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Full text of "Politische Correspondenz Friedrichs des Grossen"

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HANDBOUND 
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UNIVERSITY OF 
TORONTO PRESS 



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POLITISCHE 



CORRESPONDENZ 



FRIEDRICH'S DES GROSSEN. 



ACHTZEHNTER BAND. 

I. HÄLFTE. 
[Januar bis Juni 1759.] 




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BERLIN, 

VERLAG VON ALEXANDER DUNCKER, 

KÖNIGLICHEM HOFBUCHHÄNDLER. 
1890. 






Titel und Register folgen mit der zweiten Hälfte dieses Bandes. 




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OV 2 5 1963 
869279 



10629. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. ' 

[Breslau,] ler janvier [1759]. 2 

Mon eher Fr^re. En faisant mille vceux pour votre satisfaction, 
je viens au contenu de votre lettre, et voiis pouvez compter que, par 
tout ce qui nie revient, les Autrichiens fönt marcher quelques troupes, 
mais les bruits en sont si differents qu'on ne sait qu'en juger. Nous 
avons des nouvelles d'un regiment qui va en Italic, de quelques ba- 
taillons qui, dit-on, prennent le cheinin de la Hongrie.^ Mais tous ces 
bruits ne sont pas assez certains qu'on puisse tabler dessus ; la seule 
nouvelle süre que je peux vous mander, c'est qu'ils envoient leurs Cais- 
sons de vivres en Hongrie, pour les faire reparer, dit-on. Si cela se 
trouve vrai , ils ne pourront rien entreprendre avant leur retour , et je 
garantirais presque qu'on peut etre sür dans ses quartiers jusques ä la 
fin de fevrier. 

Vous saurez sans doute que le cardinal de Bernis est exile, "* et 
pqu'on s'attend encore ä d'autres changements en France, qui peut-6tre 
paraitront bientot. 

Adieu, eher fr^re, je vous enibrasse de tout mon coeur, vous assu- 
rant de la tendresse sinc^re avec laquelle je suis, mon eher fr^re, votre 
fid^le frere et serviteur 

Nach d.^r Ausfertigung. Eigenhändig. 5 rCGerie. 



I Die noch vorliegenden Berichte des Prinzen Heinrich aus dem Monat Januar 
sind ebenso wie die vom December aus Dresden datirt. — 2 In der Vorlage: 1758' 
— 3 Vergl. Bd. XVII, 291. 423. — 4 13. December 1758. Vergl. Schäfer, Gesch. 
des siebenjähr. Krieges II, i, S. 228. — S Alle Schriftstücke, deren Aufbewahrungsort 
picht besonders genannt ist, sind dem Königl. Geheimen Staatsarchiv zu Berlin ent- 
nommen. — 6 Zwei deutsche Schreiben an den Prinzen Heinrich vom i. und 5. Ja- 
nuar handeln über Rekrutenaushebungen in Sachsen. (Vergl. Schöning, Der siebenjähr. 
Krieg, Bd. II, S. 12.) Die dem zweiten Schreiben beigefügten „Neuigkeiten wegen 
der türkischen Umstände" liegen nicht vor. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. I 



10630. AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, ler janvier 1759. 
J'ai regu avec votre lettre du 29 decembre celle que le comte de 
Wolffersdorff ^ vous a ecrite de Varsovie. J'ai ete bien surpris d'y trouver 
que Wolffersdorfif vous marque qu'il s'etait acquitte de sa commission 
aussi fid^lement que sa memoire l'avait secondd. Comme j'ignore ab- 
solument que cet homme ait ete jamais charge de ma part d'aucune 
commission, vous devez lui repondre incessamment que je ne l'avais 
Charge ni fait charger jamais de quelque commission ni proposition que 
ce soit; que c'etait bien sur ses pressantes instances que je lui avais 
accordd la permission d'aller ä Varsovie et d'y dire de sa part tout ce 
qu'il voudrait, mais qu'il n'avait absolument pas eu quelque commission 
que ce soit de ma part. Que, pourvu qu'il s'etait pris autrement, et 
qu'il avait avance lä quelque chose de ma part, qu'il en avait agi ab- 
solument ä mon insu , et que je lui donnerais hautement le dementi et 
m'en inscrirais k faux. Que, si sa cour avait envie de faire des pro- 
positions ä moi , cela dependrait d'elle, et que je les ecouterais, mais 
qu'elle n'avait ä s'attendre du tout de ma part. Voilä ce que vous 
devez lui repondre naturellement et sans parte de temps. 

Federic. 

Je n'ai point charge cet homme de negocier, et il lui faut donner 
un ddmenti formel. 

Nach dem Concept. Der Zusatz nach Abschrift der Cabinetskanzlei, in der Ausfertigung 
eigenhändig. ^ 



10 631. AU MINISTRE D'ETAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Breslau, i er janvier 1759. 



Jr inckenstein berichtet, Berlin 28. 
December, auf das Schreiben des Königs 
vom 22. December: 3 Es sei jetzt ein 
günstiger Augenblick, um in Stockholm 
zu Gunsten Preussens zu wirken. Der 
König möge eine von Finckenstein vor- 
gelegte Denkschrift , wenn sie ihm ge- 
eignet erscheine, seiner Schwester, der 
Königin Ulrike, chiffrirt übermitteln, etwa 
durch den hessischen Agenten in Stock- 
holm. Nach der Denkschrift sollte der 



J'ai regu votre rapport du [28] * 
decembre. Je vous repete encore 
que je trouve votre idee touchant 
les afifaires de Suede parfaitement 
bonne; malgre cela je ne saurais 
rien faire de ce que vous me pro- 
posez ä ce sujet, vu que je ne 
ferais autre chose que de rendre 
malheureuse ma sceur la Reine ou 



König von Schweden in einer vorher ■ d' augmenter ses embarras et cha- 

' Der chursächsische Oberjägermeister Graf Karl Ludwig von Wolffersdorff. — 
2 Die Ausfertigung, nach der das Schreiben bei Preuss (Friedrich der Grosse, Urk.-B. 
II, S. 18) gedruckt ist-, war nicht zu erlangen (vergl. schon Bd. XVII, S. 261. 
Anm. 3). — 3 Vergl. Bd. XVII, 432. — 4 In der Vorlage verschrieben: 18. 



schriftlich aufgesetzten Rede dem Reichs- 
rath seine Besorgnisse wegen Fortsetzung 
des Krieges zu erkennen geben und zur 
Berathung der Stellungnahme Schwedens 
den Reichsräthen die Berufung eines 
ausserordentlichen Reichstages i vorschla- 
gen. Wenn der Reichsrath, wie aller- 
dings vorauszusehen , sich dagegen er- 
kläre, so solle der König seine Vorschläge 
zu Protokoll geben lassen. Der Reichs- 
rath werde alsdann allgemeine Unzufrie- 
denheit gegen sich wachrufen, werde wider 
Willen zur Berufung eines Reichstages 
genöthigt werden, und dem Hofe werde 
sich bei gemässigter Haltung die Ge- 
legenheit bieten , dem Despotismus des 
Reichsraths Zügel anzulegen. 
Nach der Ausfertigung. 



grins , si la lettre que je lui ecri- 
rais, ne parvint heureusement ä ses 
mains propres , mais tombat par 
quelque accident dans Celles de ses 
ennemis, ou si la lettre lui füt ren- 
due par quelque personne mal- 
adroite. Au surplus, je suis per- 
suade que, si la Situation presente 
des affaires du roi de Su^de est 
teile qu'il se trouve ä meme ä pro- 
poser une Di^te extraordinaire et 
ä y insister, il le fera sürement de 
son seul et propre mouvement. 

Federic. 



10632. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRßTAIRE MICHELL A LONDRES. 

Breslau, ler janvier 1759. 

J'ai bien re^u votre rapport du 15 de decembre dernier. Comme 
le ministre de Hesse , le general Donop , compte d'arriver en quelques 
jours aupres de nioi, je tächerai pour lors de rectifier et de moderer 
les sentiments de sa cour relativement aux fortes demandes qu'elle fait 
ä l'Angleterre. " 

Nach dem Concept. ^ e Q 6 1 1 C. 

10633. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL. 

[Breslau, Januar 1759.] 
Mitchell berichtet an Holdernesse, Breslau 2. Januar: „When I 
spoke to His Prussian Majesty upon the alifair of the Hessians, he said 
he believed the difficulties arose chiefly from the diffidence the Hessian 



I Vergl. Bd. XVII, 433; es ist dort statt „ausserordentlichen" Reichstag verdruckt 
„ordentlichen". — 2 Der Landgraf von Cassel hatte bei den Verhandlungen zur Er- 
neuerung des englisch -hessischen Subsidienvertrages (vergl. Bd. XI, 227) die Förde- 
rungen gestellt, dass die Zahlung der Subsidien für die hessischen Truppen fortan nicht 
nach hannoverschem, sondern nach dem weit höheren holländischen Fusse erfolgen solle, 
und dass bei einem Friedensschluss Hessen-Cassel als selbstständig verhandelnde Macht 
zugelassen werde. Die preussischen Gesandten in London hatten, nach ihrem Bericht 
vom 15. December, einer Conferenz der englischen Minister mit dem hessischen 
Unterhändler Baron Hardenberg beigewohnt. Pitt hatte dabei verheissen , dass der 
Summe von 100 000 Pfd. Sterl., die bereits für die neue Aushebung von 6600 Mann 
in Hessen bewilligt worden, noch 50000 Pfd. Sterl. hinzugefügt werden sollten; 
trotz dieses Zugeständnisses war Hardenberg bei den alten Forderungen verharrt. 



ministers had of the Hereditary Prince, that he had given leave to Ge- 
neral Donop (who had most credit with the Prince) to come to Breslaw, 
that, as the keeping of the Hereditary Prince steady in the aUiance 
was of the utmost importance, he thought that, if I was empowered to 
say and to do some civil things in His Majesty's name to the Heredi- 
tary Prince, it might be of the greatest Utility at this time to fix him 
unalterably in the alliance, in case the Landgrave should happen to 
die."^ 

Nach der Ausfertigung im Public Record Office zu London. 



10634. AUX MINISTRES D'ßTAT ET DE CABINET COMTES 
DE PODEWILS ET DE FINCKENSTEIN A BERLIN. 

Breslau, 2 janvier 1759. 
J'ai vu ce que vous m'avez marque par votre rapport du 28 de- 
cembre au sujet de la lettre du landgrave de Hesse-Cassel, ^ que je vous 
renvoie ci-jointe, par laquelle il a bien voulu reclamer mon assistance 
dans la negociation entre lui et l'Angleterre. Sur quoi, je vous dirai 
que je ne saurais qu'approuver les Instructions que vous avez donnees 
prealablement ä mes ministres ä Londres pour concilier les dififerends 
qui ont arret^ la negociation sur une aftaire dont je ne reconnais que 
trop toute l'importance. Mais aussi serait-il bien ä souhaiter que la 
cour de Hesse se montrat un peu plus pliable, pour ne pas pousser 
hors de saison et contre leurs vrais interets trop loin leurs demandes. 
Et quant ä moi, mon Intention est que je veux bien seconder le Land- 
grave pour autant qu'il sera possible et convenable , mais que je ne 
saurais m'en meler trop immediatement. Voilä sur quoi vous vous di- 
rigerez et repondrez ä la lettre du Landgrave en termes trds obligeants. ^ 

Nach der Ausfertigung. 4 ^ e d 6 r 1 C. 



10635. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK, s 

Breslau, 2 janvier 1759. 

La lettre que Votre Altesse m'a faite du 24 du mois dernier de 

decembre , m'est heureusement parvenue. Au sujet de laquelle je suis 

bien aise de vous dire que tout est encore assez tranquille ici jusqu'ä 

present, et qu'ä ce que je viens d'apprendre, cette cavalerie autrichienne 

I Der König machte dem Gesandten ferner Mittheilung über die Angelegenheit 
des chursächsischen Oberjägermeisters von Wolffersdorff. Vergl. Nr. 10630. — z D. d. 
Bremen, 21. December 1758. — 3 Demgemäss im Ministerium concipirtes Hand- 
schreiben an den Landgrafen, d. d. Berlin 9. Januar. — 4 Das Concept trägt das 
Datum „1758" und ist unter den Akten vom Januar 1758 eingeordnet. In Folge 
dessen ist es fälschlich in Bd. XVI, S. 148 unter dem 2. Januar 1758 gedruckt 
worden. — 5 Prinz Ferdinand befand sich nach seinen Berichten im Januar in Münster. 



— 5 

qui avait defild de Koeniggrsetz et de Bunzlau vers Prague, ' est passee 
dans le cercle de Pilsen, apparemment et ä ce qu'on en sait juger en- 
core, pour leur faciliter la subsistance. 

Quant aux desseins que l'ennemi voudrait avoir en vue, pour se 
jeter sur quelques-uns de nos quartiers,=^ je suis d'accord que vous ferez 
tr^s bien d'entretenir correspondance avec mon fr^re Henri sur cet 
objet ; mais, avec cela, il faut que [je] dise k Votre Altesse que mondit 
frere ne saura se remuer ni faire le moindre mouvement avec ses troupes, 
avant que je n'en sois prealablement averti; car comme le plus gros 
Corps de l'ennemi est poste vers la Saxe, mon frere Henri ne saura 
quitter ses postes, ni n'en pas faire le moindre mouvement, avant que 
je ne lui aie detache d'autres troupes d'ici, pour rester toujours assez 
en force, afin de couvrir les fronlieres de la Saxe contre les efforts que 
l'ennemi voudra faire lä , aussitöt que mon fr^re aura detache et par- 
tage ses forces. Voilä sur quoi Votre Altesse voudra bien prendre Ses 
mesures. 

Au surplus, il sera necessaire que nous ne prenons pas de fausses 
alarmes, pour que je ne fatigue pas gratuitement mes troupes, qui, apr^s 
avoir essuye des fatigues extraordinaires pendant tout le temps de la 
campagne passee, ont besoin de repos, autant que les circonstances le 
voudront permettre. 

Nach dem Concept. 3 reden C. 

10636. AU LORD - MARECH AL D'^COSSE." 

Breslau, 2 janvier 1759. 
J'ai vu, mon eher Milord, par la lettre que vous avez ecrite ä 
Eichel, ce que vous desirez de moi touchant vos affaires. Je me fais 
un plaisir de pouvoir vous 6tre utile. Je parlerai des demain k M. 
Mitchell de ce que vous souhaitez.^ Je ne traiterai point mon inter- 
cession avec froideur, mais avec tout le z^le de l'amitie; je negocierai 
chaudement, et, s'il y a moyen de vous contenter, je l'obtiendrai. Je 
vous prie neanmoins de penser que la reussite de l'afifaire ne depend 
pas de moi, que les ministres et les gens en place sont pour l'ordinaire 
durs, et, accoutumes comme ils le sont k des recommandations jour- 
naheres, ils n'en fönt pas grand cas. Mais de quoi je puis vous assurer, 
et sur quoi vous pouvez compter, c'est que je ne vous manquerai pas, 
et que, n'eusse-je qu'une chemise, je la partagerais avec vous. 

I Vergl. Bd. XVII, 424. 429. 433. — 2 Vergl. Bd. XVII, 424. 432. 434. — 

3 Da vom Jahre 1759 die Ausfertigungen der Schreiben an Prinz Ferdinand, nach 
denen ein Theil im Militärwochenblatt von 1838 und bei Westphalen , Gesch. der 
Feldzüge des Herzogs Ferdinand von Braunschweig, Bd. III gedruckt ist, im Kriegs- 
archiv des Grossen Generalstabs nicht aufgefunden werden , so müssen die Schreiben 
für dieses Jahr nach den Concepten im Geh. Staatsarchiv abgedruckt werden. — 

4 Die Schreiben des Lord Marschall aus dem Januar 1759 liegen nicht vor. — 

5 Vergl. S. II. Anm. 5. 



Je crois que j'ai devine l'article que vous avez barre dans votre 
lettre. On dit le roi d'Espagne malade de corps et d'esprit, pret ä 
abdiquer et pret ä descendre au tombeau. ' Vous jugez dans quelle 
Situation cette crise jette les personnes attachees au gouvernement. On 
parle de Don Carlos; on croit qu'il veut avoir l'Espagne et garder le 
royaume de Naples. II a raison, rnais d'autres ne l'entendent pas ainsi; 
ceux qui veulent percer dans l'avenir, croient que tout ce brouillamini 
pourrait mener ä une guerre en Italie, ^ au moins brouiller ces deux 
chers amis qui se tendent la main pour m'assassiner tres chretienne- 
ment et tr^s apostoliquement. Mais ce n'est pas de quoi je m'embar- 
rasse; je n'ai que mon epee et ma juste cause pour moi, et je me per- 
suade que ce hasard qui fait eclore des evenements si extraordinaires, 
en amenera peut-etre quelqu'un d'heureux; et, si cela n'arrive pas, il 
faut egalement prendre son parti. 

Adieu, mon eher milord, je vous embrasse de tout mon coeur. 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. '^ e Q e r 1 C. 



10637. AU LIEUTENANT-GßNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 4 janvier 1759.3 
J'ai regu votre rapport du 31 decembre et vous remercie des nou- 
velles dont vous avez bien voulu m'instruire. Ce que vous me mar- 
quez de ce que le Grand- Veneur vous a fait dire de bouche au sujet du 
succ^s de sa corvee faite ä Varsovie, '^ me fait presumer que sa cour 
est encore bien indecise sur le parti qu'elle voudrait prendre, que le 
maitre voit avec indolence soufifrir ses I^Ltats hereditaires , et que le mi- 
nistre, 5 n'ayant pas de Systeme que du jour au lendemain, ne s'efforce 
que de distraire son maitre par des frivolites, ne prend guere ä coeur 
le salut de la Saxe et, nullement ami du Grand-Veneur, a prevenu son 
maitre contre tout ce qu'il a voulu lui apprendre de la Situation pre- 
sente de la Saxe, et lui a fait imposer par des contes en Fair. Enfin, 
quand je combine ä cela ce que j'ai appris de Varsovie, que, sur les 
lamentations que le Grand-Veneur a faites, il n'avait regu que des re- 
ponses tr^s froides et tres indifferentes de son maitre, et que Brühl doit 
avoir se^ glorie d'avoir triomphe de son antagoniste comme d'un homme 
qu'il n'aime pas, vous verrez par lä combien il est necessaire que vous 
observiez ce que je vous ai prescrit par ma lettre anterieure, ^ afin que 

I Vergl. Bd. XVII, 428, 437. — 2 Vergl. Bd. XVII, 428. 43S. 440. — 
3 Vergl. zum 4. Januar auch das Schreiben an Algarotti, Breslau 4. Januar, in den 
„OLuvres" Bd. 18, S. 117; die Schreiben an AlgaroUi, d'Argens, Voltaire u. A. aus 
diesen Jahren kommen auch für die politischen und militärischen Anschauungen des 
Königs vielfach in Betracht. — 4 Vergl. Nr. 10630. — 5 Graf Brühl. — 6 So. 
— 7 Nr. 10630. 



le Ministre , malicieux qu'il est, ne sache jamais tourner le voyage du 
Grand- Veneur comme fait sur mon impulsion, ni de l'avoir Charge de 
commissions. ' 

Quant au dessein qu'en consequence de votre rapport la jeune 
cour doit avoir pris de passer ä Munich, ma volonte expresse est que 
vous ne devez absolument pas permettre que cette jeune cour sorte 
de Dresde. L'experience vous doit avoir appris combien sa presence 
ä Dresde nous est utile lä contre les vues de l'ennemi sur cette capi- 
tale, de sorte que vous devez employer tous vos soins et votre vigi- 
lance, afin que la jeune cour ne pourra nullement quitter la ville ni 
s'en esquiver; sur quoi vous -veillerez de plus pr^s. 

Pour la dame de Rex, ^ il faut bien que je la laisse encore ä Dresde ; 
vous observerez cependant bien ses menees. 

Quant aux deux chasseurs saxons arretes ä Magdeburg, ils seront 
remis en liberte. 

Fede ric. 

Je ne veux point vous laisser ignorer une anecdote qui m'est re- 
venue au sujet de Wolffersdorff, dont cependant vous ne ferez pas de 
l'eclat. C'est que, quand celui est debarque lä, et qu'il s'est epanche 
en lamentations sur la calamiteuse Situation de la Saxe , le roi de Po- 
logne, prevenu de Brühl, ne lui a repondu autre chose sinon: »II me 
faut un loup d'abord apr^s les fStes«, et quand Wolffersdorff a toujours 
continue ä parier avec sensibilite et tristesse , son maitre lui a repete : 
»Wolffersdorff, il me faut un ours«, de sorte que n'ayant pu en tirer 
aucune reponse consolante, Wolffersdorff s'est abattu^ chez lui, d'oü il 
n'est plus depuis sorti jusque vers son retour. 

Nach dem Concept. * 

10638. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Breslau, 5 janvier 1759. 
La lettre du 19 de decembre m'ayant ete fid^lenient rendue, je 
suis bien aise de vous dire que je vous sais bien du gre des nouvelles 
de France que vous m'avez communiqudes, ^ et dont j'ai ete bien satis- 

I So. In der Ausfertigung (Preuss a. a. O. S. 19) : „comme si c'etait sur mon 
impulsion de Tavoir cliarge de commissions". — 2 Schmettau hatte gemeldet, dass 
Frau von Rex, „une femme tr^s tracassifere", Briefe aus Warschau erhalte; es sei am 
besten, wenn man die Dame zu ihrem Gemahl nach Warschau sende. Es ist jeden- 
falls die Gemahlin des chursächsischen Conferenzministers Grafen Karl August Rex 
gemeint. — 3 So. Es soll wohl heissen : rabattu. In der Ausfertigung: „Wolffers- 
dorff s'est renferme chez lui sans sortir." — 4 Von der bei Preuss a. a. O. S. 19 — 20 
gedruckten Ausfertigung gilt, ebenso wie bei den folgenden Schreiben an Schmettau, 
das in Anm. 2. S. 2 Gesagte. — 5 Vergl. Bd. XVII, 406. In einem Immediat- 
erlass an Hellen vom i. Januar wiederholt der König den Befehl (vergl. schon 
Bd. XVII, 397), ihm sichere Nachrichten über alle Vorgänge in Frankreich und über 
den Zustand im Innern Frankreichs zu verschaffen. 



fait par l'idde claire et nette qu'[elles] me donnent sur la faiblesse du 
gouvernement present. Et comme vous me marquez que le minist^re 
anglais a depuis quelque temps d'assez bons canaux en France, vous 
vous appliquerez soigneusement ä satisfaire ma curiosite pour savoir la 
veritable Situation oü se trouvent les deux cours de Versailles et de 
Vienne vis-ä-vis l'une ä l'autre: s'il n'y a pas de petites bisbilles entre 
elles de temps ä temps et des sentiments diffdrents par rapport ä leurs 
vues et ä l'execution de leurs desseins, ^ ou si la cour de France se 
laisse conduire aveugldment au gre de celle de Vienne. Une Informa- 
tion exacte sur cet article me mettra ä m6me de faire mon jugement 
aussi sur leurs Operations militaires. 

Au surplus, comrae j'ai ä me louer extr^mement de la conduite de 
M. Pitf* et de ses sentiments ä mon egard, vous devez le cajoler au 
possible et lui insinuer d'une fagon convenable que, tant qu'il sera en 
ce poste qu'il conduit si sagement et ä mon admiration, j'adhererai in- 
variablement au Systeme qu'il a etabli. ^ 

Si, au reste, vous aurez des nouvelles de l'Espagne, ■♦ ne manquez 
pas de m'en informer egalement. II faut que vous vous representiez 
que , sur l'article des nouvelles du dehors , je suis comme bloque ici 
pour n'en apprendre que rarement, de sorte que je n'en sais presque 
que Celles que je regois de vous; aussi pour ne pas vous faire perdre 
trop de temps, en chififrant ces nouvelles, vous ferez coucher celles qui 
ne sont pas d'une importance particuli^re, ä clair sur une feuille separee 
ä la suite de vos rapports , sans la signer de votre nom , mais en y 
mettant seulement au-dessus la rubrique »Nouvelles«. 

Quant aux insinuations que je vous avais ecrites de faire faire au 
roi de Pologne^ par le ministre d'Angleterre ä Varsovie, ^ pour l'en- 
courager ä s'employer en faveur du retablissement de la paix, vous ne 
vous presserez pas k faire lä oü vous etes de pareilles insinuations, vu 
que ce prince est trop indolent^ pour qu'on saurait reussir ä l'encou- 
rager ä quelque chose qui demande de l'application. 

Nach dem Concept. •t' 6 der IC. 



10639. AN DEN OBRISTEN PRINZ FRANZ VON ANHALT-HO YM 
LEHWALÜT'SCHEN REGIMENTS. 

Breslau, 5. Januar 1759. 

Da Ich aus Ew. Liebden Schreiben vom 24. voriges ersehen habe,^ 
was Dieselbe wegen Dero Herrn Vaters Liebden, und dass der regie- 

I Vergl. Bd. XVII, 396. — 2 Vergl. Nr. 10641 und Bd. XVII, 407—409. 
436, — 3 Vergl. Bd. XVII, 437. 468. — 4 Vergl. S. 405. 479. — s Vergl. Bd. 
XVII, 405. — 6 Stormont. — ? Vergl. Nr. 10637 und Bd. XVII, 393. Anm. i. — 
8 Der Prinz hatte in einem Schreiben, d. d. Bartow bei Demmin 23. December 1758, 
dem Könige vorgestellt, dass sein 70jähriger Vater und seine ganze Familie in die 
dringendste Noth gesetzt seien durch die von General Wedell in allerhöchstem Namen 



9 — 

rende Fürst von Anhalt-Bernburg dasjenige, was ihm eigentUch alleine 
angehet, dahin zu tourniren gesuchet hat, dass auch nurgedachter Dero 
Herr Vater darunter mit begriffen worden , anzeigen und vorstellen 
wollen, so gebe Ich Deroselben darauf in Antwort, wie Mir solches leid 
thut, und Ich es vorhin nicht gewusst habe, auch dass die Commission, 
so Ich dem Generalmajor von Wedell wegen des Bernburgischen auf- 
getragen, ' weder Ew. Liebden noch Dero Herrn Vater, sondern bloss 
und allein den regierenden Fürsten zu Bernburg angehet. Dahero Ich 
denn auch dem Generalmajor von Wedell aufgetragen , solches conve- 
nablement zu redressiren. ^ 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Herzogl. Haus- und Staatsarchiv zu Zerbst. 



10640. AN DEN GENERALMAJOR VON W0BERSN0W.3 

Breslau, 5. Januar 1759. 

JNach einer von dem Generaladjutanten von Wobersnovi' eingesandten Liste 
fehlen der Armee des Königs noch 4573 Rekruten. Der König rechnet auf 800 Mann 
aus dem Anhaltschen, 2500 aus Sachsen, 1000 vom Oberstlieutenant von Collignon ; 
„da es denn noch auf die fehlende 280 ankommet, die Ich zu schaffen habe". 

Wie Ich nun glaube, dass solche in Polen längst denen Grenzen 
gar füglich und bis 300 Rekruten zu bekommen und anzuwerben sein 
werden, so will Ich, dass Ihr sogleich 3 Officiers ausmachen und solche 
fordersamst nach Polen auf Werbung schicken sollet, um diese 300 Mann 
annoch zu bekommen. 

Nach dem Concept. ^^ r 1 d e r 1 C h. 



IG 641. A MONSIEUR PITT, MINISTRE ET SECRETAIRE D'fiTAT 
DE SA MAJESTE BRITANNIQUE A LONDRES. 

Breslau, 5 janvier 1759. 
Je ne saurais m'emp^cher de vous marquer, Monsieur, ma recon- 
naissance de la fagon dont vous venez encore en dernier Heu de vous 
exphquer au Parlement sur mon sujet."* J'apprends de tant d'endroits 
les soins que vous vous donnez pour mes interets que je n'ai pu me 
refuser la satisfaction de vous en remercier moi-meme. L'Angleterre et 

geforderten starken Lieferungen von dem Amte Hoym im Anhaltschen. Das Amt 
habe vor zwei Jahren den Franzosen an 20000 Thlr. Contribution zahlen müssen, die 
Lieferungen an die preussische Armee betrügen im letzten Jahre 40 000 Thlr. , vor 
kurzem habe ferner Graf Dohna Cooo Thlr. Contribution sich zahlen lassen, und 
jetzt stelle General Wedell von neuem Forderungen in Höhe von 30000 Thlr. Der 
Prinz bittet, da seine Familie sich stets zu dem preussischen Königshausc gehalten 
habe, für dieses Mal von den Forderungen abstehen zu wollen. 

I Vergl. Bd. XVII, 385. — 2 Befehl an Wedell, d. d. Breslau 5. Januar. 
(Gedruckt in Preuss, Friedrich der Grosse, Urk.-Buch II, 55.) — 3 Wobersnow's Be- 
richte imi Januar datiren aus Breslau. — 4 Vergl. Bd. XVII, 436. 437. 



lO 

la Prusse se trouvent accablees par un nombre d'ennemis qui ont con- 
spire contre elle[s] ; dans un temps oü Ton voit les liens forcds des 
Frangais et des Autrichiens et l'alliance plus bizarre des Russes avec 
les Suedois , il fallait, pour mettre un contre-poids ä tant d'entreprises, 
que les noeuds qui nous unissent, fussent rendus indissolubles, il n'y avait 
de moyens de nous soutenir que par une intelligence inalterable. Je 
sais, Monsieur, combien vous y avez contribue. La nature qui m'a 
refuse d'autres talents , m'a donne un coeur reconnaissant et une äme 
sensible, et de laquelle les Services ne s'effacent jamais. Continuez, 
Monsieur, ä soutenir, comme vous le faites avec eckt, les entreprises 
de vos compatriotes et ä montrer au monde que les interets de la po- 
litique sont conciliables avec la probite et la bonne foi. Vous devez 
compter sur mes suffrages et sur la resolution dans laquelle je suis de 
vous donner dans toutes les occasions des marques de mon amitie et 
de mon estime.' 

Federic." 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. (Die Ausfertigung war eigenhändig. Vergl. Nr. 10642.) 



10642. AU CONSEILLER PRIV£ DE L^GATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECR^TAIRE MICHELL A LONDRES. 

Breslau, 6 janvier 1759. 

J'ai eu toute la satisfaction possible de ce que vous m'avez marque 
dans votre relation du 19 du decembre passe au sujet de la fagon de 
penser comme aussi d'agir du minist^re britannique sur les affaires de la 
cause commune et ä mon sujet. 

J'entre, d'ailleurs, parfaitement dans vos idees pour ecrire de ma 
main propre cette lettre ä M. Pitt que vous me demandez, que je vous 

I Nach einer Bemerkung Eichel's ging das Schreiben mit dem Erlass an Knyp- 
hausen und Michail vom 6. Januar am 7. nach London ab. — 2 Mitchell schreibt 
an Pitt, Breslau 8. Januar 1759: 

„Sir, It is to me the greatest satisfaction to be able to assure you that His Prussian 
Majesty is highly pleased with the measures pursued by the King's ministers , and 
with the fair, candid, and honest manner in which they have behaved to him. 

„If anything could add to the joy I feit on this occasion , it was to hear His 
Prussian Majesty make the parallel between his former ally and his present , and the 
comparison between the behaviour of the French and English ministers. 

„But amidsl general opplause it would be unjust to conceal from you the very 
particular and distinguished approbation with which that monarch has been pleased 
to honour your conduct. 

„The Prussian ministers at London having transmitted to their master an account 
of what you said in the House of Commons, when it was proposed to address the 
King not to deliver up Louisburg to the French by any subsequent treaty of peace, 
the King of Prussia admired the firmness of your behaviour in replying instantly in 
the manner you did, and said the declaration you made on that occasion, was like a 
great statesitian and an honest man. He concluded with these words »Enfin, c'etait 
UD coup de maitre«. . . . [Vergl. auch Bd. XVH, 436. 437.] 



II 

adresserai avec une copie que je ferai joindre, et que vous lui rendrez 
avec un compliment de ma part convenable et au mieux tourne en tout 
ce qui peut le flatter. ' Je suis charme de ce que ce ministre est si 
bien intentionne, et pour l'y affermir, c'est la moindre chose que je 
pourrai faire pour lui, que de lui ecrire une lettre polie. 

Au surplus, je ne puis qu'applaudir extremement aux mesures vi- 
goureuses que le susdit minist^re prend pour parvenir par lä ä une 
paix generale, glorieuse et stable. Vous direz encore ä M. Pitt que, 
malgre ma Situation un peu embarrassee par le nombre de mes ennemis, 
je faisais cependant lever un bataillon par mon lieutenant - general le 
prince de Holstein - Gottorp, ^ qui est dans le corps de cavalerie qui se 
tient toujours Joint ä l'armee sous les ordres du prince Ferdinand de 
Brunswick, 3 afin que ledit bataillon y serve la campagne qui vient, sans 
etre ä charge ä l'Angleterre. 

Au surplus, vous vous souviendrez sans doute de ce qui s'est passe 
depuis quelque temps dejä au sujet de milord Marechal, auquel je sou- 
haitais procurer la grace et le pardon du roi d' Angleterre ; mais comme, 
par des affaires de la derni^re importance qui y sont survenues, la chose 
a dte restee lä jusqu'ä present et qu'il vient d'arriver qu'un des cousins 
de milord Marechal, le comte de Kintore, vient de mourir, et que ses 
biens sont substitues en faveur du Lord-Marechal, je souhaiterais extre- 
mement de pouvoir lui procurer sa grace aupr^s de Sa Majeste Britan- 
nique , afin qu'il aurait ä vie la succession de sondit cousin. Ce n'est 
pas que ce digne homme [demande avoir] sa grace ä condition de ra- 
voir par lä tous les biens de sa famille ; il prevoit trop les diffi- 
cultes qui en resulteraient par lä que ses biens [etaient]'* autrefois 
vendus, le roi d' Angleterre ne pouvant les oter ä ceux qui les pos- 
s^dent, sans les payer, ce qui monterait ä une somme considerable. 11 
n'aspire donc qu'ä la succession de sondit cousin, le comte de Kintore, 
ä laquelle il se trouve substitue sa vie durant, et pour lui etre permis, 
au moyen de sa grace obtenue, de pouvoir passer librement en Angle- 
terre, quand ses affaires domestiques l'y appelleront. 

J'ai parle de cette afifaire au sieur Mitchell, ^ qui m'a promis d'en 

' Nr. 10641. — 2 Am 4. Januar ergeht an den Prinzen von Holstein ein Cabinets- 
befehl mit Bestimmungen für das zu errichtende Freibataillon. In einem Schreiben 
an den Prinzen vom 13. Januar dankt der König für die ihm gesandten Glück- 
wünsche zum neuen Jahr, bittet, für das schlesische Heer 200 Rekruten und für das 
Regiment Garde einige gute Leute in Westphalcn anwerben zu lassen [hierüber auch 
ein Schreiben vom 6. Februar], und theilt dem Prinzen mit, dass das preussische 
Departement der auswärtigen Affairen beauftragt sei , in den Differenzen der Familie 
des Prinzen mit der Krone Dänemark „sich en faveur Deroselben auf das bestmög- 
lichste zu verwenden". — 3 Vergl. Bd. XVH, 468. — 4 So in der Ausfertigung; die 
Vorlage hat „etant". Die Ergänzung „demande avoir" ebenfalls nach der dechiffrirten 
Ausfertigung. — 5 Mitchell berichtet, Breslau 8. Januar, an Holdernesse über diese 
am 4. Januar staltgefundene Unterredung. Bei einer nachfolgenden Besprechung hat 
der König geäussert: „I know Lord Marshai to be so thorough an honest man that 
I am willing to be surety for his future conduct." [Public Record Office, London,] 



1 2 

ecrire aux ministres, et ma volonte est que vous devez egalement parier 
ä ces ministres comme d'une afifaire que je prenne extremement ä coeur, 
pour la faire reussir bientot. Voilä aussi pourquoi je me suis egale- 
ment adresse ä Sa Majeste Britannique m6me, ä laquelle je viens d'ecrire 
sur ce sujet la lettre ci-close, ' dont vous trouverez jointe la copie pour 
votre direction seule. Vous observerez, cependant, que vous ne rendrez 
pas cette lettre ä sa destination plus tot que d'avoir sonde le terrain et 
6tre presque assure du bon effet qu'elle operera, puisque je ne voudrais 
pas essuyer un refus de la part du Roi , quand cette lettre lui sera 
donnee. 

Au reste , je ferai usage de ce que vous me proposez par rapport 
aux precautions ä prendre de mes ministres vis-ä-vis de ceux de Hanovre. ^ 

Nach dem Concept. ^ C ü e T 1 C. 



10643. AU ROI DE LA GRANDE -BRETAGNE A LONDRES. 

Breslau, 6 janvier 1759. 

Monsieur mon Frere. Votre Majeste ne desapprouvera pas, si je 
Lui ecris aujourd'hui pour Lui demander une faveur qui sera en m^me 
temps un acte de clemence de Sa part. Je sais combien Elle y est 
portee par Sa generosite naturelle; ainsi, bien loin de Lui faire de la 
peine, je crois Lui faire plaisir en Lui fournissant une occasion de plus 
ä manifester Sa bonte et Sa misericorde. II s'agit de mon vieil ami, 
le fr^re du marechal Keith , qui a ete malheureusement tue ä Hoch- 
kirch. ^ II a suivi dans sa jeunesse, et plein des prejugds que ses pa- 
rents lui inspiraient, le parti auquel sa famille a ete autrefois attachee. 
II sent lui-m6me combien , dans des temps de troubles et de discordes 
civiles, il est facile de s'egarer. II implore la clemence de Votre Ma- 
jeste et Lui demande un pardon du passe , non pas pour rentrer en 
possession des biens qui lui ont ete confisques , mais pour etre habile 
ä pouvoir jouir d'une succession d'un de ses cousins qui vient de mourir 
depuis peu. 

Je suis sür que Votre Majeste voudra bien faire quelque chose pour 
lui, je me rends sa caution, et je suis pret de repondre pour lui, d'au- 
tant plus que quiconque ne penserait pas comme moi sur les interlts 
de Votre Majeste et de Ses royaumes, ne serait jamais compte au rang 
de mes amis. Je suis etc. 

Feder ic. 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. 



I Nr. 10643. — ^ Vergl. Nr. 10644. — ^ Vergl. IJd. XVII, 310. 



13 

10644. AUX MINISTRES D'ETAT ET DE C ABINET COMTES 
DE PODEWILS ET DE FINCKENSTEIN. 

Breslau, 6 janvier 1759. 
C'est par de bons motifs que j'ai trouve necessaire de vous faire 
observer, conime une chose de la plus grande importance pour mon 
Service, que, dans votre correspondance avec les ministres de Hanovre, 
soit en particulier soit au sujet des affaires de votre departement , vous 
evitiez et cachiez plus soigneusement ä eux les motifs que je saurais 
avoir pour desirer le retour de la paix, attendu que je suis informe de 
science certaine ' que ces gens en abusent et en tirent des consequences 
qui me sont tr^s prejudiciables , tant en Angleterre qu'ä d'autres cours 
etrangeres et meme dans le public. Ma volonte est , d'ailleurs, 
que vous observerez egalement, au cas que les susdits ministres vous 
dussent faire des insinuations ou des propositions sur la paix ä con- 
stater ou sur des conditions ä en concerter prealablement , [que] vous 
ne devez pas donner avec empressement lä-dedans, ni meme y repondre 
autrement, sinon que vous ne sauriez faire autrement que de m'en faire 
simplement votre rapport, pour savoir mes intentions lä-dessus. Ce qui 
vous suffira de repondre, sans entrer dans la moindre chose au delä, 
afin que les ministres de Hanovre n'en puissent faire des micmacs tr^s 
nuisibles ä mes affaires et ä mes interets. 

Nach der Ausfertigung. -t* 6 U. 6 r 1 C. 



10645. AN DEN ETATSMINISTER VON BORCKE.- 

Breslau, 6. Januar 1759. 

Da Mir berichtet w^orden ist, dass, nachdem von Meinem Bruder, 
des Prinzen Heinrich Liebden, einiges Commando Kavallerie unter dem 
Generalmajor von Aschersleben nach Langensalza und der Orten ge- 
schicket worden ist , um aus dem Thüringer Kreise an Prästationen 
daher noch restirende 200000 Thaler beizutreiben, solches bereits den 
guten Success gehabt hat, dass davon in wenig Tagen an 123000 Thaler 
bezahlet sein und das übrige auch binnen ganz kurzer Zeit abgetragen 
werden wird, so werdet Ihr daraus selbst erkennen, von was vor gutem 
Erfolg es sei, wenn die Sachen nur mit aller erforderlichen Activite und 
Ernste betrieben werden. 

Weilen aber auch diese Reste mit dem neuen Conventionalquanto 
von Sachsen keine Gemeinschaft haben, und Ihr also solche mit zu 
prompter und baldigster Abtragung der erstem MiUion, so mit Anfang 
dieses Monates an den Etatsminister von Schlabrendorfif zum Behuf der 
schlesischen Magazine von Euch hieher übermachet werden muss, ^ 
employiren könnet, so habet Ihr auch darunter nicht die geringste Zeit 

I Bericht von Knyphausen und Michell, London 19. December 1758. — 2 Chef 
des preussischen Feldkriegsdirectoriums in Sachsen. — 3 Vergl. Bd. XVII, 413. 



14 

zu versäumen und auf die völlige Abführung dieser Million mit grossem 
Ernste zu arbeiten. Ich habe auch nicht den geringsten Zweifel , dass, 
wenn Ihr mit gleicher Activite, Eifer und Ernste auf den Schluss der 
neuen Convention mit denen dortigen Ständen * arbeiten werdet , als- 
dann auch diese Sache gar bald ihre Endschaft nach Meiner Intention 
und Verlangen erreichet haben wird, und Ich die Nachricht davon er- 
halten werde. 

Nach der Ausfertigung. rrideriCn, 

10646. AN DEN ETATSMINISTER VON BORCKE UND DEN 
GEHEIMEN FINANZRATH ZINNOW. 

Breslau, 8. Januar 1759. 

Ich habe aus dem Einhalt Eures Berichtes vom 4. dieses mit meh- 
reren ersehen, was Ihr von der noch fortwährenden obstinaten Weige- 
rung derer dort versammleten chursächsischen Landesdeputirten, sich auf 
eine neue Mir annehmUche Convention einzulassen, melden wollen. 
Worauf Ich Euch dann in Antwort ertheile, dass der Unterscheid einer 
Convention gegen eine Administration Mir sehr wohl bekannt ist, und 
Ich jene allemal der letzteren präferiren, auch zu dieser nicht eher 
schreiten werde, bis Mich die Opiniätrete derer Landesdeputirten, wenn 
selbige auf keine annehmliche Convention entriren wollen , dazu obli- 
giren wird, dabei sie aber ihr unüberlegtes Verfahren Zeit genug re- 
grettiren und erfahren werden, wie übel diejenigen in Dresden ihnen 
gerathen haben, welche ihnen daselbst (wie Ich beständig der Meinung 
bin, dass es geschiehet) dergleichen schädliche Consilia inspiriren, die 
am Ende nicht anders als auf den gänzlichen Verderb ihrer selbst und 
des Landes ausschlagen können. 

Es sei aber dem allem , wie ihm wolle , so ist Euch zur ohnver- 
änderlichen Direction, dass Ich die Summa der 6 Millionen haben muss 
und davon keinesweges abgehen kann , mithin die Stände solche auf 
eine oder die andere Art schaffen müssen. Alle dagegen gemachte 
Schwierigkeiten bestehen in ohnerheblichen Chicanen, wie Ihr sie dessen 
hoffentlich gar leicht werdet überzeugen können, auch dass sie hundert 
Moyens haben, darunter zu Meinem intendirten Zwecke zu kommen, 
es sei nun durch Anlehne, oder wie es sonsten sein möge. 

Ihr sollet also nur den behörigen E>rnst und Nachdruck gebrauchen 
und Euch nicht verleiten lassen, durch vieles Anhören vergeblicher Pro- 
positionen die Zeit zu trainiren, als welches nur der Zweck dererjenigen 
zu sein scheinet, welche mehrgedachte Landesstände in ihrer Hartnäckig- 
keit zu unterhalten suchen. 

Nach der Ausfertigung. ^ ^ lOeriCn. 

I Vergl. Bd. XVI, 360. 401; Bd. XVII, 403. 404. — 2 In einem Post- 
.scriptum spricht der König die Erwartung aus , dass die Deputirten und Stände 
„es nicht zu dieser Extremität (wie es doch entstehenden Falles ohnausbleiblich 



15 

io647- AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 
P. S.' 

Breslau, 8 janvier 1759. 
J'ai bien voulu voiis communiquer encore les nouvelles que j'ai 
regues par rapport ä ce qui se passe en Boheme. 

Federic. 

Selon de bonnes lettres de Prague , il n'y a point de troupes dans l'interieur 
de la Boheme sinon 2 regiments d'infanterie a Koeniggristz et quelque cavalerie a 
Kolin, et les magasins ä ces deux endroits sont fort ruines, sans apparence d'aug- 
mentation. 

La plupart des troupes sont aux fronti^res. Le corps du general Harsch a ses 
postes das la fronti^re de Moravie jusqu'ä Reichenberg. Un regiment de cuirassiers 
et un regiment de dragons de ce corps sont alles aux frontiferes de Saxe.2 

La grande armee forme 4 corps , et ses postes commencent au - dessous de 
Reichenberg et vont le long des fronti^res jusqu'ä Eger et ä Pilsen vers le Palatinat- 
Superieur ; 6 regiments de cavalerie du cercle de Pilsen ont eu ordre de joindre 
l'armee de 1' Empire. 

L'artillerie de la grande armee est ä Leitmeritz, d'oü on envoie les pi^ces en- 
dommagees ä Budweis pour les reparer. On en a vu defiler plusieurs par Prague. 

A Prague, il n'y a que des detachements de 9 regiments, qui gardent les re- 
crues qu'on y livre. On y apprete aussi tout ce qui est necessaire pour l'habille- 
ment et l'armement des troupes ; les ouvriers travaillent ä force. On y forme aussi 
un grand magasin de grains et de fourrages. 

On dit que le general Nadasdy aura le commandement de la grande armee. 

Les juifs de Boheme doivent payer ä la caisse militaire 2 fl. par tete. 

On y parle des mouvements que les Tartares fönt de nouveau , et en general 
des arrangements militaires que les Turcs continuent de faire , quoiqu'il soit defendu 
dans les Etats de l'Imperatrice de parier de cette mati^re ni en blanc ni en noir. 

Nach der Ausfertigung. 



10648. AU LIEUTENANT -GfiNERAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 8 janvier 1759. 

J'ai regu votre lettre dti 4 de ce mois et suis content de la fagon 
energique dont vous avez repondu ä la lettre que le sieur VVolffersdorff ^ 
vous avait ecrile de Varsovie. II n'en fallait pas moins pour le corriger 
sur les termes dont il s'etait servi , quoi que vous en parait,'^ et qui 
apparemment lui avaient ete dictes par des gens accoutumes ä con- 
trouver des mensonges et ä jeter de fausses couleurs stir des choses 

geschehen wird) kommen lassen, sondern aus blosser Furcht vor die Suiten sich nach 
Meinem Willen accommodiren werden". Ein zweites, nur an Borcke adressirles P. S. 
handelt über Torgausche Kassensachen. Am 20. erklärt der König in einem Schreiben 
seine Zufriedenheit, dass die sächsischen Stände zu einer Convention für Aufbringung 
der pro 1759 geforderten 6 Millionen Thaler sich verstanden hätten. 

I Das Hauptschreiben fehlt. — 2 Vergl. Bd. XVH, 424. 429. — 3 Vergl. 
Nr. 10630. — 4 Schmettau hatte begütigend geäussert: „Peut-etre le terrae de com- 
mission (vergl. S. 2) lui est-il echappe , et il n'a pas cru que Votre Majeste verra 
sa lettre." 



i6 

les plus simples et innocentes. Aussi je crois que vous n'en doiiterez 
plus, quand je vous dirai que, selon les derni^res nouvelles de Varsovie, 
ces faussaires n'ont pas manque d'impudence, ä leur ordinaire, de rem- 
plir de bruit toute la ville que j'avais offert des propositions de paix ä 
la cour-lä par le sieur Wolffersdorfif. 

Nach der.i Concept. F e d 6 T 1 C. 



10649. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. ^ 

Breslau, 8. Januar 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom i. dieses nebst der Capitulation, so 
Ihr mit der Garnison in Dammgarten = machen lassen , erhalten. Es 
wäre wohl besser und anständiger gewesen, wenn Ihr solche als krieges- 
gefangene genommen hättet; denn es wohl sonsten der Gebrauch im 
Kriege ist, dass, wenn man mit einer Armee an kleinen Plätzen kommet, 
worin eine geringe Garnison gebheben, man solcher keine Capitulation 
giebet, 

Diesen kleinen Fehler aber werde Ich Euch gerne übersehen , da- 
ferne Ihr sonsten nunmehro dem dortigen Feinde brav und mit aller 
Activite auf den Hals gehet, um ihm ein oder andere Schlappe von 
einiger Wichtigkeit anzuhängen. Es ist sonderlich jetzo das Moment 
dazu, welches Ihr nach aller Menschmöglichkeit nicht versäumen müsset, 
um Mir einen importanten Dienst zu thun und der Sache einen grossen 
Ausschlag zu geben. In welcher Absicht Ich Euch denn auch, wiewohl 
im yertrauen und nur zu Eurer alleinigen Direction, ohne dass Ihr an 
niemanden als etwa bloss und allein an den Generallieutenant Man- 
teuffel davon Communication thun müsset, den anliegenden Avis^ com- 
municire, aus welchem Ihr ersehen werdet, dass, woferne Ihr dem vor 
Euch seinden Feinde eins anhänget, alsdenn die Bredouille in Schweden 
total sein und das Spiel sich dorten bald endigen wird. Ich recom- 
mandire Euch also, weder Fleiss noch Activite dabei zu versäumen. 

Was die dänische Sachen anbetrifft, '^ darunter habt Ihr nicht im« 
geringsten verlegen zu sein, und habe Ich die Mir davon communicirte " 
Nachrichten von Euch eben nicht gefordert. 

Nach dem Concept. S F r i d C r i C h. 



I Die Berichte Dohna's im Januar 1759 sind datirt am l. aus Ribnitz (am linken 
Recknitzufer, Dammgarten gegenüber), vom 7. bis 25. aus Grypswalde (Greifswald), 
am 28. aus Rostock. [Die Schreibung der Ortsnamen geschieht nach dem „Orts- 
lexikon von Deutschland" von H. Rudolph.] — 2 Die Capitulations- Urkunde datirt 
vom I. Januar. Vergl. über die Einnahme in den Danziger „Beyträgen" Bd. VI, 
S. 747. — 3 Liegt nicht bei. — 4 Dohna hatte Mittheilungen gemacht über die 
dänische Armee in Holstein. — 5 Die Ausfertigung von diesem und mehreren andern 
Schreiben an Dohna fehlt im Generalstabsarchiv. 



i; 

10650. AU LIEUTENANT-G£n£RAL BARON DE LA MOTTE- 

FOUQUfi. ' 

Breslau, 9 janvier 1759. 

Je ne suis pas aussi riche que vous le pensez, mon eher ami;" 
mais ä force d'industrie et de ressources, j'ai trouve mes fonds pour la 
campagne prochaine, de maniere que tout sera exactement paye d'ici 
ä la fin de fevrier. J'ai partage avec vous et une couple d'amis ce 
qui restait ä ma disposition; ainsi vous devez plutot me comparer au 
pauvre Irus qu'ä l'opulent Cresus. 

Je vous remercie de votre reponse aux reflexions militaires que je 
vous ai envoyees.3 Je pense comme vous; mais il ne faut sonner mot 
de tout ceci. 

Les Turcs remuent, ils ne resteront pas longtemps les bras croises."* 
Le roi d'Espagne est mourant. ^ Voilä de l'occupation pour ces läches 
conjures qui travaillent k me nuire. 

Si les gens qui ne portent point de chapeaux,^ se tournent vers 
les barbares, ^ toute cette horde disparaitra, et la Su^de quittera par con- 
sequent la partie ; s'ils se tournent vers nos insolents voisins , ils ne 
pourront pas s'opposer vigoureusement ä moi et aux circoncis en m6me 
temps; et si par-dessus tout cela le roi d'Espagne meurt, la guerre 
s'allumera aussitot en Italie, ^ et nos fols et etourdis compatriotes seront 
obliges de se brouiller avec leurs insolents et fiers tyrans. 

Tout cela empeche de former ä present un plan d'operations ; il 
faut que le temps nous revde ce qui doit arriver, et que l'on voie les 
mesures que prendront nos ennemis; alors on pourra se determiner sur 
ce qu'il sera convenable de faire. 

Adieu , mon eher ami , je vous souhaite sante et prosperite dans 

cette nouvelle annde. Je vous embrasse de tout mon coeur , en vous 

assurant de ma tendresse et de mon estime qui ne finiront qu'avec 

ma vie. 

Federic. 

Nach dem Abdruck ^ in den „Memoires du baron de la Motte- Fouque", herausgegb. von 
Büttner, Berlin 1788, Theil I, S. 83. 



I Fouque's Berichte im Januar 1759 sind aus Leobscliütz datirt. Vergl. schon 
Bd. XVII, 411. Anm. i. — 2 Vergl. das Schreiben des Königs vom 23. December 
1758 und das von Fouque vom 2. Januar 1759 in den CEuvres Bd. 20, S. 114. — 
3 Vergl. in den CEuvres Bd. 20, S. 115. — 4 Vergl. S. 15; Bd. XVII, 479. — 
5 Vergl. S. 6; Bd. XVII, 479. — 6 Die Türken. Vergl. Bd. XVIT, 252. — 7 Die 
Russen. — 8 Vergl. S, 6; Bd. XVII, 428. 438. 440. — 9 Handschriftlich nicht mehr 
aufzufinden ; die Drucke in dem genannten Werke weisen zahlreiche willkürliche Ver- 
änderungen und auch viele Lesefehler auf. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 2 



10651. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Breslau, 11 janvier 1759. 

Mon eher Fr^re. Je regrette beaucoup la parte de Mayr^ dans 
son genre, puisque c'etait un homme dont on aurait encore pu tirer un 
grand profit. Je ne sais comment le remplacer. II y a un CoUignon 
qui s'est offert, on peut l'essayer; mais pour trouver un homme aussi 
capable que le defunt, je crois qu'en fouillant trois armees, on ne 
l'attraperait pas. 

Je suis fort de votre sentiment que les quartiers d' hiver seront pai- 
sibles. II est tr^s sür, parceque tous les jours les nouvelles s'en con- 
firment que les Turcs remuent, et que les Autrichiens d^tachent vers 
la Hongrie. ^ Dohna pousse les Suddois, et l'on m'ecrit de CoesHn que 
les Russes veulent quitter la Prusse et s'en retourner chez eux ; mais 
c'est ce que je n'ose pas vous garantir. 

Je vous recommande tout ce qui est contribution et livraison de 
recrues ; il faut les presser, pour que nous soyons prets ä temps, et s'en 
remettre au reste au hasard qui dirige toujours les choses d'une maniere 
differente que ne l'avait envisage la prudence humaine. 

Adieu, eher frere, je vous embrasse bien tendrement , vous assu- 
rant de la tendresse parfaite avec laquelle je suis, mon eher fr^re, votre 
fid^le frfere et serviteur 

F e d e r i e. 

Je vous renvoie la reponse au eomte de Mailly^ que vous aurez 
la bonte de lui faire tenir. 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. 



10652. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRfiTAIRE MICHELL A LONDRES. 



Ivnyphausen und Michell berichten, 
London 22. December 1758: „Le comte 
de Haslang , ministre de Bavifere aupr^s 
de cette cour, a fait depuis quelque temps 
differentes insinuations au ministfere bri- 
tannique pour lui donner ä connaitre qua 
l'Electeur son maitre, ayant sujet d'etre 
mecontent des procedes de la France ä 
son egard , etait dispose ä se rapprocher 
de l'Angleterre et a retablir les liens qui 
avaient subsiste ci-devant entre les deux 
cours 4 . . . Le sieur Pitt a repondu ä 
cette Ouvertüre qu'il voyait avec plaisir 
que la Bavi^re eüt enfin ouvert les yeux 



Breslau, 11 janvier 1759- 

Le rapport que vous m'avez 
fait du 22 decembre, m'est bien 
arrive, et j'ai ete bien aise d'ap- 
prendre ce que vous m'avez mar- 
que au sujet des ouvertures que le 
comte de Haslang, ministre de Ba- 
viere, a faites de la part de sa cour 
k M. Pitt. J'ai ete charme de voir 
la reponse que ce digne ministre 
a faite ä l'autre , et serai bien cu- 
rieux d'apprendre la suite et les 



' Generalmajor Johann von Mayr war am 3. Januar in Plauen gestorben. — 
2 Vergl. S. I. — 3 Liegt nicht vor. — 4 Vergl. Bd. VIII, 595. 



19 



sur ses v^ritables interets ; que Sa Ma- 
jeste Britannique dtait tr^s portee ä rendre 
ä l'Electeur son amitie et sa confiance, 
et qu'elle serait prete ä se concerter avec 
lui pour cet effet, aussitot qu'il le 
jugerait ä propos. A quoi ce ministre 
a ajoute encore qu'on serait charm6 ici 
en pareil cas de prendre a la solde de 
TAiigleterre les troupes que Son Altesse 
Electorale pourrait faire passer ä l'armee 
alliee, et qu'on se flattait que le comte 
de Haslang voudrait bien sans perte de 
teinps demander des Instructions ä sa cour 
sur ce point." 



succ^s de cette affaire dont la 
reussite serait dans cettte con- 
joncture im coup admirable et d'au- 
tant plus important que, selon des 
lettres de Hollande, ' on pretend 
de savoir, par des avis regus de 
France, que le grand plan y doit 
etre d'augmenter l'armee de France 
en Allemagne jusqu'ä passe 120000 
homraes, que le prince de Soubise 
aura le commandement de toute 
cette armee , avec laquelle , sans 



s'attacher [ä] vouloir rentrer dans 
la Hesse ou dans le Hanovre, il devait se porter en force vers la 
Thuringe , pour tächer de penetrer en Saxe ; "^ ainsi que vous jugerez 
par lä combien le prince Ferdinand aura besoin de quelques augmen- 
tations des forces sous ses ordres, pour resister aux efforts que la France 
voudra faire en Allemagne, si ces avis sont fondes. 

Nach dem Concept. ^ e Q e r 1 C. 



10653. AU SECRfiTAIRE3 VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 11 janvier 1759. 

J'ai regu votre rapport du 30 du decembre dernier'^ et vous sais 
gre des nouvelles de France que vous m'avez marquees, vous recom- 
mandant d'y avoir toujours une attention particuli^re , afin de m'en 
informer avec toute l'attention possible. ^ 

Quant ä la Princesse Gouvernante, j'ai vu une bonne lettre de La 
Haye par laquelle j'ai appris ä ma sensible satisfaction que l'etat de sa 
sante^ devient mieux, que ses forces reviennent, et qu'on a tout lieu 
de bien esperer de son retablissement, malgre tous les faux bruits qu'on 
faisait courir du contraire, les uns par crainte, les autres par de mau- 
vaises intentions. 



Nach dem Concept. 



Federic. 



I Bericht Hellen's, d. d. Haag 30. December 1758. — 2 Die gleichen Nach- 
richten über die französischen Projecte theilt der König am li. Januar dem Prinzen 
Ferdinand von Braunschweig mit (nur mit dem Zusatz, dass nach der einen Meinung 
der Prinz von Conty, nach der anderen der Prinz von Soubise den Befehl über die 
ganze Armee erhalten solle). Prinz Ferdinand wird aufgefordert, über die Richtigkeit 
der Meldungen Erkundigungen einzuziehen und dem Könige danach zu berichten. — 
3 Die Bezeichnung Hellen's als „Conseiller Prive", die das Königl. Cabinet mehrfach 
angewandt hatte, ist seit Bd. XI, seit 1755, gebraucht werden. Hellen hatte that- 
sächlich den Titel noch nicht erhalten , er war noch immer Legationssecretär. — 
*• Vergl. Nr. 10652. — 5 Vergl. S. 7. Anm, 5.-6 Vergl. Bd. XVH, 470. 



20 

io654- AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, n janvier 1759. 
J'ai regu la lettre que vous m'avez faite du 8 de ce mois, dont 
j'ai eu tout lieu d'etre satisfait par la fagon honn^te que Wolffersdorff 
s'est expliqud vers vous, et dont j'esp^re que la derniere lettre que 
vous lui avez ecrite, ' et qu'on lui a d'abord envoye'e par estafette, l'y 
confirmera. Au reste, j'attendrai tranquillement ce que sa corvee ope- 
rera. J'ecouterai, mais je ne proposerai ni ne dirai jamais rien, tout 
comme je vous Tai dejä ecrit. 

Au reste, il me sera toujours agreable d'apprendre des nouvelles 
de vous qui sauront meriter mon [attention]. =2 

Nach dem Concept. F e d 6 r i C. 

10655. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL.3 

Breslau, 12. Januar 1759. 
Ich habe den Einhalt Eures Berichtes vom 4. dieses mit Ver- 
gnügen ersehen und bin von der Vigilance, so Ihr gegen den Feind 
gebrauchet habet, um selbigen bei allen sich dazu ereignenden Gelegen- 
heiten weiter zu poussiren , recht wohl zufrieden gewesen. Was einige 
schwedische Officiers sich äussern wollen , als ob es ihre Intention sei, 
es zu einer Bataille kommen zu lassen, solches habe grosse Mühe Mich 
zu persuadiren; wohl aber glaube Ich, dass es weiterhin bei kleinen 
Affaires hier und dar bleiben wird, und diese seind schon gut, wenn 
sie, wie bisher geschehen, immer mit gutem Success und Avantage vor 
uns ausfallen, da solche bei dem Feinde sowohl als selbst in Schweden 
Impression machen. Im übrigen glaube Ich, wie es nicht zu verhindern 
sein werde, dass der Feind nicht wiederum in sein Loch nach Stralsund 

laufen sollte. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Manteuffel'schen Familienarchiv zu Collatz '^ in Pommern. 



10656. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 13. Januar 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 7. dieses gestern allhier erhalten, und 
ist Mir alles dasjenige, so Ihr darin von denen verschiedenen gegen die 
Schweden daselbst gehabten kleinen Successen meldet, recht Heb ge- 
wesen, wiewohl Ich sehr gewünschet hätte, dass Ihr Euren Marsch gleich 
dergestalt hättet dirigiren können, damit Ihr etwas weiter hinauf und 
gerade gegen Stralsund gegangen wäret, um die der Gegend Anklam 
und Demmin noch gestandene Armee von Stralsund und ihren Magazins 

I Vergl. Nr. 10648. — 2 Vorlage: Intention. — 3 Manteuffel's Berichte aus 
dem Monat Januar datiren am 4. aus Gütschow (jedenfalls Gutzkow, südl. von Greifs- 
wald), am 19. aus Sieden -Brünzow (südöstl. von Demmin). — 4 Vergl. Bd. XVI, 
S. 6. Anm. 2. 



21 

ZU coupiren und sie mithin in grosse Verlegenheit zu setzen. Alles 
dieses aber ist vorbei, und müsset Ihr nun nicht denken, die Schweden 
zum Stehen zu kriegen; vielmehr, was Ich voraussehe, ist, dass sie 
wieder, wie im vorigen Jahre, nach Rügen laufen werden , und da wir 
dieses Jahr einen weichen Winter haben und ihnen mithin über das 
Eis daselbst nicht anzukommen sein wird, so werden wir auch weiter 
nichts gegen sie ausrichten können und es damit abermalen vorbei sein. 
Wann Ihr auch einige Bomben in Stralsund werfen wolltet, so würdet 
Ihr doch den Ort, zumal bei offnem und nicht zugefrornem Hafen, 
damit nicht nehmen, wennschon Ihr auch einige Strassen abbrennetet, 
und es damit nicht anders als wie mit Küstrin gehen , davon Ihr das 
Exempel für Euch habet; nicht zu gedenken, dass wir dadurch das 
schändliche und detestable Procede derer Russen gegen Küstrin in ge- 
wissem Maasse justificiren würden. 

Ihr sollet also nur wegen Demmin und Anklam nicht länger zau- 
dern und wegen beiden , auch sonsten überall nicht so mol , sondern 
einmal mit Vivacite agiren. Beide Oerter seind schlechte Nester, davon 
die darin befindUche feindliche Garnison allemal Euer sein muss, ohne 
dass Ihr eine Bombe, geschweige denn mehr darin werfen, noch Häuser 
abbrennen dörfet, als welches Ich durchaus nicht haben will. Ihr 
brauchet dagegen nur eine Batterie von schwerem Geschütz gegen die 
Thore ansetzen und letztere damit entzweischiessen zu lassen , ohne 
einmal auf die Häuser zu schiessen, da es dann mit der Garnison darin 
aus ist und Ihr von allem Meister seid. Es gehören aber zu dergleichen 
coups de vigtieur , woran es dorten bei Euch noch sehr fehlet und die 
Ich Euch bestens recommandire. 

Nach dem Concept. F r i d e r i C h. 

10657. AN DAS DEPARTEMENT DER AUSWÄRTIGEN 
AFFAIREN. 



1 odewils und Finckenstein berich- 
ten, Berlin 9. Januar, dass die erste Zah- 
lung der in der neuen Convention i von 
England bewilligten Subsidien gegen Ende 
des Monats Januar erfolgen solle. „Nous 
avons cru devoir demander les ordres de 
Votre Majest^ si Son Intention est encore 
de faire venir tout en matiöres d'argent, 
comme moi, Finckenstein, je crois l'avoir 
compris pendant le temps que j'ai eu 
l'honneur de Lui faire ma cour ä Dresde, 2 ou 
si Elle veut aussi en avoir une partie en or." 

Mündliche Resolution. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretärs. 



Breslau, 13. Januar 1759. 

Sie können sich mit dem Ge- 
heimen Rath Koppen darüber be- 
sprechen und das mehriste an 
Gold, als wobei Ich keinen Scha- 
den gehabt, das andere in Silber, 
und so wie es am convenablesten 
geschehen kann, kommen lassen. 



I Der neue Subsidienvertrag war am 7. December 1758 unterzeichnet worden. 
Gedruckt bei Wenck, Codex juris gentium Bd. III, 178—180. Ueber die Vorverhand- 
lungen vergl. Bd. XVII, 469.-2 Vergl. Bd. XVII, 474- 



22 

10658. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 14 janvier 1759. 

Mon eher Ferdinand. Bülow ' m'a rendu votre lettre et m'a 
assure de votre bonne sante, ce qui est peut-etre dans six mois le seul 
moment qui m'a fait plaisir. J'ai lu et relu votre lettre avec toute 
l'attention necessaire. Je trouve le fond de votre projet excellent, ^ mais 
je me vois hors d'etat d'y cooperer, et pour vous mettre bien au fait 
de ma Situation, je dois commencer par vous exposer le tableau present 
de l'Europe et la Situation oü se trouve mon armee vis-ä-vis de mes 
ennemis, autant que ce qui regarde sa valeur intrins^que. 

Les Autrichiens, qui sont les plus redoutables de mes ennemis, ^ 
entretiennent surement 120000 hommes en campagne; ils ont un corps 
de 20000 hommes dans la principaute de Teschen et dans la Moravie, 
10 000 vers Braunau, 10 000 vers la Lusace et 6000 vers Chemnitz et 
Kommotau, le reste est en quartiers d'hiver en Boheme sur les deux 
rives de l'Elbe. Les demonstrations des Turcs, qui commencent ä leur 
dünner quelque Jalousie, leur [ont] fait detacher 12000 hommes en 
Hongrie , * mais le nombre immense de recrues qu'ils retirent de leurs 
provinces, remplacera dans peu ce nombre. Les Russes sont sur la 
Vistule, environ 25000 hommes troupes reglees; il y a 24000 en 
chemin pour les joindre, et on compte leurs irreguli^res ä 20000 
hommes. Dohna est actuellement occupe ä rechasser tout-ä-fait les 
Suddois; il n'a point encore des quartiers d'hiver, et il fera, selon les 
apparences, tout l'hiver la petite guerre contre ces gens-lä. 

Concernant l'etat oü se trouve mon armee, je crois que vous com- 
prenez sans peine qu'elle doit avoir extremement soufifert des fatigues 
et des grands nombres de combats qui se sont donnes. II manque au 
corps que j'ai en Silesie, 22000 hommes que je rassemble, et que je 
viendrai ä bout de donner aux regiments, mais qu'il faut discipliner en 
häte pendant cet hiver. Nous manquons d'habits ; les invasions des 
ennemis nous ont derangd toute 1' economic Interieure du pays , et ce 
n'est qu'avec une Industrie et une peine infinie que je parviendrai ä 
remettre tout en dtat ä la fin de mars. L' armee de mon fr^re Henri 
a de meme grand besoin d'etre recrutee, et il faudra au moins la 
fin de mars pour que les choses soient tellement quellement mises 
en ordre. 



1 Der Adjutant des Prinzen. Vergl. Bd. XVI, 375. 391. 416. — 2 Prinz 
Ferdinand hatte in dem Schreiben, Münster 31. December, den Vorschlag gemacht, 
er wolle Soubise in Hessen und bei Frankfurt angreifen, der König möge zur Unter- 
stützung ein Truppencorps gegen den oberen Main vorgehen lassen. So werde zu- 
gleich die Reichsarmee verjagt und Soubise über den Rhein getrieben werden können. 
— 3 Vergl. Bd. XVI, 219. 346; XVII, 203. — 4 Vergl. S. i. 18. 



23 

Mon frdre a la grosse masse de l'armee de Daun vis-ä-vis de lui ; 
il detache, il faut necessairement que des troupes de Silesie filent en 
axe , pour reprendre la place de ceux qui partent. ' Les Autrichiens 
! endront le reveillon du bruit de ces grands mouvements , et ils de- 
c.heront aiix Cercles pour les fortifier; il en resultera que nous aurons 
le guerre d'hiver dans l'Empire, qui premi^rement m'empSchera de 
cruter et d'exercer l'armee, et qui m'afifaiblira; secundo, si je fais ce 
otachement, et que les Autrichiens se mettent en mouvement, tant en 
Haute-Silesie que vers Zwickau et Chemnitz , il ne me sera plus pos- 
il)le de mettre mes arrangements ä fin, et je gaterai toute ma cam- 
igne. De plus, comment pourrai-je detacher contre les Russes, de- 
lachement plus important et plus necessaire que celui de Main , si je 
ae trouve affaibli d'avance? et d'oü prendre les troupes, pour faire t6te 
ix Autrichiens? Comptez leurs 120000 hommes, 15000 de l'Empire, 
70000 Russes, 18000 Suedois: cela fait 223000 hommes, auxquels, 
-i tout me reussit avec mes recrues, je pourrai opposer noooo hommes, 
re qui fait ä peine la moitie de leur nombre. J'ai vu et eprouve ä 
Hochkirch les tristes suites qu'une armee doit craindre, quand eile 
- afifaiblit trop par des detachements: je n'avais que 26 bataillons k op- 
poser ä Daun, qui m'attaqua avec 94. 

Voilä ce qui m'obhge ä tenir toutes mes forces ensemble et ä voir 
si la politique ou les evenements ne me seconderont pas. Ces ev^ne- 
ments peuvent consister dans la mort du roi d'Espagne, dont l'heritage 
litigieux ä l'egard de Don Carlos et de Don Philippe en Italie pourra 
facilement allumer le feu de la guerre" en Lombardie et brouiller meme 
ces chers amis qui, comrae des brigands, se sont unis pour me perdre. 
Les Turcs arment, l'Empereur veut venir äAdrianople, et si la guerre 
s'ensuit , je pourrai respirer; et alors on pourra faire des projets aux- 
quels mon impuissance m'empeche d'oser penser ä present. 

Vous pouvez juger du röle difficile que j'ai k jouer par la supe- 
riorite de mes ennemis, par la necessite de garnir toutes mes forteresses, 
d'avoir des magasins partout et par les courses etonnantes qu'il faut 
faire faire aux troupes pour arriver k temps. Voilä, mon eher, ce qui 
m'a determine ä attendre les evenements et pour voir s'ils tourneront 
k mon avantage. Je suis fache de ne pouvoir pas vous assister, mais 
ne l'attribuez qu'au manque de mes forces qui ne sont pas süffisantes 
pour faire face de tous les cötes. 

Adieu, mon eher Ferdinand , je vous embrasse de tout mon coeur, 
vous assurant de la sinc^re tendresse avec laquelle je suis votre 

fid^le ami t- j 

Federic. 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. Die Ausfertigung war eigenhändig. 3 



I Vergl. S. 5. — 2 Vergl. S. 6. 17. — 3 Im Kriegsarchiv des Grossen General- 
stabs konnte man sie nicht auffinden ; sie ist gedruckt (vielleicht nicht fehlerfrei) 
im Militärwochenblatt von 1838, S. 22 und bei Westphalen a. a. O. Bd. III, S. 127 ff. 



24 

io659- AU CONSEILLER PRIVß DE LßGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Breslau, 15 janvier 1759.1 

J'ai bien regu la lettre que vous m'avez faite du 29 de decembie, 
et vous remercie de l'attention que vous avez eue pour me mander des 
nouvelles de France au sujet de la disgräce du cardinal de Bernis, ^ 
dont apparemment on developpera bientot le veritable motif. Mes 
lettres de Hollande ^ ont voulu m'assurer que la France veut retrancher 
cette annee la moitie des subsides qu'elle donne ä ses allids, et l'em- 
ployer au retablissement de sa marine, et qu'elle ne veut garder ä 
l'armee de Soubise que les bataillons de Würzburg et renvoyer le resle 
en faisant dire qu'elle n'en avait plus besoin. Si ces avis se trouve- 
ront fondes, l'on en voit assez clairement qu'on n'y sait plus soutenir 
la guerre, mais que, nonobstant cela, il y a des gens qui s'opiniätrent 
de la continuer, parmi lesquels il faut compter principalement la Pom- 
padour, la Dauphine et le duc de Choiseul. C'est aussi pourquoi je 
doute fort encore qu'ils voudront faire des propositions de paix cet 
hiver, ce que leur orgueil et les intrigues qui y rdgnent ne leür vou- 
dront pas encore permettre. 

J'ai vu, d'ailleurs, les propositions que le sieur GentiH a bien voulu 
me faire, et je lui sais gre de l'attention qu'il m'a voulu marquer; mais 
comme ses Operations de finances qu'il propose, se fondent sur des en- 
gagements des revenus de ma province de Neuchätel , je ne saurais 
pas les goüter, de sorte que vous lui direz que cette sorte d'operation 
n'etait pas ni de mon goüt ni de ma convenance, mais que, s'il avait 
d'autres Operations ä proposer qui ne supposaient pas de mettre en hy- 
pothdque quelqu'une de mes provinces, on l'ecouterait favorablement. 

Je dois , au surplus , vous informer , quoique pour votre direction 
seule , encore d'une affaire qui proprement me regarde en rien , mais 
dont peut-etre le ministre du roi de Pologne, le comte de Brühl, selon 
ses menees ordinaires, voudrait faire un mauvais usage en lui donnant 
une fausse tournure, en la brodant, ä son ordinaire, par des mensonges. 
C'est que le jour d'avant de mon depart de Dresde vers ici , j'avais 
donne ordre aux miens de faire couper une quantite des bois dans les 

I Ein Schreiben vom 14. Januar an Frau von Wreech vergl. in den 
CEuvres Bd. 16, S. 21. — 2 Vergl. S. i. — 3 Bericht Hellen's, d. d. Haag 
3. Januar. — 4 Der ehemalige Hauptmann Gentil, ein geborner Neuchateier, hatte, 
London 26. December 1758, durch Knyphausen's Vermittlung ein Schreiben 
an den König gesandt. Nach Gentil's Plan sollte von dem Könige eine grössere 
Anleihe gemacht werden ; als Sicherheit für die Zinszahlung sollten die Ein- 
künfte der von den Unruhen des Krieges entfernten Fürstenthümer Neuchätel und 
Valangin bürgen. Die Einkünfte würden genügen, sowohl um die Zinsen aufzu- 
bringen, als auch um das Capital theilweise jährlich zurückzubezahlen ; zur weiteren 
Tilgung des Capitals sollte zu Gunsten des Königs in Neuchätel eine Lotterie ein- 
gerichtet werden. 






25 

for^ts de la Saxe ä dififerents usages. Le grand-veneur de Saxe, comte 
de Wolffersdorfif, vint trouver mon lieutenant-general comte de Schmettau, 
ä prdsent gouverneur de Dresde , pour faire des representations contre 
ces abattis , en ajoiitant que , pourvu qu'il saurait avoir un passe-port 
pour aller ä Varsovie, il y passerait lui-m6me representer au Roi son 
maitre l'etat calamiteux de la Saxe, qui serait suivi de sa ruine enti^re, 
ä moins que ce prince ne prit le parti de faire son accommodement 
avec moi. Comme ledit general Schmettau m'en fit son rapport, je n'y 
pris gu^re attention et lui fis dire qu'il lui etait libre d'aller oü bon il 
lui semblait. Sur quoi , il partit, muni d'un passe-port du general 
Schmettau. Quoique, du depuis, je n'ai guere plus pense ä cet homme, 
j'apprends cependant, par des lettres de Varsovie, qu'etant arrive ä 
Varsovie, il doit avoir saisi le moment de sa premiere audience pour 
faire ä son maitre une ample description des malheurs auxquels [la 
Saxe] etait exposee et le serait encore tant que cette guerre durerait ; 
ä quoi cependant il ne doit avoir regu que des reponses indifferentes 
et froides. ' Mais comme ä la suite bientot la ville de Varsovie a ete 
remplie de bruits comme si j'avais fait faire ä la cour des propositions 
de paix par le sieur Wolffersdorff, et qu'on en a eu avis ä Dresde, 
mon susdit lieutenant-general Schmettau a d'abord ecrit une lettre bien 
serieuse au sieur Wolffersdorff ä ce sujet, ^ pour l'avertir que, si jamais 
il avait ose tenir des propos pareils, et qu'en lui permettant, sur ses 
instances, de faire un voyage ä Varsovie, on l'aurait charge de quelque 
commission que ce soit, il avait dit une chose nullement fondee , dont 
il lui donnerait un dementi public, s'il lui arriverait de tenir des propos 
aussi faux et controuves que ceux-lä. 

Quoique cette affaire ne vaille guere la peine de vous en faire un 
long detail, cependant, comme le comte de Brühl, fertile en mensonges, 
quand il s'agit de me calomnier, saurait en faire des micmacs aupres 
des cours etrang^res, j'ai cru necessaire de vous en prevenir, afin que, 
s'il arrivait que ces faux bruits lä-dessus passeraient jusqu'en Angleterre, 
vous soyez ä meme de vous expliquer tout naturellement et en confor- 
mite de ce qui s'est passe au vrai lä-dessus, et de donner, d'ailleurs, un 
haut et formel dementi ä toute autre tournure qu'on y voudrait donner. 
Vous observerez avec cela que, pourvu qu'on ne parlera pas de cette 
affaire lä oü vous vous trouvez, vous n'en parlerez pas de votre propre 
mouvement. 

Nach dem Concept. F 6 d e T i C. 



i Vergl. S. 7. — 2 Vergl. S. 15. 



26 

io66o. AN DEN GEHEIMEN COMMERZIENRATH VON REXIN 
IN KONSTANTINOPEL. 

Breslau, 15. Januar 1759. 

Ich hasardire gegenwärtiges mit der ordinairen nach Euren Orten 
gehenden Gelegenheit unter sicherem Couvert, um zuvorderst Euch zu 
sagen , dass noch bis dato, und also seit dem Monat Juni verwichenen 
Jahres her, Ich von Euch weder Schreiben noch Nachricht erhalten, 
ausser dem Brief vom letztern JuH 58, welchen Mir der Euch bekannte 
Courier mit zurückgebracht, und auf welchen Ich Euch auch die Ant- 
wort mit eben demselben wieder zurückgeschicket habe.' Ich hoffe, 
solcher werde bei Euch glückhch angekommen sein, Ihr auch das Du- 
plicat seiner ihm mitgegebenen Depeche , so Ich a pari gehen lassen, 
richtig erhalten haben. 

Was Eurer Orten passiret, davon haben wir hier bis dato keine 
andere als sehr ungewisse und vague Nachrichten, Man spricht, dass 
die Türken zu armiren beständig fortfahren, dass über 100 000 Jani- 
tscharen zu Konstantinopel zusammen seind; dass die Spahis armiret 
worden und näher gegen Konstantinopel anrücken müssen , dass der 
Sultan in diesem Frühjahre gewiss nach Adrianopel gehen werde. Nach 
unsern Nachrichten aber scheinet es , als ob die Pforte noch nicht zu 
einem Kriege gänzlich entschlossen, noch auch decidiret sei, ob sie mit 
Russland oder Oesterreich brechen wolle. Sowohl die Oesterreicher als 
die Franzosen cachiren uns mit der ersinnlichsten Sorgfalt alle Nach- 
richten, so aus der Türkei kommen ; die Oesterreicher sowohl als auch 
die Russen stellen sich äusserlich , als ob sie vor denen Türken ohne 
Sorge wären, die Franzosen aber vantiren sich, dass sie bei der Pforte 
alles in ihrer Gewalt hätten und dort gut und bös Wetter machen 
könnten, wie sie nur wollten. Ich habe Euch vorhin schon geschrieben, 
dass wegen der an Macht superieuren Menge Meiner Feinde, denen 
Ich allein zu resistiren habe, Meine Affaires und Meine Conservation 
hauptsächlich davon dependiren werden , ob die Türken , es sei mit 
denen Oesterreichern oder mit denen Russen , brechen werden oder 
nicht. 2 Wendet also alle Eure Kräfte und Euer Savoir-faire an, um die 
Pforte zu einem Bruch gegen das kommende Frühjahr zu bringen. 

Aus Meiner letzteren Depeche vom 26. December 58 ^ werdet Ihr 
ersehen haben, dass Ich Eure Fonds dazu mit 100 000 Thaler ver- 
mehret und Euch also auf 400000 gesetzet habe. Wie Ihr Euch sonst 
darunter befangen müsset, solches kann Ich Euch nicht vorschreiben, 
noch Instructions darüber geben. Ich bin desfalls zu weit entfernet und 
kenne die Leute und die Umstände nicht; Ihr aber seid an Ort und 
Stelle, Ihr habt Pleinspouvoirs und müsset also selbst judiciren und Eure 

• Vergl. Bd. XVII, 241. 255. Es ist jedoch später noch ein Bericht Rexin's 
vom 8. September dem Könige zugekommen; vergl. Bd. XVII, 343. 406. — »Vergl. 
Bd. XVII, 263. 4j8. 439. — 3 Vergl. Bd. XVII, Nr. 10613. 



27 

Resolutions nehmen. Dazu aber will Ich Euch hierdurch noch autori- 
siren, dass Ihr der Pforte von Meinetwegen versprechen könnet, dass, 
wenn sie bei einem gegen die Oesterreicher anzufangenden Kriege Con- 
qu^ten in Ungarn machet, Ich ihr solche garantiren will, welcher Ga- 
rantie Ich denn auch um so mehr den Nachdruck geben kann, da alle- 
mal auf den Fall eines Krieges derer Oesterreicher gegen die Türken, 
Ich denen Oesterreichern gleich in Böhmen oder Mähren auf den Hals 
sitzen und bis Wien gehen, mithin eine starke Diversion machen kann, 
um die Operationes derer Türken zu facihtiren. Thut also alles , um 
den Bruch der Pforte gegen das Frühjahr dieses Jahres ohnfehlbar zum 
Stande zu bringen. Schreibet Mir bald ; Ich verlange nach nichts sehn- 
licher, als baldigst Eure Berichte zu haben, um allenfalls nur zu wissen, 
woran Ich bin, und Meine Mesures darnach nehmen zu können. 

Von M. Portern habe Ich vor ohngefähr vier Wochen erst einen 
sehr umständlichen Brief erhalten, der aber auch schon vom 29. Juli 
des vorigen Jahres war. Danket ihm inzwischen in Meinem Namen 
vielmals davor. Ich werde solches Selbst bei Gelegenheit des ersten 
Expressen, so Ich einmal wieder sckicken werde, thun; mit andern Ge- 
legenheiten ist es zu sehr hasardiret oder zu weitläuftig. 

Nach dem Concept. Friderich. 



10661. AU CHEVALIER DE FONTENAILLES ' A BERLIN. 



Jüer kriegsgefangene französische 
Capitän, Chevalier de Fontenailles, 2 mel- 
det, Berlin 13. Januar, dass der mit der 
Verpflegung der französischen Kriegsge- 
fangenen in Berlin beauftragte französi- 
sche Kriegscommissar3 einen Brief er- 
halten habe , in dem die Bitte ausge- 
sprochen wird , sich dafür zu bemühen, 
dass 13 gefangene preussische Officiere 
gegen ebenso viele französische ausge- 
wechselt würden. De Fontenailles richtet 
an den König das Gesuch, falls diese Aus- 
wechselung stattfände, bei ihr mit einbe- 
griffen zu werden. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; 



[Breslau, 17 janvier 1759.]'* 

Reponse ä M. de Fontenailles : 

Que, si sa cour me fera des 
propositions au sujet du cartel ä 
etablir, je m'y preterai volontiers; 
mais que ce n'etait pas une chose 
ä faire par un particulier , et que 
cela ne saurait pas regarder quelque 
peu de personnes, mais qu'il fallait 
que c'etait une affaire generale k 
regier de cour ä cour. 

auf der Rückseite des Gesuchs. 



' So nach der eigenhändigen Unterschrift. — 2 Vergl. Bd. XVII, 444. — 
3 Wie aus späteren Schriftstücken hervorgeht , war sein Name de la Croix. — 4 Das 
Datum nach dem auf Grund obiger Weisungen aufgesetzten Concept. 



28 ■ 

I0 662. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, i8 janvier 1759. 

La lettre que Votre Altesse m'a ecrite du 10 de janvier, m'est 
bien entree, et je me reföre, pour repondre ä son contenu, ä ma lettre 
dont j'ai charge l'aide de camp de Votre Altesse, le capitaine de Bülow. • 
J'avoue, au reste, que le dessein que Votre Altesse a forme, ^ est bon, 
et qu'il serait ä souhaiter qu'EUe put l'executer seule avec les forces 
sous Ses ordres; car je ne vois gu^re comment j'y pourrais cooperer, 
devant risquer par lä de me mettre, moi et mes troupes , hors d'dtat 
d'agir au printemps prochain. 

Pour ce qui concerne les Suddois, ^ les apparences y sont presque 
qu'ils sortiront hors du jeu , la fermentation et le mecontentement ge- 
neral de la nation allant journellement en augmentant, de fagon qu'il 
pourrait bien en resulter des troubles, vu siirtout que la France ne paie 
plus qu'irreguli^rement et presque du tout les subsides qu'elle a accordes 
ä la Su6de. 

F e d e r i c. 

P. S. 

Aussi suis -je bien aise de dire ä Votre Altesse, sur Sa lettre du 
10 de ce mois, concernant 1' extraordinaire de guerre qui Lui est du 
comme marechal, que, pour regier cette affaire ä Sa satisfaction et afin 
que le payement puisse Lui en etre fait d'autant plus commodement, 
j'ai donne ordre au president de la chambre de Bessel, qui se trouve 
actuellement ä Hamm , de Lui payer sans delai sur Ses lieux lesdits 
gages de campagne en qualite de marechal, faisant 300 ecus par mois, 
et ceux de deux aides de camp, chacun ä 20 ecus, moyennant 40 ecus 
par mois. 

Federic. 

II y a du rabais. 

Nach dem Concept. Der Zusatz zu dem P. S. nach der bei Westphalen (a. a. O. S. 139) ' 
gedruckten Ausfertigung; jedenfalls eigenhändig. 






10663. AU LANDGRAVE DE HESSE -CASSEL. 

Breslau, 18 janvier 1759. 

J'ai appris avec la plus grande satisfaction par M. le lieutenant- 
general de Donop, ^ dont je ne saurais assez louer le z^le , tant pour 
Votre Altesse que pour la bonne cause commune, et qui, depuis le temps 

I Nr. 10658. — 2 Der Plan zum Angriff auf Soubise in Hessen. Vergl. S. 22. 
Anm. 2. Vergl. auch in dem Werke von Westphalen a. a. O. S. 120 das Schreiben 
des Prinzen vom 10. Januar. — 3 Prinz Ferdinand hatte -gemeldet, dass in einem 
Schreiben des Königs von England die Besorgniss ausgesprochen worden sei, die | 
Schweden könnten die untere Elbe tiberschreiten, um sich in Hannover mit den Fran- 
zosen zu vereinigen. — 4 Vergl. S. 3. 



I 



29 

(jue je le connais personnellenient, a merite toute mon approbation par 
sa conduite, que Votre Altesse demeure toujours fermement disposee de 
soutenir les interets de la bonne cause, de la liberte germanique et de 
la patrie si fort ebranlee et de l'appuyer glorieusement. Je me rdftre 
aux deux derni^res lettres que Votre Altesse aura regues depuis peu de 
jours ; ' je conserverai toujours les sentiments qu'elles contiennent, et je 
ne doute aucunement que Votre Altesse ne continuät Ses procedes si 
patriotiques , qui jusqu'ici Lui ont fait tant d'honneur dans le monde, 
et que la posterite n'apprendra jamais sans admiration , ä present que 
iious avons esperance qu'enfin la Providence couronnera nos justes 
eftbrts, si nous restons bien lies et en bonne harmonie ensemble. 

L'assurance que je puis donner ä Votre Altesse des bonnes dispo- 
sitions du minist^re britannique en faveur de Ses negociations en Angle- 
terre, ^ et que Ton fera certainement le possible ä la satisfaction de Votre 
Altesse, me cause une singuli^re consolation ; mais comme Elle n'ignore 
point que ce ministere n'a point les mains toutes libres de faire ce qu'il 
irouve juste et raisonnable, et qu'en beaucoup d'articles il est oblige 
de diriger ses mesures selon la Constitution de la nation et selon la 
iorme du gouvernement , j'espere aussi que ces considerations porteront 
\ otre Altesse ä donner des informations favorables ä Son ministre de 
Hardenberg, afin de faciliter au possible l'acheminement de la negocia- 
i!on pour son heureuse conclusion. Si les moments presents ne per- 
ttent pas au ministere britannique de faire ä tous egards ce que 
\ otre Altesse desire, meme avec justice, je suis persuade qu'il travaillera 
d'y suppleer ä la suite du temps, et de ma part je tächerai d'y con- 
ti ibuer toujours de mon mieux, en attendant que mes ministres ä Londres 
ont ete reiterement instruits de s'employer au possible pour seconder 
les interets de Votre Altesse et autant que les circonstances le pourront 
permettre, comme d'un allie que j'estime infiniment, et dont les inte- 
rets me seront toujours aussi chers que les miens proj^res. 

Nach dem Concept. -t e d C r 1 C. 



10664. AU CONSEILLER PRIVfi DE LßGATION DE VIERECK 

A COPENHAGUE. 

Breslau, 18 janvier 1759. 
Je vous sais gre des particularites interessantes dont vous m'avez 
forme par votre rapport du 6 de ce mois; continuez de veiller avec 
cn de l'attention sur tout ce que la cour de Versailles saura chipoter 

I Es sind gemeint zwei im Ministerium in Form von Handschreiben concipirte 

"antworten des Königs, d. d. Berlin 9. Januar (vergl. S. 4. Anm. 3) und d. d, 

■slau 15. Januar; das letztere aufgesetzt auf Grund einer königlichen Resolution 

11 7. Januar, auf ein Schreiben des Landgrafen, d. d. Bremen 20. December: 

linist^re sehr poliment darauf antworten". — 2 Vergi. S. 3. 4. 



secretement ä celle oü vous vous trouvez, et allez en tout ceci de con- 
cert avec le ministre anglais. ' 

Pour ce qui regarde le compliment que les ministres danois vous 
ont fait de la part du Roi leur maitre pour vous marquer sa satisfaction 
sur les menagements de mes troupes du Mecklembourg, ^ je vous avoue 
que je n'entends rien. C'est aussi pourquoi vous ferez bien de ne pas 
vous avancer trop sur ces affaires vers la cour de Danemark , ni de 
vous precipiter ä faire des declarations sur ce sujet sans un ordre ex- 
pr6s signe de ma main propre ; car pour eviter toute contradiction ou 
inconvenient, un rescrit de la part de mes ministres du departement 
des affaires etrang^res ad mandatum ne vous autoriserait assez pour faire 
des demarches de consequence dans ces sortes d' affaires, ä moins qu'ils^ 
ne soient confirmes par mes ordres expr^s. 

Nach dem Concept. ^ 6 Q 6 1 1 C. 



10665. AU LORD - MARfiCHAL D'fiCOSSE. 

[Breslau,] 18 janvier [1759]. 

Mon eher Milord. J'ai re^u deux de vos lettres, l'une concernant 
l'heritage de votre respectable frere, '* l'autre touchant les affaires d'Espagne. 
J'ai fait ce que vous exigez de moi, ^ c'est-ä-dire , autant que les lois 
me permettent de me meler d'un testament militaire et de la volonte 
de ceux qui sont morts en combattant pour l'fitat.^ 

Pour ce qui regarde le second article, je crois que, si vous dififerez 
votre voyage de quelques semaines, ce ne sera qu'un bien, pour que 
l'on voie premi^rement si le roi d'Espagne demeurera sur le tröne, s'il 
mourra, ^ et quelle face les affaires prendront ä Madrid.^ Car il n'est 
pas apparent que, tandis que l'on est occupe ä regier la succession, ou 
qu'un nouveau roi voudra s'afifermir sur le tröne , on emploie ces pre- 
miers moments ä se meler d'une mediation.^ Mais, apr^s que cela 
se sera un peu eclairci , alors je crois que votre voyage pourra etre 
tr^s utile. 

Je crois que vous devez avoir regu ä present les 200 pistoles. 

Pour la lettre que vous me demandez , '° je vous l'ecrirai sans 

I Titley. Vergl. Bd. XIV, 544. — 2 Vergl. dazu Bd. XVJI, 334. — 3 So. 
— 4 Jacob Keith. — 5 Das Schreiben liegt nicht mehr vor. Eichel äussert am 
20. gegen Finckenstein, dass er den Brief Lord Marschall 's nicht selbst gesehen habe; 
„so viel ich aber aus dem wenigen, so Se. Königl. Majestät Sich gegen mich des- 
halb geäussert haben, verstehen können, so wünschet gedachter Mylord, dass die 
Domestiquen des verstorbenen Marschalls einiges Andenken aus der Verlassenschaft 
desselben bekommen möchten". — 6 Vergl. Bd. XVII, 306. 310. 320. — ^ Vergl. 
S. 6, 23. — 8 Eichel meldet am 20. an Finckenstein, dass er auch von dem Inhalt des 
zweiten Schreibens Lord Marschall's nichts weiteres wisse, als was der König ihm 
daraus gesagt habe, „nämlich von einer auf dem Tapis seinden Intrigue, nach dem 
Tode des jetzigen Königs von Spanien den Don Philipp auf den spanischen Thron 
zu bringen". — 9 Vergl. Bd. XVII, 405. 415. 427. — 10 Nicht zu bestimmen. 



3 1 

grande peine : ce sont mes sentiments, qui ne nie coüteront aucune con- 
trainte ä exprimer. 

Adieu , raon eher milord ; je vous embrasse, N'oubliez pas un 
pauvre diable qui, ne croyant pas trop au purgatoire, en eprouve toutes 
les horreurs dans ce monde-ci. 

Federic. 

NB. Je dois vous avertir qu'on est ä present en France plus 
eloigne de la paix que jamais. Le duc de Choiseul est l'esclave de 
Vienne. On a trop exagere le merite de Bernis, lorsqu'il etait en faveur; ' 
on le bläme trop ä present. II ne meritait ni Tun ni l'autre. 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. 



10666. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRfiTAIRE MICHELL A LONDRES. 

Breslau, 19 janvier 1759. 

J'ai bien regu vos rapports du 2 et du 5 de ce mois par [lesquels] 
j'ai appris avec bien de la satisfaction qu'apr^s les nouvelles Instructions 
que M. de Hardenberg a regues de sa cour, la negociation du nouveau 
traite^ s'achemine en sorte qu'on en sache esperer de la voir bien finie 
et tout conclu, ce que je desire avec empressement d'apprendre bientot. 

Ce que vous accusez touchant le contenu d'une lettre que Sa Ma- 
jeste Britannique vient de me faire, se trouve bien juste, et je vous 
avoue que ce qu'on m'y demande aux instances de l'electeur de Ba- 
viere, m'embarrasse extremement, parceque je dois sürement regarder 
la presence du Prince filectoral et de la Princesse ä Dresde comme le 
principal boulevard de cette forteresse, ^ et que les instances que l'elec- 
teur de Bavi^re [fait] — qui d'ailleurs m'a dejä indignement trompe par 
l'offre de neutralite qu'il me fit de son propre mouvement, "* il y a [le] 
temps que le general Mayr etait entre avec quelques troupes dans la 
Franconie, et qu'il retira d'une fagon assez indecente, d^s que ledit 
general Mayr en etait ressorti — ne sont sürement que des finesses des 
Autrichiens pour retirer le susdit Prince et Princesse de la ville de 
Dresde, pour n'avoir alors rien plus ä menager ä l'egard de la ville de 
Dresde, des que l'occasion s'offrira pour l'insulter et pour peut-etre s'en 
emparer. 

Quant au memoire concernant quelques immunites que Sa Majeste 
Britannique reclame en faveur des bailliages qui lui ont ete hypothe- 
quees par la cour de Saxe, je veux bien vous dire prealablement qu'au- 
tant que j'en suis informe, on a toujours observe de la part des miens 
ce menagement pour ces bailliages, que j'avais ordonne presque d^s 
mon entree dans la Saxe;^ mais pour en etre mieux instruit, j'enverrai 

I Vergl. S. I. 24. — 2 Vergl. S. 3. 4. 29. — 3 Vergl. S. 7. — 4 Vergl. 
Bd. XV, 488. — 5 Vergl. Bd. XIII, 298. 385. 386. 387. 



32 



incessamment nies ordres ä mon directoire de guerre lä pour m'en faire 
son rapport, ' afin que [je] sache vous instruire plus precisement du vrai 
etat de Taffaire dont il s'agit. 

Federic. 



Nach dem (^oucepi. 



10667. AU SECR£TAIRE von der hellen A LA HAYE. 

Breslau, 19 janvier 1759. 

Le sieur Jeney qui vient d'arriver ici,^ m'a rendu la lettre du 
17 decembre dont vous l'aviez Charge, et au sujet de laquelle je vous 
dirai que, quand il se presente ä vous ou que le hasard vous en fait 
rencontrer des gens habiles ä lever des terrains pour en faire des plans 
tout-ä-fait exacts avec toutes las dimensions qu'il leur faut, vous pourrez 
toujours les engager ä mon service militaire ; ^ mais, pour Celles qui n'ont 
qu'ä proposer des levees de corps de compagmes franches, vous devez 
les remercier d'abord, parceque je n'en ai plus besoin , pour ne pas 
dire ä present qu'ordinairement ces gens ne fönt ces propositions par 
un motif de zele pour mon service, mais pour trouver l'occasion de 
piller impunement. 

Je viens, d'ailleurs, de recevoir vos rapports du 6, 7 et 9 de ce 
mois. Si les Regents envisageaient sans prevenlion et comme il faut 
toutes les flatteries dont la France affecte d'accabler la Republique, '^ 
ils s'apercevraient aisement que ce n'est que pour masquer son prin- 
cipal dessein de faire des acquisitions dans le Pays-Bas autrichien ; car 
sürement son grand but est ä present oü toutes ses Operations visent, 
c'est de s'arrondir dans ce pays-lä et d'en garder les villes et les places 
les plus importantes. 

Pour donc ramener ces idees devant l'esprit des gens-lä oü vous 
vous trouvez, vous tächerez de les leur representer adroitement, comme 
aussi de les faire disseminer partout. A l'occasion de ceci, je veux 
bien vous avertir, quoique pour votre seule direction , que le sieur de 
Vereist, 5 que j'ai trouve meriter parfaitement mon estime, m'a fait in- 
sinuer confidemment de la part de la Princesse Gouvernante que, pourvu 
que je trouverais bon de faire transpirer quelque chose dans le public 
lä-bas, je n'avais qu'ä lui en faire faire confidence par le sieur Larrey, 
et qu'on saurait trouver aisement moyens pour seconder mes vues. 

Au surplus, vous agirez parfaitement en conformite de mes inten- 
tions , quand vous communiquerez au prince Ferdinand de Brunswick 
toute nouvelle que vous apprendrez au sujet des desseins des Fran^ais, 
qui saura meriter son approbation. 

Nach dem Concept. F C d e r 1 C. 



I Immediaterlass an den Etatsminister von Borcke, d. d. Breslau 19. December. 

— 2 Vergl. Bd. XVII, 454. — 3 Vergl. Bd. XVII, 422. — 4 Vergl. Bd. XVII, 429. 

— 5 Vergl. Bd. XVII, 443. 



33 

io668. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Breslau, 19 janvier 1759. 

Mon eher Fr^re. Je vous crois ä present ä Berlin, cependant je 
ous reponds sur nos affaires tout comme si vous etiez encore k Dresde. 

Je ne puis m'emp6cher de croire que les ennemis preparent quelque 
ntreprise. Les lettres de France et Celles de l'Empire l'annoncent, 
sans cependant articuler distinctement en quoi eile consistera; pour moi, 
je crois que, si la bombe cr^ve , ce sera sur le prince Ferdinand , ' et 
que le corps qui va s'etablir dans le pays de Gotha, ^ y est envoye, 
pour nous couper la communication de son armee et des secours qu'on 
pourrait y envoyer. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il ne faut plus 
penser ä la paix depuis la chute de Bernis, ^ quoique nos ennemis sont 
epuises, et qu'ils annoncent eux-m^mes qu'ils vont faire le dernier effort 
cette annee ; cela doit nous avertir de mettre tout en oeuvre, pour etre 
instruit autant que possible des desseins et des complots qu'ils trament. 

Vous me dites le roi d'Espagne ä l'agonie;'' il faudrait une peste 
parmi les souvetains de l'Europe, pour nous mettre ä l'aise ; mais enfin 
il faut s'abandonner ä son sort, et puisque le notre veut la guerre, ne 
devons notre salut qu'ä notre epee! 

Pourvu que vous me procuriez 3000 hommes passables en Saxe, ^ 
c'est tout ce qu'il me faut, et je vous en rendrai gräce. Vous priant 
d'ajouter foi ä la tendresse sinc^re avec laquelle je suis, mon eher fr^re, 
votre fiddle fr^re et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. -f euer IC. 



10669. AU ROI DE LA GRANDE - BRETA GNE A LONDRES. 

Breslau, 19 janvier 1759. 

J'ai regu avec d' autant plus de plaisir la lettre de Votre Majeste 
qui est une preuve de Son entidre reconvalescence , dont je La felicite 
de tout mon coeur, personne n'y prenant plus de part,-ni ne s'interes- 
sant plus que je le fais, ä Sa conservation. 

Les affaires n'ont point change depuis mes dernieres lettres. Les 
Suedois sont recognes pr6s de Stralsund. Les Autrichiens ne remuent 
gu^re dans leurs quartiers. Les Russes regoivent des secours , ils sont 
sur la Vistule, d'oü ils menacent d'une invasion nouvelle trois de mes 

I Vergl. Bd. XVII, 424. 432. — 2 Vergl. Nr. 10 671. — 3 Vergl. S. i. 31. 
— 4 Vergl. S. 23. 30. — S Am 17. Januar war an Prinz Heinrich die Weisung 
ergangen , falls die sächsischen Stände die Rekruten lieferung „in das Weite spielen 
oder auch wohl gar refusiren wollten", so sollte der Prinz die sächsischen Kreise, die 
Rekruten zu liefern hätten, unter die Regimenter vertheilen und diese „beordern, dass 
sie die aufzubringende Anzahl Rekruten selbsten ausheben und wegnehmen müssen". 
„Sollten dabei alsdann Excesse und Plackereien geschehen, wie es schwerlich zu ver- 
hindern ist", so hätten die sächsischen Stände solches sich selbst zuzuschreiben. 
Uebrigens solle „durchaus kein Rekrute unter 4 Zoll angenommen werden". 

Corresp. Friedr. II. XVIU. 3 



34 — 

provinces. Tout le monde se prepare pour la campagne prochaine, et 
il est sür qu'il n'est ni seant, ni meme de la dignite de l'Angleterre, ni 
de la Prusse d'aller mendier chez ses ennemis, dans des circonstances 
pareilles , la paix dont ces memes ennemis voudraient dicter les lois ; 
mais il y aurait pourtant moyen d'afifaiblir ces ennemis arrogants en 
tächant de les desunir. Voilä les moyens que je crois qu'ils pourraient 
y concourir : ä savoir si par quelques emissaires secrets on augmentait 
les troubles en Sudde. Toutes les provinces sont pleines de mecontents. 
II n'y aurait qu'ä attiser ce feu. L'on parviendrait par lä k culbuter 
le parti fran^ais et ä se defaire d'un ennemi qui , quoique faible de 
lui-m6me, ne laisse pas que d'etre dangereux qu'il agit de concert avec 
tant d'autres puissances. Je crois encore qu'il serait possible ä Peters- 
bourg de profiter des moments de mecontentements et de disputes qui 
naissent entre les allies touchant des discussions d'interets , pour du 
moins ralentir l'ardeur de leurs Operations, ou peut-etre meme pour les 
separer tout-ä-fait de l'alliance, si le moment favorable s'en presente. 
Je crois encore qu'il serait tres utile de faire bien concevoir aux Hol- 
landais que l'alliance de la France avec la maison d' Antriebe n'est fondee 
que sur des cessions promises en Flandre, ' et que c'est en sacrifiant la 
Barriere que ces deux puissances sont devenues amies. Enfin, voilä la 
Bavidre^ et le Württemberg indisposes contre la France. Ce sera peut- 
^tre le moment de les mettre hors du jeu ; quand m6me ils ne don- 
neraient pas leurs troupes k l'Angleterre, ce serait toujours 16000 
hommes de moins contre nous. 

Voilä mes idees. Je comprends tr^s bien que toutes les tentatives 
ne reussiront pas , mais en essayant on parviendra toujours ä quelque 
chose. Je soumets ces idees ä la haute prudence de Votre Majeste, en 
L'assurant etc. 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlej.3 j: C Q e r 1 C. 



10670. AU CONSEILLER PRIVß DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Breslau, 20 janvier 1759. 
Je vous adresse, ä la suite de cette lettre, celle que je viens de 
faire au roi d'Angleterre,'^ que vous tächerez de lui faire parvenir bientot 
et de fa^on que l'importance de son contenu l'exige, dont je veux bien 
vous instruire, quoiqu'absolument pour [votre] direction seule, par la 
copie que j'en fais joindre. 

Je vous confirme par la presente tout ce que mes ministres vous 
ont ecrit en dernier lieu touchant la grande fermentation que les Frangais 
ont SU elever en Hollande par leurs intrigues , profitant de la maladie 

' Vergl. Nr. 10667. — ^ Vergl. Nr. 10652. — 3 Die nicht mehr vorliegende 
Ausfertigung war jedenfalls eigenhändig. — 4 Nr. 10669. 



35 — 

de la Princesse Gouvernante, pour separer les deux puissances mari- 
times et pour pousser les choses ä une rupture ouverte entre alles.' 
Aussi vous appuierez bien sur tout ce que mes ministres vous ont pre- 
scrit, et emploierez tout votre savoir-faire ä rendre plus pliable le mi- 
nist^re anglais, afin de detourner un malheur qui aurait des suites tr^s 
facheuses. 

Nach dem Concept. Fedcric. 



10671. AU LTEUTENANT-GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 20 janvier 1759. 

La lettre que vous m'avez faite du 16 de ce mois, m'a ete bien 
rendue. Je vous avoue que je ne sais bien concilier tout ce que le 
confident du Grand -Veneur vous a dit de la part de celui-ci, avec le 
froid accueil dont il a [ete] regu, selon ce que [je] vous en ai appris, 
du Roi son maitre par les brigues du Premier Ministre;^ de sorte que 
j'ai de la peine ä concevoir que, mal appuye que le sieur Wolfifersdorff 
se trouve ä la cour , il doit nonobstant reussir dans ses vues ; ce qui 
me parait une enigme ou plutot un micmac que je ne puis pas resoudre, 
mais dont il faut voir tranquillement le developpement. 

Je vous sais gre, au reste, de la communication des avis que vous 
avez eus de l'entree de quelques centaines d' Autrichiens ä Gotha, ^ et 
que d'autres troupes ennemies defilent successivement de la Boheme. 
Si cet avis est fonde et authentique, il serait trop important pour que 
vous ne mettiez tous vos soins et votre application pour en etre exacte- 
ment informe, tout comme des suites, et si plus de troupes continueront 
d'y dcfiler; car cela marquerait sürement un dessein. Ainsi je vous 
recommande d'y avoir une grande attention et de tout employer pour 
6tre promptement et exactement informe de tout ce qui se passe k ce 
sujet; dont vous me donnerez alors une notice exacte et avec toute 
la promptitude possible, et en avertirez egalement mon fr^re, mais com- 
muniquerez aussi en droiture au prince Ferdinand de Brunswick ä 
Münster, soit par estafettes bien dirigdes pour la sürete de leur chemin, 
ou par des expres meme, si le cas le demande par l'importance des 
faits. ^ 

Nach dem Concept. Federic. 



■ Veigl. Bd. XVII, 429. 437. -— 2 Vergl. S. 7. — 3 Vergl. Nr. 10668. — 
+ Dem Prinzen Ferdinand werden durch ein Schreiben , d. d. Breslau 20. Januar, 
die von Schmettau gemeldeten Nachrichten und die darauf ergangenen Weisungen 
mitgetheilt. 



36 

10672. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL. 

[Breslau, Januar 1759.] 
Mitchell berichtet an Holdernesse, Breslau 21. Januar (separate), 
er habe dem Könige den französischen Operationsplan mitgetheilt, nach 
dem die ganze Armee von Soubise oder ein Theil derselben durch 
Hessen und Hannover vordringen solle, um mit den Schweden sich 
zu vereinen. 

„His Prussian Majesty said immediately and with some vivacity that 
he did not believe the intelligence , that the French knew better than 
to give in to a project of this sort, that he imagined they had quite 
other things in view." 

Zwei Tage später ist Mitchell auf dasselbe Project zurückgekommen, 
um zu erfahren, ob der König von England für den Fall eines Angriffs 
gegen Hessen und Hannover auf die Unterstützung der preussischen 
Armee rechnen könne: „. . . The King of Prussia replyed that, though 
he believed this project impracticable, he should be glad to join a body 
of his troops with those of the King in order to cover and protect the 
country of Hesse, as well in deference to any proposal that came from 
the King as to shew the real regard he had for the Landgrave , who 
had been the bulwark of the alliance and deserved every mark of at- 
tention , but, added he: »Look round you and consider my Situation, 
you know it; teil me where you think I can spare a single man, my 
enemies are increasing on all sides, and they are nearer to me than 
they were last year, it is therefore absolutely impossible for me to 
spare any corps of troops even for this necessary and desirable Service.«" 

Mitchell berichtet an Holdernesse, Breslau 21, Januar (most secret), 
er habe befohlenermaassen dem Könige Mittheilungen gemacht aus i 
Erlassen der Londoner Regierung an die englischen Vertreter in War- ■ 
schau und Petersburg. Der Gesandte Stormont sollte erkunden, ob der 
polnische Hof zu einem Abkommen mit Preussen geneigt sei; Keith in 
Petersburg sollte verschiedene Personen in der Umgebung der Kaiserin 
Elisabeth für den Frieden zu gewinnen suchen. „His Prussian Majesty 
was highly pleased with this new mark of confidential friendship on 
the part of His Majesty. 

„As to the Court of Warsaw, His Prussian Majesty thinks that, not- 
withstanding the reasons they may have to be offended with the Court 
of Vienna, they still continue firmly attached to that court, and he con- 
cludes from thence that any shght appearances which may have been 
shewn at the Court of Warsaw of desiring an accommodation with the '. 
Court of Prussia were neither real nor sincere, but assumed to gain 
time and to serve other purposes .... 

„The King of Prussia approves entirely of the instructions given 
to the King's minister at Petersburg, and, as he wishes, above all things, 



37 

10 get rid of the Russians, he desired me to write in the strongest 
manner to Mr. Keith, that he expected he would do every thing that 
was possible to draw of the Russians froni the aUiance or at least to 
render them inactive." 

Mitchell hat dem Könige mitgetheilt, dass der König von Polen 
in Georg II. sich gewandt habe, um von dem preussischen Könige die 
Krlaubniss auszuwirken, dass der Churprinz von Sachsen und seine Ge- 
mahlin nach München oder Warschau sich zurückziehen dürften. ' Der 
Ivönig hat entgegnet: „I am persuaded the King is not informed of 
the true State of that case. You were yourself a witness, before and 
Juring the siege of Dresden, what part the Princess Electbral acted not- 
withstanding of her pregnancy. The apphcation now niade to the 
King to obtain leave for the Prince and the Princess Electoral to go 
to Munich or to Warsaw, is really meant more to hurt me than to serve 
the Princess, and from what you have seen and known of that affair, 
you must be convinced that the desire to retire at this time is only a 
pretext to cover the real intentions of favouring. or perhaps of inviting 
a new irruption of the Austrian army into Saxony and a fresh attack 
upon the town of Dresden. I need say nothing to convince you of 
what importance it is to my affairs in the present conjuncture to keep 
possession of Dresden, and the suffering the Royal and Electoral family 
to depart at this time, would in efifect be giving up the ramparts of 
that capital ..." 

Der erste Bericht n,-ich der Ausfertigung im Public Record Office; der zweite nach der Ab- 
schrift in Mitchell'« Nachlass im British Museum zu London. 



10673. RESOLUTION VOR DIE DIRIGIRENDE MINISTER DES 
GENERALDIRECTORII UND VOM DEPARTEMENT DER AUS- 
WÄRTIGEN AFFAIREN. 

Breslau, 21. Januar 1759. 
Se Königl. Majestät haben zwar ersehen, was Dero Ministerium 
des Generaldirectorii und vom Departement derer auswärtigen Affairen 
wegen der in der Provinz Ostfriesland vom Feinde bei dessen vormaliger 
Invasion verursachten Exactionen an Geld und NaturaUieferungen , so 
auf dortigem Landtag zu einer Summa von 610000 Rthlr. angegeben 
werden wollen , gemeldet und wegen einer deshalb auszuschreibenden 
Vermögenssteuer vorgeschlagen hat.^ Wenn aber Se. Königl. Majestät 
schlechterdings vor ohnmöghch und mithin vor unwahr halten, dass er- 
wähnte vom Feinde verursachte Exactiones an Gelde und NaturaUiefe- 
rungen sich in so kurzer Zeit, da der Feind diese Provinz occupiret 

I Vergl. S. 31. — 2 Um die von wohlhabenden Einwohnern vorgeschossenen 
Summen zurückzuzahlen und die Lasten möglichst gleichmässig zu vertheüen, hatten 
die Minister gerathen, in Ostfriesland eine allgemeine Vermögenssteuer auf 6 oder 
9 Jahre auszuschreiben. 



38 

hat, und da ausserdem alle königliche Revenus zurückgeblieben und 
vom Feinde mit präripiret worden, sich auf die angegebene Summa der 
610000 Rthlr. belaufen können, auch deshalb soupgonniren müssen, dass 
die Liquidation nicht richtig noch gründlich geschehen sei und darunter 
interessirte Absichten mit vorwalten , als können höchstgedachte Se. 
Königl. Majestät das vorgeschlagene Expediens , solche Schulden zu 
tilgen, noch keinesweges genehm halten , bis dass zuvorderst die Sache 
nochmalen ganz desinteressiret und mit aller Gründlichkeit examiniret 
und ein wahres und richtiges Mittel ausgemachet werde. 

Nach dem Concept. F r i d C r i C h . 



10674. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 22. Januar 1759. 

Kuer par estafette hieher gesandtes Schreiben vom 17. dieses habe 
Ich heute früh erhalten. Zuvorderst bin Ich surpreniret gewesen , aus 
solchem zu ersehen, wie Ihr aus dem, was Ich Euch vorher geschrieben, ' 
den Soupgon fasset , dass Ihr Feinde hättet , die bei Mir gegen Euch 
machinireten und Euch Meinen Unwillen zuzögen, welche Ihr selbst zu 
kennen glaubetet. Seid aber gewiss versichert , dass Ihr darunter sehr 
irret, und bitte Ich Euch, vernünftig zu sein und alle dergleichen ganz 
und gar ohngegründete Soupgons fahren zu lassen, um Euch einestheils 
damit nicht ohne die geringste Ursache selbst zu inquietiren und ohne 
einige Ursache zu allarmiren, anderntheils aber Mich damit zu behelligen. 
Ich gebe Euch Mein Wort, dass Ihr keine Feinde habet, noch Ich von 
einiger Ungnade gegen Euch etwas weiss; diesem könnet Ihr glauben. 
Wenn Ich aber eines und das andere erinnert habe, so hat Mir solches 
die gesunde Vernunft, und was ein jeder in dergleichen Vorfällen zu 
thun hat, an die Hand gegeben. 

Ich danke Euch übrigens vor die gegebene Nachrichten, dergleichen 
Ich öfters von Euch gewärtigen will, und da Ihr schweres Geschütze 
bei Euch habet, so hoffe Ich, dass Ihr Mir nächstens ein paar hübsche 
Nester, so vom Feinde noch zu Demmin und Anklam seind, liefern 
werdet. 

Nach dem Concept. F r i d C r i C h. 

10675. AN DEN OBERST VON DER HEYDE- IN COLBERG. 

Breslau, 22. Januar 1759. 

Es wollen Mich Briefe aus Polen benachrichtigen , dass , da die 
Schweden jetzo in der Enge getrieben worden, solche bei denen Russen 
sehr um Secours schrieen und von diesen die Versicherung erhalten 

1 Vergl. S. 16; Bd. XVII, 367. 401; vergl. auch Bd. XVII, 424. — 
2 Die eigenhändige Unterschrift lautet „Heyde", nicht „Heyden". 



39 — 

ätten, dass, wenn es ein starker Winter werden würde, dergestalt dass 
er Frost die Wege und Moräste practicabel machete, sie, die Russen, 
ilsdenn versuchen wollten, die Festung Colberg zuvorderst zu surpre- 
liren, um alsdenn denen Schweden hülfliche Hand thun und sich dorten 
n Meinen Landen souteniren zu können. 

Ob nun schon Ich Mühe habe, zu glauben, dass die Russen mit 

t orce dorthin was entrepreniren sollten, so habe Ich Euch doch diese 

Nachrichten hiermit communiciren wollen, auf dass Ihr beständig auf 

Airer Hut seid und alle Eure Präcautiones dagegen nehmet, dass Euch 

!er Feind, er komme stärker oder schwächer, nicht surpreniren könne, 

ondern Ihr gegen seine Entreprises, so er dort versuchen wollte, allert 

and vigilant seid, auch alles so präpariret habet, dass auf den Fall eines 

X'ersuches er darunter nochmals ' mit Schanden echouiren müsste. Ich 

eposire Mich darunter gänzhch auf Euch, wie Ihr dann auch deshalb 

lach Stettin und sonst mit dem Generalmajor von Malachowski cor- 

espondiren könnet. 

Nach dem Concept. Fridcrich. 

10676. AN DEN GENERALMAJOR VON MALACHOWSKI.» 

Breslau, 22. Januar 1759. 

Dem General von Malachowski werden die Nachrichten über die Pläne der 
Russen in der gleichen Weise wie dem Obersten von der Heyde3 mitgetheilt. 

Man hat Mir auch melden wollen, als ob die Russen eine beträcht- 
Hche Menge SchUtten anfertigen lassen, um sich deren bei festen Wegen 
oder Schnee zu einer Entreprise zu bedienen. Da Ich weiss , wie sehr 
Ich Mich auf Eure Yigilance verlassen kann , damit dergleichen Entre- 
prise nicht so leicht , noch so reussiren könne , ohne dass alles Zeit 
genug davon avertiret werde, so habe Ich doch vor gut gefunden, auch 
den Commandanten zu Colberg, Obristen von Heyde, davon zu aver- 
tiren, mit dem Ihr allenfalls darüber auch weiter correspondiren könnet. 

Weilen Ich aber demnächst auch in Erfahrung gekommen bin, dass 
die Russen viel Getreide zu Posen versammlen und durch Juden viele 
Vorräthe aufkaufen lassen , denen der Feldmarschall Fermor zum An- 
fang 1000 Dukaten auf die Hand giebet, das weitere aber in Terminen 
und so wie die Magazine nach und nach stärker werden , zu bezahlen 
verspricht, wozu denn die Juden in den Städten und auf dem Lande 
Bodens und Scheunen miethen , die mehrentheils ohne Bedeckung und 
nur verschlossen oder versiegelt seind, ausser dass ein kleines Detache- 
ment Kosacken zuweilen bei Posen herumstreifen soll: so wollen wohl 
intentionirte Leute in Polen glauben , dass zwei oder drei Escadrons 
Meiner Husaren nicht nur den weiteren Ankauf solcher Magazine ver- 

■ Vergl. Bd. XVII, 394. 395; vergl. auch S. 477. — 2 Malachowski befand sich 
nach seinen vorliegenden Berichten am 13. December in Stargard, am 26. Januar in 
Mannhagen (ostnordöstl. von Grimmen). (Vergl. auch Nr. 10699.) — 3 Vergl. 
Nr. 10675. 



40 

hindern, sondern auch das, was davon bereits zusammengebracht, rui- 
niren könnten. 

Ich habe Euch dieses alles deshalb umständlich communiciren wollen, 
damit Ihr überleget und allenfalls Eure Partie nehmet, ob Ihr meinet, 
von denen obstehender Maassen angelegten Magazinen diejenigen, so 
davon zunächst an Meinen Grenzen seind, überfallen und ruiniren zu 
können; welches, wenn es geschehen könnte, Mir ganz lieb sein würde. 

Nach dem Concept. F r i d e ri C h. 

10677. AU LIEUTENANT -GENERAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 22 janvier 1759. 

Je vous sais parfaitement gre de l'attention avec laquelle vous con- 
tinuez de m'informer de ce que vous venez d'apprendre des differents 
mouvements des troupes ennemies en Boheme , en consequence de 
votre lettre du 19 de ce mois. ' Portez toute votre attention pour 
6tre exactement informe et avec toute la promptitude possible de ce qui 
se passera de ce c6te-lä ä ce sujet, qui m'est de la derniere importance 
pour en 8tre bien instruit, et quant aux depenses que vous ferez en 
espions pour cela, et que vous ne menagerez, je vous en tiendrai compte. 
II pourrait bien arriver , si l'ennemi se jette lä avec toutes ou la plus 
grande partie de ses forces, que je serais oblige d'y envoyer des troupes 
d'ici ; et comme vous savez que le chemin d'ici jusque lä n'est pas de 
quelque peu de jours, veillez d'une grande attention sur tout, afin de 
m'avertir ä temps pour que je sache faire mes arrangements ä propos 
et au temps juste. 

J'approuve, au reste, que vous communiquez de tout cela avec mon 
fr^re Henri, ce que vous ferez egalement au prince Ferdinand de Brun- 
swick, ä qui je fais d'abord communiquer ce que vous m'avez appris. 

Nach dem Concept. " e Q e r 1 C. 



10678. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 22 janvier 1759. 

En consequence de ma derniere lettre, ^ j'ai cru bien faire de com- 
muniquer k Votre Altesse ce que les lettres du lieutenant-general comte 
de Schmettau viennent de m'apprendre encore. ^ II me marque qu'un 
de ses emissaires, homme sür, qu'il avait detache du cote de Pilsen, lui 
a assure ä son retour que, selon le dire de tout le monde en Boheme, 
l'armee ennemie dtait en mouvement, et que lui, emissaire , avait ren- 
contre le 14 janvier 4 regiments d'infanterie et 2 de cavalerie avec 

I Vergl. Ni. 10678. — 2 Vergl. S. 35. Anm. 4. — 3 Vcrgl. Nr. 10677. 



^ — 41 — 

leurs Canons, drapeaux et etendards sur le chemin vers Egra ' k un en- 
droit nomme Petrau.^ Ils avaient ete precedes d'un regiment de hus- 
sards habille de bleu. A Strackwitz ^ ^tait arrive un nouveau corps de 
Croates , k Schlaggenwald "* il y avait une boulangerie , et les magasins 
etaient ä Pilsen et Egra. II y avait un hopital tr^s considerable. 

Voilä tout ce que j'ai appris. Votre Altesse, en comparant ceci 
avec Ses autres avis qui Lui seront apparemment venus, demelera peut- 
etre mieux que moi encore le dessein que l'ennemi saurait avoir par ces 
mouvements, si ces nouvelles se confirment, que je Lui donne d'ailleurs 
telles que je les ai regues, et qui meritent au moins quelque attention, 
pour penetrer si l'ennemi medite un dessein contre Votre Altesse par 
r Eichsfeld ou autre part. 

Nach dem Concept. ^ F e d C r i C. 



10679. AU SECRßTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 24 janvier 1759. 

J'ai regu votre rapport du 13 de ce mois, qui m'a appris la triste 
nouvelle de la mort de la Princesse Gouvernante,^ dont j'ai ete tres 
sensiblement touche. 

J'en suis d'autant plus vivement afflige que je crains fort qu'apr^s 
son dec^s les nialintentionnes exiles et soutenus par la France ne remuent 
au possible pour porter les choses ä l'extremite entre les deux puis- 
sances maritimes/ afin d'abaisser et ruiner l'une par l'autre. Mais 
comme vous n'y saurez rien faire, il faut bien voir tranquillement quel 
train ces affaires prendront; et ce qui me soulage encore dans mes 
apprehensions , c'est que de voir les affaires d'une certaine fa^on entre 
les mains du digne prince Louis de Brunswick, ^ k qui vous ne man- 
querez pas de faire convenablement un compliment de ma part de la 
mani^re la plus afifectueuse que vous saurez imaginer. 

Nach dem Concept. ■t' 6 O e ri C. 



I Eger. — 2 Wohl Petschau , südlich von Karlsbad. — 3 Bei Schmettau 
Stracknitz. Es ist wohl Stabnitz, südöstl. von Eger, gemeint. DerlBericht Schmettau's 
liegt nur im Dechiffre vor; die Namen können daher leicht entstellt sein. — * Süd- 
westl. von Karlsbad. — 5 Ein Schreiben an Voltaire vom 23. Januar vergl. in den 
„CEuvres" Bd. 23, S. 23. — 6 Die Prinzessin war am 12. Januar gestorben. Mitchell 
berichtet, Breslau 24. Januar, an Holdernesse: „Yesterday His Prussian Majesty ac- 
quainted me with the death of Her Royal Highness the Princess of Orange. He 
appeared to be much affected with the news, and said he had lost in her one of his 
best friends , for whom he had the highest value and esteem. On this occasion, it 
may not be improper to acquaint Your Lordship that His Prussian Majesty had a 
parlicular admiration for Her Royal Highness, and used to take every opportunity to 
repeat her sayings and to commend her wisdom , spirit and conduct." [Nach der 
Ausfertigung im Public Record Office zu London.] Ueber die Krankheit der Prin- 
zessin vergl. S. 19 mit Anm. 5. — 7 Vergl. S. 35. — 8 Vergl. Nr. 10686. 



42 — 

io68o. AU CONSEILLER PRIVfi DE LEGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRfiTAIRE MICHELL A LONDRES. 

Breslau, 24 janvier 1759. 

Le rapport que vous m'avez fait du 9 de ce mois, vient de m'^tre 
rendu, et dont j'ai ete bien aise de voir que la negociation avec la 
cour de Hesse s'achemine de plus en plus ä une heureuse conclusion. ' 

Comme nous venons de recevoir la triste et fächeuse nouvelie de 
la mort de la princesse gouvernante douairi^re d'Orange, et que l'on 
m'assure que la crainte d'une brouillerie ouverte n'a pas laisse de häter 
sa mort, je crois qu'ä moins que le minist^re anglais ne sera bien sur 
sa garde pour menager sagement les differends entre l'Angleterre et la 
Rdpublique, il sera difficilement ä eviter que ces brouilleries ne par- 
viennent ä une rupture ouverte, au gre et selon l'intention de la France, 
qui voudrait profiter dudit moment facheux pour fomenter des divisions 
dans la Republique et porter les choses ä l'extremite entre les deux 
puissances maritimes. = Pour moi, j'en crains beaucoup pour les suites, 
d'autant que ces affaires sont extremement compliquees. 

Nach dem Concept. Fedcric. 

IG 681. AU LIEUTENANT- GENERAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 



Ochmettau berichtet, Dresden 22. 
Januar: „J'apprends de bonne part qu'on 
se fie beaucoup aux projets de la cam- 
pagne prochaine. Meme la petite cour 
est dans la confiance que la Saxe sera 
delivree , quoiqu'elle serait le thdätre de 
la guerre." 

Schmettau übersendet weiter die 
dem Prinzen Ferdinand mitgetheilten 
Nachrichten über die geplanten Unter- 
nehmungen der Oesterreicher , Franzosen 
und Russen . 3 



Nach dem Concept. 



Breslau, 25 janvier 1759. 

J'ai bien regu la lettre que 
vous m'avez faite du 22 de ce 
mois, et vous sais tout le gre pos- 
sible des nouvelles dont vous venez 
de m'informer, et qui m'ont paru 
aussi vraies qu'interessantes. D6s 
que vous aurez appris davantage 
de ces nouvelles , ne perdez pas 
un moment pour m'en avertir, et 
continuez aussi souvent qu'il vous 
en reviendra. 

Federic. 



10682. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

[Breslau, 25 janvier 1759.]* 
En combinant vos nouvelles et celles que je regois ä present, ^ qui 
sont Sans cela tr^s vraies, je vois clairement que le dessein des Frangais 
et des Autrichiens dans cette campagne est de penetrer par la Hesse, 



I Vergl. S. 3, 4. 29. — 2 Vergl. S. 34. 35. 41. — 3 Vergl. Nr. 10682. — 
* Das Datum nach dem Concept der Cabinetskanzlei. — 5 Siehe unten. 



4^ 

de rejeter le prince d'Ysenburg en arriere, pour aller droit en Saxe du 
cote d'Erfurt. Cela etant non seulement probable, mais encore certain, 
vous voudrez bien instruire le prince d'Ysenburg, pour qu'il concerte 
ses mouvements avec mon fr^re Henri, et qu'au cas que toute cette 
masse tombe sur moi, il me porte quelque secours, soit en contenant 
un des corps ennemis, soit m6me en leur venant ä dos et enlevant leurs 
magasins. J'apprends aussi pour certain que l'armde de Contades ne 
fera rien que quelques mouvements, pour contenir la votre ; en ce cas, 
je me flatte que vous fortifierez encore davantage le prince d'Ysenburg, 
afin qu'il puisse mieux resister; car si l'on pen^tre en Saxe et que l'on 
parvienne ä m'ecraser, le pays' de Hanovre est pris ä revers, et vous 
vous trouverez entre toutes ces armees dans une bien triste Situation. 
Je vous prie de me mander vos idees, non seulement ä moi , mais en- 
core ä mon frere, et je verrai si mon frere ne pourra pas chasser ces 
gens de Gotha et d'Erfurt. 

F e d e r i c. 

Un Corps' de 20000 Autrichiens se joindra ä l'armee de l'Em- 
pire et de Soubise et cetera. C'est la raison pourquoi ils defilent de 
la Boheme dans l'Empire et occupent Saalfeld, Erfurt et Gotha. Un 
autre corps d' Autrichiens formera une armee en Silesie, et les Russes 
doivent traverser la Sildsie pour entrer aussi en Saxe. 

Voilä ä peu pr6s ä quoi le projet de l'ennemi se peut reduire 
presentement. La marche des troupes mandee dans ma precedente^ se 
confirme. L'on peut compter sürement qu'il y a quelques projets en 
campagne, on le remarque trop ä la contenance des Saxons qui ne 
savent pas s'en cacher tout-ä-fait. 

Das Hauptschreiben nach dem eigenhändigen Entwurf des Königs; 3 die Beilage nach dem 
Concept. 



10683. AN DEN GEHEIMEN KRIEGSRATH EICHEL 
IN BRESLAU. 

[Breslau, 25. Januar 1759.]* 
Ks muss an Borcke nach Dresden geschrieben werden, er soll sich 
sputen, in kurzem so viel Geld zusammenzubringen, als nur möglich, 
und die Contributions voraus bezahlen zu lassen, damit, wann der Krieg 
dahin kömmt, ^ wir voraus gezogen haben. 

Eigenhändig. Fridcrich. 

I Die folgenden Mittheilungen sind dem Berichte Schmeltau's vom 22. December 
entnommen. Vergl. Nr. 10 681. — 2 Nr. 10678. — 3 Die Ausfertigung fehlt (vergl, 
S. 5, Anm. 3). Für das Hauptschreiben liegt auch ein nach dem Entwurf des 
Königs gefertigtes Concept aus der Cabinetskanzlei vor ; es enthält im Anfang noch 
die Empfangsbescheinigung des Berichts vom 18. Januar. — * Das Datum nach der 
auf Grund obiger Weisung abgefassten Ausfertigung. Zum 25. Januar vergl. auch 
im Nachtrag ein unter Papieren aus späterer Zeit nachträglich aufgefundenes Schreiben 
an Prinz Heinrich mit dem Datum „ce 25". — 5 Nr. 10682. 



44 

10684. AU LIEUTENANT- COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GL ATZ. 

Breslau, 25 janvier 1759. 

J'ai bien regu votre lettre du 23 de ce mois. Les diiferents ar- 
rangements que vous m'apprenez que les Autrichiens prennent, marquent 
absolument quelque projet dont ils meditent l'execution. C'est pour- 
quoi vous emploierez toute votre adresse et votre savoir- faire pour 
penetrer au possible ce projet et pdur en tirer les notions les plus pre- 
cises que vous saurez , afin de pouvoir m'instruire au plus tot mieux. 
Voilä ä quoi vous appliquerez ä present tous vos soins , et ne mena- 
gerez rien pour y bien reussir. 

F e d e r i c. 

Nach der Ausfertigung im Eaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10685. AN DEN OBERST VON HACKE IN GLOGAU. 

Breslau, 25. Januar 1759. 

Ich habe Euren Bericht vom 21. dieses erhalten und danke Euch 
vor die darin communicirte Nachrichten , so Ihr wegen derer Russen 
erhalten habet. Ihr habet auch ferner damit zu continuiren, wann Euch 
dergleichen noch weiter zukommen werden. Insonderheit wird es Mir 
Heb sein, wann Ihr durch gute und zuverlässige Leute mit aller Sicher- 
heit werdet erfahren können, ob die Russen zu Posen oder derer Orten 
weiter herum Magazine anlegen, und ob solchenfalls solche von einiger 
Consideration sein ; welches Ihr Mir alsdann so bald als möglich, jedoch 
auch mit aller Zuverlässigkeit, zu melden habet. 

F riderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10686. AU BRINGE LOUIS DE BRUNSWICK A LA HAYE. 

Breslau, 25 janvier 1759. 
Dans la sincere affliction que m'a causee la mort inattendue et 
prematuree de la princesse gouvernante douairi^re d'Orange, je n'ai pas 
peu ete console par la lettre qu'il a plu k Votre Altesse de me faire ä 
ce sujet le 14 de ce mois, et Elle me rend veritablement justice de 
croire que je regrette am^rement, par le dec^s de cette grande et digne 
princesse, la perte d'une amie dont j'ai toujours admire les talents et ] 
les qualites eminentes. Les sages dispositions de feue la princesse au ' 
sujet de sa famille contribuent encore k ma consolation et surtout de 
voir que l'execution en a ete remise entre de si sages et habiles mains 
que Celles de Votre Altesse , dont je ne saurais que me promettre les 
effets les plus heureux. ' J'en felicite Votre Altesse de bon coeur et 

I Prinz Ludwig war zum Vormund des jungen Prinzen Wilhelm V., zum Ad- 
ministrator der Güter des Hauses Oranien und zum Generalkapitän und General- 
admiral der Republik bestellt worden. 



45 

Ulis prie d'etre tr^s assure que je contribuerai toujours de ma part, 

\ec beaucoup de satisfaction et autant qu'il me sera possible , au bien 

i au bonheur de la famille; je plains seulement que les circonstances 

cmbarrassantes oü je me trouve actuellement, ne me permettent pas de 

m'y employer ä present avec autant de z^le et d'empressement que je 

nie sens par inclination : mais je mets toute ma confiance dans l'habi- 

lete de Votre Altesse, et je suis persuade qu'EUe fera tout au monde, 

non seulement pour conserver ä la famille de feue la princesse toute 

i dignitd et le lustre qui lui est du, mais d'entretenir aussi egalement 

la Republique dans ses bons sentiments envers ses allies les plus na- 

turels, et dont la bonne cause' commune sera toujours inseparable des 

interets ventables et fondamentaux de la Republique. 

Nach dem Concept. F e d e t i C. 



10687. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 25 janvier 1759. 

Je suis bien satisfait de l'attention et de la diligence que vous em- 
ployez pour m'informer de tout ce qui arrive ä vos lieux, apr^s l'ev^ne- 
ment fächeiix de la mort de la Princesse Gouvernante, et je vois avec 
plaisir que les choses se sont passees jusqu'ici bien tranquillement. 
Comme je connais , la prudence consommee du prince Louis , je com- 
mence ä esperer que le susdit ev^nement n'entrainera pas d'aussi mau- 
vaises et prejudiciables suites pour la bonne cause commune qu'on en 
devait craindre d'abord. Et quoique je ne sois pas encore sans ap- 
prehensions que les Fran^ais et leur parti ne remueront au possible, 
pour brouiller la Republique et pour mettre de la zizanie entre eile et 
l'Angleterre,' je me flatte cependant que les talents du Prince trouveront 
moyens de prevenir tous ces maux, pourvu que l'Angleterre secondera 
un peu ses soins. 

Voici la reponse^ que j'ai faite sur la lettre du prince Louis que 
vous m'avez envoyee ä la suite de votre derni^re depeche du 15 de 
ce mois. 

Nach dem Concept. 3 F C d C r 1 C. 

10688. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Wobersnow berichtet, Breslau 24. December: „Der in Ew. Königl. Majestät 
Diensten nunmehro befindliche französische Capitaine de Jeney* hat mir hierbei- 
koimmendes Project zugestellet und lieget mich inständigst an, solches Ew. Königl. 
Majestät alleranterthänigst zu überreichen." 

I Vergl. S. 42. — 2 Nr. 10686. — 3 Ein Cabinetsbefehl an Hellen vom 
30. Januar handelt über einen gewissen Sechehaye , der sich erboten , Nachrichten 
über die Maassregeln des Wiener Hofes einzuliefern ; der König lehnt seine Dienste 
ab. — 4 Ein protestantischer Edelmann aus Siebenbürgen. Vergl. S. 32; Bd. XVII, 454. 



46 — 

„Projet pour allumer la r^volte dans la principaute de 
Transyl vanie. 

Der jetzige Gouverneur in Siebenbürgen ist der Graf Kemeny, „un homme de 
beaucoup d'annbition et extremement passionne a l'independance" . . . 

„11 n'en faut pas douter qua la Porte Ottomane n'en demandera pas mieu\ 
qu'un des pretendants a ladite principaute — comme les comtes de Kemeny, Ken- 
deffy et Barcsai — venait ä rechercher la protection de la Porte et ä se rendre 
tributaire. 

„La reine de Hongrie etant eii guerre , le moment est favorable ä l'objet, et 
pour disposer ledit comte de Kemeny ä faire sa demarche aupr^s [de] la Porte, 
l'auteur du projet s'en chargera. A cet effet il se rendra en Valachie, d^s que Sa 
Majeste [le] trouvera ä propos, et par ce canal il s'abouchera avec ledit comte. 11 ne 
connait que trop les sentiments du comte de Kemeny : lui et le petit peuple voudront 
que ce füt d^jä , mais ni Tun ni l'autre de leur chef n'oseront pas entamer, crainte 
de la mauvaise suite." 

Es wird die Pforte gewonnen werden müssen, um 20CX)0 Mann Hülfstruppen 
zu stellen, „pour retabljr dans la principaute le comte de Kemeny," 

„D^s que le secours paraitra aux fronti^res de Transylvanie, il n'en faut pas 
douter que tout le peuple se soul^vera, dont le nombre en peu de jours pouvait 
s'augmenter ä 50000 hommes armes: la principaute est tr^s peuplee , et eile est 
abondante en fourrages et vivres. 

„De plus, la Transylvanie est entouree, de tout cote, de bois et de montagnes : 
le secours de la reine de Hongrie qu'elle enverra contre les revoltes, ne pourra percer 
qu'avec la perte de la moitie de son armee. II n'y a du cote de Hongrie que quatre 
passages qu'on peut boucher avec des abattis des arbres tellement qu'avec 5000 on 
arretera 100 000 hommes. 

„C'est pourquoi ces 20000 hommes n'est que trop pour y attirer la moitie de 
l'armee de la reine de Hongrie, et cette aventure l'obligera de faire une paix honteuse 
avec Sa Majeste. 

„Or, si Sa Majeste voudra faire entamer la revolte par Sa protection, moyennant 
4000 hommes de troupes reglees, on pourra reussir, pourvu que la Porte soit con- 
tente, et, en passant par Pologne , on pourra former plusieurs corps , sans arreter 
la marche." 

Breslau, 25. Januar 1759. 

Das Projet des Capitaine de Jeney, so Ihr Mir mit Eurem Schreiben 
vom 24. dieses cornmuniciret habet, scheinet Mir zwar ganz gut und wohl 
ausgedacht zu sein , und habt Ihr ihm von Meinetwegen deshalb zu 
danken, die Schwierigkeit bei der Execution aber ist, dass zuvorderst, 
wie Ihr wisset, Ich von Meinen Truppen nichts eparpiUiren kann, und 
dass, was demnächst die Pforte anlanget , es jetzo schon in der Saison 
gegen die Campagne zu späte sein würde, jemanden nun allererst dahin 
zu schicken, der denen Türken solches goutiren machte, und dass sie 
sich dazu noch zu rechter Zeit, und da wir dadurch soulagiret werden 
könnten, wirklich arrangireten ; nicht zu gedenken , dass auch gewisse 
Liaisons in dem Lande e7i question mit vieler Behutsamkeit und Secret 
würden menagiret werden müssen , so alles vorjetzt wegen der Zeit zu 
späte, obgleich sonst practicable sein dürfte. 

Nach dem Concept. F r i d e r i c h . 



A7 

0689. AU CONSEILLER PRIVfi DE L^ATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRETAIRE MICHELL A LONDRES. 

Breslau, 26 janvier 1759. 

... Je me borne cette fois - ci de vous dire qu'autant que toutes 

•s nouvelles que nous avons de l'ennemi, conviennent, les Fran^ais et 

s Autrichiens travaillent avec toute la diligence possible pour ouvrir au 

las tot mieux la campagne, et je crois voir assez clairement que leur 

iessein est de penetrer par la Hesse, pour aller droit en Saxe du cote 

Erfurt. Cela arrivant, je crois que la cour de Londres voudra bien 

Listruire le prince d'Ysenburg, pour qu'il concerte ses mouvements avec 

lon frdre le prince Henri, qui commande mon corps d'armee en Saxe, 

fin de pouvoir d'autant mieux s'opposer ä cette masse d'ennemis , en 

prenant ses concerts avec le susdit prince d'Ysenburg; car si l'ennemi 

penetrait en Saxe et parvenait ä ecraser lä mon fröre , le pays de Ha- 

novre serait pris ä revers , et le prince Ferdinand se trouverait entre 

toutes ces armees ennemies dans une Situation bien embarrassante , en 

attendant que j'aurais les forces de Russie et celles des Autrichiens 

sur les bras. 

Nach dem Concept. J^ e Cl C 1 1 C. 

10690. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 26. Januar 1759. i 
Ich habe Euren Bericht vom 20. dieses erhalten, aus welchem Mir 
dann recht lieb zu ersehen gewesen, dass Ihr auch mit der Stadt Anlclam 
fertig seid , und dass solches auf gleiche Art, wie solches vorhin schon 
mit Demmin geschehen , genommen worden. ' Ich werde auch die 
nähern Umstände deshalb von Euch noch nächstens gewärtigen. Es 
decidiret solches zwar den Krieg nicht, inzwischen ist es dennoch allemal 
gut, weil die kriegesgefangene Garnisons den Feind so viel an Mann- 
schaft schwächer machen . . . ^ 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



I Dem Generallieutenant von Manteuffel dankt der König, Breslau 25. Januar, 
für den Bericht über die „geschehene Uebergabe der schwedischen Garnison zu 
Demmin als Kriegesgefangene" und gratulirt dem General „wegen dieser von Euch 
abermalen so wohl ausgeführten Entreprise". Manteuffel erhält den schwarzen Adler- 
orden , „da Ich von denen treuen und geschickten Diensten , so Ihr Mir bei allen 
Gelegenheiten erwiesen, auch insonderheit von der Conduite, so Ihr währendem jetzigen 
Kriege jedesmal gehalten, sehr zufrieden bin", und „werde Ich bei allen Gelegenheiten 
Euch noch weiter die Marquen Meines gnädigen "Vertrauens und Meiner Zufriedenheit 
von Euch geben und darthun". — 2 Die Capitulation von Demmin vom 17. Januar 
vergl. in den Danziger „Beyträgeh" Bd. VI, S. 754 ff. ; die Capitulation von Anklam 
vom 21. Januar ebenda S. 761 ff. — 3 Das von Dohna vorgeschlagene Avancement 
des Obersten von Schlabrendorff zum Generalmajor wird bis zum künftigen Frühjahr 
hinausgeschoben 



48 

10691. AN DEN GENERALMAJOR VON WEDELL. » 

Breslau, 27. Januar 1759.2 

Ich habe Euer Schreiben vom 22. dieses erhalten und daraus mit 
vieler Zufriedenheit ersehen, welchergestalt Ihr nunmehro Eure im An- 
haltschen aufgehabte Commission^ völlig geendiget habet. Ich bin auch 
von allem dem , so Ihr deshalb noch meldet , sowie überhaupt von der 
sehr guten Art, mit welcher Ihr Euch davon acquittiret habet, sehr zu- 
frieden und danke Euch zugleich vor alle Eure darunter genommene 
Bemühung. 

Dass Ihr sonsten nach Meines Bruders , des Prinzen Heinrich 
Liebden , Disposition die bei Euch gehabte Bataillons und Escadrons 
jede ihrer Orten abgeschicket habet, solches ist recht gut; so approbire 
Ich auch, dass Ihr sogleich darauf nach Berhn abgereiset seid, um Euch 
daselbst kuriren zu lassen, '^ wozu Ich Euch dann um so mehr allen 
Success anwünsche, damit Ihr sodann bald wiederum auf Euren ander- 
weiten Posten kommen könnet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im WedeH'schen Familienarchiv zu Ludwigsdorf in Schlesien. 



10692. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 28. Januar 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 23. dieses erhalten und aus solchem 
und dessen Beilagen recht gerne ersehen , was Ihr von der Uebergabe 
und Einnahme der Stadt Anklam gemeldet habet. Ich bin auch inso- 
weit aus denen von Euch angeführten Ursachen ganz wohl davon zu- 
frieden , obschon Ich noch kein Exempel von dergleichen Capitulation ^ 

I Die Berichte WedeH's aus dem Januar 1759 fehlen sämmtlich. — 2 Durch ein 
vorangehendes Schreiben vom 13. Januar war General Wedell angewiesen worden, 
von den aus Dessau zu stellenden Rekruten 200 Mann zu erlassen. „Ihr sollet in- 
dessen aber doch eine acte de generosite machen, dass Ich solche 200 Mann von dem 
Quanto aus Egard vor den Fürsten erlassen hätte." Auf dem Schreiben des Fürsten 
von Anhalt-Bernburg-Schaumburg, d. d. Schaumburg 21 . Januar 1759, findet sich am 
Rande die Weisung zu einer Antwort an den Fürsten : „Que Sa Majeste ne doutait 
pas que le general de Wedell n'eüt tout fait pour ne pas lui donner de justes sujets 
de plaintes , autant que les circonstances l'avaient voulu permettre." — 3 Vergl. 
Bd. XVIT, 385. — * Am 13. hatte der König an Wedell geschrieben, er wolle ihm 
sehr gern den erbetenen Urlaub bewilligen, um nach Berlin zu gehen „und Euch da- 
selbst der Euch nöthigen Kur zu bedienen. Ihr sollet Euch alsdann auch nur die er- 
forderliche Zeit dazu geben und Euch in Berlin bestmöglichst kuriren und verpanzern 
lassen, um Eure Gesundheit nach aller Möglichkeit herzustellen und Euch gegen 
weitere Anfalle zu präserviren ; denn Ich Eurer dieses Jahr in Meinem Dienst noch 
sehr nöthig habe und darunter noch sehr auf Euch rechne". [Wedell' sches Familien- 
archiv zu Ludwigsdorf.] Ein Schreiben an Wedell vom 31. Januar siehe bei Preuss, 
Friedrich der Grosse, Urk.-Buch Bd. II, S. 56. 57. Fälschlich dort vom 21. datirt. 
— 5 Es war bestimmt worden, dass die als kriegsgefangen geltende Garnison, soweit 
sie aus Nationalschweden und Dalekarliern bestand , nach Schweden transportirt 



49 

vorhin gesehen habe. Da Ihr bei solcher Gelegenheit eine gute Anzahl 
Pferde auch Wagens mitbekommen habet, so müsset Ihr mit erstem 
Eure Husaren , so viel es angehet , remontiren , auch wohl einige , so 
dazu tüchtig seind, zu Dragonerpferde mit employiren, das übrige aber 
bei Eurer Artillerie und Proviantfuhrwesen mit gebrauchen. 
( Was den von Euch angeführten Abgang an Munition zur Eeld- 
artillerie anbetrifft , da muss zuvorderst ordentlich specificiret werden, 
was und wie viel deshalb nöthig ist, damit Ich deshalb die behörige 
Ordres ertheilen könne. So viel aber Eure zu errichtende Magazins 
zur Subsistance des Corps d'armee in künftiger Campagne anlanget, da 
müsset Ihr sogleich darauf denken und zu solcher brav Mehl, Korn, 
auch Fourage und alles aus Schwedisch Pommern und aus dem Mecklen- 
burgschen mitziehen, mithin Euch, wie Ich schon vorhin erinnert habe, 
Eure Magazins selbst machen , alles aber nach Stettin bringen lassen, 
als woselbst der beste und convenableste Ort zu Anlegung eines Haupt- 
magazins ist. Ich glaube mithin , dass , wenn mit Fleiss dazu gethan 
wird, Ihr gar bald werdet an und über 4000 Wispel Mehl und ein paar 
tausend Wispel Haber nach Stettin bringen lassen können, welches, dass 
es angehet. Ich gar nicht im geringsten zweifele. 

Im übrigen sollet Ihr Mir schreiben, wie stark dann nunmehro das 
schwedische Corps d'armee dorten sein könne, dann der Abgang davon 
doch beträchtlich sein muss , da wir in beiden Plätzen Demmin und 
Anklam auf 2500 Kriegesgefangene bekommen, sonsten auch vorhin an 
dergleichen bei verschiedenen Gelegenheiten ohngefähr an 500 Mann 
erhalten haben, die Desertion bei ihnen bekannter Maassen zeither stark 
gewesen und also wohl an 1000 Mann zu rechnen ist, ausserdem sie an 
Kranken wenigstens ebenso viel haben müssen und also Meines Er- 
messens der ganze Rest 14000 Mann ausmachen kann. Wornach Ihr 
Euch wohl zu erkundigen und Mir davon, so viel möglich, mit Zuver- 
lässigkeit zu berichten habet. 

P. S. 

Auch habe Ich Euch hierdurch nur noch, jedoch nur zu Eurer 
alleinigen Direction, auch nur als eine an sich noch nicht gewisse noch 
ausgemachte Sache communiciren wollen , wie dass Ich nicht glaube, 
dass Ihr wegen kommender Campagne mit Eurem ganzen unterhabenden 
Corps dortiger Orten werdet stehen bleiben, sondern dass vielleicht nur 
der Generallieutenant von Manteuffel (als mit welchem allein Ihr hieraus 
communiciren könnet) mit ohngefähr 6 bis 8000 Mann da stehen bleiben 
wird, um die Schweden zu conteniren, Ihr aber mit dem übrigen Corps 

werden solle unter Verpflichtung , in diesem Kriege nicht wieder gegen Preussen zu 
kämpfen. Dohna führte als Ursache für dieses Zugeständniss an, dass durch die ent- 
lassenen Soldaten die Gährung in Schweden gegen die Kriegspartei verstärkt werden, 
und dass man preussischerseits dadurch die Kosten für Unterhalt und Verpflegung 
der Kriegsgefangenen sparen würde. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 4 



50 

werdet nach Sachsen marschiren und zu meinem Bruder , des Prinz 
Heinrich Liebden, werdet stossen müssen; denn da man wissen will, 
dass die Russen auf Schlesien und gegen Sachsen marschiren und da 
operiren wollen, so werde Ich solchenfalls Meine Corps zusammenhalten 
müssen. 

Es ist dieses aber, was Ich Euch hiervon schreibe, noch gar nichts 
positives, sondern alles bis dato nur Muthmaassungen und eine generale 
Idee, die Ich Euch nur vorläufig im Vertrauen communicire. Indessen 
Ihr wohlthun werdet, alles überall nunmehro sowohl bei der Artillerie 
und dem Artillerietrain, als auch bei [dem] Proviantfuhrwesen der Armee 
und derer Regimenter alles bald wieder in gehörigem Stande setzen, 
auch , was wegen der Mundirungen und überall sonsten nöthig ist, be- 
sorgen zu lassen , damit alles im Stande komme , zumalen da ausser 
Zweifel auch dorten die Winterquartier-Douceurgelder schon ausgezahlet 
sein werden. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10693. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON ZIETEN.^ 

Breslau, 28. Januar 1759. 

Der König dankt für die Nachrichten im Rapport vom 27. Januar. Zieten 
soll mit dergleichen Meldungen „öfters conlinuiren" und sich alle Mühe geben, alles 
dasjenige in Erfahrung zu bringen, was in seinen „Nachbarschaften und sonsten feind- 
lichen Orten passiret". 

Dass der Feind eine so starke Armee in Mähren zusammenziehen 
wolle, als Euch angezeiget worden, ^ solches habe noch Mühe zu glauben, 
weil sonsten schon mehr von Truppen dorten sein müsste, als wie noch 
bisher dorten ist, denn bis dato noch das meiste vom Feinde zwischen 
Eger und Prag stehet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Zieten'schen Familienarchiv zu Wustrau. 



10694. AU LIEUTENANT -GENfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 28 janvier 1759. 

J'ai regu la lettre que vous m'avez faite du 24 de ce mois, et vous 
remercie de tout ce que vous avez bien voulu me communiquer de 
nouvelles. Quant ä celle qu'il se trouvait actuellement assemble un 
Corps des troupes ennemies de 20000 hommes aux environs de Rum- 

I Zielen' s Berichte im Monat Januar sind aus Landshut datirt. — 2 Zieten 
hatte, Landshut 27. Januar, gemeldet: „Die Absicht des Hofkriegesraths soll gegen- 
wärtig sein, frühzeitig in Oberschlesien eine Armee von 70 bis 80000 Mann bei-i 
sammen zu haben, um gegen denen diesseitigen Operationen bereit zu sein." 



51 — 

bürg, Schluckenau p. p. , j'avoue que j'ai de la peine ä croire qu'on 
ait rassemble tant de troupes de ce c6te'-lä, et ne comprends d'oü on 
aurait les tirees, tandis qu'on voudrait faire ses plus grands effprts d'un 
autre cote. ' Je me repose , cependant , sur votre vigilance que vous 
n'oublierez rien pour avoir de bons et prompts avis sur tout ce qui regarde 
les mouvements de rennemi, afin de pouvoir m'en instruire exactement. 

Nach dem Concept. Federic. 

10695. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 28 janvier 1759. 

La lettre que Votre Altesse m'a faite du 20 de ce mois, m'a ete 
fidelement rendue, et c'est un cas assez heureux pour moi que nos 
ennemis ne savent pas encore se decider sur leur plan d'operations pour 
la campagne prochaine, puisque cela me donne le temps d'achever tous 
les arrangements qu'il me faut, et dont vous ne sauriez vous guere re- 
presenter combien j'en suis surcharge et accable , afin de tout mettre 
en ordre. Je voudrais bien parier que les armees sous Contades et sous 
Soubise, toutes deux prises ensemble, n'iront pas le printemps qui vient 
au delä du nombre de 100 000 hommes. 

Je suis sur le point de faire un voyage ä l'encontre de mon frere 
Henri ^ ä un rendez-vous que je lui donnerai ä moitie chemin, afin de 
lui parier de nos affaires en Saxe et pour concerter si nous ne pourrons 
pas tenter quelque entreprise toute ä l'imprevu sur l'ennemi du cote de 
Gotha et d' Erfurt. ^ J'en veux bien vous avertir d'avance, mais vous 
supplie bien de n'en vouloir pas parier mot ä änie qui vive , pursque 
le succ^s en dependra absoluraent du secret qu'on menagera sur l'entre- 
prise; mon fr^re Henri en correspondra avec vous. Le prince d'Ysen- 
burg nous pourra en quelque fagon etre en aide, et un heureux succds 
lui sera aussi utile qu'ä, nous, arretera l'ennemi, pour ne pas pouvoir 
faire sitot de nouveaux progres, et fera gagner du temps ä nous tous. 

Nach dem Concept. ^ e U e r 1 C. 

10696. AU CONSEILLER PRIVfi DE L^GATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Breslau, 30 janvier 1759. 
C'est avec bien de la satisfaction que j'ai appris par votre rapport 
ordinaire du i6 de ce mois la conclusion du nouveau traite de sub- 
sides avec la cour de Hesse au contentement des deux parties con- 
tractantes. * 

i Vergl. S. 43. 47. — ^ Vergl. auch im Nachtrag das Schreiben „ce 25". — 
3 Vergl. S. 43. — 4 Der englisch- hessische Subsidienvertrag wurde am 17. Januar in 
London geschlossen. Gedruckt in Wenck, Codex juris gentium, Bd. III, S. 201 — 205. 
Vergl. auch oben S. 42 mit Anm. i. 

4* 



— 52 

Mes voeux ä ces sujets auraient ete accomplis, si en meme temps 
j'aurais pu apprendre ime heureuse conciliation des differends de mer, 
surtout avec la Hollande, ^ chose qui me tient encore dans des appre- 
hensions fort desagreables , et dont je souhaiterais bien qu'il se trouvat 
un moyen de l'accommoder amiablement au plus tot mieux, et c'est ä ce 
sujet que je compte pour un vrai et grand malheur la mort de feue la 
Princesse Gouvernante. = 

Comme, depuis quelque temps, j'entends parier beaucoup des arme- 
ments du roi de Deux-Siciles , tout comme de celui de Sardaigne, vous 
me ferez plaisir de me marquer exactement si l'on en sait plus de de- 
tails en Angleterre qu'on n'en sait ici, et si la cour de Londres y est 
pour quelque chose ; quand ceci serait , j'en serais bien aise , raais je 
voudrais au moins etre confidemment instruit jusqu'oü cela allait. ^ 

Nos nouvelles se confirment, et autant que j'en peux juger, jusqu'ä 
present, je les estime fondees, que les Autrichiens et les Fran^ais veulent 
porter toute leur force , la campagne qui vient , vers la Saxe, * et que 
les derniers ne veulent agir que defensivement au Rhin. Dans ce cas-lä, 
j'esp^re qu'on donnera des ordres en Angleterre qu'au moins le prince 
d'Ysenburg agisse de concert alors avec mon fr^re le prince Henri, pav 
ces [raisons] que je vous ai dejä communiquees;^ et comme j'ai vu, il 
y a quelque temps, une lettre d'un des ministres de Hanovre, en con- 
sequence de laquelle ceux-ci paraissent etre en apprehension qu'il n'y 
ait un plan entre les Frangais et les Suedois, selon lequel les derniers 
doivent marcher par le Mecklembourg vers l'Elbe , afin de se joindre 
aux Premiers par le Hanovre, ^ j'ai bien voulu vous informer que, dans 
le moment präsent, mon gdneral Dohna a rejetd toute l'armee suedoise 
dans Stralsund et sur l'ile de Rügen, qu'il vient de leur reprendre les 
villes de Demmin et d'Anklam, que les Suedois avaient passablement 
fortifiees, que les deux garnisons ont ete faits prisonnieres de guerre, et 
que, par lä et en d'autres petites rencontres, nous leur avons pris jusqu'ä 
4000 hommes. Et comme, d'ailleurs, la desertion a ete tres forte parmi 
eux, et qu'ils souffrent beaucoup par les maladies, je crois leurs troupes 
fort diminuees et reduites ä 14000 hommes ä peu pr^s, en sorte que 
le senat de Su^de trouvera infiniment de difficultes de les retablir. 

Au surplus, je veux bien vous dire, quoique dans la derni^re con-^ 
fidence , que je suis actuellement occupe d'un plan pour faire susciter 
en Su^de meme une espdce de revolte, ^ qui au moins doivent^ de- 



' Vergl. S. 42. 45, — 2 Vergl. S. 41. 42. 45. — 3 Mitchell berichtete, Breslau 
31. Januar, an Holdernesse , der König habe ihn gefragt, ob er Nachrichten über 
den König von Sardinien habe. The King „said , he should be glad to know 
if there were any hopes of his making a diversion as had been reported". [British 
Museum.] — 4 Vergl. S. 43. 47. — 5 Vergl. Nr. 10689. — 6 Vergl. S. 36. — 
7 Vergl. Nr. 10697. — 8 So. Im Dechiffre der Ausfertigung statt des Relativsatzes: 
l'on y doit demander etc. 



53 

mander ä cors et ä cris^ la convocation d'une Diete extraordinaire, 
quand meme je dus employer quelques sornmes en argent k cette fin. 

Nach dem Concept. ^ Fedcric. 



10697. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Breslau, 30 janvier 1759. 
Vous savez combien il me doit importer de pouvoir mener les 
affaires en Suede ä ce qu'il ysoit convoque une Di^te extraordinaire, 
pendant que les esprits sont en Fermentation sur les maiivais succ^s de 
leur guerre ; je suis meme fache que je n'aie pu adopter les idees que 
vous m'aviez suppeditees ä ce sujet, ^ par les raisons que je vous mar- 
quai alors. Mais comme j'ai songe depuis ä d'autres moyens pour 
arriver ä ce but, voici l'idee qui m'est venue, et que vous tächerez de 
votre mieux de mettre en ex^cution ; c'est que je vous ferai compter 
pour cet usage la somme de 40 000 ecus , et vous vous concerterez, 
Sans perdre du temps, avec le comte Hordt/ tout comme avec le comte^ 
Wrangel,^ pour se procurer des gens qu'ils sauront envoyer en Su^de, 
munis de cet argent, pour y exciter dans les provinces les plus propres 
ä ce sujet, par leurs inspirations , accompagnees de largesses, soit une 
revolte contre les senateurs du parti contraire, soit des cris apres la 
convocation d'une Diete extraordinaire, afin que je me voie par la de- 
barrasse d'un ennemi au moins d'un cöte. Je crois que la grande ferrnen- 
tation qui regne actuellement parmi les esprits en Su^de, avec les pertes 
que les troupes suedoises ont souffertes ä l'occasion de la prise de Demmin 
et d'Anklam, et qui pourront aisement aller, inclusivement les deserteurs 
et les malades, jusqu'ä 5000 hommes, pourront beaucoup favoriser notre 
dessein, pourvu que nous ne trainions pas l'execution, et que nous nous 
y prenions bien ä profiter des moments favorables. C'est pourquoi vous 
vous arrangerez d'abord avec les susdits comtes Hordt et Wrangel, afin 
de convenir d'un plan ä ce sujet, et qu'ils se procurent des gens propres 
et habiles pour le mettre en execution. 

Nach der Ausfertigung. ^ 6 Q e r 1 C. 



I So. Gewöhnlich: a cor et ä cri. — 2 Durch einen Cabinetsbefehl , Breslau 
30. Januar, wird Benoit, der preussische Vertreter in Warschau, angewiesen, alles zu 
berichten , was er über die ottomanische Pforte und die Bewegungen der Türken er- 
fahren könne. Die Pässe eines aus Konstantinopel zurückgekehrten Boten befiehlt 
der König ihm zu übersenden , da sie bei Benoit nicht sicher genug aufbewahrt 
seien. — 3 Vergl. Nr. 10631. — 4 Vergl. Bd. XVII, 454. — 5 Wrangel war Baron. 
— 6 Vergl. Bd. XVII, 238. 239. 365. 



54 

10698. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 31 janvier 1759. 
Mes gens en Saxe ayant intercepte une lettre qu'un des officiers 
saxons aupres de l'armee fran<jaise vient d'ecrire ä un homme de qua- 
lite , son anii , je n'ai pas voulu manquer de la communiquer ä Votre 
Altesse, parceque son contenu m'a paru meriter quelque attention, et j 
qu'elle confirme assez ce que j'ai presume. La voici de mot en mot: 

„A Katzenelnbogen ^ ce 14 janvier. 

„Quoique vous me marquiez dans votre lettre que vous n'esperez 
pas de longtemps de me voir, j'esp^re avoir cet honneur-lä la cam- 
pagne prochaine sürement, car le plan est qu'ä la sortie des quartiers 
d'hiver nons marcherons avec l'armee du prince de Soubise, de meme 
que nos 4 regiments de dragons et 2000 pandours, qui fera en tout 
une armee de 40 000 hommes , droit en Saxe ; et soyez assure que 
nous aimons trop les interets de notre maitre pour que nous perdions 
tous plutot notre vie, ou nous delivrerons la Saxe de l'ennemi. Nous 
attendons avec impatience qu'on entre en campagne." 

Federic. 

P. S. 

L'afifaire touchant mon artillerie que vous avez autrefois fait venir 
de Tcenning contre une evaluation en argent selon un certain prix, ^ 
n'etant pas encore reglee ni l'argent paye, j'ai bien voulu en faire Sou- 
venir Votre Altesse , pour qu'EUe ait soin ä ce que cette affaire soit 
finie, d'autant que vous savez que je ne suis pas ä present dans une 
opulence d'argent. 

Comme j'ai Charge mon lieutenant - colonel de Collignon de faire 
bon nombre de recrues pour mon armee dans quelques contrees de 
l'Empire , je le recommande avec instance k la protection de Votre 
Altesse , dans le cas qu'il en aura besoin. Si, d'ailleurs, vous voudrez 
l'aider en quelque fagon, afin qu'il [eüt] bientot son nombre de recrues 
complet, j'en aurai une Obligation tr^s particuliere ä Votre Altesse de 
l'amitie qu'Elle me marquerait par lä. 

Nach dem Concept. 



I Südösll. von Nassau. — 2 Vergl. Bd. XVI ,168. An Finckenstein ergeht ; 
am 21. der Befehl, den preussischen Residenten Hecht in Hamburg anzuweisen, dass 
die in Tönning etwa noch befindlichen Geschütze nach Magdeburg geschafft werden 
sollten ; der Transport könne völlig zu Wasser geschehen „pendant un hiver aussi doux 
que celui que nous avons". 



— 55 — 

10699. AN DEN GENERALMAJOR VON PLATEN^ UND 
AN DEN OBERSTEN GRAF HORDT.^ 

Breslau, 31. Januar 1759. 
Ich werde benachrichtiget, als ob die Russen eigentUch nicht in 
osen oder nach denen schlesischen Grenzen zu, sondern vielmehr zu 
riedland, Schneidemühl , Czainskow,^ Cosesen"* und Kron^ Magazins 
anlegten, bei welchen sie aber keine oder doch sehr geringe Bedeckung 
1 essen , sondern solche nur mehrentheils auf Bodens oder in Scheunen 
erschlossen hielten. Daferne nun solches richtig und wahr ist, wornach 
Ihr Euch zuvorderst unter der Hand erkundigen müsset, so befehle Ich 
hierdurch , dass Ihr solches nicht leiden , sondern vielmehr Eure An- 
stalten so disponiren sollet, um ohnvermuthet auf dergleichen Magazins zu 
lallen und solche zu ruiniren. Wornach Ihr Euch dann zu achten habet. 
Uebrigens werdet Ihr auch aus der abschrifthchen Anlage er- 
gehen, was Ich wegen dergleichen und anderer Nachrichten vorhin 
in den Generalmajor von Malachowski geschrieben habe,^ in der Mei- 
nung , dass derselbe noch mit seinem Regiment der Orten stünde ; 
nachdem Ich aber nicht ohne Befremden aus dessen Antwort vom 26. 
dieses dessen schon geschehenen Rückmarsch ersehen müssen, so kann 
Ich nicht umhin , Euch hierdurch dasjenige überall zu recommandiren, 
was Ich sonsten demselben aufgetragen und recommandiret hatte. ^ 

Nach dem Concept. Friderich. 



10700. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 31. Januar 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 25. dieses erhalten und gebe Euch 
darauf in Antwort , wie Ich zwar Euren Vorschlag, und wenn Ihr da- 
durch gewiss zu Meinem Zweck zu gelangen glaubet, genehm halten 
will, dass nämlich im Mecklemburgischen freiwillige Werbeplätze für die 
dortige Regimenter angeleget werden, um sich gegen geringes Handgeld 
vöUig zu completiren. Es können aber dazu die vacanten Gelder nicht 
genommen werden, als welche der Generalkriegeskasse gehören und zu 
solcher ordenthch berechnet und bezahlet werden müssen: dahergegen 
Ich geschehen lassen will, dass Ihr dorten von dem Lande Werbegelder 
einfordert und zu erwähntem Behuf verwendet. Dabei Ihr die grossen 
und reichen Familien im Gelde heranziehen oder auch anhalten müsset, 

I Ein vorliegender Bericht Platen's datirt: Uckermünde 28. Januar, auf dem 
Marsch. (Uckermünde in Vorpommern , nördl. von Pasewalk.) — 2 Berichte Hordt's 
vom II. Januar und 6. Februar datiren aus Cöslin. — ? Wohl Czarnikow , an der 
Netze, südwestl. von Schneidemühl. — 4 Jedenfalls Chodschesen (oder Kolmar) süd- 
östl. von Schneidemühl. — 5 Wohl Deutsch -Krone. — ^ Vergl. Nr. 10676. — 
7 Malachowski erhält, Breslau 31. Januar, einen Verweis dafür, dass er nicht vor 
seinem Rückmarsch zu Dohna's Corps die königliche Ordre an Platen, Hordt und 
Gersdorff gesandt habe. 



\ 



56 



dass sie vor die andern den Vorschuss thun müssen. Alles dieses aber 
muss sehr bald und sonder Zeitverlust geschehen; denn Ich Euch auf 
Eure Pflicht und auf das höchste recommandire , dahin zu sehen und 
sehr darauf zu halten , dass die dortige Regimenter auf das baldigste ; 
ganz complet werden müssen, damit sie noch die Zeit haben, die neuen 
Leute zu exerciren und alles in die erforderliche Ordnung zu bringen. 

Sonsten befehle Ich Euch noch hierdurch, dass Ihr gleichfalls davor 
sorgen und denen Regimentern, so der Generalmajor von Wedell unter 
seinem Commando gehabt, welche Euch schon bekannt sein , eine hin- J 
längliche Anzahl Rekruten aus dem Mecklemburgischen nach Sachsen 
zuschicken sollet, damit auch diese sich dadurch completiren können. 

Im übrigen dienet Euch zur Nachricht und Achtung, wie dass Ich 
dem Generalmajor von Stutterheim erlaubet habe, für sein unterhabendes 
Regiment einige schwedische Kriegesgefangene zu werben. 

Schliesslich en und da Ich angemerket habe , wie dass bei einigen 
Husarenregimentern oder auch Escadrons es einschleichen wollen, dass 
bei ihnen eine besondere sogenannte Beutekasse gemachet worden, zu 
welcher alles, was auf den Feind an Beute gemachet worden, geliefert 
werden sollen, um es nachher nach einer gewissen Proportion zu ver- 
theilen , hierdurch aber nur geschiehet , dass der gemeine Mann auf 
alle Weise zu kurz kommet oder wenigstens doch glaubet, dass er ver- 
vortheilet wird, mithin sich in der Ardeur, den Feind aus Hoffnung der 
von ihm zu machenden Beute muthig und vif zu attaquiren, relachiret, 
und solches endlich ein ganzes Regiment verdirbet, dass es mol in seinen 
Attaques wird, so verbiete Ich dergleichen gemeinschaftliche Beute- 
kassen auf das schärfeste hierdurch, und sollet Ihr dergleichen, es sei, 
unter was Prätext es wolle, durchaus nicht leiden, noch heimhch 
oder öffentlich gestatten, vielmehr dahin sehen, dass ein jeder Husar 
dasjenige, so er sich mit seinem Säbel von dem Feinde an Beute er- 
wirbet, auch ohne Abzüge oder Chicanes behalten müsse : gestalten Ich 
denn den ersten Officier, so dagegen handelt und den Ich deshalb fassen 
werde, nach der grossesten Rigueur bestrafen werde. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarcliiv des König!. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



IG 701. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

r* inckenstein übersendet, Berlin 27. Januar, den Auszug aus einem Schreiben 
des Kammerpräsidenten Baron Münchhausen vom 21. Januar: Ein vertrauter, gut 
unterrichteter Freund hat Münchhausen Aufklärung gegeben über die Pläne des Wiener 
Hofes: „Selon les id6es de mon ami, on est persuade ä Vienne que la celerite ad- 
mirable avec laquelle Sa Majeste Prussienne sait faire mouvoir Ses armees, et ce genie 
superieur qui Lui fait prendre les mesures les plus justes pour Se porter a temps par- 
tout oü Sa presence est necessaire, Lui donne une superiorite marquee sur Ses ennemis, 
pendant que ceux-ci agissent separement. C'est pour ^viter cet inconvenient qu'on 
tachera , comme mon correspondant m'assure, de rassembler aussi pr^s qu'oii pourra, 



S7 

et de tenir, pour ainsi dire , dans une position centrale toutes les forces destin6es ä 
combattre Sa Majeste Prussienne, pour L'accabler par le nombre, et qu'on ne tentera 
pas des si^ges , mais qu'on recherchera des batailles , pendant que les armees seront 
dispos^es de fagon ä pouvoir se soutenir en cas d'echec. II pr^tend que l'Impera- 
trice-Reine fera agir deux puissantes armees, l'une sur l'Oder et la seconde sur l'Elbe, 
et que celle de la Russie, combinee avec la su6doise, tächera de percer dans le Brande- 
bourg. II me marque de plus que, par une suite de ce systfeme, on desapprouvait et 
deconseillait a Vienne le si^ge de Stettin, dont il avait ete question dans le com- 
mencement." 

Münchhausen fügt hinzu; „Je ne doute pas que la cour de Vienne, qui regarde 

, cette campagne comme la derni^re qu'elle fera contre Sa Majeste Prussienne, agira 

avec toute la vigueur que son acharnement lui inspire ... Le duc de Choiseul doit, 

ä la verite, temoigner beaucoup d'el'oignement pour la paix et une deference aveugle 

pour tout ce que la cour de Vienne desire." 

Breslau, 31 janvier 1759. 
Der König dankt für die Zusendung. 

II y a beaucoup de choses vraies, et quoique l'on voit bien que [la 
lettre] ne soit pas ecrite d'un homme qui s'entend ä la guerre, je crois 
cependant les circonstances y marquees au fond vraies. Aussi quand 
vous aurez encore de pareilles lettres, vous ne manquerez point de me 
les communiquer exactement , parcequ'elles me sont necessaires et in- 
structives, surtout dans les moments presents . . . 

Nach der Ausfertigung. r 6 Q e r 1 C. 

10702. AN DEN GENERALMAJOR VON ANGELELLI. ' 

[Breslau, Februar 1759.] 

Freibataillons Winterquartier-Douceurs zu geben , ist nicht Manier, 
sondern die Freibataillons finden ihre Winterquartier-Douceurs in Feindes 
Landen, wo sie Beute machen und plündern ; welches die andern Regi- 
menter reguH^rement nicht thun dörfen, und also Douceurs bekommen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf dem Rande des Berichts von An^elelli, d. d. 
Landshut 30. Januar. 



10703. AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, ler fevrier 1759. 

J'ai regu votre lettre du 29 
Janvier et vous remercie bien des 
nouvelles que vous m'y avez mar- 
quees, et que j'ai trouvees aussi inte- 



ochmettau berichtet, Dresden 29. 
Januar : „II est sur que la jeune cour et 
meme celle de Varsovie ont peu d'esp6- 
rance, et il paratt qu'elles ne fönt pas 
grand cas sur leurs allies, meme pas sur 
les Russes. Cela va si loin qu'en grande 
confidence la Princesse m'a fait savoir 
qu'elle ne souhaitait qu'a parier ä Votre 
Majeste, et je crois qu'elle serait ä dis- 
poser , si cela ne se peut faire, qu'elle 
s'explique envers Elle , Sire , par ecrit. 

1 Angelelli stand in Landshut. 



ressantes que cuneuses ; aussi ne 
manquerai-je pas d'y reflechir ulte- 
rieurement. 

En attendant, vous flatterez et 



58 



Car , Selon ce qui me parait , eile veut 
confier tout ä Votre Majest^; mais son 
embarras est quelle voudrait cacher ä 
tout le monde son secret , et quelle ne 
voudrait etre compromise. Ceci m'a ete 
confie sur mon honneur." 

Schmetlau berichtet 'ferner, dass die 
österreichischen Regimenter in der Ge- 
gend von Eger i und in Baireuth Befehl 
empfangen hätten, Halt zu machen. 



cajolerez la jetme cour ati possible 
— quoiqu'en prenant toujours vos 
süretes ä certains egards — pour 
l'entretenir dans de bons sentiments 
et pour nourrir surtout ceux de la 
Princesse filectorale qu'elle vous 
a fait marquer ä mon egard. 

Au surplus, mon sentiment 
stir ce qui regarde les desseins de 
l'ennemi sur la Saxe, est que les Autrichiens ont voulu marcher d'abord 
tout droit en Thuringe, mais comme ils n'ont pu etre d'accord avec 
les Frangais, ils en ont suspendu l'entreprise et fait halte encore. 

Nach dem Concept. Federic. 

10704. AU PRINCE FERDINAND DE PRUSSE A SCHWEDT.^ 

Breslau, 2 fevrier 1759. 

Mon eher Fr^re. Je viens d'apprendre que votre sante se trouve 
encore dans un mauvais etat. ^ J'envoie Cothenius aussitöt ä Schwedt, 
pour qu'il puisse vous prescrire une eure , et je vous prie de ne point 
venir ici, avant que vous ne soyez tout-ä-fait gueri. "* Adieu, eher fr^re, 
je vous embrasse de tout mon coeur. 



Federic. 



Nach der Ausfertigung im Königl, Hausarchiv zu Berlin. Eigenhändig. 



10705. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 2 fevrier 5 1759. 

Je vous adresse ä la suite de cette lettre une pi^ce anecdote et 
tr^s secr^te^ qui m'est parvenue de bon lieu, et dont je souhaite fort 
qu'elle soit imprimee en Hollande dans le dernier secret et de fagon 

I Vergl. S. 41. — 2 Die Gemahlin des Prinzen war die Tochter des Mark- 
grafen von Schwedt. — 3 Vergl. Bd. XVII, 446. 447. 474. — * Aehnlich ermahnt 
der König den Prinzen am 15. Februar, so lange er nicht vollständig hergestellt sei, 
sich in keiner Weise auszusetzen , die vorgeschriebenen Arzneimittel geduldig zu ge- 
brauchen und alle Vorsichtsmaassregeln zu beobachten. [Abschrift der Cabinetskanzlei.] 

— 5 Erst am 11. Februar übersendet Eichel das Cabinetsschreiben nebst der Einlage 
an Finckenstein mit dem Ersuchen , es durch einen besonderen Courier oder durch 
eine sonstige „ganz zuverlässig sichere Gelegenheit" an Hellen weiterzusenden. „Ich 
kann nach meinem Gewissen nicht sagen , dass das Sujet des Schreibens so sehr im- 
portante Affaires anbetreffe, die dergleichen besondere Precaulions erforderten, es wäre 
aber allemal ein Unglück , wenn dasselbe das Sort hätte , unterwegens verloren oder 
auch nur von vorwitzigen adroitement oder grob aufgemachet und gelesen zu werden." 

— 6 Es ist die vom Könige verfasste Satire : Lettre de la Marquise de Pompadour ä 
la Reine de Hongrie. Gedruckt in den GEuvres Bd. 15, S. 84 — 87. Vergl. Bd. 15, 
S. XV und Table chronologique S. 22; wo die Schrift jedoch fälschlich, nach der 
Notiz von Catt, in den September 1758 verlegt ist. 



59 

[u'on ne saurait jamais penetrer ni qu'elle vous est parvenue de ma 
lart , ni que vous en fussiez aucimement mB6 , ni m^me le lieu de 
imprimerie. Vous appliquerez vos soins et votre savoir-faire ä ceci et 
II agirez , au reste , de la meme fagon dont vous avez dejä agi en 
d'autres pareilles occasions. ' 

Nach dem Concept. Fcdcric. 



10706. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 



irinz Ferdinand antwortet, Münster 
28. Januar, auf das Schreiben des Königs 
vom 14. Januar: 2 „Quant a rexpedition 
contre l'arm^e de Soubise , je ne saurais 
disconvenir que Votre Majeste a raison 
de menager Ses troupes. Cependanl, les 
mouvements que les eiinemis ont faits 
depuis, ont change tellement la Situation 
des affaires que je ne sais, Sire, si je 
pourrai seul entreprendie quelque chose 
avec une probabilile de succ^s. Le prince 
de Soubise s'est empare de la ville de 
Francfort. La disposition de ses quar- 
tiers est teile que j'aurais tort de me 
flatler de le surprendle; d'ailleurs, une 
quinzaine de bataillons de l'armee de 
Contades avec quelques regiments de ca- 
valerie mis en quartiers entre Cologne et 
Coblenz se tiennent prets, selon de bons 
avis que j'en ai, pour marcher au secours 
de Soubise. 11 est sur qu'ils pourront le 
joindre, avant que je puisse venir aux 
mains avec lui. D'un autre cote , les 
troupes des Cercles avancent vers la Hesse 
le long de la Werra. Mais ce qui est 
plus important , c'est que 4 regiments 
d'infanterie autrichienne avec 2 de cuiras- 
siers et un de dragons sont en marche 
pour avancer dans la Thuringe sur les 
frontieres de la Hesse. Ne pouvant plus 
compter sur la surprise, il me semble que 
je donnerais trop au hasard en entrepre- 
nant l'expedition avec un si mediocre 
Corps de troupes que j'y puis employer; 
a moins de partager rattention de tant 
de troupes, je ne vois pas que je puisse 
faire quelque chose qui vaille. En avan- 
gant sur Francfort, je trouverais un ennemi 
deux fois plus fort que moi en front, 



Breslau, 6 fevrier 1759. 

J'ai bien regu la lettre du 28 
de janvier que vous avez voulu 
me faire, et vous suis infiniment 
oblige des avis tres interessants 
dont vous m'avez fait communi- 
cation par lä, 

Mes affaires ne sont pas en 
etat que je puisse me remuer actu- 
ellement; il manque 5000 chevaux 
sur le Corps de cavalerie que j'ai 
ici en Silesie ; les regiments ne sont 
qu'ä moitie complets, les rdgiments 
d'infanterie n'ont ni habits, ni tentes, 
ni marmites. Cependant, tout cela 
sera complet, s'il plait ä Dieu, vers 
le 10 de mars, et vers la mi-mars 
alors je pourrai 6tre en etat de me 
presenter vers 1' ennemi. Malgre 
cela, comme il est necessaire d'em- 
pecher 1' ennemi de faire des ma- 
gasins ä Erfurt et ä Gotha, j'ai 
com mis ä mon fr^re ^ de les en 
chasser vers la fin de ce mois, et 
je crois que le prince d'Ysenburg 
pourra fort faciliter cette Operation ^ 
en s'avangant du cote de Vacha, ^ 
et comme j'ai charge mon frere 
d'entretenir correspondance avec 
vous sur cette afifaire, je m'y re- 
mets, 

Vous voyez par la lettre de 



I Vergl. Bd. XVII, 266. 268 — 272. — 2 Nr. 10658. — 3 Vergl. S. 51. — 
* Vergl. S. 52, — 5 An der Werra, südöstl. von Hersfeld. 



6o 



tandis que je me mettrais les Autrichieiis 
au dos : en sorte , Sire , que je ne vois 
pas comment je puis agir seul, sans gater 
las aifaires, ä moins de compter sur le 
hasard. 

Je congois , cependant, qu'il n'y 
aurait peut-etre rien de plus avantageux 
que de deranger les projets des ennemis 
sur le Main. J'en puis juger par une 
lettre du duc de Choiseul du i6 de jan- 
vier dont j'ai eu copie. Ce ministre y 
dit en termes expr^s : »Nous donnerons 
aussi, de concert avec la cour de Vienne, 
de la besogne aux Hanovriens et au roi 
de Prusse. Le plan des Operations du 
gen^ral Daun pour la campagne prochaine 
est des plus beaux, et il y a tout lieu 'de 
s'en promettre d'heureux succ^s, s'il peul 
prevenir le roi de Prusse, comme il se le 
propose. Nous seconderons efficacement 
ses Operations, et nous tacherons de porter 
le theatre de la guerre dans le cceur des 
Etats des ennemis. Le si^ge de Magde- 
burg, qui avait ete resolu dfes l'annee der- 
ni^re, entre dans nos plans d'operations, 
et nous ne pouvons manquer de reussir, 
ä nioins que la mort du roi d'Espagne 
ne derange nos projets, comme nous 
avons tout lieu de le craindre.«" . . . 



de faire agir le prince d'Ysenburg 

Nach dem Concept. 



M. de Choiseul que le projet de 
l'ennemi dans cette campagne est 
de porter toutes ses forces contra 
moi. Je tächerai de fortifier mon 
fr^re en Saxe , pour qu'il soit en 
etat de soutenir son point. Ma 
propre besogne sera tr^s difficile ; 
car Daun veut attaquer avec une 
armee en Haute-Sildsie, et ils veulent 
faire entrer les Russes en Silesie 
du cote de Carolath, ' pour faire 
une nouvelle diversion de ce c6t61ä. 
Vous comprenez vous-meme que, 
si je ne complete pas mes troupes 
ä temps , qu'il me sera bien diffi- 
cile de resister ä tant de forces 
supdrieures, ä moins qu'un chan- 
gement favorable dans les affaires 
generales ne vienne ä mon secours. 
Le commencement de cette annee 
est plus critique que celui de l'annee 
passee. Je ne vois pour vous qu'ä 
soutenir le pays de Münster et la 
Hesse, et en cas que la guerre se 
porte du cote de [la] Thuringe, 
de concert avec mon frere Henri. 
Federic. 2 



10707. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL. 

[Breslau, 6. Februar 1759.] 
Mitchell berichtet an Holdernesse , Breslau 7 . Februar (private) : 
Der König habe ihm am Tage vorher gesagt, „that he thought he had 
discovered his enemies' plan of Operations, viz. to attack him, King of 
Prussia, on all sides at the same time ; but, added he, I must endea- 
vour to disconcert their project striking a blow somewhere, though I 
am very sensible of the danger of my Situation . . . 

„When I mentioned the affair of Danzig, ^ he said, he beheved this 
news was true, that he would endeavour, if possible, to assist the town 
of Danzig. 

I An der Oder, nordwestl. von Glogau. — 2 Ein „Breslau 6 fevrier" datirtes 
Schreiben an Prinz Heinrich ist in den Akten unter späteren Papieren eingeordnet; 
daher nachträglich gefunden. Ohne Frage gehört es in das Jahr 1759! siehe im 
Nachtrag. — 3 Das Anrücken eines russischen Heeres gegen Danzig. 



6i 

„He then asked me if I had some news from Spain or Italy. ' 
answered none." 

Nach der Ausfertigung im Public Record Office zu London. 



10708. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN 

IN BERLIN. 

Finckenstein berichtet , Berlin 3, Februar , auf den Erlass des Königs vom 
; X Januar, 2 dass er an den Grafen Hordt und den Baron Wrangel eingehende 
■ liefe geschrieben habe, um sich mit ihnen über die Maassnahmen, die gegen Schweden 
1 treffen seien, ins Einvernehmen zu setzen. Sobald er die Antworten erhalten habe, 
erde er dem Könige Bericht erstatten. „Le succ^s de l'affaire dependra en partie 
u choix des personnes que l'on pourra employer pour cet effet , et c'est un article 
ur lequel j'ai d'autant plus insiste que le caractfere corruptible de la nation ne m'est 
ue trop connu, 3 et si l'on peut trouver des gens affides qui fassent une repartition 

,/rudente et üähle de l'argent en question, l'entreprise pourrait avoir des suites 

favorables." 

Breslau, 6. Februar 1759. 
Recht gut. Er soll sich aber der Sache mit der allergrössesten 
Attention von der Welt und sehr ernstlich annehmen , auch solche gar 
sehr pressiren. 

Mündliche Resolution. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretärs. * 



10709. AN DEN OBERST VON HACKE IN GLOGAU. 

Breslau, 8. Februar 1759. 

Ich danke Euch vor die in Eurem Berichte vom 4. dieses Mir 
gemeldete Nachrichten und vernehme gerne, dass der Gegenden nach 
Posen hin noch keine Magazins von denen Russen angeleget worden. 
Was Ihr deshalb und wegen dessen, so der Gegenden Posen und auch 
nacher Danzig hin [passiret] , weiter erfahret , als worauf Ihr Eure 
Attention mit richten sollet, habt Ihr Mir jedesmal getreulich zu melden. ^ 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



' Vergl. S. 6. 17. 52. Anm. 3. — 2 Nr. 10697. — 3 Graf Finckenstein war 
1744 bis 1746 preussischer Gesandter in Stockholm gewesen. Vergl. Bd. III, 387; 
V, 281. 561. — 4 Auf einer Immediateingabe des Engländers Perrott, d. d. London 
15. Januar, betreffend die für jedes der Kaperschiffe (vergl. Bd. XVII, 253. 254) zu 
leistende Caution von 3000 Ffd. Sterl., befindet sich am Rande die mündliche Reso- 
lution , d. d. Breslau 6. Februar: „Recht gut, und braucht es nicht einmal einer so 
grossen Caution." [Die eigenhdg. Unterschrift lautet: Perrott] — 5 An den Herzog von 
Bevern hatte der König am 7. Februar geschrieben: „dass man bisher noch nicht 
mit Grunde sehen oder beurtheilen kann, wohin eigentlich die Russen sich gegen uns 
wenden wollen , mithin wir noch Ursache haben , von allen Seiten auf unserer Hut 



62 

loyio. AN DEN GENERALMAJOR VON PLATEN.' 

Breslau, 8. Februar 1759. 

Ich habe aus Eurem Schreiben vom 3. dieses sowohl den aber- 
mahgen Aufbruch mit Eurem Regiment , als was Ihr sonsten gemeldet 
habt, ^ mit mehrern ersehen und bin von allem, sowie insonderheit von 
Euren genommenen Arrangements gar sehr zufrieden gewesen. 

So viel Ich hier erfahren , so soll das Dessein derer Russen sein, 
mit der Armee nach Schlesien zu agiren ; auf welchen Fall und wenn 
sich diese Nachricht wahr befinden oder verificiren sollte, Ihr Euch als- 
denn auch mehr nach denen schlesischen Grenzen hin würdet halten 
müssen. Es wollen zwar auch andere noch sagen, dass die Russen mit 
zwei Corps , als eins nach Pommern und gegen Colberg hin, mit dem 
andern aber über die Neumark nach Schlesien würden agiren wollen ; 
Ich habe aber Mühe, dieses zu glauben, und verlasse Mich übrigens auf 
Eure Mir bekannte Geschicklichkeit, dass Ihr die Absichten des Feindes 
dorten wohl penetriren und approfondiren und Mir fidele und exacte 
Berichte davon erstatten werdet. 

Nach dem Concept. Fridcrich. 

IG 711. [AN DEN RESIDENTEN REIMER IN DANZIG.]^ 

Breslau, 8. Februar 1759. 

Mir ist Euer Bericht vom 31. voriges richtig eingeliefert worden, 
von dessen Einhalt Ich dann wegen der guten Conduite, so Ihr dorten 
überall zu Meiner besondern Zufriedenheit bezeiget, recht wohl zu- 
frieden gewesen bin , sonsten aber Euch hierdurch zu instruiren nöthig 
finde, dass, wenn die Russen wegen der Stadt Danzig Ernst bezeigen 
und gegen solche reellement etwas unternehmen wollen, '* Ich ihnen als- 
denn eine Diversion durch Polen machen werde , um sie dadurch von 
Danzig abzuziehen; wogegen, wenn es nur bloss bei Drohungen bleibet 
und die Russen nichts ernstliches unternehmen, Ich auch der Orten 
vorerst nicht moviren werde. Ihr könnet dieses auch denen wohHn- 
tentionirten und der Orten , wo Ihr es convenable findet, sagen, ihnen 
auch dabei insinuiren, dass sie sich nur vor Surprisen und hauptsächlich 
gegen Verrätherei in Acht und ihre Precautions dagegen zu nehmen 
hätten, alsdenn sie nichts zu besorgen haben würden. 

Nach dem Concept. Friderich. 

1 Platen's Berichte im Monat Februar datiren am 3. aus Gollnow (a. d. Ihna, 
nordöstl. v. Stettin), am 19. und 27. aus Stolp in Hinterpommern. — 2 Platen hatte 
über die russischen Magazine berichtet und gemeldet , dass er nach Hinterpommern 
gehe , um sich mit Graf Hordt weiter zu concertiren ; er habe Hordt beordert , bis 
Stolp vorzurücken. — 3 Das unter der Correspondenz des Cabinets mit General vom 
Platen befindliche Concept trägt keine Adresse. Die Annahme, dass der Erlass an 
den preussischen Residenten Reimer in Danzig gerichtet war, bestätigt sich durch die 
in dem Berichte, Danzig 19. Februar, enthaltene Antwort Reimers. — 4 Vergl. 
S. 60. Anm. 2. 



^l 



107 12. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 



irinz Ferdinand berichtet, Münster 
). Januar: „Je ne saurais m'empecher 
■ communiquer ä Votre Majeste l'extrait 
une lettre ecrite par M. Rouille du 19, 
!e j'ai eue par une voie secr^te, Le 
ici: »Le plan des Operations pour la 
impagne prochaine est admirable , tant 
notre cote que de la part de la cour 
Vienne. Le general Daun se pre- 
ise de partager tellement l'attention du 
11 de Prusse qu'il lui sera impossible de 
parer tous les coups qu'il veut lui porler. 
Le fort de la guerre sera en Silesie, pen- 
dant que des partis devasteront ses Etats, 
l'our nous , nous tacherons d'amuser sur 
le Rhin le prince Ferdinand , pendant 
que le prince de Soubise, dont la capa- 
cit^ dans l'art militaire m'est toujours in- 
connue , ravagera les Etats de nos enne- 
niis. On craint toujours en France que 
la mort du roi d'Espagne ne renverse 
tous les beaux projets du minist^re.«" 



Breslau, 8 fevrier 1759. 

La lettre que Votre Alt esse 
m'a faite encore le 30 du mois 
passe de janvier, m'est heureuse- 
ment parvenue; qui m'a ete tr^s 
interessante par la communication 
de la lettre ecrite par M. de Rouille, 
dont je suis bien oblige ä Votre 
Altesse , et qui me fera un plaisir 
sensible et augmentera par lä la 
reconnaissance que je Lui en dois, 
si Elle pourra encore me commu- 
niquer de pareilles lettres, dans le 
cas qu'elles viennent ä votre con- 
naissance. 

Au surplus , les circonstances 
etant toujours ici sur le meme pied 
que je vous les ai marquees par 



ma lettre d'avant-hier, ' je ne sau- 
rais aussi qu'ä me remettre simplement ä tout ce que j'y ai ecrit , ne 
sachant ajouter rien au delä. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 



10 7 13. AN DEN GEHEIMEN KRIEGSRATH EICHEL 
IN BRESLAU. 

[Breslau, 8. Februar 1759.] 
Der Brief von Rouille^ chiffriret und mit diesem Briefe an meinen 
Bruder Heinrich mit einem Jäger geschicket. 

An den Prinz Ferdinand werde morgen antworten. '^ 



Eigenhändig. 



Fr iderich. 



10714. 



AU FELD - M ARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

irinz Ferdinand berichtet, Münster i. P'ebruar, auf das Schreiben des Königs 
vom 25. Januar: 5 „Votre Majeste me fait la grace de m'ordonner de Lui marquer 
mes idees. J'obeis, Sire, en commengant par assurer Votre Majeste que rien ne me 
tüuche de plus pr^s que Ses interets , et que siirement je n'ai rien tant ä cceur que 
d'agir, d^s que le service de Votre Majeste l'exige." 



I Vergl. Nr. 10706. — 2 Vergl. Nr. 10 7 12. — 3 Entweder ein nicht mehr vor- 
handenes Schreiben an Prinz Heinrich oder das Schreiben an Prinz Ferdinand vom 
8. Februar. — 4 D. h. auf den Bericht vom i. Februar. Vergl. Nr. 10 714 — 
5 Nr. 10682. 



64 ^ 

Nach dem , was der Prinz von den in Versailles angenommenen Operations- 
plänen Daun's erfahren, vermuthet er „que les plus grands efforls se feront en Sil^sie, 
et que l'ennemi , ayant detache ce gros corps vers Erfurt, i ne fera qu'un mediocre 
effort sur l'Elbe vers Dresde et dans la Lusace, tandis que ce gros corps des troupes 
autrichiennes , l'armee des Cercles et celle de Soubise composeront une armee de 60 
ä 70000 hommes capable de penetrer jusque dans le coeur de la Saxe et des Etats 
de Votre Majeste. Je pense qu'il serait avantageux que Votre Majeste fit d^filer 
bientot quelques troupes de la Silesie pour renforcer l'armee de Msgr. le prince Henri, 
en cas qu'Elle jugeät S'en pouvoir passer. Sinon, il serait du moins utile de determiner 
d'avance en quoi put consister le corps d'armee que Msgr. le prince Henri m^nerait 
contre ces armees ennemies unies , aprhs avoir laisse un detachement süffisant pour 
couvrir la ville de Dresde. Le concert que Votre Majeste m'ordonne de prendre avec 
Msgr. le Prmce, se fonde sur cette determination preliminaire. S'il fut juge avan- 
tageux de nous joindre, apr^s avoir determine de part et d'autre les troupes , il ne i 
s'agirait que de convenir encore de la mani^re et de l'endroit de la jonction. Le 
corps du prince d'Ysenburg, n'etant fort que de 8000 hommes ä peu prfes, n'y saurait 
suffire ; je pourrai l'augmenter jusqu'au pied de loooo hommes, qui se trouveront 
complets , si nous gagnons le temps d'achever notre recrue. II me semble que le 
prince de Soubise a deux choses a faire, avant que de marcher en Saxe, savoir de 
disperser nos troupes ou de leur opposer un corps pour assurer ses derri^res. Dans 
le second cas, on partage dejä ses forces. Je serais d'avis de risquer alors une action 
contre ce corps d' Observation. S'il füt battu, tout le projet de l'ennemi s'evanouirait. 
Dans le premier cas, s'il avangait en force dans la Hesse pour disperser nos troupes, 
je crois que nous devons eviter le combat, seit en reculant, soit en prenant une Po- 
sition inattaquable. Par ce moyen, on arreterait l'execution du plan de M. de Daun, 
en laissant le temps ä la fortune de venir a notre secours. Mais si le prince de 
Soubise ne faisait ni Tun ni l'autre, avant que de marcher en Saxe, il me semble 
que nous n'aurions alors qu'ä lui tomber ä dos, pour ruiner tout ce grand projet, 
En cas que Votre Majeste ne jugeat pas convenable que nos troupes agisseut de cette 
fagon, et qu'Elle preferat que j'envoyasse du secours ä Msgr. le prince Henri, ce se- 
cours ne peut consister qu'en 8 ä 9000 hommes a peu pr^s , devant laisser quelque 
chose en Hesse. Je supplie Votre Majeste de me dire sur tout ceci Ses gracieuses 
intentions , vu que le concert que j'aurai ä prendre avec Msgr. le prince Henri , en 
dependra nalurellement. Si le marechal de Contades detache de gros ^orps de son 
armee pour renforcer celle de Soubise, je pourrai renforcer ä proportion nos troupes 
en Hesse et les porter au delä de 16000 hommes. Tout ceci suppose que Votre 
Majeste pref^re d'attendre l'attaque; si Elle voulait qu'on prevint l'ennemi, je crois 
qu'on devrait executer le projet que j'ai eu l'honneur de proposer ä Votre Majeste 
par la lettre que mon aide de camp de Bülow Lui a portee.''^ 

[Breslau, 9 fevrier 1759.] 3 
Chiffre Prince Ferdinand! 
Vos idees sont excellentes; c'est bien la bonne maniere de pre- 
venir Tennemi, pour n'etre point prevenu soi-m6me; ce serait aussi ma 
fagon de penser, si l'etat delabre de mon armee et la position de mes 
ennemis ne me liait les mains. Vous ne mettez jamais ni les Russes, 
ni les Suedois en ligne de compte, et si je les compte peu, ils fönt 
70000 hommes. Les Russes veulent, dit-on, rouvrir la campagne par 
le siege de Colberg; je dois de necessite m'y opposer en ce cas. Je 
suis oblige d'envoyer d'ici de gros renforts ä Dohna, qui d'ailleurs est 

I Vergl. S. 43. — 2 Vergl. Nr. 10658. — 3 Das Datum nach einem Zusatz 
von Eichel. 



65 

trop faible pour se montier. Je me destine ä m'opposer ä Farmee de 
Daun: d'oü voulez-vous que je prenne des troupes pour en ren- 
forcer mon fr^rer Je voudrais les avoir, mais elles n'y sont pas. Si 
les choses restent comme elles sont ä present, mon fr^re peut marcher 
vers la Thuringe environ avec 22 000 hommes et laisser un corps pour 
couvrir l'Elbe. Je serais, du reste, porte ä preferer votre idee de forcer 
le prince de Soubise ä laisser un detachement vis-ä-vis de l'Ysenburg, 
cela vaudra le mieux. Soubise a k peu pr^s 40 000 hommes ; si les 
Cercles s'y joignent et peut-ltre 6000 Autrichiens, cela en fera 61000. 
S'il est oblige d'en detacher 20000, mon fr^re n'aura que 40000 vis-ä-vis 
de lui. C'en sera moins qu'ä Rossbach. Mes affaires ne seront en ordre 
qu'ä la mi-mars; si les Russes s'avisent d'assieger Danzig, je serai en- 
core oblige de faire une diversion de ce c6te-lä. Ainsi vous jugez facile- 
ment du cruel embarras oü je suis; il faut presque espdrer ä l'avdnement 
d'un dieu de machine, pour trouver un bon ddnouement ä notre pidce. '^ 

Der Brief vom Prinz Ferdinand an meinen Bruder Heinrich zu 
communiciren, ^ nebst dieser Antwort, 

Eigenhändiger Entwurf zur Antwort. 3 rriQeriCn. 



107 15. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA.+ 

Breslau, 9. Februar 1759. 

Da Mir das in Abschrift anhegende Schreiben aus Danzig ^ heute 
zugekommen ist, so weiss Ich nicht, ob die wegen derer russischen Ab- 
sichten darin enthaltene Nachrichten ganz gegründet sein ; im Fall aber 
solche richtig wären, so würde Euch alsdenn insonderheit das Magazin 
zu Stettin, so Ihr aus denen mecklenburgischen Lieferungen anlegen 
lasset, sehr zu passe kommen. Ich kann Euch dannenhero die Be- 
schleunigung derer Lieferungen zu diesem Magazin, und dass Ihr solches 
bald zu Stande bringet und complet machet, nicht gnugsam recomman- 
diren, damit Ihr alles so arrangiret, dass der nöthige Vorrath darin vor- 
handen sei und es Euch hiernächst währender ganzen Campagne an 
nichts darunter fehlet. 

Sonsten kann man gewiss versichert sein , dass , wenn die Russen 
dorten was tentiren wollen , solches auf Colberg sein wird. Um Euch 

I Zu vergleichen ist für obiges königliches Schreiben auch die zwischen Prinz 
Ferdinand und seinem Geheimsecretär von Westphalen gewechselte Correspondenz 
in : Westphalen, Gesch. der Feldzüge des Herzogs Ferdinand, Bd. III, S. 169. — 2 Breslau, 
9. Februar werden beide Stücke in Chiffern im Anschluss an ein kurzes Begleitschreiben 
dem Prinzen Heinrich übermittelt. — 3 In der nach dem eigenhändigen Entwurf auf- 
gesetzten Ausfertigung ist ausser dem Datum noch am Eingange eine Empfangs- 
bescheinigung des Berichts vom i. Februar beigefügt. — 4 Dohna befand sich nach 
seinen Berichten im Februar in Rostock. (Vergl. schon S. 16. Anm. i.) — 5 Ein 
Bericht des Residenten Reimer in Danzig vom 3. Februar über die Absichten der 
.Russen auf Colberg und Pommern. 

Corresp. Friedr. II. XVllI. 5 



66 

nun ohngefähr eine Idee von der Disposition zu geben , welche Ich 
solchenfalls trefifen werde, so ist Euch zur Nachricht, dass solchenfalls 
Ihr den Generallieutenant von Manteuffel mit ohngefähr 6 Bataillons 
und ohngefähr 4 Escadrons Husaren, nachdem nämlich es die Umstände 
dorten erfordern werden , gegen die Schweden zurücklassen müsset. 
Dann werdet Ihr mit den andern Corps über die Oder bis Stettin 
marschiren, um denen Russen über den GoUenberg' entgegenzugehen. 
Ich werde, wenn der Gas geschehen und die ganze Force der Russen 
dahin fallen sollte, von hier 16 oder 18 Bataillons und die ä Proportion 
erforderliche Kavallerie dahin schicken , auf dass Ihr dorten im Stande 
seid, denen Russen gerade entgegen zu marschiren und sie noch jenseits 
Colberg zu attaquiren und zu schlagen , ehe Ihr sie noch dorthin 
kommen lasset. 

Indessen müsset Ihr nur gleich und ohne Zeit zu verlieren darauf 
bedacht sein, dass die Stadt Colberg mit allem benöthigten fourniret 
werde. 

Sollte es aber geschehen, dass die Russen sich nach Schlesien wen- 
deten, so lasset Ihr, wie vorgedacht, den Generallieutenant von Manteuffel 
mit seinem Corps da, Ihr aber marschiret mit Eurem ganzen Corps nach 
Sachsen, um daselbst zu Meinem Bruder, des Prinz Heinrich Liebden, 
zu stossen. 

Ich schreibe Euch dieses nur vorläufig, auf dass Ihr Euch mit 
Euren Magazins, Vivres und Subsistance einigermaassen darnach richten 
und in Zeiten arrangiren könnet, und recommandire Ich Euch zum 
höchsten, die mecklenburgischen Lieferungen und was daher einkommen 
muss, sehr zu pressiren, auch dem Obristen von Stutterheim^ die Com- 
mission dazu zu geben, wozu er recht gut ist, dass er alle die mecklen- 
burgischen Sachen sehr pressiren und fordersamst zu Stande und zur 
Endschaft bringen müsse. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10 716. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, il. Februar 1759. 
Der König erklärt sich zufrieden , dass nait allem Fleiss an der Füllung der 
Magazine gearbeitet werde. Er theilt dem General eingehend mit, in welcher Weise 
die verbrauchte Ammunition für die Artillerie ersetzt werden solle. Die fehlenden 
Pferde sollen von den mecklenburgischen Ständen beschafft werden , entweder aus 
Mecklenburg selbst oder durch Ankäufe im Holsteinschen. 

Die noch übrige Anzahl der schwedischen Truppen in Pommern 
angehend, da glaube Ich, dass solche in Stralsund und auf Rügen kaum 
13000 Mann ausmachen, wovon diesen Winter hindurch noch wohl 
1000 Mann abgehen werden. 

I Bei Cöslin. — a Vergl. Bd. XVI, 282. 309. 



^ 67 — 

Vor die Uebersendung derer Zeichnungen von Demmin und Anklam 
danke Ich Euch. So viel aber deren Befestigung angehet, da will Ich, 
und sollet Ihr verfügen, dass alles gänzlich abgetragen und rasiret werden 
soll, so dass nichts davon als nur die Stadtmauren und die Thore 
stehen bleiben müssen. Es sollen zu dem Ende die Wälle zu Anklam 
sowohl als die zu Demmin durch die dortige Commissarios locorum 
ogleich unter die Bürger jedes Ortes repartiret und ihnen ganz gratis 
und ohnentgeltlich zu Gärten gegeben werden, worüber ihnen die Kammer 
hiernächst erb- und eigenthümliche Verschreibungen, gleichfalls ganz ohn- 
entgeltlich, ausfertigen soll. Dahergegen auch die Bürger die Wälle so- 
gleich schleifen und solche bis zur Erde rasiren müssen , und wenn 
auch schon die Gärten nicht sogleich fertig werden können, so muss 
doch von denen Wällen und Werken nichts bleiben. 

Ihr sollet hierbei dahin sehen, dass die Commissarii locorum 
hierunter nicht mit ihrer gewöhnlichen Nonchalance und Langsamkeit 
zu Werke gehen, noch viel scrupuliren und bei der geringsten sich er- 
eignenden Schwierigkeit anfragen wollen, sondern dass alles prompt dis- 
poniret und executiret werden müsse ; als worüber Ihr Euch auch mit 
dem GeneraUieutenant von Manteufifel zu concertiren habet. 

Da die Peenemünder Schanze nur ein Loch ist, so in Kriegeszeiten 
mehr embarrassiret als defendiret, so könnet Ihr solche, sobald sie über 
ist, auch nur gänzlich rasiren und schleifen lassen. 

Dass Ihr mit denen Schweden ein Kartell wegen der Krieges- 
gefangenen schliesset, davon bin Ich zufrieden, doch dass die Auswech- 
selung Kopf gegen Kopf geschehen müsse ; da wir aber von ihnen un- 
gleich mehrere Kriegesgefangene als sie von uns haben , so werde Ich 
nie bewilligen noch genehm halten, dass der Ueberschuss an Krieges- 
gefangene vor Geld ranzioniret werde, und sie dadurch mithin letztere 
wiederum gegen uns gebrauchen können. 

Was die russische kriegesgefangene Generals angehet, da bin Ich 
zufrieden, dass solche auf ihre Parole d'honneur und gegen gehö rige 
schriftliche Reverse nach Berlin geschicket werden, die andern Officiers 
nach Magdeburg. Wegen der Gemeinen könnet Ihr probiren lassen, 
ob welche davon Dienste unter uns nehmen wollen; davon Ihr alsdenn 
aber keinen einigen dorten und bei denen Regimentern und Bataillons 
Eures Corps behalten, sondern sie insgesammt als Rekruten hierher oder 
auch zum Corps d'armee in Sachsen schicken müsset. 

Die eroberte russische Artillerie anlangend , so ist das Land jetzo 
mit so vielen andern Kriegesfuhren zu denen Mundirungstransporten 
und sonsten beschweret, dass es durch mehreren Vorspann accabliret 
werden würde. Es muss also mit erwähnter eroberter Artillerie der- 
gestalt gehalten werden, dass dasjenige davon, so in denen Festungen 
von uns gebrauchet werden kann und etwa darin fehlet, davon ge- 
nommen, das übrige aber gelegentlich nach Berlin transportiret und zum 
Zeughause abgeliefert werde, wo es verschmolzen werden kann. 

5* 






Beim Schwarzen Husarenregiment i seien zwei Rittmeister, von denen der eine 
„dem Soff sehr ergeben" sei, der andere „eine grosse Lächete begangen" habe. Einer 
von ihnen „solle fort und dimittiret werden , der Major von Troschke aber dessen 
Escadron wieder bekommen". 

Ich recommandire Euch übrigens nochmalen die prompte und bal- 
dige Berichtigung derer mecklenburgischen Contributions- und Lieferungs- 
sachen , wozu Ihr den Obristen von Stutterheim unter Eurer Subordi- 
nation gebrauchen sollet , da Ich recht wohl begreife , dass Ihr nicht 
überall selbst gegenwärtig sein und alles und jedes alleine betreiben 
könnet, mithin andere mit dazu gebrauchen müsset. 

Fr i de rieh. 

In einem P. S. wird Dohna mitgetheilt, dass wegen der gefangenen russischen 
Generale und Officiere, sowie der eroberten Kanonen die nöthigen Ordres nach Küstrin 
ergehen werden, z 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



IG 717. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 3 

[Breslau,] 12 fevrier 1759. 

Mon eher Frere. J'ai bien regu la lettre que vous me venez 
d'ecrire. Je vous envoie le r^glement pour les generaux* et deux plans 
pour leur rendre mes idees plus palpables ; vous recevrez en meme 
temps un bulletin d'Espagne,^ par lequel vous verrez que la mort du 
roi d'Espagne est inevitable , et si vous vous rappelez la lettre de M. 
Rouille, ö vous en pourrez conclure que les Frangais , se trouvant dans 
l'obligation de detacher pour l'Itahe et sur les frontieres d'Espagne 
m^me , ne pourront pas pousser avec vigueur la guerre en AUemagne. 

Cependant, je crois qu'il faudra chasser ces troupes de l'Empire d'Er- 
furt. ^ Pour vos canons, vous pouvez les envoyer facilement de Dresde, 
sous pretexte de les distribuer sur la fronti^re , et vous trouverez des 
ressources de reste dans votre imagination, ce qui ne me donne aucun 
embarras. Votre expedition est une affaire de huit jours ; les ennemis 
ne s'y attendent pas, et, par consequent, rien ne remuera avant votre retour. 

Le bruit des armements des Turcs continue, et, vers le mois de 
juin , nous en pourrons voir les efifets ; voilä oü nous en sommes actu- 
ellement. 

J'ai fait ecrire au directoire^ touchant les comptes de Magdeburg. 
Wangenheim y est alle comme vice-commandant, et j'y envoie le prince 
de Hesse comme vice-gouverneur, pour m'en defaire. ^ 

I Die ehemaligen Rüsch-Husaren. Vergl. Bd. XVII, 349. 358. 368. — 2 Der 
bezügliche Erlass an den Commandanten von Küstrin , Oberstlieutenant von Seiger, 
ist datirt Breslau 12. Februar. — 3 Prinz Heinrich befand sich im Monat Februar in 
Dresden, — 4 Jedenfalls die Instruction für die Generalmajors von der Infanterie. 
Vergl. in den Oiuvres Bd. 30, S. 263 — 270 (auch S. XXXIV). — 5 Liegt nicht 
bei. — 6 Vergl. S. 63. — ^ Vergl. S. 43. 51, 59. — 8 Das preussische P^eld- 
Kriegsdirectorium in Torgau. — 9 Vergl. S, 84. 



69 



Quand vous apprendrez des nouvelles , daignez me les communi- 
quer et vous persuader de la tendre estime, avec laquelle je suis, mon 
eher frere, votre fid^le frere et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. i' e U 6 Tl C. 



lo 718. 



AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 
A DRESDE. 



Ochmettaii berichtet, Dresden 8. Fe- 
bruar, er habe, nach Empfang des könig- 
lichen Erlasses vom i . Februar, i der 
Churprinzessin versichern lassen , dass er 
in allem, wo es seine Pflicht zulasse, sich 
bemühen werde, ihr seine ehrfurchtsvolle 
Verehrung zu bezeigen. Die Churprin- 
zessin hat den General darauf wissen 
lassen, dass sie ihn am Abend im Schlosse 
im Zimmer ihres Arztes zu sprechen wün- 
sche. Dieser Arzt ist , wie Schmettau 
mittheilt, ein Baier, der unter der Regie- 
rung Karl's VII. mehrfacli zu Unterhand- 
lungen gebraucht worden, und der gegen 
die Oesterreicher äusserst eingenommen 
sei. Schmettau hat sich an den be- 
stimmten Ort begeben imd ist von der 
Churprinzessin sehr gnädig aufgenom- 
men worden. Auf die von Seiten des 
Königs übermittelten Complimente hat 
die Prinzessin sehr höflich geantwortet 
und gesagt: „Quelle aurait souhaite 
Lui parier; mais par la suite eile me fit 
comprendre qu'elle etait dans uae Situa- 
tion ä ne le pouvoir faire. Je lui repon- 
dis qua ce serait toujours bien de ci- 
menter une bonne correspondance pour 
l'avenir entre les deux maisons ; ce qu'elle 
dit souhailer, et il me parut que c'etait 
sinc^rement. Aussi me dit -eile qu'elle 
etait fille de l'empereur Charles VII, et 
me fit beaucoup entrevoir qu'elle n'etait 
pas bonne Autrichienne. La fin du dis- 
cours fut qu'elle etait incapable d'avoir 
des correspondances avec les ennemis, 
qu'elle me donnait sa parole royale qu'elle 
ne correspondrait avec eux , et qu'elle ne 
s'en irait pas de Dresde sans le consen- 
tement de Votre Majeste;2 qu'ainsi eile 
me priait de n'avoir point de mefiance 
en eile et de ne point faire des difficultes 
sur des bagatelles, comme sur le passage 
par les portes de quelques domestiques 



Breslau, 12 fevrier 1759. 

J'ai vu avec bien de la satis- 
faction tout ce que vous m'avez 
marque par votre rapport du 8 de 
ce mois. J'ai compris, par ce que 
vous m'avez ecrit de l'entretien que 
la Princesse a eu avec vous , qu'il 
ne s'y est agi proprement que d'un 
pourparler, et qu'il ne s'agit dans le 
passage par les portes de quelques- 
uns de ses domestiques ou che- 
vaux que des envois des lettres ä 
la cour de Varsovie. C'est aussi 
en consequence que, quand vous 
trouverez l'occasion convenable, 
vous lui ferez des compliments les 
plus obligeants de ma part pour 
l'assurer de toute ma consideration 
et ma parfaite estime, afin d'entre- 
tenir eile et le Prince son epoux 
dans les sentiments qu'ils pa- 
raissent au moins marquer ä mon 
sujet. 

Je vous rends gräce des avis 
que vous venez me communiquer 
relativement aux desseins et aux 
mouvements de l'ennemi. Conti- 
nuez avec toute 1' attention et toute 
la diligence possible de m'en in- 
struire. Quant ä celui de vouloir 
commencer ses Operations le i" de 
mars, j'ai de la peine ä croire que 
l'ennemi sera en etat d'executer ce 
dessein, s'il en a. Je me flatte, 
d'ailleurs , que mon fr^re trouvera 



I Nr. 10703. — 2 Vergl. S. 37. 



70 



ou chevaux. Elle t^moigna , en apr^s, 
quelle avait beaucoup souffert dans le 
temps de la presence du marechal Daun, i 
et que je pouvais etre persuade que de 
son gre et meme, comme on lui marquait 
de Varsovie , que du gr6 de cette cour 
les Autrichiens ne reviendraient pas en 
Saxe et encore moins ä Dresde." 

Die Prinzessin hat den Wunsch aus- 
gesprochen, dass die Unterredung geheim 
gehalten werde; sie hat geäussert „qu'elle 
croyait pouvoir se flatter des bons senti- 
ments que Votre Majeste avait pour eile 
comme fille de l'Empereur defunt". 

Schmettau berichtet ferner, es werde 
ihm angezeigt : „qu'au ler de mars . . . 
l'armee [autrichienne] se mettrait en mou- 
vement pour entrer en Saxe de deux 
c6t6s ; qu'une arm^e serait jointe par celle 
de r Empire, et que, quand ils auraieut 
Dresde — bien il ne devrait rester une- 
pierre sur l'autre — que les Prussiens se- 
raient attaqu^s de tous les cotes ä la fois". 
Man versichere, dass die 12000 aus Böh- 
men fortgezogenen Truppen nach Italien 
marschiren würden ; vier Regimenter Rei- 
terei, zwei Husaren- und zwei Kavallerie- 
regimenter würden ihnen folgen. In Franken 
fänden Bewegungen gegen Coburg statt. 

Nach dem Concept. 



moyen de le deranger, en conse- 
quence des mesures qu'il prendra, 
et qui pourront bien obliger l'en- 
nemi de faire des nouveaux pro- 
jets. La nouvelle de l'envoi de 
quelques regiments d'infanterie et 
de cavalerie de l'ennemi vers l'Italie 
vient de m'etre confirmee aussi 
d'autre part , qu'on accuse m^me 
ä 17 regiments d'infanterie et 5 de 
cavalerie. 

Federic. 



107 19. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Breslau, 12 fevrier 1759. 

Les ddpeches que vous m'avez faites du 26 et du 30 janvier, 
m'ont ete bien rendues, par lesquelles j'ai vu avec toute la satisfaction 
imaginable la bonne gräce avec laquelle le roi de la Grande - Bretagne 
vient de remplir mon attente en accordant si genereusement au Lord 
Marechal sa gräce. ^ Sensiblement touchd que j'en suis et surtout des 
termes dont Sa Majeste s'est usee, quand eile vous l'a annoncee, vous 
ne manquerez pas de faire un compliment de remerciment en mon nom, 
dans les termes les plus obligeants et les plus onctueux que vous saurez 
imaginer, au Roi meme ou ä celui des ministres ä qui il convient selon 
l'etiquette etablie lä-bas, pour marquer la vive reconnaissance que j'en ai. 

Quant ä ce que Sa Majeste Britannique m'a fait marquer par vous 
touchant le dessein des Frangais sur la Saxe et la Hesse, vous ajouterez 
que, comme j'etais ici plus ä portee pour en etre informe et que, ce 
dessein etant parvenu ä ma connaissance, j'avais dejä prevenu les inten- 

I Vergl. Bd. XVII, 375 — 381. 386. 387. 394. 400. — 2 Vergl. S. 12. Vergl. 
auch das Schreiben des Königs an Lord Marschall vom il. Februar in den CEuvres 
Bd. 20, S. 278. 



71 — 

tions du Roi relativ ement au concert ä prendre entre mon frere Henri 
et le prince Ferdinand,' afin de pouvoir agir conjointement en cas de 
besoin; que j'etais charme que Sa Majeste avait bien voulu seconder 
en cela de son propre mouvement mes vues, et que je nie flattais que, 
Selon le concert pris entre moi et lesdits princes, nous ferons echouer 
ces entreprises de l'ennemi, en attendant que nous tenterons de deloger 
et de rejeter au moins ce qu'il y a des troupes ennemies entre la Hesse 
et la Saxe; qu'au surplus, mon plus grand embarras etait actuellement 
les Russes et les Suedois, dont les corps des troupes se trouvaient ä mes 
flancs, de sorte qu'ä peine je saurais me remuer, sans avoir ä attendre 
qu'ils entrent d'abord de nouveau dans mes £tats , circonstance qui 
m'arrete en bien des choses, et sans laquelle mes Operations prendraient 
une toute autre tournure. 

Vous n'oublierez pas, au reste, de faire des compliments de felici- 
tation aux ministres au sujet des nouveaux avantages qu'ils viennent de 
remporter sur l'ennemi commun par la prise de l'ile de Goree, ^ dont 
je me suis bien rejoui. 

Nach dem Concept. ^ e Q e r 1 C. 

10720. AN DEN ETATSMINISTER GRAF VON REUSS. 

Breslau, 13. Februar 1759. 
P. S.3 

Nachdem inzwischen Eure Vorstellung vom 2. dieses Monats, 
betreffend den Cours derer Friedrichsd'or, bei Mir eingekommen ist, 
und Ich Eure deshalb habende Besorgnisse des landschaftlichen Interesse 
halber daraus mit mehrern ersehen habe, so gebe Ich Euch auch des- 
falls in Antwort, dass Ihr darüber ausser aller Besorgniss sein, jedennoch 
auch den Unterscheid zwischen Friedens- und höchst schweren Krieges- 
zeiten observiren sollet ; dabei Ihr versichert sein könnet, dass Ich nichts 
thun noch vornehmen werde , als was die ganz ohnumgängliche Noth- 
wendigkeit zur Erhaltung des ganzen Staats , und dass nicht alles in 
einen totalen Verfall gehe, erfordert, vornehmen noch veranlassen"* werde: 
dahergegen Ich auch schon alle Mesures genommen habe, welcher- 
gestalt hiernächst und nach glücklich herstelletem Frieden alles wiederum 
in seine vorige und gehörige Ordnung gebracht werden kann und soll, 
so dass die Landschaft auch in diesem Stücke nichts verlieren wird. 

Nach dem Concept. _____^ Friderich. 

I Verg]. S. 43. 51. 59. — 2 Die Insel und das Fort Goree, der letzte Stützpunkt 
der Franzosen in Senegambien , war von den Engländern am 29. December 1758 
eingenommen worden, [Schäfer a. a. O. II, l, S. 188 giebt 30. December an; da- 
gegen Bericht Knyphausen's vom 30. Januar und Gen.-histor. Nachrichten, Bd. X, 
S. 454 : 29. December.] — 3 Der Haupterlass betrifft die Befriedigung des Interesses 
der Churmärkischen Landschaft bei den neuen Odercanal-Etablissements ; Graf Reuss, 
der Direktor der Churmärkischen Landschaft, wird auch in dieser Sache auf den 
Frieden verwiesen , „da alles in Ordnung und Richtigkeit gesetzet werden soll , so 
dass die Landschaft darunter nichts verlieren wird". — ^ So. 



72 

I0 72I. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Breslau, 14 fevrier 1759. ' 

Comme je viens de recevoir de tr^s bonne part la copie d'une 
lettre qui contient des particularites tout-ä-fait interessantes, je n'ai pas 
voulu manquer de vous en communiquer tout son contenu , quoique 
seulement pour votre uniqiie direction et en vous priant d'en faire le 
plus grand secret et de la conserver sous votre propre garde, afin quo 
personne n'en puisse etre instruit. 

J'ai fait mes reflexions lä-dessus, et je crois que les Russes et les 
Suedois peuvent bien avoir pense k quelque chose de pareil et forme 
des projets sur Stettin; mais comme les circonstances des Suedois ont 
beaucoup change depuis en Pomeranie, et qu'ils se trouvent dans une 
triste Situation et hors d'etat de contribuer quelque chose ä un commun 
si^ge avec les Russes, tant de Colberg que de Stettin, et que j'espere 
que l'on les tiendra encore dans cet etat d'affaiblissement, je me doute 
aussi que ce plan aura souffert quelque alteration. 

Feder ic. 

Je viens 2 de recevoir de nouveau des avis que la cour de Petersbourg a fait 
donner des assurances tr^s fortes quelle ouvrirait bientot la campagne par le siege 
de Stettin, qu'elle veut faire conjointement avec les Suedois. La cour de Vienne tra- 
vaille ä faire cbanger ce dessein, pour attirer Tarmee russienne sur les bords de l'Oder, 
puisqu'elle craint que le si^ge et les preparatifs qu'une entreprise de cette importance 
demande , fourniront au general Fermor, dont on se d6fie, des pretextes pour ne 
pas agir avec cette vigueur qu'on prüfend mettre cette annee dans les Operations. On 
a fait valoir, ä ce qu'on m'assure, l'^tat actuel des affaires de Pomeranie, pour presser 
la Russie de donner des ordres precis ä M. Fermor d'entreprendre quelque diversion, 
dans le dessein, sans doute, de faire paraitre les Russes d'autant plus tot sur la scene ; 
mais mon correspondant croit que, si le general Tillier, envoye ä Petersbourg, ne 
parvient pas a operer un changement , on sera oblige d'entrer dans les vues de la 
Russie, qui parait jusqu'ici ne vouloir pas d^mordre du projet d'assieger Stettin. 

II m'assure, au reste , que le plan de la cour de Vienne est de faire agir ses 
armees et celle de l'Empire sur l'Elbe et sur l'Oder; que les armees frangaises s'uni- 
ront peut-etre pour pouvoir agir avec d'autant plus de vigueur contre le prince Fer- 
dinand, afin de s'approcber de meme de la Saxe , et qu'on espfere que les troupes 
russiennes et suedoises pourront se porter aussi vers ces deux fleuves. 

Je puis donner ces avis comme venant d'une personne trhs instruite ; mais je 
ne saurais assez prier de les vouloir menager comme un secret qui m'a ete forte- 
ment recommande. 

Das Hauptschreiben nach der Ausfertigung. Die Beilage nach Abschrift der Cabinetskanzlei. 



10722. AN DEN OBERST VON HACKE IN GLOGAU. 

Breslau, 14. Februar 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 12. dieses erhalten und danke Eucli 
recht sehr vor die Mir darin gemeldete Nachrichten. Ich will auch, 
dass Ihr kein Geld noch Bemühungen sparen sollet, um von den ge- 

1 Der nämliche Erlass ergeht gleichzeitig an Dohna. — 2 Das folgende nach 
einem am 10. Februar von Finckenstein übersandten Auszug aus dem Schreiben 
Münchhausen's, d. d. Hannover 4. Februar. 



73 

leldeten Orten ^ sichere und [gute] Zeitungen, auch durch Leute, die 
orten bekannt seind, zu bekommen, indem Ich gedenke, dass daselbst 
in recht guter Coup zu machen sein wird. 

Ich will auch, dass Ihr für ein Corps von ohngefähr 5 ä 6000 
lann oder auch mehr das Brod für etliche Tage gegen den 22. dieses 
hngefähr parat halten sollet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10723. AN DEN RESIDENTEN REIMER IN DANZIG. 

Breslau, 15. Februar 1759. 
J-^er König erklärt sich mit dem Bericht vom 7. Februar zufrieden. 

Ihr könnet Euch gegen die Herrn Danziger, wo Ihr es convenable 
findet, noch ferner äussern, wie sie nicht bange sein und sich nur nicht 
surpreniren lassen sollen, maassen, so lange die Russen gegen sie nichts 
serieuses unternehmen werden, wir uns auch nicht rühren werden ; wenn 
es aber mit ihnen hierunter ernst werden sollte , alsdenn werden wir 
uns ihrer gewiss annehmen , wie sie dann auch sonsten von uns bald 
reden hören dörften. ^ 

Nach dem Concept. ^ ^ lUeriCn. 



10724. AN DAS DEPARTEMENT DER AUSWÄRTIGEN 

AFFAIREN. 

1 odewils und Finckenstein berichten, Berlin 13. Februar, dass der dänische 
Gesandte von Ahlefeldt im Auftrage seines Hofes für den verhafteten Feldmarschall 
Seckendorff 3 sich verwendet habe : „II nous a declare que, sans entrer dans les motifs 
de son arret, le Roi son maitre esp6rait que son grand äge lui procurerait la com- 
passion de Votre Majeste. 

„Nous avons repondu prealablement au sieur d' Ahlefeldt que, quoique le ma- 
r6chal de Seckendorff soit actuellement general de l'Empire, et que cette seule con- 
sideration aurait suffi a autoriser Votre Majeste de le faire arreter et de le traiter 
comme prisonnier de guerre, Elle ne Se serait pourtant jamais portee a cette de- 
marche , s'il avait voulu rester en repos et tenir une conduite convenable ä son äge ; 
mais qu'au Heu de cela il n' avait pas cesse de se meler de toutes sorles d'intrigues 
contre Elle, qu'il avait fourni des plans aux Autrichiens, et qu'il avait donne ses con- 
seils pour les Operations du prince de Hildburghausen avant la bataille de Rossbach, 
comme on le lui pouvait prouver par des lettres interceptees; qu'au reste il n'avait 
aucun sujet de se plaindre de la nature de son arret, qu'il avait une maison ä lui ä 
Magdeburg, qu'il pouvait sortir librement et voir qu'il voulait, enfin, qu'on lui lais-^ait 
toutes les libertes et commodites qu'il pouvait desirer, et qu'on se flattait , en conse- 
quence de ces raisons, que Sa Majeste Danoise ne regarderait pas comme un manque 
d'amilie, si Votre Majeste ne pouvait pas deferer a son intercession ä cet egard." 

I Hacke hatte Nachrichten eingesandt, ^reiche Kaufleute aus Posen über das 
Erscheinen von Kosacken und das Zusammenbringen von Magazin vorräthen in jener 
Gegend überbracht hatten. — 2 Vergl. S. 60. 62. 65. — 3 Vergl. Bd. XVH, 420. 



74 

Breslau, 15. Februar 1759. 

Die Antwort ist recht gut; überdem stehet Seckendorff noch bis 
diese Stunde in der österreichschen Liste von ihrer Armee, ' so jährHch 
zu Wien unter Autorität und Vorbewusst des Hofes gedrucket und pu- 
bUciret wird, noch unter die österreichschen Generalfeldmarschalls nach 
seiner Anciennete aufgeführet. ^ 

Mündliche Resolution. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretärs. 



10725. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Breslau,] 16 fevrier 1759. 

Mon eher Fr^re. En confrontant vos nouvelles avec les miennes, 
il parait bien que le dessein des Fran^ais est de marcher vers la Hesse, 
et par consequent rien ne peut arriver de mieux que l'excursion que 
vous allez faire. ^ Je vais donner , de mon cotd , une echauffouree du 
cötd de Posen ; mais ma position ne me permet pas de pousser jusqu'ä 
la Vistule, ä cause que les troupes ne pourraient pas me rejoindre aussi 
vite que j'en pourrais avoir besoin, de meme que vous ne pouvez aller 
au delä d'Eisenach. 

Je pars apr^s-demain pour Neisse, oü j'ai des affaires ä regier, "* et 
si j'apprends quelque chose d'interessant, je vous le marquerai. 

Quoi que les Autrichiens fassent , s'ils entrent en campagne avant 
le vert, ils ne trouveront pas ä subsister ; vous pourrez meme prendre 
la precaution de faire retirer du cote de Zwickau et de Chemnitz tous 
les vivres ou fourrages qui s'y trouvent; mais persuadez-vous, en atten- 
dant, que le mal le plus considerable que les Autrichiens pourront vous 
faire, sera le long de l'Elbe. 

Adieu, mon eher fr^re; je suis avec la plus tendre amitie, mon 
eher frdre, votre fid^le fr^re et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. ^ reCieriC. 



I Vergl. auch Schumann, Europ. Genealog. Handbuch, 1760 (für das Jahr 1759), 
S. II. — 2 In Bd. XVII, S. 460 ist bei Seckendorff das Wort „ehemaliger" zu 
streichen. — 3 Vergl. S. 51. 59. 68. — 4 Schon am i. Februar hatte der König an den 
Commandanten von Neisse, Generallieutenant von Treskow, geschrieben, er wolle „vor 
Anfang der Campagne noch eine Tour nach Neisse thun, weil Ich intentioniret bin, vor 
die Werke vom Fort Preussen vor jedes Saillant eine Fläche , und zwar mit guten 
Fougassen, vorlegen zu lassen, auf dass der Feind dadurch weiter abgehalten werden 
und nicht gleich so nahe approchiren könne". An Fouque schreibt der König am 
15,, dass er ihn in Neisse zu treffen wünsche. — 5 In einem Schreiben vom 21. Fe- 
bruar theilt der König dem Prinzen die Nachricht mit, dass der Director der Stände 
im Freibergschen Kreise auf Specialbefehl des Warschauer Hofes die Verordnung er- 
halten habe, „alle zum Kreise gehörige Gerichtsobrigkeiten im geheim zu instruiren, 
dass sie alle Deserteurs von Meiner Armee, so aus Sachsen seind, und überhaupt alle 
zu Rekruten tüchtige junge Mannschaft anweisen sollen, sich an gewisse Oerter zu 
retiriren , so ihnen benannt waren , und daselbst bei gewissen benannten , besonders 
dazu bestelleten sächsischen Officiers anzugebe« , welche sie annehmen und weiter in 



I 



75 

10726. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON LATTORFF 

IN COSEL. 

Breslau, 16. Februar 1759. 
. . . Was die Euch zugekommene Nachricht von einem Corps 
Russen, so in der Gegend von Warschau angekommen, daselbst ge- 
standen und die nun weiter vorwärts passiren wollen, angehet, da könnet 
Ihr sicher glauben und gewiss sein, dass solche Nachricht ungegründet 
ist; dann Ich sicher weiss, wo das ganze Corps d'armee der Russen 
stehet, nämlich ein l'heil von solchen in den Gegenden von Danzig, 
das Hauptcorps bei Marienwerder und hinter der Weichsel in Preussen 
und etwas davon der Gegend Nakel und bei Posen. Ich muthmaasse 
dahero auch, dass die Nachricht von einem in Krakau angelegten oder 
noch anzulegenden Magazin unrichtig sei, wornach Ihr Euch doch näher 
erkundigen könnet; vor das übrige aber danke Ich Euch vor Eure 
Attention in Communication Eurer Nachrichten , und wird es Mir sehr 
lieb sein, wenn Ihr damit weiter continuiren werdet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10727. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN 

IN BERLIN. 

Breslau, 16. Februar 1759. 

Da sich ein gewisser Nationalschwede, so sich Heindrich Fernebohm 
Denisson nennet und angegeben, sich vorhin schon zu BerHn aufgehalten 
zu haben , auch Euch und dem Minister Graf von Podewils nicht un- 
bekannt zu sein, mit dem in Original anliegenden Promemoria' gemeldet 
und seine Dienste in der darin angeführten wichtigen Angelegenheit 
offeriret hat, so habe Ich solchen bereits an Euch selbst adressiren 
lassen, in der Intention, dass, da Euch Meine Absichten darunter schon 
bekannt sein, * und wie höchst important es Mir sei , dass solche auf 
das allerbaldmöglichste ausgeführet und zur Execution gebracht werden, 
Ihr mit diesem Manne selbst sprechen und approfondiren sollet, was 
seine Absichten seind, wie er solche auszuführen glaubet. Da denn, 
wenn Ihr ihn dazu vor hinlänglich capabel findet , Ihr alsdenn solchen 
auch nur sonder Weitläuftigkeit noch Rückfrage, überall aber sonder 
den geringsten ficlat , als welches ihn und seine gute Absichten sonst 
offenbar trahiren und Meinen Wunsch echouiren machen würde, ab- 
Sicherheit schaffen würden. Es wird Mir dabei geschrieben , wie vermuthlich diese 
Verfügung durch ganz Sachsen ergangen wäre". Prinz Heinrich solle sonder Zeit- 
verlust auf den Grund dieser Sache zu kommen suchen und alle Mesures dagegen 
nehmen. 

X D. d. Breslau il. Februar. Denisson erbietet sich, nach Norwegen zu gehen, 
um von dort die Dalekarlier zur Erhebung aufzurufen gegen den französisch gesinnten 
Reichsrath, der das schwedische Volk knechte. — 2 Vergl. S. 53. 61. 



— 7^ — 

fertigen, einiges Concert mit ihm nehmen, in Sachen, so zu Ausführung 
seines Unternehmens dienen können , bestmöghchst favorisiren und ihn 
mit den dazu erforderhchen Geldern versehen sollet , wozu Ich Euch 
die Euch schon bekannte 3000 Thaler anweise, so Ich vorhin zu der- 
gleichen destiniret habe;^ die aber, wie Ich weiss, deshalb noch nicht 
gehoben seind, und die Ich schon einmal zu dergleichen hasardiren und 
risquiren will. 

Ich überlasse Euch alles dieses zur weiteren Besorgung und füge 
nur mit an , dass Ich Euern Bericht auf Mein letzteres Schreiben in 
eben dergleichen Angelegenheit, ^ und welchergestalt alles schon von 
Euch entamiret worden, erwarte, von dessen Reussite Ich nicht sowohl 
besorget bin, als dass Ihr Euch an alle kleine Schwierigkeiten stossen, 
die Sache damit aufhalten und über alles erst anfragen werdet, wodurch 
aber das jetzige bequeme Moment zur Execution dieser importanten 
Sache verloren gehen kann. 

Nach der Ausfertigung. 3 F r i d C r i C h . 

10728. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 17 fevrier 1759. 

La lettre que Votre Altesse m'a faite du ii de ce mois, m'a ete 
bien rendue aujourd'hui matin , et je n'ai nul doute que celle que je 
Lui ai ecrite du 9 de ce mois, "* ne Lui soit ä present heureusement 
arrivee. II faut bien encore que je me ref^re ä ce que je vous ai re- 
pondu par ma lettre ci - dessus accusee , qui , avec ce que [je] Lui ai 
marque par mes autres precddentes , ont tout ^puise ce que je saurais 
vous dire ä ce sujet. 

J'ai de la peine ä croire que le roi de France se laisse porter ä 
se mettre k la tete de son armee; la fortune et le credit de madame 
de Pompadour serait trop hasarde et fort aventure , si jamais eile con- 
descendait ä une Separation du Roi d'elle ; au moins a-t-elle toujours 
extremement combattu contre de pareilles resolutions , aussi souvent 
qu'en d'autres occasions il en est devenu question. Mais suppose meme 
qu'une pareille resolution füt constatee, Votre Altesse n'en aurait pas 
fort ä apprehender pour les suites. 

Pour ce qui regarde nos affaires presentes, j'espere que mon frere 
Henri ne manquera pas d'executer, vers la fin de ce mois, le projet pris 

I In Nr. 10744 "• Bd. XVII, 238.239 werden 2000 Thlr. genannt. — ^ Vergl. 
Nr. 10697 u. S. 61. — 3 Am 20. schreibt Eichel an Finckenstein auf die Nach- 
richt von dem Tode des jüngstgeborenen Sohnes des Prinzen von Preussen — der Prinz 
Georg Karl Emil (vergl. Bd. XVII, 453. 474) war am 15. Februar gestorben — 
dass Se. Majestät „über diesen Todesfall ganz attendrirel" seien; die „Affliction, so 
Sie in der That über den Verlust des jungen Prinzen empfinden", habe bewirkt, 
dass Se. Majestät über die eingetroffenen Propositionen des Grafen Hordt sich noch 
nicht expliciret hätten. — ■* Nr. 10 714. 



yj 

rejeter tout ce qu'il y a de troupes autrichiennes et des Cercles dans 
rhuringe entre Erfurt et la Hesse,' et qu'il en aura dejä commu- 
ne avec Votre Altesse. Quant ä moi, je vous ai detailld dejä les 
^ons qui m'obligent ä ne plus remuer. ^ 

Selon toutes les nouvelles d'Espagne, il faut que le Roi y soit 
actuellement mort ou sur le point d'expirer, ^ ce qui ne saura manquer 
d'operer pour nous une bonne et favorable diversion ä l'egard de nos 
ennemis. 

Au reste , Ton continue toujours de me confirmer que le plan de 
la cour de Russie, quant ä ses Operations ä faire, soit de s'emparer 
de la ville de Danzig, de surprendre par mer et par terre la forteresse 
de Colberg et de faire ensuite, conjointement avec les Suedois, le si^ge 
de Stettin, en meme temps que les Russes voudront detacher un corps 
de troupes vers la Silesie, afin de se joindre aux Autrichiens. 

Nach dem Concept. ■'^ e U 6 r 1 C. 



10729. AN DAS DEPARTEMENT DER AUSWÄRTIGEN 

ÄFF AIREN. 



Jrodewils und Finckenstein berich- 
ten, Berlin 16. Februar, der dänische 
Gesandte von Ahlefeldt habe im Auftrage 
seiner Regierung für die pnecklen burgische 
Ritterschaft sich verwendet;* er habe 
verlangt, dass dem Könige Bericht er- 
stattet werde , und erwarte eine Antwort 
des Königs. 

Mündliche Resolution. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretärs. 



Breslau, 21. Februar 1759. 
Sie sollen Mich doch jetzo 
damit zufrieden lassen und ant- 
worten, so gut sie wollen und 
können. 



IG 730. AU MARGRAVE RfiGNANT DE BAIREUTH 
A BAIREUTH. 



-Der Markgraf von Baireuth schreibt, 
Baireuth Februar 5 1759: „Sire. Je dois 
me donner l'honneur d'informer Votre 
Majeste qu'ä la requisition du duc de 
Choiseul j'envoie ä Paris le baron de 
Gleichen, ci-devant chambellan de la Mar- 
grave, qui depuis plusieurs annees a ete 
trfes connu de ce ministre. La demarche 
m'a paru d'autant moins prejudiciable qu'il 
n'est Charge de rien , et que, dans la re- 
quisition qu'il m'en a faite , il n'a ete 
question que de l'avoir aupr^s de lui. Si 
Votre Majeste un jour jugeait peut • etre 



Breslau, 21 fevrier 1759. 

La lettre que Votre Altesse 
vient de me faire, m'a ete une nou- 
velle marque convaincante de Son 
amitie inalterable pour moi et de Ses 
sentiments ä mon egard , dont je 
vous ai toute l'obligation possible. 
Je vous rends mille gräces de la 
communication confidente sur l'en- 
voi du baron de Gleichen ä la re- 
quisition de certain ministre. Je 



I Vergl. S. 51. 59. 68. — 2 Vergl. S. 23. 59. 65. — 3 Der allerseits lang er- 
wartete Tod König Ferdiuand's VI. trat erst am 10. August 1759 ein. — 4 Vergl, 
Bd. XVII, 334. — 5 Ohne Tagesdatum. 



78 — 



ä propos de faire insinuer quelque chose, 
je crois que le canal serait sür et point 
inutile ; j'attends lä-dessus les ordres de 
Votre Majeste." 

Der Markgraf theilt dem Könige 
mit, dass nach vielen Schreibereien und 
Sendungen endlich eine Zusammenkunft 
zwischen ihm und seinem Schwiegersohn, 
dem Herzoge von Württemberg, verab- 
redet worden sei , bei der er hoffe , auf 
eine oder die andere Art dem unglück- 
lichen Verhältniss zwischen dem Herzoge 
und der Herzogin i ein Ende zu machen. 



n'en augure pas mal et y applaudis 
parfaitement , mais permettez de 
vous dire que, pour ce qui m'y re- 
garde, je suis du m6me sentiment 
encore que par le passe, savoir 
que je serai pr6t ä tout ecouter, 
mais que je n'ai pas des propo- 
sitions ä faire. ^ 

J'apprends avec satisfaction la 
bonne esperance que vous avez 
de terminer de fagon ou d'autre 
les affaires de Madame la Duchesse 
votre fille; ses inter^ts me seront ä jamais aussi chers que les miens 
propres, je sens seulement le chagrin que, dans le moment present cri- 
tique et oü tout va en desordre , occupe d'ailleurs contre le grand 
nombre de mes ennemis, je n'y puis pr6ter cette assistance oü mon 
inclination me porte. Je me flatte, cependant, que, quand, ä la fin, les 
choses arriveront ä une negociation de paix, je trouverai alors l'occa- 
sion, que je ne laisserai jamais echapper, pour m'employer efficacement 
pour tout ce qui peut conduire ä sa satisfaction. fl 

Nach dem Concept. Federic. ■ 

IG 731. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 21 fevrier 1759. 

Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez faite du 12 de ce 
mois. Vous devez connaitre ma bonne volonte et mon empressement 
pour concourir ä tout ce qui peut servir au bien de la bonne cause 
commune; mais considerez, je vous conjure, la Situation oü je me 
trouve de mon cöte, et vous conviendrez, j'en suis persuade, que je 
ne saurais me remuer au delä de ce que je vous ai marque par mes 
lettres anterieures. Reflechissez qu'une entreprise sur Bamberg me me- 
nerait ä des hasards eminents ; car, sans dire que cette place fortifiee 
en quelque fagon, que nous primes la premi^re fois par surprise, ^ quand 
il n'y avait ni troupes ni canons, est ä present bien gardde de troupes, 
pour ne pas pouvoir 6tre prise d'emblee, [l'entreprise] nous arreterait 
assez pour donner le temps aux troupes autrichiennes en Boheme 
d'entrer d'abord en Saxe, afin d'y tailler de [la] besogne ä mon fr^re 
Henri dejä inferieur ä eux en troupes. 

Voilä ainsi, mon eher prince, les raisons qui m'obligent ä me tenir 
ä ce que je vous ai dejä marque,* et qui ne permettent pas ä mon 

I Vergl. Bd. XIV, 289. 347; XV, 276; XVI, 79. — 2 Vergl. Bd. XVI, 145. 
152; XVII, 217. 258. 282. — 3 Vergl. Bd. XVII, 51. 52. 116. Bamberg hatte am 
31. Mai 1758 capitulirt. — 4 Vergl. S. 23. 64. 65. 



79 

frere Henri de s'eloigner trop de son centre, pour ne pas risquer ä son 
tour une surprise de l'ennemi du cöte des frontieres de Boheme. 

Nach dem Concept. F C d 6 T 1 C. 

10732. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON ZIETEN. ' 

Breslau, 21.2 Februar 1759. 
Ich danke Euch vor die in Eurem Rapport vom 17. dieses Mir 
communicirte Nachrichten, und müsset Ihr nunmehro insonderheit alle 
-enaue Attention auf alles Eurer Orten und in dasiger Gegend und 
Nachbarschaft wegen des Feindes vorfallende haben, auch weder Kosten 
noch Bemühung sparen, um davon zu guter und rechter Zeit informiret 
zu sein und Mich davon promptest informiren zu können: indem Mir 
von guter Hand aus Sachsen gemeldet worden, ^ dass nach allen Um- 
ständen die Oesterreicher bald etwas von der Seite von Zittau unter- 
nehmen würden, weil man daselbst alle Anstalten dazu machete, auch 
Bäckers nach Zittau schickete und die Bäckerei daselbst sowohl als zu 
Kratzau'* retabUrete, nach welchem letzteren Ort man auch Bäckers 
geschickt habe. Auf der Seite von Friedland würde das Lazareth an- 
geleget, und präparirte man alles zu Ankunft mehrerer Truppen, über- 
haupt aber ginge das Gespräche unter ihnen, dass alle ihre Truppen 
sich den i. Martii in Bewegung setzen würden. Ihr sollet also sehr 
attent sein und, sobald Ihr etwas von dergleichen höret oder erfahret, 
Mich alsofort davon avertiren. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Zieten'schen Familieiiaichiv zu Wustrau. 



10733. AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 



ochmeltau berichtet, Dresden 18. Fe- 
bruar : „La jeune cour est dans une Si- 
tuation fort triste et irrit^e au possible 
contre le comte Brühl; car iL fait des 
depenses tr^s fortes ä Varsovie et ne leur 
envoie pas le sol. Les remises de la 
France ont cesse , et je sais que les der- 
uiers bijoux de la Princesse ont ete mis 
en gage, et qu'on est reduit ä faire vendre 
des nippes sous main. Aussi m'a-t-on 
fait savoir que Votre Majeste ferait bien 
du plaisir ä la jeune cour, si Elle vou- 
lait ordonner que toutes les dames et 
fcmmes qui ont 6te de la vieille cour, 



Breslau, 22 fevrier 1759. 
J'ai re^u vos deux rapports 
du 16 et du 18 de ce mois, que 
j'ai trouve egalement aussi interes- 
sants pour moi que je vous sais 
tout le gre possible de l'attention 
et du z^le que vous continuez de 
marquer pour moi et pour mon 
Service. ^ Aussi continuerez - vous 
encore de m'instruire sur tout ce 
que vous apprendrez par vos re- 
cherches. 



J Zieten befand sich nach seinen Berichten im Februar in Landshut. — 2 Im 
Concept: 20. — 3 Das Folgende nach dem Berichte Schmettau's, d. d. Dresden 
16. Februar. — 4 Nordwestl. von Reichenberg. — 5 Ueber den Bericht vom 16. Fe- 
bruar vergl. Nr. 10732. 



8o 



doivent partir, soit pour Varsovie oii pour 
la Boheme. Par lä on serait quitte de 
leur entretien, et leurs chipoteries cesse- 
raient. Mais la jeune cour est obligee de 
faire semblant comme si eile en serait 
fort fachee, quoique ce depart des femmes 
pour Varsovie causerait bien de l'em- 
barras au comte Brühl , qui serait oblige 
de les entretenir. 

„Apr^s les compliments dont il a plu 
a Votre Majeste de me charger le I2 de 
ce mois pour la jeune cour, > il parait 
qu'ils ont encore plus de confiance, et ils 
m'ont fait comprendre si Votre Majeste 
ne voudrait les faire assister de quelque 
somme, vu qu'on ne regoit aucun argent 
du pays, et qu'on commence ä etre dans 
un etat ä faire piti6. Avec cela, les couches 
de la Princessez approchent." 



Je suis bien satisfait des sen- 
timents de la jeune cour que vous 
m'accusez de sa part envers moi ; 
je serai bien aise que vous tächiez 
de cultiver ces sentiments autant 
que les circonstances le permet- 
tront. Vous leur donnerez mSnie 
adroitement quelque esperance que, 
dans le cas de necessit^ pressante, 
je pourrais bien l'assister de 
quelque somme ; mais ce que vous 
leur inspirerez principalement, c'est 
qu'elle n'aurait qu'ä faire du bruit 
et jeter des hauts cris envers le 
roi de Pologne ou la cour ä Var- 
sovie qui ne sauront pas l'aban- 



donner en fonds pour leur sub- 
sistance, et qui sürement alors lui enverraient de l'argent, vu que, sans 
cela, il n'y avait pas moyen de lui en arracher qu'avec importunite. 

Au surplus, je consens et veux que toutes les dames et femmes de 
la vieille cour, sans exception, Madame Ogilvy^ ä la tete, vu qu'elles 
ne finissent pas leurs mauvaises trames et manigances, doivent partir, 
dans un certain terme que vous leur declarerez, de Dresde, soit pour 
Varsovie ou pour la Boheme. Sur quoi, vous vous conformerez et leur 
fournirez les passe-ports qu'il faudra ä leur retraite, pour aller sans bruit 
aux lieux qu'elles se choisiront pour leur demeure dans lesdits pays. 

Nach dem Concept. F e d 6 r i C. 



10734. AN DEN GENERALMAJOR VON WEDELE. -^ 

Breslau, 22. Februar 1759. 
Wenn Ihr zu Berlin wiederum kuriret und gänzlich gesund sein 
werdet, 5 so ist Mein Wille, dass Ihr alsdann nicht wiederum zu dem 
Corps , so Ihr vorhin commandiret habet , zurückgehen , sondern viel- 
mehr alsdann gerades Weges hieher und zu Mir kommen sollet. 

Fr i der ich. 

P. S. 
Auch habe Ich aus Eurem Schreiben vom i8. dieses das unüber- 
legte Betragen des Generallieutenant Grafen von Dohna, da derselbe 
Euch melden wollen, als ob er nicht im Stande sei, die ihm anbefohlene 
Anzahl Rekruten vor Euer vormaliges Corps schaffen zu können , ohn- 

' Vergl. S. 69. — 2 Die Churprinzessin gebar am 13. April einen Prinzen, der 
die Namen Maximilian Emanuel empfing. — 3 Vergl. Bd. XIV, 410. 496. 541. — 
4 Wedell's Berichte sind aus Berlin datirt. — 5 Vergl. S. 48. 



^erne ersehen, demselben aber darauf solches sehr scharf verwiesen und 
ihm nachdrückHchst befohlen, ' dass er diese Anzahl Rekruten schlechter- 
dings und ohne Raisonniren aus dem Mecklenburgischen schaffen solle, 
noch dass Ich dagegen weder Einwenden, noch Schwierigkeit annehmen 
würde ; wie Ich dann auch dem Generalmajor von Kleist , so bei dem 
Dohna'schen Corps stehet, in specie aufgetragen habe, dass er sich der 
Rekrutirungssachen dorten besonders annehmen und solche auf das 
fordersamste dorten zum Stande bringen solle , mit welchem Ihr auch 
darüber weiter correspondiren könnet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Wedeirschen Familienarchiv zu Ludwigsdorf in Schlesien. 2 



10735. AN DEN MAJOR FREIHERRN VON PANNWITZ. 3 

Breslau, 22. Februar 1759. 
Vermittelst dieser Meiner Ordre, die Ihr jedoch vorerst sehr secret 
halten und keinen Eclat Eurer Orten machen sollet, befehle Ich hier- 
durch, dass, weilen Ich von sicherer Hand erfahren habe, dass die Oester- 
reicher sowohl als die Russen in der Gegend und Nachbarschaft von 
der Stadt Krakau in Polen considerable Magazins vor ihre Rechnung 
angekaufet haben, und ein gewisser GrafWessel zur Hälfte deshalb mit 
dem Graf Mniszech Entrepreneurs seind, dergleichen Magazins sonsten 
auch noch zu CieChanow * und anderen Oertern, die sich ein wenig 
mehr gegen Podlachien ziehen, befindUch sein sollen, Ihr also sogleich 
500 Pferde von dem Möhring' sehen Husarenregiment und dazu gehö- 
rigen Officiers, bei welchen der Major von Lossow Möhring'schen Re- 
giments mit sein soll , nehmen und damit alsdenn geradesweges auf 
Krakau marschiren sollet, um vorgedachte der Orten gemachte Maga- 
zins wegzunehmen und die darin befindUche Vorräthe entweder, so viel 
als es möglich sein wird, durch Fuhren ganz prompte zurück nach 
Oberschlesien und nach Cosel ^ transportiren oder aber, was davon nicht 

I Dieser Befehl an Dohna liegt nicht vor. — z Durch einen ebendaselbst be- 
findlichen Cabinetsbefehl vom 26. Februar wird dem General von Wedeil bekannt 
gemacht , dass der König ihn zum Generallieutenant ernannt habe. Der König 
erklärt, da er Wedell's „Gesinnung zur Genüge kenne", so trage er „nicht den ge- 
ringsten Zweifel", der General werde sich „sowie bisher zu Meinem gnädigsten Ge- 
fallen geschehen", auch fernerhin „zu alledem, was Mein Dienst und die Ehre und 
Avantage desselben erfordert , mit aller Treue , Eifer und Habilete appliciren" und 
des Königs Vertrauen erfüllen, „da Ihr davon Meines ferneren gnädigen Wohlwollens 
versichert sein könnet". — 3 Berichte von Pannwitz liegen aus dem Februar nicht 
vor. — 4 Nordnordöstl. von Warschau. — 5 Auf den Bericht des Commandanten 
von Cosel , Generallieutenants von Lattorff, vom 23. Februar über die „Magazins, so 
die Oesterreicher der Gegend Krakau errichten wollen", antwortet der König am 26., 
dass Pannwitz mit Lossow commandiret sei, die Magazinvorräthe nach Cosel bringen 
zu lassen oder zu zerstören. „Ich vermuthe auch, dass derselbe, wo nicht schon in 
der Expedition begriffen, doch auf dem Marsch dahin sein wird." Pannwitz soll aus- 
sprengen , „als ob ihm noch ein weit stärkeres Corps nachkomme , mit welchem er 
Corresp. Friedr. II. XVIII. 6 



82 

zurückzutransportiren ist, gänzlich ruiniren und verderben lassen sollet, 
so dass es nicht wieder zusammengebracht, noch gebrauchet werden kann. 

Ihr sollet denen Polen, so darüber vermuthlich allarmiret sein und 
wegen Eurer schleunigen Expedition schreien werden , declariren , dass 
es damit ganz und gar nicht darauf angesehen wäre, ihnen das aller- 
geringste Leides und Schaden zu thun, sondern dass Ihr vielmehr ihnen 
alle Freundschaft zu erweisen befehliget, aber auch zugleich beordert 
wäret, die Magazine, welche Meine Feinde daselbst in der Absicht, Mir 
dadurch zu schaden und Mich bei Gelegenheit feindhch anzugreifen, 
errichtet und zusammengebracht hätten, zu stören und zu ruiniren, 
damit sie gegen Mich keinen Gebrauch davon machen könnten, welches 
Mir nach allen Naturen der Völkerrechte ' nicht verwehret werden könnte : 
ausserdem Ich alle Freundschaft mit denen Herren Polen halten würde. 

Hierbej könnet Ihr auch ausstreuen , als ob Ihr gerade nach War- 
schau marschiren und Euch allda mit einem aparten Corps , so Euch 
nachfolgte, sowie auch mit dem Generalmajor von Wobersnow^ und 
dessen Corps conjungiren würdet ; welches jedennoch nur Bruits seind, 
die Ihr ausstreuen müsset, um Eure Expedition um so mehr zu favorisiren. 

An das Möhring'sche Husaren regiment ist die Ordre wegen Ver- 
abfolgung der 500 Pferde nebst dem Major von Lossow bereits er- 
gangen, und zweifele Ich nicht, Ihr werdet Euch von diesem Mir be- 
sonders interessanten Commando mit solcher Vernunft, Vigilance und 
guter Ordre acquittiren, sowie Mein Vertrauen zu Euch deshalb ge- 
richtet ist, und dass Ich Meine Intention darunter völlig erreiche. 

Nach dem Concept. Fridcrich. 

10736. AN DEN GENERALMAJOR VON PLATEN. 

Breslau, 24. Februar 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 19. dieses wohl erhalten und bin 
von allem, so Ihr darin meldet, recht wohl zufrieden gewesen. Ich will 
hoffen, dass die Operationes und Mouvements des Generalmajor von 
Wobersnow von gutem und noch mehrerm Effect sein werden, als was 
bisher schon Eurer Orten geschehen ist. Wobei Ich Euch noch zu 
Eurer Nachricht und Direction bekannt mache, wie ausserdem Ich noch 
ein Detachement in Polen nach Krakau geschicket habe, ^ um allda das- 
jenige, was die Oesterreicher und die Russen der Orten an Magazins 
präpariren lassen, zu detruiren , so dass Ich hoffe, es werden diese 
differenten Entamirungen des Feindes denselben wenigstens vorerst und 
auf eine Zeitlang in Bredouille setzen. 

Nach dem Concept. F r i d C r i C h. 

sich conjungiren und noch viel weiter vorwärts in Polen marschiren werde. Ich hoffi 
auch, dass er zugleich das sich an denen Grenzen dort gesammlete Gesindel vo« 
Uhlanen und Sachsen tüchtig handhaben und auseinander jagen werde". [Ausfertj 
gung im Kriegsarchiv des Grossen Generalstabs zu Berlin.] 
' So. — 2 Vergl. S. 93. — 3 Vergl. Nr. 10735. 



83 - 

I0 737. AU CONSEILLER PRIVfi DE L^GATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRfiTAIRE MICHELL A LONDRES. 

Breslau, 24 fevrier 1759. 

J'ai bien regu votre rapport du 9 de ce mois. Comme il m'ap- 
prend que vous avez regle lä avec la tresorerie les payements du sub- 
side , en sorte que toute la somme vous sera remise entre ci et la fin 
du mois d'aoüt prochain, je suis bien aise de vous dire que, les termes 
de ces subsides arrivant successivement Fun apr^s l'autre et sans trop 
nous presser, de fagon que nous n'avons pas ä craindre que le change 
et le prix de l'or montera bien haut, j'aimerais bien que toute la somme 
sera convertie en or, et qu'il ne se fasse point d'achat en argent, vu 
la plus grande facilite du transport en or, et que je trouve mieux mon 
compte avec celui-ci qu'avec de l'argent. Sur quoi je donnerai aussi 
mes ordres ä mes ministres. ' 

Quant aux affaires publiques, je veux bien vous dire qu'ayant vu, 
il y a peu [de] temps, une lettre interceptee du sieur de Rouille^^ . , . 
Mais , ajoute-t-il , on craint toujours en France que la mort du roi 
d'Espagne ne renverse tous ces beaux projets. Puisque donc les lettres 
de Madrid du 13 janvier annoncent la mort du roi d'Espagne comme 
tr^s prochaine, 3 il faut esperer qu'elle operera une grande diversion 
dans les projets de nos ennemis. Quant au roi de Sardaigne, je crois 
qu'il s'entend sürement avec le roi des Deux- Siciles, d'oü, ä ce que 
j'estime, resulteront beaucoup d'heureuses suites pour notre cause com- 
mune. L'on assure pour certain que les Autrichiens detachent 26 ba- 
taillons en Italic. 

Pour ce qui regarde la Porte Ottomane , je saurais bien vous dire 
que, malgre toutes les nouvelles de l'armement des Turcs, "♦ il ne parait 
pas jusqu'ä present que cela fasse aucune Impression, ni sur les Russes 
ni sur les Autrichiens , qui affectent egalement une grande sdcurite 
vis-ä-vis de ia Porte; on debite meme ä Pdtersbourg qu'on y a resolu 
d'envoyer une ambassade solennelle ä Constantinople. 

Au reste, mes voeux sinc^res sont que les entreprises des Anglais 
sur la Martinique et autres lieux de ce c6te-lä succedent parfaitement 
ä leur gre, ce qui sera un grand coup gagne contre la France pour la 
ramener ä une paix raisonnable et generale. 

Nach dem Concept. ^ euer IC. 



I Cabinetserlass an Podewils und Finckenstein, d. d. Breslau 24. Februar. Hin- 
zugefügt ist in diesem , dass die preussischen Gesandten in London rechneten „de 
pouvolr toucher 100 000 livres Sterling vers le 20 du courant et successivement apr^s 
en cinq autres payements le reste de la somme". Vergl. auch Nr. 10657. — 2 Es 
i<'|^lgt der Inhalt des Briefes; vergl, Nr. 10 712. — 3 Vergl. jedoch S. 77. Anm. 3. 
* Vergl. S. 15. 18. 

6* 



^84 

10738. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 24 fevrier 1759.» 
J'ai re^^u vos rapports du 13 et du 14 de ce mois, et j'ai et^ 
charme de voir, par le premier, que tout se passe encore tranquillement 
sur vos lieux, de fagon qu'on en peut esperer que les diiferends entre 
l'Angleterre et la Republique'^ pourraient bien encore etre accordes ä 
l'amiable. 

Der König ertheilt dem Gesandten Weisungen über die mit einer unbekannten 
Persönlichkeit einzuleitende chiffrirte Correspondenz. 

Nach dem Concept. Fcderic. 

10739. AN DEN OBERSTLIEUTENANT VON REICHMANN, 

VICECOMMANDANT IN MAGDEBURG. 

Breslau, 24. Februar 1759. 
Da Ich Euch bereits den Posten eines Vicecommandanten bei der 
Stadt und Festung Magdeburg dahin anvertrauet habe, ^ dass Ihr eigentlich 
alles und jedes bei dortigem Gouvernement und dasiger Festung vor- 
fallende dirigiren und besorgen sollet, so dass nichts darunter sonder 
Eure Disposition und Genehmhaltung geschehen muss, dagegen Ich Mich 
auch hauptsächhch an Euch halten werde, so mache Ich Euch hier- 
durch nunmehro bekannt , wie Ich aus bewegenden Ursachen resolviret 
habe, des Erbprinzen von Hessen Cassel Liebden, nachdem Ich Dieselbe 
zum General von der Infanterie declariret habe, auch als Vicegouverneur 
zu Magdeburg zu bestellen.* Damit Ihr aber von Meiner eigentlichen 
Willensmeinung dabei recht informiret seid , so soll Euch hierdurch zu 
Eurer Direction und secreten Instruction, die Ihr ntir lediglich vor Euch 
alleine behalten müsset , dienen , dass diese Bestellung gedachtes Erb- 
prinzen Liebden zum dortigen Vicegouverneur eigenthch nur ad honoreS 
wegen seiner Naissance und Qualite, auch sonst aus andern bewegenden 
Ursachen^ geschiehet, und dass mithin mehrerwähnten JErbprinzen Liebden 
zwar dorten alle öffentliche und gewöhnliche Honneurs, so ihm als Prinzeß, 
sowie auch als General von der Infanterie und Vicegouverneur gebühren, 

' Durch 'einen vorangehenden Immediaterlass vom 15. Februar wird Hellen be- 
auftragt, den Obersten in der holländischen Schweizergarde, von Willermin, der den» 
Könige sehr empfohlen war , für den preussischen Dienst zu gewinnen. ■ — 2 VergU 
S. 52. — 3 Cabinetserlass d. d. Breslau 23. Februar. Reichmann war an Stellft; 
von Wangenheim (vergl. S. 68) Vicecommandant geworden. — '^ Am 24. Februar er- 
geht an den Erbprinzen ein Cabinetsschreiben, in welchem ihm seine Ernennung zum 
General der Infanterie und zum Vicegouverneur von Magdeburg angekündigt wird. 
„Ich werde auch die nöthige Sorge tragen, damit Ew. Liebden wegen des mit solcher 
Function verknüpften vielen und ohnendlichen Details durch einen von Mir annoch 
zu ernennenden Vicecommandanten soulagiret werden müssen." Dem Prinzen Heinrich 
wird am 26. Januar die Ernennung des Erbprinzen und des Oberstlieutenants von 
Reichmann mitgetheilt, mit der Weisung, „in vorkommenden Fällen sich hauptsächlich 
an den Vicecommandanten von Reichmann zu adressiren". Vicegouverneur wurdfli 
der Erbprinz, da Prinz Ferdinand von Braunschweig Gouverneur war. Vergl. Bd. XI, 
248. — 5 Vergl. Bd. XVI, 98; Bd. XVII, 264. 265. 



85 - 

cmachet werden sollen, Ihr auch mit ihm in allen ordinären Sachen 
)mmuniciren müsset , unterdessen aber Ich Euch eigentlich alleine als 
xi wahren Gouverneur der Festung in allen Sachen, so Meinen Dienst 
■treffen, ansehe, und Ihr Euch also darunter so dirigiren müsset, dass 
nichts dorten sonder Euch und sonder Eure Disposition , noch auch 
sonder Eure Genehmhaltung geschehen muss. Dabei Ihr auf Pflicht und 
I ',hre lediglich und allein auf Meinen wahren Dienst und auf das Beste 
der Festung und der Garnison, auf die Ordre und Disciplin bei solcher, 
desgleichen auch bei dortiger Bürgerschaft und endlich auch bei kom- 
menden Fällen auf eine rechtschaffene Defension der Festung und solche 
gegen feindliche Anfälle in Respect zu halten, tiberall aber auf die 
Khre Meines Dienstes sehen und genau halten müsset. 

Was den dortigen Commandanten Generallieutenant von Borcke 
anbetrifft, da muss Euch derselbe alle Information und Nachrichten 
\on denen dortigen Umständen der Festung, des Magazins und Zeug- 
hauses p. geben; sonsten aber kann Ich auf denselben wegen seines 
Alters und seiner Schwachheiten wenig oder gar nichts mehr rechnen. 
Es wird Mir übrigens auch sehr lieb sein, wenn Ihr Euch mit des 
l'-rbprinzen Liebden, als dortigen Vicegouverneur, jederzeit solchergestalt 
werdet betragen und es so einleiten können, dass Ihr in guter Harmonie 
und Einigkeit mit ihm lebet, und dass wenigstens keine äusserliche 
Kclats und Disharmonie zwischen Euch und ihm entstehe. Jedennoch 
aber muss allemal Mein wahrer Dienst in allen Sachen Euer Haupt- 
object bleiben, und Ihr solchen aus keiner Absicht oder Conside- 
ration unterlassen. Zu dem Ende Ich Euch hierbei mit einer aparten 
offenen Ordre' versehe, die Ihr gegen die Officiers der dortigen Gar- 
nison und sonsten, jedennoch nicht anders noch eher, als wann es die 
l'mstände und die Nothwendigkeit absolute erfordert, produciren und 
alsdann nur allererst davon Gebrauch machen sollet, wenn Ihr Eure 
Autorität dorten in Egard des Erbprinzen nothwendig legitimiren müsset. 
Ihr sollet übrigens auch dieses Mein Schreiben genau secretiren, weil 
es Euch nur zu Eurer ganz geheimen, jedoch nachdrücklichen Instruc- 
tion dienen soll. 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. F r 1 d C r 1 C h. 



10740. AN DEN MAGDEBURGSCHEN KAMMERPRÄSIDENTEN 
VON BLUMENTHAL. 

Breslau, 24. Februar 1759. 
Da Ich bei denen jetzigen Kriegesläuften fast durchgängig wahr- 
genommen habe, dass bei Gelegenheiten von feindlichen Einfällen in 
Meinen Provincien die Kammern sich fast durchgehends sehr schlecht 
genommen haben und dadurch und aus Mangel der gehörigen Prä- 

' D. d. Breslau 24. Februar. 



— 86 

cautionen sowohl von Meinen Salz- und andern übrigen Revenus vieles 
verloren gegangen , so durch gute und pflichtmässige Präcautiones 
grösstentheils verhütet werden können, so habe Ich vor gut gefunden, 
Euch deshalb die hierbeihegende schriftliche Instruction' zuzufertigen, 
um Euch dadurch diejenige Mittel anzuzeigen , wodurch die Kammern 
in dergleichen Fällen den grössten Theil derer Revenus sauviren und 
die mehreste Ausfälle verhüten können, daferne sie nur demjenigen, 
was in dieser Instruction vorgeschrieben wird, mit aller erforderlichen 
Attention, Vernunft und Ueberlegung nachkommen, auch einen recht- 
schaffenen Eifer vor Meinen Dienst pflichtmässig bezeigen. Ich beziehe 
Mich also auf den Einhalt der Anlage. 

Auf dass aber auch durch einen Eclat von dieser Instruction nicht 
nur Meine Absicht darunter behindert, sondern auch, wenn solche in 
ihrer ganzen Connexion unnöthiger Weise bekannt werden sollte , dem 
Feinde solches ein Avis sein könnte, was vor Präcautiones er dagegen 
zu nehmen hat, so befehle ich Euch hierdurch auf Pflicht und Ehre, 
dass Ihr diese Instruction ganz geheim halten und niemanden, es sei 
auch, wer es wolle, ohne Unterscheid, davon sonsten etwas sehen noch 
lesen lassen, am allerwenigsten aber ganze Abschriften davon geben 
sollet; sondern Ihr sollet Euch daraus bei vorkommenden Fällen das 
erforderhche extrahiren, so viel möglich die Kammer- und Subaltern- 
bedienten darnach mündlich instruiren, sonsten aber jedem daraus das- 
jenige schriftlich und so communiciren, als ob solches von Euch selbst 
käme ; demohnerachtet Ihr auf alles mit solcher Vigueur und Accuratesse 
halten sollet, als ob Ich jeden Punkt eigenhändig unterschrieben hätte, 
als wofür Ihr Mir überall repondiren, diejenigen Kammer- und Subaltern- 
bedienten aber , so sich nach dem , so Ihr ihnen darunter auftraget, 
nicht prompte und exacte achten, sogleich und ohne Umstände auf das 
rigoureuseste und schärfeste bestrafen müsset. Ihr habet Euch hier- 
nach zu achten. 

Friderich.2 

Nach einer Abschrift im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



IG 741. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF D0HNA.3 

Breslau, 25. Februar 1759. 
Zufolge dieser Meiner Ordre committire und befehle Ich Euch 
hierdurch, auf die Festung Colberg alle Attention mit zu haben und 

I Liegt nicht bei. — 2 An den Etatsminister von Schlabrendorff ergeht, Breslau 
24. Februar, die Mittheilung, dass ein durch den verstorbenen Generallieutenant von 
Retzow im vorigen Jahre von der Breslauer Kaufmannschaft aufgenommenes Anlehen 
von looooo Rthlr. durch den Geheimen Rath Koppen in Berlin aus den mecklen- 
burgischen Geldern zurückgezahlt vi^erden soll. Koppen hat Befehl erhalten , das 
Capital nebst den versprochenen 6 Procent Interessen an Schlabrendorff zur Auszah^; 
lung zu übermachen. [Ausfertigung im Kriegsarchiv des Gr. Generalstabs.] — 3 Ami 
24. Februar ergingen an Prinz Heinrich, an Graf Dohna und an Baron Fouqu^ 



87 

wohl davor zu sorgen, dass ehr die Russen nach Colberg kommen 
können, um etwas dagegen zu entrepreniren, Ihr gewiss zwei von denen 
dortigen Garnisonbataillons hereinwerfet. 

Auf den Fall ,auch die Russen dorthin wollten, um etwas gegen 
diesen Platz zu unternehmen, so ist der Orten ein gewisser importanter 
Pass, den Ich Euch aber jetzo nicht namentlich anzeigen kann, auf 
welchen Ihr jedoch Eure Attention richten müsset, damit sich die Russen 
dieses Passes nicht bemeistern können, sondern wir vielmehr von solchem 
Meister sein: zu dem Ende Ihr, wenn die Russen der Gegend was vor- 
nehmen wollen, absolute gleich dahin detachiren müsset, um Meister 
\ on diesem Pass zu sein, so dass die Russen nicht eher als wir dahin 
'inmen können. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10742. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 26. Februar 1759. 
Der König befiehlt , dass der Major von Troschke die Escadron des Majors 
11 Brösicke vom Schwarzen Husarenregiment erhalten i und letzterer dimittirt werden 
solle, da der König keine Officiere haben wolle, „die sich durch den Branntweinsoff 
zum Dienste untüchtig machen", ebenso solle der Rittmeister Felix von dem Regi- 
ment „weggeschaffet und dimittiret werden, weil derselbe so schlecht wie möglich und 
nichts nutze ist". 

Anlangend demnächst dasjenige, so Ihr wegen der jetzigen schwe- 
dischen Garnison zu Peenemünde anführet, da will Ich Euren Vorschlag 
genehm halten und zufrieden sein, dass nämlich, wenn solche sich ohne 
weitere Bedingung und sonder einen Schuss abzuwarten, zum Abzüge 
ohne weitere Conditiones bequemen, auch versprechen wird, nicht binnen 
Jahr und Tag wider Mich und Meine AUiirte zu dienen, solche alsdann 
zu Wasser abgehen könne. ^ Es ist an dem, wie Ihr deshalb anführet, 
dass wir doch dergleichen Volk bis dato zur Gnüge als Kriegesgefangene 
haben und ihre Verpflegung, wo nicht ganz vergeblich, doch beschwer- 
lich und unnütze ist, es wäre dann, dass das Kartell ihrentwegen so ge- 
richtet würde, dass schwedischerseits die Leute, so nach der Auswech- 
selung übrig bleiben, alle mit Gelde bezahlet würden. 

Von dem übrigen Einhalt Eures Schreibens bin Ich zufrieden ge- 
wesen und recommandire Euch nur nochmals auf das höchste, dass die 

Cabinetsbefehle , nach denen die genannten Heerführer , wenn bei ihrem Armee- 
corps Excesse begangen werden sollten, „die zu grob und dergestalt beschaffen seind, 
dass sie die Lebensstrafe verwirken und Exempel meritiren" , „bemächtiget sein 
sollen, darüber sogleich durch ein Kriegesrecht sprechen , den Spruch des Krieges- 
gerichts aber sofort und sonder vorher , wie sonst gebräuchlich , die Kriegessentenz 
zu Meiner Confirmation einzusenden, zur Execution bringen zu lassen". Doch soll 
diese Verfassung nur bis zum Ende der künftigen Campagne währen. 

I Vergl. S. 68. — 2 Vergl. auch S. 48. Anm. 5. Peenemünde capitulirte 
erst am 10, April. Vergl. Danziger „Beyträge" Bd. VII, S. 602 — 608. 



mecklenburgsche Lieferungssachen sowohl an Rekruten, zum Magazin 
und an Contribution als sonsten auf das fordersamste , und ohne weiter 
die Zeit zu verlieren, zum Stande und Endschaft gebracht werden 

müssen. 

F r i d e r i c h. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10743. AN DEN GENERALMAJOR VON STUTTERHEIM. ' 

Breslau, 26. Februar 1759. 
Mir ist Euer Schreiben vom 20. dieses eingeliefert worden, von 
dessen Einhalt Ich dann zufrieden bin, wenn nur der Effect alles darin 
gethane Versprechen verificiren und es damit nicht , so wie bisher zu 
Meinem Missfallen geschehen, trainiret wird, sonder [dass] das geringste 
zu Ende komme. Ich recommandire Euch demnach nochmalen hier- 
durch , auf die Lieferungen alles Ernstes zu arbeiten und Euch [nicht] 
bloss auf Commandos und Proviantbedienten zu verlassen , welches 
ebenso schlecht wie im Winter vorigen Jahres ablaufen dürfte, * sondern 
vielmehr, wie Ich Euch vorhin schon aufgegeben habe, selbst an Ort 
und Stellen zu gehen und mit der behörigen Activite und Einsicht alles 
gehörig zu betreiben und sowohl die Magazin- als Rekruten- , Pferde- 
und GeldUeferungen prompte zur Endschaft zu bringen. Was insonder- 
heit die GeldHeferungen anbetrifft, da könnet Ihr leicht erachten, wie 
es Mich sehr surpreniren müssen, dass Ihr von solchen bis dato noch 
nicht mehr als 30000 Rthlr. zusammen habet, wovon Ich schlecht zu- 
frieden bin und Euch hierdurch nicht verhalten will, wie Ihr auch 
darunter alle ersinnliche Activite bezeigen und desfalls nicht zu langsam 
zu Werke gehen , vielmehr Eure Dispositiones unter andern diensamen 
Einrichtungen so machen müsset, dass die vermögendesten von der 
mecklenburgschen Ritterschaft und Ständen die andern armem , und 
welche die angesagte Contribution nicht sogleich aufbringen können, 
mit Vorschüssen und Darlehnen aufhelfen müssen , auf dass also die 
Contributionssache nicht länger trainiret, sondern fordersamst zur End- 
schaft gebracht werde ; anderergestalt und wenn es wiederum damit 
denselben PU wie vor einem Jahre nehmen wollte, Ihr gewiss erwarten 
könnet, dass Ich Mich deshalb hauptsächlich an Euch halten und solches 
gegen Euch auf das nachdrücklichste und schärfeste ressentiren werde. 
Dieses aber prompt zur Endschaft zu bringen , ist , wie Ich schon be- 
fohlen habe, Eure Gegenwart, dass Ihr aller Orten herumreiset und selbst 
das Auge auf alles habet, ohnumgängUch nöthig. 

Was die Anlegung derer Magazins anbetrifft, so bleibet es dabei, 
dass das allermeiste von Naturalien nach Stettin muss, zu Berlin aber 

I Stutterheim's Berichte im Februar sind aus Rostock datirt. — 2 Vergl. Bd. XVI, 
282. 283. 309. 310. 



t 



89 

einiges Depot auf fünf oder sechs Tage, desgleichen auch zu Colberg 

gemachet werden kann. 

Ich beziehe Mich übrigens auf alle Meine vorige deshalb ergangene 

Ordres' und mache Euch hierbei nur noch bekannt, wie dass bei der 
strigen Parole allhier Ich unter denen bei solcher publicirten Avance- 
nts aus eigner Bewegung Euch mit zum Generalmajor declariret 

habe und nicht zweifele , es werde Euch dieses um so mehr animiren, . 

Meinen dortigen Dienst in denen Euch aufgetragenen Sachen mit so 

mehrerm Fleiss, Eifer und Application vorzustehen. 

Nach dem Concept. F r i d e r i c h. 



10744. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Breslau, 26 fevrier 1759. 

J'ai ete content de ce que vous m'avez marque par votre lettre 
du 20 au sujet de la commission dont je vous ai Charge relativement 
aux affaires de Su^de. ^ 

Pour ce qui regarde les dix ou onze officiers prisonniers suedois ä 
Berlin que vous voudriez etre reläches sur leur parole et contre le re- 
vers ordinaire, 3 je veux bien me preter ä cela et vous envoie ci-clos 
Tordre en consequence au lieutenant-general de Rochow, "^ afin que vous 
en sachiez faire l'usage convenable et de sorte que ledit lieutenant- 
general ne puisse rien soupgonner du vrai but ; mais , avec tout cela, 
vous serez sur vos gardes, pour ne pas vous tromper dans le choix de 
ces gens, c'est pourquoi je voudrais bien que vous sondiez au moins le 
colonel Hordt lä-dessus. 

Quant k l'argent ä employer pour cette afifaire, vous commencerez 
toujours ä vous servir des 2 000 ecus, mis dejä en depot ä cet usage ; ^ 
apr^s quoi, je vous ferai compter successivement les autres 40 000 ecus. ^ 
Comme , au surplus , je vous ai charge dejä de tout le maniement de 
cette afifaire secrete, ^ et que je vous en abandonne la direction, je serais 
bien aise que vous ne me m^hez plus du tout du detail, mais que vous 
agissiez de vous seul et de votre propre ressort , aprds que vous savez 

' Am 17. Februar war eine, in Abschrift auch an Dohna übersandte Ordre an 
Stutterheim ergangen. Der König hatte ihm „nochmalen und mit grossestem Ernste" 
befohlen , der Lieferungen aus dem Mecklenburgischen auf das allerserieuseste sich 
anzunehmen und sie dergestalt zu pressiren, „damit zu Stettin auf das ganze dortige 
Corps d'armee ein starkes Magazin auf wenigstens 6 Monate zusammengeschaffet und 
vorräthig gehalten werde". „Ich will durchaus von keinen Difficultäten dagegen etwas 
hören, sondern die Sache soll und muss sein." [Abschrift im Kriegsarchiv des Königl. 
Grossen Generalstabs zu Berlin.] — 2 Vergl. S. 61. — 3 Graf Hordt hatte gerathen, 
einer Anzahl kriegsgefangener schwedischer Officiere die Heimkehr zu gestatten, um 
sich ihrer in Schweden gegen die Partei des Reichsraths zu bedienen. Vergl. S. 53. 
— 4 D. d. Breslau 26. Februar, — 5 Vergl. S. 76; Bd. XVII, 238. 239. — 6 Vergl. 
S. 53- — 7 Vergl. S. 76. 



90 

mon grand but en cela, qui est ou qu'on pousse les choses k une re- 
volte contre la prepotence de ceux du Senat , qui ne cherchent qu'ä 
abimer la nation par une guerre des plus injustes s'il en füt jamais, ou 
de mener les aiifaires ä une prompte assemblee d'une Di^te extraordi- 
naire. ' Voilä tout ce que je saurais vous dire. 

Nach der Ausfertigung. ^ e Q C T 1 C. 

10745. AN DEN OBERST VON DER HEYDE IN COLBERG. 

Breslau, 28. Februar 1759. 
Kuer Schreiben vom i8. dieses nebst dem von Euch solchem bei- 
gefügten Plan von Colberg habe Ich zu Meinen Händen richtig erhalten, 
und dienet Euch darauf in Antwort, dass Ihr Eure Sachen dorten nur 
gut im Stande setzen und halten, auch gegen alle Surprises vigilant sein 
sollet. Inzwischen Ich an den Generallieutenant Graf von Dohna schon 
befohlen habe,^ dass, sobald Eurer Orten etwas vom Feinde zu be- 
sorgen sein wird , er alsdenn sogleich und ehe es der Feind noch ver- 
hindern kann, zwei gute Garnisonbataillons in Colberg zur Verstärkung 
der Garnison werfen , auch sonst auf das Soutien dieses Platzes seine 
Attention in Zeiten richten soll. Wie Ihr denn auch mit ihm wegen 
Completirung des Bataillons von Puttkammer correspondiren müsset; 
sonsten zweifele Ich nicht, dass Ihr das nothwendige zur Defension 
bereit haben werdet. 

Nach dem Concept. F r i d C r i C h. 

10746. AU SECRfiTAIRE BENOIT A VARSOVIE. 

Breslau, 28 fevrier 1759. 
J'ai bien regu votre rapport du 21 de ce mois, et vous n'aurez 
qu'ä continuer avec la meme vigilance que vous l'avez fait jusqu'ä 
present, de m'avertir de tout ce qui parviendra ä votre connaissance, 
et que vous jugerez pouvoir m'interesser ou meriter d'ailleurs mon atten- 
tion, et vous m'en ferez regulierement vos rapports. 

Federic. 

P. S. , 

Selon les avis et les differents avertissements qui me sont entres, 
les Russes ont pris soin d'amasser des magasins considerables tant ä 
Posnanie qu'aux environs pour se mettre par la en etat de faciUter et 
de soutenir des invasions qu'ils meditent de faire dans mes fitats; las 
Autrichiens en doivent faire autant du c6t6 de Cracovie, sans doute daii^ 
la m6me intention. II m'est douloureux de voir que, dans ces con» 
jonctures, nonobstant mon amitie invariable pour la rdpublique de Po^ 
logne et les menagements que je garde envers tous les Polonais ai^ 
milieu des troubles presents de la guerre, plusieurs et meme des pli 

I Vergl. S. 53. — 2 Vergl. Nr. 10 741. 



91 

considerables entre eux aient marque une si grande partialite en faveur 
de mes ennemis, au point de leur faciliter des amas de magasins propres 
ä me nuire et ä me faire la guerre avec autant plus d'aisance et de 
coinrnodite. 

Je me suis enfin vu necessite par lä de me servir contre pareils 
procedes des moyens approuves et reconnus pour legitimes par tout 
droit en detachant mon general-major de Wobersnow avec un bon corps 
de troupes vers Posnanie, ' et en envoyant un autre detachement de 
mes troupes du cote de Cracovie, ^ ä la fin d'y detruire les arrange- 
ments de magasins en faveur de mes ennemis, pour emp^cher ou du 
moins retarder de la Sorte le mal qu'ils se proposent de me faire. 

Mon intention est que vous en parliez dans ce sens aux bien inten- 
tionnes et ä nos amis en Pologne, et que vous leur donniez, s'il le faut, 
las assurances les plus positives que ces demarches auxquelles je me 
voyais force malgre moi , ne renfermaient aucune vue , et que j'etais 
bien eloigne d'admettre la moindre hostilite contre la Republique et ses 
sujets, ni de leur apporter le moindre prejudice en quoi ce püt etre; 
que je m'etais plutöt propose et que mon intention invariable etait de 
cultiver soigneusement l'amitie de la Republique ; que ce que je me 
voyais oblige de faire, n'etait que pour detruire des arrangements offen- 
sifs de mes ennemis et pour temoigner mon juste ressentiment envers 
quelques seigneurs polonais malintentionnes pour le bien public , qui 
avaient, pour ainsi dire, pris k täche de ne point garder de mesure ä 
tdmoigner publiquement et tout ä decouvert la forte passion et la par- 
tialitd qu'ils ont arborees contre moi; qu'au reste il ne serait fait point 
de mal k aucun Polonais, et que mes troupes observeraient l'ordre et la 
discipline la plus severe envers les sujets de la Republique. 

Nach dem Concept. 



10747. AU MINISTRE D'ETAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Jr inckenstein übersendet, Berlin 24. Februar, einen: 
„Extrait d'une lettre du baron de Münchhausen du 18 de fevrier 1759. 

„Selon les derni^res lettres, les affaires d'Ilalie s'embrouillent de plus en plus. 3 
Le roi de Sardaigne augmente ses troupes au delä de loooo hommes, et on pretend 
qu'il veut se mettre en possession du duche de Plaisance. Le roi de Naples ne doit 
attendre que la nouvelle du dechs de son fr^re pour partir pour l'Espagne, et quoi- 
qu'on assure qu'il s'abouchera sur la reute avec l'infant Don Philippe, il parait cepen- 
dant qu'on ne saurait attendre beaucoup d'effet de cette entrevue , puisque la resolu- 
tion de garder les Deux-Siciles ne sera apparemment pas changee. 

„Ces circonstances me fönt esp^rer que nous aurons moins ä craindre des efforts 
de la France en AUemagne, d'autant plus qu'on depeint toujours l'etat de ses finances 
fromme trös delabre , et qu'on dit que le credit a de nouveau beaucoup perdu par la 

I Vergl. S. 93. ~ 2 Vergl. S. 81. — 3 Vergl. S. 17. 83. 



92 

retraite de M. Montmartel.i On ne saurait attribuer qu'ä cette disette d'argent le 
parti qu'on a pris de rompre avec les cours de Mannheim et de Munich.a 

, Le ministfere de Vienne, nonobstant tout cela, fait semblant de ne rien craindre 
et de vouloir agir avec la derni^re vigueur pendant la campagne prochaine. Le projet 
doit toujours elre de frapper de grands coups sur l'Oder et siir l'Elbe et de faire 
operer les forces autrichiennes reunies sur le dernier de ces fleuves, pendant que les 
armees combinees de la Russie et de la Su^de tenteront le sifege de Stettin. On dit 
que la cour de France insiste sur cette entreprise, et que Celle de Vienne y consentira, 
de fagon qu'on la regarde presque comme resolue. La decision finale depend appa- 
remment du tour que les n^gociations du general Tillier3 prendront. J'espfere que 
j'en serai averti , et je ne manquerai pas de vous faire parvenir, Monsieur , tout ce 
qui me parviendra sur ce sujet. 

„Les troupes des Cercles sont destinees, selon mes avis, ä couvrir la Franconie 
ou peut-etre ä se joindre au prince de Soubise." 

Breslau, 28 fevrier 1759. 
' Je VOUS suis bien oblige de la communication des nouvelles du 
baron de Münchhausen, que j'ai regues k la suite de votre lettre du 24 
de ce mois, et dont je vous sais d'autant plus de gre que je les estime 
authentiques et vraies. Vous me ferez plaisir de continuer cette corres- 
pondance et de me communiquer tout ce que vous en tirerez d'in- 
teressant et digne de mon attention. 

Nach der Ausfertigung. ^ eÜeriC. 

10748. AUX MINISTRES D'fiTAT ET DE CABINET COMTES 
DE PODEWILS ET DE FINCKENSTEIN A BERLIN. 

Breslau, 28 fevrier* 1759. 
Sur le rapport que vous venez de me faire au sujet de ce que le 
marquis de Rouge , marechal de camp de France, ^ est venu vous d^ 
clarer touchant le desir de sa cour pour convenir d'un cartel avec nous, 
je veux bien vous dire que , n'ayant jamais ete eloigne d'entendre des 
propositions lä-dessus, je suis encore tout pr6t et determine de convenir 
avec la France d'un cartel pour l'echange reciproque de nos prisonniers 
de guerre respectifs, ^ en sorte que ladite cour n'aura qu'ä s'expliquer 
ä ce sujet. 

Et afin que vous soyez d'abord au fait de mes intentions pour ce 
qui regarde la forme et la substance de ce cartel, vous observerez 
qu'il pourra ^tre fait sur le modde de celui dont je suis convenu autre^ 
fois avec les Autrichiens, ^ savoir que l'echange des prisonniers soit 
fait egalement tete contre tete ou , en defaut d'un nombre süffisant de 
prisonniers de guerre ä rendre d'un c6te, par rangon. 

' Der Staatsrath Paris de Montmartel , der Banquier des Versailler Hofes , war 
zurückgetreten. — 2 Vergl. S. i8. 24. 34. — 3 Der österreichische General Tillier 
war zur Berathschlagung über die Operationen nach Petersburg gesandt worden. 
Vergl. S. 72. — 4 Ein in den Akten unter späteren Papieren aufgefundenes Schreiben 
an Prinz Heinrich, datirt „ce 28", gehört zum Februar 1759; siehe den Nachtrag. 
— 5 Marquis de Rouge befand sich in Berlin als Kriegsgefangener. ■ — 6 Vergl. 
S. 27. — 7 Kartell, d. d. Grottkau 9. Juli 1741. Gedruckt in Mylius , Corpus 
Constitut. Marchic. contin. I. S. 353 ff. 



I^V 



93 



*les Autrichiens , dont vous demanderez quelque exemplaire imprime de 
mon auditoriat - general ä Berlin , pour vous en servir de canevas ; au 
sujet duquel il est cependant bon que vous sachiez que ce cartel avec 
les Autrichiens a ete exactement observe dans toutes les guerres que 
j'ai eues contre eux, jusqu'au temps de la bataille de Kolin, oü le ma- 
iichal Daun l'interrompit , en declarant alors au marechal Keith qu'on 
ne voulait plus de leur part d'aucune rangon, mais seulement d'echange 
de tete contre tete, ce qui aussi a e'te pratique depuis ce temps-lä entre 
moi et les Autrichiens, le reste du cartel ayant subsiste comme autrefois. 
L'on pourra, d'ailleurs, convenir que l'dchange des prisonniers se 
fera de deux ä deux mois, et, pour plus d'aisance de deux cötes, aupr^s 
du prince Ferdinand de Brunswick. Au surplus , c'est le general - feld- 
mare'chal de Kalkstein que je nommerai pour arranger tout cela ä Berlin 
( onformdment ä mes intentions. Aussi, d^s que le cartel sera conclu, 
Ion nous communiquera la designation de nos prisonniers de guerre, 
lout comme on la leur communiquera de ceux qui sont aupr^s de nous, 
et l'on conviendra du jour pour faire l'echange. Voilä sur quoi vous 
rdglerez tout ce qu'il faudra. 

Nach der Ausfertigung. -T CdcriC.^ 

10749. AN DEN RESIDENTEN REIMER IN DANZIG. 

Breslau, i. März 1759.2 
Ich habe Euren Bericht vom 21. voriges erhalten und gebe Euch 
idarauf in Antwort, wie Ihr nur ferner Euch zu bemühen habet, die 
IWohlgesinneten dorten in guten und fermen Sentiments zu erhalten und 
sie gegen alle Surprises zu warnen, um dagegen ihre Mesures zu nehmen 
und vigilant zu sein. Ich habe inzwischen Mich nicht länger entbrechen 
können, Meinen Generalmajor von Wobersnow mit einem Corps Truppen 
j gegen Posen und vielleicht noch weiter zu delachiren, ^ um sowohl da- 
I durch eine Diversion zu machen, so hoffentlich die Russen mehr von 
üanzig abziehen wird , als auch um die Magazins , so sie der Gegend 
gegen Mich etabliren , nach Möglichkeit detruiren zu lassen. Welches 
alles jedoch schlechterdings nicht aus einiger Absicht gegen die Re- 
publique Polen , am allerwenigsten aber aus einigen feindseligen Ab- 
sichten gegen dieselbe noch deren Unterthanen oder Stände geschiehet, 
mit denen Ich vielmehr alle Freundschaft unterhalten werde, daferne 
sonsten nicht ein oder anderer Particulier durch offenbare Animositäten 



I In einem Schreiben an Brigadier Marquis von Rouge in Berlin vom 14. März 
bewilligt der König die Abreise eines französischen Officiers nach Frankreich und 
fügt hinzu: „Je presume, d'ailleurs, que l'on arrangera bientot un cartel avec la France, 
et alors tous les officiers prisonniers de guerre seront echanges et remis en liberte." 
— 2 Zum I. März vergl. auch das Schreiben an den Marquis d'Argens in den CEuvres 
19, S, 56. — 3 Vergl. S. 100. loi. 



94 

und gar zu grosse Partialitäten gegen Mich, so zu sagen, Mich forciret, 
ihm einiges Ressentiment zu bezeigen. ' Welches Ihr denn auch dorten 
frei und der Wahrheit nach überall, wo es nöthig sein wird, declariren 
könnet. ^ 

Nach dem Concept. F r i d e r i C h . 

10750. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, ler mars 1759. 
J'ai re<ju votre rapport du 17 de fevrier dernier. II est bon que 
vous m'informiez de la Situation oü se trouvent les differends maritimes 
entre l'Angleterre et la Republique, ^ vu la part sinc^re que je prends 
toujours ä la bonne harmonie et Union de ces deux puissances; mais il 
faut aussi que vous observiez de ne pas vous borner ä cet article, 
comme vous avez fait depuis plusieurs ordinaires, y ayant d'autres plus 
interessants encore pour moi, savoir les nouvelles de France et surtout 
Celles qui regardent les affaires de la cour, ses plans d'operations pen- 
dant la campagne qui va s'ouvrir bientöt en Allemagne, et ses desseins» 
Comme ce sont lä des articles qui m'interessent ä present le plus, vous 
voudrez bien vous faire une application particuli^re , pour m'informer 
le plus souvent et avec toute l'exactitude possible de tout ce que vous 
apprendrez sur ces sujets importants . . . 

Nach dem Concept. 



F ed eric. 



IG 751. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi.'» 

Breslau, i er mars 1759. 

Dem General Fouque wird angezeigt , dass er in Anerkennung der geleisteten 
Dienste zum General der Infanterie ernannt worden sei. 

Je vous felicite comme ami de la justice que je vous ai rendu 
comme roi. 

Fe d eric. 5 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der obige Zusatz eigen- 
händig. 



I Vergl. Nr. 10756. — 2 Mit Cabinetsbefehlen vom 2. März werden an den 
Residenten Benoit in Warschau und an den General Wobersnow Exemplare des Ma- 
nifest über den Einmarsch in Polen zur Vertheilung übersandt. Das Manifest ist 
datirt: Breslau 2. März. Gedruckt u. a. in den Danziger „Beyträgen" Bd. VII, 
S. 530 ff,, in den „Berlinischen Nachrichten" Nr. 28 von Dienstag, 6. März. — 
3 Vergl. S. 84. — 4 Fouques Berichte sind auch im März, bis zum 22., aus Leobschüte 
datirt. Der folgende Bericht vom 28. März datirt aus Ellschnig (nordöstl. von Neu- 
stadt). — 5 In einem Schreiben vom i. März an den Prinzen Moritz von Dessau er* 
klärt sich der König damit zufrieden, dass der Prinz dem österreichischen Feldmarschall 
Seckendorff (vergl. S. 73. 74) geantwortet hat, er möge sich an den HofkriegsraÜi 
„adressiren", wenn er seine Freigebung zu erlangen wünsche. Der König bezeugt 
-seine Theilnahme an dem Retablissement der Gesundheit des Prinzen. [Zerbster Archiv.L 



— 95 

I0 752. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON ZIETEN. ^ 

Breslau, 2. März 1759. 

Da Mir von sicherer Hand gemeldet wird , dass der Feind auf 
denen Grenzen in Böhmen sich stark und weit stärker als bisher zu- 
sammenziehet, und dass alle Dörfer von dem Braunauschen District bis 
Grulich, obschon mit ungarischen Truppen, beleget seind, hergegen ge- 
wiss sei, dass aus Königgrätz und mitten aus dem Königreich Böhmen 
die meisten Truppen gegen Sachsen und Eger, viele aber gegen Italien 
marschireten, =^ so befremdet es Mich in gewissermaassen , dass Ihr Mir 
davon gar nichts berichtet habet, und da Eure Berichte ausserdem 
sparsam bei Mir eingehen, als habe Ich Euch hierdurch erinnern müssen, 
ilass Ihr sowohl mit Euren Berichten insonderheit nunmehro fleissiger 
>ciu , als auch von vorgedachten Umständen Mir Eure Nachrichten 
melden, übrigens aber, so dortger Orten des Feindes halber vorfället, 
auch auf alle dessen Mouvements eine grosse Attention haben sollet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Zieten'schen Familienarchiv zu Wustrau. 



10753. AU LIEUTENANT -GfiNERAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 2 mars 1759.3 
Der König dankt für die übersandten Nachrichten. 

Quant ä celles qui sont de votre voisinage , je les crois exactes 
Li veridiques , parceque vous etes ä portee de [les] bien savoir. Vous 
me marquerez aussi si le general autrichien Beck est encore tout tran- 
luille dans ses quartiers dans votre voisinage, et ce qu'il fait ou remue 
■ sentement. Mais pour ce qui regarde les autres nouvelles qu'on vous 
lonnees, je laisse ä votre propre consideration si vous croyez qu'on 
>uit en etat de camper le 16 de mars'^ et dans une saison encore si 
rüde et si variable que celle oü nous nous trouvons actuellement. 
I'attends les rapports que vous me ferez en suite. 

F e d e r i c. 

Nach dem Abdruck bei Preuss, Friedrich der Grosse, Urkundenbuch Bd. II, S. 24.' 



I Zielens Berichte im Monat März sind bis zum 16. aus Landshut datirt, die 
darauf folgenden Berichte vom 28. bis 31. aus Lahn, — 2 Vergl S. 17.20. — 3 Zum 
2. März vergl. auch ein Schreiben an Voltaire in den Qiuvres , Bd. 23, S. 26. — 
* Schmettau hatte berichtet, bei Leitmeritz werde ein Lager für 12000 Mann abge- 
leckt, das am 16. März besetzt werden solle. — 5 Die Handschrift Hegt uns nicht 
Vergl. S. 2. Anm. 2. 



J 



— 96 — 

I0 754- AN DEN GENERALAUDITEUR VON PAWLOWSKY 
IN JÄGERNDORF. 

Breslau, 2. März 1759. 

Ich habe aus Eurem Bericht vom 26. dieses^ mit mehrern ersehen, 
wessen sich der österreichische Generalmajor Graf von Thurn nach 
seiner Zuriickkunft von Wien gegen Euch von denen Declarationen seines 
Hofes in denen Auswechselungssachen äussern wollen. ^ 

Ihr könnet demselben von Meinetwegen energiquement sagen, dass 
Ich auf alles das nicht entrire, noch etwas anderes, als was durch ihre 
eigene Anleitung bei uns observiret wird, eingehe. Zur Auswechselung 
des Fürsten Moritz Liebden gebe Ich nicht einen Mann, sondern be- 
stehe vielmehr schlechterdinges auf Dero Auswechselung gegen ihren 
Feldmarschall Graf Seckendorff, darunter Ich gar zu viele gute Gründe 
vor Mich habe, als dass Mir solches mit einigem Rechte geweigert und 
refusiret werden könne. Dabei Ich Mich billig über die niauvaise foi 
ihrerseits beschweren müsste , dass sie beständig in ihren Conventionen 
variirten und, wie ihnen die Umstände favorabel oder schlechter schienen, 
bald diese bald jene Aenderungen in dem, was doch einmal conveniret 
und stipuliret worden , machen und raehrentheils vorschreiben wollten ; 
welches man aber nicht anders als niauvaise foi nennen könnte , und 
welches Meine Art noch Sache gar nicht wäre. Daher Ich dann auch 
nicht einen Schritt davon abgehen, noch von Meinen Sätzen, die einmal 
festgesetzet worden, abgehen würde. 

Nach dem Concept.3 Fridcrich. 

10755. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON ROCHOW 

IN BERLIN. 

Breslau, 3. März 1759. 

Da Ich aus Eurem Schreiben vom 25. voriges ersehen habe, wasi 
Ihr wegen derer dort angekommenen kriegesgefangenen russischen Ge- 
nerals '^ und deren Adjutanten anfragen wollen, so gebe Ich Euch darauf 
zur Resolution, dass letztere auch zu BerUn auf ihre Parole d'honneur 

' So ; statt „vorigen Monats". — 2 Graf Thurn hatte erklärt, Fürst Moritz von Dessau 
könne nur gegen 3000 Köpfe , Officiere und Gemeine, freigegeben werden, der Graf 
Seckendorff (vergl. S. 94; Bd. XVII, 420) sei nicht als Kriegsgefangener anzusehei 
Graf Thurn hatte ferner nochmals den Antrag gestellt, dass die Kriegsgefangenen, welc 
nicht gegen preussische Gefangene ausgewechselt werden könnten , für Geld lo^ 
gegeben werden sollten; er hatte dafür verheissen, dass man in Zukunft das Kartell 
auf das genaueste einhalten werde. — 3 In einem Cabinetsbefehl an Pawlowsky voi 
16. März erklärt sich der König damit einverstanden, dass Officiere und Gemei; 
von preussischer wie von österreichischer Seite , welche die Bäder in Landeck ui 
Warmbrunn zu gebrauchen nöthig hätten, daselbst während des Feldzuges von beid( 
Parteien volle Sicherheit geniessen sollen ; er spricht den Wunsch aus, dass die gleicl 
Bestimmung auch auf die Bäder in Karlsbad und Teplitz Anwendung finden mög^ 
— 4 Vergl. S. 67. 






97 

und gegen die gehörige Versicherung ihrer Generals bleiben , und Ihr 
solche mit denen Franzosen , so zu sagen , zusammenkoppeln könnet ; 
jedennoch ihnen dabei declariren müsset, dass sie sich ruhig und ver- 
nünftig , auch wie es ehrliebenden Kriegesgefangenen , die ihre Parole 
gegeben, gebühret, aufführen, in keinem Stücke extravagiren, noch sich 
von Intriguen oder ungebührlicher Correspondance mehren, vielmehr 
ganz ruhig halten müssen , maassen sonsten bei dem ersten ficart oder 
Extravagance, so einer aus ihnen begehen würde, derselbe sogleich arre- 
tiret werden und die Ursache sein dörfte , warum auch denen andern 
die verstattete honnete Freiheit abgeschnitten werde. 

Was Ihr sonsten noch anfraget, darüber kann Ich Euch nicht weiter 
bescheiden, als dass Ihr Euch darunter nach der Conduite, so diese 
Leute halten werden, und nach denen jedesmal vorkommenden Um- 
ständen der Zeit richten müsset. 

Nach dem Concept. . Fridcrich. 

10756. AU PRINCE DE SULKOWSKY A GLOGAU.^ 

Breslau, 3 mars 1759. 
La lettre que vous avez voulu me faire, m'a ete rendue. Vous 
pouvez etre persuade que c'est certainement ä regret que je me suis 
vu oblige de proceder ä la demarche contre votre personne. Mais 
ordinairement quand des particuliers veulent se m^ler dans les querelles 
des grandes puissances, ils ne manquent pas d'echouer, et j'aurais 
souhaite, pour l'estime et la consideration que j'ai toujours eues pour 
vous, que vous n'ayez pas oublie que, quoique vous fussiez prince, vous 
ne l'etes pas assez pour vouloir me faire la guerre. Vous ne sauriez 
pretendre que j'entrasse ici dans un grand detail; les faits sont publies; 
personne n'ignore avec quel empressement et quelle partiahte marquee 
vous vous etes travaille ä fournir ä mes ennemis les magasins dont ils 
pouvaient avoir besoin pour attaquer hostilement avec quelque succ^s 
mes fitats. II est notoire que presque tous les juifs de votre domina- 
tion ont principalement servi d'espions ä mes ennemis , et je ne veux 
point rechercher ici sur quel fondement on soupgonne beaucoup vos 
juifs d'etre les auteurs de l'incendie de Glogau, pour brüler mes maga- 
sins, ä quoi, malheureusement , ils n'ont que trop bien reussi. II ne 
coütera d'ailleurs pas beaucoup de peine de vous convaincre par la cor- 

t Der Fürst Alexander Joseph Sulkowsky, der ch ursächsische Cabinets- 
minister , hatte in Polen unweit der preussischen Grenze Werbungen für die Russen 
veranstaltet und ihren Einfall in die Neumark auf mannigfache Art, besonders durch 
Anlegen von Getreidemagazinen , unterstützt. Bei dem Einmarsch in Posen hatte 
General Wobersnow auf Befehl des Königs den Fürsten sammt seiner „Garde" fest- 
nehmen und nach Glogau abführen lassen. Oberst Hacke in Glogau erhielt , ver- 
mulhlich am i. März, die Weisung, den Fürsten dort in Arrest zu halten und die 
„Leute von seiner Garde unter, jedoch guter, Escorte" nach Breslau zu senden. 
(Bleinotizen auf der Rückseite des Berichts, Glogau 25. Februar.) 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 7 



98 

respondance avec votre fils, attache ä l'armee russe et actuellement moii 
prisonnier de guerre , du plan que vous aviez forme de lever tout un 
regiment pour rimperatrice- Reine et de le lui presenter pour servir 
contre moi. Par ce peu de circonstances, je vous laisse ä juger si de 
si etranges procedes n'ont pas du m'exciter ä quelques ressentiments 
contre vous.' 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. ^ " CUeriC. 



10757. AU MINISTRE D'ßTAT COMTE DE FINCKENSTEIX 

A BERLIN. 

Breslau, 3 mars 1759. 

J'ai regu le rapport que vous avez bien voulu prendre la peine 
de me faire du 27 fevrier au sujet du plan du baron Wrangel.^ Je 
vous avoue que j'ai ^te en peine du grand detail que vous avez em- 
ploye dans ce rapport, apr^s que je vous avais dejä declare par ma 
reponse anterieure* ä ce sujet que je n'avais ni le loisir, ni l'envie 
d'entrer dans des amples details relativement ä cette afifaire , dont je 
vous avais charge absolument pour la mettre en train et avoir soin de 
tout ce qu'il faut, afin de la mener au but desire. 

Voilä aussi encore ma resolution ä laquelle je me tiens invariable- 
ment, et meme par la bonne raison qu'absent que je suis de vos lieux 
et occupe entidrement des arrangements qu'il faut pour la defense de 
mes fitats et pour obvier aux projets dangereux des ennemis contre moi, 
je ne saurais absolument pas me meler des details d'une afifaire qui de- 
mande des resolutions promptes et egalement prudentes que vigoureuses 
conformement aux circonstances qui s'y presentent, et dont l'execution 
echouerait absolument, si eile devait dependre des rapports ä moi et 
des resolutions de ma part, tandis que je suis eloigne et applique ä 
bien d'autres choses de la derni^re consequence. Apr^s donc que vous 
savez mon intention et mon but sur l'afifaire en question et que je vous 
ai Charge et autorise de tout ce qui regarde son execution, c'est ä voitö 
d'y travailler vous-meme, sans que je sache diriger chaque pas que voiis 
ferez, de sorte que vous n'aurez rien ä attendre de moi hormis rassigna"- 
tion de l'argent que j'ai destine pour faire succeder l'afifaire. ^ 

I Die mehrfachen Verwendungen der Fürstin Sulkowska für ihren Gemahl 
werden vom Könige in sehr höflicher, aber entschiedener Weise abgelehnt; Schreiben 
an die Fürstin, Breslau i. und 8. März; desgleichen weist der König am 16. Märe 
ein neues Gesuch des Fürsten zurück. — 2 Am 4. März wird dem General von 
Wobersnow das obige Schreiben an den Fürsten Sulkowsky mitgelheilt. Es wird 
hinzugefügt, dass in den aufgefangenen Briefen an den bei Zorndorf kriegsgefangenen 
Sühn des Fürsten die Mittheilung enthalten sei, Sulkowsky wolle, um den König von 
Preussen nicht zu irritiren , „das Regiment , so er für die Kaiserin zu richten ge- 
willet sei , zuvorderst dem König von Polen offeriren , mit der Condition , dass der- 
selbe solches alsdann an die Kaiserin -Königin wieder unter seinem Namen gebet» 
solle". Wobersnow wird angewiesen, des Fürsten „böse Gesinnung" den Polen 
klarzulegen. — 3 Vergl. S. 53. 61. — 4 Nr. 10744. — ^ Vergl. S. 89. ;■ 



99 

Au surplus, je veux bien vous joindre, en vertu de la presente, le 
ministre comte de Podewils pour vous aider et assister dans toute cette 
affaire, mais aussi de sorte que vous deux y travaillerez de votre propre 
chef et Sans me meler le moindrement des details relativement k cette affaire. 

Nach der Ausfertigung. i* e 6 TIC. 

10758. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 5 mars 1759. 

J'ai regu vos deux rapports du 20 et 24 de fevrier dernier, et il 
faut que je vous rep^te par la presente lettre ce que je vous ai ecrit 
precedemment, ^ savoir que vos rapports ne roulent depuis plusieurs se- 
maines que sur des affaires particuli^res de la Republique et sur ses 
differends maritimes avec l'Angleterre. J'en suis content dans un sens, 
etant bien aise de poursuivre le fil de ces affaires ; il ne faut cependant 
pas pour cela que vous negligiez les affaires generales qui m'interessent 
le plus dans le moment present; et comme, d'ailleurs, il ne saurait 
manquer qu'on ne düt parier sur vos lieux des affaires interieures de la 
France, de ses arrangements pour la campagne qui est prete k s'ouvrir, 
et qu'on ne düt y avoir des avis des circonstances oü se trouvent les 
affaires en Espagne et en Italie, votre application principale doit etre 
de tacher d'avoir connaissance de ces mati^res et de m'en ecrire, s'il 
se peut par chaque ordinaire, puisque des avis sur ces affaires, y Joint 
quelques nouvelles süres de Russie et du Nord, sont ce qui m'interesse 
le plus au moment present, et qui meritent une grande attention de 
ma part. 

Quant ä la demande que vous me faites par votre lettre du 17 de 

1 fevrier pour l'augmentation de vos appointements, vous n'avez pas bien 
pris votre temps pour me l'adresser, etant actuellement oblige de faire 
les frais les plus enormes pour soutenir la guerre , et ayant du , pour 
m'aider ä y subvenir, sister le payement de la plus grande partie des 
pcnsions et des appointements,^ ainsi que, quoique je sois tout porte 
de vous mettre dans une Situation plus riante, vous ne sauriez pas vous 
dispenser de prendre encore patience et de vous arranger en attendant, 
comme on le fait ici , de vous accommoder aux circonstances jusqu'ä 
des temps plus favorables. 

Nach dem Concept. ^ CueriC. 

10759. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 5 mars 1 7 59. 3 
Der König bestätigt den Empfang des Berichts vom 25. Februar und dankt 
'' die „sehr interessanten" Mittheilungen, mit denen er fortzufahren bittet. 

t Vergl. Nr. 10750. — 2 Vergl. Bd. XV, 392. 393. 403. — 3 Prinz Ferdinand's 
Berichte im März sind datirt bis zum 21. aus Münster, am 27. aus Rotenburg (a. d. 
Fulda), am 30. aus P\ilda. 



lOO 

Pour ce qui regarde l'expedition de mon fr^re Henri, j'espere qua 
j'apprendrai bientot le succ^s et en verrai les suites. 

S'il se confirmera, ce que Ton debite, que la grande armee frangaise 
detachera vers le Brabant et la Flandre, et si d'ailleurs la mort du roi 
d'Espagne y suit — ä quelle occasion il faudra que les Frangais detachent 
vers ritalie — voilä par oü vous serez bien soulage, ainsi que nous 
pourrions alors soutenir encore la Hesse. 

Quant aux Suedois, leurs troupes en Pomeranie vont au nombre 
de 1 1 ooo hommes ä peu pr^s. Tout y est en confusion et desordre, 
et quoique le Senat en Su^de ait resolu de les renforcer de 3 000 hommes, 
Ton ne sait cependant d'oü prendre ce monde, manquant des hommes 
et des fonds en argent. Cependant, je suis aussi oblige de vous dire 
que le corps des troupes du general Dohna n'est efifectivement que 
jusqu'ä 14000 hommes, au lieu de 22 qu'il dut etre. 

Pour les Russes , j'ai tant d'avis de tous lieux que je ne saurais 
plus douter de leur dessein pris de rentrer dans la Pomeranie et de 
faire le si^ge de Colberg , ä quoi ils fönt tous leurs arrangements, 
Les Autrichiens remuent effectivement dans leurs quartiers. 

J'ai, en attendant, detache le general-major Wobersnow avec un petit 
corps vers la Pologne, oü il est marche k Posen, et trouvant lä un ma- 
gasin tres considerable en farines , il l'a entiereraent detruit pour em- 
barrasser par lä les desseins des Russes. 

Nach dem ConceDt. Federic, 

10760. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA.' 

Breslau, 5. März 1759. 

Der Vorschlag, den Ihr Mir in Eurem Schreiben vom 28. voriges 
zu Rekrutirung der dortigen Kavallerie thun wollen, ^ ist nicht von 
Meinem gout, sondern Ihr müsset, wie Ich so lange befohlen und so 
öfters wiederholet habe,^ im Mecklenburgschen werben. Euch aber auch 
mehr Mühe deshalb geben und Euch darunter helfen, damit alles ge- 
schwinde und bald zum Stande gebracht werde, welches aber nicht ge- 
schehen kann , wenn man sitzet und träumet und es gehen lasset, wie 
es gehen mag, sondern es gehöret dazu nothwendig, dass man sich alle 
erforderliche Mouvements deshalb giebet , activ und auf alles attent sei 
und Selbsten Hand anschlaget, um bald zum Stande zu kommen. Ic|i 
recommandire Euch solches alles nochmals gar sehr'' und bin ift 

I Dohna's Berichte im Mnnat März sind bis zum 9. aus Rostock datirt, zw<i 
Berichte vom 17. und 26. März dagegen aus Greifswald. — 2 Dohna hatte vorg^ 
schlagen, die Lücken in den Kavallerieregirnentein mit Mannschaften aus dem Garnisoifc 
regiment Puttkamnier zu füllen. — 3 Vergl. S. 56. — 4 Ebenso hatte der König dem 
General schon in zwei Schreiben vom 2. März zu grösserer Eile angetrieben; dtt 
zweite Mal (P. S.) mit der Begründung, dass „die Conjoncturen jetzo" so seieS 
„dass die Campagne bald wieder angehen und die Eröffnung derselben ganz sehr friuP» 
zeitig geschehen dörfte". In dem Hauptschreiben vom 2. März äussert der König, es bÄ»; 



lOI 

er Hoffnung, dass Ihr mit allem eine baldigste Endschaft darunter 
lachen werdet. 

Nach dem Concept. Fridcrich. 

10 761. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON PLATEN.' 

Breslau, 5. März 1759. 
Uer König dankt für die eingelieferten Nachrichten. 

Was das Herumschwärmen derer feindlichen Partien anbetrifft, und 
ISS solche aus dem Städtchen Lauenburg einen vom Magistrat letzthin 
litgenommen, solches alles geschiehet vorerst wohl bloss und allein in 
er Absicht , dass sie erfahren und wissen wollen , was wir dorten vor 
iouvements und vor Anstalten machen. Denen von Euch erwähnten 
dortigen übelgesinneten muss der Daum scharf auf das Auge gehalten 
und diejenige, so man betrifft, dem Feinde als Spions zu dienen, dafür 
ine grosse Ceremonien exemplarisch bestrafet werden. 

Ich beziehe Mich übrigens auf Mein letzteres an Euch per Estafette 
eschicktes Schreiben. => 

Nach dem Concept. 3 Fridcrich. 

10762. AN DEN GENERALMAJOR VON VVOBERSNOW. -^ 

Breslau, 7. März 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 4. dieses erhalten und bin von dessen 
Einhalt überall recht sehr zufrieden gewesen. Eure kleine Expedition 
hat inzwischen in Polen und zu Warschau grossen Bruit [gemacht], von 
daher Meine letztere Briefe Mir sagen, dass bei Einrückung Eurer und 
Eures unterhabenden Detachements und der dort davon erhaltenen Nach- 
richt Brühl und dessen Anhänger der Nation allen Verdacht inspiriren 
wollen, als ob Eure Absichten gegen die Polen und die dasige Plätze 
gerichtet wären, welches aber bei vernünftigen Leuten in Polen ohne 
Effect gewesen, auch durch die publicirte Manifeste^ auf einmal nieder- 
geschlagen worden. Bald hat die Brühlische Partie den Kronfeldherrn ^ 
mit der Kronarmee bei Warschau haben wollen, um des Königs Person 
zu versichern, welches gleich darauf für unnütz und überflüssig gefunden 

emde ihn, „warum Ihr nicht gleich die Garde, so der Herzog von Schwerin hat, 
Rekruten mit weggenommen habet". Verg). Bd. XVI, 172. Aehnliche Mahnungen 
e oben an Dohna ergehen, ebenfalls am 5. März, an den Generalmajor von 
tutterheim; vergl. S. 88. 89. Dem Generalmajor von Kleist erklärt der König am 
8. März seine Zufriedenheit, dass man endlich angefangen habe, die mecklenburgi- 
schen Lieferungen „mit behöriger Art und Ernste zu tractiren". 

I Platen's Berichte im März sind aus Stolp datirt. — 2 Wohl verloren; Nr. 10736 
ist schwerlich gemeint. — 3 Eine Ordre vom 10. handelt über die Besetzung der 
Commandeursslelle des Platen'schen Dragonerregiments. — ■♦ Wobersnow's Berichte 
datiren am 25. Februar aus Lissa, am i. März aus Posen, am 4. aus Stenczewa 
(wohl: Stenszewo , südwestl. von Posen), am 8. aus Lissa, am 11. aus Fraustadt, 
am 13. aus Glogau. — s Vergl. S. 94. Anm. 2. — 6 Graf Branicki. 



I02 

worden , weil die Republique von gegenwärtigem nicht impliciret sei 
und also sich nichts von unsern Truppen zu befürchten hätte ; bald hat 
man gar die Russen dahin rufen wollen, welches aber wieder gefährlich 
gefunden worden, aus Ursache, weil dies eben der Weg sein werde, 
um die Preussen dahin zu rufen, und was dergleichen mehr ist. 

Sonsten kann Ich Euch vor diesesmal keine weitere Instruction geben. 
Den Fürsten Sulkowsky könnet Ihr schon gut anstrengen, und wenn Ihr 
Geld mitbringen könnet, so wird uns solches sehr ä propos kommen. 

Nach dem Concept. F r i d e r i c h. ! 

10763. AU SECR^TAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 8 mars 1759. 

Der König erklärt sich befriedigt , dass , nach dem Mangel an wichtigen Mit- 
theilungen in den vorangehenden Berichten Hellen's, i der letzteingekommene Bericht 
vom 27. Februar wieder ebenso anziehend wie früher gehalten sei. 

Vous emploierez, au reste, votre savoir-faire, pour empecher que 
le comte Gronsfeld ne soit point nomme pour etre envoye lä oü il 
pourrait donner cours ä sa rage et ä ses mauvaises intentions contre moi. ^ 

Nach dem Concept. F 6 d C r 1 C. 

10764. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiOATION DE VIERECK 

A COPENHAGUE. 

Breslau, 8 mars 1759. 

Comme je serais bien aise de m'orienter sur la vdritable fagon de 
penser de la cour oü vous etes et d'eprouver une bonne fois la conte- 
nance du comte Moltke, mon intention est que vous lui lächiez dans 
une conversation que vous aurez avec lui, savoir si la cour de Copen- 
hague voudrait bien se rdsoudre de me fournir 10 000 hommes de ses 
troupes reglees pour l'espace d'un an, contre un subside en argent de 
800 000 ecus d' Allemagne. 

Mais il faudra qu'en faisant cette proposition au comte de Moltke, 
vous observiez attentivement sa contenance, et que vous sachiez au juste 
sur quel pied il s'expliquera lä-dessus envers vous. 

Au reste, vous comprenez vous-meme que je ne saurais gu^re 
compter sur le succ^s de pareille ouverture ; cependant, j'ai mes raisons 
pour faire lächer ä la cour oü vous etes, la proposition en question, et 
je serai curieux d'ailleurs de voir comment vous vous en acquitterez. ^ 

Nach dem Concept. " euCriC. 

I Vergl. Nr. 10758. — 2 Vergl. über Gronsfeld Bd. XVI, 436. Es stand nach 
Hellen's Bericht vom 27. Februar zu befürchten, dass Gronsfeld an Stelle von Swart 
zum holländischen Gesandten in Petersburg ernannt werden könnte. — 3 Viereck be- 
richtet darauf, Kopenhagen 24. März, Graf Moltke habe die Eröffnungen mit grosser 
Ruhe, und ohne irgend welches Erstaunen merken zu lassen, angehört. Er habe für 
die freundschaftliche Gesinnung gedankt , den endgültigen Bescheid aber verschoben, 



I03 

10765. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 8 mars 1759. 
Je lemercie bien Votre Altesse de la lettre qu'Elle a bien voulu 
faire du 28 fevrier, pour les nouvelles assez interessantes dont vous 
ivez fait part. Je suis bien fache de ce que vous vous etes vu 
ige de sister votre expedition projetee. ^ Elle etait excellente, mais 
heureusement, je n'y savais contribuer, sans courir le hasard ici de 
!er entierement mes affaires. 
L'ennemi commence ä remuer, bien que pas encore au point ä 
uu donner de l'ombrage et des inquietudes. Les chemins dans les 
iiontagnes se trouvent encore si mauvais et si rompus par la rüde 
viison qui continue ici encore, quoique tr^s changeant, qu'il n'y a pas 
noyen qu'on y puisse faire passer de la cavalerie ni de l'artillerie. ^ 

C'est une chose constatee que l'ennemi portera cette annee-ci le 
jIus grand fardeau de la guerre du cote de Hesse et de Thuringe, sur- 
out s'il n'y aura de la guerre en Italie; car, dans le cas d'une guerre 
lu roi de Deux - Siciles, Votre Altesse Se trouvera fort soulagee. Mais 
;omme l'on n'y peut pas encore compter, il sera necessaire que vous 
)rcniez bien juste vos mesures , afin de vous porter avec un corps 
l'armee le plus fort contre Soubise, quoiqu'ä proportion de l'ennemi, 
LUX rives du Rhin; ce qui sera d'autant plus indispensablement k faire, 
. u que, si autrement il reussit ä Soubise de percer au pays de Hanovre 
.'t de Brunswick, vous vous verrez alors force de courir au secours de 
CS parages , ainsi donc qu'il sera bon et necessaire que Votre Altesse 
irenne ä temps Ses arrangements . . . ^ 

Nach dem Concept. F C d C r i C. 

bis er dem Könige Bericht erstattet. Als seine persönliche Ansicht hat Moltke dem 

ireussischen Gesandten entgegnet, der König werde schwerlich das angenommene 

System der Neutralität ändern ; er habe die zahlreichen Anträge der Gegenpartei 

;taiidhaft zurückgewiesen; er, Moltke, könne als Ehrenmann dem Gesandten die feste 

Zusicherung geben, dass eine der Neutralität widersprechende Verpflichtung weder 

""enblicklich bestände, noch auch jemals bestanden habe, trotz allem, was man in 

t r Beziehung verbreitet habe. 

' Prinz Ferdinand bezieht sich in dem Berichte , Münster 28. Februar, auf den 

orangehenden Bericht vom 25. Februar, in dem er, nach Empfang der Schreiben 

es Königs vom 9. und 17. Februar, bemerkt hatte: „Mon projet d'expedition tom- 

lant de lui-meme, depuis que je ne dois plus compter sur une diversion de la part 

Msgr. le prince Henri, je m'en tiendrai aux termes de la defensive que Votre Ma- 

a daigne approuver." — 2 Die nämliche Ansicht äussert der König am 8. in 

n Erlass an Oberstlieutenant d'O in Glatz; d'O soll jedoch mit aller erdenklichen 

aerksamkeit in seinen Beobachtungen fortfahren „car il est temps que je sois in- 

,jime, autant que possible, de tous les mouvements de l'ennemi". Am 11. erhält 

|i'0 Befehl zu melden, ob er nichts bestimmtes über den Marsch der Truppen nach 

ütalien erfahren habe. [Die Erlasse an d'O im Wiener Kriegsarchiv.] — 3 Es folgt 

'ie Ernennung eines Regiments - Quartiermeisters zum Ober -Einnehmer des Amtes 

renberg. 



I04 

10766. AN DEN POMiMERSCHEN KAMMERPRÄSIDENTEN 
VON ASCHERSLEBEN IN STETTIN. 

Breslau, 8. März 1759. 
Der König verleiht dem Stettiner Kaufmann Daniel Schultze den Charakter 
als Commerzienrath, 

„da er die Ausrüstung einiger dorten armirten Schiffe und Fahr- 
zeuge besorget, auch die Aufsicht über die Matrosen gehabt, um denen 
schwedischen Galeeren und Fahrzeugen das Einlaufen in dortige Ströme 
zu verwehren" . 

Uebrigens habet Ihr wohl zu erwägen, ob man nicht die dortigen 
Kaufleute und Schiffers , sowohl zu Stettin als auch sonsten , dahin 
bringen könne, dass dieselbe Schiffe armiren, um hier und da auf die 
schwedische und russische Schiffe zu capern, um solche zu nehmen und 
zu Stettin aufzubringen ; als welches, wenn es zu Stande gebracht werden 
könnte, Mir sehr lieb sein, und Ich dergleichen Leute darunter gerne 
favorisiren würde. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Archiv der Köiiigl. Regierung zu Stettin. (Cabinets- Ordres 
Bd. III, fol. I.) 



10767. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 9. März 1759. 
Nachdem Ich den Einhalt Eures Berichtes vom 4. dieses ersehen, 
so bin Ich von dessen Einhalt, auch von allem, was Ihr von dem mit 
denen Schweden zu errichtenden Kartell meldet, ganz wohl zufrieden 
gewesen. Indess kann Ich hierbei nicht ohnangeführet lassen, dass jetzo 
die Hauptsache nicht sowohl das Kartell mit denen Schweden, sondern 
vielmehr dieses ist, dass Ihr brav Rekruten und dann auch Geld zu- 
sammenbringet, ^ Eure ganze Kavallerie gehörig beritten machet , auch 
completiret und in Ordnung setzet, zugleich auch das Magazin complet 
zusammenbringet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10768. AN DEN GE:NERALLIEUTENANT VON ZIETEN. 

Breslau, 9. März 1759. 
Ich habe Euren Rapport vom 6. dieses erhalten und danke Euch 
vor alle Mir darin gemeldete Umstände, wie Ihr denn damit fleissig 
continuiren und Mir nur alles, was Ihr höret und erfahret, schreiben sollet, 
maassen, wenn auch ein und anderes von Euch nicht alles völlig richtig 
angegeben werden könnte, Ich dennoch, wenn Ich solches mit andern 

I Vergl. S. 88. 89. loo. 



& 



los 

mständen, so Ich erfahre, combinire, Meinen Gebrauch davon machen 
id dasjenige daraus, so Mir nöthig ist, beurtheilen kann. ' 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. ^ ridcrich. 



10769. AN DEN GENERALMAJOR VON VVOBERSNOW. 

[Breslau, März 1759.] 2 
Lieb, dass so viel Magazins genommen. ^ 

Die Regimenter können alle wieder nach ihre vorige Quartiere 

arschiren , ausgenommen 500 Pferde von Zieten sollen noch auf der 

! enze stehen bleiben , weil zu besorgen , dass die Polen würden re- 

nchiren und tentiren wollen. Zedmar aber muss wieder nach dem 

Regiment. 

Die Canons, so mitbringt, bis Glogau nur schicken, und was Ka- 
llerie, da will sehen, wo sie anbringen kann. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts, Lissa 8. März. 



10770. AU FELD-MAR£CHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 10 mars 1759. 

Venant d'arriver que, sur des avis qu'on me donne de differents 
licux de Pologne, que les Autrichiens, aussi bien que les Russes, avaient 
ordonne des achats assez considerables de grains aux environs de Cra- 
c'ovie , pour y assembler des magasins propres ä fournir la subsistance 
a des troupes russes, quand un corps de ceux-ci* devra joindre celles 
d'Autriche dans la Haute - Silesie, j'avais commande lä encore quelque 
detachement de hussards pour surprendre ces magasins et les faire de- 
truire. 5 Comme mes gens ä leur arrivee lä n'ont rien trouve de ma- 
gasins, et qu'ils ont appris qu'efifectivement le dessein avait ete d'y faire 
des achats en grains , mais que tout avait ete contremande , soit qu'il 
n'y avait pas une quantite süffisante, soit manque d'argent pour payer 
comptant, le detachement s'en est retourne en prenant sa route du cote 
de BieHtz, oü le hasard lui a mis entre les mains un officier russien 
' Werden, capitaine et adjudant du marechal Fermor, qu'on avait ren- 
>ye de Vienne avec plusieurs depeches d'assez d'importance. Autant 

I In ähnlicher Weise wird Oberstlieutenant d'O in Glatz am 13. März ange- 
e'sen, — 2 Wobersnow beantwortet den obigen königlichen Befehl am 11. März. — 
Wobersnow hatte, Lissa 8. März, den Bericht des Obersten von Platen, d, d. 
'uviebus 6. März, eingesandt, über die durch Platen zerstörten russischen Magazine 
Posen sehen ; es waren 15000 Scheffel Mehl und 500 Scheffel Getreide, zumeist 
izen, „ruiniret worden", „nach polnischen Scheffeln gerechnet, wovon einer 3'/i Ber- 
er Maass beträgt". Vergl. Nr. 10770. — 4 So. — 5 Unter dem Major von Pannwitz, 
■:^]. S. 81. Dem Generalmajor von Werner spricht der König am 9. März seine 
rriedenheit mit der „Conduite" des Majors von Pannwitz aus. 



ic6 

que j'en ai pu apprendre entre autres, on est bien desole ä la cour de 
Vienne de ce que la cour de France n'a pas voulu adopter le plan 
d'operation de la campagne qui vient, que la cour de Vienne avait 
projete, ce que l'on qualifie de grand malheur, et Ton s'est adresse en- 
suite ä la cour de Petersbourg, pour en tirer des secours forts et effi- 
caces contre moi, en defaut de la France, qui a pris ce plan d'opera- 
tion comme pas bien faisable et a vaguement declare qu'elle agirait 
avec toutes les forces qui lui seraient possibles , selon que les circon- 
stances lui en donneraient Heu. On a depeche ä ce sujet de Vienne 
le general - major Tillier ä Petersbourg, dont on attend le retour aveq 
beaucoup d'impatience. Voilä ce que j'ai appris principalement par 
ces depeches enlevees, dont je n'ai pas voulu manquer de faire d'abord 
part ä Votre Altesse. ' 

Au surplus, l'expedition du general-major de Wobersnow, que j'avais 
detache en Pologne du cöte de Posen , pour y detruire egalement les 
magasins assembles des Russes, a eu plus de succes, parcequ'outre un 
magasin assez considerable de farines qu'il a trouve ä Posen, et 
qu'il a enti^rement ruine, il a trouve moyen de detruire encore au delä 
de 15000 boisseaux de farine, outre 500 boisseaux de froment, mesure 
de Pologne dont un boisseau fait trois et demi de Berlin, avec beaucoup 
de fourrages et de vivres, dont les Russes avaient fait des entrepots en 
Pologne sur la route de la Nouvelle-Marche. La consternation et l'alarme 
a ete d'ailleurs extreme parmi les troupes de Russie, qui, sans se montrer, 
ont laisse agir tranquillement ledit general, et le coup aurait pu menei; 
ä des choses plus importantes, s'il avait pu pousser plus en avant et ne, 
s'etait vu oblige de retourner, faute de fourrages, et [pour] ne pas 
s'ecarter trop loin de mes quartiers , oü les Autrichiens commencent ä 
remuer dans le voisinage. 

Nach dem Concept. r eueriC. 

IG 771. AN DEN PRINZEN HEINRICH VON PREUSSEN. = 

Breslau, 10. März 1759. 

Nachdem der Generalmajor von Puttkammer von denen Husareri 
hier anliegende Nachrichten ^ eingesandt. Ich auch unter andern noch 
die erhalten habe , dass zu Reichenberg und Gabel [österreichische 

I Die gleichen Nachrichten — nur mehrfach in kürzerer Fassung — werden 
am 9, März dem Prinzen Heinrich mitgetheilt. Auch dem englischen Gesandten 
Mitchell machte der König aus den aufgefangenen Briefen Mittheilungen und sprach 
die Hoffnung aus , dass durch die Differenzen über den Feldzugsplan die Opera^ 
tionen der Oesterreicher und Franzosen für einige Zeit aufgehalten werden würdenf^ 
[Bericht an Holdernesse, Breslau 11. März, private. British Museum.] — 2 Die Be* 
richte des Prinzen Heinrich im März 1759 datiren am i. aus Naumburg an der Saale, 
vom 6. an wiederum aus Dresden. — 3 Liegen nicht bei. Jedenfalls waren es di0 
Mittheilungen Puttkammer's in dem Berichte Spremberg 8. März ; sie handelten über 
die Bewegungen der Oesterreicher in Böhmen. ;_ 



107 

rnippen] wieder eingerücket sind, doch, wie man aus der Einquartie- 
rung urtheilet, nicht mehr wie vorhin da gestanden haben, nur dass es 
anstatt der vormaligen Kroaten jetzo deutsche Truppen sind, so habe 
Ich gedachtem Generalmajor von Puttkammer darauf geschrieben, ' dass, 
wenn auch die Oesterreicher in die Cantonnierquartiere gehen , er den- 
nuch zu Spremberg noch stehen bleiben soll, damit, wenn sie zu cam- 
piien anfangen , er sich sodann mit dem Regiment zu Mir werfen und 
Miih gleich von dem, was passiret, hier avertiren kann. 

Ich habe Ew. Liebden hiervon benachrichtigen wollen, und können 
I .'icselbe die Kavallerieregimenter allenfalls an Sich ziehen. 

Nach der Ausfertigung. -t* riCieriCn. 

10772. AU LIEUTENANT -GENfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 10 mars 1759. 

Les deux lettres que vous m'avez faites du 6 de ce mois, m'ont 
ite bien rendues, dont je vous sais gre pour toutes les nouvelles qu'elles 
:omprennent. Mais pour ce qui regarde la marche d'un corps des 
;roupes autrichiennes vers ITtalie, =^ il faut que je vous dise que je n'en- 
. isage pas cette nouvelle comme tout-ä-fait averee , vu qu'on pretend 
;avoir ä present que ces troupes ont regu ordre de faire halte sur leur 
iiarche, qu'on n'est pas tout-ä-fait hors d'esperance que le roi d'Espagne 
le revienne de sa maladie, et que, pour amuser le roi de Deux - Siciles 
;t differer les troubles jusqu'ä un temps plus convenable ä la cour de 
rienne, on a entame des negociations avec lui, dont on se flatte qu'elles 
amuseront au moins jusqu'ä un autre temps oü il sera plus aise k la- 
ilite cour de lui donner la loi. Voilä , je crois , ce qui saura eloigner 
issez encore la marche des troupes en Italic, si ce qu'on debite lä-dessus, 
st vrai et fonde. 

J'ai ete bien content de ce que vous me marquez des sentiments 
le la jeune cour. ^ Quant au moyen qu'elle propose, que, pour l'assister 
on relächat quelque somme de ce qui etait convenu par la conven- 
ion faite avec la chambre des finances, "* vous lui direz convenablement 
:[ue par ce moyen on donnerait trop aux yeux des speculatifs et des 
nahntentionnes en Saxe qui, voulant en approfondir la raison, penetre- 
aient aisement le secret dont il est cependant absolument necessaire 
[uil reste impenetrable. Je crois donc qu'il sera mieux garde, si, le 
;as existant, l'on se serve de l'entremise de ce medecin bavarois, ^ avec 
equel vous avez dejä eu une conversation secrete. Avec tout cela, il 
ne parait necessaire que la jeune cour ne cesse jamais de crier vers 
a cour de Varsovie, pour lui fournir la subsistance, ä quoi vous l'exci- 
erez d'autant plus qu'il y va de mon interet; car autant que la jeune 

I Liegt nicht vor. — 2 Vergl. S. 95. — 3 Vergl. S. 69. 70. 79,80. — 4 Vergl. 
■ j. 14. — 5 Vergl. S. 69. 



io8 

cour arrache de celle de Varsovie de Fargent que celle-ci regoit de la 
France, comme presque son unique ressource , autant on ote ä celle-lä 
les moyens de nuire. 

Voici la reponse que j'ai faite au prince de Liechtenstein, ä qui 
je veux bien permettre, par une consideration personnelle pour lui, qu'il 
retourne ä Vienne contre son engagement et parole d'honneur. ' Pour 
tous les autres officiers prisonniers de guerre autrichiens , il faut abso- 
lument qu'ils restent dans la Situation presente oü ils se trouvent, et 
vous les observerez d'ailleurs d'assez pres et les tiendrez courts , pour 
ne pouvoir faire du mal. Je suis fache d'etre oblige de proceder comme 
cela avec eux , mais la mauvaise foi de plusieurs de ceux que j'avais 
reläches sur leur parole d'honneur, m'y obHge, parceque, quoiqu'ils ne 
soient pas effectivement rentres parmi les regiments , ils ont cependant 
fait Service pour exercer les recrues _ et pour entrer servir parmi les 
troupes en garnison. 

Nach dem Concept. ^ C U 6 r 1 C. 

10773. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 12. März 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 7. dieses erhalten, bei Gelegenheit 
dessen Ich dann nöthig finde , Euch , obschon nur en gros , eine Idee 
von Meinen Absichten derer Russen wegen zu geben, worüber Ich Euch 
jedoch das nöthige Secret recommandire. Nämlich : dass, wenn man 
sehen wird, dass die Russen nach Colberg und Hinterpommern wollen, ^ 
wir sie nicht nach Colberg einmal kommen lassen, sondern ihnen noch 
bis jenseits Stolp entgegengehen wollen. Daher Ihr also dazu vorläufig 
Anstalt machen müsset, damit dorten Magazins vorhanden seind , und 
dass wir alsdenn, wenn wir vorwärts gehen, alles nöthige nachbekommen 
können. 

Nach dem Concept. ^ riaeriCn. 

10774. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON PLATEN. 

Breslau, 12. März 1759.3 

Ich habe Euer Schreiben vom 7. dieses erhalten und daraus recht 
gerne vernommen, dass Ihr Gelegenheit gefunden , durch den Obristen 
von Gersdorff und ein mit ihm detachirtes Commando denen Russen 

1 Cabinetsschreiben an den kriegsgefangen en österreichischen Oberstlieutenant 
Prinz Johann von Liechtenstein, d. d. Breslau 10. März. Es wird hinzugefügt; „J'ai 
trop de confiance sur votre digne mani^re de penser pour na'imaginer que vous soye^ 
Jamals capable d'imiter differents autres officiers mes prisonniers de guerre qulj 
contre leur engagement et les r^gles de l'honneur et de la guerre , n'ont pas hesitS 
de se laisser employer lä-bas au service , comme j'ai ete tr^s bien informe. " -<■*- 
2 Vergl. S. 86. 87. — 3 Zum 12. März vergl. auch ein Schreiben an Voltaire in deö* 
CEuvres Bd. 23, S. 27. 



I09 

rten wiederum ein Magazin ' ruiniien zu lassen , welches allemal von 
.lern Effect ist. 

Im übrigen, wann Ihr zuvorderst den Generalmajor von Schlabren- 

rff über alle dortige Umstände instruiret haben werdet, so könnet Ihr 

denn auch nur sogleich gerades Weges nach Sachsen gehen, woselbst 

1 Euch in Dresden bei Meinem Bruder, des Prinzen Heinrich Liebden, 

melden habet. 

Nach dem Coiicept. F r i d 6 r i C h. 

TG 775. AU SECRETAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 13 mars 1759. 

Les depeches que vous m'avez faites du 3 et du 4 de ce mois, 

<jnt ete fidelement remises. Au sujet desquelles je n'ai rien ä vous 

e, sinon que je suis satisfait de la fagon avec laquelle le lieutenant- 

ionel a accepte les offres que je lui ai fait faire par votre moyen, = 

j'attendrai le temps oü il pourra venir me trouver, et que, d'ailleurs, 

,,. vous sais parfaitement gre de toutes les precautions et des mesures 

(liie vous avez prises pour l'impression de la lettre dont vous m'avez 

Liivoye quelques exemplaires. ^ Je voudrais seulement, et mes desirs ä 

(c sujet seraient parfaits , s'il en pourra entrer bon nombre en France, 

rt si la chose saura etre si bien dirigee qu'il en vint un exemplaire en 

main meme de madame de P. 

Nach dem Concept. ^ C Q C r 1 C. 



10776. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Breslau,] 13 mars 1759. 
Mon eher Frere. Votre expedition a ete meilleure qu'on n'a ose 
s'en flatter, * et quoique ce ne soit pas de ces coups decisifs qui ren- 
versent les puissances, cela nous procure toujours de l'honneur, des pri- 
sonniers et de l'argent. Vous me mandez que les ennemis veulent faire 
des ponts ä Leitmeritz, et d'O me marque^ que la plupart des troupes 
qui se trouvaient vers Koeniggrsetz, sont marchees vers Bunzlau et vers 
Gabel. Ceci merite attention. L'ennemi a ses magasins prepares der- 
ri^re lui ; des que la saisop s'adoucira un peu , il peut reprendre ses 
camps de Stolpen et de Pirna, ce qui vous oblige de prendre celui de 
Gamig, et moi de marcher du cote de la Lusace. Songez donc bien 
ä avoir un gros magasin ä Dresde, car tout ce que vous pourrez avoir 

I Ein Magazin bei Polnisch -Friedland , dessen Vorräthe auf 14000 Rubel ge- 
schätzt wurden. — ^ Willermin , vergl. S. 84. Anm. i. — 3 Die Flugschrift des 
Königs „Lettre de la Marquise de Pompadour ä la reine de Hongrie"; vergl. S. 58. 
59. — 4 Der General von Knobloch war von Prinz Heinrich nach Thüringen ent- 
sandt worden. Am 27. Februar hatte Erfurt capitulirt, dann waren Streifschaaren nach 
Arnstadt, Ilmenau, Saalfeld und Fulda gegangen, hatten zahlreiche Gefangene ge- 
macht und Contributionen eingetrieben. Vergl. auch Nr. lO 778. — 5 Glatz 8. März. 



rio 

ä apprehender du cote de la Thuringe, ne consistera que dans im de- 
tachement de lo ou 12 regiments autrichiens joints aux troupes de 
l'Empire. Si nos ennemis veulent agir de conceit, ils ne peuvent com- 
mencer leurs Operations qu'ä la mi-juin ; mais c'est sur quoi il ne faut 
pas corapter , et afin de ne point manquer par ma vigilance, je ferai 
cantonner les troupes entre Reichenberg, Schweidnitz et Jauer le 24 de 
ce mois, ä moins que de pressantes raisons ne m'obligent de hater leur 
assemblee. 

Wrede n'est point encore de retour ici; je vous prie de me l'en- 
voyer, car, selon toutes les apparences, j'aurai besoin de ses cartes au 
commencement de la campagne. 

Si cela se peut, il faut nous arranger de fagon ä pouvoir frapper 
d'un cote, pour ensuite nous retourner en force de l'autre. Les Russes 
veulent assieger Colberg ; ainsi, bien loin de compter sur Dohna, quand 
il en sera temps , je serai oblige de lui envoyer encore de puissants 
renforts. Fouque aura la garde de la Sildsie ; et le principal de toui 
sera de pouvoir decider d'un cote , avant que de pouvoir se tournei 
de l'autre. II y a encore une chose ä observer : c'est que , par la po- 
sition que je prends ä Schweidnitz, si les ennemis veulent avancer trop 
inconsiderdment vers Zittau ou Stolpen, je pourrais leur prendre le ma- 
gasin de Jung-Bunzlau et leur venir ä dos. 

Je vous envoie quelques nouvelles qui se confirment les unes les 
autres, ' et une lettre qui peut-etre vous amusera. ^ Je suis avec bien 
de la tendresse, mon eher fr^re, votre fid^le fr^re et serviteur 

F e d e r i c. 

M. Rouge a ete charge de la part de la France pour regier le 
cartel ä quoi l'on travaille actuellement, ^ ce que vous aurez la bonte 
de faire savoir ä M, de Mailly.'^ 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. 



10777. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN 

IN BERLIN. 

Breslau, 13. März 1759. 

Üichel macht dem Minister Mittheilung von dem Vorschlage Knyphausen's, 
„zu einer mit dem sardinischen Hofe zu entamirenden Negociation durch einen dahin 
zu sendenden Emissaire", 5 welchen Vorschlag „des Königs Majestät auch sehr gou- 

i Liegen nicht bei ; vermuthlich sind es die (in die Akten nicht eingeordneten) 
Nachrichten vom 7. und 10. März über Bewegungen der Oesterreicher in Böhmen. — 
2 Wohl die „Lettre de la Marquise de Pompadour". Vergl. Nr. 10775, — 3 Vergl», 
S. 92. — 4 Prinz Heinrich hatte, Dresden 10. März, ein an ihn gerichtetes, i|. 
der Abschrift nicht datirtes Schreiben des Grafen Mailly (vergl. S. l8; Bd. XV^ 
422. 429) übersandt. Mailly hatte gemeldet , dass dem Könige von Frankreich d§ 
Herstellung eines Kartells mit Preussen zur Auswechslung der Gefangenen am Herzeö 
liege ; der Graf hatte sich erboten , die Unterhandlung über das Kartell zu führe»» 
— 5 Nr. 10778. 



III 

tiiet haben", i Da die beireffende Depesche „au Roi seul'-'' rubriciret gewesen und 
also wohl nicht ein Duplicat nach Berlin gesendet worden sei, so verheisst Eichel 
dem Minister eine Abschrift zukommen zu lassen. 

Inzwischen und da des Königs Majestät Allerhöchstselbst Dero 
Choix darunter auf den Herrn Hauptmann von Cocceji den' älteren, 
ehemaligen Adjutanten bei dem seligen Feldmarschall von Keith, ge- 
machet und diesen dazu destiniret haben, dass Sie ihn im grossesten 
Sccret und ganz ä l'incognito nach Turin als ßmissaire schicken wollen, 
haben Sie mir befohlen, Ew. Excellenz sogleich von Höchstderoselben 
w cgen zu schreiben , dass Dieselbe alsofort vor gedachten Herrn Haupt- 
mann von Cocceji , der seit des Feldmarschall von Keith Tode als 
Adjutant bei des Königs Majestät mit gestanden, ein Creditif an des 
Königs von Sardinien Majestät ausfertigen und solches alsdenn auf das 
sc;hleunigste zu Dero Unterschrift anhero einsenden möchten . . . = 

Da auch des Königs Majestät ermeldeten Herrn Hauptmann darüber 
heute schon Selbst gesprochen und ihm dabei das höchste und äusserste 
Secret eingebunden haben , so dass kein Mensch von solcher seiner 
Destination, noch von seiner Reise das allergeringste wissen und er sich 
deshalb convenablement verkleiden, auch selbst zu Turin sich weder 
namkündig geben , noch gegen jemanden anders als zuvorderst gegen 
den dortigen Minister ^ und demnächst gegen den König selbst, sonsten 
aber gegen niemanden weiter decouvriren soll , als überlasse zuvorderst 
Ew. Excellenz Gutfinden, ob es nicht nöthig sein dörfte, dass erwähnter 
Herr Hauptmann zugleich eine Art von Creditif an den dortigen Mi- 
nister mit bekäme und solches deshalb auch sofort mit obgedachtem 
Credentiale zur königlichen Unterschrift ausgefertiget und eingesandt 
würde"* . . . Die Einsendung der Ex])edition zur Unterschrift aber 
dörfte um so mehr pressiren, als des Königs Majestät nunmehro wegen 
der mehr und mehr zunehmenden Mouvements des Feindes in Böhmen 
wohl gegen den 24. dieses von hier aufbrechen und ein anderes Quartier 
nehmen dörften, Höchstdieselbe auch dem Herrn Hauptmann von Cocceji 
gesaget, wie er sich sogleich zur Reise anschicken, seine Tour aber über 
Berlin nehmen und daselbst seine Expeditiones von Ew. Excellenz ganz 
in der Stille abfordern sollte. ^ 

Nach der Ausfertigung. Ili l C n e 1. 

I Mit Bezug auf den vorgeschlagenen Theilungsplan in Italien, der hauptsächlich 
rreichische und lothringische Besitzungen traf, sagte der König scherzend zu 
Mitchell; „that he thought he had as good a right to dispose of other people's terri- 
tories as they had of his". [Mitchell an Holdernesse, Breslau 14. März, secret. British 
Museum.] — 2 Datirt: Breslau 22. März 1759. — 3 Graf Osorio , sardinischer Mi- 
nister des Auswärtigen. — 4 Vergl. Nr. 10786. — 5 Am 19. März übersendet Eichel 
in königlichem Auftrage an Finckenstein ein „signe in blanco" ; der Minister möge 
besorgen, „damit die vor den Herrn von Cocceji zu seiner Legitimation erforderliche 
Autorisation drüber geschrieben und der Charakter im Schreiben so eingerichtet werden 
möchte , damit das benöthigte nicht mehr nicht weniger Raum , als der ledige Platz 
st, einnehmen und deshalb der sonst gewöhnliche königliche Titel abbreviiret werden 



112 

I0 778. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Breslau, 14 mars 1759. 

J'ai regu ä la fois, par le courrier du sieur Mitchell, les depeches 
que vous m'avez faites du 13, 16, 20, 23 et 27, au sujet desquelles je 
ne saurais m'empecher de vous faire observer que, pourvu que vos de- 
penses egalent en tout ä celles que vous faites en papier, je ne m'etonne 
pas si vous vous recriez sur celles que vous etes oblige de faire ä 
Londres ; car en lisant toutes ces depeches dont vous m'aviez regale ä 
la fois, j'ai cru lire des volumes. 

Je vous sais parfaitement gre des mouvements que vous vous etes 
dünnes pour disposer le minist^re anglais k faire quelque nouvel effort 
aupres de la cour de Russie, afin de la detacher de nos ennemis, 
quoique je doute que celle - ci soit actuellement dans la disposition d'y 
faire attention , parceque , selon mes lettres de ces lieux , le ministre 
autrichien ä Petersbourg , le comte Esterhazy , a regu, il y a quelques 
semaines , un courrier de Vienne charge de fortes sommes , que ledit 
ministre a depensees lä pour lä payer les subsides, et que, par d'autres 
lettres qu'on a prises ä un courrier russien que mes gens ont interceptö 
aux fronti^res de Pologne , quand il etait sur son retour de Vienne k 
Petersbourg, ' l'on s'apergoit aisement que les sentiments en Russie ne 
sont pas bien pacifiques encore ; il est toujours bon, cependant, que de 
la part de l'Angleterre on entretienne une parelUe negociation, et qu'on 
renouvelle des propos [qui] tout d'un coup pourraient prendre succös, 
sourtout s'il arrivait que l'armee de Russie souffrait encore un bon 
nouveau echec. C'est aussi pourquoi vous remercierez bien afifectueuse- 
ment de ma part Messieurs les ministres anglais de l'attention qu'ils ont 
bien voulu marquer pour moi et pour les interets de la cause commune. 

Je suis d'ailleurs charme de la fagon dont on a regu ma proposi- 
tion pour un concert ä etablir entre les armees sous les ordres de mon 
fr^re Henri, du prince Ferdinand de Brunswick et du prince Ysenburg,« 
et de ce que M. de Pitt vous a ddclare ä ce sujet , dont vous le re- 
mercierez bien, et lui direz que nous venions de voir un petit echan- 
tillon du succ^s d'un pareil concert par l'expedition que mon fr^re Henri 
[a faite] depuis sur la ville d'Erfurt^ et sur les quartiers des troupes 
autrichiennes et ceux des Cercles dans ces environs , de concert avec 
le prince d'Ysenburg qui s'avanga vers Vacha, ce qui a mis tellemei^ 
l'ennemi en deroute qu'il a abandonne la ville d'Erfurt apres l'avoir fai 
fortifier, [et qu'il] a plie partout devant nous en perdant du monde^ 
dont le prince Ysenburg de son cöte a fait pr^s de 200 prisonniers, efi 

möchte , zumalen es hier nicht auf die sonst gewöhnliche Solennia , als nur auf 
Autorisatiün eines Emissaire , der nur zu proponiren und zu hören , aber nicht 
schliessen hätte, ankäme." 

I Vergl. S. 105. — 2 Vergl. Nr. 10689. — ^ Vergl. S. 109. 



113 

rte que cette petita expedition a coüte au delä de 600 hommes ä 
nnemi, outre ce qu'il a perdu par la desertion, ce qui doit 6tre con- 
Jerable. Au surplus , autant que toutes mes nouvelles m'ont appris 
jiisqu'ä present, j'ai tout Heu de croire que les Frangais ne feront pas 
de grands efforts la campagne qui vient de ce c6te-ci du Rhin, en quoi 
je [me] confirme d'autant plus par la nouvelle qu'on a pris le commande- 
iiient en Allemagne et [en] degä du Rhin au prince de Soubise, ce qui 
( ortainement ne serait pas arrive, si la France avait envie de faire de 
-rands efiforts en Allemagne; et, autant que je comprends, les grandes 
Operations comraenceront en Saxe et du c6te de l'Elbe. 

Je vous sais infiniment grd des nouvelles que vous m'avez com- 
muniquees par le bulletin que vous aviez Joint ; ^ ce qu'il comprend m'a 
(ite interessant ä plusieurs egards, et je serai bien aise d'en recevoir 
souvent de votre part. 

Ce que vous avez touche dans votre rapport du 16 par rapport 
aux affaires de Mecklembourg et des apprehensions des ministres anglais, 
a ete outre de ceux qui leur en [ont] fait des rapports; il n'y en aura 
rien ä craindre du cöte du roi de Danemark = qui ne remuera pas pour 
cela, ni ne voudra abandonner son Systeme de neutralite adopte, ^ pour 
une chose qui, k proprement dire, ne le regarde en rien, et d'ailleurs 
nous ne traitons point aussi mal le Mecklembourg que le baron de 
Bernstorff avec d'autres gens de Hanovre* nous en decrient. 

La resolution que M. [Pitt] a prise de s'expliquer avec le ministre 
de Bavi^re, ^ et le memoire qu'il lui a donne, a mon parfait applaudisse- 
ment. J'observe seulement que la Bavi^re n'est pas en etat d'entre- 
prendre quelque chose contre nous , k moins qu'elle ne tire des sub- 
sides de quelque puissance ennemie de nous , ainsi donc que , pourvu 
que M. Pitt ne ferait qu'amuser quelque temps la cour de Munich pour 
ne prendre autrement parti, ce serait toujours autant de gagne; au sur- 
plus, je crois que les evenements k l'ouverture de la campagne decide- 
ront, sinon de tout, au moins de beaucoup. 

L'idee que vous m'avez foumie dans un de vos rapports du 23 
touchant quelque negociation secr^te k entamer entre moi et la cour 
de Turin , est tr^s bonne ; aussi ne manquerai -je pas de la mettre en 
pratique. Vous travaillerez donc incessamment k un memoire sur ce 
sujet que vous presenterez comme par mon ordre au Chevalier Pitt, en 
l'accompagnant de tout ce que vous trouverez convenable pour l'ap- 
puyer; en attendant que j'enverrai d'ici quelque dmissaire secr^tement 

I Knyphausen hatte, London 13. Februar, berichtet: „Votre Majest6 verra par 
les faits que renferme le bulletin ci- Joint . . . qu'il y a toute apparence que cet ^ve- 
nement (der bevorstehende Tod des Königs von Spanien) donnera lieu ä quelque re- 
volution dans le sud qui pourrait devenir tr^s favorable pour Ses interets." Das 
Bulletin selbst liegt nicht mehr bei. — 2 Vergl. S. 77; Bd. XVII, 334. — 3 Vergl. 
S. 102. Anm. 3. — 4 Bernstorff stammte aus einer hannoverschen Familie. — 5 Graf 
Haslang; vergl. S. 18. 19. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 8 



114 

ä Turin, muni cependant de mes lettres de creance , qui y gardera un 
parfait incognito et ne cherchera qu'ä y voir le ministre et le Roi. ' II 
travaiÜera ä disposer cette cour de se reconcilier avec celle de Naples, 
et je crois qu'aux conditions de votre plan, et si Ton oflfre au roi de 
Sardaigne Parme et Plaisance avec le Milanais , suppose qu'il saura 
s'en emparer, et la Toscane au Don Philippe, on saura bien lier les 
parties pour faire un tel traite entre [elles] , pourvu que 1' Angleterre 
voudra y travailler aussi et instruire conformement son ministre k Turin. ^ 
Au reste, je veux bien permettre que , vu les motifs que vous 
m'alleguez , vous fassiez usage de ma lettre de rappel que vous avez 
entre vos mains ; ^ mais de vous congedier lä enti^rement et de vous 
faire revenir ici, voilä ce qui ne se pourra absolument pas faire encore, 
puisque votre presence lä oü vous ^tes m'est encore trop utile et ne- 
cessaire, pour vous en rappeler. 

Nach dem Concept. rCueriC. 

10779. AU MINISTRE D'lfeTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

F. , . . j i T. 1- „ Ti»" Breslau, 14 mars IV'JQ.'* 

inckenstein sendet, Berlin 10. März, ; > -r /j^ 

den Auszug aus einem Schreiben des \ Je VOUS remercie bien de la 

hannover.schen Geheimraths von Münch- ; communication de cet extrait de 

hausen vom 7. März Danach habe Oester- ; j^^^^^ que VOUS m'avez envoyd ä la 

reich für den nächsten reldzug vorge- . . ^ •' . 

schlagen, dass 50000 Russen gegen Schle- i «U^te de votre rapport du IG, quoique 

sien marschiren sollten. Frankreich habe \ ce qu'on y annonce du projet de 

1 Knyphausen hatte, London 23. Februar, berichtet: Für die Verhandlungen 
behufs einer Einigung der italienischen Fürsten bei dem Tode des Königs von Spa- 
nien sei das am meisten störende das Misstrauen , welches zv/ischen den Höfen 
von Turin und Neapel bestehe. Es scheine das beste , wenn man jenen Fürsten ; 
einen gemeinsamen Theilungsvertrag vorschlage. Da der König von Neapel seine * 
jetzigen Länder Sicilien und Neapel auch als König von Spanien nicht fortgeben 
wolle, so solle statt dessen Toscana an den Infanten Philipp kommen , und Parma, .» 
Piacenza, Guastalla nebst Mailand mit dem Titel eines Königs der Lombardei dem 1 
Könige von Sardinien zugesichert werden. England solle das Unternehmen mit Geld ;| 
unterstützen und ein zahlreiches Geschwader ins Mittelmeer senden. Die britischen 
Staatsmänner würden dem Plane zustimmen, wenn er durch ein Schreiben des Königs 
an König Georg oder an Pitt oder durch ein auf Befehl des Königs übergebenes 
Memoire befürwortet würde. Der König möge an den sardinischen Hof einen geheimen 
Unterhändler senden, der, wenn er Erfolg habe, auch nach Neapel sich wenden müsse. 
Knyphausen erbietet sich selbst zu dieser Mission. (Vergl. über Knyphausen's Plan 
auch: Schäfer, Gesch. d. siebenj. Krieges II, i, S. 413.) — 2 Mackensie. — 3 Knyp- 
hausen hatte , London 23. Februar , den König gebeten , wegen der hohen Kosten 
seines Londoner Aufenthalts, das ihm zugesandte Abberufungsschreiben (vergl. Bd. XVII, 
135. 180) benutzen zu dürfen, „afin de deposer le caract^re dont je suis revelu ; ce^ 
qui rendra mon s6jour ici moins dispendieux, sans pr6iudicier en aucune mani^re aux^ 
int^rets de Votre Majest6". — 4 Am 11. März hatte der König dem Minister gedanktil 
für die Uebersendung von Mitlheilungen aus einem Schreiben Münchhausen's vom- 
28. Februar, betreffend den Zustand der französischen Finanzen. 



115 



diesen Kriegsplan verworfen und auf der 
Belagerung von Stettin durch die Russen 
bestanden. Der Versailler Hof gedenke, 
alle Rüstungen gegen England zu richten ; 
er wolle Schweden und Russland für eine 
auf französische Kosten in Schottland zu 
bewirkende Landung gewinnen und dieses 
Unternehmen durch eine französische Lan- 
dung in Irland decken und unterstützen. 
Nach der Ausfertigung. 



campagne de nos ennemis, soit en- 
core assez vague et que je desire- 
rais fort d'en apprendre plus de 
detail. 

Federic. 



10780. AN DEN GENERÄLLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 14. März 1759. 
Nachdem Ich den Einhalt Eures unter dem 9. dieses an Mich er- 
lassenen Schreibens mit mehrern ersehen habe, so bin Ich davon überall 
recht wohl zufrieden gewesen, und hoffe Ich, von allem einen guten und 
gewünschten Success hiernächst zu vernehmen. Was die Bewegung derer 
Russen nach Thorn hinauf anlanget, da habe Ich alle Ursache, zu ver- 
muthen, dass solche vorjetzt wegen der grossen Consternation geschehen, 
so die Expedition des Generalmajor von Wobersnow besage derer Nach- 
richten , so von allen Orten deshalb eingekommen seind , bei denen 
Russen verursachet hat. Es ist auch nurgedachte Expedition nicht sonder 
Success und guten Effect gewesen, immaassen derselbe die Gelegenheit 
gefunden, ganz beträchtliche Magazins, so die Russen theils zu Posen, 
theils weiter hinauf gegen die neumärkische Grenzen hin errichten lassen, 
gänzlich zu detruiren und zu ruiniren, welches auch noch viel weiter 
gegangen wäre, daferne nicht der fast absolute Mangel an Fourage ge- 
dachten Generalmajor behindert hätte, noch weiter vorwärts zu gehen. 

Friderich.' 

Nacn der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10781. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Breslau,] 17 mars 1759.2 
Mon eher Fr^re. Je crois que vous devez avoir regu, il y a 
quelques jours, ma lettre oü je vous rends compte des mouvements de 

I Auf dem Bericht des Oberst von Beust vom schwarzen Husarenregiment (frühere 
Rtisch-Husaren), d. d. Cantonnierquartier Niesdorf in Schwedisch-Pommern 10. März 
1759 (wohl Nisdorf, nördl. von Fransburg, an der Küste), finden sich am Rande die 
Weisungen zur Antwort: „. • • Das Regiment . . . hätte sich vorhin und selbst in 
Meiner Gegenwart so gar schlecht gehalten , dass es kein Avancement meritirete, bis 

s sich erst wieder evertuiret und den grossen Scharten durch sein Wohlverhalten aus- 
gewetzet haben würde, dass es wieder Avancement verdienet." Vergl. auch Bd. XVH, 

85. 310. 311t — 2 Auf dem Bericht des Generalmajors von Angelelli , Landshut 
II. März, findet sich die Weisung zur Antwort: „Ein Officier, der keine Rechnung 
von den ihm anvertraueten Werbegeldern geben kann , hat gestohlen und also eine 
[afamie begangen , dass er weggejaget werden muss." Auf dem Bericht vom 12. 



ii6 

l'ennemi et des dispositions prealables que j'ai faites pour etre le 24 
avec l'arm^e en quartiers de cantonnement entre Jauer et Schweidnitz. * 
Je vais ä present vous dire ce que je sais de positif touchant les inten- 
tions de l'ennemi et ce que je crois devoir faire dans des cas qui pour- 
ront arriver. 

Je sais positivement que le projet favori de la cour de Vienne a 
ete rejete en France;^ je sais qu'ils ne sont pas d'accord avec les 
Russes , et que , par consequent, ils ont forme un autre projet. Je ne 
puis pas jusqu'au moment present vous dire positivement sur quoi il 
roule, mais il est neanmoins indubitable que la Silesie y entre pour 
beaucoup. Je prends mes quartiers entre Schweidnitz et Jauer, pour 
6tre k portee de tout; j'y serai avec 40 bataillons et 58 escadrons sans 
hussards. 

Si vous avez les troupes des Cercles qui voudront aller droit k 
Halberstadt, d'un cote, et que vous n'ayez que des pandours ou Laudon 
vis-ä-vis de Dresde , je vous crois en dtat de vous opposer ä ces deux 
Corps; mais si Leopold^ y vient, je fais fond d'y marcher avec 20 ba- 
taillons et 30 ou 40 escadrons qui, joints aux 8 bataillons qui sont k 
Dresde , nie fourniront tout ce qu'il me faut de troupes dans les mon- 
tagnes, pour le contenir jusqu'ä ce que vous aurez renvoye les Cercles^ 
et en cas de besoin je pourrai encore vöus fortifier de cavalerie. 

Quant ä ce pays-ci, j'ai laisse k Fouque 20 bataillons, sans ceux 
qui occupent les garnisons , pour defendre la Haute et la ßasse-Silesie. 

Si l'ennemi se determine ä vouloir faire de grands efforts et pene- 
trer avec deux armees en Silesie, je ne marcherai point en Saxe, et en 
ce cas, comme il emploiera ici ce qu'il a de plus consid^rable , il n'en 
sera que plus faible visä-vis de vous; si, outre cela, l'ennemi cache 
encore quelques corps, comme on le ddbite , du cotd de Gabel, pour 
penetrer subitement ä Berlin, dans un temps qu'un derangement nous 
serait arrivd, c'est ä moi d'y veiller de la Silesie. D^s que je serai en 
cantonnement, l'ennemi fera quelque mouvement qui le demasquera 
davantage, et qui nous donnera Heu de nous determiner ä quelque chose 
de plus precis; car, jusqu'ä present, il ne faut rien precipiter, ni il ne 
faut que je fasse des mouvements qui decouvrent mon jeu. 

Vous voyez par ma position que je suis la reserve de l'armee et 
pr6t ä tourner du cote oü le danger le plus eminent m'attirera; jusqu'ä 
present je n'en saurais faire davantage, et je compte mesurer toutes 
mes demarches sur celles de l'ennemi, la premiere attention consistanl 
jusqu'ici k nous opposer avec une certaine proportion aux corps et au^ 
armees avec lesquelles il se propose de nous attaquer. II faut donc que^ 

die Weisung: „Ich kann an Leuten, die sich überfallen und das ihrige nehmen lassen,^ 
keine Bonification thun, überdem müssen die Freibataillons nicht viel Equipages haben, 
sondern ganz leichte sein." Die auf Grund dieser Weisungen [Bleinotizen] auf- 
gesetzten Cabinetser lasse an Angelelli datiren vom 16. März. 
I Vergl. S. 119. 126. — 2 Vergl. S. 106. — 3 Daun. 



117 

- hussards de Puttkammer restent du cote de Spremberg, ' pour que 
je] sois averti promptement de ce qui se passe chez vous, et que j'aie 
assez d'informations pour pouvoir regier mes demarches. Je vous com- 
iiumiquerai de meme jusqu'aux moindres nouvelles des ennemis; car ce 
nc sera qu'ä force de combiner ces nouvelles, que nous parviendrons 
:i juger sürement de ses projets. 

Je vous prie , n'oubliez pas de faire jeter des arbres dans l'Elbe 
US dififerents endroits; si cela pouvait commencer du c6te de Schandau, 
la serait excellent. 

II y a 6000 wifispel de farine ä Magdeburg ä votre disposition ; 
au cas que vous soyez oblige de tourner vers Leipzig, ils viendront tr^s 
ä propos, et quand meme nous n'irions pas vers ces cantons, ils ne 
seront pas perdus, et on peut les conduire, par le moyen de l'Elbe, 
Oll Ton en aura besoin. 

Adieu, mon eher fr^re, n'epargnez ni papier ni encre ni chasseurs 
Luias ces conjonctures , et ecrivez-moi souvent, pour que nous ne puis- 
sions pas nous reprocher d'avoir neglige quelque chose par notre faute. 
Je suis avec une parfaite estime, mon eher fr^re, votre fidde fr^re et 
serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig, 2 -T euer IC. 



10782. AU LIEUTENANT - GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Breslau, 17 mars 1759. 

J'ai regu vos lettres du 13 et du 14 de ce mois et vous suis oblige 
des nouvelles dont vous avez bien voulu m'informer. Vous pourrez 
bien comprendre que, si je donnerai des secours pecuniaires ä la jeune 
cour, 3 il m'importera tout aussi qu'ä eile qu'il en soit garde un secret 
impenetrable, et que personne n'en sache quelque chose, hormis vous 
et le conseiller bavarois que j'ai propose moi-m^me pour ce sujet.'* 
Quant aux instances que le Prince vous ä reiterees pour que les deux 
princes^ puissent se promener aux portes de Dresde, contre son en- 
gagement , je veux bien accorder cette permission dont j'esp^re qu'on 
n'en abusera pas. 

Au reste, comme il m'importe de savoir le nombre ä combien le 
Corps des troupes du cote de Zittau, dont l'ennemi destine le comman- 
(lement au sieur Beck, saura aller, vous tacherez du mieux de me satis- 
iaire ä ce sujet le plus tot possible. 

Nach dem Concept. '^ 6 ü e r 1 C. 

' Vergl. S. 107. — 2 Mit einem Kanzleischreiben vom 17. März wird dem 
nizen Heinrich die Instruction für die Generalmajors von der Kavallerie übersandt. 
rgl. Oiuvres Bd. 30, S. 165. — 3 Vergl. S. 107. — 4 Vergl. S. 107. — 5 Die 
'den jüngsten Söhne des Königs August, die Prinzen Albert und Clemens. — 
/u dem Schreiben an Schmeltau vom 28. Januar ist oben S. 51. Z. i u. 2 hinzu- 
fügen: Vergl. dns Schreiben vom 30. Januar bei Preuss, a. a. O., Bd. II, S. 22. 



ii8 ^ 

10783. AU SECRßTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Breslau, 17 mars 1759. 

J'ai regu le rapport que vous m'avez fait du 6 de ce mois , sur 
lequel je vous dirai que, quant au memoire que le lieutenant - colonel 
Willermin' m'a envoye, et que j'ai trouve ä la suite de votre depeche, 
vous lui direz de ma part que, pour de nouveaux bataillons francs, je 
n'en avais plus besoin , et que le nombre que j'en avais actuellement 
"sur pied, me suffisait; mais que je voudrais seulement savoir si lui, 
pour sa personne, voulait entrer en mon service.^ 

Au reste, j'esp^re que ma lettre secretissime du 15 de ce mois, 
qu'on vous aura depeche par un courrier de Berlin, ^ vous sera heureu- 
sement arrivee avant la reception de la presente, au contenu de la- 
quelle il faut que j'ajoute encore pour votre direction que, quand vous 
aurez trouve cet officier que je de'sire d'avoir pour me rendre ce Service 
dont il est question dans ma lettre mentionnee, il faut de toute ne- 
cessite qu'ä son depart de lä pour Hamburg vous l'adressiez par une 
lettre de votre part ä mon conseiller prive et resident Hecht ä Ham- 
burg, pour lui marquer, sans entrer en plus de detail, que c'etait cet 
officier que vous lui adressiez sur mon ordre, et ä qui il saurait rendre 
en mains propres ce paquet sans adresse qui se trouverait aupr^s de 
lui de ma part. * Je me flatte, au surplus , que vous me ferez au plus 
tot possible votre reponse sur cette affaire, afin que je sois instruit au 
moins prdalablement si vous reussirez en votre commission, et que je 
saurais alors donner les Instructions qu'il faudra au susdit resident Hecht 
incessamment. 

Nach dem Concept. ^ C G 6 r 1 C. 



10784. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Breslau, 19 mars 1759. 

Les lettres que vous m'avez faites du 11 de ce mois, m'ont ete 
fid^lement rendues. Je vois bien que la campagne qui vient sera assez 
difficile pour nous, je n'en saurais, au moins jusqu'ä present, presumer 
autrement; j'esp^re cependant encore que la guerre qui va s' elever en 
Italic par la mort du roi d'Espagne — dont mes derni^res lettres de 
Hollande 5 me parlent comme d'un ev^nement peut-etre dejä arrive, 
vu que, Selon les derni^res lettres de Madrid du 19 fevrier, on com- 



1 Vergl. S. 109. — 2 Vergl. S, 84. Anm. i. — 3 Das wichtige Schreiben liegt 
leider nicht vor; doch ist sein Inhalt sowohl aus dem obigen vom 17., wie auch 
besonders aus den Schreiben des Königs im April und den bezüglichen Berichten 
Hellen's zu ersehen. Hellen bestätigt am 24. März den Empfang des Erlasses vom 
13- — * Vergl. Nr. 10788. — 5 Bericht Hellen's, d. d. Haag 10. März. 



119 — 

cngait ä faire des preparatifs comme s'il etait decede^ — nous por- 
ra da soulagement dans le poids que nous sommes oblige's ä soutenir. 

Pour moi , je mettrai ä present mon armee en des quartiers de 
I antonnement oü je vais entrer le 24, en plagant mes troupes entre 
! Hier et Reichenbach ä peu pr^s et en prenant mon quartier ä Rohn- 
Mck,= afin de voir oü l'ennemi portera ses pkis grandes forces, sur quoi 
jc me dirigerai. Jusqu'ä present, l'on ne sait penetrer autrement le 
(lessein de l'ennemi, sinon qu'il mettra une partie de son armee aupr^s 
de Koeniggraetz , quelque autre corps en Moravie, 18000 Autrichiens, 
ioints aux troupes des Cercles, du cote d'Eisenach, et la plupart de ses 
forces sera apparemment assemblee du cote de Budin en Boheme. 

Pour ce qui regarde les Russes, ils sont k attendre du secours, vu 
lUe leur armee en Prusse est encore assez delabree, de sorte que je 
l^resume de ne pas les avoir vis-ä-vis de moi que deux mois passes 
encore. 

Par toutes ces circonstances, Votre Altesse verra que je serai bien 
gene dans toutes mes Operations. A present, ce qui me manque encore 
de chevaux de remonte, va m'arriver, et ce qui me manque ici ä l'etat 
effectif des troupes, sont 1600 hommes , que je crois trouver encore 
avant l'ouverture de la campagne. 

Nach dem Concept. Fcdcric. 

10785. AN DEN PRINZEN HEINRICH VON PREUSSEN. 

Breslau, 20. März 1759.3 

Da nunmehro die bevorstehende Campagne bald eröffnet werden 
dürfte und bei den darin vorfallenden Kriegesexpeditionen Mir ein gleiches 
wie anderen Officiers arriviren kann, so disponire und befehle Ich hier- 
durch, dass auf den Fall Meines Todes Ew. Liebden alsdenn, sobald Sie 
nur die gesicherte Nachricht davon erhalten haben werden, sodann so- 
gleich, und sonder einige Ordre dazu weiter abzuwarten, die gesammte 
unter Dero Commando stehende Regimenter, Bataillons und Corps 
-Meinem Neveu, dem jetzigen Prinzen von Preussen, als Meinem Nach- 
folger zur Krone und zur Regierung, huldigen und schwören lassen 
sollen, welches Mein expresser Wille ist. 

Nach der Ausfertigung. F r i d e r i C h. 

I Auf den Vorschlag der Cabinetsminister, d. d. Berlin 17. März, dass in An- 
lacht des bevorstehenden Todes König Ferdinand's für Lord Marschall (vergl. 
6. 30; Bd. XVII, 479) neue Beglaubigungsschreiben an König Karl von Spanien 
gestellt werden mögen, antwortet der König am 20. März mit einem „Sehr gut!" 
2 Zwischen Striegau und Boikenhain. — 3 Die nämliche Ordre ergeht am 20. 
Dohna; der Abdruck in den CEuvres (Bd. 26, S. 534) kann nicht nach dem Ori- 
il (jetzt im Generalstabsarchiv) erfolgt sein; es ist ein vielfach entstellter Auszug. 
1 16. März war Dohna angezeigt worden, dass das Regiment Infanterie von 
skow nach Stettin marschire , wo es bleiben solle, „bis Ihr es a propos finden 
idet, es auf Colberg, oder wohin Ihr es sonsten nöthig findet, zu schicken". 



I20 



I0 786. AN DIE ETATSMINISTER GRAF PODEWILS UND 
GRAF FINCKENSTEIN IN BERLIN. 



Uie Minister tiberreichen i zur kö- 
niglichen Unterschrift das Beglaubigungs- 
schreiben für den Hauptmann von Cocceji 
an den sardinischen Minister Graf Osorio,2 
d. d. Breslau 22. März. 



Breslau, 20. März 1759,3 

Dieses unterschreibe Ich nicht 
Selbst, sondern die Minister müssen 
in der Art an den Comte d'Osorio 
unter ihrem Namen und Unter- 
schrift schreiben und es dem p. von 
Cocceji mitgeben.'* 

Mündliche Resolution. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretärs ; am Rande des Beglaubi- 
gungsschreibens. 



10787. AU CONSEILLER PRIVfi HECHT A HAMBURG. 

Breslau, 21 mars 1759. 

Je vous adresse ä la suite de cette lettre un paquet, ^ sans adresse 
et bien cachete, que vous garderez soigneusement et tel qu'il est, sans 
en dire mot ä äme qui vive, jusqu'ä ce qu'un officier hoUandais, muni 
d'une lettre pour vous de mon charge d'affaires de Hellen ä La Haye, 
viendra vous le demander, ä qui vous rendrez alors le paquet sans 
adresse et cachete, tel qu'il est, contre son signe, sans lui demander 
autre chose et sans vous enquerir de rien. Vous vous conformerez 
exactement ä cet ordre. 

Nach dem Concept. F 6 d e r i C. 

IG 788. INSTRUCTION. « 

I" Vous irez faire la campagne prochaine en volontaire, comme 
officier au Service de la republique de Hollande, aupr^s de l'armee de 
Russie sous les ordres du general-feld-marechal comte de Fermor, apr^s 
avoir eu la permission de vous y rendre comme officier hollandais. 

I Ein specielles Begleitschreiben der Minister liegt nicht vor. — « Vergl. S. in. 
— 3 Zum 20. März vergl. auch ein Schreiben an Prinz Ferdinand von Preussen in 
den OEuvres Bd. 26, S. 540. — 4 Das demgemäss aufgesetzte Ministerialschreiben 
datirt ebenfalls Breslau 22. März. — 5 Da das Packet für den holländischen Officier 
nicht die ihm bestimmten Gelder enthielt, wie spätere Schreiben ergeben, so kann es 
nichts anderes enthalten haben, als die unter Nr. 10788 abgedruckte Instruction. 
Dass es ein Schriftstück gewesen sein muss , beweist auch die Aeusserung Hecht' s 
am 12. April, er werde dem holländischen Officier „la depeche sans adresse" über- 
geben. — <> Die obige, aus dem königlichen Cabinet hervorgegangene Instruction 
fand ich unter dem sehr umfangreichen geheimen Briefwechsel des Ministers Finckenstein 
mit dem Baron Wrangel (vergl. S. 53); es ergab sich jedoch, dass sie mit diesen 
Unterhandlungen nicht in Zusammenhang stehen kann und fälschlich unter jene 
Akten gebracht ist; die Correspondenz des Königs mit dem Gesandten von Hellen 
lässt erkennen , dass die Instruction für den in Holland von Hellen zu gewinnenden 
Officier bestimmt sein muss. (Vergl. Nr. 10783.) 



121 

2" Quand vous serez arrive aupr^s du marechal comte Fermor, 
I que vous aurez fait les premi^res connaissances avec lui , vous 
liercherez l'occasion de lui parier et de gagner doucement sa confiance. ' 
IS ferez usage ä un temps convenable de la lettre ci-close sans 
i licsse^ qui vous servira comme une esp^ce de lettre de creance, dds 
nie vous croirez son esprit assez prepare de loin pour ecouter les pro- 
itions dont je vous charge pour lui, sans se revolter contre vous. 

3° Pour lui faire vos ouvertures, il faut que vous vous y preniez 

(■ autant de moderation que d'adresse, que vous y alliez peu ä peu, 

i apr^s l'avoir bien sonde et prepare ä vous entendre. A quel sujet 

^ ous vous servirez des propos que vous lui tiendrez sur les vues des 

(lurs de Vienne et de Paris de vouloir supprimer et etouffer enti^re- 

ncnt la religion protestante en AUemagne. ^ 

4" II y a deux sortes de propositions que vous saurez faire habile- 
iicnt au marechal Fermor, toujours apr6s avoir assez sonde le terrain, 
)üur connaitre celle qui vous menera le mieux ä vos fins. 

5'' La premidre est de lui offrir de ma part jusqu'ä looooo ecus. 

6^ Si le marechal Fermor agree la proposition de l'argent, il n'aura 
^u'ä me faire informer par vous du temps et du lieu oü il demande 
jue la somme lui soit comptee. 

7" La seconde proposition que vous lui pourrez faire dans le cas 
|ue vous sentiez que vous ne gagneriez rien par l'argent, c'est de lui 
affrir la charge de feld-marechal-general ä mon Service , quand il aura 
juitte celui de Russie, avec une pension de lo k 12000 ecus. Vous 
oindrez ä cela encore l'ofifre d'un present de 10 ä 12000 ecus, quand 
rous trouverez de pouvoir convenir avec lui. 

8" Ce que je lui demande, c'est qu'il rae fasse informer de bonne 
leure et ä temps par vous, comme officier hollandais volontaire aupr^s 
de son armee, de tous les mouvements qu'il fera avec l'armee et des 
)rdres qu'il aura de sa cour pour les Operations ä faire, et que, d'ail- 
eurs, quand l'armde doit entreprendre quelque Operation , il en traine 
si longtemps l'execution, jusqu'ä ce que je pourrai me degager quelque 
autre part; enfin, que je sois informe ä temps, par votre entremise, de 
;out ce que les troupes de Russie voudront entreprendre. 

9" Voilä tout ce qu'on vous demande. Au surplus , pour nous 
nformer de tous les avis que vous aurez ä nous donner, vous adresserez 
vos lettres au general - major de Wobersnow, mon premier adjudant qui 
56 trouve toujours auprds de moi, en vous servant du chififre que voici. 

I Der König hatte bereits mehrfach davon gehört, dass man gegen Fermor 
nsbesondere von Wien aus lebhaftes Misstrauen hege. Vergl. S. 72. — 2 Der In- 
struction liegt ein Blatt bei, auf dem von Cöper, der auch die Ausfertigung der In- 
struction geschrieben hat, ohne Adresse und Unterschrift die offenbar für Fermor be- 
stimmten Worte bemerkt sind: „Vous pourrez vous confier parfaitement au porteur de 
ette lettre, officier hollandais, et ajouter foi ä tout ce qu'il vous dira." — 3 Fermor, 
aus einer englischen Familie stammend, war ein entschiedener Protestant. 



F 



122 



Et pour nous faire parvenir vos lettres, vous emploierez des gens polo- 
nais ou des juifs ou d'autres que vous choisirez pour nous porter vos avis. 
(L. S.) Federic. 

Nach der Ausfertigung. 

10789. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 21. März 1759. 
Ihr werdet von selbst wohl einsehen und begreifen, dass Ihr mit 
Eurem bis dato unterhabenden Corps d'armee nicht stark genug seid, 
gegen die Russen zu marschiren, wenn sie mit ihrer Force gegen Col- 
berg kommen wollen ; also könnet Ihr auch zum Voraus versichert sein, 
dass , wenn der Gas existiret , dass die Russen ihre Operation dahin 
richten wollen, Ich sodann gewiss mehr Truppen dahin schicken werde. 
Dahero Ihr dann Euer Magazin in Stettin stark machen, auch zu Col- 
berg einen beträchtlichen Entrepot von Magazin noch in Zeiten anlegen 
lassen sollet , der vor uns sehr gut und nöthig sein , auch uns sehr 
ä propos kommen wird, weil wir auf gedachten Fall und wenn es immer 
möglich sein wird , die Russen nicht bis an Colberg heran lassen, son- 
dern noch vorrücken wollen. Ihr habt Euch hiernach zu achten. ^ 

Frider ich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10790. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Breslau, 21. März 1759. 
Jüer König beantwortet den Bericht vom 17. März. Er erklärt zuvorderst für 
„ganz gut", dass Dohna „Veranstaltungen für einen Transport an Mehl und Fourage 
nach Colberg" gemacht habe. 

Wegen der Expedition von Peenemünde^ muss Ich remarquiren, dass 
Ihr Euch solche so schwer vorstellet, da es doch nur ein miserables 
Fort ist und Ihr sehen werdet, dass Ihr in kurzer Zeit solches genommei 
haben werdet. Ich habe auch bisher noch nicht gesehen, dass die 
Schweden so redoutabel gewesen, um grosse Efforts zu thun. 

Was die Expedition von Schwerin angehet, da dörfen unsere Leut^ 
sich ja nur Prahme machen lassen , womit sie , wo sie wollen, herüber^ 
kommen können und durch Prahme diesen Ort nebst der Garnison^ 
gewiss bekommen werden . . . 

Im übrigen und da wir anfangen, in die Cantonnierquartiere zu 
gehen , um uns dem Feind zu opponiren , so müsset Ihr ja nicht trai- 
niren, sondern allen ersinnlichen Fleiss anwenden, um mit Eure sämmt- 
liche Arrangements fertig zu werden, wozu Ich Euch dann höchstens 
drei Wochen Zeit gebe, um damit ganz und gar fertig zu sein, wie Ihr 
dann auch wegen der Regimenter alles in Ordnung bringen und solche 
völlig completiren müsset; dann Ich es Euch nochmal voraussage, wie 

I Ein P. S. handelt über Ponions. — 2 Vergl. S. 87. 



123 — 

Ich es Euch schon geschrieben habe, ' dass , ohnerachtet Ich Mich zu- 
verlässig persuadire, dass Ihr Eure dortige Regimenter vöUig completiren 
Lind in Ordnung bringen werdet , Ihr dennoch nicht stark genug sein 
werdet, Euch denen Russen, wenn diese dorthin eindringen wollen, zu 
widersetzen , sondern dass Ich noch ein Corps Truppen hinschicken 
werde, damit Ihr im Stande seid, denen Russen recht Abbruch zu thun. 

Frider ich.' 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10791. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE-FOUQU£. 

Breslau, 21. März 1759.3 
Ich habe Eure beide Schreiben vom 19. dieses erhalten, und dienet 
iuch zuvorderst wegen der darin gemeldeten Nachrichten in Antwort, 
wie Ich sehr glaube, dass, was Euch von Grenadiers bei Hof"* gemeldet 
\ orden , nicht sowohl Grenadierbataillons , als vielmehr Grenadiercom- 
lagnieen seind. 

Die Anstalten, die Ihr sonsten dorten gemachet habet, dagegen 
labe Ich nicht das geringste zu sagen, bis wir hiernächst sehen werden, 
wie es weiter gehet. 

Was Ihr sonsten von dem vierten Bataillon von Lattorff, um 
olches statt des Bataillon von Rath in Cosel zu lassen, meldet, solches 
le})endiret lediglich von Euch, es so zu machen, wie Ihr es gut findet. 

Je vous ecrirai une grande lettre, oü j'entrerai dans un detail de 
out, d^s que je serai arrive k Rohnstock, pour que vous verrez le detail 
le mes moyens et des arrangements qu'ils me permettent de prendre. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



I Vergl. Nr. 10789. — 2 Auf den Anirag des Generalmajors von Stutterheim, 
i. d. Liegnitz 16. März, dem verwundeten Major von Lemcke von seinem Regiment 
lie erledigte Stelle eines Directors der Ritterakademie in Liegnitz zu übertragen, lässt 
ler König antworten : „Der Schuss am Fuss könnte ihn nicht hindern am Dienst ; 
ien Posten als Director zu Liegnitz aber könnte Ich ihm nicht geben , weil ein Di- 
ector daselbst nothwendig einige Studia haben und ihm die Wissenschaften bekannt 
;ein müssten , welches dem Major Lemcke fehlete , Ich aber doch ohnmöglich alle 
Bedienungen in Pensions verwandeln könnte." (Weisungen für die Antwort am Rande 
les Berichts.) Das nämliche Gesuch wie Stutterheim reicht am 19. der General von 
i^^obersnow für einen ehemaligen Obersten ein; auch Wobersnow erhält, am 21., den 
Bescheid, dass die Directorstelle jemand erfordere, der „gute Begriffe von Wissen- 
jchaften" habe, es könnten nicht alle Bedienungen in „Officier-Pensiones" verwandelt 
Verden. — 3 Am 17. März war an Fouque die Ordre de bataille der schlesischen 
\.rmee gesandt worden. Am 19. hatte der König geschrieben : «wie Ich Euch wohl 
^or die ersten 14 Tage garantiren will, dass der Feind dorten nichts thun noch entre- 
)reniren wird" ; sobald er klar sehe , wie die Oesterreicher sich formiren würden, 
verde er Fouque's Corps den Umständen nach verstärken. — * In Mähren, nordöstl. 
fon Olmütz. 



lo 792. 



124 

AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 



r rinz Ferdinand übersendet, Münster 
14. März, die Abschrift eines Briefes von 
Rouille vom 27. Februar: „La voici in 
extenso : »II s'est fait du changement dans 
notre plan d'operations. Une partie de 
nos troupes devaient se joindre ä un gros 
Corps de troupes autrichiennes pour pe- 
netrer dans les Etats du roi de Prusse, 
pendant que les autres, avec l'armee de 
r Empire, se porteraient vers la Saxe ; mais 
les circonstances oü la cour se trouve ne 
lui ont pas permis de suivre ce plan 
d'operations : la crainte, d'un cote, que la 
mort du roi d'Espagne, qui a peut-etre 
rendu actuellement le dernier soupir, 
oblige le Roi de partager ses forces , et 
la necessite , de l'autre, de veilier ä la 
sürete de nos coles et de s'opposer vi- 
goureusement aux entreprises des Anglais, 
ont fait prendre la resolution de n'entre- 
tenir qu'une arm^e en Allemagne, laquelle 
sera aux ordres du marechal de Contades, 
auquel le duc de Broglie, aux ordres du- 
quel est l'armee ci-devant de Soubise, 
sera subordonne, Ce corps d'armee di- 
rigera ses Operations sur Celles du Ma- 
rechal et se reunira ä son armee, si les 
circonstances l'exigent. Cette armee agira 
separement et les Autrichiens aussi, Cette 
resolution a ete prise sur les sollicitations 
reiterees du prince Charles et du comte 
de Cobenzl I aupres du Roi, pour qu'il 
plüt a Sa Majeste de rassembler une armee 
dans les Pays-Ba.;, En consequence, les 
ordres ont ete expedies pour former un 
camp de 28 ä 30000 hommes, qui sera, 
en cas de besoin, renforce par une partie 
de la maison du Roi.«" 

In einem andern Bericht, Münster 
14. März, weist der Prinz darauf hin, dass 
ihm zwei französische Armeen gegenüber- 
ständen, die am Main unter dem Herzoge 
von Broglie, die am Niederrhein unter 
Marschall Contades. „Voici mes arrange- 
ments par lesquels je me crois en etat 
de me tourner oü le besoin le requerra. 
II y a actuellement 16000 hommes en 
Hesse; il y en a autant dans le Pader- 
born et dans le duche de Westphalie. 



Breslau, 21 mars 1759. 

Les deux lettres que Votre 
Altesse m'a faites du 14 de ce mois, 
me sont heureusement parvenues, 
et je ne saurais vous exprimer assez 
les sentiments de la reconnaissance 
que je vous ai , pour avoir bien j 
voulu me communiquer cette copie 
d'une lettre tr^s interessante que 
l'une de vos lettres comprend. 
Comme il n'est pas ä douter que 
le roi d'Espagne ne soit donc actu- 
ellement expire, j'esp^re que par 
cet ev^nement la France fera moins 
encore que ce qu'elle a promis de 
faire, selon le sieuf Rouille, ä la 
cour de Vienne ; car comme eile 
croit necessaire de partager autant 
ses forces, il faut presumer qu'elle 
se tiendra ä la defensive au Rhin. 

Les mesures et les arrange- 
ments que Votre Altesse m'apprend 
avoir pris de Son cote , ont toute 
mon approbation ; on ne saurait pas 
les mieux prendre, et il faut abso- 
lument que vous couvriez bien 
votre flanc droit avec la Hesse. 

Quant ä ma Situation, eile est 
teile ä present que je ne puis qu'aller 
ä la defensive, puisque j'ai l'ennemi 
sur quatre ä cinq cötes , et [que,] 
si je remue d'un cote, pour aller ä 
l'ofifensive, il faudrait m'attendre 
que l'ennemi me talonnerait d'abord 
de plus d'un cote. Autant que je 
puis juger presentement, je viendrai 
vers Dresde, mon fr^re Henri vers 
le Voigtland , le general Fouque 
vers la Haute-Silesie et le general 
Dohna contre les Russes. II ne 



I Prinz Karl von Lothringen war Statthalter, Graf Cobenzl österreichischer Mi- 
nister in den Niederlanden. 



125 



Ml disposition est faite qu'en cinq jours 

lic temps ces troupes se peuvent rassem- 

l)ler et se joindre au prince d'Ysenburg, 

ci si ce cas existe, j'irai moi - meme en 

Hesse. Las troupes qui sont en quartiers 

le long de l'Ems et dans les 6veches de 

Münster et d'Osnabriick, se peuvent reunir 

•v environs de Dülmen en cinq jours 

lemps ; s'il fut necessaire d'y attirer 

es du Paderborn et du duche de West- 

lie, Celles pourraient y arriver dans le 

.ine temps. De cette fagon, j'esp^re 

deffectuer deux choses: l° d'etre ä l'abri 

d'otre prevenu par l'ennemi, 2° de me 

tourner egalement vers la Hesse ou vers 

la Jiasse-Lippe, selon que le cas l'exigera." 

Nach Jem Concept. 



me restera d'autre politique k 
adopter que de tomber sur le corps 
d'entre les ennemis celui que je 
trouverai le plus proche, et de de- 
tacher alors contre un autre. Je 
ne suis pas encore pr6t avec mes 
arrangements necessaires, et meme 
je n'en aurai pas fait avant le 8 
ou le 9 d'avril, pour pouvoir agir 
avec mon armee. 

Federic. 



10793. AN DEN ETATSMINISTER VON BORCKE. 

Dorcke übersendet, Dresden 16. März, einen 

Summarischen Extract 

dererjenigen Gelder , welche in denen sächsischen Landen theils baar erhoben , theils 

auch an Naturalien empfangen worden. 



In Anno 


Bei der Ober- 

kriegeskasse zu 

Torgau sind 

eingegangen 


Extraordinarie 
baar erhoben 


An Naturalien 

empfangen 

worden 


Summa 




Rthlr. Gr. Pf. 


Rthlr. Gr. Pf 


Rthlr. Gr. Pf. 


Rthlr. Gr. Pf. 


1756 


I 004912 


17 


6 


739983 


— 


— 


575000 


— 


— 


2319895 


17 


6 


1757 


3094691 


7 


S'/4 


521 825 


— 


- 


624000 


— 


— 


4240516 


7 


5V4 


1758 


4944790 


23 


3^/8 


1 684659 


— 


— 


2S0 000 


— 


— 


6873449 


23 


3^8 


Summa 


9044395 


— 


3V8 


2910467 


— 


— 


1 479 000 


— 


— 


13433862 


— 


3'/8 



Breslau, 21. März 1759.' 
Ich bin Euch zwar vor den mit Eurem Bericht vom 16. dieses 
eingesandten summarischen Extract von denen Geldern, so aus Sachsen 
währendem diesen Kriege theils baar eingezogen theils an Naturalien 
empfangen worden sein sollen, obhgiret; ihr werdet Mir aber nicht 
verdenken können, wenn Ich an der Richtigkeit noch sehr zweifele und 
solchen vor eine Apothekerrechnung halte; denn Ich glaube, dass wäh- 
rendem ganzen Kriege an Gelde kaum 8 Millionen eingegangen seind. 
M 1, j Ä f .• Friderich. 

Nach der Ausfertigung. 



I Zum 21. vergl. auch das Schreiben an Voltaire in den CEuvres Bd. 23, S. 28. 



T26 

I0 794- AU G£n£RAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

' Schweidnitz, 23 mars 1759. 

Je regois votre lettre , mon eher , ici oü je suis tout seul sans se- 
cretaire ni personne. Pour ce qui concerne vos aides de camp, ils de- 
pendent de votre choix, et ravancement de meme. 

Pour ce qui est des mouvements de l'ennemi, vous avez dejä le 
regiment de Bornstedt, dont vous pourrez disposer; et dds que je serai 
arrive demain k mon quartier, j'enverrai encore ordre ä quelques ba- 
taillons de vous joindre, et, ä mesure que je saurai le nombre de l'en- 
nemi, je proportionnerai votre corps, de sorte que l'armee autrichienne 
ne sera qu'un tiers plus forte que la votre; voilä comme nous serons 
tous. Et pour ce qui est de la cavalerie, je n'en peux rien decider 
encore, avant d'avoir parle ä Zieten, qui vient de Landshut, et qui 
pourra me dire ce qu'il y a dans ce voisinage; d^s que je lui aurai 
parle, vous recevrez une lettre plus detaillee de ma part. 

Si vous voulez vous mettre derri^re la Hotzenplotz, je n'y trouve 
rien ä redire, d'autant plus que vous etes toujours maitre de la repasser, 
quand vous le jugerez ä propos, quoique je parie bien que d'ici ä trois 
semaines l'ennemi ne pourra pas ouvrir la campagne ; de plus, je soupgonne 
fort que ses premi^res Operations se feront en Thuringe et en Saxe. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse de tout mon coeur. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10795. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE-FOUQUfi. 

Rohnstock, 24. März 1759. 
Jr ouque wird benachrichtigt , dass die Grenadierbataillone von Unruh und von 
Carlowitz nach Neisse marschiren werden und dort die Befehle Fouque's erwarten sollen, 



ous avez, mon eher, sous vos ordres 


les bataillons 


de Naumeister 


I 


Bodenberg ' 


I 


de Rath 


I 


Jung-Brunswick 


2 


Mosel 


2 


Fouque 


2 


Queiss 


2 


Creutz ' 


2 


Margrave Henri 


2 


Unruh 


I 


Carlowitz 


I 



17. 

dont j en 3 decompte 2 ä Neisse , reste ä 1 5 ; Lüderitz ä part. 
I Wohl Buddenbrook. — 2 Kreytzen. — 3 So. 



127 — 

Ensuite 2 000 chevaux Baireuth, 

Werner . . i 500, 
je vous envoie . . 900 de Seydlitz, 
4400 chevaux. 

Voilä tout ce que je puis faire jusqu'ä ce moment; car il faut 

uir oü l'ennemi emploiera sa force principale pour m'y opposer, et, 

(Ion mes derni^res nouvelles, sa grande armee se rassemblera ä Koenig- 

iz, ' et peut-Stre qu'ils voudront debuter par le si^ge de Glatz. 

lUeurs , je sais qu'un corps s'assemble ä Gabel qu'ils veulent en- 

r droit ä Berlin, si personne ne s'y oppose. Mon fr^re aura 

8 000 Autrichiens avec les Cercles vis-ä-vis de lui, et Dohna aura be- 

oin de secours pour agir contre les Russes et Suedois en meme temps, 

sorte que mon embarras est plus grand que le votre, et qu'il ne 

pas que je fasse d'autre disposition que la presente, avant que de 

plus clair et [que] j'en aurai le temps. L'ennemi ne saurait entrer 

n campagne avant la fin d'avril, et cela fait un grand mois pendant 

iquel je pourrai prendre mes arrangements. 

Federic. * 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegäarchiv zu Wien. Der Zusatz (die gesammte 
anzösische Mittheilung) eigenhändig. 



0796. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Rohnstock, 24 mars 1759. 

Comme mes nouvelles sont que le gros de l'armee autrichienne 
'assemble du cote de Koeniggrgetz , vous devez redoubler vos soins et 
iligence pour avoir de bons avis si ces nouvelles sont fondees ou non, 
t de tout ce qui se passe de ce c6te-lä. II sera meme neces.saire que 
GUS pensiez pour mettre en etat de defense la forteresse de Glatz, 
uisque, dans le cas que la nouvelle de l'assemblee du gros de l'armee 
utrichienne pr^s de Kceniggraetz est vraie et fondee, il serait possible 
ue l'ennemi vise autant sur Glatz que sur quelqu'autre entreprise. 
'ous vous conformerez ä cet ordre, et me donnerez en attendant de 

t Am 24. ergeht an Fouque noch ein nicht vom König selbst aufgesetztes 
abinetsschreiben mit der Mittheilung, dass nach den eingekommenen „Zeitungen", 
die Operationes der grossen österreichischen Armee gegen Schlesien gerichtet 
:in und deshalb die ganze Armee bei Königgrätz zusammenkommen soll". — 
Auf dem Rande eines Berichts des Generalmajors von Puttkammer, d. d. Sprem- 
Tg 23. März, finden sich folgende Weisungen zur Antwort: „Die Leute rassuriren 
Igen die Bedrohungen, und sei Meine grösste Curiosite, wo der grösste Klumpen 
Dm Feinde: diesseits, jenseits der Elbe? Weiss, dass sie viel herübergezogen, aber 
eiss noch nicht recht. Könnte wohl mal recht starke Patrouillen nacher Zittau 
;hicken, von dort Nachricht zu haben." 



128 

vos avis et de vos nouvelles de tout ce que vous apprendrez, le plus 
souvent qu'il sera possible. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10797. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Rohnstock, 24 mars [1759]. 

Mon eher Frere. Selon toutes mes nouvelles et Celles que je vous 
communique, il parait que les Autrichiens veulent agir avec deux arniees 
contre la Silesie, l'une vers la Haute, l'autre ou sur Glatz ou sur Trau- 
tenau, un corps vers la Thuringe avec les troupes de l'Empire, et tenir 
un Corps pret vers Gabel pour penetrer par la Lusace, quand tout le 
monde sera occupe ailleurs. 

A cela j'oppose de ce c6td-ci Fouque en Haute-Silesie, en tenant 
la Proportion de laisser un tiers de superiorite ä l'ennemi dans toutes 
les armees. Je m'opposerai ä Daun, et je crois que vous pourrez laisser 
12 bataillons aupr^s de Dresde avec 5 ou 600 hussards et un regiment 
de cavalerie, pour observer Beck, s'il voulait penetrer par la Lusace dans 
la Marche. 

Voilä une idee generale. L'ennemi n'est pas encore arrange pour 
agir, et il ne le pourra au plus tot que vers la fin de l'avril. Entre ci 
et ce temps-lä, toutes les differentes nouvelles que nous recevrons, nous 
dclairciront suffisamment et regleront nos Operations. II faut calculer k 
present sur les endroits ou l'ennemi nous peut faire le plus grand 
mal, pour y avoir la plus grande attention, et, ä mesure que ses mou- 
vements le decouvriront , juger de ses desseins, Le camp de Stolpen 
et de Pirna lui sont assures , il peut les prendre, quand il le veut ; pour 
le reste , cela n'est pas si pressant , et si le prince de Deux-Ponts se 
hasarde dans les grandes plaines de Leipzig ou vers le Halberstadt, 
vous en aurez beau jeu, et c'est un terrain ou notre triomphe est assurd. 
£crivez-moi seulement tout ce qui vous revient: que cela soit faux ou 
vrai, cela n'y fait rien, et, en combinant les dififerents avis, on les rectifie. 

Nous aurons certainement de la besogne, mais nous en aurons plus 
d'honneur, si nous en sortons ä notre honneur. N'oubliez jamais la 
Proportion des deux tiers, qui est la seule avec laquelle il nous soit 
permis de resister ä tant d'ennemis. 

Adieu, mon eher fr^re, je vous embrasse ; d^s que je saurai quelque 
chose de plus, je vous le marquerai, quelque bagatelle que cela paraisse. 
Je suis avec une tendre amitie, mon eher fr^re, votre fid^le fr^re et serviteur 

Federic. 

Le pauvre Ferdinand n'est pas bien du tout,^ je crains qu'il ne 
soit hectique; notre famille s'en va toute au diable. 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. 
' Verg). S. 58. 



129 — 

10 798- AU FELD - MARECHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Rohnstock, 24 mars 1759. 

J'ai regu aujourd'hui ici la lettre que vous avez bien voulu m'dcrire 

16 de ce mois. Je crois devoir vous ecrire ä present tout ce qui 
nie vient dans la tete ; si cela n'est pas faisable aujourd'hui, ce sera au 
iioins en autre temps. 

On marque que le roi d'Espagne est mort. En cas que cela se 
Ollfirme , les suites en doivent etre necessairenient des troubles qui 
^ t-leveront en Italic, et que les -Frangais se trouveront obliges de faire 
ie grands detachements tant du c6te de Provence que peut-etre du 
:öte de Roussillon. Si cela arrivait, vous aurez une superiorite marquee 
ur eux , dont il faudrait certainement tächer de profiter pour le bien 
ie la cause commune d'une fa^on ou d'autre. 

En ce cas-lä, ils se presenteront deux objets. En supposant que 
CS Frangais ne pourront conserver qu'une armee dans l'AUemagne et 
.u Rhin , il conviendrait d'entreprendre le si^ge de Wesel, et, en ce 
as-lä, on pourrait avoir une artillerie de siege d'Angleterre qui vien- 
Irait par Emden, dont on pourrait se servir au si^ge. L'autre projet 
)Ourrait rouler sur une defensive du cote de Münster et sur une ofifen- 
ive du cote de la Hesse et de la Thuringe. 

Ces deux projets roulent sur une supposition qui parait presque 
ertaine, savoir des troubles dans Italie et une brouillerie entre les Frangais, 
es Espagnols et les Savoyards. Je vous prie de m'ecrire ce que vous 
n pensez, et quel projet vous trouverez mieux. 

Les Autrichiens paraissent avoir change de projet de campagne, 
t il parait qu'ils veulent faire leurs plus grands efiforts du cote de la 
>axe et de lä se tourner du cote de la Silesie. Mon fr^re n'aura vis- 
-vis de Uli qu'une armee des Cercles et 18000 Autrichiens, outre un 
utre Corps dont ils destinent le commandement au general Laudon ou 
Beck, qui se doit rassembler du cote de Zittau et penetrer ensuite 
ans la Mar che. 

Vous pouvez vous imaginer , si vous y ajoutez les Russes et les 
uedois, que je me trouve dans un cruel embarras pour obvier et re- 
ister ä tous ces gens-lä, et, ä vous dire vrai, je ne sais pas trop com- 
lent j'en viendrai ä bout; et si la mort du roi d'Espagne cause' une 
iversion , cela pourra peut-etre obhger les Autrichiens d'envoyer plus 
e troupes en Italie; car, apr^s m'etre bien informe des detachements 
u ils ont faits pour l'Italie, j'ai appris que, jusqu'ä präsent et tout, il 
} a marche que 10 000 hommes. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 



orresp. Friedr. II. XVIU. 



1 



I30 



I0 799- AU LIEUTENANT -G£n£RALCOMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Rohnstock, 24 mars 1759. 

Vos deux lettres du 20 et du 21 m'ont ete bien rendues, et je 
vous sais parfaitement gre de toutes les nouvelles que vous m'avez 
mandees, dont vous continuerez en tout ce qui saura meriter mon 
attention. 

Quant aux affaires regardantes la jeune cour, ' je viens de donner 
mes ordres au ministre de Borcke de vous payer , ä votre requisition, 
et quand vous trouverez necessaire et convenable que cela soit fait, 
contre votre quittance , sous la qualification : zu einem gewissen Sr. 
Königl. Majestät bekannten Behuf, la somme de 10 000 ecus en esp^ces 
d'or , que vous ferez donner alors par le canal secret avec toutes les 
precautions necessaires ä la Princesse filectorale. Vous lui ferez insinuer 
en m6me temps que je n'agissais dans tout ce que [je] faisais et ferai 
encore pour eile, par aucun motif d'interet, que je remettais uniquement 
ä son gre si eile voulait en communiquer ä son fr^re l'filecteur ou non, 
mais, dans le cas qu'il lui plairait d'en communiquer, je la suppliais 
de ne pas vouloir se fier lä-dessus qu'ä des gens dont eile connaissait 
parfaitement la discretion et la fidelite, pour ne pas confier son secret 
ä des gens qui en sauraient abuser; que, d'ailleurs, je la conjurais de 
vouloir croire que ce peu de chose que je faisais pour eile, ne visait 
aucunement pour en tirer quelque avantage par la; que nies intentions 
pour cela se bornaient uniquement de lui en prouver que je n'^tais 
point son ennemi personnel, ni de sa famille, malgre que je me voyais 
force, ä mon regret, de faire la guerre contre la Saxe, mais qu'il n'y 
entrait aucun personnel, et que surtout je gardais ä eile toute mon 
estime et mon amitie, de m6me qu'au Prince son epoux, sans avoir en 
vue ni avantages, ni interets; qu'en attendant il fallait que la Princesse 
dissimulät et qu'elle tächät de tirer des cours de Varsovie et de France 
autant d'argent qu'elle saurait. '^ 

Pour l'envoi du sieur de Wolter, ^ je croyais que ce serait une 
afifaire hasardeuse, et dont il dtait presque impossible que le secret en 
pourrait ^tre garde; que, pour la cour de Munich , j'avais ecrit en 
Angleterre pour appuyer la negociation de ladite cour, '^ que je me 
flattais que cela succederait, quoique j'estimais qu'il fallüt que cela se 
bornät ä une neutralite, et qu'il serait difficile que la Bavi^re don- 
nerait des troupes auxiliaires, vu la Situation oü eile se trouvait actu- 
ellement. 



I Vergl. S. 79. 107. — 2 Vergl. S. 108. — 3 Wolter, der in das Geheimniss ein- 
geweihte baiersche Arzt (vergl. S. 69. 107), wollte heimlich zum Könige nach Breslau 
kommen und ihm viele Dinge anvertrauen , „et travailler en aprfes efficacenient ä ce 
que Votre Majest^ pourrait lui ordonner". — 4 Vergl. S. 113. 



131 

Quant ä la dame de cour nomm^e Wolfskehl, ' vous vous con- 
erterez sur son sujet en mon nom avec la Princesse, et agirez en con- 
;equence tout comme eile trouvera bon qiie vous en agissez. 

Pour la nouvelle d'un envoi d'un corps de 20000 Russes qui doit 
3indre les Autrichiens, je veux bien vous dire qu'elle est destituee de 
oute vraisemblance , vir que l'armee de Russie n'est pas en dtat de 
üre un si grand detachement, le nombre de ses forces ne faisant pre- 
entement que 33 000, tout compte ce qu'elle a en combattants. 

Nach dem Concept. r 6 0. CT IC. 



10800. AN DEN ETATSMINISTER FREIHERRN VON 
SCHLABRENDORFF IN BRESLAU. 

Rohn stock, 24. März 1759. 
Ihr werdet aus dem abschriftlichen Extract ersehen, was Mir der 
»brister Hacke zu Glogau von einem Schwärm Russen und Kosacken, 
Schlesien zu infestiren drohen wollen, gemeldet hat," und ist Meine 
itention, dass Ihr also davon die von Adel avertiren sollet, damit in- 
mderheit diejenigen, denen es am meisten schaden könnte, wenn der- 
leichen geschähe , als der Fürst Schönaich, Herzog von Württemberg- 
eis, ^ Graf von Maltzahn und dergleichen mehr, in Zeiten ihre Mesures 
irnach nehmen und sich mzwischen mit ihren Effecten, auch was sonsten 
it ihren Unterthanen zu retiriren möglich, sich auf eine Zeit von ohn- 
fähr 14 Tagen nach Breslau retiriren können; denn länger Ich hoffe, 
ISS es nicht dauren werde, dass Ich alsdann etwas von Truppen hin 
hicken kann , das sich dergleichen schwärmendem Gesindel opponire 
n solches zu verjagen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10801. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL, 

Mitchell berichtet an Holdernesse, Breslau 25. März: „By some 
jnversations I had with His Prussian Majesty before he set out, I find 
has hopes to be able to make a defensive campaign, especially if 
16 news of the King of Spain's death should be true, which he beUeves. 

I Eine Hofdame der Churprinzessin, „laquelle ne s'abstient de tenir de mauvais 
opos contre Votre Majeste et tout ce qui se nomme prussien"; die Churprinzessin 
ünschte, dass man sie nach München fortsenden möge. — 2 Bericht, d. d. Glogau 
. März. Der König antwortet am. 24. an Hacke entsprechend dem obigen Erlass 
Schlabrendorff. — 3 Dem Herzog von Württemberg -Oels hatte der König schon 
einem Schreiben vom 18. März gerathen, nach Breslau sich zu begeben, damit er 
:ht als preussischer Generallieutenant von herumschwärmenden feindlichen Partien 
fgehoben werde. 



132 



I 



The King of Prussia will not however omit any favourable oppor- 

tunity of giving a blow to his enemies ; if the French and the troops 

of the Empire should make their push on the side of Hesse, Prince 

Henry of Prusse will certainly assist the Prince of Brunswick or act 
by way of diversion" . . . 

Nach der Ausfertigung im Public Record Office zu London. 



10802. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE- FOUQUE. 

Rohnstock, 26. März 1759. 

Da das Quadt'sche Garnisonregiment in Glatz zum Missfallen des Königs noch 
nicht complet ist , so erhält Fouqu6 Befehl , „sogleich und ganz sehr geschwinde" 
die Anstalten zu machen, damit das Garnisonregiment „ohne den geringsten Anstand 
aus dem Canton Eures Regiments im Glatzschen gleich compleliret werden müsse". 

Je vois beaucoup de mouvements chez l'ennemi, mais j'attends 
quels mouvements ils feront, quand ils apprendront la position actuelle 
que j'ai prise. Ils seront obliges de se declarer davantage, et alors je 
pourrai prendre de plus justes niesures. 

F e d e r i c. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



10803. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICECOMMANDANT 

A GLATZ. 

Rohnstock, 26 mars 1759. 

Pour vous repondre ä la lettre du 25 de ce mois que vous m'avez 

faite, je vous dirai que je n'enverrai point ces bataillons ä Glatz que 

vous me demandez, puisque, selon mon idöe, il vaut toujours mieux 

que l'armee soit en force en campägne, que de l'affaiblir par beaucoup 

de garnisons. Mais, dans le cas que l'ennemi voudrait attaquer votre 

forteresse, vous pouvez compter que j'y serai ä temps pour Ten rechasser. 

Ce que je vous ecris, afin que, si l'ennemi fera des demonstrations pour 

vous entreprendre , vous m'en devez avertir k temps et de bonne 

heure. tt j ^ „ 

i e d e r 1 c. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



« 



133 



io8o4. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 



r inckenstein übersendet , Berlin 
3. März, den Auszug aus einem Schreiben 
)n Münchhausen vom i8. März, ent- 
iltcnd Nachrichten über die Kriegspläne 
T (jcgner: Auf die Vorschläge des nach 
ussland gesandten österreichischen Ge- 
irals Tillier ' habe der Petersburger Hof 
•antwortet, dass er an der Unterneh- 
ung gegen Stettin festhalte; 2 die öster- 
ichischen Minister sähen ungern, dass 
ermor , gegen den man grosses Miss- 
auen hege, 3 den Oberbefehl fortführe. 
ie Reichsarmee unter dem Herzoge von 
vveibrücken solle, durch ein beträcht- 
:hes Corps Oesterreicher verstärkt, gegen 
e Elbe vorgehen. Feldmarschall Daun 
erde den Versuch machen, mit der grossen 
rniee bei Bautzen durchzubrechen und 
l^randenburg einzudringen ; ein Corps 
in 20000 Mann solle an der oberschle- 
;chen Grenze zum Schutze Mährens 
irückbleiben. 

Nach der Ausfertigung. 



Rohnstock, 26 mars 1759. 

Je vous suis bien oblige du 
nouvel extrait de certaine lettre 
que vous m'avez communique ä la 
suite de la vötre du 20; je les** 
estime bien authentiques , et m'ont 
ete de bon usage ; aussi continuerez- 
vous de m'en communiquer aussi 
souvent qu'il vous en arrive. 

Federic. 



10805. AU SECRßTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Rohnstock, 26 mars 1759. 
J'ai bien regu votre rapport du 17 de ce mois, et je [suis] tres 
jntent des nouvelles que vous m'y marquez, de sorte que vous n'aurez 
en de mieux ä faire que de continuer sur le meme pied ä me mander 
)ut ce que vous jugerez pouvoir interesser mon attention, et vous 
ourrez compter que je vous en donnerai en son temps des marques 
Celles de ma satisfaction, les circonstances actuelles d'une guerre presque 
ms exemple, dont je suis oblige de supporter le poids, m'empechant, 
nnme vous le jugerez vous-meme, de vous en donner d^s ä present.^ 

Nach dem Concept. " e Q e r 1 C. 



10806. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[Rohnstock, März 1759.] 6 
So weit gut, dass repoussirt, 
was rechts können nicht tentiren; 
in Greif[enberg] ^ auch attaquirt. 



K.ebentisch meldet, Landshut 26. 
ärz, er sei am Morgen von den Oester- 
ichern attaquirt worden ; der Feind sei 
ieder zurückgegangen, Liebau sei von 



' Vergl. S. 106. — 2 Vergl. S. 92. — 3 Vergl. S. 121. Anm. i. — * Seil, „les 
juvelles". — 5 Vergl. S. 99. — ^ Wahrscheinlich vom 27. März zu datiren. Reben- 
-ch bestätigt den Empfang am 27. Zum 27. vergl. auch das Schreiben an den 
liarquis d'Argens in den QLuvres Bd. 19, S. 60. — 7 Vergl. Nr. 10809. 



134 



den Oesterreichern besetzt, aus Weisbach i 
seien sie von den preussischen Husaren 
repoussirt worden. 



Was Ich bis dato sehe, ist, um 
Meine Attention hieher zu ziehen, 
aber müssten an andern Fleck 
durch wollen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort;' auf dem Rande des Berichts. 



Rebentisch meldet, Landshut 27. 
März, Daun sei nach Zittau gekommen; 
in Zittau befände sich ein österreichisches 
Magazin und eine Bäckerei. 



10807. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[Rohnstock, März 1759.] 3 
Danke, jedoch noch M[ühe) 
machte, [zu glauben,] und, so viel 
bis dato begreifen kann, so scheint, 
als wenn die Oesterreicher ihren 
Effort in Oberschlesien thun wollten — Niederschlesien — •♦ . . . Von 
der Lausn[itz] haben die Magazine wegbringen lassen; von der Elbe 
auch, was sie gehabt, nach Prag gebracht. Also wäre gut, ob er er- 
fahren könnte, obs wahr wäre, dass 40 000 Mann . . . Armee von Daun 
müsste stärker sein. Suchen zu erfahren. Von Jung-Bunzlau an sollen 
sie grosse Magazine haben, um Königgrätz auch, könnte aber nicht mit 
Gewissheit sagen ; vielleicht wird es möglich herauszukriegen. 

Weisungen [Bleinotizenl für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts. 



10808. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[Rohnstock, März 1759.] 5 

Nicht besorgt sein um das Corps bei Greifenberg ; ^ bon gri ma 
gri wegkriegen. — Magazin von Waidenburg sehr gut gethan^ . 
und sonsten schriebe [an] Generalmajor Krockow — stehet in die Quar-j 
tiere, so Baireuth gehabt — im Fall der Noth succurriren. — Ordrt 
Krockow ! ^ 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; am Rande des zweiten Berichts von Rebentisch, 
d. d. Landshut 27. März. 



I Südwest!, von I.andshut. — 2 Sowohl bei diesen Weisungen , wie bei allen 
folgenden fehlen die bezüglichen Concepte und Ausfertigungen der Schreiben an 
Rebentisch. — 3 Vom 27. März zu datiren, da Rebentisch den Empfang der Ordre 
in dem zweiten Berichte vom 27. bestätigt. — 4 So ! Die Antwort auf Rebentisch' 
Bericht vom 30. März (Nr. 10 819) ergiebt, dass gemeint sein wird: in Oberschlesien 
thun wollten und Niederschlesien desgleichen. — s Vom 27. zu datiren, da Rebentisch 
am 28. meldet, dass er die königliche Ordre in der Nacht empfangen habe. — 6 Vergl. 
Nr. 10809. — ' Rebentisch hatte, Landshut 27. März, gemeldet, dass er zur Be- 
deckung des in Waidenburg zurückgebliebenen grossen Magazins einen Kapitän mit 
100 Mann abgesandt habe. — 8 Liegt nicht vor. 



135 

10809. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON TRESKOVV, 
COMMANDANTEN VON NEISSE. 

Rohn stock, 28. März 1759. 
Ich danke Euch vor die in Eurem Schreiben vom 27. dieses Mir 

ommunicirte Nachrichten. Hiesiger Orten hat sich der Feind in denen 

legenden von Greifenberg und da herum mit einem Corps von ohn- 
^a-fähr 4 ä 5000 Mann Infanterie und Kavallerie hingezogen, bei welcher 

'iclegenheit auch das Diringshofen'sche ' Grenadierbataillon das Desastre 
;ebabt, weil es überall vom- Feinde entouriret worden, ohne dass es 

oitig genung secondiret werden können, nach gehörig gethaner Gegen- 
vehr gefangen zu werden ; ' da es dann auch geschienen , als ob der 
•eind sich der Orten festsetzen wollen, welcher aber nunmehro schon 
vieder zurückgejaget worden ist. 

Nach dem Concept. Fridcrich. 



10 810. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Rohnstock, 28 mars 1759. 

J'ai regu le rapport que vous et le sieur Michell m'avez fait du 
13 de ce mois, et je compte que mes dernidres ddpeches concernant 
es affaires d'ItaHe et l'emissaire envoye k la cour de Turin vous auront 
;te rendues,3 et que vous n'aurez point tarde de remettre au sieur Pitt 
it au minist^re anglais le memoire que vous vous etiez propose de pre- 
ienter ä ce sujet. 

II faut, au reste, que vous et le sieur Michell sachiez et soyez per^ 
uades que la superiorite des forces ennemies qui se trouvent vis-ä-vis 
le moi seul, est si decidee et preponderante qu'au cas qu'il ne se 
ässe point de diversion en Italic, soit par le roi de Sardaigne ou celui 
las Deux - Siciles , de fagon que les Autrichiens ou les Frangais soient 
)bliges d'y detacher des troupes, que je me trouverais fort embarrasse, 
!t que j'aurai grand' peine ä me tirer d'affaire. 

Le ministdre britannique entrera donc, je m'en flatte, dans mes iddes 
it approuvera que je me tourne de tous les cotes pour lacher de nous 
oulager, en secondant de son mieux mes efiforts, comme ceux de leur"* 
)lus fid^le et intime allie. 

Nach dem Concept. ^ CUCl IC. 



I Ein vorangehender Cabinetsbefehl an Diringshofen , Breslau 21. März, han- 
lelte über einen sächsischen Obersten und eine Gräfin , die mit dem Feinde Ver- 
indungen unterhalten hatten; die Briefschaften sollten ihnen abgenommen werden. 
)iringshofen erhielt zugleich die Weisung, dem Könige „von allem dort vorfallenden 
las weitere Detail zu schreiben, da Ich denn sehen werde, dass, im Fall es nöthig 
5t, Euer Posten verstärket werde." — 2 Am 26. März durch den österreichischen Ge- 
eral Beck. - 3 Vergl. Nr. 10778, S, 113. — 4 So. 



136 



io8ii. AU SECR^TAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Rohnstock, 28 mars 1759. 
Der König dankt für die Mittheilungen in dem Bericht vom 20. März, 
Au reste, vous n'ignorez pas que je souhaiterais que la lettre en 
question de la P. transpirät dans le public ; * mais comme je n'en ai rien 
entendu de plus de votre part, je serais bien aise que vous me mandiez 
si ladite lettre a dejä etd repandue dans le public. = 



Nach dem Concept. 



Feder ic. 



10 812. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK 



rrinz Ferdinand berichtet, Münster 
21. März, dass die Bewegungen der fran- 
zösischen Armee unter Broglie, sowie der 
österreichischen und der Reichstruppen in 
Franken den Verdacht erregten, „que les 
ennemis pourraient avoir le dessein de 
tomber brusquement sur le corps du prince 
d'Ysenburg et, en l'attaquant en front et 
sur les deux flaues a la fois , de le re- 
jeter de l'Eder et de nous prendre nos 
magasins de Cassel et de Minden ou de 
les ruiner, II m'a paru, Sire, que, malgre 
les obstacles que j'y envisage, je devais 
profiter du monient qu'on est encore tran- 
quille sur le Bas-Rhin , pour marcher au 
secours du prince d'Ysenburg et pour 
faire une diversion en faveur de la 
Hesse" . . . 

Prinz Ferdinand wird am folgenden 
Tage nach Cassel aufbrechen; er rechnet 
am 28. März in Fulda einzutreffen. „Mon 
avant-garde marchera le 29 de Fulda vers 
la Franconie et tächera de joindre et de 
forcer les Imperiaux de se retirer jusques 
a Bamberg, s'il est possible, Si nous y 
reussissons, alors je compte de marcher 
aux Frangais en prenant la route de Fulda 
par Büdingen droit sur Francfort, afin 
d'obliger les Frangais d' abandonner le gros 
magasin qu'ils ont ä Friedberg, par quoi 
ils seraient fort arrieres dans leur cam- 
pagne, Le succ^s de cette entreprise est 
incertain et sujet a bien des difficultes; 
mais je m'y suis determine par la consi- 



Rohnstock, 28 mars 1759.3 
J'ai bien re^u la lettre que 
Votre Altesse m'a faite du 21 de 
ce mois; par laquelle j'ai vu avec 
une satisfaction parfaite le dessein 
que vous allez executer contre l'en- 
nemi, pour marcher au secours du 
prince d'Ysenburg et pour faire une 
diversion en faveur de la Hesse. 

Vous ne sauriez enlreprendre 
quelque chose de mieux, ni pour 
vous ni pour nous autres, que cette 
expedition qui ne saura manquer 
que de deranger extremement les 
projets de l'ennemi de votre cote, 
mais de faire aussi un tr^s bon 
effet pour nous; car il faut que 
Votre Altesse sache que l'ennemi 
a encore aupres d'Egra un amas 
de troupes ennemies , ^ et que , si 
vous reussirez ä chasser et ä dis- 
perser l'armee des Cercles et les 
troupes frangaises, vous nous faites 
respirer mieux ici, si ce n'etait que 
pour nous faire gagner du temps, 
ce qui est toujours un grand article. 
Je conviens, cependant, comme 
Votre Altesse le dit tr^s bien, que 



' Verg], S. 109. — 2 Hellen antwortet, Haag 10. April, er habe, um das 
Schreiben der Marquise von Pompadour sicher nach Frankreich hineinzubringen, einen 
Vertrauten dorthin abgesandt ; sobald dieser zurück sei , werde er das Schreiben auch 
anderweitig verbreiten lassen. — 3 Zum 28. März vergl. auch das Schreiben an 
Algarotti in den CEuvres Bd, 18, S, 118. — 4 So. 



137 



lleration des difficultes beaucoup plus 
Irrandes encore que j'aurais ä surmonter, 
i je laissais le temps aux ennemis de 
eniv a moi avec toutes leurs forces reu- 
lies. J'espfere que, si Dieu nous assiste, 
ette expedition produira un changement 
vautageux dans le pli que les affaires 
araissent prendre pour la Hesse et pour 
es autres Etats qui sont couverts par la 
lesse." 



le succ^s de cette entreprise de- 
pend beaucoup de la fortune qu'il 
faut bien nous principalement se- 
conder dans toutes nos expeditions ; 
mais si la fortune, comme je rae 
le flatte, vous favorisera, les succ^s 
en pourront aller plus loin que vous 
ne le vous aurez pu representer 
vous-meme. 

Quant ä nous ici, je ne crois pas que la campagne s'ouvrira de- 
ant la mi-avril, et, selon mes avis, il y a un corps de troupes autri- 
hiennes ä peu pr^s de 30000 hommes vers les fronti^res de la Haute- 
ilcsie. La campagne qui vient, sera toujours penible et difficile, au 
loins de mon cote, et je ne saurais me la representer autrement qu'ex- 
remement embarrassante , ä moins que la fortune ne m'accompagnera 
as pour gagner une bonne bataille decisive, qui me mettra dans une 
Ituation ä pouvoir detacher sans Hasard vers quelque autre part au 
Ins pressant. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 



IG 813. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 



K.ebentisch macht, Landshut 28. 
Uuz , Mittheilungen über den Bestand 
iines Magazins; er fragt an, ob er einen 
heil davon nach Schweidnitz senden 
>lle. 

Rebentisch meldet ferner, dass der 
cind im Anmarsch sei. 



[Rohnstock, März 1759.]' 
Sein Magazin angehend, da 
will, weil mehr Regimenter hin- 
schicke, [dass] was zu ihrer Ver- 
pflegung bleibet. 

Den Posten von Landshut 

muss absolument souteniren. Lässt 

cind mehr anrücken, Ich auch mehr. Wedell muss heute ankommen i^ 

n Fall der Noth ist der Succurs da. Bei solchem Fall wäre Meine 

^dee, dass in der Zeit, dass ihn der Feind attaquiren wollte, Wedell 

'iem Feind gleich auf den Hals gehet, wenn dieser sich zur Attaque 

räpariret. Wird gut gehen, Feind gleich in Confusion kommen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts. 



10 814. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Rohnstock, 29 mars 1759. 
Je regois dans ce moment une lettre de Glatz du lieutenant-colonel 
() que je joins ci-clos,^ selon laquelle la grande armee des Autrichiens, 

1 Rebentisch bestätigt am 29. den Empfang der obigen Befehle. — 2 Vergl. 
1. 10821 Anm. 2. — 3 Liegt nicht bei. Es ist jedenfalls der Bericht von d'O, 
latz 28. März. 



138 

qui a ete aux environs de Prague, doit #tre actuellement aux environs 
d'Egra. Je vous prie de m'ecrire au plus tot ä combien le nombre de 
troupes ennemies aux environs d'Egra peut aller ä peu pr^s. J'ai de 
la peine ä ajouter foi aux susdits avis ; car je sais que beaucoup de 
troupes ennemies sont de ce cöte - ci ä Koeniggraetz et autres lieux. 
Quand vous m'aurez marque combien l'ennemi peut avoir de troupes 
de votre cöte et du c6te d'Egra, alors je pourrai bientöt combiner tout 
ceci et penetrer, je crois, les desseins des ennemis. 

Nach der Ausfertigung. -T CderiC. 

IG 815. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

Rebentisch weist in dem Bericht, ; [Rohn stock, März 1759.] 

Landshut 29. März, daraufhin, dass er ; Lieb, dass alles Stille dorten. 

„seine Ambition sehr nachgeben müsste«, ; ^ Wedell : dass Ich die 

unter dem Commando des jüngst zum .-, r . , . , 
Generallieutenant ernannten Generals von : Prom [otions] nicht anders machte. 
Wedell I zu stehen, da Wedell „im Rang \ als Ich glaubte Utile vor die Armee, 
allemal weit hinter mir gewesen". : und soUte ihm desto lieber sein, 

'■■ da er Officier wäre, der Ambition 
hätte, und wenn er Gelegenheit fände, sich zw distinguiren, dass [ihn] 
ebenso treffen [könnte] als andere vor seiner Tour. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts. 



10816. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON ZIETEN. 

[Rohnstock, März 1759.] 
Wird wohl Möhring und allen befehlen, nicht zu halten bei Greifen- 
berg, sondern wenn was auf den Hals kommt, gleich zurückgehen. 

Was Zeitungen betrifft, so sie debitiren, kämen Mir noch nicht 
wahrscheinHch vor. 

Das Dessein ihrer Armee in Oberschlesien, machen kein Geheim- 
niss, ist wohl klar; dass sie mit ihrer andern Armee aber in [der] 
Lausnitz agiren wollten, glaubte noch nicht. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; am Rande und auf der Rückseite des Berichts von 
Zieten, Lahn 29. März. 



10 817. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE-FOUQU^. 

Rohnstock, 30. März 1759. 
Der König billigt die von Fouqu6 gemachten Dispositionen. 
Ich kann noch nicht klar sehen, wohin eigentlich die rechte Force 
der österreichischen Armee hingehen wird, und also auch noch keine 

» Vergl. S. 81. Anm. 2 und Nr. 10 813. 



139 - 

rechte Dispositiones machen, um keine fatme dimarche zu thun. Sobald 
Ich aber was deshalb erfahren werde, so werde Ich Euch solches gleich 
zu wissen thun. 

Fri derich. 

Nach der Ausfertigung im Kaiser). ICönigl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10818. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL. 

Mitchell berichtet, „Hausdorf near the head-quarter at Rohnstock, 
Kriday 30'^ March 1759": „ ■ • •• The King of Prussia told me that he 
ipproved much of the project which Prince Ferdinand has now begun 
:o execute, that, whilst that Prince was to march by Cassel towards 
Frankfort, Prince Henry of Prussia would march by the Voigtland to 
Bamberg, that, if the French were once set a running, it was not im- 
:)ossible they might be driven from Frankfort , that the loss of their 
nagazines and the confusion they might be thrown into, would, at least, 
ender them inactive for two months , which he thought a great ad- 
• antage in the present Situation of affairs." 

Nach der Ausfertigung im Public Record Office zu London. 



10819. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[Rohnstock, März 1759.] 
Was er vom F[einde] schreibt, da kann man noch nichts recht klar 
lehmen. So viel judicire, dass sie noch vielleicht was zu unternehmen 
m Stande sein würden ; ich habe aber Wedell geschrieben, dass, wenn 
;r nöthig fände, Ich sogleich hinschicken könnte. ' So viel glaubte Ich 
vohl, dass, wenn sie solchen Posten* würden erhalten können, sie der- 
gleichen unternehmen würden , aber so wie Ich das Terrain kennte, 
ch glaubte, dass mit seiner Batt[erie] so viel, dass es jetzo w[ohl] 
chwer werden würde, was zu entrepreniren. 

Was sein Detachement, das er nach . . . . ^ thun wollte, '^ [anginge,] 
la wäre Ich wohl damit zufrieden. 

Er möchte denen Leuten wohl imprimiren, dass [es] ein Posten wäre, 
ien sie nicht defendiren sollten, sondern nur observiren, und das beste, 
lass er ihnen einen sicheren Weg zum Rückmarsch vorschriebe, so 
)leibt das Embarras [ferne] ; noch aber, dass man sähe, wo der Feind 
eine vornehmste Force hinziehen wollte. Ohngeacht, dass man nicht 

I Vergl. Nr. 10 821. Anni. 2. — 2 Landshut. — 3 So in der Vorlage. — 

Rebentisch hatte , Landshut 30. März , gemeldet , dass er statt eines Grenadier- 

ataillons das Freibataillon du Verger nebst der Jägercompagnie nach Grüssau und 

ie Husaren nach Zieder verlegen wolle , damit dadurch die Flanken mehr gedeckt 

V iirden. 



I40 

recht einsehe, so glaubte doch immer, dass gegen Ober-, Niederschlesien, 
und nicht gegen Sachsen sein würde; und wo sie Panduren an seine 
Grenzen schickten, könnte sehr wohl sein , dass sie hernach die regu- 
lirten Regimenter wegziehen wollten. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts von Rebentisch, 
Landshut 30. März. 



10820. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 



K-ebentisch meldet, Landshut 31, 
März, er habe die Nachricht erhalten, 
dass bei Trautenau über 30CXX) Mann 
ständen, und dass sie gewiss über Fried- 
land und Landshut einen Einbruch in 
Schlesien unternehmen wollten. 



[Rohnstock, März 1759.] 
Ich werde Meine Regimenter 
zusammenziehen, dass sie näher 
habe , und auf dass, wenn nöthig, 
gleich hinmarschiren kann. 



Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort ; auf dem Rande des Berichts. 



10 821. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON WEDELE.» 

Rohnstock, 31. März 1759.2 
Wenn sich der Feind dortiger Orten gegen Euch stark versammeln 
sollte, so könnet Ihr die Garnison zu Hirschberg noch gleich an Euch 
ziehen , als welche Ich bereits avertiret und beordert habe. Da Ich 
vernehme, dass sich der Feind bei Trautenau stark versammelt, so mar- 
schire Ich morgen nach Bolkenhain, wo Mein Hauptquartier sein wird, 
und lasse die Regimenter alle vorrücken, um mehr ä portde zu sein. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Wedell'schen Familienarchiv zu Ludwigsdorf in Schlesien, 



10 822. 



AU LIEUTENANT -COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 
A GLATZ. 



D'O berichtet, Glatz 30. März, 
über die Rüstungen der Oesterreicher in 
Böhmen. Das Corps des Generals von 
Harsch werde Vjei Eger verwendet werden. 
Die grosse Armee sei im Begriff, bei 
Turnau sich zu versammeln. Die Gene- 
rale Laudon und Beck würden besondere 
Corps erhalten. Man sende Mehl nach 
Nachod und Hafer nach Braunau. 



Rohnstock, 31 mars 1759. 

Je viens de recevoir votre lettre 
du 30 de ce mois, et vous sais 
gre des nouvelles que vous me 
raarquez , qui me paraissent 6tre 
aujourd'hui plus süres et plus vrai- 
semblables que Celles qui les ont 



I Die vom März vorliegenden Berichte Wedell's vom 29. und 31. sind datirt 
aus Ruhbank (nordnordöstl. von Landshut). — 2 Ein vorangehender Erlass an Wedell 
vom 28. März enthält den Befehl, dass, wenn General von Reben tisch in Landshut 
angegriffen werde, ihm drei Grenadierbataillone zur Unterstützung gesandt werden 
sollten ; in einem Erlass vom 30. verheisst der König, wenn Wedell meine, „dass der 
Feind sich dorten gegen Landshut noch mehr verstärket" , dann „noch wohl etliche 
Bataillons hinzuschicken". 



141 

devancees, et que tout ce que j'ai appris jusqu'ä present. Au surplus, 
donnez-vous toutes les peines possibles pour m'informer, avec autant de 
justesse qu'il vous sera possible, de ce qui se trouve de troupes ennemies 
aux environs de Landshut, ' et si ces troupes sont nombreuses ou non. * 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10823. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 
VON GLOGAU. 

Rohnstock, 31. März 1759. 

Ich werde morgen ein Mouvement mit der Armee vorwärts machen. 
Ich muss auch die Garnison zu Liegnitz an Mich ziehen, indem es 
scheinet, als wenn der Feind intentioniret ist, bald was zu unternehmen. 
Ich habe inzwischen Artillerie , Pontons , Rekruten und allerhand der- 
gleichen mehr unterwegens. Im Fall nun die Wege in Schlesien und 
Eurer Orten durch Einbrechen feindlicher Partien unsicher werden 
sollten , so sollet Ihr alles vorgedachte, so von Berlin aus unterwegens 
ist, nach Glogau an Euch ziehen und deshalb alsdenn sogleich den Weg 
auf Crossen als auch auf Frankfurt sicher avertiren lassen. Ihr müsset 
jedoch in dem Fall so agiren, wie es die Umstände mit sich bringen : denn 
bleiben die Wege sicher, so lasset Ihr alles ordentlich gehen; sonsten 
aber und bei einiger Unsicherheit müsset Ihr alles an Euch ziehen und 
an Euch behalten oder auch sehen , dass Ihr es sicher nach Breslau 

schicken könnet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10824. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 

VON GLOGAU. 

Rohnstock, i. April 1759. 
Ich habe Euren Rapport vom gestrigen Dato sogleich erhalten und 
danke Euch vor die darin gegebene Nachrichten. Da nach solchen 
die Russen erst anfangen, in Posen und der Orten Magazins zu machen, 
so muss Ich anstehen, was hinzuschicken, bis die Magazins erst wirklich 
gemachet worden sind ; denn wenn Ich vorhero was hin detachire, ehe 
die Magazins fertig, so würde es nicht der Mühe lohnen und gehen 
wie vorhin. 3 Wenn aber ihre Magazins erst völlig oder fast fertig sein 
werden, welches Ihr hoffentlich bald erfahren und Mir in Zeiten davon 
avertiren werdet, alsdenn werde Ich mit Succes dahin schicken können, 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



i Vergl. Nr. 10 821. — 2 Am 31. übersendet der König den Bericht d'O's vom 
30, März an den Prinzen Heinrich. — 3 Vergl. Nr. 10780. 



142 

10825. A.N DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. ' 



Ivebentisch meldet in einem zweiten 2 
Bericht, Landshut 31. März, die Kund- 
schafter hätten ihm angezeigt, dass die 
Oesterreicher nach ihrer eigenen Aussage 
den I. April eine Generalbewegung von 
ihrer Seite vermutheten. 



[Rohnstock, i. April 1759.] 

Wenn Ich näher heranrücke, 
Zielen auch, [so] hat [es] gar nichts 
zu sagen. Dass sie just heut was 
thun werden, ist nichts; Aprilfisch, 
viel weiter wird nichts draus werden 
vor jetzt. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts. 



10826. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON WEDELE. ^ 

Rohnstock, i. April 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom gestrigen Dato erhalten, und dienet 
Euch darauf in Antwort, wie Ich schon ehegestern Abend die Ordre 
an den Generalmajor von Lattorff zu Hirschberg ergehen lassen, dass 
solcher als gestern von dar aufbrechen und mit dem Regiment von 
Prinz von Preussen nach Wüste-Röhrsdorf * marschiren, auch sich bei 
Euch melden soll ; und da Ich zugleich befohlen , dass das Regiment 
von Itzenplitz wieder zu Hirschberg einrücken soll, so habe Ich gestern 
Abend die Ordre an den Commandeur der Garnison zu Hirschberg ab- 
geschicket , dass auf das erste Avertissement , so er von Euch erhalten 
wird, er gleich mit der Garnison zu Euch stossen soll. 

Von der Oesterreicher Vorhaben glaube Ich so viel einzusehen 
dass sie sich dorten in ein starkes Lager werden setzen wollen und 
probiren werden, ob wir den Posten, wie anno 1745,' abandonniren 
wollen; und wann sie sehen, dass solches nichts ist, so werden sie 
stehen bleiben, indess aber die Belagerung von Glatz vornehmen; da- 
hero Meine grosseste Attention sein wird, dass Ich suchen werde, nach 
Wartha frei zu haben. 

Pride ric h. 

P. S. 
Ich erhalte sogleich Euer Schreiben vom i. dieses, wovon zufrieden 
bin. Wenn es nöthig und Ihr es vermeinet, so kann Ich auch heute 
noch weiter marschiren ; wenn Ihr Mich dorten nöthig habet , will Ich 
bald da sein und nur Eure Nachricht deshalb erwarten. 

Nach der Ausfertigung im Wedell'schen Familienarchiv zu Ludwigsdorf in Schlesien. 



I Rebentisch befand sich nach seinen Berichten im Monat April bis zum 
II. in Landshut, vom 15.— 27. in Johnsdorf (südwestl. von Landshut). — 2 Vergl. 
Nr. 10820. — 3 Wedell stand nach seinen Berichten im Monat April bis zum 11. 
in Ruhbank (vergl. S. 140. Anm. l) , am 20. und 21. in Kloster Grüssau (südöstl. 
von Landshut). — ^ Nordöstl. von Schmiedeberg. — 5 Vor der Schlacht bei Hohen- 
friedberg. 



143 

10827. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. ' 

Rohnstock, i. April 1759.= 
Weil die grosse feindliche Armee allen Meinen Nachrichten nach 
sich bei Trautenau stark zusammenziehen und Miene machen soll, über 
Landshut und Friedland was auf Schlesien zu versuchen , so marschire 
Ich heute nach Bolkenhain und lasse die Regimenter vorrücken, um 
a portee zu sein. 

Ich glaube indess, dass das Hauptdessein der Oesten-eicher auf 
Cilatz gehet; daher Ihr auf die Leute bei Zuckmantel und Ziegenhals, 
so 10 Regimenter sein sollen, ein wachsames Auge zu halten habet. 
Ich halte dafür, sie werden sich bei Wartha setzen wollen, um die Be- 
lagerung von Glatz zu decken und Mich davon abzuschneiden. Ich 
habe daher Lust , und wird es vielleicht noch heute geschehen , einen 
General mit 5 Bataillons ohngefähr der Gegend zu schicken, um sich 
bei Wartha zu setzen. 

Friderich. 

J'enverrai, peut-etre demain , un corps pour prendre les hauteurs 
en delä de Wartha, pour etre le maitre d'y passer, si cela est necessaire. 

Nach der Ausfertigung im Kaiser!. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



10828. AU FELD-MAR£CHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. ^ 

Rohnstock, ler avril 1759. 

Lorsque j'etais au point de marcher d'ici ä Bolkenhain, parceque, 

Selon tous les avis, la grande armee ennemie s'assemble en force aupr^s 

de Trautenau, faisant mine de vouloir tenter une entreprise sur la Silesie, 

j'avais la satisfaction encore de recevoir la lettre de Votre Altesse du 

I Fouque's Berichte vom April, soweit sie in Berlin in Ausfertigungen vorliegen, 
daliren bis zum 11. noch aus EUschnig (vergl. S. 94. Anm. 4), am 17. aus Troppau, 
am 18. aus Kunzendorf (nordöstl. von Hof in Mähren), am 20. aus Troppau, vom 21. 
bis 24. aus Leobschütz, 25. und 26. aus Leuber (nordöstl. von Neustadt), 28. und 
29. aus Deutsch-Kamitz (südöstl. von Neisse). In der (oben S. 17 genannten) Publi- 
kation von Büttner finden sich noch Schreiben vom 15. aus Elschnig und vom 27. 
aus Leuber. Die Drucke bei Büttner sind jedoch alle im höchsten Maasse unzuver- 
lässig; der dort (S. 133) noch vom 28. gedruckte Bericht aus Leuber ist eine will- 
kürlich veränderte französische Uebersetzung des deutschen Berichts Leuber 25. April. — 
a Das Gesuch des kriegsgefangenen österreichischen FeldmarschalUieutenanis Grafen 
Thürhaimb (vergl. Bd. XVI, 426), eine Badereise zur Herstellung seiner Gesundheit 
unternehmen zu dürfen oder ausgewechselt zu werden, lehnt der König, Rohnstock 
I. April, ab: „Vous savez vous-meme que ce sont les liquidations que vous avez en- 
core a regier, et qu'il faut que vous acquittiez prealablement la plupart avec des par- 
ticuliers auxquels je ne saurais pas prejudicier." — 3 Die Berichte des Prinzen Ferdinand 
im Monat April sind datirt am 3. und 9. aus Fulda, am 14. aus Windecken (nord- 
westnördl. von Hanau), vom 23. — 30. aus Ziegenhain. 



144 

2 7 passe. Selon las heiles dispositions que vous venez de marquer 
avoir faites pour votre entreprise, ' eile ne saiira que succeder absolu- 
ment; mais ma grande curiosite est d'apprendre par vous toute l'etendue 
du succ^s que vous aurez eu , car je conviens que cela depend du 
hasard. 

Quant ä ce qui me regarde , je crois penetrer que les Autrichiens 
ont envie de faire le si^ge de Glatz ; aussi je prends actuellement tous 
mes arrangements pour m'y opposer. II est tr^s certain que la cam- 
pagne commencera ä prdsent bientöt ici, ainsi que vous apprendrez en 
peu des nouvelles de notre part. Je souhaite qu'elles soient bonnes et 
heureuses. En attendant, votre diversion nous rendra le plus grand 
Service contre l'ennemi. 

Je suis en pleine marche pour Landshut, je ne sais ce que l'ennemi 
entreprendra, mais vous pouvez compter que nous ne lui aplanirons pas 
les chemins. Mon fr^re me marque que les Autrichiens sont pousses 
jusqu'ä Coulenbach;^ ainsi je ne crains plus pour vous que les ouvrages 
de Hanau et Francfort au -Main. S'il est possible que vous les de- 
busquiez de lä, c'est un coup de maitre, Federir 

Das Hauptschreiben nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der Ausfertigung im 
Kriegsarchiv des König!. Grossen Generalstabs zu Berlin. ^ 



10829. AN DEN GENERALMAJOR VON PUTTKAMMER.'» 

Bolkenhain, i. Apiil 1759. 
Da Ich wegen der Mouvements der feindlichen grossen Armee 
bei Trautenau von Rohnstock aufgebrochen und heute hieher marschiret 
bin, auch die Regimenter Meiner Armee vorrücken lassen, desgleichen 
die Posten von I>öwenberg, Greifenberg und der Orten näher heran- 
gezogen habe, Mich aber weiter nach Landshut ziehen werde, so sup- 
ponire Ich, dass in der Zeit , da Ich hier agiren werde , der Feind in 
der Lausnitz einen Einfall thun wird. Ich lasse Euch also bis dato auf 
Eurem Posten stehen, damit Ihr alle Mouvements des Feindes der Orten 
von weitem genau observiren und von allen und jeden Vorfallenheiten 
deshalb sowohl Meinen Bruder, des Prinz Heinrichs Liebden, auf Dresden, 
als auch Mich hieher genau davon avertiren sollet. Die Mouvements, 
so der Feind gegen Dresden machen wird, seind nicht die gefährlichsten, 
von welchen auch sonsten Mein Bruder hoffentlich dorten Nachricht 
bekommen wird ; daferne aber der Feind sich zwischen Görlitz und der 
schlesischen Grenze nach der Gegend von Kottbus und Peitz ziehen 
möchte, da kann Mein Bruder keine Nachricht davon haben, also muss 

I Vergl. den Bericht des Prinzen, d. d. Rothenburg 27. März, bei Westphalen 
a. a. O. Bd. III, S. 212. 213. — 2 Culmbäch. — 3 Die Ausfertigungen sind nach- 
träglich aufgefunden worden. Vergl. S. 5. Anm. 3. — + Puttkammer's Berichte im 
Monat April sind aus Spremberg datirt. 



145 — 

dieses eine der grossesten Attentions sein, so Ihr in der Zeit dorten 
laben müsset, um gedachtes Meines Bruders Liebden davon in Zeit 
md sogleich zu avertiren, auch Mich davon zu benachrichtigen. Alles 
dieses recommandire Ich Euch auf das höchste. 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. F r i d 6 r i C h. 



10830. AU SECRßTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Bolkenhain, 2 avrili 1759. 

Votre rapport du 24 de mars m'a ete bien rendu. Par lequel j'ai 
^\u] avec une satisfaction tres sensible la mani^re obligeante avec la- 
i|uelle le prince Louis a bien voulu se preter ä la demande que je lui 
M fait faire par vous, ^ et dont vous ne manquerez de lui assurer de 
ma parfaite reconnaissance. En attendant, la chose la plus pressante 
a present c'est bien cet officier, ^ et qu'il ecrive bientöt pour avoir la 
permission du generalfeldmarechal Fermor de faire la campagne en vo- 
lontaire aupres de l'armee de Russie. 

Au surplus, comme votre relation ne m'offre rien d'ailleurs qui de- 
mandat quelque reponse de ma part, je vous dirai seulement que, mon 
fr^re le prince Henri en Saxe ayant entrepris quelque expedition par 
quelque corps de mes troupes sous ses ordres sur Celles d'Autriche qui 
s'etaient postees ä Saalfeld et aux environs en deux corps, et qui etaient 
composees des regiments de Salm , de Colloredo , Marechal, "♦ Platz, 
Sincere, Gyulay, 2 regiments de Würzburg, i de Mayence, de celui 
de Hadik et ä 2000 des pandours, [ils] les ont chasses de lä jusqu'au 
delä de Culmbach en Franconie, en faisant quelques cents de prisonniers 
sur eux et en leur prenant quelques magasins ä Saalfeld et ä Hof de 
pains et d'autres provisions. Voilä, d'un autre cöte, le prince Ferdinand 
en expedition contre les Frangais et les troupes des Cercles dans le pays 
de Hesse, dont je me promets bien de succes, de sorte que, s'il ne se 
verra pas arrete par la forteresse de Hanau, il pourra bien chasser les 
Frangais au delä du Rhin. Ce qui ne laisse que d'etre bien favorable 
ä la bonne cause commune ä l'ouverture de la campagne. 

J'attends votre rapport sur votre nouvel correspondant en France, 
pour juger de son savoir - faire ; ce qui m'importe le plus de savoir ä 
present, c'est si le credit de la Pompadour se maintient toujours au 
m^me degre, et si celui du duc de Choiseul se maintiendra. 

Nach dem Concept. '^ C U C T 1 C. 



I Zum 2. April vergl. auch ein Schreiben an den Prinzen Ferdinand von 
Preussen in den OEuvres , Bd. 26, S. 541. — ^ Durch das nicht mehr vorhandene 
Cabinetsschreiben vom 15. März, vergl, S. 118; über den Inhalt des königlichen 
Schreibens vergl. S. 120. 121. — 3 Vergl. S. 120. — 4 Das Regiment des Freihenn 
von Marschall; vergl. Bd. XVII, 456. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. lO 



146 

10831. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Bolkenhain, 2 avril 1759. 

Der König dankt für die unterm i. April übersandten Nachrichten. 

J'ai detache 5 bataillons vers Wartha, ^ en cas que l'envie prit ä 
l'ennemi de tenter quelque chose sur Glatz , afin d'avoir toujours la 
communication ouverte. Je ne suis point determine de laisser lä ces 
bataillons ; je me dirigerai aux mouvements de l'ennemi, afin de les y 
laisser 011 de les retirer. = 

Selon nos nouvelles, l'ennemi fera ses grands efforts de Koenig- 
graetz, et je m'attends de jour en jour d'apprendre avec certitude vers 
oü ils voudront ä la fin eclater. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10832. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[Bolkenhain, April 1759.] 3 
Will bei jetzigen Umständen parier de tete , dass die Leute nichts 
entrepreniren werden. Fouragiren können sie nicht bei jetziger Jahr- 
zeit; aus Trautenau ist ihnen die letzte Fourage gebracht. So kann 
die jetzige Demonstration höchstens fünf Tage dauren, da man sehen 
wird, was es ist. 

Im übrigen wüsste, dass auf unserer rechten Flanc Oestreicher, 
Franzosen bis an den Main gejaget worden : also wird es eine grosse 
Influence in den Sachen gew[irket] haben. ■ — Von Russen positive 
Nachricht, dass nicht vor Ende Juni agiren können ; also wird das noch • 
viel Entscheidung in allen den Sachen machen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort ; am Rande des Berichts von Rebentisch , Landshut 
2. April. 

\ 

10833. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUß. 

Bunzlau,4 3 avril [1759]. 
J'ai pris, mon eher ami, tous les arrangements que vous proposez. 
Ramin sera vers les trois heures de l'apr^s-midi ä Wartha^ et le gendral 

I Vergl. Nr. 10827 "• 10833. — "^ \^ einem Cabinetsbefehl, Bolkenhain 3. April, 
bezieht sich der König noch einmal auf die Vorsichtsmaassregeln , die er getroffen, 
indem er den Generalmajor von Ramin mit 5 Bataillonen nach Wartha gesandt habej 
und 5 Regimenter Kavallerie unter Generallieutenant von Seydlitz nach Frankenstein;; 
„pour couvrir le cote de la Neisse". Er befiehlt d'O , alle einkommenden Nach" 
richten zu übersenden, auch die, welche nicht authentisch erschienen. „Au reste, je 
voudrais bien d'etre responsable de ce que l'ennemi ne tentera rien contre Landshut.*^ 
— 3 Rebentisch antwortet am 3. April. — 4 In der Vorlage: Bunzelau. Wohl 
ein Versehen des Königs, statt Bolkenhain. — 5 Vergl. Nr. 10 831. 



147 

Seydlitz avec 5 regiments de cavalerie aux environs de Frankenstein, 
d'oü il vous ecrira, et par oü nous pourrons avoir des nouvelles de 
tout ce qui se passe. Je ne crois pas que l'ennemi tentera quehjue 
chose du cote de Landshut, ä moins que je ne m'afifaiblisse trop. A 
dire vrai, la saison est bien peu avancee pour agir, mais, si je parviens 
ä. prevenir ä present les desseins de Tennemi, ce sera autant de gagne ; 
reste ä voir comme nous nous tirerons ensuite d'affaire. 

Les Frangais , Autrichiens et Cercles ont ete chasses de la Fran- 
conie; le prince Ferdinand les poussera vivement. Cela nous donnera 
de la tranquillite pour notr.e drpite, reste ä voir comme la gauche s'en 
tirera. II faudra etre bien alerte et compasser tous nos mouvements, 
pour ne nous point laisser prevenir et pour aussi ne nous point de- 
couvrir mal ä propos. 

Adieu , mon eher ami , je vous embrasse. Quand cette chienne 
de vie finira-t-elle ! ' 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10834. AN DEN GENERALMAJOR VON PUTTKAMMER. 

Bolkenhain, 3. April 1759. 

Er soll was gegen Naumburg und Bunzlau detachiren , um den 

Feind wegzujagen. Ob er meinet, dass er mit 1500 Pferde dastehet,^ 

um sich in die Hosen zu kratzen? Er soll um sich greifen und nicht 

faulenzen. tt • j • \ 

t r 1 d e r 1 c h. 

Eigenhändige Resolution. Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. 2 



10835. AU GfiN^RAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUE. 

Bolkenhain, 3 [avril 1759]. 

Il me vient une idee dans la tete que je vous communique , mon 
eher, teile qu'elle est nee dans mon cerveau , pour voir s'il y aura 
moyen de l'executer. 

La voici. Vous voyez le nombre d'ennemis que j'ai, et les forces 
|qu'ils rassemblent; ils diff^rent encore de m'attaquer, peut-^tre ä cause 
que la saison n'est pas assez avancee. Cela me donne envie , si cela 
est possible, de deranger leurs projets, soit d'un cote soit d'un autre. 

Je ne puis rien operer ici, je peux chasser des troupes jusqu'ä une. 
certaine distance, mais non pas detruire des magasins. Cela m'a' 

I Fouque fügt der Antwort auf das obige königliche Schreiben , d. d. Elschnig 
4. April, eigenhändig die Worte zu : „Cette chiene de Vie prandra fin, Sire , lorsque 
vous leurs orez porte un segond coup de Leiten." [Die Schreibart beibehalten.] — 
' Das Datum ist jedenfalls erst in der Abschrift hinzugefügt ; von dem gleichen Tage 
datirt die, ebenfalls nur in Abschrift vorliegende, Ausfertigung. 

10* 



148 

donne l'idee d'agir en Haute - Silesie , de leur ruiner les magasins de 
Troppau et de Hof, si cela est possible. Je vous prie de m'en dire 
votre avis. Vous avez 15 bataillons, j'en pourrai encore joindre 7 et 
5 regiments de cavalerie. Mandez-moi ce que vous en pensez, car je 
ne suis pas instruit du detail des Autrichiens de votre cote. Si cela 
pouvait se faire, nous gagnerions deux mois ou trois mois de repos de ce 
c6te-lä, ce qui serait un grand article ; et nous vengerions certains affronts ' 
qui me pesent encore sur le coeur. Votre reponse determinera mon 
parti, et cela pourra se faire bien vite. 

Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10836. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[Bolkenhain, April 1759.] 2 

Ich schicke 5 Escadrons von Zieten, um dort die Patrouillen zu 
thun, und die Bataillons und Regimenter stehen also hier, dass in 
kurzem hinkann ; also , wenn was wäre , nur gleich avertiren ; Mich 
gleich in Marsch setzen. 

Von die Husaren , die Exc^s begangen. Kriegsrecht halten : einen 
aufhängen, der andere Spiessruthen. Officier, der Patrouille gethan, 
kann Arrest setzen. Br[av] strafen, kurz halten, auch M[einen] Brief 
vorlesen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite ^ des Berichts von Rebenlisch, 
Landshut 3. April.* 



I Vergl. S. 135. — 2 Vom 3. zu datiren, da Rebentisch noch am 3. auf obige 
königliche Weisungen antwortet. — 3 An selbiger Stelle finden sich noch Weisungen 
für Befehle an Zedmar und an Dieskau; ersterer soll „mit ein Bataillon von Zieten 
hinmarschiren" (d. h, zu Rebentisch), letzterer „6 Haubitzen und 16 Zwölfpfünder an 
General Wedeil schicken". — 4 Auf dem Bericht von Rebentisch , d. d. Landshut 
4. April , findet sich auf der Rückseite vom Könige eigenhändig die Weisung : „An 
Rebentisch muss geantvi^ortet werden : Ich dankte ihm vor seine Nachrichten, und die 
Zeit im Jahr wäre noch zu frühe, dass die Oesterreicher was tentiren könnten." 
Vom 4. April zu datiren , wie die ebenda weiter folgende eigenhändige Weisungj 
zeigt : „Die Beilage (die von Rebentisch am 4. übersandte) muss vor meinen Brudeif 
Heinrich abgeschrieben werden und ihm zugeschicket." Vergl. Nr. 10838. 



149 



10 837- AN DIE ETATSMINISTER GRAF PODEWILS UND GRAF 
FINCKENSTEIN IN BERLIN. 

[April 1759.] 
Ihm sagen, Ich will wohl die 
Compl[aisance] haben, ein Concert 
zu entriren, wegen Kartell consen- 
tiren; aber so press[ant] sei nicht, 
dass Jemand hingehet. Auf den 
Fuss wie mit Oesterreich accor- 



Podewils und Finckenstein berich- 
ten, Berlin 31. März, der kriegsgefangene 
russische Generallieutenant Graf Czer- 
nitchefft habe ihnen eine Denkschrift des 
russischen Kanzlers Grafen Woronzow tiber- 
geben , den Vorschlag enthaltend , ein 
Kartell zur Auswechselung der Gefange- 
nen zu errichten. Czernitcheff hege den 
Wunsch, bald ausgewechselt oder auf 
Ehrenwort nach Russland entlassen .zu 
werden, er verheisse, „de se servir de sa 
liberte pour accelerer la conclusion du 
cartel". 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; am Rande des Berichts der Minister 



diren,^ und will Genferal] er- 
nennen. 



10838. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE.3 

Bolkenhain, 4 avril 1759.* 
Comme je viens de recevoir une pi^ce assez curieuse et interes- 
sante touchant les confdrences qu'on a eues ä Vienne poui» convenir 
dun plan d'operations de campagne contre nous, qui m'a ete commu- 
niquee d'une assez bonne main, ^ je n'ai pas voulu tarder de vous en 
Ifaire communication par la copie ci-close, quoique pour votre di- 
rection seule. 

La pidce que je vous envoie est curieuse et veridique, mais je 
regrette qu'il y manque la conclusion du resultat du conseil de guerre; 
cependant, je vois que Leopold a marque son quartier general k München- 
graetz, ce qui designe ses projets sur la Lusace. II ne m'empechera 
point d'y entrer , si mon armee y est necessaire ; mais cela me deran- 
gera beaucoup par rapport ä la Silesie, de sorte que je serai oblige ä 
bien compasser mes mouvements, surtout lorsque les Russes s'en mele- 

I Vergl. Bd. XVII, 200. 450. — 2 Vergl. S. 92. 96. 151. — 3 Des Prinzen Heinrich 
Berichte aus dem April sind datirt bis zum 11. aus Dresden, am 17. und 19. aus 
Hlinay, am 23. und 26. aus Sedlitz, am 28. aus Freiberg. — ■♦ Mitchell berichtete am 
4. April aus dem „Castle of Schweinhaus" (nordöstl. von Bolkenhain) an Holdernesse 
(most secret), der König habe ihm mitgetheilt „that the army he commands, is upon 
the footing of 48000, of which there are still wanting 1200 recruits, that deducting 
the sick etc., he has now 40000 men eflfective" ; in drei Wochen würde die Armee, 
wenn der Feind ruhig bliebe, völlig ergänzt sein ; ausser den Haubitzen, den Mörsern 
und den Regimentsstücken verfüge er noch über 100 Kanonen ; Fouque's Corps sei 
15 bis 20000, das des Prinzen Heinrich 37000 Mann stark, beide versehen mit der 
entsprechenden Artillerie. [Public Record Office zu London.] — 5 Die Beilage war 
am 4. April durch Rebentisch eingesandt worden. Vergl. S. 148. Anm. 4. Reben- 
tisch hatte als früherer österreichischer Officier (vergl. Bd. XV, 387) gute Verbin- 
dungen in Oesterreich. Vergl. Bd. XIV, 69. 203. 



ISO 

ront : nous marchons sur des precipices et entoures d'abimes ; si nous 
nous en tirons, ce ne peut etre que par un heureux hasard. 
Adieu, eher fr^re, je vous embrasse. 

F e d e r i c. 



Des Königs von Preussen Armee i ist mit nichten anders zu Grunde zu richten 
als durch Surprisen, oder dass man den Könige obliglre, die Armee in kleine Corps 
zu vertheilen, welche man nach einigen Intervallen en detail ruiniren muss. 

Meine Meinung wäre dannenhero, dass wir dieses Jahr mit drei Corps auf dem 
Kriegestheatro erscheinen müssen. 

Das erste müsste in Oberschlesien employiret werden , welches einigermaassen 
considerable sein müsste, damit es vollkommen offensive gehen , Belagerungen unter- 
nehmen und gegen einen feindlichen Succurs sich setzen könnte , damit man nicht 
gezwungen wäre, eine Entreprise, wie vor dem Jahre geschehen, zu abandonniren, » 
welche doch so leichterdinges nicht wieder entamiret werden könnte. 

Das zweite Corps müsste man an denen Gebirgen , auch in dem Glatzischen 
agiren lassen, welches zwar alles, so viel wie möglich, unternehmen muss, jedoch 
sein Augenmerk darauf richten , dass es bloss so viele Jalousie verursache , als des 
Feindes Attention mit sich bringen wird. 

Das dritte und welches das Hauptcorps sein müsste, müsste seine Operationes 
anfangen mit einem schleunigen Marsch nach der Lausnitz und Sachsen , um dem 
Könige mit der sächsischen Armee die Communication zu benehmen, auch der Prinz 
Heinrich 'sehen Armee je eher je besser auf den Hals zu gehen, als der König diese 
so leichterdinges nicht secundiren wird können, da derselbe in Schlesien alle Hände 
voll zu thun bekommen solle. Mit grossen Armeen darinnen zu agiren , wäre nicht 
rathsam, indem man 3 das Land, welches schon soviel gelitten und wir dasselbe Sr. 4 
Majestät der Kaiserin dieses Jahr gewiss übergeben wollen , gänzlich zu Grunde ge- 
richtet werden müsste. 

Worauf der Feldmarschall Neipperg mit einem sehr gravitätischen Ton erwidert: 

Die Behendigkeit des Königs von Preussen ist uns bekannt, und wir haben 
leider die Exempel , dass die eilfertige Märsche und Bewegungen seiner Armee 
meistentheils alle bis anhero gefasslen Concepte verdorben haben. Es ist dannenhero 
kein anderes Moyen übrig , als dem König mit der gesammten Macht zu Halse zu 
gehen, die Communication aber dergestalt zu observiren , damit nicht ein Corps 
davon attaquiret und zu Grunde gerichtet werde. 

Ein Corps in Sachsen wäre dannenhero ganz gut, um die Communication beider 
Armeen abzuschneiden; es müsste sich aber doch, so viel möglich, an die andern, so- 
in Schlesien stehen , halten. Eines könnte man durch das Gebirge brechen lassen ; 
eines müsste durch Oberschlesien seinen Marsch richten, welches durch ein kleines 
Corps indessen Neisse ganz wohl observiren könnte. Das vierte, welches beträchtlich 
sein müsste, seind unsere russischen Bundesgenossen, welche durch Polen marschiren 
und Schlesien forciren können. Der Hauptarticul ist, den Marsch dieser vier Armeen 
dergestalt einzurichten, dass sie auf einmal agiren und den König in die Mitte zu- 
nehmen suchen müssten. Es würde demselben, so gross auch seine Aussicht ist, be-^ 
schwerlich fallen, sich aus dieser Affaire zu ziehen, und da er ohnumgänglich schlagen 
müsste, man auch eher vermuthen kann, dass es vor die kaiserlichen Truppen gut als 
übel ausschlagen muss, so könnte ich nicht ein einziges Moyen entgegen sehen, wie' 
und auf was Art, auch wohin der König seine Retraite nehmen wollen. Ich wollte 
alles daran setzen, dass, wenn dieser Coup ordentlich und wohl überleget executiret 

I Das erste Gutachten ist das des Feldmarschalls Dann. — 2 Die Einschliessung^' 
von Neisse. — 3 So, Vielleicht verlesen statt; dann. — •* So. 



— 151 

wird, die Kaiserin in ein paar glücklichen Stunden dahin kommen kann, welches 
derselben durch so verschiedene Ev^neraents so beschwerlich gemachet worden. . 

In der 2wischen dem Feldmarschall von Neipperg und von Daun gehaltenen 
Conferenz sind viele Widersprüche vorgewesen und solche fast fruchtlos abgelaufen. 

Das Hauptschreiben nach der Ausfertigung ; der Zusatz eigenhändig. ^ Die Beilage nach 
Abschrift der Cabinetskanzlei. 



. 10839. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE MARKGRAF 

KARL. 

Bolkenhain, 4, April 1759. 

Ew. Liebden haben aus der abschriftlichen Anlage = zu ersehen, 
was Mir der p. von Pawlowsky von der aufgehobenen Commission zu 
Jägerndorf wegen Auswechselung derer Kriegesgefangenen ^ gemeldet 
hat. Ich mache Ew. Liebden solches nur zu Dero Information bekannt, 
weil Meine Intention ist, dass Dieselbe vor Sich und unter Dero Namen 
an den östreichschen Feldmarschall Graf von Daun , und zwar in ohn- 
gefähr nachstehenden, dabei auch etwas energiquen und fieren Terminis, 
fordersamst schreiben sollen : 

Wie dass wir unsererseits bisher das getroffene Kartell exacte ge- 
halten und observiret hätten; da man aber ihrerseits auf einmal und 
auf eine ganz ungewöhnliche Art ihre Commissarien von der Auswech- 
selungscommission zu Jägerndorf retiriret habe und es dadurch schiene, 
als ob man das Kartell auf einmal aufheben wolle, so müsse uns der- 
gleichen ungewöhnliche Procedes'' um so mehr befremden, da man ihrer- 
seits nicht nur noch so beträchtliche restirende Summen herauszu- 
bezahlen schuldig geblieben, sondern auch noch ganz considerable Rech- 
nungen , die noch nicht gänzlich liquidiret wären , rückständig wären. 
Ich hätte dannenhero Ew. Liebden befohlen und aufgetragen, dass Die- 
selbe an ihn eine Abschrift von denen sowohl hquiden Posten als noch 
nicht liquidirten Rechnungen (worunter Ich diejenige verstehe, so hierbei 
lieget, 5 und wovon Ew. Liebden eine Abschrift ^ mitzuschicken haben) 

I Zum 4. April vergl. auch das Schreiben des Königs an den Marquis d'Argens 
in den CEuvres Bd. 19, S. 61. — 2 D. d. Jägerndorf 27. März 1759. — 3 Vergl. 
S. 96. An den Feldmarschall Prinz Moritz von Anhalt -Dessau schreibt der König, 
Landshut 13. April, des Prinzen Auswechselung aus der Gefangenschaft (vergl. S. 96) 
sei dadurch hinausgezogen worden , dass die Oeslerreicher plötzlich ihre Commissa- 
rien aus Jägerndorf abberufen und erklärt hätten, „wie sie des Postens von Jägerndorf 
'>>iimmgänglich nöthig hätten". Der König habe darauf durch den Markgrafen Karl 
den Feldmarschall Daun schreiben lassen. „Worauf letzterer dann ganz positive 
lariret, dass man das Kartell auch fernerhin genau observiren, zur weiteren Con- 
nz auch nächstens einen andern Ort in Vorschlag bringen würde , worüber er nur 
liuch seines Hofes Sentiments einziehen werde." Der König verheisst, es an nichts 
fehlen zu lassen, um des Prinzen „Auswechselung zu befördern und zu betreiben, so- 
bald nur noch die Finalantwort des Feldmarschalls Daun erfolgen wird". [Ausferti- 
gung im Herzogl. Haus- und Staatsarchiv zu Zerbst.] — 4 So. ~ 5 Nicht vor- 
' nden. — 6 D. h. eine zweite neue Abschrift. 



152 

[sendeten] , um den Feldmarschall Daun zu fragen , ob man ihrerseits 
solche bezahlen wolle oder nicht. Nicht weniger wäre Ew. Liebden 
von Mir aufgetragen worden, von gedachtem Feldmarschall eine positive 
Erklärung zu fordern, ob man ihrerseits wegen des getroffenen Kartells 
ihre gegebene Parole und gemachte Conventiones , wie es in allen 
Kriegen unter gesitteten Nationen üblich und wie es alles Völkerrecht 
erforderte , weiterhin de bonne foi halten und observiren, oder ob man 
dorten von den Gedanken wäre, davon abzugehen und es zu brechen, 
lieber welches alles Ew. Liebden des Feldmarschalls positive und zu- 
verlässige Antwort erwarteten. ' 

Diesen Brief haben Ew. Liebden dem Feldmarschall Daun nach 
Münchengrätz zu adressiren. 

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei. F r 1 d 6 r i C h . 



10840. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Bolkenhain, 4 avril 1759. 
Der König dankt für die am 3. April übersandten Nachrichten; er versichert, 
dass er über den geheimen Correspondenten, von dem d'O bedient wird, Stillschweigen 
beobachten werde. 

Comme il faut que le general-major de Ramin soit dejä aujourd'hui 
dans votre voisinage , et que le lieutenant - general de Seydlitz soit de 
mSme sur les lieux que je vous ai dejä marques, * ainsi vous n'aurez rien 
ä apprehender du jour au lendemain. D'ailleurs, quand vous prendrez 
en consideration qu'on a destine le quartier du marechal Daun ä 
Münchengrsetz , vous en jugerez que l'ennemi ne commencera par ses 
Operations de demain, mais qu'il faut attendre que ses preparatoires 
soient faits. Nonobstant cela, vous tächerez de vous emparer de toutes 
les denrees et provisions dans la comte tout alentour de Glatz, et cela 
autant que vous pourrez avoir necessaire dans la forteresse , pour la 
subsistance en vivres. 

Ici et ä Landshut, il n'y a rien ä craindre de l'ennemi, qui, au 
contraire, est sur la defensive et fait faire des abatis. 

F e d e r i c. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



IG 841. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

[Bolkenhain,] 6 [avril 1759]. 
Vous me faites une reponse normande , mon eher ami. Je vous 
demande s'il y aurait quelque chose ä faire chez vous,-'' et vous me 

I Die Antwort Daun's, d. d. Hauptquartier Münchengrätz 7. April, ergiebt, dass 
das Schreiben des Markgrafen vom 4. April datirt war. — a Vergl. S. 146. Anm. 2, — 
3 Vergl. Nr. 10835. 



153 

renvoyez ä une expedition du cote de Trautenau , oü certes il n'y a 
pas grand'chose ä faire. He bien, quand je les aurai chasses au delä 
de Trautenau, qu'est-ce qui m'en reviendra, et oü trouverai-je ä vivre? 
Ce pays est mange, et jusqu'ä present on n'y peut fourrager encore. 
Comment vivre, comment faire passer de la paille, de l'avoine, du foin 
et tous les diables par ces maudites montagnes? Voilä l'inconvenient, 
vous me ferez plaisir de resoudre cette difficulte. 
Adieu, mon eher, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10842. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Bolkenhain, 6 avril 1759. 
J'ai regu votre lettre du 4 et ne doute pas que l'ennemi ne porte 
ses vues sur Glatz. Nonobstant cela, je ne me remuerai pas, avant 
que je n'apprenne qu'il y am^ne des canons, et alors je verrai les me- 
sures que j 'aurai ä prendre. ' 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10843. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ.» 

Bolkenhain, 6. April 1759. 

Ich habe Eure beide Rapports vom 5. dieses erhalten und gebe 
Euch darauf in Antwort, dass Ihr nur auf alles attent sein und fleissig 
zu berichten continuiren sollet. Inzwischen Ich Mich hier noch nicht 
rühren werde, weil Ich erst klarer sehen muss, was der Feind eigentlich 
machen will. 

Mir nur von allem berichtet, mein lieber Seydlitz, ich lauere wie 
eine Katze auf der Maus. 

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig. ^ riaericn. 



1 An den Landrath von Panwitz in der Grafschaft Glatz ergeht unter dem 6. der 
liefehl , „alle Provisiones , Denrees und Vivres vom Lande und aus denen Dörfern 
alsofort und sonder den geringsten Zeitverlust weg- und nach Glatz transportiren zu 
lassen , damit solche nachher dem Feinde nicht zu Theil werden" ; Panwitz soll mit 
i seiner „Ehre und alles davor responsable sein", dass nichts „dem Feinde zum Raube 
werde". [Abschrift im Wiener Kriegsarchiv.] In einem zweiten Befehl an d'O vom 
o. April, mit dem der Erlass an Panwitz in Abschrift zugesandt wird, äussert der 
König, er müsse zunächst die noch nothwendigen Vorbereitungen vollendet haben, 
„et alors je tacherai de vous degager lous tout ä la fois". — 2 Die Berichte von 
Seydlitz im April 1759 sind datirt am 5. aus Zadellen (jedenfalls Zadel, südöstl. von 
Frankenstein), ein anderer Bericht vom 5. aus Tarnau (südwestl. von Frankenstein), 
<m 7. — 10. aus Frankenstein, vom 22. aus Neisse, vom 26. aus Frankenstein. 



154 

io844- AN DEN GENERALMAJOR VON WEDELL. 

Bolkenhain, 6. April 1759. 
Der König dankt für die im Bericht , Ruhbauk 5. April , übersandten Nach- 
richten. 

Was die feindliche Tnippen, so sich über Merzdorf und Ottendorf' 
ziehen, und andere der Gegend anlanget, da glaube Ich, dass sie sich 
nach Neurode wenden und es auf Glatz losgehen werde. Inzwischen 
Ihr nur auf alles sehr attent zu sein und Mir von allem fleissig zu 
schreiben continuiren sollet. 

Es gehet auf das Glatzische, aber es ist noch nicht Zeit, dass ich 

ag^''^- Friderich. 

P. S. 

Ihr sollet Mir auch recht schreiben, wie viel Ihr meinet, dass vom 
Feinde eigentlich bei Trautenau stehe , und ob es nicht angehe , dass 
man demselben was anhängen und die Hosen flicken kann. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Wedell'schen Familienarchiv zu Ludwigsdorf in Schlesien. Der 
Zusatz zum Hauptschreiben eigenhändig." 



10845. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Bolkenhain, 6 avril 1759. 

La lettre que Votre Altesse m'a faite du 30 de ce mois,^ m'a 
ete bien rendue. Ce que j'avais marque de mes idees sur les Operations 
ä faire de Votre Altesse '^j n'a ete fait que dans la supposition d'une 
bonne reussite dans vos Operations et pour vous marquer par lä ce 
qu'il y aura ä peu pres k faire, toujours dans le cas que vous croyez 
que vous en saurez profiter. J'ai bien compris que vous ne serez pas 
ä meine d'entreprendre le si^ge de Wesel, sans avoir une artillerie 
anglaise süffisante pour une entreprise de cette sorte, et comme il faut 
pour cela un arrangement prealable avec l'Angleterre , voilä principale- 
ment ma raison pourquoi je vous en ai ecrit , afin que vous puissiea • 
songer ä temps ä un engagement prealable avec l'Angleterre pour ladite 
artillerie, pour que, quand vous verrez jour ä aller ä pareille entreprise, 

' Merzdorf südl., Ottendorf südöstl. von Braunau. — 2 In einem Cabinets- 
schreiben an Wedeil vom 5. April billigt der König , dass Wedeil „die Canons auf 
die Höhen von Vogelsdorf (nördl. von Landshut) bringen lasse"; in einem Schreiben 
vom 7. erklärt er, dass er aus den über die Oesterreicher eingesandten Nachrichten 
„mehr Defensives als Offensives sehe", „bis dato ist noch nichts rechts ins Glatzische 
ein gerücket ". „Ich werde morgen früh zu Euch kommen und mit Euch von allem 
Abrede nehmen, und von da Ich nach Landshut gehen werde." [Archiv zu Ludwigs- 
dorf.] — 3 So; statt „du mois passe"; vergl. den Bericht, Fulda 30. März, bei 
Westphalen, a. a. O. Bd. III, S. 214. 215. — ■♦ Vergl. S. 129. 



155 

tout soit dejä prealablement arrange, afin de trouver d'abord ce qu'it 
faut pour une teile entreprise. 

Quant ä votre expddition presente, je vous soiihaite mille et mille 
bonheurs et suis dans la forte persuasion qu'elle reussira certainement, 
Avec tout cela, je ne saurais me ddfendre de vous dire naturellement 
que je crains q^ie la ville de Hanau arr^tera vos progres, vu que les 
Frangais, ä ce qu'on m'a dit, l'ont bien fortifiee, et que je comprends 
bien que, dans une expedition que la presente de Votre Altesse, Ton 
ne sach« amener un assez grand train d'artillerie pesante , pour vous 
emparer de Hanau, ä moins qu'il n'y ait une teile bredouille parmi les 
Frangais que vous sauriez l'entreprendre avec succds, ce dont je doute 
cependant. Mais, dans le cas aussi que vous ne saurez pas pousser votre 
expddition jusqu'ä ce point , eile opdrera toujours un grand avantage 
pour la bonne cause commune, puisque par lä l'ennemi se verra fort 
retarde et arrete dans ses projets qu'il avait congus; et je ne saurais 
t pas desavouer que je vous ai la plus grande Obligation du monde de 
ce que vous m'avez nettoye mon flanc droit, au moi^ß pour un couple 
de mois, ce qui n'aurait point ete fait sans l'expedition de Votre Altesse, 

Marschall est avec 36000 sur les frontidres de la Haute - Silesie, 
Sincere' et environ 24000 hommes couvrent Trautenau et Braunau, 
Daun est avec la grande armee ä Münchengraetz, et, outre cela, le corps 
de Serbelloni est aux environs d'Eger, Laudon ä Kaaden, Kommotau, 
Teplitz avec 1 2 000 hommes, Beck de Rumburg ä Boehmisch-Friedland 
avec IG 000 encore, et une troupe de Russes est revenue ä Posen. 

Federic. 

Das Hauptschreiben nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der Ausfertigung im 
Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs' zu Berlin. 



10846. AU LIEUTENANT -GßNERAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Bolkenhain, 6 avril 1759. 

J'ai bien regu la lettre que vous m'avez ecrite du 3 de ce mois, 
et approuve que vous fassiez parvenir ä present avec un compliment 
convenable ä la jeune cour, par le confident dont je suis convenu avec 
vous, cette somme de 10 000 ecus en or que vous recevrez du mi- 
nistre de Borcke, en consdquence de l'ordre que je vous ai ddjä adresse 
pour lui,3 sans lui dire le moindre mot de l'usage que je vous ai or- 
donne d'en faire. Je presume que cette somme tirera, au moins pour 

elque temps, ladite cour de ses besoins les plus pressants. 

Quant aux nouvelles que vous avez ajoutdes ä votre lettre, il faut 

e je vous dise que, pour cette fois-ci, je ne les trouve pas bien authen- 

I Feldzeugmeister Freiherr Claudius von Sincere. — 2 Vergl. S. 144. Anm. 3. — 
'ergl. S. 130. 



156 — 

tiques; car pour ce qui regarde les Russes, ils n'ont jusqu'ä present 
que 30000 hommes ä peu pr^s en Prusse , dont ils ne sauront pas 
detacher en consequence 40000; aussi tout ce qu'ils peuvent avoir en- 
voye vers les fronti^res, ne va que, tout au plus, au nombre de i o 000 
qui nous ne mettront pas tout-ä-fait en peine. Les Bavarois me pa- 
raissent souhaiter des subsides' et ne rien faire. Les Frangais ne 
peuvent leur en donner, les Autrichiens non plus, ainsi les Anglais 
s'en= rencheriront k juste titre. 

Nach dem Concept. r 6 d e r 1 C. 

10847. AU SECRETAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Bolkenhain, 7 avril 1759. 
J'ai regu votre rapport du 27 de mars et vous sais bon gre des 
precautions k observer par rapport ä l'officier hoUandais en question, ^ 
quand il arrivera ä Hamburg. J'ai d'abord instruit en consequence le 
sieur Hecht/ qui ne manquera pas d' observer tout avec la derni^re 
exactitude, conime je me flatte que de votre part vous previendrez 
l'officier touchant les precautions ä prendre pour voir et parier le sieur 
Hecht secr^tement, et de sorte que Soltykofif^ n'en puisse rien soup- 
-^onner, et quant aux 3000 dcus que je lui ferai payer ä raison des 
frais de son voyage et autres depenses, il les recevra en esp^ces de 
ducats d'or hoUandais des mains propres du sieur de Hecht, sans 
qu'aucun banquier ä Hamburg en sera mele. 

Nach dem Concept. x' C Q e r 1 C. 

10848. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL.6 

Bolkenhain, 7. April 1759. 
Es hat der Generallieutenant Graf von Dohna zwar vorhin gut 
gefunden, verschiedene von denen gefangenen schwedischen Officiers 
auf ihre von sich gestellete parple d'honneur zu beurlauben und nach 
Schweden reisen zu lassen ; Ich habe Mich auch solches auf seinen er- 
statteten Bericht gefallen lassen. Ich will aber , dass Ihr nunmehro alle 
solche kriegesgefangene schwedische Officiers wiederum gehörig recla- 
miren und rappelliren, ^ Ihnen auch eine gewisse Zeit determiniren 

I Vergl. S. 19. 113. — 2 So; besser nur: en. — 3 Vergl. S. 145. Prinz Ludwig 
hatte am 25, dem preussischen Gesandten mitgetheilt: „qu'il avait un sujet en vue qu'il 
croyait fort propre ä la commission secr^te en question ; qu'il allait le sonder s'il 
voulait s'y preter, et que je devais seulement lui laisser deux jours de temps pour tächer 
^e l'y disposer sous main." — 4 D. d. Bolkenhain 7. April. — 5 Der russische Resi- 
dent in Hamburg. Hecht sollte seine Vorsichtsmaassregeln so treffen , dass SoltykofT 
nicht argwöhnen könnte, dass der Officier auf der Durchreise bei Hecht gewesen. — 
6 Manteuffel's Berichte im Monat April sind aus Greifswald datirt. — ^ Ebenfalls am". 
7. April übersendet der König eine geheime Mittheilung über die kriegsgefangeneaj 
schwedischen Officiere an den Obersten Grafen Hordt. 



— 157 

sollet, da sie sich wiederum zu Stettin gestellen und bei dem Gouverne- 
ment daselbst angeben müssen, ' wovon Ihr auch gedachtes Gouverne- 
ment benachrichtigen und demselben eine namentUche Liste mit Be- 
nennung der Regimenter, bei welchen sie stehen, communiciren sollet. 
Ihr habt dieses alles gehörig zu besorgen. 

F riderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10849. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A- GL ATZ. 

Bolkenhain, 7 avril 1759. 

La lettre du 6 que vous m'avez faite , vient de m'^tre rendue. 

Je comprends tres bien les mouvements que les Autrichiens fönt. Je 

ferai demain un tour k Landshut, je ne me precipiterai en rien, je crois 

cependant deranger leurs projets en quelque fa^on. Ils ont manque 

un grand coup qu'ils auraient pu faire, et depuis que le general-major 

de Ramin est une fois sur son poste, * je ne suis plus le moindrement 

en peine de la comte. Dans la Situation, oü je suis, mon attention 

principale doit etre de ne pas venir ni trop tot , ni trop tard , mais- 

justement ä temps. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung. im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10850. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON ZIETEN.3 

[April 1759.] 
Ich approbirte seine Disposition in allen Stücken ; * nur müsste er 
änen guten Grenadiermajor , als Nimscheffsky , aussuchen , um ihm 
dahin zu schicken, und ihm hinter ein Defile placiren; hier würde er 
nit seinem Corps in die erste sechs Tage nicht gefordert werden. 

Friderich. 

Eigenhändige Weisung für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts, Hirschberg 7. April. 5 



X Vergl. auch Nr. 10877, — ' Vergl, S. 146. 152. Auf der Rückseite eines Berichts 

on Ramin, d. d. Wartha 7. April, finden sich die Weisungen zur Antwort: „[Von] 

einer Disposition vor die Defensive sehr zufrieden; nichts zu apprehendiren. Käme 

lur hier noch auf einige Umstände an , so dächte der Leute Projet totaliter zu 

lerangiren." — 3 Zielen befand sich nach seinen Berichten im Monat April am i. in 

-ahn, vom 2. — 10. in Hirschberg, vom 12. — 28. in Rudelstadt; aus Rudelstadt da- 

iren auch die ersten Berichte im Mai. — 4 Zielen hatte in dem Bericht, Hirschberg: 

April , Vorschläge unterbreitet für die Fortführung von 80 Wispel Hafer aus 

reifenberg und für die Deckung des Transports durch Husaren , Jäger und ei» 

Jrenadierbataillon. — 5 Auf einem Berichte vom 10. April findet sich die Weisung,. 

jbald die Magazinreste von Greifenberg weg wären, sofort 2 Grenadierbataillons- 

nd 2 Escadrons Husaren nach Kupferberg zu verlegen und eine Patrouille nach. 

cht zu senden. 



158 — 

10851. AN DEN GENP:RALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Bolkenhain, 8. April 1759. 
Da Ihr jetzo in Abwesenheit des Generallieutenant Graf Dohna» 
das Commando bei der dortigen Armee führet, so avertire, erinnere 
und befehle Euch hierdurch, dass Ihr Euch bestens mit der Peene- 
münder Schanze ^ eilen und sputen sollet, weil Ich Euch vorhersage, 
dass das dortige Corps zum allerhöchsten drei Wochen so stehen bleiben 
wird, wie es vorjetzo ist , nachher aber andere Mouvements werden 
gemachet werden müssen. ^ Daher Ihr dann Eure Anstalten so machen 
müsset, dass, was dorten noch zu machen, bald geschehe ; welches Ihr 
dann auch insonderheit mit wegen aller aus dem Mecklenburgischen 
noch zur Richtigkeit zu bringenden Sachen observiren und deshalb die 
Generalmajors von Kleist und von Stutterheim äusserst pressiren müsset. 
Was dann weiter zu thun sein wird, weide Ich Euch weiter schreiben; 
inzwischen Ihr Euch alles vorstehende wohl recommandiret sein lassen 

sollet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. ^^MH 

f 

10852. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, vice-commandant 

A GLATZ. 

Bolkenhain, 8 avril 1759. 
J'ai regu votre rapport du 7. Pour aujourd'hui au lendemain, 
puisque, selon la Situation presente, il n'y aura point de peril pour vous, 
mandez-moi seulement tout ce qui se passe ä vos lieux et ce qua vous 
apprendrez. En attendant , ne vous faites point faire des illusions de 
l'ennemi; car , ä ce que je commence ä observer, tout le corps des 
ennemis depuis Trautenau jusqu'ä Braunau ne va au delä de 20000 
hommes; c'est pourquoi ils fönt tant de marches et de contre-marches, 
pour faire grande parade de ce qui peut-etre n'est rien ou peu de chose. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



TG 853. AN DEN GENERALLIB:UTENANT VON SEYDLITZ. 

Bolkenhain, 8. April 1759. 
Ich danke Euch sehr vor die Nachrichten in Eurem Rapport vom 
7, dieses und sehe wohl, dass das von dem P'einde, so hier auf der 
Grenzen stehet, vor stärker passiren will, als es in der That ist. Ich 
gedenke jetzo auf Mittel, die vielleicht möglich sein werden, alles das 
zu derangiren. 

I Der König hatte dem Grafen Dohna auf sein Gesuch erlaubt, zur Herstellun 
«einer sehr angegriffenen Gesundheit die Aerzte in Berlin zu consultiren und eine K« 
dort zu gebrauchen. — 2 Vergl. S. 87. 122. — 3 D, h. gegen die Russen. Verg^ 
S. 12^,. 



159 

Ich werde was in Oberschlesien tentiren lassen , um an einem Ort 
Luft zu machen, und dann hier und der ganzen Gegend herunter; 
dann wird das Projet der grossen Perruquen derangiret werden, 

Friderich. ^ 

Nach der Ausfertigung in der von Wallenberg'schen Bibliothek zu Landshut in Schlesien. 
Der Zusatz eigenhändig. 

lo 854. AU GßNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUß. 

8 avril [1759]. 
J'ai regu, raon eher ami, votre reponse. Je conviens que l'expe- 
dition'^ est difficile et incertaine; mais, d'un autre cote, je la trouve si 
ndcessaire que je ne saurais la neghger: il faut l'entreprendre pour ne 
se pas laisser mettre la corde au col. 

Je vous fournirai 5 bataillons et l'artillerie necessaire, ainsi que les 
pontons; vous marquerez ä Wendessen tout ce qu'il faut. II faut 
prendre et le regiment de Bornstedt et de Mosel et de Brunswick et 
toute la kyrielle avec vous. J'ai 5 regiments de cavalerie tout prets, 
mais que vous ne pourrez employer que pour passer l'Oppa , pour 
t bioquer Troppau ou Jaegerndorf, et qu'il ne faut point mener du 
\ c6te de Mora, ^ donf* vous ne pourriez vous en servir. Treskow pourra 
aussi etre de l'expedition, d'autant plus qu'elle sert ä couvrir sa forteresse.^ 
D^s que j'aurai reponse de Wendessen, je mettrai tout en branle, et 
d^s que votre corps sera assemble, vous n'avez qu'ä operer d'abord; 
car je vous dirai de plus que , d^s que cela sera fini , je retirerai vos 
regiments que je vous envoie, ainsi que le canon que je vous prete, 
ä moi, pour faire ici la meme chose sur Nachod. 

Vous avez 20000 hommes vis-a-vis de vous; nous en avons ici ä peu 
pres autant. Si nous chassons ces gens-lä et leur derangeons leurs vivres, 
üaun sera oblige de rechanger tout son plan; et voilä ce que nous 
voulons, et , d'ailleurs , de quelque cote qu'il se tourne alors , je serai 
en etat de le suivre ; ce que je ne saurais ä present, ä moins de vouloir 
abandonner toute la Silesie. 

Adieu , mon eher ami , faites tous vos arrangements ; prompte re- 
ponse , et pour ce qui me regarde , je vous servirai de m^me avec la 
plus grande vigilance. Je vous embrasse. Feder ic ^ 

Nach der Ausfertigung im Kaiser!. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



I Auf dem Berichte von Seydlitz, Frankenstein 8. April, findet sich u. a. die 
Weisung zur Antwort : „Ohngeacht aller Grimacen gewiss versichert sein, dass noch 
nicht von heute in morgen agiren werden." [Berlin. Geh. Staatsarchiv.] — 2 Vergl. 
Nr. 10835. 10841. — 3 So; statt „de la Mora". — 4 So; statt oü. — s Neisse ; 
Treskow war Commandant von Neisse. — 6 Mit einem zweiten , in der Cabinets- 
kanzlei aufgesetzten Erlass vom 6. April übersendet der König an Fouque einen um- 
fangreichen „Extract aus denen zeither an Mich eingelaufenen Berichten von Meinen 
Avantposten, auch von Glatz", damit Fouque sich einen um so besseren Begriff „von 
der Force, der Situation und denen bisherigen Mouvements des Feindes bei Trautenau 
und der Orten" machen könne. [Wien. Kriegsarchiv.] 



i6o 

10855. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Bolkenhain, 9 avril 1759. 

Der König erklärt sich mit dem Inhalt der Berichte vom 8. April zufrieden. 

Le calcul que vous avez fait de ce qui reste dans les environs 
de Politz et de Braunau, ^ est exact. Ce que je voudrais savoir de 
vous, c'est s'il y a quelques troupes de l'ennemi aupr^s du Hummel ; "^ 
mandez-moi cela, des que vous saurez le faire avec quelque exactitude. 

Au surplus, jusqu'ä present, l'ennemi ne viendra pas encore ä Glatz, 
et notre affaire sera si nous ne nous pourrons pas approcher, pour leui 
tailler de la besogne. Feder ic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10856. AN DEN GENERALMAJOR FREIHERRN VON 
REBENTISCH. 

[April 1759.] 

So lange keine schwere Artillerie bei sich haben, ist es noch kein 
rechter Ernst; aber indess von die Regimenter, so sich nach Trautenau 
herunterziehen, habe auch aus dem Glatzischen Nachricht bekommen. ^ 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; am Rande des Berichts von Rebentisch , Landshut 
9. April. 4 



10857. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Bolkenhain, 10 avril 1759. 
La lettre que Votre Altesse m'a faite du 3 de ce mois, ni'a 6t6 
bien rendue. Je La felicite de tout mon cceur des heureux comrnence- 
ments de Son expedition,^ mais mes vceux dont je L'accompagne, se- 
ront accomplis, quand vous saurez prendre le magasin de Friedberg et 
pousser jusqu'ä Hanau. A dire ma peine, je ne crois pas que Votre 
Altesse saura mener Son expedition jusqu'ä quelque chose de decisif, k 
moins que les Fran^ais ne fussent aussi insens^s que de venir en avant 

I D'O hatte berichtet, 6000 Mann seien durch Politz und Starkstadt nach Trautenau 
marschirt. „Ce qui reste dans les environs depuis Politz et Braunau jusque vers Fried- 
land, monte ä peu pr^s a 10 000 hommes." — 2 Der Hummel, Burgruine westl. voa 
Reinerz. Am 11. wird d'O von neuem angewiesen, erforschen zu lassen, „ce qu'ü 
y a ä peu pres de l'ennemi entre le Hummel et Nachod". — 3 Bericht von d'O, Glatr 
8. April. Vergl. Nr. 10855. Auf dem Berichte Wedell's, Ruhbank 10. April, findet sicJl 
die Weisung zur Antwort: „Ich höre, dass der Feind hinter Trautenau sich stark 
zusammenziehe, dass doch fast glaube, wie sie von der Seite was tentiren wollen." -r- 
4 Auf dem Berichte von Rebentisch vom 10. steht die Weisung: „Soll nicht be- 
sorgen, werde bald näher anrücken"; auf dem vom 11.: „Nach den Nachrichten, so- 
habe, werde Mich wohl seinen Gegenden nahen." Der König verlegte demgemäss- 
am 12. sein Hauptquartier von Bolkenhain nach Landshut. — 5 Vergl. das Schreibea 
des Prinzen, Fulda 3. April, bei Westphalen, a. a. O. Bd. III, S. 221. 222. 



i6i 



ä votre lencontre: alors vous sauriez le plus beau coup qui pourra 
se faire. 

Ici je tenterai quelque chose sur les Autrichiens entre ci et la fin 
de ce mois. Je ne saurais dire k Votre Altesse jusqu'oü cela reussira; 
mais si la fortune benira mes succ^s, alors cela me degagerait de bien 
'embarras. 

Nach dem Concept. r eueriC. 



AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 



10858 

riellen berichtet, Haag 31, März, 
ecretissime: „J'ai parle ce matiii au prince 
Louis touchant la commission secr^te. 1 II 
ne dit qu'il se persuadait de plus en plus 
jue le sujet qu'il avait en vue, serait le 
jIus propre qu'il puisse trouver ici; qu'il 
ivait dejä concerte de loin la fagon dont 
devait prendre son conge pour un an, 
GUS pr^texte d'aller chez lui voir un 
ieux pfere ; qu'il l'avait dejä fait preveuir 
le loin qu'il y aurait peut-etre moyen de 
employer fort ä son avantage; enfin, 
ine lui , prince , le ferait venir chez lui 
secret dans la journee d'aujourd'hui 
u dans celle de demain matin, pour lui 
roposer l'affaire meme, apr^s l'avoir porte 
e s'en charger ; qu'il se flattait de reussir, 
que Votre Majeste aurait lieu d'6tre 
ontent du choix, du savoir-faire de l'offi- 
ier et de sa prudence. Si le Prince le 
ersuade , il sera ä meme de partir sans 
ucun delai." 

Nach dem Concept. 



Quartier gen^ral de Bolkenhain, 
10 avril 1759. 

Votre rapport du 31 de mars 
m'est aujourd'hui bien arrive, et de 
la fagon qtie vous me faites esperer, 
je me flatte ä present d'avoir au 
plus tot des nouvelles sur notre 
officier hollandais. Je souhaiterais 
meme que, pour profiter d'autant 
plus du temps, cet officier ecrivit 
d'abord de Hollande et avant son 
depart encore au marechal comte 
de Fermor, pour avoir sa permis- 
sion de faire la campagne en vo- 
lontaire comme officier hollandais 
aupr^s de lui. ^ 

F e d e r i c. 



0859. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRETAIRE MICHELL A LONDRES. 



iA.nyphausen und Michell berichten, 
ondon 27. März, der französische Feld- 
err Graf Lally habe die Belagerung von 
[adras aufgehoben. 3 

Die Gesandten berichten weiter, dass 
ie Uneinigkeit der Höfe von Turin und 
eapel fortdauere, 4 dass aber trotz der 
emühungen der Engländer der sardi- 
ische Hof aus Besorgniss vor der Eifer- 
cht seiner Nachbarn sich zurückhalte. 
riefe aus Frankreich versichern , „qu'on 
est, depuis peu , extremement satisfait 



Bolkenhain, 10. avril 1759. 

Le rapport que vous m'avez 
fait du 27 mars, m'a ete rendu, qui 
ne comprend que la seule bonne 
nouvelle que les Frangais ont echoue 
devant Madras, et que les Anglais 
se conservent sur Guadeloupe. 

Mais, quant ä vos nouvelles 
au sujet du roi d'Espagne, tout 
comme de Naples et de Turin, ces 



» Vergl. S. 145. 156. — 2 In einem P. S. lässt der König für die Zusendung 
T Leichenpredigt der Prinzessin von Oranien danken. — 3 In der Nacht vom 16. 
m 17. Februar; vergl. Schäfer a. a. O. Bd. IT, Th. I, S. 394. - * Vergl. S. 114. 
Corresp. Friedr. II. XVIII. * ^ 



102 



des disposilions de la cour de Naples, et 
que les rois de France et de Naples se 
proposent d'avoir une entrevue ä Lyon, 
au passage qu'on pr^tend que le dernier 
prendra par cette ville pour se rendre en 
Espagne. L'on veut aussi que la cour 
de Versailles ait fait faire des propositions 
h Celle de Turin qui l'auraient extreme- 
ment tranquillisee." 

Nach dem Concept. 



choses me paraissent un furieux 
contre-coup qui ne laisse que d' aug- 
menter nos embarras ou du moins 
ne les diminue point. 

Federic. 



10860. AN DEN GEHEIMEN COMMERZIENRATH VON REXIN 
IN KONSTANTINOPEL. 

Hauptquartier zu Bolkenhain , 10. April 1759. 
Il est arrive que dans le mois de mars passe un de nos partis de 
hussards ont enlev^ un courrier russien , le capitaine de Werden, adju- 
dant du mardchal Fermor, que la cour de Petersbourg avait dep^che ä 
Celle de Vienne, et qui, k son retour, fut pris aux fronti^res d'Autriche 
avec tout ce qu'il portait de depeches et de lettres. ^ En voici une 
qui avait ete ecrite d'un nomme Paul Lewaszow au grand - chanceliei 
comte de Woronzow en langue russienne , et dont apres une fid^le tra- 
duction en langue allemande voici le contenu mot ä mot: 

„In diesen Tagen ist ein Albanier, gebürtig aus der Stadt Skutari, bei mir ge- 
wesen , der mit der Nachricht als ein Expresser hiehergekommen ist, dass der Name 
Ihro Kaiserl. Majestät unsrer allerdurchlauchtigsten Monarchin in den dasigen Ge- 
genden einen solchen Ruhm erlangt hat , dass die ganze albanische Nation , sowohl 
Christen als Mahometaner , wie auch Bosnien , Epirus und die Bardianer, 2 einmüthig 
verlangen, sich dem gnädigen Scepter dieser Monarchin zu unterwerfen. 

„Wenn dieses wirklich so ist, wie er es entdeckt hat und wie ich von vielen 
andern eben dergleichen gehört habe, so kann Russland mit leichter Mühe einen nicht 
kleinen Vortheil aus der Neigung dieser erwähnten Nationen erhalten; wenn es sich 
zutrüge, dass es mit den Türken in Krieg verwickelt würde, so würde es leicht ohnt 
alle Hilfe seiner Alliirten zurecht kommen , weil diese Nationen vor sich selbst im 
Stande sind, das ganze ottomanische Reich zu erschüttern, welches aus den Thateü 
des berühmten Skanderbeg 3 zu sehen sehr leicht ist, der doch nur einige Theile Alba- 
niens und Epirus beherrscht hat und sich doch der ganzen türkischen Macht entgege 
setzen konnte, und von welchem alle Historien einstimmig sagen, dass, wenn er vo 
den christlichen Fürsten nur eine kleine Hilfe bekommen hätte, er im Stande gewes 
wäre, den Türken damals aus ganz Europa zu jagen. 

„In dieser Absicht würde es nicht ohne Nutzen sein , eine besondre gewig 
Person zu bestimmen , die in Affairen treu ist , ihr das erforderliche dazu zu gebeBij 
welche von hier gute Empfehlungsschreiben bekommen könnte in diese benannt« 
Länder, die in eine genaue Verbindung treten möchte mit allen diesen Nationen, di(l 
unter der Türken Botmässigkeit stehen, und einigen andern Herren, die mit uns eini 
Glaubens und einer Sprache sind und gegen Russland eine unbeschreibliche Ergebe 
heit haben. 

I Vergl. S. 105. 112. — 2 In der Vorlage beigefügt am Rande: 
ein District in Bosnien, am Saustrom, grenzt an Servien und Sclavonien." 
Kastriota Eskenderbeg, f 1467. 



,Bardia isl 
— 3 Georij 



■üyj 



i63 — 

„Hiermit habe ich Ew. Hochgräfl. Excellenz ausführlich und unterthänigst be- 
ichtet, was vor ein grosser Vortheil vor Russland aus der Connexion mit diesen 
iberaus tapferen Nationen entstehen könnte. 

„Der Ruhm, der dem Namen Ew. Excellenz dadurch zuwachsen wird, wird auf 
lie spätsten Nachkommen von Kind zu Kindeskindern unvergesslich bleiben. Ich 
litte um gnädige Vergebung und wünsche alles hohe Wohlergehn , der ich die Ehre 
labe, mit der tiefsten Hochachtung zu verbleiben, gnädigster Herr, Ew. Hochgräf- 
ichen Excellenz unterthänigster und allergehorsamster Diener 

Wien, 16./27. Februar 1759. Paul Lewaszow." 

Das Original von diesem Briefe ist in unsern Händen. 

Ich habe zwar von Euch nunmehro in vielen Monaten nicht die 
liiergeringste Nachricht von Euch gehabt , Ich kann auch nicht wissen, 
b Euch die verschiedene Briefe , DupHcata und Nachrichten , so Ich 
nter guten Couverten theils über Amsterdam, theils über Venedig nach 
ler gewöhnlichen Aufschrift gehen lassen, Euch zugekommen seind, 
och weniger habe Ich einige Nachrichten , mit was vor Success Eure 
■Jegociation gehet und ob Ihr Hoffnung habet, was auszurichten oder 
icht. So habe Ich auch nicht die geringste Nachricht, ob der von 
)resden aus um Weihnachten an Euch abgegangene Euch schon be- 
annte Expresse' angekommen sei oder nicht. Um Euch vorstehendes 
lies aber zu schreiben , so lasse Ich dieses durch den engelschen ^ Ge- 
andten über Engelland gehen und hoffe, Ihr werdet solches aus den 
landen von M. Porter empfangen. 

Bei Erhaltung dieses Meines Schreibens werdet Ihr am besten ur- 
heilen können , ob nach Situation derer Affairen Ihr von dem Briefe 
es Lewaszow zu Wien einigen Gebrauch bei der Pforte werdet machen 
fiönnen. Woferne Eure Actien noch einigermaassen bei derselben gut 
tehen , so sollte man glauben, Ihr würdet Euch durch Communication 
!es Lewaszow' sehen Briefes, mithin durch Entdeckung des darin ent- 
altenen Complots eine Merite machen, die Pforte auch zugleich sehen 
önnen, was die beiden kaiserHchen Höfe vor Absichten gegen dieselbe 
ihren, und dass, woferne sie nur erst in Teutschland freie Hände be- 
ommen sollten, alsdenn es gewiss an die Pforte kommen und man 
olche zu demüthigen, wo nicht gar aus Europa zu verdrängen wird 
liehen und sie deshalb wird angreifen wollen. 

Alles dieses aber muss Ich Eurer Einsicht und Ueberlegung über- 

issen. . 

j Friderich. 

Ihr werdet erachten , wie sehr Mich einmal wieder nach Berichten 
on Euch verlanget, und dass Ich wisse, woran Ich der dortigen Sachen 
^egen bin, und was Ich erwarten kann oder nicht. 

Nach dem Concept. 



» Vergl, Nr. 10660, S. 26. — 2 So. Es ist Mitchell. 



104 

io86i. AU G^NfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

[Bolkenhain ,] lo [avril 1759]. 

Je vous envoie, mon eher, 16 canons, 8 pontons, 4 bataillons et 
4 rdgiments de cavalerie. Tout cela sera le 13 ä Neisse et le 15 au 
plus tard chez vous. J'ai donne ordre ä Treskow ' de vous fournii 
6 obus et, si vous le voulez, quelques mortiers. 

Je con^ois comme vous toutes les difficultes que vous rencontrerez 
dans votre chemin. ' Les hasards decideront de l'execution ; mais je sui^ 
force par les conjonctures de me pr^ter ä bien des choses qui, dan 
d'autres temps, me repugneraient beaucoup. II faut essayer l'afifaire; 
si eile ne reussit qu'en partie, ce sera toujours un avantage qui les^ 
derangera; si cela reussit tout-ä-fait, ce sera admirable. Je ne me flatte 
de rien, et j'attends tranquillement ce que le hasard decidera de l'entre- 
prise, sür que vous ne negligerez rien, et que ce ne sera pas votre 
faute, si cela ne reussit pas. 

Grant et Bülow vont avec ce corps, Vous aurez soin d'attirer ä vous 
le regiment de Bornstedt et de Mosel. 

Je vous dirai que, si vous etes heureux, que je vous redemanderai, 
immediatement apr^s l'expedition finie, la cavalerie, les 4 bataillons de 
Bülow et 6 canons ; qu'alors je me propose de tenter ici la m^me entre- 
prise sur Nachod et Braunau , pour delivrer toutes les fronti^res de Si- 
Idsie de corps si fort ä portee d'entreprendre ; de sorte que, si tout 
cela reussit, je pourrai me tourner avec mon armee sans crainte, seit 
contre les Russes, soit contre Leopoldus. 

Vous comprenez donc que ce m'est une necessite de prendre ces 
partis hasardeux, sans quoi je succombe et suis ruine avant la motie 
de la campagne. 

Adieu , mon eher ami , je vous souhaite mille bonheurs ; je vous 

embrasse et suis tout ä vous ^ , 

f e d e r 1 c. 

Daun veut agir au commencement de mai ; il nous reste 20 jours, 
Si nous les employons bien, toute la frontiere sera nettoyee. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



I Unter den neuerdings an das Kriegsarchiv des Grossen Generalstabs zu Beruft 
abgelieferten Ausfertigungen der Cabinetsordres an den Commandanten von Neisse, 
Generallieutenant von Treskow, findet sich auch der oben erwähnte Befehl. Die 
Cabinetsordres an Treskow sind an ihrem früheren Aufbewahrungsorte , vermuthlich 
durch Feuchtigkeit, stark beschädigt worden, bei den meisten ist die linke Seite voll- 
ständig abgefressen ; so ist auch in obiger Ordre die Datirungszeile vernichtet. Ein 
eigenhändiger Zusatz des Königs zu der Ordre lautet (mit Ergänzung der fort« 
gefressenen Zeilenanfänge) : „[Wann] Fouque auch Mortiers haben [will, soljche müssen 
auch mitgeschaffet [werden] ; 6 Haubitzen müssen aber [noch] mit Bülowen mitgehen 
können." — 2 Vergl. S. 159. — 3 Nämlich: nos ennemis. 

t 



i65 

|io862. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE- FOUQUfi. 

Bolkenhain, ii. April i 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 10. dieses erhalten und danke Euch 
i?or die communicirte Nachrichten, worauf Euch in Antwort dienet, dass 
;s Euer Spiel um so besser machen wird, wenn sich der Feind schon 
usammenziehet und campiret, weil Ihr sie sodann auf einmal los werdet. 
Alles, was Ich Euch zuschicke, ist bereits unterwegens, und werden 
lie Regimenter ohnfehlbar den 15. dieses zu Euch stossen können und 
hr alles bei Euch haben. 

Tant mieux, mon ami, que vous trouviez ces bougres rassemblds ; 

)lus tot vous vous en tirerez. t. , 

F e d e r 1 c. 

Mon neveu'' a fait trois regiments des Cercles prisonniers du cote 

le Meiningen et battu les regiments de Pretlack et Savoie , lequel a 

)erdu deux etendards. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Die zwei Zusätze eigen- 

ändig. 

10863. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

Bolkenhain, 11. April 1759. 
Ich danke Euch vor die unter dem 10. dieses Mir gegebene Nach- 
ichten. Ich hoffe, dass wir das Projet ^ so a tempo derangiren werden 
md es noch angehen wird, wie Ihr bald erfahren werdet. 

Nun werden wir bald sehen, wie sich unser Glücke dies Jahr 
lalten wird. 

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig. -T riueriCxl. 



IG 864. AU GfiNßRAL DE LTNFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -F0UQU6. 

[Avril 1759.]* 
J'ai fait , mon eher , ce que j'ai pu pour vous envoyer des obus ; 
nais cela m'a ete impossible. Zieten en avait 6 , les autres etaient ä 
tandshut; j'en ai voulu tirer de Schweidnitz, il n'y en avait point, il 
i'y en a pas ä Neisse non plus; de sorte que je vous conseille de 
)rendre quelques mortiers de Neisse. ^ Voilä tout ce que j'y sais. J'ai 
; petits mortiers; il m'est venu dans l'esprit de vous les envoyer; mais 
! est 9 heures , ils ne pourront partir que demain matin , mais, s'ils 

I Zum II. April vergl. auch ein Schreiben an Voltaire in den CEuvres Bd. 23, 
>• 34- — 2 Der Erbprinz von Braunschweig. Vergl. den S. 160. Anm. 5 genannten 
Bericht des Prinzen Ferdinand. — 3 Seydlitz hatte über die Vorbereitungen der 
Desterreicher zum Einbruch in Oberschlesien Meldungen gemacht. — 4 Wohl vom 
I. April zu datiren, da der König nach seinen Worten noch nicht in Landshut ist. 
^ Vergl. Nr. 10 861. 



i66 



I 



partent demain , voilä le 1 3 ä Schweidnitz , le 1 6 ä Neisse , et cela. 
viendra trop tard. 

Je vous ecris tout ceci, pour que vous ne croyez pas qu'il y a de 
ma faute, si je ne vous ai pas servi comme vous l'aurez desire. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. 

F e d e r i c. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. KÖnigl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10865. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON TRESKOW, 
COMMANDANTEN VON NEISSE. 

[April 1759.] 

Ich gebe Euch auf [den] Bericht und Anfrage vom 10. dieses zur 
Antwort, dass Ihr denen Ordres des Generals von Fouque überall folgen 
und gehorsamen müsset, als unter dessen Commando Ihr stehet. ' Die 
Umstände der Festung [seind] jetzo so, dass keine starke Garnison 
darin nöthig ist, so lange der General von Fouque mit der Armee der 
Orten vorstehet, und brauchen auch inzwischen die Wachten nicht sa 
stark an Mannschaften zu sein, wie sonsten, wenn die Gefahr näher ist. 
So könnet Ihr auch alles, was Ihr wegen der Festung zu bestellen [und 
zu] sagen habet , an den Oberstlieutenant von Neckern, Blan[cken]see'- 
schen Regiments bestellen und sagen, welcher ein tüchtiger [Mensch} 
und zuverlässiger Officier ist. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10866. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN 

IN BERLIN. 

Bolkenhain, 11. April 1759. 

rLichel übersendet ein nicht mehr vorliegendes königliches Antwortschreiben auf 
die Immediateingabe des Bruders des Ministers, des Generalmajors Grafen Finckenstein. « 

[Es] ist aus der darin angeführten Ursache die Sache bis dato noch 
in statu quo geblieben, obschon des Königs Majestät die gracieuseste 
Versicherungen, alles hiernächst in Ordnung zu bringen, gegeben haben. 
Das aber kann mir kühnlich die Freiheit nehmen, Ew. Excellenz vollen- 
kommen zu versichern, dass der Gas, worüber Deroselben Herr Bruder 
so disconsoliret ist, weder einigen Unwillen, noch das geringste Miss- 
vergnügen des Königs gegen denselben, noch auch eine distinguirte 
Preference des Herrn von Platen zum Grunde hat, sondern sich alles 

I Treskow sollte an der Expedition nach Oesterreichisch-Schlesien und Mähren 
theilnehmen. Vergl. S. 159. — 2 Der Generalmajor Graf Finckenstein hatte unter 
dem 31. März aus Rucksfeld geschrieben, er sehe sich bei der erfolgten Militär- 
promotion vergessen , und hatte den König gebeten, ihm seine Gnade zu erhalten. 



I 



167 

in der Declaration , so des Königs Majestät bei Dero Zurückkunft von 
Zorndorf gethan, gründet, dass nämlich Sie, von dem Grade eines 
Obristen an. Sich an keinen Rang noch Anciennete wegen derer Generals 
mehr binden, sondern darunter so nehmen würden, wie Sie glaubten, 
dass in gegenwärtigem Kriege es die Umstände und der Dienst er- 
forderte. Welches Sie dermalen sowohl bei der hiesigen als sächsischen 
Armee und, wo ich nicht irre, auch Dohna'schen Corps bei der Parole 
publiciren lassen, damit in vorkommenden Fällen sich niemand darüber 
beschweren könne. Es hat dieses zwar anfänglich einige Motus gemachet; 
des Prinzen Karl von Bevern Durchlaucht seind auch darüber aus dem 
Dienst gegangen , des Königs Majestät aber haben Dieselbe eher ver- 
lieren, als darunter nachgeben wollen > . . . 

Nach der Ausfertigung. xL 1 C n 6 1. 



10867. AU PRINCE FERDINAND DE PRUSSE A SCHWEDT. 

Landshut, 12 avril 1759.3 
Je ne saurais que vous remercier des deux lettres que vous m'avez 
ecrites du 5 et du 9 de ce mois, par lesquelles vous continuez k me 
donner des nouvelles de l'etat de votre sante , et je suis penetre de 
chagrin que, bien loin de vous trouver soulage, eile semble empirer. 
Je vous prie, mon trds eher fr^re, de vous tranquiUiser de ne pas etre 
ä m^me de pouvoir faire la campagne presente, l'etat actuel de votre 
sante s'y opposant. Ce sont lä des accidents auxquels est sujette la 
nature humaine, et je vous conjure de reflechir que vous ne feriez que 
differer votre guerison en vous attachant trop ä l'idee de votre Situation 
presente. Soyez donc tranquille ä cet egard, tächez de regarder tout 
avec indifterence, afin de pouvoir vous flatter qu'ä la venue de l'annee 
prochaine vous pourrez d'autant mieux disposer de vous-meme et de 
votre louable penchant. Je viens, au reste, d'ecrire ä Cothenius de vous 
aller trouver pour un couple de jours. Je suis avec l'amitie la plus 
tendre etc. 

Ayez patience , mon eher, pourvu que vous ne mourriez pas, ce 
sera ce que vous pourrez faire de mieux; mais, pour Dieu! ne vous 



I Vergl. auch „Publicationen aus den Preuss. Staatsarchiven" Bd. 22, S. 227. 
477. 478 und das Schreiben des Königs an Prinz Ferdinand von Braunschweig, Rohn- 
stock 31. März, bei Westphalen a. a. O. Bd. III, S. 255. — 2 In einem voran- 
gehenden Schreiben, Bolkenhain 9. April, hatte der König für die Mittheilungen über 
das Befinden seiner Schwester, der Markgräfin von Schwedt, gedankt; er hatte die 
Hoffnung ausgesprochen, dass es mit der Gesundheit des Prinzen Ferdinand besser 
gehen werde, wenn die Jahreszeit erlauben werde, die Bäder zu gebrauchen; „vous 
aurez pour lors la bont6 d'y arranger votre voyage ä petites journees et de maniöre 
a n'en point ressentir de fatigue, vous bornant ä faire trois ä quatre Heues par jour ; 
arlicle que je vous recommande beaucoup." 



i68 

chagrinez pas de choses qui ne sont pas en votre pouvoir d'empecher. 
Si vous m'aimez, prenez soin de votre sante. 

F e d e r i c. ' 

Nach der Ausfertigung im Königl. Hausarchiv zu Berlin. Der Zusatz eigenhändig. (Im Haus- 
archiv auch die Ausfertigungen der in den Anmerkungen erwähnten Schreiben.) 



10868. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Landshut, 12 avril 1759. 
Votre rapport du 3 de ce mois m'est bien entre.^* J'en approuve 
le contenu , mais il me semble que vous ne vous y soyez pas pris 
adroitement de faire partir l'officier en question ä la sourdine de vos 
lieux; car il aurait mieux valu qu'il eüt declare hautement et sans de- 
tour qu'il comptait faire la campagne en volontaire ä l'armee russienne, 
et qu'il eüt ecrit de La Haye au marechal Fermor, pour avoir la per- 
mission de s'y rendre.^ 

Nach dem Concept. F e d 6 r i C. 

10869. AU SECRfiTAIRE BENOIt A VARSOVIE. 

Landshut, 12 avril 1759. 

J'ai regu votre rapport du 4 de ce mois,'* et vous ne manquerez 

pas de faire un compliment convenable au sieur Gadomsky de ma part 

et de l'assurer de toute ma reconnaissance , quand l'occassion s'y prti- 

senterait; vous n'omettrez pas non plus de me faire parvenir sans delai 

I Einem folgenden Schreiben an den Prinzen vom 20. April fügt der König 
eigenhändig hinzu: »Ayez, mon eher fr^re, tous les soins imaginables de votre sante"; 
einem Schreiben vom 24., in welchem der Prinz zur Geduld ermahnt wird: „Nos 
affaires prennent un bon train en Boheme ; pour ici , il ne s'y passe rien de nou- 
veau." Am 27. sendet der König dem Bruder ein ärztliches Gutachten und lässt 
ihm schreiben : „Vous ferez bien d'adopter le regime qui s'y trouve ordonne" ; eigen- 
händig fügt er zum Schluss hinzu: „Je crois , mon eher fr^re , qu'il n'y a que ce 
moyen qui puisse vous guerir ; le regime est dur, mais vous devez au moins 1' essayer." 
Vergl. dazu auch das Schreiben an Voltaire in den CEuvres Bd. 23, S. 41. — 2 Hellen 
hatte , Haag 3, April , berichtet, der für die geheime Mission zum russischen Heere 
auserwählte Officier (vergl. S. l6l) sei eine für den Auftrag sehr geeignete Persön- 
lichkeit; der König könne auf seine Klugheit und Verschwiegenheit zählen. Im 
Laufe der nächsten Woche würde er sich nach Hamburg begeben. Es sei ein 
Schweizer von Geburt, mit Namen de Ruvynes, „capitaine de cavalerie ä pension d'ici 
et officier de distinction et de merite , le meme qui en 1757 fit la campagne en vo- 
lontaire ä l'armee de Votre Majeste avec le jeune baron de Grovestins". — 3 Vergl. 
S. 161. Wie Hellen am 7. April berichtet, hatte Ruvynes vor der Abreise das Gesuch 
an Fermor gerichtet und die Antwort nach Danzig erbeten. — 4 Benoit hatte be- 
richtet: „L'ami Gadomsky me marque que le marchand de Danzig (als solcher reiste 
der nach Konstantinopel bestimmte Bote, vergl. Bd. XVH, S. 438 u. 439 mit Anm. l) 
est pass6 heureusement, et qu'il a remis la lettre de Votre Majeste au Staroste (Graf 
Potocki) , que ce marchand est meme deja arrive lä oü son commerce commence 
(d. h. in Konstantinopel)." Benoit empfiehlt seinen polnischen Vertrauten Gadomsky 
der Huld des Königs. 



t 






169 

ce qui vous entrera ulterieurement de nouvelles sur le sort du marchand 
en question ; aussi serez-vous fort attentif sur les allures des Russes et 
leurs niouvements en Prusse et en Pologne, pour m'en faire assidüment 
vos rapports. 

Nach dem Concept. ^^^_______ -^ CCleriC. 

10870. AU CONSEILLER PRIVfi DE LEGATION DE VIERECK 

A COPENHAGUE. 

Landshut, 12 avril 1759. 
J'ai regu votre depeche du 3 de ce mois, et je pense de pouvoir 
vous dire ä peu pres le sujet sur lequel peut rouler Tenvoi des cour- 
riers de France dont vous y faites mention, savoir que la France voudra 
ächer d'animer la cour de Danemark ä armer par mer. Ce n'est ce- 
)endant lä qu'une supposition, et vous continuerez d'etre fort attentif 
)0ur en decouvrir le vrai but. 

Nach dem Concept. " C Q C T 1 C. 



10 871. AU GftNfiRAL DE L' INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

Landshut, 12 avril 1759. 

Je vous ai envoye, vous ai envoyd* tout ce que j'ai pu, mon eher 
mi. Vous aurez 2 bataillons de Neisse et 2 de Bornstedt , 4 que je 
ous envoie. Mon detachement de Glatz' m'a affaibli de sorte qu'avec 
)rudence je ne pouvais envoyer davantage. J'ai ici le gros corps 
is-ä-vis de moi, et pour leur donner le change, je suis avance ici^ avec 
out mon monde, oü j'attendrai tranquillement quelle sera votre for- 
une. Si eile est bonne , comme je le souhaite et l'esp^re , je pourrai 
insuite avec votre secours deranger cette fronti^re-ci ; mais, si cela ne 
eussit qu'en partie , je serai oblige de prendre mes mesures en con- 
equence. 

Le prince Ferdinand continue ä faire des progr^s de son cote ; 
insi que, si tout prosp^re, nous avons les coudees franches pour l'ou- 
erture de la campagne , oü les choses deviendront plus difficiles et 
!us serieuses. 

Adieu , mon eher , je vous embrasse de tout mon coeur, vous sou- 
aitant mille prosperites et esperant d'entendre bientöt de bonnes 

^"^^"^^- Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



' So. — 2 Vergl. S. 146. 152. 157. — 3 Von Bolkenhain nach Landshut. 



— I/o 

10872. AU FELD - MARSCH AL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 14 avril 1759.' 
La lettre que vous m'avez faite du 9 de ce mois, m'a ete rendue; 
sur laquelle je suis bien aise de dire k Votre Altesse que nion fr^re 
Henri a pris ses arrangements pour entrer le 15 de ce mois en Boheme 
par deux cötes dififerents, mais que cette expedition ne durera que jus- 
qu'au 22 tout au plus, en suite de quoi il se pressera pour assembler 
son Corps d'armee du cöte de Zwickau et de Naumburg , oü il a , en 
attendant, detache le general - lieutenant Platen, afin qu'il prenne toutes 
les mesures pour s'opposer et pour nuire k l'ennemi. 

A ce que mon fr^re m'apprend , l'armee combinee ennemie s'as- 
semble autour de Bamberg. Si leur dessein est, comme il le parait, 
de passer par le pays de Fulda pour marcher dans la Hesse , etant 
couverte ä leur droite par la for^t de Thuringe , mon frere marchera 
dans le pays de Hesse et tächera de les joindre le plus tot possible. 
De cette fagon-lä, vous n'aurez rien ä craindre des troupes ennemies 
assemblees autour de Bamberg , et mon ^ fr^re Henri , qui, sans doute, 
vous aura marque dejä son dessein, non seulement vous epaulera, mais 
pourra mener les affaires k quelque chose de decisif par rapport k 
l'armee soi-disante de 1' Empire. 

Au surplus , je vous felicite de bien bon coeur , si les Frangais 
s'assemblent en force pour couvrir le magasin de Friedberg, puisqu'alors 
vous les trouverez ensemble et ils vous epargneront la peine de les 
chercher separes et les combattre en detail. Enfin , je souhaite mille 
bonheurs k Votre Altesse et me flatte que dans peu vous entendrea 
parier du general Fouque. 

Nach dem Concept. F 6 d e r i C. 

10873. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 15 avril 1759.3 

Je vous remercie bien des nouvelles que vous m'avez marquees 
par votre lettre du 14. Le general Fouque attaquera demain ou apr^s- 
demain de Ville, dont je me promets tout le bien possible, et alors il 
faudra voir quelle autre demarche nous aurons ä prendre. 

I An den Commandanten von Glogau, Oberst von Hacke, schreibt der König 
am 14. : „Bis dato glaube Ich wohl nicht , dass die Russen ein mehreres intendiren, 
als etwa eine Ravage zu machen ; denn schon mit einem Corps agiren zu wollen, 
Mir gar nicht wahrscheinlich noch möglich vorkommet." [Ausfertigung im General- 
stabsarchiv.] — 2 Für das Folgende bis zum Schluss findet sich eine eigenhändige 
Weisung des Königs auf derRückseite des Berichts des Prinzen. — 3 Am 14. hatte d'O 
Befehl erhalten darauf zu achten , ob österreichische Truppen von Böhmen nach 
Mähren marschirten ; sobald er davon höre, sollte er den König, ganz besonders aber 
den General Fouqu^ benachrichtigen. 



171 

En attendant, je suis bien aise que les troupes ennemies fönt tant 
de marches et de contre-marches , j'en presume qu'ils sont confus pour 
ne pas savoir quel parti prendre. Continuez seulement de m'ecrire 
toutes les nouvelles que vous aurez. ' 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien (ebenda die in den An' 
merkungen erwähnten Cabinetsbefehle). 



10874. AN DEN OBERST VON PLATEN.^ 

[Landshut, April 1759.] 3 
Hat nicht zu besorgen, dass er wird attaquiret werden, die jetzige 
Umstände seind nicht [danach]. Conträr: die Leute seind sich ver- 
muthen, dass sie von einem Augenblick zum andern von hier werden 
attaquiret werden ; und dass Beck nach Neurode und Silberberg ge- 
wesen , ist pur, um zu erfahren, was hier passiret. Wird gewiss ge- 
schehen, dass ersten Tages Patrouille durchschickt, die aber sehr flüchtig 
und sich nirgend aufhalten wird. Die Panduren, so sich bei Weidenau 
zusammengezogen , werden höchstens morgen früh weglaufen , indenv 
Fouque das ganze Corps von Oberschlesien morgen attaquiren wird. 
Ich wollte wünschen, dass die Oesterreicher bei Silberberg durchkommen 
wollten : sehr übel an [die] Kost kommen ! Da sind sie aber zu ge- 
scheut, das thun sie nicht. Indess sich nur von Bagage und dergleichen 
debarrassiren ; die müsste jetzo nicht bei Regimenter sein, gehet nicht ; 
und wenn was zu stark sollte aufn Hals kommen, dass er meinte, nicht 
widerstehen zu können , so hat er immer zwei Retraiten frei , die ihm 
nicht genommen werden können: die erste auf Schweidnitz, die andere 
auf Glatz, und ist Mir nur einerlei , welche er nimmt , wenn er meint, 
dass es nöthig; aber dazu kommt es ganz gewiss nicht. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts vom 15. April. 4 



10875. AU GfiNERAL DE LTNFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

Landshut, 16 [avril 1759]. 
Nos ennemis, mon eher ami, ne s'attendent ä rien moins qu'ä ce 
qui va arriver. ^ Je leur donne ici toutes les jalousies dont je suis ca- 
pable; des regiments qui marchaient vers la Haute -Silesie, sont re- 

• Am 16. dankt der König für die unterm 15. eingesandten Nachrichten, 
jj'esp^re que vous verrez bientot vous-meme que I'ennemi se passera bientot de tout 
dessein sur la comte de Glatz , et qu'il n'y pensera plus." — 2 Die aus dem Monat 
April vorliegenden Berichte des Obersten Leopold Johann von Platen vom 15. bis 
19. sind datirt aus Olbersdorf bei Frankenstein. — 3 Platen bezieht sich auf obiges 
königliches Schreiben in dem Bericht vom 16. April. — ■* Auf dem Bericht vom 
16. April findet sich die eigenhändige Weisung des Königs zur Antwort: „Es wäre 
ganz gut; er sollte nur nicht so besorget seind, er hätte keine Gefahr nicht." — 
5 Vergl. Nr. 10 861. 10 871. 10874. 



1/2 

lournes ä Koeniggraetz ; en un mot, je vous seconde de tout mon pouvoir. 
Mon frtre Henri doit aujourd'hui etre entrö en Boheme pour y faire 
un ravage ; ^ je tiens la grosse masse en suspens , et je me flatte que 
votre habilete, jointe ä la securite de l'ennemi, vous procurera les succ^s 
las plus brillants. 

Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Fede ric. 

Nach der Ausfertigung im Kaiseil. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10876. AU SECRfiTAIRE BENOIT A VARSOVIE. 

Landshut, 16 avril 1759. 

Je vous enjoins par la presente de faire mesurer sous main , sans 
le moindre eclat et sans que personne ne puisse s'apercevoir de rien 
lä-dessus, combien de pieds ou pas de largeur contient la Vistule aupr^s 
de Varsovie et de lä ä la distance de dix lieues plus bas vers Thorn. 
II s'entend de soi-meme qu'il ne saurait s'agir en cela de quelques pieds 
ou pas de largeur de plus ou de moins, et qu'on ne saurait s'en pro- 
-curer une connaissance tout-ä-fait et scrupuleusement exacte, mais il 
me suffira que je le sache ä peu pres. 

Vous me garderez le plus grand secret sur cet ordre et y satis- 
ferez par votre rapport ä moi seul le plus tot que vous pourrez. 

Nach dem Concept. Fedcric. 

10877. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 17. April 1759. 
Eure beide letztere Schreiben vom 10. dieses habe Ich erhalten, 
und bin Ich von der mit der feindlichen Garnison getroffenen Capitu- 
lation wegen Uebergabe der Peenemünder Schanze recht wohl zufrieden 
gewesen. ' Ihr habet auch ganz recht gethan , die gesammte Garnison 
als Kriegesgefangene nach Stettin abzuschicken, indem Ich aus denen 
Euch vorhin bekannt gemachten Ursachen-^ nicht mehr convenable finde, 
«in oder andere von denen kriegesgefangenen schwedischen Officiers 
auf ihre parole (fhonneur [zu entlassen] , "* da sie solche , wie Ihr Mir 

' Auf einem Bericht des Generalmajors von Puttkammer , d. d. Spremberg 
13. April, enthaltend die Meldung, dass derselbe Rapport wie an den König auch 
an Prinz Heinrich gesandt sei , findet sich die Weisung zur Antwort : „Jetzo desto 
nöthiger, weil Mein Bruder was entreprenirt, und Feind gewiss Mouvements dagegen 
machen wird ; und also muss er sowohl Meinem Bruder als Mir in Zeiten avertiren, 
damit jeder gleich weiss, was er dagegen zu thun hat." — 2 Vergl. die Capitulation 
vom 10. April in den Danziger „Beyträgen" Bd. VII, S. 605 ff. In ähnlicher Art, 
wie an Manteuffel, schrieb der König an General von Diericke über die Capitulation, 
indem er ihm gratulirt, „dass Sache so gut gemacht". [Weisungen für die Antwort, 
auf der Rückseite des Berichts von Diericke, Wolgast 11. April.] Vergl. auch S. 158. 
— 3 Dieses Schreiben fehlt; gefangene schwedische Officiere hatten unerlaubte Corre- 
spondenzen geführt. — 4 Vergl. S. 156. 



— - 173 

ietzo abermalen überzeugende Proben davon anzeiget, so gar schlecht 
id beobachten, sich gar keinen Skrupel machen. 

Es ist auch ganz recht, dass Ihr nur das Fort gänzlich rasiren 
lasset, wozu Ihr dann das dortige Landvolk employiren könnet, und 
Ihr damit um so viel eher zum Stande kommen werdet, als solches bei 
der letztern Einnahme ' ohnehin sehr delabriret worden. Es ist in 
jetzigen Umständen eine schlechte Bicoque, so nichts defendiret, wohl 
aber allemal embarrassiret und eine Garnison exponiret. 

Die in der Schanze befindlich gewesene Canons habet Ihr sowohl 
als die Schwerinschen auf Stettin, und von dar, was metallene darunter 
seind, nach Berlin weiter bringen zu lassen, dem Generallieutenant von 
Rochow aber dabei zu schreiben , dass er alles , was kleines Zeug ist, 
nach Meiner Intention nur zum Einschmelzen gebrauchen lassen soll. 
Was aber Zwölfpfünder davon seind, solche könnet Ihr behalten, auch 
die Sechspfünder gegen Dreipfünder bei Eurem unterhabenden Corps 
austauschen. Alles übrige kleine Zeug, als Zweipfünder und dergleichen 
mehr, soll nur zu Berlin eingeschmolzen werden. 

Was das Kartell mit denen Schweden betrifft, ^ da bin Ich zufrieden» 
dass die Conferenzen deshalb zwischen denen Commissarien angetreten 
und das Kartell zur Auswechselung auf ein gewisses Geld par tete re- 
guliret und dergestalt alles bis zu Meiner Ratification arrangiret werde ; 
welchem ohnerachtet Ihr dennoch die kriegesgefangene schwedische 
Officiers , so auf ihre parole cVhonneur vorhin reclamiret worden , noch 
reclamiren könnet, dass solche sich persönHch sistiren müssen, 

Dieweilen auch nach dem mehrerern Einhalt Eures besonderen. 
Schreibens vom lo. dieses der Capitän von Ehrengranat, sich, da er 
auf parole d'honneur als Kriegesgefangener zurückzugehen , Urlaub er- 
halten , dennoch , wider alles , was unter ehrUebenden Officiers der Ge- 
brauch ist, von allerhand sehr präjudicirlichen Briefen, um solche heimlich 
mit durchzubringen, chargiret hat, so sollet Ihr solchen nur zu Stettin 
ferner, und zwar unter guter Aufsicht in genauem Arrest halten lassen, 
auch deshalb das nöthige an des General von der Infanterie Herzog 
^on Bevern Liebden schreiben, die bei ihm gefundene Briefe aber, die 
ausserdem wenig releviren, könnet Ihr nur ins Feuer werfen lassen. 

Was Ich Euch übrigens, jedoch hauptsächlich und vor allen Dingen, 
rccommandire , ist, dass Ihr bei dem Commando über dortiges Corps 
eine scharfe und sehr exacte Disciplin , insonderheit aber bei denen 
l>reussischen Regimentern, halten sollet; denn es nicht erlaubet, noch 
kaum zu glauben ist, wie sehr diese Regimenter, als Ich solche im vo- 
rigen Jahre gesehen, sich wegen aller guter Ordnung, Disciphn und 



I Am 13. März 1758 durch die Preussen. Vergl. Danziger „Beyträge" Bd. IV,, 
l379- Vergl. auch Bd. XVI, 172. 298. — 2 Vergl. S. 104. 



174 

Subordination relachiret haben. ' Dannenhero Ihr solche auf alle Weise 
wiederum retabliren und sie hereinbringen müsset; zu dem Ende Ihr 
sowohl den gemeinen Mann scharf unter der Disciplin und unter dem 
Stock halten lassen, als auch die Officiers in der gehörigen Subordina- 
tion und Ordre bringen müsset, so dass, wenn einer von ihnen etwas 
im Dienste imd in der Subordination versiebet und fehlet, er sogleich 
und ohne einigen Scherz deshalb zu verstehen , davor angesehen und 
im Arrest gesetzet werden müsse ; Ihr vor Euch aber sollet Euch, wenn 
was versehen worden oder wider den Dienst gehandelt wird, nicht so- 
wohl an die Subalternen, als vielmehr an die Commandeurs halten und 
■diese davor ansehen , dass sie nicht besser Acht geben und erstere in 
der gehörigen Disciplin und Subordination halten. 

Alles dieses recommandire Ich Euch höchstens, denn Ihr Mir 
Selbsten davor responsable bleiben sollet. 

P. S. 

Auch befehle Ich Euch hierdurch , dass Ihr nunmehro mit allen 
mecklenburgischen Sachen ^ und was dergleichen sonsten ist, auf das 
fordersamste zum Stande und zur Endschaft zu kommen suchen, auch 
Euch überall dergestalt einrichten und parat halten sollet, auf dass, 
wenn es nöthig sein dörfte, Ihr ohnfehlbar kommenden i. Mai mit dem 
unter Eurem Commando stehenden Corps im völligen Stande auf- 
brechen und Euch dahin, wo Ich es befehlen werde, wenden könnet. 
Ihr sollet Mir auch inzwischen melden, ob die dortigen Regimenter und 
Bataillons wiederum gänzHch complet sein oder nicht, ob sie fleissig 
exerciret haben, und wie solche in Ordre seind, zumalen da Ich in ge- 
raumer Zeit von allem diesen gar keine Nachricht bekommen habe; 
wie Ihr denn auch melden müsset, ob die Magazine und sonsten all^ 
in fertigem Stande sei. Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10878. AU SECR^.TAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Landshut, 17 avrii 1759. 
J'ai regu ä la fois vos differents rapports du 7 de ce mois, et vous 
n'auriez pas eu besoin d'entrer dans un detail si ample que vous avez 

» Vergl. Bd. XVII, 475. Auf die jmmediateingabe des Generalmajors von 
Kleist, des neuen Chefs des ehemals Rauter' sehen ostpreussischen Infanterieregiments 
(vergl. Bd. XVII, 284), d. d. Güstrow 31. März, enthaltend das Gesuch, bei der 
durch den Abschied eines Capitäns eintretenden Vacanz ein allgemeines Avancement 
im Regiment stattfinden zu lassen , da die zum Avancement vorgeschlagenen alles 
Officiere seien, „die mit stärkstem Eifer Ew. Königl. Majestät attachiret seind", ent- 
gegnet der König : „Er rühmt; Zeichen dass nicht taugt. So schändlich bei Zornd[orf], 
nicht zu beschreiben 1 Meritiren nicht ! Soll nur sorgen, erst ihr Devoir ; sonst 
w[erde] sch[on] bessere schicken . . ." [Weisungen zur Antwort; am Rande des 
Gesuchs.] — 2 Vergl. S. 88. 89. 100. 158. 



— 175 

fait, sur les circonstances particuli^res de l'officier en question,^ puis- 
qu'il me suffit que le prince Louis de Brunswick ait bien voulu avoir 
la bonte de le choisir, en le trouvant propre et capable aux vues aux- 
quelles j'ai desire de l'employer, et pour l'execution desquelles j'esp^re 
qu'il s'emploiera comme il faut. 

Der König spricht seine Unzufriedenheit aus , dass Hellen die für den Officier 
bestimmten 3000 Thaler schon im Haag ihm ausgezahlt habe ; während nach der ge- 
troffenen Vereinbarung der Resident Hecht in Hamburg das Geld zahlen sollte. 2 

Nach dem Concept. F 6 d e r 1 C. 



10879. AU CONSEILLER PRIV£ DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Landshut, 17 avril 1759. 

J'ai regu votre depeche du 30 mars avec les lettres que vous 
m'avez faites du 3 de ce mois. Quant au memoire que le comte de 
Bothmar, concernant certaines ouvertures de paix faites par le canal de 
la cour de Copenhague, ^ vient de presenter aux ministres d'Angleterre, 
il ne coüte gu^re de la peine pour penetrer toutes les circonstances de 
cette aflfaire, qui naturellement ne sont d'autres sinon que le comte de 
Bernis , aprds son eldvation ä la dignite de cardinal, * a desire le reta- 
blissement de la paix, et qu'ayant cru la cour de Danemark la plus 
convenable pour en faire faire des ouvertures ä l'Angleterre, mais 
qu'avant que cette affaire a pu prendre fond, sa disgräce et son eloigne- 
ment du niinist^re etant survenus, son successeur^ a cru pouvoir im- 
punement planter lä le Danemark, et, pousse apparemment par le parti 
autrichien, lui a donne un haut dementi.^ 

Voilä Sans doute toute l'histoire de cette affaire, ä laquelle peut- 
^tre la cour de Danemark s'est pretee avec un peu trop de facilite. 
D'ailleurs, si je prdsume juste, je crois que ni les Russes, ni les Autri- 
chiens voudront avoir le Danemark pour mediateur de paix, comme 
une puissance qui ne saura donner assez de poids ä sa mediation. 

Je suis, au surplus, un peu en peine de ce qu'on ne regoit point 
de nouvelles süres en Angleterre sur les affaires d'Amerique, ce qui 
[ne] me parait pas d'etre de bon augure. 

Federic. 

Dans peu, vous aurez de nos nouvelles. 

Nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der Ausfertigung. 



I Vergl. S. 156. 161. 168. — 2 Vergl. S. 156. Am 19. lässt der König an 
Hellen schreiben, es sei das befürchtete eingetreten. Hecht habe dem vorher er- 
haltenen Cabinetsbefehl zufolge die übersandten 3000 Thaler dem holländischen 
Officier gezahlt, so dass dieser das Geld nun doppelt empfangen habe. — 3 Vergl. 
Bd. XVn, 374. 407. — 4 2. October 1758. — 5 Choiseul. Vergl. S. 31. I45- — 
Vergl. Nr. 10880. 



176 



io88o. AU CONSEILLER PRIVfi DE LltGATION DE VIERECK 

A COPENHAGUE. 



Viereck berichtet , Kopenhagen 
7. April, der zum englischen Gesandten 
in Stockholm ernannte Ritter Goodrick > 
habe dem schwedischen Vertreter in Ko- 
penhagen , Baron Ungern , zu verstehen 
gegeben, er möge in seinen Berichten an 
den schwedischen Minister Höpken ein- 
fliessen lassen, dass Goodrick im Stande 
sei, „de lui faire des ouverlures qui pour- 
raient mener ä une paix entre Votre Ma- 
jeste et la Su^de, s'il etait autoris6 ä les 
ecouter". Höpken habe darauf dem Baron 
Ungern gestattet, die Eröffnungen anzu- 
hören. „Actuellement, ledit Chevalier de- 
sire de savoir les intentions de Votre Ma- 
jeste s'il doit faire usage encore des In- 
structions qu'Elle lui a donnees l'annee 
passee relativement ä ces affaires.** 2 

Viereck berichtet weiter: „Je suis 
bien parvenu ä me procurer un memoire 
que l'ambassadeur de France ä P^ters- 
bourg3 a presente au ministfere russien, 
qui fait voir la realite de ce que j'ai eu 
l'honneur de marquer precedemment 
touchant le desaveu des insinuations faites 
en Angleterre par le canal du Danemark 
pour une paix avec la France.* J'envoie 
ci-joint une copie ä Votre Majeste en Lui 
soumettant si, pour augmenter la desunion 
entre cette cour et celle de France , Elle 
ne juge pas ä propos de le faire ins^rer 
dans une gazette de Hollande, d'une ma- 
ni^re qui fit soupgonner ici que c'est la 
France m^me qui ait eu soin de le faire 
repandre. Je sais qu'on le craint ici." 



Nach dem Concept. 



Landshut, 18 avrils 1759. 

Je stiis bien aise que vous m'avez 
instruit de quoi il s'est agi dans 
l'insinuation faite par le Chevalier 
Goodrick au baron d' Ungern. Pour 
vous informer de ma fagon de 
penser au sujet de la Su^de, je vous 
dirai que, si la Sudde me fera faire 
des propositions tendantes au re- 
tablissement de la paix , je les 
ecouterai et m'y deciderai raison- 
nablement, mais qu'on lui fasse le 
premier de ma part des proposi- 
tions , voilä ce que je ne ferai du 
grand jamais. Sur quoi, vous vous 
conformerez non seulement, mais 
en ferez d'ailleurs des insinuations 
convenables et en termes polis au 
sieur Goodrick, afin qu'il puisse 
prendre lä-dessus ses mesures. 

Quant ä la proposition que 
vous me faites pour faire inserer 
certaine pi^ce dans les gazettes de 
Hollande, j'en donnerai mes ordres 
ä mes ministres^ pour en avoir 
soin, quoiqu'il n'en r^sultera pas- 
grand' chose qu'un peu d'aigreur 
passager entre la France et le Da- 
nemark. Mesdits ministres vous- 
instruiront sur tout le reste de ce 
que votre rapport contient. 

Federic. 



IG 881. AN DEN ETATSMINISTER FREIHERRN VON 
SCHLABRENDORFF IN BRESLAU. 

Landshut, 19. April 1759. 
Euren Bericht vom 16. dieses habe Ich, jedoch allererst gestern,, 
allhier empfangen, und thut es Mir zwar leid, zu vernehmen, dass ein 

I Vergl. Bd. XVI, 419; XVII, 53. — 2 Vergl. Bd. XVI, 374. — 3 Marquis- 
L'Hopital. — 4 Vergl. Bd. XVII, 374. 407. 408. 427. — 5 Zum 18, April vergl. 
auch ein Schreiben an Voltaire in den CEuvres Bd. 23, S. 36. — 6 Demgemäss- 
Schreiben Eichel's an Finckenstein , Landshut 18. April, in königlichem Auftrage f: 
Ministerialerlass an Hellen, d. d. Berlin 24. April. ^. 



177 

Dorf in der Gegend von Medzibor von einer schlechten Partie Kosacken 
dergestalt, wie Ihr meldet, misshandelt worden ; Ihr werdet aber selbst 
erachten , dass es ohnmöglich ist , dergleichen gegen so schwärmendes 
Raubgesindel, wenn es auch, wie Ihr muthmaasset, Polen wären, aller- 
wegens zu verhindern.^ Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10882. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN 

IN. BERLIN. 

Landshut, 19. April 1759.2 
XLichel kommt auf die Angelegenheit des Generalmajors Graf Finckenstein , des 
Bruders des Ministers, zurück 3 und schreibt : 

Wann ich wüsste , dass denselben einige mehrere Exempel conso- 
\ liren und beruhigen könnten , um ihm zu zeigen , dass , was occasione 
des Herrn Generallieutenant von Platen geschehen, nicht den geringsten 
personellen Rapport auf Ew. Excellenz Herrn Bruder hat, sondern viel- 
mehr eine Suite von dem Principio ist^ welches Se. Königliche Majestät 
in gegenwärtigem so gar sehr critiquen Kriege declariret haben, nämlich 
n dem Avancement unter Dero Herrn Generals Sich nicht an die Tour 
Jnoch Anciennete zu binden , sondern solches dergestalt zu machen, wie 
Sie glaubeten, dass fes in gegenwärtigen Umständen Dero Dienst und 
iie Beschaffenheit derer Sachen erforderte, so könnte ich noch die 
iSxempel derer Herrn Generallieutenants von Finck und von Wedell* 
ülegiren, welche bekanntermaassen von denen jüngsten Generalmajors 
^varen, als des Königs Majestät glaubeten, dass zu Soutenirung des 
];ommando , so Sie ihnen anvertrauen wollten , es nöthig sei , ihnen 
ijJen Grade und Caractere vom Generallieutenant beizugeben ; anderer 
pbristen zu geschweigen, so noch von den jüngsten waren, die zu Ge- 
leralmajors ernennet und ihnen Regimenter conferiret worden. Des 
.Königs Majestät seind auch in diesem Dero Sentiment und von der 
'^^othwendigkeit dessen in gegenwärtigem so sehr bösen Kriege der- 
gestalt confirmiret, dass sie bei einer gewissen Gelegenheit ohnlängst 
leclarireten, wie dass, wenn Sie einen Fähnrich bei der Armee wüssten, 
1er die Qualitäten des Prinz Eugene de Savoie besässe, Sie denselben, 
>hne Sich an einige Tour zu kehren , zum Generalfeldmarschall decla- 
iren würden ; und da der Generalmajor Baron von Schönaich einige 
lensibilite über das Avancement einiger Generallieutenants , so hinter 
m gestanden , bezeigete und deshalb , ob es schon bei dem zweiten 
larsch in die Cantonnierquartiere zu der zu eröffnenden Campagne 



hr 



' Id ähnlicher Weise hatte sich der König in einem Schreiben vom 17. April 
eäussert. — 2 Auf einem Bericht des Generalmajors von Rebentisch, Johnsdorf 
9. April , findet sich die Weisung zur Antwort: „Auf diesseits Trautenau nichts als 
anden Kroaten, die wirkliche Armee jenseits Trautenau und nach Politz." — 3 Vergl, 
r. 10866. — 4 Vergl. S. 138. 
Corresp. Friedr. U. XVIII. ^^ 



— 178 

war, etwas vom Abschiede schrieb, haben des Königs Majestät ihn beim 
Wort genommen und demselben solchen gleich accordiret . . . 

Hier ist bis dato noch alles in denen vorigen Umständen, und des 
Königs Majestät continuiren noch bis dato in Ihrer bisherigen Position, 
obgleich, so zu sagen, alle Tage mit einem Fuss im Steigbügel, da der 
Feind hergegen seine Truppen beständig in Marches und Contremarches 
«rhält und es fast scheinet, als ob er eine Offensive hiesigerseits be- 
sorge, wovon der Ausgang decidiren muss. In Oberschlesien hat sich 
der General von Fouque mit seinem unterhabenden Corps d'armee gegen 
den Feind in Bewegimg gesetzet, wozu Gott allen Succ^s geben wolle! 
welches sich nächsten Tages ausweisen muss. 

Wir haben hier jetzo mehreren Winter, als wir nicht im Januario 
und Februario gehabt haben, und frieret, schneiet und regnet es be- 
ständig eins um das andere; ob diese rüde Saison weiter als in den 
hiesigen Gebirgen gehet, kann ich nicht sagen. 

Ob ich gleich nicht vom Metier bin, so kommet mir doch das 
Manoeuvre und die Contenance des Feindes in dem hier benachbarten 
Böhmen so vor, als ob derselbe nichts gerne eher engagiret sehen 
möchte , bevor er nicht von der Anrückung der russischen Armee aul 
der andern Seite versichert sei, und dass diese das Branle gebe. 

Der Allerhöchste wolle des Königs gerechte Sache souteniren und 
alle übele und gefährliche Complots derer Feinde confondiren. Ew. 
Excellenz gnädigem Andenken empfehle ich mich als ein alter, treuer 
und fast von Tag in Tag schwächer werdender Diener und » mit Bei- 
behaltung des besten Willens bis auf das letzte bald succombiren wird. ' 

Nach der Ausfertigung. r^ 1 C 11 e l. 



10883. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE hA 

MOTTE-FOUQUfi. 

Landshut, 20. April 1759. 

Ich habe Euren Bericht vom 17. dieses sogleich erhalten, und is 
es Mir lieb gewesen, daraus zu ersehen, dass es mit Eurer Expeditioi 
bis dahin so gut gegangen ist; was Mir aber leid thut, ist, dass Ih: 
noch kein Magazin gefunden habet. Inzwischen, da Ich gewiss weiss 
dass in Jägerndorf viele Vorräthe von Magazine, weil der Ort vorhii 
neutral gewesen, ^ geflüchtet seind, so könnet Ihr allenfalls solche nehmei 
und nach Neisse zurückbringen lassen , damit Ihr doch allenfalls , un< 
wenn es nicht ein mehreres sein kann , doch was bekommet. Wem 
Ihr auch die Leute vom Feinde in die Berge poussiren werdet, so be 
kommet Ihr wohl bei ein oder ander Gelegenheit noch mehr von Ge 
fangenen. 

i So; statt ;,der". — a Eichel starb 1768 im Alter von 72 Jahren. — 3 Veifj 
S. 151. 



179 

Ich schicke Euch übrigens hierbei einen kurzen Extract von der 
^uten Expedition Meines Bruders in Böhmen.' 

Federic. 

S'il plaisait au Ciel que vos gens de vis-ä-vis fissent des sottisses, 
jjeut-etre auriez-vous occasion d'en profiter. 

Nach der Ausfertigung im Kaiser!. König!. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



10884. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Landshut,] 20 avril 1759. 

Mon eher Fr^re. Je vous felicite de l'operation glorieuse, utile 
et avantageuse que vous venez d'executer;* c'est un tr^s beau debut 
de campagne qui doit donner de bonnes esperances pour l'avenir. 
Voilä tous les magasins des fronti^res de Saxe ruines, un corps de 
troupes eparpille, chasse ou fait prisonnier. 

Cela serait excellent pour un autre, mais ce n'en est pas assez 
pour vous; vous allez marcher ä present du cöte de la Hesse et de la 
Franconie. Si mes nouvelles sont süres, le prince Ferdinand a battu 
le 12 les Frangais ä Friedberg ;3 supposd que cela se confirme, des qu'il 
aura fini sa besogne, je lui ecrirai sur-le-champ s'il ne pourrait pas de- 
tacher un corps vers Bamberg, qui vous prität la main et vous facilität 
les moyens de chasser l'armee de l'Empire. 

Voilä mes raisons. II nous faut des troupes pour opposer aux 
Russes; l'armee de Dohna n'est pas assez forte pour les battre, on ne 
peut esperer de succes qu'en y joignant 12000 hommes. Dans la po- 
sition oü je me trouve vis-ä-vis de Daun , je ne peux pas detacher un 
fantassin, mais si vous deblayez messieurs de l'Empire, vous n'aurez 
plus personne contre vous, et, par consequent, votre armee pourra 
fournir ce detachement. 

De ce cöte-ci, j'ai tenu la grande armee de Daun en echec, tandis 
que Fouque les a chasses de Troppau et de Jägerndorf, oü il a fait 
224 prisonniers, parmi lesquels 2 capitaines et 2 lieutenants. II marche 
ä present sur Hof, pour leur enlever un entrepöt considerable qu'ils ont 
\k, et, cela fait, nous tenterons ce que je n'ose pas k present confier au 
papier. La grosse armee de Daun est entre Bunzlau, Gitschin et Koenig- 
graetz. D6s qu'il y aura quelque nouvelle interessante, je vous la man- 
derai ; la meilleure que je pourrai recevoir de vous, sera celle de rentiere 
ddfaite de M. de Deux-Ponts. 

Adieu, eher fr^re, je vous embrasse de tout mon cceur; je vous 
rends gräce au nom de la patrie du bon service que vous venez de lui 
rendre, et je le prends comme un gage des soins que vous prendrez 

I Mittheilungen aus dem Bericht des Prinzen Heinrich vom 17. April. Vergl. 
die Relation Nr. 10914. — 2 Vergl. Nr. 10914. — 3 Vergl. dagegen Nr. 10888. 

12* 



i8o 

pour couronner votre ouvrage. Je suis avec une parfaite estime et une 
sinc^re amitie, mon eher fr^re, votre fiddle frdre et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. -t* e Q e r 1 C. 



10885. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE-FOUQUfi. 

Landshut, 20. April 1759. 
Es thut Mir sehr leid, aus Eurem Schreiben vom i8. dieses zu er- 
sehen, dass Ihr den Feind nicht weiter als an der Mora habt poussiren 
können. Vielleicht wird derselbe dreist und Euch nachkommen , wenn 
Ihr Euch abziehet, und werdet Ihr sodann noch Gelegenheit haben, den- 
selben eines anzubringen, so recht gut anschlagen kann. 

Tout ne peut pas reussir k souhait, mon ami. Cependant, il faut 
tenter la fortune ; quelquefois on la trouve oü l'on s'y attend le moins, 
et quelquefois la drölesse trop volage nous plante lä, apr^s nous avoir 
fait ses perfides agaceries. FeH 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. König!. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



10886. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL. 

Mitchell berichtet an Holdernesse, Landshut 2 1 . April, er habe ver- 
gessen, in seinem letzten Bericht vom 15. April zu melden: „that His 
Prussian Majesty said to me one day, in a jocose manner: Would you 
believe I have been ofifering subsidies? I have proposed to the King 
of Denmark a subsidy for 10 000 men;' his ministers have met, con- 
sulted together and rejected the offer, as I expected; but still it has 
done no härm, — on the contrary, I think it has put them in better 
humour. 

„Since we had the news of Prince Henry's success in Bohemia, ^ His 
Prussian Majesty has told me that his intention was that those troops 
should march into Franconia, and there endeavour to attack and dis- 
perse the army of the Empire that is forming, which, at the same time, 
cannot fail to facihtate Prince Ferdinand of Brunswick's Operations against 
the French, in case he should be so lucky to drive them back to Franc- 
fort , which has been reported here this day ^ on the authority of a 
post-master ; "* but the King of Prussia has yet no account." 

Mitchell meldet an Holdernesse in einem zweiten Bericht vom 
21. April: „His Prussian Majesty told me that his brother Prince Henry 

I Vergl. Nr. 10764. — ^ Vergl. Nr. 10884. — 3 Vergl. Nr. 10884. 10887 "»d 
dagegen Nr. 10888. — ■♦ In der Vorlage: on their authority and that a post-master; 
die obic;e Lesart nach einer Abschrift in Mitchell's Nachlass im British Museum. 



i8i 

had wrote to him that the different magazines already fallen into his 
hands in Bohemia, were sufficient to have subsisted a considerable army 
for three months , and it is believed that the loss of these magazines 
must effectiially suspend , at least for some time , the execution of the 
Austrian project of invading Saxony ..." 

Nach den Ausfertigungen im Public Record Office zu London. 



10887. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 21 avril 1759. 

L)er König dankt für die am 20. übersandten Nachrichten. 

Autant que je puis penetrer par ces nouvelles et par toutes autres 
(jue je re^ois, je ne vois encore, de la part de l'ennemi, que des me- 
sures defensives. 

Voici, au reste, ce qui m'a ete mande touchant le succes de l'ex- 
pedition que mon freie, le prince Henri, a entreprise en Boheme, et 
Celle du general d'infanterie de Fouque, ' que je veux bien vous com- 
muniquer pour votre Information. 

Le prince Ferdinand a battu les Frangais ä Francfort -au -Main, 
Ceci derange tout le projet de campagne de nos ennemis. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



10888. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 21 [avril] 1759. 

J'ai re^u , mon eher Ferdinand , votre lettre de Windecken. ' Je 
suis tres mortifie que vous n'ayez pas reussi, autant que moi et tous 
les honnetes gens l'ont souhaite, mais que cela ne vous rebute pas: vous 
Ävez fait, selon ce que j'ai pu comprendre par le chasseur, des disposi- 
tions tres bonnes et excellentes ; vous avez mene vos troupes en bon et 
brave general, le reste n'est pas votre faute, et il ne faut pas que cela 
vous decontenance en rien. Pour vous parier franchement, mon eher, 
la seule chose que je trouve ä redire ä votre armee , et ä laquelle je 
vous conseille de penser serieusement , c'est le gros canon. Dans cette 
raaudite guerre , il est impossible de reussir , sans en avoir un grand 
train, ainsi que d'obus. 

Vous saurez les projets de mon fr^re, ^ ainsi je ne vous en parle 
pas; je ne sais pas non plus ce que vous meditez ä present, mais, s'il 

I VergL Nr. 10914. — a Den Bericht des Prinzen Ferdinand, Windecken 
J4. April, über die am 13. bei Bergen erlittene Niederlage vergl. bei Westphalen 
a. a. O., Bd. III, S. 236. 237. Vergl. auch Nr. 10889. — 3 Vergl. S. 179. 



I82 

vous est impossible de prendre le raagasin de Friedberg, je crois qu'avec 
un petit detachement vous pourriez faciliter ä mon frere le moyen de 
chasser les Cercles et les Autrichiens de Bamberg. Cela sera bon pour 
la Hesse et pour moi, je crois que mon fr^re vous en ecrira de meme; 
car cette bataille n'est qu'une affaire de bibus, un village attaque que 
Ton n'a pas pu forcer; il faut traiter la chose en bagatelle, alors eile 
le devient effectivement. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse, il faut tenter fortune une autre 
fois sous des plus heureuses auspices et avec du gros canon. Je suis 
avec bien de l'estime, mon eher Ferdinand, votre fid^le ami et fr^re 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. Eigen- 
händig. 



10889. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRfiTAIRE MICHELL A LONDRES. 

Landshut, 21 avril 1759. 

Vos depeches du 6 et du 10 me sont bien parvenues, et j'ai tout 
sujet d'etre content de la reponse que les ministres anglais vous ont 
donnee sur le memoire que vous leur avez presente au sujet des affaires 
des cours de Naples et de Turin. ^ Je crois aussi que mes ministres 
vous auront communique ce qui nous est revenu en dernier lieu sur ces 
affaires par une des depeches du sieur de Hellen ä La Haye ; * mais je 
crois avoir lieu de craindre que, dans la Situation que ces choses sont 
parvenues presenteraent par la diligence que les cours de Vienne et de 
Versailles ont employee pour nous prdvenir, nos soins deviendront, 
sinon tout-ä-fait infructueux, au moins difficiles et fort sujets au hasard 
d'echouer. Au surplus, je vous fais observer encore que le premier 
point de l'instruction que j'ai donnee moi -meme ä mon emissaire pour 
la cour de Turin, ^ a ete de tächer surtout et comme un prealable de 
leVer, s'il y aura moyen, les differends entre les deux cours en queslion 
et d'y etablir une confiance mutuelle sur des inter6ts communs, comme 
la base de tout le reste de ses propositions. 

Je suis fache de vous mander que l'expedition du prince Ferdinand ' 
de Brunswick sur les troupes frangaises sur le Main a rate. Comme 
il n'est point k douter qu'il en ait dejä fait son rapport en Angleterre» 
je m'y refäre et vous dirai seulement que, quoiqu'il soit fache qu'il 
n'ait pas reussi tout-ä-fait dans son plan, que cependant l'affaire n'a et^ 
point de consequence ; que le Prince, ayant voulu marcher sur un village 
nomme Bergen , pour couper ä l'ennemi la communication entre Fried- 

I Vergl. S. 113. — 2 Ministerialrescript an die Gesandten in England, d. d. 
Berlin 21. April, auf Grund des Berichts von Hellen, Haag 14. April; enthaltend 
Nachrichten über eine vorläufige Vereinbarung zwischen den Höfen von Versailles 
und Turin. — 3 Vergl. S. iil. 120. 



berg et Francfort, cette marche l'a mene droit ä l'ennemi, qui avait 
pris ä Bergen une position tres forte et retranchee, garnie de fortes 
liatteries, qu'il fit attaquer par les grenadiers de l'avant-garde, et qui 
turent repousses , quoiqu'il les faisait soutenir par quelques bataillons 
dont les efiforts furent aussi vains ; qua le Prince, ne voyant pas moyen 
de forcer ce poste aussi fortement retranchd, fit rester les troupes vis-ä-vis 
de Celles de l'ennemi qui de deux cötes ne firent, le reste de la journee, 
(|ue de s'entrecanonner, sans sortir de leur position et sans que de deux 
l^arts Ton se ceda une pouce de terrain, et que, la position de l'ennemi 
(tant teile qu'il ne pouvait etre tourne , ni ^tre entame autre part 
(}ue par le village de Bergen, le Prince, apr^s avoir fait enterrer ses 
morts et emmener les blesses , qui tous ensemble ne vont qu'ä looo ä 
peu pr6s, a pris le parti de retourner au camp de Windecken, d'oü il 
ctait parti le matin, sans que l'ennemi se soit remue aucunement de 
son poste pour le suivre. Ainsi que voilä une affaire echouee ä la 
\eritd, peut-etre parceque le Prince n'avait pas assez d'artillerie pesante 
a sa disposition contre un poste qui en etait nombreusement garni, mais 
qui n'importe gu^re et n'est d'aucune consequence. Aussi ai-je ä me 
flatter que, par une autre expedition que mon fr^re Henri va entre- 
prendre de concert avec le prince Ferdinand, apr^s avoir fini celle qui 
Uli a rdussi avec tout le succ^s desirable en Boheme, corrigera tout et 
nous fera du bien pour toute la campagne. ^ 

Nach dem Concept. Fedcric. 

10890. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 21 avril 1759. 

Quoique je sois parfaitement persuade que vous avez dejä pris 
vos mesures pour sortir de la Boheme et rentrer en Saxe, de sorte que 
ie ne vous crois plus actuellement en Boheme, j'ai cru cependant devoir 
\ous avertir d'un avis que je viens de recevoir^* par rapport ä une 
marche du general Harsch avec 8 regiments d'infanterie vers Leitmeritz. 

Au surplus , si vous pourrez executer ä present le reste de votre 
plan , ce serait une chose excellente. Vous pourrez voir par la copie 
ci-close ce que je viens d'en ecrire au prince Ferdinand de Brunswick, ^ 
avec qui je vous prie de vouloir bien vous concerter sur l'exdcution de 
<~e plan. 

I In einem Cabinelsbefehl an Knyphaiisen und Michell , Landshut 26. April, 
bezieht sich der König noch einmal auf den obigen Cabinetsbefehl und fügt hinzu, 
es sei zu wünschen, „que les Anglais se tranquillisassent et ne fussent point rebutes 
du petit echec que le prince Ferdinand vient d'essuyer contre les Frangais, d'autant 
plus qu'il n'est pas de consequence et qu'il ne merite pas meme proprement d'etre 
qualifie d'echec, ayant ete une affaire bien m^dit^e et entreprise en consequence, mais 
un coup manque". Mitchell berichtet, Landshut 29. April, an Holdernesse, der König 
habe „in very strong terms" seine Billigung der Haltung des Prinzen Ferdinand bei 
Bergen ausgesprochen. — = Bericht von Rebentisch, Johnsdorf 21. April. — 3 Vergl. 
Nr. 10888. 



i84 

Quoiqiie le prince Ferdinand n'ait pas reussi ä souhait, je ne crois 
pas le mal sans remMe, et je suis persuade et j'ai la confiance en vous 
que vous ferez ce qui dependra de vous pour decider quelque chose 
contre les Cercles , si la chose est praticable ; mais n'oubliez pas vos 
chiens de gros canons qui sont les arguments les plus respectables des 
droits des souverains. 

Adieu, eher Mre, je vous embrasse. Federic 

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz (von „Quoique" an) eigenhändig. 



10891. AU FELD - MARßCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 22 avril 1759. 

J'espere que le chasseur Schmiel , parti en dernier lieu d'ici, aura 
bien rendu ä Votre Altesse la lettre que je Lui ai faite de ma main 
propre ; ' aussi la presente n'est que pour vous renouveler mes instances 
touchant 1' attention ä prendre sur le dessein de mon fr^re Henri, de 
marcher incessamment , aprds son expedition en Boheme actuellement 
finie, tout droit pour chasser l'armee des Cercles assemblee avec quelques 
regiments autrichiens aupr^s de Bamberg, afin de la disperser et de 
s'emparer du magasin considerable assemble dans Bamberg. Je suis 
persuade que le coup ne manquera pas, pourvu que vous le secondiez 
de votre part. II est ä presumer que la susdite armee se sera postee 
aupr^s de Bamberg, derri^re la rivi^re qui passe aupr^s de cette ville. ^ 
Si mon frere marchera de front avec son corps d'armee , et que vous, 
de concert avec lui, fassiez passer de votre cote seulement 6 ä 8000 
hommes vers Schweinfurt, pour tenir l'ennemi par lä en echec, ce ne 
saurait que faire tout l'effet desire. 

Votre Altesse reconnaitra EUe-meme toute la necessite indispensable 
pour faire cet effort. Ce n'est pas pour le moment present que nous 
avons fort ä craindre cette troupe assemblee , mais si cette armee se 
joindra ä la suite du temps k celle de France, ce corps deviendra si 
superieur ä nous que ni moi ni vous serons capables de leur faire t6te, 
et voilä pourquoi il faut que nous songions de prevenir du mieux que 
nous pouvons ce fächeux ev^nement par ce coup de parti ä faire par 
mon fr^re , qui redressera egalement tout ce petit desastre que Votre 
Altesse a souffert, ^ et que je vous prie de ne regarder [que] comme une 
bagatelle qui ne vaut pas d'^tre prise fort ä creur. 

Federic. 

Toutes ces choses, mon eher, sont d'une grande consideration pour 
l'avenir et peuvent redresser tout ce qu'il y a eu de malheureux , sur- 
tout ä l'egard de la Hesse. Federic 

Das Hauptschreiben nach dem Concept; der Zusatz eigenhändig auf der Ausfertigung im 
Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



3 Die Regnitz. — 3 Vergl. S. 181. 



— i85 

10892. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 22 avril 1759. i 

Mon eher Frere. Votre expedition^* vaut mieux qu'une bataille 
gagnee; vous avez pris pr6s de 2500 hommes ä l'ennemi, sans qua 
votre perte puisse entrer en aucune consideration ; vous lui avez ruine 
pour au delä de 600000 ecus de magasins, vous lui avez derange tout 
son projet de campagne : en voilä, en verite, plus qu'on ne pouvait 
pretendre. Harsch est marche , comme je vous Tai mande hier, ^ vers 
Leitmeritz avec 8 regiments d'infanterie ; il trouvera les magasins ruines 
et le nid vide. 

A present, je vous prie de penser serieusement ä vos Cercles, pour 
voir s'il n'y aurait pas moyen de les mettre hors du jeu. Le prince 
Ferdinand a rate son coup : si du moins on detruit l'armee des Cercles, 
cela nous donnera encore moyen de nous soutenir cette campagne; 
mais si on laisse ä cette canaijle le temps de venir, quand nous serons 
occupes ailleurs, notre besogne sera bien hasardee. C'est ä vous ä vous 
conduire selon les conjonctures et la possibiHte que vous croirez entre- 
voir de reussir; je ne vous prescris d'autre regle que de faire tout le 
mal aux ennemis que vous pourrez , sans vous g6ner ni restreindre en 
rien. Je ne suis que vaguement instruit de la position de ces gens-lä, 
ainsi je ne peux"rien dire d'ici. 

Je ne doute pas que vous n'ayez envoye ä Berlin un buUetin pour 
les gazettes,"* car cela est tr^s necessaire. J'ai fait tout plein de distinc- 
tions ä ces officiers que vous m'avez recommandes; j'ai reläche le 
raarquis de Fline,^ comme il le desire. 

Fouque a fait 244 prisonniers, il n'a pu pousser jusqu'ä Hof, ä 
cause du defile de la Mora que l'ennemi a. garni; mais aussi n'a-t-il 
pas perdu un Packknecht. 

Adieu, eher fr^re, je vous embrasse. En vous assurant de la 
tendresse avec laquelle je suis, mon eher fr^re, votre fid^le fr^re et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. " eueriC. 



' Zum 22. April vergl. auch ein Schreiben an Voltaire in den Giuvres, Bd. 23, 
S. 37. — 2 Vergl. Nr. 10884 "• Nr. 10914. — 3 Vergl. Nr. 10890. — * In den 
„Berlinischen Nachrichten" findet sich ein Bericht aus des Prinzen Heinrich 
Hauptquartier in Nr. 49 von Dienstag 24. April. — 5 Vergl. Bd. XVII, 268. — 
'' In einem folgenden Schreiben, Landshut 23. April, bezieht sich der König 
nochmals auf das obige Schreiben und bittet den Prinzen , nunmehr sehr ernstlich 
an die Expedition gegen die Kreisarmee bei Bamberg zu denken. Er habe den 
Prinzen Ferdinand in Kenntniss gesetzt (vergl. Nr. 10891), um ihm die Wichtigkeit 
der Unternehmung vorzustellen und die Nothwendigkeit, „d'y vouloir bien preler la 
main de son cote et de se concerter au plus tot avec vous"; wenn Piinz Ferdinand 
mit 6 bis 8000 Mann der Kreisarmee in die Flanke oder in den Rücken komme, so 
werde der gute Erfolg der Unternehmung gesichert sein, „pour disperser ces troupes 
soi-disantes de l'Empire, qui, une fois mi.ses en deroute, ne sauront plus se rassembler 
pour nous faire du mal, pendant toute cette campagne". 



- — i86 

10893. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

Landshut, 22 avril [1759].! 

Il faut, mon eher, vous mettre au fait de notre Situation actuelle. 

Mon fr^re Henri a chasse tout ce qu'il a trouve d'ennemis devant 
lui ; il a enleve de gros magasins aux Autrichiens etc. Cela a telle- 
ment derange les projets du general benit du Pape= qu'il a detache 
Harsch avec 16 bataillons vers Leitmeritz. 

Mon fr^re va marcher ä present sur les troupes des Cercles vers 
Bamberg ; et nous , quoique ma position m'empeche de faire grande 
chose, je crois que , par la comte, ^ nous pourrions faire une excursion 
et chasser les Autrichiens de Nachod et de Braunau. 

Mandez-moi, je vous prie, ce que vous en pensez, et, si vous etes 
de mon avis , il faudra , mon eher , que vous me secondiez dans cette 
entreprise, ä laquelle je ne puis employer que vous principalement. 

Prompte reponse ! Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10894. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE -FOUQUfi. 

Landshut, 23. April 1759. 
Ich habe Euer Sehreiben vom 21, sogleich erhalten und danke 
Ich Euch vor die darin gegebene ganz gute Nachrichten, aus welchen 
Ich gerne ersehen, dass Eure Umstände gut gewesen und noch seind. 
Wenn es auch nicht möglieh gewesen, dass Ihr dasjenige, was wir ge- 
wünsehet, effectuiren können,* so ist es doch noch eine Consolation, 
dass Ihr auch nichts verloren und doch dabei dem Feinde, so viel als- 
Ihr gekonnt, Schaden gethan habt. Fr i der ich 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



' Ein zweites Schreiben vom 22. handelt über die von Fouque zurückzusendende» 
Kanonen. Vergl. S. 164. — 2 Für die Streitfrage über die Verleihung des geweihten 
Hutes und Degens an Daun von Seiten des Papstes Clemens XIIL vergl, die litter»' 
rischen Nachweise in: Publicationen a. d. preuss. Staatsarchiven Bd. 22, S. 492. — 
3 Glatz. — ♦ Fouque berichtete, Leobschütz 21. April, es sei ihm „am sensiblesten", 
dass er mit seiner Expedition „nichts reelles ausrichten und einige Magazins ruinirefi 
können" ; in Jägerndorf und Troppau sei nichts als 40 Tonnen Mehl gewesen , au» 
Mangel an Subsistance habe er umkehren müssen. c 

-SS* 



— i87 — 

10895. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 23 avril 1759. 

Der König dankt für die Mittheilungen vom 22. April. 

Quant ä Glatz, je n'en suis pas presentement trop embarrasse, au 
moins pour le premier temps, oü l'ennemi ne tentera rien contre cette 
place. Mais, comme il y a des avis ici que les troupes ennemies 
doivent s'etre mises en mouvement, sans qu'on sache dire vers oü, et 
que meme le general Beck devait Itre alle, ce que j'ai cependant de 
la peine ä croiie, vous emploierez tous vos soins pour pouvoir m'en 
eclaircir. Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kiiegsarchiv zu Wien. 



10896. AN DEN GENRRALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL, 

Landshut, 24. April 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 19. dieses erhalten, und da Ich 
Euren darin gethanen Vorschlag wegen Vermehrung derer Truppen in 
Hinterpommern accordire, so könnet Ihr den Generalmajor von Diericke 
dazunehmen und hinschicken, auch noch ein paar Bataillons mitgeben; 
denn was das Treskow'sche Regiment anlanget, so könnet Ihr solchem 
nach Gutfinden beordern, da es unter Eurem Commando mit stehet. 

Ich erinnere sonsten hierbei noch, wie Ich glaube, dass anstatt der 
Gegend Naugardten es noch besser sein werde, das Detachement bei 
iPlathe an der Rega zu setzen, wo es noch mehr ä portie sein und 
'noch mehr als bei Naugardten decken wird. 

Friderich. ^ 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10897. AU MINISTRE D'^TAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Landshut, 24 avril 1759.« 
Je vous remercie des nouvelles que vous avez bien voulu me com- 
nuniquer ä fa suite de votre lettre du 21 de ce mois. Je les croi& 

' Ein P. S. enthält den Befehl, in der Angelegenheit des schwedischen Capitäns 
von Ehrengranat (vergl. S. 173) mit den Ministern in Berlin das Weitere zu „arran- 
jiren". — 2 Durch ein Cabinetsschreiben , Bolkenhain 10. April , hatte der König 
Finckenstein beauftragt , durch den mit dem Minister in Correspondenz stehenden 
^aron Münchhausen (vergl. S. 133) neue Nachrichten über die Operationspläne der 
jegner einzuziehen , da dies die Sache sei , „qui fait ä präsent notre principal objet 
!t notre plus grande attention". In einem Schreiben, Landshut 17. April, hatte der 
vönig geäussert, nach dem, was er von der Zahl der russischen Truppen erfahren, 
jehe diese nicht über 50000, „qui sera tout ce que Ton pourra assembler en force, 
u'on saura difficilement augmenter". 



cependant tres fausses par rapport au calcul du nombre des troupes 
suedoises. II est avere que tout ce que les Suedois ont effectivemeni 
en troupes ä present en Pomeranie, ne va au delä de 7000 hommes, 
Pour donc vouloir fournir 20000, il faudrait en recrues au moins 
13000, et jusqu'ä present je n'ai rien appris des arrangements que le 
parti contraire en Su^de aurait pris pour en fournir autant. 

Quant ä ce qui me regarde, mon fr^re Henri vient de deranger 
prodigieusement les projets des Autrichiens par son expedition de 
Boheme. Le gendral Fouque n'a pas reussi aussi bien qu'on aurait du 
^ouhaiter ; cependant nous avons fait des prisonniers et nous n'avons 
rien perdu. II est fächeux que le prince Ferdinand de Brunswick n'a 
pas pu reussir de meme, cependant je ne crois pas la chose irreparable, 
et pour peu que la fortune nous seconde, tout cela pourra se reparer. 
Quant aux Russes, nous tacherons de prendre toutes les mesures qui 
seront possibles, cependant le grand embarras subsiste toujours par rapport 
au grand nombre de nos ennemis. Si nous reussissons de nous debarrasser 
d'un d'eux, avant l'ouverture de la campagne, il y aura encore moyen 
de resister aux autres; mais si cela nous manque, nos affaires seront 
plus hasardees que jamais. Nous tenterons tout pour nous tirer de cette 
Situation, il faut que nous soyons soutenus par la fortune pour y reussir. 

Nach der Ausfertigung. -T 6 Q e 1 1 C. 

10898. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE - FOUQUfi. 

[Landshut,] 25 avril [1759]. 

J'ai regu votre reponse, mon eher ami. Depuis que je vous ai 
ecrit, les choses ont change, en ce que Beck, qui etait ä Bergicht et ä 
Braunau , est marchd en häte vers Prague avec son corps ; ^ de sorte 
qu'il ne se trouve que peu de troupes dans ces environs. Cependant, 
si nous tournons Braunau , Politz et Nachod, nous obligeons Laudon k 
faire de grands mouvements, et peut-6tre le rejetterons-nous en arri^re; 
aprds quoi nous sommes maitres de nous en retourner. 

Si vous m'amenez 3 bataillons, 2 de Mosel et un encore, ce sera 
iiutant qu'il en faudra; j'en ai 4 ä Frankenstein, 4 äWartha, Arnheim 

I An d'O haUe der König am 25. geschrieben, der General Beck solle nach 
Königgrätz zurückgekehrt sein, oder, wie andere sagen, nach Prag, was jedoch nicht 
richtig scheine. Sicher sei , dass der grösste Theil der feindlichen Truppen von 
Braunau fortgezogen sei, und dass in Bergicht, „oü ils ont, pour ainsi dire, un retranche- 
ment", nicht mehr als ungefähr 1200 Panduren sich befänden. Auf einem Berichte 
Zieten's, Rudelstadt 23. April, finden sich die Weisungen zur Antwort : „Lossow über 
Greifenberg, Böhmisch-Friedland Patrouillen thun", „wird erfahren, ob Daun, Harsch, 
Beck marschiren, und wohin: das will wissen"; auf einem zweiten Berichte vom 23.: 
.„Sehr nöthig zu wissen, was auf der Seite in Böhmen und gegen der Lausnitz pas- 
siret" ; auf einem Bericht vom 25. (der Antwort auf die obige erste königl. Weisung): 
jjWo was marschirt wäre, müsste gegen Leutm[eritz] oder gegen Prag marschirt sein. 
So viel sehe man wohl, dass alle in Bredouille und grosser Confusion wären," 



i89 

ä Glatz; voilä tout ce qu'il faut avec encore le Noble. Le regiment 
de dragons de Württemberg et 5 escadrons de Möhring pourront 
. Ulis joindre. 

A present, il est impossible de passer par les chemins de Giers- 
dorf et de Tannhausen;' mais dans sept ou huit jours ils se remettront. 
Je suis d'opinion alors que, si vous envoyez 2 bataillons contre Braunau, 
tandis que nous viendrons par Saint -Jean, ^ cela sera süffisant pour 
chasser un millier de pandours, et que vous marchiez droit sur Nachod ; 
ceux de Braunau tourneront alors le poste de Bergicht et pourront aller 
jusqu'ä Politz. Cela nous procurera des prisonniers et attirera l'atten- 
tion de l'ennemi vers ces c6tes-ci, tandis que mon fr^re battra les troupes 
de l'Empire. 

On a pris et ruine en Boheme des magasins de toute esp^ce pour 
fournir 7 mois ä une arm^e de 50000 hommes. 

Treskow pourra vous remplacer pendant votre expedition, et , cela^ 

fait, nous nous tiendrons tranquilles et attendrons l'ev^nement. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. v^A^^i^ 

' '•* reaeric. 

Votre artillerie, mon eher, doit etre de 30 canons de 12 livres et 
2 haubitz. II y a encore 10 haubitz ä Glatz; faites-en transporter 
([iielques-unes ä Neisse, pour les avoir sous votre main en cas de besoin. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



10899. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Landshut,] 25 avril 1759. 

Mon eher Fr^re. ^ Vous avez beaucoup fait par votre expedition,. 
mon eher fr^re; quiconque ne vous rend pas cette justice, a tort; mais 
lexaminons bien ä quoi cet avantage peut mener, et vous jugerez ce qui 
jreste ä faire. 

Vous avez detruit pour 6 ou 700000 ecus de magasins aux ennemis;. 
cela les derange totalement pour le moment; mais croyez-vous que la 
reine de Hongrie ne retrouve pas 700000 ecus pour acheter d'Autriche 
et de Hongrie d'autres magasins et les faire avancer petit ä petit vers 
les memes endroits oü vous les avez detruits? Cela arrivera indubi- 
tablement; ainsi le principal avantage de votre expedition consiste en 
ce que vous avez gagne du temps. Or, je vous demande ä present : 
ä quoi servira ce temps, si vous n'en faites pas usage, lorsque vous 
l'avez ä votre disposition? Faites, je vous prie, abstraction des guerres 
anciennes qui ne cadrent pas avec les nötres , et envisagez ce qui doit 
arriver naturellement selon le projet des ennemis, et vous comprendrez^ 

i Beide Orte südöstl. von Waidenburg. — 2 Es ist wohl Johannesberg an der 
preussisch - österreichischen Grenze , zwischen Giersdorf und Braunau , gemeint. — 
3 Vergl. zum folgenden auch das Schreiben des Prinzen Heinrich, Scdlitz 23. April,- 
Schöning a. a. O. Bd. II, S. 50. 51. 



I90 

vous-m^me ce qu'il vous reste ä faire. Premi^rement, dans six semaines 
l'ennemi aura retabli ses magasins, les Cercles d'un c6te et les Fran^ais 
<le l'autre avanceront; comment pourrez-vous resister ä ces deux ennemis 
en force? qui opposerons-nous aux Russes et aux Suedois? Comptez 
qu'il faut lä un detachement de 15 000 hommes pour se presenter et 
decider quelque chose. J'ai ici 90 000 Autrichiens contre moi , je suis 
avec Fouque au plus 53000 combattants, je ne peux pas detacher un 
-Chat, ni agir avec avantage, ä cause des terrains difficiles que l'ennemi 
a occupes en force. 

Les Cercles sont les plus pietres de nos ennemis, on se peut flatter 
de reussir le plus facilement contre eux. Le prince Ferdinand n'a perdii 
morts et blesses que 1300 hommes; des lettres de Francfort - au - Main 
portent que les Frangais ont eu ä cette afifaire 1500 morts et au delä 
de 4000 blesses ; le prince Ferdinand n'est donc pas si feie que vous 
le croyez. Selon vos avant-dernieres lettres, ^ les Cercles s'assemblaient 
k Bamberg; cela etant, je ne vois pas comment le prince Ferdinand 
ne pourrait pas envoyer un detachement vers Schweinfurt pour vous se- 
conder. '^ Je suis oblige de vous confesser que je ne connais pas tout 
•ce pays-lä, mais je ne pretends pas non plus que vous tentiez l'im- 
possible , mais ce qui paraitra faisable. Je me charge de la Lusace 
pour trois semaines, vous n'avez rien ä redouter en Saxe pendant cet 
intervalle; calculez bien tout ceci, et voyez ce que vous pourrez faire: 
sans quoi, nous ferons calot^ ou d'un c6te ou d'autre. 

Je ne peux vous parier autrement dans la Situation oü je me trouve ; 
pesez bien mes raisons, examinez tout et essayez ce qui vous paraitra 
faisable. Je suis avec une parfaite estime, mon eher fr^re, votre fidele 
fr^re et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. r euer IC. 



10900. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 25. April 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 21. dieses erhalten, und da Ich 
bereits zu zweien Malen befohlen habe, dass die Peenamünder Schanze 
gänzlich rasiret werden soll,"» so ist es schon recht, dass solches ge- 
schiehet, und hat es dabei sein Bewenden. Es ist auch ganz gut, dass 
die in der Schanze gefundene Canons und das übrige nach Stettin 
zurückgeschicket worden. 

Dass Ihr eifrigst betreibet, dass die sämmtHche Regimenter und 
Bataillons dorten in vöUig completem Stande kommen, solches ist Mir 
sehr lieb zu vernehmen. Ihr müsset aber zugleich auch darauf halten, 
dass bei der Kavallerie sowohl als bei der Infanterie alles gut exerciret 

i Bericht des Prinzen, Dresden li. April. — * Vergl. Nr. 10891. — 3 So. 
Vielleicht italienisch: „calo" == Verfall, — 4 Vergl. S. 173. 



191 

werde. Dass sonsten zu Colberg ein Entrepöt auf einen ganzen Monat, 
sonsten aber auch in denen andern Magazinen ein Vorrath auf sechs 
Monat beisammen und noch tägUch ein mehreres zugefahren wird, 
solches ist Mir gleichfalls recht lieb zu vernehmen gewesen . . . ' 

Uebrigens und da Ich überall höre, als ob die Russen wiederum in 
Pommern einrücken wollen , so werdet Ihr also auch wohl mit Eurem 
Corps vorrücken müssen , wenn Ihr wegen der Schweden Eure Dispo- 
sitions gemachet ; und zwar glaube Ich , dass der Generalmajor von 
Kleist =" der beste sein wird, den Ihr mit einem Corps von überall ^ 
5000 Mann deshalb dort werdet stehen lassen können. Diesen also 
müsset Ihr bestens instruiren , wie er sich zu nehmen hat , um die 
Schweden dorten zu amusiren und im Zaum zu halten. Ihr mit dem 
übrigen Corps gehet alsdenn gegen die Russen. Gegen die Mitte des 
Monats Mai werde Ich im Stande sein, Euch noch mit 10 bis 12000 
Mann zu verstärken , damit wir alsdenn offensive und denen Russen 
entgegen gehen können. Frida rieh. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des König). Grossen Generalstabs zu Berlin. 



IG 901. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Landshut, 26. avril 1759. 
J'ai re^u votre rapport du 17 de ce mois, et ce ne sera pas mal 
fait de laisser les Hollandais dans quelque apprehension sur une entre- 
prise des Frangais sur Nimfegue, quoique, au fond, je ne croie pas que 
les Frangais tentent rien de semblable. 

Nach dem Concept. F 6 d e r 1 C. 



10902. AU SECRETAIRE BENOtT A VARSOVIE. 

Landshut, 26 avril 1759. 
J'ai regu votre rapport du i8 de ce mois, et je vous recommande 
d'etre attentif au possible sur les mouvements des Russes en Pologne, * 
pour pouvoir me marquer incessamment ce que vous aurez appris avec 
certitude des troupes russes qui avancent du c6td de Wilna, soit pour 
entrer en Prusse, soit pour passer aux environs de Varsovie. 

Nach dem Concept. Fcderic. 



' Es folgen Abschiedsbewilligungen. — 2 Vergl. ?. 174. Anm. i. — 3 So. 
In den Marginalnotizen Eichel's zu dem Berichte Manteuffel's steht: „in allem zu- 
sammen von 5000 Mann". — «An den Oberst von Hacke in Glogau schreibt der 
König am 24., er glaube nicht, dass die Russen zu Posen an 4000 Mann stark seien, 
„wohl aber, dass sich etwas da gesammlet hat, in der Absicht, eine Ravage zu 
machen". [Generalstabsarchiv.] 



w 



192 =T 

10903. AN DEN ETATSMINISTER FREIHERRN VON 

SCHLABRENDORFF IN BRESLAU. ^^ 

Landshut, 26. April 1759. 
Es liegen hier längs denen Grenzen gegen Böhmen verschiedene 
Dörfer, in welchen die Oestreicher zum Theil Fourageausschreibungett 
machen , zum Theil auch die Fourage wegnehmen. Um nun solches- 
zu verhindern und die armen Unterthanen so viel möghch ohne Schaden 
zu halten, habe Ich befohlen, dass diese Dörfer alles ihr vorräthiges^ 
Getreide und Fourage an unsere Magazins hieselbst völlig abliefern 
sollen, dagegen der GeneraUieutenant von Wedell ihnen Quittungen oder 
Scheine über das abgelieferte geben soll. Mein Wille ist demnach, dass- 
Ihr denen Unterthanen dasjenige insgesammt, was sie nach des General- 
lieutenant Wedell Quittungen oder Scheine abgeliefert haben, richtig in 
Gelde vergüten sollet. Wornach Ihr Euch also zu achten habet. Hier- 
durch wird erhalten, dass der Feind nicht die Fourage von denen Unter- 
thanen bekommen , noch solche denenselben wegnehmen kann, dass 
aber auch zugleich die armen Unterthanen nicht das ihrige gänzlich 
verHeren, sondern die Bezahlung in Gelde davor bekommen und sich 
also dadurch wiederum mit helfen können. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. ,f 



10904. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE -FOUQUI^.. 

Landshut, 26. April 1759. 

Ich habe aus Euerm Bericht vom 25. ersehen, welchergestalt das- 
de Ville'sche Corps weiter vorgerücket ist; daher Ihr ganz recht gethan, 
Euch auf Neustadt zurückzuziehen. Da es nun dadurch das Ansehen 
bekommet, als ob vielleicht auf der Seite was zu thun sein würde, so 
glaube Ich Meiner Schuldigkeit zu sein, wenigstens zu tentiren, wie weit 
es möglich sei, und ob man schon nicht sagen kann, ob und wie weit 
es reussiren wird oder nicht, so muss Ich es doch probiren. Dahero 
Ich Euch dann sagen will, wie Mein Dessein ist, über die 4 Bataillons,, 
so Ihr bei Euch gehabt, noch mit 6 Bataillons zu Euch zu stossen, in- 
gleichen die 2 Bataillons aus Neisse dazu zu nehmen. Alsdann wollen 
wir denen Leuten gerade auf den Hals gehen und unser Heil probiren,. 
wie weit es gehet; wenn es auch nicht mehr ist, so werden wir sie- 
wenigstens wieder in die Berge hereinjagen. 

Weil den 29. dieses alles in Neisse sein kann, so werde Ich den 
30. zu Euch stossen. Ich denke, Ihr werdet die Pontons noch wohl 
bei Euch haben ; Eure Arrangements aber habt Ihr wegen der Wege 
zu machen, wie und in wie viel Colonnen wir grade auf Bladen, ' wo- 

' Südl. von Leobschütz. 



- — - 193 

[er Feind stehet, raarschiren können, und weil Ihr der Orten so lange 
[estanden, so denke Ich, dass Ihr wohl eine kleine Karte von dem 
rerrain haben werdet. 

Dasjenige Project, so Ich hier vorgehabt, ' würde wohl nicht aller- 
linges vollkommen reussiret seind; dahero wir es hier* tentiren wollen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kaiser!. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10905. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON TRESKOW, 
COMMANDANTEN VON NEISSE. 

[Landshut, April 1759.] 3 
Ich befehle [Euch hierjdurch, dass Ihr den 27. dieses die Stadt 
nd Festung Neisse [überjall sperren und nichts herauslassen sollet, als 
as [ganz] ohnumgänglich zur Fouque' sehen Armee gehöret und bei 
)lcher [nothwenjdig ist. 

Ich werde, welches Ich Euch als das grosseste [Secret] eröffne und 
Inbinde, den 29. dieses dort bei Euch sein, [als auf] welche Zeit Ihr 
)r die i o Bataillons , so Ich mitbringe , [wie auch] die 43 Escadrons 
rod bestellen und fertig halten [lassen mü]sset, und zwar auf 9 Tage, 
e Ich daselbst nebst [Fourage auf 9] Tage vor alles gleich fertig 
iden muss. 

[Eine Escadro]n Württemberg-Dragoner wird den 28. da sein, [um 
itrouillen] längst der Neisse von Ottmachau bis Neudorf* [und der] 
rten zu thun , damit nichts herüber kann, um dem Feind [Nachricht] 
j)n dem Marschiren der Regimenter zu bringen , welches [Ihr nu]r zu 
jrhüten suchen und deshalb diese Ordre, so viel [möghch,] secret 
Iten müsset. 

Ihr selbst werdet den 30. mit [Mir mi]t marschiren, und muss als- 
I nn das Regiment von Mosel [auch mijt. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des König]. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10906. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 27 avril I759. 

J'arrange une expedition pour la Haute-Silesie ; le general de Ville 

est revenu, son corps consiste dans 37 bataillons, 6 regiments de 

igons et 2 de hussards. A peine le general Fouque s'est-il retire de 

Mora qu'il s'est avance jusqu'ä Bladen. II n'attendra pas que nous 



I Vergl. S. 164. 189. — 2 D. h. in OberSchlesien. — 3 Die Datumszeile und 

ganze linke Seite der Ordre sind abgefressen (vergl. S. 164. Anm. i), die 

geklammerten Worte sind ergänzt. — ■♦ Wohl Gross - Neundorf , nordöstl. von 

^'Isse. 

Corresp. Friedr. II. XVIU. ^3 






I 



- 1-94 

lui marchons sur le corps, et je crois devoir tenter de le surprendre, 
mais je crains qu'il ne se retirera dans les montagnes. 

Je serai le 2g de ce mois ä Neisse , et, comme rarmee n'en est 
pas loin , il faudra que cette expedition se decide bien promptement. 
Si donc, pendant ce tetnps, vous ne recevez pas promptement de mes 
reponses, vous ne devez pas en ^tre etonne. Je puis entreprendre cette 
expedition avec d'autant plus de süretd en ce moment, parceque les 
plus grandes Forces de l'ennemi se sont replides du cote de Prague. " 

Je compte etre de retour le 4 ou le 5, ou le 6 tout au plus tard. 

Federic. 

Mit einem zweiten Schreiben vom 27. übersendet der König dem Prinzen den 
„Extract eines Schreibens aus Wien 2 d. d. 11. April 1759". Es wurde darin gemeldet: 

„. . . Ersterer [Feldmarschall Neipperg] beharret noch sehr darauf, dass der 
Feldmarschall Daun nichts eher unternehmen solle , bis die Russen agiren werden. 
Sein Grundsatz ist dieser, dass, was man anjetzo zu versäumen sich einbildete, so- 
dann, wenn man tinitis viribus agiren würde , alles geschwinde zum EflFect gebracht 
werden könnte. Graf Kaunitz dringete zwar auf einen geschwinden Anfang der Cam- 
pagne ; das Wort aber des Feldmarschalls Neipperg behalte aber bis dato noch das 
Uebergewicht. Er suchet noch ein Project zu Stande zu bringen , welches darinnen 
bestehet, dass der Graf Nadasdy mit 46000 Ungarn, welche stündlich parat wären.i 
durch Polen in das Herz von Brandenburg dringen solle, welches nicht allein einen 
grossen Ausschlag geben , sondern auch des Königs von Preussen Majestät obligiren 
würde, seine Truppen noch mehr zu vertheilen, und müsse man absolument den König 
en detail zu nehmen suchen. Es ist insoweit alles richtig , und accrochiret es sich 
noch , dass Nadasdy dieses Commando bis anhero refusiret habe ; es seind ihm ab« 
solche Conditions gesetzet worden, dass man sich sehr schmeichle, er würde sich noch 
dazu persuadiren lassen." 

Was „die italienische Umstände" anbetreffe, so sei es ganz sicher, „dass dl« 
Kaiserin - Königin all erdenkliches darin abzutreten gesonnen ist, als dass von dem 
jetzigen System in Teutschland abtreten wolle. Der Grundsatz ist dieser: sie müsste 
anjetzo , weilen sie diese Gelegenheit nimmermehr bekommen würde , ihren redouta- 
blesten Feind vom Leibe schaffen ; bei der jetzigen Verfassung ihrer Armee könnte 
sie alsdenn ganz geruhig um sich greifen, wie sie wollte, und dieses ist sie auch fest 
entschlossen." 

Der König fügt dem Begleitschreiben an Prinz Heinrich eigenhändig hinzu: 

„Voici une triste pi^ce que je vous envoie de Voltaire." 3 

Das erste Schreiben nach dem Concept ; das zweite ein Auszug aus der Ausfertigung. 



10907. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL 

Landshut, 27. April 1759. 

Ihr werdet aus dem einliegenden Bericht des Residenten Reimer' 

zu Danzig mit mehrern ersehen, wie dass es nunmehro fast ausse: 

I In gleicher Weise äussert sich der König in einem undatirten (wahrscheinlid 
vom 27. zu datirenden) Schreiben an d'O in Glatz. — 2 Ebenfalls an Rebent 
von dem Freunde aus Wien gerichtet, der schon die früheren Mittheilungen g6 
macht hatte. Vergl. S. 149. Anm. 5. — 3 Es wird das von Voltaire übersandte Gut 
achten des Genfer Arztes Tronchin über die Krankheit des Prinzen Ferdinand sein 
Vergl, S. 168. Anm. I und CEuvres Bd. 23, S. 41. — + D. d. Danzig 21. Apri]»^.. 

X : 

:%- 



195 

Zweifel bleibet , dass die Russen vorwärts marschiren und etwas auf 
Hinterpommern tentiren wollen. Es wird daher Zeit sein, dass Ihr nach 
Meiner vorigen Ordre ^ an Euch den Generalmajor von Diericke mit 
seinem Corps nach Hinterpommern vordetachiret und sonsten Eure 
Arrangements so treffet, wie Ich Euch solches noch in Meinem letzteren 
Schreiben aufgegeben habe. Eure Hauptattention soll übrigens auf 
Hinterpommern sein. Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10908. AU SECRfiTAIRE BENOtT A VARSOVIE. 

Landshut, 27 avril 1759. 

JDer König bestätigt den Empfang des Berichts vom 21. April. 

Je vous sais gre de l'attention que vous avez pour m'instruire 
exactement de tout ce que vous apprenez des mouvements des Russes 
en Pologne ; continuez d'y ^tre bien attentif, afin de pouvoir m'informer 
avec autant d'exactitude qu'il vous sera possible, dans un moment que 
celui-ci oü il m'importe tant d'avoir de bons avis. Tächez surtout de 
m'instruire avec justesse des nouveaux secours qui arrivent aux troupes 
russes, soit en reguli^res soit en cosaques , et m'informez, d^s que ces 
secours s'approchent. Vous dites que, selon l'avis qii'un seigneur po- 
lonais avait tire de la Prusse, l'armee russe ne consistait, y compris 
12 bataillons arrives par la Courlande, qu'en 40000 hommes; raandez- 
moi si c'est le tout, les corps detaches comptes avec; m'avertissez en- 
core au plus tot mieux jusqu'oü pourra aller le nombre des troupes 
irreguli^res en kalmouks, cosaques et pareilles gens; enfin, tachez de 
marquer la somme totale de tout ce qu'il y a des troupes russes. 
Enfin, pourvu que vous me fassiez des rapports sur le nombre des 
troupes russes, il faut que [vous] fassiez calculer celui des troupes regu- 
lieres et d'ailleurs aussi celui des irreguli^res ; sans quoi je ne saurais 
faire aucun usage de votre notice. 

Nach dem Concept. F C d 6 r i C. 

10909. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE -FOüQUfi. 

Landshut, 28. April 1759. 

Ich gebe Euch auf Euer Schreiben vom 26. dieses in Antwort, dass 
Ihr nur alle Demonstrationes machen sollet, als ob Ihr Euch noch weiter 
zurückziehen wolltet, auf dass wir den Feind desto besser betrügen und 
wo möghch vor diesesmal recht zu bezahlen suchen können. 

Ich bin morgen Mittag in Neisse, also könnet Ihr Mir gegen Meine 
Ankunft dahin alles, was passiret, schreiben. 

I Nr. 10896. 



— 196 — 

II faut ä tout prix que je me debarrasse d'un des corps de l'ennemi. 
L'operation de mon fräre a rejete Daun sur la defensive, ainsi je pro- 
fite de ce moment pour tomber sur de Ville. Si nous pouvons venir 
sur lui, avant qu'il en soit bien averti, il y perdra furieusement. 

Adieu, mon eher; demain ä midi je serai ä Neisse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiser! Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz (das franzö 
sische) eigenhändig. 



10 910. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Lands hut, 28 avril i 1759. 

J'ai vu par votre chiffre* toutes les difficultes que vous me pre- 
sentez, et j'avoue que dans toute autre guerre que celle-ci je ne con 
seillerais point ä une entreprise aussi penible. Mais voici mes raisons : 

Les Autrichiens ne pourront pas vous causer de grandes inquietude^ 
du c6td de la Saxe , ä cause que leurs grands magasins dans ces en- 
virons-lä sont ruines, qu'ils ne pourront retablir si aisement. Si vous 
pouvez profiter de ce temps-lä, pour pouvoir chasser l'armee de l'Em- 
pire, cela pourra faire un effet adrairable. Quant k la Lusace, j'y aurai 
l'ceil , pour que malheur n'y arrive pendant votre absence. Daun 
attendra que les Russes agissent, pour se mettre en mouvement; ceux-lä 
ne peuvent agir plus tot qu'au commencement de juin. 

Si nous n'essayons pas tout ce qui est humainement possible, pour 
nous debarrasser ä present que nous en avons le temps, d'un des ennemis 
que nous avons vis-ä-vis de nous , nous nous trouverons vaincus par 
leur nombre, s'ils commencent leurs Operations toutes ä la fois. II n'y 
a donc pour nous d'autre salut que de tenter tout ce qui est possible, 
pour deranger ä present leur concert. Voilä la raison qui me m^ne 
dans la Haute-Silesie, pour essayer \k s'il sera possible de faire un coup 
contre le corps de 30000 hommes de ce c6te-lä. S'il nous reussit d'uö* 
cote ou d'autre, nous pouvons esperer de nous soutenir; mais si nous 
ne l'entreprenons pas, je vous prie de me dire comment faire, pour 
nous defendre et nous soutenir, quand les ennemis agiront de concert 
de tous les cotes, ä savoir 30000 Autrichiens en Haute-Silesie, 40000 
vers la Basse-Silesie, l'armee des Cercles du c6te de la Thuringe, celle 
de Broglie dans la Hesse, Daun avec un corps de 30000 hommes 
vis-ä-vis de Dresde, un corps de 10 000 hommes Autrichiens vers la 
Lusace, pr^t ä pdndtrer du cöte de Berlin, un corps de Suedois du cöt6 
de la Peene et 50000 Russes, soit du cöte de la Pomeranie, soit de 
la Nouvelle - Marche. Vous devez convenir de l'impossibilite qu'il y 
aura de resister ä tant de troupes ensemble, et vous sentirez la nd- 

I Zum 28. April vergl. auch ein Schreiben an Voltaire in den CEuvres, Bd. 23, 
S. 40. — 2 Den Bericht des Prinzen, d. d. Sedlitz 26. April, vergl. in Schöning, 
a. a. O. Bd. 11, S. 53. 54. 



197 

cessite qu'il y aura pour nous tous, de faire ä present les derniers 
efforts pour nous debarrasser d'une partie de nos ennemis. 

S'il y avait quelque chose ä gagner par attendre, j'attendrais , je 
vous assure, tr^s volontiers ; mais l'inaction dans ce moment-ci est tout 
ce qu'il peut y avoir de plus dangereux pour nous, et ne peut nous 
procurer que ce qu'on appelle en allernand une Galgenfrist. 

Voilä, mon eher fr^re , mes raisons ; il faut nous accommoder au 
temps et regier nos actions sur les circonstances oü nous nous trouvons. 
Au surplus, je ne pretends point de vous des choses impossibles , mais 
si vous trouvez l'occasion de vous debarrasser une bonne fois des 
Cercles , vous changez enti^rement la face de la guerre et de votre 
propre position. Quant ä l'ev^nement, ni vous ni moi n'en pouvons 
pas repondre, et supposant meme qu'il arrivät ä vous ou ä moi quelque 
imalheur, je crois toujours que le fait en aurait ete pire pour nous, s'il 
lous arrivait dans le moment que tous nos ennemis fussent en action. 

Soyez persuade de la vivacite des sentiments de l'amitie et d'estime 
ivec lesquels je suis etc. 

Nach dem Concept. ' F e d e r i C. 



IG 911. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut,« 28 [avril 1759]. 

Mon eher Fr^re. Vous recevrez un grand grimoire^ tout rempli 
le visions creuses. Je ne vous rep^te point ce que vous y Hrez, je ne 
ous en dirai pas moins que vous etes devenu la terreur. des Autrichiens, 
[u'ils vous aceusent d'avoir derange leurs mesures, et qu'ils vous donnent 
1 tous les diables. M. Daun est tr^s surpris que vous, qui n'avez 
)i la toque du pape ni l'epee benite, vous lui ayez enleve ses magasins 
tpostoliques. II vous fera dresser par Schaffgotsch une excommunica- 
lon majeure que le Saint-P^re fulminera contre vous du haut de son 
)alcon del Monte Cavallo. Je vous plains du traitement qu'on vous 
eserve, et je souhaite que vous ayez occasion d'exercer souvent la co- 
■^re de ces gens-lä. 

Je ne vous dis rien de ce qui se passe iei, pareequ'il ne s'y passe 
len. Je vous ai instruit par un chasseur de ce qui me regarde."* 

Adieu, mon eher fr^re, que la fortune seconde toujours votre pru- 
lence, en tout ce que vous entreprendrez. 

Je n'apprends rien du prince Ferdinand, je ne sais pas mSme Fen- 
Iroit oü se trouve son armee. 



1 Es lag jedenfalls ein eigenhändiger Entwurf des Königs zu Grunde. — 2 Das 

nter Papieren späterer Jahre aufgefundene Schreiben wird sicherlich in den April 

759 einzureihen sein. — 3 Vermuthlich ein oder mehrere aufgefangene österreichische 

chreiben, die chiffrirt waren oder die der König hatte chiffriren lassen. — *> Vergl. 

10910. 



— 198 — 

Je vous embrasse de tout mon cceur, en vous assurant de la tendre 
estime avec laquelle je suis, mon eher fr^re, votre fidele frere et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. ^ e U e r 1 C. 



10 912. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE -FOUQUE. 

Neisse, 29 [avril 1759], 
a une heure. 

Je viens d'arriver dans ce moment, mon eher. J'ai regu trois de 
vos lettres ; ^ je suis fort de votre avis que, pour peu que monsieur de 
Ville avance encore, qu'il sera oblige de faire de prodigieux soubre 
sauts. ' 

Mes regiments n'ont pas tous Joint encore ; mais, independamment, 
je crois qu'il faut marcher demain, pour que l'ennemi n'ait pas le temps 
d'apprendre ce qui se passe. J'am^ne d'ici 12 bataillons, vous en avez 
15, /acä 27. J'amene, outre las canons de Bülow, encore 12 de ces gros 
seigneurs et 8 regiments de cavalerie. Je ne puis diriger ma marche que 
sur vous et sur Neustadt, ä moins que l'ennemi [n'Jait la bonte d'ap- 
procher davantage ; de quoi je doute. II s'agit donc de savoir comment 
nous tournerons Maideiberg, ^ et je crois qu'il faudra prendre par Filtz- 
stein. •♦ Tous vos grenadiers, hussards et dragons feront l'avant-garde. 

Dans ce moment, je re^ois votre derni^re lettre. ^ Cet homme esi 
fou par la tete, nous le battrons apres -demain sürement; cela etant, 
nous pourrons avancer demain le plus pr^s de l'ennemi que possible. 

NB. Faut-il des pontons pour passer la Hotzenplotz? J'en ai ici; 
mais si nous pouvons nous en passer, je les laisserais ici. Marquez-ii^ 
encore si vous avez des pontons pour des colonnes; sinon, j'en prendtai 
avec d'ici. 

Repondez - moi , s'il vous plait, promptement. Adieu, mon eher 
ami, je vous embrasse. Federic 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



I Berichte Leuber 27. April, Deutsch - Kamitz 28. und 29. April. — 2 Fouqud 
hatte, Deutsch-Kamitz 28. April, berichtet, er habe einen aus Liebenthal hinter Maidel- 
berg datirten Brief von de Ville erhalten; da de Ville aber heut viel Kavallerie zui 
Verfolgung ausgesandt habe , so sei zu vermuthen, dass er noch weiter vorrücken 
werde. Dieser Meldung hatte Fouque eigenhändig hinzugefügt: ;,Tant mieux; il 
chantera , j'esp^re , le cotillon, deux ou trois petits pas en avant, quatre ou cinq pas 
en arri^re." — 3 Südwestl. von Hotzenplotz. — 4 Jedenfalls Füllstein, südl. von Hotzen- 
plotz. — 5 Ein zweiter Bericht aus Deutsch-Kamitz vom 29. April, enthaltend di< 
Meldung, dass de Ville jenseits Neustadt sich gelagert, mehrere Dörfer noch diesseits 
Neustadt besetzt seien und die Vedetten im Walde bei Oppersdorf, „denen unsrigen 
grade gegenüber" ständen. ^ 



199 

10 91 3- AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE - FOUQUfi. 

A Neisse, [29 avril 1759],« 
ce soir ä 7 heures. 
Je n'ai point re^u votre reponse ä ma lettre." Je marche demain 
iC toute ma troupe, je serai ä 5 heures et demie chez vous, mon 
er. Qu'aucun regiment ne sorte, ni fasse semblant que j'y sois; je 
oisirai mon camp pour le cacher ä l'ennemi , et nous reglerons tout 
ur ce que nous aurons ä faire au l^^ de mai. 
Je suis d'avis de marcher sur Jessen ^ avec tout le corps, pour 
tourner l'ennemi et le prendre en flanc. Vous devez connaitre ce ter- 
rain par cceur; ainsi nous pourrons tout arranger en consequence. 
Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Dans ce moment votre aide de camp arrive et m'apporte votre 
lettre.* II faut, mon eher, que je vous parle et que nous concertions 
tout, avant de nous mettre en mouvement. S'il est certain que de Ville 
est ä Neustadt avec tout son corps, ce serait temeraire de se partager 
en tant de corps differents pour le deloger, et, en ce cas-lä, il y faut 
aller en r^gle; mais, si le corps de Neustadt est une avant-garde, alors 
ce que vous proposez, ^ est excellent. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. Federic 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



IG 914. RELATION. 6 

Relation de ce qui s'est passe ä l'expedition du prince 
Henri de Prusse en Boheme. 
Le Prince arriva avec son corps de troupes, le 15 d'avril, au camp 
de Nollendorf; les hauteurs derriere Peterswalde etaient occupees par 

I Das Datum ergiebt der Inhalt. — » Nr. 10912. — 3 Wohl Jassen, nordöstl. 
von Neustadt. — + Ein dritter Bericht vom 29. aus Deutsch -Kamitz. — s Fouqu6 
hatte vorgeschlagen, um den Feind in möglichst grosse Verwirrung zu setzen, mit drei 
Corps ihn anzugreifen. Die Oesterreicher würden den beiden ersten über Neustadt 
und zur rechten über Langenbrück vorrückenden Abtheilungen diesseits der Berge 
die Stirn bieten ; während dessen solle die dritte Abtheilung zur linken auf dem vom 
Könige erwähnten Wege über Maideiberg und Füllstein (vergl. Nr. 10912) den Feind 
umgehen und ihm den Rückzug abschneiden. — 6 Die obige aus dem königl. Ca- 
binet hervorgegangene Relation (sie ist nach den an das Cabinet gekommenen Im- 
mediatberichten aufgesetzt und in vorliegendem Exemplar von Laspeyres geschrieben) 
befindet sich unter den Akten der Londoner Gesandtschaft , d. h. unter den Aus- 
fertigungen der an Knyphausen und Michell ergangenen Cabinetsschreiben und Mi- 
nisterialrescripte (Geh. St. -Arch. Rep. 81. 71), und ist zum 21. April eingeordnet. 
Da jedoch der zu Grunde gelegte Bericht des Prinzen Heinrich vom 19. April erst 
am 22., der Bericht von Fouque vom 21. erst am 23. dem Könige zugekommen ist, 
so kann die Abfassung der Relation frühestens auf den 23. angesetzt werden ; da 
ferner, die Aeusserung, es hätten aus den zerstörten böhmischen Magazinen 50000 Mann 
7 Monate unterhalten werden können , zuerst in dem eigenhändigen Schreiben des 



200 

looo hommes de pandours et Infanterie hongroise postes derriere iin 
abatis considerable. Apr^s que les bataillons francs les eurent chasses, 
et qu'on eut fait 40 prisonniers, l'avant-garde se partagea. Une partie 
arriva le meme soir ä Aussig et l'autre ä Teplitz On detruisit ä Aussig 
le depot de farine et de fourrage que l'ennemi avait abandonne. 

Le 16, on marcha ä Hlinay; on s'empara des magasins de Lobositz 
et de Leitmeritz, oü l'on trouva beaucoup de farine. On fit brüler tous 
les bateaux de l'ennemi sur l'Elbe, et on poussa un corps en avant qui 
s'empara du depot que l'ennemi avait abandonne ä Budin. 

Le lieutenant-general Hülsen marcha, le 15, suivant la disposition, 
sur^ Passberg; l'ennemi fut tourne par notre cavalerie par Priesnitz. * 
Les deux regiments autrichiens Andlau et Koenigsegg parurent vouloir 
maintenir leur poste, mais notre bataillon de hussards et le regiment de 
cavalerie du corps donn^rent sur eux et sur les pandours, oü le general 
saxon Renard et 51 officiers avec 2000 hommes ont ete faits prison- 
niers. On prit encore k cette occasion 2 etendards , 3 drapeaux et 
3 Canons. Nous n'eumes que 66 hommes en tout tues et blesses, l'ennemi 
a laisse au deiä de 200 morts sur la place. On s'empara d'ailleurs du 
magasin de Saatz, on prit un magasin considerable d'avoine ä Libocho- 
witz,3 avec 14 prisonniers du regiment de Schmerzing. On brüla 
tous les ponts sur l'Egra, et l'on detruisit tous les magasins qu'on trouva 
le long de ce fleuve.'* 

Apr^s^ avoir tird le calcul de tous les magasins pris et detruits ä 
cette occasion par nos troupes en Boheme , la somme totale en va ä 

Königs an Fouque vom 25. April auftaucht, der Verfasser der Relation (Eichel, 
Cöper oder Laspeyres) aber diese in den Berichten nicht vorhandene Aeusserung 
sicherlich dem Könige nachgeschrieben hat, so wäre als terminus post quem der 25. 
gegeben. Dieses Ergebniss wird bestätigt und ein noch späterer Termin wahrschein- 
lich gemacht, wenn man die Cabinets- und Ministerialschreiben an die Londoner 
Gesandten, sowie die Correspondenz der Berliner Minister mit dem schlesischen Minister 
von Schlabrendorff vergleicht. Es zeigt sich dann , dass die Relation , obschon im 
Cabinet verfasst und in vorliegendem Exemplar auch dort geschrieben , nicht vom 
Cabinet, sondern erst von den Berliner Ministern nach London gesandt ist, und dass 
diese Sendung nicht vor dem 5. Mai erfolgt sein kann , vielmehr erst das am 5. von 
den Ministern an Knyphausen geschickte „bulletin" mit der Relation identisch sein 
kann. Ebenso kann nach der ministeriellen Correspondenz mit Schlabrendorff auch 
dort erst die „relation" vom 5. Mai mit obiger Relation sich decken. Man hat also 
anzunehmen : Die Relation ist in den letzten Tagen des April oder den ersten Tagen 
des Mai, ohne Frfige auf königlichen Befehl, mit einem jetzt nicht mehr vorliegenden 
Schreiben von Eichel an die Minister nach Berlin zur weiteren Besorgung übersandt 
worden ; die Minister haben am 5. Mai das aus dem Cabinet erhaltene Original nach 
London geschickt, an die übrigen Empfänger (wie an Schlabrendorff) dagegen in 
Berlin gefertigte Abschriften. Für die Abfassung der Relation würde sich mithin einer 
der letzten Tage des April ergeben. 

I Vorlage: du; im Bericht des Prinzen: sur. — a Nordöstl. von Aussig. — 
3 An der Eger ; südl. von Lobositz. — 4 Der erste Theil der Relation ist abgefasst 
auf Grund des Berichts des Prinzen Heinrich, Hlinay 17. April. — 5 Das Folgende 
naih dem Bericht des Prinzen, Hlinay 19. April. 



\ 



201 

:;S486 tonneaux de farine, 73400 pains, la pi^ce ä 4 ß, 136820 
)oisseaux d'avoine, 86300 rations de foin, la ration k 8 €6. On a 
)rüle k l'ennemi au delä [de] 150 bateaux sur l'Elbe. 

Le 19, le general - major Meinecke des dragons et le lieutenant- 
olonel de Kleist des hussards ont poursuivi l'ennemi au delä de l'Egra 
t sont tombes sur un corps de cuirassiers, de hussards et de pandours, 
n ont sabre une bonne partie et fait 3 officiers et 120 hommes pri- 
onniers. Toutes les troupes ennemies qui ont ete de ce c6te-lä, et qui 
mt ete au delä de 8000 hommes, se sont jetees dans Prague. Leur 
iestination doit avoir ete de former un corps separe et d'appartenir k 
armee de l'Empire. ' 

Comme il ne restait plus rien k faire lä, le prince Henri se replia, 
i 20, k petites journees pour retourner en Saxe, ayant laisse son arriere- 
arde encore jusqu'au 24 en Boheme.' 

Apr^s le calcul fait de tous les magasins pris et detruits, on en 

suppute la valeur au delä de 600000 ecus, et de sorte que 50000 

ommes en auraient pu subsister sept mois. En detruisant et brülant 

; magasin de Budin , il est arrive malheureusement que le feu a pris 

i ville et en a brüle la troisi^me partie. 

Cette expedition a derange extremement le dessein que les ennemis 

vaient tant sur la Saxe que pour faire joindre un corps de ses troupes 

Celles des Cercles vers la Hesse et la Franconie. Outre le nombre 

es prisonniers, l'ennemi aura de la peine de refaire tous les magasins 

t les autres arrangements qu'il avait pris ä ce sujet. 

Le general d'infanterie de Fouque^ a tentd encore une autre ex- 
edition sur l'ennemi du cote de Troppau, qu'il prit, apres que la gar- 
ison s'en fut retiree deux heures avant son arrivee; mais que la ca- 
alerie de son avant -garde atteignit encore, et dont on sabra un bon 
ombre et fit prisonniers 2 capitaines , 2 lieutenants et 260 hommes 
risonniers , sans que de notre c6te nous n'eümes d'autre perte que 2 
ommes tues et 8 blesses. Le general Fouque, poussant sa marche, 
ms trouver aucune resistance, jusqu'ä la Mora, trouva lä toute l'armee 
memie postee sur des hauteurs couvertes. par des defiles et des vallees, 
..' fagon qu'il trouva l'attaque impraticable, et comme il ny avait de 
subsistance pour son corps d'armee, il jugea mieux de retourner, ce 
i'il a execute sans la moindre perte. 

Tout ceci n'est que pour votre information, afin que vous soyez 
struit de ce qui s'est pass^ sur nos lieux, en attendant qu'on publiera 
le relation detaillee* de tout ce qui est arrive ä cet egard. 

Nach der Ausfertigung. 



' Bis hierher nach dem Bericht vom 19. April. — 2 Auch diese Angabe spricht 
r Abfassung der Relation erst in den letzten Tagen des April. — 3 Der folgende 
bschnilt nach den Berichten Fouque's , Troppau 17. April, Kunzendorf 18. April, 
oppau 20., Leobschütz 21. April. — 4 Scheint nicht erschienen zu sein. 



202 

I0 9I5- AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE MARGRAVE 
CHARLES'. 

Oppersdorf, lei mai 1759. 
Mon eher Margrave. De Ville a ete avance jusqu'ä Neustadt, il 
en est decampe le 29 et est marche vers Ziegenhals; le 30, j'ai Joint 
Fouque dans son camp de Deutsch-Kamitz , aiijourd'hui je suis marchd 
de bon matin vers Zuckmantel. L'ennemi en etait decampe ä 2 heures 
du matin; nous avons trouve l'arri^re-garde, et tout ce que nous avons 
pu faire , a ete de ruiner un bataillon de pandours , dont nous avons 

2 capitaines, 3 lieutenants, 180 prisonniers, et dont ä peu pres 150 ont 
ete sabres. De Ville a ete oblige de plier bagage si vite, ä cause qu'il 
n'a pu trouver ni vivres ni fourrages pour ses troupes; il n'a rien su 
de mon arrivee. J'ai fait compter dans son camp le nombre de ba- 
taillons et escadrons, et il se trouve que son corps a consiste en 24 ba- 
taillons , 22 escadrons de dragons, 2 pulks d'uhlans, 800 hussards et 

3 balaillons de pandonrs. 

Je suis bien mortifie que nous n'ayons pas pu faire davantage , je 
prends aujourd'hui mes arrangements pour les troupes, j'ai demain 
quelque affaire ä Neisse, et apr^s-demain , le 3, je serai de retour ä 
Landshut. Je suis avec bien de l'eslime, mon eher margrave, votre 
fid^le Cousin et ami 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. -f 6 U er IC. 



10 91 6. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 3 

Landshut, 3 mai 1759. 

La lettre que Votre Altesse m'a faite de Ziegenhain le 23 avril, 
m'a ete bien rendue, ä mon retour de ma courte expedition dans la 
Haute-Silesie. 

II n'y a rien ä dire sur votre projet que vous m'y indiquez, "* et 
vous ne sauriez presque adopter un autre ; mais notre principale affaire, 
tant pour vous que pour moi, est ä present comment nous saurions nous 
debarrasser d'un ennemi, pour aller attaquer l'autre. 

Ce que je vous dirai d'avance, c'est que si vous vous montrez du 
cöte de Contades, celui-ci ne fera que vous tenir purem ent en echec; 
mais d^s qu'il verra que vous detachez contre Broglie, il se remuera. 

I Markgraf Karl stand in Landshut. — 2 Ein Schreiben vom 2. Mai an den 
Marquis d'Argens siehe in den Oeuvres Bd. 19, S. 64. — 3 Des Prinzen Berichte 
aus dem Monat Mai sind datirt bis zum 15. aus Ziegenhain, am 17. aus Stadtbergen 
(d. i. Stadtberge oder Marsberg, nordwestL von Arolsen), am 24. aus Hamm, am 
29. aus Reke. — "♦ Prinz Ferdinand hatte berichtet, dass nach sicheren Nachrichten 
die Franzosen den Rhein überschreiten würden, um auf Münster vorzustossen ; er haW 
daher beschlossen, nach Münster zurückzukehren. Vergl. den Bericht vom 23. April 
in Westphalen a. a. O. S. 240 — 243. 



I 



203 

Apr^s que mon fr^re Henri a rafle les magasins des Autrichiens 
fronti^res de Boheme , et que le marechal Daun se tourne avec 
>que toutes ses forces, mon fr^re pourra agir avec toute son armee 
itre les troupes des Cercles. 

Quant au succds qu'il aura, il faut que nous l'attendions ; mais si 
n fr^re pourra battre ces gens, il ne se passera plus gu^re quelque 
se de considerable de ce c6te-lä, et je crois que, ce cas suppose, 
on pourra les arreter avec tout au plus 6000 hommes de troupes 
eres. 

Au reste, je vous prie de ne pas vous laisser decontenancer du 

;t mauvais succes que vous avez eu sur un beau projet; ^ croyez plutot 

on ne fait longtemps la guerre, sans essuyer par-ci par-lä des de- 

-asrres. Mais je ne puis pas me dispenser de vous reiterer encore ce 

nv.e je vous ai dejä souvent recommande* pour votre propre avantage, 

oir que vous augmentiez votre artillerie, sans quoi vous ne succederez 

^ cre dans vos entrepnses. II faut qu'au moins vous ayez 40 canons 

cle 12 livres et une douzaine de haubitz de 10 livres, II faudra, d'ailleurs, 

ils soient bien atteles, outre 150 chevaux de reserve qu'il vous faudra 

.Lijours encore. 

II y a plusieurs de mes officiers qui connaissent le poste de Bergen, 
et qui m'ont dit unanimement qu'il etait presque inattaquable. 

Independamment de cela, vous n'aurez jamais ä vous reprocher 
le nioindrement les dispositions que vous avez faites, et tous ceux qui 
entendent le metier , ne vous mettront jamais quelque chose k charge ; 
mais gardez-vous bien, je vous supplie, de ne pas vous laisser intimider 
par un succds qui vous a rate, mais restez dans le meme tour, dans le 
meme train et avec la meme esperance de succes oü vous avez ete, 
sans vous laisser alterer, car personne n'est maitre des ev^nements, 
II est fort ä plaindre que votre beau projet n'a pas reussi , mais, dans 
le moment present, il faut oublier les choses passees et penser ä de 
nouvelles entreprises. 

Vous direz, je vous prie, au prince de Holstein et au general-major 
comte de Finckenstein qu'ils fassent tous les arrangements possibles, 
pour recompleter au plus tot les deux escadrons du regiment de Fincken- 
stein qui ont soutfert un echec. 

Pour finir, je vous marquerai que j'ai eu le dessein d'attaquer avec 
le Corps de Fouque et quelques troupes que j'y avais jointes, le general 
autrichien de Ville, qui avec un corps d'armee avait pdnetre dans la 
Haute - Silesie jusqu'ä Neustadt, mais qui n'a pas voulu m'attendre et 
qui , tout au contraire , d^s qu'il a appris mon arrivee ä Neisse , s'est 
retire precipitamment ä Zuckmantel, de sorte que l'avant-garde de ma 



I Vergl. S. 181. — 2 Vergl. S. 181. 



204 

cavalerie n'a pu atteindre de son arri^re-garde qu'un bataillon de pan- 
dours de Pataschitz, ^ qu'on a pris ou sabre enti^rement. » 

Je reviens de ma corvee de Zuckmantel, je n'ai point pu executer 
mon dessein et, au lieu de quelque chose d'important, il m'a fallu con- 
tenter d'un miserable bataillon de pandours. Voilä, mon eher, comme 
les choses vont; on n'est pas toujours maitre de faire ce que Ton 
voudrait, et la fortune n'est pas toujours la compagne de la prevoyance. 

Federic. 

Nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der Ausfertigung im Kriegsarchiv des 
Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



IG 917. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE.3 

Landshut, 3 [mai]* 1759. 

La lettre que vous m'avez faite du 28 avril, ^ m'a ete bien rendue, 
quand je fus ä Neisse, et j'ai ete bien satisfait de tout ce qu'elle a 
compris. 

A present, je ne saurais que vous apprendre que, quoi que j'aie 
fait pour masquer ma marche contre de Ville, il faut cependant qu'elle 
ait ete trahie, puisque, dds le soir que je fus arrive ä Neisse et malgre 
toutes les precautions que j'avais prises pour cacher mon entreprise, il 
faut que, par des indiscrets ou par des mauvais confidents, de Ville en 
ait eu le vent, puisque, quoiqu'il avait penetre jusqu'ä Neustadt, il a le 
m6me soir leve son camp et s'est retire assez precipitamment vers 
Zuckmantel et dans les montagnes, de sorte que la cavalerie legere de 
mon avant-garde n'a pu atteindre qu'un bataillon de pandours de Pata- 
schitz de son arri^re-garde , qui aussi a ete pris ou sabre enti^rement, 
en Sorte qu'il n'en est reste que 2 capitaines, 3 officiers et 186 homnies 
qu'on a amenes tous prisonniers. 

Quant aux Autrichiens en Boheme, ils commenceront demain, selon 
mes avis, de faire camper un corps de 30000 hommes aux environs 
de Braunau , avec un autre petit corps separe d'ä peu prds 12000 
hommes. 

Je suis k prdsent dans l'attente qu'il arrivera du jour au lendemain 
quelque affaire, ou que du moins l'ennemi se declarera. Nonobstant 
cela, j'aurai l'ceil sur la Lusace et serai attentif sur ce qu'il y arrivera, 
meme sur Dresde, si le cas le demande. C'est pourquoi, si les circon- 
stances l'exigeront, je jetterai une forte garnison ä Neisse et tirerai tout f ' 
le corps de Fouque ici. 

I D. i. Patachich. — 2 In ähnlicher Weise schreibt der König am 3, Mai an 
Lattorff in Cosel über das Unternehmen gegen de Ville. — 3 Prinz Heinrich befand 
sich nach seinen Berichten im Monat Mai am 3. in Zwickau, am 12, in Penck (d.i. 
Benk , nordöstl, von Baireuth) , am 18. und 24. in Sachsendorf (südwestwestl. von 
Hollfeld) , am 30. in Hof. — 4 In der Vorlage fälschlich „avril". — 5 Vergl. den 
Bericht, Freiberg 28. April, bei Schöning a. a. O. S. 56. 37. 



205 

Mes nouvelles de Prusse sont jusqu'ici que les Russes, malgre 

tes les demonstrations qu'ils fönt, ne pourront s'avancer gu^re vers 

s pays , ainsi qu'ils seront obliges d'attendre le vert ä la campagne. 

Au surplus, je me flatte d'un bon succ^s de votre expedition ; mais, 

biippose que vous ne sauriez combattre les troupes des Cercles, il sera, 

dans ce cas-lä, toujours assez, quand vous les obligerez de se retirer de 

Bamberg, oü vous emporterez alors un magasin tr^s considerable , ce 

i obligera toujours ces gens-lä de s'arreter, afin de ne pouvoir pas 

remettre sitot. Mais c'est bien ä vous que j'abandonne toute votre 

expedition et de vous y prendre, selon que vous le trouverez con- 

venable , ne doutant nullement que vous ne ferez tout ce qui sera 

j)Ossible, pourreussir; car de pretendre de vous de faire possible des 

choses impraticables, voilä c'est ce que ni moi ni personne ne deman- 

jdera jamais de vous. 

Je suis trds fatigue, mon eher fr^re, je reviens de Zuckmantel. II 

y a pres de trois nuits que je n'ai pas dormi. Vous saurez que ma 

belle equipee s'est bornee k ruiner un bataillon de pandours, voilä un 

bei exploit! 

t ederic. 

Nach dem Concept. Der eigenhändige Zusatz nach der im übrigen chiffrirten Ausfertigung. 



IG 918. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 3 mai 1759. 

Der König bestätigt den Empfang der Berichte vom 29. April und vom 
I. Mai. 

D'O erhält Befehl, Nachrichten einzuziehen über das bei Braunau zu bildende 
Lager von 30000 Mann» und über das „corps separe pr^s de Politz qu'on y formera 
de quelques troupes". 

Au surplus, le general-major de Ramin* sera demain de retour sur 
son poste. II y aura encore quelques troupes dans le voisinage, et la 
cavalerie y sera toute de retour. 

F e d e r i c. 

Le corps qui campera aupr^s de Braunau, est de 20 bataillons et 
de 2 regiments de dragons, sous les ordres du prince Durlach ; il y a 
k tout autant ici que Laudon commande. 

F ederic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



I Vergl. Nr. 10919. — 2 Vergl. S. 157. 



206 

10919. AU LIEUTENANT -GENfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Landshut, 3 mai 1759. 

J'ai regu la lettre que vous m'avez faite du 29 d'avril, et vous 
sais parfaitement gre des avis que vous m'y avez donnes; mais gardez 
votre contenance et ne soyez point embarrasse. Si l'ennemi voudra 
tenter quelque chose contre vous, songez que le premier expedient que 
vous avez pour vous rendre redoutable k lui, c'est le feu dont vous 
pourriez vous servir, * et qui operera plus d'effet que s'il y avait lä 
20000 hommes de campes. En second lieu, si l'ennemi vient contre 
vous en forces superieures, soyez persuade que je detacherai certaine- 
ment contre lui. Mais ce que je vous recommande le plus ä present, 
c'est de m'avertir le plus souvent et avec toute diligence possible [de] 
ce qui se passe k vos lieux. 

Du reste, il y a deux choses dont il faut que je vous dise que 
je les trouve fausses dans votre rapport. Premi^rement , que Harsch 
devait camper sur le Weisse?i Berg,"* lui qui est ici aupres de Braunau, 
et qui entrera demain avec 30000 hommes dans un camp qu'il y va 
former, En second lieu, que le sieur Beck n'est pas ä Leitmeritz, mais 
plutöt aupres de Politz, oü il formera un camp de 12 ä 15 000 hommes. 

Federic. 

Daun, le prince de Deux-Ponts et Laudon ainsi que Beck sont ici 
k Trautenau, Braunau; la grande armee campera k Koenigshof. 

Das Hauptschreiben nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der bei Preuss, a. a. 0. 
S. 29 gedruckten Ausfertigung. 3 



10920. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON M ANTEUFFEL. ♦ 

Landshut, 3. Mai 1759. 
Ihr habet aus den Anlagen zu ersehen, was Mir von denen Be- 
wegungen derer Russen gemeldet worden. ^ Ich hoffe, Ihr werdet nach 
Meinen vorhin an Euch ergangenen Ordres den Generalmajor von 
Diericke mit einem Avantcorps von Truppen bereits vorgeschicket 
haben, ö sonsten es von der Nothwendigkeit, dass solches auf das aller- 
fordersamste geschehe. Ich zweifele auch nicht, Ihr werdet sonsten mit 
dem Generalmajor von Schlabrendorff die behörige Correspondance 
unterhalten und ihn über alles nöthige instruiren. Es wird alles dieses 
von der höchsten Nothwendigkeit sein, und dass Ihr Euch in Positur^ 

I Vergl, Bd. XVII, 472. — 2 Bei Prag. — 3 Die Handschrift war nicht zu 
erlangen , vgl. S. 2. Anm. 2. — 4 Manteuffel befand sich nach seinen Berichten im 
Mai bis zum 15. in Greifswald, am 24. in Alt-Damm, vom 26. bis 31. in Stargard. 
— 5 Bericht von Reimer, d. d. Danzig 28. April. Vergl. auch Nr. 10921. — 
6 Vergl. Nr. 10907. 



207 

setzet, um mit dem grössten Theil Eures Corps disponirter Maassen 
^egen die Russen vorzugehen und deren Unternehmungen vorzubeugen. 

Friderich. 

Eben kriege ich Seinen Brief (vom 30. voriges) und approbire 
Seine Mesuren gänzlich, wie auch die Avancements. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. Der 
Zusatz, bis auf das von Eichel eingesetzte Datum, eigenhändig. 



10921. AN DEN ETATSMINISTER FREIHERRN VON 
SCHLABRENDORFF IN BRESLAU. 

Landshut, 4. Mai 1759. 

Nach Meinen Nachrichten aus Danzig' fangen sich die russischen 
Truppen in ihren Quartieren in Preussen mehr und mehr zu bewegen 
[an] , und sollen sich in 4 Divisionen gesetzet haben, um vorwärts zu 
marschiren, davon die eine Division, so auf Posen gehen soll, für die 
stärkste angegeben wird, welche gegen Schlesien agiren zu wollen aus- 
giebet. Es sollen auch gedachte Russen bereits angefangen haben, in 
drei differenten Corps längst der Weichsel diesseits zu campiren und 
von denen Polen die sogenannte Podwodny oder Vorspann und Wagens, 
so die Polen ihnen zu tausenden fourniren müssen, zu fordern, um die 
Fourage ihnen sowohl nachzufahren als die Artillerie zu schicken. 

Ich habe Euch von diesen Nachrichten deshalb avertiren wollen, 
damit Ihr auf die nöthige und möglichste Arrangements denket, damit 
man in Schlesien auf seiner Hut dagegen sei , um nicht ganz surpre- 
niret zu werden und gänzlich in der Discretion des Feindes zu fallen ; 
worüber Ihr denn auch mit dem Obristen von Hacke zu Glogau cor- 

respondiren könnet.' 

Friderich. 3 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



I Vergl. S. 206. Anm. 5. — 2 Auf einem Berichte von Zieten, d. d. Rudel- 
stadt 7. Mai, finden sich Weisungen für Schlabrendorff: Der König habe „in der 
Kasse den Junius , Julius". „Ob er noch den August dazu schaffen könne? Wenn 
das wäre, so habe vor September nichts nöthig und w^äre Mir grosse Avance." — 
3 Auf die Bitte des Prinzen Moritz, der als österreichischer Kriegsgefangener noch in 
Dessau weilte, der König möge für ihn die Erlaubniss zu einer Reise nach Berlin aus- 
wirken, lässt der König am 4. Mai antworten, es könne „nicht conveniren", dass er 
[der König] „wegen eines solchen an sich geringen Umstandes" in seinem Namen an 
den Feldmarschall Daim „schreiben und ihn gleichsam um seine Genehmhaltung dazu 
ersuchen lasse" , „als welches in Absicht auf Mich wohl wider die Manier sein würde". 
[Zerbster Archiv.] 



— 208 — ; 

10922. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND | 

DE BRUNSWICK. 

Landshut, 4 mai 1759. 

Der König bestätigt den Empfang des Berichts vom 28. April, ' mit dessen 
Inhalt er sich äusserst zufrieden erklärt. 

Quant ä mon fr^re, il faut que Votre Altesse sache qu'il marchera 
droit vers Bamberg, ou vers l'ennemi, ou lä [oü] il saura trouver la 
soi-disante armee de l'Empire, pour voir ce qu'il pourra entreprendre 
sur eile. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 

10923. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 

DE BRUNSWICK. 

Landshut, 5 mai 1759. 
J'ai bien regu la lettre que Votre Altesse a bien voulu me faire 
du 30 d'avril, * et suis bien aise de tout ce que vous m'y avez dit. Quant 
au veritable dessein de mon fr^re Henri, je crois que peut-^tre, apr^s 
le depart de votre lettre, mondit fr^re vous aura averti plus en detail 
de son entreprise ; d'ailleurs, je dois bien dire ä Votre Altesse que mon 
fr^re est proprement assez en force contre l'ennemi qu'il veut entre- 
prendre, de Sorte qu'il pourra seul executer son expedition, et qu'il ne 
saurait lui importer trop si Votre Altesse ne sera pas en etat d'envoyer 
quelque corps de troupes pour soutenir son entreprise. Pour moi , j'ai 
cru devoir en avertir Votre Altesse, comme vous savez que j'aime ä 
mener mes entreprises avec sürete, et que je crois que plus qu'on est en 
force, plus on peut esperer du succes. Voilä pourquoi je vous en avais 
ecrit' de detacher quelques troupes, pour soutenir d'autant mieux mon 
fr^re dans son entreprise; au surplus, tout dependra de la Situation oü 
vous VOUS trouvez et [de] ce que les circonstances vous permettront. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 

10924. AU LIEUTENANT- GfiNßRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Landshut, 5 mai 1759. 

Der König dankt für die in dem Bericht vom 3. Mai eingesandten Nachrichten. 

Quant ä mon fr^re, je n'en suis nuUement en peine et suis per- 
suade qu'il executera bien son dessein. Mais je ne jurerais pas qu'en 
attendant quelque corps de pandours ou de hussards n'enträt en Saxe, 
pour voltiger par-ci par-lä, de quoi, j'esp^re, vous ne serez gu^re em- 
barrasse, au moyen de bonnes pr^cautions que vous prendrez; cepen- 

I Der Bericht ist gedruckt bei Westphalen , a. a. O. S. 247. — 2 Vergl. den 
Bericht bei Westphalen, a. a. O. S. 249. — 3 Vergl. S. 184. 



209 

dant qu'ils y entreront en force avec quelque corps considerable de 
pes, voilä ce dont je voudrais bien parier que cela ne se fera pas. 
Ce que vous mandez du juste mecontentement de la Princesse 
Electorale contre Brühl et des querelles entre celui-ci et le prince 
Charles de Saxe, ne saurait nous aider en aucune mani^re, ni faire du 
bien ou du mal k nous autres. 

Au reste , selon les nouvelles que vous me marquez , il me parait 
' les forces autrichiennes s'eparpillent bien l'une de l'autre, dont il 
voir ce qui en arrivera 

[Federic] 

Nach dem Druck i bei Preuss, Friedrich der Grosse. Urk.-Buch Bd. II, S. 25. 



10925. AU LIEUTENANT COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 6 maia 1759. 

Je vous suis bien oblige de l'avis que vous avez bien voulu nie 
dünner, par votre lettre du 5 de ce mois , des insinuations qu'on a 
voulu vous faire pour tenter votre fidelite. ^ Je suis tres persuade que 
vous 6tes trop honnete homme pour n'avoir jamais pense ä goüter de 
pareilles propositions indignes, et qui ne sauraient que blesser l'honneur 
dun honnete homme, fid^lement attache k son souverain. Mais, pour 
ce qui regarde le comte Taff, je ne crois pas que, malgre l'indigne 
metier qu'il a fait en ceci, le pretexte sera assez valable en droit pour 
lui contisquer le capital qu'il a place en Silesie, parceque le mauvais 
usage parait etre etabli que la honte et l'infamie n'est pas du c6te de 
celui qui offre, mais de la part de celui qui prend et se laisse cor- 
rompre. Soyez, en attendant, parfaitement assurd que je reconnaitrai 
votre procede honnete et votre fidelite de fagon que vous n'aurez pas 
oblige un maitre ingrat. 

Pour ce qui regarde les autres arrangements des Autrichiens, j'ai 
tout Heu de croire qu'ils se reposent sur quelque diversion qu'on me 
fera ; car de penetrer ici, ce sera une chose tr^s difficile pour eux. Je 
ne voudrais cependant pas jurer qu'ils ne tenteront pas quelque chose 

I Die Ausfertigung, nach der der Druck erfolgt ist, war nicht zu erlangen. 
Vergl. S. 2. Anna. 2. — «In einem Cabinetsbefehl vom 4. Mai theilt der König 
10 mit, dass die Oesterreicher das Corps bei Politz (vergl. Nr. 10926) als 16000 
Mann stark ausgeben; dass man sage, bei Nachod befinde sich wenig oder nichts 
vom Feinde. In einem Befehl vom 5. schreibt der König, nach seinen Nachrichten 
seien bei Skalitz nur 17 Bataillone, d.h. ungefähr 7000 Mann Infanterie, und 12 bis 
1500 Mann Kavallerie und Dragoner. „A präsent, tout s'expliquera bientot ce que 
c'est que tous ces mouvements des troupes ennemies." — 3 Der österreichische Oberst- 
lieutenant Graf Taff, Adjutant des Generals von Beck, hatte dem Oberstlieutenant 
d'O 150000 Thaler, Anstellung im Dienste der Kaiserin und andere Vortheile ver- 
lieissen, wenn d'O die Oesterreicher in die Festung Glatz einlassen würde; man habe, 
wie d'O meldet, die Annahme dieser Erbietungen von ihm erwartet, da er Katholik 
^'nd Italiener sei. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 14 



2IO 



sur Glatz , non pas , comme je crois , dans le moment present , mais 
plutöt quand la campagne präsente sera plus avancee. Ce que je vois 
et presume par vos lettres , c'est que l'ennemi n'a encore rien detachd 
vers la Haute-Silesie. ' Federic. 



Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10926. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 6 mai 1759. 

J'ai bien regu la lettre du 3 de ce mois que vous m'avez faite. 
Je ne doute pas du bon succes de votre expedition presente, sinon dans 
la plus achevee perfection, car de cela personne n'en est le maitre, du 
moins assez avantageusement , et [eile] fera au moins un bon effet , ne 
füt-ce que nos ennemis ne sauront agir de concert contre nous, ce qu'il 
faut que nous empechions absolument. 

Je vous ai dejä ecrit quel train ma derniere expedition dans la 
Haute-Silesie a pris,^ ainsi je ne donnerai pas dans des repetitions, 
Mais, afin que vous puissiez vous former une idee juste de la Situation 
actuelle des circonstances ici aux frontieres des Autrichiens , pour er 
mieux juger, je vous noterai que de Ville a aupres de soi 24 bataillons 
que j'ai fait compt^ sur la place du camp qu'il avait abandonne aupres 
de Neustadt. Ces 24 bataillons fönt 11 regiments d'infanterie, parcequ« 
chaque bataillon est de 6 compagnies, de sorte qu'on en peut calculei 
la somme totale ä 1 2 000 hommes ä peu pres. II en faut rabattre ue 
nombre prodigieux de malades qu'ils ont, et il y a peu de compagnies 
qui n'aient jusqu'ä 50 hommes de malades et de commandes absents 
plus, de Ville a 2 regiments de dragons autrichiens avec 4 regiments 
de dragons saxons, dont les derniers ne fönt que le nombre total d( 
1600 ä peu pres; et l'on compte un regiment de dragons autrichiens 
si l'on en met le nombre au plus haut , ä 600 chevaux tout au plus 
Outre cela, il y a aupräs de de Ville un miserable regiment de hussardi 
Carlstadiens et 2 pulks d'uhlans , ce qu'il y a de meilleur en troupe.' 
legeres, de sorte que, quand je calcule largement le nombre de toui 
son corps, il fera le nombre de 20000 hommes ä peu pres. 

C'est ensuite ä Neustadt, aux frontieres de la comte de Glatz, qu< 
l'aile droite de l'armde autrichienne commence dans ses quartier; 
de cantonnement , et leur aile gauche s'etend jusqu'aux environs d« 
Trautenau. 

Aupräs de Nachod , il y a Harsch avec 5 generaux , 5 regiment« 
d'infanterie, 3 regiments de dragons et 3000 pandours ä peu präs. ß 
Politz est le general Beck, qui s'etend jusques derriäre Braunau, et qu 

I Die gleiche Ansicht spricht der König in einem Schreiben vom 7. Mai aus 
— ^ Vergl. Nr. 10 91 7. 



f-- 



£' 



211 

a sous ses ordres 3000 pandours , 3 regiments reguliers de hussards, le 
regiment dragon de l'archiduc Joseph et 4 re'giments ou 8 bataillons 
d'infanterie. 

On a fortifie les hauteurs de Politz par des redoutes oü il y a 
60 gros canons. 

Le general Laudon est aupr^s de Trautenau et de Schatzlar, qui 
commande ä 10 regiments allemands d'infanterie, ä 2 regiments de 
dragons, 3 de hussards et 3 ä 4000 pandours dont on ne sait donner 
le nombre precisement ; il s'est retranche de meme aupr^s de Schatzlar, 
Trautenau et Golden-Oels. 

II y a un camp de 12 bataillons derriere le defile de Golden-Oels, 
un autre camp de 8 bataillons derriere Trautenau, sur les hauteurs qui 
tirent ä Arnau. Selon les avis qu'on a ici, il y a 12 regiments 
autrichiens aupr^s de l'armee soi-disante de l'Empire, outre 8 ou 9 re- 
giments auprds de Leitmeritz, d'Eger, Gabel etc. tous eparpilles. 

De lä on peut ä peu pr^s penetrer la fagon dont ces gens voudront 
agir. Si j'en dois dire mon sentiment, il me parait qu'ils sont trop 
Eparpilles et qu'ils perdent par cette disposition l'avantage que leur 
superiorite en nombre leur aurait donne. Voilä ce qui me fait esperer 
que nous pourrons les battre en detail. 

J'ai pris mes arrangements avec le general Fouque , de sorte que 
nous saurons nous joindre toutes les fois que le cas l'exigera, et alors 
nous marcherons sur le corps de celui de l'ennemi qui voudra tenter 
le premier quelque chose. Mais ce dont je dois vous prevenir, afin 
que. le cas arrivant, vous n'en soyez pas surpris, c'est que si de Ville 
revient pour faire le si^ge de Neisse, je ne remuerai pas contre lui, 
avant qu'il n'ait amene les canons devant la place, et alors ce sera le 
moment d'agir avec vigueur. Et quand un corps de l'ennemi, qui 
voudra penetrer, sera bien rosse, j'ai tout lieu de croire que les autres 
en seront rebutes et tourneront en arriere. 

Je vous remercie de la communication des nouvelles que vous avez 
eues de Boheme, au sujet desquelles je suis bien aise de vous faire 
observer qu'il est positivement vrai que Harsch est ici ä Neustadt, aux 
fronti^res de la comte de Glatz, oü il campe ä l'aile droite de l'armee 
autrichienne, et que Beck est ä Politz. 

Federic. ^ 

Nach dem Concept. Der letzte Abschnitt allein in der sonst chifFritten Ausfertigung. 



» In einem deutschen Schreiben vom 10. Mai wird Prinz Heinrich benachrich- 
tigt, dass die Auswechselung der österreichischen und preussischen Gefangenen in 
Neu-Salze in der Lausitz wieder aufgenommen werden solle. (Vergl. S. 151. Anm. 3.) 
Der Prinz soll ein Kavallerie -Commando von sicheren Leuten hinsenden zum Escor- 
tiren der ausgewechselten Gefangenen. 



212 

10 927- AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEI 

Landshut, 8. Mai 1759. 

Es wird nunmehro Zeit sein, dass Ihr en force nach Hinterpommerr 
marschiret, weil, wie Ihr aus anliegendem Bericht des Reimer's ' erseher 
werdet, die Russen in Hinterpommern einbrechen wollen. Wenn nich 
mehr als die eilf in dem Bericht gemeldete Regimenter dorthin kommen 
so könnet Ihr solchen auf den Hals gehen und sie wieder herausjagen 
kommt aber vom Feinde was stärkeres nach, so müsset Ihr Euch mi 
Eurem Corps so setzen, dass Ihr den Feind arretiret und ihn von de 
Seite von der See und von Colberg abhaltet. Mit Ende dieses Monate 
hofife Ich im Stande zu sein, so viel dahin zu detachiren, dass mai 
mehr gegen solchen wird thun können. 

Ich vermuthe gewiss, dass Ihr oder auch schon der Generallieute 
nant von Dohna werdet gute Karten von denen Gegenden von Colberi 
und der Orten [haben] aufnehmen lassen, um Euch daraus die avanta 
geusesten Posten auszusehen. 

Das Regiment von Kleist sollet Ihr nur gegen die Schweden mi 
stehen lassen. Fr i de rieh. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10928. AU FELD-MAR£CHAL bringe FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 8 mai 1759, 

Je suis charme de voir par la lettre de Votre Altesse du 2 de C' 
mois " que vos affaires et celles du prince Henri sont de concert lä-bas 

Pour les troupes que mon frere vous demande, il ne s'agit pas d 
grand'chose, il suffit que ce ne seront que des troupes legeres, puisqu 
c'est plutöt pour faire bruit que pour autre chose. 

Je sens bien que les Fran^ais doivent faire un mouvement genera 
de leurs troupes, s'ils veulent parvenir ä quelque chose ; mais alors voi» 
n'aurez que de rassembler les votres et de tomber en force sur un d 
leurs Corps. 

Si mon frere reussira ä chasser tout-ä-fait les troupes de l'Empir« 
cela derangera tout-ä-fait les arrangements de la campagne des Frangai 
et ne pourra manquer de produire un effet tr^s favorable ; c'est ce qu' 
faut bien qu'il se ddclare entre ci et le 14. 

Quant ä moi, j'ai ici vis-ä-vis de moi deux armees autrichienne: 
l'une sous les ordres de de Ville que j'ai chassee de la Haute - Silesi< 
qui campe auprds de Hermstadt, ^ aux fronti^res de la Moravie, et qu'o 
dit qu'elle se fortifie ä present; la seconde est ici sous Daun, du c6t 

1 D. d. Danzig 2. Mai. — 2 Gedruckt bei Westphalen a. a. O. S. 253. 
3 Südl. von ZuckmanteL 



— 213 

de Koenigshof, qui'fait le gros corps. Dix regiments russes sont en 
marche vers la Pomeranie , pour faire le siege de Colberg , contre les- 
quels mon general Manteuffel marche en avant. 

Pour moi, je veux voir de quel cöte cela se declarera, pour leur 
tomber sur le corps en force avec une grosse masse, et si mon frere 
sera heureux en son entreprise, cela me donnera moyen de porter un 
bon coup sur eux et de tourner en suite de ce c6te oü il le sera ne- 
cessaire pour le bien de nos affaires. 

Nach dem Concept. F e d e T i C . 

10929. AU LIEUTENANT-GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

[Landshut,] 8 mai [1759]. 

Der König dankt für die Nachrichten im Bericht vom 6. Mai. 

Vous avez sürement pris le bon parti pour votre defense, et le feu 
vous defendra plus efficacement que force de troupes. ' Si, en atten- 
dant, l'ennemi devait venir en grande force de ce c6te-lä, mes mesures 
seront prises en sorte que je detacherai d'abord lä oü il sera necessaire, 
seit vers la Lusace, soit m8me vers vous. 

Nach dem Concept. F e d 6 r i C. " 

10930. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

[Landshut, mai 1759. ]3 

Je compte bien qu'il aura communique ses nouvelles au general 
Fouque. Je dois l'avertir, d'ailleurs, qu'un bruit vague se repand ici 
que Daun se prepare de marcher par Gitschin vers la Lusace; que 
peut-etre il trouvera moyen d'approfondir si cela est fonde; que ce qui 
rae cause des soupgons, ce sont les redoutes et retranchements sans fin 
dont les Autrichiens fortifient les passages de la Silesie en Boheme. 

Federic. 

Eigenhändige Weisungen zur Antwort; auf der Rückseite des Berichts von d'O , Glatz 7. Mai. 



I VergL Nr. 10919. — 2 Auf der Rückseite eines Berichts von Zielen, d. d. 
Rudelstadt 7. Mai, finden sich folgende Weisungen zur Antwort: „Er nimmt recht 
gute Mesures. Wenn wir auch sollten zusammenstossen , thut nichts , wenn einige 
Escadrons Husaren zurückbleiben. Zeitungen sind das wichtigste." — 3 Die auf 
Grund der obigen Weisungen aufgesetzte Ausfertigung (im Kriegsarchiv zu Wien) 
datirt vom 8. Mai. In einem Schreiben an d'O vom 9. Mai äussert der König, ohne 
Zweifel habe der Feind Absichten, aber vor den ersten Tagen des Juni werde er mit 
der Ausführung nicht beginnen. In einem Schreiben vom 10. wird d'O mitgetheilt, 
nach Aussage der Deserteure sei Daun's Hauptquartier in Königshof; der König fügt 
eigenhändig hinzu: „Vous n'avez rien a craindre ä present d'un si^ge." [Wien, 
Kriegsarchiv.] 



214 

I093I- AN DEN OBERST VON HACKE, COMMAND ANTEN 
VON GLOGAU. 

Landshut, lO. Mai 1759. 

Ich danke Euch sehr vor die in Eurem Schreiben vom 7. dieses 
Mir communicirte Nachrichten. Wenn die Russen auf Posen rücken, 
so können sie von dar aus mehr Märsche als nach Glogau zu nehmen, 
und werdet Ihr dorten hoffentlich deshalb nicht viel zu hasardiren 
haben. Indess avertire Euch, obschon nur zu Eurer alleinigen Direction, 
dass Ihr bald ein Corps Meiner Truppen der Gegend haben werdet, und 
sollet Ihr also nur Geduld haben , da Ihr gewiss nicht werdet belagert 
werden ' und es auch nicht auf Euch gemünzet ist. ^ 

Fr i der ich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10932. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

M0TTE-F0UQU£.3 

[Landshut, Mai 1759. ]* 

. . . Noch:= dass nach Erhaltung dieses Briefes, so möchte Regi 
ment von Jung-Stutterheim und Jung-Braunschweig mit 10 leichte zwölf 
pfundige Canons nach Breslau detachiren. Sie werden dorten General 
major Wobersnow angewiesen ; ^ müssen den 14. da sein, und er sicl^ 
parat halten, mit den übrigen von seinem Corps Ordre zu kriegen, von 
einem Tag zum andern über die Neisse zu kommen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts von Fouquc, 
Deutsch-Kamitz 7. Mai.'' 



I Aehnlich lässt der König auf einen Bericht Hacke's vom 9. Mai antworten 
wie die Weisungen [Bleinotizen] am Rande des Berichts ergeben. — 2 In einen 
Cabinetsbefehl vom 9. Mai an den Minister von Schlabrendorff billigt der König di« 
in Schlesien für den Fall einer russischen Invasion getroffenen Vorsichtsmaassregeln ; 
er zweifele jedoch noch, „dass die Russen was auf Schlesien tentiren werden", und 
glaube eher, „dass es auf die Neumark und der Orten dahin geschehen wird". — 
3 Fouque's Berichte im Monat Mai sind bis zum 23. Mai noch aus Deutsch - Kamib 
datirt, am 25. aus Ottmachau, am 26. und 29. aus Hertwigswalde (zwischen Patschkai 
und Frankenstein). — ■♦ Nach Fouque's Bericht vom 11. Mai muss der auf Grunc 
obiger Weisungen aufgesetzte Cabinetsbefehl vom 10. Mai datirt gewesen sein. — 
5 Der Anfang handelt über einen zu entfernenden Officier. — 6 Vergl. S. 216 
— 7 An selbiger Stelle finden sich die W^eisungen für den Befehl an Putlkammei 
(vergl. Nr. 10933), sowie Weisungen für eine Ordre nach Breslau, in der dem Re 
giment Jung-Sydow anbefohlen wird, der Expedition Wobersnow's sich anzuschliessen 



-~ 215 ■ — 

10933. AN DEN GENERALMAJOR VON PUTTKAMMER.' 

[Landshut, Mai 1759.] 2 
Ordre Puttkammer Spremberg: 2 Escadrons von seinem Regiment 
oll in der Gegend Spremberg stehen lassen, ^ mit den übrigen 6 soll 
r seinen Marsch über Glogau nehmen und aUiiren sich mit die Zieten'- 
he Husaren, die dort stehen.* Correspondiren mit Wobersnow, so 
. nseit der Oder marschiren wird, ^ und richten Marsch so ein , dass 
r den 18. dieses bei Lissa sein kann. 

Vorher muss schreiben an Hacken, dass der Brod und Fourage 
arat halte. 

Weisungen [Bleinotizen] für einen Catinetsbefehl an Puttkammer; auf der Rückseite des Be- 
:hts von Fouque, d. d. Deutsch- Kamitz 7. Mai. 



10934. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 11. Mai 1759.^ 
Ich habe Euer Schreiben vom 7. dieses erhalten und bin von 
dessen Einhalt ganz wohl zufrieden gewesen, nur aber finde Ich zu er- 
innern , dass der Generalmajor Diericke mit die 4 Bataillons , so Ihr 
detachiret, ^ zu schwach und solches so gut wie nichts sein wird ; wie 
Ich dann geglaubet habe, Ihr würdet ihm noch ein paar Bataillons z;u- 
egeben haben. 

Die Anstalten, so Ihr mit dem Generalmajor von Kleist ^ machet, 

»probire Ich in so weit; nur müsset Ihr noch überlegen und zusehen, 

ohin der Generalmajor von Kleist zu marschiren hat, auf den Fall, 

,iss der Feind durch das Mecklenburgische sich ziehen und bei Ruppin 

ngefähr wieder herauskommen wollte; denn auf diesen Fall gedachter 

Generalmajor von Kleist dem Feinde gleich vorrücken und einen guten 

Posten im Mecklenburgischen aussuchen und nehmen müsste. 

Ohnerachtet die Russen ein Corps von 10 000 Mann gegen Posen 
^^eschicket haben, ^ so glaube Ich doch nicht, dass es ihnen ein Ernst 

I Puttkammer' s Berichte im Monat Mai sind datirt: bis zum 12. aus Spremberg 
ergl. S. 144. Anm. 4), am 13. aus Forst, am 16, und 18. aus Rauschwitz bei Glogau, 
:i 19. aus Sagan, am 20. aus Sorau, am 22. aus Triebel, vom 24. — 30. aus Sagan. 
- 2 Puttkammer antwortet auf obigen Befehl am 12. Mai. — 3 Es blieb in Folge 
jäsen der Oberstlieutenant von Dingelstedt in Spremberg zurück. Auf dem Bericht 
ttkammer's, d. d. Spremberg 9. Mai, findet sich die Weisung zur Antwort: „Danke. 
-r Officier, den er mit 2 Escadrons da lasset, muss Mich, wie er, von allem, so auf 
;r Grenze passiret, als auch, was [er] von Heinrich erfährt, informiren." Nach der 

Antwort Puttkammer's vom 13. war das königl. Schreiben vom 11. datirt. — 4 Vergl. 

■^. 105. — 5 Vergl. S. 216. — 6 Ein Schreiben vom 11. Mai an den Lord Marschall 
•n Schottland vergl. in den Oiuvres Bd. 20. S. 279. — ^ Vergl. S. 195. 206. — 
Vergl. S. 191, 212. — 9 Dem Secretär Benoit in Warschau dankt der König am 
:. Mai für die Nachrichten über die Bewegungen der Russen in Polen; Benoit soll 
jr allem zu erfahren suchen, „si des troupes russiennes marcheront par la Pologne 

vers les fronti^res de la Haute-Silesie", und wenn dieser Fall eintrete, den König so 

schnell wie möglich davon in Kenntniss setzen. 



i 



2l6 1 

sei, hier gegen Schlesien zu agiren und dahin was zu tentiren, sondern 
Ich supponire eher, dass ihre Intention sei, auf Colberg zu gehen. In- 
dessen detachire Ich jetzo den Generalmajor von Wobersnow mit einem 
Corps gegen Lissa zu , wenn es auch nicht mehr wäre , als nur den 
Feind zu observiren. Gedachter Generalmajor von Wobersnow ist auch 
beordert, ' Euch zu schreiben, im Fall dass sich die Russen näher nach 
der Neumark oder sonsten so hinziehen wollten; wornach Ihr Euch 
dann werdet richten und Eure Mesures nehmen müssen; dann in dem 
Fall , dass die Russen von Colberg abstrahireten , so ist kein besserer 
Posten vor Euer Corps als der bei Landsberg, da Ihr alsdenn aber Euer 
nöthig habendes Magazin von Mehl, Haber, Stroh und Heu von Stettin 
zu Wasser nach Küstrin transportiren lassen müsset. Wann solcher Cas 
existiret , so kommet es pur nur darauf an , dass genügsame Schiffe in 
Stettin vor solchen Transport vorhanden seind, davor Ihr wohl, auf den 
Fall es nöthig sein wird, sorgen werdet. 

Sonsten wird Mein Bruder, des Prinzen Heinrichs Liebden, mit 
seiner Expedition im Reiche gegen Ende dieses Monates fertig sein; 
alsdenn werde Ich gleich sehen, nach Beschaffenheit der Umstände, 
wie Ich Euer Corps mit 12315 000 Mann verstärken kann. * 

Frider ich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Bcilin. 



10935. AU PRINCE FERDINAND DE PRUSSE. 

Landshut, ii mai 1759. 

La lettre que vous avez pris la peine de m'ecrire du 5 de ce 
mois , m'a ete bien rendue , et je ne saurais assez vous exprimer le 
plaisir que j'ai ressenti en apprenant que vous vouliez bien vous preter 
ä la eure genante dont il s'agit, ^ me flattant qu'elle sera d'un bon usage 
pour le recouvrement de votre sante qui m'est d'autant plus precieuse 
que j'apprecie parfaitement les sentiments d'attachement et de tendresse 

I Cabinetsbefehl an Wobersnow, d. d. Landshut 11. Mai. [Ausfertigung in der 
Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Vergl. weiter unten S. 230. Anm. 3.] 
In der Ordre wird dem General ferner mitgetheilt , dass der Minister Schlabrendorff 
angewiesen sei, „einen Commissarium von Breslau oder Glogau aus mitzugeben, dem 
er zugleich zur Berechnung 20000 Thaler mitgeben soll, auf dass, wenn Ihr in Polen 
einmarschiren werdet, er, wenn es nöthig ist, das Mehl und die Fourage daselbst für 
Euer unterhabendes Corps einkaufen könne". Weiter sei der Ingenieurlieutenant 
Schiott beordert, Wobersnow zu begleiten ; General Seydlitz habe Befehl erhalten, das 
Regiment Württemberg-Dragoner nach Breslau zu senden, das den 14. dort eintreffen 
und dann mit Wobersnow weiter marschiren solle ; sowohl dies Regiment wie die 
zwei Regimenter vom Fouque' sehen Corps und die „Bataillons von Jung-Sydow 
Garnisonregiments" sollten auf einen Monat , nämlich pro Junio , Verpflegungs- 
gelder mitnehmen. — 2 Ein P, S. betrifft Zahlungen für den Pcntontrain. — 
3 Vergl. S. 168. Anm. i. 



217 

([ue vous me temoignez en toute occasion. Je vous prie , mon tres 
eher fr^re, d'^tre persuade du reciproque de ma part. 

Federic. 

Je suis charme de la courageuse resolution que vous avez prise, 

..lon eher frere, de vous soumeltre ä la rigide diete que Ton vous 

[)rescrit ; je me flatte que par ee moyen nous vous conserverons encore. 

Nous ne faisons rien iei, tout est aussi tranquille qu'en pleine paix. 

Federic 

Nach der Ausfertigung im Königl. Hausarchiv zu Berlin. Der Zusatz eigenhändig. 



10936. AUX MINISTRES D'fiTAT ET DE C ABINET COMTES 
DE PODEWILS ET DE FINCKENSTEIN A BERLIN. 

Landshut, 11 mai 1759.2 

Sur le rapport que vous venez de me faire du 8 de ce mois au 
sujet de la lettre que le marquis de Rouge a regue de nouveau du 
marechal de Belle -Isla touchant le cartel ä regier entre la France et 
moi, 3 [je vous reponds] que je crois vous avoir dejä suffisamment de- 
clare mes dispositions invariables et serieuses ä l'egard dudit cartel; 
<[ue j'ai nomme pour ee sujet le general-feld-marechal de Kalkstein de 
ma part, "* pour regier tout ce qu'il faut avec celui qu'on nommera de 
la part de la France ; que je ne me souviens pas d'avoir jamais refuse 
d'admettre le comte de Mailly^ pour venir regier avec le marechal 
Kalkstein le cartel, que, tout au contraire, j'en serais bien aise et que 
teile personne qui sera chargee de la part de la cour de France ä cette 
negociation, me sera agreable. 

Voilä sur quoi vous pouvez regier tout ce qu'il faut ä ce sujet, 
aprds que je vous ai donne dejä mes resolutions sur tous les autres 
points qui regardent cette negociation. 

Nach der Ausfertigung. r C U e r 1 C. 

10937. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

[Landshut, mai 1759.] 6 
L'ennemi cantonne entre Kcenigssaal et Jaromirs; Harsch couvre 
sa droite. Ce qui est avance vers Frumburg, ^ ne sera qu'un detache- 

' In ähnlicher Weise äussert der König in Schreiben vom 3., 8., 15., 22. und 
25. Mai seine lebhafte Theilnahme für das Ergehen des Prinzen, ertheilt ihm Rath- 
schläge und ermahnt ihn zum ruhigen Ausharren. Dem Schreiben vom 3. Mai sind 
eigenhändig die Worte hinzugefügt : „Menagez-vous bien , mon eher cceur , et faites 
ce que vous pourrez pour regagner votre sante." — ' Durch einen Cabinetsbefehl 
an den Minister Graf Finckenstein , d. d. Landshut 4. Mai , verleiht der König dem 
schwedischen Baron Wrangel (vergl. S. 98. 120), der in Preussen sich niederlassen 
will, eine freigewordene Präbende in Minden. — 3 Vergl. S. 92. 93. iio. — 4 Vergl. 
S. 93. — 5 Vergl. S. HO. — 6 Der auf Grund der Weisung aufgesetzte Cabinets- 
befehl (Ausfertigung im Kriegsarchiv zu Wien) datirt vom ii. Mai. — 7 Schlossruine 
bei Neustadt a. d. Mettau. 



2l8 

ment. La campagne ne s'ouvrira qu'au mois de juin, jusques-lä il n'y 
aura que des miseres, des detachements et des bagatelles. 

Federic. ^ 

Eigenhändige Weisung zur Antwort; auf der Rückseite des Berichts von d'O, Glatz lo. Mai. 



10938. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE -FOUQUfi. 

[Landshut, Mai 1759. j^ 
Missverstand, 2 da sie* meist noch Compagnien= haben. Regiment 
1 2 Compagnien ; doch nur 2 Bataillons , denn Regimenter alle sehr 
schwach. Von alle, so hier vor Mich habe, sein alle zu 12 Compagnien, 
derentwegen doch nur 2 Bataillons stark, gewöhnlich 60, 70 Mann ohn- 
gefähr die Compagnie die meisten, und also machen 2 Bataillons doch 
nicht mehr als 1080 Köpfe aus. 

Sobald Ich hier erfahre, dass Daun zusammenziehet, werde ihn^ 
über die Neisse ziehen, eher nicht: wo er nicht dort dazu gezwungen 
wird. ' 

Weisungen [Bleinoiizen] für die Antwort, auf dem Rande des Berichts von Fouque, d. d. 
Deutsch-Kamitz 11. Mai. 



10939. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE- FOUQUfi. 

[Landshut, Mai 1759.] 
Mein Bruder ist schon über Hof, und die Reichstruppen nach 
Culmbach. Ich glaubte, in wenig Tagen würde man wohl hören, 
dass sich da würde decidiret haben, und wenn die Leute ihre Maga- 
zins verloren, würde ihre Campagne wohl zeit[ig] vorbei sein. We- 
nigstens bis Mitte August gebe Zeit. 

Möchte noch da stehen bleiben. Das Corps, so v[or] d'O hin- 
geschickt, ohngefähr 5 ; ^ wenn er aber siehet, dass sie avanciren und 
von Ziegenhals , Zuckmantel herauswollten , dann Zeit zu decampiren 

I Mit einem Cabinetsbefehl vom 12. Mai werden d'O Nachrichten über das 
Lager, das Marschall Daun im Begriff sei zu bilden, und über das des Corps unter Beck 
übersandt; d'O soll zu erfahren suchen, wie weit die Nachrichten zutreffend .seien. — 
2 Fouque antwortet auf das obige königl. Schreiben am 13. Mai. — 3 Fouque hatte 
gemeldet, von den österreichischen Regimentern unter de Ville hätten 4 je 3 Bataillone, 
die übrigen 2. — 4 Die österreichischen Infanterieregimenter. — 5 So. Es wird zu 
lesen sein „mehr Compagnien", d. h. mehr als die preussischen Regimenter, die nach 
der Zusammenlegung der Grenadiercompagnien zu besonderen Grenadierbataiilonen 
(vergl. Bd. XIII, 222) nur noch 10 Compagnien hatten. — 6 Fouque. — ^ Auf dem 
Berichte von Seydlitz, „Nieder-Peile bei Reichenbach" 15. Mai, findet sich die Wei- 
sung : „Wann Fouque über die Neiss müsste und Secours nöthig hätte , nur immer 
dahin marschiren, ohne Mir vorher zu sagen." [Nieder-Peile d. i. Nieder-Peilau.] — 
8 Es ist jedenfalls das zum Schutz von Glatz nach Wartha gesandte Detachement 
unter Generalmajor von Ramin gemeint (vergl. S. 152. 157. 205), das aus vier In- 
fanteriebataillonen und einem Freibataillon bestand. 



219 

ind sich denn nur diesseits der Neisse setzen; und Ich glaubte nicht, 
lass de Ville demohneracht so bald avanciren würde, indem die Russen 
nd Oesterreicher sich wohl so viel merken lassen, dass vor Ende dieses 
lonates nicht wohl werden im Stande sein, was zu thun, und dass sie 
. ieder zusammenschleppen. ' Wann es auf Bataille ankommt, würden 
. ir wohl alle zusammenstossen, indem das die sicherste Partie ist ; aber 
j lange sich der Feind nicht declariret, so will Ich noch so stehen 
leiben, dass auf allen Seiten ä portee wäre. 

Weisungen [Bleinotizen] auf dem Rande eines zweiten Berichts von Fouque, d. d. Deutsch- 
.amitz II. iMai. 



10940. AU FELD-MAR£CHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 12 mai« 1759. 

J'ai bien regu la lettre que Votre Altesse m'a faite du 7 de ce 
mois, et ne vous saurais assez remercier du detachement que vous avez 
fait entrer en Franconie, ^ aussi les sages dispositions que vous avez 
faites ä ce sujet, ont tout mon applaudissement. Le nombre des troupes 
que vous avez employe k ce detachement,* e.st tout ce qu'il y sera ne- 
cessaire, mais Votre Altesse comprendra tres bien EUe-meme qu'on a 
du indispensablement profiter de cette occasion, pour se debarrasser au 
moins d'un cote de l'ennemi qui, sans cela, et si on leur eüt laisse le 
temps d'agir tous ä la fois et d'un concert commun, nous auraient ä 
la fin accables. 

I>es Russes ont dejä fait marcher un corps assez considerable vers 
Posen en Pologne; c'est pourquoi j'ai ete oblige de detacher quelques 
troupes, 5 pour les leur opposer et les arrßter. Quant ä nous ici, autant 
que j'en comprends, je crois que la campagne ne s'ouvrira pas avant 
la fin du mois present ou de celui qui vient. 

Nach dem Concept. F e d e r 1 C. 

IG 941. AU CONSEILLER PRIV£ DE LEGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Landshut, 13 mal 1759. 
Le dernier rapport que j'ai regu de vous, a ete du 17 d'avril 
passe, et, depuis ce temps-lä, il ne m'est rien entre de votre part. Aussi 

I So ! Es ist vielleicht gemeint , dass die Russen mit dem Zusammenschleppen 
von Beute sich aufhalten; oder aber, da die Ausdrucksweise in den Bleinotizen sehr 
zusammengezogen zu sein pflegt, so kann auch gemeint sein, dass Russen und Oester- 
reicher die Last des Angriffs zusammen schleppen, d.h. zusammen tragen wollten; 
es würde das der mehrfach geäusserten Ansicht des Königs entsprechen , dass die 
beiden Gegner warten würden, bis eine Cooperation möglich sein werde. — 2 Zwei 
Schreiben vom 12. Mai an Argens siehe in den CEuvres Bd. 19, S. 67 u. 68; ebenda 
S. 71 ein Schreiben vom 13. Mai. — 3 Vergl. S. 182. 184. 208. 212. — 4 Es be- 
stand aus 6 Infanterieregimentern , 3 Kavallerieregimentern , 500 Dragonern und Hu- 
saren, 600 Jägern und Schützen. — 5 Vergl. S. 216. 



220 

je ne vous fais cette lettre que pour vous apprendre seulement que par 
des lettres de Dresde' qui me sont revenues, on a pretendu savoir, ä 
la jeune cour du Prince filectoral ä Dresde, on a pretendu etre in- 
forme' que la paix entre la France et l'Angleterre etait fort avancee; 
on a voulu cela m^me [assurer] ^ pour une raison pourquoi M. de 
Contades et de Broglie n'agissaient point apr^s les avantages , quoiqu' 
imaginaires, qu'ils pronent avoir eus ä Bergue."* 

Quoique je ne fasse pas le moindre fond sur ces pretendues nou- 
velles, ni n'en suis le moindrement ombrage, j'ai cependant voulu vous 
en communiquer , quoique uniquement pour votre direction , ä ce que 
vous tächiez d'approfondir sous mains et sans en faire eclater la moindre 
chose, d'oü ces pretendues nouvelles ä Dresde ont pu tirer leur origine. 
Vous ne manquerez pas de vous expliquer ä ce sujet envers moi. 

Nach dem Concept. F 6 d 6 r i C. 



10942. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 14 mai 1759. 

Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez faite du 13 de ce 
mois. Pour ce qui regarde le detachement de Scharfeneck, dont vous 
faites mention dans le P. S. de votre lettre, je doute que l'envie lui 
prendra de vouloir tenter quelque chose sur Frankenstein ; car sürement 
ils trouveront lä fort mauvais jeu, et s'ils ont quelque dessein contre 
le generäl Ramin, ^ je crois egalement qu'ils n'effectueront rien. 

Ce qui m'embarrasse le plus , c'est d'avoir de bons avis de la 
grande armee des Autrichiens, et, pour en avoir, il faudra envoyer des 
espions qui prennent leur chemin tout autour de Jaromirs. Je sais les 
trois Corps detaches de Harsch, de Laudon et de Beck, mais je n'ai 
aucune nouvelle süre, et sur laquelle je saurais compter, de la grande 
armee des Autrichiens, ni de la position qu'elle a actuellement ; c'est 
pourquoi vous m'obhgerez d'employer tous vos soins pour m'en faire 
avoir de bonnes informations. II court un bruit comme si la grande 
armee voulait marcher vers la Saxe, mais, jusqu'ä present, je n'en crois 
rien encore. 

Quant aux ordres que le general Harsch a donnes ä Reinerz, je 

I Bericht Schmettau' s , d. d. Dresden lo. Mai. Am 13. dankt der König 
Schmettau für die eingesandten Nachrichten. Er befiehlt zugleich, die nach Dresden 
gesandten schwedischen Kriegsgefangenen nach Torgau zu schicken und sie dort be- 
wachen zu lassen, „pourvu qu'ils restent determines ä ne point vouloir prendre Service 
chez nous". Es wird weiter an Schmettau ein Exemplar der (nicht mehr vorliegenden) 
„lettres patentes" übersandt , die General Vela in der Lausitz hat verbreiten lassen, 
mit Befehl, Repressalien dagegen zu gebrauchen, Vergl. das Schreiben an Schmettau 
bei Preuss a. a. O. S. 30. — 2 So. — 3 So in der Ausfertigung. — 4 Bergen. 
Vergl. S. 181. — 5 Vergl. S. 21S. Anm. 8. 



221 

vous renvoie la copie,' afin que vous fassiez publier d'abord des 
ordres en contraire. 

j Si Ramin est attaque, le bataillon d' Arnim peut toujours venir k 

son secours. Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Krieg-archiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



10943. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 15 mai 1759. 

J'ai re^u votre lettre du 14 de ce mois et vous sais beaucoup de 
gre des nouvelles interessantes que vous m'avez marquees. Veillez avec 
bien d'attention si Harsch marchera effectivement vers la Haute-Silesie. 
Je me confirme de jour en jour que le poste que j'ai pris ici, em- 
barrasse extremement l'ennemi, par rapport k ses desseins, et vos nou- 
velles me confirment encore. que je n'ai pu prendre un meilleur poste 
que celui oü je me tiens. J'aime mieux les voir tourner du cöte de la 
Haute-Silesie qu'autre part; car ce n'est pas oü ils me causeront le 
plus grand prejudice. Jusqu'ä present, il y a plus de dix lieux dont ils 
ont ebruit^ qu'ils prendraient leurs camps, pour me donner de la Jalousie. 

Quant ä vous , continuez seulement d'^tre bien attentif sur leurs 
mouvements jusqüä ce que ces gens se declareront, et comme vos 
nouvelles m'ont servi jusqu'ä present de direction , et que je les ai 
trouvees meilleures que tout ce que j'en ai re^u, j'attends d'^tre exacte- 
ment informe de vous si c'est un masque que la marche du general 
Harsch vers la Haute-Silesie, oü s'il y marchera effectivement. Je sais 
positivement qu'ils n'ont rien ddtache encore vers la Saxe et vers 
la Lusace. Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10944. AU FELD - MARECHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 15 mai 1759. 

J'ai regu la lettre que Votre Altesse m'a faite du 9 de ce mois, 
et vous remercie de tout ce que vous avez bien voulu m'apprendre. ^ 
Je crois que l'expedition presente de mon fr^re Henri operera un trds 
bon effet, car en supposant de deux cas Tun, ou les troupes de l'Em- 
pire tiendront ferme, alors ils seront bien rosses et toute l'armee de 
l'Empire sera dispersee; ou ils se retireront en arridre, et alors ils per- 
dront tous leurs magasins et ne pourront pas s'arranger pour reparaitre 
avant le mois d'aoüt tout au plus tot. 

" Liegt nicht bei. — a Vergl. den Bericht bei Westphalen a. a. O. S. 258. 259. 



222 

Pour ce qui regarde mon frere, il ne saura pas s'arreter lä trop 
longtemps , par la raison que je dois presumer que Daun avec son 
armee marchera vers la Lusace, et, dans ce cas-Iä, mon fr^re sera oblige 
de faire tete seul contre Daun en Saxe, parceque je serai oblige, moi, 
de detacher contre les Russes. Si je laisse la Saxe toute denuee de 
forces, les Autrichiens en profiteront d'abord pour y passer, tout droit 
vers mes £tats hereditaires. 

II est bien affligeant que le roi d'Angleterre dans une guerre aussi 
critique et aussi importante que la presente et dans les circonstances 
oü il se trouve, pense encore ä menager ses fonds, ce qui est bien hors 
de Saison. En attendant, je vois avec plaisir que, nonobstant cela, vous 
arriverez avec les arrangements que vous avez pris, ä votre but. 

Je me promets du z^le connu du general comte de Finckenstein 
qu'il remettra bientöt sur pied son regiment, et j'ai donne mes ordres 
expr^s au general de Massow de lui en faciliter avec tout l'empresse- 
ment possible les moyens. 

Ici j'ai detache dejä un corps de troupes vers Posen contre les 
Russes. Les Autrichiens n'ouvriront pas leur campagne avant la fin de 
ce mois ou au commencement de juin ; selon ce qu'il parait, ils veulent 
absolument entrer en Silesie; s'ils le feront, ils n'en retoumeront pas 
Sans bien des tetes ensanglantees. 

A present, je suis sur la fin de tous mes arrangements aupr^s de 
mon armee. Soyez persuade, mon eher prince, que j'aurais ete dans 
un grand embarras, si les Autrichiens avaient commence plus tot leur 
campagne. 

Ici en Silesie nous avons 234 pieces de canons aupres de l'armee; 
je crois que cette artillerie sera süffisante de chauffer l'ennemi de la 
Sorte qu'il se lassera ä la fin des canons. ' 

Des autres manoeuvres que nous ferons, je ne saurais vous marquer 
quelque chose d'avance, car, dans la Situation oü je me trouve, et oü 
j'ai l'ennemi en avant et par derriere et de tous cötes, il n'y aura 
d'autre moyen pour moi que de tomber sur le corps ä celui qui rae 
viendra du c6te le plus dangereux. 

Le general Manteuffel est actuellement en marche avec son corps 
vers la Pomeranie citerieure; je ne laisse contre les Suedois qu'un corps 
de 5000 hommes qui y est ä present süffisant, parceque les Suedois 
n'ont ä present que 7000 hommes lä. 

Au reste, on peut aisement voir d'avance que cette campagne sera 
bien difficile pour nous ; malgre cela il faut esperer que la fortune nous 
secondera par-ci par-lä pour gagner le dessus. Gräces au Ciel que, 
jusques ä present, nous sommes ici ä emp^cher que l'ennemi ne saura 
agir partout en meme temps , et des que nous pourrons les expedier 
Tun apr^s l'autre , il sera possible que nous saurons parvenir heureuse- 

I Vergl. S. 181. 203. 



223 

ment [ä notre but] ; ' mais s'il leur avait reussi que tous avaient agi 

tous d'une fois, il nous aurait ete bien difficile de trouver quelque 
bonne issue. Federic. 

Nous sommes ici sur le mont pagnote. 

Nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der sonst chiffrirten Ausfertigung. 



10945. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 16. Mai 1759. 

Ich habe Euren Bericht vom 11. dieses erhalten, von dessen Ein- 
halt Ich dann ganz wohl zufrieden gewesen bin. Um Euch darauf zu 
antworten, so muss Ich Euch über zwei grosse Punkte schreiben und 
Euch Meine Gedanken umständlich eröffnen , damit Euch solches zu 
Eurer weiteren Direction dienen kann. 

Und zwar erstlich, weil Ich immer supponire, dass die rechte und 
wahre Intention der Russen sei, Colberg zu belagern, und dass sie 
zweierlei Art haben , um solches in die Wege zu richten , so will Ich 
Euch Meine Meinung schreiben, was Ich glaube, dass die Russen vor 
differente Dispositiones machen dörften, und worauf Ihr am meisten Eure 
Dispositiones zu richten habet. 

Jetzo seind 11 Regimenter von denen Russen gegen Posen mar- 
schiret. Da habe Ich den Generalmajor von Wobersnow dagegen de- 
tachiret, mehr, um sie zu observiren, als um ihnen Schaden zu thun. 
Ihr judiciret ganz wohl, dass die Russen nicht eher kommen werden, 
als bis die Grasung im Felde sein wird. Ihre Force bestehet, wie Ich 
von allen Seiten höre, [aus] ohngefähr gegen 50000 Mann regulirte 
und 7000 irreguläre Truppen. Bis dato siehet man weiter nichts von 
sie, als dass dieselbe etwas nach Posen detachiret haben. Ich wollte 
fast positivement wetten, dass sie keine Intention haben, auf Schlesien 
zu gehen, sondern dass, wenn die ganze Armee nach Posen marschiren 
sollte, sie sich auf Driesen oder Landsberg wenden werden. Wann Ihr 
ersthch in Hinterpommern sein werdet, so werdet Ihr sowohl durch 
Eure Nachrichten, als auch durch das, was Euch der Generalmajor von 
Wobersnow schreibt, im Stande sein, vollkommen zu erfahren, wohin 
des Feindes Absichten und Bewegungen gehen dörften. Ich glaube 
aber, dass sie sich theilen werden, und dass ein Corps von ediche 
30000 Mann sich gegen die Neumark wenden wird, und dass in der- 
selben Zeit ein anderes Corps von 15000 oder mehr Mann sich wird 
gegen Colberg wenden wollen. Dieses letztere kommet über Neu- 
Stettin oder über Stolpe und wird suchen, längst der See zu kommen, 
welches Ich jedoch so eigentUch nicht wissen kann. Geschiehet dieses 

t Fehlt im Concept , nur in der Ausfertigung. 



224 — 

aber, so müsset Ihr mit Eurem unterhabenden Corps dem Detachement, 
so nach Colberg will, zu Halse gehen und es mit blutigen Köpfen 
wiederum zurückjagen. Dabei Eure vornehmste Attention sein muss, 
dass man diejenigen, so nach Colberg wollen, nicht an die See lasset, 
als woher sie ihre Artillerie, Munition und Proviant bekommen müssen 
und sonsten nichts machen können. Wollen sie sich mit der ganzen 
Armee dort hinziehen, woran Ich doch zweifle, so müsset Ihr einen 
festen Posten nehmen , wo Ihr sie so lange aufhalten und amusiren 
könnet, bis dass Ihr Succurs bekommet. 

Sollte es sein, dass sie mit der ganzen Force gegen Posen und 
gegen Landsberg wollten, so müsset Ihr das Eager von Landsberg 
nehmen, welches fast inattaquable ist, und werden sie alsdenn nicht 
weit vorrücken dürfen, weil der General Wobersnow ihnen in den 
Rücken kommen kann. 

Um dieses alles zu bewerkstelligen, so müsset Ihr mit Eurer Armee 
in Hinterpommern an solchem Orte cantonniren , dass Ihr von allen 
Seiten gleich ä portee seid hinzukommen, und also etwa an der Rega, 
zwischen Plathe, Regenwalde und Stargard. Ziehet Ihr Euch rechts, 
so kommet Ihr nach Landsberg; ziehet Ihr Euch links, so kommet Ihr 
nach Cörlin oder nach dem Ort. wo Ihr Euch das beste defensive 
Lager ausgesuchet habet. Ich habe eine Brigade Ingenieurs nach Stettin 
geschicket, bei welcher ein excellenter Capitän ist, auf welchen Ihr 
Euch ganz verlassen könnet, um Lagers zu nehmen, Märsche und Dis- 
positiones zu machen p., so dass Ihr alles mit ihm reguhren könnet 
und überall sehr gut mit ihm durchkommen werdet. Indess Ihr noch 
nicht campiren dörfet, bis dass Ihr höret, dass die Russen sich zu- 
sammenziehen und dass es ihnen ein Ernst ist; dann könnet Ihr hin- 
marschiren, wohin Ihr meinet, dass es nothig ist. 

Nur recommandire Ich Euch hierbei sehr, das Regiment vom 
Lehwaldt und das von Dohna durchaus nicht in das erste Treffen zu 
setzen. ' 

Hierbei muss Ich Euch schreiben, dass Meines Bruders, des Prinzen 
Heinrichs , Expedition gegen die Reichstruppen gut gehet. Er wird 
Ende Mai damit gewiss fertig sein, und da alle Apparence ist, dass die 
Russen nicht vor dem 12. Juni eindringen können, so wird gegen die 
Zeit auch Euer Succurs, es sei nun einige Tage früher oder aber später, 
dort sein können. 

Schliesslichen sollet Ihr Mir schreiben , ob es wahr sei , was Ich 
jedoch nur in denen öffentlichen Zeitungen gelesen, dass die Schweden 
aus Finnland wollen Truppen nach Pommern transportiren lassen. 

Friderich. 



I Beide gehörten zu den ostpreussischen Regimentern , die bei Zorndorf sich 
wenig bewährt hatten. Vergl. Bd. XVII, 475. 



I 

■■ 225 

1^^ Angehend auch Euer Schreiben vom ii. dieses, betreffend die be- 
reits ausgefertigte Passeports für die autorisirte Commissarii zur Aus- 
wechsehing und Errichtung eines Kartells, wozu der i. Junii und die 
Stadt Wismar vorgeschlagen worden, so gebe Ich Euch darauf in Ant- 
wort, wie Mir solches alles einerlei ist und Ihr solches nur unter Euch 
reguliren könnet, wie Ihr es am besten verstehet und am convenable- 
sten halten werdet, als welches Ich Euch zur freien Disposition über- 

^^^^^ ■ • • Friderich. 

Xach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10946. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 16. Mai 1759. 

. . . Hierbei unterstehe ich mich , annoch Ew. Excellenz im Ver- 
trauen zu melden, welchergestalt Se Königl. Majestät Sich bei Gelegen- 
heit derer heutigen Schreiben von Ew. Excellenz gegen mich en passant 
entfallen lassen, ob es nicht anginge, dass, da nach denen öffentlichen 
Zeitungen zu Stettin einige Kaufmannsschiffe armiret worden, um gegen 
die Schweden zu kreuzen, dass man sich auch einiger von denenselben 
bedienen könnte, um solche in den Hafen von Colberg zu legen, um 
dadurch den Hafen , wenn eine russische Flotte dahinkommen wollte, 
zu defendiren oder aber auch wohl gar die russische Flotte zu inquie- 
tiren und harceliren. Dabei des Königs Majestät jedennoch Selbsten 
declarireten , dass Sie es nicht verstünden , ob dergleichen anginge 
oder nicht. 

Ich bin nicht im Stande gewesen, darauf etwas zu antworten, weil 
einestheils ich von der Marine gar nichts verstehe, anderentheils aber von 
der Stettinschen armirten Flottille gar keinen Begriff habe, obschon solche 
wegen des , was in den Zeitungen davon gestanden , selbst in Holland 
so viel Bruit gemachet, dass sich Schiffscapitäns darauf zu dienen ofife- 
riret haben : so habe doch dieses Ew. Excellenz zu communiciren nicht ^ 
unterfangen und Deroselben überlassen wollen, ob Dieselbe etwas 
darunter practicable oder nicht fänden; auf welchen ersteren Fall und 
wenn damit etwas zum Besten von Colberg ausgerichtet werden könnte, 
es Sr. Königl, Majestät nicht unangenehm sein dörfte, wenn Ew. Ex- 
cellenz in Dero nächsten Schreiben [etwas erwähnten]; auf den Fall 
aber solches nicht wäre, alsdenn auch nur die ganze Sache fallen zu 
lassen, nachdem ich mir vorhin schon die Freiheit genommen, des Kö- 
nigs Majestät zu sagen, wie nach meinem Begriffe diese Flottille nur 
dienen könne, um auf denen verschiedenen Armen der Oder und denen 
Haffs die Wässer gegen denen schwedischen Kapers reine zu halten. 

' So. Statt „mich" verschrieben. 
Corresp. Friedr. II. XVIII. '5 



— 226 — I 

Ew. Excellenz werden meine hierunter genommene Freiheit bestens 
deuten, und ich verharre mit dem vollkommensten Respect etc. 

Eichel. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10947. AN DEN GENERALMAJOR VON CZETTRITZ.' 

Landshut, 16. Mai 1759. 

Ich schicke Euch hierbei ein Schreiben von dem Obristlieutenant 
von Dingelstedt, ' woraus Ihr ersehen werdet, wie sich ein Schwärm 
feindlicher Husaren und Dragoner gegen Senftenberg in der I.ausnitz 
gezogen. Ihr sollet also nur sogleich mit Eurem Regimente aufbrechen, 
auch die beiden Escadrons von Möhring, so Ihr unterweges finden 
werdet, mitnehmen und sehen , dass die Leute vom Feinde von Görlitz 
aus im Rücken zu kriegen [seien] ; denn Ihr auch den Obristlieutenant 
von Dingelstedt werdet an Euch ziehen können. 

Wann Ihr sehet, dass der Feind zurücklaufet, oder auch, dass sie 
sich aus der Lausnitz wieder zurück herausziehen , so könnet Ihr Euch 
auch wieder, ohne Meine weitere Ordre zu erwarten, gegen Löwenberg 
und so heranziehen. Friderich 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 3 



10948. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 16 mai 1759. 

Jusqu'ici votre expedition a ete si heureuse qu'on aurait pu esperer. 
Si vous pouvez detruire les magasins de Bamberg, c'est certainement 
lä oü votre expedition se doit borner. 

Outre les prises que vous avez faites sur l'ennemi, on peut compter 
les pertes qu'entraine une retraite precipitde; d'ailleurs vous pouvez tott- 
jours compter que le double des deserteurs qui vous viennent, s'en va 
du cote de l'Empire. 

Je ne doute pas que vous n'aurez laisse garnis quelques defiles par 
lesquels vous aurez ä repasser, pour vous tenir le dos libre ä votre 
retour. 

Vous pouvez compter que jusqu'ici Daun n'a rien detache de son 
armee.'^ Elle consiste ä peu pr^s en 24 regiments d'infanterie et en- 

1 Der letzte Bericht von Czettritz, vom li. Mai, ist aus Thomasdorf (südwestl. 
von Bolkenhain). — 2 Liegt nicht vor. Es ist jedenfalls der Bericht, Spremberg 
14. Mai. Dingelstedt hatte in einem vorangehenden Bericht vom 14. Mai über den 
Einbruch von 2 österreichischen Abtheilungen in der Lausitz berichtet. Auf diesem 
Bericht finden sich die Weisungen: „. . . muss einem der beiden Corps [auf den] 
Hals gehen , so wird das andere auch laufen — kurz Mittel." — 3 Czettritz wurde 
im Februar 1760 bei Cossdorf (nördl. von Mühlberg) von den Oesterreichern gefangen 
genommen; dadurch ist ein Theil seiner Briefschaften nach Wien gelangt. — 4 Vergl. 
dagegen Nr. 10958. 



22/ 

viron en i6 regiments de cavalerie qui campent entre Jaromirs et 
Schurz en trois corps detaches. Les deserteurs et les espions annoncent 
tous que tout est dans l'etat dans lequel il a ete, et les seuls detache- 
ments dont j'ai connaissance , sont ceux de Jahnus qui a ete envoye 
avec 3000 hommes en Haute-Silesie, et celui du gdneral Vela qu'ils ont 
envoye avec 600 pandours, 600 dragons et 300 hussards dans la Lusace. 

Comme j'ai ete oblige d'envoyer le general-major Puttkammer avec 
600 hussards contre les Russes, * j'ai envoye incessamment le general- 
major Czettritz pour venir ä dos de ce detachement; il est faible, mais 
il n'aura pas ä faire grand'chose. Le dommage qu'ils feront ne sera 
pas de grande importance , et ils ne manqueront pas d'etre rechasses. 

De notre cöte la campagne ne s'ouvrira pas sitot. Daun ne fera 
pas un pas, ä moins que les Russes n'agissent, et ceux-lä sont obliges 
d attendre les päturages, pour pouvoir nourrir l'immense quantite de 
jchevaux qu'ils ont avec eux, de sorte qu'il ne se passera pas grand' 
chose avant les premiers jours de juin. 

Comme il est tr^s necessaire pour ma direction que je sache 
jusqu'ä quel point votre expedition aura pu produire son effet, je vous 
prie de m'ecrire, quand vous aurez tout acheve, combien de temps vous 
donnez aux troupes de l'Empire de pouvoir revenir sur leurs pas, les 
forces ä peu pres qui leur restent, et dans quel mois vous croyez qu'ils 
pourront agir du cote de la Thuringe ou du cote de la Saxe. 

Nach dem Concept. r e Q 6 T 1 C. 

10949. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 16 [mai] 1759. 
Mon eher Frere. Je ne saurais qu'applaudir ä vos succes^ qui 
sont une suite de votre prevoyance et des fautes que l'ennemi a faites. 
Vous voyez , mon eher fr^re , qu'avec de bonnes dispositions on sur- 
monte bien des difficultes , et que peu d'entreprises sont impossibles 
dans le monde : veuille le Ciel couronner la fin de vos Operations, pour 
qu' alles repondent ä ces beaux commencements ! Autant que j'en peux 
juger dans l'eloignement oü je suis, vous n'aurez point de bataille. 
Pourvu que vous ayez les magasins, peu importe que ces gueux tiennent 
ou s'enfuient; vous aurez toujours la gloire d'avoir jete les fondements 
solides pour les succ^s de notre campagne. L'Europe apprendra k 
vous connaitre, non seulement comme un prince aimable, mais encore 
comme un homme qui sait conduire la guerre, et qui doit se faire res- 
pecter. C'est ce qui, malgre mes autres chagrins, ne laisse pas de 
me faire un sensible plaisir, ce qui etait fort ä desirer pour l'avantage 
de rfitat, surtout pour celui des pauvres orphelins qui me sont confies. ^ 

I Vergl. S. 215. — 2 Vergl. Nr. 10957. — 3 Die Söhne des Prinzen von 
Preussen, Prinz Friedrich Wilhelm und Prinz Heinrich; vergl. Bd. XVII, 80. 128. 
452. 453- 

15* 



228 

Continuez, mon eher fr^re , comme vous avez commence ; vous ne 
pourrez pas accroitre, ä la verite, l'estime et l'amitie que j'ai pour vous; 
cependant, si je n'etais qu'un simple citoyen, je voudrais vous temoigner 
ma reconnaissance des bons et eclatants Services que vous rendez ä 
]a patrie. 

Je suis avec tous les sentiments du plus sinc^re attachement , mon 
eher frere, votre fid^le frere et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. r c Q C T 1 C, 



10950. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON LATTORFF 
COMMANDANTEN VON COSEL. 

Landshut, 16. Mai 1759. 
Der König dankt für die Nachrichten im Bericht vom 13. Mai. 
Im übrigen kann es wohl nicht anders sein , als dass Ihr zu An- 
fang der Campagne und wenn die Operationes anfangen werden, dorten 
Eurer Orten wohl etwas in die Klemme kommen werdet. Ich denke 
und hoffe aber, dass solches nicht lange dauren soll. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



IG 951. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 16. Mai 1759. 
Weil Ich sogleich vernehme, dass die Oestreicher ein Corps 
Truppen von ohngefähr 3 ä 4000 Mann nach der Lausnitz detachiret 
haben, welche allen Vermuthungen nach, da jetzo der Orten wenig oder 
nichts von uns stehet , gerade nach der Mark marschiren dörften , Ich 
Mich aber nicht sogleich von hier aus arrangiren kann, dorten was dahin 
zu schicken , als welches zu langsam kommen dörfte , so befehle Ich 
hierdurch, dass Ihr sogleich nach Erbrechung dieser Meiner Ordre und 
sonder die geringste Zeit zu versäumen, 2 Regimenter Infanterie, welche 
Ihr gegen der Mark zum nächsten habet, i Dragonerregiment oder 
wenigstens etliche Escadrons davon, nebst 2 bis 300 Husaren, so wie 
Ihr solche werdet zusammenraffen können, geradesweges und mit starken 
Märschen nach Berlin commandiren und schicken sollet , wie Ich denn 
auch schon von hier aus den Generalmajor von Czettritz mit einem 
Regiment Dragoner und einigen Escadrons Husaren dem Feinde zu 
folgen commandiret habe. Wenn die Oestreicher der Orten und aus 
der Mark werden wieder verjaget sein, so könnet Ihr alsdann diese 
von Euch detachirte Regimenter wiederum gleich , und zwar nur über 
Schwedt, auf Eurem Marsch an Euch ziehen und zu Euch stossen lassen. 
Ihr müsset aber dieses, sonder einen Augenblick zu versäumen, besorgen, 
auf dass dieses Commando bald an Ort und Stelle zu BerUn sein müsse. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



229 

10 952. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN UND 
GENERALLIEUTENANT VON ROCHOW IN BERLIN. 

Landshut, l6. Mai 1759. 
Ich schicke Euch hierbei ein Schreiben von dem Generallieutenant 
von Zielen, ' woraus Ihr ersehen werdet , was Mir derselbe von dem 
Marsche eines Corps Oestreicher in der Lausnitz von 3 ä 4000 Mann 
gemeldet hat, und mache Euch nur zugleich dabei bekannt, dass ausser 
dem Generalmajor von Czettritz , welchen Ich heute mit seinem Regi- 
ment und einigen Husaren abgeschicket habe, um dem Feinde zu folgen 
und wo möglich im Rücken zu fallen, Ich auch an den Generallieutenant 
\on Manteuffel geschrieben, sogleich mit starken Märschen 2 Regi- 
menter Infanterie, i Regiment Dragoner und an 300 Husaren gerades- 
weges nach Berlin zu schicken. Ihr habt also Eure Mesures darnach 
zu nehmen und auf Eurer Hut zu sein. 

Vous voyez de quoi il est question; prenez vos precautions, j'esp^re 
que les troupes de Manteuffel viendront ä temps. 

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig. ^ eueriC. 



10953. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW.^ 

Landshut, 17. Mai 1759. 

Ich mache Euch hierdurch bekannt, wie dass Ich Mich gezwungen 
gesehen habe , den Generalmajor von Puttkammer zu beordern, ^ dass 
er sogleich mit seinen 6 Escadrons wiederum aufbrechen und gerades 
Weges nach der Lausnitz zuriickmarschiren soll, indem sich der Vorfall 
ereignet hat, dass sogleich nach seinem Abmarsch von Spremberg ein 
feindliches Detachement von Kavallerie und Infanterie in die Lausnitz 
eingedrungen und seinen Marsch nach der Niederlausnitz gerichtet, 
folglich [Mir] starke Jalousie auf die Churmark gegeben hat, indem der 
Obristlieutenant von Dingelstedt mit seinen beiden Escadrons von denen 
Puttkammer' sehen Husaren schon Spremberg verlassen und sich nach 

I Bericht von Zieten , d. d. Rudelstadt 16. Mai, Ein früherer Marketender 
hatte ausgesagt , dass er auf der Strasse zwischen Bautzen und Görlitz zu Roth- 
Kretscham österreichische Reiter und Kroaten getroffen habe an 4000 Mann ; ein 
Weinhändler aus dem Reiche war ebenfalls diesen Truppen bei Roth-Kretscham be- 
gegnet; er schätzte sie auf etliche tausend Husaren und 6000 Mann Infanterie nebst 
Kanonen. [Roth - Kretscham , zu Krischa gehörend; dies halbwegs zwischen Bautzen 
und Görlitz.] — 2 "Wobersnow's Berichte im Monat Mai sind datirt am i. und 11. aus 
Landshut, am 18. aus Gurow (d. i. Guhrau, östl. von Glogau), am 19. „auf dem Marsch 
nach Glogau", am 20. aus Glogau, am 22. aus Freistadt, am 25. aus Tarn (jeden- 
falls Thamm, östl. von Primkenau) , am 26. „auf dem Marsche", am 27. und 29. 
aus Jauer. — 3 Die Ordre selbst liegt nicht vor. Es finden sich nur Weisungen 
für dieselbe auf der Rückseite von Puttkammer' s Bericht, Rauschwitz 16. Mai. Dabei 
die Bemerkung über die nach der Lausitz marschirten Oesterreicher : „haben nichts 
von Canons als 4; in Görlitz ist nichts gewesen". 



230 — - I 

Kottbus ziehen müssen. Ich habe daher sogleich den Generalmajor 
von Czettritz mit seinem Regiment und einigen Escadrons Husaren von 
Möhring beordern müssen , sofort nach der Lausnitz zu marschiren, um 
über Görlitz dem Feinde im Rücken zu kommen zu suchen; dabei Ich 
aber auch dem Generalmajor von Puttkammer aufgeben müssen, also 
fort gerades Weges nach der Lausnitz zurückzumarschiren, um entwedei 
zu dem Generalmajor von Czettritz oder auch zu seinen beiden dort 
habenden Escadrons^ zu stossen, um dem Feind im Rücken zu gehen 
und ihn wenigstens so lange zu arretiren, dass der Generallieutenant 
von Manteuffel nur die Zeit gewinnen kann, zufolge an ihn geschickter 
Ordre sogleich 4 Bataillons nebst einem Regiment Dragoner oder doch 
einigen Escadrons und an 300 Husaren auf das fordersamste gerades 
Weges nach Berlin zu schicken. 

Sobald die in der Lausnitz gedrungene Oestreicher werden zurück- 
gejaget worden und die Lausnitz wieder reine gemachet sein wird, 
werde Ich Euch den Generalmajor von Puttkammer wiederum zurück- 
schicken , dessen Ihr Euch inzwischen um so füglicher werdet passiren 
können, da Meinen Nachrichten nach bei Posen noch alles in statu quo 
geblieben und noch nichts mehr von Russen dorten angekommen ist.* 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. ^ 



TG 954. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ.^ 

Landshut, 17. Mai 1759. 

Der König setzt den Generallieutenant von Seydlitz von dem Einmarsch der 
Oesterreicher in die Lausitz in Kenntniss und von den in Folge dessen am 16. an 
Generalmajor von Czettritz, am 17. an Generalmajor von Puttkammer ergangenen 
Befehlen; der letztere sei erfolgt, da dem Könige „heute gemeldet werden wollen, 
als ob noch was stärkeres vom Feinde in der Lausnitz sei". 

Da Ich aber so eben wiederum den gleichfalls in Abschrift bei- 
kommenden Bericht von dem Generallieutenant von Zieten^ erhalte 
und die Nachrichten wegen des feindUchen Corps in der Lausnitz sa 

I Die zwei Schwadronen unter Dingelstedt. — 2 Nach einem Bericht von Hacke, 
d. d. Glogau 16, Mai. Der König dankt Hacke am 17. für die Nachrichten, über- 
sendet ihm obiges Schreiben an Wobersnow zur weiteren Beförderung und macht ihm 
Mittheilung von dem Inhalt desselben. — 3 Die Cabinetsbefehle an General Wobersnow 
befinden sich in der von Süssenbach , dem Secretär Wobersnow's , angelegten Hand- 
schriften - Sammlung , die an die Grossherzogl. Hof bibliothek zu Darmstadt über- 
gegangen ist. Vergl. Schäfer in den „Forschungen zur deutschen Geschichte* 
Bd. XVn, S. 579 ff. — 4 Seydlitz' Berichte aus dem Monat Mai sind datirt am 12. 
aus Schlössel bei Reichenbach, am 13. und 15. aus Nieder-Peile (d. i. Nieder - Peilau, 
südöstl. von Reichenbach), am 19. aus Doberschau und Panthenau bei Haynau, am 
20. „auf dem Marsch nach Sprottau zu Bischdorf" (nordwestl. von Haynau), dann 
am 20. aus Sagan, am 23. aus Eisenberg (südöstl. von Sagan) , am 24. aus Klitsch- 
dorf (nordwestl. von Bunzlau), am 27. und 28. aus Waltersdorf bei Lahn, am 30. 
und 31. aus Hirschberg. — 5 Liegt nicht bei. Vermuthlich der Bericht Zielen' s, 
Rudelstadt 17. Mai. Ueber den Inhalt des Berichts vergl. Nr. 10955. 



231 

different seind , dass Ich nicht kkig daraus werden kann, so ist Mein 
Wille, dass Ihr nur selbst sogleich mit lo Escadrons Kürassierer auf- 
rechen, das Regiment Gensd'armes und Gardes - Corps ' aber stehen 
issen und der Gegend nach der Lausnitz heraufmarschiren sollet. 
)amit Ich nur eigenthch recht weiss, was es ist, so werdet Ihr wohl 
etwas gute Märsche machen müssen, um bald auf der Seite von Naum- 
burg am Queiss oder Sagan, wie Ihr es am besten finden werdet, über- 
zukommen , und könnet Ihr zu dem Generalmajor von Czettritz oder 
aber auch zu dem Generalmajor von Puttkammer, wie Ihr es gut finden 
werdet, stossen, da Ihr Mir dann die ganze Connexion, wie die Sachen 
seind, zu schreiben habet. Da-fern Ihr auch etwas solches unterwegens, 
und da [es] ausgesprenget wird, als ob Daun noch mehr detachiren 
oder selbst nach der Lausnitz gehen dürfte, hören und sonst in Erfah- 
rung bringen [werdet] , so habt Ihr Mir solches sogleich hierher zu 
berichten. 

Das ist wieder solche Deufelei mit Laufen , dass man möchte toll 
werden. Hier sagen sie gar, Daun marschiret nach Zittau. Man kann 
nichts gewisses erfahren. Pride rieh 

Nach der Ausfertigung in der von Wallenberg' sehen Bibliothek zu Landshut. Der Zusatz 
eigenhändig. 



10955. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 17. Mai 1759. 

Dem General werden noch einmal die gleichen Mittheilungen gemacht, die der 
König ihm „heute früh bereits geschrieben". 2 

„Da . . . aber nachher der Generallieutenant von Zieten die Nachricht von 
dem Einmarsch eines Detachements von denen Oesterreichern , so man bis dato vor 
3 ä 4000 Mann hält , confirmiret , zugleich auch gemeldet hat, wie verlaute, als ob 
Daun noch ein anderes Corps nach Zittau detachiren wolle, wiewohl die Nachrichten 
deshalb noch sehr differiren", so habe der König auch den Generallieutenant von 
Seydlitz nach der Lausitz beordert. 3 

Da Mich inzwischen diese Sache beunruhiget und Ich sonsten ver- 
nehme, dass es mit denen Russen dortiger Orten noch nicht so pressant 
sei, so habe Ich vor das beste zu sein geglaubet und befehle hier- 
durch, dass Ihr sogleich mit Euren Bataillons aufbrechen und ganz ge- 
rades Weges auf das baldigste nach der Lausnitz marschiren sollet, und 
zwar auf Kottbus oder wohin Ihr es alsdenn am nöthigsten finden 
werdet, und könnet Ihr Euch denen Umständen nach mit dem General- 
lieutenant von Seydlitz oder Generalmajor von Puttkammer conjungiren 
und sehen, wie die Sachen seind und was zu thun ist, um insonderheit 
zu verhindern, dass der Feind nicht zu weit vorkomme, und dass er 
arretiret und genöthiget werde, aus der Lausnitz zurückzugehen; die 
500 Husaren von Zieten aber unter dem Major von Reitzenstein müsset 

1 So. — 8 Vergl. Nr. 10953. — ^ Vergl. Nr. 10954. 



232 ^ 

Ihr im Glogauschen stehen lassen, denn es nothwendig ist, dass solclie 
dorten bleiben. Wenn Ihr mit denen nach der Lausnitz von Mir ge- 
machten Detachements zusammenkommet, als commandiret der General- 
lieutenant von Seydlitz das ganze Corps. 

Ihr habt hierunter nicht die geringste Zeit zu versäumen, sondern 
Eure Märsche nach der Lausnitz zu beschleunigen, denn Ich das Feuer 
da zuerst löschen muss, wo es Mich am meisten brennet, und von hier 
aus was dahin zu detachiren zu lange werden würde , ehe es dahin 

kommen könnte. t? > • j • i 

h r 1 d e r 1 c h. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 

10956. AU CONSEILLER PRIVfi DE L^GATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Lands hut, 17 mai 1759. 

J'ai regu tout ä la fois les depeches que vous m'avez faites depuis 
le 20 d'avril jusqu'au 4 de ce mois. J'applaudis ä la lettre que vous 
avez ecrite aux instances des ministres anglais ä mon emissaire ä Turin, * 
et j'approuve la resolution que vous avez prise de vous preter d'abord 
aux idees dudit ministdre. 

Mais, avec tout cela , je ne veux point vous cacher, quoique pour 
votre direction seule, que le grand eloignement que je remarque aux 
ministres anglais de prendre un concert sur les affaires d'Italie, en atten- 
dant que nos ennemis tächent de remuer partout pour nous faire des 
diversions et nous mettre des entraves , fortifie mes soup^ons que je 
vous ai dejä communiques par ma derni^re depeche du 13 de ce mois," 
qu'il y ait quelques chipotages entre le susdit minist^re et la cour de 
France relativement au retablissement de la paix. Ce que vous tacherez 
d'approfondir, sans en faire apparaitre la moindre chose aux ministres, 
dont et surtout du sieur Pitt je suis tout-ä-fait persuade qu'ils n'aban- 
donneront point mes inter^ts , ni ne feront jamais un accommodement 
ä mon exclusion. Sur quel article je suis fort tranquille, quoique je 
souhaitasse de savoir precisement s'il y a quelque chipotage pour la 
paix ou non. 

Je vous communique ci -Joint la relation que je viens de recevoir 
de mon frere le prince Henri, ^ des avantages qu'il a eus dans sa pre- 
sente expedition contre l'armee des Cercles et les troupes autrichiennes 
qui y sont jointes. 

Vous ne manquerez pas d'en faire lä oü vous etes grand bruit en 
tournant la chose comme si c'etait uniquement par l'amour des inter^ts 

I Auf Wunsch des Ministers Pitt hatte Knyphausen dem preussischen Emissär in 
Turin die Ansichten des englischen Ministeriums über die italienischen Verhältnisse und 
über die von dem preussischen Abgesandten zu beobachtende Haltung auseinander- 
gesetzt. — 2 Vergl. Nr. 10 941. — 3 Vergl. Nr. 10957. 



233 

du roi de la Grande-Bretagne que j'avais resolu de faire faire cette ex- 
pedition, pour couvrir ses fitats de Hanovre et pour empecher par lä, 
que l'arme'e soi-disante de l'Empire ne saurait se joindre ä celle des 
Frangais pour lomber par la Hesse ou la Thuringe sur le pays 
de Hanovre. 

Voici' la relation de ce qui s'est passe jusqu'ä present relativement 
ä l'expddition de mon frere Henri contre l'armee des Cercles. 

Nach dem Concept. Federic. 

10957. RELATION.» 

L'armee s'assembla, le 5 de mai , aux environs de Zwickau. Le 
Corps du general Finck avan^a jusqu'ä Lengenfeld et , le 6, sur Poppen- 
grün, ^ l'armee etant marchee ce jour-lä jusqu'aux environs de Reichen- 
bach. Le 7, eile cantonna autour d'Oelsnitz, et le general Finck campa 
ä Adorf, pour faire croire ä l'ennemi que notre objet etait de marcher 
sur Eger. Le general Maquire, qui campait ä Asch, se retira, le 8, ä 
l'approche du general Finck. Son arriere - garde , commandee par le 
prince de Salm, fut entamee , le colonel Belling et le lieutenant-colonel 
Kleist donndrent sur 2 compagnies de Salm et sur quelques escadrons 
du regiment de Mod^ne, sabrerent la plus grande partie et firent pri- 
sonnier le colonel prince de Salm, 4 officiers et 126 hommes. 

Le 9, l'armee marcha sur Hof. Nous trouvämes 3 ä 4000 hommes 
Croates, hussards et quelques troupes reglees dans la ville et postes sur 
las hauteurs derriere. Ces troupes se replierent ä l'approche des notres. 
On fit quelques prisonniers;- on poussa l'avant- garde jusqu'ä Birk, * et 
l'armee campa ä Hof. 

Le general Knobloch avec un corps detache ayant passd par Saal- 
burg, arriva, le 10, sur les hauteurs de Kronach. 

L'armee ennemie quitta, le 9 l'apr^s-midi, son camp avantageux 
et retranche ä Münchberg; l'armee prussienne prit son camp ä Münch- 
berg, et l'avant-garde poussa jusqu'ä Gefrees.^ 

Notre colonne ä la droite trouva 90 hommes des troupes de l'Em- 
pire embusques dans un bois, qui firent une salve. On environna le 
bois, et cette troupe, ayant 4 officiers ä leur tete, fut faite prisonniere. 

Le general Finck fut obhge de marcher, le 10, jusqu'ä Weissen- 
stadt pour couper la communication du corps du general Maquire avec 
I armee. 

Le general Maquire arriva le m6me soir ä Frankenhammer et 
marcha toute la nuit, du 10 ä le 11, pour passer par Wunsiedel, Nagel 

1 Die folgenden Worte waren nicht chiffrirt, — 2 Die Relation wird am 17. Mai 
Knyphausen (vergl. Nr. 10956), am 18. an den Minister Graf Finckenstein über- 
wandt. In den „Berlinischen Nachrichten" erschien sie Sonnabend 19. Mai in Nr. 60. 
Die Relation ist im Hauptquartier des Prinzen Heinrich aufgesetzt worden. — 3 Nord- 
östl. von Oelsnitz. — ♦ Nordwestl. von Wunsiedel. — 5 Nordost!, von Berneck. 



234 — 

et le Haut-Palatinat. II fut suivi par le general Finck, qui fut renforce 
par 2 regiments de cavalerie, et comme les defiles l'empechaient de 
pouvoir l'atteindre tout-ä-fait, il fit, pendant la marche de le ii, 
350 hommes et 10 officiers prisonniers, et ce corps a pris la route de 
Nuremberg. 

L'armee marcha, le 11, et passa les defiles de Berneck et prit son 
camp k Benk, ä un mille en degä de Baireuth. 

Notre avant - garde fut poiissee vers Drossenfeld. ' Le general 
Riedesel des Autrichiens, avec un bataillon de Kronach et le regiment 
des dragons palatins, se tröuva poste au delä de Himmelkron. ^^ Le 
general Meinicke, avec son regiment de dragons, et le lieutenant-colonel 
de Kleist, sans m^me attendre notre infanterie, attaqu^rent cette troupe, 
en sabrerent un grand nombre et forcdrent le general k se rendre pri- 
sonnier avec 30 officiers, 800 soldats et dragons, 2 canons, 3 drapeaux 
et 2 etendards. 

L'armee ennemie a marche nuit et jour depuis Münchberg, ayant 
passe Kulmbach et prenant vraisemblablement la route de Bamberg. 

Nach der an Knyphausen übersandten Abschrift. 



10958. AU BRINGE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 17 mai 1759. 

Comme je viens d'apprendre que le marechal Daun a detache 14 
bataillons de son armee vers Eger, je n'ai pas voulu manquer de vous 
en avertir incessamment. 

Nach der Ausfertigung. ^ e Q e 1 IC. 

10959. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 18. Mai 1759. 

Da Ich heute früh den in Original beiliegenden Bericht von dem 
Obristlieutenant von Dingelstedt aus Kottbus per Estafette erhalten ^ 
und Mich aus solchem etwas mehr über die Absichten des Feindes 
wegen seinem Einmarsch in der Lausnitz orientiret habe, so habe Ich 
Euch solchen sofort communiciren und Euch zu Eurer Direction schreiben 
wollen, dass zuvorderst gewiss ist, dass der Marschall Daun mit seiner 
Armee noch in derselben Position stehet, wie er bisher gestanden hat; 
dass Laudon mit seinem Gorps in der Lausnitz marschiret sein solle, 
ist nicht an dem , indem er noch auf seinem Posten stehet. So viel 
Ich aber nunmehr urtheile, so ist der General Sincere mit einem Gorps 
vor nach der Lausnitz detachirt worden, um daselbst die Posten zu 
occupiren, um einestheils die Flanke der österreichischen Armee zu 
decken, anderntheils aber die Entreprise des General Vela, welcher vor 

I NordwestL von Baireuth. — 2 Nordwestl, von Berneck. — 3 Bericht Dingel- 
stedt's d. d. Kottbus 15. Mai. 



235 

detachiret worden, um eine Entreprise auf Berlin oder Frankfurt zu 
nternehnien, zu souteniren. ' 

Daferne Ihr also nur Euren Marsch, darüber Ich Euch gestern ge- 
hrieben» und deshalb Ich hoffe, dass Ihr schon aufgebrochen sein 
erdet, auf das bestmöglichste beschleuniget und in starken Märschen 
)ntinuiret, auch gerade über Guben gehet , so kommet Ihr dem Vela 
erade in die Parade und arretiret solchen, und da Ihr auch das Regi- 
.aent Eugene-Dragoner ^ bei Euch habt, so könnet Ihr alsdenn das ganze 
Dessein auf Berlin oder der Orten noch vereiteln, denn das Corps von 
Sincere vermuthlich in kleinen Detachements bestehen wird, um alles 
zu decken , damit Vela seinen Coup ausführen könne. Der General- 
lieutenant von Seydlitz wird hoffentlich nunmehro auch schon auf- 
gebrochen sein, dem Ich noch das Freibataillon von Salenmon, so bei 
dem General Zieten stehet, zu seiner Disposition mitgeben und dahin, 
wo er es verlanget, unterwegens zustossen werde. 

Ich beziehe Mich übrigens auf Meine beide gestern nach einander 
an Euch abgeschickte Ordres, und müsset Ihr nur etwas starke Märsche 
thun, um dem Feind noch zu rechter Zeit in die Parade zu kommen. 

Er wird bei diesen Umständen jederzeit zu sehen haben, wor er 
zum nöthigsten ist und wor er zum meisten ausrichten kann. Es ist 
eine Incursion: kommt er zu rechter Zeit, so wird Vela ohne Schwanz 
nach Hause kommen. Friderich 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. 

10960. AU LIEUTENANT -GENfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Landshut, 18 mai* 1759. 

Je vous suis bien oblige des nouvelles que vous m'avez marquees 
en consequence de votre lettre du 14, et de tout ce que vous avez fait 
ä l'occasion de celle-ci. J'ai dejä pris tous mes arrangements pour que 
les ennemis qui sont entres dans la Lusace, soient poursuivis sur le pied. 

Mon frdre Henri m'a ecrit que, d^s qu'il aura acheve en quelque 
fagon son expedition presente , il detachera incessamment un corps de 
ses troupes vers Dresde. 

Si les Autrichiens ne detachent d'autres troupes au delä de Celles 
qu'ils ont envoyees dans la Lusace ou vers Dresde, j'espere alors que, 
par les arrangements que j'ai pris, ils auront Heu de regretter leur entre- 
prise, et que tous les postes qu'ils auront detaches, seront perdus et 
culbutes. 

I Dem Oberstlieutenant d'O in Glatz werden am 18. Mittheilungen über die 
Vorgänge in der Lausitz gemacht. — 2 VergL Nr. 10955. — 3 Die Württemberg- 
Dragoner, vgL .S. 216. — * Ein Schreiben vom 18. Mai an Voltaire siehe in den 
CEuvres Bd. 23, S. 43. 



— 236 — - 

Es folgt eine Aufzählung der unter Wobersnovv , Puttkammer , Czettritz und 
Seydlitz gegen die eingedrungenen Oesterreicher gerichteten preussischen Streitkräfte. 
Die Truppen unter Wobersnow werden als 6 Bataillone und ein Dragonerregiment 
angegeben. 

Voilä ma disposition, dont cependant vous ne laisserez rien eclater 
encore. 

Au surplus, Laudon est encore sur son poste. Daun avec le gros 
d'armee est aupr^s de Schurz, Beck et Jahnus sont sur les postes oü 
ils ont ete, et dans la Haute-Silesie le corps d'armee sous de Ville est 
dans la meme Situation et de la memeforce: ainsi que j'ai jusqu'ä peu 
pr^s 90000 honimes de l'ennemi vis-ä-vis de moi. C'est pourquoi vous 
comprendrez bien que ne je puis pas faire de plus gros detachements 
que ceux que j'ai arranges, et que je vous ai accuses ci-dessus. 

Nach dem Concept. F e d 6 r 1 C . 

10961. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 18. Mai 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 15. dieses erhalten, und ist Mir dessen 
Einhalt zwar überall lieb, insonderheit aber angenehm gewesen, daraus zu 
ersehen, dass Ihr Euren Marsch so dirigiret habet, um bald bei Stettin zu 
sein. Inzwischen hoffe Ich, dass Euch Meine Ordre wegen der promptesten 
Absendung von 4 Bataillons, i Regiment Dragoner und 200 oder 300 
Husaren nach Berlin ' nicht nur richtig zugekommen , sondern auch 
dieses Detachement schon wirklich dahin sein und alles möglichste thun 
werde , um baldigst dort einzutreffen. Denn dieses wegen der jetzigen 
schon geschriebenen Umstände ganz ohnumgänglich nöthig ist, Euch 
aber sonsten in Eurem Marsche und Vorhaben gar nicht schaden noch 
aufhalten kann ; denn Ihr binnen weniger Zeit und wenn die Umstände 
sich decidiret haben werden, doch allemal dieses Detachement über 
Schwedt wiederum an Euch nehmen könnet. 

Die von dem GeneraUieutenant von Lantingshausen nachgesuchte 
Dilation wegen Wiedereinstellung derer schwedischen kriegesgefangenen 
Officiers approbire Ich, und könnet Ihr solche nach Eurem Gutfinden 
bewilligen. Sie müssen sich aber wieder einstellen , da sie sich gegen 
ihre parole (fhonneur grösstentheils gar übel betragen haben. * 

Nach Meinen Nachrichten ist bei denen Russen noch alles stille, 
und beziehe Ich Mich übrigens auf den Einhalt Meines weitläuftigen 
Schreibens, so Ich Euch zur Instruction unter dem 16, dieses Monats 
zugesandt habe.^ 

Friderich. 

Nach einer Abschrift im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



Nr. 10951. — 2 Vergl. S. 173. — 3 Nr. 10945. 



■ — 237 

()62. AU LIEUTENANT- GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Landshut, i8 mai 1759. 

Der König bestätigt den richtigen Empfang der Berichte vom 16. und 17. Mai. 

. . . J'ai fait tous les arrangements qui m'ont ete possibles , apr^s 
e j'ai ete averti un peu tard de l'entree de l'ennemi en Lusace. 

La presomption que vous avez, comme si le general Gem- 
niingen pourrait penetrer avec son corps de Boheme en Saxe, ne 
me parait pas bien praticable ni possible. Que le corps de troupes 
ennemies vers £gre puisse s'augmenter ä 10 000 hommes , me parait 
une chose, sinon impossible, mais tres difficile. Tont ce que je passe 
ä ces troupes en corps, pourra aller jusqu'ä 7 ou 8000 hommes. Si 
Tenvie prenait k ce corps d'entrer en Saxe pour entreprendre quelque 
chose, soit contre Dresde, soit contre Leipzig p. , il se trouverait abso- 
lument coupe , des que mon frere Henri rentre avec l'armee en Saxe ; 
et quant ä celui-ci, je suis persuade que, d^s qu'il aura acheve son ex- 
pedition, il retournera d'abord en Saxe et ne s'arretera pas plus long- 
temps lä oü il est ä present, que le temps qu'il lui faut pour ruiner 
les magasins ennemis. 

Au surplus, ne vous embarrassez pas des sots discours des mal- 
intentionnes ä Dresde. Vous devez connaitre ce peuple idiot par l'ex- 
perience du temps que vous avez ete ä Dresde, et leur malignite pour 
controuver des choses ridicules et sans fondement . . . 

Der König bezieht sich zum Schluss auf den bereits abgegangenen Cabinets- 
befehl vom 18. Mai (Nr. 10960); ein Bericht Schmettau's vom 15. Mai ist ihm nicht 
zugekommen. 

Nach dem Concept. F 6 d 6 r 1 C. 

10963. AU LIEUTENANT -COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 19 mai 1759. 

Je viens de recevoir le rapport que vous m'avez fait du 18, et 
vous remercie de toutes les nouvelles qu'il comprend. 

J'ai de la peine ä croire que Daun düt detacher vers la Haute- 
Silesie; je crois plutöt que, quand il verra qu'il n'y aura rien ä gagner 
de ce c6te-ci vis-ä-vis de nous, qu'il se tournera ä la fin avec toute son 
armee vers la Haute-Silesie. 

Comme il est ici extremement difficile d'avoir les moindres justes 
nouvelles de ce qui se passe aupr^s de son armee, par la raison des 
corps forts de Laudon et d'autres qui sont par-devant aux fronti^res et 
rendent presque impossible de tirer de lä quelque nouvelle de conse- 
quence, ainsi vous me rendrez un service signale, quand vous ne me- 
nagerez ni argent ni toute sorte d'industrie pour avoir de bonnes et 
justes nouvelles dudit cöte, coüte qui coüte; car je vous rembourserai 
tout ce que vous depenserez en frais. 



238 



i 



Au surplus, vous pouvez compter que je porterai une grande atten- 
tion sur tout ce que l'ennemi pourra tenter contre vos lieux. Je n'y 
viendrai pas de trop bonne heure; mais, quand je verrai que les choses 
deviendront lä serieuses, alors vous pouvez compter qu'ä coup sür je 
ne serai pas le dernier ä y venir. Si, en attendant, je dois vous dire 
sinc^rement ce que j'en pense, c'est que j'envisage, jusqu'ä present, les 
arrangements des Autrichiens lä plutöt en defensive qu'en oiifensive. 

Federic. 

NacK der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10964. UNTERREDUNG DES KÖNIGS MIT DEM GROSS- 
BRITANNISCHEN MINISTER MITCHELL. 

[Landshut, 19. Mai 1759.] 

Mitchell berichtet an Holdernesse, Landshut 20. Mai (most secret), 
der König habe ihn am gestrigen Nachmittag zu sich bescheiden lassen 
und ihm mitgetheilt, dass der türkische Grossvezier zu einem Vertrage 
mit Preussen bereit sei, aber darauf bestehe , dass der König von Eng- 
land dem Vertrage beitrete oder ihn wenigstens garantire. Mitchell hat 
eingewendet, die englische Regierung könne möghcherweise dem Ver- 
trage abgeneigt sein, in der Besorgniss, am Petersburger Hofe allen Ein- 
fluss, den sie noch habe, zu verlieren und den katholischen Mächten, 
zumal Spanien, einen Anlass zu bieten zu engerer Vereinigung. 

„The King of Prussia replyed , if the King and his ministers 
are sure of a peace at the end of this campaign , the entering into 
treaty with the Port may not only be unnecessary but embarrassing, 
and therefore to be avoided; but in case the war is likely to continue 
an other year, he thinks this measure absolutely necessary , for that it 
will be almost impossible for him alone to continue to resist the infinite 
superiority of numbers , unless a powerfull diversion is made on that 
side by the Turks ; that in the difficult Situation in which the allies find 
themselves , every measure of self-defence was not only allowable , but 
becomes necessary and justiciable. 

„His Prussian Majesty added that he was sensible of the weight of my 
objection, but that the King's accession to this treaty with the Port might 
be kept secret, that the Grand-Vizier, who seems to be a man of sense, 
might be cautioned with secrecy and acquainted with the true reason, 
why the King's accession should be concealed; that, in case, nothwith- 
standing these precautions, the afifair should be talked of, the King of 
Prussia permitted that the EngHsh ministers at the difterent catholic 
courts should load him with the whole blame, and it might be insinuated 
at the same time that Mr. Porter had exceeded his Instructions ..." 

Der König hat weiter geäussert, „that the terms [of the treaty] must 



239 

very general, that all the contracting parties should keep what they 
.ad conquered". 

Der König hat dem Gesandten weiter mitgetheilt, dass nach der 
Rückkehr des Prinzen Heinrich 1 5 000 Mann gegen die Russen de- 
tachirt werden sollten ; General Manteufifel habe Befehl, zwischen Colberg 
und^ Landsberg eine centrale Stellung zu wählen, um die Russen zu er- 
warten, die vor dem Juni nicht ihre Bewegungen beginnen würden. Es 
sei inzwischen eine Abtheilung nach Polen gesandt worden, „to endea- 
\ our to get behind the Russians, to cut them off from their magazines ; 
and I find that his expectations of success are partly founded on the 
idea he has of the incapacity and want of military skill in the [Russian] 
generals and officiers ..." 

Mitchell berichtet an Holdernesse, Landshut 20. Mai: „I have 
only to add to what is contained in my other letters, that the King 
of Prussia, in the conversation I had with him yesterday, expressed his 
inost ardent desire for peace, and expatiated much on the danger of 
his own Situation, and, indeed, of the whole System upon the Continent . . . 

„It is impossible to describe the fatigue of body and mind which this 
hero King daily undergoes , and that with an appearance of perfect 
tranquillity, even in the most unfavourable and perplexing circumstances." 

Mitchell berichtet, Landshut 20. Mai, an den Herzog von New- 
castle : . . . „That Prince never talked to me in so strong terms of the 
necessity there was for peace, and added, with great candour, »It was 
a miracle things had gone so well hitherto«. »I have,« said he, >de- 
ceived my enemies this year by acting where they did not expect I 
should, and by being on the defensive where they thought I intended 
to have made my push. This stratagem will do for once , but must 
not be repeated; for my enemies will learn at last to be upon their 
guard and strong every where , and then I shall have a very bad 
time of it.«" 

Mitchell berichtet an Pitt, Landshut 20. Mai; . . . „Yesterday, in 
the conversation I had with the King of Prussia, some things dropped 
from him, which I think my duty to acquaint you with in particular. 

„After that Monarch had expressed his wärmest wishes for peace, 
and expatiated on the dangerous Situation in which he was, he asked 
me : »But can. your ministers make a peace ? Are things yet in that 
Situation?« I answered: »I was sure they wished for peace«, and says 
he: »I hope I shall not be forgot.« My reply was prevented by the 
King's adding immediately: »No, I am in no danger; Mr. Pitt is an 
honest man, and firm; my interests are safe in his hands.« I took 
the liberty of saying that, from a very long correspondence with you, 
I was firmly persuaded His Majesty in the end would find you really 
was what he now thought you to be. 



240 

„The King then changed the conversation, and talking of his own 
Situation, said : »If you was to write all you see and .all you know of 
it, you would hardly be believed by your own ministers.« 

„My letters to Lord Holdernesse will inform you of the rest of this 
memorable conversation , but in my private letters to him and to the 
Duke of Newcastle* I have only mentioned in general the King's ar- 
dent desire of peace." 

Der erste Bericht nach der Ausfertigung im Public Record Office zu London; die drei fol- 
genden Berichte' nach dem Druck bei Bisset, Memoirs of Mitchell Bd. II, S. 63 und Bd. I, S. 169. 



10965. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 20. Mai 1759. 
Da Ich SO eben die Nachricht erhalten, dass das [Corps der] Oester- 
reicher, so in der Lausnitz gewesen, zurück sei und hätten sie ihren Marsch 
über Weissenberg, Lauban nach Böhmen genommen : Ihr werdet dahero 
durch die PatruUen vom General von Puttkammer die Gewissheit er- 
fahren, so es bestätigen. Wann nun dieses an dem ist und seine Ge- 
wissheit hat, so werdet Ihr mit Eurem Corps Euch zwischen Sagan und 
Glogau in der Mitte setzen und stehen bleiben, bis dass Mein Bruder, 
der Prinz Heinrich, zurückkömmt. 

Fr id er ich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



10966. AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Landshut, 20 mai 1759. 
Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez faite du i8, sur 
laquelle il faut que je vous prie instamment de ne pas voir si noir sur 
toutes ces choses; car sürement vous seriez capable de rendre confus 
mon frere le prince Henri. Soyez assure qu'ici aupr^s de Goerlitz tout 
ce qu'il y a eu de l'ennemi, est retourne, et qu'il n'y a plus rien de 
l'ennemi; tout se retire derri^re Bautzen et dans les montagnes. J'ai 
pris , d'ailleurs , nos arrangements de sorte que , si l'envie prend aux 
Autrichiens de venir dans la Lusace, je n'en serai nullement embarrasse, 
ainsi n'en soyez point en peine. Daun n'a pas detache un seul homme 
de son armöe , Laudon , Beck et les autres sont tous encore ä leurs 
postes, et je sais positivement que tout est encore dans la m^me Posi- 
tion qu'il a ete auparavant. Federic 

Nach dem Druck ^ bei Preuss, a. a. O. S. 32. 



I Vergl. oben S. 239. — 2 Lagen im Public Record Office nicht vor. — 
3 Vergl. S. 2. Anm. 2. 



241 

10967. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 20. Mai 1759. 
Ich erhalte sogleich Euer Schreiben vom 20. dieses und beziehe 
lieh auf dasjenige, so Ich heute früh von' Euch gethan. Da sich die 
lachrichten confirmiren, dass sich vom Feinde alles hinter Bautzen 
jrückgezogen, ^^ so sollet Ihr nur zwischen Sagan und Glogau auf 
em halben Weg stehen bleiben, bis man höret, ob was vom Feinde 
der Lausnitz kommen will oder nicht, und ob es nöthig ist. Euch 
gen die Russen zu schicken. 

Dass der Major von Reitzenstein ^ etwas von denen Kosacken ge- 
ngen gemacht und sonst seine Expedition gut von Statten gegangen, 
Mir sehr lieb zu vernehmen gewesen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



0968. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Landshut, 20 mai 1759. 
Je'* vous fais cette depeche pour vous informer que je viens de 
cevoir une assez ample relation de mon emissaire k Constantinople, 
sieur de Rexin , en date du 10 d'avril de l'annee presente, par la- 
lelle ii me marque qu'il etait parvenu ä la fin ä avoir une audience 
rt secrete du Grand -Vizir^ le 2 dudit mois, qu'il avait eue ä deux 
ues de la ville ä une maison de plaisance de l'Empereur, oü le Vizir 
tait rendu de grande matinee, et oü personne n'avait ete admis, 
trmis le premier interpr^te de l'ambassadeur anglais, ^ et oü, apr^s 
oir reiter^ ses representations au Vizir sur la conclusion d'un traite 
amitie et d'alliance entre la Porte et moi, conforme'ment aux memoires 
,r ecrit qu'il lui avait dejä presentes, ce qu'il avait appuye par des 
iexions sur l'interet que la Porte y avait , et les dangers qui retom- 
raient sur eile, si eile ne ferait des efforts ä temps pour prevenir les 

' So; statt „an". — 2 In einem Cabinetsbefehl an den Generalmajor von 
ttritz vom 20. Mai bezieht sich der König ebenfalls auf ein „heute früh" an diesen 
landtes Schreiben mit der Nachricht, dass „der Feind in der Lausitz schon wieder 
ück" sei. Es wird Czettritz vorgeworfen , dass man „nicht mehr Nachrichten von 
Feinde dorten erhalten", da Czettritz sich nicht „näher an den Queiss gezogen" 
i .seine Husaren „nicht mehr links gehen lassen, um sichere Nachrichten zu haben", 
chon der König ihm befohlen habe, „dass Ihr gegen Görlitz marschiren sollen, 
Ihr dem Feind gleich in den Rücken gekommen wäret ; denn Euch gleich nach 
jan zu ziehen, uns nichts helfen können". (Wien. Kriegsarchiv.) — 3 Der Major 
i Reitzenstein war mit einigen Schwadronen von Zieten-Husaren im Polnischen bei 
Ike (nördl. von Lissa) zurückgeblieben. Auf der Rückseite des Berichts , Wilke 
'Mai, finden sich, eigenhändig vom Könige, die Worte: „Das ist gut. Er soll 

I: nur anjetzo in Acht nehmen, dass sie ihm nicht wieder einen Besuch machen." 
< In der Ausfertigung sind dem chiffrirten Erlass die Worte vorangeschickt: 
cretissime; ä dechiffrer par vous-meme." — 5 Raghib Pascha. — 6 Porter. 



242 

vastes et pernicieux desseins des puissances ennemies , le Grand - Vizir 
lui avait repondu en termes doux et polis qu'il penetrait tr^s bien tout 
cela et qu'il l'avait dejä pris en müre considdration ; qu'il etait exactc 
ment informe et meme jusqu'aux moindres details de tous les procedc 
mauvais et irreguliers de mes ennemis et de leurs vues vastes et per 
nicieuses, dont ä la fin la Porte eile -meme s'en saurait ressentir, et 
[qu'il avait]. fait ses preparatifs pour cela, et que les visions' des Türe- 
et des Tartares valaient autant qu'une rupture reelle. Que la fougue 
de ces gens-ci n'etait aussi aisement ä arreter que celle des chretiens, 
d^s qu'une fois on les avait mis en mouvement, et que, si une fois Ton 
aurait mis une armee turque en campagne, on etait intentionne non 
seulement de rompre avec l'une ou l'autre des puissances ennemies, mai^ 
qu'on pousserait aussi la guerre avec autant de forces que jamais h 
Porte avait fait agir. Mais, pour parvenir ä cela, il pretendait que Li 
couronne d'Angleterre ou enträt en cette alliance ou qu'au moins elk 
garantit de la mani^re la plus efficace celle que la Porte ferait avec 
moi. Ce qui fait, il se faisait fort de vouloir d'abord obliger la Suedi 
de se retirer de la guerre oü eile avait pris part, et qu'elle renongät ; 
l'alliance oü eile etait entree avec nos ennemis. Qu'il se> flattait 
d'ailleurs, d'entrainer les Danois dans nos engagements et de faire er 
Sorte qu'ils joignissent leurs forces aux miennes ä l'avantage de 1; 
cause commune. II a ajoutd que la Porte avait les pretentions les plu 
justes et fondees sur differents lieux et nommement au Banat, par oi 
mon emissaire a cru entendre que leur principale intention etait dt 
penetrer dans la Hongrie. Le Grand -Vizir a d'ailleurs souhaite milk 
maux aux Frangais, et mon homme a remarque qu'il a ete fort irritt 
contre cette nation. II s'est informe aupr^s de lui des nouvelles de k 
maladie du roi d'Espagne^ et a fait bien des souhaits a cette occasior 
que le roi de Sardaigne put rompre bientöt en faveur de l'Angleterr« 
et de moi pour se rendre maitre du reste de la Lombardie. Au sur 
plus , il a repete ä mon homme qu'il ecarterait bientöt les Suedoi; 
d'entre mes ennemis ; que tout dependrait de la resolution de 1' Angle 
terre, ou d'etre partie contractante de notre traite k faire ou de le ga 
rantir au moins, et que je n'avais qua me concerter lä-dessus avec li 
sieur Porter pour lui en faire savoir incessamment le resultat de notr« 
concert. II a meme ordonne au susdit interpr^te anglais de dire d'abon 
de sa part au sieur Porter qu'au cas que, contre toute son attente, il iJi 
füt pas muni des pleins pouvoirs ä ceci , il devait dep^cher sans l 
moindre delai un courrier ä Londres pour en demander avec des in 
structions, et qu'il n'y avait nul temps ä perdre. II a fini l'audience pa 
faire des souhaits que le Grand Dieu voudrait faire tous les maux ; 
mes ennemis que ceux-ci avaient eu dessein de faire ä moi. 

I So. — 2 Vergl. S. 77. 124. 



— - 243 

J'ai cru necessaire de vous instruire sur tous ces details , afin que 

,'ous soyez precisdment informe de la fagon de penser presente de ce 

ninistre, qui d'ailleurs a ete exactement instruit de tout le manage entre 

our de Varsovie et les Russes, jusqu'ä dire qu'il ne se fierait jamais 

loiit ce que l'envoye de Pologne' lui insimierait , parcequ'il savait 

[u il dtait corrumpu d'argent par le comte Brühl, et que le marechal 

crmor l'avait fait menacer qu'ä moins qu'il ne parlerait ä la Porte au 
;ic de sa cour, il lui ferait brüler ses terres en Pologne. Comme mon 
lomme a fait d^s l'audience finie un rapport exact et fid^le ä M. Porter 
Ic tout ce qui s'etait dit et passe ä cette audience, et qu'il a demande 

il etait muni des pleins pouvoirs, il lui a repondu que non, et qu'il 

>aurait se charger de rien, avant qu'il n'aurait regu de nouvelles in- 

iructions de sa cour, qu'il demanderait par le meme courrier par lequel 

ui. mon emissaire, m'enverrait son rapport; aussi l'a-t-il fait en l'adres- 

ant au sieur Mitchell qui l'a depeche par son courrier k sa cour. 

Quant ä vous, mon intention est que vous parliez d'abord au sieur 
^itt et aux ministres, oü vous croyez qu'il convient, sur cette affaire, au 
ujet de laquelle mon sentiment est que, si l'Angleterre est süre de son 
ait qu'elle saura mener les affaires dans le courant de cette annee-ci ä 
ine paix generale , honorable et süre, que nous saurions alors nous 
)asser de cette alliance avec la Porte. Mais dans le cas aussi que 

Angleterre ne füt assuree lä-dessus, et qu'il serait ä presumer que la 
^uerre trainerait plus longtemps encore, je croyais qu'il serait necessaire 
le profiter des bonnes dispositions de la Porte et de son premier mi- 
üstre, afin de faire diversion ä nos ennemis, pour diminuer la grande 
-uperiorite en nombre qu'ils avaient actuellement sur nous, et dont 
1 etait ä craindre qu'ils nous accableraient ä la longue. Que, dans 
; :e cas , je croyais que Sa Majeste Britannique ne refuserait pas sa ga- 
jiantie ä donner au traite ä faire entre la Porte et moi, puisque celle-lä 
V insistait absolument, nie croyant une puissance etrang^re qu'elle ne 

onnaissait pas assez. 

Vous observerez, d'ailleurs, que si M. Pitt ou les ministres esti- 
naient peutetre que, vu les menagements que l'Angleterre veut garder 
uec l'Espagne, une teile demarche saurait deplaire ä celle-ci par ses 
-entiments bigots, ou pour d'autres qu'elle veut garder vis-ä-vis des 
Russes ä l'egard de leur commerce, vous direz alors que ce ne sera 
de la part de l'Angleterre qu'une simple garantie d'un traite. Qu'en 

econd lieu on saurait prendre l'expedient de tenir cette garantie secr^te 

t de la nier en tout cas ou dire que M. Porter avait surpasse ses in- 
istructions en ceci, et d'en rejeter sur moi la faute; enfin que, par toutes 
taisons, je croyais qu'une pareille garantie ne leur saurait causer du pre- 
dice en rien , mais qu'il en reviendrait beaucoup du bien ä la bonne 

ause commune. Voilä ma fagon de penser sur cette affaire et sur 

I Joseph Podoski. 

i6* 



iUC 



244 

laquelle vous vous dirigerez en l'appuyant par toutes les bonnes raiso 

desquelles vous saurez vous aviser encore, si le cas l'exige. 

Au reste, mon emissaire me mande qu'apr^s que la Porte lui 

fait remettre en secret sa reponse k ma lettre de felicitation au Sult; 

sur son avenement au tröne, ^ k laquelle le Grand- Vizir a Joint la sieni 

il vous a envoye ces pi^ces par un vaisseau de guerre anglais qui 

ete sur le point de partir pour l'Angleterre; vous aurez soin de 1 

envoyer par quelque occasion süre k mes ministres ä Berlin, quand eil 

vous seront arrivees. t^ ■, 

i ederic, 



Vous sentirez l'importance de tout ceci, sans que je sois obli 
d'appuyer sur tous ces points. 

Das Hauptschreiben nach dem Concept ; der Zusatz eigenhändig auf der im übri . 
chiffrirten Ausfertigung. 



10969. AU MINISTRE D'fiTAT ET DE CABINET COMTE 
DE FINCKENSTEIN A BERLIN. 

Landshut, 20 mai 1759. 
Uer König übersendet dem Minister den chiffrirten Bericht des preussisch 
Emissärs von Rexin, d. d. Konstantinopel 10. April, und theilt ihm mit, dass die Pfo; 
bereit sei, den Freund schafts- und Allianzvertrag mit Preussen abzuschliessen und 
dem Kriege theilzunehmen, falls England dem Vertrage beitreten oder wenigstens < 
Garantie desselben übernehmen werde. 

Comme j'ai fait presser le sieur de Pitt et ses confrdres par Kny 
hausen de se declarer bientot ä ce sujet et de donner le plein pouvt 
necessaire au sieur Porter, puisque mon emissaire presse extrememe 
sur une resolution definitive, j'ai cru qu'il ne serait pas mauvais qi 
vous ecriviez au baron Münchhausen ä Hanovre, non pas pour le mett 
tout-ä-fait au fait dans le secret de l'affaire, mais pour lui faire entend 
seulement qu'il y avait esperance que la Porte saurait bien se Her avi 
moi pour rompre avec une des parties ennemies, si l'Angleterre se cha 
geät de la garantie du traite, et que, si la guerre devait durer, no' 
gagnerions par cette garantie la superiorite sur nos ennemis; qu'alo 
nous pourrions peut-etre realiser le projet connu de quelques acquisitioi 
pour Hanovre, ce qui sans cela et si nous n'avons pas la supdriorit 
ne saurait presque pas se realiser. Je laisse cela ä votre consideratio 

Nach der Ausfertigung. ' F e d e r i C. 



i Vergl. Bd. XVI, 187. 423. — z Am 23. ersucht Eichel den Minister, den 
Berlin aufgesetzten Entwurf zu einem AUianzlractat mit der Pforte an Knyphaust 
zu übersenden, damit dieser wisse und der englischen Regierung angeben könne, u 
was es sich bei der Allianz handeln solle. Finckenstein sendet darauf am 26. d 
Project an Knyphausen. 



245 



Landshut, 21. Mai 1759. 

Dieweil, so lange Mein Bruder, des Prinzen Heinrichs Liebden, 
noch mit Dero Expedition im Reiche beschäftiget und aus Sachsen ab- 
wesend sein werden , kein Mensch garantiren kann , dass die Oester- 
reicher nicht wiederum in der Lausnitz sitzen und eine neue Entreprise 
versuchen werden, als habe Ich vor nöthig gefunden, wegen der diffe- 
renten Corps, die Ich vor d?r Hand der Orten detachiret habe, um 
denen Oesterreichern , falls ihnen die Lust ankommet, etwas durch die 
Lausnitz zu versuchen, gleich auf den Hals zu sitzen, nachstehende Dis- 
position zu machen, befehle auch deshalb hierdurch, dass der General- 
major von Puttkammer mit seinen noch bei sich habenden 5 Escadrons 
Husaren in Sagan, der Generalmajor von Wobersnow mit seinem Corps 
zwischen Sagan und Glogau, Ihr, der GeneralHeutenant von Seydlitz, 
aber nebst dem Generalmajor von Czettritz und allem, was Ihr bei Euch 
habt, zwischen Naumburg und Sagan stehen bleiben sollen. 

Ihr, der Generallieutenant von Seydlitz, schicket Patrouillen über 
Naumburg nach der Lausnitz hinein, um zu sehen, was passiret; der 
Obristlieutenant von Dingelstedt schicket aus Spremberg wiederum Pa- 
trouillen vorwärts, und also kann von Naumburg und Spremberg ab 
das ganze Corps von allem avertiret werden. Weil sie alle bei Sagan 
übergehen ' müssen, so haben sie nur zwei Märsche bis Kottbus und 
können dem Feind allemal vorkommen , dergestalt, dass er nichts thun 
kann, ehe Ihr nicht an ihn heran seid. 

Sobald Ich aber hören werde, dass Mein Bruder, der Prinz Heinrich, 
wiederum in Sachsen zurückgekommen, so werde Ich Euch, den General- 
lieutenant von Seydhtz, wiederum an Mich ziehen, und der General- 
major von Wobersnow gehet alsdenn wiederum über die Oder. 

Ich macht dieses alles auch dem Generalmajor von Wobersnow 
bekannt, ^ da Ihr Eures Ortes den Generalmajor von Puttkammer als 
den Obristheutenant von Dingelstedt nach dieser Meiner Disposition zu 
instruiren habt. 

Mein Bruder ist schon in Bamberg, also wird er bald wieder 
zurücke seind. Pride rieh. 

Nach der Ausfertigung in der von WaUenberg'schen Bibliothek zu Landshut. Der Zusatz 
nj^enhändig. 

IG 971. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 21 mai 1759. 
Je remercie Votre Altesse de la communication qu'EUe a bien 
uulu me faire des annotations des troupes frangaises, et de Celles qui 

I Ueber den Bober. — 2 Cabinetsbefehl an Wobersnow, Landshut 21. Mai. 



i 



246 — 

sont k la solde de la France, qui ont servi en Allemagne dans le c 
rant de la presente guerre, que j'ai trouve etre une piece assez curit" 
et je Lui ai , d'ailleurs , toutes les obligations possibles de la mai 
distinguee de Son amitie et attention pour moi, en ce que vous ; 
bien voulu faire un detachement de votre armee vers Schweinfurt, j 
favoriser l'expedition de mon fr^re Henri. ' Je suis bien aise de ce 
M. de Broglie a ete si bon ou plutöt si niais de s'imaginer que 1 
fr^re Henri se joindrait ä ce detachement , pour tomber sur lui , a 
avoir disperse l'armee de l'Empire. Le marechal Daun commenc 
croire la meme chose, ce qui donnera lieu ä bien des fausses dispositi : 
qu'ils feront de leur part, et dont nous saurons profiter. 

Quant k Contades, je comprends parfaitement bien la nece 
qu'il y a que Votre Altesse retourne en Westphalie , pour veiller 1 
meme ä ce que Contades voudra entreprendre. 

L'on a des nouvelles ici comme si les Hollandais etaient ( 
l'apprehension que, dans le cas qu'ils s'accommoderaient avec les Am 
sur leurs diffdrends maritimes, que les autres les attaqueraient de ii 
ouverte. Pour moi, j'ai de la peine d'ajouter foi ä ces nouvelles , 1 1 
comme k un autre bruit qui court, que les Frangais formeraient '■ 
Flandre ou aux Pays-Bas autrichiens un camp sdpare de 30 000 homi 
Vous me ferez plaisir, quand vous m'ecrirez si ces bruits-lä sont foi 
ou non. 

Au surplus, j'ose vous prier que, quand les Operations de gueri 
permettront et que Votre Altesse aura le loisir, de" me faire co 
les plans de toutes vos marches, campements et batailles, que je di 
fort d'avoir en son temps, pour les garder ä ma chambre de plans, 

Pour ce qui nous regarde ici, les Autrichiens sont encor(,jj 
attendre les Russes, de sorte que vraisemblablement notre campagne 
s'ouvrira [pas] avant le premier jour du mois prochain de juin. 

Les Autrichiens ont dejä voulu profiter de l'absence de mon f 
Henri, pour faire une incursion dans la Lusace, mais, pour cette foi 
j'ai pu les prevenir encore. Vous jugerez par lä combien il m'est 
possible k present de faire esperer quelque chose de notre cote k v 
avantage. 

Nach dem Concept. ^ CdCri 

10972. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYI 

Landshut, 22 mai 175 
La nouvelle de l'ambassadeur de la Republique k Paris ^ dont y 
faites mention dans votre rapport du 12 de ce mois, par rappo 
l'apprehension de la Suisse et de son intention de mettre sur pied 
armee considerable, me parait fort sujette ä caution et, si j'ose le < 
trop chimerique pour qu'on puissse y ajouter foi sans beaucoup 

I Vergl. S. 219. — 2 So. — 3 Berkenrode. 



247 

confirmations ; car il n'est pas possible de penetrer ni de trouver aucune 
bonne raison de quelle puissance, teile qu'elle puisse etre, la Suisse 
aurait ä craindre quelque chose. Enfin, tout considere, il n'y a pas 
moyen ä imaginer jusqu'ici quelque bonne raison qui saurait mener la 
Suisse de proceder ä une teile demarche. 

En attendant, vous avez bien fait de me communiquer la nouvelle, 
sur laquelle vous pourrez cependant pr6ter quelque attention encore, 
pour penetrer au moins ce qui aura pu donner occasion k la debiter. 

Nach dem Concept. F 6 d e r i C. 

10973. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

I^v Landshut, 22 mai 1759. 

^B Les deux rapports que vous m'avez faits du 19 de ce mois, m'ont 
« ^t^ bien rendus , et je ne saurais qu'applaudir que vous avez pris sous 
5 main les arrangements necessaires en cas de besoin, ä l'occasion de la 
M derni^re marche d'un corps autrichien dans la Lusace. Pour cette 
■| fois-ci, que cette troupe ennemie a rebrousse chemin derri^re Zittau et 
i dans les montagnes, vous n'en aurez rien plus ä craindre. 

Je vous remercie des nouvelles que vous avez bien voulu me com- 
I muniquer de votre correspondant connu, * mais je ne saurais pas m'em- 
plcher de vous dire que j'ai dejä eu d'autres plus circonstanciees et 
plus precises; car, pour cette fois-ci, votre correspondant ne s'est pas 
I trop bien explique, et que tout me parait fort mal cousu Fun avec l'autre. 

Nach der Ausfertigung. * reÜeriC. 

110 974. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 
Landshut, 22 mai 1759. 
Je ne vous fais cette lettre que pour vous marquer seulement la 
Situation oü nos affaires se trouvent actuellement ici. 

Les Autrichiens ont fait une Invasion avec un corps d'ä peu pres 
de 6000 hommes dans la Lusace et ont paru avoir un dessein sur la 
Marche pour y faire un ravage peut-etre jusqu'ä Berlin. J'ai pris d'abord 
raes mesures ici qui les ont obliges de se retirer ä Zittau et dans les 
montagnes. Voilä pourquoi vous n'en devez point 6tre inquiet, car de 
ce cöte-lä vous n'avez rien ä apprehender. Selon tous mes avis, Daun 

' Ein Schreiben von Münchhausen, d. d. Hannover 15. Mai, über die Operations- 
pläne der Gegner. — 2 Ein Schreiben Eichel' s an den Minister Finckenstein, d. d. 
Landshut 24. Mai (das jedoch nicht auf königlichen Befehl aufgesetzt war) , betrifft 
die französischen und österreichischen Declarationen über die in preussische Dienste 
getretenen sächsischen Officiere. Eichel äussert sich sehr scharf gegen diese Declara- 
tionen und stellt dem Minister anheim, sie „bei der occasione der . . . von dem 
Reichshofrath angemaasseten Cassation der Königssteiner Capitulation der Gebühr mit 
zu beleuchten". [Rep, X. 79. 52.] 



248 ' 

n'a rien detache de la grande armee en Boheme. S'il y a quelques 
troupes autrichiennes aux environs de Kommotau, il faudra que ce 
soient celles que vous avez dejä battues une fois, et qui se sont retirees 
alors vers Prague, qui peut-etre se sont rassemblees; mais de la grande 
armee de Daun jusqu'ä prdsent il n'y a rien de detache. ' 

Ici la campagne ne s'ouvrira pas reellement avant le commence- 
ment du mois de juin. Vers ce temps-lä, j'esp^re que votre expedition 
presente sera finie et achevee, et que vous serez dejä de retour avec 
vos troupes en Saxe. 

Da der König seit dem 12. keine Nachrichten von dem Prinzen erhalten, so 
vermuthet er, dass einer der Couriere des Prinzen von den Streifpartieen diesseits Hof 
aufgefangen worden sei. 

Mach dem Concept. ^ e Q e T 1 C. 

10975. AN DEN ETATSMINISTER FREIHERRN VON 
SCHLABRENDORFF IN BRESLAU. 

Landshut, 22. Mai 1759. 
Da Ich nunmehro vielleicht bald und wohl gar in einigen Tagen 
nöthig finden dörfte, den General Fouque mit seinem Corps aus Ober- 
schlesien wegzuziehen und nach der Gegend von Frankenstein oder 
Reichenbach zu setzen , um ihn mehr ä portee zu haben, so habe Ich 
Euch hiervon, jedoch ganz unter der Hand, avertiren wollen, damit Ihr, 
ohne [von der] von Mir Euch deshalb gemachten Confidence etwas 
eclatiren zu lassen. Eure Mesures darnach nehmen und arrangiren könnet; 
indem nicht zu zweiflen ist, dass, sobald der General Fouque aus Ober- 
schlesien sich weggezogen hat, alsdenn de Ville wieder hereingehen wird, 
auch darauf die feindlichen Husaren wohl bis gegen Brieg heran herum- 
schwärmen werden. Fr i der ich.» 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10976. AU BRINGE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 23 mai 1759. 

Apr^s avoir attendu avec bien de l'empressement de recevoir de 
vos nouvelles, par la raison que je vous ai marquee par ma lettre 

1 Ebenso sucht der König in einem Schreiben vom 22. an Graf Schmettau die 
Besorgnisse des Generals vi^egen eines vermeintlichen Detachements von der Daun'- 
schen Armee zu zerstreuen ; die Truppen in der Gegend von Kommotau könnten 
nicht mehr als 15000 Mann ausmachen. Vergl. das Schreiben bei Preuss, a. a. O. 
S. 33. — 2 In einem Cabinetsbefehl an den Vice - Commandanten d'O in Glatz vom 
22. Mai befiehlt der König, alles ihm zu melden, was er erfahren würde; „dan? 
le moment present , toute nouvelle me sert ä quelque chose; je la combine avec 
d'autres que je regois , et par la j'en tire ce qui en est dans le vrai". Eigenhändig 
ist hinzugefügt: „Mon fr^re a remporte de tr^s grands avantages sur l'armee de 
r Empire." 



249 

d'hier, ' partie avec un expr^s, je viens de recevoir avec bien de la 
satisfaction la lettre que vous m'avez faite du camp de Sachsendorf du 
i8 de ce mois. 

Je suis tr^s content de votre projet forme sur le magasin de 
l'ennemi. '^ 

Si vous pouvez tirer de l'argent, ce sera toujours bon, mais que 
cela ne soit point votre objet principal. 

J'avais dejä pourvu au detachement de 4000 hommes que l'ennemi 
avait fait entrer dans la Lusace. II y a un corps de l'ennemi k peu 
pres de 8000 hommes du cote d'Eger, et il se pourrait bien que Vela 
avec son corps de 4000 hoiumes le joignit encore.^ Vous connaissez 
Schmettau; il voit un peu noir, "* et vous ne croirez que la moitie des 
nouvelles qu'il vous donne. 

Quand vous vous replierez sur la Saxe, ce qui, je crois, n'attendra 
pas longtemps, il faudra penser au detachement que nous serons obliges 
de faire contre les Russes. 

L'armee de Daun a ordre de se tenir pr^te k marcher, de sorte 
que je crois que la besogne commencera bientöt de ce c6te-ci. 

Je ne doute pas qu'avant que de partir, vous [ne] ruinerez tous 
les magasins que vous ne consumerez pas , et que , s'il y a du canon 
et de la poudre ä Bamberg, vous ne tachiez de les prendre et de ruiner 
le reste. Je vous prie de m'ecrire ä peu pres ä quel jour vous comptez 
6tre ä Plauen et combien de temps vous donnez k l'armee de l'Empire 
qu'elle puisse revenir sur ses pas. 

Je destine 4 regiments de cuirassiers et -lo bataillons contre les 
Russes. Nous verrons le reste, quand vous serez plus approche, et si 
les Autrichiens vous opposeront plus de forces que le g^neral Gemmingen 
avec 8000 hommes. II me faudra detacher contre les Russes 10 bons 
bataillons au moins, sur la fermete desquels l'on pourra compter; car 
malheureusement je ne saurais pas faire tout-ä-fait fond sur les regi- 
ments de Prusse. ^ 

Nach dem Concept. Feder IC, 



I Vergl. Nr. 10974. — 2 Die feindlichen Magazine den Main entlang, jenseits 
von Bamberg. — 3 Auf einem Berichte von Puttkammer, d. d. Marschquartier Triebe! 
22. Mai, finden sich die Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort: „Weil Oestreicher 
weg aus Lausnitz, kann nicht anders als supponiren, sie lassen sie nach Kommotau 
und Passberg marschiren." Puttkammer soll Estafetten senden, um zu erfahren, 
was an den sächsischen Grenzen und bei Leipzig passire. Wenn der Feind nach 
Leipzig sich zöge, „muss Hauss drohen, die Vorstädte zu brennen ; er [Puttkammer] 
auch in allem Fall zum Secours dahin. Aber wo nicht nöthig, bleibt stehen bei Sagan, 
Priebus; da stehet er recht gut". — ■* Vergl. S. 240. 248. Anm. i; Bd. XV, 251. — 
5 Vergl. S. 224. Anm. i. 



— -250 ^ 

f 

10977. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Landshut, 23 mai 1759. 

Mon eher Fr^re. Je vous felicite de tout mon coeur de tous les 
heureux succ^s que vous avez eus jusqu'ici. ^ On fait monter le nombre 
de prisonniers que vous avez faits , pr^s de 3000 hommes , on assure 
que la desertion et la confusion est enorme dans l'armee de l'Empire; 
je donne au moins deux grands mois k ces gens pour etre en etat 
de revenir. 

Je ne peux vous mander d'ici que des mis^res ; nous n'avons point 
eu encore la vision beatifique de la toque et de l'epee benite, ' on nous 
amuse avec le sieur Laudon qui, passe trois jours, nous a donne visite 
aupr^s du gibet de Liebau. II a ete econduit avec toute la politesse 
imaginable jusqu'aupr^s de Schatzlar, oü nous lui avons flanque 
une vingtaine de gros coups de canon au derriere, et chacun s'en est 
retourne chez soi. Je crois que V Illustrissimo suivra dans peu de jours ; 
je suis fort soigneux ä lui preparer une bonne reception, et s'il est tant 
soit peu possible, nous lui ferons les plus grandes civilites possibles en 
lui foutaiit des grands coups de pieds au cul : ainsi soit-il. 

Adieu, mon eher fr^re, je crois que, dans la huitaine ou , tout au 
plus tard, vers le mois qui vient, j'aurai des mati^res plus importantes 
ä vous mander. Veuille le Ciel que les nouvelles soient bonnes! Je 
vous embrasse bien tendrement, vous priant de me croire avec la plus 
parfaite tendresse et estime, mon eher fr^re, votre fidele frdre et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. " 6 Q 6 r I C. 



10978. AU FELD-MAR£CHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Landshut, 23 mai 1759. 

Je viens de reeevoir la lettre que vous m'avez ecrite du 17 de ee 
mois, ^ et vous sais tout le gre imaginable des avis que vous avez bien 
voulu m'y donner. Mon fr^re Henri, ä ee qu'il vient de me mander, 
est maitre du magasin de Bamberg et a pris tous les autres depots en 
magasins le long du Main au delä de Bamberg. "♦ 

Apres cette expedition, il sera bien oblige de se replier avec son 
armee vers la Saxe , parceque une partie de son armee sera obligee 
d'agir encore cette campagne-ci contre les Russes, qui commencent ä 
se mettre en mouvement. 

Autant que je puis juger, le marechal de Contades n'entreprendra 
pas beaucoup, des qu'il saura que Votre Altesse a rejoint son armee. 

Quant ä nous ici, je crois que du jour au lendemain la besogne 

I Vergl. Nr. 10957. 10976. — 2 Vergl. S. 186 mit Anm. 2.-3 Vergl. den 
Bericht bei Westphalen, a. a. O. S. 263. — * Vergl. jedoch S. 249. 



251 — 

commencera avec l'ennemi , ainsi que peut-6tre en peu de temps vous 
aurez aussi des nouvelles de notre part. 

Nach dem Concept. F e d 6 T i C. 

10979. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Landshut, 23. Mai 1759. i 
Ich habe Euer Schreiben vom 19. dieses heute früh allhier erhalten 
und erinnere zuvorderst darauf nur , dass Ich mit dem Calcul , so Ihr 
von denen bei Euch befindlichen 9 Bataillons [gemachet,] nicht aller- 
dinges fertig werden kann und Ihr Meiner Meinung nach mehr bei 
Euch haben müsset als diese . 9 Bataillons ; denn 5 habet Ihr unter dem 
Generalmajor von Kleist zurückgelassen , ^ so behaltet Ihr noch an 19, 
davon Ihr 4 gegen Berlin commandirt habt, ^ so würden noch an 15 
bleiben , und muss es also daher kommen , dass Ihr schon mehreres 
nach Hinterpommern detachiret habt. 

Diesemnächst mache Ich Euch bekannt, wie Ich dem von Euch 
gegen Berlin detachirten Corps durch den Generalfeldmarschall von 
Lehwaldt von Berlin aus entgegenschreiben lassen, dass es bei Neustadt- 
Eberswalde stehen bleiben und daselbst weitere Ordre erwarten solle, 
weilen der Lärm und die Beisorge wegen Berlin vor dieses Mal ganz 
vorbei ist und sich alles vom Feinde aus der Lausnitz zurück und ganz 
herausgezogen hat. Ihr habt also nur diese 4 Bataillons und übrige 
noch einige Tage stehen zu lassen, bis die Sachen noch tranquiller sein 
werden, Mir aber inzwischen nur zu schreiben, wohin Ihr hiernächst die 
4 Bataillons und übriges haben wollet. Sobald Ich die Nachricht habe, 
dass Mein Bruder wieder in Sachsen stehen wird, so werde Ich ge- 
dachte Bataillons sogleich von hier aus beordern, über Schwedt zu Euch 
zu stossen. 

"Wegen der Russen glaube Ich nicht, dass sie vor den ersten Tagen 
von kommendem Monat Junii marschiren werden. Ich erwarte nur 
Nachricht von Meinem Bruder , des Prinzen Heinrich Liebden, alsdenn 
Ich den Generalmajor von Wobersnow alsofort wiederum über die Oder 
detachiren werde. Die Oesterreicher scheinen sich zu flattiren, dass die 
Russen mit ihrer ganzen Armee gegen Schlesien agiren sollen ; Ich habe 
aber grosse Mühe , es zu glauben. Wenn indessen solches wider Ver- 
muthen geschehen sollte, so könntet Ihr wohl gar die Ordre bekommen, 
gegen Glogau hin zu marschiren. Also auf alle diese differente Fälle 
und ehe man siehet, wo eigentlich der Feind hin will, ist Stargard und 
der Orten die beste Position, so Ihr nehmen könnet, um von allem 
und auf allen Fällen ä portee zu sein. Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



1 Auf einem Bericht von Zielen, Merzdorf 23. Mai, finden sich Weisungen in 
Betreff eines von österreichischen Husaren gemachten Verhacks. — 2 Vergl. S. 191. 
215. — 3 Vergl. S. 236. 



252 — 

10980. AN DEN RESIDENTEN REIMER IN DANZIG. 

Landshut, 24. Mai 1759. 

Vermittelst dieses Meines Schreibens habe Ich Euch, jedoch in 
dem allergrössesten Secret, und dass Ihr Euch gegen keiner Seele von 
dem Einhalt dieser Meiner Ordre und dessen Absicht äussern lassen 
müsst , instruiren wollen , dass , da es nicht manquiren wird , dass die 
Russen nicht vorwärts gegen Meine Lande rücken sollen, Ich aber solche 
alsdenn mit göttlichem Beistand recht tüchtig zu schlagen und zurück- 
zujagen verhofife. Ich dennoch alsdenn den nützlichen Effect nicht haben 
würde , wenn dieselbe nach der Weichsel zurücklaufen und über die 
Weichsel nach Preussen gehen würden, wenn alsdenn meine Armee 
ihnen nicht über die Weichsel folgen könnte, welches sich mit Pontons 
der Orten nicht thun lasset. Ihr sollet also , wiewohl nur ganz unter 
der Hand und [ohne] von der wahren Absicht das geringste äussern zu 
lassen, Nachrichten einziehen und überlegen, wie viel von denen Weichsel- 
kähnen oder SchifiFen, so nach Danzig gehen, man wohl dort gleich 
und prompt zusammenbringen und vor Geld auf drei oder vier Wochen 
ohngefähr miethen könne, wenn der Gas existirete, dass Ich solche 
brauchen und gleich haben müsse. Es müssen aber bei solchen Schiffen 
oder Kähnen zugleich die erforderlichen Anker, Taue, auch Balken und 
Bretter seind, damit man solche zu einer Schiffbrücke über die Weichsel 
gebrauchen könnte und es an nichts darunter existirenden Falls fehlete, 
sobald als es verlanget würde. Nach Meinem Erachten glaube Ich, 
dass wegen der Breite der Weichsel* 60 bis 80 dergleichen Schiffe oder 
Kähne nöthig sein würden. Den Ort, wohin solche zu gebrauchen, 
kann Ich wohl unmöglich jetzo sagen, der sich nach den Umständen 
richten muss, der Mir aber gleich viel sein wird. 

Es würde Mir sehr lieb sein, wenn Ihr adretter und vernünftiger 
Weise es so einrichten könntet, dass bei vorkommendem Gas Ihr diese 
Fahrzeuge zu gedachtem Behuf sogleich an die Hand hättet, um sie 
sofort zu miethen und sie abzuschicken ; wie Ihr denn auch auf die er- 
forderlichen Anker, Taue und was Ich oberwähnet, zu reflectiren und 
solche ohnvermerket in Zeiten bestellen und vorräthig wissen müsset. 

Ich schicke Euch dieses mit einem unerkannten Expressen, mit 
welchem Ihr Mir dann auch hierauf wieder antworten könnet. 

Nach dem Concept. F r i d C r i C h. 

10 981. AU GONSEILLER PRIV£ DE L^GATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SEGRfiTAIRE MIGHELL A LONDRES. 

Landshut, 24 mai 1759. 
J'ai regu ä l'ordinaire dernier vos rapports du 8 et du 11 de ce 
mois, dont j'ai ete bien aise de voir que, selon les nouvelles qu'on a 

' Vergl. Nr. 10876. 



253 

regues en Angleterre, les affaires des Anglais vont encore assez bien en 
Amerique, quoique je ne pendtre assez qu'ils trouvent lä plus de diffi- 
oulte dans l'execution de leur expddition qu'ils n'ont d'abord cru; reste 
ä voir quelles nouvelles ils continueront d'avoir de lä, que je souhaite 
etre toujours parfaitement heureuses. 

Quant ä vous, le baron de Knyphausen, je me remets sur l'ample 
depeche que je vous ai faite le 20 de ce mois, ^ et qui vous a ete en- 
voyee par le courrier de M. Mitchell, et dont je vous recommande de 
vous appliquer au niieux possible pour bien executer les commissions et 
pour me faire avoir une bonne et prompte rdsolution. 

Nach dem Concept. -^ e Q 6 T 1 C. 

10982. AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Landshut, 24 mai 1759. 

J'ai regu la lettre que vous m'avez [faite] du 22 de ce mois, par 
laquelle j'ai vu avec satisfaction [la refutation] des sinistres impressions 
que de faux rapporteurs vous avaient donnees sur des corps formi- 
dables, ^ mais imaginaires que l'ennemi avait prepares. Je suis persuade 
que les choses sont actuellement telles que vous le mandez ä present; 
les faibles renforts que l'ennemi envoie ä Kommotau ou k Egra, ne 
sauront faire aucun tort ä mon fr^re le prince Henri; tout parait se 
ralentir, en attendant que mon fr^re finira heureusement son expedition 
et sera ä meme de faire encore des detachements lä oü il le faudra. 
Je ne sais pas si le gendral Sincere est ä Kommotau , mais , dans le 
cas qu'il y est, je sais qu'il n'a que 8 bataillons et ä peu prds 4 regi- 
ments de cavalerie sous ses ordres , et que peut-etre on lui a detache 
encore 2 regiments d'infanterie du corps de Vela. 

Pour ce qui regarde l'article des officiers bavarois prisonniers de 
guerre chez nous, je crois que le moyen le plus court en ceci serait 
que rfilecteur fit payer la rangon pour eux en argent sur le pied du 
cartel que j'ai avec les Autrichiens, qui sera acceptee de ma parte 
quand on Tofifrira, et contre laquelle je ferai mettre en liberte enti^re 
ces officiers. 

Nous sommes ici dans une bonne Situation, ma besogne exige de 
la patience, le projet doit mürir; s'il reussit, cela mdnera ä quelque 
chose d' essentiell voilä ce que vous pouvez dire ä mon fr^re. 

Federic. 

Nach dem Abdrucks der Ausfertigung (mit eigenhändigem Zusatz) bei Preuss, a. a. O. S. 33. 



I Vergl. Nr. 10968. — 2 Vergl. S. 248. Anm. i. — 3 Vergl. S. 2. Anm. 2. 



254 

10983. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 25. Mai 1759.1 
In denen Umständen , worinnen Ich jetzo stehe und nach allen 
denen Nachrichten , so Ich nur bekomme , habe Ich alle Ursache zu 
glauben, dass der Feind zu Anfangs instehenden Junii was auf uns ten- 
tiren werde. Weil Mich nun solches obligiret , auf allen Seiten auf 
Meiner Hut zu sein , auch es besser ist , dem ersten Feind , so wir am 
nächsten finden , auf den Hals zu gehen und wegzujagen, als uns her- 
nach auf allen Seiten denen Feinden zugleich opponiren zu müssen, so 
finde Ich deswegen vor gut, dass Ihr nur gleich mit Eurem ganzen 
Corps nach Liegnitz marschiret, als von da Ihr zwei Märsche auf Sagan, 
zwei kleine Märsche nach Glogau habet, mit zwei guten Märschen aber, 
wenn es nöthig sein wird, hier sein könnet. Es mag nun sein, wie es 
will , gegen die Russen könnet Ihr doch nicht viel ausrichten, es wäre 
dann, dass Ihr ihnen das Magazin zu Posen nehmen könntet. Meine 
Intention ist, dass wenn Ich Mich mit die Oesterreicher schlagen sollte. 
Mich so stark zu machen , wie Ich kann , damit doch einige Hoffnung 
habe durchzukommen und was rechts auszurichten. = Wenn wir hier 
mit sie fertig werden , so kann Ich von hier mit mehrerer Sicherheit 
detachiren, so viel Ich nur will. Fr i der ich 

P. S. 
Was Ich heute aus Danzig bekomme, schicke Ich Euch in originali 
hierbei. ^ 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



10984. [AN DEN GEHEIMEN COMMERZIENRATH VON REXIN 
IN KONSTANTINOPEL.] 

Osservandissimo Sigftore mio.'^ Der Fuhrmann nebst seinem bei 
sich habenden Grossknecht, den Sie den 10. des letzteren Aprilmonates 

I Am 23. Mai hatte der König dem General einen Bericht Benoit's vom 16. Mai 
über die russische Armee zugesandt. — 2 Auf der Rückseite eines Berichts von Seydlitz, 
d. d. Klitzschdorf 24. Mai , finden sich die Weisungen [Bleinotizen] für obigen 
Cabinetsbefehl an Wobersnow. Ebenda finden sich auch folgende Weisungen zu 
einem (nicht mehr vorliegenden) Cabinetsbefehl an Seydlitz: „. . .glaubte nach allen 
Nachrichten, so bekomme, dass der Feind Anfang Junii was auf uns tentiren würde, 
und weil das Mich obligirte, auf allen Seiten auf Meiner Hut zu sein, und es besser 
wäre, dem ersten, so wir am nächsten, auf den Hals zu gehen, jagen, als allen 
opp[oniren] , so rechnete Ich , dass Ich die 4 Regimenter , so bei sich hat , noch an 
Mich ziehen wollte. Möchte sich also lieber mit die Kavallerie und Freibataillon, so 
bei ihm, in der Gegend von Lahn setzen ; von Lahn kann ihn allemal in zwei starken 
Märschen hier haben." — 3 Der König übersendet an Wobersnow den Bericht von 
Reimer, d. d. Danzig 9. Mai, mit Nachrichten über die russische Armee. — 4 Das 
obige, zwar in Chiffern, aber über Wien gesandte Schreiben Eichel's ist in der Form 
eines kaufmännischen Geschäftsbriefes gehalten, um, wenn es aufgefangen würde, die 
etwaigen Leser irrezuleiten. Eine Adresse blieb ganz fort ; das Datum war nur inner- 
halb des Chiffre am Schluss erwähnt. 



255 

orten spediret haben, ist den i6. hujus wohlbehalten in Breslau ange- 
Komraen, er hat seine Facturen richtig abgeliefert. Die nach solchen 
enthaltene Waaren seind gleich nach Engelland spediret worden ; ' man 
zweifelt nicht , sie werden guten Debit finden , wovon nächstens Briefe 
erwartet werden, weil der prompte Absatz sehr recommandiret worden. 

Unsere Freunde in Kopenhagen werden schwerlich entriren, wenn 
auch die unsrigen an ihrem Orte was entrepreniren werden; sie seind 
/u timide, etwas zu wagen, und dann fehlen ihnen die Fonds. 

In unserm Vaterlande Schweden ^ ist es miserabel. Einige Senateurs, 
die mit französischem Gelde bestochen seind, haben den König fast 
um alle seine Autorität gebracht und sich in dem Senat so despotisch 
«gemacht, dass alles sich nach ihrem Willen lenken muss; dabei sie die 
Nation und was nicht von ihrer Partie ist, ganz tyrannisch tractiren 
und immer den Namen des Königs dazu missbrauchen. Diese Senateurs 
seind es, die mit Hilfe des französischen Geldes, womit sie die Fran- 
zosen jetzo doch oft stecken lassen, den ungerechten Krieg gegen 
Preussen angefangen, welches ihnen doch nicht die geringste Ursach 
dazu gegeben, und welches sie vielmehr schändhch betrogen haben, da 
sie noch kurz vorher die grosseste Versicherung gegeben, sich mit dem 
österreichischen Kriege nicht mehren zu wollen. Der König und die 
Königin von Schweden seind über diesen schändlichen Krieg sehr be- 
trübt und missvergnügt, die Hände aber seind ihnen gebunden, und sie 
können bis dato gegen die herrschende Senateurs nichts thun. 

Sagen Sie dieses, wenn Sie können, dem dortigen grossen Patron. ^ 
Geschrieben den 25. Aprils'* jetzigen Jahres durch Dero bekannten 
Freund. ^ 

Unser Principal ist von Ihrem Negotio sehr zufrieden, continuiren 
Sie so. Wenn wir hier die Contrebandehändler einmal brav geprügelt 
haben werden, so werden vielleicht die dortigen Grosshändler von selbst 
in Compagnie treten. 

Nach dem Concept. 

TG 985. AN DEN GEHEIMEN COMMERZIENRATH VON REXIN 
IN KONSTANTINOPEL. 

Hauptquartier zu Landshut, 26. Mai 1759. 
Auf Meinen Befehl ist Euch gestern durch Euren bekannten Freund ^ 
^on hier aus die gute Ankunft Eurer beiden den 10. April abgeschickten 
nebst einigen Sachen bekannt gemachet worden. Dieser Briefe gehet 
unter dem gewöhnhchen Couvert von Beriin ab über den Weg von 
Wien, sowie Ihr es in Eurem letzten Schreiben selbst vor gut ge- 
bunden habt. 

I Vergl. Nr. 10964. 10968. — 2 Vergl. S. 242. — 3 Der Grossvezier. — 4 So ; 
•att „Mai". — 5 Ohne Unterschrift. — 6 Eichel. Vergl. Nr. 10984. — 7 D. h. 
er von Eichel. 



— 256 — - 

Durch dieses mache Ich Euch selbst bekannt, dass jetzo die Oester- 
reicher hier mit allen ihren Forces occupiret seind und dass sie deshalb 
alles, was sie nur aufbringen können, aus Ungarn herausgezogen haben, 
so dass fast nichts darinnen auch von Landtruppen ist. Wenn die 
Pforte in Belgrad jetzo nur ein Corps von 20000 Janitscharen hat, so 
kann sie gegenwärtig in Ungarn alles thun, was sie nur will, so dass 
wenn [sie] jetzt mit den Oesterreichern bricht und noch gleich in diesem 
Jahre in Ungarn rücket, sie sich gleich in der ersten Campagne so 
starke Avantages machen und in solchen Vortheil setzen kann, dass 
ihr hernach alle die andern gar leicht sein müssen. Wollte sie aber 
lieber was gegen die Russen tentiren, so kann sie sich auch gleich in 
grosse Avantage setzen, wenn sie in diesem Jahre durch Polen und die 
Ukraine schicket und ihre Armee von dar grade auf die Stadt Kiew 
marschiren lasset, denn die Russen jetzo fast ihre ganze Hauptarmee in 
Preussen und gegen Mich in Polen nach Meinen Grenzen gesetzet 
[haben]. Ohnfehlbar werde Ich Mich mit denen Oesterreichern zwischen 
hier und nächsten vier Wochen bei die Ohren kriegen. Wenn die 
österreichische Armee , wie Ich hoffe, eine Schlappe bekommet, so hat 
die Pforte die vortrefflichste Gelegenheit, ihre Avantage in Ungarn dies 
Jahr zu machen. Oder aber sollte es geschehen, dass die Russen noch 
einmal von uns so geschlagen würden , wie es im vorigen Jahre bei 
Zorndorf geschehen, so wäre es ihnen ohnmöglich, dass sie ihre Armee 
wiederum zusammenbringen könnten, weil sie schon dies Jahr, um eine 
Armee von höchstens 50000 Mann gegen Mich zu stellen, die schlech- 
testen Leute zu Rekruten mit zusammenraffen müssen. Und seind also 
die jetzigen Umstände vor die Pforte eine so avantageuse Gelegenheit, 
die sie zu keinen Zeiten hernach wieder finden kann. Diese Sachen 
sollet Ihr durch die dritte, vierte Hand gehörigen Ortes wohl insinuiren 
lassen, und glaube Ich fast gewiss, dass es guten Effect thun wird, 
sonderlich wenn der Succ^s mit Meiner Hoffnung correspondiret ; denn 
was der Pforte in diesem Jahre sehr leicht fället, kann ihnen' in an- 
deren Jahren sehr schwer fallen , wenn die Oesterreicher erst ihre Ar- 
rangements dagegen zu nehmen die Zeit gehabt haben. Denn gewiss 
und sicher ist, dass sie nur erst Mich in diesem Jahre noch auf die 
Seite setzen wollen, alsdenn der Wienersche Hof, zumalen wenn es 
ihm mit Mir glücken und er dadurch ganz Teutschland unter seinen 
Gehorsam gebracht haben sollte, den festen Plan schon genommen hat, 
alsdenn sich sonderlich gegen die Türken zu arrondiren. Jetzt aber ist 
fast nicht ein Mann zur Defension in Ungarn, sondern das ganze Land 
so ledig, dass die Türken, wenn sie wollen, fast bis Wien gehen können. 

Ihr sollet auch an seinem Orte wohl insinuiren , dass Ich weder 
Geld noch nichts von der Pforte fordere und derselben auf keinerlei 



I So. 



257 

Weise ä Charge sein, wohl aber eine beständige Freundschaft und 
AUiance mit ihr ohnverbrüchHch halten werde. Euer gnädiger König 

Friderich. 

Dieses schicke Ich Euch durch den Hintzen als Courier grade 
durch Polen, werde aber doch ein Duplicat davon über Berlin gehen 
lassen. Wenn die Sachen in England erst ajustiret seind, so werde Ich 
den bekannten Arnstedt damit en courrier zu Euch schicken. 

Nach dem Concept. 



10986. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON LATTORFF 

IN COSEL. 

Landshut, 26. Mai 1759. 

Ks wird Mir aus Polen geschrieben, als ob ein Train von 24 Ca- 
nons, worunter verschiedene sogenannte Schuwalows wären, von Peters- 
burg aus durch Polen geschickt würden, bei welchen ohngefähr an 
IOC Mann zu Fuss und etliche 40 Mann zu Pferde als Escorte. wären, 
die jetzt ihren Marsch bis Przeworsk^ fortgesetzet und daselbst drei 
Ruhetage gemacht, von da aber den Marsch auf Krakau und so weiter 
continuiren würden. Ich weiss wohl, dass Ihr nicht en force seid, auf 
diesen Train eine Entreprise machen zu können, daher auch nicht daran 
zu gedenken ist; Ich habe Euch aber deshalb davon averliren wollen, 
, einestheils , damit Ihr doch , wo möglich , erfahren könnet , wohin der 
'Train weiter gehet, anderntheils aber und hauptsächlich, dass, weilen 
überall ein Bruit gelaufen, als ob ein Corps von 20000 Russen von 
Kyow her über Broda' in Polen nach Oberschlesien marschire, um da- 
selbst zu denen Oesterreichern zu stossen, [Mir] ^ der Benoit zu Warschau 
zu unterschiedenen Malen versichert hat und noch versichert, dass, 
wann Russen nach dem österreichschen Oberschlesien marschirten, 
solches nichts anders als gedachter Train und seine Escorte sein können, 
weil sonsten von Russen in solcher Gegend nichts zu sehen noch zu 
hören wäre. Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10987. AU BRINGE HENRI DE PRUSSE. 

[Landshut, 26 mai 1759.]* 
En Chiffre an meinen Bruder! 
Je crois qu'il sera temps que vous pensiez ä present ä votre retour 
jen Saxe. Les Autrichiens sont sur le point de tenter leur Invasion en 
Isilesie, je commence ä avoir besoin de mes detachements vers la 

I In Galizien, nordwestl. von Przemysl. — 2 So. Vermuthlich sind ge- 
meint: Kiew und Brody. — 3 Nach dem Concept. — 4 Das Datum nach einem Zu- 
satz von Eichel. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. I? 



258 

Lusace , et je n'ose les retirer qu'apr^s votre retour. D'ailleurs, les 
Russes s'approchent des fronti^res, et il faut necessairement renforcer 
Dohna, auquel il ne reste, apr^s ce qu'il a detache contre les Suedois, 
[que] tout au plus 2 1 000 hommes. Vous pourrez m6me faire prendre 
le chemin de Torgau au detachement; le general Hülsen en pourrait 
avoir le commandement , et, entre ci et votre retour, j'indiquerai le 
chemin ä prendre, et je crois que cela sera par Schwedt, selon toutes 
les apparences. Je commence ä camper, tout indique une manoeuvre 
de la part des ennemis; j'ai retire Fouque de la Haute - Silesie, ' et j'ai 
fait les meilleures dispositions, selon que la force de mes troupes et le 
terrain me l'ont permis. Je crois qu'entre ci et huit jours vous ap- 
prendrez comment cela se sera decide; j'esp^re, mais je n'assure pas 
positivement le succ^s. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. reÜeriC. 



10988. AN DEN OBERSTLIEUTENANT VON DINGELSTEDT.» 

Landshut, 26. Mai 1759. 
Ich danke Euch für den Mir gethanen Rapport. Es hat Vela auf 
der schlesischen Seite die Leute wieder dahin postiret, wo sie vorhero 
auf Postirung gestanden haben , und dieses sollte Mir bald glaubend 
machen, dass er bei Rumburg und in der Gegend stehe, wo er vorhero 
gewesen. Indessen da es in Sachsen dergleichen Leute giebt, so Ihr 
als Spions nach Böhmen schicken könnet , als müsset Ihr fordersamst 
dadurch zu erfahren Euch äusserst angelegen sein lassen das, ob sie 
bei Leitmeritz übergegangen oder nicht. 

Nach der Ausfertigung. ^ rideriCn. 

10989. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Landshut, 26 mai 1759. 
Je vous remercie bien des nouvelles que vous m'avez donnees par 
votre lettre du 25. Selon toutes les apparences, l'ennemi tentera bientot 
quelque chose, et autant qu'on en peut juger, cela pourra arriver de ce 
c6te-ci aux fronti^res de Silesie. Ma plus grande curiosite est de savoir 
quand la grande armee de l'ennemi se pourra mettre en mouvement; 

• Vergl. S. 259. Anm. i, — a Die Berichte Dingelstedt's vom Monat Mai sind datirt 
am 13. und 14. aus Spremberg, am 15. aus Kottbus, am 16. aus Wilmersdorf (nord- 
östl. von Kottbus), vom 18. bis 31, wieder aus Spremberg. — 3 Auf einem Berichte 
des Markgrafen Karl, d. d. Landshut 26. Mai [in w^elchem er meldet, dass Daun für die 
Sendung von Unterhändlern nach Neu-Salze (vergl. S. 211. Anm. i) mehrere Bedingungen 
gestellt habe, u. a. die, dass der König die Ueberzahl der österreichischen Gefangenen 
gegen Geld auswechseln lasse] , finden sich die Weisungen : „Antwort ! Nicht ge- 
wohnt, Conditionen vom Feinde vorschreiben, Gesetze vorschreiben zu lassen. Wenn 
sie Kartell nicht halten wollen, so sehe wie gebrochen an. Damit gut." 



259 — 

c'est de quoi je voudrais etre instruit, afin de pouvoir m'y diriger avec 
ines detachements. Comme il est presque impossible qu'on en saurait 
avoir des nouvelles, soit par des deserteurs soit par d'autres voies, et 
que le general Fouque a ordre de detacher deux escadrons de hussards 
\ers Glatz, vous les dirigerez pour envoyer des patrouilles lä oü nous 
pourrons tirer de bons et sürs avis, ou pour avoir des ddserteurs de 
l'ennemi; vous emploierez tout votre savoir et Industrie pour me pro- 
curer des nouvelles sur lesquelles on pourra compter, sur ledit article. 
11 m'importe extremement d'en avoir; ainsi vous tenterez jusqu'ä l'im- 
possible de me faire avoir des avis sürs et exacts au possible. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10990. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 26. Mai 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 25. erhalten und bin von solchem 
in so weit ganz wohl zufrieden gewesen; wenn man aber zu viel auf 
einmal anfangen will, so richtet man fast auf allen Seiten nichts aus. 
Hier stehen wir in Procinct, den Einbruch des Feindes erwarten zu 
müssen; Ich bin also so weit entfernet, auch nur einen Mann zu Euch 
zu detachiren, dass Ich Euch vielmehr hierdurch anbefehle, morgen 
nach Jauer zu marschiren , um so mehr ä portee zu sein , dass Ihr 
desto eher zu uns stossen könnet. Nach allen Meinen Briefen pressiren 
die Russen Ihren Marsch gar nicht , und glaube Ich also , dass Mein 
Bruder Heinrich noch die Zeit haben werde, den Succurs zur Dohna'- 
schen Armee a tempo hinzuschicken. Ich will lieber es recht erst hier 
ausmachen und nehmen deshalb Meine Force zusammen, alsdenn Ich 
mit rechtem Succes detachiren kann. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothelc zu Darmstadt. 



10 991. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE-FOUQUfi. 

[Mai 1759.] 
Nicht bange sein vor Bülow ; ^ steht so , dass nicht zu fürchten, 
wenn auch ganze Armee kommen möchte, und Ich habe Meine Raisons, 
um ihn da nicht gleich hinzuziehen, auf dass der Feind Idee von Meiner 
Intention nicht errathen soll und desto eher faux pas thun, davon dann 
v[iel] profitiren kann. 

' Fouque hatte gemeldet, dass er den bei Bärsdorf (bei Charlottenbrunn) 
stehenden Generalmajor von Bülow von dem Rückmarsch nach Hertwigswalde be- 
nachrichtigt habe. 

17* 



26o 

Aber nach Meiner Nachricht, die habe, werde ihn vielleicht bald 
zwischen Frankenstein und Reichen[bach] ziehen, unter Prätext, dass 
er nach dem Glatzschen; sollte bis jetzo noch nichts thun. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite und am Rande des Berichts von 
Fouque, Hertwigswalde 36. Mai. 



10992. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Landshut, 27 mai 1759. 

Au commencement de la campagne les Autrichiens tir^rent leur 
principale force ici du cöte de la Silesie. Ils n'avaient qu'un corps de i 
8 ä 10 000 hommes sur la frontidre de la Saxe. Ceci facilita k mon 
fr^re le moyen d'enlever le magasin en Boheme. C'etait un prealable 
necessaire qui garantit toute la lisi^re de la Saxe et lui donnait la fa- 
cilite de se porter sur les troupes de l'Empire, oü mon fr^re enleva 
encore un magasin tr^s considerable et fit souffrir des pertes assez fortes 
ä cette armee de leurs forces; apr^s quoi il ne lui reste que de re- 
tourner en Saxe. Les troupes de l'Empire ne pourront reparaitre pen- 
dant un temps de deux mois ; ce qui pourra donner ä mon fr^re le 
temps de faire un detachement considdrable qui marchera contre les 
Russes. II veillera en meme temps sur la Lusace, pour empecher toute 
Invasion de ce c6te-lä. 

De notre cöte, les choses commencent ä devenir' ä quelque de- 
cision, et, si M. Daun veut penetrer en Silesie, comme il en a l'envie, 
il aura ä essuyer les plus grandes risques , avant que d'achever son 
dessein. Je ne saurais vous dire quel en sera le succ^s ; mais si nous 
avons une bataille tant soit peu avantageuse de ce c6te-ci, j'aurai 
lieu de supposer que le reste de la campagne prendra une tournure 
avantageuse. 

Vous savez le detachement que Manteufifel a fait contre les Suedois, 
que je crois süffisant pour les tenir en echec, 

Ce sont lä toutes les mesures que j'ai pu prendre, malgre les forces 
de l'ennemi et la faiblesse des miennes. Je vous en fais le detail, pour 
que vous sachiez ä quoi vous en tenir. Quant ä l'ev^nement, vous 
jugez bien qu'il depend de la fortune et de ses hasards, dont on ne 
saurait disposer. 

Nach der Ausfertigung. -f 6 Q e r 1 C. 

10993. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Landshut, 27. Mai 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 26. erhalten, worauf Euch in Ant- 
wort ist, dass Ich Mich deshalb = nicht in Meinem Project^ arretire; 

I So. — 2 Wobersnow hatte gemeldet , dass ein grosser Theil der russischen 
Armee auf dem Marsch nach Posen sich befände. — 3 Vergl. S. 254. 



26l 

Icnn Ihr consideriren müsset, dass der Feind hier an zwei bis drei 
Seiten durchbrechen will, dass Meine ganze Infanterie nicht stärker als 
2 2 ooo Mann , und dass mit der Kavallerie Ich wenig oder nichts in 
Jen Bergen ausrichten kann , und dass also , wenn Ich hier was rechts 
nachen will, Ich eti forces sein muss , damit sich doch einigermaassen 
vas decidiret. Nach Meiner Idee muss Mein Bruder schon auf dem 
Rückmarsch sein. Dem habe Ich geschrieben, dass er die Regimenter, 
o gegen die Russen unter dem Generallieutenant Hülsen kommen sollen, 
'leich nach Torgau schicken soll, damit man desto eher sie rechts oder 
inks haben kann. Wenn sich hier sollte etwas mit den Oesterreichern 
lecidiret haben , wenn es auch nicht was ganz grosses , sondern nur 
•twas wäre, so kann Ic?i eher detachiren und gegen die Russen schicken. 
ch lasse Mich also in Meinem Project auf keine Art derangiren, son- 
lern bleibe dabei. Ich bin ganz Eurer Meinung, dass die Russen nur 
orgeschicket , um ihr Magazin zu decken, und dass es dasselbe Ma- 
iceuvre ist, so sie vor den Jahren* gemachet.' 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



[0994. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf,3 27. Mai 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 24. dieses wohl erhalten. Was zu- 
orderst das in demselben specificirte metallene Geschütz'* betrifft, so 
vird solches umgegossen werden und sehr wohl zu gebrauchen sein 
cönnen. Ich finde die von Euch zu nehmende Position bei gegen- 
värtigen Umständen gut und convenable. ^ Es wird aber nöthig seind, 
iass Ihr Futter und Mehl nach Küstrin bringen lasset, welches Euch, 
ivenn Ihr nach Landsberg marschiret, oder auch allenfalls dem Succurs, 
;len Ich Euch schicken werde, dienen könnte ; dann sobald Mein Bruder, 
les Prinzen Heinrich Liebden, wieder nach Sachsen retourniret sein 
vird, schicket Euch derselbe 10 Bataillons Infanterie und 4 Cuirassier- 
egimenter zur Verstärkung von seiner unterhabenden Armee, welche in 
1er Position, wo Ihr jetzt stehet , wohl bei Schwedt über die Oder 
Verden gehen müssen. Es sind übrigens 6000 Pferde von denen Russen 
uach Posen marschiret; Ich bin der Meinung, dass es nur geschehen, 
im ihr Magazin zu decken, so sie dort haben. 

Hier bin Ich Mir in kurzem eine Invasion von den Oesterreichern 
ermuthen. Woferne es ihr Ernst ist, solche zu unternehmen, so 
vird unsere Sache hiesiger Orten in wenig Tagen decidiret sein, welches 

1 So. — 2 An Hacke in Glogau antwortet der König, Landshut 27. Mai, „dass 
lie Leute [die Russen] noch nicht jetzo avanciren werden , und Ihr also noch ruhig 
ein könnet". — 3 Südwest!, von Landshut. — * Mecklenburgisches Geschütz aus 
Rostock. — 5 Manteuffel wollte vorläufig eine Stellung zwischen Stargard und Nören- 
erg nehmen, bis die feindlichen Absichten sich mehr aufgeklärt hätten. 



262 

sich in einigen Tagen zeigen muss, und werden nachher die Renforts 
gegen die Russen nicht fehlen, und werden wir Gelegenheit genug 
finden, ihnen das Leben schwer zu machen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10995. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDAN 

A GLATZ. 

Reich -Hennersdorf, 27 mai 1759 
Je vous remercie des nouvelles que vous me marquez par votre 
rapport du 26 de ce mois. Peut-etre les deux escadrons ^ • trouveront-ils 
occasion d'enlever quelque parti ennemi, ou vous aurez moyen de vous 
procurer des gens par lesquels vous pourrez avoir une connaissance 
tout-ä-fait exacte de la position de l'ennemi. Je ne saurais , en atten- 
dant, m'empecher de m'etonner qu'apr^s tous les preparatifs qu'ont 
faits jusqu'ici les Autrichiens, ils restent encore dans l'inaction, le temps 
etant devenu propre ä agir. Ici tout est encore tranquille. 

F e d e r i c. 

Nach der Ausfertigung im Kalserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



10996. AU LIEUTENANT -GfiNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Reich-Hennersdorf , 27 mai 1759. 
Je vous remercie des nouvelles que vous me mandez en date du 
25 de ce mois. Quant ä ce qui concerne mon fr^re Henri, je doute 
fort qu'il ait occup6 la ville de Nuremberg, et je suis plutöt porte i 
croire qu'il se replia en Saxe, comme aussi c'est en efifet le jeu. 

Je ne saurais vous faire une autre reponse sur ce qui regarde las 
officiers bavarois, que celle que je vous ai dejä fait parvenir. ^ 

Quand vous entendrez quelque chose de sür sur le retour de mon 
fr^re, il faudra que vous me le marquiez d'abord sans perte de temps. 

F e d e r i c. 

Nach dem Abdruck bei Preuss, a. a. O. Bd. II, S. 33. 



10997. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf, 28. Mai3 1759. 

Ich habe Euren Rapport vom 27. dieses erhalten. Ich werde Euch 
heute ruhen lassen, woferne nicht andere Umstände sich ereignen, die 
Mich obligiren möchten, Euch marschiren zu lassen. So viel weiss Ich, 
dass Schenckendorff bereits zu Zwickau angelanget, und dass ihm Finck 

I Vergl, Nr. 10989. — 2 Vergl. Nr. 10982. — 3 Ein Schreiben an Argens 
vom 28. Mai vergl. in den CEuvres, Bd. 19, S. 73. >. 



.%fl 



263 

auf dem Fuss folget. Sobald sie sich Dresden werden genähert haben, 
so werde Ich den Generalmajor von Puttkammer mit seinem ganzen 
Regiment^ auf die Seite von Glogau schicken, um daselbst die Russen 
zu observiren. Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



10998. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf, 28. Mai 1759. 
Ich überschicke Euch hierbeigehend einen Bericht des Residenten 
Reimer in Danzig, ^ woraus Ihr dasjenige, so er Mir von denen Be- 
wegungen der Russen meldet, ersehen werdet. Ich habe Euch bereits 
diesen Morgen beordert, ^ die Bataillons Eures Corps d'armee, so bei 
Neustadt-Eberswalde stehen, da dieselben der Orten nicht weiter nöthig 
sein möchten, * wiederum an Euch zu ziehen, um so mehr, da es nöthig 
sein könnte, dass Ihr, befundenen Umständen nach, noch vor Ankunft 
des Euch destinirten Succurses demjenigen feindlichen Corps, so Euch 
am nähesten kommen wird, auf den Hals gehet; wobei Ihr aber wohl 
zu observiren haben würdet, die preussischen Regimenter, ausser das 
von Kanitz, nicht ins erste Treffen zu stellen, ^ indem Ich versichert bin, 
dass die schlesischen besser anbeissen werden. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



10999. A LA PRINCESSE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Hennersdorf, 28 mai I7S9. 

Der König spricht der Prinzessin sein Beileid aus bei dem Tode der Fürstin 
von Zerbst, der Schwester der Prinzessin. 6 

Je vous plains de tout mon coeur, ma ch^re soeur, de vous trouver 
dans la triste Situation dont je soufifre depuis deux ans; je ne suis pas 
assez temeraire que d'entreprendre de vous consoler; tout ce que je 
peux vous dire, c'est que les morts sont moins ä plaindre que leurs 
aniis qui leur survivent. F e d e r i c. 

Eigenhändiger Zusatz zu der Ausfertigung im Königl. Hausarchiv zu Berlin. 



I Das Husarenregiment ; vergl. S. 227. 229. — 2 D. d. Danzig 23. Mai. — 
3 Ein kurzer Cabinetsbefehl , der die Antwort auf Manteuffel's Bericht vom 26. Mai 
bildet. — 4 Vergl, S. 228. 229. 236. — 5 Vergl. S. 224. — 6 Die regierende Fürstin 
von Zerbst, Karoline Wilhelmine Sophie, wie die Prinzessin Heinrich, eine Tochter 
les hessen-casselschen Prinzen Maximilian, war am 22. Mai 1759 gestorben. 



264 



I 



iiooo. AU LIEUTENANT-COLONEL DO, VICE-COMMANDANT 

A GL ATZ. 

Reich-Hennersdorf, 29 mai 1759.» 
Je vous remercie des nouvelles que vous me marquez par votre 
rapport du 28 de ce mois , et il faut , dans les circonstances presentes 
oü nous nous trouvons au point de l'ouverture de la campagne, re- 
doubler d'attention , pour qu'au moment que l'ennemi se mettra en 
marche et se declarera, on soit en etat de se regier lä-dessus. Ne vous 
mettez point dans l'esprit que , dans la Situation presente des affaires, 
l'ennemi debute par le si^ge de Glatz. Tous les mouvements de Daun 
ne doivent avoir pour but que de me faire sortir par des diversions 
de la Position actuelle oü je me trouve , et ce sera lä oü tendra tout 
le commencement de la campagne. S'il envoit du cöte de Johannes- 
berg, = c'est parceque le general Fouqud est du cöte de Patsch kau. 

Les Frangais ne sont point ä Eger; bien loin de lä, Broglie a ete 
oblige de faire un gros detachement pour renforcer Contades. Mon 
fr^re a nettoye toute la fronti^re de Saxe; les Russes n'agiront qu'ä la 
mi-juin, et ce ne sera pas contre la Silesie. Du reste, il peut y avoir 
quelque verite dans le rapport de l'homme, mais j'ai de la peine ä 
croire que Daun vienne m'attaquer ici. La canonnade que l'homme 
a entendue, est de Laudon, qui a fait exercer ses canonniers. 

Feder ic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



II 001. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMAND ANTEN 
VON GLOGAU. 

Reich-Hennersdorf, 29. Mai 1759. 

Ich habe Euren Bericht vom 28. dieses wohl erhalten, und glaube 
Ich, dass es sich mit der Russen ihren Operations bis gegen den 12. Juni 
trainiren wird, indem es ihnen noch an gar vielem fehlen soll, und 
dann stehe Ich in den Gedanken , dass sie sich nicht sowohl nach 
Schlesien, als vielmehr nach der Neumark und nach Landsberg, wie sie 
voriges Jahr gethan, wenden werden. Gegen obbenannte Zeit werde 
Ich dem Generallieutenant von Manteuifel einen Renfort zuschicken. 

Hier stehe in den Gedanken, dass Daun zu gleicher Zeit mit denen 
Russen anfangen wird zu agiren, ob es gleich dann und wann heisset, 
dass er früher, bald aber dass er später agiren wollte. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



I Einen Cabinetsbefehl vom 29. Mai an den Lieutenant von Luck von den Zieten- 
Husaren, über eine Recognoscirung der Oesterreicher bei Hermsdorf siehe in Preuss, 
Friedrich der Grosse, Urk.-Buch, Bd. II, S. 132. — 2 Südl. von Patschkau. 



26s 

i I 002. AN DEN GENERAI.LIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Henn ersdorf , 29. Mai 1759. 
Ich^avertire Euch hierdurch, wie Ich Mich nunmehro dahin arran- 
giret habe, dass Ich ein Detachement von ohngefähr 10 Bataillons und 
20 Escadrons Kuirassierer durch die Lausnitz gerade auf Frankfurt an 
der Oder schicken werde, ' um zu Eurem unterhabenden Corps zu 
stossen und alsdenn gegen die Russen offensive zu agiren. Ich habe 
dannenhero auch dem Generaldirectorio sogleich bekannt gemachet, 
damit solches wegen der erforderlichen Vivres, Brod und Fourage vor 
gedachtes Detachement sofort .das gehörige veranstalten soll, auf dass 
gegen die Ankunft dessen in der Gegend von Frankfurt an der Oder 
alles nöthige vorräthig gehalten werde. Es wird dieses Detachement 
ohngefähr den 12. kommenden Monates Junii der Gegend Frankfurt 
eintreffen können ; nach der Position , wo Ihr alsdenn stehen werdet, 
so könnet Ihr das Detachement alsdenn rechter Hand von Frankfurt 
oder , wenn Ihr zu Landsberg stündet , über Küstrin oder sonst auch 
über Schwedt marschiren lassen , um solches an Euch zu ziehen : des- 
halb Ihr solchem jemanden entgegenschicken könnet, der es der Ge- 
gend, wo Ihr alsdenn stehen werdet, am nächsten und convenablesten 
führen kann.» Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 003. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf , 29. Mai 1759. 

Ich habe Euren Rapport vom 29. dieses erhalten, und ist ganz 
recht , dass Ihr heute nach Striegau , um Mir besser ä portee zu sein, 
marschiret seiet. ^ 

Ich halte Ihm ä portee von mir und von Fouque, bis ich erst 
sicherer sehen kann, wor die Truppen werden zum nöthigsten seind; 
aber mit die 6 Bataillons, mit SeydUtz'^ und dem ganzen Klumpen 
werden wir eine harte Nuss haben, um dem Feind recht kräftig zu wider- 
stehen, und wird kein Mann leer bleiben, ohne gebraucht zu werden. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz 
eigenhändig. 



I Vergl. S. 258. 261. — 2 Auf einem Berichte des Generals von Puttkammer, 
Sagan 28. Mai, findet sich die Weisung zur Antwort [Bleinotiz]: „Ich würde ihn, 
sobald Mein Bruder [zurück], entweder gegen Glogau, um die Russen zu observiren, 
oder zum General Manteuffel [schicken]." — 3 Der König hatte dies durch ein voran- 
gehendes Cabinetsschreiben vom 29. Mai befohlen. — 4 Auf einem Berichte von 
Seydlitz, d. d. Waltersdorf 28, Mai, finden sich die Weisungen zur Antvi^ort [Bleinotizen] : 
„Möchte sich man näher an Hirschberg ziehen, auf dass Ich ihm näher ä portee 
hätte. In wenigen Tagen müsste was vorgehen." 



266 

II004. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Reich-Henne rsdorf, 30 mai 1759. 

J'ai re^u la lettre que vous m'avez faite du 24 de ce mois, et 
vous felicite de tout mon coeur sur l'entreprise que vous meditez, et 
que je trouve tr^s bien pensee. ' La seule chose que je vous prie k 
ce sujet, est de ne pas oublier les canons;^' si j'ose ajouter encore une 
chose, c'est de reconnaitre, s'il est possible, la position et le terrain oü 
se trouve poste l'ennemi, avant que de l'attaquer. 

Ici nous sommes au moment oü l'ennemi va commencer d'agir; 
mais les choses ä son egard ne sont pas encore assez eclairees , pour 
que je puisse vous detailler positivement ce que l'ennemi voudra entre- 
prendre. Je suis prepare sur differents cas , mais il faut que j'attende 
qiie l'ennemi fasse plus de mouvements encore , pour connaitre precise- 
ment ses vues. Ce qu'il y a de certain, c'est que mon fr^re le prince 
Henri a derange extremement le projet de campagne de Daun et des 
Fran9ais. Pour peu que la fortune prosp^re vos entreprises, je dois 
croire que tout ira bien; mais pour vous donner une idee [de] ce que 
c'est que l'artillerie presentement ä la mode, imaginez - vous 536 pieces 
de Canons de la grosse artillerie et des haubitz que j'ai effectivement 
dans mes trois armdes ; dans celle-ci oü je suis vis-ä-vis de Daun, j'en 
ai 214. Vous vous imaginerez que c'est trop, mais il faut savoir que, 
dans les armdes de Daun vis-ä-vis de moi, il y en a avec l'artillerie de 
reserve 360 pieces. Si cette mode durera encore quelques annees, 
je crois qu'ä la fin on fera marcher des detachements de 2000 hommes 
avec 6000 Canons. Autant que cela est ridicule, il faut, malgre sei, 
s'accommoder k la mode, autrement il n'y a point de salut. En atten- 
dant, les choses en sont dejä allees si loin que l'ennemi n'est plus cu- 
rieux de savoir combien j'ai de t^tes parmi les troupes, mais plutot 
combien j'ai de canons avec moi. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 

II 005. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Au quartier de Reich- Henn e rsdorf , 30 mai 3 1759, 

C'est avec toute la satisfaction imaginable que j'ai regu votre lettre 

du 24 de ce mois,'^ par laquelle j'ai vu le glorieux succ^s que vous 

avez eu dans votre derni^re expedition. Je me rejouis beaucoup qu'elle 

a dte si heureuse , et qu'elle s'est terminee d'une fagon si avantageuse 

I Prinz Ferdinand berichtet, Hamm 24. Mai, er habe in Folge der Bewegungen 
des Feindes am Niederrhein alle Truppen in Westphalen einander sich nähern lassen, 
so dass sie mit zwei kleinen Märschen in Dortmund sich vtreinigen könnten. „Je 
suis occupe a amasser du fourrage ä Hamm; si j'y reussis de fagon ä ne perdre pas 
trop de temps, je compte de passer la Ruhr, si je vois moyen d'attaquer avec avan- 
tage le camp de Düsseldorf." — * Vergl, S. 181. 203. 222. — 3 So in der Vor- 
lage, im Concept; in der Ausfertigung: 29. mai. — 4 Vergl. über den Bericht des 
Prinzen Nr. 11 006. 



267 — 

pour moi. Vous avez d'ailleurs si bien pris vos mesures pour vous 
retirer ä temps , car c'est precisement le temps que les conjonctures 
l'exigent. Tous ces bruits de renforts pour l'armde de Saxe ont ete 
forges par les Autrichiens et leurs adherents ; selon toutes mes nouvelles, 
ce que l'on a fait passer de Farmee autrichienne vers Eger, ne consiste 
qu'en 8 bataillons et 2 regiments de cavalerie; un homme qui a ete 
sur les lieux, pretend que tout au plus ce corps fait 9000 hommes. 

Si vous detachez 10 bataillons et 20 escadrons de cuirassiers droit 
sur Torgau et de lä vers Francfort, vous leur epargnerez du chemin, 
ils en arriveront d'autant plus vite; mais il faudrait y joindre 10 pi^ces 
de canons de 12 livres, parcequ'il n'y a plus de salut sans canons. 

Je ferai ecrire incessamment , pour qu'il soit fourni ä ces troupes 
des vivres ä Francfort. Ceci sera un coup de parti pour la campagne, 
parceque Daun , dans la supposition que ce sera mon armee qui de- 
tachera contre les Russes, n'attend que ce moment-lä, pour agir contra 
moi. A present que, par vos heureuses expeditions, l'affaire a pris une 
autre tournure, M. de Daun se trouvera tr^s embarrasse et incertain de 
prendre un parti qui pourrait prendre une mauvaise tournure pour lui. 

Je dois ajouter quelque chose encore ä tout ceci, c'est que, d^s 
que vous serez revenu en Saxe et aux environs de Dresde , il n'y aura 
rien de plus facile pour vous, que de repandre le bruit, comme si vous 
voulez chasser le general de Vela de Rumburg et de Schluckenau, pour 
rejeter les Autrichiens de Zittau et leur enlever le magasin de Niemes. 
Si vous soutenez ces bruits par quelques fausses demonstrations , vous 
rejetterez le general Vela sur la defensive, ce qui procurera toute la 
tranquillite ä la ville de Berlin , et vous causerez de vives alarmes au 
marechal Daun qui , vous ayant vu prendre tant de magasins , croira 
qu'il n'en pourra point faire ä l'abri de vos entreprises ; et lorsque vous 
reviendrez en Saxe, vous ne tarderez point d'apprendre de quelle force 
peuvent etre ces camps oü commandent ou le general Gemmingen ou 
Sincere, et de decider ensuite quelles mesures vous pouvez user contre 
cet ennemi-lä. 

Des que les Russes et les Autrichiens commenceront ä agir offen- 
^ivement, il faudra de necessite que cela vienne k une ddcision, soit ici 
soit en Pomeranie, et alors , de quelque cote qu'on ait l'avantage, on 
pourra detacher ä un autre qui se trouvera en besoin d'avoir un corps 
pour assistance. 

Nach dem Concept. F e d e r 1 C. 

II 006. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Reich-Hennersdorf, 30 mai 1759. 

J'ai etd bien aise de voir tout ce que vous m'avez appris par votre 
rapport du 26 de ce mois, et ne doute pas que vous n'ayez pris toutes 



268 — 

vos mesures, afin qu'il ne transpire la moindre chose de tout ce qui 
regarde le dernier rapport du sieur Rexin. * Car pourvu que= le secret 
de cette affaire [ne] soit religieusement garde, il ne faut pas douter que 
les ennemis ne remueront ciel et terre pour prevenir un coup qui saurait 
leur devenir bien fatal. Vous aurez soin, au reste, que ledit sieur Rexin 
soit informe au possible de tout ce qui se passe des ev^nements de 
guerre ici. 

Selon mes lettres du 24 du prince Henri, ^ il vient de finir heureuse- 
ment son expedition contre l'armee des Cercles et d'une fagon fort 
avantageuse. Cette armee s'est retirde fort precipitamment au delä de 
Nuremberg oü eile campe ä present, un corps de 6000 hommes ä Er- 
langen, et eile ne saurait pas agir du cote de la Thuringe et en passant 
le pays de Baireuth, au moins devant la recolte. Le magasin de Bam- 
berg qu'on a pris, a ete tr^s important, nonobstant que l'ennemi a brüle 
et detruit au delä du double de ce qu'il a laisse. Les autres provisions 
du cöte de Würzburg et le long du Main tr^s considerables ont ete 
detruites pour la plupart. Un renfort envoye ä Wiirzburg n'a pas 
donne le temps de ddtruire entidrement le magasin d'Ochsenfurt, un 
officier et 30 hommes d'un bataillon franc s'etant laisse surprendre. Si 
mon frdre n'avait pas ete oblige de reflechir ä ce qui saurait arriver 
en Saxe, il aurait apparemment dispersd toute cette soi-disante armee 
de l'Empire, avec ce qui y etait Joint des Autrichiens, qui cependant a 
souffert des pertes trds considerables, tant par ce que nous en avons 
pris en prisonniers, dont le nombre va au delä de 2000, avec quelques 
canons, que [par] ce qu'elle a perdu par la nombreuse desertion. 

A present, je fais detacher un corps de 10 bataillons et de 20 
escadrons contre les Russes qui se joindront au corps de troupes de 
Manteuffel pour agir ofifensivement contre les Russes. Tout est encore 
ici dans la meme Situation, quoiqu'il ne soit pas ä douter que Daui 
ne voudra tächer en quelques jours de penetrer en Silesie, en quoi j« 
tächerai au possible de le bien embarrasser. 

Nach der Ausfertigung. F 6 d e r i C. 



II 007. AU CONSEILLER PRIV£ DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Quartier de Reich-Hennersdorf , 30 mai 1759. 
Dem Gesandten wird ebenso wie dem Minister Finckenstein (Nr. 1 1 006) Mit- 
theilung gemacht von den Erfolgen des Prinzen Heinrich. 

Cette expedition ne saura qu'etre bien avantageuse au pays de 
Hesse pour la garantir, au moins une bonne partie de la campagne, des 
invasions de l'ennemi, et mettra d'autant mieux ä son aise le prince 

I Vergl. Nr. 10985, — 2 Pourvu que hier, wie es im königl. Cabinet öfters 
geschieht, für h. moins que . . . ne gebraucht. — 3 Vergl. Nr. 11 005. 



269 

Ferdinand de Brunswick pour porter, s'il y aura moyen, un bon coup 
sur l'armee frangaise au Bas-Rhin' ou d'aneantir au moins les projets 
qu'elle avait form^s.^' 

Nach dem Concept. Federic. 

II 008. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

Reich-Hennersdorf , 30. Mai 1759. 
Der Einhalt Eures Schreibens vom 30. dieses ist Mir ganz lieb zu 
vernehmen gewesen, und danke Ich Euch für die Nachrichten. Ich 
gedächte aber, dass, wenn Ihr werdet so viel Zeit gehabt haben, einige 
Patrouillen gegen die Schneekuppe zu schicken, so werdet Ihr auf eine 
oder die andere Weise Mittel finden , etwas zuverlässige Nachrichten 
vom Feinde zu bekommen. 

Hier heisst es, Daun hat 20000 Mann detachirt. Die eine Bande 
Spions versichert, dass solche nach Trautenau marschiret wäre[n], die an- 
dern sagen, es wär'n nicht 20000, aber der Laudon wäre damit nach 
Gabel marschiret. Ich werde hier alles anwenden, um zu wissen, was 
in der Nachbarschaft passiret ; suche Er auch , solches Seines Orts zu 
erfahren. Dingelstedt habe ich auch davon avertiret, ^ also wird man 
bald klar sehen, was die Wahrheit ist. Friderich 

Nach der Ausfertigung in der von Wallenberg'schen Bibliothek zu Landshut. Der Zusatz 
eigenhändig. 

1 1 009. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON TRESKOW 

IN NEISSE. 

[Reich-Henn]ersdorf, [Mai]4 1759. 
Ich habe [Euren] Bericht vom 30. ^ richtig erhalten, und kann Ich 
Euch [in Anjtwort darauf sagen, dass man bis dato von dem [Denouje- 
ment der gegenwärtigen Conjuncturen noch nicht [mit] Zuverlässigkeit 
judiciren könne, und wird es [auch] wohl nicht eher als medio Juni 
geschehen können. [Bis] dahin werdet Ihr wohl die erforderliche Zeit 
ewin[nen] , um bei den dortigen Fortificationen alles [in] Ordnung zu 
t)ringen. Ueberdem, da der Capitän [Le]f^bvre nunmehr ausgewechselt 
st, so habe [Ich] ihn nach Neisse beordert. Er ist der habileste [In- 
en]ieur, so Ich habe, und sollet Ihr ihm sagen, [dass], wenn er sich 

1 Vergl. S. 266. Anm. i. — 2 Es folgen die nämlichen Mittheilungen, wie in dem 
etzten Absatz des Schreibens an Finckenstein. — 3 Weisungen für die Ordre 
Sk Dingelstedt auf dem Berichte von Seydlitz vom 30. Auf einem zweiten Berichte 
on Seydlitz finden sich die jedenfalls für diesen bestimmten Weisungen: „Nun hörte 
ch hier, dass Laudon gegen Zittau; heute ist er noch hier gewesen. Wann das ge- 
chehen, müsste man attent drauf sein." — * Das Datum und die ergänzten Worte 
ind am Rande der Handschrift abgefressen. — 5 Auf einen Bericht vom 27. hatte 
er König geantwortet, Treskow möge sich versichert halten, „dass Ich schon dorten, 
«inn [es] Zeit davon sein wird, hinkommen werde". 



2/0 

dort gut halten wird, so würde [Ich] ihn zum Major avanciren. Raison- 
niret nur mit ihm über Eure Defension , er wird Euch [sicherjUch gute 
Hülfe geben. Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



iioio. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Hennersdorf , 31 mai 1759. 
J'apprends dans ce moment que Dann veut detacher Laudon vers 
Zittau pour la Lusace. Si on lui laisse tout le corps qu'il a eu jusqu'ä 
present, il consiste en 5 regiments d'infanterie ä 2 bataillons, 2 regi- 
ments de croates , chacun ä 1000 hommes, i regiment de dragons et 
I de cuirassiers , chacun ä 600 hommes , et 2 de hussards qui fönt ä 
peu pr^s 1000 hommes. Daun ne peut avoir que deux raisons pour le 
detacher: peut-6tre craint-il qu'apr^s que vous etes retourne de votre 
derni^re expedition, vous ne lui enleviez encore son magasin de Niemes, 
ou que, dans le temps qu'il voudrait commencer ses Operations vers la 
Silesie, vous [ne] lui vinssiez ä dos. L'autre raison, c'est peut-etre qu'il 
voudra que Laudon entreprenne de penetrer par la Lusace, comme 
l'annee passee, ' pour faciliter les Operations des Russes , et selon ce 
qu'on pretend, ils ont un projet de marcher ä Francfort-sur-l'Oder, pour 
preparer le passage sur cette rivi^re ä un corps d'ä peu pr^s 8000 
Russes. Vous sentez l'importance de ces projets ; ainsi , apr^s votre 
retour ä Dresde, tout ce que vous pourrez faire de mieux, sera de 
repandre premi^rement des bruits et faire des demonstrations, comme si 
c'etait votre intention de penetrer par la Lusace en Boheme , et , en 
second Heu, d'avoir un corps tout pr^t pour disputer ä Laudon le pas- 
sage de la Lusace; et je crois que les environs de Bautzen fourniraient 
un emplacement le plus convenable pour un corps destine ä cet usage. 
Ces gens marcheront entre la Spree et la Neisse, et soit que leur 
dessein soit d'aller ä BerHn ou ä Francfort, si l'on voit qu'ils enfilent 
cette route, on peut hardiment marcher sur Kottbus. 

Ce matin, 31, Laudon est encore dans son camp de Schatzlar; il 
n'y a qu'un detachement de 1000 hussards, de 1000 pandours et de 
5 ä 600 dragons qui sont marches avant-hier ä Böhmisch-Friedland. 

Federic. '^ 

Tout ceci n'est pas certain, mais j'ai toujours cru devoir vous l'ecrire. 

Nach dem Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der im übrigen chiffrirten Ausfertigung. 



I Vergl. Bd. XVII, 471. — 2 In einem Cabinetsbefehl an d'O in Glatz vom 
31. Mai äussert der König: „Je ne pense pas, comme je vous l'ai dejä ecrit , que 
l'ennemi vienne ä operer avant 7 ou 8 jours , et que les Autrichiens ne voudront 
encore rien entreprendre, ou que les Russes ne seront en ^tat que vers ce temps-lä. 
In einem zweiten Cabinetsbefehl wird d'O angewiesen, alles, was er über etwaige 
Bewegungen Laudon' s nach der Lausitz hin in Erfahrung bringen könne, dem Könige 
zu melden, „meme jusqu'ä la moindre circonstance, ne füt-ce que bagatelle". 



2/1 ■ 

iioii. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf , 31. Mai 1759. 
Ich halte es für convenable zu sein, dass Ihr bei gegenwärtigen 
Umständen aussprengen lasset, dass Ich ein Detachement von 20 Ba- 
taillons und 40 Escadrons gegen die Russen beordert hätte, so theils 
über Glogau, theils über Breslau marschiren sollte; dass die Pferde für 
Mich schon bestellet wären. Der Generallieutenant von Forcade hätte 
das Commando von obigem Corps ; Ihr, Generalmajor von Wobersnow, 
führetet die Avantgarde , und wäre der Generallieutenant von Seydlitz 
auch mit dabei. Ich habe ein gleiches an den Etatsminister von 
Schlabrendorff und an den Obrist von Hacke ' geschrieben , damit es 
die Russen um so sicherer erfahren, und zweifele Ich keinesweges, es 
werde solches von gutem Effect sein, und müsset Ihr der Zeitung nur 
anfügen, dass man sich nicht amusiren würde, sondern grade auf Thorn 
losgehen, da zumalen alles, so dazu erforderhch, als Pontons p. p., in 
Bereitschaft gehalten würden. Friderich 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothelc zu Darmstadt. 



II 012. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. ^ 

[I759-] 
SeydHtz : Dankte ! Noch ständen sie alle hier, wie sie gestanden 
hätten ; aber was Mir curieux vorkäme, ist, dass von hier bis ins Glatz- 
'sche keine Patrouillen kommen als bei Kunzendorf. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite eines Berichts von Seydlitz, 
d. d. Hirschberg 31. Mai. 3 



II 013. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

[I759-] 
Meine Zeitungen stimmen mit seinen überein, insoweit bis auf den 
Lacy. ^ Ich hätte grosse Mühe , zu begreifen , was er dorten machte 
oder vorhaben könnte : ob es nicht etwa Connexion hätte mit der 
Russen ihren Marsch, um ihn auf Glogau zu dirigiren? Den 8. oder 9. 
würde der Feind sich in Bewegung setzen, und er möchte nur alles 
anwenden , Zeitungen zu bekommen , sie möchten gehauen oder ge- 
stochen sein. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort ; auf der Rückseite eines zweiten Berichts von Seydlitz, 
'd. d. Hirschberg 3i. Mai. 

1 Ebenfalls d. d. Reich-Hennersdorf 31. Mai. — 2 Die von Seydlitz vorliegenden 
Berichte aus dem Monat Juni sind aus Hirschberg datirt. — 3 Ebenda befinden sich 
Weisungen für einen Cabinetsbefehl an Puttkammer in Sagan : „Möchte Patrouillen 
ausschicken, dass, wann was durch [das] Sagansche oder Crossensche durchwollte, er sie 
■gleich wieder zurücktreiben könnte." — 4 Nach Seydlitz' Bericht hatte ein Deserteur 
ausgesagt, er habe gehört, General Lacy sei bei dem Corps bei Marklissa angekommen. 



2/2 

IIOI4. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

[1759-]' 
Ich dankte für seine Nachrichten, und, so viel Ich ihm für gewiss 
schreiben könnte, so ist's, dass der Feind in wenig Tagen etwas ten- 
tiren wird. Hier, auf dem Fleck, wo Ich stünde, kann Ich zwar nicht 
mit Kavallerie viel ausrichten, also müsste er auf zwei Wege bedacht 
sein : den einen, der hier herginge , um geschwinde mit seinem Corps 
zu Mir stossen zu können ; und den andern , da er zum nächsten und 
besten gegen Schwengfeld'^ marschiren könnte. Vor itzt könnte nicht 
mehr davon sagen ; sobald wie sich die Sache hier mehr eclairciren 
würde, würde mehr davon schreiben ; in der Zeit aber möchte er durch 
Spions erfahren, was auf jenseit der Schneekuppe geschehe; und [Ich] 
würde [sie] gleich bezahlen. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite eines dritten Berichts von 
Seydlitz, d. d. Hirschberg 31. Mai. 

II 015. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Quartier de Reich-Hennersdorf , ler juin 1759. 

Votre rapport du 29 de mai dernier m'est bien entre. Bien que 
j'aie pris toutes les mesures possibles contre l'ennemi, je ne saurais 
cependant pas absolument me flatter de les avoir mis au dessus du 
hasard. L'ennemi est fort ici de 96000 hommes, mon armee n'est que 
de 54 ä 55000 hommes. Vous devez sentir vous-meme qu'il y a 
quelque difficulte de faire face ä tout dans les circonstances presentes. 

Nach der Ausfertigung. F e d e r 1 C. 

II 016. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE.3 

[Reich-Hennersdorf, ler juin 1759.]* 

Chiffre ä mon fr^re Henri ! 

Vous serez surpris des lettres que vous recevez de moi, mais je 
crois devoir vous instruire , tant que je le peux , des nouvelles que 
j'apprends. Un espion arrive dans ce moment assure qu'un regiment 
de cuirassiers et un de dragons , s'entend 2000 hommes, se sont mis 
en marche de leur grande armee pour Zittau, que Daun fait preparer 
des chemins pour Jung-Bunzlau ; cela parait viser ä la Lusace. L'armee 
de Daun est, apr^s les detachements qu'il a faits, de 36 bataillons d'in- 
fanterie et de 10 regiments cavaliers et dragons; il est sür qu'il ne se 
mettra en mouvement que le 8 de ce mois. Je n'assure point qu'il 

I Seydlitz beantwortet den auf Grund obiger Weisungen abgefassten Cabinets- 
befehl am i, Juni. — 2 Südöstl. von Schweidnitz. — 3 Prinz Heinrich befand sich 
nach seinen Berichten im Monat Juni am 2. und 3. in Waldkirchen (nördl. von 
Lengenfeld), am 4. und 5. in Planitz (südl. von Zwickau), am 8. und 14. in Chem- 
nitz, vom 18. an in Dittersdorf. — 4 Das Datum nach der Ausfertigung. 



273 

aille ä Bunzlau, mais je vous marque cette nouvelle, pour que, si vous 
apprenez de votre c6te quelque chose qui cadre avec cette nouvelle, 
(|ue vous me le marquiez. Laudon est encore ä Schatzlar, on l'a ren- 
ibrce hier de 5 regiments d'infanterie. Je ne crains point cette Canaille; 
([u'ils viennent seulement ici! c'est ce qui peut nous arriver de plus 
heureux. 

üaignez nie marquer toutes vos nouvelles, bonnes ou mauvaises ; 
cn les combinant, on parvient ä deviner l'ennemi. L'incertitude ne du- 
rera que huit jours encore ; je vous ecrirai tout ce que j'apprendrai, sauf 
ä me donner un dementi, comme les gazetiers, la poste d'aprds. 

Ce ne seront pas les dernieres nouvelles que vous recevrez de 
moi ; dans cette crise il faut vous attendre ä en avoir souvent et quelque- 
fois de contradictoires. 

Votre regiment est aussi bien en ordre que je Tai jamais vu ä 
Potsdam. Je vous prie d'en temoigner votre satisfaction aux officiers ; 
ils ont travaille comme d'honnetes gens, je n'ai pas tarde ä les remercier 
de leur z^e et de la bonne volonte' qu'ils temoignent. 

Federic. 

Das Hauptschreiben nach dem eigenhändigen Concept; die Zusätze eigenhändig auf der im 
übrigen chiffrirten Ausfertigung. 



II 017. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. ' 

Reich - H ennersd orf, i. Juni 1759. 

Ich schicke Euch hier anliegend eine Aussage eines Menschen aus 
Polen, die er Mir mündlich erstattet hat. Er versichert, alles selbst ge- 
sehen zu haben. Der Major Reitzenstein von Zieten , so der Gegend 
von Glogau stehet, = und mit dem Ihr correspondiren könnet, hat noch 
zwei Leute, so er ausgeschicket hat;^ nach deren Zurückkunft wird er 
an Euch schreiben. 

Ihr werdet bald sehen können, inwieweit die Zeitungen wahr sind. 
Denn ist es gewiss, so müsset Ihr es dorten wissen. Dass die Russen 
nicht gegen Pommern mit einem Detachement agiren sollten, ist nicht 
zu vermuthen. Wann es sich dorten von allen Seiten confirmiren sollte, 
dass von denen Russen sich alles gegen die Warthe ziehet, so müsset 
Ihr sonder Zeitverlust nach Landsberg marschiren , und werde Ich das 

I Manteuffel befand sich im Monat Juni nach seinen vorliegenden Berichten bis 
zum. 6. in Stargard, am 9. in Soldin, am 12. und 14. in Landsberg a. d. Warthe. 
— 2 Vergl. S. 241. -^ 3 Der Major von Reitzenstein sandte, Lerchenberg 31. Mai, 
an den König den Pater von Gondkowsky, der dem Könige alles, was er über die 
Russen wisse, mündlich sagen werde. Auf dem Bericht Reitzenstein's finden sich 
Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort : „ ... Ich hätte sehr oft gesehen , dass der 
Mensch falsche Zeitungen und was närrsch gesagt hätte; es wäre positiv, dass die 
Russen nicht stärker als 42000 Mann reguläre Truppen wären und dann 8 oder 
9000 Kosacken. Dass die Leute mit solchem schwachen Corps sich theilen sollten, 
könnte Ich Mir nicht vorstellen." 

Corresp. Friedr. II. XVIII. ^8 



274 

Corps von Meines Bruders Armee, so über Torgau marschiret, beordern, 
seinen Weg auf Frankfurt an der Oder zu nehmen, auf dass es desto 
eher im Stande seie, zu Euch zu stossen. Sollte es nun geschehen, dass 
die Russen die Belagerung von Glogau wirklich vornähmen,' so könnte 
auf solchen Fall von zwei Sachen hernach eine unternommen werden. 
Die erste wäre, gerade nach Posen zu marschiren, um dem Feinde seine 
Magazine daselbst zu nehmen , die andere , auf jenseit der Oder den 
Feind zu attaquiren, und hätte er, wenn er da geschlagen sein würde, 
diesseits der Oder keine Retraite mehr offen. Gegen den 8. Juni sollen 
sie anfangen zu agiren , wie es heisset , und wird man , wenn nur erst 
etwas von obigem eintrifft, judiciren können, ob das andere auch ein- 
treffen wird. 

Es wird ohnumgänghch nöthig seind , in Küstrin sofort vor die 
Subsistance der Armee zu sorgen und sofort von Stettin allda was 
hinzuschaffen. So ich was mehreres erfahre, werde es gleich hinschreiben. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. Der 
Zusatz eigenhändig. 



Aussage eines angekommenen Canonicus von Gnesen. 

Der Canonicus hat ausgesagt, er sei am 29. Mai von Posen abgegangen, wo e? 
von russischen Officieren und Leuten gewimmelt habe. Den 28. sei Fürst Gallitzin 
mit dem Corps von Thorn, mit 6000 Mann, bei Posen angekommen. 

„Den 2. Juni soll der General Fermor mit der ganzen Armee zu Posen an- 
kommen, und soll die ganze Armee noch vor dem 8. diesseit Posen campiren. 

„Sie hätten ihren Anschlag auf Glogau , und hätten die Officier durchgängig 
gesprochen, dass, wenn sie nur Glogau hätten, alsdann Schlesien ihre wäre. 

„Er wüsste gewiss, weil er sehr viel gute Freunde unter denen Officiers, welche 
ihm alle versichert , dass alles abgeredet wäre zwischen Fermor und Daun , dass 
sie auf einen Tag anrücken und attaquiren wollten, und man dahero nicht dabei den 
Widerstand thun und abhalten könnte. 2 

„Er wüsste gewiss, dass längst der polnischen Grenze sehr viele Contracte so- 
wohl mit Juden als mit andern Leuten gemacht wären , so binnen acht Tage Frist 
Fourage und Mehl liefern müssten nach Kaiisch . . . 50000 Mann schätze man die 
russische Armee, und wäre sehr wenig, was gegen der Neumark stände, sondern die 
Hauptarmee sollte hier mit Daun, wie alles abgeredet wäre, zugleich agiren . , . 

„Die polnische Juden spionirten sehr, sowohl in Glogau als in ganz Schlesien, 
und hätten die Russen davon die besten Nachrichten immer." 



• Auch dem Commandanten von Glogau , Oberst von Hacke , übersendet der 
König am i, Juni die „Aussagen" des Canonicus; er fügt hinzu: „Ich sollte unter- 
dessen nicht glauben , dass die Russen gegen Glogau agiren wollten ; indessen habe 
Ich Meine Mesures doch schon so genommen , dass Ich dem Feinde hierunter werdi 
begegnen können; nur habet Ihr Euch bei denen Umständen vor allem Ueberfalf 
auf das sorgsamste zu hüten." — 2 So. 



275 

II Ol 8. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW.» 

Reich-Hennersdorf , i. Juni 1759. 

Ich Überschicke Euch anbei die Nachrichten, so eben bei Mir ein- 
gegangen sein.^' Ich glaube zwar sehr wenig darvon, jedoch kann es 
wohl sein, dass sie was auf Glogau tentiren wollen. Ihr werdet wohl 
gewissere Nachrichten darvon bekommen. 

Komme Er heute noch hier und lasse Er so lange die Bataillons 
allda stehen, ich werde Ihm nicht lange aufhalten. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. 



II 019. [INSTRUCTION FÜR DEN GENERALMAJOR VON 
WOBERSNOW.] 3 

[Juni 1759.] 

Wenn Oesterreicher im Gebirge die Passage forciren, so decidirt 
eine Bataille. Ist solche gewonnen, eher Neisse belagert, so gehen Kö- 
nigliche Majestät gleich gegen die Russen, wenn diese G. * belagern. 

Sollte Daun nichts entrepreniren , so bleiben KönigHche Majestät 
in Ihrer jetzigen Position. 

Sollte Daun gegen der Lausnitz marschiren, und Königliche Majestät 
davon gewiss werden, würden Sie auf Beuthen^ marschiren. 

Der erste, so nach Beuthen kommt, sorget vor Brod. 

Der General Dohna erwartet den Renfort von Prinz Heinrich ; als- 
dann suchet er mit dem ganzen Klumpen gegen Posen Diversion zu 
machen und die Russen aufzuhalten. 

Friderich. 

Nach der eigenhändigen Niederschrift des Generalmajors von Wobersnow; die Unterschrift 
eigenhändig vom Könige. In der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



I Ueber die Berichte von Wobersnow im Monat Mai vergl. S. 231. Anm. i. 
Die vorliegenden Berichte vom Juni datiren am 9. aus Soldin, vom 14. bis 19. aus 
Landsberg, am 24. aus Schwerin (a. d. Warthe), am 29. aus dem Lager bei Stubniz 
(jedenfalls Stobnica, rechts der Warthe, wesll. von Obersitzko). — 2 Vergl. Nr. 11 017. 
— 3 Das obige undatirte, am Aufbevi^ahrungsort als Schreiben des Königs unter den 
Monat JuH eingeordnete Stück [Handschriften der Hofbibhothek , Nr. 3166, Bd. I, 
Fol. 139] ist jedenfalls als die am i. Juni dem General ertheilte Instruction anzu- 
sehen. (Vergl. Nr. 11018 und Nr. 11020.) Auch im Militär- Wochenblatt von 1826, 
S. 3507 ist das Stück als ein Schreiben des Königs abgedruckt. — '^ Wohl „Glogau" ; 
vergl. Nr. 11 017. — 5 An der Oder, nordvvestl. von Glogau. 

18* 



- — 276 

1I020. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. » 

Reich-Hennersdorf , i. Juni 1759. 

Ich habe den Generalmajor von Wobersnow schleunig abgeschicket 
und habe ihn sowohl mit schriftlicher als mündlicher Instruction* ver- 
sehen, um Euch Meine Idees über alles, so geschehen könnte, zu sagen, 
und referire Ich Mich also auf alles, so er Euch von Meinetwegen hinter- 
bringen wird. 

Im übrigen so ist der Succurs von Meines Bruders Armee im An- 
marsch, ^ und wird solcher den 6. oder 7. dieses bei Torgau sein und 
seine Route auf Frankfurt an der Oder dirigiren, von wo Ihr solchen 
an Euch werdet ziehen können, wie Ihr es für gut befinden werdet, 
und dessen Marsch beschleunigen. F r ' d p " h 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 021. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, ler juin 1759.]* 
Chiffre ä mon fr^re Henri ! 

Vous aurez la bonte de faire marcher le renfort de Dohna^ par 
Torgau droit sur Francfort-sur-l'Oder; les Russes seront avec leur grande 
armee le 4 aupr^s de Posen. Dohna prendra le camp de Landsberg. 
Je re^ois tant d'avis qui se confirment, que je commence ä croire moi- 
m^me que le dessein des Russes est d'assieger Glogau, Si cela arrivait, 
il faudra que Dohna y marche, et vous aurez toujours ä couvrir la 
Lusace. 

On assure que l'ennemi commencera le 8 ses expeditions de tous 
cötes. Si cela arrive, nous ne tarderons gu^re ä avoir une bataille ; car 
entre ci, Hirschberg et Glatz, il est impossible que son armee pen^tre 
dans le pays , sans que l'ennemi ne soit force de combattre avec de- 
savantage. Fouque et moi nous agissons de concert, et si cela en vient 
k une affaire decisive, nous combattrons ensemble. II n'y a que ce moyen-lä 
de rassembler toutes mes forces et d'en donner sur les oreilles aux uns 
apr^s les autres; quant au succ^s, il ne depend que de la fortune. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. [^ e U e r 1 C. J 



I Auf einem Berichte Dohna's , d. d. Berlin 21. Mai, finden sich die Wei- 
sungen [Bleinotizen] zur Antwort ; ,,Wann gesund , in Gottes Namen wieder nach 
Armee gehen, und er würde sich allda alle Ordres und Instructions, so an Manteufifel 
gegeben, geben lassen; könnte nicht doppelt geben; sei alles mit Manteuffel ab- 
geredet." Ueber Dohna's Krankheit und Urlaub vergl. S, 158; über seine Rückkehr 
zur Armee Nr. 11 061 Anm. i. — Die Berichte Dohna's im Monat Juni sind datirt 
am 4. und 5. aus Stargard, am 9. aus Soldin, vom 12. bis 19. aus Landsberg a. d. 
Warthe, am. 24. aus „Schwerin in Polen", am 29. aus dem Lager bei Wronky (jeden- 
falls Wronke a. d, Warthe). — 2 Vergl. Nr. 11 019. — 3 Vergl. S. 261. 265. — 
* Das Datum nach der Ausfertigung. — 5 Vergl. Nr. 1 1 020. 



277 

II022. AN DEN ETATSMINISTER FREIHERRN VON 
SCHLABRENDORFF IN BRESLAU. 

[Juni 1759.]' 
Da es sehr leichte geschehen könnte, dass die Russen vor Glogau 
kämen , so sollet Ihr die Edelleute dort herum auf dem Lande , ab- 
sonderHch die jenseit der Oder etwas zu verHeren haben, avertiren, dass 
sie bei Zeiten ihre Precautions nehmen, sich gegen Plünderungen zu 
verwahren. =^ Mein Vorschlag wäre dabei, dass sie das Vieh vor der 
Hand verkaufeten und solches , sobald die Zeiten ruhiger geworden, 
wieder anschaffeten. Dann geschiehet dieses nicht, so ist wohl gar 
nicht daran zu zweifeln , dass die Russen nicht alles , so sie vorfinden, 
so weit sie nur reichen können, wegnehmen sollten. Ihr habt also 
auf diesen Article eine grosse Attention zu nehmen . . . 

Fri derich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des König]. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 023. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

[Juni 1759.] 
Meine Spions, die sagen, der Feldmarschall Daun Hesse die Wege 
präpariren nach Jung-Bunzlau. Wenn die Zeitung wahr ist, dann müsste 
Ich glauben, dass, weil er hier zu viel Difficultäten finde zu perciren, 
er Laudon und Beck hier würde stehen lassen, um zu probiren , ob er 
Mich nicht wird können nach der Lausnitz zu ziehen, um besser Spiel 
in Schlesien zu haben. Es kann aber auch sein, dass er das Regiment 
Cuirassiers und Dragoner ^ dahin geschicket hätte und die Wege zugleich 
repariren lassen. Wenn er'* erführe, dass Mein Bruder wieder nach 
Sachsen käme, dass er besorgen möchte, dass, wenn er^ hier herein 
ginge, er ihm von hinten etwas an das Zeug flicken möchte! 

Den 8. dieses würden sie sich in Bewegung setzen, und alsdann 
aus dem ersten und zweiten Mouvement würde man judiciren können, 
was werden würde oder nicht. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts von Seydlitz, Hirsch- 
berg I. Juni. 



II 024. AU BRINGE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Hennersdorf, 2 juin [1759]. 

Les nouveUes que les Russes en veulent ä Glogau, se confirment 

par les arrangements qu'ils prennent pour les magasins. Les Autrichiens 

ont detache un corps vers Marklissa , qui n'est que pour intercepter 

toute communication entre vous, entre Dohna et moi. Vous devez vous 

1 Das obige Cabinetsschreiben ist undatirt; der Schluss, der über die Besetzung 

der Landjägerstelle im Glatzischeii handelt, antwortet auf einen Bericht vom 31. Mai. 

- a Vergl. auch S. 131. — 3 Ein nach Hohenelbe gesandter Spion hatte gemeldet, 

ass er ein Regiment Kürassiere und ein Regiment Dragoner über Marschendorf nach 

Zittau habe marschiren sehen. — + Seydlitz. — 5 Daun. 



— 278 — 

attendre ä des difficultes qu'il y aura en peu de temps pour l'ecrire; 
c'est pourquoi qu'il est encore necessaire de vous ecrire ä peu pr^s ce 
qui peut arriver. 

Primo. L'entreprise de Daun de vouloir penetrer entre Hirschberg 
et Glatz dans la Basse - Silesie , me parait, ä vous dire le vrai, absolu- 
ment impossible. C'est donc pourquoi il voudra faire approcher les. 
Russes, pour voir si je ne m'affaiblirai point et s'il ne pourra pas tenter 
quelque chose contre moi ; mais des qu'il verra que je ne me meus 
pas, il sera oblig^ ou de marcher vers la Haute - Silesie ou de marcher 
dans la Lusace. Je ne vois jusqu'ici aucune apparence qu'il aille dans 
la Haute-Silesie ; il a fait preparer des chemins vers Bunzlau. Lacy est 
alle avanthier en grande häte ä Marklissa, sans que je puisse dire en- 
core positivement ce qu'il y a fait ; mais comme c'est le general-quartier- 
maitre de l'armee, il est ä supposer qu'il a ete reconnaitre quelque 
Position ou quelque terrain, pour camper l'armee, et il est sür que, si 
les Russes veulent marcher du cöte de Glogau, il y a apparence qu'il 
pourra marcher sur Greifenberg ou sur Loewenberg. Dans ce cas-lä, il 
sera oblige de laisser un corps en force vers Zittau et Loebau et qu'il 
poussera peut-etre ä Bautzen, pour couvrir son magasin contre vos entre- 
prises, et alors je crois que ce serait votre jeu de lui faire toutes les 
chicanes possibles pour l'inqui^ter dans sa position ; pour moi, je serai 
oblige de voir venir l'ennemi et de m'opposer du cote et du Heu oü 
l'ennemi parait le plus dangereux, et oü il mettra ses plus grandes forces. 

Le Corps de Dohna va prendre le camp de Landsberg, vos ren- 
forts le joindront k Francfort, et si le general Fermor avance vers 
Glogau, ce corps se portera sur Posen, pour lui donner de la Jalousie 
sur ses magasins et sur sa communication avec la Pologne. 

Les Autrichiens sont pourtant ni plus ni moins obHges d'entre- 
prendre quelque chose, et d^s que je verrai qu'il y aura moyen de de-' 
eider les choses, je me porterai en force de ce c6te-lä. 

Peut-etre que les choses prendront une autre tournure , toute dif- 
ferente que je vous le dis ici, mais j'ai cru devoir vous mettre au fait 
de tout ce qui ä peu pr^s pourrait se passer ici, afin que dans ce temps 
oü notre correspondance pourrait etre interrompue , vous puissiez avoir 
ä peu pr^s une idee de ce qu'il y aura ä faire ici. 

Ce ne sera pas la derniere lettre que vous recevrez de moi ; le pot 
est au feu, il commence ä bouiUir, et avant que tout ne soit cuit, il y 
aura bien des fermentations ; j'apprends dans ce moment la belle action 
que Schenckendorff vient de faire ä Zwickau;^ je vous prie de lui en 
faire mes compliments. Federic 

Das Hauptschreiben nach dem Concept; der Zusatz eigenhändig auf der im übrigen chif- 
frirten Ausfertigung. 

1 Vergl. den Bericht des Prinzen Heinrich, Hof 30. Mai, bei Schöning a. a. O. 
S. 70. 71. Vergl. auch Nr. 11026. 



279 

II 02 5- AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Rei ch-Hennersdorf , 2 juin 1759. 
Il n'est presque plus douteux que les Russes ne dussent venir en 
Silesie. II faut en juger ainsi par leurs mouvements. En ce cas, il ne 
]jourra pas manquer d'arriver que la conimunication avec le pays situö 
de l'autre cote de l'Oder en devienne absolument impraticable. Les 
Autrichiens, de leur cote, rendront en meme temps mal süre la com- 
munication de ce c6te-ci de l'Oder. Au cas donc que cela düt arriver, 
comme je n'en doute presque .pas, ä l'ouverture de la presente cam- 
pagne, j'ai bien voulu vous prevenir sur ce sujet, afin que vous vous 
tranquillisiez lä-dessus, me flattant que cela ne durera gu^re. Les Ope- 
rations commenceront vraisemblablement le 8 de ce raois. 

Nach der Ausfertigung. ^ 6 Ü e r 1 C. 

II 026. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

Reich -Hennersdorf, 2. Juni 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 2. dieses wohl erhalten, worauf Euch 
in Antwort dienet, wie dass gestern Laudon noch auf einen Brief ge- 
antwortet hat, der ihm von hier aus geschrieben worden, und dass er 
also den i. Junii gewiss in Schatzlar gewesen sein muss, allwo er ge- 
dachten Brief unterschrieben hat. Nichts desto weniger ist doch das 
Lärm' in der Armee derer Oesterreicher , dass ein Detachement von 
I o 000 Mann irregulärer Truppen gegen die sächsische Grenze an- 
marschiret wäre. Die österreichischen Generals haben zwar darauf ge- 
wartet, dass Mein Bruder, des Prinzen Heinrich Liebden, Sich noch 
weiter in das Reich enfonciret haben, und kann es daher leicht sein, 
dass, wie sie werden erfahren haben, dass nicht nur Mein Bruder 
auf den Marsch nach Sachsen zurück ist, sondern auch, dass dorten der 
Generalmajor von Schenckendorflf ein österreichisches Detachement von 
700 Husaren, 400 Panduren und 6 Bataillons Infanterie bei Zwickau 
geschlagen, dass beide Umstände sie circonspect gemachet und von Plan 
zu ändern bewogen hat. ^ 

Der Rückmarsch von Meinem Bruder und das Detachement, so 
nach der Dohna'schen Armee gehen wird, solches wird ohne Zweifel 
ihr Propos noch mehr derangiren, ^ und kömmt es auf Meiner Seite auf 
nichts anders als erstHch auf Geduld an, dass Ich erst alles abwarte, 
und zweitens auf Zeitungen, dass Ich nur Informationes und gute Nach- 
richten bekomme, was der Feind vornimmt. Auf diesen Articul also 
müsset Ihr Eure Hauptattention mit richten und Eurerseits nichts sparen, 
um alles, was auf dortigen Grenzen geschiehet , zu erfahren und Mir 

I So. — 2 So. — 3 Vergl. auch das Cabinetsschreiben an Schmettau vom 2. Juni 
ei Preuss, Urk.-Buch Bd. II, S. 34. 



28o 

solches zu melden. Wie Ich Euch dann von Meinerseits von allen Zei- 
tungen, die Ich erfahre, sie mögen wahr oder falsch sein, Notice geben 
werde, damit Ihr auf Eurer Seite erfahret, ob solche Grund haben oder 
nicht. Friderich. 

Ich bin hier auf Schildwach und warte auf die Dinge , die da 
kommen sollen , und die noch wohl ein paarmal ins Stecken gerathen 
werden. Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der von Wallenberg'schen Bibliothek zu Landshut. Der Zusatz 
eigenhändig. 

II 027. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 
VON GLOGAU. 

Reich -Hennersdorf, 2. Juni 1759. 
Euer Schreiben vom i. dieses habe Ich erhalten, und gebe Ich 
Euch in Antwort, dass Ich hier 2 Bataillons parat halte, welche, wenn 
es nöthig sein wird, sich gleich nach Glogau in die Stadt werfen sollen. ^ 
Wenn man doch inzwischen das ganze Manoeuvre derer Russen zu- 
sammenhält, so kann man nicht wissen noch begreifen, woher sie die 
Canons und Mortiers , um eine Stadt und Festung zu belagern , her 
haben wollen; denn Ich grosse Mühe habe zu glauben, dass sie eine 
Belagerungsartillerie nebst aller Munition, so dazu erfordert wird, mit 
sich schleppen können . . . 

Frideri eh. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 028. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf , 2. Juni 1759. 

Ich habe Eure beiden Berichte vom 30. Mai erhalten und beziehe 
Ich Mich, was die Umstände Euerer Märsche betrifft, auf Meine vorige 
Briefe, ^ und werdet Ihr nach Landsberg marschiren müssen. Der Ge- 
neralmajor von Wobersnow , der dahin unterweges, ^ wird Euch das 
weitere schreiben und sagen. Das Magazin zu Küstrin muss für 6 Wochen 
oder 2 Monat gemacht werden, damit nicht allein Eure Armee, sondern 
auch der zu Euch im Anmärsche begriffene Renfort während einer 
solchen Zeit daraus subsistiren könne. 

Ich bin übrigens von dem Kartell, so Ihr Mir auf Ansuchen des 
p. Fermor mit den Russen zu errichten in Vorschlage bringet, wohl zu- 
frieden, und könnet Ihr nur dem russischen Feldmarschall von Meinet- 
wegen antworten , dass Ich die Auswechselung der Kriegesgefangenen 
und ein darüber mit ihnen zu errichtendes Kartell völhg approbirte; 

I Auf einem vorangehenden Cabinetsbefehl an Hacke vom 2. Juni findet sich 
der eigenhändige Zusatz des Königs: „Ich werde vor der Verstärkung a tempo 
sorgen." — 2 Vergl. Nr. 11002. 11 01 7, — 3 Vergl. Nr. 11 020. 



28l 

Ich Hesse Mir auch den dazu vorgeschlagenen Ort gefallen: nur hätte 
Ich Mich in Ansehung eines Subjects, dem Ich die Comniission auf- 
tragen könnte, noch nicht decidirt, es würde aber dieses mit nächstem 
geschehen. 

Ich habe an den Generalmajor von Wylich ' nach BerUn geschrieben, 
um von ihm zu wissen , ob es seine Sache seie , sich davon zu char- 
giren, wessen Antwort Ich vorläufig erwarten muss. 

Betreffend die loo Fussjäger, so Ihr bei Eurer Armee dort habet, 

so habet Ihr nur solche bei denen Freibataillons durch die Officiers, 

die bei solchen sind , mit commandiren zu lassen , und bedürfen sie 

keines besonderen Chefs. c • j • i 

l* riderich. 

Nach der Ausfertigung im Manteufferschen Familienarchiv zu Collatz in Pommern. 



II 029. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi.» 

[Juni 1759.] 
Er könnte gewiss versichert sein, dass es gewiss eine Masque, um 
Mich wieder nach Oberschlesien zu ziehen. ^ Da würde nichts draus 
werden. ■♦ 

Das Corps, was nach Altstadt marschiret, das machet Mir bald 
glauben , dass es auf Glatz gemünzet seie , denn der de Ville würde 
nicht da detachiret haben, ^ wenn er etwas importantes vornehmen wollte. 
In der österreichschen Armee hiesse es, der Harsch sollte vorrücken, 
wann sie sich würden in Bewegung setzen. Man glaubte, die grosse 
Armee würde sich gegen die Lausnitz ziehen ; und sobald man nur 
etwas klärer sehen würde, so würde Ich ihm gleich schreiben, was wir 
der Sache für eine Tournure geben müssten. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf zwei Berichten 6 Fouque's, d. d. Frankenstein 
2. Juni. 



I Der General befand sich krankheitshalber in Berlin. Auf einem Berichte von 
Wylich, Berlin 5. Juni, finden sich die Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort: 
„Pawlowsky muss ihm das Modell von dem österreichischen [seil. Kartell; vergl. S. 92 
mit Anm. 7] geben, und dann muss ihm ein Oberauditeur mitgegeben werden. Die Russen 
würden wohl gleich anfangs chicaniren wollen; mUsste Gegen -Chicanen machen, so 
verstünde man sich auf die letzt." — 2 Fouque's Berichte im Monat Juni sind datirt 
bis zum 13. aus Frankenstein, am 21. aus Landshut, vom 24. — 30. aus Peterwitz. — 
3 Fouque hatte, Frankenstein 2. Juni, gemeldet, es sei eine grössere Anzahl öster- 
reichischer Regimenter nach Weidenau marschirt, ein anderes Corps nach Freiwaldau, 
von wo es nach Altstadt gehen wolle. — * Aehnlich schreibt der König am 2. an 
den Commandanten von Neisse, Generallieutenant von Treskow, des Feindes Mouve- 
ments seien lauter Finten , wodurch „sie Mich hier weglocken wollen". — 5 Vergl. 
Nr. II 033. — 6 Die auf zwei verschiedene Berichte vertheilten Bleinotizen bilden 
nur die Antwort auf den einen der beiden Berichte. 



282 — 

II030. AN DEN GENERALMAJOR VON PUTTKAMMER. ^ 

[Juni 1759.] 
Antwort! Der Esterhazy hat sich gegen Neustadt in Böhmen 
zurücke gezogen. Man saget, es ist aber nicht gewisse, dass von der 
grossen Armee einige Tausend Irreguläre auf dem Marsch wären , um 
zu ihm zu stossen. Jahnus stehet positive bei GruUch und Wachstadt, ' 
Laudon ist hier in Trautenau und Beck in PoHtz. 

Friderich. 

Eigenhändige Weisungen des Königs für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts von 
Puttkammer, d. d. Sagan 2. Juni. 3 

II 031. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 
VON GLOGAU. 

Reich-Hen nersdorf , 3. Juni 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 2. dieses erhalten, und habe Ich be- 
reits an den Obristen, nunmehrigen Generalmajor von Sydow die Ordre 
gestellet , dass die 2 Bataillons seines Regiments sogleich auf Glogau 
den Marsch von Striegau antreten sollen. Sie werden in drei oder vier 
Tagen bei Euch sein, und müsset Ihr diese 2 Bataillons für eine Avant- 
garde ausgeben, welchen ein Corps Truppen auf dem Fusse nachfolgen 
würde. Ich glaube auch , dass, wann Ihr diesen Bataillons aufgeben 
werdet , des Nachts ein langes Reihenfeuer zu machen , dass , wann 
solches von denen feindhchen Spions gesehen werden wiid, dem Feinde 
sogleich rapportiret werden und ihme Attention machen wird. Ihr 
werdet auch wohl daran thun , obige Zeitung geschickt nach Kloster 
Leubus ausbringen zu lassen. Friderich 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 032. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich -Hen nersdorf , 3. Juni 1759. 
Da Ich soeben die Umstände von der russischen Armee durch 
einen Officier, welcher von ihnen weggegangen, erhalte, so überschicke 
Ich Euch anbei seine ganze Aussage,"^ und da Ich auch durch andere 

I Puttkammer's vorliegende Berichte im Monat Juni datiren bis zum 9. aus 
Sagan, am 11. aus Zültendorf (jedenfalls Ziltendorf, südsüdöstl. von Frankfurt), — 
2 Wohl: Wiegstadt, — 3 Auf dem Bericht vom i, Juni finden sich von Eichel's Hand 
die Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort: „Bis dato Laudon hier; man sagt, er 
werde bald mit Truppen dahin abgehen. Mich nur zeitig avertiren , wenn was da 
wäre!" — 4 Das aus Brieg 31. Mai datirte Protokoll der Aussagen des russischen 
Premierlieutenants Konrad von Olderogg (aus Kiel gebürtig) , der von der russischen 
Armee entwichen war , da er einen in der Trunkenheit ihn angreifenden Officier 
tödtlich verwundet hatte. Er sagte aus, dass die russische Armee sich getheilt habe, 
dass Gallitzin gegen Schlesien operiren werde (vergl, Nr. 11 01 7); er machte weiter 
eingehende Angaben über Stärke und Beschaffenheit des russischen Heeres. Auf dem 
Bericht des Commandanten von Brieg, Oberstlieutenants von Sass, der am i. Juni 
dem Könige die Aussagen zusendet , findet sich die eigenhändige Weisung : „Ich 
dankete ihm; er hätte sehr wohl gethan , mir diesen Menschen sofort zu schicken." 



283 

Nachrichten von ihren Umständen weiss, so kann und wird das Corps 

von Fermor'n 25000 Mann reguläre Truppen sein; das andere Corps 

bestehet ohngefähr aus 1 5 000 Mann , die Kosacken nicht gerechnet ; 

welches Ihr aus der Folge gewiss sehen werdet, dass die Armee nicht 

stärker ist. t- • j • , 

h riderich. 

Es ist gut, dass sich die Leute separiren ; so kriegen sie en däaü 
S'^^^g"- Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Manteuffel'schen Familienarchiv zu Collatz in Pommern. Der 
Zusatz eigenhändig. 

II 033. AU PKINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Henn ersdorf , 3 juin 1759. ]i 
Chiffre ! 

Vous avez acheve votre expedition avec autant de gloire que vous 
l'avez commencee, cela est alle ä merveille. Vous aurez sürement dejä 
ä present mes lettres relatives au detachement pour Dohna. * 

Vous aurez re^u depuis deux ou trois de mes depeches avec toute 
Sorte de lettres conjecturales , cela ne doit pas vous dtonner. Je suis 
oblige de me regier sur l'ennemi, par consequent de faire mes projets 
sur les nouvelles que je regois. 

Un officier russe qui a eu une affaire dans leur armee, ^ et qui 
s'en sauvant a cherche un asile chez nous, depose que l'armee russe, 
forte en tout de 52 000 hommes, s'etait partagee en deux corps. Fermor 
qui commande le premier au nombre de 25500 hommes regles, doit, 
dit-il, agir contre la Nouvelle-Marche, et Gallitzin, qui en a 17000, doit 
marcher vers la Silesie. Dohna est averti de tout; l'officier ne sait 
point quel partage on a fait des troupes legeres. 

La nouvelle des Autrichiens que je re^ois aujourd'hui, confirmee 
par trois endroits, porte qu'ils se mettront en mouvement demain , que 
Daun a ordre d'attaquer, ä quelque prix que ce soit, et que, pour cet 
effet, de Ville a ete oblige de lui envoyer un renfort de 4 regiments. * 
Cette derniere circonstance se confirme par des nouvelles certaines de 
la Haute - Silesie. Je suis bien arrange, je ne crains rien pour la 
Basse - Silesie ; pourvu que l'ennemi y vienne en force , nous nous en 
tirerons bien. Le detachement de Marklissa^ s'est replie sur la Boheme, 

I Das Datum von Cöper zugesetzt. — 2 Vergl. Nr, 10987. 11005. 11 021. — 3 Vergl. 
Nr. II 032. — 4 Auf einem Berichte des Generalmajors von Biilow, d. d. Lager bei 
Bärsdorf (nordöstl. von Charlottenbrunn) 3. Juni, finden sich die Weisungen [Blei- 
notizen] für die Antv^ort : „Danke für die Nachricht , müsste nur immer mehr ein- 
ziehen; möchten weder gehauen noch gestochen sein, sollte nur alles schreiben, was 
ihm die Patrouillen referiren würden. Die Zeitung wäre wahr , dass de Ville 
4000 Mann detachirt hätte. Ich hätte noch eine Zeitung, die ich nicht vor positiv 
[hielte], dass Daun 8 oder loooo Mann gegen die Lausitz detachiret hätte; nur hier 
hätten sie noch gar kein Mouvement gemacht." In den Weisungen auf dem Berichte 
Bülow's vom 4. Juni äussert der König, dass die Nachricht, Beck sei vor Braunau 
gerückt, falsch sein müsse. — 5 Vergl. .S. 277. 



284 

Laudon est ä Schatzlar avec tout son corps ; des deserteurs arrives 
aujourd'hui Tont vu hier ainsi que son camp , de sorte que dans peu 
leur dessein se developpera. 

Je vous ecrirai tout ce que j'apprends , au risque de me donner 
un dementi, si mes nouvelles se trouvent fausses. Je vous ecrirai tout, 
tant que j'en aurai l'occasion, et si quelque corps leger des ennemis 
arr^tait notre correspondance dans la suite , je m'en repose bien sur 
vous ; vous agirez de tete, en combinant ä peu pres ce que vous pouvez 
faire avec le tableau general et en contribuant de votre cote, autant 
que vos circonstances le permettront, au bien des affaires. Pendant 
cette crise, vous aurez tous les jours de mes lettres, et si quelque chose 
se decide d'une ou d'autre manidre, je trouverai bien des expedients 
pour vous en informer. 

Daun est tr^s fache que vous n'ayez pas ete jusqu'ä Nuremberg; 
l'armee de l'Empire a eu ordre de se retirer ä Donauwoerth. On nous 
prend tous les deux pour des etourdis ; mais on apprendra ä nous con- 
naitre, et quoique nous n'ayons pas la toque papale, ' nous avons la 
cervelle paternelle qui vaut mieux. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. [ eueriCJ 



T1034. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON SEYDLITZ. 

Reich-Hennersdorf , 3. Juni 1759. 
Ich gebe Euch auf Euren Bericht vom 2. dieses in Antwort, dass 
drei Deserteurs vom Laudon' sehen Corps ausgesaget, dass Laudon noch 
heute in Trautenau gestanden. Einer dieser Deserteurs hat ihn selber 
gesehen, und ist gestern Abend noch nicht die geringste Bewegung in 
seinem Corps geschehen. Aus Oberschlesien marschiren 4 Regimenter 
feindlicher Infanterie nach Böhmen. 

Laudon rühret sich nicht. Was gegen der Lausnitz marschiret ist, 
soll nichts als irreguläres Krop von der grossen Armee seind. 4 Re- 
gimenter Infanterie von de Ville seind nach Altstadt marschiret. Die 
Russen setzen sich in zwei Corps. Fermor mit 25 500 Mann comman- 
diret das erste, GaUitzin mit 1 7 000 das zweite. Eins soll gegen der 
Neumark, das andere gegen Schlesien: tant mieux l sie werden au däail 
geschlagen werden. 

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig. rriaeriCn. 



II 035. AU GENfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE" LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

[Reich-Hennersdorf,] 3 juin [1759]. 
Selon mes nouvelles , mon eher ami, et tout ce que je puis com- 
biner du plan de mes ennemis, il parait qu'ils en veulent decoudre. 

I Vergl, S. 197. 



285 

Ce que d'O m'ecrit aujourd'hui, ' et ce qu'il vous aura sans doute com- 
munique, le confirme egalement. J'attire Seydlitz, Platen^ et Sydow ä 
nioi ; pour vous, s'il arrive, comme il est apparent, que Daun me rende 
visite et que Beck et peut-6tre Laudon veuillent penetrer par Friedland, 
je vous les abandonne. II faut en ce cas que vous attirez Ramin ^ ä 
vous , et que , vous joignant avec Bülow, * vous preniez ces gueux en 
flanc, en derri^re et de toutes les fagons pour les rejeter en Boheme. 
Cela fait , et de Ville et Harsch et Jahnus ne montreront pas la crlte 
et s'enfuiront dans les monts sans coup ferir. Je commence ä me per- 
suader que cela tournera ainsi. 

Les Russes sont en mouvement, il n'est point saison de temporiser. 
Pour Daun , il faut qu'il donne le branle ä la machine ; ainsi , pour 
prendre la Silesie, il faut risquer quelque chose, tout l'indique. De Ville 
est oblige de detacher 4 regiments pour la Boheme, signe certain que 
c'est de ce c6te-ci que l'on veut frapper le grand coup. A la bonne 
heure, j'en accepte l'augure. D6s que j'aurai des nouvelles, je vous les 
communiquerai et vous marquerai en meme temps ce que j'en crois 
qu'il faudrait faire en pareil cas. Le detachement de Marklissa s'est 
replie sur la Boheme; ce n'ont ete que 600 hommes. 

Mon fr^re Henri est aujourd'hui ä Zwickau; Schenckendorff a battu 
avec 3 bataillons 6 bataillons autrichiens, 400 croates et 900 hussards; 
Kleist a attaque uncorps qui poursuivait l'arri^re-garde de mon fr^re, aupr^s 
de Hof, a pris 2 canons et 100 prisonniers ä l'ennemi. ^ Cette canaille 
n'est point invincible, pourvu que ce ne soient pas des coions qui les 
attaquent, et qu'ils n'aient pas 600 canons en batterie. ^ 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. Federic 

Nach der Ausfertigung im Kaiser!. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 036. AU BRINGE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Hennersdorf, 3 juin 1759. 

Mon eher Fr^re. Je vous felicite et de votre entree et de votre 
sortie de 1' Empire. La fortune a favorise partout vos bonnes disposi- 
tions, vous retournez en Saxe couvert de gloire ; c'est un beau prelude, 
je souhaite que la pi^ce y reponde. 

Ne vous impatientez pas de toutes les lettres que vous recevrez 
de moi; je vous ecris tout ce qui est vraisemblable ou qui m'est con- 
firme de- beaucoup d'endroits, mais vous saviez'' bien que dans une 
crise comme celle oü je me trouve les nouvelles ne sont pas toujours 
certaines, qu'au contraire il y a bien des contradictions dans les rapports 

I Der König dankt d'O am 3. für die Mittheilungen vom 2. Juni und äussert: 
„Au cas que l'ennemi vienne, il ne me trouvera pas au depourvu, et j'esp^re qu'il 
se brulera les doigts." — 2 Vergl. S. 171. — 3 Vergl. S. 218. 220. — * Vergl. 
S. 259. 283. Anm. 4. — 5 Vergl. Nr. 11 036 mit A;im. 2. S. 286. — 6 Vergl. 
S. 266. — 7 So. 



1 



286 



que Ton regoit. Quand on est sur les lieux , on rectifie bientöt les 
choses, mais lorsque l'on ecrit, on ne peut marquer que ce qui par- 
vient ä sa connaissance, et faire son raisonnement lä-dessus. 

Mandez-moi , je vous prie , qui a pris ces deux canons ä votre 
arri^re - garde de Hof;' cela ressemble ä Kleist comme deux gouttes 
d'eau, cela est bien brillant et bien beau. ' 

. . . Pour moi ... je m'occupe de projets' et de la besogne que 
l'ennemi me donne, et je vous jure que je n'ai pas un moment de 
repos. Ce sont cent nouvelles contradictoires qu'il faut dechiffrer, et 
tres souvent la moitie en est imaginee ; enfin , patience , ceci se de- 
brouillera en peu de jours, et vous n'avez pas Heu d'etre inquiet pour 
nous, ainsi attendez l'ev^nement sans impatience. 

Adieu, eher frdre, je vous embrasse de tout mon coeur, etant avec 
une parfaite tendresse et consideration , mon eher fr^re , votre fid^le 
fr^re et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. -f eQeriC. 



II 037. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf , 3. Juni 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 31. Mai richtig erhalten, und bin 
Ich von dessen Einhalt zufrieden. Was Ihr darinnen von einem feind- 
lichen Corps von 8 bis 9000 Mann erwähnet, so seinen Marsch auf 
Polnisch - Stargard ^ nimmt, machet Mich vermuthen, dass es damit auf 
Colberg angesehen seie. Das sicherste Mittel ist wohl , dass Ihr den, 
so Euch am nähesten kommt , attaquiret , und wird man ja auch wohl 
mit obige 9000 Mann fertig werden können. Ich glaube aber , dass 
die übrigen Truppen auch noch dazu kommen , und dass sie sich so- 
dann drehen werden, um auf Posen zu marschiren. Ich beziehe Mich 
übrigens auf das, so Ich Euch schon geschrieben habe.'* 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Manteuffel 'sehen Familienarchiv zu CoUatz in Pommern. 



II 038. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf, 4. Juni 1759. 
Ich approbire den Einhalt Eures Berichts vom i. dieses; da es 
sich aber nunmehro je mehr und mehr äussert, dass die Russen es auf 

I Prinz Heinrich hatte am 30, Mai morgens seine Nachhut umkehren und die 
nachfolgenden Husaren und Panduren , die sich nichts versahen , angreifen lassen ; 
es wurden ihnen an 100 Gefangene und 2 Kanonen abgenommen. — 2 Prinz Heinrich 
antwortet am 8. Juni aus Chemnitz, die beiden Kanonen seien durch den Rittmeister 
Wallis vom Regiment Kleist (grüne Husaren) genommen worden , an dem Erfolge 
habe Kleist den meisten Antheil zusammen mit dem Oberstlieutenant von Wunsch, 
„dont je ne puis pas assez.louer la valeur, le genie et la capacite". — 3 D. i. 
Preussisch-Stargard. — 4 Vergl. Nr. 11 028. 11 032. ^ 



28; 

die Neumark sowohl als auf Schlesien angesehen' haben, so ist wohl 
nichts diensamer bei solchen Umständen zu thun übrig, als dass Ihr 
nur auf Landsberg Euren Marsch richtet. Ich überlasse Euch , die 
beste und zuträglichste Mesures zu nehmen, damit dem Unglück bester 
Maassen vorgebeuget werden könne, und Eure Anstalten auf das klügste 
einzurichten , zu dem Ende auch auf alles Attention zu nehmen , was 
Euch der Generalmajor von Wobersnow von Meinetwegen nach denen 
sich ereignenden Umständen sagen wird. 

Uebrigens so habe Ich Euch benachrichten wollen, dass der Obriste 
Hacke zu Glogau die Verfügung auf Meine dieserhalb an ihn ergangene 
Ordre = getroffen habe, dass eine ziemlich starke Quantite Mehl, Hafer 
und Heu nach Crossen abgesandt worden , von wo Ihr solches be- 
dürfenden Falls nach Frankfurt oder wo Ihr es für nöthig befinden 
werdet, transportiren lassen könnet. Friderich 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 039. AN DEN GENERAL DER INFANTERIE BARON DE LA 

MOTTE-FOUQUfi, 

Reich-Hennersdorf , 4. Juni 1759-3 

Ich habe Eüern Rapport vom 3. dieses erhalten, und da Ihr eben 
so stark seiet, als der General de Ville bereits noch ist nach dem De- 
tachement, so selbiger machen müssen,"* und Ihr sogar demselben an 
Kavallerie überlegen seiet, so werdet Ihr im Stande sein, auf den Fall 
er etwas unternehmen wollte , ihm auf die Finger zu klopfen , alsdann 
er keine Patrouilles weit schicken wird. 

La comedie commencera bientöt ici. Selon tout ce que je peux 
apprendre , Dann se propose de forcer mon poste. A la bonne heure, 
il trouvera ä qui parier. J'ai attire ä moi tout ce que j'ai pu de 
troupes, et je suis dans la meilleure position que le compromettent ^ 
mes affaires. Je vous avertirai ä temps de ce qui vous regarde. Jusqu'ä 

I So! An den Generallieutenant von LattorfF schreibt der König am 4., er judicire, 
die Russen möchten „wohl auf Glogau , nicht aber auf Neisse zu marschiren inten- 
tioniret sein". Eigenhändig fügt er bei : „Hier wird es bald zu was kommen." [Ge- 
neralstabsarch'iv.] — 2 Die Ordre an Hacke war am 2. Juni ergangen; es war bei- 
gefügt: „Was den 9. nicht in Crossen sein kann, müsset Ihr nicht abschicken." — 
3 Dem Oberstlieutenant d'O in Glatz dankt der König am 4. für die Meldungen im 
Berichte vom 3. Juni. „Je vois bien que l'ennemi est determine de faire d'un cote 
QU d'autre ici les plus grands efforts qu'il pourra . . . Soyez assure que je ne suis 
nuUement embarrasse des desseins de l'ennemi." Wenn der Generalmajor von Ramin 
(vergl. S. 218. 220. 285) genöthigt wäre fortzumarschiren, so solle d'O sich dadurch 
nicht beunruhigen lassen, da Ramin's Abwesenheit (vergl. Nr. 11 048 S. 295) nur von 
kurzer Dauer sein würde. — '^ Vergl. S. 283. 284. 285. — 5 So ; wohl comportent. 



288 

present, il ne faut pas remuer; car la grande affaire est de voir bien 
positivement ä quoi l'ennemi se determinera. Adieu, mon eher. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



II 040. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf , 4. Juni 1759. 
Ich communicire Euch hier anliegende Nachrichten, ' aus welchen 
Ihr ersehen werdet, dass, da sich die zeitherigen in allem confirmiren, 
der Marsch auf Landsberg ^ fürs erste das sicherste, so Ihr thun könnet, 
sein werde. Den 8. dieses wird das Detachement von Meines Brüdern, 
des Prinzen Heinrichs Liebden, Armee sich Euch ziemlich genähert 
haben, und könnet Ihr dasselbe nach Beschafifenheit der Umstände, um 
den Marsch kürzer einzurichten, von Torgau über Christianstadt ^ an 
Euch ziehen. Dieses schreibe Ich Euch nicht, dass Ihr just den Marsch 
obigen Detachements so und nicht anders dirigiren sollet , sondern nur 
bloss, wann Ihr es denen Umständen convenable erachten werdet, und 
reposire Ich Mich darunter lediglich auf die Mesures, so Ihr zu treffen 
wissen werdet. Das Detachement führet übrigens 10 zwölfpfündige 

Canons mit bei sich. t? • j • i 

t riderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 041. RELATION.* 

L'armee soi-disante de l'Empire s'etant retiree au delä de Nurem- 
berg, oü eile campe un corps de 6000 hommes en avant k Erlangen, 
nous avons pris Bamberg oü nous trouvames un magasin important. 
Quoique l'ennemi en eüt briile et detruit au delä du double de ce qu'il 
nous a laisse ä sa retraite, il y avait encore de quoi nourrir en pain et 
fourrages une armee de 40 000 hommes au delä de quinze jours. Nous 
en tirämes ce qu'il nous fallait, et le reste fut detruit. On a pareille- 
ment detruit en partie les autres magasins tr^s considerables du cöte de 
Würzburg le long du Main. Cette derni^re place oü il y a encore un 
magasin, est extremement forte, l'ennemi y avait envoye du renfort; 
comme il n'y avait donc plus rien ä faire et qu'on avait des avis qu'au 
cas de notre approche vers Nuremberg l'armee ennemie se retirerait au 
delä de Donauwoerth, nous retournämes le 29 de mai vers Hof. Notre 
marche a ete tr^s tranquille , et notre arri^re - garde ne fut suivie que 

I Es liegen Berichte bei aus Stolpe vom 31. Mai, aus Züllichau vom 2. Juni, 
von Reimer aus Danzig vom 26. und 30. Mai. — 2 Vergl. Nr, I1017. I1028. — 
3 Am Bober. — 4 Am 4. Juni an Hellen und Knyphausen übersandt. In den „Berlini- 
schen Nachrichten" findet sich die Relation in Nr. 67 von Dienstag 5. Juni. Die 
Relation beruht in der Hauptsache auf den Berichten des Prinzen Heinrich , Sachsen- 
dorf 24. Mai und Hof 30. Mai. . , 



289 

de fort loin par des pandours et des hussards. Cependant, comme 
nous apprimes que c'etait le general Kleefeld avec 3000 hommes pan- 
dours et hussards qui nous suivait, nous restämes deux jours ä Hof, et 
le Prince notre chef fit marcher de grand matin quelques bataillons 
avec des hussards et quelques dragons par le m6me chemin oü nous 
sommes venus. Ces hussards ennemis et pandours, ne s'y attendant 
point, ont ete chasses et perdirent beaucoup de monde, outre une cen- 
taine de prisonniers qu'on fit et deux canons de trois Hvres qui furent 
pris. On les a suivis jusqu'ä Berneck, et nos hussards ont ete au delä. 
Le general-major de Schenckendorff fut detache avec trois bataillons 
et un escadron de hussards du pays de Bamberg pour Zwickau. II a 
marche de \k ä un endroit situe dans les montagnes, pas loin de Schnee- 
berg, oü il trouva 400 croates et 200 hussards postes qui furent ren- 
forces de quelques bataillons et de hussards; mais ils furent tous chasses 
de leur poste. Comme il a attaque l'ennemi dans les montagnes, il n'a 
pas pu faire grand nombre de prisonniers , quoique d'ailleurs la perte 
de celui-ci en morls et blesses a ete assez considerable. Entre les pre- 
raiers il y a le comte Herberstein, colonel des croates, et outre les 
morts et blesses que l'ennemi avait empörtes en grande partie , on a 
trouve 57 morts sur la place. 

Nach der an Knyphausen übersandten Abschrift. * 



I 



II 042. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Reich-Hennersdorf , 4 juin 1759. 

m J'ai re^u votre depeche du 26 de mai.^ II est bien plaisant, quand 
les ministres du parti contraire ont pretendu que l'expedition de mon 
fr^re Henri n'ait ete gu^re de consequence, puisque mes troupes avaient 
ete obUgees de s'en retourner dejä en Saxe. II faut que vous sachiez 
ä ce sujet que toute cette expedition de mon fr^re Henri n'a eu pour 
but que de chasser l'armee des Cercles avec les troupes autrichiennes 
qui l'avaient jointe, de la position oü ils etaient sur le point d'entrer 
en Saxe ; de ruiner le magasin qu'ils avaient assemble k Bamberg et 
autre part et le long du Main. Voilä ce que mon fr^re a tout exe- 
cute avec tout le succ^s imaginable. Quant k nos ennemis, ils auraient 
fort souhaite que mon frere les eüt pousses encore au delä de Nurem- 
berg ; ^ aussi l'ordre etait dejä donne k l'armee ennemie de se retirer ä 
l'approche de mon frere derri^re Donau woerth. Voilä leur leurre, pour 
pouvoir alors couper mon fr^re de toute communication avec la Saxe, 
d'entrer alors dans ce pays-lä et d'y jouer les maitres. Mais c'est lä 
aussi justement ce que nous avons prevu, et ce que mon fr^re a sage- 
ment evite, de sorte que, comme nous avons ä faire face contre d'autres 

' Vergl. Nr. 11 043. — 2 Vergl. Nr. 11 043. — 3 Vergl. S. 284. 
Corresp. Friedr. II. XVIII. 19 



290 

ennemis, comme par exemple les Russes, il est rentre glorieusement en 
Saxe, Sans que l'ennemi ait ose branler de son camp de Nuremberg et 
Sans qu'il osera entreprendre quelque marche vers la Saxe, au moins 
pendant un temps considerable de cette campagne-ci et avant que d'avoir 
etabli ses magasins, ce qui lui coütera infiniment. 

Quant ä notre Hollandais, ' vous lui repondrez ä mots couverts 
qu'un homme aussi riche enargent^ que lui trouvait occasion de passer 
partout, quand meme il n'entendrait pas la langue du pays, parceque, 
dans un siecle tel que le notre, l'argent etait plus en consideration que 
toute autre chose, et qu'ainsi il ne fallait pas douter que, malgr6 tout 
obstacle, il ferait bientot connaissance avec les officiers russes . . .^ 

Nach dem Concept. F e d e r i C. * 

II 043. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Reich-Hennersdorf, 4 juin 1759. 
lls wird dem Gesandten für die Mittheilungen im Bericht vom 18. Mai Dank 
gesagt , die Relation über den Rückmarsch des Prinzen Heinrich nach Sachsen 
(Nr. II 041) ihm zugesandt; es werden ausführliche Mittheilungen über die Expedi- 
tion des Prinzen gemacht. 

Apr^s cet expose, je ne saurais m'empecher de vous inform er d'une 
nouvelle qu'on vient de me donner de La Haye, ^ quoique sous le sceau 
du secret, comme si les Frangais, feignant d'en vouloir ä l'Angleterre, 
avaient le dessein de transporter un corps de troupes sous les ordres 
du general de Chevert par mer sur l'Elbe, et qui debarquerait peut-etre 
en Holstein. Quelque apparence de chim^re qu'un tel projet saurait 
avoir , il ne laisse pas de meriter de l'attention, aussi m'a-t-on marqud 
que M. de Yorke en avait dejä averti sa cour. Comme cela ne saurait 
regarder principalement que les fitats de Breme et de Hanovre, je suis 
persuade qu'on songera en Angleterre afin que, le cas l'exigeant, une 
escadre anglaise empeche ce transport et aneantisse ce dessein. 

Quant ä 1' Insinuation que le duc de Newcastle vous a faite pour 
une Prolongation du terme du payement des subsides qui restent, je 

I Hellen hatte gemeldet, dass er von dem zur russischen Armee gesandten 
holländischen Officier Ruvynes ein Schreiben aus Danzig vom 12. Mai erhalten habe. 
Danach hatte Fermor ihm geantwortet (vergl. S. 168) er ertheile ihm gern die Erlaub- 
niss, dem Feldzug im russischen Heere beizuwohnen, doch müsse die Genehmigung 
der Kaiserin nachgesucht werden. Ruvynes schreibt, es würde ihn dies noch 
mehr als einen Monat aufhalten. „L'agrement que je me proposais de voir l'arm^e 
[russe] , au cas que j'en aie la permission, ne sera pas aussi grand, puisque je ne 
pourrai pas beaucoup faire ma cour au general, qui ne parle pas frangais." — 2 Vergl. 
S. 175. Anm. 2. — 3 Zum Schluss wird an Hellen die Relation über den Rück- 
marsch des Prinzen Heinrich nach Sachsen übersandt , Nr. 11 041. — 4 In einem 
Cabinetserlass vom 8. Juni dankt der König für die Mittheilungen über die Zustände 
in Frankreich und befiehlt, mit diesen Meldungen fortzufahren, „parceque ma grande 
curiosite est de pouvoir par la continuer d'avoir quelque connexion des affaires de 
ce pays-lä". — 5 Bericht Hellen's, d. d. Haag 26. Mai. Vergl. Nr. 11 042. 



291 

vous prie de considerer vous-m6me ma Situation, et combien g6ne et 
embarrasse je dois 6tre dans mes fonds pour soutenir le fardeau de 
cette rüde guerre. Vous connaissez ma fagon de penser et que, si cela 
n'avait pas ete la pressante extremite qui m'avait obligd de prendre des 
subsides, que je n'aurais rien accepte. Par ces circonstances, vous devez 
juger de mon embarras sur la rdponse ä la susdite Insinuation, ä la- 
quelle je me serais prete du meilleur de mon coeur, si ce n'etait l'im- 
possibilite qui ra'en empechait; mais pour montrer au moins toute la 
bonne volonte que j'ai de faciliter ä l'Angleterre le payement du sub- 
side, je serai content, pourvu qu'on me paie presentement jusqu'ä la 
somme de 200 000 livres Sterling, dont on pourra renvoyer le payement 
jusqu'au i" de decembre. Voilä sur quoi vous arrangerez la reponse que 
vous ferez au duc de Newcastle de la fagon la plus convenable, pour lui 
faire entrevoir ä la fois ma peine et ma bonne volonte au sujet de ceci. 

Nach dem Concept. F e d e r i C. 

II 044. AU LORD-MARßCHAL D'fiCOSSE.' 

Reich-Hennersdor f , 4 juin 1759. 

Je crains bien, mon eher Milord, que vous ne ferez pas grand'- 
chose dans l'endroit oü vous vous trouvez. Selon les nouvelles que je 
regois, le roi d'Espagne, sans esperance de se remettre, pourra encore 
trainer longtemps. * Le voyage de Lyon^ est absolument de l'invention 
de la cour de Versailles, et ne contient rien de reel; le roi de Naples 
a ete tr^s fache de la nouvelle qu'on en a debitee. En un mot, je ne 
compte pas du tout sur les ressources que je pourrais tirer d'Espagne; 
ou bien je me soutiendrai moi seul, ou je perirai de la belle mort. 

Je crois que, dans peu de jours, notre Situation se decidera, Cet 
homme ä toque papale'^ sera oblige de prendre un parti, et je ne sup- 
pose pas que cela se passe en douceur. Cet ev^nement influera beau- 
coup pour la campagne, et donnera la superiorite ä Tun ou k l'autre 
parti. Je me flatte de l'avoir; c'est ä l'ev^nement ä en decider. 

Adieu, mon eher milord; je vous embrasse. 

Ti'pd p r i r 

Nach dem Concept. Eigenhändig. xcutii^. 



11045. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 5 

Reich-Hennersdorf , 4 juin 1759. 
J'ai eu la satisfaction de recevoir la lettre que Votre Altesse ni'a 
faite du 29 de mai.^ II faut avouer que vous faites effectivement plus 

I Lord Marschall's Berichte vom 6. und 18. Juni sind aus Madrid datirt. Vergl. 
S. 30. 119. — 2 Vergl. S. 77. 129. — 3 Wie es hiess , gedachte Karl von Sicilien, 
wenn er zur Thronbesteigung nach Spanien reiste, den Weg über Lyon einzuschlagen ; 
was auf die Absicht, Beziehungen mit Frankreich anzuknüpfen, gedeutet werden konnte. 
— 4 Vergl. S. 186. 284. — S Die Berichte des Prinzen Ferdinand im Monat Juni 
sind datirt am 11. aus Soest, am 21. und 24. aus Rittberg. — 6 Den Bericht, Reke 
29. Mai, vergl. bei Westphalen a. a. O. Bd. III, S. 272. 

19* 



292 jl 

qu'on ne saurait demander de vous et de vos circonstances , et que 
vous surpassez toute attente. II n'est pas difficile ä juger que Votre 
Altesse sera obligde de faire encore pendant cette guerre bien des 
marches inutiles ; et si le dessein des Fran^ais qu'on me marque de La 
Haye, ' que le sieur de Yorke a confie sous le sceau du secret k quel- 
qu'un , comme si les Frangais , feignant d'en vouloir ä 1' Angleterre, 
avaient le dessein de transporter un corps de troupes sous les ordres 
de Chevert par mer sur l'Elbe, et qui debarqueraient peut-etre en Hol- 
stein, est vrai, il ne faudrait pas douter que vous serez oblige de faire 
encore plus de marches. Vous serez cependant toujours ä meme, ä ce 
que je crois , de prevenir un tel dessein, en sollicitant d'abord ä pre- 
sent en Angleterre qu'une escadre anglaise emp^che un tel transport. 

Quant k nous, nous voilä sur le point qu'il faut que les choses 
rompent; je crois qu'en peu de jours vous entendrez parier de nous. 
Je n'en saurais vous dire quelque chose de positif, puisque tout est en- 
core en fermentation , mais ce dont je saurais vous assurer, c'est que 
jusqu'ici nous ne sommes nuUement en peine lä-dessus. 

Feder ic. 2 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



1 1 046. AU MINISTRE D'ßTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

R eich-Henners dorf , 5 juin 1759. 

J'ai ete bien aise de voir par votre rapport du 2 que vouz avez 
mis d'abord les fers au feu , touchant les insinuations k fair6 au baron 
Münchhausen, en consequence de ce que je vous ai ecrit le 30 mai.^ 

Je crois que vous ne sauriez mieux faire que de representer l'affaire 
au susdit ministre sous deux faces, savoir : sous celle comme le moyen 
le plus sur pour parvenir ä une prompte et honorable paix, et aprds 
comme le moyen pour faire des agrandissements aux fitats de Hanovre. * 
De cette fagon-lä, je ne doute pas qu'il travaillera de son mieux pour 
faire goüter au roi d' Angleterre ce que nous desirons k present de 
l'Angleterre avec empressement. J'ose me flatter meme qn'k moins que 
le minist^re anglais n'ait, pour ainsi dire, la paix en poche, ä quoi il 
n'y a aucune apparence, il ne se roidira pas contre cette garantie que 
la Porte demande. Car il ne saurait presque pas manquer que, pourvu 
que la derniöre rompe, nous gagnerons par la la superiorite sur nos 
ennemis, pour les obhger ä une paix avantageuse. 

I Vergl. Nr. 11 043. — 2 Auf einem Gesuch des Herzogs von Braunschweig- 
Bevern, ihm wieder ein Commando in der Feldarmee zu übertragen, d. d. Stettin 
3. Juni, finden sich die Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort: „Er möchte wissen, 
dass alle Puissancen die Generals benenneten in ihren Armeen; würde Mir nicht mehr 
vorschreiben lassen als die andern; würde thun , was beschlossen hätte," — 3 20. Mai. 
Vergl. Nr. 10969. — + Vergl. S. 244; Bd. XV, 47. 48; XVI, 348. 349. 377. 398; 
XVII, 90—92. 



293 

Pour ce qui regarde nos Operations ici, quand je combine Celles de Daun 
avec Celles des Russes, il saurait bien arriver qu'elles trainassent jusques au 
12 de ce mois, avant que la campagne s'ouvrit avec vivacite, et quoique 
je ne sois niiUement embarrasse de ma Situation presente ici, je ne saurais 
cependant pas vous mander positivement quelque chose, avant de voir 
de quelle fagon tourneront les ev^nements ; mais soyez assurd que, d^s 
qu'il y aura quelque chose d'important ou qu'il se fera quelque change- 
ment qui m'oblige par-ci par-lä de faire quelque changement dans mes 
dispositions presentes, je vous en avertirai sans faute. En attendant, il 
sera toujours bon que nous ne negligions pas l'affaire relativement aux 
Turcs, parceque nous ne saurions etre assures des ev^nements et de 
ce qui en arrivera; et comme il me parait que l'Angleterre n'est pas k 
m^rne de porter des coups assez decisifs sur mer, k moins de la con- 
quete de Quebec, pour obliger la France k la paix, ce sera toujours 
pour nous autres une grande ressource que la rupture de la Porte, si la 
guerre continue. 

Nach der Ausfertigung. i^ ederiC. ' 

II 047. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN 

IN BERLIN. 

Landshut, 5. Juni 1759. 

iüchel macht dem Minister verschiedene Mittheilungen, u. a. über die Antwort 
des Königs an Knyphausen in Betreff der Zahlung der englischen Subsidien.2 

Eichel bespricht weiter die militärische Lage : „Le Roi s'attend 
du jour au lendemain d'etre attaque de Daun, ou que celui-ci voudra 
forcer quelque part le passage, pour entrer en Silesie. Sa Majeste s'est 
fortifiee pour cela de la plupart des corps qu'EUe avait detaches. Le 
renfort du prince Henri au corps de Dohna est en marche. Le Roi 
croit qu'il arrivera le 10 ou le 12 ä Francfort. Comme il connait la 
division des generaux dudit corps, il y a envoye le gen^ral Wobersnow, 
pour entretenir 1' ordre, ^ avec des instructions verbales qui lui donnent 
toute l'autorite pour diriger les Operations." 

„Ob'^ es nicht rathsam sei, beiliegende hideuse Piece aus Regens- 
burg ^ dem Publico mit ein paar Noten durch den Druck in den öfifent- 

I Auf einem Berichte des Ministers von Schlabrendorff , d. d. Breslau 3. Juni, 
finden sich die Weisungen zur Antwort: „Um Gottes willen! wie kann er doch itzo 
eine Salzfactur fordern , da man nicht Meister von den Flüssen. Möchte sich doch 
besinnen und dergleichen Arrangements bis nach dem Frieden aussetzen." — 2 Vergl. 
Nr. II 043. — 3 Vergl. S. 275. 276. — * Die zu chiffrirenden Mittheilungen pflegte 
Eichel französisch zu machen , die unchiffrirten dagegen in deutscher Sprache. — 
5 Die „Pi^ce aus Regensburg" liegt nicht mehr bei. Höchst wahrscheinlich ist es die 
Dienstag 12. Juni in Nr. 70 der „Berlinischen Nachrichten" abgedruckte Meldung 
aus Regensburg ; nach derselben waren die preussischen Zeitungen im Reiche verboten 
worden, und es war an den Regensburger sowie an andere „Zeitungs-Verfasser" im 
Reiche der kaiserliche Befehl ergangen, in ihre Blätter nichts aufzunehmen , was den 
König von Preussen begünstigen könne , vielmehr ihre Mittheilungen ausschliesslich 
aus den Wiener Zeitungen zu schöpfen. 



294 

liehen Zeitungen bekannt zu machen, solches stelle Ew. Excellenz Gut- 
finden gehorsamst anheim. Die Nachwelt wird Mühe haben, alle der- 
gleichen Extravagances zu glauben, und ich glaube fast, dass der weg- 
gehende Komete auf viele sonst vernünftig gewesene Menschen mon- 
streuse Einflüsse gehabt haben müsse; ich wünsche, dass er solche alle 
mitnehmen und uns einen guten Frieden auf Erden lassen möge." 

Eichel schreibt ferner , „der Tod des würdigen Feldmarschall von Kalkstein" i 
sei ihm „recht nahe gegangen" ; er äussert sich weiter über die „cruellen Excesse 
derer Kosacken" im Stolpischen Kreise und neuerdings auch an einigen Orten inner- 
halb der schlesischen Grenzen. 

Auszug aus der Ausfertigung. ü/ 1 C n 6 1. 

1 1 048. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

Reich-Hennersdorf , 5 juin 1759. 

J'ai bien regu votre rapport du 4 de ce mois. Vous pouvez laisser 
le bataillon franc de Le Noble ä Wartha, mais il faut qu'il soit bien 
alerte pendant le temps de l'absence des autres ; et en cas qu'il se trouve 
trop presse , c'est - k - dire de trop pres , il pourra toujours se jeter 
dans Glatz. 

Quant ä vos bataillons, tächez de faire filer imperceptiblement 
quelque chose vers Reichenbach , ne füt-ce qu'une brigade d'infanterie, 
pour avoir d'abord un corps en etat de se joindre ä Bülow. " Vous 
pourriez aussi y envoyer du canon ; ce serait autant de gagne. Je crois 
que l'ennemi commencera ses Operations dans trois ou quatre jours. 

Vous pourriez aussi envoyer le bataillon franc de Lüderitz droit k 
Bülow pour le joindre ; il pourra en tirer un bon parti dans ses mon- 
tagnes, et j'ai ordonne au Heutenant - general de Treskow'' de vous en- 
voyer le bataillon de grenadiers de Rath. 

II faut au moins que 4 bataillons, les hussards de Gersdorff et 
Lüderitz joignent demain Bülow dans son poste de Koenigsberg, '^ et 
que vous fassiez filer encore des troupes vers Reichenbach, par exemple 
5 bataillons et le regiment de Baireuth, pour que cela etait plus en 
etat de joindre vite Bülow. Cachez leur marche ä l'ennemi et em- 
ployez-y toute votre habilete. 

Voici ce qui arrivera ä peu pr^s, lorsque Daun se mettra en mou- 
vement: im gros corps viendra sur moi, et j'en fais mon affaire; une 
autre colonne penetrera par Friedland pour penetrer dans le pays; 
Beck marchera sur Tannhausen pour amuser le corps que j'y ai; un 
corps penetrera dans la comte pour vous y attirer; de Ville passera la 

I Gestorben am 2. Juni in Berlin. — 2 Vergl. S. 259. 283. 285. — 3 In dem 
bezüglichen Cabinetsbefehl vom 5. Juni äussert der König, Treskow werde vor der 
Hand für Neisse nichts zu besorgen haben. — 4 Ein Königsberg giebt es in der 
Gegend nicht; vielleicht ist gemeint Königswalde, südöstl. von Wüste- Giersdorf. 



295 — 

Neisse pour vous arreter de ce c6te. Mais que tout cela ne vous em- 
barrasse pas; marchez ä Bülow et, joints ensemble, il faut vous porter 
sur la colonne de l'ennemi, soit k Tannhausen, ä Gottesberg ou vers 
Valenburg. ' La carte de ces contrees sera faite ce soir, et je la vous 
enverrai d'abord. Retirez le major Haugwitz" ä vous; Ramin pourrait 
aussi prendre poste ä Silberberg, pour etre plus k portee de Treskow,^ 
En un mot, il ne faut point ici prendre le change, nous attacher au 
projet principal de l'ennemi, tächer de les faire echouer, et alors de 
Ville et tous ses gueux fuiront d'eux-memes. 

Mon pauvre et ancien ami le marechal de Kalkstein"* vient d'expirer. 

Feder ic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz (von „II faut 
au moins", S. 294, an) eigenhändig. 



II 049. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Reich -Hennersdorf, 5 juin 1759. 
Sur la lettre du 4 que vous venez de me faire, je vous dirai que 
je ddsire surtout de savoir vers oü les 7 regiments qui sont venus de 
la Haute -Silesie, sont marches: s'ils restent aupr^s de Grulich ou s'ils 
vont k l'armee de Daun, ou ce qu'ils deviendront. C'est sur cet ar- 
ticle-lä que j'attends votre rapport avec toute l'exactitude possible. 

L'ennemi n'a rien change ici k sa disposition, et il est d'une tran- 
quillite etonnante; je crois que c'est pour nous endormir. Son dessein 
principal est toujours sur la Basse-Silesie, il y cherchera sa perdition et 
son malheur; vous n'etes qu'un accessoire ä Glatz sur lequel on compte, 
si nos affaires tournaient mal ; mais l'ennemi en sera pour sa courte honte. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



II 050. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 

VON GLOGAU. 

Reich -H en nersdorf, 5. Juni 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 4. dieses wohl erhalten und daraus 
gerne ersehen, dass die Russen erst gegen den 12. dieses zu kommen 
Vorhabens sind ; so werdet Ihr doch noch einige Tage Luft haben. 
Ich will aber nicht garantiren, dass die Oesterreicher durch die Lausnitz 
sich nicht herandringen sollten. Das Detachement von Meines Bruders, 
des Prinzen Heinrich Liebden Armee wird den 8. dieses zu Torgau 
sein; also wird dieses wohl nicht vor dem 17. dieses zu der Dohna'- 

I Wohl : Waidenburg. — 2 Der Major von Haugwilz commandirte die zwei 
Schwadronen Gersdorff-Husaren, die nach der Grafschaft Glatz gesandt waren. Vergl. 
S. 259. — 3 Vielleicht verschrieben, statt Bülow. — * Kalkstein war Erzieher des 
Königs gewesen. 



— 296 — 

sehen Armee stossen können, und wird man Euch also vor dem 22. 
dieses nicht füglich Luft machen können ; ein anderes wäre dann, wann 
binnen der Zeit es hieselbst mit denen Oesterreichern wozu käme. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Geneialstabs zu Berlin. 



11051. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf , 5 juin 1759.]' 
Chiffre, mon fr^re Henri ! 

Selon toutes mes nouvelles qui se confirment, les Russes paraissent 
determines ä pousser leurs Operations en Silesie, l'orage cr^vera du cöte 
de Glogau ; les detachements que Daun a faits vers Neustadt et Boehmisch- 
Friedland,^ ne consistent qu'en hussards, quelque peu de dragons et de 
troupes legeres qui toutes marcheront vers Glogau. Puttkammer se 
joindra vers ce temps au corps de Dohna, ^ moyennant quoi je vous 
abandonne la garde de la Lusace. Daun a fait venir 14 bataillons et 
2 regiments de dragons du corps de de Ville , signe certain que c'est 
k la Basse -Silesie qu'il en veut, et que ce sera un grand efifort de ses 
plus considerables forces. Je suis arrange avec Fouque de fa^on que 
nous sommes pr^ts ä tout ev^nement. Dohna marchera droit sur Posen, 
de Sorte que la crainte d'en etre coupe obhgera M. Fermor bien vite 
de changer le projet. Demain , ä ce qu'on assure , l'armee russe se 
mettra en marche de Posen; ainsi dans peu de jours le projet de 
l'ennemi se decouvrira, ainsi que son succes. 

Je vous inforrne de tout ceci , pour que vous soyez en etat de 
juger de tout, et qu'etant au fait des entreprises de l'ennemi et des 
defenses que j'y oppose, vous ne vous alarmiez pas inutilement. Je 
crois que ma lettre vous trouvera ou bien ä Chemnitz ou bien ä Freiberg. 

N'oubliez pas, mon eher frere, de faire payer ä eeux qui ont pris 
du canon ä l'ennemi dans vos dififerentes expeditions, 100 ecus par 
pi^ce et 20 pour les drapeaux, il faut que la caisse de guerre s'en 
Charge ; cela est neeessaire pour eneourager les troupes et leur donner 
l'envie d'y retourner et d'en prendre davantage. 

F ederic. 

Das Hauptschreiben nach dem eigenhändigen Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der im 
übrigen chiffrirten Ausfertigung. 

II 052. AU LIEUTENANT -GfiNERAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

[Reich-Hennersdorf, 5 juin 1759-]'^ 
D^s que mon fr^re sera de retour, vous n'aurez rien ä eraindre 
pour la Lusace. 

I Das Datum auf dem Concept von Cöper zugesetzt. — = Ueber diese De- 
tachements auch Weisungen auf den Berichten von Dingelstedt, Spremberg 4. und 5. 
Juni. — 3 Vergl. S. 304. — 4 Das Datum nach der Ausfertigung. 



297 

Pour ce qui regarde les soldats qui ont besoin des bains, il faut 
^•ous adresser ä la Auswechslungscomtnission. 

Federic. 

Je crois que la campagne commencera ici dans une huitaine de 
jours; on n'a pas besoin d'etre inquiet pour nous, quoi que les gens 
de Dresde dissent. 

Das Hauptschreiben nach der eigenhändigen Weisung auf der Rückseite des Berichts, d. d. 
Dresden 3. Juni; der Zusatz eigenhändig auf der bei Preuss a. a. O. S. 3s abgedruckten Ausfertigung.' 



II 053. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

Reich-Hennersdorf , 5 juin 1759. 
Uer König übersendet den in dem Schreiben vom Morgen des 5. (Nr. 1 1 048) 
angekündigten Plan. 

Avec ce plan et votre bon esprit vous ferez de la bonne besogne, 
si le cas arrive; de quelque cote que vous tourniez ces bougres, cela 
est egal. L'horame ä toque papale ne remue ni pied ni patte. Le 
ddtachement de de Ville ^ n'a Joint aucun de ses corps , pour que je 
puisse juger de sa destination, et les Russes ne peuvent etre que le 
12 au plus tot aux environs de Glogau, de sorte qu'il se pourra tr^s 
bien faire que ceci traine plus longtemps que nous nous y attendons ; 
mais cela ne fait rien, allons notre train et donnons de bons coups 
d'etrivi^res aux preniiers qui se presentent. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiser!. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz (von „Avec 
ce plan" an) eigenhändig. 



II 054. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 5 juin 1759.] 3 

Chiffre ! 

Il est facile de prevoir que dans peu notre Situation deviendra 
extremement embarrassante , mais il faut esperer que la fortune nous 
fournira les moyens de decider quelque chose, soit d'un cote soit de 
l'autre. Voilä les Russes qui , selon toutes mes nouvelles , en veulent 
ä Glogau. II faut bien que, dans peu de temps, cela en vienne ä une 
bataille. Voici Daun qui doit frapper un grand coup ; il faut que dans 
peu, s'il tente l'aventure, cela en vienne ä une decision: une de ces 
armees battues,* le victorieux sera en etat de detacher et de renforcer 

I Auf dem Bericht vom 4. finden sich die Weisungen [Bleinotizen] : „Glaubte, 
bei Chemnitz würde noch was passiren , wann Mein Bruder hinkäme." Die danach 
abgefasste Ausfertigung vom 6. Juni siehe bei Preuss, a. a O. S. 35. — 2 Vergl. 
S. 284. 295. — 3 Das Datum nach der Ausfertigung; auf dem Concept lautet das 
von Cöper zugesetzte Datum: „6 juin," — 4 So; statt battue. 



— 298 — I 

celui qui en aura le plus pressant besoin. Puttkamnier a ordre de se 
joindre ä l'armee de Dohna qui n'a que 12 escadrons de hussards; de 
plus, j'ai encore detache 5 escadrons deZieten' pour les joindre, et si 
cela m'est possible, j'y enverrai encore quelques-uns de plus; dans peu 
ceci s'eclaircira. Daun n'agira qu'au moment que Fermor sera aupr^s 
de Glogau; cela ira jusqu'au 12, et ensuite cela se decidera dans peu 
de jours. 

Selon toutes mes nouvelles, il n'y a que Vela aupr^s de Rumburg, 
et celui -lä n'osera jamais lever le nez, pourvu que vous lui opposiez 
quelques hussards et quelque infanterie qui representent un corps; il 
n'a que 4000 hommes. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. [^ CÜeriCj 



11055. AU G£n£RAL de L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

Reich-Hennersdorf , 6 juin 1759- 

J'ai bien regu vos deux rapports du 6 de ce mois, et j'approuve 
le gros de vos mesures que vous avez prises; et, si l'ennemi fait un 
effort, il faut que vous rassembliez toutes vos troupes et les 13 ba- 
taillons que vous avez encore, et ce que Bülow a, parceque, si vous etes 
ensemble, vous etes sürement en etat de tomber sur une des colonnes 
des Autrichiens et les harceler; mais , si vous n'^tes point ensemble, 
vous ne pourrez rien faire, et tout ce que vous entreprendrez, sera faible. 

Les Russes ne pourront entrer dans la Silesie que vers le 12, 13 
ou 14 de ce mois. Daun veut agir en m6me temps; il n'a pas fait le 
moindre mouvement jusqu'ä present, il n'y a pas m^me de patrouille 
qui ait passe la fronti^re. Hier sa droite a encore ete ä Jaromirz et 
sa gauche ä Schurz. J'attends la nouvelle de son premier mouvement 
pour juger quel peut etre son veritable dessein , et pour vous avertir 
des mouvements positifs que vous devrez faire; tant qu'il ne se remuera 
point, je ne pourrai pas vous donner d'ordres precis, Mais il ne s'agit 
que d'avoir encore un peu de patience, et vous ferez bien de repandre 
tantöt la nouvelle ou que je marche k vous avec un corps de cavalerie 
et d' infanterie et que nous passerions la Neisse ä Camenz ou k 
Patschkau , ou lä oü il vous plaira , pour attaquer de Ville dans son 
camp de Kamnitz; ou que vous allez vous poster du cote de Glatz. 
Afin de donner des inquietudes k ces gens de tous les cotes , vous 
pourrez encore leur donner des attentions du c6te de Silberberg, comme 
si on avait dessein de marcher sur Neurode; tantöt de repandre des 
bruits que vous etiez oblige de marcher du c6te de Breslau, pour vous 
opposer aux Russes qui faisaient des incursions : et cela afin de les 
amuser et de leur donner le change de toutes les mani^res possibles. 

' Unter Reitzenstein, vergl. S. 241. 273. 



299 

Nous sommes ä la veille de Tev^nement ; c'est encore une affaire 
de 5 ou de 6 jours qui nous eclaircira le dessein de l'ennemi; mais 
d^s qu'il s'agira de faire quelque chose, pour l'amour de Dieu, ne de- 
tachez rien et agissez avec toutes vos Forces ensemble , s'entend avec 
2 1 bataillons d'infanterie , le bataillon franc de Lüderitz, 25 escadrons 
de cuirassiers et de dragons et 16 escadrons d'hussards. 

Vous savez ä peu pr6s quelles sont mes idees. II serait impos- 
sible de vous dire tout ce qui peut arriver; mais d^s que l'ennemi 
aura fait un mouvement qui m'eclaircira davantage de son dessein, je 
serai en etat de vous donner des instructions plus precises. 

Si le gros de l'armee ennemie se porte contre moi , vous serez 
fort en etat de resister ä un detachement, pourvu que votre corps ait 
toujours pour 9 jours de pain avec soi; en cas de necessite, il faut que 
la cavalerie fourrage. Si l'ennemi ne fait qu'un masque de ce cöte-ci, et 
que je m'apergoive que sa plus grande force se porte du cöte de Fried- 
land, je m'y porterai aussitöt, non pour lui disputer le passage, mais 
pour le couper de la Boheme. Cela l'obligera ou bien de me venir 
attaquer dans un poste desavantageux pour lui ou bien ä gagner la 
plaine, pour se joindre , le plus tot qu'il pourra, au corps de de Ville, 
afin d'avoir du pain. Dans le premier cas, si vous le cotoyez ä une 
certaine distance, vous serez toujours en etat de le prendre en flanc 
ou en derri^re , pendant que nous en serons aux mains ; et , dans le 
second cas , il faut que vous le harceliez, pour qu'au deboucher des 
montagnes du cote de Reichenbach nous puissions engager une affaire 
d'arri^re-garde avantageuse. 

Vous pouvez encore faire gäter le chemin de Silberberg ä Neu- 
rode, en y faisant jeter des pierres et en le rendant impraticable pour 
las voitures, afin que, s'ils voulussent faire passer une colonne de ce 
c6te-lä , il leur devint absolument impossible d'y trainer de l'artillerie ; 
sans laquelle vous savez bien qu'ils ne marchent point. ^ 

Dans ce moment , je regois une lettre de Bülow , qui me marque 
que le corps de Beck est pret ä marcher;^ un hussard, arrive dans ce 
moment de Politz , depose que des pandours , hussards et quelque in- 
fanterie allemande etaient arrives avant-hier et hier vers Politz ; de plus, 
des officiers autrichiens ont ete ce matin parier ä des paysans et leur 
ont promis beaucoup d'argent pour les mener sur une montagne d'oü 
ils veulent cette nuit voir notre camp ; un autre deserteur depose que 
l'armee 3 a du marcher aujourd'hui. Je n'ai point de nouvelles jusqu'ici 
de sa marche, sans quoi je vous l'ecrirai. * Des que j'apprendrai quelque 

I Vergl. S. 266. — 2 Bericht des Generalmajors von Bülow, d. d. Bärsdorf 
6. Juni. Wie die Weisungen [Bleinotizen] auf der Rückseite des Berichts ergeben, 
wurden an Bülow darauf die gleichen Nachrichten wie im folgenden an Fouque mit- 
getheilt. — 3 D. h. die sogenannte grosse Armee. Auf dem Berichte Bülow's heisst 
es: „hat ausgesagt, dass die grosse Armee bei Trautenau anrücken sollte". — 4 So. 



300 

chose d'ulterieur, je vous le marquerai ; mais nous touchons au denoü- 
ment, et c'est l'affaire de deux fois 24 heures ; il faut etre alerte en 
attendant et pret ä faire, le plus vite que possible, les mouvements 
ndcessaires. Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz (von „Dans ce 
moment" an) eigenhändig. 

II 056. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf , 6. Juni 1759. 

Euer Bericht vom 3. dieses ist Mir wohl eingehändigt worden, und 
kann Ich Euch hierdurch sagen, dass über die 10 Bataillons und 20 Es- 
cadrons ' Ich das Regiment von Puttkammer-Husaren ^ und 5 Escadrons 
von Zieten,^ welche zusammen 2000 Husaren ausmachen, auch zu Euch 
schicken werde. Diese werden bei Gelegenheit auch gute Dienste thun 
können. 

Nach Meinen Zeitungen gehet Fermor mit seiner ganzen Force 
nach Posen. Ich halte dafür, dass Ihr zu lange bei Stargard Euch auf- 
haltet, und müsstet Ihr schon nach Landsberg'' marschiret sein. Die 
Russen haben das Dessein auf Colberg und Küstrin ausgebracht , um 
ihre wirkliche Intention zu cachiren; dann so viel Ich höre, so werden 
sie gegen den 12. oder 14. dieses in der Gegend von Glogau seind. 
Die oberwähnte Escadrons Husaren schicke Ich auf Crossen, auf dass 
sie leichter zu Euch stossen können, und damit gleich was vorstehen 
möge. 

Der Generalmajor von Wobersnow, welcher vermuthlich vor Ein- 
langung dieses Schreibens dort angekommen sein wird, wird Euch Meine 
Intentions auf alle sich ereignen könnende Fälle bekannt machen, 
maassen Ich ihn darüber punktweise instruiret habe. ^ 

Auch glaube Ich, dass Euch dieser Brief nicht mehr bei Stargard 
antreffen wird, sondern dass Ihr bereits etwa bei Soldin, um mehr 
ä poriie Euch zu befinden, stehen werdet. Federic ^ 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 8 



1 Vergl. S. 265. — 2 Vergl. Nr. 1 1 054. 1 1 062. — 3 Vergl. Nr. 1 1 060. — * Vergl. 

5. 273. 280. 288. — 5 Vergl. S. 275. — 6 Vergl. S. 273. Anm. i. — 7 So. — 8 In einem 
ebenda befindlichen Cabinetsbefehl an den Minister von Schlabrendorff in Breslau vom 

6. Juni schreibt der König: „Man kann . . . dergleichen Excesse vom Feinde mal- 
heureusement nicht verwehren; ja, Ich bin versichert, dass es nicht dabei sein Be- 
wenden haben wird , indem man dem Krop nicht füglich nachlaufen kann." Auf 
einem Berichte Schlabrendorff's vom 5. Juni , ebenfalls über die Plünderungen der 
russischen Truppen , findet sich die Weisung zur Antwort : „Er möchte so gut 
sein und sich in keine Militaria meliren. Das wäre seine Sache nicht ..." Am 

7. erhält der Generalmajor von Tauentzien in Breslau Befehl, ein Bataillon der dor- 
tigen Garnison mit ein paar Feldstücken ein paar Meilen von Breslau über Hundsfeld 
zu detachiren , um die plündernden leichten Truppen der Russen einzuschüchtern. 
Vergl. den handschriftlich nicht vorliegenden Befehl bei Preuss, Friedrich der Grosse. 
Urk.-Buch, Bd. V, S. 130. 131. 



% 



301 

II 057- AU PRTNCE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Hennersdor f , 6 juin 1759. 

Mon eher Frdre. Je vous rends mille graces de tous les details 
que vous avez la bonte de me faire. Tout cela, mon eher fr^re, en 
combinant vos deux expeditions, ferait la reputation d'un officier inconnu 
et vous rendra k l'avenir vos entreprises plus difficiles, parcequ'on vous 
opposera et de meilleurs officiers, et qu'on ne se fiera pas k vous. Si 
vous voulez bien vous charger de tdmoigner ma reeonnaissance au Mar- 
grave, ' vous me ferez plaisir, il n'est pas saison pour moi de le faire; 
si ma lettre etait interceptee, eile pourrait lui causer du chagrin; vous 
aurez peut-etre des moyens ä le ^ lui faire savoir verbalement la sensi- 
bilite que j'ai de ses bons proeedes. 

Voici un autre embarras. L'hiver passe, lorsqu'il fallait tant de 
grosses sommes pour l'armee, ils se sont avises k Magdeburg de fondre 
l'argenterie de Bamberg. ^ Comment la rendre? comment faire? Je 
vous prie de voir eomment vous pourrez aceommoder eela, et m6me 
de relächer ou 100 000 eeus ou davantage de la somme des eontribu- 
tions, pour supprimer cette vilaine affaire. 

Nos ineertitudes finiront bientot. Je vous eeris dans toutes mes 
lettres: sbientöt<'f ; vous trouverez ee »bientöt« bien long, mais j'ai k 
faire k un homme sur lequel repose la benddiction papale et que le 
Saint -Esprit inspire lentement; sa campagne precoee se reduira ä pre- 
ceder par ses Operations le mois d'aoüt de quelques semaines : les 
armees imperiales avaient autrefois le proverbe Semper Augustus. Enfin, 
mon eher frdre, avec de la patienee et aprds bien des peines notre sort 
s'eelaircira. Le eommeneement de la campagne sera dur et trds diffi- 
cile; si la fortune nous seconde, nos calamites finiront. 

Voilä le eher marechal Kalkstein mort, * le moddle d'un honnete 

lomme et d'un citoyen attache de coeur et d'äme k sa patrie; nous 

ne faisons que des pertes, et je ne vois point qu'elles se repareront . . . 

Nac'n der Ausfertigung. Eigenhändig. ^ eoeriC. 



I Prinz Heinrich hatte, Waldkirchen 2. Juni, berichtet: „Je ne saurais vous 
laisser ignorer toutes les obligations que je dois avec l'armee au margrave de Bai- 
reuth. II a fait de Timpossible pour nous rendre service, en donnant tout ce qu'il 
avait , pour faire subsister Tarmee, et en nous procurant les nouvelles les plus cer- 
taines, qui nous ont servi tr^s utilement." — 2 So. — 3 Prinz Heinrich hatte be- 
richtet, dass mit den Bambergern eine Convention über die Zahlung von 580000 
Thaler Contribution abgeschlossen sei , sie hätten Wechsel auf Hamburg ausgestellt ; 
von preussischer Seite sei dagegen versprochen worden, das im vorigen Jahre als Pfand 
für die Zahlung der damaligen Contribution mitgenommene Silbergeräth der Bam- 
berger Kirchen (vergl. Bd. XVH, 307) zurückzuliefern, das man bisher behalten hatte, 
da die Contribution von 1758 noch immer nicht voll gezahlt worden war. — 
■* Vergl. S. 294. 295. 



302 

II 058. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 

VON GLOGAU. 

Reich-Hennersd orf , 7. Juni 1759. 

Ich hofife, Ihr werdet den Einhalt Eures Berichts vom 6. Juni,* 
so Ich heute erhalten habe, dem Generallieutenant von Manteuffel com- 
municiret haben, und auf solchen Fall können die Provisions, so Ihr 
nach Crossen abgeschicket habet , nach Frankfurt an der Oder gehen. 
Ihr habet also hierüber an obermeldeten Generallieutenant von Manteuffel 
zu schreiben, und ihn von denen Nachrichten , so Euch von der russi- 
schen Armee Bewegungen einkommen, jederzeit zu informiren. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



11059. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf , 7. Juni 1759. 

Ich habe Eure beiden Berichte vom 5. dieses richtig erhalten, und 
fange Ich nunmehro an zu glauben, dass das Dessein der Russen seie, 
nach der Neumark und nach Colberg, wie man es immer spargiret hat, 
zu marschiren. In dem Fall glaube Ich, dass, wenn Ihr dem schwäch- 
sten zuerst auf den Hals ginget, so könnte Euch solches ein gutes 
Spiel machen. Also müsset Ihr vors erste nichts mehr von Magazinen 
nach Küstrin hinschaffen. 

Ihr habet übrigens dieses Mein Schreiben dem Generalmajor von 
Wobersnow , sobald er zu Euch dort hingekommen sein wird , vorzu- 
zeigen, und wird es gut sein, dass bei so beschaffenen Umständen der 
Succurs unter dem Generallieutenant von Hülsen ^ über Frankfurt komme, 
wie Ich ihn bestellet habe. Friderich 

Nach der Ausfertigung im Manteufrel'schen Familienarchiv zu CoUatz in Pommern. 



1 1 060. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMANDANTEN 

VON GLOGAU. 

Reich-Hennersdorf, 7. Juni 1759. 

Ich habe Euch hierdurch avertiren wollen, dass, sobald das feind- 
liche Krop von der schlesischen Grenze sich entfernet haben wird, Ihr 
den Major von Reitzenstein^ den nächsten Weg, den er sicher wird 
marschiren können, nach Frankfurt an der Oder schicken sollet; anbei 
den Generallieutenant Grafen von Dohna davon zu avertiren, damit er 

I Hacke hatte berichtet, die Nachricht von den russischen Bewegungen gegen 
Glogau scheine ein falsches Bruit zu sein , es sei eine Colonne von Posen auf Birn- 
baum marschirt; die Hauptarmee stehe bei Konitz, ein Corps habe sich gegen Tempel- 
burg gewendet. — 2 Vergl. S. 261. 288. 304. — 3 Vergl. S. 298. 



303 

obgedachten Major mit seinen Escadrons über den Weg, den er am 
convenablesten finden wird, an sich ziehen könne. 

Fr i der ich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



tio6i. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Reich-Hennersdorf , 7. Juni' 1759. 

Eueren Bericht vom 5. dieses habe Ich erhalten, und wird nun- 
mehro der Marsch Euerer Arrnee , den Ich vorher bestimmet gehabt, = 
wohl aufhören , weil sich die Umstände geändert haben. Nur müsset 
Ihr für Küstrin besorget sein, dass diese Festung mit Truppen gehörig 
versehen und besetzet werde , damit in der Zeit, da Ihr nach Colberg 
Euch wenden werdet, daselbst kein Unglück geschehen möge; und 
müsset Ihr zu dem Ende einen fermen Mann als Commandant darin 
lassen, der Haare auf die Zähne hat, auf welchen man Staat machen 
könne. ^ 

Ihr müsset übrigens dem Generallieutenant von Hülsen nach Torgau 
entgegen schreiben und zusehen, wo Ihr ihn am nähesten an Euch 
ziehen könnet."* 

Unsere hiesige Situation betreffend, so stehet der Feind auf dem 
Punkt , in Schlesien zu penetriren ; also glaube Ich , dass es hier in 
einigen Tagen zu etwas decisives kommen wird. Sobald dieses ge- 
schehen, so werde Ich zusehen, was sodann weiter zu thun sein wird. 

Je vois que le projet des Russes vise ä la Nouvelle - Marche et ä 
Colberg; il faut sauver et Küstrin et Colberg et battre ces faquins-lä 
de Sorte qu'ils ne retournent de leur vie chez nous. 

Fede ric. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. Der 
Zusatz eigenhändig. 



I In einem vorangehenden Cabinetsbefehl vom 7. Juni schreibt der König an 
Dohna, es sei ihm lieb gewesen zu ersehen , „dass Eure Gesundheit nunmehro zum 
Dienst wiederum hergestellet seie, und dass Ihr bereits bei der dortigen Armee an- 
gekommen seiet". Vergl. S. 276. Anm. I. Der General von Wobersnow sei von 
des Königs „Idees auf alle Fälle instruiret". Vergl. S. 275. 276. Dohna solle ihm 
über das, was er mittheilen werde, „vollkommenen Glauben beimessen". — 2 D. h. an 
Manteuffel. Vergl. S. 273. 280. 288. — 3 Dohna antwortet, Soldin 9. Juni, dass 
er den Oberst von Thadden zum Commandanten bestellen werde. — + Auf dem Be- 
richte Dohna's, Slargard 5. Juni, finden sich Weisungen [Bleinotizen] für einen Be- 
fehl an den Generallieutenant von Hülsen : „Er möchte man seinen Marsch be- 
schleunigen; denn weil man anjetzo sehe, dass der Russen Operation durch Pom- 
mern auf der Neumark ginge, so wäre es essentiel, dass er nicht zu spät hinkäme." 
Ebenda die Weisungen für Puttkammer, vergl. Nr. 11062. 



304 

iio62. AN DEN GENERAL-MAJOR VON PUTTKAMMER. 

[Juni I759.]i 
An Puttkammer von den Husaren ! 
Kr möchte mit 5 Escadrons von seinem Regiment den Weg von 
Frankfurt nehmen, so bald wie er hören würde, dass von Meines Bru- 
ders Armee etwas in der Gegend von Freiberg; — Dingelstedt* soll 
mit die andern 5 Escadrons , wenn Hülsen in Torgau käme , zustossen 
und marschiren dann auch nach. 

Weisungen [Bleinotizen] für einen Cabinetsbefehl an Puttkammer; auf der Rückseite des Be- 
richts von Dohna, d. d. Stargard 5. Juni. 



II 063. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Reich -Hennersdorf, 7 juin 1759. 

J'ai regu votre rapport du 6 de ce mois , et je vous recom- 
mande de continuer seulement d'eclairer la marche de ces gens-lä.^ 
Selon toute apparence , la bombe cr^vera en peu de jours; il n'est pas 
ä douter que ce sera de ce cöte-ci. II y a bien apparence qu'en meme 
temps un corps de troupes autrichiennes entrera dans la comtd de 
Glatz pour m'attirer par une diversion ; mais qu'ä cela ne tienne, il ne 
s'agit que de battre la grande armee, et le reste s'ensuivra sans coup ferir. 

Mandez-moi seulement tout ce que vous apprendrez ulterieurement. 

Federic, 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



II 064. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 8 juin 1759.]* 
Chiffre ! 

Vous avez pris sans contredit dans le moment present les meil- 
leures mesures possibles ; je crois, ä vous dire le vrai, que vous pourrez 
tenir un mois ou six semaines cette position, et cela d'autant plus que 
les Russes ont quitte le projet d' aller ä Glogau, ce qui aurait concentre 
les armees et aurait sürement attire un bout de guerre en Lusace. Fermor 
se tourne de Konitz sur la Warthe , une colonne vers Tempelburg, 
l'autre vers Driesen et Landsberg. J'ai avise tout le monde de ce qu'il 
a ä faire; 5 l'ennemi a voulu marcher le 10 de Konitz, de sorte qu'il 
pourra se trouver le 15 sur les confins de la Nouvelle-Marche. 

Daun veut agir precisement en meme temps que l'autre; il sup- 
pose toujours que je serai obHge ä detacher quelques troupes, mais il 

I Vermuthlich vom 7. Juni zu datiren, ebenso wie der Befehl an Dohna, Nr. 11 061. 
— 2 Dingelstedt stand mit der Hälfte des Regiments in Spremberg; vergl. S. 215. 219. 
245. — 3 D'O hatte gemeldet, es seien 7 österreichische Regimenter von Grulich ab- 
marschirt, um mit der grossen Armee sich zu vereinigen; ausserdem seien 3000 Mann 
deutscher Infanterie von Altstadt her desselben Weges marschirt, vermuthlich Re- 
kruten und Reconvalescirte. — 4 Das Datum von Cöper zugesetzt. — s Vergl. 
Nr. II 059. II 061. II 062. 



305 

se trompe, et j'ose vous assurer que j'ai pris sur toute cette fronti^re 
des mesures que je crois presque infaillibles : or il faut que cet homme 
se determine pour un projet; les Russes crieraient comme des ogres, 
il demeurait dans Finaction. Je ne vois point k present la moindre 
upparence qu'il veuille tourner vers la Saxe ou la Lusace, et loin de 
se tourner vers la Haute-Silesie , il en a tire 14 bataillons du corps de 
de Ville, qui doivent arriver aujourd'hui ä Jaromirz. Cela et toutes les 
nouvelles qui me viennent par mes espions, me confirment qu'il veut, 
ä quelque prix que ce soit, penetrer chez nous, et certainement, si cda 
est, dans les trois premiers jours de son expedition il faut que l'affaire 
soit decidee. 

Je me suis mis 20 livres de plomb au derri^re cette annee-ci, pour 
derouter l'ennemi, en prenant une conduite toute differente des annees 
precedentes ; mais Daun en a pour 60 livres, car il me lanterne 
furieusement. 

NB. Fermor n'a que 42000 hommes de troupes reglees, mais 
10 000 cosaques. 

Je vous communique ci-jointe une .lettre^ du prince de Deux-Ponts 
au commissaire imperial ä la Di^te de Ratisbonne le baron,^ de Seydewitz. 

Federic. 

Nach dem eigenhändigen Concept; der letzte Absatz nach der im übrigen chiffrirten Aus- 
fertigung. 



II 065. AU CONSEILLER PRIVfi DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN A LONDRES. 

Reich-Henneisdorf , 8 juin 1759. 

J'ai regu les rapports que vous avec le sieur Michell m'[avez] faits 
du 22 et du 25 du mois passe de mai, dont j'ai ete bien aise d'ap- 
prendre les nouvelles qu'ils contiennent. Je suis tr^s persuade que toutes 
les demonstrations que les Frangais fönt pour quelque debarquement en 
Angleterre^ n'esf* qu'une ostentation toute pure pour empecher par lä 
qu'il n'en soit fait quelque nouvel envoi des troupes anglaises en 
Allemagne. 

J'applaudis entretemps la sage conduite des ministres anglais qu'ils, 
sans s'embarrasser de cette ostentation, prennent de bonnes precautions 
sur tous les cas qui sauraient arriver, et continuent, nonobstant cela, 
de pousser aux dispositions que le gouvernement a faites pour le cours 
de la pre'sente campagne, sans en changer aucune. 

1 Liegt nicht bei. Wahrscheinlich ist es das aufgefangene Schreiben des Prinzen, 
d. d. SchA'eina 21. Mai, an den kaiserl. Commissar Grafen Seydewitz, in dem er er- 
klärte, er werde von den Preussen so bedrängt, dass er nach Schwaben flüchten müsse, 
wenn nicht durch den österreichischen General Gemmingen eine Diversion von Böhmen 
nach Sachsen gemacht werde. — 2 Seydewitz war seit 1754 Graf. — 3 Vergl. S. 290. 
— 4 So ; auch im Dechiffre der Ausfertigung. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 20 



2,06 

Au surplus , quoique je me flatte que peut-etre la garantie de 
l'Angleterre sur mon traite k faire avec la Porte Ottomane^ soit dejä 
decidee et les instructions avec les pleins pouvoirs pour le sieur Porter 
expediees, je ne saurais pas m'empecher de recommander extremement 
encore cette affaire en tout cas, pour la presser ä sa maturite, afin que 
la Porte puisse agir encore cette annee. Car sürement voilä le moyen 
le plus sür pour parvenir au plus tot ä une pacification generale et ä 
une paix solide et avantageuse, tandis que la garantie ou meme une 
accession de l'Angleterre ne saurait tirer ä aucune consequence pour 
eile , mais bien avoir des suites heureuses pour ses propres affaires , au 
lieu qu'un refus saurait donner beaucoup ä penser au Grand-Vizir pour 
le faire changer de parti et se jeter dans les bras de la France; ce que 
j'abandonne tout ä votre consideration et ä l'usage que vous [en] ferez. 

Nach dem Concept. '■- 6 Q C r 1 C. 

11066. AU MINISTRE D'tTKT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

In einem P. S, zu dem Berichte' Berlin 5. Juni, macht der Minister Finckenstein 
dem Könige Mitlheilungen aus einem vom 18. Mai datirten Schreiben des holländi- 
schen Gesandten Swart in Petersburg an den holländischen Gesandten Vereist in 
Berlin, das der letztere ihm vorgelegt hat. Swart schreibt: 

„II s'en faut de beaucoup que le Grand -Duc soit d'accord avec le comte 
Woronzow, et il est tr^s d^cidö qu'il est fort contre le parti que cette cour a pris 
dans la guerre presente. Son Altesse est personnellement extremement portee pour 
Sa Majeste le roi de Prusse , mais il est considere ici comme un zero en chiffre. II 
est certain aussi que Sa Majeste l'Imperatrice continue la guerre a contre-cceur , eile 
en est si affligee qu'elle ne fait que prier, soupirer et pleurer; mais eile n'est pas 
maitresse eile -meme, et pour qu'elle ne prenne pas tout d'un coup un parti dont 
ceux qui sont pour la guerre seraient au desespoir, ils emploient, afin de le pre- 
venir, tous les moyens possibles pour l'animer contre le roi de Prusse. Derni^rement 
encore, on lui a fait lire l'article qui concerne Pierre le Grand dans les Memoires 
pour servir a l'histoire de Brandebourg, 2 en lui disant que Sa Majeste en etait l'auteur, 
dont eile a jure de se ressentirS ... Le Grand -Duc distingue beaucoup le jeune 
comte de Schwerin,* il le möne voir tous les jours l'exercice des cadets et le retient 
ä sa table, ce qui ne cause pas peu de Jalousie aux grands de ce pays ..." 

In einem andern Postscript berichtet Finckenstein : „Le baron Münchhausen 
parait mordre a l'hamegon que je lui ai tendu par ordre de Votre Majeste. 5 J'en 
juge ainsi par une seconde lettre qu'il vient de m'ecrire de son propre mouvement, 6 
oü il ne fait a la verite aucune mention d'une acquisition pour le pays de Hanovre, 
mais oü il parle avec la plus grande chaleur de l'utilite de la negociation avec la 
Porte Ottomane et de la necessite de porter cette affaire sans le moindre delai ä une 
heureuse conclusion. II me marque en meme temps en avoir ecril ä Sa Majeste Bri- 
tannique, et, s'il m'accuse juste, je doislui rendre la justice qu'il a employe les arguments 
les plus solides et les plus pressants pour disposer le Roi son maitre ä la garantie 

I Vergl. S. 242. — 2 Vergl. OEuvres, Bd. I, S. 103. Die Memoiren waren im 
Jahre 1751 in Berlin veröffentlicht worden. — 3 Es folgen Mittheilungen über Krank- 
heitsanfälle der Czarin. — 4 Der bei Zorndorf gefangene Flügeladjutant des Kö- 
nigs; vergl. Bd. XVII, 459. 460. — 5 Vergl. S. 244. 292. — 6 Eigenhändiges 
Schreiben von Münchhausen, d. d. Hannover 30. Mai. 



307 

jue Votre Majest6 desire. II ajoute ä la fin de sa lettre qua celui qui l'avait averti 
ju'on avait eu vent de cette affaire ä Vienne , venait de lui ecrire qu'on s'y flattait 
de conjurer l'orage ou de pouvoir du moins finir la canipagne presente, avant que la 
Porte Ottomane puisse commencer ses Operations, et qu'on commengait meme ä prä- 
sent a douter de la realite des avis qu'on avait regus d'une audience secrfete que le 
Sultan avait accordee ä celui qui est charge des affaires de Votre Majeste ä Con- 
'antinople." 

Reich-Hennersdorf , 8 juin 1759. 

J'ai bien regu le rapport que vous m'avez fait du 5 de ce mois, 
avec las deux apostilles, et suis bien sensible ä l'attention que vous avez 
cue de m'informer des anecdotes interessantes ecrites de Petersbourg, 
tout comme de celles du baron Münchhausen, au sujet duquel je suis 
bien aise de vous dire que vous devez tächer de l'entretenir dans les 
bons sentiments et dans les idees qu'il parait se trouver ä present. 

Quant ä ma Situation presente ici , il faudrait absolument qu'il 
arrivät un grand malheur, si mes affaires tournent mal, de sorte que je 
ne saurais m^me vous donner des apprehensions k ce sujet. Apres 
aussi que les Russes ont tourne leurs Operations contre la Nouvelle- 
Marche et peut-etre contre la Pomeranie en partie, notre correspondance 
ne sera point interrompue. Car, par ce changement-lä, les Autrichiens 
n'auront plus raison de detacher par la Lusace, ce qui serait, au moins 
ä present, bien mal ä propos. Vous saurez, au surplus, vous attendre 
qu'entre 3 ou 4 jours, peut-etre aussi quelques-uns plus tard, les affaires 
parviendront ici ä une decision. 

Nach der Ausfertigung. -^ e Q 6 r 1 C. 

II 067. AU CONSEILLER PRIV£ DE LfiGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECR^TAIRE MICHELL A LONDRES. 

Reich-Hennersdorf, 9 juin 1759. 

La dep^che que vous m'avez faite du 29 de mai, m'a ete bien 
rendue par le courrier ä qui vous l'aviez confiee ; sur laquelle je vous 
dirai, en attendant que le sieur Mitchell m'aura parle sur les instruc- 
tions que vous accusez, ^ que, quant au concert que j'ai etabli entre 
mon fr^re Henri et le prince Ferdinand de Brunswick, j'ai ete bien aise 
d'apprendre que le minist^re anglais envisage la chose tellement que 
§'a ete en ceci ma bonne et sinc^re intention ä l'egard de notre cause 
commune, et vous saurez assurer les ministres en toutes les occasions 
oü il conviendra, qu'autant que nous serons^ ä m^me d'agir avec vivacite 
contre nos ennemis communs , nous l'avions fait et le ferions encore 
d'un concert commun, sans mSme que le ministdre nous en dirait ou 
ecrirait quelque chose. 

' Die Gesandten hatten, London 29. Mai, berichtet, es würden an diesem Tage 
Abschriften der neuen Instructionen, die an Porter ertheilt seien (vergl. S. 242. 243. 
306), an Mitchell übersandt, um sie dem Könige mitzutheilen. — 2 So. 

20* 



308 

Mais comme mondit fr^re avait ete inevitablement oblige de de- 
tacher lo ä i2 bataülons et une vingtaine [d'jescadrons contre les 
Russes, dont rarmee mena^ait une prochaine nouvelle Invasion dans 
mes fitats, afin de renforcer par lä mon corps d'armee sous les ordres 
du lieutenant - general Dohna, pour le mettre ä m6me d'agir offensive- 
ment contre les Russes , et que mon susdit fr^re avait affaibli par lä 
son Corps d'armee, il n'etait pas ä meme de hasarder ä prdsent quelque 
entreprise considerable, jusqu'ä ce que nous aurons combattu ou les 
Russes ou les Autrichiens. 

Au surplus , quant k ma Situation ici, je ne vous en saurais ecrire 
qu'autant que Daun se prdpare actuellement pour entrer en Silesie, mais 
que nous nous sommes prepares de le recevoir, en sorte que sürement 
il s'en retournera fort mal. 

J'ai ete tr^s satisfait des assurances que vous m'avez donnees au 
sujet de la circonspection avec laquelle le minist^re lä agit par rapport 
aux affaires d'Italie. Ce n'a ete jamais de ma part par aucun motif 
de mefiance contre les ministres , comme s'ils etaient capables de sa- 
crifier mes interets par quelque paix particuli^re ; et si je vous ai marque 
quelque soupgon d'une negociation de paix que ces ministres avaient 
peut-etre entamee sous main avec la France, ' ce n'a point ete pour en 
presumer mal, mais parceque j'ai cru qu'on pourrait avoir commence 
des pourparlers secrets, afin de s'entendre prealablement sur les pre- 
liminaires d'une pacification generale, sans me mefier le moindrement 
que mes interets en perdraient jamais. Aussi en suis-je parfaitement 
tranquille, me reposant d'ailleurs tout-ä-fait sur des gens aussi entendus 
et d'une fidelite reconnue que vous, dont j'attendrai ce que vous me 
marquerez ä ce sujet. 

En attendant, vous ferez des compliments tres obligeants ä M. Pitt 
et aux autres ministres oü il convient au sujet des nouvelles Instructions 
qu'ils ont bien voulu donner au sieur de Porter, et je me remets, au 
reste, ä ce que je vous ai dejä marqu^ par ma depeche d'hier au sujet 
de la negociation avec la Porte. = Federic 

L'homme ä toque papale balance furieusement ä venir, il craint 
de se brüler les doigts; cependant, l'envie de reconquerir la Silesie lui 
fera, s'il plait au Ciel, faire une sottise. 

Das Hauptschreiben nach dem Concept; der Zusatz eigenhändig auf der im übrigen 
chiffrirten Ausfertigung. 



II 068. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE - FOUQUfi. 

Reich-Hen nersdorf , 9 juin 1759. 
Vous aurez appris que les 14 bataillons de de Ville^ sont marches 
de Senftenberg ä Jaromirz; vous saurez de meme que 5 bataillons de 

I Vergl. S. 232. — * Vergl. Nr. 11065. — 3 Vergl. S. 296. 305. 



309 

pandours sont partis du corps de Beck pour la grande armee. Tout 
ceci, mon ami, nous eclaire dans le projet que peut avoir formd Thomme 
ä toque papale ; je vois que ses forces vont toutes du c6te de Trautenau, 
et que, par consequent, il voudra m'attaquer ici dans mon fort. 

Voilä le raisonnement que je fais, au cas que cela se confirme. 
C'est primo que vous fassiez tous vos arrangements pour vous joindre 
aussi vite que possible avec Bülow au premier signal. Secundo que, si 
toute la force de l'ennemi se porte ici, de marcher avec tout votre 
Corps de Friedland ä Grüssau et d'dpauler ma gauche; quitte , apr^s 
avoir bien battu l'ennemi , de chasser de Silesie le reste des gueux qui 
nous incommode. Le premier signal sera : marchez ä Tannhausen ; le 
second : detachez d'abord les g bataillons qui y sont, ' pour Grüssau et 
suivez-les, d^s que vous pourrez. 

Mais s'il arrivait qu'une colonne de l'ennemi voulüt penetrer par 
Friedland, je m'en tiens toujours aux idees que je vous ai dejä expli- 
quees dans ma precedente. ^ 

Je vous envoie par precaution les marche-routes sur deux colonnes, 
pour que vous puissiez vous en servir au besoin. 

Suppose que Daun vienne ici avec toute sa force, et que vous me 
veniez joindre: en ce cas, vous pouvez prendre votre camp sur la hau- 
teur de l'Anne derri^re Grüssau, l'abbaye devant vous, face vers Schcem- 
berg, le village de Neuen au pied de votre gauche, et Zieder aux pieds 
de votre droite. 

Voilä, mon ami, ä quoi il faut vous preparer ; si vous pouvez en- 
core faire filer quelque troupe imperceptiblement du cöte de Reichen- 
bach, pour que les autres mouvements vous deviennent plus faciles, ce 
n'en sera que mieux. 

Je vous ecrirai par courrier et vous manderai tous les mouvements 
de l'ennemi qui parviendront ä ma connaissance, et ä mesure que 
l'ennemi en fera qui m'eclairciront davantage de ses desseins, je vous 
en ferai faire en cons^quence. 

Adieu, mon eher ami, je vous embrasse bien tendrement. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 069. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 9 juin 1759.]^ 
Chiffre ä mon fr^re Henri! 
Vous vous ennuierez de mes »bientöts«, mais voici mes nouvelles. 
Daun a fait venir 14 bataillons de de Ville qui ont pris leur chemin 
par Altstadt, Senftenberg ä Jaromirz.* Beck a ete oblige de detacher 

X Unter Generalmajor von Bülow. — 2 Vergl. Nr. 11055. — 3 Das Datum 
von Cöper zugesetzt. — * Vergl. Nr. 11 068. 



3IO 



i 



5 bataillons pandours — s'entend 5000 hommes — de Politz pour 
la grande armee. Ces renforts ont du le joindre aujourd'hui. Ceci et 
des nouvelles d'espions qui s'accordent avec le reste , me fönt juger 
qu'ayant ordre de percer ä tout prix en Silesie, il sera oblige de se de- 
masquer entre ci et quelques jours. On sait d'ailleurs qu'il doit arriver 
ä tout moment ä Trautenan , on debite partout que l'armee y viendra 
en peu de jours. Selon toutes les observations militaires, je me per- 
suade que notre incertitude se decidera dans peu ; il faut , selon moi, 
que dans peu de jours cet homme se determine ou ä attaquer la Silesie 
ou ä prendre le chemin de la Lusace avec la grande armee. Je suis 
oblige de le voir venir et d'attendre en tranquillite ä quoi il se deter- 
minera. On commence ä reconnaitre mon camp avec beaucoup de 
soin ; mais tout est si cache que l'ennemi n'en peut apercevoir que !a 
centi^me partie. Je ne saurais vous repondre quel parti l'ennemi 
prendra, mais certainement, dans la position et avec les forces que j'ai, 
personne qui est au fait de la guerre, me pourra jeter la pierre. 

Quant k ce qui regarde le prince Ferdinand , je vous prie de re- 
chauffer votre correspondance , pour vous concerter en tout cas des 
mesures que vous pourrez prendre, pour vous tendre la main recipro- 
quement. 

Fermor avance; il faut un peu de tranquillite, pour attendre le 
denoüment de tout ceci, mais, autant que j'en peux juger, il ne tar- 
dera gudre. 

Je vous prie de me marquer tout ce que vous apprendrez lä-bas, 
de m6me que je vous ferai savoir tout ce qui me reviendra de ce 
c6te-ci. 

Les Turcs nous donnent de plus grandes esperances de jour ä 
autre; il ne s'agit que de soutenir ä present la gageure, et nous nous 
tirerons encore d'affaire. 

Nach dem Cüncept. Eigenhändig. [" eueriCj 



IT 070. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf, 9. Juni 1759. 
Ich habe Euren Bericht vom 6. dieses erhalten, und gleichwie Ich 
dessen Einhalt vollenkommen approbire, so müsset Ihr nur fernerhin 
fortfahren, die beste und zuverlässigste Nachrichten von den feindlichen 
Bewegungen einzuziehen, damit Ihr von der Position der russischen 
Corps genau informiret seiet, und nicht dahin zu marschiren, wo die- 
selben nicht sind. Uebrigens so hat Mir der Obriste von Hacke aus 
Glogau einberichtet,' dass ein Corps von 4000 Mann russischer Infan- 

I Bericht Hacke's, d, d. Glogau 8. Juni, Auf dem Berichte finden sich Wei- 
sungen zur Antwort : Der König könne an Stelle des geisteskrank gewordenen In- 
genieurs jetzt keinen andern schicken. „Ich kann sie anjetzo, da sie an keinem Ort 
übrig, nicht aus den Festungen nehmen. Er verlöre aber nichts dabei, denn es ist 
das schlechte [ste] Krop, so in der Welt ist." Vergl. Bd. XVII, 441. 



3" 

terie mit 14 Canons zu Kosten in Polen, sieben Meilen von Glogau, 
angelanget seie. Ihr müsset mit obgedachtem Obristen fleissig corres- 
pondiren, um durch ihn von allen feindlichen Bewegungen, so er in 
Erfahrung bringen wird, informiret zu werden. 

Friderich. 
P. S. 

So eben erhalte Ich Euer zweites Schreiben unterm 6. dieses, 
und wie Ich von dessen Einhalte ganz wohl zufrieden , so muss Euch 
nur weiter in Antwort darauf vermelden, dass Ich Euch von hier aus 
ohnmöglich in Euren Märschen dirigiren könne. Ihr müsset Euch 
darunter nach denen Zeitungen von denen Grenzen, denen, so Euch 
der Obrist Hacke zu Glogau schreiben wird, und en gros nach denen 
Instructionen, so Ich Euch ertheilet habe, richten. Das Corps, so Euch 
der GeneraUieutenant von Hülsen zuführet, wird heute, den 9., in Torgau 
sein , und wird gewiss nicht säumen , Meinen Ordres zufolge, '^ bald 
möglichst und da, wo Ihr es am zuträglichsten finden werdet, zu Euch 
zu stossen. Ich schicke Euch auch das Husarenregiment von Puttkammer, 
um zu Euch zu stossen. Was aber die 5 Escadrons Husaren von Zieten 
betrifft, ^ so stehen diese noch zur Zeit bei Glogau, und werden sie sich 
nach den feindlichen Mouvements richten, und müssen solche, so lange 
vom Feinde was gegen Glogau stehet, daselbst verbleiben; sollte sich 
aber vom Feinde sich alles nach der Neumark wenden, so werden ob- 
gedachte 5 Escadrons bei Zeiten zu der Dohna'schen Armee stossen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Manteuffel'schen Familienarchiv zu Collatz in Pommern. 



II 071. AU CENTRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

[Reich-Hennersdorf ,] 10 [juin 1759]. 

Je vous envoie, mon eher, le changement des colonnes, qui de- 
vient possible, parceque je fais accommoder le chemin de Fellhammer, ^ 
qui sera pr6t ä ce soir. 

On nous a reconnus avant-hier, mais on n'a rien vu ni pu aper- 
cevoir qu'un bout de montagne avec peu de tentes, ce qui n'a pas peu 
embarrasse ces messieurs. Laudon a ete mande ä Schurz , il y a ete 
hier, on y a tenu conseil. Jusqu'ä present la grande armee reste im- 
mobile; il faudra bien, mal gre ou bon gre, que l'homme ä toque 
benite fasse quelque chose. J'attends tranquillement ce qu'il lui plaira 
de resoudre, pour prendre mon parti en consequence. 

Je me sers de toutes les ruses et stratag^mes pour avoir des nou- 
velles, et, en combinant tout, je devine par-ci par-lä quelque chose. 

I Vergl. S. 303. Anm. 4.-2 Vergl. S. 298. 300. 302. — 3 Südwest!, 
von Waidenburg. 



312 



Notre incertitude ne durera pas longtemps , et des que les armees se 
mettront k agir , il faudra bien en decoudre , ce qui donnera bientöt 
jour aux affaires. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. Federir ^ 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 072. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF SCHMETTAU 

IN DRESDEN. 

[Reich-Henner sdorf, 10. Juni 1759. ]« 
Dankte für die Zeitungen! Meine Rapports aus der Lausnitz 
dififerirten , denn Ich hörte , dass auf der Seite von Lauban , Reichen- 
berg und Böhmisch-Friedland wieder was rege; regulirte Truppen wären 
es nicht von Daun's Armee , Panduren aber könnten es wohl sein , so 
er hereinschicket, um das Gesindel zu verstärken ; also möchte er seine 
Attention nur bis Görlitz und dahin extendiren. Nicht, dass es ein 
formidables Corps sein könnte, aber doch so ein Gesindel, das Excur- 
sions machen könnte: also bäte ihn sehr, seine Attention mehr dahin 
zu extendiren. 

Weisungen [Bleinotizen] für die Antwort; auf der Rückseite des Berichts, d. d. Dresden' 
8. Juni. 



II 073. AU MINISTRE DE LA GRANDE-BRETAGNE MITCHELL 

A LANDSHUT. 

Reich-Hennersdorf, 10 juin 1759. 
Der König übersendet das Gesuch eines französischen Handelshauses, 3 in 
welchem die Verwendung des Königs von Preussen bei dem Könige von England 
erbeten wird zur Erlangung eines Passes für ein nach St. Domingo bestimmtes Schiff. 
Der Ueberbringer des Gesuchs , ein Theilnehmer des Handelshauses , mit Namen 
d'Aubrys, ist dem Könige durch den Markgrafen von ßaireuth empfohlen worden. 

Je vous prie de renvoyer cet homme avec politesse; n'en ecrivez 
pas k votre cour , car je suis le premier k trouver ses propositions du 
dernier ridicule; mais c'est pour l'amour du Margrave qu'il faut avoir 
quelque egard ä la personne du marchand , que je ne connais d' Adam 
ni d'feve, et que je ne sais pas pourquoi on me le recommande. ^ 

Nach der Ausfertigung im British Museum zu London; der Zusatz (der obige französische 
Abschnitt) eigenhändig. 



I Dem Minister von Schlabrendorff schreibt der König am 10. Juni, es sei noch 
nicht nöthig, „die Kassen aus Glogau zu salviren , weil der Orten wohl noch nichts 
passiren und keine Gefahr sein wird". — Einschreiben vom 10. Juni an Voltaire siehe 
in den OLuvres Bd. 23, S. 50. — 2 Das Datum nach der bei Preuss, a. a. O. S. 35. 
36 abgedruckten, uns nicht vorliegenden Ausfertigung. — 3 Undatirt, — 4 Vergl. 
auch Nr. 1 1 074. 



313 

II074. AU SIEUR DE LA M ARCHE COURMON. 



Ue la Marche Courmon ersucht 
den König in einem Schreiben, Landshut 
lo. Juni, indem er sich auf seine Be- 
ziehungen zu der verstorbenen Markgräfin 
von Baireuth beruft, um eine besondere 
Audienz, „pour m'acquitter d'une com- 
niission dont le baron de Gleichen , mi- 
nistre de Baireuth ä la cour de France, i 
m'a Charge aupr^s de Votre Majeste". 



Reich-Hennersdorf, ii juin 1759. 

J'ai vu par votre lettre du 10 
de ce mois ce que vous avez bien 
voulu m'y exposer d'une commis- 
sion dont vous etes charge pour 
moi, et je vous prie de vous rendre 
ici Sans eclat vers les 5 heures du 
soir. Le conseiller prive Eichel 
vous fera conduire chez le capi- 
taine de Wendessen qui a ordre de m' annoncer votre venue , d^s que 
vous serez arrive chez lui, et de vous introduire chez moi. 

Nach der Ausfertigung. -T eüeriC. 

II 075. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON TRESKOW, 
COMM AND ANTEN VON NEISSE. 

[Reich-3]Hennersdorf, . . . Juni 1759. 
Ich gebe Euch auf Euren Bericht vom 10. dieses hiermit in Ant- 
wort, dass, was sich hier decidiren wird, jederzeit [den] Ausschlag in 
Oberschlesien geben muss , und [habe] Ich übrigens Mühe zu glauben, 
dass das de Ville'Jsche] Corps in Oberschlesien die nöthige Subsistance 
[haben] werde. Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 076. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 11 juin 1759. J'^ 

Chiffre, mon fr^re Henri ! 

Je comprends tres bien ce que vous me dites,^ et c'etait pour 
dviter precisement ces dangereuses consequences, que le prince Ferdinand 

I Vergl. S. 77. — 2 Eichel schreibt, Landshut 12. Juni, auf Befehl des Königs 
an den englischen Gesandten Mitchell: der junge Franzose de la Marche Courmon, 
der den Herrn d'Aubrys (vergl. Nr. 1 1 073) als Cicerone begleitet und für einen 
Kammerherrn des Markgrafen von Baireuth sich ausgegeben habe, sei auf sein Gesuch 
am II. vom Könige in Audienz empfangen worden, „mais ä ce quelle [Sa Majeste] 
m'a fait mander par le sieur Cöper, 11 n'a point trouve cet homme pour ce dont il 
se qualifie, mais l'a pris plutot pour un aventurier, qui apparemment avait eu quelque 
mauvaise affaire en France, et contre lequel on avait obtenu une lettre de cachet, et 
dont le but visait ä present de se faire quelque protection hors de la France. Sa Majeste 
se persuade d'ailleurs qu'ä cette raison cet homme avait induit le pauvre d'Aubrys de 
venir ici solliciter une affaire de laquelle personne ne se melerait, uniquement pour 
pouvoir faire le voyage aux depens d'Aubrys. C'est pourquoi Sa Majeste veut que 
je dois la debarrasser dudit Courmon". [Ausfertigung im British Museum zu London.] 
— 3 Der Rand abgefressen. Vergl, S. 164. Anm. i. — 4 Das Datum von Cöper zu- 
gesetzt. — 5 Prinz Heinrich hatte, Planitz 5. Juni, geschrieben: „Je crains pour le 



314 

a entrepris ce printemps son expedition contre les Frangais , qui lui a 
manque. ^ Vous avez fait de votre cote ce qui a ete possible, ä pre- 
sent ne vous impatientez pas encore. 

J'ai ä faire ici ä la creature la plus lente qu'il y ait sur la terre, 
mais il faut bien pourtant qu'ä la fin il se mette en mouvement; vous 
pouvez compter que, si c'est ä la Silesie qu'il en veut, qu'il sera ex- 
pedid bien vite; s'il se tourne vers la Lusace, je serai sans doute oblige 
de l'y suivre, mais il n'y a aucune apparence qu'il prenne ce parti. 

Les Russes vont sürement contre la Nouvelle - Marche , ils sont 
50000 hommes ; comptez, je vous prie, qu'avec vos secours meme on 
ne leur peut opposer que 30000 combattants. J'ai ici goooo hommes 
pour le moins contre moi, j'en ai 52000 pour m'y opposer; vous serez 
ä peu pr^s 22000 hommes, vous n'avez encore que Gemmingen et Vela. 

Les Frangais sont ce qu'il y a le plus ä craindre, c'est pourquoi 
je vous prie de vous concerter avec le prince Ferdinand d'avance, pour 
que vous sachiez ce qu'il pourra faire dans les cas qui peuvent arriver; 
car si vous attendez plus longtemps, il n'y aura plus de rem^de. 

Quant ä la Lusace, il est constant que BerHn nous oblige d'y 
avoir un oeil; mais Finck me parait süffisant pour y veiller,^ d'autant 
plus que Dohna marche ä Landsberg et qu'en cas de besoin il peut 
detacher 3000 hommes qui peuvent 6tre sur les fronti^res, avant que 
Vela entre dans la Marche ; Finck pourrait, en ce cas, marcher par 
Torgau oü il gagne deux marches sur l'ennemi, et concerter ses mou- 
vements avec le corps qui viendrait de Küstrin. 

Dans la Situation presente oü nous [nous] trouvons, il me semble 
que chacun est oü et comme il doit etre; l'ennemi sera oblige, k coup 
sür, d'entreprendre, soit que ce soit les Russes ou Daun, il faut que 
d'un c6td ou d'autre quelque chose se decide. Notre Situation est vio- 
lente, mais qu'y faire? c'est ä la fortune k en decider, la prudence hu- 
maine n'y saurait faire plus que ce qui s'est fait jusqu'ici. 

Daun a tenu avant-hier conseil avec Laudon, j'en ignore le resultat; 
d^s que je saurai quelque chose d'un peu important, je vous le 
' manderai. 

La crise est epouvantable , mais je n'y sais aucun rem^de, car je 
ne peux forcer ni les Russes ni ces gens-ci ä combattre , et il les faut 
voir venir ; d'ailleurs Dohna ne saurait rien entreprendre avant la jonction 
du secours. Hülsen pourra etre le 18 ä Francfort, le 23 ä peu pr^s 
aupres de Landsberg. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. L eoeriCJ 



1 



prince Ferdinand. Toute l'arm^e du prince de Deux-Ponts peut tomber sur lui." 
Daun und die Russen würden keinen Schritt thun, „qui ne soit exlremement mesure; 
ce qui pourrait aussi donner le temps ä l'armee de 1' Empire de se porter sur le prince 
Ferdinand ou d'aller en Boheme se joindre au general Gemmingen". 
I Vergl. S. 181. 182. 183. — 2 Vergl. Nr. 11077. 



315 

II077- AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf, ii. Juni 1759. 

Ich habe Euch hierdurch im Vertrauen und zu Eurer alleinigen 
Direction , ohne dass Ihr denen dortigen Generals die mindeste Ouver- 
türe vor der Hand davon machen sollet, eröffnen wollen, dass, auf den 
Fall Ihr Nachricht erhieltet, dass der österreichsche General von Vela 
durch die Lausnitz penetriren wollte, der GeneraUieutenant von Finck 
über Torgau marschiren werde, um ihme vorzubeugen. Solltet Ihr als- 
dann bei Eurer Armee desoeuvriret und nicht in dem Gas sein, mit denen 
Russen batailliren zu können , so müsste auf solchen Fall von der 
Dohna' sehen Armee zu dem Corps des GeneraUieutenant von Finck 
ä propos detachiret werden. Seiet nur auf alles sehr vigilant und 
suchet von allem Nachricht einzuziehen, damit Ihr danach noch agiren 
könnet. 

Eben erhalte Ihren Brief und bin froh, Sie bei Landsberg zu wissen. 
Sie werden sich freilich Meister des Uebergangs der Warthe machen, 
und muss man in kurzem sehen, wor Fermor hinaus will, und seind Sie 
von allem h porige. 

Hier stehen wir wie die Hammels gegen einander, keiner will 
beissen. ' Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. "^ 



II 078. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON MANTEUFFEL. 

Reich-Hennersdorf, 11. Juni 1759. 

Euer Bericht vom 9. dieses ist Mir richtig zugekommen, und bin 
Ich bei denen Umständen, worinnen Ihr Euch gegenwärtig befindet, gar 
nicht um Euch besorget. Der Euch destinirte Succurs wird ohngefähr 
den 18. dieses bei Frankfurt a. O. sein, wo er, nachdem es die Um- 
stände erfordern, annoch wird stehen bleiben oder gleich zur Dohna' - 
sehen Armee gezogen werden können.' Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Manteufferschen Familienarchiv zu Collatz in Pommern. 



1 In der gleichen Weise schreibt der König am il. an Dohna. Den Abschied 
des Obersten von Hindenburg vom Regiment Kleist bewilligt der König; „die Ba- 
taille bei Zorndorf lasset aber keine sonderliche Hoffnung zur anderweiten Versorgung 
übrig". Vergl. S. 174. Anm. i. Auf einem Berichte von Puttkammer, d. d, Sagan 
9. Juni, fänden sich die eigenhändigen Weisungen des Königs: „. . . Er soll nur 
Dohna avertiren, wor er ist, damit er ihn im Fall der Noth an sich ziehen kann." 



3i6 

II 079. AU PRINCE HENRI DE.PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf , 12 juin 1759.]' 
Chiffre ä mon fräre Henri! 

De cinq espions que j'ai dans l'armee de Daun , Tun est revenu 
hier. H pretend qu'un detachement de 6 bataillons de pandours avec 
beaucoup de gar^ons boulangers etait parti pour Prague. ^ Un deser- 
teur, venu le meme jour de l'armee, assure que pas un chat n'est parti, 
mais qu'on a envoye beaucoup de malades dans les höpitaux de Prague, 
que mon espion a pris pour des regiments. En quoi ils conviennent 
tous deux, c'est que les Autrichiens ont fait, avec les proprietaires des 
champs , des marches pour fourrager leurs moissons , ce qui n'indique 
pas des mouvements prompts de leur part. Si j'ajoute ä tout ceci mes 
remarques particuh^res, savoir que Lacy^ n'a point ete nous reconnaitre 
encore, que leurs grenadiers sont aupr^s des regiments et non en corps, 
j'en dois conclure qu'ils ne veulent encore rien entreprendre. "♦ 

D'un autre cote, Fermor est avancd jusqu'ä Konitz, et il prend le 
chemin de Posen , il fait amasser des magasins ä Lissa et Fraustadt, 
de Sorte que ceci parait indiquer son projet sur la Silesie. S'il va de 
ce c6te-lä, Daun sera oblige ou de tenter quelque chose de ce c6te-ci 
ou de marcher vers Boehmisch-Friedland, vers Greifenberg, pour pouvoir 
dire au moins qu'il a voulu faciliter la manoeuvre de Fermor en s'ap- 
prochant de lui. Pourvu que les Russes ou les Autrichiens se com- 
mettent dans quelque entreprise offensive, il y aura dans peu quelque 
chose de decide, et Fermor est bien loin de la timide circonspection 
de Daun, ce qui me fait croire que les Russes seront les premiers dont 
on pourra se defaire. 

Comme je suis obhge de deviner les desseins des ennemis, il est 
facile que je me trompe; mais voilä k peu pr^s ce que j'en pense 
jusqu'ä present; j'attends encore des yeux et des oreilles de retour de 
chez Daun, et dds que je saurai quelque chose de certain, je ne man- 
querai pas de vous le mander. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. [^ 6 Ü C r 1 C.J 



II 080. AU G£n6rAL de L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQU£. 

[Reich-Hennersdorf,] 12 [juin 1759]. 
Je ne sais ce que feront tous nos ennemis, mais je commence k 
croire, mon eher, que nous en aurons encore pour trois semaines dans 

I Das Datum von Cöper zugesetzt. — 2 Vergl. auch das Schreiben an Schmettau 
vom II. Juni bei Preuss, a. a. O. Bd. II, S. 36. — 3 Vergl. S. 278. — * Ebenso 
äussert sich der König in den Weisungen auf dem Berichte des Generalmajors von 
Bülow, d. d. Bärsdorf 11. Juni. Auf dem Berichte vom 12. Juni finden sich die 
Weisungen: „Glaube, dass die Nachricht von dem Transport [nach] den sächsischen 
Grenzen sehr wahr ist . . . Laudon steht noch hier mit seinem Corps von der grossen 
Armee." 



317 

la posilion oü nous sommes. Daun n'a point encore rassemble ses 
grenadiers en corps; Lacy ne nous a point reconnus. On fait des 
marches ä Schurz avec les proprietaires des champs pour fourrager les 
semailles. Fermor est avance k Konitz ; un gros de son armee , qui 
avait pris le chemin de Tempelburg, a tournd vers Posen ; je crois que 
Tarmee y arrivera le i6 environ. 

Voyons donc alors ce qu'entreprendra notre benite creature; pour 
moi, je crains la Lusace , et je parierais presque que notre homme ira 
du cote de Friedeberg au Queiss et de Greifenberg. ^ Attendons pa- 
tiemment, et si entre ci et ce temps-lä vous avez besoin de plus de 
troupes, vous les pouvez attirer ä Frankenstein, pourvu que le poste de 
Tannhausen reste. 

Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



11081. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

Reich-Hennersdorf , 12 juiii 1759. 
J'ai ete bien aise de voir, par votre rapport du 9 de ce mois, 
votre fagon de penser sur la necessite presque absolue qu'il y a pour 
avoir l'assistance de la Porte, afin de nous soutenir contre nos ennemis 
en trop grand nombre et d'une superiorite trop forte, pour que je saurais 
me soutenir ä la longue partout contre eux, ä moins que nous ne soyons 
aides par quelque nouvelle diversion. C'est aussi pourquoi j'approuve 
parfaitement ce que vous avez ecrit au baron Knyphausen pour presser 
la garantie du traite entre la Porte et moi, que le Vizir demande, aupr^s 
des ministres anglais.^ Je ne saurais en attendant vous dissimuler que 
je suis un peu inquiet si nous trouverons lä cette facilite et l'empressement, 
qui est cependant tr^s necessaire, si nous devons profiter cette cam- 
pagne encore de l'assistance de la Porte et obtenir le but que nous 
en souhaitons. 

Nach der Ausfertigung. ^ C G C r 1 C. 

II 082. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf, 12. Juni 1759. 

Ich approbire voUenkommen, was Ihr bei gegenwärtigen Umständen 
von der favorablen Situation von Landsberg, um daselbst ein Lager zu 
nehmen, in Eurem Schreiben vom 9. dieses melden und anzeigen wollen. 

Hier und in Sachsen sind wir nicht sonder Embarras: Sachsen 
anlangend, weil eine französische Armee von 50 bis 60000 Mann von 

I Oberstlieutenant d'O erhält am 12, Befehl, Nachrichten einzuziehen, „si les 
Autrichiens detachent quelque corps de troupes pour la Saxe ou pour la Lusace". — 
2 Vergl, S. 242, 306. 



3i8 

Giessen und Hanau her Miene machet, als wenn sie in Sachsen pene- 
triren wollte ; und was uns hier betrifft, so sollte Ich fast glauben, dass 
der Feldmarschall Daun den Krieg nach der Lausnitz der Gegenden 
Greifenberg und Lauban transportiren werde, welches Mir eben nicht 
gelegen sein würde. Vielleicht aber wartet er nur, um zu agiren, bis 
Fermor näher sein werde, und kann es ganz wohl sein, dass, da dieser 
so langsam marschiret, ersterer deswegen noch trainiret. 

Indessen» müsset Ihr nur besorget sein, gute Nachrichten von der 
Russen Mouvements, welche Ihr dort viel frischer, als Ich Euch solche 
geben kann, haben könnet, einzuziehen, um danach Eure Operations 
gegen dieselben zu dirigiren. 

Gegen medio Juli werden wir bis über die Ohren im Embarras 
seind, und dann werden wohl ein paar sarcolations ^ die Sache ent- 

^^^^^d^^- Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. 



I 



II 083. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-H enn ersdorf , 12. Juni 1759. 
Beiliegende Pikees ^ schicke Ew. Hochwohlgeboren nicht mit, um 
Deroselben etwas neues dadurch zu melden , weil ich versichert bin, 
dass der Einhalt davon dort schon ganz bekannt ist , sondern vielmehr 
nur , um Dieselbe zu informiren , wie M. Benoit aus Warschau uns ge- 
schrieben, dass es nunmehro confirmiret werde, dass der General en che/ 
Soltykoff zu Petersburg beordert wäre , nach der russischen Armee in 
Polen zu gehen und mit Fermor zugleich das Commando über die 
Armee zu führen. Dieser Soltykoff hat sonsten allemal den Rang von 
Fermor gehabt und wird also ausser Zweifel das Commando en che/ 
bei der Armee haben. Wie Benoit schreibet, so hat er niemalen Cam- 
pagne als eine in der Ukraine gethan. Man hat am Petersburgischen 
Hofe dem Feldmarschall Buturlin und demnächst dem General Browne 
sehr angelegen, das Commando über die Armee zu übernehmen ; ersterer 
aber hat es unter dem Vorwand seines hohen Alters und letzterer wegen 
seiner Blessuren, "* die ihn ausser Stande setzten, weiter einige Krieges- 
dienste zu thun , refusiret. Fermor soll , wie Benoit schreibet , extrem 
deshalb piquiret sein und diesen guten Dienst, der ihm an seinem Hofe 
geschehen, vor dieses Mal nicht sowohl denen Franzosen und denen 

• Die gleichen Weisungen wie im Folgenden an Wobersnow giebt der König 
am 12. an Dohna und an Manteuffel. An den Oberst Hacke in Glogau schreibt der 
König am 13. Juni, der Succurs vom Prinzen Heinrich werde nicht vor dem 18. bei 
Frankfurt sein, Fermor sei bis Konitz avancirt. Hacke soll darauf achten, dass der 
Major von Reitzenstein (vergl. S. 298. 302) „vigilanter" sei, „dem Feinde in seinen 
Streifereien Einhalt zu thun". — 2 So. — 3 Liegen nicht mehr bei. — ■♦ Vergl. 
Bd. XVn, 450. 



319 

Oesterreichern, als vielmehr dem Prinz Karl von Sachsen (der jetzo in 
Petersburg anwesend ist) und dessen Caquet, so er dort gegen Fermor ge- 
halten, beigemessen, Brühl aber und seine Partie soll von der darunter 
genommenen Resolution des Hofes zu Petersburg sehr malcontent 
sein , weil sie glauben , dass nunmehro die russische Armee sich noch 
schwerer bewegen und das getheilete Commando zu vielen Chicanen, 
Jalousie, Division und Hinderungen Anlass geben werde. Gedachte 
Nachricht wegen des Soltykoff ist durch ein sicheres Schreiben vom 
25. Mai aus Petersburg confirmiret worden, so dabei meldet, wie Soltykoff 
auf dem Point stände , nach der Armee abzureisen , um bei solcher 
nebst Fermor das Commando' zu übernehmen . . . 

Der König habe , vermuthlich aus Versehen , den Bericht des Benoit cassiret, 
„worinnen soHsten noch verschiedenes Detail von der schlechten Situation der russi- 
schen Armee , der bei solcher herrschenden Confusion , terreur panique und sonsten 
enthalten war". 

Eichel. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



1 1 084. AU LIEUTENANT-GfiNfiRAL COMTE DE DOHNA. 

Reich-Hennersdor f , 14 juin 1759. 
Je suis bien aise de vous avertir par la presente que l'ennemi n'a 
rien detache jusqu'ici vers la Lusace. II n'y a que le corps de Vela 
du cote de Rumburg, fort ä peu pres de 4000 hommes. Je vous donne 
ces nouvelles, parceque, comme il parait que Fermor prend le chemin 
de la Silesie, j'ai cru necessaire que vous fussiez instruit de ce qui se 
passe sur les frontieres de ce c6te-lä, et je continuerai de vous marquer 
toutes les nouvelles que j'aurai de ce c6te-lä. 

Fede ric. ' 

Nach der Ausfertigung im Krieg^sarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



\ 



II 085. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf, 14. Juni 1759. 
Ich habe Euch hierdurch eröffnen wollen, dass, auf den Fall es 
geschehen sollte, dass die Russen mit einem Theil ihrer Armee nach 
Tempelburg und mit dem andern auf Posen sich ziehen sollten , Ihr 
nur zuerst dem schwächsten auf den Hals fallen müsset, da Ihr dann 
gewiss mit durchzukommen hoffen könnet und den andern sich zurück- 
zuziehen obhgiren werdet. Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



I In einem zweiten Cabinetsbefehl an Dohna vom 14. Juni äussert der König: 
„Ich muss Euch , . . sagen, dass Ihr Euer Tage nichts recht zuverlässiges vom 
Feinde erfahren werdet, wo Ihr nicht Patrouilles bis in Polen poussiret." 



320 

iio86. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUß. 

Reich-Hennersdorf , 14 juin 1759. 

J'ai rcQU votre lettre du 13 de ce mois. Les nouvelles que je 
regois dans ce moment, mais que je ne vous garantis pas, sont que 
Daun a ordre de percer ä tout prix en Silesie , et qu'en consequence 
il a detache 15000 hommes d'infanterie pour joindre Laudon ä Trau- 
tenau. Je n'en crois pas le mot , parceque cela ne me parait pas 
vraisemblable, et si ces gens tentent quelque chose de ce c6te-ci, soyez 
persuade qu'ils ne seront pas bons marchands. Un deserteur qui est 
parti, il y a quatre jours, de l'ennemi, dit qu'ä la grande armee il y a 
encore tous les grenadiers avec leurs regiments ; cela ne ressemble point 
ä une prochaine entreprise ni ä une prochaine marche. Si Daun tentait 
quelque chose contre ce poste-ci, il mettrait certainement tous ses gre- 
nadiers en avant, et encore n'en aurait-il pas assez. D'ailleurs, Lacy 
n'a pas ete nous reconnaitre, et tant que je n'entendrai pas le nom de 
cet homme-lä sur nos fronti^res, je ne me persuaderai pas que ce soit 
le serieux de l'ennemi de venir ici, ' 

Vous pouvez compter d'etre instruit du moindre detail qui arrivera 
ici. Rassemblez toujours vos 13 bataillons et votre cavalerie aupr^s de 
Frankenstein, pour etre, au cas de besoin, ä portee de Wartha. Je tiens 
Bülow entre nous deux avec ses 8 bataillons et ses 6 escadrons de 
hussards pour vous l'envoyer, en cas que cela soit ne'cessaire; pour 
l'attirer ä moi, en cas que je prevoie que l'ennemi fera son grand effort 
de ce c6te-ci. 

Je vous instruirai de tout, ä mesure que je verrai que les desseins 
de l'ennemi s'eclaircissent. D'O rend de bons Services dans l'occasion 
presente, et je trouve que, par^ toutes les nouvelles que je täche de 
me procurer, NB. en ne negligeant point l'argent, les siennes sont les 
meilleures. 11 est indubitable que l'intention des Autrichiens est d'inonder 
le comte de Glatz par tous les trois debouches qui y entrent, et je com- 
mence ä croire que le corps de de Ville est destinö pour boucher le 
passage de Wartha. 

Si vous trouviez que vous ne puissiez point vous servir de vos 
cuirassiers, vous n'avez qu'ä me le mander, et je serai assez porte de 
les envoyer ä Dohna, qui en pourrait tirer un meilleur usage dans l'oc- 
casion presente contre les Russes; et je vous mande ä cette occasion-lä 
que Dohna est ä Landsberg, et qu'il parait que les Russes veulent se 
partager en deux corps , dont le plus considerable parait se rassembler 
du c6te de Posnanie et le plus faible du cote de Tempelburg. Dohna 
n'a que 35 escadrons de cavalerie et 22 de hussards. Si nous en avons 
d'inutile ici, soit vous ou moi, il n'est que juste de le lui envoyer; 
c'est sur quoi j'attends votre reponse. Federic 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



I Vergl, S. 278. — 2 So. 



321 

II 087. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 14 juin 1759.]' 
Chiffre k mon Mre Henri ! 

Il n'y a rien de detache de l'armee autrichienne qua 200 pandours 
et 200 hussards qui ont pris le chemin de Zittau. La nouvelle des 
boulangers et du detachement envoye ä Praguc^ ne se confirme pas; 
Lacy a ete ä la verite du cöte de Seidenberg, Marklissa et vers Gcerlitz, 
mais il est de retour ä l'armee, et le seul Vela commande ä Grottau, 
Zittau, Rumburg etc. 

L'ennemi demeure immobile, il a cependant fait tracer un camp 
sur le Rehhorn, ^ demeure digne d'un general arme de la brette de 
Saint - Pierre. "^ Beck commence ä remuer, il est avance sur Braunau. 
Selon toutes les apparences, ces gens attendent l'approche de Fermor. 
Celui-lä , Selon mes derniöres nouvelles , marche de Konitz vers Posen 
et, Selon ce qu'on en peut comprendre, il tournera du cote de Glogau. 
Nous avons aujourd'hui le 14, je crois que, vers le 20, il sera sur la 
fronti^re de Sil^sie; ce sera apparemment le moment oü Sa Grosse 
Excellence ä toque benite se mettra en mouvement. Je crois donc que, 
pour le commencement de la campagne, on n'aura rien ä craindre en 
Lusace; mais si nous avions quelque malheur d'un cote ou d'autre, 
j'imagine que ce serait le moment dont Daun profiterait pour pousser 
une botte vers Berlin. 

Je vous mande toutes ces particularites pour que vous soyez instruit 
de tout ce qui se passe ici. 

Tout le projet des Autrichiens va sur Glatz; je suis persuade que 

Daun n'ira point vers la Lusace ni vers la Saxe, ä moins que ce projet 

lui manque. ^ , 

r ederic. 

Das Hauptschreiben nach dem eigenhändigen Concept; der Zusatz eigenhändig auf der im 
übrigen chiffrirten Ausfertigung. 



II 088. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Reich-Hennersdorf, 14 juin 1759. 

Je me confirme de plus en plus dans l'idee, par votre rapport du 
13 de ce mois, que les Autrichiens meditent de faire un coup sur Glatz. 
Cependant, je ne saurais point encore me determiner tout-ä-fait sur le 
secours ä vous donner, avant que je ne vois plus clair de quel cote 
les Autrichiens se posteront en force. Federic 

Je ne saurais vous instruire encore du parti que je prendrai; je ne 

' Das Datum von Cöper zugesetzt. — 2 Vergl. S. 316. — 3 Ein Berg nord- 
westl. von Schatzlar. — 4 Vergl. S. 291 mit Anm. 4. 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 21 



322 

peux rien determiner, sans avoir vu quels mouvements Daun fera faire 
ä son armee. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



1 1 089. AU GENfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUE. 

[Reich-Hennersdorf ,] 14 [juin 1759]. 

Selon toutes les nouvelles que je regois, je dois croire que le 
projet de nos ennemis est de faire le sidge de Glatz; ainsi rassemblez 
un peu vos forces, mon ami, du cote de Frankenstein, pour etre toujours 
ä portee d'occuper le poste de Wartha. J'ecris aujourd'hui ä Treskow ' 
de vous renvoyer le bataillon de Blankensee, que vous avez toujours 
eu avec vous. Bülow restera dans son poste, jusqu'ä ce que la grande 
armee de l'ennemi se sera determinee dans ses mouvements. 

Voilä, les suites d'une guerre defensive; il faut penser ä cent mille 
choses et faire des projets pour tous les ev^nements. 

Ramin peut retourner ä Wartha, si vous le jugez ä propos. 

Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Feder ic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 090. AU GßNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUJfc. 

[Reich-Hennersdorf,] 15 [juin 1759]. 

Je serai bien embarrasse , mon eher ami , de vous dire ce qu'il 
arrivera. Tant que l'ennemi reste dans l'inaction, il est impossible de 
le deviner. 

Je vois bien que le but qu'il se promet de ses Operations, c'est 
de prendre Glatz. Je devine les moyens dont il pourrait se servir pour 
y parvenir, mais il y en a de tr^s differents, et il serait tr^s facile de 
m'y tromper. Dans cette incertitude, il ne faut rien detacher, et il faut 
attendre jusqu'ä ce qu'il plaise ä Sa Grosse Excellence de ddclarer son 
projet. J'attends en patience quel sera le projet dont cette benite 
creature accouchera. Nous sommes alertes , et nous avons dans notre 
camp l'oreille dressee comme un levrier qui attend que la b6te parte 
de son gite. J'ai beaucoup de mauvaises nouvelles, un ramas de dits 
des cabarets de 1' armee ennemie avec lesquels je ne vous importune 
pas. Dds que je saurai des verites, je vous les manderai. 

Fermor avance comme un regent de coU^ge suivi de ses bedeaux. 
Peut -etre attend -on sur lui, mais que ce soit ce qu'il plaira au Ciel, 

I Im Kriegsarchiv des Grossen Generalstabs vorliegend. 



I 



- — 323 

force est ä nous de trouver moyens de nous tirer d'embarras. Je sais 
que vous pensez comme moi , et que je ne vous dis rien de nouveau. 
Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 091. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf , 15. Juni 1759.1 

Ks hat Mir der Resident Reimer zu Danzig unterm 9. dieses ein- 
berichtet, dass aus Preussen und besonders aus Königsberg seit zehen 
Tagen bis 1500 Mann ausgehoben worden, die der Feind bei der Ar- 
tillerie gebrauchen und seine Regimenter einigermaassen damit voU- 
zähhg machen will; wie dann auch der Russen Vorsatz sein sollte, bis 
4000 Mann auszuheben ; von diesen Leuten seie auch schon ein Trans- 
port von etliche hundert Mann in Marienwerder angelanget. Da Ich 
nun obgedachtem Residenten hierauf befohlen habe, ^^ dass er durch 
dazu geschickte und zuverlässige Leute mittelst geschriebener Zettuls aus- 
bringen lassen sollte , dass , wofern irgend einer Meiner preussischen 
Unterthanen sich pflichtvergessener Weise, um gegen Mich zu dienen, 
durch den Feind sollte verleiten lassen, und er demnächst in Waffen 
gegen Mich gefunden und gefangen würde, er nach allen Rechten als 
ein Verräther und pflichtvergessener Unterthan der gerechten Strafe des 
Stranges nicht entgehen könnte, noch sollte; als habe Ich Euch davon 
avertiren wollen, damit Ihr Eures Orts durch bequeme Canäle und auf 
der Art, wie Ihr solches am practicablesten werdet thun können, der- 
gleichen Insinuations durch schriftlichen Befehl bekannt machen und in 
Preussen unter der Hand publiciren lassen sollet. 

Hier steht noch alles, wie es gestanden hat. Ich kann noch nichts 
positives von des Feindes seine Desseins schreiben. Wir seind zu allem 
fertig. Glatz wollen sie belagern, das ist gewisse das Project; ich 
glaube aber, dass mancher wird ins Gras beissen müssen, ehr als es 
dazu kömmt. 

Vela vagiret mit seinem Corps bei Rumburg, Gabel und Friedland. 
Sie haben ihm was verstärket. Reguliret hat er nichts als 400 Dra- 
goner, das andere ist Pandur und ohngefähr 1000 Husaren, zusammen 
5 oder 6000 Mann. Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. 



I Ein Cabinetsbefehl an Schmettau vom 15. und zwei vom 16. Juni vergl. bei Preuss 
a. a. O. Bd. II, S. 36 u. 37. Dem ersten Befehl vom 16. ist eigenhändig beigefügt; 
„L'ennemi ne remue point; cependant les Russes approchent; il me semble que ce 
n'est pas trop tard pour ouvrir la campagne." — 2 Liegt nicht vor. 

21 * 



324 

XI092. AU SECR^TAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Reich-Hennersdorf, 15 juin 1759. 

Le rapport que vous m'avez fait du 5 de ce mois, m'est bien 
parvenu. Je vous sais gre de la liste de l'armee de Russie que vous 
m'avez envoyee, qui , quoique bien exag^ree au nombre total, m'a ce- 
pendant ete utile. ' 

Mais ce qui conimence ä me surprendre, c'est que vous ne me 
dites jamais mot sur la lettre imprimee de la Pompadour ä la Reine- 
Imperatrice, et sur le sort que cette lettre a eue en France^ et si eile 
est parvenue jusqu'ä ladite Pompadour m6me, malgre que je vous en 
ai fait souvenir au delä plus de trois ou quatre fois. C'est donc pour- 
quoi j'attends votre rapport ä ce sujet ä la premi^re ordinaire, et que vous 
vous acquitterez avec exactitude, quand je vous ordonne quelque chose. 

Nach dem Concept. 3 F C d e r i C. 

II 093. AN DEN GENERALFELDMARSCHALL PRINZ MORITZ 
VON ANHALT-DESSAU. ^ 

Reich-Hennersdorf, 16. Juni 1759. 
Hier machen wir eine marode Campagne, aber es wird schon 
kommen. Die Armee hat sich erholet und fängt wieder an was or- 
dentlich zu werden. Wir seind complet; von Fouque und meinem Corps 
4600 Kranken und Blessirte , die in die Spitäler seind , das übrige ist 
bei die Fahnen. Das künftige müssen wir erwarten. 

Friderich. 

Eigenhändiger Zusatz zu einer Ausfertigung 5 im Herzog!. Haus- und Staatsarchiv zu Zerbst. 



II 094. AU LIEUTENANT- COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Reich-Hennersdorf, 16 juin 1759. 
Tout est ici tranquille, la grande armee ne remue point; mes 
nouvelles disent que Beck va se mettre en marche aujourd'hui avec 

I Die Liste wird am 15. Juni an Dohna übersandt , am 16. schickt ihm der 
König die Aussagen eines russischen Deserteurs. — 2 Vergl. S, 136. 145. — 3 Der Aus- 
fertigung des Cabinetserlasses war ein eigenhändiges P. S. des Königs von wichtigem 
Inhalt beigefügt. Eichel schreibt am 15. Jimi an den Minister Finckenstein bei Ueber- 
sendung des Cabinetserlasses; Ew. Excellenz werden „sonder Zweifel Selbst finden, 
dass wegen des höchsteigenhändigen Postscripti es mit Absendung dessen einiger 
guten und sicheren Precaution nöthig haben dörfe , damit solches unterwegens nicht 
in fremde oder böse Hände verfallen könne; wozu also solches zu recommandiren 
mir die Freiheit nehme. Von dem Henn von Hellen will ich hoffen, dass er als 
ein vernünftiger Mann und verpflichteter Diener damit verfahren werde. Wie manche 
Sachen wären zu wünschen, dass solche nie geschähen!" Die Ausfertigungen der 
Erlasse an Hellen sind nicht mehr vorhanden; auch die Antworten Hellen' s ergeben 
nichts über den Inhalt des P, S. ; vielleicht handelte es ebenfalls über die „Lettre 
de la marquise de Pompadour" . — 4 Der Prinz befand sich nach seinen Berichten vom 
2. Juni und vom 31. Juli in Berlin. — 5 Das Hauptschreiben ist ohne Bedeutung. 



325 

son Corps pour Trautenau; je ne le croirai que quand il y sera arrive. 
II faut recevoir toutes les nouvelles, mais il y en a prodigieusement de 
fausses. Le but de ces gens est de prendre Glatz, mais je ne devine 
pas encore de quels moyens ils feront choix pour y parvenir; nous 
n'en serons eclaircis [que] par le premier mouvement que fera la benite 
creature ä toque et ä epee papale. Federic 

Eigenhändiger Zusatz zu einer Ausfertigung im Eaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



11095. AU PRINCE HENEl DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf , 16 juin 1759.] ' 
Chiffre ä mon frere Henri! 

Je ne vous ecris ceci que pour vous marquer qu'il n'y a rien de 
nouveau; j'ai beaucoup d'on-dits, mais rien de positif. On dit que 
Daun a ordre de percer en Silesie ä tout prix, on dit que, s'il n'y reussit 
pas, il prendra la route de Zittau. II est certain que ni lui ni tous 
les Corps qui sont aux fronti^res de la Silesie, n'ont rien detache. Le 
detachement qu'on disait fait pour Prague, » est une nouvelle controuvee 
et constatee fausse. Je vous envoie le[s] nom[s] des regiments qui 
servent en chaque corps, ^ vous pourrez par \k mieux juger de ce qui est 
vis-ä-vis de vous. 

Fermor, k ce que j'apprends, manque de magasins; il ne peut 
avancer vite, cela fait croire qu'il n'approchera des fronti^res que vers 
le i" de juillet , ainsi la grosse Excellence ne remuera pas plus tot. 
Hier ils ont fait une rejouissance, le bruit court ici que l'archiduc Joseph 
a ete dans leur armee ; je crois que c'est plutöt pour quelque jour de 
nom ou de fete. On dit que le prince Ferdinand a pris Düsseldorf, 
je n'en crois rien; d'ailleurs, comment le garder, apr^s l'avoir pris? Les 
Turcs remuent; on assure que les Tartares ont attaque les lignes des 
Moscovites. Fermor regoit pour adjoint un Soltykoff que l'on dit plus 
lourd et plus imhecile que tout ce que la Russie a jamais produit d'agreste. 

Quel homme que ma benite creature ! II sait l'art de ne point 

profiter de sa superiorite, ses campagnes precoces s'ouvrent en automne; 

il a ici et jusqu'ä Troppau 103000 hommes ä sa disposition, et il croit 

ne devoir rien oser, si 60000 Russes ne se mettent de la partie. Tout 

cela me fait croire que nous nous soutiendrons encore cette cam- 

pagne etc. ■* 

TF e d e r 1 c 1 

Nach dem Concept. Eigenhändig. L-^ "J 



' Das Datum von Cöper zugesetzt. -- 2 Vergl. S. 321. — 3 Listen der Regi- 
menter der Corps unter Daun, Laudon, Beck, de Ville. — ■* So in der Vorlage. 



326 

II 096. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 17 juin 1759.]' 
Chiffre ä mon fr^re Henri ! 

Si mes souhaits ont quelque influenae au Ciel, je souhaite que le 
prince Ferdinand arrete les Frangais, sans leur donner bataille ; la der- 
ni^re aventure" est encore trop enracinee dans les tetes westphaliennes, 
pour qu'on s'en puisse promettre un bon succ^s. 

Notre homme attend sur Fermor, et ce dernier n'est avance que 
jusqu'ä Nakel, petite ville en Pologne ; on lui a donne un successeur 
et collegue, 2 peut-etre l'attend-il pour commencer les Operations. A 
vous dire le vrai, je ne crois pas que la guerre commencera avant le 
25 du mois. On dit ici chez les Autrichiens que Hadik doit aller en 
Lusace; je vous l'ecris, pour qu'en cas que cela soit vrai, vous puissiez 
prendre vos mesures. 

Mandez-moi, je vous prie, oü est le prince Ferdinand et dans quels 
lieux agissent les armees frangaises, je n'en sais rien du tout. 

Si le projet de Daun le porte sur la Basse-Silesie , le quatri^me 
jour qu'il se sera mis en mouvement, il faut que cela en vienne k 
une decision ici, du c6te de Friedland ou vers Tannhausen; nous 
sommes prets ä tout , et je me flatte que , si cela ne traine pas , que 
nous en sortirons pour notre honneur ici. Fouque est alerte de son 
c6te, et de quelque passage que l'ennemi veuille se servir, il nous y 
trouvera. Je crains la fin de juillet; s'il nous arrive des embarras, ce 
sera alors ; mais il faut penser ä lever les difficultes successivement, et 
k la fin on y reussit quelque fois. Rien n'est detache jusqu'ä present 
des armees que j'ai vis-ä-vis de moi ; si j'apprends quelque chose de 
positif, non seulement je vous le manderai, mais j'agirai encore en pro- 
portion, selon mes forces qui sont conime 2 contre 4. 

J'esp^re que vous avez des nouvelles de Dohna, et qu'il vous ecrira 
tout ce qui se passe lä-bas ; cela est necessaire , et il faut une corres- 
pondance reglee entre toutes les armees. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. [^ e G e r 1 C.J 



II 097. AU FELD - MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Reich -Hennersdorf, 17 juin 1759. 
Apr^s ne pas avoir eu depuis quelque temps de vos nouvelles, 
j'ai ete bien aise de recevoir la lettre que Votre Altesse m'a faite du 
II de ce mois.'* Je penetre assez bien que, dans les circonstances oü 

• Das Datum von Cöper zugesetzt. — 2 Der Unfall bei Bergen, Vergl. S. 181. 
184. 203. — 3 Vergl. S. 318. 325. — 4 Vergl. den Bericht, d.d. Soest 11. Juni, bei 
Westphalen Bd. III, S. 279. 280. Vergl. auch die folgende Nr. 11 098. Prinz 
Ferdinand hatte geschrieben, dass er dem Feinde entgegengehen und ihm eine Schlacht 
liefern wolle ; er hoffe, bald Hessen zu befreien. 



327 

[vous] vous voyez actuellement , il n'y a d'autre resolution ä prendre 
que Celle qua vous avez prise, toute autre etant si embarrassante que, 
si vous ne vous opposez pas au marechal Contades, il ravagera toute 
la Hesse, le Hanovre et toute la Westphalie. Ainsi tout ce dont je 
saurais vous prier, c'est de ne pas oublier les canons' et, d'ailleurs, de 
ne pas vous laisser attaquer de ces gens-lä, ce qui serait dangereux, 
mais de les prevenir. Peut-6tre que Votre Altesse sera si heureuse que 
de les trouver au moment qu'ils seront en marche ou lorsqu'ils seront 
sur le point d'entrer dans leur camp , afin de les entamer, sans qu'ils 
gagnent le temps de s'y opposer. Alors vous les aurez [d'jassez bon 
marche, au moins mieux que quand ils [y] auront etd deux jours seule- 
ment; ou^ ils se seront fortifies et auront fait plus de dispositions. 
Quant au reste , vous serez persuade de la sincerite des voeux que je 
fais sans nombre pour vos heureux succes , et si je puis y contribuer 
en aucune fagon, me voilä tout pret ä le faire. 

Quant ä ma Situation ici, eile est ä peu pr^s la meme comme je 
vous Tai dejä marquee. II a fallu que mon fr^re Henri ddtache contra 
les Russes ä l'armee de Dohna; les Russes n'avancent que fort lente- 
ment , et autant que j'en comprends, Daun n'entreprendra rien, avant 
que Fermor ne soit plus pr^s de lui. J'ai pris mes mesures en sorte 
que, si Daun veut entreprendre quelque chose contre nous , il trouvera 
son entreprise tr^s difficile et perilleuse; le reste c'est au temps ä le 
faire. Quoiqu'il ait , en tout compte, ici et en Haute - Silesie jusqu'ä 
103000 hommes, j'esp^re cependant de parvenir ä lui faire regretter 
son entreprise, pourvu que la fortune ne nous soit pas tout-ä-fait contraire. 

Je crois , mon eher , que cette lettre arrivera apr^s coup. Veuille 
le Ciel que vous puissiez confondre l'orgueil et l'audace de nos ennemis, 
et que je puisse, ä mon tour, vous donner de bien bonnes nouvelles 
de ce qui arrivera dans ces contrees. Federic 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Glossen Generalstabs zu Berlin. Der 
Zusatz eigenhändig. 



II 098. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hen nersdorf,] 17 [juin 1759]. 3 

Mon eher Fr^re. Je vois que vous chassez nos ennemis, comme 
le vent dissipe la poussiere. J'en suis charme, mais je voudrais que 
vous communiquiez votre beau secret au prince Ferdinand, qui, je crois, 
pourrait en avoir grand besoin ,ä present. Je re^ois dans ce moment 
un courrier qu'il m'envoie. Les Frangais sont penetres dans le pays 

I Vergl. S. 181. 266. — 2 Im Concept : ou, in der Ausfertigung : oü. — 3 Das 
in den Akten unter anderen undatirten Papieren aufgefundene Schreiben ist sicherlich 
in den Juni 1759 eiuzureihen. 



328 — 

de Waldeck, le prince Ferdinand est ä Soest , et un corps marche vers 
Cassel. Le prince Ferdinand marche ä eux, k ce que l'on dit; ainsi 
dans peu il faut s'attendre ä quelque ev^nement tr^s important pour 
toute notre droite. Mon gros boeuf beni laisse travailler ses allies et 
ne se remue pas plus qu'une souche. II veut profiter de la peine des 
autres, mais s'il plait au juste Ciel, il en [em]portera la folle ench^re. 

Les nouvelles que je peux vous ecrire d'ici, ne valent pas le port 
de lettres. On a voulu m'enlever le poste du pas aupr^s de Schmiede- 
berg; on n'a pas pris un chat, et on y a perdu du monde. II y a 
presque tous les jours un petit chamailli de hussards vers Tschöpsdorf, ' 
mais cela est si fort dans le petit que ces miniatures ne meritent aucune 
place parmi les grands tableaux du temps. Je vous supplie donc de 
prendre patience avec moi et d'attendre que le moment vienne de faire 
quelque chose. Mon armee n'est pas admirable, cependant beaucoup 
plus passable que l'annee passee. Si la fortune se met de notre c6te, 
nous pourrons, malgre bien des inconvenients et des difficultes, encore 
faire quelque chose. 

Adieu, mon eher fr^re, je vous embrasse en vous assurant de la 
parfaite estime et de la tendresse avec laquelle je suis, mon eher fr^re, 
votre fidde fr^re et serviteur 

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig. -T 6 U C r 1 C. 



II 099. AU G£N£RAL de L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUlfc. 

[Reich-Hennersdorf ,] 17 [juin 1759]. 

Tout est tranquille ici, mon eher, ainsi que chez vous. Daun 
attend positivement sur l'approche des Russes. Si je m'apergois qu'il 
veut penetrer en force en Basse -Silesie, je vous attire ä moi. Si, par 
exemple, Beck voulait passer par Silberberg et de Ville par Patschkau, = 
il faudrait laisser Ramin dans le Glatz. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. Fe de c 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II IOC. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf, 17. Juni 1759. 
Ich habe Euer Schreiben vom 14. Juni erhalten, und muss Ich 
Euch darauf in Antwort sagen , dass , * auf den Fall Ihr mitten in der 

I Westl. von Liebau. — 2 Auf einem Bericht von Treskow, Neisse 15. Juni, 
lässt der König antworten, so lange de Ville nicht verstärkt werde, so lange sei auch 
für Neisse nichts zu besorgen [Generalstabsarchiv; Datum abgefressen; wahrscheinlich 
vom 16. Juni]. 



I 



329 

Neumark stehen bleiben wolltet und keine Parteien nach der Grenze 
hin detachiret, Ihr nimmer nichts zuverlässiges vom Feinde und dessen 
Bewegungen erfahren werdet. 

Ihr müsset also, um Euch darunter zu helfen, in der Neumark und 
Pommern durch die neumärksche Kammer, an welche Ihr dieserhalb 
von Meinetwegen zu schreiben habet, ein scharfes Edict publiciren lassen, 
worinnen denen Unterthanen bei Confiscation ihrer Güter, den Beamten 
aber bei Strafe der Karre aufgegeben wird, dasjenige, so sie vom Feinde 
und dessen Mouvements in Erfahrung bringen , ungesäumt im Haupt- 
quartier anzuzeigen. Dieses Edict könnte auch allenfalls durch die neu- 
märksche Regierung pubHciret werden, unter welcher oder der neu- 
märkschen Kammer Ihr die Wahl habet. 

Die Pontons für das dortige Corps d'armee sind bestellet gewesen 
und bereits bezahlet worden; dass sie aber die Dohna'sche Generahtät 
von Berhn nicht abholen lassen, solches ist Meine Schuld nicht, und 
scheinet es , dass Ich endlich ihnen sogar das Essen werde vorkauen 
sollen, damit sie es um so leichter herunterschlucken mögen. Ihr müsset 
Euch also die Mühe geben, der Pontons wegen nach Beriin zu schreiben, 
um sie auf das schleunigste zur Armee zu bekommen. 

Der Obriste von Hacke zu Glogau' wird Euch gute Nachrichten 
von denen Russen mittheilen können. Ich habe hieselbst einen ge- 
wissen Steinschleifer aus Breslau, den werde Ich an gedachten Obristen 
adressiren. Er wird sich dessen mit gutem Nutzen bedienen können. 

Was den Marsch durch Polen betrifft, um denen Russen dahin ent- 
gegenzugehen, solches approbire Ich sehr. Wenn Ihr also eine Partei 
von einigen hundert Pferden über Driesen nach Filehne ausschicket, 
wird solche Euch Nachricht vom Feinde einbringen können. 

Ihr habet das Proviantfuhrwesen bei der Armee, so dass Euch nichts 
fehlet als die Pontons, so Euren Marsch nach Polen aufhalten könnte; 
denn Fourage der Armee nachfahren zu lassen, solches gehet nicht an. 
Ihr müsstet aber fouragiren, wo Ihr hinkämet, und über die geUeferte 
Fourage Zettuls ausstellen, welche hiernächst bezahlet werden sollten. 

Anliegende Pi^ce ist eine Copei des Berichts von Benoit zu War- 
schau unterm 9. dieses. Ihr werdet daraus einige Umstände betreffend 
die Russen ersehen können. So viel Ich aus allen Umständen schliesse. 



I" Am 17. und 20. erhielt Hacke Befehle, alle nur möglichen Nachrichten von 
den Russen einzuziehen und an den Grafen Dohna gelangen zu lassen. In dem 
zweiten Schreiben äussert der König, es sei ihm nicht angenehm zu ersehen gewesen, 
dass „die Sachen dort bei dem letzteren von Euch erwähnten Scharmützel mit denen 
Russen nicht gut abgelaufen ; es muss allerdings die Schuld hierunter an die Com- 
mandeurs der Escadrons liegen". Während der Oberstlieutenant von Reitzenstein 
mit einem Theil der an der polnischen Grenze stehenden Husaren nach Trachenberg 
marschirt war, hatten die übrigen am 18. in einem Gefecht bei Guhrau zu hitzig den 
Feind attaquirt und waren von der grossen Uebermacht geworfen worden. Als 
Reitzenstein zurückgekehrt von neuem angreifen wollte, hatte der Feind sich schon 
retirirt. [Bericht Hacke's, d. d. Glogau 19. Juni.] 



— 330 

so haben die Russen kein Magazin gehabt, weswegen auch sie anitzo 
nicht so geschwinde, wie es die Oesterreicher haben wollen, operiren 
können. Unterdessen wartet der Feldmarschall Daun auf das, so die 
andern thun werden, und gehet gar die Rede, dass er nicht vor der 
Ernte agiren wollte , welches Ich jedoch Mühe habe zu glauben. Was 
von Oesterreichern gegen die Lausnitz gerücket ist , bestehet in allem 
aus 6000 Mann , die der General Vela commandiret und wovon er 
höchstens 3 bis 4000 Mann zu einer Expedition wird gebrauchen können. 

Daun rührt sich nicht , bis die Russen kommen. Also muss man 
in Polen erfahren, was die Oestreicher werden machen wollen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. 



iiioi. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. ^ 

Reich-Hennersdorf, 17. Juni 1759. 

Ich habe Euren Bericht vom 14. dieses so eben erhalten, und com- 
mittire Ich Euch hierdurch, das Kartell mit denen Russen auf dem 
alten österreichschen Fuss, ehe solches von Seiten der Oesterreicher ge- 
brochen worden, ^ zu reguHren ; dass Ich aber in ein grösseres Detail 
darunter von hier aus Mich einlassen könnte, vergönnen Mir weder Zeit 
noch Umstände. Ihr und der Generalauditeur von Pawlowsky werdet 
also nach Vorschrift des alten österreichschen Kartells bei der Er- 
richtung des Kartells mit denen Russen das erforderliche zu reguliren 
wissen. ^ 

Dass Ihr übrigens den Euch zugeschickten Renfort noch wollet bei 
Frankfurt stehen lassen, ist zwar gut, Ich muss Euch aber dabei sagen, 
dass Ich solchen, um gar nichts zu thun, der Orten keinesweges hin- 
marschiren lassen. Wegen der Pontons müsset Ihr ungesäumt, wo es 
anders noch nicht geschehen , nach Berlin schreiben , damit Ihr das 
Euere bei der Armee auf das schleunigste zusammen bekommet. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



I Auf der Immediateingabe des ehemaligen österreichischen Gesandten in Berlin, 
des Grafen Puebla (vergl. Bd. XIII, 600), d. d. Wien 26. Mai, enthaltend das Ge- 
such , seinen kriegsgefangenen Neffen , den Capitän im Regiment Puebla , Marquis 
von Pietragrassa , freizugeben , da seine Eltern gestorben und da er sein Vermögen 
ordnen müsse, finden sich die Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort: „[Würde] mit 
Plaisir accordiren; [aber] die Oesterreicher hätten so wenige Attention vor Mich, 
dass Ich darunter nicht deferiren könnte. Müsste eine Egalite sein." — 2 Vergl. 
S. 280. 281. 



331 



AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Reich-Hennersdorf, l8 juin 1759. 
J'ai regu la dep^che que vous 
m'avez faite du 9 de ce mois ; sur 
laquelle je suis bien aise de vous 
faire observer que, selon mes nou- 
velles touchant le dessein du prince 
Ferdinand de Brunswick, je dois 
juger qu'il ait change de plan 
d' Operations par des raisons tr^s 
fondees et solides ; reste k en ap- 
prendre les succ^s, ce qu'il faut que 
nous attendions du temps. 

J'attends que vous continuerez 
ä me mander quelles impressions 
la declaration du sieur Afifry aux 
ministres de la Republique fera sur 

ceux-ci et quelle resolution ils prendront ä ce sujet. 

Je vous remercie de la copie d'une lettre de France que vous 

m'avez faite, ^ et vous me ferez plaisir de continuer ä vous appliquer 

de m'envoyer encore de pareilles pi^ces interessantes. 

Nach dem Concept. ^ Q O.QX 1 C, 



riellen berichtet, Haag 9. Juni, 
man glaube, Prinz Ferdinand werde gegen 
einen der von den Franzosen besetzten 
Plätze am Niederrhein einen Schlag ver- 
suchen , um Hessen zu erlösen und Con- 
tades zum Rückzug zu nöthigen. 

Hellen berichtet ferner, der franzö- 
sische Gesandte Graf Affry habe den 
holländischen Staatsmännern erklärt, der 
französische Hof werde Landungen an der 
brittischen Küste unternehmen ; ' doch seien 
religiöse Absichten dabei nicht im Spiel ; 
es handele sich durchaus nicht darum, 
den Prätendenten 2 hineinzuziehen. Dieser 
Zusatz ist, wie Hellen meldet, gemacht, 
um den Holländern einen Vorwand zu 
bieten , die Hülfsleistung , die die Eng- 
länder etwa fordern würden, abzulehnen. 



II 103. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Hennersdorf, 18 juin 1759. 

Comme je viens d'avoir la copie d'une lettre secr^te assez inte- 

»ressante, ecrite de Paris du 29 de mai, qu'on m'a communiquee en grande 
confidence, '^ je n'ai point hesite de vous en faire part par la copie 
ci-close en forme d'apostille, ^ afin que vous voyiez au moins quelle est 
ä present la Situation des affaires en France. Je me flatte, mon eher 
fr^re, que vous voudriez bien m'en garder le secret, d'autant plus qu'elle 
m'est venue de bon lieu dont je pourrai tirer encore d'autres avis in- 
teressants, et que cette lettre cadre d'ailleurs assez avec nombre d'avis 
I qui me viennent d'autre part. 

Je joins encore un rapport de Ratisbonne de mon ministre resident 
ä la Di^te de l'Empire , selon lequel , s'il accuse juste , nous verrons 
bientöt toute l'arm^e des Cercles fondue et ecroulee de soi-meme.^ 



I Vergl, S. 305. — 2 Karl Eduard Stuart. — 3 Vergl. Nr. 11 103. — 4 Vergl. 
Nr. II 102. — 5 Die „Apostille" ist abgedruckt bei Schöning , Der Siebenjährige 
Krieg, Bd. II, S. 91. 92. Da die Mittheilungen nur mit unwesentlichen stilistischen 
Aenderungen bei Schöning gedruckt sind (nicht mit so zahlreichen Fehlern wie die 
Briefe an Prinz Heinrich), so konnte auf einen Wiederabdruck hier verzichtet werden. 
— 6 Der Plotho'sche Bericht liegt nicht bei. Doch findet sich an anderer Stelle unter 
den Papieren des Prinzen Heinrich ein Extract aus dem Berichte Plotho's, d. d. 



332 — - 

Quant k nous autres ici , j'ai des avis, lesquels je ne donne cepen- 
dant pas encore pour sürs , que Hadik se separe , avec las troupes 
autrichiennes sous ses ordres , de l'armee des Cercles , et qu'il marche 
droit pour se joindre ä celle de Daun. Pour moi , je crois avoir lieu 
de presumer qu'il va vers Zittau,^ puisque tous mes espions de lä 
disent unanimement qu'on y a trace un camp pour 15000 hommes. 
Puisque vous etes plus ä meme que moi d'en avoir bientot des nou- 
velles ä ce sujet , je vous prie de me communiquer ce que vous en 
apprendrez, et le lieutenant - general Schmettau pourra s'informer et 
m'instruire de ce qui se passe dans la Lusace ä cet egard, tout comme 
vous saurez le faire du cöte de Boheme , si Hadik passera l'Elbe ou 
s'il va ä Eger. 

Nach dem Concept. r eoeriC. 

II 104. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf , 18. Juni 1759. 

Ich communicire Euch beigehend zwei Berichte des Resident 
Reimer' s* unterm 13. dieses, und dienet Euch bei Gelegenheit der in 
dem einen erwähnten ^ Schiffbrücke zur Nachricht, dass Ich solche bei 
gedachtem Residenten vorläufig bestellet habe,"* damit, wenn Eurerseits 
die Sachen dereinst gegen die Russen glücklich, wie Ich hoffe, von 
Statten gehen werden, alles der Orten parat und im Stande seie, um 
der russischen Armee ungesäumet über die Weichsel folgen und solche 
aus Preussen verjagen zu können. 

Er siehet, dass viele Sachen voraus gearbeitet werden, die vielleicht 
niemalen werden zu gebrauchen sein; allein es ist besser, mehr wie zu 
wenig zu thun. Nach meine Nachrichten muss Fermor jetzunder bei 
Nakel oder wohl gar bei Posen seind. Sie werden sich nothwendig zu- 
sammenziehen müssen , um , so wie es nöthig, gleich agiren zu können. 
Ich glaube, dorte gehet das Spiel an. Friderich 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz 
eigenhändig. 



Regensburg 7. Juni; dieser „Extract" bildete höchstwahrscheinlich die obige Beilage. 
Nach demselben waren die Reichsstände, selbst die österreichisch gesinnten, abgeneigt, 
neue Römermonate zu verwilligen, ohne welche die Reichsarmee ohnmöglich bestehen 
und ferner agiren könne. „Es wird aller Vermuthung nach die sogenannte Reichs- 
armee bald in sich selbst gänzlich vergehen müssen." 

' Vergl. auch das Schreiben an Schmettau vom 18. Juni bei Preuss a. a. O. 
Bd. II, S. 37. — 2 So! — 3 Der andere Bericht handelt über die geplanten russi- 
schen Operationen. Auch dem Grafen Dohna werden am 18. Juni die beiden Berichte 
Reimers übersandt. — 4 Vergl. S. 252. 



-333 

mos. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf , 1 8. Juni 1759. 

So eben erhalte Ich Euren Bericht vom 16. dieses, und bin Ich 

von denen darein Mir einberichteten Nachrichten ganz wohl zufrieden. 

Ich referire Mich übrigens auf Mein diesen Morgen an Euch abgelassenes 

Schreiben. Nur werdet Ihr wohl daran thun, Euch zusammenzuziehen. 

Da man sonsten vermuthet, dass es zwischen dem Prinz Ferdinand und 

der französischen Armee zu einer Bataille kommen wird, so möchte Ich 

wohl das Corps von Hülsen von Meines Bruders Armee nicht so bald 

brauchen. ' . t- • j • i 

h riderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. 



II 106. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Reich-Hennersdorf, 18. Juni 1759. 

Der König dankt für die Nachrichten im Bericht vom 16, Juni. 

Ma grosse b6te benite de Daun ne remue ni pied ni patte; il 
attend sur Fermor qui attend sur je ne sais quoi. Voilä ce qui fera 
une campagne tardive. Federic. 

Eigenhändiger Zusatz zu der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs 
zu Berlin. 



1H07. AU LIEUTENANT -G]feN£RAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

[Reich-Hennersdorf, 19 juin 1759. ]" 

Je vous ecris tout ce qui se passe ici, pour que vous le puissiez 
mander ä mon fr^re. 

Premi^rement il est tres sur que Lacy est ä l'armee de Daun ; des 
deserteurs de son propre regiment lui ont parle il y a trois jours. En 
second lieu , il est possible que Daun ait le projet qu'on lui suppose ä 
Dresde, ^ mais il faut qu'il fasse bien des mouvements, avant d'en venir 
lä. Le Corps de de Ville est ä Johannesberg, le corps de Harsch ä 
Neustadt. Daun ne saurait pas degarnir tout-ä-fait la Haute-Silesie et 
la Moravie , ainsi il faut de necessite qu'il y laisse des troupes ; et le 
Corps de Harsch n'est pas assez fort pour resister k une armee, et 
d'ailleurs, qu'en perd son armee en allant du cote de Greifenberg et 

T Auf dem Berichte des Generallieutenants von Hülsen, d.d. Frankfurt 19. Juni, 
enthaltend die Meldung, dass Hülsen bei Frankfurt in Cantonnierquartiere eingerückt 
sei, findet sich die eigenhändige Weisung des Königs zur Antwort: „Es wäre mir 
lieb; ich zweifelte nicht, dass sie gegen die Russen auch das ihrige wie brave Leute 
thun würden." — 2 Das Datum nach der uns nicht vorliegenden, bei Preuss a. a. O. 
Bd. II, S. ^S gedruckten Ausfertigung. — 3 Schmettau hatte gemeldet, Lacy stehe 
mit 8000 Mann bei Friedland gegen Reichenberg hin; Daun wolle sich ebendahin 
begeben. 



334 

de Friedland? Rien du tout. Moyennant quoi, si Daun a le projet 
de marcher lä , il faut qu'il aille en Lusace ; et s'il va du cote de 
Greifenberg avec ses principales Forces, qui m'empechera de bien battre 
ses subdelegues, d'entrer en Boheme et de lui ruiner ses magasins? 
Ce n'est pas certainement lä encore ce qu'il a en t^te ; aussi, s'il a fait 
ce projet-lä, il pourra trouver une furieuse erreur dans son calcul. 

Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort auf der Rückseite des Berichts von Schmettau, Dresden 
i6. Junii 

11108. AU PRINCE FERDINAND DE PRUSSE. 

Rei ch-Hennersdorf , 19 juin 1759. 
Uer König ermahnt den Prinzen , wenn er den Brunnen von Spaa gebrauche, 
dann mit grosser Sorgfalt die dafür nothwendige Diät einzuhalten. 

Ne pensez point k la guerre, mon eher fr^re, mais k vivre, mais 
k vous rdtablir; tächez d'dcarter toute idee facheuse et d'6tre aussi gai 
qu'il vous est possible, et n'augmentez pas mes chagrins par la crainte 
de votre danger. Federic. 

Eigenhändiger Zusatz zu der Ausfertigung im Königl. Hausarchiv zu Berlin. ' 



II 109. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Wobersnow meldet, Landsberg 18. Juni, dass nach den erhaltenen Nach- 
richten alles von der russischen Armee sich nach Posen wende, und dass der grösste 
Theil derselben in dasiger Gegend bereits eingetroffen sein müsste. Im Fall der 
König befehle , „dass das hiesige Corps d'armee in Polen einrücken und den Feind 
angreifen oder zurückjagen soll, so würden hierunter zweierlei differente Maassreguln 
zu nehmen sein". 

„Die erste bestünde darinne, dass man grades Weges auf Posen marschirte und 
das feindliche Magazin zu nehmen suchte. Bei dieser Gelegenheit würde , da die 
russische Armee sich bei Posen sehr verschanzet und festes Lager hat, es entweder 
zur Bataille kommen, oder der Feind müsste die Stadt nebst dem Magazine verlassen, 
woferne er nicht durch Feuer beides verderben wollte , und dann bliebe ihm weiter 
kein Mittel übrig , als grades Weges nach Thorn und über die Weichsel zurück zu 
gehen. 

„Der zweite Weg wäre , den Marsch längst der Warthe , Posen rechter Hand 
lassend, zu dirigiren, bei Obernick oder Wronchya diesen Fluss mit Pontons zu pas- 

1 Auf einem Schreiben vom 5. Juni findet sich der eigenhändige Zusatz: „Pour 
l'amour de Dieu, ne hasardez rien pour votre sante, et si votre nouveau regime (vergl. 
S. 168. Anm. i) ne vous fait pas du bien, quittez-le et prenez les drogues des autres." 
Auf einem Schreiben vom 8. Juni der eigenhändige Zusatz ; „Prenez tous les soins pos- 
sibles de votre sante, eher fr^re, et faites humainement ce qui dependra de vous pour 
vous remettre." In weiteren Schreiben vom 2., 14., 24. und 25. Juli spricht der 
König seine herzliche Freude aus über die Besserung des Gesundheitszustandes des 
Prinzen. Am 24. fügt er eigenhändig hinzu: „Pourvu que vos forces reviennent, 
alors, mon eher fr^re, j'espfere encore dans votre tempdrament et de votre jeunesse 
votre enti^re reconvalescence." Am 14. lässt der König auf die Bitte, die Heirath 
eines adligen Hauptmanns mit einem adligen Fräulein zu erlauben , antworten : „Je 
l'agree d'aulant plus volontiers qu'il sera bon que le vide qu'occasionne presentement 
la guerre, soit remplace par des enfants ä naitre." — 2 Obornik und Wronke. 



335 

ren und sich grade auf Thorn zu wenden; da denn der Feind, weil seine grosse 
Magazine noch alle zurück über der Weichsel sind, von selbsten umkehren und seinen 
avantageusen Posten bei Posen verlassen müsste. Man würde durch dieses Manoeuvre 
den Vortheil erreichen, die feindliche Armee von Schlesien abzuziehen, sie ausser dem 
Retranchement zu attaquiren und Pommern sowohl als die Mark durch unsere Stellung 
zu decken. 

„Ich kann inzwischen hierbei nicht ohnbemerket lassen, dass in letzterem Fall 
die Moyens , der Armee bei solchen Märschen und Unternehmungen die erforderliche 
Subsistance zu verschaffen , unendlichen und denen grössten Schwierigkeiten unter- 
worfen sein würden ; wenn indessen die ganze Expedition binnen vier Wochen ge- 
endiget sein könnte , so würde man suchen müssen , inwieweit das schwere möglich 
zu machen sein dürfte." 

Reich-Hennersdorf , 20. Juni 1759. 

Nachdem Ich den Einhalt Eures sogleich erhaltenen Schreibens 
vom 18. dieses mit mehrerm ersehen habe, so gebe Ich Euch darauf 
in Antwort, wie Ihr wohl wisset, dass Ich Mein Tage nicht vor die 
Projecte bin, welche geradezu gehen, indem mit solchen nicht viel heraus- 
kommet. Das zweite Project aber, nach welchem Ihr meinet den Marsch 
derer Truppen so zu dirigiren, als wenn wir auf Thorn wollten, solches 
ist freilich das sicherste und das beste, und wenn man alsdenn den 
Feind auf eine vernünftige Art und mit guter Disposition attaquiret, so 
hat man alle Ursach, sich zu flattiren, dass man reussiren könne. 

Die Lebensmittel mitzuschafifen , ist so schwer nicht, und solches 
nichts. Auf drei Wochen Mehl kann mit Eurem dortigen Proviant- 
fuhrwerk inclusive ' des Brods , so der Bursche traget , mitgenommen 
werden , und mit solchem zusammen wird sich auf 8 Tage noch wohl 
Rath schaffen [lassen], so mitgenommen werden kann. ^ Vieh habt Ihr 
bei Euch , Salz könnet Ihr aus der Neumark bekommen , die Marke- 
tender können auf drei Wochen Branntwein und Tobak mit sich nehmen, 
und wenn die Expedition gut gehet, so wird solche in Zeit von ohn- 
gefähr 14 Tagen vorbei sein. 

Die Ursachen, welche Mich dieses Project approbiren machen, seind 
diese, dass 

1. Die feindliche Armee jetzo in schlechten Umständen sein soll. 

2. Dass das Corps von Rumänzoif nicht bei der feindlichen Armee. 

3. Dass, wenn wir den Feind weiter vorlassen. Ich den Krieg in 
Meinen Landen bekomme, den Ich Heber in. Polen haben will. 

4. Dass, wenn die Russen erst Meine Armee nach der Gegend 
von Glogau gezogen haben, sie alsdenn den Rumänzoff gerade auf 
Colberg schicken werden, wo dann kein Mensch wird zu Hause sein, 
um den Platz zu entsetzen, 

I So. Wahrscheinlich ist zu verstehen: exclusive. - 2 So. An Dohna (vergl. 
Nr. II HO. Anm. i.) lautet die Weisung: „Auf drei Wochen Mehl kann Euer dor- 
tiges Proviantfuhrwerk mitnehmen ; mit dem Brod, so der Bursche traget, kann noch 
wohl auf 8 Tage Rath geschaffet werden." 



336 

5- Dass, wenn man den Feind präveniret, so derangiret man nicht 
allein seine eigene Operationes, sondern überdem noch diejenigen, so 
er mit seinen Alliirten concertiret hat. 

6. Dass nach allen Meinen Nachrichten, so Ich von Daun habe, 
so will er erst den Einschnitt abwarten , bevor er was operiren will. 
Dieses spielet die Sache gar zu sehr in die Länge. 

7. Dass die Franzosen Mir eine gar zu grosse Apprehension vor 
Meinen Bruder Heinrich geben, und dass Mich also in der Nothwendig- 
keit finde, Mich von einem Feind zu debarrassiren, um dem andern 
auf den Hals zu gehen. 

8. Und weil Ich hier mit Daunen nicht vom Fleck kommen kann, 
so werdet Ihr also dorten das leichteste Spiel haben. Das einzige, so 
dabei zu observiren , ist, dass wir nicht müssen geschlagen werden ; je- 
doch wäre auch solchen ohnverhofften Falls die Warthe eine Ressource, 
um sich dahinter zu setzen , und das schlimmste , so dadurch arriviren 
kann, wäre, dass wir den Krieg alsdenn im Lande bekämen. 

Wenn man also die Wichtigkeit aller dieser Punkten überleget hat, 
so bleibet nichts anders übrig, als die Sache zu tentiren. 

Das weiss der Teufel, was der Daun vor hat, aber die Zauderei kann 
leichte noch einen ganzen Monat dauren. Hier kriege ich zehn falsche 
Zeitungen täghch, welche mir aber nicht turbiren. Also nach acht 
gründliche Ursachen ist nichts besser , als dieses Project zu executiren ; 
das vornehmste kömmt auf der Execution an. Manteuffel und Hülsen 
haben die beide Flügel, Kanitz das zweite Treffen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hofbibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz eigen- 
händig. 



II HO. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Reich-Hennersdorf, 20. Juni 1759. 

Nachdem Ich alles ersehen , was Ihr in Eurem Schreiben vom 
18. dieses mit mehreren gemeldet habt, so dienet Euch darauf in Ant- 
wort, wie Meine Idees seind, dass Ihr Euren weiteren Marsch so zu 
richten habet , als ob Ihr nach Thorn marschiren wolltet , um Fermor 
aus seinem Lager zu ziehen und zu sehen, ob Ihr ihn alsdenn vielleicht 
auf dem Marsch treffen und was rechtes anfangen könnet. Dieses ist 
freilich das sicherste und beste Mittel, und wenn man alsdenn den Feind 
auf eine vernünftige Art und mit einer guten Disposition attaquiret, so 
hat man alle Ursache, sich zu flattiren, dass man reussiren könne . . . ' 

Wann inzwischen hier was vorgehen sollte , dabei wir Avantage 
haben, so werde Ich mit einigen Regimentern Kavallerie und einigen 

1 Es folgen, ebenso wie an Wobersnow (Nr, 11 109) die Weisungen für die 
Verproviantirung der Armee. Vergl. dazu oben Anm, 2. S. 335. 



I 



Bataillons bei Glogau über die Oder gehen, um dem Feind dorten in 
der Arrieregarde zu sitzen, um ihm den Marsch desto schwerer und 
lourder zu machen, dass man eher davon profitiren kann. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des König!. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



I 



Hill. AU CONSEILLER PRIVfi DE LßGATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRfiTAIRE MICHELL A LONDRES. 

K.nyphausen und Michell berichten, London 8. Juni, über die Antwort der 
englischen Minister i auf das von preu ssischer Seite gestellte Ersuchen, England möge 
die Garantie des mit der Pforte abzuschliessenden Bündnisses übernehmen. 2 

Knyphausen und Michell berichten, London 8. Juni, au Roi seul , dass der 
Herzog von Newcastle von grosser Eifersucht gegen den Minister Pitt erfüllt sei, 
pdont l'autorile et l'influence s'etendent journellement ä ses depens par la confiance 
extreme que la nation a dans ses talents et son integrite , et par l'ascendant qu'il 
a pris depuis quelque temps sur l'esprit du Roi. Ces avantages, qui ne sauraient 
manquer de s'accroitre encore par la duree de la guerre, ont donne un si grand 
ombrage au duc de Newcastle que, connaissant tr^s bien que ce qui les avait procures 
au sieur Pitt, etait l'activite infatigable avec laquelle il avait poursuivi la guerre, et 
la confiance qu'on avait placee en lui pour le soutien de ces memes mesures, il a 
prevu que le retablissement de la paix etait seul capable de lui rendre l'influence et 
le credit dont il ne saurait manquer de jouir, aussitot qiie l'Etat sera dans une assiette 
tranquille et que l'attention du Roi et de la nation se trouvera fixee sur les intrigues 
qui concernent l'interieur du royaume." 

Uie Gesandten schildern weiter im einzelnen die unter den englischen Staats- 
männern entstandenen Misshelligkeiten und ihre Veranlassung. 

„Nous croyons donc avoir lieu d'apprehender que, vu la fermentation dans la- 
quelle se trouvent les esprits , il pourrait se manifester des inconvenients tous egale- 
ment pr^judiciables aux interets de Votre Majeste , et dont on ne saurait prevenir les 
effets assez promptement. 

„Le premier est que, pour peu que la tournure que prendra la presente campagne 
soit equivoque, et que le duc de Newcastle puisse trouver moyen de r^ussir dans ses 
vues , on ne repande une teile terreur panique parmi la nation , en continuant de 
l'effaroucher, que le cri de la paix ne devienne general et qu'on n'y coure avec la 
plus grande precipitation : empressement qui ferait necessairement perdre ä Votre Ma- 
jeste tous les avantages qu'Elle ne saurait manquer de retirer du poids et de l'in- 
fluence d'une puissance teile que l'Angleterre, a tous congrfes dont l'ouverture se fera 
avec dignite et sang-froid et d'un commun concert, 

„Le second inconvenient que nous apprehendons , n'est pas moins considerable 
et consiste en ce que, dans le cas oü le duc de Newcastle, se trouvant reprime et 
contenu par le sieur Pitt, ne pourrait point entratner-la nation dans des mesures de 
paix forcees et precipitees, qu'il ne r6ussisse ä la fin ä faire condescendre le Roi a 
une negociation s^paree et secr^te dont les consequences seraient bien plus dange- 
reuses encore." 

Das Jammern der hannoverschen Minister über das Schicksal der deutschen 
Länder des Königs Georg , „pour lesquels son attachement extreme est connu", sowie 
die Einmischungsversuche des dänischen Hofes 3 könnten nach Ansicht der Gesandten 
zur Aufnahme einer Separatunterhandlung beitragen. 

1 Vergl. darüber im einzelnen den Cabinetserlass an Rexin vom 21. Juni, 
Nr, II 114, — = Vergl. Nr. 10968. 11 065. — 3 Vergl. S, 175; Bd. XVII, 374« 407- 

Corresp. Friedr. II. XVIII. 22 



33S 

„Mais quand menie on ne se porterait pas ici aux extremites dont nous venons 
de faire mention, nous prevoyons de la crise presente des affaires un autre et troisi^me 
inconvenient lequel est que, la nation commenqant ä etre decouragee et une partie 
du minist^re soupirant pour la paix, il y a toute apparence qu'on ne pourra plus 
poursuivre la guerre avec la meme rigueur avec laquelle le sieur Pitt l'a poussee 
jusqn'ä present , les obstacles qu'il est oblig^ de combattre, ne pouvant pas manquer 
de mettre du retard dans ses Operations. 

„Apres avoir mürement pese ces differents inconvenients et les moyens dont on 
pourrait faire usage pour les prevenir, il ne se presente qu'un seul expedient ä l'esprit 
qui puisse efficacement remplir ce but , ce serait que Votre Majeste daignat ecrire le 
plus tot le mieux une lettre au roi d'Angleterre, pour lui representer que, n'ayant 
pas lieu de Se flatter, vu la grande animosite que temoignaient leurs ennemis, qu'on 
put parvenir ä rompre la ligue qui s'etait formee contre eux, et croyant an meme 
temps que la vigueui- avec laquelle on en avait repousse les efforts, devait avoir emousse 
l'ardeur de leurs ennemis, Elle pensait que l'attachement qu'ils devaient ä leurs sujets 
et royaumes respectifs, exigeait d'eux de ne pas s'acharner davantage ä la poursuite 
d'une guerre aussi onereuse, mais de se prevaloir du premier avantage considerable 
que l'une ou 1' autre des deux cours pourrait reniporter pendant le cours de cette 
campagne, pour declarer conjointement aux parties belligerantes qu'on etait dispose, 
tant ici qu'ä Berlin, ä ouvrir un congres et ä se concerter avec elles pour le retablisse- 
ment de la paix, au cas qu'elles voulussent s'y preter et concourir ä un but aussi 
salutaire. 

„Une pareille demarche a laquelle nous sommes assures qu'on se preterait ici 
avec plaisir, empecherait non seulement des ouvertures de paix precipitees et mal 
digerees , mais eile barrerait aussi le chemin ä toute negociation clandestine, en eta- 
blissant un congres formel qui s'ouvrirait d'un commun accord avec Votre Majeste, 
et qui serait, Sire, une preuve manifeste de la continuation de Votre intimite avec 
l'Angleterre. Toutes les propositions qui seraient faites dans une pareille assemblee, 
seraient pesees miirement et r^solues dans le conseil du Roi, et le Chevalier Pitt, dont 
la droiture et le zfele pour les interets de Votre Majeste se sont manifestes en tant 
d'occasions, jouerait dans une pareille negociation le role que la superiorite de ses 
talents et la confiance que la nation a placee en lui, doivent necessairement lui assurer. 
Mais, independamment de ces deux avantages, une pareille mesure obvierait egale- 
ment au troisi^me inconvenient dont nous avons fait mention ci-dessus, c'est-ä-dire 
que la nation, regardant la paix comme prochaine , porterait le fardeau de la guerre 
patiemment et sans murmurer, et qu'on rencontrerait les plus grandes facilites pour la 
levee des fonds necessaires pour son soutien. Le duc de Newcastle, voyant ses voeux 
remplis, n'aurait aussi aucun motif pour renouveler son manage et ses intrigues, et il 
y a apparence qu'il y aurait alors dans le minist^re la plus grande unanimite ; un 
pareil ev^nement disculperait aussi le chevalier Pitt du reproche qu'on lui fait d'etre 
le promoteur de la guerre , et , pour peu que les propositions des cours opposees 
fussent deraisonnables et contraires au genie de la nation , eile en deviendrait plus 
ardente que jamais pour le soutien de la guerre. 

„Mais, avant de conclure, nous ne saurions nous dispenser de faire une Obser- 
vation ä Votre Majeste, que nous dicte le z^le pour Ses interets, qui est qu'il serait 
tr^s prejudiciable pour Elle de fonder Ses motifs pour l'ouverture d'un congrös sur 
l'epuisement de Ses Etats et de Ses finances, et qu'il est tr^s essentiel qu'Elle n'en 
all^gue poiat d'autres que ceux que nous avons specifies ci-dessus, sans quoi Ses 
ennemis ici ne manqueraient pas de s'en prevaloir pour Vous representer, Sire, comme 
un allie onereux avec lequel il etait impossible d'aller en avant, et qui plongerait 
cette cour dans une infinite d'embarras. Nous supplions surtout Votre Majest6 de ne 
jamais faire de pareilles insinuations au sieur Mitchell, sans quoi ce ministre qui ä la 
verite a des intentions aussi droites qu'on puisse le desirer, mais qui, n'ayant pas la 
boussole des partis qui se sont forme« pendant son absence, pourrait rendre , sans le 



339 

vouloir , de fort mauvais Services ä Votre Majeste et nous mettre hors d'etal de Lui 
etre de la moindre utilite. 

„II ne nous reste plus qu'ä ajouter que nous pensons qu'afin d'accelerer ici 
l'execution de la proposition que nous venons de faire, Votre Majeste ferait fort bien 
de S'expliquer dans Sa lettre au roi d'Angleterre sur la maniere et Tendroit oü Elle 
voudrait que cette demarche füt mise en oeuvre, ou, si Vous ne jügez point ä propos, 
Sire, d'entrer Vous-meme dans ce detail, nous Vous suppiions de nous faire donner 
des instructions precises a ce sujet que nous attendons avec la plus grande im- 
patience . . ." 

Knyphausen fügt dem Bericht das eigenhändige P. S. hinzu: 
„Je supplie et conjure Votre Majeste de faire ä cette depeche 1' attention la plus 
serieuse et de vouloir bien etre persuadee que la demarche qui y est proposee est in- 
dispensablement necessaire pour le' bien de la cause commune et de Ses interets en 
particulier, et que, si Elle daigne S'y preter, Elle en retirera les plus grands 
avantages." 

Quartier general de Hennersdorf, 20 juin 1759. 

Le courrier que vous m'avez depeche avec votre rapport du 8 de 
ce mois, me l'a bien rendu , et j'ai vu par celui qui regarde ma pro- 
position relativement ä la Porte Ottomane faite par vous aux ministres 
anglais, que je ne [me] suis pas tout-ä-fait trompe dans les conjectures que 
j'ai faites sur le succes de votre negociation sur cet article ; car je ne 
veux plus vous dissimuler ä present que je me suis dout^ d'avance que 
les susdits ministres n'entreraient que tr^s difficilement ä cette accession 
ou garantie que le Grand- Vizir avait demandee pour conclure l'alliance 
avec moi. Comme je ne saurais que prendre de mauvais payeur ce 
que je peux, j'instruirai mon emissaire, conformement ä ce que le sieur 
Pitt vous a dit, jusqu'oü l'Angleterre voudrait entrer en cette affaire et 
sous quelle condition le sieur Porter serait autorise ä passer une decla- 
ration ä la Porte ä l'occasion des engagements qu'elle saurait prendre 
avec moi ; mais je ne saurais m'emp^cher de vous dire que, selon toutes 
les apparences , cette negociation sera par \ä autant que rompue pour 
cette fois - ci. ^ Ce que vous dissimulerez cependant au sieur de Pitt, 
ä qui vous ferez plutot bien des compliments polis sur la fagon cordiale 
et confidente dont il s'etait explique envers vous ä ce sujet, en ajoutant 
qu'ayant trouve moi-meme bien fonde tout ce qu'il vous avait dit rela- 
tivement ä cette affaire, j'avais instruit mon emissaire ä Constantinople, ^ 
et qu'il faudrait voir ä present ä quoi la Porte s'y deciderait. 

Comme j'ai regu en meme temps la depeche du 8 que vous m'avez 
faite seul, j'ai ete d'abord bien fache de voir la fermentation qui com- 
mence ä s' elever en Angleterre et parmi le ministere, par la Jalousie qui 
a pris le duc de Newcastle contre le tr^s digne sieur Pitt; mais comme 
nous n'y saurions rien changer, il faut bien prendre le mal en patience ; 

' In der gleichen Weise äussert sich der König in einem Schreiben an Fincken- 
stein vom 20. Juni. Eigenhändig ist dem Schreiben zugefügt: „Je crois que notre 
campagne trainera encore en longueur; Daun , selon mes nouvelles, veut attendre 
la moisson ; mais cela ne nuira gu^re aux affaires.'" — 2 Vergl. Nr. 11 114. 

22* 



340 

je vous sais cependant bien du gre de ce que vous m'en avez tout 
mande naturellement et me marqiie fidelement ce que vous sentez des 
suites qui en pourront arriver. 

La premi^re chose que je vous fais observer lä-dessus est que vous 
ne saurez prendre ä present assez d' attention sur ces gens relativement 
ä leurs maneges secrets. Apr^s quoi , je veux bien vous dire qu'ayant 
pris en consideration toutes les circonstances que vous m'avez fait re- 
marquer, j'ai resolu d'ecrire de ma main propre la lettre que vous 
avez desiree au roi d'Angleterre, que je vous adresse ci-close, ^ afin d'en 
faire l'usage que vous trouverez convenable; aussi pour votre direction 
en fais-je joindre la copie. 

Au teste, il faut que je vous fasse observer que, malgre que je me 
suis prete ä ce que vous m'avez propose, et malgre toute l'envie que le 
duc de Newcastle saurait avoir de faire precipitamment la paix, il n'en 
sera rien qu'elle parvienne cette annee-ci ä sa conclusion. Quand meme 
nous aurions pendant la campagne presente des avantages , je ne me 
flatte pas qu'on parviendra cette annee ä une pacification, quelque utile 
et ndcessaire qu'elle saura etre ä toutes les puissances interessees ; car 
moralement il n'en saurait arriver autrement, sinon que les ev^nements 
de guerre aient, pour ainsi dire, des succ^s meles, savoir que ce qu'on 
gagne d'un c6te, l'on perd de l'autre, par le nombre superieur de nos 
ennemis. 

Pour revenir encore ä ce que vous m'avez propose, j'y ai consenti 
d'autant plus aisement, parceque cela m'engage ä rien, et parceque je 
saurais gagner par lä qu'au cas que les affaires parviennent ä une ne- 
gociation, je serai au moins toujours partie principale contractante, en 
Sorte que rien ne saura se precipiter, mais que la negociation se fera 
d'un commun concert et rien ne pourra se faire ä mon insu et sans 
mon influence ; article qui doit faire, le cas existant, votre premi^re 
attention. 

Quant ä l'endroit que je voudrais que le congres se fit, il me le 
sera toujours indifferent, mais naturellement il ne saurait etre que dans 
quelque place en Hollande. 

Au surplus, pour ne pas finir, sans vous donner quelque nouvelle 
d'ici, il parait, selon toutes les apparences, comme si le mardchal Daun 
ne voudrait ouvrir sa campagne avant le mois de juillet, ainsi que cela 
saurait trainer encore. F e d e r i c 

P. S. 

Ne soyez point en peine des insinuations que je fais au sieur 
Mitchell, et soyez persuade que, sans que vous m'en eussiez fait souvenir, 
je ne lui aurais jamais parle dans le ton que vous voudriez que j'evitasse. 

Nach dem Concept. Das dort fehlende P. S. nach der Ausfertigung. 
I Vergl. Nr. ii 112. 



341 

II 112. AU ROI DE LA GRANDE-BRETAGNE A LONDRES.' 

Reich-Hennersdorf , 20 juin 1759.' 

Monsieur mon Frere. Quelques efiforts que nous ayons faits jus- 
qu'ici pour rompre la ligue de nos ennemis , il parait que leur animo- 
site et leur ardeur n'a fait qu'augmenter. Nous avons agi avec toute la 
vigueur possible: nos succ^s, bien loin de leur donner des sentiments 
pacifiques, n'ont fait que resserrer les liens qui les unissent, et les 
pousser ä faire de plus grands efiforts. Si Votre Majeste veut bien que 
je Lui parle avec confiance et ä coeur ouvert , je pense que l'attache- 
ment que nous devons ä nos peuples , Thumanite et le bien du genre 
humain demandent que nous n'ayons plus trop d'acharnement pour 
continuer une guerre onereuse et sanglante, et qu'il ne serait point 
contre la dignite ni contre notre honneur de nous prevaloir des Pre- 
miers ev^nements favorables de cette campagne, pour declarer conjointe- 
ment aux puissances ennemies qu'on etait dispose ä Londres et ä Berlin 
ä l'ouverture d'un congres dans lequel on pourrait se concerter sur les 
moyens les plus propres ä etablir une paix honorable et utile ä toutes 
les parties belligerantes, autant qu'elles voudraient se preter ä concourir 
k ce but salutaire. 

Ce sont des idees que je soumets aux vues superieures de Votre 
Majeste, L'assurant, quoi qu'il arrive, que rien ne me separera de Ses 
interets. Je suis avec la plus haute estime etc. 

N.ich Abschrift der Cabinetskanzlei.^ -T eÜeriC. 



II 113. AU SECRfiTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE. 

Reich-Hennersdorf, 20 juin 1759. 

J'ai bien regu le rapport que vous m'avez fait du 11 de ce mois, 
et vous remercie de la communication que vous m'avez faite de ce que 
le ministre de Sardaigne vous a dit confidemment d'une de ses depeches 
qu'il a re^ues de sa cour. '^ 

Touchant la communication que le general de Creutznach vous a 
faite d'un de ses secrets,^ vous aurez ma reponse ä la premi^re ordi- 
naire, le temps ne me permettant pas aujourd'hui de vous en marquer 
mon sentiment. 

I Vergl. hierzu Nr, um. — 2 Ein Schreiben vom 20. Juni an Voltaire siehe 
in den Giuvres Bd. 23, S. 51; ein undatirtes in den Juni eingereihtes Schreiben an 
d'Argens ebenda Bd. 19, S. 76. — 3 Die Ausfertigung war eigenhändig; vergl. S. 340. 
— 4 Der sardinische Gesandte, Graf Lascaris, hatte Hellen mitgetheilt, dass das Ge- 
rücht, der Turiner Hof sei mit Frankreich eine schriftliche Convention eingegangen 
zur Erhaltung der Ruhe Italiens für den Fall des Todes des Königs von Spanien, 
unbegründet sei. — 5 General Creutznach hatte ein Mittel ausfindig gemacht, um Ge- 
schütze, die man nicht mitführen konnte, vi^irksamer als durch die bisher angewandte 
Vernagelung ausser Gefecht zu setzen. Am 21. Juni dankt der König für die Mit- 
theilung, er misst der Erfindung aber keine Bedeutung bei. 



\ 



342 

Apres cela , je veux bien vous dire , quoique sous le sceau du 
dernier secret, qu'il me parait et que je commence d'avoir des soupgons, 
bien que je ne saurais vous les donner que pour assez legers encore, 
qu'il pourrait bien se chipoter secr^tement quelque chose entre les sieurs 
Yorke et d'Affry relativement ä la pacification k faire. ' Ce n'est pas, 
comme je vous ai dit, que j'ai des soupgons fondes ou bien vraisem- 
blables ä ce sujet, mais ma volonte est que vous dirigez bien votre 
attention lä-dessus, afin d'approfondir au possible s'il y a quelque ma- 
nage ou chipotage secret entre les deux susdits ministres, dont cepen- 
dant vous ne laisserez rien apercevoir ä ame qui vive, et ne ferez 
d'autres rapports qu'immediatement ä moi. 

Nach dem Concept. -f e Q e 1 1 C. 

II 114. AN DEN GEHEIMEN COMMERZIENRATH VON REXIN 
IN KONSTANTINOPEL. 

[Reich-Hennersdorf ,] 21. Juni 1759. 
JlLs werden Rexin die letzten an ihn ergangenen Erlasse aufgezählt, damit er 
beurtheilen könne, ob ihm „alles richtig zugekommen sei". 

Auf die Hauptsachen demnächst zu kommen, so werdet Ihr schon 
aus dem zuerst allegirten Schreiben* ersehen haben, dass Ich sogleich 
nach Erhaltung Eurer letzteren Relation vom lo. April in Engelland 
die Eisen in das Feuer legen und bei den dortigen sonst recht wohl 
intentionirten Ministern alles auf der besten Seite repräsentiren lassen. 
Ich habe darauf nunmehr unter dem 8. Juni die Antwort erhalten, ^ 
dass, so sehr die dortigen Minister auch vor die Sache wegen einer 
zwischen der Pforte und Mir zu treffenden Alliance portiret wären, auch 
den grossen Nutzen für die gemeine Sache von einem Bruch der Pforte 
mit ein oder der anderen feindlichen Puissance wohl einsähen , sie Mir 
doch vorstellen müssten, dass, da sie nicht die freie Hände hätten, alles 
zu thun , was sie vor gut fänden , sondern sich darunter mit nach der 
Nation richten müssten, der sie deshalb responsabel blieben, also sie 
sich nicht entbrechen könnten , Mir zu repräsentiren , dass Engelland 
bisher keine andere Engagements mit der Pforte genommen, als die nur 
simplement das Commercium angingen , und dass also die englische 
Nation nicht leicht genehm halten werde, wenn das Ministerium weiter 
gegangen sei und vor sich an einem dergleichen Tractat als der zwischen 
der Pforte und Mir theilgenommen hätte. Es müsste gedachtes Mini- 
sterium dabei sehr in Betrachtung ziehen, dass, sobald die Zeitung davon 
eclatire, welches ohnausbleiblich wäre, dass Engelland an solchem Tractat 
wirklich theilgenommen , sodann Frankreich davon gleich zu profitiren 
suchen würde, um Spanien und NeapoHs gegen Engelland im Harnisch 
zu bringen, wozu der Wienersche Hof sehr zublasen würde, beide auch 
darunter an vorgedachten zwei Höfen wegen ihrer bekannten grossen 

I Vergl. S. 232. 337. — 2 Xr. 10985. — 3 Vergl. Nr. 11 iii. 



343 — 

Bigotterie leichtlich reussiren dörften , welches aber bei denen jetzigen 
Zeitumständen vor Engelland sehr gefährlich und die Minister bei der 
Nation in grosse Verantwortung setzen würde. 

Dem allen ohnerachtet wollte doch das Ministerium so viel über 
sich nehmen und in gewisser Maasse Meinen Tractat mit der Pforte in- 
soweit garantiren, wenn der in dem Projet enthaltene siebente Articul 
aus dem Tractat würde gänzlich weggelassen werden; denn da darin 
enthalten , dass keiner von denen contrahirenden Partien weder Friede 
noch Stillestand mit dem Feinde machen solle , ohne dass der andere 
davon participire, so würde solcher Articul, wenn Engelland daran theil- 
nähme, die Nation gegen die Minister sehr revoltiren, aus Ursachen der 
beträchtlichen Entfernung der Pforte in vorkommenden Fällen, und dass 
solche nicht so genau von denen europäischen Affaires informiret wäre, 
so existente casu alles sehr aufhalten, mithin die Nation gegen die Mi: 
nister höchstens indisponiren würde, welche, wenn sie einmal sich wozu 
engagiret hätten, sich obligiret erachteten, es zu halten. 

Sie hätten inzwischen noch letzthin im Mai an Porter neue In- 
struction gegeben, dass, wenn es möglich wäre, bei der Pforte, um sie 
ohne weitere solenne Engagements zu einem Bruch in diesem Jahre mit 
einer oder der anderen bekannten gegen Mich den Krieg führenden 
Puissancen zu bringen, mit Gelde etwas auszurichten, er nichts darunter 
menagiren, sondern die convenable Summen dazu employiren solle. 
Ausserdem aber noch würde Porter jetzo autorisiret werden, wegen des 
Tractats quaestionis der Pforte eine favorable Declaration zu thun, wenn 
wegen ihrer Engagements mit Mir der obgedachte siebente Articul aus 
dem Tractat gänzlich weggelassen und sonsten nichts in dem übrigen 
Einhalt [des Projectes vom Tractat nichts geändert noch zugesetzet 
werden würde. 

Dieses alles habe Ich Euch, jedoch nur zu Eurer alleinigen Di- 
rection, bekannt [machen] wollen, und da Ihr selbst begreifen werdet, 
dass Ich das engUsche Ministerium zu nichts obligiren kann, sondern 
nur nehmen muss , was von ihnen zu erhalten , so habt Ihr nunmehro 
zu überlegen, was Ihr Eures Ortes zu thun und vor Mittel zu ergreifen 
habet, um den Grossvezier zu Annehmung einer oder der anderen von 
erwähnten englischen Propositionen zu disponiren. Wenn Porter durch 
Corruptiones es dahin bringen könnte, dass die Pforte noch sogleich in 
diesem Jahre und ohne auf den Schluss eines Tractats mit Mir zu 
warten, mit einer oder der anderen bekannten Puissances nach An- 
leitung Meines obgedachten Schreibens vom 27. Mai bräche, so wäre 
solches wohl das convenableste und beste, auch das eigene Interesse 
der Pforte, und würde Mich dieses nicht abhalten, mit der Pforte hier- 
nächst weiter zu entriren. Ausserdem Ihr leicht selbst ermessen werdet, 
-dass wenn die Ruptur der Pforte erst von dem mit Mir völlig berich- 
tigten Tractat abhängen soll, solches bei jetzo schon ziemlich avancirter 
Saison der Campagne noch eine Zeit von wenigstens zwei bis drei 



344 

Monate und mehr erfordern und alsdenn vor dieses Jahr kein Nutzen 
daraus zu ziehen, vielmehr zu besorgen sein würde, dass in einem Lande 
wie dort, wo die Revolutiones so gar gemein sein, sich die Disposition 
derer Minister von der Pforte leicht ändern könne, ehe man einmal 
zur Execution des Tractats käme. Woraus Ihr dann begreifen werdet, 
dass vorerst das beste Mittel sein wird, den Grossvezier durch Cor- 
ruption zu einer prompten Ruptur zu bewegen, ohne vorläufige Liaisons 
zu nehmen. 

Ihr übrigens seid am besten im Stande zu beurtheilen, wie weit 
die Intention, so Euch der Grossvezier declariret, aufrichtig sei und ob 
er nicht etwa, von anderen feindlichen Puissances schon präveniret, mit 
Fleiss sich in Absicht auf Mich so circonspect stelle, und die englische 
Garantie nur deshalb aufgeworfen, um den Tapis zu amusiren und Zeit 
zu gewinnen ; wovon Ich jedoch nicht judiciren kann , sondern Euch 
solches überlassen muss, indess Ihr doch darauf Attention nehmen sollet. 

Es ist schliesslichen nicht zu zweifeln , dass es anfänglich der 
Pforte einige Impression machen wird, wenn die Engelländer verlangen, 
dass , so zu sagen , einer denen Türken essentiellester Articul aus dem 
Tractat weggelassen werden soll ; wie aber dieses eigentlich nicht an 
Mir lieget, so wird es alles darauf ankommen, ob die Türken Lust und 
Begierde zu einem Kriege haben oder nicht. Ersteren Falles nun 
werdet Ihr Euch bei dem Grossvezier nur ganz adroit nehmen und das 
Verlangen der Engelländer unter anderen damit entschuldigen müssen, 
wie diese in Furchten wären , dass , wann sie einmal mit denen Fran- 
zosen zu einem Accommodement wegen der amerikanischen Sachen ge- 
langen könnten, als welche doch eigentlich die Ursache des Krieges 
unter ihnen wären, und sie alsdenn mit der Pforte diejenige Engage- 
ments hätten, so der obgedachte siebente Articul mit sich führete, mithin 
alsdenn das Accommodement wegen der amerikanischen Affairen von 
einem mit der Pforte zu nehmenden Concert dependiren würde, alsdenn 
die sehr considerable Entfernung zwischen Engelland und der Pforte 
das Accommodement und den Frieden , wo nicht ohnmöglich , doch 
sehr schwer machen würde. 

Wenn Ihr dieses bei dem Grossvezier bestens gelten zu machen 
und ihm dadurch die etwa gefassete Ombrage zu benehmen suchet, 
der Porter aber, mit dem Ihr deshalb de concert gehen müsset, seiner- 
seits aufrichtig zu Werke gehet und von seiner letzteren Instruction vom 
25. vorigen Maimonates » Gebrauch machet, mithin alles mit der Force 
von Geld redressiret , so sollte Ich fast gar nicht zweifeln , dass die 
Pforte auch ohne völligen Schluss des Tractats noch in diesem Jahre 
zu einem Bruch mit denen Oesterreichern oder denen Russen resolviren 
werde. 

Fride rieh. 

I Vergl. S. 307, 



345 

Seit Eurem Bericht vom lo. April' habe Ich nicht das geringste 
weiter von Euch erhalten. Dieses gehet mit dem bekannten Expressen ; 
machet, dass er bald mit einer umständUchen und zuverlässigen Relation 
von Euch an Mich zurückkomme. 

Da es wegen der engUschen Sache viel auf Eure Adresse und auf 
die gute Tournure, so Ihr derselben bei dem Grossvezier geben werdet, 
ankommen wird , so müsset Ihr Euch dabei sehr adroit nehmen und 
demselben doucement zu verstehen geben, dass, wenn die Pforte nicht 
in diesem Jahre zu einem Bruch mit der einen oder der andern feind- 
lichen Puissance resolviren wollte , Ich alsdenn Mich resolviren müsste, 
Mich mit denen Oesterreichern , Russen und Franzosen, die Mir dazu 
schon unter der Hand Propositiones thun lassen, zu accommodiren. 
Insonders müsset Ihr den Grossvezier wohl begreifen machen , dass, 
wenn sie nicht von der jetzigen Gelegenheit noch in diesem Jahre pro- 
fitireten, um sich in Avantages fast ohne Schwierigkeiten zu setzen, als- 
denn sie solche Gelegenheit niemalen wieder bekommen würden. Ihr 
könnet zugleich wegen der Engelländer glissiren lassen, wie es Schade 
wäre, dass wegen einer kleinen Delicatesse von ihnen, so doch eigenthch 
nur eine Formalite wäre, der völlige Schluss unsers Tractats aufgehalten 
würde. Kurz , Ihr müsset der Sache so gute Couleurs geben , wie Ihr 
nur immer erdenken könnet, um zuwege zu bringen, dass der dies- 
jährige Bruch der Pforte dadurch nicht aufgehalten werde. 

Nach dem Concept. 

II 115. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdor f, 21. Juni 1759.2 

Ich bin von dem ganzen Einhalt Eures Schreibens vom 19. dieses 
wohl zufrieden. Nur müsset Ihr ja den Weg auf Thorn behalten, ^ 
indem es der einzige ist, wo Ihr gegen den Feind was ausrichten werdet. 
Das gesammte Proviantfuhrwesen und Artillerie müsset Ihr gleich mit- 
nehmen, sobald Ihr Euch in Marsch setzen werdet, und halte Ich dafür, 
dass Ihr den Major von Reitzenstein am füglichsten nach dem 25. dieses 
in der Gegend Pinne '^ an Euch ziehen könnet. Jedoch bleibet Euch 
vorbehalten, darunter zu thun, was Ihr für gut finden werdet. Ich habe 
dem Obristen von Hacke unter heutigem Dato befohlen, darüber mit 
Euch zu correspondiren. ^ 

Hieselbst ist übrigens noch alles stille und passiret nichts neues, so 
Ich Euch schreiben könnte. 

I Vergl. Nr. 10984. 10985. — = Auf dem Berichte des Generalmajors von 
Kleist, d. d. Lager bei Bartow (zwischen Anklam und Demmin) 21. Juni, findet sich 
die Weisung zur Antwort : „Ich werde bei seinem Regiment kein Avancement vorerst 
machen, weil es sich in der Bataille zu schlecht gehalten; Ich werde einen von hier 
hinschicken." Vergl. schon S. 174. Anm. i und S. 315. Anm. i. — 3 Vergl. S. 335. 
336. — 4 Südöstl. von Birnbaum. — 5 In der gleichen Weise wie oben in dem 
ersten Abschnitt an Wobersnow lässt der König am 21. auch an Dohna schreiben. 



346 

Man muss dem Fermor eine Nase andrehen und ihm weismachen, 
das Corps ging nach Glogau, nachdem auf einmal den anderen Weg 
nehmen : so wird er confus und wird eine übereilte und schlechte Re- 
solution nehmen. Und wann dieses Project reussiret und recht gut 
ausgeführet wird, so wird nicht allein Pommern und die Neumark con- 
serviret , sondern die ganze Campagne gewonnen ; dann Daun wartet 
auf die Russen, und wann man sie Zeit liesse zu kommen, so marschirte 
er über Marklissa nach Glogau zu und stiess zu sie, und wann das fehl 
schlaget, so wird er nichts anzufangen wissen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung in der Grossherzogl. Hoibibliothek zu Darmstadt. Der Zusatz 

eigenhändig. 



II ii6. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf , 2i juin 1759.]» 
Chiffre ä mon fr^re Henri ! 

Pour que vous soyez au fait de ce qui se passe, je vous rends 
compte 1° de Daun, qui fait tous les arrangements pour attendre la 
moisson ; il est de toute impossibilite que j'agisse contre lui, tant qu'il 
ne change pas de position. 

Les Russes sont avances au nombre de 25000 hommes ä Posen, 
un Corps de 8000 les doit joindre incessamment; Rumänzoff est encore 
avec 8000 hommes en Prusse. Ce qui est ä Posen, est dans un etat 
pitoyable, manquant de chevaux, et dans un grand delabrement. Tout 
ceci m'a fait juger qu'il faut les depecher au plus vite, pour en etre 
defait, 

1° pour empecher la ruine du pays, 

2° pour les attaquer delabres, comme ils sont, et ne leur point laisser 
le temps d'attirer Rumänzoff ä eux, 

3° pour rompre leur concert avec les Autrichiens, 

4° pour que je puisse disposer plus tot des troupes de Dohna, soit 
vous ou moi qui pourrions en avoir besoin, 

5° pour decider quelque chose ä l'endroit oü il y a plus d'appa- 
rence de reussir. 

Je vous confie donc sous le sceau du plus profond secret que notre 
armee va marcher de Landsberg, prenant le chemin de Thorn; ceci 
obligera Fermor aussitot ä quitter son poste de Posen , et en marche 
ils trouveront peut-etre l'occasion favorable de 1' attaquer ou de le rejeter 
derriere la Vistule. Je pense qu'alors Daun, reduit ä ses Autrichiens, 
sera oblige de tenter fortune, et que, si le dessein sur les Russes reussit, 
il y aura moyen de nous retrouver vers l'automne dans la mSme posi- 
tion oü nous avons ete au printemps. Je vous recommande le secret 
sur toute chose. [Federic] 

' Das Datum von Cöper ziTgesetzt. 



347 

Hier Beck a voulu nous enlever le poste de Friedland qui est mo- 
bile; il est venu avec 3000 hommes et n'a pris que quelques hussards. 
II s'est retire, et nos gens ont repris leur premier emplacement. Comme 
je ne doute point qu'ils ne debitent cent mensonges dans les gazettes, 
je vous avertis qu'il n'est rien arrive que ce que je vous marque. 

Federic. 

Das Hauptschreiben nach dem eigenhändigen Concept. Der Zusatz eigenhändig auf der im 
übrigen chiffrirten Ausfertigung. 



II 117. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

Reich-Hennersdorf , 22 juin 1759.' 
La lenteur de l'armee russienne est l'unique raison de l'inaction 
oü se tient notre general papal. Je crois — et cela sur d'assez bonnes 
probabilites — que son dessein est de se mettre en mouvement en meme 
temps que Fermor. II veut m'eloigner d'ici, il marchera vers Marklissa; 
d^s que je quitterais ce camp - ci , aussitot on mettrait le si^ge ä Glatz 
ou peut-etre ä Neisse. Je compte rompre tout ce beau projet, je ne 
m'explique pas comment, mais je crois que vous ferez bien de camper 
le 24 , tächant d'avoir une position avantageuse et de menager les se- 
mailles ; vous aurez votre corps plus ensemble et, hors Ramin dont je ne 
peux pas jusqu'ici fixer la destination, vous pourrez marcher d'un mo- 
ment ä l'autre, sans qu'il y ait une minute de perdue. 
Adieu, mon eher ami, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



» 



II 118. AU BRINGE HENRI DE BRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf, 22 juin I759.J2 
Chiffre ä mon frere Henri. 

Vous faites tres bien de vous procurer des avantages de detail sur 
l'ennemi, c'est autant de gagne. Les troupes de l'ennemi sont decou- 
ragees, et ceux qu'on leur prend , ne sauraient plus nous nuire. II est 
essentiel d'eclairer la marche de Hadik, pour savoir de quel cote il tourne. 

Vous aurez regu ma lettre d'hier,^ vous aurez vu les mesures que 
Ton prend contre les Russes, qui sont d'autant plus necessaires que 
nous aurons sürement encore besoin ailleurs des memes troupes. Le 
projet de Daun etait sürement de penetrer par MarkHssa en Silesie, 
pour se joindre aupres de Glogau aux Russes ; inais si mon projet reussit 
bien, Fermor sera au diable, avant que Sa Grosse Excellence ne se 

I Mit einem Schreiben vom 20. Juli haUe der König an Fouque eine Disloca- 
tionsliste der österreichischen Truppen übersandt. — 2 Das Datum von Cöper zuge- 
setzt. — 3 Nr. II 116. 



34« 

soit remruee. Nous aurons bien des hasards et risques ä courir, avant 
de mener cette campagne ä sa fin; mais si Dohna reussit, je ne de- 
sesp^re de rien. Selon mes nouvelles, l'ennemi attend la moisson pour 
agir, et entre ci et la moisson tout sera ddcide avec les Russes. 

Je vous avoue que je crains une action pour le prince Ferdinand; 
je souhaiterais plutot qu'il passe la campagne nez contre nez vis-ä-vis 
de l'ennemi. 

Selon mes nouvelles et celles que je vous communique, l'armee de 
l'Empire est encore ä Fürth et pense plutot ä se separer qu'ä agir; 
un peu de patience nous eclaircira tous nos doutes. 

Nach dem Concept. Eigenhändig. [^ 6 U e T 1 C.J 



II 119. AU LIEUTENANT -GENfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

[Reich-Hennersdorf, 23 juin 1759.]» 

Jusqu'ä present l'armee de l'ennemi n'a pas fait le moindre mouve- 
ment, et selon toutes les nouvelles que l'on attend de leur armee, ils 
ne se mettront en marche que le 17 ou le i8 de juillet. Si Daun suit 
son projet et qu'on ne [le] lui deconcerte pas , il marchera du cöte de 
Boehmisch - Friedland , pour entrer en Silesie du cote de Loewenberg. 
J'ai Heu de soup^onner que le corps de Hadik^ est destine pour marcher 
du cote de la Lusace, et qu'il renforcera le detachement de Vela du 
c6t6 de Schluckenau ou de Rumburg. Je crois que les detachements 
que mon fr^re fait en Boheme, ^ eclairciront beaucoup de choses. II 
y a d'excellents espions en Saxe, par leur moyen vous tirerez süre- 
ment de bonnes nouvelles de ce qui se passe chez l'ennemi. 

Si vous apprenez quelque chose du prince Ferdinand, de l'armee 
de Contades , du detachement de BrogHe ou de l'armee de l'Empire, 
vous me ferez plaisir de me l'ecrire ; mais n'en croyez pas vos gazetiers 
de Dresde qui mentent comme le diable. 

Vous faites fort bien de ne point faire partir le comte de Wessen- 
berg* et de le retenir lä-bas. 11 rae parait que la jeune cour est bien 
inqui^te, tächez de les tranquilliser et de les tenir en repos pendant la 
[campagne] . 

Weisungen [Bleinotizen] zur Antwort; auf der Rückseite des Berichts von Schmettau , d. d. 
Dresden 20. Juni. 



I Das Datum nach der uns nicht vorliegenden, bei Preuss a. a. O. Bd. II, 
S. 38. 39 gedruckten Ausfertigung. — 2 Vergl. S. 332. 347. — 3 Vergl. Nr. 11 118. 
II 120 mit Anm. 3. — 4 Graf Wessenberg, der Hofmeister des jungen Prinzen 
Friedrich von Sachsen, wünschte nach Schwalbach zu reisen. Der König befürchtete 
vermuthlich Umtriebe mit den französischen Heerführern. 



349 

II I20. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

[Reich-Hennersdorf , 24 juin 1759.]! 
Chiffre ä mon fr^re Henri. 

Je vous envoie toute sorte de nouvelles , celles de Vienne ^ sont 
pour la plupart orthodoxes; les mouvements des Turcs sont en train 
de devenir tr^s reels, si quelque malheur inattendu ne les derange pas. 

Vous verrez par la deposition de cinq deserteurs ce qu'il y a du 
cote de Boehmisch - Friedland , et que jusqu'ä present il n'y a rien ä 
craindre lä-bas. 

L'expedition de Dohna - reussira selon toutes les apparences ; il 
trouvera les Russes eparpilles et pourra les battre en detail, les uns 
apres les autres. Cela fera encore changer le projet de Daun , et il 
est vraisemblable que la cour , s'ennuyant de ses lenteurs, lui donnera 
des ordres positifs pour agir: c'est oü je l'attends. On peut lui jouer 
ici toute sorte de tours, et quoiqu'il ait une grande superiorite sur mon 
armee, il est en trop de corps, pour que j'aie k craindre d'avoir ä com- 
battre cette masse entifere. Je me garderai bien de me separer, et si 
je vois jour ä donner bataille, je rassemble tout ce que j'ai, et je tombe 
sur le Corps de celui qui me sera le plus proche. 

Je vous souhaite niille bonheurs pour vos petites expeditions.^ On 
dit que Daun attend la moisson ; si cela est , nous en aurons encore 
jusque vers la fin de juillet. 

Beck se propose d'attaquer le poste de Tannhausen; s'il l'essaie, 

il en sera mauvais marchand. ^ , 

Feder IC. 

S e c r e t.4 

Unter 5 denen Grossen und dem Ministerio zu Wien soll eine Sache auf das 
Tapis gekommen sein , welche dieser Herrn Aufmerksamkeit nicht wenig allarmiret. 
Das erste ist, dass vier von den ersten ungarischen Magnaten ganz in der Stille und 
zu gleicher Zeit aufgehoben , zwei davon nach Pressburg und zwei nach Ofen trans- 
portiret worden. Nicht allein ihre Namen werden bis auf diese Stunde verborgen ge- 
halten , sondern man kann auch die Ursache ihres Arrestes gar nicht errathen. Da 
man aber, zum zweiten, von denen türkischen Grenzen, besonders von der Seite von 
Belgrad, Nachricht erhalten, dass daselbst sehr starke Bewegungen sowohl als an der 
Seite von Siebenbürgen gemachet werden , aus welchen man einen türkischen Einfall 
vermuthen könnte , so ist man diesesfalls in einer grausamen Verlegenheit in Wien, 

I Das Datum von Cöper zugesetzt. — 2 Vergl. unten Anm, 5. — 3 Vergl. 
Nr. II 119. Prinz Heinrich hatte den General Finck abgesandt, „pour qu'il fasse une 
petite diversion en Boheme avec 2000 hommes". Bericht, d.d. Dittersdorf 18. Juni. — 
4 Dass das obige unter undatirten Papieren im Nachlasse des Prinzen Heinrich auf- 
gefundene Stück mit dem Schreiben vom 24. Juni 1759 dem Prinzen zugesandt sein 
wird, ist mit Bestimmtheit anzunehmen, da ebenfalls am 24. Juni 1759 an den Mi- 
nister Finckenstein ein Auszug aus dem Wiener Schreiben geschickt wird. Vergl. 
Nr. II 121. — 5 Die Mittheilungen wurden dem Könige, Reich-Hennersdorf 23. Juni, 
von Rebentisch eingereicht, der sie dem Schreiben eines Freundes in Wien ent- 
nommen hatte. Ueber Rebentisch' Verbindungen in Wien vergl. schon S. 149. 
Anm. 5 und S. 194. 



350 

welche zwar eine verborgene , doch grosse Consternation verursachet , die man aber 
auf das allerbeste ingeheim noch zu halten suchet, damit es noch zur Zeit nicht unter 
die Populace komme. Sie i kennen Wien , also wissen Sie , dass es nicht an Leuten 
fehlet, welche auch in die verborgene Geheimnisse dringen können. Es ist an Temeswar 
und Peterwardein auf das allerfleissigste bis neu zu gearbeitet worden, und verursachet 
dieses nicht wenig Aufsehen, dass so schleunig so viel Maurer nach dem letzten Orte 
zu Wasser geschicket worden. Dieses wird noch dadurch vermehret , dass in Oester- 
reich und Ungarn viele Fourage aufgekaufet werden solle , welche ebenfalls alle in 
der Gegend von der Donau gebracht zu werden beordert werden soll. Wie soll wohl 
von Leuten, die ein wenig Einsehen haben, nicht vermuthet werden, dass dieses auf 
was weiteres angesehen sei? Die Türken vermehren sich in und um Belgrad um ein 
merkliches, und wird nicht allein Fourage und Mehl, sondern auch viele Munition 
dahin angefahren. So viel ist richtig , dass der Bassa von Belgrad nach Konstanti- 
nopel gebracht und ein anderer dahin beordert worden , welcher lange nicht so viel 
gute Freund- und Nachbarschaft wie der vorige hält. 

Ganz Wien donnert auf die Russen, dass sie noch nicht in Schlesien ; sie wissen 
aber nicht, dass sie von Oesterreich noch nicht die versprochene Subsidien erhalten: 
bis diese Stunde wird noch an dem gehörigen Fonds gearbeitet , welches uns aller- 
seits leider nicht geringe Auflagen verursachet; man weiss bald nicht mehr auszu- 
kommen. Man fängt nicht weniger an , um die Niederlande etwas besorget zu sein. 
Regimenter aus Italien sollen wirklich Ordre haben, auf den ersten Wink nach Ungarn 
zu marschiren. Es sind Entrepreneurs abgeschicket worden, um Schiffe zu besorgen, 
damit es bei nöthigem Fall an nichts fehle. Wissen Sie wohl , dass man Willens 
ist, mit Holland eine Convention zu treffen, damit sie kein Pulver mehr an Preussen 
verkaufen sollen? Man ist gesonnen, 12 Rthlr. mehr für einen Centner zu geben, 
abermals ein Project des Feldmarschalls Neipperg. 

Schliesslich muss Ihnen melden , dass seit der Schlacht von Bergen der Opera- 
tionsplan in diesem Punkt abgeändert worden , dass die französische Armee mit einer 
[Partie] nach Westphalen und Hannover gehen, die andere aber in das Halberstädtsche 
und Magdeburgsche eindringen solle, wo dann , wann jeder von allen den österreich- 
schen Alliirten an ihren bestimmten Orten eingetroffen, sie zugleich agiren sollen. 

Das Hauptschreiben nach dem eigenhändigen Concept; der Zusatz eigenhändig auf der im 
übrigen chiffrirten Ausfertigung. Die Beilage nach einer Abschrift. 



II 121. AU MINISTRE D'fiTAT COMTE DE FINCKENSTEIN 

A BERLIN. 

R eich-Hen nersdorf , 24 juin 1759. 
Der König theilt dem Minister mit, dass General Dohna nach Polen 
marschiren werde, „pour aller combattre l'armee de Russie qu'il tächera 
de faire sortir de leur = position avantageuse aupres de Posen , leur 
donnant de la Jalousie sur Thorn oü sont tous leurs depöts, en diri- 
geant sa marche, comme s'il voulait les couper entierement de la Prusse. 
J'ai tout heu d'esperer un bon succ^s de cette entreprise, vu que l'armee 
russe n'est pas encore entierement assemblee, et que ce qu'il y a de 
Russes aupres de Posen, ne doit aller, selon tous mes avis, au delä de 
25000 hommes. Et si le Ciel benit cette demarche, voilä tout le plan 
d'operations de Daun confondu, qui se fonde principalement sur Tarrivee 
de l'armee russe en Silesie: Daun sera oblige de faire un autre plan 

I Rebentisch. — 2 So. ] 



35t 

: de campagne, que je tächerai alors de deranger encore, de sorte que 
cette campagne se trainera et que nous nous en tirerons encore assez 
heureusement, 

„Si le projet sur les Russes reussit, j'aurai alors encore l'avantage 
l de pouvoir detacher des troupes de l'armee de Dohna lä oü le besoin 
i l'exigera. ' Comme il faut que cela se decide en peu de jours, gardez- 
moi en attendant un secret profond sur tout ce que dessus." 

Dem Minister wird mit dem Befehl, das Geheimniss zu wahren, ein Auszug aus 
dem Wiener Schreibenz mitgetheilt. 

Nous sommes ici comme en pleine paix , mais un beau matin eile 
sera cruellement ensanglantee. 

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig. -T e U e r 1 C. 



II 122. AU SECRET AIRE BENOIT A VARSOVIE. 

Reich-Hennersdorf, 24 juin 1759. 

tL,s wird dem Gesandten mitgetheilt, „dans le dernier secret et sous peine de 
mon Indignation, que vous ne laisserez rien transpirer ä ame qui vive de tout ce 
que dessous", dass General Dohna in Polen eindringe , um den Russen auf den 
Leib zu rücken. Der König erwartet „que le Ciel benira de ses succfes cette entre- 
prise, ce qu'il faut qu'il se decide en peu de jours". 

Mon intention est que, dds que vous apprendrez la bonne nouvelle 
que l'armee des Russes a ete battue, ce qu'il faut qu'il vous revienne 
bien plus tot qu'ä moi ici, vous devez d'abord et sans attendre preala- 
blement d'autres ordres de ma part , employer tous vos soins et toute 
votre adresse , afin que cette nouvelle arrive le plus rapidement qu'il 
sera possible dans la Turquie et jusqu'ä la Porte Ottomane. Je vous 
crois pourvu d' assez bons correspondants dans la Pologne et aux fron- 
tieres de la Turquie, qui, dans ce cas-lä, vous aideront ä faire passer 
fort vitement la nouvelle en question dans la Turquie et ä Constantinople. 

Nach dem Concept. F 6 d 6 ri C. 

II 123. AN DEN GENERALLIEUTENANT GRAF DOHNA. 

Reich-Hennersdorf, 24. Juni 1759. 
Ich habe Euch den anliegenden Brief, ^ welcher Mir von sehr zu- 
verlässiger Hand zugekommen, communiciren wollen, damit Ihr zusehen 

I Zu Mitchell hat der König (nach dem Bericht an Holdernesse, Landshut 
24. Juni) geäussert: „As for the Russians, I hope very soon to give you an good 
account of them ... If I was once rid of the Russians, I shall be able to do 
something that will please you." Mitchell fügt hinzu: „That I understood that he 
should be able to give some assistance to the King's army." [London. Public 
Record Office.] — 2 Vergl. Nr. 11 120. — 3 Es liegt bei ein „Extract" ohne Orts- 
und Datumsangabe. Danach sollte ein russisches Corps von der Weichsel seinen Marsch 
nach Kaiisch auf dem Wege nach Breslau angefangen haben. Das Corps bei Posen 
sei nach Glogau zu gehen intentioniret, dies letztere Corps sei bestimmt zur Observa- 
tion der Armee des Königs, welche die Russen bei Landsberg und Crossen ver- 
mutheten. Ein Courier aus Wien, der auf dem grossen Umwege über Warschau zurück- 
gekehrt sei, habe den geplanten Marsch der Russen aufgehalten. 



6b- 

möchtet, ob Ihr daraus zu Euerer Direction bei Euerer gegenwärtigen 
Expedition etwas nehmen und Euch zu Nutze machen könnet; und 
werdet Ihr nicht unterlassen, dem Generahnajor von Wobersnow solchen 
lesen zu lassen und zu communiciren. 

Uebrigens so müsset Ihr nur wohl überlegt, jedoch frisch auf die 
Russen los gehen ; da es dann geschehen wird, dass Ihr ein Corps der- 
selben nach dem andern schlagen und aus dem Wege räumen und 

ihnen ihre Magazine nehmen werdet. t^ • j • i 

^ Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



n 124. AN DEN OBERST VON HACKE, COMMAND ANTEN 
VON GLOGAU. 

Reich-Hen n ersdor f, 24. Juni 1759. 

Ich habe Euer Schreiben vom 23. richtig erhalten, und zweifele 
Ich keinesweges, dass die Sachen unter dem Generallieutenant Graf von 
Dohna recht gut ablaufen werden. Ich stehe übrigens in den Gedanken, 
dass Ihr gedachten GeneraUieutenant avertiret haben werdet , dass Ihr 
ihm die Husaren unter dem Major von Reitzenstein zuschicket , ' auf 
dass er wissen möge, wo er solche an sich ziehen könne. 

Wegen des Regiments von Sydow, so sollte Ich meinen, dass man 
noch einen Nutzen mehr sich dadurch schaffen könnte, wann man 
solches, auf den Fall der Feind, wie alle Apparences dazu seind, Posen 
verliesse, gedachtes Regiment dahin marschiren Hesse, um das Magazin 
in Posen auf eine Zeit zu besetzen. Ich kann Euch aber darunter 
nichts positives befehlen, sondern Ihr müsset Euch darüber mit dem 
Generallieutenant Graf von Dohna und dem Generalmajor von Wobersnow 
concertiren und diese Sache mit ihnen abmachen und reguhren. 

Solltet Ihr hiernächst von denen Operations der Dohna' sehen Armee, 
wie Ich nicht daran zweifeln kann, in kurzem etwas erfahren, sO werdet 
Ihr solches Mir alsofort einzuberichten nicht unterlassen. 

Friderich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. 



II 125. AU GfiNfiRAL DE LTNFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE-FOUQUfi. 

[Reich-Hennersdorf ,] 24 [juin 1759]. 
Votre disposition est tr^s bonne , mon eher ami ; envoyez-moi la 
Tagliste de tous vos rdgiments et de ceux de Ramin. J'espere que vous, 
Bülow et moi nous ferons 60000 hommes, j'en ai ici effectif 39850. 
Les recrues de Breslau, qui sont exercees, pourront aussi joindre votre 
Corps, et je vous accorde par bataillon un centner de poudre pour faire 
encore tirer les recrues ; vous ferez chercher cette poudre ä Schweidnitz. 

I Vergl. S. 302. 



353 

J'esp^re de pouvoir vous mander bientot quelque bonne nouvelle, 
pas d'ici, mais d'ailleurs;* donnez-vous patience, nous derangerons en- 
core une fois les projets de nos ennemis et, s'il plait au Ciel, nous nous 
tirerons de ce dangereux pat avec honneur. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. -c- , 

' ' ■' Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 126. AU LIEUTENANT-COLONEL D'O, VICE-COMMANDANT 

A GLATZ. 

Reich-H ennersdorf, 24 juin 1759. 

J'ai regu votre rapport du 23 de juin , et je vous reniercie des 
nouvelles que vous continuez ä m'y donner de l'ennemi. Je pense que 
vous avez grande raison de ne point juger les Autrichiens pour aussi 
forts qu'ils se donnent; car en comptant les regiments et en calculant 
le nombre selon le rapport des deserteurs, Daun peut avoir tout au plus 
60 ä 70000 hommes dans son armee, Laudon peut etre fort d'ä peu 
pr^s de 22000, Beck de 8000, Harsch de 12000, de Ville de 25000 
et Jahnus de 5000 hommes, de fagon qu'il y a espoir que leurs projets 
pourront encore etre deranges. J'ai peine ä croire qu'ils voulussent 
percer ici par Braunau en Silesie, cela parait quasi incroyable; et, au 
cas qu'ils le tentassent, ils pourraient bien s'en trouver trds mal. 

Vous ne laisserez pas d'avertir le general de Fouque de tout ce 
qui vous entrera, et de m'ecrire jusqu'aux moindres circonstances qui 
parviendront ä votre connaissance. Federic 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. 



II 127. AN DEN GENERALLIEUTENANT VON TRESKOW, 
COMMANDANTEN VON NEISSE. 

[Reich-]Hennersdorf, . .Juni i7[59]' 

Ich habe Euren [Bejricht vom 23. Juni erhalten, und müssen wir 
uns nicht [da]ran kehren, dass die Oesterreicher Cosel einschliessen, um 
[so] weniger, da diese Festung dadurch nichts risquiren kann. [Des] 
Feindes Intention gehet gewiss dahin. Mich von hier [hin] weg zu ziehen; 
aber Ich denke Euch in kurzem gute [Zei]tung mitzutheilen. 

1 Vergl. S. 351. — 2 Der Rand abgefressen; vermuthlich vom 24. zu datiren. 
Corresp. Friedr. II. XVUI. 23 



- — 354 

Es hat nichts zu sagen mit alle die Fanfaronnaden der Oestreicher. 

Fr i der ich. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. Der 
Zusatz eigenhändig. 



II 128. AU LIEUTENANT- GßNfiRAL COMTE DE SCHMETTAU 

A DRESDE. 

Reich-H ennersdo rf , 24 juin 1759. 

Je vous remercie des nouvelles que vous me donnez par votre 
lettre du 22 de ce mois, et je suis d'avis qu'au cas meme que le duc 
de Broglie se joignit avec son armee aux troupes des Cercles, cela ne 
pourrait se faire que fort tard, lesdites troupes manquant de vivres, 
d'argent et en un mot de tout, de sorte qu'elles ne pourront sürement 
pas etre remises en train de sitöt. 

Au reste, il m'est etonnant que je n'entende rien relativement aux 
Operations du prince Ferdinand; mandez-moi ce que vous en apprendrez. 

[Federic] 

Nach dem Abdruck bei Preuss. a. a. O. Bd. II, S. 39.^ 



II 129. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE. 

Reich-Henner sdorf, 25 juin 1759. 

Votre demier rapport dans lequel vous me mandez les nouvelles 
qui vous sont entrees de la Westphalie, m'est bien parvenu, et je puis 
vous dire que l'avant-garde de Dohna est aujourd'hui k Meseritz ; je 
compte que le premier corps des Russes qui se trouve ä Posnanie, sera 
expedid avant la fin de ce mois. II y en a un autre ä Kaiisch, auquel 
il faudra que Dohna dise un mot, s'il ne se retire pas de lui-meme. II 
y en a encore un troisidme qui est entre Thorn et Posnanie. Ces trois 
corps fönt ensemble 40000 hommes, le plus fort n'est que de 20000, 
de Sorte qu'il y a tout lieu de croire que Dohna en viendra facilement 
ä bout ou les renverra au delä de la Vistule. Cette expedition peut 
6tre finie en quinze jours ou en trois semaines au plus tard, et dds lors 
la plus grande partie de cette armee sera ä ma disposition. Je ne 
crains que pour le prince Ferdinand ; = s'il lui arrive un malheur, je vous 
avoue que je ne prevois point comment on pourra le redresser; et j'at- 
tends le moment que Daun sera instruit de 1' expedition contre les Russes, 
pour voir quel parti il prendra. S'il persevdre dans son inactivite, les 
Russes crieront terriblement contre lui et lui attribueront tous leurs 
malheurs, quoiqu'il soit sür qu'il ne depend pas de lui de les assister. 

I Ebenda S. 40 und S. 39 Schreiben an Schmettau vom 25. und 26. Juni. — 
2 Vergl. S. 348. 



355 

Des que je m'apercevrai de quelque chose qui denote son plan, vous 
en serez instruit dans le moment; de meme lorsque j'apprendrai des 
nouvelles de Dohna et qu'il se sera passe quelque chose qui en vaille 
la peine, je ne manquerai pas de vous le communiquer d'abord. 

Nach dem Concept. F e d 6 T 1 C. 

II 130. AU G]£n£RAL de L' INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

Reich-Hennersdorf, 25 juin 1759. 
Votre rapport du 24 de ce mois m'a ete rendu, et je serais curieux 
de savoir si c'est de la cavalerie ou bien de l'infanterie que le gdneral 
de Ville vient de detacher. II me parait, au reste, qu'il pourrait bien 
encore s'ecouler une quinzaine de jours, avant que Fennemi commengät 
ses Operations , et ce ne sera qu'alors que nous pourrons nous orienter 
sur ses veritables vues. 

Beck , ä ce que l'on dit , veut tenter fortune du cöte de Bülow. » 
Que cela ne vous inqui^te pas , c'est notre affaire. Mais je crois que, 
malgre les projets de Daun, il se verra oblige de se mettre en mouve- 
ment, ou le 28 ou le 30. C'est alors que je serai attentif ä la premi^re 
marche qu'il fera, qui me decouvrira son dessein et me mettra ä portee 
de vous ecrire positivement ce qu'il faudra faire. Au moins, vous ne 
m'accuserez ni d'etre inquiet ni impatient; car on nous lanterne bien. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigen- 
händig. 



II 131. AU GfiNfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

Reich-Hennersdorf, 25 juin 1759. 

J'ai re§u votre lettre du 25 de juin, et je vous remercie des listes 
que vous m'avez envoy^es.^ Je trouve le calcul, en comptant officiers, 
bas-officiers, tambours et artilleurs , que nous faisons ensemble 64 000 
hommes. 

L'ennemi est marche, ou du moins il a fait un mouvement aujourd'hui. 
Je suis apres ä m'en intruire, et entre-ci et demain matin je compte 
savoir exactement de quoi il est question; rien ne me presse ni ne 
m'oblige de me precipiter. Je ne suis pas sür que l'armee de Daun 
marche, je ne le suis que d'une partie du corps de Laudon. A pre- 
sent, il faut etre pr6t ä tout moment. J'attends ä apprendre par vous 
les mouvements de de Ville, par d'O ceux de Harsch et par Bülow 

I Vergl. S. 259. 320. 322, — 2 Vergl. Nr. 11 125. 

23* 



356 

ceux de Beck. Quand j'aurai combine tout cela, je me determinerai 
sur le parti qu'il faudra prendre. 

Les bonnes nouvelles que je crois pouvoir vous annoncer, ne vien- 
dront jamais de Danemark. ^ 

Je ne suis pas encore assez au fait de ce qui est marche, et du 
chemin que cela aura pris; avant que de bien eclaircir le tout, je ne 
remue pas, d'autant plus que, quoi que l'ennemi fasse, rien ne me presse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Der Zusatz eigenhändig. 



II 132. AU FELD-MARfiCHAL PRINCE FERDINAND 
DE BRUNSWICK. 

Reich-Hennersdorf, 26 juin 1759.2 
La lettre que vous m'avez faite du 21 de ce mois,^ vient de 
m'^tre rendue. Permettez - moi que je vous reponde en ami tout na- 
turellement qu'il me semble que vous voyez trop noir, et que le dernier 
desavantage de Bergen* vous frappe encore. Je ne connais point le 
terrain oü vous ^tes, ainsi qu'il m'est impossible de vous dire ce qui 
pourrait vous 6tre le plus convenable, et que ce que je puis vous pro- 
nostiquer avec certitude, c'est que, si vous passez le Weser, vous ^tes 
perdu sans ressource. Tout depend de votre position et de celle de 
l'ennemi et du terrain qu'il occupe. Si vous pouviez tomber sur un de 
ses corps detaches et le detruire, vous n'auriez pas besoin de risquer 
une bataille, et vous pourriez remettre les affaires en regle, au Heu que 
si vous reculez , l'ennemi pouvant encore agir pendant quatre ou cinq 
mois, l'ennemi vous reculera ä la mer comme le duc de Cumberland. ^ 
Dans deux ou trois mois, vous vous verrez peut-etre force k combattre 
avec plus de de'savantage qu'ä present, ou dans un mois. Si vous 
pouviez attirer l'ennemi dans une plaine, vous pourriez avoir beau jeu, 
et un moment heureux pourra redresser toutes vos affaires. 

Mon frere Henri est hors d'etat de vous porter du secours, parce- 
qu'il se trouve entoure de 22 ä 23000 Autrichiens , et qu'il a fait un 
gros detachement k l'armee de Dohna^ qui va incessamment combattre 

I Fouque hatte, Peterwitz 25. Juni, auf das Schreiben des Königs vom 24. Juni 
(Nr. II 125) geantwortet: „J'attends avec une impatience merveilleuse l'accomplisse- 
ment des bonnes nouvelles que Votre Majeste me fait esperer. Se pourrait -il bien, 
Sire, que le fils de feu Christian voulut se mettre en lice?" Friedrich V., der 
König von Dänemark, war der Sohn Christians VI. (f 1746); Fouque hatte unter 
König Christian, während der zwei letzten Regierungsjahre Friedrich Wilhelm's I., 
in dänischen Diensten gestanden. — ^ Einen Cabinetsbefehl vom 26. Juni an den 
Generalmajor von Tauentzien in Breslau vergl. bei Preuss , a. a. O. Bd. V, S. 131. 
— 3 Vergl. den Bericht des Prinzen, d. d. Rittberg 21. Juni, bei Westphalen 
a. a. O. Bd. III, S. 287. 288. — 4 Vergl. S. 181. — 5 Vergl. Bd. XV, 489. — 
6 Unter General Hülsen, vergl. S. 311.333. 



357 

les Russes. Je me vois egalement hors d'etat, dans le moment present, 
de vous donner du secours. Mon frere ne pourra ^tre rejoint par ses 
troupes qu'en six semaines, au prendre tout au mieux; et, en ce cas-lä, 
il pourrait peut-etre faire un detachement d'une dizaine de mille hommes 
vers la Hesse, pour prendre l'ennemi par^ revers. 

Pour l'amour de Dieu , ne vous decontenancez pas , et ne voyez 
pas les objets trop noirs: le premier pas qu'on fait en arri^re, fait une 
mauvaise Impression dans l'armee, le second pas est dangereux, et le 
troisi^me devient funeste. Mais tout ceci se reduit au terrain ; car, 
pour peu que l'ennemi soit desavantageusement poste, je parle que vous 
le battrez. Je dois vous dire d'ailleurs que je vous ecris tout ceci, sans 
savoir ce que le roi d' Angleterre peut vous marquer lä-dessus, et [songez] » 
toujours qu'une armee sans magasins ne saurait subsister, et qu'ayant 
ete vaincue dans une occasion, vous ne sauriez la remettre davantage. 
II y a encore un moyen, qui serait, de laisser l'ennemi s'attacher ä une 
place et de lui tomber en suite sur le corps pour le detruire. Je rai- 
sonne en tout ceci comme un aveugle des couleurs, et ne connaissant 
de ce pays-lä que le grand chemin de Berlin ä Wesel; c'est impossible 
d'entrer dans la nature [des] details dont le terrain seul doit decider. 

Nous sommes ici les bras croises , tant qu'il plaira ä cette benite 
creature que j'ai vis-ä-vis de moi ; mais au premier mouvement il y 
aura de bons coups de donnes. Adieu, mon eher, je vous embrasse. 

Federic. 

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin. Der 
Zusatz eigenhändig. 



II 133. AU GENfiRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA 
MOTTE -FOUQUfi. 

[Reich-Hennersdorf ,] 27 [juin 1759]. 

Le mouvement de l'ennemi, dont je vous ai parle dans ma 
derni^re lettre, ^ se trouve absolument faux: les paysans et les mar- 
chands de filasse l'avaient debite; une grosse pluie qui empechait 
nos patrouilles de voir, les avait seduits; quelques officiers crurent voir 
ce qu'ils ne voyaient point, et leur Imagination supplda ä la verite. 
Toutes ces troupes sont precisement dans l'endroit oü elles ont ete; il 
n'y a rien qui ait remue. Je les amuse par toutes sortes de balivernes 
que je fais debiter selon mon bon plaisir; mais je prevois quelque 
changement vers les derniers jours de ce mois ou les premiers du 
prochain. 

I In der Vorlage (dechifFrirte Ausfertigung) „pour". — ^ Nach dem Concept. 
— 3 Vergl. Nr. 11 130. 



358 

Dans peu de jours, je serai an etat de vous donner une grande 
nouvelle. ^ L'ennemi s'etait propose de commencer ses Operations le 
1 5 juillet ; je me flatte que son plan sera bouleverse, et qu'il sera oblige 
d'en faire encore plus d'un, avant de gagner la fin de la campagne. 

Adieu, mon eher, je vous embrasse. Federir 

Nach der Ausfertigung im Kaiserl. Königl. Kriegsarchiv zu Wien. Eigenhändig. 



II 134. AU CONSEILLER PRIVß DE L^GATION BARON DE 
KNYPHAUSEN ET AU SECRETAIRE MICHELL A LONDRES. 

Reich-Hennersdorf , 27 juin 1759. 

J'ai bien re^u le rapport que vous m'avez fait du 15 de ce mois, 
qui m'a fait infiniment de plaisir en y vo)%nt le succ^s heureux que 
les armes anglaises ont eu en Amerique en achevant rentiere conquete 
de l'ile de Guadeloupe. * Mes vceux seraient remplis , si ä present ils 
pourraient s'emparer encore de la Martinique, car j'ai tout Heu de 
croire qu'ayant fait cette conquete -lä encore, les Frangais seraient 
obliges de demander avec empressement la paix ä 1' Angleterre. ^ 

Quant ä ce qui me regarde, je pense pouvoir vous donner bientot 
de bonnes nouvelles d'ici. Et comme mon corps d'armee sous les 
ordre s du general Dohna est entre actuellement pour chercher ä com- 
battre les Russes et les prevenir par lä sur leurs concerts pris avec 
les Autrichiens, vous pourrez bien dire aux ministres anglais que, si 
cette entreprise reussira autant que je m'en flatte selon toutes les ap- 
parences, je songerai, d'abord que cette Operation serait terminee, de 
detacher une partie du corps de Dohna pour m'en servir ä faire une 
diversion aux Frangais dans la Hesse, en les prenant ä revers, afin de 
degager par lä le prince Ferdinand de Brunswick, qui est ä present un 
peu serre par presque toute l'armee fran^aise en Allemagne assemblee 
vis- ä- vis de lui. 

Nach dem Concept. reÜeriC. 



II 135. AN DEN GENERALMAJOR VON WOBERSNOW. 

Reich-Hennersdorf , 27. Juni 1759. 

Euer Schreiben vom 24. dieses hat Mir grosse Satisfaction ge- 
geben, und ist Mir sehr lieb, dass Ihr bereits so weit auf dem Marsch 



1 Vergl. S. 351. 353. — 2 Vergl. über die Eroberung der Insel und über die 
Capitulation der Franzosen am i. Mai: Schäfer, Gesch. des siebenjähr. Krieges, Bd. II, 
Th. I, S. 395. — 3 In der gleichen Weise schreibt der König am 27. an Hellen 
im Haag. 



359 — 

seid. ' Was Ich Euch zum meisten anjetzo recommandire, ist, dass Ihr 
dem nähesten feindHchen Corps auf den Hals gehet und denen drei 
russischen verschiedenen Corps nicht die Zeit lasset, zusammenzu- 
kommen, so wird Eure Affaire gewisser sein, und könnet Ihr den 
grössten Succes von der Welt Euch gewärtigen. Sind nun einmal Eure 
Sachen im Train, und seiet Ihr an den Feind heran, so müsset Ihr bei 
Leibe keine Halte in Euerer Entreprise machen und Euch ja keine Ruhe 
geben, sondern das Ding mit Force und Vigueur verfolgen. 

Und da Ich vermuthe , dass Ihr vielleicht was werdet in Posen 
lassen wollen , so habe Ich bereits dem Obristen von Hacke in Glogau 
befohlen, 2 dass, wann Ihr' es verlangen solltet, er das Regiment von 
Sydow dahin schicke; und weil Ihr Mir anjetzo saget, dass das Proviant- 
fuhrwesen bei Euch nicht allerdings recht in Ordnung sich befindet, so 
kann Euch obgemeldeter Obrister von Hacke leicht auf einige Tage 
Mehl zuschicken, welches Ich ihm heute schreiben werde, damit es auf 
Euer Verlangen parat sein müsse. ^ 

Was hier passiret, so schreibe Ich Euch, dass Eure im Werk seiende 
Expedition so cachiret gehalten wird, dass niemand bei der Armee ein 
Wort davon wisse, und habe Ich hieselbst aussprengen lassen, dass in 
einigen Tagen von hier sechs Regimenter nach Glogau marschiren 
würden , welches auch solchen Glauben bei den Oesterreichern findet, 
dass sie alle Tage sich erkundigen sollen, wann eher was wegmarschiren 
würde. Was Mir von verschiedenen Orten versichert wird, ist, dass 
die Russen und Oesterreicher sich das Wort gegeben haben, den 1 5 . Juli 
ihre Operationes gemeinschaftlich anzufangen. Also derangiret Eure 
Expedition nicht allein ihren concertirten Plan , sondern wann Ihr die 
russischen Corps eins nach dem andern vornehmet und treibet sie nach 
der Weichsel , so wird Mir Eure Armee nach der Zeit noch sehr gut 
zu Passe kommen, da des Prinz Ferdinand Operations sehr zu hapern 
anfangen und, wie Ich es jetzt einsehen kann. Mein Bruder, des Prinz 
Heinrichs Liebden , wohl der erste sein wird , der Succurs wird haben 
müssen. Ich werde hier nichts von Euch sprechen, ehe und bevor sich 
etwas decidiret. Ist es nun was gutes, so müsset Ihr einen Officier mit 
vorreitenden Postillons, der Mir solche Nachricht von Euch überbringe, 
anher schicken. 

Wor Ihre Sache mit rechter Vivacität poussiret wird, um recht von 

i Gemäss den königlichen Befehlen, gegen Thorn zu marschiren (vergl. Nr. 11 109. 
III 10) waren Dohna und Wobersnow, wie letzterer am 24. aus Schwerin meldet 
am 23. aus Landsberg aufgebrochen und bis Schwerin a. d. Warthe vorgerückt, am 
24. war das Corps unter Hülsen zu ihnen gestossen. — 2 Vergl. Nr. 11 124. — 
3 Ganz in der gleichen Weise wie in dem obigen ersten Theil des Cabinetsbefehls 
an Wobersnow schreibt der König am 27. auch an den Generallieutenant Graf 
Dohna. Auch Hacke wird in dem an ihn gerichteten Befehl in Betreff der Mehllieferung 
an Dohna gewiesen. 



3ÖO 

alle Vortheile und der Bredouille zu pro