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Full text of "Promenades dans toutes les rues de Paris"

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COLLECTION G. M. A. 
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An iinonymous Donor 



Promenades 

dans TOUTES les 

Rues de Paris 



XVIir Arrondissement 



COULOMMTERS 
Imprimerie Paul BRODARD. 



MARQUIS DE ROCHEGUDE 



Promenades 

dans TOUTES les 

Rues de Paris 



PAR ARRONDISSEMENTS 

ORIGINES DES RUES 

MAISONS HISTORIQUES OU CURIEUSES 

ANCIENS ET NOUVEAUX HOTELS 

ENSEIGNES 



XVIir Arrondissement 




PARIS 

LIBRAIRIE HACHETTE ET C'° 

79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79 

19 I O 
Tous droits réserf as. 



ne/ 



T.H'^ 



PROMENADES 



DANS TOUTES 



LES RUES DE PARIS 



XVIII^ ARRONDISSEMENT 



BUTTE-MONTMARTRE 

i^' quartier : Grandes-Car- | 3'' quartier : Goutte-d'Or. 

rières. \ 

2*^ quartier : Clignancourt. < ù^ quartier: La Chapelle. 



Place de La Chapelle. 



Cette place, où se trouve un petit square, a été formée 
en 1877 par une partie du boulevard des Vertus, et par 
l'ancienne place Jessaint. 

De la place, au 28, se détache la rue de Jessaint 
(1829), qui doit son nom à M. de Jessaint, sous-préfet 
de St-Denis lors de la création de la rue. Au 10 de cette 
rue se trouve l'impasse de Jessaint qui s'appelait 
impasse de l'Isly avant 1873. Le petit square qui se 
trouve sur la place de La Chapelle à l'Ouest s'appelle 
square de Jessaint; celui qui se trouve à l'Est 
s'appelle square de La Chapelle. 



6 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Rue de La Chapelle. 

La rue s'appela route de Paris à Calais, puis grande 
rue de La Chapelle avant 1860. En 1814 elle porta le 
nom de faubourg de Gloire. A l'extrémité se tenait la 
foire du Lendit qui avait été créée par Dagobert. 

Le village de La Chapelle, jadis des Pioses, s'appela 
La Chapelle-Ste-Geneviève jusqu'en 1829. La chapelle, 
où, suivant une légende qui semble fausse, sainte Gene- 
viève serait venue prier en allant à St-Denis, ayant été 
érigée en cure, le village prit le nom de La Chapelle- 
St-Denis, nom qu'il a conservé jusqu'en 1860. En 1791, 
c'était une commune de l'arrondissement de St-Denis, 
dite de Franciade; c'était un pays de vignobles. Jeanne 
d'Arc vint à La Chapelle en 1425. 

N° 2. Emplacement d'un fameux restaurant qui en 
1796 portait le nom de : Le Capucin. Une enseigne 
moderne en pierre en conserve le souvenir. 

N" 5. Emplacement d'un café-concert disparu en 1901 
qui s'appela : la Gaîté Parisienne, puis FEden de La 
Chapelle. 

N" 6. Vieille maison. Le portail du 12 est surmonté 
d'un petit ange. 

N° 28. Vieille maison ainsi qu'au 34. 
N° 23. Rue Jean-François-Lépine. Nom en sou- 
venir d'un bienfaiteur de l'ancienne commune de La Cha- 
pelle (1811-1868). 

N" 29. Cité Ruelle. (Nom de propiTétaire.) 
N° 34. Rue du Département (1853). (Partie com- 
prise entre les rues de La Chapelle et d'Aubervilliers.) 
N° 39. Cité de La Chapelle. 
N° 42. Vieille maison ainsi qu'aux : 44, 52, 64. 



XVIir AUnONDISSEMENT. 7 

N° 57. Emplacement de l'ancienne Hostellerie du 
Coq Hardi tenue par Lefaucheux. C'est dans celte 
auberge, qui regorgeait de monde à la foire du Lendit, 
que mourut Mézeray en 1683. Là s'éleva ensuite 
l'ancienne mairie de La Chapelle de 1846 à 1860, devenue 
.école et justice de paix. La mairie fut remplacée par un 
Institut de Mécanothérapie et une Bibliothèque populaire. 
Démolie en 1907. En 1908 des nouveaux bâtiments sco- 
laires y sont élevés. 

N" 59. Rue DoudeauviUe. Ouverte entre la rue de 
La Chapelle et la rue des Poissonniers en 1826. La 
partie qui s'étend entre la rue des Poissonniers et la 
rue de Clignancourt fut ouverte seulement en 1847 sous 
le nom de rue Charles-Henri. Ces deux tronçons furent 
réunis en 1873. Nom en souvenir de M. de La Roche- 
foucauld-Doudeauville, sous préfet de St-Denis, Au 16, 
fronton sculpté. Au 31, assez belle maison moderne avec 
raascaron et locomotive au fronton. Au 33, asile de 
nuit (1908). 

N° 77. Emplacement d'une vieille auberge dite du 
Petit Trou (Brasserie Karcher). Le restaurant moderne, 
qui est au 83, nous conserve le souvenir de cette 
antique auberge. 

N° 88. Rue de Torcy. S'appelait autrefois rue du 
Bon-Puits. Nom actuel en 1867 en mémoire du diplo- 
mate, neveu de Colbert (1605-1746). Au 48, cour 
curieuse : portail extérieur avec numérotage de 1726. 
Au 31 se trouve la place de Torcy (1780) qui avant 
1867 s'appelait place du Marché. Au 30 nous voyons 
une intéressante maison de l'époque d'Henri IV. Cette 
maison qui appartenait à M. Drouard de la Croisette fut 
caserne de gendarmerie. 

N" 90. Enseigne moderne : A Jeanne d'Arc. 



8 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

N° 85. Impasse du Curé. Faisait partie en 1730 de 
la rue du Curé, absorbée par le Chemin de fer du Nord. 
Nom à cause du voisinage de l'église St-Denis. 

N" 91. Vieille maison. Ancien bal musette. 

* N° 96. Église St-Denis de la Chapelle. A pour fon- 
dement la chapelle Ste-Geneviève qui tirait son nom de 
quelque relique du xiii"^ siècle. On dit que là s'élevait 
jadis un temple à Bacchus (?) Commencée par Maurice 
de Sully, elle souffrit pendant la Ligue et subit 
deux incendies en 1358 et 1418. Le chœur fut construit 
au xiii^ siècle. Agrandie en 1895, 1898 et 1906. La 
statue de Jeanne d'Arc que nous voyons à l'entrée est 
l'œuvre de Charpentier et a été placée là sous 
Louis XVL 

N° 98. Vieille maison. Toit intéressant. Boulangerie 
fondée en 1779. 

N° 106 Rue Marc-Séguin. La partie comprise entre 
la rue de La Chapelle et la rue de l'Evangile porta le 
nom de rue des Francs-Bourgeois : elle fut prolongée 
en 1842 et en 1866 reçut son nom en mémoire de 
l'inventeur de la chaudière tubulaire (1768-1835), Au 
36 se trouvait l'ancien couvent des Dames de Nancy. 

N° 108. Vieille auberge dite de Ste-Geneviève. 
(Enseigne.) Servit à l'Etat-major de la garde en 1814. 

N° 101. Vieille maison (Au Coq d'Or). 

N° 103. Vieille maison (A la Tourelle). 

N° 107. Impasse de La Chapelle. Faisait partie de 
l'ancienne rue des Poiriers qui allait jusqu'à la rue des 
Poissonniers et qui a été absorbée par la ligne du Nord. 
A l'extrémité de l'impasse, très belle vue sur Mont- 
martre. 

N" 109. Vieille et curieuse maison ainsi qu'au 111. 

N" 120. Rue des Roses (1730). Elle s'appelait pré- 



XVIH* ARRONDISSEMENT. 9 

cédemment rue des Rosiers. Au 15, intéressante maison 
du xviii'^ siècle. Au 13, maison de l'époque Louis XIII 
actuellement dite Maison du Peuple de La Chapelle, où 
nous voyons une belle madone. Ici s'ouvre la petite 
rue de la Madone, qui s'appelait avant rue de la 
Vierge. Au 24 se trouve la rue Jean-Cattin (nom de 
propriétaire) qui se termine au 9 par l'impasse Jean- 
Gottin et qui possède, au 7, une maison du Sacré-Cœur, 
dirigée par les sœurs de St-Vincent-de-Paul. 

N° 122. Dans la cour, écuries avec baies cintrées qui 
ont été transformées en logements. Entrée avec bornes. 
Escalier. On dit que cette maison, construite par 
Henri IV comme un galant oratoire, a été donnée par le 
roi à Sully. Elle lui servait de relai de poste entre 
Rosny et la rue St-Antoine. On raconte aussi que c'est 
dans cette maison que l'abbé Dubois voyait la Fillon qui 
dénonça la conspiration de Cellamare. En 1640 c'était 
le cabaret de la Rose blanche et Mézeray était l'ami du 
cabaretier. 

N° 129. Bureaux de la Compagnie du Nord (façade). 

N° 144. Ancienne place de la Demi-Lune. Vierge 
dans une niche grillée. 

N'^ 146. Rue Boucry (1859). Nom de propriétaire. 
Au 8 se trouve la rue des Fillettes qui se termine en 
impasse, et qui allait jusqu'au boulevard Ney avant 
l'établissement des raccords des Chemins de fer du Nord 
et de l'Est. Au 1 de la rue Boucry se trouve la petite 
chapelle St-Maurice, qui servait aux Frères, et qui 
désaffectée actuellement s'appelle salle St-Maurice. 

N° 151. Impasse du Gué. Faisait partie avant 1866 
de la rue du Gué qui allait jusqu'à la rue des Poisson- 
niers. 

N" 170. Impasse du Pré-Maudit. Faisait partie de 



10 PROMENADES DANS TOUTES LES nUES DE PARIS. 

la rue du Pré-Maudit qui rejoignait la rue des Fillettes. 
Tire son nom d'un pré, où, d'après une légende, les bes- 
tiaux étaient frappés d'un mal mortel. 

La rue de La Chapelle aboutit à la porte de La Cha- 
pelle qui se trouve sur le boulevard Ney, qui longe 
au nord tout le XVIII'' arrondissement. Ce boulevard a 
été nommé ainsi en 1864 en l'honneur du maréchal 
(1769-1815). Il possède à l'Ouest plusieurs portes que 
nous retrouverons plus tard. En le suivant vers l'Est 
nous arrivons à la porte d'Aubervilliers et à la rue 
d'Aubervilliers. 

Rue d'Aubervilliers (côté impair). 

La partie Sud de la rue s'appelait rue des Vertus, et 
la partie Nord était le chemin de Notre-Dame-des-Vertus. 
Nom actuel en 1855 dans toute son étendue. Cette voie 
menait, jadis, à la chapelle de N.-D.-des-Vertus élevée 
près de la ferme Albert-Villare (Aubervilliers). Celte 
rue, qui du côté impair longe le gazomètre et le Chemin 
de fer de l'Est, n'offre rien d'intéressant dans notre 
acrondissement. Au 23, rue de l'Évangile. 

Rue de l'Évangile. 

La partie Nord jusqu'à la rue des Roses était avant 
1868 le chemin de la Croix-de-l'Evangile; la partie Sud 
s'appelait rue d'Aubervilliers. La rue doit son nom au 
Calvaire qui est situé à l'angle de la l'ue d'Aubervilliers 
et qui a été restauré en 1823. 

N" 25. Impasse Langlois. (Nom de propriétaire.) 

N° 7. Vieux puits comblé. 

N" 23. Place Hébert (1859). Doit son nom à un 



XVIIl* AUUONDISSEMENT, 11 

ancien maire de La Chapelle-St-Denis. Au 8 de la place 
se trouve l'impasse Peynet, éclairée à l'huile. Dans le 
petit square Hébert qui se trouve à côté, est le puits 
artésien de La Chapelle foré de 1841 à 1864 et terminé 
en 1867. Il a 718 mètres de profondeur. De la place 
Hébert se détache la rue Pajol. 



Rue Pajol (1859). 

S'appela en partie rue de Strasbourg, rue Neuve-de- 
Strasbourg, rue Neuve-du-Bon-Puits. Ces diverses rues 
furent réunies en 1865 sous la dénomination de rue 
Pajol, en l'honneur du général (1772-1844). 

N"^ 67. Rue de la Guadeloupe (1881). Au 2 s'ouvre 
la rue de la Louisiane (1877), ouverte sur l'ancien 
marché aux vaches, et au 6 la rue de la Martinique, 
qui a été ouverte en 1881. 

La rue Pajol, qui ne présente rien de particulière- 
ment intéressant, est coupée par la rue Riquet. 

Rue Riquet. 

(Partie comprise entre la rue d'Aubervilliers 
et la rue Philippe-de-Girard.) 

Cette partie s'appelait rue de la Tournelle avant 1865. 
Nom en l'honneur du créateur du canal du Midi 
(1604-1680). Chapelle, ami de Boileau, naquit en 1626 
dans une maison qui se trouvait rue de La Chapelle, avec 
entrée rue Riquet. 11 ne quitta jamais la localité. 

N° 72. Rue Cugnot. S'appela primitivement rue de 
l'Est. Nom en mémoire de l'ingénieur (1725-1804). 

N° 74. Rue Buzelin (1863). (Nom de propriétaire.) 



12 PROMENADES DANS TOUTES LES BUES DE PARIS. 

Au 10 se trouve l'impasse Molin. (Nom de proprié- 
taire.) 

N° 69. Vieille maison. 

N° 84. Rue du Canada. En 1863 c'était l'impasse 
Bizioux. Elle a été prolongée et a reçu son nom actuel 
en 1881. 

N° 92. Rue L'Olive. S'appela rue du Marché en 
1863. Nom en 1875 en mémoire de L'Olive, colonisateur 
de la Martinique et de la Guadeloupe au milieu du 
xvii'^ siècle. Cette rue longe le marché. 

N° 96. Vieille maison. 



Rue Philippe-de-Girard. 

(Partie comprise depuis la rue Riquet 
jusqu'au boulevard de La Chapelle.) 

Celle rue date du xvii'^ siècle. Elle s'appela chemin 
des Potences. La partie Sud qui est située dans le 
X" arrondissement s'appelait rue de La Chapelle, et la 
partie située dans notre arrondissement était avant 1865 
la rue de Chabrol. Nom actuel en mémoire de l'ingénieur 
mécanicien (1775-1845). 

N° 101. Vieille maison. Au 90, cour assez curieuse. 

N° 80. Vieille maison ainsi qu'aux 89, 83. 

N° 74 bis. Impasse Dupuy. S'appelait impasse des 
Marais. 

N"' 54. Rue Jacques-Kablé (1887). Nom en mémoire 
du patriote alsacien (1830-1887). 

N" 52. Impasse Philippe-de-Girard. S'appelait pas- 
sage de Chabrol avant 1873. Cette impasse avec ses con- 
structions semblables est assez curieuse. 



XVIII* ARRONDISSEMENT. 13 

Boulevard de La Chapelle (côté pair) (1789). 

S'appela boulevard des Verlus et boulevard de La 
Chapelle en partie. Les barrières des Vertus et de 
St-Denis y étaient situées. Nom en 1860 lors de 
l'annexion. 

N" 8. Rue Caillié. S'appela impasse Martin de 1867 
à 1879. Nom en souvenir de l'explorateur René Caillié 
(1799-1838). 

N'' 54. Rue de Tombouctou. Nom en 1901. 

N° 58. Rue de Chartres (1842). Nom en l'honneur 
du duc de Chartres, lils de Louis-Philippe. Au 10, 
maison ornée de consoles. 

N° 74. Rue Fleury (1842). Nom de propriétaire. 

N° 80. Vieille maison ainsi qu'aux 82 et 84. 

N" 100. Rue de la Chiarbonnière (1842). Doit son 
nom au dépôt de charbons de la gare du Nord. Au 14, 
mascaron. Au 32 se trouve la rue Caplat (1863) qui 
doit son nom à son propriétaire. 

N° 112. Rue des Islettes. S'appelait rue Neuve-de- 
la-Goutte-d'Or avant 1877. 

N° 120. On a retrouvé sur l'emplacement de cette 
maison des débris qui prouvent que dans ces parages 
eut lieu un combat entre les Armagnacs et les Bourgui- 
gnons. 

Boulevard Barbes (1803). 

Ce boulevard a absorbé la rue Lévisses et le Sud de 
la rue des Poissonniers. Il s'appela primitivement bou- 
levard d'Ornano. Son nom actuel lui a été donné en 1882 
en mémoire d'Armand Barbes (1809-1870), homme 
politique surnommé le Bayard de la démocratie. 



14 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N" 3. Rue Bervic. Nom en 1868 en mémoire du 
graveur en taille-douce (1756-1822). 

N° 5. Rue Boissieu (1868). Nom en mémoire de 
J.-J. Boissieu, graveur (1736-1810). 

N° 7. Rue delaNation (1831). S'appela rue Roj^ilc. 

N" 10. Vieille maison. Ancien bal du Grand Turc 
fondé en 1806 par l'allemand Tcich. Ce bal fut fré- 
quenté par Dumas, les frères Lionnet, Monselet, la 
Société des Lurons, etc. Avant 1870 il était fréquenté 
surtout par les Allemands. Aujourd'hui c'est un café- 
concert : La Fourmi. 

N° 24. Rue de la Goutte-d'Or (1842). Doit son 
nom aux anciens vignobles de ces parages qui apparte- 
naient au comte de Dreux. Quelques auteurs disent que 
le nom vient d'une vieille enseigne. Au 48, portail. Au 
42, villa Poissonnière. Au 34, vieille maison ainsi 
qu'au 2. La façade du 11 est agrémentée par un 
médaillon et celle du 49 par un mascaron. 

N° 19. Rue Cliristiani. S'appela rue des Vinaigriers 
avant 1864. Nom actuel en mémoire du général qui 
défendit le quartier en 1814. Le petit Chàteau-Rouge, 
où se tinrent en 1848 les assemblées du club de la Mon- 
tagne, était situé sur remplacement des n°' 13 et 15 des 
immeubles Crépin. En face, au 8, les bains dits du Châ- 
teau-Rouge, rappellent l'ancien établissement. Au 17 
habite Mme Tarquini d'Or, de l'Opéra-Gomique. 

N'^ 44. Place du Château-Rouge (1847). A été 
absorbée en partie par l'ouverture du boulevard. Elle 
doit son nom au château brique et pierre, dont nous 
parlerons rue de Clignancourt. 

N° 35. Rue Custine (1863). Ouverte à cette époque 
jusqu'à la rue Ramey et prolongée en 1867 jusqu'à la 
l'ue du Mont-Genis. Nom en mémoire du général 



XVm" ARRONDISSEMENT. 15 

(1740-1793). Cette rue ne possède que des immeubles 
neufs, et n'offre rien d'intéressant. 

N° 61. Rue Simart (18G3). Percée par la famille 
Labat elle s'appela avant 18G4 rue Neuve-Labat. Nom 
en mémoire du sculpteur (1809-1857). Cette rue 
moderne n'offre rien d'intéressant. 

■ N° 90. Église évangélique St-Paul, construite en 1896 
par l'architecte Rey. 

En suivant un peu vers l'Est la rue Ordener, où aboutit 
le boulevard Barbes, nous arrivons à la rue Stephenson. 

Rue Stephenson (1811). 

La partie centrale de la rue, entre la rue Doudeau- 
ville et la rue Gavé environ, fut ouverte en 1811 et porta 
le nom de rue des Cinq-Moulins, En 1859 elle a été 
prolongée au Sud, et au Nord elle atteint maintenant la 
rue Ordener. Nom en 1867 en l'honneur du construc- 
teur de la première locomotive (1781-1848). 

N° 53. Passage Doudeauville. 

N" 66. Passage de la Goutte-d'Or. 

N° 54. Chantier des Cinq-Moulins, qui n'est pas inté- 
ressant, mais qui rappelle l'ancien nom de la rue. 

N° 48. Ecole Ste-Marie dirigée par les sœurs de 
St-Vincent-de-Paul. 

N° 41. Rue de Laghouat (1841). S'appela rue de 
Mazagran avant 1852. Au 28, enseigne de la Tour-Eiffel. 
Au 13, asile de nuit. 

N° 25. Rue Cave (1840). Nom en mémoire du méca- 
nicien François Cave (1794-1875). Au 36 de la rue Cave 
s'ouvre la rue Léon (1841) qui a été prolongée en 1863 
et qui doit son nom à un propriétaire. En 1909 la rue 
Léon a été de nouveau prolongée entre les rues d'Oran 



16 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

et Marcadet, et ce prolongement a absorbé la cité Mar- 
cadet qui s'ouvrait 25, rue Marcadet, et qui s'était appelée 
cité Ste-Anne avant 1877. Au 23 de la rue Gavé est le 
passage Léon, qui s'appela passage Fauvet. Ce pas- 
sage est curieux et encore éclairé à l'huile. Au 14 de ce 
passage se trouvait un puits du xiii° siècle qui a été 
comblé il y a quelques années. Là se trouvait le moulin 
Fauvet qui joua un rôle dans la bataille de La Chapelle. 
Le jour où fut blessé le connétable A. de Montmorency 
un capitaine protestant nommé Guéry se réfugia dans le 
moulinet s'y défendit courageusement; le moulin Fau- 
vet fut appelé depuis le moulin Guéry. 

N° 21. Rue St-Matliieu. Faisait partie de la place 
de l'Église. Nom en 1869. Au 8 se trouve la rue St- 
Jérôme baptisée eu 1874. 

N° 13. RueSt-Bruno. Faisait partie de la place de 
l'Église. Nom en 1869. Au 9 est la chapelle des caté- 
chismes de St-Bernard. 

N° 29. Rue Myrha. 

Rue Myrha. 

La partie qui s'étend entre la rue Stephenson et la rue 
des Poissonniers s'appelait rue de Gonstantine; la partie 
entre la rue des Poissonniers et la rue de Glignancourt 
était la rue Frédéric. Ces deux rues furent réunies en 
1868 sous le nom de Myrha, qui était le prénom de la 
fille de M. Biron, alors maire de Montmartre. 

N° 7. Rue Affre. S'appela rue d'Alger avant 1864. 
Nom en mémoire de l'archevêque de Paris (1794-1848), 
tué sur une barricade du faubourg St-Antoine. 

Dans la rue Affre se trouve l'église St-Bernard, qui 
est sur l'emplacement d'une chapelle du xii'^ siècle. La 



XVm* AKRONDISSEMENT. IJ 

première pierre de l'église actuelle fut bénite par 
Mgr jNIorlot, archevêque de Paris, et posée par le baron 
Lepic, sous-préfet de l'arrondissement de St-Denis 
(1858). L'église fut consacrée en 1861 par Mgr Chris- 
tophe, évêque de Soissons. Le clocher, construit en 
mauvaise pierre, n'était pas assez solide pour soutenir 
les vibrations des cloches qui ont été transportées à 
St-Augustin. (A l'intérieur peintures de Robert Fleury, 
de Franz Petro et de Lousteau.) L'église construite 
dans le style du xv" siècle a été édifiée sur les plans 
de l'architecte Magne. Dans le petit square qui se trouve 
devant l'église, statue due aux fondeurs Thiébaut. 

N° 62. Vieille maison. 

N° 43. Rue des Gardes. A englobé, en 1868, la rue 
St-Charles, qui allait de la rue Polonceau à la rue de la 
Goutte-d'Or. La rue doit son nom à un ancien corps de 
garde. 

Rue Polonceau (1842). 

S'appela rue des Couronnes avant 1864. Nom en 
mémoire de Camille Polonceau, ingénieur (1813-1859). 

N'^^ 1 et 3. Vieilles maisons. 

N*" 2. RuePierre-l'Ermite. S'appela rue Ernestine 
prolongée. Nom en 1874 eu mémoire du prédicateur de 
la première Croisade (1050-1115). 

N*^ 12. Rue St-Luc (1858j. Nom en 1869. 

N° 20. Là se trouve une branche du passage Léon. 

N'' 36. Rue Erckmann-Ckatrian (1843). S'appela 
passage Lecomte avant 1864, et jusqu'en 1903 faisait 
partie de la rue Richomme qui allait de la rue des 
Gardes jusqu'ici, avant le prolongement de la rue 
Richomme du côté de la rue des Poissonniers. Nom en 

XVin* ARROND. 2 



18 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

mémoire d'Erckmann (1822-1889) et de Chatrian mort 
en 1890, collaborateurs dramatiques. 

N° 35. Lavoir St-Ange avec amusantes enseignes. 

N" 51. Vieille maison. S'intitule : Bal des Familles. 



Rue des Poissonniers (1837). 

Ancien chemin des Poissonniers. Elle a subi plu- 
sieurs modifications au xix*^ siècle et sa partie Sud a 
été englobée dans le boulevard Barbes en 1863. 

N° 8. Vieille maison. 

N° 10. Rue Richomme. La partie qui s'étend entre 
la rue des Gardes et la rue Erckmann-Ghatrian date de 
1843. La partie qui rejoint la rue des Poissonniers est 
tout à fait récente. Nom en mémoire du graveur (1775- 
1849). 

N° 21. Rue Dejean. S'appela rue Neuve-Dejean. 
Nom en 1873, à cause du propriétaire. 

N" 24. Rue de Suez (1844). Nom en 1884. 

N° 32. Rue de Panama (1884). 

N° 33 bis. Rue Poulet (1847). (Nom de propriétaire.) 
Elle s'appela rue du Chàteau-Rouge. 

N° 43. Emplacement d'une chapelle protestante dis- 
parue vers 1876. 

N° 48. Rue d'Oran (1843). 

N° 54. Impasse d'Oran. S'appelait impasse du 
Cimetière avant 1877. Les écoles qui se trouvent au fond 
de l'impasse et qui s'étendent entre la rue d'Oran et la 
rue Marcadet sont sur l'emplacement de l'ancien cime^ 
tière Marcadet qui existait encore au commencement du 
second Empire. 

N" 51. Vieille maisonnette. 

N° 61. Rue Labat. Percée en 1843 par M. Jean 



XVIIl* ARnONDISSEMENT. 19 

Labat qui la fit ouvrir sur sa propriété et paver à ses 
frais. La partie qui s'étend entre la rue Raraey et la rue 
Bachelet date de 1860, et a absorbé la rue Biron. A 
l'extrémité de la rue, du côté de Tescalier Biron qui 
existe toujours 9 rue Bachelet, se trouvait le petit bois 
des Islettes, à l'entrée des Carrières, et le cabaret de la 
Cuve-Renversée, qui, avant l'annexion, jouissait d'une 
certaine renommée. Au 44, asile de nuit (fondation 
Albert Hartmann, 1887). Au 46, cour de ferme. 

N° 71. Rue des Portes-Blanches, qui doit son nom 
à un lieudit. Avant 1858 celte rue se prolongeait à 
l'Ouest jusqu'à la rue du Ruisseau. Au 6 se trouve le 
dépôt des voitures : l'Urbaine. 

N'^ 73. « A l'abri des coups de tampon. » (Enseigne.) 

N° 99. Rue du Nord. S'appelait passage des Pois- 
sonniers avant 1907. 

N° 101. Cité Traëger. Nom de propriétaire. 

N'^ 107. Rue du Simplon. Jadis chemin puis rue de 
la Chardonnière en 1857. Nom actuel en 1873. En face 
du 28 s'élève depuis 1907 une église réformée évangé- 
lique. 

N° 121. Rue des Amiraux. S'appela impasse des 
Vosges. Nom en 1873 en mémoire des amiraux qui ont 
commandé à la bataille du Bourget en 1870. 

N° 133. Rue Boinod (1858). Nom en 1867 en 
mémoire d'un intendant militaire en chef (1756-1842). 

N° 141. Impasse Massonet. (Nom de propriétaire.) 

N° 149. Ici commence officiellement la rue Belliard, 
qui a été prolongée jusqu'à l'avenue de St-Ouen (1907). 
Avant 1868 c'était le chemin latéral au Chemin de fer de 
Ceinture. Elle doit son nom actuel au général comte 
Belliard (1769-1832). A son extrémité Ouest elle a 
absorbé le passage Champ-Marie en partie et le passage 



20 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Jobert. Au 189 se trouve la villa Belliard (1908) qui 
fait communiquer la rue avec le passage Daunay. 

La rue des Poissonniers se termine boulevard Ney 
devant la porte des Poissonniers, à côté de laquelle se 
trouve la poterne des Poissonniers. En suivant un peu 
vers l'Est le boulevard Ney jusqu'à la porte de Clignan- 
court nous longeons des casernes nouvelles qui ont été 
contruites en 1909 et nous arrivons au boulevard Ornano. 

Boulevard Ornano (1863). 

Nom en 1867 en mémoire du maréchal Philippe- 
Antoine d'Ornano (1784-1863) qui fut gouverneur de 
l'Hôtel des Invalides. 

N" 82. Passage du Mont-Cenis. S'appela passage 
du Nord avant 1877. 

N° 56. Rue du Roi-d'Alger. Nom donné par le 
propriétaire. Au 17 se trouve le passage du Roi- 
d'Alger. 

N° 43. Cinéma Ornano. 

N" 41. Rue Hermel. La partie de la rue comprise 
entre la rue Marcadet et l'emplacement de la rue Ordener 
s'appelait avant 1863 rue du Manoir, en souvenir de la 
vieille maison seigneuriale des Brisard devenue la ferme 
des Dames de Montmartre. La rue du Manoir fut pro- 
longée en 1858 jusqu'à hauteur de la rue Ste-Euphrasie. 
En 1877 le propriétaire, M. Hermel, obtint de lui faire 
donner son nom, et par la suite la rue a été prolongée 
au Nord et au Sud et s'étend du boulevard Ornano à la 
rue Custine. Au 42, Maison du Peuple français. Au 29, 
vieille maison. Au 12, cité Hermel (1888). 

N" 27. Rue Joseph-Dijon (1877). Nom du proprié- 
taire d'une partie des terrains. 



XVIII* ARRONDISSEMENT. 21 

N''23. Rue Baudelique. (Nom de propriétaire.) 

N° 34. Concert de la Gaîté Parisienne. 

N'' 30. Enseigne du Bateau (A la Flotte russe). 

N° 19. Fut chapelle Scandinave. Le gouvernement 

suédois l'a vendu en 1907 à la Société laitière Maggi qui 

a fait construire le grand immeuble que nous voyons 

"au 17. L'ancienne chapelle est maintenant un atelier de 

chaudronnerie. 

N" 12. Square Ornano. 

Rue de Clignancourt. 

La partie Sud jusqu'à la rue du Château-Rouge (rue 
Poulet aujourd'hui) faisait partie au commencement du 
xix^ siècle de la chaussée Clignancourt, qui au xvii^ 
siècle était un simple chemin. La partie entre la rue 
Ramey et la rue Marcadet fut ouverte en 1846 par Jean 
Labat et s'appela rue Neuve-Clignancoui^t. La commune 
de Montmartre acheva la rue jusqu'à la rue Championnet 
en 1868. 

Clignancourt était un hameau annexe de Montmartre, 
et d'après l'abbé Lebœuf le domaine d'un personnage 
gallo-romain nomme Cléninus. Il appartint aux Liger et 
aux Brisard jusqu'en 1669, puis il fut cédé à l'abbesse 
de Montmartre. Avant 1788 Clignancourt était un écart 
de la paroisse de Montmartre. Depuis 1860 il est devenu 
un quartier de notre arrondissement. 

N° 140. Chapelle de N.-D. du Bon Conseil. Dépen- 
dait avant 1906 de l'établissement des Frères de St-Vin- 
cent-de-Paul qui était situé ici. 

N"" 136. Impasse de Clignancourt. 

N'^ 139. Passage Kraclier. (Nom de propriétaire.) 

N° 105. Rue Eugène-Sue (1882). Nom en l'honneur 



22 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

du romancier (1804-1857). Cette rue possède plusieurs 
restaurants et boutiques israélites. 

N" 94. Maison du Peuple de Montmartre. Construc- 
tion assez originale due à l'architecte Rey (1901). 

N° 54. Du 54 au 42 inclus (ainsi que sur le terrain qui 
s'étend du 7 au 13 bis delà rue Custine) se trouve rem- 
placement du bal du Château-Rouge. D'après une tradi- 
tion Gabrielle d'Estrées aurait habité sur cet emplace- 
ment pendant le siège de Paris. Le Château-Rouge fut 
construit en 1789, et eut comme premier propriétaire 
le sieur Christophe. Il appartint ensuite à la famille 
Feutrier. Le 30 mars 1814 le Conseil de Défense s'y 
réunit au premier étage sous la présidence du roi Joseph. 
En 1843, le Château Rouge était délabré et était possédé 
par une marchande à la toilette, Mlle Ozanne qui avait 
comme locataire le peintre Brascassat qui déménagea 
pour aller rue de l'Arcade. En 1844 le Château Rouge 
fut mis en adjudication. Il s'étendait alors entre les rues 
Christian!, Ramey, Doudeauvile et des Poissonniers, et 
il fut dépecé par les rues nouvelles, Myrha, Poulet, 
Custine. En 1845 il n'en restait plus que le pavillon du 
centre qui fut acquis par Bobœuf qui créa le bal du Châ- 
teau-Rouge. Ce fut là qu'eut lieu en 1847 le premier 
banquet réformiste, précurseur de la Révolution de 
Février. Vers 1864 le bal reprit son éclat. En 1871, le 
général Lecomte y fut conduit comme prisonnier. Le 
bal fut démoli en 1882. 

N" 49. Rue Muller. (Nom de propriétaire.) Classée 
en 1870. Cette rue aboutit par un escalier à la rue 
Lamarck. Au 8, vieille maison à pignon. Au 19, enseigne 
de marchand de bois. 

N° 39. Enseigne de la Cloche d'Or. 

N^'Sl. Rue André-del-Sarte. S'appela rue Si-An- 



XVIIl^ ARRONDISSEMENT. 23 

dré, et rue Luc-Lambin. Nom actuel en 1885 en l'hon- 
neur du peintre (1488-1530). Au 21 dans la cour vieille 
et curieuse maison dont la façade est décorée de statues 
dans des niches. La façade de la maison qui est dans la 
cour du 17 est également ornée de statuettes. Au 8 
s'ouvre la rue Feutrier qui doit son nom à un pro- 
priétaire. Au G de cette dernière rue : vieille maison. 

N" 24. Magasins Dufayel. Le fronton est de Dalou. 
Les cariatides et les groupes de bronze sont de Fal- 
guière (1895). Plafond de Clairin à l'intérieur. 

N° 23. Assez curieuse masure. 

N" 17. Emplacement de l'ancien bal dit de Guillaume- 
Tell. Impasse. 

N° 13. Rue Pierre-Picard (1884). (Nom de pro- 
priétaire.) 

N° 9. Vieille maison. 

N" 5. S'intitule : Petit Ramponeau, nom qui rappelle 
un ancien cabaret célèbre qui était situé au coin de la 
chaussée Clignancourt et du boulevard. Ici se trouve 
un passage privé qui aboutit 4 bis rue d'Orsel. Ce pas- 
sage officiellement appelé galerie Lalleman est appelé 
communément passage Ramponeau. 

N° 3. Rue d'Orsel. Ancienne rue des Acacias. Ce 
nom de d'Orsel qui lui a été donné en 1873 vient d'un 
spéculateur qui créa le village d'Orsel en 1802. Les 13 
et 19 sont les maisons les plus anciennes du village. 
Au 51 se trouvait la maison mère des Oraloriens qui a 
été démolie en 1903. Le 48 bis est une assez curieuse 
maison. Au 40 était avant 1901 la cité Dancourt (1825) 
qui avant 1884 s'était appelée la cité du Théâtre. Elle a 
disparu ainsi que la cité d'Orsel (1877) qui était au 32. 
Au 22 se trouvait un bal musette dit le Petit-Rampo- 
neau. Au 8 doit aboutir un jour ou l'autre la rue 



24 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Livingstone qui n'est pas encore prolongée de ce 
côté. 

N° 1. Vieille maison. Charcuterie à l'enseigne du 
Porte-Veine. 

N° 51. Rue Ramey. 

Bue Ramey (1825). 

Formait l'ancien prolongement de la chaussée Cli- 
gnancourt. La partie au Nord de la rue Marcadet n"a été 
ouverte qu'en 1858. Nom actuel en 18C5 en mémoire du 
sculpteur (1754-1838). 

N" 17. ^■icille maison. 

N° 19. Passage Cottin. Se termine par un escalier 
éclairé à l'huile qui aboutit 20, rue du Chevalier-de- 
I-a-Barre. 

N° 23. Rue Nicolet (1869). (Nom de propriétaire.) 
Dans la rue Nicolet s'ouvre au 8 la rue Lambert (1849) 
qui s'appela rue de l'Impératrice et rue Lalande. La 
partie Nord de la rue s'appelait rue Hortense. Au 18 de 
la rue Nicolet nous trouvons la rue Baclielet (1849). 
Au 9 de cette dernière est l'escalier Biron qui aboutit 
à la rue Lamarck. 

N° 43. Rue Lécuyer (1848). (Nom de propriétaire.) 

N" 36. Au Planteur Javanais (enseigne moderne). 

N° 40. Passage Ramey (1825). Ouvert sur les ter- 
rains de M. Harlay dont il garda le nom jusqu'en 1877. 

N° 49. Impasse Pers. (Nom de propriétaire.) 

N° 53. Impasse du Baigneur. L'impasse est 
séparée de la rue du Baigneur par une grille, et la rue 
du Baigneur aboutit 50, rue du Mont-Cenis. 

La rue du Baigneur, qui doit son nom à un établisse- 
ment de bains qui existe encore, a porté le nom d im- 



XVm* ARRONDISSEMENT. 25 

passe des Bains, de rue du Baigneur (1877), de rue des 
Bains (1898j et de rue du Baigneur de nouveau en 1903. 

N" 57. Enseigne de la Ferme Normande. 

N° 54. Vieille maison. 

No 56. Rue Ferdinand-Flocon (1882). Nom en 
mémoire de l'homme politique (1800-1866). S'appela 
avant 1907 rue Flocon. 

Rue Ordener. 

Commencée en 1858. Nom en 1867 en l'honneur du 
général Michel Ordener (1775-1811). 

N° 11. Rue Jean-Robert (1863). (Nom de pro- 
priétaire.) 

N° 25. Rue Ernestine (1863). (Prénom de la pro- 
priétaire.) 

N° 47. Au Rendez-vous des Travailleurs. (Enseigne 
banale.) 

N" 73. Enseigne de la Liberté. 

N° 76. Place Jules-Joffrin (1858). S'appela place 
Ste-Euphrasie avant 1895. Nom en mémoire du con- 
seiller municipal de l'arrondissement (1846-1890) qui 
se présenta aux élections contre le général Boulanger. 
Sur la place s'élève la quatrième mairie du XVIIP arron- 
dissement (1891) et l'église Notre-Dame de Clignan- 
court qui a été construite de 1859 à 1862 par Lequeux. 

N° 106. Villa Ordener (1896). 

N° 171. Au Réveille-Matin (enseigne). 

N° 146. Cité Nollez. (Nom de propriétaire.) 

N° 166. Rue Désiré-Ruggieri (1896). Ouverte sur 
les terrains de l'artificier de ce nom. 

N° 185. De ce numéro jusqu'au 203 s'étend un ter- 
rain vague occupé par de nombreuses petites cabanes 



26 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

en planches, qui forment un ensemble assez pitto- 
resque. 

N° 176. Rue du Marché -Ordener. Le marché se 
tient depuis 1891 sur le trottoir de la rue Ordener. 

Rue Championnet (1858). 

Nom en 1877 en l'honneur du général (1762-1800). 

N° 230. Rue Jacques-Cartier. Précédemment 
impasse. Nom en 1875 en mémoire du navigateur 
(1494-1552). 

N° 217 bis. Villa Armand (1907). Nom de proprié- 
taire. 

N° 200. Villa Championnet. S'appela passage 
J.-J. -Rousseau puis impasse Andrieux. 

Ajo ±>y4. /^ig^ Etait un orphelinat protestant disparu. 

N° 174. École maternelle Ste-Marguerite. 

N° 174. Eglise Ste-Geneviève des Grandes-Carrières. 
Erigée en paroisse en 1907. Avant c'était la chapelle 
dite des Œuvres de la rue Championnet. 

N° 172. Ancien hôpital néerlandais avant 1901. 
"N" 175. Enseigne du Chien-de-la-INIontagne. 

N" 146. Curieuse impasse. Véritable cour des Mira- 
cles. 

N° 136. Institut médico-chirurgical du docteur Cou- 
rcmenos. 

N" 153. Cité Chimay. Éclairée à l'huile. (Nom de 
propriétaire.) 

N° 115. Impasse Robert. (Nom de propriétaire.) 
Le passage Robert, qui allait de la rue Championnet à 
la rue du Poteau (77), a disparu. 

N° 84. Passage Panel. Éclairé à l'huile. (Nom de 
propriétaire.) 



XVin" AHRONDISSEMENT. 27 

N" 57. Passage Championnet. S'appela passage 
St-Victor avant 1877. 

N° 41. Rue Neuve-de-la-Chardoimière. Doit son 
nom aux chardons qui poussaient dans ces parages. 
L'ancienne rue de la Chardonnière est devenue la rue 
du Simplon. 

N° 32. Compagnie générale des Omnibus. 

N° 8. École libre des Sœurs de St-Vincent-de-Paul. 

N" 42. Passage Duhesme qui s'appela passage Bau- 
delique avant 1877. Du 8 du passage se détache la rue 
Duhesme. Celle rue Duhesme qui s'étend jusqu'à la 
rue Lamarck date de 1868. Elle doit son nom au général 
(1766-1815). Elle n'offre rien de particulièrement inté- 
ressant. Elle croise la rue du Poteau. 



Rue du Poteau (1827). 

Cette rue doit son nom à un ancien gibet qui était 
situé sur la route de St-Ouen. Ce n'est qu'en 1868 
qu'elle a reçu son nom dans toute son étendue. 

N° 4. Rue Ste-Isaure. Au 13 se trouve l'ancien 
Prado, qui était une salle de bals et de concerts et qui 
est devenu une synagogue en 1907. 

N° 16. Rue Letort. S'appela rue de la Glacière 
en 1858. Nom en 1868 en mémoire du général baron 
Letort tué en 1815. Au 24 se trouve la rue Versigny 
(1863), qui en 1877 a reçu le nom de son propriétaire. 
Au 32 est l'impasse Letort, Aux 48 bis et 51 se trouve 
l'impasse St-François, éclairée à l'huile. 

N° 34. Impasse du Mont-Viso. S'appela impasse 
de la Santé. Dans cette curieuse, mais pouilleuse im- 
passe se trouvent au 2 l'impasse des Kroumirs, et au 8 



28 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

rimpasse des Deux-Frères qui sont habitées par des 
chifibnniers. 

N° 39. r\Iaisonnette ancienne ainsi qu'au 45. 

N° 42. Impasse Bilcoq. (Nom de propriétaire.) 

N" 52. Emplacement de l'impasse Ghacepert qui a 
disparu en 1907. 

N° 65. Impasse de la Grosse-Bouteille, qui doit 
son nom à une enseigne. 

N" 74. Impasse Werquin. (Nom de propriétaire.) 

N° 80. Impasse Henriot. (Eclairée par un quin- 
quet.) 

N° 77. Enseigne de l'Ancienne Poterne. 

N'' 77. Rue Vincent-Compoint. Au 25 s'ouvre le 
curieux passage Champ-Marie qui, avant 1907, for- 
mait le côté impair de la rue Leibnitz. Le passage 
aboutit maintenant à la rue Belliard qui a absorbé tout 
le côté du passage qui allait de l'Est à l'Ouest. Le pas- 
sage Champ-Marie possédait au 2 une cité du Talus, 
qui existe encore, et qui s'ouvre maintenant rue Bel- 
liard. 

N° 97. Passage du Poteau. S'appela passage 
Lécuycr. 

La rue du Poteau aboutit boulevard Ney, en face de la 
porte de IMontmartre. En suivant un peu les boulevards 
vers l'Est nous passons devant des maisonnettes ou 
cabanes assez amusantes et nous arrivons à la rue du 
Ruisseau, qui débouche sur le boulevard non loin de la 
porte de Glignancourt. 

Rue du Ruisseau (1730). 

La rue a été modifiée en 1837, 1854 et 18G4. La 
partie comprise entre la rue Marcadet et la rue du 



XVIIl* ARnONDISSEMBNT. 29 

Poteau s'appelait chemin du Ruisseau : la partie Nord 
était le chemin de St-Oucn. Elle doit son nom à un ruis- 
seau qui y coulait. 

N" 1CS8. Impasse Alexandre-Lécuyer. (Nom de 
propriétaire.) 

N° 101. Impasse du Ruisseau, S'appela impasse 
Malassis avant 1897. 

N° 97. Emplacement de l'impasse de l'Huilerie, 
absorbée par la rue Belliard. 

N° 104. Passage Ornano. S'appela passage Hérisson 
avant 1707. 

N"96. Cour curieuse. (Intéressante à photographier.) 

N° 65. Rue Montcalm (1858). Nom en 1877 en 
l'honneur du défenseur du Canada (1712-1759). Dans la 
rue Montcalm se trouve au 39 la rue du Pôle-Nord qui 
avant 1884 faisait partie de la rue Vincent-Compoint. 
Au 18 de la rue du Pôle-Nord est l'impasse Calmels. 

N° 59. Emplacement de l'impasse Le Maresquier, 
disparue en 1897. 

N° 53. Rue Calmels (1880). A absorbé en 1890 la 
rue Calmels prolongée. 

Rue Marcadet. 

Date du xvii^ siècle. La partie Ouest, entre l'avenue de 
St-Ouen et la rue du Ruisseau, s'appelait le chemin des 
Bœufs. Ce chemin des Bœufs se prolongeait jusqu'au 
boulevard Bessières. En 1856, tout le chemin des Bœufs 
prit le nom de rue Marcadet, et en 1890 on lui a retranché 
la partie qui s'étend à l'Ouest de l'avenue de St-Ouen et 
qui est devenue la rue de La Jonquière. Le nom de Mar- 
cadet vient d'un lieudit : la Mercade à la Chapelle, ou 
du mot Mercadius désignant un marché. 



30 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 38. Façade ornée d'un médaillon. 

N° 40. Ancienne plaque de rue avec l'inscription : 
Route départementale n° 53. 

N° 69. Dans la cour, restes des anciens communs de 
l'hôtel Labat. 

* N° 71. Hôtel Labat. Ce n'est pas, comme on l'a dit, 
la maison dite de la Couronne de France. Jean Bidus, 
écuyer, fut adjudicataire en 1694, comme créancier pri- 
vilégié de Michel Gelée, plâtrier. A la mort de Jean 
Bidus, la maison passa à Pierre Boucher, mercier. 
En 1742, les héritiers de ce dernier vendent à Éloi 
Houssu, marchand lioucher. En 1757, la veuve de ce 
dernier vend à J.-B. de Beaucousin, officier des gen- 
tilshommes du prince de Conti. Son épouse, dame 
Rosalie Guéret, le vend à Jeanne Charpin qui en reste 
propriétaire jusqu'en 1782. Elle le revend à Pierre 
Lefèvre, conseiller du roi, qui passe déclaration à 
Pierre Brasdor, chirurgien des armées, qui vend en 1794 
au citoyen Gorisse. A sa mort en 1797, sa lîUe Julie, qui 
avait épousé Jean Labat, devint propriétaire. Son fils, 
Achille Labat. Hôtel Labat. Aujourd'hui occupé par 
un externat de jeunes filles, dirigé par Mme Véron. 
(Plaque de 1663, à côté de la loge du concierge.) Inté- 
ressante façade. Beaux vases décoratifs. Pour voir la 
façade Sud de l'hôtel se rendre dans la cour du 12, pas- 
sage Raraey. 

N° 75. Appartenait à la fin du xviii'' siècle au sieur 
Mathagon, receveur général des domaines. Vendu 
en 1816, par Pierron de Montdésir à Mme veuve 
Delaborde. Institution de jeunes filles, dirigée par 
Mme d'Arembole, veuve de Michel de Trétaigne. (Au 
premier étage, parquets et cheminées en marbre rose 
de l'époque Louis XIV.) 



XVIIl^ ARRONDISSEMENT. 31 

N° 91. Vieille maison à angle aigu. 

N° 101. Emplacement de la maison seigneuriale de 
Clignancourt. L'abbaye de St-Denis avait vendu la terre 
et la seigneurie de Clignancourt en 15G9 à Jacques 
Liger qui mourut en 1581. Son Uls, Jacques II Liger, 
lui succéda et ce fut lui qui fit son manoir d'une maison 
acquise de l'abbesse do Montmartre, Marie de Beauvil- 
liers, manoir qui s'élevait ici. Jacques II Liger mourut 
en 1620. Sa sœur aînée, Marie Brisard lui succéda. (Sa 
sœur Geneviève fut la grand'mère du maréchal Catinat.) 
Après Marguerite Brisard, la seigneurie de Clignan- 
court passa à l'unde ses fils, Julien, abbé de St-Prix, qui 
demeurait à St-Germain-des-Prés. Son neveu Claude 
Brisard, conseiller au Parlement, lui succéda. L'abbé de 
St-Denis, qui était alors le cardinal de Retz, lui en retira 
la possession en 1666 et revendit la seigneurie à l'abbesse 
de Montmartre en 1669. Par suite de cette vente, la pré- 
vôté de Clignancourt, qui appartenait primitivement aux 
religieux de St-Denis, fut remise à celle de l'abbaye de 
Montmartre. Jusqu'à l'époque de la Révolution, la sei- 
gneurie de Clignancourt ne cessa d'appartenir à l'abbaye 
de Montmartre (Françoise-Renée de Lorraine, Marie- 
Anne d'Harcourt, Marie de Bellefond, etc.). Les dames 
de Montmartre louèrent l'ancienne maison des Liger à 
différents particuliers; elles la réparèrent en 1787. Bien 
national en 1792 et adjugé à Etienne Basset, plâtrier. 
Le manoir fut racheté en 1808 par M. de Romanet, et 
son fils le vicomte de Romanet le possédait encore 
en 1861. Remplacé vers 1880 par des immeubles 
modernes. (M. Charles Sellier a publié en 1904 dans 
ses Curiosités historiques et pittoresques du Vieux Mont- 
martre^ une très intéressante étude sur les seigneurs 
de Clignancourt, étude à laquelle nous avons eu recours 



32 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

pour notre notice ainsi que pour notre promenade dans 
l'Arrondissement, et à laquelle nous renvoyons les 
amoureux du vieux Montmartre.) 

N° 103. Tourelle d'ancien colombier. Fut peut-être un 
moulin destiné à broyer le silex pour la porcelaine de Cli- 
gnancourt. Appartient à la famille de l'amiral de Libran. 

N" 109. Vieille maison. 

N° 110. Emplacement d'une propriété et d'un hôtel 
disparu qui en 1706 appartenait à Mlle de Watteville, 
et en 1711 à Philippe Le Roux, conseiller du roi. 

N° 110. Rue Lapeyrère (1902). Nom du proprié- 
taire, entrepreneur. Cette rue a été percée sur l'empla- 
cement de l'hôtel de Trétaigne. 

N"^ 112. Rue de Trétaigne (1902). Nom en mémoire 
du baron Michel de Trétaigne, chirurgien des armées 
(1780-1865) et propriétaire de l'hôtel sur l'emplacement 
duquel la rue a été ouverte. 

N° 112. Emplacement de l'hôtel de '^'rétaigne démoli 
en 1904. Cet hôtel, dit la maison de la Boule d'Or, était 
formé de deux maisons distinctes réunies en 1736 entre 
les mains des héritiers de Jean Chevenot. La propriété 
tout entière fut adjugée en 1759 à Marie Goguelet qui la 
vendit en 1768 à Marie-Anne Feraudy, épouse séparée 
de biens du comte d'Artanne, écuyer. Elle la céda 
en 1771 à Agirony de Corsé, comte du St-Erapire et 
grand maître des eaux et forêts de la principauté de 
Bouillon. Celui-ci transforma la propriété qui devint 
une folie qui fut vendue en 1788 au sieur Hubert Thory, 
demeurant rue Meslay, l'un des douze marchands de 
vins privilégiés du roi, qui mourut en 1809. La pro- 
priété fut vendue à la requête de son fils Thory de 
Lafosse, commissaire des guerres, à Louis-François 
Cordicr, régent de la Banque de France (1811), qui 



XVIII* ARRONDISSEMENT. 33 

mourut en 1817. Elle resta indivise jusqu'en 1837. 
Vendue en 1839 au baron Michel, maire de Montmartre 
et ancien médecin principal des armées du premier 
Empire, mort en 18G5. Son fils, Michel de Trétaigne, 
historien de Montmartre, y niouiut en 1876. Sa veuve y 
habita ensuite, ainsi que son gendre le marquis de 
Courcival. Démoli (1004). 

N° 117. Rue Cyrano-de-Bergerac (1902). Nom en 
l'honneur du poète (1616-1665) que la pièce de INI. Ros- 
tand a tiré de l'oubli. Au 3 s'ouvre la rue Jules- Jouy 
(1902) qui doit son nom au chansonnier montmartrois 
(1855-1897). Les maisons de ces deux rues ont été 
construites avec des matériaux provenant de l'ancien 
palais de l'Industrie. 

N° 125. Rue Diard. Sente du Beau-Mur en 1843. 
Doit son nom aux anciennes cai'rières de M. Diard. 

N° 129. Maison Verte de Montmartre. (Maison de 
patronage et de conférences.) 

N° 143. Rue de la Fontaine-du-But. La fontaine 
du But, disparue vers 1880, était un ancien abreuvoir 
datant du temps des Romains et appelé ainsi parce que 
les Anglais venaient s'y exercer au tir de l'arc. Le très 
érudit M. Sellier dit que le nom véritable est Fontaine- 
du-Buc, à cause du bouc qui était immolé là en l'hon- 
neur de Mercure. La fontaine était située sur l'empla- 
cement actuel de la place Constantin-Pecqueur et quand 
on nettoyait l'abreuvoir, l'eau était détournée par 
la rue suivante qui fut appelée, à cause de cela, rue du 
Ruisseau. Dans la rue de la Fontaine-du-But, s'ouvre 
au 8 la rue Darwin (1883), qui remplace les passages 
Perret et des Saules et qui doit son nom au naturaliste 
anglais (1809-1882). 

N° 142. Impasse Célestin. (Nom de propriétaire.) 

XVlll" ARBONI). 3 



34 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N° 159. Rue des Cottages, qui doit son nom aux 
petites villas qui la bordent. 

N" 168. Domus populaire. Maison dite des Scaphan- 
driers. Ancien patronage. 

N" 161. Impasse innomée, éclairée à l'huile. 

N° 169. Impasse curieuse. 

N° 178. Rue Achille-Martinet (1881). Nom en 
mémoire du graveur A. Martinet, membre de l'Institut 
(1806-1877). 

N° 190. Passage des Cloys. Son nom vient d'un 
lieu dit des Gloys. Ce passage est curieux. 

N" 199. Polyclinique Henri de Rothschild. 

N° 212. Emplacement de la Hutle-aux-Gardes, qui 
était le lieu d'habitation des gardes-chasses des remises 
et garennes royales de Montmartre et de la plaine 
St-Denis. Cette maison était déjà indiquée sur le plan 
de Jouvin de Rochefort de 1672 sous le nom de logette 
du garde-chasse. Elle appartint à l'abbaye de Mont- 
martre depuis le commencement du xviii'^ siècle jusqu'à 
la Révolution. Saisie comme bien national elle fut mise 
en vente en l'an IV. 

No 205. Rue Carpeaux (1880). Nom en l'honneur 
du sculpteur (1827-1875). Au 12 est une caserne monu- 
mentale de pompiers (1901). Au 2 est situé l'hôpital 
Rretonneau (1898) qui doit son nom au médecin Pierre 
Bretonneau (1771-1862). 

On a inauguré en 1907 le square Carpeaux qui se 
trouve situé entre les rues Carpeaux, Marcudet et de 
Maistre. 

Dans le square se trouve la statue de la Montmar- 
troise due au sculpteur Camel (1907). 

N° 235. Rue Coysevox (1889). Nom en l'honneur 
du sculpteur (1640-1720). 



XVIir ARRONDISSEMENT. 35 



N" 239. Rue de Christiania, inaugurée en 1907. 
N" 233. Rue de Maistre. 



Rue De-Maistre. 

Jadis chemin des Dames au xvii^ siècle et rue des 
Dames dans la partie qui va de la rue Lepic à la rue 
Eugène-Carrière. Prolongée ensuite du côté de la rue 
Marcadet. Nom en 1874 en l'honneur de Joseph de 
Maistre, philosophe religieux (1754-1821). 

N°44. Rue Eugène-Carrière. Ancien chemin vicinal, 
classé en 1839. S'appela rue des Grandes-Carrières 
avant 1908. Nom actuel en l'honneur du peintre (1848- 
1906). Au 53 se trouve l'impasse Eugène-Carrière, 
ex-impasse des Grandes-Carrières avant 1907. Au 37 est 
la maison Marjolin (1001), hôtel meublé pour dames et 
jeunes filles. Au 10 est la passage Tourlaque qui ne 
va que jusqu'à la rue Damrémont, mais qui doit être 
prolongé de ce côté jusqu'à la rue Lepic et de l'autre 
jusqu'à la rue De-Maistre. 

A propos du nom disparu des Grandes-Carrières, 
rappelons ici que Montmartre a fourni une quantité 
énorme de plâtre pour la construction des maisons de 
Paris. On peut affirmer que la principale source des 
richesses de Montmartre fut ses carrières qui furent 
exploitées de temps immémorial, avant le iii'= siècle de 
notre ère. Ces carrières étaient si nombreuses, qu'il 
n'était que temps en 1860 d'en interdire l'exploitation 
et de consolider la butte Montmartre. M. Sellier signale 
un fait peu connu : C'est dans les carrières de Mont- 
martre qu'en décembre 1789, Marat vint se cacher, 
pour fuir les poursuites de la Commune et du Chàtelet 



36 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

qu'il avait violemment attaqués dans son journal VAmi 
du Peuple. Il y fut arrêté et remis en liberté par le 
Comité des recherches. 

N° 19. Dépôt mortuaire municipal. 

N" 17. Vieille maison. (Entrée des galeries Eyrao- 
naud.) 

Rue Damrémont (1858). 

La partie nord est la plus ancienne. La rue fut pro- 
longée entre la rue Marcadet et la rue De-Maistre en 1867 
et reçut son nom en l'honneur du généi'al de Damré- 
mont (1783-1837), emporté par un boulet à la prise de 
Gonstantine. 

N° 2. Bas-relief moderne. 

N° 27. Rue Félix-Ziem. Inaugurée en 1907. Nom en 
l'honneur du peintre né en 1821. Au 3 de la rue Félix- 
Ziem commence une autre rue nouvelle (1907) qui 
aboutit 16, rue Eugène-Carrière et qui porte le nom de 
rue Armand-Gautliier. (Nom d'architecte.) 

N" 55. Enseigne peu intéressante du Dragon. 

N" 61. Restaurant populaire économique Henri de 
Rothschild (1905). 

N° 65. Rue Vauvenargues (1863). Nom en 1875 en 
mémoire du moraliste (1715-1747). Cette rue, qui s'ar- 
rête actuellement (1910) à la rue Championnet, doit 
aboutir un jour au boulevard Ney. 

N° 102. Rue des Cloys. S'appela rue de la Pompe 
en partie avant 1858. Son nom vient d'un lieu dit des 
Cloys. Au 23 se trouve l'impasse des Cloys, qui s'ap- 
pela impasse des Ai'tistes. Au 37 est une curieuse cité 
avec des maisonnettes en planches, des poulaillers rus- 
tiques, etc. La rue des Cloys doit être prolongée un 



XVI II* ARRONDISSEMENT. 37 

jour jusqu'à la rue du INlont-Cenis. Ce projet a reçu un 
commencement d'exécution entre les rues dij Trétaigne et 
Lapeyrère : ce prolongement s'appelle rue des Cloys 
prolongée. 

N° 117. Rue Joséphine, qui n'est qu'une impasse. 
Nom donné par le propriétaire. 

Rue Leibnitz. 

Ancien chemin latéral. Nom en l'honneur du philo- 
sophe mathématicien (1646-1716). Cette rue longe la 
voie ferrée. 

N° 4 bis. Impasse des Pavillons. 

N" 18. Passage St-Jules. Dans ce passage, au 3, 
s'ouvre la rue Bonnet qui s'appela rue des Vignes 
avant 1875 et qui doit son nom à un naturaliste (1720- 
1793). Au 5 du passage St-Jules s'ouvre également la 
rue Angélique -Compoint qui doit son nom au pro- 
priétaire du terrain. 

N° 20. Cité Durel. (Nom de propriétaire.) 

N'' 24. Cité de la Moskowa. S'appela cité Barthé- 
lémy avant 1877. Elle est éclairée à l'huile. 

N° 36. Cité Falaise. (Surnom d'un des membres de 
la famille Compoint, propriétaire des terrains.) 

N° 44. Impasse Danger ou d'Angers d'après la 
plaque. 

48. Rue Jean-Dolfus (1888). Nom en mémoire de 
M. Dolfus, maire de Mulhouse en 1870 (1800-1887). 

N° 56. Orné de mascarons en plâtre. 

N° 58. Impasse du Talus. S'appela impasse Moreau 
avant 1877. 

N° 74. Impasse des Menuisiers. Nom donné par 
un propriétaire. 



38 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS, 

N° 70. Passage Charles-Albert. (Prénom du pro- 
priétaire.) Ce passage est prolongé par la rue Jules- 
Cloquet (1885) qui doit son nom au chirurgien (1790- 
1882). Cette rue Jules-Cloquet nous mènera au boule- 
vard Ney, que nous avons déjà visité en partie. 

Dans la partie du boulevard Ney qui s'étend entre la 
rue du Poteau et l'avenue de St-Ouen, nous voyons 
au 113 la cité Bienaimé, éclairée à l'huile. En face 
du 135 du boulevard se trouve l'iiôpital Bichat (1882) 
qui occupe, dans un bastion, un ancien bâtiment militaire 
et des bâtiments neufs. 

Avenue de St-Ouen (côté pair). 

Existait au xvii'' siècle. Ancienne route départemen- 
tale. Elle aboutit à la porte de St-Ouen. 

N° 146. Crèche Ste-Marie. 

N° 140. Impasse Milord (1885). Cette impasse, qui 
il y a peu de temps était habitée par des chiffonniers 
qui lui avaient donné ce nom, se termine maintenant par 
un élégant chalet revêtu de carreaux coloriés. 

N° 134. Vieille maisonnette. 

N° 126. Passage Daunay. (Nom de propriétaire.) 
Ce passage commence au 122 de l'avenue de St-Ouen. 

N° 124. Cinéma de St-Ouen (1909). 

N" 116. Rue Lagille. (Nom de propriétaire.) Au 25 
se trouve l'impasse Cope, et au 15 le passage Dela- 
ruelle qui possède au 22 l'impasse Ste-Monique, qui 
s'appela avenue St-Augustin. A l'extrémité du passage 
Delaruellc se trouvait avant 1907 le passage Jobert qui 
vient d'être absorbé par la rue Belliard. Tout ce petit 
coin est assez curieux. 

N" 86. Vieille maison. 



XVIII" ARRONDISSEMENT. 39 

N" 62, Rue Étex. S'appelait vers 1850 avenue de 
Clignancourt. Nom actuel en 1890 en l'honneur du scul- 
pteur (1808-1888). Au 34, construction moderne assez 
originale. 

N° 50. Passage Davy. S'appela passage Lacroix 
avant 1877. Nom en mémoire du chimiste anglais, inven- 
teur de la lampe des mineurs (1778-1829). 

N° 48. Villa St-Michel. 

N° 42. Passage Ganneron. S'appela passage Flo- 
rence avant 1877. 

N° 40. Passage du Lavoir. 

N° 36. Rue Fauvet (1877). (Nom de propriétaire.) 

N°30. Cité Pilleux. (Nom de propriétaire.) 

N" 24. Grande cour assez curieuse. 

N° 16. Impasse Rotiiscliild. Nom d'un loueur de 
voitures qui y était établi. 

N° 12. Rue Étienne-Jodelle (1906). A absorbé dans 
sa partie haute le square de l'Hippodrome qui s'ouvrait 
au 15 de la rue Pierre-Ginier. Nom en l'honneur 
d'Etienne-Jodelle, poète dramatique membre de la 
Pléiade (1532-1573). 

Avenue de Clichy. (Côté pair depuis la Fourche.) 

N° 52. RuePierre-Ginier. Porta les noms d'impasse 
des Moulins puis d'impasse Hélène. Nom en 1891 en 
souvenir du peintre. Au 2 est le théâtre Moncey qui 
porta pendant quelque temps le nom de théâtre 
INIaguéra. Au 15 se trouve la villa des Arts, qui fut 
habitée par M. Lhermitte, artiste peintre. 

N° 38. Rue Ganneron. S'appela rue des Carrières 
avant 1877. Nom en mémoire d'Auguste Ganneron, ban- 
quier et député, qui fut l'un des fondateurs du Comptoir 



40 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

d'Escompte (1792-1847). Au 15 s'ouvre la rue Hégé- 
sippe-Moreau (1889) qui doit son nom au poète (1810- 
1838). La rue Hégésippe-Moreau a été prolongée en 1908 
jusqu'au 33 de la rue Ganneron. Le peintre Eugène 
Carrière habitait le 15 de la rue Hégésippe-Moreau. 
Au 18 de la rue Ganneron s'ouvre la rue Cavalotti qui 
doit son nom à l'écrivain et homme politique italien 
(1855-1898). Au 10 de cette dernière rue est la rue 
Camille-Talian (1902). Au 24 de la rue Ganneron se 
trouve l'Ecole professionnelle ménagère de jeunes filles. 

N° 30. Impasse des Deux-Nèthes. S'appela im- 
passe d'Antin et passage Béranger avant 1877. Nom en 
mémoire d'un ancien département français. 

N° 26. Vieille maison ainsi qu'au 18. 

N° 22. Impasse de la Défense. S'appela impasse 
Capron avant 1877. Nom en mémoire de la défense de 
ce quartier en 1814. 

N° 18. Rue Capron, Nom de propriétaire. Au 27, 
petit pavillon orné d'un mascaron. (Fut occupé par 
M. Charles Levadé, compositeur.) 

N° 12. Passage Lattiuile. Son nom vient du célèbre 
restaurant du Père Lathuile qui se trouvait en face et 
qui a disparu dernièrement. 

N° 6. Restaurant Boivin (1815). 

N° 4. Passage de Clichy. S'appela passage St-Pierre 
avant 1873. 

L'avenue de Clichy commence à la place de Clichy 
qui est située sur l'emplacement de l'ancienne barrière 
de Clichy dont elle porta le nom de 1789 à 1864. La 
barrière fut vaillamment défendue en 1814 par la Garde 
nationale et les invalides commandés par le maréchal 
Moncey . Le monument commémoratif a été érigé 
en 1869 par les soins et aux frais de la Ville. Il est dû à 



XVIII" AimONDISSEMENT. 41 

Doubleiuare. A côté de la barrière se trouvait un grand 
bâtiment qui faisait partie de l'enceinte des fermiers 
généraux qui disparut en 1860 lorsque le village de 
Clichy fut incorporé. 

(Lire les pages sur la défeose de la barrière de Clichy 
dans le 181à de M. Henri Houssaye et voir le tableau d'ITo- 
race Yernet au Louvre.) 



Boulevard de Clichy (côté pair). 

Formé des anciens boulevards de Clichy, Pigalle et 
des Martyrs. Nom unique en 1864. Sur ce boulevard se 
trouvaient les barrières : Clichy, Blanche, Montmartre 
et des Martyrs. 

N° 126. Rue Porest. (Nom de propriétaire.) 

N° 124. Hippodrome (1900). Fut occupé par la ména- 
gerie Bostock. Cinéma géant (1907). Skating-Rinck 
(1909). A hauteur de l'Hippodrome, sur le terre-plein 
du boulevard, se trouve le monument de Charles Fourier, 
dû au sculpteur Derré (1898). Il a été érigé en 1899 par 
l'Ecole sociétaire phalanstérienne avec le concours des 
associations de production et de consommation. 

N" 112. Avenue RaclieL S'appela avenue du Cime- 
tière-du-Nord avant 1900. Nom en mémoire de la célèbre 
tragédienne (1821-1858). Cette avenue mène au cime- 
tière IMontmartre qui fut créé en 1804 sous le nom de 
cimetière du Nord. 

Le cimetière primitif de Montmartre ou Champ de 
Repos, qui fut l'embryon du cimetière du Nord, est la 
partie de la nécropole actuelle qui s'étend à l'Est de la 
rue Caulaincourt. C'est dans ce premier cimetière que 
furent enterrés en 1804 le Père Ange de Joyeuse, mare- 



42 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

chai de France et capucin confident de Richelieu, et le 
Père Joseph du Tremblay, dont les corps étaient gardés 
antérieurement par l'église des Capucins de la rue 
St-Honorc. 

Le cimetière actuel renferme de nombreuses tombes 
historiques, parmi lesquelles nous citerons les sui- 
vantes : 

Cavaignac (monument par Rude), Mme de Girardin, 
le chanteur Nourrit, Ilalévy, Stendhal, Murger, St-Lam- 
bert, Greuze, le maréchal de Ségur, la duchesse Anne 
de Montmorency -Luxembourg, Nestor Roqueplan, 
Théophile Gautier, A. de Vigny, Foucault, les deux 
Goncourt, Frederick Lemaître, Armand Marrast, Paul 
Delaroche, A. Dumas fils, H. Vernet, Oflenbach, Léo 
Delibes, Renan, Berlioz, Adam, Carafa, A. Thomas, 
Brascassat, Duc, V. Massé, Clapisson, l'amiral Baudin, 
Niedermeyer, Diaz, G. Vernet, A. Scheffer, Millet, 
Troyon, Bellangé, Tony Johannot, Alfred Dehodcncq, 
Mme Desbordes-Valmore, E. de Girardin, Gavarni, 
Delphine Gay, le ténor Dupré, Philippe Gill, Henri 
Heine, Meilhac (pleureuse de Bartholomé), Gérôrae, 
^^'aldeck- Rousseau, etc. 

N^' 104. Habité par M. J. Scherrer, artiste peintre. 

N° 100. Cabaret des Truands. Music Hall : l'Araignée. 

N° 94. Cité Véron. Doit son nom à M. Véron qui 
fut maire de Montmartre de 1830 à 1841. A l'extrémité, 
pavillon de style gothique. 

N° 88. Moulin Rouge. Sur l'emplacement de l'ancien 
bal dit de la Dame Blanche. Le Moulin Rouge actuel, 
après avoir été bal, est devenu un théâtre. 

N° 86. Moulin Rouge Palace (1908). (Restaurant de 
nuit.) 

N° 82. Les Porcherons. (Brasserie Cyrano.) 



XVIir ARIIONDISSEMENT. 43 

N° 80. Rue Puget (1863). S'appela rue Amélie. Nom 
en 1864 en Tlionneur du sculpteur (1622-1694). 

N° 68. Caveau du Chat Noir (1908). 

N" 66. Rue Coustou. S'appela rue Florentine. Nom 
en 1864 en l'honneur du sculpteur (1676-1746). 

N° 64. Les Quatre-z'Arts. (Cabaret montmartrois.) 

N° 60. Habité par Mme A. Tessandier, artiste drama- 
tique. 

N° 58. Villa des Platanes (1896). A gauche en haut 
de l'allée, bas-relief représentant la défense de la place 
Clichy. 

N" 48. Cité du Midi. Au 6 était l'ancien théâtre 
Pigalle, puis le cercle Pigalle avant 1904. Après avoir 
été un garage c'est maintenant un atelier de menuiserie. 
A l'extrémité de la cité du Midi se trouve un dispen- 
saire gratuit. 

N° 38. Rue Germain-Pilon. S'appela rue Neuve- 
Pigalle avant 1864. Nom en l'honneur du sculpteur 
(1535-1590). Au 23 est la cité Germain-Pilon qui fut 
habitée par Champfleury. Au 7 de la rue, pavillon ancien 
avec mascarons. 

N° 36. La Lune-Rousse. Ancien cabaret des Arts. 
(Cabaret montmartrois.) 

N° 34. Le Néant. (Cabaret montmartrois.) 

N° 28. Impasse de Guelma. 

N" 22. Passage de l'Élysée-des-Beaux-Arts. Doit 
son nom à un bal. Il y avait dans ce passage à la fin du 
second Empire un petit théâtre ou des jeunes gens don- 
naient chaque année une Revue. Antoine y débuta 
en 1887. Loredan Larchey habita le passage. Là se trou- 
vaient les communs de la propriété du comte de Mont- 
didier qui fut morcelée en 1793. 

Dans le passage de l'Élysée-des-Beaux-Ai'ts nous 



44 PnOMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

voyons contre le mur du 1 un bas-relief. Au 13 se 
trouve un pan de mur avec sculptures. (Mascarons. Vase 
décoratif.) Au 19, frise et médaillons. Au 27, statuettes. 
Au 37, bas-relief moderne (1905). Au 18 mourut Clovis 
Hugues, homme de lettres et député de Paris (1907). 
Au 16 façade décorée de sculptures et de médaillons : 
sous la voûte d'entrée de cette maison, cariatides. 
Au 14 assez joli pavillon qui sert de cure à l'église 
St-Jcan et qui fut occupé par Pertuiset le chasseur de 
lions. Au 10 s'ouvre le passage Piemontesi, qui doit 
son nom à un ancien maire de Montmartre. 

N° 18. Rue Houdon. Ouverte sur la propriété du 
comte de Montdidicr, morcelée en 1793. S'appela petite 
rue Royale en 1846, puis rue de la Réforme. Nom 
en 1864 en l'honneur du statuaire (1741-1828). Au 5 
maison modern-style (1905). 

N" 16. Cabaret à l'enseigne du « Rat qui n'est pas 
mort ». 

N" 14. Balcons assez originaux. 

N° 12. Habité par M. Tattegrain, M. Didier Pouget, 
M. Gagliardini, M. L. Couturier, M. F. -H. Lucas, 
artistes peintres. 

N" 10. Fut habité par William Busnach, auteur dra- 
matique mort en 1906. 

N°' 8 et 6. Emplacement de l'ancien bal de l'Ermi- 
tage. Ce bal fut fermé à cause d'un fontis, conséquence 
des carrières de Montmartre, qui s'y produisit, et qui 
faillit ensevelir toute une noce vers 1830. Au 6 habite 
M. L. Métivet, artiste peintre. 

N" 2. Emplacement de la Taverne du Bagne, cabaret 
montmartrois qui avait été fondé en 1885 par Maxime 
Lisbonne, ancien forçat de la Commune mort en 1905. 



XVIir ARRONDISSEMENT. 45 

Rue des Martyrs. 

(Tronçon compris depuis le boulevard de Clichy 
jusqu'à la rue La-Vieuville.) 

N° 75. Coraédie mondaine. Ancienne brasserie des 
"Martyrs et Divan Japonais. Le fameux colonel Lisbonne, 
qui mourut en 1905, fut un des directeurs du Divan 
Japonais. Il fut également le créateur de la Taverne du 
Bagne, de la Brasserie des Frites Révolutionnaires, 
du Casino des Concierges qui était 73, rue Pigalle. Une 
autre célébrité de Montmartre, Jean Sarrazin, poète et 
marchand d'olives, qui mourut en 1903, fut également 
directeur du Divan Japonais. 

N° 77. Asile National de la Providence fondé en 1804 
par M. et Mme Micault de La Vieuville pour y recevoir 
les personnes précédemment dans l'aisance et qui à un 
âge avancé se trouvent dans la gène et même le besoin. 
Le chevalier de La Vieuville créa en même temps la 
Société de la Providence. La maison de retraite existe 
toujours et la Société a tenu en 1908 sa 103^ assemblée 
générale. Céleste Mogador, la dernière survivante du 
quatuor des danseuses de Mabille, y mourut en 1909. 
(Chapelle.) 

N° 79. Emplacement au xviiie siècle du château des 
Brouillards d'Hiver, où se tenait le Club républicain 
de Montmartre pendant la Révolution, puis le bal du 
Bœuf-Noir. Aujourd'hui hôtel meublé des Deux-Hémi- 
sphères. 

N° 88. Emplacement de l'ancien bal du Bossu. 
N° 76. Rue André-GiU (1895). Sur remplacement 
du bal des Marronniers. Nom en mémoire du caricatu- 
riste (1840-1885). Au fond de la rue, qui n'est qu'une 



46 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS. 

cité s'élève le buste du pauvre André Gill, mort fou à 
Gharenton. Ce buste est du sculpteur R.cuilliert. 

Boulevard de Rochechouart (côté pair) (1782). 

Formé des anciens boulevards des Poissonniers et de 
Rochechouart. Nom définitif dans toute sa longueur en 
1864 en mémoire de Marguerite de Rochechouart, qui 
fut abbesse de Montmartre de 1713 à 1727. 

N° 120. La Cigale (Café-concert). Ancien bal de la 
Boule-Noire fondé en 1822 par une ancienne amie de 
Barras surnommée : « la Belle en cuisses ». L'établis- 
sement porta le nom de la Belle en Cuisses. La façade 
actuelle est de Tarchitecte Woog. 

N° 108. Là se trouvait : La Veine, qui était un caba- 
ret montmartrois, qui fut remplacé par le Conservatoire 
de Montmartre qui a également disparu de cet endroit. 

N° 106. Cité des Bains. La partie qui va du sud au 
Nord porte le nom d'allée Jules-Constant. Sur la 
façade de l'établissement de bains qui est en haut de 
cette allée, se trouve une peinture murale. Dans cette 
allée se trouvent les allées Fleury, Crouslé et Devilliers. 
La cité communique avec la rue Dancourt par l'allée 
des Bains. 

N° 104. Construction modern-style. 

N" 98. Habité par IMlle Jeanne Bloch, artiste lyrique. 

N° 96. Rue Dancourt. S'appela rue du Théâtre 
avant 1869. Nom en mémoire de l'auteur dramatique et 
comédien (16G1-1726). Au 2 de la rue enseigne en fer 
forgé : Au bon Bock. (Amusantes peintures à l'intérieur.) 
La rue aboutit à la place Dancourt (1825), qui s'appela 
primitivement place du Théâtre. Sur la place se trouve 
le théâtre de Montmartre (1822), fondé par Sevestc, et 



XVIU® ARRONDISSEMENT. 47 

refait en 1907. Le théâtre s'appela théâtre du Peuple en 
1848. Il fut, en 1847, le berceau de l'opérette dont Hervé 
fut l'initiateur. En face du théâtre se trouvait un abat- 
toir qui a disparu, 

N° 86. Brasserie à l'enseigne de Gambrinus. 

N° 84. Cabaret Aristide Bruant. S'appela le Mirliton. 

N° 80. Trianon lyrique (1002), Ancien Élysée-Mont- 

martre qui devint Trianon. Incendié en 1900 il fut 

reconstruit sous le nom de théâtre Victor-Hugo. Depuis 

il est redevenu Trianon lyrique. 

N° 72. Elysée Montmartre (Bal et Skating). 
N° 70. Rue de Steinkerque. S'appela rue Virginie. 
Nom actuel en 1877 en mémoire de la victoire de 1692, 
Au 10, vieille maison (Cinéma-brasserie). Au 18, 
enseigne du Gars Normand. 

N° 66. Habité par le compositeur G. Charpentier, 
l'auteur de Louise, qui habita également le 48 du bou- 
levard. 

N" 66. Rue Briquet, Nom de propriétaire. Au 2 
est le passage Briquet. Au 7 do la rue, petite maison 
de style gothique. 

N° 58. Rue Seveste (1808). S'appela rue de la 
Carrière avant 1875. Nom en mémoire des frères Sevesle 
qui obtinrent en 1825 la concession des théâtres de la 
Banlieue. 

N° 54. Impasse du Cadran. Doit son nom à un 
ancien cadran solaire. Dans cette impasse se trouvait 
avant 1850 le Jardin dit de l'Amitié, puis les Folies- 
Robert qui durèrent de 1856 à 1865. C'était un bal ou 
débuta Olivier Métra, comme chef d'orchestre, puis ce 
fut un lieu de réunions politiques. Pendant la guerre il 
fut transformé en fabrique de ballons. Le Comité Cen- 
tral y tint ses séances en 1871. Il a été démoli. 



48 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

N" 38. Vieille maison (Aux deux Marronniers.) 
N" 20. Rue Belhomme. Nom en souvenir d'un 
ancien maire de Montmartre. L'ancienne place Bel- 
homme a été absorbée par la chaussée du boulevard de 
Rochechouart. Au 15 de la rue, statuette comme enseigne. 
Nous avons terminé la visite des rues qui se trouvent 
en terrain plat dans le XVIII'' arrondissement. Nous 
allons maintenant faire l'ascension de la Butte. « La 
butte sacrée » a conservé un aspect personnel et char- 
mant. Les Druides y enseignaient jadis leur religion, 
puis les conquérants de la Gaule y élevèrent des temples 
à Mercure et à Mars. St Denis, dit-on, y fut martyrisé et 
de là vient Ictymologie : Mons Martis ou Mons Marty- 
rum. Sous les Garlovingiens, Montmartre est un petit 
village qui se ressent des incursions des Normands ; 
plus tard, au x"^ siècle, Othon II, dit le Roux, en guerre 
avec Lothaire, y fait camper ses troupes allemandes. Les 
premiers Capétiens firent don de Montmartre aux Bou- 
chard, seigneui's de Montmorency. Sur le sommet se 
trouvaient plus de trente moulins à plâtre, parmi lesquels 
étaient les moulins du Talln, Radet, Paradis, Grande 
Tour, de la Lancette. Ce dernier s'elfrondra en 1827. Il 
en reste trois. La célèbre abbaye fut fondée en 109G. 
En 1589, Henri de Navarre bombarda Paris desliauteurs 
de Montmartre, tout en faisant passer du pain aux 
assiégés. Le mur des fermiers généraux coupa Mont- 
martre en deux parties : la municipalité de Montmartre, 
englobée dans Paris, se tenait rue de la Tour-d'Auvergne. 
Le Montmartre intra-muros fut supprimé en 1870 et fait 
partie aujourd'hui du IX" arrondissement. Pendant la 
Révolution, Montmartre s'appela Mont Marat. Là eut 
lieu une partie de la dernière lutte entre les Alliés et 
l'armée française en 1814. Montmartre fut annexé en 



XVIIl* ARRONDISSEMENT. 49 

1860. La Commune y prit naissance le 18 mars 1871, par 
l'assassinat des généraux Clément Thomas et Lecomte. 
Repris le 24 mars par les troupes régulières qui à leur 
tour dirigèrent leurs canons sur les communards postés 
aux Buttes Chaumont et au Père Lachaise. 

La principale source des richesses de Montmartre 
'était ses carrières. Des vignobles y existaient dès avant 
le IX'' siècle. Le premier historien de Montmartre fut 
François Ghéronnet, né à Paris en 1793. Actuellement, la 
Société historique du Vieux Montmartre nous apprend 
à connaître cet intéressant quartier et publie des Bulle- 
tins, auxquels nous avons eu souvent recours pour notre 
modeste étude. 

Pour faire l'ascension nous allons prendre la rue Lepic. 

Rue Lepic. 

Fut conditionnée par Napoléon pour l'établissement 
d'une batterie. Formée en 1840 comme route départe- 
mentale. Rue de l'Empereur en 1852. Nom actuel en 
1864 en mémoire du général Lepic (1765-1827) qui prit 
part à la défense de ce quartier en 1814. 

N" 2. Vieille maison ainsi qu'au 4 qui est à l'en- 
seigne de l'Escargot d'Or. 

N° 14. Enseigne du Marteau d'Or. 

N° 16. Passage Lepic. 

N° 15. Rue Cauchois. (Nom de propriétaire.) Au 10 
se trouve l'impasse Cauchois et au 19 l'impasse Marie- 
Blanche qui s'appela précédemment impasse Sainte- 
Marie. Au bout de l'impasse Marie-Blanche, au 7, cons- 
truction originale d'un antic{uaire (Portail amusant). Ces 
constructions nouvelles, en partie gothiques, s'élèvent 
sur l'emplacement d'une maison moyenâgeuse que le 

XVIII« ARROSD. ^ 



50 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

comte Chai'les de L'Escalopier avait fait construire en 
1835. Cette demeure gothique, qui renfermait une biblio- 
thèque importante (actuellement à Amiens), un musée du 
moyen âge, et des serres importantes, fut démolie en 
1882. L'entrée était rue des Dames (17 actuel de la rue 
De-Maistre). 

N° 19. Rue Constance. S'appela rue Ste-Maine. 
Nom en 1867 suivant le désir du propriétaire. 

N" 22. Avenue des Tilleuls. S'appela impasse 
Gaillard. Au 5, petits bas-reliefs. Au 11 habite M. Rou- 
bille, artiste peintre. L'avenue se termine par un petit 
square orné de deux colonnes. Dans ce square se trouve 
un pavillon du xvni'' siècle (n° 11) qui fut habité par 
Mlle Flore, des Variétés, en 1855, par Hyacinthe, du 
Palais-Royal, en 1858, par Coppée dans sa jeunesse en 
1860. On voyait là avant 1889 quatre bas-reliefs en 
pierre qui étaient attribués à Bouchardon mais qui en 
réalité étaient d'Adam le Cadet. Ces bas-reliefs avaient 
été exécutés pour décorer extérieurement un pavillon 
du jardin de la Bouëxière vers 1753. Ils avaient été 
rapportés ici en 1854 après la démolition du Tivoli de la 
barrière Blanche. Ils sont actuellement à Neuilly et 
doivent, dit-on, aller à Carnavalet. L'avenue doit son 
nom à d'anciens tilleuls disparus aujourd'hui et c'est 
cette avenue qui fut la cause du titre du roman 
d'Alphonse Karr : Sous les Tilleuls. 

N° 25. Cabaret artistique (?) de la Vache Enragée. 

N° 25. Philibert Audebrand, homme de lettres et 
doyen des journalistes, y mourut en 1906. 

N° 28. Rue Véron. Doit son nom à M. Véron qui 
fut maire de Montmartre de 1830 à 1841. Au 26, masca- 
ron. Au 24, façade amusante. Au 23, curieuse maison 
revêtue d'ardoises. 



XVIIl^ ARRONDISSEMENT. 51 

N° 46. Enseigne moderne des Deux-Moulins. 

N" 47. Rue Tovirlaque (1863). Nom de propriétaire. 
Au 21, maisonnette. Au 12, les Fusains (ateliers d'ar- 
tistes). Au 22 habite M. Lemaire, graveur et sculpteur. 
En octobre 1909 un effondrement subit se produisit rue 
Tourlaque, au coin de la rue Damréraonl, et une malheu- 
reuse femme fut engloutie. Cet effondrement est dû à un 
fontis. Rappelons à ce sujet que le sous-sol de Mont- 
martre recèle des vides considérables et ignorés prove- 
nant des anciennes carrières de plâtre. D'ailleurs les 
régions minées reconnues officiellement occupent sous 
Paris une superficie de 771 hectares, c'est-à-dire le 
dixième de la superficie de la capitale. 

N° 64. Rue Durantin, S'appela rue Bastien et 
passage Masson avant 1885. (Nom de propriétaire.) Au 
40, cité assez curieuse. 

N" 68. Rue de l'Orient. Eclairée par une seule 
lampe à huile. Elle est habitée par des artistes et ses 
jardins recèlent des arbres étrangers. 

N° 57. L'escalier qui conduit à la rue Gaulaincourt 
formera le prolongement du passage Tourlaque qui 
s'ouvre rue Eugène-Carrière. 

N° 59. Est habité par M. Léandre, l'artiste peintre. 

N° 72. Habité par M. Félix Ziem, artiste peintre, 

N° 88. Rue Tholozé. Nom en mémoire du général 
(1811-1853). En face du débouché de la rue Tholozé 
s'ouvre le bal du Moulin de la Galette, que nous visiterons 
lorsque nous serons arrivés au sommet de la Butte. 

N° 98. Rue d'Orcliampt. S'appela rue Barthélémy. 
Nom actuel donné par un propriétaire. Au 2 se trouve 
une inscription de 1792 rappelant le respect des pro- 
priétés et du travail. Cette inscription est la reproduc- 
tion de celle qui figure sur une des tours de la porte de 



52 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE PARIS, 

la Cavalerie à Arles. Elle est l'œuvre de M, d'Anthonellc, 
qui n'était plus maire en 1792, mais qui dut en suggérer 
l'idée à la municipalité. Elle fut inspirée, lisons-nous 
dans le Bulletin de la Société du Vieux Montmartre, par 
le désir de mettre un terme aux pillages des Marseillais, 
de Berlin, Rebecqui et de leurs émules. 

N° 100. Au sommet de cette maison se trouve un 
Observatoire astronomique et météorologique fondé 
par le docteur autrichien Gruby sous Napoléon III. Le 
docteur Gruby est enterré au cimetière St-Vincent et 
l'Observatoire sert actuellement au colonel Monteil. 

N° 85. Rue Girardon. La rue Lepic, qui se terminait 
il y a peu de temps rue de Norvins, vient mourir au 112 à 
la nouvelle place Jean-Baptise-Clément, que nous visi- 
terons plus tard. 

Rue Girardon. 

Sentier au xvii^ siècle. Rue des Brouillards en 1846. 
Nom actuel en 1867 en l'honneur du sculpteur (1627- 
1715). La rue a été prolongée en 1900 de la rue St-Vin- 
cent à la place Constantin-Pecqueur. 

N° 3. Rue des Deux-Frères, qui nous conduira au 
Moulin de la Galette, d'où l'on jouit d'une vue magnifique. 

Les deux moulins qui restent (Radet et But-à-fin) 
datent l'un de 1268, Tautre de 1275. Le moulin, que l'on 
peut visiter, fut visité par Etienne Marcel. On y voit les 
traces d'un obus de 1814. La famille Debray était pro- 
priétaire du moulin depuis 1640, et les frères Debray 
le défendirent courageusement contre les Cosaques en 
1814 : l'aîné des fils, tué par ces derniers, fut attaché aux 
ailes du Moulin. Les moulins furent éprouvés également 
en 1871. 



XVIII^ ARRONDISSEMENT. 63 

A droite du petit escalier qui conduit de la salle de 
bal à la terrasse où se trouvent le Moulin et le Point de 
vue, on découvre au fond d'un petit passage la Mire dite 
du Nord. Cette pyramide a été érigée en 1736 par Gas- 
sini fils, pour servir d'alignement à la méridienne de 
Paris du côté du Nord. Antérieurement, en 1675, l'abbé 
Jean Picard, charge des opérations géodésiques néces- 
saires à l'exécution de la mesure en toises du méridien 
de Paris, travail entrepris en 1669 par l'Académie des 
sciences, avait planté là un poteau de bois dit Poteau de 
la Méridienne, au point jugé être dans la direction du 
vrai Nord par rapport à l'axe de l'Observatoire. La Mire 
du Nord fait partie du domaine de la Ville depuis 1878 
avec le modeste terrrain qui l'entoure. Au sujet de la 
Mire, que bien peu de Parisiens connaissent, rappelons 
que Colbert avait songé à établir l'Observatoire à Mont- 
martre et que ce projet fut écarté à cause des fumées de 
Paris. 

Le bal du Moulin de la Galette est un des plus curieux 
de Paris et n'a pas été atteint par le snobisme des autres 
établissements montmartrois. Au sujet de sa fondation 
nous ne pouvons mieux faire que de citer ici les lignes 
que M. Sellier a consacrées à ce bal dans ses Curiosités 
historiques et pittoresques du Vieux Montmartre : « Au 
commencement du dernier siècle, les Debray ne débi- 
taient encore que du lait et des petits pains de seigle 
aux promeneurs qui s'arrêtaient à leur moulin. A la fois 
meuniers et cultivateurs ils possédaient une trentaine 
de vaches, et plusieurs arpents de terre dans les envi- 
rons et à la barrière de Clichy, où les anciens se rap- 
pelaient très bien avoir rencontré leurs charrues. Devenu 
parla suite un cabaret fort achalandé, où la pâtisserie et 
le petit bleu avaient remplacé le laitage et le pain bis, 



64 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

c'est seulement vers 1833 que le moulin Debray subit la 
transformation qui en fit désormais un temple voué à 
Terpsichore. En ce temps-là son propriétaire était le 
petit père Debray, ainsi qu'on l'appelait. C'était un ama- 
teur passionné de la danse, et il passait pour être le plus 
léger et le plus gracieux batteur d'entrechats du pays. 
Le Vestris de Montmartre aimait à réunir à son moulin 
les jeunes gens de l'endroit pour leur enseigner son art 
favori et les grâces du maintien qu'on y doit apporter. 
Il le fit tout d'abord pour l'amour de l'art, et ce n'est 
qu'après coup, que l'idée lui vint de tirer profit de son 
académie chorégraphique. Ainsi fut fondé le bal public 
du Moulin de la Galette. » 

Du Point de vue du Moulin de la Galette on découvrait, 
il y a quelques années à peine, un immense terrain vague 
qui s'étendait jusqu'à la rue Caulaincourt. Ce terrain, 
dit le Maquis, était couvert d'une foule de petites mai- 
sonnettes en planches, habitées par des artistes, des 
chiffonniers, et des apaches, qui en faisaient un des 
coins les plus curieux de Paris. Le maquis a à peu près 
disparu maintenant, et ce terrain est traversé par une 
rue nouvelle, la rue Junot, qui, lorsqu'elle sera achevée, 
ira du 3 de la rue Girardon à la rue Caulaincourt et à la 
place Constantin-Pecqueur. 

N° 5. Impasse Girardon. S'appela impasse de la 
Fontaine-St-Denis avant 18G9. Là était la fontaine 
St-Denis à laquelle on attribuait une action merveilleuse 
et l'are : « Jeune fille qui a bu de l'eau de St-Denis sera 
fidèle à son mari ». La fontaine a disparu vers 1810! 

N° 9. Jeux de boules. 

N° 13. Ancienne maison dite le château des Brouil- 
lards. Du temps de Louis XIV il y avait là une vacherie 
qui fut transformée en salle de bal. 



XVII1= ARRONDISSEMENT. 65 

N° 16. Rue de l'Abreuvoir. Indiquée comme chemin 
au xvii'' siècle. Doit son nom à l'ancien abreuvoir qui se 
trouvait au bas de la rue Girardon 



Rue Norvins. 

' La partie entre la rue Girardon et la rue des Saules 
s'appelait rue des Moulins; la partie entre la rue des 
Saules et la place du Tertre était la rue Traînée. Ces 
deux rues qui existaient au xvii° siècle furent réunies 
en 1868 sous le nom de Norvins en mémoire du baron 
de Norvins, historien (17G9-1854). 

N" 22. Ancienne folie Sandrin. Le docteur Esprit 
Blanche y fonda en 1820 une maison d'aliénés. Mme de 
Lavalette y fut internée et guérie. La maison compta 
parmi ses pensionnaires Gérard de Nerval, l'acteur 
Montrose, de la Comédie-Française, Lasailly, romantique 
de 1830, etc. La maison de santé subsista là jusqu'en 
1847, époque où elle fut transférée à Passy. Un pen- 
sionnat normal s'y est installé depuis. 

N" 9. Vieille maison et impasse Traînée. Le mot 
traînée signifie piège à loup. 

N° 5. Impasse du Tertre. 

N° 3. Vieille maison ainsi qu'au 1. 

N° 6. Restaurant de Calhcrinc Laraothe, fondé en 
1793, où se réunissaient les chanteurs sans emploi. 
C'est aujourd'hui un cabaret (peintures à l'intérieur). 
Un écriteau placé contre le mur du jardin nous avertit 
qu' « on peut apporter son manger » ! 

N° 4. Là se trouvait le restaurant dit du Père Joseph. 

N" 2. Place du Tertre (1672). On planta là en 1848 
deux arbres de la Liberté qui furent abattus en 1871. 
Pendant la Commune on y établit un parc d'artillerie. 



56 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Au 3 de la place une inscription nous rappelle que là 
fut installée en 1790 la première mairie de Montmartre. 
M. Desportes fut le premier maire. Au 15 de la place 
on installa au commencement du xix" siècle un télé- 
gi'aphe à l'usage du commerce. Au 11 de la place du 
Tertre se trouve la rue du Calvaire (1844). 

Cette rue du Calvaire nous mène à la petite place du 
Calvaire qui a un aspect encore plus pittoresque et 
plus provincial si c'est possible que la place du Tertre. 
Cette place du Calvaire s'appela place Ste-Marie avant 
1873. Au 3 de la place était un pavillon qui s'appelait, 
comme tant d'autres, le pavillon de Gabrielle. Il datait 
du premier Empire, servit de cure jusqu'en 1888 et fut 
démoli en 1903. Sur la place se trouve le curieux petit 
restaurant du Coucou, à l'aspect champêtre, et qui est 
un restaurant italien ! 

A l'extrémité de la rue Norvins nous trouvons la rue 
St-Éleuthère. 

Rue Saint-Éleuthère. 

La partie qui va du Nord au Sud s'appelait rue du 
Pressoir; l'autre partie orientée de l'Ouest à l'Est était 
la rue Neuve-St-Paul. Cette rue est très ancienne et doit 
son nom au compagnon de saint Denis martyrisé comme 
lui, ainsi que saint Rustique, dans le voisinage, suivant 
la légende. La maison du bailliage de l'abbaye de Mont- 
martre se trouvait près de l'impasse dite autrefois cour 
du Pressoir, qui a été englobée par la rue St-Eleuthère, 
du côté de la place du Tertre. 

N° 3. Vieille maison. 

N''2. Rue Azaïs (18G7). Nom en 1875 en mémoire 
d'Hyacinthe Azais, auteur d'un système philosophique 



XVIIl*' ARRONDISSEMENT. 57 

(1766-18'i5). Cette rue longe le réservoir de Montmartre 
dessiné par Diet, membre de l'Institut (eau de Seine et 
eau de la Dhuys). Ce réservoir est sur l'emplacement 
de l'ancien pressoir abbatial. La rue Azaïs n'a qu'un 
habitant, qui est le gardien du réservoir. 

A l'angle de la rue St-Éleuthère et de la rue Foyatier 
se trouve le panorama du Sacré-Cœur (1900). 

Rue du Chevalier-de-La-Barre. 

Date du xvii^ siècle. La partie comprise entre la rue 
du Mont-Cenis et la rue de la Bonne s'appelait rue des 
Rosiers depuis 1846. L'autre partie qui va jusqu'à la 
rue Ramey (ancienne chaussée Glignancourt) s'appelait 
rue de la Fontenelle et devait ce nom à la source de ce 
nom. La rue de la Fontenelle a été réunie en 1868 à la 
rue des Rosiers. En 1885 toute la rue des Rosiers reçut 
le nom de La-Barre et en 1906 le nom a été modifié en 
celui de rue du Chevalier-de-La-Barre, en mémoire du 
jeune homme qui fut condamné en 1766 par le tribunal 
d'Abbeville pour avoir mutilé un crucifix. 

Les premières maisons que nous rencontrons rue du 
Chevalier-de-La-Barre sont occupées par des boutiques 
d'objets de piété, et donnent à ce coin de Paris un 
aspect de ville de pèlerinage, 

N° 57. Vieille maison ainsi qu'aux 55 et 53. 

N° 36. Abri St-Joseph. C'est contre un mur qui se 
trouve actuellement dans cette enceinte et sur lequel on 
reconnaît encore les traces des balles des fédérés, que 
furent fusillés sans aucun jugement les généraux Clé- 
ment Thomas et Lecomte (18 mars 1871). Ce fut le pre- 
mier assassinat commis par les Communards. 

N° 30. Rue de la Bonne. Indiquée au xviii° siècle. 



58 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Doit son nom à une ti^ès antique fontaine artificielle qui 
fournissait de la bonne eau. Cette rue passe entre les 
murs de deux grandes propriétés. 

N° 33. Là se trouve la maîtrise du Sacré-Cœur. 

N° 25. Rue Paul-Albert, qui se termine dans sa 
partie basse par l'escalier Ste-Marie. Avant 1907 la rue 
Paul-Albert s'appelait rue Ste-Marie. 

Rue Ronsard (1867). 

Nom en 1870 en mémoire du poète (1524-1585). Sur 
les enrochements qui sont longés par la rue on a posé 
en 1903 une inscription indiquant l'entrée des carrières 
de Montmartre où furent découverts les ossements 
fossiles qui servirent en 1798 aux études de Cuvier, 
créateur de la paléontologie. 

N° 4. Rue Charles-Nodier (1867). Nom en 1875 en 
mémoire de l'écrivain (1780-1844). Du 2 part la rue 
Livingstone (1867) qui doit aboutir rue d'Orsel. Cette 
rue qui est inachevée a été dénommée en 1877 en 
mémoire de l'explorateur anglais (1816-1873). 

N° 2. Rue Cazotte (1900). Nom en mémoire de 
l'écrivain (1720-1793). 

La rue Ronsard longe le marché St-Pierre qui a été 
établi sur un emplacement dit la Butte-aux-Cochons. 

Place St-Pierre. 

Cette place a été fortement diminuée par le square 
St-Pierre. Elle s'est appelée place Piemoniesi et a 
reçu son nom actuel en 1863. De la place partirent plu- 
sieurs ballons en 1870, entre antres V Armand Barbes 
monté par Gambella et Spullcr. 



XV1II= ARRONDISSEMENT. 59 

Le square se compose de deux parties : la partie 
plane, et ce qu'on appelle la Butte, qui n'est pas encore 
complètement aménagée en square. Dans la partie 
basse, on a érigé en 1907 une fontaine dans l'esprit du 
Mankenpis de Bruxelles avec l'inscinption rabelaisienne : 
« Mieux vaut de ris que de larmes escrire. » Dans la 
paftie montueuse se trouve un petit monument assez 
artistique avec l'inscription : Tronc pour les filles-mères ! 

N° 19. Rue Foyatier (1867). Nom en 1875 en 
mémoire du sculpteur (1793-18G0). Le funiculaire de 
Montmartre longe la rue. 

N"^ 19. Rue Tardieu (1858). Nom en 1868 en 
mémoire de la famille des graveurs qui s'illustra aux 
xviii^ et xix** siècles. 

Rue Antoinette. 

S'appela rue Marie-Antoinette, du nom de la femme 
du propriétaire du terrain : elle devint rue Antoinette 
ensuite. 

N° 9. Couvent des Dames auxiliatrices du Purgatoire. 

Là se trouve la chapelle dite du Martyre construite 
en 1887 par les soins de M. l'abbé Le Rebours, curé de 
la Madeleine, sur l'emplacement même de la chapelle du 
Martyrium ou du prieuré des Martyrs, élevée par 
sainte Geneviève sur les lieux du martyre de saint Denis, 
premier évêque de Paris. On avait découvert sous 
Louis XIII, en 1611, la crypte où suivant la tradition eut 
lieu le supplice. C'est dans l'antique chapelle du Mar- 
tyre qu'Ignace de Loyala et ses compagnons jetèrent les 
bases de leur fameux institut par un vœu solennel pro- 
noncé le 15 août 1534. C'est dans cette chapelle que 
furent inhumés mystérieusement en 1574 La Mole et 



60 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Coconas, par les soins de leurs amantes éplorées Mar- 
guerite de Valois et la duchesse de Nevers. Là aussi 
furent inhumés Pierre Forget, seigneur de Frêne (1610), 
ancien ministre de Henri IV, et son épouse Anne de 
Beauvilliers (1636) qui contribuèrent par leurs libéra- 
lités à la fondation du prieuré des Martyrs. En 1622, les 
Dames de Montmartre, après l'incendie de la commu- 
nauté d'en haut, avaient érigé en prieuré l'antique cha- 
pelle du Martyre qui était située à mi-côte. Dans cette 
chapelle siégea avant la Révolution la Confrérie des 
Orfèvres de Paris. Elle fut détruite par le plâtrier 
Richard qui, au moment de la Révolution, avait fait 
l'acquisition des bâtiments claustraux. 

La chapelle de l'abbé Le Rebours n'est pas celle que 
l'on voit de la rue : il faut pénétrer à l'intérieur du 
couvent. 

N° 23. Là se trouvait l'entrée du monastère d'en bas. 
(Angle de la rue des Abbesses.) 

1N° 30. Rue La-Vieuville. S'appela rue de la Mairie. 
Nom actuel en 1867 en mémoire de M. de La Vieuville, 
lieutenant-colonel de cavalerie (1755-1829). Au 1 se 
trouvait l'ancienne mairie qui fut inaugurée en 1837 par 
le comte de Rambuteau. Au 7 se trouvait l'ancien Petit 
Bicêtre qui fut un asile d'aliénés antérieur à celui du 
docteur Blanche. Les caves de ce bâtiment sont peut- 
être tout ce qui subsiste des diverses constructions de 
l'abbaye. La façade du 22 est ornée de médaillons. Au 20 
se trouve la cité de la Mairie. 

Place des Abbesses (1835). 

S'appela place de l'Abbaye avant 18G7. L'ancienne 
mairie que nous avons signalée 1, rue La-Vicuville, 



XVIII® ARRONDISSEMENT. 61 

s'y ouvrait. En face se trouvait la propriété du comte 
de iSIontdidier qui fut confisquée en 1793 et vendue par 
parcelles : elle s'étendait entre la rue des Martyrs et la 
rue Lepic. La rue Iloudon a été ouverte sur rempla- 
cement. 

_Sur la place s'élève Téglisc St-Jean-l'Évangéliste, 
commencée en 1894 et construite par les soins de 
M. l'abbé Sobaux, curé de St- Pierre de Montmartre. Elle 
a été bénite en 1904, et c'est depuis 1908 la paroisse 
St-Jean-l'Evangéliste. Elle a été construite en ciment 
armé par M. de Baudot, architecte. L'intérieur est ori- 
ginal. 

Rue des Abbesses. 

Cette voie ancienne porta les noms de rue de la Cure 
entre la rue Lepic et la rue Ravignan et de rue de 
l'Abbaye dans sa partie Est. Son nom actuel lui a été 
donné en 1867 en mémoire des abbesses de Montmartre. 

N° 59. Rue Ménessier (1860). Nom de propriétaire. 

N° 48. Rue Burq (1863). Nom de propriétaire. Se 
termine en impasse. Au 3 habite M. E. Tervil, artiste 
dramatique. 

N° 47. Rue Audran (1839). S'appela rue Neuve- 
Véron, puis Gérard-Audran. Nom en mémoire du gra- 
veur des œuvres de Mignard (1640-1703). 

No 31. Vieille maison. Au 9 habite M. Vincent Hyspa, 
chansonnier. 

N° 20. Passage des Abbesses (1840). S'appela 
avant 1867 passage de l'Arcade à cause de la voûte qui 
se trouve à l'entrée. Ce passage aboutit rue des Trois- 
Frères par un curieux escalier. 

N° 26. Rue Ravignan. 



62 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Rue Ravignan. 

S'appela rue du Vieux-Chemin. Elle fut modifiée sous 
le second Empire. Son nom lui a été donné en 1867 en 
mémoire du père de Ravignan, prédicateur (.1795-1858). 

N" 11. Rue Garreau. Nom de propinétaire. 

N° 12. Rue des Trois-Frères (1840). La partie 
située entre la rue Drevet et la rue d'Orsel s'appela 
rue Léonie. Nom actuel en 1868 dans toute son étendue 
en mémoire des trois frères Dufour qui étaient proprié- 
taires des terrains. Au 54 est la rue Androuet (1840), 
qui faisait partie avant 1864 de Tancienne rue de 
l'Arcade (actuellement passage des Abbesses). Son nom 
actuel lui a été donné en l'honneur du célèbre architecte 
J. Androuet du Cerceau (1515-1552). Au 30 de la rue 
des Trois-Frères est la rue Drevet qui s'appelait pré- 
cédemment escalier des Trois-Frères. Son nom lui a 
été donné en 1867 en mémoire du graveur (1665-1738). 
Au 8 de la rue des Trois-Frères se trouve la rue 
Chappe qui s'appela rue du Télégraphe avant 1867. 
Son nom lui a été donné en mémoire de l'inventeur du 
télégraphe aérien (1763-1805). C'est dans la rue des 
Trois-Frères qu'habitait le sinistre assassin Billoir. 

N° 16. Maison moderne (hôtel du Poirier) qui rem- 
place l'ancienne auberge du Poirier-sans-pareil où se 
trouvait une salle à manger dans un arbre, dans le genre 
de celles de Robinson. L'arbre, auquel Napoléon, disait- 
on, attacha son cheval, a été abattu en 1814. L'établisse- 
ment devint ensuite une sorte de Tivoli qui fut aban- 
donné et où Alphonse Karr habitait avant 1831. Au 
milieu du jardin de ce Tivoli il y avait une allée, dite 
avenue du Bel-Air, qui a été remplacée par la rue du 



XVI1I'= ARRONDISSEMENT. 63 

Poirier devenue aujourd'liui la rue Berthe. Ce Tivoli fut 
fermé à cause des effrondements qui s'y produisaient 
par suite do la présence des carrières. 

N° 18. Rue Bertlie. S'appela rue du Poirier en 
partie. Au 2 se trouve une ancienne chapelle protestante 
qui ne sert plus depuis longtemps. 

N°13. Vieille maison. Au 19, maisonnette en planches. 

N° 19. Rue de la Mire. S'appela petite rue des 
Moulins. Nom en raison de la mire du Nord qui est 
dans le voisinage. L'escalier a été construit en 1793 
pour les bestiaux. 

N° 22. Nous lisons ici un curieux avis administratif 
que nous copions textuellement : « Attention! Les 
camionneurs sont prévenus que derrière ces planches, 
il y a précipice et danger de mort. Donc, prudence ! 
Ralentissez! Serrez les freins! » Des éboulements se 
produisent souvent derrière la palissade. 

N° 24. Rue Gabrielle. La partie entre la rue Drevet 
et la rue Chappe s'ajDpelait en 1843 rue Benedict. En 
1867 elle a été prolongée jusqu'à la rue Gabrielle. Sur 
le toit du 39, belvédère construit par le baron R. de 
Vaux. C'est certainement de ce belvédère que l'on a la 
vue la plus étendue et la plus magnifique surtout Paris. 
Au 29, bas-relief dans un fronton triangulaire. 

La rue Ravignan se terminait avant 1907 à la rue 
Norvins. Elle aboutit maintenant à la nouvelle place 
Jean-Baptiste-Clément qui a absorbé la petite rue 
Feuchères de 1867 qui unissait la rue Ravignan et la 
rue Lepic à leurs sommets. C'est sur l'emplacement de 
cette nouvelle place que se trouvait l'entrée du monas- 
tère d'en haut. 

Sur cette place qui date de 1907 se trouvent des 
curieuses maisonnettes aux 1, 3, 7 et 9. Au 11 se trouve 



6i PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

un réservoir alimenté par l'eau de Seine et depuis 1860 
par les eaux de TOurcq et de la Dhuys. Nous voyons là 
également une fontaine dans le style pseudo-Renais- 
sance, qui, nous dit Tinscription, a été érigée en 1835 
par une société d'actionnaires en vertu d'une concession 
de 99 ans. 



jRue des Saules (xvii« siècle). 

S'appela rue de la Saussaye. La partie entre les rues 
St-Rustique et St-Vincent porta quelque temps le nom 
de rue des Fontaines. 

N° 2. Rue St-Rustique. Date du xvii^ siècle et 
s'appela rue Notre-Dame avant 1867. Nom en mémoire 
du compagnon de saint Denis. Cette petite rue a l'aspect 
calme des petites rues de province. Au 18 enseigne du 
Franc-Buveur. 

N° 4. Cabaret du Lapin-Agile, dit le cabaret des 
Assassins. Son nom lui vient d'une enseigne qui avait 
été peinte par le caricaturiste A. Gill. (Là peint A. Gill 
et Lapin Agile ensuite.) 

Rue Cortot. 

Date du xvn* siècle. S'appela rue St-Jean. Nom en 
mémoire du statuaire (1796-1843). 

N° 16. Là se trouvait la maison où se réunissaient 
Ignace de Loyola et ses compagnons projetant la fonda- 
tion de Tordre des Jésuites. 

N° 14. Appartenait au xvii^ siècle à Rosimond, 
célèbre artiste de la Comédie-Française, acteur et collec- 
tionneur. 



XVIIl* ARnONDISSEMENT. 65 

N° 12. Passe comme bien d'autres dans le quartier 
pour avoir abrité la belle Gabrielle (??) 

N'' 2. Très ancienne maison. Fut fabrique parisienne 
de jupons. Actuellement administration de Butta-Park. 

JRue du Mont-Cenis. 

Voie très ancienne. S'appela chaussée St-Denis, et 
rue St-Denis depuis la rue Norvins jusqu'à la rue Mar- 
cadet. La partie entre la rue Marcadet et les fortifica- 
tions porta le nom de rue de la Procession, parce que 
par cette rue débouchait la procession septennale des 
moines de St-Denis. La rue fut classée en 1838. 

N° 1. Inscription posée par les soins de la Commis- 
sion du Vieux Paris rappelant l'ancien nom de la rue : 
Rue St-Denis. Une autre inscription a été placée sur 
le 33. 

* N° 2. Église St-Pierre de Montmartre. C'est le doyen 
des édifices religieux de Paris. Le terrain fut cédé par 
les moines du prieuré de St-Martin-des-Charaps à Louis 
le Gros en 1133. Plusieurs chapelles chrétiennes bâties 
successivement en cet endroit y ont précédé l'église 
actuelle. La reconstruction totale date de 1135 à 1147, 
et l'édifice fut consacré à cette date par le pape Eugène III 
qui y officia assisté par St Bei'nard. Elle fut visitée 
en 1169 par St Thomas Becket et réparée en 1593 par 
Henri IV sur la demande de Marie de Beauvilliers, 
abbesse de Montmartre. Une i^artie de l'église, le chœur 
des dames, servait aux Bénédictines de l'abbaye, et l'autre 
était affectée aux paroissiens de Montmartre. Pendant 
la Révolution ce fut le temple de la Raison; en 1815, 
ce fut un magasin à vivres, en 1871 on en fît un dépôt 
de munitions. Cette belle église fut sauvée d'une démo- 

XTIII' ARROND. 5 



66 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

lition imminente, grâce à l'initiative et à la persévérance 
de la Société des Amis des Monuments parisiens. La 
restauration fait grand honneur à l'architecte M. Sau- 
vageot, qui fut chargé de la direction des travaux de la 
restauration du chœur. Cette vieille église a été rendue 
au culte depuis le mois de février 1908. 

Le portail est du xviii* siècle. A l'intérieur se trou- 
vent des colonnes (deux à l'entrée et deux dans le 
chœur), qui peuvent avoir appartenu à un temple de 
Mars ou de Mercure. Dans le chœur des Dames est un 
caveau rectangulaire où on déposait les corps des 
abbesses. On a retrouvé en 1901 l'effigie funéraire de 
la reine Adélaïde de Savoie, fondatrice de l'abbaye. 
Veuve de Louis le Gros, elle s'était remariée avec le 
connétable Mathieu I" de Montmorency et sentant sa 
lin approcher, elle s'était retirée, avec la permission de 
son époux, à l'abbaye qu'elle avait fondée. Elle y mourut 
en 1154. Cette pierre funéraire a été placée derrière le 
maître-autel en 1908. On a placé également contre les 
murs des petites chapelles qui se trouvent à droite et à 
gauche du chœur des pierres tombales d'anciennes 
abbesses. A gauche nous voyons celle de Catherine de 
La Rochefoucauld de Cousages, morte en 1760, qui fut 
la quarante-deuxième abbesse de Montmartre, et celle 
de la vingt-neuvième abbesse, Antoinette Auger, qui 
siégea de 1532 à 1539. Ces deux pierres, après ava|r été 
sciées en deux, servaient de marches au maître-autel. 
Dans la chapelle de droite se trouvent les pierres tom- 
bales d'Ade de Mincy, abbesse morte en 1317, et celle 
de l'abbesse de Mahaut du Fresnoy, décédée en 1280. 
Ces deux pierres ont été retrouvées par M. Sauvageot 
en 1902. On a replacé dans cette chapelle un ancien 
carrelage. 



XVIIl* ARRONDISSEMENT. 67 

Nous avons eu plusieurs fois, dans notre promenade, 
l'occasion de parler de l'abbaye de Montmartre. Puisque 
nous sommes ici dans l'antique église de St-Pierre, qui 
servit longtemps aux Bénédictines, rappelons en quel- 
ques mots quelles furent les destinées de la célèbre 
abbaye royale. 

En 1096 les moines de St-Martin-des-Champs s'éta- 
blirent sur la colline de Montmartre. Ils furent rem- 
placés quarante ans après parles Bénédictines. L'abbaye 
royale de Montmartre fut fondée en 1134 par Louis VI 
et Adélaïde de Savoie, sa femme. Le couvent d'en haut 
fut construit au xii® siècle. (L'acte de ratification des 
biens du monastère est de 1134.) Le couvent fut forte- 
ment atteint par l'incendie de 1559. C'était dans l'abbaye 
de Montmartre que Charles IV, duc de Lorraine, accom- 
pagné du duc de Guise, signa le traité de Montmartre 
(1622) qui donnait la Lorraine à la France. On sait 
qu'elle ne fut réunie qu'en 1766 après la mort de Sta- 
nislas. De 1134 à 1793, l'abbaye fut gouvernée par qua- 
rante-trois abbesses. L'abbaye d'en haut était limitée 
au Sud par la rue Antoinette. La rue Ravignan jusqu'à 
la rue Gabrielle, où se trouvait une grille, lui servait de 
limite à l'Est. La rue de La-Barre la limitait au Nord. A 
l'Ouest la limite englobait l'emplacement du Sacré-Cœur 
et du square St-Pierre. L'abbaye d'en haut fut démolie 
sous Louis XIV et remplacée par le monastère d'en bas 
qui s'ouvrait à l'angle des rues Antoinette et des Abbesses. 
Les religieuses furent expulsées le 14 août 1791, puis 
les bâtiments de l'abbaye et du prieuré furent mis en 
vente le 24 mai 1794 et démolis. 

La croix qui se dresse devant le portail de St-Pierre 
est celle de Philippe Cottu, mort en 1764. Cette croix, 
qui était antérieurement au cimetière Marcadet, a été 



68 PROMENADES DANS TOUTES LES HUES DE pARIS. 

transportée là en 1887. La chapelle des catéchismes, dite 
de Notre-Dame de Lourdes, que nous voyons à droite, 
date de 1840. A côté se trouve l'entrée du jardin dit du 
Calvaire, qui longe le côté sud et le chevet de l'église 
St-Pierre. C'était jadis le jardin de l'ancien cloître et 
cet endroit servait probablement de cimetière aux reli- 
gieuses, tandis que les abbesses avaient les honneurs du 
chœur des Dames. Le calvaire a été édifié en 1833 par 
l'abbé Oblin. (Chapelle des Sept-Douleurs. Christ du 
Mont Valérien attribué à Jean Goujon.) Au chevet de 
l'église St-Pierre, on installa en 1794 le télégraphe 
Chappe, connu sous le nom de tour de Chappe, qui 
subsista jusqu'en 1866, après avoir été brûlé en 1844 et 
rétabli. 

Au Nord de l'église se trouve le paisible et intéressant 
cimetière dit du Calvaire. L'origine de ce cimetière est 
très ancienne. Là se trouvait jadis un cimetière mérovin- 
gien qui s'étendait jusqu'à l'emplacement du Sacré- 
Cœur, où on a retrouvé des sarcophages en 1875. Au 
xvii^ siècle ce fut le cimetière paroissial de Montmartre, 
et là fut inhumé le sculpteur Pigalle (1785). Nous y 
voyons encore les tombes des familles de Laborde, de 
Fézensac, de Fitz James, de Houdetot, celles de la prin- 
cesse Galitzine, du marquis de Vaudreuil, du Val 
d'Épresmesnil, de Flore de Montendre, épouse de Bou- 
gainville, de Mme Swetchine, de Mgr Bernier, du 
médecin Portai. La tombe des Debray, les propriétaires 
du Moulin de la Galette, est ornée d'un petit moulin. 
La chaîne qui entourait la tombe de Desportes, le pre- 
mier maire de Montmartre, a été pour ainsi dire happée 
par l'arbre voisin, etc. Nous ne saurions trop recom- 
mander la visite de ce poétique champ de repos. 
N° 5. Vieille maison à pignon. 



XVIIl* ARRONDISSEMENT. 69 

N" 6. Statuette de St Joseph dans une niche grillée. 

N° 21. Vieille maison. Cercle catholique du Sacré- 
Cœur. 

N° 18. Vieille maison. 

N° 31. Vieille maison. (Voir 2, rue Cortot.) 

N° 22. Ermitage de Berlioz (1834). Il habita là avec 
'sa femme Constance Smithson de 1834 à 1837. La plaque 
commémorative a été placée en 1908. 

Nous croisons ici la rue St- Vincent, qui est une des 
rues le plus pittoresques de Paris. Elle existait au 
xvii"^ siècle. A l'extrémité Est se trouve le parc Cottard 
et Paraise où était établie une redoute pendant le siège. 
Le 3 est une vieille maison couverte de chaume : Tunique 
de ce genre à Paris, croyons-nous. D'après une légende, 
cette maison (comme bien d'autres) aurait abrité le 
Béarnais pendant le siège. Au 25, curieuse masure. Au 
40 se trouve le cimetière St-Vincent (1831). Là furent 
primitivement enterrés les généraux Clément Thomas 
et Lecomte en 1871, mais leurs corps furent transportés 
peu après au Père-Lachaise. (Monument du docteur 
Gruby, de M. de Chaudordy, de Le Grandais (1907), etc.) 

N" 22. Rue Becquerel (1867). Nom en 1875 en 
mémoire du physicien (1788-1874), 

N° 37. Rue Paul-Féval. S'appela passage Laraarck 
avant 1797. Nom en mémoire du romancier (1817-1887). 

N° 49. Rue Prancœur (1867). Nom en 1875 en 
mémoire du mathématicien (1817-1887). 

N^ 53. Emplacement de la fabrique de porcelaine de 
Clignancourt, dite de Monsieur. Etablie en 1770 par 
Pierre Desruelles, qui obtint le patronage du comte de 
Provence en 1775. Les magasins de vente de cette 
manufacture étaient situés en 1787 à Paris au coin de la 
rue des Petits-Champs et de la rue Chabanais. Alexandre 



70 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

Moitte succéda à Desruelles en 1792. La fabrique, qui 
produisait une très belle porcelaine, cessa de fonctionner 
vers 1796. Le bâtiment qui donne sur la rue était la 
fabrique, et la tour qui y est reliée est peut-être un 
ancien moulin qui broyait le silex pour la fabrique. Le 
bâtiment de l'ancienne fabrique est occupé actuellement 
par une institution de jeunes filles. 

N° 61. Vacherie de la Tourelle (1782). Véritable 
ferme. 

N° 63. Tourelle, dont nous avons déjà parlé rue Mar- 
cadet. 

N° 62. Au Pont de Garabit. (Enseigne.) 

N° 67. Ancienne chapelle de la Trinité, construite au 
xvi" siècle par Jacques Liger, trésorier du cardinal de 
Bourbon et seigneur de Clignancourt. Là s'arrêtait la 
procession septennale de St-Denis. La chapelle fut 
louée vers 1780 et fermée définitivement en 1792 par le 
Directoire de St-Denis. En l'an IV elle fut vendue au 
citoyen Milliot. Ce fut ensuite un poste de sapeurs- 
pompiers, un débit de vins et un cabaret dit de la Belle 
Gabrielle. 

N^ 70. Rue Duc (1900). Nom en mémoire de l'archi- 
tecte (1802-1879). Elle longe la Bibliothèque municipale 
et la Justice de Paix du XVIIP arrondissement. 

N" 76. Rue Ste-Euphrasie (1858). Cette rue doit 
atteindre un jour la rue Baudelique. 

N° 45. Kue Caulaincourt. 

Rue Caulaincourt (1867). 

Nom en 1889 en l'honneur du général duc de Vicence 
(1773-1827). 

N" 119. Rue Nobel. S'appela villa Caulaincourt 



XVIH* ARUONDISSEMENT. 71 

avant 1900, puis villa Nobel. Nom actuel en l'honneur 
du savant suédois. 

N" 91. Place Constantin-Pecqueur. Nom en 
mémoire de l'économiste collectiviste (1801-1887). Au 3 
de la place, vieille maison (ancien 15 de la rue de la 
Girardon), où se trouvait le bal du Petit-Moulin-Rouge 
fondé en 1878, qui devint ensuite avant 1885 le bal de 
la Feuillée de Montmartre. La maison, qui était occupée 
par un cordonnier, était menacée de démolition en 
mars 1910. 

De la place Constantin-Pecqueur part la rue Jtinot 
qui traverse Tancien maquis. Cette rue, commencée 
en 1909 du côté de la place, doit aboutir au 3 de la rue 
Girardon. Elle doit son nom au général duc d'Abrantès 
(1771-1813). La rue Junot communiquera avec la rue 
Caulaincourt par la rue Juste-Mctivier. Au 10 de la place 
Constantin-Pecqueur, se trouve la rue Lucien-Gau- 
lard (1909), qui n'est qu'une impasse. 

N° 73. Habité par M. P. -A. Renoir artiste peintre. 
Au 43 est M. P. Chepfer, littérateur et chansonnier. 
Au 11 est M. L. Fagel, statuaire. 

N° 63. Square Caulaincourt formé en 1897. 

La rue Caulaincourt aboutit boulevard de Clichy. Elle 
était il y a peu d'années très curieuse avec ses hameaux, 
ses villas, son maquis : elle perd de jour en jour son 
originalité en se raodei^nisant. Elle est coupée par la rue 
Lamarck. 

Rue Lamarck (1867). 

Prolongée en 1881. Nom en mémoire du naturaliste 
(1744-1829). Depuis l'avenue de St-Ouen jusqu'à la rue 
St-Vincent, nous ne rencontrons à peu près que des 



72 PROMENADES DANS TOUTES LES RUES DE PARIS. 

immeubles neufs, qui ne sortent pas de la banalité. En 
remontant la rue après avoir passé devant le Dioraraa 
de Rome qui est au 18, le restaurant du Rocher Suisse 
qui est au 16, et la statue du chevalier de La Barre, 
érigée en 1906, nous arrivons, après avoir admiré le 
magnifique panorama qui se déroule à nos pieds, à 
l'église du Sacré-Cœur. 

L'église du Sacré-Cœur ou du Vœu National a été 
commencée en 1875 et bénite solennellement en 1887 par 
Mgv Guibert. L'architecte est M. Ruline. La grosse 
cloche dite La Savoyarde a été installée définitivement 
dans le beffroi en 1907. (Visiter la crypte, le dôme, etc.) 
Napoléon l" avait eu l'idée de construire en ce point le 
temple de la Paix. La construction de l'église du Vœu 
fut décrétée en 1874 par l'Assemblée nationale. Elle a 
été bâtie sur les plans d'Abadie, aux moyens de sous- 
criptions particulières et de droits perçus pour la visite 
du monument. 



! 



RÉPERTOIRE ALPHABÉTIQUE 
DES RUES DU XVIII-^ ARRONDISSEMENT 



Abbesscs (pass. des), 61. 
Abbesses (place des), 60. 
Abbesses (des) 61. 
Abreuvoir (de T), 55. 
Achille-Martinet, 34. 
AfTre, 16. 

Alexandre-Lécuyer(iinp.), 29. 
Amiraux (des), 19. 
André-del-Sarte, 22. 
André-Gill, 45. 
Androuet, 62. 
Angélique-Gompoinl, 37. 
Angers (imp. d'), 37. 
Antoinette, 59. 
Armand (villa), 26. 
Armand-Gauthier, 36. 
Arts (villa des), 39. 
Aubervilliers (porte d'), 10. 
Aubervilliers (d'), 10. 
Audran, 61. 
Azaïs, 56. 

Bachelet, 24. 
Baigneur (imp. du), 24. 
Baigneur (du), 24. 
Bains (allée des), 46. 
Bains (cité des), 46. 
Barbes (boul.), 13. 
Baudelique, 21. 
Becquerel, 69. 
Belhomme, 48. 



Belliard, 19. 
Belliard (villa), 20. 
Berthe, 63. 
Bcrvic, l/i. 
Bienaimé (cité), 38. 
Bilcoq (imp.), 28. 
Biron (escalier), 24. 
Boinod, 19. 
Boissieu, 14, 
Bonne (de la), 57. 
Bonnet, 37. 
Boucry, 9. 
Briquet (pass.), 47. 
Briquet, 47. 
Burq, 61. 
Buzelin, 11. 

Cadran (imp. du), 47. 
Caillié, 13." 
Calmels (imp.), 29. 
Calmels, 29. 
Calvaire (place du), 56. 
Calvaire (du), 56. 
Gamille-Tahan, 40. 
Canada (du), 12. 
Caplat, 13. 
Capron, 40. 
Garpeaux, 34. 
Garpeuux (sq.), 34. 
Cauchois (imp.), 49. 
Cauchois, 49. 



74 



RÉPERTOIRE ALPHABÉTIQUE DES RUES, 



Caulaincourt, 70. 
Caulaincourt (sq.), 71. 
Cavallotti, 40. 
Gavé, 15. 
Cazotte, 58. 
Gélestin (imp.) 33. 
Championnet (pass.), 27. 
Championnet, 26. 
Championnet (villa), 26. 
Champ-Marie (pass.), 28. 
Chapelle (boul. de la), 13. 
Chapelle (cité de la), 6. 
Chapelle (iiiip. de la), 8. 
Chapelle (porte de la), 10. 
Chapelle (place de la), 5, 
Chapelle (de la), 6. 
Chapelle (sq. de la), 5. 
Chappe, 62. 

Charbonnière (de la), 13. 
Charles-Albert (pass.), 38. 
Charles-Nodier, 58. 
Chartres (de), 13. 
Château-Rouge (place du), 14. 
Chevalier-de-La-Barre (du), 57. 
Chimay (cité), 26. 
Chrisliani, 14. 
Christiania (de), 35. 
Clichy (av. de), 39. 
Clichy (boul. de), 41. 
Clichy (pass. de), 40. 
Clichy (place de), 40. 
Clignancourt (imp. de), 21. 
Clignancourt (porte de), 20. 
Clig-nancourt (de), 21. 
Cloys (imp. des), 36, 
Cloys (pass. des), 34. 
Cloys (des), 36. 
Cloys prolongea (des), 37. 
Constance, 50. 

Gonstantin-Pecqueur (pi.), 71. 
Cope (imp.), 38, 
Cortot, 64. 
Cottages (des), 34. 
Cottin (pass.), 24. 
Coustou, 43. 



Goysevox, 34. 
Crouslé fallée), 46. 
Cugnot, 11. 
Curé (imp. du), 8. 
Gustine, 14. 
Cyrano-de-Bergcrac, 33, 

Damrémont, 36. 
Dancourt (place), 46. 
Daiicourt, 46. 
Darwin, 33. 
Daunay (pass.), 38. 
Davy (pass.), 39. 
Défense (imp. de la), 40. 
Dejean, 18. 
Delaruelle (pass.), 38. 
De-Maistrc, 35. 
Département (du), 6. 
Désiré-Ruggieri, 25. 
Deux-Frères (imp. des), 28. 
Deux-Frères (des), 52. 
Deux-Nèthos (imp. des), 40. 
Devilliers (allée), 46. 
Diard, 33. 

Doudeauville (pass.), 15. 
Doudeauville, 7. 
Drevet, 62. 
Duc, 70. 

Duhesme (pass.), 27. 
Duhesme, 27. 
Dupuy (imp.), 12. 
Durantin, 51. 
Durel (cité), 37. 

Elysée-des-Beaux-Arts (pass. de 

1'), 'i3. 
Erckmann-Chatrian, 17. 
Ernestine, 25. 
Etex, 39. 

Etienne-Jodelle, 39. 
Eugène-Carrière (imp.), 35, 
Eugène-Carrière, 35. 
Eugène-Sue, 21. 
Évangile (de 1'), 10. 

Falaise (cité), 37. 



RÉPEinOinE ALPHABETIQUE DES RUES. 



75 



Fauvct, 39. 
Félix-Ziem, 36. 
Ferdinand-Flocon, 25. 
Feutrier, 23. 
Fillettes (des), 9. 
Fleury (allée), kG. 
Fleury, 13. 

Fontaine-du-But (do la), 33. 
'Forest, 41.! 
Foyatier, 59. 
Francœui", 69. 

Gabrielle, 63. 

Ganneron (pass.), ?9. 

Ganneron, 39. 

Gardes (des), 17. 

Garreau, (i2. 

Germain-Pilon (cité), 43. 

Germain-Pilon, '43. 

Girardon (imp.), 54. 

Girardon, 52. 

Goutte-d'Oi- (pass. de la), 15. 

Goutte-d'Oi- (de la), 14. 

Grosse-Bouteille (imp. de la), 23. 

Guadeloupe (Je la), 11. 

Gué (imp. du), 9. 

Guelma (imp. de), 43. 

Hébert (pi.), 10 
Hébert (sq.), 11. 
Hégésippe-Moreau, 40. 
Henriot (imp.), 28. 
Hermel (cité), 20. 
Hermel, 20. 
Houdon, 44. 

Islettes (des), 13. 

Jacques-Cartier, 26. 
Jacques-Kablé, 12. 
Jean-Baptiste-Glément (pi.), 63. 
Jean-Gottin, 9. 
Jean-Dolfus, 37. 
Jean-François-Lépine, 0. 
Jean-Robert, 25. 



Jessaint (imp. de), 5. 
Jessaint (de), 5. 
Jessaint (sq. de), 5. 
Joseph-Dijon, 20. 
Joséphine, 37. 
Jules-Gloquet, 38. 
Jnles-Gonstant (allée), 46. 
Jules-JoflVin (place), 25. 
Julcs-Jouy, 33. 
Junot, 71. 
Juste-Métivier, 71. 

Kracher (pass.), 21. 
Kroumirs (imp. des), 27. 

Labat, 18. 
Laghouat (de), 15. 
Lagille, 38. 

Lalleman (galerie), 23. 
Lamarck, 71. 
Lambert, 24. 
Langlois (imp.), 10. 
Lapeyrôre, 32. 
Lathuille (pass.), 40. 
La-Yieuville, 60. 
Lavoir (pass. du), 39. 
Lécuyer, 24. 
Leibnitz, 37. 
Léon (pass.), 16. 
Léon, 15. 
Lepic (pass.), 49. 
Lepic, 49. 
Letort (imp.), 27. 
Letort, 27. 
Livingstone, 58. 
L'Olive, 12. 
Louisiane (de la), 11. 
Lucien-Gaulard, 71. 

Madone (de la), 9. 
Mairie (cité de la), 60, 
Marcadet, 29. 
Marclié-Ordcner (du), 26. 
Marc-Séguin, 8. 
Marie-Blanche (imp.), 49. 



REPERTOIRE ALPHABETIQUE DES RUES. 



Martinique (de la), 11. 
Martyrs (des), 45. 
Massonet (imp.), 19. 
Ménessier, 61. 
Menuisiers (imp. des), 37. 
Midi (cité du), 43. 
Milord (imp.), 38. 
Mire (de la), 63. 
Molin (imp.), 12. 
Montcalm, 29. 
Mont-Genis (pass. du), 20. 
Mont-Genis (du), 65. 
Montmartre (porte de), 28. 
Mont-Viso (imp. du), 27. 
Moskowa (cité de la), 37. 
Muller, 22. 
Myrha, 16. 

Nation (de la), 14. 
Neuve-de-la-Ghardonnière, 27. 
Ney (boul.), 10. 
Nicolet, 24. 
Nobel, 70. 
NoUez (cité), 25. 
Nord (du), 19. 
Norvins, 55. 

Oran (imp. d'), 18. 
Oran (d'), 18. 
Orchampt (d'), 51. 
Ordener, 25. 
Orient (de 1'), 51. 
Ornano (boul.), 20. 
Ornano (pass.), 29. 
Ornano (sq.), 21. 
Orsel (d'), 23. 

Pajol, 11. 
Panama (de), 18. 
Paul-Albert, 58. 
Paul-Féval, 69. 
Pavillons (imp. des), 37. 
Penel (pass.), 26. 
Pars (imp.), 24. 
Pcynct (imp.), 11. 



Philippe-de-Girard (imp.), 12. 
Philippe-de-Girard, 12. 
Piemontesi (pass.), 44. 
Pierre-Ginier, 39. 
Pierre-l'Ermite, 17. 
Pierre-Picard, 23. 
Pilleux (cité), 39. 
Platanes (villa des), 43. 
Poissonnière (villa), 14. 
Poissonniers (poterne des), 20. 
Poissonniers (porte des), 20. 
Poissonniers (des), 18. 
Pôle-Nord (du), 29. 
Polonceau, 17. 
Portes-Blanches (des), 19. 
Poteau (pass. du), 28. 
Poteau (du), 27. 
Poulet, 18. 

Pré-Maudit (imp. du), 9, 
Puget, 43. 

Rachel (av.), 41. 
Ramey (pass.), 24. 
Ramey, 24. 
Ravignan, 62. 
Richomme, 18. 
Riquet, 11. 
Robert (imp.), 26. 
Rochechouart (boni, de), 46. 
Roi-d'Alger (pass. day, 20. 
Roi-d'Alger (du), 20. 
Ronsard, 58. 
Roses (des), 8. 
Rothschild (imp.), 39. 
Ruelle (cité), 6. 
Ruisseau (imp. du), 29. 
Ruisseau (du), 28. 

Saules (des), 64. 

Seveste, 47. 
Simart, 15. 
Simplon (du), 19. 
Steinkerque (de), 47. 
Stephenson, 15. 
Suez (de), 18. 



BEPERTOIRB ALPHABETIQUE DES RUES. 



77 



St-Bruno, 16. 
St-Eleuthèrc, 56. 
Sle-Euphrasic, 70. 
St-François (imp.), 27. 
Sl-Jérônie, 16. 
Stc-Isaure, 27. 
St-Jules (pass.), 37. 
St-Luc, 17. 

Ste-Marie (escalier), 58. 
St-Matliicu, 16. 
St-Michel (villa), 39. 
Ste-Monique (imp.), 38. 
St-Ouen (av. de), 38. 
St-Ouen (porte de), 38. 
St-Pierre (place et sq.), 58. 
St-Rustique, Ci. 
St-Vincent, (39. 

Talus (cité du), 28. 
Talus (imp. du), 37. 
Tardieu, 59. 



Tertre (imp. du), 55. 
Tertre (place du), 55. 
Tliolozé, 51. 
Tilleuls (av. des), 50. 
Tombouctou (de), 13. 
Torcy (place de), 7. 
Torcy (de), 7. 
Tourlaque (pass.), 35. 
Tourlaque, 51. 
Traëger (cité), 19. 
Traînée (imp.), 55. 
Trétaigne (de), 32. 
Trois-Frèrcs (des), 62. 

Vauvenargues, 36. 
Véron (cité), 42, 
Yéron, 50. 
Versigny, 27. 
Viiicent-Gompoint, 28. 

Werquin (imp.), 28. 



329-10. — Coulommiers. Imp. Paul BRODARD. — 5-10. 



DC Rochegude, Félix, marquis de -^ 

761 Promenades dans toutes s 

R63 les rues de Paris 
t.l8 



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