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Full text of "Promenades dans toutes les rues de Paris"

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MARQUIS 


DE ROCHEGUDE 


PROMENADES 
dans TOUTES les 

Rues de Paris 

PAR ARRONDISSEMENTS 


:6' ARRONDISSEMENT 



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COLLECTION G.M.A. 
An Anonj'"mous Donor 



Promenades 

dans TOUTES les 

Rues de Paris 



XVP Arrondissement 



COULOMMIERS 
Imprimerie Paul BRODARD. 



MARQUIS DE ROCHEGUDE 



Promenades 

dans TOUTES les 

Rues de Paris 



PAR ARRONDISSEMENTS 

ORIGIS'ES DES RUES 

MAISOXS HISTORIQUES OU CURIEUSES 

ANCIENS ET NOUVEAUX HOTELS 

ENSEIGNES 



XVr Arrondissement 








PARIS 






LIBRAIRIE 


HACHETTE 


ET 


Q. 


79. 


BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 


79 








I 9 I 








Tous droits réservés. 







G98243 



PROMENADES 



DANS TOUTES 



LES RUES DE PARIS 



XVP ARRONDISSEMENT 



PASSY 

1" quartier : Auteuil. J 3"^ quartier : Porte Dauphine. 

2^ quartier ; De la Muette. \ â'" quartier : Chaillot. 



Avenue de la Grande-Armée (côté impair). 

L'avenue, qui a reçu son nom actuel en 1864, en 
mémoire des armées de Napoléon, commence à la place 
de rÉtoile, qui compte en partie dans le XVI'^ arrondis- 
sement. (Voir le VIII'' arrondissement pour la place.) 

N° 1. Rue de Presbourg. (Partie comprise entre 
l'avenue de la Grande-Armée et l'avenue Marceau) (1834). 
Nom en 1864 en mémoire du traité de 1805. Au 10 se 
trouvait l'ancienne ambassade de Turquie. Au 7, qui 
est l'hôtel actuel de M. H. Phelps, mourut en 1878 
Georges V, dernier roi de Hanovre. Au 6 habita 
C. Goquelin, décédé en 1909. 

N° 11. Rue Rude (1859). S'appela rue Neuve avant 
1807. Nom en mémoire du sculpteur (1784-1855), Au 2, 



6 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

hôtel de M. le mai-quis de Breteuil. Au 3 s'ouvre la rue 
de Saigon qui s'appela rue de la Pelouse de 1850 à 
1858. 

N° 25. Rue d'Obligado (1868). S'appela rue Neuve- 
de-la-Pelouse. Nom en mémoire de la victoire de 1845. 

N° 61. Rue Le-Sueur. Commencée en 1825 entre 
l'avenue de la Grande-Armée et la rue Chalgrin, l'autre 
partie date de 1861. Nom en 1864 en mémoire du com- 
positeur de musique J.-F. Le Sueur (1760-1837). Au 1 
fut l'hôtel de la célèbre divctte Hortense Schneider. 
Cet hôtel, qui datait de 1865, fut démoli en 1909. Le 6 
fut habité par le général Chanzy de 1871 ;i 1873. Au 7 
habita l'architecte Vaudoyer de 1864 à 1872. Au 24 est 
la villa St-Ange, dont le nom rappelle le nom primitif 
de la rue avanl 1864 : M. de St-Ange, banquier, était 
un des i^rincipaux actionnaires de la Société des ter- 
rains. Au 17 s'ouvre la rue du Bois-de-Boulogne 
(1888), habitée au 6 par M. Max Dearly, des Variétés. 
Au 4 se trouve la rue Chalgrin (1825), formée de la rue 
de BcllcYue et de la rue des Bouchers réunies en 1865. 
Cette rue doit son nom à l'architecte (1739-1811). Aux 
40 et 34, petits hôtels à tourelles. Au 7 est le manège 
Pellicr. 

N° 65. Hôtel de Thérèse Humbert. Aujourd'hui hôtel 
du Touring-Club. 

N° 85. Maison dite le château de TÉtoile. 

L'avenue de la Grande-Armée aboutit à la porte de 
Neuilly. Entre les fortifications et la porte se trouve le 
monument élevé en 1907 à la mémoire d'Emile Levassor, 
l'un des créateurs de l'automobilisme. Ce monument a 
été commencé par Dalou, et achevé par le sculpteur 
Lefèvre. Au 63 de Tavenuc de la Grande-Armée s'ouvre 
la rue Perffolèse. 



XV1'= ARRONDISSEMENT. 



JRue Pergolèse. 

Faisait partie du Petit Parc, et porta pendant quelque 
temps le nom de rue Perier. Nom actuel en 1865 en 
mémoire du compositeur napolitain (1710-1736). 

N° 12 bis. Cité Duplan. Nom de propriétaire. 

N° 32. Rue Berlioz. Nom en l'honneur du compo- 
siteur (1803-1869). Au 8 habite M. J. Redelsperger, 
homme de lettres. 

N° 38. Rue Weber (1883). S'appela rue Nilson avant 
1886. Nom actuel en mémoire du compositeur allemand 
(1786-1826). Cette rue possède de jolis petits hôtels, à 
l'aspect coquet et tranquille. Au 3 habite M. Jules 
Chéret, artiste peintre. Le 11 est l'hôtel du peintre 
Aimé Morot, membre de l'Institut. Le 23 est l'hôtel du 
prince Paul Troubetzkoï, sculpteur. Au 18 est AL Marcel 
Ballot, homme de lettres. Au 14 est M. Agache, artiste 
peintre. 

N° 48. Villa Dupont, où nous voyons des coquettes 
villas. Mme Marie Magnier, artiste dramatique habite 
au 5. 

N" 49. Rue Laurent-Picliat (1863,. Faisait partie 
de l'ancienne rue Leroux. Nom en 1888 en mémoire du 
littérateur et journaliste (1823-1886). 

N" 54. Rue Marbeau (1854). Ouverte sur des ter- 
rains ayant appartenu à i\L Marbeau, trésorier général 
honoraire des Invalides et père du fondateur des 
crèches. Au 16 habitait avant 1910 M. Henri Rochefort, 
le brillant journaliste. 

N° 62. Rue Lalo (1900). Ouverte sur l'emplacement 
do la Gran Plaza de Toros, arènes construites en 1887 
pour des représentations de combats de taureaux. Nom 



8 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

en l'honneur du compositeur (1830-1892). Au 26 habite 
INIlle Lucy Gérard, artiste dramatique. 

N» 68. Villa Saïd (1854). Nom en l'honneur de Saïd 
Pacha (1822-1863), khédive d'Egypte. Au 1, bel hôtel 
moderne qui fut à M. Suarès, mort en 1909. Au 3 mourut 
Paul Dalloz en 1887. Au 5 habite M, Anatole France, 
de l'Académie française. Au 4 bis est M. Abel Faivre, 
artiste peintre. M. A. Aderer, homme de lettres, est 
au 9. Presque toiis les hôtels de la villa Saïd sont 
décorés de petits bas-reliefs : 11, 17, 21, 16, 25, 27. 

Avenue du Bois-de-Boulogne (1854). 

S'appela avenue de l'Impératrice. En 1870 elle fut 
dite avenue du Général-Uhrich. Avenue du Bois-de- 
Boulogne en 1875. Le percement de cette avenue a fait 
disparaître la rue Andréine, la rue du Vernis, une 
partie de la rue de la Pelouse, et en a coupé plusieurs 
autres (Chalgrin, Villejust, avenue Malakoff, Spontini, 
de la Pompe, Picot, etc.). 

La porte Dauphine doit son nom à Marie-Antoinette, 
épouse du dauphin, qui la lit percer à l'extrémité de la 
Belle Faisanderie, lorsqu'elle résidait à la Muette. La 
porte fut toujours publique. Il est question de la décorer 
de groupes de cerfs du sculpteur Gardet. L'avenue du 
Bois a une largeur légale de 120 mètres. Il est plus 
simple de la visiter en deu.\ fois, du côté pair, puis du 
côté impair. 

N° 6. Hôtel de M. le baron de Baye. 

N" 12. Ilôiel de M. le marquis de Breteuil. 

N° 14. Ilaljité par M. Henri Bataille, auteur di'ama- 
tique, et par Mlle Bertlie Bady, artiste diamatique. 

N° 28. Là se trouvait encore en 1908 une modeste 



XVr ARRONDISSEMENT. 9 

baraque de charbonniers qui avaient l'efusé des millions 
de ce terrain magnilîquement situé. Ce terrain, dit le 
Clos, avait résisté jusqu'en 1909 à l'envahissement des 
nouvelles constructions. Un hôtel particulier y a été con- 
struit en 1909. En face s'élève le monument d'Alphand, 
œuvre de Dalou et Formigé (1899). L'ancien directeur 
des travaux de Paris est représenté donnant ses ordres 
à quatre de ses collaborateurs, un architecte, un ingé- 
nieur, un peintre et un sculpteur personnifiés par 
MM. Huet, Bouvard, RoU et Dalou. 

N° 32. Hôtel de Mme M. de Yturbe. 

N" 38. Hôtel Renaissance, édifié en 1884, de 
Mme Marinoni. M. Marinoni, directeur du Petit 
Journal, y mourut en 1904. 

N° 46. Rue Piccini. Faisait partie de la rue de Vil- 
lejust avant le percement de l'avenue du Bois. Nom en 
1868 en l'honneur du compositeur italien (1728-1800). 
Au 6 est la clinique du docteur Doyen. 

N° 50. Rue Duret (1851). Faisait partie de la rue de 
la Pompe avant le percement de Tavenue du Bois. Nom 
en 18G8 en l'honneur du statuaire (1804-1865). Au 16 
était la cité Félix (prénom de M. Guépin qui avait fait 
bâtir cette cité disparue.) Au 23 s'ouvre l'avenue Al- 
phand.(1904), qui doit son nom à l'ancien directeur des 
travaux de la ville (1817-1891). 

N" 54. Hôtel de M. le baron de Bellet. Légation de 
St-Marin. 

N° 60. Vaste immeuble orné d'un phénix. (Propriété 
de la G'^ le Phénix.) 

N" 62. Hôtel de M. le comte Brunetta d'Usseaux. 

N° 64. Hôtel de Mme Bellino. 

N'^ 66. Hôtel du prince Louis de Groy. 

N" 80. Square du Bois-de-Boulog-ne (1863). Au 24 



10 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

du square habite M. Claude Debussy, compositeur de 
musique. Au 3 hal>itait le prince Bojidar Karageorge- 
vitch, ouvrier d'art, mort en 1908. • 

N" 80. Emplacement de la maison oîi M. de Villemes- 
sant, fondateur du Figaro, habita de 1872 jusqu'à sa 
mort en 1879. La maison a été démolie en 1899. 

N° 84. Habité par M. Octave Mirbeau, homme de 
lettres. 

N° 86. Hôtel de M. le baron de Zuylen de Nyevelt. 

N°^81. Hôtel; 65, hôtel de M. Gognacq; 55, hôtel. 

N" 63. Rue Crevaux (1882). Nom en mémoire du 
docteur Crevaux, explorateur massacré par les Indiens 
Tobas (1858-1881). 

*N° 59. Hôtel où mourut, à l'âge de quatre-vingt-sept 
ans, l'auteur dramatique Dennery. Musée Denncry 
(musée d'art japonais) inauguré en 1908. 

N" 53. Hôtel de M. Viguier. 

N° 51. Hôtel de M. le vicomte de La Redorte. 

N° 49. Rue Picot (1829). Ouverte sur des terrains 
appartenant à M. Picot, avoué à Paris (1768-1859). Le 
colonel Marchand habite au 8. 

N° 47. Hôtel de Mme F. Boucheron. 

N° 41. Maison de rapport élevée en 1907 sur l'em- 
placement de l'hôtel du docteur Evans, qui avait conçu 
le projet de l'avenue du Bois. Cet hôtel avait été légué 
par le docteur Evans à la ville de Philadelphie. En 
1900 il fut loué par l'État pour y loger les souverains 
pendant l'Exposition. Le Shah de Perse, en sortant en 
voiture de cet hôtel, faillit être victime d'un attentat 
(1900). 

N° 33. Hôtel. Au 31 bis, hôtel de Mme L. Boucheron. 

N» 27. Rue de Villejust (1825). Ouverte sur les 
terrains de l'avocat Pauquet de Villejust, mort à Paris 



XVl" ARRONDISSEMENT. 11 

en 1839. Au 37 bis est l'hôtel de M. Rouliot. Au 37, 
hôtel de M. le comte Lafond. Au 33 est l'ambassade de 
Turquie. Au 15, réservoirs de la Ville. Au 42 habile 
MllcdeNimidoIf, deTOpéra. Au36, hôtel deM. H.Tenré, 
artiste peintre. 

N^ 27. L'économiste Miihel Chevalier y habita de 
1862 à 1879. Habité par M. P. Leroy-Beaulieu, de l'Ins- 
titut. 

N'' 23. Habité par Mlle Marie Lecomte, sociétaire de 
la Comédie-Française. 

N° 19. Hôtel de M. M. Ephrussi. 

N° 17. Hôtel de M. le vicomte Bartissol. 

N" 15. Hôtel de M. P. Lebaudy. 

N" 9. Rue de Traktir (1856). Faisait partie avant 
1865 de Fancienne rue de Bellevue. Cette rue avant 1875 
rejoignait la rue Lauriston, Nom en mémoire de la vic- 
toire de 1855 remportée par l'armée franco-sarde sur 
les Russes. 

N" 7. Habité par ÎM. Paul Hervieu, de l'Académie 
française. 

N° 1. Mme Terry, née Sybil Sanderson, y mourut 
en 1903. 

Avenue Victor-Hugo. 

S'appela avenue Charles-X (1826), avenue de St-Cloud 
(1830), avenue d'Eylau (1864). Nom actuel en 1881 en 
l'honneur du poète (1802-1885). 

N" 6. Emplacement du chalet d'Augustine Brohan, de 
la Comédie-Française (1855 à 1860). 

N° 8. Habité par M. J. Truflier, sociétaire de la 
Comédie-Française. 

N" 27. Rue du Dôme (1825). Doit son nom à sa 



12 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

situation culminante d'où on pouvait voir le dôme des 
Invalides. La rue a été classée en 1855. Le 5 était l'hôtel 
de Mme la marquise de Biliotti avant 1910. 

N° 30. Hôtel de M. de Escandon. 

N° 44. Villa d'Eylau, dont le nom rappelle ici 
l'ancien nom de l'avenue. 

N° 50. Habité par M. H. Houssaye, de l'Académie 
française. 

N° 55. Habtlé i)ar ÎNI. Del^at-Ponsan, arlistre peintre. 

N" 61. Rue Georg-es-Ville. Doit son nom à l'ingé- 
nieur. Cette rue, qui date do 1903, contourne le bassin 
de la rue de Villejust. 

K" 56. Rue Leroux (1848). Ouverte sur les terrains 
de M. Leroux, agent de change, un des principaux 
actionnaires de la Société de la plaine de Passy. S'appela 
rue Debelleynie. Classée en 18G3. Elle a été coupée en 
deux par le percement de l'avenue du Bois. Nom actuel 
en 18G3. Au 4 est Thôtel de Mme P. Houdé. Le 10 est 
l'hôtel de M. W. Yanderbilt. Le 12 est l'hôtel de 
Mme du Gast. Le 16 fut l'hôtel de M. F. Terry, le 11 est 
celui de Mme Sands, le 11 bis celui de M. A. Gallard 

N" 91. Place Victor-Hugo (voir la note plus bas). 

N'' 96. Fut habité par M. Vaguet, de l'Opéra. 

N° 96. Rue de l'Amiral- Courbet. Nom en l'hon- 
neur de l'amiral (1827-1888). Au 6, hôtel de 
M. C. Richefcu. 

K" 101. Hôtel de M. J. Labatut, statuaire. 

N" 111. Cité l'Argentine. 

]N° 117. Maison des Sœurs de Sagesse. La première 
crèche fondée en 1844 à Chaillot fut transférée dans 
cette maison en 18G8. Une inscription y a été placée 
en 1894 pour le 50" anniversaire de la fondation de 
l'œuvre. 



X\ r AKHONDISSEMENT. 13 

N" 131. Rue St-Didier. La partie comprise entre 
Tavenue Victor-Hugo et ravenue ÙNIalakoff a été con- 
struite en 1825 par la Société des terrains de la plaine de 
Passy, dont M. de St-Didier était un des principaux 
actionnaires. La partie comprise entre les avenues 
AL^lakoli" et Kléber porta le nom de rue du Télégraphe 
avant 1868. Au 57 habita Gambetta pendant les der- 
nières années de sa vie. Au 60 se trouvait avant 1908 la 
salle Humbert de Romans, construite en 1901 par l'ar- 
chitecte Guimard; elle était utilisée pour les réunions 
et les auditions musicales. Le 56, orné de bas-reliefs, est 
l'hôtel de M. E. Pasteur. Au 48 se trouve le marché 
St-Didier établi en 1865. Au 34 habitait Pierre Lau- 
gier, sociétaire de la Comédie-Française. Au 35 s'élèvent 
les écoles St-Dominique et Lacordaire construites par 
le père Didon (1886). On a inauguré en 1910 dans la 
rue St-Didier, en face du déliouché de la rue Mesnil, 
un patinage à l'oulettes. 

N° 124. Maison construite en 1907 sur l'emplacement 
de la maison oi!i mourut Victor Hugo en 1885. Il y habi- 
tait depuis 1881. (Inscription.) Au-dessus de la porte d'en- 
trée de la maison reconstruite nous voyons sculptée dans 
la pierre une image très ressemblante de Victor Hugo. 

N° 134. Villa Victor-Hugo. Au 1 habite Mlle Ven- 
tura, artiste dramatique. 

N° 140. Emplacement d'une maison où ^L Lockroy 
avait reconstitué le salon et la salle à manger de son ami 
Victor Hugo. (Démolie.) 

N° 154. Ecole libre et asile dirigés par les Sœurs de 
la Charité. 

N° 177. Avenue Montespan (1856). Formée par 
Arsène Houssaye. Nom en mémoii-e de Françoise de 
Rochechouart, marquise de Montespan (1641-1707). 



14 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Au 3, hôtel avec un bas-relief de Diane dans le fronton. 
Au 8, hôtel de M. F. Carnot, etc. 

N'^ 180. Rue Spontini. En 1825 c'était un simple 
chemin qui longeait le parc de la Faisanderie et c'est 
pourquoi on lui donna primitivement le nom de rue du 
Petit-Parc. Elle a été coupée en deux par l'avenue du 
Bois. Nom actuel en 1865 en mémoire du composi- 
teur (1774-1881), qui épousa la nièce de Sébastien Érard 
et habita longtemps le château de la Muette. 

Au 62 est l'hôtel de M. Biais. Au 30 bis habite 
M. Forain, l'artiste peintre. Le 3 est l'hôtel de 
M. Letellier. Le 10 est l'hôtel de M. J. Doucet, hôtel 
qui renferme des collections magnifiques disposées avec 
un goût parfait. Au 16, M. J. Doucet a installé en 1909 
une bil)lothèque d'art et d'archéologie. Cette magnifique 
bibliothèque est privée, mais est gracieusement ouverte 
aux savants et aux artistes, qui y sont reçus avec la 
plus grande amabilité. Au 13 habite M. Auguste Dor- 
chain, homme de lettres. Au 25 s'ouvre la rue 
Charles-Lamoureux (1908), qui doit son nom au chef 
d'orchestre (1834-1899). Au 35 de la rue Spontini est 
l'hôtel de M. t>uasco; au 37 l'hôlel de Mme A. Lacroix. 
Au 37 s'ouvre la villa Spontini, qui possède plusieurs 
hôtels particuliers. Dans cette villa, au 7, est l'hôtel 
de M. A. Cordonnier, statuaire. Nous voyons encore 
d'autres hôtels aux 45, 47, 49, de la rue Spontini. A 
côté du 57 (hôtel de M. Desclercs) on a ouvert à la fin 
de 1909 une voie nouvelle qui aboutit avenue Viclor- 
Hugo vers le 108. 

N" 182. Rue Benjamin-Godard (1900). S'appela 
primitivement rue Maxime. Nom en mémoire du com- 
positeur (1849-1895). Ce nom avait été primitivement 
donné à une rue du quai d'Auteuil. 



XVl" AUnONDISSEMENT. 15 

N° 184. Rue Dufrénoy (1856). S'appela rue du 
Puits-Artésien. Nom actuel en 18(37 en mémoire du géo- 
logue Armand Dufrénoy (1792-1857). Au 11 est l'hôtel 
de M. Poilpot, artiste peintre, et de Mme Poilpot, née 
Garrier-Belleuse, chevalier de la Légion d'honneur et 
présidente de l'Orphelinat des Arts. 

N" 189. Square Lamartine (1866). Doit son nom au 
poète, qui passa les dernières années de sa vie dans un 
chalet voisin de l'emplacement du square. (Voir avenue 
Henri-Martin.) Au centre du square se trouve le puits 
artésien de Passy, qui a 586 mètres de profondeur et 
qui fut foré de 1855 à 1861. La statue de Lamartine, 
œuvre de Marquet de Yasselot, a été érigée en 1886. Le 
monument de Benjamin Godard, œuvre du sculpteur 
Champeil, a été inauguré en 1906. 

N° 197. Asile St-Joseph. 

N° 198. Rue de la Faisanderie (1856). Doit son 
nom à l'ancienne faisanderie de la Muette. Cette rue 
possède de nombreux et beaux hôtels modernes que 
nous ne pouvons pas tous citer dans cette nomen- 
clature. Signalons le 92 (hôtel de Mme Wyatt), le 90 
(hôtel de M. Flersheim), le 88 (ancien hôtel de 
M. le comte R. Chandon de Briailles, hôtel de Mme de 
Caseville), le 86 (hôtel de M. Lauer), le 66 (hôtel de 
M. Ayulo), le 52 (hôtel de I\L A. Fayard), le 50 (hôtel 
de Mme H. Lautrec), le 48 (hôtel du comte S. Stro- 
ganoff), le 38 (hôtel de Mme P. Nanteuil). Au 30 s'ouvre 
la rue Cothenet (1846) qui doit son nom au proprié- 
taire des terrains. Au 8 de la rue de la Faisanderie est 
l'hôtel de Mme A. Lecreux, au 2 l'hôtel de M. Watel- 
Dehaynin, au 5 hôtel, au 11 l'hôtel de M. L. Desmarais. 
Au 49 s'ouvre la rue Bénouville (1856), qui s'appela 
rue de Chabrol avant 1875 et qui doit son nom au 



16 PUOMENADliS DANS. TOUTES LES ItUES DE l'AlUS. 

peintre (1823-1859). Au 4 de celte rue Bénouville est 
l'hôtel de Mlle R. du Minil, sociétaire de la Comédie- 
Française. Au 6 est l'hôtel de INI. Molier qui possède un 
cirque fondé en 1880 où se donnent tous les ans deux 
intéressantes représentations. En continuant à remonter 
la rue de la Faisanderie nous voyons au 49 le bel hôtel 
de^I. A. Hériot, au 53 l'hôtel de M. Jean de Reszké, et 
au 123 l'hôtel de M. de Freycinet, de l'Académie fran- 
çaise. 

Place Victor-Hugo (1830). 

S'appela rond-point Charles-X, de St-Cloud, de la 
Plaine, place de l'Hippodrome, place d'Eylau en 1864. 
Son nom actuel lui a été donné en 1881. Au centre 
s'élève à la place d'un bassin de 1837 le monument de 
Victor Hugo du sculpteur Barrias (1902). Entre la rue 
Boissière et l'avenue Malakoff se trouva pendant plu- 
sieurs années l'ambassade de Chine, qui était entourée 
d'un mur à créneaux. L'Hippodrome avait son entrée sur 
la place près de Taboutissement de l'avenue Bugeaud. 11 
resta là jusqu'à son transfert au bas de l'avenue de 
l'Aima. Au 9 s'élève l'église St-Honoré-d'Eylau (1852) 
qui fut agrandie en 1875 et 1884. L'église fut pillée 
en 1871 par un détachement de fédérés. De la place se 
détachent plusieurs rues. 

N° 3. Rue Copernic (1856). S'appela rue des 
Bassins. Nom en l'honneur de l'astronome (1473-1543). 
Au 49 habite INI. Isidore de Lara, compositeur de 
musique. Le 43 est l'hôtel de M. le baron La Caze. 
Au 39 s'ouvre la rue Yvon-de-Villarceau (1882), qui 
doit son nom à l'agronome (1813-1883). Le général 
Boulano;er hal)ita au 3 de cette rue. Le 11 de la rue 



XV!*^ AIUIONDISSEMENT. 17 

Copernic est riiôtel de Mme V. Mestre, le 7 l'hôtel de 
Mme Wilkinson. Au 38 est la villa Copernic. Au 36 
habite M. Stewart, artiste peintre. Au 42, hôtel de M. le 
comte de Quélen. 

N° 7. Rue Mesnil (1834). Nom du propriétaire des 
terrains, lors de l'ouverture. Le 17 est une ancienne 
annexe de St-Honoré-d'Eylau. Au 12 se trouvent les 
gigantesques écuries, construites pour M. Terry et 
appartenant actuellement au prince C. Radzi^vill. Le 7 
est l'hôtel de M. V, Barbier. 

N" 6. Rue de Sontay (1882). S'appela rue Lefuel 
avant 1886. Nom de la ville du Tonkin prise par les 
troupes françaises en 1883. Au 6 habita le littérateur 
René de Pont-Jest. 

N° 2. Rue Léonard-de -Vinci (1866). S'appela rue 
Christine avant 1868. Nom en . l'honneur du grand 
peintre qui fut un des ancêtres de l'aviation (1451-1519J. 
Au 3 se trouve l'hôtel de INL G. Paraf. Au 5, hôtel de 
M. le comte de Geoffre de Chabrignac. Au 9, hôtel de 
Mme B. Santos-Suarez. Au 6, hôtel de Mme la comtesse 
de Montgon. Au 10, hôtel de M. le comte J. de Berteux. 

N° 8. Avenue Bugeaud. S'appela avenue Dauphine 
avant 1864. Nom en l'honneur du maréchal (1784-1849). 
Au 1 habite M. IL Rochefort. Au 9 s'ouvre la rue 
Bugeaud. M. Abel Hermant, homme de lettres, habite 
au 3 de cette rue. Le 11 de l'avenue Bugeaud, qui fut 
habité par M. Victor Maurel, artiste lyrique, est l'hôtel 
de M. Sewell. Au 25 s'ouvre la rue Dosne (1827), qui 
doit son nom à M . Dosne, propriétaire des terrains lors 
de l'ouverture, et beau-père de M. Thiers. Au 11 de 
cette rue habite Mme la comtesse A. de Chabannes-La 
Palice (Armande de Polignac), compositeur de musique. 
Au 55 de l'avenue habite Mlle Robinne, de la Comédie- 

XVl^ AHHOND. 2 



18 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PAniS. 

Française. Au 40 est le rond-point Bugeaud, où 
s'élève la fondation Thiers. Cet hôtel a été commencé 
en 1890 par l'architecte Aldroff pour Mlle Dosne, belle- 
sœur de M. Thiers. Elle le donna en 1892 à la fondation 
Thiers, en devançant ainsi la date fixée pour l'accom- 
plissement des dernières volontés de Mme Thiers, qui en 
mourant avait laissé la jouissance de sa fortune à sa 
sœur, et exprimé le désir qu'après elle, cette fortune 
serait employée à la fondation d'une école pour com- 
pléter l'instruction scientifique, philosophique et histo- 
rique de quelques jeunes gens déjà distingués par leur 
savoir et leur esprit. La fondation s'est ouverte à des 
pensionnaires en 1893. Elle est dirigée par M. E. Bou- 
troux, membre de l'Institut, qui est logé ici. 

Rue des Belles-Feuilles (1825). 

La section comprise entre l'avenue Bugeand et 
l'avenue Victor-Hugo a porté avant 18C8 le nom de rue 
des Biches. Elle doit son nom à un parc dont clic 
longeait les murs ombragés de belles feuilles. 

N° 75. Rue Émile-Menier (1899). S'appela rue de 
Pomereu avant 1909. A été percée sur les terrains de 
M. jMenier. Au 45 habite M. iïelleu, artiste peintre, et 
M. Thouvenel, homme de lettres. Au 26 est l'hôtel de 
J\L le duc de Noailles. Le 2, qui est une construction 
originale, est l'hôtel de M. Autant. Au 27 s'ouvre la 
rue de Noisiel, percée en 1908 sur les terrains de 
]\L Menier, dont les usines sont à Noisiel. Au 3 de cette 
dernière rue est le bel hôtel de M. R.-G. Levy (1908). 

No 67. Hôtel de M. M. de Ghccst. 

N° 65. Hôtel de M. J. de Pommercau. 

N° 61. Rue Mérimée, qui s'ajipela passage des 



XVI'^ AUnONDISSEMENT. 19 

Biches, puis passage des Belles-Feuilles. Nom en 1894 
en l'honneur de l'écrivain (1803-1870). Au 2 se trouvait 
la cité des Belles-Feuilles qui a disparu. 

N° 20. V. Geruzez (Crafty), le dessinateur, y habita. 

N" 18. Depuis ce numéro jusqu'au 2 s'étend un grand 
terrain vague, couvert de petites cabanes en planches, 
véritable maquis. 

De l'autre côté du rond-poinl de Longchamp se 
trouve l'avenue d'Eylau. 

Avenue d'Eylau (1877). 

D'après le projet primitif de 1866, cette avenue devait 
aller de la place du Trocadéro à la porte Dauphine sous 
le nom d'avenue du Prince-Impérial. L'amorce de cette 
voie fut exécutée en 1877 et l'avenue fut achevée en 
1888. Nom en 1885 en mémoire de la victoire de 1807. 

N° 37. Impasse des Prêtres. 

N° 11. Dans la cour de cet immeul)le se trouvent 
actuellement les trois cloches de Ihorloge de la Bastille. 
Cette horloge avait été installée en 17G4 au fronton du 
bâtiment de l'Etat-major parM. de Sartine. Après avoir 
été longtemps à une fonderie de Romilly-sur-Andelle, 
les cloches sont actuellement la propriété du propriétaire 
de l'immeuble. 

N'^ 14. Hôtel de la légation de Siam (1900). 

N° 1. Hôtel de Mme E. Pelletier. 

Avenue de Malakoff {iS26). 

Se nommait précédemment avenue de St-Denis. 
Classée comme route départementale en 1840. Nom en 
18G'ien souvenir delà pi-ise du bastion de MalakofJ (185")). 



20 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 11. EmplaceraentdelavilIaFranquin,quiadisparu. 
N° 81. La façade de cette maison a été primée au 
concours de 1900. 

N° 97. Rue de Sfax (1883). S'appela rue Vaudoyer 
avant 1886. Nom en mémoire de la prise de Sfax en 
Tunisie (1883). 

rs° 105. Voie nouvelle ouverte en 1908 sur Thôtel du 
D' Evans. 

N° 119. Hôtel de Mme Groult. M. Groult, le célèbre 
collectionneur, y mourut en 1908. Cet hôtel renferme la 
plus belle galerie particulière de tableaux de Paris. 

N"J 153. Rue du Commandant-Marcliand. S'appe- 
lait précédemment villa du ReJan et antérieurement 
villa Eugénie (1877). Nom en 1900 en l'honneur du 
héros de Fachoda, né en 18G3, qui au retour de son 
expédition habita un des petits hôtels de la villa du 
Redan. Le peintre José Frappa habitait au 18. Au 9 
habite M Camille Erlanger, compositeur de musique. 
Au 5 est M. Raymond Poincaré, membre de TAcadémie 
française. 
N° 161. Impasse de Malakoff. 
N° 148. Habité par Mlle Mary Garden, de l'Opéra. 
N° 122. Hôtel de M. le duc de Talleyrand et de Sagan, 
véritable palais élevé par l'architecte Sanson d'après les 
ordres de M. le comte de Castellane (magnifique escalier). 
N" 114. Hôtel de M. Del Carril. 
N" 100. Hôiel de M. Cohen. 
N° 98. Bel hôtel de M. P. Desmarais. 
N° 74. Hôtel de M. le comte P. Durrieu. 
No 66 ter. Chapelle Notre-Dame (1897), construite 
par M-TabbéMarbeau, alors curé de St-Honoré-d'Eylau, 
nommé évoque de Meaux en 1910. A côté, au GG, se trouve 
la cité paroissiale de Sl-Honoré-d'Eylau. 



XV1'= ARUONDISSEMHNT. . 21 

N° 64. Li'gation de Perse. 

N' 58 ^'/,v. Salons Malakoff (1908). (Salle de fêtes, 
concerts, etc.) 

N° 56. Les Dames du St-Sacrement. 

N^ 30. Villa Malakoff. S'appela villa Nouvelle. 

Avenue Kléber. 

Remplace le boulevard de Longchamps et la plus 
grande partie du boulevard de Passy. Elle fut terminée 
en 1865 et dénommée en 1864 avenue du Roi-de-Rome. 
Nom actuel en 1879 en Thonnenr du général (1754-1800). 
L'établissement de l'avenue a fait disparaître la rue 
Guerlain qui allait de la barrière des Réservoirs à la 
place de l'Étoile. (Sol de l'avenue Kléber entre la rue de 
Villejust et l'Étoile.) A l'extrémité de cette rue, du côté 
de la place de l'Etoile, se trouvait le premier Hippo- 
drome parisien construit en 1845 qui se transporta peu 
après place Victor-Hugo. Ce premier Hippodrome, 
incendié en 1846, s'étendait sur l'emplacement des pre- 
miers numéros impairs de l'avenue Victor-Hugo. 

N" 81. Rue de Magdebourg. La partie comprise 
entre le quai Debilly et l'avenue d'Iéna est indiquée sur 
le plan de Verniquet sous le nom de ruelle d'Hérivault. 
Cette partie, classée comme rue en l'an XH, a reçu en 
1806 le nom de rue de Magdebourg en mémoire de la 
prise de cette ville (1806). La partie comprise entre 
l'avenue d'Iéna et l'avenue du Trocadéro était la rue 
Ste-Marie : elle a été réunie à la rue de INIagdebourg en 
1868. La partie entre l'avenue du Trocadéro et l'avenue 
Kléber a été ouverte en 1868 et réunie la même année 
à la rue de Magdebourg. Au 14 habitent M, Henri de 
Régnier, homme de lettres, et Mme H. de Régnier (née 



22 PIIOMLNAUES DANS TOUTDS LliS UUES DE PAlîIS. 

de Hérédia, qui écrit sous le pseudonyme de Gérard 
d'Houville). Le trisaïeul maternel de M. José de Hérédia, 
le poète, était Gérard d'Ouville, président à mortier au 
Parlement de Normandie. 

N° 92. Hôtel de style Renaissance avec tourelle à 
deux étages. Hôtel de Mme Adiny-Milliet, de l'Opéra. 

N° 79. Devant ce numéro, se trouvait encore en 1906 
un kiosque qui servait pour la descente dans les car- 
rières de Passy. L'escalier circulaire de 84 marches qui 
existe toujours sous le trottoir a été construit en 1786. 

N° 88. Rue Léo-Delibes (1891). Nom en l'honneur 
du compositeur (1836-1891). Au 6, hôtel de Mme A. Max. 
Au 9, hôtel de M. de Lavandeyra. Au 7, hôtel de M. le 
vicomte de Reiset, homme de lettres. 

N° 76. Hôtel de M. le baron d'Erlanger. Habité par 
le baron F. d'Erlanger, compositeur de musique, et le 
baron R, d'Erlanger, artiste peintre. 

N" 55. Rue Galilée. (Partie comprise depuis l'avenue 
Marceau jusqu'à l'avenue Kléber.) Cette partie porta le 
nom de rue du Chemin-de-Versailles et en 1849 le nom 
de rue du Banquet. Elle a été modifiée en 1864 et a reçu 
son nom actuel à cette époque en mémoire de l'astro- 
nome (1564-1642). L'aéronaute Severo, qui périt en 1902 
dans une ascension dans son ballon Fax, habitait la rue 
Galilée, 

Le 6 est l'hôtel de Mme V. Desfossés. Le 22 est 
l'hôtel de M. J. de Kœnigswarler. La porte du 30 est 
ornée de cariatides du sculpteur André Allar. Le 37 fut 
habité par Mme Marie Miiller, sociétaire de la Comédie- 
Française Le 33 est l'hôtel de Mlles Bringas de Manza- 
neda. Au 29, hôtel. Le 9 est décoré de médaillons repré- 
sentant Galilée. 

N" 66. Rue Cimarosa(1825). S'appela rue St-André. 



XVI" AURONUlSSliMENT. 23 

Nom actuel en 18G4 en mémoire du compositeur (1754- 
1801). Un médaillon représentant les traits de Ciraarosa 
a été placé sur la façade du 2. Le 5 est l'hôtel de M. le 
comte Maingard. Le 7 est l'hôtel de M. le vicomte 
d'Avenel, homme de lettres. 

N° 64. Hôtel de Mme Tourreil. 

N" 41. Rue Hamelin (1864). Nom en 18G7 en 
mémoire de l'amiral (1796-1804). Au 34 habite M. Ernest 
Daudet, homme de lettres. 24 : hôtel de ÎNI. Magnier de 
Maisonneuve. 22: hôtel de M. P. Briollay. 20 : hôtel de 
l\L le comte Armand. 18 : hôtel de M. L. Garez. 16 : 
hôtel de M. le baron E. Seillière. 14 : liôlel de M. E. de 
St-Paul de Sincay. 11 : hôtel de I\Ime la marquise de 
Trévise. 19 : hôtel du comte M. de Camondo, etc. 

N° 39. Habité par Mlle C. Thévenet, de lOpéra- 
Coraique. 

N" 39. Rue de Belloy (18G6). Sur l'emplacement des 
anciens réservoirs de Chaillot. Classée en 1883. Nom 
en 1868 en mémoire de l'archevêque de Paris (1709- 
1808). Au 8 est mort en 1909 M. Bouquet de La Grye, 
membre de l'Institut et le vaillant promoteur du pi'ojet : 
Paris port de mer. Dans la rue de Belloy s'ouvrent 
au 6 la rue La-Pérouse et au 2 la rue Dumont-d'Urville. 
Ces deux rues sont parallèles : nous prendrons l'une et 
reviendrons par l'autre. 

La rue La-Pérouse a été ouverte en 1860 sur l'em- 
placement d'une partie de l'ancien boulevard de Passy. 
Nom en 1864 en l'honneur du célèbre navigateur fran- 
çais (1741-1788). Le 9 est l'hôtel de M. le comte de 
Jarnac. Le 15, ancien hôtel du duc de Sesto, est l'hôtel 
de M. N. de Vlassov. Cet hôtel possède à l'intérieur des 
boiseries provenant du palais Gavone, près Turin, où 
résida Bonaparte lors de la campagne d'Italie. Au 27 



2'i PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PAUIS. 

habita E. de Girardin de 1877 à 1881. Au 31 habite 
INIlIe Lobstein, de l'Opéra. 

La rue Dumont-d'Urville (1860), remplace le 
chemin de ronde de l'Etoile et une partie de l'ancien 
boulevard de Passy. Nom en 1864 en l'honneur du 
célèbre navigateur (1790-1842) qui périt dans la catas- 
trophe de chemin de fer de 1842 (chemin de fer de Ver- 
sailles). Au 55 habitait Bazaine quand il fut arrêté. Au 
53, hôtel de M. le duc de Loubat, membre correspondant 
de l'Institut. Le 28 est l'hôtel de INI. Jacques Normand, 
homme de lettres. Au 11 bis habita le général Boulanger 
en 1888-1889. Le 12 est l'hôtel de M. le duc de Mar- 
chena, le 10 est celui de M. le marquis de Lur-Saluces. 
Le 8 est Thôtel de M. le vicomte de Grouchy, ministre 
plénipotentiaire, homme de lettres et un amateur pas- 
sionné et éclairé du Vieux Paris, que nous sommes heu- 
reux de saluer ici et de remercier publiquement pour ses 
bons et nombreux conseils. Auguste Vacquerie avait 
acheté cet hôtel en 1882 et il y mourut en 1895 le lais- 
sant par héritage à sa nièce par alliance Mme Lefèvre- 
Vacquerie. C'est le fils de cette dernière qui vendit 
l'hôtel à M. de Grouchy. Le 6 était l'hôtel de M. Bec- 
querel, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, 
décédé en 1908. Le 2 est l'hôtel de Mme la duchesse 
d'Isly. Le 1, hôtel de M. R. Cahen, est un hôtel de style 
Renaissance, avec tourelle en encorbellement (1883). 

N° 40. Hôtel deJNL de St-Georges Armstrong. Au 38, 
hôtel de INL le comte de Grenaud. Au 33, hôtel. 

N° 19. Emplacement d'un très bel hôtel qui avait été 
construit sous le second Empire par le comte Basilewski, 
grand collectionneur de cloisonnés chinois. La reine 
Isabelle II acheta l'hôtel en 1868 : le terrain valait alors 
20 francs le mètre. L'hôtel fut dit alors palais de Cas- 



XVl" ARItONDISSEMENT. 25 

tille et la reine y donna en 187S une belle l'cccption 
pour le Shah de Perse : elle y mourut en 1904 et fut 
ensevelie revêtue de l'habit des franciscaines. Cet hôlel 
a été démoli en 190G et sur son emplacement s'élève 
l'hôtel meublé dit le Majestic (1908). 

N" 17. Rue Pauquet. La partie entre l'avenue Kléber 
et la rue Dumont-d'Urville date de 1825 : la partie entre 
les rues Dumont-d'Urville et de Chaillot date de 183(3 : 
ces deux parties ont été réunies en 1868. Nom en 
mémoire de l'avocat Pauquet de Vilfejust, mort en 1836, 
qui coopéra à l'ouverture de la rue. Pianavalo, ancienne 
reine de i\Iadagascar, fut logée en 1901 rue Pauquet. Au 
33, hôtel de Mme la comtesse Pillct-Will. Au 38 (hôtel 
de INlme Rigaud) habita Emile de Girardin de 1864 ù 
1870. 

N° 18. Ancienne ambassade des Etats-Unis (chancel- 
lerie). Consulat de la République Argentine. 

N" 9. Fut habité par S. A. R. le duc de Nemours. 
Hôtel de S. A, R. la princesse B. d'Orléans. 

Avenue d'Iéna (1858). 

A remplacé la rue des Batailles entre le boulevard 
Delessert et la place d'Iéna. Cette rue des Batailles 
existait depuis fort longtemps à Chaillot. Henri IV et 
Gabrielle d'Estrées y demeurèrent en 1593 avant l'en- 
trée du roi à Paris, ^^'illiam Pitt, premier comte de 
Chatam, Mme d'Épinay, le comte Treilhard, le comte 
Regnaud de Saint-Jean-d'Angely, Balzac en 1835, Jules 
Sandeau, etc., y ont habité. L'abbé Raynal, le philosophe 
littérateur, y mourut subitement en 1796 chez un de ses 
amis qui habitait au 1. L'avenue d'Iéna, qui fut habitée 
par Jules Grévy de 1887 à 1891 (au coin de la rue de Mag- 



26 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES J)E PARIS. 

debourg), a absorbé en outre rim})asse de la Groix-Bois- 
sicrc et une partie de la rue Newton. Ouverte sous le nom 
de boulevard n° 4 de Chaillot, l'avenue reçut en 1864 le 
nom d'avenue d'Iéna en mémoire de la victoire de 1806. 

N'' 96. Hôtel de M. Achille Fould. 

N° 94. Hôtel de Mme la comtesse de Galliffet (porte 
sculptée). 

N" 84. Rue Newton (183G). Nom en mémoire du 
mathématicien anglais (1642-1727). Au 6, hôtel de 
M. Sevêne. Au 8, hôtel de M. Dior, etc. 

Au 3 s'ouvre la rue Auguste-Vacquerie qui s'ap- 
pela rue des Bassins de 1836 à 1895 et qui doit son nom 
au journaliste (1819-1895). Au 7, église anglicane dite de 
St-Georges. Au 17, hôtel. Le 19 est l'hôtel de M. le 
marquis de Villefranche. Le 23 est l'hôtel de M. le mar- 
quis de INIonteynard. Au 29 habita, avant son installation 
à l'Elisée en 1887, Carnot. Le 18 est l'hôtel de 
Mme Blanche Pierson, sociétaire de la Comédie-Fran- 
çaise. 

N" 53. Hôtel de M. Bunau-Varilla. Au 49, hôtel de 
M. E. Kann. Au 45, hôtel de jNL le marquis de Ségur, 
de l'Académie française. Au 39, hôtel de Mme de Polès. 
Au 37, hôtel avec vaste jardin. 

N° 58. Rue de Bassano. (Partie comprise entre 
l'avenue d'iéna et l'avenue Marceau) (1867). A englobé 
la ruelle des Jardins dans celte partie. Nom en 1867 
en mémoire de Maret, duc de Bassano (1763-1834). Le 
1 est l'hôtel de M. G. Piccioni. Le 2 celui du comte 
L. Gahen d'Anvers. Au 21 s'ouvre la rue Keppler, 
reste de la rue tracée en 1772 qui porta le nom d'Hébert, 
et ensuite celui de Ste-Perine, et de Ste-Geneviève. La 
rue, diminuée en 1864, a reçu à cette époque son nom 
actuel en mémoire de l'astronome (1571-1630). 



XVl^ ARUONDISSEMENT. 27 

N° 56. Maison reconstruite en 1883 sur remplace- 
ment d'un autre hôtel bâti en 1630. Nous lisons ces deux 
dates dans le joli fronton. 

N° 37. Place des États-Unis (18GG). Sur les terrains 
provenant des réservoirs de Chaillot. S'appela place 
Galilée puis place de Bitche. Nom actuel en 1881. Elle 
a a])sorbé la rue de Juigné (1866). Dans le square qui 
s'étend sur la place s'élève le monument de Lafayette et 
Washington (1895), offert à la ville par Georges Pulilzer. 

La place est bordée par de nombreux et beaux hôtels 
modernes : Le 2 est l'hôtel de M. J. Ephrussi. Le 4 est 
l'hôtel de M. H. Deutsch (de la Meurthe). Le 6 fut celui 
du prince Bariatinski, décédé en 1908. Le 8 est l'hôtel 
de M. G.-E, de St-Paul. Le 10 est l'hôtel du marquis de 
Branles. Le 14 est l'hôtel de Mme la duchesse d'Isly. 
Le 11 fut l'hôtel de M. F. Bischoffsheim, décédé 
en 1909, etc. 

N" 56. Rue Georges-Bizet (1826). Remplace la 
ruelle des Tourniquets. La partie comprise entre la rue 
de Chaillot et l'avenue Marceau était la rue des Blan- 
chisseuses. La rue s'appela de 1826 à 1903 rue Bizet 
qui était le nom du propriétaire des terrains. En 1903 
elle est devenue rue Georges-Bizet en l'honneur du 
compositeur (1838-1875). Au 26, hôtel. Au 24, hôtel de 
M. Mathis. Au 22, hôtel de M. Thome. Au 7, église 
grecque orthodoxe (1895) construite sous la direction de 
l'architecte Vaudremer aux frais de AL Demetrius Schi- 
lizzi qui en a fait don au gouvernement hellénique, (Pein- 
tures du peintre Charles Lemaire.) Au 23, maison de 
santé. 

N" 23. Rue de Lubeck. La partie comprise entre 
les rues Boissière et de Longchamp remplace un 
chemin sinueux qui existait au xvii'= siècle; la partie qui 



28 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

était comprise entre la rue de Longchamp et l'ancien 
boulevard de Longchamp fut ouverte vers 1807 sur 
des terrains qui avaient dépendu de l'ancien monastère 
de la Visitation. Après diverses modifications, la rue 
actuelle a reçu son nom en 1867 en mémoire de la vic- 
toire de 1806. Au 2 est l'hôtel de Mme la comtesse 
L. Branicka. Au 4 est l'Institution des Dames de l'As- 
somption. Au 15 est l'hôtel de M. le baron Tossizza. 
Le 12 est l'hôtel de M. R. Lebaudy; le 14 fut l'hôtel 
de M. le baron de Reuter, décédé en 1909. Le 17 est 
l'hôtel de M. le prince de Faucigny-Lucinge. Au 30 
habite M. Hollman, violoncelliste. Au 38 est la légation 
du Portugal. Le roi de Portugal vint y déjeuner en 1909. 
Au 38 était la Société de la Charité maternelle fondée 
en 1784 par Mme de Fougeret. Cette maison, dont 
Marie- Antoinette était présidente, disparut en 1792 et 
fut reconstituée en 1801 ; en 1810 l'impératrice en était 
présidente. En 1814 la duchesse d'Angouléme s'y inté- 
ressa, puis la reine Amélie après 1830, et l'impéra- 
trice Eugénie sous le second Empire. Depuis 1870 le 
gouvernement cessa de s'y intéresser. 

Au 8 de la rue de Lubeck s'ouvre la rue Nitot, 
ouverte sur la propriété que INL Nitot, un des bijoutiers 
fournisseurs de Napoléon P"", avait achetée en 1810. Le 
clos Nitot, où fut donné un banquet réformiste en 1848, 
appartenait en 1869 au colonel Nitot, au comte Treilhard, 
au sénateur Boittelle et au baron d'Erlanger. La rue fut 
ouverte à cette époque. Le 3 est l'hôtel de Mme la mar- 
quise de Brou et de Mme la marquise de St-Paul. Le 7 
est l'hôtel de M. Pépin Lehalleur. Au 23 était l'hôtel, 
démoli en 1908, où mourut en 1907 M. Casimir-Perier, 
ancien président de la République. 

N" 50. Rue Freycinet. La partie comprise entre 



XVI'' ARUONDISSEMENT. 29 

l'avenue du Trocadéro et la rue Pierre-Charron dale de 
1864 et remplace l'ancien passage de la Pompe-à-Feu. La 
partie comprise entre la rue Pierre-Charron et l'avenue 
d'Iéna date de 1867, et a englobé l'ancienne impasse 
des Réservoirs. Nom en 1867 en mémoire du navigateur 
(1779-1842) qui a découvert des terres australes. Le 5 
est l'hôtel de AL le comte Rœderer, le 4 l'hôtel de 
M. Dubrujeaud. Autres hôtels aux 7, 2, etc. 

Au 14 s'ouvre la rue Goëtlie (1855) qui s'appela rue 
de Cadix avant 1891 et qui doit son nom au poète alle- 
mand (1803-1886). Au 4, hôtel de M. Mahler. 

Au 12 se trouve la rue Léonce-Reynaud (1884). 
Nom en 1885 en mémoire de l'ingénieur qui a dirigé 
pendant trente-deux ans la service des phares (1803- 
1886). 

N" 23. Hôtel de Mme L. Chiris..Au38, hôtel de M. G. 
Cochei'y, ministre des Finances. Au 19, hôtel de M. le 
comte d'Anthoiiard de Vraincourt. Au 17, hôtel de M. de 
Jonge. Au 9, hôtel de M. Singer. 

N" 24. Place diéna. Formée en 1858 et dénommée 
en 1878. Sur la place s'élève la statue de Washington, 
œuvre de David French et Edward Potter. Cette statue 
a été offerte par les femmes des États-Unis d'Amérique 
« en mémoire de l'amitié et de l'aide fraternelle donnée, 
par la France à leurs pères pendant la lutte pour l'indé- 
pendance ». 

Sur la place au 6 se trouve le musée Guimet (1888), 
sur l'emplacement des Arènes Boissière, hippodrome en 
planches (1875). Ce musée des religions de l'Extrême- 
Orient renferme les collections de M. Guimet, de Lyon, 
qui les a données à l'Etat en 1886. Il renferme éga- 
lement une collection céramique orientale et des 
antiquités. (Public tous les jours, sauf le lundi, de 



30 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

midi à 5 heures et de midi à 4 lieures en hiver). 

Au 3 de la place habite M, Etienne Lamy, membre de 
l'Académie française. Le 7 est l'hôtel de M. E. Higgins. 

N" 12. Emplacement d'une maison (ancien 13 de la 
rue des Batailles), oîi Balzac habita vers 1832-1835. 

N° 10. Hôtel de S. A. I. le prince Roland Bonaparte, 
membre de l'Institut. 

N° 8. Institution Merici (médaillons). 

N° 4. Maison modem style. 

N° 2. Hôtel de M. le vicomte G. de Kergariou. 

N" 3. Laboratoire d'essais des Ponts et Chaussées. 

De la place d'Iéna partent les rues de Longchamp, 
Boissière et Pierre-Chari'on, que nous allons visiter 
successivement. 



Rue de Longchamp. 

Remplace l'emplacement rectilié d'un ancien chemin 
que les Parisiens prenaient pour se rendre à l'abbaye de 
Longchamp. La mode était de se rendre à l'abbaye, le 
mercredi, le jeudi et le vendredi de la semaine sainte ; 
mais ce pèlerinage devint rapidement une sorte de 
cavalcade, où il était d'usage d'étaler un luxe inouï 
d'équipages et de toilettes. L'archevêque de Paris fit 
fermer la chapelle, où on allait « faire Ténèbres » mais 
on continua à « faire Longchamp » et au lieu d'aller à 
la chapelle on en fit le tour. La partie de la rue comprise 
entre la place d'Iéna et l'avenue de Kleber fut renfermée 
dans Paris lors de la constructicm du mur d'enceinte et 
classée eu 1802. La rue fut ensuite modifiée en 1829, 
1848, 1881 et 1884. 

N" 17. Habité par M. Camille Sainl-Saëns, composi- 
teur de musique, membre de l'Inslitut. 



XVl^ ARRON'DISSEMEXT. 31 

N" 33. Emplacement de la maison où mourut Théo- 
phile Gautier en 1872. Habitée par Mme Jeanne Rolly, 
artiste dramatique. 

N° 73. Cour de chiffonniers. 

N° 75. Hôtel de M. Lcncpveu de Lafont. 

N" 89. Rond-point de Longchamp. La forme 
actuelle lui a été donnée en 1825. Au 9 du rond-point 
se trouvait la ferme Magu ou Mayeux qui a disparu en 
1904. On raconte que Boileau et La Fontaine s'y ren- 
contraient dans leurs promenades à la campagne pour 
boire du lait pur. (Inscription.) 

Au 5 du rond-point se détache la rue Decamps 
(1856), qui s'appela rue de la Croix avant 1864. Son nom 
lui a été donné en mémoire du peintre (1803-1860). 
Nous voyons au 18 la chapelle du Lycée Janson de 
Sailly. L'acteur Bressan habitait le 11 vers 1860. 

Au 2 habitent M. Worms et Mme Worms, née Baretta, 
sociétaires retraités de la Comédie-Française. Au 11 
habile M. Léon Hennique, homme de lettres. 

N° 101. Rue Herran (1862). Nom de propriétaire. 
Au 2 habitait le docteur Cazalis, connu en littérature 
sous le nom de Jean Lahor, et décédé à Genève en 1909. 

N" 103. Lycée Janson de Sailly. 

N° 131. Hôtel de M. A. Lazard. 

N" 131. Rue de Lota (1894). Voie privée qui finit 
en impasse. Lota est une ville du Pérou. Au 2, hôtel de 
M. de Cousino. Au 4, hôtel. Au 6, hôtel de M. P. Hottin- 
guer. La façade du 8 a été primée au concours de 
1899, etc. 

N« 149. Rue Théry (1869). Ouverte par M. Théry, 
fabricant de chocolat. Le 4 est l'hôtel de M. Hœntschel 
Le 26 est une construction originale (hôtel de M. Roui- 
ller), etc. 



32 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 160. Rue Tliéry prolongée (impasse). 

N° 154. Hôtel de M. le comte Orlowski (1881). 

N° 148. Hôtel de M. Larivièrc. 

N° 146. Habité par M. Georges Feydeau, auteur dra- 
matique. 

N° 136. Le peintre poète Jules Breton y mourut en 
1906. (Inscription.) Hôtel de M. A. Demont et de 
Mme Demont-Breton, artistes peintres. 

N" 132. Rue de Pomereu (1889). Cette rue a été 
diminuée en 1909 de la partie qui datait de 1899, qui 
aboutit rue des Belles-Feuilles et qui a pris le nom de 
rue Emile-Menier. Lel, qui possède un chat sculpté sur 
sa façade, est Tliôtel de INI. le baron A. de Fleury, le 3 
est rhôtel de Mme la comtesse de Tavei^ny, le 19 est 
l'hôtel de M. Laforgue, le 22 est l'hôtel de Mme la com- 
tesse de Madré. Nous voyons encore d'autres hôtels 
particuliers aux 20, 18, 14, 8, 6, 4, etc. 

N° 100. Rue Gustave -Courbet (1882). Nom en 
mémoire du peintre (1819-1877), qui ternit sa gloire 
d'artiste en déboulonnant la colonne Vendôme en 1871. 

N° 70. Rue Lauriston. Indiquée au xv!!!*" siècle. 
Chemin du Bel-Air en 1820. Nom actuel en 1864 en 
l'honneur du maréchal (1708-1828). Celte longue rue 
n'offre rien de particulièrement intéressant. Au 84 est 
le square de l'Union. Au 16 bis habite M. Dehelly, de la 
Comédie-Française. Au 10 habite Mme Marie Lafargue, 
de rOpéra. 

N" 44. Vieille maison. 

N° 36. Villa de Longchamp. C'était autrefois la 
rectification d'un ancien chemin de Chaillot dénommé 
ruelle du Bouquet-des-Champs. S'appela rue Rigaud 
en 1866. Nom actuel depuis 1887. 

N' 26. Rue du Bouquet-de-Longchamp. Doit 



XVl*^ ARRONDISSEMENT. 33 

son nom à un ancien bouquet d'arbres. Celte voie, indi- 
quée à la fin du xviii' siècle, fut alignée en 1817 et 1848. 

Rue Boissière. 

Existait au xviii'' siècle sous le nom de rue de la Croix- 
Boissière pour la partie comprise entre la place d'Iéna 
et Tavenue Kléber. L'autre partie compi'ise entre l'ave- 
nue Kléber et la place Victor-Hugo, qui se trouvait sur 
le territoire de la commune de Passy, s'appelait rue 
Boissière. Ces deux parties ont été réunies en 1868. 
On appelait boissières des croix auxquelles il était 
d'usage d'attacher du buis le jour des Rameaux. 

N" 4. Habité par M. Ganderax, homme de lettres. 

N" 21. Hôtel de Mme la marquise de Lanjamet. 

N° 29, Le général Saussier y habitait au moment de 
sa mort (1905). 

N" 31. Villa Michon (1900). 

No 45. Hôtel de M. de Bar. 

N° 52. Chancellerie du royaume des Pays-Bas. 

N" 61. Hôtel de Mme la comtesse 0. de Montesquiou- 
Fezensac. 

Rue Pierre-Charron. 

(Partie comprise entre la place d'Iéna 
et l'avenue Marceau.) 

Dut son nom en 1805 au moraliste français (1541-1603). 

N° 8. Rue Brignole (1879). Ouverte par Mme M. Bri- 
gnole-Salle, duchesse de Galliéra, sur ses terrains. Au 1 
est l'hôtel de M. le comte J. de Castellane, 

N" 10. Musée Galliéra construit par M. Léon Ginain, 
de l'Institut, aux frais de la duchesse de Galliéra 
et inauguré en 1895. L'idée primitive de la duchesse 

XVI' ARriOND. 3 



34 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

était de léguer à la Ville de Paris sa galerie de tableaux, 
mais la Ville a3'ant laicisé ses écoles, cette décision fit 
revenir la donatrice sur sa détermination et la collec- 
tion est restée dans son palais de Gènes. La destination 
du musée fut changée, et en 1901 le musée Galliéra est 
devenu un musée d'art industriel moderne. (Ouvert 
tous les jours sauf le lundi de midi à 4 heures.) 

N" 12. Habité par M. Georges Goyau, homme de 
lettres, et Mme Goyau, née Lucie Faure. 

N" 12. Rue de Galliéra (1879). Ouverte sur les ter- 
rains de la duchesse de Galliéra. 

N° 16. Habité par Mlle Lindsay, de l'Opéra. 

N° 25. Fondation Miller Gould (1900). L'hôtel a été 
élevé à la suite de l'incendie du Bazar de la Charité, de 
la rue Jean-Goujon. 

N° 9. Rue de Chaillot. L'espace triangulaire com- 
pris à la jonction des rues Pierre-Charron et de Chaillol, 
étant trop étroit pour la construction, a été converti 
en 1868 en un plateau planté. Là s'élève le groupe en 
bronze : Le Vin, par Hohveck (1S8S). 

Rue de Chaillot. 

(Partie comprise depuis l'origine 
jusqu'à l'avenue Marceau.) 

Cette voie était jadis la principale rue du village de 
Chaillot. Ce village, qui s'appelait Collœlum au xi*^ siècle, 
formait une seigneurie qui tomba dans le domaine de la 
couronne en 1450 et fut donnée par Louis XI à Philippe 
de Commines. En 1659, Chaillot fut érigé en faubourg de 
Paris sous le nom de faubourg de la Conférence et il fut 
réuni à la capitale en 1787. 

Le château de Chaillot, construit par Catherine de 



XVr AimONDISSEMENT. 35 

Mcdicis, se nomma ensuite la maison de Gramont. Il 
s'élevait sur l'emplacement du Trocadéro. Il fut habité 
en 1618 par Mme de Castille, fille du président Jeannin. 
Philippe de Commines en était seigneur de 1474 à 1509. 
Le maréchal de Bassompierre en fut propriétaire de 
1630 à 1646. Henriette de France, veuve de Charles I" 
d'Angleterre, y établit en 1651 un couvent de Visitan- 
dines, dont la première supérieure fut Mlle de La Fayette, 
belle-sœur de Mme de La Fayette, l'auteur de la Prin- 
cesse de Clèves et de Mémoires intéressants. La sœur de 
Colbert fut également supérieure de ce couvent qui compta 
parmi ses hôtes : la duchesse de Nemours, petite-fille 
d'Henri IV et de Gabrielle d'Estrées (1652), Mlle de La 
Motte-Argencourt, qui refit les plans du couvent vers 
1700, Marie Mancini, la fille aînée de Mme de Beauvais, 
qui se fît enlever par le marquis de Richelieu qui 
l'épousa, Marie d'Esté, femme de Jacques II d'Angle- 
terre, la veuve du Régent (Mlle de Blois), Mme de Mot- 
teville (1666-1689), etc. Mlle de La Vallière s'y réfugia 
deux fois (1671 et 1674) . La chapelle contenait le cœur des 
Stuai'ts et se trouvait sur l'emplacement occupé actuelle- 
ment par le bassin du jardin du Trocadéro. C'est dans 
cette chapelle que Bossuet prononça l'oraison funèbre 
de Mme Henriette. Cartouche s'introduisit dans cette 
chapelle, mais il recula devant un vol sacrilège. Le cou- 
vent fut supprimé à la Révolution et les bâtiments furent 
complètement détruits sous Napoléon I*"^ pour faire 
place au Palais projeté du Roi de Rome. 

L'aqueduc de Chaillot, dont la construction a été 
attribuée aux Romains, était un ouvrage du xvi^ siècle, 
construit par Bernard de Palissy sur l'ordre de Cathe- 
rine de Médicis pour amener l'eau des coteaux de 
St-Cloud au jardin des Tuileries (1567). 



36 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

La i^ue de Chaillot conserva jusque vers 1865 sa phy- 
sionomie de grande rue de village; les percements des 
grandes artères voisines ont modifié cet aspect. Elle 
conserve cependant dans notre arrondissement plu- 
sieurs vieilles maisons. — Barras et Bailly (au 21 ancien) 
ont habité la rue. 

N° 5. Vieille maison ainsi qu'aux 9, 19, 23. 

N° 2. Là se trouvait la rue Gasté qui allait de la rue 
Basse-St-Pierre (Manutention) à la rue des Batailles. 
Elle a été supprimée en 1858. 

N° 10. Porte ornée d'un mascaron. 

N° 27. Vieille maison ainsi qu'au 29. 

N° 37. Square de Chaillot. 

N° 26. Église St-Pierre de Chaillot. Une chapelle 
existait déjà sur cet emplacement en 1097. L'église 
actuelle a été rebâtie vers la fin du xvii" siècle, puis en 
1750. La grosse cloche posée en 1777 dans le clocher 
eut pour parrain et marraine Louis XVI et Marie-Antoi- 
nette. L'église, fermée en 1793, fut vendue en 1796, rendue 
au culte en 1803, et agrandie en 1887 de la chapelle 
dédiée à N.-Dame qu'on voit du côté de l'avenue Mar- 
ceau. Le presbytère de St-Pierre de Chaillot a été bâti 
en 1866 sur l'emplacement de l'hôtel de M. de Tubiny. 

Avenue Marceau (côté impair). 

La construction de cette avenue a fait disparaître 
l'impasse des Blanchisseuses et une partie des rues 
Bizet, Kepler et Newton. S'appela avenue Joséphine 
depuis 1867. Nom actuel eu 1879 en l'honneur du géné- 
ral (1769-1796). 

N° 81. Hôtel de M. le comte G. Chandon de Briailles. 

N° 79. Hôtel de M. le comte de Reinach. 



XVr ARRONDISSEMENT. 3/ 

N° 43. Hèlel de Mme A. Moreau. 

N° 33. Entrée de l'église St-Pierre de Chaillot. 

N° 31. Hôtel de M. J.-L. Hoche. 

N° 23. Hôtel de Mme la comtesse Duhesme. 

N° 11. Hôtel de M. N. Fillot. 

Avenue du Trocadéro. 

Prend naissance à la place de l'Aima qui compte en 
partie dans le XV!*^ arrondissement. L'avenue a été 
tracée en 1858 sous le nom d'avenue de l'Empereur. 
Nom actuel en 1877. 

N° 1. Habité par M. Michel Provins, homme de lettres. 

N° 1. Rue des Frères-Périer (1903). S'appela pri- 
mitivement rue du Colonel-Villebois-Mareuil. Cette rue 
a été ouverte sur l'emplacement de l'ancienne Pompe à 
feu de Chaillot qui avait été construite en 1777 par les 
frères Périer. 

N° 5. Rue Debrousse (1869). Classée en 1901. 
M. Debrousse (1817-1878) était un des principaux 
actionnaires de la Société qui a ouvert la rue. 

N° 10. Hôtel de S. A. S. le prince de Monaco. 

N° 16. Square Brignole-Galliéra. 

N° 15. L'amiral Jurien de la Gravière, de l'Académie 
française et ancien aide de camp de Napoléon III, y mou- 
rut en 1892. 

N° 15. Rue de la Manutention. Faisait partie de la 
rue Basse-St-Pierre qui allait du quai Debilly à la rue 
de Chaillot. Cette rue a été diminuée en 1864 de la par- 
tie comprise entre l'avenue du Trocadéro et la rue de 
Chaillot et ce qui en reste a reçu le nom de rue de la 
Manutention en 1867, parce qu'elle longe les bâtiments 
des Subsistances militaires. Tallien et sa femme habi- 



38 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

tèrent quelque temps le 8 de la rue Basse-St-Pierre. 
Blanqui habita le 22. La tragédienne Dumesnil habita 
également la rue Basse. Au 5 actuel de la rue, enseigne 
du Réveille-malin. Au 1, hôtel de M. Hély d'Oissel. 

Au 7 s'ouvre la rue Presnel (187G) qui doit son nom 
à l'ingénieur Jean Fresnel (1788-1827), inventeur des 
phares lenticulaires. Au 21 habitait M. Léon Say (hôtel 
de Mme L. Say). Au 23 mourut en 1905 le duc d'Audif- 
fret-Pasquier, membre de l'Académie française (hôtel 
de M. E. Mallet). Au 10 se trouvent les écuries de 
S. A. l. le prince Roland Bonaparte. 

N° 43. Dépôt des Phares, installé en cet endroit en 
1849. (Musée des Phares.) 

N° 44. Hôtel de M. G. Maugras, homme de lettres. 

L'avenue du Trocadéro aboutit à la place du Tro- 
cadéro, qui s'appela rond-point de Sainte-Marie, puis 
place du Roi-de-Rome. Nom actuel en 1877 en mémoire 
de la prise du fort du Trocadéro sur les Espagnols 
(1823). Mme de Boigne, dans ses Mémoires, raconte que 
le duc d'Angoulême était impatienté de l'abus que l'on 
faisait du nom de Trocadéro, et qu'il s'opposa formelle- 
ment au baptême ridicule de l'arc de triomphe de 
l'Etoile, auquel on voulait donner ce nom. Le centre de 
la place est occupé par un petit square avec kiosque à 
musique qui a remplacé avantageusement, grâce au 
zèle du comte d'Aulan, le si regretté conseiller municipal 
du quartier, décédé en 1910, un bassin central qui était 
devenu un véritable cloaque. Pendant l'exposition de 
1900 cet emplacement fut occupé par le pavillon de 
Madagascar. La place est établie au-dessus d'anciennes 
carrières. Au 4 de la place habite M. Romain Coolus, 
auteur dramatique. 

Le palais du Trocadéro a été construit pour l'Rxpo- 



XVI*= ARIIONDISSEMENT. 39 

silion de 1878. Au-dessus du dôme central se trouve la 
statue de la Renommée par M. A. Mercic. Sur l'empla- 
cement du palais, où s'élevaient jadis les dépendances 
du monastère de la Visitation et du couvent des Bons- 
hommes, Napoléon avait projeté d'élever un palais 
destiné au roi de Rome : les fouilles furent commencées, 
mais furent arrêtées par les événements. En 1826 le duc 
d'Angoulérae y posa la première pierre d'une caserne 
dite de Cadix qui resta inachevée. Le palais actuel, con- 
struit par Davioud, renferme une salle des fêtes, où se 
trouve un orgue qui a coûté 350 000 francs, le musée de 
Sculpture comparée, créé sur l'initiative de Viollet-Le- 
Dlic et ouvert en 1882, et le musée d'Ethnographie fondé 
par M. le docteur Hamy, mort en 1909. 

Le château d'eau et la cascade ont été exécutés par 
Pierre de Belvoye (aniuiaux de Frémiet). On a réédilié 
dans le jardin, du côté des rochers de la rue Franklin, un 
fragment de la façade des Tuileries, et un fragment de 
l'ancien Hôtel de Ville, détruits par la Commune, Le 
jardin s'étend jusqu'au quai Debilly. 

L'aquarium du Trocadéro est ouvert au public tous 
les jours, sauf le lundi, de 10 heures à 4 heures. 

Quai Debilly (1572). 

S'appelait jadis quai des Bonshommes à cause du 
couvent des Bonshommes fondé par Anne de Bretagne. 
Plus tard le quai fut dit de Nigeon, de Chaillot, de la 
Savonnerie. Son nom actuel lui a été donné en 1844 en 
mémoire du général tué à Auerstsedt. Les dépendances 
du couvent de la Visitation de Chaillot où se réfugia 
Mlle de La Vallière s'étendaient jusqu'au quai. C'est 
entre la Pompe à feu de Chaillot et la barrière des 



40 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Bonshommes que Fulton fit sur la Seine ses expériences 
de vitesse (1803). Le quai Debilly fut terriblement 
inonde lors de la crue de janvier 1910; et le caporal 
Tripier y prrit, victime du devoir. 

Mme de Pompadour possédait là une propriété qui 
('lait connue sous le nom de la maison au cèdre (au 12). 
Sophie Arnould habita plus tard cette propriété, qui 
fut détruite en 18G5. Au 10 (ancien) a habité Georges 
Cadoudal, qui y conspira avec le comte Armand de 
Polignac, Pichegru et Moreau. 

N° 2. Emplacement du bureau d'octroi, puis Pompe 
à feu de Chaillot établie par les frères Périer en 1781 et 
démolie en 1902. 

N" 6. Habité par M. Paul Acker, littérateur. 

N° 10. Rue Gaston-de-St-Paul. Voie privée se 
terminant en impasse. Nom de propriétaire. 

N° 12. Du 12 au 22, emplacement de la propriété de 
Mme de Pompadour. 

N° 18. Manutention militaire (1836). Emplacement 
de l'ancienne Savonnerie fondée sous Henri IV par 
Pierre Dupont. Cette manufacture de tapis fut réorga- 
nisée par Colbert en 1063 et reconstituée par le duc 
d'Antin en 1713. La Savonnerie a quitté Chaillot en 1825 
et a été réunie aux Gobelins. La Manutention, commencée 
en 1836 et agrandie en 1840, fut incendiée en 1855 et 
reconstruite en 1856. 

N° 28. Hôtel de M. C. Demachy. 

N° 26. Hôtel de M. A. Fould. 

N° 30. Hôtel de M. le comte de R. de Barbentane. 

N° 32. Rue Foucault (1877). Doit son nom au phy- 
sicien (1819-1868). 

N° 54. Habité par Mme Simone, artiste dramatique. 

N° 64. Magasin central de la Marine. 



XVl^ AimONDISSEMENT. 41 

Pour le pont de l'Aima voir le VIIF arrondissement. 
Lors de la terrible inondation de 1910, on parla de faire 
sauter ce pont qui constituait un barrage. 

La passerelle Debilly qui se trouve en face du 24 a 
été construite pour les besoins de l'exposition de 1900 : 
elle est affectée actuellement par la Ville au service du 
public. 

Le pont d'Iéna, commencé en 1800, était à peine 
terminé en 1814. Blucher et les Alliés voulurent le 
faire sauter. Louis XVIIl s'y opposa. L'intervention 
d'Alexandre I''' contribua à le sauver. Le pont fut 
appelé pont des Invalides de 1814 à 1830. Les aigles 
rétablis en 1851 sont de Barye. 

Remoutons les jardins du Ti'ocadéro, et prenons l'avenue 
Henri-M arlin. 

Avenue Henri-Martin (1858). 

S'appela avenue de l'Empereur, puis avenue du Tro- 
cadéro en 1879. Nom actuel en 1885 en mémoire de 
l'historien (1810-1883). 

N°4. Rue Greuze (1848). S'appela rue Blanche entre 
la rue des Sablons et la rue Decamps, Achevée en 18G2. 
Nom en 18C4 en Tlionneur du peintre (1725-1805). Au 
1 est l'hôtel de ^L Fournier. Le 6 est l'hôtel de M. le 
baron E, de Mandat-Grancey. Au 20 était la cité Greuze 
cjui a disparu. 

N" 10. Hôtel de M. 0. Barré. 

N° 12. Hôtel de U. le duc d'Abrantès. 

N" 31. Fut habité par Caran d'Ache, le célèbre artiste 
dessinateur mort en 1909 . Occupé aujourd'hui par 
jM. Jean Nouguès, compositeur de music[ue. 

N° 43. Hôtel de Mme la princesse E. de Polignac. 



42 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS, 

N° 43. Rue Cortambert. S'appela d'abord rue des 
Bornes entre l'avenue Henri-Martin et la rue Scheffer 
et rue St-Hippolyte entre la rue Schefler et la place 
Possoz. Ces deux parties firent partie de la rue des 
Sablons de 1869 à 1891. Nom actuel en 1891 en mémoire 
du géographe (1805 1884). Au 19, temple protestant de 
Passy (1891) qui a remplacé une chapelle de 1880. Au 
35, maison reconstruite sur remplacement d'une maison 
où habitait le général du Barail avant d'être ministre de 
la Guerre. Au 45, hôtel de M. Baratoux. Au 64, habite 
M. Xavier Leroux, compositeur de musique, et 
Mme Héglon-Xavier-Leroux, de l'Opéra. Au 60, empla- 
cement d'une maison habitée de 1866 à 1869 par Pon- 
sard. Au 20, chapelle de Nolre-Dame-du-Très-Saint- 
Sacrement. 

N° 34. Rue des Sablons. La partie comprise entre 
la rue St-Didier et le rond-point de Longchamp date 
de 1834, L'autre partie correspond à l'ancienne rue des 
Bornes. En 1891 la rue a été diminuée de la section qui 
est devenue la rue Cortambert. Doit son nom à la 
plaine des Sablons (territoire de Neuilly), où Louis XV 
passait la revue des gardes françaises, ou à son terrain 
sablonneux. 

N° 36. Habité par M. C. Giraull, membre de Tlnslitut, 
nommé architecte du Louvre en 1910. 

N° 42 bis. Hôtel de M. le duc de Guiche (1908). 

N" 46. Petit lycée Janson-de-Sailly. Dans le jardin 
on a inauguré en 1908 un monument, œuvre du sculp- 
teur Gustave Michel, à la mémoire du poète Eugène 
Manuel (1823-1901). 

N" 57. Rue Scheffer. Existait à l'état de chemin au 
XVIII*' siècle, chemin qui desservait plusieurs moulins 
dont l'un était appelé le moulin Leclerc. Classée comme 



XVl^ ARRONDISSEMENT. 43 

chemin vicinal en 1848 sous le nom de rue des Moulins. 
Modiûée en 1848. Nom actuel en 1864 en mémoire du 
peintre (1795-1838). Le 61 a clé habité par le général 
Borgnis-Desbordes. Au 51 est la villa Scheffer (1888). 
Le 47 est la maison mortuaire de M. Prévost de Long- 
périer (1882), membre de l'Institut. Au 7 est la villa 
Bigot, habitée par M. Mielvaque, homme de lettres. 
Le 4 fut habité quelque temps par Béranger jusqu'en 
1850. Au 42 est l'hôtel de M. L. Andrieux. Au 2 bis 
habite Mlle Dufau, artiste peintre. 

La rue Pétrarque, qui s'ouvre au 10 de la rue 
Schelîer, s'appela impasse des Moulins avant 1864. Nom 
en mémoire du poète italien (1304-1374). Le 2, orné 
de bustes et de bas-reliefs, fut occupé par Mlle Deina, 
artiste lyrique. 

N° 57. Hôtel de M. le marquis de Peralta. 

N" 62. Hôtel de M. J.-H. Harjes. 

N° 67. Habité par Mlle Merentié, de l'Opéra. 

N" 71. INlairie du XVP arrondissement, édifiée en 
1877 par Godebœuf. 

N^ 64. Hôtel de M. de Clerval. 66 : hôtel de Mme L. 
Bicoy. 70 : hôtel de Mme la comtesse de Verbrugge. 
82 : hôtel de Mme Clarke. 86 : hôtel de M. L. Castro. 
90 : hôtel de M. Lebeault. 

N" 83. Rue Mignard (1856). S'appela rue Spontini 
et rue Neuve-du-Puits-Artésien. Nom actuel en 1881 en 
l'honneur du peintre (1612-1696). Au 11 mourut en 1901 
le poète Eugène Manuel. (Inscription posée par les 
soins de la Société historique de Passy et d'Auteuil 
dont M. E. Manuel fut président.) 

N° 97. Hôtel de M. Griolet. 

N° 99. Boulevard Émile-Augier. Amorcé en 1854 
du côté du château de la Muette. Achevé en 1900. Doit 



44 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

son nom au littérateur (1820-1889). Au 18 habile 
INI. Jules Bois, homme de lettres. Au 56 s'ouvre la rue 
Guy-de-Maupassant, ouverte sur le jardin fleuriste de 
la Ville. Nom en l'honneur du grand et charmant écri- 
vain (1850-1803). Le jardin fleuriste de la Ville avait été 
créé en 1863 et fut transféré au Parc des Princes en 
1878. Au 48 s'ouvre la rue Edmond-About (1894) qui 
doit son nom au littérateur (1828-1885). Edmond About 
habitait au 48 ancien du boulevard Émilc-Augier. 

N° 101. Boulevard Jules-Sandeau (1894), Doit son 
nom au romancier (1811-1883). Au 3 est l'hôtel de 
M. F. -G. Roussel. Le 7 est l'hôtel de Mme Jane 
Demarsy, artiste dramatique. Au 29 habite M. H. Bem- 
berg, compositeur de musique. Au 21 s'ouvre la rue 
Édouard-Fournier qui porta au début (1896) le nom 
de rue de Franqueville et qui doit son nom actuel à 
l'historien et écrivain. 

N° 82. Rue Adolplie-Yvon. Faisait partie de la rue 
de la Tour avant 1898. Doit son nom au peintre 
(1817-1893). Le 6 qui est l'hôtel de M. J. Stern a été 
construit en 1866 par Mme Claude Vignon, femme 
romancier et sculpteur qui y mourut en 1888. (Bas- 
reliefs.) Le 12 qui est orné de médaillons est l'ancien 
hôtel du romancier Xavier de Montépin. 11 y mourut en 
1902. C'est aujourd'hui l'école Richelieu. Au 16 nous 
voyons un médaillon représentant Michel-Ange, et un 
bas-relief composé d'une palette avec appuie-main. Le 
peintre Adolphe Yvon y eut son atelier de 1868 à 1873 
et y mourut. Pendant le siège, cet liôtel servit d'ambu- 
lance. 

N" 107. Hôtel de M. J. Bcrnheim. Le 109 est habité 
par Mme la comtesse Mathieu de Noaillcs, femme de 
lettres. 



XVI'' ARRONDISSEMENT. 45 

N° 107. Entre le 107 et le 113 actuels, se trouvait un 
chalet concédé viagèrcment par la Ville à Lamartine. 11 
y mourut en 1869. Sa nièce, Mlle de Cessiat, cha- 
noinessc, rétrocéda à la ville ce chalet en 1879 et 
on construisit des nouvelles maisons sur l'emplace- 
ment. 

N° 115. Rue Octave-Feuillet (1895). Doit son nom 
au romancier (1821-1890). Dans cette rue s'élèvent de 
nouveaux hôtels. Le 25 est l'hôtel de M. Weinstein, 
le 34 celui de Mme la comtesse de Stc-Aldegonde, le 
21 celui de JNL F. Borchardl, artiste peintre, le 16 celui 
de M. le baron de Bondelli, le 14 celui de M. A. Gros. 
Le 9, construit en 1909 par les architectes Gire et Jamin, 
est Thôtel de M. Reifenberg. Au 2 original hôtel de 
Mme la princesse M. Ténicheff, etc. Au 28 s'ouvre la 
rue Eugène-Labiche (1895), qui doit son nom à Fau- 
teur dramatique (1815-1888). 

N° 115. Hôtel de ^I. le vicomte Cornudet. 

N° 117. Rue de Franqueville (1906). Cette rue a 
été tracée sur une partie du parc de la Muette. Doit son 
nom à ÎNI.le comte de Franqueville, membre de l'Institut 
et propriétaire du château de la Muette. Au 6 est l'hôtel 
de M. le prince de Caraman-Ghimay. Au 14 est l'hôtel 
de M. le comte F. de Franqueville. 

La rue de Franqueville communique avec la rue 
Octave-Feuillet par plusieurs nouvelles rues ouvertes 
en 1908 qui sont : la rue Verdi, qui doit son nom au 
musicien (1818-1901) ; la rue Richard- Wagner, qui doit 
également son nom au musicien (1813-1883); au 12 de 
cette rue est l'hôtel de Mme J. Darcy; au 2 celui de 
M. Holtzer; la rue Alfred-Dehodencq, qui doit son 
nom au peintre (1822-1882) ; au 4 de cette rue est l'hôtel 
de M. Heimann (1908) : la rue Henri-de-Bornier, qui 



46 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

doit son nom au poète dramatique (1825-1901), et la 
rue Litolff. 

L'avenue Henri-Martin après avoir passé devant le 
saut de loup du parc de la Muette, aboutit à la porte de 
la Muette. 

Boulevard Lannes. 

Précédemment rue Militaire. Cédée par le génie mili- 
taire à la Ville. Nom en 1864 en l'honneur du maréchal 
(1769-1809). La caserne de gendarmerie établie en 1859 
doit disparaître. 

N° 47. Hôtel de M. S. Guillelmon. 

N' 41. Hôtel de M. E. Lockroy, ancien ministre, 
publiciste. 

N° 25. École Pascal. 

N° 17 bis. Habité par Mlle Trouhanowa, de l'Opéra. 
Au 15 habite Mlle Mariette Sully, artiste dramatique. 

Le boulevard Lannes aboutit à la porte de Neuilly 
(Maillot). Nous reviendrons à l'avenue Henri- Martin 
par le boulevard Flandrin. 

Boulevard Flandrin. 

S'appela boulevard latéral au chemin d'Auteuil. Nom 
en 1865 en l'honneur du peintre (1809-1864). 

N° 72. Habité par M. André Brouillet, artiste peintre. 

N° 70. Rue du Général- Appert (1864). S'appela 
primitivement rue Appert parce que la première maison 
y fut construite par le général Appert (1817-1891). En 
1893 elle fut dite rue du Général-Appert. Elle a été pro- 
longée en 1897 entre les rues de la Faisanderie et Spon- 
tini. Cette rue possède de nombreux et jolis hôtels 
nouveaux. Le 8 est l'hôtel de M, M. Vagliano. Le 19 



XVl'^ ARRONDISSEMENT. 47 

est l'hôtel de S. A. I. le duc de Leuchtenberg. Au 18 est 
l'hôtel de M, Gabriel Ferrier, membre de l'Institut, 
artiste peintre, etc. La rue a absorbé l'ancienne rue 
Courcelle-Seneuil dont le nom a été transféré dans le 
V^ arrondissement. 

N" 70. Hôtel de M. A. Godillot. 

N° 56. Hôtel de M. Rosset. 

N° 30. Habité par INI. Lecomte du Nouy, artiste 
peintre. 

N'^ 20, Hôtel de M. Julien Dupré, artiste peintre. 

N" 8. Habité par INI. Armand Dayot, homme de lettres, 
et INI. Gabriel Trarieux, homme de lettres. 

Rue de la Tour. 

Jadis chemin des Moines, puis rue du Moulin-de-la- 
Tour à la fin du xviii^ siècle. Prolongée en 1840 et 1858, 
et diminuée en 1896 de la partie qui a pris le nom de 
rue Adolphe-Yvon. Son nom lui vient de la tour que 
nous verrons au 86. 

N° 137. Hôtel de M. L. Pierson (fronton sculpté). 

N° 119. Le chanteur Duprez y mourut en 1877. 

N° 102. Rue Eugène-Delacroix (1856). S'appela 
rue du Ghemin-de-la-Croix avant 1868. Nom en l'honneur 
du peintre (1798-1863). Cette rue possède plusieurs 
hôtels particuliers. Au 5 se trouve la villa Souchier, 
fondée en 1874 par M. Souchier, maire de Chantilly à 
l'époque de son décès en 1891, et propriétaire des terrains. 

N° 83. Villa Guibert (1894). Nom de propriétaire. 
Au 7 est l'hôtel de Mme L. de Vriès, artiste lyrique. Au 
8 est l'hôtel de jNL J. Richepin, de l'Académie française. 
Au 18 habite M. J. Onfroy de Bréville (Job), artiste 
peintre (salon Empire). 



48 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 96 è/s. Villa de la Tour. Formée à partir de 1874 
par M. Souchier. L'administration de la villa est confiée 
à un syndicat de propriétaires. Au 5 habite M. A. Doniol, 
président de la Société historique d'Autcuil et de Passy 
et auteur de V Histoire du XVI" arrondissement, histoire 
•cjue nous avons souvent mise à contribution pour notre 
travail, et que nous ne saurions trop recommander pour 
l'étude complète de ce coin de Paris. 

N° 75. Rue Desbordes-Valmore (1854). Ouverte 
sur les terrains de l'ancien parc Guichard. S'appela rue 
Notre-Dame avant 1864. Nom actuel en l'honneur de la 
femme poète (1786-1859). Cette rue possède de nom- 
breux et coquets petits hôtels. Le 11 bis a été construit 
par l'architecte Duban (1797-1870) qui y habita les der- 
nières années de sa vie. Au 17 habite M. Emile OUivier, 
ancien ministre, et membre éminent de l'Académie fran- 
çaise. Le jurisconsulte Faustin Hélie habita le 18 de 
1879 à 1884. 

N° 73. Joli petit hôtel. Mme de Montigny, dite Rose 
Chérie, femme du directeur du Gymnase, y mourut 
en 1861. Hôtel de M. de Marisy. 

* N° 86. Tour qui passe pour avoir fait partie d'un 
manoir de Philippe le Bel. Servit de prison et de tour 
pour un moulin. Piestaurée sous le premier Empire et 
en 1897. Le château de la Tour fut habité depuis 1831 
par Villemaiu, qui venait y passer les étés, et par l'écri- 
vain Aimé Martin, qui avait épousé la veuve de Bernardin 
de St-Pierre. Institution de jeunes gens (1860). Institu- 
tion dite de la Tour. 

N" 69. Hôtel. Au 59, hôlel de M. Deloncle. 

N° 78. Le comte Portails, ancien ministre, y mourut 
en 1858. 

N° 76. Emplacement de Tancien théâtre Ros- 



XVr ARRONDISSEMENT. 49 

sini (1867 à 187G). Dans la maison actuelle est mort 
en 1905 M. René Gohîet, ancien président du Conseil. 

N° 74. Rue Loiiis-David. S'appela rue des Tour- 
nelles jusqu'en 1859, puis rue David avant 1881. Nom 
actuel enThonneur du peintre (1748-1825). Au 21 mourut 
en 1910 E. Colonne, fondateur des Concerts Colonne. 
Au 5, petits bas-reliefs. Au 6 mourut, en 1870, Henri de 
Riancey, pul>li(iste. 

N" 53. Rue Vital. En 1839 celle rue allail de la rue 
de Passy à la rue des Carrières (Nicolo) : elle a été 
prolongée en 18G8 jusqu'à la rue de la Tour. Cette der- 
nière partie appartenait à la rue des Carrières. Nom en 
mémoire d'Hugues Vital, adjoint au maire de Passy, qui 
créa de ses deniers la rue qui porté son nom. 
Au 43, maison construite sur l'emplacement de celle ou 
mourut H. Vital en 1881. Au 27 s'ouvre la rue Henri- 
Martin (1907) qui doit son nom à l'historien (1810-1883). 
Au 38, maison mortuaire d'Henri Martin qui y habitait 
depuis 1878. (Inscription.) Au 40 s'ouvre la rue Paul- 
Delaroch.e (1863), qui s'appela rue Delaroche en 1864 
et qui prit son nom actuel en 1898 en l'honneur du 
peintre (1797-1856). 

N° 68. Vieille et curieuse maison ainsi qu'au 66. 

N° 41. Hôtel de M. Gagneau. 

N° 56. Rue Bellini. S'appela rue de la Planchette 
avant 1864. Nom en l'honneur du compositeur sici- 
lien (1802-1835), mort prématurément à Puteaux. 

N° 29. Rue Francisque-Sarcey, (1903) qui a 
absorbé la villa Aimée, Nom en mémoire du critique 
théâtral (1828-1899). 

N° 1. Vieille maison. 



XVI'' Anno.ND. 



50 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Rue Vineuse. 

Tire son nom des vignes du couvent des Bons- 
hommes. La rue a été percée à la fin du xviii^ siècle. 
Debucourt, le peintre graveur, qui était né en 1755 rue 
St-Martin, vint se fixer en 1815 au 7 de la rue Vineuse, 
puis au 17 (ancien) de la rue Franklin. II passa les der- 
nières années de sa vie au 7 de la rue de Lancry, 
Béranger demeura à l'ancien 19, chez son amie 
Mme Béga, pendant sept ou huit ans (1841 à 1847). 

N° 20. Hôlel de M. le comte C. de Leusse. 

N" 22 bis. Habité par M. Gustave Doret, compositeur 
de musique. 

N" 49. Mac Mahon et le général F. Douay y descen- 
dirent le 22 mai 1871 avec leur état-major. Habité par 
M. Marcel Prévost, membre de l'Académie française. 

jRize Franklin. 

Chemin au xviu'' siècle. S'appela rue Neuve-des- 
Minimes. Nom actuel donné en 1791 par le Conseil 
général de la commune de Passy en l'honneur du fonda- 
teur de l'indépendance américaine (1706-1790). Le 
peintre Debucourt a habité la rue. Michaud, l'auteur do 
V Histoire des Croisades et fondateur du journal la Quoti- 
dienne, demeurait au 18 en 1832 : il y mourut en 1839. 
On a inauguré en 190G, dans un petit square qui se 
trouve dans la rue, la statue de Benjamin Franklin 
offerte à la ville par M. .lohn Harjes à l'occasion du 
centenaire do la naissance du grand homme. 

N" 41. Rue des Réservoirs. Doit son nom aux 
petits réservoirs de Passy auxquels elle donne accès. 



XVl^ ARRONDISSEMENT. 51 

Au 2 se trouve Fenlrée de cimetière de Passy qui a été 
ouvert vers 1S03. 

Ce cimetière, séparé de l'avenue Hetiri-Martin par 
des grands murs de soutènement, contient les tombes de 
Marie Bashkirtseff (1884), de Raynouard, Gil Percs, 
Cortambert, JNIanet, Michaud, du caricaturiste Théodore 
INIaurisset (18G0), dont la tombe est ornée d'un bas- 
relief de Dantan jeune, bas-relief qui est dissimulé par 
une autre pierre, etc., etc. 

N° 39. Hôtel de Mme Roblastre. 

N° 25. Emplacement de la maison où mourut le 
général Farron en 1881. 

N° 20. Rue Le-Tasse (1904). Nom en l'honneur du 
poète italien (1544-1595). Au 1 est l'hôtel de jNI. L. de 
Errazu avec une terrasse d'où on a une vue magnifique 
sur tout Paris, Au 3 est l'hôtel de jM. J. Clos. Au 5 est 
l'hôtel de ]\Ime Mahieu. 

N° 19. Emplacement du square Franklin qui a été 
absorbé par le jDrolongement de la rue Scheffer. 

N° 14. Avenue de Camoëns (1904). Ouverte sur les 
terrains du comte Armand et du comte de La Roche- 
foucauld-Bayers. Nom en mémoire du poète portu- 
gais (1524-1579). Cette voie communique par un esca- 
lier avec le boulevard Delessert. 

N° 10. Ecole St-Louis de Gonzague. Externat du 
Trocadéro. 

N° 8. Domicile de M. le docteur G. Clemenceau, 
ancien président du Conseil. 

N° 3. Emplacement de l'ancienne mairie de Passy. 

N" 1. Vieille maison. 



52 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Boulevard Delessert (1876). 

A remplacé la rue Benjamin-Delessert et une partie 
de la rue Beethoven. Nom en mémoire de Benjamin 
Delessert, financier, philanthrope (1773-1877). 

N" 1. Rue Le-Nôtre (1869). Nom en 1887 en 
l'honneur du célèbre dessinateur de jardins et de 
parcs (1613-1700). Le 3, orné de bustes, est l'hôtel de 
M. Jarl, statuaire. Au 5 s'ouvre la rue Chardin. 

La rue Chardin (1876) doit son nom au 
peintre (1699-1779). Au 1 de cette rue habite M. Raf- 
faelli, artiste peintre. Le 10 dont la porte est surmontée 
d'un bas-relief est l'hôtel de M. A. Lemerre. Le 12 est 
l'hôtel de M. Dieulafoy, membre de l'Institut, et de 
Mme Dieulafoy, chevalier de la Légion d'honneur. 

N° 11. Rue Beethoven. Rue de la Montagne au 
xviii^ siècle. Nom actuel depuis 1864 en l'honneur du 
compositeur (1790-1827). C'est en gravissant la rue de 
la Montagne, que Louis Piccini, compositeur et second 
CIs de Nicolas Piccini fit une chute malheureuse qui 
occasionna sa mort (1827). Au 2 se trouvait une entrée 
de la raffinerie Delessert rachetée par la Ville en 1862. 
Vieilles maisons aux 1, 3, 7, 9. Le 9 est très curieux et 
date de la Renaissance (vieux puits dans la cour). C'est 
là qu'avant la Piévolution les habitants de Passy venaient 
payer le cens dû aux seigneurs de Passy. Le haut de la 
rue forme un curieux cul-de-sac : nous y voyons encore 
des vieilles masures aux 11, 17. 

La rue Beethoven longeait le mur du couvent des 
Bonshommes, qui occupait l'emplacement compris entre 
la rue Beethoven, la rue Le-Nôtre et le boulevard 
Delessert. C'était primitivement le manoir du village de 



\\r ARRONDISSEMENT. 53 

Nigcon ou Nijon (Xiinio), petit village qui datait du 
vi^ siècle, et se trouvait aux alentours de l'emplacement 
du Trocadcro actuel. Les habitants de ce village se 
dirigèrent vers lOccident et y fondèrent Auteuil 
(Aulheuil), d'autres s'établirent plus près de Paris et y 
fondèrent le village de Ghail (Colloïo). Le manoir de 
Nigeon, possédé par les ducs de Bretagne dès le 
xiiie siècle, fut donné par Anne de Bretagne aux religieux 
INIininies, ordre fondé en Italie par François de Paule. 
Louis XI les appelait les Bonshommes. L'ordre fut 
supprimé en 1790, et la chapelle qui contenait les 
mausolées du maréchal comte de Rantzau, mort en 1G50, 
du maréchal d'Estrées, mort en 1907, de Jean d'Alesso, 
d'Olivier d'Ormesson, etc., fut détruite en 1792. Le cou- 
vent, mis en vente comme domaine national, fut acquis 
en l'an IV par l'industriel flamand Liévin Bauwens, qui 
y installa une tannerie et une manufacture de cotons. 

Rue de Passy. 

Jadis Grand'Rue. Rue Marat en 1793. Rue de Passy 
en 1867. 

Le village de Passy fut érigé en seigneurie au 
xv^ siècle. Il avait comme propriétaire Jeanne de Pail- 
lard, dame de Passy (1416). En 1468 le fief retourna à 
Louis XI, puis il passa à la fin du xv'' siècle à Jean 
Spifame et à plusieurs membres de sa famille. En 1515 
il appartenait à Mathieu Macheco, puis à Mathieu Lalle- 
ment, qui mourut en 1620 et dont la veuve épousa 
Tannegui Seguier, qui lui aussi fut seigneur de Passy. 
Le fils de ce dernier étant mort sans enfants en 1669 le 
fief fut acquis en 1658 par M. et Mme Claude Chahu. 
Claude Chahu, seigneur de Passy, fît ériger en 1666 une 



54 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

chapelle sous le vocable de Notre-Dame de Grâce qui 
est devenue l'église de Passy. Le village, qui était déjà 
célèbre par ses eaux minérales, fut érigé en paroisse 
en 1G72. En 1G84, l'Hôtel-Dieu, qui avait hérité d'une 
grande partie des biens de Christine de Heurles, veuve 
de Claude Chahu, les revendit à Armand de La Briffe, 
marquis de Perrière. Son fils lui succéda en 1700 dans 
la seigneurie de Passy. 

Le château de Passy fut construit en 1G78 : le 
domaine s'étendait sur la hauteur du coteau dans le haut 
de la rue de Boulainvilliers et descendait jusqu'à la rue 
de l'Assomption : la rue Piaynouard séparait le parc du 
potager. Le château de Passy appartint à Samuel Ber- 
nard qui y installa son ancienne maîtresse ÎNImc de Fon- 
taine, qui était la fille du célèbre acteur comique 
Dancourt. Elle fut la grand'mèrede Dupin de Francœuil, 
époux d'une fille naturelle du maréchal de Saxe qui elle- 
même fut la grand'mère de George Sand. Samuel Ber- 
nard acheta la seigneurie de Passy pour Mme de Fon- 
taine en 1720. Après Samuel Bernard, le château de Passy 
passa à Bernard de Rieux, son fils, et ensuite à son petit- 
fils Bernard de Boulainvilliers (1745), puis au fermier 
général de La Poupclinière (1747 à 1762). Ce dernier y 
recevait J.-J. Rousseau, le maréchal de Richelieu, La 
Condamine, La Tour, Chardin, Mme de Genlis, Mar- 
montel qui y séjourna de 1747 à 1758, Rameau qui y 
dirigeait les concerts et y fil des séjours en 1748 et 1753. 
Le dernier châtelain de Passy fut Henri, marquis de 
Boulainvilliers (1762), qui mourut en prison sous la 
Terreur. Il habita peu le château car il le céda à vie au 
duc de Penthièvre qui vint y habiter avec sa fille, Louise- 
Adélaïde de Bourbon, la future épouse de Philippe- 
Égalité, alors âgée de quinze ans, sa bellc-fillc la prin- 



XVI'' ARIlONDISSEMliNT, 55 

cesse de Laniballe qui venait de perdre son époux, et 
Florian. Le parc avait une issue rue llaynouard, et le 
duc de Pentliicvre fut plus tard voisin de sa belle-fille, 
quand elle acheta en 1783 l'ancienne propriété de la 
duchesse de Lauzun (rue Berton). Le domaine de Passy 
fut vendu en 182G à des spéculateurs. 

La loi de 1859 a annexé à la Ville la partie des terri- 
toires d'Auteuil et de Passy située à l'intérieur de l'en- 
ceinte des fermiers généraux, 

A l'angle de la rue Vineuse et de la rue de Passy, 
autrefois carrefour de la Croix-Vineuse, puis carrefour 
de Passy, se dressait la potence seigneuriale. 

N"^' 7. Emplacement d'un hôtel qui fut habité par 
jNloreau en 1797-98. M. Achille Jacquet, artiste graveur, 
membre de l'Institut, y est mort en 1908. Cet hôtel, qui 
possédait une cour curieuse, a été démoli en 1909. 

N" 12. L'écrivain socialiste Proudhon, auteur du 
célèbre aphorisme : « La propriété, c'est le vol «, y 
mourut en 1865. 

N'^ 12. Rue Gavarni (1863). S'appela rue des Ar- 
tistes avant 1875, Nom en l'honneur du dessinateur 
(1801-1866). 

N*^ 18. Rue Claude-Clialiu. Nom en 1895 en souvenir 
du seigneur de Passy au xvii'' siùcle. Cette rue a été 
ouverte en 1881 sur l'emplacement de l'hôtel dit de la 
Folie. Cet hôtel appartenait sous Louis XV à la famille 
Silvestre. Il fut loué par le roi pour y installer Mlle de 
Piomans, sa maîtresse, qui y accoucha en 1762 d'un lils 
connu sous le nom d'abbé de Bourbon. (Cet enfant, qui 
devint grand vicaire de l'archevêché, mourut en 1787, et 
sa mère mourut à Versailles en 1808, 21, rue de Satory, 
après être devenue Mme de Seron-Cavanac.) L'hôtel 
appartint à la famille Silvestre jusqu'en 1819. 11 fut 



5G PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

acquis par M. Nicolas Degeux, ancien pharmacien de 
l'Empereur et membre de l'Académie de médecine, qui 
y mourut en 1837. Jules Janin en 1841, au moment de 
son mariage avec la fille du président Huet, devint pro- 
priétaire de cet hôtel, qui fut ensuite la propriété 
d'Arsène Iloussaye et qui fut acquis en 1868 par le 
j^rince Paul Demidoff. Après avoir servi de maison de 
santé et de pension déjeunes gens, il fut démoli en 1890, 
remplacé par des maisons de rapport qui elles-mêmes 
ont été remplacées par la rue Claude-Chahu. 

Au 5 de la rue s'ouvre la rue Eugène -Manuel (1903), 
qui doit son nom à l'ancien président de la Société his- 
torique d'Auteuil et de Passy (1823-1901). Au 2 de cette 
rue se trouve une maison modem style construite en 
1903 par l'architecte Klein (Céramique d'E. Muller). Au 
18 habite ÎNlme Caristie Martel, de la Comédie-Française. 

N'^ 19. Vieille maison. 

N''24. Impasse des Carrières, qui est très ancienne. 

N" 35. Rue Chernoviz. Rue nouvelle qui aboutit 24, 
rue Raynouard. 

N" 32. Vieille maison. 

N'' 36. Rue Nicolo (1856). S'appela en partie rue 
des Carrières et rue St-Pierre entre la rue de la Pompe 
et la rue Vital. Nom en 1868 en mémoire du compositeur 
(1775-1818). Mme Carmouche, des Variétés (Jenn}'- 
Vertpré), mourut au 15 en 1866. Au 26 mourut en 1881 
le géographe Eugène Cortambert. Le 38 est un hôtel 
original de style Renaissance. La comtesse de Casti- 
glione habita le 51 de 1859 à 1870. Au 11 se trouve une 
vieille et curieuse masure. Au 22 s'ouvre une rue nou- 
velle (1908), la rue Paul-Saunière, qui doit son nom au 
romancier et qui rejoint la rue Eugène-Manuel. 

N" 51. Rue Jean-Bologne. S'appela rue Neuve-de- 



XVl" AURONDISSEMENT. 57 

rÉglise (185G). Nom en 1864 en l'honneur du sculpteur 
français (1524-1608). Elle a clé percée sur remplacement 
du premier presl)ytère de Passy donné par Mme Chahuen 
1673. Dans cette rue se trouve une des entrées de l'église 
paroissiale de Notre-Dame-de-Gràce de Passy. Au 2 se 
trouve la villa Podor, ouverte en 1856 sur les terrains de 
la propriété de Mme Mainvielle-Fodor, célèbre cantatrice 
du Théâtre-Italien, qui habitait 38, rue Raynouard. 

N' 50. La femme d'Henri Heine, Clémence-Marie 
Mirât, y mourut en 1883. 

N" 55. Le compositeur Gossec, directeur de l'Opéra, 
y mourut en 1829. 

N" 58. Là se trouvait avant 1903 un joli hôtel 
Louis XV, qui a disparu. Mme de Genlis habita le 58 
(ancien) de la rue de Passy, 

W 63. Habité pendant les sept dernières années de 
sa vie par Gustave Nadaud, qui y mourut en 1893. 

N" 65. Vieille maison. 

N" 64. Henri Heine y habitait l'été. 

N'^ 67. Servit de mairie (1834), et eut comme hôte 
J.-J. Rousseau. 

N " 67. Place de Passy (1836). S'appela place d'Ar- 
mes, place Déranger en 1848, place de la Mairie, et 
place de Passy en 1867. 

N" 70. Rue Guichard (1863). Cette rue a été percée 
sur l'emplacement de l'hôtel du vice-amiral comte 
d'Estaing, qui fut exécuté sous la Terreur Le parc 
superbe, dit parc Guichard, fut morcelé, et l'hôtel démoli 
en 1854, après la mort de M. Guichard, ancien avocat 
de la liste civile sous la Restauration. Sur l'emplacement 
du parc on a percé la place Possoz, et une partie des 
rue avoisinantes (Cortambert, Faustin-Hélie, Nicolo, 
Debordes-Valmore, etc.). 



58 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

La place Possoz, qui se trouve à rextréniitc de la 
rue, doit son nom à un maire de Passy (1797-1875). Sur 
la place se trouvent deux amorces qui portent le nom 
d'avenue de la Muette. Ces amorces, qui datent du 
second Empire, devaient faire partie d'une voie projetée 
entre le Trocadéro et la chaussée de la Muette. 

Nos 76-78. Maria Favart y habita en 1881. Le 78 est 
habité par M. Auge de Lassus, auteur dramatique et 
homme de lettres. 

N° 80. Hôtel acheté en 1763 par la présidente de 
Bandeville qui l'agrandit en 1774 et l'habita jusqu'en 
1787. L'abbé Gruel (1787-1811). M. Lavaissière. 
Mme Barra, marchande de meubles, qui le dénatura 
(1814). Le chimiste Orfila sous Louis-Philippe. C'est 
dans cette maison que se retira la lîUe de Cailhava qui 
s'était dévouée pour soigner son père, le célèbre auteur 
dramatique. Cette maison défigurée est habitée aujour- 
d'hui par ]M. Victor Marguerilte, homme de lettres. 

N" 101. Vieille maison. 

* N° 84. Dans la cour intéressante façade Louis XV 
avec raascaron. Ancien cabinet royal de physique du 
château de la Muette. Louis XV en avait confié la garde 
en 1750 au Père Noël. Ce cabinet fut réuni à l'Obser- 
vatoire en 1790. Laurent de Jussieu habita la maison 
qui fut également occupée vers 1850 par Mme Car- 
mouche, des Variétés. Au 84 de la rue de Passy com- 
mence la rue de la Pompe. 

PlUG de la Pompe. 

Ancien chemin longeant la Muette au Nviii"^ siècle. 
Fit partie de la route départementale n° 10 en 1851. 
Nom actuel en 1863. La rue de la Pompe se termine 



XVl" AnilONDISSEMENT. 59 

acluellcment avenue du Bois-dc-Boulognc. Avant 1808 
elle s'arrêtait h l'avenue de la Grande-Armée. Le tronçon 
compris entre l'avenue du Bois et l'avenue de la 
Grande-Armée est devenu la rue Duret (18G8). La rue 
doit son nom à une pompe qui alimentait le château de 
la Muette. Mirabeau eut un picd-à-terre secret rue de la 
Pompe. 

N'' 9. Emplacement de la maison où mourut Ponsard 
en 1867. Son dernier soupir fut recueilli par son voisin 
J. Janin qui habitait au 11. 

N° 1 1 . Rue Gustave-Nadaud. Précédemment avenue 
de la Petite-Muette, dont une partie fut annexée en 1894 
au boulevard Emilc-Auo-icr, Nom en mémoire du musi- 
cicn et chansonnier (1820-1893). Les bâtiments de la 
Petite Muette, qui possédaient des caves immenses, 
s'étendaient jusqu'à la rue de la Pompe et au delà. Tal- 
leyrand y habita sous le Directoire. Ces bâtiments furent 
séparés du château et du grand parc par l'établissement 
du chemin de fer d'Auteuil. On a démoli en 1891, en 
face de la gare de Passy, ce qui restait des bâtiments de 
la Petite Muette. Maurice Sand, fils de Geoi^ge Sand, 
liabita le 3 de l'avenue de la Petite-Muette. 

N° 11. Emplacement du chalet de J. Janin, qui y 
passa les dernières années de sa vie (1856-1874). La 
rue Guslave-Nûdaud a coupé la propriété. 

N° 10. Rue Faustin-Hélie (1863). S'appela rue 
Ste-Claire avant 1885. Nom en mémoire du jurisconsulte 
(1799-1884). Au 12 habite M. Hermann-Paul, peintre 
dessinateur. 

N" 14. Avenue Jules- Janin (1884). Nom en mémoire 
du célèbre critique (1804-1874). Cette avenue est bordée 
d'hôtels particuliers. Au 22 habite M. H. Kistemaeckers, 
auteur dramatique. 



60 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

N° 31. Ecole Gerson avec chapelle. 

N° 41. Hôtel de M. C. Bourgonnier. (Grand parc.) 

N° 43. Rue de Siam (1884). Le percement de cette 
rue a détruit Ihôtel habité par Don Carlos de 1877 à 
1881. Cet hôtel avait été habité jDar le comte de Las 
Cases, auteur du Mémorial de Ste- Hélène, qui y mourut 
en 1842. Son fils, le sénateur du second Empire, habitait 
à côté, vers le 47 de la rue de la Pompe, et y mourut en 
1845. En 1825 il avait été là, la victime d'une tentative 
d'assassinat dont Iludson Lowe, l'ancien gouverneur de 
Sle-Héléne, fut accusé hautement par la presse et l'opi- 
nion. La rue doit son nom à l'Ambassade de Siam qui y 
était située. La façade du 1 bis est assez intéressante 
(1892), ainsi que celle du 9 (hôtel de M. E. Bouillard). 
Le 13 fut habité par le peintre X.-A. Monchablon. 

N° 52. histitution de jeunes filles. (Providence de 
Passy). 

N° 53. Ancien couvent des Carmélites avec chapelle. 
Actuellement maison de santé pour enfants. 

N° 55. Le graveur Bertinot, membre de l'Institut, y 
mourut en 1868. 

N° 85. Villa Herran, formée en 18G7 par M. Her- 
ran. 

N° 106. Lycée Janson de Sailly dont la première 
pierre fut posée en 1881. Le fondateur M. Janson de 
Sailly était le beau-frère de Berryer. (Bustes sur la 
façade.) 

N° 107. Habité par JNI. G. Jeanniot, artiste peintre. 

N" 163. Habité par M. G. Berr, sociétaire de la 
Comédie-Française, et Mme G. Berr, née Jeanne Bertiny, 
de la Comédie-Française. 



XVI'' ARRONDISSEMENT. 61 

Chaussée de la Muette. 

Prolonge la rue de Passy jusqu'aux pelouses du Rane- 
lagh. Cette voie, qui était comprise dans l'enceinte du 
Bois de Boulogne, possédait une grille à son entrée, 
près de la rue de la Pompe. Cette grille, rapportée un 
peu plus tard à hauteur de la station de Passy, fut sup- 
primée lors de l'annexion en 1860. La chaussée a été 
classée en 1811 comme route départementale, et achevée 
en 1800. C'est à la gare de Passy, que nous voyons à 
l'entrée de la chaussée, que Nicolas II et la tzarine 
débarquèrent en 1896. 

N° 2. Rue François - Ponsard (1904). Nom en 
mémoire de l'auteur dramatique (1824-1887). 

* N° 20. Château de la Muette. Propriété de M. le 
comte de Franqueville, membre de 1 Institut. 

Primitivement la Muette était une maison destinée à 
garder les mues des cerfs ou les oiseaux de fauconnerie 
en mue. Sous Charles IX, qui en fut le fondateur, c'était 
un rendez-vous de chasse. La Muette fit ensuite partie 
du domaine delà reine Marguerite de Valois, qui a laissé 
son nom à l'allée dite de la Reine-Marguerite dans le 
bois. Ce fut elle, la reine Margot, qui offrit la Muette 
au dauphin Louis XIII pour sa majorité (1615). Le châ- 
teau fut habité par Catelan, capitaine de la garenne du 
bois de Boulogne sous Louis XIV. Fleurieu d'Arme- 
nonville le remplace en 1702. Le Régent (1716), qui fit 
reconstruire le château. La Muette devient la résidence 
favorite de la fille du Régent, la duchesse de Berry, qui y 
reçut Pierre le Grand en 1717 et y mourut en 1720. Le 
gouverneur de la Muette était alors Riou, qui épousa 
clandestinement la duchesse, après en avoir eu une 
fille. D'un autre mariage, il eut une fille qui fut Mme de 



62 PROMENADES DANS TOUTES LES nUES DE PARIS. 

Montesson. Après Piiou les gouvei^neurs de la JMuelle 
furent Hubert de Courtarvel, marquis de Pézé (1719), 
puis son beau-frère le marquis de Beringhen (1735-1770) 
et enfin le prince de Soubise, maréchal de France (1770- 
1787). Louis XV habita la Muette pendant sa minorité. 
Il la restaura en 1741. La duchesse de Chàteauroux y 
mourut, dit-on, en 1744. La marquise de Pompadour 
y habita et y fit peindre les dessus de portes de la salle à 
manger par Oudry. Le château fut reconstruit en 1764, 
après la mort de la marquise, par Louis XY qui y fai- 
sait des séjours sous le nom de baron de Gonesse. Marie- 
Antoinette y résida en général de 1770 à 1774. Le 
15 octobre 1783 eut lieu dans le parc le premier essai 
de ballon monté par Pilàtrc de Rozier et le marquis 
d'Arlandes. 

Depuis 1788 la Muette ne fut plus une résidence royale. 
La propriété fut morcelée et mutilée eu 1791. Le châ- 
teau fut acheté en 1820 par Sébastien Erard. Le comte 
Corvetto, ministre, en eut la jouissance de 1818 à 1822. 
Le compositeur Spontini, gendre de Sébastien Erard 
habita souvent la Muette. Pendant le siège, ce fut le 
quartier général de l'amiral Fleuriot de Langle. Depuis 
la mort de Sébastien Erard, le château n'a pas cessé 
d'appartenir à sa famille. Son neveu Pierre Erard en 
hérita et la veuve de ce dernier en fit donation à sa nièce 
dont le mari, M. le comte de Franqueville, habite encore 
aujourd'hui le château. En 1907 rassemblée de l'épis- 
copat français y tint des conférences. Le magnifique 
parc a subi une forte entaille par le percement récent de 
la rue de Franqueville. 

La chaussée de la Muollc est prolongée par l'avenue 
Prudhoii (1863) qui faisait partie de la chaussée avant 
18C5. Nom en l'honneur du peintre (1760-1823). 



XVI'= AURONDISSEMENT. 63 

Avenue du Ranelagh (1867). 

Lord Ranelagh, pair d'Irlande, avait organisé dans 
son parc près de Londres une rolonde oîi on donnait des 
concerts. Après sa mort, une compagnie acheta le parc 
el transforma la rotonde en établissement public. En 
1774, Morisan, garde de la porte de Passy, qui avait vu 
le Ranelagh anglais, conçut l'idée d'en fonder un à Paris, 
et il obtint du prince de Soubise, gouverneur de la 
Muette, la concession d'une grande pelouse située dans 
le bois de Boulogne. Il y établit une salle de fêtes qui 
prit le nom de Petit Ranelagh (1774) et en 1779 on y 
ajouta une seconde salle. Cet établissement eut une 
grande vogue. La reine Marie-Antoinette et le comte 
d'Artois y vinrent souvent danser. En 1784, Audinot 
installa à côté du Ranelagh son théâtre des Petits Comé- 
diens de bois, mais son privilège lui fut retiré en 1785. 
Le Ranelagh dut fermer ses portes pendant la Révolu- 
tion, et jNIorisan dut môme faire démolir en 1793 une 
partie des constructions. Les affaires reprirent sous le 
Directoire, Morisan reconstruisit et les muscadins se 
donnèrent rendez-vous dans le nouveau local. On y réor- 
ganisa des fêtes aristocratiques jusqu'à 1830, époque oîi 
le Ranelagh redevint bal public. Des nouveaux bâtiments 
furent reconstruits en 1834, mais tout disparut vers 
1858. Les dernières constructions se trouvaient sur 
l'emplacement du 26 actuel de l'avenue Raphaël. La Ville 
décida de ne pas aliéner les pelouses, oîi s'élevaient les 
bâtiments du bal du Ranelagh, et de les aménager pour 
en faire une promenade publique qui a conservé le nom 
du bal disparu. Le monument de La Fontaine a été 
élevé grâce à une souscription : il est du au statuaire 
Dumilatre et a été inauguré en 1891. 



64 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 



Avenue Ingres (1857). 

Ancienne avenue de Boulogne, puis boulevard Ros- 
sini. Nom en l'honneur du peintre (1790-1867). 

N° 5. Villa offerte par la Ville à Rossini. Il en posa la 
première pierre lui-même en 1859 et y mourut en 1868. 

N° 1. Hôtel de M. E. Leprince-Ringuet (mosaïques 
sur fond d'or dans les tympans). 



Avenue Raphaël (1857). 

Précédemment boulevard du Ranelagh. Nom en l'hon- 
neur du peintre (1483-1520). Cette avenue est bordée 
de beaux hôtels modernes, que nous ne pouvons pas tous 
citer ici. 

N° 32. Hôtel de Mme L. Loysel. 

N^^ 26 bis. Hôtel du baron R. de Forest. 

N" 24. Très bel hôtel de M. G. -A. Kessler (grand 
parc). 

N-' 20. Hôtel de M. P. Marmottan, avec pavillon- 
musée où INI. Marmottan a reconstitué des pièces 
Empire. 

N° 18. Hôtel de S. A. la princesse Lobanoff de 
Rostolf. 

N*^ 16. Hôtel de style gothique de M. F. L. Gardner. 

N° 8. Hôtel de M. V. Boudet. (Briquetage de diffé- 
rents tons avec faïences émaillées.) 

N " 4. Guvilier-Fleury, membre de l'Académie fran- 
çaise, y mourut en 1887. Il y habitait depuis plus de 
vingt ans. (Hôtel de Mme A. Lépreux.) 

N°2. Hôtel de M. J. Haas. 



XVl^ AURONDISSEMENT. 65 



Boulevard Suchet (1859). 

Faisait partie de la rue Militaire. Nom en 1864 en 
rhonneur du maréchal (1770-1826). Ce boulevard, sur 
lequel se trouve la porte de Passy, s'étend de la porte 
de la Muette à la porte d'Auteuil. Nous pouvons le 
suivre jusqu'à la porte de Passy, l'autre partie étant peu 
habitée. Au 1 est l'hôtel de M. le comte L. de Foucauld. 
Au 3 habite M. Tiarko Piichepin, compositeur de 
musique. Le 9 est l'hôtel de M. A. Labbé. Au 19 nous 
voyons le grand parc du 24, avenue Raphaël. Au 45 
mourut TamiralJauréguiberry en 1887. Le 67 est l'hôtel 
de M. Péan de St-Gilles. Le 85 l'hôtel de M. Heuzey, 

En prenant l'avenue Ingres, à la porte de Passy, et en tra- 
versant la voie ferrée par la passerelle, nous arrivons au 
boulevard Beauséjour. 

Boulevard Beauséjour (1853). 

Tracé sur l'ancien parc dit de Beauséjour. C'était 
jadis un chemin de ronde du bois de Boulogne. Il a été 
aménagé aux frais de la Compagnie de l'Ouest. Le parc 
de Beauséjour, qui avait une superficie de plus de deux 
hectares, a été coupé par le percement de la rue Mozart. 
Le parc renfermait des nombreuses villas. Le père 
Lachaise, Mme Récamier, Rossini, la princesse de 
Liéven, la princesse de Talleyrand, Ampère, l'éditeur 
Hengel, y eurent des chalets ou villas. 

N° 1. Emplacement de la maison démolie en 1890 qui 
fut le pied-à-terre du père Lachaise. Au commencement 
du XIX* siècle c'était une hôtellerie. 

N" 7. Villa Beauséjour. M. Alphand mourut en 1891 

XVl'^ ARROND. O 



66 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

dans le premier hôtel à gauche de la villa. Il y habitait 
depuis 1854. Dans la villa Beauséjour habile M. Paul 
Margueritte, homme de lettres. 

N° 23. École St-Joseph de Passy. 

N° 31. Hôtel de M. E. Ferreira-Gardoso. 

N° 43. Habité par M. E. Fréraiet, statuaire, membre 
de l'Institut. 

N° 47. Hôtel de M. A. Barbant. 

N^ 65. Hôtel de M. P. Gil Moreno de Mora. 

N° 67. Hôtel de M. E. Lefranc. 

N" 59. Rue du Ranelagh. 

Rue du Ranelagh. 

Commencée en 1824 entre le quai de Passy et la rue 
de Boulainvilliers : prolongée en 1854 jusqu'à hauteur 
de la rue Davioud, en absorbant la sente de la Chenille, 
et achevée en 1874 en faisant disparaître la sente du Cal- 
vaire. Nom en mémoire du bal du Ranelagh. Henri 
Martin, l'historien a habité l'ancien 74. 

N" 94. Hôtel de style ogival, avec tourelle octogonale 
en saillie. Mur crénelé. Hôtel de M. P. Sée. 

N° 92. Hôtel de M. le colonel Dillais. 

N" 117. Square du Ranelagh. 

N° 111. Hôtel de M. R. Alas Luquétas. 109 : hôtel. 

N° 101 bis. Avenue des Chalets. 

N" 101. Hôtel Renaissance (1881). 

N° 88. Le grand bâtiment que nous apercevons est 
l'école des frères du 23, boulevard Beauséjour. 

N" 82. Habité par M. G. Lecomte, qui fut président 
de la Société des gens de lettres avant 1910. 

N° 89. Enseigne d'une fabrique de vitraux. 

N° 74. Rue Gustave-Zedé (1902) sur remplacement 



XVI' AURONDISSEMENT, 67 

de l'ancienne villa Daraont qui avait été formée en 1900. 
La rue s'aj^pela primitivement rue du Lycée-Molière. 
Elle doit son nom à l'ingénieur, inventeur des sous- 
marins (1825-1802). Au 3 est la villa Damont. Au 11 
est l'hôtel de M. Godchski, statuaire. Au 12 s'ouvre la 
rue Antoine-Arnauld (1907), qui doit son nom au 
célèbre janséniste (1G12-1694). Au 5 de cette rue se 
trouve le square Antoine-Arnauld (1909). 

N" 71. Lycée Molière pour jeunes tilles (1888). 

N" 62. Rue Robert-Lecoin (1900). Impasse. Nom 
de propriétaire. 

N" 52. Hôtel modem style de M. L. Nozal. 

N° 44. Habité par M. Henry Bordeaux, homme de 
lettres. 

N" 45. Là se trouve une des entrées de la cité ou 
hameau de Boulainvilliers. (Voir rue de Boulainvilliers.) 

N° 34. Hôtel moderne. 

N° 3. Mlle Georges Weimer, la célèbre actrice, y 
mourut en 18G7 (ancien 31). 

Rue Raynouard. 

Cette voie ancienne et intéressante porta le nom de 
Grande-R.ue,deRue Haute (1091), de Rue qui conduit à la 
Seigneurie, de Rue des Francs Bourgeois, de Rue-Basse 
en 1770. Nom actuel en 1867 en l'honneur de l'écrivain, 
auteur de l'Histoire des Templiers (1761-1836) qui 
habita la rue de 1805 à 1835. La rue était entièrement 
bâtie en 1730. 

N° 92. Villa Raynouard. 

N° 75. Maison des gardes de la propriété de la prin- 
cesse de Lamballe. Florian y habitait parfois. 

N» 71. École Albert-le-Grand. 



68 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N" 80. Rue des Marronniers (1842). Ouverte sur 
remplacement d'une allée de marronniers du parc de 
l'ancien château de Boulainvilliers. Hôtels aux 4, 8, 
11 bis, etc. Le 8 est l'hôtel de M. Mors avec une salle 
de théâtre souvent utilisée pour les représentations de 
la Société artistique des Amateurs. Au 22 habitait avant 
sa mort survenue dans le Midi en 1910, Edouard Rod, 
homme de lettres. 

N" 69. Le compositeur Ch. Vervoitte y mourut en 
1884. Fut habité par Mme Georgette Leblanc-Maeter- 
linck, artiste lyrique et dramatique. 

N° 67. Bel hôtel ancien. 

N° 65. Rue Guillou. Cette rue, fort ancienne, a été 
modifiée en 1856. Doit son nom au propriétaire qui la 
fit percer. Elle longe d'un côté les jardins de la maison 
de santé du docteur Blanche. 

N"72. Rue des Vignes. Ancien chemin des Vignes. 
S'appela rue Houdon de 187G à 1877. Mlle Bigottini, la 
célèbre danseuse qui se fit applaudir à l'Opéra de 1802 
à 1822, y eut un hôtel. Au commencement de la rue, du 
côté de la rue Raynouard, nous voyons des vieilles 
bornes. Le 27 est l'hôtel de M. René Boylesve, homme 
de lettres. Hôtels aux 47 et 49. Au 71 s'ouvre une rue 
nouvelle (1907) qui s'appelle la rue de la Muette et 
qui aboutit rue des Bauches. Au 57, hôtel de M. Muteau. 
Au 65, hôtel. 

N'^ 72. Ancienne école des Frères de Passy (1839). 
Reconstruite en 1878. Aujourd'hui c'est le pensionnat 
dit de Passy. (Association des pères de famille.) 

N" 68. Emplacement d'un ancien hôtel ayant appar- 
tenu au duc d'Aumont, au marquis de Ségur, au comte 
de Valentinois, au prince de Gondé. En 1838, c'était la 
propriété de M. Briant. Ecole des Frères de Passy 



XVI* ARRONDISSEMENT. 69 

(1839 à 1905), reconstruite en 1898, et démolie en 1909. 
Sur cet emplacement on a ouvert en 1909 une rue nou- 
velle qui aboutit place Chopin. 

N" 66. Emplacement de l'ancien pavillon de Tliôtel 
Valentinois où Franklin habita souvent de 1777 à 1785. 
M. de Chaumont habitait en 1777 le grand hôtel Valen- 
tinois, et le réduit de Franklin était modeste mais très 
commode. En 1782 Franklin était au grand hôtel. Une 
inscription avait été placée en 1890 sur le mur de la cha- 
pelle des Frères par la Société historique d'Auteuil et de 
Passy, Elle nous rappellait que Franklin Gt placer là le 
premier paratonnerre construit en France. 

N" 64. Rue Singer. (Voir la notice à la suite de la 
rue.) 

N° 62. C'est là que Franklin fit ses premières expé- 
riences de paratonnerre. Le pavillon actuel fut habité 
par les vaudevillistes Dumersan (de 1820 à 1835) et 
Brazier. 

N" 60. Dispensaire gratuit. 

N° 51. Appartenait en 1778 à Louis d'Hardencourt. 
L'avocat Pinard. L'avoué Desprez au commencement du 
xix'^ siècle. L'archéologue Quatremère de Quincy y 
habita de 1802 à 1815. 

N" 49. La partie du nord de cette maison, la moins 
élevée, date de 1750; la partie la plus élevée a été con- 
struite après 1815. Jusqu'en 1809 les 49 et 47 ne for- 
maient qu'une seule propriété. C'est Jean de Julienne, 
le fameux amateur d'art, qui construisit vers 1750 le 47 
et la partie basse du 49 sur une propriété qu'il avait con- 
stituée avec des parcelles achetées à Noël Halle, peintre 
de l'Académie royale de peinture, à la famille de Villiers 
et à la marquise de Saissac. En 1757 J. de Julienne 
vendit sa propriété au financier Berlin. La partie haute 



70 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

du 49 a été élevée sur l'emplacement d'une ancienne 
école fondée en 1671 par Christine deHeurles, veuve de 
Claude Chaliu. Berlin s'annexa cette partie La propriété 
fut démembrée en 1809 par les époux Fontaine et le 49 
devint la propriété du sieur Moëssard, puis de Louis 
Desprez en 1810. Il appartient actuellement à la famille 
Signard. Le 47 fut vendu en 1812 au sieur Galicy. Il 
appartint ensuite à M. Grandemain et était en 1908 
la propriété de Mme Barbier, fille du dernier proprié- 
taire. 

N° 47. Fut habité par Mlle Contât de 1791 à 1793, 
qui y recevait son ami, le poète Parny. Dans un pavillon 
situé au fond du jardin en descendant, séjourna Balzac 
de 1842 à 1848. Léon Golzan et Gérard de Nerval qui 
vinrent l'y voir, ont laissé d'intéressants récits sur leurs 
visites en cet endroit. La maison était possédée et occu- 
pée avant le 16 mai 1008 par Mme Barbier qui avait 
connu Balzac et qui a abandonné le logis aux Balzaciens, 
qui y ont installé un musée (1008). (Maison dite de 
Balzac.) 

N" 45. M. Boittelle, ancien préfet de police sous le 
second Empire, y mourut en 1897. 

Les propriétés s'étendant du 45 au 39 et du 48 bis au 
42 appartenaient à la fin du xviii" siècle à la famille 
Métayer. 

N° 48. Rue de l'Annonciation. (Voir la notice plus 
bas.) Picard, Fauteur dramatique mourut en 1828 dans 
une maison au coin de la rue Raynouard et de la rue de 
l'Annonciation. 

N° 42. Fut occupé par la reine Marie-Antoinette qui 
y venait, dit-on, pour régler ses affaires de conscience 
avec le curé de Passy. Le second étage mansardé fut 
habité par Bérangerde 1833 à 1835. 



XVI'' ARRONDISSEMENT. 71 

N° 40. Presbytère de Passy. Acheté jadis par les 
Barnabites avec l'aide de IMme Chahu. 

N° 39. Bel hôtel ancien avec mascarons. Hôtel de 
M. X. Houppe. 

N" 38. Fut habité par Mlle Fodor, du Théàtre-Ilalien. 
Hôtel de Mme Goyau. 

N "^ 36-34. Le littérateur Raynouard y mourut en 
1836. Au commencement du xviii'= siècle une tuilerie se 
trouvait sur cet emplacement. 

N*" 27. François Delessert y mourut en 1868. 

* N" 21. La Tour d'Auvergne y a résidé de 1776 à 
1800 chez ses amis Pierre et Joseph de Paullian. 
J.-J. Rousseau y descendait chez son ami Musard en 
1752 et c'est là qu'il composa son Devin du village. 
L'hôtel fut occupé par Benjamin Delessert, un des fon- 
dateurs de la Caisse d'épargne. C'est actuellement l'hôtel 
de Mme la baronne Bartholdi. (Parc magnifique ; quatre 
terrasses successives; eaux ferrugineuses.) Voir 32, 
quai de Passy. 

N° 19. Emplacement de l'hôtel du duc de Lauzun 
(1695-1723) après son second mariage avec la fille du 
maréchal de Lorges. Le duc de St-Simon vint s'y éta- 
blir avec sa femme, dame d'honneur de la duchesse 
de Berry, fille du Régent. Gabriel Delessert, préfet 
de police, pair de France, y mourut en 1858. C'est 
dans le salon de cet hôtel que furent conclus les préli- 
minaires du mariage de Napoléon HI avec Mlle de 
Montijo. Le docteur Beni-Barde. Hôtel de M. Allen. 
(Terrasses.) 

N° 17. Dépendait de la propriété Delessert. Hôtel de 
M. Omont. 

N° 22. Villa Violette avec pavillon ancien. 

N" 20. Là se trouvait un pavillon ancien démoli en 



72 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

1907, OÙ étaient jadis installés les communs des eaux 
de Passy. (Voir 32, quai dePassy.) 

N° 13. Hôtel avec terrasse. Hôtel de Mme Livingstone- 
Sampson. 

N° 11. Rue des Eaux. Avant 1882 on pénétrait dans 
cette curieuse rue en passant sous une voûte qui a dis- 
paru. La rue est encore intéressante et pittoresque avec 
ses marches, son avis en gros caractères pour la pro- 
preté, ses quinquets fumeux. Elle s'appela ruelle des 
Eaux et ensuite passage des Anciennes-Eaux, et passage 
des Eaux avant 1905. La rue a été élargie en 1909 dans 
sa partie basse près du quai. 

N° 6. Emplacement d'une maison qui fut habitée par 
Eugène Manuel, ancien président de la Société histo- 
rique d'Auteuil et de Passy. Démolie en 1909 ainsi que 
les 4, 8, 10,12. 

François Desportes, le peintre d'animaux, et HalIé, le 
peintre, ont habité la rue Raynouard. Robert de Cotte, 
l'architecte, et son fds y eurent un hôtel important, à 
l'angle de la rue des Vignes, hôtel où ils terminèrent 
leur vie tous deux, l'un en 1735 et l'autre en 1767. 
L'abbé Raynal et l'abbé Prévost habitèrent également 
la rue. 



Rue Singer (1836). 

Ouverte sur des terrains provenant des dépendances 
de l'ancien hôtel Valentinois et de l'ancien château de 
Boulainvilliers, dépendances qui appartenaient à 
M. David Singer (1778-1846), industriel et philanthrope. 

N" 1. Emplacement de l'ancienne école des Frères de 
la Doctrine chrétienne, qui s'étendait du 1 au 13, et qui 
a été démolie en 1909. Au 1 se trouvait l'inscription 



XVI* ARnONDISSEMENT. 73 

relative à Franklin. Au 13 habita le juriconsulte Faustin 
Hélie de 1877 à 1879. 

N" 15. Avenue St-Philibert (1846). Voie privée 
portant le prénom du propriétaire qui l'a achevée. A 
côté débouchera la nouvelle rue tracée sur l'emplacement 
de l'école des Frères de la rue Raynouard. 

N" 29. Passage Singer. 

N° 33. Passage de la station de Boulainvilliers. 

N° 42. Rue Talma. S'appela rue Neuve-Bois-le- 
Vent de 1856 à 1864. Doit son nom actuel au grand tra- 
gédien (1763^1826). Au 8, façade assez amusante. 

N" 40. Eugène Scribe y habita vers 1849. 

N° 22. Rue Duban (1848). S'appela rue du Marché 
avant 1875, puis rue de Bouille avant 1879. Nom actuel 
en l'honneur de l'architecte (1797-1870). 

N° 20. Place Chopin. Doit son nom au compositeur 
(1810-1849). 

N° 12. École St-Louis de Gonzague. 

N' 8. École des jeunes gens de N.-D. de Grâce de 
Passy. 

Rue de l'Annonciation. 

S'appela rue des IMoulins, rue des Tierrées, rue de 
la Paroisse, rue de la Raison en 1793, rue de l'Église, et 
rue de l'Annonciation en 1867. Son nom lui vient du 
vocable de l'Église qui y est située. 

N° 4. Acheté en 1825 par le vaudevilliste Brazier qui 
y mourut en 1838. 

N° 10. Église N.-D. -de-Grâce de Passy ou Annon- 
ciation de Passy. C'était jadis une chapelle fondée en 
1666 par Claude Chahu, seigneur de Passy, comme suc- 
cursale d'Auteuil. Érigée en paroisse en 1672 grâce aux 
démarches de sa veuve Christine de Heurles, dame de 



l't PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Passy. Elle fut dirigée par les Pères barnabites. Fran- 
çois d'Estrades, fils du maréchal, et ambassadeur à 
Venise, y fut inhumé en 1715. L'église fut transformée 
et agrandie en 1846, et réparée en 1856, 1872, etc. 

N° 31. Rue Lekain (1839). S'appela primitivement 
rue de la Fontaine à cause d'une fontaine qui était éta- 
blie à l'angle de la rue Singer. Nom actuel en 1864 en 
mémoire du tragédien (1729-1778). Au 3 et au 5, s'éten- 
dait l'ancien cimetière de Passy qui datait du xvi^ siècle. 
C'est là que fut enterré Nicolas Piccini, qui mourut en 
1800 dans une maison de la rue de Passy. Sur l'empla- 
cement de ce cimetière désaffecté en 1802, François 
Delessert fonda un asile avec une chapelle protestante 
édifiée en 1872. 

N" 23. Vieille maison. 

N" 21. Intéressante façade d'un hôtel ancien. (Mas- 
caron.) 

N" 9. Emplacement de l'ancien hôtel Valentinois qui 
s'étendait jusqu'au 68 de la rue Raynouard . Sous 
Louis XV cet hôtel était la propriété du duc d'Aumont, 
puis du marquis de Ségur, maître de la garde-robe du 
Régent et époux de la fille que le Régent avait eue de la 
fameuse comédienne Desmares. Après lui l'hôtel passa 
à la comtesse de Valentinois et en prit le nom, puis au 
prince de Gondé. Sous Louis XVI c'était l'hôtel Le Ray 
de Ghaumont, et nous avons vu ailleurs que Franklin y 
habita. G'est là aussi que descendait Mme de Polignac, 
l'amie de Marie-Antoinette. 

Quai de Passy. 

C'était jadis la grande route de Paris à Rayonne par 
Versailles, dite route de Versailles. Le quai a été formé 
en 1842. 



XVI* AURONDISSEMENT. 75 

Le pont de Passy était primitivement en 1878 une 
simple passerelle construite pour rétablir la communi- 
cation temporairement interdite au public sur le pont 
d'Iéna pendant la durée de l'exposition de 1878. Cet 
ouvrage provisoire fut conservé jusqu'en 1903, et est 
remplacé aujourd'hui par le pont monumental actuel 
qui livre passage à la ligne du Chemin de fer métropoli- 
tain. Ce pont-viaduc a été inauguré en 190G. 

A l'autre extrémité du quai se trouve le pont de Gre- 
nelle qui a été construit en 1825 par une compagnie qui 
toucha un droit de péage pendant 47 ans. Le pont est 
devenu la propriété de la Ville en 1866 et les arches de 
bois ont été remplacées en 1875 par des arches de fonte. 
(Statue de la Liberté, par Bartholdi, qui est une réduc- 
tion de celle de New-York.) Les deux ponts du quai de 
Pass}»^ sont appuyés sur l'allce des Cygnes (voir le XV** 
arrondissement), qu'il ne faut pas confondre avec l'an- 
cienne île des Cygnes qui a été incorporée à la rive 
gauche. Le quai de Passy longe le port de Passy. Au 
bas de la rue Beethoven se trouvait la barrière de Passy 
ou des Bonshommes qui a été démolie en 1867. C'est là 
que Bailly, maire de Paris, et Lafayette, commandant de 
la milice parisienne, vinrent, le 17 juillet 1789, recevoir 
Louis XVI et la famille royale (le boulanger, la boulan- 
gère et le petit mitron). 

N° 2. Vieille maison ainsi qu'au 4. 

N° 12. Vieille maison. Le ballon Santos-Dumont 
tomba sur le toit de cette maison en 1901. Aux 14 et 16, 
emplacement de la raffinerie Delessert qui fut visitée 
par Napoléon I""". 

N" 16. Rue de l'Alboni 1894). S'appela rue Alboni 
avant 1907. Nom en mémoire de la célèbre cantatrice 
(1824-1894). La rue traverse le square de l'Alboni. 



76 PIlOMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 26. Pavillon Louis XVI, 

N° 28. Entrée de servitude du parc de Mme la 
baronne Bartholdi. On doit tracer une voie nouvelle 
sur cet emplacement. 

* N° 32. Emplacement de la maison habitée de 1717 
à 1730 par l'abbé Le Ragois, confesseur de Mme de 
Maintenon et précepteur du duc du Maine, Il découvrit 
dans son jardin deux sources ferrugineuses qui existent 
toujours. La première fut mise en exploitation en 1658 
et la nouvelle fut découverte en 1719. Les eaux de Passy 
eurent une grande vogue. Dans le raagnilique parc 
Delessert, acquis par les frères Delessert, on revoit le 
pavillon des baigneurs de l'abbé Le Ragois, des voûtes 
singulières qui servaient de galeries des jeux, un chalet 
suisse (1825) avec son décor intact et les armoiries des 
vingt-deux cantons. 

N° 32 bis. Rue Berton. Cette rue très curieuse, 
encore éclairée à l'huile, est formée de deux parties. La 
branche verticale à la Seine s'appela Rue-d'en-Bas qui 
conduit à la rivière de Seine (1673), ruelle de Ghevreuse 
(1779), puis rue de Seine. La branche parallèle à la 
rue Raynouard s'appela rue Basse (1731), rue des 
Roches (1773), ruelle des Blanchisseuses (1793), rue 
du Roc (1812), rue des Rochers (1815). Ces deux rues, 
rue de Seine et rue du Roc, ont été réunies en 1865 sous 
la dénomination de rue Berton en mémoire de Berton 
(1767-1834), directeur de l'Opéra italien et compositeur. 
Au 14, pavillon ancien. Au 17 se trouve l'entrée de la 
maison de santé du docteur Meuriot. Cette belle pro- 
priété, où nous voyons un élégant hôtel Louis XV et un 
parc magnifique était jadis la propriété de Marie de 
Durfort de Lorges, fille du maréchal, belle-sœur de 
St-Simon et veuve de Lauzun. La propriété appartint 



XVI* ARRONDISSEMENT. 77 

ensuite à la marquise de Saissac, fille du duc de Luynes 
(1734), à la comtesse d'P]gmont-Pignatelli, et à son fils 
le duc de Luynes (1775-1780). La princesse de Lara- 
balle l'acquit en 1783 et y résida souvent de cette 
époque jusqu'à sa mort (1792). La propriété fut vendue 
comme bien d'émigré et remise en 1797 à Charles- 
Emmanuel de Savoie-Garignan, neveu et héritier de 
Mme de Lamballe, qui céda au citoyen Baguenault dont 
la famille posséda de 1797 à 1845. Le docteur Esprit 
Blanche (1846) y transporta sa maison de santé qui fut 
ensuite dirigée par son fils Emile jusqu'en 1872. Maison 
de santé du docteur Meuriot, dirigée actuellement par 
son fils. Le 24 est la porte de sortie de la maison de 
Balzac (47, rue Raynouard). La borne que nous voyons 
à droite de la porte charretière du 24, derrière une 
grosse borne chasse-roues, a été posée à cette place en 
1731 pour indiquer la limite séparative des seigneuries 
d'Auteuil et de Passy. La rue Berton se rétrécit dans 
sa partie supérieure et reste une des plus curieuses 
de Paris, avec ses bornes, son ruisseau et ses quin- 
quets. 

N° 9. Chaussée du Pont-de-Grenelle, qui raène au 
pont de Grenelle. 

Rue de Boulainvilliers. 

La partie entre le quai et le rond-point s'appelait 
avenue de Boulainvilliers, le reste a été formé d'une 
partie de l'ancienne route départementale n° 10. Elle a 
été ouverte sur une partie de l'ancien parc du château 
de Boulainvilliers, dont elle a pris le nom. 

N° 1. Rue Gros (1830). Faisait partie de la rue La- 
Fontaine avant 1865. Nom en l'honneur du peintre 



78 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

(1771-1835). Théophile Gautier y habita dans sa jeu- 
nesse du côté du quai. Au 4, vieux puits dans la cour. 

N° 15. Servit de maison d'arrôt de la garde nationale 
(hôtel des Haricots), de 1864 à 1870. Prison discipli- 
naire pour les officiers pendant le siège. Ce bâtiment 
fait partie actuellement du magasin d'éclairage de la ville. 

I\° 19. Rue de l'Assomption. (Voir la notice plus bas.) 

N" 29. Hameau de Boulainvilliers (ou cité de Bou- 
lainvilliers), créé en 1838 sur une partie des dépen- 
dances de l'ancien château de Boulainvilliers. Se com- 
pose de maisons d'agrément entourées de jardin. E. Got, 
de la Comédie-Française, habita le 11 et y mourut en 
1901. Au 25 habite M. Fernand Gregh, homme de let- 
tres, et au 29, M. Pierre Louys, littérateur. 

N° 42. Propriété dite de Bellevue. 

N° 45. Rue des Bauches. C'était jadis un sentier qui 
traversait le lieu dit des Bauches. Une bauche était une 
réunion de petits marais, ou une demeure misérable 
construite à l'aide de matériaux primitifs. l\ y avait 
jadis dans le village de Passy deux lieux dits, l'un des 
Hautes-Bauches, l'autre des Basses-Bauches. Cette 
ancienne sente a été élargie en 185G et 1907. 

N° 56. Hôtel de M. C. de Billy. 

N° 58. Petit pavillon ancien. 

N" 67. Le général Uhrich, défenseur de Strasbourg, 
y mourut en 1886. Rappelons que l'avenue du Bois-de- 
Boulogne a porté son nom quelque temps. 

Rue de l'Assomption. 

S'appela chemin, puis rue des Tombereaux. Nom 
actuel en 1854. Cette rue sert de limite entre Passy et 
Auteuil, et longe des grands jardins. 



XVl^ ARRONDISSEMENT, 79 

*N° 25. Couvent de l'Assomption. L'ancien parc des 
Dames de l'Assomption provient du domaine de la Tui- 
lerie, qui datait du xiii" siècle. Ce domaine compta, 
parmi ses propriétaires, Sedille, advocat (1606), la com- 
tesse de Moras [ili'I), Grimod de La Reynière (1774). 
Le château fut rebâti en 1782 pour le marquis de La 
Tour du Pin-Gouvernet. Sous le Consulat ce fut la 
demeure de Talleyrand. Le général d'Arçon y mourut 
en 1800. En 18U2, c'était la propriété de Mme de 
Yaudey, née Michaud d'Arçon, dame du jjalais en 1804. 
Résidence de la comtesse de Bricnne (1808). Mme de 
Beauharnais et Bonaparte y vinrent souvent. Le châ- 
teau surnommé « l'Invisible », qui avait son entrée rue 
de la Tuilerie, fut habité par Rachel, par Thiers, par le 
docteur Véron, et par la comtesse de Montijo qui y fit 
construire une salle de spectacle transformée ensuite en 
chapelle. En 1854 le château et le parc étaient la pro- 
priété du comte Migeon. Ils furent acquis en 1855 par 
les R.eligieuses de l'Assomption. Cette congrégation 
avait été créée en 1846 au 75 de la rue de Chaillot. Le 
monastère proprement dit a été construit en 1856. En 
1901, M. Pacelli, banquier à Rome, en est devenu adju- 
dicataire. 

N° 38. Lycée Molière pour jeunes filles externes 
(1888). 

N° 88. Ancien couvent des Missionnaires de la Misé- 
ricorde. La chapelle dite Notre-Dame-de-la-i\Iiséricorde 
de Passy a été réouverte au culte en 1907 et transformée 
en chapelle de secours de la paroisse N.-D. -de-Grâce. 

N° 83. Habité par M. Laurent Tailhade, homme de 
lettres. 



80 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Rue Mozart (1867). 

Nom en l'honnour du compositeur (1756-1791). 

N° 9. Rue Bois-le-Vent (1720). Faisait jadis partie 
de la rue de la Paroisse qui se prolongeait jusqu'au 
boulevard Beauséjour. La partie qui s'étend entre les 
rues de Boulainvilliers et Mozart, s'est appelée d'abord 
rue des Vignes et n'a été réunie à la rue Bois-Ie-Vent 
qu'en 1877. La rue doit son nom à un chantier de bois 
placé sous le vent. Dans la partie de la rue qui, avant la 
construction de la rue Mozart, se trouvait vis-à-vis de 
la Muette, se trouvait la maison de Mme Renouard 
occupée par les Piscatory et les Pastoret où André 
Chénier fut arrêté en 1794. Au milieu de la rue se 
trouvait l'hôtel Travers, qui était occupé par Mme Rosa- 
lie Filleul, concierge du château royal de la Muette, et 
où s'était réfugiée Mme Chalgrin, née Vernet. Elles 
furent arrêtées et guillotinées toutes deux en 1794. 
D'après une tradition David joua dans cette affaire un 
rôle abominablement odieux. Au 13, petit hôtel ancien. 
Le 17 est orné de petits mascarons en plâtre. Le 24 
(hôtel de M. Gassagnade) a un chat sculpté sur sa 
façade. Le marché de Passy est de 1838. Il est précédé 
d'un petit square. 

N" 12. Rue Largillière (1867). Doit son nom au 
peintre (1650-1746). Au 5 hôtel de Mme Leroy. Le 4 a 
été construit par M. Lheureux, architecte. 

N° 15. Hôtel de Mme J. Dissard. Au 18, hôtel de 
M. Péron. 

N° 21. Rue Pajou. C'était en 1873 une impasse 
allant de la rue des Vignes à la rue des Bauches : elle a 
été prolongée, en 1901, vers la rue du Ranelagh, et le 



Wl'^ AltlîONDISSEMENT. 81 

tronçon qui existe entre la rue des Bauches et la rue 
Antoine-Arnauld porte encore en 1910 le nom de rue 
Pajou prolongée. On doit donner à ce tronçon le nom 
de rue Jacques-Offenbach en l'honneur du grand com- 
positeur naturalisé français, créateur de l'opérette 
(1819-1880). Nom en l'honneur du sculpteur (1730- 
1809). 

N° 21. Rue Davioud. Porta le nom de ruelle du 
Fief-Saint-Pol, avant la Révolution, puis rue des Fortes- 
Terres, rue de la Glacière, et rue Pajou entre les rues 
Mozart et du Ranelagh. Elle a subi plusieurs modifica- 
tions et a reçu son nom actuel en 1864 en mémoire de 
l'architecte (1823-1881). Au 13, cour de ferme avec puits. 

N° 23. Habité par M. Charles Lamy, artiste drama- 
tique. 

N" 26. Hôtel de M. C. Speyer. Au 27 habite 
Mme Isaac-Lelong, de l'Opéra. 

N° 28. Impasse Mozart. S'appelait avant 1869 
impasse de la Chaise. C'est le restant d'une ancienne 
sente dite de la Chaise (lieu dit). 

N" 30. Hôtel de M. L. Liger. Au 33, hôtel de 
M. A. Dru. 

N° 59. Enseigne de la Tour Eiffel. 

N° 66. Rue de la Cure. Celte rue, qui allait jadis 
jusqu'à la rue de l'Assomption, a été modifiée par le 
percement de la rue Mozart et en 1881 et 1885. Elle 
doit son nom au voisinage des sources où on faisait une 
cure. Au 6 se trouve la source Quicherat (eau ferrugi- 
neuse) découverte en 1842 et qui est encore en exploi- 
tation. Aux 10-12, petit hôtel. 

N° 71. Villa Mozart (1895). Doit être prolongée 
jusqu'à la rue La-Fontaine. 

N° 79. Rue Dangeau. Cette rue, très étroite, s'appe- 

XVI= ARROND. 6 



82 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

lait sente de la Petite-Fontaine avant 1864. Nom actuel 
en l'honneur de l'auteur des Mémoires (1636-1720). 

N° 83. Rue Ribéra. S'appelait rue de la Croix au 
xv!!!® siècle. Nom actuel en 1869 en l'honneur du peintre 
espagnol (1548-1656). Au 45, bas-relief (1894). Le 41 a 
quatre étages de loggias supportées par des colonnes 
et des cariatides de femmes (1894). Au 37, hôtel de style 
Renaissance (1894). La rue possède en outre plusieurs 
hôtels particuliers. 

N° 78. Fut habité par M. Pierre de Lano, homme de 
lettres. Habité par M. Caro-Delvaille, artiste peintre. 

N" 78. Rue Jasmin. Précédemment rue de la Cure, 
à cause de la vertu curative des eaux. Nom actuel en 
1885 en mémoire du poète du Languedoc (1798-1864). 
Dans cette rue, au 2, s'ouvre la rue de l'Yvette. 

La rue de l'Yvette s'appelait rue du Four avant 1877. 
Elle a été élargie de 1883 à 1885. Au 15 se trouve la rue 
de la Villa-de-l'Yvette, qui n'est qu'une impasse. Au 
17 s'ouvre la rue Pierre-Ducreux (1895) qui se ter- 
mine en impasse. Elle a été ouverte par M. Sénécal. Le 
25 est orné d'un médaillon. Le 27 fut habité par 
M. Assézat de Bouteyre, l'artiste peintre. Le 22, qui est 
l'hôtel de Mme H. Tirman, est décoré d'un grand bas- 
relief intéressant. 

N° 99. Habité par INL Rivière-Théodore, sculpteur. 

N° 105. RueChamfort. Formée en 1895 d'une partie 
de la sente de la Petite- Fontaine. Nom actuel en 1895 
en mémoire du littérateur (1741-1794). 

N° 108. Rue Henri-Heine (1884). Établie sur les 
terrains de MM. Heine, banquiers. Nom en 1886 en 
l'honneur du célèbre écrivain allemand, mort à Paris 
(1797-1856). Cette rue ne possède encore actuellement 
(1910) qu'une seule maison. 



XVI" ARRONDISSEMENT. 83 

N" 110. Petit hôtel assez ancien. Hôtel de Mme Ber- 
gerat. 

N^ 128. Rue Olclianski (1908). 

N'^ 113. Rue George-Sand. La partie entre les rues 
Mozart et La-Fontaine était l'avenue Heymès, la partie 
entre la rue La-Fontaine et l'avenue Boudon s'appelait 
avenue Boudon. Ces deux parties ont été réunies en 
1880 et la rue a été prolongée à cette époque. Nom 
actuel en 1886 en l'honneur de Mme Dudevant, qui 
s'est illustrée comme écrivain sous le pseudonyme de 
George Sand (1804-1876). Au 14 s'ouvre l'avenue 
Boudon (1852), qui doit son nom au propriétaire. 

A hauteur du 113 la rue Mozart est coupée par la rue 
de la Source. 

Rue de la Source (1828). 

C'était jadis la sente des Vignes. Classée comme rue 
en 1828. 

IS'^ 5. Ancien prieuré des Bénédictins de la Congréga- 
tion de St-Maur qui vinrent s'installer ici en 1899, 
venant du 34 de la rue Vaneau. Depuis 1901, pension 
de famille. Au 34 s'ouvre la rue Raffet. 

Rue Raffet. 

S'appela rue de la Grande-Fontaine au xviii* siècle, 
mie de la Fontaine en 1857 et rue Raffet en 1864 en 
l'honneur du peintre et dessinateur (1804-1860). 

N° 1. Habité par M. Bartholomc, sculpteur. 

N'^ 15. Impasse Raffet. S'appelait avant 1909 
ruelle de la Cure. Au fond de l'impasse se trouve la 
villa Jasmin. 



84 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 10. Grande propriété. Parc. 

N° 27. Hôtel de M. A. Féau. (Deux étages de loggias.) 
Au 39, hôtel. Au 14 s'ouvre la rue du Docteur-Blanche. 

Rue du Docteur-Blanche. 

Ancien chemin des Fontis et rue des Fontis de 1823 à 
1894. La rue a été élargie en 1884. Doit son nom au 
médecin aliéniste Esprit Blanche (1796-1852). 

N° 56. Hôtel de M. Dognin. Auti-es hôtels au 54 
(hôtel de M. le vicomte de Breuil), au 52 (hôtel de 
MM. Van der Elst), au 46, au 44 (hôtel de M. P. 
Astier), etc. 

N" 19. Le docteur Blanche y mourut en 1893. Habité 
par son fils, M. Jacques Blanche, artiste peintre. 
(Parc.) 

N'^ 26. Le gi^and parc que nous voyons ici est celui 
de l'hôtel situé au 13, boulevard de Montmorency. 

Boulevard de Montmorency [iSùS). 

Doit son nom à la maréchale de Luxembourg-Mont- 
morency, auparavant marquise de Boufflers (1707-1787), 
qui passait plusieurs mois chez sa cousine, la comtesse 
de Boufflers, propriétaire du domaine qui s'étendait sur 
l'emplacement de la villa Montmorency. Le boulevard 
a été tracé sur le parc de l'ancienne propriété Montmo- 
rency. 

N° 5. Hôtel de M. A. Ferrier. Au 9, hôtel de 
Mme E. Duplessy. Au 11, hôtel de M. A. Dumesnil. 

N° 13. Hôlel de Mme Rimbault, (Grand parc) 

N"" 19. Hôtel de Mme la comtesse de Kessler. Au 23, 



XVl^ ARRONDISSEMENT. 85 

hôtel de Mme la vicomtesse de Martel de Janville. Au 
39, hôtel de M. le général Jamont. 

N° 53. Là se trouve une des entrées de la villa de 
Montmorency formée en 1853. Le terrain appartenait 
en 1656 à Etienne d'Aligre, directeur des finances du 
Roi. Le clos d'Aligre, qui était antérieurement la pro- 
priété Macheco s'étendait à peu près le long des fortifi- 
cations actuelles à partir de la porte d'Auteuil jusqu'au 
delà de la rue Raffet et couvrait un espace plus grand 
encore que celui occupe par la villa de Montmorency. 
Etienne d'Aligre laissa la propriété à Marie Orceau, 
femme Rouillé, son héritière, et celle-ci à son fils Louis 
Rouillé, chanoine. La propriété resta dans la famille 
Rouillé jusqu'en 1738. M. de St-Amarand, conseiller du 
roi, en fut propriétaire de 1738 à 1750, et Alexandre de 
Barillon, ancien receveur des rentes, de 1750 à 1773. La 
comtesse de Boufflers-Rouverel, surnommée l'Idole 
par Mme du Deffant, en devint propriétaire en 1773. 
C'était une des femmes les plus spirituelles de son 
temps, amie de J.-J. Rousseau et maîtresse du prince de 
Conti. Après la mort de ce dernier en 1776 elle vécut 
complètement à Auteuil avec sa belle-fille la comtesse 
Amélie de Boufflers, et y reçut Boucher, Rivarol, 
Champcenetz, les deux Ségur, la maréchale de Luxem- 
bourg, sa cousine, etc. Elle y créa un parc magnifique où 
le genre anglais se mêlait à l'art régulier de Le Nôtre, 
parc qui fut visité par Walpole qui en a laissé une des- 
cription ainsi que Thiéry dans son Guide des voyageurs 
à Paris. Le parc et la propriété couvrait environ dix 
hectares. Les dames de Boufflers, arrêtées par ordre du 
Comité de sûreté générale, purent échapper à la guillo- 
tine, mais la ruine les guettait. Après la mort de sa 
belle-mère, la comtesse Amélie dut aller se réfugier en 



86 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

face, au 14 de la Grande-Rue, chez son ancien cuisinier 
Fauriez, où elle mourut en 1825. La propriété fut saisie 
en 1814, et appartint en 1819 à M. de Rayneval, ancien 
ministre, puis à la duchesse de Montmorency en 1822, 
dans la famille de laquelle elle resta jusqu'en 1852. La 
Compagnie de l'Ouest morcela la propriété en 1852 : une 
partie fut occupée par la voie, une autre devint la villa 
de Montmorency actuelle, et des parcelles furent 
vendues à des particuliers. 

La villa de Montmorency renferme six voies privées 
construites en 1854 par la Compagnie du chemin de fer, 
et qui contiennent chacune de jolies villas ou hôtels. Ce 
sont : l'avenue des Sycomores, l'avenue des Peupliers, 
l'avenue de Boufflers, l'avenue de Montmorency, 
l'avenue du Square, et l'avenue des Tilleuls. 

N" 61. Maison de santé. 

N" 67. Hôtel des frères de Concourt. Jules y mourut 
en 1870 et Edmond en 189G. Le prix de vente de cet 
hôtel aliéné en 1901 appartient à l'Académie de Con- 
court. A côte se trouve une entrée fermée de la villa de 
Montmorency. 

N° 81. Hôtel de Mme R. Kauffmann. 

N" 93. Entrée de la villa de Montmorency. M. Doniol, 
dans son intéressant ouvrage sur le XVI^ arrondissement, 
dit qu'en 18G7 la villa avait pour concierge la fille du 
fameux ciseleur Gouthière. 



Rue Poussin (1853). 

S'appela rue Neuve, puis rue du Déharcadère. Nom 
actuel en 18G4 en l'honneur du peintre (1594-16G5). La 
rue a été ouverte par la Compagnie du chemin de fer. 

N° 29. Rue Géricault (18G3). S'appela avant 1864 



XVI^ ARRONDISSEMENT. 87 

rue des Arts. Nom en mémoire du peintre (1791-1824). 

N° 40. Bas-relief : « Le bonheur est dans l'amour du 
foyer. « 

N° 26. Façade décorée d'animaux étranges (1004). 

N° 21. Habité par M. .1. Tréville, artiste dramatique. 

N° 19. Rue Isabey (186G). Nom en 1867 en l'honneur 
du peintre (1767-1855). Cette rue longeait le marché 
d'Autcuil qui datait de 1826 et qui a été démoli il y a 
quelques années. 

N" 15. Rue Girodet (1863). Nom en 1867 en l'hon- 
neur du peintre (1767-1824). 

N° 12. Entrée de la ville de Montmorency. Là se 
trouvait l'entrée principale du château de Boufflers. 

N° 9. Rue Donizetti Ouverte en 1853 par la Com- 
pagnie du chemin de fer, entre la rue Poussin et la rue 
La-Fontaine sous le nom de rue de Montmorency. Nom 
actuel en 1863 en l'honneur de compositeur (1797-1848). 
La rue a été prolongée en 1872 jusqu'à la rue d'Auteuil 
en englobant la rue du Tour-de-la-Fontaine. 

N° 8. Rue Bosio (1852). Nom en mémoire du sta- 
tuaire (1768-1845). Cette rue nous mène rue Pierre- 
Guérin. 

Rue PierreGuérin. 

Cette rue longeait les murs du parc de Boufflers. Elle 
se termine en impasse, du côté de la rue de la Source. 
La partie comprise entre la rue de la Source et la place 
des Percharaps remplace l'ancienne sente des Vignes, 
qui devint rue des Vignes en 1837. La partie comprise 
entre la place des Perchamps et la rue d'Auteuil est 
moins ancienne et date de 1856 : c'était la rue Neuve- 
Boileau. Cette section ainsi qu'une partie de la rue des 



88 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Vignes est devenue rue de Magenta en 1859 et finale- 
ment tout l'ensemble de la rue a pris le nom de rue 
Pierre-Guérin en 1869 en mémoire du peintre d'his- 
toire (1774-1833). 

N° 30. Rue de la Mission-Marchand (1901). 
Ouverte sur une partie du jardin de l'hôtel de M. Foul- 
quier, architecte. 

N** 18. Vieille maison ainsi qu'aux : 16, 14, 12, 10. 

N° 13. Rue Bastien-Lepage (1883). S'appela pri- 
mitivement villa Michel-Ange avant 1884. Nom en 
l'honneur du peintre (1848-1884). Au 5 est la villa 
Michel- Ange. 

N° 10. Place des Perchamps. Au 2 de la place 
nous voyons une intéressante gentilhommière ancienne'. 
C'était avant 1742 la propriété de Georges-Michel Boutel, 
seigneur d'Eguilly, avocat, qui vendit en 1747 à Antoine 
Tisset, écuycr. C'est aujourd'hui la maison de M. Vallot, 
ingénieur (toit intéressant). 

Rue des Perchamps. 

Cette voie est très ancienne. Le nom vient d'un lieu 
dit des Perchamps ou des Parchamps et sans doute de 
l'ancien cimetière Pares Campi, champs de l'égalité. Le 
tracé de la rue a été modifié en 1892 et est devenu 
moins sinueux. Du côté de la rue d'Auteuil la rue se 
divise en deux branches. 

N° 6. Curieuse petite branche de la rue des Per- 
champs. 

N° 8. Rue Leconte-de-Lisle (1895). Ouverte sur les 
terrains du marquis de Casa Riera, qui avaient appar- 
tenu avant 1893 à la famille Chardon-Lagache. Nom en 
l'honneur du poète (1818-1894). A l'angle de cette rue et 



XVl'= ARRONDISSEMENT. 89 

de la rue des Perchamps nous voyons une très jolie 
façade de l'institution de Mlles Bourée (IG, rue d'Auteuil). 
Au 4 s'ouvre la rue Mignet (1895), qui doit son nom à 
l'historien (1796-1884). 



Rue La-Fontaine. 

La partie comprise entre la rue de Boulainvilliers et 
la rue Gros se nommait autrefois rue de la Tuilerie; la 
partie qui s'étend entre la rue Gros et la rue d'Auteuil 
faisait partie du chemin, puis de la rue de la Fontaine. 
L'ancienne rue de la Fontaine devait son nom à une fon- 
taine dont l'eau était si pure que le roi à la Muette n'en 
voulait pas boire d'autre. La dénomination actuelle qui a 
été donnée en 1865 à toute la rue vient du fabu- 
liste (1621-1695). 

N° 65. Hôtel ancien avec parc. Hôtel de M. le général 
Duparge. 

N° 78. Les sœurs gardes-malades de l'Immaculée Con- 
ception. 

N° 41 bis. Ancienne institution Rey, aujourd'hui 
école communale de jeunes filles. Celte propriété, qui 
s'aligne sur lavenue Boudon et lesrues P'rançois-Gérard 
et Théophile-Gautier, a été formée de plusieurs pro- 
priétés (Broë, Véron, Clérisseau, Gros de Montfort, 
Longpré, Farina). 

N° 41. Rue François- Gérard (1837). S'appela rue 
des Planchettes avant 1853. Nom en mémoire du peintre 
d'histoire (1771-1837) qui résida pendant plus de vingt- 
cinq ans à Auteuil. Au 23, hôtel. Au 31 se trouve un 
grand parc. Au 43, hôtel de Mme Chevet-Corcellet. 

Au 47, pavillon ancien avec un grand parc au coin de 



90 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

la rue de Rémusat. Au 2 mourut en 1871 Samson, de la 
Comédie-Française et auteur dramatique. 

N° 56. Petit pavillon du xviiie siècle. 

N° 35. Avenue Perrichont (1882). Ouverte sur les 
terrains de M. Pcrrichont, conseiller municipal. Classée 
en 1899. 

N° 50. Hôtel de M. Colledebœuf. 

N° 48. Emplacement de l'impasse Sophie qui a dis- 
paru. 

N° 44. Pavillon ancien avec mascaron. Parc. 

N° 40. Œuvre des Orphelins apprentis fondée 
en 1866 par l'abbé Roussel dans cette même maison. Au 
début il y avait cinq enfants : ils sont plus de 300 main- 
tenant. 

N° 29. Habité par M. Xavier Privas, homme de 
lettres, surnommé le prince des Chansonniers. 

N° 31. Rue François-Millet (1889). S'appela 
d'abord rue Richard-Wallace, puis rue François-Boivin. 
Nom actuel en 1891 en mémoire du peintre (1815-1875). 
Au 9, crèche François-Millet (1897). L'ouverture de la 
rue François-Millet a fait disparaître rue La-Fontaine 
une vaste propriété, jadis dépendance du château de la 
Tuilerie. Cette propriété, créée en 1832, fut habitée par le 
musicien Musard et par l'acteur Arnal. Elle fut acquise 
en 1840 par M. Dubois, beau-père de Mme A. Penicaud, 
qui fut la dernière propriétaire avant la démolition 
de 1890. 

N" 32. Villa Jeanne-d'Arc. Statue de Jeanne d'Arc au 
sommet de la maison moderne. 

N° 24. Statuette de la Vierge dans une niche. 

N° 15. Local de la Ville. Salle des tirages des emprunts 
municipaux. 

N° 9. Magasin des Beaux-Arts. 



XVI^ ARRONDISSEMENT. 91 

N" 16. Hameau Béranger. Au 3 mourut le comé- 
dien Bouffé, des Variétés (1888). 

N° 16. Le castel Béranger a été primé pour sa 
façade. 

N° 8 bis. Hameau La-Fontaine. 

Rue Théophile-Gautier. 

Commencée en 1885 et achevée en 1900. La plus 
grande partie de la rue appartenait autrefois à la rue du 
Point-du-Jour. Nom en 1895 en l'honneur de l'écri- 
vain (1811-1872). 

N" 31. Avenue Perrichont prolongée (1897). Se ter- 
mine en impasse. 

N° 55. Habité par M. J. Girardet, artiste peintre. 

N° 57. Emplacement d'un bel hôtel qui a disparu 
en 1908. La propriété appartenait en 1734 à une dame 
Boullogne. Achetée en 1786 par le duc Antoine-César 
de Ghoiseul-Praslin et sa femme, née Obrien de Tho- 
raond, qui furent les bienfaiteurs d'Auteuil. Ce fut le duc 
qui fit placer l'inscription sans doute erronée sur un 
petit temple de la fin du xviii" siècle où on lisait : « Ici 
fut la maison de Molière ». Le duc mourut en 1802, et 
sa veuve en 1808. Leur fils Félix, époux de Mlle de 
Breteuil, ne voulut pas habiter la propriété et elle fut 
occupée par la princesse d'Hénin, le marquis de Lally- 
Tollendal et Marie de Quélen de La Vauguyon, princesse 
de Carignan, qui y mourut brûlée en 1829. Le duc Félix 
de Choiseul mourut en 1841 laissant cinq enfants dont 
l'aîné fut tristement célèbre. L'hôtel fut mis en vente 
en 1844 et adjugé à M. Antoine Bisset-Barraud, et 
en 1886 à Mlle Moittié. Il abrita diverses institutions et 
en 1894 il s'y établit une institution de jeunes filles 



92 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

dirigée par les Dominicaines du Saint-Rosaire. La 
communauté a été dissoute et l'ancien château de Ghoi- 
seul-Praslin a été démoli en 1908. 

N° 66. Le peintre Jean Desbrosses, fondateur et pré- 
sident de la Société des Parisiens de Paris, y mourut 
en 1906. 

Rue de Rémusat. 

Remplace une partie de l'ancienne Grande-Rue, 
partie qui était dénommée rue IMolière depuis l'an IX 
jusqu'en 1868. Nom actuel en 1877 en l'honneur du 
comte de Rémusat, homme politique et littéra- 
teur (1797-1875). 

N° 79. Hôtel de M. H. Monod, membre de l'Académie 
de médecine. 

N° 4. Rue Félicien-David. A été dénommée succes- 
sivement chemin et rue des Pâtures, chemin et rue de 
la Prairie, rue Cuissard en 1857, rue Hérold en 1864. 
Nom actuel en 1881, en mémoire du compositeur auteur 
de Lalla-Rouck (1810-1876). Nous voyons au 34 un 
grand parc et au 33 la fondation Laubespin, maison de 
travail pour les hommes. Lors de la terrible inondation 
de janvier 1910, la rue Félicien-David fut la première 
voie parisienne envahie par les eaux qui atteignirent 
dans celte rue une hauteur de plus de 3 mètres. 

Rue Mirabeau (1862). 

Terminée en 1869. Nom en 1867 en l'honneur du 
grand orateur (1749-1791). On donnait le nom de rond- 
point Mirabeau au carrefour formé au point de ren- 
contre des rues Mirabeau et de Rémusat. 



XV!* ARUONDISSEMENT, 93 

N" 14. Rue Antoine-Roucher. S'appela rue Fran- 
çois-Millet. Nom actuel en mémoire du poète (1745-1794), 
ami d'André Chénieret mort comme lui surl'échafaud. Il 
est l'arrière-grand-père maternel de M. Antoine Guillois, 
le très aimable et le très crudit historien, qui connaît si 
admirablement notre arrondissement. Au 12 habitait 
M. F. Bournon, l'érudit continuateur du docte abbé 
Lebeuf, décédé en 1900. 

N'^ 17. Rue Narcisse-Diaz. Remplace une partie de 
l'ancienne rue Wilhem dont le tracé a été redressé. Cette 
rue faisait donc partie de l'ancien sentier des Arches 
devenu rue Sainte-Geneviève, rue de la Montagne et 
rue de Seine. Nom actuel en 1895 en mémoire du 
peintre (1809-1876). Au 7, pavillon ancien. 

N° 29. Fondation Rossini pour les artistes indigents. 
A été établie en vertu du testament du grand composi- 
teur pour les chanteurs et musiciens français et italiens, 
vieux et sans fortune. 

Rue Wilhem. (Du wiii^ siècle.) 

Ancien sentier des Arches, rue Ste-Geneviève, rue 
de la Montagne, rue de Seine. Elle a été modifiée en 
1876 et en 1890. Sa dénomination actuelle lui a été 
donnée en 1864 en mémoire de Louis Bocquillon, dit 
Wilhem (1781-1842), fondateur de l'Orphéon municipal. 
Dans la rue Wilhem s'ouvre la rue Corot qui est laté- 
rale à l'Eglise. Cette rue, jadis impasse de Seine, a été 
mise en état de viabilité en 1877, et a reçu son nom en 
1879 en mémoire du peintre (1796-1875). Au 4 de la rue 
Corot se trouve le nouveau presbytère d'Auteuil (1876) 
qui a été construit sur l'ancienne propriété Destutt de 
Tracy. On y voit quelques ruines de l'ancienne église 



94 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

d'Auteuil, érigées en un petit monument dans le jardin. 
Ces ruines étaient conservées antérieurement dans le 
parc Chardon-Lagache. 

Place d'Auteuil. 

Le mot Auteuil vient de ahus locus (lieu élevé), ou 
du collège des Druides, qui s'étaient établis dans cette 
partie de la forêt de Rouvray (Altare, Altarium, Altolium, 
Authcuil). Auteuil fut primitivement un petit village et 
le Point- du- Jour en était un hameau. Les abbés de 
Ste-Geneviève étaient seigneurs d'Auteuil depuis 11G2. 
Avant 1110 les terrains étaient possédés par les religieux 
de Bec-Helouin. Auteuil fut érigé en paroisse en 1192 
par Maurice de Sully, évêque de Paris. Le village fut 
incendié en 1358 par Charles le Mauvais, roi de Navarre, 
dans sa lutte contre le Dauphin, puis il fut ravagé par 
les Anglais, par les Jacques, et les bi'igands établis dans 
la forêt. Boulogne fut détaché de la paroisse d'Auteuil 
en 1543, et Passy en 1672. 

La place d'Auteuil située devant l'église s'appelait 
place d'Aguesseau avant 1867. Elle fut habitée par le 
chancelier d'Aguesseau de 1727 à 1751. Louis Racine 
vint faire de fréquents séjours chez le chancelier. La 
vieille église d'Auteuil, dont la première pierre avait été 
posée en 1319 par Philippe le Long, s'élevait sur l'em- 
placement de l'église actuelle, à peu près. Antoine de 
Nicolay, premier président de la Chambre des Comptes, 
qui était mort à Auteuil en 1731, y fut inhumé dans le 
chœur, ainsi que Gendron, l'acquéreur de la maison de 
Boileau, et l'ami des pauvres. Celte église fut profanée 
en 1793, transformée en club, en grange, et en fabrique 
de salpêtre. Elle fut rendue au culte en 1795. Elle était 



XVI* ARRONDISSEMENT. 95 

enfourée de son cimetière : le monument de d'Aguesseau 
nous en rappelle le souvenir. A droite de la vieille 
église se dressait l'ancien presbytère , qui fut habité 
plus tard par Ducis, le poète, et par le colonel Coutelle, 
premier aérostier de l'armée. A gauche de l'église se 
trouvait l'ancienne mairie qui resta là jusqu'en 1841, 
époque où elle fut transférée rue Boileau. 

Le monument de d'Aguesseau qui se trouve au milieu 
de la place a été ordonné par Louis XV (1753) comme 
mausolée pour les corps du cliancelier d'Aguesseau 
mort en 1751 et de son épouse Anne Leièvre d'Ormes- 
son morte en 1725. Les tombeaux furent violés en 1793, 
mais les ossements furent retrouvés par les soins du 
maire Benoit. Le tombeau fut restauré en 1802 par 
ordre du Premier Consul, et la pyramide fut replacée. 

L'église actuelle, dite Notre-Dame d'Auteuil a été 
reconstruite en forme de croix latine et en style roman 
byzantin de 1877 à 1892. Ce fut M. l'abbé Lamazou qui 
en prit l'initiative, et à l'intérieur nous y voyons son 
tombeau, dû au sculpteur Vasselot. Au moment de sa 
mort survenue en gare de Nevers en 1883, Mgr Lamazou, 
ancien curé d'Auteuil, était évêque de Limoges. Le 
clocher est en forme de tiare pontificale. Au tympan de 
la porte d'entrée nous voyons un bas-relief de Maniglier 
(1880). Dans la crypte, qui sert de chapelle des Caté- 
chismes, se trouve le monument de Mme Blanche Ter- 
naux-Rousseau, morte en 1817 (beau bas-relief en 
marbre), et un très beau buste en plâtre de Carpeaux : 
la Mater Dolorosa (1870). 

La maison de retraite Chardon-Lagache, qui s'ouvre 
sur la place, a été créée entre 1863 et 1865 par M. Char- 
don-Lagache, sa femme et son fils, pour abriter des 
vieillards des deux sexes. Elle s'étend, ainsi que l'insti- 



96 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

tution de Sainte-Perine, sur l'emplacement de l'ancienne 
propriété des Génovéfains. M. Chardon-Lagache, le 
fondateur de celte maison, fut longtemps à la tète du 
magasin des Montagnes Russes, faubourg St-Honoré. 

Rue d'AuteuîL 

Occupe la plus grande partie de l'ancienne Grande- 
Rue, qui était la seule rue du village d'Auteuil au 
xvi"^ siècle. La partie comprise entre la rue Boileau et 
la place de l'Eglise s'appelait rue Molière depuis 
l'an IX. Cette section a été réunie en 1868 à la partie de 
l'ancienne Grande-Rue qui s'étend entre la rue Boileau 
et la porte d'Auteuil. La Champmeslé est morte rue 
d'Auteuil, non loin de l'église, en 1698. Son domicile de 
ville était alors rue de Condé. Condorcet a habité la rue, 
près de l'église, au 2 ancien de la rue. 

N° 1. Rue Verderet. Est très ancienne et porta les 
noms de rue Merodée, Merderée, Merderet. Le nom 
actuel vient de verdure. La rue a perdu ses maisons du 
côté impair lors de la construction de la rue Chardon- 
Lagache. Au 8 est la cité Florentine-Estrade (maison 
avec mascaron). 

N° 2. Maison construite sur l'emplacement de la mai- 
son de campagne de Molière. (Inscription.) M. Doniol, 
dans son intéressant ouvrage sur le XVI* arrondisse- 
ment, dit : « INIalgré le caractère officiel de cette plaque, 
on n'est pas fixé d'une manière parfaitement certaine 
sur l'emplacement qu'occupait la maison habitée de 1667 
à 1673 par Molière à Auteuil. Certains prétendent qu'il 
correspond à celui du n° 29 de la rue Rémusat (qui était 
le ïi° 1 de l'ancienne rue Molière) et que la maison située 
presque en face (et habitée ensuite par Mme Récamier, 



XVr A.'tlîONUlSSEMIiNT. 97 

puis l'abbé de Genoude, pul^licislc) aurait été occupée 
comme uiaison de plaisance par le grand poêle tragicpic 
Jean Racine et serait celle où il a composé les Plaideurs. 
Il est assez difficile de préciser aujourd'hui les demeures 
de ^lolière et de Racine à Auleuil, parce qu'ils furent 
locataires et non propriétaires; on n'a donc pas retrouvé 
comme pour Boileau leur nom dans les actes de vente 
figurant aux archives des notaires. » [Histoire du A'J7* 
arrondisseiuent, par A. Doniol,) En tout cas Molière 
conserva sa maison d'Auteuil jusc|u'à sa mort (1673). 

N° 8. Vieille maison. Clérisseau, peintre et premier 
architecte de Calherine II de Russie, y mourut en 1820 
et fut inhumé au cimetière d'Auteuil. Au 5, vieille maison. 

N° 11. Rue Désaugiers (1837). Cette petite rue 
porta le nom de rue des Bons-Enfants avant 1804. Nom 
en mémoire du chansonnier-vaudevilliste (1782-1827). 
Le 5 est orné de raascarons. 

N° 12. Pavillon au fond de la cour. 

N°ll bis. École supérieure J.-B. Say (1873). Le pavil- 
lon central et la cour sont les restes de l'ancien château 
du grand manufacturier Ternaux, qui acheta la propriété 
en 1804. L'Ecole normale des Instituteurs (10, rue IMoli- 
tor) est également sur l'emplacement du parc Ternaux. 

La propriété Ternaux, aujourd'hui détruite, était atte- 
nante au XVI 1"^ siècle au jardin des abbés de Ste-Gene- 
viève. La maison avait appartenu, de 1655 à 1659, à 
Michel de Verthamon et à sa femme, Marie d'Aligre. 
Celle-ci, devenue veuve, la revendit à Edouard Gagot 
qui posséda jusqu'en 1677. Puis vint Louis Prévost de 
Mazes, qui acheta le château en 1677, le fit reconstruire 
et le céda à Mme de Clerraont d'Amboise, marquise de 
Renel. Fut peut-être habité par le chancelier d'Agues- 
seau. La propriété fut acquise en 1755 par Catherine 

XVI' ARROND. 7 



98 PROMENADES DANS TOUTES LES BUES DE PARIS. 

Loranchel, qui s'en défit en 1777 en faveur de Benoist 
Decon. Ce dernier revendit en 1784 à Antoine Hubert, 
trésorier de l'argenterie du roi. Le manufacturier Ter- 
naux acheta la propriété en 1804 et le château devint 
une glande teinturerie. La propriété fut morcelée par 
M. Laveissière et vendue par lui en 1852 à M. l'abbé 
Lévèque qui y fonda l'Institution dite de Notre-Dame 
d'Auleuii (1852-1870), Le parc fut diminué en 1868 par 
le percement de la rue Molitor et la Ville acheta en 
1872 le reste du parc pour y établir l'École J.-B. Say et 
l'Ecole normale d'Instituteurs qui s'ouvre 10, rue Molitor. 

N° 16. Intéressant hôtel. C'était au xvii'= siècle la 
propriété de Joseph de Puscher. Famille Véron. Hôtel 
Pérignon (1806). Chardon-Lagache, fondateur de la mai- 
son de retraite, eut la propriété en 1852 et y mourut en 
1879. Il était né au 4 de la rue. Fut habité par Samson, 
sociétaire de la Comédie-Française (1867 à 1871), qui 
fut le premier acteur décoré de la Légion d'honneur. 
Aujourd'hui pensionnat de Mlles Bouré. 

N° 15. Vieille maison ainsi qu'aux 19, 25, 35. 

N° 41. Habité par M. Bourgault-Ducoudray, com- 
positeur de musique. 

* N°^ 43 à 47. Tx'ès bel hôtel du xvin'= siècle. Façade 
décorée de trophées. Parc avec vases de marbre et sta- 
tues de Coustou. Cet hôtel fut occupé par Mlle Antier, 
actrice spirituelle (1740), qui y reçut la Cour et la Ville. 
On y donnait des représentations sur un théâtre d'ama- 
teurs. En 1752 M. d'Epinay donna la propriété à Marie 
et Geneviève de Verrières, dont M. Gaston Maugras a 
raconté l'intéressante histoire. Elles furent les amies du 
maréchal de Saxe, du duc du Bouillon, de Colardeau, de 
La Harpe, etc. La propriété fut vendue en 1767 à 
M. de Bouhault. 



XVI® ARRONDISSEMENT. 99 

Marie de Verrières eut du maréchal de Saxe une fille 
Aurore qui épousa en premières noces le comte de 
Horn et en secondes noces Dupin de Francœuil (1777). 
De ce mariage naquit un fils, Maurice Dupin, qui fut le 
père de Mme George Sand. Dupin de Francœuil était 
fils de M. Dupin qui l'avait eu d'un premier lit. Son 
père épousa en secondes noces la fille naturelle de 
Samuel Bernard. Il fut l'amant de Mme d'Épinay, dont 
le mari était le protecteur de Marie de Verrières, et il 
devint lui-même celui de Geneviève de Verrières. Marie 
de Verrières eut du duc de Bouillon un fils qui fut l'abbé 
de Beaumont, curé dans les Landes. De sa liaison avec 
M. d'Epinay, Marie de Verrières eut une fille, I\Ille de 
Salnat, qui épousa en 1779 Pierre-Joseph Raynaud, 
ancien juge royal. Geneviève de Verrières mourut au 
couvent de St-Avoye. 

Cette magnifique demeure, vestige complet de l'archi- 
tecture du xviii*^ siècle, est la plus belle propriété de 
tout l'arrondissement. 

N° 49. Hôtel meublé La Fontaine. (Vieille maison. 
Escalier.) 

* N° 59. La maison avait été construite au commen- 
cement du règne de Louis XV à côté du Chàteau-Royal 
dit du Coq. Le peintre Quentin de La Tour la loua en 
1750 et l'acheta en 1770. Il la revendit en 1772 à 
Mme Helvétius, dite Notre-Dame d'Auteuil, qui fut une 
des femmes les plus charmantes de son époque, et reçu 
là toute la société philosophique du xviii" siècle, et 
toute l'aristocratie de l'intelligence. Parmi ses hôtes on 
peut citer : son fils adoptif Cabanis, la marquise de 
Condorcet (Sophie de Grouchy), Volney, Turgot, Bou- 
cher, Diderot, Franklin, l'abbc Morellet qui y logeait, 
etc. Bonaparte y vint après le 18 Brumaire. Mme Helvé- 



100 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

tius mourut dans cette maison en 1800 et fut inhumée 
d'abord dans un petit pavillon qui avait clé construit 
dans le parc par Cabanis ; elle fut transférée au cimetière 
d'Autcuil en 1817 et le petit pavillon fut démoli en 1877. 
Notre-Dame d'Auteuil laissa la propriété à La Roche, 
ancien bénédictin, et à Cabanis qui épousa en 1796 
la sœur de la marquise de Condorcet, Charlotte do 
Grouchy. La maison fut occupée de 1808 à 1814 par le 
phycisien Rumford qui avait épousé la veuve de Lavoi- 
sier et qui mourut dans cette maison en 1814. A partir 
de 1854 ce fut la demeure du prince Pierre Bonaparte, 
qui dans une altercation y tua d'un coup de pistolet le 
publiciste Victor Noir (1870). En 1871 les fédérés y éta- 
blirent leur état-major et la maison fut incendiée. Elle 
a été reconstruite et est occupée actuellement par une 
École normale Israélite orientale qui possède une biblio- 
thèque dite de l'alliance Israélite. 

N°' 63 à 73. Emplacement du château du Coq qui, 
dit-on, avait été construit par Richelieu et légué par lui 
à la Couronne. Louis XV y habita pendant sa jeunesse et 
en fit plus tard une petite maison. Un jardin fleuriste y 
fut créé, et sur une supplique de Mme Helvétius, une 
partie de la propriété lui fut cédée en 1774. De 1774 à 
1776 la propriété appartint au bijoutier Strass. En 1778 
Louis XVI revendit le jardin fleuriste à M. Joly 
de Fleury, Le chancelier Pasquier y habita sous 
Louis XVIIL M. Guizot. Le sénateur Le Couteulx de 
Canteleu. La propriété finit par appartenir à la vicom- 
tesse de Julhiac et fut achetée par le baron d'Erlanger, 
qui la morcela. Ilalévy avait un pied-à-terre près du 
château du Coq. 

N° 67. Rue d'Erlanger. La partie comprise entre la 
rue d'Auteuil et le boulevard Exelmans a été achevée en 



XVl"= AIIRONDISSEMRNT. 101 

1863 : la partie comprise' entre le boulevard Exelmans 
et le boulevard Mural date de 180!). La rue a clé ouverte 
sur des terrains aj^partcnant au baron d'Erlanger. Au 5 
s'ouvre depuis 1908 l'avenue d'Erlanger, qui est une 
voie privée se terminant en impasse. Au 7 une inscrip- 
tion nous dit que riiùtel a été construit en 1884 pour 
Camille Weber. Le 11 fut l'hôtel de Ponson duTerrail : 
nous voyons ses initiales dans le fronton. Au 15, hôtel 
de INL A. Pavic. Au 17 se trouve la villa d'Erlanger. 
Au 30, hôtel de U. P. Heuzey. Au 20, hôtel de M. F. 
Périer. Au 41 est l'hôtel de M. L. Morice, statuaire. 
Au 12 habite M. Aube, sculpteur. 

N" 77. Rue Chanez. Ancien chemin qui fut mis en 
état de viabilité en 1809. S'appela avenue de l'Aima. 
Nom en 1868 en mémoire du général baron Chanez 
(1740-1825). Au 7 se trouvait la maison de Casimir- 
Périer détruite par le bombardement de 1871. 

La rue d'Auteuil, avant d'aboutir à la porte d'Auteuil, 
passe devant une petite place où se trouve l'embarca- 
dère de la ligne d'Auteuil. 

Boulevard Exelmans (1862). 

La dénomination de boulevard Exelmans a été donnée 
en 1807 en mémoire du maréclial (1775-1852), à la voie 
qui se trouve de chaque côté du viaduc du Point-du-Jour, 
viaduc qui a été ouvert à l'exploitation en 1807. 

N° 128. Fut habité par M. Henry Rabusson, homme 
de lettres. 

N°39. Mme Carpeaux, veuve du statuaire, y mourut 
en 1908. L'atelier de Carpeaux, qui fut démoli en 1899, 
se trouvait sur remplacement du 35 actuel. Il y travailla 
de 1869 jusqu'à sa mort en 1875. 



102 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 91. Tennis-Club de Paris. 

N° 91. Rue de Civry (1869). Ouverte sur les ter- 
rains du bai'on d'Erlanger. Nom en 1875 en l'honneur 
du village d'Eure-et-Loir, illustré par la défense 
héroïque du 18 octobre 1870. Cette rue longe de nom- 
breux jeux de tennis. 

N° 51. Caserne de gendarmerie (1908). 

N° 19. Rue Exelmans (1889) qui n'est qu'une 
impasse. 

N" 3. Habité par Mme G. de Peyrebrune, littérateur. 
(Vieille maison.) Les maisons numérotées 1, 3, 5, fai- 
saient partie de l'ancienne rue Callot. 

Avenue de Versailles. 

Faisait partie de la grande route de Paris à Bayonne 
par Versailles. Nom actuel en 1877. Les fourches pati- 
bulaires d'Auteuil étaient jadis situées sur la route de 
Versailles. 

N" 219. Vieille maison. Enseigne peinte : « Poste de 
secours contre la soif». 

N° 215. Rue Gudin. Faisait partie jadis de la route 
départementale n" 1 et s'appela rue de la Demi-Lune. 
Nom actuel en 1867 en l'honneur du général comte Gudin 
(1768-1812). 

N° 195. Rue Le Marois. Faisait partie de l'ancien 
chemin du vieux pont de Sèvres. Nom en 1865 en 
mémoire du général (1776-1836). Vieilles maisons aux 
31, 33, 39. 

N° 185. Rue de Billancourt. Ancien chemin du 
Point-du-Jour à Billancourt. Alignée en 1838. 

N° 179. Décoré de statues. 

N" 154. Ici s'ouvrait la rue Callot qui s'appela rue de 



XVI'' Anr.ONDISSEMENT. 103 

rÉgout en 1837. Nom en 1864 en Thonneur du graveur 
(1593-1635). Cette rue, déclassée et absorbée par le bou- 
levard Exelmans, n'a qu'un côté et possède encore au 3 
une vieille et curieuse maison. 

N" 163. Rue Chapu (1893). S'appela rue Nouvelle, 
puis rue Maxime. Elle a été classée en 1877. Nom en 
l'honneur du sculpteur (1833-1892). 

N" 155. Rue Van-Loo. S'appela rue du Bac avant 
1869. Nom en l'honneur du peintre J. -Baptiste Van Loo 
(1684-1745) et de son frère Carie (1705-1765). 

N° 111. Villa Molière. 

N° 138. Rue Lancret. Celle rue, qui est ancienne, 
portait autrefois le nom de passage des Miracles. Nom 
actuel en 18G4 en mémoire du peintre (1691-1743). 

N" 147. Rue Téniers. Cette ruelle très curieuse 
s'appelait sente puis rue de l'Egout. Elle a reçu sa déno- 
mination actuelle en 1869 en l'honneur du peintre David 
Téniers (1582-1649), et de son fils Téniers le jeune 
(1610-1689). Cette rue n'a pas deux mètres de largeur. 

N° 122. Entrée de la villa de la Réunion. Le chemin 
qui s'offre devant nous s'appele grande avenue de la 
Villa-de-la-Réunion. A droile de ce chemin s'ouvre 
l'avenue de l'Ermitage. La grande avenue a été éta- 
blie en 1856. Gavarni, né en 1804 rue des Vieilles-Hau- 
dricltes, habita là une maison qui s'ouvrait avenue de 
Versailles et qui fut démolie en 1864. Cette maison avait 
été un atelier de faux monnayeurs sous le Directoire et 
était devenue la propriété de Leroy, le modiste de José- 
phine. Après la démolition de cette maison de l'avenue 
de Versailles, où il était resté vingt ans, Gavarni se 
campa à côté dans une maisonnette. Il mourut en 1866 
dans une autre maison donnant à la fois villa de la Réu- 
nion et rue Chardon-Lagache, 29. Cette maison a été 



104 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

démolie en 1899. La villa de la Réunion renferme de 
jolies villas, des chalets, et des beaux arbres dont plu- 
sieurs furent plantés par Gavarni. M. Parent de Rosan, 
fondateur de l'Orphelinat d'Auteuil, mourut en 1890 au 
3 de la villa de la Réunion. Il a légué sa bibliothèque à 
la mairie du XVI'' arrondissement et sa maison de la 
villa de la Réunion est devenue l'hôpital Parent de 
Rosan, 

Nû 120. Rue Victorien-Sardou. Ouverte en 1909 
sur une partie de la villa de la Réunion. Nom en 1910 en 
l'honneur du célè!)re auteur dramatique (1831-1909). 

N" 123. Hôtel de Mme Hortense Schneider. En face 
le grand parc que nous longeons est celui de l'Institution 
de Ste-Perine. 

N° 77. Emplacement de l'ancienne usine élévatoirc 
d'Auteuil, qui fonctionna jusqu'en 1883. Les bâtiments 
furent démolis en 1900 pour faire place à la nouvelle 
usine, qui vers le même emplacement remplace l'an- 
cienne Pompe à feu de Chaillot. 

N° 55. Rue de rAmiral-Cloué. Ancien chemin de la 
Galiote, qui avant la construction du pont Mirabeau, 
conduisait de l'avenue de Versailles au chemin de 
halage. En 1897 on lui donna le nom de rue Ben- 
jamin-Godard en l'honneur du compositeur. En 1906 ce 
nom ayant été donné à la voie s'ouvrant 182 avenue 
Victor-Hugo, la rue a reçu son nom actuel. 

N" 52. Œuvre de l'Hospitalité du travail pour les 
femmes. (A Dieu dans ses pauvres.) 

N° 42. Rue des Pâtures (1854). Créée sur d'anciens 
pâturages. 

N" 24. Villa Anaïs. Hôtel du xviii'= siècle. 

N° 3. Vieille maison. 



XVI" ARRONDISSEMENT. 105 



Quai d'Auteuil. 



Le quai dAutenil, qui nrtait qu'un chemin de lialage 
le long de la Seine avait été fiasse en 1863, mais cette 
voie ne fut guère améliorée. En 1897 on a créé une voie 
qui met en communication l'avenue de Versailles avec 
le quai. 

Le pont Mirabeau a été construit de 1803 à 1896. 
Les statues en bronze sont du sculpteur Injalbert. 

Le pont-viaduc d'Auteuil ou du Point-du-Jour a été 
commencé en 1864 et terminé en 1865, Il a deux étages : 
celui d'en haut sert aux trains de chemins de fer, et 
celui du bas sert aux piétons et voitures. Ce pont eut 
beaucoup à souffrir pendant le bombardement de 1871. 
On raconte que le comte de Goigny, jouant avec le prince 
de Bombes, fils du duc de Maine, lui dit : « Il faut être 
bâtard pour avoir tant de bonheur. » Le prince se fâcha 
et un duel eut lieu au point du jour, c'est-à-dire de 
grand matin. Le comte de Goigny fut tué (1743) et le 
lieu du duel garda le nom de Point-du-Jour. 

L'extrémité du quai d'Auteuil, du côté du pont du 
Point-du-Jour, est assez pittoresque. Nous y voyons 
de nombreuses guinguettes qui, les jours d'été, regoi*- 
gent d'une clientèle amenée par les bateaux-mouches. 
Au 148 se trouve le concert du Grand-Neptune, au 150 le 
casino du Point-du-Jour et au 160 le concert des Bateaux- 
Parisiens. Le quai est encore éclairé à l'huile. 

Au 170 du quai s'ouvre la rue Émile-Deschanel 
(1907), qui doit son nom au professeur au Gollège de 
France mort en 1905. Gette voie ouverte par M. Four- 
nier aboutit rue Auguste-IMaquet. 

La rue Auguste -Maquet a été ouverte en 1899, au 



106 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

compte de M. Fournier, propriétaire. Elle doit son nom 
au littérateur (1813-1888). Cette rue nous mène à la rue 
Daumier. 

La rue Daumier (1880) a reçu son nom en 1886 en 
mémoire du dessinateur (1808-1879). Au 6, hôtel de 
M. A. Durand. 

Rue Chardon-Lagache . 

La partie située entre les rues Claude-Lorrain et 
Jouvenet faisait partie de l'ancienne rue de la Munici- 
palité, qui datait du xviii'^ siècle. La partie entre la rue 
Jouvenet et la place d'Auteuil a été exécutée en 1869. 
Ces deux tronçons ont reçu en 1879 le nom de rue du 
Point-du-Jour. La rue a été prolongée jusqu'à l'avenue 
de Versailles en 1892. La dénomination actuelle a été 
donnée en 1890 en mémoire du philanthrope (1809-1879), 
fondateur de la maison de retraite. 

N° 88. Rue Claude-Lorrain. La partie comprise 
entre les rues Chardon-Lagache et Boileau s'appelait 
allée du Cimetière, puis rue et avenue des Clos. La rue 
a été prolongée jusqu'à la rue Michel-Ange en 1877. 
Nom en 1864 en mémoire du peintre Claude Gelée, dit 
le Lorrain (1600-1G78). Au 22 bis est la crèche du Point- 
du-.Iour. Au 25 se trouve l'avenue Jean-Dolfus, qui 
est la principale entrée de la villa Mulhouse. (Voir 
impasse Boileau.) Au 24 se trouve la chapelle Ste-Gene- 
viève (1904) qui est une succursale de Is paroisse. Au 
57 se trouve le cimetière d'Auteuil. 

Le cimetière d'Auteuil a été fondé en 1800 par 
M. Benoit, maire d'Auteuil, et agrandi en 1807 et 1847. 
Il a été ravagé par le bombardement de 1871. Il ren- 
ferme les tombes de la comtesse Amélie de Boufflers, 



XVI'= ARRONDISSEMENT. 107 

de Ruinford, d'Hubert Robert, du statuaire Elias 
Robert, du géomètre Legendre, de Gavarni, delNIusard, 
le compositeur, de Ternaux-Rousseau le manufacturier, 
d'Adolphe Yvon, de Paul Dalioz, de Louis Piccini, 
second fils du compositeur Nicolas et compositeur lui- 
même, de Villemessant, de l'architecte Lacornée, du 
lieutenant général Heymès, aide de camp de Louis- 
Philippe, etc. Gounod y fut enterré en 1893 à côté du 
compositeur Zimmermann, son beau-père. Barthélémy, 
auteur du Voyage du jeune Anac/iarsis, fut enterré 
d'abord dans l'ancien cimetière en face de l'église et 
transporté dans celui-ci. Mme Helvétius, inhumée 
d'abord dans son jardin, fut transférée dans ce cimetière 
en 1817. Charlotte-Félicité de Grouchy, veuve de 
Cabanis, y fut inhumée en 1844 : sa tombe renferme éga- 
lement le cœur de son époux, dont le corps est au 
Panthéon. 

N° 47. Entrée de la villa de la Réunion. 

N° 41. Assez pittoresque villa construite en 1893. 

N° 29. La maison où est mort Gavarni a disparu en 
1899 et a été remplacée par les maisons portant les 
numéros : 27 bis, 29 et 29 bis. 

* N° 17. Institution de Ste-Perine. Cet établissement 
occupe remplacement d'une partie de l'ancienne pro- 
priété seigneuriale des abbés de Stc-Geneviève. Cette 
propriété s'étendait au Sud de l'église jusqu'à la route 
de Versailles, et était limitée par la rue Boileau. La 
maison élevée sur l'emplacement de l'hôtel des Génové- 
fains, déclarée bien national sous la Révolution, fut 
acquise par un sieur Mary, puis fut achetée sous le 
premier Empire par le minisire Cretet qui y mourut en 
1809. Le baron Gérard l'acheta en 1812 et sa veuve y 
mourut en 1848. Une partie était louée à Guizol. Le 



108 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PAniS. 

neveu du baron Gérard vendit la propriété en 1852 à la 
comtesse d'Aubusson de La Feuillade. A la mort de 
cette dernière, en 1855, la propriété resta indivise entre 
ses deux filles, la princesse de Beauvau et la princesse 
de Bauffremont. L'Assistance publique acquit le ter- 
rain en 1858. 1/architecte Ponthieu éleva les bâtiments 
actuels en 1860 et les pensionnaii^es y fuirent complète- 
ment installés en 1865. (Magnifique parc.) 

L'Institution doit son nom à l'abbaj^e de Ste-Perine, 
près de Gompiègne. Sous Louis XIV elle fut transférée 
à la Villette, puis en 1740, rue de Ghaillot, après avoir 
fusionné avec la communauté des religieuses chanoi- 
nesses de Ste-Geneviève. Le couvent de Sle-Perine ou 
de Notre-Dame de la Paix, de la rue de Ghaillot, fut 
supprimé en 1790. En 1806, M. Duchayla y fonda un 
asile pour la vieillesse sous la présidence de l'impéra- 
trice Joséphine, et cet établissement fut confié à l'admi- 
nistration des hospices en 1815. Le percement de 
l'avenue Marceau fit disparaître Ste-Perine de la rue de 
Ghaillot; l'établissement fut transféré à Auleuil en 1850, 
dans les bâtiments de l'ancienne villa de la Réunion créée 
en 1804 par M. de Chamouset. Le domaine fut agrandi 
par l'acquisition de nouveaux terrains, et, comme nous 
l'avons dit plus haut, les pensionnaires furent installés 
dans les nouveaux bâtiments en 1865. L'Institution eut 
à souffrir du bombardement de 1871. Mme Marie Sasse, 
de l'Opéra y mourut en 1907. 

N° 8. École J.-B. Say (voir 11 bis, rue d'Auteuil). 

N° 8. Rue du Buis (1837). Ancienne voie bordée de 
buis. La façade des 2, 4, G, est assez intéressante. 

N° 1. Maison de retraite Ghardon-Lagache (1865). Sur 
l'emplacement de l'ancienne propriété des Génovéfains. 

N° 14. Rue Molitor. 



XVl'^ AUnONDISSEMENT. 109 

Rue Molitor (1862). 

La rue fut terminée en 18G9. Nom en 18G7 en l'iion- 
neur du maréchal (1770-1849). 

N" 1 ter. Gonslruclion originale Bas-relief en faïence 
vernissée (coq gaulois). Au 5, hôtel. 

N° 7. Villa Molitor (1873) qui contient de jolies 
villas particulières. 

rs° 10. Ecole normale d'Instituteurs. Celte école, ainsi 
que l'école J.-B. Say, occupe, comme nous l'avons dit 
plus haut, l'emplaceiiient de l'ancienne propriété du 
manufacturier Ternaux. Elle a été inaugurée en 1872 en 
même temps que l'école J.-B. Say avec laquelle elle fai- 
sait corps jusqu'en 1876, époque où ces deux établisse- 
ments eurent chacun leur autonomie administrative. 

N" 18. Villa Boileau. Établie sur une partie de la 
propriété du poète. (Voir rue Boileau.) 

N" 20. Hôtel de Mme Hue. L'orme gigantesque qui 
se trouve dans cette propriété est le seul resté de l'an- 
cienne propriété de Boileau. 

N° 41. Hôtel de Mme E. Dejoux. 43, hôtel de 
M. Heuzey. La rue coupe la rue Boileau. 

Rue Boileau. 

Cette voie ancienne, qui servait de limite à la propriété 
de Génovéfains, s'appela chemin puis rue des Garennes. 
La municipalité d'Auteuil lui donna le nom de Boileau 
en 1792 en l'honneur du poète (1636-1711), qui habita la 
rue. 

N° 16. Établissement hydrothérapique d'Auteuil. 

N*^ 29. Modeste petite chapelle évangélique d'Auteuil. 



110 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PAUIS. 

N° 22. Pensionnat Isaac. La femme de Gavarni y fut 
sous-maîtresse. 

N° 26. Emplacement de la maison où séjourna Boi- 
leau pendant plus de vingt ans. Il acheta la maison en 
1685. La propriété Boileau en 1685 embrassait la villa 
Boiieau, la traversée de la rue Molitor et une grande 
partie du hameau Boileau actuel. Le jardinier de Boi- 
leau, Antoine Riqué, occupait la maison qui existe 
encore. Boileau vendit la maison en 1709 à son ami Le 
Verrier. (M. le vicomte de Grouchy a retrouvé l'acte de 
vente.) Le Verrier vendit à Mme de Calabre qui agran- 
dit le domaine, et elle revendit au docteur Gendron, 
médecin du Régent. C'est là que mourut en 1725 la 
femme du chancelier d'Aguesseau. Gendron vendit en 
1752 à Rahaut de Richebourg, commissaire des guerres, 
qui céda en 1758 à la duchesse d'Ayen. Cette dernière 
vendit en 1759 à Jacques Bougeot, bourgeois de Paris. 
Charles Binet de La Bretonnière (1767). Caulaincourt, 
duc de Vicence (1814 à 1816). M. Lamouroux (1847). 
Institution de demoiselles. 

N" 37. Pavillon avec fronton. Hôtel de M. Géry. 

N° 34. Emplacement de la maison de campagne 
d'Hubert Robert qui fut remplacée par la dernière mairie 
d'Auteuil. La mairie, qui était antérieurement sur la 
place d'Aguesseau (place d'Auteuil), fut transférée ici 
en 1844 et incendiée en 1871. Sur cet emplacement 
s'élève actuellement l'hôtel modem style de M. H. Bas- 
tien (1891). 

N° 38. Hameau Boileau. Établi sur une partie de la 
propriété du poète. Ce hameau est administré par un 
Conseil pour les dépenses en commun. Il fut habité par 
Théodore Ducos, ministre de la Marine, le prince Pierre 
Bonaparte, Carpeaux, Dantan jeune, etc. II est percé par 



XVI= ARRONDISSEMENT. 111 

plusieurs voies qui sont : l'avenue Despréaux avec les 
impasses Corneille, Voltaire, Racine, et l'avenue Mo- 
lici-e. INI. Gardet, statuaire, est au 2i. M. Moreau-Yau- 
thier, statuaire, est au 21 bis. M. Alfred Lenoir, statuaire, 
petit-ills d'Alexandre Lenoir qui sauva tant de chefs- 
d'œuvre à l'époque de la llévolulion, hal)ite au 17. 
M. Bonvalot, l'explorateur, habite le 3 du hameau qui 
possède de nombreuses et jolies villas. 

N° 51. Rue Jouvenet. Remplace l'ancienne rue de 
la Réunion. Nom en 18G4 en l'honneur du peintre (1G44- 
1717). Au 12 se trouve l'impasse Jouvenet qui s'appe- 
lait impasse de la Réunion avant 1881. 

N° 67. Rue de Musset. Commencée en 1808. Ce 
n'est qu'en 1841 que la rue fut prolongée entre les rues 
Jouvenet et Boileau. La rue porta d'abord le nom de 
rue d'Iéna, puis en 1816 la rue devint rue Benoit en 
mémoire d'un maire d'Auteuil. La dénomination actuelle 
lui a été donnée en 1864 en l'honneur du poète (1810- 
1857). En 1828 Musset habita chez ses parents, M. et 
Mme de Musset-Pathay, une maison rue Boileau, à peu 
de distance de la rue de Musset actuelle. 

N° 68. Vieille maison. 

N° 78. Emplacement de la villa Bamboul qui avait 
été formée en 1863, et qui s'était appelée villa St-Allais 
avant 1877. Elle fut remplacée par l'amorce d'une rue qui 
porta le nom de rue Blanchon et qui a disparu pour 
faire place à la nouvelle caserne de gendarmerie (1908) 
qui s'ouvre 51, boulevard Exelmans. 

N° 80. École libre déjeunes filles. 

N° 86. Passage Clieysson (1887), Doit son nom à 
M. Cheysson, qui fut président de la Société philan- 
thropique qui a fondé la villa Mulhouse. 

N" 89. Pavillon ancien. Fut Institution de jeunes gens. 



112 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

N° 98. Impasse Boileau. S'appelait impasse des 
Pauvres avant 1877. Le côté droit de l'impasse est occupé 
par des habitations ouvrières à bon marché qui consti- 
tuent la villa Mulhouse. Cet ensemble de maisons à bon 
marche est coupé par le passage Dietz-Monin au G, 
et au 16 par le passage Émile-Meyer, qui doivent leurs 
noms à des membres de la Société philanthropique qui a 
fondé la villa Mulhouse. Au 24 est l'avenue de la Fril- 
lière (1887) qui possède au 9 une Ecole du Sacré-Cœur 
et au 10 la villa Claude-Lorrain. 

Rue Michel-Ange. 

Ouverte en 18G2 par le baron d'Erlanger. Nom en 
1804 en mémoire du grand peintre, sculpteur et archi- 
tecte ilalien (1475-15G4). 

N° 93. Hôpital de l'Association des Dames françaises. 
Construit par l'architecte Degeorge (1895). 

N" 98. Rue de Varize (18G9). Doit son nom au 
village d'Eure-et-Loir qui s'est illustré par sa défense 
héroïque en 1870. Au 27, asile Schilizzi fondé en 1896 
par M. Demetri Schilizzi, banquier à Paris. Cet asile de 
vieillards inauguré en 1897 est tenu par les Petites 
Sœurs des pauvres. 

N'' 65. Hôtel de M. Duranton. 

N° 63. Le ténor Achard y mourut en 1905. 

N'' 41. Hôtel, genre cottage anglais, de Mme Gillou. 
Joli jardin. 

N'^ 38. Hôtel de M. Lor3^ 

N" 27. Hôtel de style Renaissance (1880) de M. le 
docteur Salathé. 

N'^ 25. Hôtel de style Renaissance (1880) de M. E. 
Potin. 



XVl^ ARRONDISSEMENT. 113 



Boulevard Murât. 



Faisait partie de la rue Militaire. Nom en 1864 en 
l'honneur du beau-frère de Napoléon I", roi de Naples 
(1771-1815). Sur ce boulevard se trouvent les portes 
d'Auteuil, Molitor, de St-Gloud. du Point-du-Jour, et de 
Billancourt. 

N'' 149. Villa Sommeiller. (Nom de propriétaire.) 

N'' 153. Villa Dufresne (1835), primitivement pas- 
sage Dufresne. 

N'» 155. Passage Murât (1881). 

N" 163. Villa du Baigneur. 



XVI" ARROiND. 



REPERTOIRE ALPHABETIQUE 
DES RUES DU XVI« ARRONDISSEMENT 



Aciolphe-Yvon, 44. 
Alboni (de 1'), 75. 
Alboiii (square de 1'), 75. 
Alfred-Dehodencq, 45. 
Aima (place de 1'), 37. 
Aima (pont de 1'), 41. 
Alphand (avenue), 9. 
Amiral-Cloué (de 1'), 104. 
Amiral-Courbet (de 1'), 12. 
Annonciation (de 1'), 73. 
Antoine-Arnauld, 67. 
Antoine-Arnauld (square), 67. 
Antoinc-Roucher, 93. 
Assomption (de 1), 78. 
Auguste-Maquet, 105. 
Auguste-Vacquerie, 26. 
Auteuil (place d'), 94. 
Auteuil (pont viaduc d'), 105. 
Auteuil (porte d'), 113. 
Auteuil (quai d), 105. 
Auteuil (d'), 96. 

Baigneur (villa du), 113. 
Bassano (de), 26. 
Bastien-Lepage, 88. 
Bauches (des), 78. 
Beauséjour (boul.), 65. 
Beauséjour (villa), 65. 
Beethoven, 52. 
Belles-Feuilles (des), 18. 
Bellini, 49. 



Belloy (de), 23. 
Benjamin-Godard, 14. 
Benouville, 15. 
Béranger (hameau), 91. 
Berlioz, 7. 
Berton, 76. 
Bigot (villa), 43. 
Billancourt (porte de), 113. 
Billancourt (de), 102. 
Boileau (hameau), 110. 
Boileau (impasse), 112. 
Boiléau, 109. 
Boileau (villa), 109. 
Bois-de-BouIogne (av. du), 8. 
Bois-de-Boulogne (du), 6. 
Bois-de-Boulogne (square du), 9. 
Bois-le-Vent, 80. 
Boissière, 33. 
Bosio, 87. 

Boudon (avenue), 83 
Boufflers (avenue), 86. 
Boulainvilliers (cité de), 78. 
Boulainvilliers (de), 77. 
Bouquet-de-Longchamp (du) , 

32. 
Brignole, 33. 

Brignole-Galliera (square), 37. 
Bugeaud (avenue), 17. 
Bugeaud (rond-point), 18. 
Bugeaud, 17, 
Buis (du), 108. 



116 



REPERTOIRE ALPHABETIQUE DES RUES. 



Gamoëns (avenue de), 51. 
Carrières (imp des), 56. 
GhaiUot (de), 34. 
Chalets (av. des), 66, 
Chalgrin, 6, 
Chamfort, 82. 
Chanez,101. 
Ghapu, 103. 
Chardin, 52. 
Chardon-Lagache. 106. 
Gharles-Lamoureux, 14. 
Chernoviz, 36. 
Cheysson (pass.), 111. 
Chopin (place), 73. 
Cimarosa, 22. 
Civry (de), 102. 
Claude-Chahu, 55, 
Claude-Lorrain, 106. 
Claude-Lorrain (villa), 112. 
Commandant -Marchand (du), 

20. 
Copernic, 16. 
Copernic (villa), 17. 
Corneille (imp.), 111. 
Corot, 93. 
Cortambert, 42, 
Cothenet, 15. 
Crevaux, 10. 
Cure (de la), 81. 

Damont (villa), 67. 
Dangeau, 81. 
Daumicr, 106. 
Dauphine (porte), 8. 
Davioud, 81. 
Debilly (passerelle), 41. 
Debilly (quai), 39. 
Debrousse, 37. 
Decamps, 31. 
Delessert (boul.), 12. 
Désaugiers, 97. 
Desbordes-Valmore, 48, 
Despréaux (avenue), 111. 
Dietz-Monin (pass.), 112. 
Docteur-Blanche (du), 8'i. 



Dôme (du), 11. 
Donizetli, 87. 
Dosne, 17, 
Duban, 73. 
Dufrénoy, 15. 
Dufresne (villa), 113. 
Dumont-d'Urville, 24. 
Duplan (cité), 7. 
Dupont (villa), 7. 
Duret, 9. 

Eaux (des), 72. 
Edmond-About, 44. 
Edouard-Fournier, 4-'4. 
Émile-Augier (boul.), 43. 
Emile-Deschanel, 105. 
Emile-Menier, 18. 
Émile-Meyer (pass,), 112. 
Erlanger (avenue d'), 101. 
Erlanger (d'), 100. 
Erlanger (villa d'), 101. 
Ermitage (av. de 1'), 103. 
États-Unis (pi, et square des), 
, 27. 

Etoile (place de 1'), 5. 
Eugène-Delacroix, 47. 
Eugène-Labiche, 45. 
Eugène-Manuel, 56. 
Exelmans (boul.), 101. 
Exelmans, 102. 
Eylau (av. d'), 19, 
Eylau (villa d'), 12. 

Faisanderie (de la), 15. 
Faustin-Hélie, 59. 
Félicien-David, 92. 
Flandrin (boul.), 46. 
Florentine-Estrade (cité), 96. 
Fodor (villa), 57, 
Foucault, 40. 
Francisque-Sarcey, 49. 
François-Gérard, 89. 
François-Millet, 90. 
François-Ponsard, 61. 
Franklin, 50. 



REPERTOIUE ALPHABETIQUE DES RUES. 



117 



Franqueville (de), 45. 
Frères-Périer (fies), 37. 
Fresnel, 38. 
Freycinet 28. 
Frillière (av. de la), 112. 

Galilée, 22. 
Galliéra (de), 33. 
Gaston-de-St-Paul, 40. 
Gavarni, 55. 
Général-Appert, 40. 
George-Saiid, 83. 
Georges-Bizet, 27. 
Georges-Ville, 12. 
Géricault, 86. 
Girodet, 87. 
Gœthe, 29. 

Grande-Armée (av. de la), 5 
Grenelle (pont de), 75. 
Greuze, 41. 
Gros, 77. 
Gudin, 102. 
Guibert (villa), 47. 
Guichard, 57. 
Guillou, 68. 
Gustave-Courbet, 32. 
Gustave-IS'adaud, 59. 
Gustave-Zédé, 66, 
Guy-de-Maupassaut, 44. 

Hamelin, 23. 
Henri-de-Bornier, 45. 
Henri-Heine, 82. 
Henri-Martin (avenue), 41. 
Henri-Martin, 49, 
Herran, 31. 
Herran (villa), 60. 

léna (avenue d'), 25. 
léna (pont d'), 41. 
léna (place d'), 29. 
Ingres (avenue), 64. 
Isabey, 87. 

Jacques-Offenbach, 81. 



Jasmin, 82. 
Jean-Bologne, 56. 
Jean-Dolfus (avenue), 106. 
Jouvenel (imp.), 111. 
Jouvenet, 111. 
Jules-Janin (avenue), 59. 
Jules-Sandeuu (boul.), 44. 

Kepler, 26. 

Klcber (avenue), 21. 

La-Fontaine (hameau), 91. 

La-Fontaine, 89. 

Lalo, 7. 

Lamartine (square), 15. 

Lancret, 103. 

Lannes (boul.), 46. 

La-Pérouse, 23. 

Largillière, 80. 

Luurent-Pichat, 7. 

Lauriston, 32. 

Leconte-de-LisIe, 88. 

Lekain, 74. 

Le-Murois, 102. 

Le-Nôtre, 52. 

Léo-Delibes, 22. 

Léonard-de-Vinci, 17. 

Léonce-Reynaud, 29. 

Leroux, 12. 

Le-Sueur, 6. 

Le-Tasse, 51. 

Litolii', 46. 

Longchamp (de), 30. 

Longchamp (rond point de), 31. 

Longchamp (villa de), 32. 

Lota (de), 31. 

Louis-David, 49. 

Lubeck (de), 27. 

Magdebourg (de), 21. 
Maîakoff (av. de), 19. 
Malakoff (imp. de), 20. 
Maîakoff (villa), 21. 
Manutention (de la), 37. 
Marbeau, 7. 



118 



REPEHTOIUE ALPHABETIQUE DES RUES. 



Marceau (avenue), 36. 
Marronniers (des), 68. 
Mérimée, 18. 
Mesnil, 17. 

Michel-Ange (villa), 88. 
Michel-Ange, 112. 
Michon (villa), 33. 
Mignard, 43. 
Mignet, 89. 
Mirabeau (pont), 105. 
Mirabeau (rond-point), 92. 
Mirabeau, 92. 

Mission-Marchand (de la), 88. 
Molière (avenue), 111. 
Molière (villa), 103. 

Molitor (porte), 113. 

Molitor, 109. 

Molitor (villa), 109. 

Montespan (avenue), 13. 

Montmorency (avenue de), 86. 

Montmorency (boul. de), 84. 

Montmorency (villa de), 85. 

Mozart (imp.), 81. 

Mozart, 80. 

Mozart (villa), 81. 

Muette (av. de la), 58. 

Muette (chauss. de la), 61. 

Muette (porte de la), 65. 

Muette (de la), 68. 

Murât (boul.), 113. 

Murât (pass.), 113. 

Musset (de) 111. 

Narcisse-Diaz, 93. 
Neuilly (porte Je), 6. 
Newton, 26. 
Nicole, 56. 

Nitot, 28. 
Noisiel (de), 18. 

Obligado (d'), 6. 
Octave-Feuillet, 45. 
Olchanski, 83. 

Pajou, 80. 



Passy (place de), 57. 
Passy (pont de), 75. 
Passy (port de), 75. 
Passy (porte de), 65. 
Passy (quai de), 74. 
Passy (de), 53. 
Pâtures (des), 104. 
Paul-Delaroche, 49. 
Paul-Saunière, 56. 
Pauquet, 25. 

Perchamps (place des), 88. 
Perchamps (des), 88. 
Pergolèse, 7. 

Perrichont (avenue), 90. 

Perrichont prolongée (avenue), 
91. 

Pétrarque, 43. 

Peupliers (avenue des), 86. 

Piccini, 9. 

Picot, 10. 

Pierre-Charron, 33. 

Pierre-Ducreux, 82. 

Pierre-Guérin, 87. 

Point-du-Jour (porte du), 113. 

Pomereu (de), 32. 

Pompe (do la), 58. 

Pont-de-Grenelle (chaussée du), 
77. 

Possoz (place), 58. 

Poussin, 80. 

Presbourg (de), 5. 

Prêtres (imp. des), 19. 

Prudhon (avenue), 62. 

Racine (imp.), 111. 

Raffet, 83. 

Raffet (impasse), 83. 
Ruuelagh (avenue du), 63. 
Ranelagh (jardin du), 63. 
Ranelagh (du), 66. 
Ranelagh (square du), 66. 
Raphaël (avenue), 64. 
Raynouard, 67. 
Rémusat (de), 92. 
Réservoirs (des), 50. 



REPERTOIRE ALPHABETIQUE DES RUES. 



tl'J 



Ribéra, 82. 
Richard-Wagner, 45. 
Robert-Lecoin, 67. 
Rudt, 5. 

Sablons (des), 'i2. 

Saïd (villa), 8. 

Saigon (de), 6. 

Scheffcr, 42. 

Scheffer (villa), 43. 

Sfax (de), 20. 

Siam (de), 60. 

Singer (pass.), 73. 

Singer, 72. 

Sommeiller (villa), 113. 

Sontay (de), 17. 

Souchier (villa), 47. 

Source (de la), 83. 

Spontini, l'i. 

Spontini (villa), 14. 

Square (av. du), 86. 

Station-de-Boulainvilliers (pass 

de la), 73. 
Suchet (boul.), 65. 
Sycomores (av. des), 86. 
St-Cloud (porte de), 113. 
St-Didier, 13. 
St-Philibert (avenue), 73. 

Talma, 73. 
Téniers, 103. 
Théophile-Gautier 91. 
Théry, 31. 



Tilleuls (avenue des), 86. 
Tour (de la), 47. 
Tour (villa do la), 48. 
Traktir(do), 11. 
Trocadéro (avenue du), 37. 
ïrocadéro (place et jardin du), 
38. 

Van-Loo, 103. 
Yarize (de), 112. 
Yerderet, 96. 
Verdi, 45. 

Versailles (avenue de), 102. 
Victor-Hugo (avenue), 11. 
Victor-Hugo (place), 16. 
Victor-Hugo (villa), 13. 
Victorien-Sardou, 104. 
Vignes (des), 68. 
Villa-de-l'Yvette (de la), 82. 
\illa-de-la-Réunion (grande ave- 
nue de la), 103. 
Villejust (de), 10. 
Vineuse, 50. 
Violette (villa), 71. 
Vital, 49. 
Voltaire (imp.), 111. 

Weber, 7. 
Wilhem, 93. 

Yvette (de 1'), 82. 
Yvon-de-Villarceau, 16. 



219-10. — Coulommiei'P. Imprimerie Pauj. BROO.VRD. - ■ 4-10. 



DC Rdchegude, Félix, marquis de 
761 Promenades dans toutes 

R^3 les rues de Paris 
1. 16 



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