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Full text of "Polybiblion: Revue bibliographique universelle"

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Saibarli Hollege tliliracg. 



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POLYBIBLÎ 



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RETÏÏE 



BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 



PARTIE LITTÉRAIRE 



DEUXIÈME SÉRIE. — TOMK QUARANTIÈME. — LXXP DE LA COLLECTION. 



LIVItAI»»0:V. — JUILLET 




PARIS 

AUX BUREAUX DU POLYipiBLION 

5, RUE SAINT-SIMON, 5 

(Boulevard Saint-Germain) 



LOIIDBSS 

BuANS et Oates, 28, Orchard Street. 

rBIBOV&O BIT BADB 

B. Herdbr. 

▼IBlQfB 

Gbrold et C'% Stefangplalz. 



Guillaume Larosb (Librairie catholique), 
8, rue des Paroissiens. 



BOMB 

Le Chevalier MEL.vNoni, ancien Directeur 

de la LiBR.\iiME de la Puopagande, 

10, p. 2, via Giulia. 

MADRID 

José Ruiz y C* (Libp.eria Gutbnbero), 
14, Principe. 

LISBONNB 

Manoel-Josc FënVEinA, 132, rua Aurea, 134. 

MONTRÉAL 

Cadieux et Deromk, 1603, rue Notre-Dame. 



maOBABXUn, BVDAVBST, QOFBMBAGUB, CBHISTIAITIA, 6TOCKHOL3V, 

SAIHT-PÉTBBBBOnHO, VAR80V1B : 

BUREAUX DE POSTB. 



1894 



SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DE JUILLET 1894 



I. — SCIENCE SOCIALE, ÉCONOMIE POLITIQUE, SOCLVLISME, par M. Claudio 
Jannet. 

IL — HAGIOGRAPHIE ET BIOGRAPHIE ECCLÉSIASTIQUE (2« par».), par M. l'abbé 
Louis Robert. 

III. — ROMANS, CONTES ET NOUVELLES, par M. Charles Arnaud. 

IV. — COMPTES RENDUS. 

Théologie. — T. de Régnon : Éludes de théologie positive sur la Sainte Trinité 
(p. 53). — Mgr RoziER : Panégyriques (p. 54). — T. Ortolan : Astronomie et 
théologie (p. 55). 

«Turifipruclciice. — G. PÊRiEs : Code de procédure canonique dans les causes ma- 
trimoniales (p. 56). 

Sciences et A.rts. — E. Ledos : Traité de la physionomie humaine (p. 57). — 
Les Jeux de balle et de ballon, foot-ball, paume et lawn-tennis (p. 59). 

Uellea-l^etti-ea. — L. SuDRE : Les Sources du Roman du Renard (p. 60). — 
P. ToLDo : Figaro et ses origines (p. 61). — R. Cano : Lecciones de literatura gê- 
nerai y espanola (p. 62). 

Histoire. — H.-P. d'Orlkans : Autour du Tonkin (p. 64). — De Ruble : Mémoires 
et poésies de Jeanne d'Albret (p. 65). — C. de R.\rante : Souvenirs du baron de 
Barante (p. 67). — A. Babeau : La Province sous l'ancien régime (p. 68). — Johns 
Hopkins University Sludies in historical and polilical science (p. 70). — Congrès 
provincial de la Société bibliographique et des publications populaires (p. 72). 

V. — BULLETIN. — Gard. P. Melchbrs : DeCanonicadiœcesium visitatione(p. 75).^ 
Comte de Paris : Une Liberté nécessaire (p. 75). — M. de la Sizerarne : Mes 
Notes (p. 76). — H. Gautier et G. Charpy : Leçons de chimie à l'usage des élèves 
de mathématiques spéciales (p. 76). — J. Gray : Les Machines électriques à in- 
fluence, trad. par G. Pellissier (p. 77). — J. Rodet et Busquet : Les Courants po- 
lyphasés (p. 78). — Delaporte : Les Classiques païens et chrétiens (p. 78). — Nou- 
velle Bibliothèque bleue. Le Mystère du siège d'Orléans (p. 79). — É. Pouvillon : 
Bernadette de Lourdes (p. 79). — D. Moncerdâ de Maciâ : LaMontserrat (p. 79). — 
J. Flammerhont : La Journée du 44 juillet 1789 (p. 80). — L'Épiscopat français 
(p. 80).— F. BuTEL : Une Vallée pyrénéenne (p. 81).— !51ajunkb : La Fin de Luther, 
trad. par Schlincker (p. 81). 

VI. — CHRONIQUE. — Nécrologie : MM. 0. Thierry-Poux, V. Fournel, W. Roscher, 
W.-D. Whitney, W. Freund, etc. — Concours. — Congrès. — Lectures faites à l'Aca- 
démie des inscriptions et belles-lettres. — Lectures faites à l'Académie des 
sciences morales et politiques. — Livres mis à l'Index. — Ex-libris ana. Ex-libris 
imaginaires et supposés de personnages anciens et modernes. — Numismatique 
du Dauphiné, du Comtat Venaissin et de la Provence. — Nouvelles : Paris. — 
France. — Belgique. — Italie. — Russie. — Suisse. — Publications nouvelles. 



6* • 



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- I 









LION 

E ■ 

UMVERSELLE 

ÎRAIRE 



QUARAMTIÈUE 

0.) 



>OLYBIBLION 

on, 5 



gyriadès se portraiture luî-mËme dans un cadre idyllique. M. Zola a 
aiiinriaé la rfiprodtiction de quelques pages de son volume : L'Argent, 
ion porlrail. A lui seul il i-eprésenle 1' « élite de la liltéralure con- 
raine » annoncée sur la couverture. 

-M.Winlerer. le vénérable curé de Mulhouse, l'éloquent défenseur 
Isace ai) Reichshig, a eu la bonne peasée de refondre dans une se- 
édition ses publications successives sur l'bisloire du socialisme, 
■emonler atis préhistoriques ni aux utopistes du coinmencenieDl 
siècle, il part île Lasalle et de Karl Mars, qui sont les fondateurs 
ialisme pratique et vivant. Le colleclivisme d'une part, l'anar- 
e de l'autre, ont absorbé, en efiet, loules les aulnes écoles socia- 
M. Winterep expose d'abord l"ur histoire générale jusqu'aux 
'rs jours de 1893, puis il mprend les données statistiques et les 
paux faits intén-ssant les deux partis dans une série de notices 
;pées aux difl'érents pays de l'tîurripe et aux Etats-Unis, L'auteur 
cialisme contemporain est sobre de réflexions, son récit est rapide, 
an très raéthodiiiue; il a pu ainsi, sous la forme d'un volume in-12, 
donner l'histoire la plus complète et la plus exacte du socialisme 
oua ayons. 

- M. de Bousies s'attache exchisi vemen t à ladoctrine collectiviste qui 
optée aujourd'hui par les socialistes du monde entier, à peu d'ex- 
ns près. ]1 l'élndie non seulement dans le Capital de Karl Marx, 
jans les écrits de ses disciples qui cherchent à tracer un tableau de 
; seront]'" État du peuple «et « la Société de l'avenir, »ll n'y a pas 
]hisme de l'école qui ne soit l'objet d'une réfutation claire, appuyée 
3 faits et se rédauMnl do bon sens, pas une de ses promesses dé- 
tPS dont l'inanité ne soit montrée. Le Collectivisme el ses.consé- 
et, indépendamment de sa valeur scientifique réelle, est un des 
surs ouvrages de propafçande que nous ayons jusqu'ici. Si l'auteur 
l'ordre économique actuel d'injustes attaques, il n'est pas de ceux 
ent les souffrances réelles d'uu trop grand nombre d'ÈIres humains 
abus qui renaissent toujours sous une forme ou sous une autre. 
il que justice de rappeler la part importante prise par M, de Bou- 
u grand mouvement de réforme sociale qui s'est produit en Bel- 
depuis l'avènement au pouvoir du ministère catholique. 

— La mort de Victor Considérant, survenue le 27 décembre 1893, 
ené un moment l'attention du public sur le fouriérisme ou plutôt 
Die sociétaire, « comme elle s'appelle. Le volume, rédigé de concert 
Q vétéran de l'école, M. Hippolyle Destreui, et un jeune adepte, 

Alhaiza, sous le litre de : Histoire de l'école sociÉtaire fondéepar 
'es Fourier, nous apprend qu'elle n'a jamais cessé d'exister malgré 
becs de toutes les tentatives de phalanstère en Europe et en Amé- 

Elle a actuellement uu organe mensuel : La Rénovation, et de 



les brochures. L'historié 
I des réformes pratiques 
étal de « civilisatioa » au 
îràTélat il'« haraionie, » 
llenl style et avec beau- 

et de la grossièreté qui 
i écoles socialistes ordi- 
1 intéressaQles à relever 
leurs les attacheot. En 
ssus bord les rêves de 
Is ont aussi forl adouci 
ut cela est discrètement 

des choses, de rappro- 
, Gide a publié sur Fou- 
e Guillaumiu. Malgré la 

Albaîza croient que le 
le, politique, religieuse, 
cole sociétaire, » elle est 
socialiste contemporain; 
lence réelle, il y a qua- 
t sort). 

)le de Fourier. Dans les 
:omposent son volume : 
ent que le but des collec- 

anssi le sien, à savoir la 
y compris la terre, peut 

la violence. Cette évoln- 
travail-peine » le « tra- 
versité el sa spontanéité. 
[islère à laquelle l'auteur 
; Thélème imaginée par 

;uste Mazimann esquisse 
clrines de Proadhoo. Elle 
|Ui ont eu leur part dans 
(jui sont aujourd'hui ou- 

icialisme collectiviste el 
i lutte avec une vigueur 
quel il faut d'autant plus 
es anciens amis. Comme 
de 89 el le socialisme, 
pies socialistes et les dé- 



— 8 - 

molit en monlrant les erreurs de fait sur lesquelles ils reposent, les im- 
possibilités pratiques auxquelles ces utopies se beurlent et enfin Tabime 
de servitude dans lequel le triomphe socialiste jetterait le peuple et la 
rétrogradation matérielle qui s'ensuivrait. Pour les lecteurs du Siècle et 
le public spécial auprès duquel M. Yves Guyot a surtout crédit, ce peut 
être un bon procédé de polémique que de montrer le démenti radical que 
le socialisme vient, au bout d'un siècle, donner à Tidéal poursuivi en 
1789. Mais en allant au fond des choses il n'en est pas moins vrai que 
le rationalisme religieux et social, posé par la Déclaration des droits de 
Vhomme, est la vraie cause de la naissance et du développement du so- 
cialisme. La religion seule, en efiet, avec les perspectives d*une autre vie, 
peut faire pratiquement accepter, à ceux qui ne sont pas bien partagés 
ici-bas, Tinégalilé des conditions; d'autre part, quoique le but individuel 
dans l'organisation sociale doive être prépondérant, il ne doit pas cepen- 
dant faire oublier le lien de fraternité qui relie les hommes les uns aux 
autres, dès cette vie. Ce mot de « fraternité » n'est sans doute, pour 
M. Yves Guyot, qu'une expression émotionnelle; mais pour les chrétiens 
et les vrais philosophes, il exprime une réalité positive qui doit se ma- 
nifester par les œuvres de charité et par des institutions protectrices 
des faibles. Ces institutions ne suppriment pas Tinégalilé des condi- 
tions; la réalisation de l'idée de fraternité n'étouffe pas le but individuel 
que chacun doit pouvoir poursuivre librement, comme le prétendent, 
consciemment ou non, nos socialistes chrétiens contemporains; mais la 
charité et la protection des faibles sous la loi de Dieu reconnue et accep- 
tée par une société sont pour elle une garantie essentielle de paix et 
d'harmonie. Il faut du reste savoir gré à M. Yves Guyot, dans ce nou- 
veau volume, d'exprimer quelques doutes au sujet de l'utilité des jour- 
nées révolutionnaires (p. 224). Il devient peu à peu un homme de gou- 
vernement. Malgré les réserves de principes que nous avons dû faire, 
ce livre est utile à propager, au moins dans certains milieux. Il pourra 
fournir maint excellent thème à nos jeunes conférenciers populaires. 

8. — Le Crime social, de M. Maurice Zablet,est un témoignage du dé- 
traquement cérébral propagé par les discussions sur la question sociale. 
L'écrivain qui a pris ce pseudonyme a beaucoup de lecture, comme en 
témoignent de nombreuses citations visiblement détachées d'un recueil de 
pensées et de morceaux choisis fait de longue date. Il est catholique : Il 
cite souvent les encycliques du Pape et même saint Thomas; mais on 
pourra juger de la manière dont il les comprend par la page 24.5, où il 
reproche violemment au clergé français contemporain de « faire trop 
souvent un métier : Il dit la messe, prêche, baptise, confesse, marie, 
enterre; il veut bien penser à notre âme, mais il oublie notre corps.... 
Ah! la chasteté est une belle vertu pour le prêtre catholique; mais, 
quand nous le voyons si peu charitable, nous serions tentés de lui en 



li dirions-nous, si nous 
ocvez votre gouvernante 
tz ni \olre main ni votre 
Faites le bien, fjiites-le 
seront données par sur- 
n'csl-ce pas le meilleur 
es! H Le chapitre sur la 
teinl en violence les pires 
qni> tons les maux de la 
iniaine, tandis que la loi 

;nant : il réserve pour un 
iDS celui-ci il se borne à 
le exclusive l'oi^oisalion 
î le travail ..., active, ra- 
ses, dunne on refuse du 
; sa profession bruyante 
lÉ par renseijjnemenl de 
s'en lire en disant qne le 

vol sous le nom de pro- 
nclion entre la propriété 
Biirpé de propriété, que le 
lire le vieux sophisme de 

l'inlérêl, de la propriélé 
rlatn temps, les locataires 
igitimes, et ceux qui, leur 
en possession de par la loi, 

jtise et le Peuple, iScrit 
?Dl d'idées, si ce n'esl par 
stock d'exemplaires a cru 
jne (laie fausse. L'auteur 
Écrit avec convenance et 
poque s'y croyaient obli- 
s il a celle de vouloir sup- 
indemnité — la propriété 
transférer aux communes, 
fermées de dix ans en dix 
la production agricole, et 
>rt augmentées selon lai. 
tir que Henri George avait 
ndamnë par l'Église, qui 
I peuple. Mais kabent sua 



elli; malgré sa nouvelle couverture et son Ulre à effet, noire 
ir campagnard n'arrivera pas à la célébrité du socialiste améri- 

. — Les deui ouvrages que la librairie Grasilier met en vpnte 
s temps se réfutent réciproquement. Nous laissons de côLé, comme 
s à notre sujet, les attaques très vives de M. Gharpîllet contre la 
le de Léon XIII en France contenue dans l'encyclique Au milieu 
■citudes, ainsi que l'éloge qu'en fait M. J. de B. Nous remarqne- 
lement que ce dernier ne craint pas, à rencontre du Pape, de se 
er pour la séparation de l'Église et de l'Ëtat en France et la dénon- 
u Concordat. Cela suffit pour indiquer que le « catholicisme libé- 
st plus une erreur aussi démodée qu'il le prétend. Au point de 
il, M. J. de B. croit interpréter la pensée de Léon XIII en disant : 
s franchement socialistes. > Le <i socialisme chrétien » n'est donc 
aussi, une expression de guerre. En admettant, contre toute pos- 
qu'il fût jamais adopté par des représentants de l'Église, comme 
de cette brochure semble l'insinuer des cardinaux Manningel 
et de l'archevêque Ireland, l'antagonisme radical du socialisme 
! christianisme ne cesserait pas. Voici en efiet M. Charles Char- 
îen savant, il est vrai, pour un socialiste, qui prétend, en 
e intitulé : Les Erreurs de Lron XIII dans l'encyrlique « De 
ne opificum, » que l'inlaillibilité du Pape ne peut pas s'appliquer 
)0rLs moraux naissant des fails économiques; il en appelle à un 
ncile de la déclaration doctrinale faite par Léon XIU que la pro- 
•ivée du sol est de droit naturel. Selon lui, la justice et le progrès 
l'élablissemenl de la propriété collective. M. Gharpillet s'élève 
nt contre les enseignements du Pape relatifs aux conseils évangé- 
'oiià qui était cependant bien de son domaine! Il est impossible 
I démontrer par le fait l'échec auquel sont vouées toutes les ten- 
le socialisme chrétien. Le Saint-Père lui-même a récemment 
B meilleur commentaire de cette encyclique, quand, recevant 
d industriel américain prolestant, il lui a déclaré qu'elle repro- 
eulement l'enseignement traditionnel du christianisme sous une 
(propriée à l'état actuel des faits sociaux : Non nova, sed nove. 
■ Une e^^cellente pensée que Léon XIII a indiquée lui-même dans 
ies premières encycliques, Auspicato, du 17 septembre 1882, est 
ifier le tiers ordre franciscain et de tourner son activité du côté 
res ouvrières. Dans ce but, nous dit l'Avanl-propos de la brochure 
■es mineurs, le tiers ordre franciscain et le Capitalisme, une 
lion de membres de l'observance franciscaine et du tiers ordre 
nie en juillet dernier au Val-des-Bots. Comme moyen de propa- 
11e publie une petite brochure contenant : 1* un historique som- 
lais exact de la vie de saint François, de la création du tiers 



réfomies de l'ordre franciscain; 
rs ordre au xiii" siècle, qui est 
is compte des autres facteurs en 
emprimléeà «ne revue marseil- 
préLexle d'esquisser ce que doit 
, l'auleur anonyme prétend que 
luctivitë du capital est ilië^time, 
' en guerre contre le capilalisoie. 
er, qu'on nous dit être un grand 
on, essaie d'eiïpliquer ce que le 
sans arriver à l'éclaircir. Il nous 
iïliques contemporains auxquels 
i scolasliques. Ce sont toujours 
grand torl d'avoir dans le litre 
eslinée à un but excellent en soi^ 
e et aussi capable de provoquer 
sme. Les quelques mois de ré- 
iieslion essaie de dégager sa res- 
en créant des œuvres de bien et 
an(;oi3 a régénéré la société. Nous 
;un membre de l'ordre des capu- 
ux el le plus vivant de l'ordre 
:e sous le patronage de laquelle 

férence de Berlin, le volume de' 
nationale du travail a le mérite 
ir un industriel, et quoique très 
[ue aussi impie que pourraitTètre 
iLiquement les choses de l'indus- 
^e de huit heures et au minimum 
imenlaux de la thèse de la législa- 
lents qu'on apporte en leur laveur 
aradoxes : — paradoxe, le choix 
l justifier sérieusement ; — para- 
loxe, la suppression du chômage 
înt avec l'intensité du travail; — 
I résullant de la diminution dans 
tenlîon de généraliser l'intensité 
à tous les travaux; — paradoxe, 
D sera extraordinairement facile; 
ihérent à l'usine, quand il réside 
; — paradoxe, la dégénéresceace 
limées, sans mentionner ni sup- 



— 12 — 
primer les atilrcs causes; — paradoxe, l'espoir de l'iiire une loi unique et 
ialernniionale ; — paradoxe, la loi d'airain des salaires; — paradoxe, de 
compler sur la journée de huit heures pour modifier lasiUiation asservie 
du prolélarial; — paradoxe, de donner à l'ouvrier du temps quand c'est 
surlouL d'argent qu'il a besoin. » La réfuLaLjon de chacun de ces para- 
doxes esl l'objet d'un chapitre spécial : celui sur la Surproduction est 
parliculièremeut rcmariiuable. M. faul Boilley n'est nullement hostile 
aux réformes en faveur de la classe ouvrière et particulièrement à l'allé- 
gement du poids du travail manuel; mais il l'attend d'au progrès dans 
les mœurs eu ce qui touche la répartition du produit commun de l'in- 
dustrie se combinant avec les progrès de la technique. Seulement l'agent 
de ce progrès ne peut pas être l'évolution, mot vide de sens, mais les 
forces morales de la civilisation chrétienne. 

14. — M. Léon Milbaud condamne le collectivisme dans une discus- 
sion à la fuis serrée et modérée comme devant aboutir à la misère pour 
tons et à la liberté pour personne ; mais il regarde comme insiifBsante la 
thëprie libérale selon laquelle le libre débat des parties devrait suffire à 
ajuster pour le mieux les rapporis sociaux; l'Ëtat doit, selon lui, se 
préoccuper de réprimer les abus et soutenir les faibles dans leurs eflorls 
pour améliorer leur sort. Ce point de vue fort juste le guide dans son 
examen des « réformes possibles cl pratiques » dans les Questions 
ouvrières. Il examine toutes les lois et tous les projets de loi qui occu- 
pent le Parlement, d'uue manière sommaire, mais en donnant toujours la 
raison décisive. Il serait fort à souhaiter que nos législateurs s'inspiras- 
sent de ses idées. 

15. — Le docteur Lavrand, professeur de médecine à l'Université 
r.Tiliolique do Lille, étudie d'une manière complète et judicieuse les 
causes du Faible Mouvement de la population ou, pour mieux dire, de 
la faible natalité en France; car, comparée aux autres paya, la mortalité 
n'est pas excessive et la nuptialité est élevée. 11 fait justement une part 
aux causes hygiéniques, notamment à la propagation de la syphilis; aux 
causes morales, telles que le divorce elle goût excessif du bien-être; aux 
causes légales, le service militaire universel, le partage forcé des succes- 
sions, qui poussent certaines classes de la société à la stérilité systéma- 
tique. Là, en eBel, est le nœud de la question; par conséquent le réla- 
hlissemeot de la religion dans les mœurs est le seul remède adéquat au 
mal, ce qui n'empêche pas qu'on ne doive remédier aux autres causes 
dans la mesure dit possible. Les réformes préconisées pai'M.U. Lavrand 
sont scientifiques et inspirées par un grand sens pratique. 

IC. — Sons une forme humoristique, M. Hoger-Milès traite rapide- 
ment, mais presque toujours avec un grand bon sens, maintes questions 
intéressant la famille cl l'ordre social. Nous citons seulement quelques- 
uns de ses chapitres aux allures alertes: La Femme indépendante — 



— 14 — 

inds problèmes religieux et socîaui. Leur ensemble consLi- 
3 sociale. Emile de Laveleye l'embrassait avec une grande 
son incessante activité le portait tanldt sur une branche de 
nlôt sur l'autre, en sorbe qu'on peut se demander s'il n'était 
iblicisle qu'économiste. Les articles de revues que l'on à 
lacs ce premier volume vont de 1861 à 1875, et touchent 
es questions de la politique contemporaine. Parmi ces ^5- 
a se trouvent deux pamphlets qui eurent en leur temps un 
ssement : Le Parti clérical en Belgique, écrit en 1872, et le 
ne et le catholicisme dans leurs rapports avec la liberté et 
f des peuples, publié en 1875, et que les loges et les sectes 
ont fait traduire à l'envi dans toutes les langues. Nous cods- 
îine, dans les notes que l'auteur ou les éditeurs ont ajoutées, 
1 aucun compte des critiques dont il fut l'objet. La princi- 
parlie philosophique et sa solide érudition, est celle du 
uleville. Nous relevons encore dans ce volume un article 
Crise de i 873 en France, qui parut dans l'indépendance 
embre 1673, au moment où la restauration monarchique 
'oir s'accomplir. On y verra à quel point tous les intérêts 
ires dans le monde entier la redoutaient. Vingt et un ans 
m rien changé les positions réciproques de la maçonnerie et 
me, de la Révolution et de la cause de la réforme sociale. 
i aveux d'un adversaire sincère mais implacable de l'Église, 
de Français intelligent qui ne comprenne la nécessité de se 
L cause de la monarchie traditionnelle. 
Staatslexikon publié pour la Gœrres-Gesellschaft, par le 
r Herder, de Fribourg-en-Brisgau, embrasse tout le cadre 
sociale. Chaque question est traitée à la lumière de;; doc- 
JDnes. Cela u'empëche pas tel ou tel auteur d'émettre des 
uomiques plus ou moins discutables; mais au moins les 
laots sont fixes, et, comme chaque article a été confié à ua 
m par des études préalables spéciales, le Staatslexikon ap- 
enre de perfection que comporte une œuvre de ce genre, 
larticulièremenl remarqué dans les 27°, 28' et 29' livraisons, 
meut au tome 111, les articles sur la législation rurale, les 
l'économie ivraie, de M, Ramm; sur le régime féodal, de 
iur les apprentis, sur les compagnons et les Gesellenvereine 
le chanoine Kolpiug, par M. Mebler; sur le libéralisme, 
.l'humanitarisme, surlesrfroifJ de l'homme, par M. Stœckl; 
publique et la presse, par M. Bruder; sur le crime de lèse- 
■ le militarisme, l'armée, la marine, sur la monnaie, par 
I notices économiques et géographiques sur le Mexique, Lu- 
embowg, des bio-bibliographies très biea faites de Locke, 



1 



plèlenl les articles doclrinaux. 
politique dans la société con- 
rlin de discours de r6ceplioii à 

politiques de Madrid, elilfaaL 
r des QOlices biographiques, à 
ilève toute aulorité, de lueLlre 
lire une œuvre originale dans 
pablidté. Nous avons déjà, à 
hlion les travaux économiques 
erves que nous avons dû faire 
leur est plutôt philosophe qii'é- 
1 éducation. Dans le sujet qu'il 

3Upériori(6. M. Sanz y Escar- 
k-droîl public contemporaines, 
n sens pratique très précis. Il 
t il aurait pu prendre à Juste 
lu jurisconsulte romain : Nos 
clanies. Clahdio Jannet. 



!IE ECCLÉSIASTIQUE 

) 

et ta correipondanci. par Guu.i.t.a»L 
3 Tr. DO. — ?4. Hitloire populairt 
Uontfort, par l'Bbl>é H. BouTln. Paris, 
I Ûei vtneraUe diàcono Bon CltJMnlt 
1, 1893, ÎD-IB de xxiv-ÎGD p. — 96. U 
itJittt», parloP. CaAiii.csCi.MR, S. J. 
te H. P. Joiepli Panerai el let llédemp- 
, P. DESunuoM, (lu la cangrégulion du 
ie 41S p.. i Ir.— iH. Vie du vénérable 
tltafiio. de l'InilUul dei Paaionitlei, 
mAmo ordre. I.ilJe, Sociélé de Saial' 
. Xgr de MiUlû, évcque de Digne, par 
iollis. par Ch. de Ridde. Paris. Denlu. 
lérabU Franpoit-Bégii Ciel, marlyriti 
Paris, Gnume, 18H3, iD-8 de 435 p., 
nsan, fondateur de la Sociélé tUi Mii- 
Ubimh de la Hoduo Presse, 1892, ia-l 6 
fondateur det Pères de Pontigny et du 
par lo R. P. Dom JoaEra BoucsiUD, 
XX[-403 el t3D p., 6 fr. — 33. Let 
lamilei, chinoii, mit à mort pour la 
1» came de béatifùiaUoii a été ialro- 
i3 UissiuQs élraagèrcs. Paris, Téqui, 
- 34. Un Chevalier-apatre. CSeitin- 
r lo R. P. Jbah-EuUiiiiuei. Drocuon. 
ii p. avec vign., carie ol 4 pnrtrajls, 
'ance au XIX' iliele, par Mgr Hic^rd, 
, 1893, in-SdaiOl p. avac poilnits. 



— IC — 

— 3ii. La Vénérable Philomine lU Saiale-Colombt, religietae minime dénhaïutée, 
tttut ieril», par ta P. Pie iie Lanodone Paris, Uaiaon data Bdddo Proa^. t893, 

. dsïïi-ïâfl p., I fr. 50.— 37, Le T. Cli. Frère Trivier, de t'inttilut de» Friru dtt 
I cliriliennei, juir Mgr Ricakd. Ljon, VlLla, I!t9i, ia-IS de ivi-2ia p., ! (r. 50. — 
« R. P. de Ponlevog, S. J. Sa vie. III. Oputculet el leiiret, par lo K. P. Albxikdbb 
ÏABMAC. Paris, Htlaim, 1833, iii-l2 ito lôî p., t fr. — 30, iMa Duovdras, 
yr de la Cotamuae, par tos PP. Daniel oi MEncitn. PnriH, Raïaui, 1E93, la-1Z do 
44 p,, 3 fr. âO. — 40, Ut Ckrétient célèhrn au XIX* tiécte, par A, LjIIITHB. Tours, 
ur, 1894, 2 ïol. ia-S do 1!6 p. chacun, î fr. — 41. Le> Sœurt de CItariti. Saur 
lie, lœuT ilarllie, pnr Boiin;4AHD. Tours,' Ca Hier, ISUi. in-S do llR p., I fr. ' — 
etSauri dam la paye laintaint, par lu inâmt<. Tours. (kiHlor, ISOi, in-8 do l?C p., 

— 43. lei Sœurt mariijret, par lo nièDDO. Tours, Callior, ISOi, in-S do 131 p., 

— 44. Hituiire d'une Ame, ou let Qualre derniiret Annéu de *"• CliarloUe de 
'ign'j, du liert ordre de Saint-Françtie, par l'abbâ P. -F. Escalle. Paris, llalon, 

■Sa x-204 p , I rr. 50.— 45. Michel Epitalon, diacre, par lo P. Charles GnorFiEH, 
, Villo, I8'J3, io-8 do vii-î6l p., 3 fr. — 4fl. Ui Apdire taie, Edouard Ltfori, 
■abbé Hu.vno. Paris. Talftn-Lofo:l, s. d., în-lî da ïiv-433 p., 3 fr. bU. — il. lie 
. de Cituy, pramsteur de l'CEuvre dominicale de France, par M"' L. Dastiek. 
. lloisou do la Bonno Proiflo. s. d., îti-12 Ja 308 p., I h. âO. — 48, Paul Lamaclie, 
itei fondateur* de la Sociflê de Saint-Vincent de Paul, par Paul Allabu. Paris, 
Ire, 1833, 111-12 de iï-273 p., 2 fr. 30. — 49. Eugène flore, tvpirieur de la Con- 
[tioa de ta Minlan et deipUa de la ChaTitê, pur Lëonce de la Rallaxb. Paris, 
immeol Brîguet, 1833, in-S de rii-SPI p„ b fr, — 50. Cinquante Ane de minâière 
iiniil el d'auioriié épitcopate eu Anjou. Ugr Angehaidi et èlyr Freppel, par J. Siiai- 
, curé-doyen du Ilonlrouil-Bella;. Paris, Flainmarioo, 1894. in-8 do vin.:i3G p., 

— 51, Hiiinire du cardinal Pitra, bénédictin de la Congrégation de France de 
jye de Soteimei, par Dom Ferhaho Cabrol, prieur do Solo^mcs. Paris, Helaux, 
. iU'S ilo xi-432p , 6 Fr. — bZ. S. E. le curi^inaf Foulon. Sa vie et lei auvre', par 
ËuiLE Lesur el pBAKroiB DouBNAND. Tarit, D«lbomaio et Briguel, 1893, ia-S do 
1., 5 fr. 

— Tout ce qui touche à Port-Royal a encore le privilège d'inléres- 
de mettre en motivemeDl des plumes plus ou moins autorisées. 

Uall, api^èsbieu d'antres, a voulu faire revivre la Mère ArnauJ, 
ibrc abbesse, qui fViL une des grandes ligures de l'ordre. Tour à 
lie fui abbesse à Port-Royal {à l'âge de neuf ans), à Maubuissoa 
ort-Royal. Elle avait une haute intelligence administrative el de- 
Sformairice de beaucoup d'escès au sein de difficultés extraordi- 
. L'auteur semble s'excuser d'aborder ce portrait, après Saiute- 

; mais il faut reconnaUre qu'il l'a placé sous un jour nouveau : 
a Mère Arnaud d'après sa currespondance. Disons tout de suite 
l'a pas traité Mère Angélique, comme il intitule son livre (pour- 
)as Mère Arnaud?), avec la gravité de touche qu'un tel modèle 
it. La phrase est d'un modernisme singulier, pour ne rien dire de 
En voici un exemple : « Enfant d'une maturité précoce, rêvant 
les à l'âge des poupées, abbesse incomparable au sortir de l'ado- 
ce, dans sa vieillesse modèle de la sainte religieuse après avoir 
È le cominandemenl, en ces trois périodes son image se détache 
■euse, non seulement sur les silhouettes veules et falotes des 
: dames qui venaient la visiter en sa retraite, mais sur les figures 
es de ses compagnes.... Tel le crucifi.i rouge raye le scapnlaire 
(7 !] » [p. 3). Puis, des expressions qui ne sont pas de bonne com- 



lonnes, » qui revie 

ant, » cette violence 

H Arnaud tenaille s 

apides » (p. 36) ? « 

les lettres souvent 

in meilleur parti. 

eau venu parmi les 

rignoD de Monlfort 

'âme, en même lem; 

1 se trouve le loDib< 

un amoureux de ia 

(le Jësus-Chrisi. Il eut tontes les escenlricités, la Mie de la crois. 

fat-il méconnu, persëcuLé, interdit même. On le prendrait vole 

pour un compagnon de saint François d'A!<sise ou de saint Domii 

connue eux, grand tliaumalurge, émule du premier dans son ami 

la pauvreté, et du second par son zèle à propager la dévotion du 

Rosaire, il fut parliculièrement l'apôtre de la Bretagne et du Poili 

capitale sensuelle et sceptique entendit les accents de sa sainte p 

il alla à !a Salpètrière, à l'hôpital Saint-Louis, partout où gisent re. 

les « balayures » de ce monde, et partout il fit jaillir des larmes de 

tence. Il fut un convertisseur et un fondateur d'ordre, H fui le p 

celle congrégation, admirable de dévouement, des Filles de la Sa 

qui, nées dans la tribulalion, comptent aujourd'hui plus de quatre 

trois cents religieuses répandues dans les deux mondes. Cetl« 

loire populaire illmtrée du bienheureux Grignon de Monlfort \ 

m parfum de piété uni à une science de J>oa aioi. L'auteur eu a é 

les réflexions ascétiques trop longues, défaut si ordinaire aux hag 

phies ecclésiastiques. Il a présenté avec une onctueuse simplîc 

acLions de son saint, d'uuLant plus digne d'admiration qu'il s'est 

avec plus de courage au-dessus des préjugés de son siècle. C'est i 

n'ont point assez fait ses précédents biographes. Us se sont crus i 

d'excuser les exagérations de cel apôtre de la croix, comme si l 

de k croix n'avait pas été la caractérisLique du divin Rédempteur. 

aï. — Le vénérable diacre Clémente Hiera (l6o8-1682), dont 

(.'Si le deuxième volume de la Bibliothèque historique du diocèse d 

(Catalogne), était natif de Vich, et mourut religieux de la Chai 

royale de la Scala Dei. Son existence peut être comparée à ci 

sainte Thérèse dans ses rapports avec Dieu. Comme elle, il connut 

s angoisses de l'amour divin qui éprouve les cœurs fidèles. Comi 

issi, il éprouva les délices de l'union intime de l'âme à son Oie 

-^ur fut transpercé par la flèche de l'amour infini ; toute son âmt 

jI mystiquement et n'eut d'autre sentiment, d'autre pensée dxe 

*ieu qui lui hisail endurer tout le martyre de l'amour ravi en 

JciLUT J894. T. LXXI. 2. 



— 18 - 
écrU à uD ami : « Ay cari^simo padrf ! que cruel y pénétrante marlirio 
es el àe\ amor.... Es este un reLralo vivo de lo que padecea las aimas 
en el ptirgalorio. ■ Ce petit livre fera grmil bien anx âmes qui 
marchent dans les chemins dilliciles de la perrectioa el de la conlem- 
plalion. Elles y trouveront douceur, force et consolation. L'évèqne de 
Vich, en lui donnant son approbation, a accordé quarante jours d'iodul- 
gences à tons cenx de ses diocésains qni liraient ou entendraient lire 
avec piété un cbapiire ou un paragraphe de ce livre édifiant. 

SB. — Antonio Baldinticci, Florentin d'origiup (162-1-1717!, a reçu les 
honneurs de la béatification le 25 mars 1893. H fut un apôtre qui, par 
l'originalité de son caractère el de son éloquence, ses mortifications ef- 
frayâmes et les moypns sini^uliers dont il usa pour ramener à Dieu 
le pécheur, nous rejette en plein moyen â^e Dan»: toute? ses missions, 
il commençait par le raléchisme; puis venaient les instructions vives, 
entraînantes. Sa méthode, à recommander, puisqu'elle convertissait, 
c'était de n'avoir presqne qu'un argument qu'il retournait sous toutes 
ses faces, 'i J'estime, disait-il, que pour convertir les âmes il faut parler 
à rîmaginalion et au sf^ntîmenl : un argument solide el pas plus. La 
maxime chrétienne s'imprime mieux alors dans h ciBur, surtout si elle 
est répétée sous des formes variées et sensibles. " Parfois il recourait à 
des leçons de choses. En prêchant sur la mort, il prenait en main un 
crùne. A cette fougue apostolique il joignait une prudence et un art con- 
sommés dans la direction des consciences. Le P. Ch. Clair déroule cette 
vie d'apôtre sous les yeux du lecteur avec cette belle simplicité de phrase 
et cette discrétion de style qui rappellent notre grand siècle titlëraire. 
Tout chrétien se Irouvem bien de lire cette histoire, mais spécialement 
le prêtre, le religieux, le missii-innaire, et, dans le monde, ceux el celles 
qni se vouent au service du prochain. 

27. — Pour juger l'œuvre qne le H. P. Joseph Passerai, rédempto- 
risle, répandit, dirigea avec tant de difficultés en des temps troublés, il 
est utile de savoir qu'il accomplit pendant la période révolutionnaire 
son travail de missionnaire el de directeur de la congrégation du Saint- 
Rédempteur. La devise de cette bienfaisiinie congrégation est : Mtsit nos 
eoang'-lizare pauperiùus. Le P. Passerai fut le vrai rédemploriste, tel 
qu'il avait été conçu par son Père spiritunl, l'illustre fondateur, saint Al- 
phonse de Ligiiori, Dieu avail abomlamment accordé les plus hauts dons 
au P. Passerat : avec quelle éloquence sans recherche il prêchait la per- 
fection chrétienne 1 Doué d'un bon sens exquis, porté par goi'lt vers la 
spiritualité, et éclairé d'en haut, il brilla toute sa vie dans l'art d'instruire 
el de diriger les âmes. Ses maximes el ses lellres respirent un parfum 
qui fait songer à saint François de Sales. II y parle de Dieu el de la vertu 
avec une profondeur et une justesse dont les saints ont eu seuls le se- 
cret. Pendant vingt ans il sema dans l'exil et la persécution les humbles 



et les fils de Sainl-A 
I Fraoce, dans la hau 
nglelerre, enAoïërîqu 
les dix dernières annéi 
oii il vécut en saint ! 
est donc une bonne pa 
t il donna tant d'eipai 
èreot bientôt le vénér 

il de la Croix, Vincen 
iteur, opaleiir, apôlr 
allons de la sainteté. 
racles. De toutes part 
puissance de sa paro 
s, retremper les prêtr 
Papes l'invitèrent â pr 
à tout le clergé romai 
sle, c'est sa dévotion : 
Pierre. « Pierre a pai 

El, pour obéir au Pap 
, Léon XII est moiiran 

place : noble exempl 
.e bienbeureux Stramf 
modèle pour les jeun 
;s prêtres séculiers, 1 
r toute âme chrétien; 
s, à l'Église. » L'aulen 
liques une physionoo] 
vec ce que la clarté i 
ve à son beure. Dans 
pes avec les temps m 



Mgr de Miollis, évêq 
ivait prendre rang da 
'S caractères saillants 
unie à une mortificalii 
de ses fonctions épis( 
résister aus exigent 
mbié à Paris. L'aute 
nt à l'aide de sa corn 
es contemporains. C't 
pparaît, kmtôt appela 
ani, deviendra meillei 



- 20 - 



1 



Ciller en son àme, quelquefois découragée, les saintes ardeurs 
cirai. La simplicité des vieux âges el la charilë sans borues el 
le l'évèinie de Digne onl même été exagérées â ce poÎDl 
lient la profondeur de son esprit el la grandeur de sa phj- 
Drale. Dans " l'apôtre des Alpes, « la forme, les apparences 
mpèchaieul point eon esprit de juger hommes et choses 
et finesse, comme peu en eussent été capables. La passion 

les ambitions de culture inlellectuelle ont rempli la pre- 
! de sa vie. Pendant son séjour à Rome, il put recueillir la 
onze volumes manuscrits entièrement écrits de sa main. 
Observations sw Borne ancienne et moderne, éludes goûtées 
nls sur la Rome païenne el la Rome pontificale. L'abbé de 
a;nait les mœurs, l'étal social, les industries, les arts, le com- 
tlres, les sciences de la capitale du monde ; les moauments 

catacombes surtout. Des notices très intéressantes de M.Cb. 
r la famille de MioUis, sur Rome et l'Italie, sur les obsèques 
le Digne, mort à Aix, au milieu des siens, après s'être dé- 
irdeau épiscopal, qu'il croyait trop pesant pour ses épaules 
!, terminent le volume. 

Demimuid, directeur de l'Œuvre de la Sainte-Enfance, a 
gros et beau voltime à la Vie du Vénérable François-Bégis 
et martyr de la Chine. Il a groupé tous les documents rela- 
11e, à l'éducation, à la mission, aux campagnes aposloliqnes 
>. De plus il a replacé !e portrait dans son cadre, faisant 
inal au milieu des contemporains, au mOieu des événements 
enli l'influence et le contre-coup (p. iv-v). C'est la « théorie 
> illustrée par Taine. Conformément à ce principe, l'auteur 
héros encore enfant s'épanouissant à une piété grave, se 
caractère fort jusqu'au martyre en face des horizons Apres 
, près des solitudes aux roches granitiques de la Chartreuse, 
î d'Annecy il est professeur et voile sa haute capacité sous 
ab!e modestie. La Révolution éclate. Il va planter en Chine 
'brist que les jacobins arrachent et brisent en France. Ici 
l'intéressants détails sur les missions de Chine à la lin dn 
■ et sur leur transfert des jésuites aux lazaristes. Après im 
r les missionnaires précédonls. M. Demimuid nous retrace 
slolat du vénérable Clet dans le Kiang-Si ot lu Hou-Kouang 
re à On-Tchang-Fou. Il n'a pas oublié la description des 
lœurs des contrées évangélisées, en particulier du Riang-Si 
uang, 1res riches l'un et l'autre. Le Kiang-Si est le centre 
i la plus renommée du Céleste Empire et h pins inipor- 
icalion de h porcekine si recherchée dans le momie entier. 

chapitre contient le rc( il de la (in dej persétuleurs el les 



lénilence el de Sdélité k la grâce. Au séminaire de Sens, c'est le jeuDe 
le qui fail delà rè(;lesavie, ses délices. Curé à Jou\-la-Ville, à Saint- 
lia d'Avatlon, il exerce ud miDisLère fructueux, grâce à goa zèle 
islrieus. Puis il est missionnaire ,' il Iravaille nuit et jour el accom- 
des œuvres de pénitence extraordinaires. Aussi la moissoa fuL-elle 
idanle. Enfin il entre dans la vie religieuse; c'est le moine-apôtre, 
lateur des bénédictins prédicateurs de la Pierre-qui-Vire. Son atta- 
neot au Sacré-Cœur lui donne cette tiamme pour le salut des âmee 
le consume elle fait mourir prémalurén]eiil(1809-18o4). L'originalité 
ivre du R. P. Dom Bouchard vient de la correspondance du serviteur 
)ieu. C'est la base la plus large de cette biographie. Nulle part mieux 
dans ces conversations écrites on ne découvre les inspirations d'une 
, tes mobiles de ses œuvres. A l'aide de la correspondance on vit de 
ropre vie de son béros. C'est pourquoi, après avoir lu ce volume, par- 
ut ces lettres, on doit avoir dans l'esprit le vrai portrait du Saint, 
1 lequel on pourrait écrire : a Le R. P. Muard, peint par lui-même, » 
ï, — L'histoire de la vie héroïque et de la mort sanglante des Cin- 
nle-deiix Sereileurs de Dieu mis d mort en Extrême-Orient est de 
ire à émouvoir les âmes d'apôtre comme les cœurs français, car, 
ni ces pionniers de l'Évangile, se trouvent des enTants dek France, 
s sont tombés au champ d'honneur qui est aujourd'hui une terre 
çaise : l'Annam comprenant, selon notre division géographique ac- 
le, les parties de l'ancien Annam, que nous nommons la Cochincbine 
i Tonkin. La plupart d'entre eux appartiennent à celte magnanime 
[été des Missions étrangères qui, tout en étendant le royaume de 
il, fait aimer le nom de la France dans toutes les parties du monde. 
Vénérables furent misa mort pour la foi de 1815 à 1856, el la cause 
leur béatification fut iniroduite en 1840, 1843, 1857. Le séminaire 
Missions étrangères a cru devoir publier un résumé subslanliel de 
ie et de la mort de ces serviteurs de Dieu, d'abord pour la présenter 
cardinaux, prélats et consulleurs qui ont à étudier la cause de 
tifîcalion, ensuite pour édifier les fidèles. L'historien, afin de faire 
ime un cadre à leur vie, a exposé, en commençant, la situation du 
lolicîsme en Annam, persécuté, condamné par les empereurs, les 
I et les mandarins de 1798 à J833. C'est la période où moururent 
martyrs. Prêché pour la première fois, en Cochinchine et au Tonkin, 
1382, le catholicisme, à la fin du xviii" siècle, comptait euviron 
1,000 adeptes. Souvent persécuté, quelquefois toléré, il ne fut jamais 
légé; beaucoup de prêtres et de fidèles furent emprisonnés, exilés, 
1 à mort. Au second volume M. Launay a exposé la situation du 
islianisme en Chine, de 1805 à 1836. A la lecture de ces Acta SS. no- 
tima on constate que les mandarins chinois ou annamites parlent le 
gage des proconsuls ou des juges grecs ou romains; les martyrs de 



)rpsque dans les mêmes lerines que l(?s 
ue, les Félicité, les Agoès, les Cécile. Tout 
nnani, les calomnies répandues à Rome 
ni. M. Lannay racoDle avec charme el sur 
têB à chaque pa^'e; les leUres des martyrs 
part, un palpilanl iniérél; enRn des por- 
tableaux de la salle des murlyrs rendeol 
plément nécessaire à toute grande histoire 

t-on. la sceptique indifférence tue les reli- 
lusiasmes, voici un livre qui a trouvé de 
is contpmporaini's. Ce Ckevaliey-apôlre, 
des exubérances de sève, des attitudes 
onnani comme un clairon des chevaliers 
L culminnnl de sa vie de saint, d'apôtre, 
au Yun-nan. Cette belle existence a déjà 
té, d'admiration, puisque voilà k qua- 
s yens; la première remonte seulement à 
lolal, do " saintes galères, « selon son ex- 
leilleurs ouvriers évangéliques qui aient 
fermons il bataillait rudement. Quand il 
voyant de Dieu tant son regard était ravi, 
linuise, si diOicik an.^ Européens, lui était 
Scorce noueuse il avait un esprit délicat, 
tfattcboisir comme membre du conseil du 
. A sa mort, le Zi'l6 missionnaire gouvernait 

r .__ province el, certainement, le plusdifBcîIc 

et le plus étendu. Ce livre fera naitrc autant de pienx intérêt dan^ un 
séminaire que dans la caserne, aujourd'hui annexe obligatoire et laïque 
de nos séminaires ; il sera lu avec autant de profil par des carmélites 
que par les femmes du monde, il aura le même attrait pour les prêtres 
que pour les laïques. 

33. — Mgr Ricard continue la biographie des Grands Éviques de 
l'Églùe de France cm XtX' siècle Souvent ce n'est qu'an crayon, mais 
si fin! de simples aquarelles, combien vives el magistralement enlevées! 
L'auteur s'attache surtout aux aspects piitoresques et anecdotiques de 
son personnage. Ils semblent être à fleur de peau do modèle ; eu réalité 
n'en aonl-ils pas le rayonnement du cœur? Quel ton patriotique dans 
cette figure vénérable du dernier évëque de Metz : Mgr du Pont des 
L<^s, qui resta l'âme el les yeux tournés vers la patrie Irancaise jus- 
qu'au dernier battement de son cœur ! Voici Mgr Freppel, lu fils passion- 
nÊmeat attaché à l'Alsace, qui s'usa prématurément sur la brèche au 
senrice de l'Ëglise et de la France. C'est encore le cardinal Mcrmillod, 



— 24 — 

it si franrais el auquel ses souffrances et son exil, loiu de 
isieas, donnèrent ]a grandeurdes victimes augustes. Ces 
irirails élèveront l'esprit de notre jeune génération, lui 

sentiments généreux. 

nérable fhUoméne de Sainte-Colombe, religieuse mi- 
i, enfant de modeste condition, née en 1841, est partie 
1 1868. Sa vie terrestre de vingt-sept ans s'est écoulée 
de la maison paternelle et près d'un cloilre ignoré d'une 
Ispagne. Cependant elle fut une reproduction des plus 
diges, (]Uû l'on ne peut lire sans étonnemenl dans l;i \ îe 
Sienne et de Rose de Vilerbe. Le secret de l'émincnle 
ïmène a été la double dévotion à Marie Imii;aonlée et aa 
iptenr. Son existence entière a été une immolation pour 
lï âmes el soulager l'Église et la Papauté dans leurs Iri- 
e fut d'abord écrite en espagnol par le P, Narcisse Dal- 
iseur; ensuite, en 1881,1e P.Auguslin Donadio, postula- 
. de béatification, traduisit et publia en italien, avec des 
vail de l'auteur catalan. Le P. Pie deLangogne, capucin, 
tour, nous donner celle vie séraphiqiie en noire langue, 
es travaux de ses deux devanciers; il s'esl servi surtout 
imprimé des procès de béatification, dans lequel sont 
lépositions des témoins qui avaient connu pendant des 
ite de Dieu. Les catholiques y trouveront des enseigne- 
s pour les consoler, les animer dans nos temps d'in- 
pravalion et de découragement. 

du Frère Trivier, de l'Institut des Frères des écoles 
celle de l'ouvrier obscur de l'éducation du peuple. 11 Tut 
asle esprit, comme en témoigne le pensionnat de Sainte- ' 
e, qu'il construisit, qu'il oi^anisa si bien que le ministre 
publique, M. V. Dnruy, le déclara, lors de sa visite, un 
iodèle. Ses supérieurs Itti confièrent aussi les importantes 
itions de visiteur de la province de Marsellh. Malgré un 
partout il se fil aimer et vénérer par ses Frères comme 
jue ceux qui calomnient les « ignorantins » viennent se 
rès du saint et modeste religieux, que dans ces bons 
eut le plus vrai dévouement el la plus solide méthode 
pour les enfants du peuple ou de la classe moyenne I Le 
que nous poissions faire du nouveau volume de Mgr Ri- 
NN. SS. les évêqnes de Marseille, de Montpellier et de 
chevèque d'Aix, ont adressé à l'auteur des lettres de féli- 
Slé frappé, dit Mgr de Cabrières, de voir combien vous 
à peindre celle physionomie douce, aimable, pieuse, rele- 
par quelques ombres de gravité et même d'austérité,... 



— 26 — 

rieurs qui illustraient la célèbre maison avant 1870, mais celle du recteur 
de Sainle-Geneviève n'y occupe qu'un arrière-plan : ce chapitre est beau, 
mais c'est un hors-d'œuvre. Malgré les grands soucis de Sainte-Geneviève, 
la charité de Léon Ducoudray, toute d'amabilité et de ferme dévouement 
pour ses confrères et ses élèves, rayonna au dehors et alla vers les âmes 
les plus grossières, les plus abandonnées, et avec combien de tendresse ! 
Il fut l'âme d'une œuvre déjeunes ouvriers, d'un cercle de maçons, ia 
Providence maternelle des noirs enfants de la Savoie : les petits ramo- 
neurs, pour lesquels il donna un pénétrant sermon en l'opulente paroisse 
de Saint-Philippe du Roule. Quelles pages émouvantes sur le siège de 
Paris, sur la Commune et l'invasion de l'école Sainte-Geneviève, les péri- 
péties déchirantes de l'incarcération du P. Ducoudray à Mazas, à la 
Grande-Roquette, sur l'exécution des otages, la chapeUe des martyrs ! 
La dernière lettre du P. Ducoudray était datée du 16 mai, huit jours 
avant le martyre. Il venait de recevoir la divine Eucharistie. Dans ua 
saint transport il s'écrie : « Je ne suis plus seul : j'ai Noire-Seigneur 
pour hôte dans ma petite cellule.... Je me suis cru au jour de ma pre- 
mière communion.... Dès le premier jour de mon arrivée, je me suis tenu 
prêt à tous les sacrifices.... Prions beaucoup, disposé à vivre s'il plait à 
Dieu, à mourir sil plait à Dieu. » Disons avec son biographe : « Heureuse 
la plume qui, après ces dernières lignes, s'est brisée ! » 

40 à 43. — Les ciuq brochures de M. A. Larthe et de M. Bour- 
nand, à la couverture pimpante bleu et or, sont destinées à faire le bon- 
heur des jeunes élèves des écoles primaires. En couronnant leur labeur 
scolaire ils porteront la bonne nouvelle dans leurs familles souvent im- 
bues de préjugés contre la religion. El c'est sous la forme saisissante de 
l'exemple qu'ils s'en vont, ces gais et pieux messagers. Dans les Chrétiens 
célèbres au XIX^ siècle sont ébauchées la vie et la mort pieuses de 
Berryer, Chanzy, Lamoricière, Montalembert, Louis Veuillot, Dufaure, 
Pélissier, du poète Reboul, etc. ; M. Bournand nous raconte le dévoue- 
ment héroïque à^^ Sœurs martyres^ des Sœurs dans les pays lointains et 
des Sœurs de ChaHté dans les hôpitaux et sur les champs de bataille. 
Puissent ces lignes grossir le courant de sympathie du peuple pauvre, de 
l'ouvrier, pour les bonnes sœurs, et forcer la main à nos laïcisateurs à 
outrance pour les réintégrer dans les asiles de la douleur! Ces petits 
volumes sonl fort suggestifs ; les auteurs les ont, du reste, composés en 
grande partie avec les écrits de leurs héros ou à l'aide des meilleures 
biographies. 

44. — M. l'abbé Escalle peut se féliciter du succès de son Histoire d'une 
âme. C'est la quatrième édition que nous avons sous les yeux. Mais 
quelle belle âme que celle dont il parle ! M"» Charlotte de Mesgrigny, du 
Tiers-Ordre de Saint-François, était, comme son père, d'une charmante 
simplicité, d'un renoncement héroïque, d'une angélique ferveur. Son 



- 27 — 
'. fleurir plusieurs vocations religieuses. Elle 
ie sévérité, afin, dit lauLeur, qu'elle soit ud 
imoinseîlRofTreun allrait lillératre qui peut 
plus délicats. Au demeuraut, lesleLlresflat- 
lar de nombreux évëques dispeoseQl d'in- 
le M. Escalle, dans celle quatrième édilion, 
{ inédits doDDant à cette âme un caractère 
lalurelle. 

l'est une vie eu fleur que Dieu a cueillie 
on attribue iusIinctivemeDt celle parole dea 
s s'eslconsiiméeenpeudejoursetila rempli 

Groflier a bien mérilc de la jeunesse clcri- 
lessinée cette flgure céleste- Elle y rencon- 
our de Dieu, un zélé amour des pauvres, 
e mortifiée, régulière dans les plus humbles 
ppeler en tonte vérité : Le Miroir du parfait 
; il gravissait les pentes de la sainteté sacer- 
, par l'ascendant de son exemple, de oom- 
; d'avoir mieiii compris en le regardant, 
rfection du prêtre..., » 

YApôlre laïc, doal M. l'abbé Huard nous 

un saint que nous pouvons tous imiter. Sa 
naire. Sans aflecLation, sans cérémonie, on 

de l'esprit de Dieu. Non seulement éditeur 
} de livres moraux et religieux, il fut lui- 
'mpalbie dévouée à tous ces forçais de la 
iivoir vivre de leur vie si durement labo- 
aurs avec une exquise bienveillance, rema- 
isque dans son archîleclure, y compris le 

laissant la vanité enfantine de croire qu'ils 
1 leur livre. Aucuae œuvre de charité ne lui 
elle qui l'occupa davantage fut la Société de 
,ircr, le dimanche, des distractions honnêtes 
nentaux ouvriers. Il lui consacrait loul son 

elle fut pendant un demi-siècle le théâtre 
ouement sans bornes et de son inépuisable 
vriers, le père des pauvres. Que les patrons 
:, et l'ère des cominotioas sociales sera près 

lui que, préservé des grandes épreuves, il 
leureus : il n'eul pas d'histoire. Toutefois 
ts recueillis avec un soin filial par plusieurs 
,e Saint-Joseph et de ses souvenirs person- 
pi l'aima comme un père aime son enfant. 



^ 



du dimanchi3 est devenu une quesliou sociale de la 
nce. M. de Cissey fut le propagateur infatigable de ce 

le voit dans Ions les pays de k France, dans les 
riers siirloul, prêchant la croisade du repos domiui- 
arrëter dans raccomplissemenl de sa mission de ré- 
: ni les difficultés, ni les défaillances de ceux qui lui 
r concours, ni les épreuves de sa sanlé, ni les cruels 
i des si^s. Voilà l'histoire d'iio grand chrétien dans 
arnenis. M"' Baslien a fait une bonne œnvre, « parce 

l'Œuvre dominicale un puissant secours » en faisant 
niportaoce de celle nssociation et escitera le zèle des 
1 de Mgr l'évéque de Nancy et une aulre de Son Emi- 
lichard ouvrent le livre qu'ils bénissent. Nombre de 

à la fin du volume, rcvèlenl, à la vive joie du lecteur, 

vie toute de foi agissante et d'amour de Dieu. 
iiutr/ie fut de ce vaillant groupe doni Ozanam était 
qui donna, sous la Hestauratîon, une si vive et si 
uï œuvres catholiques. A ce titre P. Lamacbe fut un 
a Société de Saint-Vincent de Paul ; il prit part à l'éta- 
ilcrences de Noire-Dame de Paris. Le premier parmi 
içais, il fit, campagne contre l'esclavage colonial; il fut 
ateur des plus illustres champions de la liberté reli- 

et Monlalembert. L'hnmiliié de sa vie entière le fil 
jng, quoique son orbite fût au premier. M. P. Ailard a 
e d'avoir entre ses mains une partie considérable de 
:1e P. Lamacbe ; la famille de ce dernier et plusieurs de 
t de précieuv documents, qu'il a employés avec son 
rien et de littérateur. C'est donc M- Lamacbe qui vit, 
'le dans ces pages pénétrantes. Aussi penl-on dire, 
manl le livre, qu'on est tout étonné et ravi d'avoir, 
rencontré un homme. 

ui touche au mouvement catholique sous la ResLau- 
n seulement les chrétiens, mais les simples lettrés : 
e Lamennais, de .M. Spullcr. Eugène Bore vécut dans 

intimité avec te sobtalre de la Chênaie. Le mailro 

et c'était l'àme préférée dans le cercle des dévots à 
êrence. Mais lorsque Lamenuais rompit bruyamment 
ine Bore brisa, non sans déchirement, les liens de 
[tara douloureusement, mais fermement, du maître 
i, Eugène s'occupait surtout d'histoire et de linguis- 
arménien au Collège de France, puis des voyagespro- 
: rendirent un orienlalislc remarqué. Laïque, tout en 
nce, il ctail déjà missionnaire. Ce fut une de ses idées 



îTé 
ill 



bal 
d 



journal intime d'Eugène Bore. Celte vie ofire nn intérêt de eu 
premier ordre à quiconque aime à étudier les desseins de la P 
dans les grandes évolutions de l'humanité, 

50. — Cinquante ans de minisiére paroissial : ce titre n 
trompe-l'œîl, et le livre, un factura déplorable. L'n curé-doyen 
ses démêlés avec les frères, les sœurs des écoles de sa paroisse 
frères, ses viciiires, ses fabricieos, ses paroissiens, ses chat 
surtout avec ses évêques. Naturellement tousles droits sont d< 
à lui — la victime de tout le monde. Et cependant quelle longs 
la part de Mgr Freppel, qui, malgré ses vastes et absorbant* 
lions, Irouve le temps d'écrire à ce curé des lettres toutes rempl 
sens, de paciBcalion, de paternité ! Quel avantage peut résulta 
prêtre de cette publication passionnée?Croyez-m'en, monsieur 
ennemis de l'Église rient de ces misères et les fidèles en gëm 
meilleur sort qu'on puisse souhaiter à voire livre, dans l'inlérî 
c'est l'oubli. 



— SC- 
SI. — C*est ira monument de lîUérature historique et d'érudition do- 
cumentaire que le R. P. Dom Cabrol, prieur de Solesmes, a élevé au 
prêtre autunois qui vint faire profession dans cette abbaye, en 18-43, 
Quelle vie remplie de saintes et savantes œuvres ! /). Pitra fut un reli- 
gieux fervent, un érudit étonnant, un saint sous la pourpre romaine. Il fut 
bientôt distingué par D. Guéranger ; en effet, deux mois après sa profes- 
sion, Tabbé de Solesmes le mit à la tête de l'éphémère prieuré de Saint- 
Germain à Paris (aujourd'hui petit séminaire de Notre-Dame des Champs). 
C'était le 9 mars 1843. Malgré les soucis d'une administration fort labo- 
rieuse, D. Pitra, pendant ce séjour à Paris, mit la main à cette grande 
œuvre de la Patrologie de l'abbé Migne. Pendant la môme période, il 
publia son Histoire de saint Léger et de C Église des Gaules au Vll^ siè- 
cle (1846), avec une critique rigoureuse. Presque tous les chapitres de 
celle histoire contiennent de ces pages vivantes, de ces traits que trou- 
vent seuls les érudils dans l'étude patiente des documents et des vieux 
débris du passé, en revivant l'histoire. Dans le cours des années 1846- 
1847, le jeune bénédictin lit un voyage littéraire en Angleterre, où il con- 
çut la première idée de son Spicilège de Solesmes. Il en publia le premier 
volume en 1852 ; trois autres volumes de 1835 à 1858. Le titre en dira 
l'intérêt et l'étendue : Spicilegium solesmense^ complectens sanctorum 
Pntrum scriptorumque ecclesiasticorvm anecdota hactenus opera^ se- 
lecia ex graecis, orientalibusque et latinis codicibus publid juris fàcta. 
Cette collection fut suivie des Analecta sacra spicilegio solesmensi pa- 
rata en six volumes, de 1876 à 1888. Le tome VI était destiné aux li- 
turgistes et hymnographes grecs; le tome VII fut publié après la 
mort de Fauteur, en 1891 : Juris ecclesiaslici Graecorum selecta Paraît- 
pomena ; tomes II-IV : Paires antenicaeni. Le Spicilège et les Analecta 
assurent une place à pari à D. Pitra parmi les historiens de la littérature 
chrétienne et de la théologie positive, et ils restent son meilleur tiîre à la 
reconnaissance et à l'admiration des amis des lettres chrétiennes. La 
découverte à laquelle le savant bénédictin attacha le plus de prix fut celle 
du célèbre ouvrage de saint Melilon intitulé : La Clef^ qui élait vrai- 
ment la clef du symbolisme chrétien. Avec l'aide de ce livre il fixa les 
lois générales et les principales manifestations du symbolisme. 11 choisît 
le poisson céleste, l'ic^^/ius, pour montrer, parce seul exemple, ce que le 
symbolisme dans la littérature et l'art chrétiens renferme de richesses 
pour qui sait l'exploiter. Ces grandes questions ne laissaient pas que de 
le voir mêlé à la hitle des classiques, dont Mgr Gaume était un des plus 
ardents champions. Pitra n'anathématisail point les classiques païens, 
tout en accordant une place importante aux auteurs chrétiens. De 1853 
à 1857, après avoir cessé d'être le prieur de Saint-Germain, sa vie se par- 
tagea entre Solesmes et Ligugé; il eut alors des relations d'amitié avec 
le cardinal Pie. L'illustre Pie IX caressait depuis longtemps le rêve de 



QsidéraD. Pifra comme 
'ailler à celle union si 
mission à ce siijel, eu 
entreprise de réunir et 
qui l'amèneront à celte 
:g)ise orientale, nolam- 
ent unie à l'Église ro- 
;cclesiaslici Graecorum 
68j vit le jour après un 
;oii. Pour celle œnvre, il 
lilui^'qiies, Mstoriqnes 
rne, plus de 1,500 pages 
!s à la cause de l'Église, 
r honorer le savant mo- 
ranger, dont les travaux 
s la pourpre, D. Pilra 
historique, le religieux 
Tut à peine modilîé. Le 
[mrut en 1864, complété 
Lient les monuments du 
canons et cooslilulions 
lins. C'est une véritable 
glise byzantine, 
■talion sur VHymnogra- 
ins laquelle il exposait 
îs derniers travaux du 
!, et, le 23 janvier 1869, 
ie romaine. 11 pril bien- 
joie, n en profita ponr 
ement de Léon XIII. il 
ss des manusci'its de la 
1885 paraissait le pre- 
ÔDds palatin. Le cardi- 
)bservations du plus vif 
îlêvalîon an cardinalat, 
!chés subnrbicaires ; ce 
; le 1" juin 1879. Quel- 
épiscopale. Il fut vrai- 
scs diocésains par ses 
ï de plusieurs congréga- 
iniières, spécialement à 
révision des livres lîlnr- 
de.^, qui fît condamner 



— 32 — 

la Traduction des Évangiles^ par M. Henri Lasserre. Il fut iostitué évêque 
de Porto le 12 avril 1884. L'année 1885 fut Tannée des épreuves qui 
manquaient à Tauréole du saint. On parla de schisme, d'hérésie, et 
Léon Xlil fit entendre au cardinal bénédictin un blâme sévère auquel il 
se soumit avec la plus respectueuse humilité. Voilà les grands traits 
de rhistoire du cardinal Pitra. Aux qualités du savant il faut ajouter 
celles d'un écrivain de race et la sainteté simple et austère, au milieu des 
grandeurs, d'un vrai fils de saint Benoit. La bibliographie de ses œuvres 
remplit huit pages du volume (390-398). Nous n'avons plus qu'à louer 
les recherches consciencieuses de Dom Cabrol, la bonne ordonnance des 
matériaux, le ton grave qui convient au sujet, et à recommander la lec- 
ture de ce livre à ceux qui veulent connaître la vie d'un véritable érudit. 
o2. — Le Cardinal Foulon passa de la direction du séminaire de Notre- 
Dame des Champs au gouvernement de l'Ëglise de Nancy. Il fut un fin 
letlré, un courageux patriote et un prélat fort parce qu'il était patient, 
mesuré parce qu'il était calme. A Nancy, à Besançon et à Lyon, il fonda 
des œuvres prospères. Sa sagesse habile et son zèle prudent dans les 
épreuves de l'Église de France le firent hautement estimer de Léon XIQ. 
Cet ensemble de qualités offrait un beau champ à ses biographes; 
MM. Lesur et Bournand l'ont bien exploité. Ils ont fait revivre le cardi- 
nal Foulon pour ses amis, ses admirateurs et pour la gloire de l'Église. 
Ils ont tiré surtout grand parti des lettres pastorales du cardinal, car ces 
lettres, admirables par l'élévation de la pensée et l'élégance du style tout 
classique, le peignent le plus fidèlement. Pourquoi, cependant, parlentr-ils 
à peine de la Vie de Mgr J)arboy, de l'archevêque de Lyon? C'est une 
œuvre qui a fixé l'attention, lors de son apparition. Avaient-ils la crainte 
d avoir à relever certains aspects de la vie épiscopale de l'otage martyr, 
que Mgr Foulon, écoutant peut-être un peu trop la voix de l'amitié, 
avait laissés dans l'oubli à dessein? Mais ces légères ombres bien expli- 
cables auraient plus vigoureusement fait saillir la grande figure du car- 
dinal auteur. MM. Lesur et Bournand ont mis une certaine hâte, 
croyons-nous, à composer leur volume et à satisfaire de légitimes im- 
patiences. Le style parait s'en ressentir quelquefois, et quelques lourdes 
fautes typographiques se rencontrent dans cet ouvrage estimable. Ainsi 
page 284 on lit : Fibourg et Marlot pour Sibour et Morlot, archevêques 
de Paris ; page 347 : Mgr Cottin pour Mgr Cotton, l'évêque de Valence 
dont la vaillance d'apôtre est devenue légendaire; page 370 : Mgr Mai- 
gnan pour Mgr Meignan,rérudit cardinal de Tours. Les auteurs ont placé 
en appendice l'oraison funèbre prononcée par Mgr Cotton dans la métro- 
pole de Lyon. C'est un morceau d'éloquence sacrée que Fénelon n'eût 
point désavoué. Louis Robert. 



que vous croinez, c esi un porieiir ae loque, un avocat, ud m 

ua avoué. Ce n'est pas du sel attique, c'est du sel antique ! 

5. — Cœurs de femmes est un peLlt bijou typographique. Corn 
bien imprimé ! Quel joU papier ! Quelles marges ! Quel joli filel vei 
dos marges ! Et quelle originalité dans la pagination ! Les chiO 
places au bas des pages et pas en haot! C'est déliciens! Le to 
tuoias; il manque tout à fait de sel, celui-là ! La première nou 
intitulée : Atinetle de Kerlor parce qu'elle a pour sujet le ma 
petit-neveu d'Annctte de Rerlor. Ce garçon aimait une jeuue f 
vaitrencootrée en Amérique. A son retour en France, sa tante es 
lais le testament de la vieille et aimable fille lui enjoint d'époi 
JÎsine. Docile, quoique navré, le garçon va faire une visite 
oisine, qni est sa cousine ; il a le cœur plein de la jeune fille c 
ne, mais il veut obéir à sa lanle ! Il entre donc chez sa voisi 
Juillet 18DJ. T. LXXI. 3. 



— 34 — 

oui, et rësigné à tout. Mais, ô merveille! la première chose qu'U 
>rçoil dans le salon, c'est le portrait de l'Américaine; mais, ô double 
rvpïlle! ce porlraît n'est pas un portrait, c'est un tableau vivant et 
'lant, c'est rAméricaine en personnel Mais, ft triple merveille! celle 
léricaine, c'est la voisine et la cousine elle-même, — laquelle explique 
t, et notamment qn'Annette de Kerlor était une tante exquise. 
J. — J'aimerais bien qu'il y etil quelqu'un pour m'expliquer le Secré- 
re parlkulier de M. Gadol ; c'est écrit en un charabia inintelligible, 
3t plein de : « Tenez! Voilà ce que c'est! Bon! Vous allez voir! » qui 
pèchent de voir el enlèvent l'envie de savoir. L'auteur paraît s'être 
■riblemenl ennuyé Ini-mèmeà nous raconter sa petite aflaire. — Plai- 
)ns-le. « Les douze nouvelles de ce volume seront inutiles à la gloire 
l'auteur des Inutiles. » Le mot n'est pas de moi, je le jure! II est 
ne bonne Ame qui, pas plus que mol, n'a eu le courage de finir le 
rré taire particulier. 

I. — 11 y a plus de clarté et d'intérêt dans les quinze nouvelles de 
Ginesty, il y a même du talent, mais il y a bien du procédé, — du 
icédé le plus facile, te moins digne à celte heure d'être employé par 
écrivain de valeur, â savoir le procédé réalisl«. La Vie de M. Gi- 
ity, c'est la vie d'après le Théâtre Libre, c'est-à-dire d'après des pon- 
; lombes aujourd'hui dans la boutique à treize sous. II y a quelque 
ips, ils ont pu faire prime, surtout parce qu'ils ont fait scandale ; mais 
s'est vite aperçu que pour reproduire plus de laideur, ils ne reprodui- 
saient pas plus de vérité que les anciens poncifs idéalistes, qu'ils 
ient aussi faux, aussi livresques el plus dangereux. Voyons la plus 
gue des,qninze nouvelles d'une Vie; elle a quarante pages el s'appelle 
Cinquantaine. — Deux vieux époux vont se mettre à table pour 
Sbrer le cinquantième anniversaire de leur mariage ; ils n'y pensaient 
; d'ailleurs, ce sont les voisins qui sont venus réveiller leurs souve- 
s, et c'est la bonne qui a préparé le repas de fêle. Quelle tête ! Quels 
ivenirs ! Le p5lé est trouvé trop lourd par le mari, qui a une gastrile ; 
emande un œuf à la coque ; les (leurs son t dangereuses pour la migraine 
madame; on les écarte. Madame raille monsieur sur sa gastrite et 
nsieur raille madame sur sa migraine; l'un et l'autre profitent de 
;casion pour se reprocher mutuellement leurs diifauls el leurs ridi- 
es. Ce qufi cinquante ans de vie commune ont pu amasser de bile et 
fiel au fond de leur âme remonte à leurs lèvres; ils se le jettent à 
îgure, ils s'en éclaboussent. Finalemenl la femme, furieuse, saisit le 
leau à découper el lue son mari ! La bonne s'écrie : « Ah ! ben ! si 
il ça une cinquantaine ! » Eb I non ! ça n'eu esl pas une ! C'est une 
rge, c'est une gageure d'atelier, c'est du réalisme d'école et d'écolier, 
is ce n'est pas la réalité, ce n'est pas la vie. 
>. — Les Nouveaux Contes de la reitie Mab nous sont donnés, non 



n 



sayé de la consoler. Le rôle actif, brillant, bruyant, 
)qiietle Norab, qui s'agite, parle, rit, danse, brûle 
; cœurs. Il parait qu'elle a « un regard changeant 
■s lèvres rouges de bacchante, un profil d'archi- 
iccbante et archiduchesse, elle est tout de même très 
si plus banal ni moins rare qu'une coquette. Son 
rois racontée avec un certain agrément. C'c=* """ 
Lin homme de théâtre, mais par un homme de I 
librellisle, qui a pris des habitudes d'effacen 
ses collaborateurs musiciens, et qui réduit au 
: le développement des caractères et des situj 
'.s cigales, à Nézignan-l'Évêque, à Pomerols, i 
, il se passe de petits événements, il se renconi 
pes ■ de paysans, d'ouvriers, d'usuriers, qui ii 
es Parisiens ! Voyons u n peu ! Et M. Georges B 

■ ces petits événements et de présenter ces ly 
e un narrateur naïf el un peintre fidèle. Malhi 
lion est visible; seshisloires sont parfois bana 
conventionnels et plutôt du pays des Uvtps que d 
is, les dix-sept nouvelles de son recueil, toult 
»mment intéressantes. Pour èlre un peu moin 
nés autres que je sais, cette peinture des mont 
lérault n'est pas sans valeur. Ce que je rcprocl 
i Beaume, c'est de n'être pas suffisamment infi 

plus de choses originales qu'il ne semble y en 
ie pins près, qu'il y interroge les « papettcs » d 

bavardes, et il en entendra, il en verra de a 
ures que celles dont il a composé son premie 
: que celles dont M. Ferdinand Fabre a remp 

luvelles que nous raconte M. Brclhons-Lafargi 
lius banale; c'est l'histoire d'un jeune homme 
lurs par un père trop sévère. La jeune fille 
m la discute dans la famille de son fiancé, disp; 
:ouvent et y meurt. Je ne crois pas qu'il y ait I 
ie cette espèce dans les couvents ni surtout qn 
mort; mais il y en a des Ic^gions dnns la liltéra 
nt comme a l'exprDssion de la société. » Si ma 
voir ce que devient le fiancé, je vous dirai qu 
:S mallieureu.v, la femme qu'on lui a permis à'i 
ous ses devoirs, lascinée par un héritage ! w Et 
s /lèves, la deuxième nouvelle de ce volume. — 

■ semble moins livresque, elle l'est autant; si 



I jour du mariage, ce ne sont pas geulement les jeunes gens qui s'unis- 
Dt, ce sont les deux. viUages ; la récoociliatioQ est Bceîlée dans tia 
nquel de six ceots couverts. Inulile de dire que ce sonl les détails qui 
il lout le charme de cette jolie et boonële pastorale; il y en a beaucoup, 
feu a peut-être trop, et (hacuu présenté et filé avec trop de soin. 

11. — La première des dii nouvelles de M. Ijjdeo Donel, Comicke, 
': l'histoire d'uu petit garçoa, qui est la joie de sa mère, veuve, le 
tit papa de sa sœur Nauie, et qui meurt d'une chute, pour avoir été 
■ce par ses camarades de grimper au haut d'uu arbre où ses faibles 
as ne peuvent le reteoir. La peinture de ce pauvre ménage, eu deuil 

[ière, le lever et la toilette de la petite Nanie, surveiUée par son frère, 
prière du matin des deux oiphelins, la jalousie du petit Corniche à 
gard d'un des » galants » de sa mère, son agonie, tout cela forme une 
lie de petits tableaux très observés, très intéressants, très boDuëles, 

peu tristes. N'était une légère atTeclation de seatinientalité, une sorte 
ipitoiemenl volontaire, unrh application à être touchant et ëmouvaQl, 

petit récit serait bien remarquable. Les autres sont dans la mëtne 
lalité de seotimentalisme bonoète. 

12. — Le Roman de Geneuolte est plus gai. M'" Geneviève voit de sa 
létre un jeune homme qui est toujours plongé dans des livres. Sa 
atle le voit aussi, et lui fait ua jour une visite qui a pour résultat de 
re tomber un vieux bouquin dans la fontaine où le studieux solitaire 
ise l'eau de sou déjeuner. Faut-il le prévenir de l'accident? C'est de 
charité. Geneviève le prévient donc, et, lui, vient remercier Geneviève. 
lUS devinez ce qui arrive : de la curiosité et de la charité, Genevotle 
sse àl'amour et au mariage. — Aussi hounëte, aussi candide l'histoire 
i suit : Deux Vieilles, Isaure et Colombe, se visitent chaque jour depuis 

□e sait quand; elles n'ont plus, voilà bien des années, d'autre 
1, d'autre distraction que de se voir, des'ofi'rir de jolis petits bouquets, 

réciter leur chapelet ensemble. Mais elles tombent malades toutes les 
uz ; et chacune veut cacher sa maladie à l'autre. « Cela lui ferait tant 

peine ! Dis-lui que j'irai demain, u Et quand elles sont près de mou- 
' : <> Qu'elle ne sache jamais ! » dit Isaure à sa petite oièce. • Ne lui 
i jamais que je suis morte! "dit Colombe. — El elles s'en vont ainsi, 
acuue de son coté, sans s'être jamais fait de peine. Et ainsi de suite, 
Ds les treize autres petites bisioires : jolis sentiments, aimable 
ieté, naïves fantaisies, vous y trouverez tout cela, et même du talent. 

13. — Si les deux volumes précédents se recommandent surtout par 
lOnnêlelé, et par une sorte d'aflecLatiun de simplicité, il n'en est pas de 
ime de celui-ci. L'Enigme sans clef est une nouvelle à prélentions 
ilusopblques et scienlifiques. Malheureusement elle n'est pas intéres- 
nie. On y voit une jeune fille qui est vicieuse tout en étant vertueuse, 
1 bit le mal par dévouement, qui est une énigme vivante. Le mot de 



— 40 — 
tué d'un coup de pislolel dans sa propre maisoD. Quel est le meurtrier? 
Od QiTËie d'abord un jeune ouvrier qui avait eu «ne discussion avec la 
victime, le jour même du crime, et qui avait été entendu proférant des 
menaces. Toutes les apparences sonl contre lui el il va être condamné, 
lorsque, au milieu de l'audience, arrive, sous pli cacheté, l'aveu du cou- 
pable. Le meurtrier, c'est la femme même. Elle a tué, sans le vouloir, 
sans l'avoir voulu surtout, et au cours d'une violente scène de jalousie 
avec son mari. Depuis, elle s'élait renfermée dans un silence farouche. 
Son attitude, que le médecin explique scientifiquement, élonne son fils 
et la Cancée du son fils. Celle-ci passe de l'élonnement à l'inijuiétude el 
au soupçon, et un jour elle acquiert la preuve de la culpabilité de sa 
future belle-mère. C'est elle qui la décide à parler et à sauver mi' inno- 
cent; mais le jour même où elle a obtenu cet acte de justice, la coura- 
geuse jeune dlle exige que le mariage, suspendu depuis le tragique évé- 
nement, soit célébré. Et il l'est, furtivement, sans l'escorte ordinaire des 
amis, sans la robe blanche et les fleurs de l'épousée, mais dans l'ezalEa- 
lion de deux âmes plus fortes que le malheur et supérieures à la des- 
tinée. La coupable passe en cour d'assises, et elle est acquittée. Mais le 
fils, plus sévère que le jury, ne pardonne pas. 11 n'a pas revu sa mère 
depuis qu'il a eu la révélation de l'aBreuse vérité, et il ne veut pas la re- 
voir: la jalousie, même la plus motivée, hélas ! (car il a su aussi que son 
père n'avait pas respecté la sainteté du foyer conjugal) ne lui semble 
pas une excuse suf&sante du meurtre. Et implacable, il se préparc il quit- 
ter le pays avec sa femme, lorsque lui-même reçoit une lettre anonyme 
accusant sa femme de trop tendres sentiments pour le jeune homme 
qu'elle a fait délivrer. Si invraisemblable, si odieuse que sott une pa- 
reille accusation portée contre la pure, l'héroïque, la sainte créature, 
il est mordu au cœur par les plus horribles soupçons, il se sent capable 
de tout. Et alors il comprend et eicuse tout. Et avant même d'avoir la 
preuve que la lettre anonyme n'est qu'une abominable calomnie, il court 
se jeter aux pieds de sa mère, elil l'emmène avec son adorable femme. 
La construction de ce roman est ingénieuse, mais d'une ingéniosité déli- 
cate et sûre, sans aucune des grossières habiletés du roman-feuilleton. 
Le sujet est d'un intérêt poignant, mais tout n'est pas sacrifié au sujet; 
les caractères y ont de la valeur, et les deux femmes, la mère et la belle- 
fille, me semblent avoir une valeur non vulgaire; ce ne sool pas de ces 
figures « déjà vues, » comme la plupart de celles qui remplissent les 
romans, et surtout les romans de ce genre ; il ne faudrait pas beaucoup 
me pousser pour me faire dire que ce sont deux créations très origi- 
nales. J'ajouterais même que ce sont deux créations très puissantes, si 
elles étaient, non pas plus nettement, mais plus profondément dessi- 
nées et plus fouillées. Mais M*"* Gréville n'aime pas à s'attarder; elle 
crayonne avec tant de justesse, qu'elle De prend pas toujours le temps 



- 44 — 

reconnaître, parmi ses prétendants, celui qui mérite le plus d'être dis- 
tingué. Il y en a un qui Texaspère par son dévouement inévitable, tou- 
jours présent au bon moment, c'esl-à-dire au moment où elle pourrait 
être tentée ô\me sottise qu'elle évite, grâce à lui. On comprend qu'elle 
lui tienne rigueur de tant de bienfaits. Elle finit pourtant par les lui 
pardonner et se décide à lui accorder sa main et à recevoir en échange 
la dignité et le bonheur de sa vie. Ce joli et pimpant roman fait partie 
de la Bibliothèque des mères de famille, et je ne crois pas qu'on lui 
reproche d'être fade. 

22. — Un livre de ménage, avec quelques chill'res, beaucoup de points 
d'exclamation, des bouts d'histoires intimes, commencées par le milieu, 
jamais finies, une ombre de roman très touchant qui se projette sur une 
poussière de détails domestiques, l'amitié très tendre qu'inspire à une 
très honnête femme l'associé de son mari, la passion discrète de cet as- 
socié, bienfaiteur du pauvre ménage, sauvant ses amis de la ruine au 
prix même de son propre honneur, — tout cela écrit dans une langue 
assez claire et qui ne ressemble en rien à l'ordinaire volapuck de M. C. 
Lemonnier, — voilà ce qu'est l'Arche, si toutefois j'ai bien compris ce 
qui se cache derrière ce brouillard sentimental et élégiaque. Mais je ne 
suis pas sûr d'avoir compris 1 

23. — En revanche, je suis sur de n'avoir pas compris l'Impérieuse 
Bonté, et cette fois, ce n'est pas ma faute. Car si dans l'Ayxhe la langue 
est claire et le sujet nuageux, ici tout est obscur, la langue et le sujet. 
11 est cependant, ce sujet, « trempé dans la pauvre humanité, » il est la 
peinture de « l'altruisme sous toules ses formes, » mais pas de l'al- 
truisme oriental et russe, « mystique, plein de fièvre et d'angoisse, » 
mais de l'altruisme occidental, énergique et impliquant « l'autonomie, 
la fierté et la résistance individuelle. » Vous connaissez le sujet et avez 
une idée du style, « un des plus malencontreux qu'on puisse imaginer, » 
confessait quelqu'un qui pourtant n'est pas sans quelque admiration pour 
M. Rosny. En voici d'autres spécimens : « Dargelle le regarda, dans une 
profonde et sereine observation, la lassitude rompant toute acuité. » 
« Son cœur oscillait comme une poire sous une brise faible, puis préci- 
pitait des glouglous de bouteille immergée ; ses souvenirs remontaient, 
liés à quelque dissolution morbide, à TémieLtement du vouloir dans la 
stupeur dyspeptique. » « Les farouches troupeaux du malheur persécu- 
tant la femme stérile. » « L'horaire du souvenir frissonnait » aux détails 
des choses! Inutile de prolonger ces citations; elles ne donneraient 
qu'une idée imparfaite encore de cette manière d'écrire, tendue, décla- 
matoire, sibylline, qui doit coûter à l'auteur des eflorls inouïs et impose 
au lecteur une fatigue que le sentiment même du devoir n'a pas pu me 
faire endurer pendant plus de cinquante pages. Et il y en a trois cent 
soixante et onze, petit texte, sans compter la préface. Toutefois, ce que 



- 45 — 

m'a causé plus de regrets i 
\osny s'escrime si péoibk 
ttrès nobles et des idées 

moinsj'ai cru le devioer, - 
les misères humaines et d 

de les soulager, qu'elle 
ai aperçu des lell^s de f 

j'ai TU un jeime homm 
slle est l'idée générale de 
as ? Quelle en est la com 
de laquelle se groupent les 
voir, en feuilletant çù et li 
>ilà ce qu'il estimpossibi 
dans cette œuvre étrang 
li 'liée générale, mais qu' 
.ux idéal littéraire. 
)D relève du même idéa 

» L'exécution et la comp< 
la valeur artistique en < 
crivain maître de son oi 
penseur » très sur. Il se 

et l'histoire de Notre-& 
semblent trahir une cerlaj 
né Jean de la Boise, se ôt 
usme et de plaisirs, il qui 
ivince, s'y voue à la pauvn 
visitant les malades, dép 
e asile nn jour ù des anai 
ce. La foule prend parti 
armes, un fusil Lebel « pa 
:time de son dévouement, 
ite, si elle élail racontée 
i d'en Taire une reproduct 
es dernières années de s 
acheter lui-mSme et rachi 
1 sauvé la femme adultère 
ime jeune fille qu'on cro; 
divin Maître : « Celte j( 
it surtout pendant ses dei 
e Ihéàlrc est précisément 
Ban de la Boise joue au J 

Pierre, il prononce les s 
I de JésuS'Cbrist tourne 



— « — 

demmeot pas conscience; ses intentions sont loia 
a voulu faire œuvre d'art, l'emploi de l'Évangile 
procédé lilléraire, parfailemenllégîlime. llesf de ces 
Tes ou jeunes Éliacins des lettres, aux yeox de qui 
ue Dieu Itii-mëme, et qui sont prêts k subordonner 
aux pompes et aux œuvres de VÂrc tout ce qu'il y 
; sacré sur la terre et dans les deux. misère! 

éché est aussi une œuvre de trissolinisme , mais 
irticulier et plus grave, non plus celui qui subor- 
lais celui qui associe Dieu et le diable, le sacré et le 
le et la pornographie, — le trissotinisme des i^lèves 
. L'auteur y raconte avec gravité, componction et 
in péché consenti pour le rachat d'une âme, Gil- 
:1e à son mari, fidèle à toutes les pratiques d'une 
:, lorsque bnisquemeot, vers la trentaine, elle se 
1 jeune Hervé, un mondain « fStard » qui dit avoir 
surtout perdu le sens moral. L'incrédulité d'Hervé 
' le ramener à Dieu, elle est prèle à tout ; elle sacri- 
3 sa pudeur et sa vertu. Hervé, reconnaissant, se 
votions ; il fréquente les sacrements ! Et la chère 
Malheureusement son salut est compromis par les 
î Gilberte à continuer son singulier apostolat. L'a- 
î et s'use au régime de discussions et de luttes qui 
nalheureux garçon finit par revenir à ses « vomisse- 
ans la débauche et l'incrédulité, et Gilberte pleure 

de cruelles eiigenccs; je n'en connais pas de plus 
[Je livres pareils. L'Inutile Péché est à la fois répu- 
it ennuyeuï. L'esécution en est laborieuse et mala- 
devoir » d'élève qui s'applique ; l'idée en est baroque 
rêve de- collégien mal équilibré, tourmenté par la 
. Certes, ce n'est pas que tout y soit invraisemblable 
iniour plus tort que la volonté et des habitudes reli- 
in envahir le cœur d'une honnête femme, et y sou- 
intérêt poignant. Mais pour être capable de com- 
î ces luttes, il faudrait être un psychologue autre- 
îte plus expérimenté et moins lourd que l'auteur 
tentative de réalisme appliqué à l'élude d'une Ame 
e au moins par l'éducalion et les pratiques exté- 
'erlige de la pnssîon, révèle chez M. Saint-Maurice 
ideson sujet. Il ne l'a pas observé lui-même ; je n'en 
irme ; je lui fais crédit de la perspicacité nécessaire 



lu plus forte v el il est impossible de s'y soustraire, et l'on s'en voudrait 
même de s'y soustraire. Je ne dis pas d'ailleurs que M. de Tinseau ail 
jamais abusé de son crédit, ni même qu'il en ail usé; je veux peut-être 
dire seulement que le sujet ordinaire de ses romans prêterait à tous les 
abus : ce sujet, c'est en ofTct t'&mour, l'amour romanesque et idéaliste. 
Il le raconte et célèbre, à travers des aventures rares et exceptionnelles, 
mais avec des accents que l'on n'avait pas retrouvés depuis George 
Sand, et qui remuent délicieusement le cœur des femmes et des jeu- 
nes gens. Je sais même des cœurs de critiques qui n'y sont pas restés 
insensibles et qui se souviennent de l'Attelage de la marquise et de 
Ma cousine Pot-au- feu, comme de quelqu'une de leurs plus vives et de 
leurs plus innocentes jouissances d'esprit. Le Chemin de Damas est 
donc une liistoire d'amour, ou plutôt l'histoire de deux amours. Le pre- 
mier, Paul do Neuvillars, l'inspire sans le partager ; il n'a pas encore la 
foi, il n'a pas été touché de la grâce ! Et pourtant, elle était bien tou- 
chante, bienbeDe, bien sincère, la jeune Rhodiole qui lui avait donne 
son cœur el offert sa main ! Il avait d'ailleurs à peu près accepté la main, 
croyant y trouver, ou plutôt croyant y apporter une fortune, son ma- 
riage faisant partie d'une combinaison industrielle rêvée par le père el 
les amis de la jeune fille. Mais, au dernier moment, la combinaison 
échoue, la fortune échappe, el comme Paul est pauvre, qu'il l'est même 
devenu un peu plus pour avoir donné sa démission d'ofBcier, que 
d'ailleurs le père de sa fiancée lui bat froid, il ne se croit plus le droit 
d'accepter le mariage el il part. Mais la jeune 6ile pense que renoncer à 
certains droits, c'est manquer à son devoir, et désespérée de l'infidélité 
de son fiancé, elle se tue. Et c'est la première partie du Chemin de Da- 
mas : Paul parmi les infidèles et faisant des martyres ! La seconde nous 
montre Paul converti, mais expiant ses fautes dans la soufirance. Nous 
le voyons d'abord cherchant une position à Paris; il est prêt à tout, il 
ne refusera aucun travail pour gagner son pain; d'avance, il a accepté 
d'être journaliste, agent d'assurances, courtier de charbons, secrétaire 
de cercle ; finalement, il est trop heureux d'accepter le commandement 
d'un navire marchand el puis d'un yacht de plaisance. C'est là que l'at- 
tend la conversion, l'illumination, le coup de foudre I II voit la fille du 
propriétaire du yacht et il est terrassé ! Il voit, il croit, il est désabusé, 
il aime à en mourir ! El alors recommence le roman du jeune homme 
pauvre épris d'une millionnaire, torturé à la fois par l'amour et par 
l'honneur; par l'amour, qui le ferait se précipîteraux pieds de son idole, 
par l'honneur, qui l'oblige à se tenir debout cl silencieux, daus l'atti' 
Uide froide et réservée d'un « employé » devant celle que les matelots 
appellent » la patronne. » Le roman se déroule d'ailleurs dans un cadre 
qui csl, lui, plus original : c'est l'Égyple, c'est la mer Rouge, c'est le 
liOiroit des Dardanelles, c'esl le pôle nord. Il y a, dans celte partie épi- 



a capitulé devant la passion ; elle lui 
idu héroïsme, il y a eu un monslruetix 
iacriSé soi-même qu'il n'a sacrifié les 

!s enfants, sacrifier sa cause, sacrifier 
;rificr sa pnssion, cela s'appelle, en lan- 
cheté. Or Michel ne veut pas s'avouer 
drame qui, avant la faute, s'éiail joué 
, va mainienanl se poursuivre entre sa 
Dscience le condamne au nom de cer- 
le pousser à nier ces principes, et il y 
eviendra révolutionnaire, l'ancien clé- 
ice ahoulira à l'apostasie. A côté de ce 
re qui le complète : c'est celui qui se 
Après la mort de sa femme légitime, 
■au ménage, qui leur est odieus et qui 
m les larmes et la mort de leur mère, 
lérable, en le faisant régulariser; une 
le leur paroisse y suffirait. M^nsTeissier 
)s de Blanche et l'intérêt évident de ses 
ood ninriage, ce serait avouer qu'il est 
lier. Et il no veut pas s'humilier, et il 
filles. De c«s deux victimes, l'une se 
it et était aimée ; mais le père de son 
1 divorcé, et la honte et la douleur la 
I Teissier, devenu radical, est réélu 
s. — On a dit : « Où est la punition de 
E promis de le punir, et vous le faites 
est puni et qui meurt, c'est sa fille. » 
i grande punition, et la seule punition , 
:a tille qui l'est à sa place. Mais peul- 
)urs une punition, ni la vie toujours 
)ur certaines âmes la mort est une déli- 
I les ^mes, » car il est clair que pour les 
ion de l'existence est le bien suprême, 
nt des brutes; s'ils l'étaient, leur his- 
ùl pas valu d'être racontée. — El alors, 
être punie que d'échapper par la mort 
père? Je demande si, pour le père, ce 
snl puni, que d'être condamné à vivre 
i, avec le sentiment qu'il a tué un de 
le de l'autre, avec l'obligation de subir 
[|u'il méprisait, le mépris de tous ceux 
à lui-même ! Car, eu dépit de tous ses 



cliel TPisBio!" n'esl pas arr 

. réussi qu'à ajouter de noi 

plus lourde et plus écrasa 

i principes, il les a reniés ; 

rt de sa fille achève de W 

pende sÎDcérlIé de son reniement. Voilà lecbâLimenl! Il d 

Et, quoique dîfEérent de ceux que réservent aux coupable; 

menls ordinaires du (héâlre et du roman, il est aussi moré 

sateur. h Ne nous apprendrait-il qu'à moins estimer la ^ 

même, qu'à transformer en nous l'instinct antmnl de la 

eo UD besoin d'élévation et d'honneur, qu'il l'audrail l'ap 

louer. — Mais il nous apprend autre chose encore. M. Et 

voulu et su mettre en lumière une vérité qui pourra semblt 

profonde, tant elle est oubliée aujourd'hui, à savoir que le 

de l'esprit sont souvent la suite et la punition des défaillan 

— C'était autrefois nn axiome généralement reçu qu'il tal 

diDs le cœur le secret de certaines impiétés et de certaine! 

Dixil impiui in corde suo : non est Deui. Et peut-être l 

d'autrefois abusaient un peu de ce texte et de cet axiome. 

diol0ï;ues d'aujourd'hui n'en usent pas assez. — A force de 

r«âiiie moderne » et de la disséquer, ils perdent de vue l'ài 

ils vont chercher bien loin et bien haut des explications qi 

souvent être utilement remplacées par co mol, que M. Boi 

l'abbé Taconet dans Mensonges : a Tout ça, c'est des saleté 

est de i'avis de l'abbé Taconet; seulement il y met moins 

plus de longueurs, et peut-être quelque solennité. Mais il m 

lui reprocher trop vivement, d'abord parce que certaines 

sont pour nous des truismes, peuvent Être des rêvé 

d'autres, ensuite parce que M. Rodest un des plus modest 

pontifes de la psychologie contemporaine, el que, s'il lui 

jQssi, do découvrir que deux el deux font quatre, il n'en i 

trop bruyamment. — La thèse soutenue dans l'histoire de 

sierest donc juste èl bonne, et il n'y a pas entre ses deux ï 

lioQ de continuité » qu'un critique y a cru voir ; la seconde 

qitence lo^pque et la punition de la première. — Quant à la 

même, elle est intéressante et touchante, et quoiqu'on pi^t 

et là quelques détails contestables, elle ne diminue pas la 

de l'œuvre, qui est une de celles qui honorent le plus le ro 

Qlemporain et sont de nature à le réhabiliter aux yeux ( 

28. — CosmopoUs vient d'èlrc réimprimé dansun format] 

le le Format primitif et plus accessible aux petites bourses. 

imenl bibliographique nous donne-t-il le droit de revenir 

i-mëme, qui date déjà de deux ans? Je ne le pense pas et , 



— S2 — 
£ œuvre n'élanl pas de celles qui permetleol 
onimcil semble séant d'en parier à celle heure. 
1 changement et un progrès dans la manière 
atileur — nn changement dans le snjet, qui 
!lendn, pins chargé de faiis — un progrès dans 
i semblent de plus en plus se rapprocher des 
'à Cosmopolis, le sujet, dans les romans de 
i[ qu'un prétesle à dissertations, une matière à 
ntes analyses; les personnages du drame eera- 
I que de fournir à l'auteur l'occasion d'exercer, 
olictronssedc «dîssecleamd'âmcsl Ici le sujet 
l'action est plus intéressante, plus abondante, 
Louffue. Les personnages, Irès nombreux et for- 
iritable société, y sont très agissants et très 
sent pour leur propre compte et non plus seu- 
lancier; ce ne sont plus d"S pîws pourani- 
ce sont des hommes et dos fejnmes, N'allei 
l'analyste dissecteur soit ;ibscnl de son œuvre. 
le et lui donner une vie indi'jipnilinte. comme 
nt puissants; il est là, loiijonrs là. présent et 
e la première place. Mais il est mêlé à l'action, 
héros principal peut-être: il est romancier, il 
des femmes ; omis, comme il s'appelle Julien 
i y met un peu de bonne volonté, oublier l'au- 
!uvre. 

outre qu'en M.Bourget les qualités d'invention 
3 sont en train de triompher de ses anciennes 
ise espérer aussi qu'un moraliste franchement 
itôt du psychologue d'autrefois. Elle est bien 
■ le psychologue etlenioraliste, l'un simplement 
.als d'âme, •> l'autre soucieux de les juger et, 
iorer. Il parait, toutefois, que c'est une décou- 
;ême, une de ces découvertes dont nous par- 
insformenl do vieux truismes démodés en de 
)èchons-nous donc d'appliquer cette nouveauté 
!lle est et qu'il est encore à la mode, et dison 
psychologue dominait en M. Bourget. Avec i 
ilé d'anatomisle diminua; il s'attendrit, 
cher les causes de certains états d'âme, et d 
idigner contre celles qu'il jugeait malfaisantes 
philosophique ; elle semble devenue religieus 
e nouvelle. De sorte que le mot que prooon 
quelques années, et qui scandalisa quelque 



la formulant, de la forlp et lumioense empreinte de son génie. Les Irais 
dernières èlndecKoni cooKacrëes ans IhéortPsqni suivent une voie dîSé- 
renle. Richard de Sainl-Viclor demanJe l'esplicalion du nombre des 
personnes ans diverses manières dont une personne peut être distinguée 
d'une autre quant à l'origine, et au point de vue psychologique s'appiiie 
uniquement sur !c concept de l'in&nie dileclion, la t,'loire de son espaii- 
sibilité, la générosité de sa libécalilé. la douceur de sa coujouissance. 
Alexandre de Halès considère les différentes manières d'agir d'un agent 
personnel et reproduit ensiiite les helles preuves que Richard déduit de 
la perFection de l'clernel amour. Saint Bonavenlure nous o&re une sorte 
de stnthèse, et sa théorie lient le milieu entre celle de Ricbard et celle 
de saint Thomas. Guidé par le P. de Régnon, on éprouve un grand 
charme à comparer la pensée du Docteur angélique avec celle du Docteur 
séraphique, h assister à la belle discussion qu'ils eurent ensemble sur la 
notion d'innascible en tant que constitutive de la personne du Père, à 
trouver la raison fondamentnle de leur divergence dans leur manière de 
concevoir l'acte pur, soit avec ArJsiote au point de vue statique, soit 
avec saint Denys au point de vue dynamique {■plemludo fonlatis). 

Sur un seul point nous ne sommes pas tout à fait d'accord avec le P. de 
Régnon. 11 attribue à Richard et à siiint Anselme la prétention naïve de 
prouver [suppoiUa fidej h Trinité par des arguments de pure raison, 
per raliones necessarias. Nous prélérons, iivecFranzelin. ne voir dans ces 
raisons nécessaires que des raisons Ihéologiques, c'esl-à-dire des argu- 
ments dans lesquels se trouve toujours une prémisse révélée, exprimée 
ou sous-entendue. 

Nous reg;<rdons la publication de ces belles études comme un émineot 
service rendu à la théologie. Nul mieux que leur auteur n'a pénétré dans 
la pensée des Maîtres, nul ne l'a exposée avec plus de clarté, nul aussi 
parrailement que lui ne sait mettre ses lecteurs au point pour les faire 
jouir des horizons que l'on découvre sur ces so'uniets. Nous espérons 
que les héritiers de ses travaux ne nous feront pas trop longtemps at- 
tendre la troisième série préparée et promise, sur les théories grecques. 

LAUÛHREtX. 



PAnégTrl4«eB prononcés par Mgr Rozier, missionnaire apostolique. 

Lyon, Vitte, 1893. in-8 de 387 p. — Pri\ : 4 fr. 50. 

Les Panégyriques de Mgr Rozier sont au nombre de quinze; il y cir- 
cule un souffle vraiment oratoire. Trois sont consacrés â saint François 
d'Assise, trois à saint Louis de Gonzague, deux eiemplaires très divers, 
mais tous deux charmants, de la sainteté. Les autres discours nous ra- 
content la vie et ^ mort de saint Martin de Tours, de saint Vincent de 
Paul, du bienheureux Perboyre, de saint Pierre Claver, de saint Jean 
Berckmans, de saint Alphonse de Kodriguez, de saint Cbaries Borromée. 



système de Plolémée; dans MilloD, une certaiDe 
nologie aocieiine el la nouvelle; dans KIopstock 
irvenlion des véritables notions astronomi<iues, 
V la Rédeniplîon, le Ciel, l'Enfer el le Purgatoire, 
ivail du savant oblatoOre le pluscequ'on appelle 
chapitres où il prend corps à corps les allaques 
it-on pas dire déloyales? — que certaïnfi savants 
romanciers que savanls ea tous cas, préteadeat 
Iriue chrëlienne, contre toute philosopbie vnii- 
lom du véritable système astronomique el, — de 
- au nom de la soi-disant habitation uaîverKlle 
tant considérée par eux comme certaine, indis- 
Qce telle que quiconque n'y croit pas ne mérite 
la est assis sur de tels « illogismes, » si l'on peut 
i prétendus raisonnements tellement déDniîs de 
rèleraienl à rire s'il ne s'agissait de blasphèmes 
I l'absurde. Le R. P. Ortolan s'est donné la peine 
tique en dépouillant In pauvre argumentation de 
allure littéraire et plus ou moins poétique, pour 
:.rictemeDt syllogîstique. Il montre aussi qtie sitdt 
domaine exclusivement scientifique, ils laissent 
iplète des premières notions des choses dont ils 

iner qu'un aperçu très incomplet de ce livre qui 
î aussi compétente qu'approfondie, toutes les faees 
lestion à laquelle il s'agissait de répondre. C'est 
d'autant plus de bien qu'il est en même temps 
liante. Jean d'Estie»nb. 



JURISPRUDENCE 

e eanonlqnc dans les eitiiKeii mnlrlma'- 

î. Pèries, docteur en droit canon, professeur de 
iversité calholiqne de Washington. Paris, Lethiel- 
1-261 p. — Prix : 4 fr. 

de J884 et le réiablissoment du divorce dans 
en nullité de mariage religieux étaient presque 
M n'est pas que l'Église y ftU plus opposée que 
sentence de nullité obtenue de Rome n'était pas 
)ossible une nouvelle union, à cause de la persis- 
Qouvelle loi faiiiait disparaître celte difficulté pra- 
>, vit-on les demandes en nullité de mariage se 
i de nos diocèses, et depuis lors le mouvement 



n 



le livre qui vient de paraître et daos lequel il nous expose, avec preuves 
scienliSques à l'appui, son priocipe et sa mélbode. 

RiCD de plus simple que ce principe : Les qualilcs physiques, les ins- 
tincls, le caractère des individus, se raltachenl aux principaux linéa- 
menls de leur physionomie; il ne s'agit que d'analyser minutieusement 
les formes corporelles par lesquelles ils s'expriment, et, après les avoir 
définies, d'étudier la façon dont elles s'assemblent, pour former les 
types complexes en harmonie avec eux, pour les démêler dans leur eu- 
semble ei assignera chacun sa valeur, comme signe représentatif de 
telle ou telle qualité physique ou morale. 

L'auteur eiH pu aller plus loin dans celle démonstration de s 
GÎpe. En effet, ce qui caractérise le mieux l'ëlre humain, c'est 
dont fonctionnent chez lui chacune de ces trois vies organique, 
et intellecluelle qui composent sa vie totale. Or, les raouvemer 
vie or^nique se résument dans le lempëranient, ceux de Ifi vie 
dans l'instinct, et ceux de la vie intellecluelle dans le caractèi 
n'est pas un seul des mouvements particuliers à chacun de < 
systèmes qui ne se traduise par quelque manifestation motr 
rieure ; il n'est pas de sensation ni de sentiment, si intime so 
ne s'accompagne d'une semblable mortification motrice et r 
dans la physionomie du sujet une modification parallèle et pro 
nëe à la puissance de l'impression sensible ou senlimenlale. L 
tions de l'imagination elle-même alfèreatk physionomie dans 
où elles se produisent, et y creusent un sillon plus durable q 
du navire au milieu de l'océan. 

Comment nier, après cela, que l'on puisse déduire avec certil 
lignes et des traits du visage, les inclinations, les passions, la 
d'être, les habitudes el les tendances d'un individu ? 

C'est ce qu'a compris ou deviné M. Ledos. Son analyse sci 
ne va pas jusqu'à nous donner la loi de ces formations physiono 
mais il a su les observer, les étudier, les reconnaître, les défin 
classer avec une méthode sagace et, j'allais dire, systématique. 

Le système se trahit toujours quelque peu en ces sortes d'é 
personnelles el si originales. Classer les principales physiono 
visage, en les ramenant à cinq grands types géomélriques, c'es 
mélhode simple et qui satisfait l'esprit, aussi bien que celle q 
pour base les lempéramenls physiques. Le carré, le rond, 1' 
triangle et le cône sont des formes simples et naturelles, auiq 
est jn?te de rapporter la configuration de la personne. Mais le 
se Irahit davantage quand l'auleur divise ses types d'ensemble 
huit types planétaires, ou types idéaux que les anciens avaient 
nifiés dans leurs principales divinités. Le soleil, la lune, la ter 
ter. Mars, Saturne et Vénus peuvent-ils avoir une sîgnificalioi 



— S9 — 
lypes de la physionomie humnine? Et qtiand 
ypf^s idéaux dans leurs combinaisons avec 
rrain de l'observation pure De se dérobe-t-il 
: du chercheur ainsi lancé par rimagination 
res? 

de demander à la physiognomonie autre 
; des condiLions acliietles de l'ëlre vivant; et 
leii le flanc ii la critique et an doute que de 
lits du sujet les secrets de sa vie passée et 
sa vie folLire? Toutefois, ces réserves sont 

plulât que comme un reproche; car nul 
ipprofondî, on ne puisse souvent deviner le 

types décrits par notre auteur sont reniar- 
I plus pourrait-on lui reprocher de les avoir 
lusieurs denlre eux sembleraient pouvoir 
is diBèrenl peu les uns des autres. Les nom- 
a dessinées à l'appui de ces descriptions 
preuve de leur exactitude et une démons- 
à celle du texte. 

l'auteur se montrent avec toute leur portée, 
prenant â part successivement chacun des 
la physionomie, le front, le nez, la bouche, 
le dans leurs conditions morphologiques les 
cis, relatif aus conditions iniellectuelles et 



s sur le (ype-époque, autrement dit 
diverses ligures de sujets contemporains, 
, soulèvent encore de nombreuses questions 
nés des solutions autour desquelles s'agite 

ïre pourra-t-il être utile? Peut-il aider le 
ent des coupables, le médecin dans la péné- 
'ëlre dans la direction des consciences? — 
fait pour provoquer les méditations du phi- 
liquer la curiosité de l'observateur, et nul 
e à de précieuses applications. 

A. Ferrans. 



! fcollon, to9t bail, pnnme et lawn- 

;ainp. Paris, Librairies-imprimeries réunies, 
lustré. — Prix : 6 fr. 

icé à Paris, mais en province et surtout 



ir qu'ans premiers jours du mois 
nterànos lecteurs l'ouvrage d'nUn 
e ballon au pied ou foot-ball, d'où 
gae et la « choule » picarde. Rien 
ce jeu (p. 30). Il y a bien, suivant 
dépari du ballon et son but, mais 
os ce livre sont les plus justes que 

tion oS'riront des modèles qu'ils 

up aise, 

nos gftrçonoels (et souveni aussi à 

de balles élémentaires qu'ils trou- 
ât, baudet, casquette, quart, poste, 

est. tout s'y trouve, sagement or- 
le picarde, au tamis, la pelote, la 
paume à laquelle on a donné un 
/oilà les vrais jeux sains et forli- 
luenl de loin, prenez la crosse : elle 

e bien des petits jeunes gens se- 
lu commencement d'août, sur leur 
de jeu, parfaitement rédigé et très 
évident que des professionnels au- 
m, le soussigné, qui se vante d'être 
> confrères auraient pu réclamer de 
A. d'Epros. 



■lard, par Lëopold Sudhe, profes- 
louillon, 1893, in-8 de viii-356 p. — 

oèmes les plus célèbres du moyen 
lui a consacrée M. Lëopold Sudre. 
mine d'abord les sources générales 
man dont la vogue fut si longue. 
I d'où il est soL'Ii a élë orale et for- 
i savant, dérivani de la littérature 
tre de contes populaires, venus de 
!s remontant à Ësope ont, du reste, 
but que d'amuser. Primitivemeol 
renl un grand nombre de branches, 
qu'à divertir le lecteur ou Tau- 



— 62 - 

lequin, PedroIÎD, Brighella, Polichinelle, Mez- 
pin, dont chacim a sa phfsioQoinie propre, el 
is scenari de Ghcrardi eL de Scala, — Le Ihëâlre 
raade influence Biir le génie cooiiqiie français, 
on tour dans Vega, Calderon, Morelo, Molina, 
3 nous mènenl aus boufibas français, Turliipia, 
lime, qui doivent beaucoup à l'Ilalie el à l'Ës- 
el se francisenl loul à fait dans Jodelet de Scar- 

dans Mascarille, Scapin el Sganarelle. — Le 
iéde, c'est, avec les Crispin, les Fronlin, les 
i pullulent dans la comédie française et dans le 
Qque, le GU Blas de Lesage, l'a venin rier, l'in- 
à fait le frère aîné de Figaro. Quant à Figaro, 
.e la piquante remarque, — après qu'on nous 

lignée dont il descend, il nous est présenté 
1 mieux comme le portrait même de Beaumar- 

scepliquc, aimant avant loull'intrigue el Tar- 
ie on voit, dans ce livre. Du moins il nous fail 
vrages de nos critiques sont lus en Italie, de 
< est admirablement au conraul de tout ce que 
âtre, à ce point qu'il signale luëme des ardcles 
el que ce livre, où il y a moins de fautes de 
de fautes d'impression que dans la plupart de 
[re un résumé utile et agréable à lire do gros 
ersés à droite el à gauche. Il y a d'ailleurs cer- 
ians doute nouvelles pour plusieurs, comme 
iare.temple, l'analyse d'une pièce anonyme de 
ni diminue évidemment l'originalité de Turca- 
ie italienne jouée à l'bôtei de Bourgogne ea 
'e, qui a même litre et même ^jet à peu près 

sur le clergé italien, sur le concile de Trente, 
illecluel de l'Italie, « sur u l'intolérantisme et 
ien régime, indiquent que M, Toido est un 
is indications à peine : et il est parlé quelque 
e la Coi des humbles, la vraie. 

Gabeibl Ausiat. 

TR gênerai y eapnAola, por Doa Rafaël 

Jnivorsidad de Salamanca. Valladolid, Gaviria, 
. 430 p. — Prix ; 10 fr. 

'Espagne est peu ou mal connue en deçà des 



1 




— 64 - 

connaissaDce de cause. Nous ne pouvons terminer sans former le vœu 
que cette seconde partie de Touvrage du savant professeur de Sala- 
raanque ne tarde pas à être traduite en notre langue. La première le 
mériterait également: elle annonce chez Tauleur une grande profondeur 
de pensée et une parfaite rectitude de jugement; mais nous avons réqui- 
valent dans nos traités de rhétorique et ailleurs. De plus, elle ne s'adresse 
directement qu'à la jeunesse studieuse de TEspagne, tandis que rAbrégé 
historique de la littérature espagnole a droit de figurer dans toute bi- 
bliothèque générale un peu étendue. François Plaine. 



HISTOIRE 

Autour du Tonkin, par Henri-Ph. d'Orléans. Paris, Calmann Lévy, 
1894, gr. in-8 de iv-654 p. Illustrations et cartes d'après les photographies 
et documents de Tauteur. — Prix : 7 fr. 50. 

Le prince Henri d'Orléans a pris rang parmi les plus illustres explora- 
teurs de notre époque. Après avoir entrepris avec M. Bonvalot le passage 
si difiiciledes plateaux thibétains, après avoir visité dans toutes ses par- 
ties la péninsule indo-chinoise, le voilà qui s'embarque pour Madagas- 
car, où les intérêts français ont été si gravement compromis par les hési- 
tations et la faiblesse du gouvernement métropolitain. 

Entre ses voyages, le jeune prince rédige ses notes, classe ses docu- 
ments et publie le résultat de ses travaux quand il croit que son œuvre 
sera utile à son pays. Et il est juste de dire que Autour du Tonkin, 
parmi tous les volumes édités depuis la conquête de notre colonio. d'Ex- 
trême Orient, est celui où se révèlent la plus exacte connaissance des 
choses et la plus grande maturité de jugement. 

En quittant Paris en novembre 1891, le prince Henri d'Orléans avait 
un double but : d'abord compléter dans le bas Tonkin les renseigne- 
ments recueillis un peu hâtivement à la fin de son précédent voyage 
terrestre à travers l'Asie, et se livrer à une consciencieuse enquête sur 
la situation de la colonie ; ensuite explorer une partie du Laos et gagner 
Bangkok. Dès les premières pages de ce beau livre, on s'aperçoit que l'au- 
teur n'est pas seulement un explorateur, il est aussi un écrivain de race : 
on en jugera par la description de la merveilleuse baie de Hà-Long 
(p. 37). Mais après avoir sacrifié à la poésie, il songe à la prose et 
étudie avec le sens pratique d'un ingénieur les mines de charbon de 
Ke Bao et de Hon Gai^ mines découvertes par nos compatriotes en 1881, 
mais dont les tracasseries administratives relardèrent l'exploitation jus- 
qu'en 1888. Le prince se rend ensuite à Hanoï, la capitale, s'initie à la 
vie des colons, examine de près les industries susceptibles de dévelop- 
pement, notamment celle du coton ; il critique à bon droit les procédés 
vexatoires de l'administration du Protectorat en matière de concessions; 







m 

-^>: 



zs- 



1 



es pages, égarées daas un volume de « Uélaoges, » comme od 
it'Eoavenl an x«i* siècle, sans nom d'auLeur ni d'imprimeur, 
mt beaucoup plus à un pamphlet ou à une apologie. La violation 
or et par les catboliques de la pati de Longjumeau, au prin- 
1368, le ressenliment qu'une femme austère et lanatlque peut 
Ire de mortels ennemis auxquels elle vient d'échapper, telle est 
ioD violente à laquelle il convient d'attribuer des pages dans 
i sont accumulés tous les griefs vrais ou supposés des protes- 
Ire la maison de Guise. Au moment de pousser ses sujets et 
ans à prendre les armes, la reine de Navarre veut déconsidérer 
rsaires : elle mêle les révélations aux invectives ; elle expose 
uve les tentatives d'assassinat dirigées par le duc de Guise 
>B mari ; elle énumère les crimes du cardinal de Lorraine, ses 
, ses trahisons, la France entière par lui mise à sac ; elle révèle, — 
us vraisemblable, puisqu'elle s'est réalisée ouvertement plus 
l'accord intime des catholiques miliLanls avec le roi d'Espagne, 
e taisant naturellement sur l'alhance des huguenots avec l'Alle- 
t l'Angleterre. Bref, on trouve là réunies toutes les accusa- 
es invectives qui avaient cours dans le monde des ministres de 
e et des princes protestants de la maison de Coudé. On croirait 
rose un « livre » des Tragiques. C'est la même indignation 
i, dans une langue nerveuse et rapide, que rien n'arrête. 
il la compétence spéciale de M. de Ituble pour démêler dans ce 
! vrai du faux et retrouver les allusions les plus obscures ou 
)ublîées après trois longs siècles. C'est l'office des nombreuses 
il a placées au bas des pages et qui doublent à peu près le 
ces H Mémoires, » complétés par quelques lettres imprimées ou 
le savant éditeur a ajouté les u poésies » de Jeanne d'Albrel. La 
itait beaucoup moins riche. Trois ou quatre sonnets, une chan- 
3S amours de M"* de Limeuil et de Condé, une dispute touchant 
, c'est un léger bagage qui indique seulement combien les tradi- 
éraires étaient en honneur chez les princesses de cette époque. 
connaît mieux encore la mère de Henri IV, quand on a sous 
ses « œuvres complètes ; » et c'est sans doute le but que s'est 
A. le baroQ de Ruble en publiant ce petit volume, élégant et 
omme tout ce qui sort de sa plume, plein d'observations, de 
ements, d'anecdotes, comme en peut placer un homme qui a 
I vécu dans une société dont il s'est approprié toutes les idées, 
: qu'il en connaît tous les personnages- Un contemporain de 
'Albret n'aurait pas mieux fait, et, peut-être, trop rapproché des 
uts et des passions du temps, rendrait-il moins aisément 
sa mémoire. G. Bàguenaolt se Puchessb. 



.KTE, de l'Académie française (1782-1866), 
IDE DE Baiuhte. t. IV. Paria, Calmaim- 
ix : 7 h. 50. 

I an 33 mai 1833; il s'ouvre avec la no- 
à l'ambassade de Londres ni celle de 
le Turin ; il se ferme sur la mon da 
le choléra. Les principaux fatls auxquels 
il se réfère sont le sac de SainL-Germain l'Auxerrois (13 et 14 février 
1831), la chnle du cabinel Laffîlle el l'avèneoient de Casimir Perler; la 
mort de Charles-Félix, qui a pour successeur Charles-Albert; l'occupa- 
lion dt' Bologne par les Autrichiens suivie de celle d'Ancône par les 
FtaQçais; le départ pour la France de la duchesse de Berry, et son dé- 
barquement aux environs de Marseille; le choléra; enfin, la maladie el 
Il Diorl du premier ministre, Casimir Perier. De Mémoires, de notes 
même de M. de Baraate, il n'y a plus trace ; ce ne sont plus que des 
correspondances. 

C'est la duchesse de Dlno qui commence. Elle est à Rochecolte; elle 
ni entendu que le bruit lointain de la révolution de Juillet; elle vou- 
drait « un peu de délaUs el presque du commérage de la cbose, car oîi 
n'y en a-t-il pas? » M. de Barante lui écrit une lettre » toute curieuse, 
tout animée, tout aimable, » dit-elle; mais nous ne l'avons pas. Elle 
s'en va à Londres avec M. de Talleyrand, eUe y est reçue « avec une 
bonté parfaite, et M. de Talleyrand au gré de ses désira ; » elle goûte la 
société qui l'entoure, mais « la formalité anglaise lui fait souvent 
regretter le gâchis (sic) trançais. » Elle dénonce {comment dire anlre- 
menl?) les réfugiés, la duchesse de Berry, M"' de Gonlaut et ses filles : 
"Je crois, écrit-elle, qu'on ne saurait trop surveiller le faubourg Saint- 
Germain. Si vous en Irouvez l'occasion, dites cela à Mademoiselle 
' [d'Orléans] de ma part et qu'il est temps de frapper sur l«s carlistes. "Cela 
sent bien le voisinage de M. de Talleyrand, qui n'est plus celui de 1814. 
On sait que le sac de Sainl-Germain l'Auxerrois n'inspira au gouver- 
nement d'alors nialarmes ni remords. <> Le peuple a détruit, mais il n'a rien 
pris..,. La révolution a conservé le caractère de générosité et d'huma- 
Diié qui l'honore même auprès de ses ennemis. La France seule peut- 
être pouvait donner ce nouvel exemple de modération, » Cette honteuse 
dépèche, que signa le ministre des aSaires étrangères, général Sébasliani, 
ïvait pour auteur M. Mignel, et pour inspirateur M. Thiers. « Si le pou- 
Toirest de ce côté, nous allons à la ruine. » écrit M. de Barante. Lejour 
lême (13 février), M. Guizot écrivait : » La décadence du ministère est 
rande, si grande, qu'on s'étonne qu'il puisse encore déchoir, « 
Q tombe; Casimir Perier monte au pouvoir. « 11 montre de la vigueur, 
i U loyauté, de la décision, mais il a peine à inspirer confiance, » écrit 
t duchesse de Brogiie, On lira de très intéressantes pages de M. de Ba- 




— 68 — 

» 

rante sur les derniers moments de Charles-Félix, roi de Sardaigne, et 
sur son successeur, Charles-Albert (163-166) ; spécialement (531-S36), dans 
une conversation avec l'ambassadeur de France, le Roi parle avec une 
franchise qui ne lui était pas ordinaire sur les réfugiés italiens (533- 
536). Comme M. de Baranle suggérait de donner au Pape une petite ar- 
mée de quatre mille Suisses : « Cet expédient ne vaut rien du tout, 
répliquait le Boi : quatre milIe}Autrichiens ou quatre mille Français en 
imposeraient aux factieux des Légations, parce qu'il y a derrière eux des 
armées de cent mille hommes et de grandes puissances; quatre mille 
Suisses ne feront peur à personne et ils pourront être exterminés un 
jour ou l'autre (533). » 

Les lettres de M. Guizot, de M. de Rémusat, du duc Decazes, celui-ci 
sur réconomie du roi Louis-Philippe (339), du duc Pasquier, de M. de 
Saint-Priest, de M. de Sainle-Aulaire, alors ambassadeur à Rome et que 
troublait fort Toccupalion d'Ancône 1res brutalement accomplie, donnent 
d ce volume une variété de tons qui en rend la lecture très agréable. La 
note religieuse s'y fait sentir de loin en loin; ainsi, la duchesse de 
Broglie,lorsquelafilleducomteMolé,M°'' delà Ferté-Champlâtreux, meurt 
subitement du choléra : « Le malheureux père est bien dépourvu de 
toute consolation religieuse; Dieu ne le laissera pas ainsi, il faut le 
croire » (515). Et plus loin, de la même, encore à propos du choléra : 
<( La vie est un beau don » et la suite (539). M. de Rémusat a quelques 
lignes cruelles, qui peignent bien cette société d'alors : « Je crois qu'à 
aucune époque de tels maux n'ont été mieux soignés, mais ce dévoue- 
ment est si professionnel, si administratif, qu*il touche peu. C'est dans 
de pareilles situations que l'absence du sentiment religîeux se fait le plus 
sentir. Sous ce rapport, tout ceci a plus l'air d'une épizootie que d'une 
épidémie » (510). 

Ces brèves et multiples citations donneront au moins quelque idée de 
l'intérêt historique et littéraire do ces correspondances. 

Victor Pierre. 

La Province soas l'ancien réi;lnie9 par Albert Babeau. Paris, 
Firmin Didot, 1894, 2 vol. in-8 de xv-347 et 380 p. — Prix : 12 fr. 

M. Babeau a voulu, dans cet important ouvrage, réconcilier la France 
nouvelle avec la France d'autrefois. Pour atteindre ce louable but, il a 
fait des recherches innombrables et ses documents, en grande partie, 
sont inédits. Muni de ces renseignements, il s'est montré impartial 
dans l'éloge et le blâme ; toutefois, il a démontré par les faits que l'an- 
cien régime dans les provinces ne fut ni le despotisme ni Tignorance. 

Dans le premier volume, il examine les assemblées d'Ëtats et leur 
fonctionnement, les Autorités inamovibles, les attributions des gouver- 
neurs, des lieutenants et des commandants. Le second volume est 



;ndanls ; il concerne aussi la pol 
le des villes el des communautés, 
immerce, l'iodusCrie, l'agriculture 
OD. L'enqiiëLe est complète. 
sitioD à des préjugés trop répaai 
I gouvernement absolu, complèlen 
personnel. Les siècles avaient i^levé des barrières qu'il pouvait faire 
cbir mais non renverser. Ces barrières, il les rencontrait dans les di 
elies assemblées générales do clergé, dans les pays d'élats, dans les ■ 
poralioQS judiciaires, financières, municipales et industrielles, dan 
tatactère el l'inamovibilité des principaux fonctionnaires, dans la di 
âté Je mœurs el de coutumes des provinces. Les intendants i 
mËmes, dont l'action si multiple se faisail surtout sentir dans les [ 
d'flections, ne méritent pas, pour la plupart, les reproches violents ( 
ils sont l'objet. Sans doute, plusieurs préféraient l'indolence, l'égoï 
w les excès de zèle aux intérêts des provinces où leur mission s'e 
çail; mais combien ont laissé dans la mémoire des populations 
meilleurs souveQirsl Des historiens célèbres de notre temps ont re 
joslice aux immenses travaux dont leurs correspondances, mémoire 
«lais téffloigaenl dans les archives de Paris et des provinces 
U. Babeau a profondément fouillées. Il y avait des communicali 
incessantes entre eus el tes minislres. Ceux-ci en référaient au Cou 
dn Roi, formé d'hommes compétents et animés presque tous de l'aoi 
da bien public. Grâce aux administrations, à la vigilance du pouvoir ( 
Irai, à la donceur dn gouvernement de l^uis XV et principalemen 
Louis XVI, le commerce, l'induslric, l'agriculture, étaient favorisés, 1 
seignement primaire se répandait dans les classes populaires; 
co%es étaient plus nombreux que de nos jours, partout l'insli 
lion, eocouragéee par l'Élal, florissait librement. 

L'AuUtance met en lumière l'étendue de la sollicitude des inlendE 
elde tous les pouvoirs administratifs pour le bonheur du peuple; qi 
qnetûis même la monarchie, sans entraver les initialives de la cha 
privée, poussait trop loin ses ingérences. 

En ce qui regarde les décisions administratives, M. Babeau fait ren 
qaer qu'elles étaient prises par des corps délibérants d'une incontesli 
indépendance; en tout ce qui avait trait aux rapporis entre l'Élal et 
sujets, la monarchie s'enlourail de conseils el de conseillers : la de' 
municipale : tiit sine consilio, s'appliquait à l'ensemble des détails 
guavernement. Âssurémenl les ubus n'étaient pas rares et de ne 
breuses réformes s'imposaient. Les impôts trop lourds, moins cepend 
que ceux d'aujourd'hui, étaient dus aux dépenses excessives 
piètres, et la répartition, dans les pays d'élections surtout, en était s 
Tect injuste. Sans doute encore l'organisation des finances dont 



-70 — 
criUques légilimes, mais quelle noblesse dans les corps judi- 
rs à bon droit de rendre des arrêts et non des services ! Quelle 
i répression, pendant les Grands Jours, contre les inalvers»- 
oncnssionnaires et les financiers oppresseurs du peuple ! Quant 
!ges Iradilionnels, il ne faut pas oublier, pour être équilable, 
'S élat, lui aussi, avait des privilèges dans les villes el dans 
inautés, dans les emplois de plus en plus nombreux et Élevés 
auté lui confiait. 

Lé individuelle, observe M- Babeau, était livrée k l'arbitraire, 
blement, les lettres de cachet n'étaient pas régulières. Sons 
, elles fureot très rares et soumises préalablement à un con- 
isle, la Bastille n'était guère qu'une prison aristocratique où 
ssements de la détention ne faisaient pas défaut. C'était, 
pour sauvegarder l'honneur des grandes familles, oa en vue 
I d'Ëlat, et non pas par des instincts de tyrannie, qu'on era- 
: procédés sommaires de condamnation. 
ai) me parait trop sobre d'éloges pour les belles initiatives de 
, Je le trouve sévère sur les assemblées provinciales, prélude 
'emenient ultérieur sagement représentatif. Certainement, 
ienl pas irréprochables. Dans le cadre d'inslitulions oij elles 
ées, leur action n'était pas en harmonie avec leur entourage; 
vait pas moins de réels avantages. 

me semble plus grave, ce sont, en beaucoup d'endroits, les 
ms religieuses. Malgré le gallicanisme parlemenLaire el royal, 
pas suprématie sur le clergé; seulement, sous Louis XIV et 
il y eut des empiétements très regrettables sur le domaine 
. M. Babeau, sans les approuver eipressëment, ne les con- 
5 ; d'aulre part, en ce qui touche aux couvents, aux protes- 
.X jansénistes, j'aurais à faire plus d'une réserve. — Les deux 
ontiennent des Appendices d'un réel intérêt. 

GeoEGES Gasdt. 

opkliiH CnlTeraltr Stadlca In hlstopicftl and poU- 
eienec. il* série, n" IX-X et XI-XII ; 12' série, n" I-II. Balti- 
hns Hopkins Press, 1893-1894, in-8. 

liers fascicules de celte importante publication sont de valeur 
e. L'Histoire de l'esclavage dans le Conneclicul, de M. Ber- 
;iner, est excellente. On y voit comment les Puritains, dès leur 
ent, réduisaient à l'esclavage les Indiens faits prisoaniers à la 
cela ils n'avaient aucun scrupule ; ils n'en eurent pas davao- 
e époque pour l'introducliuu des noirs comme esclaves. Il faut 
emarquer que la législation du Connecttcut ne ressemblait en 
; des Étals du Sud, qui était si dure pour les esclaves. L'in- 



— 71 — 
tait en fail trailé comme ïmdmled servant (tra- 
e comme l'appretili : seulement il éluil lié pour 
;i ne l'élaient que pour un certain nombre d an- 
discipline domestique était très grande alors. 
ionne des exemples curieux : la différence de 
I était moins sensible. Ses droits 3e famille et 
nt reconnus dans une large mesure. C'est seu- 
l. Levi-Hart de Preston prêche contre la légiti- 
K la Con-vention de 1789, Roger ShermanetOlî- 
mot de la situation en déclarant que ce qui en- 
ipeut ne pas enrichir l'autre, et que l'expérience 
ervile n'était pas profitable dans le Connecticnt. 
époque, la législature locale dérend llmporta- 
iiis, en 1797, elle déclare que tout noir né après 
esclave à partir de vingl-cinq ans. Grâce à cette 
les esclaves diminua rapidement, et il n'y en 
100, 97 en 1820, 17 en I8i0. Le Conneclicul put 
foyers du mouvement abolitiouuiste. L'auteur 
aie d'une histoire qui embrasse toute l'Union 
re très intéressante et très précise. Il analyse 
jue l'esclavage d'abord, puis les questions d'es- 
l le droit d'asile ont soulevés dans le Connecti- 
tonne méthode. 

il dans te Sud el le Sud-oueH est une collection 
devoirs faits par des étudiants de la Wander- 
bliés, sans les revoir suffisamment, M. Edward 
lent retenir de ces quatre-vingt-quatorze pages 
jue, dans le Sud et le Sud-ouest, le développe- 
E et le pouvoir de taxation accordé aux intéres- 
du développement du gouvernement local dont, 
lit pas le besoin ; deuxièmement, que le iownship 
Dgleterre, où tous les électeurs délibèrent sou- 
rets locaux, est inapplicable la où il y a une po- 
ité ou même en forte minorité. M. Bemis ne 
is la restriction du droit de suffrage aux indivi- 
ifiant d'une certaine instruction. 
John Haynes en faveur de l'élection directe par 
les Ëlats-Unis, alors que, d'après la constitution, 
gislatures, ne dépasse pas le niveaud'un médiocre 
ohns Bopkins University accueillait souvent des 
! ceux qui forniput les fascicules 11 et t^de sou 
3lications seraient bien vile discréditées, 
histoire du Cincinnati Southo-n Railway de 



— 72 — 
M. Hollaoder apporte une contribulion de fails imporlante à l'iiislotre 
des iastilulîoDS muaicîpales. La ville de CinciDnati, qui, en 1650,élait la 
métropole de l'Ouest, grlce à sa posilion fluviale, perdit sa suprémalie 
lite de l'ouverture des voies ferrées. Uue ligne de chemin de fer 
e sur 1g Sud lui était nécessaire pour maintenir sa position. Après 
srre d# sécession, l'initiative des grands capitalistes faisant défaut, 
nicipalité obtint de la législiiture de l'Ohio le droit de construire 
«ment et à ses fraisce chemin de fer. L'esécution légale, financière, 
îque, fut con&ëe à un bureau spécial de cinq Irnstees, choisis en 
1 de leur bonnélelé et de leur haute capacité; ils furent nommés 
i cour supérieure de l'État, sans limitation de durée pour leur 
at. Les choses n'allèrent pas si vite qu'on l'avait espéré : la consti- 
inalité de cet acte fut discutée longtemps ; le chemin coûta près 
luble des prévisions, dix-huit millions de dollars au lieu de dix, 
ue les.lnalees aient été au-dessus de tout soupçon; enfin il put 
onner on 1880, onze ans après l'acte qui l'autorisait. A ce moment, 
e de Cincinnati le loua pour son exploitation à des conditions assez 
ageuses aux directeurs d'un grand « système » de chemin de fer, 
i lesquels figure Erlanger, de Paris. En eflet, l'exploitation directe 
ait interdite par l'acte de la législature. Le fermage perçu par la 
ne couvre pas encore l'intérêt de la dette qu'elle a contractée de 
;f ; mais à partir de 1902, le chemin de fer lui rendra un produit 
mportant qui ira en s'amélioranl à chaque renouvellement du 
tt de location. Il est bien certain que celte voie sur le Sud a été 
lileau développement de toutes les industries de l'Ubiactpartico- 
lenl de sa production métallurgique. M. HoUander met parfai- 
tt en relief les questions économiques, financières et coastilu- 
elles soulevées par ce fait unique en son genre en Amérique, au 
i si l'on lient compte de l'importance de l'œuvre accomplie. 

CUDDIO Jankxt. 



frtm ppovlnelal.'de la Société blbllosraphl^ne e( deii 

bll«!«tlon« popalttlrcH. Session tenue au Mans les 4i et iS no- 
bre 4893. Paria, au siège de la Société, 5, rue Saint-Simon, 1894, iii-8 
j20p. —Prix : 7 fr. 50. 

l'exemple d'autres sociétés savantes, — telles que l'Association 
ifique de France, la Société française d'archéologie, la Société scien- 
B de Bruxelles, — la Société bibliographique a commencé, il y a 
', cinq ans, à réunir ses adhérents en congrès provinciaux, élablis- 
linsi un lien plus étroit entre les branches locales de l'œuvre el 
inislration centrale. La bénédiction de Dien a fait prospérer celte 
e. Tandis que le congrès de Caen n'avait pu donner qu'un fasci- 
modeste à ses adhérents, tandis que ceux de Lyon et de Besan- 



1 



lublique à Mamen avant et pendant la Révolution, par M. Ga- 
ry ; L'Origine de l'imprimerie à la Flèche, par M. le baron de 
lillerie; Une Fêle révolutionnaire à Challes (SartkeJ, par 

Bauche; Un Episode de ta Hévolulion dans te Bai Maine, 
! Boislerlre. Un Essai d'iconographie mancelte, présenté au 
\r M. MautoLicbet, n'a pas trouvé place dans le volume, parce 
me l'étude de M. Marins Sepél, il sera inséré dans la Bévue 
I et archéologique du Maine. 

élé bibliographique a les intérêts de la propagande catholique 
aulanl à cœur que ceux de la science ; aussi, dans chacun de 
is, à côté de la seclion d' « étude, » y a-l-il une section de 
nde. V Les rapports présentés à cette seclion ne remplissent 
: de cent pages du présent volume. On trouvera ici le tableau 
3 faits par le comité catholique du Mans, des notes sur la créa- 
rganisalion des écoles libres, soit au Mans (MM. Charles Vérel 
Lande), soit dans l'Orne (M. le vicomte de Broc; malheureuse- 
'Qe simple analyse), sur l'enseignement supcrieur dans l'Ouest, 
sse locale, sur les bibliothèques circulantes dans la Sarthe et 
hèques populaires du Mans, sur l'œuvre des soirées populaires 
le ville, sur la Société de secours aux blessés (comité du Mans), 
iuvres catholiques de Laval. Quatre rapports ont une portée 
raie : celui d'abord dans lequel M. l'abbé Ernest Godefroy éia- 
oyens d'augmenter le nombre des écoles primaires libres, en 
pel au concours des jeunes prêtres ; celui dans lequel M. le 
laisonneuve émet des réflexions tort judicieuses sur les Livres 
' des maisons d'éducation chrétienne, sur les améliorations à 
r, sur la faveur à leur accorder préférableraent aux ouvrages 
ir des universitaires bustilcs ou indifférente, sur l'union plus 
créer entre les centres catholiques d'enseignement; celui de 
te de Bizemont sur l'iEuvre à laqnelle il s'est dévoué avec tant 
œuvre des bonnes lectures et des bibliothèques circulantes; 
ni de M. Paul Baugas sur la nécessité, pour les catholiques, 
scientifiquement la question sociale, 
sommaire des matières disculées au congrès du Mans et dans 

que nous annonçons suffit du moins à montrer comment, par 
>s provinciaux, la Société bibliographique travaille à la réali- 
double objet qu'elle s'est proposé : 1* objet scientifique, en 
lUe nouvelle impulsion aux études locales, en provoquant, pour 
is et les érudits de province, ces examens de conscience qui 
voir ce qu'ils ont fait jusqu'ici et ce qu'ils peuvent, ce qu'ils 
ire, en favorisant la publication de travaux spéciaux ; 3° objet 
;ande populaire, en réveillant le zèle des œuvres locales, en 

à leur créer des liées entre elles et avec les oeuvres centrales, en 



— 7S — 
iciélé bîbliograpbique et en développant son 

UoDtpellier que se tiendra le cinquième 
iété. Nous espérons que le Languedoc aura 
rrière; que les adhérents se presseront non 
s du Congrès, y déploieront le même zèle, 

aussi intéressants, et que nous aurons le 
^naler à Qoslecteurs la réunion dans un beau 
-ci, qui rend plus durable l'action bienfai- 
E.-G. Ledos. 



BULLETIN 

lalt>tloD«, Buctore Padlo Csrd. Hilchiri. Colo- 
n, lSd3. iD-18 de 179 p. 

a archevêque de Cologne, est fauteur de ce 
ionique où l'on ne sait ce qu'il faut admirer 
gicte du droit, d'une vaste expérience ou d'un 
Le vénérable prélat, après avoir eiposé le but, 
ite, noua en montre l'objet et précise la façon 
le fruit. Il entre ensuite dans le détail des 
ir à tour passées en revue par l'évéque et des 
■es, écoles, hûpitaux, qu'il parcourt successive- 
3, séminaires, universités, églises cathédrales, 
urnit également matière à plusieurs cbapîtrei 
dice réservé & la « Visitatio Sacronim Limi- 
n(o. L'éditeur Bacbeni a donné des soins tout 
graphique. G. P. 



Lt Droit à l'atiocûxlion, par Monsieur le Covn 
■, 1894, in-12 de vui-50 p. - Prix : 1 tr. 

e aux Français l'organisation si remarquable 
i consciencieusement laaituation des ouvriers 
létence incontestable pour traiter cette ques- 
sociatton. Dans cette substantielle brochure, 
condensé tous les arguments qui établissent 
oi accordant à tous les citoyens, dans le sens 
aciation. Cette liberté doit s'appliquer égal^- 
s qui ne sont n ni immorales, ni criminelles, 

l'auteur fixe magistralement les conditions de 
ont il convient de l'entourer, et, après avoir 
!n prince et formule avec une grande hauteur 
ne politique : n Pénétré des devoirs qui s'im- 
icipc traditionnel, dont la France, à l'heure 
ïesoin, Je crois que le premier de ces devoirs 
a monarchie nationale pourrait résoudre les 
e l'état démocratique de notre société. Et je 
entant peut et doit se montrer plus sincère- 



'!*■ 



magogues , uniquement priioccupés de flatter les 
* les exploiter. Cette monarchie qui, pour assurer k 
i et la grandeur de la France, s'est accommodée aux 
les plus diverses, n'a rien à craindre de la dâmo- 
l'a rien à craindre d'elle. Mais pour qu'elle trouve 
, il faut que les intérêts conservateurs puissent, 
u droit d'association, se fortifier et se grouper sous 
R. L. 



agle* dam VéeoU. — Le* Avetigtet dant la vit. — Les 
par Maurice di ia Suerakhe. Paris, P. Delarue, 1893, 
5 fr. 

î comme une libre causerie, prises au hasard des 
ons, on pourrait tirer un excellent petit manuel sur 
Voici quels en seraient les principaux préceptes. — 
Livert, de ne pas rester étranger au mouvement gé- 
iété. Même pour une leuvrc spéciale, cela est utile, 
nèdes efficaces aux maux qu'on veut soulager. — 
imes vraiment dévoués comme vos aliida. et cher- 
, — Prenez pour règle de conduite cet axiome posé 
II La véritable manière de secourir le pauvre est de 
passer de secours. » — N'exigez pas trop de re- 
ez-vous du mot de Tocqueville : « La charité du 
îr le riche, h — Mais on trouvera surtout dans ce 
pratiques sur l'assistance qu'il faut prfiter aux 
bien dirigés, ils sontcapables d'iin travail vraiment 
maîtres de musique, accordeurs de pianos, orga- 
anniers, brossiers, etc. Sur l'éducation de ces in- 
es conseils dont tout éducateur aurait grand prolît 
■ œuvTe fort attachante de moraliste et de penseur 
té n'empécbe pas d'avoir un esprit très actif, un 
noblement et très utilement remplie. 

J, A. DES R. 



lUgs des élèves de mstbémaclqiicaapâcliilo*. 

DROEB Crarpt, ancJEns f lèves de l'École polytechnique, 
)ier-Vi]lan, 1891, in-8 de vn-4es p. — Prix : 9 fr. 
sciences dont l'enseignement s'est le plus modiQé 
moins encore par suite des découvertes propre- 
u des faits nouveaux dont elle s'est enrichie, que 
s idées théoriques. C'est d'abord la théorie unitaira 
ie, la théorie atomique, est venue briser les anciens 
te de la dissociation et son cortège de travaux stir 
; enfin la thermodynamique, qui a pénétré U chi- 
iciencea de la nature. Aussi les anciens m&nuela 
1 plus insufflsants quant & la forme de l'enseigne- 
sont encore à peu prâs complets au point de vue 
ité de chimie générale de M. Schutzenberger, qui 
ses de la science contemporaine, est trop étendu 
litres sont trop sommaires. Les candidats à noa 
poudre d'une manière développée sur une partie 
tude des métalloïdes. MM. Gautier et Charpy ont 



— 77 — 

; service en leur donoant un ouvi 
&vec tous les développements néui 
ae, intitulée : > Généralités, ■ est 
ra d&DB les anciens ouvrages elassi 
lin particulier. Il faut surtout les 
[[ui est essentiel de ce qui est plus 
3 k placer l'élève en face des réalités 
ion apparaît notamment dans le ohi 
mbres proportionnel s ; ils ont bie 
s qu'on pourrait imaginer poor y 
loins arrondis, mais les expérieno 
êmes qu'elles ont donnés. 
:ritiques à formuler sur les premiè: 

vrai. Ainsi, paRel, ils donnentune 
!, celle de l'activité, laquelle est ui 
uantité. A ta page suivante, ils d 
qu'elle a un caractère bien plus fon 
3e même, les définitions de l'énergi 
, du repos et de l'équilibre (p. 8], 
p exigeants pour ces questions, a 
tiimie, et sur lesquelles on lit soi 
15 les plus justement admirés dans 1 
des, » est traitée aussi avec grand i 
i dirais trop complète si les auteurs 
ractère les parties tes moins essent 

eu le plus grand suooès dans le i 
Ca smwèa est mérita. E. i 



jipoRé complet de lei 
ut; traduit de l'anglais et annoté pa 
rs, ISes. in-S de [x-230 p. — Prii : 5 F 
nfluence, que l'on peut considère 
)nt reçu, depuis une vingtaine d'an 
s et permettent d'obtenir, avec des 
s puissants d'électricité de tensii 

de plus en plus étendues. Les plus 
t Carré. Mais si l'on s'en sert beaucc 
it l'histoire et la théorie. L'ouvrage 
i tout le monde de s'édifier sur leui 
manière la plus complète. Il ne lai 
. restant sous une forme élémentaii 

notions scientifiques les plus sii 
é assez rare dans les ouvrages angl 
lux français. — Non seulement M. 

il donne des instructions très p 
construire eux-mémea. 
liime de notes importantes etd'un s 
ur; son édition obtiendra certain 
a obtenu de l'autre cAté du détroit. 
E. Dara 



n 



— 78 — 

poiypha»**. par J. Rodit st Bdsqdit. Paris, Gautbier-TiUars, 
12 p. - Prii : 3 tr. SO. 

trait des Annales de la Société tTagriculture et des science$ 
[.yon, & pour objet l'étude des conditions de la. tranaœission 
ictrique au moyen des couraots polyphasés, tels que les 
es de PerrariB ou des Eiutrea physiciens qui ont poursuJri 
erches que lui sur la. production d'un cbamp magnétique 
ice, tels surtout que les moteurs triphasés de Dobrowolski. 
leurs qui ont entrepris ce travail d'ensemble sur cette im- 
m donnent d'abord les principes généraux relatifs aux coU' 
s, le calcul des canalisations ou des lignes, et les différents 
Age; ils étudient ensuite les générateurs de courants poly- 
ment la dynamo Brown employée au transport de force de 
ïsilion de Francfort, et la dynamo ordinaire; le bipbasage 
teraatif simple, soit par le procédé de M. Tesia et de 
er, au moyen d'un transformateur ou "l'une seif-inductioB, 

condensateurs, comme dans les appareils de MM. Hutin et 
sif'me partie contient la théorie des moteurs à champ tour- 
> et asynchrones, et le calcul d'un moteur asynchrone à deux 
eurs paires de pâles. On trouve dans la quatrième partie la 
nsfcrmateurs h courants polyphasés; des notions sur l'em- 
mateurs élévateurs de tension souvent indispensable quand 
une dynamo ordinaire à courant continu, munie de bagues; 
turles avantages que peuvent présenter les isolants liquides 
ition des courants polyphasés en courants continus, en par- 
de l'appareil Lahmeyer. 

et dernière partie de cet ouvrage exclusivement technique 
sscment des canalisations quand la distribution de l'énergie 

la force motrice, de l'éclairage. La description de quelques 
mme celles de LauiTen en 1891, de Budapest pour l'éclai- 

d'Heilbronn-sur-Neckar pour ie transport de la force et la 
'énergie, complète d'une manière aussi intéressante qu'utile 
a croit devoir recommander sérieusemwt aux ingénieurs 

H. COURBK. 



S qui ont le don de l'inopportunité ; tels sont, à mon avis 
qui ont ranimé de nos jours la question depuis longtemps 
siqucs pdens et chrétiens. Si nous avons quelque chose à 
it, du côté des classiques païens, ce n'est pas de les voir 

place dans l'enseignement classique, mais bien ptutût de 
ître, dans la proscription générale qui atteint aujourd'hui 
s du passé; le moment est donc venu pour nous non pas de 
,is de les défendre. C'est ce qu'a fait le R. P. Delaporle avec 
npiStence et d'esprit, ce qui établit deux différences entre 
iaires, lesquels ont à coup sûr beaucoup de zÈle et d'excel- 
i, mais me paraissent manquer un peu de savoir et d'expé- 
^ges chrétiens, vivement attaqués par les réformateurs, ont 
lonnes raisons et de bons exemples; le R, P. Delaporle le 
ir, cl son petit livre, auquel on peut répondre mais qu'on 

est un petit chef-d'œuvre d'érudition, de bon sens et da 



J 



- 79 — 

us doute les retours offensifs des adver- 
! chrétien; mais il en prévient les mau- 
mgers; j'estima donc qu'il nous rend un 
P. Talon. 

, — MjC Mystère da nlège d'Orléans. 

de ISS p. — Prix : tr. 40- 
ort de Jeanne d'Arc, on représeots à Or- 
ujet était la délivrance de cette ville. D« 
le, M. le baron d'Avril a extrait et traduit 
imbre de scènes qui composent le volume 
que nous annonçons. It y a intercalé quelques fragmenta d'autres œuvres, 
tel qu'on dialogue emprunté à. une pièce de Nicolas Chrétien, tel qu'un pas- 
sage, là peut-être un peu dépaysé, de l'opéra de Charles VI. Le volume est 
terminé par des éclaircissements qui peuvent Être très utiles aux lecteurs 
auxquels s'adresse spécialement la Nouvelle Bibliothèque bleue. Des gravures 
repiésentant la maison de Domremy, l'intérieur de cette maison, l'étendard 
de la Pucelle et Charles Vli, ornent !ea paf;es de ce joli livre, d'un bon mar- 
ché inouï. Une petite carte montre quelles étaient les provinces envahies 
par les Anglais au moment où la Pucelle apparut. Sur la couverture on re- 
marque les armes d'Orléans, et sur le titre le glorieux blason de Jeanne 
d'Arc. Th. P. 



s.d.,in-12 de 280 p. 

Voici une histoire légendaire et dialoguée des apparitions de Lourdes, 
qui procède, je veux le croire, de fort bonnes intentions ; elle n'a rien de 
romroun aveclelourdromanqueM.Zoladéposechaque jour par fragments au 
rez-de-rbaussée du Gif-BJos, que nul lecteur chrétienne se serai tjamais attendu 
(erlainement à voir mêlé à, cette afla.tre. Malgré tout, et bien que le livre de 
M. Pouvillon ne contienne rien, je dois le dire, qui puisse olTusquer un 
chrétien, il no m'a pas pourtant complètement satisfait. J'y trouve un peu 
trop de cette fausse naïveté et de ce christianisme artiûciel qui coule à 
pleins bords dans les mystères dramatiques de M. Bouchor. C'est du chris- 
tianisme si l'on veut, mais du christianisme appris dans les livres, et non 
de ce christianisme vécu, senti, qui jaillit tout naturellement et sans arti- 
Gcedu CŒuretdel'àmed'un chrétien. Je ne veux pas, en disant cela, rabais- 
série mérite de la tentative de M. Pouvillon. Il a fait en somme un bon 
livre, qui est seulement un peu trop une œuvre d'art. Contée plus simple- 
ment et avec moins d'appri^t, l'histoire de Lourdes m'émeut davantage, et 
il me semble qu'il s'y trouve assez de merveilleux pour qu'il ne soit pas 
nécessaire d'y en ajouter encore. Pourtant je recommande bien volontiers 
ce livre à nos lecteurs; il est charmant, plein de poésie, de grâce et de 
rratchenr. Il faut savoir gré & M. Pouvillon de l'avoir écrit et surtout de 
l'avoir fait lire aux lecteurs de la Revue des Deux Mondes. Puiase-t-it les avoir 
dégoûtés à tout jamais du christianisme frelaté que M. France leur a fait 
Ixtire dans la coupe de Thaïs ! Il leur aurait rendu, et à elle et à nous, un 
très gra.nd service. P. Talon. 

1a Montserratt (MRWla de cotfuflu det notirt Itmpi, par DoLonB HOHCiaDl ni 
MkciÂ. Barcelone, imp. • La Benaixensa, • 1893, in-12 de 302 p. — Prix : 3 fr. 60. 
Un roman de mœurs catalanes a de quoi séduire notre curiosité: aussi 



'-r-nnP7*'^{H 



-«0 - 



t)ui-ci, tout en regrettant ua peu qu'il ne soit pas aussi 
ervations locales qu'on pourrait s'y attendre d'après le 

^s élevé et très pur de l'auteur est plutôt romaneaque, 
décèle une connaissance suffisante de la vie réelle, telle 
attre, pleine de désillusioas et de misères, à une femme 
irs du point de vue religieux et moral. Un style aimable 
s touchante, une philosophie douce, des caractères sym- 
i constant de ne susciter que des pensées nobles et de 
sentiments généreux, font du livre de M'°° de Maciâ un 
brétien. Ajoutons qu'elle a au donner & son béroÎDe un 
]ue et captivant, et que plus d'une description agréable- 
sage ou scène de mœurs, contribue à faire valoir cette 
M. F. 



I«Jnlllet lr«9,fragm»iUdet Mémoire* {nédilM dtL.-G . 
Paru en 1789, publié avec une introduction et des notes par 
T. [Société de l'Hisioire de la Révolution fransaiae.) Paris, ao 
é, 1892, in-8 de ccuzvni-48 p. — Prii : 6 fr. 
; relation de la prise de la Bastille est peu connu. Mar- 
is compositeur de livrets d'opéras et journaliste, Pitra 
bro de l'assemblée municipale de Paria, et à ce litre, il a 
sur les grands événements du mois de juillet. Le récit 
.serve aux archives du grand-duché d'Oldenbourg, a été 
éjà, maisdansuae traduction allemande. C'est le texte ori- 
éetcertifié parle conservateur des arcbivea, M. le docteur 
lé M, Jules Flammermont. A vrai dire le récit de Pitra 
"chose à ce que l'on savait; il a été plutôt pour M. Flam- 
>n d'une longue et savante discussion des divers docu- 

prise de la Bastille, depuis le Procéi-verbai des éleeleun 
le mémorable, à la Semaine historique et à tant d'autres. 
ixaminé les sources, l'auteur a voulu à son tour faire le 
ions plus d'une réserve à faire; nous n'en avons pas la 
oyons le lecteur aux ou\Tages de MM. Gustave Bord, Vic- 
ick-Brentano. Mais nous ne pouvons laisser passer sans 
ines appréciations. Nous comprenons mal qu'un esprit 
e M. Flammermont cherche des excuses à ce qu'il appelle, 
le singulier, la » justice sommaire » du peuple, et plaide 
ittéouantes en quelque sorte pour les massacres qui ont 
lu 14 juillet 1789, même pour l'acte sauvage du misérable 
ou plutôt scia avec un rj^uteau de cuisine le cou de l'in' 
R. H. 



lias a ce livre d'être mauvais, mais d'être médiocre. Ce 
de racontars qui ont tratné dans tous les journaux, et 
[ne, sauf de très rares exceptions, cg n'est pas lii qu'il 
natériaux de l'bistoire. Je ne prétends pas que rien ne 
i que l'auteur raconte, mais il est dillicile de le démêler 
: les sources citées sont en général peu sûres. Une ques- 
rlance. veut être traitée plus sérieusement. J'ai le regret 



e de la va! 

j, où les mœura pastorales se sont maintenues avec une grand< 
e préface de M. E. Demoline précède celte étude très complet 
consciencieuse, qui Jette un jour nouveau sur les mcours et sur l'or 
monldgnards pyrénéens. D'après M. Butel, et les arguments qu'il ] 
l'appui de cette thèse semblent plausibles, ces curieuses populatioi 
lâchent â la race berbère, émigrbe d'Afrique en Espagne, puis refot 
les massifs montagneux par des invasions successives. M. Le Play 
devoir rattacher leur type social à celui des familles souches; tel i 
l'avis de M. Butel, qui trouve dans la constitution des Ossalois les a 
lies «familles quasi patriarcaîes. » On trouvera dans ce petit livre de 
documents sur les antiques privilèges des montagnards ressorti 
Béam, sur la préservation à travers nos révolutions d'une sorte 
d'aînesse très mitigé, et sur le mouvement d'émigration en Amer 
résulte des conditions d'existence de cette population dans ud t 
fort peu étendu où l'industrie pastorale, seule praticable, ne peut e 
qu'un nombre de bras trèB restreint. Cet ouvrage, écrit dans un i 
»prit, intéressera les adeptes de la science sociale. Comte de Bize 



La Fia do i.atiior, par le docteur Hajunee, traduit de l'allemand pi 
ScBLBCiHR. Paria, Walzer, 1893, in-8 de ïi-132 p. — Prix : i tr. 20. 

Un bruit considérable s'est fait depuis trois ou quatre ans en AUi 
lulour d'un problème historique, demeuré longtemps dans une s^'sté 
obscurité. Un écrivain catholique très connu, ancien député au Re 
nDcien rédacteur en chef de la Germania, M. Paut Majuake, s'esi 
amené à traiter la question plus complètement qu'il ne l'avait pr 
même, et il l'a fait dans une brochure dont le titre seul devait soûle 
des omges ; Le Suicide de Luther. 
.V Eisleben, dans la nuit du 17 au 18 février 154ti, le chef vénéré 
:slantisme allemand, le " saint » docteur Martin, est-il mort naturel 
i bien s'est-il suicidé en s'étranglant ? Le bruit s'en était répandu 
:11e au lendemain même de l'événement. Mais il avait paru ans 
'citdétaillé de toutes les circonstances ayant accompagné la fin du r 
■ur, récit connu sous le nom de l'Historia et rédigé par les trois ai 
ismt témoins oculaires, Jonas, Aurifaha et Gœlius. Ils avaienl 
)ulu aller au-devant des soup^ns, se plaignant très haut de « mei 
^mieieux, » répandus par des gens « possédés de l'esprit mauvf 
tte apologie, on oppose le témoignage du domestique de Luther 
nt naïvement qu'il a trouvé son maître «pendu à son lit et miserai 
nnglé à l'aide d'un essuie-main, n Mais on ajoute quelques circon 
us graves, sur lesquelles tes amis sont d'accord avec le serviteur 
>e deux médecins et un apothicaire, appelés aussitôt, ont fait to 
ntatives possibles pour ramener le mort à la vie, — chose bien 
il s'était éteint doucement, en louant Dieu et en s'entrctenant a 
•whes, — et le transport du cadavre sur un lit préparé it la hâte 
JuiLLBT )»94. T. LXXI. 6. 



; d'après nombre de doeuments coatemporaioB, sur l'élat 
juther quelque temps avant s» mort, sur eod dégoût de la 
! suicide et son idée fixe d'être sous l'empire du démon. 
it publiciste a. esquissé en quelques pages, nous le résu- 
lignes. Mais Ibl question mâriterait do provoquer une 
li se lirait avec autant de curiosité en France que de 
n. G. B. DE P. 



CHRONIQUE 



I n'y a pas un an, nous avions à signaler ici même le vide 
hque nationale par la mort de M. Julien Havet, conser- 
léparfflment des imprimés. Aujourd'hui, c'est le conser- 
! département dont nous avons le regret d'annoncer la 
tin qu'il a été emporté par une douloureuse maladie, à 
M. Olgar Thieubï-Poux était né è. Montauban en 1838. 
Èqne nationale en 1859, il devint, vingt ans après, con- 
tement des imprimés. C'est à son initiative qu'on fait 
rs améliorations, par exemple du choix considérable de 
la salle de lecture, à la libre disposition des lecteurs, 
i des Bulletins mensuels des ouvrages récemment acquis 
ï. M. Thierry-Poux, qui avait donné, en 1876, une nou- 
nTard de Bréban, a publié depuis : Premiers Monumenis 
'Tance (1890, in-fol.) ; — De l'Emploi de la gravure sur boit 
! imprimais à Venise de iiÛ9 à Ii72 {1892, in-8). 
i au dernier moment la douloureuse nouvelle de la mort 
iNEL, enlevé par une pneumonie, le 7 Juillet, à l'âge de 
Nous consacrerons une notice à cet éminent « homme de 
ii^ours sa plume au service de la vérité, et dont la mé- 
; h, tous les amis de la saine littérature. 
HoscHER, l'un des plus savants économistoa de l'Aile- 
Leipzig, le 4 Juin, dans sa soixante-dix-septième année. 
l octobre 1817, il commença ses études dans cette ville 
ler aux Universités de Gœttingue et de Berlin. Ses pre- 
iblaient le tourner uniquement vers l'histoire, quand il 
laer l'économie politique k Gœttingue (1843), d'où il ne 
à Leipzig (1848). -C'est à cette dernière Université qu'il 
sa vie. L'éclat do ses travaux, dont quelques-uns eurent 
le premiervolume de son système d'économie polîtiqueen 
le firent élire membre correspondant par l'Académie des 
i politiques. Nous donnons ici la liste de ses principales 
'■loricaedoctrinaeapudsophiiitasmajoresvestigiis{i838,iD-9); 
' Gesehichie der hist'irisehert Kunst (1842, in-8) ; — Gmndrits 
r die Sfaatswirthschaft [1843, în-8) ; — Veber die gegemoâr- 
rise des hannovertschm Leinengewerbes {l8i5,\n-8); — Ueier 
847, in-8) ; — Zur Gescliichte der englischen Volkswirtli- 
fô2,3 vol. in-4j; — fitn nationalûlconomischesHauptpritKip 
t (1854, in-8) ; — Kolanien, Koloninlpolitik wtd Ausaxair 
; ~ System der Volkswirthsr^haft (1854-1860, 2 vol. in-8) ; 
Iksicirthsckaft aus dem gesekiehtlichen Standpunkle (18(>1, 
icAe Nutionalôhonomik an der Grâmscheide des iS. Wtd 



de la théorie de l'onamatopùe et un des adversaires rësalus de ce qu'il app 
la tbéoric " miraculeuse » de l'origine du langage. Son dernier {;rand 
nage le Cenlury Dictionary, encore en cours de publication, a obtenu ■ 
on succès assez considérable. Voici la liste de ses ou\Tages, où nous 
T(Hi3 point fait rentrer les mémoires et articles de revues : )AlhaTva-\ 
Smhitâ, en collaboration avec R. Roth (1856, in-8) ; — Tramlation of the 
rya Siddhdnta, or Textbook of Hindu astronomy (1860,in-8) ; — The Atha 
Ytda Prâliçakhya (4862, in-S) ; — Latiguague and the itudy of langt 
(JB67, in-8) ; — ,1 compendious German Grammar (i869, in-12) ; — A Gen 
reoder (1869, in-12) ; — The Taittiriya Prdtiçakkya, with Us commentary, 
THbhâshyaratna (1872, in-8), couronné par l'Académie de Berlin; — Orie. 
«id linguUtie studies; tst séries : the Veda, the Avesta, the science of langt, 
(1872, iQ-8) ; 2d séries ; The Bast and West, Religion and mythologie. On 
graphg and Phonology, Hindu nslronomy (1874, in-8) ; — The Life and Gro 
ofUmgwigc (1875, in-12), faisant partie de k Bibliothèque scientifique ir, 
mionate; — EssentiaU of English Grammar (1877, in-12); — A Sans 
CraBiiMc (1879, in-8); — The Roots, verb forms and primary derivativei 
Ihe Sanskrit language (1885, in-8); — A practical French Grammar {li 
ia-8) ; — TAe Century Dictionary, an encyclopédie lexicon of the Englisk 
SMfli! (1890 et suiv., in-4}. 

— Le graud lexicographe Wilbelm FnEUNO est mort en mai, à Eres' 
igé de quatre-vingt-neuf ans. NiS à Kempen, le 27 janvier 1806, de part 
juifs, il étudia successivement à Breslau, à Berlin et b. Halle, revint en 1 
dans la première de ce^ villes, où il fonda une institution pour les jeu 
iatsélites, dut renoncer à la diriger par suite de dissentiments avec 
coreligionnaires, et devint alors professeur du colli^ge de Breslau ; j- 
directeur intérimaire de celui d'Hîrschberg. Il fut plus tard, au retour à 
ï>yage en Angleterre, mis à la télé de l'institution israôlite de Glciwits 
S lÉsie. L'ouvrage qui a assuré la réputation de M. Freund est son gr; 
lictionnaire de la langue latine, l'un des meilleurs qui aient (té publiés 
«it presque superflu de rappeler ici que M. Theil en a donné une édition fr 
îiiseenl88^188Si3 vol.in-4), à la librairie Firmin-Didol, qui aaussi . 
t'aduire le dictionnaire classique du même savant. Les autres ouvrages 



— 84 — 

M. Freund n'étaient guère que des ouvrages pour les classes ; nous nous 
contentons d'en donner ici une indication fort sommaire : Wôrterbuch der la- 
fei7iisc^^SpracAcn (1834-1845, 4 vol. in-4); —Ciceronisoratiojn'oT, Armio Mi- 
lone (1838, in-4) ; — Zur Judenfraye in Deutschland, Monatschrift (1844 et 
suiv., in-8); — Gesammtwôrterbuch der lateinischen Sprache zum Schul- und 
Privat-^ebrauch {iSii, in-8); — Schûlerbibliothek des griechischen und rô- 
mischen Alierthums (1846-82, in-16); — Lateinisch-deutsches und deutsck-la- 
teinisch-grieckisches Schidwôrtei'buch (1848-1855, 2 vol. in-8) : — Praktisches 
Lehr- und Lcsebuch der englischen Sprache (1855, in-8); — Pràparationen 
zumalten Testament (1863-90, in-16) ; — € Taifeln der griechischen ^ rômischen, 
dcutschen, etc., Litei^aturgeschichtc (1873-1875, in-fol.); — Triennium philolo- 
gicwn oder Grundziige der philologischen Wissenschaft (1874-1876, in-8) ; — 
Wie studirt man Philologie? {iSl^, in-8); — Cicero historicus (1881, in-8); — 
Wanderungen auf klassischem Boden (1889-1890, 3 vol. in-8). 

— On annonce encore la mort : de M. Louis Arnaud, professeur d'écono- 
mie politique à la Faculté de droit de Toulouse, l'un des mainteneurs des 
Jeux floraux et secrétaire perpétuel de l'Académie de législation de cette 
ville, mort le 3 juillet; — de M. le docteur Bourilhon, mort à Oran,le 
7 juin; — du R. P, Antoine Boysson, S. J, qui enseigna avec distinction au 
grand séminaire de Romans, mort le 11 juin; — de M. le baron de Cam- 
BOURG, fondateur de la Société des études coloniales et maritimes, mort le 
22 juin, à Paris; — de M. le docteur Chouppe, biologiste, secrétaire delà 
rédaction du Bulletin médical, mort à Paris, le 21 juin, âgé de quarante-six 
ans; — de M. Edouard Fuzier-Herman, jurisconsulte éminent, directeur du 
Recueil général des lois et arrêts, recueil fort estimé et dont tout récemment 
encore le Polybiblion faisait l'éloge (tome LXX, p. 484) ; — de M. Jamet, 
publiciste, collaborateur du Moniteur universel, mort à Saint-Calais (Sarthe), 
au commencement de juin, âgé de quatre-vingt-douze ans; — du vénérable 
frère Jurson, visiteur provincial des districts de Toulouse, Rodez et Béziers, 
mort le 17 juin, à Béziers, âgé de quatre-vingt-huit ans; — de M. le docteur 
Langlois, professeur de maladies mentales à la Faculté de médecine de 
Nancy, aliéniste distingué, mort à cinquante-cinq ans, le 19 juin; — de 
M. le docteur Edouard Lefêvre, président de la Société entomologique de 
France et regardé comme l'un des maîtres de la science entomologique 
dans notre pays, mort le 19 juin, à Paris; — de M. A. Pellissier, ancien 
élove de l'Ecole normale, qui enseigna longtemps la philosophie à Sainte- 
Barbe et au collège ChaptAl, et à qui l'on doit plusieurs ouvrages animés 
d'un excellent esprit, par exemple les Grandes Leçons de V antiquité chrétienne 
(1890, in-4. Cf. Polybiblion, LXI, p. 11), qui faisaient suite à un volume ana- 
logue sur l'antiquité païenne, mort le 2 juillet, âgé de soixante-quinze ans; 
— de M. René Ponsard, chansonnier populaire, mort à soixante-neuf ans, 
le 25 juin ; — de M. le docteur Michel Taurin, mort le 22 juin, & soixante- 
quinze ans; — de M. Henry Tournyer, vice-président de la section d'écono- 
mie et de législation rurale à la Société des agriculteurs de France, mort le 
5 juin, au château de Niault (Nièvre). 

— A l'étranger on annonce la mort : de M. Astié, professeur de théolo- 
gie à l'Université de Lausanne, mort dans cette ville, âgé de soixante-douze 
ans, vers la fin de mai ; — de M. P. Joh. Bachmann, connu par ses travaux 
sur l'Ethiopie et notamment par un Corpus juris Abessinorum, mort en juin, 
âgé de trente-deux ans, à Copenhague ;— de M. lebaron Jean-Baptiste-Charles- 
François Béthune, comte romain, un des archéologues les plus distingués 
de la Belgique, président de la gilde de Saint-Thomas et de Saint-Luc, mort 
le 18 juin, au château de Marckc-lez-Courtrai, âgé de soixante-quatorze ans ; 



IN, mort le 7 juin, à soi santé- seize ans 

et iord chior justice d'Angleterre clei 

-treize ans ; — de M, llamon Rodrig 

spagnol, mort à Madrid, le 21 mai ; — 

amëricain, mort le 2 juin, à New-Yt 

irien allemand, mort à Flhûndorr, en n 

lur allemand, mort le 5 mai, à Stuttgart 

nfpié, mort le 17 mai, à Potsdam, ùgi 

iomtesâe Agénor de Gasparin, romane 

protestants, ont mérita parfois les ék 

penses de l'Académie française, mori 

Genève, le 19 juin, dans sa quatre- vingt^eu xi è me année ; — de M. Ad. t 

muCE, professeur à l'Université de Berlin, mort à quatre-vingt-un ans 

Smai, à Kannenbui^; — du colonel Henry Stephcns Hutchinson, sa\ 

uglais, chef du service trigonomé trique des Indes, mort dans le Beogal 

lilJD de juin; — de M. AlesanderKonouT, orientalislo, dont les recherc 

ont particulièrement porté sur le parsisme, mort le 28 mai, à New-Y< 

igé de quatre-vingt-deux ans; — de M. Auguste Kundt, professeur 

srienccs physiques à l'Université de Berlin, mort à cinquante-cinq &m 

Smù, à Israelsdorf, près de Liibeck; — de M. Giovanni Maurizio, p 

fesseur de droit constitutionnel k l'Université de Gi^nes, mort le 20 n 

iluis cette ville, âgé de soixante-dix-huit ans ; — de M. Hermann MIïll 

dont on apprécie les ouvrages relatifs à. l'histoire de l'art, mort à Bcr 

âgé de quatre-vingts ans; — de M. C.-H. Peahson, historien anglais, pro. 

seur au King's Collège, et dont les travaux les plus estimés se rapportei 

i'Mstoire primitive et médiévale de l'Angleterre; — de M. le baron ■ 

Heichlin-Meldeqo, philosophe, mort à cinquante-sept ans, à Heidelberg, 

mai; — de M. A. W. Schleicher, qui laisse des travaux sur les langues 

l'Afrique, mort le 9 mai, h Tanga; — de M, C. vo^ SchlOzer, ambassad 

MprÈs du Vatican et historien, mort le 12 mai, âgé de soixante-douze a 

i Berlin; — de M"* Marie-Sophie Schwahtz, romancière suédoise, mori 

Stockholm, le 16 mai, âgée de soixante-quinze ans; — de M. L.-W. Seit 

grand éditeur viennois, mort à quatre-vingt-onze ans, le 26 mai ; — dcM.V 

liuoSPENCE, jurisconsulte; — de M. le docteur J.FcdorowitchSPERCK, cor 

par ses travaux de médecine expérimentale, mort à Saint-Pétersbourg, . 

de ciDquanle-sept ans, le 15 mai ; — de M. Walter Hawken Tregellas, 

s'est surtout occupé de l'histoire et des antiquités de laCornouailIc, mai 

qai l'on doit aussi des publications d'un intérêt plus général, telles qi. 

HàlDryofthe coast defence of England. mort le 28 mai; — du command 

Carlo Lodovico ViscoNTi, directeur des musées et galeries pontillcal 

mort en juin ; — de M. Oscar Wklten, publicistc autrichicn,mort le20 a: 

àMûdling, près de Vienne; — do M. Josiab Wright, à qui l'on doit, ou 

lie nombreuses publications classiques, une traduction estimée de quelqi 

dialogues de Platon; — de M. Zackari\ von Linqenthal, connu par ses t 

«w sur l'histoire du droit ancien de Berlin, mort ii quatre-vingt-deux a 

It 3 juin. 

I- T . . — d^mie royale de Belgique {classe des beaux-arts) vi 

pn^ramme de ses concours pour 1895. 1" qucstio 
ure qui florissait en Belgique pendant le cours 
mencement du xvi°. Valeur du prix : 1,000 fr. 
t le rCle niscrvé t la peinture, dans son associât 
la sculpture, comme élément de la décoratiou des i 
: 800 fr. — 3" question : Histoire, au point de vue 



;ue, de la sigillographie dans lâs anciens Paye-Bas. Valeur du prix : 
r. — 4« question ; Histoire de t'influence de l'école de David eur l'art 
. Valeur du pris ; 600 fr. — Les mémoires doivent être envoyés à 
demie avant le l""juin 1895. 

La Société scientifique de Gœtlir^e met au concoure pour le prix 
te à décerner en 1897 {i" prix, 4,250 fr. ; 2», 850 fr.), une étude sur le 

de résolubiiité des cristaux composés. Langues admises au concours : 
and, anglais, français, latin ; délai : 31 août 1896. 
JGRËs. — Lafédération archéologique et historique deBelgiquc tiendra 
euvième congrès du 5 au 3 août inclus, à Mons. Cette réunion des so- 
I savantes belges s'annonce bien : les adhésions sont déjà nombreuses 
programme est intéressant. Les travaux du congrès seront complétés 
iverses excursions, dont l'une se feraàValenciennes, le mercredi 8 août, 
ne & l'ordinaire, chacun peut adhérer, sans condition et moyennant 
lie cotisation de 10 francs, au congres de la fédération archéologique 
torique de Belgique. Comme à l'ordinaire aussi, les Français seront en 
ire imposant au congrès des sociétés savantes beiges. 
rruRES FAITES A l'Académie des inscriptions m BKLLKs-LErrREs. — 
la séance du 8 juin, M. Héron de Vilierosse a entretenu l'Académie 

iiiscriptionlatinetrouvéeà Gourbata (Tunisie). M. Babelon a lu ensuite 
émoire sur des monnaies en électrum, découvertes à Samos. — Dans 
ince du 15 juin, M. Foucart a donné une seconde lecture de son mé- 
j sur les mystères d'Eleusis. — Dans celle du 22 juin, M. Oppert a en- 
lu l'Académie de diverses inscriptions arméniaques trouvées en Russie. 
rruBES FAITES A l'Académie des sciences morales et politiques. — 
la séance du 2 juin, après la lecture d'un mémoire de M. de Fonvielle 
es exécutions par l'électricité, l'Académie a entendu une étude de 
Son Say sur les impôts alimentaires. — Le 9 juin, M. Boutmy a com- 
qué un travail sur les sources de l'esprit anglais. — Los autres séances 
té occupées par les jugements des concours. 

REs Mis A l'Index. — Voici la liste des ouvrages que la Sacrée Gongré- 
n vient de mettre & l'index : Luigi Calamassi : L' Itaiia tuW età dt 
p; — Luigi Calamassi ://Compcn(iioiie(/aS(oria(I'I(aJîa; — PaoloMan- 
za : I' Ar(e di prender ntarito ; — Pieraccini [abbé Ant.), curé au diocèse 
ccio : Au delà de la vie; — E,-A. Chabauty, chanoine à Mirebeau-ea- 
u (Vienne) : Résumé du sysCànc de la Rénovation; — Paul Sabatier : Vie de 
inçois d'Assise ; — Ernest Renan : Histoire du peuple d'Israël ; — Martinei 
:o Agostin Abogado r La Revolucion en el derecho; — Aimer et souffrir, 
c de la Rév. Mère Sainte-Thérèse de Jésus, abbesse du monastère de 
e-Claire (de Lavaur), écrite par elle-même, mise en ordre et annotée par 
ibbé Roques, archiprétre de Lavaur ; — Vues sur le sacerdoce et l'œuvre 
iotale : Extrait de la Vie de la R. Mère Sainte-Thérèse de Jésus, ab- 

du monastère de Sainte-Claire (Lavaur). 3< édition. — Virginio Mar- 

: La Riforma del clero seconda il Concilio di Trento; — Id. : Difesa del 
: La Riforma del clero seconda U Concilio di Trento; — Id. : La Conver- 
dci Protestanti per mczzo del Concilio di Trento; — ÏA. : Il Diaconalo cal- 
e la questions sociale. Auctor laudabiliter se subjecit et opuscule 
bavit; — Mivart Saint-Georges iHappiness inHell, et TAe Happiness in 
Feb, 1893, et Last Words on tke Happiness m Hell. Auctor laudabiliter 
bjecit et opuscula reprobavit. 

'L1BRIS ANA. Ex-libris imaginaires et supposés de personnages anciuns 
)DEnNEs. — Le Polybiblion a déjà parlé (t, LXVIII, p. 4IÎ8) de celte ch- 
3 publication. La première série étant achevée, la seconde en est actuel- 



"n 



prûcieiix au point de vue bibli (graphique, prgdaisit seulement une sommn 
de 9,986 fr. 55 c. 

— Lea ouvrages qui facilitent nos recherches dans les grandes collections 
(les bibiiolhèques et des archives sont toujours bien accueillis. 11 en sera 
ainsi pour le Répertoire des procès-verbaux des preuves de la noblesse den 
jcwiei gentiishommes admis aux écoles royales militaires, 4731-1792, pur Sté- 
phane GeoITray (Paris, A. Le Vasseur, in-S de xi-i86p.).On a, dans ce travail, 
lii table par ordre alphabétique des quarante volumes do d'Hozier qui i-en- 
ferment ces procès- verbaux. Grâce à ce répertoire, la collection de la Biblio- 
thèque nationale sera plus facilement et plus fréquemment consultée. On 
retrouvera sans dilTiculté tout ce qui intéresse l'état civil d'un grand nombre 
d'officiers de la lîn du xviii' siècle. Comme beaucoup se sont distingués 
dans les guerres de cette période, il sera permis de rechercher ainsi 
dans ce fonds tout ce qui pourra compléter leur bit^rapbie et fournir sur 
eux d'excellents renseignements. A la lin de son ouvrage M. GeoITray donne 
plusieurs pièces justillcatives qui complètent les quelques mots de l'intro- 
duction sur les origines de l'École militaire. 

— Saint Antoine affirmé, tel est le titre d'une brochure de 54 pages Ii)-13, 
que M. Henri Mazet a fait imprimer chez Girard en caractères elzévtrieos, 
et qu'il a ornée, sur la couverture, d'un dessin représentant saint .\ntoinc. 
Il y a réuni un certain nombre d'aftirmations, qui avaient paru dans le 
pOriodique intitulé l'Ermitage. Voici quelques-uns de ces principes : Une 
lEuvrc d'art n'est viable que si elle est vivante et si elle est une œuvre d'art. 
— La théorie de l'art pour l'art a été en faveur aux époques d'esprit réa- 
liste. — Tout dialogue n'est pas théâtre. — Toute subvention officielle est 
mauvaise. — Il est nécessaire d'inaugurer à Arles une ville sainte d'art. — 
L'art doit âlre protectionniste. — Les artistes doivent mépriser les politi- 
ciens. — Il est urgent d'opposer les aristes et les artistes aux rosses, aux 
mufles, aux pleutres (sic). — L'auteur maltraite l'Université et l'École nor- 
male. Il ne veut pas Être un <i Jeune. » Tout cela est écrit en un stylo 
que Molière qualifierait peut-être de« fort en gueule, u mais qui ne laisse 
pas d'être vivant. 

Alsace. — Les Etudes alsaciennes que M. Jean de Barr publie dans la Petite 
foi(i!ciion aisactennc (Paris, Cb. Schiaeber, in-16 de 211 p.), ont pour objet 
les sujets les plus variés : la légende y prend place à c*té de l'histoire, et 
l'histoire littéraire n'y est pas dédaignée. Soinle Odile, sur laquelle des 
études de M. PPister, appréciées ici favorablement, ont rappelé récemment 
l'attention du public savant, retient aussi celle de M. Jean do Barr, car il lui 
consacre deux des chapitres de soti intéressant ouvrage. Notons en passant 
que bien que l'auteur de ce volume u'alTecte aucune prétention scientifique, 
l'érudit se montre malgré lui, dans telle note, par exemple de la page 27, où 
il rétablit l'Age d'un manuscrit mal donné par M. Ptister. La note patriotique 
ne pouvait pas n'éclater point dans une publication de ce genre. Elle sonne 
partout, notamment dans l 'avant-dernier cbapitre sur les sentiments fran- 
çais de l'Alsace. Nous signalerons encore le dernier morceau, qui contient 
une excellente notice sur le regretté Mossmann. 

Artois. — Dans son opuscule intitulé : Les Procureurs de ville à Saint- 
Omer, 4302-i790 (Extrait du tome XXIII des Mémoires de la Société des an- 
tiquaires de la Morinie, Saint-Omer, imp. H. d'Homont, in-8 de 123 p.), 
M. Pc^rt d'Hermansart donne la suite de son travail sur les Conseillers 
pensionnaires de la ville de Saint-Omer avec la description de leurs sceaux et 
armoiries. Après avoir, dans un premier chapitre, indiqué de quelle manière 
fut créé le procureur de ville et comment il devint procureur général, il 



udiciaires, administratives, politiques e 
DHS qu'il eut à remplir au dehors. Enl 
de ville et des pièces justificatives. 
raconte, avec force pièces et documents 
cupation prussienne daaa rille-et-Vilaim 
ises et précises que lui ont fournies les pi 
;es de la ville de Rennes et aux archives 
ulée : Les Prussiens dans l'IUe-et-Vilain 
Bretagne, 68 p. gr, in-8) a pu prendre 
,ucun doute sur la façon brutale dont l'ej 
département pendant une occupation d 
le premier qui ait été fait sur cet épis 
jjourd'hui même eo Bretagne, est très 1 
tbode rigoureuse. 

; Documents sur la fondation de Vh&pitai 
•ives communales et hospitalières de cette 
in-8 de 107 p.), M. Henri Lacaille a n 
iportantes concernant la fondation de cel 
prises entre les années 1674 et 1739. I 
ittés suivirent et il y eut de nombi 
roduclion de quelques pages résume le i 
tenu do ces documents et permet de se rendre compte de tout ce qui 
fait pour arriver à doter la ville de Réthel de son hOpital. 

Dauphisè. — L'étude courte mais serrée que M. Jules de Beylié préS' 
sous ce titre : Pu Petit Propriétaire euUivateur des environs de Grenoble 
Un du XIX' siècle (Grenoble, Allier, in-8 de 42 p.), est l'œuvre d'un bon 
réfléchi qui sait à merveilledequoi il parle.M.deBeylié aeu entre les m. 
lea comptes intimes de son cultivateur et il entre dans des détails curi 
et précis sur ses conditions d'existence et de travail ; il ne nous dépeint 
le paysan à la façon de La Bruyère ou de M. Zola, dont il démolit d'une n 
sûre les fantaisies scientifiques. Sa conclusion est que la terre soignée i 
le plus d'économie ne mène plus & l'aisance, et il voit la dispersion fa 
des petits domaines groupés autour du clocher du village, si la diminu 
des impûts et d'autres mesures de protection n'interviennent pas. 

— Les collectionneurs de beaux livres foisonnent k Grenoble ; les auti 
ï abondent; les imprimeurs y maintiennent des traditions remarquab 
le culte de l'art, de la littérature ot de la science s'y trouve porté à un pi 
élevé. Ceci posé, on ne lira pas sans surprise le document suivant : Rap^ 
mr la Bibliothèque municipale de Grenoble en 48S3 (Grenoble, Breynat, 
(le 27 p.). Presque toutes les entrées sont dues au ministère de l'inst 
tioD publique; les dons sont rares et les achats relativement insigniriai 
c'està croire que les Grenoblois ne se soucient paa do conservera leur bit 
tbèque son bon renom, en la dotant largement. 

— Le concours musical institué à Grenoble en 1873 a eu un éclat dor 
souvenir n'est pas près de s'éteindre. M. H. Bassette le fait fidèlement rev 
tians : Livre d'or du concours musical de Grenoble les 43, ti et 45 août 4 
(Grenoble, Baratier, in-8 de 115 p.). Ce volume, auquel le maître imprin 
1 donné ses soins habituels, est enrichi de vues, de portraits, et orné d' 
charmante couverture. Il intéresse le monde musical tout entier. 

— Tous les ans, à cette époque, la station d'Uriage est envahie par 
luigneura et surtout par les amis do la belle nature. Chacun consultera i 
ialérèt les documents suivants : Carie des enviroTis d'Uriage-les-Bains; P 
Sl'ri^e et lignes gén&aks des chemins de fer se dirigeant vers Vriage, 2 f, 






— 90 — 

piano. Ces plans sont dressés avec le soin et le goût qui distinguent toutes 
les œuvres de M. J. Boiton, architecte à Grenoble. 

— La Sainte Vierge a dans un grand nombre de petites localités des 
sanctuaires peu connus, dont Tbistoire est intéressante à écrire. C'est ce 
qu'a fait M. Tabbé Lagier, curé de Blandin, dans sa Notice sur la chapelle 
de Notre-Dame de Milin et son pèlerinage (Grenoble, Baratter et Dardelet, 
in-12 de 45 p.). Les renseignements utiles et curieux abondent dans cette 
plaquette, qui est ornée d'une gravure. 

Franche-Comté. — Demandez à ceux de nos contemporains qui se sont 
acquis une réputation de chercheurs, le nom de Thomme qui a inventé les 
allumettes chimiques, lesquelles ne datent pas du déluge, et vous verrez 
combien seront à môme de vous répondre catégoriquement. Allemands, 
Autrichiens, Anglais, ont revendiqué cet honneur ; mais leurs prétentions 
sont réduites à néant par la brochure que M. le docteur Léon Chapoy vient 
de composer, avec preuves à l'appui, en l'extrayant des Mémoires de la Sa- 
eiété d'émulation du Doubs et qu'il intitule : Vlnvention des allumettes chi- 
miques et leur origine franc-comtoise (Besançon, imp. Dodivers, in-8de 55 p., 
avec un portrait). Il en résulte que cette découverte, si particulièrenient 
utile, a eu pour auteur M. Charles Sauria, né à Poligny en 1812, encore 
existant et demeurant à Saint-Lothain (Jura). L'on ne peut que féliciter 
M. Chapoy d'avoir établi que l'invention, qui remonte à janvier 1831 et s'est 
produite à Dole, au collège de l'Arc, est toute française. 

— MM. Jules Gauthier et Gaston de Beauséjour ont extrait du Compte 
rendu du LXIW Congrès archéologique de France tenu en 4871 à Besançon , 
une étude intéressante sur VÉglise paroissiale de Pesmes (Haute-Saône) et ses 
monuments (Caen, imp. Delesques, in-8 de 44 p. avec 6 planches et un plan). 
L'histoire et la science artistique se môlent ici agréablement. Construite 
vers 1160, cette église a subi, comme tant d'autres, au cours des siècles, de 
nombreux remaniements que les auteurs ont mentionnés dans les plus com- 
plets détails. 

— Dans sa brochure : Un Franc-Comtois à Paris sous LouisXîV ( 4 69 1-1 692) 
(Vesoul, Suchaux, in-8 de 79 p.), M. Emile Longin esquisse « la vie d'un 
provincial à Paris sous le règne de Louis XIV. » M. Longin, ayant obtenu 
communication d'un manuscrit intitulé : Journal de Gaspard Lallemand, s' 
de Belmont, n'a pas tardé à le publier, en le faisant précéder d'un résumé 
critique complété par des notes nombreuses. Au fond il s'agit ici d'une 
rivalité entre les villes de Beançon et de Dole, celle-ci déjà privée du Parle- 
ment de la province au profit de celle-là, et s'efPorçant de conserver au moins 
rUniversité. Le « journalier » en question est la relation brève des faits et 
gestes de M. de Belmont, tendant à satisfaire « Messieurs de Dole. » Mais 
la cause de la vieille capitale comtoise était perdue d'avance, et M. de Bel- 
mont, gentilhomme quelconque, n'était pas de taille à gagner un tel procès. 
Le manuscrit mis au jour par M. Longin mérite, au point de vue des mœurs 
du temps, d'attirer l'attention en dehors des limites de la province de 
Franche-Comté. 

— Le vingt-troisième volume de la Société d'émulation de Montbéliard^ qui 
vient de paraître (Montbéliard, imp. Barbier, gr. in-8 de xxxvii-451 p.), 
contient les quatre études dont voici les titres : Essai sur le gymnase de 
Montbéliard^ par M. Ch. Godard; — Mise à découvert d'un columbarium 
gallo-romain, par M. Charles Lalance (avec figures); — Voyages géologiques 
dans r Allemagne du Sud et en Autriche-Hongrie , par M. Emmanuel Fallot; — 
Notice historique sur Montbéliard, par feu M. le colonel du génie Beurnier. 
La première et la dernière de ces études ont une réelle importance pour 



02 — 

t une trùs particulière rccoo 
lent. Cette publication compn 
saion lie faire eni|uâte aur lea 
lécès ; 3" l'inventaire fait du vii 
I prélat; 5° l'interrogatoire des 
m de l'État en l'affaire ; 7" la \ 
ogue a fait précéder le docun 
luille, et il en accompagne le i 
"archéologie surtout trouvera u 
nts. Mgr Barbier de Montaul 
sur Aimeri Chat, l'évéque de 
iravail, par un vœu auquel r 
iherches à provoquer dans les 
)ic^aphie rcsE« assez incocnp 
ici-a. 

Steio vieot de publier, sous 
! Limoges. Vn artiste français i 
. Nourrit, in-8 de 15 p. avec 
ernier à la réunion des Soc 
Pierre Remy, dont on trouve l 
nd, le fécond artiste limousin 
, le père et le fila, dont le preu 
t à Limoges, s'est fait connat 
isté dans le pays natal. Cette 

lit c 



Paul Mariclial vient d'extraii 
l'aine: Dufouimy et Lancelot; 
!S chartes de Lorraine (Nancj 
I services aux personni;s qui t 
■cntaires du Trésor des chartf 
!t à la Bibliothèque nationale^ 
sachant & quelles séries des ai 
icnt, les ont utilisés sans re< 
;aux dressés par M. Maricha 
IX chartes elles-mêmes. On i 
ce travail de concordance. 
,re : Lus Restes du Téméraire 
QÎrin et Kreia, in-S de 12 p.) ui 
t manquer de solidité. D'aprèi 
en 1550, à la requête de Chai 
aïeul, mais ceux do l'un des 
leigneur de Bièvre, L'erreur c 
■s de Lorraine qui l'assistaient 
rès la mort du Téméraire, pei 

lult a extrait du chartrier di 
s mt Bas-Poitou (Vannes, imp 
ois sont relatifa au seigneur i 
ninalion dudit seigneur comr 

llcurs surtout un intértlt local. 



— a* - 

Bien qu'on ait publié à l'époque même divers recueils des poésies provo- 
quées en Italie par le fait d'armes qui sauva la chrétienté, bien que Gio- 
vanni Andréa dcll' Anguillara ait Joui de son vivant d'une réputation méri- 
tée, que sa traduction des Métamorphoses d'Ovide lui a conservée jusqu'à 
notre époque, la canzone que publie M. Paparîni était restée jusqu'à présent 
ignorée. Il faut d'autant plus lui savoir gré de l'avoir tirée de l'oubli qu'elle 
mérite d'être lue et qu'elle ajoutera à la réputation de son auteur. 

— H. Puglisi Pico, dont nous avons parfois signalé les travaux à nos lec- 
teurs, se montre quoique peu dur pour Leopardi dans l'opuscule qu'il con- 
sacre à l'étude de ce fameux écrivain comme philologue : 6. Leopardi (Uo- 
logo [Aoireale, Rosario Donzuso, in-8 de 20 p.). 11 n'est guârc contestable, 
d'ailleurs, après la lecture de son travail, que Leopardi n'ait connu les 
auteurs qu'il cite que d'une manière extrêmement imparfaite, et le plus 
souvent de seconde et de troisième main. 

— L'attention particulière que l'on accorde depuis quelque temps à tout 
ce qui touche Napoléon I*"" et son époque donnera un intérêt d'actualité 
aux deux curieuses brochures que vient de publier M. Antonio Medin, 
le savant professeur de Padoue. Les Parodie religioie relative aila cadula 
di Sapoleone I (Padova, tip. Gio. Batt. Randi, in-8 de 8 p. Extrait des Atti e 
Ucmorie de l'Académie de Padoue) ont été trouvées par lui dans un manus- 
crit du Museo Correr de Venise. Elles comprennent la parodie du cantique 
de Moïse, du Te Deum, avec Oremm, du Gloria, avec Oremus, du Dies iraa, du 
Credo, du Pater nbster et deux confessions. Plus intéressante encore est 
l'étude insérée par lui dans la Suova Antologia [i^ avril et 15 mai. Tirage à 
part : La Caduta e la morte di Napokone nella poesia contemporoTtea. Roma, 
tip. délia Caméra dei deputati, in-8 de 51 p.) sur les inspirations que les 
poètes, tant italiens que français, ont demandées b. la chute et à ia mort de 
Napoléon. Ce travail, où M, Medin ne parle que des œuvres qui lui ont paru 
le plus caractéristiques, semble le prélude d'un ouvrage plus cousidérable, 
où il étudiera l'écho de l'cpopée napoléonienne dans la poésie des différents 
peuples. Nous sommes convaincus que nous répondons à un désir do l'il- 
lustre savant, en invitant nos lecteurs à lui signaler les pièces, dont ils pour- 
raient avoir connaissance, relatives à ce sujet. 

Russie. — M- L.-F. Panteliéev a entrepris la publication d'une bibliogra- 
phie des livres russes du xvm' siècle. Les ouvrages y seront classés dans 
l'ordre chronologique, mais le volume sera terminé par une table alphabé- 
tique. 

Suisse. — Nous avons reçu la Bible ilttistrie, ou lUcits tirés de l'Ancien et 
du nouveau Testament à l'usage de ta jeunesse, traduction par Mgr L.-C. 
Bourquard (Einsiedeln, Benzîger, iii-16 de xv-2T7 p.). La première édition 
date de 1866; le numéro de l'actuelle est si élevé qu'on ne le compte plus, 
.approuvée par le Pape et par de nombreux évoques français, elle contient, 
BOUS la forme la plus simple et avec des gravures appropriées, l'Ancien et 
le Nouveau Testament. Des remarques très judicieuses permettent ans en- 
fants de saisir la comparaison entre les faits de l'ancienne Loi et ceux de la 
nouvelle. Une toute petite méditation on deux lignes résume les fruits de la 
lecture. Celte morale est souvent fournie par les saints Pères. Aussi n'est-on 
pas surpris de trouver ce livre dans la plupart des maisons d'éducation 
chrétienne destinées au premier âge. 

Publications nouvelles. — Les Derniers Prophètes disraël, par S. Em. le 
cardinal Meignan (in-8, Lecoffre). — S. Thojnae Aquinatis floclrina stn- 
eera de wtione hyposlatiea Verbi Dci cum humanitate amplissimc declarata, 
auctorc J.-B. Terrien (in-8, Lethielleux). —Sermons, par MgrC. Gay (2 vol. 



— 96 — 

— L'Effort, par H. Béreagei 
f (in-18, Colin). — Hassan le 

— Les Conquêtes de Boudiné. Les Homonymies, par 

— La Conquête de Fttlda, par M. Desprès (in 
déjeunes filles, par C. MajTiard (in-18, Grasilier] 
de Jiadcor (in-8, Delhomme et Briguet). ■— Les 
in-8, Delhomme et Briguet). — L'Éloquence dt 
îher (in-8, Desclée et de Brouwer). —La Littéral 
lar L. Gautier {iu-8, Desclée et de Brouwer). — 
par le V" de Spoelberch de Lovenjoul (in-18, ( 
iole social. Alfred de Vigny et la Poésie politique, 
i). — Signes conventionnels et lecture des caries fi 
i. de Ville-d'Avray (in-18, Le Soudier). —Quesl\ 
i la première carte historique. Chronologie des h 
yptiens, par le docteur E. Laroche (in-4, Leroux 
tge, par Le Mansois-Duprey (in-8, Jouvet).— Une 
artin (in-16, Hennuyer). — A traveis la Russie 
6, Hachette). — Situation de l'Indo-Chine franc 
i (gr. in-8, Hanoi, Schneider). — Voyage aux t 
par G. Verschuur {in-!6. Hachette). — Les Méde> 
bert (in-8. Hachette). — La Vita del P. Lodovici 
ipecelatro (in-8, Desclée et Lefebvre). — La Viti 
Âguori, auctore S. E. A. Capeeelatro (2 vol. ii 

Histoire de France. Moyen âge, par Michelet, t. 
,es Hà'os de la guerre de Cent ans, par Hannedou 
— Le Roraan du grand Roi, par L. Perray (in-8, ( 
ndant la Révolution, d'après les rapports de ta po 
L Schmidt, trad. par P. Vioilet. T. IV {jn-8, Chî 
1 prisonnier au fort de Ham, par P. Hachet-Sou] 
ise de Bone et Bougie, d'après les documents in6 
te de Gornulier-Lucinière (in-8, L^thielleux). — K 
listoire de la création des résidences royales des bc 
)y (gr. in-8, A. Picard). — L'Abbaye du Mont Sa\ 
t (in-18, Lothielleux). — Vn District breton pend 
s la Chouannerie, par T. Lemas (in-8, Fischbachi 
ttéres anglais, par le R. P. Dom F. -A. Gasquet, tr 

le R. P. du Lac (2 vol. in-8, Lecoffre). — Histt 
! l'amiral Christophe Colomb, par.\. Fournier(in- 
:nesse de Baryer, par C. de lÀcombe (in-8, Firni 
■.hancelier Païquier, publiés par le duc d'AudilTi 
m et Nourrit). — La Princesse Marie-Immaculée 
itelles (in-i8, Desclée et de Brouwer). — Henri 
s, parR. Bonaroua (in-8, Hachette). — Les Mail 
T. Michelet, par G. Monod (in-8, Calmami Lévy). 
l'escrime, par J. Gelli (in-4. Milan, Hoepli). 

ViSESOT. 



r.e Gérant : CHAPUIS. 



- lapB. iT STintoTTr. i 



COMITÉ DE RÉDACTION 

?résident ; M. le marquis de Beaucourt. 

Membres : MM. Ânalole de Barthélémy; Paul Guilhiermoz; comte de Pdy- 
vâigre; Marius Sepet. 

Administrateur délégué : M. le comte A. de Bourmont. 

^trétaire de la rédaction : M. E.-G. Ledos. 

Les communications relatives à la rédaction doivent être adressées au Secrétaire 
de la rédaction. 

Les communications relatives à Tadministration doivent être adressées à J*Admi- 
nistratear délégué. 



PRIX D'ABONNEMENT 

fartie littéraire : France, 15 fr. par an ; pays faisant partie de l'Union des postes, 
16 fr. 

Partie technique : France, 40 fr. ; pays faisant partie de l'Union des postes, H fr. 
les deux Parties réunies : France, 20 fr. ; pays faisant partie de l'Union des postes, 
fâfr. 

Poar les antres pays que ceux ci-dessus indiqués, le port en sus. 

Abonnement a vie aux deux Parties, France : 250 fr. — Étranger : 280 fr. 
— à la Partie littéi-aire seule, 180 fr. — 200 fr. 

-- à la Partie technique seule, 120 fr. — 140 fr. 

Le Pùlybihlion parait tous les mois. 

Une livraison prise séparément : littéraire, 1 fr. 50 ; — technique, 1 fr. ; — les 
deux parties ensemble, 2 fr. 50. 

Les abonnements partent du l^'' janvier, et sont payables d'avance en un mandat 
sor la poste à l'ordre de TAgent général de la Société bibliographique, M. A. Yillin. 



COLLECTIONS 

Les années 1868-1893 sont en vente, et forment soixante-neuf volumes gr. 
j in-S, du prix de 7 fr. 50 chacun pour la partie littéraire et de 10 fr. pour la partie 
technique. 

Le Polybiblion, Revue bibliographique universelle, est publié sous les auspices de 
la Société bibliographique. 

La Société bibliographique se compose de membres titulaires et d'associés 
correspondants, dont le nombre est illimité. On fait partie de la Société après avoir 
tté admis par le Conseil, sur la présentation de deux membres titulaires ou associés. 

Chaque sociétaire paye une cotisation annuelle de 10 francs. 

Tent sociétaire peut se libérer de la cotisation annuelle en faisant un versement 
de m francs. 

1 e titre de membre titulaire est acquis à tout Sociétaire qui, en outre, fait à la 
Soi [été an apport de 100 francs au moins. 

Us demandes d'admission doivent être adressées au Secrétaire de la Société, 
^« 16 Saint-Simon (boulevard Saint-Germain). 



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REVUE DES QUESTIONS HISTORIQUES 

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et formant tous les ans deux volumes de GoO à 100 pages. 

Prix de l'Abonnement : France, 20 fr. — Étranger, 25 fr. 



PRINCIPAUX ARTICLES PUBLIÉS EN 1893 

Arliclrs de fond. — Godpfroid Klrïh : L'Épopée et Tliistoire. — Armand 
d'Heubomkz : Un Éfùsode du rop^ne de Philippe le Bel. L'Annexion de Mor- 
tagne à la France en 1,'U-i. — Arlhnr dk (iANNiKRS : A propos du centenaire 
de Valrny. L'Année française au déhnt de la Bévolulion. — Victor Pierre : 
La Révolution française, son histoire dans les monuments. — Henri Beaune : 
L'Allaire des jésuiteb do France en \>ilj. — Pli. Virey : Les Hiéroglyphes et 
les études relii^ieuses. — Siméon Llce : Du Guesclin en Normandie. Le Siège 
et la j)rise de Val()i;nes. — Maxime de la Rociieterie : Le Dillérend de Jo- 
seph Il avec la Hollande. — Ludovic ScioiiT : Les Banqueroutes du Directoire. 

— Le R. I*. Ch. HivGHE, S. J. : La Chronolo;zie des livres d'Lsdras et do Né- 
hémie. — Le H. P. Hippolytc Delehaye, S. J. : La Vie de saint Paul le Jeune 
et la chronologie de Métaphrasie. — A. de Boislisle : Paul Scarron et Fran- 
çoise d'Aul)if::né. — Victor Folrnel : Fahre d'Ft,dantine. Le comédien, l'au- 
teur dramatique et le révolutionnaire. — Le K. P. A.-J. Delattre, S. J. : La 
Correspondance asiatique d'Aménophis lit et d'Aménophis IV. — A. DE Bois- 
lisle : Paul Scarron et Françoise d'Auhigné, deuxième partie. — Arthur DB 
Ganmers : Lazare <larnot, l'organisateur de la victoire. — Marins Skpet : Na- 
poléon, son caractère, son génie, son rôle historique. 

Mélanges. — Ahhé E. Vacandard : L'Église et les ordalies au xii* siècle. — 
Le H. P. PiERLiNG, S. J. : Léon X et Vasili 111. Projels de ligue anti-ottomane. 

— Eugène-Gal)riel Ledos : M. Ernest Renan. — Roger Lambelin : Nouveaux 
documenis sur l'hisloire de Marie Stuart. — Paul FABREct l'ahhé P. Batiffol: 
Les Fausses Décrétâtes de Catanzaro. — Marins Sepet : L'Histoire et l'histoire 
littéraire ; l'Histoire poétique des Mérovingiens, de M. Godefroid Kurtli. — Henry 
Cocu IN : Le Pétrarquisme moderne, à propos d'un livre récent. — Le R. P. 
Ch. de«Smedt, s. j. : L'Ordre hospitali-er du Saint-Esprit. ~ Alfred Spom : 
Montaigne et La Boëlie. — Comte de Pl'YMaigre : Les Souvenirs d'Alexis de 
Tocqueville. — Roger Lambelin : Le Retour de l'île d'Elh**. — Baron d'Avril : 
La Littérature russe depuis le moyen Age jusqu'à nos jours. — Henry Théde- 
nat : L'Afrique militaire sous les empereurs. — Paul Fournier : Les Origines 
de l'ancienne France, d'après un livre récent. — Edouard Beaudoin : La Pro- 
cédure du Parlement au xiv« siècle. — G. Baguenault de Plchesse : La Jeu- 
nesse de Richelieu. — A. d'Avril : La Diplomatie française en Italie à propos 
d'une publication récente. — Abhé E. Allain : Une Monographie muDicipale. 

Courriei-s allemand, anglais, belge, du Nord, russe, italien, etc. 

Chronique, Revue des Recueils périodiques, Bulletin bibliographique, elc. 
(compte rendu de cent trente-cinq publications historiques). 



BESANÇON. — IMFR. ET STÉnÉOTYP. PAUL JACQUIIf. 



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1894 



SOMMAIRE DE LA LIVRAISON D'AOUT 1894 



I. — OUVRAGES D'INSTRUCTION CHRÉTIENNE ET DE PIÉTÉ, par M. F. Chapot. 
IL — POÉSIE, par M. P. Saiht-Marcel. 

III. — COMPTES RENDUS. 

Xliéolosle. — SoiTBBRT BÂUMER : Das Apostolische Glaubeabekenntniss (p. 138). — 
Lbonis Papae XIII. Allocutiones, Epistolae, Constitutiones aliaque acta praecipua 
(p. 139). — Mgr d'Hulst : Conférences de Notre-Dame, carême de 1894 (p. 140). — 
H.-A. WiLSOR : The Gelasian Sacramentary (p. 141). 

Jarlspradcnce. — P. Gasparri : Tractatus canonicus de sacra Ordinatione 
(p. 142). — M. Matharak : Casus de matrimonio fere quingenti (p. 143). 

tSeience« et A.i-ta. — D' J. VON Sachs : Histoire de la botanique, du xvi* siècle 
à 1860, Irad. par H. de Yariony (p. 144). — J. Tanhert et J. Molk : Éléments de la 
théorie des fonctions elliptiques (p. 146). — E. Picard : Traité d'analyse (p. 147). — 
D' BoissARiB : Lourdes depuis 1858 jusqu'à nos jours (p. 148). 

Belle»-L.oitre*. — Abbé J. Lebarq : Œuvres oratoires de Bossuet (p. 150). — 
L. CoRSTANs : Élude sur la langue de Tacite (p. 151). — D' Robinet : Condorcet, sa 
vie, son œuvre, 1743-1794 (p. 152). 

HlAtoIre. — R. Rôricht : Regesta regni Hierosolymitani (p. 154). — H. Dbrenbouro : 
Ousamâ-ibn-Mounkidh (p. 154). — A. Belw et A. db Chatel : Histoire de la Latinité 
de Constantinople (p. 155). — G. Collon : Grégoire de Tours. Histoire des Francs 
(p. 156). — G. Bricard : Un Serviteur et compère de Louis XI (p. 157). — 
G. Marchand : Le Maréchal François de Scépeaux de Vieille ville et ses Mémoires 
(p. 159). — Abbé A.-P. Anis : David Rivault de Fleurance et les autres précepteurs 
de Louis XIII (p. 161). — Les Mémoires d'une inconnue, 1780-1816 (p. 162). — 
G. DE Beausbjodr : Mémoires de famille de l'abbé Lambert, dernier confesseur du 
duc de Penthièvre, aumônier de la duchesse douairière d'Orléans, sur la Révolu- 
tion et l'émigration, 1791-1799 (p. 164). — G. de Mazadb : Berryer, de Villèle, de 
Falloux. L'Opposition royaliste (p. 165). — Un Anglais à Paris, trad. par J. Hsrcé 
(p. 166). — Abbé P. Ferbt : La Faculté de théologie de Paris et ses docteurs les plus 
célèbres (p. 167). — E. Volpi : Storie intime di Venezia repubblica (p. 168). 

IV. — BULLETIN. — L. de la Brièrb : Montaigne chrétien (p. 169). — M. Rapisardi : 
Atlantide (p. 170). — E. Paillbron : Cabotins ! (p. 170). — J. Lopbz Valdehoro : 
Chavala, historia disfrazada de novela (p. 171). — Mblin : Histoire ancienne des 
peuples de l'Orient (p. 171). — G. Dhohbres et G. Monod : Scènes et biographies 
historiques des temps anciens et modernes (p. 171). — J. db Grozals : Lectures his- 
toriques rédigées conformément au programme du 22 janvier 1890 pour la classe 
de troisième. Moyen âge (p. 172).— Nouvel abrégé d'histoire (p. 172).— Decorsant : Le 
Pape-Roi (p. 172). — R. Pinot : L'Église et l'Esprit nouveau (p. 173). — Nos vieux 
principes légitimistes (p. 173). — R. Bazin : Les Italiens d'aujourd'hui (p. 174). — 
M. Grispi chez M. de Bismarck (p. 174). — A. Bardoux : Chateaubriand (p. 174). — 
Comte de Lambel : Biographie du général de Sonis (p. 175). — R. P. Cuauvsau : Foi 
et courage (p. 175). 

V. ~ CHRONIQUE. — Nécrologie : MM. Leconte de Lisle, V. Fournel, A. Layard, etc. 

— Lectures faites à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. — Lectures faites 
à l'Académie des sciences morales et politiques. — Gallia christiana. — La Ré- 
forme de l'orthographe espagnole. — Nouvelles : Paris. — France. — Allemagne. 

— Autriche-Hongrie. — Belgique. — Espagne.— Grèce. — Italie. — Egypte.— Maroc. 

— Brésil. — Publications nouvelles. 

VI. — QUESTIONS ET RÉPONSES. 



\ 



n 



ulle el Poleson, 1891, in-la de iitv- 
ir Jrtai-Chriti, mrdil^ d'aprét Lmilt 
lal, 18»t, in-33 ds t4'^ p., U. ^u. — 
r le P. DKiDieB. Paris. Téiiui, IB3J, 
•a pntir h mod liu Sacré Caur, par 
, in-18 defii p " '- "'• — ■>" "-- 



rlel absolim 
es, exerç^nl 
m leur gt>ni 
urs senlime 
asidcralion, 
peuple el q 
bien lon^'tt 
l'Angers, M 
oqiui daQS 
. Mais le vi 
me de celle: 
!. L'adiDÎni: 
allons les [ 
gr Freppel 
[ à Sjinle-( 
débuts qui i 
le dépulé. l 
■e l'abbâ Fr. 
charge qu'o 
i-niéme, tel 
, ne chercliE 
lous rappelf 
large mesi 
le cel eiisei 
> de TaudiU 
textes, arid 
léger, habit 
brillunl. 11 
captivant, 
Dc poinl hi 



lasser la morale par les grâces dt 

■il pas allendre. « Le conférencier 

gens un sérieux ascendant/et l'at 

renommée de l'oraleur. » C'élail 

de celle époque, et que d'événeme 

Brsenient dans ce demi-siècle! Mais 

ilulôl que la géuéralioa nouvelle, 

par les lectures les plus malsaines, 

eBseiguemeul semblable à celui 

Aussi ne saurions-nous trop féJit 

bume » d'avoir remis au jour ces p 

si ilocirinales el si lilléraires. La simple lecture, il est vrai, donnera 

ficilemenl l'idée dit succès qu'obtinrent ces conférences sar VAncit 

loi, smJêSus-Chrisl, sur YÉvangile, sur la Morale chrétienne, mais 

prendra le plus sérieux intérêt à ce " Cours d'inslruction relipieuse 

qnel peu d'autres pourraient être comparés par la sùreti5 de la doclr 

par l'abondance des idées et des aperçus, par la vigueur et la nellet» 

la dénionstralion, par le charme austère du slyle. » Et nous ajouten 

avec M. Auguste Roussel : -< Mgr Freppel, dans la désolation df 

mon préuialurée, laisse ainsi au monde catholique une consolai 

celle de l'entendre nous parler encore des grandes causes au service i 

qiiellpsil épuisa ses forces. En ces temps de lutlc si diUicile, qui ne i 

dra rflremper son courage dans ces forliUants entretiens? • 

A côté de l'œuvre de Mgr Freppel peut, sans trop de disproport 
^uverplace l'œuvre du savant dominicain, le R. P. Albert M 
Weiss : VApoloifie du christianisme ne se présente aujourd'hui à r 
qnfl par son début ou son premier traité, mais l'ouvrage qui vient d' 
Édile suffit à nous faire juger l'iniporlance du plan conçu et à niPUn 
lumière les qualités éminenles de l'auteur. Au témoignage autorisi 
Msrl'évêqiie de Dijon, le titre « d'homme complet » est pleinen 
jnsiifié. Le savant religieux soulieul dans ces pages celle thèse ( 
hanlinlérôt: toutes les civilisations se sont proposé un «idéal d'homn 
et lodios les morales ont eu pour but de conduire l'homme vers 
idéal. Or parmi les diflérenles civilisations, c'est le chrislianisme 
abstraction faite de son côlé surnaturel, a présenté l'idéal hnmaii 
plus pur, et, parmi toutes les morales, la morale chrétienne est la s 
lui ait permis de le réaliser. Pour le démontrer, il fallait une scii 
p<'a commune, et le P. Weiss s'est merveilleusement acquitté d( 
iwbe. L'otivrage se divise en trois grandes parties traitant : i' 
forces de l'homme complet ; 9' de la fin cl de !a voie de l'homme c 
^^l; 3° de la marche vers celte tin. Sous ce triple titre sont compr 
^^■ulesles questions théologiqiies ou philosophiques qui ont trait si 
^Hdiklde l'homme, soit à la aiorale capable de le réaliser; la raisoi 



"^ 



100 — 

isîons, la tète, la volonté, le cœur, le 
e l'honime qui lui permettenl de s\â- 
ans religion poiot d'homme complet, 
la religion chrétienne, qui règle la rie 
sociaux et montre l'escellence de b 
dans celle voie et vers celle fin de 

se résoudre aussilât à ta lulte; le 
it ne fanlpas même en ce Iravail né- 
soDt le remparl de la verlu, et c'est 
ne l'homme enfin devient complet. D 
écril en allemand ait été traduit ta 
mercie M. l'abhé Collin d'aroir, para 
, permis à ceux qui n'enteudenl pas 
litre ir ces trésors d'érudition, celle 
;s tireront de vraies richesses, celar- 
tligues, ils trouveront des armes va- 
}our repousser que pour attaquer l'en- 
icourageronl M. îabbé Collin à conli- 

e?pcrer que deux autres volumes De 
is.-iion. 

trop élevé pour tHre à la portée de 
nanque le plus a celte heure, c'«ll» 
lu peuple : c'est suriout le calécbisoie 
3US pas nous étonner que nos évèqaes 
;e (orme de l'enseignement pastoral. 
ér,hisles doivent s'en tenir aux seuls 
ardinal Dcsprcz, en ordonnant 1s ré- 
7aléchisme a pensé, avec raison, qll^ 
éveloppemenl de la snience religieuse 

et trouver accès dans bon nombre 
iTonlouse avait déjà, en 1881, publiiS 
cèse, ce petit livre qui doit flre en 
mmaîre doil orner toule mémoire. I* 
idoppemenl cl le complément » du 
TOnt pas d'y trouver un précitui se- 
Ire le sujet et les développements des 
plus pratiques; les jeunes personnes 
,1 et en s'en pénétrant, éclaireront et 
arenlE enfin, devenus aujourd'hui, h 
chislos de leurs enfants, y puiseront 
îrà leur famille. L'ouvrage serecom- 
caraclériser un caléchisme: la clarté, 
ible correci 



lique, toul âdèle peut être 

difficultés prétendues insok 

trlî pris renouvellent sans ( 

bon, cependant, que ces o 

ils plus cultivés, l'objet d'ét 

s livre de M. Leday : Do) 

. L'auteur u'a pas eu la pri 

objections connues : il ne 

: de Dieu, sitr la négation c 

mme, sur la divinité de Ji 

:e de l'enfer, les commandem 

de rijlglise, la confession, l'abslinence, l'inquisilion, la Saint-Bai 

luny, elc, elc, et il répond avec clarté, avec logique, avec la plus s 

palense exactitude, à tous les préjugés et à toutes les calomnie: 

processeur de théologie au grand séminaire de Saint -Siilpice a éc 

. M. Leday : « Je suis henreus de pouvoir vous donner l'assurance qi 

) n'ûrieu trouvé d'inexact au point de vue doctrinal. Vous voyez ji 

Toas parlez clair. Vous êtes non seulement croyant, mais apôtre. 

DcoQclut par ce vœu auquel nous nous associons : « Dieu vous d( 

I de Don)breu.\ lecteurs ! » 

Une des plus sérieuses difficultés qui revient périodiquement àch: 

i génération, c'est le prétendu désaccord entre in Foi et la raison. C't 

I montrer le mal fondé de celte objection que s'est attaclié-M. L, Ba 

[ dins les six fascicules qu'il consacre à la solution des grands problè 

<]ai ont pour but de concilier la raison avec la raison et la raison avi 

bi. Le cinquième fascicule contenait la preuve inédite de la diviniu 

JèsQs-Christ; le sixième, qui vient de paraître, continue la même 

moaslralion et traite ensuite do la morale du Christ. Certes, nous fé 

loos l'auteur de ses patients travaux et de ses généreu.t eflbrls | 

miver à la solution projetée, mais nous regrettons qu'il n'ait pas soi 

too œuvre à l'autorité compétente qui, par sa sanction autorisée, ai 

diHiDé à ses pages une sûre garantie de doctrine et le crédit le plus 

rieox auprès de leurs lecteurs. 

La Foi en la divinité ife/éttu-CArisf est plus que jamais ébranlée ( 
les imes par les objections de la libre pensée : c'est aussi contre cette 
n^areuse attaque qu'il convient de tournerions nos eSorts. Le R. P. 
don avait déjà pris une large part à cette lutte par son beau livre 
■ Jésus-Christ, B qui a obtenu un merveilleux succès ; il a jugé < 
ni restait encore quelque chose à faire pour achever sa tâche et 11 a 1 
fimenl abordé l'ennemi en se plaçant en face même de sa négal 
litia-Ckrisi nous avait fait connaître la vie, la doclrioe, la morale, 
prodiges de l'Homme-Uieu : comme couronnement et conclusio 
UUil exposer séparément et développer les motifs de noire foi er 



'1 



— 102 — 

et des huil conférences prèchées à la Madeleine 
1892. La premiero expose l'état actuel de la 
de Jésiis-Ctirist : la deuslème et la troisième sont 
l'une part, quel caractère distingue la négalîoa 
s celles qui l'uni précédée et sur quelle doctrine 
d'antre part, qnelle est la valeur des pruciidês 

I quatrième, leminent orateur fait connaître, en 
lolit'de crédibilité en la divinité de Jésus-ChrisL 
>jet de mettre en relief la valeur du lémolgoa^ 
vinilé. Dans la sixième, sont réunies et résolues 
le foi en la divinité de Jésus-Christ. Les s?pt pa- 
njetdela septième et enlin, dans la huitiènae, 
'ens pratiques de croire en la divinité de Jésus- 
ODs à celte indication toute simple qui suffira à 
OQuaitre ce nouvel ouvrage dn P. Didon. Noos 
ir : H Cc'J.^ qui ont eu le bonheur d'entendre ces 
îront avec joie l'ccho à peine aSaibli, car l'anteuc 
a orateur, mais un écrivain de premier ordre, 
jni n'ont pas joui de cette parole vibrante, trou- 
ges, lu cbarme d'une dialectique puissante unie 
jcoule du cœur d'un apôtre. » 

la messe, c'est Jésus-Christ, Dieu et homme, per- 
sans cesse son œuvre au milieu de nous. Aussi, 
ques de mieux connaître le divin Rédempteur, 
jEScace que de se familiariser avec l'étude appro- 
ela vertu du sacrifice de la nouvelle loi. Il n'est 
l'autre sujet qui offre en ce moment une utilité 
rlune. « L'on parle beaucoup, écrit Mgr Isoard, de 
{lise, du rôle du prêtre dans la société : il faut 
r où réside la force invincible de l'Église et où le 
ite l'esprit qui doit animer ses paroles, ses actes, 

toute son activité. Le principe de vie et d'énergie 

II sacrifice de l'uutel.... Ce sacrifice, comme le dit 
irial de la mort du Seigneur; on peut dire qu'il 
e tous ses mystères. » Voilà pour l'objet et pour 
lantau mérite de sa composition, Mgr l'évoque de 
affirmer en déclarant que cet ouvrage embrasse 
. à la fois un livre de science religieuse et de. vive 
L nombreux les ouvrages récemment publiés sur 
est peu qui aient la valeur de celui que noiiE 
dont la traduction exacte et facile nous est offerte 
qui l'ont précédé cet avantage qu'il peut Être le, 
! longs mois sans que la sève en soit épuisée. Le 



J 



liions que d'offrir le saînl sacrifice, le prédi- 
ips, le fidèle di]jiie de ce nom eL qui veut 
ouveront, dans h lecUirft allpntive elri'pétée 
^ leur piété, ponrlpiirs élniies privées, pour 
âmes, des rpssourcps toujours nouvelles, » 
livres : le premier compren'l la parlie dog- 
nl du sacrifice en (lénéral. du sacriScc san- 
iticp non sarigl;intde i'aulel ; le second livre ■ 
urf^ique et se subdivise pu dem chapitres, 
préparatifs du Saint Sacrifice de la messe, et 
onomie du rite du saint sacrifice : les préli- 
!s au bas de l'autel jusqu'au symbole, puis 
n enân !a communion. Aussi bien, la m^il- 
l'aceiieil si faviicable quH a reçu du public 
le Saint Sacrifice de la messe^ du docteur 
! édiiJOD et le nombre des exemplaires de- 
le. La IrHduclion « si exacte et si facile >> de 
inl connaître ce livre a» c!er;^é français, con- 
donner une plus grande diffusion. 
— C'est encoru rpuseignemcnt doctrinal que 
•âges snivanls, m:iis nous les groupons sous 
i ni.ius paraissent plus encore destinés soit à 
ication chr'^lienne, soit à lui fournir de pré- 
ire connaître l'histoire de celle branche de la 
eles de prédir^ilion ! Ils le soni, certes, en 
rG;iy, bien préparés p;ir une élude sérieuse 
!. Le pieux évoque d'Anthédon était à bonne 
B, et il se rpss'inl de ce contact incpssanl avec 
Hilairc, de cette intimité ininterrompue avec 
' Puiliers. Dans ce commerce de chaque jour, 
avec les sources divines, avec la Bible;, avec 
■.'titres de la théologie et de la spirilualilé. » 
rticut avant tout au travail de préparation 
•s. Kn lui, le prédicateur est né du théoio- 
ere, « l'amour de Dieu et l'ainour des âmes 
i comme un parfum péaêirant. Rien d'em- 
(cherctie.... L'onleur a réchauffé son cœur 
, il y a contracté ce mal sublime, la pitié, 
naturelle, laite de sensibilité pure; c'est un 
leur que c'est de perdre le souverain bien, 
IVn être privé dans l'autre..,. Tel est l'ora- 
prêtre. Ceux qui l'ont connu, qui l'ool vu 
ans ces pages. » Les principaux sujets traitiis 



1 



•04 — 

j : De la vie selon Jésus-Chrisl, de la 
ion à la vie chrélîenne par la péni- 
e par l'Eucharistie, de la divinité de 
t, de l'enfer, de la miséricorde, des 
;, de la confession, delà piéfé, de la 
la piété chréliennc, etc. Le premier 
préface où Mgr d'Hulst porte un juge- 
I MgrGay et nous dépeiat les admi- 
i qui brillaient 
erment par une 
dique et assez é 
ilé. 

D ne lui est poi 
e discours et ai 
contemporains. 
vec méthode. ' 
lavoir où il faut 
'est adressé au) 
re utile ans pr^ 
de nos prédic 
er sous nos yeu 

■ Gay, le P.Ma 
rraud, le Cardin: 
lilës sont Ions c 
I prédicateur, e( 
lation : Ctilte el 

■ Nos églises ; i 
netière, diverse 
e, nouvel an, 1 
lunioa ; œuvres 
irre, Écoles chi 
jvriers, les coni 
it suffire pour d 
lin et pour en ii 
ù le prédicaleui 
ur les sujets les 
ts que leur ont 
rme qui lui es 
juillermin n'est 
iser de tout tra' 
Bs imitateurs. 
prooisateur sai 
iscours ou altoci 



15 — 

mais eocore ce c 

d'un boa discoui 

, M. l'abbé Beau- 

de la Toussaint à 

et de l'Assomptîi 

s du dimaocbe e 

ince les plus vari 

renies bênédiclio 

venirs el éloges i 

e la première pa 

s pour missions, 

- confrérie, pren 

es gens et slatioi 

eils au missionno: 

bbé Bcau-Verden( 

unds; les princîp 

, à noire humble 

le sérieux scrvicei 

provisation ne si 

nises réflexions ai 

lUsregrelloDsloul 

; soient ici et là 

Augustin, ou desa 

ut à elle seule toi 

uf lui eûl ouvert 

ées. Mais cette li 

dîtioD, ne £)aurai 

t à sa sixième édii 

de vue, celui de 

I dans la prédicat 

mainlenanl M. 1' 

re de la prédica 

iclion dans laque 

et rappelle ce que 

„ . dans la religion ju 

Précurseur. Abordant ensuite son sujet, M. l'abbé Boi 

toire de la prédication en sept périodes : les origioes, li 

le moyen âge ; la Beuaissance ; le xvii* siècle ; le x 

le XII* siècle. Avec quel attrait on voit passer tout 

nobles figures des apôlres, des Pères apologistes, d 

latins, des docteurs, des moïnes-missionnaires, des orat 

n'avons pas, au siècle contemporain, 

tenr d'un Bossuet ou d'un Thomas 



n 



_ 106 - 



ienne, au xix" siècle, n'esl pas dépourvue, il s'en faut, 
re : les Boulogne, les Frayssinous, les Mac-Carthy, les La- 

RavigDaa, les Dupanlonp, Ips Pie, les Planlier. les Couiba- 
Félii et Monsabré, lormenl une asspz b^ll" pléiaiic d'esprils 
teors distingués qui peuvpui bien rivalii^er avec daulres pé- 
: pri vili^<^îées de Tliisloire de la prédication. M. l'abbé Boa- 
re succinct pour dire son jugement sur de si nombreux 
is sa roncision ne nuit pas ù la clarté ; elle contribue mémo 
is d'énergie à la pensée, et le Irail so grave plus facilement 

du lecleur. Le plus souvent, M. l'abbé Boucher s'ell'ace lui- 
i'abriler derrière di-s noms illustres, et ces empruols faits à 

et à des criliqnes autorisés ne sont pas un des moindres 
ouvrage. Mais de ce livre ressort cette conclusion à l'éloge 
îe de la chaire, que, si l'art n'est pas étranger à l;i prédici- 
l pas à un art monilain qu'il appartient de con^ainixe les 

loucher les cœurs. Couiuie la vraie poésie, c'est du Ciel que 
rande et vraie éloquence. 

- ËDcCATios. — InipoiiaDle et difficile mission que celle de 
ince et la jeunesse ! Les ennemis de la société et de la fa- 
prenaient bien quand, pour prijparer une génération apte à 
r hérilage, ils s'altucliaienl de tons leurs eticrtsà élever des 
1 leurs principes et leur morale. L'avenir appartiendra aax 

auront su former les enfants à leur image. Ue là celte Intle 
rdeute, depuis vingt ans surtout, entre les docliinaires de la 
l les apôlres de l'Ëvanplc. Mais n'est pas éducateur qui veut 

nous, les disciples du Christ, nous ptiissîmis rênssir daos 

de préservation, il nous faut savoir bien exaoleuwal m 
! l'eKCrcice de noire apostolat et aussi comment nous devoBS 
irer. Lisez l'Éducaleur-npôCre, dont l'aoleur, trop modeste, 
us le voile de l'anonyme, et vous serez iniUé à celle double 
!. L'iulroduclion vous fixe sur ruliUlé de la croisade en El- 
ication. L» première partie s'ouvre par des considêratiooB 
alheureiisement inip justes, sur le péril que court la société 
is elli! ne manque pas d'indiquer le moyen de conjurer ce 
r : le salut par la toi catholique ; l'éducation, le plus grand 
olut. Qu'est-ce donc que l'éducation? L'éducation di&- 
le à tenir dignemeni sa place dans la société ; elle compte 
s : la famille, l'école primaire, le collège, l'enseignement- 
lais elle les parcourrait en vain sans la religion, qui seule 
' la vérité complète et faire pratiquer la véritable vertu. 
Llion dépend surtout de l'éducateur, qui doit se préparer à es 
le en se formant à la piété, à une vertu solide, au zèle apos- 
ne science compétente. La seconde partie du livre nous 



— 107 — 
préparé, se livrant à l'exercice d 

11 doivent se montrer tour à Ioup It 
on intelligence, les qualités de s( 
selon Dieu, soit bors de l'école e 
ens élèves, en s'ingéniaoi à les r 
k les guider de ses sages conseils, ei 
a sainte croisade le père et la nièi 
ils auxiliaires. Le meilleur type de 
!ux de la Salle, et c'est snr un court n 
|ue se ferme ce livre si bien pensé 
r V Éducaleur-apôtre entre les ma 

la formation du caractère. La làcb( 

le chanoine Ginon, un ancien sup 
d'expérience, qui vient nous indim 
ucalion la dignité el la fermeté du 
ne faut pas confondre avec l'orgueil 
irrait être compromise par un mait 
ir une surveillance qui, pour ne pa 
t indiscrète et déloyale ; par une r 
iroporlion avec la faute, sans égard 
18 amdisciples qui se donnent le li 
lî arrivent à faire tout plier sous lei 

du caractère n'est pas moins ind 
i la première éducation en réprîman 
nce, l'obsUnaiion , l'cnlêiement, la 
discipline et le travail, raustérilé c< 
1 lutte contre les passions, la con 
ll^ le sentiment religieux. Nous v 
vre. « Les considérations les plus ' 

avec ordre et clarté dans un enc 
L d'une grande pureté rappelle la m 
t personne ne s'étonnera de la d 
Hé l'objet. » Le livre de M. le ch; 
anoré du prix de la Société d'éducal 

dévelopiiemenl de la dignité et de . 
oyer chrétien. Donnez-nous de t 
d'avoir de bonnes générations. L( 
éditer pour la quatrième fois M. A 
parer ce milieu si favorable à l'édu 
I, ces leçjîns de philosophie moralf 
DÙ elles les cherchaient : parmi les , 



&s dans la vie du mariage, parmi les pères 
TÎeuK leur sainte lâche, demandent par- 
ir, parmi les maîtres que la confiance des 
éducation. L'auteur nous avoue que les 
ni lui viureot de ce monde aimable et 
ouvenirs de sa vie littéraire. Nous le 
s de plus douce consolation que la cerli- 
\ussi faut-il ne point s'étonner que M. de 
I lin demi-siècle d'intervalle, essayer de 

Ses leçons nous sont, d'ailleurs, plus 
Ile époque où tout est conjuré pour 
Chaque loyer devrait avoir un eieuiplaîre 
unlant, devraient lire et méditer ces pages 

où il est si bien parlé de la vertu et du 
ge dans la socîélé cbrétienne, de la pré- 
rs communs des époui et de leurs devoirs 

la vocation des enfants, de la piété Sliale 
lailre el des serviteurs, de l'influence so- 
irtoul, gagnerait beaucoup à se pénétrer 
doctrine : c'est à lui que s'adresse rëmi- 
, dit-il, tombaol aux mains de quelque 
m souvenir ému de la muisonpalerDelle, 
« comme un écLo attristé des vois de la 
le livre, il éprouve quelque désir de re- 
i pleure son absence, s'il tente quelque 
le son cœur les berbes malsaines qu'il a 
e l'amour filial et de l'amitié fraternelle, 
ai payé à la famille chrétienne une partie 
■actée envers elle. >> Nous avons dit com- 
t réalisé par la diffusion rapide de son 
. ; ce premier succès nous autorise à es- 

sera aussi favorablement accueillie de ce 
on de 1859 : ses salutaires leçons de phi- 
ilu de leur incontestable valeur, ni, hélas! 

jeunesse est le P. Paul Lallemand, de 
'il nous oflre contient la quatrième série 
■unei gens. Ce bon pasteur connaît bien 
dire que ses brebis le connaissent. Il y a 
3 courant de sympathie qui va toujours 
B meilleures dispositions pour le succès 
allocutions portent sur des objets non- 
(ues-uns : le secouement, le mal, le Ira- 



ur de Jésus, la haine, les gardiens de la 
&, ressuscité. Mais dans celte quatrième 
intes, « ce sont, dll le cardinal Bourrel, les 
de forme.... Les idées ont toujours une 
j'expressioQ qui fiie l'attention el excite 
■oie si pleine d'allrails ponrrait-elle ne pas 
!S jeunes gens si avides de la belle élo- 
pas de l'apôtre qu'il essaie de pallier le 
ner d'énergiques conseils ; aussi bien les 
chlse, si dure soiL-elle parfois. Le P. Lal- 
nt et prend à tkhe de montrer à ses dis- 
E el si entourés de périls, les dangers qui 
soutien qu'ils niéconnaissenl. Deux éloges 
: ceui du coramnndant Prost et du géné- 
\ la pratique ; à côté du conseil, l'eiemple. 
inéral de Bonis, non moins vaillant soldat 
leur de noire armée el une des gloires les 
siècle ! 

[i! aussi former la jeune fille et la jeune 
ïé Baulain se l'élail imposée et il avait 
eltres spirituelles à une chrétienne denos 
; trop présomptueux : Pie IX daigna le 
une lellre où le Pontife .exprimait à son 
on. Le livre fit son chemin; il conquit la 
mot les honneurs d'une seconde édition, 
é écrites dans les circonstances qu'elles 
l'auteur tient à nous en prévenir — a 
1 les a remaniées et étendues pour leur 
lie et les rendre utiles aux personnes qui 
îemblablcs ou analogues ; il en a soigné le 
re épistolaire qui comporte pins d'entrai- 
faul donc y chercher ni des dissertations, 
que des lettres écrites dans l'intimilé de la 
nais eu d'autre but que d'y ramener ou 
les ont lues ou les liront. On n'y trouvera 
t sont plutôt des tableaux, où, comme les 
î h copiei'la nature, l'auteur a réuni les 
îles pour former uu type ou l'idéal d'une 
rend la jeune fille à sa première commu- 
I point de départ de la vie chrétienne ; il la 
^ïcrance et l'avertit de tous les dangers 
on entrée dans le monde, des soirées, des 
e tantôt à une personne qui parle d'entrer 



— 110 — 

;îoii, (anlôl à une demoiselle qui veut se marier contre le gré de 
'aïs; il écrit soit à une nouvelle mariée, soit à une jeune mère, 
ne mère sur réducalion de sa fille; maintenant, c'est au tour 
eligiense qui veut quitter sa communauté, à celui d'une jeune 
)u (l'une jeune dame qui voulait avoir un salon; il a une lettre 
cnipule et consacre les trois dernières à traiter du mélange de 
dn monde avec la dévotion. C'est ainsi que ces lettres spiri- 
furent, selon le vœu de l'auteur, une continuation ei comme ud 
;emenl de son ministère sncerdotal. Kucore aujourd'hui et pendant 
lpt1 elles rempliront la même mission et nous sommes convain- 
! ces sages avis serviront à préserver on grand nombre d'âmes et 
cnelire beaucoup d'autres dans la bonne voie. 
les Décadents du christianisme, nous sommes en face de ces 
s chrétiens qui n'ont pas voulu profiter des leçons de tous ces 

de la jeunesse. Le litre laisse un peu à désirer pour la clarté : 
ivons dit, M. l'abbé Bolo ne se lient pas assez en garde contre sa 
ce il ne rechercher qne le mot nouveau, le mot qui frappe et in- 

ce qui nuit à la précision et à la vérité; mais c'est une conces- 
' la vogue, » et il ne faut pas trop s'en plaindre sî par là les livres 
.'abbé Bolo s'altireol de nombreux lecteurs du camp ennemi. Les 
ils du chrislianisme sont donc les mauvais chréLions qui compro- 

I l'Église ou la déshonorent; ce sont ses pires ennemis, qui vivent 
m sein, et c'est par eux qu'elle périrait, si elle pouvait périr. Le but 
enr est de dénoncer ces ennemis pour mieux servir l'Église; il veut 

II les dénonçant, les avertireux-raémcSiS'appliquant ce mot de saint 
is de Sales : « Je ne suis que rapporteur de bonnes raisons qui 
TonI voir clair comme le jour que vous êtes hors du irain qu'il 
ivre pour arriver au saluL. » Trois chapitres se partagent tont le 
' : les baptisée, la lutte, la loi d'aïuour, et sous ces titres viennent 
ipiTdes considérations très jusies et très opportunes, exprimées 
! style imagé et pîltoresqne qui en rend la lecture séduisante; 
li constatons d'autant plus volontiers que nous n'avons pas 
u6 les quelques imperfections d'uulrefois. M, l'abbé Dolo dédie 
Inme à sa mère, qu'il vient d'avoir la douleur de perdre ; il nous 
i ce propos les trésors de cœur et d'esprit de celte femme forte 
ma tendrement et dont la perte a été pour lui une si poignante 
3 : ce sont trente pages d'effusion de piété filiale, qui i^meuvent le 
t vuus arrachent des larmes; elles font à la fois l'éloge de la mère 
Is. Dn terminant, M. l'abbê Bolo demande à Dieu la grâce « de 
hier, si imparfailcmenl que ce soit, à la femme idéale et sainte 
sa mère. » Nous souhaitons, nous, à notre cher pays qu'il compte 
ibrenses familles semblables à la sienne : les décadents du chris- 
le redeviendraient bientôt de vrais disciples de l'Évangile. 



1 



key 
Sale 
e dei 



jiie, i 



sitioi 

ntro 
e gr; 
ixqii 
éecl( 
dan) 
du : 
rapi 
qui exisEmt entre V Inlroduclinn à ta vie dévote, son aiileur et k-s ai 
mils sortis do sa plume. >«i)l n'élait plus aple à mener ce Iravi 
bonne fin : il faut s'èlre familiarisé avec lus œuvres de rûvûqiii 
Genève, s'èlre comme identifié a\ec le saiol aiileur, pour arriv 
écrire les pages que nous venons de signaler, pour porler sur l'œiiv 
son aiileiir un jugem^'nt aussi complet, aussi jtisti&é. L'Inlrodactl 
la me dévoie a'avail jamais été l'objet d'un tel commentaire : ell 
devra d'être plus avidement recherchée et mieux méditée. Les pr 
suriOLil Iroiiveronl, dans cette préface, une puissante excitation à i 
fl Èi mellrc à profit pour la direction des âmes les conseils doni 
Pbîlolhéeel, en sa persouno, ù tous les aspirants à la vie dévole. 
UMkpy s'efforce de les convaincre que « pour pouvoir conimuniqu 
pensée du maître, ils devront l'approfondir et en la communiquai- 
s'en péni^îreront mieux encore.... En s'identiflantde la sorte avecl'e 
de saint François de Sales, en s'approprïant son admirable doctrini 
atteindront un double but : tout en procurant le salut des âmes qui 
sont confiées, ils assureront leur propre sanctification. » Qu'ils pren 
pour quille l'étude du savant bénédictin qui les aidera si efficacem' 
■ approfondir ainsi la pensée du maître et à s'identifier de la sorte 
l'esprit du saint. » Le volume en publication renferme deux lextf 
l'Iniroilucfion : celui de l'édition définitive de 1610 et, en appen 
avec une nouvelle pagination, celui de l'édition princeps. Ce demie 
absolument littéral, même pour la poncUiation, sauf la correctîo 
cerlaiDPs fautes d'impression évidentes. Des variantes sont reprod 



112 — 

i pages : elles sont 
!S manuscrits dont 
« volume se leraiin 
se trouvent dans 17 
une œuvre achevée, 
nés et nous fait yv 
livre. 

dut François de Sa 
I de ses disciples, n 
s pour tous les joui 
ils des œuvres de i'i 
elle même de Vlnli 
mr qui, comme le 
et enseigne à prier 
: Térilable auteur d< 
. C'est à dessein. « 
[ue de Genève dis 
ellres. « En même 
i j'ose inventer ce 
ce. II est facile, en 
:des quatre semaiui 
les avis préliminair 
ur l'objet et le pis 
ins dernières de l'hi 

chrétiennes; Notr 
nt-Esprit; privilèg' 
;es e( saints. Souslormcaappenaice, 

des Œuvres de saint François de 
■e le Saint Sacrifice de la messe, iin 
imunion. En vue d'accommoder ces 
née, une table analytique place à cûlé 
[jet qui convient à ce jour et indique 
s attendons te plus grand bien de ce 
ois le manuel des commençants, un 
a et un levier pour l'essor des âmes 

e citer, était autorisé à juger l'ouvrage 
de Sales, car il est maître en spiri- 
r, un livre dont il se fait le modeste 
tes ne sont pas de lui ; elles lui furent 
e l'usage qu'il vaudrait. Il les lui et 
îssances et aussi, espère-t-il, un vrai 
lanuscrit ne renfermait rien de non- 



.. _ Lsionsqiieli 

l^ae suffll à déduire. Or, c'esl précisément la simplicité, 
qae irréduclible de celte argiimcn laiton, c'esl l'élonnanLe rie 
tes sacrés dont elle est corroborée, qui lo raviront. La d( 
méthode du livre sont de saint François : c'est en faire le m 
et le recommander aux âmes vraimenl désireuses d'une ! 
Il Us ne sont pas communs, en iiotre tin de siècle surtout, I 
spiritualité saisissant tout d'abord l'intelligence, la persuac 
de la raison et de la foi et l'obligeant ù orienter la volonté di 
Toir et de la perfection. » 

On peut porter le même jugement snr l'œuvre de M. Gui 
lulée : La Vie chrétienne. Mgr l'arclievèque d'Avignon 1'; 
remarquable monument de piélé et d'evpérience coDsoi 
■ réalise merveilleusement l'îilêal d'un traité complet de 
lienoe. ■> Kl Mgr Vigne justifie son appréciation en résumant 
qnes mois le pian et le développement de cet ouvrage : - Ha 
Tolaoïe, écrit-il à l'auteur, vous montrez, dans la connarss 
iraieraent exposée, du dogme catholique, r»//(wirt ratio do 
tienne qui a son ioudement, son développement et sa fin 
Dieu seul; puis, ces principes établis, vous développez, en 
Tolnme, la pratique dé celle même vie ; vous en éludiez la ci 
le progrès, la perfection, et vous exposez les moyens les [ 
eties plus féconds pour entraîner les ùmes à la sainlelé de 
{oasommalion dans l'union avec Dieu. » Ce résumé suffit à 
idée de ce livre que tout Odéle qui veut vivre chrétiennemei 
et méditer. Quant à la méthode el au style, nous sommes 
(ODslaler que ces pages sont écrites » en une langue très 
Ihéologique, avec cette clarté d'exposition et cette sûreté de 
rappellent si bien le docte professeur el le savant auteur d 
tpUrei de saint Paul; » on y remarque et on y goùle « 1 
looclion d'un directeur expérimenté, doublé d'un ascète 
Itans la première partie : Le» Principes, l'anteur divise s; 
Irais livres qui traitent do Dien et de l'iiomme, du divin m 
tbrélien, Dieu et sa vie intime, Dieu et la création, l'hommi 
oraalion; les perfeclions de Jêsus-Clirisl, Dieu fait homn 
docede Notre-Seigneur Jésus-ClirisI, l'Église de Jésus-Chri 
lotion intime du chrétien, les œuvres du chrétien, les voie 
ferlion chrétienne. La deuxième partie : Pratique de la vie 
res, où l'auteur parle de l'aDTermissemenl 
la loi, du progrès du chrétien par les vei 
1, de pauvreté el de religion ; de la p 
'espérance el la charité ; de plusieurs me 
T. LXXl. 



— m — 
' el de perfectionner la vie chrétienne : la prière, 
s-Christ, la sainte Eucharistie et la sainte Viei^. 
à ces moyens principaux de sancliûcation, en ajouter 
ation de la parole de Dieu. Nous avons sous les yeux 
(es Épîlres de saint Paul, par la R. Mère Thérèse de 
us sommes charmé par ces conseils de sage directioQ 
ilité qui se dégagent, snns eSort, de chaque mol du 
ilure, divinement inspinie, est bonne pour instruire: 
cm quand on lit ce pieux commentaire des trois épi- 
aax Romains, aus Ëphésiens et aux Hébreui:. Sans 
er celle dogmatique serrée qui eSraîe même les pins 
, les hommes les plus versés dans la connaissance des 
e Thérèse s'est servie, et elle a bien fait, des com- 
; « mais, ajoule le cardinal Bourret, ce qui est à elle 
sont les senlimenls de piété, de haute ferveur ei de 
BU que les paroles du grand docteur des Gentils lui 
Lrouveni l'origioalité de ce travail el sa personnalité.» 
le Saint-Joseph fuf prieure du Carmel de Tours, oii 
[I, ttans la soixante-dixième année de sou âge. Del'his- 
ite par le R. P. Mercier, S. J., il résulte que la Mère 
seulement une vraie carmélite par l'esprit de renoQ- 
e et de dévoueuient à sa communauté ; c'était encore 
luro qui, pendant un demi-siècle, répandit une écla- 
ir de son monastère et sur son ordre entier. Hnmbleel 
me, la pensée ne lui fût jamais venue d'écrire, encore 
ies méditations solitaires el intimes, d'autant plus 
ait n comme des amalgames de textes, de pensées, 
terprétations sans ordre, sans développemenls, » et 
uverainement « que les femmes écrivent, » tant elle 
me leur sied mal; elle n'exceptait que sainte The- 
mission divine qu'elle avait reçue. Il fallut un coni- 
[ pour la décider à se soumettre aux avis de son 
ces Élévations sont bien le fruit de l'obéissance, 
pages y trouveronl consolation, force et surtout ud 
ler Dieu el de le servir dans le sacrifice de soi-mSnie: 
ion de saint Panl qui satisfera et chauffera leurs cœurs. 
fection et de la sainteté est Jésus-Christ : c'est vers 
dre toutes les n élévations» de notre âme, el sa vie est 
e Epiritualilé. Voici le troisième et dernier tome de 
Meschler, S. J. : Méditalions sur la vie de Nolre- 
••isi: il est le digne couronnement des deux tonies 
fous renouvelons à M. l'ahbé Mazoyer nos remercie- 
r avoir traduit de l'allemand cet excellent ouvrage 



J 



— 115 — 
ilations pour le soin, l'esaclilnde qu'il a 

tfoiâiéme volume renferme quarante-trois 
le et la mort de Jésus; dis-s^pl sur la vie 
terpii, soit dans le ciel; enfin, sept sur la 
ilglise. Les méditations sont suivies d'une 
: » destinée à aider efficacement le cat6- 
indiqiiaQt l'endroit précis de i'ouirage où 
I traité daos un coure ou dans une allocu- 
l'ordredn temps liturgique, renvoie sùre- 
ssagcs où l'on peut lire tes estrails des 
l'J^glise anx dimanches et anx fêtes de 

'■ se rapprocher de plus en plus du mo- 
1 en a le moyen efficace par la célébration 
de la messe. Mais c'est à la condiiion do 
t les bienfaits précieux qui découlent de 
iir même de la grâce. M. l'abbé Decrouille 

^ . js confrères à utiliser ces bienfaits et il 

leur offre, dans des Méditation» sacerdotales sur la messe de chaque 
jour, un moyen infaillible de devenir parfait, comme notre Père céleste 
est parfait. « La meilleure préparation au Saint Sacrilice de la messe, 
écrit à l'auteur le cardinal Etampolbi, est certainement la tuéditation, et, 
quand celle-ri porl%sur ces mêmes prières que le pr<Jlre doit réciter, 
die nous aide infailliblement à coniornier nos sentiments à l'esprit qui 
guida l'Église quand elle les composa. C'est pourquoi, par la publication 
de vos Méditalions sacerdotales sur la messe de chaque jour, vous avez " 
lait une œuvre qui peut enrichir d'avantages spirituels vos confrères 
dans le sacerdoce. » Nous n'avons pas à redire rappréci.ition favorable 
pie nous avons déjà portée sur cet ouvrage ; l'écoulement rapide de la 
ireniière édition témoigne de l'excellent accueil que lui a fait le clergé 
'taous prouve que noire Jugement était bien fondé. La deuxième édi- 
ioD, qui vient de paraître, obtiendra certainement le même succès et 
«ra suivie, — nous le désirons vivement, — de plusieurs autres. C'est 
a meilleure récompense que puisse ambitionner l'auteur pour un livre 
pi, au témoignage de plusieurs évèques, contient « une doctrine st'ire et 
me sage direction. » 

Nous ne ferons que mentionner, en terminant cette série de livres de 
piritualité, la courte brochure du docteur Martin Domingiiez Bcrrueta : 
Ff mislicismo de san Juan de la Cruz en sus poestas. C'est sur- 
out une élude de critique littéraire, mais le savant auteur a eu en vue 
•rincipalement d'établir dans ce travail une vérité qui touche à l'ordre 
ipiriluel; c'est que nulle autre part, comme dans le surnaturel, ne rcs- 
ilendit davantage ce qui est vraiment beau et vraiment sublime. Les 



— Ilfi - 

an de la Crois, remarquables par ] 
lenls et des pensées, se disLin^^uec 

font un chef-d'œuvre de lilléralu 
OTioNS. — Les Manuels sont nombi 
il aussi complels, aus'^î bien comp 
:dni de M""" Naii de Beatiregard. 1 

pure el ia plus élevée, le Manuel 
•ée première de l'auleur, unique 
lis il est fort heureux que, par sa p 
i bénéficier, et il peut convenir ai 
ivre, dit M. Amédée de Margerie, 
L pas un lecteur.... qui n'y trou 

C'est la marque des très bons liv 
lomnie Vlmilatxon, (vu pour une 

vie dévole, ils étendent en peu df 
s ^mes humaines, el je pens« que 
•ofil les pages écrites en vue d'une 
l comprend quatre parties : les j 
ualious et pour tous les besoins, 
int vX simple à la fois, pleines d 
is sacrements : la confession, la c 

la confirmation ; les offices, prié 

vêpres, pour les dimanches el V 
n lénioîgnage de Mgr i'évèque de 
ice du livre et lui donnent un a(tr; 
les de dévotion, il faut mettre au 
(otre-Seigneur Jésus-Chrisl. Paul 
is, et Jésus crucifie. Telle est ta 
s le petit opuscule édité récemmË 
[ de Notre-Seigneui' Jésus-Chrù 
. Ces quelques pages sont extraii 
du pieux et illustre fils de saint 
lient pour le fond et pour la forme 
ndiqtier la valeur de ces méditalio 
lodesle éditeur, el nous leur souh 

.ssion du saint Kédempleur que d( 
tes missionnaires du Sacré-Cœu 
)nle lui-intïme l'origine de ce lit 
le année, à l'époque des désordri 
J'avoir un Afois des opprobres 
ayant été prise assez soudaineme 
losées au jour le jour et lues au fii 



de: 
tiel 



des 



t & 
Al 

înl- 
les 
Ce 



déT 
pr 



etc 

Car 

les bontés et les grandeurs de Marie. Le cai 
vre, etc., commentent les prières publiques i 
loDt l'objet des méditations de la troisième 
aine par uoe série de Lestes de l'Écrilufe 
raduclioD, — relatifs aux principales fêtes d( 
Le Mois de Marie pratique, par l'auteur des 
lous montrer Marie comme modèle de la vj 



— 118 — 

aque jour nous révèle en cel 
pparail ea quelqu'une de sa 
lions la résolulion tliiniler. 1 
comme un pelil IraiLé de i 
la vie de la divine Vierge. 
inivie d'nn exruiple ayiinl oi 
e rapporLaoL invariablement 
le pratique pieuse qui ressor 
frcice. 

s toujours de Mnrie en appel 
es du pèlerin de Lourdes . 
lié el orné à chaque paj^e d'u 
intieni absoluiuenL que t'ol 
n de la Vierge immaculée, If 
iice avait éié l'objet d'un e 
>ine Micbel, de Niines, maîf 
le donner en même temps 
.e compose. Les Heures du 
Qt compléter les L'iévations 
eux be:iu:ï petits volumes d 
ns des pèlerins de Lourdes 
i de ïllinéraire el se ferme s 
sion cl la sainte communioi 
■Jean l'Évangélisle de Tonrn 
de la correction el de Télé, 
ion française, nous devons a 
les de l'office sont traduites 
la rime ri^gulière s'accorde t 
B ce même livre, beaucoup pi 
ée de tonles les bourses, ser 
re-Dauie de Lourdes; c'est 
est toute dans le tonnai, qui 
)ages, qui tnil ici détauU Le 
. à ofirir à un ami ; on se rés 
et quotidien, quitte à le re 
er les frais. 

'des fait aussi lesnjet de quel 
Pierre Lebrun, et l'on y seni 
immaculée. Mais dans ce liv 
: aussi des Fleurs et des frui 
inces, des odes à Noël, à la Ci 
, ans disciples d'Emmaûs; i 
ire et le chemin de la croii, 



9 — 

souhaitons de manier le ptnct 

s déjà goûté voire talent poétiq' 

je puis vous adresser mes félici 

la maio vous êtes peintre cl poê 

; tableaux comme vos tableaux s< 

antiques, w Cet éloge aatorisÉ su 

le M. Pierre Lebrun, 

les, ce sont les saints, mais il en 

[ucls les disciples des apôtres no 

^r Gaiime a voulu les tirer d'un 

it connaître les saints persnnnaj 

es années à nous faire mieux adr 

compagnons dos Apôtres, ainsi c 

dans leur apostolat ou chez qui 

ils avaient été à la peine en co 

ktlantle paganisme; il convenait bien qu'ils fussent â l'honneur. Cit( 

siial Etienne, Gamaliel, Ananie, Agabus, Tite, Sylas, Apollon, Évod 

Xmas, Phiiémon et Onésime, Hermas, siinl Léon, saint Clémont, e 

Nous n'avons pas à insister sur la méthode et le mêrile littéraire de l'a 

leor. Mgr Gaume a fait ses preuves ; il a combattu le bon combat e 

bien mérité de l'Église. Les services qu'il a rendus à notre société se 

loin tî'èire oubliés, el la diffusion toujours croissante de ses œuvres 

perpétnera pour la sanctiGcalion des âmes. 

Uq autre modèle, celui-ci plus récent, c'est cette princesse Marie-Ii 

maculée de Bourbon dont M"" de Gentelles nous raconte l'édifiante v 

L'auteur nous l'offre comme un modèle d'outre-tombe. Il est des -Xn 

aiiites qui sont surtout apôtres quand elles ont quitté la terre. Elle 

comprit quand, il y a quelques années, elle lut dans une pieuse pub 

calion le récit des derniers moments de la comtesse de Ltardi. « E 

nprîL alors que la mission de cette pieuse princesse n'était pas act 

;, bien que Dieu l'ait appelée à la récompense, et que ses esemp 

liaient être une très éloquente prédicat4on pour les jeunes fdles 

Ire époque. » Ce récit d'une existence si chrétienne est fait d'un st; 

iple, facile; l'auteur se borne à raconter, sans réflexions, sans coi 

□taires, mais on sent son âme vibreràchaque mot et l'on se troui 

isque à son insu, partager pour la noble cl sainte princesse ses sen 

Dis de sympathie et d'admiration. F. Ciiafot. 



POÉSIE 

lu BaU joli, par Gibriel Vicaire. Paris, Lemarra, 1394, ja-12 de 200 p., 3 fr. 
. Pa^taga de Pranct et d'Italie, par Pierre de Holhiic. Parts, Lamarra, 18D4, il 
« IbO p., 3 Tr. ao. — 3. Chanit du payian, pu Paul DIroulëde. Paria, Calmi 



.31, ÎQ-IÎ (lo4j p., 3 tr. — 6. 
T, 189i, !□-(■; do îliOp., Jff. 
'is, Lomcrro, 1894, ii3-12 de 
iaoRT. Pari^, Lemerra, 1S9i, 

lïr UaKC nONNEFOT. Pupis, Ll 

(C, iwr EDOUARD SctruRA. Paris. Parrin, t891. in-lî ih 
fiiiioiii et lollUituda, du poêle Fhanc-Nohuh, Pirii, 
ff. — lî. Drama, par Eue C»BnoL. Paris. Jouau*!, 
3. Sonneli Ci lOrnelta, par Albebt Semia-ie. Paria, 
! fr. — M. Sur le chemin du doale, par l'abbé Kiu- 
Q-lî doîiO p., 3 fr. 30. — MA Mnon, psr Fnii- 
r, 1894, iQ-8 ilo 4ï p. — 16. FumeroUa, par RoKBi 
irl iniiépaailanl, I8B4, in-8 do 170 p. — 17. VÉur. 
r. Paris, Lamerre. 1894, in-1! da iv-18S p., 3 fr. — 
iEun. Lyon, Beraoux al CumiD, 1894, iD-8 de 380 p. 
L Pienjs. Paris, Kisclibaclier, 18!)4, iii-18 do lii-B p., 
Éoautno BE<tDFiLB. Paris, Leniarre, IS9I. in-<! da 
•t fie Houdini. par Gustave Fdrtcic. Paria, GraEiliw, 
. Le> Fablei de i'école et de la jeunette, par FalDilic 
ris, Paul DupoQl, 1894, iQ-12 da vii[-I80 p., 1 fr. 80. 
iBïSisSK*. Paris, Leroerro. 1894, in-12 do «ll-lJi p., 
lin, |iar Éuile Eude. Paria. Itelaui, 1894, In-i; ds 
par la nature, par Dbghé. Paris, Lamuile el Ptissan. 
- 2B. La Dernieri Jouri iJu Taciturtie, par Botsa m 
. iQ-8 da 70 p., 1' fr. 50. 

caire dil verve, couleur, gaieté, enjain, 
la nature, saveur du terroir. II nYscbei 
eu, d'euniiyeiLï, mais une noie toute peN 
pitisée aux sources mêmes de la vie campa- 



irdu bois joli 
ours il sa. mignonne. 
9 verdisse ou fleuronno, 
ira le cœur empli. 

ichise et simplicité dans l'an. Conclure dt 
i*o/i n'ail rien à se reprocher serait aller ut 
uchc, mais de combien d'autres tiianièr» 
et plus ex;iclemenL ; où n'est-il pas léger? 
nent sceptique, légèrement viveur, léger 
st instiuciivement porté à la gauloiserie, 
lineries de tout genre, voire même et pa 
respect de la morale ne l'inquiète pas bea 
que les gens attrapés et roulés. Et pourta 
homme si gai el si ouvert ! 
le où j'adorai les roses, 
cœur s'est à peine éveillé; 
t toujours émerveilla 
des hommes et des choses. 



feux de vingt 
B"est pas délit 
is de l'éorîo, 
irin temps. 

ûur, rondes • 
ointe de phi 
Miiis.ô chan 
us de graviU 
? a été coiin 

ses jugemej 
OH peut assi 
6e. M. de No 
iue de sotive 
les chefs-d'a 
esse sous sa 

le goût des 1 
:e qu'il est 
is d'une s(i 
iérédia. Aini 



étoiles tranq 
ive aux lïoiint 



ibles infertile 
Ira vaux servi 
3ur brisait Icf 
des vermissei 
)i) vont leurs 1 
. marchent ve 
, leur temps i 
fpte profonde 



iil6, et les VI 
ns de cbarm 
[ii'il peint si 
, médile, lit, 
pos des J'eus 
faut de loui 
;n entier, ei 

st grand. 



n 



lil suivre des rimes féminines ne rimanl 
ne supprime loUlemenl les assonances, 

, malgré loul leur mérite. 
que ces Chants du paysan de Paul Dé- 
dii compliqué, de l'alambiquê, du recher- 
prélenlieiix, du pédanlisme de celle « fin 
■espire ! Et comme c'est chaud, vivifiant, 
ni par la vërilé el la franchise. Vraiment, 

adversaires dans le tourbillon malpropre 
sible qu'il se soil fait des ennemis. S'il 
iiil à leur déshonneur. Trop de loyaolé, 
1. des injures, et trop de véritable éléva- 
■e el celle âme chrétienne en dôpil de 
ires politiques d'une pari, les indiflérenls 
sine n de l'autre, el toute la bande des ci- 
xde l'art pour l'art, ou plutôt du métier 
Je faire de la poliliqueou, tout ao moins, 
de! Courant un tel danger, il faut donc 
vte^ critiques nécessaires- M. Dcroulède 
inds, le fouilleur, le pionnier des étals 

simplement les sentiments simples et 
i la nature aaturellemeul et la peinl de 
i fia? Pas davantage. Il a le sentimenl 
nie. Ses rimes ne sont pas toujours opu- 
ponlané, n'est pas régulièrement remis 
1, celui-ci ; 

m nom malgache! Mais c'est tcllenienl 
ir cédé à la méchanceté de celte méchante 
une autre citation. Et que pourrais-je 
jnnine le petit volume par un acte de foi: 
le est mauvais, l'heure est trouble; 

t se Joue à quitte ou double ; 
;t l'homme est sans mépris. 

le est d'insulter le prêtre. 

le signe de la croix! 

;n est bien prés d'être un traître. 

it, nous n'avons que des droits. 

orte k ma prière ardente 
triomphe apparent? 
. pas l'enter du Dante, 
l'espérance en entraJit. 



- 12H — 

ance attristée, abattue, 
ne et forcer son aveu ; 
d'un sommeil qui tue. 
t viendra. Je crois en Dieu. 

iidrioDS citer, où le poète laisse 6i 
lalrie, du sol, des bois, des fleuves 
:onnait, il goûte, il savoure la camp, 
les champs; il saîl !e momenl pr 
âent aux grains à jeter dans les sil 
"avaux : 

blés ondulent sous le vent.... 
re et son fait et sa chose 
ien son bras qui l'a produit. 

le Sentier, les Accordantes, Défr 
'Ecolier, où il s'élève contre l'école 

es s'est amendé. C'est lui qui nous 
ine terrible fièvre d'orgueil me brùl 
ua pensée, q Mais c'est bien Gni. I 
i ses violences el à ses esagéralions. 
insî, le poêle des Blasphèmes va po 
permeltre de croire en paix, etc'e 
l les grossièretés passées, qui désii 
quelle faveur! Aussi bien, la raison 
simple : « A savoir que les Blasph 
ans, et Mes Paradis, de trente à 
Nous allons avoir aQairc à un ho 
il noies donne une idée de son genre 

__ ^ particiilièremenl, c'est la saoulerii 

verbe se saouler est ici conjugué dans toute sa plénitude : « Je me sa 
iD te saoules, il cuve son vin, nous cuvons notre vin, vous vous sao 
ils se saoulent. Ainsi solt-il. » Le vin, il le faut : 

Vieux, rare, el que son prix su rend plus délectable. 

El combien d'aulres lermes, et d'autres crudités que le lecteur ne 
pardonnerait pas de reproduire I 

Quant à sa philosophie, elle est siniplu et un mot la résume :«Joi 
n a soin, d'ailleurs, de nons donner toute une série de préceptes 
la mettre en pratique, notamment sur le cuvage du vin, ci-dessus 
qiié. Mais pour jonir, il faut avoir. -- Fais tout pour arriver à tes 
L'o^ueil qui domine est essentiel à ces hautes visées. 

Tout cela ■ épate le boui'geois, » tout comme les formes exlnn 
iùres qae le poète cherche à donner à sa pensée : 



n 



milliardairps, et les aphorismes de ce 



celte pièce où il déclare que le bien 
Christ! Pour quelqu'un qui a renoocé 
! Et les expressions innsilées, incon- 
îouvent infructueuses, el les Taniaron- 

ct à toitle dignité, telle cette Balladi 
X, chassieux, » etc. 
. à coup des grâces, des délicatesses 
usticc de premier ordre, comme dam 
postrophe au mauvais riche : 



ie si bien faire, n"esl-il pas resté su 

erlaine, dans !a courle préface qii 
îst le dernier d'une série qui a asse 
leur, pour sa conscience littéraire c 
îfois que le Ion de : Dans les limbti 
i celui des Chansons, des Odes el de 
u soir. " Toujours es!-il que ceL apai 
produit à riiOpital Broussais d'où 1 
ilume. Pourquoi ce titre : Dans U 
nenl à peu près l'espHcation : 
baptisiis 



isères de l'hôpilal ou les visites de soi 
me, mais d'une forme qu'il s'est ui 
que, heureusement pour lui, quelque 
e la jeune école passent leur temps 
:. Quand je dis qu'il respecte religieii 
)ar là les assonances, consonances 
Mémenls du rythme, mais point d) 



iivent d'un réalisme sans pareil. Quant 
nés réminînes et masctili iies, et a«lres 
ine nv. ?e gène guère avec elles, 
précédé li'iiD dialogue sur la poésie, où 
;n riionneur des classiques et de qiiel- 
[usset, pour le plus giand dommage des 
•s adorateurs de la rime et des inven- 
neuve que recherchée. Pour un peu, je 
t si j'ai Ihabilude de défendre Victor 
Ké:int d'hier, tandis qu'il trouve à Boi- 
ioD que je lui soupçonnais à peine. Et 
autre pari, que quelques-uns des ineil- 
pporté des qualités nouvelles à l'art du 
lyrique? Mais laissons la préface et la 
nation peut Taire le poète, M. Oriveaud 
n'y va guère de main morte, dans ses 
! a d'égale que la vigueur de la pensée, 
c'est cinglant. Lisez ces vers à l'adresse 

■ avec ton infamie, 

!S ragoûts, 

)u, trois sous la ligne impie, 

ère cinq sous. 

)t, du fumier tie les livres, 

ondes des vauriens, 

rci la France, tu la livre» 

ictus p 111 g si en s. 

ire, il toi, rastaquouiVe, 

feuille sans nom ■( 

3on, ton Bavard Labonlère, 

las ton Lamoignon. 

les ïambes de Barbier. Ailleurs, dans 

ve, par contre, quelque chose du vers, 

i ia souplesse innée du chantre d'Elvire. 

i l'on rencontre plus d'une réminiscence 

heureuse de Musset, s'est-il iinaijiné de nous servir un pastiche de 

Dupont et Durand, dans Potdoin et Itriscou ? N'nurait-il pas mieux 

lit de s'en tenir ii sa verve personnelle, très suilisanle pour marquer 

1 place? Cette verve, elle réparait, pleine d'aisance, de fraîcheur, de 

ùelé, dans les Chansons, et d'eBpril dans les épigrammes. Tout est 

raluit aujourd'hui : 

Et gratuit sera l'impOt 
Bientôt 

Et ce petit Irait railleur : 



n 



lu'est-ce donc? Rien, Floquct par terre, 
îc te plains pas, infortuné, 
lar à ton dge Robespieire 
'•tait d^jà guillotiné. 

[ue tout soit excellent dans Au fit de la plume ? Cerl«i 
bieD, comme le lilre le dil, que certaines pièces aient 
nie caiamo. L'auteur aurait pu se montrer plus sévère 
'lusieurs expressions, sonveni un peu crues, revienoenl 
lis que M. Griveaud se surveille davantage, et le travail, 
laturels et à son inspiration toitle chrétienne, en feront 

lans un beau rêve, traversÉ 
e poésie et de musique, 
a grande forÉt m'a bercé. 

ieux que ce charmant poète — poète alors même qu'il 
M. Theuriei, pourrait se fiatter d'avoir été bercé par la 
i vers sont pleins de parfums, de senteurs des bois et 
. chère Savoie. Ses pièces sont des évocations des 
aiiipagnes alpestres. On y sent le souille des montagnes 
de ta fraîche nature. Tous les ruisseaux, tons les oi- 
Toutes les saisons y passent avec leur charme de gaielé, 
se on de mélancolie. Et les souvenirs qui s'y allachent 
lient encore à la vie de ces descriptions une douceur 
, en lisant de tels vers qu'on sent le néant des peio- 
:hic. » Mais ici, mieux vaut citer que dcSnir : 
iaa les nuages d'or sertis 
3 soleil descend vers la plaine. 
!S troupeaux, quittent les palis 
Dut parfumés de marjolaine. 
;ebis allaitant leurs petits 
; chèvres à mamelle pleine; 
1 bergère, à pas ralentis, 
!S suit tout en filant sa laine. 
1 sentier longe un taillis clair 
ï, légers, frissonnent dans l'air 
1 bouleau, le tremble et l'érable; 
, là-bas, parmi les brouîllarils 
li fument aux pieds des l'oyards, 
lintent les toits bruns de l'étabte. 

ièvre, disent ceux qui voudraient des coups de grosse 
re de jolis paysages reposants. Cette mièvrerie, si elle 
lour nous déplaire. Nous reprocherions plutôt au poète 
;èrement épicuriennes et quelques vers négligés ; 
'longeons-nous-y comme dans l'onde. 



J 



va de poétique. Mais quand à 
senliaienl — et c'est fréquent - 

im nom prédestiné pour la pc 
ilexe, M comme il se déSnit lui 
: besoin d'un idéal, d'un au delà 
t ni l'im ni l'autre : 

e le monde. 



lans une Ame virile 
fiarles vents de la foi. 

manque, et il a le courage de 
lait : 

nt elle fut subite, 
tte elle et mot. 

s tristes. Elle se borne à recom 
de meilleur en amour.... sans 
d'ailleurs les dieux s'évanouis 
poilon, Albéna et surtout Véni 
1 termes parfois assez crus, de 
ellossort connaît le métier. Ses v 
ns nuire à îa pensée, et il goûte 
iers amoureux de la phrase, pi 
l'abandon 



Il mortes : 

es au mystère, 

U3 les peuples éperdus ! 

lù !e Ciel et la Terre 

\ et confondus; 

s k travers la ramure, 

re et le bois qui murmure, 

ite au fond des val|on3 verts, 

ix, dans toute la nature, 

X sous des aspects divers. 

e M. Marc Bonnefoy, et tout sor 
-est de la même valeur. C'est u 
lotileur du st;Ie triomphent de 



ms philosophiques. Car nous sommes en pleine 
nie et théologie. Les idées sonl grandes et géné- 
M. Bonneloy est un Dieu de charilé el d'amour, le 
à cela près — ce qui nous défrise absolument — 
lie révélation. Les Poèmes à travers l'infini n'ont 
ses dans un autre but que cette négation. Jésus- 
et l'auteur nous dépeint sa « pauvre âme » envahie 
;ssD, plus encore que sur le Golgotha, « lorsqu'il 
ar aujourd'hui, « il pleure d'impuissance, » consi- 
<n œuvre. La foule des croyants de tous les siècles 
imesses, se plaint, et Jésus leur répond : 
de moi : mon royaume eat fcrmii. 
n'est pas consolant pour les infortunés qui, d'ail- 
de garder rancune à celui qui les aurait trompés, 
3 se troubler : 

ms pitiiî de notre Dieu qui pleure. 
issenl devant lui tous les morts qui ressuscitent 
laindre de n'ëlre pas ressuscites. Mais aussi qu'ont- 
? Ils n'ont pas compris l'Ëvanj^le, puisqu'ils l'ont 
jue M. Bonnefoy. 11 faut voir comme Jésus leur 
■ncca et leur pauvreté? l£sl-ce qu'une religion d'a- 
ces austérités ? Puis voici Godefroy de bouillon : 
mon cheval, la main sur mon épie, 
le ans je frappe à la porte des cieux.... 

peu fatigué, ce qui explique sa mauvaise humeur. 
es, puis Innocent Dl, puis les inquisiteurs — tous 
— et ces derniers fournissent h M. Bonnefoy l'occa- 
! à l'adresse des prêtres. Heureusement, le poète est 
i-Chrïsl delà perle de sa religion : 
Lire donc pas de n'être plus qu'un homme 1 
as ingrat ce peuple qui te nomme 
iprÈs l'avoir deux mille ans adoré.... 

est pas Dieu. Il faut donc chercher la divinité, ce 

antage de faire un petit voyage dans les étoiles, 

lewlon, qui counail les voies et moyens. Une de 

rises sera d'apprendre, de la boucho même d'un 

or Hugo n'est pas connu à Mars ! 

nnatt pas au Ecuil de riulini ! 

'X nous n'avons plus qu'à attendre de la science la 

:n. 11 coulera de l'eau sous le pont. 

ique, oh ! oui, mystique, et pas pour un peu. Nous 



30 ~ 

iser de son public, o 
ollicitudes s'eD gau 
e. Ce ne sont pas de 
, ni quoi que ce soit 
srs par l'harmonie el 
hose indéfinissable : 

) ou quatre dromadair 
1 [dation, 
îoup la question, 
or, que je le confesse, 
«s de k grosse espèce 
) dromadaires non plu 
e, et même un peu pji 
dut les mettre dans sa • 
peu commodes, 

anquaient d'air. 

In est vile pris d'un 

atienue des pièces a 

là qui nous change. 

seul de l'un d'eux \ 
a Mon. Gare aux fa 

devise celte parole c 

tre un grain de folie. 
je rideau se lève su 
juoi ? Voici : Ulric, < 
, s'il mourait le prem 
!t de Vau delà. Cela 
lais Tolmaï insiste I 
i qu'il est impossibU 
cercueil. 11 sort! Et, 
iller embrasser sa mi 
i vécu sis mois dans 
:s ne vont pas se pasE 
i ainsi qu'on se moq 
la forme d'un speclr 
ns la maison de sa n 
lariage aura lieu. D' 
s assistons à la céré 
ans-gène. Exaspéré, 
is comme les apparit 



J 



généralemeDl de coQsislatice, l'arme s'abal sur Klebeth, la jeune mariée 
qHÏ tombe et menrt ! Ce n'était vraiment pas la peine à l'autre de sorti 
de son suaire. Mais à ce moment le décor change, et nous nous retrou 
Toas au cimetière, où Tolmaï, toujours étendu sur la tombe d'Ulric, pâl( 
défiguré, nous laisse comprendre que,... tout ce que nous venons d 
ïoir n'était que son propre rêve, rêve d'une imagination exaltée. — L 
second drame, Bianca Capello, est, au contraire, très réel, car on s' 
Ine et on s'y empoisonne selon toutes les n^gles de l'art. La scène s 
passe àVenise et à Florence. — Dans l'un comme dans l'autre, il cou 
rient de reconnaître à l'auteur de vraies qualités dramatiques. L'actio 
mirctie, plusieurs scènes sont vraiment impressiounaotes, et les vei 
dans le Secret de la Mort — Bianca Capello est en prose — ont d 
l'allure, de la vigueur, de la couleur et de l'éclat. 

13. — Le volume de M. AlberF Sémiane s'ouvre par une préface d 
Philippe Gille, où il est dit, entre autres choses flatteuses : « On trouver 
DD peu de tout, mais de tout choisi, dans Sonnels et sornelles, de char 
mantes idées comme celle qtii fait naître le parfum des 'roses d'un bai 
ser de femme, et les papillons du sou&Ic de l'amour qui les effeuille; 
tSléde ces délicates inventions, des chansons franches d'allure, voir 
des gaillardises, des vers faciles dans des rythmes variés, le dédain d 
il politique, note précieuse s'il en fut! Enfin, pour me résumer, votr 
muse m'a paru une belle fille, éléganlc de formes, tendre quand il k 
pbit, grave quand il lui convient, mêlant à ses joyeux éclats de rire quel 
ques larmes, perles venues de son cœur et dont l'imagination du poët 
i lait UD collier qu'il attache à son cou. x Le poète ajoute d'ailleurs lui 
mime : 

Quelques sonnets, quelques sornettes, 
Voilà le but de mes discours ; 
S'ils ne semblent pas tous honnêtes. 
Ils oat du moins l'iieur d' titre courts. 

Un bref commentaire de ces lignes et de ces vers nous suffira. Oui. l'oi 
trouve de tout dans ce volume, et des gaillardises, comme dit M. Gille 
ffièrae trop, beaucoup trop de gaillardises, que nous pourrions appelé 
. des inconvenances caractérisées. Tout sceptique qu'on soit ou irréli 
giPDï, on peut du moins se respecter et garder le bon ton. L'auteur, 
surtout procédé par allusions; il n'en est pas moins coupable. Et il l'es 
d'autant plus qu'ayant du talent, de l'esprit, de l'allure, de la vie, i 
poaTait facilement se passer de ces tristes moyens de succès. 

14. — État religietix du monde actuel, ses couses, leur inanité, seep 
tiàtne qui en est résulté, efforts qu'on doit faire pour en sortir cepen 
àani, importance de ta question religieuse, commencement du voyagi 
Vxo- te pèlerin du Houle, etc., etc. El les litres de chapitres snccèden 
MI titres de chapitres. Et il ne s'agit pas d'un traité de scolastique 



« (](! poûsic ! CcUa simple éDuméralion dit le 
point sous celle forme que l'art, qui Ml sé- 
a le droit de se présenter. Aussi bien, uialgié 
ns de l'aulenr, ce volume Sur le chemindu 
le but qu'il s'était proposé...., parce qu 
iiile de la futilité des esprits — on ne le 
jté de théologie, on prend un bon ouvrag 
rt à la poésie, c'est pour son charme. Qu 
:en, c'est parfait; qu'elle vous le prêche 
'est plus son affaire. Quelques vers, pour a 
si au Christ que s'adresse le versiGcateui 

fait, te laissant sur la route, 
parmi son morne dout«, 
"oi qui toujours te l'émût, (?) 
ùt ou pour quoi que ce fût? 



oui, si sa vile et laide àme, 
lors à ce vain monde infâme.... 
^rder une ombre d'idéal 

I poète lui-même soit surpris de ce3 phrase 

■je dit, en mon erreur, moi, vain ? 

i-ert de vos poussières grises, 

vont vers vous, roules exquises, 
tes que je suivis ; 
leils, sous les brisais nouvelles, 
rcez vos tailles frêles, 
iouvenirs ravis.... 

qui nouez sur vos hanches 
;ent des campanules blanches, 
bres, vos toits nus ; 

cbions, lancés dans la broussaille, 
ix le lièvre qui tressaille 
ns les prés fanés, 
iglemps, sou venez- vous encore 
!if qu'un long ennui dévore; 
js, ô blonds genêts. 

iclît volume de M. François Trcsserre, ( 
œuvre. Les vers sont faciles, coulaols, ai 

ncoliques, romantique!:, amoureux, sou 

'est pas de l'école décadente, eu ce sess q.. ... 
recourir aux gros lexiques, et que la pensée, 

rmonie, u'esl pas sacrifiée à la rime. 



— J31 — 

:t négligez les rimes, 
dit liiî-mème le poêle. Signalons, par contre, quelques vers Uchës 

Vous TOu I dri | ez imiter la fauvette et l'abeille. 
Il f 3 UD pied de trop, a Voudriez » serait trop dur en deux syllal 

16. — Fumerolles. Ce mot ne vous dit rien ? Eh bien, voyons li 
des pièces : Bleutées de nuil, Rose-irisé, D'or et verl-tendi-e, Azi 
il d'or. Jaune impérial et pourpre. Amarantes, etc., etc. Vous n'êt 
plus HTancé? Alors, passonsà l'esemple : 

Ah I ne t'Épeure, ô ma Plaisance royale I 
Ne cherche point ainsi les horizons.... 
Savoure, savoure donc ta souveraineté. 

Sur toutes ces grâces bocagÔres ! 
Et laisse-toi jouir du décor de nos âmes ! 
Là-bas, un fond de mauves ros&tres bruyères 

Etale sa face d'étang ridé 
Des teintes mourantes du crépuscule 

Et d'un passé crépusculaire. 

Uaiolenant vous comprenez : Non? Alors, il faut recourir à la pr 
ilano/e, comme dit M. de Souza. Car il a donné une note, parce 
est bon que le poète, malgré >< un doidoureus malaise, » marque « 
CDD de ses premiers pas — comme chronométriquement — par '. 
ploiement d'une banderole explicative. « C'est une « humiliation 
esl vrai, mais l'arlisCc « sait ne pouvoir s'en remettre à la pasi 
iciéyilable du lecteur, à la traîtrise des commentateurs de bonne 
11 i donc expliqué que les e mis en italique sont les e féminins e 
pas les e muets, comme le vulgaire pourrait s'y laisser prendre. 
TOjez d'ici tout le fin du fin de la chose. Vous ne voyez pas ?.... N 

DOD plus. 

17. — Le volume de M. Jules Arnulf est dédié h la femme en géi 
De la sorte, il n'y aura pas de jalousie; ce qui i] 'aurait pas manq! 
se produire, si l'on en juge par quelques vers du poète, il ajoute, 
leois, sans doute par modestie : 

Peut-être ma doctrine est-elle une hérésie ! 
Mais je la crois sublime et la suis sans remords. 

Ceal mon opinion , et je la partage. M. Arnulf assure enfin q 

tetnme a pris le meilleur de lui-même, ce qui explique que tout n< 
I«s parfait dans son œuvre. C'est peut-être aussi parce que trop p 
CDpè de la femme qu'il n'a pas toujours soigné ses vers, dont quel 
uns ont l'air d'être venus assez difficilement, et que la pensée m 
comme la forme, parait souvent indécise. M. Arnulf dit à son ami 

Vois, j'ai bien vite appris à lire 

La page blanche de ton cœur. 



répondre : l'écrilure a'élaîl 
pièce Euivanle, il souhaite un 

■ changer : 

ne aura l'aspect échcvclé 
le cyclone un vasle champ de b 
feras le plus exquis di^mon. 

^chevelée. Ahl mais non ! Poi 
ide, parce que cela lui donne 
après lout, malade, elle ne pei 
r à lui. Alors? Du rcFlc, si ellt 
l'eau, avec l'espoir d'y retroui 
arrêtés. Enfin, si elle l'oubli 
sera lout : 
demanderas pmrdon, 
:st toi qui seras punie. 

r élail de l'égoïsme. Je finirais 
iqiièt« dansla suite du volume, 
liqiies laissent supposer que 

1 s'y trouve heureusement de b 
le poète n'est pas sans connaît 
is d'sDfants, le Jour est monoto. 
e^ nids dépeuplés. 

mour prend des cheveux blatu 

»ns donc qu'il a neigé 

Sur noire télé ; 

lOtre cœur rien n'est changé, 

'isage est ravagé 

^r la tempête. 

est un livre quelque peu loun 
liraient nos modernes versifi< 

réalistes ou néo-parnassiens. 

la jeune école. Rien que cet! 
uteur nous explique qu'il n'a 
ic, si u l'illustre M. Renouvi 

2 province 1 Le poète déclare 
pour les Lyonnais, el il ajoi 

es ouvrages de poésie. » Aloi 
lleurs, à démoulrer à ses coo 
s, a que la poésie n'est pas la 
>ur ses compatiiotes, M. Tis&ei 
vd poésie est philosophique, gt 
;'est parfois un peu nuageux 



ilés. Le poêle est sur les moD 

cette immobJHtd, 
:ette froide lomLÈre, 
le si la muable matière 
Pérennité 1 

- car le volume est considérabi 
e l'esprit de l'œuvre : Vêlera, 
ylogica, Sub sole. Ad alla. Par 
ux fois Dommé), Ituslica, etc. 1 
à qui seul un peu soa pédantis 
à l'auleur, c'est sod doute répél 
lilieu d'un excès de mytholc^e 



os d'uD rËve préteodu, où le pi 
'. La balance penche du mauva 
our excuse à ses âiutes que If 
i miel : 

fort briser la coupe infjimâ, 
. BËalemenlel.... autrement, il 
voir à ma place, ô Seigneur I 
e de telles scones se rencODiri 
:, étudié, sincère et artistique, 
ous donne, en une petite plaqut 
!71. Le fils d'une paysanne des i 
bir son pays. Un officier prussie 
':. Il va partir, mais la vieille p 
:t mort au champ d'honneur, ei 
: à la trahison, elle se laissera i 
: intention qu'elle se met au 1 
'est pas patient, il menace; i 
ère montre à son fils la croix d 
sauver l'honneur : 

le petit-fils, 
i\ assassiné jadis I 
tombe aux pieds de sa mère, 
ien fait feu, et ce sont deux b< 
Malgré quelques expressions q 
)lacées dans la bouche d'une p 
ers en sont de bonne marque. 



douard Beatifils, nou 

t el de cœur avec le poète, alors même 
éloigoer. Le tilre du volume répond a 
la pensée, aux balancemenls variés de! 
nous apporte un poète qui regrette le; 
son Armorîque, les élans de la jeunesse, 
ique qui trouve tout usé, redit, banal, 
s'abaisse, il est enthousiaste ou froid. 
1 agitée, c'est toujours la mer; de même, 
artiste, ciseleur amoureui de soa métiei 

, rime choisie. 

lur! Et faut-il avoir du temps à perdre 
'eux blonds, bruns, châtains, noirs, etc., 
nez comme cela! Si, du moins, nous ne 
I. Mais nous y tombons ! Et c'est d'au- 
d'un poète qui n'est point banal el dont 
beaux vers abondent, et nous n'aurions 
en dépit de tous les efforts de l'artiste, il 
eltre les vers qui prennonl trop de pieds, 
s sont, d'ailleurs, voulus : 

n décrépitude 

olqui redevient enfaut, 

1 jour, s'ftccroit de l'habitude, 

rai, le cœur se fend. 

'udiné sont le récit fort peu moral des 
cial, à la fois sotlemenl naïf et quelque 
'ait partout attraper, croyant attraper les 
notes antichrétiennes, le tout en vers de 
lar le ton, certaines poésies légères de 
de l'œuvre que, d'ailleurs, je ne recom- 
ui forment la seconde partie du volume, 

le nous est pas inconnu et nous avons 
.er à nos lecteurs. Les Fables de l'école 
exprimées en bous vers, où les entants 
les oiseaux, les chiens, les chais, les 
jection : Des fobles après La Fontaine? 
périlleuse ; mais les fables de La Fontaine, 
mrs propres à donner de grandes idées 
a question, c'est y répondre. Les Fablei 
ire aux jeunes lecteurs l'art d'être heu- 



stin. » Comme 
teotions, qui i 
uatre cent cim 
ai qu'il met e 
.e ses Fables se 
l'enlrelenir, pa 
bizarre! Empn 
le vers harmoi 

rLrail de M. de 
acitume, el 01 
ut l'air d'uD ir 
oquaDle, la pré 

son héros, Gu 
drame vaul m 
B, c'est le récil 

pièce esl bien 
, quoique fort i 
r soD affeclton 

à celle demièi 



Toi, tu viens &f 
ine universelle 
•e après l'éclair, 
reurs de la mer 

^enùent à ave 

Il faudra qu'il a 
pense tout autr 



tKttcnmtmtmm. 

Beoedicliner d 
.n-8 de vii-240 p 
iposlolicum ee 
: calfaoliquo de 

écoles protesL 

reacoDlroDS aucune difficulté à pro- 
aiiicles du Symbole, néanmoins, il 
entes maDîrestatlons successives de 



L (Je pouvoir, à l'occasiot] 
en la suivant surle teri 
pemeDtdu Symbole : b 
iportance, qui, traitées 
iËque auxquels le doct 
d'intéresser le théologie 
mot « symbole » et jt 
s'est élevée à propos de 
i anciennes àa Symbolf 
laint Léon le Grand, d'A 
formule de saint Ambi 
lu iv° siècle, puis au troi 
urs plus haut, arrive pa 
|ues el nous indique les 

-_ ^jrions trop louer la logiqu 

decetle œuvre sérieuse, qui a le mérite de résumer les nombr 
inspirés par une controverse à peine calmée eo AUcmagae, 
à une solution qui éclaire singulièrement les origines assez 
Il formule de notre profession de foi catholique. 



Leonls Papae XIII. AlloenUoues, Eplat^Iae, Couvt 
■ll«4nc aeta pntcelpn». Tom. I, II, III. Lille et Pi 
et de Brouwer, 1887-1893, in-8 de xti-336, 325 et 338 p.— Pri 
tome : 2 fr. 50. 

L'importance et l'utilil^ de cette collection sont chose 

d'elles-mêmes. Nous ne parierons que de l'inlelligence avec 1 

I été conçue et de la perfection avec laquelle elle nous para: 

La coDSlitulion Pastor aetemw, sur le magistère du Pont 

sert de préface au premier volume. Viennent ensuite, par or< 

les divers actes du magistère de Léon XIU. Le premier vol 

l'année 1878 à 1882 ; le second, de 1883 à 1887 ; le troisième 

1889. Le texte est d'une eiaclitude parfaite, l'impression assc 

mais bien éclairée. Chaque page est ornée de notes marginal 

qoenl les divers points qui y sont traités. Après chaque tome 

deux tables ; l'une indique les documents par la formule inil 

par lenr objet, et reproduit en même temps les indications i 

Deux tomes ensemble forment une série ; la série est termîc 

es matières très complète. Celle de la pn 

comprend trenle-deux colonnes. Cetl« 

: marginales, est certainement l'iBUvre ( 

Lauodr 



, 1894, 7 fasc. in-S à 

î ont eu cette anDét 
es la famille est aujc 
.meotaln est traitée 
nés qui la respectei 
l'afiaiblir dans la p 
adresse rémioent i 
. une grande idée i 
'dnité divine elle-m 
e grands devoirs, d 
faire comprendre 1 
iceplant courageiiGei 
i parenls de condu 
obéir à leurs pare 
raison; devoir perj 
leur personnelle qn' 
mère.Mgrd'Hulstil 
ntde l'amiliariiés dé 
chrétiennes. Il mo 
leet trop incertain ; 
ne union durable. 
par roraleuravec 
et surtout appliqué 
chose peut rétablir 
nposilion sociale qï 
[le. Les familles chr 
ices énervantes issi 
Dt préoccupée des 1 
es d'une retraite tn 
le sujet non seuleni 
1 vie spirituelle. Li 
es, le surcroit de fo 
ermanenle dn moni 
on invisible mais a 
nr le prédicateur de 
e plus solide, de s 
leils avec la siVelé 
périls. Mgr d'Hulsl 
,ré Jésus-Christ tri( 
il et des horreurs d 
atteintes, par le pr 



- 1« - 



^ 



éciitîoD typographique esl parfaite ; la Cla- 
nés. Bref, M. Wilson a pleinemenl atleint 
nt instrument de travail entre les maios 
idier l'ancienne liturgie occidentale. 

A. B0UDIKHO.N. 



RISPRUDENCE 

le «aerA Ord Initia ne, auclorc Petbo 
i PP. XIH cubiculario intirao, in Inslituto ca- 
onici professore. Paris, Delhomme et Briguet, 
I. — Prix : i3 fr. 50. 

le d'avoir à rendre compte d'un livre de 
lion, sûreté de doctrine, étude documentée 
ions originales, voilà les principaux litres 
lité canonique du mariage, dont il a été 
j, bien que laissant trop systématiquement 
que, avait déjà donné une baute idée de la 
av : nous pouvons afQrmer que ce nouvel 
r l'estime dont son nom est justement en- 
ns préliminaires, l'auteur traite du tempsel 
J aborde l'important traité du sujet de l'or- 
ue vient l'élude dea- irrégularités. Une qua- 
ée aux généralités, presque tout le reste du 
ntes irrégularités. Mgr Gasparri a rangé 
[{u'il appelle « empêchements simples, » le 
berlatis, obHgatio ad ratiocinia, defectut 
lous semble très rationnelle. Nous n'avons 
gularilé de eo qui furlioe ordtnetn recepit; 
;ible avec les précautions actuelles, celte 
'.. Le « ministre » du sacrement esl éludié 
libus saerae ordinaiionis. bien qu'il eût pu, 
!nt regardé comme l'objet d'une division 
bjectum aurait dû être placé dans la même 
L de rejeter dans deus courts schoUa les 
rdinaui, dont les canonistes encombraient 
it pour le lecteur. Les conclusions sur la 
alion, qui font l'objet du chapitre suivant, 
ration remarquable et font preuve d'une 
Des pièces justificatives et, en particulier, 
î très importants terminent cet eicellent 
vers documents, tirés des sacramentaires, 
liaux, facilitera considérablement le Ira- 



«ail des référeoces, qui était sonvenl impossible à des ecclésiastique 
placés loin d'une bonne bibliothèque. 

Les critiques que l'on pourrait adresser à l'auteur sont d'im ordre for 
secondaire. Malgré l'autorité du cardinal d'Ânnibale et l'habile argiimen 
tatioD de la page 394, il semble bien difficile d'admettre que l'irrégularili 
causée par l'hérésie soit seulement le résultat de Vinfamia. Les consé 
qnences de cette attribution sont, on le sait, très importantes en raisoi 
de l'hérésie occulte esLerne qui, d'après celle théorie, ne causerait pa: 
rirr^ularilé. Mgr Gasparri aime à suivre les traces du savant moralisli 
tomain, si original dans ses décisions, sî heureusement audacieux par 
fois, mais il sait aussi s'en séparer : ainsi, page^t^, à propos de l'irré 
gniarilé totale encourue parceux qui rebaptisent. — Il nous a paru que 
dïQS l'élude du titre d'ordinalioa, le litre ad servitium ecdesiae et l 
(iJu/m mùsionii auraient pu recevoir un développement plus en rap 
port avec leur importance. — Citons aussi quelques inadvertances dan: 
la correction : page 295, il doit s'agir de Clément Vl[, non de Clé 
ment VlU; page 222, nous trouvons une iudication incomplète : kaei 
irregularitai clare legilur in VI", à quel endroit ? Ce doil Être au cba 
pilre XX, De sententia excommunications; il eût été mieux de le signa 
Ibt. Quelquefois, dans les références ou tes noies, des auteurs ancien: 
sont rangés après des modernes, cela est contraire à la logique. On li 
Toil, ces remarques et d'autres semblables, que nous pourrions {fouler 
sont très minimes et n'enlèvent rien à la profonde estime que l'on es 
forcé d'accorder à ce travail si puissant dans sa cohésion, si niagistra 
dans son ensemble. G. P£rie;j. 



Cmibb de inAtrtnioiilo Ccpe qulncentl quibus applicat et pci 
qnos eiiplicat sua aaserta moralia circa eAmdem materiam M. M. Ma 
iBARAN, S. J. Paris, V. Retauji, 18S3, in-6 de 415 p. — Prix : 4 fr. 50. 

Les Casui de matrimonio du R. P. Matharan viennent fournir la dé 
DMDstration de l'utilité qu'il y atirail à enlreprendre une bonne fois 1e 
(ooidinalion des lois ecclésiastiques. L'aulcur, sans doute, ne demeure 
pas seulemenl dans tes limites du droit canonique, il traite également des 
questions de théologie morale qui rentrentdans son sujet, mais il donne 
un eiemple que caoonistes el moralistes pourront, les uns et lesautres, 
soivre avantageusement. La division adoptée est très simple : •< Avant, 
pendant, après le contrat matrimonial : » Praecurrenlia, Concurrentia, 
StdiKquenlia. La première partie, on le comprend, vise- les -fiaorailles, 
Imiis, etc. La seconde, de beaucoup la plus étendue, renferme l'élude Ai 
))Diture el des propriétés du mariage, son sujet, les empËcbemeots qui 
nstoigoent sa liberté, les dispenses de ces empêchements, la revalida- 
tion des unions nulles en conséquence de la violation des empêchements. 
U troisième partie (trente k quarante pages seulement) traile du devoii 



i]ue les époux peuvent commi 

dans la facture de ce livre, 

esseur a su condenser et expi 

ornent de chaque chapitre, ii 

phrases seulement, claires, ( 

es de références renvoyant au 

lée des ouvrages où la matière en questioa est 

ihre plus ou moins grand de cas fort praliqaes, 

elsle P. Matharan fait entrer toutes les expiica- 

qu'il a retranchées de son exposition initiale. Oa 
>fit d'une semblable méthode. Trop souvent, dans 
s spéciaLiK, la multiplication des questions secoa- 
nt des distinctions, déroutent l'esprit et faltgueDt 
de semblable. Dès l'abord, la doctrine s'impose 
noire, et chaque cas qui se déroule ensnile prê- 
tt les exceptions dans leur enchaînement natiinl 
t le résultat d'une longue expérience pratique et 
d'un travail spécial considérable. Sans ciagëratiou 
, mais avec un soin consciencieux de s'appnyer 
rite incontestable et de l'indiquer au lecteur, le 

œuYre dont la valeur sera universellemenlappré- 

G. PËRIES. 



SCIENCES ET ARTS 

aniqnc. dn XV!» «lèele à 18SO, par le doc- 
as. Trad. française par Henrv de Vamgny. Paris, 
cartonné toile de xvi-584 p. — Prix : 9 fr. 
pourrait facilement, moyennant une impression 
ner trois tomes fort présentables. Et de fait, ses 
:es correspondent, dans le même sujet, à trais 
Lincts. L'auteur considère la botanique comme un 
uème de quatre sciences difiérenles. Toutefois les 
;orrélalives l'une de l'autre, il les réunit ensemble. 
ont : 1° ce qu'il appelle la Systématique, fondée 
?; et riiistoire de tontes deux fait la matière de 
tolomie, autrement dit l'Anatomie végélale, dont 
ians le livre If; i" enfin la Physiologie propre- 
objet du livre III. Chacun de ces trois livres — 
3 tomes, — comprend une « Introduction " très 
ne série de chapitres qui lui sont propres. — 
lud, on admettra sans peine que les botanistes 



ïjet d'une élude plus approfondie, 
istater qu'il n'est point exclusif, q 
international des sciences et se p 

_„j ^_>, -fltend ce que le grand public voit p 

cipalement ou exclusivement dans le terme de botanique, c'esl-à- 

Il détermination des espèces végétales, d'après les formes exlérieuref 

limorpbologie. De Brûnfels, de Césalpin à Bauhin et à Linné, de ce 

a ani Jussieu, à de CandoUe, Endiicher et Lindley, la marche de la 

Diqne proprement dite est retracée el disculée avec une abondanci 

Qsidératîons et de détails précieux sans doute au point de vue de l'i 

[ion, mais qui ne laisse pas que d'en rendre la lecture laborieuse. 

re l'auteur s'excuse-L-il, dans sa préface, de n'avoir pu entrer i 

i pins amples développements. Ses leodances paraissenl acquises, si 

an Iransformisme absolu, du moins à la doctrine de la descenda, 

li veut que les espèces admises descendent, par voie de modificati 

ogressives, d'un nombre relativement restreint de types commi 

liQeurs noire auteur a le mérite d'exprimer ses vues avec modérai 

! s'écartanl jamais des règles d'une discussion vraiment scientifii 

iposant el concluant d'après son opinion, mais ne trancbant pas dog 

]uement et dédaigneusement, comme il est fréquemment d'usage d 

monde des évolutionnistfis. 

L'histoire de l'Anatomie végélale, objet du livre second, ofiVe 
iporlance considérable en raison des progrès que celte branche d 
ienceafail faire à la botanique générale. Molpighi par l'observai 
icruscopique, el Grew qui, le premier, reconnaît la sexualité chez 
igélaux, peuvent être considérés comme les fondateurs de la Phyl 
ie. Depuis les cinquante dernières années, l'étude et le développen 
lia théorie de la formation des cellules, des tissus végétaux, la con 
tioD de l'existence et du rôle vital du protoplasma, les recherches c 
otes dont la cellule végélale est l'objet, ont fait faire à la science 
antes nn pas immense. 

Avec le livre lil nous remontons non pas au déluge, mais à Arisl 
iqoel notre auteur fail beaucoup de reproches. On ne peut pour 
15 exiger qu'on eût, il y a vingt-deux ou vingt-trois siècles, même : 
ni le génie de Socrate, de Platon et d'Arislole, les mêmes conn 
Jlces scientifiques qu'en l'an de sciences 1892 ! 
Les théories de reproduction sexuelle et de nutrition des plantes s 
ideux faits dominants de l'histoire de la physiologie végélale. Ct 
' pas sans luttes et sans ardentes discussions que ces deux théoi 
première surtout, prirent la place incontestée qu'elles occupent 
irt'hui dans la science. La plupart des grands progrès scienti&c 
lt à ce prix. C'est nn spectacle intellectuel très curieux que cclu 
AOBT 1894. T. LXXl. 10. 



n 



lée à h conquête des lois de la oature végéule. 
Il moins saillant peiil-éire, mais non moins digne 
que l'auteur désigne avec raison sous rappellalion 
l'histoire des mouvements des plantes : mouve- 
la lumière et le soleil on vers l'ombre; moBve- 
i l'intérieur du sol ; enronlcment des plantes grim- 
moiivemenls d'irritabilité, etc. La constatation de 
i recherchB de leurs causes ont donné lieu à des 
roflre pas moins d'intérêt que les précédents. 
ons là un livre de baute érudition scientifique. Le 
a été d'y apporter autant de clarté qu'un travail 
nand puisse en recevoir. C'est on loul cas unert 
lemenls variés sur tout ce qui lient à l'histoire du 
Jba5 d'Estibssï. 



léarle dc« fl»iictl«iM clllptlqac*, par Juus 
OLE. T. 1. Paris, Gauthier-ViUars, 1893, gr. in-Sde 
ï fr. 50. 

ée a'empâché Halphen d'achever son beau Traité 
rues, et l'intention de MM. Tannery et Molk n'est 
B œuvre. Leur but est plutôt de préparer les éln- 
s sciences à la lecture des livres des maîtres. D« 
te composera l'ouvrage nn seul a paru ; il renferme 
îenl trente-deux pages, et la première partie dQ 
iqué à l'élude des fonctions elliptiques. L'inlroduc- 
léments de la théorie des séries et des produits ia- 
lent d'abord les propositions élémentaires relatives 
t montrent que les propriétés essentielles des pro- 
lilé de facteurs se conservent dans les produits in- 
argents; puis ils étudient les séries à double eu- 
laï^sant la possibilité d'établir des correspondances 
ues pour les indices des termes d'une série à en- 
r ceux des séries à double entrée : ils passent des 
iGnis à double entrée, et dans un autre chapitre, 
ies et des produits infinis dans lesquels les tenues 
endent plus uniquement de leur rang, uiais d'une 
jinaire. Ha donnent les deux théorèmes d'Abel sur 
E, ainsi qu'une proposition de Cauchy sur les vi- 
ifbcients d'une série entière que l'on sait être abso- 
ir ia circonférence d'un cercle. Le paragraphe re- 
iries entières est particulièrement remarquable, 
continuation des fonctions. L'introduction se ter- 
sur les fonctions transcendantes entières, dam 



J 



- 147 — 

i Ibëorèmes de M. Weierslrass el de 

générales sur les foDClîoos périodiques 

arallélogrammes des périodes pour les 

s, les ailleurs iatroduiseot immédiate- 

de produit infiQi, C'est la voie directe, 

i auteurs la Irouvenl facile et naturelle 

ent. Le premier volume de leur ouvrage 

des propriétés essentielles de celle fonc- 

t Çu et pu. Après les avoir définies, les 

islinée à éviter « les rtSpétilions el les 

:ntre ces fouclions des relations qui se 

ooséqueuce immédiate de rapplicalion 

ux fonctions doublement périodiques du théorème fondamental de 

CaDchf sur les intégrales de fonctions d'une variable imaginaire prises 

te long d'un contour; b et iU obtiennent les développements en séries 

entières en « de au, îu — i/u et pu — J u^. 

fis transforment ensuite le produit inSni à double entrée qui définit 
meo produits infinis à simple entrée; déSnisseut les cofonctions a^u, 
i^u, »^u; donnent la transformation linéaire des fonctions ?; établissent 
la légitimité de !a substitution aux périodes primitives de périodes équi- 
valentes; et terminent par l'étudo de la transformation d'ordre quel- 
conque des mCmes fonctions, et celte de la substitution aux périodes 
primitives de périodes nouvelles liées linéairement aux anciennes. 

Dans cet important ouvrage, que le nom seul de M. Tannery suffirait 
à recommander, on trouvera le meilleur guide que l'on puisse désirer 
pour se^iriger dans l'élude toujours difficile des fonctions elliptiques, 
nùs rendue plus difficile encore par les divers modes d'exposition, les 
variétés des notations, la complexité et la multiplicité des formules. 

H. COOHBB. 



Traité d'iuialTMe, par Emile I'icabd. Tomes I et II. l'aris, Gauthîer- 

Villars, 1891-1893, 2 vol. gr. in-8 de xiv-457 et xiv-512 p. — Prix : 30 fr. 

Le litre de eetle œuvre magistrale ne donne qu'ime idée bien incom- 

ptète de ce que renferment ces deux volumes. L'origine de l'ouvrage 

est, il est vrai, le cours professé par M. E. Picard à la Sorbonne, et litlio- 

graphié en 1887. Mais combien le cadre ne s'est-il pas ékrgil Aprèsavoir 

iQOOcé dans l'introduction du tome I" son intention de donner un traité 

Dèral sur la théorie des équations diOërentielles à une ou plusieurs 

riables, l'auteur reconnaît loyalement dans la préface du tome suivant 

iH a modifié son programme, et annonce qu'il aura probablement 

icore plusieurs parenthèses à ouvrir dans les deux volumes qui devront 

mpléler l'ouvrage. Mais qui songerait à s'en plaindre en considérant 



— 118- 
ae Doiis valBDt ces escursions en dehors des limites dans 
jet principal avait d'abord élé circonscrit? 
volume est en quelque sorle préliminaire et commence 
les plus élémentaires du calcul intégral ; il est dÎTisé en 
mt la première traite des intégrales définies et indËfiaiea, 
ubleset multiples; la seconde étudie l'équation delaplate 
ODS, ainsi que les développements en séries; la troisième 
■s applications géométriques du calcul infinitésimal. Les 
Jcul différentiel ne figurent pas dans ce Traité d'analyse: 
ut voir là une lacune; car ces éléments sont coi 
abordent l'étude de l'analyse mathématique, et( 
i intéressant consiste cerlainemeat dans les appl 
ai font précisément l'objet de la troisième partie du 
les trouvera magnifiquement exposées dans loi 

lume est en grande partie consacré à l'étude appi 
; Laplace; son importance dans la théorie des f< 

ilifie des développements qui pourraient surpre' 
lans un ouvrage ayant primilivement pour objet la 
ifférentielles, et qui n'offre qu'un chapitre relalîfi 
:d\es de ces équations. Au fond, le but que s'est 
élude des fonctions Jiarnioniques et des fonction! 
nt à profil les travaux de Riemanu et sa belle COD 
plusieurs feuillets, tout en rendant hommage à 1'^ 
1 méthode de Cauchy pour l'élude des fonction: 
xe. D'ailleurs lepoinl de départ des travaux de R 
Je Dirichlel; aussi M. Picard s'y arrête-t-il lou'gc 
ns le second volume de cette œuvre capitale que 1' 
ie toutes les richesses de sa vaste érudition et ut 
evanciers ou de ses contemporains, en y joignant 
recherches, qui ont élé souvent fécondes. Sans d 
ération de prétendre que tout ce que l'on sait a 
I sera condensé dans les quatre volumes que nous 
ous ne croyons pas qu'il soit possible de trouver 
'rage plus au courant des travaux pourtant si v: 
;qnels elles ont donné lieu jusqu'ici dans le monde 
jeu surtout où règne au même degré un véritable espni 
non moins préoccupé de la rigueur des démonstrations 
ideur et de la fécondité des conceptions. H. Courbe. 

als flSSS Jns^ia'jt noM Joura, par te docteur Bois- 
inard et Derangoon, 1894, in-8de v[iL-5iC p.— Prix :3fr. 

f a des malades, le médecin a charge de se produire p' 



les gaérir quelquefois, les soulager souvcdL cL les codsoI 

Il devise bien connue. Mais il est des cas où le médec 

Hiwre, où sa mission bienfaisante se double d'une ch 

d'uperl, comme on dit, et où son avis moLivé est rédî 

«(amplement par l'opinion, sur la valeur effective de 

lecbaiqiies, sur le caractère scientifique de telle ou tel 

portée morale de telle ou telle pratique. Qu'il y ait à c 

médical institué auprès de la grotte où se rend un tel 

lades, ceci n'est donc pas pour nous surprendre. El c 

TdalÎTemeDl rares les cas où les médecins de Lourdes 

iiiprés des pèlerins ; et, si l'on doit s'étonner de que 

avant tout, à mon avis, qu'il n'y ait pas un plus gram 

l'accidenls, au sein des foules qui viennent p 

ns cette étroite vallée ; c'est que, dans laquai 

3 qu'on y débarque, on ne voie pas plus so 

lie se doubler soits l'influence des fatigues, é 

3s commises, et la mort frapper ces malbet 

es, à ce qu'il semble, à recevoir ses demiei 

Inspirés par leur foi religieuse et éclairés en même ti 

tes connaissances scientifiques, des médecins se sont 

•nprendre qu'ils avaient à jouer là un rôle plus în 

cal, le rôle d'eiperts. Et c'est dans ce but que fut 

constalalions médicales. Je n'ai pas à justifier ici 

DDlre les scrupules et les hésitatious de ceux qu'une 

Deée porterait à la condamner.il ne s'agit pas de conli 

Dieu ni de leur donner comme uqc estampille 

l'igit de recueillir précieusement les laits dans lesquel 

Ksteasiblement une influence siirnalurelle et de dire i 

lODDaissent rien ou peu de chose de la marche ordinal 

des lois naturelles qui y président : Digilta Dei eit l 

Telle a été l'idée de ceux qui ont fondé ce bureau d 

les; tel est aussi l'objet du livre de M. Boissai 

rt justement, est l'homme de l'observation; c'est 

stoire scientifique, fidèle et sévère tout à la fois 

ns observées à Lourdes. — Sans doute l'auteur i 

tpporter; après avoir établi les faits, il ne se défen 

et de démontrer dans quelle mesure ils dépassent I 

we otiurelles leur commandent; il le fait d'ailleurs a 

nui donne à ses jugements un poids considêrahle. 

■ Ce volume est divisé en trois parties. La première, i 

|letle, passe rapidement en revue l'histoire des apparitic 

imparable de M. Henri Lasserre ; î 

rtanl joué par les médecins dès 



"^ 



— ISO - 



tl pendant la période des apparitions, et ensuite, sa mo- 
lani restèrent les premières guérisons. La seconde partie 
;tionnement du bureau des coDstalalione et les faits mèr- 
es Annalei de Lourde) tiennent, pour ainsi dire, le jour- 
rolsième partie, les plus significatifs de ces faits sont pris 
LES à fond à l'aide de tous les documents médicatii et 
; qui s'y rapportent. La question du caractère prétendu 
;s maladies, la discussion dex faits de l'hypnolisme et de 
et du rôle relativement médiocre qu'ils ont pu jouer dins 
i, tels sont les chapitres qui terminent le livre et per- 
rmuler les conclusions que le médecin et l'observaleiir 
avent tirer de tout cet ensemble. 
t où M. Zola raconte à sa façon et avec le prestige de sod 
e ce qu'il a vu à Lourdes, il était bon que les mêmes bits 
■tés par un observateur qui s'est donné la peine de scruter 
de ces faits et qui les rapporte en toute simplicité, mais 
Kence que lui donne sa valeur scientifique et avec l'aato- 
;he à son caractère. ' 

le la première édition de ce livre, il 7 a trois ans, j'ai dit 
lélhode scientifique laplussiïre avait présidé à sa rédaclioo. 
s que confirmer aujourd'hui celte appréciation. Ce vdIudm 
«r l'éclat d'une vérité merveilleuse, faite pour toucher plos 
; et pour arracher à plus d'un croyant les larmes d'nne 
ouce émotion. A. F. 

BELLES-LETTRES 

■atolre* de Bossuet. Édition critique complète, par 
3AR0. Tomes III, IV et V. Lille, Desclée, de Brouwer, 1891- 
, in-8 de u-783, xvi-629 et ii-695 p. — Prii : 6 fr, le vol. 
3 du Polyfnblion se souviennent peut-être de l'article que 
jusacri (tome LXn, p. 1S4-158) aux: deux premiers volnmes 
iratoires de Bossutl. Nous ne reviendrons pas sur le mérite 
de cette publication, saluée dès son début par tous les adsii- 
us grand génie qui ail illustré la chaire française. I! 6iit 
ouveau M. Lebarq d'avoir entrepris ce travail et le féliciler 
labilement et si magistralement conduit jusqu'ici. Depim 
en efiet, trois volumes sont venus ^'ajouter aux premien, 
le savant éditeur a fait preuve du même soin, de la même 
la même sûreté de critique. 

roisième va de 16S9 à 1661 et marque la '.ransition àt 
letz à celle de Paris. C'est le moment oit l'exubérance de la 
grand orateur s'échappe en vives saillies et se traduit es 



J 



,es dans le sermon sur i'éminente 
iv\s les deux premiers carêmes de 

à 1666), Bossiiet, que le sëjour < 
]eu ^ manière, met, pour ainsi dii 
le native. Ce volume correspond 

des sermons de l'incomparable 
u Louvre (1662), donl presque l 
'œuvre, !e Carême de Saint-Thoi 
s panégyriques elles deuxpremii 

me débule par le Carême royal d 

l'Oraison funèbre d'Henriette 

. Désormais eu possession de lot 

l sommet de l'éloquence el donm 

assera pas. Dès lors il ne pourra | 

'il esl : le premier oraLeur du moi 

e p;iru, nous le montrera seulen 

je ses fondions de précepteur ro 

que. Mais on n'ignore pas que c'est la partie de sa vie donl 

parvenu le moins d'œuvres oratoires. fouL le public JelLré i 

tainemenl, comme nous, avec impatience, le couroriDemenl 

cation qui fait le plus ^rand honneur à M. Lebarq, mx lellr 

et au clergé. 

L'exécution typographique est irréprochable, et de beaux 
Bossuet à différents âges sont mis en tête des lomes I, UI el 
pour être sincère, que nous aimons moins les reproduclions 
drale de Metz et de la chapelle des carmélites, donl on afail 
iDtres volumes. Léon Cdai 

ËttHlc mmr lu langue de Tnelte, par Lëopold Constan 
à la FaculLé des lettres d'Aix. Paris, Delagrave, 1893, in-12 
PrU : 1 fr. 50. 

les éludes hlines en France, M. Constans le rappelle dan 
traversent en ce moment une crise pénible, Esi-ce faute de 
leurs, de grammairiens éminents et de remarquables lati 
nos doule, car la critique philologique n'a jamais été culllv 
de méthode. C'est ainsi que M. Constans, après avoir et 
langue de SalUiste l'une de ses Ihèses de doctoral [De Serri 
Itano, 1881), vient de s'en prendre à Tacite. Ici, la malièr 
étendue, la moisson ne pouvait èlre que plus abondaale. 1 
Annale» ne doil-i) pas, en effel, le meilleur de sa réputation 
gimlilé de diction qui va toujours grandissant depuis le JMai 



— 152 — 
ta de sa jeunesse, jusqu'aux cl 

n guide sûr : sur les quelques points qui me laig- 
les recherches oui presque partout justifié cou opi- 
out en se gardant d'une prolixité fâcheuse, il a su 
ni successivemenl en revue les particularités da 
exîoQ el de la syntase, puis les caractères sailt&Dls 
variété, couleur oratoire, brièveté, couleur poétique, 
)ts). Que d'exceptions de toute nature aux règles 
ieux étahlies de la grammaire IraditlonneUe ! Que 
latiques chez l'historien toujours préoccupé deTefiet 
unifiant hardiment les ëlres inanimés, là associant 
m les pensées morales et la peinture physique, taDlôt 
es et notamment à Virb'lle (sujet traité spécialement 
Hermathena), tantôt créant lui-même des constnic- 
;s, des alliances de mots d'autant plus frappante? 
iltendues ! C'est chose particulièrement curieuse que 
jsion dans la prose latine du i" siècle de termes lu- 
a poésie. 

le mérite de M. Constaos, au sortir de celte lecture, 
de relire Tacite lui-même, et de passer du cabloet 
lectaclc de la nature vivante. La grammaire el l'éru- 
iliaires utiles, mais, ii faut le reconnaître, parfois 
ns, du sentiment littéraire, traité avec une mé- 
lion complètement négligé dans mainte édition qua- 
C. Hoir. 

K, BAD ^«vre, IfAS-lfSlt par le docteur Robinet. 

iprimeries réunies, May cl Motleroz, 1893, ^. in-8 de 
Ofr. 

ent « le bon Condorcel; » M'" de l'Espioasse ne 
i dix pages à dresser le compte de ses talents et de 
, assure le docteur Robinet, a l'appréciait, l'aimait, 
sait, voyant eu lui un supérieur. » Il est permis d'en 
le docteur Robinet, voici les dernières lignes qu'il 

: « Il peut et doit, aujourd'hui et toujours, servie 
eurs de notre espèce ; c'est le saint laïque moderne, 
inaiité intellectuelle et morale de son siècle, avec 
lier que c'est aussi un ancêtre du positivisme. Voilà 

divers groupes de positivistes avaient exprimé le 
îcipal de Paris qu'une statue fût élevée à Condorcet 
i Conti, entre l'hôtel des Monnaies dont il fut le ^i- 
ie des sciences dont il fut le secrétaire perpétuel ; 



liet 
Co 



irei 
difl 



jageaoL le Roi dans la perfeclioD du geni 
vanl les règles), od s'eiposail à le faire 
façoa dérisoire, voire à le gracier.... Ea le 
OD De risquait que de lui rendre la juslict 
dae.... Il o'y eut de logique et de décisif 
toDrs de cette discussion fiévreuse et ent( 
Ion : Nous ne voulons pas jiifjer le Roi 
Riclielieu, à sa place, n'eût pas dit autre 
Inde, en effet, de M. le docleur Robinet, de 
La proscription de Condorcel et l'histi 
éclairées de quelques pièces officielles. On 
élut, dil-OD, enfernaé le poison dont l'on 
n'était pas besoin d'une bague pour 1' 
lème suicidé? L'officier de santé déclai 
iccombé à une « apoplexie sanguine. » Il 
ttscurilé sur la &n du personnage. 
H. le docleur Robinet a joint à sa biogi 
i mariage de Condorcet ; des pièces re 
ne bibliographie qui comprend : i* une 
e Condorcet ; 2° celle des ouvrages qui : 
tes nombreux documents, à cette étu 



n 



- 134 - 



conDii el plus justement apprécié, mais dod pas à son 
. peul-élre no grand nialhëmalicica, mais ce fui un 
; il avait IVspril gonflé de mots, aucun sens pratique. 
ice historique; il était le premier dupe de la phraséa- 
e qu'il employait', bon liomme, si l'on veut, plalit 
disait La Harpe ; singulier ancèlre pour les positivislcs 
esser une statue, Victor Pierre. 



HISTOIRE 

nierosolymlUuiliparREiNHOLDBùiticHT.lDnsbruck, 
1-8 de 521 p. 

It>nnkldh,par Haetwig Dkrenbouhq. i'" partie, 2' bsc. 
J93, in-8 de 526 p, — Prix : 20 fr. 
Ha regni ffierosolymilani, M. le professeur Reinhold 
inu par d'importants travaux sur l'Orienl, a réuni, en 
Iles les chartes el lettres relatives aux principnulês 
: durant les xii" et xm" siècles. C'est ce qui a été fait 
isqn'à ce jour sur ce sujet. Je n'adresserai à ce travail 
que; elle est molivée par les nombreuses fautes d'im- 

à la pagination, qui se sont glissées dans les tables 
lume et retardent parfois les recherches. Mais, celle 
ne fais un devoir de constater que le livre qui noos 
nent esl un instrument indispensable à tous ceux qui 
isloire des croisades. 

ivrageestle complément du livre cleM.HarLwig Deren- 
a-ibn-Mouokidh, émir syrien du xii' siècle. Ce livre 
>licalioDS de l'École des langues orieulales vivantes, 
enait à la famille des Beni-Mounkidh, princes de 
:. Placés, d'un cdté, entre les principautés latines d'An- 
li, de l'autre entre les villes de Hauiah el Homs occu- 
s musulmans, les princes Mounkedites, tout en jouanl 
: dans les événements dont la Syrie fut alors le théâtre, 
labilement les deux partis. En 1086, à la suilo. de la 
^rie par Malek Schah, sultan de la Perse, Moursdiid, 
vait élé envoyé à la cour d'ispahan, où il passa plu- 
ivenu à Scheizar, il s'occupa avec beaucoup de soUici- 
id'Ousàma, quîfuL tout à la fois un poète et un homme 
mx Mémoires laissés par lui el que nous fait connallre 
)us pouvons nous rendre un compte assez exact du ride 
Imans dépendant du sultanat de Perse et du calilat de 
it le premier tiers du xii* siècle, vinrent soutenir en 
l'islamisme contre les Francs. A la suite de dissensioDS 



— ^55 — 
ira à Damas, près de Moîa-ed-din-A 
5ui rnIreleDait des relations amie 
, dont il recherchait l'appui contre 1 
î, Ousâma fut chargé pur Moïn-ed 
Foulques, ce qui le lït résider assez Y 
1 Acre. L'absence à peu près complè 
i relations cordiales qu'il entretint a 
L un grand inlërèt ans appréciatioi 
co-orientale de Syrie. Ses nombreux 

de curieux détails sur celte principi 
lent attaché à la personne de Noi 
in, tut mêlé à tous les événements 

Egypte de H50 à 1187, événemen! 

donnent bien des aperçus absolum 

E. 



ité de C*>iHiaDtlnoplc, par M. 

lassade de France à Constanl.inople. ' 
il accrue par l'auteur, revue, BugmenI 
3 par le R. P. Arsène de Chatel. Paris, 
5i7 p, avec 2 p!. et des grav, — Prix : 

ae toute sa vie en Orient, exerçant 
Ice à une extrême activité, des loisir 
es facilités pour étudier l'histoire loi 
ant de sa charge, il a pu entreprend 
ux considérables sur la propriélâ fo 
toire économique de la Turquie, Bt 
}, sur les capitulations et traités de 
de la Latinité est comme le couronn 
mtes. Ce livre parait aujourd'hui ei 
Arsène de Chatel, qui avait connu W 
Uisme, nous allons le voir, n'estpcu 
;omposition ainsi que dans la mise 

;t ouvrage est précieux à cause i 
s puisés aux meilleures sources qu'il 
:menl ailleurs, au moins réunis et cl 
ant ainsi, c'est surtout la troisième | 
«mière est consacrée aux Latins de ( 
ifille proprement dite qui s'appellera 
te jusqu'au Bas-Empire, à l'époque 
LS, Vénitiens, Génois, représentaient 
travers la conquête de Gonstantinop 



byzaaline el rîDvasion des 

Dt comme les faiibourgs de C 
»nde partie. Elle reafermc d 
[Quoicipale, la description des 
liiparL à des ordres religieux, 
n ecclésiastique depuis 11S3 
l iolitulée : ËLat actuel de lai 
Ide l'Église latine de Constar 
achent : paroisses séculières 
de femmes, écoles, orphelioai 
; chiffres éloquents qui, mie 
\a du développement religiei 
res. 

lion fait suffisamment conut 
is ce \olunie. Ceux qui avaiei 
irgés de notes et de renvois. 

y ajoutant encore du sien, c 
fois fragmentaire. Mieux disp 
lux eussent 6lé d'une lectur 
nt les détails de cette allachi 
il été arrêté dans ce travail d< 
specler autant que possible l'o 
ion plus approuver les longui 
i étraugères (p. 57 et ailleurs 
comme un renvoi aux Scri] 
ime (p. 108). Enfin, quelqu 

doivent être corrigées. Ain 
it le grand cardinal Bessario 
Ëgation de France. 



. HiKtoIrc dcK FnuacH. 

elles. Bibliothèque royale de I 
e. Publié par Gaston Collon. 
■111-243 p. {Collection de textes 
'■histoire W 16.) — Prix : 5 fr. 
1, 4 fr. 

L celui que M. Omont a publî< 
exte du manuscrit de Cor! 
lant que les livres I-VI do < 
■i les quatre derniers livres c 
étal le plus complet elle plus 
les deux derniers chapitres 



iphi 



dt 
nèn 



^'^"'^^■IB 



le reconnaiL si loynlemcnL liii-niëine qu'on ne peut insis- 
3ur ce point, et qu'on doil se reporter onze ans en arrière 
1 travail avec équité. 

i ce point de vue, l'étude de M. Bricard ne manque pas 
us ces compèrps de Louis XI, qu'on s'est peul-6lre trop pla 
ean Bourré est à coup sûr l'un des plus sympathiques ; il 
ire justicede l'appréciation défavorable émise sur son compte 

pamphlélaire Thomas B;isin. Attaché dès sa jeunesse au 
de Charles VU, Bourré cul pour sou mnilre le plus enliei 
t, tout en obéissant aveuglément a ses ordres, sut rester fort 
ifi; le fait paraîtra surprenant, sous un roi aussi peu scru- 
uis XI; il est indéniable. Tour à loiir diplomate et cbai^ 
tes missions, financier expert, sachant d^'lier à propos les 
bourse devarit les exigences d'un maître toujours à court 
spteur aussi fidèle qu'eipéri mente du futur Charles Vni, 
;s fonctions diverses, doployaune remarquable inlelligence ; 
les vertus, non point à l'intrigue, qu'il dut, bourgeois de 
rriver aux plus hautes fonctions de l'Étal, el, sur la tin de 
mériter de Louis XII le plus bel éloge qu'il pût ambitionner, 
nous permettra quelques critiques : était-il bien nécessaire 
1er son étuded'aussi longues considérations sur le caractère 
de Louis XI? Elles ne nous apprennent rien que nous ne 
Fallait-ilinterrompreaussisouvent le récit de l'introduction 
Gcatives, publiées in extenso ? Autant une citaliou faite à 
: mesure fortifie l'exposé des faits, autant il nous parait 
Ligant d'imposer, dans le corps même d'un ouvrage, la 
cumenls d'une longueur parfois excessive. L'attention 
n perd de vue la suite des événements. C'est là un défaut 
:d n'a pas su se garder. Si encore les pièces qu'il donne 
.nédites ! Mais à quoi bon publier à nouveau telle lettre que 
déjà éditée deux fois? (Cf. p. 108-109.) — Il eût été aussi 

que les citations fussent toujours précises : trop souvent 
us renvoie à un manuscrit de la Bibliothèque nationale el 
mner, non seulement la page, mais la cote, 
rdavantagesur ces quelques imperfections, il serait injuste 
mnaitre le mérite d'un travail consciencieux et de ne pas 

à la lecture les deux derniers chapitres, où M. Bricard 
urré l'homme privé, le père de famille et le grand seigneur; 
)n ouvrage la partie la plus neuve el la plus originale; elle 
rveille ce que M. Vaesen nous avait déjà appris du person- 
H. C. 



J 



■ de Seépenax de VleillcTlII 

Ch. Marcuand. Paris, A. Picard, 18' 

ivre a subi des vicissitudes. L'an 
,re une réimpression des Mémoires 
l notes savanles, — quelque chose i 
é de l'histoire de France. Mais, ei 
.ant le. texte, il .a découvert que le 
dérable, que rien ne resterait deboi 
iré donner de Vieilleville, comme i 
r le maréchal de Brissac, une siin[ 
e laquelle il pourrait placer ses ir 
efiel, rien on à peu près rien ne doi 
:e nom de Mémoù-es de VieillevUli 
'anachronismes, de vantardises, d 
onges effrontés : tout en est faux, i 
lendu un réquisitoire semblable. 
s que ces cinq petits volumes ont t 
te, le P. Griffcl, le conlinualeur du 
avenant des archives du château dt 
;iècle par Vincent Carloix, secrélain 
lit paru alors d'autant moins douleu 
signalés cent ans auparavant parle i 
I^oureur et Corbinelli. Garnier, h 
n s'en servant, formulé quelques d( 
sans résers'es dans les collections i 
ijoulat, Buchon ; et tous dos moder 

losleiir a pu ainsi, sans le moindre e 
! à des écrivains qui sont défiants 
îlques années, savent quel respect 
mne ne s'étail-il aperçu de la m; 
comment le maréchal de Vieilleville 
e réputation usurpée, a-l-il pu et 
3mi sur lequel il ne devait guère c( 

aréchal, c'est qu'il y a beaucoup de 
lar son noaveau biographe. Les f 

es sont abondantes et souvent pér 
de Nassau et du prince d'Orange 
, el leurs conversations avec Vieill 
venlion. La relation du siège de S 
ue, et on y confond les faits avec c£ 



— 160 — 
sion du maréchal en Provence e 
c à la bataille de Saiat-Denis < 
lit mort depuis le 31 mars 1561. 

lie VieilleTllle comme élanl auprt 
e mission dont le feu roi l'avait c 
légyrisle, voulant que son mailre 
pages entières de la Popelinière : 

purement et simplement le nor 
: comme ayant joué un rôle prio 

1563, tandis qu'à cette époque : 
B d'un gentilhomme provençal, i 

la cour, de Catherine de Médici 
e texte et comme dates. EnQn, 
: il prétend que le Tameux Vincei 
ni trente-cinq ans, n'est même pi 
n lui, — et il doit s'y connaître, - 
Ligue, qni a écrit au plus fort des 

choses religieuses des détails qi 

qui n'avait aucune habitude de 
ne pas exactement renseigné sur 
liai, et qui ignorait aussi des act 
ivoi à la Rochelle au mois d'aoâ 
ine garnison royale. Ce devait êli 
al, ayant composé des récits hisi 
r servir à l'éducation des enfant! 
^ M"" de Broon et d'Espinay, 

du feu, dans les longues veillées 

pposition ressemble un peu à i 

faut peut-être pas attacher pins 
nalité du travail de M. l'abbé M 
loul. Le reste du volume se coi 
chai de Vieilleville, depuis son i 
127, jusqu'à sa mort survenue pe 
Cette dernière date dit assez qu 
i encore ; mais Vieilleville passe 
lucoup de circonstances il fut en 
30 entre catholiques et protestai 
dversaire passionné du connétab 
: et il voulut le lui prouver en 
ï novembre 1571, Malheureuser 
maréchal mourut subitement; el 
mé par Catherine de Médicis, i 



M. l'abbé Marchand a raison de réfu 

.)lissaDtjusc[u'au bout la tâche de < 

kaseai de la vérilé historique. G. Baquenault de PccBcasB. 



tavld RivaHlt de Flenrance et lea antres préeeptenrs 

Vtmlm X.IU, par l'abbé A.-P. Ams. Paris, A. Picard, 1893, in-8 de 15E 

- Prix : 5 fr. 

n faut avouer qu'oa cbuisissail quelquefois d'une singulière façon 
frécepteurs de nos rois, témoio ce Nicolas des Yveleaux, mauvais p€ 
nagisLraL à Caeu, qui, présenté à Henri IV par Desportes et le cardii 
la Perron, est chargé d'abord de l'éducaLioa de César de Venddme, 
le Gabrielle d'Eslrées, compose pour le Roi des vers galants, et bioal 
Marru laidement de bénéfices et de pensions, devient ofSclellemenl 
nsiLre du Dauphin. Heureusement que sa nonùnation était de 16i 
pe Louis n'avait que neuf ans et que Henri IV mourait Tannée s 
FBnte. Délesté de la Reine mère, en suspicion près du nonce Ubaldini 
1d maréchal de Villeroy, des Yveleaux ne tarda pas à être renvoyé ] 
Hariede Médicis; et la légèreté de ses mœurs justifiait parfailementu 
à bmsque disgrâce. Il fut remplacé comme précepteur du jeune Roi ] 
m vieillard de soixante-huit ans, Nicolas Le Fèvre, homme d'étude, cl 
|QÎ la science et la vertu marchaient de pair, et qui avait déjà fait a: 
inccès l'éducation do prince de Condé. Il était l'ami de Pierre Pithi 
l'Achille du Harlay et du président de Tbou ; mais conune il avait besi 
le ménager ses forces, on lui adjoignit, pour enseigner le prince, I 
rnnlt de Fleurance, qui devait lui succéder quand, au bout de dlx-h 
mois, il fut enlevé par une courte maladie. 

C'est ce David Rivault, dont M. l'abhé Ania nous a parliculièrem* 
retracé la physionomie fort peu connue. Il a puisé ses documents ds 
la bibUothèque publique de Laval et dans les archives particulières 
^faîteau de Thévalles, que M"' la marquise de la Rochelambert et M"' 
tomtesse de Valon, arrière-pelites-nièces de Rivault, ont mises h'béra 
ment à sa disposition. FA de ces recherches est sortie une notice d'à 
iant plus intéressante, qu'elle dit en détail ce qu'était à celte époque 
bonnËle homme de province, écrivain à ses heures, bon catholique 
Inn Français, très digne d'initier à toutes les vertus domestiques 
aint roi Louis XIII. Le portrait qu'on a retrouvé de loi représente 
jietsonnage moitié clerc, moitié laïque, portant soutane, manteau long 
sllerette, assis dans un fauteuil cramoisi, appuyant la main sur u 
nie de livres et regardant par une fenêtre du Louvre le palais de l'Ii 
ilDl. H était d'une ancienne famille noble, originaire de Bretagne. S 
>ère Gabriel Rivault, sieur de la RoUais, avait combattu, sous te duc 
ilercceur, dans les rangs delà Ligue. Quant à luij dès l'âge de vingt-ci 
iDs, en 1595, il avait publié à Lyon un livre de philosophie et de po 
AOUT 1894. T. LXXl. 11. 



''^^^^TIM 



- 162 — 



[uel il se montrait royaliste 'convaincu. Puis, il avait en- 
cotnte de Laval une sorte de croisade ; et après la mort 
il s'était occupé de sciences et de découvertes, écrivaDt 
lis de Varlilterie et sur l'Art d'embellir, ce qui lui valiit 
pliment eo vers de Malherbe. Tout cela est bien nu pea 
lourd, même dans l'analyse que nous en donne son )Ao- 
le croirait en présence d'un des premiers écrivains da 
visant sur le blason des pierres précieuses, avec force 
mythologie antique. Au reste, Itivaull avait été en Italie, 
'apporté beaucoup d'idées d'art, nouvelles pour le temps, 
onfuses encore dans son esprit. Nul doute pourtant qus 
)rigine du plan de l'Académie qu'il tonda au Louvre dit 
lis ans avant Conrart et Bichelleu. Celte institution était 
lunes gens qui veulent servir leur pays dans les emplds 
lels « l'opération des lettres donne une grande lumière 
ions de ce monde|et du jugemput pour s'y conduire hoDO- 
.'esprit français, ajoutait-il, n'est pas si rouillé qu'il ne 
tre en lustre l'ancienne valeur de nos ancêtres, » qui doo- 
is des leçons de philosophie et de savoir. Si l'idée est 
.on historique est peut-être contestable. Mais que répondre 
li écrit que « les belles nymphes naïades sont les plus 
aye cest Estât et cesle Cour? » 
s instructions de Bivault au Roi ont été imprimées; eU«s 
norale et la religion, et la forme en est peu attrayante.- 
1 de s'élonner si les séances paraissaient souvent longnet 
Jn jour il dit à brûle-pourpoint k son précepteur : « Si je 
i évêché, accourcirez-vous mes leçons? — Non, Sire, » 
n'eut point d'évèché ; mais quand il se relira, il était suffi- 
! de biens et de pensions pour achever paisiblement ses 
se permettre môme de faire imprimer une traduclion 
édiée au roi Louis XIII. Il mourut jeune encore, en rêve- 
^, où il avait en l'honneur d'accompagner Madame Élisa- 
, en 1616. Sa seigneurie de Fleurance en Saint-Uger 
ite-nièce. Mais sa digne mémoire aurait couru grande 
r, si un docte membre des Sociétés savantes du MaiiK 
ureuse pensée de lui consacrer un petit volume, plein de 
valions. G. Baouenai]» de Pdchbssi. 



e> d'une Incttnnae, publiés sur le manuscrit original, 
. Paris, PloQ et Nourrit, 1894. In-8 de xi-419 p. — Prii: 

on le sail, était M"* Gavaignac. Ses Mémoires sont tout 
Elle n'a eu aucun rôle dans les affaires de son temps. Sa 



J 



— 163 — 
es dramaliques. Le graod événemeat de 
eiislence fut de rejoiadre à Naples son mari chargé, durant l'ena 
de l'oi^anisalion de l'enregistrement et des domaines dans le roy: 
de Murai. Mais ce mari était un conventionnel, un régicide, l'ai 
émole de Joseph Lebon et de Carrier, et l'on pouvait croire à biei 
téïélalions sur les hommes et les choses au milieu desquels M"" C 
^ac se trouvait transportée. Les Mémoires que nous avons sur l'é] 
révolutionnaire, en dehors même de ceux qui ont été composés pa 
royalistes, les Mémoires de M""' Roland, de Louvet, de Daunoi 
Rioufle, ofireot le reflet d'un bouleversement général. Rien de semt 
dans les souvenirs de M"" Cavaignac : c'est ce qui fait leur origii 
A aide à ta connaissance d'une partie de la société d'alors, de la [ 
triomphante, satisfaite de celte société, l'aristocratie de la Terreu 
roulement de la fatale charrette ne retentit pas jusqu'au placide 
où la mère de M°" Cavaignac accueille les philosophes et les beau: 
prils.etron ne semble pas s'y douter detoutcequisepasseaudeho 
la jeime femme du conventionnel fait de légères allusions à des me: 
tiolentes, c'est pour les approuver ou du moins les excuser. Les 
oDl fait bien pis et les résultats obtenus sont si grands, si beaux, i 
ne les a pas trop payés. Dé l'ancien régime elle ne regrette qu'une cl 
la distinction des manières. Son républicanisme ne l'empSche pa 
parler du peuple avec un ton hautain. Naturellement elle a l'hoi 
de la noblesse et des grands noms, elle exècre tons les rois, elle abl 
puticulièrement les Bourbons de France, d'Espagne et d'Italie, e 
même une phrase de mépris pour Marie-Antoinette (p. 362). Elle tr 
que Louvcl a anobli l'assassinat (p. 310), et à ce sujet écrit 
lonpe tirade en faveur du régicide. Mais si les échafauds, les asE 
nata, les proscriptions laissent M"" Cavaignac froide et impassible, 
bat pas la croire dépourvue de sensibilité. Oh I non, elle en montre 
excessive pour sa mère, pour ses entants; elle se complaît dans 
foole de petits souvenirs de sa jeunesse, dans les mièvreries d'ins 
gniGaDtesremembrances d'où elle sort, pour, marchant sur les tract 
Jean-Jacques Rousseau, se lancer dans de soudaines dissertations 
losophiques et politiques, dont quelques-unes ne manquent ni de 
lesse dans l'idée, ni d'éloquence dans l'expression. Élevée par une i 
prolestante dans un milieu d'incréduhté. M"" Cavaignac apparaît ce 
dant comme une femme honnête, elle se scandalise fort des roman 
Qeorge Sand, à diverses reprises traitée presque aussi mal que si ell' 
jMÉ une lÊle couronnée. Un passage à citer est celui où M"' Gavai 
l^coQte comment elle fut amenée au catholicisme. Tout ce cha 
B l'histoire d'une âme est très intéressant. Assez intéressants a 
lais d'une antre manière, les détails sur la cour de Naples et, au i 
peDcemetit du livre, les portraits d'Aadrienx, de Collia d'Uarlevill 



— 18* — 
ucs autres écrivains. Par iioe de 
DDé Uni d'exemples, à la Gd de se 
apothéose la plus enthousiaste de 
il pas ses souvenirs à la publicité 
tristes heures. » Ainsi s'expliquen 
itimes et aussi quelques incorrec 



■mille de l'abbé Lambert. 

de PenthlèTTCf aaménier 
l'OrléanH, mip la Révolatli 

W, publiés pour la Société d'hisi 
AU SÉJOUR, SOD arrière-petit-neveu, a 
iria, A. Picard, 1894, in-8 de xix-K 
)Ord, dans ces Mémoires, frappera 
li qui les a écrits : prudent, babil 
ins modeste, plus ambitieux, l'ab 
tances, être un homme de gouvei 

digne ecclésiastique et un servit 
] famille. 

moires ne sont pas inédits : la pi 
re qu'elle est devenue introuvable 
ms les noms de lieux et de pe 
séjour, n'a rien négligé pour rend 
t appendices qui l'éclaircissenl. Pf 
excès; mais qui s'en plaindra? J 
!n défaut M. de Beauséjour : j'y a 
ries, j'en suis fort aise, 
itre du livre n'est, en réalité, quel 

: le véritable premier chapitre, r 
t de préambule et fut prêté à Mgi 
i J'égara. Cela est fort regrettable ; 
eur nous racontait là l'histoire dt 
it, dans son Introduction, le cons 
3, autant qu'il était possible, 
lé des détails intéressants sur la 
inthièvre, ainsi que sur sa famiU 
ige princier, l'auteur entre dans et 
lien qu'ayant prêté entre les maiu! 
irnon (Eure) un serment adroitec 
3nséquences, au point de vue révi 
i ne larda pas à être obligé de qui 
était imminente. Non sans difBcul 
-Saunier, sa ville natale. Bientôt < 



— i65 — 

leaucoup d'autres, sur Besançon. Là, gn 

lies Lacaze, sœurs d'uu prëlru émigré, i 

d'essai, il s'évada et se réfugia en Suis 

teslablemenl la plus émouvante ; mais 

pages suivantes, qui ont trait à l'émigration — surtout à l'êmigrati 

ecclésiastique en Suisse — constituent une eérie de lableaus vivanti 

sincères comme peu d'écrivains du temps en ont esquissé. L'auteur n' 

poète et artiste que lorsqu'il décrit les pays parcourus; pour le surpl 

c'est un réaliste vigoureux. La suite a trait aux misères, noblement s) 

portées, de la famille d'Orléans, dont l'abbé Lambert — digne émule < 

diplomates comtois de la période espagnole — accomplit la réconcilîati 

avec le futur Louis XVIll. C'est le 5 mai 18(H que l'abbé Lambert pi 

sa plume; un an plus tard il meurt, laissant le document que vient 

publiera Douveau son arrière-petit-neveu. Comme les précédents, ce' 

lume, dont l'impression est très soignée, fait grand honneur à la Soci 

^histoire contemporaine. E,-C. Gaudot. 

■errrcr, de VlUèle, de FftUonx. L'OppoiMton r*r«U«l 

par Cb. de Mazade. Paris, Pion et Nourrit, it894, gr. in-lS de 305 p. 
Prix : 3 fr. 50. 

Malgré le titre générique : l'Opposilion royaliste, qui englobe i 
trois figures, je ne puis très bien démêler le lien qui doit les unir. N 
senlement je trouve en elles des dissemblances profondes, mais aussi 
ebercbe vainement k comprendre ce que le mot « d'opposition » pe 
exactement signifier ici. L'ordre chronologique lui-même ne vient p 
me tirer d'eniarras ; il m'étonne même par l'inversion de Villèle si 
eMant à Berryer. Quoi qu'il en soit, ces trois études, dès qu'on eflli 
le sous-titre mis à tort, sont intéressantes, instructives et agréabl 
comme tout ce qu'écrivait M. de Mazade. Elles avaient jadis été publia 
dans la Reime des Deux Mondes; on a bien fait de les y aller cherch 
mr leur donner une vie nouvelle. 

A Berryer, l'auteur accorde de grands éloges ; à ses yeux, c'est 
génie vivant de la parole, éclatant à la tribune et au barreau ; » il a 
ire surtout en lui ce double caractère : rester homme de son parti 
irder l'esprit ouvert aux choses d'à côté, aux opinions adverses. Cel 
"emière étude n'est pas extrêmement neuve, mais elle est rapide, e 
lée, attachante. 

H. de Villèle occupe une plus grande place, et c'est justice. D'abo: 
)U6 le voyons mêlé à la majorité royaliste de 1815, à la Chambre li 
ouvable ; appelé au pouvoir, il reste le personnage important de 
liaisiëre de six ans. C'était une époque heureuse, glorieuse et florissant 
l.de Villèle, al'homme d'aflâires de la Restauration,» y a une part lé{ 
me. H. de Mazade entre dans les difiérents débats de l'époque et il 



loer les complimenls qu'il mérite à M. de Villèle, même 
en lutte avec Chateaubriaûd. J'aurais aimé un peu moim 
)ur Mathieu de Montmorency, également en désaccord avec 
ians la grosse affaire de la guerre d'Espagne, 
et mécomptes" me semble un lieureux qualificatif accolé au 
le Falloui, qui fut mËlé à tant de grandes choses par le 
[ui se frotta à tant d'illusfres personnages par derrière; il 
avec un esprit rare, des talents remarquables et une habileté 
'cbait même pas à lui contester, ce type du " catholique 
, arrivé à rien. Illusion d'avoir cru à cette politique; mé- 
y avoir échoué ! 

uestions religieuses que sou sujet lui fait aborder, H. de 
speclueui, et il convient de l'en louer. Il est même assez 
r juger sévèrement quelques tendances malsonnanleG de 
:. Il parle en bons termes de Monsieur le comte de Chain- 
!s douloureux et à jamais regrettables événements de 1S73, 
ché le retour de la vieille monarchie française, il voit juste 
m. G. DE G. 



I i> Paris. Notes et souvenirs, /$37-/S4«. Traduit de l'anglus 
t. Paris, Pton et Nourrit, 1893-1894, 2 vol. in-16 de vii-310 «t 
ix : 7 fr. 

■esté inconnu, qui a publié deux volumes de souvenirs pâ- 
ment eu un rare et inexpliqué bonheur : il s'est trouvé en 
e quelle manière î — avec à peu près toutes les célébrités, 
Luvaises, d'une grande partie de ce siècle. I! a fréquenté les 
lommes d'État, les littérateurs, les militaires, les musi- 
le une foule de détails sur Balzac, Rachel, Lola Montes, 
éjazet, Persigny, Moruy, Me;erbeer, Rossini, etc. C'est i 
ers d'un vieil opéra : 

C'est le solilAire 

Qui voit tout, 

Qui fait tout. 

Qui sait tout. 
a jusqu'à nous raconter des conversations entre Louis- 
irie-Amélîe : il met des anecdotes dans la bouche mysté- 
ice-Président et des confidences sur les lèvres prudentes de 
jes-unes des assertions de l'insulaire si répandu dans tous 
jnl fort contestables. Jl prétend, par exemple, que M- de 
ans le désir d'attaquer les jésuites, engagea Eugène Sue à 
''Errant (p. 33, t. 1). J'ai connu M. de Lourdoueix, j'« 
usieurs articles dans la Gazette de France, quand il en 
mr, et je puis affirmer qu'il ne songea jamais à provoquer 




— 167 — 
ni à publier le roman de Sue en feuilletons. Noire '. 
Français haîssenl bien plus les Anglais que les Aile 
mais n'est-ce pas ce que dément l'accueil si empre 
«Donyme parait avoir reçu partout chez nous, et les 
Tahisscnt notre langue, qui s'étalent sur les ensi 
d'une foule d'usages britanniques, ne prouvent-ils ] 
de celte observation ? Notre Angtais (t. 11, p. 36) n' 
Lamartine, aussi donne-t-il des détails très peu ex 
poète, et fait-il de lui un portrait très faux, recli 
traducteur, d'après le beau livre du baron de Chan 
accueilli avec beaucoup trop de con&ance les soi 
Vaillant en ce qui concerne le prétendu « despotism 
(t. II, p. 180). Il 7 aurait ainsi bien des allégation 
ce livre est assez amusant, quelquefois plus par 
Doms enregistrés q^ue par le piquant des anecdote 
oSre UD intérêt plus sérieux que le premier; il c 
particularités sur le second empire et ses principi 
le siège de Paris et ta Commune, avec ses acteurs 
joyeuse vie. Mais quel est donc l'auteur jusqu'ici n 
pûfois se montre si bien informé de ce qui se pas: 
rencontré ce diablo cojuelo, ce diable boiteux, qui 
de Madrid et faisait voir à Don Cleofas l'intérieur di 



L« F«caUé de thé*lasle de Paris et «ea d 

célèbre*, par t'abbé P. Feret. Moyen âge, lom 
1894, in-8 de lxiv-367 p. — Prix : 7 fr. 50. 

Nous voudrions pouvoir dire beaucoup de bien i 
Feret, car nous estimons son effort, mais nous crai^ 
lalemeot à recueillir de la part de la critique plu 
gréables que d'éloges sans restrictions. Assurémen 
toire de la Faculté de théologie de Paris était exw 
ment, ce champ est si vaste et ses aspects sont si 
une préparation plus complète avant d'y pénétrer, 
duclion déjà publiée dans la Bevtte des questions 
mérite d'être pins travaillée et mieux écrite, le vo 
entre les mains n'apporte en réalité presque aucun 
c'est un défaut grave dans un livre de ce genre. Ce 
écoles et des grades est beaucoup trop général ; 
doctrine personnelle des divers théologiens qu'il 
prédsiou, ses renseignements d'exactitude. No 
eiemple le passage suivant : a L'essai de Tayon n' 
nous ne saurions dire ce qu'il est devenu » (p. 




- 168 — 
e a p. m àa vol. LXXXVH de la Palrologi'e latine qu'il a 
ipositioQ. Od lit, en e&el, à cet endroit : Sed opta 
rtplius existit, neque aliud ejus prœlerguam Aujus épis- 
ium) testimonium ad nos usque pervenit. Toulefois, 
!CX âelamËmecolleclioD, M. Feret aurait pu rencontrer 
I de la même lettre k Eugène de Tolède rapportée aa 
uiviedes cinq livres dessentences du mêmeauteQr(p,727- 
antion suivante : « Ex Flore^ii, Esp. Sag, ubi primum 
X codice Golkko monasterii Sancli /Emiliani de /« 
oeuvre n'est donc pas inédite, et encore moias disparue. 

dit de la Somme d'Hugues de Saint- Victor n'est pai 
le à la vérité : il suffira de compulser cet ouvrage poor 
:e attribuée aui sacrements est tout autre que celle 

auteur. Nous pourrions mulLiplier les remarques ans- 
rail de M. Peret laisse souvent à désirer au point de 
pourquoi est-i] si niSgligé sous le rapport littéraire? Que 
lints répréhensibles ou prêtant le flanc à l'attaque? » 
rase est-elle française : « Quel est le pays natal de ce 
es, tant ce savant en avait lu et dévoré? Car telle est 
lus vraisemblable du surnom » (il s'agit de Pierre Co- 
air égaleDicnl, p. SO : « Succédant à un prélat, etc. » La 
t R l'on » devient obsédante; à chaque page on le rea- 
s reprises, quelquefois à deux lignes de distance. L'aa- 

d'eipressions vieillies : « livrer aux presses, o p. 40, ti, 
gne, etc. Enfin le continuel recours à l'Histoire toé- 
ce, dont des tirades entières se succèdent presque sans 
me au lecteur l'idée d'un abrégé de ce recueil, sans 

plutôt que d'une œuvre personnelle et récente. En 

livre trop hâtif aurait gagné à être mûri davantage et 
amis préalablement à un critique intelligent et dévoué 

manqué à l'auteur. Il n'en reste pas moins vraiqne 
pli un travail considérable, et nous rendons justice a sa 
aux lectures nombreuses auxquelles il a dû se livrer. 
re une voie où jusqu'ici on avait hésité à entrer; elle 
une réelle utilité, à condition qu'on s'en servira avec 
on vérifiera soigneusement les assertions qu'elle coo- 
F. D'H. 



i dl VcBczIft rcpHbMIe»* per E. cftv. Volpi, coq 
prof. cav. G. OcciONi Bonaffons ed illustrazioni del 
gana. Venezia, Fratellî ViseatiDi, in-8 carré de 330 p. 

i ville À pari. Elle a hébergé les plus illustres hflies, 
is ceux qui ont été balancés dans ses gondoles noires 



lées, M. A. Ba 
s'est plu, dans an agréable volume, à rappeler ces voyageurs cëlèbi 
les doucea impressions que tant de poêles eL de prosateurs avaient 
pwtées de la cité des doges ( VenUe, notes prises dam la àibliot) 
ivn vieux Vénitien, Pion, 1883). Un peu auparavant, M. Moli 
ivait raconté ce que fut la vie privée dans sa ville natale [Stor 
Yenezia neCla vita privata). Ce sont des documents analogues à 
dont il dut souvent faire usage, mais donnés dans toute leur cri 
que renferme le volume que uous venons de lire, volume qui est c 
on ouvrage qu'un recueil de faits. Nous avons là, à partir du a 
Sge, la menlioQ d'affaires du genre de celles que l'on juge à huis 
Puis viennent de nombreuses pages sur le demi-monde vénitiei 
lemps passés^ sur les règlenieuts par lesquels on chercha valnem 
dimiauer son importance excessive, sur la vie, les mœurs, le lu 
celles qui eo faisaient partie. La dépravation était grande el ne s 
ttit pas devant les murs des couvents, où tant de malheureuses jt 
filles étaient poussées par l'inflexible despotisme de leurs parents. '. 
lenr, du reste, semble enchanté, quand il peut éclabousser de que 
scandales les nonues et les prêtres. Le jeu était aussi en grand 
near. Nous trouvons là bien des détails sur tes Casini, sur la lotei 
un peu plus loin, sur les théâtres, qui furent si nombreux à Venis' 
les représentations dramatiques commencèrent à des époques reci 
Ce volume, on l'a compris, ne peut être mis sous tous les yeux. 
les attirera pas, du reste, par ses illustrazioni; elles sont au-dessoi 
médiocre, et ce livré est imprimé avec une inélégance à laquelj 
D'«st plus babUni. Powiaudo. 

BULLETIN 



EathouBÎasméa par les souvenirs de l'antiquité, les écrivains de l 
Biissance devenaieut souveut païens dans leurs livres, tout en resta.nt 
tiens dans leur vie. On peut remarquer un singulier exemple de ce 
Irasle en étudiant Montaigne. L'auteur se croyait permis de remuer lei 
nions les plus hardiee; l'homme, comme il le raconte dans son Voya 
Italie, offrait des ex-voto k Notre-Dame de Lorette et parlait sans f 
boDte de sa confesBion. Cette observance des prescriptions du catholii 
ne fut pas telle cependant que Montaigne se résoîùt à faire dans ses j 
quelques changements qu'on lui avait très courtoisement demandas à F 
Auasi les Essais ont-ils été mis t l'Index. Plusieurs fois déjà on en a e. 
des morceaux choisis, pouvant sans danger être mis sous tous les 
M. de ta Brière a fait mieux encore, et de Montaigne a tiré un livre de 
qu'il place sous les religieux auspices de Jeanne de Lestonnac, nie 
Hootaigue, prociamée vénérable par Grégoire XVI, décrétée héroïque e 
vertus par Léon XIIL Les emprunts faits aux Essais sont classés sou 



— 170 - 



n 



B : Profession de foi ; la. foi et la raison ; Dieu et l'homme; 
l'Église; le bien ; le mal; la foi. Cet intéressant volume est 
me relation fort édifiante que Montaigne fait de ta mort de son 
joétie et par une lettre dans laquelle Etienne Pasquier racoale 
loments de Montaigne lui-même. Il ne pouvait plus parler,cl, 
entendre, avait recours à la plume. <> Comme il sentit sa Sn 
pria, par un petit bulletin, sa femme d'avertir quelques gen- 
iena voisins, afin de prendre congé d'eux. Arrivés qu'ils furent 
lesse en la chambre et comme le prebslre était sur l'élévation 
mini, le pauvre gentilhomme s'élança, au moins mal qu'il put, 
s mains jointes, et en ce dernier acte rendit son esprit à Dieu, 
beau miroir de l'intérieur de son âme •• (p. 253). 
'ragmenta qu'a si bien réunis M. de la BriÈre nous semblent 
ais n'eût-il pas été bon d'en faire contrôler l'orthodoxie psc 
ecclésiastiques? Cette précaution eût complètement rassise 
jstés sous l'inlluence d'une accusation de scepticisme, et leur 
j lire, sans nul trouble, le charmant volume de M. de la Brière, 
iomme texte et comme exécution typographique. Th. P. 

poema di IfiRio RiiPiBAitDi. Calania, N. Giannotta, 1894, in-l! de 
Ix : 4 fr, 

itérons pas à qualifier ce prétendu poème du seul nom qui lui 
'est du galimatias. Qu'on s'imagine un entassement de stfo- 
^3, prosaïques, scientifiques, allégoriques et souvent porno- 
'une déplorable facilité. A travers tout cela, on croit démêler 
ardi a prétendu faire la satire de la société actuelle. Nous ne 
B les compatriotes de l'auteur pensent d'un tel livre; nous 
fois qu'il n'a pas dû plaire k ceux que le Lucifero de M. Rapi- 
éduits. Regrettons, en concluant, de voir hasardée dans de 
tures une réputation littéraire qui ne manque pas d'un ccr- 
M. F. 

omédie en quatre actes, par Édoitabd Pailliibon, de l'Académie Tnii- 
Calmann Lévy, 1894, in-12 de 228 p. ~ Prii ; 2 fr. 
:ès mordante et très spirituelle critique du cabotinisme de cette 
comme on dit. Une société « la Tomate n s'est formée 4 Pi- 
aieurs jeunes gens du Midi, dans le but de se pousser, de 
tous les moyens au succès : l'amour de la réclame et du Up(^ 
1 son extrême. Sauf une belle exception, celle de Pierre, un 
1 talent, autour duquel l'auteur a tissé une délicate et chér- 
ie d'amour, tous les membres de n la Tomate, » médecins, 
vains, etc., sont des cabotins. Mais leur grand chef, c'est Pé- 
nas, c'est tout le Midi avec le cœur sur la main — méliei-vou! 
lur la main, de ceîui oo Pégomas, jentends : au fond, il n'eat 
habiletés, duperies, roublardise et intérêt. C'est ainsi que 
^ès avoir servi de secrétaire à un candidat à la députatioD, 
?nier moment, le moyen de se faire acclamer à sa place. 
, semé à profusion dans cette fine critique de nos mœurs con- 
Nosmœurs contemporaines I hélas I si l'auteur les a prises Bor 
avouer qu'elles sont singulièrement tristes et laides. C'est, en 
n milieu parfaitement interlope que se déroulent les scènes 
P. Saint-Marcel. 



r 



■ Mi - 



Cbavain, talatortn dlafrozada de novela, por J. 

ville, E. Raseo, 1B93, petit in-18 de 247 p. 

Ce petit roman dont le fond serait historique, à c€ 
litre, ne manque ci d'intérêt dÎ de Btyle. Le frère de 
été tué par un ifiisérable dans un guet-apens. Le crim 
qu'à une peine trop légère pour calmer les désirs d 
vala. Celle-ci, qui n'est pourtant qu'une pauvre paysar 
une condamnation à mort, après révision du procès ; e 
librement son œuvre de justicière, elle renonce à ép 
José. Elle est sur le point de réussir, grâce à l'influt 
considérable, mais le prix infâme qu'il y met révolte 
dérobe aux exigences de son triste protecteur. Compn 
bien près de tomber dans la misère et le déshonneui 
fiancé revient à temps pour l'arracher à son imposaib 
— La morale de ce récit paraît Être que la vengeance r 
n est narré avec beaucoup de charme, et prouve que s 
talent de conteur des plus estimables. 



RUtoIre ancienne de* p*nploa de I*Orlent, rédig 

programmes du 2S janvier 1890. par le chanoine I 
Paris; Paris, Bloud et Barrai, 1893, in.l8 de vi-3S9 p. - 

Nous répétons à propos de cet ouvrage les éloges qi 
nés au cours d'histoire de M. Melin (t. LXV, p. 62). I 
bref, les élèves trouveront la substance de ce qu'ils 
chanoine Melin a pris soin de se mettre au courant de 
de l'érudition contemporaine, et il les a fait passer < 
bas des pages courent des lectures ofi l'élève trouven 
qui frappent facilement l'esprit et que l'on n'a pas bes 
les retenir ; légendes, mots historiques, etc. Enfin de 
sies, accompagnées d'un texte qui en donne l'explicati 
et ajoutent à l'intérêt du volume. Ce plan, fort bien c( 
lent éducateur; l'exécution en est heureuse, et l'on ne 
der vivement aux maisons d'onseiRnement ce petit m. 
Melin a cru devoir ajouter au programme l'Inde anciei 
nierons pas; mais pourquoi n'a-t-il pas mis aussi i 
d'autres peuples intéressants, comme les Chinois? Ls 
lume est celle qui relate les découvertes contemporain 
de la développer davantage, au moius sous forme de I 
chaîne édition. 



8«enea et bla»gi*«plileahlBtoi-lqDeBdeatempaBni 

pir G. Dhohbris et G. Motroo. Paris, Alcan, 1893, in-12 c 
- Prix : ] fr. 50. 

Je ne sais si les auteurs de ce petit volume ont eu t 
les a héros du xix* siècle, » parmi lesquels ils comptenl 
Cavour. Jo doute que tout le monde approuve le peti 
betla, qu'amène l'histoire de l'année terrible, ou le diti 
de notre époque, qui " ne juge les hommes que d'af 
verto, leur travail » [p. 3i6). Dans un ouvrage de ce f 
oliie de faire des citations, et il est fâcheux que les 
ment choisi les leurs dans des écrivains tels que Mich 



- 172 - 



n 



ii le volume n'est pas catholique et ne peut par suite 
jmmandé ici, nous reconnaissons volontiers qu'on y 
visible à la neutralité et le soin d'éviter, en p&rlant des 
nés catholiques, tout ce qui pourrait ressembler à de 
I sont en général bien choisis, les gravures auusi. Le 
, mais parfois lourd et incorrect. C'est ainsi que, pour 
)le parmi ceux que nous avons notés, les auteurs sem- 
, comme une preuve de ta barbarie de Charlcm^ne, 
et de la chasse. A. I. 



nea rédlgAsa eoa rarmémeat au progr«mme da 
n poar In elasBe de trotatème. HoyeD Age, pu 
Delagrsve in-tS de ii-587 p. — Prii : 5 tr. 

Lectures historiques provoquée par les programmes de 
i avantages sérieux pour la jeunesse des écoles. Les 
le qu'ils ne doivent contenir que ce qu'il est essentiel 

sont forcément brefs et incomplets sur certains points, 
la ils renvoient dans les bibliographies — quand ils ea 
ivent inaccessibles aux élèves, ou au-dessus de leur 
idérables pour qu'ils y puissent recourir avec fruit. Les 
emeDt suppléer à ces lacunes. Elles permettent de déve- 
ssés dans l'ombre par le manuel ; elles doivent aussi 
!3 extraits des auteurs dont les notes leur parlent. C'est 
.mme qu'a voulu répondre M. de Crozals, Son volume 
l'idéal du genre. 11 y a dans cei-tains passages (par 
igementsur Grégoire VII) un fâcheux galimatias. La ré- 
op souvent à celle du manuel, dont ce volume deLectura 

complément utile. L'illustration n'était peut-être pas 
on ne peut que regretter en tout cas qu'elle soit pres- 
intaisie. A. I. 

■hiBtoipe ï l'usage des candidats au baccalauréat de l'cn- 
lire classique el & i'Ecole spéciale militaire de Saint-Cjr. 
'bisloire. Nouvelle édit. Classe de rhétorique, 16iO à i7S9, 
W, in-12 de 648 p. - Prix : 5 fr. 

laissent déjà le professeur anonyme d'histoire et son 
} regretté collaborateur M. le comte de l'Épinois en s 
ge (t. LIX, p. 172) auquel nous n'avons rien & retran- 
emeat cathoiique dans lequel est rédigé ce manuel le 
commandable. Le récit des faits est très suffisamment 
jËS manchettes, dont est pourvu le volume, servent de 
leront d'une réelle utilité pour retrouver facilement les 
A. I. 

l'abbé Décousant. Paris, LecofTre, 1S94, in-12 de vn-ISIP' 

mmes assurés, dit l'auteur, que ni Satan ni ses supputa 
lis contre l'Église, nous devons encore envisager sans 
ndre témoignage à la vérité à temps et à contretemps, 
il. La partie historique rappelle brièvement et claire- 
noyen i^e, les Papes ont défendu les droits de l'Églis* 
: l'Italie contre les Hohenstauffen. Les traités de West- 



à 



173 — 

dominatiOD des peuples du nord Bur 
xincDurs de la Révolution et de la fi 
sra qui pèsent aur l'Italie. « C'est p 
it dans son Avant-propoa, nous cro 
e rappeler brièvement l'histoire de i 
nce a échoué, tout artilice s'est disi 
arides de la société, pourra seule la 
ura anéantie. * A, d'Avrii 



, 'par BoBEiiT Puiot. Paris, Firmio-E 

r. 75. 

» avec beaucoup d'intérât et très su( 
mot célèbre pour exposer ses vues 

„ Il montre dans !e passé l'État prof 

e pour en faire son instrument. L'e 
. . t à la tutelle de l'État. Il en voit un 
lude dans cette foule d'institutions libres dont l'Église est obligée de 
lourer à mesure que l'État soustrait les vieux établisseraenta à l'influ 
ecclésiastique. M. Pinot reconnaît que le clergé hésite un peu à s'eng 
dans cette voie nouvelle. Il croit que l'cipérience le décidera. Et nous a 
nous partagerions volontiers l'espérance de M. Pinot. L'Église libre 
l'utat libre nous paraîtrait une situation préférable, à beaucoup d'égi 
iux rapports actuels. Mais il faudrait que l'État fût vraiment libre, 
les mœurs politiques de la France, il n'y a pas d'institution libre qi 
soit à la merci d'une fantaisie du législateur. Sous un tel régime, fi 
s'étonner que 1 ciglise aime mieus rester dans une maison au elle est 
traitée que de s'aventurer au dehors pour être étranglée? D. V, 



J'ai vainement cherché à dégager l'idée qui a inspiré cet opuscule 
écriï-ain qui a voulu garderl'anonyme. 11 s'y trouve un commentaire élo( 
du manifeste adressé ans Français le 5 juillet 1871, par Monsieur le c 
de Chambord, et une appréciation noa moins élogiense du célèbre disi 
prononcé par M. Thiers à l'Assemblée nationale le 8 juin. Il y a pou 
une différence d'envergure entre la royale proposition de fonder m su 
larges assises de la décentralisation administrative et des franchises lo 
UQ gouvernement conforme aui besoins réels du pays » et les ai^utii 
l'auteur du Consulat et de CEnipire, promettant aux républicains de n< 
trahir la République, et aux monarchistes de a réserver l'avenir i> et d 
rien tenter contre cet avenir. Entre l'étude de ces deux documents es 
veloppée une théorie bizarre sur le symbolisme des couleurs ; il parât 
le tricolore — bleu, blanc, rouge — est « précisément l'image de i 
bumaine dans le fonctionnement de ses facultés principales » (p. 24] 
iloge du pape Léon XIII, un aperçu bien superficiel du socialisme, term 
cette brochure d' « un Français de la région du Nord » qui s'est convei 
Jogme républicain et cite les républiques américaines comme exempl 
nations >< stables et prospères. » H. L. 



: volume indique parfaitemenl l'intentioD de l'auteur. Ce ce 
luments ni les musées, ce n'est rien de ce qui attire en Italie 
s'est occupé. Ce qu'il a voulu nous faire connaître, ce sont 
njourd'bui. Il s'est donc partout mis en rapport avec eux et 
ec ce que l'on sent être d'une exactitude parfaite, les reocon- 
'sations que les diverses classes de la société lui ont oQertes 
n, depuis les provinces du nord jusqu'à l'extrémité de la 
*ai pas que sou livre est d'une lecture toujours amusante, 
t sur bien des points des renseignements utiles, sur l'armée 
'a);ri culture, sur la marine. Il a l'avantage de rectiQer plus 
àusse, et s'il nous montre les Italiens sous un aspect meilleur 
leur supposons, il pourra, au delà des monts, prouver qu'un 
)server avec iutelligence et impartialité. Le volume mérite 
les deux côtés des Alpes. Poggiarido. 



, journal de voyage (Iraduil de l'italien). 
. 1894, in-12de262p. 

a été le compagnon de M. Crispi pendant ses voyages à 
en 1337 et en 1888. Il n'intervient guère perso naetlement 
;ner une foule de détails insigniUants sur le tr^et et sur la 
t pour affirmer, après une traversée rapide en chemin de fer, 
. un pays essentiellement allemand : je m'y attendais. Il dît 
e ce ministre n'est pas gallophobc, qu'il aime la paix, qu'il 
'on mente, qu'il a fraternisé avec le gallophobe Bennigsen, 
mans de la Bosnie sont, à son idée, « do race ottomane 
.érêt du livre, si l'on admet que cette publication soit inté- 
i sur les propos de table attribués à M. de Bismarck, dés- 
irai les principaux ; Le prince veut la paix. Il a toujours eu 
russes {nous le savions). La guerre de 186G était nécessaire; 
lais il n'a pas provoqué celle de 1870 (nous ne sommes pas 
es chemins de fer doivent appartenir à l'État (?). Suivent^ 
lents sur Napoléon III et sur les hommes de son temps, 
'autre entrevue, les deux ministres dirigeants se sont quit- 
t d'accord. On s'en est aperçu. A. d'Avril. 

id, par A. BiRDoui, membre de l'Inslilut. Paris, Lecène et Oudin, 
19 p. — Prii ; 1 /r. 50. 

]ui a abordé naguère quelques points de la vie intime de 
nous présente aujourd'hui dans son ensemble la carrière de 
n. I! la déroule dans son ordre chronologique, et ft chaqus 
ncontre, iî en donne des extraits. Destinée & de jeunes étu- 
igraphie est convenablement dégagée des incidents sur les- 
î'est étendu dans d'autres ouvrages. Elle respire une viïe 
rie grand et pittoresque prosateur; elle reconnaît l'influeneê 
Itiple qu'il a exercée sur presque toutes les branches de la 
lotre temps. Oserai-je dire que le style a bien des négli- 
teur semble avoir écrit un peu vite et n'avoir pas soumis 
\ refontes courageuses dont Chateaubriand a donné tant de 
Néanmoins, son plan très méthodique, sa façon d'exposer 



J 



r 



Quelques années après la guerre, je sortais un dimanche de la me 
Saint-Servan, quand, sous le porche de l'église, je croisai le général de 
quientraiL J'étais en tenue, lui aussi, je saluai militairement. Il me i 
riant : •' Tiens, vous êtes donc « un calotin » aussi, vous ; je m'en doul 
C'était effectivement un homme d'esprit et d'à-propos que ce grano 
qui a laissé dans le CŒur de toua cnux. qui ont eu à servir 90us ses c 
on impérissable souvenir. Aussi avons-nous vu avec joie les nom. 
ouvrages consacrés depuis quelque temps à la glorification de cette 
mémoire, et nous saluons encore avec une satisfaction bien sincère et 
veau volume du comte do Lambel destiné à la vulgariser, à la rép 
dans nos écoles, dans la chaumière, à la caserne, Ift où l'exemple de 
belle vie peut porter le plus de fruits. Sonis est effectivement un des 
les plus accomplis du militaire chrétien. Comme La Moricière il a li 
et comme lui il a le talent. C'est un fervent qui est aussi grand k T' 
que snr le champ de bataille; avec cela il est homme, et si pour lui-i 
il esl inQe.tible, il comprend les faiblesses de ceux avec lesquels il vil 
qu'il leur obéisse, soit qu'il les commande ; il excuse ces faiblesses, el 
mal sait souvent tirer un bien. M. le comte de Lambel, dans un t 
modeste, a su bien mettre en lumiËre ces grandes qualités. Laissant di 
les détails que nous pouvons trouver dans le livre de Mgr Baunard 

I M. de la Faye, il a extrait la quintessence de cette vie bien remplie 
su la présenter avec intérêt, en termes souvent touchants qui ne pot 

! manquer d'aller au cœur de ses lecteurs comme ils sont allés au nOtrt 
Ed somme très bonne, très utile publication que nous voudrions 

: répandre et vulgariser le plus possible : l'ouvrage de M. de Lambel ei 

I fois un boQ livre et une bonne œuvre. Arthuh de Ganxiere 

I 

Fol et eouPDge, nolicei $ur quelques élivet de l'école Sainte-Geneviève i 
rennemi, par le B. P. Cbauvbau. Tours, Marne, 1892, in-8 de 238 p.— Prix 
Il n'est pas nécessaire, je pense, de recommander longuement i. no 
teurs le livre du P. Chauveau; ce n'est, en eflet, qu'une édition nouv( 
partielle d'un ouvrée plus important consacré jadis aux anciens élèi 
i l'école Sainte-Geneviève tués à l'ennemi. L'éditeur a pensé, et il a eu n 
' qu'il y avait dans ce recueil matière à plusieurs livres de prix pour lest 
ehréliennes, ot la jolie et peu coiiteuse édition qu'il en publie aujoui 
aura certainement un grand succès. Peu de livres sont, en effet, r 
faits pour plaire aux jeunes gens et fortifier dans leurs âmes le patrie 
et ia foi. Il me semble donc impossible qu'on en puisse donner de 
leurs. Les jeunes gens trouvent là, non sous l'aspect de personnages 
Idns, toujours moins intéressants, mais sous des noms de jeunes boi 
d'hier qui ont peut-être passé sur les mêmes bancs, l'exemple du 
pur héroïsme et des plus mâles vertus : n Poissent ces quelques [ 
suirant le vœu du pieux auteur, exciter les lecteurs k travailler plus 
giquement au triomphe de la sainte cause de Dieu 1 En se montrant 
leurs chrétiens, ils deviendront par là même naeiileurs Français. » 

P. Talon. 



L 



""^"^'^ 



CHRONIQUE 



- Depuis la mort de Victor Hugo, M. Charles- Marie- René 
.Ë, qui est mort le 17 juillet, était géuér&lemeDt considéra 
erde nos poètes Trangais contemporains. Né Ie24 octobre 1S18, 
la Fléunîon, il vojiigea plusieurs années dans l'Orient avant 
ira Paris (1847), où il commença par faire de la politique 
'.monalie pacifique, journal phalanstérien, fondé par Victor 
lut de lui plusieurs articles. Mais le succès avec lequel les 
cueillirent json premier volume de vers : Poèmes antiqua, 
t à s'abandonner tout entier aux Muses, point si complèU- 

qu'il ne trouv&t le temps d'écrire un Catéchisme républieaùi 
e histoire haineuse du christianisme, car le poèt« se piquait 
: eut grand soin de supprimer des recueils de ses œuvres le 
qu'il avait composé jadis sur la Passion. L'on sait qu'es 
vres originales, M. Leconte de Lisie a donné plusieurs tn.- 
tique, où il pousse le scrupule de l'exactitude jusqu'à l'as- 
une simple transcription, et qui souvent n'en sont pas plus 
mie française, qui avait plusieurs fois couronné les ceuvrea 
longtemps h accorder à son talent la consécration d'uD fan- 
e. C'est le 11 février 1886qu'il fut appelée succéder à Victor 
873, M. Leconte de Lisle exerçait les fonctions de sous- 
la bibliothèque du Sénat, où il était entré, en 1872, comme 
Voici la liste de ses principales publications : Poèmes onli- 
; ; 1891 , in-16) ; — Epllre au Czar au sujet des Lieux Saintf, 
Poèmes el poésies (1855, iii-12) ; — Poésies complètes. Potaia 
: et poésies. Poésies nouvelles (1858, in-12) ; — Les Idylles de 
odes anacréontiques. Traduction nouvelle (1861, in-12}; — 
(1862, in-12 ; 1878, in-16) ; — L'Iliade d'Homère. TraductîM 
1-8); — Homère. Odyssée. Hymnes. Épigrammes. Batrakhomyo- 
tion nouvelle (1867, in-8) ; — Hésiode, hymnes orphiquts, 
ifoskkos, Tyrlée. Traduction nouvelle (1869, in-8) ; — Histmre 
\nstvmisme {1871, in-12) ; — Le Sacre de Paris, strophes 

- Le Soir d'une bataille, poème (1871, in-12} ; — CaticMsint 
ieain (1872, in-18); — Eschyle. CEuvres complètes. Traduction 
n-8} ; — Horace. CEuvres. Traduction nouvelle (1873, 2 vol. 
ïrynnies, tragédie antique (1873, in-16) ; — CEuvres de S»- 
on nouvelle (1877, in-8) ; — Poèmes tragiques (1884, in-8);- 
ition à l'Académie française prononcé le 34 mars 1887 (1887, 
tonide, drame lyrique [1888, in-4). 

is annoncé, dans notre dernière chronique, la mort de 
«EL. Il Était né k Cheppy, près de Varennes-en-Ai^onne, 1* 
^près avoir terminé, ^ ftiris, de fortes études, commencées 
.ndonna son projet de se consacrer à l'enseignement et SB 
' au journalisme littéraire. C'est la Revue de Paris qui *cr 
lières productions. De nombreux journaux, et revues, la li- 
s, la Patrie, le Monde, l'Illustration, le Musée des famitk), 
e des questions historiques, etc., reçurent de lui des articles 
t d'érudition, et toujours animés des meilleurs sentiments 
ousest pas possible de dresser ici une bibliographie compléta 
■ivain, et nous devons nous borner à indiquer ceux de se» 



oDvrages qui oui paru en volumes distincts ; Le Roman comique, j 
SeaTTon. Jfouvelte édition (1857, 2 vol. iQ-t2) ; — Le Virgile travest 
buTksquei, par Paul Searron, avec la suite de Moreaa de Brassei. Tiout 
tion précédée d'une étude sur le burlesque {1858, in-16); — Ce qu'on i 
les rues de Paris [1858, in-18) ; — Du Rôle des coups de bâton dans tes 
uciaks, et en particulier dans l'histoire littéraire {1858, in-32) ; — ( 
Ihédlrates anciennes et modernes, françaises et étrangères (1859, in-i6 
Littérature indépetidante et les éerivains oubliés {1862, in-12] ; — Ta 
viaix Paris. Les Spectacles populaires et tes artistes des rues (1863, in 
Ut ConlemporaiTis de Molière ; recueil rie comédies rares ou peu connui 
de 1650 à 4680 (1863-1876, 3 vol. in-8] ; — Paris nouveau et Pm 
[1865, in-12) ; — U Danemark en 4867 (1868, iQ-8) ; — La Départi 
morls. Le Pi-éfet de ta Seine et les cimetières de Parts [1869, in-8) ; — 
ses ruines en mai 1874 (1874, in-fol.) ; — Esquisses et croquis parisien 
1578, 2 voi. in-12), recueil d'articles publiés dans le Français, soub 
donyme de Bernadille ; — Vacances d'un journaliste. Huit jours dans le 
De Paris à Madrid. Simple coup (Fœil sur Londres. A travers l'Allei 
CAutriche-Eongrie (1876, iii-12) ; — Théâtre de Pierre Corneille (18 
5 vol. in-12); — Promenades d'un touriste. Voyage en Hollande. E 
tn Savoie et en Suisse [1877, in-12) ; — Voyage hors de ma chambt 
in-12) ; — Les Rues du vieux Paris (1879, in-8) ; — Théâtre choisi 
naiilt (18S1, in-12); ~ L'Ancêtre (1881, in-12);— Théâtre choisi i 
uuff (1883, in-12) ; — Aux Pays du soleil. Vn été en Espagne. A trav 
fie. Alexandrie et le Caire (1883, gr. in-8) ; — Figures d'hier et d'au} 
[1883, in-12) ; — Petites comédies rares et curieuses du XVII" sièci 
2vol. in-12); —De lfa(Aer6e d Bonnet. Études littéraires et morale 
XYBt siècle (1884, in-12) ; — Le Vieua: Paris. Fêtes, jeux et spectacl 
Rf , in-8) ; — De Jean-Baptiste Rousseau à André Chènier. Éludes Uttt 
morales sur le XVUI' siècle (1886, in-12) ; - Les Cris de Paris. Types 
sionomies d'autrefois (1887, in-8); — Ln Concession d'un père (1889, 
— Mamm Capitaine (1889, in-12) ; — L'Événement de Varennes (189 
-Les Hommes du 4 i juillet (1890, in-12); — Le Patriote Paltoy et V 
lation de la Bastille. L'Orateur du peuple Gonehon (1892, in-8) ; Le T; 
XViP si*cte. U Comédie (1892, in-18). 

— La mort a enlevé le 5 juillet, à l'âge de soixante-dix-sept ans, s 
Austen Layaru. Il se rattachait à la France par ses ancêtres, hugui 
Tugiés en Angleterre aprfts la révocation de l'Édit de Nantes, et à I 
a naissance, qui eut lieu le 5 mars 1817. Son père, qui jusqu'en 11 
été employé dans l'administration anglaise k Ceylaa, vécut avec lui j 
tonéea en Ilalie, C'est là que sir Henry prit !e goût des ciioaesartis 
«quitles connaissances qui lui permirent plus tard de mettre lî 
une nouvelle édition de l'histoire des écoles italiennes de Kugler, < 
biier lui-même un ouvrage sur l'art italien. Après avoir fait ses étu 
diques en Angleterre, où il était revenu en 1833, il entreprit, avec 
W.-F. AÎDSWorth, un voyage à travers l'Europe orientale et méridioi 
sie Mineure et l'Arabie. Au cours d'un voyage en Perse commencé 
il se rencontra avec M. Botta, consul général de France, qui, en lu 
des fouilles qu'il venait de diriger, excita sa curiosité. On sait com 
Henry Layard mit à profit ces indications : la découverte de l'antiqu 
vint couronner de succès ses fouilles. D'abord attaché h l'amba 
' instantinople (en 1849), il fut appelé en 1852 au sou s -secrétariat < 
s étrangères à Londres. Nommé à la Chambre des communes er 
: pat y rester longtemps, s'étant fait des ennemis par son langa] 
AoDT 1894. T. LXXI. 13. 



- i78 - 



n 



Il suivit en amateur les événements de la guerre de Crimée; fonda 
le nationale à Constantinople ; rentra en 18T3 dans la carrière di- 
e comme ambassadeur auprès de la Porte et Tut, sept ans apri-s, 

l'aire valoir ses droits à !a retraite. L'Académie des inscriptions, 
nant place parmi ses associés étrangers, avait voulu rendre hom- 
auteur de découvertes qui avaient ouvert un champ nouveau à 
;ic et à l'histoire. Nous ne donnons ci-dessous que les principales 
ns du regretté Bavant : Nineveh and Us remains (I8i8, 2 vol. in-8); 
tuments of flinevek (1850, iit-!o].); — A popular Account ofLayarts 

to Nineveh (1851, in-8) ; — Fresh Discoveries at Nineveh and n- 

Babylon (1853, 2 vol. in-8); — lUwtratwns of the sculptures, vases 
is roeently discovered al fiineveh (1853, in-fol.); — The Nituteh 

the Cristai Palace (1857, in-8) ; — The Bronracei chapel and Majo- 
•,cio and Pilipplno Lippi (1860, in-8) ; — fiineveh and Babylon (1867, 
Kuglers Ilandbook of painling, the Italian sckoots, a neui édition 
'ol. in-8); — Early adventures in Fersia, Susiana and Babyloiûa 
'o\. in-8}. 
lanonce encore la mort : de M. Jules Bertrand, journaliste et 

a obtenu quelque succès & la Comédie française avec sa pièce 
jur et l'amiti'!, mort à Calais, le 9 juin, âgé de quatre-vingt-quatre 
i M. Charles Condamisas, ancien conseiller à la cour de Dijon, col- 

du Monde, mort k La Nouaille (Dordc^ne), le 10 juillet ; — de 
d Delvincourt, jurisconsulte, mort le 8 juillet ;— de M. Paul Des 

sous-directeur honoraire de l'enseignement supérieur, mort le 

— du docteur Gillet de Ghandmont, oculiste distingué, mort le 

— de M. Edmond Guiluaume, architecte des palais du Luiem- 
es Tuileries, professeur à l'École nationale des beaus-arts depuis 
ir d'une Histoire de l'art et de l'ornement, mort !e 19 juillet, dans sa 
ixième année; — de M. Olaf Gunlogsen, Islandais de naissance, 
le longues anuéesde résidence avaient fait notre compatriote, col- 

du National, de la Patrie, enfin du Nord, dont l'autorité sur les 
de politique internationale éUit fort considérable, mort le 24 juîl- 
.; — de M. le docteur Jaillet, explorateur, mort à Madagascar, au 
, mission scientifique qu'il y accomplissait, dans le courant de juil- 
A. Lécureur, rédacteur en chef du Havre, mort le 10 juillet, âgé de 
sept ans; — de M. A. Le Franger, ancien rédacteur de la Patiit, 
ntc-quatre ans, le Saoilt; — de M. le docteur Maillot, ancien 

aux écoles de médecine de Metz et de Strasbourg, mort & Paris, 
^t; — de M. F.-E. Mallard, inspecteur général des mines, mem- 
cadémie des sciences, mètailui^iste distingué, mort k l'âge de 
;un ans, le 6 juillet, à Paris ;— de M. André Réville, ancien élève 
des chartes, professeur de l'histoire du travail k renseignement 
supérieur de la ville de Paris, collaborateur de la Revue historique, 
avaux faisaient preuve de sérieuses qualités, mort le 24 juitlct, ï 
ans; — de M, Saillard, bibliothécaire de la ville de Vinccnnes, 

juillet. 

Stranger, on annonce la mort : de M. Robert Ackrill, rédac- 
rrogate Herald, mort en juillet; — de Ahmed Ata Bey, écrivain 

Ton doit, entre autres ouvrages, des traductions en langue turque 
■e Dumas père et de Balzac, mort à Constantinople dans le cou- 
n ; — de M. le maréchal Beauhepaire, l'un des meilleurs oITicier! 
I brésilienne, dont les travaus géodésiques et topographiques 
l estimés, mort k Rio-Janeiro, le 11 juillet; — de M, John dey- 



^ienii et rédacteur d'autres revues de fai 
aron Bëthune, archéolt^e chrétien, n 
in, à Marke, près de Gand ; — de M. Lan 
■ming Posl, mort en juillet; — de M. h 
)is, dont les meilleurs travaux sont reb 
Upiérîson de la lèpre; — de M, Friedrich-August Dillmann, profesa 
l'Université de Berlin, qui laisse sur l'Ethiopie des ouvrages estimés, 
le 4 juillet, dans sa soixante-douzième année, à Berlin; — de M. 1 
Dbeisch, proFesseur à TAcadémie agricole de Poppelsdorf, mort à cinqi 
trais ans, le iO juillet, à Bonn;— de M. John Dumm, libraire, mortenjuili 
de M. Karl Faulmann, professeur de sténographie à l'Université de Vi 
auteur d'ouvrages estimés, parmilesquelsnousciterons:/f'u5{>'t>teGesc, 
âer Suchdmckerkunst (1882, in-fol.)> ^tn ReicAe des Geisles, espèce 
loire des sciences (1893, în-4), mort le 28 juin; — de M"" Barbara- 
beth GlOck, que ses poésies publiées sous le pseudonyme de Betta 
Taisaient placer dans un haut rang parmi les poètes lyriques de l'Auli 
morte &gée de soixante-dix-huit ans, le 5 juillet, à Baden, près de Vji 
— de M. Erich Haase, directeur du muséum de Bangkok, à qui l'oi 
entre autres un ouvrage sur l'imitation dans la nature, mort k la 
mai; — de M. Hcinrich Hibzel, l'un des plus connus éditeurs de Le 
mort dans cette ville, le 7 juillet; — de M. le docteur Hvbtl, longl 
professeur d'anatomie à l'Université de Vienne, dont les ouvrages joui 
de la plus haute estime des savants, mort lo 17 juillet. Agé de quatre-' 
trois ans, à Perchtolsdorf; — de M. J. Jâggi, directeur du muséum b 
que de Zurich, mort dans cette ville, le 21 juin; — de M. Karl Jansea 
lorien, mort le 7 juillet, à Kiel ; — de M. W. Krumme, directeur 
Realschule de Brunswick, fondateur du Pâilaoogisches Anhiv, mort A 
soixante et un ans ; — de M. T. C. Latte, poète écossais, mort ù Broi 
MX États-Unis, Hgé de soixante-six ans ; — de M. Méjov, lo fameux h 
graphe russe ; — de M. Melchior Paiccisi, professeur de philosophie k 
versité de Rome, mort le 9 juillet; — de M. Karl-Heinrich Rorii 
ScHRECEENSTEiN, qui fut longtemps à la tête du dépOt des archives bad 
mort ï Karlsruhe, le 19 juin ; ~ de M. Oskar-Theodor Sandahl, prof( 
lu C&rolinum do Stockholm, mort le 22 juillet; — de M. Georges Sra 
libraire anglais, mort le 12 juillet; — de M. MorisTRAUBE, chimiste, 
bre de l'Académie des sciences de Berlin, mort dans sa soixante et oi 
année, le 28 juin ; — de H. Theodor Thautwein, secrétaire de la bibl 
que de l'État à Munich, mort lo 29 juin; — de M. John UsDEnniLL, 
Pull Mail Gaiette, dont les ouvrages avaient été favorablement accueil 
public anglais, mort dans sa trentième année, en juillet ; — de M. 
Ludovico ViscoNTi, archéologue, ^'i''''^'^'"' des musées pontificaux, n 
ïoi«ante-aeize ans, le 20 juin, à Rome ; — de M, Wilbrand, professe 
mddecine à l'Université de Gressen, mort le 5 juillet, à quatre-vingt 
ans; — de M. Charles P. Winton, collaborateur du Freeman's ioi 
mort à Dublin, le 7 juillet. 

Lectures faites a l'Acaoënie des inscriptions et belles-lettri 
Dans la séance du 13 juillet, M. Edouard Naville a donné des détail 
les fouilles du temple de Deir-el-Bahari. M. Clermont-Ganneau a cnti 
l'Académie d'un bas-relief en basalte qui se trouve à Soneida (Syri 
Daos la séance du 27 juillet, M. de Noihac a exposé la méthode c 
suivie pour une restitution idéale du Virgile du Vatican, dont on ne 
Bède qae des froments. 
Lectures faite3 a l'Acadëhië des sciences uoraleb et poLiTigu 



" 1"^ 



7 juillet, aprâs des observations présentées par MM. Le- 
lock, Doniot et Mgr le duu d'Aum&le, à propos des causes 
taresle a lu un mémoire sur la prescription en droit cÎTil. 
de séance le 14 juillet, et les séances suivantes ont étj 
{etnents des concoura. 

KKfL. — p. Hoffmann, imprimeur-éditeur à Montbéliard 
ne souscription en faveur de l'ouvrage intitulé : Gailia 
a. Histoire des archevfckés, évéchés et abbayes de Fraitu, 
ocumertts authentiques recueitlis dans les registres du Vati- 
s (ocaks, par le chanoine J.-H. Albanès. Le prosptttiu 
itre, par de nombreuses et parfois piquantes citations, 
Uallia christiana a besoin d'être révisé, corrigé, complété, 
s amélioré. 

l'orthographe espagnole. — Noua avons eu plusieurs fais 
rts faits en France pour obtenir une réforme phonétique 
Des elTorts analogues ont été tentés dans les pays de lan- 
Is semblent y avoir obtenu plus de succès. C'est partîcu- 
i que la réforme trouve des adhérents. Nous avons sous 
>chures récentes qui s'occupent de la question; la pre- 
làrlos Qabezon, est intitulée : flotas sobre ta reforma ortû- 
le Chile, imp. Barzelona, in-16 de 67 p.); la deuxième; 
ortografia qaslellana, est la reproduction d'articles publiés 
Agius dans la Revista contemporanea de Madrid (Paris 
;ez, in-16 de 84 p.) ; dans ta troisième, M. Alberto Liplaj 
it particulier de la question sur lequel il a réuni les opi- 
3 lettrés et savants : Sovre la Vi la Ben caslellano (Ssn- 
np, Cervantes, in-16 de 104 p.). Tous les réformateurs 
r demander que l'écriture corresponde à la parole aussi 
Dssible. Ils réclament, par suite, la suppression des lettres 
t. lettre H, qui ne se prononce jamais, et la distinction de 
iitierpar une lettre particulière : c'est ainsi que le J et le 
rtains cas, le même son, ils voudraient réserver la prè- 
le son guttural et dur, la seconde pour le son doux, «ï 
;rB V après le G, là où elle ne se prononce pas (gerra, sa 
le même le C doux serait remplacé par le Z {liudad, au 
i C dur par le {Oârlos, au lieu de Cdrlos; quelques per- 
lu le K) ; le C et le K ou le Q disparaîtraient ainsi- U 
erait représenté par R pour le son doux, par Rr pour le 
La langue espagnole tendant, depuis longtemps, à avoir 
étique et l'Académie espagnole, gardienne des traditions, 
de son autorité plusieurs réformes analogues (telles qus 
I J à X guttural), il n'est guère douteux que ces elîorti 
)u tard au succès. Il est un point cependant où la tenli- 
oins prématurée, et où l'acoord cesse d'exister entre lea 
uns voudraient la suppression de la lettre V, aous pré- 
nfond entièrement d^ns ta prononciation avec te B ; d'au- 
I contraire, que les deux lettres sonnent ditTéremment, 
M. Liptay et de ta grande majorité des personnes dont i' 
:. La tendance que montre actuellement la langue espa- 
les deux sons s'accentuera peut-être par la suite jusqu'à 
suppression de t'un d'entre eux; actuellement la réforme 
.—M. Liptay termine son opuscule par des considérations 
l'un idiome internationat ; nous avons déjà sigualé plu- 



sieura tentatives analogues, et nous n'avons point caché le peu dn cont 

qu'elles nous inspiraient. Le projet de M. Liptay est beaucoup plus sir 

beaucoup plus raisonnable. Il prend pour base les langues latines, en 

saut observer qu'elles ont un grand nombre de mots communs et qt 

plnpart de ces mots ont été acceptés par les langues germaniques. Il 

encore bien des dilTicultés : quelques-uns des mots les plus usuels sont 

différents dans les divers idiomes, et l'on ne pourra échapper h l'arbit 

dans la formation des mots nouveaux choisis pour désigner les objets c 

représentenl ; et puis, M. Liptay semble ici ne s'occuper que du vocabul 

et n'indique pas ses vues sur la grammaire de la nouvelle langue. 

Paris. — L'Année en images ! Il n'est pas de bibliophile, si peu savar 

peu zélé soit-il, qui puisse se dispenser d'emporter à la campe 

ter intima, »la publication de M. J. Grand-Carteret (Paris, May et M 

, in-8 carré de 104 p.). Rien n'a échappé à l'érudit « imagier » de i 

ipE. Politique, littérature, mceurs, France, Europe, Allemagne entn 

I, tout défile sous DOS yeux avec un échantillon de la caricature, f 

lias spirituelle, du moins la plus caractéristique qu'ait su^érée l'é^ 

it saillant. 

- Le Petit Dictionnaire étymologique de la langue française, par MM. 

[ et Richardot {Paris, Delagrave, in-32 de vi-505 p.), est un de ces 
;e9 consciencieux qu'oit souhaiterait voir aux mains de tous ceu;< 
cupeat d'enseignement, à quelque degré qu'ils soient, maîtres ou éli 
en était ainsi, noua aurions des écrivains qui sauraient la raleur 
aes qu'ils emploient et, par suite, pourraient toujours se faire 
idce de chacun. 

- M. Léon Clédat vient de publier la seconde édition de sa Grami. 
wmie de ta langue française (Paris, H. Le Soudicr, in-12 de xvi-2it^ 

préface de M. Gaston Paris la présente au public. Il nous semble 
lible de ne pas nous associer aux justes critiques du savant académi 
Lre l'Académie française et son « ortboépie. )> et aussi à ses justes 
lions sur te système historique et raisonné de M. Clédat. Nous en a 
ici même notre humble avis, que nous avons été heureux de voir 
r par le public, car il est impossible de trouver une méthode plus 
lus claire. 

■ M. Léon Muel continue la publication des Gotivei-nements, ministèt 
tilutions de ta Pranee depuis 1789. Le dernier fascicule que nous a, 
i les yeux, traversant la période du procès de Panama, va de la d.^. 
I de M. Rouvier au ministère Casimir-P6rier(Parjs, Pedone-Lanriel, 
iO p. avec un tableau synoptique des ministères depuis 1890). 

■ La Société de Saint- Augustin vient de publier (in-8 de 32 p.) un p 
que de Jeanne d'Arc, prononcé le 13 mai dans l'église de Gravelines 
'abbé Roger Deschamps, professeur d'histoire à l'inotitutiou Saint-Joi 
iras. M. l'abbé Descbamps annonce la publication d'un livre qui poi 
itre : Les plus belles pages sur Jeanne d'Arc ait XlX' siècle. 

- Sans reproduire ici toute la table des matières de chaque volume i 
1 de la Revue rétrospective, nous considérons du moins qu'il est très i 
r nos lecteurs d'être rensi^ignés sur les documents les plus import 
es plus dignes d'intérêt figurant dans cette curieuse publication 
Bertin dirige avec beaucoup de goût. Ainsi donc, nous relevons i 
ome XX de la collection que nous venons de recevoir (janvier- 
i, Paris, 55, rue de Rivoli, in-16 de xii-432 p.), les sujets suivt 
re autres : Fragment du journal inédit d'un voyage du due de Mùnipe. 
i les Pyrénées (juin-Juillet 18ii), avec un portrait de la princesse M 



n 



- ifta - 



costume d'atelier; — Jowtiat intime de M. G. -T. VilUtwe 
[suite); — Mon livre, ou Moi et d'autres, par M. G. -T. VtJk- 
ments cmcernant te cmur de Louis XVII (avec un fac-similé du 
:t ce cœur) ; — la flii (en deux parties) des Hôtes d'un iergnU- 
■ampagne d'Italie (1796) ; — La Fayette, jugé par le comte dEf- 
a France en i7Si, publiée d'après un manuscrit de la Biblio- 
jlouse ; — Dumourie^ à la Bastille et au château de Cœn, f 773- 
; des documents inédits, etc. Nous faisons un choix, rorcémeot, 
ait à citer. 11 y a là, en somme, pour les bistorieuB elles 
n vaste champ à exploiter. 

s pages ont suffi à M. Alexandre Boutroue pour présentera 
e de la Société de géographie de Paris un tableau de la Pales- 
e à vol d'oiseau. Une carte, retraçant l'ilinéraire suivi par t'»u- 
igne la reproduction de sa conférence, publiée par la Revaede 
n'd et mai 1894. Tiré à part. Paris, Eru. LerouK, in-8 de 23 p.). 
réablement ressortir l'intérât et la beauté de ce pays, en disant 
tient le nom de la France, M. Boutroue invite ses auditeurs 
s à recommencer son excursion et h faire partie de l'AlliaEce 
i contribue à développer là-bas l'usage de notre langue et I'»- 
e pays. 

1 Le sieur Treysouville, feodiste, » nous offre Une Anecdote gé- 
ic notules héraldiques (Angers, Germain et G. Grassin, in-3 de 
de la Revue de l'Anjou). L'auteur y a résolu un petit problème 
savoir i< si une Villebois avait été la nièce du bon roi René 
irrière-grand'mèrc de Mademoiselle d'Orléans, la grande Miide- 
n peut dire qu'il a réussi; mais aussi ne réussirait-on p&s, 
tut pour soi ; savoir, érudition, bibliothèque et h plcssîs ^ nu- 

;. — Très varié, très iotéressant est le tome XXI de la nouvelle 
noires de la Société éduenne, qui vient de paraître (Autun, imp. 
-8 de xxx-431 p., avec 8 pi. ou diagramroesl. Les études com- 
ume soDt les suivantes : Masques céramiques trouvés à Autan, 
Bulliot ; — Notice archéologique sur les t-ues et les égouts outi- 
ls dans la. iranehêe de l'égout collecteur, par M. RigoUot, suivis 
iS par M. Bulliot; — Note sur l'exercice du droit de gite en (3*2, 
7, par M. Anatole de Charmasse; — Note sur le passage da 

l'Aulunois et le Ckarolais en 1369 et 4581 ; — Oftserwitoni 
tes faites à Autun de l'année 1868 à 1892 inclusivement, pu 
de Champeaux ; '- Voyages de Courtépée dans la province it 

1776 et 4777 (suite); — Les Écoles du Creusot, 4787-1882, par 
urtois; — J.-U.-C. Roidot, ancien président du tribunal eiril 
étaire perpétuel de la Société éduenne ; notice biographique pir 
liot; — Montjeu et ses seigneurs; le président Jeannin et ses ie^ 
i6-4748, par MM. Alph. de Monard et l'abbé Doret; -mie 
té de •! Mutidus, Caro, Demonia, » rqirésentée à Autun en 1507, 
lie de Charmasse; — Un Chapitre de l'histoire municipale d'Au- 
42, par M, Paul Montarlot; — Rapportsur l'atelier paléolUhiqui 
e, par M. Francis Pérot ; — Alphonse de Monard, secrétaire di 
enne; notice biographique par M. Anatole de Charmasse. 
;. — Bien imprimée, bien soignée à tous égards la brochure 
,re : Académie de Reims. Inventaire du mobilier et des livres di 
tmpes de Vatençay, archevêque de Reims, I6i1-I651, comuiu- 
I. Henri Jadart (Reims, gr. in-8 de 16 p. Extrait dutomeXCllI 



î Reims). Le très curieux inventaire du 12 i 

;, coussins et sièges, tapisseries, livres et ma 

icédé d'une Solice sur l'arckevique Lêonor t 

ses collections, où sont habilement utilisé: 

lis par le chanoiuejWeyen. 

naissions pas encore d'histoire spéciale d 

M. l'abbé Martin se prépare à l'écrire et i 

aevons ry encourager. îious ce titre ; La Tour-du-Pin, 1789-1 792 (Gri 

ble. Allier, in-8 de 84 p.). il publie une partie, et non la moins intéressa 

ie cette histoire. Elle est écrite avec une élégante sobriété et accompa( 

de pièces juatificativea des plus curieuses; on ne lira pas sans quelque é 

flement les détails de la mise au pillage des châteaux voisins, caves c 

— La Société des alpinistes dauphinois vient de distribuer son Aiinui 
Guide pour 4893 (Grenoble, Brotel, in-8 de 201 p.) ; c'est le deuxième c 
collection. 11 est encore plus attrayant que le premier ; c'est bien l'œi 
HUIS préteotion de jeunes gens qui savent utiliser leurs Jours de congé ; 
sites un peu trop oubliés revivent agréablement dans ces pages, à câté 
excursions classiques à Belledonne, à Champrousse ou auTaillefer. Plusi 
pholotypies ornent le volume ; elïea ne nous font pas oublier les petits 
Eins semés dans le texte du premier Annuaire. 

— Il y a une vingtaine d'années, les voyî^eurs ne connaissaient, du 1 
phiné, que la Grande -Chartreuse et Notre-Dame de la Salette ; depuis ] 
ils se sont décidés à comprendre dans leurs itinéraires ce beau pays 
entier. Les touristes feront bon accueil à la publicAtion nouvelle do M. 
phïne Juge : Guide bleu illustré des Alpes fi'ançaises, Dauphinê-Savoie (Pi 
Librairie centrale du service de la presse, in-8 de 457 p.). Ce volume, i 
maniement facile grâce k son élégante reliure en cuir souple, n'a pas h 
cberesse des livres de ce geure; il se lit avec plaisir. Le plan est bor 
plusieurs tables facilitent les recherches. Il faut louer l'auteur d'avoir 
cisé les dangers de certaines courses et d'avoir songé aux simples pra 
neurs, autant qu'aux alpinistes endurcis. A côté de pages charmantes ' 
sacrées â Grenoble, k Annecy, à la Grave, au Lauiaret, il a su semer ( 
le texte quelques vérités bonnes à. dire, et donner à ses appréciations 
allure indépendante ; ajoutons qu'un grand nombre de belles gravures i 
dent avec une rare Qdélité les plus beaux sites des régions parcourues. 

Fbanche-Comtè. — Outre une suite de procès- verbaux où sont utileu 
rapportés les discours prononcés aux obsèques du regretté Auguste Ca: 
par MM, Edouard Besson et Henri Mairot, le dernier volume (1893), un 
en retard, des Mémoires de la Société d'émulation du Doubs (Besançon, i 
Dodivers, in-8 de Lviii-495 p.) contient, entre autres, les travaux 
Vïnts ; Les Artistes de Fi-anehe-Comté au Salon de 1892, par M. Edouard 1 
son; —Flore des lichens de Franche-Comté et de quelques localités envi) 
«aiUes, par M. C, Flagey (3e partie) ; — Les Franc-Comtois en Russie 
IVin* siècle, par M. Edouard Besson ; — Le Docteur Giraud, poète-méde 
par M. A. Lieffroy; — La Prancke-Comlé et té royaume d'Arles, d'aprèi 
ouvrage de U. Foumier, par M. Éd. Besson ; — Hotice sur les travaux gi 
ligues (le itf. Georges Boyer, par M. Albert Girardot ;— Étude sur lesstatm 
de Jupiter costumées à ta gauloise, dans la région de l'est de la France, 
M. .Alfred Vaissier (avec une planche hors texte et une gravure dan 
texte) ; — Essai AisforigMC sur Ornons, par M. le docteur J. Meynier (sui 
— Les Afpirations du cardinal de Granvelle à la Papauté, pièce recueillie 
U. Jules Gauthier; — CAansons populaires recueillies en Franche-Comté, 



n 



- 18f - 



9 Beauquier [suite et fin). A propos de ces cbsinBons, nous croyoDs 
ient chercheur eût bien fait de nous dire en quelles localités il les 
I ; car, en matière de folklore, cela nous paraît avoir son impor- 
it^trc notera-t-il ce détail daoa le tirage à part complet que mérite 
il paru en trois fois dans les Mémoires signales ici. — Enfin onus 
irons, pour terminer par un éloge sans restriction aucune, la 
Aie de l'œuvre à'AugttsU Gaston, que M. Léonce Pingaud a com- 
[ui ne compte pas moins de 263 articles. 

Jules Gauthier et Julien Feuvrier ont extrait du Compte rendu du 
tgrès archéologique tenu à Besançon en 4894 leur travail sur les 
yns de Dole (Caen, imp. Delesques, in-S de 25 p., avec3 planches), 
'ésumé clair et précis de l'état des fortifications de la vieille capi- 
jise à diverses époques. On verra là, d'abord, ce qu'étaient les rem- 
tole au temps où les troupes de Louis XI s'emparèrent de la ville 
.on (1479). Mais l'intérêt principal de la brochure réside dans la 
<n de CCS mêmes murailles relevées sous la direction d'un grand 
génois, Ambroise Precipiano, envoyé par Charles-Quint. Les lui- 
retracé sommairement les luttes héroïques des Dolois qui eurent 
, avant d'être défmitivemeat réduits par Louis XlV,de faire échouer 
V cuirasse de pierre n de leur cité, après un siège de trois mois, 
1 grand Condé à la tête d'une armée formidable pour le siècle 
i'une artillerie supérieure à tous égai-ds. Les plans anciens joints 
Kule sont parfaitement reproduits. 

.éonce Pingaud a trouve aux archives des .^ITaires étrai^ères vingt 
rapports émanant soit du comte de Scey, préfet du Doubs depuis 
re Kestauration, soit de deux personnalités bien connues, l'abbé 
Lemare, tous deux commissaires du Roi sur les frontières de l'EsL 
lie présentement, avec une introduction, sous ce titre ; La Prane]u' 
4 84 S, documents inédits {Be9&n(ion, imp. P. Jacquîn, in-8 de 47 p.). 
lUste observation de M. Pingaud, ces curieuses pièces servent de 
iment et do commentaire à la brochure, aujourd'hui rarissime, 
I en Suisse, portant la date & PontaHier du 28 juillet 1815, et 
;nt intitulée : Rapport sommaire fait à Son Excellence le comttde 
d, ministre plùnipotentiaire de France prés la Diète helvétique, sur la 
emplie dans les départements du Doubs et du Jura en mars, atril, 
et juillet 1845, par Lafon, de Bordeaux, et Lemare, du Jura. 
lalons l'excellente carte en couleurs de la Forêt de Chaux, dressée 
}de 1 : 40,000 et publiée, d'après les documents fournis par M. Gi- 
)ar la Société forestière de Franche-Comté etdeBelfort [Salins-les- 
ra), L, David-Mauvas). Cette forêt, l'une des plus vastes de France, 
le surface de 30 ,(XIO hectares dont 13,000 appartiennent au Damaine. 
ie décompose ainsi : 1° Bois cédés aux communes en cantonnemeat 
droits d'usage, 6,550 hectares ; 2" anciennes forêts communales, 
res; 3" bois particuliers, 200 hectares. 

Œ et Gascoone. — M. Gustave Labat publie son troisième recueil 
lents sur la ville de Royan e( la tour de Cordouan, 4484-4799 (Bor- 
np. GounouJIhou , in-4 de xviii-lGO p.) : soixante documenU, 
ous inédits, précédés d'une Introduction où l'on trouve, avec d'ev 
indications bibliographiques, d'intéressantes anecdotes. ÛrAce aux 
iculcs successivement mis au jour par M. Labat, on pourra facile- 
ire l'histoire complète de Cordouan, esquissée déjà, dès 1864, par 
imizey de Larroque (Louis de Foix et la tour de Cordouan. Elirait 
ue de Gascogne) et complétée dans de nouvelles recherches insérées. 



ureE 
le, I 
ta-A 



lion 




, maître imprimeur à Brive, et Pierre Guitard, miiltM 
u sujet de l'imprcBsion de la grammaire de Despau- 
roduit cette pièce, M. Page publie trois actes de 1647 
et Bleghac. marchand libraire à Tulle. 
Favier a eu raison de ne pas se laisser décourager par 
lar M. CoJlignon, des pièces les plus importantes de la 
hes de la bibliothèque de Nancy, Car le Choix de 
ollection qu'il noua donne aujourd'hui {Nancy, Beiger- 
). Extrait des Annales de l'Est) renferme maint détail 
us les huit lettres de dom Bernard de Montfaucon, 
Monuments de la monarchie française et de tant d'ou- 
ettre de Balland à Dugas-Montbel ; celle du duc de 
de Guerchy; celle de Berthollel au ministre de k 
ranger à un inconnu ; enlin les deux lettres de Mt- 

imporlant travail présenté au dernier congrès biblio- 
dté l'Esquisse du mouvement scientifique, historique et 
tkeau XIX' siècle (de 4793 à i893), par le dévoué se- 
ongrès, M. Robert Triger, dont l'érudition n'est plus 
qui ne comporte pas moins de quatre-vingt-quatre 
Monnoyer), renferme des recherches colossales qui ont 
iographie complète du département de la Sarlhe. Nous 
voir un jour cette partie publiée par M. Triger, car 
n les noms, les lieux, les personnes, assigner si jus- 
)us la place qui convient, il faut non seulement pos- 
lais avoir par-devers soi un grand nombre de liches 
it classer et coordonner. Pour l'honneur du Maine et 
rs, nous demandons à M. Triger une bibliographie de 
le. 

'es, on avait tout particulièrement apprécié VEsqume 
ue et archéologique dans ta Mayenne, tracée par M. l'abbé 
t, Paris, A. Picard, in-8 de 187 p.). C'est un résumé 
icompagné de notes bibliographiques abondantes. Des 
anonymes sont révélés et nombre de points précieui 

ablo rapport de M. Louis Brière sur Ut Société d'agri- 
(s de ta Sartke, ses archives et sa bibliothèque, vient 
Revue historique et archiologique du Maine (tiré à pari, 
kiciété date de 1761 et a rendu les plus grands serviMa 
Rappelons les bons travaux de MM. A,-P. Ledru, 
ce, Triger et Guiller, E. Hucher etG. de Lestang, no- 

■y a su répondre avec beaucoup d'érudition et aul«nl 
le rien, au désir toujours formulé et souvent répété 
ur M. l'abbé AUain. Il s'est occupé, pour Mamers, de 
avant et pendant la Rilvolution (Mamers, G. Fleuryet 
p.). Il a résumé tous les documents qui concernenl 
Sque, l'imprimerie. Il en a même tiré de curieuiei- 
lonneur à l'ancien régime. 

neilleur guide des pèlerins et des visit«urs pour l'Ab- 
'chet nous parait être celui que vient de publier, chez 
le 297 p. avec de nombr. grav.), M. G, Dubouchet, dont 
occasion de signaler les travaux. Illuslration, biblio- 



— 187 — 

f trouve, et le résumé historique est fait avec 
fera même le curieus le moins dévot. Ce serait 
aussi bien que de s'en âtre tenu k des bois 
gravures, au lieu de reproductions phototy- 
BS et si bon marché. Le plan annexé est soigneu- 
détails en architecture, mnnuscrits, etc., ont 
nous louerons par-dessus tout, c'est la biblio- 
graphie; le Polybiblion se le doit k liii-mênie et à M. G. Dubouchet, auquel 
il n'y a que des éloges à adresser. 

— Bravo, •' Passant! » vous qui tirez de l'oubli la partie de la Normandie 
Mmprise a entre Mortain, Domfront, Falaise et Vire. » Comme elle est bien 
faite (et bien imprimée aussi), votre petite brochure sur Un Coin de la Suisse 
normande; Méml-Huberl et ses environs (Rouen, Cagniard, in-8 de 36 p.). Et 
quelle bonne preuve vous donnez de votre passion en décrivant Ménil-Hu- 
bert! Il n'y a qu'un personnage bien connu (il est peut-être mort à l'heure 
actuelle) que vous avez oublié de citer : c'est ce pauvre poète un peu 
f perdu dans la lune » qui s'appelait Lainé de Nëel. t 

— M. Germain Lefévre-Pontalis a publié dans le Moyen âge un chapitre 
curieux de l'occupation au xv* siècle. Il s'agit de la Panique anglaise en 
mai fi29 (Tiréàpart.Paris, Bouillon, in-8 de 19 p.). EnNormandie surtout, 
les effets en furent terribles. C'est Dieppe et Harfleur que visent les docu- 
ments que M, Lefèvrc-Pontalis a eu la bonne fortune de retrouver. Bourrée 
de notes et d'éclaircissements de toute sorte, cette publication apporte une 
réelle contribution à l'bistoire du w' siècle. 

— Nous avons déj& eu l'occasion de dire beaucoup de bien du travail de 
M. Edouard Isambard sur la Communauté des chirurgiens de Par.y -sur-Eure 
au \rn' et au XVIU' siècle (Pacy-sur-Eure, Grateau, in-i6 de 116 p.]. Écrit 
avec beaucoup de verve, ce petit livre nous fait pénétrer dans la plus cu- 
rieuse peut-être de nos institutions provinciales des derniers siècles, la mé- 
decine ou plutôt la chirui^e. Les documents abondent, etM, Isambard leur 
agtirdé toute leur saveur. 

— Dans le volume consacré par les amis de M. Vittorio Cian h célébrer 
Gon mariage avec M"*Sappa-Plandinet, notre collaborateur et ami M. Léon-G. 
Pélissier a publié Quelques lettres des amies dejluet (tirage à part. Bei^mo, 
tip. deir Istituto italiano d'arti graticho, gr. in-S de 30 p.). Il y a sept lel- 
tres de la célèbre et aimable M"" de Lafayettc, quatre de lasavante Mme Dacier, 
une de la duchesse d'Uzès, trois de Mi^o de Tiliy, qui, pour être protestante, 
n'enprofessait pas moins d'amitié avec l'évéqued'Avranches, quatre de M"* de 
La Vigne et onze de M"' d'Harcourt, Toutes ne sont pas des modèles de 
style; quelques-unes, les dernières notamment, ne sont même pas des mo- 
dèles d'orthographe. Mais il y a dans plusieurs beaucoup de jolies choses, 
bien spirituellement dites, et l'éditeur a su en rehausser le pris par une 
dédicace dont nous citerons ici les deux dernières phrases : « Souvent ce 
qui survit des érudits, ce sont les Temmes qu'ils ont aimées. Aimons bien 
nos femmes, mon cher ami. » 

— M. Josepti Couraye du Parc publie Y Aveu et dénombrement de la baron- 
nie de Saint-Pair, 4536 (extrait du tome XII des Mémoires de la Société d'or- 
thà>logie, littérature, sciences et arts des arrondissements d'Avranelies et de 
Vorfatn (Avranches, imp. Durand, in-8 de 20 p-), qui nous fait connaître 
• le dernier état auquel était arrivé un des liefs les plus importants de l'ab- 
baye du Mont-Saint-Michel. »Le document, dont l'éditeur met en relief l'im- 
portancc, a été soigneusement distribué en paragraphes auxquels renvoie 
une bonne table des noms propres. 



— It 

:u1e di 
iées B 
1 (Par 
dieu, 
nde I 
tiogro) 



Ferau 
jr,évé 
s et \ 
«(&Ai 
11182 
divers 

i publier aeux ouvrages qui leroni sBosaiiuu, 
i premier contiendra sea Mémoires, écrite «d 
•n française ; le second sera un poème consa- 
lom de ce beau fleuve. Ce sera à la fois une 
i région arrosée par le Rhône, 
prononça Deux alloculions au sujet de Pfi- 
14 p.). Ce qui donne une saveur toute parti- 
ce loast est écrit en provençal, et a été pro- 
o de Lar » (Félibrifçe d'ALx).— Delà seconde, 
el charmant en faveur de la souscription k 

set publie une notice sur Us Signaturet dans 
Vil' siicUs (U Rochelle, Foucher ; Niort, 
lavant conservateur de la bibliothèque de la 
ts sur la pratique des notaires d'autrefois, 
àon des signatures des notaires et des té- 
du XVII* siècle. 

lé A.-M.-P. Ingold publie les Lettres inédîUi 
te-Marie-«ux-Mines, petit in-8 de 39 p.). L'é- 
de notes, contient des lettres de la Mère Ps- 
;h au commencement du xvrn* siècle, des 
ise qui lui succéda, en&a {t l'appendice) des 
pensionnaire du couvent. 
Dubail-Roy publie sur les Grottes de Cntoan- 
13 le volume que l'Association française pour 
né à l'occasion du congrès tenu à Besançon 
, in-8 de 7 p., avec flg.). Situées à trois kilo- 
it fait, depuis 1876, l'objet de diverses rela- 
j uettemenl dans cet opuscule. 
tr, diaprés tes da^ères recherches historiques, 
Retaux, in-8 de 72 p.). L'auteur de cette bro- 
me. On ne le devinerait point par la nature 
inqui atteste des recherches fort ardues. La 
jtérieuse. On savait seulement qu'elle avait 
rès l'aveu d'un domestique , Luther se 
k proÛt de récents travaux, ceux du docteur 
es arguments en faveur de l'authenticité de 
s citations empruntées aux ceuvres mêmes 
l'idée du suicide. Cette curieuse brochure 



— 190 — 

l'Acadiimie juridique et '. 
imne aclo de inauguTociôn < 
i, tip. de Francisco Hernai 
.stitution politique de l'Ar 
ïndenaer en quelques pag' 
;loppemeiit de cette consti 

imont publie lea fnscrtprii 
iéctepar J.-B. Germain (Pai 

archéologique). Le sav&n 
loire et les monuments de 
nées en lT7t dans le tome 
Kriptitms, mentionnent dilt 
lliea par un agent françaîi 
qui fut chancelier du cona 
Salonique en 1745 et 174 
Iger ; que ce recueil d'insc 
iva plus lorsque Boeckh i 
rum) lea inscriptions de 
, car il avait été conservé 
DDaîs, Calvet, qui le légua 
! natale. M. Omont n'a pas 
juelles vingt-trois semble 
e diverses notes numismt 
llies aussi par lui. 
:n croit la dissertation du 
couverte en 1831 'dans la 
srésenterait pas, comme c 
larius, mais bien un épi: 

combat des Dix mille à 
'ompeiano (Firenze, tip. E 
tuisant la mosaïque pen 



en Italie, l'Istîtuto araldi 
pficbe point d'ailleurs d'éi 
!tne été proclamé membr 
orafdjco itatiano e il cale^ 
, iff-16 de 32 p.). 
ihiles en général, ceux de 
Raccolta di poemetti italiaj 
litio Picoi{Pisa, tip. F. Ma 
,r on de nos meilleurs bi 
^s italiens conservée dans 
t de la Rassegna bibliogra, 

ob publie une très attacl 
\evaleresque, Maisimo d'A 
e d'ouverture de la Soci 
Colin, gr. in-8 de 20 p. E; 
nt). C'est la meilleure bi< 
dre de Silvio Pellico. 



la vieille Egypte et ses inscriptions futi 
dins et vei^rs cultivés longtemps avan 
tienne, Éaumérant surtout les sycomore: 
roubiers, les figuiers, lea grenadiers, la \ 
les oignons — les fameuic oignons ment 
Maroc. — Les Documents marocains qi 
rue africaine, et en tirage à pari (Alger, A 
prennent deux discours où est retracée 
faites par Muley Nacer pour renverser M 
'rois lettres du sieur de Liste à M. de 
lanri IV et une de M. de Liste au même 
!Dt l'histaire d'un pays qui nous intéri 
Brésil. — L'Institut historique et g&( 
I y a environ deux ans, en session cxln 
loire du savant empereur Dom Pedro 1 
Durs prononcés à cette occasion ont 6U 
mportant est l'éloge historique de l'aug 
lent résumé te r&le si considérable de 
lutdt comme créateur du Brésil modet 
connaissance d'un pays qui lui doit toi 
cientilique et militaire {Homenagem A 
IraiiUiro em commemoraçao do falUcimei 
e Janeiro, in-i2 de 132 p.). 
— Sous ce litre i Notas para a ktst 
KulûXVUI (Lisbonne, tip. do Recrei. 
luilberme Studarl, dont nous avons eu, 
iter les minutieux travaux sur ta pro 
:n volume considérable de notes et re< 
«ndant la seconde moitié du xviii' siéci 
ocuments reproduits ou allégués par l's 
orte d'inventaire exact et rapide des an 
ODStitue une monographie très dé(aillé< 
édenlcs. 

Publications nouvelles. — Cours coi 
1. P. Sifferlen (4 vol. in-18, Gaume). — 
■irisi, par le R. P. J. Corne, l. lU (in-8, 
itme béatitude, par Mgr Turinaz (petit 
(panileurs, par H. Guillaud (in-18, Che 
iottnanmt et des transactions, par L. Gi 
itude sur une réorganisation du notari 
iheralier-Marescq). — L'Idéalisme ûtWsn 
in-8 carré, Alcan].— L'Esprit chrétien et 
'eiTin). — Une Profession de foi ratiom 
■in). - Le Prix de la vie, par L. Ollé-La 
1 les classiques chrétiens, par L, Guilla 
"mations sociales, par Hector DepasS' 
làatisme, par F. Tarroux (in-S, Fiacbl 
ibbÉ Naudet [in-8, Tolra). — Pensées et 
elhomme'et Briguet). — Mélanges /îno 
hette). — Nervosisme ou Seurasthinie, p 
lie et physiologie animales. Élude spécial 



5, RUS SAINT-SIMON, 5 

REVUE DES QUESTIONS HISTORIQUES 

Paraissant tous les trois mois par livraisons de 330 à 350 pages, 
et formant tous les ans deux volumes de 650 à 100 pages. 

Prix de l'Abonnement : France, 20 fr. — Étranger, 25 fr. 



PRINCIPAUX ARTICLES PUBLIÉS EN 1893 

Articles de fond. — Godefroid Kurth : L'Épopée et rhistoire. — Armand 
d'Herbomez : Un Épisode du règne de Philippe le Bel. L'Annexion de Mor- 
tagne à la France en 1314. — Arthur de Ganniers : A propos du centenaire 
de Valmy. L'Armée française au début de la Révolution. — Victor Pierre : 
La Révolution française, son histoire dans les monumenfs. — Henri Bead??e: 
L'Affaire des jésuites de France en 1S45. — Ph. Virey : Les Hiéroglyphes et 
les études religieuses. — Siméou LucE : Du Guesclin en Normandie. Le Siège 
et la prise de Valognes. — Maxime de la Rocheterie : Le Différend de Jo- 
seph il avec la Hollande. — Ludovic Scïout : Les Banqueroutes du Directoire. 

— Le R. P. Ch. HuYGHE, S. J. : La Chronologie des livres d'Esdras et de Né- 
héraie. — Le R. P. Hippolyte Delehaye, S. J. : La Vie de saint Paul le Jenne 
et la chronologie de Métaphrasle. — A. de Boislisle : Paul Scarron et Fran- 
çoise d'Auhigné. — Victor Fournel : Fabre d'Églantine. Le comédien, l'au- 
teur dramatique et le révolutionnaire. — Le R. P. A.-J. Delattrb, S. J. : La 
Correspondance asiatique d'Aménophis 111 et d'Aménophis IV. — A. de Bois- 
LISLE : Paul Scarron et Françoise d'Aubigné, deuxième partie. — Arlhur di 
GanMers : Lazare Carnot, l'organisateur de la victoire. — Marins Sepet : Na- 
poléon, son caractère, son génie, son rôle historique. 

Mélanges. — Abbé E: Vacandard : L'Église et les ordalies au xii* siècle, — 
Le R. P. PiERLiNG, s. J. : Léon X et Vasili 111. Projets de ligue anti-ottomane. 

— Eugène-Gabriel Ledos : M. Ernest Renan. — Roger Lambelin : Nouveaux 
documenls sur l'histoire de Marie Stuart. — Paul Fabre et l'abbé P. Batiffol: 
Les Fausses Décrétales de Catanzaro. — Mari us Sepet : L'Histoire et l'histoire 
littéraire; l'Histoire poétique des Mérovingiens, de M. Godefroid Kurth. —Henry 
CoCHiN : Le Pétrarquisme moderne, à propos d'un livre récent. — Le R. P. 
Gh. DE Smedt, s. J. : L'Ordre hospitali-er du Saint-Esprit. — Alfred Spont : 
Montaigne et La Boëtie. — Comte de Puymaigre : Les Souvenirs d'Alexis de 
Tocqueville. — Roger Lambelin : Le Retour de l'île d'Elbe, — Baron d'Avril : 
La Littérature russe depuis le moyen âge jusqu'à nos jours. — Henry Théde- 
NAT : L'Afrique militaire sous les empereurs. — Paul Fournier : Les Origines 
de l'ancienne France, d'après nn livre récent. — Edouard Beaddoin : La Pro- 
cédure d»i Parlement au xiv siècle. — G. Baguenault de Plcbesse ; La Jeu- 
nesse de Richelieu. — A. d'Avril : La Diplomatie française eu Italie à propos 
d'une publication récente. — Abbé E. Allain : Une Monographie municipale. 

Courriers allemand, anglais, belge, du Nord, russe, italien, etc. 

Chronique, Revue des Recueils périodiques, Bulletin bibliographique, etc. 
(compte rendu de cent trente-cinq publications historiques). 



BESANÇON. — IHPR. ET STIÎnÉOTYP. PADL JACQUIN. 




SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DE SEPTEMBRE 1894 



I. — ART ET HISTOIRE MILITAIRES, par M. Arthur db Ganniers. 
II. — GÉOGRAPHIE ET VOYAGES, par M. le Comte db Bkemont. 
JH. — SCIENCES BIOLOGIQUES, par M. le D' A. FfiRRAiiD. 

IV. — COMPTES RENDUS. 

Xlicolosle. — R. P. Corne : Le Mystère de N.-S. Jésus-Christ (p. 239).— Mgr Irelahd : 
L'Église et le siècle (p. 240). — M.-S. de Lyat : A ceux qui doutent (p. 241). 

Jupifiprudencc. — J. Estanyol y Coloh : Instituciones de derecho canonica 
(p. 242). — D' C. Gross : Lehrbuch des katholischen Kirchenrechts (p. 242). — 
L. Arnaud : La Revision belge (1890-1893) (p. 243). 

Sciences et. A^rta. — Db Rocquioky : Les Syndicats agricoles et le Socialisme 
agraire (p. 244).— E.-J. Marey: Le Mouvement (p. 245). — G. Fernandez de Prado: 
Elementos de la teoria de los Déterminantes, y sus aplicaciones a la resolucion 
de los sistemas de ecuaciones lineales y a la teoria de las formas (p. 246). — 
A. TiscHNER : L'Astronomie et les astronomes (p. 247). — J. Cohbarieu : Les Rap- 
ports de la musique et de la poésie considérées au point de vue de l'expression 
(p. 247). — A. SouBiES : Soixante-sept ans à l'Opéra en une page, "du • Siège de 
Gorinthe » à - la Walkyrie - (1826-1893) (p. 248). — Soixante-neuf ans à l'Opéra- 
Comique en deux pages, de la première de « la Dame Blanche » à la millième de 
« Mignon - (1825-1894) (p. 248). 

Oelle«-L.otti*c». — A. HoLDER : Alt-celtischer Sprachschatz (p. 249). — De Cni- 
RENCEY : Le Folklore dans les deux mondes (p. 249).— L. Ducros : Diderot, Thomme 
et l'écrivain (p. 250). — Œuvres complètes de Shakspeare, trad. de Guizot (p. 251). 

— Œuvres complètes de F. Michelet. Vico, ses mémoires écrits par lui-même. L'oi- 
seau; la mer (p. 252). 

Histoire. — E. Belun : Geographisches Jahrbuch (p. 253). — L. Maccari : Istoria 
del re Giannino di Francia (p. 254).— L. Perey : Le Roman du Grand Roi (p. 254). 
—Abbé Sicard : L'Ancien Clergé de France. IL Les Évoques pendant la Révolution 
(p. 256) — D'Audiffret-Pasquier : Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier 
Pasquier. 2* partie. Restauration (p. 257).— J. Heimweh : L'Alsace-Lorraine et là 
paix (p. 258).— Patiens : L'Alsace-Lorraine devant l'Europe (p. 2.59). — Mai Gioi 
(A. DE PouvouRViLLE) : La Politique indo-chinoise (1892-93) (p. 260).— D. Murrat : 
Japan (p. 261). — De Ououella : A Lueta social (p. 262). — Abbé Faure : Au pied 
de l'échafaud (p. 263). 

V. — BULLETIN.— P. M. Aocilar : Harmonias del Corazon de la Virgen Maria (p. 264). 

— R. S.-B. Smith : Eléments of ecclesiastical Law (p. 264).— L. Figuier : L'Année 
scientiflque et industrielle (p. 26i). — A. Haron : Mélanges de traditionnisme de 
la Belgique (p. 265). — V. Duret : Grammaire savoyarde (p. 265). — Albbrt-Léyy el 
G. PiNET : L'Argot de l'X, illustré parles X (p.265).— J. Kostromitin : The lastDay 
of Garni val (p. 206). — A. Landhin : Le Chat (p. 266). — Abbé Gaonol : Histoire du 
moyen âge (p. 267}.— Histoire de l'Europe el de la France, de 1270 à 1610 (p. 267}- 

— J. Michelet : QKuvres complètes. Histoire de France. Moyen âge. T. Mil (p. 268). 

— J.-A. CouRGEON : Récits de l'histoire de France (p. 268). — A. Frawklw : La Vie 
privée d'autrefois. Variétés chirurgicales. Les Magasins de nouveautés (p. 269}.— 
V. Marge : La Comptabilité publique pendant la Révolution (p. 269). — AbbéV. 
Arnault : Le Clergé de Touraine pendant la Révolution française (1789-1800) (p. 270). 

— A. DE Ridder : Devises et cris de guerre de la noblesse belge (p. 271).— J. Sabra- 
zrn : Mirabeau-Tonneau (p. 271). 

VI. — CHRONIQUE. — Nécrologie : MM. J.-L. Dutreuil de Rhins, l'abbé A. Crampon, 
etc. — Lectures faites à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. — Lectures 
faites à l'Académie des sciences morales et politiques. — Congrès. — Bibliograph'e 
de Jeanne d'Arc. — Collection des Dictionnaires topographiques. — Histoire > e 
l'imprimerie. — Nouvelles : Paris. — France. — Autriche-Hongrie. — Belgi<j u 

— Espagne. — Italie — Russie. — Suisse. — États-Unis. — Publications r i- 
velles. 



•1 



l REVUE BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 



— 194 — 

I parTeu le colonel du génie 

Y Garcia, comtnandBDl du ^ . . 

do guerre. Uadrld, imp. du Mémoriai du Ginie, 1894. 
L'Àrmèt rut», ton kitloire, ton organùalioa actutUt. par 
u 70' d'iDraDlerio. Paria, Cbarles-LaTsuzelle, IBSi. in-g ds 
on lur te tervicl en campagne det armiei ruaei. Parii, 
1-8 de 138 p., 2 fr. 50, — 2b. Imtruatioa lur U ambai 
:au râglameolaur lesœsDceuvresdoriDraolario. précédée 
ma lions tncliiiueg àa l'inrantorie russo ea campagno. Pari^ 
-8 de 50 p., 1 fr. — ïB. Étudei de guerre ayant pour bau 
!e i870-7t. par le général vo.i Vebdy du Vebsois, anciea 
t de rallemand par H. Monet, capilaîno d'inFinlerîo i 
mée. Première parlie ; ÉvénemeaU af/ant eu lieu riant Is 
: au 2 août iglO (3* fasc. el fln de la 1" parlie). Paria. 
6î p., 3 Cr. 60, — 37. Lettre» lur l'artillerie, parle prioce 
rNGEN. général do rinraalerio à la auile do l'année, aide ii 
reurel Roi, traduit de l'allemand par H. UoNEt.rapilainel 
Dée. b'éil. Paria, Weslimusser, 18ii4, in-S de 363 p., G li. 
ri ofîeial de artilleria, pnr.D. Juan de L'barik, oapiiaiD! 
SélûelieD. Salnl-Si^bastien, Imp. ds la Voi de Guipuzad. 

29. Éluda et rechercliei lur t'alimentation ei le travail 
locleur HlGoi-LAT, vélérinaire mililairo, ancien preroseur 
harlca-LavBiiIollo, 1893, ln-8 do I9Î p., 4 fr. — 30. Lt 
Frédéric le Grand et de Napoléon, par Ch. Aubrï, olDcin 
'les-LavBuzclle, 1894, in-8 de 112 p., S fr. bO.— 31. Cak 
airei. annoté el mis é, jour. 3' éd. Paris, Cbarles-Larau- 
fr. — 32. mlilariime, par le docteur &. Cohbï. Paris. Édi- 

iDOt est sans contredil une Aes figures les plus 
' Empire. Dans cette réunion extraordinaire de 
>iniu6es pour leurs talents militaires que peu 
t de vue des qualités morales, il est du pclit 
. marche de pair avec Sérurier, Davout, Maç- 
on oppose heureusement à Augereau, à Brune, 
teiirs intrépides, » comme les appelait Napo- 
à Bar-le-Duc, appartenant par son père et sa 
3isie de race, plus difficile dans ses alliances que 
raliques, Oudinot s'engagea à dix-sept ansdans 
,il, à cette époque [i784), garnison à Perpignan. 
is, l'apprentissage d'un métier pour lequel il 
udes, nn goût particulier, et quand, en 17S9, 
lit rentré l'année précédente, lova une coin- 
dinol se trouva tout désigne pour en prendre 
'est pas le lieu de raconter ici par le menu 
des plus heureuses du premier Empire. Lîeu- 
l'ancien volontaire de Médoc-infanterie élait 
H, général de division en 1799, et marécbal 
: militaire, Oudinot garde, dans l'histoire des 
re, une place tout à fait à part en qualité de 
euse division de grenadiers, les « grenadiers 



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o ,., , _J ce 

baume, du marquis de Sêgiir; mais que de tristesses, demi 
toiileiirs passées inaperçues aus trois premiers narrateurs, ■ 
poiDl échappé à l'œil ou pltUôt au cœur d'ime tcmme 1 — Les ; 
kh duchesse de Reggio ne finissent point, d'ailleurs, avec Ii 
Empire. Tout ce qu'elle nous dit sur la Restauration, où soi 
femme de l'ancien régime mariée à un homme nouveau — ur 
glorieux assurément — ne fut pas toujours sans épines ; tout i 
nous raconte des règnes de Louis XVIII et de Charles X respire 
ioi. l'esprit d'obser\"alion, une pénétration réfléchie et sûre. 

Dans cette pléiade de publications sur le commencement 
pe nous voyons actuellement sourdre de terre comme les i 
â'ime source longtemps comprimée, les Souvenirs de la maréck 
Boi demeurent un livre tout particulier. Ils sont à consulter i 
par les érudits et par ceux qui cherchent dans la lecture i 
passe-temps qu'un enseignement. 

2, — D"un tout autre genre est le livre du général Thiéhaull, t 
ivons sous les yeui le deuxième volume. Nous pouvons dire d 
Teau venu ce que nous disions du tome premier : beaucoup i 
pleins d'intôrôt, mais aussi beaucoup de futilités, de récils c 
fortunes dont la connaissance importe peu au lecteur. C'est le d 
rédacteurs de Mémoires de se prendre volontiers pour centre d 
menls qu'ils racontent, et de juger trop facilement de l'impôt 
bits par la part plus ou moins directe, plus ou moins considéra 
r oat prise. Le général Thiébaull n'a point su éviter cet é 
ieiisièrae volume, qui va de 1793 à 1793, ne nous parle que 
héoements historiques considérables: de la fia de la campagn 



- 106 - 



n 



do Naples. Or, à lire la narration de l'ficri- 
er au second une importance qu'il n'a poiat 
la gravité que doit lui attribuer réellement 
I dans son appréciation sur les événements 
s liommes, ThiébaiiU nous paraît sedépar- 
1 est sans doute difficile d'exiger d'un con- 
; cependaotles Mémoires ne sauraient avoir 
ilicipoQS poiat sur le jugement d'ensemble 
us-même sur l'auteur, et voyons d'abord 
s faits contenus dans ce deuxième voluiue. ' 
ivons dit, à 1703, au moment où Bonaparle 
dément de l'armée d'Italie, et la veille du 
vingl-sepi ans part de Paris pour se rendre 
ilé par Bcrthier de recevoir une situation à 
:, préfère ëtt^^Uaciië an général Salignac et 

distinguer qui eùl été décisive stir sa car- 
C'est à Paris que viennent le surprendre 
iccès des débuis de la campagne de 1796. 
'il a commise, se remue pour rejoindre les 
i la vallée du Pô et finit par partir pour 
nent enfin d'obtenir un emploi. C'est donc 

campagne de I79(J, d'abord à l'armée du 
Naples dans l'armée de Championnet. 
re que Thiébault, dans ce second volume, 
toujours été un narrateur impartial. Effec- 
ïlusd'unt! circonstance, dépasser la mesure 
e dans la louange, et plus encore dans le 
Hi d'hommes apparaissent dignes — sui- 
lirété dans son intimité. " Sur des milliers 
ilsje me suis trouvé en conlacl de 1792à 
gt-cinq que j"aie traités en amis » (p. Ci), 
rend la défense ne nous paraisseul guère 

faveur. Qui croira Thiébault, par exemple, 
rrnplibililé et de la probité de Masséiia? 

qui devait savoir la vërilé à cet égard, 
intrépide.,.. C'était un grand pillard.... Il 

les fournisseurs et les commissaires de 
is qne s'il voulait cesser ses spéculations, 
it mille francs on d'un million, mais il en 
1 qu'il ne pouvait s'empêcher de se môler 

militaire, grand général, d'accord; mais 
i de pair avec le génie. 
)l)ité en faveur de clients aussi déconsldé- 



J 



incc (les insiniiaiions perfides coiilro des hommes que 
iés Jusqii'id comme au-dessus de tonl soupçon : nous 
acdoDald. Toute la deuxième partie du second voUimo 
il consacrée à dénigrer la conduite en Italie du futur 
a, et si notis admettons, avec Jomini d'ailleurs, {[ue les 
acdonald, en 1799, sont attaquables au point de vno 
parait difficile de croira aux trames sonterraiuesqn'au- 
général pour préparer la disgrâce de Championnet. 11 
ibaiilt, quelques pages regreltables qui nuisent plus à 
:s en sommes convaincu, qu'à la mémoire du duc de 
t de ■vue militaire, les officiers liront ce deuxième volume 
c profit; ils y trouveront, sur l'organisalion des armées 
ire, nolammcint sur le service des états-majors, des dé- 
Ce second volume du général Tliiébault ne nous paraît 
)lètemeiii les espérances qu'avait fait concevoir le pre- 
î d'impartialité de l'auteur, ses jugements notoirement 
lins hommes, son aigreur à les critiquer, nous parais- 
Lage du pamphlétaire que de l'historien, n 11 y aurait de 
s carrières brillantes avec les occasions que j'ai man- 
ance, incerlilude ou sacrifice à mes goûts et mes incli- 
jensêo qu'on ne lui a pas rendu la justice qui lui était 
Tbiébault est devenu lieutenant général, — celle idée 
ctime a sans doute iaQuê sur l'aigreur que l'on constate 
es. Il y aura donc lieu de les lire avec méfiance et do ne 
r toujours à des appréciations exagérées, soit en bien, 
Femand Calmette, l'éditeur, s'est borné à mettre un ecr- 
otes au telle du général, et l'on peut se plaindre de l'in- 
lotes. Les militaires ne liront pas sans étonnement ceUc 
qui concerne Guibert, le grand Guibert, « homme de plume et d'épée, qui 
laissa quelques bons ouvrages et fut de l'Académie Iraoraise, » L'auteur 
de VEssai sur ta tactique, le livre le plus transcendant qui ail jamais 
été écril sur ta science militaire, dont l'apparition fit Lant de bruit et qui 
fut traduit en toutes les langues, le secrétaire et l'ùme du conseil supé- 
riftur de la guerre, le réformateur do noire armée sous Louis XVI, Tau- 
tear du règlement do 1791 qui est encore appliqué aujourd'hui en dépit 
des cbangements de litre et de virgules, méritait mieux que celle simple 
mention. 

3. — L'inlérèt qui s'atlachail, îl y a trente ans encore, à l'Algérie est 
iHjourd'hui bien diminué. Du jour où la conquête a été chose faile, de 
l'heure où celle colonie est devenue une annexe incolore de la mère pa- 
irie dans laquelle les Crémieux et les Cambon ont pu tenir la place des 
ISii|,-ca<id et des Mac-Mahon, c'en a été l'ait du prestige qui illuminait jadis 
cette terre où s'étaient formées tant de personnalités miJitaires illuslres 



loin de mazagran, une ad'reuse rai\lure 
1 plus légère idée de l'héroïsme du capi- 
! vaillant trompette Escofiier cédant son 
ni sa générosité de dii mois de la plus 
des Betii'Mered et du sergeol Blandan? 

populaires, non seulemeal dans notre 
3 a t'DCore gardé le souvenir, — mais 
ion. L'Algérie était pour la presse une 

et de fiils divers oi'i l'invraisemblaDce 
rière, et ([ni passionnaient également le 
lurgoois. Tout cela, nous l'avons dit, est 
tain. Si quelque chose, cependant, était 
riode véritablement feilile en hêroïsmes 
antan, ce serait assurément l'apparition 
lume des Souvenirs du général du Ba- 
3ge vécu, à l'autorité militaire inconles- 
e littéraire assez rare dans les pnblica- 

Empire, entré sous la Restauration dans 
le soldats, habitué à n'entendre chez lui 
aient des fanfares de manœuvres et de 
pouvait embrasser d'autre carrière que 
ar suite de raisons indépendantes de sa 
fr, il s'engngea et sut bientôt méiitet 
lefs. Arrivé en Algérie dans cette pre- 
ù il y avait autant de coups à recevoir 
une de faire son apprentissage sous des 
ndes traditions de k guerre ; les Chan- 
leau, les Saint-Arnaud, les Mac-Mabon, 
maître à tous, — nous ne parlons ici 
militaire : — le maréchal Bugeaud. Il 
aubaine. A part quelques négligences 
Hémoires est correct, ce qui ne les ém- 
ette vigueur, et tout à la fois ce pillo- 
crivains militaires. Parlant d'un officier 
lion dans la tournure, le général apppUe 
t d'un homme comme il le dit d'un pu^ 
itnrelle sous sa plume. Ici, c'est le capi- 
lont la visière poignarde le ciel, histoire 
été. I) Un peu plus loin, c'est de Gallois, 
s hrave soldat et dont c'est même la pre- 
gai, pittoresque, hamoristique des l^i- 



I 



fltoires.-ïl D'est poinl le seul. Bien que dans une posilîon sub&lli 

Barail^ même brigadier, maréchal des logis, ou lieutenant, savait 

observer. Son récit de la bataille de l'IsSy, celui delà prise de la 6 

tout en corroborant des particularités connues, contiennenl plus d' 

seigaement inédit. Bien curieux aussi ce que nous dit le généra 

façon dont fut reçue la nouvelle du coup d'Etat de 18S1 en Algéi 

laron dont se soumirent trois hommes qui étaient opposés en prit 

prince Louis : Pélîssier, Bosquet, Mac-Mahon, qui tous trois deva 

jour recevoir de l'Empereur le bâton de maréchal de France. — 1 

en Kabylie, du Barail, alors capitaine, se rend à l'état-major géaéi 

voir quelques amis ; il fait la rencontre du général Pélissier, qui l'e 

dîna sa tente. « Savez-vous ce que votre ami le capitaine Fleury e 

me proposer? lui dit tout il'uu coup le général. » Et comme l'auln 

muel : a II est venu me proposer de faire un coup d'État pour le Pi 

! la République. — J'imagine que vous avez accepté, répond du 

li, quoique fils de royaliste, o'avail pas encore des idées bien m 

)litique et voyait surtout dans le prince Louis un homme qi 

ïbarrasserait de la République. — « Moi, reprend Pélissieripasl 

I monde. Je lui ai répondu par le mot de Changarnier : Pas un S' 

ajoar, et c'est sur mon refus positif qu'il s'est adressé à son am 

mand. Il a failli n'être pas plus heureux avec lui qu'avec moi 

roaud o'a accepté définitivement qu'en arrivant à Bougie, où 

nbarqué pour la France. Le voilà fourré dans une singulière bis 

suis curieux de savoir comme il s'en tirera, n Si la perspec 

iQp d'Étal n'était pas plus secrète que le dit le général du Ban 

i devait pas être un mystère, et dans ces conditions la proph 

. Tbiers : L'Empire sef^t, l'Empire est fait, ne dut étonner pei 

Quant à Mac-Mahon, qui commandait provisoirement la division 

1 l'absence du général Pélissier remplissant par intérim les fo 

ï gouverneur général, son histoire n'est pas moins curieuse. < 

l'an plébiscite par lequel Napoléon demanda à la nation de sanci 

m coup de force, l'armée fut appelée à voter et dut, par oui 

an, accepter ou désapprouver le coup d'État. Un soir de déc 

ac-Mahon reçoit à Oran l'ordre de faire voter les divers régime 

. garnison ; il donne des instructions à son chef d'état-major, le > 

eBeaufort, pour que, le lendemain, des tables et des registres 

lacés sur la place publique et pour que chacun vienne eiprim 

lis. — (i Compris, mon général, dit le colonel de Beaufort, mais 

ême, permcllez-moi de vous demander comment vous volei 

lOï n'avez pas besoin de le savoir. N'importe; je veux bien 

re, je voterai « non,ui mais il est inutile de le dire. Il faut laissi 

'D libre de voler comme il l'entend. » Le lendemain le vote a 

très que les zouaves, l'infanterie, la cavalerie, ont voté oui en i 



^ 



— 200 - 



survienl l'arlillerie, qui dit oui et qod, puis le géaie, qui ne dit plus qne 
□on, enfin les zéphyrs, les disciplinaires et les pionniers de disciplina, 
qui, également, disent non en niasse, au:ï cris de : Vive la Képublique! 
Or, le vote des compagnies de discipline n'était pas plus l6t ronmi en 
ville, qu'une troupe déguenillée, la tourbe immonde qui grouille dans 
tonte -ville et qui apparaît aux jours d'émeute, sortait des fiubourgs 
précédée de drapeaux, hurlant des chanls démagogiques, et venait féli- 
citer les zêpbyrs de leur patriotique indépendance. En ce moment, le 
vole des troupes terminé, Mac-Mahon descendait de ses apparte- 
ments pour apposer son « non « sur le registre du scrutin. Il fut [ou! 
d'ahord interdit parla scène de désordre à laquelle il assistait, et soudain 
il eut le pressentiment qu'il allait êlre acclamé par cetle populace 
ignoble aussitôt qu'il aurait mis son désaveu sous celui de ses pires sol- 
dats. Alors, préférant tout à la honle de se voir acclamé par de pareils 
alliés, il s'avança vers le registre et nettement inscrivit : oui. — Telle 
est, suivant le général du Barail, l'histoire du vote de Mac-Mahon. 
Nous nous arrêterons là dans cette analyse, bien pâle, bien sèche pour 
\ présenter une œuvre à la fois subsUintielle et brillante. Il règne dans 

ce volume un souffle de cordialité, de bienveillance, de gaieté, quieslua 
nouveau mérite dans un travail de ce genre. On n'y trouve jamais ces 
jugements acerbes qui déparent tant de Mémoires, depuis ceux de Saint- 
Simon jusqu'aux Mémoires du général Tbiébaull. 
; i. — Nous disions tout à l'heure que les Souvenirs de la maréchale 

Oudinot compteraient parmi les meilleurs livres publiés de nos jours sur 
; le premier Empire. Il nous est impossible d'en dire autant des Mémovts 

militaires du baron Séruzier, que vient de rééditer la maison Baudoio. 
Le colonel Séruzier avait laissé un manuscrit de quarante pages- Soa 
ami et éditeur Le Mière de Corvey en a fait un volume qui compte au- 
jourd'hui trois cent quarante-quatre pages. C'est dire qu'il y a mis beau- 
coup du sien et que l'imagination a tenu là, comme dans les Mémoires 
de Marbot, nne large place. Or les Mémoires-romans, très prisés au 
xvii' siècle, sont aujourd'hui en défaveur, et il ne faut pas nous en 
plaindre. Il y a assurément, dans le nouveau volume de la librairie Bau- 
doin, plus d'un détail curieux, mais les erreurs qu'on y a relevées jetlcnl 
sur l'œuvre une suspicion de nature à nuire à la créance qu'on peut lui 
t attribuer. 

;■. 5. — Un peu du même genre que le précédent est le volume eitrail 

r par la maison Firmin-Didot des Mémoires du général de Séguretpu- 

f blié sous le titre : Un aide de camp de Napoléon. On a souvent repro- 

'i, cbé à M. de Ségur d'avoir beaucoup d'imagination, et tous les niili- 

*. taires connaissent la virulente réfutation que 4)ublia jadis le général 

E' Gourgaud de son ouvrage sur la campagne de Kussie. Le nouveau vo- 

[■- lume, élagué de longueurs qui nuisaient à la rapidité du récit, n'en 



— ÎOl — 
Bssant, el nous croyonsqti'en somme le bon grain 
grande quantité que l'ivraie. Doué de beaucoup 
lent d'observalioD, ayant de l'à-propos et dn la 
rsatilité, Ségur, aide de camp de Bonaparte, fut à 
p et de retenir tout ce qu'il atait vu, on dit même 
Bon lénioignage, en dépit des critiques, ne nous 
lUï dont on peut ne pas tenir compte. Cerlaines 
aniées après coup, mais qui n'en demeurent pas 
montrent à quel point d'abaissement Napoléon 
iblesse qui s'était oubliée à le servir. Nous reconi- 
lulièremenl insLruclif à cet égard le récit de l'aS'- 
ien et les motifs qui empêchèrent Ségur de quitter 
ice qu'il occupait auprès de Bonaparte. 
Ile pour l'Alsace, de M. Arthur Cbuquet, ne sont 
lis ces pages constituent une œuvre de grand in- 
îlorique certaine. On sait que M. Arthur Cbuquet 
■ le menu l'histoire des guerres de la Révolution, 
âche avec une constance méritoire. Son œuvre 
t sa place entre l'histoire purement militaire et 
tout les événements au point de vue politique. 
'aulre, elle sait éœailler le récit de détails pillo- 
it de la couleur, une saveur plus piquante. Au 
j deux armées que la République française opposait 
ticres de l'Est semblaient incapables d'une longue 
s atrocités commises par Sainl-jusl et par Lebas, 
les allaient être obligées de se replier dans l'inté- 
d'un général jeune et entreprenant rétablit nos 
spérée. Le récit de M. Chuquel est rapide, concis, 
lonveau volume continue heureusement la série 
mière Invasion prussiennu et par Valmy. 
•Aères m 1815, de M. Jules Poirier, n'a pas ien- 
olume : ce n'en est pas moins une sérieuse mo- 
■u la bonne fortune de trouver dans les archives 
lents inédits, grâce auxquels il a pu faire une 
iègc de Mézières en 1813 a eu déjà des historiens 
pas encore été dit sur cet événemcnl douloureux 
e à la fin du premier Empire. Ouvrage à consul- 
l'histoire régionale el de l'histoire militaire gé- 
ent du siècle. 

Is mil'Uaxres du général de Baillicncourt nous sau- 
nons arrivons à la guerre de 1859. Ce n'est pas 
ne que se place l'auteur pour nous parler de cette 
ayant point à juger les causes, il ne nous parie 



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equel doit cii-e aujuiiruuiu piupaicic ■»- 
léranl sous teltc zone où le climaL esl 1' 
inslrnctifs aussi les moyens avec JesqLiel 
'îddah conlre-baLlaienl le développemen 
y. Tout cela esl bien présenté, nettemen 
[aires, mais ces derniers sautent aux yei'ï 
ingt el un croquis el deux bonnes carie 



)bii Poogeois sur le Général de la Mori 
nérale poiir eulrRr dans la monographie. 
rai quand U s':igit de l'exislence d'nn 
inds évéueiiienls? Il y a longtemps qm 
. paru pour ia première fois, mnis il éiaii 
i devons ûtre roconnaissant à l'édileui 
d'hui une nouvelle édition. La vie de U 
ncnl instructif des grandes vertus cbré 
cl sans ostentalion au milieu et au con- 
idaines, journalières, qu'il est indîspen 
nenl aux yeux et aux médilatious de! 
s leur foi el dans leurs convictions, qu 
siècle. L'armée, qui conserve précieuse- 

accueillera avec plaisir ce nouvel hom 

qui fiiL un vaillant soldai, 
e peut, au point de vue chrétien, élre en 
icu de CastelQdardo, s'il passe égalemen 
ictère el de la solidité des convictions 

figure militaire, une de celles qu'il nou' 
vre. Nous avons dit récemment loiit li 
; du commandant Grandin sur le héro 
ons sous les yeux la deuxième édition 
Qts nouveaux. C'est là un onvragoexcel 
l aussi avec un talent littéraire réel, Non 
ième ûdilion ne soit enlevée comme 1'. 
ive qu'il y a toujours en France desgen 
s el aux hommes de bien. — Le livre d' 

également à Mac-Makun, est d'un aulr 
en au premier comme intérêt. Se plarao 

M. de Préville retrace plutôl reuscnibl 
i pari son héros qu'il ne Tait ime uionc 
l il en trouve l'occasion, à émailler soi 
r abord, paraissent un peu étrangers a 
m rapprochent et y lienncnt bien véri 
! lecture l'acile, et, par ses nombreuse 
; par son excellent esprit, Irùs propre 

pLie, que l'ouvrage de M. le capilain 
?l point l'histoire d'une personnalité qu 
elle d'une communauté, d'un onseinbi 
me drapeau : c'est l'histoire, ou pluti 
ous avons eu l'occasion de dire ici mênit 
lous attribuions d'imporlance à ces « hii 



— 2 
>es, don 
? du régi 
elte dcn 
D les faî 
: sur les 

us 3CtU€ 

esprit, 
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nëral voi 
riillerie 
p connuf 
esantir 1 
, que noi 
'élude de 
ents de I 
reté d'aj: 
sa à sîgn 
l'artillet 
Tannées, 
, encore 



nnées. Siins doute, à Vèi 
livre, la question du cilib 
e dans les nuages. Mais I 
qui la recouvraient, il s'en 
ixisle, sur la conduite gén 
Lîndépendanlesde la touat 
[les boucbes à feu. Celles-là 
'ouvrage du K^néral allem; 
3 le combat d'artillerie sera 
r aurait été considéré coït 
gaspillage de munitions. » 

28. — Le livre sur l'arlillerie du capitaine D. Juan de U; 
de memorias del ofiâal de arlilleria, n'est pas, comme celu 
de Hohenlohc, un traité sur l'emploi des batteries en campa 
moins une précieuse valeur et une importance de pr« 
spécialement pour les officiers espagnols, auxquels il 
ire de pages relativement réduit, tout ce qui concerm 
ir spécialité, cet ouvrage sera consulté avec fruit égaler 
mrs élraugerg. Ces derniers trouveront eflectivement 
u capitaine de Ugarte, non seulement les détails les pi 
artillerie espagnole, mais un nombre considiJrable de ren 
iléressent les militaires de tous pays, des tables de tir i 
lies un peu partout en Europe, des tables de logaritl 
I, les formules et tables de Braccialini, etc., etc. Dans ui 
mre, la méthode, la distribution des matières, leur c 
UQ des fadeurs prépoudÉranls de la valeur du travail : 
irt, M. le capitaine de Ugarte a fait preuve d'une nette! 
: connaissance de son sujet auxquelles nous ne s:iuri 
i'éloges. L'auleur est un écrivain distingué, déjà connu 
t apprécié dans l'armée française : les travaux publiés 
rante Revista cienli/tco-militar de Barcelone l'ont accrt 
le un travailleur éméritc : sa dernière publication ne ft 
r son crédit comme militaire et comme publiciste. 
, — L'Alimenlation et le travail du cheval de Iroupi 
nrRîgollat, vétérinaire militaire et ancien professeur i 
i, est un ouvrage écrit avec compétence, cela va sans < 
:nlé sous une forme qui eo rend la lecture facile. La que 
1. Rigollat est certainement une de celles dont la soluti 
iblic considérable, car, si l'écrivain a envisagé surtout 
le, ses conclusions peuvent égnlenient s'adapter à la pi 
urs animés. Or, il est certain que l'ignorance trop 
î, notamment chez le paysan, en ce qui concerne l'alim 
1U.K et la reconstitution des forces perdues par le Irava 
Septebme 1894. T. LXXI. 1 



— 210 — 
le de capital. L'arm 

naissaoce de cause, lira ce livre avec iDUirftt; 
l'en dehors du monde miliUire auquel n 
être moins besoin qu'un autre, l'ouvrage da 
;é el répandu : dans nos campagnes en par- 
is services. 

ce moment lout au premier Empire ; aussi 
;hure consacrée par M. Aubry au ravilaille- 
■rîc le Grand et surtout sons Napoléon. L'au- 
in el chef des bureaux du service adminis- 
lu gouvernement de Paris, était lout désigné 
■avail ; loutefois il ne nous parait pas avoir 
e de l'adminislralion française auï armées 
il se résumer dans celte phrase du général 
i on n'a donné plus d'ordres que Napoléon 
s de son armée, jamais il n'y en eut de pins 
se, en 1807, le chifire des maraudeurs, noo 
t M. Anbry, mais au double. Nous recom- 
e les Souvenirs militaires du baron Berthe- 
lus d'un endroit, nolamnienl pages 159 et 
laircissements; qu'il lise également Potier, 
Saint-Cyr, Soult, etc. II rencontrera là des 
netlronl de compléter son ébauche, 
e signaler la troisième édition du Code-ma- 
'aires, qui vient de paraître chez l'cditei 
là des publications dont l'ulililé n'a pas bi 
nt la place est tout indiquée non seulemBi 
, mais spécialement dans toutes les biblii 
)ù les maires iont preuve, à cel égard, d'ui 
is tout ce qu'on peut imaginer, 
que nous avons examinés dans cet artic 
l'art ou à la science raililaires ; mais noi 
jnner une classification à celui dont il doi 
, de M. le docteur A. Corre. On se rappel 
[ne temps, un travail intitulé : Phijsiolog 
l dont la conclusion était que l'armée éta 
!. » Hiiand nous dirons que l'auteur de < 
cleur Corre, on jugera ce que peut être Hii 
pendant pas de reconnaître qu'au lieu d'ètr 
on, un tissu ennuyons d'erreurs el d'aptii 
1 de M. Corre a une certaine allure philo5( 
1 fait partie de celte littérature donl il vai 
Authcr de Gas-viers. 



PHIE ET VOYAGES 

.Eua Uartik. FarJa, Hennuyar. 1B94, 
riâ, 1 Tr. 50. — 2. Baini «I pemiort D 
isr la doctour Ed. Killias. Zurîcli, Ar 
do 9 illuslr. el une caria, fr. &0. ' 
jiBELiN. Taris el Lillo, Société dfl S 
In-B de 3Q0 p. avec 17 grav., b h. ■ 
BOT. Paris. Hacliello, 1894, iD-16 do : 

l'Iado-Chine franpaùe au commina 
jr. iO-8 àB 298 p. — G. ta .Socii 
' avenir, par A. de Prètiu-e. l'arJs, 
do 10 carlea ea couleur, 3 fr. fiO. — 
nciennei Capitaiei da bordt du fi'U, j 
lies, May el Molleroi, t. d-, in-1S d 
lï., G tf. — 8. .1 ta cote occidentale 
lidol, 1894, in-lï de ?GS p., oraé de 

lu conquitta y cotoniiacion, par Pedi 
»Az Y Gauavia. Uadrid, imp. Fnud. y 
)1, ! ïol. ia-8 ilo 801 p. ^ 10, Vo, 
Verschuu!!. Paris, HaclieLle. lS9t, iii 
. Le Coiitinenl autirat, hypothèsll et i 
igé d'Iiisloire el do géoRrupliie, Paris, 
— 12, Hitioin de la vie tt lUt voya 
leumenli de l'époque, par A. Fournieh. 
r. — 13. Vingt Jovri lur tei c3ln g: 
laai du louriste), par CoHaïAST le Toi 
p. illusiré el rarlonné, 3 fr. DO. ~ 14. 
ndand SavoyiiitlieyearilSliaiiil té 
id Fuslor. 1804, iu-12 do lOO p.. illu: 
'.e Pa'jt da Camiiardi. Ia Sarijeride 
par Jacques Porcsgb, Paris, Hunuuyi 
vcc uoe carlo, b fr. — 1G. Guida stoT 
H. LucA ËELTKAïu. Ullano, Ulriro Ha 
tes, de pliolograpliies, de plaD» e\ < 
•xaiTtioia économique; eonieiU et fn 
. Librairie iiluslrée, s. 0., in-t2 do 10 
■n Suiae : exewsioai écùnomiqua ; coi 
muon. Paris, Librairie iJluslréo. 9. d., 
Le SlanserItoTn et ion chemin de fer, 
l Fusili, m-12 ilJuslrô. fr, ÔO. — 20. 
IEH DE S,unt-Uartin fil coulîDué par 
■d-ai), iil fouilis 73, Aitérique du siii 



ais est un petil guido intôres; 
Lie hblorique, un îliaéraire poi 
ogique dans la ville, en&ii une 
.pqnanls originaires du pays, L' 
surtout au point de vue rcli 
lexis Marlia se montre d'nnc 

dile de la Jacquerie, qu'il cons 
es paysans opprimés pat leui 

et le plan colorié permet de i 
r visiter les curiosités de Beau 



— 212 — 

lia belle coUecl 
à Zurich, donm 
iValdiiatis-Fliinï 
belles tbrêls ût 
ilé par un cire 
e aux personn 
i des voies res 
les silespittore 
lin, le sympntl 
iris, l'iiQ (les ( 
très beau el boi 
cette ile faineii 
es Grecs, li-s i 
les Allemands, 
éruptions voici 
icieiix. Les vini 
de Palerme pa 
s que nous vci 
. les plus curie 
rses civilisalion 
naisseur ces n 
el d'une clégf 
ouipatrioles à 
r la révoliiiion 
;es volcaDS. Da 
et s'appuie sn 
rfailemenl cora 
ris. 

une spécialité 
il la Laponie 
lé des traductii 
de Nansen. Ct 
ses qui vivent 
'espace du coui 
a, de h Pelchc 
liger les observ 
nts ethnograpb 
s, des Tchouv 
j est bien ingn 
j vastes steppe 
la glace et la 
it Inléressanls 
: mais le sol n 



— 213 — 

un merveilleux colon, et le ; 
niques et siirs permeUi'oiit d'e 
, lircp parti do ces lerres J'iin a 
imoulre dans A travers la Ru: 
licalivc; il a, en outre, îe mi 
lu double point de vue moral y 
i de la silualion actuelle de ] 
Ire à Hanoï, est évidemment n 
10 sua; s'il ne sort pas de la pli: 
il a du moins été cerlaiuemcnt é( 

de sou entourage immédiat. Oi 
trouvant une très habile apolo 
dans la colonie depuis trois a 
re un point d'appui sur l'ùléme 
ns, que l'on considère commi 
lorat l'raurais et la masse popi 

pays d'Extrême Orient consit 
se ; ils savent que le mandarin 
>u siamois, fait de la fourberie 
onduite; dissimulant avec soin 
rente soumission, il attend pat 
ipiue pour jeter le masque et 
;ii endormir la déSance. Et votl 
I résoudre à partager t'optimisn 
c, grâce à ses mesures conciliai 
lit, la confiance renaît, le comni 
idget non seulement s'équilibi 
icetle. Et pour mieux faire va 
,eur a soin de faire ressortir qu 
tout était désordre, anarchie, r 
isi, !c gouverneur général actuel 
i civiques. .Malheureusement \. 
■ndre sa tlièse en tlagrant déli 

M. de Lanessan qui a pris t'i 
;.iise au Laos ; or nous savons q 
ion, l'énergique pression de l'c 
les alarmants du prince Henri i 
[assie, consul de France ù Lunn 
connaître que cette élude est 
sont ccrlainemenl exacles, et t 
jes sur l'agriculture, l'industrie 
un ouvrage, croyons-nous, ne p 
; l'Indo-Chine française au coin 



— 216 — 

surtout un habile marii 
quelle il dirige les &olt«! 
g€s peu coDous eocore; 
i; il a livré d'heureux o 
nglais qui iDfestaieDt al( 
ilonies, mais il disposait 
lent armées que celles c 
ile d'organiser l'invincib 
li eût jamais paru sur )( 
e d'éminentes qualités. 
ir conduire son imniens 
lalutle eiU été bien diSf 
position gratuite et qui i 
jmphe posthume. Il est 
thousiaste se laisse eiiln 
imites qu'un historien i 
.e pamphlet. D'autre part 
lérus que d'abaisser et < 

l'avons dit, Pedro Ment 
oujours avec succès, con 
re la puissance espagnole 
;eus-d se montraient sai 
actes d'hostilité ; mais il 
'ançais uu anglais était u 
ent même pas la corde 
; n'est pas un pirate, et 
u défaut d'organisation 

où l'on était alors des p 
)agnols euï-mèmes n'y i 
e et sur mer, à l'égard > 
Les Cortez et les Pizarn 
■s procédés à l'égard des 
pas ce fameux Menendoi 
lots français établie en I 

tous les habitants aux 
ice: « Pendus, non cornu 
excuse est qu'il vivait di 
sont là des excès que 1' 
ni pour les représailles 

deux peuples a le moii 

qu'on interroge les Irat 
Igré ces exagérations de 1 
laitre que M. Riiidîaz af 



en ramenant L'allenlion sur 1; 
:, qui, par ses lalenls mililai 

peu farouche, se rapproche d 
ime est tout entier consacré à 
is diverses archives ; les lel 
nent pas moins de deux cent 

celles qui lui furent adresséi 

présentés par l'amiral, les c 
royaux, les instructions qui 1 
ir plusieurs de ses compafjno 
l'acle de translation de son 
es, des notices sur les gouvei 
pagne, nne bibliographie de 
l'admission de Pedro Menen 
s. Les érudils et les personne 
î XVI* siècle trouveront beau 
:es. 

ce que l'on peut appeler un 
s, i) a déjà fait le tour du ma 
i plusieurs rt'cits qui tous ont 
[u'it a vu et ne dissimule rie 
es ou mauvaises. Eu dernier 1 
laises el hollandaises des A 
ont loin d'être favorables an^ 
it l'infériorilé se manifeste su 
possession végète mistirablen 
anglaise, surtout la dernière, ! 
ilraste est saisissant; et cepei 
pies et autres sont absolumei 
ce? M. Verschuur u'UOsite pas 
e l'administration : les gouvi 
succèdent à Cayenne avec m 

venu se croit tenu de raodili' 
îesseur; dans ces conditions, 
misse aboutir à lîen. D'autn 
œuvre pénitentiaire; la surve 
.vaillent fort peu ot sevadunl 

colonies voisines oui fort ù li 

en rupture de bau. Eulin, 
le déveioppemeuL de nos étal 
initiative privée; k (inyane f 
on, et celle terre maudite n'ei 
encore en arrive-t-ou en 1- ranci 



reléguer li 
Guyanes 

Qous ne I 
e allusioi 

ïui csl ur 
rouve l'cj 
isqiielles 
; laisser d 
aient régt; 
eslîon ab 
1 des phi 
'lie allribi 
irs convei: 
1 curiosiU 
éorie de 
de fait, le 
ler. On a' 
:e contiiH 
.iisiral pai 



fanlaisis 

navigale 
sysléniati 
îs se rat [a 
plorations 
jiie c'étaii 
llos : rhy 
it ciùfiniti' 
pitairie C 
rer ancuni 

les géogr 
, (lûnt le; 
ni s'arrèl 
1 était de 
; considér 
es de Du 

de ce et 
1 des terre 

I purcmen 
d est, co 

II écrit el 



- 219 — 

'en avons pas encore fini avec L 
et, cepeodanl, comment s'en tirî 
tdit ? M. Fonrnier a la prétention 
n qu'il suive pas à pas l'Iiistoire 
'illustre navigateur, que ses préc 
;norée. La seule différence que d 
nier ouvrage el les autres, c'est 
très les documents contemporai 
;ns, ce n'est pas un avantage; le : 
iscur, et les descriptions donné' 
au fait des lois de la physique 
iieux eût valu dès lors s'en tei 
rélenlion, comme l'est celle dei 
|iii termine le volume. Cepondani 
station des documents employé 
sur le récit d'un épisode, el al< 
les meilleurs passages de son lii 
lapitres, dont la lecture fait épn 
lar le récit des épreuves dont la ( 
de l'Amérique, et par les indigt 
isseurs aux douces et inoffensivf 
on sent bien que M. Fournier, a 
lîographie, s'enthousiasme davac 
u'il éprouve se communiquent a 
a science, son hahilelé, sa douce 
. à partie ses adversaires et ses 
voir dans ceux-ci que des théolo 
inipreinle de superstition et de f 
eurs partisans el amis du navij 
als distingués el de saints relig 
e pas un instant à la question d 
de qualifier les faits que de plu 
me miraculeux ; il se montre tri 
mariage, et, pour condher les op 
que Colomb a pu régulariser ven 
i l'origine, devait être irrcgulière 
erreurs qui montrent en M. Fo 
;nce nautique, mais nous lui ferc 
1er avec lui que le marin génol 
côtes occidentales de l'Amériqu 
eût pu arriver au Mexique et a 
T ne recule pas devant des détail 
I des colons espagnols, ce qui i 



:a) — 

:s lus znaîn 
famii-al Cl 
beaucoup l 
lée dernière 
oiirsiiil la 
le succès I 
lie fini (les 
nais, hélas 
aies gascor 
I suJBl de l' 
es pages, le 
orel et Jea 
el dommag' 
anls ulbimi 

in^'lais fori 
'erses parlîi 
leu de Icm 
Duva donc I 
)rès aussi A 
[lui dansl'i 
tout natun 
ient à Tune 
au cours ii 
ful-elle pei 
er beaucou 
le Suisse, 

de la proj 
, diBêrence 
larqiient le 
en que disi 
mesure du 
Shslley a 1 
m, ce qui ( 
par une odt 
e par les ce 

1 parapbras 
lecteur en 
lien imprin 

■es (l'un lo\ 



. Jacques Porcher esl certainement l'i 

; en est alerte; les anecdotes hiimori 

it; les gravures sont agi-éables. Sous 

m visite une des ré'^ioDs les plus pitt 

qui comprend les montagnes des G 

du Tarn, lesgrolles des causses visiléi 

'épido H. Slarlel, les étonnantes l'anla 

'Mi. Toutes ces merveilles ne sont hin 

îs, comme si elles étaient rcJÉguécs dai 

ndanl aujourd'hui le cbemin de fer l 

s. Outre les cli^rines qu'elle doit à 

ussî un vif intérêt par le souvenir di 

guerres de religion : les deux partis y déployèrent im égal aclianiemei 

■ît aussi, hélas! une même cruauté. M. Porcher se monlre assez impai 

ial dans ses récils épisodiqiies de ces époques tronblées. A la fin du v( 

ume il donne quelques rensei|:ncmenls pratiques sur la longueur di 

linéraires et les ressources diverses qu'on trouve aux étapes. 

IC, — Le château de Milan est un monument 1res considérable qt 
Ule du xtv* siècle, avec remaniements successifs; il vient d'être compl 
.emenl restauré et offre un sujet d'étude très intéressant. M. Luca Bel 
.rami a jugé la circonstance favorable pour en donner au public l'bistc 
■ique complet, publié sous une forme très élégante et en même tem| 
,rès portative. Ce petit volume, élégamment cartonné, est orné de bellt 
■eproducJions pbololypiques du chàieaii aux diverses périodes de so 
lisloire, de jolies vignettes et culs-de-lampe et d'un bon plan de l'édi 
iccavec le jardin qui l'avoisine. 

17. — Le goût des voyages se développant sans cesse, il est natun 
{ue les guides se multiplient, de telle sorte qu'il y en ait pour tous le 
;oùls. La collection que fait paraître la Librairie illuslrte se recon 
nande surtout par son format très commode et par son bon marché réo! 
ement esccplionnel. Ajoutons que les gravures sont bonnes et que It 
lernières pages sont consacrées à des ren^ieignemc^ts pratiques exco 
.ents : durée et prix des trajets, et, pour chaque ville, hôtels avec pri^ 
moyens de locomotion, résumé des courses les plus intéressantes à faire 
Le premier volume de M. Pramondon : Quinze Jours en Touralne, décri 
successive me ni Orléans, Blois avec Chauibord et Cliaumont, Amboise 
foiirs avec Loches, Chenonceaux. Langeais, Ussé et Azay-le-Uideau 
CbinoD, Saumur, Angers, Nantes, Saint-Nazaire et les plages de lem 
bonchure de la Loire. L'auteur s'applique à dépeindre assez mînnlieusc 
ment les monuments à visiter en contant les principaux événement 
historiques qui s'y rattachent. L'esprit de ce volume est bon.maisleslyl 
BSl un peu monotone, et l'absence d'ordre méthodique se l'ait sentir. 

18. — Nous préférons l'autre volume : Dix Jouis en Suisse, qui es 



— » 

icevoir de 

[■ UD peu 

.ciir, mais 

touriste ù 

lense inuli 

Lhard, le E 

Bàle et B< 

\x pays du 

ison'orell 

illecUon intitulée : l'Europe illustrée. Sons 

nar Cubascb décrit l'asceDsion en funiculaire 

moDlagues voisines de Lucerne en face du 
Ëpassant tous deux en hauteur. L'escarpemenl 
:eiitucs ; aussi, jusqu'à ces dernières années, 
ne peu accessible; mais rien ne rebute l'urt 
lée dernière, un ascenseur électrique hisse 1 
nu les, jusqu'à un hôtelperchéaudacieiiseme 
à 1,900 mètres d'altitude. Il est superflu d' 
■ire ou jouit, si le temps le permet, d'une v 
e partie de la Suisse. L'auteur dëcril ce pao 
le qui fait naître le désir de faire cette faci 
d'entonner à ce propos un hymne au Créatei: 
tle poursuit, un peu trop lentement au g 
n de son grand allas, dit de Vivien de Saie 
alité sous la direction de l'éminent carlogr 

Les deux cartes qui viennent de parailrc r 
-est et ouest de l'Amérique du sud, c'esl- 

l'autre le Chili avec parties de la Bolivie 
3; elles sont magnifiques et d'une clarté q 
sont vraiment des chefs-d'œuvre de gravnr 
'aucune carte française ou étrangère puis 
rapport, Cosue de Bizeuo.nt. 



NCES BIOLOGIQUES 

ien. par le âi>clcur J. Roqeb. Paria, Steinbeîl, W 
'.a Médecin» gréa à Borne, par Maurice Ai-beut, Fit 
(0 p.. 3 fr. ÔO. — 3, Hitloire de l'aHmeatalion, f 
94, ia-8 de 37S n-, 5 t'- — 4- Le DiaiU apôtre par 

biogr. el doc. publiée par V. de Stenat. Paria ei Lyo 
-S Je iviii-282 p,, i fr, — 5. La Fatigue inleUictm 

(de Turin). Trad. par P, Lahglois. Paris, Alcon, 189 

G. la Conlagion du meurtre. ÉtwU éanihrvfiioi 

t, avec pmf. du D' Corre. Paris, Alcan, 189i. io-* i 

rtielel organe psychique el ttndlif, par la D' F. Coc 



J 04 p., 2 fr. 50, — 9. L'Enfant dt lro\ 
a. d'un supplêmsTil. Paris, Alcan, 1894, 
«ru Annie* dt tenfant. par B. PÉnEz. i' 
.11. Pnria, Alcao, I89Î, in-S de ini-23 
(1^, par le prof. PoTAm. Paria. Alaasoo, 
. Lit Excenlriijuei ou détéquillbrét du et 

d'MIt. sclenl., IH9), in-IB carlonaâ àt 
\ie. La Maladie du liicle ei lei diven 
, Alcau ; LauBauno, Fa^at, IB9i, in-8 de 
île. Rapport lu ù la Soc. franc. d'Iij 
D-8 tlo 88 p., I fr. 50. — U. i'Hjfjttne 
lE CouRUELLBS, avec préf. du D' Dujan 
11-187 p., 2 fr. — 15, IlygUne alimenlt 

(de Conmiorcï), Coinmorcy, Cahasae, 
nouvelle dani ia famille, par la D' Ct 
Paris, Soc. d'édil. acienl., a. d., in-8 de 
leri joint en cat d'acddent. par te D' U. 
in-tË de 80 p. cartonné, 1 It. — 18. 
I. Soc. d'ddit. acienl., IS94, m-l8de1IG 
mne femmr, mire» et nourrieei. par le I 
n-18 de 192 p., cari., 3h.~2(i. Manuel 
•t-femmei, par L. Pabon, juge do pail. 
- SI , Analomie el phi/iialogie animalei. . 
s, Helaui, 1891, in-lS de xi-tOO p. avec 
. Pelii ilanuti d'anetlhétie chirurgicale 
jlurno. Paris, Alcan. 1894, in-8 Je !20 
fornmie. par le D' En. Gotcba<:i. Paria 
La Trépanalion du crdnï. llietoire, tech 
iALLCz, Bruiollos, Lamerlin, 1893. ia-8 
licale dant la iplanehnopiote. — De la 
, par le D'Depaqe. Bruxelles, tamorlin, I 

Priacipnlet Slalioni chlorurée» lodiquc 
s (de Dai). Paria, Soc. d'àdïl. scienl., 
(iuence de l'écoU tur la vue et sur la c 

Maeson, 1894, iD-12 de 53 p , fr. ; 
'iabliaadlungttrage, von D. Setchin Roj 

uco n'csl pas moins inléressanti 
le monire, à qui réliidie, comme 
il, d'où vient l'idée première q 
:s phases évolutives elles passer 
le définitive el à prendre place d' 
humaines. C'est à ce litre que 1( 
ueul de l'histoire, des sciences n 
place. 

■ intéresse la profession plus enc 
des plus inlËressanls. C'est une 
iic prcseiilèrent à diverses époqu 
ens el barbiers, soit entre eux, s 
;oil avec leurs clients, soil encc 
'ut sur notre viens sol gaulois, 
itre ère, l'exercice de la médeci 
de ce petit volume. L'autour les 



— 224 — 

t terminer au xiii* s 

médeciDe dans noti 
ine, hasard, siipersli 
Irirniixmaladesdccf 
d'alors.... Enlrons ] 
odernes connaissenl 
ifails de l'âge d'or, 
neoipnt à l'avènemei 

ciiriosilé relative à 
ë les attaches rcligii 
311 l'expression du d 

et de la religion, a 
1-Côme, il montre qi 
, une grande fidélité 
s, la solennité et l'i 
ieuses faites par de 
l, en séparant vlolen 

tout senlimeoL reli^ 
t de rhonnenrprofe! 

dans un commerce 
ne douce et faine i 
È qui réjouit l'âme p 
■- » Cette citation, ei 
roatid, trahit, aussi 

l'amour avec leqne! 
rofcssion. C'est dire 
vTc peu épais sans i 
nnnîlFe. 

ire des médecins, el 
JMaiirice Albert, dai 
rccs à Home. Avant i 

même de sa plus i 
l'elle avait vaincus ' 
es places qu'elle le 

les monuments arti 
lie avait pu pillera 
is les grands artiste: 
nts : c'est pourquoi 
du rang d'esclaves i 
de cité et le titre i 
:;ôté de la fortune. U 
lUS à Rome après la 
: les honneurs; ce < 



ion des artisles et la rudesse relative c 
et bien d'autres choses eocore, se trou' 
n y voit que les RomaÎDS adoptèrent l 
liées par les médecins, et qu'ils négl 
laliques. El, chose curieuse, ces médecii 
s exercèrent à Rome la médecine, furen 
jui demeurèrent tout à la fois o les pli 
les plus rebelles à l'assimilatioa latin 

» Ce qui leod à prouver que les progr 
ndissail d'ailleurs en même temps qu'i 
i leur mérite qn'à la déchéance des Ri 
it, en effet, un des derniers à protest 
il étranger et contre la facilité de plus ( 
Romains s'habituèrent peu à peu à réel 
e. Resterait à savoir si leur état de déc 
se que l'effet de ce hesoin de secours m 

dominent celle période de l'histoire d 
e, au vil* siècle, qui fit école avant la f 
id siècle de notre ère, (ialien, dont l'aul 
s à travers le moyen âge. Entre temp 
i sciences médicales avec les écoles phU 
les pneumatistes, l'aclion des doctrin 
lole, l'influence considérable de Lucrècf 
dence, leur abondance et leur if^noranc 
ans, et jusqu'aux femmes-médecins. I 
it lire un éloge délicat des médecins « c 
r a en haute estime. C'est à l'un de ceu: 
i tiens à les féliciter Lousdeux, car le liv 
îhant. 

; présentais, l'an passé, une étude sur 
quée en raison des doctrines qni l'insp 
n travail moins passionnant et qu'au pr 
fi de trouver sous son nom. Il ne senii 
)esoin d'être un profond philosophe po 
ntalion; et l'auteur qui, dans sa Tkéor 
le proposer un plan de science intégral 
u abordant l'étude des substances alime 
:onservation et de préparation, de la eu 
il en soit, l'auteur a entrepris des étud 
ublié dans celle série un volume sur i 

la Conquête du monde animal et un s 
tl, de sorte que l'histoire de l'alimentalii 
précédentes, comme l'application du fn 
T. LXXI. 13. 



Hes. Un écueil s' 
ciieil, M. Bourde 
science exacte d 
iclif qu'une narr 
il d'acles diplom 
itrigues de cour. 

ce que lu m;mgf 
intes, à la condil 
I n'en fera pas do 
alimentation est 
ion des subslanc 
les boissons el : 
îssantes, agréabli 
ilstorien et se p 
Biniié à résoudre 
ne seul a pn, par 
is, organiser ud( 
« en âge à des 
lilosophie tourne 
nt de remplacer 
!S el des actions { 
titre étrange et I 
r de Stenay, bet 
en juge du moin 
L d'un homme qv 

dans les ordres 
I nerveuse assez , 
;es de la vie mon. 
? premiers indici 
m coup ])lus loin 
é lui-même. Qui 
. cette pauvre vi 

médisance et c( 
as voulu donner 
caron ; mais le ; 
oup el grognait 
gestes de ces ma! 

emière partie est consacrée à labiograpbJe du sujet; 
liéceR à conviction, et leur nombre est considérable. 

valeur démonslrallve ne fût pas moindre! Ce sont 
us témoignages réunis sous ce litre ; une Gerbe 
e antres preuves sont classées en un Lustre merveii- 
e série, ie Foyer élincelant, renferme cent Ireole 



— 297 — 
édifianls, mais aussi peu démor 
■lï les ténèbres, traite de La Salel 
!, deux aaneies où sont racoiil 
rpignan, à une autre d'Avignon 
ucoup de Taits, mais de faits sa 
iip de choses curieuses et édifi 
ncrédulitc ; de bonnes întenlio 
aussi susceptibles de comprom 
ar lesquels la foi pourrait mêi 
Paire du diable un apologiste i 
l'était possible ; en tous cas, c'ei 
; que douteux que le Malin a( 
[Montrai remeut à notre auteur, j' 
Debreyue de préleronce à celle 
tclc pour qui cbercbe à se reudr 

^que plus sérieusement approf 
ansacre à la Fatigue inlellectue 
■.âa philosophie contemporaine 
ble à lire. Le professeur de T 
ées, une étude analogue sur / 
ets; cette nouvelle élude montre 
:. de discussion scienliQque. L' 
ur, doit aujourd'hui plus que j 
éoccupalioQS de ceux qui s'ini 
,é.... Les réclamations que fori 
u monde entier font écho aux 

sont élevées pour blâmer le su 
} surmenage scolaira. Sout-ellt 
stes qu'il appartient d'y répond 
sseur Mosso. Le volume s'ouv 
ts du surmenage chez les oise 
agenrs, après quoi vient une éli 
ns laquelle l'auteur a su mettre 
nts étrangers, et surtout ceux di 
ollège de France. Un des poic 
>st celui dans lequel l'uuteur n 
i la machine, ta machine puissi 

chargé de la conduire ; la niach 
igue de rhomme, car en snb; 
3mme, elle exige de ce dernier 

la marche, sous peine d'en de' 
autre limite à sa rapidité et à s 



le condamné 
de la fattgui 
ji de l'épuisi 
I ne faul pa: 
se qu'une éti 
s'inspinnt ( 
. Un chapiln 
srer ainsi qu( 
leit de faits 
it que riiDpi 
peu précises 
nature agiss 
de forces do 
lément obseï 
î encore, don 
e. La plus ré 
d'hui est Tii 
tu moyen de 
remicr rang d 
quelle se rai 
it de plus en ; 
jriélés physi 
lies. Faut- il e 
1 des faits ci 
ne fréquence 
le docteur A: 
celle idée qu 
tre et de ma 
imes contre 
:, pense, coui 
, comparable 
ilhropologie 
une grande 
iscrvation ; < 
néthode : ur 
[ncnl que po 
Tiis en œuvr( 
ns lesquels 
le, diins les 
is en évideni 
iinent conda 
vers modes ( 
ol, revolver, 



meurtre en commun, etc. Dans la Iroisii 

5 des foules, Ids crimes politiques, la guerre 
I en revue, sans oublier les crimes anarchis 
e livre a été ainsi beaucoup accrue et complé 
à l'ordre du jour; il en résulte une compilai 
allié. Et bien que l'auteur n'ait point cherct 
R pratiques, oq peut dire que l'esprit qui an: 

général, digne d'approbation, 
passé, à cette place le gros volume que M. le < 
acre àl'étude du Cervelet. L'auteur, compren 
oui le loisir d'entrer dans le détail de l'esan 
aujourd'hui la quintessence de son livre. C 
stration anatomique, physiologique et pathi 
onclusions que je veui seulement rappeler 
ie la sensibilité psychique et le foyer de la s 
iilive, et les troubles de motilité provoqués 
îs phénomènes réflexes de la moelle, transpo: 
éphale. « Il faut donc étendre à l'encéphale 
ous déjà sur la physiologie réflexe de la inoe 
ns antérieurs de la moelle serait ainsi l'org 
é, taudis que le cervelet et les cordons po! 
ent l'appareil nerveux central de la sensibil 
ans la moelle à un élat de simplicité physiq 

dans le cerveau, où intervient l'élément f 
deux territoires on constate que l'action réQ 
^veux dans son entier. Telle est la conclus 
et très habilement présentée dans ce mémo, 
nné en 1891 par l'Académie des sciences, et 
médecine. Je a'ai pas à revenir sur le bien i 
e, et je suis couvaincu qiiela forme concise Si 
jourd'bui présentée facilitera beaucoup sa \ 

à la faire apprécier comme elle le mérite, 
'ai signalé aux lecteurs du PolybLblion les I 
psychologie de l'enfant. Aujourd'hui je doisi 
Lion de son livre : VEnfanl de trois à sept a 
lire qui est comme le complément du précêdei 
ées de l'enfant. Des additions importantes mi 
ces nouvelles éditions, entre autres, une ÎdI 
le psychologue bien connu. Il est superflu de 
ation consciencieusement pratiquée parTaul 
! considérable de renseignenienis qu'on y p 
es aptitudes, le tempérament et le caractère 
icore là des livres dont on peut recommande 



il à lin lilre i 
tour Ions cei 
.ailres les plu 
meilleur de f 
:, une pcrsp! 
ilèmes les plu 
plus sévère i 
ce qui peul i 
alliés que 1' 
ni de faire p; 
jros volume i 

savoir, basé 
ilerprélation; 
re, dont l'u 
I mallre émii 
iijet de ses pi 
irons cliniqui 
s cardîo-pul[ 

la pointe du 
périmcnliilc < 
lion du médi 
[ncnce, leryl 
ûz est consa( 
Ls qui pcuvt 
îtit milral) e 
.r M.Sucharc 
ii6cs dans le 
1 esi le chef 



li l'anime, 1^ 
signes les ph 
die à laquelle 
>a doni on er 
relises, la pU 
rensenienl 1( 
immunémenl 
la dominanl 
stcme ont p 
i — et cela 
iplient, mai 
palholofjiqne 
s l'économie. 



— ail ~ 

3 Tours, dans un pelit volume de la Pi 

e par la Société d'éditions scientifique 

noins excentriques qtii témoignent d' 

•i sont d'abord les sports plus ou moii 

dislancç parcourue, soit parlarapid: 

cours, soit encore par le procédé de locoaioiion adopté; voitu 

échasses, bateau, boite, roulotte, ballon, etc , les excentrique 

et ceui qui font métier et, vivent de leur excentricité. L'a 

iblie à diverses reprises de curieuses éludes de psychologit 

a pas de peine à uiellre en saillie le caractère de ces Excenlt 

3 faits et gestes forment la partie anecdotiqtîe de sou pelit 

issi louche, en finissant, à cette grave question de l'esprit 

du rôle de l'automalisme dans les enlraïuemenls popula 

ontre assez bien comment les gens nerveux sont, par tem 

irtés à tous ces entraînements où l'impulsion nerveuse j 

and ràle. 

C'est encore le IVervosisme ou neurasthénie qui fait l'obji 

I docteur Borel, nouvelle édition d'une étude déjà publiée i 
is, où la physioloj^ie et la pathologie nerveuses embras 
■mbie permettent de comprendre en quoi consiste cet élat ( 
?rveux, qui se compose tout à la fois de débilité et d'exagé 
'slème nerveux joue un rôle considérable dans la vie d* 
ais il in&ue aussi sur la vie de nutrition, bien qu'il ne joue 
ihère de la vie nutritive que le rôle d'un appareil de perfecli( 
ais quand son jeu esl entravé ou dérangé, le rôle de perfecti 
: trouve transformé en une influence perturbatrice ; le systèm 

II la campagne et bouleverse plus ou moins toute l'économi 
i chapitre du traitement passe en revue les moyens susce 
lodre un peu d'équilibre et d'ordre à celle anarchie vi^ 
loyens abondent, mais ils ne sont ni tous ni toujours et 
uparl doivent agir avec le temps; il y faut beaucoup de per 
'. signalerai tout particulièrement ce que dît le docteur Borel 
loi des pratiques d'hypnotisme et de suggestion, et je crois qr 
igemenl que si ces pratiques peuvent, dans certains cas, 
es efficacement cert[<ins accidents de la neurasthénie, ils ne 
ms exposer le malade à demeurer après coup avec un systèm 
icore pins impuissant, sinon encore plus détraqué. 

13. — La Société française d'hygiène avait mis au conc( 
innée 1893, la question de l'Hygiène coloniale. Dix-huit méi 
lé examinés par la commission et rapportés par M. le doclei 
t'as. Ce rapport, publié par k Société française d'hygiène et i 
tlooiale française, forme une plaquetle qui justifie son & 
'uUa paucis. 



it plus seulemenl 
résidrif ou lout a 
lur l'inslalIatioD ( 
<n ou le campetn 
qui doit y 



qu'elle impose,» 
i habiUlioos qu( 
apport; puis vlei 
Ion, l'élude du i 
a genre de vie q 
I qu'il sérail bon 
s dans les région 
in signe de la g 
iblissementdes] 
lis l'aflirmer, mal 
nt beaucoup à ci 
[u'uoe manifestai 
plus, à descend 
ications pratique 
e l'alimentation 
on n'aura pas j 
Linuer à se nuire 
; no pourront pli 
iygiène à table, 
loiu delà vie, ma 
e impunément n 
La première tra 
ncipaux élément 
it l'auteur y a dé 
ouE-mSmes d'un 
"éacUonschimiqu 
;rait la discussio 
er. La seconde p 
lenls. Notons en 
tauts digestifs a 
irl et à travers, e 
sages coDsetls.Pi 
l'usage- peQl-êtn 
. le docteur Duji 
livre, nous dit ( 
. telle sera sa cai 
isidérables, je n< 



— Î33 — 
.mer au siècle prochaÏQ un tout aulre 
premier à reconnaître le grand mouveir 
LS elles rt^suUats utiles qu'il a prû<]iiils. 

me parait encore plus intéressante gm 
es et qu'elle se double de bons conseils i 
ce qu'a compris le docteur Nivelet, qui, d 
! l'Hygiène alimentaire, ses effets sur la 

valoir hautement les bous eilels de la sol 
tarisme- Si le mouvement qui se dessin 
el se confirme, le xx* siècle pourrait bi 
1 appartient aux médecins d'en décider, 
ëros du premier chapitre de celte brochui 
l'auteur même; il nous apprend, dans un 
iril, comment s'étanl mis à ce régime, 
<uis continué par goàt, avec grand avanta 
larvenu au lerme d'une longue et hiborie 
ité pbysique el inleliecluelleque bien de: 

1 les livres d'hygiène sont écrits le plus s 
ir intéresser tout le monde; aussi sont-i 
'endu, qui ne vise pas une spécialité quel 
Léressent aux choses de l'esprit el à leur 
forme de l'hygiène, dit justement l'au 
ns la famille, appelle des mesures légii 
irtout une question de persuasion, d'édi 

en matière par une letire adressée à une 
T, convaincre et convertir aux nouvea 
pas qu'après une lettre si engageante la 
livre jusqu'au boul la lecture de L'inli 
calon, qui, d'ailleurs, n'en est pas à ses 

d'un médecin plus que d'un savant, i 
tout à fait an courant de la science, mais 
siologie des fonctions de la vie et d'analj 
; qui nous entourent, ceux-là surtout do 
nents, etc., il a réuni soiis une forme ï 
ratiques el les données qui, sans être 1 
sage habituel. Après avoir passé en re 

de la médecine en général et de l'hygi 
s données résultant des découvertes de [ 
)sie et de l'antisepsie, des fermentation: 
enl, du chauffage, du régime. A lire, le i 
;onnements volontaires (alcool, morpbin 
du mariage et de l'hérédité, dans lequel ji 



- 234 ~ 
ro mal venu, 
sur les confit 
orbides.... el 
lié, iiou joiirn; 
L qui, coDlinu 
i de tous les i 
.1res. A lire et 
lédecln, chapîi 

s volumes qut 
orlée de tous I 

d'accidents, c 
jeunes enfiinlE 

leur en veux 
lis passons. 

son Catécbisi 
e de la Sociél 
IX accidents e 
eux de l'accou 
: pnnsemenls, 
, du transport 
c nombre de t 
goix s'adresse: 
lileraent pour 
(périuientée. ( 
/^ Conseiller 
ère, avant, pei 
nfanl, voire n 

r à nos législa 
I fondé à leur 
}s, et surtout 
92 sur l'exerc 
nné lieu aux 
ai, s'il n'a pai 
ons telles que 
ibles d'emban 
iger ces obscu 
res que M. Pa 
e légale, maii 
! juridiques qi 
L des accouche 
lottée par les 



233 — 
iimanité avec la raison jurKiit 

..„ . . „..., _jus sps formes diverses ; les c 

I d'boDoraires et de coiupLabililé médicale et toutes les questions 
aKacheDt; enfin les certificats divers et la pari 
[re le médecin à rinternement des aliénés : to 
aussi nettement exposées qu'elles le comporte 
Manuel juridique qui trouve sa place à côté d( 
;ale et (gui les complète heureusement, en les n 

p souvent, même dans les institutions calliolic 
ire naturelle sont l'écho fidèle des théories mati 
ins ta génération présente. Si le matérialisme n*; 
lé en propres termes, il est la conclusion log 
^usement aux jeunes étudiants. Lorsque ensuite 
■énoncent aux croyances spiritualistes, ils ne foi 
alfd'àme depuis longtemps acquis. >> Ne peut- 
'btsloire naturelle sans côtoyer le matérialisme 
«cher? — Le savnnl professeur du sémiuaîrc d 
libert, viei^l de donner une e.tcellenle preuve duc 
Uomie el de phi/iiologie animales, avec la prédo 
'il a su y donner à l'étude de Thommc, est un 
irfaitemenl au courant des questions les plus a 
t conçu, clairement exposé, et admirablement 
îgences de renseignement. En même temps, ce 
ivro d'enseignement, c'ei^t, comme le dit l'auti 
ion, un livre dans lequel les harmonies de la 
jre, avec les sciences philosophiques, voire m6 
islralement affirmées. 

e comportait certainement pas de discussions 
léveloppemenl de thèses spiritualistes; mais ( 
n que dans sa méthode, il montre adniirableir 
•ne et la philosophie spiritualisle peuvent, dolvei 

elles pour se compléter et se parlaire, et « qi 
l peuvent sans crainte aller à la conquête deE 
enseigne la foi. » Après un chapitre largement I 
i de la nature, sur la constitution chimique et 1 
ue de l'être vivant, vient la classification et la 
. des espèces. Sur le chapitre du Iransformisme, 

d'une grande largeur el d'une grande sagesse : 
sons qui l'empêchent do croire k l'hypothèse 
ait que certaines théories créai ion nist es peiiven 
auxquels la foi impose de croire seulement que 
louvemeot, de la vie et de l'esprit. Vient ensuit 



— 236 — 
aes organiques et 
osées avec la mél 
;ures el de scbérr 
ine lacune, voulu 
e qui touche les f< 
ai, bien difficile p 
hé des autres difl 
c la simplicilé el h 
lu système nervoi 
s rapports avec le 
d'ordre spiriliiel, 
est netlemeot a] 
laLérialisnic sont < 
a philosophie des 
:ompos6 en vue c 
es lettres (2" partit 
rne et du brevet 

é ici le Petit Man 
'rier et Péraire, j 
thésie chirurgicali 
: même carloQDaj 
ition, la même ai 
enr dans les opéra 
m des éléments lo 

médecine; et l'h: 
s l'histoire des se 
'est le chapitre d 
nls qu'on peut y 
, eflet. Après l'ane 

dans ses agents < 
s qu'on a conseil!* 
irnière partie du ■ 
tsthésiques et ani 
, l'auteur donnele; 
' tel on tel procéi 
rmiques de cocau 
leslhésiques génér 
er; les mÉlhodes 
isaute encore est ] 
re les accidents de 
redit le plus redo 
elque peu entendi 



— 237 — 

les circonstances elle s'impose à un i 
éplorée. Or, nul ne sera fâché d'à 
p moins grave en elle-même, beaiicoi 
équences, vient d'être reconnue con 
stibsliluer à l'opération césarienne, 
piapart des cas où celle-ci paraissait être la seule ressource 
eo œuvre. Lu Sympkyséotomie, c'est le nom de cette opération 
ment bénigne, que les opérateurs italiens, allemands et francai 
méconnue ou délaissée, et qui vient d'être remise en honneur 
profil des parturienles ; au profil des enfants, qui peuvent, par c 
être mis au monde dans des cas où l'on se trouvait dans l'ai 
cruelle de les sacrifier ou de faire courir à la mère les pUis gra 
gers; an profil aussi de laccoucheur, qui échappe ainsi à ce 
ipouvautablc, ou sacrifier froidement un nouvel Sire appelé à 1 
neltre dans le plus grand péril un être en pleine vie. La doct 
pense, sans doute, s'était prononcée à ce sujet ; maïs malgré cel 
)ratique,, nombre de cas se présentaient encore dans lesquels l'j 
se comprenait. Le docteur Golchaux a consacré une monograp 
ressante à l'élude de cette question, et, sous le patronage du j: 
d'obstétrique de la Faculté, M. le docteur Pinard, il a montré 
m trouvait, dans la pratique de celte opération , le moyen d'échi 
douloureux problèmes que posaient encore trop fréquemment 
cien des naissances par trop difiiciles. Des statistiques, des 
exphcatifs, appuient celle consolante démonstration, et en f( 
ment ressortir les conclusions. 

2i. — L'heure est venue, parait-il, des restaurations d'o 
chirurgicales bienfaisantes, injustement délaissées ou même oii 
qui, reprises actuellement, avec les procédés notivoan.t et les 
aiilisepliques, donnent des résultats remarquablement heureux 
ainsi de la Trépanation. On sait que celte opération consiste 
la boite du crâne, dans le but de rechercher el d'enlever, sol 
Toùte osseuse, soit dans le cerveau lui-même, les corps étrangt 
chements ou tumeurs, qui ont pu mettre à mat les' fonctions d 
portant oi^ne. Contemporaine des premiers habitants du gloj 
panation crânienne, pratiquée d'abord empiriquement, et mên 
par superstition, fut, au temps d'Hippocrate, formulés scientifi 
si bien que que depuis vîugt-deux siècles, avec des fortunes 
elle fut abandonnée et reprise, sans que ses indications el so 
opératoire aient beaucoup changé. Reprise après un nouvel 
dansla seconde moitié de ce siècle, elloest aujourd'hui en gran 
et le mémoire du docteur Léon Gallez, couronné par l'Acadén 
de médecine de Belgique, a surtout pour but de justifier cette 1 
consciencieux travail, très érudit d'ailleurs, consiste d'abord e 



des faits d 
Un ceux dt 
e opératoii 
■1 sur ta { 
itoire. L'él 
à-dire des 
bslenîr, e 
blessures o 
>n traumal 
On sailqii 
I èlre prati 
Gardons-n 
ni avec sal 

Iqiies pa^'e 
ni niolive 
lis que la j 
ï met au j 
, eE siirLoi 
ails douE 1 
I esL ainsi' 
trUinsclat 
iner leur f 
:am aient i 
ecin de Ly 
lussitùE a'ii 
chées des 
«rtains ca: 
ions cLim 
place ri^gu 
is invcntei 
igit de rer 

du foie q 
lopcxie qu' 

veiiï rien 
ioQ du reci 
luLiustrui 

sodiqnes 

n'esE pas 
: Lavieille 
, nous pré 
DUtes les i 
ue. Toulel 



! catégorie s 
s, Salins eti 
s, BoitrboDD 
:ur sur l'ori, 
du sel (chli 
l'élude des 
illes produis 
aenls techni 
■s qui appar 
inbreiiscs ; < 
^decins el ut 

rochiire frai 

ue l'école e) 
lionne verte 
nski sur la 
3iir A. Ferh, 



. P. Corne, j 

I Verbe, vie • 
6 p. - Pri\ : 
affective à 1 
ion, l. LXV 
I divisée en t 
icamalion?- 

rlche exposi 
ileur avait [ 
5rences enln 
îrbe et de l't: 
ihrasc : « Ls 

» Le moind 
irquinesait 
est appelée 

es : La Viei 
naissance d 
i vie cachée, 
idorable Tri 
e Père. Ain; 
de la Sainte 
:ounaitre sa 



il donc conslami 
fleur sur la tige 
l de l'Ange de 1' 
sans doute cdii 
; de consolation: 
physionomie de 
sa beauté inlérii 
En s'appuyant : 
parier d'une m 
Fois exprimer le! 
ne rare beauté. 



férencea et disco 
ts-Unia, publiés 
1894, iQ-18 de 2. 

ont été pronoD 
du premier coi 

à l'exposition 
jl'Cinquièmc ar 
ibbons, en oclc 
les maîtresses A 
quente et très 
éme ceux qui t 

and met toute 
vraie science, r 
a, ni le sage d 
1 doutait déjà; 
udences de lao] 
re el bruyant, 1 
;i la terre était : 
is, on peut les 
olaire imaginé i 
est regrettable 

'accord entre l'É 
ne nouveauté, 
1 siècle, el aus! 
manqué d'inte 
ant que de fair 
par de misérab 
qu'on leur den 
nie à ceux qui 



indépendance politique, l'esprit de tolérance el de liberté doQl 
réclament auprès de la sociélô moderne. » J. Angot des Rotohe 



A ecvK t|Dl dentent, par M.-S. de Lyat. Paris, Dumoulin, 1894 
de 461 p. — l>rix ; 10 fr. 

Ce volume est écrit avec talent et contient d'excellentes choses. 

leur, élevé dans la foi calliolique, a voulu, à un certain tnomei 

rïniire compte de ses croyances. H a fait beaucoup de lectures, el 

nne suite de vingt-deux chapitres qu'on pourrait appeler des médita 

il expose les impressions qu'il en a reçues et qui l'ont affermi dans 

ligioD de ses pères. H passe ainsi en revue un certain nombre de yi 

de laits ou de personnages, depuis l'eiislence de Dieu, jusqu'à li 

nographie de la Temme de Pilalc. Ses tableaux sont animés; à l'exi 

da P. Didon, il prodigue la couleur locale, au risque de rabaisser u 

lins sujets. Eu un mot, il a fait uu ouvrage très vivant, em] 

e conviction profonde el d'un entier dévouement à l'Église. 

lis quelle sera l'impression de celte lecture sur ceux qui doti 

leur est en eS'et expressément destinée. Nous conuaissons, | 

de, des âmes, non seulement des Imes de femme, mais des 

mme, qui vivent surtout par !e cœur el Tiniagination. Ces âmi 

esoin naturel d'aimer et de croire. Si quelqu'une d'entre elles 

par l'éducation ou les circonstances de la connaissance do la 

, vient à ouvrir ce livre, nul doute que la lecture ne lui en soit 

. Mais je crains qu'il n'en soit pas de même de cens qui do 

réflexion; ils n'y trouveront pas la satisfaction qu'ils cherchei 

nt plutôt repousses par une certaine tendance à accepter d'en 

ne même ce merveilleux qui n'est point contrôlé et garani 

ise. Le chrétien instruit doit croire à la possibilité du miracle, 

)it élre assez réservé sur les miracles qui n'ont pas un car 

risé dans l'Église, surtout lorsqu'il s'agit de les proposer aux a 

l Paul n'a-t-il pas dit : Ne croyez pas h. tout esprit. Je crain 

e Lyat n'ait pas toujours eu assez en vue cette recommandatii 

'3 ralionalistes reprocheraient encore à l'aulcur de manquer p 

rilique. Ainsi M. de Lyat nous présente la prophétie de la S 

hrce comme vieille de douze cents ans avant Jésus-Christ. Je 

souvenir qu'il a été démontré dans les Annales de philosophie 

ie que cette prophétie est rouvra,:.'e des Juils ale.f andrins, qi 

l'iné cette manière de répandre les enseignemenls de leurs pro[ 

i le monde païen. D'ailleurs M. de Lyat ne cite pas assez sonvt 

"ces. C'est un oubli regrettable. Certains faits n'ont de valeur qi 

inioignage de l'auteur qui les a le premier racontés. 

our conclusion, nous pensons que M. de Lyat a écrit un livre 

Skptbmbhb 1894. T. LXXl. 16. 



fort édifiai 
Ire préseni 



licadas por José Estanyoi. t Colom, catedratira 
tarcetona. T. 1. Prtlminûres. BistorU extena id 
elona, imp. de José Cuoili y Sala, 1893, gr. ia-8 
10 fr. 

' d'une série qui trailera de tout le droit c 
ilfoduclioa géuêralB et à l'hiâtoire des teiL 
i est difficile de faire ua traité nouveau st 
Iroit ecclésiastique, sur les lois et les resc 
er au passage l'importante leçon consacré 
ir les concoi'dats. 

>, D. Esitanfol fait une large place à l'hisl 
! ses collections. La principale est la cél 
(lise espagnole aussi longtemps que dar 
lie eut en outre la fortune de servir de c 
on des fausses Décréiales, qui la firent conn; 
oyeu Sge. L'uue eL l'autre coUecLioD sodI 
es plus récents travaux de la critique. Dau! 
particulier de l'Espagne est surtout UD i 
éciale des dispositions qu'il renferme trou 
Bs suivants; en attendant, le docle profes: 
onne le texte dans un long appendice. Il 
lelle des conciles, qu'il a eu le lort d'emprui 
;er. 

ssez peu connu de ce côté des Pyrénées ; n 
e de D. Eslanyol le fasse étudier et estli 

A. BoUDCtHON. 



nllwchcn Ulrefienrcchts, mit l)Psondi 
iHiuuliiren GestalLuiig dcssetben in Oestem? 
en, Mûiiz, 1894, gr. iri-8 de xii-526 p. 
iDDéos et plus d'enseignement que le doel 
d'inslitulions canoniques, dans lequel il s 
il-môme, de tenir un juste milieu entre le li 
: me semble, remarquablement réussi. Toa 
; (à l'excoplion de celles que l'usage a trai 
tliéoiogie} y sont soigneusement traitées, ài 
où chaque mol a sa valeur ou sa significalic 



- 243 — 

i el bien choisies ; elles per 

désire, les oolions, d'ailleurs 

,as le manuel. 

1er une apprécialioD sur les i 

r de l'Église en Aulriche ; ce 

iSrais en dire autre chose. 

!ver quelques ioexaclitiides, j 

: ne touche point la dotation d 

il pu compléter l'enseignemen 

!S décisions romaines. Il y au 

_.._ -,---, -ur les pages relatives au mar 

Enfin, on aurait dû dire simplement (p. 361) que l'eicomn 
mineure est abolie. 

Un compte rendu détaillé m'entraînerait trop loin; c'est 
jQ on peut apprécier les manuels ; ceux qui se serviront de 
îoeteur Gross en apprécieront la clarté, la métliode, rcxaclilnc 
Siéront de la longue espérience professorale de l'auteur. 

A. BocDisi 



Ls Revlivlon bdsc (1S90>I8S3), par Lèopold Arnaud, a\ 
Conseil d'État. Paris, A. Pedone; Bruxelles, Société belge de 
1894, in-12 de 238 p. — Prix : 3 fr. 

Le peu de longévité des constitutions est un des phénomè 
lÉrisliques de notre temps. Soixante ans après son établissen 
de la Belgique se trouvait déjà i< ta plus ancienne du continen 
ûos voisins, et leur roi tout le premier, furent à peu près una 
d'avis que le moment élait venu de la reviser. Ce travail d 
s'est accompli, comme on sait, régulièrement, de 1891 à 1 
riiabile direction du ministère Beernaert. Il n'a pu aboutir qu' 
de nombreuses négociations el de concessions réciproques enli 
grands partis politiques qui se disputent la direction des ; 
pays. Le résultat, toutefois, a considérablement dépassé les 
de chaque parti : on ne voulait d'abord qu'augmenter de quel 
laines de mille citoyens le corps électoral, le « pays légal, » ( 
arrivé au suffrage universel : non pas, il est vrai, au suffrage 
absolu, égalilaire, inorganisé, tel que nous l'avons en Fran 
an sufl'rage universel amendé par le système du vole plural, q: 
Qoeou deux voix supplémentaires ans électeurs rcmplissani 
conditions de cens el de capacité. Comment ce nouveau syst 
lionnera-t-il ? A quel parti la revision profitera-t-elle ? C'est 
prochaines élections nous apprendront. En attendant, il est i 
devoir, dans l'ouvrage de M. Léopold Arnaud, comment ce 
révision de la constîtulion belge s'est opéré, quelles ont été If 



:ora1, il 
I sënale 
es mem 
ris paru 
^ns d'jm 
s uns, < 
ipdis, i 
enrs ayi 
de cens 
B93 0Dl 
suffrage 
éo les c 
éeprécc 
irocliabl 
le de loi 



Soelall 

Le Trâ 
K : 3 fr. ! 
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idératjoi 
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Trésor d 
ndicals 
es engn 
I, crédit 
des lilr« 
es assoc 
. ceux q 
îinères i 
a sur Cl 
)lus loj; 



— 2i5 — 

winpélence et clarté, ce volume peraicl d'élu- 
LUS les plus sérieux et les plus féconds qui 
ce depuis bien des 3DDêes. C'est nn ouvrage 
'ëel intérêt historique. Mais, pour le momenl, 
iF : il apprend à connaître et à manier un 
vail, doDt il Tant nous servir. 

J. A.\GOT DES KOTODHS. 



■J, Marey. Paris, Masson, 1894, in-12 de vi- 

ires dti mouvement le plus rapide, alla de 

s après qn'il a pris fin, tel est le problème 
bique dont M. Marey cspose les résultats, 
reurs sont nombreux ; mais les plus puissants 
t à la cbronophotograpbie, dont les admira- 
is depuis quelques années à la station phy- 
s Princes, grâce au concours de l'État et du 
lie de Paris. C'est un champ d'expériences 
de dynamomètres inscriptcura, de spiromè- 
en un mot de tons les instnimenls propres à 
Des pneumographes, sphygmographes et car- 
si de saisir les effets des exercices physiques 
organique. » Dans les mains habiles et sous 
jstre professeur du Collège de France, ces di- 
foule de secrets qui avaient échappé jusqu'ici 
)ien outillés. 

mt se compose l'ouvrage de M. Marey don- 
1 progrès réalisés par la chronopholographic 
:nl. Le temps, l'espace et le mouvement peu- 
et se représenter par la photographie ; les 
démontrent clairement; mais la chronopbo- 
r avec exactitude les caractères d'un mouvc- 
ijecloire du mobile, et sa position sur cette 
terminés. » Elle se fait soit sur plaque fixe, 
it à la cinématique et h la dynamique, soit 
l'a imaginé le premier M. Janssen en invou- 
ique ; « M. Marey lui-même a réalisé un ap- 
jrincipe, mais capable de donner une série 
le temps très courts : c'est le « fusil photo- 
ce précieux instrument, ou du moins par i'ein- 
holographique, que M. Marey a pu étudier 
notion chez l'homme, qu'il esposc dans trois 
s vue cinématique, dynamique et artistique ; 



— 246 — 
erses du cheval, représeï 
nlique ; les mouvenienU 
I. Quaot au vol des oiseau 

s'y rapporlenl dans un 
tfassoD, il ne fait ici « qui 

méthode graphique elà 
naissances nouvelles sur 

qui nous renseigne sur 
!ae étude sur la locomot 
méthode trouve de vasli 
logie expérimentale, en 
vemenls du cœur ou de 
iculations; elle atteint t» 
ues, quoiqu'elle n'ait pas 
l'on semble en droit d'ec 
it scientifique à l'intérei 
1 de slroboscopie et doni 
:ope ne sont que des moi: 

cet ouvrage n'est qu'un 

remplir encore beaucou| 

il ofïi-e le plus vif inlér 
Ironopholographie, àlaq^^u^ .. v-. — « 

quatorze figures dans le texte et trois planches eiè- 
ent à comprendre les appareils décrits et les résultais 
H. ConftBE. 



t tcorla de las DctermlnitiitcM, y «ns ■pli' 
rewoluelou de Ioh HlMtemaK de ecDHclone* 
tcopla de Ihh rormti!«,porGuiLLEitMO Ff.rnanoei 
libr. de Ininedra, 1891, ln-8 de xii-239 p. 

ouvrage principalement aux jeunes gens qui se des- 
d'ingénieur ou d'architecte; il a voulu réunir sous 
eun certain nombre de noLious qui, introduites assez 
! programmes officiels, y ont pris une grande impor- 
lanls aujourd'hui s'appliquent à tout et les éléments 
■mes, les propriétés et les applications les plus simples 
covarianls, des discriminants, ont pénétré dans l'en- 
e. C'est souvent un changement de forme plutôt que 
rme, en ces matières, a son importance. 
it écrit n'a pas marché aussi vile que l'enseigaenieDt 
ivrages anciens, très bons, du reste, sont encore en 
t initier l'élève à ces méthodes nouvelles. It y a donc 
lui à trouver celles-ci rassemblées en un corps de 



~ 247 — 

,es clierclier dans des ouvrages élOD 
s faits pour lui. 

lo nous semble avoir alleînt son b 
!S clair, très précis, 1res suffisammet 
service à d'aiitivs qu'à des élèves. 

E.Vi 



par AuousT Tischni 

:4 p. 

erL que le soleil n'est pas fixe dan 
ic, mais qu'il se meul, eniportaol a 

celles-ci, dès lors, ne peuvent pas 
Qt les ellipses képlérienne-s, elc. Mai 

de la science. Chacun sait que les 
e donnenl qne des mouvements relî 
Le rien de leur valeur. Toutefois, si je 
:he surtout aui astronomes de savoi: 

les ouvrages de vulgarisation. Ce n 
us aurions mauvaise grâce de repr 
I français; mais il aurait bien dû fair 
jles germaniques, des expressions 

» pour n apparences, » « prédicalîi 
Qt peu intellij,'ible. Hcureusenicnl qu 
e. E. Dai 



nmnlqne et de la poésie cou 
c l'exprcwtloBf par Joles Comda 
:iv-423 p. — Prix : 7 fr. 50. 

Je aspiration de la poésie est de s 
que. « On peut dire que M. Combari 
m travail celte pensée de Wagner, 
pitres. Les eSorts, la science spécial 
iiUéressiJ : il travaille à démontrer] 
igiigc nmsical ol du langage poétiqti 
.'abstrait, de l'imitation idéale (poési 
iellc (rythme musical). Ce travail 
, élevées. Quant à la an, qui consisl 
tbme du poète en des accords mus 
l'ambitionner; mais je ne crois p 
isirable, et que M. Combarieu en ai: 
ils donc vides chez Pascal, chez Bos- 
ni des puissances diflérentes qui pei 
e comme Wagner, comme M. Comb, 



mpuissanl'', quand e 

'accord avec M. Com 
: Compter les vibrai 
es couleurs au peinlr 
Di le slyle, pas plu 
ibens, ua Titien, un 
qu'une plus grande p 
Lise. M. Combarieu a 
:z Berlioz, chez V/ag 
complir l'union de la 
ne, expressif, se mo 
magnifique, plus su! 
Muda, Sion, Sahatot 
rantage de la musiqi 
\ Paleslrioa? 



1 l'Ofkéra en ane 
alhyrlc « (1»»»«-1 

, in-4 de viii-24 p. — 1 
t l'Opéra-Coml^i 
la Dnme BIrucIi 

SS4), par Albert S> 
Prix : 6 fr. 

ôL les trois lableaui q 
'e de palienles et mi 
grandes scènes lyrii 
B, ils permettent d'ei 
)uvrages rcprésfinlés, 
Burs représenlations, 
isiique s'ouvre, pour 
D 1826 dans le Siè$ 
blanche — décembre 
ernier siècle, depuis i 

pages trop brèves à notre gré qui précèdent ses 
Q produite dans le gotll français par Rossioi a 
!rloire de l'Opéra a sombré tout eoUer, tandis 
le, nombre d'œuvres anciennes se sont mainle- 

vcclfruit les appréciations de M. Albert Seuliies 
)nt illustré notre siècle, et dont il caractérise les 
nt d'un seul mot, mais d'un mol parrailcmeal 
art ne reste jamais siationnaire, » et que sesdi- 



— 2i9 — 
liions enlraiDent, avec elles les luodif 
Aujourd'hui que la niiisiqiie de l'avei 
senl. nous pouvons être certains que 
dernier mot, et se nianifeslera un je 
jlulion. 



BELLES-LETTRES 

■w SpraehHchatz, von Alfred Hoi 
m-dtasto-5.. Leipzig, Teubner, 1894, 

livraison du répertoire de Tancien coll 
jivi la quatrième, et elle nous laisse 
fst une bonne étape dans la piiblicai 
intéressants au point de vue de Teth] 
assez rares dans cette section; par c 
1 nombre de noms de lieux, formes ai 
s dans notre pays. Citons par excm| 
int donné Clichy el Cluny; Compendi 
uivant les régions, Compiègne, Conipî 
;mfie a le conllitent, » el qui est resté 
etc. ; Crispiacus, Crépy; Crlsciacus, ( 
ipa^né de la reproduction des textes ( 
lom en question : l'abondance el l'ex 
livres et des manuscrits n'est pas un 
de M. Holder. 

dans les dcnx. mondcH, par le coi 

eck, 1894, iii-8 de 424 p. — Prix : 12 fr 
le Ch^ironccy, dans ce savant el inlé 
i parties inédites un certain nombre ( 
les époques, et que les folkloristes si 
l consulter. 

les opinions différentes a donné lieu I 
nés les uns des autres de croyances, <] 
larencey penche pour i'expliculion la 
ubiquité; il croit non à une simtilta 
i à leur difiusion par des causes sov 
îquer. Ainsi il trouve el prouve que c'i 
enl que les contes de l'Amérique du Ni 
. Il faudrait donc admettre que les ra 
a Pacifique ont pu jadis eniruienîr des 
Bt se sont fait certains emprunts. 



— 230 - 

iclions don 
on Tant ani 
)UlOQS du I 
ms snr qu( 
cosmogon 
î Serpent 
sine coDci 
'111. Le M 
. Les Nymj 
métaux ch 
cey eût pu 
nces en df 
n que Graf 
iio evo. Cl 
e et du L 
Enfant rou 
mé dans ! 
utes ressci 
lise dans i 
la Traditi 
'Arcbivio f 
Lide de M" 
is lu Reuu 
.&e e leggei 
ey dit qm 
liens et les 
lar un vol» 
ï transforn 
le représen 
mes uionK 
t-on pa-; ra 
quoique c 
s il n'a pa 
oyen âge ; 
?[e. 

:ès compîe 
faire dans 



livre écrit 
Ducros ce 



251 — 

Jaisir de l'entendre condamne 
'goîste comprit ses devoirs d( 
ilive à l'égard de Frédéric et d 
irdurière qu'on menait au ch 
h. Non, malgré une cerlainein 
dère comme a un grand enfan 
islances aUënuanles pour plus 
, pour la Religieuse par exem; 
juelqties parenls de forcer la 
pas grandi de celle étnde, qui, 
l'apporte rien à sa gloire. 
« savant. C'est mieux pourla 
M, Ducros a fait des recherc 
les correspondances du temp 
bèque nationale et de quelque 
lé à sa manière, sans prélenli 
)idero[, qu'il a eulonré des sil 
: Jean-Jacques, Grimm, M"* d 
ach et Sophie Volland. Puis, i 
ipécial, il a fait avec netteté h 
)l, de ses romans, de son Ihëâ 
ialons, de ses ouvrages philoso 
ralement judicieuse et qni dt: 
ais qui, pour tout ce qui Cou 
icnt sur une réserve presque 
1 des chances de ne plaire à p 
emenl un combatif, un violen 
me on l'a dit, de salpêtre et di 
lent comme leur inilialeur. Es 
, en souriant, comme le fait M. 
à ce livre limpide et courant 
lerait étudiée l'influence de Die 
ierait marquée el jugée l'actio 
Gabriel Avdia' 

KbHpcnrc. Traduction de M 
40grav. sur acier. Paris, Garni 
B vol. 

•are De manquent pas. De] 
idilioD revue de la traduclioi 
imin Laroche en 1838, M. Fr 
Iclor Hugo, de 1859 à I8( 
873, eu ont publié, el la plu 



— «.-.2 — 
lis réimprimées. Colle de M. Guizol, 
1-63 eL publiée sons la direclion de 
iiigues el de lillâralitre ôtrant^èrcs i 
ment estimée. La neuvième édîlion, 
il de commencer la publication, el 
islratioDS, ne peut manquer d'obten 
r l'excellente élude sur Shakespeare 
in, el conlietu, dans les quatre volii 
Hamiet, la J'enipête,CoriolanH.Ï 
i, la Méprises, Beaucoup de bru 
es, le Jour des Ilots, les Deux Genli 
Ile, le Songe d'une nuit d'été. Tôt 
'esure pour mesure, Othello, Comn 
Troilas et Cressida (l. IV). — Il e 
âge de ccUe réiiu pression laisse un j 



nplète* de V. Hlclielct. Vico, 
■,id£s d'une introduction sur sa vie et sa 
Flammarion, s. d. ,2vol. in-8deÔ46âl 

lammarion a entrepris une éditioQ COI 
! Michèle!. Le célèbre écrivain mér 
ifiil pas pour que la réputation à'm 
faut encore que sa plume se respec 
e passesjugements. Or, Michelet.qi 
nlré des qualités hors ligne, a coa 
:it accueilli ses premières productif! 
ible, soulève bien des critiques et ni 
un maître. Quoi qu'il en soit, il pan 
ateurs.... el des lecteurs, 
umesque nous avons sous les yeux 
érents. Le Discours sur le système i 
irs écrits de Michèle! el lui valut ( 
à l'École normale, L'auleur s'était ( 
aie, » et avait entrepris de le venge 
. Pour lui, B la Science nouvelle n 
nier siècle que parce qu'elle s'adress 
l'une traduction abrégée des Princi} 
laquelle Michelel joignît ensuite li 
el un choix d'opuscides el de letln 
agesse de l'Italie relrouoée dans Us 
it les éléments qui composent le vol 
la Mer sonl des œuvres bien poslt 



la part qu'eut M"* Michelet dans la t 
à dire, dit Mifilielet dans sou Avant-) 
\ quelque autre coliaborateiir ? Il sert 
ier. Les hirondelles familières qui log 
à la causerie. Le rouge-garge domeslii 
elail des noies tendres, et parfois le i 
ncert solennel. » On retrouve dans a 
lignons pas de le dire, est souvent bic 
t nous dit que, pendant qu'il écoulail 
t 93. Que n'a-t-il laissé de côté les « 
: chanter que les merveilles de la nati 
.rmanles sur ces créations du Divin f 
rnndeur dans réelle description do la t 
œuvre profondément étudiée, écrilR 
[ais combien Michelel eût été mieux 
;e de celte « genèse » donl il parle si bi 
Em 



Geocranhlflchcs Jahrbnch. BBgrûndet 1866 durch F.. . 
■yen von Heumann Waonbu. Gotha, Justus Perthe 
p. — Prix: 15 fr. 

1 volume du précieux Annuaire grographique 
nie direction de M. le professeur H. Wagner, 
'édigé essentiellement sur le même plan que les 
une sérit! de rapports, signés par les spécialis 
l'Allemagne, sur les progrès des diHérenles hra 
:ientiBque pendant la période 1891-1892. Le r 
it des ouvrages cl documents do toute naluro re 
elle publication avait décidé les éditeurs, il y 
re alterner ce? rjpporls, de manière que le cj 
auces géographiques fût couvert désormais pi 
isifs — géographie générale et géograpbi-î régi 
I; des circonsliinces imprévues ayant empêché 
le dans toute sa rigueur, nous trouvons dans 
■e, à côté de rapports sur la Physique terrestre, 
fue, X'OcéanO'iraphie et la Géographie bolaniqm 
consacrée aux Voyages et explorations, et u 
'es développé, snr les progrès de XOnomatolo 
lions d'orlhographc et d'élymologie).Il n'y a d'; 
gnater, dans le personnel de la rédaction, que 
ener et D.-N, Anoutchine (de Moscou), et L 



— Ï5J 
lasser en 

lorts dont 
t que les 
ités, sont 

écrologie 



tiarme d'un roman. Et, coinrue tout b 
}ax UD double mariage, mais qui, au 1 
at amoureux. 
es empereur, voua pleurez et je pars. 

B a mis dans la bouche de Bëréuice, i 
,ie, peint en quelques mois la siluatio 
rét de l'Étal fait (aire la passiou. Et ce ( 
honore le plus IVfazarln, l'intérêt de l'É 
culier. Il ne tenait qu'à lui d'être I'odcIe 
iment son ministre et assurer la paix Ai 
endant uue beauté que Marie Mancini, 
ttre ainsi en vue : l'éclat de ses sœurs, i 
er, l'éclipsail; sa mère la déteslait et 
souvent; son oncle lui-mj^mc ne l'ainK 
es Mancini, surtout la petite Mariann 
à laquelle il passait tout, jusqu'à dedétesl 
!urs professaient une admiration que n 
lérilé. Mais Marie avait de beaux yeux e 

une volonté ferme, et Louis XIV fut s< 
lur elle une passion qui éclata au grani 
onr une entrevue avec la princesse Mai 
;ardiQ:d ne fut pas fâché ; le projet d'ail 
omme, qu'nac fausse amorce pour faire 
ermoyait sans cesse, et le mariage avi 
icnl Mazarin et Anne d'Aulricbe. Mais 
li lui mettrait un frein ? Après avoir en: 
lonr du Koi pour Marie n'empôclierait-î 
:et amour grandissait sans cesse, et le 
ient plus \îûleiit encore. Il faut lire da 
détails piquants de la lutte du cardinal 

qu'il n'était pas facile de faire plier. I 
'."" de Venel, les manœuvres de Colberl. 
ère ne pouvaient en venir à bout. En r 
■ Roi avait promis à son amie qu'il n 
s belle et énergique lettre de Mazarin i-t 

jeune et dt'jà glorieux souverain. Il c 
1 de Marie-Thérèse, et, quelques mois a[. 
[anciui devint, non sans résistance, la 

tel est le « roman » dont les riches a 
■t ont fourni les élémcuts, en grande 
l'historien si souvent applaudi du dm 



ICC, par 

jffre, 189 
es pages 
nier : il 
■fisume ( 
K mauv; 
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lu veaux 
Q en son 
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ilérèls n 

L'ÉgHse 
ion el qi 

a lis le n il 
tit ainsi 
[licans, ( 
de lui, q 
ssion, qi 



— 2S7 - 
'ape laisse ce mouvement se former, prendi 
frai de dire que l'épiscopat français eut l'in 
lilution civile, et qu'il le fît avant le Pape Ini- 
enl le serment ; à l'exception des quatre q 
Dés à toutes les erreurs, tous sont unanime 
lues légitimes se trouvent en face des consti 
re eux les autorités et la populace : de gre 
asteurs quittent leur troupeau. Grâce à des 
et qui n'allaient pas sans difficultés, M. l'a 
ideraent qu'à l'exception de quelques-uns 
.cuses, la généralité des évèqiies, loin de d 
été sur ses sièges ; qu'ils ne cédèrent qu'à 1< 
nenl expulsés. Certains auteurs, sans grand 
Hendu que les évëques n'avaient couru auci 
voulu poser pour le martyre. Mais les réi 
montrent le contraire, et c'est nn grand n 
oir pu les réunir en faisceau et en compo 
able. 

nous semble supérieur au précédent. Eu 
de l'ancien régime, nous avions regrette : 
tes, certaine indétermination dans les limiti 
n terrain trop vaste où les contradictions n 
; que tes omissions. Dans ce nouveau voli 
; les observations de l'auteur portent sur i 
DS le même temps et sous les mêmes ép. 
s et plus faciles à contrôler. D'autre part, 
le papier, sont meilleurs. Nous saluons vo. 
} confirmeront les volumes suivants. 

ViCTOB PlEI 



temps. Mémoires du cliancelicr PASQUien, 
tiet-Pasquier, de l'AcadÉmic française, 2' 
3-4820. T. IV. Paria, Pion et Nourrit, 1894, 

hancelier Pasquier continuent leur public: 
:oitrc. Le quatrième volume, qui vient de p 
, de 1813 à 1S20 : ce sont les débuts de la lli 
feres du duc de Richelieu, celui de M. Deçà 
ur chancelier ajoué nn rôle prépondérant p 
a Chambre des députés et presque consti 
e d'abord, puis des affaires étrangères. Il et; 
pour bien voir les événements et bien conr 
uvernement. lit que de graves évcncnienls 
T. LXXI. 17. 



.entioi 
ne pc 
bona' 
ilégil 
le Di( 
ibomi: 
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!imw( 
K pat 
re de 
s qae 
celle ( 
e de 1 



n'esl pas un patrimoine comme le sol où il se trouve : c 

liai à ses propres racines.... L'incorporer à un autre État, 
simple greffe, c'est le réduire, de personne morale qu'il 
simple chose » (p. 9). Les sociétés de la paix demeureront i[ 
(iQl qu'elles n'adopteront pas le système d'arbitrage sur I 
où la guerre peut éclater {p. 17). En Allemagne, le milita 
ïdoppé le socialisme. La saisie arbitraire de l'Aisace-Lorr; 
violence à un principe qui tend à prévaloir, celui de !a « soui 
, pulaire. » Plus bas, M. Heimweh parle de la « multitude ; » pai 
tioos malsonoautes, on compromet la cause auprès des gens 
ni républicains par conviction ni démocrates. Comme le Pi 
cocseillail déjà à l'auteur (septembre 1892), ne faisons pas 
don nationale le domaine exclusif d'un parti. Il taut dire : « 
populations, » suivant l'expression insérée dans les traités 
I qui ont déjà adopté eu principe. 

; mauvais Irailements inQigés aux soldats de l'armé 
ibuent à entretenir l'horreur des Alsaciens-Lorrains pou 
I). Comme dans ses précédents volumes, M. Hoimweh i 
inncxcs de ne pas émigrer, cl il a raison (p. 42). Que 
page S9 indiquent que l'obstination de l'Allemagne n'e 
le (ait du parti aristocratique et militaire. Les nation; 
en effet, toujours les premiers sur la brèche en fav( 
n el contre la France, Trois solutions pacifiques son 
I) : 1' la constitution de l'Alsace-Lorraine en un État ioc 
. S'I'anDezioQ à ta Suisse ou au Luxembourg ; 3° le reloui 
Llaace-Lorraine militairement neutralisée : l'Allemagne 
ir dans ce cas une indemnité soit pécuniaire, soit coloj 
rédilections de M. Heimweh sont pour cette troisième si 
Je reprocbbrai à M. Patiens que son livre soit d'un i 
sif et qui ne porte pas juste. Dans un rapport adressé 
igraphique de 1888, je crois avoir démontré hisloriqiiei 
ciition contre la nationalité est, au contraire, un fait ■ 
rne (p. 81). Je ne vois guère plus que le moyen âge ait e 
icert d'animadversion. Les peuples, qui n'ont pas rom; 
el systématiquement avec leur passé, qui en ont coni 
bon, ne se portent pas plus mal que ceux qui ont donné 
le système de la table rase, c'esl-à-djre dans la Révolu 
nde aussi s'il était nécessaire et même convenable d'in 
de celui que Patiens appelle : « Notre grand Renan, 
i voir en cette affaire et dont le culte répugiie à tant de 
D n'est pas à propos d'évoquer des noms, là où tous 
lose rare — sont du même sentiment. 
IIS le bénéfice de ces réserves, je m'empresse de co 



ts priDcipaiii objets qui y sont eiposés 
es, La guerre de 1870 a été préméditée. 
iDce défensive : la falsiScation da télé- 

à 97), La scinnce allemande est bien 
ils, la religion, les préteodues limites 

ÏD te ma lion aie (p. 168). Les peuples 

à lenr passé {p. 128-i30). Les conln- 
li sont dévoilées (p. 186), ainsi quEles 
italienne (p. 259). La consullstion iti 
ité sincère (p, 368). Les conquêtes eddI 
vainqueur (p. 305). Le rapprochemeot 
s du Sieswig est opportun et adroit. U 
es allemands. 

Ltiens fait ressortir que, pour les seoli- 

cût été dangereux que l'Allemagne 

juis XIV avant l'éclosion des « grands 

lettre au réginae essentiellement mo- 

Polonais en Prusse et en Hussie, les 
iques, les Serbes dans le domaine de 
Qt depuis l'année 1830, qui ne marque 
!nt pour les populations annexées é 
ses. Ces peuples et les Alsaciens ne 
n leur siècle » une patiente asceasku 
|. 

it les diverses solutions proposées. S'il 
3 bon que le Pape y soil représenté, et 
rbitre. En vue des diverses solutions, 
ion des territoires conligus soil véà- 
i'îDsister sur ce point et de le mettre 
A. n'AvRiL 

: (l«e*.»8), par Mat Gioi (ALBEnT Bi 
Î94, iQ-lG de xvi-322 p.— Prix : 3 fr. M. 
Polyàiblion de plusieurs ouvrages de 

et lui reconnais volontiers deux qoa- 
onvictions. Plusieurs de ses assertions 

qu'il existait en Indo-Chine ont ap- 
les contradictions ; je ne prétends pas 
is il a certainement dans ce nonveau 
ae sourdine à ses cbanls de gloriË 
. XIII) : a L'bisloire de ces demie 



Bignemenl ; esl-on bien sûr que d 
soDgé, pluldl qu'ail bien ifn'ils nn 
lent, au bien que leur gou^ 

cnents sur les premiers n 
I, Brière, Chavasaieux, am 
irlrails de ces persunnagei 
.'entre eux paraissenl d'un 
t que Mal Gioi a été bien 
que son esquisse est sîngu 
jes précédeats livres que I' 
le l'auleur de la Politique 
\ connaissail mieux les cl 
-ait davantage. 
i el sur la condition des col 
étude politique el diplom. 
os, complètent sur divers 
mri d'Orléans, Autour du : 
usarent à l'ouvrage de M. Albert de Pouvourville une place d 
blîothèqne de tous ceux qui connaissent et aiment noire jeu 
d'Extrême-Orient. Roger Lambel 

Sapma, by David Mureuv. Londou, T. Pisher Unwia, 1894 
431 p., orné de grav. et d'une carte. — Prix : 7 fr. 25. 
Le volume de M. David Muiray fait partie d'une importante 
d'oQvrages historiques publiés à Londres sous le titre : The 
ihe nations. C'est l'histoire de l'empire du Soleil Levant depuis 
légendaires et historiques jusqu'à nos jours. M. Miirray pari 
sans peine, à s'y reconnaître dans l'êcheveau très embrouillé c 
menlsquise sont déroulés sur ces îles lointaines â ces époques 
où le Japon était soumis au régime féodal sous la double domi 
mikado ou empereur, et du shogoun ou maire du palais. Ma 
plique surtout à mettre en lumière les rares relations de l'en 
les nations occidentales, el spécialement l'iatroduclion du chri 
parsainl François -Xavier. 11 rend pleine justice aux émineale: 
»u grand caractère de cet illustre apôtre ; il déplore sincère: 
son œuvre n'ait eu qu'une bien courte durée, et, comme la pi 
"sloriens, il attribue les sanglantes perséculions qui l'ont sui< 
ttsea : k rivalité entre les jésuites portugais et les Irancisca 
lois, et l'immixtion des missionnaires dans les aSaires politiq 
)server qu'en cela les Pères jésuites ne se conformaient pas 
iples de saint Ignace, qui recommandait à ses religieux de s 
ihoTs des queslioDS de celte nature et de rester scrnpiileuseï 



s temporelles. D n'ajoulc pas q' 
1 et surtout des Hollandais ont beaucoup contribué à 
Ision des catholiques portugais et espagnols. L'auteur, 
I, applaudit sans réserves aux essais de parlementarisme 
ml au Japon et en attend les plus heureux fruits. Nous 
jt cœur que ses optimiEles prévisions se réalisent plei- 
Comte db Bizehoht. 

1, pelo visconde de Ouquelu. Lisbonne, Ferio, 1894, iitS 

xasîoD de parler ici mSme de H. le vicomte d'Ougnella. 

c'était à propos d'un travail considérable sur GilVi- 
omiquA portugais, que nous connaissons assez pen en 

l'œuvre a cependant une extrême importance pour 
ucie de rechercher, avec exactitude, les origines da 

en Europe. M- d'Oiiguella est revenu aujourd'hui à ses 

qui sont d'un tout autre ordre, puisqu'elles ont trait 
ciales et politiques. Le présent livre a pour hul, comme 

avertit en quelques lignes, d'esquisser l'histoire des 
t et de leurs transformations, d'où sortit l'indépendance 
mtres termes, M. d'Ouguella a voulu expliquer com- 

modeme a. pu naître, et comment de la société d'ao- 
igagés les éléments de la civilisation moderne en M 
srès avoir interprété le passé, il a regardé par delà le 
difficiles problèmes de l'avenir, et il se flatte d'&tn 
!ntir la solution. Celte dernière partie ne saurait être 
uelques motsiilsufBra d'indiquerque, d'après M. d'un- 
■a de salut pour les Ëlats européens que dans uae 
ration, qui ne ruinerait cependant ni l'indépendance 
le chacun. 

leulement l'intéressant historique de la société porta- 
it affirmer que le tableau est définitir. Qu'y a-t-il de 
Initif en cette sorte d'ouvrages, dont la matière ne peoi 
parraitemenl possédée par les écrivains les mieux reo- 
B clairvoyants ? Mais A coup sûr, un semblable travail 
lété conduit avec beaucoup de persévérance et de soin 
e cet amas de documents, chartes royales, réglementa 
equéles d'assemblées populaires, 
9ns fort intéressantes. D'ailleurs, < 
le aurait été d'une qualité inférii 
IX mérite d'avoir recueilli des ma 
même, poorronl ^In utilement t 
eurs recherches futurea. Dès à pré 



— Ma- 
lt téunis, donneront aux compatriotes de l'autear la cod- 
«cte ^ lamilièie de leur propre histoire, qn'ils évoqoeat de- 

HiZUK FOHMCMT. 

le réelUiCMHL Sotmmin de la Grande-RoquelU, par l'abbé 
nOnler du dépOt des condamnés. Paris, Maurice Drâyfona et 
■12 de 369 p., avec portraits et autographes. — Prix : 3 fr. 50. 

livre émoarant, qui contient des scènes inconnues, des 
xiignanles dans ud milieu saturé de vices et de crions, 
ure, mort subitement, n'a pas eu le temps de rédiger les 
aque jour, dans l'exercice de ses fonctions d'aumônier, il 
1 camet; un de ses confidents nous dit, sous le voils de 
u'il a recueilli les notes et vu la correspondance du sympa- 
;retté défont. 

notice sur M. Faure, due à H. Croosle, professeur à la 
ennent les Souvenin. C'est vers la âo de IS&i que S. £. le 
levëqae de Paris désigna l'inlelligeut et zélé prêtre comme 

la Grande-Roquette renfermant des hôtes temporaires et 
lés à mort. GrAce à son zèle pmdent et édairé, à son ree- 
«rté des consciences, k sa bienveillance et à sa générosité, 
dément la confiance de ces pervertis, qui n'avaient sur les 

haine el le blasphème ; il fil pénétrer dans ces âmes flé- 
n du bien ; il en ramena beaucoup à la pratique religieuse, 
pour l'embellissement des cérémonies du culte les talents 

plusieurs détenus. Sur vingt condamnés au dernier sup- 
espace de plus de six ans, seize moururent avec foi et cou- 
seulement, cyniques ou fonfarons d'impiété, résistèrent à 
itances. 

le figure pas, dit M- l'abbé Faure à propos des terribles 
I s'écoulaient entre la condanmatîon à mort et le résultat du 
r&ce, les affreuses tortures murales du criminel euspendn 
mire l'espérance et la crainte. » Le saint aumônier prépa- 

admirable persévérance ces malheureux au lugubre dénoue- 

l'arrôt définitif était prononcé. Eh bien ! malgré ses immo- 
diennes, ses modestes appointements furent diminués, et 

il subit, à l'occasion d'une légère et problématique viola- 
iment, une destitution brutale que ses longs services ne 
largner. 

irts furent adressés en 1884, l'un au ministre de l'iatérieur, 
îrecteur de l'administration pênitenLiaire. L'un et l'autre 
ertains utopistes. Dans le premier, M. Faure signale Tm- 
lent du condamné, même le plus chrétiennement préparé, 
tpprèts du supplice, et il ajoute : n Quelle que soit la peine 



— 264 — 
k la peine capitale, elle sera 
(erreur. » Le second rappor 
criminels, et il l'attriCue avi 
X el moraux, » quel que soil 
un sérieux avertissement pou 



BULLETIN 



[:4rr. 

piété et d'iiistruolion religiei 
;ard, a été traité d'uae manié 
:n efTet, & la t'ois philosophe 
les meilleurs écrivains ascétiqi 
entrer comment le cœur béni 
out genre, même au point de 
vraisemblance,^! non toujours 
jition est solide, son style 6 1j 
Ti^e a tant de mérite au point 

la forme et de l'érudition, qi 
.0 livi-e spirituel et mystique, 
itique (des Chartes) de Madrid 
it devant le public savant. 

fiBiaBiicBi iiiiv, adspled espei 
inifed Slaies, by ihe Bev. S.-B, Su 
'ork, Benziger, 1893, in-8 de xii-! 
it canonique le plus répandu 
■Unis est celui du docteur S.-B. 
'hui parvenu à. sa neuvième ( 
tcrsons, qui vient de paraître, ; 
par l'établissement récent d 
nith a exposé avec une grand( 
lions et lus détails de leur for 
d'autres semblables, dont les 
seraient assurément aussi les i 
IX comprendre les rouages du , 
u genre de celui-ci développen 
! mettant à la portée de ceux qi 
oduiscnl incomparablement pi 
lels nous sommes habitués. 



une ot IndiiBli-lclle. [larLoDI 

l, in-18 de 640 p. — Pri.i : 3 fr. f 

olume de cette encyclopédie cor 
ecteur trouvera l'intérêt et la vj 
e qui a trait à la photographie 



— 265 — 

e dans la voie ouverte par M. Lipj"" 
hoto(;raphic sous-marine; la des 
Martel et la Jauréguiberry, qui sur 
ration du canal de Corinthe; le poni 
la question d'hygiène dans netre c 
litre sur les piietanatiques des bicy 
a Wtn-liTs Pair, à Chicago. Dei 



Iqiie temps, que le folklore belge 
i'olume publié dans 1» collection ir 
i cette collection, ont récemment j 
iteur. On y trouvera de fort curicu 
étéorologie, l'anatomie, ia botaniq 
G croyances et de superstitions 
Belgique. En Lorraine, par exem 
indredi saint et jeté au milieu d 
appelle avoir lu dans un livre de 1 
i en Sicile. Plusieurs des usages 
demment au paganisme; d'autres 
1 âge. Comparetti a ëcrit un magi 
1 de Virgile en magicien. Le livre i 
le note au Virgilio nel medio evo. A 
du svi' siècle où un bas-relief re| 
jiJe tira d'une Romaine qui s'était 
noy nous apprend que M. Haron tr 
e de son pays. Voilà une bonne no 
.tion de cette promesse. 



rfaitemcnt caractérisé dans l'intrc 
un « autodidacte, » et sa grommai 
es M de son pays; ce n'est pas à di 
:e conforme pas aux méthodes soi 
, on trouve une grande richesse d 
ur, qui avait habité son pays nata 
*almait passionnément, et avait pa 
rs, la revision de M. Koschwilz lu 
a conjugaison semblr avoir parti 
;rettable qu'il n'ait pas joint un vi 



■p IcB !K, par A1.BE11T-LÉVT et G. Pi 
lile Toslard, in-8 de un-326 p. — Pri 

, de fùter avec éclat le centiftmc 1 
est à l'ordre du jour. A cûté d'ép 
IM. Albert Lévy etPinet est appel 
iosité. Les auteurs ont essayé de I! 



— 2GC — 
es dans l'école 

i cher aux « pipos, » les jeux, les fêles, les 
lemenls de poésies et de chansons : c'est 
!use du futur ingénieur. Après une préface 
teurs nous font assister au défilé le plus 
il se puisse voir. Une foule de dessioa, de 
ilement semés dans le texte, et l'esquisse 
'essé à l'école ou qui en sont sortis est à 
1 ce volume que les fureteurs spéciaux re- 
mote qui ont franchi les murs de l'école et 

HOGHEBRUTIE. 

f J. KosTROKiTUi. London, T. Pisher Unwio, 
.80. 

itable notoriété littéraire sur les rives de 
Unwin a été bien inspiré en publiant 
! !a langue russe une de ses oeuvres lei 
, carnaval procède à la fois du roman et ds 
^çu, poussé au noir, de l'état social et de 
^ar. Dans une vraie descente de la Co<u<- 
les et déhanchés, des pauvres diables en 
ans scrupules, des médecins aussi pédanti 
idée philosophique le dicton anglais : 

>ul la Bpari 

e dans un hal masqué par le cri de : ■ Au 
ijui rappelle par instants les pages les plus 
stoï. J'ignore si c'est à l'écrivain russe on 
uer certaines inexactitudes de détail et a/y 
luteur de Roeambole en un M. Ponson de 
R.L. 

Paris, Georges Carré, i89i, in-18 de 3)5 p. - 

et en vers ; ce qui n'empêche pas qu'il ait 
re aujourd'hui des amis convaincus et des 
ins l'ancienne Egypte, on peut bîea dire 
i notre Paris. Surtout au siècle dernier (en 
a consacré un livre curieux, devenu rare, 
sympathie. Ce charmant animal, quoi qu'M 
icteurs plus au moins illustres, n'est pas 
tout est de savoir le prendre, 
qui, & son tour, publie une intéressante 
k des pointe de vue multiples. 11 résume 
is les siècles et chez tous les peuples ; puis 
ses habitudes et ses mœurs. 11 nous parle 
i et de cet ennemi intime, pour lequel il 
u'il intitule : Jurisprudmce. Les dernières 
ux Mammifères auxiliaires du chat, c'est-à- 
, l'hermine, la mangouste et le hérisson. 
Majesté fourrée, » des faits qui, pour plu- 
ies. A ce propos, et pour nppuyer notre 



— 267 — 

r rappeler que la Nature a raconté dernière 
: titre suggestif de : Vne Chatte et ses p 
re à coup sûr, mais que, pour mon compi 
admissible. J'ai, du reste, été témoin, m 
m d'un rat par une petite chatte biaiicbe qi 
je le concède, n'a pas vu de telles singular 
quelque peu incrédule. La môme chatte, i 
e de mon domicile, et cela dans des codi 
lant à la fois de l'observation et un certi 
de mes amis, à qui je contais la diuse un 
ice, c'est-à-dire lorsque ie fait s'accompl 
terminant qu'il ne faut pas a priori consid 
Gascon les citations de M. Landrin. Ap 
opinions, le présent livre est à la fois inst 
par endroits, et je lui prédis un succès d 
igiment de sainte Catherine. E.-C. La 



n Age, par l'abbé Gaonol. Claue de Irai 
■18 de xT-551 p., avec des gravures ei 4 earl 
yn chrétienne, court iThiitoire.) — Prix : * fr. 
pe et de la Fi-naee, de 19ÏO à 14 

onde. Ibid., 1893. in-18 de iit-628 p., avec 
tion.) - Prix : 4 fr. 75. 
je M. l'abbË GagnoL compte certainement 
ous donne l'AlUance des maisons d'éduc 
. volumes que nous annonçons et qui 
s la chute de l'Empire romain jusqu'ai 
trouveront un ensemble de connaissances 
:es et suffisantes, exposées d'une manière < 
-es, bien choisies et bien reproduites, so 
îcs. Les cartes auraient dû être multipliée 
lètes. Il nous semble que c'est un leurre i 

d'éducation des cartes où les élèves eeron 
r tous les noms qu'ils rencontrent dans i« 
it pas. Sur ce point, le cours d'histoire ai 
t. Une autre lacune dans ce que l'on pe 
ccessoires d'ouvrages de ce genre, c'est 
'abbé Gagnol ne la donne pas du tout, I 
étrangement incomplète. Omettre, par exi 
iur Charles Vil le travail de M. le marqu 
I vraiment autorité, et le remplacer par )'( 

Vallet de Virivitle, n'est pas admissible 
ime le fait souvent l'auteur {par ex. : Cours 
est un procédé mauvais en tous cas, m: 
des élèves qui n'ont guère de moyens de ( 
ive et ce qui nous étonne dans un ouvrage 
, écrit par un prêtre, c'est de renvoyer I 
ES manuels & des ouvrages aussi noloiren: 
, de Dulaure {Seconde, p. 114). Suffit-il ( 
dans un esprit détestable? D'ailleurs — et 
inuels que nous faisons — les bibliograf 
geâ classiques ne devraient jamais conte 



•£S — 

isibles aus jeunes 
'Jalorellement il y 
deux volumes, co 
'tnilalùm de Notre- 
u moyen âge est I 
int est celle de l'h 
I si grand Me dans 
illes qu'on en trou^ 
iB D0U6 faire méco] 
dérauts pourront « 
: adresserons encc 
m bien de mettre 
ogramme auquel i 
de ce programme i 



■. Hâloirt de Franc 
Paria, Flammarion 
50 te vol. 

;helet, la librairie 
:3 complètes de Mi 
Histoire de France, 
s'étend des origin 
ur cette fois d'ann 

appréciation. D'ai 
nniie pour qu'il soi 
auls, cette passion 
l'Église et des insl 
iut de l'hiatorien. 



290 p. — Prix : 1* ; 
irléans, les deux [ 
cns avaient déjà ^ 
es d'un Avant-pro 
irés aux Carolingi 
s'agit pas ici d'un 
ents ait place. Ce 
0, comme la formi 
it toujours relever 
eux caraclëriser c 
ntroduction de M. 
; attentif à leur [ 
! ne sont pas, bien 
ar présenter le suc 
3U3 les livres com] 
i n'en citera pas ai 
t surtout de chert 
le jeune lecteur, ( 
ses suggestions.... 
3 qu'il veut instruii 



ivée d>aaCT%roiB, par ALrnBD Fradiun. — • 
et Nourrit, ISQi, in-12 de 301 p- — Let M< 
eurs, 189i, in-12 de 3)9 p. — Prii du vol. r 3 . 
Franklin continue ses patienter et curi 
irivée d'autrefois. Il nous avait déjfi donné 
n volume sur les chirurgiens {Polybiblion 
!te par des Variées ckirurgkaks. La saignf 
upe d'abord; on ne peut s'imaginer à q 
, On saignait les enfants, on saignait les 
s toutes les maladies. Suivant M. Franklir 
i à la Révolution, — Celle-ci fit couler du 
iilie le docteur Broussais ; la lancette, le 
une quarantaine d'années, continuèrent l'o 
"efois. On leur doit sans doute les anémii 
de tant de victimes : 



giens k l'H&tel-Dieu, les sages-femmes, les 
dentistes et même les pédicures, fournit 
agcs pleines de particularités souvent bien 
olumeest d'une lecture plus agréable, mai 
|uer d'exactitude. L'auteur traite bien d'al 
)es boutiques de merciers furent l'origine 
ins d'aujourd'hui. Mais après avoir racon' 
statuts, les règlements divers dont i 
en sort, et nous ne nous en plaignons pc 
B histoire du costume masculin et du cost 
:. 11 a consulté une énorme quantité de liv 
'une manière amusante, tout en restant é 
arches. Dans les deux volumes sont reprod 
3S ; au second elles donnent un attrait te 
incohérences de !a modo, nous pouvons i 
1er le vertugadin. 

'.es ne seront probablement pas tentées do 
lais si elles sont curieuses d'apprendre h 
lïeules, elles auront à sauter certaius pass 
-éalistes. Je crois devoir les en avertir. 



IiHIté publique pendaat la Rcvoluttc 

la Cour des comptes, docteur en droit. Pari 

1-8 de 94 p. — Prix : 2 fr. 

)age de l'histoire révolutionnaire que celk 

comprend que le premier diisir de l'Ass 
r clair dans les finances obérées ; mais, ci 

son droit, sa compétence et la possibilité 
ue de prétendre vérifier elle-même cotte 
', et des plus grosses, que de diviser la 
lonlentieu.x, opérations absolument connc: 
tes! M. Victor Marcé montre bien, et pa 
r l'essai pratique qui ou fut i'ait, que « la 
rc réuni et quelle disséqua la Cour des co 



— 270 — 

incompétents pour juger les 
las le loisir nécessaire ; le 1 
ie tribunal (33-34). C'est aini 
initivement établi en fémer 
irni aucun compte apuré, 
an III marque la première pi 
contrôle judiciaire des comp 
[ueetomnipotente, ne voulut 
irâme. Passons les mesuresvi 
elle ne rendit quesoixante-qu! 
lombre d'opérations démont 
Le Directoire {18 frimaire a 
bjlité nationale le pouvoir di 
de rendre des arrêtés de con- 
léea le bénéfice de cette me 
arrêté plus d'un milliard et 
cicn régime ; car, pour la p' 
s sont égarées, les comptables 
le Trésor dépense et reçoit : 
é du 29 frimaire an IX (20 dé 
îst au pouvoir directement q; 
remettre leurs travaux. Le p< 
[très mesures assurent et fa< 
)n zèle, et tous les anciens « 
ir des comptes. Tout en apurt 
i ans, elle met à jour ceux 
qu'elle constate en 1811. L'< 
avait été la cause de cet imj 
rûlant toutes les pièces com] 
ise et très nette, a été lue h \' 
.cmbre 1892 ; l'auteur y a joi 
les monuments législatifs de 
is comptes, jusqu'il la loi de 



'érudition; dans l'intention à 
ix dans les maisons d'ëducal 
i les catéchismes, peut s'intr 

remplacer avantageusemen 
lc),beaucoupdclivres insigni 
len apprendre k ceux qui Tes 
é biblic^rapbique s'intéresse 
que soulève chacun de ses ci 
e d'histoire, et d'histcire loci 
ouvera des ps^es intéressante 
tionnaire en Touraine, et de 
n a été l'œuvre capiUle (16 
ié (100) et celle de l'abbé L 

(194-195) ; sur le dévoueme 
'exil ; sur les scènes de la Teri 
Je l'ajjbé Leproust, sur le séjc 



- 271 ~ 

ns. Le dernier chapit 
rai, tandis que, sur ( 
cf. Mais nouso'insisl 
;es palpitantes, et ni 
lation ce qu'il faudra! 



194, in-12 de è2 p. 

ille est composée de 
luiujuotiu <• uu^ juu'^, "11' ""•• l'econnattre leurs anci 
Ik République française (1792-1795), ou les litres réc 
bliesements. Nos voisins sont plus stricts que uoue 
contenu de deux ligues dans la charte de 1814 : « 1 
lepreod ses titres; la nouvelle censerveles siens, x Ce 
tenue par la charte de 1830 et le décret de 1852, a sim 
tiplier à l'infini les manifestations de prétentions ai 
ridicules. — En Belgique, la qualification de noble est 
Donc M. de Rîdder a relevé toutes les devises et ci 
noblesse officielle; je suppose que, depuis que l'usa^ 
cris a commencé dans ce pays, il y a plus de trois o> 
fiœilles qui en ont adopU. J'aurais désiré que l'aul 
avait recherché les devises des familles éteintes ava 
sont toujours curieux à consulter, surtout quand ils 
officiellement. En pareille matière, cotte formule est 
rareté à l'historien, h l'archéologue et au philosophe 
tatbentique, peut retrouver l'état d'àme d'une famille 



nnean. fin Condottiere aui dtr Revolti 
Sauuzei. Leipzig, Gcbhardt et Wiliscb, 1893, in-16 de S5 
Eq écrivant cette notice pour un journal du Brisgi 
songé à tracer une biographie complète du vicomte de 
militaire et politique de ce personnage jusqu'en 1790. 
tJDD, il se borne aux détails connue; et ceux qui voi 
■ Mirabeau cadet u dans Bes campagnes et à la tribun 
tiooale devront relire le chapitre que M. Aulard lui ce 
leurs de l'Assemblée constituante ou attendre la notice coi 
an tome Vdu dernier ouvrage de M. de Loménie. Le < 
principalement attaché k reconstituer, d'après les soi 
et locales, l'histoire, assez courte et insigniûante d'ail 
gréa connu sous le nom de k Légion noire, >• et orgai 
1791, parle vicomte de Mirabeau. Il le suit dans ses i 
gltea d'étape, infiniment plus nombreux que ses eutr 
ment de la mort de son chef. Selon lui, Mirabeau-Ton: 
à uDe attaque prématurée d'apoplexie, résultat de ses 
jeter la tradition qui le montre s'eoferrant follemei 
l'épée d'un de ses officiers devenu son adversaire, A 1 
gravure du temps le représente entouré de son état- 
I*ge est suivie du dessin de sa pierre tombale encon 
dénotes réunies en appendice fournit la mention d'u 
lettrée et de pièces intéressantes. 



IRONIt 

JTREUIL DE RhI 

cours de la d 
nard, sous les 
iscri plions. M. 
long cours. En 

après, il donr 
illes, qui acu li 
u Congo, il rési 
U africain {iS8< 
r le Congo frati 
générale est V' 
; centrais (Thib 
it au choix du 
Thibet en vue . 
su accessible 9 
iUou, pour lui 
incs. Malhcurei 

perte des coll' 

MPON, mort le 

na pas rie corr 
manuels de gi 

ociËtËs savante 
e d'Amiens. 

: Les Synodes o 

— Le Cardinal 
nent du XVI' si 

Comelii a Lai 
I) ; — rÈloqtKi 
Gisbert, nouve 
Ile (1864, in-8) 
M. G.-E. Ault- 
■ite (1866, in-lE 
(1868, in-12); ■ 
France (1870, i 

- Simples récit 
ire de France ( 
mmion (18S2, 

du docteur L 
gée et corrige* 

ort ; de M. Aui 



— 973 — 

ae-Cochinchiiie, mort le 19 auût, il Pc 
Lcieiï rédacteur du GilBIns, mort lo 1 
OTTEAU, conBervatcur du musée d"! 
:erre, correspondant de l'Académie i 
i l'on doit des recherches considén 
e et de l'Yonne, mort à Paris, le lî 
UEH, sénateur de l'Isère, mort le 16 aoi 

— de M. Armand Durand, ancien f 
lorcet, mort le 10 août, à Paris ; — 
cière M"* Henri Gréville, lecteur érr 
9 do Saint-Pétersboui^, à i\n\ l'on d( 
lont du français, des études sur le 
13 de critique littéraire, notamment } 
6 de soixante-dix-huit ans; — de M. L* 
ologiqucssurleBéarn, mort il Cnstau 

— de M. Emile Masquebay, directe 
était fait remarquer par d'excellente 
du Nord, mort le 19 août à Saint-Étit 
, de la Compagnie de Jésus, professe 
qui laisse des ouvrages classiques I 

19 août ; — de M. J.-B. Rames, géolo( 
i France, mort à Aurillac, le 23 août; 
TiES, membre du conseil municipal de Paris, auteur d'une él 
sur les prisons d'Angleterre, mort le 15 août, à Paris, Agé de q 
Ms; — de M. Georges Révoil, ancien consul de France à Ces 
Spezzia et & l'Assomption, connu par des explorations en Afrîq 
ment au pays dns SÔmalis, dont il a consigné les résultats d; 
ouvrages, mort le 19 août. 

— A l'étranger, on annonce la mort: du R. P. Suilbert BÀoi 
qui laisse plusieurs études fort remarquées sur Mabillon, pai 
sur le symbole apostolique, et qui venait d'achever une His 
liaire, mort à Beuron, Âgé de cinquante ans; — de M. Max 
FEiSD, ancien directeur de l'École technique supérieure de ti 
dans cette ville, le 3 août; — de M. Aug. Bazzoni, collaboratei 
m stortco italiano, mort à Malte, le 10 juillet; — de M. Frans 
allemand, qui a écrit pour la jeunesse sous divers pseudon; 
Mûnchberg, Freiherr von Rachwitz, etc.), mort le 6 juillet, &gi 
quatre ans, à Hatisbonne; — de M. Hcinrich von BauNN,arcli 
miod, professeur à l'Université de Munich, auteur de trai-aux 
notamment sur la céramique antique, et d'une Gcsckkhte dei 
KùnsUer, mort & Scbliersee, te 23 Juillet; — de M. John Dobie, 
professeur d'hébreu à l'Université d'Edimbourg, mort en août 
toaio Flandina, auteur de recherches appréciées sur l'histoli 
mort à Palerme, le 14 mai ; — de M. Gustave Frëdérix, critiqu 
dramatique & l'Indépendance belge, mort le 36 août, à Bru 
SI. Karl Glaseb, professeur de sciences sociales à l'Université 
mort à Neuenhain, à quatre-vingt-un ans, le 3t juillet; — c 
Rei Graham, fondateur du Graham's Magaàne, de Philadelphie 
qnelques-uns des chefs-d'œuvre de Poe, d'Hawthorne et de Lon| 
i quatre-vingt-un ans; — du R. P. François-Xavier Hadéni, S. 
do séminaire catholique de Jassy, mort dans cette ville vers 
mois d'août; — de M. Habdinge, qui a publié en 1847 un vo 
8urnnde(flcco(/ec(ior!so/'Jn(iia), mort en août;— du 11. P. Vin 
SlFTnBiE 1894. T. LXXI. 1 



vent de l'ordre & Schott 
l'Université de cette deri 
3 année, le 20 juillet ;—d 
oût, à New-ïork; —de 1 

directeur du musée d'È 
iité de cette ville, où il e 
Dfesseor de théolt^e an 
ort & soixante-sept ana; 
lerdale (Chic), le 22jnil 
ïWAT, de Pembroke Collège (Oxford), bota- 
; — de M. Otto MOller, romancier, mort le 
l'asiiios (Eronomidi, professeur de jurispm- 

mort en juin ; — de M. Walter Horatio Pa- 
■emier ouvrage, Studies in tke history o/ tht 
ort à cinquante-cinq ans, le 30 juillet; — de 
Qci&re, morte le 27 juillet, à Dùblîng ; — de 

littérateur, mort à Pozzolatico, le 10 juin; 

inventeur d'une méthode de signaux appli- 
ancien recteur du collège roj'al de l'Ile Mau- 

d'août; — do M. Karl Roux, directeur dn 
n, mort le 31 juillet, à soixante-huit ans; — 
teur de publications scolaires, mort à New- 
[ite-treizième année; — de M. Ernest Sunce- 
\lag van Lcpanlo (1884, in^^), et Lodewyk vm 
xante et onze ans ; — de M. James Strosg, 
and Exposition of the Gospels, mort le 7 août, 
le M. Karl Teske, béraidîste, mort en aoîlt,i 
lenry U.nderwood, consul des t.tats-Unis i 
divers sur les littératures anglaise et améri- 
. le docteur Léo Wahnots, professeur démê- 
lé de Bruxelles, auteur de travaux estimés, 
u rein, mort à trente-huit ans, le 27 août, à 
Adler Wright, professeur h l'hôpital Sainle- 
imencement d'août ; — de M. Stefano Xfâo, 
célébriti! en Grèce par son rip«tc rtî KU«*i- 
ît, à Athènes, âgé de soi xante- treiie ans. 

IIE DES INSCRIPTIONS KT BELLES-LETTBES. — 

effroy a entretenu l'Académie de la colonne 
jnopïc sur le modèle de la colonne Trajane, 
ientation authentique. — Le 10 août, M. Phi- 
n mémoire sur les ouvrages de Tacite et sur 
de ses contemporains. — Dans la séance da 
immuniqué une inscription bilingue, latine 
»da, dans la Tripolitaine. M, Alexandre fier- 
té en ivoire, d'un travail gallo-romain, qui a 
s celle du 25 août, M. Mûntz a lu un mémoire 
ùen Testament dans l'art chrétien primitif. 

lE DES SCIENCES MORALES ET POLITTQCES. — 

it, l'Académie a entendu la lecture d'im mé- 
■oits électoraux des femmes. — Le 18 août. 
Académie une étude sur les Latifundia et la 
;ome, du lia siècle avant Jésus-Christ au 
lecture a donné lieu à un échange d'obser- 



J 



— 27S — 

SIeray-Saint-Hilaire, Doniol, Lëoi 
- Cette lecture a été terminée ci 
)ck et Levasseur oal pris part à 1 
ne session du coûgrùs de la féi 
:ologîques de Belgique a eu lieu 
; qui ont pris part à cette réunie 
a faculté de Lille, délégué du u 
ite de Marsy, d'Hei'bomcz, Alex 
!, M. A. d'Herbomez a lu un rapp 
lociétés savantes de Mous, Socié 
t, Cercle archéologique de Moqs 

■(E d'Abc, — Après le monumec 
1 Jeanne sous le nom de Livre d' 
c, on pouvait croire que rien de 
le matière. Un avocat estimé d'O 
contraire en publiant un mémoit 
; essai de bibliographie musicale { 
jibliographiques qu'il a activeme 
int permis d'apporter un conliug* 
aoin, une compétence absolus, C 
tas moÎDS de 90 'pages, est préc 
, et aussi agréablement écrite: 
l'a pas toujours parfaitement ins 
ent songé t lui consacrer le fruit 
cer à préparer un supplément à 
'-le-Comlc a été chantée une con: 
m l'honneup de la Pucelle d'Orléa 

NAIRES TOPOCRAPHIQUES. — La S( 

se publient sur un modèle unifor 
stnriques, compte actuellement 
ichaincment de deuK volumes ao 
nomenclature la plus complète pi 
les des départements de la Sein 
epaire, archiviste du départemer 
ent on doit imprimer celui des L 
in), et celui de la Haute-Loire, p 

E. — Sous ce titre i InlToduclion 
:VH" et au XWIl* siècle (Paris, ii 
, S. J., a publié dans la Revue det 
)rrections au livre classique de Di 
ailleurs une admiration exagérée 
*. Sommervogel a été amené à 
elle édition de la Bibliothèque de 
i-e une série de volumes rares qu 
on de l'imprimerie à 1600 pour 
ir Porrentruy, à 1705 pour Klagen 
ival en Lorraine, en 1679 pour Gl 
pour Troppau, à 1787 pour Pol' 
i 1716 pourViana en Portugal : 
ions nouvelles à tirer de cet utik 
le des Hautes-Études,déii, vieille d 



) à signaler ici. Ainsi le volume de 1892 

Paris sur l'AUà'ation romane du latin; 
Id, Tournier, intitulé : Notes sur Démos- 
ersonèse). 

I SociÉlé des amis des livres (XV' année, 
irticle de M. H. Cherricr sut un portrait 

ine l'apparition d'une nouvelle revue, te 
dont l'éditeur sera M. Albert Quantin. 
vues américaines telles que le Harpfr'i 
lis cent soixante pages à deux colonnes, 
d'articles très variés sur les lettres, les 
ogic, la nature, les voyages, la mode, le 
bannie du recueil et la morale y sera 
1 connus dans chaque branche d'études 
eurs ordinaires du Monde moderne (Prix 

ist«ire sont actuellement sous presse : 
Pel\irDala.iUia;~PkilippeleBeU{Ksre- 
nnck-Brentano ;— Jacques deBeaunede 
des finances, par M. AIT. Spont. Ce sont 
es à la rentrée prochaine devant la Fa- 
urs, tous trois anciens élèves de l'École 

ïorinu, prépare en ce moment et ne tar- 
'es noms patois des plantes. Ceux de dos 
ivre, qui promet d'Ctre curieuse à plus 
auteur (2, rue des Chantiers, à Paris) 
;, autant que possible, « de la boucbc 

la troisième fois son Annuaùv de l'ea- 
*aris et Nancy, Bet^er-LevrauU, iB-16 
novation apportée k la rédaction de cet 

l'étranger ; pour chacun de ces établis- 
ate de fondation, le nom du président, 
tiens qu'il a pu pousser de divers cités, 



ctanlant un peu la miao sous pit 
faire rentrer les récents règleme 
et d 'indue trie. Rappelons que l'i 
ial un utile service par co recuf 
<te du commerce et de l'industrie. (I 
■) 

re CAan-on à Michel de la Rochen 
irait de la Revue d'histoire iittéi 
22 p.), nous donnent de curieux 
une, Charron nous apprend qu'i 

par l'annaliste Louvct et démci 
ires lettres sont pleines de rensc 

que Charron préparait de laSag 
apper. 

dans la Revue des bibliothèques | 
i p.) Deux jugements rendus au 
^graphiques, jugements contradic 
, rimilation de la marque d'aut 
' Pier Leoni, médecin de Laurent 

le même recueil (tiré & part, in-E 
res du dominicain Giambattista ] 
es faites pour vendre au Vatican 
te, nous trouvons de courts Exi 
Vinteville, ambassadeur de Fi-an 

lettres et des arts dans la prem 

:, Léopold Cerf), dont le premier 
)se de paraître tous les deux mt 
I fr. pour l'étranger). C'est la m 
ys que se proposent d'étudier les 
icule contient la première parti 
des d'Horace, par M. Louis Havet 
i tes réflexions que lui su^èrc 
luverte récente par notre école d 
s intéressantes considérations di 
a laude, de Vottava et du sirventes 
|ues, ils ne portent pas simplem 
si, semble-l-il, sur les recueils < 
itro. 

(Paris, 6, rue des Coutures-Saii 
!St une revue de " jeunes n et d' 
En-dehoTS, au tempaoù il n'était c 
;ore de l'être lo A/eri;ure de Pranci 
'.s deux premiers numéros (juin 
inie assez juste de M. Armand Si 
13 la quatre cent dix-septième livr 
ior), la touchante nouvelle de M 
■ie. On a fait précéder ce récit d 
rouve une fois de plus combien 
te notice assure que M"' Cottin, 
nnoins (Lot-et-Garonne), » 11 y a 
,ie Ristaud naquit à Paris. Voir 
iborateur M. Tamîzey de Larroq 



"1 



278 — 

i {Revue S Aquitaine, l. XIII, 1869, p. 463). 
le la nouvelle notice : on y fait naître 
dte est ceile-ci : 22 mars 1770. 
is reproché h M. G. Collon d'avoir oublié 
le ann ridition de Grégoire de Tours quil ». 
M. La différence, n'étant que d'un œil, ne 
les corrections reprises par nous comme 
lollon, mais d'un reviseur moderne. Tl i 
idiquer assez nettement dans sa préface. 
n de Belfort lait preuve de vitalité. Elle 
bulletin de 1894 (Belfort, imp. Devillers, 
breuses planches et un portrait). Entre 
13 ceux dont les titres suivent : Froidevat 
\. et K. ; — Kapot^on Bardy, magistrat et ■ 
■}, par M. Henri Hardy ; — Folklore bel- 
orbis ; — Contribution à l'élude des dw- 
de ses environs,, par MM Ch, Rœsch et 
«c sur Massevaux, par M. A. Gendre ; — 
t V loup, fable ; texte en patois de Chaie- 
c des notes ; — A propos de Chaux oh 
Comté et pays limitrophes ; et en pailiculier . 
congénères de re nom. tes Étapes de notre 
Monographie de la caverne funéraire néo- 
Voulot. 

re pieux et savant queM. E. Queruau-La- 
leureuscmeiitdu monde. L'Abbé Cotelk de 
' et A. Dangin, in-8 de 31 p.) naquit 1 
t Paris. Ce qui nous reste de lui, ce sont 
TQers, parmi lesquelles on remar(|ue le 
célèbre au siècle deruier. M. de la Blan- 
tienne en écrivant, sur le schisme consti- 
le célèbre curé d'Audard, député il i'.Xs- 
sont ici publiées in extenso, font grand 
écrivit. 

ogique de Sens vient de fêter {19-24 juin 
'éunion très nombreuse, comprenant une 
s, et l'audition dans la catbédrale de Sens 
une rareté archéologique. Les assislanls 
nunications de MM. le Blant et L. Du- 
e M. Maurice Prou, sur le « faux » Icsta- 
lo, fille de Clovis. — Dans deux ans, ce 
es de l'Yonne, à Auxerre, à fêter son cin- 
ucoup plus active, 'puisqu'elle publie deui 

! prochaine d'une importante publication 
Sens, d'après des manuscrits et des docu- 
■s et Henri Steiii. Ce volume tst tiréà pe- 
ioin d'en faire ressortir tout l'int^rcl. 
. mêmes de la Compagnie de Jésus, les 
isqu'aux dernières limites. M. Paul Par- 
i nous racontant Une Maiineiie d'écoliers 
nés, typ. Oborthur, in-8 de 13 p.), muti- 
des élèves de faire supprim 



J 



r 



- 279 - 



et le résultat, des blessures faites par lea révoltés h plusieurs 
marades. 

Champagne. — La Société d'études ardenoaises « La Bruyère 
la publioalion d'un bulletin bimestriel sous le titre de Revue 
SArgoime, scientifique, historique, liltéraire et artistique (Sedan 
liToche, 5 fr, par anl. 

Dauphiné. — A entendre le tapage mené autour des ligues ] 
tion physique, on pourrait supposer qu'il s'agit de choses toul 
en France. Eh bien ! lisez la nouvelle brochure de M, Heori 1 
Jeux otgmpiques au Rondeau (Grenoble, J, Baratier, in-8 de iE 
page de l'histoire du petit séminaire de Grenoble vous sédu 
récit amusant, on voit dès 1832 fleurir les jeux de camp, de bou 
les courses en sac, au cerceau, en chars même, le tir à la carab 
mslitulioDS qui n'ont pas peu contribué & entretenir au Roudee 
la belle humeur. L'histoire de l'école revit d'ailleurs dans ce 
enrichi de dessins de M. l'abbé Guétal, de vues, de portraits 
maîtres et des anciens élÈves; signalons parmi ces derniers ceu 
FéiTier et du R. P. Didon. M. J. Baratier, imprimeur, a su pr 
vrage iveo une grice et un goût parfaits. 

-~ .\a col du Lautaret, point culminant de la grande route 
Grenoble à Briançon, l'un trouve un hospice modèle, uns stati 
premier ordre, un télégraphe et même uq dÉhit de tabac. Ce n 
pour recevoir dignement les visiteurs qui, pendant la belle saîse 
dans ce paradis des Qeurs naturelles les plus rares et les plus ! 
sa brochure : Heiborisalions au Lautaret, au Galibier et dans les et 
Jouglard, in-8 do 32 p.), M. F. Brachet décrit la région CQ ti 
lents ; points par points, mois par mois, en des courses bien « 
nous conduit là où les plantes viennent d'ouvrir leurs calices 
sa piochette jusqu'à l'alpe des Arsines, au col des Grangettes, < 
avec soin les noms de lieux et les situations; son guide, sim| 
arrive h sou heure. 

Franche-Comté. — L'on doit b, M. Léonce Pingaud un travai 
comniB sujet que curieux par les détails, publié dans la Revue 
jÀomatique, puis tiré à part : Une Négociation secrète sous le Dire 
faire de Besançon (1793-1796} {Paris, Leroux, in-8 de 23 p., av( 
Cque portrait de Pautenot de Véreux). Pautenet de Véreux éti 
royaliste qui tenta alors de gagner à la cause d'une restaura 
cbique le général Ferrand, qui commandait ta place de Besai 
sieurs administrateurs du Doubs. La combinaison préparée aur 
pu réussir et entraîner dt'. graves conséquences politiques et mili 
tout échoua par l'imprudence d'un personnage dont la maladn 
semble relever du roman à la Dumas père plutôt que do l'histc 
giuii, d'après des documents inédits, a écrit en quelques page 
trÈs émouvante, sévère et pleine de verve. C'est une sorte d 
Tiennent se refléter nombre de caractères bizarres et d'espr 
flottants. Les diverses physionomies esquissées ici ne seront sj 
4 personne, sauf celle de Pautenet de Véreux, royaliste convainc 
leur audacieux, qui, traqué par ses ennemis quand tout fut pet 
échapper avec autant de courage que de bonheur. 

— Pour les vrais bibliophiles, rien ne saurait surpasser en 
portant travail que MM. Jules Gauthier et Roger de Lurion vii 
traire du dernier volume paru des Mémoires de l'Académie di 
Marques d« bibliothèques et ex-libris franc-comtois (Besançon 



inchcâ reproduisant 
uctques pages d'int 
.nte-dix fers de reliu 
is armoiries, proven; 
MM. Gauthier et < 
de leur région, plus 
s. Voilà, certes, un e 
énérale de la biblii 
on nous permetlron 
n qu'ils expriment ' 
urrions citer piusiei; 
honorablement ropn 
ictjons, crdées de no 
s est typique : comn 
ilua de deux mille V' 
!s, de portraits, de • 

it parier de lui, qui 
tile le concernant oi 
ire être offert à Tatt 
linemcnt résolu la q 
irt, après l'avoii- pul 
ciennes et des plus 
isantc qu'il intitule 
•ishofen (Besançon, i 

ptant de la Haute-S ...., ..« .. ■ , 

voit et consulte le célèbre curi5 bavarois, 
par lui et par les docteurs qui l'assistent, 
apprendra, d'une façon pittoresque, dans 
Qublié, entre temps, de décrire les pa;"3 
nenftirô; sa manicre, bien personnelle, 
nal des écrivains du genre. 
lies fmnc-comloises : La Vie d'un artistt. 
loînc Suchet (Besançon, imp. P. Jaequin, 
lit une nature ardente, caustique, un peu 
.oujfjure été mises au service du beau et 
is nui d'une façon grave aux nobles causes 
res, ce très estimable sculpteur, Bisontin 
lue Dijonnais par la naissance, renfrait 
imusants. Il a trouvé dans H. le chanoine 
;t, dont le talent est apprécié bien au dcii 

îenri CourteauU public deu\ brochure' 
la conquête de la Guyenne «rns Chartes VU 
X au XV sUelc Le Chroniqueur Michel du 
de iO p. et de 30 p. Entrait des Amalù: 
brochure il imprime des lettres de rénii- 
février 1-iCl au seigneur landais Jaan dt 
reconstituer tout un incident ignoré do 
. Anglais qui se rattache à l'histoire géné- 
il étudie le chroniqueur Miche! du Bemiiî 
;hon, qui en avait découvert le nmniisprit 
Basses-Pyrénées ot qui en donna une très 



) {Panthéon littéraire). M. Courteau 
ironiqueur qu'il n'aura, rien à moditi 
produira en tête de la nouvelle éà 
era bientâtderin-folio conservé riai 

nblie des Lettres inédites du cardin 

:, 4537-1604 (Paris, Lecoffre, gr. in-î 

angais de la Bibliothèque nationale ; 

inistère des afTairea étrangères; la 

ayeux, est conservée dans les papie 

i, extraites de la lU-vucde Gascogne, ! 

ir, " l'habile négociateur de l'ahsi 

i cèdent ni en importance ni en intéi 

lu cardinal d'Osaat. n On les rapproc 

r M. l'abbé Dcgcrt devant la Faculté 

FOssat, sa vie, ses négociations à Rom 

'té d'archéologie, sciences, betles-lettret 

ient de faire paraître (in-8) un pe 

années d'interruption. Le principal 

A, Pau! Quesvers ; Notes sur tes l 

gnews de Villeneuve- la-Comue, Ut Ckapelle-Rablais et Fontenaili 

Sous ce titre modeste, l'auteur a dressé une imporlanlc gén 

cette famille jadis célèbre dans la contrée et qui a donné plusie 

ïèques et évêques aux xiii" et xiv Biècles, raconté leurs faits 

d'après des documents souvent inédits, et publié intégralement, 

manuscrit de la Bibliothèque nationale, lu r6le des vassaux des f 

de La Chapelle-Rablais et de Fontenailles en 1292. Plusieurs pi 

produisent tous les sceaux connus de la famille des Cornu. 

— Il a été fait un tirage à part (in-l(3 do 31 p.) de l'article 
succinct, mais complet, que notre collaborateur, M. H. Stein, a 
Fontainebleau, château, ville et forêt, dans le dernier volume de 



- Un journal de Fontainebleau, l'Abeille, plus littéraire que i 
fêté dernièrement le soixantième anniversaire de sa fondation 
rare, il est demeuré depuis lorw dniis la même famille. En souvi 
anniversaire, le directeur a publié un petit volume fort intéressant : 
(oint; du Journal l'Abeille de Fontainebleau; 4835'i8S4 (in-lC de 
vers et prose se trouvent agréablement mélangés, et où nous n 
plus particulièrement les travaux relatifs à l'historique du joi 
premiers journaux de Seine-et-Marne, et au premier collège do 
bleau. Cette brochure restera comme un heureux souvenir de li 
quelle l'imprimeur-proprié taire du journal, M. Ernest Bourges, a' 
ses collaborateurs et confrères. 

— Vient de paraître : La Seigneurie de Courantes, par M. l'abl 
curé dudit lieu (Fontainebleau, iii-U; extrait des Annales delaSocii 
nm'j. Cette bonne notice, illustrée de vues du célèbre chAteau, a é 
l'aide des archives do la famille de Nicolay, qui a longtemps pot 
seigneurie. 

Languedoc. — Le BuUelin de la Sociilé archéologique, scientifiqi 
raire de Bi'ziers (2' série, t. XVII, Béziers, imp. Saptc, iu-8 pogim 
6581 est presque entièrement rempli par un travail de longue 
M, Antonin Soiicaille, intitulé : Béliers pendant la Révolution, septcK 
t800,d^apyè>i des documents authentiques (suite et lin). Pour l'aulen 



t certes point un bloc à accepter tel quel 
cier, trop généralement, dilTère de la 
, crime odieux s'il en fut, ne soulève gui 
re que c«ux qui condaranËrent le Roi ( 
des juges. " Page 481, il écrit : " On 
n allait avoir les attentats du royalisme. 
i9 royalistes de la Haute-Garonne eo c 
)uant à sa conclusion finale (p. 547 et 
ution de 1789 a détruit beaucoup, mais 
le renverse l'édifice de la vieille Europ 
juveraineté du peuple; elle Jette les ba 
assied la jeune société sur d'immorte 
tâtons ici avec regret ne nous empêche 
ges seront utilement consultées par toi 
le la Révolution dans les provipces. — 
r divers rapports sur l'arehéologie, la p 
e et l'histoire, présentés par MM. L. Ni 
ieu et X. Soucailie, A son tour, lo docteui 
sur les ancienne; mines de plomb argettlifi 
de la source mînéro- thermale de Lamalon (: 
"able générale des matières contenues dn 
érie du Bulletin, qui rendra plus d'un se 
te sur des armes franques trouvées au lieu i 
darts les Pyrfti^es ariégeoises, par M. C. ] 
in-8 de 16 p.), ne se recommande pas 
!st remplie, mais encore par l'agrément 
: talent « les spectacles grandioses » qu' 
Pyrénées, à peu près incommc, qui avi 
>té sauvage » l'emporte sur tant d'aut 
)is e.\plorées. Une planche représente < 
ouvées si haut, armes excessivement n 
laux offrent de modestes couteaux de fer 
tiutilés, les épées y sont inconnues et le 
l'y sont représentés que par un ou deu.i 
DIB. — M. l'abhé Cj-prien Lacroix, curé 
otice sur Une Commune rurale de i'arror, 
tice sur la commune de Chemitly (La Chap 
1 donné, comme le lui a fort bien écrit s 
e qui mériterait « beaucoup d'imitateur 
; l'excellent eccl es iaia tique a des théorie 
'heure actuelle, et sa description géologiq 
complète. Mais, tel qu'il est, son petit 11 
uxquels il apportera une contribution I 
l'y a malheureusement aucune indicatioi 
le de l'introduction indique qu'il faut 
X. M. Lacroix n'a pas connu un gros vol 
, par M. Noulens, la Maison de Clinch 
Terminons en citant les pages émues o 
i heures douloureuses de l'occupation pr 
[tons bleu sincèrement M. Georges Cou 
tûmes du canton de Belléme, Orne, recui 
linoux, in-16 de 102 p.). Greffier de la 
aitcment placé pour recueillir ces anci 



de sa tâche, et il a réparti ses rechercbes par 
travail examiné attentivement, on peut dét 
énéraux sont devenus, par suite du code et de 
rticuliers. Il y a peu de traces d'anciennes coul 
'oisins n'ont pas produit beaucoup d'effet dar 

Durs en Sormaniie et Bretagne, en excursiom 

lues ii-ans, ijioraine Illustrée, in-i6 de v-99 p. avec de nombreuse 

cela nous va tout à fait. Notez que nous ne choisirions peut^tre p 

_:— ._., _., y_ jj_ Pramondon : Granville, Avranches, le Mont 1 

lan, Saint-Malo, Oancale, Dinard, les Iles anglo-n( 

' Promondon, un Normand ne vous pardonnera Jama 

anglaises, Il tout court} ; Jersey, Gucmesey et Sercq, 

icceptâ, il l'aut dire qu'il est excellent, très complet, 

ne coûte que 1 fr. Et grâce à ses cartes, & ses rensei( 

»s notes concises mais exactes et suffisantes, on gag 

I et argent. 

— Un bref de N. S. P. le Pape vient d'ériger en basi 
de Cléry, oii fut enterré Louis XI. Mgr Barbier de ! 
emandé de rédiger l'inscription destinée à perpétuer 
mémorable, en profite pour faire connaître en quelqi 
des basiliques mineures (Arras, Sueur-Charruey, in-8 
Mgr Barbier de Montault a déjà indiqué en 1886 (U 
ie de Poitiers, Poitiers, Biais, in-8 de 13 p.) la destia 
employées il la messe lorsque l'autel n'en était pas \ 
!l l'ofTrande, pour recevoir les baisers des fidèles a 
le paix aujourd'hui d'un usage plus habituel en Frai 
lour la bénédiction des champs, le clergé inférieur n 
lir avec Is main seulement; enCn, pour la visite pasi 
entée à l'entrée de l'église au baiser de l'évéque. Lt 
Uclion de Lastic (extrait du Bulletin monumental, Cac 
10 p.}, que l'érudit archéologue nous fait connaître 
jnt au troisième quart du xiV siècle. Une planche ace 
que Mgr Barbier de Montault nous donne de ce préi 
jdie en détail le caractère et le symbolisme. 
e trouvaille curieuse, mais à un autre point de vue, 
l'abbaye des Chàtelîiers [n" 176 de l'inventaire aut 
ne Matrice de plaque de cheminée au XVJi« siècle (e 
ylogique de'Tarn-H-Garonne. Montauban, imp. Fore; 
une planche). Les plaques de cheminée ont été plusi 
; nous avons signalé ici des travaux sur la matière, di 
on ne s'est guère occupé de !a fabrication, et, à ce 
ubiication de Mgr Barbier de Montault est intéressa 
ir le sujet représenté par la matrice : la gloriticatio 
st enfin par le nom de l'artiste auquel l'auteur croil 
ibjet: l'architecte Lo Duc de Toscane. 
stion du grand Dictionnaire historique et généalogiqi 
ni, entreprise sur un nouveau plan par MM. II. et P; 
t-oir t. LXV, p. 286, et t. LXX, p. 189), se poursuit. N( 
le quatrième fascicule du tome 11, qui va de cuit à 
les notices étendues sur les familles suivantes : C 
vTEOBiEB, Clément.eau (à laquelle appartient le leadei 
L.ERC DE JuiONf: (dont on aurait dû continuer la fîlia 



Î6i — 

tte maison), Cléremb 
iCHON DE Lappakent, 

ORAL, CORDF.nOV, COHGl 

phile. M, Alexandre I 
fhdteau de Mirabeau { 
1 point de départ de c 
;s d'art de Mirabeau qi 
ille du roi de Prusse, i 
iit«s sous le titre de 
1892). M. Mouttet déct 
ïnoré, surtout des Pa 
Tovcnce, non loin de i 
)A. Mouttet signale aus 
itigny, et un recueil d'e 

luclusien oublié. Le Cor. 
756-/S22 {Avignon, Si 
, qui ne laisse rien à 
et, à la suite, ont éti 
vice du général comte 
Vissembourg, le 5 sep 
du combtkt d'Ernolsbe 

nous donne, sous le vo 
in volume attachant : 
•ionâ, 4795-1870 (Nie 
blement connaître la I 
. On y trouve ausT^i d' 
ie Bremond (à partir d 
ur M"» la ducbesse < 
■oués compagnons d'ar 
1. Levitïki paraît voub 
de la littérature rutt 
rition du tome 11 de sn 
■■iècle parues en Galicie, 
î «i Hongt-ie et en Bi 
cation est complétée [ 
i ont paru respectiven 
. Mais si les titres de 
s, les explications &(fé 
gue russe seulement. 
Hé des libraires tcbè 
pris en décembre dern 
snelle Knikkvpeeky ozn 
ivoie un Sommaire méth 
publié sous la directi< 
ru un fascicule. (Brux 
l'enslein, 15 fr. par an 
!Ut s'abonner sâparémt 
lociologique. Comme I 
!S ouvrages et articles 
publication ne se disci 
icun inconvénient à i 



- 28b — 

i revues ciléos, mais c't'st ù, en 
nme le t'ait l'excclientu Deutsche 
BatioQ des sigles adoptas. Il se 
odÈle sur !a même revue allema 
ndiquAt leti. comptes rendus de. 

avoir consaerO quatre fascicules 
l'éducatioD du grand Ootidé, < 
}n travail : Le Fils du grand Cû» 
I. Son éducation en Fvance et e 
iXcDcs, Vromant, gr. in-8 de 4C 
ice et Bur sa famille, l'habile bi( 
9ur, l'original abbé Bourdelot ( 
harlcs Combaut, comte d'Aulei 
e Tallemant des Réaux. Les 
f, Dotammentles lettres du doc 
notice écrite avec verve. 
DuiTft, pai' don Gregorio Iribas (I 
jcrtions des Gamaso et des Canot 
d1 n'est tenu à rien vis-à-vis de 
à la loi comnnune. L'auteur y é 
;nir là sans forf'nire à la parole 
louvelée en 1839 lors du traité ( 
I d'autres termes la Navarre a li 
3 injustice lui ravir ses fueros « 

lu tome V de la Bibiioteea Casit 
Cassiii. Elle comprend la desc 

,__ ;rits, et en contient un grand no 

traits, surtout des ouvrages et des lettres de Paul Diacre. C'est 1 
velle preuve de l'activité des moines de ce célèbre couvent, qui o 
imprimer, entre autres volumes, un Codex diphmalicus Cajctanus | 
et dernier actuellement sous presse), une PiUeogi-a/la artislica di 
sino (7 fasc. in-4'>), et un Spicilegium Casinense eompicctcns analet 
profana, dont le tome I a paru dans le courant de l'année dernièi 
— Après une longue interruption, les bénédictins du Mont-Cni 
pris la publication du Hepiitrc de Ciilmiînl T, ou plufûtont commeni 
documents complémentaires qui doivent ùtre joints aux quinze n 
environ émanées de la chancellerie de ce Pape : RegesU démentis 
tatieanis archetypis, S. S. Domini noslri Leonis Xtll, P. M. iussu 
cerUia nunc primum editi, cura et studio monac/iorum ordinis S. fit 
pendices, lomus I (Romae, ex typ. Valicana, in-l'" do vi-523 p. — Pi 
Il sLinira d'indiquer sommairement la composition de ce volun 
faire saisir l'importance. Il se compose de trois parties : p. 1-18 
de ta chambre du Papo (H mars-7 novembre 1307— nov. 33ffi 
1310 — 18 décembre 1310-5 mars 1311, plus divers fragments). 
tics à' Expensa Caméras sont inllniment curieux au point de vue d 
des mœurs, des usages, de la vie quotidienne, de la composition 
du pape gascon, de ses voyages et de son itinéraire. — Puis vicnn 
K5, les Obliaationes et sotutiones pracmihim démentis Papae V 
s'agit des taxes et subventions que devaient supporter les nou 
Iftires des évéchés et abbayes au prolit de la chambre apostoliqoi 
sor du Sacré Collège. On y voit jaillir une des sources les plus : 



xn Papes du œovea 
■rernement de l'Eglit 
renseignements irèi 
ir promotioQ, les re 

! manuscrits de l'Égl 
lentV, C'est un docui 
vaut ces pages d'un 
le la splendeur incoi 
l'église conservés da 
ècle. — Les trois p 
leur et l'exactitude di 
idit bibliothécaire de 
mio Biado tipografo 
î p.), à l'occasion du i 
i les questions relatif 
lié D. Bernoni, el doi 
collaboration avec le 
itère de l'instruction 
L Borne, sous le pape 
lur publier les plus f 
. C'était l'ami intimi 
lé et un écrivain as 
ia, i> dans une coméc 
FumagaJIi a poursui 
ne fut ensuite, par si 
»ne. Il a reproduit I 
rimeur et examiné a 
mes qui sont sorties 
lement présentée. 
bis de passer sous sil 
}hilologique tTHelsins 
eil publié partie en f) 
travaux ; nous citei 
isUms. Egerton 2H 
lartin et le Roman de 
Jotiee el extraits d'un 
inlandc, par le même 
' Explication de quelq 
ile de mots français e\ 
détournée, par A. Ed 
[ et d'anglais publiés j 
i t892, publiée pari 
itter publie le tente 
de [Institut geTtevois. 
e (Genève, Georg, gr 
is, t. XXXIIl). Le dis 
i érudit Frédéric Dii 
:tre le principal prot 

trent» lettres de R< 
rhéodore Aubanel et 

spirituelle familiar 
3puis 1857 jusqu'en 1 



— «87 — 

is avons reçu trois nouvelles bibliographies 
ng, pour la Smith sonia.n Institution (Sureau 
is diflérentes langues autochtones des Étals- 
lutD la conscience que met M. PiUing à toi 
non bibliographique qui est l'apanage des 
oici les titres de ces opuscules : Bibliogra 
s (Washington, in-8 de xiv-125 p.) ; — Bibti 
iges (Washington, in-8 de tiv-81 p.) ; — fii 
âges (Washington, in-8 de xiii-86 p.). Nous 
rrive promptement au terme de la longue ( 
jui porte régulièrement ses fruits. 
-, déjà connu par une Histoire de la lillératw 
chez H. Holt et C'°, vient de faire éditer k k 
;ll] un intéressant ouvrage intitulé : Louisia 
les coutumes, les dialectes, la littérature el 
la Louisiane, qui a si longtemps conservé u 
nie française a été considérable. On lira avei 
i. littérature française en Louisiane. 
s of the stage (New-York, HarpLT, in-8), M. 
livement la vieille et la nouvelle comédie a 
i romans, et écrit plusieurs pages sur les ] 
'amatique k Paris, Francisque Sarcey et Jules 
îLLEs. — PraeUetiones dogmnlicae quas in cotlt 
h {in-8, Herder, Frihourg-on-Brisgau). — . 
bé V. Dumax {in-i2,Y{àion). — Marie offerte â 
.rconHances de sa vie, par l'abbé V. Dumas (in- 
's avant et après le catéchisme, par l'abbé V. Dui 
auprès des malades el des mowants, par le R, 
Guêtre aux défauts, par l'abbé V. Dumax (in- 
ni!e aux enfaats, par l'abbé V. Dumax {in-12, 
heureux Anloine-Marie Zaccaria, par le R. P. , 
s du Sacriî-Cœur »). — Cantica Sion, 220 ck 
;tit Jn-16, Haton). — Commentaire de la loi 
iements organiques sur l'oi-ganisation de l'ei 
i. Société générale d'éducation). — four et i 
que, par "' (in-18, Alcan). — Ëlémenti de i< 
ux (in-8, Bruxelles, Société belge de librai 
s vi et ratione, par P. Miellé [in-8, Laogres 
'.ion extérieure et la science positive, par F. M 
<ir le capital et le revenu en Pi'usse; réform 
i (in-18, Pedone-Lauriel). — Un Péril natiot 
nt économique des conservateurs (in-18. Bue; 
jmatisation ; Fexlase divine el les miracles de l 
eurs, par le docteur A. Imbert-Gourbeyrc (2 v 
Vin et les vins de fruits, par P. Andrieu (in-S 
les, par E.-A. Martel (gr. in-4, Delagrave), - 
e, par F. Canu (iu-t8, Gaulbier-Viliars). 
dure gothique en Italie, par C. Enlart (in-8, 
ançaise simpli^e, par E. Ernault et E. Chcv 
;ie patriotique dans les temps modernes, par 
siÈctcs] (in-16, Hachette). — Ballades el Chai 
tlgares, par A. Millien (in-18, Lemerre}. — J 
[extraits) avec introd., index et notes, par 



éccs choisies {es 
isson). — Plau 

vres complètes 
r). — Morceaui 
., Havre, Imp. 
tes, par H, Lai 
'od., index et m 
io in Ilatia, pai 
'^|ue des exame 
ig-Haï, imp. d 
ibelin (J'i-S, PI 
nann-Lâvi). — 
omtant, par P. 
loyer d'Agen (i: 
.hevalier {in-16 
y (in-18, Téqui 
— Le Maroc d 
ouvet). —LeC 
Icaii). — Le D. 
•ier et M"' L. 
(se A /and ivàhrei 
h (gr. in-8, P 
ion des Rites, pa 
Antoine-Sylvesi 
l.-M. Suchet (ir 
;, par l'abbé . 
, son action reL 
n-8, Deacléc ei 
leur du collège 



.son). — Pluta> 
a, index et noi 
idins illustres, i 
ou Histoire dif 
laidier,i"vol. 
e de Fonlaine-J' 
i d'histoire gâl 
n (iti-t8, Pican 
'789al47S5,f 
caractère, son j 
cques Cartier, 



COMITÉ DE RÉDACTION 

Ppéstdent : M. le -marquis de Beaugourt. 

Membres : MM. Analole de Barthélémy; Paul Guilhiermoz; comte de Puy- 
MAI6RE ; Marias Sepet. 

Administi'atcur délégué : M. le comte A. de Bourmont. 

Secrétaire de la rédaction : M. E.-G. Ledos. 

Les communicalions relatives à la rédaction doivent être adressées au Secrétaire 
de la rédaction. 

Les communications relatives à l'administration doivent être adressées à TAdmi- 
oistrateur délégué. 



PRIX D'ABONNEMENT 

Partie littéraire : France, 15 fr. par an ; pays faisant partie de TUnion des postes, 
16 fr. 

Tarlie technique : France, 10 fr. ; pays faisant partie de l'Union des postes, 11 fr. 

Les deux Farties réunies : France, 20 fr. ; pays faisant parlie de l'Union des postes, 
22 fr. 

Pour les autres pays que ceux ci-dessus indiqués, le port en sus. 

Abonnement a vie aux deux Parties, France : 250 fr. — Étranger : 280 fr. 

— à la Partie littéraire seule, 180 fr. — 200 fr. 

— à la Partie technique seule , 120 fr. — 140 fr. 

Le Polybiblion parait tous les mois. 

Une livraison prise séparément : littéraire, 1 fr. 50 ; — technique, J fr. ; — les 
deux parties ensemble, 2 fr. 50. 

Les abonnements parlent du 1"' janvier, et sont payables d'avance en un mandat 
sur la poste à Tordre de l'Agent générai de la Société bibliographique, M. A. Villin. 



COLLECTIONS 

Les années 1868-1893 sont en vente, et forment soixante-neuf volumes gr. 
iii-8, du prix de 7 fr. 50 chacun pour la partie littéraire et de 10 fr. pour la partie 
technique. 

Le Polybiblion, Revue bibliographique universelle, est publié sous les auspices de 
la Société bibliographique. 

La Société bibliographique se compose de membres titulaires et d'associés 
correspondants, dont le nombre est illimité. On fait partie de la Société après avoir 
été admis par le Conseil, sur la présentation de deux membres titulaires ou associés. 

Chaque sociétaire paye une cotisation annuelle de 10 francs. 

Tant sociétaire peut se libérer de la cotisation annuelle en faisant un versement 
de 150 francs. 

Le titre de membre titulaire est acquis à tout Sociétaire qui, en outre, fait à la 
Société un apport de 100 francs au moins. 

Les demandes d'admission doivent être adressées au (Secrétaire de la Société. 
' "^ue Saint-Simon (houlevard Saint-Germain). 



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Paruissant tous les trois mois par livraisons de 330 à 350 pages, 
et formant tous les ans deux volumes de 650 à 700 pages. 

Prix de l'Abonnement : France, 20 fr. — Étranger, 25 pr. 



PRINCIPAUX ARTICLES PUBLIÉS EN 1893 

Articles de fond. — Godefroid Kurth : L'Épopée et l'histoire. — Armand 
d'Hbrbomez : Un Épisode du règne de Philippe le BeL L'Annexion de Mor- 
tagne à la France en 1314. — Arthur de Ganniers : A propos du centenaire 
de Valmy. L*Armée française au début de la Révolution. — Victor Pierre : 
La Révolution française, son histoire dans les monuments. — Henri Bbadne: 
L'Affaire des jésuites de France en 1845. — Ph. Virby : Les Hiéroglyphes et 
les études religieuses. — Siméon LucE : Du Guesclin en Normandie. Le Siège 
et la prise de Valognes. ~ Maxime de la Rochbterib : Le Diûérend de Jo- 
seph il avec la Hollande. — Ludovic Scioux : Les Banqueroutes du Directoire. 

— Le R. p. Ch. HcYGHE, S. J. : La Chronologie des livres d'Esdras et de Né- 
hémie. — Le R. P. Hippolytc Delebate, S. J. : La Vie de saint Paul le Jeune 
et la chronologie de Métapbraste. — A. de Boislislb : Paul Scarron et Fran- 
çoise d'Aubigné. •— Victor Fournel : Fabre d'Églantine. Le comédien, fau- 
teur dramatique et le révolutionnaire. — Le R. P. A.-J. Delattrb, S. J. : La 
Correspondance asiatique d'Aménophis III et d'Aménophis IV. — A. de Bois- 
lislb : Paul Scarron et Françoise d'Aubigné, deuxième partie. — Arthur DB 
Ganniers : Lazare Carnot, l'organisateur de la victoire. — Marins Sbpet : Na- 
poléon, son caractère, son génie, son rôle historique. 

Mélanges. — Abbé E. Vacandard : L'Église et les ordalies au xil* siècle. — 
Le R. P. Pierling, S. J. : Léon X et Vasili III. Projels de ligue anti-ottomane. 

— Eugène-Gabriel Ledos : M. Ernest Renan. — Roger Lahbelin : Nouveaux 
documents sur l'histoire de Marie Sluart. — Paul Fabre et l'abbé P. Batiffol : 
Les Fausses Décrétales de Catanzaro. — Marins Sepet : L'Histoire et rhistoire 
littéraire; l'Histoire poétique des Mérovingiens, lîe M. Godefroid Kurth. —Henry 
CocHiN : Le Pétrarquisme moderne, à propos d'un livre récent. — Le R. P. 
Ch. DE Smedt, s. j. : L'Ordre hospilali-er du Saint-Esprit. — Alfred Spont : 
Montaigne et La Boëtie. — Comte de Puymaigrb : Les Souvenirs d'Alexis de 
Tocqueville. — Roger Lambelin : Le Retour de l'Ile d'Elbe. — Baron d'Avril : 
La Littérature russe depuis le moyen âge jusqu'à nos jours. — Henry ThéDB- 
NAT : L'Afrique militaire sous les empereurs. — Paul Fournier : Les Origines 
de l'ancienne France, d'après un livre récent. - Edouard Beacdoin : La Pro- 
cédure du Parlement au xiv® siècle. — G. Bagubnault de Puchessb : La Jeu- 
nesse de Richelieu. — A. d'Avril : La Diplomatie française en Italie à propos 
d'une publication récente. — Abbé E. Allain : Une Monographie municipale. 

Courriers allemand, anglais, belge, du Nord, russe, italien, etc. 

Chronique, Revue des Recueils périodiques, Bulletin bibliographique, etc. 
(compte rendu de cent trente-cinq publications historiques). 



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8, rue des Paroissiens. . 



ROUB 

Le Chevalier Melandri, ancien Directeur 

de la Librairie de la Propagande, 

10, p. 2, via Giulia. 

MADRID 

José Ruiz y G* (Libreria GuTERBBRa), 
14, Principe. 

UBBOmVB 

Manoel-José Fbrreira, 132, rua Aurea, 134. 

■KOBTRiAL 

Cadieux et Derohb, 1603, rue Notre-Dame. 



■VQKARRST, BUDAFIST, OOFBHSAGnB, 0BRX8TXAWXA, BTOQXBOLai, 

BAniT-PÉTBRSBOirRa, VAR80VEB : 



BUREAUX OB POSTE. 



1894 



SOMMAIRE DE LA LIVRAISON D'OCTOBRE 1894 



I. — ROMANS, CONTES ET NOUVELLES, par M. GiiUiLEs ârkaud. 
U. —JURISPRUDENCE, par M. Maurici Lambbrt. 

lU. — COMPTES RENDUS. 

Théologie. — J.-B. Terrien : De Unione hypostatica Verbi Dei cum humaoitate 
(p. 321). 

«lupliipradenee. — Â. Roioiios f Commentarium in Facultates apostolicas (p. 322). 

— M. C. G. : Consultazioni morali-canoniche-liturgiche su' casi e materie svarinte 
che specialmente riguardano i tempi nostri (p. 323). 

Selences et Arts. — A. BonhÔffbr : Die Elhik des Stoikers Epictet (p. 324). — 
D' O. Stolz : Grundziige der DifTerential- und Integralrechnung (p. 325). — P. Appill : 
Traité de mécanique rationnelle (p. 326). —-E. Masgart: Traité d'optique (p. 327). 

— ^Encyclopédie théorique et pratique des connaissances civiles et militaires 
(p. 329). 

ttellea-Lettre». — L. Valmaogi : Manuale storico-bibliografico di filologia clas* 
sica (p. .330). — P. Sébillot : Les Travaux publics et les mines dans les traditions 
et les superstitions de tous les pays (p. 332). — G. Fraccaroli : Le Odi di Pindaro 
(p. 333). — Cdchbval : Histoire de l'Eloquence romaine (p. 334). — C. Urbaih : Ni- 
colas Coéffeteau (p..336). — É. Grbribr : Souvenirs littéraires (p. 338). —M. Osbobh : 
Die Teufelliteratur des XVL Jahrunderts (p. 339). 

HlAtolpe. — E.-W. MiDDENDORp : Peru, Beobachtungen und Studien ûber das Land 
und seine Bewohner (p. 340). — D' G. Grupp : Kulturgeschichte des Mittelalters 
(p. 342). — Mgr DE T'Serclaës : Le Pape Léon XIII, sa vie, son action religieuse, 
politique et sociale (p. 343). — A. ScHMrr : Paris pendant la Révolution, trad. par 
P. VioLLET (p. 344). — F. Dubois : Le Péril anarchiste (p. 345). — H. de la Fbrrièbs: 
Deux Drames d'amour (p. 346). — D. Cardtti : La Storia délia città di Pinerolo 
(p. 346). — Ë. RoDocARACHi : Courtisanes et bouITons (p. 348). — T. Blangabj) : 
Les Mavroyeni (p. 349). — E. Dionre : Jacques Cartier (p. 350). — A. Ballaxttxs: 
Voltaire's vlsit to England, 1723-1729 (p. 351). — M. Loir : Jean-Gaspard Vence, 
corsaire et amiral (1747-1808) (p. 3.52). — A. du Casse : Correspondance inédite de 
la reine Catherine de Westphalie (p. 353). — Ghateaubriard : Mémoires d'Outre- 
lombe (p. 353). — I. de Saint- Amand : Les Femmes des Tuileries (p. 354). — C. db 
Lacombe : Vie deBerryer (p. 355). — 0. Grbard : Prévost-Paradol (p. 357). -— P. Va- 
LARi : Scritti vari (p. 359). 

IV. — BULLETIN. •— P. J.-J. Surin : Œuvres spirituelles (p. 359). — M. Haktebobse : 
Aurore ou crépuscule? (p. 360). — N. Filoz : Les Mers de France (p. 360). — H. Cou- 
pin : La Vie dans les mers (p. 360). — E. Martinenoo-Cesaresco : La Poésie popu- 
laire (p. 361). — A. Miluen : Ballades et chansons populaires tchèques et bulgares 
(p. 362). — F. Ramorino : Letteratura romana (p. 362). — V. Inama : Letteratura 
greca (p. 362). — R. Altamira : Mi Primera Campaûa critica y cuentos (p. 362). — 
C. Lecoutèrb : L'Archontat athénien d'après la « Constitution d'Athènes » (p. 362). 

— E. Gallois : La Poste et les moyens de communication des peuples à travers 
les siècles (p, 363). — P. Farochon : La Bataille de Lépanle. Saint Pie V et don 
Juan d'Autriche (p. 364). — P.-A. Farochon : Chypre et Lépante. Saint Pie V et 
don Juan d'Autriche (p. 364). — R. P. Michel : L'Orient et Rome (p. 364). — 
P. Hachet-Souplet : Louis-Napoléon prisonnier au fort de Ham (p. 365). — Biblio- 
tcca grassoccia (p. 365). — G. Letourneau : Mémoires de Joseph Grandet (p. 366).— 
Azreilia (p. 366). — M. Coulon : Le Cimetière mérovingien de Chérisy (Pas^c- 
Calais) (p. 366). —De Spoblberck de Lovenjoul: Les Lundis d'un chercheur (p. 367). 

— H. Varnhagen : Systematisches Verzeichnis der Programmabhandlungen, Dis- 
sertationen und HabiliUlionschriften aus dem Gebiete des romanischen und en- 
glischen Philologie (p. 367). 

V. — CHRONIQUE. — Nécrologie : Monsieur le Comte de Paris, MM. le commandeur 
de Rossi, H.-C. Brugsch-Pacha, H.-L.-F. von Helmholtz, A. Fabretti, Don J. 
Almirante y Torroella. Don A. Fernandez Guerra, etc. — Lectures faites à l'Acadé- 
mie des inscriptions et belles-lettres. — Lectures faites à l'Académie des sciencf » 
morales et politiques. — Congrès. — Concours. — Expositions. — Nouvc" 
Paris. -— France. — Danemark. — Italie. — Roumanie. — Russie. — Tu"" ' 
Publications nouvelles. 



— «90 — 
, les aclife et lei 
iphe! » (p. 80.) 
De jeune femm« 
telle qu'aucun j 
inalement passif 
lilé. Et c'est tou 
is ridicule que 
it', c'est même l 
! et d'àme moius 
die chez un colo 
Ue, de son côté, 
loti pour aucun i 
atet unissent le£ 

tille Histoire par des détails très modernes; 
op visible, et le succès en est insuffisant, 
iteur ne semble pas s'en apercevoir ni ea 
L la fois une grande honnêteté morale, une 
osition, une légère préciosité « d'écriture ■ 
e soi. 

id, l'Oncle Chambrtin, est le plus escn- 
os trois Amolphes. D'abord il n'est pas 
r; s'il est aimé, c'est sans l'avoir voulu, 
àl Tort Irauquillemeut installé dans son 
demandait qu'à n'en pas sortir, lorsqu'il 
«e et pupille Yvonne; elle vient lui de- 
épidémie l'a chassée, elle et toutes ses 
-elle termioait son éducation, et M"' li 
fier à son « bon oncle » et tuteur, en ai- 
le tanle de Bretagne qui est en train de 
ne sait où ! Le « bon oncle » commence à 
va le gêner ; il ne pourra pas aller à soq 
.Toutefois il se résigne à ses nouveaux de- 
fkl ; le cercle est oublié. Yvonne a dii-hoil 
ille est blonde, il est chauve. N'importe! il 
ite arrive pour le délivrer, il demande une 
bis, à la dilTérence de l'Arnolphe de Molière, 
rmée chez lui; il la produit dans ic monde, 
cherche même un mari qui ail plus de che- 
11 lui présente un certain Raymond de Maa- 
ae. Par bonheur pour le tuteur, il se trouve 
a jeunesse del'étal civil; il est grave etpé- 
es vingt ans et n'arrive pas à plaire. Voia, 
Yvonne. U est à côté d'elle, dans une loge 



— 291 — 
1 préscDiation. » La jeune fille, ravie 
de sa joie de pensionnaire, vienl i 

e moi, tout est boa. h A (iuoi le jei 
« Sauvage I ma foi, pour s'en doiiU 
moi, qui ai rencontré pas mal d'éch 
imez, qui ai même calalogu6 quelque 
je vous affirme qu'à premièpe vue je 
idre avec un spécimen des races ai 
[uelque lien de parenté, » On cotnp 
faut ce spécimen des jeunes gens d 
brun, si juvénile en dépit de la qua 
fois avouer ses sentiments ? Et conii 
dire les siens? Ob ! ce sera bien sii 
lïf dans cette histoire. Le tuteur se fa 
iac ; avant d'aller se battre, il écrit i 
sse sur son bureau, avec cette suscrip 
auriac me tue. » Mais Yvonne, qui a 
cle, trouve cette lettre avant l'issue 
se réveillant, tombe dans les bras di 
ippelle Robert, l'Arnolphe de M. Jean 
unie, Robert ; s'il n'a plus tous ses 
nuité. Chauve, mais ingénu ! Le ph 
qu'il ne soit pas très rare ! Malheurei 
imbrun qui n'est pas chauve ; il sera 
: élo&é, » étoSë et a gracieux à la f< 
ùment ou n'aiment pas les fronts i 
■s n'aiment que le style bien dépouill 
le le trouvent pas « gracieux. » 
;, au fond et dans ses parties essent 
lais ce mélodrame révèle un artîst 
1 fait supérieur à la foule vulgaii-e de 
; préoccupations morales très haute 
n'est ni un pornograpbe, ni un pe 
le l'action, le courage de vivre, la 
mdancc à l'égard de « cette foncti 
les livres, l'unique préoccupation et 
jes femmes. Il est vrai que le héros 
■e chose qu'aimer; il n'a pas d'autn 
né une femme mariée, il aime mi 
bien épouser M"' Gilberte; mais il 
\ii s'est compromise pour loi, qui li 
.une. lia, vis-à-vis de Sabine, des ob 
bine ne comprend, n'accepte d'autre 



— 292 — 
du, d'atilre paiement de 
Ct Vincent est très enn 

dont se ntoquo l'ami I 
iir comme il faut le Irai 
iDt à n'être que l'adjuva 
ps et ses forces à travaill 
n Belgique, d'un métal c 
^olumeDl siW. La solidiLi 
MIS diverses charges el 

prendre part, avec lut, 
innera nn but utile à sa 
la mort, car le pont est 
est tenace et qui l'a po 
léilês de rnpture et ses i 
sUe, e( pour être plus sH 
Dre et cachée derrière u 
ce ime pclile blessure, 
l le décider au mariag* 
a demandé, Vincent n'e; 
ïi de reconnaissance poi 
Gilberle el à épouser Sa 
mbie qne c'est Sabine ( 
spérée, Sabine se tue, ( 
?. fable nu peu vulgaire, 
ins détails en sont délici 

I l'onvrier est supérieur 
ne nouvelle édition, n 
!t de toules les autres I 

II ils ont péché, recevan 
t fait subir à leurs parer 
lonl nous avons eu l'occi 
morale et littéraire. M. 

: montre un honnête hoi 
X est aussi un charmai 
iDs le secret de sa vie p 
. Dons ses livres, il i 
sentiments. Les pcint- 
is avec assez d'indignati 
ns et les pUis répugnât 
t une Heur de préciosité 
ijui n'est peut-être pas 
ns jeunes Jiommes de m 
pourris de litléralure, el 



tout de paraître très corrompu de cœur ot t 

tez-y le souci d'être un psychologue, subtil 

risLe » qui s'avoue qu'il est un fal, mais qui 

vouer sa faïuilé, et qui pourtant ne se disi 

le ce mérite est k pire des fatuités, et qui, 

?é d'être ce qu'il est, et vous aurez uue idée 

langage de M. Hubert de je ne sais quoi, 

igues Le Houx. Ce joli monsieur est secret 

ark, c'est-à-dire qu'il est oisif et n'a guère i 

1 s'en occupe avec délices; c'est un roué, pa 

ment pervers. Il a toutefois du vague à l'a 

u'il lui faudrait et la femme qui est son id( 

ordinaires, de celles qui n'ont que du cœ 

t une qui ait aussi une conscience et qui la 

sans pouvoir y réussir complètement, une cbréUeunc, persua< 

pècbe et qui pourtant ne pourra pas lui refuser de pâcber, « ui 

dit-il lui-même en son exquis langage, qui ait assez de foi po 

ner dans les remords, avec, sur ses talons, une meute d'angoi 

elle se réfugiera dans mes bras, n Vous voyez d'ici le personn 

aussi peu « nature » que possible (bien qu'il puisse être réel 

vresque; il y a en lui du Valmont et du Trissolin. Oli! que ji 

femme qui l'aimera! Elle s'appelle Gladys, elle est Anglaise, ui 

tcressc, très belle, très honnête, très « femme du monde, » 

elle est mariée et elle a trente ans ; bref, elle répond exaclemci 

que s'est forgé l'élégante canaillerie du roué Hubert. C'est p 

met le siège devant elle, et il le mène conForméraent aux règle 

par tous les manuels de la rouerie ancienne et moderne. Il s( 

céder d'une réputation d'homme à bonnes fortunes; il se pré: 

les apparences de la froideur; il se dit désabusé de l'amour, et : 

désirèits d'une amitié très pure; niatheureus: d'ailleurs et ca 

souSrances avec indiscrétion et étalage, il soupire, il mont 

des yeux et le fond de son cœur où gît un incurable désespoir 

bien, qu'il commence à inspirer la pitié, laquelle, au dire de 

bons auteurs, est ie commencement de l'amour. L'amour arr 

mais un amour qui se refuse encore et ne semble pas près 

Hubert commence à se désespérer, lorsqu'il s'avise d'un cipéc 

veilleux, génial, et dont la seule idée le fait tressaillir d'or; 

coup il se sent l'égal des plus célèbres et des plus sublimes < 

dont l'histoire ait conservé la mémoire. Cet expédient consiste 

vir de sa mère I II la fait venir du fond de la France, et, bien g 

bien tendrement, il fait d'elle une entremetteuse, une entr 

sans le savoir, mais qui s'acquitte admirablement de son rôle. 

le tiiomphe » définitif de son aimable fils. Et notez que ce 



n 



! savoir qu'il a » un culte pour sa mère! » 
dire longuement à quel point celte œuvre est 
rairement, elle estbanale, quoique «précieuse» 

de Laclos et de Baurget, eu sl;le de Masca- 
rdier. La psychologie en est pédantesque ei 
cage. Les âmes y sont machinées et truquées, 
annus dans les ateliers des psychologues pro- 
actes ni leurs sentiments ne sont déterminés 
a vie. Quant à la morale, je n'eu dirai rien, 

la morale des héros de Gladys et non la mo- 
/s. Et il est bien regrettable qu'on se sente 

choses ; cela n'arrive Jamais avec les auteu^ 
imeut de leurs créations, soit par des déclara- 
'impression générale que laisse leur œuvre. 
!t pcut-'èlre aussi ne le veut pas ; il expose les 
lert avec une indifférence absolue sur leur va- 
ince de moraliste égale son applicatiou et sa 
. idées et des sentiments qu'il ne faut jamais 
i plaies sociales qu'il ne faut pas se borner à 
lême pas peindre du tout, si on ne sait pas les 
pas les guérir- Il n'y faudrait toucher qu'avec 
e M. Hngues Le Roux n'a pas les bienfaisantes 
e a an contraire, je le répèle, des caresses et 
lemblent trop à des complicités. 

aussi des vilenies morales; mais le sentiment 
ment suspect. C'est une œuvre honnête, qui 
'inspire, malgré la place qu'y occupe le vice. 
imille campagnarde, voué, par sa limîditë, ses 

sa passive!* inlassable cl toujours n5signée,à 
le tout le monde. Il l'est d'abord de son père 
>uillenLde sa pari d'héritage; îU'est ensuite de 
vec le même frère qui l'a fait déshériter. Les 
i employées par les deux paysans pour arriver 
jil les apparences et en mettant l'opinion de 

sur le vif, par un observateur qui sait voir, 
u de corriger les exagérations de Zola, dans 
'dre la netteté du regard et la sincérité de 
ean Pec connall les paysans, et il les montre 
)ons, tantôt mauvais, pareils, en somme, aux 
lanières près. Dans ce roman pastoral, il n'y 
>ups, comme dans les pastorales naturalistes, 
Jean Pec est l'agneau, et aussi la jeune Clau- 
te fille, qui est le soutien de sa pauvre grand'- 



à 



coQsolatioD et la récompease du a 
ise meiirl eX Claudine la remplace. 

! celle remarquable étude champêtn 

eusB : c'est celle qui dous montre Je 

triage, labourant, dès l'aurore, le p< 

: c'est un délicieux paysage, frais et '. 

sion calme, reposante et saine, j'alli 

boiifiée d'air matinal, chargé de 

eurs de la terre remuée. 

; une œuvre honnête. La pensée y 

.ngue très claire et très saine ; le « 

i est d'ailleurs un délice pour certai 

lassés des trop faciles habiletés et virtuosités des professionuf 

ïinerait, rien qu'à la trop grande place qu'occupent des con: 

no peu connues sur la musique wagnérienne, et des précis 

niques sur un assaut d'armes, que l'auteur est un débutai 

geore qu'il aborde ; mais on sent vite, à la sûreté et à la 

certaines observations, qu'il n'est un débutant qu'eu fait de lîtt 

manesque, et que son esprit est moins novice que son outil o( 

Et c'est pourquoi sou premier roman, qui ne sera pas 1 

espérons-le, a une saveur et une valeur que nous sommes h 

signaler. René Guilloiseau, capitaine d'artillerie, a du sang 

dans les veines; il est à la fois senlimenlal et brutal. Il est de 

de paysans, plus royalistes que le Roi, plus fiers de leur r 

œrlains nobles ne le furent de leurs titres et de leurs privilèg 

damne, eu termes sévères, la nuit du i août et l'émigration, e 

■ qu'un royaliste, fût-il fils d'ouvriers ou de paysans, ne peut 

choir n s'alîier à une famille noble, n II s'allie pourtant à la 

marquis millionnaire, dont le grand-père a acheté des biens i 

elqui lui-même s'occupe d'affaires financières, tout en étant 

présentants du Prince. Mais ila, sur l'ordre de son vieux père, 

sa fiancée, comme condition au mariage, l'abandon par elle e 

tors en&Qts de tout ce qui, dans l'héritage du marquis, provie 

tneos nationaux, et la réduction de la dot de trois millions qi 

destinée, à bnit mille francs de revenu. La jeune fille cons( 

promettant, au fond du cœur, d'amener son mari à demander 

l'annulation de ce singulier contrat. Et dès la lune de miel, la 

ige entre les goûts mondains de la temme et les austères i 

] mari. Celle lutte est violente, mais courte. Un soir, René t 

Tonne de lui sacrifier un certain bal où elle devait aller avei 

vonne désobéit, et René renonce à sa femme, qui ne veut pa: 

1 monde ni aux joies de la fortune. Le roman finit là, un pei 

lent an gré du lecteur, qui s'intéressait à ces jeunes gens « i 



ment expliqués, mi 
ez Detlemeutébaucl 
ios qu'une ébauchf 
travers lequel on vi 
libles. Ils portent d 

et ils parlent une 
ËDucles parisiens, n 
irssiirtendne, mont 
lie à analyser mes 
rient, ils D'agissent 
;I. Un Hougroîs aimi 
en silence comniQ ei 

confident^. Ils en ] 
irès quoi la Hongro 
supporLer le poids 
is écrit une longue '. 
idées, opinions cl« 
>nt de prficieiix qoe 
^sqnc, sans prêtent 
3ns morales, sangot 
it en faits, tout en i 
mme « au conraDl i 
l, pur de toute rbét 

aubaine I El comm 
:, s'il ne s'y trotivail 
de l'auteur ne parvi 
; la situation. Ceci 
e Roman d'un offici 

plus que d'autres, < 
iuleui. — Un jeum 
uiière garnison, une 
emander sa main, i 
I parfail galant hom 
ivre, et qu'il l'ait dil 
incouragé et se moi 
id qu'il est fils d'ni 
es Grandier, mèreei 
ï. Le lieutenant, dési 
iq ans, capitaine et 
ouve le besoin de i 
I refuse nne, qui et 
aussi pauvre que lu: 
ide; il est soigné i 



r 



— 297 - 



coulurièrc, sa voisine d'apparteiuent! Elle de 
donne un enfant. £1 voilà noire capilaine charg< 
mour Uii en rend d'abord les devoirs lëgers, m 
devoirs restenl seuls, el ils deviennent de plus 
senl d'autant plus cruellement le poids, qu'il es 
rendre compte, amoureux do Jeanne Orandier. 
Dceuvres d'aiilomne, il est logé dans un châteai 
quelle angoisse, avec quel battement de cœur, 
cienae fiancée, toujours belle, mais ruinée et r< 
le rôle d'institutrice! L'inTorlune a bien changé 
elle n'a plus les vanités auxquelles elle avait si 
bonheur ; elle le laisse voir à Daniel, el on ne 
pas recommencer et aboutir au mariage, lorsqu' 
se produit. Jeanne apprend la u liaison » de Danii 
à faire un mariage d'argent, qu'elle avait refusa 
Daniel, non moins désespéré, se laisse, un joi 
les yeux de Jeanne. 11 a, avant d'expirer, le teu 
chevet, de lui » pardonner. » 

Les aventures de Daniel sont celles d'un ol 
qne colles d'un officier pauvre. Ce n'est pas, en i 
vre qu'il est refusé par les Grandier, qu'il n'épo 
jeunes filles qu'il recherche ou qu'on lui offre, i 
et que Unalement il tombe en puiRsance de mi 
officier pauvre n'est donc pas, comme pourrait I 
une étude de mœurs, ni une thèse ; ce n'est pa 
el des humiliations qu'entraînent, en même 
de la solde et le défaut do patrimoine, les oblij 
les tentations do la vie militaire. Ce tableau est | 
a préféré écrire un simple roman, encadré dans 
parfaitement, mais qu'il ne s'attache pas el n 
lî y a réussi, el dans des conditions telles, a^ 
sûreté, qu'il lanl souhaiter le voir recommence: 

U. — L'auteur de Vénitienne n'est pas un 
œuvre ressemble à toutes les précédentes, de 1 
roman-feuilletoQ, d'après la formule connue : u 
frivole, un conspirateur plein d'audace el de ve 
voler son nom et sa fortune par la femme ambj 
fia, le doigt de Dieu qui remet chaque chose e 
place : la femme ambitieuse et frivole au lombei 
cieux ot vertueux dans les rangs de la société 
famille et dans ses habitudes de saine et hoonél 
très intéressant et très « convenable, » très pr( 
heure ou deux » en chemin de fer ou à la camp 



ame violent et 
:ar les prêtentic 
la femme fidèle 
rce, sans vouloii 
irlaot à sa port 
it elle finit par 
la maiiressc ou 1 
!a fois ; il la vei 
qui doit siiccéd 
nt raœi, si â6sii 
lenre, il a cvn êli 
rps de sa viclim 
;lle belle matièr 
ille est traitée a 

luirement délica 
nn peu romane 

lent des autres, 
l'aime que son r 
jr l'honneur qui 
ant pas que ce q 
les autres geni 
e a fait élever i 
Ile devient une c 
es services d'u 
as an besoin à'< 
squ'ù l'amour; 1 
elle vent retenii 
le (le génie, sur 
n l'y laisse seu 
i son rôle héro 
î ne sont pas : 
le ne bonde pas 
hologie de celle 
■éable et pas tro| 
t, lui, frauchem 
, gourmand, par 
lit dans tous les 
croyais qui éta 
M"" Caro n'a n 
magasin des acci 
mais pins précle 
celle tentative. 



une nouvelle édilion de l'Amour médecin, mais ii 
, dËpouUlée de toiUêlémenl comique et, en revanci 
tnls scientifiques et médicinaux. Une jeune fille, qu' 
st envoyée dans un sanatorium du Midi, ponr y r 
id des plages niédilerranéennes et l'ozone du sana 
ae agissent, mais l'amour agit encore bien mieux. 
lédecin à l'hôpital, et un beau, grave, courageuï, 
e dans !e voisinage. Et c'est pourquoi, quand l'hii 
iers souffles du printemps et qu'avril fleuril les arbi 
santé refleurit sur les joues de la jeune malade. 
:o-poétique est rédigé avec la gravité, le souci du ( 
u réel qui sont la caractéristique de l'auteur. L'ami 
i sa mère et de sou frère, daus la gare du littoral 
i sanatorium, est un morceau de littérature réali 

en revanche, le récit d'uu sauvetage opéré par 
les yeux de la jeune fille, est d'une poésie sobre 
et je saisis avec bonheur la première occasion 01! 
lire, cette dernière œuvre de M. Paul Margueritte 
I honnéleté. 

la mort est une histoire étrange, invraisemblab 
invictiOQ touchante mais peu contagieuse. On y v 
amalique s'éprendre d'une morte jusqu'à en mon 
ips, U avait méconnu les sentiments de la jeune fil 
alors par les coquetteries d'une grande dame russ 
jris, lorsqu'il avait été éclairé à la fois sur t'indign 
lour de celle-là, c'était trop tard, la jeune fille s 
alors que son cœur s'ouvrit à l'absente et ne fut pi 
ensée. Il abandonna son travail, ses amis, Paris, el 
i, pour viïre plus seul, dans une intimité que rien 

le cher et cruel souvenir. Un soir de rêverie sut 
prit une fluxion de poitrine et il en mourut, hélas I 
cette histoire macabre n'est pas, je le répète, des p! 

te Chapuzot n'est pas, certes, une histoire macabi 
lisodes tinlaniarresques, contés dans la cantine de 
ni est en train de devenir un type générique et d( 
ouche en bouche, ni plus ni moins que Pilou ou I 
ige. Le succès de M. 3. Drault devrait l'obliger à 1 
i manière, laquelle tourne au procédé. Quand on a > 
I s'amuse pas à être un copiste, même de ses prop 

ept Maquettes et pastels du nouveau volume de M. B 
consacrés à ta peinture de la « vie d'artiste. » L'autt 



- 300 — 



n 



tne le trailbpasu de cfaic.» Sa première nouvelle 

il y montre le fils d'un grand sculplear oppressé 
lieDl par le souvenir et la gloire de son père : ii 
'élail qu'un talenL diminué, adaibli, un (alenlde 
M. Moreau- Vanthier a la vigueur et parroîs aussi 
r. Au total, son œuvre n'est pas banale. 
. un roman niaritime, hérissé de locutions tech- 
, flamharl, lofer, cape, IrinqueLte, nonari, etc., 
iatdes marins bretons y passe, et il n'y a pas de 
ume. Cette lacune est d'ailleui's le plus sérieas 
iii vaut beaucoup mieux que !H"° Volonté du 
en est, aussi morale, cl elle est plus inléressante, 

étrange. Élise Hénin est la fille d'un marin breton 
. Elle a toutes les qualités et tous les dêfatils de 
istinée, nn courage à toute épreuve, une grande 
i imagination impressionnable et superstitieuse, 
jilvère ; mais elle s'est juré à elle-même de ne se 
élevé son petit frère Firmin, et surtout après 
s de son père. Elle s'engage comme matelot à 
leur; là, elle apprend, au prix des plus dures 
■Is du métier de malelol. Après quoi, elle soUi- 
, une mission destinée à retrouver les restes de 
■artie son père. Longtemps repoussée, sa requèlo 
e retrouve le corps de son père. Ses nuits ne se- 
irilioDS et le morlne s'opposera plus au bonbeiir 
i Silvère. 
s fait assister aux péripéties d'un cbasle amour 

de très bonne mais 1res pauvre famille. C'est le 
; plus riche d'abord, et c'est lui qui fait lespre- 

voilà que la jeune fille devient brusquement, par 
ilionnaife ; c'est elle alors qui encourage le jeuae 
éternelle fidélité. Mais voilà que l'héritage, coaGé 
paraît complètement. C'est alors lejeuue homme 

Ce joli pelil quadrille et chassé-croisé de seoti- 
:st raconté en style sautillant. Joyeux et aimable, 
nt avec application et volonté. Vous voyez l'effet 
it un peu long et nu peu lourd. 
légende pour opéra-comique, qui ne sera jamais 
;, l'auteur ayant des raisons graves, dit-il, pour 
IX, car il serait possible qu'avec un peu de mu- 
ntéressante. Telle qu'elle est, elle est curieuse, 
en langue moderne d'une légende antique. Elle a 
ilité pour un bomme uni à un Ëlre surnaturel 



— 301 — 
er ArmeodaritK, l'amant de 
le Héléoa le plus froid, \a ] 
leurs pins fàcbé qu'elle. Il ci 
)yen de se débarrasser de so 
répondent : Tne-ln '. ni pin: 
ne Maïa, et il retrouve son 
moult enchantée s'en monti 
op peu voilés des iolimités 
'. ce conte impossible aux en 



moderne et peut-être psych< 
is enTanls que les grandes p 
eux femmes et un bossu. Il 
is il est très malhunrenx pa 
iresses il doit définitivemej 
ni conseille un voyage, per 
e caractère des deux dames 
de très près; il supplée son 
ment, ce qui a pour résulta 
les cartes. Le grand dadais 
. Et je TOUS assure que son i 
mures par l'attrait de son n 
iqnée, ni par ses théories st 
nt aussi très prétentieuses. 

de lettres publie chaque an 
ertain nombre de ses men 
^que-nique, contient vingt 
ressantea, dont quelques anl 
listinguées, — je ne sais si 
'ères et mandarins de lettres 
imarqnables, qui vous semb 
: épigrammes, et qu'en l'es] 
,'admîration ! Je le regrette 
-niqtie, je répète qu'il y en 
;eants gounnets; me permet 
;semblent à ce que les cuisi 
ges, » et quelques-uns ans 

J'ai connu nne voisine d< 
t érol en vieux poEs de con 
prenne garde : on lui a " c 

arge héroïque et généreuîe 
lisme, dont les résultais desf 



— 302 — 
vant M. Béreoger, des n 
i'auteur connaît un rem 
1, » à V l'amour, » seul p 
id au juste par « l'amoi 
us le dire dans une lell 
1 livre ; nous y apprenon 
,ure de Kant, de Ficbte, 
ui a inoculé plusieurs o 
guéri, mais qui l'ont rer 
nnu que « l'amour » es 
.'science, il ne peut gard 
ses semblables eL, plu! 
■alion. 

is prouver la supériorilé 

ger nous peint Jean Darnay, uo plébéien intelligent, 
r, en l'opposant à Georges Lanzerte, un boui^eois 
ligenl, mais dilettante. Ils traversent l'un el l'autre 
lais tandis que Jean Darnay en sort avec une âme 
)rges Lauzerle y laisse ses bribes de volonlé et il 
ce que rien ne l'intéresscj parce qu'il est las de son 
I que, enfin, « il ne savait pas ce qu'il voulait. » On 
n dans la catégorie des romans à thèse. Comme dacs 
s à thèse, le roman y est à peu près nul; comnie 
la thèse y est indiquée plutôt que démontrée. — 
ncore d'une certaine juvénilité d'esprit, d'abord par 
ililé des dissertations ; en général, la dissertation est 
art des entants; — les dissertations de M. Bérenger, 
faites visiblement avec ses notes el ses souvenirs 
surtout est d'ua bon jeune homme, c'est de disserter 
et triomphant sur de vieilles vérités, comme si elles 
'tes. L'intellectualisme, le dilettantisme, l'abus de 
lal ancien et assez répandu; nous en avons lous plus 
;ntre dix-huit et vingl-ciuq ans ; « c'est une sorte de 
n n'échappe guère, à cet âge, même si l'on s'est pré 
;e qu'on s'est préservé d'autres maladies moins ne 
Toutefois, l'Effort est une œuvre intéressante. Écrit 
ip de soin même et une recherche exagérée, pas tou 
'épithète rare, elle est remplie de pensées élevées e 
g. Elle est fratichement honnête. Elle fournit uQ 
able à l'histoire d'une partie de la jeunesse actuelle 
, » comme ils disent. Ils sont, en eBet, un cerlai] 
ommes distingués qui en ont assez de positivisme 
icience sèche, « d'art en sol, d el qui découvres 



amme des be 
lion. Cet étal 

le tort de pi 
oQnÉs comme 
gioQ de la sou 
rélienne. M. 
uilé sociale c 
me-l-il pas le 
le vibrante e< 
M. Edouard 
s nos psycbo 
deux fout qi 
juinepeuven 
t que le talenl 
vertes du pE 
Dt vraimeat 
ient moins < 
tesse du coni 
t marioe aim 
inde de sou 
ui nous racoi 
iudiscrèteinei 
{ui nous fait a 
B deux cœurs 
r ni mëmel' 

nouvelle, oi 
, mais dans 1 
t quitter à un 
Dureuxl Un ai 
'èlre amourei 
et elle se tue 
ouvre au jeu 
lologue est u 

ne œuvre en 
enlôl uu semi 
iru sur elle, t 
ni encore. Ce 
,é : tout ce 
rment pour '. 
nourrir! » dil 
coups de piet 
» ! doit peoE 



— 304 — 

ire à grandir! — Lot 
•éparéeet lancée ave 
•X où l'oD devine k v 
librairie. Mais cornu 
le est d'accord sur ce 
s Débats et VUnivers 
.es. J'ai lu près de ci 
vête, c'esl celui que 
e est donc entendue 
s considëranis de la 

is de M. Zola, Lourc 
comme beaucoup des 
son roman scienliË 
reIi),Ncuse. Etoman, s 
ositivisle comme M. 
indiquer ici, croire i 
enl toutefois que l'id 
;e géniale. Je connai 
î preuve d'une parfa 
que, seul, un espril 
oncevoir le projet d'é 
i humains et qui dé 
le l'auteur. )l est vra 
,ré]émenL rouianesqi 
, sont réduits chaci 
:ut-ëtre leur amalgai 
descriptions et disse 
scription du train. I 
es el des maladies. I 
'saint, accompagnée 
l'a pas la foi, quûiqi 
n laissé » subsister e 
iladie, à lui, et sans 
il est prêt à se lais 
croire.... ! il n'y avt 
la foi de toule l'en 
t de comprendre et { 
ires de chemin de le 
'oquemenl les voyage 
ir vide son cahier de 
semblent pas lui avoi 
raculés sur les ex-vi 



-3K 
pas qu'il n'ait rendu les choses extérii 
c^on et son succès ordinaires ; ce 
décrit avec fidélité — d'autres ajouter 
pas. Les procédés descriptifs de M. Z 
fort que de puissance; on sent qu'il a 
pas toujours claireoient ce qu'il s'est 
qu'on voit. Son art patient, volontai 
et son œuvre ; il fait écran par son 
ne ressemble en rien à l'art évocateui 
mots, sans énumérer, sans entasser It 
d'un paysage, et semblent le découv 
aisé de quelqu'un qui tire nn rideai 
non, M. Zola descriptîE est esact et lo 
pules d'un bon greOicr ou d'un pbotOj 
l'art dn procès-verbal ou de la pi; 
OU la critique, il se donne parfois le; 
voir alors ce positiviste et ce scie 
simple romancier oti comme un réf. 
de le dire, mais j'y suis obligé — co: 
teur de « potins. » Ce qu'il a dA se ] 
rages à Lourdes, parmi les petites ge 
pas être un grand psychologue pour h 
grand criliciste pour savoir co que i 
un farouche puritain d'honneur pour 
contrôle. Or M. Zola a cru devoir re 
goulue d'un « pipelet, » tout ce que 
« marchands du temple » ont pu dire 
naires de Lourdes, les Sœurs bleues, '. 
et lui, qui se montre si exigeant pour 
des constatations, qui en trouve le 
sans contrôle, sans enquête, sans dise 
Il cancans, » et il les reproduit triomp 
parler du sourire du R. P. Sempé à l't 
il a entendu aiSrmer ce fait par un 
accorde cent témoins. Seulement il 
unième témoin, un témoin qui eût c< 
ailleurs qu'à l'euterreraent de l'abhé 1 
appris que toujours et partout, dans s 
jusque sur son lit de mort, le R. P. 
lequel était simplement un léger rictu! 
attribués au R. P. Sempé, ces vols di 
tiques par lui jjans un tronc qui n'ét; 
talions qu'un disciple de la méthode se 



ser, c'est fi 

des serait i 
bumaine » 
rislianisme 

, cessé d'èli 
âme s'élai 
» — ce qu 
, du moin; 

lingulière, pour ne pas dire unique. C'est 
altruiste n que d'ajouter aux maux qu'on 
de soulager, de s'apitoyer sur les malheu- 
, de leur enlever ce qu'on sait, ce qu'oo dil 
cur unique consolation, leur foi religieuse, 
ange. Et c'est être encore un singulier a al- 
et profil du préjudice qu'on porte à autrai. 
Zola est fait pour augmenter à la fois « les 
fortune de M. Zola. Et il n'y a guère qoe 
ne pas sentir combien cela est misérable. 

CUAB1.ES AeNACD. 



RISPRUDENCE 

wenio» ite dereebo nnluraf, por Hapael finDHictn 
lecli, tSU3, in-S ilo 629 p., 7 tr. — i. Eiladia di 
M y extiagma la capacidad civil, par el docl. Mt- 
Irid, MoDuel Tcllo, ISSi, in-3 do 472 p., 7 fr. - 
civil fraitçaii géTiiraliU, par Pjebbe Buot del'Ékiœ. 
p. -^ 4. Cent an* dt luUe tociale. La Légiiktie* il 
I Bo.izoH. Paris, Quillaumin, ISOi, m-lS Je 34S p., 

alionnenteat el dtt traniactiûm, par L. GucLLaciti'. 
I Ï2S p., 8 tr.-~ G. De ta Iteckerche el ila effeudi k 
hk Gbasserie. Paris, pBilona-Lauriol, 1603, In^S Ai 
l'augmenler en France la qaalili ditpoaiHe du féri 
ERiE. Paris, Imp. nalioDsIo, 18Dt, çr. in-S do 61 p. 
lar KuuANuii. Uaiusied. Parla, Podoae-Laurioi, Mi, 
iribulion à la tliéorie de ta eatue. De ta eaw« ii«»J 
Paris, Giard ol Brièra, 1894, iu-S lia 31 p., I Ir. id. 
iMdei26 Juin 1883 el 22 juillet 1893 tur la neto- 
1, nousioau, 1891. Îq-S do 173 p., 3 fr. 50.-11.11 
tur tu conditioa dei perionnei et tur le régimtda 
E8S0N. Paris, GliBïolier-ldarijscq, 1894. in-3 d« »ll- 
urispTiuteitcia kipoiecaria d£ Eipa&a, por Ctiuis de 
h, RamAa Aoslada, 1893, ia-S do vlil-831 p., 10 b- 
■J du propriélaire-agrleulieur, par U. Zoi.li. Paris. 
p., 3 fr. 50. — 14. Du Droiti de vaine fûlan H à 
DSaDçoD, PaulJacquin, 1893, in-Sdo n3p. — li.Jft- 
iri el adminittrateuri da caiaa rurata, par Laos 
Proaso, s. d., ia-i do il p., \ tr. 
. TraUi étimenlaire de Ugirialion UdutlritlU, paf 



t les principes de 
ilemeat tous cgalei 
les peuvent modifi 
s une influence sur 
les qui existenl en 
ps molivê des dist 
:s? Prenant ainsi 
influer sur les droi 
iigalité, la criminà 
, la mort enfin, M 
'abord au point de 
réel dans l'histoire 
iGn dans le droit 
apacité civile des p 
les problèmes les j 

a société conjugale, -^- 

irodigues, du mariage civil, du fondement de 
ssociation ; il 'les résout généralement dans 1 

l'Épine, ancien professeur à TËcoIe supérîeu A|^ 
:sprit gcnéralisateur. Eslimanl avec M. Tain 
it doit consister moins dans l'explication de 
3 règles qui se dégagent des rapports sociau: 
en quelque sorte le droit civil sur des bi 
logiques. De cette reconstruction il 
ue l'esquisse. Son Pian d'un cours projeté d 
Usé demanderait à être un peu plus développa 
matières, intéressaule cependant à parc«uri 
npte de la naissance et de l'enchaînement ai 
. de droit civil fait d'après ce plan aurait i' 
iilé et l'avantage d'asseoir les connaissance' 
déments solides. En revanche, et c'est on 
ait de les laisser désemparés pour les lafU 
ent avoir tous les détauts, mais à la barre il, 
le les plus belles Ihéuries. 
Législation de l'enfance, M. Jacques Bonzoï 
î l'historique et la critique de toutes les disl 
à l'enfance, depuis 1789 jusqu'à nos jourel 
;sance, montre quelle est sa situation dans' 
! protège, puis le suit à l'école et enfin 
, vasie et très varié dans son unité. M. Boni 
alerte et avec de bonnes intentions, mais 
toutes les graves questions qui se préseDten| 



ans 11 
nfia ■ 
onzoïl 
lisuil 
iDtenf 

i 

u 



— 312 — 
lerie, cepeadant, 
IX systèmes. Est 
léraiion, il voudi 
, et que, cette pr< 
me s'il était légi 

la famille légitii 
Dd elle ne sera a 
ite à la réserve i 
i droits que sur 

le savant niagi: 
s législateurs. 
!l plus importai 

à la section d» 
ciélés savantes d 

en France ta q 
13 Touvrage pré( 

diSërenles de la 

famille une facu 
ns entre ses eo 
mise, lorsqu'elle 
e père de famillt 
^en d'assurer la 
constîlulioD de i 
1 que de sembla 
, Nous rogretton 
mdant en même 
Sgard des associa 
rencontre ainsi 
t la bête dliorre 
!e est qu'ils parlt 
es Rousseau, poi 
; enfants, qui a 
e une objection i 
iement pas arrêt 
établi, la qneslio 
ms un ouvrage ( 
lel Barbier traite 
lérile. 11 déplore 

les dôcisioas ji 
es pouvoirs abso 
Diulé de théorie 
ition qui lui pen 
e de haute tutelle 



plorable ; il laisse les pi 
i la siliiatioD juridique 1 
dire, d'une aulorilé à 1 
,taine el trop lente aulc 
lohésion, sans unité, ai 
. les arrêts de justice, < 
fais cette silitatîoo n'est' 
.u divorce ? Nous rcconn 
eu ce désordre eu posai 
tant une sorte de Iribuna 
me l'avait fait la loi de 
emière fois en France. 
ir la Théorie de la caus 

fort bien une question 
obaale un syslème qui s 
Qlion de donner est touj 
A jurisprudence repousi 
à nous-mëme dans oot 
•s des auteurs qui le précc 
aes donations, alors mëi 
, été faites ne sont pas 
ueuble à une commune, 

une école congréganisl 
ndition soit observée, o 
sisler. M. Tarbouriech n' 
r'il combat; mais sa dis 
it en faveur d'un vrai p' 
)Iusieiirs fois l'occasion i 
let 1S93, qui ont modif 
nt eu pour but de rendi 
ilionalitë française et di 

avaient presque tous ti 
ouvcau commentaire de 
ron, professeur à la Fa 
tcmeol pratique et déter 

conséquences des nouvi 

ombreux en Algérie, et, 

îène se compose, comir 
ice, dès le début de la ce 
urs coutumes. En Alger: 
irbares, le juge doit dei 
Il lui : Qua lege vivis ? 



— su — 

1 dans les rapporls juridiques et 
ne disparates. On a cru trouve 
rès simple pour faire cesser ces 
■oposition est même encoro son 
- de déclarer par une loi tous lei 
l de les soumettre aiasi tous à ) 
; LégUlation civile de V Algérie, 
nernéjle pris Rossî, M. Ëmmai 
i de QaturâlisatioQ en masse sen 
: poar l'avenir de la colonie. 
is, est inséparable de la loi relij 
les de l'Algérie resteront attach 
. songer à leur imposer nos ni 
B de permettre à des Français, 
as, d'épouser légalement quatre I 

vendre leurs filles, de vivre en 
la loi française 7 L'examen alte 
Jgérie, aussi bien que l'élude d 

à celte conclusion, que la contra 
, mauvais pour obtenir la fusion 
ilation indigène avec la populal 
i doitélrc, suivant lui, l'œuvre 
rer parl'aclion continue de l'adi 
l'appliquant à éliminer de la loi i 
l'équité et qui outragent la mor 
ution et la libre transmission d( 

recommande à cet efiet l'introdi 
1 système des livres fonciers dé. 
pas, du reste, seulement en Al 
gent d'améliorer les lois relatives 
ne foncier est un des plus arriér 
Jrent encore pour le réformer, il 
pies nous ont devancés dans ce 
de une loi hypothécaire très biei 
solue la publicité de tous les d: 
ient l'éludier k fund et dans son 
;onseiller de meilleur ouvrage qt 
lotecaria de Espana, de IM. Carlo 
)nde édition vient de paraître. C 
mdé par la Direction générale du Begistre^e la pro- 
'. édition compte plus de huit cents pages et contient, 
tique, l'analyse des lois, règlements, circulaires et 
qui se rapportent au régime hypothécaire espagnol. 



116 — 

a ei donne li 
:r pourl'ëtab 
is qu'il soit I 
i nos campaj 
banques et li 
au pays ! 
î. — A la i 
anl que la lé 
'taDce. Elle c 
. bientôt pei 
is éparses da 
déjà comme 
en Suisse. L 
:s, doDL l'un 
.il. La partie 
■ead les lois 
e quelquefois 
formation ; 
s; plusieurs 
;t à cette lé 
droit de Ly< 
son Trailé il 
)prtéLé ioduE 
Iroduction d 
i appelle a c( 
lire le social 
9n de l'Étal 
3 par une n 
.1 se place p< 
:s projets a{ 
est beancou 
apitres, don 
industrie (co 
■vail, syndic; 
le second, i 
3e, contrat d 
. ouvriers et 
ilés de concil 
«s à amélioi 
lociétés coop 
assurances, : 
(ui se rappot 
trangères; i 



— 317 — 
raphiques. En somme, sou 
aciale eL mérite d'élre reco 

encore aux chefs d'indusl 
BS, voire même aux membi 

moins scienLifiques, le Co 
! Dufourmantelle, s'adresse 
aalû les deux premières | 
et sur les brevets d'inveoti 
Le troisième et dernier ^ 
n des lois relatives aux m 
dustriels, au nom commer 
le est la même que dans I 
st suivi de la reproductioi 
)ales décisions judiciaires. 
)yale, l'auteur passe en r» 
, la fraude; il indique pour 
la loi française et par le dr 
loi du 2 novembre i89S t 
1, des filles mineures et di 
. Elle a été complétée pai 
luelques notes, ont élé ré 
)Q Pedone-Lauriel et desli; 
iine. 

— 19. — Les publications 
seignement n'ont plus bc 
]u'eUes ont fait leurs prei 
liberté que les calboliques 
it été pour eux des guides I 
itaire de la loi du 30 o 
lu lendemain de la promi 
' le manuel indispensable 
is libres. Une troisième éd 
aucoup BugmenLée, à raisoi 
Ëe nos règlements scolaires 
'.s aux décisions de jurispn 
Bulieliu de la Société. Ne 
ements donnés, sous l'arti 
i des donations faites aux 
coteâ congréganisles. ProS 
immenlatre ont netlenieot 
s donateurs et de leurs héi 
cautions doivent être prise 
succès des demandes en ré 



— 318 — 
20. ~ Si le principal efiort des catbol 
ment primaire, le progrès de l'enseigoeiii' 
loin de leur êlre indiBérenl. Ils se plaîseo 
les manifeslalions do l'acliTité scienlitiq 
libres. A ce litre, les voyages d'eiplora 
Duthoit, jeune maitre de la Facullé cath 
vers les Universités étrangères, méritent 
Après les Universités alleinaiides M. D<: 
d'Italie. Il rend compte de ce second 
nouvel ouvrage intitulé : VEnieignemen 
tiqttet data les Universités d'Jtatie. L'I 
science du droit. Il n'est pas doiiteu.t cep 
sont laissé dislancer par les Universitéi 
toutes perdu leur aulonomie et sont soun 
Facultés françaises, à l'omnipotence mini 
lisation, M. Duthoit n'a guère eu besoir 
d'enseignement, que d'analyser les progra 
Non content de les analyser, il les appréc 
sèment. Il n'a pas oublié toutefois que le 
sous le patronage du Souverain Hontife, di 
ecclésiastiques : l'Apollinaire, !e Collège r 
juridique fondée par Léon XIII. Le cbapi 
à ces Universités pontificales n'est pas le t 
DaoïT isTER-VATiosAL. — 2t. — Hugue: 
dans les écoles pour avoir créé le droit de 
d'hui droit ioLernational. Sans vouloir d 
grand jurisconsulte néerlandais, M. Erne: 
site do Bruxelles, démontre qu'il y a là o 
fait connaître par d'importants travaux su 
âge. Son nouvel ouvrage : ie* Ongines d 
une véritable lacune ; on peut même dire 
lices, La plupart des règles qui doivent pré 
entre elles ont été définies longtemps avan 
par les théologiens scolastiques, et cepei 
jusqu'ici à leur en faire honneur? M. ! 
manque aucune occasion d'afiîrmer ses 
pour l'Église catholique. Il ne peut aéano 
n l'extrême injustice avec laquelle les 
traités. )i n répète, après le jurisconsulte ; 
la Réforme, les préjugés des protestants à 
si violents qu'ils leur ont enlevé jusqu'au 
nion impartiale des auteurs qui appartenai 
On ne saurait s'étonner d'ailleurs que le 



— 319 — 

ddées avec un soin i 

rel et de la théolog 

■issautes et possédai 

issaient les problèa 

t, de }a respoDsabi] 

snt-elles pu échapp 

diévaleîM.Njséau 

Grotius dans rétu< 

le, saint Raymond ( 

prieur de Selonne 

san, qui écrivît le . 

e Vittoria, théologif 

o âge fournit mèmE 

3ans l'histoire. A la 

es de France que . 

paix spirituelle, dis 

lue tous les chrélit 

a peaplus tard, Gei 

isatîon de l'Église ei 

e guerre. Tout lemi 

ée par l'Église, à c< 

fin du sii° siècle, la 

ïlion d'un humble < 

la trêve ; elle se ré 

lière. Tous ces faits, trop oubliés, méritaien 

M. Nys recherche aussi les origines des règ 

gens en ce qui concerne les traités, les ambai 

Sur tous ces sujets, son livre donne des délai 

rappelle l'attention sur des auteurs peu coua 

H, — M. Piêdelièvre, professeur agrégé 

Rennes, Tient de publier le premier volume 

national publie. Au lieu de Précis, l'ouvragf 

Cours, car il est suffisamment développé et é 

ressante. Après une introduction philosophi 

snil l'ordre le plus généralement usité : il tr 

dn droit international public, puis des chosi 

droit, et ensuite des relations internationales 

deliÈTTs ne considère comme personnes inli 

Cesl se placer, croyons-nous, à un point de 

catholique el même certaines grandes sociét 

du Congo, avant même sa transformation ei 

mt des personnes, puisque les États traites 

iur reconnaissent des droits. En revanche, 



dans le vrai lorsqu'il combat rimmuDilé de ju 
aux Ëtats étrangers, même quant aux obtigalic 
qualité de personnes civiles. Tout le moade n 
meut étranger peut poursuivre devant les Iribi 
contracté des engagements envers lui ; pourqui 
pas admise? 

23. — Dans une importante élude sur les B 
interna lional, M. Nicolas Politis examine la m 
comme M. Piédelièvre. On doit, en effet, distiii 
part, l'être souverain et, d'autre part, la personi 
pourrait le faire un simple particulier. Sous n 
principe du droit des gens ne s'oppose à ce { 
des tribunaux d'un autre pays. Mais, dit M. 1 
pas grand intérêt relativement aux emprunts c 
nements, parce que ces emprunts sont des i 
l'Étal en vertu de son droit souverain, comme 
l'intérêt et au nom de la nation tout entière. 
une confusion : un Étal représente toujours I 
fait appel au crédit, quand il coiilracle des ( 
personne civile et non comme souverain. Le 
ceux qui lui prêtent est donc parfaitement susc 
tribunaux. Sans doute, un te) contrat ne peut 
tion que le discrédit et le dêsbonneur de l'État 
put pas ses engat^emenls. Mais une sentence ju 
gouvernement manque à sa parole pourrait ei 
e'ffet d'inliuiidation ; cette arme, si faible qu'elli 
aux trop nombreuses victimes des Ëtats baui 
d'ailleurs dans l'ouvrage de M. Politis une étud 
d'État considérés comme contrats juridiques; 
renseignements historiques sur ces formidables 
ont douné le démoralisant spectacle dans la set 

24. — Sous le litre un peu vague i'Étude 
conventionnel, M. Léon Polnsard publie un oi 
qu'ici à la littérature juridique : c'est lliistot 
arrangements diplomatiques par lesquels sont i 
miques, commerciaux et administratifs des pei 
l'immense développement des moyens de con 
par mer, ces sortes de traités sont devenus 
jnutliplieront encore dans l'avenir. Quelqu 
<i Unions interoalionalesu auxquelles ont adh 
civilisés. Dana un premier volume, qui vient 
traite d'abord des conventions relatives aux Ira 
viaux et aux transports par cbemias de fer; il 



laét 
prit 



indiquer les desmerata qui restent â remplir. 

23. — L'im des sujets sur lesquels il est souhaitai 
l'entendent bientôt par une convention internationale 
ïoDlrebande de guerre. L'incertitude qui règne en cell 
prétexte aux belligérants, en cas de guerre maritime, ] 
bargo sur des navires inofTensiis et faire main basse s 
marchandises, M. Richard Kleen, secrétaire de légat. 
riDsliliit de droit international, lors de sa réunioa à 
le soumettre cette question à une élude approfondie, 
intitulé : De la Contrebande de guerre et des Iranspc 
neutres, il donne lui-même un avant-projet de règlei 
d'uQ tel règlement par les puissances laisserait sans df 
i beaucoup de difficultés d'application, mais constituen 
grand progrès sur la situation actuelle. Madhi 



THÉOLOGIE 



Ce pelil traité est un modèle d'argumentation 
R. P. Terrien l'a partagé en trois parties. Dans la prem 
l'opinion de saint Thomas sur la question si conlroven 
lion réelle de l'existence et de l'essence. Nulle pari i 
celte opinion dégagée avec atitaut do netteté. Les texte 
la distinction réelle sont rassemblés avec une grande h: 
ne craignions de nous laisser entraîner par un préjugé 
Octobre lts^4. T. LX 



dirions que ce problème, si imporlanL eo métapli 
menl résolu par le savant leligieux. 

La première partie n'est que préparatoire ; la a 
principal de l'ouvrage. On sait que, d'après le P. T 
est plus généralement suivie, la personnalité coi 
indépendante et tui^'urit de la substance raison 
Noire-Seigneur serait dépouillée de personnalit 
parce qu'elle serait privée de cette indépendance 
annexe àla personne du Verbe. Le P. Terrien reje 
juge insuffisante. Il pense que la personnalité consii 
tincte d'une substance raisonnable, et que l'unioi 
sonnelle résulte de ce que l'bumanilé de Jésus-C 
tence à elle propre, mais n'existe que par l'existei 

La troisième partie est consacrée à résoudre di 

Le mode indiqué par le P. Tiphaine est sans i 
pour l'union que saint Thomas appelle la plus p 
P. Terrien nous parait avoir bien établi que dai 
Tbomas cette union consiste dans l'unité de l'ac 
fois, cette manière de voir fait surgir des probl 
résoudre. L'existence est l'acte de l'essence ; o 
créée serait-elle susceptible d'un acte d'existenc 
d'un autre côté, cette existence étant communi 
divines, l'union hyposlatique n'eiisle-l-eile qu' 
sonnes? Saint Tbomas a bien vu ces difficultés 
en posant certaines distinctions qu'en faisant con 
distinctions s'appliquent à la réalité. 

Une clarté parfaite n'est sans doute pas possib 
mystères ; cette obscurité .inévitable jette quelque 
prélâtions qu'on en donne. Toutefois, bien que Vi 
l'Institut catholique n'ait peut-être pas réussi à fi 
nous ne saurions trop recommander la lecture de < 
santé brochure à tous ceux qui s'occupent de métc 
logie. Rarement ils trouveront une exposition auE! 
aussi sûre et des vues aussi indicieuses. 



JURISPRUDENCE 

Commcntarlniii lu FacaUnlc* apaBlollei 

riis apostolicis per modum formularum concedi sota 
cleri americani. Concinnatum ab Antonio Kosinos 
recognitaet aucta curante Joseph Put/eh, ejufldem 
triae, typ. Sanctissimi Redemptorîs, 1893, in-8 dt 

Nons tenons à signaler d'une façon toute partie 



ies épiscopales, l'excelleDl commeiilaire 
; facultés apostoliques coQcédées par le S 
Siège aux ëvëqnes. Sans doaLe, ce livre o'esl pas absolumenL neuf ; 
le P. Koniogs, bieu connu par son Compendium de théologie moralt 
avait tracé les premières lignes, mais le travail pcrsonocl du conli 
leur esl teltemeot coEsidérable, qu'on peut envisager celle trois: 
éditioD comme udc œuvre nouvelle, d'une grande valeur. Le Cotm 
larium in facultales est destiné aux prêtres des États-Unis qui joui: 
de pouvoirs beaucoup plus étendus que ceux du vieux monde ; i 
outre qu'un appendice donne les formules propres à la France, à 1' 
migne, à la Belgique, etc., les règles énoncées dans tout le cour 
l'ouvrage sont d'utie utilité universelle et susceptibles de servir à l'i 
prétalion des pouvoirs spéciaux qui seraient obtenus extraordînairËi 
de Rome. — Une première partie expose la délicate tbëorie des faci 
apostoliques : règles générales d'interprétation et détails d'applici 
ea cas de cumul, pour les deux fors, qu'il s'agisse de délit public 01 
calle; communication, cessaiioa, mise en œuvre. Tout canonisle 
quelle attention il faut accorder à ces questions, et quelle impori 
leur intelligence plus ou moins complète peut avoir dans la pratiqu 
seconde partie esl l'exposition des divers pouvoirs compris sous les 
mules II, C, D, E : ordinations » extra tcmpora, » dispense des in 
laritês et des vœux, levée des empêchements de mariage, absolutîo 
l'hérésie et des cas réservés, commutation du devoir de l'ofUce d 
anticipation des matières, élablissemenl de confraternités, etc., 
Celte rapide énuméraliou suffira à faire comprendre l'intérêt prai 
qui s'attache à un commentaire savant, dont aucune affirmation 
lancée à l'avenlure, niais repose sur l'autorité des spécialistes les 
appréciés et des récentes décisions romaines. G. P£aiBS. 



C«asDl(Mxl<»nl moral l-canoalehc-lltarslcbc «a' cas! e 
lerle sviwlatc cbc «peclalmente rlcuardano 1 tei 
B««trl, per M. C. G. Napali, tipogralîa éditrice degli artigianelli, 
iii-8 de XVI.671 p. 

Ce n'est pas sans peine que moralistes cl canonistes parviennent, 
trop durement heurter les intérêts en jeu et sans toutefois fausser 1 
à élucider les difficiles problèmes qui surgissent chaque jour devant 
A celte heure spécialement, où les révolutions et l'afiaiblissemei 
l'esprit chrétien ont fait naître tant de situations embrouillées, l'Éj 
pour ne pas se cantonner en dehors du n siècle > qu'elle doit con^ 
et gagner, est obligée de faire bien des sacrifices que les retardataii 
coDservateurs exagérés taxent parfois de concessions coupables, 
qi'où convient-il à la clémence de s'exercer, quelles limites ne d 
t-elle pas dépasser, pour éviter de tomber dans mi libéralisme pact 



— 3U — 
' Voilà le siije 
iVBDl en del 
nnâe publici 
3g élé trahi, 
isullations » 
)il canonique 
lenl, el dont 
5e el pruden 

enl la doctrine la pins sûre el son appli- 
il les questions italiennes se rencontreot 
3s d'ordre général, puisque le livre est ré- 
npalrioles, mais nous y rencontrons bien 
luvons faire également noire profil. Par 
■lie : ce qui concerne les élections poJili- 
e des mauvais journaux, l'assistance aui 
mission des libres penseurs en qualité de 
, la comparution du prêLre devant les iri- 
ndllionnclle, la conFession des personu^s 
3l)dieDne, les règles à suivre par le con- 
inaires, les dispenses et sanctions dema- 
réponses ans problèmes canoniques, nous 
ives aux honoraires de messe, à la conve- 
de faire fructifier leur argent par des sc- 
anonymes ou de commandite, etc. EdAd, 
:, on ne saurait assez méditer les sa^n 
.re de ta « musique dans les églises » A à 
emmenl pratiques, ^ous recommanJoDs 
int ouvrage aux prêtres français capables 
iQsque semblables recueils (disposés dans 
ts le permettent) soient publiés chez nous 
stions qu'on résout trop souvent par U 
I aux règles de l'Ëglise. G. Péhies- 



CES ET ARTS 

Epictctt von Adolf BonhOffkii. Slull- 
78 p. 

î les plus intéressantes de l'école sloï- 
ir son mérite était devenu chef d'écoie. 
ignemenl quelque chose de plus doairt 
i à des sources chrétiennes ? On ne s*o* 
■ectemenl, mais la raison chez loi trouTe 
it tirés de l'Évangile. La clarté déji ré- 



;dè: 

qu'au bout d'elie-même ? 
M. Bonliuffer s'est attaché à nous faire coi 

sophe dont on parle plus qu'on ne l'étudié. 

ÈpicUte et le Portique, il a exposé ses docl 
iliii-ci, il creuse les fondements de sa doclri 
:ié la base de l'obligation morale d'après É] 
l'homme, il explique ses opinions sur le v 
mort, sur le devoir de perfection personi 
îeu, car ce païen n'était pas arrivé à conce 
iGu sur les devoirs sociaux. Il termine en 
tesnria vertu et sur le péché. Cette élui 
]profondie, chaque chapitre est accompagn 
int relevées les opinions dos philosophes sto 
irerÉpiclète. De telles Études sont cxtrêm 
es Idées ; aussi nous faisons-nous un plaisir 
M. Bonhofier a mis à la suite de son li 
lêciales sur plusieurs points controversés d 
I souverain bien, sur la légitimité du suie 
toi xa&nxov, par lequel l'école du Portique dé 
»ir. enfin sur le panthéisme des stoïciens. Il 
ue les stoïciens, qui invoquaient à chaque ii 
îssité de s'attacher à Dieu et de se conforme 
aturo une conception très imparfaite, et leni 
londo, dont les êtres n'eussent été qu'une 
ie. C'est chose singulière que cette associatii 
lent d'une morale relativement élevée a^ 
îuse, et il est à remarquer que ce mélange 
'est reproduit à une autre époque de décat 



SraiMlzttge der Ikl fièrent lai- and 

D' Otto Stolz. I. Theil. Leipzig, Teubner, 1 
10 tr. 

Ce volume forme la première partie d'i 
)Ho Slolz, professeur à l'Université d'innsp 
iur les principes du calcul différentiel et lui 
friables et des fonctions réelles, à l'exclusit 
ions complexes. L'introduction rappelle qi 
aies de la théorie des fonctions réelles d'unt 
iapitres dont se compose le présent volun 
«s dérivées et les différentielles des Ibact 
e second, le théorème des accroissements fi: 



: troisième, le: 
le variable el 
riions de plasii 
le, les maxima 
le, la DoliOEi i 
ilioas rationnell 
ticulier des foa( 
B d'un polynôn 
des fonctioDS 

) à mettre à prc 
utilise les trava 
igne el en Itali 
principe général 
g, et dans la hu 
irratioanelles c 
■lie de l'ouvrag* 
r l'analyse, fait 
;inaires ne sero 
]l-étre des app] 
tmier volume. 

ilqae ration 

ara, 1893, gr. in 
suQié des leçon 
' le profçramme 

des notions pi 
'aut savoir gré : 
>mme on le fait 
ise de la scienci 
e cenlatne de p 
e la Ibéorie des 
après les mélhc 
iqne du point et 
m corps dont 
lépendanls, élu 

de la mécaniq 

de travail. 
n taire est eipo! 
oint matériel, d 
est suivie du i 

comme le plus 
is démoustralio! 



qu'il s'élail d'abord assignées, a Je suis oblif 
la préface du tome II, de reconnaiire que je 
pîèlemenl le programme iracé en lèle de 
Irailôes dans le secuad volume ont pris un t 
par.iil jusli&é par leur importance praliqui 
comme contrôle do toutes les théories.... Le; 
terminés forment déjà un ensemble compr 
lions d'oplique physique; j'aurais pu m'y ; 
travail qu'ils représentent, mais j'espère me 
entière à bonne fin par un Iroisième volume 
pris dans une préface peut-être trop imprévc 
ques questions qui n'entraient pas dans le 
d'hui, ces engagements sont remplis, et le li 
citer d'une heureuse imprévoyance sans la( 
être reculé devant l'étendue de la tâche qu 
à si bonne fin. Nous n'avons pas à reven 
vrage, sur l'esprit dans lequel ii (>st conçu. 
deux nouveaux volumes la môme éruditio. 
même clarté d'exposition que dans le premii 
le contenu. 

Le second volume comprend quatre chap 
chromatique, Phénomènes divers. Polarisai 
réfraction. Le premier et le troisième ont des 
cites. Les phénomènes divers étudiés dans V 
qui tiennent à la structure particulière de ceri 
taux maclés, nacrés, striés, fibreux, polych 
double réfraction accidentelle, produite dans 
compression ou par d'autres actions pbysiqi 
pitre, les phénomènes de réflexion et de réfp 
premier volume, sont repris au point de vu« 
vibrations lumineuses subissent à la surface 
lieux et des proportions de lumière réflécl 
point de vue analogue que l'étude de la difii 
premier chapitre du tome III. Par là se trouv 
questions dans lesquelles l'éUidc des phénom 
théorie vibratoire qui en a fait découvrir un g 
suivants sont consacrés à des questions qui 
ment expérimentales, n'ont pas une moîndr 
propagation de la lumière, comprenant surti 
qui permettent d'en mesurer la vitesse; pho 
tions à la mesure des températures, à l'étm 
étoiles; rérraclionsatmosphériques, mirage, | 
météores lumineux ; dispersion, analyse spec 



1.- - 



e voit, que M. Ma 
Tel qu'il est, son 
ce optique. Il épa 
aï, l'obligation à' 
reuses collections 
icîle que l'exposé 
■airemenl très var 
bliographiqaes Qéi 
3. Il constitue un ! 



et pratliiac di 

iée sous le patron 
is, en livT. in-8. — I 
et remarquable { 

qui traitent des 
ique et de la cons 
rs seront relatifs 
irelle. Le Cours rfi 
uit volumes. VA 
livre d'une physio 
: paru. La partie 
lée et forme deu; 
le, tant pour la s( 
tDdent la lecture f 
— Le tome II, 
nie-deux pages, ai 

: la voie, le mati 
s si(;naii]f . 
Ire comprend les 
ëtalliqucs. Les s^ 
rem, compliqués 
ssement permanei 
QÏiJs : il a donc fal 
i employer l'acier 
it destinées à rép 
• le rail qui à lu 
si d'enlreloises er 
emploie le chêne, 
diverses préparât: 
et la pose de la i 
sieurs pays les Ir 

vaut l'autre ; an 
fer et du bois dan; 



— 330 — 
tel fixe. — Les système 
Dp varié el sont arrivé 
ainsi que les divers ey: 
ir une autre au moyen 
.es Pauages à niveau di 
; les barrières doivent 
end encore, dans le mal 
voirs, les grues hydratdî 
r et statiom. — Une ga' 
Bstinées à recevoir les l 
irès la composition des i 
handises, 60 vides. On 
uportanl un service lo« 
les gares de grandes vi 
s de la grande vitesse s 
chandises a une organi 
laîs spéciaux amèneut 

ments dioen. — Ce ch 
3S et de la voie, avec de 

EUX. — Les signaux c( 
dentaires de la vole et 
ion le sifflet de leur loc 
)uvrir un obstade qui si 
ilation, comme nu Ira: 
lin arrêté, un ébou1em( 
pas facultatif, il est réj 
arrivé, assez diffîcilem 
is uniforme dans toul 
peu difiérents. Pour les 
s sémaphores. Les dive 
3 kilométrique d'une 1 
le à 65,000 francs : dan 
nentée. 



mbrables publications d 
es dans une proportion 
de de raoUquité ont b 



Manuel de ce geo 

r la adeoce allemande, par l'érudUion alle- 
: rien n'arrête, que rien û'épuiae : mais la 
ement représentée, el il m'est agréable de 
l'illustre Bœckh, M. Valmaggi rend un écU- 
s critiques du xvi* et du xvii" siècle, en gé- 
mécoonus dans notre propre pavs. 
C. HciT. 

^t le« naines dan» l«w tpadltionH et 
Ivns les nafs, par ?al-l Sèbillot. Les Routes, 
les digues, les canaux, Chydravlique, (es ports, 
ineurs. Paria, Rothschild, 189i, iii-8 de x-623 p. 

rtanls et plus curieui livres qu'ait produits 
superstitions populaires, et c'est ce qac le 
rait peut-âlre pas supposer. Des roules, des 
lins de fer, en quoi le folklore peut-il s'in- 
1. Queluironllestravaux des ponts et cbatis- 
louille, tout ce qui appartient à une cîvilisa- 
in loin de cette civilisation que M. Sébillot 
le début de son ouvrage, il nous donne sur 
les voies de communication les plus inté- 
tdes victimes, on oSrait leur saug ans esprits 
favorables à l'œuvre entreprise ; les Bretons 
ces rites sauvages. Bien des routes étaient 
onnages. Le nom de Brunehaut est un de 
s fréquemment et sur des points très éloignés 
it-il de la reine d'Austrasie? C'est possible 
si dans la partie de l'aucieu département de 
article, des chemins, désignés sous le nom 
si appelés chemins des Bomains ou chemins 
rroge quelques vieux souvenirs, on obtiendra 
s, créées par les Romains, ont été réparées 
ire-Inférieure, il n'est plus question d'elle, 
ne, où se réunit la chasse Guillery, la grande 
sur laquelle M, Gaston Raynaud a écrit de 
ligure pas, toutefois, ce nom de Guillery. Les 
à nous parler des jours où il pouvait être 
de toutes les superstitions se liant aux dé- 
ésages qu'on pouvait rencontrer. Les ponts 
iple récolle de légendes el de traditions. Pour 
< rendre les esprits favorables par des sacri- 
, les fondations d'un pont s'écroulaient tou- 



i 

J 



ei 
pie 



■•il 

lie 



la 
ra- 



— 338 — 

iicienls tels que les tables 

ur de Vespasien, relèvent 

r histoire littéraire. La peur 

pux sont seuls à fléLrir hauti 

our s'en dédommager, nous 

e Mécène, de PoUion et de 

I, nous TOyoQs surgir uue 

niliaot à k chrooique du 

le lettré fait successivemci 

l'Horace et les autres satlriq 

L d'épigrammes. 

la transformation des orateu 

lectures » publiques dans d 

t usage, soit en rhéteurs a' 

quer d'abord et d'enseigner ensuite tous les artifices i 

tion. M. Cucheval (chapitres vni et IX) nous parait 

somme un jugement impartial sur ces écoles tant ■vantt! 

si dénigrées par les autres, et cela dès l'antiquité. Empi 

h fable, tantôt à la réalité, les questions à traiter étaic 

quintes malgré leur invraisemblance, les autres franche 

£ chapitre XIU, consacré au métier honteux des délatc 

in autre point de vue le même triste intérêt. 

Le second volume nous ramène à t'bistoire des lettre 
B Philosophe et ses Discours consolaloires, avec le Dû 
eurs, avec l'enseignement officiel de Quintilien et les su 
enne au barreau. Peut-être y a-t-il quelque sévérité à 
ien : H Le monde qu'il connut commence et finit aux 
eurs : c'est à elles seules qu'il pense en composant son j 
aire, » oii l'on veut bien reconnaître d'ailleurs « une 
létails heureux et piquants. » En revanche, Pline le J 
.ïec faveur et mis sur le même rang que Tacite : l'u 
'accorde, se sont montrés curieux et hardis dans leur é 
|uelle distance entre la plume qui a buriné les Annale 
iselë le Panégyrique de Trajati ! et pourquoi passer a 
liscours parfois si remarquables que le grand historien 
irincipaux personnages? 
Sur le sujet qu'il avait entrepris de traiter M. Cuchev 
Dontrer mieux informé et plus complet? J'ai peine à 1 
ooins il me semble que la profondeur de sa pensée e: 
ampleur de son exposition. Heureusement pour lui, aor 
^lide fait qu'on le lit sans peine, jusque dans les pagi 
ombreuses) où l'agrément de la forme contraste avec 
riasèque du fond. C 



Mio, dominicain, évique de Mam 
e (4S7i-f63:3), par Ch. Urbak 
rix : 5 fr. 

)ral de M. l'abbé Urbain est ' 
) les règles de l'arl. Le bon Co< 
lose et duquel on ne lit rien 
ses œuvres avec uoe cooscicn 
infaligable curiosité. L'oiivrag 
.rche, simple et alerte, tandis ( 
Ds et les références, preuve d' 
ience dans les recberches. L'Ai 
ne. les archives des Vosges, le 
îque de M. Tamizey de Larroc 
xibulion; el je crois fort que 
ns l'imprimé, n'a plus rien lais 

irs en appendices : 1° une Bibi 
trente-huit numéros, — certa 
— avec l'indication de toutes 
1 cinquante pour VHUCoire rom 
tiappé à M. Urbain, ce que je n 
■ais pas ! — 2* nne liste des i 
me docteur en Sorbonne, soit co 
liu de Coëffeleau : il n'y a guè 
ièces signées de lui, en qualit 
■ i' les témoignages coiitempo 
e deux de ses ouvrages destin 
; — 6° et 7" une sorte de le) 
raison d'être, puisque CoëfiTete 
e comme un des fondateurs de 
indication, d'une précision à ' 
livres, de lous les documents 
e table alphabétique, d'une t 
jite d'additions et de correclioi 
1 mérilait-il un monument part 
lent? Il fut un bon élève des 
. et passa comme il faut sa lie 
iremier chapitre. II fui professe 
ois vicaire général des Jacobin; 
:ès, ce qui lui valut de devenii 
Roi, voilà le second. Commt 
inl à l'évéque de Metz, il n'eul 
rèt assez local ; et son évêchô 



ne le laissa même pas en prenâre possession. C'est là lo 
il est vrai, un écrivain abondant. Maïs dans celle m 
ne M. Urbain étudie un à un à la fois avec complais 
ien qui surgisse d'original ou d'éclatant. Coëfieteau es 
lais un esprit assez commua. Controversiste comme 
elle époque, il bataille contre les protestants, il réponc 
'ssemenC du roi d'Angleterre, Jacques II; il est long, Si 
ans ses polémiques, comme en l'était souvent alors 
iolenl qne certains autres, voilà tout. C'est du reste 
lodéré et uu esprit juste. Il écrit des ouvrages de tbéoli 
l de morale, un Tableau des passions, par exempl 
ounête, conforme aux doctrines scolastiques : mais pa 
u une page brillante. Orateur apprécié, quoique discut' 
n témoignage détavorable), il ne fut certainement pas 
:rmonnaires du temps; nous n'avons d'ailleurs rien 
raison funèbre de Henri FV : M. Urbain, qui est, lui a 
lodéré, ne trouve guère à louer en elle que « des quai 
t surtout l'absence des défauts qui rendent iusupports 
nirs du même genre. H ne faut pas parier de ses 
Jsérables, ni de quelques leLires, qui sont insignid; 
'raduction de Florus et son Histoire romaine, ouvra, 
mtlout le xvii' siècle, mais bien défectueux l'un et 
ue cette Histoire romaine tant vantée? Un long et m 
e rhétorique, — que Balzac lui-môme trouvait n troj 
Iqui doit précisément à ce caractère oratoire son su 
ublic du xvii° siècle, amoureux du beau langage el 
antiquité, grand admirateur des Romains de Corneille 
Coéfieleau eut, du moins en matière de langue, une 
vec Malherbe, du Perron el du Vair, il fit triomphe 
Dur, » el apprit aux Français le style clair, net, sérier 
•■ maître de Faret et de Vaiigelas, prépara la voie à Balz 
n peu par jalousie de métier sans doute, le dénigra 
élit écolier de du Perron, » mais qui d'abord s'était v; 
DD cours de littérature franç-aîse sous Messire Nicolas C 
Académie française le niil-elle au nombre des auteurs 
lire le Dictionnaire. Et l'étude très complète, très 
E. Urbain a faite de sa langue, en la comparant à cell 
celle de Vaugelas, de sa syntaxe et de sou style, ser 
ibte à qui voudra étudier la formation de notre langue 
assep, comme a passé Coëffeteau lui-même, encore qm 
auteur élargisse à chaque instant son sujet : en m 
xemple, d'après des documents des archives, la série 
lamens par lesquels on arrivait, à la fin du xvi" siècl 
Octobre 1894. T. U 



s donnaol des détails îni 
liques, la partîcîpalioD de 
Informe morale de lear or 
U6SÎ0D8 qui pasdonnèreDl 
celle des Rois, etc., etc.... 
lie et au slfle de Goâffel< 



ferttlm, par Édouabo G 

- Prix : 3 fr. 50. 
ireDÎer nous reporte à un 
relations avec les poètes 
i dont le commeDcemeal 
sau que ce qu'il semblait 
'apports avec Lamartine, 
^3 Mea chers nous periu 
frappante ressemblance i 
irieux détails sur Henri H 
: l'Araenal, où se réunis 
niDts aui gloires littérain 
charmante, telle que nou 
d'elle nous voyous les |t< 
passés : V. Hugo, à qui 
is des vers; A. de Musset 
t sur son album le somi 
ite un portrait nie Geoi^t 
leuve. Un joli chapitre ii 
)Dnaltre le poète hretoi: 
QÉne ensuite Autour de l' 
viennent à leur tour posi 
Taslu, M"" d'AgouU et 1 
ittéraire par un épilogu< 
î titres, en tête desquels 
Bien d'autres personna^ 
Qt avec de très intéresse 
n'ai pu que brièvement 
\ remplissent les douze co 
ccupe qu'une petite place 
1 seulement chez Nodier, < 
^mpio une réponse peu t 
! vraie apothéose digne i 
:ule, le grotesque s'y mi 
os ses œuvres n {p. 922). 



T mêle des remarqaes 1 
)age sur Jeanne d'Arc et 
Dd ils veulent s'inspirer 
volontiers de ses opiaio 
1ère et de bonne compag 
n parti. Ainsi il ne con 
r la liberté (p. 313). Que 
[tards de brûler la maisc 
bjels, dont bien des fois i! 
[]ue sans doute il lui ser 
nnlieuseje l'avoue: M. 
de pensées qu'il a publ 
mot n'appartient ni à 1' 
. aucune langue de ma ci 
vre do Michel-Ange, il a i 



XVI. Jabrhandcrti 

3, petit iii-8 de vi-236 p. - 
du A Vi' iiècle n'est p 
■rail le faire croire, mais 
In sait comme le diable 
!s, les pensées, l'imagina 
Luther : à sa suite, les é< 
issi largement figurer le 
pour la propagande, soit 
n de la hllérature. Voul 
opinion, ils le personi 
exemple, ou le diable de 
lipendait ou le ridiculisai 
1. — C'est ainsi qu'en Fr 
impblels pohLiques, soui 
... ou^à son féal ambassa( 
lit atteindre, 
^testants d'Allemagne qi 
ppëe au xvi" siècle : il su 
mode pour que les prod 
nphlets moraux ou tbéc 
;'eD multiplient; pois, à I 
ipriinent plus et ils dît 
le dans la théologie prot 

ire, genre parlicuUer à 1 



n 



— 340 - 



mande, dont M. Osborn a fail l'hisloire : il l'a étudié avec soin, il a 
classé ces livres diaboliques par sujets, îl en a donné de coiirles 
analyses. C'est un chapitre consciencieux de l'histoire lillér^re de 
l'Allemagne : les Allemands qui s'intéressent à leur xti" siècle liront 
sans doute ce livre avec intérêt : mais, pour nous, tous ces diables pio- 
teslanls sont bien didactiques et surtout bien froids. H. Gaidoi. 



HISTOIRE 

Pcm. Bcoliaehtangcn nud Htadlca Ubcp da* Laad nnd 

«clnc Bcivolincr wàkrend eincs SSJâhrigen atifenlhalts, vnn E. Vi. 

MiDDiiNDOiiF. 1. Batid. Lima, Berlin, Robert Oppenheim (Gustav Scbmidt), 

1893, gr. in-8 de xxKii-â40 p. - Prix : 20 fr. 

Dans une excellente étude consacrée à l'état de nos connaissances 
snr l'Amérique du Sud {Ann. de géog., 13 avril 1893), M. L. Gallois 
rappelait en quelques lignes le souvenir du savant à qui nous devoas le 
travail le plus important qui ait été jusqu'ici publié sur le Pérou, Anto- 
nio Raimondi. Des sept volumes que devait comprendre son grand ou- 
vrage, trois seulement ont paru; le quatrième était imprimé et pr*l i 
paraître, quand les Chiliens entrèrent dans Lima, et détruisirent l'éiH- 
lion entière. Depuis lors, Antonio Raimondi est mort (1890), et si la So- 
ciété de géographie de Lima continue à publier la carte du Pérou an 
■1/300,000 que ce savant avait en 1889 commencé à faire paraître, nous 
ne savons pas qu'il soit question de continuer cette œuvre géographiijne 
qui devait, dans l'esprit de son auteur, servir de commentaire à son 
œuvre cartographique. 

Ce commentaire, nous pensons d&voir le trouver, au moins en partie, 
dans le travail considérable dont M. E.-W. Middendorfa publié, l'annfe 
dernière, à Berlin, le premier volume. Arrivé au Pérou quelques années 
après Raimondi, en 1855, M. Middendorf a agi comme ce savant géo- 
graphe; il a utilisé les loisirs que lui laissait sa profession de médecin 
[qu'il a exercée d'abord à Arica, puis pendant dix-huit ans à Lima) en 
exécutant dos voyages dans les différentes provinces du pays. Il a esa- 
miné ainsi toute la contrée à divers points de vue, en a étudié les an- 
tiquités, et a même pu se rendre maître du vieux langage parlé au Pé- 
rou au temps des tncas. Comment, avec tant et de si précieux éléments 
d'informations, recueillis avec persévérance pendant trente-trois années, 
dont vingt-cinq de séjour au Pérou (1833-1888), s'étonner que M. Mîd- 
dendorf ait été à même de composer un livre qui doive faire autorité? 

L'ouvrage de M. Middendorf doit comprendre trois volumes; lepre- 

■ niier, le seul encore paru, est intitulé Lima. Il n'est pas, à vrai dire, 

consacré loni entier à l'ciudo de la cipitalc du Pérou, car il débute par 

un 1res long chapitre {p. 1-156) qui retrace l'histoire du pays sous la 



nbli 
ailri 
par 

deJ 
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le pi 
loti 
I s'é 
oin, 

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etits 

9S, 1 
Sglis 
nisa 

tel] 
iliap 
rlir 

laji 
,les 
ifln, 
lam 



— 34Ï - 
liddendorf ne néglig 

foi, n d'informalio 
boa style, très clair, 
1 en est copieuse et 
le Lima, des monumi 
'hommes important: 
plan ne vient accomj 
nous paissions, poti 
; inléressant d'y in» 

Lima I Aussi deman 
parties postérieures i 
!s l'un à la côte, l'ai 
ige de M. Middendc 
e Pérou et la meilleu 
tre ce beau pays, en< 



te des HlUeldlti 

n. Stuttgart, Jos. R 

donner en deux vo 
blcau, fait dans un 
loyen âge. Avec un 
9si restreint (moins d 
tons que le premier) 
le érudition égale sui 
it complet ; ce sont 
Sont il ne faut pas i 
voir pas mis assez < 
issez netlement com 
mœurs; c'est une 5< 
leur pour en tirer ni 
grave défaut. Cliacu 
idées de l'auteur ne 
Tois porté à les exagt 
es de Charlemagne ; 
i la faiblesse par le: 
ni les lacunes que 
s la place trop restt 
u assez d'influence 
l'être pas autant i 
-t-il de revenir là-di 
d que jusqu'au Ji* si 



jugement 
inde figui 
: de ses Ë 
ilé, son a 
qui ne r( 
t devant 
point une des grandes affaires de ce lemp! 
'M, el toujours sa parole a été puissante, 
Celle belle et grande vie a tenté Mgr de 
teilLance de Sa Sainteté, il apuavoircomi 
:nmeDts ignorés du grand public, et iiiieu 
joerea connaissance de cause les démarcl 
motifs qui ont dirigé sa conduite. 11 nous 
iennesse, les grandes qualités qu'il a dép 
idminislraleur et comuie évËque de Péroi 
ians ses conseils, met en relief les circoi 
principaux actes de ce pontificat si fécond 
Dnvrage plein de faits ne trouve un gram 
imprimé avec beaucoup de luxe par la So 
orné des portraits de tous les grands persi 
DU véritable monument élevé à la gloire d 
Mgrde T'Serciaës a mis un soin particuli 
du Souverain Ponlile. Il expose avec déi 
Léon XIII en Allemagne, en Irlande et sui 
lions ont naturellement suscité des répugi 
produire sans heurter des passions, des in 
respectables. L'anteur s'applique à répond 
trouvera dans son livre plusieurs pièces foi 
lettre du Saint-Père à M. Grévy. Mgr deT'l 
du Président de la République relativemei: 
eulre les lignes, ou il est bien facile à cor 
trompe également en attribuant l'écbec d( 
nières élections an manque d'obéissance 
ordres du Souverain Pontife. II reconnaît 1 
à voir l'état-major du parti conservateur di 
Tait en face d'un gouvernement hypocrite 
entions sur rboBtilité des catholiques au 
|>roche absolument injuste, car tout le m 
Souvernement avait voulu n'être pas per 



' '""m 



ies. NéaamoiDS Léon XIII a pu vouloir par un 
pays le peu de fondement de ce reproche. 11 en 

on ne pouvait empêcher qu'une volte-face des 
inemi ne produisit un certain trouble dont tears 
tntage. 

tine distinction assez subtile entre adhérer à ua 
sa foi à un antre. Nous ne comprenons pas en 
louble face. Les catholiques éminents engagés 
aelle ne pouvaient faire plus que s'abstenir dans 
ais alors il faut former de nouveaux cadres; ce 

du temps. D. V. 



fevoIntloB, d'après les rapports de la police k- 
DOLPHE ScHMiT. Trad. française accomp^née d'une 
ET. Tome IV el dernier. Affaires religieusef. lia- 
alphabétique générale. Paris, Finnin-Didot; Gham- 
p. — Prix : 8 fr. 

ext« des rapports de la police secrète de 1789 à 
itrepril, comme on sait, de Ifis résumer. 11 pw^ 
eurs séries; nous avons sous les yeux les deiu 
'aires religieuses el de l'instruction publique, 
luites de l'allemand, annotées avec soin et com- 
ide de plusieurs appendices. L'étude de Schmil 
r d'ensemble les résultats qu'on rencontrait dis- 
'ii avait antérieure ment publiés. Ces documents 
ongtemps appréciée. Mais, en outre de cet b- 
3, il serait imprudent de leur en accorder un 
I ces pièces émauent d'agents de police on de 
irent souvent, dans leurs rapports, des tendances 
I fait immédiat et particulier qu'ils relèvent, 
]uefots le tort de tirer une conclusion générale, 
ue, pour avoir dit quelque chose, ils ont tool 
de profession, allelés au ministère de la police, 
ces bureaux qui instruisaient contre des milliers 
lient contre eus des arrêtés de déportation. 
B, depuis l'année 1876 où Schmit rédigeait ces 
rance nombre de publications, faites sur pièces 
ré l'histoire soit des afiaires religieuses, soit de 
f1, Paul Viollet l'a si bien senti que, dans l'ap- 
ivoir combattre lui-même l'assertion de Schmit 
truction primaire au xviii' siècle [p. 235-243). 
gue et intéressante note et diverses pièces suc 
au cours et à la suite de la Révolution. 



J 



— 343 — 
'œuvre personnelle de i 
lis. Si nous croyons dev 
lùùs pas moins de la rec 
!ul le mérilc de Viniliati 
puiseront encore. — Au 
ite, j'ai remarqué que, pi 
) Saint-Auguslin n'élail î 
'il s'agil de Lafont de Savii 
, page 77, il n'eût pas ( 
■gion étaient l'organe du c 
t confondu avec les Anne 
ïns par MM. de Boulogne 



lit dire qu'une colleclion 
'e. Mais la plupart des plê 
iprochement esl instrucl 
léralement tirés du Père 
ne des renseignements b 
Il parli anarchisie par 
la doctrine qui peut se 
Diderot, de 3.-3. Roussi 
Proudhon. Bossuet lui-i 
iir avoir dit que, selon le 
en tous. On nous fait con 
:, sa littérature, et la sér 
jue les anarchistes aimei 
3 agressifs et de révolutio 
)erl Spencer, de Tolstoï, 
■e morale satii obligation 
lertaires, » et décrivent, a 
tur qu'ils promettent à 1 
m ennoblir la propagandi 
i, préparateurs d'une en 
Svoltenl contre 1rs contra 
la loi morale. Rien de j 
lothéose de Kavachol, as! 
marchant à l'échafaiid, ui 
tout au long par M. Fé! 
[ui entendent déclarer ce 
\é, divine ou liumaine ? . 



— 346 — 
B&ns Gompler les ûon-militants, les complices in- 
IX. Ce qui les rend dangereux, c'est le désarroi 
lUs nous débattons. Leurs rêves de reconstraclian 
expériences qu'ils ont tentées daos le nouvean 
T.] ont échoué. Hais, comme dit l'un d'entre eas 
:a — de son vrai nom ûalland — « ils savent nn 
' la joie tout de suite : détruire passionnément. « 
J. Angot des Rotoues. 



kinoDr. Arme Boleyn. — Elisabeth, par Hector de la 
lendorf, 1894, in-8 de vi-308 p. — Prix : 7 fr. 50. 
rriêre, dont on connaît les intéressants travaux sur 
ce, a voulu franchir la Manche et emprunter à l'his- 
eux drames passionnels encore assez mal connus 
algré le retenlissemeut qu'ils eurent dans le monde. 
:hant ; il est fondé le plus souvent sur des docu- 
j de grande valeur, quelquefois aussi sur des ren- 
ide main, comme l'histoire des reines d'Angleterre, 
Ca qui est curieux, — et le parallèle méritait d'èln 
- c'est que Henri VIII et sa fille Elisabeth aimèreot 
tisdeux sont pétris d'orgueil et de vanité. Henri Vlll 
eauté et de sa science théologique qu'Élisabeli esl 
et de sa puissance. Ils aiment par caprices violents, 
ice à l'idéal; à leurs passions successives ils asso- 
litiques. EnSn leurs amours ont de tragiques épîlo- 
t pas à faire tomber sous la hacbe du bourreau le: 
I près des leurs, sur les mêmes coussins de brocarl 
ï regretter que M. de la Perrière, historien sagace 
ait pas traité plus à fond la question du schisme 
la conséquence de la passion coupable de Henri Vlll 
^a correspondance du cardinal Pôle, les rapports de 
ios récemment retrouvés dans les archives de Saiol 
^s soins du « Record Office, » auraient donné matièw 
lus intéressants, et auraient permis de conlrdlerll 
î font l'objet de la première partie de Deux Dramei 
R00B& Lambeus. 



Bittk dl Plnerolo, da Domenico Cardtti. Pinerolo 
H, 1893, in-8 de viii-656 p. 

arable historien de Victor-Amédée n et delà mooac 
me bonne monographie d'histoire locale. On pea 
ser avec trop d'iiisance sur les difficultés de chrono 
ique que présentent les origines de Pignerol, et di 



Mi 

i S 
ioD 
' luense o compagnie « qui a reçu, 
iore, le nom de Compagnia del Fi 
i statuts de celle Compagnie, qu'U 
il été publiés en 1881 , par M. Gau 
, Aecademia délie scienze di Torim 

Le quatrième livre est consacré k 
iSaTole. Le cadre de l'aulAir semb 
iionologique conserve tous ses im 
irilAble confusion les événements Si 
ledes questions les plus intéressa; 
tte contre les hérétiques vaudois qi 
I Charles I", se trouve démembré el 

domination française et sous cell 
)mme il manque une table des mat 
tScile de se retrouver. L'histoire c 
8te, folle sur un ton très modéré. I 
ir les relations des Vaudois avec lei 
inalion ducale. Au milieu des évén 
spersés des renseignements sar l'él 
ne et les prc^rès des congrégations 
imerie (1479). 

Dans le livre |V, consacré k l'épc 
lise et sarde dei630 ànosjours), c 
loe le principal élément d'inlérél : 
8 prisonniers célèbres, presque toi 
uaginer, au Masque de fer. M. Car 



'a pas connu l'hypolb 
irage se termiae par 
arables de 181o â 18 
lies citoyens de PigQ< 
iscriptions, doal bea 
ment ce volume. Tel 
e contribution àl'hisl 
lieu, désormais, de c 
iiijourd'liui. Li 



I. Élude de mœurs roi 
mmarion,1894,in-12di 

a Colonna, M"" de G 
es ont cbarm^ les hoi 
uraient gagné, mais j 
i dans la dégradation, 
rdre de la vie. 
talie et de Rome au 
rs et au dérailleraei 
( hommes corrompus 
iression de M. Rodoc 
de les comprendre. I 
t de tous les Iréus ; 
luire sur ce terraiu u 
i au-dessous de la n 

celle qui boit du vii 
: " Qui sait sous qu( 
te. Ce n'est pas le ca: 

je mentionnais ont . 
aires n'ont fait qu'ali 
]d(iiles. Si le scandali 
I prolonge, surtout Jo 
ficielles. 

détail et avec une ci 
Dar les Papes pour co 
ie remède an mal?., 
e nous venons de mel 
in doute cruel.... Res 
es mœurs el si le f( 

contre le for intérii 
e, attaquer le vice no 

sa racine même. Or, 



mépris que gouveroanls, ( 

angélique. 

re, » comme l'aiileiir la c 

ins, empruntées souvent 31 

elle esL IraiLée sons une 
ilité y est habilemenl méi 
e des moines. M. Rodocai 
araissait un reproche au c; 
emps n (p. 140) ; mais es 

page 139, les beaux jour 
i Xî L'borreur insUnclive i 
'u en Italie dans les deu: 
isle plus guère aujourd'hui 
a. Rodocanachi sur les coi 
rile d'être recommande à li 
ère publication Courtisane 
es les mains. 



HÉODOBE Blancabd, Paris, ï 
irtes et grav, — Prix ; 25 fr 
Si originaire de l'Archipe 
I de Paros et de Mycone ; 
tienne et que Mavroyeni c 
i, mais les arguments qnt 
;luants. G'esL en 1771 qu'u 
devenant « drogman de la 
!Dts qu'il était privé de scr 
odar de Valachle, mais a 
lèrenl ses insuccès dans I 
Lcié et décapité en 1788. U 
oncle avait élevé aux pli 
! catastrophe : il trouva jik 
;r de la confiscation une 
)lhète de l'Eglise grecque 
iG fut pendu, comme conip 
lent prit une part active a 
va au grade de lieutenante g 
.onmanie donna plusieurs 
UPS, et enfin Spîridion Mav 
i du sulluD. Tels sonl les 
l'nrbre généalogique compi 
suivre dans le détail l'anal 
jpourvues d'inlérèt. 



M. BlaDcard voulait relier ces monographiei 
ducleur et donner à ces chapitres séparés l'aspc 
générale, d'un * essai d'étude addilionnelle àj 
Grèce, delà Turquie el de la Roumanie, »conu 
plus prétentieux qu'élégant. En lait, il n'y a rii 
cette promesse ; ou n'y trouve nulle pari de i 
grands événements dont l'Orient a été le Ibéât 
au plu!; voit-on un eSort en ce sens dans les d 
Grecs Phanariotea et sur l'Ëglise grecque-orien 
essais de généralisation, M. Blancard n'a su q 
nualions haineuses contre la Latinité de ConsLa 
catholique. 

Je ne dirai rien du style, qui est pitoyable : 
au hasard pour s'en convaincre ; mais ce que ; 
à M. Blancard, c'est l'usage ahusif qu'il a fait t 
a procuré une énorme quantité pour servir de 
tout publié; les cent soisante-dis dernières pag 
dont la plupart ne nous apprennent rien ; le ce 
mosaïque de citations de documents sans valet 
imprimés. Si encore ces ouvrages étaient bien 
servi du livre que M. Urecchia vient de cOnsa 
manie {hloria Romaniloru. Bucarest, 1891): 
tuelles sont despublicalions de circonstance, co 
de l'émancipation grecque : Jules Verne {l'Arc 
historique, Anaslase, par l'archéologue Hope 
plusieurs pages, sans prendre garde qu'il cons 
un ouvrage où rimaginalion joue le plus gran^ 
peuvent valoir les conclusions d'un livre écrit 
la critique. 

Les illustrations, exécutées avec goilt, nous 
d'un certain nombre de portraits originaux fort 
pies de pièces ; malheureusement ces pièces, é 
grec cursif, sont à une si petite échelle qu'il e 
de les déchi&rer. 

En somme, le livre de M. Blancard, malgré 
hrantes, contient fort peu de choses, et si ou ( 
aucune valeur historique, il se réduirait à une 



Jae^MCS Cartier, par E. Deonne, Québec, L. 

La monographie de Jacques Cartier, par M 

la bonne roche, n'est point une œuvre de vulg; 

ditiou. L'auteur a recherché toutes les sourc 



^ 



Feoee, «orsatre et nmlral (1TA9-I8«§), par 

ris, Baudoin, 1894, in-4 de 79 p., orné de grav. et de 
X ; 6 fr. 

laurice Loir tend à prendre la place d'hisloriographe 
e vacante par la mort du regretté amiral Juneo de 

B il est jeune, on peut espérer qu'il approchera de 
]our le moment, il lui manque encore la maturité àa 
s envolées qui permettent de planer au-dessus des 
es envisager avec le coup d'ceil de l'aigle ; il n'a pas 
er des petites passions contingentes que le véritable 
gner. Ce défaut capital est très sensible dans la bio- 
Vence, qu'il vient d'écrire d'après des papiers de 
.uî ont permis de livrer à la publicité de fort curieux 
laot à l'époque la plus troublée de notre histoire, 
i avant la Révolution, el l'obscurité de sa naissance 
icle à son avancemeot dans les grades de la marine 
par sa valenr mililaire, il conquit la faveur du chef 
, el le Hoi lui conféra en même temps la noblesse et le 
e Saint-Louis. 11 semble donc qu'il n'eut pas trop è 
[en régime, et cependant M. Loir croit devoir prolea- 
mtre l'inégalité qui existait alors enire les officiers 
iblesse, et les officiers bleus, on de la roture. Passe 
ilique assez justifiée d'une intolérance parfois exces- 
auteur exagère vraiment, c'est lorsqu'il reproche aui 
io\T abandonné leur poste au commencement delà 
I l'émigration ; il sait bien pourtant qu'ils ont élé con- 
péoible parti par les émeutes sanglantes dont pla- 
int été victimes à Brest aussi bien qu'à Toulon. Taioe 
te absurde accusation et a victorieusement démontré 
les à leurs devoirs n'ont pas été libres de choisir : ils 
ur sauver leurs vies très sérieusement menacées. 
s, le bon esprit de condamner sévèrement et les 
tion et la désorganisation qui en résulta dans la 
son héros n'échappant qu'à grand'peine aux déla- 
leureux de voir renaître dans sa patrie et danssOQ 
jre et de discipline qui avaient trop longtemps été 
lors qu'il franchit rapidement les grades inlermé- 
qu'à la haute position de préfet maritime de Toulon. 
ite et pleine d'intérêt, est luxueusement éditée, or- 
temps el suivie de fac-similés de lettres cl de do- 
:. Comte de Bizkhont. 



I 

J 



lëoD qui est k 

an après l'autre 

piiblicaiions di 

sur le roi Josc] 

e, car elle ach( 

pecl, disoDs m' 

si nous nous rappelons successivement sesorigi 

)a connaissions déjà par un ouvrage anlérieiir d 

el CoiTeapondances du roi Jérôme et de la n 

par les doctimenls édiles ù Stutlgart sous le 

berger. 

Le présent volume nous livre les premières 
[ives à son enfance et à sa jeunesse, le récit 
de son voyage en Hollande (1810), une série 
l'empereur Napoléon, puis et surtout une corre 
de malheur, qui met en relief toute la force 
site de son caractère. Condamnée à une existe 
de pénibles débats d'intérêts avec son père et 
elle se refusa aus lâches conseils qui lui vena- 
et ne voulut point quitter dans l'esil le mari qi 
donble prestige de la couronne royale et de l 
elle demeura vraiment une princesse Bonapa 
respect afiectuens et vraiment filial qu'elle er 
dame Laetitia sont particnltèrement lonchani 
320, etc.). Sa correspondance avec ses beaux- 
est également intéressante, et le mot du chef 
l'on pense par contraste à l'ex -impératrice dev 
est justifié par la lecture de ses lettres commi 
vie : Catherine de Wurtemberg « embellira 1' 
M, du Casse a mêlé aux pièces qu'il a réuni 
forment évidemment le complément un peu bi 
aatérieures, un certain nombre de lettres émar 
politiques du temps, notamment des empere 
Alexandre et Nicolas de Russie. 



■èmolres d'Oalre-tonaber par Château 

Garnier, 1894,2 vol. in-8 de SSaet 510p. — Pi 

Deux nouveaux volumes succèdent au prem 

dernièrement. — Dans le tome 11, Cbaleaub 

riquo et a rejoint l'armée des princes : il y mèi 

OCTOBRB 1894. 



— 3M — 
Brvi au récil d'Eudore. I 
il la sombre misère Ee d 
blie Atala; le Génie du 

en avril 1802 et rencoDM 
iqiies qu'en doane l'aulet 
daoce singulières, âa liais 
mission de ministre de Fi 

duc d'Enghiea, le voyagt 
néraire, des flfatckex, con 
s CbaLeaubriaad. — Le to 

l'Empire, à la première 

ï propos d'un ouvrage d 
is hautes qualités : Cbat 
it du moins pouvoir cilei 
ie, relire pour ainsi dire i 
vre va conquérir. Mais ce 



I l^llerles» Marie-Ami 
[uBERT DE Saint-Ahahd. F 
l fr. 50. 

t, l'apogée du règne de 
M6 inclus. Elle se trou' 

c d'Orléans et le comoii. _._ 

M)Ddaisent à la culbute finale de 1848. — Alors, 
réaliser ses ambilions,materneIles les plus soubai- 
ses enfants. Ce ne sont plus ces unions bâtardes 
et des protestantes, quand l'Europe dynastique et 
'ageusement ses portes aux représentants de lamo- 
ricades de Juillet. La princesse Clémentine, le prince 
A.umale, le duc de Montpensier, contractent des al- 
gnes de celle antique maison de France à laquelle ils 
rtenir. — Le récit de ces aventures matrimoniales 
épisodes du récent volume de M. de Saint-Amand; 
apilres sont entièrement consacrés à ces fameux 
, a qui mirent alors en échec la diplomatie anglais* 
îs-Pbi]ippe les injures les plus vives de nos voîsini 
l'accusaient de manquer à sa parole et d'oubliei 
. — D'autres épisodes sont également abordés : le! 
i du duc d'Aumala et la prise de la Smalah; \ei 
prince de Joinvtlle; les deux visites de la reioc 
"Eu et le voyage de Louis-Philippe à Windsor. 



— 350 — 

remellre à un ami, à un confident, à qui il s'en ouvrait gotiventet qui 
ciil communication de tous ses papiers. M, Ch. de Lacombe avait d'ail- 
leurs fait ses preuves, soit par son étude sur Henri IV et sa politique, 
snil nar r.pllp. <;np Ifi ('.nmtet duSeiTB. 

Te d'aujourd'hui nous en offre la première 
3,. c'est-à-dire qu'elle conduit Berryer jiis- 
i il enEra à proprement parler dans la car- 
ion au Puy, el jusqu'à la révolulion de 
aui devoirs. Ne le 4 janvier 1790, Benrer 
811, à vingt el un ans, il prête sermeol 

semaines plus tard. C'était alors un imp^- 
l'honneur du mariage de Napoléon cl de 

discussions de l'Assemblée cunslituanle 
me dont il avait été jusque-là l'inconscient 
tcstauradoo et du régime conslitiitioiinel 

le d'avocat défendant devant les Iribunaui 
de l'Empire, on peut reconnaître que, s'il 
e justice, il avait aussi gardé le culte dd 
■ les grandeurs lombées ; le gouvernemenl, 
! trouvèrent à redire à ses hardiesses lors- 
nne, sujet (lu souverain de l'ile d'Elbe, avait 
: de l'opposition royaliste avec Cbateau- 
être ouvertement du parti, écrit M. de La- 
e pas; il ne connaît ni exclusions, ni pré- 
relations dans tous les camps....; il défend 
opprimé....; le médiateur paraît sous 1( 

r suivre le rôle de Berryer dans la Société 
volulion de Juillet, dans le procès desni- 
î les divers mobiles qui influèrent sur Ber- 
nent nu nouveau Boi dans la séance ia 
mine dans un État, s'écria Berryer, ies 
se soumettre, et les gens de bien doivent 
de leurs efforts pour détourner de plus 
;rand intérêt les pages que M. de Lacombe 
aises; grâce peut-être à ses relations avec 
L pas, comme le fît son père, les querelles 
)ntre les jûsuites, pas plus que les doctrines 
\ penseur de la Chênaie, soit en refusant 
*1. de Montlosier, il se montra plus a>isé 
-es: les libéraux d'alors lui en voulurent 



^« 



- 857 — 
Ce d'ësI pas encore le momenl de nous pro 
la vie (liL grand orateur; ne devançons p^s les 
gérera la iecliire des volumes qae nous prépare 
mainlenant, nous saluons nne enquête faite av< 
tira cerlainement une appréciation déCnitive ( 
avons applaudi comme un si grand artiste en 



PréT*a<-pMrailol. Étude suivie d'un choix de 

Paris, Hachette, 1894, in-12 de 305 p. — Prix . 

M. Gréard fut l'un des intimes de Paradol, < 

maie, et c'est sous l'impression de celle amitié 

mémoire tout son Éclat. Dans une élude de ce 

kigélique plutôt que crilique, il décrit les v. 

ivaît été le témoin; il dépeir 

s, l'historien et le littérateur 

urs avec sa distinction accoi 

n psj^chologiqiie. Contrairemi 

ils de lettres inédites, au lieu 

, Prévost-Paradol (0 avait as 
în) fui panthéiste malérialisl 
3l; à l'École normale, où il e 
i système sous la direction 
un « des berceaux de la criliq 
-ilique, quand il dit : « Lasci 
questions surnaturelles dan 
» {p. 16.) Paradol se considc 
grand Tout, et devant y rent 
ic il était épris de • toutes le 
i vertu était l'art de faire n 
vée. nOn conçoit dès lors qu 
:tés et ses licences. » 
était ennemi déclaré du des 
ulait une extrême ditatatior 
s la liberté, pas assez vers 
n exacte de l'une et de l'auti 
le gouvernement qui lui était 
identifiail la liberté avecleprc 
tlholicisme et l'Église, que so 
lieu où i! vivait, méconoaissai 
Iparation de l'Église et de VE 
ise, il demandait noblement 



d'association, 
bir une large 
rel. Il admetla 
le? il aimail ] 
e, et il read&i 

lit une énorm 
; il avait enco 
triode. Dans U 
livres, il se ti 
ré aux Débats 
lutre le pouvoi 
1 point de vue 
l'oué à ses a m 
sans cesse à \'i 
ijue le charme 
quence du Irit 
'enait pas à soi 

!es par extrait 
ser, si un coi 
^commandant, 
lupart à ses am 

ues-unes sont ,._. 

ns illustres : Mgr Dupanloup, Louis Veail- 
euve, etc. Celles de Paradol sont alerte 
ses déceptions et ses tristesses; il devi» 
ces, de ses travaux, de ses mécomples c 
)ute son âme est là. 

e Un. En 1870, une trompeuse aurore di 
le vœu de ses intimes, il s'était împrudem 
li, un ennui incessant l'avait suivi dans s; 
!t plus que lui, n'ayant pas l'appui it 
ices, il se sentait désarmé dans les iulU: 
ements. A l'Ueure donc où il croyait saisi 
mbilion, il apprit tout à coup en Amérigae 
astres et l'invasion de la France; l'édifia 
i sans défense contre le désespoir, il se toi 
ir, « dit M. Gréard. L'honneur de la vie 
imbal dont le Souverain Maître de l'eiis 
Iroil de nous relever, Gbobobs Gindt. 



l'iLLAH!, Bologi 

: d'tine dizain 
. La premièrE 

réflexions ini 
es mélhodes 

sur l'import 
igé par cerla 



1 sont en qui 
co. Les deux 
un caractère i 
snsuiie une a 
estion de ta I 
étence par M 
e reste du vo' 
etc.; sans ëtr 
[ui précède. 



BUL 

« du Père JEJ 
Traité inédil d 
de Saint-Paul, 
mdre rang à ci 
spirituelles le 
alTirmation. I 

appuie ce qu'i 
)ur, place le P 

Le Itôvûrend 
ïgn de treize ai 
ivreâ fureiit-ol 
us estimables 
îque de la vie. 

traité de l'ai 
rie Boudon. E 
>'ail de revisic 
ut conQé au P 
lâcialcs. On es 
r couse i eu ci eu: 

ordres religie 
; rie laviespit 

déclare, aprâi 
«nnmencemen 
perfection et I 
.te école, nous 
2 sujet de l'ar 



"'"•■"■^•■M 



comme l'a fait saint François de Sales. H sr borne à ce qu'il y a de plus 
ÉlevL^ : l'amour de Dieu pur et parfait. Il enseigne en quoi il consiste, la 
manière de le pratiquer et les fruits divins qu'il produit. » L. Robert. 



n-16 

Les procédés artiQcïels de composition et de rédaction tiennent beaucoup 
de place dans cet ouvrage : métaphores pour titre général, métaphores pour 
titre de certains chapitres, préface pour dire qu'il ne faut pas faire de 
préface; dialogues de vivants dans les premiers chapitres; dialogues de 
morts et a chœur d'âmes errantes, » dans les derniers, etc., etc. Tout cela 
sent un peu la rhétorique, une rhétorique surannée, quoique renouvelée des 
Grecs et des vieux pédants classiques par de très jeunes.... pédants d'au- 
jourd'hui. Et c'est domniage en vérité, car cet ouvrage téreioigne d'iafor- 
mations étendues, précises, complètes, d'une intelligence ouverte h. toutes 
les nouveautés mais fidèle k l'orthodoxie, d'un souci très pénétrant des be- 
soins et des aspirations de l'esprit contemporain. C'est une sorte d'Étude 
poético' théologique de cet ensemble, d'idées qu'on est convenu d'appeler le 
« néo-christianisme. » Ceux de nos lecteurs qui auraient essayé de se rendre 
compte BU juste de ce qu'est le néo-chrislianisme, savent déjà combien il 
est difficile d'arriver à des conclusions précises; le sujet échappe ft mesure 
qu'on cherche t l'étrcindrc, et il laisse dans l'indécision sur sa nature et 
mâme sur son existence. Ils comprendront doue pourquoi l'auteur met un 
point d'interrogation en tète de son œuvre et un « peut-être » à la tin. Toute- 
fois, et bien qu'il reste indécis sur la portée du néo-christianisme, et la va- 
leur sy m plomatique des idées qu'il représente, bien qu'il ne sache pas encore 

il incline à croire que c'est l'heure d'espérer une renaissance chrétienne, si 
toutefois nous voulons agir et nous décider n à ne plus vivre comme si Dica 
n'existait pas. u Ce n'est pas le CrépusctiU, c'est l'Aurore, ou mieux ce sera 
l'aurore, si nous le voulons. Parmi les chapitres les plus intéressants de 
cette étude si actuelle et si chrétienne, il en faut signaler deux : La Der- 
nière Phase de la science, où l'on voit que les anciens conflits entre les 
sciences naturelles ot les sciences philosophiques, entre les méthodes posi- 
tivistes et l'idéalisme, sont en voie d'apaisement, et que la réconciliatioD 
même est déjà commencée; VÉchelle de Jacob, où se trouvent résumées et 
réfutées, en quelques lignes très précises, les prétendues antinomies delà 
foi et de la raison. C. A, 

Lo« Mers de mace, par N. FiLOi. Paris. LecolTre, 1894. in-l!de2e7 p. aiec 

Ul grav. — Prix : 3 fr. 
La Vie dnna Iob niera, pnr Ueshi Ci.i'i'iH. PaHs, Alcan, ISQi, JD-IS da 1S7 p. 

avec 73 grav. — Prii : fr. 60. 

Ces deux volumes traitent de sujets analogues, non toutefois identiques. 
Écrits sans prétention scientifique, on reconnaît toutefois, en chacun d'eux, 
la plume d'un écrivain maître de son sujet, d'un homme compétent, d'un 
naturaliste en un mot. Tous deux ont été composés en vue d'olfrirun élé- 
ment d'intérêt, principalement aux personnes du monde qui fréquentent, 
en été, les plages maritimes, en attirant leur curiosité et leur attention sur 
les mille et mille objets qui peuvent frapper leurs regards ou dont les impo- 
sants spectacles de la mer évoquent la pensée. 



. lecture de leurs 
hoses (le la mer si 
I vivants qui peu 
13 alîéteiites ft ce 
:cntc d'abord le ta 

cGto9 avec leurs 
raux, leurs dunes 
/ers pbares et sig 

il est tout d'abi 
time, institues, d' 
e littoral. Après 
lits, en commeaçi 

!s et des Ëcbino 
ûdies et aux Pois 
^es ou clasaoa qui 
lui aussi, enfin, a 
es pêcher, 
î partie» de son p 
I toute espèce, m 
;t une ic Troisièm 
)mpreiiant les Bti 
'i-es ou » abymes : 
sbjet du chapitre 
.ns, i> h lasuitedi 
nt, aux oiseaux m 
i est probablemen 
récit de trois poûl 

partie de la Fran 
avec clarté , sans 

sans doute pour 
lates dans des éei 

lu lectrices, rien 
369. Ces deuxpeti 



- l-rii : 3 fr. 50. 

Taspcct italien et 

e volume de la e< 
par une étude hi 
qu'effleuré, mais 

{ïiù Marti ne n go- Cl 
destin dans les 

it de vue, par Art 

rvation : plusieur 
ou sa qualité d"i 
adorons >■ pas Ii 

récédé cent cinqu 



JroB tebèqa 

16 de ISO p. - 

n lecteurs de 
DD choix de et 
faite panni U 
qualités néc( 
inné par l'Aca 
I a le goût, h 
noéma temps 

de chants te! 

;rs, sous ce ti 

s bien des eoi 

. Noos y remi 

ion née d'une 

i duquel elle 

I, U France du Nord, la Provence, l'Italie, 

:ore offrent des versions de cette légende 

17). — Espérons qu'à, ses nombreux livres 

rand ouvrage qui doit former huit volumes : 

! du Hivernais. Tu. P. 



B Rakoriho. Hitan, HcBpli, ISIM, petil ia-H de 
K : 1 fr. 50. 

bA»A. Milan, Hœpli, 189i, petit in-16 de vn- 
: 1 fr. 50. 

ne juste réputation k leur éditeur. Ceux-ci, 
rt bons, clairs, Tacilea à consulter, et cod- 
!U de pages. Mais, puisqu'il s'agit ici d'une 
s deux auteurs eussent suivi un plan irfen- 
tières. Or, M. Inama adopte l'ordre métbo- 

1 chronologique. Nntocs aussi que, seul, 
petit livre, l'indication des principaux on 

i à l'histoire de la littérature qu'il étodif 
no aurait bien fait d'imiter. M. Foriiont, 



vi-ïîli 

r d'un savant et intéressant ouvrage sur le 
pour l'enseignement de l'histoire en Eiirop( 
il traite les questions littâraîpes et les quef 
icience et une scrupuleuse application (\i 
dtro ses enthousiasmes dépassent-ils que! 
k propos des romanciers français ; mai 
B le critique doit être bienveillant? Bien 
lira a les deux principales qualités du cri 
drc et pour juger, M. F. 

•èa In a Conatltatlon d'Alhènea, ■ pi 
i, in-8 de iï-124 p. — Prii : 2 fr. 50. 

i, les archontes qui hâritèrent de la plupai 



rois. Certaine! 
stitution confim 
Ion toute vrais* 
i ligurcDt dans 
ginaie^du pliîlc 
rdres et soua si 
jst question àa 
Qot d' interpola 
ifuser de roconr 
:urBλIl CBtini 
mais à titre ext 
lique romaine, 
imonter cette i 
té des archont 
lemient qui leu 
de charge, rien 
•an te, Aristote 
■ement honorifn 

monographie et 
lontnt; en oppi 
irs collègues, a 
. de rédiger et i 
pénal. Alhène: 
iprudence. 
jteur soulèveni 
ctueux oi!i nous 
I outre sur car 



> eommunlcol 

min* de fer, léh 
H94, in-13 de 3S2 
très bien tou! 
s qu'on y cherci 
•ganisationanci 
a diitails que li 
■nteil (t. IV, p. 

malles-postes c 
t quinze parlai 
ivée au point d 
treize autres vo 
3 raconter ce q 
idre les malles 
ir pittoresque 1 
cuscmenl remp 
X livre de posti 

deux francs p8 
1 distances sup 

etc. Si l'on ne 
que son titre s( 




- -.m ~ 

lies 011 ne s'attendait pas: telle est, par exemple, la men- 
Haldoii (p. 13) qui aurait é\£ le contemporain d'Adam, el 
rappeii; que pour jouer un mauvais tour à la Bible, Plu- 
livre ne manquciti d'ailleurs pas d'inti^rêt ; tels sont les 
.1 actuel des postes dans les principaux États du monde, 
s, les téléphones. Est-ce que les bicyclettes n'auraient pas 
i dans cette histoire de la locomotion ? Grisberc. 



LiApaote. I^alnt Pie V ot don liluaii d'AntrIcbe, par 

i, S, rue Fran\;ois 1", in-4 de 112 p., orné de grav.— Prii: 1 fr. 
«nt«. Sainr. Mie V et don Jatta d'Antrlcbe, par 

'aris, Firmin-DidoL, s. d., gr. in-8 de 3!0 p., orné de 7* graT. 

est l'auteur du l'excellent ouvrage sur les Chevaliers de 
vons fait l'iiloge, et nous retrouvons les mêmes qualités 
publication qu'il vient du Taire paraître à deux éditioDS 
lans deux librairies dilTérentes. C'est une habitude de cet 
iix moutures d'un mémo sac; on ne saurait s'en plaindre 
it de bonne qualité, ce qui est le cas; pour en unir avec 
tions, nous dirons que la première est meilleur marché; la 
;oignée comme impression, gravures et brochage, et forme 
ie prix et d'étrenne. En ce qui concerne le texte, qui est 
s deux volumes, l'auteur ddcrit d'abord la situation de 
années avant la bataille de Lépante : il montre, d'une 
iniaii parvenu, sous le règne de Soliman le Magnifique, à 
ssance; d'autre pari, les royaumes chrétiens divisés entre 
mutuellement, sourds à la voix du Saint-Siâge qui les 
pour conjurer le périt musulman grandissant de jour en 
ime parfois l'égoîsme jusqu'à conclure des alliances cou- 
ind Seigneur. Cependant Soliman meurt au comble de la 
seur Sélim, dès les débuts de son règne, fait saccager par 
de l'archipel ionien demeurées cbrâtiennes, s'empare de 
sérieusement les rivages d'Italie. C'est alors que le saint 
a. Farocbon expose la vie admirable jusqu'à son élévation 
], pousse un cri d'alarme retentissant. A ses accents les 
9 excepter la République de Venise, ainsi que la puissante 
nt leurs forces maritimes sous le commandement suprême 
triche; l'ordre do Malte fournit ses galères et ses indomp- 
tous marchent sous la bannière du Christ contre la flotte 
! goutet resserré qui donne accès à l'entrée du golfe de 
rent les armées ennemies, le choc est terrible ; on en con- 
ultat. M. Farochon conte avec un enthousiasme cominu- 
.ies de cette lutte où se jouaient les destinées de la chré- 
î de la remarquable étude de l'amiral Jurien de la Gra- 
inimant du souffle religieux. C'est vraiment une lecture 
'ortante que nous ne saurioos trop recommander à tous les 
les classes. Des gravures et des cartes aident à l'intelli- 

COMTC CE BiZKllONT. 

nne. Élvde tur l'Union, par te It. P. MicasL. Paris, Vie el 

1 de «11-3*4 p. — Prix : 2 fr. 50. 

développement de la brochure publiée par le môme auteur 



J 



r 



— 365 — 



E0U9 le titre : La Queslion religieuse en Onent et l'Union 
est à peu lie chose près le mÉme, mais on y Irouvei 
de chapitres nnuveauK; sur tes missions latines en Orii 
retigieu:! et politiques de l'union, sur l'e^cistctice des pi 
disciplinaires , sur !a controverse thâologique , ses 
points qui doivent un ùtre exclus, ceux sur lesquels cli 
principes qui en donnent la solution, enfin sur les m( 
nion tant désirée. Malgré ces additions, l'auteur ne doi 
travail que pour une simple ébauche des grands probl 
seul mot d'union. Il souhaite d'avance la bienvenue h \ 
rnnt avec plus d'ampleur les points particuliers de ce 
sujet. Comme œuvre d'ensemble et résumé substantiel 
étude sera toujours utile à consulter. On peut ne pas 
du U. ?. Michel, mais on ne saurait nier ni ses li 
ses connaissances approfondies. Les études sur la t 
pline orientales qu'il se propose de faire paraître procl 
nous en sommes convaincu, une preuve nouvelle. 



lAialii-ÎVapoléoo prlBOnaloi* an Tort do Uam. La 

iSiS (Documents inédils), par Pierre IUchet-Souplet. Pi 
de 290 p., avec 2 porlrails et des fac-similds. — Prix : 3 
Il a paru récemment en Angleterre un livre de sir I 
n'a pas été. paraît-il, mis dans le commerce, et qui » 
dit de l'évasion de Louis-Napoléon Bonaparte du fort 
quait un personnage mystérieux du nom de S.... comn 
important dans l'éi'asion. Ce personnage n'est autre 
l'aïeul maternel de l'auteur du livre dont on vient de 
élait un journaliste qui dirigeait alors un journal rép 
de Saint-Quentin, et qui, par son talent et la droitured 
donné h ce journal une importance considérable. Il fu 
prisonnier de Ham, mais n'eut aucune part à son é\ 
que l'on trouvera dans ce livre ne sont pas tous neui 
des particularités intéressantes, notamment sur la ce 
Bonaparte au Guetteur, sur sa vie ù, Ham, sur les détail 
Sigaalons aussi le chapitre : La Légende de h 



Dllillotcca (;raBBonela< Docutaenli inedili tul parent 

Eteonora de' Medici e it principe D. Vineento Gonzaga. 

di crudi-.ione. 1893, in-12 de 167 p. — Prix : 6 fr. 

Vincent de Gonzague, fils de Guillaume, dnc do I 
obtint la rupture de son mariage avec Marguerite Fan 
motifs qu'on le soupçonna imsuito de présenter lui-mt 
son union avec Éléonore de Médiois, union qui se réal 
et d'une manière bien scandaleuse, la fausseté des 
conçus sur son compte. L'épisode est tout & fait odieu 
est possible que les historiens aient intérêt & connal 
pent-èlre eiit-il mieux valu leur laisser le soin de les r 
dans les archives de Mantoue, d'où ont été tirées le: 
mises au jour par M. G. Conti à la suite d'une notice s 
Ces lettres, d'un cynisme rcvoUant, émanent souvent 
fort préoccupés de la situation de Vincent de Gonzagu 
n'a été tiré qu'à deux cent cinquante exemplaires num 



. prêtre de Sainl-S'. 
iNEAti, pr£tre de St 
. Angers, Germain 
11-529 p. et 696 p.- 
l'Angera vient d 
lais où néanmoin 
■. Il s'agit des nn 
u Béminaire d'A 
>Sulpice en 1695. 
vÉritablo luxe, éb 
jstion. Le texte c 
ssionde quelqueÊ 
Drthographe du U 
;out dans la notio 
irte préface où i 
entre les mai os, 
jtvH" siècle, à t'a 
iHer, sauront gré i 
ur nous apparaît, 
d'un zèle ai ardei 

e septembre 1893. 

ive sous un doub 
de Loyola et Ant< 
est à propos de 
ien, les Basques, 
i les plus sérieusi 
ns cultivent bravt 
ns pécules dans 1 
itique, des Basqu 
Chili, occuper les 
lolie; mais, pour 
e et principalen 
Bcrnadou nous d 
circonstance avec 
ctéri s tiques. Les 
i. Les juges des c 
ion est extrême ; 
isputes mal sonna] 



: 3S p. et S pt. — 1 
t à M. Coulon l'oi 
rès du village d( 
ilex, exhumaient 
dications, des arc 
t assez indiCféren 
par eux, fouilîèn 
ui sont plus ou I 
t pas eu le temps 
■on six cents toml 



attr'actes de travaux plus étendus. 11 n 
imprévues, faites dans le champ qu'il ce 
temporaine. Qui voudra désormaie parle 
de Geoi^e Sand, de Musset, de Baudela 
Tolnme de M. de Louvenjoul, non que l'c 
ou des études critiques, mais parce qu 
ques anecdotes inconnues, dos vers inédi 
pages de prose et surtout de très aboni 
ques. Le chapitre consacré à Alfred de ^ 
et dans celui dont George Sand fait le s 
à Dieu (p. 164). H ne semble pas que san; 
la grande romancière une catholique im 

SyatemBUBches Vei-zolcbnls dep 
■eitBtloDoii uDd HabllltstloDscl 
romaoliieliea and engllachen C 

Sprach- und LiUeralurwittentchaft und i 
mura Vabnbaobh. Zweite vollstândig umge 
Hartiii. Leipzig, C. A. Koch's VeriaBsbui 
de ivi-296 p. — Prii : 5 fr. 
Les tbèses de doctorat sont infinime 
qu'en France, et il n'est pas besoin de 
Jilable bibliographie. La plus grande \ 
langues romanes, sera aussi pour nous 
classées dans un ordre méthodique tr 
sur les sujets les plus variés concerna 
notre littérature ; l'Aliemagne et les pi 
grande partie ; les thèses françaises y Bi 
seutées dans les Universités allemand 
docteur en philosophie portent en génëi 
ceux traités dans nos Facultés pour le i 
que dix pages, la moyenne est de cinquai 
égale (Cf. Romania, 1885, p. 631). Ëni 
Biuguliere : Étude iur Pierre Loti, sur En 
àpai de la poésie présomptive de l'avenir 
die, la Caractiriique du roi Artus, la Ki^ 
Wille, Comparaison de l'ode de J.-B. Rous 
la balaiUe de Savarin de Victor Hugo, E) 
min oomique de Searron, etc. 



■ m 



CHRONIQUE 



lE. — Louis-Philippe-Albert de Bourbon-Orléans, comte be 
Paris le 24 août 1838, est mort à Stowe-Housc le 8 septembre; 
ne quecinquanie-sisans. L'existence de ce prince, qui s'est éteint 
Èment.a été consacrée tout entière au devoir et au travail. Sa vie 
md exemple ; sa mort en a été un plus admirable encore. Celui 
re appellera Philippe VII s'est montré le digne descendnnldc 
: il est mort en Roi Très Chbétirn, Nous n'avons pas à rappeler 
ire de Monsieur le Comte de Paris; noua ne voulons que rendre 
ire un hommage qu'il a su mériter de tous, mùme de ses adver 
Lppeler les travaux auxquels il avait consacré les loisirs que, è 
!S, l'exil lui avait laits ; Damas et le Lil>an, extraits du jour' 
âge en Syrie au printemps de tSSO {Londres, i86i, in-8):— La 
!oèl dans U Lancashire {Revue des Deux Mondes, Tévriar 1863, sous 

d'Eugène Forcade); — Lettre sur l'Allemagne nouvelle (Rerue des 
'.s, août 1867, sous la même signature); — L'Église d'Etat et 
' en Irlande {Revue des Dcujt Mondes, mai 1868, sous la signature 
laymond); — Les Assoriations ouvrières en AngletciTe (Tinife'j 
•is, 1869, in-8 ; 7e éd., Paris, 1884, in-12) ; — Campagnes de far- 
te, 4833-4839, par le duc d'Orléans. Publié par son iils (Paris, 
— De la situation des ouvriers en Angleterre, mémoire présenté 
iSion d'enquête sur les conditions du travail [Paris, 1873, iii-8; 
i) ; — Histoire de la guerre civile en AmiJrique (Paris, 1874-1889, 

— Lettres du duc d'OrlitaRS (1825-4842), publiées par ses (ils 
, in-18) ; — Une Liberté iit'ccssatre. Le Droit à l'association (Paris, 

intes que l'on avait conçues, il y a déjà de longs mois, pour li 
le commandeur Giambattista oe ltoss[, viennent de se réalisef. 
.ant, que l'on s'accordait & regarder comme le prince de l'ar- 
irétienne, est mort le 20 septembre, au palais de Castel-Gan- 
i Souverain Pontife, qui l'admirait et l'afTectionnait beaucoup, 
sa disposition. Né à Bome, le 23 février 1822, G.-B. de Rossi 
jjlège romain, les cours du célèbre P. Marchi, et il ne tarda pas 
un de ses plus brillants élèves. De bonne heure, il se fit côn- 
es travaux archéologiques et épigraphiques de premier ordre 
ité chrétienne. L'on sait que c'est lui principalement qui a fait 
9 catacombes do Rome; ses découvertes dans le cimetière de 
î sont Justement fameuses. Il était, avec MM. Henien et Momm- 
!s trois membres de la commission du Cmpus inscriptimaa 
l'Institut du France {Académie des inscriptions et bel les- lettres) 
iné, en 1867, la place d'associé étranger laissée vacante par il 
Bopp. Ses nombreux travaux sont semés dans le Giornale Arca- 
ES Annali et dans le Boltettino dcll' Jstituto di corrifpondeiaa 
, dans le Bollettino areheologico, de Naples, et surtout dans le 
archcoto'jia cristiana, fondé et presque exclusivement rédigé par 
pouvons songera donner ici la liste complète des travaux de l'émi- 
logue. On trouvera une bibliographie assez complète à la suite 
e intitulé : Presetitazione so/eime dctla medaglia d'ara al commet- 
Hatt. deRossi (Roma, tip. délia Pace, 1883, in-4 de 54 p.). Kous 
■ons h relever les titres suivants : Inscriptiojies christianae arbis 



■■ I 

J 



Romae scptimn sneculo antiqvioi-es (18l 
cris/ia«a 11804-187", iii-fol.); — Musa 
ucolo XV (1872 et suiv., in-rol.): - 
coemeteriis subterraneis udo depicta 
Aperçu général sur les catacombes de 1 
e pro^ettiehe di Roma anteriori al 
letinorum bibliotkecae Valicanae tomi 
blioteca dellft seiif apostolka (1884, ii 
nia .. (1888, in-8). 

— La mort de l'illustre Heinrich-C 

tenbut^ le 10 septembre, fait perd 

leurs plus savants et plus actifs ade| 

se dédia jeune encore aux recherches 

l brc. Il n'avait que vingt et un ans 

i récriture démoticjue. Des études dan 
Turin et de Leyde, en développant 
malière, le préparèrent admirableme 
~>3, aux frais du roi de Prusse. D( 
urne o privat-docent » à l'Univers 
;égiptien.UnDouveau voyage en I 
Perse avec l'ambassade envoyée 
ire (1864), il y resta quatre ans; 
Goettingue, qu'il quitta deux ani 
n de r cole d'égyptologîc du Cair 
irdu musée arabe. On lui doit : , 
i); — Numerorvm apud veleres 
i) ; — Uebereinstimmung einer kit 
n griech. und demolisr.hen Anfan, 
■i); — UebcrsichUiche Erkldrung w 
im zu Berlin [1850, in-12); — DU 
lire à M. le vicomte Emmanuel de R 
scrit bilingue sur papyrus en icritw 
l'm Ui-oeant twtre ire (1850, in-^ 
■is Aegyptiorum (1850, in-8); — ; 
'erum Aegyptiorum {1851, in-4); 
51, m-4); — Sammluug demoUsi 
imtteuu (1851, in-8]; — Die Adoni 
Grammaire démotique [1855, in-4)i 
'\t des caractères de l'ancienne écritu 
Reiseberichte aus Aegypten (1855, i 
istem in Aegypten (1855, in-16); — 
wiét des anciens Égyptiens (1856, ii 
riirt (1857, io-4) ; — GeograpMscf. 
K7-1860, 3 vol. in-4); — Monumen 
treiÉgypic (1859, in-4); — accueil 
m avec Dûmichen (1862-1865, 4 vo 
R. preussischen Gesellschaft nachPer 
■8); — Ifoticc raisonnée d'un trailé 
I (1863, in-4) ; — Aus dera Orient \ 
fïir à la reconstruction du calendrit 
■ Henry Rind's iwei bilirtguc Papyri 
i« Wôrlerbuch. (1867-1883, 7 vol. ii 
■8); — Wandemngen nach dtn TCtri 
OCIOBSB 1894. 



-370 - 



■'n 



L'eber Bildung und Entwicklung der Schrift, dans la Sammlwi^ 
Uândlkher Vorlràge (1869, iri-8); — Die Sage von der ge/lûgelten 
Eihe (1870, in-4}; ~ Grammaire hiéroglyphique (1872, in-i) ; — 
hiOroglypkes plionétiques (1872, gr. in-4); — VExode et les momi- 
Hiens (1875, in-S); — Seuc Bruchstiicke des Codex Sinailieus (1875, 
- Der Bau des Tempets Salomo's (1877, in-8) ; — Die note Weltori- 
Vemichtung des siindigen Monschengeschlechts [1881, in-8) ; — TAc- 
eriptionum aegyptiacnrum (1883-1891, 6 vol. in-4) ; — Religion und 
e der tiUen Acjyptcr (1884, 2 vol. iii-81; — Die iîuse in Teherm 
i] ; — Ptinz Friedrich Cart im ilorgenland avec M. Fr. X. von Gar- 
, iti-fol.); — Im Lande dci- Sonne (1886, in-8); — Entii/ferung der 
en Schriftdenkmàter (1887, in-4); — Die Aegyptologie (188&-1890, 
i);—DieKostendes Haushalts in aller Zeit {IB90, \n-S) ; - Steiiàn- 
i Bibelwort (1891, in-8); — Die biblischen sieben Jahre derHuagm- 
,, iii-S). La place nous manque pour donner la liste des articles 
ir le savant ëgyptologue dans les revues et reeueils spéciaux. 
lerm;inn-Ludwig'Fci'dinand von Helmholtz est mort le dimanche 
>re, à Cbarloltenburg. Ké le 31 août 1821, à Postdam, où soa pure 
3sseur, il se distingua Ms son enfance par son goût passionné 
cicnces et particuIiÈremont pour les sciences physiques. Sur lea 
c sot) ptre, il se livra aux âtudes médicales, et il remplit quelque 
l'onction» de médecin de l'armée. C'est à cette époque qu'il publia 
où il exposait le principe de la conservation de l'énet^îe (1847). 
qui attira l'atlention des physiciens et notamment de la Société 
(le Derllu, où il fut lu, a provoqué de nouvelles découvertes et oc- 
conséqucnt une place imporlanie dans l'histoire de la physique 
ùcle. Après être resté pendant un an (1848-1849) comme assistaat 
m anatomique de Berlin et comme professeur il l'Acadéinie des 
tle ville, Helmhoitz fut appelé à Konigsbei^, pour y occuper la 
natomie et physiologie générales. En 1856 il passa avec le iDéme 
niversitédeBonn;en 1859,à celle d'Heidelberg; en 1871, il reriiit 
:omme professeur de philosophie naturelle. Personne n'ignore que 
culièrement l'optique et l'acoustique qui ont attiré l'attentiou du 
'sicien et qui lui ont donné l'occasion de ses plus belles déccu- 
\\a il s'est également occupé avec succès de la solution d'une mul- 
iroblèmes dans le domaine des sciences naturelles; et son nom est 
pidement l'un des plus illustres parmi les savants contemporains. 
élébration en 1891 de son soixante-dixième anniversaire a-t-ella 
lion d'une véritable manifesUtion internationale. M. HelmholU 
rtie de la plupart des corps savants du monde entier; i) él*it 
it associé étranger de l'Institut de France et de la Royal Society 
s. Citons de lui : Ueber die Erhaltung der Kraft (1847, in-8) ; - 
ng einei Augen-Spiegets zur Unlersuehung der Nelihaul im tebendc* 
i, in-8); — Ueber die Methoden, kletnste Zeittheile zu messen, dans 
1 das KCnigsberger Tiaturiuissenschaftliche Unterhaltungen (1B5I, 
Jeber die Wechselwirkung der ltaturkrâfte{i85i, in-8); — Ueberdn 
Mcnschen (1855, in-8); — Physiologische Oplik [1857, gr. in-8); - 
<ung tropfbarer Fliissiglceiten, avec G. Piotrowski (1860, in-8); — 
von den Tonempfindungen als physiologische Grvndlage fur dit 
r Musik (1863, in-8) ; — Populare wissenschaftlicke Vortrâge ()8fô- 
1. in-8) ; — Die Mechanik der Geh^rknôchelchen und des Trommel^ 
ï) ; — Dos Denken in der Medicin (1878, iQ-8) ; — Ueber die akade- 
iheit der deutschen Universitâten (1878, in-8) ; — Die ThaUachen nt 



J 



— 371 — 

f (i879, in-8) ; — Wissenschaftlicke 
— Vortràge und Reden (1884, 2 vol. 
hilosopkische Aufsâtie Eduard Zeller. . . . 
atngen kommender wissenschaftlichen I 
néme temps que le commandeur G 
archéologue et Apigraphiste illustre 
jse le !"■ octobre 1816, il se forma àt 
anotte et de Vermiglioli. Ses premier 
)rie. Ses Siografie dei capitani venlurie 
sont fort estimées. Son ouvrage cap 
jrvm antiquioris a£vi (1867, in-4). Ce 
Institut de France (Académie des ii 
«iâ étranger. Il faisait également pari 
lent de l'Académie des sciences de Ti 
ersité de cette ville et directeur du i 
ibrablcs travaux, nous citerons sei 
idiqués ci-dessus : Cronache e storie 
I a 4563 (1850-1831,2 vol. in-8}; - 
» Perugia (1852, iik-8) ; — Analogia de 
ia talina e coi diateiti viventi (1866, il 
oH deW Italia antka (1872, in-8) ; — 
1-16) ; — Gii scQci di Carrù (1879, in-l 
-8) ; — Cronache délia ciltà di Perug 

Bt mort à Madrid le général do divjs 
ji, considéré à juste titre comme le f 
]ts contemporains. Le général Almiri 
1823; entré au collège militaire en 11 
génie, de laquelle il sortit lieutent 
ges principaux : Guia del oficiat en 
Diccionario miUtar etimolôgieo, histàr 
i/ia militar de Espana (1876, in-4) ; 
nana de 4870 (1891, in-4). Le général 
nento para el seniicio de campana, a] 
laisse inédits deux travaux considéra 
yrtificaciôn. Estudio bibliogrà/ico, qui 

srte sensible pour l'Espagne est celli 
A, mort le 7 septembre dernier, à M: 
il à l'Université de Grenade, quand le 

ses talents, lui confia la chaire de 
e fût fait agréger en 1840 au collège 
; plus de travaux littéraires que de Ii 

lyriques, trois drames qu'il fît repi 
ojttorados, la Hija de Cervantes, et AU 
ive édition des œuvres de Francisco 
'es espaHoUs deRivadencira, lui Qrent 
lole.le siège laissé vacant par la mort 
!vint plus tard bibliothécaire de l'A 
immure et du dictionnaire une pai 
.e de l'Académie d'histoire, il pronoi 

remarquable sur la conjuration de 
coup à la géographie historique de i 




— 37i - 

nombreuses cartes qu'il a données sont appréciées par toutes les personnes 
conipétentes en la matière. L'Académie de Berlin lui fit Thonneur de lui 
donner une place d'associé étranger ; il fut également nommé membre de 
la direction centrale de l'Institut archéologique de Rome. Rappelons enfin 
qu'il fut quelque temps directeur général de l'instruction publique en Es- 
pagne. 

— On annonce encore la mort : de M. Raymond d'Abzac, collaborateur du 
Figaro, mort le 23 septembre ; — de M. Burat, ancien professeur de ma- 
thématiques aux lycées Louis le Grand et Saint-Louis, auteur de divers ou- 
vrages d'enseignement, mort à soixante-trois ans, le 12 septembre ;— de 
M. Chabrier, auteur de Gwendoline^ mort le 13 septembre; — de M. Charles 
Cousin, bibliophile distingué, qui remplit longtemps les fonctions de conser- 
vateur du musée Carnavalet, mort à Pont-à-Mousson, le 15 septembre, âgé 
de soixante-douze ans; — de M. Eugène Delahaye, directeur de la Réforme 
du bâtiment j mort à cinquante-huit ans, à Paris, le 12 septembre; — de M.Ar- 
thur FoLLOPPE, du Patriote normand, mort à quaranle-cinq ans, le 24 sep- 
tembre; — de M. le doctçur Froin, mort le 6 septembre, à Bordeaux; •— de 
M. le docteur Martin de Gimard, ex-chef de clinique à l'hospice des Enfants- 
malades, mort au mont Pilate, au commencement de septembre; — de 
M. Gustave Humbert, sénateur inamovible, premier président de la Gourdes 
comptes, ancien professeur aux Facultés de droit de Grenoble et de Tou- 
louse, à qui l'on doit, entre autres travaux, la direction de la traduction du 
Manuel des antiquités romaines de Marquardt et Mommsen, mort à Beau- 
zelle, près Toulouse, le 25 septembre, âgé de soixante-douze ans ; — de 
M. Armand Lalande, ancien président de la chambre de commerce de Bor- 
deaux, mort le 25 septembre ; — de M. Julien Lugol, connu par quelques 
traductions (celle notamment des Odes barbares de Giosuè Carducci), mort le 
9 septembre ; — de M. mile de Lyden, collaborateur théâtral de la Patrie, 
homme de lettres et auteur dramatique, mort le 19 septembre ; — de 
M. Auguste Rolland, rédacteur en chef de VEcho agricole, mort âgé de 
quarante-six ans, le 30 août, à Suresnes ; — de M. le docteur Léon Simon, 
fondateur de Thôpital homéopathique Hannemann, mort à Fontainebleau, le 
19 septembre, dans sa soixante et onzième année; — de M. Eugène Talbot, 
ancien professeur au lycée Condorcet, à qui ses ouvrages classiques et ses 
traductions d'auteurs anciens ont conquis la réputation d'un humaniste 
distingué, mort le 20 septembre, au Pouliguen; — de M. Eugène Varner, 
fondateur du Gaulois, mort à cinquante-huit ans, le 12 septembre. 

— A l'étranger, on annonce la mort : de M. Manuele Colmeiro, professeur 
ô. l'Université de Madrid, mort le 15 août ; — de M. Joseph Parsons Cooke, 
professeur de chimie et de minéralogie à l'Harvard University, dont la 
New Chemistry a été traduite dans toutes les langues civilisées, mort à 
Boston, le 6 septembre, à soixante-sept ans ; — de M. le lieutenant général 
Giacomo Durando, fondateur du journal VOpinionc, et dont la brochure 
Lella nazionalità italiana fit en son temps un bruit considérable (1846), 
mort à Rome, le 22 août, dans sa quatre-vingt-huitième année; — de 
M. Ludwig Franer, professeur de littérature et do poétique à l'École 
technique supérieure de Stuttgart, mort dans cette ville, âgé de soixante- 
treize ans, le 26 août; — de M. S. M. Herzenstein, conservateur du mu- 
séum zoologique de l'Académie de Saint-Pétersbourg, mort âgé de quarante 
ans; — de M. le docteur Hoffmann, plus connu comme romancier que 
comme médecin, mort le 20 septembre, à Francfort; — de M. Nie. Mikailo- 
vitch Iadringev, à qui l'on doit la fondation de l'Université sibérienne, mort 
à cinquante-deux ans; — do sir Edward August Inglefield, explorateur, 



n 



-374 - 



noine Duilhé de Saint-Projet, l'émincnt auteur de VApologU sàai- 
I christianisme, sur les Certitudet de la science et de V anthropologie; 
on des Ecieaces religieuses, une étude de M. l'abbé Pisani sur U 
1 présent du catholicisme en Arménie, et une dissertation de M. l'abbé 
sur 11 Date de l'Exode; h, la section des sciences historiques, un 
! M. l'abbé Beurliersur le Grand Chartophylax de l' Eglise byiantiM; 
ion de philologie, des recherches de M. Lejay sur le Giammairien 
! fes rythmes latins. Dans la deuxième journée, il faut relever plus 
:rement les mémoires suivants ; section des sciences religieuses, 
nciers romains aw V» siècle, par M. Tabbé Baliffol ; Trente Chapitret 
tutions apostoliques, par M. ie docteur Funk; section des sciences 
liquea, là Théorie des trois vérités primitives et le problème de la 

'pa.F Mge fiereier ; le Caractère analytique du principe de Cdusolije 
saorts de la volonté et du libre arbitre, par M. le coml« Domel de 
k la section de droit, la Révélation et la science du droit, par D. H. 
i de Cepeda; k la section d'histoire, des Recueils de légendes rela- 
apôtres, par M. l'abbé Duchesne ; Organisation d'un grand dioeise 
'.u XVIII' siècle, par M. le chanoine AUain; à ia section d'anthro- 
'Homme et l'animal, par M. de Kirwan ; la Vie intellectuelle des po- 
primitives, par M. Aristide Dupont. Dans la dernière journée, nous 
ms : Le Prophétisme en hrall et les théories de Kuenen, par M. l'abbé 
e ; les Pygmécs, par le R. P. Van den Gheyn; Du Siège et de la me- 
images verbales, par M. le docteur Vcrriest; Essai sur les raisons 
possessions, par M. le docteur Duboisi te Platonisme de la Reiitûi- 
■ M. Ch, Huit. Nous n'avons naturellement indiqué ici qu'une très 
?tio des communications faites au Congrès, et, donnant ces titres 
u hasard, nous avons nécessairement omis des travaux aussi ini- 
que ceux que nous avons notés. C'est dire à nos lecteurs qu'ils 
t ample matière à étude dans le compte rendu du Congrès qui, 
le, ne tardera pas beaucoup h. paraître. Avant de se séparer, les 
stes ont décidé que la procliainp réunion aurait lieu dans trois ans 
g eu Suisse. 

H3. — Voici le programme des concours de l'Académie roj^le des 
des lettres et des beaux-arts de Belgique, pour l'année 18% (Délai, 
r 1895) : l" Quelle a été en Flandre, avant ravènemcntde la maison 
ogne, l'influence politique des grandes villes? 2f> Histoire de la lit- 
française en Belgique, de 1815 à 1830; 3" Étude critique des vies 
le l'époque carolingienne; i' Étude des divers systèmes péniten- 
adernes; 5* Histoire du bouddhisme du Nord, surtout au Népaul; 
d critique dea fragmenta en prose de Varron cités par les écrivains 
7o Histoire de l'assistance publique dans les campagnes en Bel- 
W fr, pour les questions 1-5, 6iX) pour les deux dernières). Pro- 
pour 1896 (!"■ novembre 1895) : 1° Histoire du style périodique 
ivant Guez de Balzac ; 2' Mérite artistique des principaux rbétori- 
rlandais du xv et du xvi' siècle; 3° Régime, en temps de paiï et 
de guerre, de l'état neutre à titre permanent; 4" Histoire des dif- 
inaeils d'amirauté dans les provinces néerlandaises avant leur sé- 
it, depuis, dans les Pays-Bas espagnols et autrichiens ; 5° Doctriae 
onnaiité civile dans le droit ancien et le droit moderne; 6" His- 
jBcriptiou du sanctuaire d'Esculape et d'Épi daure (800 francs). Le» 

peuvent être écrits en français, flamand ou latin. Notons encore 
•ix de Stassarl sera décerné en 1898 (Délai : 1" février 1898; 

une étude sur ie grammairien et orientaliste Nicolas Clejnaerts, 



J 



— 378 — 

dHCIflnardo8(U95-1542); enl900[i" février 1900 
des origines et doa développements des bëguinages 
Bas ; le prix de Saint Génois {i" février 1897 : i,00( 
meut), & un travail sur l'influence exercée par la Pli 
poètes néerlandais du xvi° et du xvii< siècle; le 
(31 janvier 1897 : 3,000 fr. En flamand), à une mo 
mune de Brabant; le prix Teirlinck (31 janvier 1896 
l4iire de la prose flamande jusqu'en 1430. 

Expositions. — Quelques catholiques ont pensé qi 
faire, comme annexe à l'Exposition universelle qui ' 
1900, une Exposition religieuse internationale. Nout 
connaître à nos lecteurs pourquoi et commenl l'on co 
Nous donnons donc ici un extraitdu projet et du pro) 
de proclamer à )a face de l'univers, daas un acte de f 
du monde entier en Dieu, auteur et principe de tout 
sortir dans une éclatante manifestation, en regard 
dont l'humanité est justement fière, les progrès encc 
lui a fait accomplir )a religion dans l'ordre moral.. 
l'Exposition pour la section catholique comprend 
trois genres de décorations et d'installations difff 
XIX' siècle. — A. Culte. — Reproduction de tous 
Variétés du culte dans les différents rites. Comj 
pies et cultes païens. — Grands pèlerinages : Lo 
— Conciles du siècle. — Cour pontilicale : triom 
Léon XIII. — B. Grands hommes. — C. Évangélisatioi 
"! ^ele. — Propagation de la foi : ses musées, Bcèr 
e missionnaires catholiques ; écoles d'Orieiit; Saint 
e Saint-Vincent de Paul ; visite des bienfaiteurs ( 
EuiTcs ouvrières : Syndicats, patronages, cercles. 
Lsiles de nuit, fourneaux économiques, orphelinats 
eliQteux. — P. Saints canonisés en ce siècle. ^ 2° Hist 
- A. Les (^igines. — Série de dix ou quinze panoi 
ifincipales scènes de la vie do Notre -Seigneur Jésus- 
Tands artistes des divers peuples civilisés. — B. E 
lartyrs pendant les persécutions à Rome, en Perse, 
jalerie des supplices ; le Colisée ; Néron, etc.. Moi 
îssint les barbares ; scènes, prédications dans les f< 
léveloppements du culte. — C. Faits politiques. — 
îroisades, Lépante, etc. — D. Grands saints. — 
f L'Art chrétien à travei's les âges. — A. Arehitectu 
nnulage des parties des plus belles églises ou abbaj 
î. Orfèvrerie et mobiliers des grandes iglises, trésors, i 
lire e( sculpture. — Originaux ou copies des principi 
Dense musée cosmopolite depuis les peintures prin 
Jiutos les nations. — D. Musique. — Auditions sple 
çieuses. — Un comité a déjà été établi pour étudier 
iet. Le secrétaire en est M. A, Delaigue, 9, rue de 1' 
Paris. — M. Léopold Delisle publie une remarqua, 
fc Gutenberg, d'après les reeka-ches de Karl Diiatiko. 
in-4 de 13 p. Extrait du Journal de$ savants). M. Del 
Je nous donner des recherches de M. K. Dzi&tzko 
milysea; il complète à divers égards les renseigner 
Hiographe allemand, s'appuyant sur des textes réce 



— 376 — 

^ionate (1894). Gr&ce aux deux savants critiques, diverses 
ives aux Bibles imprimées, d'une part parGutenbei^et Pusl, 
et Pfist«r d'autre part, sont définitivement rësolues. 
brochure sur les Funérailles de M. Otgar Thierry-Pous, con- 
partement des imprimés à la Bibliothèque nationale (Paris, Te- 
! S p. Extrait du Bulletin du bibliophile, de juillet-août 13%), 
le touchant discours prononcé par M. L. Delisle sur la tombe 
ateur et ami. 11 était impossible de louer plos justement et 
lent l'énidit estimé et aimé par tous ceux qui l'ont connu. 
gniez étudie l'Économie Turaie de la Francs sous Henri JF, 
ris, Société d'économie sociale, gr, in-8 de 56 p. Extrait de 
taie). 11 retrace le tableau de la situation où vingt sns de 
.étrangère avaient réduit l'agriculture et les classes agricoles; 
Tissures réparatrices adoptées par Heuri IV; enGa ildé[e> 
ces mesures et montre l'état où la mort de ce « père do 
l'agriculture et les classes qui s'y consacrent, 
fins? SB demande M, Eugène Grosjean (Versaillea, 3, ruedf 
de 37 p.) qui trouve que dans l'étude du problème soail 
pB trop des ouvriers de la mine ou de l'usine et pas assez 
i de la mer. Tandis qu'eu Angleterre il existe des sociétés de 
irins, et surtout des missions pour combattre l'ivrogoerie et 
X matelots les avantages d'un hâpital flottant, M- Grasjein 
n'existe guère en France d'ceuvres semblables, et il montn' 
aurait à faire de ce côté, 

t6«rfâ du porfratt, communication faite cette année au Cou- 
jSs savantes, M. Albert Vaunois (Paris, Chevalier-Marescq, 
. donne pour tâche d'étabi ir que l'artiste a le droit, sans vic- 
é de l'homme sur lui-même, de mettre dana ses toiles des 
rsonnes vivantes. 

.60, prieur des dominicains de Lille, vient de publier (Puis, 
74 p.) l'éloquent discours qu'il a prononcé dans l'éghse ds 
DÙt dernier, sur Jeanne d'Arc. Cette harangue à grande allort, 
iligieuse et patriotique, produit une forte impression. C'esl 
ne action de gr&ues pour le passé et une espérance pour h- 
lent, i) y a une page superbe sur l'amour du Christ pour les 
tout pour les Francs (p. 13 et 14). 

professeur au Collège de France, vient de publier, avec II 
u capitaine Bardonnaut, un livre aussi utile que pratique. Il 
its Racines de la langue russe (Paris, J. Maisonneuve), Cest 
>ù le riche vocabulaire de la tangue russe est réduit métboiii- 
principaux éléments. Il est appelé à rendre de grands sff- 
} étudiants. 

ite de Puymaigre a écrit 6 diverses époques de nombreuses 
ne partie parut pour la première fois à Metz sous ce titre : 
, titre qu'il ignorait avoir été pris par Arvers, qui, au siWc 
déjà tenté d'autres littérateurs et depuis en a tenté d'autres 

prouverait que les poètes ont du temps à perdre. Quo\ 
a ne perdra pas son temps en lisant les vers de notre miI1>- 
la librairie Pion vient de publier une nouvelle édition fort 
UD charmant volume in-16 de vih-278 p. 
ins signaler à nos lecteurs la Revue Marne, dont la grandemu- 
! do "Tours vient de faire paraître le premier numéro. Celte 

plus spécialement destinée & la jeunesse des deux seies. 



:u3es illustrations 
ize pages de tcx' 
îmans, voyages, i 
ODtiendra une bel 
iodre attrait du i» 
e et plein succès 
s toutGS les garan 
(bureaux; Paris, ' 
curé de La Montj 
! le rapport adre 
!e saint Louis, com 

de 53 p.). C'est u 
pes sur ce qu'ell 
1 de leur authenti 
le du reliquaire, i 

leur garde au xvi 
joie, et il ne le : 
un peu de forme, 
e la critique. Mail 
t consultés, 
s bonne contribut 
le Us Prébendes de 
d (Agen, imp. v* 
Dans son travail i 

Landricourt (Vîti 
iimonnet donne 1' 
arne. A l'aide des 
i région, il offre i 
l'a pas dans cet i 
présentée, appuyf 
Bgrettable que M. 

laquelle il a pui 
rieurs à 1789, o< 

n'en possède auc 

plusieurs reprisi 
[. l'abbë A11eman< 

et archéologie du 
id, sans revenir s 
liions et en uttlit 

études concernai! 
t la nouveauté des 

mettre en relief, 
ternaire des Haut* 
péciale. Sous ce ti 
M Hautes-Alpes (F 
te sa sagacité ace 
[tes comparaisons 
e M. de Mortillet 
■rovince dauphino 
jhique {Grenoble, 
Ite particulier des 
sobres et émues, 
rnier jour, à ses ( 



n 



'aul Guillaume ^ient de compléter le beau travail qu'il & 
hartreuse de Durbon et que nous avons annoncé dans le 
LXX, p. 322). Il a retrouvé un éUt précis dressé par le 
[ui permet de connaître exactement la situation de ta Char- 

CTi 1790 [Gap, E. Jonglard, in-8 de 16 p. Extrait dn BulU- 
Tétudes des Hautes-Alpes). 

2 de la Revue du Daupkiné et de la Sooote vient d'être distri- 
agné en intérêt; lavariété, l'originalité, larichease des ilius- 
raissent devoir assurer à cette publication nn trËabon rang; 
ieux que MM. J. Baratier et Jourdan. Nous signalerons ï 
an de M. Charles Buet, Madame la Cottnétabte, et les dessioE 
nile Guigues qui accompagnent une fantaisie de M. 1^1 

Meije, u la montagne sublime que viennent adorer les tou- 

entier. » Par contre, les illustrations de l'Ondine des boit 
I pour un recueil destina à être lu par tout le monde. 
■È. ~~ A l'âge auquel est parvenu M. le chanoine Suchet, la 
/ains sont « retirés sous leur tente. » Mais l'infatigable ec- 

exception à la règle. Tout dernièrement, nous mcntico- 
bure sur if. Paul Franeeschi. Au même moment, il publiait 
vrage : Vie du Vénérable Antoine-Sylvestre Receveur, dout le 
ira ultérieurement. Et ces jours-oi, i! donne encore : l" His- 
lages, Vuillafans et Montgetoye. i" fascicule. La Paroisse et 
ançon, imp. P. Jacquin, in-8 de 62 p.) ; 2" Un Missionnaire 
ir Bigandet, êvéque de Ramatha, vicaire apostolique de ta Bir- 
, imp. P. Jacquin, in-8 de 16 p.). Dans le premier de ces 
jcbet esquisse avec beaucoup de soin une partie de Thîs- 
ns et de Montgesoye, villages situés dans ia vallée de la 
pliis curieuses à visiter et la plus pittoresque peut-être de 
-Comté. Des faits, encore des faits, presque toujours des 
ont présentés de la façon la plus méthodique et ia plus 
:e travail, composé surtout d'après les archives de Vuill»- 

la biographie de Mgr Bigandet, elle apprendra à tous oeui 
nment ce z6\é missionnaire a su, au milieu des difficultés 
mer ie bon grain et propager la religion catholique parmi 
païennes de la Birmanie. 

ouvot a eu l'excellente idée de faire connaître d'une manière 
précise et attachante Mgr Petit, archevêque de Besançon, aux 
Bs et fidèles que ce prélat vient d'être appelé à diriger. U 
Louvot (Besançon, imp. P. Jacquin, in-8 de 30 p.) est ornée 

des armoiries de Mgr Petit. Ajoutons que l'opuscule est 
int terminé par la liste chronologique des cent dix pontifes 
cédé sur l'antique siège de Vesontio, depuis les saints Fer- 
apôtres de la Franche -Comté, juaques et y compris l'arthe- 

r. Louvot B publié également des « notes et souvenirs " sur 
Touchet, ivêque d'Orléans, tS juillet i89i (Orléans, Herlui- 
de 62 p.). L'auteur a réuni ici la relation détaillée de la oé- 
u lieu dans la métropole de Saint-Jean, i. Besançon, ie dis- 
à cette occasion par Mgr Germain, évèque de Coûtantes, 
la Lettre pastorale de Mgr Touchet à propos de son eotrfe 
e, et celle de Mgr Coullié annonçant le sacre de son suc- 
^ue le récit de l'intronisation de Mgr Touchet à Orléans, 
it ie privilège d'intéresser à la fois, à titres divers, les catho- 



J 



r 



— 379 — 



tiques des trois provinces de Franche -Comté, d'OrléanaiB 
Guyenne et Gascoone. — M. t'abbé Cazaurao, continuai 
flërie d'éluJes sur différentes localités du diocèse dV 
nouvelle brochure à Saint-Aratlles et Sotre-Dame de Bré 
in-8 de 55 p.). Saint-Arailles, aujourd'hui village du dép 
canton de Vic-Fezensae, arrondissement d'Aueh, appartin 
que son annexe Saint-Jean-d'AnglÈs, à la famille de Mor 
wile de M. l'abbé Cazauran est divisé en trois parties : I 
lative & l'histoire seigneuriale de ces localités; la seconi 
roissiale; enfin, dans la troisième, Il fait connaître un 
célèbre dans la région, le sanctuaire de Notre-Dame de B 

— Parmi les travaux les plus importants publiés à lafm 
menceTTient de 1894 par la Revue catholique de Bordeaux, t 
la série d'articles consacrée par M. Tamizey de Larroque 
delaise de 1617 contre des pirates rochelais et huguenc 
l'embouchure de la Gironde et réduisaient à peu près à i 
maritime de Bordeaux. Ce fait d'armes, qui fit grand h 
Jaubert de Barrault, vice-amiral de Guyenne, et la cont 
des capitaines Blanquet et Gaillard qui s'ensuivit, frappèn 
nion et donnèrent lieu, entre catholiques et protestani 
guerre de plume. M. Tamizey de Larroque a retrouvé h 1 
Carpeutras quelques brochures rarissimes relatives à cetti 
au moins semblent uniques. Il les a réimprimées dans I 
de Bordeaux, avec une ample introduction, très riche ei 
chives, et une annotation aussi précise qu'abondante. Le 
forme une brocbure de 96 p. gr. in-S (L'Amiral Jaubert 
pirates de la. Rochelle, recueil de pièces rares ou inédiles, pu\ 
tissement et des not-is par Th. Tamizey de Larroque, Pai 
Chaque plaquette a son titre en fac-similé et tous les dëta 
des originaux sont reproduits en perfection. Et co qui vi 
ce recueil apporte une contribution très importante à l'hi 
religieuse de la Guyenne pour le premier quart du Kvii" s 

— M. le chanoine P.-G. Deydon vient de publier Berna 
prêtre de la SocUté des Missions étrangères, mort pour l 
STnars 4866. Vie et correspondance {Bordeaux, Feret, in 
avec 5 planches). Le Polybiàlion aura sans doute à rêve: 
considérable, dont l'intcrét eât grand au point de vue de 
sions étrangères. 

— M. A. Glaudin prépare une étude approfondie sur l 
typographie à La Réole, Bazas et Bordeaux. Le premier a 
paru dans lo numéro du 25 septembre de la il^L-ue catho 
BOUS ce titre : Les Origines de l'imprimerie à La Réote (151' 
la vie et les travaux de Jean Maurus, de Coutanccs, impri 
de grammaire (1507-1550). Elle est accompagnée de fac-sii 
lente exécution. 

Limousin. — Le Trésor de la cathédrale de Tulle (Tulle, il 
de 8 p.) se réduit à trois pièces : deux reliquaires du zii 
a été raodiûéau xV, et une statuette de saint Clair, du si 
bier de Montault décrit le tout avec son soin habituel. 

Ltonnais- — M. l'abbé Reure, dans sa brocbure intitu 
tiennes. La Maison Noiarier de la Fayolle et le Livre de rots 
ritr (Roanne, imp. de M. Souchies, in-8 de 52 p.), retraça i 
^r^ée l'histoire d'une obscure famille du Forez. Rien ci 



rait attiré rfittention sur elle sans le livre de raison ki 
membres et conservé aujourd'hui aux archives de Chàtes 
rintérét que souvent présentent les documents de ce ge 
pénétrer dans la vie intime des familles. C'est le cas ic 
dans cet opuscule comment une famille de laboureurs, ai 
d'abord dans la bourgeoisie, puis, peu à peu, acquit um 
dans la rûgion oii elle s'était fixée, 

NoHMANCiE. — L'érudit et fin chercheur qui est M. das 
Faculté des lettres de Caen, vient de publier, sous le titr 
Cid, quelques documents inédits ou peu connus (Rouen, Ca: 
do 91 p.). En commençant par la lin, consLatoas une mi 
graphie des pamphlets pour ou contre le Cid (p. 83-91) 
de date, avec référence aux numéros de la Bibiiograp 
M. Emile Picot. Les pages qui précèdent élucident ou complètent les re- 
cherches des érudits qui, comme M. Henri Chardon, s'étaient elTorcés de 
soulever le masque soua lequel se sont abrités les auteurs des libelles. U 
P. André de Saint-Denis est le premier découvert. C'est à lui qu'était 
adressée t'Excuse à Ariste, cause de tout le mal. Car elle eicita l'ire de Mu- 
ret et de son protecteur mancesu, le comte de Belin. Corneille répondit par 
un rondeau. Vraies « bordées d'injures » [p. 25). Alors intervint Scudéry, 
aveÉ ses Ot>servations sur te Cid, auquel riposta l'auteur de l'Harméte lionuse, 
justement identifié avec Faret par M. dasté. Il nous décrit aussi le milieu 
anticornélien du comte de Beliu, et distingue soigneusement celui-ci de 
l'auteur du Discows à Cliton. Avec M. Henri Chardon, il retrace le " vrai » 
rôle de tïotrou dans toute cette querelle, et l'intervention si violente de 
Faucon de Ris. Ce fut alors que Richelieu imposa la pai.v aux ennemis. 
M. Gasté a démontré que Scarron, lui aussi, prit part à la lutte, mais il 
n'admet pas que Sorel ait été l'un des dél'enseurs de Corneille. Enlin il pose 
la question & propos de Sirmond. Excellentes recherches et curieui trarail, 

— Signalons une note très précieuse de M. Alfred de Tesson, sur li 
Chartria- de tu seigneurie du Grippon (Avranches, J. Durand, in-8.de 8 p-]- 
C'est l'intitulé très complet du censier qui est reproduit intégralement ai-ec 
quelques notes généalogiques et bibliographiques. 

— La théorie que soutient M. Raux est toute nouvelle. Quand il parle du 
Cidre, sa fabricution et sa conservation (Rouen, E. Cagniard, in-16 de 36 p,), 
il veut surtout recommander le soutirage et il faut dire qu'il en donne des 
raisons péremptoires. La plus considérable, k notre avis, est la faculté i^ue 
donne le soutirage de transporter plus aisément le cidre jusqu'aux conGna 
du monde. Mais ce n'est pas la seule. Et nous comprenons que cette bro- 
chure ait été signalée d'une façon particulière aux instituteurs du déparle- 
mentde l'Orne : elle le mérite. 

— M. Paul Le Gacheux, qui n'est encore qu'élève t l'École des cbarlts. 
mais déjà profondément versé dans les bonnes méthodes, a publié unechu^ 
mante Légende de l'abbaye de Monlebourg (Évreux, imp. de l'Eure, in-8de 
24 p.). Avec beaucoup de soin, il a retrouvéle nom de l'auteur du xv« siècle 
et démêlé l'origine et les traditions de la vieille abbaye normande. Le toul 
n'était pas inconnu, mais l'auteur a donné des notions exactes et prficises 
dont on doit lui savoir gré. 

— M. Louis Régnier poursuit, dans les publications de la Société libre 
d'agriculture de l'Eure, la Bibtiograptiie historique du département de l'Eu», 
1893 (Êvreux, imp, Ch. Hérissey, gr. in-8 de 72 p.) qu'il a entrepris de 
nous donner chaque année. Le plan est le même que celui qui a été adopté 
pour les précédents fascicules ; les titres sont relevés avec un soin que oons 



fier de minutieux. Des tables des m 

rminent cette brochure, dont In coll 

s s heureux de posséder pour chaqui 

t Jovj- nous doQue Quelques Lettres 

é Laurent-Josse Le Clerc, *722-^727 

luison, gr. in-8 de 63 p.). Après avoir rapidement résumé la 

deux correspondants (le premier né à Orléans en 1670, mort 

ville en 1753; le second né à Paris en 16T7, mort à Lyon en 

reprodoit, d'après les autographes de la Bibliothèque national 

ijualorze lettres et une note de Michel-Gabriel Perdoulx de 1. 

C3L surtout question d'histoire littéraire et de bibliographii 

ces lettres d'un grand nombre de notes. 

Provence. — Trois brochures sur Peiresc viennent d'être 
chez Remondet-Aubin, dans le format gr. in-8 : Peiresc 
M. Georges Gui bal (9p.); — Essaisur l'iconographie de Peiresc, 
libert (14 p.); — Faùri de Peiresc humaniste, archéologue, nat 
repce faite le 11 mai 1894 par M. Ghirles Joret (il p.). Les 
sont, chacune dans son genre, très intéressantes, et chaqu 
traité par un érudit des plus compétents. M. Guibal, qui s'e! 
toire toute sa vie, avait qualité pour apprécier Peiresc histo 
bert, voué aux recherches artistiques, a décrit avec une autor 
les portraits, les estampes, les bustes et médaillons qui, en 
les collections de l'étranger, reproduisent les traits de l'ai 
M. Joret, dont l'érudition est aussi vaste que sûre, et qui co 
naturelle aussi bien que l'histoire littéraire, a parfaitement 
les mérites de Peiresc considéré comme humaniste, comme 
comme naturaliste. C'est, à ce triple point de vue, le travail 



— M. Jules de Terris consacre une attachante étude ft R 
Ultérature provençale, 1818-1891 (Paris, Bloud et Barrai, gr. 
L'suleur, qui a été ud ami du poètu et, pour ainsi dire, u 
vie, a raconté c«tte pure et noble vie avec autant de charme 
Aucune des notices composées jusqu'à ce jour sur Roumani' 
bien connaître l'homme et l'écrivain. M. de Terris a souve 
son héros et de nombreuses citations provençales (dont la t 
^ise a été donnée au bas des pages) ajoutent de l'agrémeot 
pellent « les jardins parfumés de fleurs » au milieu desqueU 
Roumanille à Saint-Remy. 

— Après Roumanille, Aubanel. On homme de grand tali 
Boy, érudit, poète, imprimeur, a écrit en six pages (in-fol. 
*loge du caractère et des œuvres de son confrère et ami (TAi 
Extrait de Vlnlermédiaire des imprimeurs, Lyon, Sédard). 

— Le marquis de Boisgelin publie une notice sur les Casti 
iuier (Extrait du Bulletin de la Société scienti/ique et lUtér 
Alpes), et qui complète l'article de Pithon-Curt {Histoire de 
Comté Venaissin, IV, 36), au sujet des deux rameaux peu c( 
principales branches de l'illustre famille de Castellane, celli 
Grignan, les rameaux des seigneurs de Moissac et des seig 
rerue (AH, Makaire ; Digne, Chaspou! et veuve Barbaroux, ii 

RoDEROUE, — La Société des lettres, sciences et arts de l'Ave 
pas parmi les plus actives de France : elle n'en est encore qu' 
volume de ses Mémoires, qui embrasse la longue période 
(Etodez, imp. Carrèro, in-8 de 496 p., avec un plan, carte 



'^ 



cependant donner peu et faire bien : c'est l'opinion sans 
;nibres de la Société. Nous recevons ce tome quatoraième qui 
fi études suivantes r Sculptures préhistoriques dans les canlons 
igite et de Saint-Semin, par M. l'abbé Hermet ; — compte rendu 
i la Graûfesenque, par MM. les abbés Cérès et Rouquett*; — 

ruines gatto-romaines de Lanuejouls et sur l'emplacement de Ca- 
xM, Alric; —Rapport au comité central des chemins de fer tamois 

de ckumin de fer de Rodez à Toulouse, par AIbi et la vallée du 

par M. Adolphe Boisse; — Prodrome d'une itude tellurique du 
de i'Auq/ron, par le même ; — Sareophages chrétiens iroutH à 
ncien cimetière de Saint-Amans, extraits d'un ouvrage de M. Le 
liés par M. l'abbé Vialettes ; — Soie sur les calques de dessins 
Teprésentant des sarcophages trouves à Rodet, par M. Couderc; 
es fosïes consulaires de Bertrand Arj-ibat, et documents sur Chis- 
franche et du Rouei-gue à la /in du XVI' siÈde, avec table des 
)ar le même (dont nous avons déjà parlé plus longuement); 
lar M. Edmond Railhac; — Hotire sur M. Castanic, peintre, par 
oie; — Eudes, duc d'Aquitaine, par M. Marius Constant; — 
lents inédits, très intéressants pour l'histoire locale, présen- 

de Courtois ; — Ruthena christiaiui, sive séries et hisloria Epif- 
tenmsium, attribuée d Sicard {XVII' siècle], avec index, suivie 
îlative à cette publication, par M, Maisonabe ; —Note sur Us 
mes, gauloises et romaines du département de FAveyron et des 
\es du département de la Lozère, par M. l'abbé Vialettes; — 
iervations géologiques et paléonto logiques sur les terrains sédi- 
''Aveyron, par M, Argéliez; — Quelques Lettres de la correspm- 
e CoUktI, <Jemier évêque de Rodez avant la Ràtiolution, non as- 
[ aniiconcordataire (4794-4802). 

— L'importante maison d'édition Andr.-Fred. H5at et fils, de 
fait paraître dans le courant d'octobre la première livraisoD 
i de cercueils en chine de l'âge du bronze en Danemark. L'ouvrage, 
Ira quatre livraisons, est en souscription au prix de 60 fr. La 
,ison sera publiée vers la lin de l'année et les exemplaires non 
rat alors portés à 70 fr. Avis à tous cens qu'intéresse l'histoire 
ras primitives. La coutume pratiquée en Danemark, pendant 
. bronze, de déposer les cadavres dans des troncs de chêne 
gueur a eu pour résultat de conserver dans un excellent état 
I tombeaux de la mi^mc époque dans les autres pays), non pas 
I objets en métal, mais jusqu'aux ustensiles en bois et aui 
le. On voit combien ces cercueils sont précieux pour reconsti- 
ation de ces âges antiques. Ce sont justement les pièces rela- 
luvailles que le conservateur adjoint du Musée des antiquités 
Dpenhague, se propose de faire conuattre au public. Les trente 
ui illustreront ce beau travail sont dues Jl M. A. -P. Madsen. 
, suivant un usage assez courant en Danemark, le texte danois 
gné d'un résumé développé en français, qui rendra l'ouvrago 
m plus grand nombre de lecteurs. 

^'infatigable éditeur désœuvrés complètes de Galilée, M.A.Pa* 
cet immense travail ne suffit pas, dépense encore son actirilâ 
ireuses petites publications de grande valeur. Telles sont les 
ites, toutes extraites des Atli det R. Istituto Venelo di sderae, 
i : Sulla Bibliotheca malhematica di Gustavo EnestrOm- Sent 
ne (Venise, ia-S de 7 p.) ; — Intomo aile mecamiche di Ertme 






r 



Atesfandrino édita per la pfima volta sutla versi 
dat Bar. Carra de Vaux (ibid., in-8 de 16 p.); — 
lUgli Accademici Lincei tratle dalla storia tnei 
{ibid-, in-8 de 19 p.); — Amici e corrispondimli 
gherita Sarrochi (Ibid., in-8 de, 29 p.). 

— M, Giuseppe Travali noua fait connaltr 
dote del 4ii6 fPalerme, lip. S. Bizzarrillî, in-i 
un registre de noUire^ acte curieux en ce qu 
mariage dans lequel l'association des conjointe 
s'il naissait des eni'ants : per verba de futuro se 
nem grecorum usque ad nativUalenffUiorum, el : 
c»nsuet>tdinem latinorum. La consueludo grecm 
droit de Justinien, la eomuetudo latinorum est 

Roumanie. ~- M. Demetre Jon Ghika publie, 
daction roumaine d'Hérodote {htorule lui Eroi 
xxvi-415 p.). 11 y a joint « des notes géograpbif 
logiques et grammaticales, comprenant les r( 
cherches et découvertes concernant le te.vte et 
teur. » M. Ghika a eu l'heureuse pensée d'y jo 
et une douzaine d'estampes tirées des monumt 
qu'asiatiques. Le premier volume ne comprend 
cinq ou six autres. Le commentaire perpétuel 
un intérêt spécial à cette publication sur laqui 
si on de revenir. 

Russie. — Dans notre chronique d'avril {t. I 
l'apparition d'une revue bibliographique neuve 
gane de la Société bibliographique de Moscou, 
de dire ici quelques mots de cette société consi 
Elle a pour objet de faire une revue, une desi 
livres et manuscrits russea; elle prépare une 
s'est donné encore pour mission d'empêcher 
persion des bibliothèques privées. Les membi 
sation annuelle de 12 roubles et uu droit d'en 
bres honoraires et les membres correspond 
paiement. C'est sous les auspices de la Sociéti 
sident qu'à été publiée la liste des périodiques 
ditcheskikk isdanii vt/kkodiaehtchikh v Rossii na 
la Société pour la diffusion des livres utiles, i 
avons parlé ici-méme (t. LXVIII, p. 94). 

Tunisie. — Le R. P. Delattre publie une eu 
ùtrthage. Souvenirs de la croisade de saint Loià 
de 20 p.). Le célèbre archéologue énumère et 
fouilles faites à Carthage sous sa direction, de 
croisade de 1370 et au séjour de saint Louis p 
cité, ruines ofi it St camper son armée et où il i 
brochure, si recommandable déjà par son in 
par ceci, que le produit de la vente doit servi 
tinuation des fouilles qui ont produit de si ht 
patriotique empressement qu'il faut aider tes 
les ruines de l'ancienne capitale de l'Afriqu 
vingt ans à augmenter le renom de l'éruditior 
Publications nouvelles. — Œuvres complitt 
lault. T. IX. Rome; VI, hagiographie (1" partit 



à Poitiers.) — Commentaire théorique et pratique c 
T. Hue (gr. ia-8, Pichoo). — De la Complicité intetle 
nion, de la provocation et de l'apologie criminelles, 
chiste, par M.-P. Fabreguetlea [iii-8, Chevalier-Mar 
et le temps présent, par Ollé-Laprune (iii-18, Belin). 
précurseurs d'Adam en face de la science et de la t 
{in-8, Relaux). — V Anarchie passive et le comte Léo 
naoéine (in-18, Alcan). — Le Socialisme devant le bi 
rier (in-lS, Alcan). — Le Potk-tore de heshos, par < 
(in-16 cart., Maisonneuve). — Poésies complètes, f 
(in-18, Dentu). — La Chanson des baisers, par A. t 
Le Lis rouge, par A. France (in-18, Galmann-Lévy 
nonce, par L. Trotîgnon (in-J8, Pion et Nourrit). - 
E. Daudet (Jn-18, Pion et Nourrit). — Joyeuse Vi 
Flammarion). — L'Erreur du lieulenanl, par M"°" M. 
Didot). — Ombres, par Francis Poictevin (in-16, Lei 
s«m, par T.-W. Allies (in-8 cart., Londres, Burns 
littérature, par A. Mockel (ia-t8. Librairie de VA 
Drame historique et le drame passionnel, par J.-J. 
Lévy). — Critique d'un roman historique. Le Lour 
i. Crestey (ici-8, Roger et Chernoviz). — Dos Rd 
hiteratur der Inder. Eine literaturgeschiehtliche Skizi 
S. J. (in-8, Fribourg-en-Brisgau, Herder). — En Tig 
les bords du Rhin, par J. de Beauregard (in-8, Lyot 
gendaires en Irlande, par l'abbé Domenech (gr. in 
Montélimar à Constanttnople par mer et retour à biey 
Guyot [in-18. Pion et Nourrit). — En Egypte, par J 
Levrault). — Pages détachées, notes de voyage, par 
et Nourrit). — Madagascar, par H. Cas ton net des î 
Saint-Étienne et son sanctuaire à Jérusalem, par le I 
A. Picard). — Jean Gerson, sa vie, son temps, tes œi 
(gr. in-8, Lyon, Vitte). — lo Vraie Bernadette de Lo 
par Mgr Ricard (ia-18, Dentu). — Histoire de France 
par J. Micbelet (3 vol. in-8, Flammarion). — Les C 
la Révolution de 1789, par L.-A. Rémondièrs {in-8. 
verbaux du comUi d'instruction publique de la Convi 
et annotés par M.-J. Guillaume (gr. in-8, Hachette), 
rtbte pendant la défense nationale, par H. Sensine (ii 
Joseph de Maislre, par G. Cogordan (in-i6, Hacl 
X/Xe si*cie. Poètes et romanciers; historiens et crii 
L. Gautier (3 vol. in-8, Sanard et Derangeon). — ( 
G. Collin (in-8, Taffîn-Lefort). — Casimir-Périer, dé} 
G, Nicoullaud (in-8. Pion et Nourrit). — John Mac G 
Edwin Hodder (in-8, cart., Londres, Hodder). 



COMITÉ DE RÉDACTION 

Président : M. le marquis de Beaucourt. 

Membres : MM. Anatole de Barthélémy; Paul Guilhiermoz; comte de Put- 
UAI6RE ; Marius Sepet. 

Administrateur délégué ; M. le comte A. de Bourmont. 

Secrétaire de la rédaction : M. E.-G. Ledos. 

Les communications relatives à la rédaction doivent être adressées au Secrétaire 
ëe la rédaction. 

Les communications relatives à l'administration doivent être adressées à TAdmi- 
nistratear délégué. 



PRIX D'ABONNEMENT 

Partie littéraire : France, 15 fr. par an ; pays faisant partie de TUnion des postes, 
16 fr. 

Partie technique : France, iO fr. ; pays faisant partie de TUnion des postes, 11 fr. 
Les deux Parties réunies : France, 20 fr. ; pays laisaut partie de TUnion des postes, 
»fr. 

Ponr les autres pays que ceux ci-dessus indiqués, le port en sus. 

Abonnement a vie aux deux Parties, France : 250 fr. — Étranger : 280 fr. 

— à la Partie littéraire seule, 180 fr. — 200 fr. 

— à la Partie technique seule, 120 fr. — 140 fr. 

Le Polybiblion parait tous les mois. 

Dne livraison prise séparément : littéraire, 1 fr. 50 ; — technique, 1 fr. ; — les 
deux parties ensemble, 2 fr. 50. 

Les abonnements parlent du 1<'' janvier, et sont payables d'avance en un mandat 
sur la poste à l'ordre de l'Agent général de la Société bibliographique, M. A. Villin. 



COLLECTIONS 

jj Les années 1868-1893 sont en vente, et forment soixante-neuf volumes gr. 
; in-8, du prix de 7 fr. 50 chacun pour la partie littéraire et de 10 fr. pour la partie 
technique. 

Le Polybiblion, Revue bibliographique universelle, est publié sous les auspices de 
la Société bibliographique. 

La Société bibliographique se compose de membres titulaires et d'associés 
correspondants, dont le nombre est illimité. On fait partie de la Société après avoir 
été admis par le Conseil, sur la présentation de deux membres titulaires ou associés. 

Chaque sociétaire paye une cotisation annuelle de 10 francs. 

Tout sociétaire peut se libérer de la cotisation annuelle en faisant un versement 
de 150 francs. 

Le titre de membre titulaire est acquis à tout Sociétaire qui, en outre, fait à la 
Société un apport de 100 francs au moins. 

Les demandes d'admission doivent être adressées au Secrétaire de la Société, 
^» r le Saint-Simon (boulevard Saint-Germain). 



5, RUK SAINT-SIMON, 5 



REVUE DES QUESTIONS HISTORIQUES 

Paraissant tous les trois mois par livraisons de 330 à 350 pages^ 
et formant tous les ans deux volumes de 650 à 700 pages. 

Prix de l'Abonnement : France, 20 fr. — Étranger, 25 fr. 



PRINCIPAUX ARTICLES PUBLIÉS EN 1894 

Articles de fond, — Abbé Breuils : L'Église au ii« siècle dans la Gascogne. 

— Abbé Vacandard : Les Origines de l'hérésie albigeoise. — Noël VaLOIS : 
L'Expédition et la nïort de Louis !•' d'Anjou en Italie (1382-1384). — Vicomte 
DE RiCHEMONT : Un prêtre émigré en Italie en 1793, d'après sa correspondance 
inédite. — Abbé F. de Moor : La Fin du nouvel empire chaldéen. — Alfred 
Spont : La Marine française sous le règne de Chartes VIII. — Abbé Gendry : 
Les Débuts du Joséphisrae. Démêlés enlre Pie VI et Joseph IL — C. Geoffroy 
DR Grandmaison : Les Cardinaux noirs (1810-1814). — L.-G. Pélissier, pro- 
fesseur à la Faculté des lettres à Montpellier : La Politique de Trivulce aa 
début du règne de Louis XII. — A. de Boislisle, membre de l'Institut: Le 
Veuvage de Françoise d'Aubigné. — V. Fournel : Les Comédiens dans les 
armées sous la République française. — L. SciouT : Le Directoire et la Répu- 
blique cisalpine. — PauJ Allard : Le Paganisme an milieu du iv« siècle. 
Situation légale et matérielle. — Comte de la Ferrièrb : Catherine de Médids 
et les politiques. — Octave Vicier : Une Invasion en France sous Louis XDI. 

— Abbé Ernest Allain : Un Grand diocèse d'autrefois. Organisation adminis- 
trative et financière. 

Mélanges. — Godefroid Kurth : Les Origines de la France (période méro- 
vingienne et carolingienne), d'après M. Fustel de Coulanges. — Abbé P. Bi- 
TiFFOL : L'Origine du Liber Responsalis du l'Église romaine. — L. Pingaud : 
La Dalmatie de 1797 à 1815. — Comte de Mas-Latrib : Les Seigneurs d'Arear 
en Terre-Sainte. — Marquis Terrier de Lorat : Une Question de chronologie 
biblique. — Abbé F. de Moor : Gubaru et Darius le Mède. Nouvelles preuves 
de la valeur historique du livre de Daniel. — Dom L. Levêque : De l'Origine 
du Liber Responsalis de l'Église romaine. Réponse à M. l'abbé BatiffoL — 
Comte DE PuYMAiGRE : Un Recueil d'inscriptions en l'honneur de Jeanne 
d'Arc. — De Lanzac de Laborie : Un Préfet indépendant sous Napoléon. 
Voyer d'Argenson à Anvers. — De la Rocreterie : Les Mémoires du chance- 
lier Pasquier. — Bagcenault de Puchesse . Le P. Joseph et Richelieu. — Le 
R. P. PiERLiNG : Un Manuscrit du Vitican sur le tsar Dimitri de Moscou. — 
Eugène Welvert : Un Prêtre régicide. Le conventionnel Chasles. 

Courriers allemand, anglais, belge, du Nord, russe, italien, etc. 

Chronique, Revue des Recueils périodiques, Bulletin bibliographique, etc. 
(compte rendu de cent trente-cinq publications historiques). 



; r 



BESANÇON. — IMPR. ET BTÉRÉOTYP. PAUL JACQUIK. 



SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DE NOVEMBRE 1894 



I. — PHILOSOPHIE, par M. Léokcb Couturk. 
U. —BEAUX-ARTS, par M. db Nolhag. 

III. — COMPTES RENDUS. 

Tbéolofple. — F. YiGOUBOux : Dictionnaire de la Bible (p. 423). — 0. vow Gbbhardt 
et A. Harnack : Texte und Untersuchungen zur Geschichte der altchristlichen Li- 
teratur (p. 423). — P. Rbonaud : Les Premières Formes de la religion et de la tra- 
dition dans l'Inde et dans la Grèce (p. 425). 

Selences et A.rt«. — G. DE HoLiNARi : Les Bourses du travail (p. 426). — A. jn 
QuATRBFAOEs *. Les Émules de Darwin (p. 427). — G. Freob : Grundgesetze der 

Arithmetik (p. 428). 

« 

Bellea-Lettrea. — G. Randacgio : Dell' idiomae délia letteratura genovese (p. 429). 
— G. RoLiR : Aliscans (p. 430). — G. Larrodmbt : Nouvelles Études de littérature et 
d'art (p. 431). — G. de la Jonquiârb : L'Armée à l'Académie (p. 432). 

Histoiro. — J.-P. Desroches : Le Labarum (p. 434). — S. Baecmbr : Johannes 
Mabillon; ein Lebens- und Literaturbild aus dem xvn. und xvm. Jahrhundert 
(p. 437). — J.-M. Sdchbt : Vie du Vénérable Antoine-Sylvestre Receveur, prêtre du 
diocèse de Besançon (p. 437). — A. Lerot-Bbadued : Les Juifs et rantisémitisme 
(p. 438). — De Villars : Mémoires de la cour d'Espagne, 1679-1681 (p. 440). — 
L. Séché : Les Origines du concordat (p. 441).-* Boulât db la Mbdrthb : Documents 
sur la négociation du concordat et sur les autres rapports de la France avec le 
Saint-Siège, en 1800 et 1801 (p. 443). — É. Forbstié : Les Livres de comptes des 
frères Bonis (p. 445). — E. Poullet et C. Piot : Correspondance du cardinal de 
Granvelle, 1565-1586 (p. 446). — L. Thdasrb : Djem-Sultan, fils de Mohammed H, 
frère de Bayezid II (1459-1495) (p. 449). — De Ludrbs : Histoire d'une famille de la 
chevalerie lorraine (p. 449). — A. Vinotrinier : Histoire de l'imprimerie à Lyon de 
l'origine jusqu'à nos jours (p. 452). — A. Gastan : Catalogue des incunables de la 
Bibliothèque publique de Besançon (p. 453). — G. Petzholdt : Manuale del bibllo- 
tecario (p. 455). — F. Garbelu : Le Biblioteche in Italia ail' epoca romana (p. 456). 

IV. — BULLETIN. — M"- L.-R. : L'Église catholique lumière et force du peuple 
(p. 456). — F. Dalbcs : Les Ordinations anglicanes (p. 456). — P. Harispb : Famille 
et collège (p. 457).— E.Demolins : Quel est le devoir présent? {p. 458). — C**'" Oloa: 
Miel et dard (p. 458). — J. Gollbll : Floralia (p. 458). — P. Pico : Note di lettera- 
tura contemporanea (p. 459). — R. Douane : Écrivains d'ai^ourd'hui (p. 469). — 
D'Indt : Interviews rétrospectives (p. 460). — C. de Cotrart : L'Année 1562 et la 
bataille de Dreux (p. 460). — H. Taine : Nouveaux Essais de critique et d'histoire 
(p. 461). — Mgr d'Hulst : Une Ame royale et chrétienne (p. 461). — U. Guérir : Le 
Comte de Paris (p. 461). — E. Grosjean : Et nos marins ?.... 

V. — CHRONIQUE. -— Nécrologie : MM. J. Darmesteter, L. Palustre, J.-A. Froude, etc. 

— Lectures faites à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. — Lectures faites 
à l'Académie des sciences morales et politiques. — Per le nozze. — Nouvelles : 
Paris. — France. — Belgique. — Espagne. — Italie. — Russie. ^~ Suisse. — Brésil. 

— Publications nouvelles. 



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bleue 
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leLit V' 



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iz hardis sur Une Classe à suppjimer. Voici les coDSidè- 
I « abolilionnisle » : Le programme actuel des classes 
sL trop chargé ; reoseigoemenl lui-même eu est Irop 
le, trop obscur; les élèves a'y sont pas du loal prêpa- 
es précédentes.... au moins dans l'Université. Le jour- 
iait qu'il eo pouvait être an peu diSérenmieDt chez les 
ui, dans toute la durée des éludes classiques, font mar- 
eat moral de conserve avec l'enseignement littéraire. 
. prétendit aucunemeni plaider pour les jésuites; il si- 
t, dans l'iniérÈt commun, un gros point noir de Teoset- 
il. Au reste, malgré le ton agressif, très gouailleur, très 
! ses articles, la Revue bleue obtint sans trop de peiae 
ons sérieuses d'hommes du métier, sur la discussion 
Vandérem. Quelques-unes sont très sommaires, mais 
ent de vrais mémoires, des dissertations ex profeao; 
ins les lettres de MM. Paul Janet, Fouillée, Marilliei, 
iriluel publicisle qui avait ouvert la campagne la ré* 
a lumineuse et suffîsamment impartiale dans les det- 
e recueil, que tous les hommes soucieux des questions 
iront avec un vif inléi'êt et non sans utilité. Ce n'est 
sinn de M. Vandérem, non plus que les propositions de 

puissent paraître vraiment définitives. Sans doute 
'apologiste le plus déterminé (et pour cause) dti pro- 
ur, a eu raison de dire que les programmes sont ilil- 
'ils valent surtout par l'usage qu'en sait faire un maître 
ilosopbie doit garder sa place à la fin des études classi- 
u désirable de la voir distribuée en petits cours appro- 
les classes précédentes, etc.; mais vraiment tout cela 
itat actuel d'être absolument alarmant. M. Fouillée ap- 
irt, un programme nouveau, qui n'est au fond guùs 
: et dans lequel la morale prend un développement 
if; car enfin, ce n'est pas le détail des divers devoin 
afi^aire en philosophie, ce sont les fondements mêmes 

Fouillée a certes bien raison de croire qu'il importe 
ise contre les erreurs professées par « les médecins et 
es, • comme M. Marion n'a pas lorl de pousser les mii- 
ie à former surtout des caractères. Mais je ne vois pas 

indiquent les moyens. D'autre part, je constate qo* 
t des esprits « pénétrés de réalité, pleins de défiance 
[ue M. Georges Lyon, et d'autres encore, ne comptent 
é, » et je me demande dès lors ce que peuvent devenir, 
lilosophique du moment et le tnomphe presque uni- 
ion et du déterminisme, les fondements de la morale, 



J 



— 387 — 

les règles de la volonlé, les élÉmenis du caractère. La pbilosophi 
touromieaieiil oécessaire des éludes lîtlëraircs, oui ; mais parmi 
Irines courantes qoi preunenl le nom de philosophie, un grand a 
i but oser le dire, ne sont propres qu'à décooronner l'esprit 1 
el à déshonorer la culture intellectuelle. 

î, — Le livre de M. 0116-Lapriine sur la Philosophie et le tem 
seal, malgré l'eitrême discrétion de l'émiaenl auteur, laisse au 
enlreioir l'état fâcbeui de l'enseignement philosophique à l'he 
luelle, avant de déterminer (ce qui est son objectif] la vraie m 
es conditions nécessaires de la philosophie. Les deux premiers 
res m'ont rappelé un mot crunl attribué à un haut foacUonnaire 
liversilé : « Les professeurs de philosophie se divisent en deux i 
es pontifes et les artistes ; les pontifes sont dos imbéciles, les 
lODt des farceurs, n M. Ollé-Laprune, qui est le contraire d'un in 
l'a garde de pontifier; mais tout en faisant très largement la 
'art et de l'imagination dans les constructions de la mëtapbys 
netà leur place ceux pour qui la première des sciences est un 
ànlaisistes, les esthètes, les dilettanti, et il plaide \ictorieusei 
;ause du a sérieux » en philosophie, il est triste pour notre ton 
FOir à dire que ce plaidoyer est plus qu'opportun, absolument 
iaire, et avec cela presque courageux. Le reste du livre méritei 
iliide attentive et détaillée ; car il n'a pas été publié depuis Iodj 
lur un sUjei d'un intérêt aussi profond, d'étude aussi pénétrant 
lécisive, aussi suggestive. Mais l'ouvrage est à sa seconde édi 
léjà, sans doute, il a é[é non seulement lu, mais médité par 
lommcs qu'intéresse la double cause des éludes philosophique 
'éducation religieuse et morale de la Jeunesse française. Je me c 
te quelques brèves indications pour ceux qui ne l'auraient pas 
ibordé. — En face d'une philosophie ou négative, ou timideuK 
eclurale et sans doctrine arrêtée, le savant maître de confère 
:raiDl pas de rendre à la métaphysique le nom et le carac 
' science; » mais il a bien soin de corriger ce qu'il y a d'esi 
l'erroné dans la conception courante de la science et de mettre 
:e qui dislingue la philosophie des autres sciences, ce qui la cor 
.'état de travail humain, de doctrine et de spéculation vivante 
*epse (lu déterminisme mathématique. Recommandons à ce prop 
ieulement aux philosophes, mais aux lettrés de tout ordre, le b( 
[lilre sur les « diverses sortes de précision » (93-li9), où l'autei 
ïèle disciple, disons mieux, digne successeur el héritier du P. 
[l'est avec la même finesse d'analyse et 1a même profondeur de i 
qu'après avoir fixé la caractéristique de tout ce qui se nomme 
phie, H aller par la pensée au fond des choses, » il donne les l 
senliels do la philosophie préparatoire et de la philosophie dt 



La première consiste dans la logique, la syalbèse des sciences, la cri- 
tique des maximes régnantes et des notions communes, enfin la con- 
naissance raisonnée des choses el de l'usage de la vie : on entrevoit uoe 
soTle de t'éëdilion du Discours de la méthode, approprié aux besoins ie 
notre âge. Quant à la métaphysique, qui est la philosophie essentielle, li- 
sant le fond des idées el des êtres, M. OUé-Laprune, tout en établissant 
son caractère scîcntiâque, s'attache à montrer, daus des pages qui sont 
penL-ëtrc les plus neuves de son livre, qu'elle est « art » aussi bien que 
science ; qu'elle est « affaire d'àme ; » qu'elle laisse juste part à la M, 
sans pour cela devenir chose purement subjective. Je ne prétends pas 
que, même en subissant le charme de ces beaux et nobles enseigne- 
menls, tel ou tel lecteur sérieux n'y opposera pas quelques difficultés de 
détail. Je crois surtout que des scrupules viendront à quelques-uns de 
nos meilleurs maîtres chrétiens à propos des derniers chapitres, « les 
écoles et les doctrines, la discussion philosophique, les points fiies 
en philosophie. » Ils pourront bien contester que l'orthodoxie philoso- 
phique soil une pure chimère et une chimère mesquine et dangereoseï 
que les coiistmc lions les plus solides de la philosophie chrëtieane 
n'aient été qu'un gl(e plus ou moins durable, mais essenliellemeot 
passager, pour la pensée humaine, etc. Mais à y regarder de près, ils 
sentiront partout qu'ils ont atraire à une doctrine très complèletuenl, 
très profondément chrétienne; que ce livre n'est pas un cours ai 
même un programme de philosophie; qu'en fixant un minimum ie 
données doctrinales, l'auteur a songé au point de départ du travail phi- 
losophique, non aui exigences de l'enseignement; surtout qu'il parie 
aui hommes de son temps et de son milieu, et qu'il les prend, coumie 
il le doit, au point où ils sont pour les conduire.... au point où il esl! 
Et alors les divergences se réduiront assurément à peu de chose, et 
en finissant, on applaudira sans réserve et avec un vrai sentiment de 
reconnaissance aux nobles efforts, nullement, perdus, du champion de 
la philosophie sérieuse, de cette philosophie qui « procure, à qui sait en 
Eoulenir les rudes labeurs, l'honneur insigne et l'insigne joie de coft- 
iiaiire par raison, d'une manière vraie, encore que très incomplète, ce 
qui est et Celui qui est. » 

3. — C'est encore une sérieuse propédeutique el une vaillante défeose 
de la vraie philosophie que nous oBre M. P>nesl Naviile, dans un livre 
qui n'en promet que la Définition ; c'est même, ou peu s'en faut, l'es- 
quisse de toute une doctrine. Le vénérable auteur, en nous promctlaol 
la prochaine publication de ses dix leçons, faites en 1870, sur « la naUire 
et la méthode de la philosophie, les différents systèmes qu'elle a pro- 
duits el les rapports de ces systèmes avec les sciences, le développement 
de la société et la religion, » n'ose faire la même promesse pour une 
œuvre, bien autrement étendue et approfondie, qu'il avait projetéj 



savoir, une « exposition sérieusemeDl scieDtifiqiie » de 
entière. Mais il nous offre au moins l'introductioD, comme 
la porte d'CDli-ée d'un édifice inteUeclnel » qu'il n'espèr 
temps d'élever. Dès sa préface, il résume, en quelques coui 
principaux résulLals de ses éludes ; il snlfit de signaler aux 
aperçu des travaux qui ont mis M. E. Naville au premiei 
fCDseurs du spiritualisme en Europe. Dans le livrelui-mèi 
mâme rigueur de mêlbode, la mSme précision de form 
restant fidèle à celte noblesse et à celte limpidité de ko 
Irastent avec les ténèbres voulues de certains maîtres du i 
lui, comme pour M. Ollé-Laprune, la philosophie esl une 
dis-je? la reine des sciences. D'où, pour arriver à la défini 
la nécessité d'établir d'abord la nature, la méthode, la valt 
lais de la science. Une seconde partie traite directement 
phie, envisagée successivement dans son objet, dans sa i 
ses postulats. Toute cette étude aboutit à des vues consola 
nir de cette science souveraine, aujourd'hui si abaissée pai 
ceux qui se mêlent de la juger, et surtout, bêlas '. de ceux 
professent. Je ne fais ici que transcrire troii^ ou quatre dcsr 
rerque nous fournit l'auleur. Commenl croire à la mort de \i 
«La recherche philosophique est naturelle à l'esprit humali 
contester la portée de cette recherche î k La question de 1 
philosophie est celle de la valeur de la raison. » Pourquo 
son discrédit actuel? a Les oppositions à la recherche pbUo 
toujours suivies d'une réaction en sa faveur. » Comment 
nif du positivisme, qui est la né^'ation philosophique pt 
« Les adversaires de la philosophie sont presque toujours 
les tendances de la raison à émettre les thèses d'une philo! 
dénie. » Exemples : Lîttré et Aug. Comte {p. 249-274). 
peat-êlre appuyer sur les théorèmes relatifs soit à la scieni 
wit à la philosophie, qui amènent celle conclusion. Mais 1 
■Balériaux mis en œuvre et condensés dans ce traité se ] 
conditions de nos comptes rendus. Il suffit de rappeler que 
Tille, en cela diOérent de la plupart des spiritualîstea de s< 
jonrs cultivé avec la même ardeur la philosophie et la 
constater ensuite que nulle part peut-être comme dans ce 
mise en pleine lumière la communauté de caractères qui 
deux emplois de la raison, en dépit du préjugé contrair 
triompher aujourd'hui. Après cela, je noterai, parmi ies pi 
plus dignes d'étude, ceux qui concernent la nature de la s 
établissent si ncllement la valeur et l'union indissoluble de: 
sence, de substance, de loi, de cause (y compris la causi 
l'a pages sur la méthode scientifique, tout ce qui regard( 



1 



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Naville pciil être appelé le logicien. Dans la seconde partie, 
lera particulièremenLlcs « postulais » résumés dans Vidée d'nn 
emicr. Mais qiie d'autres pages mérileraient une recomman- 
;iale ! Quelques endroits aussi appelleraient sans doute desrt 
r exemple, ce qui regarde la relativité de la science, le rtle 
Sophie en face des dogmes religiens.... Encore esl-il à croire 
ipétation la plus favorable de ces passages plus ou moins doa- 

plus conforme à l'esprit de l'auteur. En tout cas, son lim 
nent un signalé service (puîsse-t-il n'être pas le dernier!) 
cause du spiritualisme. 

LUS ses Éléments de logique, M. Fabbé du Roussatu noo! 
excellente idée de son enseignement à l'institution Sainl-Louis, 
issemenl de Bruxelles qui hébergeait naguère letroisièmecon- 
alional des savants catholiques. Ce livre ne promet que 11 
oins controversée de la philosophie ; mais il se distingue de 
le ses pareils d'abord par l'élendue et ensuite par la solidilé 
a profondeur de l'exposition. Non seuleinent l'auteur, dans 
•es pages, relie la logique aux autres branches de la philoso- 

encore il fournit, en plus d'une occasion, des données pré- 
psychologie et de métaphysique. Sa seconde partie est même, 
1 chapitre de philosophie première, et ce chapitre est eicel- 

moinspar la construction, vraiment original. On verra da 
ip d'œil comment les divers membres de celle Logique réelle, 
6 de la raison, Légitimité de loxpérience. Légitimité de li 

s"ad;iptent exactement à ceux de la Logique formelk: 
Jéductives, Formes induclives. Formes scientifiques. » Mais 
ularité du cadre, il faut surtout reconnaître la vigueur cons- 
: pensée vraiment philosophique, qui se trahit jusque dus 
les plus rebattues des Summulae, dans l'élude du svllogisme, 
e. Les amis de la philosophie traditionnelle n'auront pas à se 
s pages qui reproduisent la doctrine péripatéticienne; mais 
idiront pas moins, s'ils sont sages, h la partie inductive,qni 

ou moins Sluarl Mîll, et surtout à la théorie de la certitude 
vers ordres de connaissances. Tel ou tel détail (perceptioa 
ndement de l'induction.,..) me suggérerait bien quelque pé- 
i je craindrais de trop accorder, sur ces points délicats, à mes 
innelles, tandis que je suis sûr de n'6tre que juste en sigOE- 
luel de logique comme un des plus complets, des plos so- 

mieux faits qui aient paru de notre Xemps. 
est encore un devoir de justice de reconnaître l'eicdlenl 
ùreté de doctrine, la clarté d'exposition qui recommandent 
iti de psychologie physiologique et rationnelle de H. le 
rbled. Ce petit livre parait, en somme, bien répondre aoi 



J 



r 



— 391 — 

Tïsées de l'antear: « meltre on terme à la crise 
ment dans le monde de la pensée. » Seulement l'e: 
GÎOD n'y sont peul-ètre pas assez poiissëee pour 
aux besoins de tous les esprits. Ceci est afi'aire de 
qnent, sujet d'adaptation et de préférence variabli 
cas. Mais je serais bien surpris qu'un maître qui 
enseignement, aujourd'hui si important, si comple 
plaignit pas de voir la loi de l'associalioa à peine 
lignes (p. SI et 58), sans étude et discussion sp 
démonlrÈe sans élre définie [p. 76), etc. Pour ma 
lièrement frappé d'une phrase de la préface, dont, 
saisi la vraie portée : « Qne dire de celte philoso 
mariait dernièrement les doctrines de Taine avec c 
Comme la doctrine psychologique de Taine eiplii 
sans bonheur, le déteraiinisme des sensations el 
donne une théorie de l'homme « animal » qui n< 
corrigée et complétée par celle de l'homme « ra 
fournie p.irla tradition spiritualisle et chrétienne 
que M. Ponsegrive a rempli aux applaudissements 
autorisés. Mais c'est aussi, en somme, celui du livi 
la première partie traite des facultés sensibles (av 
el du sommeil, du rêve, de l'hallucination et du t 
dis que la seconde part de l'intelligence et de ses I 
à la volonté el à la liberté. Au total, livre utile f 
mais en plusieurs parties un peu superficiel et insu 
vraiment scientifiques. 

6. — Si la psychologie est, avant tout et par-dee 
servalion intérieure et d'inductions fondées sur le 
elle doit aussi, pour une partie moins imporlaate i 
de son domaine, une attention sérieuse à toute u 
siologiques, causes, lois ou effets des phénomèni 
Rien n'est donc plus légitime en soi que celte sciei 
velle, qui prend le non» de psycho-physique, ou n: 
gie, mal à propos suspect à quelqucs-nns, ou celui 
périmcntale, u vraiment mal choisi; car enfin la p: 
la seule expérience de conscience le portail déjà 
foisoos pourtant pas un reproche sérieux à M. A. 
sur le litre même de son dernier livre une expi 
consacrée dans le laboratoire officiel dont il est l'n 
Introduction à la psychologie expérimentale se I 
bord comme un tableau sérieusement tracé des éli] 
résultats obtenus par cet établissement, d'origine 
suspecte. Mais elle se recommande aussi par une 



— 392 — 

de parti pris métaphysique dans des recherclies où tous les travailleurs 
ne portent pas le même esprit. M. Binet a tort de croire que la psycho- 
logie expérimentale a « coupé Tamarre » qui l'attachait à la philosophie. 
Elle s*y rattache toujours, et tant pis pour les penseurs qui d 'aperçoivent 
pas ce lien nécessaire; mais elle peut bien être traitée comme une autre 
science naturelle et ne pas s'appuyer sur la métaphysique, sauf à y 
aboutir si elle s'achève. U n'y a donc pour les amis de la saine philoso- 
phie (qui n'est pas du tout, quoi qu'en pense l'auteur, « un amas confus 
et encore mal défini de connaissances »}, il n'y a qu'à gagner à prendre 
bonne note des nouvelles que leur apporte ce petit livre, sur les divers 
laboratoires psychologiques (ch. I), sur les méthodes suivies dans les 
expériences psycho-physiques (ch. II), et sur leurs résultats assez mo- 
destes touchant le rapport entre l'excitation, d'une part, et, de l'autre, la 
sensation (III) ou les mouvements (IV). U y a moins à prendre dans le cha- 
pitre de la mémoire (V), laquelle est beaucoup plus du domaine psycho- 
logique proprement dit que du domaine physiologique. Quant à l'idéa- 
tion, c'est-à-dire à la conception et à l'emploi des idées générales, M. Bi- 
net déclare avec une entière franchise que la plupart des questions impli- 
quées dans cette étude « ne peuvent pas être étudiées par la voie expé- 
rimentale. » Enfin le chapitre capital de la « psychomélrie » (p. 103-130), 
qui se propose <i de mesurer la vitesse, la durée exacte d'un phénomène 
de conscience, » donne à peine plus de résultats sérieux ; mais le détail 
des chronomètres essayés, des divers procédés d'expérience et de l'em- 
ploi plus ou moins utile de ces recherches, est curieux et intéressant. 
L'indifiërence du public, dont se plaignent les directeurs du laboratoire 
psychologique de la Sorbonne, qui arrivent difScilement à provoquer des 
réponses à leurs questionnaires, a pour excuse le peu de résultats posi- 
tifs de leurs travaux et la difficulté des observations à faire. Qu'importe? 
Comme tout est précieux dans la connaissance de Thomme, souhaitons 
bon accueil à ce livre-programme dans tous les milieux où se cultivent 
la science et la philosophie. 

7. — Après le programme, le système. C'est bien un système, en effet, 
c'est-à-dire un ensemble raisonné et organisé, que M. A. Godfernaux a 
présenté à la Sorbonne et au public dans sa thèse sur le Sentiment et la 
pensée et (n'oublions pas cette addition) leurs principaux aspects phy- 
siologiques. N'oublions pas davantage le titre modeste i'essai que le 
jeune docteur a fort à propos inscrit au frontispice de son livre : le su- 
jet est, à la fois, trop ardu et encore trop peu débrouillé pour qu'il y ait 
lieu de promettre ou d'attendre mieux qu'une ébauche. L'antithèse da 
sentiment et de la pensée répond bien à l'état actuel de l'enseignemei^ 
psychologique, où s'opposent les phénomènes de la vie affective et ceux 
de l'activité représentative et pensante. Irréductibles entre eux, cesdeai 
ordres de faitç n'en sont pas moins liés et, pour ainsi dire, fondus aa 



— 39* - 



n 



le, que « le mode d'aclion de la volonté n'est pas encore coqod.» 
illeiirs la sagesse de monlrer qne la métaphysique soit malém- 
oil idéaliste, ne troave aacun appui, maïs plutât de graves diffi- 
dans les expériences psycho-physiologiques. Quant à l'easeigne- 
ihrélieD qu'il a dft toucher plus d'une lois, il le traite d'un ton 
ueux, mais en évolution nia le qui n'admet pas l'ordre BnrDalord. 
' « Tonl est mystère dans l'amour. » Aussi a-t-il été matière à 
beaucoup plus qu'à précisions philosophiques. Les platOQÎcieoi, 
'rai, en ont raisonné avec complaisance et non sans grandeiu; 
les modernes, Schopenhauer et Uartmana, d'an point de voe 
élevé, ont porté dans la même éluile une originalité, une péDé- 
iucontesLables. Mais anciens et modernes ont tait tout an plas 
iphysique do l'amour. Ils ont éludié le caractère le plus géné- 
rôle universel de la sympathie et du désir. La psychologie, les 
!t fois affectives et intellectuelles de l'amour proprement dit, sem- 
encore à déterminer scienliSquement. M. Gaston Danville s'est 
lé à cette étude avec des préoccupations de transformisme t|ui, 
ni, étaient plus propres à égarer qu'à diriger sa marche. Parboa- 
1 a été fidèle, en somme, à la seule méthode légitime, qai est 
c l'observation attentive et de l'induction prudente, etil a pD 
• à un ensemble de vues très acceptable, quoique un peu moins 
il peut-être qu'il ne l'a cru. Une analyse vraiment par trop labo- 
l'amène d'ahord à éliminer les formes primitives ou quasi primi- 
H l'instinct sexuel, pour s'en tenir à l'amour comme on l'obserys 
homme civilisé, et dont les caractères I ni sont fournis en partie par 
lires de la poésie et du roman (voir surtout le chap. V). H est fi- 
que la notion précise qui résulte de toute celte enquête soit eipri- 
i termes si barbares : « L'amour est une entité émotive spécifique, 
ant dans une variation pins ou moins permanente de l'état aflccltf 
ital d'un sujet, à l'occasion de la réalisation (par la mise en œavrt 
e d'un processus mental spécialisé] d'une syslémaiisation esdusiva 
scionto de son instinct sexuel sur un individu de l'autre sme- • 
es formules ne préviennent pas en faveur d'un système; eUestien- 
n effet d'un système plus que suspect; mais il n'en faut pas moins 
: l'observation fondamentale, qui n'a que le tort d'Être ici lourde- 
Biprimée. Il faut également rendre justice à la sage modération 
autour a fait preuve dans ses derniers chapitres sur « le point de 
itbologique • et « la genèse de l'amour, » en ramenant ce senti- 
i des lois normales, à l'encontre des palhologistes à outrance qni 
ient qu'un état morbide, et qui eu viendraient vite à jusliGer et i 
User le cri du poète : « Amour, fléau du monde, exécrable folia ! " 
- L'Essai de M. Milhaud sur les conditions et ta limites de la cer- 
logique louche au fondement même de la métaphysique et ne tend 



1 




~ 395 — 
à rien de moins qu'à fermer à h déaionslraiion logique toat 
du réel, La certitude démoDstraLive n'appartiendrait donc qu'i 
maliqaes ou, en géDéral, aux constructions aiislrsiles deVesi 
mière partie an livre eipoee celte théorie avec une iacontesti 
d'expression et de raisonnem^t. Il en résalte, en efiet, ce q 
ciens de la vieille école ont toujours enseigné, que la dédactioi 
que porte nécessairenent, pourles notions générales qui en soi 
essentiel, sur l'ahslraction ; mais pourquoi les vieux maitrcs 
vaient-ils pas à renfermer dans les limites de l'ordre abstrait 
des conclusions î Tout simplement parce qu'ils analysaient 
qae M. Uilhaud la perception normale, antécédent de l'abslract 
taient pas phénoménistes : ils ne réduisaient pas la connaissa 
à une modification subjective. Pour ceux qui partent de celte 
ils sont norabrenx parmi les philosophes du jour, les déducli 
Ire auteur parussent s'imposer en toute rigueur, — Dans la si 
lie, il se montre encore plus maître de ses matériaux et de : 
ment : il est sur son domaine. C'est une étude raisonnée, a; 
des mathémaliques pures, dont la nature strictement formel 
blie, malgré l'or^ne concrète des concepts qui les constituen 
il que les mathématiques n'aient pas un rôle essentiel danE 
générale? Non certes; sans rien représenter exactement elles 
Eooude sensible, elles prôlenl aux observations et à leur syr 
pression la plus exacte k laquelle il nous soit possible d'an 
sans nous permettre jamais « de porter sur des phénomènes 
vés une affirmation certaine à l'abri (en vertu ?) du principe di 
tion » (p. 122). C'est du reste ce que nous avons appris da 
cours usuels de logique au chapitre de l'induction. Il est bi< 
que j'abandonne aux hommes du métier los détails, évider 
étudiés, qui appartiennent proprement à la science mathéc 
Uaisje recommande à tous les travailleurs qui se préoccupe 
vement actuel de la philosophie la troisième partie de cet 
l'auteur examine et discute certaines théories plus ou moin! 
qui se trouvent en contradiction avec sa doctrine. Précisé! 
qu'il a parfois, sur ce terrain, aflaire à des penseurs qui a 
même explication psychologique de la connaissance, mais qu 
dent pas avec la môme rigueur logique que Ini, il lui arrive ■ 
ter solidement. D'autres fois, ce sont des sopbismes courant 
raison en dehors de toute théorie exclusive ; exemple, le cur 
tre sur « la mécanique et la liberté » (p. lâ-Vl-lT), où le - ^ 
minisme physique, » comme l'auteur l'appelle, est privé de l 
poisqa'il a cru trouver dans les progrès de la science. Un c 
oore plus long «si consacré à montrer le caractère artiticie) d 
trie non euclidienne dans toutes ses foi'mes ; un autre, pluE 




lualisme tradilioanel, en lulle avec le Déocriiicisme, 
ndre, discute les démonslralions acceptées par cette 
)n de toute réalité dans le temps et daas l'espace, la 
natière, etc. En somme, le livre, quoique coaçu en 
létapliyBique, peut lui readre des services réels, 
le M. Francelin Martin sur la Perception extérieure 
! est dédié à M. Lachelier, s'iuRpire de sa mÉtapbysique 
habitudes, d'allure aisée et ferme dans les voies les 
a(^risent le maître. La thèse est celle-ci : La marche 
ivolution uécessaîre, reproduit exactement, mais en 
le la perception extérieure. Et cette dernière, expli- 
er, est un résultat, non un fait premier : elle a pour 
volonté, à qui la sensation représentative et aflective 
r la construclion de l'objet. — Dans la première par- 
^larliu s'applique à montrer, dans l'histoire même de 
Ire successif des conceptions scientifiques. Les faits, 
immenlés, lui donnent cette synthèse frappante, sinon 
iremière période de la science est caractérisée par le 
i Ioniens et des autres primitifs, c'est « la recherche 
ixième, par la finalité à partir de Socrate et surtout 
il recherche de l'attribut; » une troisième propre- 
l 'interprétation mécaniste des faits, c'est « la recher- 
> Quelques réserves qu'appellent des vues systémati- 
.1 serait injuste de contester au nouveau docteur, soit 
isprit critique, soit une connaissance Eérieuse deThi^ 
hie ; on en trouverait, au reste, de nouvelles preuves 
ies de son livre, par exemple dans les pages de la fin 
la vie. » — L'essentiel, le fond même de la théorie 
t dans sa deuxième partie, où se trouvent expliquées 
pour se superposer en sens inverse, l'évolution de la 
]tion de la science. Ce sont deux chapitres de méta- 
ort élevée, exposée avec une aisance qui suppose an 
! finesse d'esprit et une grande force d'affirmation. 
it du chapitre psychologique où l'on commence par 
monde tel que nous le percevons est non seulement 
aent impossible, quitte àfaire comprendre ensuite la 
nde par notre activité intellectuelle : cette reconstitn* 
bilosopbique de la construction spontanée du monde, 
)rt de pensée réfléchie qui défie les tours de force les 
enre. Bien entendu que l'invention eu revient pont 
[uaitre, et l'élève reconnaissant se garde bien de le 
de la science, contre-partie de l'élude de la percep- 
i plus et moins origin^e : je veux dire qu'elle appar- 



à 



-"r 



— 398 — 

glais et français, à ridéalisme rationaliste de Kant, au réalisme ratioaa- 
liste des éclectiques, an réalisme empirique de SL Ravaisson, tous sys- 
tèmes très vulnérables et habilement discutés. Quant à la doctrine propre 
à M. Boirac, il la rapproche lui-même du phénoménisme des néo-orifi- 
cistes, mais en y ajoutant uoe détermination nouvelle, lldée de «conti- 
nuité aI)solue. » En quoi ce prétendu phénoménisme dififère<t-il de la 
vieille doctrine subslantialisle, certaioement mal définie par M. Boirac! 
Ce n*est pas le lieu de le chercher ici. Mais plus d'un partisan de la tra- 
dition se dira en fermant ce livre : Pourquoi un édifice si laborieux, si 
compliqué, si pénible à parcourir, malgré le mérite réel de Tarchileclure 
et la beauté de la plupart des matériaux ? Pourquoi les meilleurs de ces 
matériaux n'ont- ils pas trouvé place dans une construction à la lois plus 
simple et plus solide, sur les bases fournies fdivhphilosopkia perennis^ 
qui atteignait du premier coup la substance dans Tanalyse de la percep- 
tion? 

12. — Le mémoire de M. Longo sur le Monisme et ses rapports avec la 
liberté dénote uue connaissance assez familière des systèmes contempo- 
rains, et un zèle louable pour les coordonner avec les données les plus 
essentielles du spiritualisme traditionnel. Mais Tattralt deTunité^quiest 
Texplication des erreurs inonisliques des idéalistes comme des matéria- 
listes, n'a-t-il pas séduit le jeune auteur lui-même (tout semble annon- 
cer qu'il est jeune)? Les diflScultés que ses premières pages soulèvent 
sans les résoudre sur l'accord du monisme et de la multiplicité ne 
disparaissent pas dans les chapitres sur la liberté. C'était beaucoup d'en 
déterminer nettement le concept, en face du déterminisme scientifique; 
viser de plus à surprendre et à fixer la loi de l'action libre dans l'or- 
ganisme social, c'est embrasser plus de matière qu^il n'était possible 
d'en tirer au clair en quelques pages, débordantes d'ailleurs de citations 
et de discussions particulières. Au reste, soit faute de développements 
suffisants, soit à cause de r« imprécision » des idées personnelles de 
l'auteur, il n'est pas facile de bien concevoir le monisme qu'il défend, 
et la liberté qu'il y adapte. Ses référencos touchent souvent à la scolas- 
tique, qu'il traito avec grande indépendance, quoique sans dédain. Mais 
pour la bien juger, il faut la bien entendre, et lorsque M. Longo déclare, 
par exemple, que la liberté d'indifiérence tion regge, j'ai bien peur que 
ce ne soit tout juste celte condamnation sommaire qui, faute d'exacte 
information, ne tient pas sur ses pieds. 

13. — C'est avec un critérium autrement précis et autrement sur que 
M. Farges, poursuivant le cours de ses études pour la propagation de la 
philosophie traditionnelle, aborde et développe la question culminante 
de toute philosophie sérieuse. Son livre, considérable par le volume et 
plus encore par la richesse du contenu, nous révèle dès le titre (l'Idée 
de Dieu d'après la raison et la science) sa préoccupation spéciale qui 



— 39» — 
ès réelle et très allacbaole, malgré la comp 
données de la ^ndo scolssLique. u D'apH 
aenl scientifique auquel notre siècle vient c 
: rien de sérieus n'est venu infirmer le do| 
■tence de Dieu, qui semble au contraire pro 
. plus éclatante que les sciences humaiaes 
]teur a toute raison de 1q dire dès son dél 
îrmalion scientifique est négligée et même 
cie par beaucoup de nos contemporains, 
science des objections contre la croyance, il s 
I presque à chaque page de son livre, ans a 
i données scientifiques nouvelles et la rép( 
ires d'une fausse science. — La marche de 
vieilles habitudes de l'enseignement. Avant t 
ice de Dieu, qui absorbent la moilié du volu 
1 pourra même trouver que le premier chapi 

,. ^ jémoDslration divine, tourne un peu court à 

taias endroits : il est vrai que toute la métaphysique générale y'ps 
rail. Les preuves elles-mêmes ont bien le développement que deoiani 
les intelligences cultivées de ce temps. Les preuves cosmologiques 
particulier, sont mises au point de l'état actuel de la science : la pn 
par le mouvement s'adapte aux deux hypothèses mécaniste et d 
miste; celle de l'origine des êtres, aux données acquises ou aux h; 
thèses les plus probables sur la l'ormalioa du monde et sur l'origim 
la vie; celle de la finalité surtout s'enrichit des conquêtes de nuire si 
en cosmologie et en biologie, et amène la discussion des déplora 
hypothèses de l'évolution mécanique et de la finalité inconsciente 
pourra reprocher à l'auleur de n'avoir pas fait un groupe spécial 
preuves métaphysiques ou idéologiques; ces preuves semblent se dii 
guer assez neltement des démonstrations « psychologiques et uioraL 
parmi lesquelles M. Farges a rangé, peu rigoureusement peut-être 
arguments célèbres de l'origine des idées, du caractère absolu de la 
rilé, de la notion du devoir. Mais la question do classement et de 
esl secondaire; ce qui est essentiel, ce dont il faut louer bautemei 
lélé thomiste, c'est qu'il a conservé et mis en valeur ces trois preu 
ÎDcounues ou suspectes à beaucoup de ses émules, en particulier la 
gnifique preuve plalooicienne des idées nécessaires, conlondue sou 
très mal à propos avec l'argument do saint Anselme, qui i'uL repousi 
réfuté par l'École avant de l'être par Kanl. Encoi* est-il pormi 
regretter qu'il n'ait pas rapproché à ce sujet do la belle page de Bosi 
li^s pages encore plus belles de saint Augustin qui en sont la source 
leuiile maintenant, je crois, de parcourir, même à pas très rapides 
deux parties qui suivent : « Nature et attributs de Dieu » et » rappo. 



-400 — 

Dieu avec le monde, » doot tes thèses ont m 
avec la fausse science du jour. Je me contei 
conde partie, la discussion initiale sur « l'inconnaissable » et, à un toat 
autre point de vue, l'exposition et la réfutation de la science moyeoiK 
des molinisles et des iiéo-molinistes; mais peut-être plus d'un penseri- 
t-il qu'on peut rejeter cette double théorie sans accepter davantage celle 
des décrets prédéterminants. Dans la troisième partie, le lecteur un pea 
curieux ira de lui-même aux discussious sur le panthéisme de toat 
•temps et de toute nuance, sur la vraie idée de la création, sur le pessi- 
misme.... Partout se monlreat, avec la fidélité aux doctrines tradition- 
nelles, la libre allure et le style très vivant d'un philosophe à îafois 
attentif aux besoins de la pensée contemporaine et soucieux de l'éter- 
nelle vérité et, presque autant, de la netteté française. Qu'il soiL permis 
aussi de signaler l'accent religieux d'une âme sacerdotale, qui achète le 
caractère spécial de ce livre, où la rigueur scientifique s'allie à l'onction 
aussi bien qu'à la clarté. 

li. — J'allais oublier une publication posthume qui se classe par son 
titre dans la métaphysique, encore bien que î'auteur ne s'y montre 
guère métaphysicien. M. Henri KlefTer était un ingénieur de mérite et ses 
besognes professionnelles absorbaient une bonne partie de son actif ilé; 
les recherches philosophiques étaient pour lui une sorte de délasse- 
ment, mais où peu à peu il porta une vraie passion. De ces spéculations 
insuffisamment préparées par son éducation spéciale, il naquit un sys- 
tème désigné par les derniers mots du titre : Science el conscience, nu 
Théorie de la force progressive. Que faut-il entendre au juste par cette 
<i force progressive? » Ce n'est pas encore aisé à dire, parce que nous 
n'avons de l'œuvre entière, qui doit remplir trois volumes, que le 
premier. Or ce premier volume, après une introduction où l'aulenrBe 
déclare ennemi de la religion tout autant que du matérialisme, ne ren- 
ferme qu'un chapitre initial sur « le progrès, » qui doit s'accomplir par 
le rapprochement de la science, de la philosophie et de l'art, et un se- 
cond et dernier chapitre sur « la méthode naturelle, n opposée aai 
deux fausses méthodes, scientifique et philosophique. Tout y est d'an 
savant plus que d'ua philosophe, mais il faut louer pourtant de ferles 
poussées de hou sens contre les abstentions, les « escamotages » et les 
illusions d« positivisme, aussi bien de celui de M. Berthelot que de celui 
d'AuR. Comte. Tout aboutit à marquer le point de départ de la recherche 
fructueuse dans la « définition du devoir. » Nous en sommes donc à at- 
tendre la suite de cette étude, en souhaitant, sans beaucoup l'espérer, 
que, selon le vœu de l'auteur, elle établisse sur les bases du sens com- 
mun une solide doctrine, à la fois scientifique, philosophique et morale. 

13. — L'œuvre vraiment énorme d'Herbert Spencer décourage les lec- 
teurs les plus intrépides, qui sont heureux d'avoir, dans le fidèle et cons- 



réunis les Problèmes de morale et de sociologie, traduits r 
H. H. de Varigoy pour la « Collection d'auteurs étrangers 
raJQS n de la librairie GiiillaumiD. A vrni dire, la morale propt 
n'est touchée que dans les morceaux de peu d'étendue qui 
volume. Les plus intéressants m'onl paru ceux qui ont pi 
1 ia morale de Kant » ci « la morale et les sentiments mora 
le premier, la formule de l'impéralir catégorique est ramenée 
conterne la pratique, au principe utilitaire bcgemcnl entend 
la poursuite du bonheur pour soi on pour les autres. Dans 
Spencer défend contre ses adversaires les plus récents sa 
l'élaboration psychologique et historique de la moralité. Le ■ 
licle sur « les Américains, i^ dans la même note, est bon 
comme témoignage du travail d'un esprit puissant pour se d 
fflïlgrÉ ses principes positivistes, de l'estime exclusive du s: 
el de l'activité utile. Mais les maîtresses pièces de ce volume si 
mémoires étendus et plus ou moins coordonnés sur « l'org. 
cial, — les facteurs de révolution organique, — l'insuffisanc 
lection naturelle. » Ces deux derniers se rapportent moins à 
^B qu'à la biologie el à la psychologie évolution nistes, mais I 
qu'ils fournissent sont applicables à l'éducation et à l'ordre é( 
social et politique, pour peu que l'on adopte les vues prése 
les pages sur 1' h organisme social. » Il est vrai que ces vues 
sées si loin qu'on peut bien, rà el là, en ialre honneur à l'b 
et à la subtilité du penseur autant qu'à la force pénétrante d 
d'œil. Le thème scientifique essentiel de ces études, c'est qi 
lion naturelle, presque suffisante pour expliquer l'évolutic 
f^e végétal et dans les degrés inférieurs de l'échelle anima 
son importance à proportion qu'on s'élève plus haut ; de sort 
lesaninoanx supérieurs, l'hérédité des caractères acquis dei 
iliH la cause principale du changement. ~ J'oubliais, parmi 
plus courts, celui que le traducteur recommande spécialement 
pes qui accusent H. Spencer de socialisme. Il s'agit du morce 
"8 ia liberté à la seroitude. On y voit, en effet, que si le | 
professe, comme les socialistes, une forte aversion contre le in 
* est précisément parce qu'il voit dans l'organisation militaii 
formes du protectionnisme et de l'ingérence du l'État, c'est 
mi du socialisme. La tendance conslaule et mille fois déuioi 
sociobgie spencérienne est bien, en eflet, de restreindre de pi 
' action du pouvoir central au prolit de l'activité individuelle. 
16. — « Que penser et que faire de la vie? J'ai posé celte q 
NOTEMBKB 1894. T. LXXI. « 



— «B — 
inées, (levanl ua audiloîre de jeuoes gens, el tout mon 
1888 à l'École Dormale a été itn essai de réponse devant 
vingt ans : avec eux, si je puis dire, j'ai cherché quelesl 
i, si elle est JMDne, et à quoi elle est boDoe^ quel eu doit 
î reprends ici, dans un livre, la même élude. Le litre qae 
rro en résume l'idée maîlièsse. Le Prix de la oie/ Je suis 
voudrais convaincre les autres que \i vie est singulièce- 
, si l'on sait voir ce pour quoi elle nous est donnée, el ce 
ns el devons en faire, u J'ai transcrit loul cet n avant-pro- 
I sufiirail au besoin, avec le nom de l'escellent professent, 
der son dernier livre. Ce livre tient d'ailleurs, el au deU, 
lesses impliquées dans ce début. Les purs curieux eux- 
aptivés, dès les premiers chapitres, par le vif ÎDlérël el lî 
se apportés au classement el à l'analyse des opinions con- 
conlradicloires et souvent si fuyantes et si vagues, sur li 
Mais c'est au lecteur sérieux que le maître s'adresse d'an 
e son œuvre vraiment humaine, aulant et plus que scien- 
'attacbe-l'il bientôt, à rencontre des fantaisistes en mo- 
« le sérieux de la vie. » Analvsaut les lois de toute vie 
lite celles de la vie humaine, comme elles résultent de 
ie l'homme, » il est amené à examiner et à juger, avec 
ision que d'élévation morale, la philosophie de la vie 
science seule, à la foçon de Taine, el aussi la morale 
proposée par Guyau. Ainsi les treize premiers chapitres 
nstituenl uoe « éthique générale, » à la lois très « de- 
vante et très conforme à la doctrine traditionnelle; ea 
l'expression dernière : La liberté pour l'homme ne peol 
1 dépendance à l'égard de la raison et de la conscience, 
u devoir, de Dieu. — Mais la question du prix de la vie 
' épuisée : il y reste du moins des obscurités, des mys- 
., qui demandent une élude attentive, surtout en (ace 
pessimisme dans la littérature et la philosophie de notre 
de se borner, comme les philosophes de l'empirisme qui 
;ujel, à un bilan toujours contestable des biens et des 
.ence, le philosophe chrétien creuse la notion du bou- 
sant la vaine théorie des Dialogues philosophiques de 
ravail de la nature au bénéfice exclusif de l'espèce, il 
sens de La vie présente dans sa coordination à une autre 
prix dans l'épreuve morale. La « raison de vivre « est 
)ralité et le mérite. Mais le penseur ne s'arrête pas à ces 
) abstraites. Il ne méconnaît pas l'obstacle permaneol.la 
ne; il ne -dissimule pas que le seul secours efficace, c'est 
il parie en chrétien de l'amour qui conduit â la religion, 



J 



Dplète et vivante est le chrislianis. 
liaaisme seul, s'adaplant à tous les temps et à toutes les 
BOUS révèle « notre tâche aujourd'hui et demain. » Les 
Correspondanl connaissent ce beau chapitre; mais il faut, 
et le goûter à fond, le relire après tout ce qui le prépare, 
gramme pratique qui sort d'une solide et haute et complè 
de la vie. L' ensemble du livre n'est donc pas seulement ir 
consolant et fortifiant. La misère humaine éclate parLoul 
décourager ceux qui ne voient que les surfaces: « mais rej 
la vie, et nous dirons qu'il la faut accueillir avec confiance 
en la traversant, tant de bien h faire 1 Si nous avons une 
tiûD, celle d'employer la vie à aimer Dieu et les hommi 
conquérir par là la viepletneel parfaite, nous ne serons pas 
ivrai dire, ne trompe que ceux qui n'attendent pas asse 
voulu citer les derniers comme les premiers mots de ce li 
maintenant me défier par trop de mes lecteurs que d'en fc 
prix. » 11 suffit, il est même inulile, je suppose, de les pr 
et de le faire lire. 

17. — Plus d'une fois déjà, j'ai dû rappeler dans ces 
maires le concours ouvert en 1890, par l'Académie des 
raies et politiques, sur la morale de Spinoza. Sur neuf 
vojés, quatre obtinrent des prix ou des fractions de pi 
mention très honorable. Le premier prix fut décerné à M- 1 
Ticg, professeur au lycée de Tours, dont le mémoire, tri 
fcitque de paraître sous ce simple titre : Spinoza. J'avais 
daos mon précédent article semestriel, non pas de louer li 
M. Delbos sur le même sujet, mais de le préférer express 
heoreus de ses concurrents ; ma faute venait d'une erreur 
te lauréat. Je ,Ia répare aujourd'hui, mais non en raeltj 
H. Bruaschvicg plus haut que celui de M. Delbos. Il n'e; 
l'eiposition du spinozisme soit inférieure dans ce dernier, 
toute une seconde moitié sur t'înfltieocc de ce système c 
modernes, et celte partie, on le sait, constitue un chapitre 
neuf d'histoire et de critique. Or, précisément, sur ce pc 
seur de Tours, on le disait encore dernièrement à l'Aci 
Iroavé « moins en fonds, » et il n'en donne rien au public. 
lion prudente ne saurait, d'ailleurs, diminuer le mérite i 
position du spinozisme; son livre ne prétend Être qu 
bi>nipc peut-être, en n'y voyant pas de plus une apolc 
bien qu'à ses yeu-x la cohésion profonde de l'idée initiale, ( 
du système et de la vie de Spinoza, constitue un phénomè 
et moral au-dessus de toute critique. Du moins, la coord 
Kuse de ces éléments, depuis le premier chapitre sur « la 



— iOi — 
aa dernier sur » la praliqiie, » < 

nort en rapport exact avec sa doclnne, coDsUlue ud mor- 
■alure philosophique de Tordre !e plus élevé. « On y trooïe 
'autre, disait fort bien M. Waddiiigton, rapporleur du con- 
tées très nettes et bien liées enlre elles, un style nerveui, 
limé, une dialectique aussi souple que forte. L'aut^ui est 
inoza; il a vécu avec lui et te connaît familièrement; il 
aprend, le possède, cl il le commente avec une sorte de fcr- 
E sorte » est peut-être de trop : rattachement, l'assimilation 
e à son auteur ne peuvent guère aller plus loin. C'est là un 
iment; mais n'explique-t-il pas, au moins en l'abseoce de 
lioQ critique, un grave défaut dans l'ouvrage, eu tout cas 
iger pour beaucoup de lecteurs ? o De tels travaux sooi 
re des spinozistes, » disait encore M. VVaddingtOD, et je ne 
î autre chose. 

obi {1713-1819) occupe dans le développement de la philo- 
me une place qui n'appartient qu'à lui. Allemand impri- 
rançaises, disciple à la fois de Rousseau et de Pascal, liW- 
|ue, mais ennemi de la philosophie des encyclopédistes et 
ia ttévohttion, adversaire infatigable de l'idéalisme de ses 
patriotes, il reste réaliste et, au bon sens du mot, dualiste 
panthéisme triomphant ; il appuie sa doctrine snr la 
et sur l'instinct moral, sans renoncer pour cela ni à la rai- 
métaphysique, sans fonder, comme Kanl, 1a morale sur la 
l'un aphorisme pratique. Certes, la doctrine de ce penseur 
e défend pas très bien du reproche de contradiction, parce 
5tre à la fois intuitive et discursive ; en tout cas, elle n'ar- 
re le départ des données primitives, qui sont l'objet propre 
:e, et des vérités qui sont la conquête de la ré&exion. Hais 
ït toute l'œuvre de Jacobi restent l'expression mémorable 
ice que rencontra, dans la conscience morale d'un srand 
uvre en somme funeste et destructive de Kant et de ses soe- 
lus n'avions guère jusqu'ici, sur cet épisode essentiel de 
la pensée au xyii!" et au xix" siècle, qu'une centaine de 
e second volume de Willm {/fist. de la phil. atlem. de- 
II y avait lieu de désirer quelque chose de plus complet, de 
surtout et de plus vivant. Kous sommes heureusement 
récent volume de M. Lévy-Bruhl sur la Philosophie deJa- 
isfait pleinement notre curiosité, non seulement sur la doc- 
ibre penseur, mais au moins autant sur sa carrière et ses 
:c SCS contemporains. Ces recherches, d'ailleurs très habile- 
en œuvre, répondent à merveille à la curiosité de plus en 
du public lettré pour tout ce qui regarde le passage de 1' 



J 



— 406 — 

lalyse des concepts théoriques ou moraux. Je l'ai déjà dii, ce 
à une réfuialioD directe de Kant. A. la fin de son inlroduclion 
romel de prouver d'abord que la « science moderne » a a 
Kant et ensuite d'examiner la valeur de cette base. Ce second 
probablement traité dans un second ouvrage, dont on nous 
i prochaine publication en français, le Kantisme et ses erreun. 
rage n'a pas plus d'étendue que celiii-ci, il aurait été bien i 
les réunir dans un seul volume, qui, sans dépasser la juste 
saus trop grever l'acbeleur, aurait constitué un ensemble cri- 
plet sur le vrai système générateur des erreurs modernes. 
it dans le seul intérêt de la « Bibliothèque philosophique ■ 
par M. Lelhielleu); et riche déjà de plusieurs excellents oa- 
, pour la plupart, joignent à leur mérite iulriusèquo l'avanlage 
vénal mieux jusiiâé, je ne dis pas par la qualité, mais par li 
u contenu. 

J. de Roberty a voulu, dans son récent travail sur Augiute 
Herbert Spencer, apporter une « conlributiou à l'histoire îles 
)sophiques au xix" siècle, u comme l'annonce le sous-titre du 
n réalité, ou y trouvera beaucoup moins cela (car il n'apprend 
uf sur les théories des deux grands positivistes) qu'une tri- 
ressée, inspirée par des vues dogmatiques, par un système 
Un problème spécial, le monisme, préoccupe l'auteur, qui a 
a travail en trois livres, l'un sur le monisme contemporaio en 
s deux autres sur le monisme de chacun des deux philosophes, 
istorique essentielle est de montrer, dans le développement 
de la science, trois - grands thèmes » successifs : agnosli- 
ilutionnisme, monisme, qui n'en représentent pas moins d(s 
radicloires. Son argument contre les positivistes contemp»- 
'. donc qu'il y a incompatibilité entre leur agnosticisme et lent 
entre leur réalisation de l'inconnaissable et leur fin denon- 
mtre tout ce qui dépasse l'expérience, entre leur foi à l'sb- 
r principe d'universelle relativité. El vraiment il réussit bien 
, chez Auguste Comte, l'impossible association d'un mécanisiM 
et de conceptions finalistes; chez H. Spencer, une opposition 
:re la réduction de lontG vérité ù l'expérience et l'affirniation 
té inconnaissable placée an delà. Mais l'àme de ces critiques 
rre de M. de Roberty, c'est une conception particulière de 
, reposant sur l'identité des contraires, qui lui permet d'être 
sans être agnostique. C'est ce qu'on a appelé a hjperposili- 
t M, de Roberty ne repousse pas ce vocable mal venu. Miis 
me théorie qui porte sur un « concept inconcevable » prévan- 
lonlre cette affirmation de l'absolu qui finit par s'imposera 1» 
me des penseurs qui ont voulu systématiquement l'exclure? 



J 



— m- 

volume (1S93}, comme da 

lie M. Pillon, ne consacn 

i. Le nombre des ouvrage 

ir est plus considérable enci 

rt est laile aux écrils d'hist 

liqiie el de sociologie, que 

; « philosophie. » inutile â 

coDSlamment celui d'une 

j-crilicisme, n ce qui est à 1 

sst heureux de coDnalIre < 

dre de ce que cet esprit a m 

[ue intérêt d'instruction et 

m raisonoée de publications 

ic uiuuvuiuciii, uca luct^a ci ucs études métaphysiques e 

Franco [car la philosophie étrangère n'y a pas encore pa 

direclemenl), i! y a lieu d'attacher encore plus d'importaj 

mière moitié dn volume, lormée, selon l'usage, de mêmoii 

A vrai dire, je ae voudrais ni recommander ni discuter 1 

miers. L'Étude philosophique sur ta doctrine de Jésus (p 

gré l'intérêt qui s'attache à tout ce qui sort de la plume ( 

TÏer, ne salisrera pas assurément ceux qui, eu lisant sau 

documents primitifs du christianisme, y auront vu, avec la 

sauveur, un <> surnaturel u beaucoup plus complexe, y coi 

et miracles. Quant à la réponse de M. Léon Dauriac à M. 

i)ieu selon le néo-criticisme (p. 85-108), elle prouve trop 

est étranger non seulement « à toute confession religieuse 

le déclare lui-même {p. 196), mais encore à toute croyanc 

à la question : Dieu est-il? il répond : « On n'en sait rien 

d'ailleurs il professe que <i si Dieu est, il a commencé, » le 

la raison universelle, pour qui Dieu a pour synonyme l'Ét 

vanche, le troisième mémoire, l'Évolulion de l'idéalisme ai 

de, par M. F. Pillon, est une contribution importante à 

tique de la philosophie. Il est fort étendu (p. 109-206), assi 

lituer UQ volume ordinaire, et pourtant il ne traite que « de 

et de ses critiques, n ce qui, malgré le titre, pour le Am 

intéresse le xvii" siècle au moins autant que le xviii'. 

étudié de si près, avec tant do souci des textes et à la fois I 

IratiOD critique, les antécédents de l'idéalisme si cher à l'éc 

ciste. S'ensuit-il que ce beau mémoire soit acceplable dan: 

sions ou seulement dans tous ses détails d'exégèse? Ce: 

qoeslion ; mais on devra l'étudier et le discuter. Même f 

parti pris antisubstanlialiste, qui le domine d'un bout à l'a 

croire qu'un examen réfléchi n'y laissera pas tout subsist 



part, je doute fort que 1' « étendue ioLelIigiblc 
doclrine de Malebranche, le point de départ de 
seiirs; c'est plutôt, je crois, la négation del'acti 
nalisme, et dés lors il faudrait clierclier ce pc 
ment dans Malebranche et dans La Foi^e et Co 
expressément avant lui celte doclrine, mais juE 
ont refusé toute cfQcacilé aux canses secondes. 
ne restera pas moins comme un apport de pr 
toire générale des systèmes, soit en particulier i 
branche, dont certaines pages, jusqu'ici trop né] 
le meilleur jour. 

BEAUX-ARTS 

i.Xiniaiurf choûiti de la Bibliothèqut du Vatican, pu 
Lou[g-en-Brisgau, Harder, 18S3, iri-4 <\e 60 p. avec 3< 
tionale de Saint-LouU-dei-Françali à Hamt, nolet h 
Mgr D'ABUtiLH«co, roclaiir ds l'église SaiDl-LouIs. Rome 

Î24 p. — 3, Origina de l'art gotliiqw en Italie, par C. tiNLiBi. rans, inonQ, len, 
ia-B do x[[-335 p., illustré de 34 pi. bon loxle ot de IJl 6g., 20 fr. — i. La Ftaïut 
artltlique et monumentale. Tome IV. Paria, Librairie illualrée, ■. d., in-t do 208 p.. 
25 fr. — 5. Nouveaux doeumenti pour l'kiitoire de la création dei rétidencee royalet 
du bordi de la Loire, par Jo9EPB se CkoV. Paria, Picani ; Bloii, Uïgiult, 1H9t. 
in-B de 218 p. — 6, L'Art arabe, par Al. Gatet. Paris, Llbrairies-imprimeria 
réunies, a. d,, ic-S da 316 p. (fîiMioIA. de l'emeignemetil da beaux-arlt), brocbé. 
3 U. bO ; cart., 4 (r. 50. — T. L'Arl au mayen âgs. choix de Itcluret tur Ihitloire it 
Van, Valbéliqueet l'archéologie, par Gaston Couomy, Puria, Firmin-Didol, IB9i, in-S 
de 308 p. el 76 grov., 4 fr. — S. Albumt-manutU d'hittoire de Vart. L'Antiquité, pu 
G^étOK GoDonr. Paria, Firmin-Didol, 189t, în-4 de 273 p. el !1& srav., 4 !r. iO. — 
9. Hiitoire générale dei beaus-arti, par Rooer Petke. Paris, Deiagravo, IBE>(, in-ti 
de i»i-796 p. al 300 illualr., 6 fr. âO. — 10. Hiiloire de la peiiilure en Franu, 
par V.LEnoT-SÀiHT-AuBBRT. 3* éd. Piria, Delagrave, 1894, in-t6 do 2ïB p.. Mr. — 
1t. Livre de iouvenlr$ Je Mato di BartiÀommeo dil Mataecio, manuieritt emaenét A 
Prato et à la Magliabeeehiana de Florence, par Chàhles Yiiiabte. Paris, Hoibschild, 
1894, iD-4 de 96 p. avec 37 grav., 60 fr. — 12, Mic/iiel van ifiereeell et ton geuin, 
par Hehit Havard. Paris. Librairie de l'Art, 1894, gr. ln-8 de 120 p., 4rr. 50.— 13. .4a- 
lonlo Canal dit le Canalelto, par Adhieh Uoohead. Paris. Librairie de l'Art, 1894, gr. 
io-S de 109 p., 4 tr.— 14. /.«iSainl-Auiin, par Adrien Uoubcau. Paris, Librairie del'An, 
1894, gr. iQ-8 de 148 p,, 4 fr. 50. — 15. Contlanl TVOïOn, par A. HnstiM. Pari», Li- 
brairie de l'arl, 189Ï. gr. En-S de S7 p., 4 fr. — 16, Chapu, ta tiî* et ton ouvre, par 
0. FiDiÉBE. Paris. Pion al Nourrit, 1894, ia-S do 272 p., 10 fr, — 17. lo PtiRlrrt oé- 
UbretduXIX' n«cl<, par C. de Beaulieu. Paria. Blond et Barrai, 1894. 2 toI. iR-ide 
310 et 306 p.; cUaque vol., 8 Tr, — t8, La Vie artittique, par OnarivE Getfmt. 
S' série. Paris, Dentu, 1BS4. ia-16 deii-395 p.. h tr.— {9. L'Eipagnt du qualrtèmeeen- 
lanalre da la déeoueerle du Nouveau-Monde. Expoiition hittorique de Madrid, IS92- 
1893, par Éhile de Uolëneb. Paria. Librairies-imprimeries réunies, 1894, ia-i de 
344 p., 7 fr. 50. — 20. Lt Beau dant la nature, par l'abbé Gihobit. 3* édit. Kaalca, 
Cier ; Paria, Bloud el Barrai, 1893, 1q-8 da ivi-2B0 p. avec 20 grav., 5 fr. — 21, L» 
Beau dant le* arli, par l'abbé GxbaBn. 3' éd. Démee éditeurs, 1893, in-B de 330 p. 
avec 40 grav,, 5 fr. — 22. Lettrti tur la iculpturt, lefoni atm demoiteUet, par Ad. 
PlENNB, Paris, Librairies- imprimer Isa réunies, 1S94, ln-8 de 124 p., illastr^, 3 fr. 50. — 
23. LeiÀrtt de reprodutlionfili^ariià, par Jules AnEuns. Paria, mAmesédilaun,t8!lt, 
gr. in-a de 380 p. avec 12 ptancbes, lOfr. — 24. Le Luxe fran fait, la Settauratiot.fU 
Hemi Bouchot. Paris, Liliralrie illustrée, s. d., gr. In-g de 311 p., lllaBtr^ 25 (r. — 



^ 



épiUpbes colleclives od parlicalières, contenues dans l'élise 
ici inlégralemeiiL Le grand public sera beureox d'y lin 
;tion sur les pins anciens établissements français à Rome, 
la constnictioQ de Tédifice, terminé grâce anx libéralités àt 
•■ Médicis, el le rêcil sommaire des plos noUbles cérémoaies 
célébrées, depuis sa consécralton sons Sixte-Quint (9 octo- 
isqu'aux récentes funérailles de H. l'ambassadenr Marimi. 
islique contient une complète descriplion de l'arcbilectsTe, 
i, des œuvres d'aH et des monuments funéraires ou commé- 
'. renferme Sainl-Louis. On sait qu'ils sont en très grand 
isques du Dominiquin et de Natoire, tableaux du Corrègf, 
el de Carlo Maratla, monuments des cardinaux d'Ossat, it 
, de la Trémoille, de Bcrnis, etc., de Clande Lorrain et des 
ugbpls, Poerson, Boguet, Guérîn, Sîgalon, de l'amie loo- 
liateaubriand, M™ de Beaumonl, du général de Pimodao, 
rançais tués au siège de Rome, etc. Celte monogr^hie d'i- 
it ainsi non seulement une contribution intéressante à l'his- 

vers l'exlréme fin de la Renaissance, mais encore un ré- 
incipaux soiiyenirs français de Rome fixés par l'art en ce 
. Des pbolotfpies et zincolypies de la maison Danesi, d'a- 
luments ou d'anciennes gravures, achèvent d'embellir ce li- 
i à Rome sous les auspices, je crois, de notre ambassade 
aint-Sîège, Une édition de petit format, moins ricbemeiit 
arii en même temps que l'édition artistique et intéresse» 

familles dont le nom figure sur les inscriptions de notre 
aie. Je souhaiterais que les Français visitant Rome prissrat 
parcourir ces pages, qui leur feraient mieux sentir à qnel 

bisloire politique et artistique est unie à celle de la CUli 

ne tout autre méthode el d'une tout autre portée est 1'*- 
1. Enlartsurles Origines de Vart gothique en Italie. C'eS 
:ientifique, dont la publication coïncide fort bien avec le 
enl de celle du grand ouvrage de M, Eugène Lefèvre-PonU- 
•l a consacré ses recherches, pendant son séjour à l'École de 
lir à quelle date, comment el sous quelles influences l'Italie 
jothique, dans quelle mesure elle se l'est assimila, quelle 
cale elle y a mêlée el quelles œuvres celle admirable forme 
diéval y a laissées. Il passe ici en revue successive les n^y- 
1 cisterciens, des chanoines réguliers, des franciscains el ies 
e Charles I" d'Anjou, qui lui apparaissent comme les pre- 
;ateurs de Tart gothique dans les diverses régions de la P*- 
hacune de ces séries de monuments correspond une avttt 
inant ceux qui se sont directement inspirés des premiers, oo 



J 



— 4H — 
iaauence. La partie la pi 
:îsterciens et démontre la 
aJie a reçu l'art gothiqui 
du XII' siècle et que leu 
e siii% de nombreuses i 
otfaique ayant coïncidé a 
«, les moines cistemioDS 
jnl, suivant une heureusi 
lis. » Ce sont les résultat! 
ne M. Enlart nous Uii ci 
x>gé sans doute bien des 

non moins sûrs pour qui 
'.s, intactes ou ruinées, de 
p plus ricbe qu'on ne se 1 
ivesligations lui a permis 
'. l'histoire de l'espansio 
r l'absence d'une carte se 
e celle action, carte doni 
inls. L'auteur a laissé de ( 
cathédrale de Sienne, les 
et a consacré au contrair 
as plus importantes euco 
grandes roules a dérobée 
i abbayes cisterciennes r 
lains, San Galgano en To 
les églises et monuments 
iune archéologue, et, tout 
:s, achèvent de complète 
ses dessins. Il en a exéc 
lude technique est attesl 
lilectes, et les photograp 
jté transformées en une l 
berches si neuves, dédiées 

volumes parus dans la 

nt, dont le caractère est 
le notre art nalional, ceb 
grand public, ne l'est pa 
nce de nos lecleura, puis» 
s artistique et monumen 
étrangers, aussi bien qi 
do gloire, les richesses i 
int accuni niées sur le sol c 



— 412 — 

de monoKTaphies ne le cède pas aux précédenls en inté- 
él6. On y trouve décrits les monumeals antiques de Mmet 
leslre, les nionuiiicnls religieux et civils de Poitiers par 
lud, les monuments religieux de Laon par Mgr Dehaisnes, 
Mont-Sainl-Michel de la Bourgogne, par M, H. Hasard, le 
Chambord par M. Léon Palustre, Vffôtcl de Ville de Pari* 
uy, le Château d'Ecouen pM M. de Loslalot, et celui de 

le vicomte de Groucby. Comme celle des monuments de 
lographie de Chambord emprunte à l'aulonté archéologique 
n intérêt particulier et fait un digne pendant à celle du chà- 
s, donnée dans le troisième volume, malgré les étroites 
lesquelles chaque fois l'auteur a dii restreindre son érudî- 
cle qui semblera aux neuf dixièmes des acheteurs de la col- 
:u long pour une œuvre moderne, est celui qui est consacré 
lôlel de ville ; les descriptions de fêles contemporaines y 
it-être une place disproportionnée, augmentée encore par la 
n des alinéas. On peut regretter encore, quel que soit l'inté- 
e du teste de M. de Grouchy, la présence d'un monument 
ue le château de Meudon. A ce compte, il en faudrait bien 
,anl pour Saint-Cloud, quatre fois pour Marly, six fois ponr 
, etc. Puisque aussi peu de place peut être accordée aux mo- 
stanls, ne vaudrait-il pas mieux réserver pour eux toutes 
.u reste, quel beau recueil de reconstitution artistique on 
; avec les monumeuls que le temps, les révolutions et les 
'ait disparaître de France I Ne serait-ce pas un jour un com- 
, indiqué à celui qui se publie en ce moment, avec tant d'ac- 
itelligence, sous la direction de M. Henry Bavard? 
némoire de M. Joseph de Croy se rattache à plusieurs cha- 

France monumentale par les éléments qu'il apporte pour 
mibreuses questions demeurées incertaines sur l'origine des 
idencea royales des hords de la Loire, sur l'époque des di- 
ructions, la nature des travaux, le nom des artistes qui onl 
es grandes œuvres de notre Henaissance, où la part italienne 
lionale ne sont pas encore partout exactemeut déterminées. 
IX documents sont relatifs aux châteaux d'Amboise, Blois et 
mx jardins du château de Bloia et au parc de Chambord. Il 
le résumer les acquisitions de détail que permettent ces 
i en majeure partie des Archives nationales. On remar- 
autres points, l'examen de la question de l'architecte direc- 
s constructions de la fin du xv' et du commencement dn 
la liste des maîtres et commis des ouvrages du comté de 

1318, et des observations curieuses sur la transformation 
'rançaîs sous Charles VUI et ses successeurs. 



J 



- 414 - 



n 



■, en contrôlant certaines parties moderoes de son œuvre 
m, M. Koger Peyre s'en est tiré à son honneur et a Fort 

utilise les recherches personnelles qu'il a eu occasion de 
>SËz grand nombre de points de l'histoire artistique, [z 

antique serait un peu moins sûre en quelques détails; 
1 manuel ne saurait être parfait, et certes celni de Liibbe, 
m plan analogue, laisse bien davantage à désirer. Remar- 
[uel petit nombre de fautes d'impression et d'ineiacli- 
s'est glissé dans un volume où se pressent par milliers les 
)ms propres. Les gravures sont plus amusantes que suffi- 
j'il j en ait beaucoup d'excellentes dans leurs petites 
u reste, on en compte trois cents, et c'est une profusion 
invitera les gens du monde à feuilleter cette Histoire gé- 
ux-arts, très clairement écrite et disposée, et qui comp- 
3 meilleurs travauï de M, Peyre. 
le saurait être aussi éiogieux pour le petit manuel de 
it-Aubert, intitulé Histoire de la peinlwe en France, el 
Et à trop bon compte le titre d'historien. Ce sont des notes 
, mises bout à bout, aimablement rédigées d'ailleurs, sor 
les peintres français, depuis Jean Fouquet jusqu'à M, Puvis 
!, avec l'indication et la description de leurs principales 
nés dates sont inexactes et quelques noms propres Étor- 
1 chargerons l'imprimeur. L'auteur termine en déclarant 
i, dans le domaine de l'arl, c'est la France qui règne « sans 

est-il aussi sûr que cela ? 

vrage que publie avec un certain luxe l'éditeur Rotbsdiild, 
il exemplaires sont naturellement épuisés déjà, est un de 
B figure plus aisément sur papier vulgaire et présentés 

d'ordinaire les mémoires d'érudition pure. Ou a voulu le 
ns les bibliothèques d'art quipossèdent les autres élégants 
. Ch. Yriarte et le placer notamment à côté de son Maïuo 
el il fait assez bien pendant. Il faut donc remarquer les 
ses fautes d'impression que tolère celle typographie sédoi- 
lans chercher, en des sommaires et légendes dont l'éditeur 
nsable, Donnatello, San Francisco, Klacko pour Klaczko; 
lanni, etc. Cette observation, d'apparence mesquine, est 

sévérité avec laquelle de telles fautes font juger nos plus 
s luxe à l'étranger. On ne saurait donc trop signaler aui 
■rance on l'inattention de leurs correcteurs. Revenons aiii 
très heureusement édités et annotés par M. Yriarte, Si le 
iqne ignoré. Maso di Bartolommeo, qui a écrit ce livre de 
1 aucunement l'importance de CiviUli dans l'histoiie de la 
pnne, le document lui-même en a une considérable, car H 



J 



lèce. Ce journal de travail et de co 
jour le jour de 1447 à 1455, coDtient une foule de renst 
les ouvrages auiquels a collaboré le modeste Masaccio, 
quelques-uns sont très imporlaais, puisqu'on y voit figun 
Sigismoud Malalesta, le palais de Cosme de Médicis, Icsj 
crislie de Sanla-Maria del Flore, eLc. Dans la vie errante i 
avec ses plus illustres confrères, le sculpteur tlorentia a i 
commandes el leurs conditions d'exécuLioc, en mËnie 1 
taincs constniclions ou réparations Je monuments, où i 
plus comme un artiste, mais comme un véritable entrepri 
des Mécènes les plus célèbres, des collaborateurs les plus i 
lello etLuca Delïa Robbia, par exemple, figurent ainsi i 
des ouvriers les plus vulgaires dont il surveillait et parti 
sion les humbles travaux. M. Yriarte a groupé dans une 1 
daclioii les indications priocif aies qu'apporte le journal d 
condition des artistes d'Italie au milieu du xv' siècle. 

12. — Venons aux monographies d'arlisles, en pelil 
celte fois. Ce n'est pas un simple travail de vulgarisation, 
beaucoup d'autres volumes de la collection des ArtisU 
puUie M. Henry Havard sur Michiei vau Mierevell ; c'est 
première main, pleine de documents inédits recherchés 
renouvelant, sur bien des points, la biographie du mailn 
DelTl. C'est en mâme temps une contribution générale à 1 
de la vie matérielle, morale et religieuse des artistes holl 
première moitié du xvii° siècle. Mierevell, doul tant 
sont dispersés ou perdus, a eu la fortune de rencontrer u 
veur excellent, W.-J. DelfT, qui s'est inspiré de son œuvi 
la plu.s grande partie, sous ses yeux mêmes et avec ses c< 
partie grice à celle collaboration de famille que la gloir 
nous est parvenue intaclo et que nous pouvons goûter, 
lotre cabinet, l'exactitnde de sa manière, la puissance q 
Irerla physionomie de ses modèles et de faire transpara 
U. Havard a étudié également et d'une façon fort atlach 
es travaux de W.-J, DelfT. L'illustration qu'il lui a presqi 
împrunlée met sous nos yeux, avec les princes et prince 
aille d'Orangp, les stalhonders et les ambassadeurs des F 
it nombre d'autres grands personnages, une série bien c 
inments d'histoire; c'est la partie la plus notable de la , 
Irails peinte au cours de sa carrière par Michid van Miert 

13. — Anlonio Canal, il Canahtto, el ses élèves si 
Mfdtres ilahens de sficond ordre, ceuï qu'on peut le 
nnaaitre sans les avoir vus en Ilalrp, grâce aux nombrev 
eiislenl d'eux un peu partout, daus les collections privée: 




— «6 — 

et aui gravures qui onl popularisé leur œuvre. M. Adrien Moureau parle 
doDc de Canaletlo à sod lecleur comme d'une vieille connaiss&oce. H a 
écrit un livre agréable et vivanl sur le 1res piquant historien de la vie 
vénitienne au xviii° siècle et sur ses imitateurs Bellotlo etGuardi. Il va 
inséré une élude sérieuse des eaux-fortes de CaDalelio et une riche 
illustration tirée surtout des estampes de Brustoloai et qui représente 
les principaux monuments et les grandes fêtes de Venise. Certains mu- 
sées italiens, qu'il ne paraît pas connaître, notamment celui de Turin, 
lui eussent fourni des renseignements d'an assez grand intérêt. On s'6- 
tonne aussi de ne pas trouver cités les travaux de M. Molmenti dans une 
introduction sur la Venise du seUecento. En&a la traduction couram- 
ment employée ici du mot scuola, au sens vénitien, par le mol école 
(école de Saint-Marc, de Saiot-Koch, etc.). donne une fausse idée de li 
destination des célèbres édifices revêtus de ce nom. 

14. — Le même auteur a écrit sur Us Saint-Aubin un livre non 
moins agréable et plus complètement réussi. Il est ici dans son élément 
d'étude et sur un terrain qu'il connaît mieux, celui du dessin et de 
l'estampe. Augustin de Saint-Aubin reste le plus populaire des trois 
frères, ne serait-ce que par les nombreux portraits qu'il a gravés et par 
la reproduction, continuellement faite eu ces derniers temps, des célè- 
bres gravures du Bal paré et du Concert ; mais Germain et surtout Ga- 
briel ont tenu aussi une jolie place dans cet admirable groupe de dessi- 
nateurs qui comptent parmi les meilleurs artistes français du xviii'siècle, 
et sont en somme les plus fîdèles historiens des mœurs de leur temps. 
M. Moureau a donné avec les Saint-Aubin un pendant très heureux àsa 
monographie des Moreau, parue l'année dernière, et l'illustration ea 
est aussi soignée qu'on peut le désirer dans une collection qui, pour 
être élégante, n'en doit pas moins rester d'un pris accessible à tous. 

15. — C'est une vie très simple, très modeste, que raconte M. Hastio, 
celle du peintre des animaux, Constant Troyon, mort en 186S ; mais It 
sincérité de cet artiste comme interprète de la nature et la sûreté vigou- 
reuse de son pinceau permettent de pronoucer son nom parmi ceux des 
bons mailres de ce siècle. L'auteur a tort de s'excuser de l'aridité du 
chapitre où il expose l'état de l'œuvre très étendu de Troyon, au moyen 
des catalogues d'expositions, de galeries et de ventes. Beaucoup d'ama- 
teurs lui en sauront gré, et le lecteur, qui classe dans sa blbliottièque 
pour les consulter la collection des Arlistes célèbres, trouvant avec plai- 
sir ce répertoire consciencieux et complet, regrettera qu'il n'y en ait pas 
de semblables dans tous les volumes. 

16. — Après ces biographies de peintres, voici la vie d'un sculpteur, 
qui a été noire contemporain, et dont les œuvres, hier encore, étaienl 
l'honneur de nos expositions, HenriTliapu. Les débuts du jeune paysan 
de Mée, les succès d'Ocole qui l'envoient à Rome, son séjour passionné 



J 



^ 



-41»- 



loiL l'époque, quel que soil le degré de civilisalion. i 
e l'esprit, tout parallèle mis à part, est la même dm 
chez Claude Lorrain. La preuve de la légilimilé d'an 
m peut conlesLer les manifestations, est VacUon coo- 
ans les milieux qui y semblaient le plus rérraclaires; 
Irefaçons qu'il a provoquées. Que M. Geflroy soit ton- 
L que la beauté de l'efiort ne rillusioune pas quelque- 
)n obtenue, je n'en voudrais pas répondre ; mais li 
belle ardeur qui l'animeut, lui gagnent aisément les 
le Dette et simple, d'un beau style el pleine d'idées, 
ui est, dès à présent, après tant de brilianls essais de 
esthétique qu'on devait attendre del'écrivaÎD. 
le exposition historique faite à Madrid, avec l'écUl 
casion du quatrième centenaire de la découverte do 
inspiré à M. de Uolènes un volume d'une compod- 
ère. 11 mêle le ton des souvenirs personnels les plus 
rapport le plus officiel el le plus savant, tout en 
(S merveilles d'art de tout genre qui demeurèrent ac- 
un trop court espace de temps, dans la capitale es- 
été si bien reçu là-bas qu'il semble préoccupé du dé- 
ntvenir à tout le monde et de n'oifblier personne; 
universelle s'est répandue sur ses jugements, et le 
n'cllement moine bien disposé, en lisant le récit de 
banquets auxquels il n'aura point pris part, ne mui- 
ir en son cœur un sentiment de méfiance évidem- 
tte observation faite, disons qu'il y a beaucoup de 
(, et de bonnes choses, qu'on y retrouverait mieui 
les, des répertoires, ou tout au moins des titres con- 
jie pas à lire ces pages un peu cavalières, car elles 
ment des descriptions artistiques ou archéologiques 
sources, mais encore tout un tableau, vif et spiri- 
écorative et officielle de 1893. On y trouvera maiote 
lébrités du jour dans la Péninsule, el jusqu'au récit 
n voyage de Paris à Madrid avec M. Oppert. Pour ce 
ion elle-même, sujet de cetl« publication, et desob- 
L, on ne devra pas se dispenser de recourir, si on veat 
renseigné, aux articles publiés dans la Gazette dei 
?. MazeroUe. 

ï pas à s'étendre sur la troisième édition de l'ouvrage 
t, déjà classique dans le clergé français.{Il est divisé 
istincts : Le Beau dans la nature ei. le Beau dam lei 
ion te livre s'est perfectionné. La deuxième mettait 
iclrine de saint Thomas d'Aquin tes idées esUiÉli- 



— U9 — 

ipées en système par l'auteur. La Iroisii 

I de l'examen des œuvres d'art, et sen 

ela, elle correspond bien aux besoins di 

le en géoéral moins la philosophie que 

esl faile à l'eslbélique littéraire, surloi 

ivures hors texte sont généralement biei 

légendes où l'éditeur a sacrifié trop aisé 

in, La messe de Bolsen, etc.)- Quelques 

partie historique et qu'on pourrait just 

procher à une histoire de l'art, telles que l'altributiou dts fn 

Campo Santo de Pise à Orcagna, n'enlèvent rien au mérite d; 

M. Gaborit, qui est tout philosophique. C'est, comme ou le 

complète théorie catholique de l'art qu'il a tentée, en mè 

qu'un livre de méditation spirilualisle à placer à côté de la S 

beau de M. Cb, Lévëque. 

22. — Croyez-vous qu'il y ait intérêt à engager nos jeunes 
pratique de la sculpture? Voyez-vous un avantage à pousser la 
médiocrités féminines dans un art qui, jusqu'à présent, y are) 
échappé ? Alors prenez ce livre, qui est, toute question de prii 
à part, fort bien fait. 11 est difficile de présenter d'une façon p 
ble et plus claire que dans les Lettrm de M. Pîenne les prin 
menlaires et la technique même de l'art statuaire. Au reste, la 
respondante, qui raconte son initiation artistique, a borné son 
à pouvoir l'aire un jour le buste de sou mari; il n'y a qu'à lui 
de réussir ce travail, à la coudition qu'elle ne songe pas à l'exj 

23. — C'est également un ouvrage de technique vulgarisée t 
posé M. J. Adeline dans ses Aru de reproduction. L'art de 1 
s'est transformé radicalement depuis quelques années, par suii 
cédés nouveaux qui se sont rapidement perfectionnés et sont lo 
dit encore leur dernier mot. Le public, qui jouit des belles es 
des beaux livres illustrés qui lui sont présentés, ignore le < 
procédés qui les lui donnent; c'est pour le renseigner que ce b 
écrit. Il lui fera connaître très exactement la gravure à l'eai 
vernis mou, la pointe sèche, l'aquatinte et tous les procédés de 
tion directe maintenant en usage. Il lui apprendra quelles sor 
Ihodes employées pour l'impression des planches monochron 
couleur, et de quelle façon diflérente les dessins doivent être ex< 
les artistes quand ils ont en vue telle ou telle reproduction. I 
ajouté à cet exposé fort lucide les conseils de son expérience pei 
et l'édiieur, de son côté, a fait presque un livre de .luxe, en to 
livre agréable à feuilleter, de ce manuel nécessairement un peu 
la gravure d'aujourd'hui, 

24. — Les divers procédés dont il vient d'être question on 



— 420 - 
ea usage pour l'illuslration du Luxe français de M. Henri Bouchol, dont 
le volume consacré à la Restauration a paru. Ce volume a pour r^suUil, 
sinon pour but, d'établir qu'il reste sous la Restauration une tradition 
d'art encore vivante, sensible dans les manifesta lion s sociales du temps, 
et que les arts du luxe y jettent leur dernier éclat- De cet art et de ces 
élégances, dont nous aurions tort de sourire en songeant à certains cha- 
peaux de nos graDd'oières, M. Boucbot a dégagé les éléments ponrlt 
première fois avec une variété et une nouveauté d'information très re- 
marquables. Il a tout consulté, documents publics et privés, mémoires, 
correspondances inédites, journaux, actes notariés, comptes de famille, 
livres de marchands, et surtout cette inépuisable source de renseigne- 
meala, l'estampe sous toutes ses forfties. Une aussi minutieuse enquête 
a révélé qu'en somme, comme on pouvait s'y attendre, on est, sous la 
Restauration, en présence d'une continuation très logique et très naltt- 
relie du luxe de l'Empire, à peine modiSéepar quelques tentatives de re- 
tour à une tradition plus ancienne. Pour les arts du meuble nolammeat, 
c'est aux grands ciseleurs et ébénistes de l'Empire, aux Tbomyre et aai 
Jacob, eux-mêmes formés dans les ateliers de l'époque Louis XVI, que 
s'adresse le luxe de la Restauration. C'est <l peine si les formes se renon- 
vellent, et la substitution des fleurs de lis aux abeilles ue modifie pasde 
fond en comble les arts décoratifs de la France. Après celte période, où 
d'ailleurs l'habileté du métier l'emporte sur le sens artistique, la tradi- 
tion s'arrête, et, pour le règne bourgeois qui se prépare, les Jacob elles 
Tbomyre n'ont pas formé d'élèves. Il y a, dans le livre de M. Bouchot, 
autre chose encore, l'évocation de toute une société disparue. Les usages 
mondains en sont piquamment groupés dans le récit du grand bal donné 
chez M. James de Rothschild, — le premier, — le 3 mars 1821, Quant 
aux diverlissemeuts de cour, c'est la fête Marie Stuart, imaginée par la 
duchesse de Berry, et dont le souvenir est conservé par l'aîbumd'Eugén» 
Lami, qui sert le mieux à mettre en lumière les fantaisies romantiques 
du moment. Au milieu de sUhouettes ironiques, el même soaveni 
irrespectueuses, du monde officiel, la duchesse de Berry est traitée pir 
l'histoneu avec une sympathie visible ; c'est sur elle qu'il fait cunTerjer 
rinlérèl du livre, c'est en elle qu'il salue l'inspiratrice du luxe de la Res- 
tauration. En face de la jeune princesse, et dans un tout autre milieu, 
trône M"" Récamicr; et quel document plus instructif et en même temps 
plus agréable à regarder que cette lithographie d'Aubry-Lecomle repré- 
sentant l'intérieur de la chambre à coucher de la déesse de l'Abbaye-am- 
Bois ! Le premier Empire est à la mode chez nos contemporains, pour 
quelques années encore ; on pourrait bien arriver ensuite, par un sno- 
bisme nouveau , au mobilier, aux loiletles, aux bibelots de la Restauration; 
M. Bouchot aurait alors sur la conscience d'avoir bâté le mouvement, 
, montrant, par son livre si renseigné, que celte époque du luxe fnnrai! 



on; j 
;ai9 I 

J 



— 428 — 

n'auraient pu être obleDues qu'avec UDe réduclîi 
niiant, par consèqueDl, la comniodiLé des com 
un chois méthodique de cent cinquante motifs 
décoration do toutes les époques et de tous les gi 
luiie en est si aisée qu'un illellré ou un enfant n 
en êlal d'en tirer parti pour un classement de p 
sine en ontre, pour son texte, environ cinq 
grammes et marques figuratives, en les décalqu 
sur les pièces de la belle colleclion de Sèvres, do 
sait, un musée documentaire de premier ordre. 
diicttOQ extrêmement condensée et précise rést 
léressant de connaître sur les progrès et la déca 
elle complète ce travail clair et pratique, qu'on a 
27. — Ce compte rendu peut se clore sur un 
ques jours à peine, et qui n'est autre que le 
France artistique et monumentale. La régulant 
cation est un signe cerLaiu de sou succès, et il fi 
bon goût qu'il montre en appuyant de telles i 
n'offre pas prise aui critiques, légères d'ailleui 
plus haut BU précédent. Les observations sur h 
aux monuments ou aux villes sont ici trop sub 
les faire valoir. L'équilibre s'établit d'ailleurs d( 
veau recueil s'ouvre par une magistrale élude d 
cathédrale d'Amiens; puis M. Gonse complète e 
religieux de Reims, paru au premier volume, pai 
de la vieille cité royale; M. Pàlé parle des monume 
Lazare d'Âutun ; M. Bapst raconte les merveil 
et moderne; M. Duplessis conduit le lecteur a 
M. de Fourcaud donne, en trente pages, une mor 
de Bordeaux; M. U. Havard étudie les trois ch 
Pierrefonds et Vincennes; M. Ch. Normand fait 
de ville de Saint-Anlonin, un de ces édifices ci' 
que le vandalisme local a si rarement respectés; 
crit, dans ses moindres détaUs, l'hâlel de ville 
ne faiblit pas. Répandons l'ouvrage hors de nos 1 
Français indolents ou dédaigneux, les touriste 
pour visiter nos vieilles villes pleines de chefs-d' 



THÉOLOGIE 

Bletlannalrc de la Bible, publié par F. Viaounoi 
Atkèites-Beck. Paris, Letouzey et Aaé, 1893, iQ-4 de 
colonnes. — Prix : 5 fr. 

Ce fasciculs contient environ trois cents articles et «i 
de planches, doot une liors texte; il est, comme ses devat 
de renseignements précieux. Parmi les articles qui oi 
notre attention, nous citerons celui de M. Many sur l'ai 
paragraphes, l'auteur traite les points suivants : I. Ai 
Hébreus : aumônes déterminées dans la loi de Moïse, 
petit coin dans chaque champ, le glanage, la dime des i 
vilèges des années sabbatique et jubilaire; aumônes 
leur obligation, les collecteurs d'aumônes, manière de fa 
bienveillance spéciale envers les pauvres. l\. Aumône ch( 
noms de l'aumône dans le Nouveau Testament, organ 
raône chez les premiers chrétiens, recommandation et 
de toutes les œuvres charitables. III. Résumé doctrinaJ 
d'après la Bible. On le voit, c'est tout un traité aussi c 
ressanl. L'article Baptême, de M. Vacant, mérite les 
Mais, sur d'antres et très diverses matières, combien d'in 
vants articles, ornés de planches très bien exécutées, mé 
signalés ! Prenons an hasard rarlicle Balance, de M. l 
orné de huit planches qui représentent les difTérenls t] 
qu'on retrouve sur les mooumeuts anciens, sans oublie 
imes devant le destin et la pesée des âmes au tribunal d 
Les auteurs et les éditeurs de ce beau dictionnaire ce 
rien négliger de ce qui, à un point de vue quelconque, pE 
lui donner le plus haut intérêt et la plus haute valeur. 



. TeiLte and Vntemaehansen xar Cieaelilehtc d< 
Uchea Llteratar, beratisgegeben voa Oscar vom 
Adolk Harnack. VIII. Band, Heft i und 2, Gnostische Schri) 
Sprache aus dïmCodcariti-ucHmus.lierausgegeben, iibcrset; 
von Cakl Schmidt. Leipzig, Hiiirischs'sche Buchhandlm 
iH-693 p. — Prix : 27 fr. 50. — IX. Band, Heft 1. Untersu 
Edessmische Ckronik, mil dem ayriscben Text und einer l 
ransgegeben voii LoDwic Haluëh. — Die Apologie des A 
tyriscken ûbersettt und mit Beitrâgen und Ammerkungen, 
vonD' Richard R a abe. Leipzig, môme librairie, 1892, ia-i 
— Prix r 10 fr. 60. 

Le gnosticîsme, qui joue un rôle si important dans l'hi 
de l'Église, est encore mal connu, à cause de la pénurie 
contemporains. C'est là ce qui stimule le zèle de plusie 



— 424 — 
î porte à rechercber avec soi 
rits gnosEiques qui ont échap 
ena de sainl HippolyLe, déco 
des choses nouvelles sur ce 
annaitre la gnose par les gnos 
irut à Berlin la Pistis Sophi 
codice manusn-ipto coptico . 
G. Schwartze, edidit J.-H. 1 
de publier aussi le Codex B\ 
er son dessein. Ce manuscri 
rapporté d'Afrique par Jame 
)re se rendit en Abyssinie p 
papyrus et comprend soixan 
s lequel il est écrit est le dia 
Éj^ypte. C'est une œuvre gr 
M. Schmidt. 

t est du v au vi* siècle. Son 
a fait publier presque sim 
et en Allemagne par M. Sch 
eut, à la suite d'une savante 
I Jm, puis la traduction eu a 
i texte copie d'un autre ouvi 
. qui est également suivi d'ur 
rabics et importaules sur le 
du volume. C'est une public 
e la gnose. 

iscicule du tome IX des Text 

ichercbcg sur la Chronique d'Édesse. Klles sont de la 
. Hallii^r, qui a publié en mAmc temps le teite syriaque 
I de la chronique. Ëdesse, à cause du râle qu'elle a joué 
ers siècles chrôiiens, a été, dans ces dernières anné<>5, 
ui sérieux; la Chronique d'Édesse contribuera utilement 
connaissances sur ce sujet. 

partie du fascicule contient la traduction de l'apolosie 
! d'après une version syriaque par le docteur Raabe, qiti 
e de nombreuses notes et explications. Le texte de la ve^ 
été publié à Londres en 1891 par M. J.-R. Barris, Tk 
istides. Les Pères Mécbitaristes de Venise avaient pablii 
, en 1878, un fragment de cette apologie d'après une Ln 
enne : S. Artstidû philosophi Athenientis sermones duo. 
ilis textus desideratur ex anliqua armeniaca versiont, 
n lalinam littguam translati. (Le cardinal Pilra a tnséi^ 
c dans ses Analecta sacra, t. IV, Paris, 1883, p. 282 el 



— «3 — 
étudiée, l'Apologie tPA 
, octobre 1880, p. 601). 
-ec le telle syriaque. U 
'erte des yersions oriec 
ite, doQt on croyait l'or 
1 grec, grlce à ces vers 
; de Barlaam et Josaj. 
Linascène (édilion Mign 
que U. Raabe n'ait pas 
I, car combieD de ses 1 
ïigûeiisemenl la versioi 
publié d'après trois ma 
très utile, parce qiie t'; 
la bouche du moine N 
1 et Josaphat, et le doc 
imitif. Il étudie enfin, a 
; mythologiques du phi 
eut commentée et expli 

nef* de la religion 
I lit Grèee, par Paul 

- Pris : 10 fr. 
ue M toute l'économie b 
.a religion indo-européi 
e des Indu-Eiiropéeus : 
i religion, de tradition, 
morale, 2' Invenlion, i 
ères formes de la Irad 
issement de la Iradilio 
ithropomorphes et du 
m de la tradition m; 
m de la tradilioQ sciec 

.es sont appuyées de pi 
le la II folle du logis, » î 
mal inspiré, lui a donn 
)us regrellous qu'au lie 
I mallre, et son matin 
iserve de ce regretté M. I 
'ondies, marchait du pi 
le terrain d'ailleurs pl( 
;naud pose en continuai 
ler aux théories du li 



rafion dp Ta science qui kur foisaiC, pEindl-il, dé- 
lais qu« la qualité â'aihée ne dispensait pas d'ètn 

que j'étais dans l'erreur, kprii avoir lu ce liwe 
a si lourde, si ntel digérée et d'^lienrs siprétai- 
)ne l'athéisme, chez quelques-uns de ses sdeptei 
e lout, même du sens commun. Poar clore digne- 
ilnme, l'auteur ne s'esL-il pas avisé de prendre i 
nents indianistes, M. Barth, coupable de lui avoir 
rite, au sujet de cette prëlendue exégèse védique 
oexorablenient exclue, bien qu'on l'invoque sans 

conlinnellement en sou Roffl ? M. Regnaiid, je le 
'aille depuis quelque temps k se discréditer hii- 
q»e trop. A. R, 



SCIENCES ET ARTS 

travail, par G. Dt Moluvabi. Paris, Guillaumin, 
5 p. — Pris : 3 fr. 50. 

i est un des pontifes de l'orthodoxie économique, 
) que depuis l'avèuemeot do la grande industrie et 

il, les progrès extraordinaires de la richesse ont 
aux capitalistes qu'aux ouvriers. Pour eux, la vie 
ire, au lieu de s'améliorer, pendant que s'accrois- 
! incroyable, la productivité do l'industrie. L'escla- 
a corporLitions étaient des fornies, rudimentaires 
laces de protection et d'assurance. Placé sansao- 
une infériorité manifeste en face du patron, fou- 
Lii, sa femme et ses enfants, des tâches excessives 
es. Il y a donc un vice grave qui ftiusse le régime 
ent légitime en soi, et bienfaisant, 
du mal, l'auteur de ce livre croit la trouver dans 
absence d'organisation, du commerce, du travail- 
it disparaître l'usure. De même le grand commerce 
îlre l'exploitation des ouvriers isolés. M. de-Moli- 
lu ces idées, en 18i3, dans la Gazelle de Frmct, 
e Genoude. Il condamne la prétention dessyDdi- 
loliser le marché du travail; il n'a aucune coufîciDce 
travail socialistes, pareiUes à celle qui a élé on- 
. 1887, sons les auspices du conseil municipal, et 
a fermée en juillet 1893 parce qu'elle était un 
olutionnaire. Il souhaite- que les bureaux de place- 
'émfgration puissent se développer en toute liberté 
îue ces industries trouvent des garanties daus des 



à 



',, établies entre ooTriers. Alors le commei 
grand comme celui des capitaux, le m 
oât des traTaillenrs, des entreprenears e 

ae dans le commerce du travail il soit àé 
ies intermédiaires, alors qu'on cherche à 
ines. Et puis k condilîoD des ouvriers s'es 
I un demi-siècle, M. de Molinari le sait et k 
Hs ne sont pins aujourd'hui, à l'égard 
rinfériorilé qu'il y a cent ans. Mais il est 
retenir dans ce livre — qne patrons et oi 
L à être mieux renseignés sur la demai 
is les àivuTs marchés du monde. 

J. AnaoT BBS R( 



Dnrivln, par A. de Oc'atrepages, précédé 
. et d'une notice sur la vie et les tr&vaux de : 
KMT. Paris, Alcan, 1894, 2 VoU in-3 de ou^ 

magistrales qui ouvrent ce volume, l'une 

les savants lravau:i ont élargi cl prolongé 

lar M. de Quatrefages, dans la première p 

ant dans ces pages de nombreux sonveni; 

des doctrines, montrant la bonlé toujours 

, commençant par les mathématiques, cont 

evenir zoologiste sans jamais cesser d'ëlr 

bjel spécial de ses recherches les animaux 

itrefages fut l'un des premiers à aller êtu 

très dont il voatait connaître la myslérieu 

ion alternante. C'est seulement vers le m 

de la chaire d'anthrppologie, ildulconcen 

neotaies sur l'bomma et les races humain 

1 lële du présent livre est consacrée à ci 

ravaux, et rédigée par celui qui fut si long 

collaborateur pour lui succéder ensuite, M. Hamy. On peut d 

beau livre sur l'Espèce kumaine, que les lecteurs du Polybib 

pas oubhé, résume toute celte partie de l'œuvre élevée et I 

H' de Quatrefages, en ce qui concerne l'unité primordiale, li 

préhistoriques et les migrations de notre race. C'est au contrai 

mière série de ses recherches, à la zoologie philosophique, qm 

chent deux ouvrages sur le transformisme : Ch. Darwin et i 

ieun français, et les Émules de Darwin. Là se montrent les ( 

cet esprit k la fois habile et pradent dans les généralisations 



— 428 — 

l'espérimentalion rigoureuse, me 
les progrès de la science, mais t 
ment les bornes oùfioissent aujou 
le fait remarquer dès le début de 
isformistea n'ont au fond rien à v( 
;s sont en rëalilé essenliellemer 
ajoute fort justement : « Vous p 
us voudrez avec Charles Robin, t 

sous cette appellalioo commune. 
ille de ces théories qui vous convi 
ment déiste, avec Lamarck ; à de 
irwin; religieux enthousiaste, a' 
,nt une véritable indépendance s 
tholique très certainemeat orlbo 
3anc en dehors de toute préoccuf 
le la science pure, que le savant ) 
cessaires, examine minutieuseine 
lances et leurs contradictions m 
allace, Naudin, Romanes, Cari Vo 
riivarl, Gubler, d'Omalius d'Haï 
ons ici le suivre dans l'exposé n 
iceptions des émules de Darwin, i 
la doctrine du maître ou qui on 
science. Au terme de cette longut 
gago malheureusement : < celle d 
enient le grand problème auquel 
nenl attaqués. > 

à la vue des progrès de la science 
ësomption et de déiaillance, sou£ 

Qualrefages termine la dernière 
ie sur la terre demeurent pour to 
isformatioQB qu'a pu subir la corn] 
s pouvons assigner aucune cause 

formes actuellement vivantes S' 
[u'à produire des variétés et des i 
èce nouvelle. L'espèce demeure u 
des corps simples de la chimie. » 



tze der Arlthmctlk, von D' 

gr. in-8 de xxxii-254 p. 

Trege, professeuràrUniversité d'I 
s de l'arithmétique, poursuit l'i 



1 la Begriffsckrifl (1879), el les Grundlo 
metik (188-i). Selon lui, l'arithmélique n'est qu'une br 
gique, et il veut prouver que les lois les plus simple 
âolvenl être ûlablies par le raisoDULHQent seul, abslraclioi 
coasidéralioD pratique et de tout calcul. Dans celte mél 
nombres que le savant allemand prétend fonder, il faut 
tous les principes, tous les axiomes et mSme tûutBB les I 
l'on aura dans la suite à employer, de manière à n'avoîi 
seul pas, — ce sont les expressions mêmes de l'uuleur, ~ 
cercle que l'on aura d'abord tracé. La voie dans laquelle ] 
les géomètres à entrer à sa suite a déjà été frayée pa 
SchrOder. Mais la théorie à laquelle le docteur d'Iéna do 
Begriff est tellement abstraite qu'elle semble propre à r 
courager les disciples les plus iervetits. Il suffît, pour s' 
de jeter un simple coup d'œil sur les cent cinquante pag< 
étranges destinés à figurer les grandeurs, les fonctions, '. 
les opérations. 

Ces notations bigarres constitueut un véritable grîmoin 
seuls peuvent déchiffrer. D'ailleurs, nous nous permette 
que le nombre de ces initiés sera toujours très reslreial 
sans doute avec intérêt la longue préface dans laquelle le de 
pose ses idées sur la philosophie de l'arithmélique et où il 
nne certaine amertume, de l'oubli dans lequel on a laisE 
travaux sur ce sujet: on lira aussi l'introduction et l'ex] 
lion adoptée ; mais peu de lecteurs auront le courage d 
duction des symboles dont ce livre élrange est rempli. 
douter que des travaux de celte nalure étendent le cham 
et favorisent les progrès des hautes mathématiques. I 



BELLES-LETTRES 

Dell' Idlomik e delln Icltcratnr» «cnovese, si 

im Vocabolario etimologico genovcse, di Cablo Rakdacgio. 

1864, in-8 de viu-244 p. — Prix : 3 fr. 

M. CaHo Randaccio, qui est aujourd'hui membre du 
lien, a occupé des fonctions importâmes dans l'administr. 
de son pays, et il a publié sur l'histoire de la marine dei 
jouissent de l'estime générale. Le volume qu'il donne i 
public traite de questions d'un tout autre ordre, et qu'il 
ment moins bien préparé à traiter. Son érudition philologi 
plète, el il semble même manquer de quelques-unes des ■ 
saires à quiconque veut résoudre des questions lioguieliqi 
d'ailleurs n'accuse pas des prétentions bien hautes (sen: 



-«0- 



^ 



. vil). Ce travail d'amateur est pourtant estimable et ren- 
>iDenl des services. 

première partie et la plus longue (p. 1-136), M. Randaccio 
lé d'esquisser l'histoire de la langue et de la litléralare de 
chapitre relatif atix questions d'origine et d'étymologie esi 
oc il fallait s'y attendre. JI suffira de ciler quelques eiemples: 
lu (solitaire) est rattaché à une racine basque, comme, p. l, 
marche); p. 11, Içs mots en ardu sont ramenés au saxon 
3, c'est au celtique que l'auteur fait appel pour ezpUqiier le 
= gaudere), etc. Le chapitre II, où il passe ea revue les pro- 
iltérature génoise, est beaucoup plus intéressant, bien qu'on 
ire. Les alEnités du génois avec l'espagnol, le provenu et 
ont étudiées dans le chapitre Hl. 

i bon gré à l'auteur d'avoir donné dans sa seconde partie 
I quelques indications sur la grammaire génoise, et le voca- 
lologique qui forme la troisième partie (p. 153-2^8) pourra 
5 avec fruit. L'on ne s'étonnera pas que l'auleur y ait accordé 
ice au.K termes marins ; sa compétence spéciale en ces nu- 
précieuse cette partie de son travail. Un index des mots 
dans l'ouvrage remplit une quinzaine de pages (p. 229-2i2). 
E.-G. Ledos. 

mit BeiUcksichtigwtg von Wolfratru von Eschenbach Witiehabn, 

irauBgegeben von Gubtav Holis. Qedruckt mit UDterstûtzung 
chaft zur Fôrdcruog deutecher Wisseascbaft, Kunst uad Litte- 
ûbmen. Leipzig, 0. R. Reisland, 1894, in-8 de ucix-164-132 p. 

les poèmes chevaleresques que le moyen âge nous a laissés, 
rson ancienneté et l'intérêt du sujet, est celui qui peut le 
nt se comparer au Rolant; c'est dire son importance ; aussi 
dès 1831 par Jonckbloet dans son Guillaume d'Orange; le 
idais joi^'Qil à son édition une importante étude sur l'his- 
igende de Guillaume, et les résultats de ce travail n'ont 
lifiés depuis. En 1870 parut l'eicellente édition de blM. Gués- 
mtaiglon, basée sur un manuscrit important qui n'avait pas 
itérieurement. Si l'édition Jonckbloet est devenue rare, il 

de même do la seconde ; aussi est-il permis de regretter 
•lin n'ait pas employé sa science, sa critique et son temps à 
plus utile à notre histoire littéraire du moyen âge qu'à la 

d'un poème relativement bien connu. On sait qa'AtiKons 
m moyen âge, eu Allemagne, par Wolfram d'Eschenbach 
Uchatin : M. Rolin trouve que la critique a été injuste pour 
tninnesinger et ne mérite pas la sévérité avec laquelle il est 

traité ; pour son œuvre de réhabilitation, il a voulu donner 






-431 — 

un nouveau texte du modèle avec la préoccupation de le reoroduire tel 

que Wolfram a pu le conaailre ; de plus compêleals diront : 

j'ajouterai seulement que le texte donné ici est loi^jotirs 

et correct, et a vraiment réalisé quelques menus progrès 

Guessard. L'éditeur a élimioé les nombreux passages barli 

à la légende de Renouart, que le poème allemand semLI 

connus et qui. en effet, sont sans doute des additions au ttn 

le poème est ainsi allégé d'environ trois mille cinq ceu 

trente-deux pages d'un texte compact donnent les variante 

cdts principiiiu; ce travail énorme mérite de l'admiration 

être de quelque utilité. 

N*HTclleH Étude* de littérature et d'art» par Gus 

MET. Paris, Hachette, 1894, in-16 de 344 p. — Prix : 3 fr. 5( 
Je préfère encore aux précédentes, qui m'avaient poiirb 
ressé, li:b Nouvtlies Études de littérature el d'art quf 
ià- Larroumet. Ce ne sont pas sans doute les gënéralisatio 
et paradoxales de M. Brunetièrc, ni le spirituel jeu des si 
complaît l'ingéniosité de M. Lemaltre. C'est de la bonne • 
critique de professeur, intelligemment conservatrice, où 
sens et l'attachement aux traditions franijaises règlent ma 
pas celte curiosité toujours en éveil, sans laquelle on n'es 
rateur de la fin du six" siècle, cette nécessaire bienveillanc 
toutes les idées et toutes les formes d'art nouvelles qui cl 
manifestent. 

Avec une très grande souplesseM. Larroumet passe donc 
à M. Zola, de la reprise de Bérénice, dont on sait l'étonns 
théâtre d'Ibsen, qui, « malgré » le tapage fait par la jeune 
pose aujourd'hui à l'attention des lettrés. El il ne craint ] 
son hommage à Lamartine en montrant que c'est <• une d 
figures d'homme et de poète qui aient jamais paru dans ; 
en expliquant que si le siècle finissant revient à lui, c'< 
dans son œuvre plus que dans aucune autre il trouve 
sincérité, les sentimenis sains el élevés, les choses élern 
craint pas de se mettre, lui aussi, du côté de ceux qui, !: 
à-brac 11 romantique et de la brutalité du théâtre « rosse, 
à cette eau limpide et fraîche de Bérônice; pas plus qu'il 
déclarer le Docteur Pascal un livre de trop, et, faisant jt 
teoUons scientifiques de M. Zola, de le placer, — suprëi 
entre Bernardin de Saint- Pierre el M. JulesVprno. — Anal 
dlbsen, et le proclamant d'ailleurs uu des maîtres du tl 
qualités de forme et sa puissance d'expression, il dit aux 
leur fait, en montrant qu'au fond il n'y a rien de nouv 



héros procèdent presque 
. drames, el que l'emptoi de 
emoDle an moins à 1860 et 
: contre l'insuffisance, atiLan 
impuissanL à répondre » à < 
(, n et s'élève avec vigne 
broso el des Nordau. « Ta 
on dernier mot, et je croi 
! demandera toujours, avec i 
sa noblesse momie, qnel esl 
loodre à l'éternelle qiiestioi 
nitë antre chose que la scii 
l'au delà sont une maladie 
inera pas après cela qu'il salu 
en va, et qu'après en avoi 
d, it reconnaisse, quelque p 

théologie, que la scotasliqu 
Dçais lui doit quelque chose 
rlicles littéraires, auxquels 
ique un peu sévère, sur J. 

tes Roà, de M. Lemaitre, M. T^rroumet a placé des 
ic d'art. Les universitaires, les lettrés se mettent ainsi 
à en parler. C'est tout profil, il me semble, pour tout 
it quand ils en parlent avec autant de compétence et 
'ancien directeur des beaux-arts. Ses artides sur le Sa- 
l'Art français au temps de Louis XIV, où il défend 
naissance classique contre les « moyenâgeux, » surtoat 
lersonnelles et plus solides de Meissonnier ai Az Fri- 
it, s'il était besoÏD, sa présence à l'Académie des beaui- 
lalerai, pour ne rien omettre, deux morceaux d'aclua- 
u Itelour des cendres, où esl décrit et expliqué, mais 
eut, ce mouvement de curiosité littéraire et artistique 
. son époque sont l'objel, et qui, depuis que l'arlidei 

que se développer ; — et des notes d'un voyage fait 
;(, à l'époque oii le Tsar visita Vhly dans la rade de 

sont des pages pleines de poésie, de charme el d'émo- 
Gabriel Addiat. 



Lcadémle, par C. de la Johquiëre. Paris, Pcrrin, 
i51 p. — Prix : 7 fr. 50. 

place à un point de vue nouveau dans l'histoire de 
lise. Montrer l'alliance de la plume el de l'épée dans la 
blée littéraire de France, tel est le bul de ce livre, indi- 



4UC uaus uuu i;uuric piciHuc qUl Se reCO 

de nobles senlimenls. Soîiante noms n 
dusion, poar restreindre le cadre du i 
l'armée combattante, de ceus que les c: 
nements militaires, el enfin des vivants 
allribués à l'adulation. L'auteur fait con 
services dans l'armée, les titres souvent 
mission à l'Académie, le caractère, la v 
académicien. On peut ne pas approuver i 
mais il faut lui reconuaitreuD senscriliq 
Voici les phases décrites: La fin du siècli 
des grands et moyeuii seigneurs quiâgur 
soixante ans, le suprême degré hiérarcti 
d'Eslrées, Richelieu, Belle-Isle, Beauvi 
IV m" siècle, le « parti philosophique » fai 
dorant vingt années à y conquérir la su 
et de 1803 remplacent rétablissement 
tare pâlit dans ces deux périodes et spéi 
l'Empire ; elle se ranime sous la Reslaui 
éclat ses anciennes gloires. 

M. de la Jonquière a des préférences i 
bêrales, llfait ressortir l'indépendance ( 
sous Louis XIV, en regard des platitude: 
poléonienne ; il rend hommage à Louis 
d'autres caractères fortement trempés 
moins sincère. Il s'inclioe devant le « div 
expressions qui de temps en temps déto 
paissants manieurs de la pensée, Volli 
liert, » il signale l'égarement philosopbii 
hautes classes dont « l'aveuglement, « 
iviir siècle, précipita la catastrophe et 1 
d'ailleurs il cite souvent Voltaire, ce n'e 
&tt loucher du doigt ses mensonges et 
rsires. Au point de vue moral, il ne Irai 
sensuelles qu'il rencontre au cours de s 
à le voir prendre en mainte occasion le 
ces B beaux esprits, » apôtres de corniptic 
souvent les petits vers plus qu'erotiques 
gencc inadmissible. C'est ainsi qu'il do 
une" absolution n que l'honnêteté lui i 
tectif, je ne dois pas oublier sa verte d 
impies de Parny. 

Au total, ce livre est bien fait. II est d 

NOVEVBBB 1894. 



GonsidératiOQS graves, éloquentes, d'j sont pas rares. A pro)Mt 
ons académiques, il est émaillé d'anecdotes, de mots beureui, 
ins, d'épigrammes et de madrigaux spiiituelleineot versifiés. 
est emprunté aux écrits du temps, qn'il eût été boa d'indiquer 
On sent dans ces pages la finesse et l'ënidilion d'un leûié, 
', la loyauté et la fierté d'un soldat. Gbo&oes Gandt. 



HISTOIRE 

miaa) étude critique et archéologique, par J,-P. Desbochss, cnri 
!tra de Marcigny (SaOue-et-Loire). P&ris, Champion, 1894, io-S di 
2 p. — Prix : 7 fr. 50. 

i se compose de deux parties : l'une, où l'auteur démontre qae 
)D de la croix lumineuse à Constanlin eut la Gaule, et qoq 
mr tbéâtre; l'aulra, où il essaie de déternùner le point prëcb 
le qui fut témoin de cette apparition, 
ne l'a très bien vu M. l'abbé Desroches, le récit d'Eusèbe [De 
tlantini,l, 39 et suiv.),lu avec soin, suppose que les réfleiions 
illes fut préparée la conversion de Congtantin, et le fait mer- 
lui la détermina, eurent lieu pendant .que l'armée était en 
ivant l'entrée en Italie et les premiers combats livrés aoi 
B Maxence. L'ordre des cbapiires, la suite Datarelle des évéae- 
lènent presque inviaciblemenl cette conclusion. Si Lactanta 
es choses autrement, et place aux portes de Rome, à la veille 
sive bataille du pont Milvius, la vision de Constantin, en l'u- 
int do détails peu conformes au récit d'Eusèbe, cela peut s'ei- 
i deux manières : on il fait allusion à une seconde intervention 
le l'évëque deCésarée n'a pas connue; ou, tenant les faits de 
lain, il les a mal rapportés. Eusèbe, lui, s'appuie sur le tëmoi- 
ect de Constantin, sur la narration recueillie de la bouche 
prince et confirmée par son sermentî: évidemment, la pféfi- 
ètre donnée à un narrateur aussi bien informé. 
ition ramenée à ces termes en fait naître tout de suite nna 
quelle foi mérite la parole d'Eusèbe? Car, en somme, tont 
' son attestation ; et, si celle-ci n'est pas fidèle, l'édifice entier 
r la base. M. l'abbé Desroches me parait encore très liiea 
rqu'Eusèbe, sur le fait dont il s'agit, n'a pu se tromper et n't 
r nous tromper ; en d'autres termes, que son affirmation est 
:re qu'éclairée, et doit, par conséquent, èlre admise. C'est U 
1 de tous les bisloriens sérieux : quelque jugement que l'on 
,er sur le caractère ou même l'orthodoxie d'Eusèbe, il suffit 
idié sans parti pris ses ouvrages historiques pour être con- 
i sa sincérité. 11 pèche quelquefois par prétention, et U se 









KCODDail l'évèque courtisan ; mais oo ne sntprend pas 
une ssserlîon volontairemeDt inexacte. M. Boissier, dan 
page de sa Fin du paganisme (t. I, p. 16, note], a 
détendu Eusèba contre tout soupçon de mensonge : je 
bire que d'y renvoyer. 

Cependant, quand on a prouvé la sincérité d'Eusèbe, 
voir résolu toutes les difficultés que renferme son récit, 
eierlefoitlui-môme. Constantin et ses soldats virent-il 
croii lumineuse ? Lurent-ils réellement les mots : Tu vc 
N'y ent-11 pis illusion, b&llucinaùon, on ne pourrait 
moins que Constantin, racontant vers la fin de sa vie à 
dents de sa conversion, suppléa involontairement par 1' 
lacunes delà mémoire? Je crois, comme M. Desroches, 
fui réelle, ainsi que, la nuit suivante, l'ordre donné 
Constantin de faire iaire un étendard conforme au mod 
été montré; je le crois parce que Les témoignages historîi 
les monumeuls, l'établissent à mes yeux ; mais je ne ce 
parition du Labarum couame une sorte d'article de foi, < 
pas enrôler, ainsi que semble le faire M. Desrocbes, j 
saires obstinés dn surnaturel tous ceux qui, sur ' 
lutrement. 

Il me parait y avoir, en ceci, quelque excès dans la pi 
lim. On y pourrait encore signaler des répétitions 
défauts de composition, les citations d'écrivains modi 
breuses el quelquefois plus approximatives que littéral 
on comprend que le ministère paroissial n'ait pas lai! 
auteur le loisir de polir son œuvre, comme l'eût pu fa 
cieo. Uais, pressé sans doute de mettre au jour des i 
jugeait utiles et édifiantes, il a vraiment écrit trop vite 
tODjours le temps de se relire. Autrement, il n'eût pi 
Prudence un contemporain de Constantin (p. lil, 209) 
donné un rôle daosle débat soutenu devant Valentinîe 
S^mniaque et saint Ambroise, au sujet de l'autel de la 
436), et n'eût pas oublié que le Contra Symmachum fu 
sous Houorius; il n'aurait pas, vingt fois de suite, trad 
lieu de dominus noster) les lettres D N gravées sur les 
UQ nom d'empereur [p. 11)4 et suiv.) ; il n'aurait pas r 
lase l'Annaliste dans sa Chronique de Constantin o (p. 
qu'il n'eût point fait commander par des proconsuls les 
de la Gaule et de la BreUgne (p. 398, 406), ni placé au 
tien Sozomène (p. 328). Pour les temps modernes, le 
table écrivain eût pu éviter d'aussi grosses distractions 
de nous apprendre (p. 278) que « les Analecta JurU P 




li-' 



— 436 — 

à la plume de M. Tabbé DuchesDe, membre de l'Institut, n et qae Yi- 
luslre auteur de la lioma sotierranea signait ses lettres tantôt comte 
(p. 334], tantôt baron de Rossi (p. 511). Enfin, il ne lui eût pas é(é 
diflScile de transcrire plus correctement les nombreuses citations grec- 
ques des pages 499-505, et d'y mettre au moins quelques accents. Ge 
sont là, je le veux bien, des vétilles, et le livre n'en reste pas moins 
estimable et sérienx ; mais il ne faut pas oublier que nous écrivons sous 
les yeux d'adversaires intéressés à nous prendre en faute. M. l'abbé Des- 
rocbes nous pardonnera ces remarques, que lui-même appelait dans sa 
préface, si pleine de modestie et de sincérité (p. xix) ; je sonhaite vive- 
ment que le succès de son livre lui permette de faire une seconde édition, 
d'où ces tacbes, et quelques autres, auront disparu. Il y aura aussi à cor- 
riger, sur le plan des voies romaines mis à la fin du volume^ ce titre 
au moins bizarre : Chartaviarum romanarum in IV sec. 

Je passerai rapidement sur la seconde partie, bien qu'elle soit certai- 
nement la plus neuve et la plus intéressante. Étant démontré qoelap- 
parition du Labarum eut lieu avant que Constantin eût quitté la Gaole, 
dans quelle partie de la Gaule s'est-elle produite ? M. l'abbé Desrocbes 
examine l'itinéraire probable suivi par Constantin. Il écarte plosiaors 
routes, pour des raisons qui paraissent bonnes, et établit avec vraisem- 
blance que TEmpereur, parti de Trêves, passa par Autun et Chalon-sur- 
Saône, pour entrer en Italie, au Pas de Suze. Mais, vers Chalon, se 
rencontrent diverses localités dont les noms sont significatifs : Belie- 
Croix, Saint-Jean de Lux, et enfin Sainte-Croix. Ce dernier village bi 
ainsi appelé dès le ix" siècle, peut-être même dès le vi*. Il renferme 
aujourd'hui encore un hameau de Labarre, où se trouve une vieille 
croix, connue dans le pays sous le nom de Croix de Labarre ou même, 
nous dit M. Desroches, de Croix de Constantin, L'auteur incline avoir 
dans ce village le lieu véritable de Tapparition du Labarum. Il ne dissi- 
mule pas les objections, car sa loyauté est absolue. Il reconnaît que La- 
barre est un nom de lieu très fréquent en Saône-et-Loire, et peut 
rappeler tout autre chose que le Labarum constantinien. Cependant les 
fêtes religieuses célébrées depuis un temps immémorial dans la parois 
de Sainte-Croix, les pèlerinages fort anciens dont elle était le but, les 
foires très florissantes auxquelles ils donnèrent naissance, même les 
guérisons opérées au pied de la croix (et constatées par de très intéres- 
sants procès-verbaux), lui paraissent autant d'arguments probables en 
faveur de son opinion. 

Qu'on admette ou non celle-ci, le livre de M. l'abbé Desroches aura 
été fort utile: il aura au moins porté le dernier coup au système souleon 
par Baluze, et récemment par Darras, d'après lequel Rome eut été le 
théâtre de l'apparition. Les traditions romaines alléguées en faveur de 
cette hypothèse, et localisées au Monte-Mario, ne remontent pas plus 



- 437 — 

iècle, écrit Af. de Rossi à l'autei 
aisemblances sont en faveur de 1 

Paul Al 

I LebeiM- and Llteruliiriil 
Jnhrhandcrt, par le P. S. 1 
longregatioD. Augéburg, M. Uuttl 
fr. 30. 

les travaux consacrés au célëbi 
a, par M. Jadart et par M. Emm 
possible à écrire ; mais tandis qu 
ivre générale el surtout lîttérait 
second s'est spécialement intéressé, à ses origines rémoises i 
troisième a étudié plus spécialement la vie à Saint-Germain ( 
le R. P. Baenmer a voulu douner une biographie complète, h 
et biographique, où il ne perd pas la trace de MabUlon depuis se 
dans la prêtrise jusqu'à sa mort, en nous initiant à toutes ses rec 
en le suivant dans tous ses voyages, en nous mêlant à toutes 
troverseg. L'aut«ur est assez bien au courant des travaui les 
cents et les utilise avec méthode et critique ; on sera seulement 
lui reprocher de n'avoir pas connu le travail considérable que 
noine Didio a consacré à la querelle de Mabillon avec l'abbé d' 
Uais ce livre, qui se lit avec facilité et où les faits sont si 
ippréciés, résume parfaitement la vie et l'œuvre de Mabillon 
litre, il doit être particulièrement recommandé. H. £ 



TIe du TAnér«bIe Antolne-Syl vautre BeeeTeor, pn 
dlo«è««; de BeKMUfttn* fondateur de la Retraite chrétienTi 
iSQi), par J.-M. Suchet, chanoinii de l'Ë^lise métropolitaine d 
çon. Paris, Retaux ; Besancon, Paul Jacquin, s. d. (1894), in-S de 
- Prix : 4 fr. 

M. le chanoine Suchet occupe une place marquée dans le n 
l'éruditioD provinciale. Un de nos collaborateurs a dit, en loutt 
du chanoine bisontin que «■ biographe sincère, exact, son lalen 
précié bien au delà des frontières comtoises » (Polybibliony 
p. 280). Son nouveau livre est donc une bonne fortune pour 
se livrent à l'élude de l'histoire religieuse de la Comté ; nous a 
marqué surtout le chapitre II, concernant l'organisation paroi 
l'état religieux des populations rurales dans le dernier ( 
zviu* siècle (p. 22-S3 et suiv.). D'autre part, il sera d'une s 
utilité au clergé qui aura, dans le Vénérable Receveur, un modèl 
pli des vertus sacerdotales les plus nécessaires au milieu du 
lisme contemporain. Dans ses prédications, il eut plus souvcn 
lèvres les jugements sévères du Dieu vengeur que le saint et d( 



-«8- 



' *■ 



du Dieu père. Aussi lui attribuait-on des tendances jansénistes et nn et- 
racEère dur. M. le chaaoiue Suchet & fait la lumière sur c« point impor 
lanl et tout à l'avantage de son héros, qui exerça le ministère i nne 
époque troublée par l'esprit impie el. licencieux du xviii' siècle eipiranl 
et par la persécution révolutionnaire {1776-1804). En (785, le P. Re»- 
veur fonda la Société de la Retraite chrétienne, dont la devise était : «ToqI 
pour la croix et par la croix. » La Retrùle était destinée aux personnes 
des deux seies décidées à se séparer entièrement du monde, à se lirrer 
à la prière, au travail, à l'instnirtion des enfants pauvres el à mener une 
vie solitaire dans laquelle, sans faire aucun vœu, elles s'adonneraient à 
la pratique des conseils évangéliques. Comme tonte œuvre providen- 
tielle à son berceau, cette Société essuya de grandes épreuves : Antoine 
Receveur fut frappé d'interdit, pendant trois ans, parce qu'il imposait, 
disait-on, un joug insupportable à sa famille spirituelle. Suivi de sesso- 
lilaires, il chercha à l'étraDger des asiles qu'il devait sans cesse atou- 
donner devant Tinvasion des armées républicaines ; son zèle apostolique 
s'étendit à la Suisse, la Bavière, l'Allemagne, l'AngleteiTC, la Croatie, 
l'Italie et à Rome eufin, puis il vint rendre le dernier soupir au sein 
d'une paroisse nivernaise qu'il évangélisait. 

En dépit de toutes sortes de difficultés de la part de ses confrères, de 
ses supérieurs ecclésiastiques, il vit, avant de mourir, son œuvre cou- 
ronnée dn plus enviable succès : sa Société mérila les encouragemcnls, 
l'approbation de Pic VII, Et elle prospéra ; aujourd'hui elle comptequinie 
maisons, dont l'une à issy-sur-Seine, aux portes de Paris (p. 382-383). Le 
8 mai 1883, la Congrégation des Rites décréta l'introduction du procès 
apostolique de béatiflcation de son fondateur. Par le fait, elle proclamait 
le P. Receveur ■ Vénérable, » 

M. le chanoine Suchet.i mis en œuvre tout ce qui a été écrit surlo nou- 
veau Vénérable, mais principalement les documents imprimés ou manu?- 
crits du R. P. Receveur, ses lettres au nombre de quatre cents el les 
pièces du premier procès de béalî&cation. Il aurait dû, toutefois, cilcrles 
sources avec toute l'exactitude possible ; ce sont les exigences de rbi$ti)- 
riographie actueUe. Ainsi, entre autres exemples, page 93, note 1 ; 
H Cf. Sauzay, tome I, introduction. » Cela est insuffisant au point de vue 
de l'érudition, mais n'enlève rien de la très sérieuse valeur de l'ouvrage- 

Cette vie, sobre de réflexions, exacte dans le récit des faits, est ricbe- 
menl documentée, bien composée, parfaitement écrite. Louis Robeei- 



Le* Juifs et l'antlsèHiUivHke. Israti chei It» natiom, pu Ahatuj 
Leroy-Beauueu. Paris, Calmaan Lévy, 1693, ia-lS de zi-441 p. — 
Prix:3fr.50. 



Je suis d'accord avec M. Leroy-Beaulien pour rejeter absolument cer- 
taine base de jugement qii^aélé importée d'Allemagne. Pris ainsi dans 



J 



la généralité, sémilisme et antisémitisme sodI, comm 
antitouranisme, des mots vides de sens. Les Arabes et 
mites ; peut-on les confondre sous un même jagemeat k 
Même en séparant les deux branches, il n'y a, pas pli 
■or l'autre, une seule qoestion, mais pluùenrs qneslio 
régionales. Au centre de l'AFrique, noas renconUvns 1« 
oant les populations inoffensives pour gagner de l'arg 
pas reteoa de pendre le négrier haut et court par la c 
ses congénères sont nos clients luî et neceasarii en Algéi 
venir que ses ancêtres ont chanté Antar, ont édifié \\ 
duî[ Aristole. De mènie, il n'y a pas une, mais plusieurs 
difiérenciées par l'histoire et par la région, ainsi qne pa 
sation et le nombre relatif des autres indigènes dans ui 
BeaiiUeu le constate en rappelant qu'à rencontre des au 
députés d'Alsace s'opposèrent à l'émancipation en 1791 
1er aussi l'article iV du décret du 17 mars 1808. La mi 
parait si l'on recherche les causes de l'abaissement des 
cistes disent qu'on les tenait en dehors du droit comm 
Talmudetlerabbinisme les auraient rendus nialfaisanli 
qu'ils sont devenus tels parce qu'on les persécutait, 
responsabiltlés ne sont pas partout les mêmes : par e: 
manie n'a pu, dans le pass^, faire les juifs ce qu'ils y si 
ils s'y sont iolroduilâ tels quels, en notre siècle, de leu 
violation des lois, parce qu'ils y trouvaient leur avanta 

Le livre de M. Leroy-Beaiilieu expose amplement toi 
le mal qu'on puisse dire des juifs. Pour le mal, il plaide 
atténuantes. Les personnes mêmes qui n'en parlageroi 
appréciations y trouveront une étude instructive et de h 

L'n travail aussi sérieux; sur un sujet aussi sérieux in 
tlnsion pratique. Ici encore je n'oserais affirmer qu'il y 
lotion pour tous les temps et toutes les régions. Je i 
France telle qu'elle se comporte aujourd'hui pour le ter 
lisation. Parles observations que je vais présenter, je ne 
ser raisonnablement personne, puisque je range tout I 
mkne régimer caDforniémeat,à.i'espril de l'époque. A 
nécessaire de rendre plus efficace la répression de certa 
tiers, il est de toute justice de sévir sans distinction coi 
pables, chrétiens, juifs ou francs-maçons. 

« Que ce soit contre Juda ou contre Loyola, dit M 
(page 341), nons n'apercevons pas la nécessité des lo 
Autrement dit, il réclams le droit comcnan. Une distti 
«aire ; il y a le droit commun dans la liberté, comm 
commua dans l'oppression. Cette considération n'a 



notre auteur; il la signale dans une note de la page 393, à propos 
des fonctions publiques. Et c'est un point capital. Vu la cenlralifii- 
tion que notis subissons si docilement, il y a une anomalie choquante, 
par exemple, à ce que les questions mixtes et l'enseignement soi«it 
régis par un citoyen quelconque qui nécessairemetit n'appartient pas 
en même temps à la croyance de la majorité et de la minoriti, oa i 
la non-croyance des autres. Le concours n'y fait rien, et ce qu'on appelle 
a le choix du ministre » ne m'inspire pas de confiance. Je ne veux pas 
que le juif soit forcé, par l'effet du fonctionnarisme ou du concours, de 
foire enseigner l'histoire et la philosophie à ses enfants par nn protes- 
tant ou un catholique ; mais la majorité a aussi le droit de ne pas ètK 
opprimée par un religionnaire ou par un non-croyant au nom de l'uni- 
formilé centralisatrice. 

La limitation de l'accessibilité à certaines fonctions est peu praliqne et 
ne serait pas acceptée par le sentiment presque général du pays. Il n'y a 
qu'un seul remède, c'est la décentralisation et le droit d'association. Ainsi 
le moyen d'empêcher l'usure dans les campagnes est de s'associer pour 
fonder partout des caisses Rafieisen et autres. Eu ce qui concerne l'ea- 
seignement, où l'animosité est la plus profonde et la plus légitime entre 
religion naires et de religionnaires à francs-maçons, l'apaisement aun 
fait Is pas décisif au jour que l'association scolaire, les programmes d'é- 
tudes, les épreuves seront affranchis du fonctionnarisme public. Si, eo 
dehors de l'appren Lissage du stage, des garanties sont reconnues néees- 
saîres pour l'exercice de certaines professions ou pour l'accessibilité an 
peu d'emplois qui auront survécu à la décentralisation, les éprenves se- 
ronldevenues exclusivement professionnelles. La centralisation, c'estl'eo- 
nemi : il faut prendre par les cornes ce taureau liberticide et dispeudieiii. 

V s'Atiil. 

Mémoire* de la e*ar d'K>pacn«*It*'9tt-lA8l, par Is marquis 
DE ViLLARS, publiés et annotés par M. A. Morei^Fatio et précédés d'une 
introduction par le marquis de Vogué, de l'InstituL Paris, Pion et Hoa^ 
rit, 1893, in-12 de lxkx-348 p. — Prix : 6 fr. 

Le marquis de Villars est le père du glorieux maréchal. C'est à loi 
qu'une aventure assez vulgaire, racontée par Saint-Simon, valut le sar- 
nom d'Orondate. Ambassadeur à diverses reprises en Espagne, en Pié- 
mont, en Danemark, il rendit à la France de très précieux services, et 
compte parmi les plus utiles et les plus brillants serviteurs de la diplo- 
matie de Louis XIV. H a laissé sur l'une de ses ambassades en Espagne, 
la plus longue, la plus difScile, de très curieux et très piquants mé- 
moires qui n'avaient jamais jusqu'ici été publiés intégralement. Les 
voici maintenant à la disposition de tous les lecteurs qui s'intéressent 
à l'histoire du grand siècle, précédés d'une beUe introduction de U. le 



marquis de Vogué, et annotés par M. Morel-Fatîo, l'iio des érudits 
contemporaios qui cooiiaisseiit ]e mieux les choses d'Espagne. Parmi 
les personnages avec lesquels ces Mémoires nous font faire conaais- 
sauce, il couvient de noter spécialement cette malheureuse reine Ma- 
rie-LoHÎse d'Orléans, la douce et énigmalique femme du triste Char- 
les If, dont Victor Hugo a si étrangement dénaturé la physionomie dans 
son Rtty Blas, en ayant, il est vrai, la pudeur de lui enlever son nom 
de fille de France. La situation particulière de l'Espagne en cette fin de 
siècle, qui est aussi une fin de race, donne un intérêt tout spécial à ces 
Hémoires, écrits dans cette langue élégante et souple que savaient alors 
si bien manier les honnêtes gens. Villars en était sans aucun doute, et 
des plus intelligents et des meilleurs. H faut en croire cette mauvaise 
langue de Saint-Simon, qui ne trouve pas de mal h dire de lui. 

P. TAtOK. 



LCB Oplflncs du Cnntmrdmt, par Léon Sécbê. Paris, Del^rave, 

1894, 2 vol. in-8 ; I. Pie VI et le Directoire, xx-378 ; U. Pie VII et le Con- 
sulat, 329, six portraits. — Priit ; 15 fr. 

C'est à l'époque du Directoire que H. Léon Séché croit devoir faire 
mmoQter les premières négociations relatives à un concordat. Malgré les 
correspondances du marquis del Campo et du chevalier de Azara qu'il a 
empruntées aux archives de Alcala de Henares et qu'il publie en appen- 
dice du premier volume (c'en est la partie neuve et curieuse), nous n'es- 
timons pas qu'il ^isse la preuve de sa thèse. La mission du comte Pie- 
racchi (juillet-août 1796) fut toute politique ; elle avait pour but d'obtenir 
un armistice entre les armées de la République trançaise et l'État ponti- 
fical ; k question religieuse n'était que secondaire et subordonnée. Non 
seulement le Directoire ne voulait pas traiter, mais il exigeait du Pape 
une déclaration préliminaire par laquelle il rétracterait les bulles qui 
avaient condamné la constitution civile du clergé. C'est ici qu'intervient 
un bref du S juillet, non signé du Pape, que le comte Pieracchi aurait 
néanmoins, dit M. Séché, emporté de Rome le 30 juin, et qui recom- 
mandait aux fidèles de se soumettre aux puissances établies. L'authen- 
ticité en fut, dès lors, très vivement attaquée par les catholiques comme 
par les constitutionnels : elle est encore sujette à controverse. Quoi 
qu'il en soit, !e Directoire n'y trouva pas la satisfaction qu'il désirait 
et il rompit brusquement la négociation. Suffit-il d'une déclaration de 
l'évëque intrus Deberlier et de quelques lignes de Mgr Salamon qui, 
sans qu'on en ait d'autre preuve, prétend avoir été mêlé aux pourpar- 
lers et avoir mSme eu « pour second » le comte Pieracchi, pour nous 
faire croire à un concordat? Rien dans les négociations ne le laisse aper- 
cevoir, et, pour peu qu'on connaisse les dispositions du Directoire, les 
instructions qu'il envoyait à Bonaparte et sa haine contre la religion. 



n 



dmellre qu'il en ait eu l'idée. Les rigaenrs àa traité de 
ivahiRsemeot de Rome, le pillags de ses DiDsées et de ses 
l'enlèvement du Pape et les traitements odieui qu'on 
te permettent pas de prêter au Directoire na projet sin- 
3atioQ relieuse. 

onneur en reviennent à Bonaparte. Du reste, M. Léon Sédii 
ide pas l'éloge. << Les songe-creux, écrit-il, peuvent le IroB- 
ïoncordat], mais on en a fait ua suffisant éloge, quaudon 
is cent ans tout à l'heure il a procuré à la France les bien- 
religieuse n (t. I, p. m). Et plus loin : « II est acquis i W 
ue que le concordat est un des actes de Bonaparte qui ont 
ué à la pacification générale du pays » (Ibid., p. ïyi). Ce 
net pas qu'on le dénonce et que la séparation de l'EglÎK 
conclue autrement que du consentemeol des deux partiel 
a condition d'être appliquée dans nn esprit de liberté, de 
ustice » {Ibid:, p. vil). M. Léon Séché condamne aussi ta 
civile en maint endroit. Malgré toutes ces déclarations, 
connaissent ses précédents ouvrages et ses tendances or- 
besoin d'ajouter qu'il garde un faible pour les évÈqaes 
ils et même pour leurs doctrines? Je n'ai pas ici la place 
es phrases suspectes que l'auteur jette rapidement dus 
is le lecteur instruit est averti et y prendra garde. 
iDS le tome H, s'est aidé de la cnriense correspondance 
lury avec Louis XVIII comme de la récente publication de 
: la Menrlhe. Il est trop enclin à croire soit que le Pape 
îes intérêls temporels, soit qu'il élail résigné à consentir 
s prêtres et au divorce. Le Pape a fait des sacrifices et des 
nais ni lui ni ses hauts négociateurs n'ont transigé ai'ec 
la longueur même et les difficultés de la négociation l'ont 
!t si elle eût échoué, c'eût été précisément devant la fer- 
lyés Ju Saint-Siège, aussi bien celle de Spina que celle de 
'est pas jusqu'à Gaprara qui, malgré sa réputation defii- 
écision, n'ait eu, au moins dans la rétractation des consli- 
nîs'dans les rangs du nouvel épiscopat, une attitude et une 
'on trompa plus qu'on n'en'triom^ha; Quant aoiartides 
! fut une surprise ; M. Séché ne leur accorde qu'une noie 
jui ne rend pas la résistance qu'y opposa toujours li 
. Ce second Tolume renferme en appendice le texte des 
e concordat auxquels la négociation donna lieu ; il est taté- 
larquer que le texte définitif ne s'écarte guère du premier 
ermes. On trouvera aussi un étal nominatif des préfets 
an Vlll. Ce document a son intérêt; était-ce bien saptaeeî 
Victor Pimw- 



J 



— 443 — 

«<■ «or l« nësoclatloik da eoneordnt c 
rapporta de la France avec le 8alnt-l 

t lS4t, recueillis p^r le comte Boulav de la Meu 
î vol. in-8; T. 1, 1891, xxix-iiO; T. II, 1892, 529; 1 
■ Prix ; 7 fr. 50, 

«nce d'ane publication si considérable et si lun 
è, ne tfii~ce que pour sa satisfaction persoDoelle, c 
àl sui^i tous ces documents pour se raconter, ne 
mais arec des détails plus précis qu'il n'est d'DSB| 
lai. Cependant, le savant éditeur a pourvu en qi: 
rs, d'abord par l'A vaut-propos magistral qu'il a pi 
!S commodes divisions qu'il a établies et les sommi 
précèdent. 

«iatioQ fut longue, puisqu'elle commença, à vc 
avec le discours de Bonaparte aux curés de Mila 
septembre 1801. Les documents sont reproduits 
gioale : italien pour Consalvi, Spina, Doria; esp 
de Labrador, Urquijo, Marquez, etc.; anglais pour s 
, en français, même les dépêches de l'ambassadeur 
L'éditeur les a recueillis de tous cdlés; d'abord i 
lères des affaires étrangères et des cultes ; puis, . 
bé Rance-Bourrey, chapelain de Saint-Louis des 
utile supplémetil qui a pu èlre reproduit comme 
[I, en outre de quelques pièces disséminées à leui 
II et ni; aux archives de Vienne; à celles d'Alcala 
Office, de Londres. Toutes ces correspondances S' 
rdre chronologique et annotées avec soin. 
H distribuées en seize séries : T. I*', i. — Baset 
Retard et changement dans la mission de Spmc 
el; — ni. Les Deux premiers Projets de concor 
'officiers français à Rome; — v. Spina misendeme 
che des Napolitains en Toscane; — YI. Le Projet 
mier Consul. — T. U. vil. Murât à Rome; Caca 
Pape; — jiu.Les Congrégations ramaines ;. la p' 
\. CacauUet le contre-projet romain; — X. L'Ultit 
n part pour la France. — T. IJI. itii. Oppositto 
le sixième projet; — xiii. Négociations de Co 
ture du concordat; ie clergé constitutionnel; — x^ 
Pape; — xvi. La Ratification du premier Consi 
ilairée par des correspondances officielles et privé 
[-mômes ou par des diplomates étrangers plus c 
ces pourparlers qu'instruits de leur véritable cars 
Is, cette vaste négociation qui devait aboutir à II 



^^^^^B 



a en quatorze arlicles, coDveatiou aujourd'hui presque 

re d'un héros et d'un sainl, n écrivail Cacault (L 111, 
rLe avait à liilter contre l'impiété el l'athéisme des uds, 
mce des autres; contre l'hostilité et les calomoies du 
onnel; contre les dédains, la mauvaise volonté et les 
rand : « Il faut en convenir, écrivail Spina le 10 sep- 
premier Consul est le seul qui soit animé du désit de 
ce la religion catholique; pour meoer à fio celle négo- 
euir télé à un torreut de contradictions; même après la 
immoniquant te traité au conseil d'Ëtat et aux autres 
i, il lui a titllu déployer toute son énergie cooLre 
t ne dissimulaient pas leur désapprobation » (p. 517). 
lUlement de l'énergie ; il y ajouta les violences calculées 
;es, presque laEnauvaise foi; mais, en réalité, le concor- 
sigoa n'était pas sensiblement diSérent de celui qu'il 
début. Tous ces moyens, même ceux qu'on peut blAmer, 
pour réussir dans une œuvre dont il avait eu le mérite, 
•s, de sentir la nécessité et la grandeur. 
[>BS une sagacité moindre, et il avait. lui aussi, ses diffi- 
;e. L'ingérence affairée deMauryn'était pas la plus grave; 
ne. A travers ce personnage important, le Pape aperce- 
s de Louis XVIIl, les raideurs de l'épiscopat exilé, la 
leen révolte. Bien des cardinaux restaient acquis ani 
es du passé. 11 y avait un problème à résoudre, un biais 
inconnue à dégager : on était aveugle. Les objections 
:e que les encouragements, et lorsque le concordat fut 
1 1801, c'eût été encore affaire nulle, si Consalvi n'était 
ïtome pour trancher les nœuds avec aulaut de fermelé 
Paris d'adresse et de patience à les dénouer. Le Pape 
es loyal, très clairvoyant, très décidé; il signa: ce loi 
>ur la Papauté, 

!S affaires, les intérêts majeurs de l'Église et de la bch 
ne cessèrent pas de rester seuls en vue pour le premier 
our le Pape. En ce qui touche le second, c'est certain ; 
, après avoir lu tontes ces correspondances, on n'en 
Y a bien certains mouvements de troupes qui semblent 
lire peur; qu'on y regarde de près, et l'on reconnaîtra 
, ses généraux ne voulurent pas peser par la crainte sur 
; dans l'Avant-propos, H. Boulay de la Meurthe a fait res- 
i vue avec autorité. 

uateurs, il y eut beaucoup de dévouement et d'ialelli- 
ttioQ. Laissons de cAté Consalvi, qui est hors de page, 



— «a — 
iborateurs roiiidns, Spiaa et CaseMi - 
si généralement sévère, Bernier, i 
assioD de réussir qui ne conlribuèrc 
Eiil eu sa part dans sa conduite, oi 
Qt pas moins réels. Ses longues d 
oins instructives ; ses lettres racliè 
e et la familiarité qui les dépare 
saurait méconnaître. Un prêtre m 
rèt à servir avec empressement les 
médiaire aussi heureus. Les négoci 
la, à la fin de celte longue a&aire, 
leroier, reconnaissait qu'il mettait 
d'énergie qu'il ne convenait à m 
astiques français, en général, élal 
voudrait toujours avoir un Bernier 
publication, à qui l'art de sou édite 
plicilé de ses recberches laot de m 
la Société d'histoire diplomatique ; 
honneur pour elle d'en avoir accept 
indre la sereine lumière de l'hisloii 
lences ont été si heureuses pour la 
France. 

e eomptcB des frères Bonis 

iécU, publiés et annotés pour la Soci 
■UARD FoREBTiÉ. 2a partie (Archives hU 
'.}. Paris, H. Cbampion ; Aucb, Léonce 
rix : 6 fr. 

é]à dit loul le bien que nous pense 
t. LXI, p. 73). Nous nous conlente 
ts le second volume, qui couiprenc] 
nanuscrit. Nous reviendrons sur c 
•ons reçu le dernier fascicule, conli 
ire et la lable analytique. P. 10, n 
Vï. Porestié donne de « noiras, » n'î 
ino étoBt:, probablement de ce qu'or 
stié revient avec raison sursit lecta 
■0 au lieu de perliris, qu'on trouvi 
las dire « chardon, » el encore moi 
. » Il s'agil ici tout simplement du i 
es pharmacopées du dernier siècle, 
[le laquelle entrait précisément du i 
à Nicolas de Salerne. La forme no 
(, m'empÈche loul à fait d'accepK 



n 



X de Chypre ou de cyprès. Par cootre. il a eu raison, 
âoos voloQliers. de niaiDUoir à nilgrana le sens de 
té d'abord par nous. Ë.-G. Ledos. 



lee du cardinal de CranveUc, IftC^l&Sa, 

EDMOND PouLLET, proresseuT & l'Université catholique da 
ir M. Charles Piot, archiviste gânéral des archives du 
;iiiue. Bruxelles, F. Hayez, 18T7-1893, 10 vol. gr. in-4 cari. 
; ivi-7i9 p. ; in-6T7 p.; ilit-764 p.; ui-72i p.; n.vm- 
I. ; Lxsic-669 p. ; lui-837 p. ; Lviii-723 p.. avec 4 portraits. 
ihaque volume. 

, le gouTernement fna^is a donné, dans la Collée- 
Is inédits sw Vhitloire de France, neuf volumes sor- 
le rioiprimerie royale, puis nalionaJe, et intiliilës: 
du cardinal de Granvelle. Cet imporlaol recueil a 
me des mannscrils de la bibliothèque de Besançon, 
de M. Charles Weiss, bibliothécaire de celte ville, qoi 
tome 1" d'une excellente Notice préliminaire sur la, 
•lie et'sur tes principaux personnages qui y figurent, 
il" octobre 1S10, ne comprend pas moins de cin- 

après la publication du lome IX des Papiej-s d'État, 
innée sous un autre titre, avec la participation de la 
luveroemenl belge qu'elle intéressait plus direclenienl, 
[Dise au jour en a été confié d'abord h M. Edmond 
r à l'Université catholique de Louvain, pour les trois 
i, et, après la mort de cet érudit, pour les tomes sui- 
es Piot, archiviste adjoint, puis archiviste général àa 
que. Chacun des dix volumes parus à l'heiirii acluelle 
l'une préface particulière offrant un bon résumé de la 
lît aussi de deux tables, l'une chronologique, l'autre 

matières et des personnes, qui assurent au travail de 
.tpériorité incontestable sur la publication française di- 
Weiss. Il convient d'ajouter que les notes dont les édi- 

émaillé leur immense publication sont de beaucoup 

intéressantes que celles des Papiers d'Etat, que nous 
es, trop vagues. 

Éial s'arrêtent h 1365. La Correspondance qui nons 
e avec l'année l'iCO et ne doit finir qu'avec la86, 
Li cardinal de Granvclle. Actuellement, nous en sommes 
msemblc, le plus considérable peut-être qui existe eo 
lé, nous apprend M. Gachard, prédécesseur de M. Piol, 
lar lui soumis, le 5 juillet 1875, à la commission royale 



à 



— «7 — 

les leltres re<;ues et écrites par le cardinal de Gram 
ent fran^is a remis des copies ; de celles qui ex 
original à la bibliothèque de Bruxelles ; de celles 
L seront encore copiées aux archives royales de Ne 
. prévoyait six ou sept volumes in-4. Or, le tome , 
innées nous sépareul encore du terme indiqué, 
cours de la préparation du travail et de son im 
l d'autres dépôts où l'on conservait des leltres 
L, notamment à Rome, dans les bibliolbèqnes dei 
es archives secrètes du Vatican, au Brifis/i Mus 
siennes à Naples, dans les archives de la maisor 
rchives du Doubs. En&n il fut décidé à la dernii 
1 insérées dans les Mémoires de la Société d'émui 
point connus eu Belgique, seraient réimprimées, 
le voit, le cadre s'élargissait progressivement. 
rrespondance, comme pour les Papiers d'État, i 
lis, soit intégralement, soit d'une façon sommaire, 
italiens. « Les lettres se suivent par ordre chrono! 
îs porto en tête la mention du dépôt où elle a été 
ns pouvoir nous étendre davantage sur les détails 
)ublicatioa ; mais les dix premiers volumes aousi 
s, nous devons nous en tenir là. 
de Granvelle, Sis du garde des sceaux de Charles 
li-même premier ministre de Philippe II, est l'u 
es du xvt" siècle les plus curieuses à étudier. Si ' 
l'histoire le renom d'un Richelieu ou d'un Maza 
tre au service d'un souverain aussi ordinaire que I 
faut, il ne put que seconder, sans pouvoir les dir 
s princes régnant et gouvernant comme Charles- 
)pe II. Ce dernier surloiil^ nature Bottante, esprit 
eur de ne point écouter autant qu'il l'eût fallu 1( 
conseiller. Granvelle était cependant un homme d' 
ption du mot. Oppose à la violence, quoique ti 
constances l'exigeaient, il se montra aux Pays-ï 
oie que celle du duc d'Âlbe, de Requesens et de i 
!n instant le cardinal put espérer que le prince d 
rnèse, fils de cette Marguerite dont il dirigea si hi 
tant son ministère au\ Pays-Bas, serait le pacifica 
existait, nous semble-t-il, plus que des disscnli 
Espagnols, Fhmands et Wallons : il y avait les 
) nationalité turbiilenlo, qui s'était déjà avec pein 
domination, assez rude d'ailleurs, de la maison di 
^ait au cœur la haine de l'étranger et prîucipale 



-«8- 

lux. L'aristocralie et la démocralie, se coudoyant et s'ealeodaDt 
Bas, ne rêvaient donc, au Tond, que l'indépendanœ ; de sotie 
■leté toute franc-comtoise de Granvelle eût peut-être aussi par- 
échoué que les systèmes d'impitoyable répression, d'indoleoce, 
sse combinée avec la force, de ses successeurs, 
re cardinal parlait et écrivait six ou sept langues. Il avait l'ékiD- 
ilLé de dicter à la fois à plusieurs secrétaires des lettres en fran- 
spagnol, ea ilalleu, etc. C'est ce qui explique la masse éDorme 
aeuls émanant de lui et rassemblés jusqu'à ce jour. 
impossibilité maténelle où nous sommes d'analyser, mïme 
grandes lignes, une si volumineuse correspnndance, nous oe 
iiieux taire, pour en donner l'idée, que de ciler le passage sai- 
'Jntroduclion placée en lèLe du tome I" : 
trrespondance du card'malde Granvelle.... est, sinon pourles 
compris entre les années 1566 à 1586, au moins pour pluâeurs 
on longues de ces vingt ans, une chronique continue et Ti- 
grand monde du xvi° siècle. C'est l'histoire en déshabillé, 
ûur le jour, par le menu et dans le feu de la lutte, non seule- 
grands personnages qui apparaissent presque seuls daos les 
lels, mais encore des innombrables personnages de second or- 
ravitent autour des grands, inspirent parfois leur cooduite, 
nt toujours d'instruments d'action. Les seigneurs bériliers de 
tants dans l'histoire nationale et de domaines titrés, titulaires 
!S principales de l'État, s'y coudoient comme dans la vie réelle 
9 commensaux, leurs conseillers, leurs gentilshommes -ser- 
rs subordonnés directs, leurs clients, leurs pensionnaires : 
ques élevés par le rang, moines et religieux en vue par leur 
:omme prédicateurs ou comme écrivains ; professeurs à l'Uni- 
Louvain, magistrats des conseils de justice, financiers el avo- 
duils dans les hautes sphères sociales et politiques par la ré- 
l'expérience qu'ils s'étalent faîte, ou par le besoin que les sei- 
lienl de leurs services, soit pour leurs affaires personnelles, 
les aflaires politiques; gentilshommes de moyenne ou même 
ile noblesse, les uns placés sur les confins du monde des seî- 
r leur naissance, d'autres mis en relief pur une activité d'esprit 
nts exceplionnels, ou par les charges civiles et militaires qu'ils 
L, ou tout simplement par l'art qu'ils avaient de se pousser 
)ade. » 

e terminer cet article, nous devons dire que les sept préfaces 
Piol nous ont paru mieux éludiées, plus complètes, partant 
ieures à celles écrites par M. E. Poullet, exception faile cepen- 
\' Introduction qui, signée par ce dernier, est vraiment re- 
. Notons enfin que les quatre premiers tomes du recueil soDt 



mi^m^ 



ornés cbacim d'ua portrait : le plus inl^ressaot est nalni 
du cardinal, reproduit d'après le tableau original du musée 

E.-C 



njern-Saltan, fila de Mobommcd II, fVère de 
(tAftS-149&) ; Étude sur la question d'OHcnt à ia fin du 
L. Thuasne. Paris, Leroux, 1892, in-8 de xiii-i59 p. — Pria 

L'auteur de ce volume, déjà connu par l'édition du . 
ckardi et par d'autres publications, a été aatené à s'occ 
du fils cadet de Mohammed IT, le célèbre Djem, donlles 
fait éclore un certain nombre de romans iiisLoriques où 
étonnante fautaisie. Il y avail place pour un livre s6t 
sur le personnage dont la vie s'est trouvée mêlée à des 
importantes de politique étrangère, et s'est écoulée i 
constances assez nouvelles el assez singulières tant pour 
pour la Papauté, l'empire ottoman et les chevaliers de Rh 
quels il s'était réfugié. Grâce à une connaissance apj 
sources de l'époque, et à l'emploi judicieus des journaux 
d'infessura, de Sanulo, de la correspondance diplomatique 
deurs el des nonces, M. Thuasoe a réussi à mellro un pi 
dans Mtte époque troublée au point de vue extérieur, el d 
ces aventures privées du prince Djem, qui tour à toi 
Rhodes, en France el en Italie, réussit à faire de sa prop 
de la chrétienté, el à intéresser les monarques et les repu 
quesljons purement personnelles. Toutes les ambassades, 
et venues, d'ailleurs, n'aboutirent à aucun résultat sérieu 
25 février i49b, à Capoue, Djem-Sultan mourut à l'âge c 
ans, emportant avec lui dans ia tombe les projets di 
Charles VIII. Mais toutes les évolutions successives de la pi 
nationale des quinze années précédentes ont été e.tposét 
réritablû sens historique et dans une langue sobre, claire 

I 



HIatoIre d'nne fkmllle de la chevalerie lorr 

comte DE LuDHEs. Paris, Champion, 1893, 2 vol. in-S de v 

— Prix : 20 fr. 

U. le comte de Ludres n'a pas écrit ce livre avec l'iui 
donner au public; il le destinait à des parents, à des am 
ment, un certain nombre d'exemplaires de ce remarquabl 
sorti de ce cercle trop restreint. L'bistoire d'une famille i 
tache aux événements du pays où cette limille s'est dé 
membres ont, presque tous, eu un rôle dans ces événement! 
de temps en temps, des biographies particulières, en y 
NovBHBBB isat. T. LXXI. 



— 480 — 
se de vivant, des détails de rat 
t l'histoire proprement dite ne p( 
de Ludres osl parfailenipnt dans 
Quveraine comme se rattachant à 
16 (t. 11, p. 331 et suivantes], c 

où elle tint bientôt un haut rs 
ilualion qu'elle y occupa, M. de '. 
ivre par décrire l'étel de celte coi 
ju'au xiv' siècle, il adopte les idé 
ippclle le préjugé séculaire de l'i. 
en 3ge {l. I, p. 38), il raconte, ai 

Lorraine et de ses ducs, la capti 

gode est-il véritable? Doni Calmet le Irailait de fable : de 

Beaupré d'abord, et ensuite M. Digol, l'ont coDsidéré comme 
it venu M. de Saint -Vincent, qui )'a nié derechef ou dn 
losé. Ces opinions contradictoires jettent qnelqne doute sur 
î étrange que, dans une autre partie de son livre, M. de 
&e lui-même de légende (t. II, p. 41), et qui semblait de- 
er quelque hésilalion ; mais l'auteur n'en expiîme aucune, 
itre. En cheminant à travers le passé, M. de Ludres nom 
emenl pénétrer dans l'organisation féodale, dans l'esistence 
i, dans celle des religieux, dans celle des bourgeois; il noas 
ail la situation des serfs, bien meilleure qu'on ne le crwl 

suivantes). De nombreux documents, tirés de ses archives, 
} Ludres dans ces curieuses recherches. 11 nous apprend 
nt les dots des riches héritières, la valeur de l'argent, ca 
les d'alors représenleraient aujourd'hui; il nous donne enfin 
i de détails sur la vie publique et la vie privée au mo^en 
irieuremcnt; toutes ces notions se mëlenL à l'histoire de h 
ionl rattachées, avec beaucoup d'habileté, à l'existence d« 
circulent pour ainsi dire dans celle suite de siècles, et de 
e que des tàils qui, d'abord, peuvent sembler leur êli 
I trouvent, comme tout naturellement, ramenés à eux el ! 
s un vaste tableau, dont la difficile eséculioD liail grau 
peintre. 

qu'on avance vers les temps modernes, les renseigoemenl 
II. L'aventureux Charles IV occupe une place notable dans 1 
e Ludres, non seulement comme guerrier habile, mais auH 
mme prince volage. 11 ne le cédait en rien à don Juan e 
lariage aussi facilement que ie grand burlador de Séïille 
lUdres, la chanoiuesse de Poussay, celle dont on fit précède 
pithète deabelle, «qu'eUe méritait encoreàplus de soiianl 
) des fiancées du galant priuce, qui oublia bientôt ses eog* 



■plll "^' 



~tël — 



gemmis pour offrir sa main à M"* d'ApremonI, 
peîoe. La belle Ludres eut une illustre amie dam 
du régent. L'arrière-grand-père de l'auleûp vit 
papiers qui servaient à flamber le tour de sou châi 
il eu ramassa quelques-uns el reconnut que c'él 
d'Élisabelh-Cbarlolte; i! arracha auï flammes une 
adressées par la spirituelle princesse à la belle Ludt 
occupe agréablement une place considérable dans 
de la chanoinesse de Poussay.Un passage d'une 
été mal compris : « Je dis moi, qui n'est pas ce ni< 
le moi qui était autrefois mot et s'appelait moi 
Soizi le put mieux expliquer, el vous l'entendr 
p. 81). M. de Ludres a cru qu'il y a là une allusi 
d'un poète italien, G. Strozzi, dont le nom aurait i 
la princesse s'est tout simplement rappelé la scèn 
acte A' Amphitryon, l'endroit où Sosie, dont la Pala 
tienle son maître par la confusion de ses réponses 

Je m'attarde beaucoup trop. Je ne puis suivre 
Ludres jusqu'à la Révolution, qui altéra si profo 
existence el jusqu'à nos jours. Je ne puis non plu 
pages d'un intérêt général. Je veux pourtant indiq 
très justes que le grand rôle des Guises inspire à I' 
magistralement, — ou du moios avec toutes les ap 
peut avoir une hypothèse — que les Guises et ] 
France, douL la Réforme triomphante eât amené le 
p. 302). 

L'orgueil nobiliaire ne se pavane pas dans ces di 
lames. Sans doute M. de Ludres est fier de sa ract 
aïeuï sans forfanterie. Bien qu'attaché aux vieux 
raine, il reste impartial en racontaul des guerres 
France n'eut pas toujours le beau rôle. Profondémf 
*ui gens du moyen âge d'avoir, au milieu de 1( 
violences, conservé une foi dont il signale avec 
dans les classes aristocratiques du xviii' siècle, et 
cour de Stanislas, qui fut, malgré les sentiments r 
un « foyer de corruption élégante et d'athéisme al 

Je n'ai pu donner une idée un peu exacte de 
recherches qu'il a niicessitées sont considérables, 1' 
mais un style limpide, facile, le rend accessible à 
trouve là l'instruction qu'on peut demander à u 
l'agrément que l'on cherche dans la lecture des Mé 
si vivace de noire littérature. 



HlMtalre d« l'Imprimerie k L^on de l'origine Jaa^a'à ■•« 
JonrM, par Aimé ViNCTitiMEit, bibliotbëcaire de la ville de Lyon. L\i}ii, 
Adrien Storck, 1894, gr. in-8 de iv-433 p. 

L'histoire de l'imprimerie lyoDonise a été publiée à l'occasion del'ei- 
posilinn universi^tlc dont la seconde des villes de France est actuellement 
le Ihéaire- Nous n'iiésilons pas à déclarer qu'à tous égards le livre ea 
ditpie de l'admiration des visiteurs.... eL de ceux qui auront la bODu 
fortune de le voir ailleurs, surtout de le voir chez eux cl de Vétudieri 
leur aise. Le papier, qui est magoi&que, l'impression, gui est splendi*, 
les ornements et gravures, qui ne laissent rien à désirer, tout cootriboe 
à faire àeVHisloire de l'imprimerie à Lyon un très beau volume rl'i- 
gréabie et sûre érudition de M. Vingtrinier en a fait un ouvrage eicel- 
lent que l'on consultera toujours avec beaucoup de fruit. 

Pour nous occuper d'abord du côté extérieur de la publicalioo. nons 
éniimércrons les iUuslralions dont elle est décorée : en Idie du volQine 
est rpprésenlée une presse du xvi* siècle d'après les « plaisants derà» 
des supposts du seigneur de la Coquille, imprimé à Lyon par le seignent 
de la Coquine l'an mil cinq cens boictante. On trouve ensuite, épijses 
dans le leste.les» marques» des principauï imprimeurs lyonnaisdepnis 
le xv"^ siècle jusqu'au xn" : Nicolas Pbilrppi dit Pistoris, Martin flnsi, 
Jean Kyber, Jean Clein, P. Lalhomi et B. Johannis, Jean Dupré. Goil- 
laume Ifalsarin, Jean Trechsel, Pierre Maréchal et Barnabe Chaiissart, 
Engelbarl Schultis, Antoine Lambillon et Marin Sarrazin, Jean de Vïn- 
gle, Jacques Arnoliel ou Arnoullel, Nicolas de Benediclis, François Fti- 
din, Claude Giljolet, Jacques Huguetan, Nicolas Wolf [en latin Luput], 
Aymé ou Aymon de Laporte, Martin Ilavart, Claude Nourry, dit!* 
Prince, Martin Boillon ou iiouillon, Vincent do Portunaris, Gilbert de 
Vitlers, Constantin Fradin, Sébastien Gryphe, François Juste,- Aotoioe 
de Havsy, Jean Frellon, Jacques de Junte, les héritiers de de Jaule, 
lïlienne Dolet, Jean de Tournes, Macé-Bonbomme, Huguel de la Porte, 
Guillaume Roville, Benoit Rigaud, Jean Temporal, Barthélémy Hoooral, 
MicIielJovc.Jean Pilleholle, Jacques Roussin, Thibaud Ancelin,BarUio- 
loméc Vincent, Simon Rigaud, enfin Louis Perrin. Signalons encore di- 
vere fac-similés, par esempîe, d'un ouvrage de Husy (p. 58), du litre Ôe 
rfl(ppocra(e annoté par Rabelais (p. 167), du titre du Gargantua im- 
primé chez François Juste (p. 184), du litre des Grandes et ineslima¥a 
Croniques imprimées par Claude Nourry (p. 18">), d'une page desiVéla- 
vwrphoses d'Ovide, traduites par Marol, imprimées par Jean de Tûu^ 
nés en lîia» (p. 217), d'une page du Décnmfiron imprimé par G. Rovilk 
en 1538 (p. 235), du frontispice des /VoiwcHes ren'eadons et joy™* 
devis de feu Bonavaiiture des J'eriers, 15-58 (p. 247) ; d'une page des 
Histoires prodigieuses de F. de Belleforesl , imprimées par Piileholta w 
1398 (p. 277); du frontispice do V Introduction à la vie dévote, imprimée 



_-^- 



par Pierre Rigaud en 1609, et d'une page du chef-dV 
FraDçûis de Sales (p. 300 cl 301] ; du tilre d'un ouvrage 
cent, Florida Corona (p. 319). A toutes ces richesses s' 
KUsesreproductioDS de quelques gravures lelles que les j 
Bade (p. 112), les figures de fflsloria stirpiwn, dn l'iinp 
Ibazard AruoulieL (p. 2^;^), de la Sainte Bible de Julliûn 
Images des dieux, par Paul Frelloo, 1623 (p. 334, 33S). 

La partie littéraire n'est pas moins remarquable que 
tique. M. Vingtrinier qui, avant d'être un iiibliographe c{ 
nn très habile imprimeur, possédait toutes les qualil(!s 
éorire une recommandable histoire des travaux de ses an 
Homme de scieuce et d'expérience à la fois, le véniirabl 
IriarcLe des érudits de Lyon a parfaitement retracé les aoi 
graphie d'une des villes du monde où l'on a le plus et le i 
Il nous fait connaître eu de successives notices, courtes 
ctscs, tous les imprirneurs de la bonne ville de Lyon et l 
vres principales. Il a étudié ce vaste sujet avec tant de si 
qa'il a pu relever des centaines de fautes commises par 
C'est en lisant tant de rectifications incontestables [p. 6, 
87, 90, 99, 102, 119, 122, 131, 138, etc.) que l'on peut 
tance qui sépare les travaux superficiels des travaux appi 

Si M. Vinglrinier était un octogénaire ordinaire, on p( 
son Histoire de timprîmcrie de Lyon est le digne coui-c 
longue et vaillante carrière d'criidit, mais sa féconde t 
pas tarie de silàt et nous attendons de lui avec contianc 
très excellents et beaux livres qui, sous une forme alerte 
nous apprendront beaucoup do choses bibliographiques.. 



Catalogne des tuconnblcti de la BIbliothëqi 

de Besançon, par .Xuguste Castan. Publication post 

les auspices de la Société d'émulation du Doubs. Desangi 

divers, 1893, in-8 do xjx-816 p. — Prix : 10 fr. 

Nul n'ignore, parmi les bibliophiles et les érudits, que 

de Besançon est l'nne des plus iuiporlan tes de France, tan 

des volumes qu'elle renferme (plus de 130,000), que p. 

beaucoup d'entre enx. Elle compte aussi dix-huit cent cic 

crits dont le ratalo^ue tout rédigé n'attend qu'une revisio 

être livré à l'impression. Ce catalogue est l'œuvre dti rc 

Castan, conservateur de la Bibliothèque de Besancon, don 

et prématurée (Cf. Polybiblion, t. LXV, p. 177-179) a et 

longtemps irréparable pour sa ville natale, qu'il aimait 

peu exclusive et à laqneile il avait dévoué sa vie. Celte p 

li monde de l'érudition tout entier t'a ressentie el déplo 



•^ssr ' 



^ 



- 454- 



ons biea avoir ua jour la satisfaction de noter ici celte 
ime de Caslan. Présentement, nous signalerons à ni» 
ivail considéralile dont il D'à pu revoir que le tiers des 

Catalogue des incunables de la Bibliothèque publi^ve 
-qui devait originairement avoir pour titre :Let Imprima 

de la Bibliothèque de Besançon — ne compte pas moios 
[uatre- vingt-cinq articles. Le savant charliste avait eu l'io- 
re précéder ses notices de prolégomènes qui, selon la juste 

M. Léopold Delisle, en auraient formé la partie la plus ori- 
ilus vivante. L'on ne saurait trop regretter l'abseoce de 
. la vérité, il y est suppléé, dans une bonne mesure, par 
'éface que le même M. L. Delisle a écrite avec la haaU 
u'on lui connaît. C'est, au lond, le meilleur et le pins 
[e rendu qu'il soit possible de faire du Catalogne de Caslin; 
)us en reproduire ci-après quelques-uns des passages les 

lit trop curieux pour s'en tenir à un examen superSdel, et 
e extérieur, des volumes dont il s'occupait. H savait bien 

des titres placés sur le premier et le dernier feiiiUcl ne 
ours pour en déterminer l'origine. Aussi a-t-il porté son 
les préfaces et les pièces accessoires, en prose ou en vers, 
ïnt en lèle ou à la fin des livres du premier siècle de run- 
1 a tiré de très curieuses notions sur divers points d'his- 
ipbique ou littéraire. 

arge place a été réservée dans le Catalogue au relevé Js 
ticularités que présente cliacua des volumes décrits : con- 
mplaires, nature et état de la reliure, noms des anciens poi- 
s ajoutées sur les feuillets blancs. C'est là surtout que les 
itoire et d'arcbéologie locale auront la plus ample moisson 
ur besogne sera singulièrement simplidée par les commen- 
stan s'est fait une loi d'accomp^uer la plupart des noms 

personnes, 
a, avec beaucoup d'à-propos, a décrit les différents eiem- 

Bibliothèque de Besançon se trouve posséder de cerlains 
iiècle. Si cet exemple est généralement suivi, nous ne Ui- 
ivoir des informations qui seront mises à profit le jour où 
les publiques voudront cL pourront, sous l'autorité du mî- 
er à des échanges qui, sans léser aucun intérêt, enricbi- 
s contractantes et aboutiront à une meilleure répartitioo 
es bibliographiques. » 

'■ termine sa Préface par les ligues suivaates qui s'appliquent 
lalogue des manuscrits » dont nous parlions plus haal, 
ue des incunablet de la Bibliothèque de Besançon, publié 



à 



— «5 — 
aujourd'hui sous les auspices de la Société d'émulation i 
l'ua ni l'aulre, déclare M. Delisle, n'aura peut-être ai 
tails la perfection que l'auteur, plus difficile encore poi 
tes aotres, voulait donner à ses travaux; mais tous deu: 
rendre beaucoup de services; tous deux témoigneront à 
godt, du désintéressement et de l'activité d'un homme 
des droits impérissables à la reconnaissance de la ville 
Ibèque de Besançon. » 

Ceux qui ont connu Castan et lu ses œuvres multiples ■ 
roDt, certes, pas d'autre avis. 

Notons maintenant que ce beau volume est orné de n{ 
rieuses reproductions d'ex-libris, de marques de librair 
de fac-similés divers qui lui donnent un attrait de plus 
que ciuq tables relatives aux noms d'imprimeurs et d 
noms de lieux d'impression, aux Gligranes, aux ex-libi 
duclions, terminent très heureusement celte œuvre do 
que la Société d'émulation du Doubs a été bien inspir 
par une pbotolypie du inédaillon représentant l'auteur i 
jnste trente ans par le sculpteur Jean Petit. E.-< 



■annidc del bibllotecarto, di Giulio Pbtzholot, tn 

edizione lodesca con un appendice originale per cura 

GcusEPPe FuMAGALLi. Milano, Ulrico Hœpli, 1894, in-16 d 

(Manuali Hœpti). — Prix : 7 fr. 50. 

L'ouvrage de Petzholdt, qui a eu en Allemagne les hc 

éditions successives, est trop connu pour qu'il soit néces 

longuement; il jouit d'une réputation trop légitime po 

s'étonner de le voir traduit en ilalien. Mais l'on pourri 

voir cette traduction entreprise par M. GuidoBiagi, quir 

à M. Graesel d'avoir dépensé son temps et sa peine à i 

vail au lieu d'en composer un autre entièrement neuf 

n'y ait là, de la part de l'auteur italien, une habileté de 

à montrer la supériorité de son travail sur celui de l'écr 

Pure chicane, sur laquelle je me garderais d'insister, et ( 

mérite de la traduction de MM. G. Biagi et Fumagalli. 

Les deux traducteurs ont complété ou rectifié le text 
par des notes assez copieuses, rejetées à la fin de l'ou 
sur Petzholdt et sur son ouvrage aurait mieux été plac 
Iroduction que là. Les autres notes traitent en général di 
gants et d'ordre pratique ; on les cousutlera donc i 
qu'on y trouve quelques recommandations étranges, coi 
servir de basane, peau médiocre comme on sait, pou 
volumes d'une bibliothèque. Les traducteurs ont eu l'ei 



— 438 - 



"^ 



pendice le Code des bibliothèques ilalienaes, c'est-b-dire le 
sposîiioQS législatives et administralives qui régissent les 
publiques d'Italie. Quaul à lalisLe (les principales biiilio- 
de l'étraDger que de l'ilalie, qui termine le volume, nous 
^lére l'utililé. E.-G. Liiws. 

;ebe In ItiUlit ail' «poe» p0bb«bb, con un' appmâia 

; biblioleche di Ninive ed Alessandria, di Filippo Gabbelu. 
pli, 1894, iii-8 de vi-235 p. — Prix : 6 fr, 50. 
se ralsail-il sentir acluellemenl d'une publication de ce 
jet nous semble avoir élê épuisé depuis longlemps, et i 
: rares citalioas d'auteurs latins peu connues, nous ne 
lel parti nouveau M. Garbellî a tiré des textes déjà utilisés 
«ux auteurs pour l'étude des bibliotbèques de l'antiquité 
lit de celles qui existaient en Italie. La liste (publiée eu sp- 
livrcs consacres déjà à cette étude est assez longue sans 
tssaire d'encombrer la bibliogrqibie de volumes inutiles, 
quelques pages consacrées à la biblîotbèque de Ninive sont 
I pfîtit volume de Menant : à quoi bon? Je ne dis pas que 
M. Garbelli soit mauvais, mais je le qualifierai au moins 
H. Stei.'!. 



BULLETLM 



mprunte h tous les iges d'éloquents témoignages pour éUbKr 
;mpH, l'Église catfaolique a. été la lumière et la force dupen- 
\e apéci&lement sur les encycliques où S. S. LéoD XIll a ré- 
t d'autorité la doctrine sociale de l'Ëgliee. C'est un boa livre 
beaucoup de bien. La couverture ne porte que des initiales. 
Saint-Père ost signée C. Le Brun, née H-, et datée de Cbiteiu- 
|;nalû cette particularité aux lecteurs curieux. P. Talon. 



■on* wB|[il«aiiea, par FiiiiijUid Dalbdi. Arras, Sueur Chaniej, 
40 p. 

vail de M. Dalbus sur lus Ordinations anglicanes a déji soulerf 
:éponseB et de commentaires. Cela prouve que la queslioQ li 
i est cucoi-e intéressante aujourd'hui. M. Oalbua examiu 
rite, le ministre et le sujet, pour découvrir si « les ordina- 
le anglicane sont valides, si, par conséquent, elle possède det 
pétres, des évùques revÉtus ij'un véritable caractère et non 
rchic purement décorative. » Ses coaclueions sont : » 1* Ous 
liual angljcan pris en lui-même pourrait être euf&sant. Nom 
ans pas, bien qu'on puisse discuter eur le manque d'aate- 
Lii ont modiOé le rite : la commissiou de réforme du Prajw- 



Book aj'ant éié réduite de dtx-huit âvêques h six quand il s'es' 
le Pootifical, cl parmi ces six, Heat de Worccster, le seul libr 
caIvÎDistes, ayant ûié jeté en prison par suite de son opposii 
la consécration de Parker doit être regardée comme certa 
fait.... n Soit, mais le consécrateur de Parker, Ba^lo^v était 
évéqueî Nous aurions désiré voir cette grave question miei 
n'est pas l'absence du procès-verbal de la consécration de I 
«l'unique raison 1» (p. 17) de notre doute. LcP. Gallway (r«jB/ii( 
tualism, II, p. 434 et s.) discute avec unelogique tris serréelf 
tifs qu'on a de croire le contraire. Kt quand on se rappelle qu 
tageait les théories de Crammer, disant [d'aprùs Burnet) que 
est inutile pour faire des évoques et des prêtres, mais que l'é 
Buffit, j> on s'dtonne moins qu'il ait pu se dispenser de se fa 
dissertation dti P. Le Courayer qui est encore, en somme, la 
fenseurs actuels de Barlow, est loin d'avoir répondu à la 
présentent les textes conservés. Barlow, évoque élu de Saint-/ 
Ecosse lors de son transfert au siège de Saint-David. L'unii 
aurait pu être consacré est le 23 avril 1536, seul dimanche 
date de son retour et celle de son voyage suivant, et il est dén 
le fut pas ce jour-là!.... — 3° La troisième conclusion de M. Da 
la nullité des ordinations anglicanes, en conséquence de lasup 
l'ordinal de la« porreclion des instruments, » ne noua a p 
bien que nous admettions la très grande probabilité de nullité 
motifs. Les déclarations d'anglicans tels que Whitgift, Bancr 
Ovcrall, Morton, Cosîn, J, Hall, qui considèrent comme valid 
nés des ministres presbytériens, luthériens, calvinistes, et I 
au nombre des <> prêtres » de l'Église établie, sont les meill 
do jugement que celte église porto elie-mème de la valeur i 
doce. Terminons par une remarque du savant M, Gilbert W. 
and State under the Tudors, p. 296). Pendant deux cent cinqu! 
k-dire jusqu'en 1820, les Tics anglaises de la Manche qui dép< 
Vëché de Winchester n'ont guère eu pour curés que des min 
tériens. Les évêques acceptaient donc de laisser les fidèles sai 
valides, ce qui répugne, ou plutfit, ils n'attachaient pas d'im 
doctrine de la succession apostolique. C'est en somme l'cnsi 
découle de toute l'histoire de l'Église d'Angleterre. Il est do. 
de déterminer si, et dans quelle mesure, l'Église établie peut a 
a conservé le sacerdoce. Le plus grand doute, doute pratiq 
lubte, comme le proclamait Newman, planera toujours sur 1 
H. Datbus aurait beaucoup augmenté la valeur de u diaserti 
été plua au courant de la littérature de son sujet. 0. 



de 302 p. 

Ce livre nous montre un homme très au lait des choses < 
et les conseils qu'il donne sont d'un esprit pratique et avisi 
l'oeuvre d'un écrivain de talent. Mais il me semble qu'il exagi 
inconvénients de l'internat. Tout système d'éducation a so 
mauvais côté, et en bien des cas l'iaternat vaut mieux que la 
pour la formation de l'enfant. Il faut se garder en tout des thè 
et absolues si l'on veut être écouté. Autrement, avec beaucou] 
ne fait qu'une satire, qui amuse ou qui agace, suivant les p 



qui n'instruit pas et ne sertà rien. Dans le livre de M. Harispe, 
Dup de bonnes choses à prendre ; il y en a aussi quelqnes- 
. Au lecteur à faire la distinction. P. Tauin. 



devoir présonc? llépome à M. Paul Dt^ardiru, par Eraim 
lia, Finnîn-Didot, 1894, in-32 de 6i p, — Prix : 1 fr. 
I dit ici même ce que nous pensions de la tentative de M. Ptnl 
mr réformer la société. M. Demolins, en lui répondant, n« se 
:ri tiquer le programme de M. Desjardins; il y substitue lesleD, 
sur ce nouveau terrain, ne scrais-je pas toujours de soc avis. 
M. Demolins deux choses : la première, de ne pas donnerasaei 
à l'action morale ou, pour parler plus nettement, à l'action reli- 
! peut suffire, il est vrai, mais qui doit, dans les préoccupations 
;urs chrétiens, garder la première place. La seconde, c'est dt 
tous les peuples sur te modèle des Anglo-Saxons; c'est p«u 
ce que tous les peuples ont leurs traditions et leur caractire 
le l'on ne peut changer; j'ajoute que c'est dangereux, car si 
os défauts, les Anglo-Saxons ont les ieura, et qu'il fant par 
ous garder à leur égard d'une imitation trop servile. Restons 
et instruisons-nous et amélioroni-nous à l'imitation de DOS 
ioit <!tre notre programme de réforme. 
açant à ce point de vue, le petit livre de M. Demolins peal 
ie très grands services ; il nous éclaire avec beaucoup de Bip- 
léfauts, aussi bien que sur les qualités de nos voisins d'entre- 
Amérique, Nous avons un grand profit à retirer de ses leçons, 
gramme incomplet, mais un programme excellent, dont Im 
,iens n'auront pas de peine à suppléer les silences et & répuïr 
. Demolins ne dit pas tout, mais, sauf de légères résarvestioi 
ut sur le caractère trop systématique et l'argumentation hitto- 
rrage, tout ce qu'il dit est fort taon. P. Taloh- 



■d. Pentéei ifune Mtbliéc. par la comtesse Oloa. Paris et Lyon, M- 
Iriguet, 1863. in-12 de ivi-30t p. — Prii : 3 fi . 
] générale, j'avoue que je n'aime pas beaucoup les recueils de 
it un genre qui ne soufTre pas la médiocrité, et la plupart de 
JUS donne sont médiocres. Je fais volontiers une exception en 
;ns^s d'une oubliée : elles sont charmantes, Qnes, vives, mili- 
ates, pour la plupart bien entendu, car tout n'y est pas parfait, 
ui est toujoura une grande qualité pour moi, très nettement 
Ajoutons que M°" Olga n'est pas ralliée, oh 1 mais pas du tout, 
|ue I Je ne le lui reproche pas. Mais pourquoi ce coup de patte 
ntenon 1 J'avoue que, en dépit de M, Alexandre Dumas, j"ai «m 
otte femme de haute intelligence et de haute vertu, i qoi 
it peut-être de n'être pas Louis XV. Malgré tout. Miel ri dard 
harmant livre 1 P. Talon. 

sraofde Moiten Jauni Coixill. BBrce]ona,lSM, in-lSdexxxiD-lUp. 

le a, je crois, été la première, en France, k parler de filimitiie 
îment rendu le nom de Verdaguer célèbre. Bien d'autres fois 






— «9 — 

avons eu h signaler des œuvres qni attestent la vitalitâ de la littérature 
me, commeles belles poésies de Joaquin Rabio y Ora. Aujourd'hui nous 
} t saluer un nouveau poète catalan, nouveau pour nous du moins, 
Lume Collell, maître en gai savoir, chanoine de la cathédrale de Vich, 
la charmant volume, charmant comme fond et comme cïtér'"'"- tiihlin. 
lique, se compose en grande partie de pièces couronnées [ 
IX de Barcelone. Le volume commence par une dédicace 
arian Aguilo. L'auteur y rappelle qu'il célèbre ses noces d' 
s, puisqu'il y a vingt-cinq ans qu'it obtint la première égis 
mé prêtée en i873 et se montre convaincu qu'un modeste i 
ï qu'une belle tirade de vers. Il ne veut cependant pas fair 
yre, et certes on le regretterait quand on lit les morceaux 
s de pensées et si harmonieux dont se compose la Fhralia. 

POGt 

I M l«Ctei*atnr)t eontemporanea, da M. Poauil Pico. i 

izuso, 1H94, in-12de 110 p. 

,te plaquette se compose do deux études fragmentaires 

lendantes l'une de l'autre : la première est remplie par des 

sur la critique littéraire moderne, qui doit avoir, selon 1' 
scienlifique et expérimentale ; la seconde contient quelqu 

sur la névrose de Guy de Maupassant. Les idées de M. Pu( 
imandent plutôt par la justesse que par la nouveauté : pari 
iblû attacher une importance exagérée à des ouvrages franc 
c, chez nous, ne se soucie guère, et les citations qu'il en 
blement incorrectes. 



, dans son célèbre et satirique roman Fray Gerundio, parle 
de son temps qui se plaisaient à commencer leurs sermo 
e étrange, inconvenante, et qu'après nne pause ils dévelc 
^re à édifier leurs auditeurs, d'abord fort surpris. Je me s 
)cédé en lisant certains articles de M. Doumic. Quelquefois 
jjet d'une façon qui semble peu flatteuse pour les écrivain; 
', puis ce début d'aspect malveillant se modifie et amène 
en général, ils peuvent être fort satisfaits. Contrairement 
l'ordinaire, M. Doumic aime mieux signaler tout d'abon 
e dans un écrivain et réserver les éloges pour la bonne bou 
est du reste judicieuse et lucide ; on le reconnaît en lisant le 
Paul Boui^et, Guy de Maupassant, Pierre Loti, Jules Lema 
t, Ernest Lavisse, mais en arrivant au chapitre consacré i 
on se demande si l'esprit fin et impartial de M. Doumic e 
toute son indépendance. Il semblerait qu'en pénétrant dan! 
ue des Deux Mondes, M. Doumic a subi une influence cont 
3, d'ordinaire pimpante et leste, a par moments pris de la loi 
:e. On croirait presque lire du Brunetière. M. Doumic fai 
i à l'éminent et grincheux académicien de ce principe qu'il 
r l'histoire des littératures particulières à l'histoire gén 
ture de l'Europe. Mais c'est ce qu'a fait Villemain, il y a dé 
j, non seulement dans sa Litléfaturc du moyen dge, mais e 
çons sur lo xvin" siècle. Vraiment M. Brunetière a. déci 




comme Alexandre Dumas découvrit la Médtt«rranée. Le volume de M. Dou- 
niic se termine par des notea sur les prédicateurs. Les jésuites y ont leur 
petit paquet : saint Ignace est servi à souhait, il avait demandé à Dieu la 
persécution pour son ordre : « Les jésuites assouplissent les caractères et 
brisent les volontés s (p. 307). Témoin Voltaire, Lamartine, et tant d'ui- 
trtta! Th. V. 

Interviewa i<^troap«etlvea. — Pochadei et croguU, par le comte d'Ihot. 

Paris, OlIendorlT, 1894, in-18 de xiu-301 p. — Prii : 3 fr. 'M. 

Petit volume sans prétention, mais agréablement écrit, Ce sont des souve- 
nirs d'un demi-siècle sur une foule de personnalités marquantes, des traits, 
des aperçus, parfois des riens à propos d'un nom. M. d'Indy a connu et vu 
beaucoup de monde et il évoque ces figures disparues. Il n'y met aucune 
recherche et dès lors la critique lui sera indulgente pour bien des petits dé- 
fauts. Le titre me paraît inexact et le sous-titre peu sérieux. 

Des acteurs, des auteurs littéraires (Chateaubriand, V. Hugo, Lamartine, 
Nadaud, Caro, Pontmartin, Micbclet), des musiciens (Itossini, .Auber, Listx, 
GounodJ, des hommes politiques, des femmes du monde, délilent sous noa 
yeux. Mais le groupe des h catholiques » est le plus nombreux et c'est sur 
lui que l'auteur fournit le plus de détails. Je noterai des appréciations sur 
Ozanam (p. 42); Augustin Cochin (p. 56); Montalcmbcrt (p. 67); Louis 
Veuillot(p. 74); Mgr Dupanloup (p. 86 et 92); Mgr Darboy (p. 96); Mgr K- 
bour (p. 99) ; le P. Gratry (p. 104) ; Pie IX (p. 117) ; M. de Fallou.t (p. 199). 
Par certains eûtes elles sont curieuses, données dans le respect de la vérité 
et souvent bien caractéristiques. 

Une table des « noms de personnes, » et une autre des » noms de pays, » 
facilitent la lecture. Je signale à l'auteur une erreur qui est plus qu'use 
faute d'impression, puisqu'il la reproduit sept ou huit fois : Mazuline, le 
représentant nègre de la Martinique en 1848, ne s'appelait pas Maïutime. 



*s «t l« batailla do Dreox. Élude hittoriqut et mitUaire, 

par le C di CkiïNABT, Paris, Firrain-Dîdot, 189i, in-S de 48 p. — Prix : 3 fr 
On croyait bien connaître la bataille de Dreux, que tant d'historiens ont 
racontée, sans parler de la belle page que lui a consacrée Mgr le duc d'Au- 
male. Un chef d'escadron d'élat-major, M. de Coynart, a voulu reprendre 
l'exposé des différentes phases de la célèbre journée du 19 décembre 1562, 
au moyen de plans topographiques levés sur les lieux et rapprochés des 
anciens documents. Il a constaté la parfaite exar.titude des gravures publiées 
huit ans aprts la bataille dans le recueil huguenot de Torlorel et Perissin, 
rééditées on 1886 avec des notes très complètes, dont M. de Coynart aurait 
pu profiter; et, partant du ce point de vue, élargi par sa science technique, 
il a dressé six plans, avec légendes et commentaires. 

Le précis des événements militaires des premiers mois de 1562 n'est pas 
moins exact, et l'auteur donne des renseignements inédits sur l'organisa- 
tion do la défense, à laquelle présidait loyalement te roi de Namrro, qui 
aurait sans doute combattu contre son propre frère, le prince de Condé, à 
Dreux, si le mois précédent il n'avait succombé à la blessure reçue au si^e 
de Rouen. Le rflic du duc de Guise dans cette campagne est bien apprécié ; 
les principaux chefs sont nommés avec le détail de leurs troupes, et rien ne 
semble manquer de ce qui peut intéresser sur celte rencontre, une des plus 
vives et des plus meurtrières que l'on conuaissc, puisque sur 27,000 com- 



J 



;n eut 8,000 retrouvés le lendemain sur le teri-ain, sans 
jparus et les blessés. G. Baouenault du: Pucuesse. 



it compose de morceaux publiés à diverses époqi 
journaux, llien n'est plus dirficile que de donn 
3 genre, parce qu'il n'offre aucune unité, que ch; 
rment est un ensemble, un tout, fort différent c< 
; celui quilo précùde et de -celui qui le suit, parc 

écrivain remarquable, il se substitue nu persi 
?ler, et au lieu d'ùtrtî un simple critique dévier 
on ne peut, faute d'espace, analyser ou discute 
it se borner & recommander à nos lecteurs d'aiir 
, uno charmante description des Ardennes, une 
e, un portrait tris flatté pourtant de G. Sand, un 
icadémie, oii M. de Loméuie Unit par céder la pi 
I pages sur Mallet du Pan, qui, si j'ai bonne n 
iction des lettres de ce dernier, et, on ne s'y atle 
re sur Marcelin, le créateur do la Vie paristcnn. 
int-Victor noua a semblé trop enthousiaste, une 
cr et plusieurs philosopbea récents appellerait . 

ne peuvent trouver place dans un court compte i 
lit manifesté l'intention de réunir lui-même et 
t été fâcheux de laisser dans l'oubli, et de les c 

ami Léon Bonnat, de nombreux travaux l'en o 
urs se sont conformés à ce désir. Villen 



■jrnio ot chi-ûtionnc. .Wole» inlime$ >ur le Comte 
Extrait du Coii-ex pondant. Paris, Ch. Poussielgue, 1 

)0 c, el franco 15 c. i 10 eiempl-, 1 fr. Si ; 35 eien 
10 fr. ; le tout franco (adresser les demandes pour I: 
is, 02, rue Caumartin). 

Paria, parUnnALN Gufiti:*, Bar-le-Duc, imp. de l'tXi 
■. in-8de 45 p.— Prix: 1 fr. ;la douzaine, Ofr.; les cin 
do a lu l'éloquent et émouvant récit, tracé par 1 
lomenls de l'admirable prince qui suivait si di, 
pieuses de sa race; tout te monde voudra le re 
yen de cette édition populaire qu'on a eu l'excel 
[ont la dilTusion sera considérable : nous n'avon: 
& nos lecteurs, 
nions aussi appeler leur attention sur une auti 

est malheureusement moins populaire, mais qu 
nt répandue. L'auteur, M. Urbain Guérin, l'écom 
u, y fait un exposé saisissant de la vie, du corac 
du programme politique de Monsieur le Comte d( 

situation du parti royaliste, ce parti qui, au 
i notre siÈcle, « n'a pas seulement vécu, mais n 

11 II était (lifllcilo de condenser en si peu de pi 
lit racontés, plus de vues élevées, plus d'apprécia 
de niodûralion. G 




— «2 — 

Et nos Burlna 7.... pa.r Eco. Gromem. Versailles, rue de Haurcpu, !, 
in-g de 37 p. 

Des faits récents, qui ont provoqué l'enquÈte que l'on connaît, ont attiré 
l'attention sur notre marine de guerre. Quelques rappela au règlement feront 
cesser désormais toute irrégularité dans l'emploi des fonds de notre budget. 
Mais la question maritime, — branche si importante et si intéressante de 
ia question sociale, — noua est présentée par M. E. Grosjean sous un tout 
autre point de vue. Il ne s'agit plus de quelques millions, il s'agit de l'àme 
et du corps de nos marins, surtout des marins du commerce, grands enfants 
livrés sans protection à l'ivrognerie et 6 la débauche. L'auteur expose, dans 
des tableaux saisissants, tous les dangers qui menacent la santé physique et 
morale de l'homme de mer. Comment faire cesser ces spectacles déshono- 
rants pour la civilisation î loi, il n'y a pas à chercher la solution, comme 
pour d'autres bi-anches de la question sociale. La sohition existe : voyons 
ce qui se passe de u l'autre cû té du détroit. >< L'étude très documentée de M. E. 
Grosjean montre les efforts faits par nos voisins protestants pour combattre 
le mat, œuvres nombreuses alimentées par souscriptions volontaires : mai- 
sons de famille, lieux de refuge pour les marins dans les ports; biblio- 
thèques, missions flottantes, institution du pledge.... Puisse cette brochure 
exciter parmi nous une noble émulation ! Les hommes d'œuvre, les pe> 
sonnes en quâte de bien & faire, y trouveront des renseignements précieui. 

H. D'A. 



CHRONIQUE 



Nécrologie. — M. James Darmesteter est mort jeune encore, le 20 oc- 
tobre, à Maisons-Laffite. Il était né le 28 mars i849, à Château-Salins. Après 
de brillantes études secondaires, il so lit inscrire, comme son frÈre aîné, ï 
l'École des hautes éludes; mais tandis que co dernier s'attacbait à la phi- 
lologie romane, il se consacra, sous la direction de MM. Bréal et Ber- 
gaignc, à des recherches sur la langue et la religion de la Perse. Son pre- 
mier travail sur la mythologie de l'Avosla fut la thèse qu'il présenta à l'É- 
cole des hautes études et fut publié dans la Bibliothèque de cette École. Li 
thèse française de doctorat qu'il présenta en 1877 à la Faculté des lettres de 
Paris est encore consacrée à la religion zcnde; sa thèse latine sur le mot 
darc contient, avec des aperçus ingénieux, quelques hypothèses hasardées. 
C'est à la suite de cette thèse qu'il fut nommé professeur de zend à l'École 
des hautes éludes (1877). L'année suivante, il insérait dans les Métanija 
publiés à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de cette école, 
un curieux essai sur la Légende d'Alcxaodre le Grand chez les Parsii. 
Bien qu'il consacrât presque tout son temps à ses travaux persans, i! s'oc- 
cupait aussi de littérature anglaise. C'est ainsi qu'il traduisit en français 
les poésies de Mary Robinson, poétesse anglaise de talent, qui devint plus 
lard sa femme. La connaissance qu'il acquit ainsi de la langue anglaise, 
jointe à sa science de la langue et do la littérature persanes, déterminèrent 
l'Université d'Oxford à lui confier la traduction du Zend-Avesta dans la tol- 
lectton de.TAfi sacred Books of the East. Nous donnons ici la liste de ses 
principales publications françaises : HarvaliH et Ameretdt. Essai sur la my- 
thologie de iAvesta (1875, in-8, formant le tome XXIII de la Bibliothèque de 
l'École pratique des hautes études) ; — - Ormazd et Ahriman, leurs origines tt 
iem- histoire {1877, in-8, formant le tome XXLX de la mOme collection); ■ 
De conjugatione lalini vcrbi •< dare a (1878, in-8); — La Chute du Chrât, 



I 

j 



— i63 ~ 

poème traduit de l'anglais (1879, in-18) ; — Origine et déviUip_ 
ligion, par Max Mutler, trad. de l'anglais (1879, in-8); — 
thistoire du peuple juif (1881 , in-8) ; — Lectures patriotiques 
France (1881, in-12), eoua le paeudonj-me de J.-D. Lefrança 
Kilérature anglaise (1883, iti-12) ; — Essais orientaux : t' 
France ; le Dieu suprême des Aryens ; les Cosmogomies aryennt 
de l'histoire des religions; Mélanges de mythologie et de Uni 
in-8); — Études iraniennes (1883, 2 vol. in-8); — Études sur 
valions sur le Vendidad (1883, in-8) ; — Le Mahdt, depuis les 
lam jusqu'à nos jours (1885, in-16, formant ie tome XLIIl de 
orietitale elzéviriennej ; — Coup d'œil sur l'histoire de la Per 
formanl le tome XLIV de la mûme collection); — Point de 
Makâbhârata et le Sehdh Sdmeh (1887, in-8); — Podsics de 
tnd. de l'anglftis (1S88, in-16) ; — Lettres sur l'Inde. A la ft 
(1888, in-12}; — Les Origines de la poûsie persane (1888, in- 
tome LUI de la Bibliothèque orientale eliévirienne) ; — Shc 
in-8}; —Le Talmud (1890, Jn-8); — Chants populaires des 
in-8) ; — La Légende divine (1890, in-12). 

— L'archéologie fait une perte vraiment considérable | 
M. Louis Paldstre, mort à Tours. Il était né ii Saivre, le 
Ses éludes terminées, il fit son droit, puis entreprit une 
ges artistiques et archéologiques. Il eut Thonneur de prés 
française d'archéologie et de diriger le Bulletin monumi 
pouvons donner ici la liste des articles publiés par M. Pa 
grand nombre de re^Ties d'art et rtarcbûologie. Nous nou 
après avoir rappelé sa collaboration k la Gautte de France, 
vrages suivants, dont quelques-uns sont tout à fait de p 
tance : De Paris à Sybaris, études artistiques et littéraires sur 
méridionale, 4866-t867 (1808, in-8); — Adam, mystère du J 
«■id'^uc accompagné d'une traduction (1877, in-4); — TVion 
Montmorency, connétable de France (1878, in-8) ; — La Renav. 
(1879, in-fol.); — L'Ancienne Cathédrale de Rennes, son éti 
XV/H* siècle (1884, in-8) ; — Le Trésor de Trêves, en coll 
Mgr Barbier de Montault (1886, in-4, formant la première 
(anges d'art et d'archéologie) : — Orfèvrerie et émaillerie limo 
boration avec le même (1887, iu-4, formant la deuxième : 
recueil) ; — Monographie de l'église Saint-Clément de Tours i 
sant partie des Mémoires de la Société archéologique de To 
kmaes d'art et d'archéologie. Objets exposés à Tours en 4887 
— Le grand historien anglais James-Anthony Froude est i 
seize ans, le 20 octobre. Il était né ù Dorlington, dans le 
1818. Ses études furent achevées à Oriel Collège, ît Oxford : il 
le prix du chancelier, fut nommé, la môme année, fellow à 
devint, en 1844, diacre de l'église anglicane. Mêlé aaTraetan 
abandonna bientôt, avec ses croyances, ses fonctions univ 
alors qu'il se consacra aux études historiques et littéraires 
The Fraser's magasine et à The Westminster Review. Sa grand' 
gletcrre depuis la chute de Wolsey jusqu'au désastre de 
mada, dont la publication, commencée en 1850, ne fut ache 
le mit au premier rang des historiens modernes : adversain 
cordèrent à en louer les qualités éminentes. Aussi fut-il ap[ 
rectorat de l'Université de Saint-André d'Ecosse. Une visi 
États-Unis en 1872 fut l'occasion de discussions mémorab 




— 4G* — 

un dominicain sur l'antagoniame de l'Irlande et de l'Angleterre. A son re- 
tour, il fut chargé par le gouvernement d'une mission au cap de BoDoe-Es- 
pôrance. Plus tard, un voyage aux Indes occidentales et en Australie lui 
fournit le sujet d'un livre dont les conclusions furent assez discutas. Nous 
devons citer de l'écrivain anglais : S/indoms of Ihe cloudn (i847, in-8); — 
The Semesis of Paitk {iM9,in'S); — TAe Book of Job (1854, in-8); — flisiorj 
of England from the foU of Wolsey to the def':at of the Spanish Armada 
(i856-1810, 12 vol. in-8); — Tke PUgrim by William TkoTms, derk of ik 
council to Edteard 7/(1861, in-8); — Short Studies in great subjeeU (1867- 
1880, 5 vol. in-8) ; — The Cal's pilgrimage (1870, in-«) ; — Calmni$m (1871, 
iu-8) ; — The English in Ireland tu tke XVIUtk century (1872-1874, 3 vol. 
in-8) ; — Caeiar : a sketch (1879, in-8) ; — Bunyan (1880, in-8), dans EiujM 
Men ofLette>-s; — Two tentures on South Afriea (1880, in-8); — ThomasCar- 
ii/Ze (1882-1884, 9 vol. in-8); — LidAer {1883, in-8); ~ Oceana (1886. in-8); 

— Tke Engiisk in the mcï( Indies (1888, in-8) ; — Erasmus (1894, in-8). 

— On annonce encore la mort: de M. Arcuamdault, ancien professeur 
au lycée CharlemaRne, mort le 28 octobre; — de M. l'abbé Joseph Cavaillî, 
r|ui donnait à l'Univers les Études rurales hebdomadaires d' « un curé de 
campagne, " mort à Vallôguc (Haute-Garonne), le 17 octobre; — de M. lUy- 
moml CAVALiEn, secrétaire de la rédaction du Gaulois, mort à quarante-cinq 
ans, le 25 octobre ; — dû M. .Augustin Challamel, ancien vice- président de 
la Société des gens de lettres, conservateur honoraire de la Bibliotbèque 
Sainte-Geneviève, auteur de nombreux ouvrages, mort le 20 octobre; —de 
M. Ckekvkt, ancien élève de l'École normale supérieure, professeur de pbj- 
pjque au lycée Saint-Louis, mort le 28 oclobre ; — du docteur Antonin-Jean 
Désormeaux, chirurgien honoraire des hûpitaux, mort à soixante-dix-neuf 
nus, le 12 octobre ; — de M. Elliot, doyen de la Faculté des sciences de Be- 
sançon, mort le 1" octobre, au Croisic ; — du docteur Albert Filleau, dont 
on a d'intéressantes recherches sur la tuberculose, mort le 16 oclobre, &gé 
de cinquante-quatre ans; — du docteur Fruchie, mort à soixante-quinze ans, 
h Digne, le 13 octflbre; — de M. G.-E. LAnocuE, ancien secrétaire de l'.lu- 
torité, mort Ici" octobre; — de M. Adrien Magglolo, rédacl«ur de la Cor- 
respondance mHionafc, auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous ci- 
terons : Voltaire (1878, in-i2); Corse, France et Russie. Potw di Borgo 
(1764-4842) (1890, in-12), et d'excellents Pomllés scolaires des diocèses de 
Toul, de Verdun et de Metz, mort le 28 octobre, à Asniires ; — de M. Nob- 
uERT-RiLLiKux, dont les causeries scientifiques publiées dans le Temps 
étaient fort appréciées, mort à quatre-vingt-neuf ans, le 13 octobre; — de 
M. Adolphe Hoyannek, ancien rédacteur en chef de VÉmancipation de Tou- 
louse, collaborateur et fondateur de plusieurs journaux socialistes et anti- 
cléricaus, romancier et auteur dramatique, mort le 1" octobre; — de M, An- 
toine Sardoo, père de l'académicien, et lui-même auteur du Dictiormaitt 
abrégé de la langue française, de quelques autres ouvrages classiques et 
d'une Étude sur Cannes et les îles LtVms, mort à Nice, le 14 octobre ; — de 
M. le vicomte René de Semallé, géographe, mort le 1"" novembre; —du 
docteur Venet, médecin en chef de la préfecture de police, mort le 27 oc- 
tobre, h cinquante-sept ans; — de M. l'abbé Vldieo, l'un des tenants de 
l'opinion qui confond saint Denys de Paris avec saint Denys l'Aréopagile, 
auteur d'une Vie de sainte Geneviève, d'une Histoire de la Commune et d'au- 
tres ouvrages estimés, mort à Lyon, ùgé de soixante- trois ans, le 6 oclobre; 

— de M, Victor WmAL, médecin inspecteur de l'armée en retraite, membre 
correspondant de l'Académie de médecine, mort le 3 octobre. 

— A l'étranger, on annonce la mort : de M. John Askram, le poète cor^ 



J 



— «5 — 

le 30 octobre; —de M. Reinh.BEcusi 
l'Université de Itoatock; — de M. 6 
nain à l'Universitâ de Berlin, mort le 
TA, auteur de nombreux ouvrages, i 
mer aux Etats-Unis, où il vivait et enseignait, la science it 
New-York, lo 5 octobre ; — de M. Ludwig-Israël Brasdes, | 
Faculté de médecine de Copenhague, mort en octobre; - 
BuLLEN, qui exerça pendant de longues années les fonctions 
département des imprimés au Musée britannique, mort le 1 
U. Clwydpahdd, l'un des chefs de la Société littéraire g 
31 octobre; — de M. Cramer, correspondant parisien de li 
logne, mort à soixante et onze ans, ic 27 octobre ; — du chc 
bit^rapho do l'évÔque Selwyn, mort en octobre; — de M. 
Du, surintendant des écolea, mort à. Elisabeth (N. J.), le 13 
Boiiante-trois ans; — de M. Oskar Frantzel, pcûfesseur i 
médecine de Berlin, mort le 19 septembre, âgé de cinquante- 
M. L-C, Gent, éditeur des Familiar guotations séries, mort 
quatre-vingts ans; — de M. W.-A. Grkenhlll, savant égaler 
la connaissance du latin, de l'arabe et du français, collab 
partie médicale du Dictionary of greek and latin biography i 
ef antiqiiitics de Smith, mort à quatre-vingt-un ans; — de I 
principal de Owen Collège, ù, Manchester, auteur d'une grai 
élémentaire; — de M, Wilhem GnôPLtR, bibliothécaire de 
administrative de Dessau, mort le 12 septembre; — de M. 
MASN, directeur de i'hôpital des fous de Francfort, auteur d'i 
eaux estimés et du Struvielpeter, qui a été traduit dans toutf 
Diopt le 20 septembre, à Francfort; — de M. Oliver Wendel 
la réputation ôlait aussi grande comme écrivain que comme 
le 7 octobre, ftgé de quatre-vingt-cinq ans, à Boston ; — âi 
WATii, professeur de science héraldique i. l'Université de Bu 
29 octobre; — de M. le chanoine Millard, vicaire et histoi 
Btoke, mort en septembre; — du docteur William Moon, 
système d'imprimerie k l'usage des aveugles, et dont la mé 
aujourd'hui appliquée h 476 dialectes différents, mort le 6 oi 
ton, âgé de soixante-quinze ans ; — de M. John Nichol, aui 
d'histoire de la littérature anglaise à l'Université de Glasgo 
aperçu sur la littérature américaine et de biographies de 
Robert Burns et de Cariyle, mort le 12 octobre, à Londres, di 
deuxième année ; — de M, Martinus Nuhoff, le célèbre édit 
mort en septembre; ~ de M. Francis Oliphant, collaboratei 
et frère de l'illustre écrivain, mort récemment; — de M. I 
sHEiM, botaniste, membre de l'Académie des sciences de 1 
6 octobre ; — de M. John Russell, éditeur dn Chamben Jour) 
marquis de Santa-Axna, fondateur de la Correspondeneia d- 
M. David Swihg, prédicateur, auteur de Truths for to day et 
tiens analogues, mort le 2 octobre, à Chicago; — de M. Teb 
PERiE, illustre sinologue, mort le 11 octobre; — de M. H.N. 
i qui l'on doit d'excellentes recherches sur la langue malais 
tobre; — de M, John Walter, directeur du rimes, mort ie 
M"* Wincentyna Zawdazka, à laquelle on doit Gospodynie li 
iViIna; — deM. Luîgi ZiNi.sénateurduroyaumed'Italie, jui 
laborateur de VArchivio storico italiano et auteur, entre autres 
volumineuse Sdjnad'Jla/iai'^SSO-ySSej, mort âgé de soixs 
NOVBMBRB an. T. LXXi 



— us - 



^ 



Lectubes faites a l'Académie des TnsCRtPTioNs et belles-ixtises. — 
Dans la séance du "5 ootobre, M. Bei^er a eatretenu l'Académie d'une pierre 
f^viïe arcbaïque proYenant da nord de la Syrie. M. Oppert a fait use eom- 
munication sur deux textes relatifs à l'administratioa militaire des Aïsv- 
riens et des Perses. — Le 19 octobre, M. Chantre a iMDmmaDiqué les résnt 
tats de sa mission en Asie Mineure. M. Le Clère a ensuite fait une oommn- 
nication sur des tours en brique élevées au Cambodge en l'hooneDr des 
divinités brahmaniques. — Dans la séance du 26 octobre, M. Bertrand i 
présenté le fac-similé d'nne sorte de chaudron en argent découvert daos le 
Jutland et orné de représentations mythologiques. M. DieU a ensuite com- 
muQiqué une charte lapidaire du vi* siècle, découverte b Kairouan. 

Lectures faites a l'Académie des sciences morales et poutiqces. — 
Dans la séance du 6 octobre, M. Maurice Block a continué la lecture de son 
rapport sur les assurances ouvrières en Allemagne. — Dans celle du 13 oo- 
tobre, M. Fouillée a lu ud« notice sur la vie et les ouvrages de M. FrancL 
— Le 27 octobre, M. Maurice a continué la loctnre de son travail sur In 
assurances ouvrières en Allemagne, et M. Sayoua a In un mémoire sur la 
causes de la révolution d'Angleterre dès le règne de Jactpies I". 

Peu le nozzb, — Ces sortes de publications commémoratives, d'abori 
simples hrocbures, vont-^lles d'ores et déjà devenir des volumes? Témoin 
cet in-8 de 453 pages qui vient d'être imprimé è l'occasion du mariage dn 
professeur V, Clan avec M"* Sappa Flandinet, par les soins de ses cama- 
rades et amis. On y remarque des études variées et souvent importanfa : 
de MM. Novati, le Massacre de Cometo en 4Si5, raconté par un poète toiilm- 
poram; — P. Guarnerio, D'un Traité des sept péckH capitaux en màtïï 
dialecte génois; — d'Eg. Gorra, ie Dialecte de la Court d'Atnoun; — d« 
L. Frati, Coutumes nuptiales à Bologne au moyen âge; — d'is. Cariai, il 
Défense de Pomponizts Lactus commentée; — d'A. Medin, Deux Facetta r^ 
tives à ta batailla de la PoleseUa (1589) ; — de P. de Noihac, PietTO Bembù H 
Latare de haïf, d'après les lettres inédites; — d'Ang. Solerti, la DeuxUai 
Partie du discom-s de Torquato Tasso sur la sédition née en France en 1585, 
mis en lumière pour la première fois; — de G. Rua, Testi et Us princes ifc 
Savoie, d'après des notes prises aux archives de Turin ; — de L.-G. Pélissier, 
Quelques lettres des amies de Huet; — de G. Pitre, Ckajisoits d^enfanU inéàits 
de Sicile ; — de P.. Nuira, Vs et coutumes nuptiales en Sardaignc. Ce Mvk, un- 
primiS à Bei^me, n'a été tiré qu'à cent soixante-deux exemplaires numÉrotfe. 
Paris. ~ Instaurare omnia in Ckristo : telle est la belle devise mise par 
M. l'abbé Ch. Dementhon en tflte de son rapport i. l'assemblée générale dea 
catholiques du Nord : De l'instruetion religieuse dans les moisons dédumlUn 
(Extrait du Bulletin de la Société générale d'éducation et d'enseignement. 
Paris, Retaux, in-8 de 16 p.). M. l'abbé Dementhon rappelle la faiblesse de 
l'instruction religieuse dans beaucoup de nos écoles chrétiennes et il pro- 
pose quelques moyens de remédier à cet état de choses. Nul ne pouvait la 
faire avec plus de compétence qne l'auteur de l'exoellent Direclotre de Tm- 
seignement religieux dans les maisons d'éducation, que nous avons récerameal 
recommandé b. nos lecteurs (t. LXVHI, p. 426). 

— En retraçant avec beaucoup de scienoo, dans VVnivenité eathoUqne, 
l'Histoire de la conception du sacrifice de la messe dans FÊglise latim (hris 
et Lyon, Dolhomme et Briguet, in-8 de 60 p.), en nons exposant tour à Um 
la doctrine des Pères, dont la tendance générale est d'envisager la messe 
dans ses analogies avec les sacrifices de l'Ancien Testament et de la consi- 
dérer comme unissant l'Église au sacrifice de Jésus-Christ son chef; leâ 
théories du moyen ftge (jusqnTi saint Thomas), où la messe, étudiée dan» 



— *87 — 

3 dâ lalîtui^ie, eatsurtout connue par ses 
les analyses de la tfaéalogie moderne ( 
angeiiquej qui s'effortrent àe déûnir la messe par sod es 
gavant professeur de Nancy n'a pas seulement écrit un i 
térêt de l'histoire de la théologie chrétienne, il nous 
méditer sur cet admirable sacriûce de l'Eucharistie et à 
et notre cœur sur quelques-uns des aspects de la messe. 

— M. Henri Omont publie deux brochures très impoi 
faire des manuscrits grecs et latins domiés à Saint-Marc de 
nal BessarioR en 1468 (Paris, Bouillon, gr. in-8 de 59 p. 1 
fies Bibliotkigues). Cet inventaire d'une des plus riches ( 
en Italie est précédé d'un avertissement où l'auteur a ré 
renseignements bibliographiques, et de documents en lai 
à la donation de Bessarion, tirés, commer/nuentoire, du m: 
19, de la Bibliothèque de Saint-Harc.Lapublicationdusa 
plètc tout ce qui a été écrit jusqu'à présent sur les coL 
rable dépAt vénitien, notamment les mémoires de Morelli 
— 2a Bibliothèque nationale. Souveltei acquisitions du dt 
nuscrits pendant les années 1892-4893. Inventaire sommait 
et fils, in-8 de 71 p. Extrait de la Bibliothèque de l'École t 
Dans la notice mise en tête de cet Inventaire, lo zélé coi 
parmi les huit cent soixante manuscrits ajoutés aux fond 
des nouvelles acquisitions en 1892 et 1893, trente-quatn 
naux et autographes des œuvres de Victor Hugo, divers 
lard, de l'académicien G. do Boze, du cardinal G. Aleand 
Brienne, de Buchon, du poète Gilbert, de Victor Jacque 
de la Luzerne, de Gabriel Naudé, de M">* Rolland, cnfit 
TallejTand et une col Icction de cent quatre-vingt-deux voh 
de bibliothèques publiques de France, rédigés pendant la I 
le premier Empire. 

— M. Léopold Delisle étudie Un Feuillet des heures d 
Louis XI, dans unuLetlre à M. Chabouillet, conservateur hi 
tement des médailles de la Bibliothèque nationale (Nogc 
Daupelcy-Gouverneur, gr. in-8 de 6 p. Extrait de la Uibl 
des Chartes, t. LV). La consultation demandée par M. 
éminent confrère ne laisse rien à désirer. M. Delisle dém( 
dence que le feuillet dont on l'a chargé de rechercher 
morceau du manuscrit 473 de la Mazarino, La brochu 
reproduction de la jolie miniature qui, dans le feuillet i 
sédé par M. le docteur Margery, représente le voyage de 
de saint Joseph se rendant k Bethléem, pour obéir à l'é 
accompagnés d'un âne, d'un bœuf et d'un chien. 

— C'est dans la Revue catholique de Normandie qu'a pari 
saute étude de M, Marins Sepet sur les plus Anciens Drati 
çaise (Paris, Victor Ilctaux, in-8 de 47 p.). Notre savant 
pelle comment U langue vulgaire s'introduisit dans les 
d'abord sous forme de refrains, comme dans le jeu pascai 
de Lasare; comment la part du dialecte français devint p 
sidérable dans ces compositions ; et quelle part importau 
fréries sur la constitution définitive du drame en langue ^ 
en mettant sous les yeux du lecteur de larges extraits du 
plus ancien qui soit entièrement écrit en français. 

— Nous souhaiterons bonne chance à la QuimaiiK, 



- tm - 



'^ 



■^ ris, 62, rue de Miromesnil, in-8, 24 Tr. par an, pour laFrance; 
n postale), mais nous ne pouvons nous empêcher de regretter 
ues se multiplier d'une aussi prodigieuse manière. Ga un 
moins trois revues catholiques nouvelles : la Revue Manu, la 
' catkolique et la Quinzaine. -Cela prouve assurément beaa- 
thez nosamis. Mais toutes ces revues soot-elles sans se noire 
Litres ? Un autre inconvénient que nous en redoutons, c'est 
Tient un obstacle à la production du livre et peut-Ëtre au déve- 
illcctuet des auteurs et des lecteurs ; un article de revue (sauf 
s spéciales, s'occupant de questions déterminées) n'est que 
lent un simple essai, plus ou moins superficiel, plus ou moins 
n, pressé de terminer son article et obligé de le mesurer aui 
I recueil où il doit paraître, ne peut ni mûrir sa pensée, ni 
assez d'ampleur; il s'babitueà travailler trop vite, et l'esprit 
roRte gui>rc à cette nourriture trop peu substantiel le. Nous n'en- 
ici faire la critique de la revue nouvelle que nous annonçons; 
lajuger & un premier numéro, qui est d'ailleurs intéressant: 
la, avec une jolie lettre de Barbey d'Aurevilly k Sainte-Beuve, 
'abbé de Broglie sur le P. Gratry, et entre autres articles, le 
t des Lettres d'un curé de canton, suite des Lettres d'un curé de 
t l'excellent écrivain qui signe Yves Le Querdec a donné la 
•nde. Les deux phrases suivantes du prc^ramme résument 
proposent les directeurs de cette publication : et Nous somiaes 
catbolicisme très éclairé, ami de la lumière qui lut proSte 
dée qui domine le nûtre (le rêve de la revue) est celle-ci : 
clligences et des cœurs dans le respect et l'amour du Christ.» 
'zième fascicule du Dictionnaire général de la langue franfaiit, 
'eld, Darmesteter et Thomas, vient de paraître (Paris, Dela- 
, p. 1025-1104. Prix : 1 fr. Souscription à l'ouvrage complet: 
end de faîteau à four. Chaque fascicule nouveau nous fait 
itage de n'avoir pas complet entre les mains cet excellent 
Les éditeurs ne pourraient^ils pas en activer davanli^e 

3 Pingaud a fait tirer à part Un Mémoire inédit du comte dÀn- 
ueignement nattonalen Russie (iSO'i) (in-8 de 70 p.), publié 
inlomalionale de t'enseiynement. Ce mémoire est l'œuvre d'un 
isseau, lidèle à son maître lors même qu'il cherche à riagir 
du xviLi" siècle. 11 est curieux de le voir proposer à l'empe- 
' le plan de l'Université unique et omnipotente que Napoléon 
I plus tard à la France. L'appendice contient une intéressante 
3 avec le prince Czartorjski. 

ie OlIendorTf vient de mettre en vente un élégant volume de 
ivaux : George Sand, auquel l'Académie française a décerne 
)rix d'éloquence (in-I6 carré de 136 p.). 

que M. F. Bellanger a écrites sur l'éducation d'une eompagm 
■is, Charles-La van zelle, in-16 de 24 p.) ne sont pas inédilea 
ite, mais elles sont empreintes du plus pur esprit militaire, 
it d'un capitaine le supérieur en toutes choses de ses soldais. 

rer que cette brochure fût méditée par tous les ofûciers de 

F. Letard nous adresse une brochure remplie de piété. C'est 
r le Congrès euekarislique de Jérusalem tenu en mai 1893 
,Dgély, Henouz, in-16 de 16 p.). 



lous donne Jean Racine, sa fortune. 

la séance publique de la Société di 
vertetTellier, iii-8, de 23 p. Extr 
Sté des antiquaires de Picardie), 
s documents récemment découvcri 
intrépide autant qu'heureux chercl 

étude est dédiée. 
M. de Noihac vient d'être nommé è 

— - ant J'opusoule de M. Eusèbe Pa 

[Htuv Duncan II) [Extrait des Mémoires de la Société nationa 
scimces H arts d'Angers. Angers, împ. Lachèse, in-8 de 112 
lire plutôt un roman qu'une biographie. Né vers 1613 à S 
mourut en lévrier !648à Naples, tué dans la révolte des Na 
le duc de Guise. Cette vie cependant si courte est remplie d 
les théâtres sont des plus variés. Au début, nous trouvons 
mÉlé h l'aiTaire des ursulines de Loudun, où il prend par 
Grandier. Apr&s avoir ensuite passé par Thûtel de Rambouil 
à la reine Christine, alla à Stockholm, puis revint à Paris av 
bassadeur, aj-ant supplanté dans ce poste le sa^'ant Grotius 
et ses équipées le firent tomber en disgrâce, et après avoir ' 
l'Europe, il alla à Naples, près du duc do Guise, où on le i 
même esprit romanesque et vantard qui lui avait déjà caue 
dans les difTérentes situations qu'il a\'ait occupées. Pour re 
mouvementée, M. Pavie a dépouillé une quantité considéi 
cations. 

Artois. — Mathieu Moulart naquit vers 1536, à Saint-Ma 
en Artois, d'une famille de laboureurs. Le rôlo important qi 
comme abbé do SainUGhisInin que comme évèque d'Arras, > 
vail que lui consacre Dom Ursmer Berlière, de l'abbaye do N 
M titre ; Dom Mathieu Moulart, abbé de Saint-Gkislaiii et 
(Bruges, Société de Saint-Augustin, in-8 de 49 p. — Extra 
bénédictine). Étant abbé, il -lutta avec ardeur contre le pro! 
envabissait alors les Pays-Bas espagnols, et, en 1572, il fut ci 
baasade auprès de Philippe II au sujet de la levée de neuve 
récompense de son zèle, Philippe II le nomma à l'évêché d 
Dans cette chaîne, il se distingua par son esprit de concilia 
dévouement; il mourut le 2juillet 1600. 

BnETAONE. — H. Léon Vignols, qui a entrepris de publier 
tudes cl de textes inédits sur la colonisation elie commei 
ivn" et xviii' siècles, vient de faire paraître sous ce titre : ( 
accessoire de rexpcdition du Kourou. Émigrants allemands ca\ 
Uigne, 4763-1766 (Rennes, imp. Marie Simon, in-8 de IG 
BuUelin de la Société archéologique d'Ille-et-Vilainc, année 18 
téressant opuscule. Il y raconte l'histoire d'une trentaine d' 
mands qui, attirés en France par de belles promesses, furer 
Bretagne en attendant leur embarquement, et y restèrent tn 
par l'administration centrale; aussi ne furent-ils jamais env 
et évitèrent-ils ainsi les malheurs qui assaillirent les culo 
Deu.t choses surtout, comme le dit très bien M. Vignols, n 
curieux travail : 1' l'incurie des bureaucrates de Choiseul ; '. 
économique (agricole surtout) de la Brelagnc après la gueri 
— M. Vignols a joint h, son étude, en appendice, quelques au 



— *70 — 

à l'expéclition du Kouran, et relatifa à la demande 
! de Fouesnant d'envoyer aux coloatea une fille l^re 
le. Cette nouvelle publication de M. Vignols est faite 
it la même érudition que les précédentes. 
la du Fretay, au moment où. vient de paraître son 
'archéologie {Ces Temples romains dans le Finistère), ■ et 
léGS de rechercbea et de fouilles incessamment reooD' 
«ys les plus ricbes du monde en moucmeats mégali- 
son œuvre et en a indiqué les principaux résultats duis 
intéressante {L'Hisloire prékislorique d'après les faits. 
mec, in-8 de 34 p.). L'auteur donne, à la fin, la lista 
Lions, de 1887 & 1894. 

. Henri Jadart, l'éditeur des Mémoires de Jean MaiUefer, 
i partie historique du manuscrit autographe conservé à 
siens ; il nous donne aujourd'hui quelques autres frag- 
|ui n'a pas Inoins de deux cent soixante-quinze Teuillels 
i vertus pour tous les mois de Carmée, par Jean Mtàlkftr, 
de Reims. IGU-iSSi (Reims, in-8 de 33 p. Extrait du 
de l'Acadâmie de Reims). M. Jadart, aprfes avoir, en un 
a pensé que bien écrit, apprécié la valeur morale des JR- 
eois et insisté sur » la puissance inépuisable du senti- 
la pratique du bien, » publie douze extraits du manus- 
%ite et au silence, k la chasteté, à l'humititi, h la patience, 
ilé, à la diligence, à la vérité, au jeûne, à la justice, ï la 
Ole. 

- Depuis un an, la mort a frappé d'une fagon inaccou- 
s des membres résidants ou correspondants de l'Aca- 
ainsi qu'il résulte de sept notices utiles à consulter et 
uceltier, archevêque de Besançon, directeur-né, et fA6W 
r M. le chanoine Suchet; le marquis de Jouffroy et 
Kngaud ; le docteur Bergeret, par le docteur Coutenot; 
M. Armand Lods. Cela n'a pas empêché la Compagnie de 
de Mémoires pour 1893 (Besancon, imp. P. Jacquin, in-S 
5 planches) avec le même éclat, pour le moins, que les 
On trouve là, en effet : Les Débuts littéraires de Xamer 
Ducat, dont nous avons parié déjà [t. LXVIII, p. 378) ; 
mlois en 4870-7t, discours de réception prononcé pir 
lulchier, pages très patriotiques que le PolybUttioti a si- 
t (t. LXVIII, p. 473) ; — Une récente Histoire du parlt- 
Ué, par H. Sayoue ; — Bouquets Sidylles, fraîches poé- 
er ; — Le Général Radet à Besancon, par M. Lieirroy ; — 
pessimistes devant la médecine, discours de réception de 
a; — Vn volume de poésies de M. Henri Bossanne {« Le 
ul Guichard ; —Le Cardinal de Jou/froy et JeaTOieiTAn, 
Un livre sur Iforoy-fe-Bourg, parM. Lombart ; — Poésies, 
; — VAumânier Célestin Faivre et le Cinquantenaire de 
irlogerie à Besançon, par M. A. Duoat ; — Rapport s»t 
Jhaumont, par M. Paul Guichard ; — Les Ex-lityris et la 
èques franc-comtoises du XVJ' au XVIll' siicU, paf 
et Roger de Lurioa (avec 15 planches) ; — La Franche- 
iments inédits, recueillis et publiés par M. L. Pingaod. 
tvaux ont fait ici même (t. LXXI, p. 184 et 279) l'objet 
iixquelles nous renvoyons nos lecteurs. 



à 



r 



— m — 

— Aprèa l'œuvre capitale de Dom Benoit, que le 
(t. LXVII, p. 160-163), l'on pouvait croire qu'il n'y a' 
u ia Terre de Saint-Claude, u L'on acquerra facUeme: 
en lisant la brochure que le R. P. Dom Hippolyte Dij 
taCatUdrale de Saint-Claude (Lona-le-Saunier, C. Ma 
S plans et plusieurs grav.). Cette étude comprend 
première, l'auteur retrace l'histoire des premiers s 
plus particulièrËment de l'église Saint-Pi erre^ la 
commencée au xit* siècle, n'a été achevée qu'au i 
tie, divisée en trois chapitres, est une description c 
foite avec une compétence remarquable. 

— M. Albert Mallië a fait exécuter un tirage & pa 
Promenades publiques à Besançon inséra d'abord dani 
toises (Besançon, imp. P. Jacquin, in-8 de 35 p.). Ur 
les armoiries de la ville et de ses sept quartiers est , 
Être bonae, l'idée eût été meilleure encore, à notre e 
meaadeset surtout une vue de Micaud, cette merve; 
eossentété donnés ici. L'observation ne réduit nullen 
étude que l'auteur a su présenter avec un talent qu 

— La brochure poétique annuelle de M. Richenet < 
de Vers lues aux banquets de l'association des anciens < 
les 3 septembre 4S93et 46 septembre 4894 [Dole, typ 
Comme toujours, l'esprit lin et doucement railleur ( 
carrière : Bisus et (letus est une critique bien amusai 
ques qui prennent une si large place à côté de l'en 
pas oublier que M. Richenet est un ancien profes! 
dans le Jura, qui suit, est tout à fait de notre goût 
diniciles que l'auteur, quand il le voudra, pourraécr 
original poème comtois que nous serions heureux di 

— Notice historique sur la maison de Saint-Maur\ 
H. 1o comte Albert de Circourt , et la Maison 
M. C. Narbey, professeur à Consolation (Paris, Tëq 
47 p., avec couverture illustrée) : tel est lo double t 
une brochure que nous venons do recevoir. Maigri 
nous pourrions relever et qui se rattachent à l'histc 
vince, l'opuscule mérite d'être mentionné. Il a été t 

GuTENSE. — M. le chanoine E. Allain publie un 
sur l'Organisation aiiministrative et financière du dioa 
liioobition (Paris, gr. in-8 de 44 p. Extrait de la Rct 
qats du iB' octobre). C'est surtout d'après ce qui rea 
l'urchevêché de Bordeaux aux archives départemenla 
archives diocésaines, que l'excellent critique fait con 
précision la fagon dont le diocèse de Bordeaux était 
aux deux derniers siècles et la situation financière | 
son clergé séculier et régulier. La monographie, dlv. 
[£« Territoire du diocèse de Bordeaux, les bénéfiees, i 
et la primatie, le gouvernement diocésain, Fétat finanàei 
partout le grand succès qu'elle a obtenu auprès de w 
congrès scientifique international catholique de Bruxi 
ia séance du 5 septembre) et, le mois suivant, aupi 
J^ue des questions historiquei. 

Ile-de-France. — L& Commission des antiquités e 
ment de Seine-et-Oise vient de faire paraîke son 



- 472 - 



^ 



(Versailles, imp. Cerf, 1894, in-8). Parmi les travaux qui y sont insérés, an 
remarque ta publication intégrale du rapport présenté en 1788 par M. àtt 
Qu'aman à l'assemblée départementale de Sainl^Germain-en-Layc, aoe 
notice de M. Mareuse sur les peintures murales de la maladrerie de Poissy; 
l'inventaire do l'artillerie de Corbeil au wi' siècle, communiqué par 
M. A. Durour; de nouvelles recherches sur Jean Auxtabours, arcbitecUà 
Mantes ou xiv' siÈcle, par M. H. Stein; deux notices de M, E. Grave sur 
Bossuet, prieur de Gassicourt, et sur François Quesnay, m&rguillier lie 
Sainl-Maclou de Mantes; une brùve hietoire de l'abbaye d'Hérivaui, par 
M, J. Depoin; des recbcrcbes de M. A. de Dion sur Michelet de NeauQe, 
munitionnaire du roi Philippe le Hardi, dont la tombe existe encore duis 
l'église de Neaupble-le-Cbàteau. 

Languedoc. — M. F. de Mâly publie une importante et savante étude sur 
le Grand Camée de Vienne et le camayeul de Saint-Semirt de Toulouu (Tou- 
louse, Sociâté archéologique du Midi de la France, in-4 de 36 p.). H prouve 
très bien que le camayeul que, pendant tout le moyen âge, les religieux de 
Saint-Sernin se vantèrent de posséder dans te trésor de leur abbaye, et le 
grand camée, principal ornement du cabinet des antiques de Vienne, ne 
sont qu'une seule et même pièce. i\ raconte de la façon la plus intéressante 
l'histoire, des pérégrinations d'un des plus précieux monuments de la glyp- 
tique antique, reconstituant sou état civil depuis le xur siècle jusqu'à 
nos Jours. La monograpbie est ornée d'une planche où est reproduit, pu 
l'héliogravure Dujardin, l'admirable camée du musée de Vienne. 

— Après une assez longue période d'hésitations et de titonnements, !s 
plupart dos sociétés provinciales de géographie ont compris que leur véri- 
table rôle était d'étudier le territoire sur lequel elles s'étendent, et d'eneou- 
rager surtout les travaux de géographie locale. A la tète de ce mouvement 
se place la Société languedocienne de géographie, dont le bulletin trimes- 
triel contient une foule de bonnes études sur différentes parties du Ungue- 
doc. Son vaillant secrétaire général, qui n'a pas peu contribué à la pousser 
dans la voie qu'elle suit avec succès, M. L. Malavialle, donne lui-même 
l'exemple en consacrant ses cours à la Faculté des lettres de Montpellier et 
la plupart de ses publications à la géographie du Languedoc. Son dernier 
travail, sur Je Littoral du Bas-Languedoc (Montpellier, lyp. Charles Bœhm. 
gr. iii-8 de 70 p. Extrait du Bulletin de la Société languedocietme de gio- 
graphie) est la suite ut le complément de son article antérieur sur les Ci- 
vennea et les Causses, La description des rivages languedociens, l'élude de 
leur formation et de leur développement physiques, l'histoire de Isur omu- 
pation, de leur utilisation, de leur civilisation progressive par l'homme, tel j 
sont les points qu'a traités rapidement, mais cependant avec beaucoup de 
compétence et de soin, M. Malavialle, dans ce ^avail fort instructif, à la 
suite duquel on trouvera une bibliographie très complète des publicalioDs 
relalives au littoral languedocien (p. 59-70). 

—Le troisième fascicule des Archives historiques de l'Albigeois, publication 
périodique de la Société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn, contient 
la Suite des mémoires de Gâches, 4610-1620, édités pour la premièi-e foispar 
Charles Pradel (Paris, A. Picard; Toulouse, E. Privât; AIbi, Nouguiès, 
gr. in-8 de vi-32 p.). On ne connaît pas l'auteur de cette chronique resiée 
inédite jusqu'ici et d'autant plus précieuse que les dix années comprises 
dans ces additions aux Mémoires de Gâches ont été négligées par tous les 
historiens, même par ceux du pays castrais. 

— L'Académie de Nimes vient de publier le tome .\VI de la septième sé- 
rie de ses Mémoires (Nimes, imp, F. Chastanier, in-8 de iciv-i6tîp.,av« 



— «3 ~ 

beau volume comprend de nombreuses étude 
signaler, savoir : Du Sentiment de la natu 
Bioreux, par M. Joseph Simon ; — Compte rendu des (ravi 
Se Himes, pendant l'annit 189Î, par M. MarcellinClavel; — 
compositeur (4828-4892), notice bioRraphique, par M. P. 
criplion sur une gaine d' Hermès ; Inscription tumulaire de Cer 
EatÈve; — Calalogve descriptif des monuments mégalithiq 
M. A. Lomhard-Dunias {avec 15 planches lithographiques 
Le Vice-amirtU comte de Brveyn, par M. le comte E. de Bal 
manuscrits de Rabaut Saint-Étienne, avec une introduction 
M. Gustave Fabre ; — Études sur le midi gailo-romain. La C 
bonnaise, par M. Georges Maurin; — Catalogue des travai 
tatkiologiques de M. Auguste Aurés; — Lis/es ckronologiii 
l'histoire de ta ville d'Alais (suite), par M. A. Bardon; — Le 
personnalité, par M. le docteur E. Mazel ; — Lettres du mé 
au médecin J. BouHtet (1770-4773) contre rinoeulation, p 
rand; — Souvenirs littéraires, par M. A. Ducros. Viennent 
sies de MM. R. Février, l'abbé J. Magnen etune pièce patoi 

Limousin. — M. Louis Bourdery, conservateur adjoint i 
Dubouché, à Limoges, vient de faire paraître l'inventaiw 
guincaillm-ie à Limoges en 4667 (Limoges, in-8), où se I 
santé et curieuse collection d'armes de toute espèce, coi 
fers de piques de Saint-Étienne, bois de piques de 1 
armures, portuisanes, lances et hallebardes de toutes 
arsenal de marchandises variées provenant de la successii 
se trouvent quelques mots dont l'explication n'a pu être d 

— A M. Bourdery, qui a'est spécialement occupé de l'bis 
rie, on doit aussi une fiole sur une statuette-applique de t 
ckamplevé qu'il vient de publier dans le Bulletin archéolog 
de l'instructionpublitjue. Cette statuette, trouvée au Nouhau 
appartient au xi\' siècle, et peut être rapprochée d'un obj( 
genre appartenant nu musée de Cluny. 

Normandie. — L'Association française pour l'avanceme 
tenu à Caen, en août 1894, sa vingtrtroiaième session, dont 
a paru dans un volume intitulé : Caen et le Calvados (Caei 
de zxx-ti44 p.). Cette association a réalisé à peu près ce que 
mont avec l'Institut des Provinces. D'abord applaudissons à 
gnéeM. Guerlin de Guer, aussi bon administrateur qu'érui 
qui a détruit des légendes, d'où naissent i< les préjugiis c 
(p. x[[) et en particulier des légendes qui font des Norman< 
pirates, des pillards et des bandits. M. Bigot s'est chargé < 
et de la géologie: MM. Husnot et Bertol, de la flore; le doct 
l'anthropologie; M. Guilbert, de la météorologie. Le no 
Caen, H. de Saint-Quentin, a traité de l'agriculture et r 
frÈre, M. A. de Formigny de la Londe, de l'horticulture, 
remarquable est celle qui concerne le commerce et l'indusl 
Calvados et qui n'est pas signée. En deux, cents pages nous 
les ports, voies de communication, industries minières, h 
et spiritueux, beurres et fromages, livres, arts, banques. 
Pour un pareil travail, il n'a pas fallu moits d'une quara 
leurs, et il faut leur savoir un gré infini d'y avoir emp 
connaissances spéciales. Quant à l'histoire de la ville de 
Lavalley l'a rédigée avec beaucoup de verve.... républicaii 




— 41i — 

Beaurepaire était le seul qui p&t parler, en aussi pende mots et&vecaDtut 
da science, des monamenta de Cun. H. de Saint-Germain exprime, en ter- 
minant, le regret qne les commissions scolaires ne ronctionnent pas dans le 
Calvados. Nona, au contraire, doub noos en félicitons. UM. Joies Caries <t 
Emile Travers ont esposé a.Tec compétence l'état des beaux-arts et des so- 
ciétés savantes. Il faut regretter que M. Gastoa Laralley ait oublié de cita 
les catalogues autres qne les siens coacemant les bibliothèques, musées et 
collections. Quant I. la population et à l'état hygiénique, ces deux questioog 
ont fait l'objet d'un rapport remarquable dû au docteur Fayel. Terminona 
en coDst&tant que les photogravures sont nombreuses, bien choisies, et 
parfaitement exécutées. 

— Les Havraia tntblUs, 1800 à tSSÙ (Le Havre, imp. dn Commerce, in-8 de 
52 p. à 2 col.) : cette brochure est due à la plume de l'érudii auteur de 
l'Histoire des rues du Havre, M. Ch. Vesque. Le sous-titre donné au re- 
cueil : Dévouentents, bienfaisanees, braomtres, vieux domestiquas, sauvettvn, 
soldatt, marins, doutmiert, sapeurs-pompiers, etc., est ampicmeut jus- 
tifié par les noms du capitaine Caubrière, de la mère Martin, de 
M"» Lefebvre, du marin Beunon, dn garde-magasin Thomas, du ban» 
Foache, d'Emmanuel de Waru, du petit Bénard, de Rose Tontaia et de 
Rose Morin, etc., etc. Il faut encore citer les deux enfants de la Gatinme. 
Une table alphabétique facilite les recherches. 

— M. le docteur E, Ceasier vient de consacrer deux excellentes BoticŒ 
h la station balnéaire de Racoles de i'Ome. L'uue intitulée : Bagnoles dt 
rOm«, la station mtnéro-thermak de Vottest (La Ferté-Macé, V. Bouquerel, 
iD-16de 31 p.) est une communication faite au congrès de l'Associatioo 
française pour l'aTaneement des sciences & Caen, en août dernier. Résutoé 
trSa clair et très net de l'histoire de la station omaise. C'est le savant, 
l'ôrudit, le bibliographe qui l'ont seul écrit, laissant un peu dansTorobte 
le médecin, qui apparaît toutefois pour donner à la notice le summum d'an- 
torité. — Bagnoles de POrne, renseignements généraux et thérapeutiques (Cler- 
mont (Oise), Daix, ia-8 de 15 p.) est le vade-mecum indispensable aux tou- 
ristes et aux malades. Plein de renseignements précieux, il sait rendra 
hommage à tout et à tons avec la plus grande impartialité et un tact parfait. 

— Quel riche monument a élevé M. Dieudonné Dei^y par ses Études lo- 
cales & la gloire de Sainl-MartiH-Gaitlard et Cuvenille (Abbeville, E, Win- 
ckler-Hiver, in-8 de ix-87 p.) 1 Luxueiisement imprimé, orné de quelques 
dessins, c'est un vrai cartulaire, très riche en monuments de toute sorte. 
Dans chaque étude, il s'occupe d'abord de la famille do lieu, puis du châ- 
teau, de la baronnie, enfin de l'Église, de la paroisse et delà commune. Une 
bonne table alphabétique facilite les recherches. On ne saurait trop en re- 
mercier M. Dergny. 

— Une monographie complète a été consacrée par M. l'ahbé Aug. Edlioe, 
curé de Tour, ft sa paroisse : Une PaToisse religieuse, Tour pris Bayeux eison 
histoire (Saint-Amand, imp. Saiat-Joseph, in-t6 de 71 p.). Celte paroisse re- 
monte i. 1226, date à laquelle on rencontre son premier curé. Mais on en 
trouve des traces antérieures dans les archives du prieuré de Saint-Vigor. 
Du XTii* au XVII" siècle, quelques petits faits; au xvu» des querelles retentis- 
santes entre le curé et les obitiera. M. le curé de Tour en a passé du conp 
sous silence, ou à peu près (p. 28), tes faits qui ne concernent pas absolu- 
ment l'église. Des listes très intéressantes terminent le volume. Outre les 
noms des étirés, vicaires, chapelains, religieuses, instituteurs, custos et tré- 
soriers de fabrique, on a ici ceux des personnes inhumées dans l'église. C'est 
un exemple que feront bien de suivre les imitateurs du digne curé de Tour. 



I 

J 



— i7S — 

!crit une charmante 

de 16 p.). P)eine de 

:s matelots portais, a 

ncieas, et le mépris t 

humour et d'esprit, < 

omps jadis pour » esl 

né M. Albert FarouH 

ée sur le théâtre de 

zague le 20 août 1893 (Rouen, E. Desbays, in-f 

pas cette revue, mais nous dirons qu'elle a p 

disaements. 

— La Société libre d'agriculture, sciences, 
vient de nous offrir son Beeueil dei travaux 
HérÎBSey, in-8 de ax-168 p.). C'est la preuve 
sèment son pri:^ramme,au rebours de nombr 
se doit de saluer d'abord )'exce11<^nte bibliog 
Régnier, qu'il a déjà signalée 6 ses lecteurs ( 
année, s'enrictiit de recherches plus étendue 
cbéotogique sur la chapelle Saint-Michel-de 
devons au même auteur. Puis une histoire de 
un rapport sur le prix Lucien Fonché, qui a ' 
de la cathédrale d'ÉvTeux. Ce concours a sus 
moires, l'un sur les cloches du canton de B 
canton de Ruyies, enfin an inventaire archéo 
rondissement de Bernay. L'auteur de la moo< 
vreux est un des vicaires de cette église, M. 1 
que de l'archéologie dans ce recueil ; il y a at 
sur l'aviculture dus à la plume alerte de M. I 
et de jardins, dont rendent compte MM. Rein 
liquea ruraux, que présente M. Ph. de ta Li 
prose dus à MM. le duc de Broglie, Camille F 
malins pour les Normands, MM. de Broglie e 
ceux auxquels on peut facilement appliquer 
ment encadrée par M. de Broglie et qu'on lui 
PiOARDiB. — La Société académique de Sa» 
quatre-vingts ans, semble reverdir et arbore 
il y a quelques années, elle a fait imprimer a 
tulaire municipal, et le premier volume def 
Qwntin, beau recueil de documents précédés d' 
municipal de la cité, par M. A. Giry. Puis dai 
mencé la publication intégrale des registres d 
remontent k 1559. Et aujourd'hui, pour donn 
activité, elle se propose de mettre sous pressi 
de toutes les pièces d'archives (encore en paj 
chroniques (après revision sérieuse du texte 
1557 et au siège de Saint-Quentin qui en fut II 
retentissant. Une introduction donnera un r 
pour lequel aucune source, espagnole, frança 
été négligée; l'illustration sera une précieuse 
graphiques ou topt^raphiques dont l'authenti 
Tout cela fera un livre d'une valeur incontest 
des membres de la Société académique sont u 
déploieront dans cette nouvelle œuvre. 




— 476 — 

d'Épargnctitaille à Saint-Quentin (Saint-Qaentin; irap. Ch. 
3 p.) est une communaulii religieuse de femmes, essaimée 
iotre-Dame de Soissons et installée dans le faubourg actuel 

M. Henri Cardon en a su retracer l'histoire avec beaucoup 
agrément. Plusieurs gravures et un plan permettent d'np- 
ieux le soin avec lequel cette notice a été composée. 
On vient de publier b Aix : 1580-4637. Peiresc eonseilier su 
ovence, historien, mtmbre de t'Unxva'sitc dAix, humaniste, 
uratiste; son iconographie (Rcmondet-Aubin, gr. in-8 de 

recueil des lectures laites dans la séance publique pour 
nonumcnt à Peiresc, tenue b. Aix le 11 mai dernier. On y 
Dculion prononcée par notre collaborateur M. Tamizey de 
resc historien, par M. le doyen Guibal; 3» Peiresc et l'an- 
d'Aix, par M. le recteur Belin; 4* Essai sur l'iconographie 

1. H. Guillibert; 5" Fabri de Peiresc, par M. Charles Joret; 
pièce de vers par M. Xavier de Magallon. 

2. Nicolas, curé-doyen de Saint-Gilles du Gard, vient de 
istanlielle brochure sur l'Ancien couvent des dominicains de 
1790), sa fondation, ses prieurs et ses confréries (Nimes, Gcr- 
de 70 p.). Cette utile compilation, toute bourrée de faits, de 
i, mérite de servir de modèle. 

. contribution mensuelle que fournit M. René Vallette aux 
•iques sur la Vendée est consacrée, ce mois-ci, à Ce que 
tre-Dame de Fontenay pendant la lUvotulion. De n89à 1807, 
Sphémérides pleines, comme l'histoire, de contradictions 
I. n. d.). 

'j; Yorkskire et le fiord-est de V Angleterre, tel est le litre d'une 
; cinquante-deux pages in-4, où M. Eugène Soil fait le récit 
organisée en 1893 par la Gilde de Saint-Thomas et deSainl- 
èa intéressant, a paru d'abord par fragments dans la fln'ws 
Il est illustré d'un grand nombre do ligures exécutées d'à- 
hotographies prises par l'auteur, et contribuera ù. attirer 
)uristes et des archéologues sur un des coins, incontestable- 
Ltoresquea, de la vieille .Angleterre. 

Wins est, comme M. E. Soil, de ces magistrats laborieux 
des travaux juridiques en étudiant l'histoire. C'est vers la 
'd'hui à l'ordre dujour en tous pays, de l'organisation des 
, que M, A. Wins vient de se tourner. Le résultat de son 
émoire excellent, auquel la Société des sciences, des arts et 
.inaut a très justement décerné en 1893 «ne médaille d'or, 
it de paraître sous ce titre ; VOrganisalion des métiers et la 
tulangers, à Mons (Mons, in-8 de 150 pages avec planches), 
nier numéro paru du Messaijer des sciences Aisforîgucs de Bel- 
id d'Herbomez a l'ait la description d'un précieux Livre de 
lurs de Mortagne-sur-I'Escaut. Ce livre est conservé à i^ris, 
des chartes des rois de France. Il se rapporte au dernier 
:cle, et n'avait jusqu'ici attiré l'attention de personne. 

1 cartulaire de Bruxelles, qui n appartenu à Bongars et qui 
bibliotlièque de Berne, vient d'être révélé au public sarant 
M. Henri Pîrenno, processeur à l'Université de Gand. Dfins 
lent insérée aux Rulletins de la commission royale dhisloin 
Pirennc décrit avec un véritable luxe de détails ce manuscrit 

feuillets, écrit aux environs de l'année 1350, eu donne une 



J 



- 477 — 

le et publie intégralement ceux des ai 
)re inédite. 

on de la BibUotheca belgica se prépan 
plète des éditions d'Érasme, et des étv 

Érasme. Pour mener ses recherches à 
ârudits et des bibliothëcaires de toute: 
Français, M.Emmanuel Portai, a écrit i 
1 été imprimée dans une revue esp^t 
jr. in-8, de 15 p. Extrait de Pro palria. 

dédiée à l'illustre poète Victor Balag 
iidours catalans : BerenRuier de Palazf 
ibreira, Guillaume de Berguedan, Guill 
emard Vidal, etc. 

brairie Sansoné, do Florence, vient d' 
italiani dt filologia classica. Ce recueil, e 
oferme des travaux de premier ordre q 
citerons particulièrement de G. Albin 

deF. Baocalari, Tableau des jnanmeril 

— de F. Nencini, Un Pi'overbe grec ; ■ 
ans les « Oiseaux n d'Aristophane; — d 
s grecs de la Laurentierate peu connus; • 
Donal sur Térence; — de G. Vitelli, les 
- du même, la Légende de saint Théodt 
a même, (es Manuscrits florentins d'Héi 
du Qls de M. le baron Manno avec 
Sl^ntes et curieuses brochures : iïo 

une lettre inédite de Lamartine, et 
B nom de destinataire, publiée par G. 
1 Bibliothèque royale de Florence (Fo 

di storia signorile italiana dei secoli l. 
(ModÈne, gr. in-8 de 42 p.); 3» LetU 
gostino CagnoU, iS33-i 843, pMh\iées p( 
e XIX p.). 
occa, de Florence, va mettre en veule 1 

nous avons analysé ici le tome I, et à 
10 Orlando, le savant et actif directeur 

'ella libreria, du 28 octobre, contient 
nerce de la librairie, qui a été discut 
( des libraires et imprimeurs. Ce rèf 
s catégories de marchands de livres {■ 
. antiquaires) ; les conditions d'escomp 
; toutes les questions intéressant le c 
est actuellement soumis à l'approbatic 
■a mis en vigueur après que la proche 
les modifications à y apporter, et il 

mal (mémo numéro, p. 623) annonce 
îch, directeur du musée de Nurember 
ypie a été employée dâs le xv» siècle 

}pos du ministre-résident accrédité ps 
us rappelons le livre du P. Piorlinfç, Pa, 




BeUux), qui coutient l'histoire des relations diplomatîtiuËS entre nome et 
ta Russie. 

SurssE. — L'Inlrodttctiim à la vie dévote est un des ouvTages de saint 
François de Sales qui a trouvé le plus grand nombre de lecteurs et d'admi- 
rateurs. Ce qui touche à l'origine, à la composition et à la fortune de ce livre 
est donc toujours intéressant. Aussi le B. P. dom Mackey a-t-il bien fait de 
tirer à part VÊtude historique et critique sur VintroductioTt à la vie diveU 
(Genève, Trembley, in-8, de 67 p.J, qui forme l'introduction du tome III dss 
Œuvres complètes du saint évêque de Genève. IJ permet ainsi à tous ceux 
qui n'ont pas cette âditlon d'acquérir une étude fort complète sur cet adnii- 
râble ouvrage. 

Brésil. — La Chambre des députés du Brésil a ât4 saisie d''un projet de 
loi sur la propriété litliSraire : Iq droit d'auteur serait garanti à tout citoj'en 
la vie durant et cinquante ans après la mort. Les étrangers non domiciliés 
au Brésil jouiraient dans ce pays d'une protection égale à celle que lear 
accorde la législation do leur patrie. 

PuBLicATEONS NOUVELLES. — Accord de ta Bible et delà Sàence, par l'abbj 
Gombault [petit in-8, Delhomme et Briguet). — Les Familles bibUques, parle 
R, P. A. Matignon (in-12, Delhomme et Briguet). — Soliloques, ou Leçàude 
perfection chrétienne', du B. P.-F.-P. de Sainte-Madeleine, franciscain; tiad. 
par Un religieux du même ordre {in-32, Bloud et Barra!). — Le Saint Ro- 
saire de la Très Sainte Vierge, par Mgr A. Curé (in-8, Delhomme et Briguet). 

— Pensées du ciel, par le H. P. Lescœur (in-i8, Oudin). — La Charité pour 
les morts et la consolation pour ies vivants, par J.-B. Cerbères (iu-18, Téqui]. 

— La Douleur et ta mort, par le P. 1. Vaudon [in-8, Retaux). — Novvetlet 
Fleurs du curé d'Ars, recueillies par ie R. P. dom G. Maillet-Guy [iQ-32, 
Delhomme et Briguet). — La Parole de CÉvangite au collège, par l'abbé J. 
Tissier (in-lS, Rctaux). — lies Chefs-d!œuvre oratoires de l'abbé Cooàalol, 
par Mgr Ricard [in-13, Delhomme et Briguet). — Études sur la eompélena 
civile à regard des États étrangers, par P. de Paepe (in-S, Chevalier Marcscq). 

— Droit romain : Du prodigue. Droit finançais : Du conseil judiciaire, par P. 
Bouchez (iu-8, Giard et Brière). — Guide pratique de l'administration fran- 
çaise, par A. Audréani (in-8, Guillaumin). — Traité des eaux, droit et admi- 
nistration, par A. Picard, t. III et IV (gr. in-8, Rothschild), — De la Contpli- 
eité intellectuelle et des délits ilopinion; de la provocation et de l'apologit 
criminelles ; delà propagande anarchiste, par M. -P. Fabreguettca (io-8, Che- 
lier-Marescq). — Le Code ouvrier, par L. André et L. Guibourg (in-8, Che\a- 
valier-Marescq). — Code de la législation contre Us anarchistes, par Loubat 
(in-8, Chevalier-Mare s cq). — Guide contentieux des voyageurs, baigneurs et 
hivernants en France, par C. Derouct (petit in-16 cartonné, Cbevalier-M»- 
rescq). — Traité théorique et pratique du contrai d'assurance sur la vie, par 
J. Lefort (t. II, in-8, Thorin). — L'Avocat de l'apiculteur, par J.-J. Bachaa 
(in-32, Giard et Briére). — Psychologia ralionalis sive philosophia de amim 
kumana, auctore B. Boedder (in-8, Fribourg-en-Brisgau, Herder). — Diw 
devant la science et ta raison, parle P. A. Villard (in-8, Oudin). — la Réac- 
tion contre le positivisme, par l'abbé de Brt^lie (în-18, Pion et Nourrit). — 
L'Abstraction etson rôle dans l'éducation intellectuelle, par F. Queyrat (in-18, 
Alcan). — Les États intellectitels dans la mélancolie, par G. Dumas (in-12, Al- 
can). — De D.-G. Morhofio Leibnitii praecursore, auctore A, Fécamp (in-S, 
Montpellier, Grollier). — Esquisses du Tout universel, par Jacob (io-lB, 
Comptoir d'éditions). — Science et conscience, ou Théorie de la force progrts- 
sive, par H. Kleffler, t. IL L'Ssprit de ta loi (in-8, Alcan). — De l'Enseigne- 
ment élémentaire en France awj: XT» et XII' siècles, par le R. P. C, Bernard 



— «0 - 

heim). — Le Primitif d^ Australie, par É. I 
des antiquités romaines, par G. Goyau (in- 
IV* siècle à nos jours, par E. Lavisse et A. 

— Saints militaires et soldats français, par l 
Paillart). — Le Bienheureux Jean d'Avila, 
derc (in-18, Desclée et de Srouwer). — 
Fr(mçoise, fondatrice de la congrégation des 
(in-8, Lecoffre), — Vie memeilletise de la \ 
M.-E. Lachaud [in-8, Vie et Amat). — Hist 
lippinedu Vivier, par le chanoine H.-C. T 
Le Cardinal d'Ossat, èvique de Rennes et d 
négociations à Rome, par l'abbé A. Degert ( 
trie, par P.-L, Danjou (gr. in-8, Hetaux) 
d'Arc, par l'abbé J. Nicolas (gr, in-8, Ou» 
(4428-1429). mémoire inédit de M. Vabhi J 
(in-8, Orléans, Herluison). — Registre des 
soire, par F.-A. Aulard (in-8. Société de 
çaise). — Bonaparte et les Jtépubligues ita- 
farel (in-8, Aican). — Les Univursités eat 
par A. Dechevrens (in-8, Delhomme et B( 
d'OrUans (1762-«892}, par L.-H. Tranch: 
Histoire généi'ale de ta Société des missions 
in-S, Téqui). — Le Concile natiorutl de 484 

— Histoire religieuse du département de 
(in-8, Champion). — Le Catholicisme et i 
Montbéliard, par l'abbé Tournier (in-8, B 
des itislructions données aux ambassadeur. 
Westphalie jusqu'à la Révolution français: 
et des notes, par Morel-Fatio. T. I"" (1641 
René Madee, histoire diplomatique des proj 
le Pendjab (1772-4808), par E. Barbé (i 
d'Ar>esnes et des Dampierre, par C. Duviviï 
à Lyon, par le comte de Charpin Feugeroll 
L. Fournier (in-4, Lyon, Brun). — Histoiri 
tard des Portes (in-8, Bloud et Barrai). 
d'Abrantis. T. Il à X (9 vol. in-18, Garniet 
de Talhouët, 4737-4802, par G. de Grant 
La Vraie M"' Sans-Gfne. Les Campagnes de 
dictée par Saint-Germain-Leduo (in-18, G 
tant, premier valet de chambre de l'Empereu 
T. IV (in-12, Garnier). — Mémoires du généra 
(in-8. Pion et Nourrit), — Mémoires du ch 
duc d'Audiffret-Pasquier. T. V (in-8. Pion 
sa correspondance et Us travaux les plus réc 
LecoiTre). — Le Maréchal Bosquet, soui'emrs 
(in-8, Pau, Vignancour). — Le Dernier Mart 
commandant Grandin (in-8, Tolra). 



y 



COMITÉ DE RÉDACTION 

Frésident ; M. le marquis db Beaugourt. 

Membres : MM. Anatole de Barthélémy; Paul Guilhibrmoz; comte de Put- 
H AIGRE ; Marius Sepet. 

Administrateur délégué : M. le comte A. de Bourmont. 

Secrétaire de la rédaction : M. E.-G. Ledos. 

Les communications relatives à la rédaction doivent être adressées au Seci'étaire 
de la rédaction. 

Les communications relatives à l'administration doivent être adressées à TAdmi- 
nistratenr délégué. 



PRIX D'ABONNEMENT 

Partie littéraire : France, 15 fr. par an ; pays faisant partie de TUniou des postes, 
16 fr. 

Partie technique : France, iO fr. ; pays faisant partie de FUnion des postes, 11 fr. 
Les deux Parties réunies : France, 20 fr. ; pays faisant partie de TUnion des postes, 
22 fr. 
Pour les antres pays que ceux ci-dessus indiqués, le port en sus. 

Abonnement a vie aux deux Parties, France : 250 fr. — Étranger : 280 fr. 

— à la Partie littéraire seule, 180 fr. — 200 fr. 

— à la PaiHie technique seule, 120 fr. — 140 fr. 

Le Polybihlion parait tons les mois. 

Une livraison prise séparément : littéraire, 1 fr. 50 ; — technique, 1 fr. ; — les 
deux parties ensemble, 2 fr. 50. 

Les abonnements partent du 1*' janvier, et sont payables d*avance en un mandat 
sur la poste à Tordre de TAgent général de la Société bibliographique, M. A. Villin. 



COLLECTIONS 

Les années 1868-1893 sont en vente, et forment soixante-neuf volumes gr. 
in-8, du prix de 7 fr. 50 chacun pour la partie littéraire et de 10 fr. pour la partie 
technique. 

Le Polybihlion, Revue bibliographique universelle^ est publié sous les auspices de 
la Société bibliographique. 

La Société BiBLioaRAPHiQUS se compose de membres titulaires et d'associés 
correspondants, dont le nombre est illimité. On fait partie de la Société après avoir 
été admis par le Conseil, sur la présentation de deux membres titulaires ou associés. 

Chaque sociétaire paye une cotisation annuelle de 10 francs. 

Teut sociétaire peut se libérer de la cotisation annuelle en faisant un versement 
de 150 francs. 

Le titre de membre titulaire est acquis à tout Sociétaire qui, en outre, fait à .la 
^Société un apport de 100 francs an moins. 

Les demandes d'admission doivent être adressées au Secrétaire de la Société, 
I rue Saint-Simon (boulevard Saint-Germain). 



-» ■■- 



POLYBIBLIO 



REVUE 





- . 'Si.'-'' ^o-^ 



BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 



PARTIE LITTÉRAIRE 



DEUXIÈME SÉRIE. — TOME QUARANTIÈME. — LXXP DE LA COLLECTION. 



SIXIÈME LIVRAISOM. — BÉCEMBRi: 




PARIS 



AXJX BUREAUX I>U POLYBIBLION 

5, RUE SAINT-SIMON, 5 
(Boulevard Saint-Germain) 



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DtJRNS et Oatbs, 28, Orchard Street. 

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Guillaume Larosb (Librairib catholique), 
8, rue des Paroissiens. 



ROMB 

Le Chevalier Melandri, ancien Directeur 

de la Librairie de la Propagande, 

10, p. 2, via Giulia. 

MADBID 

José Ruiz y G* (Libreria Gotenbero), 
14, Principe. 

UBBOHNB 

Manoel-José Ferreira, 132, rua Aurea, 134. 

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Cadieux et Deromb, 1603, rue Notre-Dame. 



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SAIHT-PéTBaSBOirRa, TARSOVIB : 



BUREAUX DE POSTE. 



1894 



SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DE DÉCEMBRE 1894 



I. — RÉCENTES PUBLICATIONS ILLUSTRÉES, par Visbkot. 

IL — COMPTES RENDUS. 

Théologie. — Mgr Freppel : Les Pères de TÉglise des trois premiers siècles 
(p. 520). — Lddovic de San : Tractalus de Deo Uno (p. 522). 

Selences et A.rta. — F. Max MOller : Three Lectures on the Ved&nta philo- 
sophy (p. 523). — E. de Fodor : Expérimente mitStrômen hoher Wechselzahl und 
Frequenz (p. 524). — Georges Perrot et Ch. Chipiez : Histoire de Tari dans l'an- 
tiquité (p. 525). — LuiGi Lbyiïardi : La Psicologia dell' arte nella Divina Comme- 

dia (p. 527). 

Histoire. — Ë. PiAOET : Histoire de l'établissement des jésuites en France (1540- 
1640) (p. 528). — A. GiRY : Manuel de diplomatique (p. 530). — P.-N. Brbtok : His- 
toire illustrée des monnaies et jelons du Canada (p. 532). — G. Lbkotre : Le 
Vrai Chevalier de Maison-Rouge, A.-D.-J. GoDzzede Rougeville, 1761-1814 (p. 532). 

— Léon Gautier ; Portraits du xix* siècle (p. 533). — Augustin Filon : Mérimée 
et ses amis (p. 534). — Hekry Carrington Bolton : A Select Bibliography of Cbe- 
mistry 1492-1892 (p. 534). 

III. — BULLETIN. — Collection Lantoine (p. 536). — R.-G. Lessino : Die M&tresse, 

Luslspiel (p. 539). — Gœzes Streitschriften gegen Lessing. Herausgegeben tod 
Erich ScHumT (p. 539). — Heinrich Heine : Deutsche Litteraturdenkmale (p. 539). 

— Edmond Procès : Modèles français extraits des meilleurs écrivains (p. 539). — 
Henri d'Orléans : A Madagascar (p. 540.) 

IV. — CHRONIQUE. — Nécrologie : MM. C. Jannet, V. Duniy, F. de Lesseps, cardinal 

Gonzalez y Diaz, etc. — Concours et prix. — Institut. — Lectures faites à TAca- 
démie des inscriptions et belles-lettres. — Lectures faites èi l'Académie des 
sciences morales et politiques. — Almanachs. — Nouvelles : Paris. — France. 

— Alsace-Lorraine. — Belgique. — Espagne. — Tunisie. 

V. — TABLE MÉTHODIQUE DES OUVRAGES ANALYSÉS. 

VI. — TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS. 
VH. — TABLE DE LA CHRONIQUE. 

VUI. — TABLE DES QUESTIONS ET RÉPONSES. 



— 482 — 

Expidleait de Fiiraiid-ile, par Piebbe p£iin*uLT. Paris 

àa Tlj p., nvoi: do uninlir. illuslr. par H Pilla. RaVit 
10 fr. — ïî, Ftouftte, par Oibkiel Krakat Paria, A 

173 p , avec do nomljr. illuslr par Geoffroy. Bolié 

10 fr. — ÎS. Let AppmUt (te i'ormurfcr, par Artbi 

IR9â, iu-4 do S9T p., Itlunlr. d'Adrlan Morsau. Broi-hi 

r.iaux, ISfr. ~~ 24, Ln Cinq Soui lie Lavtirède, par Hi 

Paris, Jauvet, a.d. (1894), lu-4 de iSS p.. illuâlrd do 8 

sHIons tior^ iciia de Lucien Mâlivol ol accompagné li' 

for» spéclam, tr. doréue. 1î fr. iO, — în. Cœur» bi 

cliullu. Iittlj, Rr JD-S lia Ibi p., 38 grav. d'aprèa II. 

ir. doréufl, 1(1 fr. — 36. Aico/e à Marie, par GaStom B 

gr. in-B do 3&î p.. avec *« grov. d'nprfe Vugel. Bi 

10 fr. — 27. ltiCr.nl clieft-d'œavre dr l art religieux. 

fiilt, par CHiBLta I'onsonailuï. l'ariî, Firmin-Uldol, 1 

6 fr. ; cartonné. 8 fr. 50. — iS. Jeanne Dure Vlitroîn 

GosMl. ParÎE, Ducrocq, s. d. (IS9bj. m-4 de i6« p., a 

pold Flameag. Broché, 7 fr. ; relié, 10 fr. — î'I. J<?ni 

meij, journal de Ib campagne, par Un mariouia. Paris 

de 307 p., illuslr. p«r P. Raiiffinann, BrotbÈ. 7 fr. ; r 

râoa, 10 fr. — 30. La Conquête d'une pairie, it l^nii 

Ucnnuyer, I89i, gr. in-8 do 398 p , illuslré par F. Lli 

31. Lei Expions de Cabreloche, par G. I.E Fauhb. Parit 

orué de 100 dc«$lD^ ÎDédll^ de Fcrnaud Xau. Broclié, e 

cJuri bUwi, grand roman lil^orlgitb, par Ferhahd Kui 

gr. ln-4 do 31S p., uoDibr. grav. sur bois el iiinsir. pi 

Ir. dorées, g fr. — 33. Le lUgne dt l'fleelrieili, par Ga: 

1895, Ia-4 de 381 p.. avec !50 gra», Broeliâ, 5 fr, âO ; 

clalei. ir. doréei, H fr. bH. — 34. Le Pat/tan data 

L. RoGEB-MtLÉB. Parla, Flammarion, IB9&. illuslré d'uci 
d'oprùs lo3 chefs -il 'œuvre du tnallre, 6 fr. — Sô. foi 
par Ënouinn Gospp. Paris, Oucrorq, *. à. (ISUâ), ia-l 
grav. par PiorroGusman. Itrocliâ, 3 fr. 60 ; ruiié en le 
dorées. Si f r. 50. — 36. UimiÂretd'uAchifdtparliiant 
le C Ga&NDin. Toirn, s. d. (1894), gr. in-B de 37? 
Broché, 5 fr. ; reliû, 6 fr, 50. — 37, JVo» Grandit h 

BouHKAND. Taira, B. d, (ISOI), gr. tn-8 do 346 p., illuslr. de E. Bouard. Broctté, iU.; 
leliiï, G fr. 50. — 38. La Troie Cauiim de BairtU, par Hahis Hiau-iu. Paris, Do- 
crocq. a, d. (189^), in-8 de 26! p., avec SO compasilluns, dessins el grav. de P. Gu» 
uian. Broctié, b U. ; relié lallé A biaeaui, fars spéciaux, [r, dorées, 6 fi. 75. — 39. 
Pour Une Toee, par Adolpbe Adeser. Paris, Jouval, 1895, in'4 de 1:11 p., illosliéda 
4S grav. d'après les dessins do Uorlon, Liéger et Duboucbet, Bracliè. 4 fr. 50; relié 
loile. fers gpéclaui, Ir, dorées, 5 fr. GO, — 40. Au fnyï dm Ciart, pur Jules God»- 
UAULT. Paris, Jouvet, s. d. (1895), iu-4 do 170 p., illuslrâ de à9 grav. donl 9 bon 
loite, d'après les dessins tie Ués. Bruche, 4 fr, ; relié loila, plaques or et noif, Ir, do- 
tées, 5 fr. 75. — 41. Au Btrceaudc l'aulre Franet. Le Cniiiuta, par P, Fbéo. HoDIB, 
S. J. Paris, helaui, i. d, (1895), gr. in-S do 369 |!,, avec d? nombreux dessins ds 
l'uulotir, 4 fr, — 4.'. Par Ut Sleppa el la halUeri, ricin d'un aaiuralïtle riuw, par 
M. BooDAKOFF, Irad. par L, Oolschmanu et EsHKar jauieiit Paiis, Jauvet, l I- 
(1895). illustré de 46 grav. doul 8 liréea Ijora leile, d'après les dessins de Lièger, Bn>- 
cbé, 4 fr. ; relié loile, plaques noir el or, ir. doives, i fr. 7;>. — 43. La Ugm dt 
Souabe, par W. Hauff; irad. do A. Lavalléu, Paris, Delagrave, 189S, gr. ia-8 te 
389 p., illuslr. d'Adolphe Closs. Broché, 3 fr. 90 ; relié, 6 fr. ?5. — 44. Le Liwedt 
jeune Prançaii, riciU palrioliqua et mlilatrei. par C. Dubois, Paris, Firmia-Oidal, 
s, d.. io-H de SGO p , avec de nombr. grav. Brocbé, 4 fr. ; carkinné, i fr, 40. — H- 
La France pilloreique de l'Ett. par Aleiib-U. G, Tours. Uame, 1894, gr. in-S da36T|),. 
avecnambr. grav. cl carlos. B^liure percaline, tr. dorées, 4 fr. 30. — 46. *• Foi,*Ê 
palrit, rreiu édifianti a hunoriitiquei, par I'. 'Louis Dadjom. paria, Hetaui, s. d-, 
iQ-8 de 436 p., orné de grav., 4 fr. — 47. Jacqutt A'Àntiothr, avtnturti d'M V**' 



lel Brigue). 18! 
, par FHt.iiçoia 
i. Causé, G. ( 
taclie, aJa[iLiili< 
i„ illiislT. ao Ml 

innzza. Broché 
iris, ilucliello, 1 

c nos plus cAlèl 
I, Î3 fr. — î. Ji 
lie iSOi. Parle 
3. Mulétdtêfai 



l'uris, Lille 01 
i ilu 384 p., n 

la fr. — II). A 
uslrét les a pr 
I. IS94, abooneci 
, Mams, ■. li. I 

do Job ; relia ; 
lu el il» gràca 
Ifrud ilimu, 18 
avoc sujols OD 
ris, E. Pion, Kl 
rel. âloOu. 10 Tr 

s. d. (ISS4), il 
— 15. Ut Vaa 
). iQ-4 lia 3Î p. 
re raconté* aux 

63 p. nvec Irai 
Lu Vocaiian iJt 
4S p., dosainsdi 
olzol. B. d. (I8tl 
i{ mytlrrieux, i 
in-4 da 13 p., ( 
Afesltiausser, s. 



I. l'nriA, WesUii 
3i. /.M 5il/iaue 

sea) , album it 
Minifue. Paris 

îu leurs, 2 ft. 



, 9. d. (1895). Dlbun obloDg, av« 

■U. — Nouvelle CotlecClon à l'UBOgo de InJenneBsc, 1" séria, publié* par 
Ja maiflOQ HncLeHu. Vol. in-8 Jésus A 7 fr. brochSa ; cari, an percolmo à biieoui, [r, 
dorons, 10 fr. — i. ;\'oi Crondei Écolei d'applicalion mittiaira ei civilei. par Loois 
Rou89ELET,illQslré de 133 vignellea par 0. Buason, F. CalmmiBs, Cli.Dosvergnos, i. l* 
maislre, elc, vi-48a p.— a. Terre de fauvti.far PIïbiie Uaël, illustré de h% viguolira 
par A. Paria, 34S p. — 3. Enfant perdu, pur Gustaïe ToUdouie, illuatré de 50 gruï. 
d'nprâs les desaius de J. Lo Blanl, 340 p. 

IV. — Collei^IloD 0«tzel, ^r. In-S lllaittré, publiée par la maison Hetzol 
Vol. à 7 fr. brocbôs ; roliés, 10 fr. — 1. Ckefi-d'œirore de CorneilU, préface el noies par 
F. BnutiETiiBE. illuslr. de J. Duboiicbol, :;90 p. — 2. Jaindn Robba, nrivi de Pirrri- 
funds dont l'hiilaire, par Heksi de Noussanne, iliualf. de George Roui,!I6p. — 
3, Bempl, ta princetie Taurmenle, Jaiminetle, par M" Umile Barbier, illuslr. par 
A. Dissiez, 324 p. 

V. — Collectton Uctzel, In-S covoller Illuatré. Vol. k 4 fr. 50 brocb«S; 
cari., 6 fr, ~ l. le Livre de Maurice, par F. de Silva, illuslr. do L. Prœlicli, 3S4 p. 

— 1. Lei Vacaiieei de Hiquel et Madeleine, la vie des enfante en Amérique, par 
r.-J. SiAHL Bl DE Wau.lv, iiluslr. do I..Frœlicli, !8S p. 

VI. — Nouvelle Collection à Puimikc do In JcanesBc, 2* série, publiée 
par la maison Uactialla. Vol. lo-S raisin à 4 fr. biouliiïa ; cari, eu porcaliac h bisoiui, 
Ir. dorées. 6 fr.— 1. L'Bêrilier det Vaulierl, par M"* P. de Sabteuil. illuslrodoSO vi. 
gnolles par Alfred Paris, 330 p. — 2. Mabcl, par le comi Stasï, illuslré do 60 vigeellM 
pat Ë. 2ier, 3C5 p. — 3. Anail Evrard; Réconciliation; Bettébnth; le Savant Bauic- 
grain, par Cbaupol, illuslré tlo 51 grav. tl'après E. Bergevia, Tafaui ot E. Vulliemio, 
204 p. — 4. £e Serment de Paul Uarrarel, par H. Meieb, illuslré do 51 vignelies pir 
Tofani, 309 p. 

VII. — Dlbllothôquc rooo lllostrée, |>oup les enfanCB et •dole». 
cents, publiée par lu maison Uaclielle, Vol. in-)6 à ! fr. 25 broohéa, et i 3 fr. 50 
reliés. — 1. Gibatdée. par M" Chëroh de la GnuiÉnE, btoc 30 grav. par K. Ziei, 
231 p. — 2. Mon ami Jean, par François Descbaups, avec 40 vign. par A, Robaudi', 
293 p. — 3. Entre camaradei. par Albert Cih. illustre, 393 p. 

VIII. ^ Dlhllotbèquo du s Petit Fpnnçal», n publiée par la maison 
Colin. Vol. in-18 jésiis, riclio reliure loile, Ir. dorèos,3 fr. — 1. te Théûlre eie: 
grand'mère, p-ir Uabie Dëlorme, illuslré, î80 p. — 'i. Jfon atni /litw-CaufAe. par 
Mabbebi, illuslré, !8i p. — 3. Lts Petite Pairioia. par Émjlk Gère, illustré, 3î3 p. 

— 4. Jamait cnnttalt, par Gérald-Montuéril, illuslré, 2ti5 p. — b. Le» PetUt Cin^ 
par Ch. Nobhano, illuslré, 276 p. — 6. Ze HoelM d'or, par Gustave Zidleb, illualr. 
par GeoHïoï, 2S0 p. 

■X. — Petite Dlbllothôquo binncbe, publiée par la maison Heliol. Val. 
in-lG, brochés, 1 fr. 50 ; eorl,, ! fr. — I. Uoniieiir floro, pir M. dé Chaieau-Ver- 
DUN, illuslr. da J. Geoffroy, 128 p. — !. Jf^Jnoirei d'un pateereau.par A. de Gbavueu, 
jilusti. do Poirson, 113 p. 

I. — 1. — On peul dire que la cartographie française marche à pas 
de giîanl: il y a vingt ans à peine ,nous étions absolumenl Iribulaires 
de l'étranger pour les atlas; ceux que nous possédions étaient réellement 
pitoyables, et voilà que, coup sur conp, en l'espace de dix ans, appa- 
raissent trois atlas qui peuvent être comparés aux meilleures prodiiclions 
allemandes et anglaises. Après l'atlas Hachette, dressé par MH. Schra- 
der, Prudent et Anthoine, nous avons eu l'atlas du colonel Niôï, publié 
chez Dolagrave; voici mainlenanl l'Atlas Vidal-Lablacke, qui ^lenl de 
paraître à la librairie Colin et qui est un vrai monument. On est 



stupÉlait, en le leuilIetanL, de la somme Aa travail qu 
et c'est sans aucune surprise qu'on lit dans la préface 
avec l'aide de nombreux collabo râleurs, a mis plus de 
composer; et cependaut, en sa qualilé de sous-directeur < 
maie supérieure, en fait de collaborateurs, il avait l'embi 
parmi ses meilleurs élèves; il a eu la main heureuse, et, 
rapports, celte œuvre est la perfection môme. Elle se disti 
étrangers surtout par une netteté de traits et d'écritu 
remarquable, ce qui es), à vrai dire, une qualité essenti 
çaise, et de Ions les autres atlas par l'abondance prodigiei 
gnements fournis. On y trouve exposées, par une ingénieus 
déteintes variées, non senlement les données ordinaires 
phie physique et de la géographie politique et historique 
celles de la géologie, de la méléorolojîie, de la statistique, d 
de l'industrie et du commerce ; une part est même faite ; 
lions de caries anciennes de toutes les époques, depuis 
d'Hérodote et de Ptolémée jusqu'aux travaux des Cassii 
divisé en deux parties à peu près égales : l'une bistortqu 
spécialement géographique. Dans la première, on trouve t 
de cartes détaillées permettant de suivre les campagnes 
Pour les caries régionales, M. Vidal-Lablache est éj^alem' 
de ne pas perdre de vue l'idée d'ensemble, c'est-à-dire la si 
cope la région envisagée par rapport aux autres, et aussi 
détails plus spécialement intéressants, tels que plans des 
grands ports, etc. Il ciblicnt ce double résultat en muUiplii 
qui entourent la carte principale, il a eu aussi l'ingén 
placer au bas de chaque planche une notice explicative de: 
tives, surtout pour la partie hislonque. Enfin, à la suite 
trouve un index alphabéliqiie de plus do quarante mi 
iacilite singulièrement les recherches. 

2, — Aux personnes hantées de l'idée qu'un vrai savant n 
1er que des livres abordables seulement à un petit nombre 
recommanderons l'hUloire ancienne des peuples de COriei 
ouvrages que nous avons lus depuis longtemps, celui-ci n 
plus réussi pour prouver que l'érudition peut s'allier à un j 
sanl de vulgarisation. L'auleur connaît l'Egypte mieus que 
suile d'ut) long séjour; il la connaissait déjà avant d'aller 
cherches et des fouilles, lorsqu'il dut conlinner l'œuvre de 
treprenant une histoire des peuples antiques de l'Orient, 
mencer par les Égyptiens et par les Cbaldéens, les premie 
sent dans l'histoire. Pour les premiers, les plus ancien 
datent de six mille ans environ avant l'ère chrétienne, et 
ce moment, une civilisation tellement complète, qu'il est j 



poser un long espace d(t temps, peiil-ëlrc quar 

elle B'est formée sans qu'on puisse encore, p 
les origines. Les découverles archéologiques i 
Chaldée depuis quelques années, onl singulier 
annales de celte région, sans cependant y s 
plèle. Le plan adopté par M. Maspero donne i 
livre, sur lequel nous aurons à revenir plus I 
que l'on donne paratlèlemenl à l'histoire poli 
idées religienses, des arls et de h civilisalior 
première fois que l'histoire est rr^Iiée à la géo 
tout particulièrement une bibliographie 1res c 
pages; elle a le grand avantage, sans alourdir 
r.uD le moyen de contrôler le texte; de plus, 
lui revient dans les découverles : la France 
être un peu passée sous silence par tes sav 
doit signaler la perfection des nombreuses gi 
texte : elles sont inédites, liées inlimement a 
neur aux artistes qui les onl exécutées, part 
Gudin. Ce livrées! unedesplusbellespublicat: 
3, — Le magnifique volume composé par 
teur des beaux-arts, pour la librairie Hachel 
napoléonien, constitué par l'auteur à l'aide d 
particulières, largement ouvertes à ses invest 
pour ainsi dire, sous les lormcs si diverses qi 
et d<>puis sa mort, de la main des peintres, < 
veurs. L'illustration dans un tel ouvrage es 
est représentée ici par vingt-deux gravures h' 
cent cinquante images, figures et, reproduct 
dans le texte. U est inutile d'insister sur l'inl 
historique d'une pareille galerie. Le texte qui 
commentaire au visiteur de ce musée est divi 
deux premiers sont consacrés à Bonaparte di 
troisième au Consu'; les quatre suivants à i 
Sainte-ffelène ; lu neuvième à l'Ecriture de 
quatre appendices, d'une liste alphabétique 
sculpteurs, graveurs en médaille?, dont les a 
dans le volume, et d'une table des gravures. - 
nu livre de ce genre, l'impartialité des jugeu 
qualité aussi exigible el peut-être plus aisée 
écrits d'autre nature. Nous regrettons que l'a 
défendu en telle ou telle page de celte « napo 
de remettre en vigueur au détriment de l'éqi 
et du bon sens. Il aurait notamment pu et d 



307 et noie i) la comparaison, d'il 
st liceociée la plume ëchevelée de I 
r au Comlitutionnel d'avant 1830 
un souverain que proiéj^ïl la Saîi 
e à Louis XVIil (p. 378) n'empëcl 
Ql u restauré » U patm, laissée a^'o 
ni a finalement rendu funeste à la I 
éon. 

de Doms, dans le inonde des voyagi 

récemuieot une pins grande po^ 
m 1880, dans son beau volume : 
urageux « groUiste » nous avail fa 
régions de la France les moins j 
us dignes de l'être; il y revient 
ijet, de manière à exposer tout ce 
1 persévérants efforls et à ceux d 
mes, leur topographie, leurs aspec 
m et leur rAle dans la circulation 
:orce du globe. M. Martel voudrai! 
;hn indi^pendanle des scicDccî^ nali; 
Eologie » : à ce point de vue, son 
1 est vrai que rexcmple constili: 

doit conveoir que notre auteur : 
iccés à nn apAlre. Dr^ I88S à 1803 
rst autricblen et en Grèce, il ne se: 
int trente gouffres, sources et f,'roU 
ilorations), des pins petites ani p 
a en»^mb!e de recherches d>'s plu 
Lre égal l'altention des gens du 
Les régions calcaires situées au mi 
;iomtat et du VivArais à la Chareiit 
: lie M. Marlol; c'est là qu'il a f:ii 
antes dt^couverles : l'extraordina 

de 163 m., Bmmabiau, dans le C 
lellement améiia-6 pour la plus gi-a 
lanl puits naïun't de Padirac, etc. 
crits, dans le volume richement 
laison Dclagrave, avec un luxe il 
Ltisfaire les lecteurs les plus eiigi 
1 consciencieux bibliographe : i 
m érudition. L'ouvraf^e, en résnm 
mes; c'est en même temps une co 
]ne en général et à l'étude de noire 



e volume où M"" la duchesse il'Uzès 
journal de son noble fils, mort au c 
esL assurâmenl l'iia des plus beaux < 
1 avec lequel il est édile el par les 
mais surtout par l'clévatioD des idée 
le duc d'Uzès se montre, dans ses le 
res, c'esl-à-dire un véritable héros 
bilion d'illustrer son nom par un gn 
ssi proGUible à la science géographi 
'ÎLiniiraire qu'il s'était trace devait lo 
"Afrique, sur le haut Congo ; de là, il 
)it le bassin du Nil ; mais, avant Lou 
Fqu'il parvint à Brazzaville, il appri 
cLué sur le haut, Congo el qu'il ne 
es régions dévastées par les Arabes 
Drvescence. Il fallait donc changer 1 
3 laissa persuader par M. Dolisie, ch( 
nidre ime expédition plus prolilable i 
ïut Oubanj^hi el y venger la mort 
te, récemment tué el mangé par de 
ntaine de tirailleurs algériens avec li 
1 de ces forces relaiivemenl importai 
I succès. Mais le duc et son fidèle i 
jrent alors tous deux frappés de la 

s Européens dans ces parages insalubres. Il fallut revenir à la 
essayer de regagner la France. Le lieutenant Jullîen y parvint, 
!unc dnc expira au moment même de s'embarquer sur le paque- 
evait le ramener à sa nuble mère. Les lettres et le journal ra- 
res j:aiemenL, avec un entrain bien français et toujours de twD 
ncidents du voyage; cependanl un voile de tristesse s'élend 
âges relalives au retour vers la côle. Les derniers moments 
es dans plusieurs lettres : une du digne missionnaire qui a 
ic d'Czès à sa dernière heure ; une autre d'une dame porlti^ai 
ndrîl sur cette fiu lamentable et entreprend d'envoyer di's m 
à la mère éplorée; enfin deux de Mgr Angouard, chez qui 
■agenr avait reçu l'hospitalité à Urazzaville. Le volume s'achê 
ilraits des discours prononcé? aux funérailles par le commai 
leil, le maire d'L'zès, le colonel d'Albiousse, el M. Deloni:] 
ncien sons-secrétaire d'Éial. Ce beau livre est on ne peut pli 
l'une niorahlé irréprochable, d'une lecture à la fois atlacbaijt 
)iite cl émouvante. C'est un magnifique cadeau d'élreoncs 
[1 jeune bomtne. 
'on se rappidle l'émotion que causa dans tonte l'Europe la QOt 



fageur allemand Ëmin-Pacha était bloq 
les mabdîsles eL sans doule prisonnie 
expëdilion de secours s'organisa en Ai 
itiley,iD3is, comme on le sul plus lard, 
nés n'ayant rien de commun avec l'objec 
Irioles d'Émin-Pacha ne voulurent pas 
ion, sous les ordres du docteur Peters, i 
blanc, le lieutenant Fledelmann, partit 
.hoisi la route opposée avec le cours in 
)péralions. Les Anglais, qui avaient alors 
iolale d'Afrique, s'opposèrent par tous 
âge de l'expédition Peters; mais le do 
rvintà débarquer à l'embouchure du fi 
lé une bonne partie de ses approvisionne 
emanlle qui commandait l'escadre de bloi 
.énergie quelque peu brutale pour se fra 
des féroces Masaï et il avait presque épui 
lit rOuganda, où il fut bien accueilli par 
ires catholiques ; mais, là encore, il eul 
;nées des Anglais, dont il contrecarrait 
tême temps, il apprenait qu'Émin-Pact 
ë lui à la mie par Slanlej. Le récit du 
dans l'Ouganda est exirômement intére 
arer les événements qui, peu de temp 
malbenrctix pays. Le voyageur allemai 
>nt les agents ont lotit mis en oeuvre p 
risque de le faire périr; en revancbo, 
les missionnaires catboliqties, Mgr Livi 
1, dont il admire hautement l'apostolat e 
y, il n'a que du dédain pour cet illustre 
ne l'énergie et l'habileté, et qu'il accuse 
l'égard d'Emin-Pacha. Il couvienL de ren 
ncrée daus son esprit à la suite de s 
i-mème au cours de son voyage de ret{ 
U, Gourdault est élégante et claire, sans 
tmande. Les ilhisiralions sont nombreux 
très beau cadeau d'étrennes pour un jei 
IX de se tenir au courant des grands voyi 

ion Maistre est la dernière de celles qui o 
}assin du Congo à celui du lacTcbad. Ce 
iombré dans un désastre qne M. Dybows 
'une manière éclatante. M. Maistre suc 



lait forleroeol organisée, grâce anx subsides du 
ise, présidépar le prince d'Arenberg. Elle corn- 
oq Européens, (renle-hiiit SéaégaLiisr>LunasgeL 
,qni, maIheiireiise[nenl,ontdés?rlépoi]rkplu- 
^e. Du dernier poste français de l'OuLiaaghi. la 
abord vers le nord, jusqu'à la rencontre du haul 
lu lac Tchad ; si elle avait Iraitvé sur ce lleiivfî 
id nombre pour l:i porter, elle aurait pu Tadle- 
jours la grande mer intérieure du Soudan cen- 
. pénurie des approvisionnements, causée par 
obligea M. Maisire à incliner sa route veis 
lis vile les régions relativement civilisées de 

de ia Bénoué. Les contrées ainsi traversées 
lues ; an sud du Baghirrai, l'expédition Fraa- 
l'itinéraire deTexploraleur allcmaud Nachligal. 
!St très peuplée; les races diverses qui l'occu- 

généralcmeal adonnées à l'agriculture. Quel- 
; dispositions bosliles, sans doute parce qu'elles 

des chasseurs d'esclaves, dont elles ont beau- 
t M. Maistro s'est eirorcÉ constamment d'entrer 
ec les indigènes, et il n'est entré en lutte avec 
icessaire de se dÂlundre contre des ;ittaques 
lédaignées. Aussi esl-il permis de croire que 
ronl après lui recevront presque partout le 
xploratenr décrit les caractères physiques et 
plades qu'il a rencontréfs. Son itinéraire de 
mprendprès de lîeiis mille kilomètres franchis 
!nt soixante el une journées de marche. Malgré 
eut la satisfaction de ramener sains et saufs ks 
us. Le récit de M. Maistreest très simplrmeot 
are qui contraste avec les fanfaronuades d'ait- 
!lles gravures représentent surtout des types 
innés de tout costume; une bonne carte permet 
éraire. C'est là une œuvre sérieuse qui doit 
le de tout amateur de géographie africaine. 
J. Froissart : \ok\ un livre qui convient à nn 
sérieux et qui, déjà incliné vers l'histoire, se 
lucumenls et éprouve quelque vocation pour 
chivisie paléographe, un membre de l'inslilul, 
ie devant l'habit que M"' de 'Witl a donné à 
Soit, ce n'est pas une édition savante et rri- 
is pour bonne et excellente pour le bachelier 
:icns écrits. Il ne sera point trop « estomaqué » 



J 



~m — 

àrs mois de notre vieille langne. A peine s'il eo pen 
àc ci de là, poar l'y habituer el oe le point vflaroi 
uu'llra es bancs del'École. Et ce sera poar lui OD gran 
plus belle suite d'bisloire qu'on ait composée au m 
semble inutile de rappeler aux lecteurs érudits du Pt 
vcitleux récit qui va de 1321 à 1393, el dont M" di 
résumé cbroDologique excellent pour la cemmodilé des 
vcnceaux, et aussi des h prudes hommes d qui, tent 
chromolilhographies, melLraient le nez dans celte éd 
sortir qu'après avoir relu de point en point tout ce q 
nntérleurcinenl dans les éditions Kerwjn de Letlenho' 
Juîies reproductions des manuscrits, photographies des 
de sceaux et de munnaies, cartes géf^aphiques, comp 
retraçant les scènes décrites par Froissart, portrails d 
les tableaux du musïie de Versailles; on ne saurait 
et le soin Ans « enlumineurs » qui ont su mêler avec i 
cion et le moderne, sous l'habile direction de M"* de 
du us les leçons de son illustre père, la science de l'i 
de la Tulgarîsalion. Ce n'est pas seulement aux futur 
à tous les enfants de France, à ceux qui ont l'Age el 
défendre leur pays, qu'il faut faire Ure ce livre, cari 
vaillants hommes qui furent premiers parmi les prem 
Du Guesclin. 

9. — Le Missel romain de» cathédrales, que publif 
est tout simplement parfait. Dans une notice séparé> 
ce beau livre, nous relevons ce qui suit : « Noos a^ 
personnes pieuses aimeraient à posséder dans leur livi 
préscnlatiou des moniimeuls où se réunissaient leurs 
s'assemblent elles-mêuies pour prier. Elles n'y verro 
images ; mais le spectacle de merveilles créées par 1 
ne pourra qu'accroître el encourager leur propre dévot 
est juiiicieusemenl pensé : nous recommandons ce M 
vanl être olfert à la fiancée chrétienne ou comme pri 
donner par les classes riches dans leurs paroisses. 

10, — La marine française est chère à la France. 1 
souvenirs sont oue des plus belles parts du patrimoi 
lôli! dans l'avenir, avec le développement de la « poli 
promet de grandir encore. 11 est d'un patriotisme éclai 
esprits, les cœurs, les imaginations à ses destinëi'S, et 1 
pour cela est de placer sous les yeus du public françai 
qoes de son histoire. Tel est l'objet que s'est proposé 
dans les Gloires et souvenirs maritimes qu'il a dédiés •> à 
lades du Borda, » c'est-à-dire anx futurs officiers de ne 



— 492 — 
itil a formé son recueil sonLcxlraiLt 
iS ou récils de nos plus illiisires ui 
a classées en cinq périodes : de 17' 
!1799 àl8iS; —de i8ISàl835; 
des épisodes appartenant à celle 
leurs auxquels ilssonl empriinlés, c 
ition du livre : Les forts dti Pei-Ho s 
Prise des lignes de Ki-Uoa /id). — 
), — L'allaque de la Fronlera (He 
isbourg (amiral du Pelil-Tliouars), - 
es (G. Baslard). — Les marins au si 
icière le Noury), — Attaque du Boi 
! k l'armée de la Loire (conlre-amii 
Ttazone (récit d'un ofiicier de ce Mti 
lirai Garnaiill). — Fou-Tchéon et lai 
La mort de l'amiral Courbet (Pierre 
France (baron de HuLner). — La 
inn), — Nous avons renconlré avec 
■écils la note religieuse et chrétieni 
>'ingt-quatre planches hors te.vie, lii 
iils-de-laïupe. gravés par MM. Roug 
irelles de M. Alfred Paris. La couver 
été esÉculés par MM. Rougeron et 
et les aquarelles de M. A. Giraldon. 
héàtre de Labiche est si connu que i 
irler. Notre rôle se borne donc à préi 
que la maison Calmann-Lévy vient 
si d'Eugène Labiche. Le livre s"ouvi 
; vivante, dont ranecdolc forme la b 
Pailleron. Ce qu'un confrère d'esprit 
s d'esprit, on le pressent un peu ; nu 
e pour être fiïé. On trouvera là : Li 
Lûurcine, la Poudre aux yeux, la 
sons-nous, FolleciUe et les Deux Ti 
! ruiuslralion a été conllée à nn arti 
le peintre brillaol que nous connais 
rer d'afEaire avec une véritable niaë 
>irer nn meilleur associé pour Iraduii 
nls d'œuvres désopilantes, devenues ( 
qui intéressera le plus les lecteurs d 
oint le roman proprement dît; car L 
iir lorsqu'il parle de son pays des Gé 
1 trouve là, avec des descriptions ci 



— 493 — 
etnent exécutés d'après nature. Le 
e au gain, économe à l'excès, mai: 

générosité sont connues. Luc, ap; 
ù il a été trouvé, est un petit orj 
ieille boiteuse, depuis longtemps ; 
; H terriens » qui ambilioonenl àt 
lervières, le « mutre, » a épousé 
leleîne, qu'il n'a pas su rendre h( 
e lui a donné qu'une fillette, Frëd< 
t Riquette. Les deux enfants, Riq 

de l'autre, et finalement « nol' d 
t. Dans cette œuvre nouvelle de î 
Irames les plus terribles. Chacun r 
, celle de sa nièce Madeleine : b< 
ibé nous parait bien Tranchir de t( 
:; quanta Madeleine, devenue M' 
ju'elle ne trahisse ses devoirs d'é 
l'il y paraisse ; et, après avoir sau 
ière de sa chère Riquette, il s'imp 
lUï loups le meurtrier de Frédér 
, veuve. On comprend que ce \o 
le passion Ibrt vives, ne puisse i 
:se. L'ouvrage est admirablement i 
er, plus connu sous le pseudonym 
ts champions de la politique ayan 
nce française en Afrique. Déjà nou 

lAittourdu lac /"cftad, dont nous i 
Jans Nos Africains, il entreprend i 
I explorations et des campagnes m 
ansion ; en même temps, il dévelo 
]iie française, dont il est un des ai< 
; avec beaucoup de compétence et 
rcher raconte successivement les 

Monteil, Maistre, qui toutes ont 
r le Comité de l'Afrique française, i 
îuré à la France la possession d'ui 
rd-ouesL de l'Afrique. Il résume en 
Soudan et le Dahomey et les ex 
'ait suivre ces exposés de considér 
îe du Congo français, sur l'étab 
lilique de la Côte-d'lvoire et du Su 
mglelerre de toutes les grandes li; 

la nécessité de constituer des cou 



- 40i - 



n 



ir l'eiploilation des possessions françaises ea \friqae, sor 
ients de li représentalion dei coloaies à la Chambre in 
I Sénat, sur l'utilité d'un minîsLèro des colonies. La piqiul 
ises par l'auteur soDt justes ; mais on pourrait lui reprocber 

trop ambitieux lorsqu'il conseille au gouvernement Jrançws 
lus vite acte de possession dans les territoires de U rive 
lut Nil ; ce serait une bien grande entrf-prise, Irêi onéreuse 
Kidgct et grosse de cooiplicalions diplocnaliques. Il j aurait 
es réserveslà Taire sur sou système de division du Congo 
'utevanl à M. de Brazz» la haute ujain sur la partie où se 
mieux exercer ses qualilés d'explorateur, que l'auleur est 

recoDUailrc. Eu somme, le volume de M. Percher est une 

de viilgarisalioD, où l'on trouve la synthèse des immenses 
îs par les Français en Afrique, gnlce à l'initiative indivi- 
ins autant que par l'aclion du goutcrnemeot; illustré de 
avures, fort décolletées parfois, il forme uu beau cad^a à 
mx lotit jeuncis gens, du moins aux personnes qui s'ioté- 
qiicslions géographiques et coloniales. 
is JL'unes Français, à peine sorlis du collège, ont l'idée de 
id voyage à travers la Perse, el l'un d'eux, M. Auguste La- 
norin, se fait l'hisloriographe de cette espédilion. L'iliné- 
z hasardeux : De Batoum, sur la mer Noire, il a'agit de ga- 
■, sur le golfe Persiqne. On y parvient, non sans peine, el 
iraJn nous conte, avec une bonne humeur charmante, le; 
vaincre, les obstacles à surmonter. Ses descriptions sont so- 
5es; ses observations, très personnelles. La dernière parlio 
î terrestre s'accomplit de conserve avec une voyageuse émé- 
menlée, M"* Le Ray, qne l'auteur de De Paris à Bombay a 11 
e de rencontrer ù Tauris. Les illustrations, faites dans une 
itique d'après les photographies rapporiées par l'auteur, ajou- 
ur d'un livre qui a sa place assurée dans toutes les biblio- 
ïyages, et est édité avec un grand soin typographique par la 
in-Didot. 

le monde connaitle nom et les œuvres du célèbre romancier 
lyne-Reid. Soldat ou voyageur, il a vécu la plupart des récils 

charmé, qui séduisent nos enfants el qui captiveront encore 
is futures. Il faut savoir gré à MM. Hetxel et G" d'avoir réuni 
itume tei Chasseurt de^ckevelures, la TeiTC de feu, les Ro- 
"érre-Fermc, les Exploits des jeunes Boêrs, William It 
'euncs Esclaves, les Jeunes Voyageurs et les Naufragés dt 
!o. MM. Blandy, A. Lauric, E. Allonard et Burée ont Iradait 
; romans en les allégeant de passages souvent inutiles et 

en donnant au récit un peu plus d'allure et de vivacité. 



J 



— 496 — 
leut beaux volumes, eL nous souhaitons que l'auleur per- 
n dessein. Pour le juger d'une manière définilive, nous 
1 en soil à l'avèniinieDt du christianisme dans les Gaules, 
ique qu'il pourra traiter magistralement, s'il l'envisage 
ient. 'Notons que la Mort d'un empire est judicieusement 
une carie des parties de la Gaule et de l'Italie du nord où 
ion, et aussi par un » Indes alphabétique des noms et des 
! » employés. Les illustrations de M. H. Grobet sont vrai- 
ibles. 

on de Camors est l'un des héros et l'un des plus audacieux, 
inconnu, de l'insurrection morbihannaise. Son histoire va 
l, c'est-à-dire du début de l'insurrection à la découverte 

Cadoudal. Nous avons à peine besoin de dire qu'elle est 
émouvante. Mais elle est anliroyalisle et anticatbolique 

87-88). Il eût suffi d'un peu de talent pour tirer bon parti 
qui contient, sans que l'imagination se inelto beaucoup 
de choses d'un si puissant intêrêf. Or, M. de Calers a 
aient, c'est donc grand dommage que nous ne puissions 
îon roman à nos jeunes lecteurs. 

'âges roses de M. Jules Moulin ont été supérieurement édi- 
iient, de la gaieté, tel est le fond de ce gracieux li vre. Huit 
iriés composent cet ensemble, qui plaira, cela n'est pas 

n'exprimerons qu'un regret, c'est que ces « pages roses, » 

sont émouvantes, no reflètent guère la pensée divine : 
acune, l'œuvre délicate de M. J. Moulin tiendrait, celte 
;s premières places dans la littérature diled'élrennes. Les 

à d'excellents artistes, sont de petites merveilles. 
Expédients de Farandole nous apparaissent dans une 
icbesse qu'il convient de signaler. Farandole est un petit 
ourgogne, né en Italie, musicien, cuisinier, etc., brel, \m 

» Son père étant mort à Venise, il se décide à rentrer en 
on chien, son chat et son moineau favori, qu'il n'entend 
ner. L'histoire se passe il y a longtemps, bien longtemps, 
it, notre petit homme, après avoir été dépouillé de ses 
s voleurs, sauve de leurs mains un prisonnier uniquement 
u d'ours, lequel n'est autre que le grand vizir de Mongolie 
ne ami du duc de Bourgogne, Les deux compagnon^ ont 
ler les terres du duc, et ils y parviennent non sans des 
.ouies sortes. Finalement, la vertu est récompensée et le 
s ennemis du vizir sont pendus haut et court el Farandole 
m aim;)hle cousine. Ce charmant livre, dont la jeunesse 
lérile d'autant mieux nos sympathies que Dieu n'y a pas 
llustraUon est parfaite. 



22. — L'un des livres 1 
lalif, c'est assnrémenl Fi 
pour en l'aire un véritabl 
reliure, elle est d'un b 
pliqués : M. Gabriel Fran 
simple et aussi clair qu 
sienne pendaal ses vacai 
religieuse est peu appart 
plein de gaieté. Nous s 
tilulé : Ftotsetle couveui 
en rira de tout son cœu 
enfants ne s'en ri^jouiro< 

i3. — Cevlps, les Appr 
un volume de M. Arlhi 
C'est un épisode de l'his 
caractères de deui enfan 
velles d'importance nio 
nous avions une préféret 
f^u sabotier et En wago 
fait jour, et nous en com 

24, — Le beau volum 
rectement de Jules Ver 
80 jours. Un journalisU 
à la condition qu'il fera 
cinq sous dans sa pocbe. 
Iroler l'exécution de cet 
ne s'y conforme pas slrii 
ci emmène sa fille, qui, 
Lavarède. D'autres pers' 
tantôt pour faciliter les c 
on les surmonte; mais ( 
vient Président de la Hé 
dans un cercueil qui est 
mort à Péking et s'évade 
nation de Bouddha; U v( 
locomotive, etc. II y a da 
c'est extrêmement amusi 
sauteries nu peu boulevs 
goût sur le traSc des inij 
gravures sont à la baule 
sie. 11 n'est pas douteux 
y aurait peu de coupures 

23. — Il n'est guère posi 
Dëciiibrb 1894. 




s ses données et plus finement psychologique que 
! M. Paul Gué. C'est l'histoire de deux jeunes gens que 
le famille ontfails mari cl femme. Jeanne de la Roche- 
hard Brémond ; mais cohii-ci, contraint à celte union 
lilleurs, est loin de payer de retour la pauvre Jeanne, 
le reste qni>, dans ces conditions, la vie commune ne 
adis. Or, Ridiard, se retrouvant un beau jour en pré- 
i fille qu'il s'était habitué de longue date à considérer 
■, s'aperçoit presque aussitôt de son insignifiance. Par 
Json, il reconnût aussi la grande supériorité de sa 
ent dédaignée. Dès ce moment, tout change, et le boQ- 
avourer après les malentendus et les souffrances, se fixe 
foyer des épous Brémond. Pour les gens du momie, les 

ce volume, aussi bien charpenté qu'admirablemeal 
plerparmilos meilleurs que nous ayons à leur signaler; 
1 où tes scènes se passent nous font même un devoir de 
;on tout particulièrement sympathique. 
à Marie : trois mots qui ne disent pas grand'chose; 
fiez pas. Ces pages, qui font naturellement penser à 
lave Droz, ont une parlaite originalité de fond et de 
avoir trop l'air, les cent lettres de Nicole à son amie 

une sorte de traité sur le mariage qui mérite d'être lu 
ne jeune Parisienne a (5ponsé un magistrat de province 
ns sa petite ville, où elle doit vivre en commun avet 
! et leur fllle. Vous devinez sans peine que des heurts 
ridées ne lardent pas à se produire. Mais Nicole, petit 
ons, très modérée quoique Irè's ferme, en arrive, sans 

étant poussée à bout, à faire maison nette; elle reste 
! la place, et le plus joli, c'est qu'elle atteint ce résultat 
'ami lie, au contraire. Nous n'irons pas jusqu'à aOirmer 
srgerel, qui a si agréablement et si vraisemblablement 
î, soit toujours demeuré dans la note juste ; n'empêche 
I livre plaira beaucoup aux jeunes femmes, — etuième 
ondition que ceux-ci aienl de l'espril, 

livre aaimc d'un esprit de loi très ardent el d'un très 
'art que M. Ch. Ponsonailhe a composé sous le titre : 
'œuvre de l'art religieux. Le sous-titre est plus esfli- 
es interprétant l'Evangile. En effet, les principauï 
! les écoles, qui oui été inspirés par la vie de la Sainte 
divin Fils, ont été mis à contribution, et leur réunion 
seignement religieux de réelle valeur. Si la maison 
irvanl son eSort pour d'autres publications, n'a pas lait 
lices pour rajeunir l'illustration de celle-ci, la série de 



J 



gravures sur bois ici réunies n'est pas sans inlérèl à feuilletei 
à son lexle historique M. Ponsoaailhe a eu l'idôe de joindre 
chaque tableau, une page d'un des principaux écrivains religî 
tiques : Pères de TÉglise, saints, pontifes, poêles, philosophi 
sonl lour ù tour appelés à commenler un mystère de foi 01 
évanjiêlique ; el celle anthologie, qui révélera à beaucoup 
chrétiens des merveilles dédaignées delà littérature chréUeDl 
une nouveauté digne d"êlre pleinement encouragée. Eilecom 
c5lé littéraire, le mouvement populaire qu'on a voulu él 
cbrelien. 

m. — Nous n'avons pu que feuilleter très rapidement 
Jeanne Darc (sic), dont M. Emile Gossot a écrit la préfao 
avoir « revu » le lexle, dont nous ignorons l'auteur. Tout 
examen bâlif nous avons pu conclure que l'ouvrage donl il 
pas sans mérite et qu'il y aura peut-être lieu pour le Poh 
revenir en dehors de la série actuelle, consacrée aux public 
tréos, aux « livres d'élrt^nnes. « Nous avons pu conslalei 
l'ouvrage n'est pas écrit au point de vue uatholique et appelJf 
réserves sur certains points importants, soit d'histoire, soit 
Ajonlons pourtant que l'uuLeur, quoique insuffisamment 
sur celle queslion capitale et avec de fâcheuses circonlocu 
timides réticences, semble pourtant conclure à la réalité di 
surnaturelle de Jeanne el à l'existence objective de ses «voix 
eaux-l'ortes de Léopold Flameng, qui composent l'illustratic 
lutnc, sont intéressantes. La valeur eu est inégale, maïs pli 
ont paru vraiment remarquables. 

29, — Le récit de la guerre du Dahomey fait par unmarsoi 
d'infanterie de marine, et arrangé par M, Adolphe Badin, e: 
et d'un excellent esprit; les diDScollés delà campagne n'y^or 
dissimulées, mais il y est rendu hommage à la bravoure, au d 
à l'habileté des chefs el surtout du général Dodds, dont 1': 
soutenu le moral des Iroupes, en même temps que sa sollicil 
soldat lui gagnait tous les cceurs. Jean-Baptiite Blanchard 
mihtaire, plein d'entrain, qui se comporte fort bien et méril 
de ses chefs; il est fait prisonnier et traîné dans le camp de 1 
qui lui permet de décrire l'armée ennemie el la cour du sanj^ 
narque. Mais il réussit à s'évader, non sans dangers, avec 
prisonniers, donl un meurt à la peine. Sa sanlé en reste 
sorte qu'après la prise d'Abomey, on se hàle de l'expédier en 
les jalons de caporal el la médaille militaire. Un aumônier 1 
péditionnaire joue un très beau rôle dans celle histoire; il 
lin combat, do se coucher dans les herbes, comme les solda 
baisse que pour secourir el réconforter les blessés. Voilà cerl 



■^ 



— 300 - 



étrennes pour un jeune homme enlre douze et seize ans. 
Douveau livre de M. Lucien Bîarl, la Conquête d'vnepalrie,k 
l'est autre que l'histoire dramatisée des guerres 373111 aoKiié 
ice du Mexique. Cayelano Victoria est ud créole qu'une riïîlilé 
e parmi les insurgés, qui le reconnaissent pour leurcbef. An 
ouvemenl nationaliste provoqué par le curé Hidalgo, c'est 
le « Pensalivo » Cayetano essaie de le diriger : il échoue de- 
iment du patriote imprudent et ne peut qu'assister, oatré, 
re. Quant à lui, il organise ses contingents, et partout et too- 
oire lui sourit. Sérieux, décidé, inventif, il inflige à ses *d- 
ieux armés et plus nombreux, des dérailes invraisemblables, 
5 le marché, il conquiert le cœur delà jeune fille, cause pre- 
lerribles résolutions. On trouve dans ces pages mouvemen- 
1 caractères, soit parmi les Espagnols, soit parmi les Meii- 
les sympathies du lecteur vont-elles aux deux partis, àdîs 
s. M.|L.Bîart a écrit, une fois de plus, un roman intéressant, 
très recommandable. 

voilà un brave homme que Cabreloche ! H est dévoué corps el 
naître, le comte de Montbarrez, autrement dit le Corsaire 
ci a sauvé Montevideo des mains des Anglais, en livnnU 
!S les batailles possibles sur terre et sur mer. n a conquis a 
ille el vertueuse Juana, et il va se reposer après la RëTola- 
;, qu'il n'a voulu ni servir ni combattre, dans son châteoadu 
|uand Napoléon le renvoie à la Plala. Nouvelles épreuies 
irci, et grâce au dévouement, à la vaillance et à l'esprit da 
"Cloche, se terminent au mieux. Mais on sort fourbu, quand 
lin âge, de toutes ces aventures qui briseraient d'autres que 
:eux-ci plairont par leurs qualités très réelles et très nobles 
imme aux grands. Ajoutons que le nom du Corsaire blanc, 
lit que le brave Moatbarrez arborait sur sa corvette les 
uleurs françaises, est un épisode très bien décrit (p. ISjet 
e cœur de ceux qui ont le culte du souvenir. Bien sentis et 
lous pensons que les Exploits de Cabreloche feront fortune, 
iveatures convient surtout aux garçons de dix à quinze m 
mis, non seulement sans danger, mais avec profit, enlte 

■ Bouchon bleus est le surnom peu flatteur que donnaient 
> à nos chasseurs d'Afrique. Or, sous ce tilre, M. Feroand 
, d'une Ciçon très attachante, les aventures de cinq ■ bou- 
oubliés par notre armée au moment où, quittant le Me.Tique, 
1 France. Nos chasseurs, ayant pour chef le brigadier de 
prirent part ii une conspiration ayant pour but de faire éva- 
iir Maximilien et ses deux généraux fidèles, MiramoD 



J 



'^^ 



- 502 - 



innaissanl que Paris en armes ne manque pas d'in- 
)nLe les principaux faits militaires dont la grande 
an cours îles siècles, depuis l'époque gauloise jus- 
nnnalistes de 1871, nousavons remarqué dans ces 
!S notes; ainsi, pour n'en citer que deux, page 101, 
l'Arc avait « cru entendre des voix qui la dési- 
la France et son roi, » — Page 186, on lira l'éloge 
d'insister. 

! : Mémoires d'unchef de parïùans, le commandanL 
ste distingué en fait de récits militaires, noiisra- 
lalique de l'expédition du Mexique, du début de 
culion du malheureux empereur M axi milieu , En 
re tout cnlière de la campagne, complétée par le 
, dramatique qui a suivi de si près l'invasion du 
française. On trouve bien des choses inléressanles 
ce livre, et des tripotages de juifs, et de brillants 
tes épisodes tout à l'honneur de notre vaillanle ar- 
livre à la fois fortiBanl et instructif, ti-ès digne 
la jeunesse française. 

■s Ecoles militaires sont des croqiiîs, pris peut-être 
is avec un sincère amour de la pairie et de la reli- 
ils dont il faut chaudement et sincèrement féliciter 
'École polytechnique, 1"X dans toute sa gloire, glo- 
laîre que présidait, l'amipe dernièns, l'infortuné 
ec ses <i ombres, » que n'a pas dissimulées son his- 
roligieux rrfaté page 21 et gravure 3. — A Saint- 
fidélité des élèves en 1830, qui est retracée avec 
Voilà Sauniur et Fontainebleau, les deux écoles 
t'ëqiiilalion, 

i Fontainebleau licet componere. 

lire de la Flèche passe avant Sainl-Maixent. Pour- 
Grâce, 6 médecine et pharmacie militaires! Allons, 
es, présentez sabre ! Derrière défile le génie man- 
ia sacro-sainte École de guerre et l'ombre de l'an- 
lajor. Chansons, couplets, bons mots, facéties, his- 
farces et éclats de rire, tout est mêlé dans ce bon 
it le plus pur amour de la patrie et un respect pro- 



ois Cousins de Rosette, M°" Marie Mlallier troove 
IX enfants de nombreuses leçons de grammaii 
e raème la soience élémentaire. A c6lo de ce lond 
pu de petites scènes enfantines. Ses héros ont kan 



I 

J 



- 303 — 

iialîlÈs et ^c cœur, s.nifle plus âgé, îgnoraul ■ 
L cependant donoer l'exemple. Les derniers c 
ussi bien illuslré que lusueusenient relié, sont 

de la pairie. Cela esl bien ; mai:^ ce serait inl 
s épreuves terribles qui les alLeigneiU, hs lacii 
)nL nous parle M°" Miallier tourDaieuL leurs 
onsol'', ce à quoi, hélas ! elles ne semblent pas 
'our une rose est le premier des quinze récits qi 

M. Aderer. Nous voudrions pouvoir le reconnu 
aalbeureusemenl, dans le Panier de raisins, 
tmières lignes, à une phrase dénigrant la noblei 
it aussi bien compris que tes Serins d'Élisaàet 
us n'aurions pas de critiques à taire ; mais l'en! 
'il soit, renferme, au point de vue religieux, > 
es qui nous font penser qu'il ne s'adresse p' 

ia Russie esl toujours à la mode en France ; il 
ueles contes russes, Au pays des C:ars, adapt 
ne soient bien accueillis par la jeunesse fra 
harmanls. Il y en a naatorze, ce qui nous met 
18 résumer. Nous avons constaté seulement qii 
. qu'ils ont une saveur tout à fait russe et qu'i! 
m dont la morale peut tirer profil. Ce sont, i 
fées, mais de fées russes. Ils sont 1res spiritu 
joli livre d'élrennes. 

..'hîsloire des premiers martyrs du Canada, pai 
., est aussi intéressante qu'édifiante. C'est d': 
! véritable fondateur des missions des Jésuite 
irisonnieret suppliciéparles (roquois; puisson 
al, torturé par les mêmes sauvages;puis le P. i 
Bclavage, délivré et finalement massacré; le P. 
é au pied du tabernacle; enfin, le P. Ch:u-!es < 
me d'une attaque des troqiiois sur les Hurons. 
ragiques se déroulent dans uu court espace ' 
16. L'auteur, dans son récit niouvemenlé, s'al 
aie fort répandue contre les missionnaires jésu 
1 jalousie des marcbands qui voulaient être lib 
ïs; il montre que les Pères étaient bons Frani 
apôtres cl qu'ils n'ont jamais cessé de favori! 
lêle » de la Nouvelle-France. On peut dire qu'il 
leur pairie en mt^me lemps que pour leur foi, e 
ue à l'appui de sa Ibèse le témoignage mèa 
, l'Anglais Parkman. Les dessins à la plume < 



— 304 - 
1 le volume psI édile avi 
esse et aussi pour l'âge i 
steppes et les halliers, i 
se d'une souris à ses enfa 
e : tableau bien noir de 
uns les autres et ont di 
idée se retrouve, sous i 
s, les Souvenirs d'un nal 
Lbien décrites et Qnemi 
r châtié de ses coups de 
.u d'une riche parure in 
sse : ils goûteront l'on 
Ipur patriotisme ne leur 

ue de Souaèe est un ro 
'est dire qu'il date de 1 
', est mort, il nous sen 
cit à la fois pîtloresque 
utte de la ligue de Soua 
ersé par une charmante 
. Marie de Lichlenslein c 
nun se termioe nalurell 
urent voir leurs enfants 
ir vaillamment, comme 1 
': aa possession de son di 
iresque et mouvementée 
)ù les grands coups d'ëp 
iporlanl. En somme, un 
^ du jeune Français, de M. 
lour un jeune garçon de 

patriotisme bien chois 
•nal du Siège, du Popu 
elques vibrantes alIocuU 
els à l'occasion de la -pré 
!ux chansons de marchi 
, dans ses morceaux di 

le Prussien en faisant 
lenls au cours de la tr 
gardes nationaux fusilléi 
; en captivité, etc. Nous t 
] Maël, inlilulé la Mort i 
-■ de Courbet. Le sentime 
é dans ces pages écrites 



1 



■ S06 - 



47. — Jacques d'Antioche esl un jeiioe honime de bonne faoïille qui, 
après avoir dévoré gaiement son patrimoine, s'engage aux spabis et 
ie le héros d'aventures fabuleuses, où il se comporte avec 
ique et une intelligence remarquable. Aidé de son frère 
m domestique, engagé avec lui pour ne pas le quitter, H 
Qplols des Arabes, s'empare des chefs insurgés et sauve 
)gne ainsi le grade de pous-lieulenanl et aussitôt se 
M commandemenl de )a place de Biskra, où se Iroiirenl 
ordres deux compagnies d'infanlerie el deux escadrons 
aut avouer que ce dernier trait passe un peu les bornes 
mce, bien que M. Rosier nous assure que son histoire 

qu'il na fait que changer les noms propres. On peut, 
onlrer indulgent pour cette exagération, en considéralion 
ce volume, qui esl moral et animé de bons senitmi'nts 

bien connaître les choses el les hommes de l'Algérie et 
nenl la jeunesse. 

elle, Turlur et C° forme une charmante coileclion de 
'S appropriées à tous les âges el à tous les goùls. Qu'elles 
is, burlesques, fantaisistes, sérieuses, voire sentimen- 
il morales, écrites dans le style qui convient au sujet 
i méritent d'être proposées comme de petits chefs- 
e genre descriptif cultivé avec latent : A dix-huit ans, 
el Nicelte. Des illustrations dues à des artistes distingués 
:e livre à la jeunesse. 
Dupnis nous transporte, par un récit mouvemenlc, dans 

vages régions de l'Australie. Un convicl évadé y habite, 
ta Caverne blanche, une caverne cachée dans des forfils 
énergique, intelligent et robuste, il a su non seulement 
ibsîslancc, mais il a exploité avec succès un phare qu'il 

lÉte esl mise à prix, il est entouré de sauvages ; des 

lent son trésor. Il a échappé à toules les embûches, 
ible famille anglaise, curieuse de visiter le pays, qu'elle 
dangers la menacenl. Le convicl sauve la vie à ses coni- 
: irouvent être ses parents : il reprend son rang dans le 
liera désormais sa fortune à des œuvres de bientaisaoce. 
mplocst l'histoire que raconte M. Gaston Vannessoa dai;s 

Il s'agit ici de deux enfants abandonnés, une négresss 
ou français, recueillis par un brave ménage marseillais, 
écompense de sa bonne action dans l'aBection dévouée 
s, lesquels amènent providentiellement au foyer de leurs 
( aisance restée jusque-là ;i l'étal de rêve, 
ïîl \oloiitiers, n'était l'incohérence de celle image, que 

des inerveîUes se bal les flancs pour trouver des sujets 



— mi — 

ijoiiteràsar.olleclion. Parmi les volumes réci 
dngulièremenl cboisis. Le voliiote sur la Bijo 
i de ceux qu'on s'étonne de n'y avoir pas vus 
ui dans I antiqnîLé orientale, grecque el roais 
lans cfsse de nouvelles découverles, puis l'h 
el mérovingien?, des bijoux au moyen âge, i 
i nos jours, voilà l'objet de l'étude de M. llog 
;iiivre ainsi le cours des âges aéléavan[;igeus 
U consisté à prendre chaque espèce de bijou 
, brarelels, de, et à en montrer les modifie 
gréable, le plan adoplé est aussi pins iostrui 
re à l'histoire générale des arts. 

- Le Tour du monde nous conduit, comme i 
: rivages ; mais rEuro[je y est largement rej 
iveaux volnmcs que nous avons sous les y 
ièrement deux bfïles éludes, l'une sur la Ski 

l'autre sur la Toscane, par M- Eugène Mûnl 
•tislique et archéologique do premier ordre. 
Pirations qui les accompagDenL en doubler 
(ânlzA travers la Toscane, nous eiploroos a 
i les chefs-d'œuvre de l'art, el l'on ne saurait 

- Les récils de voyage les plus importants 
s les deux volumes de I89i sont les suivants 
n décembre 1892 el janvier 1893. par M. l 
•is; La Corée, t'Amour et la Sibérie, par M, 
dessins exécutés d'après les pholograpbiei 
ladagascar, suite de l'intéressaDt récit du 
I vice-résident à Majunga, que nous avons si 
^édenls ; Au Dahomey, où M. Alexandre L. i 
lonial, relracd tous les épisodes de la brillant 
Is ; Six mois dans l'Inde, souvenirs de voyag 
on Leipzîger (traduit de l'allomand); signale 

{les Séckelles, de M. Cb, Alluand; le Voy< 
i de M. NossiloH, rosumé par M°" Lydie P 
pe (Pyrénées cantabriques), par M. Paul L 
int-Saud ; Trois Semaines chez les Indiens 

M. Basurco; A travers l'Ardenne françaist 
ouant comme il convient ce magnifique reçue 
, soit au point de vue du texte, soit au po 
, il ne peut être mis indillêremment entre to: 
ournal de la jeunesse a fait, celle année, une 
c coutume au rouian et à la nouvelle ; les de 
ni parun récit émouvant de M. Pierre Maël,i ni 



dyssée du major écossais Georges 
IdoQ et du Français Jeao Merrien 
asard, à CalcuUa, poursuivant 
notil Gaurisankar, dans l'Hiiualay 
;urs remplissent de nombreuses 
la suite vient ua roman du cornu 

Iheàtre, au début, est la Franct 
onrsnil à bord d'un navire en r 
eu de multiples péripéties. Voici u 
scène se passa pendant les demie 

la phime de M. Gustave Toiido 
ier semestre, et déjà commence u 
u^ Marcorel, dont l'auteur est M, 
iu, se poursuit durant le secoc 

alors la plume, avec son Sava 
•ilier des Vaubert, de M"' de Nant 
signé Danielle d'Arthez; eoGa m 
velle de M. Albert Cini : Mes gra' 
M. A. Verley. La série principa 
isacrée à l'École française de Roi 
mie de France à Rome, par M. i 
M.LéoQ de h Fortelle; à l'École f 
run; à l'École des ponts et cbauss 
■s villes Trançaises, par M. Antl 
Charles Dij^ueL La géographie u 
} articles sur le Canal de Corinlk 
> Tunis, les Dunes et les forils de 
}s, HenH le Navigateur, le Centt 
archéologie donne matière à des ( 
ïule, le Bennin [coiffure des da 
raom. — Les sciences fournissen 
comotives électriques, les tremble 
B M. Frédéric Dellaye. L'acluaii» 
ac-Mahou, par Gonnod, par Beb 
:andre III. 

core : les Secrets de la preslidiQ 
anacki, les Timbres-poste, Enf 
)mme toujours, l'illustratioD ne 
nettroQS seulement d'insister pk 
de tout ce qui touche à notre hisi 
la part faite aux récits d'imagina 
eler à la jeunesse ces grandes pag 
1 est trop porté à oublier. 



3 qui composeot Tannûe IS 
plus souvent dignes d'élogi 
ce périodique, en raison d 
iuflrages, sous ce rapport i 
k\ quelques réserves, notai 
L. de Calers, le Lion de i 
■■ historiques aussi fausses q 
îu vérité, le Musée des fami 
ocbain, à lui adresser la re| 

répéter que de faire icil'éloge 
surtout aui classes riches. T 
e volume de 1894 est parfai 

l littéraire; nous devons d 

: amis de dos enfants. 

le que nous venons de faire di 

date de IS9i, il résulte que 
if, varié, et que, sauf quelqi 
ze pages dont il est composé 
nature de M. Laurelle, une n 

que nous jugeons pleine d'i 
s tous nos EuB'rages pour 1 
e a consacré à la fille de 
l»el ne déparerait pas la re 
' dans le présent volume t 
religieux. Somme toute, si 
1ère être laissé aux mains 
tînmes le liront avec fruit. 
i Mon Journal, depuis sa trar 
a première place parmi les 
te n'a reculé devant rien po 
ilin un ensemble remarqua 

sont enseignés à chaque pa 
a pensée de Dieu, elles y oi 
la vérilé (et qu'en ces tem| 
ir s'accentuer), mais suffisan 

être lu utilenienl par dos 
mblé le mieux répondre à n< 
capuchon, par A. Verley; J 
le Petit Coguillard, par M. 
■neige, par M°" Anne de Géi 

écoliers et des écolîères, » qu 



— 5t0 — 

aonces déjà la maison A. Colia et C" sous le Ulro d< 
tré, esl trop inlûressant, trop biea rédigé, pour que 
pas !e conseil du faire à la pensée religieuse une j 
que celle qu'elle lui réserve dans ses récils, bien qii 
lisfaisantssous ch rapport essenliel. Cela dil, nous i 
nailrequece périodique mainlieDl.parraî[,en3enlla c 
et de bon goùl qu'il s'est acquise. L'histoire, le 
science, y sont représentés dans des proportions h 
gravures, elles sont, comme prérédemment, très 
nieDt illuslré qui accompagne chaque numéro i 
comme instructif et artistique tout à la fois. Parm 
en est un qui nous a plu parLiculièrcmeuL : c'est c 
scène navrante du « jugement du duc d'Enghien. : 
douze lignes qui l'accompagne est aussi juste que j 

8 et 9. — Du Musée des enfants et du Musée des j 
rappelons char|uo année à nos lecteurs, nous n'avo 
dire que ces deux jolies revues mensuelles suiven 
qu'elles se sont tracé dès l'origine. Foncièrement c 
illustrées, elles renferment, sous des formes var 
leçons dont les petits et même les grands pourron 
seillerons loulpfois à l'excellente Société de Saint 
plus Lrillanl, notamment par des gravures ou de; 
sou Musée des jeunes filles, qui, sous ce rapport, ci 
des enfants. 

10. — Voici une nouvelle Revue, dtfstinée à la , 
ce litre : Revue Marne, journal hebdomadaire de 
commande d'elle-même à lu sympathie de ceux qui 
les mains de leurs eufants des lectures à la fois inl 
chables. Chaque numéro contient : 1° une chroniqi 
l'on écarte tout ce qui toucbe à la politique; deu 
s'adresse plus particulièrement aux jeunes garçons 
filles ; des récits de voyages, écrits sous la dicléf 
morceaux de musique Douvetle; des poésies, sayn 
tme chronique des diiTérenls sports; enfin des de 
rades, etc. Si nous ajoutons que rillustration esl 
chaque numéro contient une fort jolie prime en ci 
suHisammenl lait ressortir l'ai Irait de ce recueil, doi 
a paru le 7 octobre, et qui ne coiîte que 8 fr. par an 

il. — L'an dernier, nous signalions le singulier 
« grand Napoléon » était l'objet, engouement si p 
nous pas, dans notre histoire, des héros dont le cat 
lional, mérite d'îitre célébré avec plus de raison qu 
dynastie deux lois fatale à la France? Aussi saluons 



— su — 

nt album que nous donne la maison Marne, < 
'y Henry. Le voilà, ce roi populairn, bl 
1 el de noire respecl, le voilà liiuiU à râ;,'e i 
teol, gambadant avec les jeunes paysans 
n, se livrant aux exercices les plus violents, 
Ts de la Sainb-Barlhéleray, lutUinl conln 
nt de victoire en victoire ; assiégeant Paris, 
ne, el ayant compassion de son peuple; a 
capitale ; le voilà le roi de « la Poule au pol 
mis sur son dos ; le voilà enfin sous le ci 
1 bientôt écarlelé au milieu de la fureur { 

avec une grande fidélilo dans les moindre 
ajoute aux rares qualités de l'artiste. 

bien connu qui signe Mérinos nous donnt 
'erius el tes grâces des bêtes, où il présenli 
orables, pleins de cœur, d'esprit et de rai 
i; ne discutant jamais; ignoraut la politiqu 
nt pas de révolutions. » On a déjà com 
[nmes, mais des bêles. C'est donc eu It-ur 
î pages, pleines d'bumour, de poésie, d'obs 
de leçons morales. Après les avoir contomp 
, il les prend une à une, et nous voyons dé 
bel, le bœuf. la colombe, le crapaud, le grill 

le cheval, le lion, le chameau, l'élépLanl, 
I jusqu'au cochon, aux nioiichos, à la four 
'liculier les chapitres intitulés : /tossinat: 
l'Exposition des chiens, la Reoue des chais 
istmlion, nombreuse el variée, à laquelL 
i, fait grand honneur au crayon d'Auguste 
e succès de cet ouvra.içe. 
'. ces quarante jourà de séjour dans l'arch* 
les pouvaient faire? » demandait la pelitt 

sœurs. El s'adressanl à leur vieil ami, toi 
une seule vois : n Oh! conle-nous la vraie 
niplft ! » C'est ce récil, agrémenlê des jolies : 
s offre le bel album publié par la maison PI 
, emm'iiiagemeDl des animaux, épouvante 
de raerdo l'hippopotame, écb;inge d'inipre; 
ss des chambrées, visites d'un étage à l'au 

de la colombe, allenle ansieuse des bêles, _ 
ES épisodes que relaie M. P. Guigou avec 
ihanlera les jeunes lecteurs, 
! élail un chien célèbre par ses exploits ; se 



cbassait de race- En bonne inlellîgt 

Eail le bonheur d'iiDC joyeuse bande enrantîne aui jeus de laquelle il 
Ëlail mêlé. Sur ce Ihème l'aimable auleur a brodé une série d'épisodes 
que nous ne déflorerons pas en en donnant l'analyse : c'esl au jeune 
Jecleurà s'en réjouir en parcourant les pages du charmant album te f'id 
de Capitaine, édile par la maison HacheLte, et qui conlienl viogt-quaire 
gravures en couleurs et neuf un noir, dues à M. H. Vogel. 

15. — Dans le même format, et chez les mêmes éditeurs, nous sig^al^ 
rons : les Vacances de Bob et Lisette, par M. Paul Bilbaud, avec illustra- 
tiens en couleurs de Job ; Aux bains de mer, les Pèches à la ligne, 
Chasse à lire, Chasse à courre, les Grandes Manœuvres, Jeux tui- k 
glace, tels sont les divertissements de Bob et Lisette, qui feront le 
bonheur de leurs jeunes émules. 

16. — L'histoire de Jeanne d'Arc ne saurait, en France, ëlre exposée, 
rappelée h trop de personnes. Elle convient à Ions les âges. Elle doit de- 
venir l'amilière presque dès le berceau à toutes les âmes françaises. C'est 
une très bonne pensée qu'a eue M. l'abbé PaulPeschde laracont«r >aui 
petits enfants, » de la leur faire tont ensemble et lire et voir en un 
livre-alhum où chaque scène, choisie dans la vie de l'héroïque vierge, est 
accompagnée de son image, et dont l'ensemble forme une biographie ré- 
sumée et illuslrêe de la Pucelle. Le texte nous a paru très heureusement 
GODçn, rédigé d'une façon simple et saisissante. Touletois le reproche de 
« coupdble mollesse, » adresse à Charles VU (p. i), ne nous parait pas, à 
l'époque où il est placé, entre i\%i et li3D, donner une idée suffisam- 
ment exacte ol équitable de la i^ilualion de ce prince et de la cause des 
malheurs du pays, que vint réparer Jeanne d'Arc. L'anecdole de laraje 
de fer fp. -iO), qui forme le sujet de l'une des figures, ne nous semble 
pas sufiisamment authentique. Enfin, nous regrellons l'omission de la 
scène, si importante et si caractéristique, du cimetière Saint-Ouen. Noos 
approuvons, au contraire, les dernières pages correspondant aus der- 
nières planches, et consacréi^s à donner une juste idée de la réhabilita- 
tion de Jeanne parle Saint-Siège et de sa gloire chaque jour croissaoU. 
Sans être merveilleuse, l'illustration nous a paru suffisante, et de nature 
à atteindre le but que l'auteur et l'éditeur se sont proposé. Dans son en- 
semble, Jeanne d'Arc racontée aux petits enfants est tout à fait _à re- 
commander et nous en souhaitons une ample diffusion. 

17. 18, 19. — C'est à la maison Hetzel que nous devons trois autres 
albums : la Vocation de Jujules, les Fables de la Fontaine en action, 
te Plat mystérieux. Le texte du premier est orné de jolis dessins 
teintés de Lorenti Frœhch : ce sont encore les divertissements de l'en- 
fance qui en fournissent le te.vte ; mais Jujules n'est pas un bambio or- 
dinaire : il s'est épris de^passion pour l'astronomie, et c'est ainsi que se 
révèle sa vocation de savant; le second album reproduit quelques ti 



— SI3 — 

S, et le crayon de M. J. Geoffro; 
able, dans une série de jolis di 
irlaia plal, juché sur le haut d' 
babies. Maurice finit par l'i 
!st monlé s'eSbudre, le plat A< 
's qui se casseut sur la tële i 
^sultaEs de la désobéissance. 
îlle Librairie de la jeunesse (W 
)lis albums, dans nu pelil form; 

les yeui ■ Il y a longtemps, \ 
mtenr dont les productions son 
nanles gravnres en couleur et 
P" Georgetle Brétigny, est l'hi 
e étoDuante précocité, qui, à e 
, une travailleuse modèle et & 

Chez Grand'mère, Une charme 
icore trois mignons albums, si] 
mandent par les qualités du st^ 

t des plantes comique, publié p: 
aole revue du parlement des b 
histoires est le produit d'une i 
}rilIantËS fées qui viennent at 
lit clos la paupière : les illusti 

rait mentir que de dire qu'un 
cessivemenl par VIpkigénie, à 
mat, à l'École des chartes, à ce 
Athènes el enfin à Rome. Aus 
r écrire Nos Grandes Écoles c 
llaborateurs spéciaux: qui, formi 
né de leur séjour à droite on 
e toujours louangeuse. Car si 
'Iphigénie et àSaumui', sou c 
des amis avor,ats el médecins 
connaître le boulevard Saint-K 
l'École des chartes, celle de F 
té fréquentées par ses cousins 
isé le livre à chacun d'eus. Et 
, accordée aux collaboraleurs d 
I bien général, que nous octri 
. Quelques-uns cependant ont 
résument par celle émise plus 
T. I 



— 514 - 



'""^M 



nous répoDdrions à nos cocriliques que c'esl là une qui- 
se livre est desUné à faire connaître aim fiitars marins, 
Heurs, etc., rinstallatioa cl la vie de leurs écoles, et qu'il 
ar faire espérer « plus de ris que de larmes. » D'aulanl 
les détails et toutes les gravures sont vraies. A ce propos, 
lUE a écrit : « Je suis entré à la Bibliothèque et oqd aui 
cela près, cbarmant livre, et très utile. 
rançais, un Écossais et une jeune Américaine ont projdé 
Gaurisankar, l'une des plus hautes montagnes de llnde, 
auoes par eicellence. fout semble devoir, en principe, 
ploit aux fiers compagnons qui se sont adjoint une assez 
:orte. Mais le fanatisme d'une secte religieuse sanguinaire 

qui s'attache aux pas des excursionnistes leur rendent 
isécution du programme qu'ils se sont tracé. Dès le début, 
es Duisibies qui pullulent en ces pays, serpeots, tigres, 
neltent en péril la caravane. Les courageux aventuriers 

ces premiers obstacles. Ensuite, ils ont à lutter contre 
tssassins et contre des troupes ile fauves. Les élémeDls 
ins les grandes hauteurs, se mettent de la partie, le tout 
les trois drapeaux nalionaux finissent-ils par flotter sur des 
1)1 pied humain ne s'est encore posé. Le retour est attristé 
l'Écossais, trailreusement mis à mort par des malfaiteurs 
is tes dernières pages nous font assister au mariage du 
l'Américaine. Livre fort bien iliuslré, instructif et d'un 
1. 

i litre : Enfant perdu, voici, en résumé, l'histoire que dous 
ive Toudouze avec son talent ordinaire, qui, d'aîlleun, 
aire du touL On est en 1813, à cet instant où les alliés 
France à la suite de Napoléon vaincu. Un jeune homme, 
rs de la patrie, quitte le collège el s'arrache h sa famiUe 
I l'envahisseur. Il s'appelle Marius Mahol, c'est le héros 
Fils d'une victime de la police impériale, il ne veut 
rang parmi les soldais de Tarmëe régulière, et forme une 
VEnfanls perdus. Avec ses compagnons, il prend une 

ta lutte el reçoit de l'Empereur la croix des braves, eu 
u'il eD obtient l'amnisLie de son père, républicain pros- 
li les dangers de la bataille qu'il retrouve son père, qui 
e la Guyane pour offrir, lui aussi, son bras à la France 
Jeux ils rentrent au foyer après celte glorieuse campagne, 
oscrit épouse un officier de l'armée impériale. Et une fois 
t le bonheur fleurir sur des ruines, consolation du pré- 
e aussi, pour l'avenir, symbole d'espérance. 
'on ne peut que remercier la maison Uolzel d'avoir eu l'idée 



J 



— B13 — 
I beaa volume bien illiislré les quatre ctiefs-d'œuv 
"id, Horace, Ctnna et Polyeucle. Car, outre qne 
ïe d'après celles publlâes sous les yenx mêmes de 
lée d'uae notice biographique et littéraire due à la f 
lière, elle est encore accompaf;née d'ingéoieuses o 
nent acadéiniciea, groupées sous forme de notes à la 
e. Livre d'élrennes très enviable pour les jeunes 

vous lire un conte fantastique on à peu près, prene: 

eux commB un peintre bohème, qu'il est d'ailleurs 

min Robba, arrêté un certain soir, par ordre de la préreclure de f 

est confronté avec un sujet de « Sa Gracieuse Majesté, » sirCrampel 

luisante au cou, l'embrasse, l'enlève et le dépose dans un superbe 

dont il lui remet les titres de propriété. Puis, après lui avoir remi: 

quaule milHons sur l'héritage beaucoup plus considérable d'un 

-ayant fait fortune aux Indes, dont lui, Crampell, est l'exécuteur 

mentaire, l'Anglais disparait, non sans avoir informé le peintre qi 

pourra entrer en possession de la succession de l'oncle qu'après 

justifié du bon usage des cinquante millions, mais qu'il serait dés 

s'il ne savait pas se conduire. Que fait alors le peintre? Il prend la 

lution de vivre pendant deux ans de l'existence fastueuse des j;rani 

gneurs du xv" siècle. 11 obtient d'abord de l'Étal qu'un bail lui soi 

senti du chàlfau de l'ierrefonds. Puis il appelle autour de lui tu[ 

amis des mauvais jours et qu'il fait riches. Commencent alors, en 

fin du xii° siècle, une série de fêtes, de tournois, de chasses, etc., 

auxquels l'auteur reconstitue une portion notable de la physionomie 

époque évanouie. Curieuse, amusanle et instructive fantaisie bisi 

artistique. Que si vous voulez savoir ce que devint Robba, après se: 

années de folies honnêtes, apprenez, chers lecteurs, qu'il se morii 

miss Crampell, qu'il avait aimée tout de suite.... d'après une pho 

phie ; et que, par suite, le» millions de l'oncle ne lui échappèrent 

ilume se termine par une notice : Pierrefonds dans l'histol 

avons le regret de relever quelques phrases dissonantes. . 

sanne, malgré cela, n'en a pas moins écrit un livre original. 

— Lus NouiieauxContes blancs, de M"'Marie Barbier, sontau n 

ois. Le premier, Bempt, est le récit d'une assez longue vi 

en Allemagne, où l'auteur a soin d'accumuler tous les iac 

peuvent corser le récit : loups, sangliers, revenants, bri| 

is, sans compter le reste, donnent de l'iulérêt et de l'impi 

histoire, qui a l'avantage de pouvoir être coupée, si on la 

longue, car c'est une véritable histoire à tiroirs. Les deux 

;s sont de vrais contes de fées. Dans la Princesse Tourmer, 

comment le petit prince Puce triomphe du géant Quarante 



~ SIC — 
Râlions el épouse la princesse Doiicetle, qu'il préfère à h princesse 
TourmcnLe, C'est «ne application de la parole des Sainls Livres : « Les 
humble? seront élevés et les orgueilleux seront abaissés. » La mifot 
morale peut servir aussi de conclusion à Jatminetle, qu'une iée rend 
mcrvEiilleusemGnt l)elle, de laide qu'elle était, pour récompenser fts 
vertus et réaliser les rêves amoureux de son épouK. Tout cela est fort 
innocent, assez amusant, bien illustré el agrémenté de quelques Irè» 
jolis morceaux de musique. 

V. — 1. — £e Livre de Maurice est un excellent volume d'élrennes 
pour enfants de huit à douze aus. Q est formé de petites histoires fort 
simples raconlces par une aïeule à son petit-fils. L'auteur a 1res ingé- 
nieusement tiré de chacune de ces historiettes ou un enseignemeal oa 
une leçon morale presque toujours basée sur la religion, en sorte qu'ily 
a grand profit à retirer de cette lecture. Peu de livres sont mieui ap- 
propriés à la première jeunesse et plus propres à l'instruire en l'anm- 
sant. 

3. — Nous aimons moins les Vacances de Riquet et de Madeleine. 
Celle série d'aventures de plusieurs enfants dans les campagnes de l'A- 
mérique du Nord est assez dénuée d'intérêt. Il n'en ressort aucune cod- 
clusion morale et la note religieuse en est à peu près absente. A peine 
y rencontre-t-on une ou deux citations de la Bible, et encore sont-elles 
énoncées avec une sécheresse désolante. 

Tl. — 1. — L'Héritier des Vaubert, de M"' de Nanteuil, esl ud 
livre très intéressant et instructif qui nous représente, déchue en 1S14, 
la famiUe de Vaubert, d'Aigues-Morles, en pleine splendeur au lempsde 
saint Louis. Elle avait alors pour chef Urbain Vaubert, homme sans cnur 
et sans foi, avare renforcé, qui avait pour frère un colonel mnlilfrt 
deux neveux, dont l'un, notre héros, esl l'objet de mille tracasseries de 
la part de son oncle, A bout de patience, il s'enfuit et il esl recueilli 
quelque temps par un bon vieux curé. U avait promis de protéger l'en- 
fant de sa tante. Sur la recommandation dn baron Larrey, cet eoCint 
trouve asile dans un couvent. Heureux de pouvoir gagner sa vie, le 
jeune homme s'embarque sur un navire malheureusement moulé par des 
bandits auxquels il échappe par miracle. Recueilli par une frégate rosse, 
il assiste à la bataille de Navarin et devient ofBcier. Héritier de son oncle, 
11 restitue toutes les escroqueries de l'avare, et par lui l'antique maison 
des Vaubert reprend son éclat. 

Z. — Mabel d eu le malbeurdene pas connaître sa mère. Un père indif- 
férent, un savant, l'a abandonnée à des soins mercenaires : aussi esl- 
elie capricieuse, indisciplinée, détestable, mais elle a bon cœur, elle a 
besoin d'afieclion. Placée dans un milieu moins austère el moins rébar- 
batif, elle se transforme el son car;ictère s'assouplit. Le style, élégant et 
corrot:!, est soulenu dans toul l'ouvrage. Le récit d'un voyage en Amé- 



..^„,, ^„. e pendant la guerre desécess 

Tailleur tine parfaile connaissance des choses de la mer. 
cyclone, le navire à voiles devienl unet!pave,quîs'eD vaà 
^ans les mers polaires el est pris dans les glaces. La jei 
l'aQge Uiléluire de ses compagnoos, an milieu des so 
hivernage. Lorsque la débftcle survienl, on rentre eu F 
xiosolée de toutes ses épreuves, fait le mariage qu'elle i 
3. — Quatre nouvelles, capables d'intéresser les jeunes ti 
fens, composent le livre d'étrennes signé Cknmpol. La i 
êvrard, est l'bistoire émue et louchante d'une faiseuse i 
!Ut son heure de célébrité à l'époqne où Henri ssaienl Le 
)ou et Clipasson. Un beau jour, elle épousa tin célèbi 
Ilysse Plonvier, et avec lui se relira à Dijon. Ce fut la 
ïL peut-être le commen cernent dubonheur, et un jeune 
lir, Paul Verbrouck, se souviendra toujours de ses bieni 
louvelle, Réconcilialion, nous plait moins,: c'est l'histoi 
(ui finit par se réconcilier avec Ini-m^me quand il afrii 
les vieilles dames qui l'ont recueilli, à prendre consciei 
il à se niieus connaître. Nous ne voyons pas bien la moi 
La troi