DESCRIPTION DE L'AFRIQUE DU NORD
ET» rKEPRISE PAR ORDRE DE
M. LE MINISTRE DE l'iASTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-AHTS.
EN ALGÉRIE
PAR
STÉPHANE GSELL
Ancien membre de l'iicole franrnise ite Rome, chargé d'un cours d'archéologie
à l'Ecole supérieure des lettres d'Alger.
AVEC DES PLANCHES EXÉCUTÉES
PIERRE GAVAULT
Arcliilecle diplômé par le Gouvcrnemeut
PAHfS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
28, RUE BONAPARTE, 28
1893
ExLiMs
Luster R. KieInknigM
DESCRIPTION DE L'AFRIQUE DU NORD
ENTREPRISE PAR ORDRE DE
M. LE MINISTRE DE l']>STRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS.
RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES
EN ALGÉRIE
ASGKnS, IMP. A. BLUDIN BT C'». 4, RCE GARMER.
EN ALGÉRIE
PAR
STÉPHANE GSELL
Ancien membre de l'Ecole française de Rome, chargé d'un cours d'arcliéolugic
à l'Ecole supérieure des lettres d'Alger.
AVEC DES PLANCHES EXÉCUTÉES
PIERRE GAVAULT
Architecte diplùmi? par le Gouvernement
PARIS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
28, RUE BONAPARTE, 28
1893
PREMIÈRE PARTIE
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA
l. — La passion de sai.me Salsa.
Le Martyrologe dit de saint Jérôme mentionne, an XIII des calun-
dcs de juin (-io mai) et au VI des ides d'octobre (lo octobre), une
sainte du nom de Salsa '.
La passion de sainte Salsa, passion conservée dans deux manu-
scrits de la Bibliothèque nationale à Paris, a été publiée récem-
ment par les Bollandistes - et a fait en 1890 le sujet d'une intéres-
sante lecture de M. l'abbé Duchesne à lAcadémie des inscriptions
et belles-lettres'. Je la résume rapidement.
Les parents de la sainte, habitants do Tipasa, en Maurélanie,
étaient restés attachés au paganisme, mais Salsa avait reçu le
baptême et quoiqu'elle fût âgée à peine de quatorze ans, elle était
animée d'une foi enthousiaste. Il n'y avait qu'un petit nombre de
I. Patrr,lo()ie latine de Migno, t. XXX, p. 458 et 478.
i. Catalogus corlicuin haijioi/raphicorum latinorutn aiitiqitiorutn saeculo x\i, qui
a^servantur in Bibliothcca nationali Pariiiensi ; ediderunt hagiographi Uollandiani,
t. 1 (1889), p. 341 sq. ; cf p. 334, n" 12. — Je citerai cette passion d'après une recen-
sion inodite, faite par M. l'alibé Durhesne qui a bien voulu m'.iutoriser ù m'en servir,
mais j'indiquerai en même temps la page et le paragraphe de l'édit'on des Bollan-
distes.
3. Comptes rendus de l'Acadimie da-i inscriptions (séance du 14 mars 1890).
p. 110. Cf. Bulletin critique, 1890, p. 125. La lecture de M. l'abbé Duchesne a été
publiée in ertenso dans le journal Le Monde, numéro du 4 avril 1890.
1
2 PREMIÈRE PARTIE
chrétiens à Tipasa, cependant les persécutions avaient cessé. Les
cultes payens n'étaient plus célébrés oflîciciellement; sur la col-
line des temples, qui dominait la ville de Tipasa et formait un cap
dans la mer, les sanctuaires dos dieux et des empereurs divinisés
tombaient en ruines. On n'y adorait plus qu'un dragon de bronze
à tète dorée.
Un jour, les parents de Salsa l'emmenèrent à une l'été qui se
célébrait en ce lieu. La jeune fille, qui y était allée malgré elle,
fut prise d'indignation en voyant les sacrifices, les réjouissances
impures, les danses, les contorsions fanatiques des idolâtres. Elle
leur adressa des reproches : ils se moquèrent d'elle. La fête ter-
minée, ils s'endormirent, ivres. Salsa en profita pour saisir la
tète dorée du dragon et la précipiter dans la mer sans être vue de
personne.
Peu de temps après, Salsa revint au sanctuaire avec l'intention
de jeter dans les flots le corps même de l'idole. Elle y réussit,
mais la statue de bronze fit en tombant un tel bruit que les gar-
diens accoururent. La populace s'empara de la jeune fille. Lapi-
dée, percée de coups d'épées, piétinée, mise en pièces, elle fut
enfin jetée à la mer, afin que son corps restât sans sépulture.
La mer reçut le corps comme dans un berceau ; elle ne l'accro-
cha pas aux roches, elle ne l'ensevelit pas au milieu des algues
profondes, mais, le caressant doucement de ses vagues, elle le porta
jusque dans le port.
Presque à ce moment, un certain Saturninus, venant de Gaule,
y jetait l'a.icre par un temps calme. Mais tout à coup une tempête
violente s'éleva et fit courir au vaisseau les plus grands dangers.
Pendant que Saturninus dormait, il reçut en songe l'ordre de
recueillir le corps de la martyre qui se trouvait sous son vaisseau,
et de lui donner la sépulture : sinon il périrait. A son réveil, il
crut à un rêve menteur et ne tint pas compte de cet ordre. Le
lendemain et le jour suivant la tempête redoubla : les gens de
l'équipage avaient perdu l'espoir de sauver le navire et ne souhai-
taient plus que leur propre salut. Saturninus reçut un second, un
troisième avertissements. Il se décida enfin à obéir et se jeta dans
la mer. Aussitôt sa main guidée par Dieu, toucha la ceinture de la
martyre : il prit dans ses bras le corps et reparut à la surface
« rapportant du sein des flots cette précieuse perle du Christ ».
Dès que l'air revit ce corps sacré, la mer s'apaisa, et les vents
tombèrent. Saturninus et ses compagnons, rendant grâces à, Dieu,
portèrent à terre le corps de Salsa qui fut enseveli dans une hum-
La basilique de sainte salsa, a TIPASA 3
ble chapelle {brevi admodum tabernaculo ad custodiam temporum
propagandam colenda poiius quam cnndenda sepelitur) '.
La passion se termine par un récit qui présente de Tintérêt pour
riîistoire de l'Afrique au iv" siècle '. Après avoir incendié les villes
voisines, le roi maure Firmus, révolté contre TEmpirp, se présenta
devant Tipasa. On combattit pendant huit jours, mais les assié-
geants ne purent forcer les remparts. Firmus entra alors dans la
chapelle de sainte Salsa et implora sa protection, mais ses prières
furent repoussées, le pain et le vin qu'il offrit pour l'autel tombè-
rent à terre, les cierges qu'il aliuuia s'éteignirent. Furieux, il frappa
de sa lance le tombeau de la martyre et sortit en blasphémant.
Dans le vestibule même il tomba de cheval; ce jour-là et dans la
nuit qui suivit, son armée fut vaincue et mise en déroute : Firmus
dut lever le siège et, peu de temps après il périt, victime du son
impiété.
Il y a des choses à laisser de côté dans cette passion dont le ton
emphatique rebute le lecteur, mais on y trouve bien des détails
intéressants. Il est assez probable que cette sainte Salsa est celle
qui est nommée dans le Martyrologe hiéronymien. Le nom de
Salsa, comme le fait remarquer M, l'abbé Duchesne, est très rare
en Afrique : on ne le rencontre pas une seule fois dans les inscrip-
tions'.
Quand sainte Salsa a-t-elle vécu? — 11 est probable que l'attaque
de Firmus contre Tipasa suivit la prise et la destruction de Cher-
chel par les révoltés*, événement qui eut lieu en Sji ou 372».
1. Catalogua codicum, p. S'il, § 12.
2. C'est M. Pabbé Duchesne qui a reconnu qu'il s'agissait dans la passion de la ré'
volte de Firmus; le Catalogus codicum donne une mauvaise version à cet endroit
(p. 331, S 13).
3. II y a, il est vrai, une difficulté pour les dates : le Martyrologe hiéronymien
nomme Salsa au 20 mai et au 10 octobre; dans la passion le meilleur des deux raanu-
Ncrits indique comme date du martyre le VI des nones de mai (2 mai; cf. dans le texte
[Catalogua codicum, p. 330, § HJ : incipienlis aestatii lemporibus) ; l'autre manu-
scrit donne au contraire pour le martyre la date du Vil des calendes de septembre
(26 août [Catalogus codicum, p. 334, n» 12]). D'après certains détails de la passion
(détails auxquels il ne faut pas, il est vrai, attacher trop d'importance), les fêtes dans
lesquelles sainte Salsa aurait renversé l'idole pourraient bieu avoir été celles de Cybèle
et d'.VUis, célébrées à la fin du mois de mars.
4. lUis enim temporibui quibus provinciam totam Firmanianae lahes tyrannidis
deoastaverat, incemis finitimis cicitatibus quarum [qui fuerat splendor] aggere rui.
narum et soli.i dabatur aestimare cineribus. . (Catalogus codicum, p. 331, § 13).
5. Orose, VII, 38, 5; Ammien Marccllin, X.X.IX, o, 18 et 42; Symmaque, Lettres, I,
64 (édition Seeck). — Le maître de la cavalerie Théodose devait occuper Tipasa quel-
ques mois après (Ammien, XXIX, 5, 17).
4 PREMIERE PARTIE
Laiiteur ne devait pas écrire bien longtemps après : la précision
assez grande et aussi Tindignalion avec lesquelles il parle de celte
révolte seinblonl indiquer qu'il s'agit de faits récents. D'autre part,
il dit qu'il vient tai'd pour raconta' le martyre de sainte Salsa :
sanchic igitur Salsae martyrium locuturus, serus quidem, quantum
tempus didavit, narrator invenior*. Comme nous l'avons vu plus
haut, les payens étaient encore bien plus nombreux à Tipasa que
les chrétiens à l'époque de la martyre, mais les temples s'écrou-
laient et il n'y avait plus de culte olficie]. D'après ces données, on ne
se trompera sans doute guère en plaçant, avec M. l'abbé Duchesne,
lemarlvre de sainte Salsa vers le règne de Constantin le Grand".
Indicatioins topographiqdes contenues dans la passion.
Emplacement de la basilique de Sainte-Salsa.
L'auteur de la passion était de Tipasa^ : aussi les indications
topographiques qu'il donne sont-elles très précises et très exactes.
On peut les contrôler assez facilement, car Tipasa, qui a repris
son nom antique', présente des ruines importantes^. Les archéo-
1. Catalogus coiicum, p. 345, § 1.
2. Peut-être un peu plus tard. Sous le cipe de Fabia Salsa, monument probable-
ment antérieur à l'église (voir chapitre v), j'ai trouvé deux monnaies de Constantin le
Grand.
3. ... quae pio amore cow.epimus , non tacemus; iit et genitali nostrae vicmn in
aliquo ropendamus ecdesiae et vernaculae martyris referamus snnpliciter cum lau-
dibus passiotiem {Catalogus codieum, p. 345, § 1)
4. Les Arabes l'appelaient Tefaced, corruption de Tipasa.
5. Sur les ruines de Tipasa et ses inscriptions antiques, voir Corpus inscr. latin.,
t. VllI, p. 797 et 974. On trouvera dans le Corpus l'indication de la plupart des auteurs
antérieurs. Le principal est Héron de Villefosse dans les Archioes des ifissions, série III,
t. lI(187o), p. 400 sq. Voir en outre Texier, dans H Revue archéolngiqne^i. 111 (1846-47),
p. 7-26; Lcclerc, ibidem, t. VU (1851), p. 553 et pi. foi ; Dupuch, Essai sur l'Algérie
chrétienne, p. 209 sq. ; Fischer, Petermann's Mittheilungen, t. XXXllI (1887), p. 8;
L'Illustration,\. LXIV (18''4;, p. 156 (sarcophagf? chrétien) ; Martigny, Dictionnaire def
Autii/uiti-s chrp.tiennci, 3" édition, fig. à la p. 703, et Waille, De Caesareac mouumentis
quae supersunt, p. 97 (deux panneaux en pierre ayant appartenu peut-être à des can-
cels); Ephemeris epigraphica, t. 'V, p. 460 et 502; t. Vil, p. 156 et 204; P. Gavault,
lievue africaine, t. XXVII (1883), p. 160,321,400,479; t. XXVIII ^1884), p. 74 et Heoue
algérienne, 4» année (1891), p. 136; Poinssot, Bulletin des Antiquités africaines, l. Il
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 5
logues doivent être très reconnaissants envers M. Trôniaux, sur
les propriétés duquel presque toutes ces ruines se trouvent, du soin
avec lequel il veille à leur conservation. Je suis heureux de le re-
mercier ici de l'aimable accueil qu'il m'a fait, et de toutes les ex-
plications qu'il m'a obligeamment données, pendant mon séjour
d'un uiois et demi à Tipasa Mevrier-mars 1S91).
pLacvment prohahh de td
Tôrnits Cl CM:
fÊtldvu/t Xae.
Fig. 1. — Plan do Tipasa.
Il y avait trois collines dans la ville antique de Tipasa : celle de
l'ouest et celle de l'est étaient coupées par les remparts ; quant à
celle du milieu, la plus grande, elle était entièrement comprise dans
l'enceinte (voir la carte ci-jointe, fig. i).
(1884), |). 214et311 ; Schmittor, Bullet.i>ii'pir/ra/jhique,t. IV (1884), p. 235, n° CLXVIII;
Bulletin arch(^nl. duComité, 1887, p. 180, n" 811 (inscripl. des papiers de I/'on Renier);
H('Ton de Villefosse, Bulletin du Comité, 18'èO, p. 266 ; Audollent et LeiaUle, MiHanr/ei
de l'École française de Ronie,\. X (1890), p. 416. — On n'a encore trouvé à Tipasa que
très pou d'inscriptions. L'emplacement pi'obable du forum, près de thermes, au point
où devaient se rencontrer les routes de Cae.iarea (Chercliel) et A'ico-iium (Alger) est
maintenant très enterré, — de 4 à 5 mètres au moins, — par suite des apports sécu-
laires d'un ruisseau (aujourd'hui détourné dans la direction de l'ouest). Quant aux
nécropoles paycnnes où il y avait sans doute beaucoup d'inscriptions, elles s'étendaient
surtout à droite et à gauche des routes de faesarea et d'icosium, en dehors des rem-
parts, dans les propriétés Trémaux et Couloniliel. On y a trouvé de temps en temps
des tombes (entres autres le monument do la route de Caesarea qui renfermait les deux
6 PREMŒHE PARTIE
Voici coramenl est décrite la collis templensis, où était adoré le
serpent : Templi eral eleclus admodum locus, quo collis caudbus
supereminms ubi funduta est civitus solidilate saxorum in uinbilico
quodam t'iusdem erigitur ulrimque, toti iinminens civitati et aequoris
gurgitem in pronum decumbens medio sui adgestu disferminans.
En jetant les yeux sur la carte, on reconnaîtra dans celte descrip-
tion la colline où s'élève aujourdhui le phare, colline qui se trouve
au milieu de la ville antique et qui forme un cap avancé dans la
mer. — .. . Hic iUique locus at origine atque ab ipso conditae civitalis
auspicio, quod ydoloriim cultus indigenis regnabal, templensis no-
men accepit, eoquod illic cuncta velut a publica conversotione remo-
tissima statula forent sacella templorum'. Ces temples payens ont
d être abattus ou couverts par des constructions de basse époque.
On n'en trouve pas la trace. Cependant, en 1891, M. Trémaux, en
faisant exécuter quelques travaux dans sa propriété, entre sa mai-
son et le phare, a découvert, au-dessous de constructions de basse
époque, des fragments d'entablement et plusieurs grandes bases
de colonnes en pierre d'un bon style, qui peuvent avoir appartenu
à un temple. — C'était sur cette colline que se trouvait le sanc-
tuaire du serpent, contre la mer, puisque Salsa, s'il faut en croire
son biographe, jeta dans les flots la tète, puis la pesante statue de
l'idole. Cet endroit fut occupé ensuite par une synagogue juive,
mais à l'époque où écrivait l'hagiographe, une église chrétienne
en l'honneur de la martyre s'y élevait». — Je n'ai pas retrouvé
la trace certaine de cette église. Les travaux entrepris pour la
construction du phare ont pu en faire disparaître les ruines. De
plus le sommet de la colline est couvert de broussailles et, en
certains endroits, cultivé, si bien qu'une étude topographique n'y
est pas aisée. Près du phare, le long du chemin qui y conduit,
on voit une base de colonne (qœ.GG de côté ; 0^,26 de haut) et un
fût de colonne eu pierre (long. i™,5o; diamètre o™,33), de mauvais
style, qui ont pu appartenir à un édifice chrétien. Une douzaine de
lampes chrétiennes ont été trouvées il y a quelques années par
beaux sarcophages en marbre conservés chez M. Trémaux), mais ces deux régions
sont aussi assez enterrées et de plus elles sont maintenant en partie couvertes de vignes.
En outre, Tipasa a pu être privée d'une partie de ses inscriptions par suite du transport
d'un certain nombre de pierres à Alger pour y servir de matériaux de constructions
(par exemple CI. L, VllI, 9290). Le recueil des inscriptions de Tipasa ne s'accroilra
plus guère.
1. Catalogut codieum, p. 346, § 3.
2. Catalogua codieum, p. 346, § 3.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 7
le gardien du phare, ce qui n'est pas naturellement un indice suf-
fisant.
Le port antique de Tipasa, où la mer porta le corps de la mar-
tyre, se trouvait à l'est de la colline des temples, en avant de la col-
line orientale (voir le plan) 11 était assez petit et en partie fermé
du cAté de la mer par deux îlots'. Sur l'ilot de Test, le plus petit
des deuXjOnvoit encore le bas d'un gros mur en pierres de taille
et en béton qui a dû servir de brise-lames. Des habitants de Tipasa
m'ont dit qu'entre cet îlot et la côte, par conséquent sur le côté
oriental du port, on voit encore au fond de la mer, par les temps
calmes, les traces d'une jetée : je ne les ai pas aperçues pour ma
part. Dans les flancs de la colline, en face des deux îlots, un es-
calier creusé dans le roc permettait de descendre au port : il est
bien moins visible qu'il y a quelques années, car la mer en a fait
récemment éclater la plus grande partie. Ce port devait être sur-
tout un havre de refuge, car il n'y a pas de trace de quais de débar-
quement : le rivage est à pic à cet endroit. Il est probable que les
marchandises se débarquaient, quand la mer était belle, à l'ouest
de ce port antique, près du port actuel : là, le long d'une côte peu
escarpée, on voit, semble-t-il, la trace d'une ligne de quais, taillée
dans le roc*.
La sainte fut ensevelie près du port : {Corpus) in portum absqiie
ulla iniuriae vexalione [mare] constituit, ac propemodum finilimum
futiiro sepulchro ienaci admodiun in statione fundavit^. De plus, il
résulte du récit de l'hagiographe que la sépulture de la martyre
se trouvait en dehors du rempart, puisque Firmus, assiégeant
Tipasa, put y accéder librement. Or, au sommet de la colline
orientale, en face du port antique et à 3oo mètres environ des
ruines en blocage du rempart, on voit encore les restes d'une
grande basilique chrétienne entourée d'un vaste cimetière. L'ha-
giographe ne parle que d'une humble chapelle [brevi admodum
tabeimacido), précédée d'un vestibule*, mais la piété des fidèles a
du agrandir avec le temps le monument élevé en Ihonneur de la
1. C'est à cet endroit que d'autres personnes, plus compélentes que nous eu cotte
matière, placent aussi le port antique. Voir amiral Moucliei, Instructions nautiques
sur les côtes de l'Alrjérie (Paris, 187'J), p. 109; — Ports maritimes de la France
(publication du Ministère des Travaux publics), t. VIII, première partie, p. 445-446. —
M. Fischer {Petennanns Mittheilungen, t. XXXllI, 18(57, p. 8) suppose qu'il n'y avait
dans l'aiiliquilé qu'une seule ile que l'action des vagues a depuis coupée eu deux.
2. La Cote a été aussi très rongée par les flots à cet endroit.
3. Catalofjus codicum, p. 34'J-3oO, § 10.
4. Catalofjus codicum, p. 351,, § 12 et p. 353, § 13.
8 PREMIÈRE PARTIE
sainte : nous venons qu'on dislingue nettement plusieurs époques
dans la construclion de cette basilique et qu'en particulier la lon-
gueur en fut doublée.
Le christianisme, qui vers le début du iv" siècle ne comptait
encore à Tipusa que peu dadeplos, s'y répandit rapidement. L'in-
scription d'un acte officiel du iv» siècle, d'une table de patronat
en bronze envoyée par Yordo Ttpasensium à Flavius Hyginus,
ancien gouverneur de la Maurélanie Césarienne, est surmontée d'un
monogramme constantinien, accosté de l'a et ]'«>*. Sous Julien,
les catholiques deTipisa eurent à souffrir des violences de la part
des donatistes, encouragés par le gouverneur de la province,
Athenius*. A la fin du V^ siècle, en 4S4, sous le roi vandale Hu.
néric, les Tipasiens furent de nouveau persécutés pour leur foi.
Ne voulant pas subir un évèque arien qui leur était envoyé de
Carthage, ils s'embarquèrent presque tous et se réfugièrent en
Espagne. Il n'en resta que fort peu à Tipasa. Victor de Vile ajoute
qu'ayant résisté à toutes les tentatives que l'évêque arien fit pour
les convertir, ils furent condamnés à avoir la main droite et la
langue coupées : ils n'en auraient pas moins recouvré plus tard
l'usage de la parole '. — Dans les ruines de Tipasa on rencontre
les restes de plusieurs édifices chrétiens. Sur la colline occiden-
tale, à l'intérieur de la ville, mais tout contre le remparl, M. Ga-
vault a découvert un baptistère et une petite chapelle* : à côté se
trouvent les restes d'une grande basilique'. Près de là, en dehors
du rempart, s'étend un vaste cimetière chrétien dont plusieurs
monuments sont dignes d'intérêt, en particulier une construction
ronde, de 18 mètres de diamètre, entourée de demi-colonnes et
présentant à l'intérieur une suite d'arcosolia^, ainsi qu'une tombe
creusée dans le roc au bord de la mer et décorée de peintures au-
jourd'hui presque complètement effacées'. Au milieu même de la
1. Corpus inscr latin., t. II, u* 2210 {= Hùbner, Inscriptiones Hispaniae chrittia-
nae, n* 127) : trouvée à Cordoue.
2. Paint Optât de Milève, De schismate Donatistarum. II, 18.
3. Bistoria perseculionis Afrieanae provinciae (édition Petschenig), III, 26. — Sur
le célèbre miracle des langues coupées, voir les textes cités par Chiftlet et Ruinart
(réimprimés par Migne. Patrotogie latine, t. LVIII, p. 137-13S, 391) et dans les Acta
Sanctorum des Bollanditles, Octobre, t. XI, p. 847.
4. Revue africaine, t. XXVII (1S83), p. 400 sq.
5. Eu partie reproduite par Leclerc, Revue archéologique, t. VII (1851), pi. 151, fig. 1 .
6. Signalée déjà par M. Héron de ViUefosse, Archices des Missions, série III, t. II
(1875), p. 401-402.
7. Gavault, Bévue africaine, t. XXVII, p. 321 sq. — J'ajoute qu'en ce moment
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 9
ville antique, à droite de la l'Oiite actuelle quand on vient de la
direction de Cliercliel, on rencontre la ruine d'une chapelle (voirie
plan). Nous avons parlé plus haut de la basilique qui fut élevée sur
la colline centrale, au lieu du martyre de Salsa. — Dans une ville
où la religion chrétienne a laissé de tels souvenirs historiques et
archéologiques on ne doit pas s'étonner de l'importance que prit
la basilique élevée sur le tombeau de sainte Salsa, de celle que son
biographe appelle : gluriosissima feminarum Tipasitanae urbis '.
Ccst en effet la basilique de la martyre qui se voit encore sur la
colline orientale. M. l'abbé Duchesne l'avait déjà prouvé à l'aide
des deux passages de la passion que nous avons rappelés, et les
fouilles que j'ai faites à cet endroit ne laissent plus place à aucun
doute. Ces fouilles ont été faites avec des fonds mis à la disposition
de l'École supérienre des lettres d'Alger par la Direction de l'En-
seignement supérieur. Il m'a été facile de les organiser, grâce
à l'obligeance de MM. Miller et Thoa, maire et adjoint de Tipasa,
qui m'ont prêté les outils nécessaires : je leur en exprime ici toute
ma reconnaissance. J'adresse aussi mes remerciements à M. l'abbé
Saint-(jérand, curé, qui a suivi mes travaux avec beaucoup d'in-
lérèt et m'a rendu de très nombreux services. — J'ai fait déblayer
presque toute la basilique, sauf la partie gauche de l'abside, où
la fouille aurait été dangereuse par suite de l'état du mur, et un
espace assez grand du bas-côté de droite où il y a beaucoup de
terre et de décombres, et où il n'y a pas du reste, je crois, de
résultats intéressants à espérer. Les parties non fouillées sont indi-
quées sur le plan de l'église par une teinte grise (pi. I).
(mars 181*2) M. l'abbé Saiut-Gérand, curé de Tipasa, fait des fouilles dans une chapelle
chrétienne située dans ce cimetière et qu'il y a déjà fait des découvertes du plus
grand intérêt.
1. Cataloyus codiciim, p. 345, § 2.
10 PREMIERE PARTIE
III. — Études kt fouilles antérieures
Cette église était déjà bien connue avant nos fouilles. Située près
du sommet d'une colline, elle était peu pi-ofondément enterrée %
et ses murs, conservés en certains endroits jusqu'à une hauteur de
plusieurs mètres*, attiraient l'allenlion. M. Leclerc, officier de
zouaves, en publia en i85i un plan dans la Revue archéologique".
Ce plan levé rapideuiont présente des inexactiiiides. A plusieurs
reprises on y fit des fouilles, du reste sans importance, la plus
ancienne semble avoir été celle de l'abside, déblayée en partie vers
le milieu et au fond. Il est possible qu'elle ait été faite vers i855 *.
Elle est très regrettable, car, conduite sans expérience, elle a sim-
plement endommagé un des endroits les plus importants de l'église
et nous a peut-être privés de renseignements fort précieux. Quel-
1. Hauteur de la terre et des débris : au fond du bas-coté de droite, 2", 50 ; entre
l'abside et le socle qui supportait le sarcophage de la sainte, l^jSO; devant le socle
vers l'ouest, 1 mètre ; dans lu partie ancienne (il l'est) du bas-cùté de gauche, même
hauteur à peu près ; derrière la porte du nord à l'intfrieur, O^jSO ; en face, du coté du
sud, 1"',80 à 1 mètre ; derrière la grande porte d'entrée, 1 mètre à O^jSO au sud et
O^.bO environ au nord ; dans le porche, 0°',80 en moyenne au sud, O^.SO et même
moins au nord. Il y avait donc plus de terre à l'est qu'à l'ouest et au sud qu'au nord,
ce qui s'explique par la pente de la colline vers la mer.
2. L'angle sud-ouest est conservé jusqu'à une hauteur de b'",6û au-dessus du snl de
la basilique; les murs du sud et du nord dans la partie occidentale de l'édifice jusqu'à
S^.To. Los murs de la partie orientale ne sont pas aussi bien conservés : 2"", 60 au
maximum du côté sud, 1°',70 du côté nord. Le mur de l'abside est uucore élevé de 3"°, 10.
3. T. Vil ;i8ol), p. 557 et pi. 15t, fig. 3.
4. A cette époque un fragment d'inscription provenant de l'église fut donné au Musée
d'Alger. Berbrugger, Bibliotlicque-Musce d'Alger, p. 76, n" 18 : « fratjinent de couvercle
« de sœxophaye en dos d'âne recouvert de mosaïque où on Ut [CI. L., VllI, '.(314 a] :
. . . LANEN . . .
. . . lESC ....
« donnr en 1855 par M. Denionchij, concessionnaire de Tipasa. » Cf. Bévue africaine,
t. Xlll (1869), p. 73 : (c donné en 1855 au musée d'Alger, trouvé dans l'abside de la
u basilique ». —En tout cas cette fouille fut faite il y a plus de trente ans, car
M. Trémaux, établi depuis cette époque dans le (lays, m'a dit qu'elle est aniérieure
ù sou arrivée.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA H
que temps après, Berbrugger exprima le désir de l'aire des fouilles
dan? l'église à M. Rousseau, concessionnaire du terrain, mais
celui-ci le pria d'attendre, « afin d'éviter tout ce qui pourrait res-
sembler à un sacrilège » *. Une nouvelle fouille a été faite il y a
vingt-cinq ans environ, m'a-t-on dit, sur l'ordre d'un officier, der-
rière la grande porte du nord. On aurait alors ouvert la tombe
portant le n" /|i de notre plan, tombe que nous avons trouvée déjà
visitée'. En février 1869, M. Gentilhomme, architecte à Blidah,
chargé par le cardinal Lavigerie de lever le plan de l'église, fit
une fouille vers le milieu de l'édifice, à la hauteur des cinquièmes
piliers (à partir de l'abside). On découvrit alors un fragment de
mosaïque ornementale, faisant partie du pavement de labasili([ue,
un pilier sculpté et plus au sud l'inscription en mosaïque qui orne
le couvercle de la tombe n° 9 de notre plan 3. Enfin en 1S90,
M. l'abbé Rance* et au commencement de 1891, M, Gavault', avec
qui j'ai le plaisir de collaborer aujourd'hui, signalaient l'intérêt
qu'il y aurait à faire des fouilles dans cette basilique de Tipasa.
IV. — Partie la plus ancienne de la dasiliqde.
La basilique mesure 3o'°,6o de longueur, sans compter l'abside,
et i5™,oG de largeur. Sauf au fond du bas-côté de droite et dans la
partie sud-est du mur de droite, où la construction probablement
remaniée est en moellons sans ciment, elle est construite en pierres
détaille. Les murs ont oin,Dr d'épaisseur moyenne. Ils sont formés
d'assises horizontales de grandes pierres rectangulaires d'une hau-
teur moyenne de om,47, occupant toute l'épaisseur et d'une largeur
1. Bévue africaine, t. I (i8oC-57;, p. 2i7,
2. Entre les tombes n' 12 et n" 9, au miLicu de la nef, on voit encore la place d'une
autre tombe fouillée avant nous et dont on a enlevé la cuve.
3. Trémaux, Revue africaine, t. Xlll (1869), p. 72, et renseignements que m'a donnés
M. Tréniaux lui-même. Cette inscription a été copiée plus tard pas M. Héron de Ville-
fosse qui comptait étudier la basilique dans tous ses détails < Archives des Missions,
série III, t. II (1875), p. 402). — Nous en reparlerons plus loin.
4. L'Ami lies monuments, t. IV (1890), p. 309.
5. La Bévue algérienne, A' aunfc (IS91), p. 136 sq.
12 PREMIERE PARTIE
variable (im,5o au maximum); les interstices sont bouchés grossiè-
rement par de petites pierres et du mortier et les joints semblent
avoir été soigneusement cimentés : du moins à quelques endroits
on voit des traces de ce travail. Quelques pierres ont été prises à
des conslruclions antérieures. Dans le pilastre s'adossant au mur
du l'ond, enlre la net et le bas-côté de gauche, uu bloc présente un
cartouche à queues d aronde. Un autre bloc semblable se voit dans
le mur du nord, près de la petite porte d'entrée (contre la tombe
29).
Entre les deux portes du nord, le mur de clôture préscnite une
particularité remarquable (voir la coupe longitudinale suivant CD.
pi. IV). Il y a là, à proprement parler, deux murs qui se suivent
et dont la ligne de démarcation est nettement indiquée. Dans le
sens vertical, les pierres ne s'emboîtent pas; dans le sens horizon-
tal, les deux séries d'assises ne se trouvent pas tout à fait aux mêmes
hauteurs ; enfin, à l'intérieur de l'église, do deux assises en deux
assises, les pierres extrêmes du mur oriental portent des traces évi-
dentes de recoupage; ce qui montre qu'elles s'emboîtaient primiti-
vement dans un mur de façade formant un angle droit avec l'autre
mur.
Il y a là la preuve d'un allongement de l'église'. L'ancienne
église, jusqu'à cet angle, mesurait iS'^.ia de longueur. On peut
donc dire qu'elle était carrée, puisque la largeur est, comme je l'ai
dit plus haut, de i5™,o6.
J'étudierai d'abord l'église primitive, qui semble bien être le
brève admodum tabernaculum dont parle l'hagiographe.
La basilique a été construite au milieu d'un cimetière. Les fon-
dations du mur de l'abside reposent sur deux sarcophages en pierre
indiqués sur le plan pour les chiffres i et 2. Au fond du bas-côté
de gauche, o",65 au-dessous du niveau général de l'église, se trouve
une autre tombe, désignée par le n" 3. Elle mesure 2i",o4 de lon-
gueur, o™,6o de largeur, autant de profondeur, elle est légèrement
arrondie à ses deux extrémités : les côtés et le fond sont en blocage
et revêtus d'un couche de mortier. Nous l'avons trouvée privée de
son couvercle, dépourvue d'ossements et remplie de terre et de
1. Il y a encore d'autres indices. La mosaïque qui formait le pavement de la nef ces-
sait à la hauteur de cette ligne de démarcation. Elle n'ornait donc que la nef de l'an-
cienne éylise. Le mur de clôture du sud est en pierres détaille dans sa partie occiden-
tale, en moellons dans sa partie orientale et, quoique cet endroit n'ait pas été fouillé
par nous, il m'a semblé que la ligne de démarcation entre les deux systèmes de con-
slruction se trouvait à la hauteur de l'angle de façade de l'ancienne église au nord.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 13
pierres. Après la construction de l'église on devait la fouler aux
pieds pour passer sous une porte perc(';c à cet endroit dans la mu-
raille et dont il sera question plus loin. Los objets que nous avons
recueillis dans la tombe en question ne sont donc probablement pas
de l'époque à laquelle elle fut creusée, mais ont dû y être jetés avec
la terre et les pierres de remblai. Ce sont: i°de menus fragments
d'un ou plusieurs petits vases de verre incolore à parois très minces;
2° un fragment de gobelet en verre bleu foncé, de forme cylindrique,
à côtes longitudinales, à rebord plat; ce fragment est muni d'une
petite anse en forme d'S retournée; 3° des fragments de poteries
en terre jaune commune (petits vases à verser et écuelle) ; 4° douze
petites monnaies très frustes : j'y ai reconnu seulement trois Cons-
tantin F'' et un Constance IL
A la hauteur dos cinquièmes piliers de la nef (en comptant à
partir de l'abside), nous avons rencontré une citerne', antérieure
aussi à l'église, dans laquelle ont été déposées plus tard les trois
tombes portant le n» 9. On en avait rasé la voûte, dont quelques
fragments ont été trouvés dedans, et on l'avait remplie do petites
pierres. Dans la partie gauche de la nef, un peu au sud-ouest du
quatrième pilier, à 0^,20 au-dessous du niveau de la mosaïque,
nous avons rencontré un mur, en moellons et en mortier qui me
semble aussi avoir appartenu à une construction antérieure à l'é-
glise.
Cette basilique est orientée à l'ouest (ou plus exactement à
l'ouest-nord-ouest), avec l'abside à l'est, selon l'usage suivi pour
les églises chrétiennes primitives lorsque des accidents de ter-
rain ou des constructions antérieures ne s'y opposaient pas.
L'intérieur est divisé en trois parties, une nef et deux bas-
côtés, par deux séries de piliers. La nef mesure 7"', 58 de large,
le bas-côté de gauche (au nord) 2", 86, le bas-côté de droite
2°»,Go. Celte différence de largeur des bas-côtés a dû être mo-
tivée soit par des irrégularités de terrain, soit par la présence
de constructions antérieures. Les piliers sont à peu près carrés :
les dimensions varient entre o",r)o et om,53 ; ils sont formés d'un
ou plusieurs gros blocs quadrangulaires de pierre calcaire ■ La
distance entre les piliers est en moyenne de i™.85. Autant que la
mosaïque m'a permis de le constater, il n'y a pas de fondations dans
1. C'est bien une cilcrnc (non un caveau funéraire), comme l'iniliquc renduil en
cinipnt et en éclats de poteries qui tapisse les parois. — Nous l'avons creusée jusqu'à
l'alto sans eu trouver le foud.
14 PREMIÈRE PARTIE
les intorvalles, sauf entre le mur du fond et Je premier pilier de
gauche (à la hauteur de la tombe n" 3) où il existe un mur en petit
appareil '. Ces piliers supportaient des archivoltes, jetées d'un pi-
lier à l'autre et formées de claveaux de différentes grandeurs *. D'a-
près la hauteur des piliers conservés jusqu'à la naissance de l'ar-
cade, et d'après le pilastre qui s'appuyait à gauche au mur du fond,
pilastre où l'arrachement même de l'arcade est conservé, le vide de
ces arcades devait mesurer environ 3>n,2o depuis le sol de l'église
jusqu'à la clef de voùle. Dans les côtés des piliers les plus rappro-
chés de l'abside, sont pratiqués à des hauteurs assez variables
(i",8o en moyenne) des trous carrés (o",ii X on>,ii x on>,ii en
moyenne) où entraient des barres auxquelles on attachait sans doute
des rideaux. D'autres trous plus petits, percés plus bas dans les
mêmes piliers, peuvent faire croire à l'existence d'une grille entre
le chœur et les bas-côtés.
On connaît d'autres basiliques d'Afrique où la nef est séparée
des bas-côtés par des piliers*, cependant les colonnes y sont beau-
coup plus fréquentes, comme dans les églises primitives des autres
pays*. De chaque côté, les archivolte? devaient être surmontées
d'une bande supportant la partie supérieure de l'édifice, bande à
laquelle ont sans doute appartenu certains blocs de pierre trouvés
{ . Du reste ce n'est probablement pas un mur de fondation : Toir ce qui en est dit
plus loin p. 16.
2. Voici les mesures de quelques-uns de ces claveaux (l'épaisseur est de 0™,5i à
0™,53) : haut 0",3l, larg. en haut 0™,14, larg. en bas 0ni,12 ; — h. 0™,37, 1. en h,
0™,18, 1. en b. 0™,11 ; —h. 0™,35, 1. en h. 0™,22, 1. en b. 0™.17; — h. Om,39, I. en
h. 0",25, 1. en b. 0™,20; —h. 0™,36, 1. en h. 0™,39, 1. en bas 0'n.21; — h. 0™,40, 1. en
h. 0™,31, 1. en b. 0™,22 ; — h. 0™,37, 1. en h. 0^,30, 1. en b. 0™,23 ; — etc.
3. Basilique de Timedout (ou Kherbet-Rekiza) à l'ouest de Ngaous (Hodna) : voir à
la seconde partie de ce livre, chapitre ii, fin. — Basilique avec abside en forme de
trèûe de Kherbel-bou-Addoufen, au sud du Chott-el-Beida : ibid., chapitre it. — Basi-
lique de Thubursicum : Recueil de la Société archéologique de Constantine. t X (1866) ,
pi. V, fig. 3. — Basilique à Et-Toual, près de l'oasis de Liouach : Delattre, Recueil de
Constantine, t. XXV (1S8«-1889), p. 2T2. Je dois ajouter cependant qu'à propos de la
mêm- basilique, .M. Massie (même Rec leil, t. XXII, 1882, p. 409) parle de colonnes. —
La basilique de Rèparat:is à Orléansûlle présente de chaque c>'Aé deux rangées de
piliers: Hevue archéologique, 4' année (1848), p. 659-660. — Dans une petite basilique
à Haidra, les bas-côtes sont séparés de la nef par des piliers non carrés, mais rectan-
gulaires, à des intervalles très rapprochés : baladin, dans les Archii-ei dct Missions,
série III, t. X!II. p. 179-181, Cg. 312 et 314. — A Tébessa, ii y a des piliers sur Icg
quels portent les voussoirs et contre lesquels viennent s'appuyer des colonnes : An-
nuaire de Constantine, l6()0-\i6i, p. 211; Recueil de Conttantine, t. X (1866), p. 191,
t. Xll (1868), p. 475.
4. Voir Dehio et von Bezold, Die kirchliche Baukunst des Abendlaniet, p. 104.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 15
aux abords des piliers '. Au-dessus, il y avait probablement un
simple mur percé de fenêtres, élevant la nef au-dessus des deux
bas-côtés. Le toit de la nef devait être en forme de dos d'âne;
ceux des bas-côtés, à pente simple, prenaient naissance au bas des
deux murs que surmontaient les archivoltes. L'exhaussement de la
nef, déterminant cette disp.o5ition de la toiture de l'édifice, peut
en effet être considéré comme une règle générale dans les églises
chrétiennes des premiers âges*. D'ailletirs pour les parties supé-
rieures de celte basilique primitive de sainte Salsa on ne peut faire
que des hypothèses, car elles ont dû être remaniées plus tard, lors
de l'agrandissement de l'église. Y avait-il dans cette première basi-
lique des tribunes sur les bas-côtés? Je suis peu disposé à le croire,
car si l'on admettait l'existence de tribunes et comme conséquence
une surélévation de la nef au-dessus de ces tribunes, on serait forcé
d'attribuer à l'église une hauteur totale (n mètres environ) qui
me semblerait en disproportion avec les dimensions restreintes du
plan de l'édifice (i5™,i2 de long; 15™, 06 de large)'.
Au fond de la nef, à l'est, il y a une abside, dont l'ouverture
présente de chaque coté deux demi-colonnes, taillées dans les pierres
d'angle : elles reposent sur un socle quadrangulaire élevé de o™,7o;
un simple bandeau plat, haut de o",i'i, leur tient lieu de chapi-
teau. La fouille faite avant nous dans l'abside * et le mauvais état
du mur* m'ont empêché de me rendre un compte exact de cette
partie de l'église. Contre l'usage, elle ne paraît pas avoir été
élevée au-dessus du sol de la nef. Elle était fermée du côté de
la nef p ir un cancel peu élevé, en pierre ajourée, dont nous avons
trouvé quelques menus fragments dans l'abside et dont l'attache
est représentée à droite par une longue mortaise creusée dans le
socle de la demi-colonne d'entrée (hauteur de cette mortaise o^.aj 5
1. Ces blocs mesurent 0", 53 de haut, O^.ol à 0™, 32 de large ; la longueur est variable :
l",!?; Om.OO; ini,U; )œ;03
2. Hollzinger, Die altchristliche Architehtitr, p. 34.
3. On pourrait en outre faire remarquer qu'en Occident les tribunes sur les bas-cotéâ
apparaissent très tard (à Rome vers la fin du sixième siècle: voir Hollzinger, l. c,
p. 36; Dehio et von Bezold, Die kirchliche Baukunst des Abendlandes, p. 107-IOS),
et sont dues à l'influence de l'art byzantin. Mais nous connaissons encore trop mal
les basiliques d'Afrique pour pouvoir dire s'il en fut de même dans cette région. La
basilique d'OrU-ansville, fondée en 324 (C. I.L., 0708), présentait des tribunes (Prévost,
Itevue archcolofjique, t. IV, 1848, p. 659-fi60) ; il faudrait savoir, il est vrai, si elles
appartenaient au plan primitif de l'édifice.
4. Voir plus haut, p. 10.
5. A gauche, il penche vers l'intérieur de l'abside, et il aurait été dangereux de
fouiller de ce coté.
16 PREMIKRE PARTIE
profondeur ()'",io; largeur o'",(>7). Ce cancel, reposant sur un ban-
deau en pierre, s'interrompait au milieu pour livrer passage dans
l'abside (voir le plan, sur la planche V où est représentée la
mosaïque). A l'extérieur, le mur de l'abside est entièrement dégagé.
Au fond du bas-côté de gauche, on voit dans le mur une ouver-
ture large de i™,52, dont le haut est fermé par une arcade faite
avec des voussoirs en pierre (voir pi. III, fig. :î). Cette arcade est
de la môme époque que les parties avoisinantcs, comme l'agence-
ment des pierres le prouve. L'ouverture a été ensuite murée et
devant on a placé un sarcophage en pierre qui, avec son cou-
vercle, s'élève de o™,45 au-dessus du sol de la basilique (no i8, sur
le plan). Si l'on pense qu'il y avait là une porte, le seuil n'en pou-
vait être au même niveau que le sol de l'église, car entre ce sol
et la clef de voûte on ne mesure que i",2o. Il faut supposer que
l'extrémité du bas-côté, occupé en dernier lieu par des sarcopha-
ges, a été remaniée, et qu'il y avait là d'abord quelques marches
permettant de descendre à cette porte, dont les montants se con-
tinuent jusqu'à une profondeur de o™,53 au-dessous du niveau
général de la basilique et qui a pu par conséquent mesurer i™,7r>
de hauteur '. J'ai fait remarquer plus haut * qu'à droite de ce bas-
côté, entre le mui- du fond et le premier pilier, il y a un mur au-
dessous du niveau de la nef, mur qui ne se continue pas entre les
piliers suivants. L'existence du mur en question s'explique si l'on
admet que l'extrémité du bas-côté était en contre-bas : il devait
former une paroi sur la droite de ce bas côté. — Où conduisait
cette porte? Derrière la basilique, aucun vestige de murs délimi-
tant une salle n'apparaît à la surface du terrain qui est à peu
près au même niveau que le sommet de l'arcade. Il y aurait à
faire à cet endroit une petite fouille qui pourrait donner des résul-
tats intéressants '.
Dans le mur de gauche de l'ancienne église, il y a une petite
porte large de o°»,82 et haute seulement de i"\42; les montants,
le linteau et le seuil présentent une feuillure contre laquelle venait
1. Plus bas encore se trouve à cet endroil la tombe n'S, probablement payenne,
dont j'ai déjà parle, p. 1.!.
2. l'. 14.
3. Je ne pense pas qu'il y ait là une sacristie, car pourquoi l'aurait-m faite en contre-
bas par rapport à l'église ? Il s'agirait plutôt d'une construction antérieure à la basili-
que, que l'on a voulu mettre en communication avec elle. — Depuis que j'ai écrit les
lignes précédentes, M. l'abbé Saint-Gérand a rouvert cette porte en enlevant les blocs
qui la muraient ot a constaté qu'il y avait par derrière (|uatre sarcophages en pierre,
alignes, posés au niveau du seuil de la porte.
La basilique de sainte salsa, a tipasa i"?
s'appuyer la porte en bois. Cette porte était maintenue en arrière
par deux barres horizontales superposées, celle d'en haut pouvant
manœuvrer à l'ouest et celle d'en bas à l'est. Chacune de ces barres
avait une de ses extrémités enfoncée dans un trou carré de o°,o8
de côté, qui a été creusé dans un des montants, et l'autre au bas
d'une entaille en forme de quart de circonférence, creusée dans
l'autre montant, entaille large de 0^,09, dont la profondeur s'aug-
mente progressivement de haut en bas; quand on voulait ouvrir la
porte, on enlevait la barre après l'avoir fait remonter dans l'en-
taille. A l'ouest, dans le seuil et dans le linteau, on voit encore
deux trous pour les gonds.
La partie du mur de l'église qui était au-dessus de la porte ayant
été détruite, je ne puis dire si cette porte était surmontée d'une
ouverture cintrée comme une autre porte dont il sera question
plus loin.
Cette porte de l'église primitive semble avoir été condamnée,
sans doute après l'agrandissement de l'édifice. Dans le mur de
gauche prolongé fut alors faite une nouvelle porte (voir plus loin,
chapitre ix) qui rendit l'ancienne inutile. Celle-ci présente en effet
à mi-hauteur, sur le rebord d'un de ses montants, une petite masse
de plomb à laquelle correspond un trou sur le rebord du montant
opposé : il y avait peut-être là une barre en métal disposée trans-
versalement de manière à interdire l'accès de la porte.
Tout vestige de la façade de l'église primitive a disparu '.
V. -- Tombeau de Fabia Salsa
Dans la nef, nos fouilles ont fait découvrir un monument fort
intéressant. Il était complètement recouvert par un socle en maçon-
nerie d'une époque postérieure que j"ai dû faire détruire en partie
pour pouvoir examiner le monument dont il s'agit *.
1. L'auteur de la passion parle d'un vestibule : in ipso vestibulo tabernacuti deiec-
tum equo vil etm •Fi''mum] queunt armigeri sahlevare {Catalojus eodicum, p. 3bi,
§ 13).
i. J"ai laissé subsister toute la pirtie de droite et des amorces de l'autre cAté, afin
qu'on pût reconnaître exactement h place et les dimensions du socle.
18 PUEMIÈHE PARTIE
Il se trouve vers le milieu de la nef, mais est cependant plus
rapproché du bas-côté de gauche que de celui de droite. Le pre-
mier de ces bas-côtés étant un peu plus large que l'autre ', le
monument est assez exactement au milieu de l'église. Il n'a pas
tout à fait la même orientation ; son axe longitudinal présente par
rapport à celui de l'église une légère déviation vers l'ouest.
Il se compose: i" d'un cippe; ?."• dun sarcophage en pierre;
30 de plusieurs bornes placées derrière ce sarcophage.
1° Le cippe, en pierre calcaire, a la forme d'un caisson presque
demi-cylindrique, si fréquente en Afrique. Il mesure i™,46 de long,
o",54 de large., o™,fio de haut, et est très bien conservé : le petit
côté de droite (à l'ouest) présente seulement une cassure par-
tielle. Le dessus est orné de cinq rangs de rosaces en relief,
enfermées dans des carrés à légère saillie qui sont disposés en
échiquier. Au-dessous, sur le côté long du cippe qui regarde le nord,
se trouve un cartouche quadrangulaire (largeur du cadre o^j.'n,
hauteur 011,50). Il est placé, non pas au milieu, mais vers l'extré-
mité de droite, sans doute parce que la tète était de ce côté. On y
lit l'inscription suivante (hauteur moyenne des lettres om,o3)* :
(5 D D M
FABIAE SALSE MATRI
SANCT • ET • RARISSIM.E
ET INCOMP A R A B I L I
5) Q.VAE VIXIT-ANN LXIII
M-II-D-XXVII-H-VIIII-OB
MERITA EIVS-TITVLVM
F-ET-F-ET-N-AEDVCATRIcI (sic)
SVEQ • CONSTABILITOS • REI (sic)
10) F E C E R •
D{is) m{anibus'l) Fabiae Sais{a)e, matri sanct{issimae) et rarissimae
et incomparabili, quae vixit ann{is) LXIII, m{ensibus) II, d{iebus)
XXVII, h{oris) VIIII. Ob mérita eius f{ilii) et f{iliae) et n(epotes)
^ayediicatrici suaeq{ue) constabilitos {=constabilitrici) reifccer{unt).
i. Voir plus haut, p. 13.
2. Il y a LXIII, non LXII comme je l'avais lu d'abord {Mélanges de l'École française
de Rome, t. XI, 1891, p. 182): le troisième I est dans la rainure du cadre. — Cette
inscription a été reproduite d'après \es Mélanges par M. Gagnât, Revue archéologique.
t. XVII, (1891). p. 416, n« 99.
I.A BASILIQUE DE SALNTE SALSA, A TIPASA 19
I/interprétalion des sigles de la première ligne est très dou-
teuse : peut-être faut-il lire d{is) m{nnibus), avec un d redoublé,
ou bien encore d{is) [mÇanibus)] m(emorlae) en supposant que le
second D a été gravé par erreur pour une M'. Rien dans cette ins-
cription n'indique que la défunte ait été chrétienne; au contraire,
la mention de la fortune personnelle de la morte, fortune qu'elle
a laissée à ses descendants, me semble peu compatible avec les
habitudes des premiers chrétiens -.
A droite du cartouche, il y a une palme; à gauche une fleur
de lis enfermée dans un carré.
Ce cippe est placé sur une dalle de pierre calcaire^ dont la par-
lie supérieure affleure le niveau de la mosaïque qui couvrait le sol
de la nef. — Cippe et dalle reposent sur deux rangées parallèles
de trois blocs quadrangulaires en pierre, enfoncés sous terre.
2° Immédiatement derrière le cippe, se trouve une cuve en pierre
calcaire ^ Elle avait un couvercle très légèrcmcnl bombé.
30 Derrière la cuve, on avait placé trois bornes quadrangulaires,
qui ne s'élèvent plus maintenant qu a la hauteur du couvercle, mais
dont la partie supérieure a dû être rasée lors de la construction
du socle ^. Une autre pierre que l'on voit à l'ouest do la tombe, le
long du petit côté S semble avoir été ajoutée postérieurement,
quand la mosaïque qui ornait la nef était déjà faite : elle en coupe
irrégulièrement le dessin.
Sauf celte pierre, l'ensemble du monument est antérieur à la
mosaïque. La partie de cette mosaïque qui confine au monument
a été, en ell'et, établie par-dessus les blocs de pierre qui portent, en
les débordant, le cippe et la dalle (voir la coupe, pi. III, fig. 1).
Les bandes dont se compose l'ornementation de la mosaïque sont
parallèles aux deux lignes de piliers de la nef et aux deux murs
du nord et du sud de l'église; mais on doit observer qu'à l'est du
i. M. Gagnât mo fait remarquer qu'on trouve, quoique très rarement DD'.MM' {Dis ma-
nibus duobus) au lieu de DM" (Jullian, Bulletin épigraphique, t. IV, 1884, p. 109-
170, 178-179). S'agif-il ici d'un cas analogue? On se demanderait pourquoi il y a DDM
et non DDM.M.
i. Voir à ce sujet Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, t. I, p. 131.
3. Longue de 1™,46, large de 0™,70, épaisse de 0™,10.
4. Longue de 2™, 09, large de 0™,72, haute de Cm, 63. Les parois ont 0ai,08 d'épais-
seur, 1* cuve 0™,35 do profondeur à l'intérieur.
5. Larg. de celle de l'est, 0™,23 (la longueur ne peut être mesurée, la borne étant
cachée sous la partie subsistante du cippe). Longueur de ce'le du milieu, 0™,27; larg.
©".Sa. Long, de celle de l'ouest, 0ni,37 ; largeur, Û'^,24.
6. Long. 0™,82, larg. 0™,23.
20 PREMIÈRE PARTIE
cippe une de ces bandes fait exception : elle dévie légèrement vers
la droite pour prendre la direction de l'axe de la tombe qui, on le
sait, n'est pas exactement orientée comme l'église (voir la pi. V).
— Cette ditTërencc d'orientation peut elle-même être considérée
comme une forte prépomplion en faveur de l'antériorité de la
tombe par rapport à l'église tout entière. D'ailleurs, si l'on admet
que l'épitaphc de Fabia Salsaest payenne, la question d'antériorité
se trouve résolue.
Le monument de Fabia Salsa est donc certainement plus ancien
que la mosaïque, et très probablement plus ancien aussi que l'église.
— Sous la dalle qui supportait le cippe j'ai trouvé une dizaine de
petites monnaies de bronze très frustes dont deux Constantin I^' '
(les autres sont trop endommagées pour être identifiées) : ce qui
prouve que ce monument est eu tout cas postérieur au début du
iv* siècle.
Quand on l'entoura de la mosaïque dont je viens de parler, on
entailla sur les côtés les bornes, et on les réunit par des bandes
plates en pierre, qui servirent de limite à la mosaïque. Par-devant
le cippe, les fragments de la mosaïque qui subsistent ne présentent
pas les mêmes motifs que dans le reste de la nef. Il y a à cet
endroit un raccord (voir la pi. V), dû à une réparation posté-
rieure.
Ce tombeau de Fabia Salsa fut assurément très respecté des chré-
tiens de Tipasa. Ils en firent, pour ainsi dire, le centre de leur église ;
quand ils ornèrent la nef d'une mosaïque, ils eurent soin de le res-
pecter et dans cette partie de l'église ce fut le seul monument qui
se dresscât au-dessus de la mosaïque»; plus tard, quand ils cons-
truisirent au milieu delà nef un socle pour supporter le sarcophage
de la sainte, ils recouvrirent, il est vrai, l'ensemble du tombeau de
Fabia Salsa, mais ils se gardèrent de le détruire ; nous verrons
que la place qu'ils choisirent pour élever le socle et les dimensions
qu'ils lui donnèrent dépendirent de l'existence de ce tombeau. C'est
que Fabia Salsa, riche matrone comme nous l'apprend son épi-
taphe, était certainement de la même famille que la jeune sainte :
l'apparition en ce lieu du cognomen de Salsa, si rare qu'on ne l'a
1. L'une a deux Victoires au revers; le revers de l'autre est fruste.
2. La construction dont il reste des traces à l'ouest du tombeau de Fabia Salsa, le
cancel placé à la hauteur des quatrièmes piliers, le socle et la grille qui l'entoure, la
tombe n" H, les colonnes placées en avant des piliers sont postérieurs k l'établisse-
ment de la mosa'ique dont ils coupent les dessins. Voir les chapitres suivants.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 21
rencontré nulle part ailleurs', le prouve assez. Ainsi sainte Salsa
fut ensevelie dans le lieu de sépulture de sa famille.
La tombe de P'abia Salsa a été violée et elle l'a été avant la cons-
truction du socle qui la recouvrit^. Le milieu du couvercle de la
cuve a été brisé (voir la cassure, pi. V). Dans la cuve elle-
même, je n'ai pas trouvé d'ossements ; je dois cependant faire re-
marquer qu'il n'est pas nécessaire de supposer pour cela qu'ils
aient été enlevés; ils ont pu se fondre parmi les débris entassés
dans la tombe. Elle a été en effet comblée, peut-être immédiate-
ment avant la construction du socle. Parmi la terre et les pierres
qui la remplissaient, j'ai trouvé : i" un morceau de granit ; 2° cinq
morceaux de plaques de marbre (épaisseur variantde o™,o5ào™,o3) ;
3" quelques fragments de briques et de poteries vulgaires; 4" des
fragments d'une lampe de terre jaune grisâtre, décorée sur le re-
bord d'une suite de postes en relief; 5» le fond d'une autre lampe ;
6° deux morceaux d'un vase de verre à parois très minces : 7" cin-
quante-quatre petites monnaies de bronze, presque toutes frustes.
J'ai seulement reconnu : trois Constance II (Cohen, Monnaies im-
périales, t. VI, p. Si 3, n" 224; p. 319, n" 265 et p. 32o, n" 772); un
Julien (?) ; deux Valens (Cohen, p. 420, n" 72) ; un Honorius (Cohen,
p. 483, n» 54) ; un Arcadius (Sabatier, Monnaies byzantines, t. I,
p. io5, n° 36); un autre Arcadius. Il est probable qu'aucun de ces
objets n'appartient au matériel de la tombe, mais qu'ils y ont été
tous jetés pèle-mèle lorsqu'on la comblait.
VI. — MOSA'inUE DÉCORANT LE SOL DE LA NEF.
Suivant un usage fréquent dans les basiliques d'Afrique comme
dans celles d'Orient', toute la nef était pavée en mosaïque. La
planche V donne l'état de celte mosaïque. Comme on le voit, elle
1. Voir plus haut, p. 3.
2. Ce socle était à certains endroits un peu endommagé ; mais l'ensemble était, quand
nous l'avons découvert, assez bien conservé pour que je puisse affirmer que jamais per-
sonne ne s'y est fait un passage pour aller violer la tombe placée par-dessous.
3. Voir à ce su'et Héron de Villefossa et de Vogiié, Cçmptes rendus de l'Acad4mit
de$ inscriptions. 1890, p. l"<i.
22 PREMIERE PARTIE
est très endommagée, ce qui tient à sa mauvaise fabrication* et
aussi aux remaniements qu'a subis cette partie de l'église : lors-
qu'on allongea l'édifice, qu'on construisit le socle destiné à sup-
porter le sarcophage de la sainte et la grille qui l'entourait, qu'on
creusa les tombes ii, 9, 12, i3, i4, qu'on éleva sur les côtés de la
nef deux colonnades, on ne prit nul soin de la conservation de la
mosaïque. Dans la direction de l'enlréo (vers l'ouest), à partir des
quatrièmes piliers, elle est aujourd'hui complètement détruite. Ce-
pendant, en avant, dans les espaces qui n'ont pas été envahis par
les tombes postérieures, on voit encore la trace du lit de la mo-
saïque. M. Trémaux me signale un fragment découvert en 1869
entre les tombes 9 et 12, mais un peu plus vers l'abside. D'après
le dessin qui en a été pris par M. Trémaux, les moLils tracés à cet
endroit difl'éraient de ceux que la mosaïque présente ailleurs. Il t
avait là, au lieu de carrés encadrés par des bandes, une grande
étoile cernée par plusieurs cercles, par un méandre à onde marine
et par un cadre hexagonal dont l'intérieur présente des chevrons
emboîtés. Un peu plus à l'est que le fragment dessiné par M. Tré-
maux, à la hauteur des quatrièmes piliers, nos fouilles nous ont
fait découvrir un morceau de mosaïque avec une ornementation
qui ne s'agence pas avec les motifs voisins : peut-être est-ce une
réparation hâtive. Nous avons mentionné un autre raccord devant
le cippe de Fabia Salsa*. Enfin, presque contre le troisième pilier
de gauche, on a creusé une tombe et la bande de mosaïque qui se
trouvait à cet endroit a été remplacée par une inscription (n" 4 sur
le plan, pi. I; voir plus loin chapitre x). — Partout ailleurs le
dessin de la mosaïque est uniforme. Il consiste en carrés renfer-
mant des motifs variés et en bandes cernant ces carrés, bandes où
alternent les losanges accostés de peltes et les croix à branches
recourbées enfermées dans des carrés qui sont inscrits eux-mêmes
dans des cercles. Des bandes exactement semblables se retrouvent
sur une mosaïque de Guelma, publiée par Ravoisié*. — Les cou-
1. Elle est établie sur une couche de mauvais mortier, épaisse de 4 à 5 railliraètpes;
au-dessous, un lit de briques et de pierraille, avec quelques blocs carrés en pierre.
2. Voir p. 20.
2. Exploration scientifique de l'Algérie, t. II, pi. 34. — Les croix à branches re-
courbées sont un des ornements les plus fréquents dans les mosaïques dWfrique. Voir
par exemple : Annuaire de Constantine, iSliO-lbfil, pi. III; Recueil de Conxtantine,
t. \, (1860), pi. XXVll ; Bévue africaine, t. XXVII (1883), pi. I à larticle de la p. 400 :
Bulletin du Comité, 1886, pi. IV, p. 122; Archives des Missions, série III, t. XIII,
p. 65 et 107; Delamare, Exploration scientifique de l'Algérie, pi. II.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 23
leurs employées sont des cubes de smalte bleu foncé et de marbre
blanc, rouge, vert et jaune.
Entre la tombe de Fabia Salsa ci l'abside, un cadre est ménagé
dans la mosaïque. On y lit une inscription commémorative*, qui
donne le nom de la martyre vénérée dans l'église. On en trouvera
la reproduction exacte planche V. Elle a déjà été publiée dans les
Mélanges de l'École française de Rome^ et reproduite par M. Gagnât
dans la Revue archéologique^. J'en donne ici le texte, avec les res-
titutions qui en ont été proposées par MM. l'abbé Ducliesne, de
Rossi, Gagnât et par moi :
Munera quae cernis quo sancta altaria fulgent,
[His opus l]aborque inest cura[que Pot]cnti,
Creditum [sihi qui gau]det perficere munus,
M[artyr] hic est Salsa dulcior nectare seinper,
Quae meruit caelo semper habitare beata,
Reciprocum sancto [gau]dens [mu]nus inpertire Potentio,
[M]eritumq{ue) eius c{a)elorum regno pro\bavi'\L^ .
1. Ces inscriptions commémoratives sur mosaïque sont assez fréquentes en Afrique :
voirC./. L.,V111, 9708,9710,9711 (Orlc^anville); 9703 (Quiza=:Pont-du Chéliff); inscrip-
tions encore inédites découvertes à Tipasa dans le cimetière chrétien à l'ouest de la ville
par M. l'abbé Sainf-Gérand ; C. I. L., 9i71 (Sidi-Ferruch près d'Alger), 8344 sq. et Ua-
voisié. Exploration scientifique de l'Algérie, t. I, pi. oi et 53 (Djemila); mosaïque que
j'ai trouvée à Kherhct-Guidra (Sortei), et fait connaître dans les Mélanges de Bossi
publiés par l'École française de Borne; C.I.L., 8629 (Sétif); C. I. L., 11270 (Thelo[)-
te); C.I.L., 11133 (Henchir-Bcni-Hassen).
2. T. XI (1891), p. 181.
3. T. XVII (1891), p. 416, n" 98.
4. Au second vers, je supplée opus qui rend le vers encore plus faux, mais il faut uo
mot très court, le bas de la palme rouge prenant une partie de la place à gauche. Cf.
pour ce vers une inscription que Sixte III fit placer à San Pietro in Vincoli, à Rome :
Presbyteri tamen hic labor est et cura l'hilippi,
vers qui fut copié avec de légères variantes dans une inscription de l'église d'Aïn-Ghorab,
près de Tébessa :
[Pr]esb[yteri ta]men hic olpus est] et cura Probanti.
Voir à ce sujet de Rossi, Bull, di archeologia cristiana, série III, t. 111 (1878), p. 14 sq.
La restitution [Pot]enti est de M. de Uossi. — [Sibi qui gau]det est de M. l'abbé Du-
chesne. — Vers 4 : M[arttjr] peut être considéré comme certain, on voit encore l'at-
tache de l'A et la place est suflisante. — Vers 6 : [gau]dens, restitution de M. Gagnât.
— Vers 7 : [m]eritum, de M. Gagnât ; M. de Rossi propose NT {intei-itu7n), mais avant
...eritum, il ne me semble pas qu'il y ait un T. — Même vers : pro[bavi]t, de M. Gagnât.
Le sens des deux derniers vers semble être : « heureuse d'accorder au saint Potentius
une faveur réciproque, elle a rendu témoignage de son mérite dans le royaume des
cieux. »
24 PREMIÈRE, PARTIE
Les vers sont détestables, ce qui ne doit pas nous étonner dans
une inscription do cette époque et en Afrique, pas plus que le mau-
vais jeu de mots Sulsa dulciornectare : M. Le Riant a cité plusieurs
exemples analogues sur des inscriptions chrétiennes oupayennes'
et l'on sait que des pointes semblables se retrouvent dans les écrits
des plus illustres Pères africains.
Au sujet de notre inscription, M. de Rossi a fait une conjecture
des plus ingénieuses». Cest lui qui a vu que la fin du si.\ième vers
contenait un nom propre, Potenlio, et qui a reconnu le même nom
à la fin du second, [Pût]enti. — Il est même allé plus loin et il s'est
demandé si l'on ne pourrait pas identifier Potentius avec un per-
sonnage déjà connu. Dans une lettre aux évêques de la Maureta-
nieCésarienm^, écrite avant 455 et probablement vers 446% le pape
Léon le Grand dit qu'ayant appris que des élections irrégulières
d'évêques avaient eu lieu dans cette province, il avait précédem-
ment chargé Potentius d'une enquête à ce sujet : ... vicem citrae
noslrae proficiscenti a nobis fratri et consacerdoti nostro Votmtio
delegantes, qui sccundum smpta* quaep.r ipsumndvos direximus,
de episcopis quorum culpabilis ferebatur eleclio quid veritas haberet
inquireret, nobisque omnia fideliier indicaret. Unde quia idem ple-
nissime notitiae nontrae cuncta reseravit, et sub quibus qualibusque
rectoribus quaednm Chrisli plèbes in partibusprovinciaeCaesariensis
habeantur sincera nobis relatione patefecit , etc.. Plus loin saint
Léon l'appelle fratris nostn Potentii '. Potentius était donc un
évêque qui était allé à Rome et qui lors de sou départ avait été
chargé parle pape de cette mission en Maurétanie Césarienne.
Le rapprochement fait par M. de Rossi est très séduisant. Le
nom Potentius est rare*. Rien dans l'inscription n'empêche de la
1. Inscriptions chrétiennes de la Gaule, t. I, p. 34 sq. ; L'épigraphie chrétienne
en Gaule et ilam l'Afrique romaine, p. 11, n. 2. Par exemple, celle-ci (C. /. L., Vi.
19055) :
3oc iacet in tumulo secura Glyconis honesto :
Bulcis nomine eral, anima quoque dulcior usque.
i. Voir Comptes rendus de l'Académie des inscriptions (1891), p. 194 (leltr* de
M. Geffroy).
3. Migne, Patrologie latine, t. LIV, p. 646.
4. Lettre aujourd'hui perdue.
5. L. c, p. 653, chapitre u.
6. Je ne le trouve ni dans les inscriptions d'Afrique, ni dans les inscriptions chré-
tiennes publiées pir MM. LeBlaat. Hûbner, de Rossi {Romasotfrranea QtBull. di
archeologiacristiana). Dans les inrficw des divers volumes du Corpu», je ne le trouTf
qu'une fois (II, 4313).
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 25
dater du milieu du V siècle'. Enfin cette époque paraît bien con-
venir aux travaux d'embellissement qui y sont mentionnés. Venus
d'Espagne en 4?.7, les Vandales avaient ravagé l'Afrique et les édi-
fices chrétiens avaient été surtout atteints par les dévastations de
ces hérétiques. Praesertim, écrit Victor de Vite, in ecclesiis basUicis-
que sanctorum, cymiteriis vel monasteHis sceleratius saeviebant, ut
maioribus incendiis domos orationis magis quam urbes cunctaque
oppidaconcrerri'irent*. Mais par un traité conclu en 435 et renou-
velé en 442, Genséric rendit à l'empereur Valentinien les Mauréta-
nies qui eurent alors quelques années de répit et purent réparer
leurs ruines. Celle tranquillité dura peu : en 455, à la nouvelle de la
mort de Valentinien, Genséric s'empara de toute l'Afrique romaine.
Mais on ne doit évidemment rien affirmer; il est seulement assez
vraisemblable que notre Potenlius est le même que l'évèque de la
lettre de saint Léon.
Potenlius fit faire, d'après l'inscription, des embellissements à
l'aulel. Quant à la mosaïque, elle doit être postérieure à la mort
de Potenlius, car si l'inscription avait été faite de son vivant, les
deux derniers vers seraient bien peu modestes*. Je crois que toute
la mosaïque de la nef (sauf les raccords mentionnés plus haut) est
d'une même époque : rien n'indique que l'inscription commérao-
rative ait été insérée après coup dans l'ensemble en prenant la
place de plusieurs motifs ornementaux.
L'inscription ne se trouve pas au milieu de la nef : elle est,
comme on peut le voir sur la planche V, beaucoup plus rappro-
chée du bas-côté de gauche que de celui de droite. On remarquera
qu'il en est de même du tombeau de Fabia Salsa, antérieur à la
mosaïque, le seul monument qui pendant un certain temps (la du-
rée ne peut en être exactement déterminée) se soit élevé au-dessus
de cette mosaïque en avant de l'abside. La coïncidence est-elle for-
tuite? J'examinerai cette question à la fin du chapitre suivant.
En avant du tombeau de Fabia Salsa, à l'ouest, on voit la trace
d'un petit monument. Il y a là deux pierres parallèles émergeant
à peine du sol, longues de o",82 et o™,8r, distantes l'une de l'autre
1. La forme des A et des H convient bien à celte époque (voir Hûhaer, Exempta
scripturae epigraphieae lalinae. p. liv et lix).
2. Edition Pefschenig, I, 4. — Cf. Possidius, Vie de saint Augustin, chapitre xxviii
.... aedtficia ecclesiariim quam plurimis locis ignibus concremata.
3. Il faut, si finscription est contemporaine de Rptentius, restituer pro\ba^i\t.
26 PREMIÈRE PARTIE
de cn.BS (voir la pi. V)". Elles sont postérieures à la mosaïque
qu'elles coupent irrégulièrement, mais antérieures au socle sous
lequel on cacha le monument de Fabia Salsa, car elles ne sont pas
orientées de même. Leur orientation est au contraire la même que
celle des petits côtés du cippe et du sarcophage en pierre. La cons-
truction qu'il y avait à cet endroit paraît avoir été rasée lorsqu'on
fit le socle et la grille qui l'entoure.
Toujours en avant du tombeau, à la hauteur des quatrièmes pi-
liers (mais un peu plus du côté de l'abside, voir les pi. I et V), on
voit encore au ras du sol trois amorces rectangulaires en pierre*,
disposée sur une seule ligne perpendiculairement à l'axe de l'église.
Les nombreux débris que nous avons trouvés tout autour prouvent
qu'il y avait là un cancel en pierre, fermant le fond de la nef, pro-
bablement avec une porte au milieu. Bien qu'on ne puisse pas l'af-
firmer, vu le mauvais état de la mosaïque à cet endroit, il est pro-
bable qu'il est postérieur à la mosaïque, comme semblent l'indiquer
les vestiges des motifs avoisinants qui devaient se continuer aux
endroits actuellement occupés par les amorces en pierre. — Ce
cancel présentait des ornements découpés à jour. Les fragments
de droite sont en si mauvais état qu'il a été impossible de les re-
composer. A gauche, au contraire, un morceau important subsiste.
Il est reproduit planche VII, figure n. L'une des extrémités est
occupée par une croix monogrammatique, accostée de l'alpha et
de Voméga; sur la branche horizontale de la croix, à gauche, est
représentée une colombe. Le tout est enfermé dans un cercle'. Le
style appartient, semble-t-il, à la seconde moitié du V' siècle*. Le
reste du cancel est formé de ce côté par des séries superposées
de demi-cercles^.
1. La plus Toisine de la tombe est simplement rectangulaire, l'autre présente un
appendice faisant retour vers la tombe.
2. Celle de gauche mesure 0™,42 de long, celle du milieu 0™,38, celle de droite
0'n,39; largeur : 0^,iZ, 0™,24, Û™,iS.
3. Cf. une transenna trouvée à Alger : Mevue africaine, t. XIX, 18T5, pi. Il de l'ar-
ticle de Devouli. p. 425, n* i' .
i. Cf. en partirutier l'inscription d'Aïn-Abid (province de Constantine), publiée par
deRossi, Bull, di archeologia cristiana, série III, t. I (18T6), pi. IV-V et t. II (1877},
p. 113 sq.; — la fenestella en marbre de Capoue publiée parle mén e eavant {ibid.,
série l'.I, t. VI (1881}, p. 147, pi. X, fig. 1} : M. de Rossi la croit imitée d'œuvres
africaines.
5. Sur ce motif d'ornementation très fréquent, voir Holtzinger, Die altchnstliehe
Architektur, p. 150.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 27
VII. —Emplacement dr l'autel. Ou se trouvait le corps de sainte
Salsa avant la construction du socle portant son sarcophage?
Dans les anciennes églises clirétiennes l'autel était placé, soit
au lond de la nef, immédiatement en avant de l'abside, soit àl'in-
téi'icur même de l'abside. Pour ce qui concerne en particulier les
églises d'Afrique, on a peu de renseignements sur la place de l'au-
tel. Cependant on conmit plusieurs exemples d'autels placés dans
la nef, non pas immédiatement, mais quelques mètres en avant de
l'abside'. Voici ce que disent MM. Lavoignat et de Pouydraguin
d'une basilique de Theleple(Feriana)- :«Des fouilles exécutées dans
le chœur, à un mètre de profondeur et à deux mètres en avant de
l'abside, ont amené la mise au jour de la confession. Le tombeau
était recouvert d'un socle unique en pierre, portant quatre colon -
nettes encastrées d'ordre composite et se reliant au pavage en
dalles du monument [c'est l'autelj. Ce socle, reposant sur un lit
de sable fin et présentant au centre un évidement rectangulaire
eu forme de cuvette, couvrait une mosaïque encadrée de torsades
polychromes. » Cette mosa'ique est ornée d'une inscription où on
lit les noms : [I]anuari et comitum^. « Sous cette mosa'ique, assise
sur un lit de pouzzolane sèche, le sépulcre taillé dans le roc et re-
couvert de deux dalles renfermait des ossements. »— M. Pedoya dé-
crit ainsi Tautel d'une autre basilique de Thelepte, situé cinq mètres
en avant de l'abside* : « Au milieu de la cclla [lisez : du chœur],
se trouve une large assise en pierres plates, formant saillie au-
dessus du dallage. Cette sorte de soubassement présente de chaque
côté trois trous carrés de même dimension, dans lesquels on a
trouvé une assez grande quantité de morceaux de plomb. Cette
trouvaille semble prouver que ces trous servaient à supporter la
charpente en fer de l'autel, scellée au sol à l'aide de coulées de
1. Dans la grande basilique de Carlhage, fouillée par le Père Delattre, basilique
qui présente du reste une disposition architecturale toute particulière, l'autel se trou-
vait au milieu de l'édifice (voir Delattre, Recueil de Constantine, t. XXVI, 1892,
p. IHG et pi. 1).
2. Bulletin du Comité, 1888, p. 178.
3. C.I.L., 11270; cf. de Rossi, La. capsella argentea africana, p. 17, n. 8.
4. Bulletin du Comité, 1885, p. 142 (plan, p. 137).
28 PREMIÈRE PARTIE
plomb. » — Dans une troisième basilique de Thclepte, l'autel est
situé ïim.fio en avant de l'abside*. Mais il l'aut remarquer que ce
sont là des basiliques rectangulaires assez grandes, que par con-
séquent l'autel, tout en s'y trouvant relativement assez éloigné de
l'abside était cependant très éloigné de la porte et laissait par de-
vant beaucoup de place pour les fidèles*. Au contraire, dans une
petite basilique carrée, il est naturel de supposer a priori que
l'autel n'était pas placé fort en avant de l'abside.
Une fouille malencontreuse a bouleversé l'abside de la basilique
de sainte Salsa et son aménagement intérieur nous échappe com-
plètement. — L'autel, s'il était de construction massive, n'était pas
placé immédiatement en avant de l'abside. En fouillant à cet en-
droit, j'ai trouvé la mosaïque fort endommagée, mais le lit existait
encore et je n'y ai pas découvert de trace d'un soubassement d'au-
tel^. D'ailleurs, on doit observer que l'entrée unique de l'abside
se trouve au milieu du fond de la nef* : un autel placé par devant
l'aurait obstruée (voir la pi. V). — Si l'on voulait chercher l'au-
tel en avant de l'abside, il faudrait s'avancer jusqu'au tombeau de
Fabia Salsa, car entre cette tombe et l'abside, la mosaïque, bien
conservée, n'est interrompue par aucune trace de construction».
Nous avons vu qu'en avant du tombeau, à l'ouest, deux pierres
parallèles indiquent l'existence d'un petit monument qui fut pro-
bablement rasé lorsque l'on fit le socle portant le sarcophage de
la sainte ^ Cependant rien ne nous force à y reconnaître le soubas-
sement d'un autel. J'ajoute que cet autel se serait trouvé bien près
1. Ibid., p. 148-149. L'autel se trouve de même en avant de l'abside dans la basilique.
d'Et-Toual, au sud-ouest de Biskra (ïoir Massie, Recueilde Constantine, t. XXIl, 1882,
p. 409). A Sertei (au nord-est de Bordj-Bou-Aréridj), où j'ai fait des fouilles dans U
basilique, l'autel, probablement en bois, devait se trouver à 8 à 9 mètres en avant de
l'abside. — Au contraire, à Aguemmoum-Oubekkar (k'abylie), l'autel, surmonté d'un
eiborium et placé au-dessus d'un tombeau (l'autel même adisparu), se trouvait à l'entrée
de la triple abside (Vigneral, Buiiies romaines de l'Algérie, Kabylie du Djurjura,
pi. XIV, fig. 1 et p. 89), — A Tigzirt, l'autel, abrité sous un eiborium, se trouvait au
milieu de l'abside, comme me l'apprond M. Uavault, qui a fait une étude spéciale de la
basilique.
2. La première basilique citée a 23 mètres de long, la seconde 36, la troisième 18.
L'église de Sertei mesure 37 mètres.
3. Si l'autel n'avait pas de soubassement, on devrait tout au moins reconnaître sur
le sol les quatre places des colonnettes ou piliers ayant porté la table sainte.
4. Voir plus haut, p. 15.
5. Du moins d'aucune construction qui soit antérieure au socle portant le sarcopliage
de sainte Salsa.
6. Voir p. 25-26.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 29
de l'entrée de l'église et que pour y officier le pnHre aurait dû se
placer sur le couvercle même de la tombe de Fabia Salsa. En outre,
j'ai fait remarquer plus haut que le petit monument dont je parle
est postérieur à la mosaïque : par conséquent, si on voulait y recon-
naître un autel, on devrait se demander où se trouvait l'autel avant
la construction de ce monument, question à laquelle il est impos-
sible de répondre.
D'autre part, on pourrait admettre que l'autel était non pas en
pierre, mais en bois, et dans ce cas il n'y aurait pas lieu d'en cher-
cher les traces sur le sol. Les autels en bois n'étaient pas rares en
Afrique : saint Optât de Milève et saint Augustin en parlent à plu-
sieurs reprises*.
D'autres observations permettront peut-être de présenter une
hypothèse assez plausible sur l'emplacement de l'autel.
J'étudierai en détail, au chapitre suivant, un socle que j'ai déjà
mentionné à plusieurs reprises, socle sur lequel fut placé le sar-
cophage de Salsa. Mais ce socle est postérieur à la mosaïque. Il y
a donc lieu de se demander où était ensevelie la sainte auparavant.
— Quand une basilique était construite sur le lieu de sépulture
d'un martyr, il était de règle que le tombeau ne fût pas déplacé et
que l'autel fût élevé par-dessus». Si Ton explique à la lettre le texte
de notre inscription en mosaïque :
Munera quae cernis quo sancta altaria fulgent
M[artyr] hic est Salsa
on doit conclure que dans la basilique de sainte Salsa l'autel et
le tombeau de la sainte se trouvaient en effet au même endroit.
Or il est à croire que le tombeau de la sainte n'était pas dans la
nef. L'église ayant été construite sur un cimetière, il est fort pos-
sible qu'il y ait des tombes d'une époque antérieure sous la nef,
comme il y en a sous l'abside^. Mais il est certain d'autre part
<. Voir les textes mentionnés par Holtzin^er, Die altchristUche Architektur,^!. tl5.
Cf. Dclattre, flecuei/ de]Constantine, t. XXVI (1802), p. 186. Je serais disposé à croire
cependant que les deux premiers vers de l'inscription de la mosaïque {Munera, etc.)
ne sont pas très favorables à l'hypothèse d'un simple autel en bois.
2. Voir à ce sujet de Rossi, Tfoma sotterranea, t. III, p. 65i.
3. Je dois dire cependant que les quelques sondages que j'ai pratiqués à des endroits
où la mosaïque était déjà endommagée, en particulier à l'ouest et à Test du tombeau
de Fabia Salsa et en avant do l'abside, n'ont amené la découverte d'aucune tombe.
Nulle part non plus je n'»i trou%-é de vide indiquant l'emplacement d'une tombe que
l'on aurait enlevée.
30 PllEMIÈKE PARTIE
qu'après l'élablisseinonl de la mosaïque, la seule tombe qui resta
visible dans la nef l'ut elle de Fabia Salsa. Si la tombe de sainte
Salsa avait été dans cette partie de l'église, on ne l'aurait pas ense-
velie sous la mosaïque. Il y a donc lieu de supposer qu'elle se trou-
vait à l'intérieur de l'absido et qu'il en était de même de l'autel '.
On trouve dans la passion quelques renseignements sur le tom-
beau de Salsa. Firmus, dit l'hagiographe, ne se voyant pas exaucé
par la sainte, perçut U iratus scenam scpulchri cuspidibus'. Un peu
plus loin, il ajoute : Quasi vero vesanus perciUere poterat marlyvem,
quia percusserat lapidem, aut ad tnartijrem transierat iniuria quia
cuxpide fuerant pidsata caementa'\ » Par scenam St:pulchri, il semble
qu'il faille entendre la représentation figurée d'un sarcophage;
lomot/a/)i(ie??i n'implique naturellement pas que ce sarcophage ait
été en pierre et non en marbre.
Lors des fouilles, Je m'étais arrêté à une hypothèse que je crois
aujourd'hui difficilement admissible. J'avais constaté : i° que le
tombeau de Fabia Salsa, très probablement antérieur à l'église, se
trouvait à peu près au milieu de l'édifice et qu'après qu'on eiU
fait la mosaïque ce fut le seul monument de la nef; 2« que l'in-
scription commémorative de sainte Salsa, placée en arrière de ce
tombeau, était comme lui plus rapprochée du bas-côté de gauche
que de celui de droite ; 3° que le bas-côté de gauche contient un
bien plus grand nombre de tombes que celui de droite ; — or on
sait combien l'honneur de reposer près des martyrs était recherché
aux premiers siècles du christianisme*; — 4° que lorsque l'on cons-
truisit plus tard un socle pour porter le sarcophage de la sainte,
on le plaça par-dessus le tombeau de Fabia Salsa; 5" qu'avant la cons-
truction de ce socle la tombe de Fabia Salsa avait été ouverte et
que nous n'y avions pas trouvé d'ossements. Je m'étais demandé
1. Nous avons trouvé, dispersés un peu partout dans la basilique (dans et devant
l'abside, près de la tombe de Fabia Salsa, près de l'escalier de droite, dans des murs
construits entre les piliers de la nef à une très basse époque et après la démolition
partielle de l'église, au fond du bas-côté de droite) des fragments de plusieurs fùls de
colonnes en marbre qui devaient mesurer environ 2 mètres de hauteur ; leur dia-
mètre en bas est de 0™,22, en haut de 0™,20; à leurs deux extrémités elles présentent
des bandes en saillie, et les deux tranches du haut et du bas sont percées au milieu de
petites mortaises (voir pi. Vil, Gg. 7 la reproduction du p:us grand de ces fragments).
Il y apout-étre lieu de se demander si ces fûts ne faisaient pas partie d'un ciborium qui
aurait surmonté l'autel.
2. Catalogua codicum, p. .331, § 13.
3. F. 351-352. § 13.
-l. Voir par exemple de Rossi, Bull, di archeologia crisliana, série II, t. VI, (1875),
p. n sq.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 31
si l'on ne pouvait pas supposer qu'après son martyre, la jeune Salsa
eût été ensevelie précipitamment dans la tombe d'une de ses pa-
rentes, Fabia Salsa' : elle y serait restée après la construction de
ré^'lise, après l'établissement de la mosaïque, puis on l'en au-
rait retirée pour la placer au-dessus de sa sépulture primitive, dans
une tombe plus noble.
Mais j'abandonne aujourd'hui cette hypothèse qui nous forcerait
à chercher l'autel vers la tombe de Fabia Salsa, lieu oii il est bien
difficile de le placer, et qui est contredite par les renseignements
que donne Thagiographe sur l'ensevelissement^ et le tombeau de
la sainte. Le respect témoigné par les chrétiens à ce monument
probablement payen de Fabia Salsa s'explique sans doute suffisam-
ment par la parenté de celte femme avec la martyre. Ce monument
a pu être violé par des hérétiques ou des malfaiteurs aune époque
de persécution ou d'abandon ^. Mais j'avoue que je ne puis m'ex-
pliquer pourquoi l'inscription commémorative de sainte Salsa se
trouve à cette place anormale, près du bas-côté de gauche et non
au milieu de la nef devant l'abside *.
VIII. — CO.NSTRDCTION D'UN SOCLE PORTANT LE SARCOPHAGE DE SAINTE
Salsa,
Vers le milieu de la nef, nous avons découvert un socle en ma-
çonnerie longde?.™, 34, large de i^iyo.Il est certainement postérieur
à la mosaïque : en le faisant détruire en partie j'ai en effet trouvé
i . Il n'y a, en toul cas, pas lieu de voir dans cette Fabia Salsa la sainte elle-même :
la légende ne transforme pas une vieille femme, morte, autant qu'il semble, de mort
naturelle, mère et grand'mcre, en uni; jeune martyre de quatoi-ze ans; d'ailleurs la pré-
sence, au milieu de la basilique, de l'inscription de Fabia Salsa, que tout le monde pou-
Tait lire avant la construction du socle, eût absoluTient empêché la formation d'une
telle légende.
2. Si sainleSalsa avait été ensevelie dans la tombe d'une de ses parentes et si elle
avait élé rncare daos cette tombe au temps de l'hagiographe, il y a tout lieu do croire
qu'il l'aurait dit.
3. Voir les observations présentées à la fin du chapitre suivant.
4. On pourrait donner une eiplication presque enfantine. L'inscription aurait été
placée ainsi pour qu'elle ne fût pas incessamment foulée aux pieds par les personnes se
rendant dans l'abside.
32 PREMIÈRE PARTIE
par-dessous cette mosaïque assez bien conservée : il avait été sim-
plement posé dessus. On doit remarquer qu'il ne se trouve pas exac-
tement au centre de la nef : il est éloigné du bas-côté de droite
de 3m,45, et du bas-côté de gauche de 2™, 76 seulement. La raison
de ce manque de symétrie est facile à comprendre. On a voulu
incorporer dans le socle le cippe de Fabia Salsa qui, comme on le
sait', est plus rapproché du bas-côté de gauche que de celui de
droite. C'est ce cippe qui forme la face nord du socle. Quant aux
autres faces, elles sont construites en pierres de taille. A l'intérieur
du socle, qui était massif, on a entassé toute sorte de matériaux
noyés dans du mauvais mortier et mêlés à des éclats de pierre.
J'y ai remarqué : deux piliers dont le haut est brisé et qui présen-
tent sur deux de leurs côtés de longues mortaises rectangulaires*,
deux fragments de demi-colonnes en pierre ^ ; un fragment d'une
pierre présentant sur un de ses côtés un registre quadrangulaire ;
des restes d'une transenna (peut-être d'une garniture de fenêtre)
découpée à jour ; deux fragments d'une colonne en marbre. La
construction a été faite à la hâte et avec une grande négligence*.
L'extérieur du socle était plaqué de dalles de marbre blanc, de
différentes épaisseurs, empruntées sans doute à divers édifices.
Quelques-unes étaient encore en place, rattachées aux pierres du
socle par des crampons de bronze ; les autres, brisées, étaient ré-
pandues tout autour. Ces plaques de marbre couvraient le cippe
de Fabia Salsa aussi bien que les murs des autres faces du socle;
pour les maintenir, on les avait encastrées dans une rainure ^
faite à cette intention le long de la dalle de pierre qui porte le cippe
et le déborde par devant». Ainsi le monument de Fabia Salsa de-
vint invisible, sauf les deux extrémités du couvercle de la tombe
et une partie de deux des bornes placées derrière celte tombe,
bornes dont la partie supérieure fut rasée et dans lesquelles on
pratiqua aussi une rainure pour y fixer le bas d'une dalle de marbre
(voir pour tout cela la pi. V).
Aux angles du socle, par devant et par derrière, furent dressées
1. Voir plus haut, p. 18.
2. Dimeusioa de l'un : larg. 0™,26; épaiss. 0™,18; haut, (non complète) l'",53;— A
l'autre: larg. ûni,23; épaiss. 0m^28; haut, (non complète) 1™,3I.
3. Diamètre 0™,25; long, d'un fragment 0™,77, de l'autre 0™,84.
4. A l'angle sud-est du socle, on voit au ras du sol une pierre de forma à peu près
demi-circulaire. Je ne sais pas ce qu'elle représente.
5. Large de 0™,08 à 0™,iO.
6. Voir plus haut, p. 54.
LA BASILIQUE DK SAINTE SALSA, A TIPASA 33
des plaques de, marbre ornées de rinceaux enreliel'. Nous les avons
retrouvées en partie en place, en partie complètement brisées et
gisant autour du socle. L'ornementation est très gracieuse (voir
pi. VII. fig. r3). Ces plaques ont certainement été prises à quelque
édiPice dune bonne époque, du ii" siècle après Jésus-Clirist au
plus tard, à en juger par le style'. Les constructeurs du socle
n'avaient môme pas pris la peine de les disposer convenable-
ment : celles du nord-ouest et du sud-est étaient placées tète en
bas.
La hauteur actuelle des murs du socle ne dépasse pas o"^,(\g :
cependant il ne semble pas que cette hauteur soit complète.
Au-dessus de ce socle, s'élevaient deux petites piles; celle de
gauche (au nord) avait complètement disparu, et nous n'avons de-
couvert que le noyau informe de celle de droite (au sud), construite
en petites pierres irrégulières et en mortier. Ces deux massifs de
maçonnerie supportaient un grand sarcophage en marbre
La place de ce sarcophage, qui a été brisé en menus morceaux
avec une barbarie incroyable, n'est en effet pas douteuse. Nous en
avons recueilli plusieurs fragments sur le socle même ; quant aux
autres, ils avaient tous été dispersés en éventail derrière le socle 2.
Ces débris ne reposaient pas sur le sol même de la nef; nous
les avons retrouvés à. une hauteur variant de om,5o à i mètre,
gisant sur des tuiles de la toiture et sur des claveaux faisant partie
des archivoltes jetées sur les piliers de la nef. Il est donc probable
qu'après avoir mis le feu à l'église (nous verrons plus tard qu'elle
fut détruite de cette manière), on y rentra pour anéantir le sarco-
phage, principal ornement de cet édifice.
J'ai retrouvé trois cent vingt-six fragments, et il y en avait sans
doute beaucoup d'autres, car ceux que j'ai recueillis ne suffisent
pas à reconstituer tout le sarcophage; un grand nombre de frag-
ments, dispersés presque à fleur de terre, ont pu être ramassés
auparavant: nous verrons plus loin que c'est en dehors de l'église
que j'ai retrouvé le plus important des fragments de ce sarco-
phage.
1. Elles sont dans lu goût do plusieurs pilastres trouvés à Chcrrliel : \oir par cviniple
Ravoisié, Exploration archéologique de l'Alf/érie, t. III, pi. ol /)(.9, fig. 1 ; Waillo, De
Caesareae momi»ienti-^ quae supersunt, planches, n" 53.
2. Quatre morceaux ont été aussi trouvés vers le fond des b^s-ciMés, à llcur de terre;
mais cela ne doit pas nous donner de doute sur l'emplacement occupé par le sarco-
pliage, car nous avons aussi trouvé dans le bas-coté de droite deux Irajjnients des pla-
ques à rinceaux ((ui décoraient les angles du socle.
34 PREMIÈRE PARTIR
Je donne ici l'énuméraHon des fragments où l'on reconnail quel-
que représentation fij^urée '.
i) Fragment de bras nu, au haut duquel est posée une draperie.
2 et ?>) Tète et torse de jeune homme dont la tète est tournée à gau-
che et dont le corps se présente de face (bras gauche levé, bras droit
baissé). Le haut de la tète atteint le bord du sarcophage. Les cheveux
sont longs. II est vêtu d'une chlamyde qui laisse le devant du corps h
découvert, passe sur les épaules et s'attache au haut de la poitrine par
une flbule ronde. — Planche VI, en haut.
4, ô, 6) Torse d'une femme qui est vêtue d'une double tunique,
ceinte à la taille et laissant l'épaule droite à découvert. Une draperie
s'enroule autour du bras gauche et devait flotter au-dessus de la tète,
qui manque. Cette femme se portait à droite. A droite, un bout d'aile.
— IManche VI, à droite.
7) Fragment d'un bras gauche avec une draperie par derrière.
8) Main droite d'un enfant, ouverte,
g) Genou nu.
loj Fragment d'un arbre.
11) Fragment d'une main gauche, ou\erte.
12) Épaule droite et haut d'un bras droit nus, côté droit d'une poi-
trine avec une draperie jetée par-dessus.
i3) Main gauche ouverte.
i4) Bras droit plié ; la partie supérieure est couverte d'une draperie.
i5) Pied droit d'un enfant reposant sur une draperie; tourné de trois
quarts vers la gauche.
i6) Personnage couché dont on ne voit plus que le bas de la poitrine
et la cuisse gauche; il est vêtu d'une courte tunique ceinte à la taille.
11 est tourné à gauche. Au-dessous, on voit le bord inférieur du sarco-
phage. — Planche VL à gauche, au milieu.
17) Tète vue de face d'un homme barbu, au front découvert. Le cou
est penché à droite. — Planche VI, en haut, à gauche.
18) Coude nu, plié à gauche.
19) Main droite d'un homme, ouverte (long oo'.nSg).
20) Fragment d'un arbre.
21) Main droite tenant un objet long indistinct 'et reposant sur une
partie nue indistincte aussi.
22) Fragni(»nt d'une jambe de cheval.
•23) Fragment des deux jambes de derrière d'une chèvre (de petites
dimensions).
24) Genou droit plié à droite; par derrière une draperie.
25) Tète d'un entant tournée à gauche.
i. M. l'abbé Saint-Gérnnil m'a beaucoup aidé clans la rechercbe des fragments qui
peuvent se raccorder entre eux.
I,A BASILIQUE DE SAINTE SAI.SA, A TIPASA 35
26) Mollet.
27) Fragment d'une main ouverte.
28) Bas d'un arbre.
29) Fragment d'une aile.
!îo) Fragment d'une crinière de cheval.
3i) Fragment d'un bras droit nu, tourné à droite ; par derrière, une
draperie.
32) Partie supérieure de la tète d'un jeune homme tournée à gauche^;
cheveux bouclés. Conservée jusqu'au sourcil.
33) Tète d'un autre jeune homme. Même style, même position.
34) Fragment du corps d'un animal, peuf-ètre d'une vache, tourné à
droite. Cette figure était de petites dimensions.
3.0, 36) Fragments de draperies.
37) Pied gauche, tourné à gauche, chaussé d'une haute bottine.
38) Main gauche d'un enfant tenant une draperie. Par derrière on
voit la fesse et la cuisse gauche de cet enfant.
39) Fragment d'un bras (?) recouvert d'une draperie.
40) Bas d'un pied gauche, tourné h gauche, chaussé d'une bottine.
40 Fragment d'un arbuste.
42) Fragment d'une draperie.
43-02) Fragments se raccordant. On y voit (la description va de gauche
à droite) : a) Un pied d'homme, tourné à droite, chaussé d'une bottine.
— 6) Deux jambes nues qui semblent appartenir à une femme; les pieds
sont chaussés de bottines; cette femme était tournée à droite. Entre
ses jambes, un chien et une chèvre dont les tètes manquent. — c) Un
chien tourné à droite. — d) Une femme à demi couchée, tournée à
droite. Le torse est nu; sur le ventre et les jambes est jetée une drape-
rie dont le bout passe sur le bras droit ; des deux mains, elle tient une
corne d'abondance. Cette figure devait mesurer environ u™,5o quand
elle était complète; le pied (noa) etles deux jambes (n° h) appartiennent
à des personnages plus grands. — e) Le bas de la poitrine et le ventre
d'un enfant, tourné vers cette femme. — Planche YI, en bas.
53) Petite tète de veau, tournée à gauche.
54) Fragment d'un bras gauche, tourné à gauche; le personnage por-
tait une tunique à manches très courtes et par-dessus une chlamyde
s'attachant sur l'épaule au moyen d'une fibule ronde.
55-6o) Fragments de draperies,
(ji) Fragment d'une main.
62) Fragment d'un poitrail d'un cheval, tourné à gauche.
63) Extrémité de droite du devant du sarcophage. Personnage nu, dont
il ne reste plus que le ventre et un fragment des cuisses; par derrière
une draperie. — Surle petit côté de droite du sarcopliage, bas d'un pilier,
autant qu'il semble.
fi4) Sabot d'un cheval, dont la jambe était levée un l'air tournée à
gauche).
36 PHEMIÈHE PARTIE
fj.î) Fnigraent d'une ligure dont on nt- voit plus qm- le nez. I:i bouche
et une paupière qui est close.
66) Fragment de la crinière dun cheval (il était tourné à gauche).
Les fragments qui suivent présentent un relief peu saillant et appar-
tenaient a u-v deux faces latérales du sarcophage.
67-77) Fragments se raccordant et appartenant à la face de gauche.
— A gauche, plusieurs stries parallèles, formant un encadrement re-
courbé en haut, qui cernait la ligure unique représentée sur cette face.
C'est un jeune homme tourné à droite; il est vêtu d'une courte tu-
nique et chaussé de bottines, il tient de la main gauche un long pe-
dum. La face du sarcophage qui faisait angle avec celle-là à gauche (par
conséquent la face de derrière) était lisse.
78) Fragment appartenant comme les suivants à la face de droite.
Tète d'un jeune homme tournée à g'auche ; le corps est tourné adroite,
le bras droit replié vers la droite, .\u-dessus de la tète, on voit le bord
du sarcophage. — Ce personnage, était, semble-t-il, vêtu d'une tunique
laissant l'épaule droite à découvert. Planche VT, en haut.
79) Bas du sarcophage. Pied de ce jeune homme, chaussé dune bot-
tine et tourné à droite.
80) Fragment d'un arbre.
81) Partie supérieure di lexlrémité de gauche. Huufd un arbre. — On
voit aussi, d'après ce fragment, que le derrière du sarcophage était
lisse.
Et 240 autres morceaux frustes ou lisses.
D'après ces fragments, on voit qu'il y avait sur la face antérieure
du sarcophage : a) une femme couchée tenant une corne d'abon-
dance, figure accessoire plu? petite que les autres (n°* 43-5^); —
h) des chevaux tournés à gaucne (n°* aa, 3o,62, 64, 66); — c) une
femme velue dun double chiton avec une draperie flottant au-
dessus de la lète; elle se dirige à droite (n°^ 4-6): — fi) un person-
nage couché, vêtu d'une tunique, tourné vers la gauche (n° 16);
len°6,î, qui semble appartenir à un personnage endormi, peut avoir
fait partie de la même figure: — e) un jeune homme au.x longs che-
veux, vêtu seulement d'une chlamyde, regardant à gauche (n"' 2-3);
— f) une femme, les jambes nues, tournée à droite (n»* 43-52); —
g) un vieillard regardant à droite (n° 17): le pied qui se voit à
gauche des fragment? f^'^-'n peut avoir appartenu à ce vieillard;
— h) deux Ji'unes gens tournés à gauche (n°* 32, 33, cf. peul-étre
37, 40, i4,iS); — ») une figure nue à l'extrémité de droite (n° 63),
à laquelle répondait peut-être une autre figure nue à l'extrémité
de gauche; — j) des enfants ou Amours (n"" 8, ih, 20, 38, 43-52;
cf. les ailes des n°' 29 et 4-6) ; — k) de? animaux domestiques :
I.A RASIMUUK DE SAINTE SALSA, A TIPASA 37
chiens, chèvres, veau, vaclie (ir^.Vi, ',], 58, V5-'>'^ ■>'^); — /) do?
arbres (n"' lo, 9.0, -.iH, /,i).
Les laces latérales peuvent t'tre iacilement recoiislituccs. A
droite, sous une arcade, il y avait un berger tenant son pedum
(n" (53, <)7-77); à giuche, entre deux arbres, un autre berger qui,
d'après la pose que donnent les fragments retrouves, s'appuyait
sur son b.àton pastoral (n""* 78-81).
Le derrière était lisse (n°* 67-77, ^i^-
Le sarcophage mesurait, d'apnss les morceaux du fond qui ont
pu être rapprochés, ?.'n,4o environ de long, longueur qui correspond
à celle du socle, et. o'".7o environ de large. La hauteur était de
o™.7J. — Le couvercle semble avoir été lisse ; nous n'avons trouvé
aucun Iragnientavec représentation figurée qui puisse s'y rapporter
Dans la scène du devant, il y a lieu de reconnaître la visite de
Séléné à Endyuiion ', avec des figures accessoires de bergers ac-
compagnés de leurs troupeaux et peut-être aussi deux figures nues
de génies, encadrant la représentation à droite et à gauche.
Les n"* \-6 appartiennent à Seléué; le n" iG et peut-être aussi
le n" 65, à Endymion. Les chevaux liraient le char de ia déesse.
Les deux jambes féminines des n"* 43-5*'. appartiennent à la femme
qui se voit à la léte des chevaux ~. Les Amours ailés ont sur les
sarcophages qui représentent le même sujet des occupations di-
verses : entourant la déesse, placés sur les chevaux, tenant des
torches, découvrant Endymion. La femme à demi couchée, tenant
une corne d'abondance que soutient un enfant (n"'* ^{j-'yi), est cer-
tainement la Terre, très fréquente sur cessarcophages\ Lalèle de
vieillard (n° i-jj appartient, semble-t-il, au berger assis que l'on ren-
contre Iréquemment à la gauche du tableau*. Le jeune homme
vêtu d'une simple chiamyde (n°* u et 3) pourrait être une divinité
locale'.
Si l'on conservait quelques doutes sur le sujet représenté, ils
seraient dissipés par le rapprochement de nos fragments avec un
1. Sur les sarcophages qui repivscntcnt ce sujpt, voir en parliciilicr 0. .lalin, Arcli,eu-
lof/ische Bi'itrxf/e, p. 51 sq.
1. Voir Jahn, p. 58; Matzet Duliii, Aiitike lii/i/iverice m Ho„i. n"' 2714, 2718, 27111,
2725, 2726, 2720.
■i. Jahn, p. 60; Matz et Duhn, n»' 2713, 271«, 2725, 272G ; Diiischke, Anti/ce BiU-
ii'crke in Oberitalieii, t. IV, n» 846.
4. Voir en particulier Braiin, Avtik^ Mariuoncerl;t>, pi. Vjll, et Cl;u-ac, Musée de
.sculpture, \A. 165, fi-. 437. Cf. Jahn, p. 64; Matz et Duliii, n»> 2718, 2725, 2726.
5. Cf. en particulier Clarac, pi. 165, u* 437. — Jahn, /. c., p. 61.
38 PREMIÈRE PARTIE
autre frasmenl conservé dans le janiin de M. Trémaux et dont la
provenance est inconnue. M. Héron de Villeiosse lavait deji vu en
1873 et mentionné ainsi : « un char lancé au galop » '. Or ce frag-
ment , reproduit planche VI, au milieu, appartient sûrement à un
sarcophage de Sélené et d'Endymion. On y voit un char tourné à
gauche et tiré par deux chevaux (celui de derrière a complètement
disparu aujourd'hui). Sur l'un d'eux on remarque encore la trace du
pied d'un Amour. Du char descend vers la droite une femme dont
la partie inférieure est seule conservée. Le marbre esi le même
que celui des fragments de notre basilique, l'épaisseur du sarco-
phage aussi. Ayant déjà quitté Tipasa, j'ai prié M. l'abbé Saint-(ié-
rand, curé, de voir si quelques-uns de nos fragments ne pourraient
pas se rai;corder au fragment Trémaux. Il a reconnu que le n° 62
s'adapte parfaitement au cheval de ce fragment, et que le torse de
femme (n°' 4-C) appartient sans aucun doute à la même figure que
la femme descendant de char, quoiqu'il manque un ou plusieurs
petits morceaux intermédiaires. M. Trémaux possède en outre un
autre fragment où l'on voit deux jambes, recouvertes d'une drape-
rie, qui ont appartenu à une femme couchée : cette femme n'est
autre que la Terre de notre sarcophage. Il y a donc tout lieu de
croire que les deux fragments en question, conservés chez M. Tri-
maux, ont été trouvés aussi dans la basilique de sainte Salsa'.
Le travail de ce sarcophage semble du iii^ siècle.
Tout autour du socle a été faite une grille. On ne voit plus au-
jourd'hui que le bas de huit piliers en pierre', — quatre par devant,
quatre par derrière le socle; — plusieurs montrent encore des
mortaises où étaient introduites les barres horizontales inférieures
des grilles en bronze ou en fer placées entre ces pilastres. Nous
n'avons pas trouvé de restes de pilastres à droite et à gauche du
socle; ils ont dû disparaître quand on creusa la tombe n" u et
qu'on fit la colonnade étudiée plus loin au chapitre xii. Cependant
les mortaises pratiquées dans les pilastres du nord, par devant et
par derrière, et dans le pilastre du sud, par derrière (voir la pi. VI],
prouvent que la grille régnait aussi le long des faces latérales du
socle.
1. Archives des Missions, série III, t. II, ISTo, p. 407.
2. lia autre fragmeat qui se trouve chez M. Trémaux a pu apparteoir aussi à ce sar-
cophage. On y voit le ventre et les cuisses d'un enfant légèrement tourné à droite;
par derrière une draperie tlottante, peut-être le voile qui entourait Séléné.
3. Sauf les deuv piliers ettrémes de derrière, élevés de 0",3i et de 0™,li, ils dépas-
sent à peine aujourd'hui le sol.
LA BASILIQUE DE SAINTR SALSA, A TIPASA 39
Il nest pas douteux, pour moi, qu'il no l'aille reconnaître le tom-
beau de sainte Salsa dans ce sarcophage, placé au centre de la nef,
élevé sur un socle qui le signalait de loin aux visiteurs, entouré
d'une grille qui l'isolait et le défendait des curiosités trop indis-
crètes, brisé plus tard par les ennemis du christianisme avec un
acharnement sauvage. Ce sarcophage est payen et le sujet n'en
est pas très chaste, mais il ne faut pas s'étonner qu on s'en soit
servi pour y enfermer les restes de la sainte : on a déjà constaté
ailleurs cet usage des chrétiens d'employer des sarcophages payens
sans s'inquiéter des sujets qui y étaient représentés*.
Nous avons observé que, dans l'histoire de la basilique, le socle
appartient à une époque relativement assez basse, et qu'aupara-
vant les restes de la sainte semblent avoir été conservés dans l'ab-
side^. On ne peut pas dire naturellement si le sarcophage placé
sur le socle est le même que celui qui renfermait antérieurement
le corps de Salsa ^ : c'est assez probable.
Les chrétiens des premiers âges éprouvaient de grands scrupules
à déplacer les corps de leurs martyrs*. Pourquoi la dépouille de
sainte Salsa a-t-elle été déplacée, et peut-on essayer de fixer la date
de cette translation?
D'après les monnaies trouvées dans la tombe de Fabia Salsa qui
fut comblée avant la construction du socle, on peut dire seulement
quele socle n'est pas antérieur à latin du iv° siècle*. Nous avons vu
que la mosaïque, antérieure au socle, semble être du milieu du
Y" siècle °. Peut-être, en nous aventurant, il est vrai, sur un terrain
bien peu solide, arriverons-nous à préciser davantage.
En 455, les Vandales s'emparèrent des Maurétanies et la domi-
nation de ces ariens fut peu propice à la construction et à l'em-
bellissement des églises catholiques'. En 484, éclata la grande per-
I. Voir par exemple de Uossi, lioiua sotterranea, t. 111, p. 433-434; Msconti
Bull, délia Commi.isione arckeologica di Roma, 1873, p. 1U4. Cf. Victor de Vite I,
14. — On évitait, cependaut, en général, de choisir des sarcophages payens à sujets
mythologiques.
ri. Voir p. 30.
3. Voir même page.
4. Voir à ce sujet de Kossi, Bull, di archeoloijia cristiana, série 111, t. 111, 1878,
p. 128 sq.
3. Voir p. il (mouuaios d'Arcadius et d'Honorius).
ti. Voir p. 23.
7. Nous verrous au chapitre suivant que la construction du socle est probablement
contemporaine de l'allongement de la basilique : il s'agit là d un travail important qui
n'a pas pu être accompli à une époque où l'Eglise catlidliquo se sentait nenacée.
40 PREMIERE PARTIR
séciilion d'Hunéric; les Tipasiens, nous le savon?', aimiTenl mieux
quitter en masse leur ville que de se convertir à l'urianisnie*. Il
est possible, comme le pense M. l'abbé Ducliesne, qu'ils aient em-
porté on s'exilant les reliques de leur sainte : c'est ainsi qu'agirent
quelques années après des évèques chassés d'Alrique par les Van-
dales*. Quand la paix fut rendue à l'Église catholique sous Hildé-
ric en 523, le culte fut rétabli, les basiliques tombées en ruines se
relevèrent*. On peut supposer sans invraisemblance que les restes
de sainte Salsa furent alors rapportés" et que les Tipasiens élevè-
rent le socle sur lequel fut placé le sarcophage de la martyre.
IX. — Allongemext de la basilique.
La construction de ce grand socle entouré dune grille, socle
qui s'élève à une distance de moins de 8 mètres en arrière de
l'emplacement occupé jadis par le mur de façade de l'église primi-
tive", suppose, au point de vue architectural, l'allongement de la
basilique : autrement, il aurait encombré la nef. Rien n'empêche
du reste d'attribuer cet allongement à la première moitié du
vi^ siècle : le style des chapiteaux des colonnades qui décoraient
les deux tribunes supérieures convient bien à celte époque, et c'est
au VI* siècle que peuvent être assignées les inscriptions en mosaïque
qui ont été trouvées dans le narthex '.
La partie nouvelle, comme l'ancienne, a été construite sur des
tombes. L'escalier conduisant à la tribune de gauche repose sur
un sarcophage en pierre (n° bî sur le plan) dont le couvercle a été
laissé intact; le bord du sarcophage s'étant brisé en partie du côté
du sud, on l'a réparé en y appliquant de champ une grande tuile «.
t. Voir p. 8.
2. C'est peut-être à cette époi|ue d'abaudon qu'il faut placer la violation de la tombe
de Fahia Salsa : voir p. 21.
3. Voir de Rossi, Borna solterranea, t. Il, p. 223.
4. Voir de Rossi, La capseila argentea africana, p. 14.
.ï. M. l'abbé Duchesiie suppose qu'ils restèrent en Espagne.
6. La grille placée devant le socle n'en est éloignée que de 3". 73.
7. Voir plus loiu, chapitre x.
8. Long'. 0"',49, larg. 0",36, épaiss. O^.OT ; elle est munie sur une d.' ses faces de
deux reboids plats.
F.A RASIFJQUF DK SAINTE SALSA, A TIPASA il
— Derrière la t)orte du sud qui menait à un édifice dépendant de
la basilique, on voit un autre sarcophage en pierre (n" /\S) qui s'é-
lève de o'",».") au-dessus du sol de la basilique. Je le crois cependant
antérieur à l'allongement de l'église. Le seuil de la porte dont il
s'agit n'est pas, en ed'et, au même niveau que le sol de la basilique,
mais plus élevé deo'°,7o; en d'autres termes, le terrain qui s'étend
en dehors de la porte est plus élevé que le sol de la basilique, ce
qui s'explique par les travaux de nivellement que l'on dut, lors de
l'allongement, faire à l'intérieur de la basilique pour que le sol
en fi'it partout plan. A l'extérieur, au sud. on ne fit pas de travaux
semblables; d'ailleurs, ils étaient rendus impossibles par le voisi-
nage d'un édifice antérieur, construit à un niveau plus élevé que
celui (le la basilique. Avant ces travaux de nivellement, la tombe
n° 48 était sous terre; après, on la priva de son couvercle, on la
combla avec de la terre, des pierres et des morceaux de briques,
et on l'incorpora dans le petit escalier (aujourd'hui détruit) qui,
de l'intérieur de l'église, permettait d'atteindre le seuil de la porte
(lu sud. — D'autres tombes, situées dans la nef, sont peut-être
aussi antérieures à l'allongement de l'église, en particulier les
tombes à amphores n"^ 4o et 44, et les tombes avec couvercle de
briques n°* 43, 45, 49-51. Mais comme les preuves de cette anté-
riorité manquent, je parlerai des tombes en question au chapitre
suivant, en inônie temps que décolles qui furent faites à l'intérieur
de la basilique.
La longueur de l'église agrandie est de io'^.fJo, le double de
celle de l'église primitive. Les murs sont construits de même ' et
ce sont aussi des piliers qui séparent la nef des bas -côtés. Le sol
est simplement en terre battue.
A droite et à gauche de l'entrée de l'église, le long des murs
sud et nord, on voit un escalier en pierre de taille. Arrivé à une
hauteur de 2™,4o, cet escalier tourne à angle droit le long du mur
de façade et il est supporté à cet endroit par deux piles en pierre
réunies par un arc en berceau. Les deux escaliers sont détruits
dans leur partie supérieure, mais il est probable (|u'ilsont fait en-
core retour à angle droit vers l'intérieur de l'église pour atteindre
les tribunes, élevées de ^'",9.0 environ au-dessus du so! de la ba-
silique" : celte troisième série de marches a dû être en bois. Des
1. Voir plus haut, p. 11-1-2. — Les fond liions étaient peu profondes, car ou trouve
le roc de la colline à 0"',60 — 0"',70 au-dessous du sol do l'église dans la partie sud et
à 0™,80-l mètre dans la partie nord.
•2. a^.'iO jusqu'aux clefs de voille des archivoltes suirnoiilaiit les piliers; {)'",-ii pour
42 première: partie
morlaises que Ton leiuarque à I cxtréinilé de plusieurs marches
alteslent l existence d'une rampe en métal.
Nous avons fait observer plus haut* que la basilique primitive
n'avait probablement pas de tribunes : il est nécessaire de suppo-
ser qu'on lui on ajoula lors de rallongement de l'édifice, car une
telle disparate n'eiH pas été admissible.
Chaque tribune était bordée du côté de la nel'par une colonnade
en pierre, dont nous avons retrouvé les tùts, les bases et les cha-
piteaux, un peu partout parmi les décombres de Téglise *, quelques-
uns à uno hauteur qui prouvait leur emploi dans les parties supé-
rieures de rédilîce. I.csbases%de la t'ornje la plus rudimenlaire, —
un socle rectangulaire surmonté d'un tronc de cône (voir pi, VII,
fig. i), — mesurent en moyenne of",33 dehaut(o",'>o pour la partie
rectangulaire, o™,r3pourla partie tronconique), o'",r»2de large en
bas (partie rectangulaire) et o'",/|2 en haut (partie tronconique).
Elles sont percées sur deux de leurs faces, opposées l'une à l'autre,
d'une mortaise allongée, profonde de 0^,08 en moyenne, dans la-
quelle venait s'insérer la barre horizontale inférieure de la grille
placée dans chaque entre-colonnement. — Les fûts mesurent en
moyenne i™,o8 de hauteur; quant aux diamètres, ils ne sont pas
partout les mêmes, ce qui s'explique par le fait que tous ces fûts
n'ont pas été taillés exprès pour les colonnades des tribunes. Parmi
ceux que nous avons trouvés, au nombre de douze, quatre et les
fragments de quatre autres sont parfaitement cylindriques, ils me-
surent o'",42 de diamètre en bas et en haut; ils présentent en bas
et en haut une simple bande en saillie. Les autres, pris à des édi-
fices antérieurs ont été simplement coupés dans des fûts plus al-
longés. L'un, mesurant o™,42 de diamètre en bas et o™,4o en
haut, n'a de moulure ni en haut, ni en bas. Deux autres, dont le
les clefs di; voûte ; 0^,'6Z pour la bande surmontant les arehivoltes (voir pour ces
I hiffrps, p. 14 et 15, n. 1); 0™,15 environ pour le ])lanclior di's tribunes.
I. Voir |J. 15.
t. La plupart dans !a partie récente. — l'ne base a été employée dans le mur qui
passe par-dessus les tombes 10 et 31. Deux colonnes près de la petite porte du nord, au-
dessus dos tombes 24-29. Quatre chapiteaux de la première série (voir plus loin), au
même endroit, un au're encastré dans le bas d'une colonne près de la tombe 11 (voir
chapitre xu), un autre à 7 mètres de l'église, au nord-est. Un des chapiteaux de la
seconde si'rie, dans le mur construit par-dessus les tombes 10 et 31 ; pour les trOis
autres, voir le texte plus loin. — 11 n'y a pas à tenir grand compte de ces indications,
car la plupart de ces bases, lûts et chapiteaux, ont été déplacés : on comprend que
les Arabes se soient ser\is de ces matériaux facilement déplaçables pour orner le»
gourbis qu'ils se sont construits à l'intérieur de l'église ou aux alentours.
'i. .Nous en avons trouvé huit en tout ; il l'u faudrait vingt-deux.
\A HASTMOUE l)K SAINTE SA[.SA. A TIPASA 43
diamètre est de o"»,},') en bas, de o"»,!?!) et o"' ii on Imul, présentent
uno liande saillante en bas; en liant, on a creusé simplement une
rainure circulaire pour imiter une moulure. Le quatrième, dont le
diamètre en bas est de o'",'3o et qui va se rétrécissant vers le haut,
H une bag'uetleet un filet en haut et rien en bas; le long de ce fût,
on voit, à intervalles réguliers, des cercles en creux imitant les
joints que formeraient des tambours superposés. — Ces fùlsde co-
lonnes présentent de chatiue côté, au tiers de la hauteur*, une mor-
taise carrée, destinée à fixer la barre horizontale supérieure de la
grille dont il a été parlé à propos des bases.
Nous avons trouvé neuf des chapiteaux qui appartenaient à cette
colonnade. Ils sont formés d'un mince tailloir de o"',52 de côté en
moyenne, et, au-dessous, de deux volutes très grossières : entre
ces volutes se voit un ornement qui varie selon les chapiteaux :
bande verticale, filets horizontaux entre deux bandes verticales,
ovale, triangle, branche à rameaux symétriquement divergents. La
hauteur moyenne est de o^jSG. Ces chapiteaux s'adaptent parfai-
tement aux fûts cylindriques de o™,42 de diamètre, fabriqués exprès
pour' les deux colonnades des tribunes. On trouvera planche VII,
figure t, la représentation d'une des colonnes des tribunes avec sa
base et son chapiteau, et ligures 2 et i, la représentation de deux
autres chapiteaux. — Quatre chapiteaux, à volutes aussi, mais un
peu plus petits que les précédents, renflés sur leurs faces latérales
et ne présentant sur le devant et le derrière aucun ornement entre
leurs volutes (l'un d'eux est représenté pi. VII, fig. 5 et 5 a ; chez
les autres, les volutes sont simples et ne sont pas cernées comme
dans celui-là de baguettes longitudinales), ont pu appartenir aussi
à ces colonnades des tribunes, quoique cela ne soit pas. prouvé ;
ils auraient été placés par-dessus les fiUs d'un diamètre plus polit
que les autres, dont nous avons parlé plus haut; plus tard trois
d'entre eux furent employés dans la colonnade de très basse époque
construite à l'intérieur même de la nef (voir chap. xn). — Il n'est
pas douteux que ces colonnes des tribunes aient été placées exac-
tement au-dessus des piliers de la nef. Contre le mur de façade,
chaque colonnade était terminée par deux demi-colonnes*, dont
la base ressemble aux bases des colonnes entières, et dont le
t. Les trois dcfii iers fùls nientionn(?s dans lo tovte ont cette iiiDrlaise creusée un peu
plus haut encore.
2. Nous ne les avons pas trouvées gisant sur le sol nièrae de la basilique, mais à 0™,5tf
de liautsjur pour celle de droite, et 1™,50 pour celle de gauctie. Elles étaient doue cer-
tainement placées sur les tribunes.
44 PREMIÈRE PARTIE
chapiteau est un grossier bourrelet horizontal surmonte d'un mince
tailloir; dans lu base et le fût sont aussi creusées deux mortaises
pour Tintroduction des barres de la grille. Du côté de l'abside,
nous n'avons pas trouvé de demi-colonnes semblables, mais là aussi
elles ont dû exister'.
I.e grand nombre de claveaux trouves parmi les décombres de
Tégiise et le peu d'élévation des colonnes (i^.yy), qui correspondent
à peine à une hauteur d'homme, me font supposer que les colonnes
des tribunes étaient surmontées d'archivoltes. Par-dessus, devait
encore être construit ini mur élevant la nef au-dessus des bascôlés
et percé de fenêtres qui éclairaient l'édifice. Ce mur était sans doute
en maçonnerie plutôt qu'en pierres dt; taille : nous avons trouvé de
nombreux morceaux en blocage (petites pierres, fragments de
briques noyées dans du mortier), qui ont pu lui appartenir. Pour
la disposition probable de la toiture, en dos d'àne au-dessus de la
nef, inclinée au-dessus des bas-côlés, je renvoie à ce que j'ai dit
plus haut, au chapitre iv^ Nous avons découvert un très grand
nombre de fragments de tuiles plates présentant deux rebords sur
une de leurs faces* et de tuiles demi-cylindriques, placées autre-
fois au-dessus des joints des tuiles plates*. La hauteur maximade
l'église devait être de plus de lo mètres ".
1. On voit bien contre l'abside deux demi-colonnes qui ont été placées à une très basse
t'jjùque à l'extrémité de deux coUmnHdcs construiti's à l'intéi-ieui- de la nef (voir ciia-
pitre xii]. Je ne pense pas qu'elles aient pu otra placées auparavant à l'extrémité dos
deux colonnades des tribunes, car elles diffèrent trop des colonnes de ces tribunes :
elles ne sont pas de même style; elles sout d'une seule pièce, tandis que, dans les
autres co'onnes, la base, le fût et le chapiteau forment des pièces distinctes; euliu les
dimensions ne sont pas exactement les mêmes (larg. 0™,425 au lieu de On»,yi ; haut.
|m 56 ot I™.o0 au lieu dc0™,33 -f I™,08 -j-0™,36 = 1",77). — Un autre fût de .Icmi-
colonne. trouvé près de l'abside, à gauche, n'appartenait pas non plus à la colonnade
de la tribune de gauche : il est trop petit pmir cela (i'^^Oi de haut, 0™,30 de dia-
mètre) ; il a dii faire partie des matériaux jetés dans le mur informe, construit à une
très basse époque eutre les piliers de la nef.
2. P. 13.
3. Épaisseur moyenne de ces tuiles : 0™,0I.>. La longueur d'une d'entre elles, con-
servée, est de 0™,49.
4. L'une d'elles, complète, mesure 0™,40 de long et 0™,I3 de diamètre. — Nims
avons aussi trouvé de nombreux fragments de petits tubes qui, agencés les uns dans
les autres, et noyés dans la maçonnerie, constituaient des voûtes. Ces tubes en terre
cuite sont très fréquents en Afrique : voir par exemple Saladin, Archives des Mis-
sions, série III, t. Xlll, p. 35, fig. 44.
5. 4™, 20 jusqu'aux tribunes (voir plus haut, p. 41, n. 1); l"",?? pour les colonnes;
On», 90 pour la hauteur du plein cintre; 0™,90 environ pour la clef de voûte et la bande
horizDutale qui devait la surmonter; 1 mètre environ pour le mur percé de fenêtres;
im 5(1 environ représentant la pente du toit.
LA lUSII.KjUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 45
J'eut-èlre y avait-il uikî coi-niclie au sommet des murs : plusieurs
Iragments semblables recueillis, soit h FinUrieur, soit aux abords
de l'édifice, paraissent s'y rapporter. Voir la coupe d'un de ces
IVagments, phinclie VII, figure lo (hauteuro°',2or)).
Le mur de façade n'est percé que d'une porte, au milieu. Elle
mesure in>,()'J de largeur et n'est conservée que jusqu'à une hau-
teur de im,()G, mais clJe était probablement plus élevée». Le seuil
et les montants présentent, du côté de l'extérieur, des feuillures,
contre lesquelles venait s'appuyer la porte en bois. Elle était main-
tenue en arrière par une bai-re fixée dans une entaille et un trou
creusé dans les montants à une hauteur de 1^,20 et semblables à
ceux de la petite porte du nord^.
Dans le mur latéral du nord, à la hauteur de la tombe .\-\, il y
a une autre porte bien conservée, haute de i™,84, large dec'sSg.
On y voit aussi des feuillures. La bari^e qui, placée à mi-hauteur,
maintenait la porte en bois par derrière, était fixée à l'ouest dans
un trou rond, large de o'",i3, profond de o"i5, et manœuvrait à
l'est dans un trou rectangulaire, haut de o"»,!.'), large de o'^,i-2 et
profond de i^,b^. Au-dessus de la porte, on voit une ouverture
cintrée, haute de om, 67, dans laquelle était peut-être enfermée une
sorte de truiisenna en pierre, avec des sculpturi's découpées à jour
ou profondément refouillees*.
Jai déjà parlé de la petite porte du sud qui mettait l'église en
communication avec un édifice voisin. Elle mesure o"',c)-2 de large
et n'est pas conservée dans toute sa hauteur ; elle présente aussi des
feuillures le long de ses montants.
De chaque côté de la porte du nord, le mur de la partie nouvelle
de la basilique, conservé à cet endroit jusqu'à une hauteur de 3'^,jb,
est percé de deux petites fenêtres*. Elles sont élevées de 2", e.') au-
1. Il semble qu'à une hauleur de 2™, 30, un vide dans le mur à gauche de la porte
indique l'emplacement qu'a dû occuper levlrémité d'un linleau. M. (Javault (pi. II) a
indiqué le linteau à une hauteur de l"',9ti.
2. Voir, p. 17.
:<. Cf. le dessus de porle mentioiméà l'Appendice. — Uan- les monuments chrétien.s
de la Syrie, ces arcs de décharge, formant des lunettes demi-i'irculaires au-dessus des
portes, iont ^queuts (de Vogiié, Architecture de la Syrie centrale, t. H, pi. 69;
Holtzinger, Handlnich der christ lichen Architektur, p. 57). Eu Afrique, la b.isilique
d'AnnuuiKi(Thibilis) en ofl're un exemple (Ravoisié, Exploration scientifique île l'AI-
i/érie, t. Il, pi. 4 et l'i) : dans cette contrée, on rencontre du reste de semblaMes bi-
nettes depuis le Haut-Empire jusqu'à l'époque byzantine (Sala Jin, Arc/uï'M rfes ilis.s-ions,
série 111, t. Xlll, 1887, p.76, fig. 137; p. tOj, fig. 330 ; p. 173, fig. 303 ; - T Tte du
fort byzantin de M'daouroucb; etc.).
V. F-es doux plus rapprochées de la porte se trouvent à l™,6o de cette porte. Les
40 PKEMIERE PARTIE
dessus du sol, et mesurent en moyenne om,;"»i de large et o»,6o de
haut ; dans rébrusement, à dioile et à gauche, une feuillure à fond
plat, large de o», 1/4, profonde de o^ioa à o'',o4, servait sans au-
cun doute à fixer une plaque de pierre découpée à jour qui rem-
plissait l'intérieur de la fenêtre. Actuellement, aucune de ces plaques
n'est plus en place, mais nous en avons trouvé do nombreux frag-
ments parmi les décombres. On trouvera planche VII, figure 8. la
reproduction du bas d'une de ces garnitures de fenêtre*. Il n'y a
pas de fenêtres semblables à la même hauteur dans le murdusud,
entre l'angle qu'il forme avec le mur de façade et la petite porte
conduisant à l'édifice voisin de la basilique. Il n'y en a pas non
plus dans le mur de façade, adroite de laporlf. Ailleurs, les murs
de l'église ne se sont pas conservés à une hauteur suffisante pour
que l'on puisse dire s'il s'y trouvait des ouvertures analogues. Ces
petites fenêtres n'avaient sans doute pas d'autre objet que de don-
ner du jour au bas-côté de gauche, surmonté d'une tribune qui
l'empêchait de recevoir directement la lumière du haut de la nef. —
L'intérieur de l'église était, en eiïet, éclairé par les fenêtres qui de-
vaient être percées dans les deux murs surmontant les colonnades
des tribunes, et c'est probablement à ces fenêtres supérieures, aussi
bien qu'à celles des bas-côtés, qu'il convient d'attribuer les frag-
ments de plaques en pierre, découpées à jour, que nous avons re-
cueillis parmi les ruines*.
A l'intérieur de la basilique, et près de l'escalier de la tribune
de gauche, il existe une sorte de socle trapézoïdal, dont les côtés
sont fermés par des pierres de taille dressées de champ, et dont
l'intérieur est en blocage ; il atteint une hauteur de 011,49. Je ne
sais pas à quoi il a pu servir ^
deus autres sont distantes des précédentes de i™,20. Ces fenêtres ne correspondent
pas am baies formées par les piliers de la nef et par les archivoltes qui les surmon-
taient.
1. Largeur 0™,54; épaU>eur û™,13 ; hauteur de ce qui subsiste 0™,43. Des tran-
sennae analogues sont très fréquentes aux fenêtres des basiliques primitives : voir
Dehio et Tou Bezold, Die kirchliehe Baukunst dUi Abendlandes, p. 110; Holtiingnr,
Die aUc/iristliche Architektw, p. 69-71. — Pour l'Afrique en particulier, voir Sa-
ladin. Archives dis Mission'^, série III, t. XIII, 1887, p. 93, ûg. 160.
2. J'attribuerais en particulier à une fenêtre supérieure le fragment de tramemia
n-produit pi. VIII, fig 9. La largeur (ou hauteurj est de 0™,53, l'épaisseur de O^JO.
épaisseur qui diffère de celle du fragment reproduit pi. VII, flg. 8, et ayant appartenu
certainement à une des fenêtres inférieures.
'i. Ce n..' peut être le soubassement d'un amkon ; il est beaucoup trop près de
l'eutree. M. Gavault pense au soubassement d'an orgue.
LA HASn.IQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 4?
La basilique était précédée d'un portique ou nartliex, dont la
largeur correspond exactement à celle de la basilique elle-même
et dont la profondeur est de 'i°^,^\o; il est limité en avant par une
ligne de six piliers. Entre les deux piliers du milieu s'ouvre un
couloir qui conduit à la porte de Ja basilique ; il est pavé en mortier
et en briques : en avant du seuil de la porte il y a deux dalles en
pierre (voir le plan). A l'entrée du couloir, à droite, se voit une sorte
de borne arrondie, enfoncée en terre, d'un diamètre de o""/i7 et
s'élevant au-dessus du sol du couloir deo™,'j2'.
A droite et à gauche de ce couloir, des ouvertures, percées dans
un mur bas', donnent accès à deux terrasses plus élevées que le
couloir de o™,25, et qui étaient bordées par des cancels en pierre
découpés à jour. Au nord, on voit encore les rainures dans les-
quelles était introduit le cancel : en bas; dans le mur de façade de
l'église; en face de ce mur, le long du dernier pilier de gauche.
Des fragments de ce cancel, qui s'élevait à une hauteur de o°^,i)\,
ont même été retrouvés ; le dessin, fort simple, consistait en une
bande médiane horizontale que venaient croiser des bandes ver-
ticales : les parties ajourées avaient donc la forme de rectangles.
Sur le devant de la terrasse de gauche, deux des piliers présentent
aussi des rainures, et nous avons recueilli à cet endroit quelques
restes de cancels : le dessin semble avoir consisté en plusieurs sé-
ries superposées de demi-cercles'. Sur le devant de la terrasse de
droite, il n'y a pas trace de rainures ; cependant, là aussi, quelques
fragments de cancels ont été retrouvés. Celui du côté du sud a dû
être supprimé quand le sarcophage indiqué sur le plan par le
chiffre 67 fut posé à cet endroit.
Sauf aux endroits oii il y a des tombes (dont nous parlerons plus
loin), le sol de ces terrasses est en terre battue. Il est possible de
reconstituer la charpente de la toiture en appentis, d'ailleurs d'une
disposition fort simple. Au-dessus des six piliers devaient être
placées, bout à bout, des poutres parallèles au mur de façade de
l'église. Elles soutenaient les extrémités d'entraits qui, formant
avec elles des angles droits, allaient rejoindre le mur de façade,
1. Lu façou régulière dont elle est taillée pai'-dessus prouve que ce n'est paa le frag-
ment (l'une colonne qui aurait été placée à cet endruif. — Il m- serait pas impossible
qu'elle ait servi de pied à un bassin pdur les ablutions; cependant elle est bien basse
pour cela.
i. Deux montants de porte, pris sans doute à quelque construction antérieure, mar-
quent l'entrée de la terrasse de droite. Cette entrée est précédée il'uae marche en pierre.
3. Cf. plus haut, p. 26, n. a.
48 PKEMIÈHE PARTIE
ou ils scaroiuaicnl dans des Uuus irclaiigulaires dont plusieurs
se voient encore dans la pai-tio du mur qui est conservée, au sud'.
Celte série d'enlraits était placée horizontalement, à une hauteur
de in», 98 au-dessus du sol des terrasses (comme l'indiquenl les
trous). Enfin des arbalétriers, disposés obliquement, a|ipiiyaicnt
par devant leurs extrémités sur les poutres et allaient, eux aussi,
s'enloncer dans le mur de façade, dans des trous perces i",î>.3 plus
haut que ceux dont il vient dètre parlé. Ils supportaient la toiture
en tuiles, inclinée vers le devant du portique. De nombreux frag-
ments de ces tuiles ont été retrouvés : elles ressemblaient à celles
de la toiture de l'église.
X. — Tombes creusées dans le sol de la basilique.
Tout autour de la basilique de sainte Salsa, se voit un grand
cimetière chrétien à ciel ouvert'. Les sépultures sont : une quan-
tité innombrable de sarcophages en pierre, orientés tous plus ou
moins exactement de Fouest à Test (les morts regardant l'orient),
et sur quelques-uns desquels sont gravées des croix mouogram-
matiques^; plusieurs mausolées dont le plan seul, carré ou rec-
tangulaire, est reconnaissable ; des tombes, faites en maçonnerie,
ayant la forme de demi-cylindres et couvrant des sarcophages en
pierre : plusieurs de ces tombes présentent sur le devani une dé-
coration en mosaïque^.
I.Haut. luoyeune 0™,IJ; larg. O^.IO; [;i-oroud. u^'.iu. ("estions sout distants l'un
de l'autre de O^.So, l'",og, 1'","2d.
i. Sur des cimetières seiiiblal)les, voir de Rossi, Roma sotlerranea, t. IIL p. 304 sq. ;
Bull, di archeologia crisliana^ série III, t. III, 187S, p. i08 sq., et série IV, t. lil,
1884, p. 144 gq.
3. Souvent, il y a plusieurs sarcophages superposés. — Qiielques-uus de ces sarco-
phages sont bisomes.
4. Cf. les ir.ouuments de incrae forme indiqu.'s pai' Carloii, Bulletin du Comité,
1890, p. 15:i, et Ueluttrf, L'rpigrap/iie chrétienne à Curthaye (extrait du Compte rendu
du Congrès scientifique international des calholii/u-ts, 1891), p. 2d, n' 48. Ces mo-
saïques, exposéesà l'air depuis des siècles, sont uuturclUnient fort endommagées.
M. l'abbé Saint-Uérand a attiré mou attention sur l'une d'eutre elles où l'on voit un
LA MSUJQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 49
A l'intérieur iiiôiiie de la basilique, il existe une cinquantaine
de tombes*. C'était sans doute un lionneur très recli';rrhé que
d'être enterré dans le voisinage de la martvre*.
Ces tombes sont de trois sortes : tombes à amphores, tombes à
couvercle de tuiles disposées en dos d'àneS sarcophages en pierre.
Il n'y a que deux tombes à amphore (n"» f\o et 44 sur le plan). Ces
tombes consistent en de simples amphores sciées en leur milieu. On
y a introduit le corps d'un enfant et Ton a rapproché ensuite les deux
tronçons, de telle sorte que l'amphore à première vue paraît in-
tacte*. Par-dessus Tamphoro de la tombe 4" on a placé deux ran-
gées de briques, disposées en dos d'âne ; par-dessus celle de la
tombe 44, il y a deux rangées de minces dalles en pierre calcaire.
I.cs tombes de la seconde sorte sont au nombre de cinq seule-
ment (43, 45, 49, 5o, 5i). Elles étaient fort endommagées; cepen-
hout d'inscription (long, de la tnmhe :^™,10, larg. 2™, 10; — larg. du champ de l'in-
scription 1™,09, haut 0™,20 ; haut dos lettres 0™,11, cubes bleus) :
me[
ANNOS XÇII Palme
Me[inoria vixit] annon XVIIJ. Après le chiBfre des années il y a une palme rouge.
— Autour de l'inscription, un entrelacs où le bleu, le jaune, le rouge et le vert alter-
nent.
1. Sans compter celles qui peuvent se trouver dans la partie non fouillée.
î Voir plus haut, p. 30. — On remarquera que les tombes sont creusées surtout
daus la partie antique de l'église, là où se trouvait le corps de la .sainte.
3. Nous avons fait observer (p. -il) que les tombes appartenant à ces deux types de
lombes, qui se trouvent dans la partie nouvelle de l'église, sont peut-être antérieures
à l'allongement de l'édifice.
4. Les tombes fi amphores sont fréquentes en Afrique, depuis l'époque punique jus-
qu'à l'époque chrétienne. Les amphores ne sont pas toujours coupées de même, et sou-
vent il y en a plusieurs emboîtées. Voir : Delattre, Bulletin du Comité, 1886, p. 227
ft Collections du Musée Aloui, p. tll (Carthage, époques punique et chrétienne);
Vercoutre, Bévue archéologique, série 111, t. X, 1887. p. 30 sq. et 180 sq. (Sfax,
époque chrétienne); Hannczo, Recueil de Constantine, t. XXVI, 1892, p. 286 (Salakta) ;
Etenaud, Bulletin du Comité, 1887, p. 449 (Zarzis, époque chrétienne); Saladin,
Arcliwes des Mission-i, série III, t. XIII, 1887, p. 15 (Lamta, époque chrétienne);
Carton, Bévue archéologique, t. XV, 1890, p. 25 et Bulletin du Comité, 1890, p. 180
(Bulla Regia); Delattre, Recueil de Constantine, t. XXV, 1888-1889, p. 271 (oasis de
Liouah dans le Zab, époque chrétienne) ; A. de Mortillet et Topinard, Bulletin de la
Société d'anthropologie de Parii, série IV, t. XI, 1888, p. 720 sq. (Biskra, Stora,
Philippeville, Chéraga près d'.\lger). — En dehors de l'Afrique, en Sardaigne {Notizie
degli Scavi, 1881, p. 30 ; !89.!, p. 216) ; dans le midi de la France et en I^igurie (I e
Blant, L'épigraphie chrétienne en Gaule et dans l'Afrique romaine, p. 31 ; Issel, Bul-
leltino dt paletnologia italiana, f. XI, p. 188.T, p. iOP-!10, pi. IX, lig. 7 et 8.
50 PREMIÈRE PARTIE
dant on reconnaît que le squelette y était placé sur une rangée de
briques plates, et que deux autres rangées de briques semblables,
formant dos d'âne, s'élevaient par-dessus. Dans la tombe 4â» j'ai
recueilli quelques poteries enterre jaune et faites au tour; ce sont :
une petite cruche à anse plate, à ventre lurbiniforme, à col mince,
à goulot évasé (hauteur o>n,i8; diamètre o™,[4); des fragments de
deux autres vases analogues, mais avec deux anses; une petite
lampe lisse (long. o™,io3); quelques fragments de vases et plats,
méconnaissables'. — Les autres tombes ne contenaient pas de mo-
bilier funéraire.
Toutes les autres tombes de la basilique sont des sarcophages
en pierre. Ils mesurent de ini,8o à 2^,15 de longueur (sauf les sar-
cophages d'enfants qui sont naturellement plus petits) et o°i,65 à
on», 85 de largeur. L'intérieur des cuves est ou rectangulaire, ou
arrondi du côté de la tète, ce qui est plus rare. Les couvercles,
d'une seule pièce, sont plats ou légèrement bombés*; quelques-uns
ont été fixés aux bords de la cuve par des coulées de plomba A
l'intérieur il n'y a pas de mobilier funéraire *: on n'y trouve que le
mort, quelquefois enfermé dans un cercueil de bois, en pin ou en
chêne». En général, les couvercles afûeurent à peu près le sol de
la basilique*. Plusieurs le dépassent pourtant (n»» i8, 29, 3o, 3i)',
mais ces tombes ont été placées contre des murs, à des endroits
où elles ne gênaient pas beaucoup la circulation.
Un de ces sarcophages en pierre doit être mentionné spéciale-
ment : il est désigné sur le plan par le chiffre n et se trouve dans
le chœur, à droite du socle portant le sarcophage de la sainte. Le
couvercle était intact. Nous n'avons trouvé dedans (ju un squelette
d'homme âgé, enfermé dans un cercueil en pin dont de nombreux
fragments se voyaient encore au moment où nous avons ouvert la
tombe. Cette tombe est postérieure à la mosaïque dont elle coupe
1. On peut 32 demander, il est vrai, si cette tombe n'est pas antérieure à l'église,
les sépultures chrétiennes ne contenant pas eu général de mobilier funéraire.
2. Celui de la tombe 19 présente en outre, de chaque coté, dans le sens de la lon-
gueur, deux bandes à légère saillie.
3. N" 19 et 20.
4. Sauf dans la tombe 39, où j'ai trouvé deux petites monnaies frustes.
5. N" 17, 20, 42.
6. Il y a cependant entre des tombes voisines des différences de niveau assez fortes
(0™,la au maximum).
7. Tombe n" 18 à 0™,30 au-dessus du sol; n° 29, haute avec son couvercle de O^.SÛ,
tout entière au-dessus du sol et reposant en partie sur la tombe n" 26; u" 30 à O'^.SS
au-dessus du sol; n" 31 à 0™,40 au-dessus du sol.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 51
le dessin, mais elle est certainement antérieure à la colonnade de
la nef dont nous parlerons plus loin, car une des bases de ces co-
lonnes reposait dessus. C'était évidemment un personnage impor-
tant qui était enseveli là, seul auprès du tombeau principal.
Toutes ces tombes sont orientées de Testa l'ouest et à l'intérieur
les tètes se trouvent à l'ouest. Il n'y a que deux exceptions : une
petite tombe d'entant dans la nef (n» 4), et un grand sarcophage
en pierre au fond du bas-côté de gauche (n» 18). Dans ce sarcophage
orienté du nord au sud, la tète était au nord. Nous avons vu qu'il
y a eu là un remaniement : une porte dont le seuil se trouvait
om,55 plus bas que le sol de l'église a été ensuite murée *; par de-
vant on plaça ce sarcophage et l'espace environnant fut remblayé.
Parmi la terre et les pierres qui furent alors jetées à cet endroit,
nous avons trouvé des tessons de plusieurs amphore? à pointe ; un
fragment de plat rond ; une petite pierre bleue de forme hémi-
sphérique, ayant dû servir de chaton de bague; quarante-deux pe-
tites monnaies de bronze extrêmement frustes '. Sous le sarcophage,
il y avait trois cippes payens, sans doute pris dans le voisinage et
destinés à le caler : ils étaient posés à plat. — Sur l'un d'eux (hau-
teur om98; largeur om,4a; épaisseur om,2i), on voit, en haut, une
rosace accostée de deux oiseaux ; à droite et à gauche de ce groupe
une fleur (celle de gauche est en partie détruite). Au-dessous,
une arcade supportée par deux piliers corinthiens ; dedans, entre
deux arbres, une femme et deux enfants. La femme, vêtue d'une
tunique et d'un manteau, tient de la main gauche une grappe
de raisin ; le bras droit est plié sous le manteau. A droite, ime
jeune fille vêtue d'une tunique tient de ses deux mains un objet
indistinct (oiseau? ou quadrupède?). A gauche, un jeune garçon
vêtu d'une tunique courte, porte un quadrupède. Chacun de ces
trois personnages est debout sur un suggestus. Plus bas, l'inscrip-
tion suivante (hauteur moyenne des lettres : om,o4).
{sic)
D M
STATTE • DAT:
STATIA • SECv
NDA-SOROk
Î>IS • F
(.vie) V • A • XXVM •
1. P. 16.
i. .l'y ai reconnu deux Constantin I", un Constantin II, un Constance II (tloheu, t. VI,
(>. Hi, n» 224), un Valens, un Valentinien I" ou II.
52 PREMIERE PARTIE
D{is) m{anibus) StatJ]{a)e Dat[aje. Statia Secunda sorori piis{si-
mae) f\,ecit). V{ixit} uninis) XXV...
A la fin, je doute qu'il faille lire m^ensibus), car il n"y a rien
après. Cet M est peut-être une erreur de lapicide pour III.
Le second cippe, dont nous n'avons que la partie supérieure (hau-
teur de ce qui reste i°»,o2 ; largeur o™,58 ; épaisseur o™, 19), est
arrondi en haut. Il est divisé en deux registres. Celui du haut, ar-
rondi comme le cippe à sa partie supérieure, enferme un buste de
famme, à peine ébauché et fort laid. Celui du bas, carré, était des-
tiné à recevoir une inscription qu'on n'y a jamais gravée.
Le troisième cippe était aussi brisé et nous n'en avons trouvé
que la partie inférieure, sur laquelle on voit le bas d'un cadre qua-
drangulaire destiné de même à recevoir une inscription (haut, de
ce qui reste du cippe 0^,98 ; larg. o™,56 ; épaiss. o",2i).
Le dessus de plusieurs de ces sarcophages est décoré en mo-
saïque et présente des inscriptions funéraires. On sait que ces
couvercles de tombes chrétiennes en mosaïque sont fréquents en
Afrique'.
Voici la description de> couvercles en mosaïque que nous avons
trouvés dans la basilique de Fabia Salsa.
Tombe n» 4, en avant du troisième pilier de gauche (à partir de
l'abside). Une subsiste plus que la partie de gauche de la mosaïque,
le reste ayant été détruit lorsque l'on posa la colonnade qui précède
le pilier. Largeur cnjSS ; hauteur des lettres o™,i24. Cubes bleu
foncé.
MEMJOrîfl
Au-dessous, une palme rouge disposée horizontalement.
1. A Carthage : C. I. L., VIII, 1341S, 13462, 13543, 13743, 13751, 13786, 13813,
141i9, 14144, 14168, 14171, 14175, 14184, 14185, 14214, 14222, 14227, 14229, 14235,
14251 ; Rohaut de Fleury, La Messe, t. IV, p. 68, pi. CGLXXV. — A Utique : C. 1. L.,
14326 ; Rohaut de Fleury. l. e. — k Sousse : C. I. i., 11149. — A Lamta : C. I. L.,
11 117 sq. — A Henchir-Beni-Hassen : C. I. L., 11134. — A Sfax : C. I. L., 11077 sq.
— A Tabarka : C. I. L., 17385 sq. ; Comptes rendus de l'Académie des inscriptions
et belles-lettres, 1890, p. 129 et 330 (fouilles de MM. Toutain, Pradère et Woog). —
A Gonstantine : C. I. L., p. 620, n» e. — A Tébessa : C. I. L., 2009-2013. — A Sétif :
Comptes rendue de l'Académie d'Hippone, t. XXIII, 1888, p. lxix, n* XXII; Recueil
de Constantine, t. XXVI, 1890-1891, p. 358; peiit-otre au.ssi flecH-ei/ r/tf Constantine.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 53
Tombe n» 3, entre le troisième et le quatrième pilier de gauche
(voir pi. V). Longueur de la surface en mosaïque ^",33; largeur
()",6r>.. Hauteur des lettres o™,ro5. Cubes bleus.
M-ISTEFAXl IN PAGE
RECESSIT III-K-MAIAS
La barre médiane des A est brisée. — M{emoria) htefani {— Ste-
phani); inpacereceasit III K{alendas) Maias. — Les dimensions de
la tombe montrent qu'elle a servi de sépulture à un enfant. Tout
autour de l'inscription, il y a une tresse en cubes blancs, bleus,
rouges, verts et jaunes.
Tombes n° 6, entre le quatrième et le cinquième piliers de droite.
Longueur i™,8o; largeur o", 69. Hauteur des lettres o",i45. Cubes
bleus.
MEMORIA ASTERI INNOCKN
TIS FIDELIS IN PAGE REGESSIT
Memorin Asterl{i) Innocentis ; pielisinpace récessif. — Au-des-
sous, il y a une suite de fleurs de lotus alternativement droites et
renversées : les contours sont bleus, les corolles vertes, les fleurs
blanches ; les intervalles sont alternativement rouges et jaunes.
4°
Tombe n° 7, dans le bas-côté de droite. La mosaïque, qui déborde
t. XXII, 188i, p. 207, n* 16. — A Sertei : Brochin et Héron de Villel'osse, daus le Bul-
letin du Comité, 1888, p. 428, 434, pi. Xlll. — A Orléausxille : C. I. i., 9709, 9713.
— A Ténès : C. I. L., 9093, 9694.
1. Sur la formule africaine fidelis in pace voir Le Blaiit, Comptes rendus de l'Aca-
démie des imcriptions, 1881, p. 247; Uelattre, Bévue de l'Afrique française, 1886,
p. 245.
^
54
PREMIÈRE PARTIE
le couvercle de la tombe, est fort endommagée. Hauteur dos lettres
o'û.iSii. Cubes bleus. Voir la ûgure 2.
Fig. 3.
ÏF]l,{avia) Mica vivit a[nn]is XXI H ; in p ace v[ecess\il.
a) Palme jaune et palme rouge opposées.
h,b,b,b) Tresse. Cubes bleus pour les contours; verts, rouges et
jaunes pour l'intérieur.
c) Parallélogrammes en vert, jaune et rouge (voir la pi. V où
cette partie de la mosaïque est représentée).
d) Large bande jaune, bordée de bleu; au-dessus et au-dessous,
des boutons de lotus et de grandes feuilles allongées (voir la même
planche).
e) Suite de demi-cercles dont les courbes sont en haut, et dont
les diamètres reposent sur une ligne parallèle à l'inscription. Ces
demi-cercles enferment des rectangles enfermant eux-mêmes des
moitiés de croix à branches arrondies, croix qui sont disposées
obliquement. Les couleurs employées sont le bleu, le jaune, le rouge
et le vert.
5°
Tombe n" 8 (au sud de la précédente). Longueur du couvercle
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 55
i",i4; largeur o"47. Hauteur des lettres o",iu. Cubes bleus. L'in-
scription n'avait qu'une ligne :
[lEMORIA|D
Au-dessus et au-dessous de l'inscription, ligne de carrés bleus
et tresse (contours bleus, intérieur vert, rouge et jaune).
6»
Tombes qui portent le n° 9. — A l'intérieur de la citerne, plus
ancienne que l'église, que l'on voit à la hauteur des cinquièmes pi-
liers, se trouvent trois tombes parallèles, appartenant à un même
ensemble. Celles de droite et de gauche sont des sarcophages en
pierre avec des couvercles en dos d'âne ; quant à celle du milieu,
on l'a constituée en reliant, à l'ouest et à l'est, les extrémités de
deux autres tombes au moyen de deux dalles dressées de champ :
ainsi a été formé un réduit rectangulaire dans lequel le corps était
déposé. Le couvercle de cette tombe du milieu posait, non pas sur
les deux dalles dressées, mais sur les couvercles des deux autres
tombes : le couvercle de celle de gauche a même été légèrement
échancré à cet effet. Le rebord des dalles (qui ne dépasse pas le ni-
veau des deux sarcophages voisins) n'adhérant point au couvercle
du milieu, le vide a été rempli de chaque côté par deux assises de
briques. Contre le sarcophage de droite se trouve un autre sarco-
phage (n" i3 sur le plan), qui est posé, non plus à l'intérieur, mais
sur le bord même de la citerne, échancré pour le recevoir. Son
couvercle dépasse de 0^,07 celui du sarcophage voisin. Cette tombe,
parallèle aux précédentes, appartient probablement aussi au même
ensemble. Comme on peut le voir sur le plan, l'orientation des
quatre tombes en question diffère assez sensiblement de celle des
autres sépultures de l'église et est déterminée par l'existence de
la citerne. — Plus tard, trois de ces tombes ont été en partie re-
couvertes par un pilier et par deux dalles placées à cet endroit
(voir le plan et le chap. xn).
Le couvercle du milieu, qui posait sur les deux couvercles voi-
sins, présente une inscription en mosaïque déjà publiée' et qui est
aujourd'hui presque complètement détruite.*. Je dois à la grande
i. C. I. L., n» 9313; Bulletin du Comité, 18S7, p. ICU, 11° 704.
2. U ne reste plus que quelques lettres des lignes i, 3, 7 et 8. M. Scbraidt, il y a
56 PREMIÈRE PARTIE
obligeance de M. Trémaux une copie très soignée de cette inscrip-
i
i \ '.-• V.Î ^) L
j> \
A ?t ^ »"
{Ui "** «/ ^ i^ ta 1 V V Û il â i^
Fis. 3.
T roman \ del.
huit ans, en avait encore lu les sept dernières lignes {^EphemcHs epigraphica, t. V.
p. 460, n» 960). — Cettp inscription est en place dans la basilique (et non dans le jardin
de M. Trémaux).
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA
57
tion, copie qui a l'avantage d'indiquer les bords du couvercle et
par conséquent d'une manière approximative le nombre des lettres
qui manquent à chaque ligne (voir ci-contre la fig. 3) '.
Tombe n° lo, dans le bas-côté de gauche à la hauteur du cin-
quième pilier. Longueur 2", 35; largeur 0^,67. — La mosaïque est
très endommagée. Hauteur des lettres o"", 12. Cubes bleus. Voir la
figure 4-
^SSIT
. _ _. ,^ «-'fï f f\ aV <-ri
r- l
' . (
Fig.
M[e]moria Aconi(i) ; in Ipace r]ecessit.
a, a) Palme : cubes blancs, bleus, verts et rouges.
b, b) Tresse : cubes bleus et verts.
Deux fragments du couvercle de la même tombe, trouvés parmi
les décombres à l'extrémité du bas-côté de droite. Hauteur des
lettres o^.ogâ. Cubes bleus.
a)
DMNIOl
b)
1. Ligne I : il faut lire évidemmeut [me]mori[a]. — Ligne 11 : [S]ic positus est et uu
nom propre qui commence par une des lettres B, D, E. F, P, R et se termine en tius.
Il n'y a pas de date consulaire à la fin de la liçnc 10 : d'ailleurs la restitution Pu[seo
et loliamie co]«.f est impossible, puisqu'il n'y a pas «s et que la place est insuflisante
pour cette restitution.
58 PKEMIERE PARTIE
9"
Plusieurs fragments trouvés presque à fleur de terre en avant
de l'abside. Ils doivent provenir d'une fouille antérieure. La plu-
part sont complètement informes. En voici deux où l'on reconnaît
des lettres :
a) b)
~TPAP 3A
On a déjà publié (C. I. L., y'3i4 a) un fragment de couvercle en
mosaïque, trouvé dans la basilique de sainte Salsa' et qui a peut-
être appartenu à la même tombe.
Les éléments manquent pour dater avec précision ces inscriptions
en mosaïque. D'après la forme des lettres et la simplicité des for-
mules, elles ne sembleraient pas postérieures au V siècle. L'expres-
sion récessif, qui se retrouve sur plusieurs d'entre elles (accompa-
gnée des mots inpace)^, indiquerait à Rome une époque antérieure
au milieu du v« siècle environ% et en Gaule une époque antérieure
à la fin du même siècle*. Mais en Afrique, où elle est assez rare,
on ne peut fixer de limites chronologiques précises». En Bétique,
la formule recessit in pace, très fréquente, se maintint jusqu'à une
époque très basset — On doit remarquer que c'est au v^ siècle que
remontent presque toutes les inscriptions chrétiennes sur mosaïque
datées d'Afrique'.
Dans le narthex de l'église, on a aussi placé plusieurs sarcophages
i. Voir plus haut, p. 10, n. 4.
■2. N" -2, 3, 4, 7.
3. De Rossi, Roma sotterranea, t. II, p. :J25.
4. Sauf à Marseille où elle s'est maintenue plus longtemps, voir Le Blant, Inscrip-
tions de la Gaule, p. x ; xt\, n. 1 et t. Il, p. 153.
ii. A Sertei {Bulletin du Comité, 1888, p. 435-436) : années 444 et 467. — A Tiaret-
{Bulktin d'Oran, t. VI, 1886, p. 41, n» 1052), année 473. — A Ternaten, près de
de Frendah, province d'Oran {Bulletin d'Oran, t. XI, 1891, p. 412), année 480. — A
Bône (C. I. L., Vlll, 3262) : la date semble être l'année 357. Autre inscription de
Bône (C. /. Z., VIII, 10840), sans date. — A Lamta (C. /. L., 11126 et U13I), pro-
bablement du Y' siècle. — A Macteur (C. /. L., 11879), sans date. A Perrégaux ^Bul-
letin d'Oran, t. XII, S.*:'it, p. 403 et 404), sans date.
6. Hiibner, Inscriptione-i Hispaniae christianae, p. ix.
7. Héron de Villel'osse, Bulletin du Comité, 188», p. 437. — Celle de Sétif publiée
dans les Comptes rendus d'Bippone, 188», p. lux, est de 454. Le W 11128 du Corpu$
(Lamta) est peut-être de 433; le n- 11129 (Lamta), de 429.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 59
en pierre. Les n°* 56 et 57 à droite, sont légèrement enfoncés dans
le sol du narthex et le n» 67 est entouré de petits murs en pierres.
Sur la terrasse d(! gauche, il y a quatre tombes dont les couvercles
affleurent le sol*.
Trois de ces couvercles sont décorés de mosaïques .
Tombe 54, — Longueur de la partie en mosaïque i^.gS; largeur
o™,9o. Hauteur des lettres o™,ii3. Cubes bleus. Le chrisme, Val-
pha et Voinéga sont en cubes blancs sur fond bleu. — Voir la re-
production de ce couvercle de tombe, figure 5.
î
//K^AyÀyAyi i
INMOMlNECKlSTIKEaVIESl
CinMfî^CElNHANCMEMORlASI
^..^ MDlWITQVlXiïANMOSVNDECI,
Fia. 5.
In nomine C(h)risti requiescit in pace in hanc memoria(m) Sindi-
vult qui vixit annon undeci{m). — Autour du chrisme, il y a une
couronne verte. Au-dessus et au-dessous de rinscription, entre
des filets bleus, des fleurs de lotus alternativement droites et ren-
versées' (contours bleus, intérieur vert, intervalles entre ces fleurs
en 1*0 uge).
i. La tombe 55 que j'ai fait ouvrir renfermait le squelette d'un enfant (tête à l'ouest).
Le côté sud de cette tombe s'appuie contre un mur en maçonnerie. — Trois seulement
de ces quatre tombes sont iudi((uées sur le plan, car la quatrième, celle de Stepbania,
située à l'ouest de la tombe 53 et placée à un niveau plus bas, n'avait pas été d'abord
remarquée par mol. C'est M. l'abbé Saint-Géraud qui me l'a signalée.
'2. Cet alpha a la forme cursive, très fréquente en Afrique dans les chrisnies : voir
Delamare, Exploration scientifique de l'Algérie, pi. 180, fig. 10; de Rossi, //ull. de
archeoloyia cristiana, série 111, t. 111, 1878, p. 116; etc., etc.
3. Cf. l'inscription d'Asterius Innocens, publiée plus haut, p. 53.
60
PREMIÈRE PARTIE
Tombe 53. — Longueur de la tombe 5™, iG ; largeur cn.fig. L'in-
scription est très endommagée. Hauteur des lettres 0^,07 à la pre-
mière ligne, o™,o88 à la seconde, o°',o7'i à la troisième et à la qua-
trième. Cubes verts jusqu'à ISTAS inclusivement : le reste est en
cubes bleus. Dans le D de la seconde ligne, les contours sont en
rouge, l'intérieur en vert. L'écriture est onciale. Voir figure fi.
à\n
àisTAseriê
Fig. 6.
Memoria Adeoâ[ati diajconi, d^epositi) in p[ace].
A droite de l'inscription, un cadre à l'intérieur duquel il y avait
peut-èfre un chrisme. Dans les angles de ce cadre, qui est presque
entièrement détruit, on voit des fleurs de lotus (cubes rouges, verts
et bleus).
Je crois que, dans la rédaction de ces deux inscriptions, rien
n'empêche de les dater de la première moitié du vi* siècle, date
conforme aux observations que nous avons présentées sur l'époque
probable de l'allongement de l'église.
Tombe à l'est du n° 53*. Longueur de la tombe o^.yçi; largeur
o™,4o. Hauteur des lettres o™,o85. Cubes bleus. A gauche un chrisme
de la forme de celui du n° 10 (avec l'a et l'w), dans un cercle.
M E .\î O R I A
ISTEFANIE
R E C E P T A
I \ PAGE
Memoria lstefanie(z= Stephaniae) ; recepta in pace. — La formule
recepta in pace se retrouve à Rome sur une inscription datant du
1. Voir plus haut, p. 5", n. 1.
LA BASILIQUE DP: SAINTE SALSA, A TIPASA 61
iv^ ou du V siècle*, en Bétique sur deux inscriptions, datées lune
de /|85, l'autre de 489*. Le chrisme indique le v« ou la première
partie du vie siècle.
XI. — Objets trouvés sur le sol de la basilique.
Nous n'avons trouvé que peu il'objels sur le sol de la basilique.
Ce sont surtout des lampes et des monnaies.
A droite et à gauche de la tombe indiquée sur le plan par le
n° 18 (au fond du bas-côté de gauche), nous avons recueilli une cin-
quantaine de lampes eu terre jaune, percées d'un ou de deux, plus
rarement de trois Irous, d'une longueur variant de 0^,09 à o'^jiS :
la prise ne présente pas de trou de suspension. Plusieur? portent
des inscriptions moulées. On a trouvé des lampes semblables sur
tout le littoral à l'ouest d'Alger, à Fouka, à Tipasa (collections
Trémaux et Coulombel), à Cherchel, à Gonraya. La fabrique était
peut-être à Cherchel.
Cinq exemplaires : EMITE LVCERNAS ]] COLATAS AB ASSE
Un exemplaire : JCERNAS || COLa[
Un exemplaire : MM^, LVCERNAS || COLATAS AB ASSE
Eini.te lucerna^ col{l)atas ab asse^.
20
Un exemplaire : EMITE LVCJ |nAS11aRASs|
id. \EKii As\\ mmmmm
i»L |r NAS 11 a]
Emite hicernas ab ass[e vénales ou Cul[{l)atas]. Remarquez la forme
du B qui ressemble à une R.
1. De Rossi, BuUettino di archeologia eristiana, série 11, t. IV (1873), p. 30.
i. Hiibuer, Inscriptiones Binpaniae christianae, u" 46 et 47 (cf. le fragment n» 6-2) .
3. Cf C. I. L., VIII, 1(1478, 1, c et e; de Cardaillac, Bulletin trimestriel de géo-
r/raphie et d'archéologie d'Oran, t. X, 1890, p. 304, fîg. 57 et p. 305, Cg. 58; Waille et
Gauokler, Bévue archéologique, t. XVII, 1891, p. 138, n» 3.
62 PREMIERE PARTIE
3o
Un exemplaire : LVCERΫ| |1 \\S ENITE
id. LVCERN ^
Lucern[asab asse col{l)at]as enite. Enite = Emile.
4»
Deux exemplaires : LVCERNAS COLATAS ||
Un exemplaire : {tAS||abJ
Lucernas col{l)atas ab [asse emite] .
50
Deux exemplaires : HJC6RNAS II ARASS6N6
Lucernas ab ass(e) ene. Ene = eme : cf n° 3. Pour la forme du B
d'ab, cf. no 2.
6o
Deux exemplaires : ABASSENELVC j] ERNASVENALES
Uu exemplaire: |œLVc|1^
Ab ass{e) ene {= eme) lucernas vénales'.
LVCERNAS Q:Q,lM2i'AÂ \ \ O F^C I N A A S 3x^N I
Peut-être faut-il interpréter ainsi cette inscription : Lucernas
col{l)alas {exj of[fi]cina {ab) at^&Ç?) t{m)i{te). Mais on peut supposer
aussi qu'après officina il y a un nom propre.
8o
^||lvcernJ
1. Cf. C. I. L., Vlll, UI478, i, a; Ka\oisié, Exploration scientifique de l Algérie,
t. m, pi. 44, Sg. VI ; de Cardaillac, /. c, p. 306, fig. 59; W'ail'o et Gauckler, l. c,
p. U7, n" 1.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA
9»
Sept exemplaires : tout autour, une série de postes en relieL
Trois exemplaires : autour, sillon circulaire flanqué à droite et
à gauche de petites stries symétriques, de sorte que l'aspect est ce-
lui d'une couronne de feuillage; autour du bec, sillon demi-circu-
laire bordé par des stries semblables.
Cinq exemplaires : autour, branche d'olivier ou de laurier mou-
lée.
12»
Six exemplaires : autour, une suite de deux petits cercles con-
centriques en relief avec un bouton au centre.
i3»
Un exemplaire : rien autour; au centre, stries rayonnantes si-
mulant une coquille.
i4<»
Trois exemplaires lisses.
Nous avons trouvé en outre, à cet endroit, des fragments com-
plètement indistincts, appartenant à une dizaine de lampes envi-
ron.
Derrière la petite porte du nord a été recueillie une lampe en
terre jaune avec trois petits trous disposés en triangle au centre,
deux becs en avant, enfin une tète de femme assez fruste à la prise
(long. O-»,!!»).
Les autres lampes recueillies dans la basilique de sainte Salsa
sont en terre rouge grossière et, d'une manière générale, paraissent
appartenir au vie siècle '. Elles rentrent dans la série des lampes
chrétiennes si communes en Afrique et dont le Musée de Saint-Louis
1. l'iii'mi l(!s représentations de ces lampes,' il y a des croix simples et des croix mo-
)io;,'rainmHtiquef, mais aucun monogramme avec la croix en forme d'X,
64 PKKMIÈHE PAUTIE
à CarUuige possède eu particulier uue importante collecliou'. — Sur
le bord, il va uue zone d'ornements cousistaul en rosettes, cœurs,
triangles qui présentent à l'intérieur des chevrons emboîtés, des lo-
sanges, des rectangles, des cercles concentriques. Au milieu, des
sujets divers. Les trous sont au nombre de deux. La prise est pleine.
La longueur est d'ordinaire do cn.iS à o'",i4, quelquefois moins.
— Ces lampes ont été trouvées presque toutes autour du socle qui
portait le sarcophage de sainte Salsa, quelques-unes près de l'abside
à l'extrémité de gauche de la nef, quatre ou cinq autres, isolées,
en divers endroits de la basilique.
Voici la liste dos niotils que Ion voit au milieu de ces lampes.
1° Croix à branches légèrement concaxes (se rapprochant de la
croix de Malte) -, qui présente à riutérieiir cinq cercles et un io-
sauge, semés et accostés de petits points.
2° Autre à peu près semblable; quatre cercles et trois losanges
il l'intérieur.
3° Autre très fruste.
4° Autre.
.">» Croix semblable présentant à l'intérieur des ornements qui
sont devenus indistincts, sauf une petite croix au centre ^ Par der-
rière, on a tracé à la pointe un F, sans doute une croix monogram-
matique inachevée.
6» Croix monogrammatique à l'intérieur de laquelle il y a des
losanges, des boutons et des cercles *.
7°, 8°, 9° Autres semblables.
io° Autre. Par derrière, une branche à rameaux symétriques.
Il" Simple bande verticale à côtés légèrement concaves, flanquée
à droite et à gauche d'un triangle.
12" Bouton d'où rayonnent des feuilles lancéolées : dans les in-
tervalles de ces feuilles, petits boutons.
i3o Colombe (?) vue de face^ Par derrière, il y a une marque in-
distincte.
i4° Colombe marchant.
1. Voir Delaltre, Lampes chn^tiennea de Carthage. dans les Missions catholiques,
t. XII, IsïiO, p. 27s sq. (et imprimé ù part dans \a Bibliothèque illustrée des Alissions
catholiques) ; le même, Lampes chrétiennes de Carthage. dans la Bévue de l'art
chrétiett, 1S90, )«91 et 1892. Cf. Kraus, Beal-Fncyklopsedie der christlichen Aller-
thùmer, t. U, p. 272 sq.
2. Kraus, l. c, p. 275, n" 141.
3. Cf. Kraus, /. c, p. 275, n" 139.
4. Cf. Kraus, /. c, p. 277, n' loo,
5. Exactement semblable à Kraus, /. c, p. 27b, n" 137.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA 65
lo" Autre semblable.
i6o Cygne marchant.
17° Poisson.
18" Lièvre courant.
19° Lièvre courant et tout autour quatre feuilles en forme de
cœur et un losange. Par derrière, une croix en relief à huit rayons.
20° Lièvre courant et, par-dessous, un chien en arrrH.
210 Chien courant et, par-dessous, lièvre s'enfuyanten retournant
la tête '.
22° Cerf marchant*.
23° Vase(?)'.
24» Vase *.
200 Hosace à si.\ pétales.
Et des fragments indistincts appartenant à sept lampes environ.
Nous avons trouvé environ cent cinquante petites monnaies de
bronze sur le soi de l'église. Elles sont toutes très frustes. Jai re-
connu .• un Constantin h"; un Constantin II; nn Constance II (Co-
hen, t. VI, p. 3i3, n° 224); un Valons (Cohen, p. 420, n» 72?} ; un
Gratien (Cohen, p. 438, n° 68 ou un des suivants jusqu'à 72 inclus);
un Théodose (Cohen, p. 4(51, n° 49) ; un Arcadius(Sabatier, Monnaies
byzantines, t. I, p. 106, n» 4r); un Honorius (Cohen, p. 483, n"54).
Au milieu de l'église, au-dessus de la tombe 39, a été recueillie
une bague en argent à bords arrondis; elle est aplatie d'un côté
de manière à former un chaton ovale sur lequel il y avait peut-être
quelque signe que l'oxydation a fait disparaître. — Entre les cou-
vercles des tombes 19 et 20, dans le l)as-côté de gauche, avait glissé
une petite plaque très mince en or (diamètre o™,o42}, percée au
centre d'un petit trou et présentant l'aspect d'une fleur à quatre
pétales : elle recouvrait peut-être une broche destinée à attacher
un manteau. — Au fond de la nef. à gauche, il y avait quelques
fragments d'un petit vase en verre et d'un œuf d'autruche. Des dé-
bris de poteries grossières (plats ou cruches), en terre rouge ou
jaune, ont été trouvés en divers endroits : dans l'abside, près de
l'escalier de droite, au fond du bas-côté de droite, dans le bas-côté
de gauche, derrière la petite porte.
1. Cf. pour le sujet Cardaillac, Bulletin iTOran, t. X. I8!t0, p. o\l , fisr. 76 bis.
2. Cf. Cardaillac, /. c, p. 312, fig. 69.
•^. F'arait analogue à l'exemplaire de Kraus, l. c, p. 276, n" loi.
4. Cf. pour la forme, Rohaut de Fleury, La Messe, t. IV, pi. CCLX.XIH en haut, à
gauche.
66 PREMIÈRE PARTIE
X.II. — Dernières transformations et destruction de la basilique.
La basilique ne demeura pas longtemps dans Tétat où nous l'a-
vons décrite au chapitre ix. Dans la nef, de chaque côté, à une
distance moyenne d'un mètre en avant des piliers, on établit une
colonnade. Cette double colonnade, absolument barbare, a été faite
sans aucun souci de la mosaïque, ni des tombes antérieures, ni
de la grille qui entourait le sarcophage de sainte Salsa; les maté-
riaux sont disparates, les colonnes ne sont même pas exactement
alignées .
Au fond de la nef, en avant de l'abside, les colonnades commen-
çaient par deux demi-colonnes, où le chapiteau, le fût et la base
sont faits d'une pièce ' : l'une des deux est reproduite planche VII,
figure 6. Onadù les prendre à unédiflceantérieur', et comme elles n'é-
taient pas assez hautes on les a dressées sur un grossier socle en
pierre'. — La colonne placée devant le premier pilier de droite a
une base en pierre présentant d'assez grossières moulures *, et un
mauvais chapiteau à deux volutes (entre les deux volutes est
sculpté un ovale; : voir planche Vn, figure 4'- Le fût en pierre, dont
1. Haut, de l'une l°',o9, de l'autre l^jàG; larg. 0°',423. Ces demi-colonnes étaient à
terre; cependant les socle?, ainsi qu'une légère entaille faite dans le mur au fond de la
nef à gauche, et dont la haut«ur correspond à celle d'une des demi-colonnes, indiquent ■
clairement l'emplacement qu'elles ont occupé.
i. Elles présentent par devant (vers le bas, et aui deux tiers de leur hauteur), des
mortaises carrées qui indiquent les points d'attache inférieur et supérieur d'une grille
(ces mortaises ne sont pas indiquées sur le dessin). Or, ces demi-colonnes sont dres-
sées sur des socles (ne présentant eui-mêmes aucune mortaise); si l'on admettait donc
qu'elles ont été faites exprès pour les colonnades en question, il faudrait soutenir que
les grilles laissaient entre elles et le sol un espace vide de 0™,90 environ, ce qui serait
absurbe.
3. Celui de gauche est formé de deux pierres superposées, l'une à plat, épaisse de
0™,18, l'autre de champ, haute de 0™,48; celui de droite n'est formé que d'une seule
pierre, haute de 0'^,10 (voir pour la disposition la planche V, où ces deux socles sont
représentés). — La hauteur totale du socle et de la demi-colonne est de 2™,i6 à droite
(l™,o6-f 0™,70), et de i^.iô à gauche (i™,594-u™,ib + 0™, 48). Ces hauteurs doivent
être naturellement aussi celles des autres colonnes.
4. Plinthe haute de 0™,tû, gros tore, filet, scotie, filet, petite scotie, bande à profil
oblique. Haut. 0™,27; largeur de la plinthe 0™,31.
5. Ce chapiteau ne semble pas appartenir i la même série que les chapiteaux à to-
Intes des colonnades des tribunes (voir plus haut, p. 43). — Haut. 0™,41 ; larg. du
tailloir, 0™,52 par devant et par derrière; 0™,58 sur les côtés.
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA, A TIPASA ^7
il reste trois tronçons, est percé de plusieurs mortaises'. La colonne
d'en face a une base et un fût semblables, le chapiteau, trop petit
pour le fût, présente deux grosses volutes qui sont renflées sur les
côtés*. — En avant des seconds piliers, il y a, de part et d'autre,
une colonne en granit de Gouraya ' qui reposait sur un simple
tambour de pierre* et était surmontée d'un chapiteau en pierre
d'un style corinthien très dégénéré (i\° ou v» siècle)*. — De-
vant le troisième pilier de droite, nous avons trouvé les restes
d'un fût en marbre» et d'un chapiteau corinthien de même ma-
tière (m" siècle environ)'. Le bas du fût reposait sur le sol même
de la basilique mais pour plus de solidité il était encastré par der-
rière dans un tambour de pierre, par devant dans un chapiteau
qui, d'après ses dimensions et son style, a certainement appartenu
auparavant k une des deux colonnades des tribunes' : tambour et
chapiteau avaient été échancrés pour mieux enserrer le fût en marbre.
J'ai recueilli, brisés en menus morceaux et disséminés un peu par-
tout dans la basilique, des fragments d'un fût et d'un chapiteau de
marbre semblables. Mais la colonne à laquelle ils appartenaient n'a
pas élé placée en avant du troisième pilier de gauche, car à cet
endroit j'ai trouvé des fragments d'un fût en pierre » et un chapi-
teau à volutes renflé sur les côtés, chapiteau semblable à celui qui
surmontait la première colonne de gauche '». La base a disparu,
mais elle était supportée par une dalle en pierre encore visible. —
En avant des quatrièmes piliers, il y avait deux bases en pierre
semblables à celles des deux premières colonnes", des fûts en
1. Diamètre 0'û,»9.
i. Haut. 0™,34; largeur du tailloir 0™,425.
3. Diamètre C^SS. Elles ?'amiiicissent vers le haut. — Ni l'une ui l'autre rie cen deus
colonnes n'est conservée en entier.
4. Diamètre 0™,4S ; hauteur de celui de droite 0™,23,de celui do gauche O^.SS.— \
ci'ité du tambour de gauche, nous avons trouvé une galette de plomb très mince, me-
surant 0°',2t <lc diamètre, elle est percée de deux petits trous carrés. Elle a peut-être
servi à sceller le chapiteau au haut de la colonne.
5. Largeur en haut 0™,4t). Aucun des deux chapitoaus n'est complet.
6. Diamètre en bas 0™,32, en haut O^.Sia. Kn bas, banile saillante circulaire; en
haut, baguette et listel.
7. Diamètre en bas Oi", :{(.!. Le haut n'est pas conservé.
8. Voir plus haut, p. 42, ii. ii.
9. Diamètre 0"",38.
10. Haut. 0™,4i; le tailloir mesure U™,47 de côté.
11. Pour celle de droite, la plinthe, haute de 0™,18, mesure Û",;>l de côté, la hauti^ur
totale est de 0°>,37. Pour celle de gauche, la plinthe haute de 0™,I7 a 0™,48 de coté et
la hauteur totale est de 0°',39i elle présente une mortaise allongée sur une de ses faces
latérales.
68 PREMIÈRE PARTIE
pierre', et à droite un chapiteau à rolutes, renflé sur les côtés,
comme celui dont il vient d'être parlé, mais présentant en outre
cette particularité que les courbes des volutes sont cernées, sur les
côtés, par des baguettes horizontales» (en voir la reproduction
pi. VII, fig. 5 et 5 a ; à gauche le chapiteau ne s'est pas retrouvé.
En avant des cinquièmes piliers, il n'y a pas de colonnes, mais
deux gros piliers rectangulaires longs de o™,98. larges de o^.SS,
dont le bas seul est conservé'. Ils recouvrent les tombes 12*, i3
et une partie du sarcophage de droite de l'ensemble de tombes
portant le n° 9. Au nord et à l'est du pilier de droite, il y a encore
deux dalles en place» (voir le plan. M. Trémaux ma fait savoir que
celle du nord supportait un petit pilier* adossé contre le grand et
surmonté d'un chapiteau carré '. Ce pilier a aujourd'hui disparu.
Un petit pilier semblable (nous n'en avons trouvé aucun vestige en
place)' devait être adossé au gros pilier de gauche, du côté du sud,
et ces deux petits piliers se faisant face indiquaient peut-être l'entrée
du chœir. Je suis disposé à croire que ces gros piliers, avec les
petits piliers qui en dépendent, sont contemporains de la double
colonnade : ils se trouvent dans le même alignement. Cependant
cela n'est pas prouvé el l'on pourrait soutenir qu'ils sont contem-
porains de l'allongement de l'église ; la construction est un peu
meilleure que celle de la double colonnade.
1. Il ne reste que le bas de celui de droite. Celui de gauche, brisé en deus, mesure
1™,dO de haut et O'^.Si de diamètre: il présente plusieurs mortaises.
i. Haut. 0™,37 ; le tailloir mesure 0™,3i de cMé. — Pour la hauteur totale du la co-
lonne, on a : 0™,39 + l»,oO -)- 0™,37 = 2™.26 (cf. plus haut, p. 66. n. 3).
3. Celui de droite s'élè"e actuellement à une hauteur de 1™,36: celui de gauche, à
une hauteur de O^jSO.
i. Pour établir plus solidement le pilier de gauche, on a enlevé le couvercle de cette
tombe 1^, qui n'était pas exactement au niveiu du sol environnant, et on a rempli la
tombe de pierres.
5. Celle du nord est épaisse de 0™.t7 ; celle de l'est, de 0™,22.
6. Largeur 0™,343. Sur la face antérieure se voyait en relief un cartouche à queues
d aronde di.«posé. unn dans le sens de la longueur, mais dans celui de la hauteur : on
a sans doute employé là une pierre prise à un édiûce plus ancien.
7. Haut. 0™,355 : largeur en haut 0™,33. Les moulures sont à partir du bas : un talon,
un filet, un fore, un tîiet. une doucine, un filet, une scotie, un bandeau. J'emprunte ces
renseignements à nn dessin que M. Trémaux a bien voulu me montrer. Ce pilier et son
chapiteau ont. parait-il, été vulés.
S. Nojs avons cependant retrouvé, au-dessus de la tombe 35, une pierre large de O^.S?,
h'ute de 0™,39, qui présente la moitié d'un cartouche à queues d'aronde (voir pi. VII.
fig. 14), et en dehors de l'église, au sud. un chapiteau carré qui ressemble assez à celui
dont M. Trémaui m'a montré le dessin {les dimensions sont à peu près les mêmes,
mais les moulures ne sont pas identiques).
LA BASILTUUR DE SAINTE SAI>SA, A TIPASA 09
En avant (lu sixième pilier de droite, on voit encore le bas d'un
fiU en pierre encastré dans un mur de très basse époque '. En face,
se trouve en place une base semblable à celles des colonnes si-
tuées en avant des premiers piliers. — En avant du septième pilier
de gauche, un iilt de colonne-, dont le bas était en place, reposait
directement sur la tombe 37. En avant du huitième pilier, du môme
côté, nous avons trouvé deux fragments d'un fût en pierre ^ Enfin,
en avant du neuvième pilier, toujours du même côté, il y avait
une grande base en marbre d'une bonne époque*. Je n'ai pas fait
fouiller la partie de la nef qui s'étend en avant des septième, hui-
tième et neuvième piliers de droite.
Derrière la porte, en avant des dixièmes et onzièmes piliers, il
n'y avait pas de colonnes, mais deux murs parallèles fort mal
construits en petites pierres de taille, sans ciment », percés vers la
hauteur des onzièmes piliers d'une ouverture qui ne semble pas
avoir pu être formée par une porte". Il est probable que ces deux
murs sont aussi contemporains des deux colonnades dans les ali-
gnements desquelles ils se trouvent'.
Les colonnes s'élevaient jusqu'à une hauteur de 2™,25. Il est
vraisemblable qu'elles étaient surmontées d'une architrave en bois
car elles sont trop espacées pour avoir pu supporter une architrave
en pierre dont nous n'avons, du reste, trouvé nulle trace.
Tous les éléments de cette double colonnade ont été empruntes
à des édifices antérieurs. Quelques indices pourraient même faire
supposer, quoique cela soit, je l'avoue, peu vraisemblable, que la
basili(iue était déjà en partie démolie quand elle fut construite.
iNous avons vu qu'il n'est pas impossible que quelques-uns des cha-
piteaux qui en faisaient partie (ceux de la première et de la troi-
sième colonnes de gauche et de la quatrième colonne de droite) aient
été employés auparavant dans les deux colonnades des tribunes*.
l. Diamètre 0™,28.
•i. Diamètre 0",4:i.
3. Diamètre fi",31.
4. La plinthe, haute de 0'",i:i, a (J™,72 de côté. Au-dessus, une moulure eu forme de
quart de roud, un lilet.une scotie, un lilet et un congé. La hauteur totale est de 0™,3j ;
le diamètre en haut, de 0™,58.
5. Largeur 0™,49. Celui de droite est conservé jusqu'à une hauteur de 1^,45; celui
de gauche est presque complètement détruit.
6. Les montants ne présentent ni feuillure, ni trou.
7. Le mur de gauche repose en partie sur la tombe 47 et masque le soubassement
trapézoïdal dont il a été t|uestion plus haut, p. 4(i.
S. Voir p. ii.
70 PREMIÈRE PARTIE
Quant au chapiteau qui encastrait la troisième colonne de droite,
il appartenait certainement aux tribunes, mais il a pu être placé
à cet endroit, non lors de la construction de la double colonnade
de la nef, mais plus tard, après la dcslruclion partielle de ^égli^e,
pour consolider le bas de cette colonne, qui manquait de base.
De chaque côté de la nef, entre les piliers, on voit uu mur qui
commence au fond près de l'abside et se termine au sixième pilier.
En travers de la nef, entre le sixième pilier de dioile et le sixième
pilier de gauche, il y a un autre mur qui ne s'interrompt qu'au mi-
lieu pour laisser la place d'une porte dont les montants ('laient for-
més par deux piliers carrés. Ces murs forment ainsi un enclos, long
de i5 mètres, enfermant toute la partie orientale de la nef, en avant
de l'abside'.
Leur largeur est de o'^,5o, et leur hauteur ne semble pas avoir
dépassé i™,6o*.
Ils ont été faits sans aucun souci des constructions et monuments
antérieurs : ils recouvrent plusieurs tombes (n°^ 33-35) et en par-
ticulier les deux jolis couvercles en mosaïque des tombes 5 et 6;
le mur transversal de devant enferme les deux colonnes placées
en avant des sixièmes piliers ; la porte se trouve exactement au-
dessus d'un sarcophage (n° 36). — Les matériaux de construction
qui y ont été jetés les uns sur les autres, sans être même liés par
du ciment, sont fort divers. J'en énumère quelques-uns :
1° Des morceaux de porte (montants et linteaux);
2° Des fragments de colonnes et de demi-colonnes en pierre';
3° Des fragments de cancels en pierre découpés à jour;
4° Des fragments d'une ou plusieurs colonnes en marbre*;
ô» Un fragment de corniche en pierre ;
6° Un élégant pilastre en marbre, large de o", 195, épais de o",o85,
conservé sur une hauteur de o",5i : il est décoré sur sa face anté-
rieure de charmantes arabesques" (reproduit pi. VU, fîg. 12) ;
7" Un fragment en pierre décoré d'une petite croix en relief (type
de la croix de Malte) ;
). J';ii dû faire d<Hruire une partie de ces murs pour faciliter les fouilles de la nef,
ol aussi pour rechercher s'il n'y avait pas de tombes eu mosaïque par dessous.
t. C'est la haïuteur du mur entre la nef et le premier pilier de droite : elle semble
complète.
3. Cf. plus haut 44, n. 1.
4. Voir p. 30, n. 1.
5. 11 est (lu mo:iie style que les plaquis qui oriiaiciit le socle du sarcophage île sainte
Salsa (voir p. 33 et pi. VIII, iig. \-l).
LA BASILIQUE DE SAINTE SALSA. A TIPASA 71
8" Un autre fragment en pierre, présentant la partie supérieure
d'une croix monogrammalique ;
()° Dos fragments d'une stèle en tuf représentant un disque sur-
monté d'un croissant, le haut et le bas d'une petite colonne ionique
(faisant sans doute partie de l'encadrenient du sujet central);
lo" Le haut d'une stèle de type phénicien, en tuf, où l'on voit un
croissant surmontant un disque et flanqué à droite et à gauche du
symbole dit de Tanit; par-dessous, sous un fronton, la tête d'une
femme (hauteur de la tète o'",!?.); le reste de cette figure est
perdu '.
11° Une dalle de pierre, brisée dans sa partie supérieure, et por-
tant une inscription payenne (haut, de ce qui reste de la pierre
o™,4i ; larg. on',/i5; épaiss. o^.iS. Haut, des lettres : o"'\o6 pour la
ligne I ; o'",o45 pour les lignes suivantes) :
D M^
TVRPILIAE
SERVANDAE
V A XXIIIl
i9.o Un fragment de pilastre (larg. o-^jSS; épaiss, o°',4o; haut,
de ce qui reste o'",74) présentant sur le devant un cadre rectangu-
laire qui enferme une baguette striée obliquement;
i3° Un fragment d'un chapiteau de pilastre en pierre (peut-être
du même) de style corinthien;
14° Une petite base ovale avec un socle rectangulaire (haut. o°',2i ;
larg. o^j.io; long. o",73);
i5° Pierre qui provient probablement dun de ces murs (larg.
o™,35; haut. 0^,17 : épaiss. o"", 20; haut, des lettres o",5o) :
G • PÎT
Le point est douteux. Cette inscription semble appartenir à la
même série que celles qui ont été publiées au Corpus, n"* 9296,
9307, ainsi que par MM. Gavault, 'Revue africume, t. XXVII, i883,
p. 479> n"» 1-4, et Poinssot, Bulletin des Anliquités africaines, t. II,
1884, p. 214, n»* 487-490.
16° Pierre ayant servi de jambage de porte et semblant avoir
été employée ensuite dans le mur qui barrait la nef entre les
1. 11 existe à Tipasa, chez MM. Tréiiiaux et roiilomlicl, lilusitiiis stèles de ce style
— Cf. aussi Doublet, Musée d'Alger, pi. IV, (ig. 'J (stclc qui prmiciit de Tipasa).
72 PREMIÈRE PARTIE
sixièmes piliers. Sur la partie exlérieurede labande en saillie contre
laquelle s'appuyait la porte oq bois, ce bout d'inscription (haut.
des lettres o^joSS).
^S-CEîSvE[
xy» Des fragments d'une corniche en pierre; la coupe de cette
corniche est représentée planche VII, figure lo bis.
i8° Enfin un très grand nombre de claveaux.
Ces claveaux, comme le prouvent leurs dimensions', ont appar-
tenu à la basilique elle-même, et comme nous avons trouvé très
peu de claveaux dans la partie orientale de l'édifice, c'est sans
doute dans cette partie qu'ils étaient auparavant placés. Les murs
en question sont donc certainement postérieurs à la destruction
partielle de la basilique. Je ne pense pas cependant qu'ils aient
été construits par des Arabes qui, s'ils avaient voulu approprier
cette partie de la nef à de nouveaux usages, l'auraient débar-
rassée des monuments qui l'encombraient, en particulier du socle.
Au contraire, la disposition régulière de ces murs autour du
lieu le plus vénéré de l'église indique une œuvre chrétienne. Il est
probable qu'après la première invasion arabe et avant la conquête
définitive du pays, les derniers chrétiens de Tipasa ne voulurent
pas abandonner la relique de leur sainte patronne sous les ruines
que les infidèles venaient de faire. A la hâte et comme ils purent,
ils lui construisirent un abri. Humble chapelle d'abord, puis grande
basilique à partir du vi* siècle, l'édifice élevé sur les restes de
sainte Salsa ne fut plus au vu» qu'un misérable oratoire. Puis vint
la destruction totale -; quelques gourbis s'installèrentjdans la ruine '
et le souvenir de la sainte s'effaça. C'est à M. l'abbé Duchesne
que revient l'honneur d'avoir montré l'intérêt historique qui s'at-
tache à cette ruine.
I. Cf. pour ces dimensions, p. 14, n. 1.
1. L'église a été détruite par le fem, comme le prouvent les débris de charbons trouvés
par nous un peu partout. — On a constaté le même fait |>our d'autres églises dAfrique :
à Sertei {Bulletin du Comité, 188S, p. 426), •"> Tlielepte {ibid., 1885, p. 443-144), à Sidi
Embarek, près de Bordj-bou-Aréridj < Recueil de Comtantine, t. XVIII, 1878, p. 633), à
Djemila (Ravoisié, Ecploration scientifique de l'Algérie, t. 1, p. 64).
3. C est à l'époque arabe que j'attribuerais plusieurs mauvais murs qui ue réi-oudent
à aucune disposition architecturale : dans le bas-côté de gauche, au-dessus des tombes
10 et 31 (un chapiteau de l'église y était employé, voir plus haut, p. 42, n. 2); der-
rière la porte d'entrée; enfin entre le onzième pilier et l'escalier de droite (on y a em-
ployé aussi un chapiteau, appartenant à l'une de deux colonnades des tribunes). Les ma-
tériaux avec lesquels sont construits ces murs, semblent tous avoii- appartenu à la
basilique.
LA BASILIQUE DE SALNTE SALSA, A TIPASA 73
APPENDICE
Édifice situé au sud de la basilique de sainte Salsa.
A quelque? mètres au sud de la basilique, se. trouve la ruine
d'un petit édifice qui en était très probablement une dépendance-.
Je compte y faire plus tard des fouilles ' ; en attendant, je méconten-
terai de donner sur cet édifice quelques rapides indications.
11 n'est pas orienté exactement comme la basilique (voir le plan).
Los observations faites au sujet de la petite porte du sud^ me portent
à croire qu'il a été construit antérieurement à l'allongement de
l'église, c'est-à-dire antérieurement au commencement duvi^ siècle
à peu près. Le style des chapiteaux et la forme du chrisme qui
surmontait une des portes semblent indiquer le v" siècle, et plu-
tôt la première moitié de ce siècle que la seconde.
Il se compose d'un couloir, d'une salie rectangulaire s'ouvrant
au sud sur ce couloir, et d'une abside s'ouvrant au nord sur le
même couloir. Il avait un étage supérieur.
Le couloir, long de io'",2o, large de 2°',J5, présente deux en-
trées, l'une à l'ouest et l'autre à l'est; toutes deux sont flanquées
de deux demi-colonnes, surmontées de chapiteaux d'un style co-
rinthien dégénéré. Sur le côté droit d'un de ces chapiteaux, a été
gravé un chrisme (hauteur o",22) :
Contre la porte de l'est, se trouve actuellement une imposte en
plein cintre* présentant, sur le devant, des sculptures profondé-
I. I.a ruine émerge peu au dessus du sul actuel (l^/Jo au nord-ouest : c'est l'i^ftidroit
où elle s'est le mieux conservée).
i. Il faudra enlever l^.oO à l^.SO de terre et de débris, sauf dans l'abside qu'on a
un peu déblayée vers son entrée.
'.i. Voir p. 41. t
4. Haut, maxiraa 0",70, long, (l'e.vtrémlté de gauche manque en partie) 1",64 environ.
Par-dessous, cette pierre présente en avant et à droite (ell<' est brisée à gauche) des
bandes en saillie contre lesquelles s'appuyait le haut de la porte en bois, et un trou pour
l'introductiou du goud supérieur.
74 PREMIERE PARTIE
ment refouillées: c'e?t un chrisme accompagné dun alpha et d'un
omdga^.
Mais il n'est pas sur que cette imposte ait surmonté la porte en
question : elle était plutôt placée au-dessus de la porte de la salle
rerlangulaire.
Le mur qui limitait le couloir au nord est en pierres de taille».
Il est percé dans la partie qui se trouve à l'ouest de l'abside , voir
le plan' d'une petite porte ^ et dune petite fenêtre, dont le cadre
présente des feuillures dans lesquelles était jadis insérée une plaque
en pierre découpée à jour*. — La salle rectangulaire, qui a la même
longueur que le couloir et une largeur de 6°,io, a des murs en
blocage, consolidés à leurs angles et dans leur milieu par des pierres
de taille. Ils étaient surmontés d'une corniche dont on voit encore
plusieurs fragments'. A l'ouest, une feuillure pratiquée dans le
mur indique l'emplacement d'une fenêtre *. L'entrée donne sur le
couloir et est flanquée de deux demi-colonnes semblables aux quatre
autres du couloir; les montants présentent du côté de l'extérieur
une bande en saillie pour servir d'appui à la porte en bois '. Il faut
attendre des fouilles pour parler de la disposition intérieure de
celte salle. II y avait, semble-t-il, deux ou quatre piliers qui soute-
naient le plafond : j'ai indiqué sur le plan l'emplacement probable
d'un de ces piliers.
L'abside s'ouvre del'autre côté du couloir. Il est certain qu'elle
est de la même époque que le reste de l'édifice, comme le prouve
lagencemenl des pierres. En avant de l'entrée, il y a deux pi-
lastres qui s'opposent symétriquement aux deux demi-colonnes
placées à l'entrée de la salle rectangulaire : deux autres pilas-
tres semblables sont placés à l'intérieur même de l'entrée de l'ab-
side; les chapiteaux sont corinthiens*. L'arc qui surmonte l'entrée
1. L'w est minuscule.
î. Épaisseur 0™,50. Les assises sont de hauteur variable. Les pierres n'ont pas toutes
la même longueur : la plus longue mesure 1™,50.
3. Largeur 0™,yO. Elle est enterrée.
4. Longueur û™,65 ; hauteur û™,su.
5. Hauteur Û™,20. Celte corniche présente, i partir du haut, un Olet, une doucine, un
filet, un cavet, un tilet.
6. Il est probable qu'il y a\ait d'auU-es fenêtres dans les murs de cette salle, mais
on n'en voit plus la trace.
7. Cf. plus haut, p. 16.
8. Haut, du chapiteau 0™,5:J ; larg. eu haul u'",31, en bas Û™,31.
LA HASIIJQUR DE SAINTE SALSA, A TIPASA
75
est un cintre très surbaissé, en pierres de taille. Quant à l'abside
olle-nième, elle est construite en petites pierres noyées dans du
mortier. Elle était éclairée par trois petites fenêtres' dont les ca-
dres, en pierres de taille, présentent des feuillures.
A o^.aS au-dessus des pilastres qui précèdent l'entrée de l'abside,
on voit encore deux grandes mortaises rectangulai-res , percées
dans le mur*. Elles servaient sans doute d'amorces à des poutres
([ui faisaient partie du plancher de Fétage supérieur.
On pouvait accéder à cet étage supérieur par unescalier en pierres
de taille, placé en dehors de l'édifice, au nord-ouest. Mais cet es-
calier est construit d'une manière barbare et de plus il obstrue la
peiite porte latérale du couloir Je crois donc qu'il appartient à
une basse époque et qu'il a été fait pour mettre directement en com-
munication la porte du sud de la basilique avec l'étage supérieur
de l'édifice voisin. Il devait y avoir ailleurs un autre escalier per-
mettant d'atteindre l'étage dont il s'agit.
Je m'abstiendrai de toute hypothèse sur la destination de cet
édifice voisin de la basilique et en dépendant-' : les fouilles que
je compte y faire nous renseigneront peut-être à cet égard.
A quelques mètres à l'est de l'édifice en question gisent trois
fragments appartenant à un même bloc de pierre sur lequel était
gravée une inscription (hauteur du bloc o™,56 ; épaisseur o",4a)- Les
lettres, hautes de o",!/!, sont aujourd'hui extrêmement frustes et
c'est avec la plus grande difficulté que j'ai déchiffré ce qui suit
(lis- ?)■
DEDE^ROMISSA Im
CmNNClMINECKI*^'^
SALSM"^
Fig. 7.
A gauche et en haut, l'inscription est limitée par une cannelure.
1. Largeur et liauteiir moyenne U^jOU.
-i. Celle de l'ouest a O'^j^S de hauteur, 0™,i-2de largeur, O"",'.;» de profondeur; celle
de lest, 0'",30 de hauteur, 0",34 de largeur, 0™,21 de profondeur.
3. Sur les diverses constructions accessoires élevées auprès des basiliques, voir de
Rossi, Borna sotterranea, t. lU, p. 4t>2 sq.
76 PREMIERE PARTIE
Dedei (= dedi') promissa [ 7'equies]cit in nomine C{h)risti
in]tra... Salsa\e ] *.
Cette inscription, gisant à la surface du sol et quon aurait pu
lire depuis longtemps, nomme donc encore une fois la sainte en
l'honneur de laquelle la basilique a été élevée.
1. Comme me le fait remarquer M. de Rossi.
i. Dans une note insérée dans les Mélanges de VEcole française de Rome, l. XI,
1891, p. 1S4, j'atais indiqué à la troisième ligne du second morceau, quelques traces de
lettres où j'a-vais même cru voir... PiSCO..., tout en observant que cette lecture était
fort douteuse. Elle l'est tellement que je pense qu'en somme il vaut micuv ne rien in-
diquer du tout.
DEUXIÈME PARTfE
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SP:TIF
En octobre et en novembre 1S91, j'ai visité les ruines romaines
situées entre Sélif, Ain-Zana (l'ancienne Dia7ia Veteranonim) et
Ngaous. J'ai fait ce voyage à l'aide de fonds mis à la disposition
de l'École des lettres d'Alger par la Direction de l'Enseignement
supérieur. J'adresse ici mes remerciements à M. le Gouverneur
général de l'Algérie qui a bien voulu me recommander d'une ma-
nière toute particulière aux administrateurs des communes mixtes
que je devais parcourir, ainsi qu'à MM. Tardieu, Oppctit, Bédouet,
Henry, administrateurs des communes des Righas, des Eulmas,
d'Ain-el-Ksar, de Ngaous, à M. de Léotard, administrateur adjoint
de la commune des Righas : leur amabilité a beaucoup facilité
mes recherches.
On peut distinguer plusieurs régions dans le pays que j'ai visité :
1° la belle plaine du Bellezma, enfermée dans un cercle de hautes
montagnes, plaine où le sol est très fertile mais insuffisamment
arrosé • ; •>." la partie orientale du Hodna, où les cours d'eaux sont
nombreux, mais où la terre, argileuse, se prête moins à la culture;
30 plusieurs massifs de montagnes dont les principaux sont ceux
du djebel Bou-Thaleb, du djebel Mouassa, des Ali-ben-Sabor et des
Ouled-Sellem ; une population d'origine berbère les habite ; les
crêtes sont encore aujourd'hui assez boisées; /(" la région des
chotts (chott El-Bcida, chott El-Fraïra, etc.), nue, malsaine et
presque déserte,
1. Voir une étude do M. Luciani sur le Bcllczm.i dans la Revue île l'Afrir/iir fran-
çaixe, 1888, p. Ï13 sq., :U0 sq.
78 DEUXIKME PAIITIE
Tout le. |)ays plat, aussi bien autour dos cholts que dans le Bel-
lezma, était très pouplé à l'époque romaine. L'eau potable étant peu
abondante, des puits nombreux furent creusés dans la région des
cholts, des barrages établis dans le Bcllezma, et chaque proprié-
taire eut sa quantité d'eau strictement mesurée'. — Quant aux
montagnes, elles devaient être couvertes de belles forêts; des routes
furent cependant tracées dans les étroites vallées qu'elles enfer-
maient et des centres de population assez importants y furent
fondés.
Cette contrée se trouvait sur le territoire do deux provinces :
la Numidie et la Maurélanie. La route de Séfif à Auzia par le
Hodna était tout entière en Maurétanie, mais la frontière de la
Numidie la côtoyait presque -.
En Numidie, dans la partie méridionale du pays que j'ai visité,
il y avait deux iiiunicipes très importants : Lamasba et Diana. Le
territoire de la première do ces villes embrassait tout le BcUezma^;
celui de la seconde s'étendait jusqu'à •iG kilomètres au moins
à l'ouest de la ville*, et aS environ à l'est'. Diana, où s'étaient
établis des vétérans de la légion III Augusta, lut constituée en
municipe sous Anlonin le Pieux»; ses beaux arcs de triomphe
et les textes épigraphiques qu'on y a découverts montrent quelle
fut sa prospérité à la fin du ii^ et au iii« siècles. Lamasba semble
avoir été favorisée spécialement par l'empereur Garacalla'. La ro-
manisation de ce pays fut, scmble-t-il, assez complète : les inscrip-
tions les plus humbles y sont en général rédigées correctement.
Plus à l'ouest, il y avait encore deux villes assez importantes :
Zarai (Zraia) et Ngaous (don;, le nom antique est inconnu, mais qui
était peut-être une colonie)». Partout des routes; les très nom-
breuses bornes milliaires qui ont été retrouvées datent des iii^ et
iv siècles; les plus anciennes sont du règne de Garacalla.
La population très dense de la région des chotts semble avoir
1. Voir ;"i ce sujet les tables de distribution d'eau qu'a décoin ertes M. Masqueray à
Merouana {Ephemerix epiijraphica, t. VII, n" 7S8).
2. Voir plus loin, à la (in du § V du cbapilre iv.
3. Voir eu partirulicr mes inscriptions, n°' 30, 31, 55, 77 (celte dernière se trouve à
22 kilomètres à l'ouest de Lamasba).
i. Voir notre inscription, n» 180.
5. Voir C. I. t., n« i0280.
6. C. I. L., p. 462.
7. Lamasba Antoniniana : C. l. L., 1U403, et ici n°' 55, fiO (inscriptions de Gara-
calla).
8. C. /. L., p. 452 et n"' 10410, 10421. Les lectures ne sont pas certiines.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 79
élô. moins prospère. Los inscriptions sont rares, mal gravnos et
pleines de fautes qui les rcndi-nl souvent à peu près indéchiffrables ;
les noms indigènes sont nombreux. Il y a beaucoup de ruines et
quelques-unes s'étendent sur dos centaines d'hectares, mais il ne
iaut pas se laisser tromper par l'aspect imposant qu'elles présentent
de loin. Les habitations y sont très espacées : ce ne sont pas, à
proprement parler, des villes avec des agglomérations compactes
de maisons, comme Diana et Lamasba, mais de gros bourgs. Tout
y sent la misère. La population était agricole : les restes de pres-
soirs y sont innombrables. En certains endroits, on fabriquait
peut-être de la poterie'. Aucun municipe n'est connu dans cette
région. Des inscriptions prouvent, au contraire, qu'une grande par-
lie au moinsdupays situ(' au sud de Sétifétait propriété impériale».
Des colons, hommes libres, y étaient établis^; les lieux d'habita-
tions s'appelaient des caslella* et n'avaient pas d'organisation mu-
nicipale; des procurateurs impériaux résidaient dans le domaine
et l'administraient".
La sécurité n'était pas toujours complète dans cette région : plu-
sieurs inscriptions, datant des règnes d'Alexandre Sévère et de
Gordien Ilï, et trouvées le long de la route de Sétif à Aumalc,
montrent qu'on devait élever des remparts contre les indigènes».
Le christianisme a laissé de nombreux souvenirs dans le pays
que j'ai parcouru. Les inscriptions sont rares, il est vrai, mais par-
1. Vdiicc qui est dit ii Ilenchif-el-Mahrab, Ivlierbet-Fraïni, Khcrbct-Selmi. A Biar-
Hatiilada et à Aiu-Sultan (au sud du djobel Yousscf), lo sous-sol est percé en tous sens
de souterrains qui ont dû servir à l'uvlractioii de la terre fi pi>tcrie. A Constantinc, on a
trouvé des tuyaux en terre cuite avec la marque Geinellcnses (C. t. L., 10476). Ge-
mellac se trouvait peut-être au nord du cliott El-Bcida. Voir, à ce sujet, les iutéressautes
remarques de M. PouIIo, Itecueil de Conitmitine, t. XVI, i873-187i, p. 304, 3117, 421,
dont je ne puis cependant pas adopter toutes les bypotbèses.
2. C. I. L., 8701 {casleltum Dianenae, Sidi-el-Hamdi) ; 8702 et mes n"' 234, 255
{ccLiteUum. Thib..., Ain-Melloul) ; C. I. L., 8710 {eastelium fi...., Hiarniladdada) ;
C. l. L-^ $1'7 {eastelium Cellente, Kherbet-Zerga au sud delà région des chotts, dans
la partie orientale du Hodna). — Il était de même de la région située à l'ouest de
Sétif: C. I. L., 8425, 8426, 8811, 8812; inscription de Uas-el-Oued, publiée dans la
troisième partie de ce livre.
3. C. L L., 8701, 8702, 8777.
4. Cf. note 2. Ouel((ues-uns de ces cas^J;//(( , comme ceuv de Kiar-lladuada cl de Kln'rbet-
Zerga, étaient très étendus.
5. Notre inscription n" 255. Ces domaines s'appelaient des xaltiift (C. f. L , 8425,
8426, k Aiu-Zada, à l'ouest de Sétif : cnput xaltus Horreorum). — Un sait que l'in-
scription de Souk-el-Kli'mis nous a donné Hfs renseignements intéressants sur cette ad-
ministration.
6. C. I. L., 8701, 8777, cl ici u°» 234, 253.
80 DEUXIEME PARTIE
tout ou voil des églises, qui semblent remonter aux ivo et v»
siècles'.
Les Byzantins ont établi une série d'ouvrages fortifiés sur toute
la largeur du Belleznia, et d'assez nombreux fortins que Ion trouve
dans la partie orientale du Hodna sont probablement aussi leur
œuvre. .\ Diana, ils ont laissé une grande forteresse, un fof'tin et
une église ; à Zraia, deux forts. .Mais en aucun point de la région
des chotts située entre le djebel Youssef, le djebel Tnotit, Ain-
Azel et Diana, je n'ai trouvé de preuve certaine de leur séjour.
Sauf Diana, ville bien connue des archéologues, les ruines que
j'ai visitées ne présentent qu'un intérêt médiocre. Laraasba a pro-
bablement servi de carrière aux Byzantins; la ville antique qui s'é-
levait à Ngaous est aujourd'hui ensevelie sous la ville arabe ; à
Zarai. on ne voit plus que des constructions d'un basse époque.
Toutes ces ruines ont le même aspect : d'innombrables files de
pierres de taille dressées, ne s'élevant guère du reste au-dessus du
sol; entre ces pierres, il y avait autrefois des murs en moellons
qui se sont écroulés. Presque partout des débris de pressoirs :
pierres de taille présentant une ou deux encoches en forme de queue
d'aroude et précédées d'aires où sont creusées des rigoles pour
l'écoulement du liquide ; en avant de ces aires on voit quelquefois
encore les bassins en pierre dans lesquels il coulait. On trouve
souvent aussi des rouleaux cylindriques en pierre, longs en moyenne
de o™,8o, dun diamètre moyen de 0^,40, percés de mortaises car-
rées à leurs deux extrémités. Les cuves rectangulaires, de petites
dimensions (en moyenne r mètre de long, o^jGo de large, 0^,75
de haut), sont fréquentes : elles présentent parfois des ornements
incisés ou à léger relief. Quelques portes massives en pierre. Dans
la partie occidentale de la région des chotts, aux environs du chott
El-Hamiet et du choit El-Fraïm, on rencontre de grandes roues
pleines en pierre qui atteignent parfois 2 mètres de diamètre,
et dont .l'épaisseur est de o°',i5 à oni.20. Dressées verticalement,
elles pouvaient, d'un côté, s'emboîter dans une large rainure con-
cave, de l'autre, manœuvrer entre deux montants ; en bas, elles
glissaient dans une autre rainure. M. Poulie, qui a bien observé
1. La plus ancienne inscription datée de Sétif, actuellement connue, est le n" 8637
du Corpus, où il faut lire à la dernière ligne AN P CCCXXXVIIi (année 377). Aux en-
virons de Sétif, on connait des inscriptions ctirétienues de 3o9, à Tixter (Audollenf,
Mélanges de l'École française île Rome, t. X, 1890, p. 441), de 349, à Ain-Kebira (Au-
dollent, p. 471), de 331, 342 et 3o0, à Beni-Fouda {Itccueil de Constantine, t. X,\V1,
1890-1891, p. 384 et 385; C. I. L., 10931).
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 81
cette disposition S a parfaitement vu qu'il n'y avait pas là des
portes, mais des meules. A quoi ont-elles servi ? Je ne saurais le
dire; M. Poulie pense qu'elles pulvérisaient la terre à poterie.
Les seuls monuments vraiment intéressants de toute la contrée
<iue j'ai visitée sont les basiliques chrétiennes, très nombreuses.
Elles sont, il est vrai, mal conservées. Les murs eu moellons ont
disparu ou apparaissent à peine au ras du sol ; on ne voit émerger
d'ordinaire que les Aies des pierres de taille, dresi^ées de champ,
qui reliaient et consolidaient autrefois les parties en moellons. Les
bases, à socle élevé, des colonnes qui séparaient la nef des bas-côtés
sont souvent encore en place; quant aux fûts et aux chapiteaux, ils
ont d'ordinaire disparu, enfouis sous terro ou emportés par les Ara-
bes qui en ont orné leurs marabouts ou leurs gourbis . Cependant le
plan des basiliques est encore presque toujours reconnaissable el
l'on y trouva encore des détails d'architecture intéressants. Jf les
ai étudiées avec le soin que j'ai pu et la plupart des figures jointes
à ce travail s y rapportent-. Des fouilles dans quelques-uns de ces
monuments seraient bien peu coûteuses, car ils sont en général peu
enterrés, et elles pourraient avoir de bons résultats : je signalerai
comme particulièrement dignes d'être explorées la grande église do
Zarai, celles de Kherbet-bou-Addoufen (où il y en a trois intéres-
santes), d'Henchir-el-Atech, d"Henchir-el-Mahrab, de Kherbet-Fraïtn
et d'El-Hamiet.
i. heeueil de Constantine. t. XVI, I873-Ib7-1, \i. 'V^~ <(\. M. l'oullc a vu en outre
au delà des moDtajits de petites auges, destinées sans doute à recevoir les matières qui
coulaient sous la pression de la nieulo.
-. Pour l'explication des figures, je me suis borné à donner les renseignements indis-
pensables, me proposait, seulement ici de publier des docu/nents nouveaux, et ayant
du reste l'intention de faire une étude d'ensemble sur l«s ba,silii(ucs du nord de l'Afrique,
où tous ces monuments seront comparés et classés.
82 DEUXIEME PARTIR
CHAPITRE PREMIER
I.h Bellezma
I. — Lamasba.
Des bornes milliaires, trouvées sur difFérents points de la plaine
du Bellezma', portent le nom de la ville antique de Lamasba, dont
le territoire devait s'étendre sur toute celte plaine. En général,
on identifie Lamasba avec les ruines qui se trouvent à Merouana
(n° I sur la carte, pi. VIII) au sud du Bellezma*.
Cette identification, combattue par M. Masqueray qui place La-
masba à Hencliir-Màfouna, n kilomètres environ plus à l'est^,
est, à mon avis, fondée : de Merouana partent plusieurs grandes
routes romaines * et les chifTres des bornes milliaires, dont plusieurs
portent, comme je viens de dire, le nom de Lamasba, sont comptés
à partir de Merouana.
La ruine, qui se trouve à -2 kilomètres environ au nord du
moulin français"*, est considérable. Elle ne présente cependant
qu'un intérêt médiocre: on n'y voit que d'innombrables pierres de
taille : nul vestige d'édifices remarquables. Il y a de nombreux restes
de pressoirs. Je donne figure S la reproduction d'un morceau de
l'époque chrétienne, peut-être un dessus de fenêtre. C'est dans
1. C. T. L., VllI, 10401, 10403: nos n" 8, 30, 31, 55, 66, 77.
1. Payen, Annuaire de Constantine, 1856-1857, p. 17* ; Ragot, Recueil de Constan-
tine, t. XVI. 1873-1874, p. 236; Tissot, Géographie de la province d'Afrique, t. II,
p. 503; cf. aussi Fallu de Lessert, Revue de l'Afrique française, t. IV, 1886, p. 69.
Dans le Corpux, Lamasba est ideatiBée avec l'Henchir-Merouana; dans l'Ephemeris epi-
graphica (t. V, p. 554; t. VII, p, 249), cette identification est suivie d'un point d'in-
terrogation.
3. Bulletin de Correspondance africaine, t. II. 18S4, p. 219.
4. Voir les paragraphes suivants.
5. II y a encore au sud du moulin, contre la miir^on forestière, des ruines assez
étendues. Ces constructions dépendaient saus doute de Lamasba, mais la ville elle-même
était à 2 kilomètres au nord du mjulin, car les bornes du premier mille de la route de
Lamasba à Diana se trouvent exactement 1,500 mètres plus loin.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF
83
ces ruines que gisaient les labiés de dislribution d'oaux décou-
vertes par M. Masqueray*. M. Maupas, conservateur de la Biblio-
Fig. «.
Iheque-Musée d'Alger, a fait les démarches uéccssaii'cs, pour ob-
tenir que celle inscription si importante y fût transportée Elle
y est déposée maintenant. Il y a cinq fragments : trois ont été
publiés', les deux autres sont encore inédits. Je n'ai que très peu
de corrections à taire à la partie de l'inscription éditée dans VR-
phemeria epiyraphica, d'après la lecture de M. Dessau.
» Table a.
Epheineris, |). 25o-:>..ii. Aux lignes 6-7 du titre, lire MATRICE-
\UG'^DA{Matriccriganda, cf. le fragment édité plus bas, ligne 3i)).
1. Rpligineris epif/raphicn, VII. n» 788. M. Masqueray {l. c, p. 22H), se fonrf.inl sur
celle phrase : primo mani; t/uo Clandiana descendit ad Matricerigauda (il faiif, lue
Mntriceriganda, voir plus loin), pense que le lieu s'appelait JFatricerigaurla. (/élail
peut-Aire le nom d'une partie de la ville, mais la ville elle-même s'appelait I.;amasba.
2. 1" La table marquée a. dans l'iîdition de Ephetneris epigr., t. VII, p. 250-rio3, moins
un fragment que je désigne ci-après par le n" 2. — 2° Un fraj,'ment se raccordant :"i
cette table a (à droitij en haut), et ('■dite avec elle dans VEphemeris; il comprend
quelques mots du titre
CTO PIO FELICE
ATA etc.
BERE etc.
INTERIM etc.
Au-dewou» était grav(^e la fin de la sixième colonne, mais cette partie est aujourd'hui
complèlemjnt fi-uslc. — 3' La table marquée h dans YEphemeris, p. 254-255.
84 DEUXIÈME PARTIE
— Ligne 8 : NOCTIS-EIVS DPP S HIS (il faudrait EIVSDD, etc.)
— ligne i6 : Lin- K\L OCTO (et nonOCTOB). — Ligne 19:
NOCEIVSDEM- -PPS-H-Vl
Après eiusiein, il y a la place d'un D qui n'a pas été gravé à ca'xse
dun défaut de la pierre.
Ephemeris. p. 211-2.13. Ligne 27 : il y a bien K CCCCL. —
Ligne 33 : je lis CCCCXXX.
Tahle b.
EphemerU, p. 2.34-2<)6. Liirne i du titre : feuilles de lierre (pas
de points) après AVG et AMPLISSLMO. — Première série : Ligner :
EX H VIISDXV. etc. — Ligne 12 : ^PV. — Ligne 14 : K âcLX.
— Ligne 39 : je lis plutôt 00 CCCCL, mais le dernier C est dou-
teux. — Ligne 41 : 00 CL. — Ligne 4^ (rinscription est encore
conservée à cet endroit' : aCCC. — Ligne 44 : DEM D PPS H XII
(le D après eiusdem est lisible). — Ligne 45. on lit encore à la
fin : DEC IN H- VIII. — Deuxième série, ligne i, il y a : VEI (sic'',.
— Ligne 2 : FVRNL (sic). — Ligne 12 : KaCLXIII. — Ligne i3 :
LENTIXVS. — Ligne 3i : KaCXXXI. - Ligne 35 : KaXXX. —
Lignes 37-^9 :
CLAVDIVS EVTI KaCCCXXXX
CIANVS
Voici maintenant les deux fragments inédits. Le premier, fort
petit malheureusement (largeur o,™o8, hauteur 0^,07), ne semble
pas avoir appartenu à une liste semblable à celles des deux tables
connues. Il est brisé de tous les côtés. Les lettres sont de la même
hauteur que celles des listes (o^-og).
MGENTCE
2.VE COMMOD
H I E .M I S T E M F
«^■RHANX AVTE
Le dernier mot est ^pe??> scrib'ere ou endum] ou queJque chose
d'approchant.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 85
Le second fragment (long. o™,44) se raccorde avec la table a, en
bas, à droite. Je répèle en même temps les parties déjà publiées
de cette table, qui complètent noire fragment :
30
KCCCCXL EX-H-VIIIISD-^^^A.L-NO
IIII • NOC • EIV'^^^D-PP-S-H
KCCL EX-H-IIII-N^VIII-KAL-NOV-i
VUS- NOC- El VS D-D-PPS-H-III
KCCCCXXX EXH^^VIII • KAL • NOV • IN
immmmmmmvs • h • vis
35 KCII EX-H-II-D-VII-KAL-NOV-IN-H
EIVSD-PP-S-H-^S
SCALA III
KiCCC EX H-IIIS-D • VII -KAL- NOV
VI • KAL -NOV • INIBI • A
RIGAND • H -SPPS • H-^
40 VALERIVS CtvAS K coa EX-H-III-NOC- VI-KAL-N
SVS NOC- V- KAL -NOV -H
KCCCC EX-H-IS-NOC-V-KA
NOC- V-KAL- N
EX- H -VUS -NOC
D • PP •
» V T MS|
45
La pauvreté apparente de Lamasba tient peut-être à ce que cette
ville a servi de carrière aux Byzantins pour la construction de l'im-
mense forteresse située fi kilomètres plus au nord et connue sous
le nom de Ksar-Bellezma ; j'en parlerai plus loin.
A i,2oo mètres environ au nord-est des ruines, sur un mame-
lon, se trouve un cimetière appelé par les indigènes Hencliir-
Ghiran : on y voit quelques débris de sarcophages en pierre, ar-
rondis à leur extrémités. J'y ai copié sur des caissons les inscrip-
tions suivantes :
86 DEUXIÈME PARTIE
Brise. Larg. o'",37, long. û™,58. Haut, lettre? om,o4.
^,^jmiiwy\ .
VICTORIA
V I X I T
AN IS
\- I I I
Brisé. Larg. o'".42. Haut, lettres o^,o\.
D M s
LMVNA^
VSIANVA
RIVSVICX
AK Lxx»>-
ME VIVO FE
CIMIHIS^
D. m. s. Liuciua) Muna[ti]us lanuarius, vicx[it) an(nis) LXXKV.
Me vivo feci mihi. {Hic omis) s[;itus) e(sf)??
3.
= <\ l. L., 4443 (Wilmanns). A la fin de la ligne 4i il y a MER(enfi).
II. — houtf de Lamasba à Diana.
J'ai retrouvé un grand nombre de bornes milliaires appartenant
à cette route. On en connaissait déjà quelques-unes, mais dans le
Corpus elles sont indiquées comme jalonnant la route de Lamasba
à -Ngaous*, route qui suivait une tout autre direction et dont je
parlerai plus tard. La route de Lamasba à Diana prend la direc-
tion du nord-est, en partant de Lamasba, et traverse la plaine du
1. C. I. L., \i. 'M.i\ sq. L'observation de M. Payen citée à cet eudroit, se comprend
quand on sait qu'il s'agit de deux routes : celle de Ngaous à Lamasba et eeilc Je La-
masba à Zana.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 87
Bellezma, jusqu'à Henchir-Batha ; elle s'engage ensuite dans un col
entre le Djebel-Messaouda et le Djcbel-Mestaoua.
Premier milk.
A i,5oo mètres de Lamasba et à 3oo du cimetière dit Henchir-
Ghiran, à l'endroit où se trouvent les bornes C. /. L., loSSy et
io388 (no 2 sur la carte).
Colonne, tlaut. (brisée) o^^SS, diam. o"',3y. Haut, lettres oo>,o45.
IMP CAES MA^R ) .
K SIC
RELLIVS ANTO )
WMi'^S PIVS FE
LIX AVG • D 1 VI
5 MAGNIANTOÎÎ
NIFILIVSMILCO
M M E A N T I B V S
I N N O V A V I T
Inscription d'Elagabal. Antoninus est martelé. Cf. pour la rédac-
tion de cette ipscription CI. L., roo38, 10390, io4oo ; Masqueray,
Bulletin de Correspondance africaine^ t. II, 1884, p. 223.
5.
Haut, i^fîo, larg. o",3â, épaiss. o'»,33. Haut, lettres o'^,o^.^^^.
I M P C A E S M
CLADISTAC]
TVSINVCTVS
FF AVG M AT]
IBPCONIIPPP
R O C OSI S V L
I
II
■A
Inscription de l'empereur Tacite (M. Claudius Tacitus), datant du
début de 27(1. Ligne 4 : entre Auri{ustus) etma{ximus) il manque un
P {pontif'ex). — Ligne 5 : il faudrait trib(imicïa) p{otestate) II.
88 DEUXIÈME PARTIE
6.
Colonne. Haut. i°,70, diam o",3o. Haut. lettres o",o'i.
I M P • C A E • M • A V
REL-CARVS IKV
PFAVGPMTRIBPOT
PROETMAMIELCA^
5 XVSAVGXOBILCA
EAVGPRINCEIVBli
AVGNFILIVS
ETXVMERIANi^
iO XOBCAES
AVG
Inscription de Carus et de se? fils Carinus et Numerianus, datant
de 283. — Imper ator) Cae{sari M(arciu>) AurelÇiux Carus, Ini{ictus)
P{ius) Fielijc) Aug(ustus),p{ontifex) m{aximus;, trib unicia) pot{estaté),
pro{consul), et il{arciis) Aure{lius) Cari]nus (.Aug witus)y, nobiKJssi-
mus) Cae{sar) Aug{tistus). prince'ps) iuven(tuti->)., Aug{usti^ n{ostri)
^ius, et Numerianus], nob{ilissimus) Cae sar) Aug{mtus).
Grossière colonne. Haut, de ce qui reste i mètre, diam. o",45.
Haut, lettres o".o').
IMP-CAESARE- [sic)
C-VALERIVS-DI
OCLETIAXVS •
PIVS-IXVICTV (^)
5 FELIX -AVG-P-M-
TP I î C O S II P
P P R O C V S («c)
Inscription de l'année 285.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÊTIF 89
Grossière colonne. Haut. i'",S7, diam. o^jS"»- Haut. lettres o"",o4.
Fruste.
FLVALERIO
CO^STANTIO
NOBILISSIMO
CAESPRINC
5 IPIIVVENTVTIS
F F A' G R E S
L A M A S B E N
S
Inscription dédiée à Constance Chlore par la république de La-
masba.
Les titres de nobilissimus Caesar et de princeps iuventulis ne s'ac-
cordent pas avec ceux de Pms Félix Augiistus.
9-
Colonne. Haut. i™,r)>, diam. o",'VJ. Haut, lettres o">,o5.
DNCON
STANTI
PFAVG
I
Inscription de Constant.
lO.
Haut, (bas brisé) o"»,85, larg. o^.SS, épaiss. o"",?.;. Haut, lettres
o"',o4. Très fruste.
D N
FLC^A'^
IVLgAN^V
ICTORIS
ACTRIVM
FATORIS
SEMPER
A V G
90 DEUXIÈME PARTIE
D{omini) n{ostri) Fl{avii) C{rfl[udi(i)] lul[i]ani, etc.
Inscription de rerapereur Julien.
Haut. l'^.SS, diam. o™,35. Haut. lettres o™,o2r>.
D N
E L C L A V
Dl IVLIA^I
V I C T R I
S A C T V F (sic)
A T o R I S s
ENPER AVG
V S T o (sic)
Cf. l'inscription précédente.
Il y a, au même endroit, une autre borne complètement fruste et
une autre entièrement martelée.
Deuxième mille.
A i,5oo mètres de là au nord-esl (n° 3 sur la carte).
I2.
Colonne, Haut. ;>,■", lo, diam. o'",4o. Haut, lettres o'a,o45.
I
ANTONINVS PIVS
FEL AVG PART MAX
BRIT MAX GER MX
PONT MAX MIL-
VET DIL RESTIT
Les deux premières lignes ont été martelées, sans doute par suite
d'une confusion, la mémoire de Caracalla n'ayant pas été condam-
née, hesiïluev lm[p{erator) Caes{ar) M {arcus) Aurelim Severus], aie.
RUINES ROMAINES AU SUD -EST DE SÉTIF 91
Cf., pour la formule miliiaria) vel{ustale) dil{apsa) restit{uit), les ins-
criptions C. I. L., 10389, 10393, 10397, 10398, io4o/|.
i3.
Colonne (enterrée). Haut, lettres o™,o45 .
IMP-CAES -M
AVRELLIVS-SS
VS- FELIX -AVG
5 DIVI-MAGNI
AN TO NI N I
F I L • M 1 L •
C OM M E AN
T I B V S • I N
10 N O V A V I T
Anloninus a été martelé. Inscription d'Elagabal : cf. plus haut,
n« 4- • .
14.
Colonne. Haut, a", 52, diam, o",45. Haut, lettres om,o35.
IMP CAESAR M-AVR
RELIVS SEVERVS^^P
^^^PPIVS FELIX AVGVS
TVS-PONTIFEX MAXKS
5 MVS-TRIB POTES
TATIS PP-DIVI MAG
N I • ANTON IN I iMH
Wm. M [ L I A R
A • COMMEANT
10 IBVS- INNOVA
VIT
(.?2C)
Lignes 2-3 et 7-8 : les mots Alexander et fllius ont été martelés.
Cf. pour la formule C. /. L., 10394, 10395, io4oi. Après trib[uniciae
92 DEUXIÈME PARTIE
pote$tatis,pa{ter) p{ah'iae], on attendrait co{n)s(iil) qui figure dans ies
inscriptions que je viens de citer.
i5.
Grossière colonne. Haut. i°»,6o, diam. o",44. Haut, lettres o™,o4f>.
IM P C A E s M
AVRELIOPRO
B O 1 N V I C T O
PIOFELICIAV
GPMTRIBPPP
PROCON
i6.
Colonne. Haut. 1^,62, diam. o™,35. Haut, lettres o™,o5. Cette
colonne se trouve à environ aoo mètres au nord-est des précé-
dentes et des suivantes, mais elle doit être évidemment classée
parmi les bornes du second mille : le hasard Taura déplacée.
I M P P D D N N
M A V R E L I O
CARINOETM
AVRELIONV
MERIANONo
B I L I S S I M O
CAESAREAVGG
17-
Colonne grossière. Haut, i™, 82, diam. o"", 36. Haut, lettres nm, 04.
I M P D N c V A
LERIODIOC
LETIANOINV
ICTOPIOFELI
C E A V G V S
TO
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 93
i8. 19.
Colonne. Haut. 2™, 10. diam. Colonne. Haut. im,55, diam.
o°,34. Haut. lettres o",©"?. o«»,3'2. Haut, lettres 011,04.
IMPCAES I M P
MA'RELIO D N 1-
VALERIO L A V I
MAXIMIA OVAL
NOINVIC ERIO
TOPIOFE CONS
LICIAVG TANTI
NOAV
G
Troisième mille»
A I .-^on mètres de là, vers le nord-est (n" 4 sur la carte) . Deux des
bornes de ce mille figurent, je crois, au Corpus. Il est possible qu'il
en soit de même d'une troisième, éditée plus loin sous le n» 27.
= C. 1. L., io386 (Payen). Haut. (brisée) 1^,10, larg. o™,'î4, épaiss.
oni,37. Haut, lettres om,o4. — Fruste.
1MPC{
iovalIikTO
MAXIMIA
M III
Imp{eratori) C[aes{an) M. Aurelio Va[le]rio Mnximiano ou bien
(J\aes[ari) Galer]io Valerio, etc. Il s'agit de Maximien ou de Galère.
94 DEUXIÈME PARTIE
= C. I. L., 10393 (Greff et Aublin). L'inscription qui figure au
Corpus est indiquée comme gravée sur une colonne encore en place
à Enchir-Abeid, chez les Ouled-bou-Aonn. Ni Wilmanns, ni
M. Masqueray, ni moi, n'avons retrouvé à Henchir-el-Abid{= Enchir-
Abeid) la colonne en question*. Il est donc très probable qu'il
s'agit de la colonne retrouvée par moi en place sur la route de Zana
au troisième mille. La distance de ce point à Henchir-el-Abid est
de 4 kilomètres environ.
Ligne i : les deux dernières lettres A et V sont liées.
Lignes 4 et 5 :
avgp|art
Lignes 8 et 9 :
PONTMA ]
XPONTMA i (sic)
XMILLVET ]
DILREST
Au même endroit, j'ai fait déterrer les bornes qui suivent :
22.
Colonne. Haut. i"i,6o, diam. 0^,32. Haut, lettres 0^,05.
Imp caes m a^
rellivs severvs
antoninvs pivs
fel avg part mx
brit max germ
max pont max
milvetdilrest
Cf. plus haut, n" 12.
1. C'est donc ^r'^isnmljlablement par erreur que Renier (n°' 4340 et 4341) la place au
même endroit que le u" 10394 du Corpus, qui est bien à Henchir-el-Abid, où je l'ai
retrouvé.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 95
23.
Colonne grossière. Haut. i™,7o, diam. om,33. Haut, lettres o™,o.>.
I iSP • C A E S
L-DOMITI
VSAVRELI
ANVS-PIVS
FELIX-AV
G V S T V
S
24.
Haut. i",i)o, larg. o°',33, épaiss. o'",34. Haut, lettres om,o3.
Fruste et d'une lecture très difficile.
PERPETVOG
LORIOSISSIM
OINDVLGENT
I S S I M O I M
5 PRESTIT V
TO RBISLD
O M I T I O N
R E L I A N O^
10 ^x
mmmmTKi
BVNICIE PO
TESTATISVC
OJ^S II P P l, (sic)
15 TRIBVNIC
lEPOTEST
ATIS
Inscription de l'année 274 .
96 DEUXIEME PARTIE
Colonne. Haut. i™,c>^, diam. o"'.'^(î. Haut, moyenne de? lettres
on>,o4. — Mal gravée et fruste.
IMP-CAES-M-CLA (.««r)
BIVS-TACITVS-IN
VICTVS P F AVG
MATRIB-P -Il • CO
SPP • PROCOXS
Cf. plus haut le n*» .'i. — Ligue 4 : p[ontifex) a ete omis par le
graveur. Ligne? '( et ^ : ron)[s{ul]], p(ater) piatriae). Il faudrait ros
Tl; rin?oription est de l'année 276.
26.
Haut. im,()o, larg. o^/îa, epaiss. 001,37. Haut, lettres o™,o3. —
Extrêmement fruste.
(A-ic)
y D D K N c o
X S S îf 1 O
I N V I C T G G
E R M A X I C
5 O M A X I M O
PRrsCIPI
NOBIL^M
OCESARHiV
VETVTm (sic)
10 P F A V G
III
Cette inscription, pleine d'irrégularités, était d'abord destinée à
deux empereurs. — Elle se rapporte à Constance II plutôt qu'à Cons-
tance Chlore. La ligne 10 a peut-être été ajoutée quand Constance
devint Auguste en 337.
Peut-être identique au Uo 10392 du Corpus (Payen) : le milliaire
y est indiqué comme se trouvant à 1 Henchir-Sidi-Amar qui est à
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF
97
'2 kilomètres de là, à l'est-nord-est. L'inscription de Valentinien,
Vaiens etGratien est très fruste, ce (jui expliquerait que M. Payen
ne l'ait pas vue. — Colonne. Haut. 2 mètres, diam. 0^,37. Haut, des
lettres : première inscription om,on, seconde inscription o^joa.
c
DDDNNNV
L°
ALENTINIA
c
NIVALENTI
ShTGRATI
IV
L
AXIStNPE
VI
R A A A G G G
C T R I S
S E N P E
R A V G V S
TI
Première inscription : D(omini) [n{ostri)F]l{avii) C[laudi{i)] lul[iani],
vlctoris, etc. Elle se rapporte à l'empereur Julien. — Par dessus on
a gravé une inscription aux empereurs Valentinien, Vaiens et Graticn.
a8.
Borne avec une inscription de huit ou neuf lignes entièrement
martelées. Aux deux dernièi'es lignes on distingue :
Peut-être [comme]an[tibus i]nn[ovavit], fin d'une inscription d'Ela-
gabal ou d'Alexandre Sévère.
Quatrième mille.
Les bornes du quatrième mille ont dû se trouver quelques cen-
taines de mètres à l'ouest de l'Henchir-Sidi-Amar (n» 8 de la carte).
Je les ai cherchées en vain : elles ont dû être recouvertes de terre
ou détruites. Trois bornes copiées par Greff et indiquées comme
se trouvant à l'Henchir-Sidi-Amar appartenaient au quatrième mille :
l'une d'elle se termine par le chiffre \\\\. Elles figurent au Corpus
sous les n»" 10389, 10390, 10391.
7
98 DEUXIEME PARTIE
Cinquième mille.
09.
A 3 kilomètres des bornes du troisième mille, dans la direction
du nord-est (n° 5 de la carte). Colonne. Haut, (bas brisé) o™,62.
Haut, lettres o°,o45.
^MPCAESARCe
\ESSIVSQ.VIN
^VSTRAIA\VS
OECIVSPIVSFE
riIXAVG
( ^'
Deux colonnes appartenant aussi à un cinquième mille (le fait
est certain pour Tune qui se termine par le chiffre V, et probable
pour l'autre) se trouvent actuellement à Henchir-el-Abid (n» i4 de
la carte) et ont été publiées au Corpus sous les n°^ 10894 et loSgS.
Elle ne sont pas en place'. Elles auraient donc pu être transportées
du cinquième mille de la route de Lamasba à Diana, qui se trouve
à 3 kilomètres environ à l'est d'Henchir-el-Abid*, mais je suis
plus porté à croire qu'elles appartenaient à une roule dont il sera
question plus loin, route qui, partant de Lamasba, se dirigeait vers
le nord.
Sixième mille.
Les bornes du sixième mille se trouvent dispersées parmi les
ruines de l'Henchir-Batha (n" 6 de la carte), M. Masqueray ^ en a
déjà signalé trois à cet endroit.
1. Elles ne gisent pas l'une auprès de l'autre, corn ne le laisserait supposer l'indica-
tion du Corpus (10395, ibi ubi est 10394), mais sont éloignées d'au moins 200 mè-
tres.
2. M. Masqnerar {Bulletin de Corrapondaice afncaim, t. II, 1384, p. 224) les at-
tribue à la rente de Diana.
3. Masqueray, Bulletin de Cornspondance africaine, t. Il, 1S34, p. 2^.
RUINES ROMAINES AU SUD -EST DE SÉTIF 99
3o.
= Masqueray : « Sur Tune, on distingue ven(M<i. » Haut, (bas en-
teiT(') o™,6o, larg. o^/iS. Haut, lettres on',04. — Très fruste.
jmmmmm
mAOM
^\XIMIANO
IVNIORI NO
B I L I S S I M O
CES PRINCIPI
IVVENTVTIS
P F AVG BEN )
S2>
} (sic)
Inscription de Galère.
Restituer : [D{omino) n^ostro) Galerio Vale\rio, etc. — Je crois
que la fin de rinscription peut s'expliquer par une erreur du gra-
veur qui aura passé une ligne ; le texte qu'il avait pour modèle se
terminait peut-être ainsi :
PFAVGRES
LAMASBEN
S
Cf. plus haut le no 8 et l'inscription suivante, rédigés de même
et probablement gravés par le même lapicide.
3i.
Au nord-ouest de l'henchir, dans les ruines d'un gourbi. — Haut,
(enterrée) i mètre, larg. o-,38, épai.ss. o'n,25. Haut, lettres om.oSS.
FLAVAEIO CON {sic)
STANTIO NO
B I L I S S I M O
CAES PRI N CI
^ PI IVVENTVTI
S P 1- AVG RES
P • L A M S B E N
V G
100 DEUXIÈME PARTIE
Ligne i : Fla{vio) Va{l)e{r)lij Comlantio. etc. — Il s'agit de Cons-
tance Chlore. — Lignes 6-8: resp{ublica) Lamasben[s{i!i) A]ug(usta)l
Je rei,'rette vivement que le mauvais temps ne m'ait pas permis
de m"engager dans la montagne entre Henchir-Balha et Zana,
pour étudier la continuation de cette route. C'est un parcours de
quelques kilomètres (18 environ) que l'on peut, je crois, recom-
mander aux personnes qui visiteront Zana : il est probable qu'on
découvrira sur le chemin de nouvelles bornes milliaires. M. Mas-
quera}" pense que les bornes C. I. L., io383 et io38/i (n» 7 sur ma
carte) appartenaient à cette route de Lamasba à Diana.
Elle est indiquée dans l'Itinéraire d'Antonin * :
Item a Tamugadi Lamasba... mpm LXII
Tadutti XXVIII
Diana veteranoruin ... XVI
Lamasba XVIII
A cette route de Lamasba à Diana se rattachent dans le Bellezma
deux ruines sans intérêt, l'une petite, Henchir-Sidi-Amar, sur la
droite de la route, à la hauteur du quatrième mille (n» 8 de la
carte), l'autre plus étendue, Henchir-Batha, au sixième mille
(n° 6 de la carte). On y remarque des restes de pressoirs.
J'ai retrouvé à Henchir-Sidi-Amar les inscriptions C. L L., 4461-
44'î4> copiées par Wilmanns. Elles sont gravées sur des caissons.
= C. I. L., 4462,
32.
D M s
A ELI A • TERT¥,LA
VIXIT • ANNIS • -P • a[
LX EGNATIVS
S I LVA N V S • FE
CIT MATRI ME
K E N T I
Ligne 3 : p{lus) \m{inus)\.
1. Bulletin de Correspondance africaine, t. II, 1884, p. 224.
2. Édition Parthey et Pinder, p. 14-lo. Cf. Tissot, Géographie de la province ro-
maine d'Afrique, t. II, p. 512.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 101
33.
= C. I. L., 4464. A la ligne 2, il y a, non VLP, mais IVL.
J'ai déterré à Henchir-Sidi-Amar cette autre inscription :
34.
Caisson. Haut. om,7o, larg. om,48, long, onsgo. Haut, lettres, c", 02.
D M s
M • IVLIVS • FROKTO
VIX • ANNIS • LX
FRATRP MEREN
T I I V L I V S V R
BANVS TITV
LOS INSTITV
I T 55
III. — Route de Merouana (Lamasba) à Mâfouna.
A l'est de Merouana, le long de la chaîne de montagnes qui
limite au sud la plaine du Bellezma, il y a plusieurs ruines
romaines : quelques fermes sans importance et trois -villes ou
villages, El-Henchira, Henchir-Sidi- Abderrahman et Henchir-
Mânoufa.
El-Hiiïichira, qui se trouve à 4 kilomètres environ à l'est de
Merouana (n» 9 sur la carte), est une ruine étendue, située sur
un terrain en pente. Parmi les pierres qui jonchent le sol, on
remarque des débris de pressoirs et plusieurs bases de colonnes, à
socle élevé, de mauvais travail. Au nord, dominant la plaine, un
fortin de 10 mètres de côté, fait avec des matériaux d'une époque
antérieure : portes, caissons, fragments de pressoirs, corniche. Au
sud, au-dessus de la ruine antique, du côté de la montagne, plu-
sieurs barrages construits avec de gros rochers dans le lit d'une
petite rivière : j'en ai compté cinq. Voici les inscriptions que j'ai
recueillies à El-Henchira :
35.
A l'est des ruines. Fragment long de i™,(io, haut de o^iSS, épais
102 DEUXIÈME PARTIE
de o'«,23. Haut, lellres om.io. Belle gravure. Moulures en h lut et
en bas.
OSIBIETPOSTERISI,
A E VI XIT A N N IS XX X X*)
PARABILIFECIT e I
36.
Vers le sud des ruines. Caisson. Haut. o™,53, larg. o™,4o, long.
o'^.Sg. Haut, lettres o'",o3.
DM s
M R 1 A C A s
TLM ■ CON
IVX BARI
CIS VIXIT
N N I S
Le nombre des années n"a jamais été indiqué.
37.
Près de là. Caisson. Haut. o'",4S, larg. o'^^a, long. i™,o5. Haut,
lettres o'",o4. Au-dessus, rosace et croissant.
D • M • s
IVL • C • VIX (sic)
AîJs • LXX ■
P R I .M V S • M
"Î^I-BMF HSE
38.
Près de là Caisson. Haut. o-^pS, larg. 0^,38, long. o'^.Sg. Haut,
lettres o™,o35.
D • M • s
SEX • HVMANI
V s • B A R I c
VIXIT • AN
N I S X C V
RUINES ROMAINES AU St)D-EST DE SÉTÏF 103
39.
Plus au sud. Caisson. Haut. o°»,55, larg. o«,36, long. ? (brisé).
Haut, lettres o™,o4.
D M ^
P OMPEVS^
VCIVS • VETE
RANVS • VIXIT
ANNIS • LXXV
4o.
Au nord -est des ruines. Caisson. Haut. o",53, larg. o^.SS.
long. I mètre. Haut, lettres o™,o35. — Fruste.
D MV...^-.
p • VIBIDÎVS
DONATVS
VIX • ANNIS
LXX GEi^.îÎA
S^CCi^SSAM
RI
Ligne 6, peut-être : S]u[c(^e]ssa.
C'est à El-Henchira que se trouve aussi le n" 44^5 du Corpm
(près du fortin byzantin) «.
Henchir-Sidi-Abderrahman (n' lo sur la carte). Petite ruine à
2 kilomètres et demi à l'est d'El-Henchira. Quelques fûts de
colonnes.
Henchir-Mdfouna (n° 11 sur la carte). Ruine considérable. On y
remarque sur un mamelon un fortin de basse époque. Autour de
ce fortin, ainsi qu'à l'ouest, sur la rive gauche de l'oued el-Ma, il y a
un très grand nombre de pierres taillées. Nombreux pressoirs.
A l'ouest, une église chrétienne très ruinée. Elle est orientée au
sud-ouest (orientation de la porte), mesure 27™, 3a de long (sans
l'abside) et 14"", Gâ de large. L'abside, longue de 7™. 90, était plus
1. K Kherbet-Abderrahman, d'après Payen et Wilmanns. Les indigènes appellent
Ilpnchir-Sidi-Abderralitnan une ruine située un puu à l'est d'El-Henchira (roir le
texte).
104 DEUXIEME PARTIE
élevée que le reste et flanquée à gauche (vers l'ouest) d'un corps
de bâtiment. La nef était séparée des bas-côtés par des colonnes
en pierre, mesurant au moins 2°,^5de hauteur. — C'est à Henchir-
Màfouna qu'ont été trouvées les deux inscriptions C. I. L., 4436
et 4437*. On lit à la première ligne de celle-ci : GENIO LAMSO.
Peut-être y a-t-il là le nom de la ville, qui serait Lamsorta, citée
dans des documonts ecclésiastiques (Morcelli, Africa christiana,
I. p. I97''-
4'.
A i5o mètres environ au nord de l'église. Caisson. Haut. o".53.
larg. o™.5o, long. 0^,92. Haut, lettres o™,o3r>.
D M S
M E M O R I iE
IVLIJÇ, ■ EXTRI C A
T A E iS M A T R I
CLODIA EXTk
CATA FILIA-ET
MGÎÎVS ABAGaLa
XVS GENER FECER
Il y a lieu de rapprocher celte inscription du n° 3 186 du Corpus
(Lambèse) : D. m. s. MemoriaeP. Magni, P. f., lanuari, mil. leg. lU
Aug. ; P. Magniwi Abayatinus pater fec, dd. Delamare a copié
Abagatinus, Renier ABAGALNVS : il doit y avoir sur la pierre
abagaLxvs.
42.
Au sud-est de l'église. Haut, du fragment o^jSi, larg. o^sS;.
Haut, lettres o™,io. Moulure à gauche.
L X X }.'
BEN
nr T T
1 . Cf. Ephemtris epigraphica, t. VII, p. 249. Il conviendrait de ne plus les placer
sous la rubrique Henchir-Merouana qui peut donner lieu à des conTusions. J'ai su à
Neaous que l'entrepreneur, chargé récemment de faire un.pout à Màfouna, a trouvé.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 105
43.
= Ephemeris epigraphica, l. V, n" i'>.-So (Masqueray). Caisson.
D M
L ^ VOLVNTILIO
L^FILiï'PAPiï' FRONTo
NI-VIRO-FORTI-
5 VI\ • AN • LXXV • M • ir D • I
VOLVNTILIVS • PI>ETVS
-EVOLVNTIL'VS • TERTVLLVS
PATRONO • B • M • VECM
Ligne 8 : fec[er{unt)\.
IV. — Ruines du Bellezma situées au nord île Lamasbu.
A 6 kilomètres au nord de Merouana, vers le milieu de la
plaine du Bellezma, se trouvent les ruines d'une grande forteresse
byzantine laite avec des débris de toute sorte, pressoirs, colonnes,
corniches, cippes, caissons, etc., longue de i3o mètres, large
de I20, et bien connue sous le nom de Ksar-Rellezma (n» 12 de
la carte) *. Autour, on voit quelques restes d'habitations sans
importance. Je suis porté à croire quavant la construction de la
forteresse il n'y avait pas là un centre bien considérable, et que
la plupart des pierres qui y ont été employées proviennent de
Merouana. Le travail soigné de beaucoup de ces fragments mon-
tre qu'ils ont appartenu à une ville florissante, telle qu'a dû être
Lamasba. On peut remarquer en outre que Lamasba ne présente
que très peu d'inscriptions, très peu de débris architecturaux inté-
ressants. Cette lacune s'explique si l'on admet qu'une bonne partie
de la ville (et naturellement les meilleurs matériaux de construc-
^n cherchant des matériaux, plusieurs inscriptions. DT'sireux de se conformer à la
clause de son cahier de charges qui lui interdisait l'emploi des pierres écrites, il lésa
fait enterrer profondément : de cette façon, elles ne seront plus inquiétées par per-
sonne.
1. Sur cette forteresse, voir Ragot, Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874,
p. 238; Masqueray, Bulletin de Correspondance africaine, t. II, 1884, p. :;I9.
106 DEUXIÈME PARTIE
tion) a été jetée dans le Ksar-Bellezma '. Le lort byzantin dont il s'agit
était le plus important d'une série d'ouvrages défensils disposés
sur toute la longueur du Bellezma, de lest à l'ouest : Màlbuna,
El-Henchira, Ksar-BelIezma, Henchir-Cheddi, Bir-Msora, Henchir-
Guellil et se prolongeant à l'ouest par Henchir-el-Hammam et
Ngaous. C'était la route du Hodna.
On a déjà relevé un assez grand nombre d'inscriptions à Ksar-
Bellezma *. En voici d'autres qui sont inédites.
44.
Derrière l'ancien bordj du caïd. Haut, du fragment o°',4i,
larg. o",49. Haut lettres o'^joS. Moulure à gauche.
&ZE
AEMlLIAE-PAVi-
PIAE-FID- VIX-An
LVC-IVLIVS-FELIX
EQ.-CONIVGI-DE
BENEMERENTI
45.
Dans un gourbi à l'est du ksar. Haut, lettres o'«,o7. Moulure en
haut et à gauche.
Pasi[mcus]. Il s'agit sans doute d'un médecin.
1. On a cojjié, dans le Ksar-Bellezma, uue inscription (C. /. L., 4438) où se lisent
ces mots FL.P.P.MVL, qu'il faut probablement interpréter par flamen perpetmis mu-
niciph Lamasbensis. Deux des noms de nos inscriptions, Caectlius Victor (n» 50) et
Julius Félix (n° 44) se retrouvent dans les tables de distribution d'eau de Merouana
{Epfiemeris ejiigr.^ t. VU, n» 788, 6, lignes 23 et 1). — M. Luciani, (Revue de l'A-
frique française, 1888, p. 314) pense aussi que le Ksar-Bellezma a été construit avec
des matériaux provenant de Lamasba.
2. C. I. L., 4438, 4439, 4441, 4442, 4444, 4445, 4447, 4448, 4452, 4453, 4454, 4456-
4460, 4466, 4467; Luciani, Recueil de Constantine, t. XXIII, 1884, p. 114.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 107
46.
Dans un gourbi voisin. Caisson. Haut. om,69, larg. 0^,43, long.
o™,92. Haut, lettres on>,o55.
DMS
OPSTORl
FELICIS
VIXIT AN
LXXV
Dans un gourbi près de là. Autel. Haut, (enterré) o",;©, larg.
o°»,3o. Haut, lettres o"»,o45.
D > M > s
P> AEMIL >
RVFVS
V< A> XXIII
48.
A l'est du ksar. Caisson. Haut, (enterré) o",45, larg. om,4o.
Haut, lettres o'",o35.
D • M • s
IVL • GALLVS
A M M O N A E
VIX • AN • LXXX
SE VIVO FECIT
49.
Dans le ksar, à l'ouest. Caisson, brisé. Long, l'^job. Haut,
lettres o™,o5.
:> I
H E
NIA
C V N j
D. m. s. He[ren]nia [Se]cun[da ]
108 DEUXIÈME PARTIE
5o.
A l'ouest du ksar, sur l'emplacement du marché. Caisson.
Haut. o'^,b3, larg. o>",38, long. o°',78. Haut, lettres o-^.oS.
D M S
C AECILI VS
VICTORPETRu
NIAFORTVNA
5 TACoPROCVRN
TEMEIPSOFECI
fc
Ligne 5 : co{njuge) procurante.
5i.
Dans le mur de l'ancien bordj du caïd. Haut, du fragment o^,4f>,
larg, o™,27. Haut, lettres, variant de o™,o6 à o™,o35. Au-dessus,
croissant.
JD M
RONT • lAS
IX • AN • X •
jH • S • E
[F]ront{o''^^Ias{uc'!) [v]ix{it), etc..
52.
A 4oo mètres environ au sud-est du ksar. Caisson. Haut. o™,4â,
arg. o",33, long. o^,jb. Haut, lettres o'n,o3.
D M S
C • AP • D O N A
TVS-VIX-ANN
IS • L • IVLIA • RO
5 GATAMARto
MERENTIS S
M • F I L I S • F E C E {sic)
R VN T • ET DEDI
CAVERVNT
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 109
Ligne 7, peut-être : m(ntri) ^/i(i)<.s>. La tombe de C. Ap(pius) Do-
natus aurait été faite par sa femme Julia Rogata, celle de Julia
Rogata par ses fils. En tous cas, l'épitaphe est formulée d'une
manière incorrecte.
53.
A côté. Autel. Haut. in',o'.>, larg. de ce qui reste om,37, épaiss.
001,33. Haut, lettres o™,o7. — Belle gravure.
D M
La -a s V
SSA 5J VI
N>fs a XLi
iSE
D. m. [lu ?]/?■(( Su[cce]ssa vi[xU], etc.
54.
J'ajoute une correction insignifiante à une inscription déjà
connue,
Luciani, Recueil de ConstantineA. XXIII, r884, P- nS. Beaucippe.
— Ligne n, lire : DVLCISSIMiE '.
55.
J'ai trouvé en outre à Ksar-Bellezma, à l'entrée d'un gourbi situé
au sud-est du fort byzantin, un fragment de borne miliiaire dont
l'inscription présente quelque intérêt : elle nomme la ville de
Lamasba.
cos
3.COS
(caché) iLAMASB.
VNTONINIANA
... co{n)s{uli) [. . ., pr]oco{n)s(uli), [r{es)p{ublica] Lamasb{ensis) An-
toniniana. Il est probable que l'inscription est dédiée àCaracallaet
qu'on doit la compléter à l'aide du n° ro4o3 du Corpus (année 214).
1. Le n» C. f. L., 4447 se trouve maintenant près de la porte de l'ancien bordj du
caïd.
110 DEUXIEME PARTIE
Cette borne n'est pas en place et dès l'antiquité elle a pu être
transportée à Ksar-Bellezma pour être employée dans le fort II est
possible quelle ait appartenu à une route qui, partant de Laniasba.
se dirigeait vers le nord et qui devait passer non loin de Ksar-
Bellezma. Ce serait celle qui est indiquée dans l'Itinéraire d'An-
tonin ' et que nous retrouverons plus tard :
A Lamasba Sitifi... mpm LXII
Zarai XXV
Perdicibus XII
Sitifi XXV
A I kilomètre et demi environ au nord de Ksar-Dellezma, on
rencontre une petite ruine (n° i3 de la carte); restes d'une cons-
truction qui semble avoir été une chapelle chrétienne : on y voit
deux bases de colonnes d'un mauvais style. J'y ai copié cette
inscription :
56.
Caisson. Haut. o™,53. Haut, des lettres om,o4 à o™,o5.
D M S
OC FELIX
IXA^LXXX
XORMER
F E C E I T i^^)
Oc[cius plutôt que tavius) Félix, [v]ix(^it) an(nis) LXXX;[u]xor, etc.
A 5oo mètres au nord de cette petite ruine se trouve l'inscription
Ephemeris epigraphica, t. V, no 1281, bien copiée par M. Mas-
queray. C'est un caisson transformé en cuve.
A 4 kilomètres au nord-est de Ksar-Bellezma se trouve Henchir-
el-Abid (n° i4 sur la carte), ruine de dimensions médiocres, où
il y a de nombreux pressoirs. Je ne puis ajouter aux inscriptions
déjà copiées à cet endroit - que cette épitaphe rédigée d'une
manière incorrecte :
1. Edition 1 arthev et Finder, p. 15.
2. C. I. L., 4455 ; Masqueray, Bulletin de Correspondance africaine, t. II, 1884,
p. 220, n" 59. Ce sont des caissons. — Au n" C. I. L., 4-155, je lis ligne 4 : IVL-
RESTVTvf iîeîfu/!«[*].
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF IH
57.
Caisson. Hautom,55, larg. o™,38, long. oa>,9o. Haut, lettres 0^.0'',.
D M ^
F F E L I C
IS-AN-Ltx^
V I X I T '« > (sic)
LXXX )
Entre Henchir-el-Abid et Ksar-Bellezma, à mi-distance environ,
on rencontre une petite ruine, une ferme probablement (n" i5 de
la carte).
Je serais disposé à croire, comme je l'ai dit plus haut, que les
deux bornes milliaires trouvées parmi les ruines d'Henchir el-Abid
[C. l. L., 10394 et io3;)5) appartiennent à une route partant de
Lamasba et se dirigeant du sud au nord, comme les deux mil-
liaires publiés ici sous les n°' 55 (Ksar-Bellezma) et 58 (Henchir-
el-Hassi). La direction de cette route semble indiquée parles ruines
d'Henchir-el-Mahras de Kherbet-Djebbana, de Keroumet-esseghir,
et d'Henchir-el-Hassi ' (no» i6, ry, 17 bis, 18 de la carte). Les trois
premières, fort petites, ne présentent aucun intérêt. Celle d'Henchir-
el-Hassi, disposée sur un terrain en pente, à Tangle sud-ouest du
Djebel-Messaouda, est étendue. Il y avait à cet endroit, comme
dans toute la contrée, de nombreux pressoirs. J'y ai copié, au
nord-ouest des ruines, cette inscription gravée sur une borne
milliaire.
58.
Colonne. Haut (enterrée) im,2o, diam. om,38. Haut, lettres om,o55.
D • N • NOBILISSI
MO • CAES • FLA^I
O • A^RELIO • CON
S T N T I O • NO (sic)
Cette inscription est incorrecte : il convient de remplacer le mot
Aurelio de la troisième ligne par Valerio. Il s'agit de Constance
I. Ces ruines ont dc^jà été visitées par M. Miisqueray, Bulletin de Correspondance
africaine, U II, 1S84, p. 221.
112 DEUXIÈME PARTIE
Chlore. — A l;i liym; '|, le graveur avait commencé à graver le
mot nobilissimo, puis, s'aperccvanl que le titre nobilissimo Caesari
figurait déjà sur son inscription, il s'est arrêté.
Près d'un puits au-dessus des ruines, il y aune cuve (long. i™,38,
larg. o'n,r>3, haut o'^./iS), dont une des laces présente des orne-
ments variés : cercles concentriques enfermés dans des carrés, ro-
sace, chevrons emboîtés.
V. — Route de Lamasha à Ngaoxis.
On connaît déjà un assez grand nombre de bornes milliaires
appartenant à cette route, qui longeait le Djebel-bou-Ari. J'en
ajouterai d autres dégagées par moi. Le chemin actuel est presque
partout l'ancienne voie romaine.
59.
A 2 kilomètres de Lamasba, on rencontre quelques pierres
taillées (une ferme? ; no 19 sur la carte) et près de là, à droite du
chemin actuel, TinscripUon copiée par M. Masqueray [Bulletin de
Correspondance africaine, t. II, 1884, p. 228, n" 3J). Caisson.
Ligne 4, lire : ANNISLXXXSE.
Je n'ai pas retrouvé les bornes des deux premiers milles.
Au troisième mille, à la droite du chemin (no 20 sur la carte),
j'ai dégagé cette colonne :
60.
Haut. i^,']o, diam. o™,3o. Haut, lettres 0™, 04. - Très fruste.
D D N N
gg^« VALERIE
A V G G
H s'agit soit de Constance Chlore (Flavius Valerius Constantius)
et de son collègue Galère (Galerius Valerius Maximianus), soit de
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 113
Conslanlia le Grand (Flavius Valerius Constantinus) et deLicinius
(Licinianus Liciniiis), D'après les vestiges de la quatrième ligne,
la seconde hypothèse est plus probable.
Une des bornes du septième mille est connue : c'est le n° loSgG du
Corpus. Je l'ai cherchée en vain *.
A Henchir-el-Bir, au Msora (n» 21 de la carte), Payen, Aubin et
Konarzewski ont déjà copié plusieurs milliaires (C. /. L., 10397-
io4o2). Ces bornes se trouvent quelques mètres au sud d'un
fortin, fait avec des matériaux qui ont appartenu à des constructions
antérieures, et mesurant i3 mètres de côté. A l'est du fortin,
quelques ruines sans intérêt.
61.
=: G. J. L., 10897. Ligne i : il y a seulement AVRELL. Ligne 9 :
il y a VIIII. Une autre borne trouvée au même endroit (C. L L.,
10399) porte le chiffre VIII, qui s'accorde mieux avec la dislance
qui sépare Bir-el-Msora de Merouana, 12 kilomètres environ. Il
faut donc admettre, soit que le graveur de la borne 10897 s'est
trompé, soit que cette borne a été transportée au Bir-el-Msora
pour servir à la construction du fortin byzantin.
=z c. L L., io3g8.
62.
_^^JCAES M • AV
RELLIVS SEVE
RVS ANTONIN
VS PIVS FELI
X AVG FAPM
X • B R V I M IX r {sic)
GER • AIAX
PO N ' MAX
MIL • VET • D I
L • REST
■\
Les lignes .5 sq., gravées d'une façon barbare, sont faciles à
1. L'Henchir-Mohamnied est inconnu des indigènes. C'est pcut-i'fro la iiii''me ruine
que celle de l'IIenchir-el-Bir, au Msora.
114 DEUXIEME PARTIE
rétablir : ... Pelix Augiu^tus), [P]a[r][lhicus) n^a]x{imusi BriVan-
nicus) m<zjf(jmu5), Ger{manicus) [mayc(imus),pon{tifex'^, etc. Cf. plus
haut., no 12.
63.
= C, 1. L., 10399. Aujourd'hui en deux tronçons. L'inférieur ne
présente que le chiffre VIII. Sur le supérieur, devenu très fruste,
je lis :
= C. L L., 10400.
= C. I. !.. ro4o2.
64.
IVIMG
65.
IMPCAES
§A A E M
ILIVSAE
MILIAXV
SPIVSFE
LIXA VG'
1. Le n* 10401 a été bien copié.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 115
66.
Tronçon de colonne. Haut, om, 5 r.diam. om.Sg. Haut, lettres o"", 04.
IMP • CAES • M • AVREl^
SEVERO • ANTONINO
PIO • FEL • AVG • PART
MAX • BRIT . MAX
5 GER. MAX-PO NT
MAX • TRIB . POT
XVII • IMP • IIII • COS • III
PROCOS • RESPVB
N o V E wmmfmmmmm
10 A N T o ^W&W/M A N A
Ligne 7 : le graveur a interverti les chiffres par erreur. Il eût
dû écrire IMP ■ III ■ COS • IIII. Cf. C. I. L., io4o3 et notre n" 55.
L'inscription est de 214. — Lignes 9-10 : Respub(licà) Nove[ns{is) fi
LaTnasb(a)] Anton[ini]ana.
67.
A une centaine de mètres au sud-est du fortin byzantin. Tronçon.
Haut. om,45, diam. o'",35. Haut, lettres om,o45.
IMP C A eI,^
M • AV RELLIVS
^mmmmpivs
FEL • AVG • DIVI
5
M A G N I A N T O
NINI • FIL • MIL
Ligne 3 : Antoninus a été martelé. Compléter ainsi la fin de
l'inscription : mil{iaria) [commeantibus innovavil] ; voir plus haut,
no 4.
116 DEUXIÈME PARTIE
68.
Près du fortin. Colonne. Haut, •-i'",^», diam. o™,34. Haut, let-
tres o'",o4.
IMP • CAES
M A N T O N
IVS GORDIA
r E Lg^A V
G
Lignes 4-5 : \Vius\ Fd\it\
69.
Colonne enterrée. Haut, lettres om,o75.
IMP • CAES
M • C L A V
D I V S T A
CITVS • P • F
AVG
70.
Colonne, enterrée. Haut. ini,6o. Haut, lettres 011,035.
W/mv • CAES • M
E î, I V S
^15 V S • IN
'iMl c T V s • PI
W^ ■ FELIX • AVG
^M • TB • P • P • P
^■R O C O N S
lmp[eTator) Cae{sar) M{arcus) [A]urelius [Pro]bus, In[v]ictus Pi[u]s
Félix Aiig{ustus}, [p[ontifex)] miaximus), t{ri)b{unidae) x>[o'e statu),
p{ater) pfafriae), [p]rocons{ul). Cette inscription est de l'année 276.
On connaît une borne du neuvième mille, lue par plusieurs voya-
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
117
geurs à Henchir-Kasria au Msora. sur la rive droite de l'Oued-
Msân : elle figure au Corpus sous le n" io4o3. Je ne l'ai pas vue.
Les bornes du dixième mille, qui suivent, se trouvent gisant dans
la campagne 5 kilomètres environ à l'ouest de Bir-el-Msora. Cel-
les du onzième mille sont à Henchir-Guellil, à i kilomètre de là. Ces
distances ne sont pas celles que l'on attendrait : elles devraient être
à partir de Bir-cl-Msora de 3 et de .\ kilomètres et demi. Les
bornes ont donc dû être déplacées.
Sur le bord do la route de Ngaous à droite, 6oo mètres environ
avant d'arriver à rOued-Chaïr (n" -ia de la carte). Colonne. Haut.
i™,7o, diam. o",47. Haut, lettres variant de o"',o4 à o™,o7.
I M P C A
M A V R E L
gROBVSl
I C T V S P I
FELIX AV^^
P M T B P F p
FROC Ox|.s
X
es
ius
m-
us
Là partie droite de l'inscription est cachée sous terre. Cf. plus
haut le n° 70.
Ibidem. Colonne. Haut, (brisée) o'",97, diam. o^.So. Haut. let-
tres o™,o4.
I M p C A E s
X M \^ L E R 1 1
O M A X I M I A
NOINVICTO
PIOFELICIA'
GV
X
{sic)
[aicj
118 DEUXIÈME PARTIE
Ligne u : la première et la dernière lettres sont à supprimer.
Inscription de l'oniporcur Maximien {M. Aurelius Valerius Ma.xi-
mUmus).
\/,i route, traversant l'Oued-Chaïr, arrivait à l'Henchir-Guellil
(n° 23 sur la carte), ruine d'une étendue médiocre, où se trouvent
neuf bornes milliaires, bien copiées parWilmanns (C. /. L., io4o4-
10412). J'ai retrouvé à cet endroit le commencement du n° io4o5
qui doit par conséquent se lire ainsi :
73.
Haut, de la partie supérieure o",57, larg. 0^,2^, épaiss. on»,34.
Haut, lettres o",o4.
I M P C A E s
C VI BIOTRE
B N I A N O
G A L L O IN
5 VICTO P I O
FELICE AVG
IT • ET
I M P C A E S
C V I B I O
10 A F I N I O
G a l l û V e l
d II m i a n
V O L V S S I
N O I N V I C
T O P I O F E
LICE AVG
C O S
AI X I
Ligne 7 : it{erum consule). L'inscription est de 262.
Il y a à Henchir-Guellil un fortin de basse époque, entouré d'une
enceinte rectangulaire, et un peu au sud du fortin une église orien-
tée à l'ouest, longue de ij'^Jr.i, large de 9°',3o, sans abside au fond.
On voit les bases de plusieurs colonnes et demi-colonnes. J'en
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETTF
119
donne le plan (fig. 9)'. Les bases, à socle élevé, présentent des mou-
lures qui consistent en un tore, un filet, une scotie, un filet, un
tore aplati.
m
A
ce;
A
bb
SB
X
/* .
m /
"^i aB
^
BB
@
BB
wm^/àzM^m
^/Attim'^':::
Fig. 9.
Outre les bornes milliaires, [>lusieurs inscriptions ont été copiées
à Henchir-Guelill (C. /. L., 4474-4/181)*. Je les ai toutes retrouvées,
sauf le n" 4481 Ce sont des caissons, à l'exception du n° 44?^.
1. AA sur le plau = bases de denii-coloDues ; B, 6, 6, B, B := bases de colonnes.
t. Plusieurs sont indiquées comme se trouvant ù Henrhir-Arleb. Ce nom est aujour-
d'Uui inconnu dans le pays.
120 DEUXIÈME PARTIE
74.
= CI. L., 44G4. Lignes i-3 :
D M L • iE M I L I
CELSI • VIX AN
NIS XXV CELS I
etc..
75.
= C. I. L., 4476. Inscription de gauche, ligne 4 :
N AT
Le nom est donc Donatula.
76.
= C. 1. L., (\'\i~j. L'inscription est complète; il ne manque que
le haut des deux premières lettres.
jTL • FLORET
etc.
Yl{ama) Flore[n)tina.
A partir d'Henchir-Guellil, dans la direction de Ngaous, il y
a actuellement trois chemins, l'un longeant la rive gauche de
rOued-Chaïr, l'autre la rive droite, le troisième un peu plus au
nord, dans la plaine : c'est le chemin que suivent les caravanes
qui, venant du Hodna, se dirigent sur Constantine. C'est ce troi-
sième chemin qui est, à mon avis, la voie romaine. Je n'y ai ce-
pendant pas retrouvé de milliaires. Il passe ensuite l'Oued-Chaïr
et se réunit au second chemin indiqué. Un peu au delà de la jonc-
tion, à 6 kilomètres environ d'Henchir-Guellil, j'ai trouvé un nou-
veau groupe de bornes milliaires (n° 24 sur la carte). Elles corres-
pondent au quinzième mille à partir de Lamasba. Sur l'une d'elles,
le nom de cette ville est encore Indiqué.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 121
77-
Colonne. Haut. i^.So, diain. o°','ii. Haut, lettres o^.oAS.
I M P • C A E s
M • A V RE L r
VERO • ANTO]
PIO • FELICE • A^G
5 THICO • MAXIM(
TANICO • MAXIMO^?
MANICO • MAXIMO
TIFICI • MAXIMO • TRI
BVNICIAE • POTESTAT
10 XVII IMP • III • COS • IIII
P • P • PROCONSVL^
.^ W S B M L X V
Imp{eratori) Caes{ari) M{arco) Aureli[o Se]i}ero Anton[ino], Pio
Felic[i] Aug(usto), [Par]thico maximo, [Bri]fan{n)ico maximo, [Ger]ma-
nico mawvno,[pon]tifici maximo, tribuniciae potestat{'is) XVII,imp{e-
ratori) lll, co{n)suU lll, p{atri) p{atriae), proconsid[i\, La[m]asb{en-
ses). MiKia^XV. — L'inscription est de l'année '114. Cf. le n° io4o3
du Corpus et notre n° 6(3, sans doute gravés à la même époque.
78.
Ibid. Colonne. Haut, (brisée) o^jSo, diam. 0'^,2-j. Haut, lettres,
om,o5.
D D N N IMP
P • P • LICINI
O • V A L E R I
A X O • A V
5 G • ET • P LI
C I N I O .
G A L L ' A {sic)
NO • C A E S
A V G • M P
m
Lignes 7-8, il faudrait Gallicno.
122 DEUXIÈME PARTIE
79.
Ibid. Colonne. Haut, (brisée) o^.go, diam. o«>,36. Haut. lettres
o"',07.
DN FL
VALERI
OSEVE
RO NO
B C A
ES
Inscription de Flavius Severus, qui se place entre le i" mai 3o5
et le mois de juillet 3o6.
80.
Ihid. Colonne. Haut. i°,37, diam. 0^,27. Haut. 27. Haut, let-
tres o™,o4.
DD DNNN
V A L E N T I Km?
VVALENSETGRAai [sic)
N V§5P E R P E T V
8SK28A V G {sic)
Il y a au même endroit trois autres bornes, complètement
frustes.
A 2 kilomètres de là, la i^oute arrive à Henchir-el-Hammam
(n° 25 sur la carte), après avoir passé auprès de tombeaux circu-
laires en petites pierres brutes, très ruinés.
A Henchir-el-Hammam, ruine assez étendue, on voit un fort by-
zantin très détruit et à côté un mausolée (4"', 20 de front, 4™, 60 de
profondeur) de bonne construction, s'élevant encore de 3™, 40 en-
viron au-dessus du sol act uel. Au-dessus de la porte de ce mausolée,
un cartouche rectangulaire à queues d'aronde : il enfermait une
inscription qui a été entièrement martelée. Je n'ai pas retrouvé les
bornes C. l. L., io4i3-io4i6, indiquées comme se trouvant à cet
endroit.
A partir d'Henchir-el-Hammam, le pays change de caractère;
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 123
comme dans toute la région de Ngaous, le sol est profondément
raviné par de nombreux torrents qui vont se jeter dans TOued-
Chaïr ou Oued-Barika.
VI. — Route le long du Djebel-Talkemt, au nord-ouest du Bellezma.
Avant de quitter le Bellezma il me reste à parler de quelques
ruines qui se trouvent au nord-est de cette plaine, le long du Dje-
bel-Talkemt. Elles semblent se trouver sur une voie qui, se déta-
chant de celle de Ngaous à Lamasba vers Bir-el-Msora, se dirigeait
au nord-est et allait rejoindre la voie qui partait de Lamasba et,
prenant la direction du nord, allait passer à Henchir-el-Hassi.
C'était la route la plus rapide pour aller de Ngaous à Zana.
Ces ruines, déjà visitées par M. Masqueray ', sont : Kherbet-Cheddi
(que je n'ai pu voir et où il y a, m'a-t-on dit, un fortin, semblable
à celui de Bir-el-Msora), Henchir-el-Harmel, Snab-Bou-Touil, Hen-
chir-Berakena (n°* ay-So sur la carte).
Henchir-el-Harmel est une ruine étendue. On y voit un petit for-
tin fait avec des débris de constructions antérieures (de lo mètres
de côté). A environ i5o mètres au sud-sud-ouest du fortin, restes
insignifiants d'un édifice qui semble avoir été une basilique orien-
tée à 1 ouest-sud-ouest. On voit encore trois pierres debout ali-
gnées, qui reliées autrefois par des moellons devaient faire partie
du mur du nord, et 3°,io plus au sud, parallèlement à ces pierres,
deux bases de colonnes (socle élevé ; les moulures consistent en
un tore, une doucine renversée, un filet et un tore), éloignées l'une
de l'autre de 2'",oi.
Jai copié à Henchir-el-Harmel, quelques mètre» à l'ouest du
fortin, cette borne milliaire :
1. BulUtin de Correspondance africaine, t. M, 1884, p. il9 et i±».
124
DEUXIÈME PARTIE
Haut, (enterrée) o^.So, larg. o^/ji, épaiss. o°>,2G. Haut, lettres
o",o4.
i M ? c A E ^wm
G A L E R I OSI
A L E R I O M A X^
M I A N O I X ^
5 ICTO P F AVG E
T G A L E R I O
I o.v(
I N O
N O B I L I S S
10 I K O C A E S {sic)
Impleratori) Caes[ari] Galerio [^^^alerio Max'fmiano, Inrido Piio)
{Felici) Aug{usto), et Galerio [Vale'/io il[aaivnino, nobilissfinio Cae-
s{ari). — Inscription de Galère, Auguste, et de Maximia Daïa, Cé-
sar,
82.
Dans le lorlin, un Iragment dinscription sur une belle pierre.
Haut, du fragment i^jSS, larg. o™,58, épaiss. o"",35. Haut, lettres
o™,o4. Moulure à droite.
^D
A Snab-Bou-Touil, petite ruine sans intérêt, il y a trois pierres
qui, d'après leur forme, me semblent avoir été des bornes milliaires.
Elles sont complètement frustes. — A Henchir-Berakena, ruine
plus grande, nombreux pressoirs.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 125
CHAPITRE II
Partie oriemalk du Hodna. — Routk de Sétif a Adzia au sud de
la région des chotts.
I. — Ngaous '.
II existe un très grand nombre de débris antiques à Ngaous
(n° 26 sur la carte); ils ne pré;;entent qu'un intérAt fort médiocre,
ne se trouvant pas pour la plupart en place, mais employés dans
les maisons de la ville arabe. FI y a eu là certaincinonl à l'époque
romaine une ville importante : trois grandes voies s'en détachaient ;
celle de Lamasba, une autre vers le nord (direction de Zraïa et de
Sétif), une troisième vers le sud-ouest (direction de Barika). Aussi
les bornes milliaires sont elles nombreuses à Ngaous' ; la difficulté
est de savoir à quelle route il convient de les attribuer.
83.
= C. J. L., io4i8. Dans une maison en ruines au nord-ouest du
bordj de l'administrateur.
IMP • CAES • M • AVREL
^N V c T O
:i AVG DI
VI • M G X I • A N T O
Le reste est masqué par un mur. — lmp{eratori) Caes{ari) M(arco)
Aurel{io) [Antonino, I.nvicto [Pio FelifA Auij{usto, Divi MagniAnto-
[nini filio.....]. Inscription d'Elagabal.
1. Sur Ngaous, voir C. I. L., p. 4o'2; Féraud, Revue africaine, t. IV, 1839-1860.
p. 190; Masqueray, Bulletin de Correuponflance africaine, t. IF, 1884, p. li\, et Bul-
letin archi^olo(/ique du Comité des tracauc kiitoriquei, 1887, p. 84-85.
2. C. /. Z., 10417-10426 ; £«//e/(/i archéologique du Comité des travaui: historié
qucs, 1887, p. 84, n° 189.
126 DEUXIEME PARTIE
84.
= C. l. L., 10420. Ligne i : DXOX, d{otJii)no n{ûslro). Lignes
6 sq. :
KmmmfA x d r o
mmmmpiomuci
^o si
Le mot \Alex]andro semble avoir été martelé, puis rétabli.
Pour le no io423 (mosquée des Sept-Dormants), les corrections
indiquées par M. Masqueray {Bulletin de Correspondance africaine,
t. II, 1884, p. 225 sont exactes.
85.
Dans la cour du bordj de l'administrateur. Haut (brisée) o^,6q,
larg. o°'.34 Haut, lettres oni,o4.
em^mz^ PET
V O A C F L
O R E K T I
S S I M O C
5 A E S A R I
GALERIO
VALERIO
MAXIM
lANOIOV
iO IIVNIORI
T
Inscription de Galère, César. Lignes i-2:[Pe]rpetuo. Lignes 9-10:
il faudrait lovio iuniori. Sur ce titre, voir Eckhel, Doctrina numo-
nim teterum, t. VIII, p. 3o et 36; cf. C. I. L., VIII, ioi83 et 10187,
où Constance Chlore est appelé Herculius iunior.
UUIiNES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF «27
86.
A droite du bordj de l'administrateur. Colonne, enterrée. Haut,
lettres om,o4.
I DN //////
//////////
//////////
mil mil
iiiiiimi
II^EIIIII
Deux autres bornes railliaires, aujourd'hui conservées à Ngaous,
seront publiées plus loin (n»» 96 et 97).
II. — Environs de Ngaous.
J'aurais voulu explorer en détail la région de Ngaous. Malheu-
reusement le temps ne m'a pas favorisé dans ce pays, presque
impraticable par la pluie à cause de la nature argileuse du sol,
qui, lorsqu'il est détrempé, devient très glissant, du mauvais état
des pistes, et des nombreux torrents qui se sont creusé de pro-
fonds sillons et qu'on ne traverse pas sans danger. J'ai dû me con-
tenter de faire quelques tournées dans les environs de Ngaous.
Route de Tobna. — Elle se confond à peu près partout avec le
chemin arabe de Ngaous à Barika. Je l'ai suivie jusqu'au troisième
mille.
87.
A 3 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Ngaous, sur la gauche du
128 DEUXIEME PARTIE
chemin (n» 3i sur la carte). Haut. i™,.^o, larg. o™,27, épaiss. o°,afi.
Haut, lettres o",o5.
IMP
D N F L
IVLCON
t
STANTI
OFFVIC
TORIAC
TRIVN
FAToRI
AVG
Inscription de l'empereur Constance II.
88.
Ibid. Fragment de borne. Larg. o°',39. Haut, lettres om,o55.
IMP • D X •
F^ . C^' ADI («'<^)
O • I V L 1 A
NO • S E M
P E R • AVG
Ligne i : Fl{avio) Cla{u)dio. Inscription de Julien.
89.
A i,5oo mètres de là, dans la direction de Barika (no 32 sur la
carte). Fragment de colonne. Haut. 0^,54, diam. om,34. Haut,
lettres 0^,07 .
hp • CAES
M • IVLIO
P H I L I P o (sic)
INVI CTO
PIOFELICI
D'autres bornes apparteuanl à celte roule de Ngaous à Tobna
ont été éditées, d'après les copies du commandant Payen, dans le.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 129
Bulletin archéologique des travaux historiques, 1SS7, p. 83-84, n"' iS3-
188
Près de ceLtii route, dans la région appelée aujourd'hui Bou-
Mgueur, il y a de nombreuses ruines romaines. Elles ne présentent
que peu d'intérêt.
A 800 mètres environ au sud-siid-ouest de l'inscription précé-
dente, Klicrbet-Mliaras, petite ruine, au sud de laquelle il y a un
cimetière où l'on voit encore plusieurs sarcophages (n° 33 sur la
carte). J'y ai copié celte inscription.
90.
Caisson. Haut. oœjSS, larg. o™,43, long. i«,io. Haut, lettres o'n.oS.
D • M • s
LIVIA////\
TIDIA . V
ANNIS • X
Livia [Ma]tidia vi[x(il)] annis K. . .
Kherbet-Rezzaz-ed-deriès (n" 34 sur la carte), à environ i kilo-
mètre un quart au nord de la ruine précédente. Les rues y sont
encore parfaitement reconnaissables. Pressoirs. En contre-bas, au
nord-est, restes d'un gros mur en blocage.
Kherbet-Hassena, à 600 mètres environ au sud-ouest de Kher-
bet-Mharas (n» 35 sur la carte). Ruine étendue, sur un mamelon.
Nombreux pressoirs. Vers le nord, restes d'une église orientée à
l'ouest-nord-ouest. On voit encore des pierres dressées, qui for-
ment le tour de l'abside, et, en avant, des fûts de colonnes dis-
persés çà et là. La nef avait 7'",i5 de large. Près de l'église ces
trois iascriptions :
91-
Caisson, transformé en base de colonne (qui a servi à la déco-
ration de l'église) . Haut. om,47, larg. om,48, long, i mètre. Haut,
lettres o™,o45.
DM s j
CAELIA DATVLLyj
V I X I T A N N 'f~
XXXV CES il
VRBANVSFEJ
Caelia Datull[a], vixit anni[s] XXXV. C(a)esi[us] Urbanus fc[cit],
9
130 DEUXIÈME PARTIE
92.
Caisson. Haut. om,55, larg. o",5(i. Haut, lettres o™,o35.
D M s
////^IVS FAUSTUS
///////XITANNIS L'
//////////////RI US////
[SE
Remarquer la forme des U.
93.
Caisson. Haut. o'=,5o, larg. o^,!\(i, long. 0^,98. Haut. lettres o™,o4.
D // s
CAELIAE . lANVARI
AE^^AN . XXXV
AÎTOÎÎVS • VICTOR •
MARITVS • FECIT
Petite ruine à i kilomètre au sud-est de Kherbet-Mharas. —
Kherbet-ed-dieb, à un demi-kilomètre au sud-sud-ouest de Khcrbet-
Hassena (deux groupes de ruines). — Kherbet-Oum-Guellal, àGoo mè-
tres environ dans la même direction (sur un mamelon). Ces petites
ruines, où Ton ne voit que des lignes de pierres taillées, ne pré-
sentent aucun intérêt.
Dra-el-Ksar. — Au nord-ouest de Ngaous, sur un plateau que
limite au sud le Djebel-Guess, et le long des monts des Ali-ben-
Sabor, il y a plusieurs ruines romaines. Ce sont en général de
petites fermes. Une seule de ces ruines, située près des sources de
l'Oued-Gueibath, est assez étendue * : on l'appelle Dra-el-Ksar
(no 36 sur la carte). On y remarque un fortin de basse époque.
i. Cr. Ragot, Reciieiî fJe Constantine, t. XVI, 1873-1874., p. 253-254.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIE 131
9\-
Contre le t'orlin. Caisson. Haut, o'^ybô, larg. om,5G, long. oi°,6r>.
Haut, lettres on>,o4.
M SEVERVS'
DER • V • A
l'^' XXXV
M{arcus) Severus [Ia!]der, v{ixil) a[nn{ii>)] XXXXV.
95.
Dans le fortin même. Caisson. Haut. o™,3<j, larg. 0^,44' long.
I mètre. Haut, lettres o™,o25.
D • M • S
C • PeIoïÎVS • CATV
L I N V s • V I X • A N îs
S-LXXV-FEC-M
O ARITACANEA-SILVN
A • MAkX • LB ■ AN • ET • DE
D I C A' • H S E
Ligne i : P et E sont liés dans le mot Petronius.
D. m. s. CQiiuH) Petronius Catul{l)inus, vix{it) ànnis LXXV. Fec{it)
marita Can(n)e{i]a Silvana (jnaritay l{i)b{3ns) an{imo) et dedicavit.
H{ic) s{itus) est).
Route de Ngaous à Zrala et à Sétif. — En quittant Ngaous, elle
se dirigeait au nord : le tracé est à peu près le même que celui de
la route actuelle de Ngaous à Sétif. Sur la droite, plusieurs ruines
romaines sans intérêt : a 6 kilomètres de Ngaous; à Klierbet-
Mseis, 3 kilomètres plus loin; à Kherbet-Lalani, 5 kilomètres
au nord de Kherbet-Mseis (n°' 39-41 sur la carte). Il y a aussi
quelques ruines à Ras-el-Ai'oun (n" 42), au sud et au sud-ouest de
Fancien bordj du caïd, dans lequel on a employé beaucoup de
pierres romaines '. Deux bornes déposées à Ngaous contre la maison
cantonnière ont dû appartenir à cette route : je n'ai pas pu savoir
où elles ont été trouvées, mais il est très probable qu'on les a re-
1. On cuuuait une iu.--ciiplioii Jo col cmlroit : C. 1. /-., +oO".
132 DEUXIÈME PARTIE
cueillies en faisant la i-oule de Ngaous à Sétif par Ra?-el-Aïoun,
ia seule route européenne de quelqiie étendue qui existe dans la
région îles emplacements probables de ces bornes sont désignés
sur la carte par les n"' 37 et 38).
96.
Colonne. Haut, (brisée) o",8o, diam. o'»,29. Haut, lettres o",o4.
{sic)
DON F L
V A L R î O
CRISPIXO
NOB CAS
II
Cette inscription est incorrecte d'un bout à l'autre. Il ne servirait
à rien de changer Crispinus en Crispus, car Crispus s'appelait
Flavius Julius Crispus et non Flavius Valerius.
97-
Ibid. Colonne. Haut. 10,50 au moins, diam. o™,33. Haut, lettres
o",o5.
IMPCAE
SMVALE
RIOMAXI
MIANOI
5 WICTOP
lOFELICI
AVG IT [sic)
P P F
V
Lignes 7 sq. Le graveur semble avoir omis par négligence plu-
sieurs lettres après Aug{usto) : [p(ontifici) m(aximo), tr{ibuniciae)
p{oteitatis) un ou V, co{n)s[ulï)] il{erum], p{atri) p{ali'iae), p{roeon-
suli). L'inscription est de l'année 2SS ou de l'année 289.
A 4 kilomètres au sud-sud-est de Ras-el-Aïoun, il y a une petite
ruine appelée Kherbet-Ou'.ed-Sidi-Moussa (n" 43 sur la carte). On
y voit un petit fortin. Restes de pressoirs.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 133
A Ras-el-Aïoun, la roule bifurquait. Au nord-est, une voie, suivant
la vallée de lOucd-cl Rliabal, se dirigeait sur Zraïa. Une seconde
voie prenait la direction du nord-ouest et, passant par Henchir-
Kikba, allait rejoindre à Hencliir-Aourir la grande route d'Auzia à
Se tir.
Les deux bornes qui suivent appartenaient à la première de ces
deux routes.
98.
A a kilomètres environ au nord-nord-cst de l'ancien bordj du
caïd de Ras-el-Aïoun, à 5o mètres à droite du chemin arabe qui
conduit à Zraïa (n° 44 sur la carte).
Colonne. Haut. im,2o, diam. o^sSO. Haut, lettres o",o3. — Fruste.
IMP CAE
SARI
FL A V 10
VALERIO
CONSTAN
TINO P F
INVICTO
SEM PE R
AVG
99-
Ibid. Grossière colonne, brisée. Diam. on»,33. Haut, lettres o»,o35.
D N F C
L A VDI
O C N
STANTl
NO IVNl
ORI NO
CESARI
Il y a au même endroit deux autres bornes milliaires, complète-
ment frustes.
nv DEUXIKME PAivni-
Quinze cents mètres plus loin, dans la vallée de rOued-el-Hliabat.
contre le chemin arabe, j'ai remarqué deux fragments de bornes
milliaires (n" 'j") sur la carte). L'n kilomètre et demi plus loin, je
nai rien trouvé. Il y aurait lieu cependant de pousser jusqu'à
Zraïa pour étudier le parcours de cette voie romaine qui suivait
une vallée étroite et pittoresque, dont l'aspect rappelle certains
paysages alpestres.
Sur l'autre voie qui partait de Ras-el-Aïoun et dont M. Féraud a
encore vu des traces', on rencontre une ruine assez étendue à
Henchir-Kikba {n° 46 sur la carte) -. Fortin byzantin, détruit ré-
cemment en partie, pour faire de la caillasse.
= C. I. L., 1037a (borne milliaire). Ligne 6, lire N-CES. L'ins-
cription se termine par îe chiffre XX. Il est probable que ces vingt
milles sont comptés de Ngaous, quoiqu'il n'y ait que 24 kilomètres
entre Ngaous et Henchir-Kikba par la route actuelle. La borne
aura donc été déplacée.
= C. /. L., 4504. Caisson. L'inscription est mal gravée et d'une
lecture difficile à cause des ligatures.
D M s
L • CAECILVSCRETIL
SA-SAT-PATRI CARMOI?
Sa • I A'S\ k V S • M • L E G 1 1 1 A'^^'
5 V^lCN.AETVS'PATRI • B- ^ERE
X î • >E M O k A P o S ^ R W TVX
A^S-LXXXV-ET-TV R.E'EkENS
Outre les ligatures reproduites ici, P, A, T et R sont liés dans
patri à la ligne 5. A la ligne 8, L et E devaient aussi être liées
dans levis.
D. m. s. L[ucius) Caecil(J)us Cretic{us), sa(cerdos) Sat{urni) Patri{i),
1. Jleiiie africaine, t. IV. 1859-1800, p. l'JO.
i. Sur cette raine, voir quelques iudicatioDs de Ragot, Recueil de Constantine,
t. XVI. 1873-1874, p. i!53.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 135
Carmon[e], A(u/ms?) lanuarius, m{iles) leg{ionis) III Au['j]u[sl{ae)]
et Cn{eius) Mcl{h)un patri b{ené) merenti memoria(m) posuerunt.
V{i)x{it) an(n)is LXXXV. Et tu praeteriens {di)c, prec{or) : sit ti[b]i
t[ey{r)a levis. H{ic) s{itus) e(st). — A la fin de la troisième ligne
il faut peut-être lire Carmo[nc], nom d'une ville de Bétique' :
ce serait la patrie du mort. Au début de la ligne 4 il n'y a peut-
être rien avant l'A : je n'ai pas lu de P à cet endroit.
En quittant Henchir-Kikba, la route, laissant à sa droite une
localité sans importance, Kiierbet-Ghaaba (pressoirs; n° 4? sur la
carte) », arrivait à Henchir-Aourir (n° 49)-
Plusieurs archéologues ont identifié Henchir-Kikba avec la station
de Capsum Iuliani ^, indiquée sur la carte de Peutinger. Il s'agit
d'une route qui, partant de Zarai, se dirige vers Tobna et le lac du
Hodna :
Zaras.
Ad Capsu{m) Iuliani, éloigné de Zarai de i6 milles. Là, se détache à
gauche une route sur Tobna (Tubonis); elle est interrompue par une
chaîne de montagnes. Plus loin, à droite, vient aboutir une route par-
tant de Sétif : il y a l\o milles entre Sétif et
Ad Oculum Murimim, éloigné à' Ad Capsum Iuliani de i8 milles.
Vaccis, à 25 milles d'Ad Oculum Murinum.
Satinas Nubonenenses (== Tubonenses), à i6 milles de là.
Il n'y a pas, je crois, grand'chose à tirer de ces indications qui
doivent être inexactes. En comptant 40 railles sur la route de Sétif
à Aumale par Ain-Azel (voir le paragraphe suivant), on tombe
vers Henchir-Aourir* (n° 49 sur la carte), lieu d'où se détache
une autre voie se dirigeant vers le sud-est, puis le sud, sur Ngaous
puis Tobna. Mais on ne voit pas où placer Ad Capsum Iuliani. Sur
la route la plus directe de Zraïa vers le Hodna par Ras-el-Aïoun et
Ngaous, il n'y a pas de station qui réponde à la distance indiquée :
Ras-el-Aïoun est à 14 kilomètres environ de Zraïa, Ngaous à 3o.
Quant à Henchir-Kikba, cette ruine est éloignée de 25 kilomètres
environ de Zarai, si l'on passe par Ain-Azel, tracé commandé
par la configuration du sol. Cette distance correspond assez bien
1. C. I. L., t. II, p. 18)),
2. Ne pas confondre cette ruine avec celle de TOued-Gliaaba (Lambiridi), à laquelle
appartiennent les n°' 4505 et 4506 du Corpus.
3. Ragot, l. c. ; Tissot, Géographie de la province d'Afrique, t. II, p. 504.
4. 53 kilomètres environ (il en faudrait 59).
136 DEUXIÈME PARTIE
aux i6 milles de la carie de Poiilinger. rcpondnni, si Ton place Ad
Capsum luliani à Henchir-Kikba, il devient impossible de faire
concorder avec celle identification les autres indications de la
carte. Il faudrait chercher Ad Oculitm Marinum vers Ngaous*,
mais la dislancc de 4o milles indiquée entre Sétifet Ad Oculum
Mavinum serait beaucoup trop faible (il en faudrait à peu près 67),
et l'on ne voit pas pourquoi une voie se dirigeant sur Tobna se
serait détachée de la principale vers Henchir-Kikba, alors que la
seule route à suivre pour aller de ce lieu à Tobna était de passer
par Ngaous.
III. — Rouie de Carthage à Césarêe par Sétif et Auzia.
Celle rout° est indiquée sur ritinéraire d"Antonin. Je cite la
partie comprise entre Sétif et Auzia (Aumale) *.
Sitifi
Periices XXV
Cellas XVm
Macn XXV
Zabi XXX
Aras XVIII
Tatilti XVm
Auza XUU
Comme on l'a déjà fait remarquer», elle ne passait pas par les
Bibans, sans doute pour éviter les populations peu soumises de
1. L'identification de Ngaous et à'Ad Oeulvm Marinum a été admise par le colonel
Carbuccia (cl. Ragot, Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 250). La lecture
COL CAST à la fin d'une borne trouvée à Ngaous n'est pas certaine (ïoir C. I. L.,
p. 45i et n» 10419).
t. Édition Farlhey et Pindcr, p. 11-12.
3. Ragot, Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 231; Cat., La Kaurétanie
Césarienne, p. ifr4
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 137
ces montagnes, et faisait un long détour au sud. J'étudierai plus
tard la partie de celle route qui est comprise entre Sélif el Ain-
Azel. D'Ain-Azel jusqu'à Klicrbct-Zcrga, où il n'est pas douteux
que se trouvent les ruines de Cellae, le tracé de celte voie romaine
est indiqué par la structure géographique du pays et aussi par les
ruines qui la jalonnent (on n"a pas encore trouvé de bornes mil-
liaires). Elle ne pouvait passer qu'entre les monts des Ali-ben-
Sabor au sud et le Djebel-Mouassa au nord. Les ruines sont : celles
du bordj Pommarèdeou Renia, Henciiir-Aourir, Kherbet-Zeraouat,
Kherbet-Ragerou et enfin Khcrbet-Zerga.
Le bordj Pommarède, à un kilomètre au nord dHenchir-Aourir
(n" 48 sur la carte), est une grande maison européenne aujourd'hui
délabrée. Elle a été laite avec des pierres romaines prises dans le
voisinage. Je n'y ai pas vu d'inscription.
Henchir-Aourir (n° 49 sur la carte) est une ruine importante.
Les restes de pressoirs y sont nombreux. J'y ai remarqué quelques
grandes roues en pierre, semblables à celles que Ton trouve plus
au nord, en particulier à Bir-Haddada'. Il y avait peut-être une
basilique au nord, dans un endroit où émergent quelques bases el
chapiteaux, de mauvais travail, ainsi qu'un fût de colonne.
Voici des inscriptions que j'ai copiées à Henchir-Aourir :
103.
Fragment. Moulure en haut et à droite. Haut. leltrei o»,o6.
Extrêmement fruste.
L I o c o M
'lOFELI
SÎROCOSP
Inscription qui semble se rapporter à l'empereur Commode
(M. Aurelius Coniniodus) : elle serait postérieure à l'année i85, à
partir de laquelle Commode prit le titre de Félix.
i. Coat. plus haut, p. 80.
438 DEUXIÈME PARTIE
io3.
Caisson. Haut. o^pS, larg. om^/jS, long, i^.io. Haut, lettres
o™,o4.
D M s
ELIA MAXI
MA VIXIT
ANNOS XII
104.
Trois fragments d'un même caisson. Haut, lettres o'°,o5.
D M S|
\ap[
^FELIX
I T A X
Kherbet'Zeraouat, ruine étendue, sur un mamelon escarpé, ainsi
qu'à l'ouest et au sud de ce mamelon (n° 5o de la carte). Pressoirs '.
Kherbet'Bagerou (n" 5i de la carte). Fortin de basse époque avec
des murs doubles en pierres de taille (12 mètres de côté). Au sud
de ce fortin, nombreuses pierres taillées, prouvant qu'il y a eu à
cet endroit un bourg important. Quelques fûts et chapiteaux de
colonnes d'un mauvais style. Pressoirs*.
La route de Sétif à Aumale arrivait ensuite à Kherbet-Zerga
(n» 52 sur la carte), ruine qu'une inscription découverte par
Payen ' permet d'identifier avec la station de Cellae, mentionnée,
comme nous l'avons vu, dans l'Itinéraire d'Antonin.
1. M. Dechapp, commissaire délimitateur, qui a fait la carte de cette région, me dit
qu'entre Henchir-Aourir et Kherbet-Zeraouat, il y a encore deux petites ruines sans
intérêt. Je ne les ai pas visitées (n°' 53-54 sur la carte).
2. On lit dans le Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 254 :.< Doit-on attribuer
à la période romaine un travail colossal dont on connaît peu l'existence? C'est une
muraille de 1™,50 à 2 mètres de largeur, très apparente, qu'on aperçoit à fleur de
terre, au pied des dernières pentes du Djebel-Mouassa et qui, suivant le dire des in-
digènes, ferait le tour de cette montagne et du Djebel-Bou-Thaleb, dont elle consti-
tuerait une enceinte fermée de toutes parts. Cette muraille s'étend sur le territoire des
Ouled-Ali-ben-Sabor, de Foum-Renia à Badjerou. De loin en loin, on semble y voir
des ouvertures flanquées de trous, etc.. » Ce sont, à mon avis, des strates géologiques.
3. C. I. L., %l'il. Je ne l'ai pas retrouvée. — Sur Kherbet-Zerga, voir F'ayen, Xn-
nuaire de Constantine, 1836-1857, p. 175; Cat, La Maurétanie Césarienne, p. -222,
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DK SÉTIK 139
Celte ruine, qui est étendue, ne présente que peu d'intérêt : on y
voit quelques fûts, bases et chapiteaux de colonnes d'un mauvais
style, un fortin fait avec des matériaux d'une époque antérieure
et. à 5oo mètres environ au sud-sud-ouest de ce fortin, quelques
pierres dressées formant un demi-cercle et figurant le tour de
l'abside d'une église qui était orientée à l'ouest. Ces pierres sup-
portaient autrefois une corniche courbi^, où a été gravée une ins-
cription dont les lettres sont séparées par une bande ondulée
en relief. Je n'ai pu dégager que l'un des énormes blocs qui com-
posaient cette corniche; les autres gisent auprès, mais il faudrait
les déplacer pour les lire.
ro5.
Haut, lettres o™,o5.
R s A R T
(et V A
La ville de Cellae était un évèché, mentionné dans la liste de 484'-
J'ai trouvé en outre à Kherbet-Zerga, près du fortin, deux autres
inscriptions .
io6.
Caisson. Haut. o°*,52, larg. o"',36, long. 0^,91. Haut, lettres o™,o3.
D M s
IVLIA avi
RILA • VIX
I T • A N N
OS • XXVI •
107.
Plaque, brisée en deux. Haut. om,77, larg. om,47. épaiss. 0^,15.
Haut, lettres o^.oS.
D • M •
L-VALERIVS-
R V S T I C ^^ S
PIVS • VAV • K (sic)
Ligne 4 "• pius v{ixit) a{nnis) V (?). H{ic) s{itus est).
1, Victor de Vite, ^édition Petscheuig, p. 13:i.
140
DEUXIEME PARTIE
Timedout ou Kherbet-Rekiza (n» 5G sur la carie}. Bien que
Timcdoul ne se trouve pas sur la roule de Sélif à Aumale, je rat-
tacherai à KherbclZcrga celte ville, qui en est éloignée de lo kilo-
o
° V^' »
13
lF/2Zi
3
Mètres
Vig. 10.
mètres (direction sud-est). Une conduite romaine, partant à peu
de distance à l'ouest de Kherbel-Zerga ', l'approvisionnait d'eau.
1. Je n'ai constaté l'existence de cette conduite, venant de la direction de Kherbet-
RUINES ROMAIMES AU SUD-EST DE SÉTIF 141
Avant d'atteindre Timiîdoiit, cette conduite traversait rOncd-cl-
HadjedJ sur un gros pilier en blocage qui est encore debout ' La
ville était assez étendue, moins grande pourtant que Klierbct-Zcrga.
Je donne (fig. lo) le plan de l'église. Elle était précédée d'un
porche. A l'intérieur, deux rangées de piliers (et non de colonnes)
séparaient la nef des bas-côtés». A gauche de l'abside, un corps
de bâtiment; il n'y en avait pas adroite. L'abside était plus élevée
que le reste de l'église.
On remarqueaussiàTimedout un l'orlin de basse époque(io mètres
environ de côté), semblable à tous ceux dont j'ai parlé précédem-
ment. — Je n'ai dégagé à cet endroit qu'une seule inscription.
io8.
Larg. i°,35; haut. om,53, épaiss. on»,35. Haut, lettres o»°,o45.
D M s
L-A'ERIVS-IANVARIVSSJVIXIT-ANÎÎS'LXIV
CAELIAE-VICTORINAE-CONIVGIET- ATERIS
CLODIANO • FILIOGiET VRBANO • NEPOTI
STATVAS-SE-VIVO-VIVIS-FECIT
Zerga, qu'à peu de distance de Tituedouf , mais sur la carte de l'État-raajor au 400,000*,
tout son parcours est indiqué.
{. Les Arabes l'appellent rekiza (piquet do tente), d'où le nom de Kherbet-Rekiza.
Cf. Ragot. Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 254.
3. C'est l'exception en Afrique; cf. plus haut, p. 14.
DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE m
Zarai, Dia>a, et rui.nes ro3iai>es situées entre ces deux villes
I. — Zarai.
La ville de Zarai (aujourd'hui Zraïa; n" 5G sur la carte), située à
la frontière de la Numidie, et bien connue par l'important tarif de
douanes qu'on y a découvert, a été déjà visitée par plusieurs ar-
chéologues*. Je donne (fig. n) le plan des ruines. Les monuments
dont on voit encore les restes sont de basse époque. Ce sont •"
1° un grand fort byzantin (fig. 12); 2" un fortin situé environ
n n
X
10 le 10 ^û
Milrts
Fis. 12.
25p mètres à l'est et relié au fort par un souterrain : — ces deux
édifices sont faits avec des matériaux pris un peu partout et con-
tiennent de nombreuses pierres à inscriptions*; 3° une grande
basilique, dont le plan est donné fig. i3: \'> une autre basilique
1. Sur Zarai, voir Tissot-Reinacb, Géographie de la province romaine d'Afrique,
l. Il, p. 483; Ragot. Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-iS74, p. 243 sq. (avec une
description des ruines à laquelle je renvoie).
2. On a trouvé dans le fortin le tarif de douanes, mais ce n'est pas une raison pour
croire que cette conslruitiou ait été un établissement d'octroi.
144
DEUXIÈME PARTIE
plus pelilc (fig. 17)'. Voir à la fin de ce paragraphe roxplicatioQ
délailléc doS ligures.
Oaconoail déjà prèsdesoixaule-dix inscriplions deZraïaV Je puis
en ajouter plus de trente : elles ne présentent du reste qu'un in-
térêt très médiocre.
109.
Fort byzantin, entrée voûtée. — Caisson. Haut. o'°,53, larg. o"°,49,
long. I mètre. Haut, lettres o™.o5.
D M S
I VLIVS
.EGINVS
VIXITAN
5 XISXLII
PSEVIVV/
SIBI/
Lignes 6-7 : p{osuit) sevivi^s] sibi.
[hid. Haut. oiu,53, larg. o^,4o, long. 0^,94. Haut, lettres o°,o4.
D Mf
tSS^ N I O s
N I K O M I L
G 1 1 1 A V G Q
XITANX^U
/
CIVNIVS
T V T V S F
FRATRIl
SIMO»,
1. Pour le praetori'im indiqué sur le plan au moulin De Bellis, Toir Ragot, /. e.,
p. 248; C. l. L., 4dl7. Le m .t praetorium ne désigne pas ici, scmble-l-il, un éUblis-
seraent n^ili'airc, mais seulement un gîte d'étape pour les o''Gcicr3 et ionctionnairei
en Toyagc : voir C.<gndt, L'armée romaine d'Afrique, p. 578, n. 7.
». C. I. L., 450&-*57*; 10765.
i
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s s S!
-t Ji-t-l-t-t-l -fl. J--
_3._a s t;._B.-a-e--î. .^îeS^ss;
Fi", i:^.
10
146 DEUXIÈME PARTIE
D. m.[s... Ijiinio S[atur]nino, mil iti le]g{ionis) lU Aug(ustae),
q[ui vi]xit an{nis) X[LIL..], C{aius) lunius [Resti]tulus flccil] fratn
fpi?'s?]sîWO.
III.
Ihid. Fragment de caisson. Long. o'»,9i. Haut, lellres o™,o/j.
R I S V A E Sg
§A E L I O S ^m
lECIT VIXIT AN
NIS XLII
Ihld. Caisson. Haut. o>n,58, larg. o",3o, long, im.oy. Haut,
moyenne des lettres'o™,o5.
D M S
AELIANI
X I S V O
L
IT ANIS
LIT
ii3.
Fort byzantin. Fragment de caisson. Haut, lettres om,o3.5.
u M
1. 1 c I N I A \\
N A T A V I X il
LXXX
HEREDES-MAg
MERENTI
FECERVNT
D. m. [s]. Licinia F{ortu]natavixi[t an{nis)] LXXX. Heredes 7na[tri]
merenti fecerunt.
RUINES ROMAtiNÈS AU SUD -EST DE SÉTIF
ir4.
a:
Caisson. Haut. o™,55, larg. oin,4r>, long, (cassé) o"',G2. Haut,
lettres o™,o5.
D • M • s
F V R I A • F E L^
CVLA VIX • ANN^
ExXXV-VALERIVg
MANSVETVS
C O N I V <" ^/'
D. m. .s. Furia Fel[i]cula, etc.
Fragment de caisson. Haut, lettres o™,o65.
3 15 M ®
A S I N I V^
'O N A T VS
D. m. [s.] .. Asiniu[s Djonatus, [v{ixU)] an(^nis) LXKX.
Caisson. Haut. o^jSS, larg. 0^,47, long. 0^,90. Haut, lettres o°i,o5.
D • M • s
IVLIA • CATTiN^
VIX- AN-LIII-FL/S
viv S • vicToR
maTri PIISSIME
Caisson. Haut. o-^jSo, larg. o'n,37, long. o«,89. Haut, lettres o'^.o.'i.
D M s
VOLLVSSI (sic)
N I A C5 M A
INI • V- /l
148 DEUXIÈME PARTIE
ii8.
Caisson. Haut. o™,73.1arg. 011,45, long. im,o3. Haut, lettres om,o5.
D M S
T-AEL1VS-T\.S,S- {sic)
vix • // • LV • yç.
REXTI-HER-FE
C E R \T {fie)
Je ne voi? pa? quel a pu être le cognomen de ce personnage.
119.
= C.I. L.. 4525 (Greff). Caisson — Ligne 3 : vixt. Ligne 4:
I, V et L liés dans Iulia. — Ligne 5 : r, v et F liés dans Rufina ;
COIVGI et non coniugi.
120.
Caisson. Haut. oni,72, larg. o",39, long. im,i5. Haut, lettres
0™,o4 à om,o5.
D M
A E L I A E
A N T O N I A E
C O X I V G I '
5 VIX-AN-LIII'
L • S E X I I V S '
S E R W N D V S
M^RENTI • FEC •
Ligne 6 : Sen{t]ius.
I2l.
Caisson. Haut. o^.Gi, larg. o",'43, long, i mètre. Haut, lettres
O^jOS.
D M S
A E L I V S ê^mH
SE p rmmmy s
VIXAX^^^VI
5 AEL¥EUmM.\0
UER-¥Emm^D
Lignes 5-(3 : Ael{ius) Feli[x fil]io mer{enti) f[e[c{it) et de]d{icavit).
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
149
122.
Caisson. Haut. o",r)2, larg. o",45, long. o-,f
variant de o",o35 à 0^,07.
D M s
T • F L A V I V s "s
IL Z I O G A M I N5
S-VIXIT- L>^>;x.MON^
JENTW • FECIT ' T •
FLAVIVSLVCIANVSSV
ISIMPESISPATRI SVO
Haut, des lettres
123.
Caisson. Larg. 0^,40, long. o"'.97. Haut, lettres, o"',o/45.
DUS
; ,i £ M O R I A^
pteTati gais
I • SALVIANi
P A T R I S S A G
^ V M
D. m. S. Memoria[e et] pietati Ca[el- ou es]i(i) Salvian[i] patris
sac[r]um...
124.
= C. J. L , 4571 (Poulie). Caisson. Haut. o°',59, larg. 0^,47,
Haut, lettres o™,o4.
D M S
V A L E R I
V s VIGT
OR V 1 G
AN XI
VAL-LVG'
E E G I T
SVI^
D M s
VALERI A
FELIGCLA
VAN • XVI
DVS FILIS
E D D
{.lie)
Lignes 6 sq . -.Vnlierius) Lucidus filis [f]ecit e(t) d{e)d{icavit) sui[s]
150
DEUXIÈME PARTIE
= C. I. L., 4535, près du petit fortin (Wilmanns). Ligne 2 :
.VFbiVS, Aufidius.
126.
Petit t'orliii byzantin. Haut. o",52, larg. o"',36, long. i'",oi. Haut,
lettres o™,oi5 (ligne 6, o^joa).
D M s
s E N T I A
FORTVNA
TA VIX ANI
LXXXXII
CASTV S
127.
Ibid. Caisson. Haut. o™,56, larg. o",37, long. o'",96. Haut,
lettres o™,o55.
MVS
'NN[S
LXXV H S E
FILI
128.
Ibid. Caisson. Haut. 0^^,62, larg. om,55, long, o'
moyenne lettres o°»,o4.
1,96. Haut.
D M
ANNI A
P L IVIIN
§V VIXI
mus- L^
F I L I V S
B V S ME
F E C
S (S
T M A R
TIALIS VE
T E R A N V S
VIXIT NI
S LXXXI &
P A R E îî' I
RENT lîVS
IT-ET-DDl»
Première inscription, ligne 2, lecture douteuse
P{ublii) l{iberta), Iuliana, A et N étant liés.
peut-être
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 151
129.
Ibid. Caisson. Haut. o»",46, larg. o^.ia, long. o",98. Haut, lettres
mo N V s
VIXIT AN
6 N L X X X
ANT RO
M A N A
D S F
Lignes G sq. : Ant(onia) Romana die) s{uo) f{ecit).
i3o.
Ibid. Haut, d'un cippe. Haut. lettres o™,o35.
D I s • M • s
i3i.
Ibid. Base d'un cippe (?), avec moulures en haut. Largeur o'°,b6,
haut. o™,46, épaiss. o«,65. Haut, lettres 0^,09.
s 6 E
D
Je noterai au même endroit un cippe où Ton voit représenté un
cavalier tenant des deux mains une lance ; l'inscription gravée
au-dessous est complètement fruste. Il y avait à Zarai, avant l'an-
née 202, une cohorte qui était peut-être la I Flavia equitata (voir
Mommsen. C. L L., observ. au n" 4âo8).
182.
A 100 mètres au sud du petit fortin byzantin. Caisson. Haut. o™,54,
larg. o™,43, long. i^jSo. Haut, lettres om,o4.
D M s
IVLIA-MOÎÎMA
VIXIT -ANIS- XL»
PIE-FILI-FEC-
152 DEUXIEME PARTIE
i33.
A 2iSo mètres environ au sud du fortin byzantin. Caisson, Haut.
o",53, larg. o'",43, long. i™,i4. Haut, lettres om,o35.
D M s
AELIA RVFI
N A \' I X ^
LXXV
5 I V L I V:
M AR
RITAE
i34.
A côté. Caisson. Haut, o^.oa, larg. om,38, long i mètre. Haut,
lettres o™,o4.
D M
P S E N I
^/ S C A S
I A N V S
VIX ANXXII
D. m. P{ublius) Senius [[ou plutôt Sen[ti]us]] Cas(s)ianus, etc.
i35.
Près de là. Caisson. Haut. o^.SS, larg, o™,36. Haut, lettres o™,o4.
— Très fruste.
D M S
Q. OCT AVIVS
TIIE"KS TINVS
VIXNLXMVII
5 OCT AVIVS MA®
IVSFDSF
D. m. s. Q{iimtus) Ociavius Thcvestimis, vix{it) an{nis) LX, m{en-
sibus) VU, Octavius Maius'! f{Uius) d{e) s{uo) f{ecit).
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
153
[3r>.
A 4oo mètres environ au sud du petit fortin. Haut. o^M> larg.
o'n.Ag, long. i^jiG. Haut. lettres o",o35.
D • M • s
IVLIA DON'ATA
V-A-LXX-IVLIVS
MONTANVS PVS
^J^ÏSERENTI CO
\' I V G I F E C I T
137.
A côté. Caisson. Haut. o°',56, larg. o°',43, long. 0^,97. Haut,
lettres o™,o4.
D M S
1 V L • M A
T R O N
FILIO SV
O M E R E
NTlFEClT
TIRITVIX
AN XXX V
D M S
DOM AT
O R O S I
FECIVIX
N LXXX
[sic omnia)
i38.
A côté. Haut, o^.ây, larg. o",37, long. i°,o3. Haut . lettres om,o3.
D M S
AELIVS GETVLICVS
VIX • AN • LXXIII
AEL-PROCESSVS
FILIVS MERENTI
POSIVIT i^<^)
154 DEUXIÈME PARTIE
iSg.
Non loin de là. Caisson. Haut. o°,56, larg. o°>,39, long. i"",o5.
Haut, lettres o",o5.
D • M • s
V o X V S S •
TERTVÂXA
VIXIT • AN •
XL • V ■ FABI •
FOR'N-®-M-F
D. m. s. Voluss{ia ou ena ou eniu) Tertulla, vixit an{nis) XLV;
Fabi{us) Fortun[atus) co{niugi) m{erenli) f{ecit).
i4o.
A 5oo mètres plus au sud, dans le mur d'un jardin. Haut. o"',6o,
larg. o"°,33, long, o^'jg'i. Haut, lettres o°',o45.
D M
MESSO
LATI'HERl
S • MERENT^
FECERVNT
VIXIT • ANN
IS LVI
D. m. [s]. Mess{i)o lati, her[ede]s meren[ti], etc.
Moulin Rénier (ancien moulin de Rellis, puis Mangiavacchi), à
l'entrée de la cour. Fragment de caisson. Haut, lettres o™,o35.
D M s
IVL . TEVESTINA
VI • AN ■ LXXV
(Le reste est cach^
par un fût de colonue.)
ItUlNES ROMAIXES AU SUD-ESï DE SÉTIF
155
EXPI,ICATIO\ DES FIGITRES
Fig. II. Plan de Zraïa.
Fiy. 12. Fort byzantin. Les murs ont j™,io d'épaisseur; ils sont for-
més de deux rangées de pierres de taille, entre lesquelles on a jeté des
matériaux divers, empruntés à des constructions antérieures. Le pas-
sage voûté me semble de la même époque que le reste du fort.
Fig. i3. Grande basilique. La restauration des diftérentes parties
n'étant pas certaine, j'ai seulement indiqué les parties visibles. Les
murs en moellons ont presque partout disparu ; on ne voit plus que des
pierres de taille dressées de distance en distance et ayant servi à relier
les parties en moellons. Cette basilique mériterait d'être fouillée : il
faudrait seulement enlever une couche de terre, épaisse en moyenne de
o™,8o, pour arriver au sol antique.
AA. Porche.
B. Porte.
C. Petit corps de bâtiment, dont la forme exacte et la destination
sont incertaines.
D. Abside latérale (il n'y a pas d'abside au fond). Elle contenait des
sarcophages en forme d'auges (Poulie, Recueil de Constanline, t, XVI,
1873-1874, p. 4"-^7).
r=
"1
(
'r"L""y :
ùnUmctriS
CtnUmiIns
Fig. lo.
Fis. 14.
Kifr. It).
E, F, G, H. Corps de bâtiments attenant à Féglise et dont la desti-
nation n'est pas certaine. En H, on a trouvé des squelettes ensevelis dans
de la chaux (Recueil de Consiantine, l. c, p. 248 et [\-2']).
L Fragment d'une demi-colonne (voir fig. i4)-
En avant de l'église, on voit quelques fragments d'une corniche recour-
bée (deux bandes, un cavet, une bande). Cette corniche a peut-être
été placée sur le mur de l'abside latérale D.
Fig. i4- Coupe de la demi-colonne désignée sur le plan par la lettre 1.
Fig. i5. Base d'une des colonnes de la nef.
Fig. 16. Chapiteau déposé au moulin de Bellis (ou Mangiavacchi), où
156
DEUXIÈME PARTIE
iî y en a un nutre à peu près semblable. Ils proviennent probablement
de la grande basilique, où Mungiavacchi a fait quelques fouilles.
Fig. 17. Petite basilique de Zraïa.
A. Porte.
Xo
3 6
• > I I
Mèlrcs
Fi?. 17.
B. Base d'une demi-colonne terminant la colonnade de droite de la
nef.
C. Fragment dun fût de colonne. C'est tout ce qui .reste des deux
colonnades.
D. Abside.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
157
E, F. Corps de bâtiments attenant à l'abside. — Les parties DEF
sont plus élevées que le reste du monument.
Q )[ur —Huit mètres plus loin, au sud-ouest, onToit
la trace d'un mur parallèle et de même longueur (non
marqué sur le plan, faute d'espace).
Fig. 18. Petite stèle à Saturne, encastrée dans le mur
de la cour du moulin de Bellis. 11 y a dans l'autre mou-
lin français une seconde stèle à Saturne plus grande.
Elle est décrite dans le Corpus, n° 45i2. — Dans la cour
du moulin de Bellis, outre plusieurs inscriptions déjà
connues, on voit des fûts et des bases de colonnes,
pinceurs chapiteaux (cf. plus haut, fig. j6), dont un
corinthien d'un joli travail, une stèle représentant un
légionnaire et sa femme. Fig. is.
II.
Route directe de Zarai à Diana.
Il existait une route conduisant directement de Zarai à Diana.
Elle passait par Henchir-Terlist, traversait les monts des Ouled-
Sellem, suivait une vallée orientée de l'ouest à l'est, oli se trouvent
les ruines d'Ain-Tif'elouïn et d'Henchir-Akbeb, puis entrait en
plaine et après avoir passé par Kherbet-Tenia et Kherbet-Tamarit
(Ain-Beida) s'engageait entre le Djebel-Zana au nord et le Djebel-
Mestaoua au sud pour arriver à Zana.
On trouve dans l'Itinéraire d'Antonin ' l'indication d'une route
de Lamasba à Sétif par Zarai et Perdices. Je parlerai plus loin de
la partie de cette route comprise entre Zarai et Sétif. Quant au
tronçon compris entre Lamasba et Zarai, c'était : lola voie romaine
passant près de Ksar-Bellezma et par Henchir-el-Hassi que nous
avons étudiée plus haut"; 2° la voie entre Diana et Zarai dont il
est question ici, à partir de sa jonction avec la route précédente,
à l'ouest de la ruine appelée Kherbet-ïenia (no 63 sur la carte).
L'Itinéraire indique entre Lamasba et Zarai une distance de
25 milles, qui correspond à la réalité.
1. Édition Parthey et Pinder, p. 15.
2. Chap. I, § 4, p. 110-111.
158 DEUXIÈME PAHTIE
Premier mille. — A i.5oo mètres à l'est de Zfaïa (ïi" .17 ?ur la
carte) j'ai fait dégager plusieurs bornes milliaires appartenant à
cette route.
143.
Fragment de colonne. Haut. om,G3. diam. o^.Sa. Haut, lettres
o*.o3.
I M p • c A E •
A E M I L I V S
A E M 1 L I A N
VS • PIVS • FE
5 AVGPONTI
FEX • MAX PP
MIL • ORBIS
IP T? c T T T'
Lignes 8 'et 9") : [sut] restifuit]. — On savait déji que l'usurpa-
teur M. Aemilius Aemilianus (année 253) avait été reconnu en
Afrique (C. /. L., 10402 = notre n" 65; Héron de Villefosse, Bulletin
du Comité, 1891, p. 189).
143.
Fragment. Haut, lettres o«,o4.
SM^c A E s •
M c L A V D I V s
TACITVS • P •
FELIX • A V G
M I L • O R B 1 S •
SVI-RESTITVISS
144.
Fragment. Haut. o".47, larg. o™,33, épaiss. om,23. Haut, lettres
oni,o4.
I M P c A E s
C-VALERIVS
DIOCLETIA
NVS P F AV
G M I ;; -i A
5 RI A C[
Lignes 5 sq. : miliaria c[rb]is [sut restituitj.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 159
145.
Fragment. Haut. î'",i5, larg. oin,'|.'>, épaiss. o™,4o. Ha-jt, lettres
o™,o4'>.
C . GALERIO
V A L E R I O
M A X I M I
A NO NOBI
LI S S I MO
C AES ARI
146.
Fragment. Haut. om,;")5, larg. om/jy, épaiss, o'^.So. Haut, lettres
o"i,o4."). — Très fruste.
C I o
^OVALERIO
A N O
Î^IISSImCAES
^_ ^MÎLÎARIA
"^^■C J R E S
Je ne sais pas ce que signifiait la première ligne, qui se rap-
porte peut-être à une inscription antérieure [Aureli ou Galerijo
Valerio Maximi]ano, [nohi]lissim{o) Caes[ari]. Miliaria [orbts s]ui
resUituit]. On attendrait le nominatit. Inscription de Maximien ou
de Galère.
147 •
Haut, (brisée) o'^.gG, larg. o"\\3, épaiss. o",25. Haut, lettres
o™,o45.
IMP CAESARI
FLAVIO VAL
ERIO CONSTA
NTINO PF IN
VICTO SEMP
AVG
Inscription de Constantin le Grand.
160 DEUXIÈME PARTIE
i48.
Fragment. Haut. o"',-;-. larg. et épaiss. oj.Sg. Haut, des lettres
variant de o™,o25 à o^joS.
I M P D N
F L A V I O
IVLIO CRI
SPO NOB
ILISIMO CA (•"^)
E S A R E
Inscription de Crispus, fils de Constantin (317-326).
i49-
Haut. in\6i, larg. o",34. épaiss. omjSo. Haut, lettres o=°,o45.
I M p D N
FLAVIO^^
V D I O C O N
ONOBILISI {sic)
M O C A E S
ARE
Inscription de Constantin, fils de Constantin le Grand, probable-
ment gravée en même temps que la précédente. — Imp{eratove)
d{omino) n{ostro)Flavio [Cla]udio Constan[tin]o, nobilis{s)iino Caesare.
i5o. •
Haut. im,7o, larg. o'^jaG, épaiss. o™,3o. Haut, lettres o™,o4.
PERPETVO
D N c o N s
T A N T I O
C A E S
M V L T I S &
V I C E N N A
LIB VS
RUINES ROMAINES AU SUD-ESï DE SÉTIF
161
Belle colonne. Long. 2'^,0'i, diam. o"",3/i. Haut. lettres o'n,o45.
I lAP C A E s ;V[
FELIXAVG
M I L I A R I A
ORBIS SVI
R E S T I T V
IT
-r '*""«-
Celte inscription, où le nom de
l'empereur a été martelé, pourrait
appartenir à Elagabal, à en juger
d'après la forme de la colonne, com-
parée aux autres milliaires de co
prince trouvés dans la région. Il fau-
drait donc restituer : Imp(erator) Cae-
s{ar) M{arcus) A[urelius Antoninus,
Pins], etc.
Henchir-Terlist. — Un kilomètre et
demi plus loin dans la direction de
l'est*, la voie romaine arrive à une
localité assez importante, aujourd'hui
appelée Henchir-Terlist (ou marabout
de Sidi-Khallef; n» .58 sur la carte).
Pressoirs, auges. Au nord-est, ruine
d'un petit mausolée carré. Deux
églises chrétiennes dont les plans et
les détails sont publiés fig. 19-21:
voir l'explication des figures donnée
plus loin dans le texte.
J'ai découvert à Henchir-Terlist
un assez grand nombre d'inscriptions,
n^
"■^
s
J
^C
1
n
A
■i
i»
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1"
!"
ia.-B
B
• ' ■ f t '
Mètres
Fig. l'J.
to
gravées
sur des
caissons
1. Henchir-Terlist est inexactemeut indiqué, sur la carte do l'Ktat-niajur au 400,000"
comme se trouvant au sud do Zraïa.
11
162 DEUXIEME PARTIE
Haut. o'",r>5, larg. o"',38, long. i'",oi Haut. lettres o™,o/|.
D M S
POPILI A
S A T V R
N I A V I
X A LXX
III
i53.
Haut. o^jGS, larg. 0^,40. Haut, lettres oii.oS.
D-M-
M O D I vs
N M P Al O
VIX • NI^S
■ LXXV • F • F •
Ligne 3 : Namp{h]amo. — Ligne 5 : f{Uius) f{ecit).
i54 et i55.
Deux caissons l'un à côté de l'autre. N° i54 : haut. 0^,59, larg.
om,4i, long. 0^,99 ; haut, lettres o'»,o4. — N° i55 : haut. ora,56,
larg. ora,37, long, in',oi. Haut, lettres o'n,o4.
D M s D M s
P . VETTIVS ZA C L O D I A V I
BOVIX IT CTORINAV
A N N I S LX V I X I T A N N I S
VETTIVS VICTO LXI VETTIVS VIC
K. FILIVS MEREN TOR FILIVS ME
TIBVS FECIT RENTIBVS FECIT
RUIISES ROMALNES AU SUD-EST DE SÉTIF 163
i56.
En partie caché sous terre. Larg. om,46, long. i'",o5. Haut,
lettres om,o5.
D M S
FVRIA FOR
TVNATA VI
XITANNIS
i57.
Haut. o™,62, larg. on^.SG, long. i^joS. Haut, lettres o™,o4.
D M S
N O N I A
VICTOR
TA VIXIT A
N N I S L X
i58.
Haut. ora,o8, larg. om,43, long. im,o3. Haut, lettres o'",o4.
D M s
GELLIA
5PESVIXIT
ANN I S
LXXX
iSg.
Haut. om,6o, larg. on>,4i, long, i^joy. Haut, lettres o™, 06.
/xr'T
[\ E L I A
^M E R I
TA VIXIT
A L X X X
Aelia [E]merita, etc.
16 i DEUXIÈME PARTIE
i6o.
Haut. om,53, larg. 0^,37, long. 1^,01. Haut, lettres om,oi
/V L V 1 iv'
M V S T A
VIXITNI
SLX HER
EDES FECE
RVNT
[D. m. s. Fjulvia Must{;i)a, etc..
161.
Haut. o">,5i) larg. o">,39, long. om,8o. Haut, lettres o"i,o4.
D M S
C L O D I A
A M A I T A
V I X A N
N I S L I V
FILIEIVSFE
C E R V N T
162,
Haut. om,63, larg. o'^,fij, long. im^iS. Haut, lettres 0^,04.
D M s
C • F \' L V I V s
M o X I M V s
Q.V I E T Z A B I
X I V S V I X X
NISLXXXFILI
EIVSFECERVN
RUINES ROiM AINES AU SUD-EST DE SÉI^F 165
i63.
Haut, om,5G, larg. o'",48, long, i mètre. Haut, lettres ora.o'i.
D M S
C • F V L V I VS
Z A B I N ÎE V s
C • fvlviza6n
neifLvi X IT
A N îl S L X V 1 1 1 1
Sans doute le flls de celui qui est mentionné dans l'inscription
précédente, où il faut corriger par conséquent Zabinius en Zabin-
neus.
164.
Haut. 0:11,54, larg. o"i,36. Haut, lettres ora,o4.
D • M • s •
L-CLObvS
B A R I C • V
IX IT • AN
N I S • L •
CL • B • M • F •
Ligne 6 : Cl{odius ou odia) b{ene) m{erenti) f[ecit).
i65.
Haut, 011,67, larg. om,38, long. iin,oi. Haut, lettres om,o4.
D M s
APRONIA
BEATA VI
XITANNIS
L
166.
Haut. 011,50, larg. 011,49, long. 011,96. Haut, lettres oii,o5.
D M s
c • IVL
FAVSTINVS
VIX • N
XLX
XLX, probablement pour XLV.
1G6 DEUXIÈME PARTIE
Haut. oni,58, larg. o"^,\'î. Haut, lettres variant de o"',o4 à o"^,oCi.
D M s
L • crnio • lAN
VARIO Vixt
ANNIS LXXII
F I L I E I VS
P AT RI FEC
ERVNT
i68. 169.
Haut. 0^,57. larg. o"\^3, long. Haut. o"',58, larg. o^^s, long.
im,oi. Haut, lettres o'",o35. on',93. Haut, lettres on^.oG.
D M s
C ITT I O R O
G A T O F R A
TRIVIXITAN
NISXXIIFRA
TRESFE C E
RVîf
170.
Haut. om,59, larg. om,4i, long, i mètre. Haut, lettres om,o5.
D M s
JE E M M iE » {sic)
OPTATAE^
4 VIX-N-LXXV
LVCI ANVS
.5 "EFLAVINYS
FILIMER'D-S-
FEC • T: D D
Ligne 2 : Meemmae pour Memmiae. Lignes 6-7 : fili{i) me7'{enti)
d{e) s{uo) fcc{erunt) et die)d{icavenint}.
D M S
C MODIO BA
RICI VIXIT
ANî-'IS XVC
{sic)
PILI FECE
{sic)
RVNT
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
167
171.
Fragment. Haut, lettres o'",()i
s
NI A
/cIaae
lA FAB
VELO
TON
TV
172.
Un caisson avec ces simples lettres (haut. o"',o4) en haut de la
place destinée à l'inscription :
D M s
J'ajoute des corrections à quelques inscriptions d'Henchir-Terlist
déjà publiées.
173.
= C. I. I., 4498. Cippe. Haut, lettres om,o5.
D M S
M -POMPON IVS
C^A I A N V S V I
X sm • A N N I S
5 LXXXVII -PATRI
MERENTI FIL II
M A S C VLIFECE
RVNTETDEDICA
VERVNTINISTA {sic)
10 NTEFILIOMILITE
174-
= C. I. L., 45oo (caisson). Ligne première 2, lettre : C non D;
H et E sont liés, — Lignes 4-5 :
vix M LXXV
H2 R E ^^l F I L I
168
DEL XI KM I'] PARTIE
= C. I. L., 45oi . Caisson. Haut. o"i,rK), larg. oni,38, long, i mèlro.
Haut, lettres on',0/1.
D M S
C-IVLIVS-VCTOR
VIXIT NIS LXXXXV
M E M O R I E B A
RICIS
Les deux dernières lignes ont t'té gravées après coup.
176.
= C. 1. L., 45c2. Ligne 2 : V et R liés. ~ Ligne 5 : RIAE SVAE SE,
etc. — Ligne 6 :
SVO -FECIT-TV- WTOR
Ligne 7 : avant DIC il y a environ trois lettres très frustes : les
deux premières semblent un Q. et un V.
EXPLICATION DES FIGUKES
Fig. 19. Grande basilique d'Honchir-Tprlist (au sud des ruines).
A. Atrium.
E. Porte.
CD. Fragments de demi-colonnes.
E. Fût de colonne, non entier (diamètre o™,35) ;
il y en a plusieurs autres aux abords de la basilique.
F. Fût de colonne avec quatre bandes plates dis-
posées dans le sens de la longueur (voir fig. 20). II
y a d'autres tronçons avec deux bandes seulement
aux environs de la basilique.
G. Base de demi-colonne, non en place (socle élevé,
moulures consistant en un tore, un filet, une scotie,
un filet et une bande).
H. Fragment de corniche (deux bandes, un cavet,
deux bandes ; haut. o™,2o) : ce fragment semble avoir
appartenu à un édifice antérieur, dont les matériaux auront servi à la
construction de l'église.
Fig. 20. Coupe du fût de colonne, indiqué sur le plan (fig. i.^) par la
lettre F.
Fig. 21. Petite basilique dHenchir-Terlist, à 3oo mètres environ au
nord de la grande. L'abside et les corps de bâtiments adjacents sont
Fig. 20.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF
1G9
plus élevés que le reste du monument. Il y aà peu près o'",8o de terre
dans la nef et les bas-côtés.
A. Fragment d'un fut de colonne.
B. Fragment d'une demi-fnlonne,c[ui devait être placée à l'entrée de
l'abside.
7lûMM7/f/rû//fA
'^
■7smaiaiÊCLmuM wmMrMm
N\.itr<iS
Fijr. 21.
Après Henchir-Terlist, la route romaine continuait dans la di-
rection de l"est. Je l'ai suivie pendant 2 kilomètres environ sans
trouver les bornes du troisième mille. Il conviendrait de l'étu-
dier avec soin à partir de là. C'est probablement sur cette voie
que le commandant Payen a trouvé, à 7 kilomètres environ de
ZraïaS les bornes publiées au Corpus sous les n°^ 10369-10371, et
dont l'une se termine peut-être par le chiffre V (n° 69 sur la
carte)*. J'ai retrouvé la route dont il s'agit de l'autre côté des
1. Le Corpus indique par erreur XII itilomètres. — Voir Paycn, Recueil rie Con.itan-
tinc, t. XIV, l>*7n, p. 306 : « en suivant la voie romaine qui conduit de Lamasba à
Zeraï, et parvenu à. environ 7 kilomètres de la dernière de ces localités anciennes, j'ai
remarqué sur le coté sud un groupe de bornes... »
2. A moins qu'il ne t'aille restituer les quatre dernières lignes ainsi : \ai'i multi]
[vrce]nn[alib]u[s]; cf. nos n" 150, 179, 180, 182 et aussi le n» 10370 du Corpus.
170 DEUXIÈME PARTIE
monts des Ouled-Selleni, à l'Henchir-Tifelouin (n" 60 sur la carte).
Cette ruine est dune étendue médiocre et je n'y ai remarqué
aucun édifice intéressant. J'y ai fait dégager ces deux bornes qui
n'étaient pas en place.
177*
Au nord-est de? ruines. Haut, (bas brisé) o™,8o, larg. o°,28,
épaiss. o™,ai. Haut, lettres o™,o4. — Fruste.
IMP CAES
; PI
5 Y'S-FELIX
y^vG-ppigï
S-MILIAR
§A • O R B I S
S V I • R E S
10 T I T V I T
17S.
Au sud des ruines. Colonne. Haut. i™,55, diam. o™,33. Haut,
lettres o'n,o45. — Fruste.
IMPCiESC
M E S I V S a
TRAÎANVS
DE<
smmmm
Imp{erator) Caes(ar) C{aiiis) Mes{s)iusQ{uintus)TrajanusD[ecius...]
A I kilomètre environ à l'est de l'Henchir-Tifelouin, j'ai dégagé
plusieurs autres bornes (sur la gauche du chemin arabe en venant
de Tifelouin; n° 61 sur la carte).
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF ITl
179-
Colonne. Haut, de ce qui dépasse i",o/,, diam. o">,35. Haut.
lettres o™,o3.
PERPETVO
D N • M A X I
MIANO • NO
B I L I S S I M O
CAES-MVL
TIS VICEN
N A L I B V S
i80.
T Haut, (brisée) i-^.aS, larg. o"',47. «^pa'ss. o",33. Haut, lettres
o^.oS. — Fruste.
PERPETVO
M A X I M I A
NO A V G
5 MVLTIS-Ji
I C E N N A
LIBVS
Ligne 2 : T)o\rm.no n(os^ro)].
181.
Haut. i"',3o, larg. o"',33, épaiss. 0^,24 ■ Haut, lettres o™,o35.
IMP-CAES-
C-VAL-GALE
^10- MAXIM
SANO-ET-C-V
5 ^.LERIO-GA
LERIO-M AX
I M I N O • N O B
ILISSIMO-C
AES-R-P-D
Inscription de Galère et de Maximin Daïa. Ligne 9 : T{ei)'p{uUim)
172 DEUXIÈME PARTIE
D{ianemium), cf. C. 1. L., 10877, io58i, io3f*4. Le territoire de
Diana s'étendait donc au moins jusqu'à cet endroit, qui en est
éloigné de 20 kilomètres à vol d'oiseau (26 environ par la route
antique).
181 bis.
Haut, fbrisée et enterrée) 0^,90, larg. o°,24, épaiss. o™,24. Haut,
lettres o™,o4.
y V o D N
JS E V E R
\nobili
[s I M O •
c A E s A
R E • M V
LTIS • VI
CEmUAm
[Perpet]uo d[omino) n{os(ro) Sever[o], nobili[s]simo Caesare; multis
ujce[n*ija[iiMw]. Inscription de Flavius Valerius Severus.
Fragment. Haut, lettres ©'"".ood. — Très fruste.
'n O 2,
rmmmm
yci-NNSLi
/vs
i83.
Colonne. Haut, de ce qui dépasse ii^-oS, ;diam. o™,37. Haut,
lettres ora^,o3. — Très fruste.
MY^^
^LIX AVC-
5 BSTV:
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 173
Lignes 0-7 : [mil{iaria)] o[r]bi[s sui restituit] ?
Hencliir-Akliob, petite ruine sans intérêt sur le bord de la route
(n» 6a sur la carte). Il y avait là un fortin sur un mamelon d'où
l'on domine toute la plaine d'Ain-Beida.
Sur la gauche de la route, à environ 2 kilomètres et demi au
nord-est de cette ruine, restes d'une ferme romaine (n" 63). — Près
de là et toujours probablement sur la gauche de la route (n» 64),
Kherbet-el-Msil, ruine sans importance. Pressoirs. Des fragments
architecturaux semblent avoir appartenu à une église chrétienne :
base de colonne, partie supérieure d'une demi-colonne, morceaux
d'une corniche recourbée qui devait décorer la partie extérieure de
l'abside.
Kherbet-Tenia, probablement sur la roule même, à 7 kilomètres
à l'est d'Henchir-Akbeb (no (J5) : petite ruine ne présentant pas
d'intérêt.
C'était vraisemblablement vers cet endroit (un peu plus à
l'ouest?) que la route de Lamasba, venant d'Henchir-el-Hassi,
devait rencontrer celle de Zarai à Diana.
Kherbel-Tamarit, 3 kilomètres plus loin à l'est et à 1 kilomètre au
sud-sud-ouest de la source d'Ain-Beida. Ruine assez grande, entre
le Djebel-Zana, le Djebel-Agmerouel et le Djebel-Messaouda. La po-
sition est importante au point de vue stratégique, car elle se trouve
\ers la jonction de plusieurs voies naturelles (voir la carte). On y
trouve les restes d'un fortin de basse époque (14 mètres de côté),
et, au sud de ce fortin, une église, dont je donne le plan (fig. 22).
L'abside était vraisemblablement flanquée de deux corps de bâti-
ments : en tout cas, il y en avait un à droite. En avant de l'abside,
trois petits piliers (A, B, G), présentant des encoches, indiquent la
place de la barrière {cancelli) qui isolait le chœur. Ils sont sur-
montés d'amortissements en forme de pommes de pin. La nef était
séparée des bas-côtés par deux rangées de colonnes. Il n'y avait
qu'une porte. Le monument est enterré d'un mètre environ : peut-
être des fouilles y donneraient-elles des résultats intéressants. —
Trois inscriptions de Kherbet-Tamarit sont déjà publiées, ce sont
les x[.°^ 4446, 4626 et 4627 du Corpus '. Les deux dernières, gravées
sur de beaux cippes, ont été bien copiées : Tune d'elles (le n" ^G^S^)
mentionne un certain Sex. Aelius Ladibelus qui fut successivement
questeur, édile et duumvir : il dut exercer ces magistratures à
i. Ces inscriptions devront iHrc réunies et la note addiliounelle insérée dans le Cor-
pus, p. 950, est à supprimer.
174
DEUXIEME PARTIE
Diana, ville sur le territoire de laquelle se trouvait Kherbet-
Taniarit*.
?jr^<2:^
ès^^^^^^ wzzM^/z^mk
3 è
_l I I — 1 — i
Fig. 22.
l84.
= C. /. I., 4446. Caisson. Haut. on»,45, long. om,93. Haut, lettres
011,035. — Lignes 6-7 :
JFLAVSPRI [sic)
IvVSFILIO
Plav(iu]s Prilmyus, etc.
1. J'ai fait remarquer plus haut (inscription n" 181) 'lue le territoire de Diana
s'étendait à l'ouest au moins jusqu'à l'Henchir-Tifelouin.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 175
i85.
Ruines d'un gourbi établi dans l'église. Fragment; long. 0^,79,
haut. om,58. Haut, lettres om,o65. Moulures en haut et en bas.
ilTATEGiDD <£> nI
MIANI AVGGTC\
FL0FLAVIANVS V
I TVIT
[l^ro sainte et inc<Aum\itate d{ominorum) n[ostrorum) [Diodetiani et
Maxd\miani Aug{un)to[rum ] Fl{avius) Flavianus, v{ir) [p{erfectis-
simiis), p{raeses) p{rovinciae) N(umidiae) re^ti]tuit. — Cette ins-
cription a été gravée par-dessus une autre que l'on a martelée : on
devine un N de celte première inscription à la quatrième ligne,
devant TVIT. — Le gouverneur Flavius Flavianus est déjà connu
(voir Fallu de Lessert, Recueil de Constantine, t. XXY, 1888. p. 162-
i65).
186.
Au sud-ouest du fortin. Fragment large de o"i,52. Haut lettres
om,o5 environ,
jS".
A I kilomètre au nord-nord-est de Kherbet-Tamarit, près de la
source d'Ain-Beida, il y a quelques pierres taillées; la localité était
sans importance (n" 67 sur la carte).
Je n'ai pas suivi la partie de la route de Zarai à Diana comprise
entre Ain-Beida et Ain-Zana et passant entre le Djebel-Zana et le
Djebel-Mestaoua.
III. — Route de Zarai à Diana passant au sud du Chott-el-Beida,
La route de Zarai à Diana par Ain-Tifelouin était la plus directe.
Il y en avait une autre, plus facile à suivre mais beaucoup plus
longue, qui, au lieu de s'engager dans les monts des Ouled-Sellem,
les longeait au nord-ouesl et au nord et passait au sud du Ghott-
176 DEUXIÈME PARTIE
cl-Beida. Le tracé de cette route est encore reconnaissable sur
plusieurs points, en particulier à l'est et à l'ouest de Khcrbet-bou-
Addoul'en (n" 69 sur la carte). Elle passait par rilenchir de la
Mechta-Si-Salali, Klierbet-bou-Addoufen, Henchir-el-Cherat, Henchir-
Tassa et devait rejoindre la voie directe de Zarai à Diana vers
Kherbet-Tenia (n" 65 sur la carte), probablement à l'endroit même
où venait aboutir la voie parlant de Lamasba et passant par Hen-
chir-el-Hassi. La route que nous étudions en ce moment peut
être considérée, dans la section comprise entre Kherbet-Tenia et
la Mechta-Si-Salah, comme le prolongement de cette voie de Lamasba
vers le nord-ouest dans la direction de Sétif.
Henchir de la Me.chta-Si-Salah. — Ruine considérable sur les
dernières pentes des monts des Ouled-Sellem {n° 68 sur la carte)*.
L'endroit s'appelle plutôt Bir-Ounkel, à cause d'un puits romain
encore en usage. Nombreux pressoirs. Église dont le plan peut
être encore reconnu : voir les figures 23 et 24 et l'explication de ces
figures dans le texte, plus loin. Il ne faudrait guère creuser plus
de o"',8o pour arriver au sol antique. Je n'ai trouvé dans cette
vaste ruine que trois inscriptions, mal gravées et sans intérêt.
A quelques mètres au sud de l'église. Caisson. Haut. o™,55
larg. om,44, long. o«>,92. Haut, lettres 0^,04.
Deux busles.
DO M V
SILICIV
fide. S G V D V
S V IXN
Domu{s) Silicius Gudus vi.x{it) an(nis)... XXV. Après domus, on
attendrait le génitif. Pour l'expression domus, signifiant tombeau,
conf., par exemple, C. I. L., 7641, SySi.
1. Mentionnée par Ragot, Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 25:;.
^ o "»"■"■ wBi -1 ire-,
■1 1 K
il" 1
LB' B
\
Mètrtj
■ ■ ■- ■....j"
Fig. 23.
12
178 DEUXIÈME PARTIE
i88.
Ibid. Caisson. Haul. 0^,58, larg. o^,^b. Haut, lettres om,o3.
Buste Buste
d'homme. de femme.
^MMyi V
D O M &
IVLVSBA [sic)
RICVIXI
TANLxxx
Ligne 2 : lul{i)us.
A i5o mètres environ au sud-sud-est de l'église. Caisson, Haut,
o°>,63, long. oni,86. Haut, lettres otn.oSo.
Buste. -
D M S
GVDV
AVIAN
LXXXV
D. m. s. Gudu[U]a vi{xit) an[n(is)] LXXXV...
On remarquera que dans ces trois inscriptions les cognomina ne
sont pas romains.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 23. Basilique de l'Henchir de la Mechta-Si-Salah. Elle est fort
mal conservée et remplie de débris de toute espèce. Je n'ai indiqué sur
le pian que les parties visibles.
A. Atrium. A en juger d'après l'orientation des deux pierres de
taille sur le côté nord, cet atrium ne semble pas avoir été quadran-
gulaire.
B. Grande porte d'entrée. La basilique semble avoir eu trois portes
(la petite porte de gauche en B').
G. Chœur.
DDD. Restes de la clôture du chœur.
E. Pilier de la clôture du chœur (voir fig. 24).
F. Base de demi-colonne, terminant du côté de l'abside la colonnade
de gauche de la nef. — Les bases de cette demi-colonne et des colon-
nes entières ont un socle élevé et leurs moulures consistent en un tore.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF
179
. ua filet, uno doucine renversée, un filet, un tore. Une
gisant dans IT-glise, mesure 2™,6o de longueur et o™,47
de diamètre à sa partie inférieure; en bas, elle pré-
sente, selon l'usage, une simple bande en saillie, en
haut, une baguette et un listei.
G. Abside ; elle semble avoir été plus élevée que la
nef et les bas-côtés.
H, I. Salles attenant à l'abside.
J, K. Autres salles dont l'affectation est douteuse.
Fig. 24. Pilier du chœur, désigné sur le plan par la
lettre E. Sur le côté droit, un canal longitudinal était
destiné à assujettir la plaque qui fermait le devant du
chœur.
des colonnesi
* " I
Kherbet-bou-Addoufen ou Timerzaguin (n^Gg sur le plan). — Grande
ruine, en plaine, au sud du Chott-el-
Beida'. Nombreux pressoirs. II y a là
trois églises chrétiennes qui méritent
une étude spéciale. La première, située
à l'ouest des ruines, était probablement
précédée d'un porche. Deux rangées de
piliers* séparaient la nef des bas-côtés
à l'intérieur. Le fond de l'église avait
la forme d'un trèfle, disposition archi-
tecturale qu'on a rencontrée dans plu-
sieurs chapelles de la campagne de
Rome» et dont on a déjà plusieurs exem-
ples en Afrique '. Voir le plan de cette
1. Ruine mentioimée par Ra.goi, Becueil de Cons-
tantine, t. XVI, 1873-1874, p. 252,
2. Cf. pour ces piliers ce qui est dit plus haut au
sujet de la basilique de Timedout (p. 140).
3. Chapelles au-dessus du cimetière de saint Cal-
liste; double basilique de sainte Syniphorosa (voir
Kraus, Iteat-Encijklopsedie der chrisllichen Alter-
thûmer, t. I, p. 117-118).
4. P. Delattre, Recueil de Con/itantine, t. XXVI,
1890-1891, pi. 1 (Carthage). — Saladin, Archives
des Mix.wns, sfrie 3, t. XIII, p. 34, ûg. 41 (Zaouïa de
Sidi-Mohammed-el-Gebioui ; mais il n'est pas sûr que
ce soit un édifice chrétien). — Toutain, Bulletin
du Comité, 1892, p. 175, pi. XVIII (Fernana près
de ?ouk-cI-.\rba). — Recueil de Constantine, t. XIV, 1870, pi. VIII (Tébessa). — '
Fig. 25.
180 DEUXIÈME PARTIE
église fig. 20. Les deux autres églises ont la forme ordinaire des
.^' "•■-^^
AMtr
A
a..j
Fig. 26.
basiliques, avec une seule abside au fond. L'une d'elles (fig. 26)
Recueil de Constantine, t. XXII, 1882. pi. XVIII, n« 5 (édifice voisin de Tébessa).—
De Vigneral, Ruines romaines de F Algérie, Kabylie du Djurjwa, p. 89 et pi. XIV.
fig. 1 (église d'Aguemmoun-Ouhekkar). On remarquera que, dans notre église, la forme
du trèfle est très accusée; elle l'est moins dans les autres, ou les murs des trois absides
ont la foraie de demi-cercles.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
181
est située au nord-est des ruines, l'autre en est éloignée de 200 mè-
tres dans la direction du sud-ouest (fig. 35): voir, pour les détails,
l'explication des figures donnée plus loin. Au-dessous de la basi-
lique du nord-est, se trouve un souterrain dont l'entrée est mal-
heureusement complètement obstruée, mais au sujet duquel un
Ckntimttnt
Fisr. 27.
Ç- 13
X-
'1
i 10 ta
Fig. -28.
Européen, M. jPérot, meunier à Zraïa et établi depuis longtemps
dans celte région, et plusieurs Arabes m'ont donné des rensei-
gnements qui concordent. Le souterrain, creusé dans le tuf, a au
moins 60 mètres de long; la largeur est d'environ 2 mètres. De
chaque côlé sont creusées dans la muraille des cases « en forme
de mangeoires de cheval », dans lesquelles ont été déposés les
morts. Il y en a plusieurs rangées superposées. Le devant de ces
cases était fermé par des briques. Si ces renseignements sont
exacts', on voit qu'il y a à cet endroit une véritable catacombe
1. M. Ragot (flecuei7 de Constantine, i. XVI, 1873-1874, p. 252) parle seulement
d' " une sorte de caveau en maçonnerie qui renfermait quatre tombeaux en pierre su-
perposés ».
182 DEUXIÈME PARTIE
avec loculi. Je regrette de n'avoir pas pu y entrer, faute d'avoir
trouvé des travailleurs dans ce pays à peu près désert, malsain
et sans eau. J'espère pouvoir retourner à Kherbet-bou-Addoufen.
Voici quelques inscriptions que j'ai copiées à cet endroit.
190.
Près de la petite église de l'ouest. Cippe. Haut, (baul enterré)
i"i,i8, larg. om.5o, épaiss. om,34. Haut, lettres o™,o4.
Buste d'homme barbu,
grossièrement épannelé.
DIS MANIBVS
SACCRI • LVCIVS
FIICI STATVA-PATII
RMIIVS • PVBLI
5VSVMBRVS
FIILIX-VIXIT
ANIS X X XXX X
Dis manibus sac(cy7i{s). Lucius feci statua{m). Pater meus Publius
Uinbr{i)us Félix vixit an{n)is XXXXXX.
191.
Ibid. Caisson. Haut. ora,52, larg. o",48, long. o™,86. Haut, lettres
o'i'joSS. La lecture est certaine,
DM SA
s A R O N I A
VIXIT-A-S-S-H
LXXV Q. ATEIV
feR-ILA V ANIS
LXXV C S F
Ligne 3 : SSH, peut-être ajouté après coup {= siti sunt hicl'!).
Ligne 6 : c{oniugi) s{uae) f{ecit)'i.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 183
192.
Caisson. Haut. o°',52, larg. 0^,47. long. o'^jgS. Haut, lettres
o™,o25. — Très fruste.
DM L XX
S H A F
• V E Cî ^'g"""" E C E
de
B E B femme R V N
II AH extrême- jpjL
ment gros-
II NI S sière. I
VIXIT
ANN
D. m. s. Hâve ? vixit ann(is) LXX. Fecerunt fili{i).
193.
A 600 mètres environ au sud des ruines, sur la pente d'un ma-
melon. Caisson. Haut. o°',54, larg. o'n,45, long. om,8i. Haut,
lettres om,o35. — Nette.
Buste.
D M S
* IVLIASILEN V
IXITANISLXV
FECRVNTE • S {sic)
194-
Ibid. Haut. 0^,^'i, larg. om.Sy, long. om,89. Haut, lettres o%o35.
D M s
IVLIVS RO
GATVS VI
XIT ANOS
LXXV
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. S25. Petite église de l'ouest, à Kherbet-bou-Addoufen^(leslettres AAA
184
DEUXIEME PARTIE
désignent des barrières en pierre, s'élevant sans doute ù hauteur d'appui,
et disposées entre les piliers les plus voisins delà triple abside).
Fig. ab. Basilique, au nord-est des ruines. Comme elle est mal con-
servée, je nai indiqué que les parties visibles. Elle est remplie de dé-
combres et de murs arabes. Il y aurait en moyenne o°»,8o de terre à
enlever pour atteindre le sol antique.
A, A. Demi -colonnes,
debout. Il n'est pas sûr
K
F?)
Fig. 31.
Fig. 34.
-I qu'elles soient à leur place
primitive.
B. Chœur.
C, C, C, C, C. Restes de
la fermeture du chœur. Ce sont des plaques de pierre, épaisses de o™,i3.
D. Pilier de la fermeture du chœur.
E. Base d'une demi-colonne, terminant du côté de l'abside la colon-
nade de gauche de la nef. La demi-colonne, haute de a^jiS, gît
auprès.
F. Abside. Elle est élevée d'un mètre environ au-dessus de la nef.
^0m2c^^^
lÉ'K-a v^K^/oim . mzM'^^^ e^
3 6
1 1 I I I I I
/Aèins
Fig. 35.
186 DEUXIÈME PARTIE
G. Partie visible d'une des marches d'un escalier qui conduisait à
l'abside. Je ne saurais dire s'il y avait un seul escalier, s'étendant sur
toute la largeur de l'abside, ou bien deux, un à chaque extrémité.
H, H. rebord en pierre, large de o™,o8, haut (du cAté de l'abside)
de o™,o4, limitant le devant de l'abside.
Fig. 27. Base d'une des colonnes de la nef.
Fig. 2S. Chapiteau dune de ces colonnes. Ou en voit plusieurs autres
semblables. — Les colonnes, dont la longueur varie de a™,o5 à 2™, 16,
présentent en haut une baguette et un listel, en bas une simple bande.
Fig. 29. Pierre taillée présentant sur le devant le monogramme du
Christ. C'est peut-être une sorte de coussinet placé au-dessus d'un
chapiteau'.
Fig, 3o. Pierre analogue avec les lettres XP.
Fig. 3i. Demi-colonne, avec sa base. 11 y a sept demi-colonnes sem-
blables qui gisent derrière le mur de l'abside. Toutes les bases n'ont pas
les mêmes moulures que celle qui est reproduite ici; quelques-unes ne
présentent que trois bandes superposées, à profil incliné. — Ces demi-
colonnes devaient être placées sur le mur même de l'abside. Elles sup-
portaient une corniche en pierre (haut. o™,2-, larg. c^.oS), courbe comme
le mur lui-même et dont les moulures consistent simplement en un filet
et une large bande.
Fig. 32, 33, 34. Chapiteaux appartenant à cette colonnade du mur de
l'abside (j'ai vu deux exemplaires de la fig. 34).
Fig. 3.Ô. .\utre basilique de Kherbet-hou-Addoufen. Elle est aussi en-
combrée par des murs arabes que je n'ai pas représentés sur le plan. Il
n'y a pas plus de o™,6o de terre.
A. Grande porte.
P., C. Portes des bas-côtés. Les montants présentent des mortaises.
Cf. plus loin, fig. 43.
D. Chœur.
E. Abside.
F. G. Salles flanquant l'abside. Celle de gauche
a entièrement disparu mais un dos de terrain à
cet endroit montre qu'elle a existé. — E, F et G
sont plus élevées que le reste de l'église.
H. Base de demi-colonne (haut. i™,io, larg. o™,49;
tore, filet, scotie filet, tore; socle haut de o™,85).
Fig. 36. Chapiteau d'une des colonnes de la nef. On
en voit deux ainsi. Les fûts avaient au moins 2 mètres
de haut. Les bases, à socle élevé, présentent les moulures ordinaires
(tore, filet, scotie, filet, tore).
Fig. 37. Plan du chœur, avec les plaques et les petits piliers de pierre
qui en formaient la fermeture.
1. Cf. H. tloltzinger, Die altchristliche Architektur in fystematischer Darstellvng,
p. 46.
M
t »
u
^.
•lr,s
Fig.
36.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
187
Fig. 38. Coussinet (? ; cf. plus haut, flg. 2g-3o), avec le monogramme
du Christ.
i25aj3^
Fig. 37.
■-sSSi
Fig. 39. Coussinet (?) ; la partie supérieure présente une grande encoche,
pour recevoir l'extrémité d'une poutre. — On en voit une dizaine ainsi.
Fi". 38.
Fig. 40.
Fig. 4"- Coupe d'un morceau de corniche recourbée ; il se trouve
derrière l'abside. A côté, j'ai remarqué plusieurs fragments de petites
demi-colonnes, qui devaient, comme cette corniche, faire partie de la
décoration du mur de l'abside (cf. les observations faites plus haut,
fig. 31-34).
Henchir-el-Cheraf, à f> kilomètres au sud-est de Kherbet-bou-Ad.
doufen (n° 70 sur la carte). Quelques pressoirs. — A 3 kilomètres
de là (même direction), petite ruine sans intérêt. Pressoirs.
Henchb'-Tassa (ou Kherbet-Mourad ; n» 71 sur la carte). Ruine
d'une étendue médiocre. Pressoirs.
188 DEUXIÈME PARTIE
La carte de Peiilinger indique une route qui, parlant de Diana,
aboutit à Zarai, en passant par :
Ad Dianam
XV (22 kilomètres et denri).
Ad Centenarium
X (un peu moins de i5 kilom.)
Suaddurusi praesidium
XII (un peu moins de 18 kilom.)
Zaras (en tout, 87 milles ou 55 kil.).
Cette voie est rejointe vers Ad Centenarium par une autre voie
venant de Lamasba et mesurant 10 milles jusqu'au point de jonction,
à partir duquel les deux voies n'en font plus qu'une.
Voici d'autre part les résultats que donne l'étude du terrain :
1° Route directe de Zana à Zraïa (étudiée ici, chapitre lu, § 2) :
de Zana à Kherbet-Tamarit, i5 kilomètres environ; de Kherbet-
Tamarit à Henchir-Tifelouin, 12 à i3; d'Henchir-Tifelouin à Zraïa,
une douzaine. La dislance totale est de 40 kilomètres environ.
Aucune de ces distances ne concorde avec celles qu'indique la
carte de Peutinger.
2° Roule passant au sud du Cholt-el-Beida (étudiée ici, chap. lU,
§ 3) : de Zana à Henchir-Tassa, 20 kilomètres environ; d'Henchir-
Tassa à Kherbet-bou-Addoufen , une dizaine ; de Kherbet-bou-
Addoufen à l'Henchir de la Mechta-Si-Salah, 8 à 9 ; de là à Zraïa,
une quinzaine, en tenant compte des détours que devait faire la
route pour longer les monts des Ouled-Sellem. En tout, 54 kilo-
mètres environ'. Je suis disposé, comme le colonel Carbuccia*, à
croire que c'est cette route qui est marquée sur la carte de Peu-
tinger. La route qui la rejoint vers Ad Centenarium ne serait autre
que celle qui, partant de Merouana, se dirige au nord et passe à
Henchir-el-Hassi (voir plus haut, p. no, m, 157); le chiffre de
lO milles indiqué pour cette route n'est du reste pas exact : il
faut en compter une douzaine. Ad Centenarium pourrait, comme
1. Ces résultats sont seulement approximatifs; la carte de l'Etat-major est loin d'être
bonne pour cette région; d'autre part, je n'ai pas entièrement suivi les deux routes, et,
même quand je les ai suivies, il ne m'a pas toujours été facile de calculer les dislances-
2. Cf. Ragot, Recueil de Constantine, t. XVI, 187:î-1874, p. 250; Tissot, GéograpUie
de la province romaine d'Afrique, t. Il, p. 483 (l'hypothèse de Tissot qui voudrait faire
passer la route par Ksap-Gheddi [lisez Ksar-Bellezma] est inadmissible).
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 189
le pensait Carbuccia, être placé à Henchir-Tassa, quoique ce soit
une ruine peu importante ; les distances concordent à peu près.
Quant à Suaddurusi praesidium, on peut le mettre à l'Henchir de
la Mechta-Si-Salah, qui est éloigné d'Henchir-Tassa de i8 à 19 ki-
lomètres et de Zraïa de i5 : ces distances ne concordent, il est
vrai, avec celles de la carte que si l'on admet une interversion de
ch\ffres {Ad Centmarium—XU — Suaddurusi praesidium — X — Zaras).
On doit du reste attacher peu d'importance à ces calculs, la carte
de Peutinger, qui en est la base, étant un guide bien peu sur.
IV, — Diana Veteranorum [Ain-Zana).
Je n'ai pas à reprendre ici la description des ruines de cette
ville (no 72 sur la carte), bien explorées par Léon Renier* et d'ail-
leurs fort connues. Je me contente de publier les inscriptions
inédites que j'y ai copiées et dont quelques-unes ont été dégagées
par moi.
195.
Dans la construction byzantine dans laquelle est engagé l'arc de
Macrin et de Diaduménien, entre cet arc et l'arc de triomphe à une
porte. Haut. i^jOa, larg. on>,62, épaiss. 010,57. Haut, lettres :
o™,o7 pour les deux premières lignes, oin,o55 pour les suivantes.
FA VSTINAE
AVGVSTAE
IMP • M • AVREL
A ^f O N I N I • A^ G
P . P • D E D I C
D-FONTEIO
FRONTIN I A N O
LEG- AVG- PR • PR
COS • DES • PATRONO
M V N I C I P I I
D . D • P • P
Mélangea d'^pigraphic, p. t8o sfj. et planchi". Les deux principaux arcs de
190 DEUXIÈME PARTIE
L'inscription est de 162. Les dimensions de la base, ainsi que le
texte, prouvent quelle faisait partie du même ensemble que le
n° 4589 du Corpus. Sur le légat D. Fonteius Frontinianus, voir
Fallu de Lessert, Recueil de Constantinc, t. XXV, 1888, p. 77 sq.
et 242; Liebenam, Forschungen zur Verwaltungsgeschichte des
rômischen Kaiserreichs, tome 1", p. 3io ; Toutain, Mélanges de VÉcole
française de Rome, t. XI, 1891, p. 426.
196.
Dans le fortin byzantin, contre Tare de triomphe de Macrin et de
Diaduménien. Haut, de ce qui reste o"'.92, larg. o",55. Haut, lettres
0™,o6.
CONCORDIAE
I M P E R A T O R V .\[
Q.A"^^lDrVS-Q.-FIL •
F.'^/STVS • AEDIL •
iiviRv- iiviRvavk
P^^IF • OBIMMV/
yWipmm. 5"? E W
S 1 A T G ^^Ai
F R O M I S'im
Concordiae Imper atorum. Q{uintus) A[uf]idius, Q{uinti) filÇius),
Faustus, aedil{is], duumviru, duumviru quin{quennalis), p[ont]if{ex),
06 immum[it]a[tem] et s[t]at{uam) q[u]a[m ]promis(ît)
Cette immunitas dont parle l'inscription est peut-être celle des
munera publica dont les pontifes jouissaient dans les municipes
(voir à ce sujet Mommsen, Ephemeris epigraphica, t. III, p. 100-
loi). On connaît un M. Aufidius Faustus, centurion de la III^ Au-
gusta à Lambèse'; le Q. Aufidius Faustus de notre inscription
était probablement de la même famille.
triomphe sont reproduits dans la Revue de l'Afrique française, t. IV, 1886, pi. VI et
VII. — La bibliojn-aphie est donnée dans Tissot;]-Reinach), t. II, p. 484, n. 2 et 817.
Ajouter : Douniergue, Recueil de Constantine, t. XXV, 1888, p. 404; ÂudoIIent et Le-
taille, Mélanges de l'École de Rome, t. X, 1890, p. 537.
1. Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, 1887, p. 64, n° 61.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 191
Pour les mois Concordiae Imperatorum, cf. C /. L., 83oo el 83oi.
Il s'agit de Marc-Aurèle et de Liicius Vérus.
Les n°' 197, 198, 199, 201, 2o3, 2o5 gisent à terre devant l'arc
de Macrin : on a probablement trouvé ces inscriptions lors des
travaux faits pour dégager les abords des deux arcs ; elles sont, à
ma connaissance, restées inédites.
197-198.
Fragments appartenant aux mêmes inscriptions que les nos 4591
et 4592 du Corpus. Ces deux inscriptions, rédigées à peu près de
même, étaient placées probablement sur chacune des deux faces
d'un monument important (l'arc de triomphe à une seule porte
qui est encore debout' ?). Haut, cm, 83. Haut. lettres om,io.
i97«
]et
P
:> -p-p
Ce fragment se raccorde avec le fragment e du n" 4591 du Corpus
et termine l'inscription à droite. Les puissances tribuniciennes n'y
étaient pas indiquées après les consulats, mais probablement
avant les acclamations impériales, selon l'usage.
Deux fragments se raccordant. Long. i'",48.
DTESTXYlim.
IIICOSIIDIVIPIIFIl
VAEABNEPOTIBVÎ
jO mvnisspI d(
Ces deux fragments n'appartiennent pas à la même inscription
que le fragment e du n» 4591 du Corpus et le fragment précédent,
mais ils se rattachent très probablement au n» 4592 du Corpus. On
doit le restituer ainsi :
[Iinp{eratori Ca]es{ari) M{arco} Aw'[elio Antonino Aug{u^to), Arme-
I. Revue de l'Afrique française, t. IV, 1886, pi. VI.
192 DEUXIÈME PARTIE
niaco, pontifia mao'mo, lrib{unicia)p]otest[ate) XVII[II, imp{eratori)
m, co{n)s{uli) II]I[et || Imp(eratori) Ca]e$(ari) L(ucio) Aw'elio Vero
Aug{usto), Armeniat'o, puntïfici, trib{unicia) potest{a'e) V, impîera-
tori)] UJ,co{n)s(uli) II, Divi PU /î[/j(/)s, Il Diii H]adriani[nepotibus,
Divi Traiani Parthici pronepotibus, Divi Ner]vae abnepotibus. Il [dedi-
c]ante C(aio) [Maesio Picatiano, leg{ato) Augustor{wn) pro praetore,
patron]o muni[ci]pi{i). Dîecreto) [d{ecurionuin) p{ecunia) p{ublica)].
— L'inscription devait avoir un peu plus de 6 mètres de long.
Ces deux inscriptions (C. I. L., 4691 = notre n° 197 et C I. L.,
4592 = notre n» 198) datent de l'année i65. La puissance tribuni-
cienne indiquée pour Marc-Aurèle est, en effet, inférieure à la
vingtième, qui répond à Tannée 166 ; d'autre part L. Vérus est
qualifié à'imperator III', titre que Marc-Aurèle et lui ne reçurent
que dans le courant de l'année i65 (Eckhel, Boctrina numorum
veterum, t. MI, p. 5i, j'i et 92). Sur le légat C. Maesius Picatianus,
voir Gagnât, Bulletin de Correspondance africaine, t. II, 1884,
p. 292 sq.; Pallu de Lessert, Recueil de Constantine, t. XXV, 1888,
p. 80 ; Liebenam Porschungen zur Veraaltungsgeschichte d^s rom.
Kaiserreichs, p. 3ii et 472. On savait que Maesius Picatianus était
'egat de Numidie vers le début de l'année 164 (Gagnât, L c);
cette inscription nous apprend qu'il l'était encore pendant une par-
tie de l'année suivante.
199-
Devant l'arc de Macrin (cf. l'observation faite avant les no» 197-
198). Autel. Haut, de ce qui reste o", 56, larg. om,35, épaiss. o™,32.
Haut, lettres omo35.
f^O SALVTE d"^
^aiPlI-FELICIS- AVG
I.IAGXI- AXTON^N^ DB
mm'PATRlS EIVS CA>J
flDATiiS HOsTiLvS
IVLIANVS-EX-FR V
MENTARIO-B-F-COS
V -S • L . A
1. On ne peut suppléer [imp. 1]III, Marc Aurèle et Lucius Vérus n'ayant été salués
imperatores puur la quatrième fois qu'en 166.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
193
... pro sainte d{omini) [n{ostri) S]evcr[i Alexandri], PU Felicis
Aug{usti), Magni Antonini [Divi f{ilu) ?J, patris eius ca[nd]idalus,
Hostilius lulianus, ex frumentario b{cne)f{iciarias) co{n}s(ularis),
v{otum) s{olvU) l{ibens) a{nimo). — Lignes 4-5 : je restitue Mayni
Antonini Divi; il faudrait Divi Magni Antonini. — Cet Hostilius
lulianus fut successivement frumentarius, beneficianus d'un légat
consulaire', candidatus de l'empereur Caracalla pour le grade de
centurion ».
Entre l'église et la petite porte du sud (porte du temple de
Diane?). Fragment. Haut. o",88, larg. i",o5. Haut, lettres o'",o7.
Moulure à droite et en bas.
/N T I X M A A 1 i^^^^p^O 1
LMP • IlII • COS • II • P • P • PROCOS
OPT-MAX-SANCTISSIMO
F o R T I S S I M ommmMWAy^
MO • INDVI
aVE • PRI Ni
Ligne 1 : \po'\ntif\icÀ\ max{imo}, tr[ib{imicia)] pot{estate). Je ne
pense pas qu'à la fin de la première ligne, après POT, il y ait eu
un cliiftre ; cependant cela n'est pas tout à fait impossible : la
pierre est légèrement endommagée à cet endroit. Ligne 7 :
co[l]o[7iia] ?? (aucun document ne donne à Diana le litre de colonie).
L'inscription semble dater du m^ siècle. Elle est trop mutilée je
crois, pour qu'on puisse tenter de la restituer complètement.
Devant l'arc de Macrin (cf. plus haut l'observation avant les
n°' 197-198). Deux fragments. Moulure en bas. L'inscription ne
1. Pour la succession de ces deux emplois, cf. Cauei", Kpheineris epigraphiea, t. IV,
p. 476, n"" 53 et 51; Ephem. epigr., t. VII, n" 7:<1 (inscription de Zoui).
2. Cf. von l)oinas/.ewski, Archaelogisch-epigraphinche Mittheilunge» nus Oester-
re.ich, t. X, p. "23; (iauckler, /iitllctin du Comitr. IS'.ii, p. 02.
194
DEUXIÈME PARTIE
semble pas avoir eu plus de cinq lignes. — Haut, lettres
lignes 1-2, o^'.oSS : lignes 3-4, o^.oS ; ligne 5, o°',o7.
^J I C I A V G A
,,,,,, «œSS? «S!.1««S ,
vW/A M O 1 h
\lNI'' EORVM -EX^ l\
(2)
"pSTRIE
|> DE C"
Inscription en Ihonneur de deux empereurs dont les noms ont
été martelés.
Au sud du tort byzantin. Caisson. Haut. oin,53, larg. o™,5o,
long. o",85. Haut, lettres o™,o4.
MEMORIE
BADIE DATO
S AE HONESt/E
MATRONE CAS •
TITVLVM POSVT
METILIVS VERVS
CENT-ORD-MARIT
(sic)
2o3.
Devant l'arc de Macrin (cf. l'observation faite avant les n»» 197-
198). Long, de ce qui reste im,o5, larg. om,45. Haut, lettres o"',o5.
ATVRIO-Q.- AED'?^!! VIRVèPONH
^ O N A V M C V M COL V M N I S & 1
•'VRAl^PARIETVM?iET(ï'PORTlC^l
')T » D E D I C A V I T "3 Q,^r.^ ï
...\S\aturio, q(ua3stor), aed(ilh), duumviru, pont[ifex.... , p[ro-
naumcum columnis[ pic'îlturaparietumet porticu[ feciT\t
dedicavitque.
C'est le même personnage que celui qui fît orner un temple,
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 195
probablement dédié à Diane et situé à l'autre extrémité de la ville,
temple auquel donnait accf^s une porte monumentale encore
debout '. Les Fragments de l'inscription qui surmontait cette porte
ne nous donnent pas non plus son nom complet : on n'y lit que
son cognomen Snturio.
iio4.
Au sud du fort byzantin — Fragment d'une inscription métri-
que, brisé de tous les côtés. Haut. o™,43, larg, o^jfig. Haut, lettres
om,o3r>.
A j. r' b c imm^m'^.am^.'. i
UKNATVS IIVIR • PLEB^PEJS
SALIS POPVLI FIRMATVS AMore
VM PROPRIA LAETATVS NAMQV
5 ET CASTA PROPRIO DE NOMINI^
PI^CI MEDICINAEQ • ARTE BEATV
PRAELATVS ARTE PERENî
^FELICI SEMPER CVM COXIVC
^^NOSTRAE VITAE MEMOR
10 mUimi V R N I r-I E M O R A N D V S S A
2o5.
Devant l'arc de Macrin (voir l'observation avant les n"» 197-198).
Haut, lettres oni,i3. — Moulure en bas.
ORA
r>.o().
Dan? l'église byzantine. Deux fragments. Haut, lettres o"i,i3. —
Moulure en bas.
]vlRON^^
1. Renier, Mi^lan^es d'épigraphie, p. 186 sq.'; C. l. L.. 4.')85.
196
DEUXIEME PARTIE
Près de l'arc de triomphe à une porte. — Caisson, brisé. Haut,
lettres om.oSâ.
I V L I o r
XV
DVIII
HERE
VIIIIMEJ
D. [m. s.\ Iulio [For]tun[ato ? ; i{ixit) a{nnis)] X VIlIl, me[ns{ibus).. . ],
d{iebus) VIII, [horis ?...]. Hered[es fec{erunt)].
208.
Au sud-est des ruines. — Caisson. Haut. qœ.SS, larg. o™,44>
long. i™,oi. Haut, lettres o™,o35.
D M S
Q. FABIVS FE
LIX AVREI.IA
I A N V A R * M ( {sic)
RITVS FECt
VA X X X V
209.
A côté. — Caisson. Haut. o",63. larg.
Haut, lettres oni.oô; belle gravure.
D ,\I S
CALPVRX
lA NABORA • VI
XIT ANNIS . LX
XXVtSC-IVNIVS
I V S T V S • M A T
R I • M E R E N T X
FECIT
011,48, long. I mètre.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 197
2IO.
Entre le fort et la petite porte du sud (temple de Diane). Haut,
lettres o«»,io; belle gravure.
Ce fragment a dû appartenir à l'inscription d'un mausolée.
D m\
21 1.
=: C. I. L., 4581. A l'est du fort byzantin. Lignes 1-4.
DEO
F R V G V M
PATRIOFRV
GIFEROAVG
212.
= c. I. L., 4594. Ligne 11 :
^VRETaï^ffÏÏGIII • AVG • 4
Il est donc question dans cette ligne de la légion III Augusta.
2l3.
= C. J. L., 4597. Fin de la ligne 8 : AEb-
214.
= C. I. L., 4598. Au fragment p, le mot DESIG est suivi de
trois P.
2l5.
= C. /. L., 46i5.
D M S
ETPERPETV
etc.».
J'ajoute quelques observations sur l'église, dont Renier a déjà
1. J'ai revu les inscriptions 4375, 4Gû9, 4614, 4019,4621, 4622,4623, 4624, bien co-
piées par Renier et non collationnées par Wilinauns.
198
DEUXIÈME PARTIE
parlé'. Elle est orientée au sud-est, est rectangulaire (sans abside)
et mesure :>7ra,8(3 de long sur i6'n,74 de large. Elle a été entière-
ment construite avec des débris antiques juxtaposés sans ordre.
C'est là qu'en faisant donner quelques coups de pioche Renier a
trouvé la plupart des inscriptions publiques de Zana : il pense avec
raison, je crois, que cet édifice a été élevé sur l'emplacement du
forum. Dans le mur du devant, a été incorporée la base d'une cons-
truction décorée de moulures d'un bon style : c'était peut-être un
des piédroits d'un petit arc fermant le forum de ce côté. L'intérieur
de l'église est partagé en une nef et deux bas-cotés par un mur
grossier qui s'élève à peine au-dessus du sol actuel ; il était pro-
bablement surmonté par des piliers. Les bas-côtés ont 411,33 de
largeur. Au nord-ouest, 4m, 10 en avant du mur du fond, se voit
le soubassement de l'autel, dégagé par Renier. Il occupe presque
toute la largeur de la nef. Je donne fig. 41 l'image de la croix qui en
Fk', 11.
décore le centre. La pierre sur laquelle elle est représentée est un
débris d'un édifice antérieur; elle a des moulures sur trois de
ses côtés. Pour y ajouter la croix on s'est contenté de l'entailler
grossièrement. La construction barbare et la forme de la croix
montrent que cette église appartient à l'époque byzantine.
1. Mélartf/eit 'fépif/raphie. p. l<"l-l!»i.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIK 199
CHAPITRE IV
Rdi.nes romainks de i,a région des Chotts au sdd-est de Sétif.
ï. — Route de Diana à Sétif.
Le tracé de cette route semble avoir été le suivant : elle longeait
le Djcbel-Zana à l'est, puis, prenant la direction de l'ouest-nord-ouest
passait au marabout de Sidi-Kassem, à Ain-Soltan, à Henchir-
Encedda, à Henchir-el-Atech ; elle faisait un coude au nord pour
éviter le Chott-el-Beida, passait par Ain-Garsa et Biar-Ouled-
Athnian, puis prenait la direction du nord-ouest par Rcl-Aroug,
la Meclita-Haméidan et (iuidjel.
Le long du Djebel-Zana, à l'est, on voit quelques petites ruines
qui paraissent avoir été des fermes. Dans l'une d'elles, à quelques
centaines de mètres au nord-nord-est de la maison du cheikii
Hamou (n'^ 73 sur la carte), j'ai remarqué une colonne grossière
qui semble avoir été un fragment de niilliaire.
Au sud du marabout de SifZt-Kassew, à Boî<3/ize/(n'' 74 sur la carte),
il y a des ruines d'une étendue médiocre et sans intérêt. Au mara-
bout même (n" 73) se trouvent deux bornes milliaires : l'une est com-
plètement illisible; l'autre n'est pas inédite. Il faut la lire ainsi :
2l(î.
= C. J. L., 10377 (Payen). Haut. i'",7o, diamètre o^jSi. Haut,
lettres o™,o6.
D N
FL • V2LERI
O C O N S
T N T I O
N OB IL 1 S
S I M O C iE
SARI
R P D
200 DEUXIÈME PARTIE
A Ain-Soltan (n» 76 sur la carte), il y a plusieurs petits groupes
de ruines. On y a recueilli la borne milliairc éditée au Corpus sous
le n" 10378.
Henchir-Enredda, ruine peu importante presque au pied du
Djebel-Agmerouel (n° 77 sur la carie). Il ne serait pas impossible
qu'elle correspondit à la station de Nova Petra (voir plus loin).
Pressoirs. Fragments qui ont pu appartenir à une église : deux
demi-colonnes et chapiteau très simple (bandes et filets). Au sud,
vestiges d'un édifice rectangulaire de 27 mètres de long et 7°S5o
de large. J'ai copié dans cette ruine l'inscription suivante : la
pierre sur laquelle elle est gravée n'est pas une colonne, mais
semble pourtant avoir été une borne milliaire.
Haut, de ce qui reste o^./JS, larg. o°.36, épaiss. o'°,29. Haut,
lettres o°»,o3. — Mal gravée et fruste.
imP ces c vale
rio dioclet
i a n o i n ^' i c t
o p f avg "e fl
5 AVIO VALERIO
M A X I M I A X
O CES IMP C
ES M A V R E L I
O M A X I M I A
10 N O I N V I C T
O P F AVG ET
'M ;_2_JJ2_,v A L
Lignes vi sq. : [Fl]avio Val[frio Comtantio C(a)e{s(ari)..]. Inscrip-
tion des empereurs Dioctétien et Maximien, des Césars Galère et
Constance Chlore. Il y a une erreur dans celte inscription : Galère
ne s'appelait pas F/au/«s ValeriusMaximianus mais Galerim Valerius
Maximianus.
A un kilomètre au sud d'Henchir-Encedda il y a encore quelques
pierres taillées (terme ?).
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 201
Henchlr-el-Atech (n" 78 sur la carte)'. — Ciitte ruine s'étend sur un
B B
A
W^ZWà'/Jg
Mètrti
Fig. 42.
vaste espace, mais il y a relativement peu de pierres, les cons-
1. Siip Heuchir-el-Atecli, voir Fôraud, Recueil de Constantine, IStii, \i. 20i. C'est
peut-être cette ruine que Pcyssonnel désigne sous le nom de Lamaza. Étant parti de
Constantine et s'étant dirigé vers le sud-ouest, il arriva au marabout de Manira 'voir à
20-2 DEUXIÈME PARTIE
Iruclions antiques étant très espacées. Pressoirs. Plusieurs portes
massives en pierre. Église vers l'ouest des ruines ; elle est assez
enterrée (plus dun mètre) : on ne voit pas les bases des colonnes.
L'abside était plus élevée que le reste de lédiOce. Voir les figures
42-49 et l'explication du plan. Il y aurait lieu, à mon avis, de faire
des fouilles dans ce monument.
c
^
"^
Y" ""'w
«j
to
^ I 1 a
\ "'.•;"",'. Ctnti/Httns
Fig. 43. Fig. 44.
A 40 mètres environ au nord-est de l'église, bâtiment rectangu-
laire dont je donne le plan ,ûg. 5o . Il semble appartenir aussi à l'é-
poque chrétienne. La pierre désignée sur le plan par la lettre B est
un cippe avec une inscription déjà publiée, mais insuffisamment.
218.
= C. I. L., 463o (Féraud . Cippe. Haut, (haut enterré) 0^.79,
larg. o^.So, épaiss, o™,2i. Haut, lettres o'^.oSS.
D M S
I V L I A s E c V N D A
VIX A\ XL M C^ SA
V R N I X V S C O V G I
ET IVLI SIAHIN ET LV
CI FRARES FEC^^S'T
ce sojel Féraud. Recueil de Constant ine. 1864, p. il6,, puis dans une plaine fort
grande et sans eau, où il %it « les ruioes d'une ville qui devait être considérable, ap-
pelée aujourd'hui Lamaza, peut-être autrefois Lamasba,qui serait au nord de Diana, au
lieu qu'elle est marquée au sud dans la carte de U. Delisle. 11 n'y reste rien de remar-
quable. Nous fûmes coucher auprès d'une belle source d'eau appelée Aine-?ultan... La
route fut le sud-ouest. Le 14 [le lendemain] nous arrivâmes au camp du bey, situé
alors près d'izana. La route sud-est. trois lieues. Izana est l'ancienne Diana. Edition
Dureau de la Malle, t. 1. p. 333-334.) 11 y a certainement uoe ineiaclitude dans le
récit de Peyssonnel, car on ne voit pas comment, pour se rendre de Bordj-Mamra à
Aîn-Soltan, il a pu prendre la direction du sud-ourst.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 203
219.
= C. 1. L., io'579 (Féraud), Borne milliairc, gisant près de ce
bàlimenl. Haut. ira,ai (non entière), diam. o^.Sa. Haut, lettres
IMP • CAES • M- AV
RELIO • SEVERO AN
TONINO PIO FE
LICE AVG PART
5 MAX BRIT-MAX
GER-MAX PO^T
M A X • T R immm
XVI III IhlVmmU (an. 216.)
c o s II 1 1 v^mz
10 COS P P^
A V G N
D O
Je ne sais ce que peuvent contenir les trois dernières lignes,
mais il n'y est pas question, je pense, de Julia Augusta.
Derrière léglise. Colonne. Haut, (bas brisé) i^.Si, diam. o™,36.
Haut, lettres o"',o4.
F L A V I O
C O N S T A
NTIO NO
BI LIS SIM
O CAES
Inscription de Constance Chlore.
Je n'ai pas retrouvé le fragment de borne publié dans le Corpus,
n" io38û. — Il y a encore dans les ruines dcu.\ autres bornes
milliaires (une au sud-ouest, une autre près de notre n° 219), mais
elles sont complètement illisibles.
204
DEUXIÈME PARTIE
Dans l'édiQce représenté flg. 5o. Colonne, enterrée. Haut, lettres
o",o8.
TRACÎV
S îi
Tractus ( ?).
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 42. Plan de la basilique d'Hencliir-el-Atech.
A. Vestibule s'ouvrant, non de face, mais sur les deux côtés.
B, B, B, B, B. Piliers présentant des ornements striées aujourd'hui
peu distincts ; losanges, chevrons, cadres rectangulaires.
.f,.,r.,..t
Fig. 43.
C. Porte principale. Les deux montants présentent des mortaises
destinées ù maintenir la barre de fermeture (voir tig. 43. Gonf. p. 17).
D,E. Portes des bas-côtés. Dans les montants de la porte D, mortaises
semblables.
FFFF. Tronçons de colonnes appartenant aux deux colonnades qui
séparaient la nef des bas-côtés.
GGGG. Fragments de demi-colonnes qui terminaient chaque colon-
nade contre le mur d'entrée et à l'entrée de l'abside.
H. Chœur.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
I*. Reste do la fermeture du ehœur (voir fig. ^6).
205
J. Abside.
K. Colonne faisant partie de la décoration de l'abside (voir lig. 49)-
L, M. Salles Manquant l'abside.
N. Fragment de table (?) en pierre (voir fig. 47)-
Fig. 43. Montants de la porte principale avec F'
les mortaises servant à maintenir la fermeture
(lettre C du plan).
Fig. 44- Chapiteau d'une des colonnes de la
double colonnade de la nef. Il y en a deux qui
gisent à terre, à droite de la basilique.
Fig. 45. Chapiteau d'une demi-colonne, gisant
à droite de la basilique, près de la salle M.
Ce chapiteau a dû être placé k l'entrée de
l'abside.
Fig 46. Reste de la fermeture qui isolait le
chœur. : JC
Fig. 47- Fragment d'une plaque en pierre, p;„ ^g
présentant sur sa partie supérieure des tilets en
creux ; il a dû appartenir à une table (lettre N
du plan).
Fig. 48. Corniche courbe qui surmontait le
tour de l'abside. Plusieurs morceaux semblables
se voient derrière l'abside.
Fig. 49 et 49 a- Colonne courte, présentant
dans le sens de la longueur deux bandes en
saillie (lettre K du plan). Elle a dû appartenir Fig. 49 o.
à une colonnade posée sur le mur même de
l'abside et surmontée de la corniche ci-dessus (cf. plus haut fig. 3i-34
et 40).
I. C'est pai' eii'eui' que cette lettre 1 a été omise au-dessous de la lettre H.
206
DEUXIEME PARTIE
Fig. ôo. IMan d'un petit édilice
1 '
i
i
^ I
i
I
i
P
*É22zm?M m^/z//m7M
situé au nord-ésl de la basilique.
AA. Bases de demi-colonnes (socle
élevé ; moulures consistant en un
tore, un filet, une scotie, une bande,
un tore).
B. Cippe dont l'insciiption est pu-
bliée plus haut, n" 218.
A 'i kilomètres et demi au nord-
nord-ouest d'Henchir-el-Atech, quel-
ques pierres (ferme ; n» 79 sur la
carte).
Aln.'-Garsa, petite ruine sans in-
térêt (no Se sur la carte). — Puits
qui semble romain et cuves. Près
de là, cuve décorée sur une de ses
faces longues de quatre rosaces,
deux en relief et deux incisées.
f Biar-Ouled-Athman (n" 81 sur la
carte). — Deux groupes de ruines,
à 600 mètres l'un de l'autre. Restes
de pressoirs, rouleaux, cuves : l'une
d'elles est décorée dun phallus en relief. Puits. Ces ruines ont
été défigurées par la construction de murs et de maisons arabes
Métr
Fis. 50.
Fis. 51.
10 to
Gn tunt trti
Fig. ai.
dans le voisinage. Dans le second groupe de ruines, situé au nord-
est du premier, on trouve çà et là dans des murs arabes écroulés
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
207
des fragments d'architecture qui prouvent qu'il y a eu là une basi-
lique'. Voir les figures ci-jointes.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 5i . Fragment d'un bloc de pierre présentant sur sa face antérieure
le signum Chrisli (en A se trouve une mortaise quadrangulaire).
Fig. 5î. Chapiteau d'une demi-colonne.
Fig. 53. Autre chapiteau (deux exemplaires). On voit à côté deux
autres chapiteaux de demi-colonnes dont la décoration consiste simple-
ment en bandes superposées.
Fig. sa.
Fig. 54.
Fig. 54. Base d'une demi-colonne (deux exemplaiies).
Il y a en outre près de ces débris des fragments de fûts de colonne»
simples, de colonnes présentant dans le sens de la longueur deux ban-
deaux saillants (cf. fig. 49) et de demi-colonnes. Ces t'ùts ont dû appar-
tenir au même édifice.
A un kilomètre à l'ouest de Biar-Ouled-Alliman, quelques pierres
taillées au milieu de gourbis en ruines, construits eux-mêmes avec
des matériaux antiques : débris de pressoirs (n° 82 sur la carte). —
Il y avait encore deux petites ruines entre ce lieu et l'extrémité
septentrionale du Chott-el-Beida (n°' 83 et 84) : elles ont été
presque complètement détruites pour la construction d'un moulin
français. — Ruines de fermes à quelques centaines de mètres de
la fontaine d'Ain-Guingnctt (contre la Sebkha-el-Gousset et à un
1. J'ai clicrché eu \aiti l'inscription chrétieuno ('. I. Z., Si7o (Frraud) : ... Dei beata
et in Cristo coupurata. Kilo a dû (■Xtc jetée ;"i l'intérieur de i(ueli(ue mur arabe.
208
DEUXIEME PARTIE
kilomètre et demi au nord-est : n" 85-86 sur la carte). — Sur la
gauche du tracé probable de la roule, pierres taillées (quelques
pressoirs) à l'exlrémilé septentrionale du Cholt-el-Fraim et à un
kilomètre et demi plus à l'est (n°'S7-88 sur la carte).
Bel-Aroug, ruine d'une étendue médiocre, au sud du Djebel-
Braham (n» 89 sur la carte). — Il y avait là, au
nord du village antique, une église que M. Poulie
semble avoir vue en assez bon étal*. Aujourd'hui
le plan en est à peine reconnaissable. L'édifice
mesurait 19"', Go de longueur (sans l'abside) et
12™, 4o de largeur. La nef, séparée des bas-côtés
par deux colonnades, était large de 4°>9o; ''ab-
side, détachée, était profonde de 5™,4o. Celte
abside était plus élevée que le reste du monument.
L'église était orientée à l'ouest. J'ai retrouvé dans
la maison d'un Arabe, récemment construite, des
fragments d'architecture appartenant à cet édifice
(voir fîg. 55 et 56). Dans un gourbi, à une cenlaine
V ' vv . de mètres environ au sud de l'église, ce bout d'ins-
Fig. 55. criptioû :
Haut, lettres o'n,o4.
Fig. 56.
[D(omino) n{ostro) Fl{avio)] Vale[r]io
C[onstantjno... C'est peut-être un frag-
ment de borne milliaire.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 55. Base d'une des colonnes de la basilique (le bas a dû être
enfoncé en terre).
Fig. .56. Table (longueur 0^,75, larg. o™.56, épaiss. o™,ii). — Il y a
1. Recueil de Constantine, t. XVI. I873-18T4, p. 4.'>5. Je nai pas retrouvé linscrip-
lion r. 1. L., 8700.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 209
au même endroit un fût do colonne, présentant dans le sens de la lon-
gueur deux bandes en saillie.
A 2 kilomètres à Touest do Rel-Aroug, prè? d'une niechta, se
trouve encore une ruine peu étendue (n» 90 sur la carte). Pres-
soirs.
La voie romaine devait se continuer sur Sétif en passant par
deux ruines que je n'ai pas visitées : à la Mechta-Haméidan ' et à
Gnidjel» (n"' 91 et 92 sur la carte).
L'Itinéraire d'Antonin indique une route de Tébessa à Sétif par
Lambèse'. Je reproduis ici la liste des localités situées sur cette
route entre Lambèse et Sétif.
Lambese .
Diana mpm. XXXIII.
Nova Tetra XIIII.
Gemellas XXII.
Sitifi XXV.
Il ne me semble pas douteux que la route marquée dans l'Itiné-
raire ne soit celle que nous avons suivie sur le terrain. Il reste à
identifier entre Diana et Sétif les deux stations de Nova Petra et
de Gemellae.
C'est à Henchir-Encodda que plusieurs archéologues placent
Nova Petra*. Ce castellum était ainsi appelé, selon les Actes du
martyr donatiste Marculus, quod ardui montis 'praec'qntio et nomme
et vicinitate coniunctum esset. Marculus y fut enterré et l'endroit
devint un lieu de pèlerinage pour les donatistes =>. Quoique Henchir-
Encedda soit une ruine peu importante, c'est peut-être avec raison
qu'on l'identifie avec Nova Petra : la distance entre ce lieu et Ain-
Zana est à peu près celle qui est indiquée sur l'Itinéraire d'Anto-
nin : le mo7is arduiis est le Djebel-Agmerouel, au pied duquel est
située la ruine. On pourrait cependant penser àHenchir-el-Atesch,
où se trouvent les ruines d'un édifice chrétien important.
\. C. r. L., 8699.
2. c. I. L., 8090 et 8691 ; Delamare, Exploration scientifique de l'Alr/ih-ie, pi. 88
et 89.
3. Édition Parlhey et i'inder, p. 14.
4. Colonel Carhurcia ; Lacroix, Carte de l'Afrique sous ta domination des Romains;
Ragot, liecueil de Constantine, f. XVI, 1873-1871, p. 2i8 ; Tissot, Géographie de la
•province romaine d'Afrique, t. II, p. 509.
o. Morcelli, Africa christiana, t. I. p, 246-247 ; t. Il, p. 249.
14
210 DEUXIÈME PARTIE
Nova Petra et Gemellae étaient éloignées, selon l'Itinéraire, de
32 milles, ou S* kilomètres et demi. Il n'y a pas de ruine corres-
pondant exactement à cette distance. On peut penser à Biar-Ouled-
Atliman, éloigné d'Henchir-Encedda d'environ -^3 kilomètres. Mais
la distance de îz5 milles ou Sy kilomètres marquée sur l'Itinéraire
entre Gemellae et Sétif ne se retrouve pas non plus exactement sur
le terrain : entre Biar-Oulcd-Atlimau et Sétif, il faut compter plus
de 4" kilomètres. Je serais disposé cependant à placer Gemellae
à Biar-Ouled-Athman : c'est à cet endroit qu'il est le plus naturel
de faire aboutir une autre route antique, deLambèseàSélif, route
dont je parlerai plus loin et qui après avoir passé à Tadutti et à
Nova Sparsa, venait se confondre à Gemellae avec celle de Diana à
Sétif.
1. M. Poulie (Recueil de Constantine, t XVi, 1873-74, p. 422j place Gemellae à
Kherbet-Fraïm, à l'ouest du Chott-el-Fraïm. Cette opinion ne me semble pas admissible :
la route de Diana à Sétif aurait fait un détour inutile ; quant à relie de Tadutti et de
Nova Sparsa, je ne vois pas comment elle aurait abouti à Klierbet-Fraïm, inaccessible
du côté de l'est à cause du Chott-el-Fra'im et situé tout à fait eu dehors de la direction
naturelle de cette route. De plus, les distances entre Kherbet-Fra'im et Diana d'une part,
Kherbet-Fra'im et Tadutti d'autre part, ne s'accordent nullement avec celles que l'Iti-
néraire indique entre Gemellae et ces deux villes. Enfin si l'on plaçait Gemellae à
Kherbct-Fra'imjtje ne vois pas oii l'on mettrait Nova Petra. — Le colonel Carbuccia
plaçait, en hésitant, Gemellae à Henchir-el-Arouk [^: Bel-Aroug] (voir Ragot, Recueil
de Constantine, t. XVI, 1873-74, p. -Xi<i) ; mais la distance entre Bel-Aroug et Sétif
n'est que de 28 kilomètres environ.
Sur la carte de Pcutinger est marquée une route de Sigus à Sétif, passant par neuf
stations intermédiaires dont aucune n'est identifiée. L'une d'elle est Thabute que
M. Poulie, dans une lettre à Tissot [Géographie de l'Afrique romaine, t. II, p. 426,
note), parait confondre avec Tadutti et identifie avec Ain-el-Ksar, au nord-est de
Batna. M. Poulie admet donc que la route de Sigus à Sétif faisait un immense détour
vers le sud. Elle se serait ensuite dirigée vers le nord-ouest, de Thabute à Sétif. Les
stations intermédiaires sont :
Thabute.
XII
Ad Stui-nos.
X
Baccarus.
V
Ad Stabulum Olearium.
?
Ad Portum.
XXXV
Sitifi.
M. Poulie pense avec hésitation à Ilenchir-el-Atech pour Ad Portum ; il ajoute
qu'Âd Stabulum Olearium devait être proche des forêts et en particulier de celles
du Djebel-Agmerouel et que la route devait passer par Ain-Sollan. — 11 me semble
qu'il n'y a p3.s de raison pour identifier Thabute avec Tadutti, ni pour faire faire ce
détour vers le sud à la route de Sigus à Sétif.
RULNES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
211
II. — Ruines situées à gauche et à droite de la route de Diana
à Sétif.
A. — Ruines entre le Djebel-Zana et le Djebel-Agmerouel.
Dans la plaine limitée par le Djebel-Zana à l'est et le Djebel-
Agmerouel à l'ouest, aux environs d'Ain-Soltan, mais en dehors du
tracé probable de la route de Diana à Sétif, il y a deux ruines que
je mentionne ici.
Mechta-Sidi-Mohammed (n» 93 sur la carte ; lieu indiqué sur la
carte de l'Élat-major au 4oo,oooe sous le nom d'Henchir-Abbès).
Ruine d'une étendue médiocre. Pressoirs. .l'ai remai-qué une porte
massive en pierre (haute de im,2o, large de o™,85), des débris ar-
chitecturaux ayant pu appartenir à une église chrétienne (base de
colonne à socle élevé ; chapiteau dont l'échiné est formée de trois
troncs de cônes renversés, superposés); un mauvais chapiteau co-
rinthien. Au nord des ruines, un petit cimetière. J'y ai fait dégager
plusieurs caissons.
223.
Haut. o™,35, long, o", 84. Haut, moyenne lettres o'",o4,
D M s
C-IVLIVS
VICTOtC
V I X •/
N • p^
V I X
[sic)
224.
Haut. o°',45, larg. om.S;, long. 0^,76. Haut, lettres ora,o4.
FECIT . DIG
N V S
D • M • S
VICSIT • ANN
IS • XVII
212
DEUXIÈME PARTIE
CiSfi,'
l Haut. o",53, larg. o",37, long. on>,8o. Haut, lettres o^joS.
M VIBIVS
fêSSIX • AN
[D.: m. .V(a)'cu«) Vibius ,[v]ijc{it) an[nis] UX]XX.
Kherbet-Dra-el-Abiod{n° 94 sur la carte). — Petite ruine. J'y ai vu
un fragment d'entablement (larg. o^.Sg) décoré de rinceaux qui
ne sont pas d'un trop mauvais style.
Dans un gourbi servant dVcole, fragments ayant appartenu à
une église.
226 et fig. 57.
1° Long, on',73, haut. o™,52. Haut, lettres om^io
227 et fig. 58.
20 Long. o"',75, haut. o™,ô4. Haut, lettres o"',io.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 213
B» Fragment sans inscription.
Fig. o9.
Ruines à droite de la route de Diana à Sètif.
Ces ruines se répartissent sur une ligne orientée du sud-est au
nord-ouest, depuis le Djebel-Azroual jusqu'à Biar-Ouled-Athman.
Ce sont : Kherbet-el-Ousfan, Kherbet-el-Mahrab, Kherbel-Ouled-
Sassi, plusieurs ruines au sud du Rekbet-el-Djemel, Kherbet-el-
Abiad.
Kherbet-el-Ousf'an (n° 96 sur le plan), vers l'extrémité orientale de
la plaine, au nord du Djebel-Azroual. Petite ruine sans intérêt sur
un mamelon et autour. Pressoirs.
Kherbet-el-Mahrab, à 5 kilomètres plus loin au nord-nord-ouest.
Grande ruine. Pressoirs. Nombreux débris de poteries dont beau-
coup sont très fines. A louest, église chrétienne intéressante dont
les plans et les détails sont donnés fig. 60-62. L'abside est plus
élevée que le reste de l'édifice. Il y aurait environ o",9o de terre
à enlever pour déblayer cette église. On a copié à Kherbet-el-
Mahrab une borne milliaire que je n'ai pas retrouvée* ; il y en a
plusieurs autres dans les ruines, mais complètement frustes. En
voici une dont j'ai lu avec peine quelques lettres.
1. C. I. L, 10381.
214 DEUXIÈME PARTIE
228.
Colonne. Haut, (en partie enterrée) i mètre, diam. o™,36. Haut,
lettres, o^.oj.
Illlllllllllllll
llllllllllllllll
Illlllllllllllll
B V £ • s E M P
ER • AVGVS
T I S
. . . .[lriu]m[P^a[tori]bus ? sempei' Augustis.
L'inscription C. 1. L., io38i nous apprend que la ville antique
située à Kherbet-el-Malirab dépendait du municipe de Diana.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 60. Basilique de Kherbet-el-Mabirab.
A. A, A. Le mur de devant de la basilique a complètement disparu.
J'ai restitué trois portes.
B. B, B, B. Tronçons de colonnes appartenant aux deux colonnades
qui séparaient la nef des bas-côtés. Les bases, à socle élevé, pré-
sentent comme moulures un tore, une scotie, un filet et une bande
(largeur de la partie carrée : 0^,48). Un des chapiteaux se trouve
actuellement derrière l'abside : il est semblable à celui qui est repré-
senté plus haut, lig. 44 (tiaut. 0^,38, diamètre en bas 0^,36, larg. du
tailloir o™,47).
C. Chœur.
D. D, D. Restes de la fermeture du chœur.
E. Base de colonne à l'entrée de l'abside (haut, totale o™,25, larg.
de la partie carrée om,48, haut. o™,i2) ; moulures semblables à celle des
bases de la nef.
F. Abside.
G. Salle flanquant l'église.
HH. Mur qui se prolonge au delà de la salle. Il a au moins 2-2 mètres
de long : je ne l'ai pas indiqué tout entier sur le plan.
IL Espaces où l'on ne voit pas de trace de murs : il y avait peut-
être là des portes.
A droite de l'église, à une distance de 7 mètres et à la hauteur de
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 215
l'abside, quolqnos pierres (lel)out semblent indiquer qu'il y avait là un
petit édifiée de forme rectangulaire. L'orientation n'est pas tout à fait la
-'mmnffm
1 A
_1 1 I I
N\.kln%
Fig. 60.
même que celle de l'église. — A gancbe. restes d'une construction sem-
blable.
216
DEUXIÈME PARTIE
f^
3
Fig. 6i. Fragment de la fermeture du chœur, du côté de la nef /^plan,
ettrcD).
Fig. 62. Colonne, gisant der-
rière l'abside. On en voit six
semblables à cet endroit. Elles
ont dû former une colonnade
placée sur le mur même de
l'abside.
m
Fig. 61.
Kherbet-Ouled-Sassi^ {n° 97 sur la carte). — Ruine étendue, mais
en paiHie défigurée par la construction de gourbis. Pressoirs, cuves,
débris de poteries fines. Plusieurs portes massives en pierre (me-
sures de 1 une d'elles : i™,46 de haut, o",9.ï de large, o'n,i7 dépais-
seur). Au moins trois grands puits romains. A coté d'un de ces
puits, qui est encore en usage, église, enterrée. d'un mètre environ.
En voir le plan et les détails fig. 68-67. L'abside et les sacristies
sont plus élevées que le reste.
229.
Dans les ruines d'un gourbi, à l'io mètres à ronest de l'église.
Autel. Haut. 1^,05, largeur o™,3o, épaisseur o™,35. Haut, lettres :
1. Sur cette ruine, voir Féraud, Recueil de Comtantine, 1864, p. 201.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF
217
ligne 3, 011,07; autres lignes, o'n,o4 à om,o5. Sur la face de gauche,
vase à verser ; sur la face de derrière, patère.
IMP • CAES • M
A. V R E L I O
SEVERO
A N T O N I
5 NO-PIO-FE
LICI-AVG-AlSI
??SAB • PART//
CO-MAX-ETIV
LIAE AVG
Lignes 6 sq. : A[?'(a6ico)],
Asab{enico), Parl{h][l]co, etc.,
Asabentco = Adiabenlco, cf. C.
I. L., VIII, 10337, io338 et
io3(iii : Azabenico.
23o.
= C. 1. L., 4632 (Féraud).
Caisson transformé en cuve,
près d'un puits romain encore
en usage. Larg. 0^,53, long.
i'",o4. Haut, lettres o™,o().
a- AVRELIVS • vie
TOR • VIX • AN • XXX • OBSTo
RI A • FVSCILLA • MrI'O • R Ako
SIMO
V
MUr
J
Fig. G3.
Lignes 3-4 : rarissimo, mot dans lequel R et A sont liés.
EXPLICATION DES PIUURES
Fig. G3. Plan delà basilique de Kherbct-Ouled-Sassi. Elle est enterrée
d'environ un mètre.
Fig. 64. Chapiteau d'une des colonnes de la double colonnade de la
nef ; il se trouve actuellement à quelques mètres au nord-est de la
218
DEUXIÈME PARTIE
basilique. Los bases sont du type ordinaire : conf. p. l'r'i, flg. i5. Dans
des gourbis en ruines situés près de là, on voit plusieurs fûts de colonnes
et de demi-colonnes qui appartenaient sans doute à cette double colon-
nade.
Fig. 65. Corniclie courlie qui couronnait le mur de l'aljside (cf. fig. 48)-
Il y a derrière labside plusieurs blocs semblables. En A, mortaise dans
laquelle devait être introduit un tenon qui reliait deux de ces blocs.
: !..B'rii!AU I ^Itl'd lk
?is. 65.
Fig. 66. Bloc de pierre sur une des faces duquel sont figurées en
relief deux colonnettes torses. Il y a un autre bloc semblable dans un
gourbi. Supports d'une table d'autel ?
Kherbet-el-Rir, presque au pied du Rekbet-el-Djemel (n" gS sur la
carte). Ruine assez importante. Sauf quelques dé-
bris de pressoirs, on y voit peu de pierres de
taille, les édifices ayant été en général construits
en moellons. L'un d'eux, dont on suit seulement
la trace sur le sol, était très grand; il avait la
forme d'un rectangle. A l'intérieur, des restes de
murs. C'était probablement un fort. J'y ai remar-
qué une pierre qui a servi de dessus de porte et
"' qui est ornée d'un chrisme. reproduit fig. 67.
Aux environs, dans la direction du sud, il y a des restes de plu-
sieurs fermes : pressoirs, citernes (n°* 99, 100. 10 1, sur la carte).
A I kilomètre au nord-ouest de Bir-Taya. petite ruine (n° 102).
On y trouve aussi des restes de pressoirs. Au nord, une petite
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 219
église orientée à l'ouest : en ne voit plus que deux bases de colon-
nes, deux bases de dcmi-colonncs et un fût.
Kherbet-d-Abiad, à /joo mètres environ au sud-est de la Mechta-
el-Azem. Ruine peu étendue, A en juger d'après quelques pierres,
l'église semble avoir été située à l'est du village : fût de demi-co-
lonne, et, ([ueiques mrlres plus loin, base de colonne à soclo élevé.
Le monument était orienté à l'ouest. — Restes de pressoirs. Frag-
ments de cuves avec des oi-nements linéaires en relief.
23 1 et fig. 68.
A l'ouest de la ruine, au milieu de quelques pierres de taille. Bloc
de pierre, aujourd'hui brise en deux, qui a dû servir de linteau à la
porte d'un oratoire. Longueur 2 mètres, hauteur o"',3o, épaisseur
o"i,29. Haut, lettres on»,i3.
ffi^bEVSCïCANlAFEClT
10 19 M
OrthmiktJ
Fis. 08.
Hic Deus. G[>']ania fecit.
L'Itinéraire d'Antonin indique une route de Lambèse à Sétif, qui
venait tomber à Gemellae dans celle de Diana à Sétif. Voici les
stations et les distances marquées sur l'Itinéraire' :
A Lambese Sitifi mp. CU
Tadutti XVIÏI
Nova Sparsa XXXII
Gemellas XXVII
Sitifi XXV
Tadutti se trouvait probablement à Oum-el-Asnam, non loin
d'Ain-el-Ksar*.
1. Èditiou Parthey et Pinder, p. 13.
2. Tissot, Gi'Oijraphie de la province romaine d'Afrique, t. II, p. j07-30S ; Ragot,
Recueil de Consfantine, t. XVI, 1873-1874, p. 230 sq.
220 DEUXIÈME PARTIE
Entre Tadutli et Sétif, l'Itinéraire indique 84 milles, c'est-à-dire
124 kilomètre? et demi. Pour justifier celle distance, on pourrait
admettre qu'entre ces deux points, éloignés seulement de 90 kilo-
mètres à vol d'oiseau, la route faisait un détour, et qu'au lieu de
prendre immédiatement la direction du nord-est, elle se dirigeait
d'abord au nord, puis au nord-est. Je serais disposé à croire que
la ligne de ruines que je viens d'étudier (Kherbel-el-OusIan, Klier-
bet-ol-Maiirab, Khcrbet-Ouled-Sassi, etc.) représente le tracé d'une
partie de celle roule, qui ne pouvait en tout cas passer plus au
nord, une série de massifs montagneux lui faisant obstacle (Djebel-
Belgrour, Djebel-Madjouba, Rekbet-el-Djemel, Djebel-Meksen). Les
milliaires trouvés à Kberbet-el-Mahrab auraient été placés sur la
route en question, et Nova Sparsa devrait être cherchée à quel-
ques kilouièlres à l'est de Kherbet-el-Ousfan, dans un pays où
les ruines antiques ne manquent pas et que je compte étudier pro-
chainement. Gemellae se trouverait, comme je l'ai supposé plus
haut', à Biar-Ouled-Alhman. Voilà des hypothèses bien hasardées :
il vaudrait peut-être mieux attendre de nouvelles découvertes épi-
graphiques pour chercher à mettre d"accord les indications de l'Iti-
néraire avec les résultats que donne l'élude du terrain.
Je mentionne ici deux ruines, situées au nord de celles qui sont
étudiées dans ce chapitre : Kherbet-el-Mahri et Kherbet-Boughzel.
Kherbet'cl-Mahri, ruine assez importante presque au pied du
Djebel-Tnotit (n° 104 sur la carie). On y a pris dans ces dernières
années beaucoup de pierres pour faire de la caillasse. Vers le cen-
tre de la ruine, on voit encore quelques pieiTes marquant rempla-
cement d'une église. Elle était orientée au nord-ouest et mesurait,
sans l'abside, 17 mètres de long sur i3 mètres de large. Une base
de colonne est encore en place vers l'entrée, à gauche. La lar-
geur du bas-côté de gauche était de 211.90. L'édifice semble avoir
été précédé d'un porche. — Quelques mètres derrière l'église, se
trouvent deux pierres plantées enterre, pierres qui ont pu apparte-
nir à la décoration de cette église et qui présentent sur une de leurs
faces des ornements en relief. Voir la reproduction de l'une d'elles,
fig. 69. — Il y a encore dans cette ruine des restes de pressoirs,
des rouleaux eu pierre avec des mortaises carrées aux deux extré-
mités, des cuves, dont l'une est de forme hémisphérique; les autres
1. Voir p. 210.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
221
sont quadrangulaires. Dans un mur arabe, au sud, un Jragmenl
d'inscription.
Vis. 69.
13'?.
Bloc de pierre. Lonjr. i mètre, haut. om,26, épaisseur oni,4i.
Haut, lettres 011,07.
DOM -Bli
La pierre est complète à droite, riuscriplion devait se continuer
sur un ou plusieurs blocs semblables.
Kherbet-Boughzel, à i kilomètre et demi environ au sud-ouest du
village européen de Bir-el-Arch (Paladines), presque contre le
chemin de fer (n" ro.5 sur la carte).. La ruine devait être assez
grande : presque toutes les pierres ont été prises pour être jetées
sur la voie ferrée ou dans les constructions du village.
III. ^Ruines à l'ouest du Chott-el-Beida.
A l'ouest du Chott-el-Beida, il existe plusieurs ruines qui sem-
blent jalonner une route partant de l'Henchir de la Mechla-Si-
Salah, sur la voie de Diana à Zarai (n» 68 sur la carte) et se diri-
geant au nord pour aller rejoindre la route de Diana à Sétif.
A 2 kilomètres au nord d'Henchir-Mechla-Si-Salah (et à i kilo-
mètre au sud de la demeure du cheikh du douar de, Telia, n» 106
sur la carte), ruine sans importance sur deux petits mamelons.
Deux kilomètres et demi plus loin au nord-nord-ouest, se trouve
ooo
DEUXIEME PARTIE
la ruine immense connue sous le nom de Kherbet-el-Kebira
(n° 107 sur la carie) et déjà décrite par M. Poulie*. Nombreux
pressoirs, rouleaux en pierre, auges. Je donne, fig. 70, le plan
d'une église chrétienne qui existe au nord-est des ruines*. Les
inscriptions qui suivent se trouvent au nord-ouest. Elles sont mal
gravées et frustes.
233.
= C. I. L., 8760 (Poulie). Caisson. Haut, (haut enterré, 0^,57,
larg.o™,55, long. i™,o3. Haut, lettres o™,o35.
'0--&-.
I
la
k)
fi
D M S
F V ■ DON
ATA . V I X I
T-NOS Lxx
V • H E R • E n^
S F E C E R
VNT
D M S
EGNATIGEM
KE VIXIT A'O
S X LXXXXV
H E R • \- 1 1 V S {sic)
F E C E R V
NT
234.
= C. I. L., 8761 (Wilmanns). Cais-
son. Haut. om,Gi, larg. o™,43, long.
0^,89. Haut, lettres o'°,o4.
Fig. 70.
Ligne 8 : f{ecerunt) h{eredes).
rosace
D M S
E R V C I
A Q.V I N
TA VIXIT
A N N I S
LVIII
D M S
C E L I V
S SILVS
VIXIT AN
NIS LXII
sic)
FH
1. Becueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 442 sq. Cf. C. I. L., p. 746.
2. J'ai seulement indiqué sur ce plan les parties visibles, le monument étant fort
mal conservé. — AA, porche. B, porte. CC, pierres debout marquant l'emplacement du
mur de gauche ; entre ces pierre.', la construction était en moellons. D, chœur. EEEE,
restes de la fermeture qui isolait le chœur. F, abside.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
223
235.
r= C. L L., 87G2 (Wilmanns). Caisson. Haut. o^jjS, larg. o'",5o,
long. om,9''|. Haut, lettres om,o4.
D M s
IVLIVS C
^MVTVS
^IXI ^N
D. m. s. Iulius Q[ui]ntus [v]ixi[t an]no[s...] He[redes fecerunt\.
236.
= C. l. L., S763 (Poullo). Caisson. Haut. o^,Ci\, larg. o-njGo,
long. o'",92. Haut, lettres : à gauche om,o5, à droite o™,o35.
D M s
IVLIANIN
AVIXITAN
N I S L X X V
D M S
C E L I V S
ARI S VS V
IXITAN^S
S Lxxrm HE
REDESFE
& RVNT
237.
= C. I. L., 8765 (Poulie). Caisson. Haut. i>°,5o, larg. o'^^G,
long. I mètre. Haut, lettres om,o35.
D M S D M S
EMILIVS M
ACDO VIX rien
5 lOAGIMA
Lignes 2-3 : Mac{e)do — Je ne comprends pas le nom gravé à la
ligne 5.
224 DEUXIÈME PARTIE
238.
Caisson. Haut. on>,52, larg. om,68, long. i™,o5. Haut, lettres
o™,o5.
D M i
IVLIAV
TORi
vide I
VI XI
N M
289.
Caisson. Haut. o^jGa, larg. o™,53, long. 0^,99, Haut, lettres
o™,o35.
D M S D M S
IVLIA VI GEMINIV
CTORIM S VE^^
VIXITAN VIXITAN
5 NIS LXXX NIS XCV
V FHCIT FECIT GE
GEMINI MI N I V S
Ligne 3 : Fe[rt/s]?
240.
Caisson. Haut. 0^,57, larg. o™,48, long, i™, i3. Haut, lettres
on»,o4.
D M s
^mik^AT ANO
g XCVI *
1. L'inscription C. I. L., 8764 a été bien publiée. Je regrette de n'avoir pas re-
trouvé les inscriptions chrétiennes 8766-8771 a, que j'ai pourtant recherctiées avec
soin. Elles ont dû être détruites ou recouvertes de terre.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 225
Klicrbct-Bararouss, à 4 kilomètres environ au nord-nord-esl de
Khorbet-el-Kebira, près du Chotl-cl-Bcïda (n» io8 sur la carie).
Ruine d'une étendue médiocre. Pressoirs. Au nord-est des ruines,
traces d'une église. On voit deux rangées parallèles de bases de
colonnes, rangées distantes l'une de l'autre de ^'"jG."); l'édifice
était oi-ienté au nord-ouest.
Six kilomètres plus au nord, quelques pierres taillées (no 109 sur
la carte); un peu plus loin au nord nous retombons dons la route
de Diana à Sétif.
A l'ouest de Kberbcl-el-Kebira et de Kherbct-Bararouss, de
l'autre côté du massif montagneux qui sépare leChott-el-Beida du
Chott-el-Fraïm. il y a encore deux ruines : Kherbet-TabarowU
(n° iio sur la carte)' que je n'ai pas pu voir, et le Kherbet do la
Msara-Sidi-Kouïder (n» m sur la carte), peu important. On y
voit des restes de pressoirs, deux grandes roues en pierre, et au
nord-est la trace d'un monument qui semble avoir été une église*:
une partie de la barrière du chœur est encore visible', l'abside a
complètement disparu.
IV. — Route directe de Zarai àSétlf.
Entre Zarai et Sétif, il y a eu deux voies romaines. L'une, se
dirigeant vers l'ouest-nord-ouest, venait rejoindre à Perdices la
grande route d'Auzia à Sétif : elle est indiquée sur l'Itinéraire
d'Anlonin et j'en parlerai plus loin. L'autre, moins longue, se diri-
geait vers le nord-nord-ouest, et après avoir passé à Kherbet-
Kraïm et à Rir-cl-Akrich, elle tombait probablement vers Bel-Aroug
dans la route de Diana à Sétif.
i. l'oulle, liecm-il de Constantine, l . XVI, 1873-1874, p. 442; C. I. L., 8758.
:!. Orionlatiou norJ-ouest. Largeur 17™, 20; longueur jusqu'à la naissance probable île
l'absifie 17", 20. L"édilice était donc rarrc.
3. Larg. 5'",60, bmg. 3"\7r), Cette barrière ressemble à celle de la basilique tic
k'Iierbel-el-Kebira (voir liif. 7ii).
15
226
DDUXILML PARTIE
Entre Zarai et Klieibet-Fraïm, celte voie est jalonnée par les
ruine? de quelque? hameaux (n"'* ii?.-ii5 sur la carie).
^^^^^
K^ierbt't-Fraïin' ^n° ii<i sur la caile^. — Ruine immense, a\ec de
nombreux pressoirs et des dis-
ques de grandes dimensions en
pierre. Grande quantité de débris
de poteries grossières ou fines'.
A l'ouest des ruines, j'ai remar-
qué une porte massive en pierre
(haut. i^jîiS, larg. 0^,78, épaiss.
o"',iS'i. Deux églises chréliennes,
i^ui semblent avoir subi des re-
maniements. Le plan de la plus
petite est donné fig, 71. La plus
grande se trouve à ir>o uièlres
i-nviron au sud. En voir le plan
et les détails fig. 72-77. Elle mé-
riterait d'être fouillée.
241.
Dans la petite église. Caisson
double. Haut. o™,57, larg. o™,8o,
long. o",f)4- Haut, des lettres va-
riant de o'^joS à o™,045.
\i.U'
Mètrts
D
F L
M S
\ \ i y S
D A T \' L L V s
\' I X I T A N N I S
L X X V >E S I 1 1 1
HORAS VI 1ER ET (sic)
FILI FECERVîT
J. Vo.r, sur celte ville, FouUe, Recueil t^f Conslantine, t. XVI, lN73-lb74. p 4i! sq.
î. r.c lait .\ déjà frappé M. Poulie.
-<*■•"*>,
F
BB
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ËIÏl J B TU
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5 a B
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SB
-1 É I I I j
Mètres
228 DEUXIÈME PARTIE
A ctMé. = C. /. L , S7.Î3. Caisson. Ligne 2 : V SERGIVS.
243.
Ibid. = C. l. L., R754. Caisson. Haut, lettres C.o;.
D M s
Q. V L P I V S M
ARCELLVS
SACERDOS
VIXÏÏÎÏNNISLgX
344.
J6îrf. := C. A. L., 8-5.=). Caisson. Ligne 6 : MEFECIT E -, me{renti)
fecit e{t).
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 71 . Petite basilique de Kherbet-Fraim.
AA. Narthes.
B. Porte d'entrée.
C. Fût de colonne.
D. Fût de demi-colonne.
E. Chœur.
F. Abside. Elle semble avoir été plus élevée que la nef.
G. H. Salles attenantes à. l'abside.
Fig. 72. Grande basilique.
A. Base de colonne, appartenant à une colonnade qui formait le de-
vant du porche.
B. B, B, B. Bases de colonnes, appartenant à deux colonnades qui
séparaient la nef des bas-côtés (sodés élevés, moulures consistant en
un tore, un filet, une scotie, un filet, un tore).
C. Base de demi-colonne, placée contre l'abside à l'extrémité de la
colonnade de gauche.
DD. Mur transversal, peut-être d'une basse époque.
E. Restes de la barrière du chœur,
e, pilier reproduit fig. 76.
e', e'', e', e*, e°, piliers présentant une décoration analogue,
F. Abside.
G. Pierre taillée, debout, semblant indiquer qu'il y avait de ce côté
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTJF
i29
une salle attenante à l'abside. Je ne puis dire s'il y avait une sal'e
semblable à gauche.
H. Table ronde (voir fig. 77).
Fig. 73. Chapiteau gisant à 100 mètres environ au sud-est de la grande
basilique, mais lui appartenant certainement.
V\'. 73.
Fig. 74. Chapiteau gisant à gauche de la basilique, à la hauteur de
l'entrée de l'abside. Sur la face de gauche, l'inscription :
AoB
Sur la face de droite, trois demi-cercles concentriques tracés eu
creux.
Fi". 74.
Fis.
Fig. 7.T. Chapiteau qui gît à côté du précédent.
Fig. 76. Pilier de la fermeture du chœur, indiqué sur le plan par la
lettre e. La face qui présente des ornements en relief est tournée vers
labside. Les piliers e', e", e*, e*, e' ont des ornements analogues. Les
faces décorées de e', e" et e^ sont aussi tournées vers l'abside, celles de
). Je ue peuse pas qu'on puisse lire nob{is], comme le croit M. Poulie.
230
DiaxiÉME l'A un E
«»' et e* sont tournées Ters le sud. Ces piliers présentent des échîincnires
dans lesquelles s'emboîtaient les barrières du chœur '.
13 iO
1 ■ 1
(x.n.timitns
FiL'. 7.
Fiï
Fig. 7". Tablo ronde gisant à l'endroit indiqué sur le plan par la
lettre H. Le morceau manquant se trouve à quelques mètres de là, vers
l'ouest. Épaisseur o™,2i.
Bir-el-Akrich (n° 1x7 sur la carte). — Ruine peu étendue, tlefl*-
garée par la conslruction de gourbis arabe?. Pressoirs.
24a.
Pierre de forme demi-circulaire, avec un rebord en saillie sur
les côtés. Long. i™,i2, larg. o".Go, épaiss. o™:22. Haut, ietlreso^.oô.
L'inscription est exlrêmemenl fruste.
SECVKDVS2
IVNAS
AFAVSI
1. M. Poulie Rticueil de Con'stantiue. t. XVI. p. 423) parle d' u un pilastre, qui
était plicé à rùté de l'entrée du chœur, temiioé par un chapiteau à volutes grossière-
ment découpées et orné de deu\ ros.ices s-ur chaque face; la base portait dem volutes
en relief et le double monogramaie du Christ. Sur le tronçon d'un autre pilastre, deui
palmes au milieu; au-dessus et dans trois circonférences concentriques, le chi ut le Wio,
A et M (*ic). Au bas et en caractères mal gravés : PERMITTF /.. ETVLO../. >• Je
n'ai pas pu retrouver ce tronçon.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 231
246.
Long, i^jSS, larg-. o™,4a, épais?. om/jS. Haut, lettres o^jia.
D>r
247.
Dans un citiiolièrc, à ioo inctres environ au sud de la ruine.
Caisson. Haut. o'",89, larg. o'°,4o, long. o™,.S3. Haut, lettres o™,o35.
Au-dessus de l'inscription, figure. Très fruste.
D O M V g
P O M P .M ^.
IVÎIVÏX'^
Dumii[s] Pomp{onii) M[nt{t)]u[n{is)-!\ vix'it a7i[n)is] LXXX. Celte
inscription se trouve à côté du n° 8751 du Corpus.
248.
A côté. = C. I. L.y 8700 (Wilmanns). Caisson. Au-dessous de
rinscription, deux bustes.
D M PAPIRIVS O
gTVS VIXT LXX|
[VA C O I V Xj'
/A
[sic)
I
D. m. Papirius {J[uadra]tus cix{i)t (annis) LXX\ ... Dut]i.va co{n]-
hix [eius] v{ixU) a{nnis). Le nombre des années n'a pas été in-
diqué.
Les bornes niilliaircs, bien publiées dans le Corpus sous les
n°* 1 0373-10376, se trouvent à 800 mètres environ au sud-sud-est
deBir-el-Akrich (non au sud-ouest). Elles étaient placées le long de
la route de Zarai à Sélif (n» 118 sur la carte).
832 DEUXIÈME PARTIE
V. — Route d'Auzia à Sétif entre Ain-Azel et Ain-Melloul.
J'ai déjà parlé plus haut de la partie de cette route comprise
entre Ain-Azel et Kherbet-Zerga (Celiae); j'étudierai maintenant le
tronçon s'étendant dans la plaine des Chotts, entre Ain-Azel et
Ain-Melloul, localité qui se trouve à l'extrémité occidentale du
Djebel-Youssef. Le tracé de la voie antique est à peu près le même
que celui de la route carrossable qui relie aujourd'hui Ain-Azel à
Sétif (roule de Ngaous). Les ruines antiques sont Ain-Azel, Ain-
el-Hamiet, Biar-Haddada, Ain-Melloul.
Ain-Azel (no 119 sur la carte). — Ruine qui a dû être assez
étendue, mais qui ne peut être appréciée aujourd'hui par suite des
constructions modernes (route, pont, quelques maisons). Plusieurs
chapiteaux et fûts gisent çà et là'. A 3oo mètres au nord-nord-
ouest du mouhn, M. Gourdon a mis à jour en 1890 une petite mo-
saïque ornementale (4 mètres de côté)*, voisine d'une citerne : il
y avait peut-être là des bains. Cette mosaïque, qui date d'une assez
bonne époque, est aujourd'hui très endommagée. — A i,5oo mètres
environ au nord-est et à la même distance à l'est, il y a encore quel-
ques ruines insignifiantes (n"^ iiio et 121 sur la carte). On peut
encore rattacher à Ain-Azel la petite ruine d'Ain-Djebbana, située
à 4 kilomètres à l'ouest, contre le Djebel-Goulla (n" 122 'sur la
carte) : pressoirs.
El-Hamiet (n'^ i23 sur la carle)^ — Il y a à cet endroit, à droite de
la roule moderne (en venant d'Ain-Azel), trois groupes de ruines :
le premier considérable, au sud, appelé Kherbet-el-Cadi, du nom
d'un bordj ayant appartenu jadis à un cadi; les deux autres moin-
dres, mais encore importants, l'un à 800 mètres au nord du pre-
mier, l'autre à quelques centaines de mètres plus loin dans la di-
1. M. Féraud (Hecue africaine, t. IV, 18j9-I86Ù. p. 190) y a au une vaste ruine de
orme carrée, en gros blocs de pierre : c'est peut-être un fort.
i. Couleurs de la mosaïque : blanc, noir, rouge et jaune.
i. Ces ruines sont mentionnées par M. Poulie, Recueil de Con^tuiitiue, t. XVI,
1873-1874, p. 425.
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Metrcî
Fig. 7».
23^
DEUXIÈME PARTIE
reclion du nord-est (Mechla-el-Adaia). Ces ruines marquent
l'emplacement de la station de Perdices, indiquée sur l'Itinéraire
d'Antonin'. Elles sont du reste pauvres et peu intéressantes. Nom-
breux pressoirs; grandes loues en pierre. A Kherbetel-Cadi, église
située à l'ouest-sud-ouest delà ville antique. En voir le planfig. 78.
Je donne flg. jt) la reproduction du chapi-
teau de l'une des colonnes de la nef (gisant
à 200 mètres à l'ouest de la basilique dans
des ruines de gourbis). Les bases des co-
lonnes ont des socles élevés et leurs mou-
lures consistent en une doucine renversée
entre deux tores. On a récemment défiguré
l'abside pour y prendre des pierres; quant
aux colonnes de la nef, elles gisent dans
des ruines de gourbis à l'est de l'église. Il en
est de même d'une dalle de pierre présen-
tant des rebords plats et au centre une saillie circulaire^: elle a
pu servir de table d'autel ou d'offrandes. Perdices était un évéchc,
mentionnée sur la liste des ovpques de l'année '\S\^.
Voici deux inscriptions que l'entrepreneur de la route a ren-
contrées dans l'abside de l'église et n'a pas brisées.
1"" "Il
1 ■• ■ M,,,
1'
'\
IPI" . Il
..
,.
Fi". T'.i.
H
W-
Caisson. Haut. oin,.'i2, larg. c'^/i'i. Haut, lettres ()m,o35.
D M S
PVBLICIVSPRIMVS
VIXIANISXXXVIII
ARELLIAPOLLVVIX
AKNIS XXXV
PVBLICISVL^FECI
TFRATEfBEOR^
M A I O R E M
{sic)
iiic)
{sic)
Ligne 4 : Poilu = Polla; cf. nos inscriptions n"^ aSG et 3i4. qui
îont de la même région. Lignes 7-8 : frate[r^ eor[um] maior<(ewy.
1. Voir à ce sujet !ts nb=ervaliODS faites |)lu< loin, p. 239-240.
2. rr. [lus haut, p. 20S, fig. 06.
3. Voir Morcolli, Africa christiana, t. T, p. 2.54.
HLllNES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTÏF 235
256.
Cippe. Haut, i mètre, larg. o°>,54, épaiss. o°>,43. Haut, lettres om,o35.
.Au-dessus de l'inscription, dans une niche carrée : à droite, homme,
qui semble tenir de la main droite une grappe de raisin; à gauche,
temme.
D M s'^ (•"'^^
CE2IAMAR
\ide
lA'V- N
LXXVII
A côté, derrière l'abside, cippe avec une figure d'homme; au-
dtissous, cadre vide.
Biar-Haddu'la {n» 124 sur la carie). — Celte ville antique, dont
le nom commençait par un B*, a été bien décrite par M. Poulie-,
aux observations duquel je renvoii^
25 £.
Près de la maison canlonnière. Caisson. Haut. o=^,53, larg. o"",37,
long. o'°,9o. Haut, lettres o'",o45.
D M S
ROGATA
V A XVII
Au nord ouest des ruines. Caisson. Haut, (en partie brisé) 0^,87,
larg. 0°, 53, long. i'n,22. Haut, lettres o">,o5. Au-dessus de l'ins-
cription, quatre bustes.
D M s
C METVN
VIXIT AN
LXXV DCC {sic)
MF
1. C. L. /., 8710 : K{astellani) D{..1 . ).
?. Recueil de Constantine, t. XVI, 1873-1874, p. 393 s;|. Cf. Cat , Maurétanie
Césarienne, p. 171,
236 DEUXIÈME PARTIE
253.
A 4oo mètres environ au sud-sud-ouest de la maison canton-
nière. Caisson. Haut. om,59, iarg. o™,4i, long. 013,87. Haut, lettres
o«»,o45. Buste de femme en haut.
D M S
C I B A R B
ARE VIXI
Ligne 2 : C[l{audiae)]'i
Je donne fig. 80 la reproduction du couvercle d'une auge en
pierre, contenant des reliques, trouvée, il y a longtemps déjà, à
Biar-Haddada. L'inscription est publiée au Corpus sous le n° SySo
(ci". 8731 et p. 973). La tranche postérieure de ce couvercle est
lisse.
Ain-Melloul (castellum Thib.., n° i25 sur la carte). — Il y avait à
cet endroit, sur un mamelon à 3oo mètres environ au sud de la
ferme Labatut (auparavant Malafosse), une ruine assez importante,
où MM. Pelletier et Poulie ont copié quelques inscriptions*. Elle a
aujourd'hui presque complètement disparu : les pierres ont été
employées dans la ferme ou sur la route.
254.
Dans les ruines d'un gourbi à 400 mètres environ au sud-ouest
1. c. /. L, 8702-8709.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 237
du moulin Labatut. Fragment. Haut, o"", 33, larg. o"'A'\- Haut, let-
tres oii^côD. Moulure en haut.
\BILIIM3VL
\:SEVERIAL1-:^
AVGtSAVCTlSVIRI
I.BV5S VISK AST
5 io:
[lncompar]abili indullgentia d(ommi)J n{ostri) Severi Ale[xandri
PiiFeUcis] Aug{usti), auctis viri[bus ]ibus suis kast[ellanisl ]
miilr Le mot Alexandri a été martelé.
Mur (ie la ferme Labatut (auparavant Malafosse), à Touest, du
côté du moulin. Haut, om^fio, larg. 0^,87. Haut, lettres om,o35.
lNDVLGt?Tl5 • NuTl • SAECVLI • IMP- CAES
M- ANTON I •GORDIANI-;^MVICTI-PI
FELICIS • AVG • RESTlTlà^m^-^RBlS
KAST • THIB • QVOD^^^g^VNGVS
TO- SPATIO • CiNCTV^-^^^. CONTI
NEB ATVR • NVNC • REP A^^TIS • AC • FO'f
VIRIBVS- FIDVCIA • FSHMS •iSKiTâ-N'l
FACIEM • MAIGRIS • LOCr •SM(OLSfi*f'
EST . FALTONIO • RESTITVflSS/
V-E-PRAESIDE. CVRAN T'^/'^
L I O • I- E L I CE • P R O C • AV G • îgf
Indulgenlia novl saeculi Imp'erutoria) Caes(aris) M{airi) Antoni{i)
Gordiani, [In]victi PU Felicis Aug{usti), restitu[toris ojrbis, kast{el-
lum) Thib{ ), qiioi[.....] angusto spatio cinctu[m ] contme-
batur, nunc repa[ra]tis ac fo[tis] viribits, fiducia p[acis optante] fa-
rAem maxoris loci, [prolatum] est, Faltonio Restilu[liano], v{iro)
e{greyio), praeside, curant[c ]Uo Felice, proc(uratore) Aiig{usti)...
Deux de ces restitutions, pacis optante et prolatum, ont été faites
d'après une inscription trouvée à liel-Imour (Lemellef), qui pourra
à son tour être en partie restituée d'après notre texte*. Ain-Mel-
I. Eplieineris epigraphica, I. Vil, 11° isO. (W. plus loin, l't la (roisiéme partie de ce
•238 DEUXIEME PARTIE
loul s'appelait donc dans ranliquité castelhim Thib...'. L'inscrip-
tion date du règne de Gordien III. Elle prouve, une fois de plus,
que, sous cet empereur et ses successeurs jusqu'à Gallien, la Mau-
rt^tanie Césarienne fut gouvernée par des personnages de l'ordre
éqoeslre. ce qui a été nié par M. Mommsen, mais mis hors de
contestation par M. Fallu de Lessert *. Le gouverneur nommé
ligne 9' est certainement le même personnage que Faltonius Res-
litutianus*, qui était préfet des vigiles en 244*. Quant au procura-
teur mentionné ensuite et dont le nom et probablement aussi le
titre officiel sont mutilés, c"esl sans doute celui du saltus ou pro-
priété impériale sur laquelle était construit le costellum Thib... *.
256.
Sur l'emplacement des ruines. Fragment de caisson. Larg.
o™,44. Haut, lettres o", 045, Au-dessus, restes de deux bustes.
D
M
\
PATiv
CFVT
)
V R B AA
C F M
1 1'^"^)
V I XIT
mmik
(
A^VIS Lx'^
iwmA
/
Patxu '= Paccia'Tl) Uibnna, etc.
livre. Notre inscription prouve que les restitution* proposées dans VEf,heine7^-f sont
inadmissibles.
1. L'inscription C. I- L., sTOl, qui nomme un costellum Diatwnse, a été trouvée à
Sidi-el-Hamdi (n* lié sur notre carte), et non à .\in-Melloul, comme le suppose
M. Cat (Maurétanie Césarienne, p. 171;.
i. Bulletin des antiqu>t<'i africaines, t. IlL, 1883, p. 72-73.
3. Il est aussi nommé, je crois, dans rinscriplion de Bel-lmour citée p'us haut
(iigne T; : Falt{onio) Re\-stitutiano\.
4. Dans les inscriptions citées note suivante, il est appelé trois fois Restitutiemns et
trois fois Beslutianus.
.5. C. I. L., VI, Î66 a et b. Hirschfe'.d, L'ntersuchungen auf dem Gebieie der
r'ôinischen Vericaltiingsgeschichle, p. 148. n* 28.
6. Dans une inscription Irouvée au sud de Bordj-bou-.\réridj, sur une propriété im-
périale (C. /. L., 8812; cf. SSllî, on Toit mentionné un procÇuralor; Aug(usti}
r^ationis) p'j-itataé) : ce qui prouve que cette propriété était un domaine privé de
l'empereur régnant (Alexandre Sérère), en d'autres termes qu'elle faisait partie de
res privaia, non du patrimonium ou du fisctis. Rien n'indique jusqu'à présent qu'il en
fut de même de? vastes propriétés impériales situées dans le voisinage de Sétif.
". Pour le remplacement de l A flnal jar un V dans cette région, cf. le» n*' iVJ et
.Î14.
RULNES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTîF 23?
liôy et fig. >Si,
('. I. L., Sjof). Dans le moulin, contre la machine à vapeur.
i^eu
CEf^UvJiU
Fig. 81.
9..'vS et fig. 82.
Dans le canal du moiiiin.
J'ai placé ces ruines d'Ain-Melloul, de Biar-Haddada, d"El-Ha-
miet, d'Ain-Azel sur la grande voie romaine qui allait de Sétif à
Auzia. Je ne pense pas, en elTet, que l'on puisse proposer un autre
tracé pour cette voie dont on connaît avec certitude une étape,
Cellae (Kherbet-Zerga). En effet, si elle avait passé plus à l'ouest,
de l'autre côté du Djebel-Skrim, elle serait venue se heurter à la
masse énorme du Bou-Thaleb, qu'elle aurait dû contourner à
l'ouest en passant par la Soubella et en laissant bien loin d'elle à
l'est Kherbet-Zerga. D'autre part, si elle avait passé à lest de la
ligne d'Ain-Melloul — Ain-Azel, elle aurait dû faire un grand détour
vers l'orient pour éviter le Chott-el-Hamiet et une chaîne de col-
lines qui se trouve au sud, et revenir cependant à Ain-Azel, pas-
sage obligé pour se rendre à Kherbet-Zerga. L'Itinéraire d'An-
tonin* indique sur la route de Sétif à Auzia, à i5 milles de Sétif,
une station nommée Perdicds. M. Kicpert la place àKher'Dct-Fraïm
1. Edition Parlhey et Piiider. p. H.
240 DEUXIEME PARTIE
en traçant pour la route dont il s'agit un itinéraire que je crois
inadmissible'. Je pense, avec MM. Poulie» et Cat', qu'elle a dû
être à El-Hamiet, qui est éloigné de Sétif de la distance marqués
sur l'Itinéraire Ci- kiloni-tres; par la route moderne il y en a 38].
De Perdices à Cellae, l'Itinéraire d'Antonin indique une distance de
r8 milles. Cette distance est beaucoup trop faible : entre El-Hamiet
et Kherbet-Zerga, la route romaine, en grande partie construite
dans un pays de montagnes où elle devait faire des détours, ne
devait pas parcourir moins de 40 kilomètres. En conséquence, il
faut peut-être adopter la leçon du manuscrit de TEscurial qui donne
XXVIII milles (un peu moins de /ji kilomètres et demi)^ — La
statiT)n de Perdices est encore nommée à un autre endroit dans
l'Itinéraire d'Antonin'. Il s'agit de la route de Lamasba à Sétif.
Item a Lamasba Sitifi. . . . mpm LXII.
Zavai XXV.
Perdicibus XII.
Sitifi XXV.
J'ai parlé plus haut« de la section comprise entre Lamasba et
Zarai, et je donnerai plus loin quelques indications sur une ruine
qui devait se trouver sur cette route entre Zarai et Perdices'. A
partir de Perdices, la route dont il s'agit se confondait avec celle
d'Auzia à Sétif.
Je n'ai pas pu, par suite du mauvais temps, étudier sérieusement
le tracé de la voie romaine à partir d'Ain-Melloul, vers Sétif. Elle
pouvait prendre la direction du nord ou bien faire un léger détour
à l'ouest pour passer à Custellum Dianense (n° 126 sur la carte)
\. C. I. i., P- ^'1'^ et carte. C'était aussi l'opinion du colonel Carbuccia (voir Tissot,
Géographie de la province d'Afrique, t. II, p. 509). M. Kiepert fait passer la route de
Sètif à Auzia par Zarai, au sud de Kherbot-Fraîm. A mon avis, si Zarai s'était
trouvée sur cette route, l'Itinéiaire l'aurait mentionnée, car c'était une ville impor-
tants.
2. Rf.cueil de Constantine, t. XVI, 18:3-1874, p. 425.
3. Ataurétanie Césarienne, p. 172.
i. De Kheibet-Fraïin, où M. Kiepert place Perdices, à Kherbet-Zerga, la dislance
est bien plus considérable encore.
5. Édition Parthey et Pinder, p. la.
6. P. 157.
7. Je ne suis pas allé directement de Zraïa à El-Hamiet, mais, à en juger d'après la
carte, le chiffie de XII milles serait trop faible. M. Poulie, qui indique une distance de
22 kilomètres entre ces deux ruines, pense qu'il faut lire dans l'Itinéraire XV, leçon
donnée par un seul manuscrit {Recueil de Constantine, XVI, 1873-1874, p. 425).
RUINES ROMAINES AU SUU-EST DE SETIF 241
qui correspond au marabout de Sidi-el-Hanidi ', lieu où bilur-
quenl aclueilenient les deux routes de Sétif au Bou-Thaleh et dt;
Sétlfà Ngaous par Ain-Melloui, Biar-Haddada, El-Hamiet, Aiu-Azel.
Des bornes milliaires, trouvées entre Sétif et le Mesloug (n"* ii>,6' et
136" sur la carte), sont éditées au Corpus, n"" lo'iGi ctio362. Elles
appartenaient très probablement à cette route de Sétif à Auzia.
La route do Sétif à Auzia passait tout entière sur le territoire
de la province de Maurétanie ; on en a la preuve pour le caslelluni
Dianense*. Ain-Melloul% Biar-Haddada ', Perdices' et Cellae".
Mais la frontière de la Numidie lu côtoyait en quelque sorte :
c'était à la Numidie qu'appartenaient Gemellae'. Zarai, ville fron-
tière' et, plus au sud, Ngaous " et probablement Tobna '".
VI. — Buine!> 'le la région des Chntls entre lu route de Zarai à Sétif
et celle d'Aazia à Sétif.
A. — Entre Zarai et Perdices.
Il y a entre ces deux villes une ruine considérable, Kherbet-
Selmi (n" 127 sur la carte)". Nombreux pressoirs, beaucoup de dé-
bris de poteries. Deux églises chrétiennes : la plus petite se trouve
au sud-ouest des ruines (voir fig. 83-84), l'autre à 200 mètres au
nord-est de la première (voir (Ig. 8.")-8n). J'ai recueilli à Kberbet-
Selmi ces inscriptions :
1. Il s'y tiouvo ik's l'iiines i-miiaiucjs. L iiiscriiiliuii C. f. L., S'Ol, qui uouiiiii; le
cii-ftellum Dianense, est conservée ù la feniic Cliapotiiii, près du marabout de Sidi-ul-
Hamdi.
2. C. f. L., 8701 (aiiure 2:f '.).
■{. C. I. L., «708 (aunée448); notre n" Joo (Gordicu III).
4. C. /. L., 8712 (Constantin).
3. Liste dos évèques de 4S4, dans Victor d(! Vile, édition Petsclieni^, p. 1.1.!, u" .1!).
C. C. /. i., S777 (Gordien IJI). Liste de 484 : Viclor de Vite, p. 13-J, ii° 17.
7. Morcelli, Xfrica chrixtiana, t. I, p. 168. Il est cependant possible ((u'il s'a^'isse
d'une autre Gemellae, au sud-ouest de Hiskra {('. f. /.., p. 277),
5. C. I. L., p. 455.
y. c. I. /-., 4i69 ((;un>tance Chlore ou CoMsIaiitiii le Grand).
lu. 6". /. L., p. 43:1.
11. Mentlouni'e par Uagol, /tecueil 'la ('i>ii.slantiii<\ t. W\, I87:"-I874, p. Ih^.
16
242
DEUXIEME PARTIE
;;><).
A quelques mètres à lest de la grande église. Fragment. Haut.
ora,62, larg. ora,58, épaiss. o"i,iCu Haut, lettres o'°,o(]:^. — .N'est
pas une borne milliaire,
F
m
m
V"V
H-
■s?
c
yMe7res
Fiff. 83.
perpetvovi
ctoriosissi.m
oindvlgent
iss:moi>pre
5 stit\tori orb
is l • dom itio
Ligne - : Aur'eliarw.. ..]. Cf. les
inscriptions C. L L. 1017-, 1020^,
I02I7.
260.
A quelques mètres à Test de la
précédente. Haut du fragment
o"i,G5, iarg. om,55, épaiss. o™,i6.
Haut, lettres o^jog. — N'est pas
un milliaire.
lmp{eratori) Ciaesari) M{arco)
Aur{elio) Numeriano, Invicto Pio...
261.
Dans l'abside de la petite église. Caisson. Haut. om,4o> '^rg. o ",42.
Haut, lettres om,o45.
' M S
IvLIASATVR
llNA COMl!?
\ TAXI VET
/XOR VI.XIT
\l X I S Lxv
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 243
n. m. s. [l]ulia Salur[n]ina, Comm[i{i) ...\tati vetieranï) [u]xor,
vixit [an]m.s LXV.
26r^.
Au nord-ouest de la ville. Caisson. Haut, lettres oni,o3.
ANVS \i.\'m)
ANNIS XlVMl
ATRES FEC^
Lignes 2 sqq, : [fr]atres fecler] un[t].
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 83. Petite basilique de kherbet-Selnii.
Je n'ai indiqué que les parties visibles.
A, A, \. Fûts de colonnes.
B, B. Fûts de demi-colonnes.
C, Base d'une donii-colonne (tore, scotie, tore ; socle élevé, larg.
Fig. 84.
Fig. 8j. Chapiteau di: demi-colonne gisnnt contre cette l)asi!ique.
Fig. 8.Î. Grande basili(|ue de Kherbet-Selmi.
A. Base de colonne, appartenant probablement à un petit portique
qui précédait la porte. Cette l»ase est complètement fruste.
B, B, B, B. Fûts de colonne, appartenant aux deu.x colonnades qui
séparaient la nef dos bas-côtés. L'un d'entre eux, entièrement conservé,
a 2'",3o de long. Des mortaises percées dans deux de ces fûts, ceux du
milieu, prouvent qu'il y avait des grilles dans les entre colonnements,
probablement pour séparer le chd'ur du reste du monument. — Deux
44 l>i:i\lKMi: PAUTIF
bases tic colonnes sont oncori'
//-«%,
r;-.:i
r^-
-^
fei
F
1^
îa
^ ?^
fi-
I H
Fix. 80.
en place. Kllcs sont très (ItHcrioives :
elles semblent avoir été com-
posées fl'nn socle élevé, d'un
tore, d'un confié et d'une sim-
ple bande.
(-. lîase de demi-colonne (voir
la fleure suivante).
D, D. D. Fûts de demi-co-
lonnes.
K. -abside.
F, G. Salles ilauquanl l'ab-
side.
H. Colonne dans laquelle le
socle et une partie au moins
du fût ont été taillés dans le
même bloc de pierre. Elle était
peut-être dressée à l'entrée de
réalise au point marqué 1 sur
le plan.
Fijj;. 8(i. Base indiquée sur le
plan par la lettre G.
Fis. 8C.
B. — Entre le Chott el-Hamiet et le Djebel-Youssef.
A l'csL de la roule dAuzia a Sélif, enlrc le (;lioll.-elHaniiet et
le Ujebcl-Yousscf, il y a troi- ruines à signaler : Kherbcl-Ouled-
UUINES FiOM AINES AU SUD -EST DE SÉTIF 245
Chtioiii cl Ain-el-Harljar, ruines pou iiiiporlanles, cl Ain-Sullan, où
l'on voit les restes d'uiK^ vi'i-ilaltle \illo.
KIterbct-duled Chlioui , à ."> kilomètres à !"e.st sud est de Biar-Had-
dada (n" irtH siirla carie). — Plusieurs disquescnpierre(voirfig. 87
et 88) ' et restes de pressoirs, J'ai vu, dans cette ruine, trois pierres
présentant des dessins gtjométriques en creux; je donne, fig. Sç,
et 90, la reproduction de deux dos faces d'une de ces pierres. —
l'i'lil riiiii'lièn' au nord-ouest. J'y ai relevé l'inscriplion suivante.
Fig. 8S.
Caisson. Haui. o'",(w, larg. ()"i,iVJ. long, (brisé) c",');). Haut,
lettres oni,,)3. Au-dessus, buste de femme à gauche, buslo d'homme
à droite.
IVLIVS SATVR
VIXIT AN XXXV
IV LIA MA'miO
Ain-cl-Haljar. — Deii\ groupes di' ruines, l'un à /|oo mètres au
nord-ouest du village arabe, l'aulrc dans le village même (n""* i-M)
1. Le bloc (le pierre iiidicim; par la h-\i,-c A sur le plan (lij. SO) a fait p.irlie de la
rjiiiiire du lias. — Sur ces roues, voir plus haut, p. Hfl-SI.
246
DEUXIÈME PARTIE
et i3o sur la carte). Di>ques en pierre, pressoirs, cuves; rouleaux
de pierre avec des mortaises aux deux extrémités; fûts de colonnes.
Dans un gourbi, un lion en pierre (long, c'.jo), d'un travail très
grossier. Dans le cimetière arabe, il y a plusieurs caissons romains
brisés ou frustes.
[i'\^
Fis. 89.
264.
Caisson. Haut. o»>,58, larg. o™,37, long. 0^,9^ Haut, lettres
ûm,o35. Au-dessus, représentation dun homme.
D M s
/lANVAP.
265,
Près de la maison du cheikh Ben-Guidoum. Caisson. Haut.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIl-' 247
o™,go, larg. o"',3^), long. o'",8i. Haut, lettres o'",()'f. Au-dessus,
deux figures.
D M s
BEBIVS • SALVS
^XT N Lxxxv (5^-^)
\ V I C T O R
PT N Lxxv
266.
A 'ioo mètres environ à l'est de la maison du cheikh, près du
mur d'un grand jardin. Pierre de forme à peu près demi-circulaire.
Long, o^.go, larg. 0^,69, épaiss. om,3i. Haut, lettres o'^joS.
MEMORIA SEMPRONI
SPERANTI INSAN.lS
PELAGIVEDDONATV ^ («,>)
PCXX-V
Kherbet- Ain-Sultan (n° i3i sur la carte). — M. Poulie' a déjà
décrit cette immense ruine, située entre le Djebel-Youssef et le lac
Hamiet. Je me contenterai de publier les inscriptions inédites que
j'y ai fait dégager et d'indiquer des corrections à des inscriptions
déjà éditées.
9.67.
Dans la ville, caisson employé dans une construction de basse
époque. Haut. o™,75, larg. o™,48, long. 001,87. Haut, lettres o™,o3.
Au-dessus, bustes de femme à gauche et d'homme à droite.
D M s
c • E R £ N I V S
N V N D I N A R
IVS • VIXIT AN Lxxx
Ligne 2 : [H)eren{n)ius.
1. Recueil de Constantiite. I. XVI, 1873-1S74, p. Ali sq. Cette ruine a ùli^ aussi
visitée par Wilmanns.
248 DKLXIÈMn: PAHTIE
A cnlt'-. Caisson. Haut. (.™,.S,), lar-r. o™/|(;, loiiir. o^.S;. Haut,
lellres y-.oJ à <>"'.i)'). Au-ilessiis, bustes d'Iioiiime a iruiiclie, de
femme à droite.
D M s
H R E X I \' S
AVrIDIVS IVLIAM
{sic) FIXIT ANO EGWIV^
S L>^>^>^ ITAXL^
Inscription de droite : Iulin Megini,''*'!).
A côté. Caisson. Haut, i haut brisé) o"'.5'», larg. o<",'U), long. o"",()H.
Haut. lettres o"',.>3r>. An-rlossus, buste de femme,
D .\l S
MEMO RI AE
VLPIAE VRBAXAE
VIXIT AX LXXXV
E A B R I C A \ T E CL
BARICE FILIO CARIS
MEREXTI
070.
Ibid. Caisson. Haut, 'haut brisé) o'», 48, larg. (l'O-^iî, long. o"',74.
Haut. lettres <>"',o3 à gauche, o"«.o4 à droite. Au-dessus, deux
bustes.
D M m
[sic] GARILIA PETRC^^^^
MATR DIOVIX'^.^
OX-VIX HE RIS
IT-X-LII ER,
D. m. [s ] Gar{g)Uia Malron(a) viviil) an{nis] LU. — Pr^tro'n{his)
Gndu? 'do };ix{it' [an{nis)...] Her[e(ie>t fei'P^erunt... .
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIK 249
Ibiii. Caisson. Haut. o'n,7o, larg. om,48, long. o'n,84. Haut, lettres
u'",!)."). Au-dessus, deux buslos : df femme et d'homme.
D M .S
L • VAL " VICTOR
VIXT • AN • L
S A T V R N I N A
C O N I V X V I X
.V XL
Ihi'l. Caisson. Haut. o'",69, larg. <)"'.r)o, long. o"',84 Haut,
lettres, o'",<)3.'>. Au-dessus, deux bustes.
(■•«■'■'■)
D. m. s Si[d]{d)ina'! vixit an{nis) LXV. — Corjiielius) Sain-
faifi{o) vlxiit) an{nh) CV.
Ihid. Caisson. Haut. o"\5-, larg. <)'",."><), long, on',84. Haut, lettres
o'»,(»'i5 .Au-dessus, deux figures.
^ M s
) VIXS LXXV
D M S
SVLE^SA
CORW
? I D I \ A
A M 1" W
vixT N
VIM A\
I^xv
CV
A :'>oo mt'tres à Touest-nord-ouest dos inscriptions précédentos.
dans un inui' arabe Caisson. Haut o' •j'^, larg. om^f,,, Hj,u(
250 DEUXIÈME PARTIE
lettres o'n,o4 en moyenne. Au-dessus, figure de femme à gauche
et flgure d'homme à droite.
D M S
Mic cjSo.nSpo
VICTO H O N O R
RIXW ATVS FP VI
IXXI XXI Lxxx
LXXI
A droite : C{aius)? [pyj'm''j)o{nius) Honorât us, ....vijc{it] an{n)i{$)
LXXX.
A côté. Caisson. Haut, (haut brisé) om,68, Jarg. o"',4o, long. o^,--.
Haut, lettres o'»',o4. Au-dessus, représentation indistincte.
D M s
SEXILI • IA^'^■A {sic)
RI-VlXIT-AN-Lv
G.VRGILIA • S^BA
Ligne 2 : Sex{t]ili{i). etc. — Ligne \ : après TS il y a peut-être
un E, mais certainement pas un A.
276.
Ibid. Caisson. Haut, on», 63, larg. o«>,38, long. 001,85. Haut, lettres
oo>,o4. Au-dessus, deux bustes.
D M s
T AELIVS QV
i>fvsvixTxi
LX AURELIA
PRIMAVIX
T X Lxxv
RUINES ROMAINES AU SUD -EST DE SÉTIF 251
9.j6 bis.
Ibid. Caisson. Haut. o'",6o, larg. 0^,42, long. o"',82. Haut, lettres
om,o35. Au-dessus, deux bustes.
IVLVIC CR]
TORiîvAv mmBm
IX N LXX IVIXITN
277.
Jbid. Caisson. Haut. o'>',6:>., larg. o'n,39, long. o™,72. Haut, lettres
onijoS. Au-dessus, trois figures : à gauche, femme; au milieu et à
droite, deux jeunes gens ; celui du milieu tient de la main droite
un quadrupède (?).
a M s MCAI
vsvi
^ide. NXX
278.
Vers le sud-ouest des ruines, près des inscriptions C I. L., 8743
et 8745. Cippe. Haut, de ce qui est dégagé i"^,î7, larg. oi",46,
épaiss. oni,4i. Haut, lettres om,o45.
D M IS S
2VE J^ V S SA
T VRNINVS
V A Lxxv
5 ivLa^icoRa
CVM-ER SV
IS VI VIS tTV
LOS DEbcvt
D. m. S. Mem{m)iiis Saturninus v{ixit) a{nnis) LXXV. Iulia Vic-
toria cum her{edibus) suis vivis titulos dedicavit.
279-
A plusieurs centaines de mètres au sud-ouest de la ville, dans un
cimetière renfermant de nombreux caissons dont les inscriptions
252 DKUXŒME PARTIE
sont pour la plupart coiiiplèlement frustes. C'est aussi là que se
trouvent les n»» H-j'^i et 8748 du Corpus. — Caisson. Haut. (>"',85.
lai'g. o-nj/iç). Ion?. o'",8->.. Haut, lettres on',o4r). Au-dessus, deux
busles.
D M I
F A D I XW/////WM
B A R I N^^^?^
XIS \.\\WM//////M
vni
•>8<).
Caisson. A 400 mètres environ au sud des ruines. Haut. o"",7(î,
long. <)|",8(!. Haut, lettres o'",or).
D. m. [s.j L<'H(im'i]a Sa{t(nrnina)] vi[a(il)] an{nis) L. F{i'cit)
[/■(î'/ùis)?] eius.
Dans un mur arabe à (mo mètres environ au sud des ruines.
Plaque de pierre. Haut. o'n.Cy, larg. o^^\-j]. Haut, lettres o"%o'î.
MEMORIA
GITEL
VIXIT
ANNOS LV
!).8'i.
= C. I. L., 87J9. (Poulie et Wilmanns). Ligne i : DONATAQVE =
Dnnata qu{a)e. — Lignes 5- G : il n'y a nullement bene quiescant,
mais :
MVitV'GVDv
Dv:
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF 253
= C. l. L., H-j'ïi (Wilmanns). Les sept premières lignes sont bien
publiées. J'ajoute la fin de rinscriplion.
,S ET F L • E X T RI C A T A • X •
XV M III • FL DONATA • N-
11» XIII-NEPOTES EORVM
Aulif gravun
Aiitio 'jraMii'L'.
P O Ï5 r O B I T \' M
PATRI FILI FECERVN^
I vmmmmmv a rmmm
vs qvintvsv-a-xii^^^
DONATA- va Vlll^^^
>M.
= C, /. /-, '^7"'i (Wilmanns)
D M S
G E M I N I A L \' C l D A
aVEVIXITNXXV • FL
COCCEIANVS À
VII FL QVINTILIA
KVS À V FL OPTATA
A II FILI EIVS ARRVN
T I A I A N V A R I A \1 X X V
= C. l. L., S735 (Wilmanns). Ligne •>. :
IVLIVS GEIVI.
lulins Gel]ul{icus).
254 DEUXIÈME PARTIE
2<S6.
= C. l. L. S740 (Wilmanns).
IVCITLI-VIX-N-XX
IV .
SE . VIX • XI • XX
IV ■
^tLVAN • VIX •
X •
XX • IV • BONO
\l
•X-XII-IV-FOFJ
^ •
X • X • IV • lA • VI
X
• XII • IV • SPICA
VI
• X • ill ■ M
= Iti(lius) Cit[t]i{nusl) vix{il) an[nis)XX; Iu{lius)Se{verus)via^il)
an{n)i{s) XX ; lu{lius] [S]Uvan[us) vix{it) an{nis) XX; Iu{lius) Bo-
no{sus) vi{xit) nn{nis) XII; Iu{lius For't(unatus) vi{xit)l ai\{nis) X;
lu(Jius) laÇnuarius) vi{xit) an{ms) XII ; Iu{lia) Spica vi(xil) an{nis)
m...
US7.
= C. I. L. 8742 (Poulie). Lignes 2-3 : d0I|NATA , — Ligne 4 : iL^" .
288.
= C. I. L., 8746 (Poulie). Cippe. Haut, de ce qui dépasse le sol
i™,2r), larg. o°',45, épaiss. o™,4r. Haut, lettres, o™,o4- Au-dessus,
deux figrures de femmes.
W^lk ■ MAIORavE
ACVM • FILll • SVIS •
VIXIT • AX • XXVII •
5 ACOXIA ■ BERECT •
VIXIT • X ■ XVIII • FLA
Q. \' I X T K^ I A N V S
X • XIII • FL EXTRI
CATA • X • VIIII
Ligne 3: l'A du commencement de la lisne ne signifie rien et
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF 253
semble avoir été gravé par erreur. Ligne <) : L et A sont liés dans
FLA. — Ce cippe se trouve au même endroit que les n°' 8732
(= notre n° 282), 8733 (= n" 283), 873^1 (= n» 284) du Corpus.
289.
= C. I. L., 87^8 (Poulie). Caisson. Au-dessus de l'inscription,
trois bustes.
D S ^
PBARl VIXIT A
NIS LXV . AVREL
lA
N T V%
Ligne 2 : l'F est très douteux.
VII. — Plaine des Righas au nord du Djebel-Bou-Thaleb.
D'Ain-Azel, un i^assage étroit entre le Djebel-Goulla, au sud, et
une chaîne parallèle (se rattachant au Djebel-Skrin), au nord, con-
duit à la plaine des Righas, arrosée par des cours d'eau qui vont
se jeter dans l'Oued-bou-Sellam. Dans ce passage, on reconnaît à
diflërents endroits des traces d'une voie romaine. Au débouché, à
l'ouest, se trouvent les ruines d'une ville qui a dû être considérable,
ruines dont l'aspect est aujourd'hui altéré par la construction d'un
grand nombre de gourbis et de murs de jardins. Ce lieu s'appelle
Ain-M'âteur (n° i32 sur la carte) ^ Près de la fontaine, il y a une
construction rectangulaire laite avec des matériaux ayant servi au-
paravant à d'autres usages : caissons, fragments de corniches, etc.
Elle mesure 25 mètres de long sur 20 de large, les murs sont
doubles. C'est sans doute un fort. A 4oo mètres environ au sud-est
de la fontaine, il y avait une église orientée au sud-sud-ouest : on
1. Sur Ain-M'iifcur, voir Pelletier, Revue africaine, t. V, 1861, p. 452; Cat, La
province romaine de Maurétanie Césarienne, p. 172.
256 DEUXIÈME PARTIE
ne voit plus que quatre pierres dressées, qui faisaient partie du
tour de labside, et deux bases de demi-colonnes. Il existait une
autre église i5o mètres plus bas dans la direction du sud ; il n'en
reste aujourd'hui que quelques pierres, appartenant aussi autour
de l'abside. Un assez grand nombre de colonnes, la plupart de mau-
vais travail, ont été employées dans les constructions arabes de
ce lieu. — Nombreux pressoirs.
•->9o .
Inscription publiée au Corpus, n° 8772 (Pelletier). — A quelques
mètres à l'ouest de la fontaine d'Aïn-.M'àfeur. Haut, de ce ([ui
reste o™,6o, larg. o",52, épaiss. o'",43. Haut, lettres, o",o35. D'une
lecture assez difficile.
^RlVMFORViMPARTO//////
GLORIAEACVIRTVTIS
IVCTORI D N FLAVIO
jLAVDIOCOX STANT'o
5 Irpetvoacvictori
I
il S S I M O S £ M P E R
\G V S T O C L A V D 1 V .S
]ID1VS V PPPRESES
[viNCIE MAVRETAj
10 ^^ "'\ r\'.^-r'-< ; X
^!
L'inscription est complète en haut. Ligne S : au lieu de VF?
qui me semble la lecture la plus probable (quoiqu'un des P soit
inutile), on pourrait peut-être lire : vfe, vir.
T'riumforum part(j[rum\ yloriae ac lirtutis [apciori, il[omino)
n{oslro) Flavio [C]laudio Constantio, [pe]rpeluo ac victori[os]issimo
semper [Au](juslo, Ckiudius [ElpTidius, r(tr) p{erfectissimus), <p>
preses ~pro]vincie Maureta[niae SUif{ensis], d](voiU)< [numini maies-
talique élus .
D'autres inscriptions présentent aussi la suiie incorrecte de noms
Flavius Claudius Constanlius ' : il convient de les corriger, soit en
1. I . l. L., VIU, 8475 (inscriplion de ^^élif), 1017:!. P.illu do Lesserl, Bulletin Ir
nestrifl (les antiquités africaines, t. III, 1885, p. lO-i. C. I. L., III, ,i739.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SÉTIF
>57
Flavius ClaudiiJS ConsUm'inus, et dans ce cas il s'agit de Constan-
tin II, frère de Constance, soit en Flavius Iulius Conslantiiis, noms
de l'empereur Constance II; c'est plutôt celte dernière correction
que rinscription d'Ain-iM'âfeur semble demander. — Claudius
[Elp?Jidius était gouverneur de la Maurélanie Sitifienne : j'ignore
pourquoi il est classé, dans le Corpus *, parmi les gouverneurs de la
Césarienne. Rien n'indique que ce personnage ait été investi de
fonctions militaires.
A fio mètres environ au nord-est de la fontaine. Fragment de
om,38 de haut, 0^,28 de large. Haut, lettres o",o5.
ANTONINI^
^ANTONIM
LOBR^NENSES
EIVS •
Ce qui reste des lignes 2 et 3 montre des traces de martelage.
Imp{cratori) C]aes[ari, [Divi Magni] Antonini [fiUo, Divi Severi ne-
poti, M. Aurelio] Antonino [Pio Felici Augusto ] Lobrinensef;
d[icathsime devoti 7iumin?]i eius. Il s'agit de l'empereur Elagabal,
Cette inscription est intéressante parce qu'elle donne un ethnique :
Lobrinenses (ou ... lobi incnscs). Je ne l'ai pas retrouvé ailleurs.
Les n"* 292-3o3 se trouvent dans le voisinage de la fontaine.
292.
Caisson. Haut, o"",/!:"), larg. o^.SG, long. o",86. Haut, lettres
o",o4.
D M S
OMIDIVS
1. C. f. L., p. 1067.
17
258
DEUXIEME PARTIE
293.
Caisson. Haut. o",57, larg, o'",4/), long. o'^,7S. Haut, lettres
o^.o/».
j M
' V N I V s
:= • VIXIT • A
•:ciii • YJ
I A • D O N /
^I X I T A
[D.] m. [s ] . [Ijunius [ ]s, vixita[nnis] XCIll. Va[ler?]ia Doua-
it a r;lm< «[njijs...] X[...].
agi-
Plaque. Haut. 0^,86, larg. o°»,5:>, épaiss. o™,22. Haut, lettres
o",o4.
SEMPRONI^^^MSYIS
SVMTIBVS^^^VSVLS
{sic) SIBIEMARITO^
monime:
295.
Caisson. Haut, (haut brisé) o°»,56, larg. oni,48. Haut, lettres
qO'jO.t. — Mal gravée.
U -v i D ï Â \
N A G E D E ( (sic)
VIXIT Lxx". ]
Omidia! l^a{m)gcd{de) ?
29(1.
Caisson. Haut, (haut brisé) 0% 'i5, larg. o"\f\'i, long. o'njSo.
Haut, lettres o™,o'i.
ROGATVS
VIXT ANIS
XXXV
ULLNES HUMALNES AU SUD-EST DE SÉTIF 259
297-
Caisson. Haut, o^/ig, larg. f\^\. Haut, lettres omjorj.
î) M
SOPITIVS •
ARMVTIVS • VI
XIT ANIS-
X X X X X X T-/
298.
Caisson. Haut. o°',58, larg. oni,4[, long. o'n,75. Haut, lettres on:,.)^.
IVLIA VA LE
R I A L X X X I {sic)
2<);)-
Caisson. Haut, o"',;');, larg. ç,^,\i. Haut, lettres on',():).
L • TIR ILARIO
VI XIT ANI S
XXXXI
3oo.
Caisson. Haut. o"',5/|, larg. \o^,l\o, long. o-^jS;. Haut. lettres
o'",o3r).
D M s
LVOLVSE^^
âM^vs 'sxmm
■.y w
i;
h. m. s. L. Fo/us(s)t;[nùiS ...]<(s | >]e[<n'(/nus??J f<4<7 (m]n/'s ...
260 DEUXIÈME PARTIE
3oi.
Caisson. Haut. o",62, larg. o'n,44. long. o°,96. Haut, lettres
(»™,o4.
D M s
I V L S A L V S
^mma:'^* v i x
I T A N I s
LXXI CITINA
C O N I V G E
V I X I T L X V
3o2-3o3.
Il y a encore au même endroit deux caissons.
Sur l'un, on lit (haut, lettres o'™,o3.5) :
• M S
Sur l'autre (h. 1. ora,o5) :
D M S
Et rien au-dessous.
Les inscriptions qui suivent (n°* 3o4-3i3j se trouvent près de la
première des deux églises dont jai parlé plus haut.
3o4.
Caisson. Haut, (haut brisé) o™, 60, larg. o",.^^. long- om,9i. Haut.
lettres o™,o.5.
«^ C • lANVARIVj^
VIXIT ANXIS LXXX
XV
D M S
L O N G I X A N I N A
VIXIT Xs'IS LXXX
V
Ligne 5 : Lonçiinii^a yina.
RUINES ROMAINES AU SUO-EST DE SÉTIF 261
3o5.
Caisson. Haut, (haut brisé) o™,55, larg. o™,43. Haut. lettreso",o5.
AEM
CAIVS VIS
IT ANOS LXII
PATILIAMAIO
[sic] RVIXIT ANI
S Lxxxcriii
Ligne 4 : Pa{e)tilia.
3o6.
Caisson. Haut. o",58, larg. on», 47, long. o°,87. Haut, moyenne
des lettres o™,o35,
SMS
10 K0T V
5 C E L I A PO
L L I N VI X
IT ANIS L"ïï
V
Lignes 2-3 ; P. [A]ntn\ni]uii [D]on\a]tus; — lignes 5-6 : Pollianal
307.
Caisson. Haut. (haut, brisé) om.ey, larg. om.So, long. o'",93. Haut,
lettres om,o5.
C L A V D I A
NINA VIX
IT ANOS Lxxxv
3o8.
Caisson. Haut. o^.Sa, larg. (>n>,44Jong- o'n,76. Haut, lettres o'",o5.
D M s
IV • E s T R
(sic) IKTA.VIXIT
A N I S • L I
Iu{lia) Estrik{a)ta.
262 DELXIÈ.ME PARTIE
309.
Caisson. Haut.omf)4, lar?. o°',r)i, long. o^.SS.Haut. lettres o"',o'p.
D M S
KOV-SEQ.VN'
DINVS -VA
LXIII
TSor{ius Seq{=c)undmnii.
3io.
Caisson. Haul. o"'.Gr, larg. o"\'\li, long. o'",(ji. Haut, lettres o™,o5.
D M s
C • I • SECVX
DVS • VIXIT
ANIS • Lv'^i'
C{aius) l{uHiis) Secundux.
3rr.
Caisson. Haut. o"',48, larg. o'n,37, long. C'jHç). Haut, lettres onj,o3.
L'inscription est couverte d'une couche de cliaux.
Qy\'mmw/Mi{
VIXIT ANXIS L^
B B
Ligne 4 : h{onh) b{ene],
3l2.
Caisson. Haul. o™,5o, larg. o™, 39, long, o™, 72. Haut, lettres 0">,o!i^.
D M s
VM • PAVLI.M
VIXIT AXIS
LXXV
Vmimidia11) Paulina,
RUINES ROMAINES AU SUD-EST OE SETIF 203
3i3.
Cippe. Haut. i™,47, larg. o'",77, épaiss. on',47. Haut, lettres
0",oG. — Fruste,
D ^ ®
FELICIS VIXIT
ANNIS LXXXV
Ligne 2 : Ca ni; il n'y a pas Culptirni.
Il existe un grand nombre de ruines romaines dans la plaine des
Righas, entre le Djebel-bou-Thaicb au sud, le Djebel-Skrin et le
Djebel-ïoussef àl'est, le Djcbel-Sellama, ieDjebel-Ivendour et le Dje-
bel-Sdim à l'ouest, et la ligne de l'Oued-Bou-Seilam, suivie actuelle-
ment par le chemin de fer, au nord'. Le mauvais temps m'a em-
pêché de les visiter toutes : du reste la plupart des pierres de ces
ruines ont ('le déplacées ou détruites pour être employées dans des
maisons modernes ou sur des roules -.
La plus importante de ces localités antiques est peut-être Ras-el-
Guilta (n" i33 sur la carte), située dans la plaine au nord-ouest du
Djebel-Skrin. On y a pi'is beaucoup de pierres pour la construction
de la route de Sétil' au Rou-Thaleli, mais on a eu soin de laisser en
place celles qui pouvaient présenter (jucbiue intérêt. Il y avait aussi
de nombreux pressoirs à cet endroit. J'y ai vu une roue massive en
pierre. J'ai copié à Ra'^-el-Guilla l'inscription suivante,
3i/i.
Haut. o'",(jo, larg. 0^,49, épaiss. o'",28. Haut, lettres oni,o3.5. Au-
dessus : à droite, buste d'homme; à gauche, buste de femme.
D.MS-IVLIVS-FVSC
VS VIXIT ANNOS
XXXXVII-IVLGE.M
(sic) E L L V V I X • T A N •
1. Énumûrèes par Cat, MaunHanie Ci-sariennc, p. 172, d'après k carte de l'Etat-
ii.ajor au 400,000».
2 Celles de Kas-el-Guilta (n° \ii sur la carie), Aia-Birbecli (n» 134), Sidi-el-Hanidi
(n' 126) sur la route do S(Hlfau Bou-Tlialeb, celles d'une ruine située aï! kilomètres à
l'ouest de Ksar-Tir ni° 13o) daus le horilj d'un aucien caïd, etc..
264 DEUXIÈME PARTIE
Ligne 4 : le nombre des années n'a jamais été indiqué.
Une autre pierre de Ras-el-Guilla présente le monogramme du
Christ (haut. ora,22) :
enfermé dans un cercle en relief.
A Ain-Oulmen (à 5 kilomètres au sud de Ksar-Tir, n" £36 sur la
carte), oiî réside l'administrateur de la commune mixte des Righas,
et où l'on va établir un centre de colonisation, il y avait un village
romain. Les travaux exécutés dans ces derniers temps ont mis à
jour deux inscriptions qui ont été conservées avec soin, grâce à
M. Séjourné, surveillant des ponts et chaussées, auquel on doit la
découverte et la conservation de la belle inscription chrétienne de
Tixter*.
3i5.
Encastrée dans le parapet d'un pont à 200 mètres au sud du
village, sur la route de Sélif au Bou-Thaleb. Haut. 0^,48, larg.o"i,47,
épaiss. o'",27. Haut, lettres o™,o35.
D (S M S »
VLP CASTRO
l*FIL OPT CCAL (sic omnia)
0PVRFELIXVLP
SYRILLAE MARIT
CASTO M
V A XVIII
3i6.
Encastréee dans le mur de la cour de l'école. Haut. om,73, larg.
o'n,49- Haut, lettres variant de o™,o4 à o'n,o5.
D !& M & S •
C-CLODIVS-T-FIL •
PAPIRIA • SATVRNI
\V S • ^• • A • L X X X I •
AVILIA • BOXA • V • A • XXX'
(sic) S A T V X I K V S e F I L &
DIGNISiFECIT • H • S • E
1. Aujourd'hui au Louvro. — Audollent ot LetaUle, Mélanges de l'École française
de Borne, t. X, 1890, p. 440 sq.
RUINES ROMAINES AU SUD-EST DE SETIF
265
Aux alentours du bordj de l'administrateur et au nord de l'école
du futur village européen, des travaux de terrassement ont fait dé-
couvrir de nombreuses pieires taillées, des restes de pressoirs, une
^^-^7
~
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1
J
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L^
/o'
10
Cen timèirei
Fig. 91.
grande amphore en terre cuite pointue en bas (haut. i",3o), des
fûts, des bases de colonnes, des chapiteaux, des fragments de cor-
niche d'une basse époque. Je donne fig. 91, 92 et 93 la reproduc-
tion de trois de ces morceaux.
1
T
J
/o
io
Fig. 92.
Fig. 93.
Dans le Djobel-Bou-Thaleb, au sud d'Ain-Oulmen, se trouvent
des mines de plomb' qui ont été exploitées par les Romains et
qu'on a songé à rouvrir il y a quelques mois -.
1. Elles sont indiquées sur ma carie. Voir H. Fournel, Jiithexse initiérale de l'Al-
gérie, t. I, p. 288-289.
2. Le Corpus publie (n» 10937; cf. Recueil de Con.itantine, t. XX, 1879-1.S80. p. 226)
une inscription intéressante trouTée prés du Bou-Thaleb, à )a Baliira, riiez les Righa-
Guebala, au sud de Sétif. Elle date du règn-î de Valens, Gratien et Valenlinien, et il y
est fait mention d'un comei Afiicae,
TROISIÈME PARTIE
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF
A l'ouest de Sélif, il y a de nombreuses ruines romaines, encore
très mal connues. Le temps m'a malheureusement manqué |)our
les visiter en détail; j'espère pouvoir reprendre plus tard cette élude.
Les indications qui suivent seront donc nécessairement sommaires.
1. — Ruines aux abords du Bjebel-Sdim.
A l'ouest de la plaine de Ksar-Tir, s'étend un pays montagneux
entre la vallée de l'Oued-Malah, affluent de l'Oued-Bou-Seliam, et
la vallée supérieure de l'Oued-el-Ksob (ou lias-el-Oued). Une ruine
assez étendue. Ain-el-Ksar (n» 157 sur la carte), se trouve dans
cette région, au milieu d'um* plaine élevée el étroite. Les ves-
tiges de constructions antiques sont disséminés à travers le village
arabe et au nord- est. Nombreux pressoirs. Le monument le plus
important est un grand édifice rectangulaire de 20", 9,5 de long,
de 16"', 10 de large, l'ait en belles pierres de tailles dont plusieurs
ont certainement appartenu à des édifices antérieurs (montants et
dessus de portes, fragments de pressoirs, etc.i. La porte est sur
un des petits côtés, à l'est. Le linteau présente sur sa face exté-
rieure le signum Chrisli flanqué de deux palmes et de deux rosaces
268
THOISIÈME PAKTIE
(voir fig. 94). A 600 mètre? ciniron au nord-e«t du village arabe,
on voit des sarcophage? en pierre avec de? couvercles plais, bombés
10 i> j» *•
Fig. 94
OU en do? d"ànc. J'y ai copié ce? trois inscriptions dont les deux
dernières ont dû appartenir à une chapelle chrétienne élevée en
cet endroit.
317.
Haut. o°^,78, larg. o™,49, épais?. 6^,0.1. Haut, lettres on», 06.
D M S
MIA FLO
RA VXOR A
RIDIS VIX
AN C
3i8.
Ibidem. Long, i».!!, larg. o™,5o, épais?. o™,4i. Haut, lettres
of^joG. Fruste.
M EN S A ^'iMl!!M«B&t£S$«$»S^^
F H L I C I s s nOUMMEMMi flMâï^^
GiNis - MARisHFsaisRffisaBBesm
D E D I c A V £ R V yBBHBMB!^^
ANVS ET CoXSTAK«!BBS«B»WI5îi
La mutilation de cette inscription est regrettable : elle paraît
avoir été intéressante. Lignes 2-3, il faut sans doute restituer [rirj-
yinis Mari[a]e.
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 269
A côié. Menm ressemblant pour la forme à celle de Tixler qui a
été publiée dans les Mélawjus de VÉcole de Rome. t. X, 1890, p. 44i.
Elle est brisée en plusieurs morceaux. Long. ii",25 environ, larg.
o'",87, épaiss. o",24. Sur la surface supérieure, au milieu, une
saillie circulaire comme dans la mensa de Tixler. Sur la tranche
plate (à la place où sur la mensa de Tixler on lit les mois : posuU
Benenatus et Pequar[i]a), se trouve une inscription mutilée (haut,
des lettres o™,o3) '.
vi E N s A M
m\
FELICIS • NA
■nrr"l
1 N M E N T I
VICTORE PRB • CVM OMN BVS SVIS Q.VI FECERVNT
Ligne 4 : PRB = pr[es)b{ytero). Au milieu de l'inscription, se
voient les restes d'un chrisme ji, enfermé dans un cercle.
Au nord du Djebel-Sdim, se trouvent plusieurs petites ruines :
Tixter ou plutôt Kherbet-Oum-el-Adliam (n° i38 sur la carte), où
M. Séjourné a découvert lamenta chrétienne dont je viens déparier*;
Kherbet-Boudjemâ, à un kilomètre et demi au nord-est (n» 189) ;
Ain-Turk(n°i4o)^;iMechta-el-Bir(n° i4i)*;Ksar-eI-Ghoul (n^K/ia)":
Ain-Melila (n" 143)". J'ai visité les trois premières ruines sans y
rien trouver d'intéressant; celle d'Ain-Turk, que longe le chemin
de fer, a été presque entièrement détruite : je n'ai retrouvé aucune
des inscriptions qui y ont été signalées.
1. La [lierre de Tixler, comme celli'-ei, était, uou pas dressée de cliamp contre un
mur, mais posée à plat, comme une table. Elle devait couvrir la boite en pierre
dans laquelle étaient conservées les reliques. Par sa forme, elle rappelle le plan d'une
abside : peut-être était-elle placée à l'entrée de l'abside, l.'. tranche plate tournée du
colé des fidèles.
i. Poulie, Recueil de Constantine, t. XXVI, l8lii)-lS0I, p. 370 sq. ; Audollent.
Mélanges de l'Ecole française de Rome, l. <;.
3. C. I. A., 8429, tO'.iOo, 10906.
4. CI. i.,8430 et 84:U.
b. C. I. L., 8428.
6. Poulie, Recueil de Constantine, t. XVIII, 1876-1877, p. 619.
270
TROISIÈME PARTIE
II. — Ruines sur l'Oued-el-Ksob et sur son affluent l'Oued-R'dir.
La rivière do Ras-el-Oued est un cours d'eau important qui, pre-
nant successivement les noms d'Oued-el-Ksob et d'Oued-Alsila, l'ail
deux grands coude? vers l'ouest, puis le sud, pour aller se jeler
dans le grand lac du Hodna. Pr s du cours supérieur de cette ri-
vière, il y a quelques pierres, vestiges d'un hameau antique, au ma-
rabout de Sid'i-Salah (n° i44 sur le plan) et une ruine considérable',
malheureusement défigurée par la construction de nombreux
gourbis, à Ras-el-Oued (n° i45), où l'on construit actuellement un
village européen. On y voit les restes d'un grand fort (le plan est
donné fig. ç).'>), avec huit bastions quadrangulaires*, quatre aux
!
f
r
!
Ifffn^Wi, <b
I
.* h
i
•^/A
Fig. 95.
1. Sur cette ruine, voir Pelletier, Revue africaine, t. Y, p. 453 ; C. 1. L., n° ST73 ;
Ephemeris epigraphica, t. Vil, n° 479. 11 n'y a pas de confusion dans ce que dit
Pelletier, comme le croient les auteurs du Corpus ; ses indications sont seulement in-
suffisantes.
2. J'ai admis que la porte se trouvait au point B oh il n'y a pas trace de mur et qui,
étant donnée la position du fort, était, l'endroit le plus propre à l'établissement d'une
entrée peu exposée à l'ennemi. — Je m'aperçois trop tard que ce fort byzantin de
Ras-el-Oued a déjii été reproduit par Delamare, lir.ploration scientifique de l'Algérie,
pi. LXVII, Cg. 1 et 2.
RUINES A i;OUEST DE SÉTIK 271
angles, quatre autres au milieu des côtés. Les murs ont 2ni,5o d'é-
paisseur : ils consistent, comme dans la plupart des autres forte-
resses byzantines, en deux rangées parallèles de pierres de taille,
entre lesquelles des matériaux divers, pris à des édifices d'époque
antérieure, ont été jetés confusément. A l'intérieur de ce fort,
trois fûts de colonnes qui émergent semblent indiquer l'emplace-
ment d'un édifice, d'une église peut-être '. Le reste des ruines ne
présente pas d'intérêt : on rencontre çà et là des fragments de
pressoirs, des fûts et des bases de colonnes d'un travail grossier.
A plus d'un kilomètre au nord du fort, il y avait sur un mamelon
un édifice important, semble -t-il, dont les débris sont dispersés
dans des gourbis écroulés : fragments de corniches, bases de co-
lonnes, chapiteaux corinthiens d'une bonne époque. Ces restes ar-
cbitccturaux ne sont pas tous de même style : le monument était
donc fait avec des matériaux pris à des constructions plus an-
ciennes ^
Près de là, un fragment de stèle dédié à Saturne. Le haut de
la stèle a la forme d'un fronton, dans le tympan duquel on voit la
tète de Saturne barbue et voilée; au-dessous, entre deux colonnes,
un homme en toge et une femme qui tient dans ses mains un oiseau.
La pierre est brisée à la hauteur des poitrines de ces deux person-
nages. Le travail est très grossier. — A côté, une mensa de la
forme de celle qui est publiée dans les Mélange>i de VÉcole de Rome,
t. X, 1890, p. 441 (trouvée à ïixter). Sur la face de cette mensa
(om,47 de long, 0^,37 de large), trois plats, deux grands et un petit,
sont représentés en creux.
Voici deux inscriptions intéressantes que j'ai copiées à Has-el-
Oued:
320.
Au nord-ouest du fort (à 4oo mètres environ) dans des ruines
de gourbis. Long, (brisée) o'",56, larg. on^/iy, épaiss, om,i9. Haut,
1. Deux (le ces colounes semblent avoir appartenu à une même file. Elles sont dis-
tantes de 2", 50, A 8™, 50 de l'une d'elles se trouve la troisième qui faisait partie d'une
seconde file, parallèle à la première. Ces colonnes ont 0",45 do diamètre. Voir le plan,
lettre A.
2. Peut-être est-ce ce monument que décrit M. Pelletier {Revue africaine, l. c.) et
qu'il aurait vu en meilleur état : >< C'était une construction de 15 mètres environ en
carré, avec cour intérieure de 4"", 60, laquelle était décorée, dans ses angles, de pilastres
à chapiteaux composés de volutes et larges feuilles non dentelées, marquant l'époque
du Bas-Empire, »
272 TROISIÈME PARTIE
lettres o°>,o55. Belle gravure, mais d'une basse époque. Moulure
en haut, en bas, à gauche.
IN HIS • PRAED
FL-AVGGGCtp.pt»
BALNEVM • CY
M O R E vi P R E P
In his praed'ih... duininonim notvvruin] Fl{aviorum) Auglusto-
rum trium)... Inscription qui semble se rapporter aux trois empe-
reurs Valeulinien, Valens et Gratien».
331.
A 4oo mètres environ au nord du fort byzantin, dans une en-
ceinte arabe. Fragment d'une inscription métrique. Long. on>,83,
larg. on',35, épaiss. o'n,4o. Haut, lettres on',o35. D'une lecture dif-
ficile par endroits.
ài%mE ^mw^m^o s a ^. i e kj^mma"'
[®'.LI ENTE'^ECLINANTLLIAC^f:^/
ESaROSAEPRIMOSMORIVNTVRArl
{ERNOVIS EXPIRAT PVRPVRA PRA^
DRTISERATPALLEKTISIMAGOOj''
^M^IBANTE PIETATIS
S M A G X V M D A h
'" 'P \ R E >/
[ Qualiu p \al [l]entes déclinant l(i)lia cul[mos],
[Puhent]esq{ue) rosaeprimos moriuntur ad[austros\,
[Aut ubij ver[na) novis expirât purpura pru[tis],
[ m]orlis erat pallenlis imago
[ ]ante pietalis [....]
[ j magnum da[ j
[ ] pare[nt. . .]
1. On pourrait aussi penser à Constantin 11, Constant et Constance. Le truisicnie G
d'Auggg semblerait avoir été martelé : peut-être l'a-t-il été après la mort de Constaoït,
sur l'ordre de Magnence (cf. C. I. L., VIU, 7012). Mais les mots Flavii Aur/usti dé-
signant trois empereurs paraissent mieux s'appliquer à Valentinien, Valens et Gralien
(cf. par exemple C. I. L., VIH, 9012 ; IX, o9o6, etc.).
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 273
Les trois vers Qualia.... pratis sont copiés dans une silve de
Stace (III, 3, i28-i3o), non pas sans doute directement, mais
d'après quelque recueil à l'usage des graveurs d'inscriptions '.
En descendant le cours de l'Oued-el-Ksob, on laisse à droite les
ruines de Tassera, que je n'ai pas visitées (n° i46 sur la carte), et
plus loin, à gauche, sur un mamelon entouré d'une enceinte, celles
de Kherbet-Zembia ou de Bel-Imour (n" 147), où je nai rien trouvé
d'intéressant. Le nom antique de cette dernière ville, qui était très
étendue, est connu : c'était Lemellef. Sur la carte de Peutinger, elle
est qualifiée de Lemel H praesidium, et dans saint Optât de castellum
Lemellense *. Une inscription dédiée à deux Augustes nomme des
coloni Lemellefens{es) ». Une autre inscription de Lemellef, copiée
par M. Purgold près de la gare de Bordj-bou-Aréridj * et que j'ai
retrouvée, est contemporaine de celle que j'ai copiée dans la
ferme Labatut à Ain-Melloul (voir plus haut, n» 255), et elle est
rédigée à peu près de même». Dans une grande inscription de
l'époque des Philippes «, Lemellef est qualifié de municipe, et une
autre inscription, non datée, nomme un duumvir et des flamines
perpetui '.
La carte de Peutinger indique une route qui, parlant de Sétif, se
rend à Lemelli praesidium en passant par Tamannuna municipium
et castellum, éloigné de Leraelli de 6 milles. Elle est rejointe à
droite par une autre route venant de Ad Sava municipium, qui
semble être Hammam-Guergour ». Entre cette dernière localité et
Tamannuna, est indiquée une distance de 25 milles. M. Poulie, qui
a visité les ruines de Tassera % veut y voir Tamannuna. C'est assez
1. Voir à ce sujet Gagnât, Bevuo de philologie, t. XIII, 188'.>, p. 51 ; Le Blant, L'épi-
graphie chrétienne en Gaule et dan.t l'Afrique romaine, p. 58 sq.
2. Voir sur Lemellef, C. 1. L., p. 751 ; Cat, Maurétanie Césarienne, p. l'i; Bulletin
du Comité, 1887, p. 139, n* 585.
3. C. l. L., n» 8808.
4. Ephemeris epir/raphica, t VII, n" 480.
5. Ligne 3, après FEL' A^G" ''""^ POP (populus), malgré le relatif quo[d] qui
suif. Ligne 5, au lieu de W^G [q"e M. Schmidt explique par mu{nici)pium ang(u.i-
(um)], lire d'après l'inscription d'Ain-McUoul, NVNC. — A la ligne 8 était nommé le
procurateur Falt(onius) Ite[stitutianus].
6. C. /. L., 8809.
7. C. I. L., 8807. Il se pourrait d'ailleurs qu'il y ait eu en même temps un Lemellef
municipium et un Lemellef castellum (conf. Tamannuna municipium et castellum).
8. Voir plus loin, p. 280.
9. Recueil de Comtantine, t. XVllI, 1876-1877, p. 622,
18
274 TROISIÈME PARTIE
vraisemblable; cependant on pourrait songer aussi aux ruines de
Ras-el-Oued •.
Le principal affluent de droite de TOued-el-Ksobest l'Oued-R'dir,
près duquel se trouvent deux ruines très étendues : Bordj-R'dir,
dans une vallée étroite, mais fertile (n» i48 sur la carte), et les
Ouled-Agla, en plaine, près du confluent de TOued-R'dir et de
rOued-el-Ksob (n° 149).
Il existe à Bordj-R'dir, à l'intérieur d'un gourbi, une mosaïque
intéressante dont la partie supérieure est malheureusement brisée.
On y voit, dans un cadre de i",93 de long sur in',62 de large, la
représentation d'une chasse au sanglier. A droite, le sanglier en
arrêt. Devant, un enfant déjà frappé par lui et tombé à terre; il
est vêtu d'une tunique blanche. A gauche, un homme (la tète
manque) s'avance rapidement vers le sanglier, en tenant des deux
mains sa lance ; il est simplement vêtu d'une chlamyde rouge et
porte des chaussures de chasse. Entre cet homme et le sanglier,
on voit encore un gros molosse en arrêt, ainsi qu'un bout de
lance et un pied couvert d'une chaussure de chasse : c'est tout ce
qui reste du personnage représenté à cet endroit. Autour de cette
scène, un cadre dont l'ornementation consiste en des combinaisons
de palmes et de cercles enfermant des étoiles à huit rayons.
Cette mosa'ique, d'un assez bon dessin, est cependant bien loin de
valoir celle des Ouled-Agla pour la finesse de l'exécution et la va-
riété des couleurs.
Il y a aussi à Bordj-R'dir un mausolée à un étage, en pierres de
taille, mesurant 3^,70 de côté et conservé jusqu'à une hauteur
d'environ 5°^,5o: il mériterait d'être classé comme monument his-
torique.
Au-dessus des ruines de la ville antique, dans la direction du
sud-est, on voit, sur une colline escarpée, les restes d'un fort carré
de 29 mètres de côté, dont les murs, épais de 2m, 20, sont formés de
blocs énormes grossièrement équarris : les interstices sont bouchés
par de petites pierres. A une cinquantaine de mètres en avant de
ce fort, à l'ouest, se trouve un fortin construit de même et me-
1. M. Cat {Essai sur la province romaine de Maurétanie Césarienne, p. 175) rap-
proche Tamanaana de l'episcopas Tamallumeasis de la liste des évêques de 484 et da
limes Thamalloinensis de la Notifia dignitatum (cf. Fallu de Lessert, Recueil de Cens-
tantine, t. XXVI, 1890-1891, p. 30) et cherche cette ville à Ain-Temella. près de Ras-
el-Oaed : une inscription d'Ain-Temella a été publiée dans le Recueil de Constantine,
t. XXII, 1882, p. 321.
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 275
surant 8 mètres de long sur G'^jSo de large. Le fortin et le fort
étaient mis en communication par des ouvrages aujourd'hui pres-
que entièrement détruits : on ne distingue que deux lignes de
pierres de taille.
J'ai copié à Bordj-R'dir, au sud de cette colline, une inscription
gravée sur un chapiteau de pilastre.
322.
Larg. o™,66. haut. oni,32. Haut, lettres oni,()6.
ISV-ISAIAV^
^R E S V N
Je ne comprends pas cette inscription *.
La construction d'un village européen aux Ouled-Agla, à 14 ki-
lomètres au sud-sud-ouest de Bordj-bou-Aréridj, a amené en cet
endroit des découvertes importantes, sur lesquelles je n'insiste
pas, car elles ont déjà été signalées par plusieurs archéologues '.
Des fragments de la belle mosaïque' trouvée par M. Puech ont été
récemment transportés à Constantine.
Voici quelques inscriptions que j'ai copiées aux Ouled-Agla.
Les n"^ 323-327 ont été découverts ensemble et sont aujourd'hui
déposés dans la cour du bordj.
323.
Pierre. Haut. o'^jôS (brisée en bas), larg, o'°,48, épaiss. 0^^,17,
Haut, lettres o™,o6.
D M s
SICINI
vsFavs
1. M. Pasqualaggi, adjoint spécial de Bordj-R'dir, qui a bien voulu m'accompagner
dans ma visite aux ruines, m'a signalé une inscription découverte il y a plusieurs
années, puis mise en pièces. Il y a lu, m'a-t-il dit :
MARIA FILIA PETRI
VIXIT ANNIS
2. Poulie, Recueil de Constantine, t. XXV, 1888, p. 423 sq., p. 432; t. XXVI, 1890-
1891, p. 361. — Audollent et Letaille, Mélanges de l'École française de Rome, t. X,
1890, p. 432 sq. — Bulletin de l'Académie d'Hippone, 1889, p. xviii.
3. La Société archéologique de Constantine en a publié en 1892 une excellente repro-
276 TROISIÈME PARTIE
324.
Haut. o",6o (brisée en bas), larg. oni,4i, épaiss. o",i7. Haut,
lettres o^joG.
D M S
[C]orneli[a]t etc.
325.
Haut. om,9i, larg. o",44, épaiss. 0^,18. Haut, lettres 0^,07
(om,o4 à la dernière ligne).
D M S
IVL MVS
TIOLVSVI
XITAXXXV
FECITGE
LLIAgA
BAAPCLxxiv
IkJ^iSCSSVIS
Inscription de l'année 224 après J.-C.
326.
Haut. om,92, larg. o^-iSo, Haut, lettres om,o5.
W?8s M A N 6 V S
^NTISTIA^RV
Tin AC6VI xiT
ANN 1» XIII Ci0
MENSSÏ-IIleSDeiXV
H iï- s !* E
[Di\s manibus. [A]ntistia Ru[f]ina, etc.
duction en couleurs. Voir, au sujet de cette mosaïque, Héron de Villefosse, Comptes
rendus de l'Académie des inscriptions, 1891, p. 345; Gsell, Recueil de Constantine,
t. XXVH, 1892. p. 230 sq.
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 277
327.
Haut. oni,85, larg. on\44. épaiss. om.iy. Haut, lettres om,o55.
D M S
GRANIA FEL
ICI A VIX IT
ANNIS XXIII
5 GRANIVS FE
LIXFILILIAI
PRO CL^^s^^v"
Ligne 6 : filKhyai = filiae. — Inscription de l'année 237.
328.
= Recueil de Constantine, t. XXVI, 1890-1891, p. 36i, n° 60
(Poulie). Haut, (un peu enterrée) l'n.Ao, larg. om, 54, épaiss. on',24..
Haut, lettres o™,o4 ; haut, de la figure 0^,34. — C'est une stèle
à Saturne, trouvée au nord-est du village. On y lit linscription
s[aTVRNO • AVG • SACR
placée sous une tête voilée de Saturne, que flanquent deux rosa-
ces. Au-dessous, il y avait, entre deux colonnes corinthiennes,
deux personnages en pied, séparés par un autel : la femme, à
droite, a complètement disparu ; l'homme, en toge, tient de sa
main droite un objet indistinct. Plus bas, l'inscription :
M • c A w/mmmm a
BINVS • SACERD • ET
IVLIA EMERITA-EIVS
Af . Co^l-purnius ou ecilius S]abinus, etc.
Au-dessous, un bélier.
329.
= Recueil de Constantine, 1. c, p. 362. Chez le colon Ortet. —
Inscription de gauche, ligne 6 :
^XXV • H
S-E
278 TROISIÈME PARTIE
Inscription de droite, ligne 2 :
OBVLCI
Ce personnage s'appellait donc Obulcius Mascel.
Il y a aux Ouled-Agla une basilique chrétienne, à l'entrée du
o /o Zo
i I i
(intime trts
Fig. 96.
Fiar. 97.
village européen, à droite. Le plan n'en est pas facilement recon-
naissable, car elle n'est pas entièrement déblayée et des pierres ont
été prises dans les parties mises à découvert. Elle est orientée au
nord-ouest. La nef était séparée des bas-côtés par deux colonna-
des ; plusieurs bases de la colonnade de gauche sont encore en
place (intervalle d'une base à l'autre : 2™,3o). Dans la nef et dans
les bas-côtés, sous le sol de l'église, on a trouvé des tombes con-
sistant en six dalles qui forment une boîte de pierre : une au fond,
à plat, sur laquelle le mort était déposé ; quatre de champ sur les
côtés; une sixième à plat, servant de couvercle '. On voit aux
Ouled-Agla, sur la place et dans le bordj, ainsi qu'à Bordj-bou-
Aréridj, des morceaux d'architecture ayant appartenu à cette ba-
silique :
1° Chapiteaux des colonnes qui séparaient la nef des bas-côtés (place
des Ouled-Agla). L'un d'eux est reproduit fig. 96.
'2° Bases de colonnes à socle élevé, encore en place. Elles présentent
une doucine renversée limitée par deux tores; au-dessous, un bandeau.
3° Fûts de colonnes en pierre; le diamètre est de o"',46 en moyenne,
la hauteur (que je n'ai pas pu mesurer entièrement) dépasse 2™,25.
1. Ces renseignements m'ont été donnés par M. Puech, colon.
HUINES A L'OUEST DE SETIF
279
4° Chapiteau d'une demi-colonne, de même style et de mêmes propor-
tions que le chapiteau reproduit fig. 96, mais le tailloir est plus mince
(maison Galli à Bordj-bou-Aréridj).
5° Deux chapiteaux de demi-colonnes, de mêmes proportions que la
précédente, mais d'un style ditTérent : ils ne présentent qu'un mince
tailloir et, au-dessous, trois bandes circulaires s'étageant (dans les ruines
de la basilique).
6° Chapiteau de pilastre reproduit fig. 97. Sur une des faces sont re-
présentés une colombe et un serpent. La face opposée est lisse. La
grosse volute placée sous le tailloir de ce chapiteau est brisée (bordj
des Ouled-Agla).
Fig. 98.
70 Bas d'un pilastre reproduit fig. 98 et provenant aussi, m'a-t-on dit,
de cette basilique (maison Rocca à Bordj-bou-Âréridj).
8° Cinq petites colonnes en pierre, d'une seule pièce, hautes en moyenne
de i™,8.t: elles consistent simplement en un fût cylindrique terminé en
haut et en bas par un dé quadrangulaire (place des Ouled-Aglal. — Ces
colonnes devaient appartenir à la décoration du mur de l'abside : cf.
plus haut, p. 186, 187, 2o5, 216.
Je signalerai encore trois statues en pierre d'un fort mauvais
travail, trouvées aux Ouled-Agla et conservées dans la maison
Galli à Bordj-bou-Aréridj : deux statues de femmes dans l'attitude
dite de la Pudicilé, et un homme en toge; les tètes manquent*.
\ . Hauteur de ces statues (sans les tètes) : ferarae 1™,30, femme im,4o. homme in», 34.
280 TROISIÈME PARTIE
m. — Ruines entre Sétif et la Medjana. Ruines de la Medjana.
A l'ouest de Sétif, il y a deux séries de ruines : les unes dans la
direction de Bougie, les autres dans la direction de la Medjana. —
Plusieurs bornes milliaires trouvées à peu de distance de Sétif
(n°' i5o-i52 sur la carte) ' jalonnent une route, marquée dans l'Iti-
néraire d'Antonin *, route qui, allant à Bougie, passait par Ham-
mam-Guergour (n" i53). Ce lieu doit être identifié avec la station
antique que l'Itinéraire et la carte de Peutinger appellent Ad Sava
municipium^. La route traversait auparavant Lanasser (n° i5i) *
et Bouhira (n° 162) ° et laissait à sa droite Faucigny et Ain-Abessa
(n°* i53-i54) *. Je n'ai visité aucune de ces ruines.
Dans la direction de la Medjana, on a signalé des ruines à l'ouest
de Sétif, à Khalfoun (n° i56)', à Bordj-Messaoud (n» iSj) et au sud-
est de Bordj-Messaoud (n° i58)*. A 20 kilomètres de Sétif se trouve
Ain-Zada (n" 169), appelé dans l'antiquité Cajmt Saltus horreorum '.
Toujours dans la même direction, à 26 kilomètres environ à l'ouest
d' Ain-Zada et à i4 kilomètres à l'est de Bordj-bou-Aréridj, j'ai
visité Sidi-Embarek (n° 160), où il y avait une ruine assez éten-
due que la construction du village européen a fait presque entiè-
rement disparaître. Il reste une petite église chrétienne'" qui a été
en partie fouillée par M. Mangiavacchi, aux frais de la Société ar-
1. Bulletin du Comité, 1889, p. 365. — C. I. L., n°» 10363-10368.
2. Édition Parthey et Pinder, p. 17 : A Saldis Igilffili. —Ad Olivam (XXX). —Ad
Sava niunicipimn (XXV). — Sitifi. colonia (XXIIII), etc.. Un segment en est aussi in-
diqué sur la carte de Peutinger: Ad Olivam. — Ad Sava municipium (XXV).
3. Cat, Maurétanie Césarienne, p. 96. — Sur Hammam- Guergour, voir C, I. L.,
n" 8414; Ephemeris epigraphiea, t. VII, n° 460 ; Poulie et Poinssot, Recueil de Cons-
tantine, t. XVIII, 1876-1877, p. 621 ; t. XXII, 1882, p. 208 et 322 ; Brochin, Bidletin
du Comité, 1888, p. 430; Comptes rendus de l'Académie d'Hippone, 1889, p. xc ;
Toutain, Mélanges de l'École française de Borne, t. XI, 1801, p. 417.
4. C. /. L., 8421.
5. C. I. L., 8420.
6. C. I. L., 8418 et 8419.
7. C. /. L., 8423, 8424.
8. C. I. L., 8422. ,
0. C. 1. L.. 8425-8427.
10. Mentionnée par Poulie, Recueil de Constantine, t. XVIII, 1876-1877, p. 633.
RUINES A LOUEST DE SÉTIF
281
chéologique de Constantine. J'en donne le plan, fig. 99. Les
murs, très mal conservés, sont, comme dans toutes les églises de
la région qui nous occupe, en moellons avec des harpes en pierres
de taille.
A. Narthcx.
B. Marche permettant de des-
cendre dans le narthex, qui de-
vait être en contre-bas par rap-
port à la rue ou à la place qui se
trouvait de ce côté. On n'a p.as
fait de fouilles au delà de cette
marche dans la direction de
l'ouest.
G. Chambre qui paraît n'avoir
pas été en communication avec
l'église. Le mur a, de très mau-
vais travail (en moellons et en
terre), ne semble d'ailleurs pas
appartenir à la même époque
que le reste de l'édiûce.
D, D, E. Bases de colonnes à
socle élevé. Les bases DD sont
formées d'une scotie et de deux
tores. La base E présente sim-
plement trois bandes superpo-
sées, en retrait l'une sur l'autre.
Les fûts, en pierre, mesurent
2™, 60 de hauteur moyenne et
o™,4o de diamètre; ils présen-
tent en bas une simple bande,
en haut un tore et un filet. On
m'a montré deux chapiteaux en
pierre, actuellent conservés chez des colons
'imu;.
fAttres
Fig. 99.
ils proviennent, m'a-t-on
! 1
(
J
L
-^
u io
Ctn.
îmèlrii
Fig. 100.
^
dnlunitrei
Fig. 101.
dit, de cette église. J'en donne la reproduction fig. 100 et loi.
282 TROISIÈME PARTIE
F. A cet endroit git un fût de demi-colonne (haut. i™,9o), qui a dû
être appliqué contre le mur de l'abside et terminer de ce côté la colon-
nade de gauche. Des demi-colonnes semblables ont dû terminer les deux
colonnades, du côté de l'entrée et à droite de l'abside.
G, H. Escaliers en maçonnerie conduisant de la nef
à l'abside.
I, I. Corniche marquant le bord de l'abside. Le profil
en est donné lig. 102.
J. Abside. Elle est élevée de i™,20 environ au-dessus
du niveau de la nef. Le sol de cette abside était orné
d'une mosaïque, aujourd'hui complètement détruite.
On y voyait, m'a-t-on dit, une croix simple flanquée
J j -^^ de deux calices : sur chaque calice était posée une co-
Ctittùniinj lombe ; l'une d'elles tenait dans son bec un cep de
Fi". 102. vigne et l'autre des épis.
K, L. Salles attenantes à l'abside. K semble avoir été
en communication directe avec l'abside. Cette partie de l'église est très
détruite.
On a trouvé trois sarcophages en pierre au milieu de la nef. Un colon
m'a montré un fragment de lampe chrétienne, en terre rouge, recueilli
dans cette église : elle présente une croix monogrammatique.
La plaine de la Medjana était très peuplée à l'époque romaine et
quelques inscriptions intéressantes y ont été trouvées : elles prou-
vent qu'une grande partie du pays était propriété impériale*. Je
n'ai pas vu toutes les localités antiques *, mais celles que j'ai visi-
1. C. I. L., 8810-S812. Cf. les observations de M. Poulie. Recueil de Constantine,
t. XVIII, 1876-1877, p. am.
2. Bordj-bou-Arcridj (n' 161 de la carte); inscriptioii trouvée à 1,800 mètres au sud-
ouest : Bulletin du Comité, 1887, p. 140, n* 589. — Lanasser (au sud-est de Bordj) :
C. I. L., 8825. — hl-Mehris (n" 162) : C. I. L., 8812. — El-Acbir (n» 163) : C. I. L.,
8822 et probablement aussi 8820. Les ruines ont été exploitées pour la construction du
▼illage français : on m'a dit qu'on a mis en caillasse plusieurs inscriptions. M. Bigonet,
maire de Bordj-bou-Arériilj, possède plusieurs objets en bronze provenant de cet endroit ;
une jolie lampe, surmontée d'un cartouche en forme de coeur, une balance, un vase à
verser. Un réchaud a été donné par M. Bigonet an Musée de Constantine (Doublet et
Gauckler, Musée de Constantine, p. 44-43). Il ne faut pas confondre cet El-.\chir avec
Kherbet-el-Achir, au Teniet-el-Kliamis (voir plus loin). — Kherbet-el-Hachem (n» 164) :
C. I. L., 8815 (ligne 5, je n'ai pas pu lire autre chose que Puoma qui n'est pas satisfai-
sant; à droite et à gauche de la première et de la dernière ligne, il y a des feuilles de
lierre). — El-Guerria, grande ruine sur un mamelon et autour (n* 165) : C. I. L.,
8813, 8814. — La Medjana (n» 166), où l'on ne voit plus que quelques pierres antiques :
C. I. Z., 8810. — Ain-Soltan (n» 167) : De Rossi, Bull, di archeologia cristiana, 1878,
p. 115, pi. VII (arc de ciborium, selon M. de Rossi); Schwarze, Entvoicklung der
afrikanischin Kirche, pi. III; Gsell, Mélanges de Bossi publiés par l'Ecole de Borne,
p. 352. n. 3. Holtzinger, Die aitçhristliche Architektur, p. 104, a tort de considérer
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 283
tées (EI-Achir, Kherbet-el-Hachem près de Sennada, la Medjana,
El-Guerria, Ain-Sollan, Lanasser) m'ont paru n'offrir aucun inté-
rêt : d'ailleurs les progrôs de la colonisation ont été, là comme
ailleurs, funestes aux ruines.
Je signalerai seulement une inscription récemment découverte à
la Medjana, chef-lieu de la commune mixte des Bibans, à 12 kilo-
mètres au nord-ouest de Rordj-bou-Aréridj.
33o.
Borne trouvée à une centaine de mètres de la maison de l'admi-
nistrateur, actuellement à l'entrée d'un jardin en création en avant
et à gauche de cette maison. Elle m'a été indiquée par M. Fenech,
ancien administrateur. Haut. o™,54 (bas enterré), larg. et épaiss.
o°',2o. Haut, lettres o™,o6.
D N
IVL'NI
VICTO
RISSE
Cette borne de l'empereur Julien se rattache à la même série
que les n°^ C. I. L., 10429 (trouvé à i,5oo mètres à l'est de la Me-
djana dans la direction de Rordj-bou-Aréridj), ro^aS (à i,5oo mè-
tres de la Medjana, on ne dit pas dans quelle direction), io43o
(trouvé à El-Guerria à 3 kilomètres à l'ouest de la Medjana)'. Le
n» io43o indique une distance de i5 milles depuis le municipe
d'Equizetum. Sur le n° 10429, trouvé 4 kilomètres et demi plus à
l'est, M. Payen a lu le chiffre XIL Si ce chiffre est exact, notre
borne représenlerait le treizième mille et Equizetum devrait être
cherché à Vesi de Rordj-Medjana. Cette ville est aussi nommée
dans la carte de Peutinger :
Sitifi col{onia)
9
cet arc comme un ter/urium de sarcophage : il n'y a pas de place pour un sarcophage
par dessous). — Bulletin du Comité, 1887, p. 174, n» 78S (inscription chrc'tienne pro-
venant de Kberbet-bcii-Mokhenecli, qu'il y a peut-être lieu d'identifier avec Ain-Sollan).
1. Peut-être aussi le n" 10427, u trouvi'' en suivant le chemin de Bordj-bou-Ar(''ridj à
Bnuni et à hauteur de Bordj-Medjana. » (Poulie, Recueil de Constantine, t. XV 111,
1876-1877, p. 630.)
284 TROISIEME PARTIE
Tamannuna municipium et castellum.
X
Tamasca7ii municipium.
X
Equeheto (sic).
Galaxia
XX
Casti^a
(La carte manque à cet endroit).
Dans la carie de Peutinger, trois autres routes s'embranchent
sur celle-là : i° à droite, avant Tamannuna, une route sur Saldae
(Bougie) par Ad Sava municipium et Ad Olivam ' (distance de Ta-
mannuna à Ad Sava municipium : 25 milles); 2° à gauche, à Taman-
nuna, une route passant par Lemelli praesidium (distance : 6 railles)
et se continuant vers Touest ; 3° à gauche, à Equizetum, une route
qui se dirige vers l'ouest. La position d'une seule de ces villes est
aujourd'hui connue; c'est Lemelli praesidium ou plutôt Leme'lef,
à Kherbet-Zembia (n° 147 sur la carte)*.
D'après ces données, on obtiendrait les distances suivantes en se
dirigeant d'El-Guerria vers Sétif :
El-Guerria := ? kilomètres.
Borài-Meà']aiï\a. = Munimentum M edianum^ "! . 3 (bornes),
? Equizetum 19 (bornes).
? Tamascani munidynum. . . i5 (Peutinger).
? Tamannuna municipium et ca-
Stellum,^^ 9 kilomètres de Kherbet-
Zembia [Lemellef) et à 37 d'Ham-
mam-Guergour [Ad Sava munici-
pium) i5 (Peutinger).
Total 52
Cette distance de 52 kilomètres entre El-Guerria et un lieu
situé à 9 kilomètres de Kherbet-Zembia au nord-est (peut-être
Tassera*) est beaucoup trop forte. Si, rejetant les indications de
1. Voir plus haut, p. 273 et 280.
2. Voir plus haut, p. 273.
3. Voir Ca.1, Maurétanie Césarienne, p. 176.
4. Voir plus haut, p. 273.
KUINES A L'OUEST DE SÉTIF 285
la carte, on s'en lient au témoignage des bornes, telles qu'elles
ont été copiées, il faut chercher Equizetum à 19 kilomètres à l'est
de Bordj-Medjana. On peut songer soit à Lanasser (au sud-est de
Bordj-bou-Aréridj), soit aux Hassnaoua (n'iyi). Mais Lanasser paraît
avoir été un village sans importance ; quant aux Hassnaoua, une
inscription que j"y ai découverte (voir plus loin) mentionne un
genius Vanisnesi et ce dernier mot semble donner le nom de la
ville. — Si, d'autre part, on admet que le chiffre (XII) de la borne
C. 1. L., 10429 a été mal copié ou (ce qui est peu vraisemblable) que
la borne en question appartient à une autre route que celle d'El-
Guerria, trouvée 3 milles plus loin et où on lit le chiffre XV, on
peut chercher à placer Equizetum, non plus à Test d'El-Guerria,
mais dans la direction de l'ouest, comme le fait M. Kiepert dans la
carte du Corpus. Mais dans ce cas la distance indiquée sur la carte
de Peutinger entre Equizetum et Tamannuna (3o kilomètres) est
bien trop faible. — En somme, la position d'Equizetum reste indé-
terminée.
IV, — Ruines au nord de la Medjnna.
Les ruines romaines du pays montagneux situé au nord de la
Medjana ont été signalées pour la plupart par les officiers des
brigades topographiques*. Les principales sont celles : de Kherbet-
Achir près du col de Teniel-el-Khamis (n°i68 sur la carte), sur une
route qui, partant d'El-Guerria, pénétrait dans le massif des Beni-
Abbès* ; — des Ouled-Madi et de Kolla (n"' 169 et 170), au nord
du Djebel-Morissane ; — des Hassnaoua (n° 171), à l'ouest de cette
montagne et à i4 kilomètres au nord-est de Bordj-bou-Aréridj ; —
de Zamoura (n" 172), ainsi que des ruines répandues tout autour:
à 5 kilomètres au sud (n° 173), à 2 kilomètres à rouest(n" 174, lieu
appelé Tassameurt), à 6 kilomètres à l'est (n° 175, à Tassabount);
1. Bulletin du Comité, 1886, p. 478 sq. ; 1888, p. 422 sq.
2. Sur Kherbet-Achir, voir Payen. Recueil de Cotutantine, 1864, p. 9i sq. ; C. I. L.,
n°» 8816-8819. 8821, 8823, 8824; Bulletin du Comité, 1886, p. 479-480; 1887, p. 140,
a' 586.
286
TROISIÈME PARTIE
— (le Klicrbet-Guidra, appelé clans
ville à laquelle on peut rattacher Ain-
F A i
fi
W7Z^/7//zmim
7im
3 6
_i I — I — 1
l'antiquité Sertei (no 176) «,
■Mira, situé 8 kilomètres plus
au sud (no 177) *.
Trois de ces ruines sont
étendues : les Hassnaoua,Tas-
sameurt et Kherbet-Guidra.
Il y a aux Hassnaoua une
basilique dont je donne le
plan fig. io3». —J'ai fait dé-
gager non loin de là l'ins-
cription publiée ci-dessous.
larg.
Haut.
{sic
ovinia)
Fig. 103.
git près de h'i en D ' ; E, F, tronçons de fûts de
à gauche de la nef une colonnade terminée du
de l'abside par un pilier octogonal ; G, abside ;
parties G, H, 1 sont plus élevées que le reste de
33i.
Cippe. Haut. 011,77,
om,53, épaiss. o^,Z-^.
lettres o",o4. — Nette.
(SNVNDINACi
ANNV • aVOD
PRAECEPIT
I O VI S • E T • I V
5 B A- ET • GENI VS
V A N I S N E S I •
aVOD • PRECEPE
RVNT-DII-INGI
ROgOGLESIM
1. Sur Kherbet-Guidra, toît C. /.
L., n"" 8826-8833 ; Payen, Recueil de
Constantine, t. XIV, 1870, p. 303 sq. ;
Poulie, ibid., 1876-1877, p. 610 ; Bro-
chin. Bulletin du Comité, 1888, p. 424
2. C. I. L., 8833.
3. A, narthex ; BB, piliers à huit,
côtés (larg. 0™,46 ) ; C, pilier sem-
blable ; D, emplacement d'un pilier
semblable ; un fragment de ce pilier
colonnes; il y avait donc à droite et
coté de la porte d'entrée et du côté
[I, I, salles attenantes à l'abside. Les
l'édifice ,
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 287
Il est malheureux que cette inscription intéressante soit rédigée
d'une façon si incorrecte. Je n'en comprends pas la fin. Lignes 4-J^ :
il s'agit sans doute du roi Juba (H?) adoré comme un dieu; cf. à
ce sujet les observations de M. Schmidt au Corpus (Supplément),
n» 17169. — Lignes 5-6: Genius Vanisnesi, probablement le Génie
de celte localité. — Il s'agit d'un marché annuel. D'autres inscrip-
tions d'Afrique mentionnent des marchés bimensuels (C. I. L.,
6357, SaSoet ii45i).
La ruine de Tassameurt est située sur un mamelon triangulaire,
dont la pointe est tournée à l'ouest et qui est borné au sud par
l'Oued-Chertiouah, au nord par un de ses affluents. On y voit de
nombreux restes de pressoirs, des cuves et beaucoup de débris de
poteries dont quelques-unes sont très fines. Dans la partie sep-
tentrionale de la ville, j'ai remarqué quatre sièges taillés dans le
roc, à un endroit d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur toute la
vallée. Voici les inscriptions que j'ai copiées à Tassameurt;
332 et 333.
Fragment. Haut, de ce qui reste o™,42, larg. o^,[\ç^. Haut, let-
tres o'",o5.
I M P E R A T O ) , ,
> {sic)
RECAESARE )
CMEyVSVALERI
Inscription de Dioclétien.
De l'autre côté. Haut, lettres om,o35. — Très fruste.
/CONSIANTIO-
SEMPERAVGGVOTXX
Tiwmmmà
ETCL AFIj
n T y ^^ T n p T M
Il y a là deux inscriptions ; l'une qui paraît se rapporter aux em-
pereurs Constant et Constance ; l'autre à Crispus (?), à Licinius le
Jeune (?) et à Constantin le Jeune, alors Césars : et Cla{udio) F[l]a-
(vio) [Constantin]o iuniori n[obilissimis Caesaribus].
288 TROISIÈME PARTIE
334.
A côté. Haut, (partie supérieure brisée) i'",5o, larg. 0^.69,
épaiss. 0^,19. Haut, lettres o"',o3. — L'inscription, mal gravée et
extrcraement fruste, est très difûcile à lire.
^Vppdd^nncons\
I A N 1 1 O K T C O N^î A N'^
SEMPERAVGG VOTXX
MVL XXX
5CONSTANIISE Wm/yMm
P 6 C ^ S S R^
D D D N N \ FLA^^^T^CRISPS
ETCLAV^LACOSIANII^^^
10 B o N o R^ P V B L I C E
^AI^^
Il faut distinguer plusieurs parties dans cette inscription :
Lignes 7-1 1 : D{ominis) n(ostris tribus) Pla[vio) [Iid{io)] Crisp[o] et
Clau{dio) [F]la{vio) Co{n)s[t]an[t]i[no et , bono r[ei]public{a)e
[n]a[tis]. — Le troisième nom est difficile à restituer. C'est proba-
blement celui de Constance : lPl{avio)] Cla[u{dio)] [Co(n)stan]tio.
Mais il faut remarquer que Constance s'appelait Flavius Iulius
Constantius et non Claudius ; nous avons fait observer plus haut
que c'est par erreur que ce dernier nom lui est donné dans quelques
inscriptions «, auxquelles la nôtre viendrait s'ajouter.
Lignes 1-4: lm{perato^'ibus) d\ominis) n{ostris duobus) Constantio
et Con[s]tan[ti], semper Aug{ustis), vot{a) XX, iriul{ta) XXX. Sur la
manière de compter ces vota, voir Eckhel, Doclrina numonim ve-
terum, t. VIII, p. 484.
Lignes 5-6. II semble qu'il y ait Constanti se[mper A.ug(usto), n\o-
b{ilissimo) C(a][e]s[ayi . Cette inscription est en tout cas rédigée
d'une façon incorrecte.
La description des ruines de Sertei (Kherbet-Guidra) a déjà été
faite par M. le capitaine Brochin* et il n'y a pas lieu d'y revenir.
Les inscriptions qui suivent proviennent de ce lieu.
1. Voir p. 256-237.
2. Bulletin du Comité, 1888, p. 424.
RUINES A L'OUEST DE SÉTIF 289
335.
Coulre les ruines de l'église, au sud. Haut, du Iragment om,39,
larg. onijaS. Haut, lettres oi»,oG.
§DOMV/
/I V L I
C L X X X V
Les deux premières lignes ont été martelées. La date provinciale,
correspondant à l'année -224 de notre ère, ainsi que les lettres qui
restent à la première ligne prouvent qu'il était question dans cette
inscription de Sévère Alexandre: [M. Aurelius Seve]rus Al[eœan-
der] .
336.
Dans les ruines de la ville, sur le versant sud. Haut. 011,95,
larg. om,53, épaiss, om,24. Haut, lettres 0^,04.
IMP.CAES-G-AV
RELIVS- VALERIVS
DIO CLETIAVS-PIVS-IO [sic)
LIX-INVICTVS-AVG-ET
5IMPE^AT0RE-CAES [sic)
ARE-M-AVRELIVS-VAL
E R I V S • M A X I M I A N
VS-PIVS-FELIXAVG
ET FLAVIVS VALERIVS
lO COSTaSTiVS • ET GAKHBI
IVS VALERIVS MAXIMIA
NVS NOBILISSIMI C^^SA
RES
Les lignes 9-13 sont d'une autre écriture et ont été gravées après
coup, semble-t-il (après le i""^ mars 292, date de l'élévation de
Constance Chlore et de Galère à la dignité de Césars). — Ligne 12 :
l'A qui termine la ligne est en dehors du cadre. ;
lu
290 TROISIÈME PARTIE
337.
A côlé. Fragment. Haut, de ce (jui reste on',85, larg. om.Go,
épais?, on',16. Haut, moyenne lettres o'n,o5.
LICINIO AVG G
C O N s s
MP
DD NN
5 CONSTAXTIO
^.T C O X S S A N i"
i'i O I c X I O R I (sic)
nofcJB ce
Il y a là deux inscriptions d'époques difTérentes. La première se
rapporte à Constantin, dont le nom manque, et à Licinius, dont
le nom a été martelé. Je ne sais ce que signifient les lettres M P
qui ne peuvent point vouloir dire 7n(ilia) p(a5sim??î)> la pierre
n'ayant pas l'apparence d'un milliaire : du reste, il n'y a pas de
chiffre après *. — La seconde inscription, commençant à la ligne 4
et d'une écriture difTérente, est dédiée à Constance et Constantin le
Jeune, fils de Constantin le Grand, alors Césars, Elle se place entre
32fi (date de la mort de Crispus qui n'y est pas nommé) et 333 (an-
née où Constant, non nommé dans celte inscription, devint César).
Constantin le Jeune devrait être nommé avant Constance.
338.
Au sud de la basilique, dans les ruines d'un gourbi. Fragment;
haut. 0^,54, larg. 011,45. Haut, lettres o"', 075.
D M S
K V? E N
T^AVA^
D. m. s. Kwenia (= Cijrenia) v{ixit) aÇnnis)...
i. Peut-être faut-il lire [I]mp{eratoriljus) et rapporter ces lettres à la seconde ins-
cription. Cependant le titre d'empereur ne convenait pas à Constance et à Constantin le
Jeune il l'époque où cette insrriptiou fut gravée. En outre, il aurait fallu deux P.
RUINES A L'OUEST DE SE PIF 291
33ç).
Près de là. Kragment. Haut. o"',4t, larg. o"\Vk Haut, let-
tres o^joSS.
/s
^ri N A
A N N I
VT X XX'/
339 bis.
= Bulletin du Comiti% i8.S<S, p. 43o, no i. — Ligne 4, lire ■.'L\^\Y,
340.
A a kilomètres environ au nord de Sertei. Stèle libyque dont le
bas est brisé. Haut, de ce qui reste o'",(3S, larg. o'",3o, épaiss. oi^aG,
+ X
Tète
d'homme
dans un cadre.
.l'ai fait dans l'église chrétienne de Sertei des fouilles dont les
résultats sont exposés dans les Mclanges De Rossi publiés en i.Sija
par l'École française de Rome. Je donnerai seulement ici un frag-
ment d'inscription païenne, trouvé parmi les décombres.
341.
Haut, des lettres oni,o4 : |
V s • d'o
S-S-E-VIV' [sic)
(Ë • ?E • S • 61 • "E • <g
^TF-VI-N L"vsII
Lignes 3-4 : s[i)bi et cn[niug]i f{ecii) ; vi{.vit} an{nis) LXXXXII.
QUATRIÈME PARTIE
INSCRIPTIONS DE KHAMISSÂ, DE M'DAOUROUCH
ET DE KSIBA-M'RAOU
Li!S inscriptions de Khamissa, de MVlaourouch cl dcKsiba-Mraou
qui suivent ont été recueillies lors d'un voyage que j'ai l'ait en mai-
juin 1891 dans la partie orientale du département de Conslantine.
MM. Pechmarty, Bresse, Lombard, de Casenove, administrateurs
et administrateurs-adjoints des communes mixtes de Souk-Ahras
et de Sedrata, m'ont fait le plus aimable accueil et ont facilité mes
recherches : je leur adresse ici tous mes remercîments.
CHAPITRE PREMIER
TnUBURSICUM NUMIDARUM (KhaMISSa)
On sait l'intérêt que présent les belles ruines de Thubursicum
Numidarum *. Le Service des Monuments historiques y fera peut-
1. Sur Thubursicum, voir C. I. Z., Suppléiiipnt, p. 1630-1G34, où sont mentionnas
les travaux antérieurs; ïissol[-Ueinacl)], Géographie de la province romaine d'A-
frique,\. Il, p. 389 et 815. — Au point de vue archéologique, voir Chabassière,
Recueil de Conutantine, t. X, 1806, pi. IV-VI, Xil sq. (principaux monumcuts do la
ville); Farges, Itecueil de Constantinc, t. XIX, 1878, p. 2!)7, pi. XV et XVI (statues
29^
QUATRIÈME PARTIE,
être bientôt des fouilles étendues, qui vaudront celles de Tim-
gad. — Le nombre des inscriptions connues de Tbubursicum est
déjà grand. Je puis en ajouter beaucoup d'autres que j'ai presque
toutes fait dégager dans les différents cimetières de la ville. Elles
sont gravées sur des stèles allongées, qui dépassent parfois 3 mè-
tres de bauteur et sont le plus souvent arrondies à leur extrémité
11 o
{U-
Fi"-. 104. — Plan de Khamissa'.
supérieure. L'inscription est presque toujours entourée d'un cadre
qui est souvent surmonté d'ornements en relief: un ou deux crois-
sants, couronnes, rosaces, guirlandes ; les figures en pied ou les
trouvées dans une exèdre funéraire); Héron de Villefosse, Reçue archéologique,
t. XXVII, 1874, p. 2S4 et pi. IX (vase en verre); Farges, Bulletin de l'Académie d'Hip-
pone, XVIIl, 1883, p. 86, pi. IV (anneaux de bronze, épingles en ivoire). — Un plan
de Khamissa est joint au travail de M. Chabassière (pi. II). Un aut'-e, meilleur, a été
dressé en 1850 par des orficiers du génie (carte tnpograpliique du pays compris entre
Bône, Guelma, Mdaourouch, pour servir à l'étude de l'établissement d'un nouveau chef-
lieu de subdivision, levée sous la direction du capitaine du génie A. Karfh ; feuille
n" 1, carton de gauche intitulé : Position de Khamiisa). Je m'en suis servi pour dresser
mon plan.
1. N° 1. Théâtre. — 2. Thermes. — 3. Fort en pierres de taille (Ksar-el-Kébir). —
4. Église chrétienne. — o. Arc et citernes. — 6. Basilique païenne. — 7. Constructions
byzantines. — 8. Platea velus. — 9. Edifice en blocage avec pavé en mosa'ique. —
10. Porte de Tipasa. — 11. Eiëdre avec statues, — 12, 13, 14, 13. Mausolées. —
16. Cimetière de l'est — 17. Cimetière du sud.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 295
bustes sont rares. Pour faire ces stiMes, on s'est servi d'une pierre
calcaire. A côté des stèles, on rencontre rarement des autels qua-
draiigulaires ; quant àla forme du caisson, si fréquente dans toute
l'Afrique romaine, en particulier en Maurétanie, elle n'était pas,
je crois, en usage à Ttiubursicum. — Les tombes sont ou des ca-
veaux creusés dans le roc et en partie maçonnés ', ou simplement
deux rangées de briques plates recouvrant le mort et formant dos
d'âne '. Les familles riches élevaient des mausolées dont quelques-
uns sont encore reconnaissables ^
Sauf quelques inscriptions de prêtres et de magistrats^, les épi-
taphes que j'ai recueillies ne présentent qu'un intérêt très médio-
cre. La particularité la plus digne de remarque à Thubursicum
est l'abondance dos noms qui ne sont pas romains.
J'en donne ici la liste, d'après nos inscriptions et celles du
Corpus :
Aris: C. I. L., lyiy''..
Baliato, Baliatho : n° 472 ; C. I. L-, SoyS.
Balienis (génitif) : C. I. L., 5o5o.
Balsiloc : C. I. L., 5057; n" 474,
Baricbal, Barigbal, Beregbal : C. I.L., 4990; n°^ 872, 468, 487.
Baric..., Barichio : C. l. L., 4980, ,^o34, 5i32, 4923?
Bazabulus : n" 5i3.
Berict: C. 1. L., 4924.
Birzil : C. 1. L., 4925.
Bodin : n" 382.
Chafaris (génitif) : C. 1. L., 4907.
Chanaris (génitif) : C. I. L., 4884, 4885.
Cit(t)inus: C. I. L., 5127.
Cittindfinus ?] : n" 393.
Dipis : C. I. L., 5129.
Gude[i] (génitif) : n" 356.
Guduis (génitif) : C. L L., 5129; n"^ 475,5r/'i (?\
Gudullus: CL L., 4951, 5i33, 17176; n" 377.
Gumina : C. I. L., 4995.
ladar : n° 476.
i, Chaliassinre, Recueil de Comtantine, t. X, IS66, p. \^1">, pi. XIV.
2. Voir par exemple C. I. L.-, .^073.
3. Chabassière, /. c, p. 120, n» C, pi. XIX, (ig. 1 et 2 ; p. 123, n» 1 ; p. 124, n° n
pi. XVIH, fig. 8. — N» 12-lo de mon plan.
4. N"" 40d, 407, 414, 424, 440, 453, peut-être 476.
296 QUATRIÈME PARTIE
larsefa: C. 1. L., SogS.
luba: C. I.L., :^o-/i.
ludchad: C. I. L., ,"1073-5077.
Lepta : C. I. L., 4924 ; n° 5o5.
Macus: C. L L., 4966 (= 17155).
Marisa: C. I. L., 5098, 5io6.
Matthaca: C.I.L., 17 186.
Methat: C. L L., 5o49. — [Me]lhalis (génitif): n" 891. — Mitatis
(génitif): n° 495.
Mondo : C. L L., 4949-
Multhumbal: C. I. L., 5o44, i7,i53.
NaberLa?j : n° 474.
Nabor : C. I. L,, 0107.
Nador: C. I. L., 504.').
Namgedde, Namgidde : C. L L., 4906, 4907 ; n"^ 343, 403.
Namphamo, Namphame, Nanifamina : n"s 436, 5i5 ; C. L L., 5o55.
Nina: C. I. L., 4990.
Sahnaim : C. J. L., 5ii4 (= 171Ô8).
Sattari (génitif): C. I. L., 5099.
Secchum : C. I. L., 6099.
Sesola: C. I. L., 5io3.
Sisso : C. I. L., ^qô^, 49^6. — Sissonia: n° 372.
Siimuda : n" 884.
Thadir : n" 5i5.
Therefna : n" 496.
Thibilis : n» 495.
Vigel : n" 4o3.
Za..., Zabo, Zaba : C. I. L., 5o3i, 5o38 ; n°' 5o8, 870. — Zabul-
lus, ZabiiUa: n«M54, 4S6, 488; C.I.L., 17201. — Zabullica :n°473-
Zanncus: C. I. L., 4974. — Zannulus : C. I. L., 4974.
Les noms qui suivent sont d'une lecture douteuse.
Annubal : n° 432.
Annuto : n° 472.
Balis...: C. I. L., i7r,53.
lalluc: n" 313.
Labdidis ou Zabdidis (génitif) : n" 408.
Moza : C. J. X., 5:i4 (17158).
Siunus: n» 346.
Tudueia : CIL., 5129.
Turutia : n° 4f>7-
Zalo... : C. L L., 4980.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 297
On a recueilli à Khaniis?a une inscription bilingue lalinc et
néo-punique, et j'ai trouvé un fragment d'épitaphe en néo-pu-
nique.
Parmi les noms romains, les luiii sont nombreux. Il y a très peu
de Ciaudii *, Flavii •, Ulpii ^ Aclii *, Aurclii °. Au début du règne
de Trajan, Thubursicum Numidarum n'avait pas encore une orga-
nisation municipale complète '^ : celle ville semble être devenue
municiiic peu de temps après ', et elle est qualifiée de colonie sur
les inscriptions de la fin du m" siècle ».
Dans les inscriptions ('e Thubursicum, deux tribus sont 1res
souvent mentionnées :1a Papiria" et la Quirina'". M. Kubitschek"
pense que cette commune appartiMiait à la Papiria, qui est indi-
quée pour la plupart des magistrats municipaux, et que l'appari-
tion rréqucnie de la Quirina s'explique par le fait que les communes
de la région environnante appartenaient à cette tribu.
Cependant, sur un papyrus d'Egypte, trouvé récemment et da-
tant du règne d'Anlonin le Pieux, on lit" : M. lulius, M. falins),
tribu Quir{ina), Silvanus, domo Thubursica. La tribu de la ville
de Thubursicum mentionnée à cet endroit était donc la Quirina.
Or il s'agit ici, comme le l'ait remarquer M. Mommsen ", non de
Thubursicum Hure, qui appartenait à la tribu Arnensis, mais de
notre Thubursicum Numidarum.
Il est à noter qu'on n'a retrouvé jusqu'à présent aucune ins-
cription chrétienne dans les ruines de Khamissa", qui ont donné
près de cinq cents textes épigraphiques. Thubursicum avait pour-
tant des évoques au V siècle " et on y voit les restes d'une basi-
1. C. I. L., 49oo.
2. C. /. L., l/IOG, 17177 ; II' 401.
3. N» 345.
4. C. /.'Z.,5048, 5133, 17)08.
0. C. 1. Z., 5020.
6. C. I. L., p. 489.
7. Schmidt, C. L L., Supplément, p. 1030 et n' 17164.
8. CL L., 4S76, 4877.
0. Aux inscriptioDS citées par Kuliilsahck (voir n. Il) ajouter nos n" 38C, 391, 409
410, 415, 41b, 431, 453, 502, 504, 519.
10. Aux inscriptions connues ajouter nos n"' 369, 401, 402, 405, 400, oU.
11. Imperiuin romatmni trihutim lUscriplum, p. 138.
12. Epliemeris epif/rophica, VII, p. 458, lif^iies ti-S.
13. Dans V Epliemeris, p. 462.
14. Je ne puis ailmettre le^ hypotiièses que fait à ce sujet M. Papier, Bulletin (THip-
pone, t. XIX, 1884, p. lx.vxvii.
15. Morcelli, Africa ehristiana, t. I, p. 317-318. Mommsen, C. I. L., p. 489.
298 QUATRIÈME PARTIE
lique chrétienne '. 11 reste donc à y découvrir le cimetière chré-
tien.
Je donne ici une statistique des âges relevés sur les inscriptions
de Khamissa.
^""é*'* ■ Nombre des individus
morts à cet âge :
Moins de lo i6
De lo à 20 (exclusivement). 4^
De 20 à 3o -6
De 3o à 40 84
De 4o à 5o 46
De 5o à 60 55
De 60 à 70 _j
De 70 à 80 55
De 80 à 90 4q
De 90 à 100. 2Q
Au-dessus de 100 5
523
Il y a deux observations à faire à ce tableau, En premier lieu, les
inscriptions d'enfants sont en petit nombre, non par suite d'une
mortalité restreinte, mais parce qu'on faisait rarement pour eux la
dépense d'un cippe funéraire ; en second lieu, les indications d âges
ne sont pas toujours rigoureusement exactes : on se contentait
souvent de chiftres ronds (5o, 55, 60, 65, etc.) surtout pour les per-
sonnes âgées : c'est une observation que l'on a déjà faite ailleurs,
par exemple à Carthage. Pour ces raisons, il est impossible de
dresser, d'après les épitaphes que nous possédons, la moyenne exacte
la vie humaine à Thubursicum.
Les n°5 342-407 ont été trouvés dans le vaste cimetière qui est
situé au sud-est du théâtre et au nord de la porte de Tipasa (n» 16
du plan).
1. Chabassière, Recueil de Constantine, t. X, 1866, p. 120, n» E, pi. V, fi". 3. ><. 4
de mon plan. — La basilique dont la façade est reproduite par Chabassière" p). XII.
ûg. 3 (n» 6 du plan) est, .à mon avis, païenne. Ce que cet auteur (p. 1^3, n« L) qualifie
de basilique, n'est autre chose qu'une place publique où M. Masquerav a fait des fouilles
heureuses {Recueil de Constantine, t. XVllI, 1876-1877, p. 634 sq. ; no 8 de mon
plan).
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 299
342.
Haut. im,35, larg. o^.Sy, épaiss. 0^,24. Haut. lettres (irréguliè-
res) : de o™,o5 à o™,o35.
vide.
Arius (pour Ari'ius) Ia[n]uari[iis plus vix{it) an{nis)] LXXX. [H{ic)
sÇitus) e{st)].
343.
Haut. i°',8o, larg. o™,6o, épaiss. o™,25. Haut, lettres o™,o5. Au-
dessus, deux guirlandes.
D -M
s
ARIVS
lA
wMw/m.
■mm^L^
\ X
w/wz/Amii
D • M • s •
ARIVS-
F I I L I X
I A N V A
F I L I VS
S 1 1 V I V
PO s V
1 T S I B
ET VXORI
D M S
N A M
GIDDE
ÎALLVC
IS FILI
A
Z). m. s. Arius Félix, Ianua{rii) fllius, se vivo posuit sib(i)etuxori.
— D. m. s. Namgidde, I{'!)allucis filia (les âges ne sont pas indiqués).
Cet Arius est peul-ètre le fils de celui de l'inscription précédente.
344.
Haut, 2™, 55, larg. oni,6i, épaiss. o™,22. Haut, lettres om,o55.
Au-dessus, à gauche, une guirlande; à droite, une couronne.
D •
M - S 1
FORTVNA
TA-
HONO
RAT]
f;l •
P - V
- AN -
LVI-
H-S-E
vide.
300
QUATRIÈME PARTIE
Nous avons déterré à côlé un pulil cippe sans inscription. On y
voit une figure grossière do femme dans une niche carrée.
Haut. o",7o, larg. o"',a(). Haut, de la figure o'",?,;.
345.
Haut. i'«),73. larg. o'",6(), épaiss. o'i^aô. Haut, lettres : o",o.^ pour
l'inscription de droite, o"\o4 pour celle de gauclie. Au-dessus,
double guirlande et rosace à quatre feuilles.
10
D M s
SER VI LI A
OSPITA- FIA
V A LXXXI
(sic) M E M I V S
RVRENTIVS
PIVS V A XXI
D M S
M E M M I
V S D VN
A M I V S
^V A XXI
H S E
D M S
A E LI A
DONATA
PIA Vixf
A N N IS
X X X V
H E s
Ligne 12, sans doute [p[ius)] v[ix-U], etc.
346.
Haut. i™,3o, larg. o'",36, épaiss. oni,i5. Haut, lettres om,o3.
D • M • S
CELIVS • SIVNVS
PIVS • VISIT • ANIS
XXX V • I • S • E
{sic)
347.
Haut. £m,6o, larg. o^SGr, épaiss. o™,3o. Haut, lettres 0^,055 .
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 301
Au-dessus, à droite comme à gauche, une rosace et un croissant.
D . M . s •
E V C H
ARIA
P V A N
5 XXXIl
D • M • S .
C-OPTATVS
Inscription de droite, ligne 7 : [p{ius) v{ixit)] u(nnis) [L]XX.
D • M • s •
C • V I c T
OR . p • V •
A • X L V
348.
= C. L L., 4ç)74 et i7i56.La lecture de Wilmanns est la bonne.
Il faut seulement ajouter un P avant HSE à la sixième ligne de
l'inscription de gauche.
349.
C. 1. L., n» 4943 (Renier). Lignes 3 et 4 :
VS-CORN A- PRIVA
N V S T A •
[| faut donc lire : Q. Cesennius Corn[eli]anus et Furfania Privata.
35o.
Haut. a^.gS, larg. om,42,épaiss. om,23. Haut. lettres o°>,o4.
a M • S •
C-gEMIL
m cm
c. [A]emil\ius]-
35i.
Haut. um,65, larg. om,4i, épaiss. o™,l>:^. Haut, lettres 0^,04.
302 QUATRIÈME PARTIE
Dans un cadre à queues d'arondo. Au-dessus, rosace et croissant.
G E M I N I A
PRO
C V L A P I A
V I X I T A N
NIS LXXIII
La seconde ligne est ainsi disposée par suite d'un défaut de la
pierre.
352.
Haut, de ce qui dépasse le sol i™,48, larg. o"s43, épaiss. o-,3o.
Haut, lettres o™,o3ri.
L • p o M P O N I
VS . L • F • Q.VIRIN
A • P R O B V S •
P • V I X • A N ■ L X
H • S • E
353.
Haut. im,53, larg, om,44> épaiss. o°',25. Haut, lettres o'",o4.
Au-dessus, croissant.
I V L I A R o G A
TAMARTIAL
IS FILIA PI
A VIXIT AN
NIS LXXXX
H S E
Au-dessous, il y a quelques lettres que je n'ai pas pu déchiffrer
la pierre étant brisée en cet endroit.
354.
Haut. i™,6o (brisée eu bas), larg. 0^,46, épaiss. 0^,28. Haut,
ettres o™,o45. Au-dessus, croissant.
^ M S
C-SILIV^
oATVRNI
NI F • V • A
XXX H s E
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 303
C. Siliu[s] Saturninu\s,... Si]li{i) S\aturni2]ni filius, etc. Cf. C. /.
L., 5o65, 5io8, 6109 : inscriptions de personnes appartenant vrai-
semblablement à la même famille.
3,sr>.
Len" 17175 du Corpus est la même inscription que le n" ooo/j.
A gauche, ligne 5, j'ai lu : ALXXX. Pour le reste, voir C I. L.,
5oo4'
356.
Haut. i'",iC) (haut brisé), larg. o"\3-j, épaiss. om,ao. Haut, let-
tres ora,o4. — Très fruste.
HONORA
TVSGVDE
liFVIXAN
10 NIS-XVII
DO]
FVIX
N ISX^
357.
Haut. I mètre, larg. o"",49, épaiss. o"^,i6. Haut, lettres oni,o45.
Dans un cadre. — Brisée à droite.
RVFILLA-
PVDENTf
F • VIX • A^
L-H-S-EP
RufiHa, Pudent[is] t\ilia), vix{it) an{nis) L. H{ic) sep(ultà) [e{sl)].
304
QUATRIÈME PARTIE
358.
Haut, ii",i>L>, larg. o"\!\3, épaiss. o'",'ii. Haut, lettres 011^043. Au
dessus, croissant. — Très fruste.
D gA. !a
L • liNivSffiiSBI
^WLI^MÈfevIT
INIS'^MPIII
n^ m
D[is) m{anibus) [s'acrum)]. L. J[u]nius[IM]mul[lus'l vix]it[a{n)]-
nis [ ] m. H{ic) [s{itus} e{st)].
Fragment. I.arg. om/ir. Haut. lettres o"So4.
V S • P
V I X I T
A N
vie 1 ORI
A • P I A
V I X I T
AN L I I
Inscription de gauciie ; le nombre des années n'a jamais été
gravé.
3 60.
Haut. o'",97 (brisée en bas), larg. o™,5i, épaiss, o'n,23. Haut,
ettrcs o"".o3ô. Au-dessus, croissant.
D M S
aFVRFANIVS SER
VILIANVS NOVELLI
FIj,, V A XLV H
Le gentilice Furfanius se trouve dans deux autres inscriptions
de Thubursicum : C. I. L , 4943 (= notre n» 349) et '^o^2l où est
nommé un Furfanius Novell us, sans doute le père du nôtre.
I.NSCHIPTIONS L>E KHAMISSA, UE M'DAOUROUCH, ETC. 305
36i.
Fragment. Larg. on',43, épaiss. om,i5. Haut. lettres o%o4.
>■
7vN-XL-
•S-E-
362.
Haut, de ce qui reste (bas brisé) om.6o, larg. o'",35, épaiss. oWjiy.
Haut, lettres o"',o4. Au-dessus, rosace inscrite dans un cercle et
croissant.
P • VALERIVS
C L E M E S (^«c)
PIVS-V- A-L^
H • S • EST
363.
Haut. o'n,95,larg. oi^fOo, épaiss. o^-aa. Haut, lettres om,o4.
D M s
POMPONI
A B O N O
S A P I A V I
XITANXL
H S E
D M S
CAS S I V S
F E S T V S
P I V S VI
X I t A N
LXXXVHSE
364.
= C. I. L., 495i (Wilmanns) et 17154 (Masqueray). A la seconde
ligne de l'inscription de droite, il faut lire LELIVS. — Croissants
au-dessus, à droite et à gauche de l'inscription supérieure.
20
306
QUATRIÈME PARTIE
365.
Haut. iWjSa (brisée en bas), larg. 0^,60, Haut, lettres o'n,o4. Au-
dessus, deux couronnes.
D ■ M . s ■
I V L I A
FLORA
vide
P V A N
XXXXV
H S E
vide
vide
366.
Haut. im,2S'., larg. o™,56, épaiss. o'n,26. Haut, lettres o^jO/^. Au-
dessus, double guirlande.
D M s
^LIVSRO
GATIAN VS
D M S
C1VLIV5
PATER
N xm^m
5
V I X I T
AN LXII
^~M^^
Inscription de gauche, ligne 7 ; illisible, mais il n'y a pas HSE.
367.
:= C. I. L., 17187 (de Vigneral). — Fragment. Larg. o™,6i,
épaiss. 0^,25. Haut, lettres o™,o5.
D-M-S
L • MVTTI
VS • FORT
VNATVS
GELLVPVS
PVA -LV
H-S-E-
D.M-S
IVNIA-M
ATRONA
P . V • A •
XXXVIII
H-S-E-
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCiï, ETC. 307
368.
Haut. i™,34, larg. 9^,57, épaiss. C'.ay. Haut. Jettres om,o5. Au-
dessus, guirlande et deux croissants.
D 26 M s
P I V L I
VS^PERGè
TECiNAXEè
P(5V0AGiLXV
Ht2iSl5Eei
vide.
869.
Haut. anijSo, 'larg. 0^,73, épaiss. om,o3o. Haut, lettres o'",o4 à
o'n,o3.
{sic)
D M S
IVLIA0 ANIO
NILAG5 M Gè IV
LlG^aVIRINA
FI L I A
D M S
L (5 C A E C I L I
VS & BARBARvS
Q. V I R I N A
SE VIVO0SIBI
ET VXORI ^ STATV
IT tS MONIMENT V
PV-A-LXV H S E
Anionila, peut-être pour Annzom/a (cf. C. /. L., 5449), moins pro-
bablement pour An[t]onil(l)a,
370.
Haut. i'",92, larg. om,58, épaiss. om,i8. Haut, lettres om,o45.
Au-dessus, double guirlande. — Extrêmement truste.
•ïTde
D • M • S
L I V I A Z A
BA • VX . SO
R E M I T A
NI s^NÎ^
Ai
308
gUATRlÉME PARTIE
jD. m. s. Livia Zaba, Ma<s>o>' Je n"ai pas pu lire avec cerlitude
le nom du mari.
371.
Haut, de ce qui dépasse (bas enterré) i'°,i2, larg. on>,5.T.
épaiss, o">,29. Haut, lettres o^joS. Au-dessus, deux croissants.
D M S
1^- o N E s
s A ■ R O M
AXA VIXIT
A \ X
LV
D .M .S
vide
Mai gravée et la face tournée contre terre.
372.
Haut. i'",85, lai'g. o™,6i, épaiss. oni,25. Haut, lettres o™,o35.
Au-dessus, double guirlande.
D M S
■fie) TESTA • BAR]
GB ALIS • FI
V I X I T i
D M S
S I S S O X I A
P R 1 M I
F I L I A
PI A
V I X A X X
X V 1 : 1 1
[P\esta, etc. Le nombre des années n'a jamais été gravé. — On
trouve les formes Sisso, Siso, Sissoi, Sisoi (C. I. L., 11239, i^779'
16988, 17563 et p. io35 : Bulletin du Comité, 1887, p. 99, n*» Soi)
et Sissonia {€. I. L., 15779, 16587; Bulletin du Comité, 1889^
p. io5).
373.
A côté, j'ai retourné une petite stèle (haut. 0^,74, larg. o™,43),
sur laquelle on voit, entre deux colonnes qui supportent une ar-
cade, un personnage nu, debout sur un suggestus et tenant de la
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 309
main droite une patère, de la main gauclie une gi-appe de raisin.
— Sur une autre stèle voisine, on voit un personnage tenant les
mème.«î objets, mais vêtu d'une tunique. M. Chabassière(I}ecw(^i/rfe
Comtantinc, t. X, 1886, pi. XVI-XVII) a publié une série de stèles
de Thubursicum offrant des représentations analogues, mais elles
ont été trouvées dans la ville même, non dans un cimetière :
c'étaient sans doute des ex-voto d'un sanctuaire.
374.
Haut, de ce qui reste (brisée en haut et en bas) i mètre, lar^^.
on>,59, épaiss. o"^,'î'i. Haut, lettres om,o4.T.
vide
^ M i-
C P N A
V I C T R I N
A PI A VIX •
A N N ifs
xxi|
1 H • s • E
Copon{i)a, etc.
375.
Enterrée. Larg. o'n,53. Haut, lettres oi^oS.
D M s
C • I V L I V
S • S A T V R
N I N V S •
V • A • LX • HSE
D >^ ^
sAmmmm
xmmmmm
376.
Fragment. Haut, lettres oi'jo'iô.
jH-S-E-
AN-XC
H-S-E
310
QUATRIÈME PARTIE
377.
Haut. i™,'-ii, larg. 0^,62, épaiss. 0^,21. Haut, lettres om,o45. Au-
dessus, double guirlande.
D!5M0S(ï'
H O N O
R A T V S
Tide. G V D V L
LIS^FIL&P»
H 0S&E(6
378.
Haut, de ce qui dépasse (enterrée) 2 mètres, larg. 0^,60, épaiss.
o™,24. Haut, lettres o'n,o5. Au-dessus du registre où est gravée l'ins-
cription, dans une niche, une femme debout vêtue d'une tunique et
d'un manteau. De la main droite, elle tient les plis de son man-
teau, de la main gauche, un objet indistinct, peut-être un rouleau.
La coiffure indique la première moitié du m^ siècle.
Vide.
D .\i s
M O D I
FORTV
N A T I
P V A
LUI
Cette épitaphe d'homme est gravée sous une image de femme.
379-
Haut. 2™,o3, larg. o™,67, épaiss. 011,27. Haut, lettres of^joâ. Au-
dessus, deux figures dans des niches : elles sont séparées par une
colonne corinthienne. A droite, un homme en toge, tenant de la
main gauche un rouleau, de la droite les plis de son vêtement ; à
INSCHIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 311
gauche, une femme tenant do la main gauche un objet indistinct.
Près d'elle, à gauche, un autel.
D • iM • s
^^ K^ ^
'm/mMM
C • MEMMI
CA • VXOR
VS • 3EREN
P-V-A-
ITANVSa
XXXVI-
P V A
L VIII
38o.
A côté de C. I. L., nos ^goo, 4902, 4903, 4904. Haut, r mètre,
larg. o™,39, épaiss, o™, 18. Haut, lettres o'n,o4.
A E M I L I A ■ SA
T V R N I N A
M • A E M I L I
R V F I • F • P • V •
ANNIS-XIIII-H • S
38i.
Au même endroit. Haut. i"%i8, larg. 001,43, épaiss. oni,3o. Haut,
lettres ora,o4.
GELLIA- Q.- F •
SATVRNINA
C • AExMILI • PR
OCVLI-VXOR •
P • VIX • ANN I
S • LV • H • S-E •
Les inscriptions C. J. L., 4901, 4903 et nos n»» 380 et 38i nous
donnent le tableau généalogique suivant :
C. Aemilius Proculus — Gellia Saturnina
(4901) (38i)
M. Aemilius Rufus
(49o3)
Aemilia Saturnina
(38o)
312
QLATRIÈME PARTIE
Les n'« 4900, 4902 et 4904 du Corpus se rapportent à des per
sonnes de la même famille.
382.
Haut. on>,8o, larg. 0^,33, épaiss. 011,20. Haut, lettres o«n,o35 .
B O D I X . C • \' E
SIDI • PAETI • SER
P • \' • A • X X X
H • S • E •
Bodin, C. Vesidi{i) Paeti sei'{vus), etc.
383.
Haut, in',25, larg. oin,48. Haut, lettres oni,o35. Au-dessus, guir-
lande. — Fruste.
D M S
MATROX A
L V C V S T I O
X I S F I S I A
PI AVIXITAX
XIS V H . S • E
384.
H;tut. 011,89, larg. om,48, épaiss. om,i8. Haut, lettres o™,o5.
Au-dessus, deux croissants. — Mal gravée.
D
M
•S
s
V
.\I
V
D
A
C I V
G
I
V
I
V
S
P
•V
A-
XXIX
D • .\I • s
.\[ V S T I
O L \" S
M A G N • F
PV-A-XXXIX
D. m. s. Sumuda, co{n)iu(g =x>? [h'uiusfl, p{ia) v'\ixit) a(nnis)
XXIX. — D. m. s. Mitstiolus, Magn{i) f{ilius), p(itt^) v{ixit) a{nnis)
XXXIX. — Le nom Sumuda m'est inconnu. Peut-être y a-t-il lieu
de le rapprocher de [Sol]utr,r, Sumucis f(ilius), d'une inscription
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 313
des Ouled-Ramoun, près de Sila {Ephemeris epigraphica, t. V,
n" 870). — Mitstiolus, nom assez fréquent à Thubursicum (voir
à l'index <iii Crn-puf^, p. io3o).
385.
Non loin de là, se trouve l'inscription C. I. L., 4882. A la qua-
trième ligne de Tinscription de gauche, il y a, comme l'ont lu Renier
et Wilmanns, F- F- PP.
386.
A côté des stèles C. I. L., 6067 et 5068. Haut. -2^,6^, larg. o"^,(\y,
épaiss. onijao. Haut, lettres 011,055.
Q. • POMPE
I V s Ci P A p k
SATVRÎ^NVS
P-V-A-XXXI es H S E
387.
A côté. Fragment. Larg, 011,37. Haut, lettres oni,o3 à 011,04.
^ /i.POMPEI- F-
V X • p I A • V I X •
AN-XXXI- H • S • E
388.
A côté. Haut. 211,39, larg. oni,4o, épaiss. oii,33. Haut, lettres
ora.o''|. — Fruste.
ROGATA • KO
GATI-FILIA-
Q.V I N T I • P O
M P E i I • V X
V • A • X X X V
314 QUATRIÈME PARTIE
389.
A côté. Haut. 211,10, larg. o"i,4i, épaiss.o'",3o.Haut. lettres o"',o5.
CAECILIA^D«)F«5
R O M A N A «
D E C V M I 53 p O
(sic) M-PEISiF«)VXORG&
P-V-AN-XXVH-S-E
Caecilia Romana était femme de Decumus (= Decimus), fils de
Pompeius*.
390.
Haut, de ce qui dépasse (enterrée) i^jSS, larg. o™,5o, épaiss.
o"',29. Haut. lettres ora,o5. Au-dessus, croissant. — Très fruste.
ï^9,N o vmmm,
VIXIT- ANNIS•L•
H • s - E ■
O • T • B • a
390 bis.
Haut, de ce qui dépasse (enterrée) in',25, larg. o"\^-, épaiss.
om,3r. Haut, lettres omjoS.
Q. • IVNIVS
P API R
I V S T V S
P V
AN XVIIII
1. l'eul-être dans l'inscription précédente, qui est fruste et mal gravée, peut-on lire
par analogie Quinti, Pompei [/"(i/ii)], etc..
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 315
391.
Enterrée. Larg. o'n,45. Haut, lettres on',o.5.
VARILLA-V^
RI-FILIA-^
THATIS'
VIX • AN • XXXXV
Varilla, V[al]ri{i) filia, [Me'i]thatis [uxor], etc.
Cf. C. I. L., bo\ç^ (inscription de Khamissa) : Mcthat; C. I. L.,
174G7 : Rufo, Metatis f{ilio). Voir aussi plus loin notre n° 495.
392.
Fragment. Larg, oinjSS. Haut, lettres om,o4- — Mal gravée et
fruste.
N E R I A
S,:5,LEI • VXO
R • P • V • A • XXXI
393.
Haut, de ce qui reste (brisée en haut) r™,25, larg. 011,46,
épaiss. on',24. Haut, lettres n"i,o3.S. — Mauvaise gravure.
JvTA-CITTIND
IM-VXOR-PIA-V-
AN • XX ^
[Ffajwa? Ho[nor]ata?, Cittindini'l uxor, etc.
La lecture du nom du mari est douteuse, mais il faut certaine-
ment rapprocher ce nom de Ciltinus, qu'on trouve sur plusieurs
inscriptions africaines (C, I. L., p. 1022; le n" 5127 est de Thu-
bursicum), et que donnent aussi des documents littéraires (voir
De Vit, Onomasticon, sub verôo ; Audollent, Mélanges de l'École fran-
çaise de Rome, t. X, 1890, p. 465).
316
QUATRIEME PARTIE
394.
= C. I. L., 17199 (Charrier). Haut. 3"', 47, larg. om,46. épaiss.
om.SS. Haut, lettres : om,o5 pour les lignes i-3, om,o35 pour les
lignes suivantes. Dans un cadre à queues d'aronde. Au-dessus,
rosace, croissant, petite rosace enfermée dans un triangle.
Q. • \' o L V s
SI V s • E t
c R A T E s
SE • VIVO • STA
T \' I T • P • \' I X
A ■ L X X X X
H S E
3t)^.
Enterrée, larg. o^jOi. Haut, lettres : o"',o55 pour la première
ligne, oni,o'i pour les lignes suivantes.
L A E T I X A î; V E
TVRI:^BELLICI:^F
BELLICIîRVFlSFï
VXOR&P0VCiAe
xxiiii:ïH2>sïe
396.
Haut. 2m,25, larg. om,6i, épaiss. o'n,25. Haut, lettres 0^,04 à
droite, o'n,o7 à gauche. Au-dessus, double guirlande. — Frusle.
D-M-S-
APVLIIIA
V I c A X A
PVA LXV
H • S • E •
Q. • AXTOXI
VS • AVGEN
AS^^ISfSSiâS!»
AIN .u >i<.w<û;\w«?
AN^S'^'-'Sv^^SasJ^^
VIV
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 317
396 bis.
Haut, ^n'jor), larg. 0^,40, épaiss. o"\iG. Haut, lettres o"i,o4.
I V L I A • N V
M I D I C A •
P -^-AN • XXX
H • S • E
'h7-
= c. LL., 17195 (Mas(iueray et Lugan). — A gauche, ligne 3 :
HELPIS. Ligne 5 : feuille de lierre après uxor. — A droite, points
après : /», M, S (ligne i). M (1. 2), Sextilius (1. 3), Buturarus {sic,
I. 4), fecit (1. 6). — Au-dessus du cadre, une couronne à gauche,
un croissant adroite.
3()8.
= C. I. L., 17182 (Lugan, Janin de Gabriac). Haut. i'n,43;
larg. o'n,5o; épaiss. o>",-?.-2. Haut, lettres 0^,045. Au-dessus, un
croissant. Lignes 4 ^^ 5, lire :
CA-PIA- VIXIT
ANNIS XXII
Celte inscription se trouve à côté du n» 4995 du Corpus, dédié
à Herennius Gumina et àHerennius Bellicus.
399-
Haut. o'",'SS, larg. o'",27, épaiss. o^iô. Haut, lettres (irrégu-
lières) on',o4 à onso35.
I V L I
A
FORTVNA
T A • P • V •
A • X V I I I
L'inscription est ainsi disposée par suite de défauts de la pierre.
318 QUATRIÈME PARTIE
4oo.
Haut. l'^yiG, larg. om,35, épaiss. ora.ig. Haut, lettres o™,o35. —
Très fruste.
IVLIAMO
NNVLAM
IVLIVI^
IIFILIA
P I A V A
V H S S
Iulia Monnula, M. luli Vi....i filia, etc.
4oi.
= C. /. L., 17184 (Masqueraj). A la quatrième ligne, je lis :
VIX • AN • XXXX
4oi bis.
Haut. i"i,86, larg. 0^,45, épaiss. o°»,23. Haut, lettres o™,o65. —
Très fruste.
C • IVLIVSl
F • Q. • 15^^: ,
S E >î S • V • A
X X X \-
c. Iulius, [..] f{ilius), Q{uirina), [PraeT^ens, vÇixit) a{nnis)
XXXV.
402.
Enterrée. Haut, lettres o™,o4. Au-dessus, rosace enfermée dans
un cercle — Très fruste.
L • IVLIVS L F
Q. V I R I N A
H ■ ■
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 319
4o3.
Haut. i"',53, larg. 0^,41, épaiss. on>,25. Haut, lettres o'n,o'i.
M • IVLIVS • VI
GEL • PIVS •
VIXIT • AN
XL •
H • S • E •
404.
Fragment. Haut, moyenne des lettres on»,o6.
D. m. s. [..F]abius Rogat[u]s, vix{it) p[ius] an[ms) XXX (ou LXXX).
H{ic) s(itus) e{st). — D. m. [s]. Curti[a] Quartilla, F[a]b{n) Ro[g{ati'^
u]xo[r ].
4o5.
Haut. i°,8o, larg. o™,4i, épaiss. 0^,24. Haut. lettres om,o35.
Au-dessus, croissant.
P-TVLLIVS-P-F
Q.VIRINA • PRV
DENS-PIVS-VI
XIT • ANNIS LXVII
H-S-E- SACERD
O S P
Les mots sacerdos p{lus), à cette place insolite, ont été évidem-
ment gravés après coup.
320
OUATRIÈMK PARTIE
4o().
=: C. I. L., 17177 (Masqueray). Haut. i°^,65, larg. o^.Sg, épaiss.
o™,32. Haut. lettres om,o45. Au-dessus, guirlande.
D • iM • s
c ■ F 1. A V I V s
FO RTVNATVS
P V A
XXXIII
H S E
407.
= C. 1. L., 17165 (Masqueray). Haut, de co qui dépasse (enter-
rée) 2ni,2o, larg. om,65. Haut, des lettres variant de om,o3 à o™,o5.
Au-dessus: i» deux rosaces et deux guirlandes; 2° homme en
toge dans une niche, femme dans une niche. Au-dessous, deux
génies debout, appuyés sur une torche renversée*.
D M S
Q. • DOMITI
VS • PRIS
(sic) CVS • SACK)
FRVGIFERI
P V A • XC
D M S
C E S T I A
T V R V T I
A • P • V • A •
LXVIII •
H • S • E •
Ligne 4 : sace(r)d{os). A droite, probablement Turutia, cf. C. I. L.,
VIII, n" 5i85 : Valerius Tiirut. — Peut-clrc y aurait-il lieu de
vériQer la lecture du n° 6129 du Corpus : TVDVEIA, pour voir si
ce ne serait pas le même nom que dans notre inscription.
Les inscriptions 408-416 se trouvent sur un mamelon situé au
nord-est de l'endroit où nous avons recueilli les inscriptions
342-407.
1. Cf. le cippe (le Kbaiiiissu pulilié dans la Uevue archcoluyigue, t. XII, 1853, pi. 275,
fig. 4.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 321
4o8.
Haut. 2m, 6r, larg. o'n,6i, épaiss. ora,2i. Haut. lettres o",o5 à
gauche, om.oG à droite. Au-dessus, deux guirlandes.
D ts M 2- s •
CALPVRNIA-
IVCVNDA •
M . I V L I •
F EL I CIS •
VXOR-P-V-
ANXXXXV
H.SE-
D ■ M • S •
M • IVLIVS •
FELIX .
P-V-AN-LV.
H • S . E •
409.
Haut. i",8i, larg. o"'/o2, épaiss. o'^,2b. Haut, lettres o",o55.
D M S
P-IVLIVS p ivL
FLAMINALIS F
P A P I R F L A .M [
N A L I S P V • A
XXXXVII H-S-E-
4io.
Haut. 2", 67, larg. o°',4i, épaiss. om,25. Haut, lettres o^joSo. Au-
dessus, croissant.
D M s
M . I V L I V s
F L A M I N A L I S
FP*PS)FRO>î'o
P V AN XXXIII
H ■ S E
21
322 QUATRIÈME PARTIE
411.
Haut. im.gS (brisée en haut), larg. 001,44, épaiss. o"",-!'.}. Haut-
lettres o'*,o5. — Fruste.
MA
m A
ÎT L F L A ^l
NALISVXOR
P V AN xxxr
H • S • E
4i2.
Haut. im,8o, larg. o™,44, épaiss. o",23. Haut, lettres om,o4.
Dans un cadre.
D • M ■ S • IVLI
A • METILIA IV
LI ■ NASONIS
VXOR-P-V-A-
LXXV • H • S • E •
Metilia (nomen, non cognomen) : c'est peut-être une erreur du
graveur pour Metella.
4i3.
Haut. i^,iQ (brisée en bas), larg. o°',39, épaiss. oni,2o. Haut,
lettres om,o45. Au-dessus, rosace et croissant.
I V L I A . V R B I
CA-Q.IVLI-SA
TVRNINI • VX-
P ■ V I X •
A N NI S • L I •
H • S ■ E ■
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 323
A côté. Enterrée. Haut, lettres oin,o6.
SACERD^^RI
PATRIS l'v^^^Sià
H • S • ■
0. lu[lius ], sacerd{os) [Lî6e]n Patris, [p{ius) v[ixit) a{nnis)...]
Hic s(ilus) [e(st)]. Comparer l'inscription C. 1. L., n° 4887 : Q. lu-
lius, Q. f. Pap., Saturnînus, sacerd. Liben Patris... C'est sans
cloute un parent du nôtre : conf. notre inscription précédente. Je
ne sais si l'inscription publiée dans le Corpus a été trouvée au
même endroit ; je ne me souviens pas l'y avoir vue.
4i5.
Haut. 3m, 75, iarg. om,5o, épaiss. om.Sa. Haut, lettres o™,o55.
Au-dessus, rosace dans un cercle et guirlande. — Belle gravure.
M -CORNELI
VS-C-F-PAP-
R O M A N V S
P-V-AN-XXX
H • S • E-
4i6.
Haut. i»n,4o (brisée en bas), Iarg. o™,42, épaiss. om,3o. Haut,
lettres 0^,065. Au-dessus, croissant. — Belle gravure.
Q. CORNELIVS
Q.F PAP • PLACI
DVS PIVS VIX
AN XXXV H
S E
Les inscriptions 417-42;) se trouvent dans une dépression située
au sud de la région où j'ai relevé les no» 342-416.
324 QUATRIÈME PARTIE
417.
Haut, (haut brisé) insGo, larg. ©""^g, épaiss. o"*,!-. Haut, let-
tres of",o5.
D M S
CANINIA
CANDIDA
PVAXXXV
418.
Haut. i™,92, larg. o™,6o, épaiss. o™,23. Haut, lettres o™,o4. Au-
dessus, deux croissants.
D M S D M s
Q. C B CWMI )
(..c) ^^ Usic)
= C. I. L., 17 191 (Lugan). Haut. 2^,40, larg. 0^,42, épaiss.
o™,34. Haut, lettres o°',o35. Ligne 3 sq. :
H I I R N N I r
VIXIT-ANIS
P • F • A • ) {sic)
X X X X V
H E
420.
Fragment. Larg. o™,35. Haut, lettres o^joSô.
IVLIVS-L-F-
P I V S
VIX-AN-XX
H • S • E
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 325
42X,
Fragment. Haut, lettres om,o5.
/PRONl
VS FEST(
vix m(
D. m. [s. A]prôn[ijus Fest[u/;] vix{it) n[n{ms)] LX [....]. H{'ic)
[s(ilus) e(st)].
422.
Haut. ["1,55, larg. om,Gr, épaiss. 001,23. Haut, lettres on>,o4. Au-
dessus, deux croissants.
D M S
SERVILIVS
FORTVA^
T V S P V
AN XXX
H • S-E
D M S
SERVILI
VS CREM
ENTI VS
P-V- A
XXII
423.
Cippe carré. Haut. i^.So, larg. o"',53, épaiss. o",45. Haut, let-
tres (irrégulières) onijoy à o"',o5. Au-dessus, guirlande.
D M S
^ M • S
C • GEN
^:. T I A
VCl
^V s T 1
VS
m^MPïA
R M A
W/jSi\ X I V
NVS
^S-E-
P
V A L"»:"
H • S • E
[Z).] m. s. {V^]LOlia, [M]usti [pl{ia], pia [v(ixU)] a{nnis] XIV. [H(ic)]
s{ita) e{st). — A la cinquième ligne, il y a peut-être X[L]V.
326
QUATRIÈME PARTIE
424.
Haut. i"',9""', larg. C",.!!», épais?, o*",?.."). Haut, lettres om.o^.
LAETA • RVl I • FSÇX^
S A C E R D O 5^^
PLI • LIBERI • !"v'»î*
RIS • PI A -VIX^^
AXX I S • LXIîS:. .
H S E
Laeta, Rufi fll{iay, sacerdos [ternpli Liberi [Pat'ris, pia visfit]
annis LXV... . H{ic) s{ita) e{st).
On connaît deux prêtresses du dieu Liber à Thubursicum. celle-
là et Fahia Lai ta, sacerdos Liberi [C I. L., \S'^3), et deux prêtres
(voir plus haut n° 4t4'i. Cf. les observations de M. Mommsen au
n» 4681 du Corpus.
425.
Haut, i™,45, lar?. oni,(io, épaiss, om^as. Haut, lettres o"',o5. Au-
dessus, double guirlande.
D M S D .M S
EGXATIA C-OBSTORI
M AI A PI A VS F EST V S
V A X L \- SE VIVO
H-S-E FECITPI-
V • A • LXX
H-S-E
La dernière li?ne de droite est hors du cadre.
426.
= C. L L., 17166 (.Masqueray). Au-dessus, deux croissants.
Ligne 4. à gauche :
SI • FIL - C - SI
427.
= C. I. L., 17198 (Masqueray). Ligne 4, à gauche;
ET • SVIS • ET POS (sic)
Ligne 6, à droite :
AXICIIS
(sic)
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 327
428.
Haut. im,8o. larg. om.Sg, cpaiss. o^.ig. Haut, lettres o^joS.
Au-dessus, croissant, — Mauvaise gravure.
MVSTIVS SATVR
NINI-FILIVS
PIVS • VIXSIT
ANOS •
xxr
429.
Haut, an'.o.'), larg. o"^,32, épai^s. o™,'|5. Haut, lettres o'n,o3.
Dans un cadre.
SALVS -LVKA
NI-F-P-V- AN
XXXV •
H • S -E
Les n"s 430-433 se trouvent sur un mamelon, au sud de la ré-
gion où sont les inscriptions qui précèdent et au nord de la porte
de la ville (El-Gaoussa, lettre M sur le plan de M. Chabassière, Re-
cueil de Comtantine, t. X, pi. II; n° lo de mon plan).
43o.
Haut. 0. mètres, larg. om,6i, épaiss. 0^,24. Haut, lettres oi^joSS.
Au-dessus, deux croissants.
D
M
S 1
•
AR E l|
I
V S
R V
I
N
V s
• V
•A
•LX
H
S
E
43i.
Haut, (brisée en haut) 3m,o5, hirg. o™,45, épaiss. o'",22. Haut,
lettres n"',!),'). — Belle gravure.
L • paeTinivs
P A P I R • ^^ T A T V s
L-PAETINI • PAETI-FIL
PIVS-V-A-XXIII
H • S • E
Ligne 2 : [Op^atus.
328
QUATRIÈME PARTIE
vide
432.
Haut, (brisée en haut et en bas) o'»,-j2. larg. om.Sa, épaiss.
o^iig. Haut, lettres om.oS.
D M S
POST V
M I A
A N IB
V B A L
X I T A {sic)
J^ S
XXXV
On pourrait supposer que le graveur a passé une ligne entre la
cinquième et la sixième. Postumia An[n]u6((/[ts? f{ilia) vi]xU, etc.
— La restitution Annubal n'est pas certaine; cf. C. I. L., 9429 :
Annobal.
433.
Haut. 211, 5o, larg. o"i,43, épaiss. o'n,22. Haut, lettres om^oS.
Au-dessus, croissant.
D • M • s •
A N T O N I T'TTl?
NO RATA • P • E . (sic)
TRONI • DATV
LI • VXOR •
P-V-A-XXXII-H-S-E-
D. m. s. Antonia Honorata, Petroni{i), etc.
Les nos suivants 434-454 ft'-'* ^e trouvent aux environs de la porte
de Tipasa.
434.
Fragment. Haut, lettres 011,04. Au-dessus, croissant.
m ms
lANVARI/f
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 329
435.
Haut, de ce qui reste (brisée) o'",82, larg. om,42, épaiss. om.iS.
Haut, lettres om,o5. — Très fruste.
D • M • S •
C E S T I A
HONORATA
P • V • A • LV
H- S-E-O-T-B-a
436.
Haut, de ce qui dépasse (enterrée) 0^,74, larg. o'^,Gi, épaiss.
on',25. Haut, lettres o"So4. Au-dessus, deux croissants.
D • M • s •
F V R I A •
N AMP HA vide.
ME • P V
A • LXXXV
437.
Haut. i"',o(i, lafg. 0^,37, épaiss. 011,20. Haut, lettres o"<,o4.
D . M . «
M A G N I A
LVCI • FIL •
PIA-VIX-AN-
XXI • H . S • E
438.
Haut, (brisée en bas) o'",97, larg. 0^,47, épaiss. on',17. Haut,
lettres on>,o4. Au-dessus, croissant.
TVLLI AR^
ESBSSSÎSffiS^
330 QUATRIÈME PARTIi:
439.
Haut. ini.Sîî, larg. om,38, épaiss. o'n,23. Haut, lettres om,o35.
HONORATACS
HONOR ATI •
FILIA • MACRINI
PVLCHRrVXOR-PI
AVIXITANNXXIHSE
44o.
A côté. Haut, de ce qui dépasse (enterrée) ini,32, larg. o'",46,
épaiss. o"i,27. Haut. lettres (irrégulières) om,o3b5 à oii.oSâ. Au-
dessus, croissant.?
M A T R O N A
PVLCHRI -FI
I.-SACERDOS
T E L L V R I S
P-V-AN-LXXX
ÏÎI
441.
Haut, de ce qui dépasse (enterrée) i"i,3i, larg. om,r)5, épaiss.
On), 22. Haut, lettres oni,o35.
NVMIDICA • Ai
F -PVLCHRI -VXOR-^.
V-ANN-XXX-H-S-E-
Ligne 2, fin : [p(ia)].
442.
Haut. i"',85, larg. 0^,35, épaiss. om,2i. Haut, lettres on',o3 à
on>,o4- Au-dessus, couronne.
LAETA • PRIS
CI-FILIA-PIA
VIX-ANIS-
XV • H • S
E-
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 331
443.
Enterrée. Larg. oni,3ç). Haut, lettres om.o^. Cadre.
D M S
NAEVIA HO
N O R A T A
M A C R I N I F
P V A XIIII
444-
Enterrée. Larg. 0^,40. Haut, lettres om,74.
^^VLINVS
^^AVIF-PV
ANNIS-XXV
HIC • S-E-
[Pa]uUnus [Fn]avi{i), etc.
445.
Haut. i^ijoS, larg. ora,o33, épaiss. o™,i5. Haut, lettres om,o35.
Au-dessus, croissant.
D M S
VRBANA • vie
TORIS • FIL • PIA
VIXIT • A-XXV
H • S • E
446.
Haut. om,95, larg. on',47, épaiss. om,2i. Haut, lettres 0^,04. Au-
dessus, croissant.
D • M • S •
HONORA
TVS-RVFI-FIL
V • A • X I I I e
332 QUATRIÈME PARTIE
447.
Enterrée. Larg. o'n,4r). Haut. lettres om,or)5.
D M S
G E L L I V S
O P T A T V S
P • V • A • XXXV
448.
Haut. om.yS, larg. oni,46, épaiss. om^ig. Haut. lettres (>'",o35.
Au-dessus, deux rosaces et deux guirlandes.
D M s C' GELLIVS
GEMINIVS PIVS
VIXIT ANNIS XVI
H • S • E
Ces deux inscriptions se trouvent à côte du n° C. I. L., 4949» O'^'
est nommé un Gel(l)ius Forlunalus.
449-
Haut. i^i.SS, larg. 0^,30, épaiss. 0^,93. Haut, lettres o"i,o35. —
Fruste.
IVLIASATV
PNINALAETI
NI-F-P-V-AN
XXXII • HSE
ST
45o.
Haut. om,97, larg. o'",44, épaiss. 0^,10. Haut, lettres 0^,04.
(Brisée en bas).
D • M • S •
C • CORNE
L I V S • P V
DENS P • V •
A • LI • H • S
E
T • T • L • S •
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 333
45i.
Haut. a'n,o6, larg. o'n,3(), épaiss. o'",3a. Haut, lettres o"i,oô. Au-
dessus, croissant.
C • CORNE
LIVS LVPVS
P • V • AN •
LXXV
H . S . E •
Ces deux inscriptions se trouvent à côté des nos /^Sjf) et 4962 du
Corpus, où sont nommés un C. Cornélius Flaccus et une Cornelia
Priscilla.
452.
Haut. o™,76 (brisée en bas), larg. o"',39, épaiss. o"','j3. Haut,
lettres o'i',4o5. Au-dessus, croissant,
I V L I A • A R
B V S C V L A
C ■ F • S Y R A
?• V - A- LXXX
HX/ "
453.
Haut. 3"',2'i, larg. o™,44, épaiss. on>,36. Haut, lettres : o"i,o9 pour
les deux premières lignes, o«i,o8 pour les deux autres. Au-dessus,
croissant et guirlande. — Belle gravure.
L • I V N I V S .
PAP . FLOR/S
IIVIR ■ PIVS-VIX •
AN .XLI • H-SE-
454.
Haut. 211,32, larg. cm, 52, épaiss. ora,25. Haut. lettres 010,04.
Cadre à queues d'aronde. Au-dessus, rosace et guirlande.
P O S T V M
IVS • LVCI • F •
P I V S • VI
XIT • ANNiS
XXXIII -H-S-E
334
QUATRIÈME PARTIE
454 bis.
Haut. 2™,i5, larg. o",53, épaiss. 0^,2-.
Cadre. Au-dessus, deux croissants.
Haut, lettre? o^ijoS-
D M S
M.FVRFA
NIVS . ZA
BVLLVS.
P-V-A-LII
D • M . S
I V L I A N V
M I D I C A
p. VA- XXX
Les inscriptions suivantes (nos 455-5o3) se trouvent au sud de la
ville antique (lieu où on lit Cimetière, Cimetière sur la carte de
M. Chabassière, Rec. de Constantine, t. X, pi. II; no 17 de mon
plan).
455.
Haut. 2"i,55, larg. 0^,43, épaiss. 0^,29. Haut, lettres o"',o45.
Au-dessus, croissant.
D M S
L-VETIDIVS
HOXORATVS •
QVINTI • FIL •
p. V. A- XXVI
456.
Haut. 2m, 35, larg. 01^,52, épaiss. o'n,32. Haut, lettres o"i,o5.
Cadre. Au-dessus, guirlande.
D M s
Q V E T I D I V
S FEL IX M
VSTI FIL
P V A LXII
H S E
457.
= C. I. L., 17167 (auparavant déclarée fausse par M. Mommsen).
INSCRlPTIOiNS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 335
Haut. im,3o (brisée en bas), larg. o"',4i, épaiss. o™,29. Haut, let-
tres om, 045, sauf celles de la dernière ligne qui ont om,oii. Au-
dessus, une couronne enfermant une rosace.
D • M • s •
M • veTidi
VS-M VS Ti
OLVS-MVs
TI-F-FLAM.
ANN V V S .
P • V • A • LXXV
H • S . E
Pour ces mots flamen unmms, couf. Hirschteld, Hermès, t. XXVI,
1891, p. i5i et Schmidt, Rhcinisches Muséum, t. XLVII, 1892,
p. i'i8, p. 129, n. 2.
458.
= C. I. L., 4893. A côté. Haut. i'",52 (brisée en haut), larg.
o°',47, épaiss. on',25. Haut, lettres o°i,o55. Au-dessus, croissant.
D . M • S •
M . V E T I D I
V s • M V s T I o
LI ■ F • VeTiDI
A N V S • A E D I
DESIG P ■ V- A •
XXXVIII H S E
459.
A côté. Haut. 2"', 70, larg. om,4i> épaiss. 011,24. Haut, lettres
011,05. Au-dessus, couronne.
PETRONIA
FRONTILCi
tï'L A0
CANDIDI F
MVSTIOLI
VXORe
PIA VA XXIX
USE
336
QUATRIÈMK PAKTIE
460.
Haut. 2™,38, larg. on»,4o, épaiss. o^/ji. Haut, lettres o"',o5. Au-
dessus, rosace et guirlande.
D ■ M • s •
I V L I A • P R O
C V L A • M • V E
TIDI • VETIDIA
XI . V X O R • P •
V-A-XXVI.H-S-E-
Ces inscriptions donnent le tableau généalogique suivant :
M. Vetidius Musliolus,
Musti f{ilius),
(457)
mari de
Petrnnia Fi'ontilla
(459)
M. Vetidius, Mustioli f{ilius).
Vetidianus
(458)
mari de
lulia Pi'ocula
(46o)
Q. Vetidius Félix,
Musti fil(ius),
(456)
mari de
L. Vetidius Honoratus,
Quint i fil(ius),
(455)
[Mais ce lien de parenté n'est
pas suffisamment établi].
461.
Haut, de ce qui reste (brisée eu haut) i™,69, larg. o'n,4c), épais?.
0^,23. Haut, lettres o™,o5. Au-dessus, représentation dont il ne
reste que le bas : femme vêtue d'une tunique et d'un manteau,
dont elle tient les plis de sa main droite. De chaque côté, une
colonne (celle de droite est brisée), supportant sans doute une ar-
cade. — Belli- gravure.
dIs maxib-sacr
p V s I N N I C A
IVVEXALIS-FC5
PIA V A\ LXXXX
H & S B E &
liNSCRIPTlOiNS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 337
163.
Haut. xra,5i>., larg. o'",6o, épaiss. om,34. Haut, lettres om,o/|. Au-
dessus, double croissant.
D M s
CORNELIA
F ES TA Éî
NIVGI
P I A • V I
XIT • AN
LXX
D M S
I V L I V S
P R O C V
L V S PI
V I X I T
AN • L"xv
1-e mot coniwji a été gravé après coup.
463.
Haut. ora.So, larg. o"i,4o, épaiss. o^^y^y. Haut, lettres on»,o2. Au-
dessus, croissant.
NAM • GID
DE-LAB-DI-
DIS- F • P • V
A • LX X XI
H S ^
Le nom du père m'est inconnu. Peut-être faut-il lire Zabdidis.
464.
Haut. im,o7, larg. o™,29, épaiss. o"',io. Haut, lettres o'",o3. Au-
dessus, deux croissants.
[sic)
D
M S
ELVIA
MAT-
R
O N
V
• V
A
• XX
H
S-E
vide
22
338
QUATRIÈME PARTIE
4<io.
Haut. i'",i'-i, larg. om.ôr, épaiss. oni,22, Haut, lettres om,o35-
oT,o4. Au-dessus, deux croissants.
R O G A T I N
A V I C S I T
A N I S
G A B I N I
F E L I C I S
VICSIT AN
I S
Le nombre des années n'a jamais été indiqué,
466.
Haut. 315,10, larg. om,5o, épaiss. 011,29. Haut, lettres om,o45.
Au-dessus, guirlande.
D • C AE C IL I
V S • a V I R ■
SECVNDVS
PIVS- V- A-XCV
H S E
467.
Haut. 1^,33, larg. o™,54, épaiss. o'",^\. Haut, lettres o™,o35.
Au-dessus, deux croissants. — Fort mal gravée.
D M S I
A I V T OC AT VI
{sic) R T I P
V ■ A XXXII
[sic)
D. m. s. A{d)iutort.. p{ius) v{ixit) a{nnis) XXXII. — Catu[l{a)]'l2
468.
Haut, iii,;;, larg. om,5i, épaiss. 0^,24. Haut, lettres (irrégu-
lières) o'iso7 à om,o5.
D • iM • S
ROGATVS
BARIGBALI-
P V A XXX
H S E
Rogatus, Barigbali{s filius), etc.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 339
',69.
Haut, de ce qui reste (brisée en haul) oi»,:):>, larg. om/jj, épaiss.
on',i3. Haut, lettres o>n,o35.
SECOND
A R O G A T I
FILI A PI A
VIXIT ANXI
S X X X X I
H S E
470. /
Haut, de ce qui reste (brisée en haut! i'",io, Jarg. 0™,'»}, épais.'?.
<)f",ii. Haut, lettres <)n',o'3.
W< ■ AN .
X C \" H S E
471.
Haut, a™, 24, larg. on>,.53, épaiss. o'n,23. Haut, lettre? c^,o\. Au-
dessus, deux croissants. — Fruste.
D MS
C-AVIA
X n^ S R
OGATVS
PIVS • V
A N N I S
LXIIIi
p. V
A ^ X X -^
H S E
= r.
in',07,
dessus,
fruste.
/. L.. .')x36 (Wilmanns). Haut, de ce qui dépasse (enterrée)
larg. o'n,48, épaiss. om,27. Haut, lettres om,o3 à om,o4. Au-
rosace renfermée dans un cercle et croissant. — Très
BALIATO ANNVrO
PIVS • VIXIT • ANNIS
Lxx- H ■SY.-Y.wmm
^.POSVIT-PATRI
^ I II V .S
340
QUATRIÈME PARTIE
Balia({h)o, nom punique bien connu, s'est déjà rencontré à Kiia-
missa : C I. L., boy^i.
'17 J-
Haut. t'",()7, iarg. <>"',r>}), épais?. o"','>ri. Haut, letti-os om,rS.î. Au-
dessus, deux croissants.
D M S
MARHV
L V S L I-
PIVS VI
A N I S
LXV HE
Marhuliis = Mio-ullus. Pour le nom Murisu, cf. (Jorpux insrrip-
lionum semUicarum, l. I, fasc. iv, n° 390.
D M S
MARISA
FRONTO
NIS FILIA
P V A L X
H S E
Haut. 1»', II, Iarg. o">,'37, épaiss. o"',a'). Haut. lettres o"',o4. —
Fruste.
a • M • S
N A B E R*
BALSILECI
FILPVAL
Naber[al]; cf. C. l. L., 7609 : Nabira. Le nom punique Balsilec
s'est déjà trouvé à Khamissa : C. I. L., 5o57 et p. i(i3o.
470.
Haut. i'n,.22, Iarg. o"',62, épaiss. on',2i. Haut, lettres o"',o4. Au-
dessus, deux croissants.
D M S
Z A B V L L I
CASARRONI
A E F I L C6
P- V- AN-LXX
H S E
D • M • S •
I A D A R •
G V D V I S •
FI Lmmim
AN • XXV
H • S • E
Ligne "> : Sarroniae, cf. C. 1. L., -ji.Sj et p. 91.") : Samm ou Sar-
rona; Cl. L., 557 : Saro7i. — Pour ladar, cf. la forme lader : De
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAUUUOUCM, ETC. 3U
Vit, Onomaaticon, s. v. — Le n" .">io() i Victor, Gudiiis fil., etc.) se
trouve à côté de notre inscription.
Haut, (brisée en bas) in'.aî, larg. o'>',4/|, épais?, om/io. Haut,
lettres oi^.o.'iS pour les lignes i et r?, o"i,o4 pour la ligne ''>. —
Belle gravure.
LAVILLIVS
CELER
PR
L'inscription est complète. .Je ne sais ce que signifient les deux
dernières lettres. Peut-être faut-il lire pr{inceps). La beauté de
l'inscription montre qu'elle donne le nom d'un personnage im-
portant. Elle ap|)articndrait à l'époque où Thubursicum n'avait
pas encore une organisation municipale (voir à ce sujet Mommsen,
V. I. L., p. 'JiSp et Rœmische Geschichte, t. V, p. C)\()-6'iO).
Haut. i"\2'2, larg. o'",4n, épaiss. o^saj. Haut, lettres u™,o4 à
011,06. Au-dessus, guirlande.
V I B I A • L • F •
Q.VETA0 [sic)
L-AviLLi • CelerIs
VXOR • PIA • VIX
AN • LXV • H • S • E •
OTBQ.TrLS
Femme du précédent.
478.
A côté des deux précédentes. Haut. ■'.'",17, larg. o'",?-, épaiss.
o"\'2j. Haut, lettres om,n'|.
A V I L L I A
L V C V S T I
N A • L • A VIL
L I C E L E R I S
{sic) r • P • VANXXX
H • S • E
Kille des précédents. Pour le nom Lucustina, cl', plus haut, n» 383.
342 QUATRIÈME PARTIE
'.79-
A côté. Haut. a^.oS, larg. o'°,42, épaiss o"', 025. Haut, lettres va-
i-ianl de o™,or) à om.oS. Au-dessu?, croissant.
C • A V I L L I V S
M V S V L A W S
L ■ AVILLI • CELE
RIS • FIL • PIVS VIX
AXN • XV • H • S • £?■
0-T-B-Q.-TT-L-Se
Fil? et frère des précédents. Le nom Mmulam{i)us rappelle la
tribu des Musulamii qui prit um; grande part à la révolte de Tac-
f;irinas et qui fut établie ensuite par les Romains au nord et à Test
de Tébessa'. On a trouvé à Thubursicum riuscriplion funéraire
d'un praefedus cohor{lis) I Musnlam'iorum) in Maw[ptania), qui fut
duumvir désigné de la colonie*.
4.S0.
Haut. a™,5(j. larg. 011,67, épaiss. o™,3o. Haut, lettres o™,o4.
M-TADI-PRISCI
PIVS-VIXI f-w^
A N • L X V .
H • S • E
4«i.
Haut. 2 mètres, larg. on\6i, épaiss. o<^\2~. Haut, lettres o"',o5.
Au-dessus, deux guirlandes.
D M S
D M S
a ANC
APRO
H AR I
NI AN
V S X
OVEL
V M I
L A • P
DICV
VA
S- PVA
X L ^'
LX
H S E
H S E
) .Wilmanns. Ephemeris epiç/raphica. t. II, p. 278-270; Mommsen, Rœmische Geschichte,
t. V,p. 633-634; C. /. L., 11431 et 16692; Cagnat, L'armée romaine d'Afrique, p. 18.
2. C. I.^L., 4879.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 343
La première et la dernière lignes sont en dehors du cadre.
482.
Haut. i™,8r, larg. om,44, épaiss. o",2r. Haut, lettres o™,o35. Au-
dessus, croissant.
LABERI VS
INGENVS P (sic)
VIX • AN • XXX
H S E
Ligne 2 : Ingénus, fréquent pour Ingenuus ; voir C. l. L., p. 1027.
4'S'5.
Haut. 1^,75, larg. o™,43, épaiss. o'°,23. Haut, lettres o™,o45.
A • LABERIVS •
A • LIE GRATVS •
V • AN • LXXXXV
H S E
484.
Haut. i™,7i, larg. o"',43, épaiss. o™,2f). Haut, des lettres o™,o5.
Cadre.
IVLIAtïINGENVA0
FILfclVLlC&PASTO
RIS2iVX(ï'PIA!5VIÏ'
ANeXXXV^HtSSG^ECé
Il semble que le graveur ait passé avant fû{ifi) l'indication du
père.
485.
Haut. i",o5 (brisée en bas), larg. on',43, épaiss. oni,i7. Haut,
lettres o"', 04. Au-dessus, deux croissants.
D M s
V I B I
A P
LXXX V A
MVHSE XXII
344 QUATRIÈME PARTIE
486.
Haut. im,3o, larg. om^o, épaiss. o'",;>5. Haut, lettres om,o5. Au-
dessus, croissant.
D ■ M • s
C R E s C E X
TIO -ZABVL
LI • FIL • P • V •
A X • X I I •
H • S • E
487.
Haut. iœ,88, larg. o^,3-, épaiss, o",33. Haut, lettres 0^,045.
Au-dessus, croissant. — Très nette.
Q.Ï=BEREGB
.A L p I A \' I N
LXI-
H • S -E
Cette inscription est fornuilée d'une manière irrégulière. A côté
du féminin pia, on lit un prénom (?) et le nom Beregbal qui ne
conviennent qu'à un homme.
Haut. a'^.SJ, larg. o^^S, épaiss. o'°,24. Haut, lettres o^joSS.
Au-dessus, croissant.
IVLIVS -CE
LER -ZAB
VLLI-F-
P • VIX •
AN • XXI-
H-S-E-
489.
Haut. im.o3, larg. onn, 39, épaiss. o™.i8. Haut. o"i,o4. —Très fruste.
MON^
P I A • V I x'm
AN • LXXXI •
Mon[nula^
LNSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 345
4!)0.
Haut, de ce qui reste (brisée en bas) 011,78, larg. om,38, épaiss.
oi",22. Haut, lettres ora,o5.
RVBELLIA •
B L A N D A
P • V • AN •
L X X V
491-
Haut. i'",o7, larg. o'HjSG, épaiss. o™, 21. Haut, lettres o'",()4. Au-
dessus, croissant,
D • M . s •
FLAVIVS •
FESTVS-
P • V . A • XV
492.
Haut, (brisée en haut) i'",25. larg. 0^,43, épaiss. 011,27. Haut.
lettres o"i,o35.
C • C AECILI V
S • S A T V R N I
NVS • C • CAECI
LIFIDELIS-LIB
P-V-A-XXXXI
H • S • E •
493.
Haut, (brisée en haut) i"»,4o» larg. om,35, épaiss. o™,34. Haut,
lettres o'n,o5.
D • M • S •
C • IVNIVS •
MACRINVS-
SABINI • FIL •
P-V-A-XLVII
H • S • E •
346
QUATRIÈME PARTIE
49A-
Haut, (bas enterré) in>,4o- 'arg. 011,52, épais?, om.oi. Haut, let-
tres 0^,55. — Très nette.
D • M • S D • .M • S
{sic) F A L C A
{sic) \- I C T O
P ï V ï A îS
I V N I V
S £& E I D {sic)
peveAeN [sic)
LV
Inscription de gauche : le chiffre de? années n"a jamais été
inscrit.
495.
Haut. i^ijôS, larg. o'n,4o, épaiss o'n.ai. Haut, lettres o"i,o3d.
Au-dessus, croissant.
T H E R E F N A
M I T A T I S • F •
Q. V I R I \ 1 • T
H I ES I L I S • V X
O R • P I A • V I X
ANNOS-LXXXI
H • S • EST
Therefna, cf. Ephemeris epigraphica, t. V, n° 1000 : Atelliae Te-
refne, et aussi C. L L., 11221 : Sissoi, Tarafan{i)liherta. — Mitatis,
cf. plus haut, no Sgi. — Lignes 3 et 4 : Thi'b]Uis; cf. le nom d'une
ville bien connue, Thibili?, située au nord-ouest de Thubursicum.
496.
Haut. 2 mètres, larg. on>,59. épaiss. o™,25. Haut, lettres o'n,c4.
Au-dessus, deux rosaces et deux croissants.
D
M
S 1
FLORIA
F
I R
M
P
V-
A-
XVII
H
• S
El
\ide"
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA. DE M'DAOUROUCH, ETC. 347
497-
Enterrée. Larg. o-",/,;. Haut, lettres 0^,04. Au-dessus, deux
croissants.
D ■ M • s
IVL-HOS {sic)
V • A • LXX
Iul(ius} Hos^pes?).
49«-
Haut. 2°',2o, larg. o-^^o, épaiss. o'°,26. Haut. lettres om,o35.
Au-dessus, croissant.
PATERNVS
MVSTI • F •
P-V- AN- XVIII
O • T • B • Q.-
H S E
1f)9-
Haut. i"',3i, larg. 0=1, 42, épaiss. o>»,35. Haut, lettres o">,o4.
I V E N A L I s • V
ARTIMII • F- VIX
A N N I S • X X X •
H • S • E .
Mari de Quinta,Q{uinti) Arinis fiilia), I(u)venalis, Varlimi{i) f[ilu),
Hxor, dont l'inscription se trouve à côté (C. I. L., 17192).
5oo.
Haut. im,o6, larg. o'-.SS, épaiss. ora,28. Haut. lettres o^'.oSS.
C • A N T O N I
VS-FELIX-P
VALXXX-
H • S • E
348
QUATRIÈME PARTIE
Haut. i",8i, larg, o"',39. épaiss. o^,?3. Haut, lettres o",o4.
P • S I L I V S • P E
REGRINVS •
PIVS-V- A-LXV
H • S • E
Haut. ;j"',o7, larg. o™,4o, épais?. o",9.5. Haut, lettres o'",o4. Au-
dessus, croissant.
Q. • C A L P V R
X I ^' S • M • F •
PAP • OPTATVS
P • \' • A K • X X I
5o3.
Haut. 2m, 5^, larg. om,45, épaiss. om,3o. Haut, lettres om,o4.
CLODI AMA
T R O N A • L
C A L P V R N I
\' X S O R • P •
^' • A K • X X I
H • S • E
Les inscriptions suivantes (n°^ 5o4-5i5) se trouvent sur un petit
mamelon, situé au sud de la colline où j'ai recueilli les nos ^bb-3o3.
Autel. Haut. i"',44, larg. 0^,58, épaiss. om,53. Haut, lettres
om,o55. Au-dessus, double guirlande.
D
• M • S
Q.
• AED
I
N I ^•
S-
PAPI
RIA-FE
S T V S ■
P
V- A-
L X V • 1
H
•S-E-l
D • M • S
I \- \ I
A • B O N
A • SE • VI
^' A • S I
BI -ET-
MARI
TO-SVO
POSVIT
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUBOUCH, ETC. 3i0
Cette inscription se trouve à côté du i\° 4898 du Corpus : Aedi-
nius Ci'e>icens, etc.
00.).
En partie enterrée. Larg. o"'/}(). Haut, lettres om,o4.
F R O N T O
lEPTAE- F •
PI V S • VIX
A N • L V •
H • S • E •
Fronto [L]eptae, etc. Se trouve à côté du n° 4924 du Corpus :
Rerict, Scini f[iliu), FrontonU Leptae uxor.
.")o6.
Enterrée. Haut, lettres o'",()4. — Fruste.
SATVRNINA
^^VLLI-FILIA
1^7 ANS- ^
^ S ^
Saturnlna, [Zab oa G ud]uUi filia, [p{ia)v{ixit)]an[ni)s [LJou LV].
[H(ic)] s[ita) [e{sl)].
A côté, cippe sans inscription. Buste de femme placé sur un
croissant.
Ras d'un cippe. Haut, de ce qui reste o'*i,83, larg. o",39, épaiss.
o"i,i9. Haut, lettres o",o35.
Une inscription bilingue (luline et néo-puuique) a été trouvée
précédemment à Khamissa {Bulletin d'Hippone, n» XXI, 1885,
p. a4i ; Recueil de Consfaniine, t. XXVI, 1890-1891, p. 356; C.
I. L., 1718U). Elle est aujourd'hui au Louvre.
350
QUATRIÈME PARTIE
r)oS,
Haut. o"",9<), larg. o™,5i, épaiss. o"','>o. Haut, lettres om,o3.i. —
Mal gravée.
D • M • S
L ^■ C V S T I o
ZABONIS-FIL-
P • V • A •
LXV
H S E •
ide
Haut, de ce qui reste (brisée en luiuL) i'",i7; 'arg. o"%63, épaiss.
om,2ii. Haut. lettres o"i/43.
I V L I A l"
V A R I V /
P • V • A • LXXX
Iulia, [P. ou L.] Van{i) it[x{or)], etc.
5io.
Haut, i^iioa, larg. o^jSS, épaiss. o'",o,i. Haut, lettres oi",o5. Au-
dessus, croissant.
D M S
C I N N A S
PROPERTI POS
TVMIFPVA IIII
Haut, 2m,i8, larg. o^sA^, épaiss. on',26. Haut, lettres ora,o4. —
Fruste.
C • LABERIVS • M • F •
QVIRINA SATVRN-
P-V-A-XXXH-SE
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC 351
Enterrée. Larg. om.Sy. Haut, lellres o"',o5. Dans un cadre.
F-V
LX
5..., D... f{ilius ou filia), v[ix(it) ati[nis)] LX. H{ic) [s{itusou sita)
e{sl)].
5i3.
Haut. I mètre, larg. o"j,5i, épaiss. o">,i8. Haut, lettres oni,o4.
Au-dessus, deux croissants.
D M S
BASABV
LVS • VI
XIT NN
LXXXI
D M S
AEMILIA
NATALIS
VIXIT
AN LXXXXI
La troisième lettre de la ligne 2 est un Z : cf. pour la forme une
borne milliaire de Dioclétien, trouvée dans la Maurétanie Siti-
fienne : Hiibner, Exempla scriplurae epigraphicae latinae, p. lxvii
(là, le Z a en outre une barre médiane). — Peut-être faut-il recon-
naître le même nom dans une inscription de Bou-Aftan (C. I. L.,
16996) : barzazbulli (Bouvière); BariabuUi (Reboud).
D14.
Haut- '2"^, l'y, larg. o'",39, épaiss. on',22. Haut, lettres o™,o3.
RVFVSWWWm
H ■ S -m
Rufus, [Gud]uisl fi[l{ius), via:(it)], etc.
353
QUATRIÈME PARTIE
D • M ■ S
TH A D k
NAM
P H AMO
\IS-FIL-
5i5.
Haut, ini.ai, larg. o"',57, épaiss. o^ja^. Haut, lettres o'n,o45.
Au-dessus, deux croissants.
D-M'S-
HELVI
V s ■ s A
TVRNI
NVS
Les âges ne sont pas indiqués.
Les deux inscriptions qui suivent ont été recueillies le long
d'une route antique qui commence près du théâtre, àl'Ain-el-Ioudi.
et se dirige au nord vers la Medjerda.
5iG.
Haut. 2 mètres, larg. 0^,46, épaiss. o™,38. Haut, lettres om,o.T
(om,o25 pour la dernière ligne).
D • M • S
C • IVLIVS
P R I M V S
P- V- ALV
H S E
Autel. Haut. 111,07, larg. o"i,43. épaiss. o'".4o. Haut, lettres
om,o35. Au-dessus, guirlande.
D M S
c • IVLIVS
SIAVSTVS
P V A LX
H S E
Ligne 3 : probablement [F]austus.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 353
Dans la ville aulique, parmi les décombres d'un fort byzantin,
situé au sud du théâtre et dominant la plaine de la Medjerda', j'ai
copié deux inscriptions :
5i8.
Haut, (bas enterré) o"',So, larg, om,4o, épaiss. o<n,23. Haut, let-
tres om.oS.
DM • S ■ COR
N ELI VS • E
GI N VS • P •
VIX • ANN • LX
r>tç).
Haut. im.fi.T, larg. o'°,\'?., épaiss. o^say. Haut, lettres oni,o5.
D M S
a P E S
CENNIVS
Q. F PAP
A V I T V S
P I VS
V I X AN
LXII H S E
53o.
Dans une ruine byzantine (oii se trouve l'inscription C. l. L.,
nooi; n" 7 de mon plan). Haut, (brisée en haut et en bas) o"',7o,
larg. o'",49, épaiss. o"',i7. Haut, lettres 0^,04.
D Nt s
C • AVI.WIVS
.MARCEL
LIXVS • P • V •
. ^ s: V ^.T Y
1. C'est l'édifice indiqué par la lettre D dans le plan de M. Chabassiére, Reciieil <1e
Conitantine. t. X, 186G, pi. Il (cf. ibidem, p. 120 et pi. V, fig. 2: pi. XIX, fig. 3).
N" 3 de mon plan.
354 QUATRIÈME PARTIE
C'est sans doute un parent de L. Avianius Marcellus (C. /. L.,
4894), dont le cippe se trouve au sud de la ville, et de Q. Avianius
Marcellinus [C. I. L., 17164), qui fut décurion et édile à Thubur-
sicum et à Sicca Veneria. Cette famille était de Bône*.
KNSGIUPTIONS DE KHAMISSA, L»E M'DAOUKOUCH, ETC. 355
CHAPITRE II
Madadra (M'daourouch)
M'daourouch, l'ancienne Madaura, a été visitée déjà par plu-
sieurs archéologues, en particulier par MM, Héron de Villefosse,
Wilmanns et Masqueray-. J'ai fait dégager dans les cimetières an-
tiques un grand nombre de pierres portant des inscriptions;
quelques-unes aussi au milieu même des ruines de la ville, où elles
avaient été employées comme matériaux de construction. Aucune
de ces pierres n'a la forme d'un caisson. La forme la plus ordi-
naire est celle de la stèle allongée, mesurant im,5o à 2 mètres de
hauteur (rarement moins ou plus). La partie supérieure de ces
stèles se termine en général en pointe; d'autres sont arrondies.
L'inscription est le plus souvent enfermée dans un cadre. Au-
dessus, il y a très fréquemment des ornements en relief : un ou
plusieurs croissants, une ou plusieurs guirlandes, des rosaces.
On voit souvent aussi à cet endroit des bustes ou des personnages
en pied enfermés dans des niches rectangulaires ou cintrées, quel-
quefois flanquées de deux colonnes. Parfois, le bas de la stèle est
taillé en forme de talon pour être planté dans une inensa qua-
1. C. I. L., 4894 : L. Avianius, L. f{ilius), Quir{ina), Ma7-ceUw!, ciu[)]t{ate) Hip-
poniensis. Il s'agit plus probablement d'Hippo Regius que d'Hippo Diarrhytus.
2. Sur Madaura, voir C. I. L., p. 1609-1612 où l'on trouvera l'indication des travaux
antérieurs; Tissot[-Reinach], Géographie de la province romaine d'Afrique, t. Il,
p. 816. — Les principaux monuments de M'daourouch (fort byzantin, mausolée,
thermes [?]) ont été reproduits, d'une mauière médiocre, par M. Chabassièrc, Recueil de
Constant ine, t. X, 1866, pi. V, fig. 1 et pi. VII, 11 existe un plan de M'daourouch,
inséré comme carton dans la feuille n" 7 de la carte qui a été dressée par le génie eu
ISiiO et qui est mentionnée plus haut, p. 293-294, n. 1. — Mention de l'ethnique Ma-
daurensis dans une inscription trouvée près d'Auraale : Ephemeris epigraphica, t. VII,
n« 489.
356
UUATHIÈME PARTIE
drangiilaire qui oftVe, en avant de la mortaise correspondant à
ce talon, des représentations en creux de plats ronds ou carrés».
— A côté des stèles, on trouve aussi, mais moins IVéquommont,
des autels quadrangulairos de i'",[)o environ de haut, présentant
en haut et en bas d'élégantes moulures et d'ordinaire ornés d'une
guirlande au-dessus de l'inscription funéraire. Stèles et autels sont
en pierre calcaire. — Dans les deux principaux cimetières de la
ville, celui de l'ouest (où ont été trouvés nos nos 521-626) et celui
^ au. cLi a- 1
Ouua
du sud (636-654), les tombes que surmontaient ces cippes étaient
creusées dans le roc; quelques-unes se trouvent aujourd'hui à
découvert : elles sont en général de forme rectangulaire et peu-
vent contenir plusieurs personnes. J'ai essayé d'en ouvrir d'in-
tactes, mais ces caveaux sont fermés si hermétiquement et avec
des quartiers de roche si massifs, qu'il aurait fallu un outillage
1. Cf. des mensae analogues publiées dans le Recueil de Constant ine, t. XXII!.
1884, pi. 1 et II, et dans Delamare, Exploration scientifique de l'Algérie, pi. 76 et 77.
2. N' 1. Fort byzantin. — 2. Mausolée. — 3, 3. Grande ruine (thermes?). — 4. Cime-
tière. — 0. Autre rimctière. — 6. Maison du caïd. — 7. Maison d.i clicikh.
INSCRIPTIONS DK KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 357
spécial pour réussir dans cette opération : j'ai dû y renoncer'. Les
Arabes trouvent parfois aussi à Madaure (im particulier, m'a-t-on
dit, au sud-est du mausolée romain et presque en face de la mai-
son du cheikh) des tombes où le mort est recouvert de deux
rangées de briques plates, disposées en dos d'âne ; à l'intérieur
on recueille quelques poteries : plats, oenochoés et lampes. J'en ai
vu plusieurs : elles sont d'une technique assez fine. Je crois qu'on
ne perdrait pas son temps ea faisant des fouilles dans les cime-
tières de Madaure avec des moyens de travail suffisants.
D'après les épilaphes, la proportion des éléments indigènes
*lans la composition de la population semble avoir été plus res-
treinte à Madaure qu'à Thubursicum. Les noms qui ne sont pas
romains apparaissent en plus petit nombre. En voici la liste :
Aris : n° 503 de ce livre.
Balsille : C. 1. L., '^m-j.
Bargeus : C. I. L., '176a.
Baric : C. I. L., /ly'îo; n"" 50'), G76.
Barigbal : C. I. L., 4729.
Biricistus : n" 669.
Cronha : C. I. L., 4673, 4674.
r.ududup, Gududa : n°'6()8, fiafi.
lafic : n° fiai,
lasuc : n" 61 1.
Lucitas : Maxime de Madaure, lettre insérée parmi celles de
saint Augustin, 16 § a.
Massuricus : n" 640.
Miggin : Maxime de Madaure, Lettres de saint Augustin, 16 § a.
Namgidde : n° («19.
Namphadora : C. /. L., 4743,
Namphamo, Namphame : n°^ 639, G67; Maxime de IHadaure, ibid.
Ocar : n° 5oo.
Sala: n" 5a i.
Sanam : Maxime di; Madaure, /. c*.
Zabo, Zaba, Saba : n"' 5a8, 55a, 665, 55o.
1. Jfi no (Joute pas. pour ma part, que ces c;»vit6% dont quelques-unes sont à décou-
\ert, ne soient des tombes, contrairement ù l'opinion de M. Masqueray, dont les efforts
ont .Hé aussi Inutiles que les miens {Bulletin de Correspondance africaine, t. I, 1883
p. 295-296). ' '
i. Cf. C. I.L., 17297.
3-j8 QL'ATHIKMR partie
J'y ajoute ces quatre noms dont la lecture est douteiiso' :
Aiburhu ? : n" 59^.
Bassprims? : n" ^fij.
I.j^uar? : n° 5(55.
Zamarisa? : n° 567.
En rcvanclie, les noms se rattachant à ceux des empereurs du
ler siècle sont fréquents. Il y a beaucoup de lulii, et un assez
grand nombre de Clnudii et de Flnvil. On ne trouve pas d'Ulpii,
ni d'Aurelii; peu d'Aelii^. Les doubles cognomina, donl le second
se termine en -anus, ne sont pas rares :
C. Iulins Oonatus Sabinianus : C. I. L., 47o5.
C. lulius Salurninus Sabinianus : C. L L., Ifif)'-
[Iul]ius Securus Claudla^nus : n" 099.
Ti. Claudius Festus Festianus : n" G59.
Ti. Claudius H'>noralus Kampaiiianus : n° 66r.
(Ti?) Claudius i.ucinus Festianus : C. I. L., 4728.
Ti. Claudius Saturninus Kampanianus : n" (îGo.
Ti (?) Extrikatus Fufianus: n" 591.
Ti (?) Severus Fufianus : n" 591.
T. Flavius lanuarius Laurianus : C. I. L., 47'a.
Apulaeius (sic) Datianus Ponponianus {sic) : C. I. L.. '1693.
L. Fabricius Saturninus Folicianus : C. I. L., x6888.
La tribu de Madaure était la tribu Quirina^ : on la trouve même
indiquée dans quelques inscriptions de femmes^.
A en juger par les inscripiions, comme par les quelques ren-
seignements que l'on trouve dans les auteurs. Madaure semble
avoir été la ville la plus romaine de la région de la Medjerda supé-
rieure. Les arts et les lettres y étaient cultivés : les jeunes gens
venaient y l'aire leurs études. Les temples étaient nombreux;
comme Ta déjà fait remarquer M. Masqueray^. on a recueilli beau-
coup d'inscriptions nommant des prêtres ou des prétresses : ce
I. loi (C. /. L., 16892) est peut-élre unn erreur du gr iveur pour IiiKJus).
-1. Nos n" 548. 627 ; C. I. L., 4688.
3. Kubitschek, Imperium rnmanum trilnitim fliicriptum, p. loi, el les inscriptions
qui suivent, passim.
4. C. I. L.y 4721, 4741 ; nos n°* 543, 5S1, G20. Cette indication est très fréquente à
Thibilis (C /. L., p. 1087). — On remnrquera aussi qu'à Madaure les femmes portont
quelquefois des prénoms sur les inscription? : nos n»" 527, 530-552.
5. Bulletin de Correspondance africaine, t. I. 1883, p. 295.
INSCRIPTIONS DE KIIAMISSA, DE M'DAOUISOUCM, ETC. .159
sont des sacerdotcs loris (C. I. L., ifiSjâ), Caeleslis [C. I. L., 4073,
/,fi74)', Telluris (notre n° 067), Saturni (nos n°* 552 et 553), IHu-
tonis (C. 1. L., /|()<So, /,r,83, 4687), I?6c?'i Patrh [C. I. L., 4GS1,
4r)8'.>.)*. II y eut des martyrs à Madaure dès l'année 180'; on con-
naît quelques évèques de cette ville au iv^ et au v^ siècles* et on y
a trouvé quelques inscriptions chrétiennes^ : cependant le chris-
tianisme triompha tard dans celte ville; au temps de saint Augus-
tin, la plupart des habitants étaient restés païens».
Voici une statistique des âges relevés sur les épitaphes de
M'daourouch :
Nombre des individus
Années. , . . .
morts a cet âge.
Moins de 10 20
De 10 à 20 (exclusivement) 20
De 20 à 3o 37
De 3o à 40. ..... 28
De 4» à 5o. . . 28
De 5o à fio 3i
De 60 à 70 36
De 70 à 80 43
De 80 à 90 33
De 90 à 100 19
Au-dessus de 100 10
"3Ô5
Comme je l'ai noté plus haut, à propos de Khamissa, les âges
ne sont pas toujours exactement indiqués sur les épitaphes, sur-
tout pour les personnes mortes dans un âge relativement avancé :
les chiffres ronds (55, Go, 65, 70, 75. 80) apparaissent trop sou-
vent pour être exacts. En comparant les deux tables de M'daou-
rouch et de Khamissa, on remarquera que les cas de longévité
étaient un peu plus fréquents dans la première de ces villes.
1. Cf. ^ussi à Sidi-Brahim. lieu voisin de M'daourouch : C. I. L., 16Sfi5.
2. Un sacerdo<! sans qualiPicatir dans notre n° 677. — Voir encore C. I. L.. 16S76.
3. Voir à ce sujet Nnumann, Dcr rrimische Staat iinri die allgemeine Kirche, p. 76,
et 286.
4. Pour les annc'^os 349, 411 et 484 : voir Morcelli, Africa chrhtiann. t. I, p. 210.
5. En fout quatre : C. I. t., 4762 (= C. I. L„ 16872), 4763, 16907 et notre n" 627.
Les inscriptions n" 627 et C. I. /.., 4763 smil. je crois, les plus anciennes et appar-
tiennent au IV' siècle. L'inscription C. T. L.. 16907 serait un peu plu*! récente, et
l'inscription 4762 plus récente encore.
6. Saint Aufrustin. Lettre 232, .§ 2.
360 QUATRIÈME PARTIE
Les nos 52£-6-j6 se trouvent dans le grand cimetière de Ma-
daiiro, sur une colline à 'joo mètres à l'ouest-sud-ouest du tort
byzantin (Dra-Douamis, n° 4 sur le plan).
521.
Haut. i'",o4, larg. on>,3j, épaiss. o",23. Haut, lettres on>,o35.
Au-dessus, croissant et tète de femme dans une niche.
ALBVTIA
SALA VIXIT
ANXO.^ Lx''>
Sala, cf. C. I. L., 44io : Salla, et le cognomen d'homme Salo
(C. ;. L., 8773).
522.
Haut, (brisée en bas) o"',83, larg. om,42, épaiss. o'n,35. Haut,
lettres om,o45. Au-dessus de l'inscription, trois guirlandes.
D • .M ■ S •
L ■ POMPEIVS
TERMINALIS"
PIVS • VIX • AN •
LXXXX-H-S-E-
523.
Fragment. Larg. om,6i. Haut, lettres : à gauche, om,o6 ; à droite
oni,o5.
024-
Haut, (haut brisé) ira,25, larg. o'n,37, épaiss. 0^,21. Haut, let-
tres on',o4.
L VC ILI VS
DONATVS-H-
S- E VIXIT AX-
IS LXXXV
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DK M'DAOUROUCH, ETC. 361
525.
Haut. l'n.yo, larg. o"i,/i2, épaiss. oi",'»7. Haut, lettres o"i,o/|. Au-
dessus, rosace et deux croissants.
CNEVS-POMPEIVS
LVCINVS VIX
ANNIS XXXXX
XXXV
MVNATIA MA
T R O N • V I X
ANNIS
XXXXXX
526.
Fragment. Haut, lettres 011,04. La première ligne est en dehors
du cadre.
D M
nCLAVDIVS
M A R I I V s
PI VS
IXIT • AN
XXV
H S
EGNATIA
avARTA
PI A
VIXIT AN
LXXXV
S
Ligne 2 : peut-être MARkvs.
527.
Haut. i"i,70, larg. 011,67, épaiss. om,33. Haut, lettres 011,02').
Au-dessus, sous une arcade supportée par deux colonne? corin-
thiennes : croissant, rosace à six pétales, deux femmes vêtues
d'une tunique ceinte sous le sein et d'un manteau passant sur
l'épaule gauche, se donnant la main.
D M s
L V C I A
L O L I A
DATIVA
VIXIT ANIS
XX V H S E
D M S
L V CI A
LOLI A
SATVRN I
NA VIXIT
ANÏS XXV
362
QL'ATRIEME PARTIE
On a plusieurs autre? exemples à M"daourouch de pronoms de
femmes inscrits sur des épitaphes : voir plus haut, p. V^-. n. 4.
528.
Haut. i™,ii, larg. en, 43, épaiss. oni,i4. Haut, lettres om,o6.
Au-dessus, croissant.
DIS MAXfe
L • I VLIVS
L-F-ZABO
VIXIT-AN
XI. M EX S
\' ■ K S E
A )a cinquième ligne, il y a peut-être : XXI.
529.
Haut. iin,o2, larg. o™,6o, épaiss. o"i, 21. Haut, lettres on',o4. Au-
dessus de rinscription, double guirlande.
^ -M S
i A i CI A M A E C I A
^MERITA CERTA
^'V A IIII P V A VIII
il S 1;
[M]n[é\cia [Em]erita, etc.
53o.
Haut. i™,43. larg. o™.4r. épaiss. om,ofi. Haut, lettres o"i,o4. Au-
dessus, trois croissants.
D .\I S
D M S
D M ?
.MVSTI
C A R A
F F. \- c
1. V S
P I A V I
Tvs ri
P I V S
XITAX
V s \- 1 X
VIXIT
XI S IX
I T A X
AXXIS
XXVIII
H S E
Il s 1-:
XIS XXX
H s E
INSCRIPTIONS DK KIIAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 363
53i.
Haut, (brisée en haut) i"i,37, larg. o'"4j, épaiss. om,22. Haut,
lettres o^'.o.S. Au-cIl-ssup, rosace, croissant flanqué de deux ro-
saces.
HOSTII.IA^I.ç;
F53 VR B A
N A« VIX
IT«!ANNIS
LX HSE
532.
Haut. im,2o, larg. om,4i, épaiss. 0^,28. Haut, lettres om,n3 à
o">,o5. Au-dessus, croissant.
Q. I N T I V s
M I I C I V S
SATVRNI li ) (sicomnia)
I I C I A I
Cette inscription présente des irrégularités. — Q{u)int(i'^m M{a)e-
cius Saturni[n£us) [qiui)'!\ vlxit (annis) LXXXX. Je ne comprends
pas le sens do la dernière ligne : peut-être [H]ir. ia{cet).
534.
Haut. i'",i6, larg. o°,47, épaiss. 011,37. Haut, leltrcs o"i,o35
Au-dessus, croissant. — Très fruste.
am^^â A D M-
. i'!?^15î^XIT A\\
LXXXX
A<ilu[lnr vi].vit, etc.
364 QUATRIÈME PARTIE
535
Haut, im.45, larg. o">,45, épaiss. om.aG. Haut, lettres o™,o4. Au-
dessus d^ l'inscription, deux croissants.
D M S
Fi^IVS I V N I A
FESTVS CO'WM/Z
P • \' • A R D I A
LXV P • V • A
H • S E LXX
H S • E
'B\lamus\ etc. — \unia Co[nco]i'dia, etc.
536.
Haut. i™,4i. larg. om,45, épaiss. on>,24-Haut. lettres o™,o4. Au-
dessus, croissant.
DIS M'.lAMn
ANIS LXXX
XV
537.
Haut. im.Sâ, larg. o'n,o4, épaiss. om.aj. Haut, lettres o">, 04. Au-
dessus, dans une niche rectangulaire, un homme portant une
tunique courte (haut, de la figure o'",45). — Très fruste.
ss M S
t^aORNELI
ÎW/teVRBNVS
PSSÏ'^IISXXI
,[C]orneli[us] TJrbanus [vix{it) a(n)n]is XXI.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 365
538.
Haut. i">,r>!,, larg. i'",37, épaiss, om,25. Haut, lettres o'«,o'ir>.
Au-dessus, croissant.
D M s
L CA LPVR
N I V S av I
N T I L L V S
V I X • A N N
XXXV
539.
Haut. l'njSG, larg. o">,32, épaiss. o^ijaS. Haut, lettres on',04.
Au-dessus, croissant.
D M S
M V N D I C 1 A
MARCELLA
p. V-A-LXXV
540.
= C. L L., 4711- — Haut, de ce qui dépasse le sol im,ii, larg.
o™,44, épaiss. oni,33. Haut, lettres o'n,o4 à o'",o5. Au-dessus,
croissant. — Ligne 2, lire :
FABIA C F
Lignes 5 et 6 : points après annis, après L, après H, après S.
541.
Haut. i"',o4, larg. om,53, épaiss. om,23. Haut, lettres om.orv5.
Au-dessus, deux oiseaux affrontés et double guirlande.
D M S
CLO L I
VSLOLI
FILIVS-P
V I A N
XXXVIII
vide.
306
QUATRIÈME PARTIE
542.
Haut. i">,3G, larg. om,49> épaiss. o™,25. Haut, lettres om,o5.
Au-dessus, croissant,
D M s
T FLAVIVS
LONGINVS
P V A XXIII
H S E
543.
Haut, (haut brisé) im,58, larg. o"',b3, épaiss. o^jaQ Haut, let-
tres o'n,o4 et om,o3.
i>\
CLAVDl/}
FILlAQVIRl'îr
SECVRA P V
A XL H S E
C AEMILIVS
DONATVS P
V A • X II I
C AEMILIVS
^OGATVS RO
GATI FILIVS
P V A X X
D I A 1 <_
VSQ.Vl|^
NAPIVS Vl[
X I T N N I S
LXXX XI I I
C A E M I L I
VS ROGATVS
NLPOS PIVS
VIXIT N
NIS LU HES
D. [m. s]. Claudi[a,...] filia, Quirin(a), Secura, etc. ■— Pour l'in-
dication de la tribu, mention irrégulière dans une inscription de
femme, \oir plus haut, p. 357. — Inscription de droite : ....C[lau]-
dia[n]us, Qid[ri]na, etc.
LNSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 367
544.
Autel. Haut. im,o5, larg. on»,33, épaiss. o'",4o. Haut, lettres
o™,o4. Au-dessus, trois guirlandes. — Très fruste.
p H o R mmmm
OIOÎÎVS "itEMM
FELIX PI
VS VIX
A N N î S
L X I 1^
P HORDîON^
V S P A R Ig^
PIVS V!
A N N^
H S E
545.
Autel. Haut. i™,S5, larg. om,4i, épaiss. o"',35. Haut, lettres
om,o35. Cadre orné d'un rinceau gravé. Au-dessus, triple guir-
lande d'un travail soigné.
D M S
SENTI A P HOR
D O N A D I O X I
TAPI A VS COM
VIXIT MODVS
A KNIS PIVS VI
L X V XIT AX
X^S L't^s.v
USE
546.
Haut, (haut brisé) im,32, larg, om/,-, épaiss. 011,29. Haut, let-
tres om,o43.
rrrs pivs VIXIT
VIXIT AN An's LX h S
I s L X X E
H S E
368
OUATfUÈME PARTIE
047-
Haut, a mètres, larg. om,53, épaiss. on>,29. Haut, lettres om,o5.
Au-dessus de linscriplion. double guirlande.
D M S
L-CAECILI
V S C A S T
VS PIVS
V I X I T
A X N I S
L V
H S £
D M S
C L A \' D I A
VICTORIA
PI A VIXIT
A X N I S
XXI
H S E
548.
Haut. 2ra,o3, larg. om^s, épaiss. o"\2\. Haut, lettres om,o4. Au-
dessus, deux croissants.
D M S
L ^ B A E B I ^ A FL I A
VSCRESi FORTV
C E X S :r P ^ X A T A
x a t i o x e ,- p • \" i
italica-va; xtt-ax
LXXII HiS>E2 LXIl HS
Dans l'inscription de gauche, le mot pins) est placé d'une ma-
nière irrégulière.
â49-
Haut, de ce qui reste i'^,b3, larg. o^,bo, épaiss. on'jSg. Haut,
lettres om,o35.
.[Ste2]phanu[s]y etc. — Le mot libertis a été grave après coup.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 36.)
Haut, de ce qui reste i"\C)\, lar?'. o'",^. épaiss. o"i,3o. Haut,
lettres D'i^D'ir».
D M s
TI CLAVDIA HONORATA
PI A VI^^NIS XLV
S EXT I A M SEXTIV^
SAlîAFI Q. FORTV^;^
P I A VI TVS PI^S^P
X I T N ÎN S X I T N • Lxx^
XXVIII
H S ^
D. m. s. Ti{beria) Claudia Honorata pia vi[x{it) a{n)]nis; XLV. —
Sextia Saba, fi{lia], pia vixit annis XXVIII. H{ic) s(ita) [e{st)]. —
M{arcus) Sextiu[s], Q{inrina), Fortii[na]lus pins [vi]xit an{nis) LXX
[...] — Saba, probablement le même nom que Zaba. Il se pourrait
cependant qu'il y eût Sala : cf. plus haut, n" 52i.
Haut. i"\()'^, larg-. om,Gi, épaiss. o™,:ii. Haut, lettres om,o55.
Au-dessus, guirlande et deux bustes de jeunes filles.
D M s D M s
C M A T I C M A T I A
AOCAR PVPA PI
PIA V IX A V AN VII
ANIS LXX C M PACA
D M S TVSPIVAVII
Le cognomen Ocar m'est iuconuu. On a grav»'- après coup l'ins-
cription de C. M{atius) PacMtus et on Ta placée comme on a pu,
aux deux places laissées libres sous les inscriptions antérieures.
L'abréviation insolite du noimn s'explique parle manque de place.
o70 OUATMIÈME PARTIE
552.
Haut. 2'n,o5, larg. o"",:)-, ôpaiss. om,33. Haut, lettres oro,or). Au-
dessus : 1° rosace et guirlande; 2** dans une niche cintrée, à
gauche un homme vêtu de la toge, à droite une femme vêtue
d'une tunique et d'un manteau qui passe sur l'épaule gauche; de
la main gauche elle tient les plis de son manteau, elle donne la
main droite à son mari (haut, des figures o™,58).
D M s D M s
T FLAVIVS
P R I -M V S T I C L A V
SACERDOS DIA ZAEA
SATVRNI P V A
PVA LXXXX
LX^V
H S ^
H S E
On ne connaissait pas encore à Madaure de sacerdotes Saturni'.
Cf. le n° suivant.
553.
Haut, de ce qui reste i™, lo, larg. i™,6o, épaiss. on», 34. Haut,
lettres om,o6.
i . A 600 mètres environ au sud de la >ille antique, sur la pente du Kondiat-bou-Sesson,
on voit un assez grand nombre de stèles, dont beaucoup sont encore debout. Elles
n'offrent pas d'inscriptions et reprt^sentent des personnages en pied, sculptés très gros-
sièrement et aujourd'hui très frustes. Il a pu y avoir là un sanctuaire de Saturne.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 371
[D.]m. [s]... Calp[ur]nius Datus, sacerdos Saturni, p{ius) v(ixit)
a{nnis) LXXXXV. H{ic) s{i(us) e{st). — v{ixit) [a(nnù)] LXV.
[H{ic)] !>{Ua) e{st).
554.
Haut, (haut brisé) im,3i, larg. om,48, épaiss. otn,2o. Haut, let-
tres o'",o4.
D M S
VALERIA ^'E
RTVLLA • P •
V ANNIS LXX
H E E {sic)
Valeria [T]ertuUa, etc.
555.
Haut, (haut brisé) i°>,io, larg. o-^^y, épaiss. o"", 18. Haut, let-
tres o^joS.
fM S
/beleiIa
nrERTI/^
PIA • Vl^ §
Bel{l)e[ni]a Teitia, etc.. Celte inscription se trouve à côté du
n» 4695 du Corpus : Q. Bellenius Secundus. etc.
556,
Haut, (bas enterré, haut brisé) i",o5, larg. o™,4o, épaiss, o°',33.
Haut, lettres om,o35.
CORNELI A
LALLA PIA
VIXIT • AN •
XXXX • H S E
557.
= C. I. L., 16887 (Masqueray). Haut, 2^,22, larg. o°»,58, épaiss.
372
QUATRIÈME PARTIE
o™,37. Haut, lettres oni,o.4. Au-dessus, une guirlande. — Il y a des
points après VM de la seconde ligne, après Corncllus, après For(u-
natus. Je lis à la quatrième ligne :
VIX ANN . LXXXV
ri58.
Fragment. Haut, lettres oin,o45. Au-dessus, croissant et double
guirlande.
■~ M S
^ORTV^|
>
Haut, de ce .qui dépasse (enterrée) im,o5, larg. i)m,4i, épaiss.
o'n,2i. Haut, lettres om,o'j. Au-dessus, dans une niche quadran-
gulaire, buste de femme.
ORTESIACE^
SINA VIXIT
ANNIS • XIII
Ortesia {= Hortensia) Ce[l]sina, etc.
56o.
Haul. (Iiaul brisé) im,i2, larg. oïn.Sa, épaiss. o™,26. Haut, let-
tres o™,o3.5 (dernière ligne o"i.o23). Au-dessus, cavalier tourné à
droite et teuant de la main droite une épée (?).
T I • c L A V.'^
I • CRESCE
AL A • G AL
{sic) R V • M • A ]s
XXXVI ■ ^ /
A N N • L X A
XV- H S e/
P INOCES 1
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 373
Ti. Clau[dius, .. f{Uius) ?] Cresct[ns, e{ques)] ala{e) Gat[lo]ru{m).
miililavïi) an\nis] XXIVI, x[ixit] ann{h) LX[XXrxV. H{ic) s[Uus)
e{st). P{ais), i{ii)noce{n)s.
Sur les idae Gallorwn, voir Ephemeris epigrapldca, t. V, p. lyj.
On n'a, à ma connaissance, aucune preuve certaine qu'une aile de
ce nom ait tenu garnison en Afrique. — La dernière ligne a été
gravée après coup.
56i.
Haut, de ce qui reste ii^.Sy, larg. om,58, épaiss. oni,3i. Haut,
lettres n'n,o4.
I M S
/lia ticlav
Lla
DIVS iMAR
h A s TIALIS
/iXITA PIVS VIXIT
fxXIS LX ANNIS Cil
562.
Haut. i™.47, larg. 0^,39, épaiss. om,2S. Haut. lettres o'",o45. Au-
dessus, croissant.
P O M p E I V S
PASTOR -VI
XIT - NNIS
{sic) X X C • H S E
563.
Haut. i^jGa, larg. o'n,46, épaiss. o™,i8. Haut, lettres o^.cVi à
o"',o4ô. Au-dessus, rosace et deux croissants.
[nie)
D M S
D M S •
POMPEIA
M A K I L I
PRIMA
VS • ARIS
PI A VIX
PI • VS • VI
ANIS
XIT- AX-
LX
LXXV
H S E
H S E •
374 QUATUH^ME PARTIE
Aris : cf. C. I. L., 1G263, 16767, 16772, 17195,
564.
Fragment. Haut. lettres o™,o'j5. Au-dessus, deux couronnes et
deux croissants.
D M s
On n'a jamais rien écrit dessous.
56.-).
= C. /. L., 16S99 (Masqueray). — Haut. i°,5o, larg. o™,45,
opaiss. on>,2o. Haut, lettres o™,o4. Au-dessus, croissant. Je lis :
D S S
{sic) MLTGVAR
BARICIS-F
P • V • AN
NIS XXXI
[sic) H E E
566.
Haut, (brisée en haut) 0^,64, larg. o™,46, épaiss. o",24. Haut,
lettres o™,o4-
.M S
D-LAELIV
S • GEMEL
LVS-P- V-
A • LXXXI
^bA
XIAFORT
VXATA-P-
V- A • LXXI
H S
LAELIA VICTO
R I A • P A R E X T I B \' ^
FECIT
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCII, ETC. 375
5 G 7.
Haut, (brisée en haut) o'",83, larg. on',43. Haut, lettres (irrôgu-
lières) on',o3 à o°',o45. — Mal gravée et fruste.
D I s • M A N
IBVSSACCRI
B A S S P R I M
Z A M A R I S A
SACERDOSTEL
LVRISVIXANN
IS
LXX
Dis manibus sacris. Bassprims'l'i Zamarisal , sacerdos Telluris, v'ix{il)
annis LXX. Le cognomen est peut-être Marisa.
567 bis.
Fragment de stèle : le côté droit manque. L'inscription, dans un
cadre, est truste. Au-dessus : j" rosace et deux croissants ; i>° sous
une arcade soutenue par deux (celle de droite manque) colonnes
corinthiennes, à gauche une femme vêtue d'une tunique ceinte sous
les seins et d'un manteau, à droite un homme barbu dont il ne
reste plus que la têle (haut, de la femme o">,7o).
568.
= C. I. L., 168S6 (Masqueray). — Haut (brisée en haut) i™,5o,
larg. o'^ifi/h épaiss. om,o.g. Haut, lettres o",o45.
D M S
l
TI-CLA^DI
cl
VS N AR
-u
C I S S VS
chia\
PIVS VI
P-VIX-
X I T AN
A N N
N I S L X — LVIK
Inscription de droite : C[laudia ?] Eu[ty]chia, etc.
376
QUATRIÈME PARTIE
369.
Haut. i°>,54, larg. o",35. Haut, lettres o"',o35. Au-dessus, crois-
sant. Exlréniement truste.
DIS MANIBVS
SACRIS
VS P VIXIT
AXNIS XXXXV
H 3 E
570.
Fragment. Haut, lettres om,o4. Au-dessus, croissant.
s
IVS
NS
Fragment. Haut, lettres oni,o4. Au-dessus, double guirlande.
D M s \
L CORNElf
vide VS I A>J
RI VS)
_ P \}
L. Cornel'VjUS lan[ua]rius p{ius) v{ix'd)
572.
Fragment. Haut, lettres o™,o5. Au-dessus, double guirlande.
J M S
Ç' L I V S C A S
(s PIVS VI
(A N N I S
[D.]'m. s. [. . . />/(■«>■> Cuijujs pius vi[x{it)\annis [...H{ic] s{itus) e{st).
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 377
573.
Haut. i'",74, larg. o'^,b-2, épaiss. o™,27. Haut, lettres om,o5. Au-
dessus de rinscription, doul)le guirlande.
D • M • S
B E N N I A
SECVN DA
PIA • VIXIT •
ANNIS • XXV
H • S • E
D ■ M • S
Q.-CALPVR
NI VS • P V
DENS'PIVS
VIXIT ■ ANN
IS-II'H'S-E
(sic)
Il y a évidemment une erreur du graveur dans l'indication du
nombre d'années de Caipurnius : peut-être LI,
574.
Fragment. Haut, lettres o™,o5. Au-dessus, bas d'une figure de
femme.
IVLIA
575.
Haut. I"^53, larg. o'",5i, épaiss. o'^,-2'i. Haut, lettres o™,o5. Au-
dessus, croissant.
D M S
a CALPVR
P VIXIT AN
NIS • XXVII
H S E
576.
Fragment. Haut, lettres o™,o4. Au-dessus, croissant.
{sic)
Ligne 4 : [L]X[V ou X].
SEXi
J
FORT"'
VIXI
ixY
378
QUATRIÈME PARTIE
577.
Fragment. Haut, lettres o™,o5. Au-dessus, guirlande.
D M
I V L I A
F E C V X
D A P I A
V -A- XXXI
M E C I A
C A S T A
PI A V-A(
L X X I I|
H S/^
578.
Haut, (haut brisé) im,23
, larg. 0™,
53, épaiss.
om,32.
Haut, let
très o™,o4.
D M S
D
M s
Lie IX
p c E s
P CESt
lA MT
TIVS • SE
V s M
ROXA
D A T V S
RCHIA
P \- A
P V A
NVS PV
L V
XXV
H S E
A X X
H S E
Marchianus = Mai'cianus : voir C. I. L., \]Il,Ti°^ 47x3 (inscription
de Madaure) et 11483 ; cf. C. I. L., p. mo.
379-
Haut, (brisé en bas) i™,43, larg. o^jGo, épaiss. 0^,26. Haut,
lettres o",o45. Au-dessus, rosace, deux croissants, double guir-
lande.
CESIATERSIA-P'A -M -eRNELIVs
VIX • AVI 2 L"x VRBXVS . PI • Vixf
IVLIA-SISA- KIS-LXV ^
PIA • VIX • AJf I • Lxv M'ÊRXELI^I
CASTVS- V(
AVIS-LXXV
H S q
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 379
D. m. s. Cesia (= Caesia) Ter s la (= Tertio) pia vix{it) an(n)is
LXXX. Iiilia Sisa' pia vix{it) an{n)i{s) LXV. — M. Cornélius Urbanus
pi^iis) vix{it) an{n)is LXV. M. Corneliu[s] Castus p{ius) [v{ixil)]
an{nis) LXX[...]. [I(ic) s{itus) e{st).
58o,
Haut. i'",4o, larg. o",39, épaiss. 0^,34. Haut, lelti-es o"i,o35.
Au-dessus, croissant.
DIS MANI
SACRISCAIICILIAC
RISPINA • VIXIT • AN
N I S LXX XXI 1 I
H S E V {sic)
Bis mani{bus) sacris. Caecilia Crispina vixit annis LXXXXIII. H(ic)
s{ita)e{st). — J'ignore ce que veut dire la dernière lettre.
58 1.
Haut, (brisée en haut) i",i'J, larg-. o™,42, épaiss. om,2i. Haut.
lettres om,o4. Au-dessus, rosace et deux croissants.
Dtï'MCî'S DM si
LICCEIA L APPIvk
L F Q. Q.VIRINY
FAVSTA SATVRNI
VA XL NVS V A
H S E LXV H S E
Licceia, nom rare: cf. notre n" 619. Pour l'indication de la tribu
(Quirina) dans des inscriptions de femmes à Madaure, voir plus
haut, p. 357.
o™i8. Haut, let-
582
Haut, (haut brisé) i"',45, larg. 1
3™,5o, épaiss
treso™,o4. Au-dessus, guirlande.
D M
S
FLAVIA
FLAVIA
SATVR
MATRO
NINA PIA
N API A
V A LXXV
V A I 1
H S E
{sic)
E
1. Cf. C. T. L., VIII, 8i00 : Sisus.
380 OLATRIÈME PARTIE
Inscription de droite, dernière liirno : [L]!.
583.
Haut. i"',4t, larg. o™,4i, épaiss. 0^,17. Haut, lettres o™,o4. Au-
dessus, croissant.
D • M • s •
L • P O M P E I
VS • ROGATVS
VIX • AN ■ L •
H ■ S • E •
584.
Haut. i'n,4â, larg. o™, 38, épaiss. o", 16. Haut, lettres oni,o4. Au-
dessus, croissant.
D • .M • s
V A L E R I A
FAVSTA.PIA
VIX • AX • LU
585.
Fragment. Haut. lettres cm o45.
DUS MANIBV^'
ROCIAPRI.f
VIXIT- A>/'
f
B.oc{c)ia Pn[ma^, etc.
586.
Haut. i™,98, larg. o™,5i, épaiss. o°',3o. Haut, lettres 0^,04. Au-
dessus, croissant.
D M ^
LVERVLAN
IVS- FORTIS
H • SE P
VIXIT-
A X ■ XXXV
Ligne 4 : H{ic) s{ilus} e(s/). P^iits], etc..
LNSCRIPTTONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 381
C'est peut-être la mrme inscription que celle qui est publiée
au C. l. L,, n" 1G904 (Masqueray).
387.
Haut, de ce qui reste (brisée en haut et en bas) ini,58, larg.
oœ,r>3, épaiss. o'",a5. Haut, lettres om.oG. Au-dessus, double guir-
lande.
^ M S
^ T FLAVm
H O N O
\Wi\n: R A T V s
j^NIS P VIXIT
Six XV A N N I s
X X X X I
5 88.
Haut. :î™,i5, larg. om,Gi, épaiss. om,4i. Haut, lettres 0"',o4"' Au-
dessus, double guirlande.
D53M5)S D'ïiM'^SS;
TI <X> CLAVD^ gVVNAtA
dVIRIN^ i/I A I O R
H O N O RîS mGILIS?o
T V S P V VMT S O B R I A
A N WMà ]^ V PIA 2^ V A
H S^DB-a^ LXV H S E
CLAVDIVSDONATVS
P A R E N T I B
I). m. s. Ti. C[aud[ius], Quirln[a] , lIonor[a]tm, p(iM5) vi[xi]t
an\nis] L[X]V. H{ic) s{itus) [e(st)]. 0{ssa) b(ene) [q(uiescant)]! —
D. m. s. [M]unatta [M]aior, [a]gilis, sobria, pia v{ixit) a{nms) LXV.
H{ic) ii[ita) e(sl). Claudiu[s] Donatus parentlb(us) . — Cf. C. l. L.,
4699. (inscription de Madaure) : Antonia Victoria, pia, sobr{ia),
frugi.
vide
382 QUATRIÈME PARTIE
589.
Haut. 1 mètres, larg. o"i,5o, épaiss, o",3n. Haut, lettres o"',o3r).
Au-dessus, deux doubles guirlandes superposées et croissant.
•D M S
DVRNIA
"ÊRTVLA
V-A L'^xxin
VAÊkvS
P k M Y S
V-A LXX
Durnia ' Tertul{l)a v{ixit) a{nnis) LXXXIll. Valerius Frimus v{ixit)
a{nnis) LXX.
590.
Haut. im,55, larg. oi",53, épaiss. 011,28. Haut, lettres o™,o45. Au-
dessus, croissant et double guirlande.
D M S
On n'a jamais rien écrit au-dessous. Cf. plus haut, n° 564. —
On portait donc quelquefois par avance, au-dessus des caveaux
funéraires, des stèles sur lesquelles le nom du personnage était
gravé sur place, au moment de sa mort.
591.
Haut. i'n,8o, larg. 0^,55, épaiss, 0^,22. Haut, lettres o™,o4. Au-
dessus, rosace, double guirlande, guirlande simple.
D
TI ESTRIK
ATVS FV
F I AN VS
PI VS VI
X I T A N
IS LXXX
TI SEVERVS FVFIANVS
FECIT MONIMENTV
[sic) SVIS SVMIIBVS PARENTIBVS
1. Nom rare, cf. De Vit, Onomasticon, s. \.
M
s
TI DON
ATI A
ATVS
LETA
PIVS VI
PIAVI
XITANI
XITAN
SXXXXV
IS C
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDA OUROUCII, ETC. 383
593.
Haut. l'Ella, larg. o™,5o, épaiss. o"',22. Haut, lettres oni,o35.
Au-dessus, guirlande.
D M S
IVLIACONCES
SAPIAVIXANXI
H S E
594.
Haut, (le bas manque) in»,85, larg. 0^,58, épaiss. 011,27. Haut,
lettres o'°,o4. Au-dessus, double guirlande.
D M s
^^ESTRICATVS C L A V D I A
S E V I V E N I ^ M M A I O R I C A
MONIM^NTVM PIA VIXIT AN
«imm\\iIBI ET XX
V XO R I S VE
SlVS VIXIT AN
[Ti T^Estricatus se vivent[e]m {\) monim[e]ntum [fecit] sibi et uxori
su{a)e. [P]ius vixit an^nis). Le nombre des années n'a jamais été
gravé.
595.
= C. I. L., 4690. A la troisième ligne, il y a Q.INTASVI. Au-
dessus de rinscription, double guirlande, et au-dessus encore,
une autre inscription surmontée d'une double guirlande et presque
entièrement effacée. J'ai lu :
^ M ■
E^BASAÛ
^VglNI
384
QUATRIÈME PARTIE
596.
Haut, im/x), larg. o'n,r)3, cpaiss. o'",r>5. Haut, lettres oni,o45. Au-
dessus, triple guirlande et double croissant.
{sic)
D M
I V L I A N V A
RIVS AI BVR
vide
/ HV- V- A-LxTx
îul{ius) lanuarius.... v(ixit) a{nnis) LXXX.
597-
Haut, (haut brisé) i», 43, larg. o'^,43, épaiss. o™,i8. Haut, let-
tres o°,o5. Au-dessus, buste d'homme dans une niche quadran-
gulaire.
D I s • M A î^ B V s
S ACRVM
Q.-CAELIVS -FE
LIX-PIVS- VIXIT
ANÎ^S L • H • S • E •
598.
Haut, de ce qui reste im,56, larg. cm, 61, épaiss. om,29. Haut, let-
tres o°',o45. ,
vide
!^-99-
= C. I. L., 47r)4. Autel. Haut, (la partie supérieure manque)
o'°,9o, larg. o™,46, épaiss. oi",4o. Haut, lettres om,o4. Au-dessus,
INSCKIPTIO.NS DE KHAMISSA, DE M'DAOUKOUCH, ETC. 385
il reste le bas d'une figure d'homme (à gauche) et le bas d'une fi-
gure de femme (à droite).
^ M s
WM/^V^'i- SECVRVS CLAVDI
SSVS PIVS-VIXIT-NNIS
XXVI H S E-PIISSI
imS R A T R I
[.../«/jJHS Sfcio'us Clau'li[an_^us plus vixit antm XX.VI. U{ic]
siitus) e{st) . Piissim[o] fratri.
600.
Haut, (haut brisé) ini,35, larg. o'",3.'>, opaiss. o'°,2(). Haut, let-
tres onj,o3.
S A L V A • R O G A
T I • V I X I T
\sic) A N K K 1 S L X X V
(sic) 1 1 . V X
Salv{ia). — Peut-être à la qualri('mi3 ligne faiil-it lire ux{or),
mot qui aurait été passé après Rorjuti et gravé après coup.
Goi .
= C. I L., 16900 (.Masqueray). Lire à droite : ,
D M s
I \' L 1 A
-MAXI
M A P 1 A
VIXIT
A N L X X I
Et audesso
C • M A R I V s ROM
IVNIOR P VI AN-
Il ne semble pas qu'on ait indiqué le nombre des années. — Au-
dessus des inscriptions, double guirlande et croissant.
■2b
386 Ol'ATHlIvMI<: PARTIE
Go2.
Haut. (haut, brisé) ora,8r), larg. o-,Gi, épaiss. o'^.aS. Haut, let-
tres o",o3 à o™,o4.
C I V s C V I N Z I A
NVSVIXIT AN '''''=
NIS III
H S
Ct/m[/M,s Cxdn'\\cim Cuinzianiis vixit nnnis UI. = Q. Qiiintius{1)
Quintianus, etc.
6o3.
Haut. it",5o, larg. o™,;^''^, épai??. o'",'i8. Haut, lettres: inscr. de
droite o'",o5, d'en bas 0^,035. Au-dessus, double guirlande et trois
croissants.
D M S
T FLAVIVS
vidp MAX l W S
PIVS VIX AN
LXXXX H S E
D M S
FLAVIA-NOVELA-PIA-V
iX-ANNIS-XVrPLAVIA-MAXI
MA • PIA • VIX • ANNIS • VII • H S E
Cette stèle se trouve à côté de celle de T. F. Novellus {C. I. L.,
4718).
604.
• Haut. (haut, brisé) om,î)5, larg. om.SS, épaiss. o™,28. Haut, let-
tres o",o4. Au-dessus, double guirlande.
M
7 ."^
<1VS
iHi^i^mms • A •
s S&E
L\S(^.R1PTI0.\S ni: KMAMISSA, DE M'DAOlJIlOUCd, l'TC. 38'
6o5,
Frasrmenl. Haut, letlros onsol.
p S VICTOR
1^^ E P V S V I X 'î
I^IAEMILIAINGE
'iXNI SLXII
jvjSINVARIVSINGIi
J5PVSVIXTNISXXV
IviVSROGATVSINGE
NEPIVS VIXITN XXI
LAVA STERCEIAPVXN
Ix I 1 H ES
[D. m), s. [..F/rt(;/w?j.s Victor, ['inrjemd'!'bi]cpus {= nepns). vlxit
[annis...] I. — Aeinilia In(je[iiua'! pia'l v]ix{it) an{n)is LXIÎ. —
[.. Flaxrijus Januarius, inrj[enui'! uy.pus, vix{i)l. a/i(rt)ts XXV. ■ —
[... Fla]vius Rogatus, mgc[nui nypÇ'^us'!. vixit nn{_nis) XXL —
[F]laviaSterceiap{ia)v{i)x{il) an{nis) [..] XII. H{ic)e{sl) s{ila).
6o6.
Haut. l'Ojio, larg. ()",'?(), épaiss. o^/iS. Haut, lettres o",o55.
F A B I A
1 N G > N I A N V A
VA P RI VS
VA P V A
X c feî^vX
607.
Haut. i",39, larg. ()m,/^'^, épaiss. 0^,37. Haut, lettres om^o'!. Au-
dessus, croissant.
DIS • M A N I B V S •
VETTIA BLANDA
PIA VIXIT • A • XXXX
H • S • E •
3S8
QUATRIÈME PARTIE
608 . ~
Haut. 1^,'io, larg. om,36, épaiss. om,i6. Sous une double arcade,
uu homme vêtu d'une courte tuniijue. Au-dessous, deux petites
figures vt'tues de même, sous deux arcades.
609.
Haut, (liaut brisé) i mètre, larg. o»\Cy.\, épaiss. om,28. Haut.
lettres o'n,o35.
i
C A E C I L I A^O
tvnata PIA
VIXIT ANNIS
XXX e(~"^^ s
AVT^ vs
p I V,' jlll
H :> ,
W/////M
o p
Caecilia [F]o[v]tunata pia lixit annis XXX.
<w[//inm?jMS piu[s\ v{ixit) a{nnis)] III.
E[gnatiVlius Au-
610.
Haut. i^\2b, larg. o"',J9. Haut, lettres 011,04. Au-dessus, double
ETuirlandc surmontée d'un croissant.
D M S
L TITVRIVS
FESTVS
PIVS VIXIT
ANNIS XXI
H S E
D M S
TITVRIVS FE
STVS PVAXL }
\" A X L ^
[sic]
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 389
6ii.
Haut. (haut, brisé) i"^/^C), larg. 011,61, épaiss. oi^.aS. Haut, let-
tres (irrég.) o'",o25 à 011.040.
{sic]
D M
M S
S E M P R
SE M
I AS V
NIA • 1 A
PRONI
C • AD
I A N V A
A E X T R I
IVTO
RIA-PIA
C A T A P I
RIS-P
VIXIT
A V I X I T
I VS ■ V
A X N I S
A N N I S
IXIT- A
XXVII
LXXXV
X X I S
H S E
H S E
C- V- H
{xic)
S • e'
Pour lasuc, cf. C. I. L., lo'jS (inscription bilingue de Cartilage) :
lasucla.
Fragment. Haut, lettre? o"^,n\:i. Au-dessus, double guirlande.
[..] luliiis [...]liu<>, vir ho[n]omtus,[pi]us v(ixit) fi{nnià) [..jV7.. —
Iulia V[e]nust[a...
6i3.
Haut. 2 mètres, larg. 011,75, épaiss. 011,28. Haut, lettres oi',o5.
Au-dessus, de^ns une niche, femme (à gauche) et homme (à droite)
se donnant la main. Très fruste.
G R I X ^
PlA-v ^
L V • H • s • E
[Pcre]grin[a], etc.
^^ITVS
p I V s • V - A •
LXXXIII •
HS- E ■
1. En dehors du cadre.
390 nL'ATIlH-.MK PARTIE
Aiilcl. Haut, (haut brisù) i'".'}7, lar.ir. o»"/!!, épais-;^. om./|i. Huit,
letlros o'".o'). Aii-ili'??ii<. enirlainlc.
D M S
F L A V I A
P E R E G R I
N A V E N V
S T A C V S (sic)
P I A ^■ 1 X I T
A X N' I S c; X I
H S E
6i5.
Haut. i'",85, lai'g. o'".53, épaiss. o'".3i. Haut. lettres om.o^. Au-
dessus, double guirlande,
D M s
C M' L I V s • M E L A V
DVS|VIX1T-X\IS&LI
C A L I D O XA SV •
S \' M T I BYS
FECIT
Lignes 4-^: Calidon[i)a'^ su{i.<) sitm{i'))tibu!< fecit. Le vide laissé
au milieu des lignes tient à un défaut de la pierre.
616.
Haut, (haut brisé) i"'4â, larg. o"i,38, épaiss. o^'^a- Haut, let-
tres o[",o4. Cadre.
I V L I A P I A
V I X I T A X
XIS-LXXXVI
H S E
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUUOUCH, ETC. 391
G17.
Haut. 2 mètres, larj;-. ()"',r)o, épaiss. (>m,25. Haut, lettros o">,or).
Au-dessus : 1° rosaci' et croissant; u» buste d'iioiiimo bariju.
D M S
a-LABERIVS
FORTVNATVS
P V . N
XXXVII
H S E
(îi8.
Haut. im,8(), larg. o"',r>9, épaiss. '0™, 27. Haut, lettres om,o3.'). Au-
dessus, rosace, double guirlande, triple croissant.
D M S
CORNELIA • IVLIASPICA'PI
FLORA'PIA'VI AVIXITANNIS
XIT-ANNIS ■L"'^'' XL-IVLIAFAVS
C: I V L i V S DO T A • P I A V I X I T •
NATVS -FLO ANNIS 'XXXSS
RENTINVS MAGNIA'MS
TRONA • VXC.^
E I V S •
H S S
Les chifTres des années de C. Iulius Donatus Florentinus et de sa
femme Magnia M[a]lroiui n'ont jamais été gravés.
619,
Haut. i"',43, larg. ()"',44. épaiss. o"\-j>'[. Haut, lettres o'",o35.
Au-dessus, deux croissants surmontés chacun d'un petit disque.
D M S (ï> D M S
C-LICEIVS CL0NA
FELIXVI MGID
XITANN DE-V-A-XLVI
IS LXXX HGiSCàE
H S E
:^9J QUATRIÈME PARTIE
()i>o.
Haut, (haut brisé) i^sTri, larj. o"«,4/|, épaiss. on',o3. Haut, let-
Ucs \ariaiil de o™,o4 à o"',ori. Au-dessu?, croissant.
D M s
IVLIA MATRO
\A • P • V • A •
LXXV
H • S • E • «
fiai.
Haut, (haut brisé) on',88. larg. o>«,5i, épais?. om,o-. Haut, let-
tres o"i,o4.'>.
D m|
TITIXIA FORTVnI
PI A VIX NIS VI III
I V L I A V I C T I T I N V S
CTORIA lAFIC-PIVS
PI A VI Xt V IX • XN]^
X X I S L X X X X V 1 1
L X X X X
H S E
litinia Forlun[ata], etc. — Ligne 4: C. Tilin(i)ui. Pour le nom
lafic, cf. C. I. L.y 69 : Sempronius Quartus, lafis {filius).
621 bis.
Haut. i™,c7, larg. 0^,43, épaiss. om,25. Haut, lettres o™,o45.
Au-dessus, trois croissants.
D M s D .M S
H E L \- I C T I T 1 X^
A FESTI VS - FAV
\' A P I A S T I N V S
\' I X • X >^ P I V S • V I
{sic) LXXVALXXXXX^S-C
TITIXIA MATROX • P • V
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 393
L'âge de Tilinia Matrona, par suite de défaut de place en bas, a
été indiqué à ravant-dernière ligne : A LXXX, entre les deux ins-
criptions précédentes.
Haut. in'.Gc), larg. <)'",43, épaiss. o">,o5. Haut, lettres ora,o35. Au-
dessus, deux croissants.
D M S
CL A VOIS lANVA
RIO PATRVO-ET-SA
TVRNINAE-FIL-EIVS ï»
IS CL VICTOR FEC
623.
Haut. i™,8o, larg. on',44, épaiss. on>,28. Haut, lettres (irrég.)
on>,o3 à onijoâ. Au-dessus, deux croissants.
D M S
clavdisfeli
cipatri-et-her
metifratri-pIs cl
victor fec
Ces deux inscriptions, formulées de même, ont été gravées sur
l'ordre du même personnage, Claudius Victor, l'une à son oncle
paternel et à sa cousine, l'autre à son père et à son frère.
624.
Haut, (bns enterré) i"',()7, larg. o"',.52, épaiss. o'",36. Haut, let-
tres on>,o55. Au-dessus, croissant.
394
OUATUIÉME PARTIE
fi25.
Haut, (bas brisé) o"'. 83, larg. o"',.'>3, épaiss. o"', !>..'>. Haut. lettres
o°',o55. Au-dessus, rosace et double guirlande.
Vide.
D M s
T I & C L A \' D
IVS DO
X- A T- T- c
626.
Fragment. Larg. o™,6i, épaiss. o'u,25. Haut, lettres o™.o'j. Au-
dessus, triple guirlande.
D M s
C ERVCIVS
PROCVLVS
aVRIXA PIVS
VICSIT-AXN
IS • C
H- S-E
{sic)
C AEL lA
G VD V D
AQ.VIRIN
API AVI es
ITAXXIS
L
H S-E
627'.
Devant le bordj du caïd (n° 6 sur le plan). Haut. o'n,5o, larg.
(en partie brisée) o"',4g. Haut, lettres oni,o35. Lïnscription est dans
une couronne. Au-dessus, chrisrae. En haut, à droite, grappe de
raisin (?) : à gauche, patère à manche. En bas, à droite, patère à
ombilic ; le côté gauche manque en bas.
ELIA
D A T I \- A MA
XI M A IX PAGE
Q.VATER DENOS
ET V X V M P I A
PATIEXS MODE
STA CARPSIT
ANNOS
1. Cette inscription a été publiée depuis par M. Bernelle, Comptes rendus de l'Aca-
démie d'Hippone. 1891, p. Liiv.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 395
628.
Je nientionnii ici une inscription qui gisait dans un champ au
sud de la ville antique. Jo l'ai fait transporter au bordj du caïd,
mais le temps m'a manqué pour Caire une copie satisfaisante de
cette inscription qui est très fruste et les estampages que j'en ai
pris ont été détruits par un orage. Je la signale aux archéologues
qui passeraient à Mdaourouch. C'est une dalle en pierre calcaire,
longue do o"',67 (la partie de droite est brisée), haute de o'i'.Sa,
épaisse de on>,i:j. l/inscription adouze lignes : à la première ligne,
il y a DM; la seconde commence par les mots QVISQyiS ES NE
DIC-- Elle paraît contenir des détails intéressants.
Les cinq inscriptions qui suivent ont été trouvées non loin du
bordj du caïd, aux abords d'un grand mausolée bien conservé
(n° '2 sur le plan) \
629.
Haut. 2'", a:', larg. oni,56, épaiss. om.Si. Haut, lettres o"i,o6. Au-
dessus, femme (haut. om,78).
D M s
ATILIA POLLA
PIA VIXIT NNIS
XI H • S • E
63o.
Haut. 2"',i5, larg. o'n,fi2, épaiss. 0^,26. Haut, lettres o",o35
Au-dessus, dans une niche cintrée : à gauche, femme vêtue d'une
tunique et d'un manteau ; k droite, homme vêtu de la toge (haut.
des figures o",8o).
D M s D M s
C L A D I A V^ iM • A T E
^.ORIA • V^ IVS • PE
^- PIA • Am ^VS-PIV
NIS • LXXS S- VIX
MARITVS ANNI.'^
PI "\^ L XX X V
H S E m S E
1. Dessiné par Chabassière, Recueil de Conscaiitine, t. \, ISCO, pi. Vil. 11g. 2.
396 QUATRIÈME PARTIE
D. m. s. Cla{u)dio V[ict]oria v[ixit] pia a[n]nis LXX[..] H{ic) s{ita)
e{st}. — D. m. s. M. Ateius P{a)e[l]us phts vix{it) anni[s] LXXXV.
Maritus pi[iis]. [H{ic)] s{itus) e{sl).
63r.
Haut. i^.GS, larg. om,5i, épaiss. om,25. Haut, lettres o™,o4. Au-
dessus, croissant.
D M s
IVLIAMAGNIA (sic)
PI AVIXI TAN
N I SXXX H S E
632.
Haut. i'",8o, larg. o™,48, épaiss. o"i,3i. Haut, lettres om,o4. Au-
dessus, dans une niche cintrée en haut, homme en toge, tenant les
plis de cette toge de la main droite.
DIS MAîJ • SACÎ^S
f CLAVDIVS'fFI^
:ii
633.
Autel. Haut. ini,65, larg. et épaiss. on',44. Haut, lettres oin.oS.
Au-dessus, guirlande,
D M S
TI0CLAVDI
V S S E N E
CA0P(6VIXGi
• ANN0 L(6
H • S -E
634.
Ibidem'. =C. I. L., 16901 (Masqueray). Ligne 2 : points après
[Hd]norato et Pompeio. — Ligne 3 : point après Fortunata. — Ligne
4 : après propagandam, il y a M.E[moriam].
1. Long. lni,:{8, haut. 0™,49, épaiss. Om,o7. Haut, lettres 0m,075,
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCH, ETC. 397
63.').
Entre le bord] du caïd et celui du cheikh, en avant d'une fon-
taine moderne. Haut, a^.io, larg. on>,34, épaiss. o'",42- Haut. let-
tres o™,o3,T. Au-dessus, dans une niche cintrée, personnage vêtu
de la toge.
dIs. manib
c . apvleivs
c • FIL • aviR
S»OG A TV S
PIVS- VIXIT
ANN-LXIIII
H -S -E
Ligne 4 : [R]ogatus. — Il est intéressant de trouver des Apulei
dans la patrie d'Apulée. Cf. notre n» 664; C. I. L., 4693 et i6883.
Les numéros suivants, 636-654, ont été trouvés au sud de la ville
antique, derrière le bordj du cheikh, sur une colline appelée Kou-
diat-Rhiran (n° 5 sur le plan).
636.
Haut, (brisée en h lut et en bas) i^^'iS, larg. o™,5o, épaiss. o'n,26.
Haut, lettres o"',o6.
D M s
L • L O L I V s
DATVS0P0V0
ANC5 XXIII
H S E
687.
Haut. l'inôo, larg. o">,38, épaiss. o",26. Haut, lettres o'n,o45. Au-
dessus, dans une niche cintrée, buste de femme.
;^ ASilc-
{sic omnia) MlUC V N r
VIX VII
IXLE
Je ne vois rien à tirer de cette inscription.
398
QUATKIKME PARTIE
Haut. i™. •>.'>, larg. (>'",/j8, épaiss. on',35. Haut. liHtres o'",o3. Au-
dessus, double croissant. — Mal gravée.
{sic)
DIS M S
MVNATIA
I V C V N D
A PI A VI X
ANNIS 1^
XVIII
D M S
L MVNATIV
S FELIX PI
VS VI X N
N I S XV
_L"îLS
(sic)
Inscription de gauche. Sans doute il faut lire les sigles de la fin :
(ff)i(c) s{ita) e(st). — De mémo à droite : {H)i{c) s{itus) e.s(t).
()'3ç).
Haut. i™>94, larg. Dn',fio. épaiss. o'",28. Haut, lettres om.oS. Au-
dessus, rosace, double guirlande, triple croissant.
D M S
P fc TVTIVS FE [5 LIX B PIVS e VI "
AN LXXV & CLAVDIA
GETVLA0'P($VG5AN»LXV
P • TVTIVS VICTOR P • V • A XXXV
P- TVTIVS N AMP HA MO WXXV
TVTIA MARCHELLA P-\\ XXI
TVTIVS FELIX SVMTO (sic)
S V O F E C I T
USE
(34o.
Haut, (haut brisé) i"\v2, larg. oisâo, épaiss. o'»,-2^. Haut, lettres
o™, 0/4.5. Au-dessus, double guirlande.
D M
V A LE R I A
F ORT VN A
TA P I A
VIX A LI I I
H • S E
T IVLIVS
M A 3 S V
R I C V S
PIVS
V • A • LVI
H S E
T • IVL • SABIN VS • F- P
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 399
Pour le nom Massuricus, cf. C. I. L.. 11.57;'). — Dernière ligne :
f{ilius) p{osuU).
Fragment. I.arg. o'»,,')9. Haut, lettres om,o55.
; E R V I L
-;-j^r^'Sl5P(5Vïï'A-
LXVIII
H s E
642.
Haut. i'",-j'r>, larg. 011,63, épaiss. o'",^;. Haut, lettres o'",o45. Au-
dessus, rosace et guirlande ; on avait aussi l'intention d'y repré-
senter deux figures en pied dans deux niches : la pierre a été tail-
lée à cet eflet, mais les figures n'ont jamais été exécutées.
D M S
F L A V I A
VR BAN A
PIAVIXAN vide
LXXII H S
EST
643.
Fragment. Larg. om^g, cpaiss. o>n,22. Haut, lettres on<,o/i. Au-
dessus, traces de deux croissants.
D M s
cmmaiîL i v s
mmmivsp vide.
VX A
LXV
C. [lujlius us p{ius) v{i)x(it) a{nnis) LXV.
400 QUATRIÈME PARTIi:
(i44.
Haut, (haut brisé) i™,i2, larg. o"',4S, épaiss. on>,38. Haut, lettres
o'",o4.
D M I
I V lV-7î~-"
I V L I • M A I O
S I L V R V 1 X I T
ANVS.PI- A N I S
VIX • AN X X X X I
L X X X V
H S
'545.
Haut. i™.25, lai'g. 0^,43, épaiss. o'",3i. Haut, lettres on',045.
DIS MANJBVS
s A C R I s ME
X I V S G A I V S
\- I X I T AXIS
I, XXX H S E
(J4(j.
Haut. i"Sô4, larg. o"\'i'->, opaiss. o"i,23. Haut, lettres o™,o3 à
ora,o4. Au-dessus, croissant et, dans une niche cintrée, femme (haut.
o"',43). — Très fruste.
DIS MANIBl
K D O X I^-: S A
TVR NIKA VI
XIT ANÎÎS XXXX
H E S
Dis manib US sacr{um)]. Edoni[a] Saturnina, etc.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSÂ, DE M'DAOUROUCH, ETC. 401
G47.
Haut. i"',7.1, larg. ofn.Go, épaiss. oi'.aS. Haut, lettres oni,o5. Au-
dessus, double guirlande et double croissant.
D M S
ï I V L I V S
ÎSW5N AT V S
lA N In s
s>:^x I I
WMH. \' L I \' s
vmmt AN>!is
Lignes 3 (et 7) : sans doute \ïio\nUm.
6'|8.
Haut. 2^,0^, larg. o'",57, épaiss. o^pJ^. Haut. IcUrcs on'.o'i.
Au-dessus, double guirlande.
D M S
L • F A N I V S
P E T V S
VETERAN V S
PIVS -V- A-LXVS
H S E
— C. f. L., 16897 (Masqueray). Haut. 2««,2i, larg. o'",57, épaisS.
o">,3o. Haut, lettres : première ligne ora,o55 ; ligne? suivantes nm,o35.
Au-dessus : 1° croissant; 2" dans une niche dont l'arcade pst sup-
portée par deux coloiuics coriiilliiennes, une lemnie vêtue dune
tunique et d'un manteau quelle tient de ses deu.\ mains. — Ligne
4 : je lis LXX, peut-être LXXI.
26
402 QUATIUÉME PARTIK '
Gjo.
Haut. i'",7o, larg. o">,'j5. l'paiss- o"*,2y. Haut, lettres o'n,o4.
DIS M A N' I B
V s «Bsa R V M
D IVLIVS RO
GAT7S VIXIT
ANNIS LXXXV
H S E
65i.
-C. I. L., 16S89 (Masqueray). Haut. i^,r)<>, larg. 0^,39, épaiss.
o"^,2-j. Haut, lettres on',04.
D • M • s •
BENN I A • DATA •
P • V I X I T • A N
N I S • LXXXV
H • S • E •
Bennia : cf. no 573.
65 1 bis.
Fragment. Larg. ora,53, épaiss. om,3G. Haut, lettres o'n,o3. Au-
dessus, double guirlande.
D M S D M S
IV LIA A C MARI
P R V T TA J^r s M A R
ApruUa, ou peut-être Aprulia pour Apnlia.
652.
Haut. o"\9o, larg. (brisée à gauche) om,4o, épaiss. on',25. Haut.
lettres oni,o45. Au-dessus, croissant.
LNSClilPTIONS DE KHAMISSA, DE MDAOUROUCIl, ETC. 403
653.
Haut, (luuit brisé) i'",37, larg. o"',52, épaiss. o'",25. Haut, lettres
oi",(yi3. Au-dessus, guirlande.
D M S
CAN T O N I
V S FELIX
P V A LXIIl
65',.
A i5o mètres environ à l'est du fort byzantin. Stèle employée
dans des constructions de bass(! époque. Haut. i"i,8o, larg. o™,55,
épaiss. on',35. Haut, lettres o'",o'|. Au-dessus, deux doubles cou-
ronnes superposées. — Très fruste.
S M ^
C . SE R ViLa^
^.jjç G E R M N "\.^
PIVS vi\m&
N
SERVILIA C-SERViLVa
marcIla DONATVS
PVNLxx P-V-N-XV
H S E
L"àgc de C. Servllius Germanus n'a jamais été gravé.
655.
Près d'une fontaine, à plus de 3oo mètres à l'est-nord est du fort
byzantin. — Fragment. Haut, lettres o"i,o6.
iv T V R N I
A • PIA • VIX •
^ N I s • X V 1 1 1 1
H S E
.{S]aturni[n]a, etc.
104 QUATRIEME PARTIE
656.
A côté. = C. 1. 1., /1734. Ligne 4, lire :
ANlSL'ixiHSE PVANLii
657.
A 3jo mètres environ du fort byzantin, dans la même direction.
Haut. i'",84, larg. 0""/^, épaiss. o^SaS. Haut, lettres on',oOr).
^ M S
SS C O R X E L I V S
^^M P A D A R I V S
VIXIT ANIS LXV
H S E
[L'i]mpadarius.
658.
A 600 mètres environ dans la même direction. — Haut. 211,57,
larg. onijjo, épaiss. o'",22. Haut. lettres o"i,o35. Au-dessus, deux
croissants et double guirlande.
{sic)
^ M S
R \ Y V s
PIVS VIXIT
AVIS XL VI
D M S-
M E C I A
I A N V A R I A
P 1 A VIXIT
ANIS LXVI
Gog.
A côté. Haut. 2"", 47, larg. o"',7o, épaiss. 0^,21. Haut. lettres
onijoGô. Au<ies5us, croissant et guirlande. — Belle gravure.
TI • CLAVDIVS FESTVS
FESTI AN VS P • V • AN
N I S • L X X X I
H • S • E •
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 405
GGo.
A côté. Haut. 2m/,8, larg. o''\G-j, épaiss. o"i,28. Haut. lettres
o">,o3. Au-dessus, croissant et guirlande.
D M S
TieCLAVDlVS
SATVRNINVS
KAMPANIANVS
PC5V&ANNIS0XLt&
Ci H (5 S E
GGi.
A côté. Haut. 2»", '17, larg. o™,G2, épaiss. o"\2r). Haut, lettres
o">,o35 (dernière ligne oni,(i()). Au-dessus, croissant et guirlande.
D M s
TIttCLAVDIVS HO NO
R A T V S K M P N I N s P
V tS ANNIS LV C5
H tï- S ta
Ligne 3 : Kampcmianu-^.
GG2.
A côté. = C. I. L., iG885 (Masqueray\ Haut, in^-gg, larg. o™,53,
épaiss. o'",29. Haut, lettres o"',o5.
m& CLAVDI
I^S R O G A
'<vs vwmn
IXIT2iAN^
XX H S ^
663.
A i,3oo mètres environ dans la même direction. Deux fragments.
Haut, lettres oin,o/|.
D M )
CLAVDl\ r-cnrd-FA-?^
FPTVLLa| VS-P-VA-Lxn.
/•S E
Claud}[a Tjeriulla. ~ [H]onoriUus , etc.
406 QUATRIEME PARTIE
Pn''? do là se trouve le cippe présentant les longues épilaphes de
C. Juiius Saliirninus et d'Anlonia Victoria {C. 1. L., 4'><(ï'-). qui est
qualiliée de fecunda teciisa, c'est-à-dire TîxoOdx : conC. pour ce mot
grec latinisé, C. I. L., III, 8752.
G6'|.
A 200 mètres environ au nord-est du fort byzantin. Haut. 2 mètres,
larg. o"',45, épaiss. o"i,2i. Haut, lettres o"',o3. Au-dessus, crois-
sant.
A P V L E I A •
P • F • Q.V
A R T A P I A
VIX-A\X-XV
H • S • E
r.G5.
A 3oo mètres environ au nord du fort byzantin. Haut. i'",Gr),
épaiss. o'n,23. Haut, lettres o"i,o3. Au-dessus : 1° croissant;
2° buste de femme.
D M s
TLAVmmZAB^
VIXIT • ANNIS^^'
H -S- E-
6GG.
A une centaine de mètres au nord-nord-est du fort byzantin.
Haut, (haut brisé) 2"i,o3, larg. oni,.Î9, épaiss. o™,24. Haut, lettres
o™,o^. Au-dessus, double guirlande.
D M s
CAECILIA- TCsVITRVBI
F O R T V X A VS • S AT V R N
{sic) TA-AEIVS-P- INVS-PI-VI
V I X • A X - X t • A \ X I S
LV L • I
H S E
Je no vois pas ce que signifie ce AEIVS de la quatrième ligne,
peul-clre l'A est-il une laule du graveur pour V : u{x'o-) eiiis.
INSCRIPTIONS DE KIIAMISSA, DE M'DAOUROUGH, ETC. 407
667.
A côlô. Haut, i-n.oo, larg. o'n,67, épaiss. 011,28. Haut, lettres
onijO^i. Au-dessus, double guirlande.
D M s
CESTIANAM LOLLIAMAIO
P H A M E
PIA
R I C A P I A
VIXIT
VIXIT
ANN
A
LXX
XX
668.
A Coté. Haut. (Iiaut l)risc) i'",8r), larg. o'",Go, épaiss, o'n,2G
Haut, lettres <)i",or)r). .\u-dessus, triple guirlande.
D M S
CORNELIVS GVDV
DVS P • V • A • LXXX
SITIIVS LvCIVS-P- VMVIII
I VII AIORI VN AI A
{sic omnia) ]
SIPTIVSLVCIDVS tl
TICIA lESTA PAREN
TIIVSSVISSVMFIBVS
F E C E R V N I
/). m. S. Cornclius Gmludus p(his) v{ixit) a{nnis) LXXX. — Sit-
lii(s Luciuft p{ius) vix{U) m(ensibus) VllI. — Iulia Fortunata (l'âge
iTcsl pas iudi(pjé). — Si(p = Olius Lucidus et Ticia Festa paren-
lilitis suis sxim{p)tibus fecerunt.
Cornélius Gududus ne peut avoir été un ascendant direct des
dédicants, à moins de changement de nom dans la famille : c'est
p 'ut-ètre un oncle maternel. — Ligne G : Siplius semble une erreur
i\u i:tavcur pour Sitlius. — Ligne 7 : Ticia= Titia.
GG().
A 'luclques pas de là. Haut. i'",74, larg. o»", 65, épaiss. on',2t.
408 QUATRIÈME PARTIE
Haut, lettres o"i,o65. Au-dessus, deux triples guirlandes superpo-
posées. — Très fruste.
^ ^. s
C L E X
T RI CA
W/m/m/mm t a v i x
T A N V s A X X I S
VIXITNL" VIXCII [sic)
CL-BIRICIS MAECI
TVS VIXIT VS FLO
AX ■ LV RENTIVS
MAECI A H VIXIT S
CMPNA AX XXX
V • N • XXXV
D. m. s lanus vixit o{nms) LXX. — Cl(audius) liiricistus
vixit aninis) LV. — ilaecia Campana v{ixit) an(^tvs) XXXV. — Cl(au-
dia) Extricuta vix{it) «juiis <i«>> Cil. — Maecius Ploretitius vixit
«7j(jji:>) XXX. H[ic) s{itus est).
Pour Biricistus*, cf. les formes Biricus ou Birichus, Birict, Bi-
rictbal (C. I. L., p. io2i ; Epheineris, V, p. 68G^ elles noms dérives
de Baric.
670.
Dans une grande ruine, près de l'inscription précédente (no 3 sur
le plan). — Fragment. Haut. o",53, larg. o™,62. Haut, lettres o"',i3.
Mauvaise gravure.
^^T~Û
T R I vmmm
]. I A X I U%^':
\i F n IM R T
Celte inscription semble contenir le nom de Marc-Aurèle : ,
\M(,ayc'C) Aureli{i) Aii[t]o[mni .\ug{usti), xirm{eniaci)], Med(ici), Par-
i(hici) [tnaxiini
l. Il u'est pas possible de lire sur la pierre Dirici!' (filius) [pi]us.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 409
671.
Dans une ruine à quelques mètres au sud de la précédente. Ins-
cription puliliée dans le Corpus, n° ^ji-j. — Ligne 5, lire PVA ;
ligne 6, lire XVIIII; à droite, la pierre est efl'ritée, mais lage était
marqué : on voit encore le haut d'un X. Cette inscription est sur-
montée d'une double guirlande. —Au-dessus, il y avait une autre
inscription, surmontée d'une triple guirlande ; elle est aujourd'hui
illisible : à la seconde ligne, j'ai cru cependant lire FLAVI...
67a.
A 400 mètres environ au nord-ouest du fort byzantin. Haut.
i'",57, larg. om^ô, épaiss.o'n,3i. Haut, lettres onso35. — Très fruste.
C AN'lON^S^
RISP VS-VIXIT
AN-LXXXX
:oiv
PIVS
V I X I T
A N N I s
X X X v\
H s e\
[Dis manihus sacrum.] C. An[t]on[iu]s [Cirispusiixit an{nis) LXXXX.
— Dis [manih{us) suc]rum vixit [unjiiis LI... H{ic) s{it...) e(st)
~ [yi<^i ou Mai]orpius viarit annis XXXV) //(«c) s(^ilus) e{st).
673.
A côté se trouve Tinscriplion publiée dans le Corpus, n° 4691 *.
Je lis ainsi la partie de droite :
C A N T o
NIV g
CRISPVS
^ s i
«. C'est peut-être 1 inscription publiée par M. Wasqueray, Bull, du Correspondance
africaine, t. I, 1883, p. 293, u" 272; = C. /. L., 1C881.
410 quatrième: partie
674.
A côlé. Haut. ira,65, larg. o"i,fi(), épai?s. o™,27. Haut, lettres
o"i,o55. Au-dessus, dans une niche cintrée : à gauche, une femme
tenant de la main gauche les plis de son manteau ; à droite, un
homme on toge.
H a 3
. . Anl',n\iui [ xxxxt mmii L.YA' [./. H(/c) \s{iilus) e[%Ù\ —
L'épilaphc de l'homme se trouve sous hi représentation do ki femme.
6-5.
k 4.Î0 moires environ du fort byzantin, dans la mèmL; direction.
Haut. i^.Jîi. larg. ora,5i, épaiss. o"i,29. Haut. lettres o'^',o35. Au-
de>su?, double guirlande.
D -M S
T FLAVIVS
V [TA LIS ^vAN ..'a:;j
p I \- S VI î5XEVv\'S;iî\
XIT ANX (ifS:ivî*n:TKSa
xLv aïîOTroi:OTf
H s E
67G.
A fioo nn^'tn'S cn\ii-on, môme direclion. =C. 1 L., 16S77 (Mas-
quera)). Ilaui, 2". 55, lai-g. e)"',ru), ép.ii>s. o'",i3. Haut, moyenne
INSCIUPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 411
des lettres : o-^.oiiS. Au-dessus do rinscriplion, trois guirlandes. Je
lis :
M S
IVLIA VICTORIA
P • V • A ex
C IVLIVS DONTIVS
P • V • A XLV
D
C IVLIVS
BARIC
P V A L i " X V I
C IVLIVS CASTVS
P V A XLII
H S E
C IVLIVS VICTORINVS TESTARIVS
PARENTIBVS SVIS F E C I T
[sic)
677.
A quelques mètres de la prccédenlc. Haut, a mètres, larg. o™,49,
épaiss. o'^.SS. Haut. IcLttes o^^oS. Au-dessus, double guirlande.
D M S
L • A E M I L
I V S Gè V I C
■vide T O R • SA
C E D O S {sic)
P • V • A • L V
H • S • E •
Dans la campagne, à i kilonièlre environ au nord- est du fort
byzantin, j'ai l'ail dégager un reliiif à forte saillie, qui ne peut être
re|)roduit à cause de son obscénité. On y voit le dieu protecteur
des champs et des jardins, Priape, représenté de lace '. Il est vêtu
d'une longue tunique et d'un chlauiydc attachée sur l'épaule gau-
che. La tunique est relevée au-dessus du membre viril, dressé et
d'une dimension exagérée. Dans le creux de sa chlamyde, qu'il
lient des deux mains, le dieu porte des fruits : pommes et grappes de
raisin. La tète manque. Les pieds sont chaussés de bottines en
1. Daiii Delamarp, Exploralion scifntifi.pie de l'Alf/erie, pi. 2a, fig. 6-7, est dessiné
un frugiuenl de l'IiilipiJevillo qui semble avoir aiipailenu ù une staluelle de f'riapi". —
()n a tromé à Tliubui-jiica uti autel avec une inscription à Pii.ipe [C. /. /.., tifi'JI).
412 QUATRIÈME PARTIE
peau. Les formes du corps nesonlpas féminines'. ~ A gauche, sur
une base carrée, un chien assis tournant la tète vers la figure prin-
cipale, comme dans les représentations du dieu Silvain*. A droite,
sur une base ronde, plus élevée que celle du chien, Vénus nue, la
main gauche pendante, la main droite levée vers sa chevelure '.
Celte figure est beaucoup plus pelile que celle de Priape qui, sans
la tète, mesure i"i,25, tandis que Vénus n'a que o'",4i de hauteur.
J'ai tenté quelques fouilles à M'daourouch dans deux groupes
de ruines situés à plus de loo mètres au nord-nord-est du fort
byzantin (n° 3, sur le plan). La plus petite de ces ruines présente
au-dessus du soi deux arcades en pierres de taille*; au delà, dans
la direction du nord, il y a des salles dont les parois sont aussi
construites en pierre de taille. J'y ai fait pratiquer une tranchée
de 3i",5o de large : le fond, pavé de grandes dalles, a été rencontré
à 3"', lo de profondeur. On avait employé dans la construction de
la voûte des séries de petits tubes en terre cuite, agencés les uns
dans les autres, disposition que l'on rencontre très fréquemment
en Afrique ". — L'autre ruine, à quelques mètres au sud de la pre-
mière, est beaucoup plus vaste : elle présente une grande arcade
en pierres de taille de 4^,30 de large. L'édifice même était cons-
truit en blocage ". Une tranchée y a été conduite jusqu'à la profon-
deur de 4"'>5o, sans que nous ayons pu atteindre le fond. Faute
d'étais et de moyens suffisants pour transporter les terres, j'ai dû
renoncer à cette fouille. Je crois qu'il y avait là des thermes. C'est
dans la plus petite de ces deux ruines qu'a été trouvée l'inscrip-
tion publiée plus haut sous le n° 670, et où l'empereur Marc-Aurèie
i. Sur les rppréscntalions de Triape, voir .'ahn, Btrichte ihr xscchsisc/icn Ge-iell-
schaft der Wixsen.ichaflen, 1855, p. 234 sq. et Jahriûcher des Vttens voit A Itertlmnts-
freunden im Hlieinlande, t. XXVII, 1859, p. 45 sq. ; Michaelis, Arc/ixologi.'ck-epi-
graphische Mitlheilungen aus Oestcyrcich, t. I, 1877, p. 88, pi. VI.
?. Voir Baumcisler, DinkmseJer des klassischen Altertiiins, t. III, p. 1665-16C6;
Album du Musée Torlonia, n» 337; Rœmische Miltheihingeti, t. I, 1886, p. 161.
3. A Lampsaque, Aphrcdile passait pour la itère de l'riape (voir Jahn, Jalirbncher,
p. ;'0, n. 14). — Représentations d'Aphrc ile iuprès de Priape : Jahn, (. c., p. 54,
n. 2a ; 'ahn. Derichle, p. 238, n. 72 ; Geihard, Cen.ninielle ahaàtmiiche Alhondlvngen,
pi. LV, 2; l'urlwiEiigler, Jahrbuch des arch. Instituts, t. III, 1888, p. 2S3, n» /"; voir
en particulier Clarac, pi. 619, n° 1390 A, où la pose de la dc'rsse ressemble à relie de la
Vénus de notre monument. Mais dans ces reprtsenlatioDS, Aphrcdite est la figure prin-
cipale, Priape une figure accessoire.
4. Dessinée, d'une manière peu exacte, par Chabassière, Recueil de Conatantine,
t. X. 186G, pi. VII, fig. 3 à droite.
5. Voir par exemple Saladin, Archives des Agissions, série 3, t. XIII, 1887, p. 35.
6. Chabassière, /. ç, ; à ^'auche.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 413
semble nomiiK'. — Ouoiqu'unc grande partie des édifices antiques
ail clé engloutie dans les murs du forl byzantin, je pense qu'on
pourrait faire de belles découvertes à iMadaure, qui semble avoir
clé une cité riche •. Mais la ville romaine, recouverte par des ruines
byzantines et arabes *, est aujourd'hui profondément enterrée et
des fouilles y nécessiteraient de fortes dépenses.
A Madaure peut être rattachée la petite ruine d'Henchir-Lala, dans
la plaine de l'Oued-Mellègue, à 7 ou 8 kilomètres au sud-sud-ouest
de M'daouroucli. J'y ai relevé ces deux inscriptions.
078.
Autel. Haut. i"',r)7. larg. om,/,G, épaiss. 0^,38, Haut, lettres
o'",o5. Au-dessus, double guirlande.
DIS. M AN-SAC
IVLIA SECV • P R I S C V S
RA PIA • V R B A N I
VIX ANN FIL-PIVS
XLV VIX ANNI.^'
LXI
H S E H S E
Autel. Enterré; haut, de ce qui dépasse i"',()7, larg. o",38»
épaiss. o'n/iS. Haut, lettres o'n.or). Au-dessus, guirlande.
K- D • M • S C'
e VALERIA e-
OFEILIA^
•VIX-AN-^C
H S E
Ofc[l]lia.
1. Cf. Maxiiiifi lie Mndaure (l>^^tlrj à saint AugusLiii, dans le recueil des leUi'os de rc
saint, Lettre 10 § I) : ... nostraa ttfbi.t forum nuiiiinitin frequcnlia possessum nos
ccriiimun Cf. saint Augustin, Letliex, 17, § I. — Apulée, Ajiolurjie, 2i : vt'tera-
tioruni militum nuvo cunUitu xpleiiiltdissiiiia cotuiitd sumiis. — C. 1. L-, 4079 et
4084 : nirntiulis d'aics et de statues.
2. On a [lailé à plusieurs reprises de nionumculs ni'galilliiqucs circulaires qui so
414 QUATRIÈME PARTIE
A •?. kilomèlres environ au nord-ouest d'Hencliir-Lala, sur le ver-
sant de la montagne, il v a encore quelques ruines : on y voit dos
restes de pressoirs.
trouveraient au milieu des ruines de Madaore. J'y vois simplenieot des ruines d'enceiulcs
couslruites jadis par des Arabes pour y enfermer leur bétail.
INSGKIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCll, ETC. 415
CHAPITIiE 111
Ksiba-Mraod
De M'daourouch, je me suis rendu àKsiba-Mraou parSidi-nraliim,
Ain-Tamatmat, Taoura et SMi-Youcef. — A Sidi-Hrahim (à G kilo-
mètres au nord ouest ('e M"daouroucli), contre la j;are de chemin
de fer dite de Dréa', il y a un marabout, orné à rinlérieur de co-
lonnes antiques, dont deux torses et une cannelée. A côté, ruines
d'un grand édifice en blocage ; on voit auprès un fragment d'archi-
trave sculptée, en pierre : rangée d'imbrications, suite de rosaces
reliées par des rinceaux. On a découvert à Sidi-Brahim quelques
inscriptions, dont une bilingue en latin et en grec*. Je ne les ai
pas retrouvées. La ruine a beaucoup souiïcrt de la construction du
chemin de fer. 11 est possible que Sidi-Brahim représente l'Ad
moins de la carte de Peutinger, indiquée à 6 milles de Vasidice, qui
est probablement Ain-Tamatmat. De Sidi-Brahim à Ain-Tamatmat
la distance est en eiïct de () kilomètres et l'on suit une route
antique, bordée de quelques ruines insignifiantes. Vasidice est
indiquée comme se trouvant à 5 milles à l'ouest de la ville de Ta-
gura, distance qui correspond avec celle qui sépare Ain-Tamatmat
de Taoura '. Au-dessus de la porte du fort byzantin d' Ain-Tamat-
mat, on voit un relief emprunté sans doute à quelque mauso-
lée : un génie ailé, tourné à droite et s'appuyant sur une torche
renversée. Dans finscription publiée au Corpus, n" 4''^7> il ^^^^ l'i'e
LXXXXV (non LXXXV).
1. Dréa se trouve à une dizaine de iiilomètres au nord-ouesf.
2. C. I. L, p. 1609.
3. M. Tissot {Géofjraplae de la province romaine d'Afrique, l. II, p. 383) place
aussi Vasidice â Ain-Tamatmat. Inscriptions d'Ain- Tamatniat publiées au Corpus :
n" 4657, 4658, 4664, 4667.
416 QUATRIÈME PARTIE
J'ai visité Taoura* et Sidi-Youcef', mais je n'y ai rien trouve qui
soit digne d'être noli'. La deslriiclion des ruines de Sidi-Youcef a
été achevée récemment, lors de la con?triulion du liordj tunisien.
Ksiba-Mraou est une ruine importante, peu connue avant ces
dernières années. M. le capitaine lîrocliin a publié dans le Bulle-
tin archéologique des Travaux historiques une excellente description
de cette ruine, accompagnée d'une carte', et les inscriptions con-
nues jusqu'à ce jour figurent dans le supplément du Corpus, paru
récemment*. Il est assez vraisemblable qu'il faut voir dans Ksiba-
Mraou la ville antique de ?viraggara, mentionnée dans les Itiné-
raires entre Tliagaste (Souk-Ahras) et SiccaVeneria (Le Kef) d'une
part, Tagura et Sicca Veneria de l'autre' : c'est une opinion
exprimée autrefois par Berbrugger • et reprise depuis par M. Goyt %
par Reboud', et enfin, mais après plus de réserve, par M. Schmidt'.
J'ai visité Ksiba-Mraou à une époque où les blés et les orges qui
couvrent les ruines étaient déjà très hauts, aussi n'y ai-je pu faire
que peu de découvertes.
Au nord, se trouvent de nombreuses stèles sans inscriptions,
où l'on voit des personnages, au-dessous desquels sont représentés
des taureaux ou des moutons se dirigeant vers un autel. MM. Bro-
chin et Scbmidt*" pensent qu'il y avait là un cimetière : je crois
plutôt que ces stèles étaient des ex-voto à quelque divinité. Au
sud et à l'est, se trouvaient les cimetières. Voici des inscriptions
que j'y ai recueillies.
i. C. I. I., p. IGOT. — Comptes rendus de l'Académie d'Sippone, t. XXV, 1888,
p. xïxii. — Tissot, p. 382.
2. C. I. L., p. 1603-1608.
3. Annôe 18S7, p. 471 sq.
4. P. 1599-1003.
5. Table de Peulinger : Sicca Ve{ne)ria j 12 milles {',) | Xaraggara \ 5 | Gegetu \ ? j
Tkacora .
Itinéraire d'Antonin, p. 18, édition Parlhcy et Pinder : Sicca | 30 milles | Xarag-
gara \ 20 | Thagura. | — P. 20 : Tagaste | 25 | Aaraggara | 32 | Sicca Veneria.
— La route de Ksiba à Souk-Ahras est parfaitement reconnaissable sur une grande
partie de son parocurs {Bulletin du Comiti, 1S87, p. 471 et carte).
6. Revue africaine, t. I, 1856-57, p. 268 : » Los ruines de Fcdj-Mraou ou celles d'Ain-
Ksiba peuvent répoudre au Naragg;ira des Itinéraires et de Polvbe». [Cette dernière
assertion est fausse : cf. SclimidI, C. I. L., p. 1599.]
7. Recueil de Constantine, t. XX, 1879-1880, p. 1C9. Cf. Bulletin de l'Académie
d'Hipyone, t. XIX, 1883, p. lxx.w, note.
8. Recueil de Constanline, t. XXII, 1882, p. 110.
9. C. I. L., p. 1599.
10. C. /. /.., p. 1599.
INSCRIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 417
680.
Dans un mur de jardin arabe à l'est de la ville*. Haut, (haut
brisé) o'",Gi,larg. o"',3/|, cpaiss. oi",i4. Haut, lettres o^SoG.
CTMTA
XIT AïTTTrS-CXv
O T B Q. • T T
L S
681.
Dans le cours de rOucd-cl-Kseiba. = (7. /. L., 16772.
I.iyne I : après Arlnis il y a : ¥ {fiiiu^). — Ligne -j : points après
vixit et annis. feuille de lierre après LXV. — Les lignes J et 4
sont aujourd'hui illisibles.
682.
Près d'une grande consiruction en pierres de taille, au sud do la
ville', contre l'Oued-cI-Kseiba. EnLerréc. Larg. o"',39. Haut, lettres
(irrég.) onijo'Jo à d'iso/Jô.
O C C I \' S • M A R
TIALIS-MACRINI
FIL- PIVS- VIXIT -AN
NIS • XVIII • H -S-E-
683.
A côté. Enterrée. Larg. on',/,6. Haut, lettres o'»,o4. Cadre à
queues daronde.
S AT^pj^i V s ''
p • o ammmus
V ix.j^^mm^^^ X I
H ^
Sa/[ur]n[m]MS, P. Oc[ci{i) filiul]s, vixi[t annis...] XXI. H{ic) \s{itus)
1. B sur le plan du Bulletin du Comité, 1887, pi. \'III.
ï. D sur le plan du Bulletin.
27
418
QUATRIEME PARTIE
68/,.
A côté. Haut. i™,33, larg. o'n,35, épaiss. om,2i. Haut, lettres
\' A L E R I A L V
PERCAPIA\'I
XITANNIS L'^'
H S E
685.
A côté. Enterrée. Larg. ora,39. Haut, lettres 0^,03.
VALERIA • SECVNDA
PACATI-F-PIA-VIXIT
ANNIS XXXXV .
H S E
686.
Sur la rive gauche de l'Oued-el-Kseiba. Haut, (bas brisé) o'n,59,
larg. om,27, épaiss. om,i4- Haut, lettres om,o35.
D M S
ATIVS RO
GATVS PIV
S VIXIT AN
IS VIII
O T B Q.
** La dernière ligne est en dehors du cadre.
687.
A côté. Haut, lettres om.oSS.
A L A N D I S
IT NIS
IiNSCIUPTIO.NS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCH, ETC. 419
688.
A côté. Haut, (brisée cil bas) o'",»;"), larg. om,3i, épaiss. o'",i5.
Haut, loltros n'",n'it}.
D M S
£ R E N I A M A
TRONIM PIA
VIXIT ANIS
^\ V o T B a
^ TL S
Lignes 2-3 : peut-être Matroniona (les trois dernières lettres
étant liées). Mais c'est peut-être bien une erreur du graveur pour
Matronica.
689.
A côté. Haut, (bas brisé) 0^,57, larg. 0^,31, épaiss. o'",i3. Haut,
lettres .>'",o3.
D M S
PACIVS SES
TVS VIXIT A
NOS III
690.
On m'a montré au bordj de Fedj-Mraou un fragment de stèle
qui y a été apporté par un Français, m'a-t-on dit. Elle a été
trouvée sur l'Oued-Mougras, au nord-ouest de Ksiba. — HHut.
lettres o'",o4.
D M S j
IVLIA FOR
TVNATA PI
AVIXITANNI
FIN
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page î>-, ligne 2 et p. 4^ ligne 7. Lire païens.
Page 8, note 7. Les résultats des fouilles de M. l'abbé Saint-
Gérand dans la chapelle d'Alexander ont été publiés dans le Bulle-
tin archéologique du Comité des travaux historiques, 1892, p. 466-4»4-
Page 23, note i. Ajouter C. I. L., 'j335 (Chemorra).
Pages 23-a5. Sur l^otentius et cette inscription de la basilique
de sainte Salsa, voir à présent de I^ossi, BuUettino di archeologia
c/'is^mno, série V, t. II, p. 24-26.
Page 25, ligne 3. Lire 420, au lieu de 427.
Page 27, ligne 7 à partir du bas. Lire cella.
Pages 27-28. A ces églises, on peut ajouter celle d'Hencliir-el-
Ksour (près de Tébessa), dans laquelle Tautel se trouvait dans le
chœur, à i^jSo environ en avant de l'abside. Voir Farges, BuUelin
(le l'Académie d'Hippone, t. XVII, 1882, p. i5 sq. et pi. III.
Page 32, note 6. Lire p. I9, au lieu de p. S4.
Page 36, au milieu. Lire : 81) Partie supérieure de l'extrémité
de droite.
Page 43, ligne 4 à partir du bas. Lire n aient, au lieu de vient.
Page 46, note 2. Lire pi. VU, au lieu de pi. VIII.
Page 49, note 4. A la fin, ajouter : En Egypte (Neroutsos-Rey,
Vaneienne Alexandrie, 1888, p. 26 sq.).
Page 52, note i. Pour Carthage, ajouter : Delattre, Recueil de
Constantinc, t. XXVII, 1892, p. 26, n" 820 ; p. 28, n° 828 ; p. 36
n° 858 ; p. 37, n» 863 ; p. 40, n-^ 879.
Page 53, vers le milieu. \Jsez tmrtbe n° 6, au lieu de tombes.
Page 58, note 5. A la fin, ajouter : A Carthage (Delattre, Recueil
deConslantine, t. XXVII, 1892, p. 32, n° 843 et p. 37, n" 863), sans
date.
422 ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page 60, note i. L\rep. i>i>, au lieu de p. 57.
Page 65, au milieu. Ces renvois se rapportent à la première édi-
tion de l'ouvrage de Cohen : je n"ai pas eu la seconde à ma disposi-
tion à Alger.
Page 70, note 5, fin. Lire pi. VU, fijj. I3, au lieu de pi. VIII,
fig- li.
Page 84, au bas, dernière ligne du texte avant l'inscription. Lire
0^,009, au lieu de 0^,09.
Page 91, inscription n" 14, ligne 8. Lire MILIARI, au lieu de
MILIAR.
Page 100. Depuis, j'ai suivi le parcours de la route antique entre
Henchir-Batlia et Zana et j'y ai découvert quelques milliaires qui
seront publiés ailleurs.
Page i3;i, n° 96. Crispus est aussi appelé Crlspinus sur deux
bornes milliaires de la région de Philippeville [Ephem. epigr., V,
n°^ ii4o et ii4a.
Page i55, dixième ligne à partir du bas et p. 167, première ligne.
Lire : Corps de bâtiment attenants.
Page 179, note 4- Ajouter : Saladin, Nouvelles archives des mis-
sions, t. II, 189:?, p. 440-442 (Henchir-Maatria), p. 535 (Dougga).
Même page, ligne 8. Lire attenantes.
Page 193, note •>. Ajouter : .filmer, Revue épigraphiiiue du midi
de la France, fascicule 70, 1898, p. 2'.>,9 : inscription de Laize, en
Maçonnais, nommant un miles leg{ionis) VUI Aiig(ustae) Alexan-
drianae, candidatus d[omini) n{oslr)i.
Page 287, n° 255. A la fin de la ligne 2, lire PII (la dernière
lettre a sauté à l'impression).
Page 242, n° 261. Le cognomen de ce personnage était sans
doute [Op]talus.
Page 245, note i. Lire /ig. SS, au lieu de p.g. 89.
Page 895, n° 628. Celle inscription a été depuis transportée à
Sedrala. Un essai de lecture a été publié par M. Bernelle, Comptes-
rendus de r Académie d'Hxppone, 1892, p. xxiv (conf. p. xli).
TABLES
I. TABLE DES MATIÈRES
Pages.
PREMIÈRE PARTIE. — La b.xsilioue de s.\i\t£ Sals.\ a Tipasa . 1-76
I. — La passion do saiiitf^ Salsa 1
IL — Indications topojirapliiqaes contenues dans la passion.
Emplacement de la basilique de sainte Salsa ... 4
III. — Études et fouilles antérieures 10
IV. — Partie la plus ancienne delà basilique 11
V. — Tombeau de Fabia Salsa 17
VI. — Mosaïque décorant le sol de la nef 21
VU. — Emplacement de l'autel. Où se trouvait le corps de
sainte Salsa avant la construction du socle portant
son sarcophage? 27
VIll. — Construction d'un socle portant le sarcophage de
sainte Salsa 3i
IX. — Allongement de la basilique 4o
X. — Tombes creusées dnns le sol de la basilique .... 48
XL — Objets trouvés sur le sol de la basilique 61
XII. — Dernières transformations et destruction de la basi-
lique 66
Appendice. Edifice situé au sud de la basilique de sainte Salsa. 78
DEUXIÈME PARTIE. — Ruines romaines au sud-est de Sétif. . 77-265
Chapitre 1. — Le BeUezma 82-124
I. — Lamasba 82
11. — Route de Lamasba à Diana 86
III. — Roule de Mcrouana (Lamasba) à Màfouna loi
IV. — Ruines du Rellcznia situées au nord de Lamasba. . . io5
424 TABLE DES MATIÈRES
Pages.
V. — Route de Lamasba à Ngaous 112
VI. — Route le long du Djobcl-Talkhcmt, au nord-ouest du
Rellezma ia3
Chapitke II. — Partie orientale du Hodna. Route de Sétif à
Aiizia, au sud de la réfjion des Chutts ia5-i4i
I. — Ngaous I2J
H. — Environs de Ngaous lay
III. — Route de Carthage à Césarée par Sétif et Auzia ... i36
Chapitre III. — Zarai, Diana et 7'uines romaines situées entre
ces deux villes 142-198
I. — Zarai 142
II. — Route directe do Zarai à Diana lôy
III. — Route de Zarai à Diana, passant au sud du Cliott-el-
Beida 175
IV. — Diana veteranoruin (Ain-Zana) 189
CiiAPiTiiE IV. — Ruines romaines de la région des C/iotts au
sud-est de Sétif. 199-2G5
I. — Route de Diana à Sétif 199
II. — Ruines situées à gauche et à droite de la route de
Diana à Sétif 211
A. Ruines entre le iJjebel-Zaua et le Djebel-Agmerouel 211
B. Ruines à droite de la route de Diana à Sétif 213
III. — Ruines à l'ouest du Chott-el-Bcida 221
IV. — Route directe de Zarai à Sétif aai't
V. — Route d'Auzia à Sétif, entre Ain-Azel et .\in-Melloul . . 2ï2
VI. — Ruines de la région des chotts, entre la route de Zarai
à Sétif et celle d'Auzia à Sétif ^4'
A. Entre Zarai et Perdices 241
B . Entre le Chott-el-Hamiet et le Djebel-Youssef. 244
VU. — Plaine des Righas, au nord du Djebel-Bou-Thaleb. . . a.ô5
TROISIÈME PARTIE. — Ruines A l'ouest DE Sétu.' 267-291
1 — Ruines aux aboi'ds du Djebel-Sdim 267
II. — Ruines sur l'Oued-el-Ksob et sur son affluent l'Oued-
R'dir 270
III. — Ruines entre Sétif et la .Medjana. Ruines de la Medjana. 280
IV. — Ruines au nord de la Medjana 285
TABLE DES MATIÈRES 425
PagfcS.
ÛIATRIKME PAUTIK. — Inscriptions de Kiiamissa, de M'daol-
ROCCH ET DE KsIBA-MraOU 29^4 19
I. — Thubursiciim Numidanim (lvhami>«;;i) 293
II. — M.ulaura (MMaoïiroiicIi) 35^
m. — Ksiba-Mraou 4i5
Additions et coni;ECTiox> 4^1
426 TABLE DES PLANCHES
II. TABLE DES PLANCHES ET DES FIGURES INSEREES
DANS LE TEXTE
PLANCHES*.
l. — Basilique de sainte Salsa. Plan.
II. — Basilique de sainte Salsa. Elévation de la façade.
III. — Basilique de sainte Salsa. Coupe transversale par la ligne A-B.
Etat actuel et restauration-.
IV. — Basilique de sainte Salsa. Coupe longitudinale par C-D. .\utre
coupe longitudinale par E-F.
V. — Mosaïque de la basilique de sainte Salsa.
VI. — Sarcophage trouvé dans la basilique de sainte Salsa.
VII. — Basilique de sainte Salsa. Détails d'architecture.
1) Colontie appartenant à une dos deuv tribunes (base, fût et chapiteau).
Voir p. 42-43.
2) Chapiteau d'une colonne semb'able. Voir p. 43.
3) Chapiteau d'une autre colonne semblable. Voir p. 43.
4) Chapiteau appartenant à une des colonnes de la nef. Voir p. 66.
5) Chapiteau appartenant à une autre colonne de la uef. Voir p. 43 et 6S.
5 a) FroCI de ce chapiteau.
6) Denii-colonnc terminant une des deux colonnades de la nef, du coté
de l'abside. Voir p. 6b.
1. Les planches 11, III. IV, V et Vil ont été dessinées par M. P. Gavault.
2. Les hauteurs a, 6, c sont données par l'état actuel (voir les lettres correspondantes
sur les coupes de la planche IV . Un a Uguré au milieu dans I état actuel le tombeau
de Fabia Salsa, de sorte que la ligue île coupe A-B, au lieu d'être droite comme elle
est figurée sur la planche I, devrait faire au milieu de la nef uu crochet dans la di-
rection de l'entrée de l'église pour aller traverser ce tombeau. Sur la restauration, on
a flguré le tombeau de sainte Salsa (socle et sarcophage) tel qu'il a existé à la der-
nière époque. Un a indiqué à droite, eu pointillé, l'escalier situe en réalité de l'autre
côté, contre le mur de façade. On a mis également l'amorce de l'escalier de basse
époque montant sur l'édilice situé à droite de l'église. Les hauteurs indiquées sont des
minima, nolaniraent dai>s la partie de droite (église nouvelle) : il y faudrait peut être
une assise de plus. — P. G.
TARI.E DKS FIGURES 427
7) Fragment d'iine colonne en marbre. Voir p. 30, n. 1,
8) Fragment d'une garniluic do fenêtre en pierre. Voir p. 46.
9) Fragment d'une autre garniture de fenêtre. Voir p. 4G, n. -2.
10) Coupe d'une corniclie en pierre. Voir p. 45.
10 bis) Coupe d'une autre corniclie. Voir p. 72.
H) Fragment d'uu canoel en pierre. Voir p. 16.
ii) Fragment d'un pila.slre en marbre. Voir p. 70.
13) Fragment d'une plaque de marbre ayaut servi à la décoration du socle
qui supportait le sarcophage. Voir p. 33.
14) Face d'un pilastre en pierre. Voir p. 68, n. 8.
VIII. — Ruines romaines situées entre la Medjana, Sétif, Ngaous, Ain-
Zana. (larte. — Voir plus loin, p. 43o.
FIGURES INSÉRÉES DA^S LE TEXTE
Pages.
1 . Plan de Tipasa ô
2. Inscription funéraire sur mosaïque '. . . . 54
3. - - - 56
4. - - - 5:
5. - - - 59
6. — — — 6o
7. Inscription sur pierre, nommant Salsa 75
8. Pierre chrétienne d'Henchir-Merouana 83
9. Eglise d'Henchir-Guellil 119
10. Eglise de Timodout . 1^0
11. Plan de Zraia i4^
12. Fort byzantin de Zraïa 142
i3. Grande basilique de Zraïa i4-^
14. Coupe d'une demi-colonne [ibid.) i55
i5. Base de colonne (ibid.) i5.t
16. (Jiapiteau de colonne [ibid.] i55
17. Petite basilique de Zraïa i56
18. Stèle à Saturne, de Zraïa . i5j
19. Grande église d'Hcnchir-Terlist 161
20. Coupe d'une colonne (ibid.) 168 •
31. Petite église d'Hencliir-Terlist 169
22. Église de Klierbet-Tamarit 174
23. Eglise de l'Henchir de la Mechta-Si-Salah 177
24. Pilier de la clôture du chœur {ibid.) 179
20. Église de Kherhet-bou-Addouten 179
428 TARLE DES FIGURES
Pages*
•26. Autre église de Khcrbet-boii-Addoufen 180
37, a8, 39, 3o. Détails darchitcctiire de cette église 181
3i, 32. 33, 34. — 184
35. Autre église de Khcrbct-bou-Addoufen iSft
3'j. Chapiteau appartenant à cette église 186
37, 38, 3y, 4"- Détails d'architecture de cette église 187
4i- Croix gravée sur une pierre, à Zana 198
42. Église d'Henchir-el-Atech 202
43. Montants de porte (/è/rf.) ioa
44- Chapiteau (ihid.) 202
45, 46. Détails d'architecture {ibid.) 204
47, 48, 49> 49 «■ — (ibid.) 2o5
5o. Chapelle d'Henchir-el-Âtech 206
5i, Pierre avec monogramme chrétien de BiarOuled-Athman . . 206
52. Chapiteau chrétien (ibid.) 206
53, 54. Chapiteau et hase (ihid.) 207
55. Base de colonne, de Bel-Aroug 208
56. Table [ibid.) 208
57. 58. Fragments d'une inscription chrétienne de Kherbet-Dra-
el-Abiod 212
59. Autre fragment [ibid.) 2i3
iw. Église de Kherbet-el-Mahrab '. 210
61. Clôture du chœur (ibid.) 216
62. Colonne (ibid.) 2il3
63. Église de Kherbet-Ouled-Sassi 217
64. 65, 66. Détails d'architecture {ibid.) 218
67. Monogramme chrétien de Kherbet-el-Bir 218
68. Inscription chrétienne de Kherbet-el-.\l)iad 219
' 69. Pierre sculptée, de Kherbet-el-Mahri 221
70. Église de Kherbet elKebira. 222
71. Église de Kherbct-Fraïm 226
72. Autre église de Kherbet-Fra'im 227
73. 74, 70. Chapiteaux {ibid.) 229
76. Pilier de la clôture du chœur {ibid.) 23o
77. Table {ibid.) , 23o
78. Église d'EI-Hamiet 233
79. Chapiteau {ibid ) 234
80. Dessus de table d'autel, de Biar-Haddada 236
8î. Inscription chrétienne d'Ain-Melloul 239
83. Monogramme chrétien {ibid.) 239
83. Eglise de Kherbet-Selmi 242
H\. Chapiteau [ibid ) 243
85. Autre église de Kherbet-Selmi 244
86. Base de demi-colonne {ibid.) 244
87. 88. Roue massive en pierre de Khcrbet-Oulcd-Chtioui . . . 245
TABLE DES FIGURES 429
l'agos.
89,90. Pilier avec ornementation géométrique d'Ain-fl-II,i(lJar . 2>'(()
ç)i, 92, 93. Cliapileaiix et cornictie d'Ain-OuImon aliS
(Jf^. Dessus de porte chrétien, (i'Ain-el-Ksar 2f)8
g!'). Fort byzantin de Ras-oi-Oued 270
9^) Chapiteau des Ouled-Agla 278
97. Chapiteau sculpté (ihid.) 2-8
98. Pilastre sculpté (ibid.) 9,-c)
99. Église de Sidi-Kmbarck 281
100. loi. Chapiteaux (ibid.) 281
102. Corniche (ibid.) 28a
i()3. Église des Hassnaoua sSii
104. Plan de Khamissa 2q/j
io5. Plan de Mdaourouch 305
430 LISTE DES RUINES INDIQUÉES SUR LA CARTE
III. LISTE DES I{L1INES ANTIQUES INDIQUÉES SUR LA
CARTE (Planche VIII)
iV. B. — Cette carte au 4<»'.''oo'' a été dressée d"après la carte de l'Etat-
major à la même échelle ', à laquelle j'.ai fait un certain nombre de cor-
rections, surtout pour les distances et l'orthographe des noms arabes *.
Les croix (X) indiquent les endroits où ont été trouvées des bornes mil-
liaires.
Pages .
1. Mcrouana (Lamasbu) "82
2. Premier mille de la route de Lamasba ;'i Diana 87
3. Deuxième mille 90
4. Troisième mille 93
5. Cinquième mille 98
6. Henchir-P.atha (sixième mille) 98
7. Bornes de la route de Lamasba à Diana, à 1 kilomètre et demi
de Diana 100
8. Henchir-Sidi-Amar 100
9. El-Henchira 101
10. Henchir-Sidi-Abderrlianian io3
n. Henchir-Màfouna [Lamsorla) io3
12, Ksar-Bellezma io5
i3. Petite ruine à 1 kilomètre et demi au nord de Ksai-P.cllezma . 110
14. Henchir-el-Abid m
i5. Petite ruine entre Henchir-el-Âbid et Ksar-Bellezma . . . m
16. Henchir-el-Mahras m
17. Kherbet-Djebbana m
1. Province de Constantine, feuillfi 1 (faite en 1S69). Province d'Alger, feuille 1
(1867). Conf. la carte au 8no,000«, feuille -l (1882).
2. Pour les corrections orthographiques, j'ai profité des indications qu'a bien voulu
me donner M. Luciaui, chef de bureau au Gouvernement général, qui a administré il y
a quelques années une partie de cette région.
LISTE DES RUINES INDIQUÉES SUU LA CARTK 'i3l
Pages.
17 his. Korouiiift-osscghir m
18. Honchir-pl-Hassi 111
iç). Petite ruine à 2 kilomètres fin nonl-ouest de Morou.iiia . . . 119.
20. Troisième mille de la route de Merouana à Ngaous .... 112
21. Hcnchir-el-Hir, au Msora ii3
22. Rornes du dixième mille (route de .Merouauii à .Xgaous. . . 117
33. Heuchir-Guellil 118
^4. Quinzième mille 120
u5. Henehir-el-Hammam 122
26. Ngaous I2.T
27. Kherltet-Cheddi 123
28. Henchir-el-Harme! 128
29. Snab-Bou-Touil 128
30. Henchir-P.erakena 128
3i. Deuxième mille de la route de .Ngaous à Tolm.! 128
3-;>. Troisième mille 128
33. Kherbet-Mahras 129
34. Kherbet-Rezzaz-ed-deriès 129
3.^. Khcrbet-Hassena laq
36. Dra-el-Ksar 180
87. Deuxième mille d"ano rou\.' qui, partant de .\gaous, se diri-
geait au nord 182
38. Cinquième mille 182
89. Petite ruine à 6 kilomètres de Ngaous, au nord i3i
40. Kherbet-Mseis i3i
41. Kherbet-Lalani i3i
42. Ras-el-Aioun i3i
43. Kherbet-Ouled-Sidi-.Moussa 182
44- Rornes milliairos de la route de Zarai vers le Hodna. . . . i33
45. Autres bornes de la même route i84
46. Henchir-Kikba i34
4?- Kherbet-Chaaba i35
48. Dordj Pommarède i3^
49- Henchir-Aourir 13.^
5o. Klierbet-Zeraouat 1 33
5i. Kherbet-Ragerou i38
52. Kherbet-Zerga {Cellae) i38
.^3, 54, Petites ruines au sud-ouest d'HiMn-hir-Aourir i38
55. Timedout ou Kherbet-Rekiza 140
56. Zraïa [Zarai) 1^2
.5-. Premier mille de la route de Zarai à Diana iô8
58. Henchir-Terlist i5i
59. Cinquième mille de la route de Zarai à Diana 169
60. Henchir-Tifelouin ,-0
61. Bornes milliaires à i kilomètre à l'est d'Henchir-Tifelouin . . 1-1
432 LISTE DES RUINES INDIQUÉES SUR LA CARTE
Pages.
62. Henchir-Aklieli 173
63. Petite mine à a kilomètres et demi au nord-est d'Hencliii-
.Vkbeb 173
I14. Ktierbet-el-Msil 173
(iô. Kherbet-Tenia i73
66. Kherbet-Tamarit 173
67. Ain-Beida 170
68. Henchir de la Mecbta-Si-Salab 176
69. Kherbct-bou-Addoufen J79
70. Henchir-el-Cheraf 187
71. Henchir-Tassa 187
72. Ain-Zana (Diafia) 189
73. Petite ruine à Test du Djebel-Zana 199
74. Bouglizcl 199
7.5. Marabout de Sidi-Kassem 199
76. Ain-Sultan 200
77. Henchir-Encedda (iVoi'fl Pe</'a??) 200
78. Hencliir-el-Atech . 201
79. Petite ruine, à 2 kilomètres et demi au nord-nord-ouest d'Hen-
chir-el-Atech 206
80. Aiu-Garsa 206
81. Biar-Ouled-Athman [Gemellae'i) 206
82. Petite ruine à i kilomètre à l'ouest de Biar-Ouled-Athman. . 207
83. 84. Petites ruines au nord du Chott-el-Beida 207
85. Ruine près de la fontaine d'Ain-Guinguett, contre lu Sebkha-
el-Gousset 208
86. Autre 208
87. 88. Ruines au nord du Chott-el-Fraïm 208
89. Bel-Aroug 208
90. Ruine à 2 kilomètres à l'ouest de Bel-Aroug 209
91. Mechta-Haméidan 209
92. Guidjel 209
93. Mechta-Sidi-Mohammed (Henchir- Abbès) 211
94. Kherbet-Dra-el-Abiod 212
95. Kherbet-el-Ousfan 2i3
96. Kherbet-el-Mahrab 2i4
97. Kherbet-Ouled-Sassi 216
98. Kherbet-el-Bir 218
99. 100, 101. Petites ruines au sud de Kherbet-el-Bir 218
102. Petite ruine au nord-ouest de Bir-Taya ........ 218
io3. Kherbet el-Abiad 219
104. Kherbet-el-Mabri 220
io5. Kherbet-Boughzel 221
106. Ruine à 1 kilomètre au sud de Telia 221
107. Kherbet-el-Kebira 222
LISTE DES RUINES INDIQUÉES SUR LA CARTE 433
Pages .
io8. Kherbet-Bararouss 225
109. Petite ruine à f) kilomètres au nord de Kherbet-Bararouss . -225
110. Kherbet-Tabarount . . - 226
111. Kberbet de la Msara-Sidi-Kouïder 226
112. ii3, ii4, 'i5. Hameaux entre Zarai et Kherbet-Fraïm ... 226
116. Kherbet-Fraïm 226
117. Bir-el-Akrich 280
118. Bornes milliaires trouvées près de Bir-el-Âkrich 23i
119. Ain-Azcl 232
120. 121. Petites ruines voisines d'Ain-Azel 282
122. Ain-Djebbana 232
123. El-Hamiet (Perdices) 232
124. Biar-Haddada {Castellum B...) 235
125. Ain-Melloul (Castellum Thih...) 286
126. Sidi-el-Hamdi {Castellum Dianense) 240
126' et 126". Bornes milliaires trouvées entre Sétif et le Mesloug . 241
127. Kherbet-Selmi 241
128. Kherbet-Ouled-Chtioui 245
129. Petite ruine à l'ouest d'Ain-el-Hadjar 245
i3o. .\in-el-Had.jar 246
i3i. Ain-Sultan 247
i32. Ain-M'àfeur 255
i33. Ras-el-Guilta 263
134. Ain-Birbech 263
i35. Petite ruine à l'ouest de Ksar-Tir . • 268
i36. Ain-Oulmen 264
187. Ain-el-Ksar 267
i38. Tixter 269
189. Ruine à i kilomètre et demi au nord-est de Tixter .... 269
140. Ain-Turk 269
141. Mechta-el-Bir 269
142. Ksar el-Ghoul 26;)
143. Ain-Melilla 269
144. Marabout de Sidi-Salah • 270
145. Ras-el-Oued 270
146. Ain-Tassera 273
147. Kherbet-Zembia [Lemellef) . : 273
i48. Bordj-R'dir 274
149. Ouled-Agla 275
i5o. Borne de la route de Sétif au Guergour 280
i5i. Lanasser 28a
i52. Bouhira 280
i53. El-Hammara du Guergour {Ad Sava[m\ municipium) . . . 280
154. Faucigny 280
i55. Ain-Abessa 280
2H
434 LISTE DES RUINES INDIQUÉES SUR LA CARTE
F'ages.
i5iî. Khalfoun 280
lô;. Bordj-Messaouii 280
i5S. Ruine au sud-est de Bordj-Messaoud 280
i5y. Ain-Zada (Caput Saltus fwn'eorum) 280
160. Sidi-Enibarek . 280
161. Bordj-bou-Aréridj 282
162. El-Mehris 282
i63. El-Achir 282
1134. Kherbet-el-Hachem 28i2
i6d. El-Guerria 282
160. La Medjana 282
167. Ain-Soltan 282
168. Kherbel-Achir 280
169. Ouled-Madi 285
170. Kolla 285
171. Hassnaoua 286
172. Zamoura 280
1-3. Ruine à 5 kilomètres au sud de Zamoura 280
174. Tassameurt 287
175. Tassabount 285
176. Kherbet-Guidra {Serlei) 288
177. Ain-Mira 285
INGEB.:, lUP. 1. BCBDIS ET C'e, BUE CiBSlEB, 4
Pl. I.
^Hl Première époque.
p^B Seconde époque.
HB l'roisième époque.
^^P Quatrième époque.
Et> I Murs arabes.
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BASILIQUE DE SAINTE SALSA.
Plan.
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BASILIQUE DE SAINTE SALSA.
Coup; transversale (état actuel et restauration).
Pl. IV.
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