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Full text of "Recherches sur les langues celtiques"



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RECHERCHES 



LES LANCxUES CELTIQUES 



RECHERCHES 



LES LANGUES CELTIQUES 



PAR W. F. EDWARDS 

MEMBRE DE L'ACADEMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES 

DE L'ACADÉMIE DE MEDECINE 

DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES, ETC. 



OIVBAGE PRESENTE 

A L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES -LETTRES 

LE 26 DÉCEMBRE 1831 

ET Qri A OBTEXr LA MEDAILLE DU PBIX VOLKEY DÉCERSÉE PAR l'INSTITOT 
DANS SA SÉANCE DU 3 MAI l83/| 






PARIS 

IMPRIMÉ PAR AUTORISATION DU ROI 

A L'IMPRIMERIE ROYALE 
M DCCC XLIV 



AVERTISSEMENT, 



En se livrant à l'étude de l'anthropologie , mon 
frère a compris que la grande question de l'ori- 
gine des diverses races humaines ne pouvait être 
résolue tant que les observations du naturaliste, 
les recherches du philologue et l'érudition de 
l'historien ne viendraient point se prêter un mu- 
tuel appui ; aussi , sans se laisser effrayer par l'é- 
tendue d'une pareille tâche , s'est-il appliqué en 
même temps à l'examen des caractères physiques 
des peuples, à la comparaison des langues et à la 
discussion des faits historiques. Sa vie, malheu- 
reusement, a été trop courte pour lui permettre 
d'achever une œuvre aussi vaste. La plupart des 



II AVEUTISSEMENT. 

résultats auxquels il clait arrivé sont maintenant 
perdus pour la science ; mais, tout en préparant les 
matériaux pour l'Histoire naturelle de Thomme, 
qu'il se proposait d'écrire, il a traité, avec plus ou 
moins d'étendue , quelques-uns des points dont 
il s'était plus spécialement occupé. Sa Lettre à 
M. Amédée Thierry contient l'énoncé de prin- 
cipes fondamentaux pour l'étude des caractères 
physiques des races; et dans divers mémoires, 
imprimés par les soins de la Société ethnologique 
de Paris, on trouve l'indication de vues nouvelles 
relatives à l'origine des peuples de l'Europe. L'ou- 
vrage posthume que sa veuve publie aujourd'hui 
fait partie de la même série de travaux ^ Il m'ap- 
partient moins qu'à tout autre d'en juger ici le 
mérite, mais je puis le citer comme une preuve 
de l'étendue et de la variété des connaissances 
du profond physiologiste à qui Ton doit le traité 
de fhifluence des agents physiques sur la vie. Des 

' M. H. Tilos, fils de madame veuve Edwards, a pris une large 
pari dans la surveillance de cette publication ; il a bien voulu se 
charger de la correction des c'îprcuves typographiques; et, grâce à 
son zèle et à ses connaissances en linguistitpie, ce travail ne pouvait 
être en mcillenres mains. 



AVEI\TISSEMENT. m 

louanges de la pari crnn frère pourraient paraître 
entachées de partialité ; je m'abstiendrai , par 
conséquent, de toute réflexion sur les services 
que William Edwards a rendus aux sciences na- 
turelles, et d'ailleurs il n'est aucun physiologiste 
qui les ignore. Mais puisque j'ai été conduit à 
parler au public d'une personne dont la mémoire 
m'est si chère, qu'il me soit au moins permis 
d'ajouter un mot sur l'homme privé, et de dire 
que, dans l'estime de tous ses amis, il était aussi 
haut placé pour les qualités du cœur que pour 
l'élévation de l'esprit. 

H. MiLNE EDWARDS. 



Paris, ce aS octobre i84A. 



MÉMOIRE 



EN REPONSE A UNE QUESTION 



PAR L'ACADEMIE DES INSCRIPTIONS 



ET BEL LES -LETTRES. 



MÉMOIRE 

EN RÉPONSE A LA QUESTION SUIVANTE. 

PROPOSÉE 

PAR L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES : 

Déterminer, par un travail à la fois lexicographique et grammati- 
cal, le caractère propre des idiomes vulgairement connus sous 
le nom de celtiques en France et dans les îles Britanniques, et 
rechercher la nature et l'importance des emprunts qu'ils ont 
faits, soit au latin, soif aux autres langues. 



L'Académie a rendu un grand service en appelant, 
par la question qu'elle a proposée, l'attention des Fran- 
çais sur les langues jadis parlées par leurs ancêtres. 

Ce sujet ne pouvait guère être proposé plus tôt; il fallait 
que les règles de critique, qui doivent servir à caracté- 
riser et à comparer les langues , fussent établies sur des 
bases scientifiques, ce qui exigeait une étude approfon- 
die d'une foule de langues, tant anciennes que modernes : 
c'est ce qui a été fait, et l'Académie y a puissamment 
contribué. 

La linguistique est née de nos jours. On a parcouru 
toutes les contrées de la terre, partout on s'est attaché à 
connaître les idiomes usités, et dans les teuips actuels 
et dans les temps les plus reculés. On est revenu chargé 



IV MEMOIRE ADRESSE A L'ACADEMIE 

d'une riche moisson. On a étudié ces langues chacune 
en particulier, on les a comparées, distinguées, classées. 
Tl est résulté de ces travaux, des principes qui servent de 
hase à la science nouvelle qu'on a appelée Ungnistlque. 

Mais parmi les langues qui ont été l'ohjet de cette 
étude, on ne saurait guère compter celles qui ont été 
en usage, depuis la plus haute antiquité, dans la France 
et dans la Grande-Bretagne, et qui sont encore parlées 
dans quelques portions de ces pays. 

Les savants qui se sont occupés de cette science y 
ont cependant jeté un coup d'œil. Il leur a suffi, pour re- 
connaître dans les idiomes que nous distinguerons, dans 
la suite, parle nom de celtlcjiies proprement dits, des rap- 
ports assez marqués avec la grande famille appelée indo- 
(fermanique , et pour les ranger dans cette division. 

Un autre idiome, le hasque, que l'on a quelquefois 
nommé celtique, a été profondément étudié par un savant 
célèbre dont nous citerons plus tard les travaux. 

D'autres savants, nés dans les provinces où se j)arlent 
encore ces idiomes, s'en sont occupés spécialement, à la 
vérité, mais en général dans d'autres vues. Ils ont soi- 
gneusement recueilli les règles du langage et les mots qui 
en constituent le corps (c'est un grand service rendu, et 
leurs travaux sont précieux) ; mais, quand ils ont voulu 
porter leurs regards au delà, ils ont élevé des préten- 
tions si extraordinaires relativement h l'influence et à 
l'extension de leur langue maternelle , qu'ils ont excité 
dans le public, en général, les préventions les plus défli- 
vorables. Ces préventions n'étaient pas sans fondement, 
car les prétentions des reltis<(uts élaienl poussées jusqu'au 



DES INSCHIPTIONS ET BELLES-LETTRES. v 

ridicule; de façon (jiù//i/fV/H/7o- celtiques et fables absurdes 
étaient à peu près synonymes. De ià un sentiment op- 
posé à celui qui animait ces érudits. Un préjuge aussi dé- 
raisonnable , aussi aveugle, est allé, au moins en Angle- 
tene, jusqu'à la fureur. 

Il est temps de faire intervenii" la raison dans celte 
(|uestion. 

L'Académie en fournit f occasion et les moyens. En ap- 
pelant l'attention sur les idiomes vulgairement connus 
sous le nom de celtiques, parlés dans la France et dans 
la Grande-Bretagne, elle donne la latitude, ou impose 
l'obligation de traiter des langues basque, gaëles (irlan- 
daise et écossaise) , galloise et bretonne. 

Toutes ces langues, à ftîxception de la première, ont 
constamment été appelées celtiques. 

La première, le basque, a été désignée de même par 
occasion. 

Ainsi , elles entrent toutes dans la désignation d'i- 
diomes vukjairement connus sous le nom de celtiques. Mais 
dans le cours de ce travail , j'emploie souvent fexpression 
de celtiques proprement dites, pour désigner celles qui sui- 
vent la première que j'ai nommée; et quand je veux les 
embrasser toutes, je dis langues celtiques en cjènéral. 

J'ai donc pris les paroles de l'Académie dans leur plus 
grande extension. Lorsqu'elle veut qu'on caractérise les 
idiomes par un travail lexicographique et grammatical, elle 
exige nécessairement qu'on compare ces langues entre 
elles, pour faire connaitre en quoi elles se ressemblent, 
en quoi elles difterent. 

(i'esl ce dont je me suis occupé. 



VI MÉMOIRE ADRESSÉ A L'ACADÉMIE 

Quand rAcadémie demande quon recherche la nature 
et l'importance des emprunts que ces idiomes ont faits , soit au 
latin, soit à d'autres lamjues, elle veut qu'on les compare 
à ces langues, c'est-i\-dire que l'on détermine, s'il est pos- 
sible, ce qu'ils ont essentiellement de commun avec elles, 
comme langues sœurs, si elles le sont, et ce qu'ils leur 
ont emprunté; car comment reconnaître les emprunts, 
si l'on ne connaît pas les besoins? 

En traitant de la grammaire , j'ai traité les points fon- 
damentaux et caractéristiques. Je n'ai pas supposé d'em- 
prunts, lorsqu'il y avait des rapports avec le grec et le 
latin , parce que ces points sont de l'essence de la langue, 
et que d'ailleurs ils ont été de même dans les temps des 
plus anciens monuments de ces langues-, et il en est qui 
en conservent de très-anciens, au moins relativement à 
l'époque actuelle, car les Gallois ont une grammaire du 
ix" siècle et qui ne se ressent en rien de l'esprit des gram- 
mairiens latins. 

Quant à la partie lexicographique , la question est au- 
trement difticile. L'Académie a imposé une rude tâche, 
quoiqu'elle soit aisée en apparence; et elle l'est en effet 
sous plusieurs rapports; mais il en est d'autres où l'in- 
vestigation est, ;\ ce qu'il me semble, nouvelle. 

Il est de toute évidence, et d'après les principes éta- 
blis, que lorsqu'une nation a une certaine idée, ou une 
certaine chose qu'elle n'a pas inventée , et qu'elle en a le 
mot, qui se trouve aussi chez le peuple qui a eu primi- 
tivement cette idée ou cette chose, elle lui a enq)iuntc 
ce mot. Or, toutes les fois ([u'on peut remonter à l'origine, 
on recoimaît l'enq)runt. 



DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LEITHES vn 

A cel ertet, il faut être instruit de la civilisation rela- 
tive des deux peuples. C'est ce que l'histoire ne donne pas 
toujours, et, même sur les points où elle nous éclaire 
beaucoup, elle ne nous dit pas tout ce qu'il faudrait pour 
décider les questions qui peuvent se présenter. Ainsi 
nous savons avec la dernière certitude que les Romains 
ont enseigné la religion chrétienne aux peuples que nous 
avons appelés celtiques; mais s'ensuit-il que tous les mots 
employés par les Romains dans l'exposition de leur culte 
et de leurs dogmes, et qui se trouvent dans les deux 
langues, soient des emprunts que les Celtes aient faits aux 
Romains? 

Parmi ces mots, il en est qui expriment des idées com- 
munes à tous les peuples qui ont tant soit peu de civili- 
sation. Par exemple, les idées de Dieu, d'esprit, de ciel, 
de création, de croyance, etc. sont des idées communes 
à tous les peuples qui ne sont pas des brutes. Les Alle- 
mands n'étaient guère avancés dans la civilisation, en 
prenant ce mot, par opposition avec l'état sauvage, lors- 
qu'ils embrassèrent la religion chrétienne; cependant les 
idées que je viens d'indiquer et une foule d'autres qui se 
rapportent à ce sujet sont exprimées dans leur langue 
avec des racines et des combinaisons qui leur sont pro- 
pres. Sans doute ils ont fait des emprunts qu'il est facile 
de reconnaître, mais on les reconnaît en ayant recours 
à d'autres principes. 

Voici la diflicidté dont il s'agit, exprimée d'une manière 
générale. 

Nous supposons qu'il y ait deux langues sœurs , et il 
faut l'admettre, ou il n'y aurait point de linguistique. Or, 



viii MEMOIRE ADRESSE A L'ACADEMIE 

on entend par langues sœurs, deux langues qui ont un 
fonds commun et indépendantes l'une de l'autre, quels que 
soient les emprunts qu'elles aient pu se faire d'ailleurs, 
sans quoi il n'y aurait pas de degré de parenté. 

Maintenant, comment distinguer les mots qui consti- 
tuent ce fonds conmiun et indépendant, de ceux qui ré- 
sultent des emprunts quelles ont pu se faire? 

Y a-t-il des caractères, pris dans les langues mêmes, 
qui puissent nous en fournir les moyens ? 

Les mots étant essentiellement composés d'un son et 
d'un sens, nous allons les considérer sous ce double rap- 
port. 

D'abord, les langues reçoivent un caractère distinctif 
de la nature des sons élémentaires qui entrent dans la 
formation du mot, et de l'ordre dans lequel ils sont com- 
binés. 

Il est si vrai que cette qualité et cette combinaison 
servent à les distinguer indépendamment du sens, qu'une 
personne qui a l'oreille exercée peut reconnaître une 
langue étrangère, qu'elle aurait entendu parler, sans en 
conqjrendre un mot. Elle juge la plupart du temps par 
sentiment; mais on peut, quoique ce soit difficile, éta- 
blir des principes par l'analyse. 

Les mots eux-mêmes, c'est-à-dire considérés sous le 
double rapport que nous avons indiqué , fournissent des 
caractères plus sûrs et plus faciles. S'ils sont composés 
et qu'un de leurs éléments n'appartienne qu'à une langue, 
le mot commun doit être attribué à l'autre. 

Il est possible que cet élément qui ne se trouve pas 
dans une des langues y ait existé et soit perdu, il n'en 



DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. ix 

faut pas moins ranger le mot dans la classe de ceux i^ui 
sont empruntés, parce que la probabilité l'exige. Or, à la 
rigueur, presque tous les mots sont composés, surtout dans 
les langues auxquelles nous avons à comparer les langues 
celtiques. Les mots y ont une physionomie qui les lait 
reconnaître comme appartenant à telle ou telle partie du 
discours. Ce caractère dépend de la terminaison du mot; 
car les noms, les verbes, les adverbes, etc. ne se termi- 
nent pas ordinairement de même, mais ont, la plupart 
du temps, une inflexion qui les distingue. C'est ce qui a 
l'ait établir deux éléments dans les mots , la racine et la 
syllabe alïixe. La première désigne l'idée fondamentale 
d'une manière générale , la seconde la détermine et en 
fait une partie spécifique du discours. Cette même racine 
peut avoir un emploi très-étendu, modifié chaque fois 
par une nouvelle terminaison. 

La racine simple est également variée , dans la même 
étendue, par une particule qui la précède et qui lui est 
unie. 

Ces mots, modifiés des deux manières que je viens 
d'énoncer, peuvent être jugés parla même règle qui sert 
à reconnaître l'origine d'un mot composé de deux racines, 
comme nous l'avons exposé plus haut. 

Tout ce qui précède est évident et reconnu , et n'exige 
pas qu'on s'y arrête. 

iMais voici le point difficile, et où je ne vois pas qu'il 
y ait des principes établis pour nous conduire. 

Si dans les deux langues il y a une racine comnmne , 
et qui soit terminée , dans chacune d'elles , par une afiixe 
propre à la langue , comment reconnaître s'il y a em- 



X MEMOIRE ADRESSE A L'ACADEMIE 

priait, lorsque ni les données de l'iiistoire, ni les consi- 
dérations lirécs de la nature et delà combinaison, ne nous 
en fournissent les moyens ? 

Lorsque les deux peuples ont eu de fréquentes com- 
munications, et à plus forte raison lorsque l'un a dominé 
sur l'autre, il faut nécessairement que le peuple dominé, 
lors même qu'il conserve sa langue, ait emprunté même 
des mots qui expriment des idées communes. Il est vrai 
que la plupart du temps il empruntera le mot et son affixe 
en tout ou en partie; mais il lui arrivera quelquefois de 
conserver la racine, et de substituer a la terminaison 
étrangère une terminaison nationale. 

Mais, quoiqu'on sache, en général, que cela doit arri- 
ver, quel moyen y a-t-il de distinguer ces mots et de re- 
connaître l'emprunt? Je n'en connais pas, hors les procédés 
que j'ai déjà indiqués. 

J'ai remarqué que ces mots doivent être relativement 
en petit nombre, parce que , le besoin ne s'en faisant pas 
sentir, ces emprunts doivent être rares; et ce que j'a- 
vance n'est que l'application particulière d'un principe 
général et fondamental qui sert de base «i la linguistique. 

Il faut donc ranger des mots pareils dans la classe des 
mots essentiellement communs à ces langues, comme 
langues sœurs , et cela parce que la prohabiliic l'exige. 

Il faut que je m'arrête ici un instant pour appuyer ce 
principe, qui est de la dernière importance dans les com- 
paraisons que nous aurons à faire. Il faut que je prouve 
par d'autres considérations que, lorsqu'une nation quel- 
conque emprunte un mot, elle tend à l'emprimter avec 
des caractères qui le font reconnaître. 



DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. xi 

Lorsqu'on emprunte un mot étranger, on cherclie a 
l'imiter aussi bien que l'on peut, sans se donner trop de 
peine. On l'altère cependant, parce qu'on n'a ni l'oreille, 
ni la prononciation, ni la mémoire assez exercées pour 
le conserver dans son intégrité. L'altération porte princi- 
palement sur la dernière syllabe , quand il y en a plu- 
sieurs. On y retranche ou l'on y ajoute quelque chose , au 
hasard, en suivant le goût et le génie de la langue mater- 
nelle; mais on ne fait pas l'analyse da mot dans ses éléments. 
On ne saurait la faire sans connaître la langue, et la con- 
naître à fond -, c'est une analyse dilBciie, même pour les 
savants : ils s'y trompent quelquefois , pour ne pas dire 
souvent. Or une nation agit, en altérant le mot, comme 
au hasard , puisqu'elle n'agit pas scientifiquement ; si elle 
coupe le mot, elle ne tombera que par un cas fortuit sur le 
point ijui sépare la racine de sa terminaison, et, à plus forte 
raison, sur la double articulation, quand il y a une particule 
préfixe. 

Ce sera donc le très-petit nombre de mots empruntés, 
que le hasard aura secondés à ce point, qu'ils soient ré- 
duits à leur racine pour recevoir une terminaison indi- 
gène. 

Ainsi donc, lorsqu'il se présentera, dans les deux lan- 
gues, un mot avec une racine commune, et une termi- 
naison caractéristique de chaque peuple , la probabilité 
est très-faible que ce mot ait été emprunté, si les deux 
langues sont réellement sœurs ; et la probabilité sera d'au- 
tant moindre, que les rapports entre les deux langues se- 
ront plus intimes. 

Mais voici ce qui la rend plus faible encore : si la com- 



XII MEMOIRE ADRESSE A L'ACADEMIE 

paraisoii s'établit entre plusieurs langues affiliées, d'une 
part, et une autre qui a de même avec elles des rapports 
communs. 

Faisons d'une manière hypothétique une application 
aux langues que nous avons à examiner. 

Je suppose que toutes ces langues aient de certains 
rapports entre elles; je le répète, ce n'est pour le moment 
qu'une pure supposition. Si un mot de cette espèce que 
nous venons de décrire se trouve en même temps dans 
le breton et dans le latin, d'après ce qui précède, il y a 
une grande probabilité que les Bretons ne l'ont pas em- 
prunté au latin. 11 faudra donc le ranger parmi ceux qui 
constituent le fonds commun de ces langues comme lan- 
gues sœurs. 

Mais si la même racine se trouve encore dans le gal- 
lois, avec les mêmes caractères tirés de la terminaison 
spécifique, la probabilité augmente dans une raison beau- 
coup plus forte; car il n'y a pas de motifs pour qu'un se- 
cond peuple séparé par les mers, et par toutes les condi- 
tions politiques et autres, tombe précisément sur le môme 
mot dont il n'a pas besoin : c'est là le cas que je suppose, 
et abstraction faite de toutes données historiques et de 
toutes celles tirées de la nature des sons. 

La probabilité croîtra dans une proportion plus forte 
encore, si un pareil mot se trouve dans le gaël irlandais, 
plus encore s'il est en même temps dans le gaël écossais ; 
et s'il se trouve derechef dans le basque , la probabilité 
approchera tellement de la certitude, qu'il y en aura plus 
qu'il ne faut pour convaincre les esprits les plus incré- 
dules. Elle ne sera pas, je l'avoue, absolue; mais oîi est- 



DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. xm 

elle dans les matières purement humaines? Elle agira sur 
notre esprit comme si elle en avait toutes les propriétés. 

Voilà les principes qui m'ont guidé dans la comparai- 
son des langues que j'ai entrepris d'examiner. Je n'ai admis 
sciemment aucun mot comme parallèle au grec et au 
latin, c'est-à-dire comme faisant partie d'un fonds com- 
mun, sans qu'il n'ait les caractères que je viens d'indi- 
quer. Il ne me reste plus qu'à faire connaître les sources 
où j'ai puisé et la marche générale que j'ai suivie. 

Les données matérielles des langues celtiques, je les 
ai prises : pour le gallois, dans la grammaire et le dic- 
tionnaire d'Owen; pour le breton, dans la grammaire et 
le dictionnaire de Legonidec; pour le gaël irlandais, dans 
la grammaire et le dictionnaire d'OBrien; pour le gaël 
écossais, dans la grammaire et le dictionnaire d'Arms- 
trong; pour le basque, dans la grammaire et le petit dic- 
tionnaire qui raccompagne, de l'Ecluse, ainsi que dans le 
grand ouvrage de Lacramendi. Ce sont les meilleurs ou- 
vrages. J'en ai consulté d'autres, mais je ne m'appuie que 
sur ceux-là. 

Quant à la marche que j'ai adoptée en traitant de la 
granmiaire de chacune de ces langues , j'ai suivi un pro- 
cédé analytujue qui la réduit , ce me semble, à ses éléments 
les plus simples. Il en est résulté d'ailleurs cet avantage, 
dans les comparaisons multipliées que j'avais à faire, que 
l'on peut saisir avec la plus grande facilité les rapports 
qui les lient, non-seulement entre elles, mais aussi à d'au- 
tres langues , ainsi que les différences qui les distinguent. 

Quant à la partie lexicographique , j'ai longtemps ba- 
lancé sur l'ordre que je suivrais. Une foule de combinai- 



XIV MEMOIRE ADRESSE A L'ACADEMIE 

sons se sont présentées à mon esprit; j'ai fini par choisir 
celle qui me parait la plus simple et la plus propre à rem- 
plir les conditions que je m'étais proposées. Pour la sai- 
sir, il suffit de jeter un coup d'oeil sur cette partie de mon 
travail; on verra que j'ai rangé les langues celtiques pro- 
prement dites, suivant leur rapport d'affinité. Le gallois 
et le breton se suivent immédiatement; le gaël , irlandais 
et écossais, vient ensuite. Ces langues forment ainsi deux 
tribus : la première pourrait être appelée lanrjiies bretonnes, 
puisqu'elle renferme le breton anglais et le breton fran- 
çais; la seconde pourrait s'appeler lamines qaëles, renfer- 
mant firlandais et l'écossais. 

J'ai suivi Tordre alphabétique, sous le rapport de la 
lettre qui commence les mots de ces langues celtiques. 
Je ne fai pas suivi striclement pour les autres lettres , à 
cause des mutations de voyelles et de consonnes qui ca- 
ractérisent ces langues. 

J'ai d'ailleurs classé les mots celtiques par familles ayant 
une racine commune. Les principales idées exprimées par 
ces familles sont indiquées par le titre en français. Ces 
idées sont rangées par ordre de filiation, non en ligne 
droite, mais par embranchements, comme toute classi- 
fication naturelle, quand il y a une assez grande variété 
de sens ; il en résulte , entre autres , cet avantage , qu'on 
verra ainsi, sans qu'aucune explication soil nécessaire, 
des exemples nombreux du génie de ces langues. Si les 
idées ne s'y associent pas toujours, comme nous avons 
coutume de le faire, qu'on ne rejette pas pour cela cette 
classification. La connexion est toujours naturelle et pres- 
que toujours évidente. Ce n'est pas la partie la moins 



DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES xv 

curieuse de ce travail ; on y voit , si je puis m'expriiner 
ainsi, Vesprit fujuratij de ces langues; et la preuve que la 
filiation, indiquée par les modifications d'une racine , est 
dans le véritable génie de la langue, c'est que la même 
liliation se reproduit dans une diversité de racines. Je n'ai 
pas eu le temps de développer les considérations que cette 
association d'idées et de mots peut iburnir, et de justi- 
lier la formation de ces groupes, sur lesquels on pourrait 
élever quelques doutes , lorsqu'on ne connaît pas mes 
raisons. 

En tout état de cause, on peut les considérer comme 
des groupes qui ont toujours une liaison réelle, soit na- 
turelle, soit artificielle; et il en faut pour rompre la mo- 
notonie, lixer l'attention et faciliter les comparaisons. 

On voit d'ailleurs presque toujours , ce qui seul est une 
justification sullisante, que le même fonds d'idées se re- 
produit dans chaque tribu de ces langues celtiques. 

J'ai divisé les mots celtiques de chaque lettre en quatre 
parties, correspondantes chacune à la langue principale, 
parmi les langues anciennes ou modernes à laquelle je 
les compare. 

Ainsi la première division comprend ceux qui sont ana- 
logues au grec. S'il s'en trouve d'autres qui leur soient 
analogues dans les langues qui m'occupent, je les mets à 
la suite en choisissant seulement les principales; je ne les 
ajoute pas toujours. 

La seconde division renferme les mots qui répondent 
au latin à f exclusion du grec, ou lorsqu'ils n'ont avec le 
grec que des rapports trop éloignés. Les autres langues 
sont rangées sous le latin , quand elles s'y rapportent, d'à- 



XV. MEMOIRE ADRESSE A L'ACADÉMIE 

près le même principe que je viens d'indiquer pour la 
partie grecque. 

La troisième division contient les mots qui se rappor- 
tent au français, à l'exclusion du latin et du grec; et dans 
le cas où les rapports avec ces langues seraient trop éloi- 
gnés, je ne mets ordinairement sous le français que les 
mots analogues en italien. Gela suffît pour l'objet que je 
me propose. On peut facilement y suppléer pour les au- 
tres langues néo-latines; leur insertion m'eût mené trop 
loin. 

La quatrième partie comprend les mots celtes qui cor- 
respondent à l'anglais. J'y mets assez souvent l'indication 
que ces mots se trouvent aussi en flamand ou en alle- 
mand, mais je ne les spécifie pas toujours, pour abréger. 

Ces langues celtiques proprement dites sont ainsi ran- 
gées par tribus les unes au-dessous des autres , dans la 
même colonne. La place de cbaque langue est toujours 
gardée , afin que d'un coup d'œil on puisse constamment 
voir jusqu'à quel point la racine est commune, et où elle 
manque. 

A la vérité, elle ne manque pas toujours quand elle 
n'est pas marquée; il arrive quelquefois qu'elle existe et 
qu'elle m'est échappée: cependant, comme ce cas est re- 
lativement rare, le tableau que je présente est suffisam- 
ment exact. 

On s'est ordinairement contenté, dans la comparaison 
des langues, d'un assez petit nombre de mots, pourvu 
qu'ils fussent choisis dans la classe de ceux qu'eu général 
on n'emprunte pas, c'est-à-dire ceux qui représentent les 
idées el les objets les |)lus usuels. Ola suffît pour un pre 



DES INSGRlFnONS ET BELLES LETTRES. xvii 

mier aperçu et pour ranger les langues dans de grandes 
catégories. 

Mais pour résoudre les questions proposées par l'Aca- 
démie, et surtout la dernière: «déterminer la nature et 
l'étendue des emprunts que ces idiomes ont faits, soit au 
latin, soit à d'autres langues, » il faut d'autres recherches. 

Il faut d'abord , comme je l'ai exposé précédemment , 
déterminer ce que ces langues ont de commun, si tant 
est qu'il y ait communauté entre elles; sans quoi il est 
impossible de juger les emprunts autrement que par des 
données historiques. Nous avons vu combien elles sont . 
par leur nature , vagues et insuffisantes. 

Quoique l'étude des langues elle-même présente des 
moyens plus certains, nous en avons signalé les difficul- 
tés; et on ne saurait les surmonter sans une comparaison 
des plus étendues et des plus approfondies. Il me suffit 
d'un exemple tiré du cas le plus simple et le plus facile, 
un mot composé qui se trouve dans les deux langues. 
iS'est-il pas indispensable, d'après ce qui précède, de s'as- 
surer si les deux racines se trouvent ou ne se trouvent 
pas dans les deux idiomes? Ainsi, dans la circonstance 
même où le principe est d'une application à peu près cer- 
taine , on voit ce qu'il présente de difficultés dans cette 
application, seulement par l'étendue de la recherche. Je 
ne parle pas de celle qui consiste à déterminer quelles 
sont les racines, ce qui n'est pas souvent chose aisée. 

D'ailleurs, dans toute science il y a au moins deux choses 
essentielles , quand il s'agit d'établir un rapport : T e/i 
constater la nature; 2" en donner la mesure. Or, quant au 
premier point, relativement au sujet qui nous occupe, 



XVIII MÉMOIRE AD1U<:SSÉ A L'ACADEMIE 

l'affiliation des langues celtiques proprement dites aux 
langues indo-germaniques est assez bien constatée. Ce n'est 
pas que je prétende préjuger cette question, ni me re- 
poser sur les travaux d autrui; on sera assez convaincu 
d'ailleurs que je ne m'en suis pas servi. 

Quant au second point, l'étendue de ces rapports, il 
faut autant que possible la donner complète, c'est-à-diro 
en avoir la mesure. Voilà à quoi je me suis attaché pour 
les langues celtiques proprement dites. 

J'ai examiné avec soin chacune de ces langues à leurs 
sources : i" en les réduisant à leurs principes les plus 
simples; 1° en les comparant dans toute l'étendue de 
leur portée lexicographique. 11 se présente, à l'égard des 
emprunts de ces langues , une difficulté dont il faut dire 
deux mots. 

Ces langues s'éteignent progressivement; si Ton ne 
mettait pas un choix dans les sources, on pourrait, sui- 
vant celles où Von puiserait , parvenir à deux résvdtats 
opposés. 

La partie de la population dont la langue s'altère la 
fait passer par tous les degrés d'altération. 

Il y aura là des emprunts de tous les degrés. 

Jl y en aura de même lorsque toute la population aura 
altéré sa langue. 

Où faut-il puiser alors? 

Aux sources les plus pures , aux dictionnaires , qui pré- 
sentent la langue dans sa plus grande intégrité : voilà ce 
(|ue j'ai fait. 

Je n'ai pu présenter la comparaison du basque dans la 
même étendue. Celle que je lui ai donnée, cependant, 



DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. xix 

paraîtra, je l'espère, assez considérable. Si dans mon ma- 
nuscrit, quelle que soit la peine que je me suis donnée 
pour le revoir, il y a qnelxjues lacunes ou quelcjiie autre faute 
palpable dont je n'ai pas la conscience, je prie l'Académie 
de considérer quel temps il a fallu seulement pour le 
faire copier el quel temps m'est resté pour le revoir. 



RECHERCHES 



LANGUES CELTIQUES. 



TABLEAU GENERAL DES CONSONNES 

DANS LES LANGUES DE LA PARTIE OCCIDEISTALE DE L'EUROPE. 



Muettes. 

Labiales... B \ ^'F^'^'^ ^ «'«'«"te. 

[M labio-nasale . . V frémissante. 

Dentales.. .F ' sifflante. (Grec.) 

(D d frémissante. (Gr. mod.) 

Aspirées. 

(5 I 

\r:i ,c ■ \ l sifflantes. 

Linguales.J^'^ (^^^"?^'^) ^ 

\Z (français) ) 

1 T ic • \ ï frémissantes. 

\J (français) ) 

Muettes. 

'L L aspiré gallois. . sifflante. 

iLZ (L mouillé fran- 



, , [Représenté par II. 
çais, etc.).. . ) * ^ 

Palatales. .iN (palato-nasale). 

\N (gn français). 

'El. 
„, I frémissantes. 

' K X, sifflante. 

\G{H, son général^ 
Gutturales./ de l'expiration Jj espagnol, frémissante, plus ou moins 
modifié par le[ forte. 

gosier.) ) 

N. D. J'appelle aspirée celle qui peut se prononcer tant que dure l'eipiralion. 



RECHERCHES 



SUR LES 



LANGUES CELTIQUES. 



nr. LA PRONONCIATION DU GALLOIS. 

Pour se former une idée juste des sons fondamentaux qui 
caractérisent la langue galloise, il convient de les comparer 
d'abord à la table générale des consonnes. Par ce moyen Ton 
verra jusqu'à quel point elle s'en approche, et ce qui lui 
manquerait pour posséder toutes les touches de l'organe vo- 
cal, du moins telles que nous avons pu les présenter. Or, il 
résulte de cette comparaison qu'elles y sont toutes, excepté 
trois linguales, le z, le ch (français) et le j (français). Ainsi 
toutes les classes des consonnes sont complètes, hors celle des 
linguales, qui est aussi réduite qu'elle peut l'être, puisqu'il 
n'y reste qu'une seule consonne, qui, à ce que je m'imagine, 
ne manque nulle part. 

C'est une chose remarquable , que l'absence de ces trois 
sons dans la langue galloise, car le son du ch et celui du z se 
trouvent dans toutes ou presque toutes les langues occiden- 
tales de l'Europe, quels que soient les caractères qui les re- 
présentent. Quant au son du j ( français ) , il n'existe dans 
toute sa pureté que dans une seule, c'est le français; car eu 
anglais et en italien, les seules d'ailleurs où il se lrou\e, 

1 . 



4 RECHERCHES 

il est toujours combiné avec le son du d; il y est alors re- 
présenté par le g devant un e ou un i. 

D'autre part, si le gallois est caractérisé par l'absence des 
trois linguales, il l'est aussi, mais à un moindre degré, par 
la présence des deux dentales aspirées, le et le §, et par 
la gutturale x,' car de toutes les langues occidentales de 
l'Europe, en y ajoutant le grec, ces deux dentales aspirées 
n'existent qu'en anglais et en gi-ec; et seulement l'une d'elles, 
le ô, se trouve dans l'espagnol, où il est représenté par le z 
et par le c dans certains cas. Il s'ensuit donc que, sous le 
rapport de l'abondance des touches vocales, le gallois n'est 
comparable qu'au grec, surtout par rapport aux consonnes 
aspirées , et il est plus riche , parce que les Grecs ne possè- 
dent plus, ou à peine, deux sons des plus ordinaires et des 
plus fondamentaux, ceux du h et du d, tels que nous les pro- 
nonçons. 

DES CONSONNES, DANS LA LANGUE BRETONNE. 

Les langues bretonne et galloise sont, comme nous l'avons 
déjà dit, et comme dans la suite nous le ferons voir jusqu'à 
l'évidence, deux langues sœurs, ou plutôt deux jumelles, 
qui, par conséquent, se ressemblent infiniment, mais non 
au point de ne pouvoir être distinguées, ou, pour parler plus 
exactement, le gallois et le breton ne font qu'une langue, 
qui se distingue comme idiome ou comme dialecte. C'est 
donc une chose singulière, mais non sans exemple, qu'il n'y 
ait pas dans les deux, les mêmes touches vocales, car d'abord 
les trois linguales dont l'absence caractérise le gallois se 
trouvent dans le breton, et réciproquement les deux dentales 
aspirées dont la présence distinguait en quelque sorte le gal- 
lois parmi les langues occidentales de l'Europe n'existent 



SUn LES LANGUES CELTIQUES 5 

pas en breton. Un phénomène de celte espèce, quoique, je 
le répèle, il ne soit pas unique, mérite notre attention, et 
doit nous porter à rechercher s'il ne peut pas être ramené cà 
quelque piincipe d'unité. 

Les langues vieillissent, et, par conséquent, subissent des 
changements qui les éloignent plus ou moins de leur carac- 
tère primitif. 11 en est chez qui cette marche est très-lenle , et 
qui n'éprouvent que de légères modifications dans une longue 
suite de siècles. Il en est d'autres qui subissent des altérations 
considérables. Les deux langues sœurs qui nous occupent, 
nous présentent l'exemple de l'une et de l'autre. Le gallois a 
peu varié dans un laps considérable de temps , et diffère peu de 
ce qu'il était dans les temps plus reculés dont il nous est resté 
des monuments. Le breton, au contraire, a beaucoup souf- 
fert, moins, à la vérité, dans sa forme et sa constitution, que 
dans son étendue. 11 a éprouvé des perles énormes, mais ces 
pertes portent plutôt sur la richesse que sur la nature de la 
langue; et cette langue ressemble à une statue mutilée, dont 
ce qui reste a conservé les contours et les proportions des 
formes, La perte consiste dans les mots plutôt que dans la 
structure. Il est donc à présumer cpie la prononciation a 
de même été altérée dans certains points , et il n'est pas à 
ciboire que des sons aussi remarquables et aussi caractéris- 
tiques que les deux dentales aspirées qui se trouvent dans le 
breton-anglais, c'est-à-dire le gallois, aient manqué, dans l'ori- 
gine , aux Bretons-Français. 

On se demandera peut-être s'il est naturel que de pareils 
sons disparaissent, et, puisqu'ils sont rares dans les autres 
langues de l'Europe, ils auraient pu ne pas exister dans le 
breton, malgré l'extrême analogie des deux langues, je dirai 
presque leur identité. Mais les dentales aspirées ont-elles tou- 
jours été rares en Europe? En général, les questions relatives 



6 RECHERCHES 

à rancienne prononciation des peuples paraissent insolubles, 
et les recherches qu'on a faites à cet égard semblent plutôt 
un jeu de l'imagination que le résultat d'une investigation 
philosophique. On peut cependant, sur la question qui nous 
occupe, parvenir à un résultat satisfaisant. 

Est-il sûr que l'allemand n'ait pas eu de dentale aspirée ? 
On voit, en examinant l'allemand, que si le th ne se trouve 
pas dans la langue parlée, il se trouve dans la langue écrite. 
Je sais que celle combinaison de lettres peut êlre employée 
par un peuple sans qu'elle représente le son qu'elle indique; 
mais cela n'a lieu que dans le cas où l'on emprunte un mot 
à une autre langue où ce son existe ou a existé. Ainsi, lors- 
que nous empruntons au grec un mol qui renferme un 6, nous 
le conservons en le représentant par un th sans en adopter le 
son ; mais si le mot est indigène , et s'il est écrit avec ces deux 
lettres, n'est-ce pas la trace évidente de l'ancienne prononcia- 
tion .Ml y a plus, on ne peut douter que les anciens Saxons 
n'aient eu le son du 6 et même celui du §, par conséquent 
les deux dentales aspirées, la sifllante et la frémissante. Si 
cela ne suffit pas pour prouver que le son fut général parmi 
les Allemands, nous pouvons fournir une preuve qui ne laisse 
rien à désirer, en faisant connaître un fait, ignoré jusqu'ici, et 
qui est unique dans l'histoire de la prononciation des langues. 
Sans doute on croira que cette prononciation n'existait que 
dans des temps reculés; mais on va voir combien elle était 
rapprochée de notre époque. Adolphe de Mekerkebourg , près 
de la ville de Bruges, était un savant belge qui vivait sous le 
gouvernement du duc d'Albe ; il avait adopté les doctrines de 
la réforme, et fut par conséquent persécuté. 11 se réfugia au- 
près de la reine Elisabeth, qui lui fit un accueil distingué, 
llévolté de la manière barbare dont on prononçait le grec 
dans les écoles, il fit un traité de la prononciation de cette 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 7 

langue ; et , en parlant du 0, il dit qu'il faut le prononcer 
comme font les Grecs modernes, comme les Anglais pronon- 
cent le th dans le mot tliief, et comme les Allemands dans le 
mot ihier^. Voilà donc une preuve juridique, un témoignage 
irrécusable d'un contemporain qui, par ses liaisons, son sa- 
voir, et l'attention particulière qu'il donnait à ce sujet, devait 
en être parfaitement instruit; lequel dépose que, dans la der- 
nière moitié du xvi^ siècle, les Allemands avaient la pronon- 
ciation du Ih. Nous ferons voir plus tard que les deux dentales 
aspirées existaient probablement dans le gaël , et par consé- 
quent, anciennement, dans la plus grande partie de la France, 
où l'on ne parlait pas le breton , comme dans le nord de l'Ita- 
lie, dans toute l'élendue de la Gaule cisalpine. Quoiqu'on 
ne connaisse pas la tangue étrusque, on en possède l'alphabet 
et on en connaît la valeur ; là se trouve le 6 avec le caractère 
grec, et sans doute avec sa prononciation propre. J'ignore ce 
qui se passait dans le reste de l'Italie, mais, avec cette excep- 
tion, et en faisant al^straclion des Bretons-Français, on voit 
que l'une ou l'autre des dentales aspirées, ou les deux, étaient 
des sons constitutifs dans toutes les langues des peuples qui 
occupaient la partie occidentale de l'Europe, en y compre- 
nant les Grecs. Les Bretons-Français, frères des Bretons-An- 
glais, les Gallois, auraient-ils seuls fait exception.^ 

Il y a, d'ailleurs, pour arriver au même but, un autre pro- 
cédé qui, à la vérité, est fondé sur un principe semblable. 
Lorsque, dans une langue dérivée, il y a des mots écrits dont 
la prononciation ne correspond plus à findication des lettres, 
il faut se demander si la prononciation primitive ne se trou- 
verait point dans une langue mère vivante, ou dans une 
langue sœur qui la représente. Ainsi en anglais, entre autres 

' Adolphi Mekcrchi Brugensis de vetera et recta pronuntialionc Unqiur (jnvcœ 
Commentarius. Bruges, apud Galeziiim, i565, p. 74. 



8 KECHERGHES 

altérations de la piononciation originelle, il y a le gh qui 
tantôt ne se prononce plus du tout, tantôt se prononce d'une 
manière tout à fait différente de ce que cette combinaison de 
lettres indique naturellement. Or, il s'agit de savoir si ces 
mots, ou la plupart de ces mots, se trouvent dans le saxon 
ou l'allemand, avec le son propre au gh; car le gh indique 
naturellement une gutturale, le x par exemple, ou une gut- 
turale aspirée analogue. C'est ce qui a lieu en effet. Ainsi, le 
mot laugh est le mot lachen des Allemands , qui est prononcé 
comme il doit être, avec une gutturale aspirée; tandis qu'en 
anglais, ce n'est pas qu'on l'omette, comme on le fait dans 
plusieurs mots analogues dans cette langue, mais on le déna- 
ture au point d'y substituer une labiale aspirée qui est \f, et 
on dit làf An lieu de lach, comme les Allemands. Je me borne 
à cet exemple, j'en pourrais citer bien d'autres; celui-ci me 
suffit. Mais pour le compléter et renforcer la preuve, si l'on 
consulte la prononciation de ces mots par les Ecossais de la 
plaine, qui parlent leur dialecte anglais dans toute sa pui^eté, 
on trouve qu'ils ont conservé la prononciation de la gutturale 
aspirée de leurs ancêtres. Faisons maintenant l'application de 
ce principe aux Bretons. Leurs frères les Gallois représentent 
la dentale aspirée frémissante, c'est-à-dire le § par un z; et 
c'est ainsi, pour le dire en passant, que fout les Espagnols, 
au moins pour la dentale aspirée sifflante, le 6. Nous revien- 
drons plus tard sur cet objet, quand il s'agira de la langue 
basque. Or, quels sont les mots, ou la plupart des mots bre- 
tons où se trouvent le z ? Précisément ceux qui correspondent 
à des mots gallois, identiques d'ailleurs, et où il y a un z; 
c'est-à-dire la prononciation de la dentale aspirée frémissante, 
le S. Et remarquons que cette coïncidence, qui confirme les 
preuves précédentes de l'ancienne similitude de prononcia- 
tion , est fortifiée par des laisons tirées des lois qui président 



SLR LES LANGUES CELTIQUES. 9 

à la transformation des sons, lorsqu'ils s'allèrent; je dis lors- 
qu'ils s'altèrent, et j'entends par là lorsqu'ils passent d'une 
classe à une autre. 

Que se passe-t-il d'a])ord entre des personnes de nations 
différentes, lorsque l'une veut imiter les sons propres à l'autre 
langue, et qui ne se trouvent pas dans la sienne? Si la per- 
sonne a l'ouïe délicate et les organes souples, quand même 
elle ne saurait pas d'abord reproduire le véritable son, elle y 
en substitue un autre qui a , avec lui , les rapports les plus 
voisins. Si c'est une muette, elle tend à y substituer l'autre 
muette de la même classe; ou si elle a à sa disposition l'as- 
pirée correspondante à la muette, elle y a recours. Mais si 
c'est une aspirée, et que dans sa langue il n'y en ait point 
dans cette classe, elle prend une aspirée analogue, d'une 
classe voisine. Ainsi s'agit-il d'une dentale aspirée, pour un 
étranger qui n'en a pas dans sa langue ; s'il est bien doué 
sous le rapport de la prononciation , il y substituera une 
linguale, suivant la nature de la dentale aspirée. Si c'est la 
dentale sifflante, il y substituera un s. Si c'est l'aspirée fré- 
missante, il la remplacera par un c. Or, à plus forte raison, 
cette même tendance à la mutation des consonnes aura lieu 
chez un peuple qui cessera de prononcer les dentales aspi- 
rées; et c'est ce que nous voyons dans le breton. Mais cette 
substitution, qui est la plus conforme à l'analogie, ne sera 
pas la seule; et dans un certain nombre de cas. Tune ou 
l'autre muette correspondante remplacera l'aspirée. 

DES VOYELLES, DANS LE GALLOIS. 

En parlant des voyelles, je veux dire les sons et non les 
lettres qui les représentent. 

Les voyelles, en gallois, se rapprochent ])eaucoup des sons 



10 RECHERCHES 

du même ordre en français. Et ce qui en fait plus particu- 
lièrement le rapprochement, c'est la présence dans l'un et 
dans l'autre de Ve muet, qui est si rare dans les autres langues 
de l'Europe; non de Ye muet, mais de celui qui se rencontre 
si souvent dans le corps des mois. Alors il est représenté par 
un autre caractère , c'est l'j. La série des voyelles galloises 
diffère cependant de l'échelle française, en ce qu'il n'y a, ni 
d'e ouvert, ni u français, ni ea. Le représentant de Yu et de 
Yea se trouve dans le son que les Gallois désignent par Yy, 
et que nous avons dit élre semblable, ou à peu près sem- 
blable, à Ye muet français Irès-ouvert. Mais c'est surtout de 
l'eu qu'il approche le plus; en effet, lorsqu'on prononce Ye 
muet le plus ouvert, comme dans premier, etc. la disposi- 
tion des organes est la plus voisine possible de celle qu'il faut 
pour prononcer Yea très-bref. Aussi cette observation n'est pas 
sans intérêt, parce qu'elle lie la prononciation des voyelles 
en gallois à celle des Bretons. Le gallois diffère d'ailleurs du 
breton par une nuance dans la prononciation de Yi. C'est 
un i excessivement bref, et sa nuance avec la prononciation 
de Ye est presque imperceptible, excepté pour une oreille 
très-fine. Il y est constamment représenté par la lettre u; et 
le caractère et le son se trouvent réunis dans la première 
voyelle du mot hazy, en anglais. Ainsi, pour résumer en 
deux mots, les sons vocaux en gallois diffèrent de ceux du 
français, en ce que : 

1° Le gallois n'a pas exactement les mêmes sons que le 
français pour Ye ouvert, Yu et la diphthongue en. 

2° Et d'autre part, dans le gallois, la nuance de Yi, repré- 
sentée par le caractère u, est étrangère au français. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



DES VOYELLES, EN BRETON. 

11 ne sera pas difficile de donner ici une idée parfaitement 
juste de la prononciation des voyelles en breton. 11 ne faudra 
pas chercher au loin des exemples d'une prononciation étran- 
gère, pour nous donner une idée de celle des Bretons, ni pour 
démêler les véritables sons, défigurés par des caractères qui 
ont d'autres destinations en français. La tâche est aisée, puis- 
qu'il y a identité et pour les sons et pour les lettres , en ce 
sens que tout ce qu'il y a de voyelles ayant un caractère 
appréciable en français se trouve dans le breton. Par consé- 
quent tous les sons vocaux, hormis Ye final, qui est presque 
muet, existent en breton, et s'il y a une différence, ce n'est 
qu'une différence en plus du côté du breton , où il y a un son 
d'rt plus ouvert et plus long qu'en français : voilà tout. 

EXAMEN DE LA QUESTIOX SUIVANTE : 

Y a-t-il,dans la prononciation actuelle des Anglais, quelques éléments que 
l'on puisse attribuer à l'influence des Bretons-Anglais, leurs ancêtres? 

La langue des Gallois représente plus ou moins exactement 
la langue parlée jadis dans une grande partie, ou la totalité 
de YAngleteire proprement dite , avant l'invasion des Saxons. 
Remarquons d'abord un phénomène singulier, et qui certes 
n'est pas indépendant de l'influence que nous examinons. Les 
deux dentales aspirées, le /9 et le §, étaient en usage fréquent 
et ordinaire, chez les deux peuples réunis sur le même sol, 
les Saxons conquérants et les Bretons conquis. Voyons ce qui 
s'est passé chez les deux peuples dans leur pays natal, pen- 
dant le long intervalle qui s'est écoulé depuis la conquête de 
la (irande-Bretagne par les Saxons, jusqu'à nos jours. Kn 



12 RECHERCHES 

Allemagne , les Saxons prononcent-ils les deux dentales aspi- 
rées ? Ils les ont perdues Tune et l'autre. Cette prononciation 
est éteinte, et il n'en reste point de traces, au moins dans la 
langue parlée, non-seulement dans toute la Saxe, quelles qu'en 
soient les limites , ni même dans toute l'étendue de l'Alle- 
magne. Tandis que les Gallois, possesseurs constants d'une 
portion de leur ancien territoire, ont conservé intacte, ou à 
peu près, et leur ancienne langue et leur ancienne pronon- 
ciation. 

Voyons ce qui est résulté du mélange des deux peuples sur 
le territoire occupé par les Saxons , c'est-k-dire presque toute 
l'Angleterre proprement dite. Eh bien , les deux dentales as- 
pirées s'y sont conservées dans toute leur pureté et toute 
leur fréquence. En faveur de qui penche la balance ? Pour- 
quoi les Saxons, qui, en Allemagne, ont perdu, ainsi que 
tous les autres Allemands, l'un et l'autre son, les auraient-ils 
conservés , après avoir été transplantés sur le sol de la Grande- 
Bretagne ^ 

Que si l'on veut, malgré cette disposition de tous leurs 
compatriotes, attribuer à l'influence saxonne la persistance 
des deux dentales aspirées en anglais, il faut aussi admettre 
que, si d'une part les Saxons, en Angleterre, ont conservé 
des sons perdus par leurs compatriotes en Allemagne, les 
descendants des Bretons en Angleterre ont perdu la pronon- 
ciation de leurs pères, que leurs voisins et leurs frères les 
Gallois ont conservée. 

Et ce n'est pas tout, quant aux consonnes. Les Saxons 
avaient les deux gutturales aspirées, à en juger du moins par 
l'allemand, chez qui ces sons existent partout. Ils a\ aient donc 
le c aspiré ou le x; et le gh ou le g aspiré des Allemands, et 
surtout des Flamands; tandis que les Bretons d'Angleterre, à 
en juger par les Gallois, n'avaient que le c aspiré et non pas 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 13 

le g. Quest-il encore résulte de l'influence réciproque des 
deux peuples? D'abord je remarquerai que ces deux gutturales 
aspirées persistent toujours, et en Saxe, et dans toute l'Alle- 
magne, et dans toute leur fréquence. Les deux sons subsistent- 
ils en anglais, où, sans aucun doute, ils étaient ancienne- 
ment? La langue écrite est pleine du gli aspiré, qui a disparu 
delà langue parlée; cependant il subsiste en anglais une de 
ces gutturales, qui est précisément celle qui existait dans 
l'ancienne langue bretonne , et la seule qui s'y trouvât. Et 
dans quels mots cette gutturale aspirée a-t-elle été conservée ? 
D'abord, comme on le verra plus tard, dans les mots cor- 
respondants au gallois, ce qui en rend la trace plus évidente; 
et en second lieu , dans des mots tirés de l'allemand , où ce 
son n'existait pas, ce qui rend plus manifeste l'influence des 
Bretons , puisqu'ils ont imprimé leur prononciation à des 
mots qui leur étaient étrangers, prononciation qui a été en- 
suite adoptée par les descendants de ceux qui les avaient 
apportés. 

Quant aux voyelles simples, il n'y en a pas une, se trou- 
vant dans l'allemand ( que nous regarderons comme repré- 
sentant le saxon ) , qui se soit continuée en anglais sans se 
trouver aussi dans le gallois. Mais, d'autre part, il y a un son 
particulier au gallois qui s'est continué dans l'anglais , quoi- 
qu'il ne soit qu'une nuance de Vi, comme nous l'avons déjà 
remarqué, son que les Gallois représentent par un u. Et, par 
cela même que ce n'est qu'une nuance, qui par conséquent 
devrait facilement disparaître, sa persistance, malgré le mé- 
lange des Saxons et des Normands, est une des traces les plus 
évidentes de la prononciation du gallois. Ce son n'a pu per- 
sister sans que les descendants des Saxons et des Normands 
l'apprissent, et c'est une nuance si délicate et si fugitive, que 
les étrangers ont bien de la peine à la saisir et à la rendre. 



la RECHERCHES 

Y a-t-il , clans la prononciation du français, des sons que l'on puisse attribuer 
à l'influence de la langue gauloise parlée dans le nord de la France 
avant l'invasion des Romains? 

Pour traiter cette question, il faut admettre, avec les sa- 
vants qui ont établi cette opinion, que les Gaulois du nord 
de la France parlaient le breton, ou un idiome de cette 
langue. On peut au moins l'admettre momentanément, parce 
que l'examen que nous allons faire de la question que nous 
nous sommes proposée est un moyen de vérifier cette opi- 
nion. 11 est évident que si les ancêtres des Français du nord 
ne parlaient pas un idiome breton , nous ne saurions trouver 
de traces de leur prononciation dans la langue française. Au 
contraire, s'il y en a de nombreuses et d'évidentes, cette 
preuve seule doit suffire pour reconnaître la langue de nos 
ancêtres. Or, ce que nous avons déjà dit de la prononciation 
bretonne, sans en faire d'ailleurs aucune application, suffirait 
pour dissiper nos doutes. Telle est la conformité des deux 
prononciations, que tous les sons simples de la langue fran- 
çaise se trouvent dans le breton , et de plus tous les sons de 
la langue bretonne sont dans le français, à l'exception d'un 
seul, celui de la gutturale aspirée, que les Bretons repré- 
sentent par un ch, et qui correspond au x- Une pareille 
conformité n'est- elle pas des plus remarquables ? Quelles 
sont les deux langues de l'Europe occidentale qui fourni- 
raient un pareil exemple, même parmi les langues néo-la- 
tines.^ Ni la prononciation espagnole ni l'italienne ne présen- 
teraient cette similitude, ni entre elles, ni avec le français, 
ni avec aucune de ces langues; voilà pour la conformité 
générale. 

Si nous entrons dans les détails, les rapports devien- 
dront encore plus frappants. D'abord, quant aux consonnes. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 15 

le j pur, c'est-à-dire sans combinaison avec une autre con- 
sonne, ne se trouve que dans le français et le breton. Où 
les Français l'anraient-ils trouvé, à moins de l'avoir inventé? 
Ce n'est certainement pas aux Francs qu'ils l'auraient em- 
prunté, à en juger par l'allemaDd, ou mieux encore par ie 
flamand, qui est la langue germanique qui représente le mieux 
la langue franque; ni sans doute aux Latins, à en juger par 
tous les dialectes des Italiens, c est-à-dire de ceux qui ne sont 
pas de la Gaule cisalpine. Aussi toutes les fois que des étran- 
gers, qui ne sont pas parfaitement versés dans la prononcia- 
tion de la langue française, veulent prononcer un mot où se 
trouve un j , ils y substituent la linguale correspondante, 
c'est-à-dire une:. Un autre son, parmi les consonnes, qui dis- 
tingue la nation française parmi tous les peuples de l'Europe, 
excepté les Espagnols, est 1'/ mouillé, qui se trouve aussi 
dans le breton. Or, certes, ils ne paraissent pas l'avoir pris ni 
aux Latins ni aux Francs. Ce n'est pas tout, quant aux con- 
sonnes. Toutes les modifications si nombreuses et si variées 
de Yn, soit comme muette pure, soit comme voyelle nasale, 
ainsi que les grammairiens français l'ont appelée, caracté- 
risent également les Français et les Bretons. Ce n'est pas qu'on 
ne trouve dans diverses langues de l'occident de l'Europe plu- 
sieurs sons de cette classe ; mais ils y sont comme dispersés , 
et dans aucune ils ne se trouvent dans leur ensemble avec 
toute leur valeur. 

11 y a parmi les voyelles deux sons qui distinguent le fran- 
çais de presque toutes les langues occidentales de l'Europe , 
Vu et l'eu. Ils ne sont prononcés nulle part hors de la France, 
dans cette moitié de l'Europe, excepté dans une portion de 
l'Allemagne ( la Saxe ), et dans les Pays-Bas. Ces voyelles, dans 
le breton, se rencontrent à chaque instant. Elles y consti- 
tuent des sons fondamentaux. .Te ne doute point que les 



16 RECHERCHES 

Francs ne les aient eues , puisqu'elles se trouvent dans le fla- 
mand. Mais, puisqu'elles existaient dans la langue des Gaulois 
du nord de la France, et distinguaient peut-être alors cette 
langue comme elles la distinguent aujourd'hui de toutes les 
langues celtiques , même les plus semblables , il est évident 
cjue ces Gaulois , ni leurs descendants , ne les ont empruntées 
aux Francs. D'ailleurs, les Francs ont adopté, dans la suite, 
la langue telle qu'elle était alors, et avec ses modifications 
successives. Et si, comme je n'en doute pas, ils prononçaient 
déjà ces deux sons, la seule conséquence qui en résultât 
était qu'ils devaient apprendre à prononcer plus facilement 
la langue du pays. 

DU SUBSTANTIF, EN GALLOIS. 

Le substantif en gallois n'éprouve pas de ces modifications 
qui servent à établir de certains rapports entre les noms des 
choses, etc. Ces modifications peuvent être de deux sortes: 
ou un changement de terminaison, qui est la forme la plus 
ordinaire, ou un changement dans le corps du mot. Ni fun 
ni l'autre cas n'a lieu dans le gallois. Cette langue y supplée 
de deux manières: d'abord, comme on pourrait le présumer, 
parla méthode usitée dans les langues néo-latines, c'est-à-dire 
l'emploi des prépositions; et en second lieu, pour un cas 
particulier, par la position relative des substantifs. Tous les 
rapports indiqués par les terminaisons dans les langues où 
les noms se déclinent peuvent se rendre en gallois par des 
prépositions. Ainsi le signe prépositif équivalent au génitif 
est un 0. Nous reviendrons sur ce signe lorsque nous serons 
au breton. La préposition qui remplace la terminaison du 
datif est un i. 11 remplace également un des sens les plus 
usuels de l'ablatif, qui est [dans). Et remarquons en passant. 



SUR LES LA^GUES CELTIQUES, i? 

pour y revenir plus lard, le double emploi du même signe , 
pour des rapports difïerents, en gallois, et qui correspondent 
d'autre part à l'identité de forme du datif et de l'ablatif en 
grec, et souvent en latin. Ajoutons, sans y insister mainte- 
nant, que c'est le même signe, ou à peu près, dans ces deux 
langues, Vi, qui, en gallois , est préposé, sans cependant faire 
corps avec le mot, tandis qu'en latin et en grec il est placé 
après, ou souscrit à la fin. 

Mais le rapport correspondant au génitif n'est pas toujours 
rendu en gallois par une préposition , il s'en faut de beaucoup. 
L'usage le plus ordinaire est d'y suppléer par la collocation 
des substantifs. Celui qui représente le génitif est placé le 
dernier ; ce qui , au fait , ne favorise pas la clarté , quoiqu'on 
général le sens n'y perde pas. 

DU SUBSTANTIF, EN BRETON. 

Cette manière de représenter le rapport du génitif par 
la situation relative de deux substantifs est aussi commune 
au breton. C'est une nécessité de la similitude des deux 
langues: elles ne pouvaient guère différer sur un point aussi 
important. Cependant elles ne laissent pas, malgré cette 
communauté, de différer beaucoup, je ne dis pas essen- 
tiellement , mais pratiquement. Quoique cette manière de 
formuler le sens du génitif soit très-usuelle dans le breton , 
on ne s'y tient pas aussi rigoureusement et aussi exclusive- 
ment, pour ainsi dire, qu'en gallois; et c'est ici que le bre- 
ton, par la pratique et par l'habitude, diffère considérable- 
ment du gallois. C'est même le point, sans comparaison, le 
plus distinctif des deux langues ou plutôt des deux idiomes; 
car les Bretons ont un emploi très-fréquent de la préposi- 
tion qui correspond à de, dans les langues néo-latines. Euz 

2 



18 . RECHERCHES 

est la préposition dont ils se servent pour marquer le rapport 
du génitif. 

La préposition qu'emploient les Gallois, correspondant au 
datif et à lablatif, est aussi dans le breton, c'est j. Ainsi, 
d'une part, les Gallois ont : 

0, équivalent au génitif. 

j datif. 
''' ( ablatif 

Les Bretons ont : 

Euz, équivalent au génitif. 

j datif. 
^' i ablatif. 

La différence, en gallois et en breton, entre la préposition 
correspondant au génitif, n'est qu'apparente. Il est évident, 
pour celui qui connaît le génie des langues galloise et bre- 
tonne, que la préposition o, en gallois, n'a pas toute sa 
forme primitive, et qu'une consonne a été retranchée. Nous 
pouvons en donner un exemple, tiré de ce que nous dirons 
bientôt, car nous verrons que l'article défini yr perd sa con- 
sonne devant des mots commençant par une voyelle. Et cet 
exemple, entre bien d'autres, nous suffit. Or, il faut recher- 
cher dans le gallois s'il n'y a pas d'autres mots dont ce mot 
est dérivé. Il y en a trois qui s'y l'apportent manifestement 
pour le son et pour le sens. Ainsi, il y a trois modifications 
de la même racine, 

Ost. \ 

Os, • équivalent à O, 

Oth. ) 

qui en est l'abréviation par suppression de consonnes. Or ouz, 
en breton, est exactement la même racine, suivant les modi- 
fications que ces lettres subissent nécessairement dans ces 
langues. Ainsi donc les mêmes éléments se retrouvent dans 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 19 

l'une et clans l'autre langue, comme cela devait être pour des 
parties du discours si essentielles. 

Maintenant, reprenons une comparaison que nous avons 
commencée entre le génitif et le datif, en grec et en latin , 
et les formes galloises correspondantes , composées d'une pré- 
position et d'un substantif. En jetant un coup d'œil sur le 
petit tableau des prépositions correspondantes aux désinences 
des déclinaisons en grec, et même en latin, on verra, i° qu'il 
y a un rapport frappant; la principale terminaison caracté- 
ristique du génitif au grec, celle qui est constante dans les 
déclinaisons qui prennent un augment, est 05, qui se repro- 
duit dans le féminin de la déclinaison sans augment, avec 
un changement de voyelle sous la forme de as; et en latin, 
dans plusieurs déclinaisons, sous les formes de is et de us. Or 
cet 05 et son équivalent se trouve en préposition détachée 
dans le gallois et dans le breton. Mais ce qu'il y a de plus 
remarquable, c'est la continuation de ces rapports avec la 
désinence caractéristique du datif et de l'ablatif, comme nous 
l'avons déjà indiqué en parlant du gallois. 

2° Que d'une part, en grec, le datif et l'ablatif ont exacte- 
ment la même forme ; 3° que la désinence caractéristique de 
ces cas est un i, et que cet i est tellement essentiel et ap- 
proprié à cet emploi, qu'il parcourt toutes les déclinaisons, 
soit exprimé , soit souscrit. Or, cet i, sous forme de préposi- 
tion détachée , ayant le double enq^loi du datif et de l'abla- 
tif par le sens de à et de en, se trouve dans l'une et l'autre 
langue celte, et est consacré par un usage constant dans le 
gallois. Ces rapports, il fallait les exposer, quelque conclu- 
sion que l'on en veuille tirer; d'abord parce qu'ils existent, 
quand même on les regarderait comme accidentels, et en- 
suite parce que l'explication qu'ils pourraient fournir de la 
nature de la déclinaison donne absolument le principe sur 

2. 



20 RECHEHCHES 

lequel ce genre de rapports est fondé, dans une des langues 
dites celtiques que nous aurons à examiner, le basque. 

Pour exprimer le rapport du datif, les Bretons n'imitent 
point leurs confrères les Gallois ; ils ne se servent pas habi- 
tuellement de la préposition y, quoiqu'elle existe dans leur 
langue, mais d'une particule usitée en pareil cas dans une 
des langues néo-latines. Ils se servent de àa, comme font les 
Italiens dans plusieurs circonstances, lorsqu'ils veulent dire, 
chez lui, àa lui, etc. Le da ne se trouve pas sous cette 
forme en gallois, mais sous une autre, qu'on ne reconnaî- 
trait pas, si l'on ne connaissait le génie de ces langues. At, 
en gallois, veut dire à, ou vers; or, l'on voit bien que c'est 
le ad des Latins. Quoique rien ne soit plus contraire, en géné- 
ral, à l'étymologie , que de renverser un mot, pour qu'il res- 
semble à un autre ayant le même sens, et d'en faire l'ana- 
gramme, c'est-à-dire le travestir et le rendre méconnaissable, 
il faut cependant savoir si les langues auxquelles il appar- 
tient ont cette habitude , et dans quels cas précis et déter- 
minés. Oi-, pour les mots composés de deux lettres , d'une 
voyelle et d'une consonne, les Gallois et les Bretons ont 
cette habitude ; et l'on en verra des exemples frappants et 
multipliés pour les pronoms personnels et possessifs, dans 
l'exposition que nous en ferons plus tard, etc. 

Quoique les modifications des substantifs qui forment les 
cas n'existent pas dans le gallois, il y a cependant celles qui 
désignent les différences de nombre, le singulier et le pluriel. 

Ces modifications sont de deux sortes : i° la terminaison; 
2° le changement dans le corps du mot. La terminaison est 
le mode le plus usité et le plus général, et tous les substan- 
tifs en sont susceptibles. Je dis susceptible, car ce mode n'est 
pas toujours obligé. Le changement dans le corps du mot 
ne peut guère avoir lieu que dans les mots primitifs, c'esl-à- 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 21 

dire, dans ceux qui nonl point de terminaisons qui en font 
des mots dérivés. Ainsi : 



Singulier. 




Pluriel. 


Aber. 


un coulluenl. 


ebjr. 


Barz, 


un barde. 


heirz. 


Bran, 


un corbeau, 


hrain. 


Crocn , 


une peau , 


cni'jii. 


Dovad, 


une brebis, 


devaid. 


F on . 


un bâton , 


Jjn. 


Govanl , 


un maréchal, 


(jovaint. 


Macn , 


un père. 


mcin. 


Gur, 


un homme, 


(jivyr. 



Cette manière d'exprimer le pluriel par le changement de 
voyelle existe aussi dans le breton; mais elle n'est pas, à beau- 
coup près, aussi usitée, et se présente dans des cas très-rares. 

On voit, par ce petit tableau, que le changement consiste 
dans les voyelles, soit dans la mutation de l'une d'elles, ou 
l'addition d'une nouvelle , ou la réunion des deux modes. Ces 
mots primitifs peuvent subir l'autre modification, c'est-à-dire 
l'addition de la terminaison. Ces terminaisons sont variées et 
nombreuses. La désignation du pluriel se fait aussi en bre- 
ton, et presque uniquement par la simple addition de ter- 
minaisons , mais elles sont moins nombreuses et plus déter- 
minées. 

TERMINAISONS DU PLURIEL, EN BRETON. 

\ Ou. ] 
i ] 1 Mes plus usuelles. 

2 Ed, en général pour les noms cranimaux. 
i Our. \ 

3 < Eur, > pour des noms indiquant des agents. 
( Er. ) 

4 Iz, pour substituer à la terminaison ad, dans les noms de 

lieu, pour désigner les habitants. 

5 In, pour les noms en ch , désignant portion. 



22 RECHERCHES 



TERMINAISONS DU PLURIEL, EN GALLOIS. 



1 


Au. 


2 


\ Ed. 
\ Od. 


3 


Awr. 




1 Ez. 




i ^• 


4 


] lau. 

\ Oz. 




Ojs. 
[ Y:. 


5 


Ion. 
On. 



Presque tous les autres pluriels dits hétéroclites préseu- 
tent l'exemple des deux changements de voyelles dans le corps 
et l'addition d'une terminaison. Mais ce qu'il y a de particu- 
lier, c'est que le même suhstantif peut, à la rigueur, adopter 
toutes ces modifications, à la volonté ou au choix de l'écri- 
vain, ou de celui qui parle. Cependant, il y a des classes de 
mots qui afFectent plutôt certaines terminaisons. Ainsi, les 
noms des êtres vivants forment une classe, ceux des corps 
inanimés une autre; les substantifs abstraits et collectifs une 
troisième , qui ont chacune leurs terminaisons. Il y a ici une 
particularité que l'on peut noter, les noms collectifs, c'est-à- 
dire ceux qui indiquent, soit des masses, soit des agrégés, 
peuvent être considérés comme un substantif pluriel. Le sin- 
gulier, alors, ou ce qui le représente, est formé du pluriel 
par l'addition d'une terminaison diminulive. Ainsi : 



Yd. 


blé. 


fait jden. 


un grain de blé. 


Aur, 


or, 


— curjn , 


une pièce d'or. 


Graian , 


gravier, 


— (jravyenin , 


un grain de gravier. 


Plant. 


enfants, 


— plantyn , 


un enfant. 


Adar. 


oiseaux, 


— aderyn , 


un oiseau. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 23 

Quoique les terminaisons diniinutives appartiennent réel- 
lement à la partie lexicographique ou étymologique, je les 
place ici à cause de leur liaison avec ce qui précède immé- 
diatement, et parce que d'ailleurs elles forment deux classes, 
dont l'une est affectée au singulier, et l'autre au pluriel. 
Ainsi les diminutifs sont : 



Singulier. 


l'iuriel, 


An. 


UÇ. 


En. 


os. 


Yn. 




b- 




0^. 





Le diminutif usuel en breton est ik, quoiqu'il n'y ait pas 
de doute qu'il y en ait eu d'autres, par exemple, an, yn, 
diminutifs communs à toutes les langues celtiques, et dont 
l'une est si usuelle, dans une langue néo-latine, l'italien, avec 
l'addition d'une voyelle. 

DU GENRE. 

Les Gallois admettent dans leur langue les distinctions 
de genre; mais comme ces distinctions, lorsqu'elles ne sont 
pas fondées sur la différence du sexe, ou sur l'absence de ce 
caractère, sont plus ou moins subtiles ou arbitraires, il n'est 
pas étonnant que le genre des mots ne soit pas toujours fixé 
dans cette langue, et que souvent ce qui est au masculin dans 
le nord de la principauté soit au féminin dans le midi. 

Nous nous bornerons à dire qu'il y a deux modifications du 
nom qui sont relatives au genre. L'une , qui consiste dans un 
changement de voyelle dans le corps d'un mot, cbangement 
qui n'a lieu que dans les mots primitifs dans lesquels le iv 
représente le masculin ; alors ces mots deviennent féminins 



2a RECHERCHES 

par le changement de iv en o. L'y joue le même rôle; il dé- 
signe le masculin, et ces mots se trouvent féminins par le 
changement de Ij en e. Va n'étant pas caractéristique, il 
dénote assez généralement le neutre. 

L'autre mode consiste dans les terminaisons. 

Le moyen de reconnaître le genre par la forme des mots 
n'étant pas aussi nettement prononcé en breton qu'il l'est en 
gallois, je n'appuierai pas sur ce sujet. 

DE l'article, ou DES MOYENS DE DESIGNER L'INDIVIDU 
OU L'ESPÈCE. 

Les Gallois n'ont, à la rigueur, qu'un caractère qui sert à 
distinguer l'individu, c'est-à-dire qu'ils n'ont qu'un article 
défini. Cependant, comme cet article se modifie suivant que 
le mot commence par une voyelle ou par une consonne, ils 
paraissent en avoir deux. Ils emploient l'article yr, quand il 
doit précéder un substantif qui commence par une voyelle, 
et retranchent Yr quand le mot suivant commence par une 
consonne. C'est ainsi, je crois, qu'il faut considérer cette 
double forme dans l'article; car l'jr me paraît la forme pri- 
mitive, parce qu'il a son analogue en breton, et il est du 
génie des langues celtes que les mots se ressentent de leur 
juxtaposition. 

Quand il s'agit de désigner l'espèce, ou un individu pris 
vaguement dans l'espèce, ils l'expriment par l'émission de 
l'article défini. Sans doute , ils ont, comme les autres peuples, 
un mot qui pourrait servir à cette désignation, et qui corres- 
pond à un ; mais il n'est pas d'usage de s'en servir en pareil 
cas, quoique leurs frères les Bretons l'emploient habituel- 
lement. 

[/article défini n'a point de modification de nombre, et, 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 25 

au fait, elle est inutile, puisque cet article, précédant tou- 
jours immédiatement le nom qu'il détermine, la terminaison 
de ce nom fait voir s'il est simple ou multiple. 

J'ajouterai une observation : on peut, dans un certain cas, 
supprimer l'article défini, c est-à-dire, quand il y a réunion 
d'un nom propre et d'un nom commun, comme lorsqu'on 
veut dire: le roi David. Si l'on veut supprimer l'article, il 
faut alors que le nom propre précède, et il faut dire, en 
ce cas, David roi, Davjz vrenin; mais si l'on veut conserver 
rarlicle, il faut employer la tournure française, renverser cet 
ordre, et dire le roi David, y hrenyii Davjs. Remarquons en 
passant que la langue anglaise a adopté la tournure germa- 
nique; elle dit, roi David, king David, en supprimant l'ar- 
ticle, et il n'est pas permis de s'en servir sous une forme 
quelconque, tandis que la langue française suit exactement 
la forme galloise dans l'emploi de l'article, et la position du 
substantif, et dit : le roi David. Mais elle n'aura pas l'autre 
mode, et ne peut pas supprimer l'article; et il y a une 
bonne raison pour que les Français n'aient pas, comme les 
Anglais, emprunté la forme allemande, c'est que les Francs 
n'avaient pas , comme les Saxons, asservi la nation, ni im- 
primé un caractère à leur langue. 



DE L'ARTICLE DEFINI, EN BRETON. 

L'article défini, en breton , est le même qu'en gallois, seu- 
lement il se modifie un peu dans la voyelle. Au lieu de yr, 
les Bretons disent ar, et au lieu de lui faire perdre sa consonne 
dans certains mots, comme en gallois, ils la changent, en la 
prenant dans les modifications des palatales. Ainsi , ils mettent 
71 de\ant les mots qui commencent par (/, n, I , et ils mettent 



26 RECHERCHES 

/ devant les mots qui commencent par la même consonne , 

cest-à-dirc une /; ainsi, 

I aiin 
Ar. ... se change en •, , 

" ( al. 

DE L'ARTICLE INDEFINI, EN BRETON. 

Nous avons dit qu'en gallois le substantif indéOni était 
facilement reconnu par l'absence de tout signe qui définît , 
c'est-à-dire par l'absence de l'article défini. Je n'ai pas appuyé 
sur ce point, je me le suis réservé pour le moment où je par- 
lerais de l'article en breton, afin de mieux saisir les rapports 
des deux langues, et surtout les rapports de ces langues avec 
celles qui leur ont succédé. D'abord, cette méthode d'expri- 
mer le substantif défini par l'omission de l'article indéfini 
est commune aux deux langues sœurs, le gallois et le breton , 
avec cette différence que l'usage en est beaucoup plus com- 
mun en gallois, ou, si l'on veut, beaucoup plus restreint en 
breton. Quoique cette méthode soit rationnelle, elle paraît 
d'abord contraire au génie de la langue française; et on dirait, 
par conséquent, que la langue bretonne ou galloise n'a pas 
exercé, à cet égard, d'influence sur la langue française, mais 
on se tromperait. Ainsi, en gallois, par exemple, on dit: 

Arsail, sur fondement. 
Arj sail, sur le fondement. 

Cette manière de distinguer le substantif indéfini du défini, 
par l'omission de farticle, est exactement la tournure fran- 
çaise , comme dans la phrase suivante : « bâtir sur fondement , 
<i et bâtir sur le fondement ; » et ainsi de suite , « aller par terre, 
« par mer, etc. » Cette tournure est tellement française, qu'en 
anglais, par exemple, où l'omission de l'article est en géné- 
ral de rigueur pour désigner l'espèce, on ne pourrait poini 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 27 

se servir de la tournure analogue, et il faudrait dire : « bâtir 
sur un fondement, « et non « sur le fondement : » on a foiin- 
dation. 

D'autre part, les Gallois pourraient bien employer le mot 
équivalent à un, pour exprimer le substantif indéfini, comme 
on le fait à chaque inslant en fran(^ais, mais ils ne le font 
guère , landis qu'en breton on en fait un usage aussi fréquent 
qu'en français. Ainsi, ce n'est pas seulement dans l'esprit de 
cet emploi que le breton coïncide avec le français, mais aussi 
dans le matériel du mot; comme, en breton, on dit eiinn, 
pour l'article défini, on dit un, en français, mais avec cette 
différence que le breton , suivant les habitudes de transmu- 
tation de consonnes, change Vn en r ou en /, selon la lettre 
qui commence le mot qui suit. Or il y a en français les trois 
modes usités en breton pour distinguer le substantif déiini 
ou indéfini : 

1° L'article défini; 

2" L'omission de l'article défini; 

0° L'emploi de l'article indéfini un. 

Pour peu qu'on recherche quelle est la différence la plus 
saillante entre le français et le latin, dans la constitution de 
la langue , on verra de suite que c'est dans la déclinaison , et 
dans remploi de l'article , que consiste cette différence. Or, 
en parlant du français, je parle du français proprement dit, 
c'est-à-dire, la langue d'oil. Nous verrons plus tard comment 
cette langue diffère, à cet égard, de la langue néo-latine par- 
lée dans le midi, la langue romance proprement dite. Ces 
deux caractères, qui distinguent le français du latin, sont des 
éléments constitutifs dans le breton , c'est-à-dire dans la langue 
qui, au nord de la Gaule, a précédé la langue d'ojV, dont le 
français est une continuation. 

De toutes les causes qui peinent faire disparaître d'une 



28 RECHERCHES 

langue les désinences qui fonnent les déclinaisons , il n'en 
est sans doute aucune dont l'inlluence soit aussi puissante, 
aussi directe, que l'habitude de nos ancêtres de ne pas les 
employer. Ainsi, les Bretons, lorsqu'ils pariaient leur langue 
maternelle, n'ayant point de déclinaisons, ont dû continuer 
de s'en passer, lorsqu'ils se mirent à apprendre le latin, con- 
naissance qu'ils ne pouvaient acquérir que d'une manière 
extrêmement imparfaite ; et l'imperfection devait, en premier 
lieu , se porter sur la déclinaison latine , ce qui eut lieu en 
effet. Il en est de même, quant au principe de l'emploi de 
l'article, quoique le résultat en soit inverse. N'est-ce pas en- 
core l'emploi si fréquent de l'article, qui distingue le français 
du latin ? N'est-il pas évident que l'usage de cette partie du 
discours a dû nécessairement se continuer en français, quelles 
que soient d'ailleurs les autres causes qui aient pu contribuer 
à leur introduction dans les langues néo-latines; sujet que 
nous examinerons plus tard, à mesure que nous étendrons 
ces recherches à d'autres langues anciennes de la partie occi- 
dentale de l'Europe? 

DES ADJECTIFS, EN GALLOIS. 

Les adjectifs ne sont que partiellement susceptibles de la 
distinction du nombre et du genre. Quant à la distinction du 
genre, il n'y a que les adjectifs de forme primitive qui en 
soient susceptibles. Alors , suivant la règle que nous avons 
exposée pour la formation du genre dans les substantifs pri- 
mitifs, cette distinction se fait par le même changement de 
voyelles. 

Encore, n'y a-t-il qu'un certain nombre d'entre eux qui 
admette cette variation, et ceux qui en sont susceptibles ne 
l'admettent qu'au singulier; et dans leur emploi au pluriel, 



SUR LES LANGUES CELTIQLES. 29 

ils retiennent leur forme première, c'est-à-dire celle qui est 
plus propre au masculin. Quant au nombre, les adjectifs 
peuvent le désigner; mais, dans la plupart des cas, cette dési- 
gnation n'est pas obligatoire. Les deux modifications qui 
rcxprimont sont les mêmes que pour les substantifs : le chan- 
gement d'une voyelle, ou l'addition d'une terminaison, avec 
cette différence que le nombre de ces terminaisons est bien 
restreint pour les adjectifs, puisc[U elles se bornent à deux, 
on et ion, qui sont presque les mêmes. On peut rendre, en 
gallois, les différents degrés d'intensité dans les qualités que 
les adjectifs expriment, par trois modes différents, par l'em- 
ploi d'un adverbe, par une particule préfixe, ou par une ter- 
minaison. Ces degrés sont ordinairement les suivants : le 
positif, où aucune comparaison n'est spécifiée; il désigne, à 
la rigueur, un degré quelconque; mais, au fait, comme c'est 
la forme la plus généralement applicable, il désigne natu- 
rellement le terme moyen. Le second exprime l'égalité; le 
troisième, ce qu'on appelle ordinairement le comparatif, 
c'est-à-dire le plus ou le moins; et le quatrième, le superlatif, 
c'est-à-dire l'excès. Le positif, n'exprimant aucune modi- 
fication particulière, n'a pas besoin de signe. Les adverbes 
dont on se sert sont, pour le degré d'égalité, can, mor, etc. 
Le premier veut dire « également ; » le second veut dire 
« ainsi; " ou « de même, etc. » 

Pour le comparatif, on emploie mivr, qui veut dire « plus; » 
nucya, veut dire « le plus. » 

SUITE DES DEGRÉS DE COMP.\RAIS()N DES ADJECTIFS, 
EN GALLOIS. 

Les préfixes qui dénotent l'égalité sont, cy, cyr, cyn; elles 
expriment la communauté, correspondent à cum en latin, et 



30 RECHERCHES 

servent à une foule d'autres combinaisons. Puisque le compa- 
ratif exprime le plus ou le moins, la préfixe go, qui indique 
un faible degré de qualité, appartient à ce degré de compa- 
raison ; et la particulepréfixe Uied, qui veut dire « en partie, » 
appartient aussi à ce degré de comparaison. La préfixe g or, 
qui indique fexcès, appartient au superlatif. 

Les terminaisons qui correspondent à ces trois degrés de 
comparaison, l'égalité, le comparatif et le superlatif, sont: 

Egalité. Comparatif. Superlatif. 
Ed. Aç, Av. 

Il est une chose remarquable en gallois: tous les adjectifs 
peuvent être comparés régulièrement, et il n'y en a qu'un 
très-petit nombre qui soient susceptibles d'être comparés ir- 
régulièrement. 

DE L'ADJECTIF, EN BRETON. 

Nous avons vu que si l'adjectif, en gallois, était suscep- 
tible de la modification qui indique le genre, il ne l'était que 
dans des limites très -étroites; qu'une partie seulement des 
adjectifs primitifs admettait cette modification , encore qu'ils 
ne l'admissent qu'au singulier; qu'au pluriel, l'adjectif était 
absolument incapable de représenter le genre, ce qui revient 
à peu près à dire, que, pour la pratique usuelle, l'adjectif, en 
gallois, ne présente pas la modification du genre. Or, ce qui 
n'est qu'à peu près, en gallois, a rigoureusement lieu en bre- 
ton. L'adjectif y est indéclinable sous tous les rapports et du 
nombre et du genre, etc. 

Oe caractère qui, au fond, est commun aux deux langues 
sœurs, le gallois et le breton, a eu un sort divers chez les 
descendants des uns et des autres. En France, le génie de 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 31 

la langue latine a prédominé ^ et Tadjectif se modifie pour 
exprimer le nombre et le genre. En Angleterre, au contraire, 
c'est le génie de la langue galloise qui a prédominé sur celui 
de la langue saxonne; car, en allemand, Tadjectif est suscep- 
tible même des modifications des trois genres , tandis qu'en 
anglais il est incapable d'en exprimer aucun. 

DEGRÉS DE COMPARAISON DES ADJECTIFS, EN BRETON^ 

La comparaison des adjectifs se fait aussi en breton par le 
moyen des terminaisons. 

Uc'h, fait le comparatif. 
A . fait le superlatif 

DES PRONOMS, EN GALLOIS. 

Les pronoms, en gallois et en breton, et je dirai dans 
toutes les langues celtes, par leur emploi dans la conjugaison 
et par le jour vif qu'ils jettent sur un des points les plus 
intéressants de la grammaire générale, présentent un grand 
intérêt. Ces considérations viendront dans la suite; nous nous 
bornerons actuellement à examiner ces pronoms en eux- 
mêmes, et dans leurs rapports avec les langues anciennes 
et modernes qui nous intéressent particulièrement. On voit 
de prime abord, par le matériel des mots employés pour 
désigner plusieurs d'entre eux, qu'ils sont exactement les 
mêmes que dans le grec et le latin , et, par suite, les mêmes 
que dans les langues néo-latines. Et de cette ressemblance, 
comme il s'agit d'une partie du discours si essentielle dont 

1 Remarquons ici en passant (nous y reviendrons ailleurs) que clans 
les langues gaëles radjectif exprime le genre. 



32 RECHERCHES 

l'influence s'étend sur d'autres parties du discours et sur le 
génie de la langue, on pourrait peut-être bien conclure que 
ces langues appartiennent à la famille indo-germanique. C'est 
ce que, d'ailleurs, on aura occasion de vérifier amplement 
dans la suite. 

Il y a en gallois un luxe et une profusion de formes pour 
les pronoms personnels , qui peuvent d'abord paraître compli- 
qués et embarrassants; mais, en y regardant attentivement, 
on peut les réduire à un petit nombre d'éléments et à des 
combinaisons faciles à saisir, et pour ainsi dire constantes. 
Nous allons les considérer dans leurs modifications et dans 
leurs combinaisons. 

D'abord, rien de plus simple que ces éléments, rien de 
plus varié que leurs modifications, et rien, pour ainsi dire, 
de plus constant que Tordre de leurs combinaisons. Les élé- 
ments matériels de ces pronoms sont : mi , pour la première 
personne; ti, pour la seconde; ev, pour la troisième au mas- 
culin. Or, on voit manifestement que les deux premiers sont 
grecs et latins. Il en est réellement de même pour le troi- 
sième, mais la ressemblance est d'abord moins apparente : 
ev gallois , pour j7 ou lui , correspond au grec e et à la pre- 
mière racine du pronom composé en latin ip-se ; de façon que 
le pronom gallois est intei^mcdiaire entre le grec et le latin. 
Je n'ai pas besoin de dire que le v gallois est parfaitement 
analogue au p latin , puisque ce sont deux labiales , et que 
nous allons d'ailleurs voir des transforma Lions de cette espèce 
employées par le gallois pour varier la forme du pronom. 
Comme ces transformations se font par la mutation naturelle 
des consonnes de même classe les unes dans les autres , je n'ai 
pas besoin d'insister sur ce point; je dirai seulement que, 
dans la partie étymologique et lexicograpliique , nous déve- 
lopperons avec soin les mutations des consonnes, trait saillant 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 33 

du caractère des langues celles proprement dites. Voyons da- 
bord les variations du pronom de la première personne, mi : 
Vm peut se changer en l'aspirée v , ce qui fait vi; voilà le pre- 
mier mode. Le second consiste à renverser le mot, c'est-à-dire 
à mettre la voyelle devant ïm; mais on modifie un peu la 
voyelle, et au lieu de mettre i, on met y, ym. 

Une troisième forme consiste à conserver 1'/, en omettant 
ïm, de façon qu'on a les quatre formes suivantes, et qui 
naissent toutes d'une seule : 

Mi, vi, i , y m. Je, moi. 

En combinant les deux premières formes simples, on fait 
le pronom personnel emphatique. De cette combinaison ré- 
sulte la forme emphatique la plus simple, en ce qu'il n'y a 
pas là d'éléments étrangers. 

En ajoutant à la forme simple mi et au composé mivi la 
particule au, qui veut dire « aussi, » il en résulte deux autres 
mots composés emphatiques, dont ie sens est évident, d'après 
celui des éléments. Ayant expliqué la manière dont se forment 
toutes ces modifications du pronom de la première personne , 
je ne rappliquerai pas aux autres, car l'application est évi- 
dente, et nous entraînerait ici dans de trop longs développe- 
ments ; je remarquerai seulement un fait curieux à l'égard de 
ce qui précède : que la particule ou, qui est ici réduplicative 
ou intensitive, correspond exactement à la particule au en 
grec, qui se rapporte à Yauch des Allemands, à ïaassi des 
Français; et, ce qu'il y a de remarcjuable, c'est que, dans ces 
deux dernières langues, ces particules remplissent exactement 
les mêmes fonctions à l'égard du pronom. 

Singulier. ' J -•^■■^' Pluriel. 

Simple. Mijvi.i.jm. Je, moi. Ni, Nous. 

Emphatique. Myvi,i, Moi-je (moi-mèoie). Nyni, Nous- nous. 

3 



34 



RECHERCHES 



Singulier. 




Pluriel. 


Conjonctif. 
Emph. double 


Minnan , 
. Mjviiinau, 


Moi - aussi. 
Moi- aussi je (moi 
même aussi.) 


f^innau , 
■ Nynbmaa, 


Nous -aussi. 
Nous-aussi-nous. 


Simple, 

Emphatique. 

Conjonctif. 


Ti, 

Tydi, 
Tithau . 


Toi, tu, te. 
Toi - tu. 
Toi - aussi. 


Çwewi , 
Çwitlwa, 


Vous. 

Vous - vous. 
Vous -aussi. 


Emph. double 


. Tjdithau, 


Toi -tu -aussi (toi 
même aussi). 


- Çwivithaa, 


Vous-aussi-vous. 


Simple. 
Emphatique. 

Conjonctif. 


Ev,ve, 

Eve. 

Yntau , 


Il, lui, le. 
Il -lui. 

Lui aussi. 


Hwynt, 

Huynfwy, 
i Hwynlhan, 
1 Haythau. 


Elles. 
Elles - elles. 

? Elles aussi. 


Simple. 
Emphatique. 
Conjonctif. 
Emph. double 


Hi. 

Hyhi. 
Hithau, 
. Hyhithuu . 


Elle, lui, la. 
Elle- elle. 
Elle - aussi. 
Elle -aussi -elle. 

NEUTHE. 


Hwy, 
Hiiyni . 
Hwythaa, 
Hwyntii'Y, 


Elles. 

Elles - aussi. 
Elles - elles. 


Simple. 
Simple. 
Simple. 
Emphatique. 


E, 

Vo, 
0, 

Evo, 




Nhw. 
Niuythau. 
Nhwy. 
Yz. 





Ce tableau des pronoms est très-remarquable sous tous les 
rapports qui peuvent nous intéresser, sous ceux du matériel 
des mots et de leur emploi. Sous le premier, les racines sont 
presque toutes communes aux langues grecque , latine et néo- 
latines, non-seulement pour le pronom, mais aussi pour la 
conjonction; quant au second , l'emploi de ces mots , le génie 
de la langue française est absolument le même que celui de la 
langue galloise , car la réduplication du pronom dans la phrase 
avec un verbe, en combinant ou en omettant la conjonction, 
est une tournure véritablement française , puisqu'elle est fa- 
milière et populaire lorsque, animé dans la conversation, on 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 35 

veut se servir d'une forme emphatique. H n'y a de différence 
que dans la place de la conjonction : dans la forme la plus 
compliquée , les Français la mettent au milieu de la phrase , 
au lieu de la placer à la fin , comme dans le gallois Nous re- 
viendrons plus tard sur cette observation; nous ne l'indiquons 
ici qu'en passant. 

PRONOMS POSSESSIFS. 

L'analogie avec les langues grecque et latine continue; le 
matériel des pronoms possessifs est le même, au moins pour 
le singulier, ce qui est le principal, ainsi que l'esprit qui a 
présidé à la formation de ces pronoms ; de sorte qu'en gallois , 
comme dans ces langues, c'est le pronom personnel qui forme 
le pronom possessif. Il suffit d'en présenter le tableau , il n'est 
pas nécessaire de faire des réflexions; mais disons que les 
transformations, soit par mutation de consonnes dans la 
même classe, ou par renversement du mot, ont lieu de la 
même manière et dans une plus grande étendue, puisque la 
seconde personne y participe. 

Singulier. Pluriel. 



Mj, vj, jm . mon , ma , mes. 


Ein, an, vn. 


Nos. 


Moa^z my -(- au, mien aussi. 


Nj, 


Notre. 


Eizon:::z J -\- [Z euphonique) ■+■ ovr:i (j'") 


, Elnom, einyin. 


Nos- nos. 


n)ien - mien. 






Ty, dv, rth. ton, ta, tes. 


Eiç,aç,yç, 


Vos. 


Taii—fj-\-aii, lien aussi. 


Awç, 


Votre. 


Eizot=eiz[z:zjth)-Jrot— ^' , , tien-tien. 


Eizoç, eizyç , cizaxvç , 


, Vos-vos. 


ELe. , , 


Eu, u. 




m.î ■ ^ > r. ' ■ 


E'izynt. ■ ■■' 




Eizo. -■■■^i- - •■ • 


Eizu. 




Eixi 


Eizyr. 





3. 



36 RECHERCHES 

L'emploi des pronoms possessifs en gallois présente un 
rapport frappant avec l'anglais. De toutes les langues de la 
partie occidentale de l'Europe , et que nous appellerons mo- 
dernes pour abréger, et pour les distinguer du celte, du grec 
et du latin, la langue anglaise est la seule où les pronoms pos- 
sessifs n'indiquent que le rapport du possesseur, et point le 
genre de la chose possédée. Il en est de même du gallois, et ce 
n'est pas une nécessité de cette dernière langue ; car nous avons 
vu que les adjectifs étaient susceptibles des modifications du 
genre. L'allemand , au contraire, exprime la modification non- 
seulement du possesseur, mais aussi de la chose possédée. 

DES PRONOMS DEMONSTRATIFS. 

Le matériel de ces pronoms ne se rapporte plus aux lan- 
gues anciennes; mais, ce qui doit nous intéresser, c'est que 
l'esprit qui a présidé à la formalion de cetle partie du dis- 
cours dans les langues néo-latines, et qui sert à les distinguer, 
est le même que dans le gallois. 

Nous ferons sur cette profusion de pronoms que l'on verra 
exposés dans le tableau ci-joint, une remarque semblable à 
celle que nous avons faite sur la multiplicité des pronoms 
personnels : c'est qu'ils se résolvent tous en un petit nombre 
d'éléments régulièrement combinés. Le pronom fondamental 
est hwn, qui veut dire ce, indiquant un objet rapproché, cor- 
respondant au (juesio des Italiens et au this des Anglais; il se 
modifie, pour le genre, dans la voyelle, suivant la règle géné- 
rale que nous avons exposée pour les noms primitifs. Ainsi, 
le w , qu'on prononce ou, indique le masculin ; en le changeant 
en 0, on exprime le féminin, et en y substituant un y, qu'on 
prononce comme Ve muet le plus ouvert (à peu près tel qu'il 
est dans premier) , on désigne le neutre. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 37 

Pour en faire un pronom qui désigne un objet plus éloigné , 
comme le (fuello des Italiens et le thaï des Anglais, on ajoute un 
a à la fin de chaque modilication de hion; mais alors il désigne 
un objet présent ou à portée de la vue. Si, au contraire, on 
veut indiquer un objet plus éloigné, c'est-à-dire absent, on a 
recours au même principe, laddition d'une voyelle, dont le 
choix est très-simple, et dont l'addition rend le mot symé- 
trique. Ainsi à la fin de chaque modification de hvn désignant 
le genre, on ajoute une voyelle, la même que celle du milieu : 
ainsi hivn fait hiumv , hon fait ïwno, et hjn fait hjny. 

Pour désigner plusieurs degrés de proximité, d'éloigne- 
ment ou d'absence , on a recours a un autre élément, qui con- 
siste en un adverbe de lieu : jma, qui veut dire « ici; » yiia, 
« là, >' et cw , « là-bas. " 

Le pluriel est plus simple encore, tout en conservant les 
mêmes distinctions de proximité ou de distance, et c'est ce 
qu'on pourrait prévoir d'après ce que nous avons dit du génie 
de la langue dans la forme plurielle des adjectifs : ils perdent, 
au pluriel, la désignation du genre. Quant à îa forme de hon, 
adoptée pour le pluriel, on verra combien elle est philoso- 
phique, puisque le pluriel ne devant pas indiquer le genre, 
c'est-à-dire la distinction du sexe, on a nécessairement pris la 
forme neutre du singulier; mais pour donner une désignation 
au pluriel, on ajoute le mot qui signifie choses, comme si on 
disait en français ces choses; et comme on fait précéder l'ar- 
ticle défini, cette forme composée correspond exaclement, 
mais dans un autre ordre de position, à ce-les choses, c'est-à- 
dire CELLES ou iGELLES choses. Ou voit quc l'esprit de cette 
tournure, en gallois, est identiquement le même que dans le 
vieux français. ., , ;, 



38 RECHERCHES 

Singulier. Pluriel. 

/Indiquant un ob-\ 

\ . 1 i I iJcellcs (choses ou 

] jet rapproché, f . l 

Simple. Hun , ce. w , ç. _. >Y rhai hyn.l hommes = ces 

f . , rr., ■ \ \ choses ] . 

\Angl. 7/ii5. ] ■ ' 

Hon, cette. ) i? i • /-. i ■ 

[ 1 riiaiyma . Ces choses-ci. 

Hjn, ce, neutre. ) 

(IncI.unobjetéloi-\ 
gné mais présent, f 
Simple. Wu.aa,ce. jj^^j_ ^^^^^^^ )Yrhaijnu.\ 

( Angl. Tliat. ) |ces choses-là. 

Hona, cette. ) v i • i 

} i rhaiyna,] 

//^na, ce, neutre. ) 

Simple. Hwnw, ce. ] Indiquant un ob-\ 

Ho no, cette. > jet éloigné mais) y'r/iaiAjni/. 7ceZ/fS (choses-ci). 

H;>'nj', ce, neutre.) absent. ) 

Comp. Hitnjma, ce-ci. \ 

Honyma, celle-ci. f Y rhai hynyma. 

Hynyma, ce-ci. ) 

Comp. Htinna, ce-là. ] 

Honyna. celle-là. > Y rhai hynyna. 

Hynyna, ce-là. ) 

Comp. if îDnacw, ce... là-bas. \ ,v ? i 

^ / l r rliai hynacw. 

Honacw, celle... là-bas. > { ^. , ■ 

i { ï rhai acw. 

Hynacw, ce... là-bas. ) 



DES PRONOMS RELATIFS. 



Un mot suffit pour les pronoms relatifs. Les pronoms dé- 
monstratifs deviennent relatifs en les faisant précéder de l'ar- 
ticle défini. Ainsi le tableau des premiers peut servir pour les 
pronoms relatifs, en y ajoutant, suivant la règle, l'article 
défini yr, ou sa forme modifiée y, suivant que le mot qui le 
suit commence par une consonne ou par une voyelle. L'on 
voit que, sans être identique avec le pronom relatif en fran- 
çais, le pronom relatif gallois est analogue au pronom relatif 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 39 

français, lequel, laquelle, lesquelles, encore usité, mais bien 
plus en usage jadis. 



PRONOMS INTERROGATIFS. 



Les pronoms relatifs sont la modification de la même ra- 
cine, comme en latin, en français, etc. 



Prvj, 


Qui? 


Pa, 


Quel; 


Pj- 


Quoi 



LE PRONOM, EN BRETON. 

Après tout ce que j'ai dit pour expliquer le système des 
pronoms gallois, en les considérant dans leurs éléments et 
dans leur combinaison, je n'ai plus rien à ajouter pour l'in- 
telligence du pronom en breton; j'observerai seulement, et 
cela est important, que le principe qui préside à la variété 
des formes a beaucoup plus de développement en breton. 
C'est, je le répète, le même principe qui produit les muta- 
lions et les renversements; seulement, toutes les modifica- 
tions que la racine peut subir, elle les subit en breton; et 
comme, dans l'une et l'autre langue, c'est la même racine, 
dans les deux ce sont les mêmes pronoms. Je dirai plus : 
ces formes, que nous ne retrouvons plus que dans le breton, 
ont dû exister en gallois, et nous en retrouverons la trace plus 
tard, lorsque nous traiterons du verbe. 

PRONOMS PERSONNELS, EN BRETON. 

PREMIÈRE PERSONNE. 
Singulier. Pluriel. 

Sujets. Mè, am, eni. Sujets. A'j, hor, hori. 

( Ma. am, en, in, oun. Olijectifs. Hor, hon, omp , imp . 
Objectifs, -j j,^ 



40 



RECHERCHES 



Sujets. 
Objectifs. 



SECONDE PERSONNE. 
Siugulier. Pluriel. 

Té, az, ez. Sujets. C'hoiii, hô, hoc'k. 

Ta, az, ez. id, oud. Objectifs. Hô , Iwc'h, lui. 

Da {ec'h). 



TROISIEME PERSONNE. 



Singulier masculin. 

Sujets. Hen, hen. 

Objectifs. Han, hen, her. 

Singulier féminin. 

Sujets. Hi, hé. 

Objectifs. Hi. hé. 



Pluriel des deux genres. 
Sujets. Hi, hô. 



Objectifs. Hi, hô. 



PRONOMS POSSESSIFS SIMPLES. 



Singulier. 

1 '° Pers. Ma , va. 
2* — Ta. da. 
3" — Hé. 



Pluriel. 

i" Pers. Hor, hoii. 
■2' — Hô , hoc h. 
3= — Hô. 



PRONOMS POSSESSIFS COMPOSES. 



Singulier. 
hini, le mien, la mienne. 
hini, le tien, la tienne. 



Ma. 
Va, 
Ta. 
Da. 
Hé, hini. le sien, la sienne 



Hon, hini. le nôtre, le nôtre. 

Hoc h, hini, le vôtre, la vôtre. 
Hô, hini . le leur, la leur. 



Pluriel. 

Ma. ) ré. les miens, les miennes, 

Va. ) (cboscs). 

Ta- ] , . 

p. \ ré, les tiens, les tiennes [id.) 

Hé, ré, les siens, les siennes [id.) 

Hor, 

Hon,) 

Hô, ré, les vôtres. 

Hô, ré, les leurs. 



ré , les nôtres. 



SLR LES LANGLES CELTIQUES. 41 



PRONOMS DEMONSTRATIFS. 

Singulier. * Pluriel. 

Ann, hini, celui, celle. Ar, ré, ceux, celles. 

Hè-man, celui-ci. ) 

Hou-man, celle-ci. ) 

ffe/i-nez, celui-là prèi de nous. ) Ar ré-zà, ceux-là, celles-là près de 

Houn-nez. celle-là près de nous. ) nous. 

iîfn-/ion(, celui-là loin de nous. \ Arrè-hont. ceux-là, celle-là loin de 

Houn-hoht, celle-là loin de nous. \ nous. 

Ann dra-man. Cette cliose-ci. 

Ann dra-zè. . Cette chose-là. 

Ann dra-hord. Cette chose éloignée. 



Ar, rè iiiaîi, ceux-ci, celles-ci. 



Je me bornerai à deux observations relatives à ce tableau; 
car rétendue considérable de mon sujet et la multiplicité 
presque infinie des objets que j'ai à traiter exigent impérieu- 
sement que je me home. Les dernières tournures en breton 
sont exactement dans l'esprit du langage populaire anglais et 
français, qui en est la traduction littérale, excepté une seule. 

Ann dra-man this ihing hère. 
Ann dra-zè that ilùny iherc. 
Ann (/ra-hont that ihiny yonder. 

Remarquez ici que ces tournures, familières au peuple an- 
glais, sont des traductions en racines allemandes, excepté la 
dernière, qui est essentiellement galloise et bretonne; et cette 
racine s'est conservée sous deux formes en anglais, sous celle 
de yon, employé comme adjectif, et de yonder, employé 

comme adverbe. 

* 

PRONOMS INTERROGATIFS. 

Pion, Qui. 

Pêtra. Que, quoi. 



42 RECHERCHES 

Pé ou Pcbez, Quel, quelle, quels, quelles. 
/V'j liini. Lequel, laquelle. 

Pc, ré. Lesquels, lesquelles. 



PRONOMS RELATIFS. 

Pè, hiiu. Lequel, laquelle, etc. 

Pé, ré. Lesquels, lesquelles. 

DU VERBE, EN GALLOIS. 

Nous avons vu qu'en exposant les principes sur lesquels la 
nomenclature des pronoms est fondée, on peut, malgré leur 
multitude, les embrasser, pour ainsi dire, d'un seul coup 
d'oeil, 'en reconnaître l'esprit, les suivre sans embarras dans 
leurs modifications, et, s'il le fallait, les imprimer facilement 
dans la mémoire. 

Ce que nous avons fait pour le pronom, nous le ferons pour 
le verbe : nous en ferons l'analyse élémentaire et nous expo- 
serons l'esprit qui préside à la combinaison de ces éléments; 
mais nous ne pousserons pas aussi loin les applications. Le 
verbe ayant incomparablement plus d'étendue, les applica- 
tions seraient trop nombreuses et nous mèneraient trop loin. 
Il s'agit de caractériser la langue dans sa grammaire et dans 
ses rapports avec celles des langues qui nous intéressent; les 
éléments matériels qui la composent et les lois suivant les- 
quelles ils se combinent doivent donc seuls nous occuper. 

L'Académie ne demande pas de grammaires pratiques, il 
ne s'agirait que de copier; mais elle veut qu'on expose, s'il est 
possible, fesprit qui a présidé à la formation des diverses 
bases du langage cbez les peuples celtes. En ce cas, je n'aurai 
guère à copier. 

Les bases fondamentales de la conjugaison , en gallois , sont: 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. ^3 

i" L'indicalion de la personne; 

2" Celle du temps; 

3° Celle du mode; 

4" Celle du rapport de lacLion a\ec la personne, comme 
sujet ou objet, rapport que les grammairiens désignent par 
le mot voix. 

Nous en traiterons dans le même ordre. 



DE L'INDICATION DE LA PERSONNE. 

Dans toutes les langues modernes de la partie occidentale 
de l'Europe, et par là j'entends, pour ne plus y revenir, les 
langues néo-latines et les langues germaniques, la désinence 
du verbe sert, en général, à désigner la personne. Mais, sous ce 
même rapport, ces langues se divisent en deux classes qui 
correspondent à la distinction des peuples : d'une part les 
descendants des Celtes, en prenant ce mot dans sa plus 
grande extension , à l'exception des Anglais, mais avec Yaddi- 
tion des Italiens, sans les comprendre cependant dans la dé- 
nomination ; d'autre part tous les peuples qui parlent les 
langues germaniques, en y comprenant les Anglais. 

Or, en général, dans les langues néo-latines, chaque dési- 
nence désigne une personne distincte tant au singulier qu'au 
pluriel; ce qui fait que la présence du pronom n'est pas 
nécessaire pour la désigner. Ainsi l'on s'en passait en grec et 
en latin, la mère de ces langues. On s'en passe de même 
en italien, en espagnol et en portugais. On s'en passait jus- 
qu'à un certain point jadis en français , et l'on s'en passerait 
encore , si l'on voulait, dans le plus grand nombre de cas ; sur- 
tout si l'on prononçait les désinences telles qu'elles sont 
écrites. Mais pour le moment nous ferons abstraction du fran- 
çais ; nous ne considérerons que l'italien , l'espagnol et le por- 



44 RECHERCHES 

tugais , où ce fait est constant et sans exception , comme en 
latin et en grec. Il n'en est pas de même des langues germa- 
niques. En général, les désinences sont distinctes et appro- 
priées à chaque personne, au singulier seulement; mais au 
pluriel , la première personne et la troisième se confondent 
dans la même désinence. 

Il en résulte donc la nécessité absolue de l'indication des 
personnes qu'on emploie concurremment avec le pronom , 
du moins pour les désinences communes ; et celte nécessité 
ayant introduit leur usage dans ce cas, l'esprit d'analogie les 
continue dans les autres , où ils ne sont pas nécessaires. Je ne 
dis pas qu'ils ne puissent s'introduire autrement, je sais le 
contraire, et nous le verrons bientôt; mais dans le cas de dé- 
sinences constantes et distinctes, leur présence surabonde, 
mais ne vicie pas. 

De la présence en allemand des désinences distinctes au 
singulier, il suit, d'après l'esprit d'analogie qui règne dans ces 
langues, qu'elles ont jadis existé au pluriel; et, si je ne me 
trompe, Grimm en donne la preuve. 

Quoi qu'il en soit, l'usage général du pronom qui accom- 
pagne le verbe rend, dans les langues germaniques, les dési- 
nences distinctes du singulier, inutiles, au moins pour la spé- 
cification des personnes ; et, par cela même, elles tendraient 
à s'effacer si aucune autre cause ne s'y opposait. 

En anglais cette tendance est visible, car il n'existe plus 
une seule personne du pluriel qui ait une désinence spéci- 
fique; et pour le singulier du passé, il n'y a qu'une seule dé- 
sinence de cette espèce. De façon que le passé n'a plus de 
désinence distinctive de la personne qu'à la deuxième du 
singulier, dont on pounait se passer. 

Supposez un verbe réduit à sa racine et conjugué sous le 
rapport qui nous occii])c par la seule iuldilioii des prononis. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. Zi5 

Cette supposition est toute rationnelle, puisqu'elle se fonde 
sur la tendance qui a lieu dans les langues germaniques, 
portée jusqu'à son comble en anglais. Elle se réalise d'ailleurs 
dans une des formes de conjugaison de la langue bretonne, 
comme nous le verrons plus tard. 

Ainsi donc il y aurait , et il y a en effet, deux formes de 
conjugaison sous le rapport de la désignation des personnes: 
Tune, qui consiste dans des désinences servant à indiquer 
les personnes; et l'autre, composée de la racine du verbe et 
du pronom. Elles en ont la nature intime. On peut donc 
les considérer comme telles; car quelle différence réelle y a- 
t-il entre ces deux formes de conjugaison ? Est-ce parce que la 
désinence est attachée à la racine; mais la juxtaposition en 
change -t-elle la nature ? Serait-ce sa position ? mais la place 
d'un mot dans la phrase dépend des habitudes des peuples, 
quand la place qu'un mot occupe n'ajoute pas à sa valeur. 

Or, dans ce cas, le pronom, qu'il vienne avant ou après, 
n'en désigne pas moins la personne et remplit exactement les 
mêmes conditions dans les deux cas. Et quant aux habitudes 
des peuples que nous étudions, le pronom, lorsqu'on l'em- 
ploie par exemple en gallois, peut être à volonté placé avant 
ou après le verbe. Mais il n'est pas nécessaire d'en aller cher- 
cher au loin des exemples, quoique ce soit de notre sujet; car 
les langues néo-latines nous en présentent des exemples frap- 
pants. Dans les formes interrogatives les plus vives et les plus 
simples, le pronom se place après le verbe ; et certes le pro- 
nom en changeant de place ne change pas de sens. Mais si 
l'idée du doute qu'emporte une interrogation rendait la parité 
moins saillante, elle existe tout entière dans cette autre lo- 
cution où l'on ne fait qu'aiFirmer, tournure si usuelle et si 
familière, comme dit-il, dit-elle, pensé-je, pense-t-il; et une 
infinité d'autres où tous ces pronoms peuvent venir après le 



^6 RECHERCHES 

verbe, et cela dans tous les genres de styles. S'il faut chercher 
ailleurs que dans la disposition naturelle des esprits cette cons- 
truction du pronom dans les langues néo-latines, je dis qu'elle 
est plus directement en rapport avec le génie des langues 
celtes ; car, en latin , quoiqu'on ait pu s'en servir, elle est bien 
moins familière. 

En présentant ces réflexions je n'ai pas voulu disserter sur 
un point de grammaire plus ou moins général; mon but 
unique est de faire connaître le génie des langues celtes et 
leurs rapports avec les langues qui nous intéressent. Or il 
n'est pas dans ce sujet de point plus important; il s'agit d'a- 
nalyser le verbe dans ses éléments et d'en faire connaître la 
nalure intime. Ce qui précède nous y conduit directement. 

DE LA PERSOÎSNE. 

Nous avons vu ci-dessus la réunion des idées exprimées par 
un verbe. Lorsque ces idées sont rendues par des mots dis- 
tincts et significatifs, l'analyse se trouve toute faite et à la 
portée de tous les esprits. 

Mais il n'en est pas de même , lorsque chacun des mots , 
dont la réunion forme la conjugaison, exprime à lui seul 
toutes les idées fondamentales. 

Il est évident que ce mot doit varier à chaque pas, lorsqu'il 
doit exprimer une modification différente ; et comme chaque 
forme exprime des idées multiples, il faut qu'il soit composé 
d'une multiplicité d'éléments. 

De ces considérations résultent deux formes de conjugaison: 
1° L'une formée d'une réunion de mots distincts; 

2° L'autre, de syllabes réunies en un mot qui se modifie 
successivement. 

Nous pourrions appeler : 



Sra LES LANGUES CELTIQUES. 47 

La première, la forme, ou conjugaison analytique; 

La deuxième, la forme, ou conjugaison synthétique. 

Les deux se trouvent dans les langues celtiques propre- 
ment dites. Gomme la seconde est la seule qui présente quel- 
que dilFiculté , nous nous en occuperons d'abord. 

Pour la commodité du langage nous rappellerons conju- 
gaison simple, parce qu'elle est simple dans sa forme; et par 
conséquent nous appellerons l'autre conjugaison composée, 
puisque sa forme est évidemment compost?^; mais quoique l'une 
de ces deux conjugaisons soit simple dans sa forme, elle ne 
l'est pas dans sa nature. Le mot unique qui fait le verbe est 
une réunion de parties qui ont chacune leur expression cor- 
respondante aux idées fondamentales du verbe. 

C'est ce que nous appellerons ses éléments. 

Il y en a autant que d'idées fondamentales renfermées dans 
le verbe. 

Par conséquent il y a : 
L'élément de l'action ; 
L'élément du temps; 
L'élément de la personne, etc. etc. 

Nous nous occuperons d'abord de ces trois éléments dans 
l'indicatif de l'actif, où il n'y a point d'éléments significatifs 
du mode ni de la voix ; ils y sont sous-entendus, si l'on veut 
s'exprimer ainsi. Il est facile de faire sous ce rapport l'ana- 
lyse du verbe , en prêtant attention au principe suivant. 

Si le verbe est ce qu'on appelle régulier, l'élément qui ne 
varie point, qui se reproduit toujours le même dans toute la 
conjugaison, est Vêlement de l'action, ou, ce qui revient au 
même, la racine du verbe. Lorsque dans un même temps une 
partie , autre que la racine du verbe , ne change point , c'est 
l'élément du temps , et l'on reconnaît d'ailleurs que c'est l'é- 
lément du temps, parce qu'il ne se reproduit point de même 



48 RECHERCHES 

dans les autres temps, ou que, restant le même, il acquiert 
une valeur relative différente , comme nous l'exposerons ail- 
leurs. 

La partie qui, dans un même temps, vai'ie avec chaque 
personne, est l'élément de la personne. 

Cet élément de la personne se reproduit ou peut se repro- 
duire dans tous les temps , avec la même série de variations 
relatives aux personnes, mais cela n'est pas nécessaire; il se 
pourrait qu'il y eût des formes diverses ayant le même emploi 
pour désigner les mêmes personnes, comme effectivement la 
chose a lieu dans la conjugaison galloise, et il n'y a là rien que 
de naturel, parce que les pronoms personnels ont chacun une 
variété de formes pour désigner la raiême personne, comme 
on peut le voir dans le tableau des personnes. 

TABLEAU DES FORMES DIVERSES 

DE L'ÉLÉMENT DE LA PERSONNE DANS LA CONJDGAISON SIMPLE 
EN GALLOIS. 

Au singulier. 

Formes / de la i" personne 1= | f n z 'j . 

i J^ t II > avec ou sans voyelle preccdente. 



de 
l'élément 



t ] 
une voyelle. 



Pour le pluriel. 

Fermes [ de la 1° personne ::r | 1 

jg j ' avec ou sans voyelle précédente. 

l'élément / ,» 

( 3 " nt 



On voit, dans ce tableau, qu'à l'exception de la première 
personne du singulier et du pluriel, qui a une forme double, 
l'une et l'autre ayant la même valeur, les autres personnes 
ont toujours la même forme dans tous les temps. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. iO 

Or il est facile de l'econnaîlre l'origine de ces formes; on 
n'a qu'à jeter les yeux sur le tableau des pronoms , et l'on re- 
connaîtra que les diverses formes de l'élément de la personne 
dans la conjugaison du verbe ne sont que la caractéristique 
des pronoms correspondants. 

Ainsi le v est la caractéristique la plus usuelle du pronom 
de la première personne. Un est également une caractéris- 
tique de la première personne, mais au pluriel, ce qui ne 
change rien à la valeur de la personne. 

Le t est la caractéristique du pronom de la seconde per- 
sonne du singulier, et, qui plus est, de sa. forme primitive. 

La caractéristique de la troisième personne du singulier dans 
la conjugaison est, comme nous l'avons dit, une voyelle. Or, 
la troisième personne du singulier du pronom est une voyelle 
qui varie suivant le genre; mais, dans la conjugaison, on ne 
désigne pas le genre, et une voyelle quelconque, voisine de 
celle qui est caractéristique du pronom, le représente dans la 
conjugaison. 

L'ni est la caractéristique de la première personne du plu- 
riel dans la conjugaison ; elle l'est aussi de la première per- 
sonne du pronom , mais au singulier, ce qui ne change pas la 
valeur de la personne. 

Un c aspiré , qu'on représente en gallois par ç, est la carac- 
téristique de la seconde personne du pluriel dans la conjugai- 
son. Il l'est aussi du pronom de la seconde personne du pluriel. 

Nt sont les lettres caractéristiques de la troisième personne 
du pluriel de la conjugaison à forme simple. Elles le sont 
aussi du pronom de la troisième personne du pluriel, et, qui 
plus est, de sa forme principale ou primitive [hwYnt], celle 
qu'on reproduit dans toute son intégrité dans d'autres formes 
de la conjugaison, ou plutôt dans la même forme au passif, 
comme nous le verrons. 

4 



50 RECHERCHES 

Ce rapport que nous venons d'établir entre l'élément de la 
personne dans le verbe et le pronom correspondant n'est pas 
un objet de curiosité, ni une subtilité grammaticale, mais un 
des fondements essentiels de la langue, qui se reproduit dans 
toutes les langues celtiques prises dans leur plus grande exten- 
sion, et qui établit entre eux des liens de famille remar- 
quables. 

ÉLÉMENTS DU TEMPS. 

11 y a en gallois, comme dans les langues où la conjugaison 
simple a quelque étendue, des iemips fondamentaux et des 
temps secondaires. Les temps fondamentaux sont ceux qui ré- 
pondent aux trois grandes divisions du temps : 

1° Le présent; 

2° Le futur; 

3° Le passé (prétérit). 

Nous allons nous en occuper d'abord. 

DES TROIS TEMPS FONDAMENTAUX. 

En faisant l'analyse du verbe d'après les principes que nous 
avons exposés, nous trouvons pour les formes de l'élément du 
temps dans ces trois principales modifications : 

Formes \ ( Présent, lu. 

de rélément > au < Futur, lo. 

du temps ) ( Passé (prétérit ) , lais. 

OÙ l'on voit que Vi se trouve dans les trois temps. On peut 
donc le regarder comme caractéristique du temps considéré 
en général , c'est-à-dire sans spécification. 

Ce qui reste peut être regardé comme caractéristique de 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 51 

l'espèce de temps; c'est-à-dire comme caractéristique spé- 
cifique. 

Ce que nous résumerons par ce tableau abrégé. 

1, caractéristique générale du temps. 

fV, spécifique du présent. 

O, futur. 

Ais, passé (prétérit). 

Il est bon de reproduire leurs combinaisons sous la forme 
suivante : 

Iw , temps présent. 

lo, temps futur. 

lais , temps passé ( prétérit) . 

Il y a cette différence entre les formes de l'élément de la 
personne et celles de l'élément du temps, que les premières 
sont évidemment le pronom même abrégé; tandis que les 
formes de l'élément du temps ne paraissent pas se rapporter 
à des mots préexistants dans la langue et ne seraient par con- 
séquent pas significatives par elles-mêmes. 

DES TEMPS SECONDAIRES. 

Ces temps , en gallois , sont au nombre de trois. 
De ces trois il y en a deux qui sont vagues, c'est-à-dire qui 
n'ont pas une spécification bien déterminée du temps. 

\ le futur incipicnt, ou premier futur, 
Ce sont i ,,. f. ., 

( 1 mipariail. 

Le premier est tellement vague que lorsqu'il a un sens 
propre, c'est celui qui lie le présent à l'avenir; et par consé- 
quent il participe des deux. D'autres fois il est tantôt pris pour 
le présent, tantôt pour le futur. 

4. 



52 RECHERCHES 

Quant à l'imparfait, son nom indique suffisamment ce qu'il 
a par lui-même d'indéterminé. 

Or ces deux temps n'ont pas de caractéristique spécifique 
du temps. On emploie ce que nous avons appelé la caracté- 
ristique générale du temps i qui acquiert une valeur relative 
tantôt par son association avec une forme de l'élément de la 
personne et tantôt par l'absence de toute forme pronominale. 

Dans le tableau suivant nous séparons les deux éléments : 
celui du temps et celui de la personne par un trait, et nous 
désignons le premier par le chiffre 2 et le dernier par le 
chiffre 3. 



FUTUR INGIPIENT. 


IMPARFAIT. 


Singulier. 




Singulier. 


i"pers. / — 


3 

01'. 


a 3 
1 — ivn. 
a 3 
/- t 


3* — î — 


3 
a 


a 3 
/ - ai. 


Pluriel. 




Pluriel. 


1" pers. I — 
a* — / — 


3 
tvn. 

3 
wç. 


a 3 
/ — em. 

1 3 
l-eç. 


3- — J- 


3 
u-nt. 


a 3 

/ — int. 



Le plus-que-parfait est un temps relatif, mais bien déter- 
miné et qui, comme son nom l'indique, a un rapport intime 
avec le prétérit; aussi le rapport est-il bien marqué par la 
forme de l'élément qui le désigne en gallois. 

a 

L'élément du prétérit, lais. 

a 

Se modifie pour le plus-que-parfait en las. 
Quoique le temps nous presse, il faut jeter un coup d'oeil 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 53 

de comparaison sur une au moins des langues anciennes qui 
font partie de la famille indo-germanique, le latin. 

Cette comparaison , quel([ue rapide et bornée qu'elle soit , 
est fondamentale, est indispensable. 

Pour juger de la valeur des emprunts matériels dans la 
partie lexicographique , il faut s'assurer jusqu'à quel point ces 
deux langues ont un esprit commun, en qualité de langues 
sœurs. Or il suffît d'examiner un instant le verbe latin pour 
reconnaître qu'il est formé d'après le même esprit général. 
Les trois éléments constitutifs de la conjugaison en gallois 
sont essentiellement les mêmes qu'en latin. 

Elle y est formée dans presque tous les temps , 

1" De l'élément de l'action, racine; 

2° De l'élément du temps; 

3° De l'élément de la personne; 

Et, ce qui est remarquable , précisémentdans le même ordre 
de combinaison : 

D'abord l'élément de l'action ; 

Puis l'élément du temps; 

Puis l'élément de la personne. 

Les trois ne sont pas dans le présent du latin. C'est l'élé- 
ment du temps qui manque. On pouvait s'en passer. Le pré- 
sent est comme le positif dans les degrés de comparaison des 
adjectifs; il n'a pas besoin d'une désinence particulière qui 
l'exprime; on le sous-entend de reste. Il en est de même 
en breton comme en latin. 

Mais les trois éléments se trouvent réunis dans les deux 
autres temps fondamentaux en latin ; du moins dans la pre- 
mière et la seconde conjugaison. 

Futur, Ain — ab — o. 

I 2 3 

Prcléril , A)ii — ne — /. 



54 RECHERCHES 

On voit que , pour ses temps fondamentaux , l'élément du 
temps est spécifique par lui-même. Il diffère dans deux ; on 
ne saurait les confondre. Il en est de même du gallois. 

Mais dans le temps secondaire vague, fimparfait en latin, 
son élément du temps comme en gallois ne suffirait pas pour 
le distinguer. On le confondrait ici avec le 

Futur, Ab. 

2 

Imparfait, Ab. 

On a recours en latin comme en gallois au même procédé ; 
l'élément du temps ah acquiert une valeur relative par son 
association avec une autre forme de l'élément de la personne. 

1 a 3 

Futur, Am — ab — o. 

Imparfait, Am — ab — am. 

Et, par cette valeur relative, les voilà parfaitement distincts. 
On a vu que le procédé était le même en gallois. Nous avons 
encore vu qu'en gallois le plas-que-parfait se formait du parfait 
par une modification de l'élément de ce temps. Il en est de 
même en latin. 

Parfait, Av. 

Plus-que-parfait, Avcr. 

Voilà des rapports bien intimes. Ils continuent dans les 
autres modes et sont encore plus marqués au passif. 

DE L'IMPÉRATIF. 

Ce mode, ainsi qu'on le voit en latin, ne diffère guère de 
l'indicatif; l'élément de la seconde personne manque comme 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 55 

en latin; et on a ajouté à la caractéristique de la troisième, 
qui est une voyelle, une consonne qui est étrangère à la per- 



DV SUDJONCTIF. 

11 n'y a point de mode simple, en gallois, qui représente le 
subjonctif; on emploie des particules qui précédant l'indica- 
tif, en font un conditionnel ou subjonctif, etc. et ce qu'il y 
a de singulier, il y a aussi des négatifs appropriés à cette mo- 
dification. Aussi en latin , quoiqu'il y ait un mode spécial pour 
le subjonctif, ce mode est-il tout à fait calqué sur l'indicatif; 
il n'en diffère que par des nuances légères , et exige la plu- 
part du temps des particules qui le précèdent, comme en 
gallois. 

INFINITIF CONSIDÉRÉ EN GÉnÉRAL. 

Un assez grand nombre de mots primitifs en gallois, n'ayant 
point de forme caractéristique , sont indifféremment ou subs- 
tantifs ou adjectifs, ou verbes. Ainsi hod veut dire un être, 
être, étant; il en est de même de bien d'autres; mais, en gé- 
néral, les mots qui appartiennent à ces parties du discours 
ont leur forme caractéristique. Ordinairement les verbes à 
l'infinitif sont formés de la racine indéfinie avec l'addition 
d'une ou de deux voyelles. 

,4 — i — u — aw — IV. 

Quelques verbes prennent, pour caractéristique de l'in- 
dicatif, une consonne avec une ou deux voyelles qui la pré- 
cèdent. 

Ed — jd — e(j — et — y// — aiii. 

Ce que nous avons dit au commencement de cet article sur 



56 RECHERCHES 

la généralité d'emploi de beaucoup de mots primitifs en gal- 
lois, faisant triple fonction de substantif, d'adjectif et de 
verbe, est un caractère qui mérite de fixer particulièrement 
l'attention; d'abord, comme caractérisant spécialement une 
langue , et c'est là un des objets principaux de cette esquisse 
grammaticale; puis, comme établissant des rapports curieux 
qui ne nous intéressent pas moins. Je ne dis pas qu'on n'en 
trouve point de trace dans les diverses langues modernes qui 
nous occupent , mais il n'en est qu'une où ce caractère soit 
saillant, c'est l'anglais. Et où les Anglais l'ont-ils pris? Certes 
ce n'est point dans la langue germanique , où il y en a peut- 
être quelques exemples; mais dans la langue et dans l'esprit 
de leurs ancêtres plus reculés, les anciens Bretons, où ce ca- 
ractère a tout son développement. 

DU PARTICIPE. 

Il n'y a guère de forme caractéristique pour la spécification 
des autres temps; cependant il y en a deux qui désignent plus 
particulièrement les participes , le présent et le passé. 

Ad, [awd relat. rare?) Participe présent. 
Edig, pour le passé. 

Or quant à la terminaison ad ou aïod, elle n'est qu'une des 
désinences consacrées à ce qu'on appelle le présent de l'infini- 
tif, comme on peut le voir dans le petit tableau ci-dessus. 
Elle est ù la rigueur suffisamment distinctive du participe pré- 
sent, parce que la voyelle n'est pas identiquement la même. 
Or il est impossible de ne pas remarquer, après tout ce que 
nous avons dit de la conformité d'esprit de la conjugaison gal- 
loise et latine, un double rapport dans le son et le sens de la 
syllabe caractéristique du participe présent. Elle se trouve en 



SUK LES LANGUES CELTIQUES. 57 

toute lettre dans le supin latin, qui est un véritable infinitif 
présent ou futur (qu'on ferait mieux d'appeler infinitif gé- 
néral). 

Gall. Ad. 

Lat. At (um). 

Comment se forme le participe passé en gallois? Par la ca- 
ractéristique de l'infinitif présent ou futur (ou général) avec 
une terminaison adjective. 

Comment se forme-t-il en latin? Au fond, précisément de 
même, car il est formé de la caractéristique du supin, qui est 
un véritable infinitif présent, futur (ou général), avec la ca- 
ractéristique de l'adjectif. Or, en gallois, ig est essentiellement 
une terminaison qui spécifie l'adjectif, comme en latin us, a, 
um désigne spécifiquement les adjectifs. 

PARTICIPE PASSÉ. 

Gall. Ed-uj. 

Lat. At-us (a-um). 

Il y a plus : les Gallois ont un véritable supin, à la manière 
des Latins, avec le sens qu'on y attache dans cette langue; et, 
ce qui ajoute singulièrement au rapport, c'est qu'il est maté- 
riellement presque identique dans les deux langues. D'abord, 
la caractéristique ad ou at se trouve dans l'une et dans l'autre; 
elle est, en outre, suivie du son ou, désigné en gallois par un 
IV et en latin par un u. La seule différence se fait remarquer 
dans la lettre finale, qui, en gallois, est une voyelle, j; en 
latin , une consonne , m. 



Gall. Adioy 
Lai. Aliim. 



58 KECIIERCHES 

SPÉCIFICATION DU PARTICIPE PRISENT. 

Nous avons vu que le participe présent, en gallois, pouvait 
être rendu par une désinence qui appartient évidemment à 
celles qui indiquent Y infinitif présent , ou, comme on pourrait 
l'exprimer avec plus d'exactitude, ï infinitif général, puisqu'il 
est applicable à tous les temps et n'en désigne aucun en par- 
ticulier. 

Mais les Gallois ont pai'é au vague qui résultait du manque 
d'élément spécifique, et cette forme du participe n'est guère 
en usage; ils ont recours à un élément qui a un sens propre, 
et qui est admirablement adapté à préciser cette forme de 
l'infinitif. 

11 est fondé sur le sens de Y infinitif général (qu'on me par- 
donne cette expression), qui, n'ayant rien de spécifique, ni 
pour le temps, ni pour la personne, ni pour le mode, pré- 
sente l'action dans toute sa généralité, et qui pourrait, au 
besoin, comme il le fait en effet, remplir la place d'un subs- 
tantif sans désinence spécifique, comme le mot être, etc. en 
français, est à volonté ou verl)e ou substantif. Or, ils emploient 
une forme de Y infinitif axec la préposition en qui la précède. 

Supposons qu'en français le substantif bâtisse soit aussi une 
forme de l'infinitif général : ils diraient, pour exprimer le 
participe présent {je suis] en bâtisse, comme on dit en route, 
en chemin, etc. c'est-à-dire c/iemma/if. 

Voilà bien l'actualité exprimée par ce temps, et l'infinitif y 
est bien , en ce qu'il n'y a pas de désignation de personnes , ni 
de modification particulière de l'action. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 59 

Ainsi : Adcil, racine. 

luw, syllabe înfinitive. 

Pr. 

Yn . en, préposition. 

PARTICIPE PRÉSENT. 
Pr. I I 

Gallois, Yn, adeit-iaiv. 

Pr. 1 1 

En , bât - ir. 

Pr. 1 

En, bât - issc. 

Cette forme est remarquable : 

1" En ce qu'elle est expressive par elle-même, parce qu'il 
nest pas besoin de convention pour la comprendre; 

2" Parce que le même esprit de composition règne dans 
toutes les langues celticjues proprement dites; 

3° Parce c[ue c'est le fondement de la conjugaison bascjue, 
comme nous le verrons dans son lieu. 

Comme il y a en gallois un participe présent composé 
d'une forme infinitive, précédé d'une préposition; de même 
il y a un participe passé composé d'une forme infinitive, pré- 
cédé d'une préposition; et cette préposition exprime aussi 
bien le passé que la préposition qui entre dans le participe 
présent exprime le présent. C'est la préposition après, et la 
tournure revient à celle-ci : après bâtir. Or, remarquons que 
cette tournure est complètement française quant au fond, et 
nullement latine. Ne dit-on pas, en effet, après avoir bâti, 
après avoir été , etc. n'est-elle pas réellement une forme com- 
posée du participe passé, C[ue les grammairiens aient ou 
n'aient pas eu l'habitude de l'indiquer .^ Je dis que cette tour- 
nure est essentiellement française, et, certes, rien ne serait 
plus barbare que l'emploi de cette tournure en latin; elle ne 



60 RECHERCHES 

vient donc pas du latin , mais c'est une forme essentielle de 
la granmiaire de la langue bretonne; et celte influence de la 
langue des ancêtres ne se borne pas à la France : elle est tout 
aussi familière en anglais. Ce qui est également remarquable, 
c'est que les Anglais ne l'ont pas puisée à la source germa- 
nique, car elle ne s'y trouve pas; du moins, je ne la connais 
ni en allemand, ni en flamand. 

DU VERBE À INFLEXION 
CONSIDÉRÉ sous LE RAPPORT DE LA VOIX. 

De l'actif. 

Nous avons vu que dans l'actif il n'y a que trois éléments , 
soit dans la conjugaison du verbe gallois, soit dans celle du 
verbe latin; nous avons remarqué que telle était l'analogie 
entre ces deux langues, que jusqu'à l'ordre de leurs combi- 
naisons était le même. Il est évident que, dans l'actif, l'élé- 
ment qui exprime la voix n'est point nécessaire ; il y est aussi 
naturellement sous-entendu que celui qui désigne le temps 
est sous-entendu au présent du verbe latin, que celui qui 
exprimerait le premier degré de comparaison est sous-en- 
tendu au positif. 

Du passif. 

Il n'en est pas de même du passif : on le confondrait avec 
l'actif s'il n'y avait pas un élément du passif, el l'on ne saurait 
concevoir autrement la conjugaison d'un verbe à inflexion au 
passif, soit que l'élément existe matériellement, soit qu'il s'y 
trouve implicitement par une valeur relative des autres élé- 
mcnls. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. fil 

Commençons par ce qui nous est le plus familier, le latin. 
Il n'est pas difficile d'y trouver l'élément du passif"; il se re- 
présente sous les formes, semblables entre elles, de : 

Or. 
Ar. 
Er, 
Vr. 

Ainsi donc, pour que la conjugaison du verbe passif à 
inflexion soit complète, il faut quatre éléments : 

Celui, i'' de l'action ; 
2° du temps; 
3° de la personne; 
à° du passif. 

Ces quatre éléments ne sont pas toujours réunis, d'abord 
parce qu'ils ne sont pas nécessaires au présent. Comme l'élé- 
ment du temps est sous-entendu au présent de l'actif, il peut 
l'être au présent du passif; c'est ce qui a lieu, en effet. 

Comme à l'actif il arrive quelquefois , mais rarement , 
que l'élément de la personne manque, il peut manquer de 
même au passif; mais la clarté n'y perd rien, parce que la 
forme générale du mot qui résulte de la combinaison des 
autres éléments est suffisamment distinctive. Ainsi , au pré- 
sent du passif en latin, il devrait y avoir partout trois élé- 
ments : 

Celui, 1° de l'action ; 
2° du passif; 
?>° de la personne; 

quel que soit l'ordre de combinaison. Aussi s'y trouvent-ils 
partout, excepté à une personne où parfois il en manque un : 
ainsi, pour nous borner au singulier, 



62 RECHERCHES 

1 1 

Am — or. 

1 3 3 

Am — ar — is. 
1 a 3 

A m — at — iir. 

Remarquons dans ce petit tableau, où les éléments sont 
marqués par des chiffres, que celui de la personne manque 
à la première; qu'il se trouve dans les deux autres, mais dans 
un autre ordre. C'est que la place n'y fait rien, parce que 
l'élément passif est significatif et distinctif par lui-même; il 
n'a pas besoin d'emprunter une valeur relative à la position , 
ou à tout autre rapport. 

Mais à l'imparfait et au futur, si Ton suit l'analogie de l'ac- 
tif et la nécessité du sens passif, il faut les quatre éléments, 
sauf les exceptions qui ne nuisent pas à la clarté, comme 
nous venons de l'exposer. 

La notation exige la répétition du tableau des éléments : 

1" Elément de l'action ; 
2° du temps; 

3° du passif; 

à° de la personne. 

Ainsi nous avons d'une manière correspondante : 
Futur. 

1 2 3 

i"" pcrs. A m — ab — or. 

a 3 4 

2" — i4ni — ab — er — is. 

1 -i 4 3 

y — Am — ah — it — nr. 

OÙ la même inversion ne se trouve que dans la troisième per- 
sonne du présent. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 63 

Imparfait. 
1 " pei-ï 



A m 


— 


ah 

3 


— 


ar. 

3 




A 


Ani 


— 


ah 


~ 


ur 

k 




is. 
3 


A m 


— 


ab 


— 


at 




ur. 



OÙ l'on voit qu'il suit l'analogie de l'actif, mais que l'élé- 
ment de la personne manque à la première. 

En exposant ainsi la formation du verbe passif simple en 
latin , j'ai exposé au fond celle du verbe passif en gallois; sans 
quoi, j'aurais fait un hors-d'œuvre parfaitement inutile. Il 
suffit de quelques mots pour en faire l'application, et l'on 
verra que non-seulement c'est le même esprit qui y règne, 
mais que l'élément du passif que nous avons examiné est 
matériellement le même qu'un de ceux employés en gallois. 
11 y en a un autre en latin , sur lequel nous reviendrons plus 
tard. 

En gallois, il y a deux formes de l'élément du passif : 

Ar — éd. 

De ces deux formes, l'une est identiquement la même que 
celle du latin; l'autre correspond à la caractéristique at, dans 
le participe passif , aux temps composés en latin. Or, cet élé- 
ment, sous l'une ou l'autre de ces deux formes, ajouté aux 
ti'ois éléments constitutifs de l'actif, forme, comme en latin, 
la conjugaison du verbe passif simple; car il est aussi simple 
qu'en latin , à ne considérer que les temps que nous avons 
examinés; seulement, l'élémejit de la personne, qui est tou- 
jours le dernier, n'est pas écrit comme faisant corps avec les 
autres éléments. Mais, ainsi que nous l'avons déjà remarqué, 
c'est le fait de celui qui écrit, et non de celui qui parle. 

Nous ne ferons plus qu'une remarque : c'est que, si l'on 



64 RECHERCHES 

pouvait avoir quelque doute sur l'origine de l'élément de la 
personne , en gallois , que j'ai rapporté au pronom en traitant 
de l'actif, on ne saurait en conserver en examinant l'élément 
de la personne au passif en gallois, où il n'est plus réduit à 
une ou deux lettres caractéristiques, mais où il est identique 
ment le même , sans addition , sans soustraction , sans modifi- 
cation. 

DU VERBE IMPERSONNEL. 

En latin , c'est le passif à la troisième personne qui rend la 
locution française suivante : on dit, on va, on disait, etc. C'est 
exactement la même chose, en gallois, avec la même /orme 
de l'élément du passif. 

DU VERBE ÊTRE. 

Le verbe être, en latin et dans les langues néo-latines, est 
ce qu'on appelle un verbe irrégulier; mais il l'est à un haut 
degré, c'est-à-dire qu'on y manque tellement à l'analogie, que 
l'élément qui correspond à celui de l'action , ou qui exprime 
Yétre, change de forme; c'est-à-dire que diverses racines sont 
employées pour désigner cet élément. Or, toutes les fois qu'on 
peut reconnaître, dans les langues anciennes ou modernes 
qui nous occupent, le sens primitif des mots qui représentent 
Vêtre, on y trouve ceux qui expriment la station ou la 
marche, etc. 

Je ne traiterai pas ces rapports dans les langues anciennes, 
c'est une question qui ne m'appartient pas; elle serait sujette 
à contestation. Je ne veux que des faits clairs et nets. Dans les 
langues néo-latines, fitalien par exemple, un verbe auxiliaire, 
stare, est visiblement celui qui exprime la staiion; les autres 



SUR LES LANGLES CELTIQUES. 65 

formes qui ne constituent pas des verbes auxiliaires, mais 
qui expriment l'existence dans des phrases usuelles, revêtent 
l'autre figure. Ainsi, au lieu de la formule italienne prise de 
la station, corne state, en français, en allemand, en anglais, 
on dit, comment allez-vous? ou comment cela va-t-il avec 
vous, etc. 

Or, ces formes et d'autres sont très-multipliées en gallois 
pour désigner le verbe être et comme verbes auxiliaires. 

ALLER. 

Gall. Aw. 

Aza, \ llo, substantif. 

Athu, > correspondant à it. Lat. ' Ur, verbe. 

Aethu , ) [ etc. 

( Venio. 
Myned, ) r . 

L'm, en gallois, lorsqu'il commence un mot, le change 
régulièrement en v, après de certains mots, etc. 

Gall. Cla. Fr. Aller. 

ÊTRE. 

Gall. Syz. 

^' 

Yw. 

Ydjn. \ (est). 

Ydi. 

N. B, Il me serait facile de faire voir le sens primitif de 
ces deux racines en gallois, mais il importe peu. 

Gall. Oes (est, était). 

y s (est). Angl. 75. 




66 



RECHERCHES 


VIVBE. 




Gall. Bod (être, exister). 




( B.os. 


Byz (au futur). 




Bjot)). 


Bu (au passé). 
Bi (futur). 




Angl. Be. 


(Voyez Partie leiicographique, 


lettre B 


, partie grecque.) 


Gall. Wyv (je vis). 




Lat. Vivo, 



n'est qu'une modification de la forme précédente; il se con- 
jugue, pour les personnes principalement, en changeant la 
caractéristique de la personne, v. 

Voilà les principales formes du verbe être qui peuvent se 
combiner, entre elles. 

Je ne les suivrai pas dans leur conjugaison; elles sont, 
d'ailleurs, très régulières. 

DE LA CONJUGAISON COMPOSEE, 

C'est-à-dire, comme nous l'avons expliqué plus haut, à 
éléments distincts. 

Je traiterai ce sujet en deux mots, quoiqu'il soit le point 
ie plus important des langues celtiques, parce qu'il se repro- 
duit dans toutes, et qu'il est surtout le fondement de la con- 
jugaison basque, qui paraît si singulièrement compliquée 
et inextricable, bien que d'une grande simplicité quant au 
principe de sa formation; deux mots, dis-je, suffisent et pour 
faire connaître la nature de cette conjugaison, et pour faire 
voir ses rapports avec les langues qui ont succédé aux langues 
celtiques. 

Il suffît de l'anglais el du français pour la faire comprendre 
de suite. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 67 

En anglais, il y a une forme de conjugaison composée cé- 
lèbre parmi les grammairiens : le verbe être avec le participe 
du verbe principal. 



Je suis faisant. 
Je suis allant. 

Pour 

Je fais. 
Je vais. 

Et ainsi de suite , en faisant varier les temps du verbe être. 

En français, quoiqu'on y ait fait peu ou point d'attention, 
il y a une forme analogue , 

Je suis à faire. Je suis à écrire. 

Or, ces deux formes sont en gallois, et se modifient dans les 
divers temps. 

Nous y reviendrons successivement, en parlant des langues 
gaëles, et enfin lorsqu'il s'agira du basque. 

DU VERBE , EN BRETON. 

Après avoir analysé le verbe gallois dans ses éléments, et 
après m'être suffisamment étendu pour donner une connais- 
sance complète de sa nature, celle du verbe breton se trouve 
également expliquée. 

Nous ne ferons remarquer que quelques modifications. 

DE LA CONJUGAISON SIMPLE. 

Mêmes éléments qu'en gallois, et dans le même ordre. 
Nous allons les comparer succinctement. 



68 RECHERCHES 

DE L'ÉLÉMENT DE LA PERSONNE. 

Il est également à la fin comme désinence-, il est de même 
dérivé des pronoms, dont il conserve une ou plusieurs lettres 
caractéristiques. 



ÉLÉMENTS DE LA 


PERSONNE. PRONOMS. 




Singulier. 


Singulier. 
i Ou/1. 
i"pers.! En. 
[In. 


i" pers. 


Nn. 




IZ. 


— it: 


2' — 


D. 


iid. 

) Oad. 


3' — 


(Manque] 






Pluriel. 


Pluriel. 


1" pers. 


Mp. 


Omp. 
( Te. Formes primitives de la 


2* — 


T. 

CL 


{ Ta. 2° pers. du singulier. 
Hoc'lu 


3' — 


Nt. 


3° — Hwjnt (pronom gallois). 



On voit dans ce tableau : 

1° Que l'élément de la troisième personne au singulier 
manque. C'est un caractère dominant dans les langues celti- 
ques, parce que, à l'exception du gallois, il se trouve dans 
toutes les autres, au moins dans une des formes simples de la 
conjugaison. 

2° Presque toujours l'élément de la personne, dans le 
verbe, est réduit aux consonnes caractéristiques d'un pronom 
correspondant, et la raison en est évidente : c'est que la forme 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 09 

pronominale employée comme élément du temps est la forme 
renversée , c'est-à-dire celle où la voyelle précède la consonne 
caractéristique. Or, comme l'élément du temps est presque 
toujours une voyelle, on a fait l'élision de celle qui appartient 
au pronoju; mais au présent, l'élément de la personne con- 
serve une voyelle, parce qu'il n'y a pas d'élément du temps. 

Au présent, l'élément du temps manque comme en latin. 
Nous avons vu qu'il n'y était pas nécessaire , quoiqu'il se trouve 
en gallois; il est exprimé dans les autres temps : ainsi Vi et 
l'o sont les caractéristiques du temps futur, en se partageant 
entre les différentes personnes de ce temps. On se rappellera 
que c'est précisément le même élément de temps employé en 
gallois, i et o, avec cette différence qu'en gallois ils se repro- 
duisent ensemble dans toute la conjugaison de ce temps, et 
qu'en breton ils se décomposent entre les différentes per- 
sonnes. 

A l'imparfait, l'élément du temps est e. On voit qu'il ré- 
pond à ïi des Gallois dans la môme circonstance. En breton, 
il n'y a point de plus-que-parfait simple; ils n'ont pas non 
plus de premier futur; mais, en revanche, ils ont le futur con- 
ditionnel, dont la caractéristique est Yf. On voir, ainsi, par la 
conqjaraison des deux langues sœurs, que le verbe, dans le 
breton et le gallois, est fondé sur le même principe et sur les 
mêmes éléments matériels; seulement, il y a plus ou moins 
de développement dans l'un ou dans l'autre. 

L'impéralif n'a besoin d'aucune observation, et à peine le 
subjonctif: il est identiquement le même que l'indicatif; mais 
il est précédé, comme en gallois, d'un mot qui le convertit en 
subjonctif. Ce mot, en breton, est d'une seule espèce; c'est 
ra. Or, i^a n'est pas autre chose que le verbe faire , sans aucune 
espèce d'altération, et correspond à la locution ïvancaïse fasse 
que, conmie dans la phrase fasse {le ciel) que, etc. 



70 



RECHERCHES 



TABLEAU DE LA CONJUGAISON SIMPLE EN BRETON. 

N. B. J'emploie ici la même notation qu'en gallois, pour 
distinguer les éléments du verbe. 
1° L'élément d'action ; 
2° L'élément du temps ; 
3° L'élément de la personne. 





PRESENT. 




Singulier. 
i" pers. 


i 3 
Kan — ann. 


3 1 
Je chante. 


2° 


1 3 
Kan — ez. 


Tu chantes. 


i' — 


1 3 
Kân - ... 


Il chante. 


Pluriel. 






i" pers. 


1 3 
Kan — omp. 

1 3 
Kan — it. 


Nous chantons. 


2* 


Vous chantez. 


3= — 


1 3 
Kan — ont. 


Us chantent. 



Singub'cr. 



i" pers. 


Kan — i — nn. 


Je chanterai. 


2' — 


1 a 3 

Kan — i — . . . 


Tu chanteras. 


3' — 


1 î 3 
Kan — — ... 


Il chantera. 


Pluriel. 


a 3 




i" pers. 


Kan — i — mp. 


Nous chanterons. 


a' — 


1 a 3 
Kan — — t. 


Vous chanterez. 


3* — 


1 a 3 
Kan — i — nt. 


Ils chanteront. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



71 



Singulier. 
i" pers. Kan 

2' — Kan ■ 

1 
3« _ Kan ■ 

Pluriel. 

1 
1" pers. Kan 

1 
2° — Kan 

3' — Kan 



PARF.ilT. 
3 



z — onip. 
a 3 
z — ot. 
a 3 

z — ont. 



J'ai chanté. 



— oml. Tu as chanté. 

! 3 

z — ... Il a chanté. 



Nous avons chanté. 
Vous avez chanté. 
Ils ont chanté. 



Singulier. 
i" pers. Kan 
2* — Kan 

3° — Kan 
Pluriel. 

i" pers. Kan 

1 
2* — Kan 

3' — Kan 



IMPARFAIT. 

, 3 

? — nn. 
3 



3 
mp. 

3 

c'L 



Je chantais. 
Tu chantais. 
Il chantait. 

Nous chantions. 
Vous chantiez. 
Ils chantaient. 



Singulier. 

i" pers. Kan 

1 

2' — Kan 

y — Kan ■ 
Pluriel. 

1" pers. Kan 

2' — Kan 

Z' — Kan 



CONDITIONNEL, 
a 3 

-f—enn. 

a 3 

-f-ez. 

a 3 
-f-e. 



■f — emp. 

a 3 

-f—ecK. 

a 3 

-f~erd. 



Je chanterai. 
Tu chanteras. 
Il chantera. 

Nous chanterons. 
Vous chanterez. 
Us chanteront. 



72 RECHERCHES 

IMPÉRATIF. 

Nous avons dit dans le texte tout ce qu'il fallait sur ce mode. 

INFINITIF. 

Kan — a. Chanter. 

PARTICIPE PRÉSENT. 

Okan — a. Chantant. 

PARTICIPE PASSÉ. 

Kan — et. Ayant chanté. 

Ce mode est analogue au gallois , mais moins étendu. (Voyez 
infinitif en gallois.) 

DE LA CONJUGAISON SIMPLE EN PARTIE DECOMPOSEE. 

Voici une forme remarquable : 

Elle consiste dans la forme précédente, en partie décom- 
posée, et dont la partie détachée est dans un ordre renversé. 

C'est-à-dire : on ôte l'élément de la personne qui était à la 
fin , et on le place en tête du verbe , sans l'y réunir. Mais l'élé- 
ment de la personne, qui était réduit à une ou deux lettres 
caractéristiques du pronom, ne pourrait pas subsister en cet 
état; il faut qu'il soit complet, puisqu'il fait un mot à part. 
On choisit alors la forme pronominale la plus usuelle, en 
plaçant entre le pronom et le verbe la lettre a, probablement 
par euphonie. 

Voici comment le verbe se conjugue : 

Gân. Présent. Je chante. 

Gan — ô. Futur. Je chanterai. 

Gan — az. Parlait. J'ai chanté. 

Gan — c Imparf. Je chantais. 

Gan —fè. Condit. Je chanterais. 



ling. i" 


pers. 


Me. 


2" 


— 


Te. 


3" 


— 


Hen, 


'hir. 1" 


— 


Ni. 


2' 


— 


Chom. 


3* 


— 


m. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 73 



DES VERBES AU.MLI.URES. 



Il y eaa trois, dont chacun mérite une attention particu- 
lière. Commençons par le verbe être. 



LE VERBE ETr.E. 



Bi. I Ils ont leurs correspondants en gallois. 

Bi. I Les trois premières sont les modifications de la même racine, 

Oa, \ et je ne les donne que dans leurs formes radicales. 



Oe, 



LE VERBE AVOir. 

Racines. 
Pez. ) 



i naw. 
Grec. ' IIw. 

( n aaw. 



Po, pé. 
Bo, bè. 
Do. 

LE VERBE FAIRE. 

Be, \ 

Ra, > Grec. P»?Çw. 

Ri. ) 

EMPLOI DE CES VERBES. 
Emploi du verbe auxiliaire être. 

On l'emploie en breton pour former le passif, comme en 
français et dans les langues néo-latines. Ce rapport parle assez 
de lui-même ; nous y reviendrons plus tard. 

Emploi du verbe auxiliaire avoir. 
On l'emploie comme dans les ten)ps composés français, où 
le verbe être est auxiliaire du verbe actif. Il en est de même 
des autres langues néo-latines. 



74 RECHERCHES 

Emploi du verbe auxiliaire /aiVc. 

Cette singulière anomalie de la langue anglaise parmi 
toutes les langues de l'Europe , l'emploi du verbe do pour 
auxiliaire du verbe actif, est précisément une forme bretonne 
des plus usitées, et cela dans la plus grande étendue, dans 
tous les temps et les modes indicatifs et conditionnels. 

1 a 3 

Breton. Karoacl a rann , etc. 

1 3 3 

Anglais. / do love, etc. 

Voilà donc cette singulière forme dans le celtique breton ; 
l'anomalie disparaît et ce rapport n'est pas moins frappant 
que les précédents. 

L'ADVERBE. 

Cette partie du discours en gallois et en breton n'exige 
qu'un mot ; nous en parlerons au gaël. 

PRÉPOSITIONS. 

Quant aux prépositions, j'en ai déjà cité quelques-unes 
dans les deux langues. Nous y reviendrons en traitant du gaël. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 75 

DES GRAMMAIRES 

GAËLE-ÉGOSSAISE ET GAËLE-IRLANDAISE. 



Ces deux langues sont tellement semblables et pour ainsi 
dire identiques , qu'en traitant de presque tous les rapports 
caractéristiques de la prononciation et de la grammaire, je les 
considérerai comme une seule , sous la dénomination géné- 
rique de gaël. Cette similitude si parfoite entre elles est 
d'autant plus remarquable que les peuples qui les parlent, 
quoique voisins, sont séparés par les mers, et se sont trouvés, 
dans la suite des siècles, dans une diversité de conditions poli- 
tiques. Quand il y aura des différences dignes d'être notées, 
nous ajouterons au nom générique de gaél le nom spécifique 
du peuple. Ce que nous venons de dire suffit déjà pour faire 
voir qu'entre les idiomes des Gaëls il y a une plus parfaite 
conformité qu'entre ceux des Bretons, dans la grande et la 
petite Bretagne. 

PRONONCIATION DU GAËL. 

En comparant la prononciation du gaël avec le tableau 
général des consonnes, on reconnaît que le vrai son des 
dentales aspirées manque; que ces peuples ont, à quelques 
nuances près, toutes les autres touches de l'organe vocal, 
telles que nous les avons exposées, à l'exception d'une des 
deux linguales frémissantes. \ez. Quant à l'autre , le 7 (fran- 



76 RECHERCHES 

çais), ils le prononcent, mais jamais pur et simple, et, au 
contraire, toujours précédé du son d'une consonne, du d. 
Quant à la manière de le représenter, c'est une chose toute 
singulière qu'ils se servent du d tout seul, qui prend ce son 
composé lorsqu'il est accompagné d'un e ou d'un i. 

Quant à la communauté de famille qui existe entre les 
langues gaëles et les langues bretonnes ( on voit que je me 
sers ici de cette dernière dénomination dans un sens géné- 
rique, renfermant le breton-anglais , le gallois et le breton- 
français), quant à cette communauté de famille , elle com- 
mence, comme de raison , avec celle de la prononciation. Les 
langues gaëles et bretonnes ont en commun ce caractère re- 
marquable, que toutes les consonnes muettes peuvent se 
convertir en aspirées ; et ce caractère, dans sa généralité , non- 
seulement les réunit , mais les distingue de toutes les autres 
langues de l'Europe occidentale. Mais il devient bien autre- 
ment distinctif et spécifique quand on l'examine de plus 
près ; c'est qu'il n'y a pas une de ces muettes dans l'une et 
l'autre langue, lorsqu'elles commencent un mot qui, selon 
la consonne ou le mot qui précède, ne se convertisse en as- 
pirée. Qu'y a-t-il en Europe qui soit comparable à ce ca- 
ractère ? Y a-t-il un lien de famille dans les langues qui puisse 
être plus fort et plus évident.^ La prononciation lient si in- 
timement aux dispositions organiques et aux habitudes pro- 
fondément enracinées, qui deviennent ainsi une seconde na- 
ture , que je ne connais pas de caractères plus tranchés que 
ceux qui proviennent de cette source. 

Voilà la généralité relative à la conversion des muettes en 
aspirées, commune aux deux tribus de langues, l'une compo- 
sée des langues bretonnes, l'autre des langues gacles. Voici les 
différences spécifiques ou génériques. Le gallois fait, comme 
nous l'expliquerons en détail dans la partie étymologique, 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 77 

les conversions de muettes en aspirées, tellement naturelles 
et régulières, qu'elles ne sortent pour ainsi dire pas des mu- 
tations qui se font dans la même classe de consonnes , et de 
façon f[ue la table générale des consonnes , que j'ai donnée , 
présente exactement, peut-être à une nuance près, la conver- 
sion des muettes en aspirées. Observons, en passant, que 
c'est une marque d'un esprit d'analogie, des plus pronon- 
cées , qui deviendra dans la suite de ce travail, par la repro- 
duction de ce caractère, le trait le plus saillant de la langue 
galloise. 

Les langues gaëles, au contraire, quoiqu'en général les 
muettes s'y convertissent en leurs aspirées correspondantes, 
ne suivent pas cette règle d'une manière exacte et constante. 
Ainsi les deux muettes dentales, le d et le (, se changent bien 
en aspirées, mais non pas en leurs aspirées correspondantes, 
quoiqu'il en fut probablement ainsi jadis, je ne sais à quelle 
époque reculée ; car ils écrivent les dentales aspirées par dh et 
th, qui sont les formes rationnelles pour désigner les dentales 
aspirées, et qui sont assez généralement usitées. Les sons cor- 
respondants ont pu s'éteindre avec le temps, comme nous l'a- 
vons vu , dans presque toute l'Europe occidentale. Quoi qu'il 
en soit, quand ils écrivent un d ou un t aspiré, il n'y a plus 
ni d, ni t aspiré, ni muette dentale quelconque; c'est une gut- 
turale aspirée qu'on prononce , quand on prononce quelque 
chose. Car c'est ici que commence à paraître le génie par- 
ticulier au gaël ; c'est-à-dire que , tantôt des lettres sont pro- 
noncées, et tantôt elles ne le sont pas; et que, lorsqu'on les 
prononce, elles n'ont pas un caractère constant; que, souvent 
elles représentent des sons qui n'ont pas d'analogie avec ceux 
qu'elles désignent ordinairement, non-seulement dans les au- 
tres langues, mais aussi dans le gaël même. Ce seul trait suffit 
pour faire voir que le génie du gaël contraste avec celui du 



78 RECHERCHES 

gallois , sous le rapport essentiel de l'esprit d'analogie ; nous 
en venons Inen d'autres par la suite. 

On conçoit de quelle imporlance est ce fait , pour les rap- 
ports d'élymologie. Je me contente de l'indiquer ici; j'y re- 
viendrai dans la seconde partie de ce travail. 



DES RAPPORTS DE LA PRONONCIATION DU GAEL 
AVEC LES LANGUES QUI LUI ONT SUCCÉDÉ. 

C'est ici qu'il est indispensable de rappeler en peu de 
mots les résultais des rechezxhes historiques les plus récentes, 
sur les antiquités des peuples celtes. D'après ces résultats, 
que je dois prendre pour vrais, parce qu'ils sont des données 
d'une autre science , sauf à les vérifier si la partie que je traite 
m'en fournit les moyens, il paraîtrait qu'à une époque très- 
reculée, la partie occidentale de l'Europe , depuis la côte gau- 
loise de la Méditerranée jusqu'aux extrémités de la Grande- 
Bretagne , était occupée par des Gaëls , c'est-à-dire , un peuple 
parlant une langue ou des idiomes semblables à ceux que 
l'on parle actuellement dans f extrémité septentrionale de cette 
même région, le gacl , et portant le môme nom; qu'à une ou 
plusieurs époques postérieures, qui ne sont peut-être pas 
hors des limites de la chronologie approximative, si je puis 
m'exprimer ainsi, un peuple parlant une langue alFiIiée, et 
portant le nom propre de Gymri (nom qu'une portion en- 
core existante de cette population conserve et se donne en- 
core), est venu se jeter au milieu de cette région étendue, se 
plaçant en travers, oc(upant les deux portions voisines de la 
mer, d'une part, le nord de la Gaule , d'autre part, le midi de 
la Grande-Bretagne; que de là il s'est plus ou moins répandu 
parmi les Gaëls des deux côtés du détroit , en s'y mêlanl , en s'y 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 79 

confondant comme par une dégradation , et par des nuances 
insensibles ; que le culte prédominant des peuples celtes , au 
moins dans cette région, le druidisme , leur appartenait, et 
qu'ils Tout plus ou moins communiqué aux peuples avec qui 
ils se sont mêlés. 

Nous les appellerons, pour la commodité et la clarté du 
langage , les peuples hrelons , puisque ce nom a servi à désigner 
ceux qui se sont fixés dans la Grande-Bretagne, et qu'il dé- 
signe aussi le reste, actuellement existant en France, du même 
peuple , qui dominait jadis dans le nord de ce pays. 

Les peuples bretons se sont donc superposés, si je puis me 
permettre cette^j expression figurée, à une partie de la popu- 
lation des Gaëls. Ils les ont maîtrisés par la force et le culte; 
ce qui revient finalement à une influence politique et mo- 
rale. 

Nous devons donc regarder les peuples bretons et gaëls 
comme coexistants sur le môme sol , dans la même partie 
où les Bretons dominaient , et plus ou moins dans celle où 
les Gaëls s'étaient conservés indépendants. Dans la partie ex- 
trême du midi, le long des Pyrénées et de la Méditerranée, 
un autre peuple, les Ibères (dont les Basques, tant Français 
qu'Espagnols, sont les représentants vivants), s'est mêlé aux 
Gaëls. 

Il est probable , d'après la nature des choses, que ces Gaëls 
du midi , étant plus près du cœur de la nation , devaient pré- 
dominer dans leur mélange avec les Ibères , qui s'y trouvaient 
mêlés à l'extrême limite de leur patrie, et, par conséquent, 
plus loin du centre d'action de leurs compatriotes. 

A l'autre extrémité, au contraire, ainsi que nous venons 
de le dire, prédominaient sur les Gaëls du nord un peuple 
d'une autre race , mais afliliée , en même temps les institu- 
teurs et les chefs des Gaëls. 



80 RECHERCHES 

Voilà le tableau historique que nous devons chercher à vé- 
rifier par le rapport des langues. 

Nous avons vu que la prononciation du Français du nord 
était à peu près calquée sur la prononciation des Bretons de 
la Gaule ; coïncidence si exacte et si générale qu elle ne sau- 
rait être attribuée qu'aux rapports des enfants avec leurs pa- 
rents. Mais les Bretons n étant pas leurs seuls ancêtres , il faut 
chercher s'il n'y aurait point dans la prononciation du fran- 
çais quelques traits de fauiille avec le gaël. 

Or, il y en a deux de saillants et de distinctifs : les deux 
sons de Ye les plus caractéristiques du français. Ve français 
très-ouvert et Ye muet final; ni l'un ni l'autre ne sont dans le 
breton de la Gaule, du moins que je sache; et certainement 
nulle part avec l'exagération de ses sons. 

Or, ils se trouvent dans le gaël ; mais ce qui nous intéresse 
le plus ici , c'est Ve muet final , si sourd, que c'est pour lui que 
la dénomination a été faite, et le seul qui la mérite. A lui 
seul il suffit pour distinguer \e français parmi toutes les lan- 
gues néo-ialines , et par le son , et par la place qu'il occupe à 
la fin des mots. 

Eh bien, sous ces deux rapports , Ye muet est gaël. 
Il ne nous en faut pas. davantage comme souvenir de fa- 
mille , surtout si l'on considère que les deux langues premières, 
le breton et le gaël, sont déjà si voisines entre elles, ainsi que 
nous l'avons fait voir pour la prononciation. 

Si nous passons en Angleterre, nous pouvons encore espérer 
de trouver des traces des Gaëls , pourvu que les résultats des 
investigations historiques que j'ai rapportés soient fondés sur 
la réalité. 

Je remarque d'abord que nous ignorons historiquement 
dans quelle étendue relative , dans quelle circonscription se 
trouvaient les deux langues qu'on y parlait. Le breton , à coup 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 81 

sûr, se parlait au midi; mais jusqu'où allait-il ? Et même dans 
le midi ne parlait-on que le breton ? C'est ce que, dans le si- 
lence de riiistoire, on est libre de supposer, ou le contraire, à 
volonté. Mais si l'on consulte les documents que l'on peut 
tirer de la comparaison des langues, on arrive à un résultat 
qui surprend autant qu'il satisfait. 

Qu'y a-l-il, en anglais, parmi les langues occidentales de 
l'Europe, qui étonne et désespère l'étranger? 

C'est celte prodigieuse diversité entre les sons écrits et les 
sons parlés, cette irrégularité si capricieuse et si inconce- 
vable dans la valeur des caractères, qui tanlôt se prononcent 
d'une façon, tantôt d'une autre, et tantôt pas du tout; c'est 
cette multiplicité de sons sourds qui se suivent clans les mois à 
plusieuj's syllabes lorsque l'accent se porte sur la première, et 
que toute oreille autre que celle d'un naturel du pavs ne peut 
distinguer. 

C'est ce défaut d'analogie qui, ne laissant pas de fd pour 
conduire dans le dédale des sons, fait que, chaque mot étant 
une exception , on est réduit à la nécessité d'apprendre la pro- 
nonciation individuelle de chaque mot; et que finalement on 
ne sait lire , en prononçant à peu près comme il faut , crue 
lorsqu'on a appris la langue par l'oreille. 

Tout ce que je viens de dire, expression des sentiments des 
étrangers qui ont appiis à parler l'anglais, est encore plus vrai 
du gaël. 

Ce n'est certainement pas dans le gallois que les Anglais 
auront puisé ce caractère , où tout est tellement régulier et 
constant dans la prononciation , qu'il n'y a pas de consonne , 
ni même de voyelle qui ne se prononce et toujours de la 
même manière, quand même il y en aurait six qui se trou- 
veraient réunies. Ce n'est pas non plus à la source germa- 
nique; car lorsqu'on est capable d'imiter quelques aspirations 

6 



82 RECHERCHES 

guttvirales et de placer l'accent suivant la règle, qui est claire 
et simple, on peut, dans une demi-heure, apprendre à lire 
assez correctement lallcmand , même sans y comprendre un 
mot. 

C'est donc aux. langues anciennement parlées dans la Grande- 
Bretagne et qui s'y sont conservées jusqu'à nos jours, qu'il 
faut recourir pour en trouver l'origine. Or, comme ce ne 
saurait être le gallois , d'après ce que nous venons de dire, et 
que ce caractère est encore plus tranché dans le gaël, il ne 
saurait venir que de là , à moins de supposer une altération 
sponlanée si singulière et si prodigieuse, c'est-à-dire, vouloir 
reconnaître le fait et fermer les yeux sur la cause parce qu'on 
ne s'y attendait pas. Du reste , ce n'est pas tout; et l'on peut ])ien 
s'en douter, si l'on a bien rencontré la source. Si , d'un côté , 
l'anglais présente une foule de sons sourds, il en offre aussi 
de beaucoup plus pleins qu'aucune autre langue moderne de 
notre moitié de l'Europe. Certains sons de Ya, Vo, aw, oiv. 
ont une ouverture et une qualité de son qu'on ne rencontre 
dans aucune d'elles , et qu'on ne retrouve que dans le gaël. 
Une bizarrerie de la langue, qui paraît inconcevable, c'est 
que le fa le son de tche, dans virtue , etc. Où voit-on rien de 
semblable, si ce n'est dans le gaël, où le J a le son de dje, 
qui n'en est qu'une nuance? et ce même son de dje, repré- 
senté en anglais par un g devant un e ou un i , n'est certes ni 
un g gallois ni un g allemand. 

Voilà une réunion de caractères tellement distinctifs, qu'il 
serait difficile d'en imaginer de plus marqués, qui n'existent 
dans aucune langue voisine, et seulement dans une de celles 
qu'on parlait anciennement dnns le pays. Ainsi , pour résumer 
ce que nous avons dit dans une autre occasion du gallois, et, 
en dernier lieu, du gaël; nous voyons que la prononciation 
des deux langues qu'on parlait anciennement dans la Grande- 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 83 

Bretagne s'est perpétuée en grande partie jusqu'à nos jours 
dans l'anglais. 

DU GENRE. 

Il n'y a pas un plus grand nombre de genres en gaël qu'en 
français, c'est-à-dire qu'il n'y en a que deux; ainsi donc, à 
cet égard , il y a plus de similitude dans cette partie fonda- 
mentale de la grammaire entre le français et le gaël, une des 
langues primitives du pays , qu'entre le français et le latin , 
quoique le français soit une langue néo-latine. Quant à la forme 
principale qui distingue le féminin en français et dans le 
gaël, nous ne pourrons en parler que lorsque nous aurons 
exposé la déclinaison dans le gaël. 

DU SUBSTANTIF. 
DE LA DÉCLINAISON. 

La plus grande différence grammaticale qu'il y ait entre les 
langues bretonnes et les langues gaëles consiste en la ma- 
nière dont on exprime les rapports des substantifs entre eux, 
ou avec le verbe; c'est-à-dire la déclinaison. Nous avons vu qu'il 
n'y en avait ni en gallois ni en breton; et nous allons voir 
qu'il y en a dans le gaël écossais et dans le gaël irlandais. Je 
n'ai pas besoin de dire combien ce caractère est distinctif; la 
déclinaison existe bien réellement en gaël; dans le singulier, 
elle a peu d'étendue; elle est presque complète au pluriel. 
Elle repose, pour la plupart des cas, sur un principe très- 
simple , sur l'emploi d'une voyelle ou d'une lettre dont la pré- 
sence ou l'absence sert à une partie de la déclinaison. L'autre 
élément est l'addition d'une syllable particulière pour le 

6. 



84 RECHERCHES 

datif pluriel. Il n'y a, au fait, au singulier, qu'une modifica- 
tion spécifique de cas, c'est le génitif; voici comment on le 
forme : les cinq voyelles, en gaël, sont divisées en deux 
classes : l'une renferme les trois voyelles a, o , ii; l'autre, Ve et 
Yi. Le gaël distingue la première classe par le nom de voyelles 
larges; la seconde, par celui de voyelles minces ou ténues; ce 
qui correspond fort bien à la distinction des grammairiens 
français, relative à deux sons de Ve, Ve ouvert et Ve fermé. 
Ainsi, nous substituerons à l'expression écossaise, celles des 
grammairiens français que je viens d'indiquer, et nous di- 
rons les voyelles ouvertes et les voyelles fermées. 

Or l'emploi de la voyelle dépend de deux conditions prin- 
cipales , savoir, la nature de la dernière voyelle dans le corps 
du mot , et le genre du mot. Or, s'il est masculin , et que , finis- 
sant Ipar une consonne, la dernière voyelle soit une voyelle 
ouverte, après cette voyelle on met un i; ainsi se forme le 
génitif, et voilà tout le singulier, quant à l'inflexion ; car il 
n'y a pas d'autres modifications qui constituent d'autres cas , 
dans cette forme de déclinaison. Pour le pluriel, on n'a pas 
besoin d'autre élément, excepté au datif; et on s'y prend d'une 
manière singulière, je dirai presque comique, pour le former. 
On prend le singulier, on le retourne de haut en bas, voilà 
le pluriel; c'est-à-dire que par ce renversement, ce qui était 
le génitif ou le cas oblique, au singulier, devient le nomina- 
tif ou le sujet, au pluriel; et ce qui était le nominatif ou le 
sujet, au singulier, devient le génilif ou un cas oblique, au 
pluriel. Mais il y a plus, au pluriel, comme nous l'avons an- 
noncé, il y a un datif dont la caractéristique est une syllabe, 
aihh, qu'on ajoute à la fin du mot, et ce datif sert en même 
temps d'ablatif. Il y a aussi un vocatif que l'on forme quel- 
quefois en ajoutant un a. 

Il y a une autre forme de déclinaison pour les substantifs 



SUK LES LANGUES CELTIQUES. 85 

féminins qui ont les mêmes voyelles caractéristiques, ccst-à- 
dire une voyelle ouverte, Va, Vo ou Vu, suivie d'une consonne. 
On continue le même principe que j'ai exposé plus haut 
pour le génitif des mots nKKsculins de cette classe, mais on 
le renforce en ajoutant une autre voyelle, qui est Ve à la 
fin du mot. 

Le datif, car dans cette déclinaison il y en a un véritable, 
est la continuation de la forme du cas oblique au génitif, 
avec cette différence qu'il se distingue par le retianchement 
de Vf final additionnel. 

Pour la formation du pluriel, on suit, à une [nuance près, 
le même principe que pour la formation des mots masculins 
de cette classe ; c'est-à-dire que le génitif du singulier devient 
le nominatif pluriel , et le nominatif singulier devient le géni- 
tif pluriel, 11 n'y a, à cet égard, qu'une différence légère, qui 
est plutôt pour l'œil que pour l'oreille. 

TABLEAU DE LA DECLINAISON DANS LES LANGUES GAiiLES. 

Gael écossais. 

Singulier. Pluriel. 

N. Bard (un barde). N. Baird. 

G. Baird. G. Bard. 

D. Bard-aibh. 

Gaëi irlandais. 

Je place ici deux ou trois exemples de cette forme , quoi- 
qu'il n'y ait pas une consonne finale, et que l'un d'eux ne pré- 
sente pas une voyelle, au génitif. La tendance de cette forme 
n'en sera que plus marquée. 

Singulier. Pluriel. 

N. Crô (cliaumine). N. Gravi. 

G. Cravi. G. Crô. 

D. Craoibli. 



86 RECHERCHES 

Singulier. Pluriel. 

iN. Cu (chien). N. Cun. 

G. Con. G. Cu. 

D. Conaibh. 

VARIÉTÉ DE CETTE FORME PODR LES NOMS FEMININS 
QUI COMMENCENT PAR UNE CONSONNE. 

Singulier. Pluiiel. 

N. Colam (colombe). N. Colaime. 

G, Colaime. G. Colam. 

D. Colamaibh. 

Je fais ici abstraction de la modification euphonique de la 
première consonne, dont je parlerai plus tard. On tient telle- 
ment, en général, à ce renversement, an singulier, pour faire 
le pluriel , que lorsque le génitif se fait tout autrement, c est- 
à-dire qu'au lieu de prendre une ou deux lettres de plus il 
en perd une au génitif, le pluriel ne s'en forme pas moins 
d'après le principe général de cette forme. 

EXEMPLE DE RETRANCHEMENT AU GENITIl'. 
Singulier. Pluriel. 

N. Fear (vir, homme). N. Fir. 

G. Fir. G. Fear. 

D. Fcaraibh. 

J'omets également la modification de la consonne qui com- 
mence le mot. 

EXEMPLE DU CHANGEMENT DE LA VOYELLE SANS AUGMENTATION 
NI DIMINUTION. 

Singulier. Pluriel. 

N. la$(j (poisson). N. Eisc. 

(Voyez part. lexic. lit. HI , pari. Int. mot Poisson. ) 

G. Eisc. G. lasc. 

D. lascaibh. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 87 

Je fais ici également abstraction des consonnes qu'on met 
devant les substantifs commençant par une voyelle ( primiti- 
vement, à ce qu'il semble, par euphonie) ;.nous y reviendrons 
plus tard. 

Je continuerai à m'occuper uniquement du gaël irlandais, 
où les formes anciennes sont mieux conservées. 

Deuxième forme principale, où le singulier ne change pas, 
mais où le pluriel change. 

Troisième forme principale, où ni le singulier ni le plu- 
riel ne changent, excepté au datif pluriel. 

Autre forme particulière, probablement très-ancienne, et 
je crois primitive. 

Singulier. Pluriel. 

N. Duileamh (soinmeillcr). N. Dailimh. 

G. Daileamhiiin. G. Dadecimhaii. 

D. Dadeamhmbli. 

La propension à placer le génitif singulier au pluriel nomi- 
natif a fait une variante même ici, où l'on s'en est servi quel- 
quefois au lieu du nominatif pluriel que j'ai marqué; mais 
cela me semble une altération très-intéressante de cette forme, 
et j'appelle l'attention sur ce point, parce qu'il se reproduira 
dans le basque. 

DES MODIFICATIONS QUE SUBISSENT SOUVENT LES PREMIÈbeS 
LETTRES DES NOMS QUI SE DECLINENT. 

Elles sont de deux sortes : 

1" La conversion en aspirée de la consonne qui commence 
un nom ; 

2° L'addition d'un h devant la voyelle qui commence un 
nom, (juelquefois un i, suivant les rapports de ces mots avec 
d'autres, et l'emploi fréquent du t devant Vs qui commence 
un mot. L'origine en est nécessairement euphonique. 



88 RECHERCHES 

D'ailleurs, presque tous les mots de la langue subissent un 
changement par aspiration de la première consonne, suivant 
les mots qui précèdent. 

Il suit nécessairement de Taddition du t euphonique, qu'il 
a dû souvent se confondre avec le mot et en altérer la racine. 
C'est ce que j'ai reconnu, et j'en ai cité quelques exemples 
dans la partie lexicographique. 

L'emploi du t euphonique, dont les Gaëls sont prodigues, a 
laissé des traces profondes dans la langue française ; l'usage 
de ce t paraît si naturel aux Français, qu'ils ne songent pas que 
leur langue est la seule, parmi les langues modernes de l'Eu- 
rope occidentale , qui s'en serve. Le peuple , en France , en fait 
encore un usage plus étendu; cela devait être. Il y a aussi, en 
basque, un t euphonique, comme nous le verrons plus tard. 

DE L'ADJECTIF, EN GAEL. 
(L'adjectif se décline comme le substantif.) 



DE LA CARACTERISTIQUE DU FEMININ, EX GAËL ET EN FRANÇAIS. 

Cette caractéristique, en gaël, c'est l'e final au génitif, etc. 
Or, c'est également un e final qui dislingue le français parmi 
toutes les langues néo-latines. Voilà un rapport essentiel avec 
le gacl. 

DE L'ARTICLE, EN GAËL. 

Les Gaëls n'ont que l'article défini. Cet article c'est an. Il a 
deux genres, le masculin et le féminin, comme en français, 
et non trois comme en latin, rapport qui n'est pas indiflerent 
et sur lequel je n'ai pas besoin d'insister. Le féminin la plu- 
part du temps se forme en renversant les lettres. 

.Masculin. An. FOminin. ^u. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 89 

L'article se décline au féminin seulement , c'est-à-dire que 
la racine n'est variable que dans ce genre pour désigner les rap- 
ports de certains cas. 

Le principe de sa déclinaison est à peu près le même qu'ail- 
leurs, mais seulement il n'y a pas son plein effet. 

Au nominatif le féminin ne diffère pas du masculin , mais 
au génitif on le renverse et an devient na. 

D'après la règle, ce génitif devient le nominatif pluriel; 
mais le génitif pluriel ne suit pas exactement la règle de ce 
genre de déclinaison. Il reprend bien Vn final du nominatif 
singulier, mais il conserve un n au commencement. Ainsi le 
génitif pluriel ne suit la règle qu'en partie. 

Singulier. Pluriel. 

Nominatif, an. Nominatif, na. 

Génitif, na. Génitif, nan [nani]. 

Quand il s'agit d'autres rapports exprimés par les autres 
cas, dans les langues à déclinaison plus étendue, on se sert 
d'une préposition. Nous en parlerons au chapitre suivant. Le 
masculin ne change pas au singulier. 11 est le même que le 
féminin au pluriel. 

L'article an peut souffrir une ellipse et paraît sous deux 

formes : 

An, a. 

Nous verrons en traitant des pronoms que ces deux formes 
i-eprésentent également le pronom relatif. Or voilà un premier 
rapport avec le grec; car l'article défini et le pronom relatif 
ne diffèrent, en grec au moins, au nominatif féminin, que 
par l'accent, et se ressemblent encore au nominatif pluriel 
pour le masculin. 

Il faudrait autant de cas dans les déclinaisons qu'il y a de 
prépositions dans les langues, pour qu'elles pussent se passer 



90 RECHERCHES 

de celles-ci ; et môme elles ne s'en passeraient qu'en apparence. 
La terminaison serait alors l'élément qui exprimerait la pré- 
position; c'est-à-dire, la même partie du discours à laquelle on 
assignerait une autre place dans la construction de la phrase, 
ce qui ne change jamais la nature des éléments du discours, 
et cet élément qu'on appelle préposition dans un cas serait 
une postposition dans l'autre. Mais pour reprendre le langage 
ordinaire en continuant notre sujet , nous dirons que les langues 
se passent d'autant moins de l'emploi des prépositions que la 
déclinaison y a moins d'étendue. Ainsi leur emploi doit être 
plus fréquent en gaël qu'en grec et en latin pour désigner des 
rapports que ces langues expriment par des cas. Nous allons 
donc traiter des prépositions. 

DES PRÉPOSITIOINS. 
DES PRÉPOSITIONS QUI INDIQUENT LA DIRECTION. 

Les principales, en français, sont de, à, par. 



aiidais. 


Gaël écoss 


DE 




De. 


De. di. 


As. 


As. 


Va. 


A. 


A. 


A. 


0. 


0. 


À. 




De. 


Do. 


Adh. 


Adh. 


Ai(j. 




A,j. 


A;j. 


A. 


A. 


Gus. 


Gus. 


Gii. 


Gu. 


Ris. 


Ris. 


lii. 




lir. 


lie. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 91 

PAU 

l Tioimh. 
3. Tre. < Throimh. 

{ r„.. 

On voit, en jetant les yeux sur ce tableau, i°la parité des 
deux langues; 2° un trait caractéristique delà langue gaële et 
le résultat qu'il amène. 

D'abord, que ces mots à une syllabe, terminés par une con- 
sonne, peuvent se présenter sous deux formes principales: 

L'une, la forme primitive dans toute son intégrité; 

L'autre, la forme dérivée sans la consonne finale. 

La malheureuse conséquence de cette disposition est que 
les mots qui dans leur forme primitive sont très-distincts se 
confondent souvent dans leur forme dérivée. De façon que 
le même son se trouve exprimer des idées très-différentes et 
diamétralement opposées. Et ce qui ajoute à cette confusion, 
c'est le renversement que la voyelle et la consonne sont sus- 
ceptibles d'éprouver, sans parler de la mutation régulière des 
lettres. 

Ce tableau donne des exemples de tous ces caractères. 

Un autre caractère qui paraît ici , c'est l'abondance des ra- 
cines synonymes, et qui distingue les langues gaëles , non-seu- 
lement parmi les langues celtes, mais aussi parmi toutes celles 
auxquelles nous aurons occasion de les comparer. 

DES RAPPORTS DE CES PREPOSITIONS EN GAËL AVEC LES CORRESPON- 
DANTES DANS LES LANGUES BRETONNES (c'EST-À-DIRE LE GALLOIS 
ET LE breton). 

t î Gallois, os [ost-0. Voy. Granim. gall. ]. 

i Breton , euz. 

,. , ' 0. Gallois, 0. 

Gaei., 1. < ' 

A. Breton , o. 

De. Gallois, de i préf. en compos.). 

Dt. Breton , r//. 



92 RECHERCHES 

Cette préposition, en gallois et en breton, ne sert que pour 
former des mots composés qui retiennent le sens propie de 
la préposition , signifiant départ, séparation. 

Adii. Gallois, a<. 

Do. Breton, da. 

Gaèl,2. ^' Ay. Gallois, ap. 

, l Gallois, ) 

A. l ]a. 

i Breton , ) 

N. B. Aç signifie à (mais dans la proximité), comme aç, 
ei, lare (à sa main), à la main. 

^ . Q rr ( Gallois, inoy. 

Gael,3. Tre. ) 

I Breton , dre. 

RAPPORTS DES PREPOSITIONS, DANS LES LANGUES CELTIQUES PROPREMENT 
DITES, AVEC LES CORRESPONDANTS EN GREC ET EN LATIN. 



Prépositions correspondant au génitif. 




Terminaisons du (jènitij. 


Gallois, breton 


, gaël 


1. 




Grec, latin. 

/ ne 










( 


OS. 

Grec,/ as. 


Gallois, 


oz [ost-os. 
galloise 


Voy. 
)• 


Gramm. 


) 


( ... 

Latin, < us. 

( as. 


Breton , 


euz. 






( 


Gaël, ) 


-|«. 








( 


JZ \ 










Gallois,) 
Breton , 








i 


Grec , ou. 


a. l 






/ œ. 


Gaël, 


0. ) 






Latin, < ci. 



Prépositions correspondant au datif Terminaisons du datif et de l'ablatif, 
cl à ï ablatif. 

Gallois, breton. Grec, latin. 

Gallois, i. Grec, » (exprimé on souscrit). 

Breton, y. (Vove/ Grammaire.) Latin,) 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 93 

PAIiTICULt; DONT LA PRÉSENCE INDIQDE L'OBJET EN GALLOIS. — TERMINAISON 
DE L'ACCUSATIF EN GREC. 

En gallois, quand l'objet précède le verbe, on interpose la 
lettre : 

Gallois, /l. Grec, A. 

Ces rapports sont remarquables, quelle qu'en soit la cause. 
Que ces coïncidences dépendent ou non du hasard , il fallait 
les indiquer. 

Il est évident que la terminaison fait fonction de préposi- 
tion ; quant au sens, il est possible que ce soit le son origine. 
Quant à sa place, nous verrons lorsqu'il s'agira du basque, 
qu'elle ne change pas le sens. 

RAPPORTS DES PREPOSITIONS CELTIQUES DE CETTE CLASSE AVEC 
LES PRÉPOSITIONS CORRESPONDANTES EN LATIN. 



Gallois, at ) r x- ; 

) Latin, ad. 

Gaèl , aJh j 

Gallois, de I , . , -x- \ \ 

\ (employés en composition).] 
Breton, di \ f r .- i 

' ' > Latin, de. 

Gaël...) ' (préposition). ) 

( di r^ ^ ' .. ' 

Gallois,] 

Breton,) a Latin, a. 

Gael , i 



RAPPORTS DES PREPOSITIONS CELTIQUES DE CETTE CLASSE AVEC 
CELLES QUI, DANS LES LANGUES NEO-LATINES, SUPPLEENT À LA 
DÉCLINAISON. 

Nous avons vu , dans un tableau , les rapports de ces préposi- 
tions entre elles dans les langues celtiques proprement dites; 
nous ne nous occuperons ici que du gaël , où ces prépositions 
ont un usage plus étendu. 



94 RECHERCHES 

Pour l'emploi du génitif : 
P _, \ de. Français, de. 

\ di. Italien , di. 

Ces deux langues suffisent comme exemple de toutes les 
autres. 

Ponr l'emploi analytique de l'ciblatif : 
Gaël, de, di. Italien, dd. 

Ce sens de l'ablatif se confond avec le génitif, quant au sens 
primitif; l'un et l'autre ont de commun l'indication de l'ori- 
gine ; l'ablatif exprime de plus la séparation. 

Pour l'emploi du datif : 

Gaël,«. j Français, à. 

I Italien, a. 

Remarquons que a n'était pas employé en latin dans ce 
sens; il l'est en gaël. C'est la forme employée comme préposi- 
tion pour former le participe. 

Un emploi du datif. 
Gaël , do. 

Les Italiens disent : 

Da casa , à la maison. ' 

Ces rapports de premier ordre, entre la langue celtique la 
plus généralement répandue dans l'Europe occidentale et les 
langues néo-latines qui lui ont succédé, sont tellement frap- 
pants, les conséquences qui en résultent tellement évidentes, 
que je n'ai rien à ajouter. 

PRÉPOSITIONS INDIQUANT LES RAPPORTS DE POSITION- 
F. y. 

/ Grec, ev. ■ 
an. / T • 

( lintin, m. 
jonn. I 

Gaël écossais, nnn. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



95 



Gaël irlandais 



Gaël 



\ air. 



7«- 



En faisant subir à la préposi- 
tion/a la conversion si gé- 
on a af. 



néralc en 

sans (adverbe). 



Grec. 



Français, sus. (Exac- 
tement le même 
sens et le même 
emploi.) 



os (sa forme dérivée, préposition). 

sou. s. 
faoi (faidh). 

/«• 
Gaël irlandais. '> (En faisant subir à la préposi- 
tion/u la même conversion, 
l'on a uf. 



Grec , 



VTIO. 



Gaêl écossais, fo. 



AUTOVn DE. 



Gaël irlandais, iiime , iim. (Quant à la voyelle en 
gaël , a , 0, Il se substituent 
à chaque instant l'une pour 
l'autre dans la même ra- 
cine. ) Grec, àfx^t. 

Gaël écossais, mu. (Voilà la conversion dont nous avons parlé. En com- 
position, le pronom reprend sa forme primitive, 
u;/(.) 

La préposition correspondante, en gaël, a exactement le 
même sens et les mêmes emplois, soit comme préposition 
simple, soit comme préposition en composition. 



Gaël irlandais, eicUr. 
Gaël écossiiis, rader. 



Latin , inter 



RECHERCHES 



E.V THAVERS, AU DELA. 



Gaël irlandais, | 

I Iniris. 

Itar. forme primitive de tre, ) Lalin, trans. 
à travers. (Voy. Tabl.) l 
ihar. | 

DEVANT. 

Gaël irlandais, ria. 
Gaël écossais, raimli. 

DEHniÈHE. 

r^ ... ' ( o-ir, cul. i „ . . ., 

uael écossais , < . , . , ) r rançais, acrnor. 

( air, deireadh. ) 

Ce sont des formes prépositives remplarant la préposition 
simple qui manque, et signifiant littéralement fune et i autre 
sur (le) derrière. 

Les rapports des prépositions de cette classe sont moins 
saillants que les précédents, excepté pour la préposition en et 
pour les rapports de suas avec sus français, et les rapports 
des formes prépositives pour la préposition derrière. 

Mais la multiplicité des rapports admet difficilement l'idée 
que les coïncidences dépendent du hasard. 

Quoi qu'il en soit, en donnant le tableau des rapports, il 
convient d'indiquer ceux qui sont prochains , ou pour ainsi 
dire identiques , et ceux qui sont éloignés, quand même cette 
coïncidence dépendrait du hasard, ce que je ne prétends pas 
décider. L'essentiel est de ne pas donner plus d'importance 
aux rapports qu'ils n'en comportent. 

PRÉPOSITIONS QUI INDIQUENT LES RAPPORTS DE COACOM ITAA'CE 
ET D'ABSENCE. 

AVEC. 

Gaël irlandais, (uj. 

Gaël écossais, a(j. (Seulement en composition, uçjad, avec toi, ce qui ne 
change rien à sa valeur.) 



8U1\ LES LANGUES CELTIQUES. 97 

Gaël irlandais, le. Français, lès. (Vieux Irançais, en- 

p .., , ( leis. core employé en géographie dans 

( le. (Le sens pri- le sens précis du gaël.) 

mitif de cette préposition est à 

côlé de, et de là, naturellement, 

avec; elle retient les deux accep- • ' 

tions et se trouve aussi en breton.) . , ,, . 



Gaël irlandais, «an. ) ., , 

^ urec, aveu. 

Gaël écossais, cjun. \ : ■ 

Le cj dans toutes les langues celtiques proprement dites 
disparaît à chaque instant par aspiration (ou suppression) et 
peut être parfaitement représenté par un h bien prononcé. 
Or cet h est le correspondant de l'esprit rude, qui, certes, 
n'oppose pas une barrière étymologique insurmontable. D'ail- 
leurs, il disparaît souvent en gaël, sans laisser de traces dans 
la prononciation; et dans les langues sœurs hrelonnes , il est 
de règle que le g disparaisse entièrement quand le mot qu'il 
commence est dans une certaine position relative. 

DU SUBSTANTIF 

Dans les langues anciennes et modernes des Gaules (à l'exception du 
basque) , considéré dans ses i-apports avec d'autres parties du discours. 

Ce sujet est un des plus intéressants que puisse nous four- 
nir la comparaison des langues celtiques proprement dites, 
avec celles qui leur ont succédé. La présence ou l'absence de 
la déclinaison est un des caractères les plus distinctifs, soit 
que l'on considère une même langue à différentes époques, 
ou des langues diverses comparées entre elles. 

Abordons de suite ces rapports. Il existait anciennement 

7 



98 RECHERCHES 

dans la Gaule deux langues dominantes, le breton au nord, le 
gaël dans presque tout le reste de l'étendue du pays, que nous 
appellerons le midi, pour abréger. 

Deux langues néo-latines leur ont succédé ; dans le nord, la 
langue d'oi7, ou le français proprement dit; dans le midi, la 
langue d'oc, ou la langue romane proprement dite. 

N'est-il pas naturel de supposer que les langues celtiques 
préexistantes ont imprimé à chacune des langues qui leur ont 
succédé quelques caractères particuliers? C'est ce que nous 
voyons en effet. 

Dans la langue bretonne, qui dominait dans le nord, il n'y 
a pas de déclinaison. Il n'y en a pas dans la langue d'oil, ou le 
français proprement dit. 

Dans la langue gaële, qui dominait dans le midi, il y a une 
déclinaison , mais de peu d'étendue. Dans la langue néo-latine 
du midi, la langue romane proprement dite , il y a une décli- 
naison , mais de peu d'étendue ; et , ce qui achève d'établir la 
parité, non-seulement il y en a une, mais elle est formée sur 
le même principe général qu'en gaël ; c'est la forme la plus 
remarquable que j'aie décrite, oii l'on renverse le singulier 
pour en faire un pluriel (seulement la déclinaison gaële a un 
peu plus de développements : elle est au pluriel un véritable 
datif formé par l'addition de la syllabe aibh). Le génitif sin- 
gulier devient le nominatif pluriel , et le nominatif singulier 
devient le génitif pluriel. 

Le rétablissement de la déclinaison romane est, sans con- 
tredit, une des découvertes les plus intéressantes de fauteur 
de la grammaire, et qui exige le plus de sagacité. Elle nous 
fournit le moyen de reconnaître la continuation du génie de 
la langue gaële, sur un des points les plus essentiels de la 
grammaire, dans la langue qui lui a succédé. 

La lettre que l'on ajoute ou que l'on retranche dans la langue 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



99 



romane est empruntée au latin , Vs; mais l'esprit qui a présidé 
à son emploi est essentiellement gaël. 

La deuxième déclinaison latine a bien quelques rapports, 
comme le célèbre auteur que j'ai cité l'a fait voir; mais elle 
en diffère sur plusieurs points très-imporlants, en ce que la 
voyelle change toujours dans tous les cas; en ce que la consonne 
change à l'accusatif singulier et au génitif pluriel , différence 
saillante et fondamentale; et quand même la déclinaison en 
latin serait la même, les Gacls latinisants du midi n'auront pas 
changé la nature de leur déclinaison en formant leur langue 
néo-latine, et par conséquent ne l'auraient pas empruntée. 

LE PRONOM. 



Les pronoms personnels sont tellement seml:)lables à ceux 
des langues bretonnes, néo-latines et anciennes, qu'il suffit 
d'en présenter le tableau. 

PRONOMS PERSONNELS. 





Singulier. 




Pluriel. 


Simple. 


j l"pers. . 


Ml, mhi. 


Siiin. 


Emphat. 


Mise, mhise. 


Sinne. 


Simple. 


2" •—— ' 


j Ta, thu, sujet 
[ TIm, objet. 


Sit,h. 


Emphat. 


r — 


Tnsa , thiisa. 


SibJise. 


Simple. 


3' — < 


E. 5e. sujet. ) 

E. objet. i 

1 /, si, sujet. ) 

l /, objet. i 


masc. j 

lad, siad, iad. 
fém. 


Emphat. 


.y— i 

1 


1 Esan, masc. 
1 Ise, fém. 


> ladsan. 






PRONOMS POSSESSIFS. 






Gaël écossais 




Il en est de même des pronoms 


pos.se.ssifs; il suffit d'en 


présenter 


le tableau 


'• 


7' 



100 RECHERCHES 

Singulier. Pluriel 

Simple, j ( Mo. Ar. 

l"pers. \Mo.mhac-sa. Ar. 



mac-nc. 



Emphat 

Simple. ) ( Do. Bhur, 'ur. 

Emphat. \ 1 Dosa. Bhur-sa. 

Simple. 3" j ' iAn.am. 

{ Amhac-sa, san. ) ^ 

Emphat. 3 l , \ An. am-sa, san. 

^ ( Amac-sa. san. ) 

Nous allons réunir dans un seul tableau , comme l'a fait 
O'Reilly dans son dictionnaire irlandais, les pronoms person- 
nels et possessifs en gaël irlandais, et il est facile d'en faire 
l'analvse, d'après ce que nous avons exposé précédemment sur 
les mêmes pronoms en gaël écossais. 









PRONOMS 


POSSESSIFS. 






F. si 

Nom. 


Singulier, 
mple. 
Me. 


Gaël irlandais. 

F. emphat. F. simple. 

Mise. Nom. Sinn. 


Pluriel. 


F. emphat. 

Sinne. 


Ace. 


Me. 






Aec. 


Inn. 






Gén. 


Mo. 






Gén. 


Ar. 






Dat. 


Damh ( 


DU domh 




Dat. 


Didnn 






JV. 


B. Le d du 


i datif est 


la préposition ajoutée. 








Nom. 


Ta. 




Tusa. 


Nom. 


Ibh.sibh. 


Sibhse. 


Ace. 


Tka. 




Thiisa. 


Ace. 


Ibh, sibh. 


Ibhse. 


Gén. 


Do. 






Gén. 


Bhar : 


ou bhur. 




Dat. 


Duit. 




Dait-sa. 


Dat. 


Dibh. 




Ihh. 


Voc. 


Tliusa. 






Voc. 


Ibhse. 






Nom. 


Si. 




Sisi. 


Nom. 


Siad. 




Siadsan. 


Ace. 


I. 




hi. 


Ace. 


lad. 




ladsan. 


Gén. 


A. 






Gén. 


A. 






Dat. 


Di. 






Dat. 


Doibh. 




Dolbhseai 


Nom. 


Se. 




Sèsin. 


Nom. 


Siad. 




Siadsan. 


Ace. 


E. 




Ésin. 


Ace. 


lad. 




ladsan. 


Gén. 


A. 






Gén. 


A. 






Dat. 


Do. 




Dosan. 


Dat. 


Doibh. 




Doibhseai 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. lOl 

Les tableaux des autres pronoms exigent aussi très-peu de 
remarques; il en faut cependant. Car tout en présentant des 
rapports marqués avec quelques pronoms latins, ils ont aussi 
les rapports les plus intimes avec d'autres pronoms dans les 
langues néo-latines, qui n'ont que peu ou point d'analogie avec 
les pronoms latins. 

PRONOMS RELATIFS. 
Gaël écossais. 

Nach. Qui -ne. 

PRONOMS DÉMONSTRATIFS. 

SI,.. I "^^ 

Sud, lui. Cet. 

PRONOMS INTERROGATIFS. 

Co? Qui? 

Cia? Que? 

CiocUcrciid? Quoi? 

Les trois formes du pronom relatif ne sont que des modifi- 
cations du même élément, c'est-à-dire, de la voyelle a; car 
dans la seconde forme an on a ajouté un n, ce qui se repro- 
duit fort souvent et est fondamental dans la langue celtique, 
quand il s'agit d'établir des rapports euphoniques avec un mot 
suivant qui commence par une voyelle. En second lieu , la 
troisième forme est une forme négative, composée de l'n ca- 
ractéristique de la négation en gaël , ainsi que dans toutes les 
langues qui nous occupent, tant anciennes que modernes, de 
la partie occidentale de l'Europe ; il précède le véritable pro- 
nom relatif a, qu'ici on aspire à la fin ach. 

Etablissons maintenant les rapports de ce pronom relatif a 



102 RECHERCHES 

avec les autres langues. D'abord il est gallois ; il est aussi bre- 
ton , donc il est commun à toutes les langues celtiques propre- 
ment dites , aux langues bretonnes et gaëles. A-t-il des rap- 
ports avec les langues anciennes? D'abord il est complètement 
grec, c'est le pronom relatif grec au féminin, dans le dialecte 
dorique. Quant à la seconde forme avec un n, elle est encore 
exactement grecque, puisque c'est l'accusatif grec ; or l'accu- 
satif et le nominatif, même en grec, sont partout identiques 
au neutre, et, au fait, ces deux cas, ainsi que le vocatif , ont 
entre eux, par leur nature, la plus stricte analogie. 

Ce n'est pas sans motif que j'indique la coïncidence qui 
existe entre le pronom relatif gaël et le pronom relatif grec. 
S'il n'y avait guère que ces rapports entre les deux langues, ce 
serait une coïncidence due au hasard, mais comme il y en a, 
ainsi que nous le verrons dans la partie lexicograpliique , de 
très-étendues, et pour ainsi dire à perte de vue, il était im- 
portant de marquer ici cette ressemblance, quand même elle 
serait accidentelle. 

Quant aux trois formes du pronom interrogatif en gaël, on 
voit qu'elles sont presque identiquement les mêmes que les 
trois formes du pronom relatif latin. Et remarquons, en outre, 
que le pronom interrogatif latin est presque identiquement le 
même que le pronom relatif dans la même langue. 

Gacl. Co? Latin. Qui? 

Cia ? Quœ? 

Clod ? Quod ? 

A'. li. Dans les longues celtiques proiircmcul dites, le c se prononce /;. 

Quoique l'analogie soit frappante à la première vue , elle 
l'est encore plus quand on remarque que le c en gaël est par 
lui-même constamment ce que nous appelons dur, c'est-à- 
dire qu'il a toujours le son du k, (juelle que soit la voyelle qui 
l'accompagne. Remarquons, en outre, quant aux voyelles, que, 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 103 

dans la première forme gaélique, co, l'o trouve son analogue 
en latin dans l'a, qui était souvent, dans cette langue, confondu 
avec l'o, et qu'il n'y a de différence entre les deux mots que 
par la présence de \i, en latin. Or la présence ou l'absence de 
i'j en gaël, relativement à une autre voyelle, est une affaire 
presque indifférente , excepté dans certains cas ; puisqu'il y a , 
comme nous le verrons dans la partie lexicograpliique , peu 
de racines qui ne se présentent sous une double forme; la 
simple avec une seule voyelle, et la composée avec une dipli- 
thongue , par l'addition d'un e ou d'un i. 

Relativement à la seconde forme, elle est tout aussi sem- 
blable , puisqu'il y a une diphthongue dans les deux. Et la 
troisième l'est encore plus; car, outre la diphthongue, il y a la 
consonne à la fin, qui est la même dans les deux. 

Quant aux pronoms démonstratifs nous arrivons directe- 
ment aux langues néo-latines; et, ce qu'il y a de plus intéres- 
sant , à la transition du latin dans ces langues. 
Gaêl, So. Fr. Ce. 

Sml Cet. 

Quelque évident que soit ce rapport, ayons encore recours 
à la prononciation des lettres pour le rendre plus saillant. D'a- 
bord le c en français a le son exact de l's sifflante et par consé- 
quent de l's gaël devant un a, un ii, ou un o, qui est la voyelle 
qui s'y trouve jointe dans le pronom. 

Quant à la voyelle dans l'une et l'autre langue, le son est 
à peu près identique, d'abord en français, \e de ce, pronom, 
n'a pas le son de i'e final nmet ordinaire, mais de l'c, dit muet, 
le plus ouvert. D'autre part, en gaël, i'o a deux sons : l'un très- 
ouvert, qui est l'u italien; l'autre très-bref, qui approche ex- 
trêmement de \e muet français très-ouvert. Voilà donc les 
deux pronoms correspondants en gaël et en français , qui, s'ils 
étaient orthographiés convenablement, seraient à peu près 



104 RECHERCHES 

identiques. Et ce que nous disons de la première forme de ce 
pronom serait également applicable à celle que j'ai présentée 
ici comme la seconde , car le det le t sont déjà par eux-mêmes 
des sons très-voisins, qu'on est généralement bien tenté de 
confondre , mais plus encore dans la famille celtique propre- 
ment dite, où l'on dit si fréquemment l'un pour l'autre, sur- 
tout dans le cas actuel ; car, en gaël , le t final n'a souvent pas 
une prononciation distincte. Voilà donc les deux formes d'un 
même pronom, jouant un si grand rôle en français, qui 
sont essentiellement gaëles; c'est-à-dire qu'elles appartiennent 
à la langue la plus répandue jadis dans les Gaules , laquelle a 
immédiatement précédé l'invasion romaine, et lui a longtemps 
survécu. 

Sans doute qu'on peut y trouver des analogies avec des pro- 
noms latins ; mais là elles sont éloignées , indirectes , tandis 
qu'ici elles sont , j'ose le dire , identiques. 

PRONOMS INDÉFINIS. 



Gaël, Cuid. I 
Eigin. \ 
Elle. Autre. 



Français, Quelque. 



Gach. 
Cach. 



Chaque. 



Dans ce lableau il n'y a qu'une forme qui paraisse étrangère 
aux langues anciennes et néo-latines, c'est la seconde, eigin. 

D'abord la première, en gaël cuid, est identiquement la 
même pour le sens et pour le son. 

Ensuite le second pronom eile est le même mot en grec 
et en latin, aXkos et alias. 

Quant au troisième, c'est bien le pronom correspondant en 
français, et pour le son et pour le sens. Car cach, gaël (ou sa 
mutation gach) est bien chaque, français [ciasche, italien). 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 105 





FORME 


COMPOSEE. 




Gaël 


écossais. 


1. 


E so. 


E sud 


2. 


I 50, 


I sud. 


3. 


E sin. 






j ladso. 


lad sud. 


4. 


\ lad sin. 




5. 
6. 


Cach elle , 
Gc b'e. 
Cia b'c. 


Each a cheile. 



Ce tableau fait assez voir, si l'on veut y faire attention , 
que les formes composées des pronoms correspondants en 
français sont formées d'après ce modèle, et par l'esprit qui 
préside à la combinaison des deux éléments, et pour une 
partie des formes matérielles des éléments. 

, ( E. H. 



So, Ce . 

/, Elle. 

So. Ce. 

lad. Eux. 

So , Ce. 

lad , Elles. 

So, Ce. 



H ce , ce il , celai. 
Elle ce, ce elle, celle. 
Eux ce, ce eux, ceux. 
Elles ce, ce elles, celles. 



Cach, Chaque. j ç^^^^^^^^ g^^e (c. à d. les autres, le reste; 



Elle, Autre ) 



Cia [qe] b'e. ) r> • • ) " soi* 

^■^ ' \ (Jaoi, qui ou que ( 

Ce, (sa mutation). ) j quoi 

B', [bi). Soit. l ou qui 



quoi -soit - il, quoi- 
(jue ce soit. 



E. 



PRONOMS RELATIFS. 

Gaël irlandais , forme simple. 

A. 

Noçh. 

Nocha. 



106 RECHERCHES 

PRONOMS DÉMONSTRATIFS. 

So. 
Sin. 
Sud ou ud. 

PRONOMS INTERROGATIFS. 

Cia? 

Ce? 

Ci? 

Cidh?Cred? 

Cad ? 

Ca? 

PRONOMS INDÉFINIS. 

Gach. 

Cach. 

Eujin. 

Caid. 

Aile, eilc , ode, uile. 

Neach. 

Gidh. 

Ce. 

Cidh et (jidli. 

Cia. 



DU VERBE, EN GAEL IRLANDAIS. 

Nous continuerons à suivre la même méthode que nous 
avons adoptée pour les verbes en gallois et en breton , c'est- 
à-dire que nous réduirons le verbe gaël à ses éléments. 

11 y a deux formes de conjugaisons à inflexion. 

Dans les deux, l'élément de la personne se trouve à la fin. 

Mais, dans l'une, il fait corps avec le reste du verbe ; dans 
l'autre il n'y est pas joint , mais il se trouve à la même place , 
et rien ne l'en sépare. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 107 

Pour bien reconnaître cet élément et d'autres, il faut com- 
mencer par déterminer l'élément d'action. 

Or cet élément, en gaël, n'a pas une forme constante et 
absolument identique. 

Cet élément paraît sous deux formes très-semblables entre 
elles, et qui tiennent au même principe : 

1° La racine du verbe pure et simple, sans modification 
aucune ; 

2° Cette même racine, avec une syllabe de plus, qui n'in- 
dique rien de spécifique ni de général, soit pour la personne, 
soit pour le temps, etc. Cette syllabe additionnelle est donc 
une forme iufinitive, soit de fait, soit par sa nature. 

i' 1° Racine simple sans addition. 
Élément d'action. ' / ad, adh, aidli, pour la première 

( 2° Racine simple, / conjugaison. 

' an, pour la seconde. 

TABLEAU DE L'ELEMENT DE LA PERSONNE DANS LA PREMIERE 
FORME DE CONJUGAISON. 

Singulier. Pluriel. 

1" pers. Aim. am, aina, amaid, ainais. 

abhur, ) '. cas oblique de tu. 



Iabluir, ; ', 

I hhur ) 
thaoi, (tu). 
3' ' 



On voit en examinant ce tableau : 

I" Que félément de la personne manque à la troisième , 
tant du singulier que du pluriel. Ce caractère est digne de 
fixer l'attention ; car nous avons déjà vu l'absence de l'élé- 
ment de la personne à la troisième du singulier du verbe 
breton , presque sans exception ; et nous retrouvons ce carac- 



108 RECHERCHES 

tère dans la conjugaison du verbe basque. Ainsi il se repro- 
duit dans les trois divisions principales des langues celtiques, 
prises dans leur acception la plus étendue , cest-à-dire dans 
ie breton, dans le gaël irlandais, et dans le basque. 

2° En comparant les éléments de la même personne dans 
l'un et l'autre nombre, c'est-à-dire, au singulier et au pluriel, 
on voit qu'ils ne sont que des modifications de la même racine. 

3" Que ces racines sont significatives, c'est-à-dire, qu'elles 
sont dérivées des pronoms de la personne correspondante, 
comme on peut le voir dans le tableau général que j'ai donné 
des pronoms personnels et possessifs en gaël irlandais. Ainsi 
l'on voit que l'élément de la première pei^sonne aim, au sin- 
gulier, est le pronom me retourné. Or, ce renversement du 
pronom est un caractère commun à toutes les langues cel- 
tiques que nous avons examinées jusqu'ici. Et, de plus, il est 
particulièrement inhérent à la langue gaële, soit écossaise, 
soit irlandaise. Car il est de règle, lorsqu'un pronom person- 
nel composé de deux lettres, une consonne et une voyelle, 
entre en composition avec une préposition (et le nombre de 
ces mots composés est très-grand), il est de règle que le pro- 
nom se retourne pour se joindre à la préposition, à la fin de 
laquelle il s'ajoute comme dans le verbe. On voit également 
que ce singulier se reproduit au pluriel avec diverses modi- 
fications. 

Ainsi , 1° ami, au singulier, devient au pluriel am, ou amr, 
ou ainais. Or, que ce soit la même racine qui se reproduise 
au singulier et au pluriel pour la même personne, rien n'est 
plus naturel et plus conforme au génie de toute déclinaison, 
quant aux nombres. 

2° Air, élément de la seconde personne au singulier, se 
retrouve dans abhar, élément de la même personne au plu- 
riel; et cet abhar est évidemment bhar, qu'on trouve dans le 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 109 

tableau déjà cité des pronoms personnels en gaël irlandais; il 
y figure comme le cas oblique de la seconde personne du 
pluriel. 

3° Thoai, qui est l'autre forme élémentaire de la même 
personne au pluriel, est évidemment ihii, forme objective du 
tu, comme on le voit dans le même tableau. Ici il est au plu- 
riel au lieu d'être au singulier, mais il a une modification 
qui l'en distingue, et cela suffit. 

Ce résultat général, relativement à l'élément de la per- 
sonne , qui est un élément significatif par lui-même , n'étant 
que le pronom ordinaire légèrement modifié , devient un trait 
saillant dans les langues celtiques. Nous l'avons vu dans les 
langues qui précèdent, nous venons de le voir dans le gaël, 
et nous le verrons dans le basque. 

ÉLÉMENT DU TEMPS. 

Il n'y a que trois temps en gaël, seulement les primilifs. 
Les autres temps secondaires, l'imparfait et le plus-que-parfait 
y manquent. 

Le présent n'a point d'élément du temps, il est sous-en- 
entendu, comme en breton. 

L'élément du temps, au futur, consiste dans la caractéris- 
tique /, qui est la même que celle du futur dans le mode 
conditionnel en breton. Elle se place singulièrement entre 
la racine simple et la syllabe additionnelle infinitive. Ainsi 
nieal est une racine pure et simple ; ad est une syllabe addi- 
tionnelle indéfinitive que l'on ajoute ou n'ajoute pas. 

Pour faire le futur (abstraction faite de la personne) on 
place la caractéristique/ entre ces deux syllades , ce qui fait 

meal-f-ad, mealfad. 



110 RECHERCHES 



Le passé a pour l'élément spécifique du temps, le même 
qu'en gallois et en breton, ais et as; mais il ne se trouve 
qu'au singulier et manque tout à fait au pluriel. Cependant 
il est suppléé par l'aspiration de la première consonne. Ainsi , 
au pluriel, on ne dit point meal-amar a. la première personne, 
parce qu'il se confondrait avec la même personne du présent; 
mais on aspire la première lettre m, et au lieu de meal-amar 
on dit mheal-amar. 

Cette aspiration , d'ailleurs, se fait à toutes les personnes de 
ce temps. En général, on peut dire, relativement à ce temps, 
qu'il n'a pas de forme simple en gaël , parce qu'il y a pour 
les deux langues écossaise et irlandaise un élément spéci- 
fique du temps passé , qui est do. On l'emploie séparément. Il 
précède la racine du verbe , ne fait pas corps avec lui , et n'ex- 
prime aucun autre élément du verbe , presque comme clid en 
anglais. L'élément du temps passé do est invariable et ne se 
combine avec aucun autre élément du verbe, dont il reste 
toujours détacbé , en le précédant. Alors la première con- 
sonne de la lacine du verbe qui le suit s'aspire. C'est pour- 
quoi on voit une aspiration à la première lettre de la racine 
du verbe, dans toutes les personnes de ce temps , ainsi que je 
l'ai exposé plus haut; mais, comme on peut se servir de la 
racine ainsi modifiée en gaël irlandais, sans le faire précéder 
de do, je range ici cette forme du temps passé dans la conju- 
gaison des temps simples. 

Le petit tableau suivant, avec des chiffres distinctifs de 
l'élément, est nécessaire pour bien voir l'analogie du verbe 
dans les trois temps : 

i" L'élément de l'action; 2" l'élément du temps; 3" l'élé- 
ment de la personne. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



111 



TABLEAU DES ELEMENTS DU VERBE DANS LES TROIS TEMPS 
DE LA PREMIÈRE CONJUGAISON. 



Singulier, 
pers. Gaël. Meal 



3 
aim. 
1 3 

2*^ Meal — air. 



y Meal — aidh. 

Singulier. 
1" pers. Meal — / — 



FUTUR. 

3 

ad. 
3 



2' Meal— f— air. 

1 2 3 

3' Meal— f— aidh. 



Pluriel. 



ou 
amar. 



1" pers 



Meal -f 



I ou 
\ amaid. 



Fr. Je trompe. 
Tu trompes, 
n trompe. 

Je tromperai. 
Tu tromperas. 
H trompera. 

Nous tromperons. 



2' 


— 




Meal —f — abhar ou a',dk> 

1 3 3 

Meal-J-aid. 


?. Vous tromperez. 


y 


— 




Ils tromperont. 






Singuli 


PASSÉ, 
ier. 




1" 


pers. 




Mheal — 05. 


J'ai trompé. 


2' 







1 a 

Mheal — ais. 


Tu as trompé. 


3' 





Pluriel 


Mheall. 


I\ a trompé. 


1" 


pers, 




MheaL 


Nous avons trompi 


2' 

y 







[ amar. 
1 3 
Mheal — ahbar. 


Vous avez trompé. 
Ils ont trompé. 



U2 RECHERCHES 

N. B. Il emprunte la troisième personne de la seconde 
forme de conjugaison que nous verrons ci-après. 



Ce mode est presque identique avec le présent de l'indi- 
catif, sauf qu'il n'a pas de première personne, ni l'élément de 
la personne, à la deuxième; et sous tous ces rapporis il res- 
semble au breton et au latin. Le reste, au pluriel, ne diffère 
du présent indicatif ([ue par une nuance. 

Singulier. 

l" pers. Meall. 

3" . . . (emprunté à la 2" conjug.) Qu'il tromp(\ 

Pluriel. 



ons. 



\ I 

1" pers. Me«/-p"'- Trompi 

( amoed. ) 
1 3 

2' Meal — aidhe. Trompez. 

1 
l Mealaid, 1 

S' ' Mealaid — is [ le pronom / Qu'ils trompent. 

( retourné de \à 3' pers. ' 

Nous traiterons du conditionnel ou potentiel , ainsi que 
d'un autre mode que les grammairiens gaëls appellent le 
consueludinal (mais qui n'est qu'un présent de l'indicatif), 
après avoir donné la seconde forme de la conjugaison. 



La terminaison la plus ordinaire de i'inlinitif est ad et ses 
modifications, terminaison que nous avons déjà vue ajoutée 
à la racine simple sous diverses modifications à l'indicatif, et 
que nous avons appelée syllabe inllnitive, parce qu'elle ne 
changeait pas la valeur de la racine simple, à laquelle elle 
s'ajoute. Il y en a une autre que nous avons déjà indiquée 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. H3 

sous ia forme de an, et que nous avons placée parmi les syl- 
labes infinitives qui s'ajoutent à la racine simple. Elle est im- 
portante, parce qu'elle joue un rôle dans la seconde conju- 
gaison. Nous donnerons les différentes manières de spécifier 
le temps d'^ i'inlinilif, après avoir exposé la seconde forme 
de la seconde conjugaison , ce qui sera fort court. 

SECONDE FORME DE LA CONJUGAISON À INFLEXIONS. 

Je donne à cette forme le nom de conjugaison à inflexions, 
comme à la première ; quoique la syllabe finale , qui cons- 
titue l'inflexion, ne soit pas écrite comme faisant corps-avec 
le reste du verbe , rien ne l'en sépare ; elle est la dernière syl- 
labe du verbe, et, comme dans la conjugaison précédente, 
elle est l'élément de la personne. De plus elle ne change ja- 
mais de place, et ne manque jamais. Je le répète ici, si elle 
n'est pas réunie par l'écriture , elle l'est par la parole. Il n'y a 
pas d'intervalle, car rien n'intervient; c'est donc une affaire 
de scribe. Ici, il ne faut pas se donner de la peine pour re- 
connaître dans l'élément de la personne la valeur primitive ; 
c'est le pronom sans la moindre altération, sans la moindre 
modification , même de celles que l'usage autorise ; c'est le 
pronom de chaque personne dans sa forme primitive et la 
plus usuelle , excepté dans une seule circonstance , ou il est 
dans la forme secondaire, comme dans la première conju- 
gaison. Les écrivains, comme tout le monde, reconnaissent 
dans chacun de ces éléments un mot préexistant dans la 
langue. Ils ont cru devoir les écrire séparément, comme s'il 
n'était pas de la nature des mots composés, quand même les 
deux racines seraient entières, de pouvoir être écrits en- 
semble de manière à ne former qu'un corps. 

Nous avons dit que les deux syllabes infinitives qui pou- 

8 



114 RECHERCHES 

vaient être ajoutées à la racine, sans rien ajouter au sens, 
étaien t : 

Ad et ses légères modifications, 
An. 

C'est ce que nous allons surtout voir clans cette conjugaison, 
où ad et ses légères moclifications jouent le rôle insignitiant 
que je leur ai assigné dans la première conjugaison. Remar- 
quons , d'ailleurs , que la même syllabe ad est une syllabe 
infmitive en gallois. 

Au présent, la terminaison inlinitive an s'ajoute à la racine 
simple, dans toutes les personnes, excepté à la première du 
singulier. 

Donc la syllabe an n'ajoute rien au sens de la racine. 

Au futur, la terminaison infmitive adh s'ajoute à la racine 
simple, dans toutes les personnes. 

Donc, comme nous l'avons déjà dit pour la première con- 
jugaison , lorsqu'elle y paraît, elle n'ajoute rien au sens de la 
racine. 

Mais entre cette syllabe inûnitive et la racine simple, vient 
se placer l'élément du temps/, comme dans la première con- 
jugaison. 

Le passé est réduit à la racine simple ; il n'a l'élément du 
temps dans aucune de ses personnes , c'est-à-dire faisant corps 
avec le verbe ; mais l'aspiration de la première consonne y 
supplée , comme nous l'avons expliqué dans la première con- 
jugaison. 

TABLEAU DE LA SECONDE CONJUGAISON. 
TNDICATII'. 

Singulier. 

1"' pers. Gaël. Mealaim. Fr. Je trompe. 

2' Mcalan tu. Tu trompes. 

3' Mealann se. Il trompe. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES. 




Pluriel. 




1" 


pers. Mcalann sinn. 
Mealnnn sibh. 


Nous trompons. 
Vous trompez. 


y 


— — Mealann siad. 


Ils trompent. 


T 


FUTUR. 

Singulier, 
pers. Mcal — J — ad me. 
Mcal— f— ad ta. 


Je tromperai. 
Tu tromperas. 


■à" 


Meal—f—adsc. 

Pluriel. 


Il trompera. 


2= 


pers. Meal — J — ad sinn. 
Meal ~f - adii sibh. 


Nous tromperons. 
Vous tromperez. 


3^ 


Meal - f - adh siad. 

PASSÉ. 
Singulier. 


Ils tromperont. 


pe 


pers. Mheall me. 


J'ai trompé. 


2° 
3' 


Mheall tu. 

Mheall se. 

Pluriel. 


Tu as trompé. 
Il a trompé. 


1" 


pers. Mheall — sinn. 
Mheall - sihh. 


Nous avons trompé, 
Vous avez trompé. 


y 


Mheall - siad. 

IMPÉnATIF. 

Singulier. 


lis ont trompé. 


y 


Pe'-s 

Meall. 

Mealadh se. 

Pluriel. 


Trompe. 
Qui! trompe. 


1" 

2' 
3' 


pers. Mealadh sinn. 

Mealaid sihh. 

Mealaid siad. 


Trompons. 
Trompez. 
Qu'ils trompent. 



115 



DES TEMPS DE L'INFINITIF. 



Il n'y a pas , dans ce mode , d élément spécifique du temps 
faisant corps avec la racine. 

On exprime le temps à l'infinitif par des mots détachés, 

8. 



116 RECHERCHES 

qui précèdent la racine du verbe avec la terminaison infini- 
tive. L'emploi et la signification de ces mots sont à peu près 
les mêmes que dans le gallois et le breton. 

Pour le participe présent, on se sert en gaël de la prépo- 
sition ag , qui veut dire à en français, et on la place devant 
le verbe avec sa forme infinitive. Ainsi, pour dire faisant , ils 
diraient à faire. 

Le futur s'exprime par le moyen de deux autres particules 
tout aussi significatives, et qui répondent à la tournure sui- 
vante, sur le point de... 

Il en est de même du passé ; on l'exprime par la préposition 
la plus significative du passé, après. 

Les différentes manières de rendre les temps à l'infinitif 
sont très-remarquables. Elles sont toutes dans le génie de la 
langue française , ce qui veut dire que le génie du gaël s'est 
continué dans le français. 

D'abord du présent. 

Il n'est pas possible de trouver une empreinte plus forte 
d'une langue que celle qu'a laissée le gaël dans deux modifi- 
cations du présent de l'infinitif On le fait précéder de l'une 
ou l'autre particule équivalente à la préposition à. Gomme 
dans la phrase /aime à faire, etc — 

Certes, ces tournures françaises ne sont pas empruntées au 
latin ; et je doute même que le plus barbare latiniste du 
moyen âge se soit jamais permis de dire : amo adfacere, etc. 

Et, si Ton voulait en attribuer forigine aux Francs ou aux 
Visigoths, nous dirions, à en juger par les Allemands, qui se 
servent de zu correspondant à ia particule h, qu'ils n'avaient 
pas l'autre tournure analogue à l'emploi du de. 

Ainsi, en admettant les Allemands au concours, ce qui est 
une faveur, ils ne réussissent pas davantage. 

Mais ce qui achève de faire ressortir au plus haut degré 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 117 

ces rapports entre le gaëi et le français, c'est que la ressem- 
blance ne consiste pas seulement dans l'esprit de la chose, 
mais dans- la lettre même. 

Les particules employées sont identiquement les mêmes 
en gaël, en français et en italien. 

Gaël, A. Fr. A. 

Do. It. Da (employé quelquefois avec l'infiiiilir). 

Comme do, en gacl, signifie également de et à, il se pour- 
rait que le do qui précède finfinitif signifiât de dans ce cas. 

Et remarquons que do, en gaël, qui, par la prononciation 
de Vo ])ref, se rapproche de l'e muet ouvert en français, était 
lui-même écrit de dans les anciens manuscrits irlandais lors- 
qu'il a le sens de de français. Quant à la tournure qui exprime 
ie futur, air ii me-aJach correspond à celle sui' le poinl (de) 
iromper. 

Les lexicographes irlandais rendent la particule ii dans ce 
cas par dessein; mais le mot ii n'a nulle part ce sens , et j'ai des 
raisons très -fortes pour croire que ce mot veut dire point, 
précisément comme dans la tournure française sur le point 
de, etc. 

Enfin le passé se rend par le moyen de la préposition après 
avec f infinitif ; ce qui est entré également dans la langue 
française, dans la tournure si commune équivalente après 
avoir, etc. Assurément les Français ne l'ont pas prise aux 
Latins. 

TABLEAU DES TEMPS DE L'INFINITIF. 

INFINITIF. PRÉSENT. 

Gacl, Do j , , „ Fr. De 

> mliealadn. 
A S A 



118 RECHERCHES 

PARTICIPE PRÉSENT. 

Ag meuladh. A tromper. 

(Trompant.) 

PARTICIPE PASSÉ. 

lar mealadli. Après tromper. 

[Après avoir trompé.) 

PARTICIPE FCTCR. 

Air ti niealadli. [Sur le point [de] tromper.) 

DU VERBE, EN GAËL ECOSSAIS. 

Ici paraît la différence la plus saillante entre le gaël irlan- 
dais et le gaël écossais. Mais il n'y a d'autre différence f|ue 
celle du plus au moins ; la nature du verbe est la même dans 
les deux. 

Quekjues mots suffisent après l'exposition que nous avons 
faite du verbe en gaël irlandais, pour connaître le verbe en 
gaël écossais. 

Les Écossais n'ont plus la première forme de conjugaison; 
ils n'ont conservé que la deuxième, et encore ne font-ils pas 
dans toute son intégrité. 

Les éléments sont les mêmes ainsi que leur emploi, à une 
nuance près. 

La caractéristique du futur a disparu ; et c'est la consé- 
quence nécessaire de cette singulière tendance à l'aspiration 
qui caractérise les Gacls , tendance sur lacjuelle nous avons 
insisté dans une autre occasion. LjT, lorsqu'on f aspire, perd 
sa prononciation et disparaît ; voilà ce qui est arrivé au futur 
des Gaëls écossais et ce qui arrivera probablement aux Irlan- 
dais , quand ils cultiveront moins leur langue; car ils sont 
bien supérieurs, à cet égard, aux Ecossais. 

Le futur ayant perdu sa caractéristique, il n'a plus rien 



SUR LES LANGUES CELTIQUES, '^r^ 119 

d'essentiel qui le distingue du présent. Prenons, par exemple, 
le fulur irlandais, meal-f-adii-me ; ôtez ly caractéristi([ue, res- 
tera mcal-adh. Mais adh est une syllabe inlinilive qui ne dé- 
signe pas de temps; donc il se confond avec le présent. Or 
ce présent peut, d'après le génie de la langue , être représenlé 
sous ces deux formes : 

Meal ou Meal — adh. 

C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'élément de temps; qu'il n'y 
a que l'élément d'action , représenté dans l'une par la racine 
simple, dans l'auli-e par cette même racine simple, plus la 
syllabe infinitive. Pour compléter le présent, il ne faut qu'a- 
jouter l'élément de la personne : 

Mc(d inc. 

Meal — adii me. 

L'exemple que je viens de donner n'est que supposé d'après 
le véritable génie des deux langues. Prenons un exemple réel 
dans le gaël écossais. 

Buail est une racine simple, correspondant à BaXX-(w) en 
grec , avec le sens de frapper. 

1 3 I 3 

Faites-en un futur, à la manière irlandaise, Baail-f-adh-me ; 

supprimez ly, élément du futur, vous aurez Buail- adii-me , ou 

sa modification écossaise Buail-idh-me. 

Or, dans le génie du gaël , ce mot n'est plus un futur, parce 
qu'il n'a pas l'élément du temps. Mais, comme on s'en est 
servi comme futur sous sa forme précédente et caractéristique, 
il continue à servir au môme usage et on le distinguera de 
l'autre forme du présent par l'absence de la syllabe infinitivc 
adh idh- (adh.) 

Baad — me, présent. 
Bufi(7 — idit me, futur. 



120 RECHERCHES 

Ne croira-t-on pas que les Gaëls écossais vont s'arrêter là, 
et ne pas pousser la confusion plus loin? Il n'en est rien ce- 
pendant. Voyez la déraison : ils ont commencé par confondre, 
par sa forme rationnelle, le futur avec le présent; cependant 
il reste la syllabe inilnitive ad, qui suffît pour les distinguer. 
Ils pourraient donc avoir un présent simple , en se servant de 
l'autre forme, de la racine simple plus le pronom, 
Buad — me. 

mais non; ils en font un futur qui fait double emploi; et, 
embarrassés de cette confusion , ils cherchent à utiliser cette 
deuxième forme en la consacrant à exprimer le futur, quand 
ils l'emploient avec une négation. Le bel avantage 1 Ils perdent 
un présent pour gagner un futur inutile. 

Mais il est évident que l'un ou l'autre futur, ou les deux, 
ont conservé, dans bien des cas, un sens très-manifeste du 
présent, quoi qu'en disent les grammairiens, tout en rap- 
portant la preuve de ce que je viens d'avancer : car ils disent, 
c'est une chose remarquable, que le futur, en gaël écossais, 
est employé pour désigner une action, qui a lieu ordinaire- 
ment , et qu'ils rendent par le futur, ce que, chez d'autres 
peuples , on exprime au moyen du présent , comme dans les 
phrases suivantes : un fds sage réjouit son père, etc. 



DES VERBES AUXILIAIRES, 

C'ESÏ-À-DIRE DE CEUX QUI EXPRIMENT 1,'EXISTEXCE ET REPONDENT 
AU VERBE ÊTHE. 

Gaël. Gaël irlandais. 

2. la (avec ou sans ce qui le précède, en l'aisanl corps avec lui). 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 121 

Gaèl. Gaol irlandais. 

SDa. — Bai. — Boi. — But. — Noi. (Dans les vieux nianuscrits.) 
Fa (mutation du b dans ba). 
"' j Bi - Bklh. - Beidh. 
[ Bu.-Budh. 

4. Fail. 

5. Raibh. 

Quelques-unes de ces racines, qui expriment le verbe être 
en gael irlandais, se reconnaissent à la première vue, comme 
appartenant aussi à plusieurs, ou à presque toutes les langues 
anciennes de l'Europe occidentale, en y ajoutant le grec. 

La première racine se reconnaît dans la syllabe qui se 
reproduit le plus dans le verbe correspondant grec. Au présent 
elle se trouve dans la deuxième personne du singulier du verbe 
être latin , et se reproduit dans la troisième du singulier ainsi 
que dans la deuxième personne du pluriel, avec la caracté- 
ristique de la personne. 



Gaël , As. 


Lat. Es. 




Is. 


Es- 


- t. 




Es- 


- tis. 



La deuxième forme is en gaël est complètement anglaise : 
Gaël, Is. Angl. Is. 

Nous verrons en basque que cette racine est identiquement 
la même. En voilà assez , je n ai pas besoin de pousser la 
comparaison plus loin. 

La deuxième racine ne se présente pas aussi promptement 
avec ses rapports, parce qu'il faut, pour les reconnaître, avoir 
présent à l'esprit un trait saillant de la langue gaële, qui la 
caractérise à un haut degré, et sans la connaissance duquel 
on n'en saurait apprécier la nature. Je veux dire, cet esprit 
d'abréviation par suppression de lettres , qui se reproduit à 



122 RECHEUCHES 

chaque instant. Ainsi, dans le mot ta qui nous occupe nous 
en trouvons un exemple. La voyelle a peut être ajoutée ou 
supprimée, et cette deuxième racine qui exprime le verbe 
être peut se présenter sous deux formes : 

Ta, a ta. 

Mais il y a une consonne , que l'on ajoute ou que l'on sup- 
prime au commencement d'une foule de mots en gaël dont 
la première lettre est une consonne; peut-être plus souvent 
lorsqu'il s'agit d'un t. Il y en a beaucoup dans la partie lexi- 
cograpliique ; j'aurais pu les multiplier indéfiniment. Cette 
consonne est Vs ; or, devant le verbe auxiliaii-e ta mettons 
une s et nous aurons sta. Voilà précisément la racine du verbe 
stare lalin , dont les Italiens se servent comme verbe auxiliaire 
et qui , par lui-même , a le sens qui en fait un des représentants 
de ïexistence ou de Yéire dans presque toutes les langues qui 
nous occupent. 

La troisième, ba-hi-bu, etc. est le même verbe auxiliaire 

qu'en gallois ou eu breton ; le même qu'en anglais , alle- 

îiiand, etc. 

Gaél, Bi. Angl. Bc. 

La quatrième racine, tail, se dit en gaêl irlandais, et hheil 
en gaël écossais. Ce sont deux formes de la même racine ; 
la dernière se prononce veil. Or ce mot est l'équivalent du 
latin valere , lorsqu'on l'emploie dans le sens du verbe être 
comme dans la phrase : quornodo vales ? comment e'tes-voas ? 

D'ailleurs, dans le sens primitif, la racine gaêle a de même 
l'autre sens de valere. Elle se trouve dans toutes les langues 
celtic[ues proprement dites , et y forme une nombreuse famille : 
Gaël oc. Bliril. Lat. Valrre. 

La cinquième se trouve aussi ailleurs; elle a éprouve cette 
modification si commune dans le gaêl, que nous avons indi- 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 123 

quée à la deuxième racine exprimant le verbe être, où nous 
avons vu que ta pouvait être précédé d'une voyelle ou s'en 
passer. Suppléons la voyelle qui manque à cette cinquième 
racine, faisons précéder l'e et nous aurons : 

Gael, E — raibh. L;it. Era — m. 

— s. 

— t. 

Et ce cjui rend la conformité parfaite, c'est que cette 
forme en gaël n'est jamais employée qu'au temps passé , comme 
le mot correspondant latin. 

Mais cette forme en gaël est, comme nous l'avons dit, la 
forme elliptique par suppression de Ve. L'c fait partie essen- 
tielle de la racine, du moins comme voyelle, ainsi que nous 
le voyons en latin où cette racine est er. Et nous verrons la 
racine complète se reproduire en gaël comme en latin dans 
une des modifications les plus importantes du verbe, avec la 
même acception dans les deux langues , et dans toutes les 
langues celtiques. 

DE LA VOIX PASSIVE. 

Il y a, en gaël irlandais, deux formes de conjugaison du 
passif, comme à l'actif. Nous les avons séparées à l'actif pour 
la clarté et pour en mieux faire connaître la nature. La con- 
naissance intime de l'une fait moins ressortir la nature de 
l'autre. Il en est de même au passif: nous les expliquerons 
successivement. 

Nous commencerons par la forme passive qui correspond à 
la deuxième forme active, parce qu'il en résulte plus de clarté. 

Au présent, il n'y a pas, comme à l'actif, l'expression di^ 
l'élément du temps. Il est sous-entendu. Or il ne faut que trois 
éléments pour ce verbe au passif. 



124 RECHERCHES 

Nous avons vu que la syllabe infinitive la plus usuelle est 
ad ou adh, at, qui sont ses modilications. Or on renverse ici la 
syllabe , comme on le pratique si souvent pour les pronoms 
dans toutes les langues celtiques proprement dites, et 

Ad ) , . 
, > devient ta : 
At j 

Voilà l'élément de l'action à sa forme iiTûnitive. 

Quant à l'élément au passif, on se sert de la seconde racine 
du tableau précédent des verbes auxiliaires ta, et on l'écrit 
séparément, parce qu'elle ne fait pas corps avec-lui. 
2° Ta, verbe être. 

Élément du passif. 

Quant à l'élément de la personne, il est le pronom variable, 
suivant la pei'sonne , mais sous sa forme primitive , sans aucne 
altération, comme dans la deuxième conjugaison de l'actif. 
C'est le même séparément, et reconnaissable à tous les yeux, 
avec toute son identité ; voici donc le troisième élément. 

3° Le pronom élément de la personne. Résumons. 

TABLEAU DES ÉLÉMENTS DU PASSIF AU PRESENT. 

1° Élément d'action. Racine simple, syllabe infinitive ta. 

2° Élément du passif. Verbe être, fa. 

3° Elément de la personne. Pronom. 

On les écrit dans un autre ordre, mais séparément : 

3 3 1 

Ta me mcalta. 
Le pronom seul change dans la conjugaison du temps. 

TABLEAU DES ELEMENTS DU PASSIF AU FUTUR. 

x" L'élément d'action. Comme au présent. 

2° Élément du passif. La troisième racine du tableau des verbes élrc. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 125 

3° Élément du temps. Se trouve clans la légère modification 

du verbe être employé sous la forme 
Bcidli. ( Voyez le tableau. ) 

4° Élément de la personne. Le pronom comme ci-dessus. 

Pour faire le verbe, on les réunit comme ci-dessus au pré- 
sent. 

EXEMPLE DD FUTUR. 

2 3 .'l 1 

Beidli me inealta, etc. 

TABLEAU DES ELEMENTS DU VERBE PASSIF AU PASSE. 

1° Élément d'action. Comme ci-dessus. 

2° Elément du passif. Le même verbe être qu'au futur. 

3° Elément du temps. Consiste dans la légère modiiication du 

verbe êlrc, t — Blii. (Voyez le tableau 

des verbes être.) 
k" Elément de la personne. Le pronom comme ci-dessus. 

On les écrit dans le même ordre que pour les autres 
temps. 

EXEMPLE DU VERBE PASSIF AU PASSE. 

1 3_ /, 1 

Bhi me mcalta. 

Je n'ai pas placé dans ce tableau un autre élément du passé, 
qni est toujours distinct et, en général, le plus usité dans les 
deux langues gaëles; c'est do. J'en ai déjà parlé, mais je ne 
l'ai pas placé dans le tableau, parce qu'il n'est pas le verbe 
auxiliaire être, ou du moins, parce que son origine est incer- 
taine. J'y reviendrai. Voici cette nouvelle combinaison ; 

5 3 1 i 

Do — mealadk — me, 

OÙ l'on voit que la syllabe infini tive de la racine a repris sa 
forme primitive. 

L'autre forme de la conjugaison passive répond à la pre- 



126 RECHERCHES 

mière forme de Tactif. Ici rélément du passif est ar, comme 
en latin , en gallois , en breton et en gaël écossais. Nous avons 
vu, dans les observations sur le cinquième verbe être, au ta- 
bleau, que er était la véritable racine de ce verbe, comme en 
lalin. Or, nous voyons dans cette forme de conjugaison, au 
passif, un élément significatif du passif semblable à ceux qu'on 
emploie dans la conjugaison précédente, c'est-à-dire du verbe 
être. Et la présence de cet élément semblable n'apporte d'au- 
tre différence dans la forme que celle d'être réuni à l'élément 
d'action, ce qui n'est qu'une différence graphique. 

Cette forme de conjugaison n'a que deux temps : le pi^é- 
sent et le futur. Elle emprunte son passé, si l'on peut s'ex- 
primer ainsi, à la forme précédente. Quant à l'élément du 
temps, il manque au présent, comme de coutume. 

Quant à celui du futur, il est le même qu'à l'actif, et, de 
plus, se forme de la même manière. 

FORME PASSIVE. PRESENT. 







Singulier. 




1" 


pers. 


Mealt — ar ■ 


— me. 


r 




Mealt — ar 


- thii. 


3^ 





Mealt — ar 
Pluriel 


— é. 


1" 


pers. 


Mealt - ar 


— iiin. 


2= 




Mealt - ar 


- ibh. 


3-= 





Mealt — ar 


— iad. 






Singulier. 


r\ 


1" 


pers. 


Meal~J- 


ar me. 


r 





Meal -J - 


ar — tliu . 


y 





Meal -/- 
Pluiiel. 


ar — e , 


1" 


pers. 


Meal-f- 


ar — inn. 


2' 





Meal^J- 


ar-ibli. 


3^ 





Meal-f- 


ar — iad , 



nie. 



Meal —Jaidh — cai 
Meal — Jaidh — ear — il 
Meal —Jaidh — ear — e. 



Meal —Jaidh — ear — inn. 
Meal —Jaidh — ear — ibh. 
Meal —Jaidh — ear — iad. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 127 

Voilà le fond du verbe en gaël irlandais, quant à lactifel 
au passif. Les autres modes, le conditionnel et Xinipéralif, ne 
sont que des répétitions des formes de l'indicatif, à quelques 
légères modifications près qu'il est inutile de rapporter, avec 
ou sans paiticules conditionnelles. Nous dirons de l'infinitif 
passif, qu'il est exactement formé sur le modèle de l'infinitif 
actif. Ce sont les mêmes prépositions qui spécifient le temps, 
et la syllabe infinitive est celle que nous avons indiquée 
comme jointe à la racine simple au passif, qui lui donne un 
caractère plus adjectif , comme en latin, c'est-à-dire une forme 
plus appropriée au passif; et en gaël ce n'est que la forme 

infinitive ordinaire, ' renversés, ia. Même caractéristique 

du participe correspondant en latin. 

VERBE PASSIF, EN GAËL ECOSSAIS. 

La même dégénération du verbe que nous avons signalée 
à l'actif du gaël écossais se retrouve au passif. Nous n'avons 
pas besoin d'insister sur ce point. Le véritable esprit du gaël 
se trouve dans l'irlandais. 



128 RECHERCHES 



DE LA GRAMMAIRE BASQUE. 



Nous arrivons maintenant à l'examen de cette langue, sur 
laquelle on a dit des choses si contradictoires et si étranges. 
Les celtisants , en France, n'ont pas hésité à la reconnaître 
pour une de leurs langues, ou plutôt, ils l'ont englobée avec 
le breton, le gallois, le gaël écossais et irlandais, pour en faire 
une langue qu'ils appelaient celte. Cependant , quand ils fai- 
saient un dictionnaire de cette langue celte , c'était du breton. 

D'autre part, ceux qui se sont occupés de linguisliqae (à 
l'exception cependant d'un nom illustre, que nous citerons 
bientôt) , sous l'impression d'un coup d'oeil jeté sur des formes 
insolites, ne reconnaissant aucune analogie avec nos langues 
anciennes et modernes, en ont fait, pour ainsi dire, une langue 
à part. Ils l'ont exclue de toute fdiation avec les langues de 
l'Europe , et, poursuivant leur compaiaison avec les langues de 
l'Asie, ils ont fini par l'exclure de toute communauté avec 
l'ancien conlinent; puis, cherchant des rapports en Afrique, 
et jusqu'en Amérique, ce n'esl que là qu'ils ont cru trouver 
quelque analogie éloignée. Ainsi , la langue basque, selon eux, 
n'aurait que quelques points de ressemblance avec les langues 
des sauvages de l'Amérique et de l'Afrique, c'est-à-dire peut- 
être avec celle des Chérokées, desPigawilanées, que sais-je?et 
des habitants du Congo. Ce résultat, s'il était fondé, serait bien 
merveilleux, mais ne serait pas impossible; il serait, en effet, 
extraordinaire que cette ancienne population du midi occiden- 
tal de l'Europe, occupant non-seulement les Espagnes, mais 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 129 

l'Aquitaine et le littoral de la France, mêlée, dans ces pays, 
aux Gaulois, et, dans les Espagnes même, à des Celtes de la 
même famille, ayant des rapports multipliés avec le reste de 
la Gaule occidentale, fût restée entièrement isolée de ces po- 
pulations par leur langue. Cependant, cela se peut; mais cela 
n'est pas, comme nous le verrons bientôt. Avant de nous 
occuper spécialement de cette langue, il importe de faire con- 
naître les résultats des recherches d'un célèbre philologue sur 
l'identité de la langue basque et de celle des Ibères, et sur 
l'extension de cette population hors des limites des Espagnes. 
Je donnerai ici la traduction littérale des conclusions de l'ou- 
vrage de M. Guillaume de Humboldt intitulé : Prùfung dcr 
Untersiichungen iiber die Urhewohner Hispaniens venyiiltelsl der 
Vaskischen Sprache, von Wilhelm von Humboldt. In-4°. 

RÉSULTAT DES RECHERCHES PRECEDENTES. 

1° « Le rapprochement des anciens noms de lieux delà 
péninsule ibérienne avec la langue basque montre que cette 
langue était celle des Ibères; et, comme ce peuple paraît 
n'avoir eu qu'une langue, peuples ibères et peuples parlant 
basque sont des expressions synonymes. 

2° « Les noms de lieux basques se trouvent sur toute la pé- 
ninsule sans exception; et, par conséquent, les Ibères étaient 
répandus dans toutes les parties de cette contrée. 

3° «Mais, dans la géographie de l'ancienne Espagne, il y 
a d'autres noms de lieux qui, rapprochés de ceux des con- 
trées habitées par les Celtes , paraissent d'origine celtique , et 
ces noms nous indiquent, à défaut de témoignages histori- 
ques, les établissements des Celtes mêlés aux Ibères. 

à° « Les Ibères, non mêlés de Celtes, habitaient seulement 
vers les Pyrénées et sur la côte méridionale. Les deux races 

9 



130 RECHERCHES 

étaient mêlées dans l'intérieur des terres , dans la Lusitanie 
et dans la plus grande partie des côtes du nord. 

5° « Les Geltes-Ibériens se rapportaient, pour le langage, 
aux Celtes , d'où proviennent les anciens noms de lieux de la 
Gaule et de la Bretagne , ainsi que les langues encore vivantes 
en France et en Angleterre. Mais, vraisemblablement, ce n'é- 
taient pas des peuples de pure souche gallique, rameaux 
détachés d'une tige restée derrière eux; la diversité de carac- 
tère et d'institution témoigne assez qu'il n'en est pas ainsi. 
Peut-être furent-ils établis dans les Gaules à une époque anté- 
historique, vor Menschen-G edenken , ou du moins ils y étaient 
établis avant les Gaulois. Eu tout cas, dans leur mélange avec 
les Ibères, c'était le caractère ibérien qui prévalait, et non le 
caractère gaulois tel que les Romains nous l'ont fait connaître. 

6° « Hors de l'Espagne , vers le nord, on ne trouve pas trace 
des Ibères, excepté toutefois dans l'Aquitaine ibérique, et une 
partie de la côte de la Méditerranée. Les Calédoniens, nommé- 
ment, appartenaient à la race celtique, non à l'ibérieune. 

7° « Vers le sud, les Ibères étaient établis dans les trois 
grandes îles de la Méditerranée; les témoignages historiques 
et l'origine basque des noms de lieux s'accordent pour le 
prouver. Toutefois ils n'y étaient pas venus, du moins exclusi- 
vement, de l'Ibérie ou de la Gaule; ils occupaient ces établis- 
sements de temps immémorial, ou ils y vinrent de l'Orient. 

8° « Si les Ibères appartenaient aussi aux peuples primitifs 
de l'Italie continentale, la chose est incertaine; cependant, 
on y trouve plusieurs noms de lieux d'origine basque, ce qui 
tendrait à fonder cette conjecture. 

9° « Les Ibères sont diflérents des Celtes, tels que nous 
connaissons ces derniers, par le témoignage des Grecs et des 
Romains, et par ce qui nous reste de leurs langues. Cepen- 
dant il n'y a aucun sujet de nier toute parenté entre les deux 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 131 

nations; il y aurait même plutôt lieu de croire que les Ibères 
sont une dépendance des Celtes, laquelle en a été démem- 
brée de bonne heure. 

« Ces principes n'ont pu être établis par les recherches pré- 
cédentes qu'autant que le permettait le rapprochement de la 
langue basque et des noms de lieux, considérés comme une 
suite de monuments historiques qui parlent d'eux-mêmes. 
Mon but était de m'y borner, et ainsi d'éprouver, confirmer 
et étendre les travaux publiés jusqu'à ce jour; travaux de la 
sphère desquels les langues indigènes de l'Ibérie ont été à peu 
près exclues. Mais, pour terminer d'une manière complète les 
recherches relatives aux habitan ts primitifs de la Péninsule, il 
faudrait encore, indépendamment des témoignages historiques 
et des rapprochements géographiques, comparer la langue 
basque avec les autres idiomes de l'Europe occidentale. C'est 
par là que le point indiqué en dernier lieu (sans parler des 
autres) peut être convenablement éclairci ; mais c'est une 
entreprise beaucoup plus difficile, et qui demande de toutes 
autres études préparatoires. » 

Il suffit de citer les résultats des recherches de ce grand 
philologue pour qu'ils aient le plus grand poids. Je dizai, ce- 
pendant, que les historiens qui, dans ces deiniers temps, se 
sont occupés de ces peuples, non-seulement ont adopté les 
conclusions de M. Guillaume de Humboldt, mais aussi les 
ont confirmées. 

Je me bornerai à en indiquer un seul, que je n'ai pas be- 
soin de nommer, parce que tout le monde sait qu'il s'occupe 
depuis bien des années de l'histoire du midi de la France 
pendant les trois premiers siècles du moyen âge. Il est arrivé 
aux mêmes résultats, relatifs à l'identité des Basques avec les 
Ibères et leur extension hors des limites des Espagnes. Qu'on 
me pardonne la répétition des dernières paroles du résumé 

9- 



132 UECHERCHES 

que j'ai cité, parce qu elles exposent netlement la nature des 
recherches qui nous occupent: «Mais, pour terminer d'une 
manière complète les recherches relatives aux habitants pri- 
mitifs de la péninsule, il faudrait, indépendamment des té- 
moignages historiques et des rapprochements géographiques, 
comparer la langue basque avec les autres idiomes de l'Europe 
occidentale. C'est par là que le point indiqué en dernier lieu 
(sans parler des autres) peut être convenablement éclairci; 
mais c'est une entreprise beaucoup plus difficile, et qui de- 
mande de toutes autres études préparatoires. » 

C'est ce que propose l'Académie, et, par conséquent, c'est 
un des principaux objets de cet ouvrage. Dès qu'on s'occupe 
de la question, on sent d'abord la difficulté à laquelle il est 
fait allusion. Il faut faire une étude approfondie des quatre 
principaux idiomes celtes. Il faut y porter l'analyse au point 
de les réduiie à leurs principes les plus simples, c'est-à-dire 
à leui's vrais éléments; il faut faire en même temps l'analyse 
de la langue basque; ce n'est qu'à ce prix que la comparaison 
peut s'établir. 

Les formes peuvent être diverses, le fond seul décide de 
l'analogie ou de la différence de nature. 

Voilà précisément la marche que nous avons suivie dès le 
commencement. L'analyse nous a montré les liens nombreux 
qui unissent intimement entre elles les langues celtiques 
proprement dites, avec une clarté ([ui nous semble ne rien 
laisser à désirer. 

ESPRIT GÉNÉRAL DE LA LANGUE BASQUE. 

Tout le prestige de la langue basque, qui a fasciné les 
yeux de plusieurs savants, disparaît quand on a reconnu ce 
principe, que «des particules, détachées dans d'autres lan- 
gues, entrent en combinaison dans celle-ci. » 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 133 

Nous avons vu plusieurs exemples de pareilles combinai- 
sons dans les langues celtiques proprement dites. Dans le 
basque il y en a davantage; voilà la différence principale. 

MARCHE SUIVIE D.\NS CETTE ANALYSE. 

Les principes qui nous ont guidé , dans l'exposition des 
langues celtiques proprement dites, nous conduiront dans l'exa- 
men de celle-ci. 

Comme les mêmes éléments se reproduisent successive- 
ment, avec quelques modifications de plus ou de moins, les 
développements deviennent moins nécessaires et moins éten- 
dus à mesure que nous avançons. 

Ainsi, ayant commencé par la langue galloise, les expli- 
cations étaient nécessairement les plus amples, et il a fallu 
peu de mots pour caractériser le breton dans ses rapports et 
dans ses différences avec le gallois. Arrivé à l'autre tribu des 
langues celtiques, le gaël irlandais et le gaël écossais, il nous 
a fallu moins d'espace. 

Parvenu à la dernière branche des langues celtiques, pri- 
ses dans toute leur généralité, il nous en faudra moins encore, 
si le basque entretient avec les précédentes des rapports suf- 
fisants. 

Mais, tout en les comparant entre elles, nous ne laisserons 
pas, si le sujet s'y prête, d'indiquer les rapports que le basque 
pourra offrir avec les langues anciennes et modernes qui 
nous intéressent. Et cette brièveté dont j'ai parlé est même 
indispensable pour la clarté. La multitude d'objets distrairait, 
accablerait l'attention. Le fil qui conduirait dans ce labyrinthe 
serait perdu; tout serait obscurité profonde; et, quand cela ne 
serait pas, le temps manquerait à tous, et à celui qui écrit 
et aux savants qui prennent la peine de le lire. Quelques 
mots leur suffisent. 



134 RECHERCHES 



DES RACINES SIMPLES. 



Nous avons vu , dans les langues celtiques proprement dites, 
et surtout dans le gallois, où nous avons insisté sur ce sujet, 
une foule de racines qui ont une forme si simple et un sens 
si général que, représentant indifïeremment le substantif, 
l'adjectif, le verbe, elles n'appartiennent spécialement à au- 
cune partie du discours. 11 en est de même en basque , et 
d'une manière plus marquée. 

DES MOYENS QDI MODIFIENT LES RACINES SIMPLES ET LES FONT 
ENTRER DANS LA CLASSIFICATION ORDINAIRE DES PARTIES DU 
DISCOURS. 

Ces moyens, entre autres, sont ce qu'on a appelé des par- 
ticules. Je me sers de ce mot, quoiqu'on lui ait fait la guerre; 
il a été généralement employé, et par cela même il s'entend 
de reste; il sera tout aussi intelligible, lors même que j'en 
étendrai le sens. Cela suffit. 

Ces particules sont principalement Varticle et la prépo- 
sition. 

DE L'ARTICLE. 

11 n'y a que l'article défini en basque; il n'y a que cet article 
en gallois. Il en est de même du gaël écossais et du gaél ir- 
landais; le breton seul y fait exception. C'est ce que nous 
avons vu; nous y reviendrons plus tard. 

Il est évident que l'association de l'article avec la racine 
simple , dont le sens peut être général et hors de la classifica- 
tion ordinaire des parties du discours, définit ce sens et fait 
entrer le mot dans une classe, celle des noms substantifs ou 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 135 

adjectifs; mais le groupe d'idées représentées par un mot n'est 
pas toujours si vague qu'on ne sache où le rapporter. 

Par le sens, un mot est substantif quand il représente un 
objet matériel : ainsi le mot homme, s'il est représenté par une 
racine simple, est nécessairement substantif; on n'a donc pas 
besoin de l'article pour en faire un substantif. En ce cas, il 
peut se supprimer. Cest le procédé employé en gallois, en 
gaël écossais et irlandais, pour suppléer à l'article indéfini; 
c'est aussi le procédé du basque. Cet article défini est : 

A. Ac. 

E. Ec. 

Or a est une des formes de l'article défini en gaël, soit 
écossais, soit irlandais; l'autre, d'ailleurs, en est peu éloigné, 
puisque c'est an. Ainsi l'on voit de part et d'autre : 

Gacl, Ec.) A. Basque, .1. 
Ir. ) An. Ac. 

OÙ il y a peu de dissemblance , malgré la différence radicale de 
la consonne; car il y en a plus, à cet égard, entre le gallois et 
le breton. 

Gallois, ï'r. Breton, Ar. 

Al. 
An. 

Mais cette consonne caractéristique c du basque se trouve 
ailleurs, dans l'article défini : 

Basque, A. ) ^ ,. „ 



Hic. 

Ac. ] Hœc. 

Éc. j Hoc. 

' Hâc. 



136 RECHERCHES 

L'aspiration de la voyelle n'y change pas grand'chose; sans 
quoi, il faudrait toujours, pour constater l'analogie, qu'il y 
eût identité. Or, quand il s'agit ici de rapport avec les langues 
anciennes, il s'agit de montrer les rapports du son et du sens, 
mais non pas d'établir des lapports d'origine. 

HAPPORTS DES FORMES DE L'ARTICLE AVEC LES NOMRRES 
SINGULIER ET PLURIEL. 

Ve, avec ou sans la consonne c, indique le pluriel. 

ARTICLE. 

Singulier. Pluriel. 
A, E. 

Ac (aussi employé au pluriel). Ec. 

Nous reviendrons plus tard sur ce sujet. 

DE LA PLACE DE L'ARTICLE RELATIVEMENT AU NOM. 

Au lieu de se mettre devant le nom , comme dans les autres 
langues celtiques, il se met après; de plus, il s'écrit à la fin, 
sans aucune séparation, c'est-à-dire qu'il fait corps avec le 
nom; ce sont bien deux mots réunis, sans altération aucune. 
Lorsqu'on dit Je l'aime, le verbe et son régime qui le précède 
ne font pour l'oreille qu'un mol; mais l'esprit y distingue bien 
l'article, parce que le verbe est tantôt avec et tantôt sans la 
consonne /, suivant la différence du sens que l'on veut expri- 
mer. Il en est de même du basque. Quant à la place qu'oc- 
cupe l'article en basque, il ne change pas de nature pour être 
à la fin au lieu du commencement; à la vérité, il a une place 
différente dans les langues bretonnes et gaëles, mais il faut 
bien c^ue les langues diffèrent en quelque chose, quelque simi- 
litude qu'il y ait entre elles. Ainsi on dit : 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 137 

• Menai, Montagne. 

Mendia , La montagne. 

Mendiac, ) 

T,r ,- \ Les montagnes. 

Mendicc, ) . 

Nous reviendrons ailleurs sur la distinction du singulier 
et du pluriel. Si l'article n'a pas la même place dans les au- 
tres langues celtiques, est-il bien sûr qu'il ne l'ail pas dans 
d'autres langues affiliées, par exemple dans le grec et le latin. ^ 
Aoyos n'est, certes, pas une racine simple; c'est Xoy qui est la 
racine dans toute sa simplicité, et qui n'est ni verbe, ni subs- 
tantif, ni adjectif en particulier, mais tous à la fois, comme 
les racines simples dans le basque. Que fait la syllabe 05 ajou- 
tée à la racine simple? Elle en fait une partie déterminée du 
discours, un nom substantif ou adjectif, suivant le besoin, 
sans modification aucune, ou avec une légère altération. Cette 
syllabe ajoutée fait donc fonction de l'article, occupant pré- 
cisément la même place et servant au môme usage que l'ar- 
ticle en basque. 11 en est de même de xaXos , xc/Xyi, kclaov, etc. 

Il est évident que la particule est séparable, en ce sens 
qu'on ôte 0? pour y substituer ou v on ov , et il n'y a de dif- 
férence avec le basque qu'en ais. La racine simple , dans cette 
langue, peut, lorsque le sens l'exige, se passer de cette par- 
ticule, et c'est un avantage. Cet élément, en grec, a donc la 
nature de l'article, et pourrait être compté pour tel quand 
même on ne le retrouverait pas ailleurs libre et détaché. Or, 
ne l'est-il pas sous la forme féminine v de l'article, et j'ajou- 
terai sous les autres formes masculine et neutre.'^ car l'article 
en grec et le pronom relatif, par la similitude de sens, de 
son et d'emploi, pris dans sa généralité, ont même origine. 
Les grammairiens l'ont remarqué, de reste, pour plus d'une 
langue. 

Ainsi l'on peut, sous tous les rapports, considérer les syl- 



138 RECHERCHES 

labes qui sont ajoutées à la fin de la racine simple, en grec, 
comme Varlicle. Je ne parle ici que du nominatif, de l'accu- 
satif et du vocatif, cas analogues. Quant aux autres, où l'ar- 
ticle se trouve toujours, mais uni à un autre élément, il ne 
m'appartient pas de traiter cette matière , quoiqu'elle ne pré- 
sente pas de difficulté. 

Je ne me serais pas même permis l'indication du rapport 
matériel de la particule, ajoutée en grec à la racine simple 
des noms, avec l'article dans la même langue, si d'autres, 
avant moi, n'en eussent fait l'observation; aussi je ne la 
prends pas sur moi, je n'ai pas besoin de compliquer ma 
tâche : mais il fallait le dire pour bien apprécier la langue 
qui nous occupe. 

DU GENRE. 

On dit qu'il n'y a point de distinction de genre en basque. 
En général, il n'y en a pas; mais il y a une exception à cette 
habitude, que nous indiquerons dans son lieu. 

DES MOYENS EMPLOYES EN BASQUE POUR INDIQUER LES RAPPORTS 
DES NOMS SUBSTANTIFS OU ADJECTIFS AVEC D'AUTRES PARTIES 
DU DISCOURS. 

1° De la distinction du sujet, et de l'objet d'une action , distinction qui se 
rapporte aux différences exprimées par le nominatif ei V accusatif dans les 
langues à déclinaison. 

Nous avons vu qu'il y avait, en basque, deux formes de 
l'article plus spécialement affectées au singulier. 

Par ce moyen, rien n'est plus simple que la distinction de 
l'agent et de l'objet. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 139 

Ac, 1 \ l'agent. 

. } est la forme qui distingue j ,, , . 

ainsi : 
Ac , ) i au nominatif. 

A. \ cor^-e^PO'"! i à l'accusatif. 

Quant à ce qu'on appelle le vocatif, c'est l'intonation qui 
fait la différence. 

2° Rapports de ce procédé avec celui qui est employé en latin. 

Le même principe se trouve pour les deux genres. 

Masculin. Singulier. 

Hic, Nominatif. 

Hune, Accusatif. 



minin. 
Hœc. 


Nominatif. 


Hanc, 


Accusatif. 



OÙ la différence essentielle consiste dans la présence ou l'ab- 
sence d'une consonne. 

3' Des autres rapports qui peuvent être exprimés par des prépositions 
ou par des cas. 

De part et d'autre, ce sont des particules, soit isolées, soit 
réunies à une racine; dans les deux cas, ce sont des éléments 
qui ont la même valeur, et par conséquent la même nature , 
quelle que soit leur origine. Nous allons donc d'abord les con- 
sidérer dans le basque, abstraction faite de leur situation 
dans le discours. 

1° Des rapports que nous avons désignés précédemment 
par le nom de rapports de direction; ce sont : 

De, par, à , 

qui expriment les trois idées fondamentales : 

S milieu , j 
t la fin. 
moyen , ) 

Le départ . la traversée, le but. 



140 HECHERCHES 

Ils correspondent, comme nous l'avons vu, à trois cas : 
De, génitif. 
Par, ablatif. 
A , datif. 

Ils se confondent quelquefois, soit par analogie de sens, 
comme l'origine pour le moyen, ou par similitude de son, et 
par conséquent par abus. 

La préposition de, ou l'élément du génitif, a deux formes 
en basque, az, en. Or, si on jette les yeux sur le tableau com- 
paré des prépositions de cette espèce, que j'ai donné dans la 
grammaire gaële, on retrouvera la particule basque az, sous 
toutes ses formes analogues, dans toutes les langues celtiques; 
mais en gaël, d'une manière qu'on pourrait dire identique. 
Gaël, As. Basque, Az. 

L'autre forme, en, nous la trouvons eu gaël irlandais, non 
comme particule détachée, mais comme affixe dans une 
forme de déclinaison sur laquelle nous avons particulière- 
ment appelé l'attention. Remarquons que, dans la tribu des 
langues gaëies, l'irlandais a spécialement conservé les formes 
de l'antiquité ; nous l'y trouvons au génitif, non-seulement 
au singulier, mais au pluriel. C'est que la nature du rapport 
ne change pas en changeant de nombre lorsque l'élément est 
significatif par lui-même. 

Une modification do la voyelle a sulTi au gaël irlandais pour 
indiquer cette différence. Il en est à peu près de même du 
basque. 

Si maintenant nous considérons les particules allixes en 
grec, qui désignent les mêmes rapports, nous les trouverons 
sous les mêmes formes essentielles : 

Basque, Az. Grec, As, os. 

En , ilv, 

avec cette dilférence qu'en grec l'une est aflectée au singulier. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. l/il 

lautre au pluriel , ce qui ne change pas la nature des rap- 
ports. En parlant du grec, j'ai parlé du latin, où les cas sont 
formés sur le même modèle , avec de légères variantes. 

Je ne reviendrai pas sur l'aiïixe du génitif singulier dans 
cette langue; j'en ai déjà parlé. Quant à l'aflixe du génitif 
pluriel, celui de la troisième et quatrième déclinaison, c'est 
l'analogue du grec, car les Latins placent souvent Ym où les 
Grecs se servent de Yv. Quant à l'affixe du même cas dans les 
autres déclinaisons, j'en parlerai plus tard. 

Quoiqu'en basque les deux aient le même sens, en est plus 
spécialement consacré au sens du génitif. 

Bien que az signifie de, il est encore employé dans le sens 
de par; il devient alors spécialement un ahlatif, dans le sens 
particulier que nous avons indiqué. 

La particule qui répond, en basque, à la préposition à, 
c'est /. Or, nous l'avons vue en breton et en gallois sous la 
forme de i et r ; nous l'avons vue en breton et en gallois comme 
particule détachée, faisant fonction, en gallois, de la prépo- 
sition qui répond au datif, et consacrée à cet usage toutes les 
fois qu'il s'agissait de ce rapport. 

Nous l'avons alors comparée à la particule affixe qui désigne 
le datif en grec, t exprimé ou souscrit; nous avons également 
trouvé son équivalent en latin sous la même forme i. 

Maintenant, si nous voulons employer ces particules bas- 
ques comme les correspondantes le sont en grec et en latin , 
nous allons faire une déclinaison commune, au moins pour 
le singulier, qui sera presque identique. 

Nous prendrons pour racine un nom propre, pour ne pas 
détourner l'attention, et l'on me pardonnera de considérer le 
nom propre Joannes comme si c'était la racine invariable en 
grec et en latin, et de décliner le nom suivant les règles géné- 
rales de la déclinaison avec augment. 



142 



RECHERCHES 



Je demande une légère liberté pour le basque, en ce qui 
répond au nominatif et à l'accusatif, c'est-à-dire de mettre à 
la fin les deux modifications correspondantes de larticle. 



Basque. 
Nom. Joannes, ac. 
Accus. Joannes, a. 
p , . ^Joannes, AZ. 
[Joannes, £.v. 
Datif. Joannes , i. 



Gi-ec supposé. 
loavvvs. 
loavvm, a. 
loavvvs, os. 
loavvrjs, ojv. 
loavvns, i. 



Latin supposé. 
Joannes. 
Joannes, em. 
Joannes, is. 
Joannes, IVM. 
Joannes, l. 



Quoique Jean ne se décline pas ainsi en grec et en latin , ce 
mot n'en est pas moins décliné suivant la règle de la décli- 
naison avec augment. Voilà tout ce qu'il faut. 

Je dirai la même chose du nom en basque : il ne se termine 
pas en a, en ac; mais les noms communs peuvent se ter- 
miner ainsi. Cela suffit. 

Voilà une partie des plus frappantes et des plus remar- 
quables; et quant aux légères différences, le basque se rap- 
procherait, à cet égard, du grec autant pour le moins que 
du latin. 



DE LA PLACE DES PARTICULES BASQUES CORRESPONDANTES 
AUX PRÉPOSITIONS ET AUX CAS. 

Ce sont des particules qu'on ne place pas avant, mais après 
le nom; ce ne sont donc pas des particules pré;po5j7iu<?s, mais 
des particules pos/posi^ves, n'ayant pas la place, mais la valeur 
des prépositions. Ce sont véritablement des prépositions quant 
à leur nature, mais non quant à leur position. Il n'est pas be- 
soin de changer la nomenclature; car il faut un nom générai, 
puisque les mêmes particules se mettent devant le nom en 
gallois et en gaël , et après dans le liasque. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 143 

DES PARTICULES QUI REPONDENT AUX AUTRES PREPOSITIONS 
DE MÊME ORDRE ET À CELLES D'ORDRES DIFFERENTS. 

Pour abréger, je me contenterai d'eu donner le tableau 
comparatif. 

DES PARTICULES QCI REPONDENT AUX PREPOSITIONS. 





/ le (de), 






Grec, 
Latin, 


ex. 




£(cJe), 


comme dans 






Basque . 


] ÇU'c , 


de 


vous. 


Latin , 
/ Grec, 
l Latin , 


e. 
in. 




\ An. 






iGaël, 
1 Breton , 


jn. 
enn. 



Gaël irlandais, ann. 

Gaël écossais , ann ( préfixe en comp"" ) 

Al [h, vers), précédé / Latin, ad. 

d'une consonne < Gallois, at. 

euphonique. ' Gaël , adh. 

I Latin, j '''"'■ 

{ cou. 

Gallois, j ^o (en composition). 

I eyn (ù/. prép°- préfixe). 

Breton, ken {idem). 

n "1 ( corn, j , . , 

Gael, .' l [idem). 



Co, pour, à. 



/ con, j 
( Gaël irlandais, f/o, l ix\ 
I Gaël écossais, (ju, ) 



PARTICULES COMBINEES CORRESPONDANTES AUX PREPOSITIONS COMBINEES. 

( Gun. j ''■'«■ 

Gamc(de). ) ^ ' 2'"' 

' d'avec. 



144 RECHERCHES 

( Gan. î ''•^«- 
Ganat (à, vers). ) | avec. 

( At. à. 

!Ga, co (pour). 
T euphonique. 
le, de. 
pour de. 
à cause de. 

DE LA PLACE DE TOUTES LES PARTICULES PRECEDENTES 
QUI RÉPONDENT AUX PREPOSITIONS. 

Toutes se placent après le nom et s'écrivent ensemble, 
pour ne former qu un mot composé : elles servent donc d'af- 
fixe; mais, je le répète, la nature de la préposition n'est pas 
changée. Ainsi, en latin , la préposition cum, qui est ordinai- 
rement placée devant les noms, se met après dans certaines 
circonstances, c'est-à-dire après le pronom : au lieu de dire 
cum me, etc. on dit mecum, tecum, nohiscum, vobiscam; et 
cum, devenant une particule affîxe, n'en est pas moins par sa 
nature une préposition. 

DE L'EMPLOI DE CES PARTICULES DANS LE DISCOURS. 

Les particules étant employées comme affixes, il faut des 
moyens d'union. Les Basques évitent soigneusement le con- 
cours de trop de voyelles; il leur faut donc, lorsque le cas 
l'exige , des liaisons euphoniques. 

DES LIAISONS EUPHONIQUES DANS LE BASQUE. 

Les lettres t et r (el surtout la dernière) sont celles que les 
Basques adéctionnent le plus pour cet usage. Ainsi dans le cas 
de Joannes, nom propre, il n'est pas besoin de consonne eu- 
phonique si l'afTixe commence par une voyelle; mais si la 
première lettre est une consonne, il faut une voyelle, e ou a, 
comme pour lier kin (avec) Joannesekin. Si, au contraire, le 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. U5 

nom finit par nne voyelle, une consonne, par exemple IV, 
est nécessaire. 

Maria [Marie), nom propre. , ^[ 

Mariari [Mana[r)i) , à Marie. 
Mariaren (Maria(r)cn) , de Marie. 

Tantôt le t, tantôt IV avec le même substantif; mais IV le 
plus souvent. 

Mendi, montagne. 

Mendiian {Mendi[t]an) , en montagne. 
Mendiri [Mend'i[T]i) , à montagne. 

En voilà assez pour comprendre en général et la nature et 
l'usage de ces particules, et leurs rapports avec les autres lan- 
gues. Je donnerai cependant un tableau de leur emploi, sans 
l'article et avec l'article, dans les deux nombres. 







IND^ 


:fini. 










Mcndi. 


montagne 










Mendie . 


montagne 










Mendiz , 


de, par \ 










Mendiian , 


dans 1 




. , -, . ',.■, :;if 






Mendiri, 


à 1 




, .■■. ,./^;,:: 






Mendiren , 
Mendirekin , 


de [ 
, avec [ 


montagne. 






Menditaco . 


pour 1 










Menditaric , 


de 1 










Menditarat. 


à, vers / 




1 ^: ,\ 






DÉFINI. 








Singulier. 




Hnrid. 




Mendia . 


la montagn< 


3. 


Mendiac . 


les montagnes. 


Mendiac , 


la montagne. 


Mendiée, 


les montagnes. 


Mendiaz , 


delà, paria 




Mendiez , 


des, 


par les\ 
îles 


Mendian , 


dans la 




Mendietan , 


danj 


Mendiari , 


, A la 


montagne 


Mendiei , 


aux 


) montagnes. 


Mendiaren, de la 




Mendien , 


des 


\ 



146 RECHERCHES 

Singulier. Pluriel. 

Mendiarckin , avec la \ McncUekin, avec les \ 

Mendie , pour la f Mendietaco , pour les f 

«montagne. ht 7- • i )raonlagucs. 

Menditic, de la I Mendietaric , des I 

Mendirat . à , vers la 1 Mendietarat , aux , vers les ) 

Il serait superflu d'entrer ici dans plus de détails sur ce 
tableau; mais il est, sur les moyens euphoniques, une re- 
marque que je ne puis omettre. 

DES LETTRES EUPHONIQUES COMPAREES DANS LE BASQUE 
ET LE LATIN. 

Les Basques, comme nous l'avons fait voir, se servent de 
la particule en, correspondante à l'affixe du génitif, que les 
Grecs et les Latins mettent au pluriel. 

Basque. Grec. Latiu. 

En. Clv. Um. 

Mais avec les mots qui finissent par une voyelle , ils inter- 
posent l'r. Les Latins font de même dans la première, la se- 
conde et la cinquième déclinaison : mus-a-r-nm , mus arum ; 
domin-o-r-um , dominorum; fac-ie-r-um, facierum. Ils auraient 
pu dire , sans doute, musum ; mais ils tenaient à la conservation 
de la voyelle , et ils avaient raison ; car elle représente l'article. 
Or, pour le conserver, il fallait une consonne euphonique ; 
cette consonne est la même qu'en basque. 

Basque. Latin. 

!' Aram . j 
Oniin , > pluriel. 
Icrum , ) 

Mais ce n'est pas là que se borne la similitude ; voici ce 
que dit Funcius dans son ouvrage sur l'enfance de la langue 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. Ki7 

latine : « Nihil enini freqiientius accidit olim quam ut (/ et / 
(les deux lettres euphoniques donl nous avons parié) , invi- 
cem committerentur ut in medidie ^ et vice versa. (Remar- 
quons qu'ici la lettre radicale était d, qu'on a remplacée par r, 
pour éviter la cacophonie.) Apor dicebant pro apu(P\ ar pro 
ad; sic arvenus, arvenlores , arvolare, et siniilia^^. " 

DES PRONOMS. 

Les pronoms en basque n'ont pas la variété de forme qu'ils 
ont dans les langues bretonnes et gaëles. 

TABLEAU DES PRONOMS PERSONNELS. 

Singulier. Pluriel. 

]" personne. Ni je. Gu. 



tu. Çuec. 



}Çu 

^"'^"j il, elle. ) ^'''^ 
Hare ) \ Heyec. 



RAPPORTS DE CES PRONOMS AVEC CEUX DES LANGUES CELTIQUE.* 
ET LATINE. 













[ Latin , 


nos. 


\ pluriel. 




1" 


personne. Ni, 


singulier. 


Gallois, 
( Breton , 


ni, 
m. 




2' 






( Çuec, 


( singulier, 
pluriel. 


/ Gallois , 
' Breton , 


çwi. 
çyewi. 

/ choia 
\ hoe'h. 


, > pluriel. 










3' 


—- 





\ Hec 
\ Heyec 


: pluriel. 


Latin , 

Gallois, 

( Breton , 


\ hic, 
'l hœc. 

hi, 
i /u. 
\hr. 


singul. maso, 
sing. fém. 
sing. et pi. fém. 
s. etpl.masc. 
s. et pi. fém. 




' Va 


rro, 


De Vincjiia 


lalina . lib. V, 


c. H. — ' Festus in 


hac voce. 


- ' Pris- 


cianus, 


Jib. 


I. 













148 RECHERCHES 



PRONOMS POSSESSIFS. 

Nous avons vu dans les autres langues celtiques que les 
pronoms possessifs se formaient , comme en grec et en latin , 
des pronoms personnels ; il en est de même du basque. 

TABLEAU DES PRONOMS POSSESSIFS COMPARES AUX PERSONNELS. 

Pronoms personnels. Pronoms possessifs. 

,., ( Ni, singulier. Ene. 

1 personne. I ° 

( Gii , pluriel. Gare. 

Hi I . y { Hire. 

singulier. ; 

Çu \ ^ \ Cure. 

Çuec, pluriel. Çuen. 

rr ■ i- i Bere. 

Hara , suiguiier. ; 

( Beren (sing. et pi.). 

Hec, pluriel. Heqiiicn. 



DES PRONOMS DEMONSTRATIFS. 

Ces pronoms ne sont que des modifications des pronoms 
de la troisième personne , comme nous l'avons vu dans les 
langues précédentes. 

TABLEAU DES PRONOMS DEMONSTRATIFS COMPARES DANS LE BASQUE 
ET DANS LES LANGUES CELTIQUES. 



Hau 


celui-ci. 


Latin , 


hune. 


Hancc 






i huna. 


Hauc 


ceux-ci. 


Gallois , 


} hou. 


Ilaujec 






{ ''/"• 


Hori 


ce i-là. 


Latin , 


koc. 


Horrec 








Horrice ) 


ceux-là. 






[ 






Horricec \ 









J'ajouterai à ce tableau que l'article a fait aussi fonction 
de pronom démonstratif et répond souvent à celai qui. Nous 



SUU LES LANGUES CELTIQUES. U9 

avons déjà vu que c'est une particule affixe. Il fait aussi fonc- 
tion de relatif. 



TABLE.\U 


DES 


PRONOMS RELATIFS 


ET 


' INTERROGATIFS. 


Basque. < 


'•1 

2.! 

1 

3. 


Cein qui , qui ? 

Ceinec 

j\or 

qui? 

Cer qui ? 
Cerc quoi ? 




Espagnol, quien. 
Latin, quem. 



Bait, qui veut dire un, se joint aux précédents et se place 
après. 

Ceinbail 
Norbait 



I quelqu'un; ccrbuit , quelque chose. 



DU VERBE. 



Rien n'est plus simple que le verbe en basque, quant aux 
principes de sa conjugaison; rien ne paraît jjlus multiplié 
que ses formes. Je me bornerai à le réduire à ses éléments , 
qui sont bien simples, ainsi que le principe qui les combine. 
Il est d'ailleurs formé sur le même modèle qu'un des modes 
de conjugaison commun à toutes les langues celtiques. Il n'y 
a en basque que celle-là. Cette forme consiste dans l'emploi 
d'un verbe auxiliaire avec un participe qui est composé , 
comme dans toutes les autres langues celtiques , d'une racine 
à sens indéfini et d'une préposition. J'ai assez fait connaître 
la nature de ce verbe en parlant des autres langues celtiques. 
Je n'ai pas le loisir de développer ici ce sujet qui, d'ailleurs, 
aurait un grand intérêt; mais la longueur de ce travail, par 
la multiplicité infinie des objets à traiter, rend la chose phy- 
siquement impossible. Ce ne sont donc pas les difficultés du 
sujet qui m'arrêtent, comme on peut en juger par ce qui a 



150 RECHERCHES 

déjà été fait. Je n'ajouterai que quelques mots : Il y a deux 
verbes auxiliaires qui servent à la conjugaison , le verbe être 
et le verbe avoir. Le principe est le même pour les deux. 

TABLEAU DES FORMES DU VERBE AUXILIAIRE ËTHE. 







Latin , 
Gallois, 






1 


h. 


Anglais , 


is. 




Basque, 


Arc. 1 


Latin , 

Anglais, 
Italien, 


er 

are. 
e. 


\ uni. 
)as. 



Ces trois racines servent au présent. 

Crn. Grec, ytv-oftai, au passé. 

Il se joint à la première et à la deuxième personne un élé- 
ment de la personne, qui est la caractéristique du pronom. 

La troisième personne du singulier peut souvent s'en passer, 
comme en breton et en gaël. Il se trouve cependant ici au 
présent du verbe être. 

Singulier. Pluriel. 

Naiz. Gare. 

Haiz. Çarete. 

Du. Dire. 

où l'on voit que n-g, n-ç sont les consonnes caractéristiques 
des pronoms de la première et de la deuxième personne. D 
n'est pas dans le nombre des pronoms de la troisième per- 
sonne, mais il correspond à la caractéristique t de la troisième 
du singulier des Latins. Il faut qu'il soit placé devant la racine 
du verbe. Ce verbe s'emploie avec le verbe neutre et passif. 

Le verbe avoir en basque, l'élément de la personne, se 
place ici après. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 151 

Je ne sais à quoi rapporter la caractéristique de la pre- 
mière personne du singulier /,• mais on ne saurait la confondre 
avec celle de la troisième personne, employée avec le verbe 
être , parce qu'elle précède la racine; mais avec le verbe avoir 
elle vient après. 

Je ne dirai qu'uji mot d'une forme très-singulière en ap- 
parence, mais dont je me suis rendu compte, par l'analyse, 
de la manière la plus satisfaisante ; car j'y ai trouvé tous les 
éléments. On peut expinmer par la conjugaison la personne 
qui est le sujet et les pronoms régimes de ce verbe. 

Je l'ai, ta l'as, je le lui ai, ta le lui as, etc. Rien cependant 
n'est plus naturel. Il est facile de s'en faire une idée exacte 
d'après le français : ainsi, je l'ai (eraii j' l'ai, jlai ; iu l'as, t'I'as, 
tlas ; il Va, i'I'a; je te l'ai, j't'l'ai, jtlai; lu te l'es , tut'les , etc. 

Or, ce que nous supposons est exactement vrai dans le fait 
en français, mais chez le bas peuple. Et si l'on faisait une 
grammaire de la langue du peuple, on aurait une semblable 
conjugaison. C'est ce qui a lieu en basque ; seulement elle est 
plus développée, parce que les pronoms et les racines des 
verbes auxiliaires sont irès-hrefs au pluriel comme au singulier 
et sont de nature à se combiner d'une manière agréable à l'o- 
reille. 

L'adverbe est en basque ce qu'il est dans les autres langues 
celtiques, un nom avec une préposition. 

De la conjonction , je dirai seulement que les principales 
sont, 

<>ri basque , eu latin , 

Eta. Et 

Edo. Aut. 



LEXICOGRAPHIE 



LEXICOGRAPHIE. 



Lo tableau général des consonnes , que j'ai donné à la tête 
de la partie grammaticale, présente, avec une exactitude 
presque parfaite , la conversion des consonnes de même classe 
les unes dans les autres , dans les langues celtiques propre- 
ment dites, surtout dans les langues bretonnes (gallois et bre- 
ton). Je n'ai pas besoin d'entrer, à cet égard, dans plus de détail. 
Je ne ferai que les remarques suivantes : 

En gallois et en breton , les mots qui commencent par un 
<j le perdent toutes les fois que certains mots précèdent ; et 
cela dépend principalement de la consonne finale du mot qui 
précède. Ainsi: gior (homme); pluriel, gwyr. Le g tombe 
dans l'un et l'autre nombre ; restent wr et ivjr. 

Or, ce IV devient, suivant les dialectes, en Bretagne, un v; 
ainsi, loyr; en latin , vir. 

Afin de juger des idées communes aux Celtes et aux La- 
tins , il faudrait peut-être une dissertation archéologique, qui 
n'est pas de mon ressort. 

Il me suffit d'invoquer deux ou trois faits connus. 

Une des parties les plus importantes et les plus difficiles des 
arts industriels , c'est l'extraction des métaux , etc. métallurgie. 

Or, cette partie était cultivée par les peuples celtes, dès la 
plus haute antiquité historique. 

Les druides enseignaient la religion , la philosophie et les 
lettres. 

Si, pour l'enseignement, ils ne se servaient pas de l'écri- 
ture, l'écriture était cependant en usage chez eux dans cer- 



Ibù RECHERCHES 

taines occasions, témoin les tablettes contenant le dénombre- 
ment de l'armée gauloise , trouvées par César dans leur camp. 
Or ce peuple était un des moins civilisés parmi les Celtes. 
Nulle part la poésie n'était en plus grand honneur. 



MOTS QUI SE RAPPORTENT AU GREC. 



Gall. 


Aiv. 






Gr. 


kco. 


EAU. 
Gaël éc. 


Abh. s. 
Amh, s. 










Gaêl ir. 


.46/1, s. 
Anih, s. 










niVlÈlîE. 












Gail. 


Afon, s. 
Avon, s. 










Corn. 


Avan . s. 










Br. 


Aven, s. 










Gaëlman. Avon, s. 










Gaël éc 


.Ahhtina 1 


1 










Amhaina 


>s. 




Lat. 


Amnis. 


Gaël ir. 


Amhaim ] 


1 








MER. 












Gall. 


Aç 1 












^% 1 


>s. 




La t. 


Aijmt. 




E'ujiawn , 


1 








Br. 


A(jen, s. 


Source d'eau vive. 






Gaël éc 


. Aicjean, s. 






Gr. 


ùxeavos. 


Gaël ir, 


, Aigcan, s. 






Fr. 


Océan. 


ACUITÉ. 












Gall. 


/1m;}.', s. 






Gr. 


kxi\, o'Iws. 




Awçn... 


Ai 


giiiscr. 


Lat. 


A CVS, aciileus. 




Awçus, a. 


Ai 


S"- 




Arnere. acuttts. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



157 



Br. 


Heh 


(Fr. 


Aiguille, aigu. 




Uecj '■ 


1 


Aiguiser, acide. 




Oberheg. v. 


Faire agacement. 






Hegaczi 
Goaczet 


Fr. 

Agacer. |it. 


Agacer. 
Eccitare, 




( N. B. Devant 


An. 

goaczet la voyelle est tombée. ) 


To liag [\.hr.heg). 


Gaêl ce 


. Achiar, a. 


Aigu, acide. 






Acaid, s. 


Douleur lancinante. 


" 


Gacl ir. 


Achiar, a. 


Aigu, acide. 




SAUVER. ■ 


GUÉRIR. 






Gall. 


Açn, V. 


Sauver, conserver. 




Gaêl éc. 


le. V. 


Fermer une plaie, guérir. 


Gr. Axéo(iai. 


Gacl ir. 


le. s. 


Cure. 






Ice. s. 


Baume. 






Icim, V. 


Je ferme une plaie, je 
guéris. 




RESSEMBLANCE. 






Gaêl éc. 


Aogas, s. 




Gr. E/k&>5. 


LIEU ÉTROIT. DÉTIiESSE. 




Gall. 


/n^, s. 


Lieu étroit , étroitesse , dé- 






i3 dérivés. 


tresse. 


Gr. kyxo- 




Anglien, s. 


Détresse. 






Anghenu. v. 


Etre nécessaire. 




Gall. 


Anghenu, a. 


Indigent. 




Br. 


i4n/ien, s. 


Angoisse. 


Lat. Aiixietas. 




i4nfcé?nia, v. 


Chagriner. 






Anhenius. a. 


Chagrinant. 


Lat. Anxius. 




ilnfcoi/, s. 


Agonie, mort. 


( Fr. Anxiété. 
1 It. Ansietà. 


ANCRE. 






/Gr. Aj'xupa. 


Gall. 


Angor, s. 




iLat. Anchora. 
jFr. Ancre. 


Gaêl éc. 


ilcair, s. 




fit. Ancora 



Gaêl ir. Accair, s. 



158 RECHERCHES 



ANGLE. 










Br. 


Aiili, s. 




Gr. 


AyKv'Kos. 


AIR. 










GaH. 


Awjr, s. 




Gr. 


À>)p. 




Awjraizja. 


Aérien. 


Lat. 


Aer. 




Awjraiv, v. 


Aérer. 








Aivjrgylç, s. 


Atmosphère. 








[Awjr — Ejlc.) 








{Air— Cercle.) 


1 






Br. 


Ear, s. 

Aer, s. 








Gaël éc. 


Adhar, s. 
Alhar. s. 




Gr. 


AiOvp. 


LABOUR. 










GaH. 


Ar,s. 


Terre labourée. 


Gr. 


kpoci). 




Aru, V. 


Labourer. 


Lat. 


Aro. 




Arad, s. 


Charrue. 


Lat. 


Aratnuii. 


Br. 


Ara, V. 
Arer, s. 
Arar, -. 


Labourer. 

Laboureur. 

Charrue. 






Gaël éc. 


Ar.ti. 
Air, a. 


Labour. 
Labouré. 








Arbhar, s. 


Blé sur pied. 


Lat. 


. Arvum. 


Gaël ir. 


Ar,s. 
Air, s. 
Arbhar, s. 


Labour, 
r.abouré. 
Blé sur pied. 






BATAILLE 


;. — C4;?7V^G£ 








Gali. 


Aer, s. 

66 (Idrivé.s. 








Corn. 


/Ir, s. 




Gr. 


Apr?s. 


Br. 


Aer. .s. 








Gaël. 


.4r,s. 




An. 


fVar. 


Gaël ir. 


, Ar, s. 








LANGAGE 


. 








Gaël. 


Ar. s. 




Gr. 


Èpéco. 




4rai«, a. 


Eloquent. 


Lat. 


Oro. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



150 



Gaèl. 



Gaël. 
Gaêi ir. 



SOIGNE lî. 
Gaël ir. 



[Éloquence. 
Orateur. 
!cuhe. 



NOMBRE. 
Gaël éc. 
Gaël ir. 



Arawd, s. 
Araivn, s. 
Arodaur, s. 
Aor, s. 
Aor, s. 

GABDER. 

Aireasg , s. 

Aire, s. Soin. 

Aireach, s. Gardeur de troupeaux. 

Aircacli, s. Vigilant. 

Aireachas. s. Vie pastorale. 

Airne, s. Sentinelle de nuit. 

10 dérives. 

Aireamh, s. 
Aireamh, s. 

Aireamhaim, v. Compter. 
Aireamhtoir, v. Calculateur. 



Fr. Harangue. 
La t. Orator. 

Lat. Ad-orare. 



Gr. OSpos. 



Gr. Apt6(jLos. 
Gr. ApiOfjLstv. 



CHOIX. 










Gaël ir. 


Aircar, s. 




Gr. 


Alpé'j). 


PRINCE. 










Gaël éc. 


^''"5' s- 




Gr. 


Ap-x^ùv. 


AMITIÉ. 










Gaël ir. 


Airinn. s. 




Gr. 


Épcas. 


.4BB/. 










Gall. 


^rW, s. 










Açludaw, V. 


Cacher dans l'ombre 


Gr. 


Àp^XOî. 


VOLONTÉ. 










Br. 


l'ou/ , s. 




,Gr. 
iLat. 


BokXt). 
Voluntas 


Gaël éc. 


Aill, s. 








Gaël ir. 


^i7, s. 




Fr. 


Volonté. 


AUTRE. 










Gall. 


^//, a. 




Gr. 


ÂXXos. 




Ail, s. 


Second. 


Lat. 


ÀlillS. 



160 



RECHERCHES 



Gall. Allan.ady. 

Allaiz, s. 

AUt, s. 
Br. AU 

EU 
Gaëléc. AU \ 

Elle \ s. 
Gaël ir. AU \ 
AUTOUR. 

Gall. Am. prép. 

DIGXE DE LOUANGES. 
Gaël ir. Ain. a. 



Hors, Dehors. 

Barbare. 

Autre. 

Autre. 



Etranger. 



HONORABLE. 



AUenus. 
Aller. 



Gr. A(i<pï. 

Gr. À<r^£U, aiveaii. 



( ]V. B. <4in devient préfixe , approbative ou in- 
tensitive. ) 



NEGATION. PRIVATION. 

Gall. An, conj. Non — Autrement que. 

(N. B. An , conj. devieut préfixe, privative ou né- 
gative.) 

Br. An, préf. pri- 

vative ou né- 
gative. 

Gaël ir. Aine , s. Privation de nourriture , Gr. kvev. 

abstinence, jeûne. { Av. préfi 

[N. B. Ain, préf. privative ou négative.) ou nég.) 

NOM. 

Gall. Emv — Henw. 
Br. Hanv. 

Gaël éc. Ainm 
Gaël ir. Ainm, Ainim 

VIERGE [ Jeune fille à marier). 
Gaël éc. Ainnir, s. Ain- 

dear. 
Gaël ir. Ainnir, s. Ain- 
dear. 
BLANC. 

Gaël éc. Arg 
Gaël ir. Arfj 



Gr. Ôvofioi. 

} KvSpa. 
Gr. kpyos. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



101 



ARGENT. 








Gall. Arian, s. 








Arianf, s. 








Br. Archant,s. 








Archanta. v. 


Argenter. 






Gaèl. éc. Argiod, s. 


Argent. 


Gr. 
Lat. 


Arçjentunt. 


HAINE. HOBREUR. 








Br. Argarzi, v. 


Abhorrer. 


Gr. 


Ôp>Ti. 


FAIM EXCESSIVE, AVEC 


/BÉE D£ RAPACITÉ. 






Gaël éc. Arpagach, s. 




Gr. 


Àpira^o». 


Arpaij , s. 


Harpie. 




Apirvia. 


Ot/BS. 








Gall. Arth. 




Gr. 


ApKTOS. 


7 Jérivé». 








^SS£Z. 












i" 


kSœ, fut. 






Â(Tr?. 




ir: 


Assez. 






/Is^ai. 


CALME. AISANCE. 








Br. Eap, s. 








Açzony, .s. 








Gaël ir. Aiseac, s. 


Rétablissement. 


Gr. 


ii(TVX,ia. 


Aiseacadli. a. 


Restaurant. 






Aisiacjhadh, s. 


Soulagement, calmant. 






Aisiughaim, v. 


Alléger. 






CONNAITRE. PERCEVOIR. 






Gaël ir. Aiihaidim , \ . 


Savoir. 


|Gr. 


EiSéu. 
Aiadâvofxai 



RAPPORTS AVEC LE LATIN. 



PERE. 

Gaëléc. Ab, s. 
Gaël ir. \b, s. 



Lat. Ahhas. 



162 




RECHERCHES 






DEPUIS. - 


— DÈ.S. 








Br. 


Aba, adv. 


Depuis. 


Lat. 


Ab. 


AIGLE. 










Gaël éc. 


Acuil, s. 




Lat. 


AquUa. 


Gaêl ir. 


Acail. s. 








LIEU HABITÉ. DEMEURE. ÉDIFICE. 






Gall. 


Adev, s. 
Adevun, s. 


Retraite. 


Lat. 


Mdes. 




Adail. s. 


Édifice. 




Mdilitas. 




Adeilaiw, v. 


Bâtir. 








Adelaiz, a. 


Relatif aux édifices. 




Milis. 




,4 dérivés. 








Gaël éc. 


Allé. s. 


Lieu. 






Gaël ir. 


Aile. s. 


Lieu. 






AUTEUR. 










Gall. 


Awdur, s. 

1 1 dérives. 


Celui qui doune letre, la 
puissance ou faction. 


Lat. 


Auctor. Anior. 


Br. 


Aator, s. 


Auteur. 


Fr. 


Auteur. 




.4ofro«. s. 


Maître, seigneur, mon- 
sieur. 


It. 


Antore. 




Jotrea, v. 


Accorder, céder. 


Fr. 


Autoriser. 




Aotre. s. 


Concession. 




Octroi, octroyer 


Gaël éc. 


U(jhdar. s. 


Auteur. 






Gaël ir. 


Ucjhdar. s. 


Auteur. 


An. 


Author. 


CHAMPIGNON. 








Gaël éc. 


Agaircj, s. 




Lat. 


Agaricum. 


Gaël ir. 


Agairg , s. 








MONTAGNE. ROCHER. PIERRE. 






Gall. 


i«^ s. 


Hauteur. 


Lat. 


Altus. 


Gaël éc. 


/ii7p, s. 


Montagne. 






Gaël ir. 


4i7/,,s. 

iifcit/i. s. 
/li/cne, s. 


Montagne , bloc. 
Rocher, pierre. 

Grève. 
Pavé. 







PUISSANCE. 
Gall. Al. 



SVW LES LANGUES CELTIQUES. 

Lat. Valerr. 



163 



Anallu. a. 
Aiwael. il. 
Br. Bdi. s. 

NOURRITURE. 
Gall /!/, s. 
Al, s. 
Gaël éc. Alt, s. 
Gaëi ir. Ailim , \ . 

Gaël éc. /Ii7m, s. 
Aihn . s. 

ALOUETTE. 

Br. Alchuïder, s. 



Invalidus. 



i An , part. néi;. 
Impossible, j ^,,^,^j^._. • 

InutHe. j^«>P^rt.nég.( 
/ lae/, valoir. ) 
Puissance, pouvoir, auto- 
rité, souveraineté. 



Nourrissons. 

Jeunes animaux. Lat. Alo. 

Action de nourrir, d'élever. Altuin (supin). 

.Te nourri.s. 



Lat. Vlinus. 



Lat. Aluuda. 



SOUFFLE. HESPIBATIO.X. 



Awel. s. 
Awelu . V 
Alan, .s 

Alauu, V 
Anal, s. 

Analu, \ 
Alu, V. 

.4ff/, s. 

.4De/i, V 

Alan 
Halan 
Alana 
Halanu 



Veut. 

Souffler, en parlant du vent. 

Principe de la vie ou de la 

respiration. 

Respirer. 

/i4«,part. inteus. 

]AIu , halener , 
tion. i 

comme re-spi- 

rare. 

Halener. 

Vent. 

Faire du vent , exposer au 

vent, éventer. 



Respirer. 



Lat. Halitus. 



Haleine. Fr Haleine. 

Prendre haleine, respirer. Halener. 

1 1. 



164 




RECHERCHES 




Br. 


Alanad ) ^ 
Halanad ) 


Durée de la respiration. 




Gaéléc. 


Aile. s. 


Souffle, respiration. 


Halenée. 


Gaël îr. 


Aile. s. 


Air, atmosphère. 




CERCLE. 








Br. 






Lat. Annus , annulas. 


Gaël éc. 


Ann, s. 




Fr. Année. 


Gaël ir. 


Annaid, .s. 




Anneau. 


ÉGAL. — 


SEMBLABLE. 






Gall. 


Evel, a. 






Corn. 


Avel, a. 






Br. 


Evel ) 
Eval 1 "■ 




Lat. /Equalis. 


Gaël éc. 


Amhuil. a. 






Gaël ir. 


Amhail, a. 






ÂME. 








Gall. 


Enaid, s. 
Einiau, s. 








Eneidial. v. 


Animer. 




Br. 


Anaff 

Enam \ s. 


Ame. 


Lat. Animas. 




Ene ) 




Anima. 




Enaoùi, v. 


Animer. 






Aneval 


Animal. 


Animalis. 



Gaël éc. Anam.s. Ame. 

Gaël ir. Anaman-dé, s. Papillon. 

Ame de Dieu. 



t.TttUllKS!>h. 

Gaël éc. Aire, a. 


Étroit. 


Gaël ir. Aire 

A irceas 


s. Ktroitesse. 


ÉLÉVATION. 




Corn. Ard, a. 


Haut 


Gaëlér. Airdc. s. 





Fr. Ame. 
Animer. 
Animal. 



Lat. Areins. 



Lat. Arduiis. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



105 



Gaël 6c. 


Ard, a. 
Ardaich 
Afduich 


Haut. 
V. Élever. 






(iaël ir. 


Airde, s. 
Ard, a. 
.1 rdaiyhiin 
Arduuikim 


Haut, 
j V. Élever. 






ABME. 






^ 




Gall. 


Arv, s. 

lo dérives. 

Arva. V. 

Arf. s. 


Armer. 




- 


Br. 


Arm , s. 


- 


Lat. 


Arma. 


Gaël éc. 


Air m, s. 
Arm, s. 
Armaich, v. 


Armée. 
Armer. 






Gaël ir. 


Ainn, s. 
Arm, s. 
Armaim, v. 


Armée. 
J'arme. 






ÂGE. 










(iaël éc. 


/lois, s. 










Aosda, a. 


Ancien, âgé. 


Lat. 


Mtas. 


Gaël ir. 


/lojs, s. 
ioWa, a. 


Ancien. 






PHOPRE. 


— APTE. 








Gaël éc. 


Ap, a. 




Lat. 
Fr. 

It. 
An. 


Aptus. 
Apte. 

Alto. 
ApL 



jrrnt.. 

Gail. 


Arc. 






Br. 


Arc 
Arch 


!'• 


Lat. Arcu. 




Arched. s. 


Bière, cercueil. 






Archik, s. 


Petit coffre. 




Gaël éc. 


Arc, s. 






Gaël ir. 


Arc, s. 







100 



RECHERCHES 



vu. 

Gall. Aur. 






Br. Aour, s. 






Gaèléc. Or. 




Lat. Aiirwn. 


Gaël ir. Or. 




Fr. Or. 

II. Oro. 


PLANCHES. 






Gaël ir. Ais, s. 




Lat. Assd. 
Fr. Ais. 


ÂNE. 






Gall. Asyn. s. m. 




Lat, Asinas. 


is«i, s. f. 






Br. Asen j 






vE5<'n > s. 






Ascan ' 






Gaël éc. Asel, s. 






Gaël ir. Asel, s. 






^/SSÊLLE. 






Corn. ilic/e, s. 






Br. Asell.s. 






Askle. s. 






Gaëléc. Asgall, s. 

Gaël ir. Asgall, s. 

Asgaih. s. 




Lat. Axilla. 


AILE. 






Gall. Asgcll.^. 
Br. Ispae», s. 




Lat. Aa;i7i«. 


VERS. 






Gall. ^^ 




Lat. irf. 


/)£S//? AUDENT. 






Gall. /lujyj, s. 






4)'y2us, a. 
Awjdd, .s. 


Désirer ardemment. 

Passionné. 

Avidité. 

Avide. 


Lat. y4wc/(LS. 



SUR LE8 LANGUES CELTIQUES 107 

Lat. HasUt. 



LANCE. 

Gaêl éc. Aslas , s. H-astas 
Gaèl ir. Istas , s. H-asta> 



MOTS CORRESPONDANT AU FRANÇAIS, A L'ITALIEN, ETC. 

Fr. Ébaubi. 



Fjtourdissement , étonne- 

ment. 
Étourdir, étonner. 



Embouchure d'une rivière. 



ETOUnOI. 

Br. Abaf, a. 

A bafder, 

Abaf, V. 
HAVRE. 

GaH. Aber, s. 
Br. Aber, s. 

Gaëi éc. .iber, s. 

.iUIiONE (plante). 

Br. AJron 

Avron 

HALLE. (Mot qui devrait être i; la partie grecque. ) 

Br. Als, s. 



Aniurra, v. (amarrer) 



Gaël éc. 


AU, S. 


Gaël ir. 


AU, s. 


CHAÎNE.- 


- CÂBLE. - 


Br. 


Ainar, s. 


Gaël éc. 


Amar, s. 


ANCIEN. - 


— AÎNÉ. 


GaH. 


Hen, a. 


Br. 


Enn. a. 


BLESSUEE 
Gall. 


^Haf, s. 




y dérives. 




.l»ai'U, V. 


AliMOlEE. 




Br, 


Anndl, s. 



Blesse 



Ebaubir 



Fr. Havre. 



Fr. Auront 

Gr. ÀvX,). 

Lat. Aula. 

Fr. Halle. 



Fr. Amarrer. 
Amarre. 



Fr. Aîné. 



Fr. Xav. 



168 



RECHERCHES 



Gaël éc. Armaire, s. 
Gaël ir. Armaire, s. 

CONFUS. 

Gall. Artar, a. 

ARCHAL ; Cld'arcbal). 
Br. Orgeal ) ^ 

Orchal \ ^ 

ÉQUIPEMENT. 

Br. Harnese, s. 

Gaël éc. Airneis, s. 
Gael ir. Airneis, s. 



Fr. .\rinoire. 



Fr. Aria. 



Fr. Archal. 



Fr. Harnais. 
It. Arnese. 



ABIiHES. - 


— G.iGE. 




Br. 


Arrez, s. 
Errez, s. 






Arrezi 
Errezi 


Donner des 


Gaël ée. 


Arra, s. 




Gaël ir. 


Arra, s. 




ARSENAL. 






Gall. 


Arsanal ) 




Br. 


.irsenal ) 




OSIER. 






Br. 


Aosil, s. 




CHICANE. 


DISPUTE. 




Br. 


Atahin, 3. 
Atahina, s. 




POINTE. - 


— PIQÛRE. — 


- EXCITER. 


Gall. 


Acth, s. 


Pointe. 


Br. 


Atiza, V. 


Piquer. 




Astizen,\. 


Exciter. 




Atizer, s. 


Qui excite. 


ÉCLISSE. 






Br. 


Astill, s. 
Melt, 8. 





Fr. Arrhes. 



Fr. Arsenal. 



Fr. Osier. 



Fr. Taquiner. 



Fr. Attiser. 
It. Stizzare. 



Fr. Attelle. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES !6<J 

AZUK. 

Gall. Asur. Fr. Azur. 

A VIVES ( maladie des chtvau.x où les glandes du la inùchoirc sont enflées). 

Br. Aviez. Fr. Avives. 



MOTS CORRESPONDANT A L'ANGLAIS. 



GaU. 


Ab,&. 




Epa, s. 


Br. 


Ab. s. 


Gaël éc. 


Ab,s. 


Gaël ir. 


Ab, .s. 


PARLER. 




Gall. 


Ebru, V. 


Gaël éc. 


Abair, v. 


Gaël ir. 


Abair, v. 


COUCHER 


DU SOLEIL, 


Gaël éc. 


Abaoi, s. 


Gaël ir. 


Abaoi, 3. 


POMME. 




Corn. 


Aval. s. 




Avel. s. 


Br. 


Aval. s. 


Gaël éc. 


i6/ia/. s. 


Gaël ir. 


Abhal. s. 


CHAUD. 




Gaël éc. 


/ld,a. 


DOULEUR. 




Br. 


4e/a?j, s. 




Aeled, s. 


ALLONGEh 




Gaël éc. 


/c.v. 


Gaël ir. 


/cim, V. 



An. Apc. 



An. Jabber. 



An, Ere, K 



Au. .4/>/j/é'. 



An. Hot. 



An. yli7, V. 
Ailmenls. 



An. To efce. 



/ 



J'allonge. 



170 

TIMON. 

Gaël 6c. Ailni, s. 

ENTAILLE. 

Br. Ask.i,. 

Aska, V. 

Foun. 

Gaê\. éc. Amhuim, s. 

ENCLUME. 

Br. Anaev. 

Van, Anvez. 

TABLIER. 

Gaël éc. Aparan, s. 
Gaël ir. Apmn, s. 

Gall. Asswjn, s. 



RECHERCHES 

H-nilm. 
Entailler. 



An. Hdtii. 

An. f/ac/i. 

An. Oven. 

An. jlnuil 

Au. Apron. 



An. Essoin. 

(En jurispiudeuce , 
permission de s'ah- 
senter.) 



RAPPORTS AVEC LE GREC. 



EXISTENCE. MONDE. 


NOURRITURE. 






Gall. Bu, S. 


Etre, principe 


vivant. 


Gr. 


B/os. 


Duc, s. 


Vie. 




Lat. 


Vita. 


Byw, V. 


Vivre, exister. 








33dëriv<!.s. (Voy. Bj-d.) 








Djwjd, S. 


Existence. 




G. 


^tôKos. 


BlDjrf.S. 


Nourriture. 




Lat. 


Vita. 


Bwydaw , 


Se nourrir. 






Victiis. 


Bwyla, V. 


Manger. 








Bifiyfa^ s. 


Vivres. 




Lat. 


Vic1aali( 


Bxd. s. 


Tout ce qui 
mcnclc. 


existe , 


le 




Bydiaw, v. 


Exister. 








Bydiawcj , a. 


Existant. 








BrfZu, V. 


Créer. 











SI H LES 


LANGUES CELT 


IQUES. 


GaU. 


Bjzii, v. 


Exister. 




Br. 


Beo 1 
Beo { "' 


Vivant. 






Beo. s. 


Le vif, la partie vivo. 1 
chair vive. 


a 




Berav, v. 


Vivre, se nourrir. 






Bera 
Bucz 


Vie. 






Bacd ( 
Boiicd \ 


Nourriture. 






Bactu i 
Boueta \ '' 


Nourrir. 






Bed,s. 


Monde. 




Gaël éc 


. Bith,s. 


Etre, existence. 






Beath. s. 


Vie, nourriture. 






Baadh, s. 


Nourriture. 






Beist, s. 


Bête, être vivant. 


Lai. Besfi». 


(iaèl ir. 


Bioik i 
Bith S '■ 
Biotli 1 


Etre, existence. 






Bith \ ' 


Lunivers. 






Be, s. 


Qui est, qui existe. 


Gr. Btàù). 




Beo, s. 


Vivant. 






Beatha 
Bmdh * 


Vie, nourriture. 






Biodh, s. 


L'univers. 






Bmdfe, s. 


Nourriture. 






9 dérivés. 








Biadach. a. 


Alimentaire. 






Biadhlaini, v. 


Nourrir. 






Beoi/ia, s. 


Animalité. 






Beothack, s. 


Bête. 






Bpis^ s. 


Bête. 




BÉTAIL. 








Gall. 


Bù/.s. 
Ba, s. 
Buç, s. 




Gr. Boûj. 



171 



172 



RECHERCHES 



Gali. 


Biial, s. ■ Buffle. 








Biuja'd. s. Berger. 


Gr. 


BouxôÀos. 




,6 dériv<!s. 






Br. 


^ ... (s. Garder un troupeau. 
Bagediaw \ 

Bioch, s. 


Lat. 


Bos. 




Baoch, s. Vache, bête à cornes. 




Vaccu. 




Baich, s. 








5 dérivés. 








Bevin, s. Chair de bœuf. 


Lat. 


Bovimis. 




Bugel , s. Bouvier. 
8 dérivés. 






Gaël éc. 


Bo, S. Bœui. 


Gr. 


Bous. 




Buahhal, s. Buffle. 




Bo6ëa. 




Baaile.s. Étable. 




BoatiXi. 


Gaël ir. 


Bath.s. Bétail, bœuf. 
Beo,s. Bétail. 

«;"''» L. B...f. 

DO ) 








Buabhal. s. Buffle. 


Fr. 


Buffle. 




Baaile.s. Étable. 


Lat. 


Bovile. 


IVRESSE. 








Gaël éc 


. Bach, s. 


Gr. 


BdKxos. 




Bachair, s. Ivrogne. 




Bax;^eyw. 




Bachaireachd,%. kc\Àorx continue de 


s'eni- 






vrer. 






Gaël ir 


. Bach,». 
Bachair, s. Ivrogne. 








Bachairiu- Action continue de 


s'eni- 






ijhadh, s. vrer. 






BUIS. — 


BOITE. 






Gall. 


BevLZ, s. Buis. 


r 


nû^os. 


Br. 


Boest 

s. Boite. 
Boestl 


jLat 
(Fr. 


. Pyxis. 
Boîte. 


Gaël éc. Bunsa ) 




Boîte. 
Buis. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 

Gaël ir. Bucjsa, s. 



173 



Boicsin, s. 


Boîte, cofifre. 


1 An. 


Box (arbre) 
Bo.v (boîte), 


COUP. 








Gaël éc. Bac, s. 
Gaël ir. Boc, s. 


1 


,Gr. 
Lat. 
|An. 


Pugnare. 
Box. 


IMMERSION. BAIN. 


BAPTÊME. 






Gall. Ba 

Baz 


S. Immersion. 


Gr. 


hctTlTÙ). 


Bcdjz.^. 


Baptême. 






Br. Badez,^. 


Baptême. 






Badezi, v. 


Baptiser ' . 






Gaël éc. Ba, .s. 


Bain. 


An. 


Bath. 



PROEMINENCE. CE QUI SAILLIT. 

Gall. Bal, s. 



Gr. BofXXo 



Bala. s 


Éruption. 


Gr. BoX)7. 


Baldu, V. 


Saillir. 




Bliv. s. 


Catapulte. 




B/ira^ s. 


Projectile. 




Blonza.y. 


Faire de? contusions. 


An. Blow n 


\4RBRE. 


■FEUILLET. 




Bileog 


!-• 


Gr. «WXXor- 


Billeog 


\ 




Duilleog . s. 


c. à. d. D-iiilleog. 




Duillc. s. 


D-iiillc. ' 





coup 



(A'. B. C'est un de ces exemples dont j'ai parlé 
dans la gr.immaire, où la lettre dentale que 
l'on place devant certains mots qui commencent 
avec une voyelle a fait corps avec le mol. Voyez. 
Partie grammaitcale.) 

LUMIÈRE. CHALEUR. 

Gaël éc. Boilbgr \ 

Boillsg > s. Lumière. 

Boillsgeach j 



^Gr. <DXd|, s5Xo>os. 
/ Lat. Fulcjor. 



' Ces mots sont empruntés dans un sens , mais non pas d'une manière absolue , 
puisqu'ils sont des dérivés légitimes de baz (immersion ). 



174 



RECHERCHES 



Gaél ir. 


Blose. s. 


Lumière. 




Blas. s. 


Chaleur. 


BRANGUIE (nageoire). 




Br. 


Brenh , •>. 




SEIN. 






Br. 


Bronn. 




BRAS. 






Gall. 


Braiç 






Brag "' 

f'ff î s. Brassée. 
Braich ) 




18 dérivés. 






Breiçled. s. 


Bracelet. 


Br. 


Breach. s. 


Bras. 




Briata. \. 


Embrasser. 


Gaël éc, 


. Brac.s. 


Bras. 




Brac. V. 


Embrasser. 




Bracaille, s. 


Bracelet. 


Gaël ir. 


Brac, s. 


Bras. 




Bracaim . \ . 


.l'embrasse. 


FRÈRE. 






Gall. 


Brawd. s. 






BrodauT, s. 
Brodoriaelh, s 


Concitoyen. 
. Fraternité. 


Br 


Brcur 
Urctideuriez 


5. Fraternité. 


Corn. 


Bruivd \ 
Breur ! s 
Bredar ) 






5. Frère. 






Gacl éc, 


. Brathnir. s. 


Frère. 


Gaël ir. 


Brathair. s. 


Frère. 


BRANDON 






Gaël éc. 


, Brann, s. 




Gaël ir. 


Brann, s. 





Lat. Fulcjur, 
An. Hash. 



Gr. Bpay;^ja. 



Gr. Opriv. 

(Praecordia.) 



Gr. hpo-yjav. 

I Lat. Brachiam. 
} Fr. Bras. 



^ Fr. Eni -brasser. 
/ It. Abbraciare. 



Gr. <I>paT)7p. 

( Ejusdem tribus. 
<I>pa'T(Wp . 

«l>pâTp<a. 



Lat. Frater. 

Fraternitas. 
Fr. Frère. 



An. Brothi 



Gr. ncp. 

rit/péw. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



IVf) 



Gacl ir. 


Brannaiiii , 


Consumer. 


^Fr. 
)/\n. 


Brandon. 
Brand. 


POINTE. - 


— PIQUE. — 


PEIÎCEIÎ.—PEINElt. 






Gall. 


Bcr. s. 
Berui . >. 


Broche. 
Tourne-broche. 








Bcru. V. 


Embrochei'. 


Gr. 


nsipco 


Br. 


Ber, s. 
Beria , \ . 
Bir. s. 


Broche. 

Embrocher. 

Flèche (Farc ou de clocher 


Lai. 


Vrrii. 


Gaël éc. 


Bear, s. 
Bioradh. s. 


Broche. 
Piquant. 








Boire, u. 


Percé. 


Gr. 


ïlàpos. 




Boireal, s. 


Foret. 


Lat. 


Per-Jorare. 


Gacl ir. 


Bear, .s. 


Broche. 


Fr. 


Foret. 




Bior, s. 


Broche. 




Forer. 




8 dérives. 








• 


Bioradh . 


Piquant. 








Bur > ,s. 
Bearaii. ) 


Chagrin. 


An. 


1 Bore . V. 
) Bore, .s. ( 




Bcaraiiach, . 


;i. Miséral)le. 






JAMBE. 











Gall. 



Bir. s. 



iGr. THepàvv. 
'■ Lat. Pernu. 
[ Peronens. 



HUIilEll. 

Gall. 
Gaël éc. 
Gaël ir. 


Berva. s. Brouette. 
Beir, v. Porter. 
Beir. v. Porter. 






Gr. (pépelpov. 

(pépw. 
Lat. Fero. 


hlEli. — 


HAUTAIN. FÉROCE. — 


- CRUEL. 


IGNORANT. 


BAr.E. 


OPPRESSEUR. TYRAN. 






Gaël éc. 


Bor, borb, etc. etc. 
Borbarra. ;i. 






Gr. jSdpëapos. 
Lat. Barbariis. 


Gaël ir. 


Borb.n. 
Borbar. li. 
Borbas, s. etc. etc. 






Fr. Barbare. 
It. Burbero. 
An. Barbarous. 




Tout porte ici le caractère d'une 


famille 


indigène 


: la 



racine simple , les dérivés , l'étendue des significations. 



176 RECHERCHES 

ENCLOS. HETRANCHEME^T. OUVRAGE DE DÉFENSE OU DHABl- 

TATIOy. 

Gall. Bwr.s. 

Bwnv . V. Fortifier. 

Bwrç , 8. Rempart. 

Br. Sourcil, s. Bourg, cité. 

Gaêl éc. Burg,s. Ville. Gr. ïlipyos. 

Boruc] i 

Broej > s. Bourg. Fr. Bourg. 

Broig ) 

Gaêl ir. Bm^li | (Maison, palais, ville, lieu 

Bru(j j ^' i fortifié. 

Bmigkin,s. Petite forteresse. 

Biirçj.s. Ville. An. Bnrfjh. 

Briiq I 

Brày )'■ ^°"^8- 

Cette famille est remarquable. Plusieurs autres racines 
présentent ia même série d'idées , avec plus ou 
moins de développement. J'aurais pu donner à 
celle-ci pins d'étendur , et surtout faire connaître les 
divers sens de la racine simple. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN 



CROCHET. 


ANNEAU. 


CROSSE. 


BATON. 






Gall. 


Baç j ^ 
Bacjlan ) 


Crochet. 




Lat. 
Fr. 


BaciJum . 
Béquille. 




Baesg , s- 


Cercle cl une roue. 




Bague. 


Br. 


Bach. s. 


Croc, crochet. 






Baguette. 


Gaêl éc. 


Bac. s. 


Croc, crochet. 






( Bâton qui peut 




Bachull, s. 


Bâton. 






plier.) 


Gacl ir. 


Bac. s. 
Bachol \ 
Bâchai \ s. 
Bachul ) 


Croc, crochet. 










Bâton. 




















Bacc . s. 


Houlette. 









( N. B. Le vrai sens de bachuU , -ol. -al , est 
courbé par un bout comme la lioulrlle. ) 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



177 



BEC. BOUCHE. 


— JOUE. 


Ga». Boç. s. 


Joue. 


Boch. 


Joue. 


Beh 
Bec, 
Bc(ja 
Bcha 


; s. Pointe, Bec. 

; V. Faire une pointe. 


Bekat. ^ 
Gaëléc. Beic.^. 


Becqueter. 
Bec, pointe. 


Gaêlir. Bec. s. 


Bec, pointe. 



Lat. Bucta. 

(Bouche. 
F'-- iBec. 
It. Becco, boccu. 



Fr. Becqueter. 



Gali. 



Bii 



(juno 







V. r. Boucan. 




Bugunaw . v. 


Boucaner. 




4 dérivés. 






Buçiad, s. 
Buçiawl, s 






Beuglement. 




Buçiaw, V. 


Beugler. 


Br. 


Bouc II, s. 


Voix. 


Gaël éc. 


, Bachanla. s. 


Crieur. 


Gaël ir, 


, Buchanta , s. 


Crieur. 




Beic. s. 


Voix. 




Beicim, v. 


Crier. 


UB. 


BEMPART. 




Gaêl éc 


. Balla i ^ 
Balladh \ ' 






. Mur, rempart. 




Ballach . s. 


Rempart. 




BU, . s. 


VUle, village. 




Baile, s. 


Village. 




BaUlidh.s. 


Bailli. 




Bailidkeachd. 


s. Bailliage. 


Gaël ir. 


Balla. s. 


Mur, rempart. 




Bla . s. 


Ville, village. 




Baile. s 


Village. 




Bai7e, v 


Clan, tribu. 




Bail. s. 


Place, résidence. 



Lat 


. Vox. 


Fr. 


Voix. 




^Boucan. 




/ Boucaner 




(Exp. vulg. 




Beugler. 


Fr. 


Bouche. 


It. 


Baccano. 



Lat. Valluin. 



ViUu. 



Fr. Bailli, baile. 
Bailliage. 
Ville. 
Village. 



178 
Gaël 



RECHERCHES 



ir. Bailli, s. Bailli. 

BaiUiçjhcachd, s. Bailliage. 

SAC DE PEAU. SOUFFLET. MATRICE. 

Gaëléc. Bolg. 



Gaël ir. 


Bolg. 




GUERRE. 






Gall. 


Bel, s. 






Bêla, V. 


Faire la guerre. 




Beli. s. 


Dévastation. 




Bel, s. 


Dieu (le la guerre. 


MUET. 

Br. 


Balbouza, v. 

2 dérivés. 


Balbutier. 


Gaël éc. 


Bailbli. a. 




Gaël ir. 


Bailbh, a. 





POIL. CHEVEU. 

Gall. Blew.s. Poil. 

Br. Bleô, s. Cheveu. 

Bleôta.w Prendre aux cheveuj 



PELLICULE. ECORCE 




Gall. Blisg . s. 




Blisgaw. v. 


Oter la p 


Gaéiéc. Boi^. s. 


Gousse. 


Gaël ir. Bollog, s. 


Gousse. 


Bko5c 


Écorce. 


B/aosy 


C£/;vri//{£. 




Gaëléc. Bcilt.s. 




Gaël ir. Bei/f. s. 




SEivr//î. 




Gaël ir. Bollanaim , v. 




Bollanas . s. 


Senteur. 


Bollnach, a. 


Qui sent. 



It. Balio. 
An. Baj/i^. 

Lat. Bttiga. 
An. Bf^/jK. 

Lat. Bcllum. 
Bellare. 

Belus. 



Lat. Balbus. 
Fr. Balbutier. 



Lat. Pi7h5. 
Fr. Poil. 
It. Pelo. 



Lat 



Fr. 



( Pellis. 
\pelliculas. 
^Pellicule. 
} Eplucher. 



Lat. 


Balteum. 


An. 


Belt. 


Lat. 


Oleo. 




Olitum. 




Olelo. v. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 179 

Gaëlir. Boltniicjhadh. ;\. Odorant. . Lat. O/k/hs . adj. 

Boltrachan, s. Parfum. 



BEAU. 






Gaël ir. 


Biolar, a. 




BULLE. 






Gaël éc 


. BuUa. s. 




Gaël ir. 


Bulla, ,s. 




BRUIT. — 


- EXPLOSION. 


CRI. 


Gaël ir. 


Blos(jach, s. 






Bloscjculli, s. 


Bruit. 




Blosgaim, v. 


Retentir. 




Blosgmhaor . s. 


Crieur publi 


VOIX. — 


CRI. 




Gaël ir. 


Blaor. s. 






Blaoram , \ . 


Crier. 




Blor. s. 


Pleur. 


CHEVELURE. BARBE 




Gall. 


Barv. s. 


Barbe. 


Br. 


Barô. s 






Barver, s. 


Barbier. 


Gaël éc. 


Barbair, s. 


Barbier. 


Gaël ir. 


B«r. s. 


Chevelure. 




Barboir, s. 


Barbier. 


COURT. 






Gall. 


Bfr ) 
Bjr ]'■ 






Bjran, v. 


Raccourcir. 


Br. 


Bcrr, a. 






Berraat, v. 


Abréger. 




la dérivés. 





Lat, 


, Bellns. 


Fr. 


Bel, belle. 


It. 


Bello. 


Lat. 


Bulla. 


Fr. 


Bol. 


Lat. 


Plaado. 


It. 


Plaiisi. 




Ex-plosio. 


Fr. 


Ex-plosion. 



Lat. Ploro. 
Fr. Pleurs. 
Pleurer. 



Lat. Barba. 
Fr. Barbe. 

Barbier, 
It. Barbiert 
An. Barber. 



Lat. Brevis, 

Brevuirr. 



180 



RECHERCHES 



BOUILLIR 


. FERMENTER. 






Gall. 


Berw, V. 

i3 dérivés. 
Berwediq , a. 
Bernez , s. 
Berwi . v. 


Bouillant. 
Ébullition. 
Bouillir. 


Lat. 


Fo-vco. 
Femdns. 




Bar, s. 


Colère, furie. 




Furor. 


Bo. 


Beru, .s. 


Bouillonnement. 








Berô, s. 


Bouilli, c'est-à-dire viandi 
bouillie. 








Bervi, 1 
Birvi, ) 


Bouillir, bouillonner. 








Biorc'h. s. 


Bière (boisson fermentée). 


Fr. 
Fr. 


Bière. 
Brouet. 


Gaël éc. 


Brot. s. 


Brouet. 


It. 


Brodo. 




Beoir. s 


Bière. 


An. 


Béer. 


Gaël ir. 


Broth, s. 
Bruilhean , s. 
Bruithin. v. 


Brouet. 

Chaleur. 

Bouillir. 




Broth. 


BRISEn. 
Gall. 


Brêg . s. 


Fracture. 








Brêgu, V. 


Briser. 


Lat. 


Franyo. 




Briwaw, v. 


Briser. 




Fracias. 




Briwion, s. 


Brin. 








Briwioni, v. 


Mettre en pièces. 






Br. 


Braca, v. 
Brac, .s. 

5 dérivé. 


Broyer, concasser. 
Instrument pour broyer. 






Gaël éc. 


Brac, V. 


Rompre. 








Bris, .s, 


Fracture. 


Fr. 


Briser. 


Gaël ir. 


Bracaim, v. 
Bm. s. 
Brisim, \. 


Je romps. 
Rupture. 
Je romps. 


An. 


Breah 


BRUTE. 

Gaël éc, 


, BrmX. 




Lat, 


. Brutus, ndj 


Gaël ir. 


Bruideaitihail . 




Fr. 


Brute. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 181 

BOUCHE. BAISER. 











Lai. 


Basium. 










Fr. 


Baiser, suh. 


Gaël ir. Bus. s. 


Bouche. 








Baiser, v. 


Busog, s. 


Baiser. 






It. 
An. 


Baccio. 
Buss, V. 
Buss, sub. 


CORROMPRE. PVER. 










Puteo. 


Br. Bonta, v. 


Se corrompre , 


se pourrir. 


Lat. 


Putescere. 


Boutet. 








Fr. 
It. 


Putidus. 

Puer. 

Puzzare. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS ET L'ITALIEN. 



BAVE. 










Br. 


Bahouz, s. 


Bave. 


Fr. 


Bave. 




Babouza, v. 


Baver. 




Baver. 




Babouzch, a. 


Baveux. 




Baveux. 


BATEAU. 










Br. 


Bag 
Bah 
Bagea, v. 

7 dérivés. 


Construire un bateau. 


Fr. 


Bac. 


Gaël éc. 


Bac . s. 








PETIT. — 


- MINCE. 








Gall. 


Byçan, a. 
Byçanu, v. 


Diminuer. 








Baç. a. 




It. 


Piccolo. 




Baçgen, s. 


Petit enfant. 




Picciolo. 
Piccitio. 


Gaël éc, 


Beag ( 








Gaël ir. 


Beag i 
% a. 


















Beg ) 









182 



RECHERCHES 



BUEE. 

Br. Buijo 



Bugad , 



Presser le linge, faire l;i 

lessive. 
Lessive. 



Fr. Buée. 



Br. Buccl, s. 

Gaël éc. BiicaJl, s. 

Buclaich, V. 
Gaël ir. Buda, s. 

Buclaighim , v, 
BOUC. 

Gall. Bwch, s. 
Br. Bouc h, s. 

Corn. Byh, ,s. 
Gaël éc. Boc, s. 
Gaël ir. Boc, s. 



Boucler. 
Je boucle. 



BATON. 

Gall. 



Br. 



- BATTRE. - 
Baezu, v. 
Batel, s. 
Bafe/w , 
Baz, s, 
Bazad , .s. 
Bazata, v. 
Bazatan; s. 
Bazaulrr, s. 



Gaël éc. Batail . s. 

Gaël ir. Ba^aiV. s. 
Ba(a, s. 
jBrtt, s. 
Bâtai r, s. 

Gail. Bâf/, s. ' 
Gaël éc. Bad, s. 
Gaël ir. Bar/, s. 



Battre. 

Bataille. 

Batailler. 

Bâton. 

Coup de bâton. 

Battre. 

Celui qui bat. 

Battant de cloche. 

Bataille. 

Bataille. 
Bâton. 

Qui se bat au bâton. 



Lat. Bucula. 
Fr. Boucle. 



An. Bnckle. 



Fr. Bouc. 
It. Bccco. 
An. Buck. 



Fr. Bataille. 
Batailler. 
Bâton. 
Batte. 
Battre. 
Batteur. 
Battant. 

iBastone. 
Battagiia. 
Battere. 



Fr. Bateau. 
It. lUtellu. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



183 



HADAUD. BADAUDEn. 



Br. 


Bada, v. 


Être étourdi, étonné. 








Badoiir, V. 


Badauder. 


Fr. 


Badauder. 




Ba</.r j ^_ 
Badouer ) 


Étourdi , badaud. 




Badaud. 


HAIE. 










Gaël éc 


. Badh, s. 








Gaël ir. 


Badh , s. 




Fr 


Baie. 


HÂILLEH . 










Br. 


Badalein , v. 




Fr. 
It. 


Bâiller. 
Sbadigliare. 


PITIÉ. 










Gaël ir. 


Beaci, s. 




Lat. 


. Pietas. 




6ea(/, a. 


Piteux. 


Fr. 


Pitié. 


ISEl'TE, i,: 


lante. 








Br. 


Beotez, s. 




Fr. 


Bette. 


CHAUSSURE. 








Gall. 


fîo^ s. 


Corps rond , botte. 


Fr. 


Botte. 


Br. 


Botez, s. 


Chaussure, soulier. 


An. 


Boot. 


- 


Bofaoui 
Boataoui 


Chausser. 






Gaël éc 


. Bot. s. 


Botte. 






Gaël ir. 


Boiaiii 

Buta '■ 


Botte. 






BOYAU. 










Br. 


Bouzf//cH. 




Fr. 

It. 


Boyau. 
Budella. 


GENÊT. 










Br. 


Ba/a/t . s. 




Fr. 


Balai. 


Gaël ir. 


Bfaii. s. 








BILLOT. 










Gaël ir. 


Billead 1 




Fr. 


Billot. 


VOLEUB. 






Fr. 


Vol. 


Gaël ir. 


Beol, s. 






Voleur. 



184 



RECHERCHES 



VIELLE. - 


— MOLE. 




Br. 


Biel . 
Biella s. 
Bieller \ 








Gaël éc. 


Biol 




Gaël ir. 


Biol 






Biolagach . a. 


Relatif à la viole, 


COFFRE. 






Gall. 


Byle. s. 




ALLER. 






Gall. 


Hu. 




Br. 


Balea ) ^ 
Bala \ ^' 

5 dérivés. 


Se promener. 


DANSE. 






Br. 


Bal. s. 


Bal. Danse. 



Fr. Vielle. 



Fr. Viole. 



It. Baiiilo. 



Fr. Aller. 



Fr. Bal. 
It. Ballo. 



Gaél éc. Bal. s. 



BOULE. — 


- BALLE. 


BALLOTTER. 


Gall. 


Bwl. s. Pel. s 
Pelen. 




Br. 


Boal. s. 


Boule , s. 




Bolod, s. 


Pelote. 




Bolodi. V. 


Peloter. 




Bloue. 8. 


Boule , pelote. 




Bloaeo. v. 


Peloloner. 


Gaël éc 


. Dali. s. 

Peileir. s. 


Balle. 


Gaël ir. 


Bail 
Peileir 


Balle. 


PAIN. — 


BOULANGER. 




Gaël ir. 


Builin. s. 


Pain. 




Builinach.s. 


Boulanger. 


BLOC. 






Gall. 


bal. s. 


Balle d'avoine, 



Fr. 


Boule. 




Pelote. 




Peloter. 


Fr. 


Balle. 


It. 


Palla. 



Fr. Boulanger 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 185 

Tout entier. Fr. En bloc. 

Bloc. Bloc. 



Br. 


Bloik. a. 


Gaël éc. 


Bloc 


Gaël ir. 


Blocan 


LOUAiyGE. 


FLATTEVH. 


Gaël éc. 


Bladair, s. 


Gaël ir. 


Bladh ]^ 




Blath Ç' 




Bleid. ) 



Flatteur. 



s. Louange. 



Lat. Blandiri. 



Bleidearacht ) 

Bladaire, s. Flatteur. Fr. Flatteur. 

Bladairiin ) ■ An. Flattercr. 

Blandairim ) 

( J'ai mis ici cette famille gaèle , parce que le rapport 
du français est plus direct que celui du latin.) 



SOUFFLE. 
Gaël ir. 



BAUME. 
Gaël ir. 



ANDE. 
Gali. 



Br. 



BLAGUE. 

Blagair, s. 

Blagairiin , v. Je blague . 
Blacjairc, s. Blagueur. 
Blagaireacht , s. Blague. 
Blagantas, Action de blaguer. 

Balma, s. 

Balmuighead, s. Embaumement. 

Balnmighini. v. Embaumer. 

Baner.s. Bande. 

Baniar, s. Bandoulière. 

Banden.s. Bande. 



Fr. Blague. 
Blaguer. 
Blas;ueur. 



Gaël éc. 


Bann, s. 


Bande. 


Gaël ir. 


Bann, s. 


Bande, 


USUEL. — 


- COMMUN. 




Gaël ir. 


Ban 


a. 




Banadli 


BANC. 
Gall. 


nanc. s. 





Fr. Bannière. 

Bande. 

Bander. 
It. Benda. 



Fr. Banal. 



180 



RECHERCHES 



Gaël éc. Binnsc , s. 
Gaël ir. Binse . s. 

SENTE.\CE. 

Gaël éç. Binn, s. 
Gaël ir. Binn , s. 

BA.\NIR. 

Br. Bann , s. Jel. 



Banna, s 

HAJ , couienr fauve. 
Br Baian, a. 

BONNET. 

Gaël éc. Bonaid, ) 

Boineid , ) 

Gaël ir. Boinead, s. 



Jeter loin , bannir. 



It. Banco. 
An. Bench. 



Fr. Ban. 
It. BanJo. 



Fr. Bannir. 
It. Bandire. 



Fr. Bai. 
It. Baio. 



Fr. Bonnet. 



Br. 


Bounta, v. 


Fr. 


Bouter. 
Buter. 


SOMMET. 


BRANCHE. 


BARRE. SUPRÉMATIE. 




Gai). 


Brëen, s. 








Brëenin ) ^ 
Breengn ) 
Breenines, s. 


Souverain. 
Reine. 






Bré>r, s. 


Baron. Fr. 

(Celui qui préside dans la cour 
d'une taronuio qui se tenait dans 
un lieu ouvert ou sur une hauteur. 
Voy.B^ara, au gafl.) 


Baron. 




Bar. s. 


Hauteur, sommet. 






Barr. 


Branche , barre. Fr. 


Barre. 


Br. 


Baren , 


Sommet, branche. 


Branche. 




Bracj, s. 


Qui germe, qui fait saillie. 





Br. 



Bar 
Barr 
Barren , 



Faite, branche. 
Barre. 



Fr. Barre. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



187 



Br. 


Bardel. s. 


Barricade, barrière. 




Barrer. 




Bardclh. v. 


Barricader. 




Barricade, etc. 




Brank, s. 


Branche. 




Branche. 


. 


Branheh , s. 


Branchu. 




Branchu. 




Baraz, s. 


Baratte. 


It. 


Barra. 
I barra. 


Gaël éc. 


Barr, s. 


Hauteur, branche. 






Gaël ir. 


Bar, s. 


Hauteur, branche. 








Bcara, s. 


Juge, baron. 


Fr. 


Baron. 




Braine. 


Capitaine de vaisseau. 


It. 


Baronc. 


BARQUE. 
Br. 


Barh. s. 




Fr. 
It. 


Barque . 
Barca. 


Gaël éc. 


Bave, s. 




Esp 


. Barca. 


Gaël ir. 


Barc, s. 




An. 


Barh. 


HUTTE. 










Gaël éc. 


Barrackad, s. 




Fr. 


Baraque. 


Gaël ir. 


Barrachad. s. 








BARIL. 










Gall. 


Baril, s. 




Fr. 


Baril. 


Br. 


Barilh, s. 




It. 


Barilc. 


Gaè! éc, 


, Baraill, s. 




An. 


Barrel. 


BORGNE. 

Br. 


fîorn, a. 




Fr. 


Borgne. 




Borna 
Bornia 


Eborgner. 




Eborgner. 


LANGAGE. 


DIALECTE 








Gaël ir. 


Bearla. s. 




Fr. 


Parler. 




Bearla-feine, s 


. Dialecte irlandais. 




Parole. 




Bcarla-fdidhe.i 


5. Dialecte poétique. 


It. 


Parlare. 




Bearlaçjar, s. 


Jargon. 




Parola. 


BONNET. 


— CH^PE^t'. 








Gaël ir. 


Bairead, s. 




Fr. 
Tt. 


Barrette. 
Berretia. 


BASSE (en 


musique). 








Gall. 


Bjrdon. s. 




Fr. 


Bourdon. 



188 RECHERCHES 






BOISSOi\. BREUVAGE'. BROUET. 






Fr. Braoucd. 


Fr. 


Brouel. 




It. 


Brodo. 


Gaél éc. Brot, i 

^ . . T. , S- Brouet. 

Gaêl ir. Broth. ) 


An. 


Broth. 


(V. Bouillir, partie latiue.) 






POITRINE. 






Br. Bruched, s. Le devant de la poitrine. 


Fr. 


Bréchet. 


Gaêl éc. Braighead . s. Bréchet. 






Gaêl ir. Braqha ) ^ , , 






MONTAGNE. MONTAGNARD. BRIGAND. 






Gall. Brig, s. Montagne. 






Brigant, s. Montagnard , brigand. 


Fr. 


Brigand. 




It. 


Brigante. 



BRAIES. 

Br. 



Corn. 
Gaël é 



Brayez, s. 

Bryccans . s. 
Brioyais. 



Culotte ancienne : celle Fr. 
des Gaulois. 



An. 



TROMPERIE. RUSE. 

Br. Bourd, s. 

Bourda. v. 



Tromper. 



BOURREAU. BOURRELER. 

Bourreô, s. 
Bourrevez , s. f. 

Bourrevia, v. Bourreler, tourmenter. 
BRIQUE. 

Br. Briken. 

Gaël éc. Brice, s. 
Gaël ir. Brice, s. 

BRUYÈRE. 

Br. Bnik 

Bnig 
Brugek . 
Brugeh , 



Fr. 



Fr. 



Fr. 
An. 



Fr. 



Braies. 

Breeches. 
Bourde. 



Bourreau. 
Bourreler. 



Brique. 

Brick. 



Bruyère 
(plante) . 



Couvert de bruyères. 
Lieu dans lequel il y a des 
bruyères. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



189 



unOUSSAILLES. BROUTEJl. 






Br. 


Broust . s. 


Hallicr. 








Brousta, v. 


Brouter. 


Fr. 


Brouter 




Brouskoad. 










Broas-koad. 








Gaël éc. 


Brus, V. 


Brouter. 






Gaël ir. 


Brusam, v. 
Brus, s. 


Brouter. 

Petites branches d'arbre. 








Bruis . s. 


Brosse. 


Fr. 
An. 


Brosse. 

Brnsh. 


PEINT DE 


DIVERSES COULEURS. BIGARRÉ. 






Gall. 


Brith. 
Brithur [picte] 








HBIDE. 










Br. 


Brid. s. 


Bride. 


Fr. 


Brider. 




Brida, V. 


Brider. 


It. 


Briijliui 


BROC. 










Br. 


Broch, s. 








Corn. 


Broch, s. 








Gaël éc. 


Broc, s. 




Fr. 


Broc. 


Gaël ir. 


Broc, s. 









ELEGANT. BIEN HABILLE. 

Gall. Briaw, a. 

Br. Brao.s. Poste éclatant. 

Gaël éc. Breagh. ;i. Élégant. 

Gaël ir. Breagh \ 

Breo \ a. Élégant. 

Breadh \ 

{ Voyci Brave - boau.j 
AIGUILLE. AIGUILLON. AIGUILLONNER 

Gall. Brodiaw , v. 

Bruyd , s. Brochette, aiguille à broder. 

Br. Broud , s. Aiguillon. 

Brouda.w Aiguillonner, broder. Fr. Brode 

Gaël éc. Brod. s. Pointe. 

Brod, V. Piquer. 



Fr. Brave. 

( Terme vulgaire 
pour «bien ha- 
billa..) 



BRODER. 



190 



RECHERCHES 



Gaël ir. 


Brod. s. 
Brodaim, v. 


Poiute. 
Je pointe. 






BRUIT. — 


- RUMEUR. — 


■ RÉPUTATION. 






Gall. 


Brud. s. 
Bnvth. s. 


Bruit. 
Dispute. 






Br. 


Brad . s. 
Brada, v. 


Bruit - rumeur - réputation . 
Ébruiter. 


Fr. 


Bruit. 


Gaël ir. 


Brmdhean. s. 


Dispute. 


An. 


ÏVrath. 


BRAILLEli 










Gaêl éc. 


Braoilich, v. 




Fr. 


Brailler. 


BROUILLER. 








Br. 


Brell. s. 


Brouillon. 


Fr. 


Brouillon. 




Brella. v. 


Brouiller. 




Brouiller. 


Gaël ir. 


Broilead i 
Broileadhadli \ 


s. Brouille. 




Brouille. 


POURRITURE. 








Gall. 


Braen, s. 

.4 dérivés. 
Brœnu. v. 


Pourrir. 






Br. 


Bretn, a. 


Pourri - putride. 


Fr. 


Bran. 




Breina. v. 


Pourrir. 


(1 


Dans plusieurs provin 


Gaël ce. 


Brean, gén. Brem, s. 




•es prononcé brcin.] 




B reine, s. 








Gaël ir. 


Breanaim. v. 
Br«(//. s. 


Pourrir. 
Pourriture. 






BRANLE. 
Br. 


Bransei. s. 




Fr. 


Branle. 



( Petit berceau pour les enfants, suspendu dans l'em- 
placement des lits chez les paysans bretons. ) 

Bransella. v. Bercer - branler. 



Branler. 



VIGUEUR. VALEUR. 

Gall. Bfju. s. 
Brywus, ;i. 
Brywiau^.^. 



Vigoureux. 
Renfoncer, 



Fr. Brave. 

Bravoure. 

Braver et brave 
It. Brflj'f). 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



191 



BEAU. 

Br. Brav ) 

Brao \ 



Fr. Brave. 

( Sens populaire pou 
« beau , bien babillé. 
Voyei Elégant.) 



VIF. EMPnESSE. EMPRESSEMENT. 

Gall. B,js. .s. 

Brys.a. Empressé. 

Gall. Bryscj, a. Brusque. 

Br. Breshcnna, v. Courir. 

( C'esl-à-dire, comme une vaclie piquée de la mouche.) 



Gaël ir. Brisq, a. Brusque. 

BÂTARD. 

Br. Bastard.s. 

Gaëléc. Basdard, s. 
Gaël ir. Basdard. s. 



SUFFIRE. 

Br. Basta . v 

BOUSE. 

Gall. Baoz, s. 
Br. Beazel. 



Fumier. 
Bouse , fumier. 



Fr. Brusque. 
An. Brisk. 

Fr. Bâtard. 



Fr. Bast. 
It. Bastare. 



Fr. Bouse. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS 



PETIT EyPAiXT. 
Gall. Babait. ; 
Gaëi éc. Bab \ 
Bohan \ 
Gaël ir. Bab . s. 

MENDIANT. 

Gaël éc. Baigeir. 



An. Babe. 



An. Begfiar 



192 RECHERCHES 



ABEILLE. 










Gacl ir. 


Beach. s. 
Beachan. s. 




An. 


Bee. 


DISPUTE. 










Ga». 


Bicra, s. 










Bicra , v . 


Disputer. 


An. 


Bicher. 


MARAIS. 










Gaêl éc. 


Bog. s. 




An. 


Bog. 


Gaêl ir. 


Bog . ». 








APTITUDE 










Gail. 


Bed. s. 




An. 


F,t. 


SALETÉ. - 


— ORDURE. - 


— VICE. 






GalI. 


Bail , s. 
Badjr. a. 
Bawedi, s. 


Bas - obscur. 
Saleté. 






Gaël éc. 


Bodag , s. 


Prostituée. 


An. 


Baud. 


Gaël ir. 


Boudag, s. 


Prostituée. 








Bcad, 3. 
Beudach, a. 


Vice. 
Méchant. 


( 


Bad. 




Bead-fhoclach. 


a. Injurieux. 






CRAIPiTE. 










Gaël ir. 


Bugha , s. 




An. 


Bug (bear 


OUIÎSE. 










Gaël éc. 


Bear, s. 
Beit/iir, s. 




Au. 


Bear. 


Gaël ir. 


Bmr, s. 








CORPS HUMAIN. 


' 






Gacl éc, 


, Bodhay , s. 




An. 


Body. 


STALLE OU TENTE. 








Gall. 


B»f/i 1 










Bof/i s. 




An. 


Booth. 




Bot i 








(;orn. 


Bayth . .s. 








Br. 


Boc/. .s. 








Gaël éc 


. Boih. s. 
Buf/i, s. 









SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



193 



Gaël ir. 


Bothan, s. 
Buth. s. 








SÉPULTURE DES ANCIENS CELTES SOUS UN TERTRE. 




Gall. 


Bwrw , V. 


Ensevelir. 


An. 


Bury. 




Bunv, s. 


Sépulture. 




Barrow (tertre) 


CORPULENT. 








Gaëi ir. 


Bayhoch. a. 




An. 


Biç,. 


ARC. 










GaU. 


Bztia, s. 
Btvau, V. 


Bander un arc. 


An. 


Bow. 


CRIER. 










Gall. 


Batlaw, V. 




An. 


Bawl. V 


H.4CHE. 










Gaël ir. 


Biaf/. s. 




An. 


Bill 


H.4UTEUR. 










Gall. 


Ba/c. 




An. 


BalL 


DÉSAPPOINTEMENT. 








Gaêl éc. 


fîa«7c, s. 




An. 


Balk. 


VENTRE. 










Gall. 


Bo/a s. 
Bolawd \ 


Rotondité. 


An. 


Belly. 


Gaël ir. 


Bukj,s. 


Qui se gonfle. 


An. 


Buhje. 


.4t/i).4C/Ef/X. BOUILLANT. 






Gaël éc. 


Boltadh.a. 




An. 


Bold. 


Gaël ir. 


Boltadh, a. 









LEST n UN VAISSEAU. 
Gaël éc. Balaist, s. 

TÂCHER. 

Gaël ir. Blotaim , v. 
BOUFFI. 

Gall. %</tac,a. 



An. 


Ballast. 


An. 


BloL 


An. 


Bloated. 




lô 



194 



RECHERCHES 



PALEUR. 

Gaêl éc. Bainc , 



Ban. a. 


Pâle. 


Gaël ir. Bain . s. 




Ban, a 


Pâle. 


PANIEli. 




Gall. Basj.s. 


Ouvrage semblable à un 




panier. 


Gaëléc. Bascaicl.^. 


Panier. 


Gaël ir. Basceid. s. 


Panier. 


ENDROIT TOUFFU DAISS UNE FORET. 


Gall. Bn«5f, s. 




r-4;VT£/î/Ê. 




Gall. Bôst. s. 




Bostiaw, V. 


Se vanter. 


Bostiwr, s. 


Fanfaron. 


SOKC/Ê/VE. 




Gaël éc. Buitscach. s. 




Gaël ir. Buif^rac/i, .s. 




TONDRE. 




Gaël ir. Bearraim, v. 




PL^iVC/ÏE. 




Corn. Bore/, s. 




Gaël 6c. Bord. s. 




Gaël ir. Bord. s. 




Bordaiin , v. 


Faire des planches. 


SOI/UC/L. 




Gaël éc. Braoi ) 




Gaël ir. Braoi \ ^' 





An. JVan. 



An. Basket. 

An. Brake. 

An. Boast, s. 

An. Boast, \. 

An. Booster. 

An. ^Fitc/i. 

An. 7*0 /)arc, v. 

An. Bourd (à bord] 



An. Brows. 



CE QU ON DONNE POUR COliROMPRE LA PROBITE D UN HOMME. 
Gaël éc. Brib j 

Gaël ir. Brib > s. An. Bribe. 

Briob ) 

Briobaim, v. Corrompre. 
Briobadoir, s. Séducteur. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



1 95 



SE VAyTER. 
Gall. Bragal 
Gaël éc. Brag 
Gaël ir. Braga 

ORGUEIL. 
Gaëléc. Brod 
Gaël ir. Brod 



An. Bn 



.An. Pride. 



PETIT ENFANT. 

Gaël ir. Broithnag . s. 



An. Bra/. 



SON. 

Gaël ec. Brd/t 



Gaël ir. Bran \ 



!s. 



An. Bran. 



RAPPORTS AVEC LE GREC. 



TERRE. 








Gaëléc. Ce 

Gaël ir. Ce ^' 




Gr. 


Tv. 


HAUTEUR. SOMMET. 


BOUT. TÈTE. 






Gall. Cop ] 

Copa r- 

5 dérivés. 


Tête, huppe. 


|Gr. 
aat. 


Ke^aXrf. 
Caput. 


Br. /ia6,s. 


Bout , tête. 


Fr. 


Chef. 


Gaël éc. Cab i 
Ceap \ 
Capai. s. 

Gaël ir. Cab i 
Capat r 
Ceap . s. 


Chef. 

Chef, tête. 
Chef, tête. 
Chef, ancêtre. 


ilt. 
/An. 

iFl. 

Iah. 


Capo. 
Chiej: 

Kop. 

Kopj: 


VAISSEAU. COUPE. - 


— CUVE. 






Gall. Cib. s. 








Br. /vffcf/, s. 

f> dérivés. 


" ■" 


jGr. 
iLat. 


KtîireXXoj/. 
Ciborium. 



i3. 



196 

Gaël éc. 
Gaêl ir. 



CUIVRE. 
Br. 

Gaël éc. 

Gaël ir. 

CROCHU. 
Gall. 
Br 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



CHAMEAU. 
Gall. 
Br. 

Gaël éc. 
Gaël ir. 



PAROLE. 
Br. 



Cap, s. 

Copan ) 

Clip ) ' 

Capa , ) 

Capan ) 

Copan I 

Cap i 

Koiievra, s. 
Kouèra, s. 

Copar i 

Cubair ] 

Copar j 

Cabair \ ^ 

Cam, a. 
Kamm, s. 

7 dérivés. 

Kamma, v. 

Cam . a. 
Cam, a. 
Camain , v. 
Caimc 
Caimead 



Camel. 
Canval. 
Camhal. 
Camail ] 
Camal ) 

— DISCOURS. 
Komps, s. 
Koms, s. 
Kompsa j 
Komza ) 
Kompser, s. 



HECHERCHES 

Coupe, bol. 
Coupe. 
Coupe, bol. 

Cuivrer. 



Courbe. 



Fr. Ciboire. 
|Fr. Coupe, 
fit. Coppa. 

Esp. Copa. 
An. Cap. 




Courber. 


|Gr. KoffxwTw. 
) Lat. bar. Camus. 




Fr. Camus. 




Fr. Cambré. 


Courber. 




Courbure. 





Gr. Kdfxrj'Xc 



Discourir. 
Parleur. 



Gr. Kofxnâ^co. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



197 



011 DURE. 










Gall. 


8 dérives. 








Br. 


Kach, s. 

8 dérivés. 
Kacha, v. 


Excrément. 








Kezoar, 8. 


Ordure. 


Gr. 


iiéW 


Gaël éc. 


Cac , s. 


Excrémeut. 






Gaël ir. 


Cac.s. 


Excrément. 








Cacaim, v. 


Aller à la selle. 


Lat. 


Caco. 




Cacach , a. 


Sale. 






MAL. 










Gaël ir. 


Cacs. 




Gr. 


KaKàv. 


RUMEUR. 


BRUIT.— 


-Cfl/. PLAINTE. 






Gall. 


Cahvr, s. 


Cri. 






Br 


Km! \ 










Keel s. 


Bruit, rumeur, fable. 


Gr. 


KaX^û». 




iTe? ) 










Kelaoui. v. 


Publier. 




lCalo,\. 




Klemm , s. 


Plainte. 


Lat. 


Clamor. 




Klenima, v. 


Plaindre. 




Clamare. 


Gaël éc. 


Callair, v. 


Crier. 


Fr. 


Clameur. 




Calaireachd , 


s. Proclamation. 


It. 


Clamare. 


Gaël ir. 


Callair, v. 


Crier. 




- 




Callaire , s. 


Crieur. 


An. 


Call 




Callaireachd. 


s. Cri, proclamation. 








Callan . s. 
Cai7..s. 


Dispute. 
Voix. 






CROTTE. 










Gall. 


Ka/ar, s. 










Kalara, v. 


Crotter. 


Gr. 


Kv^têàco. 


CALICE. 











Gaël ir. Cailis, 



[Gr. Kt5X«e. 

iLat. Calix. 

Fr. Calice. 

Jt. Calice. 



198 



RECHEHCHES 



CERCLE. 






Gall. 


Cylch. 




Br. 


Kelch. s. 

4 dérivés. 






Kelchia, v. 


Cercler. 


EMPÊCHEMENT. OBSTACLE. 


Gaël éc. 


Col \ 
Cola \ '• 




Gaël ir. 


Col. s. 






Colaim , V. 


J'empêche. 


PERTE. — 


- DOMMAGE. 




GaH. 


Coll ] 
Colled \ '■ 






Colledig . a. 


Perdu. 




Colledigaeth.'. 


3. Perdition. 




Coin, y. 


Perdre. 


BOYAU. 






Gaël ir. 


Caolan. 





INCLINER. ETRE PROSTERNE. 

Gall. Cleiniaw, v. 



Gaël ir. 


Claonlaim, v. 


Incliner. 




Claon. a. 


Partial. 


OREILLE. 


ENTENDRE 




Gall. 


Clust. s. 
.8 dérivé». 


Oreille. 




Clyw, s. 


Entendement. 




Clywed, V. 


Entendre. 




lo dérivés. 




Br. 


Kleved. s. 


Ouïe. 




Klevout 1 






ft7e«f< S "■ 


Ouïr. 


Gaël ce 


. Cluinn, v. 


Ouïr, écouter. 


Gaël ir. 


Chinnim, v. 


Ouïr, écouler. 



Gr. Kvx'Xos. 



Gr. KwXtîw. 



Gr. ÔXXvfii. 



Gr. KwXc 



Gr. KX/vw. 



Gr. KXuw. 



CLÔTURE, SOIT PAR UN FOSSÉ OU UNE ÉLÉVATION DE TERRE , SOIT 

PAR UNE HAIE. SERRURE. 

GaH. Cloi. V. Clore. Gr. KXete. 



SUU LEt> LANGUES CELTIQUES. 



199 



Gall. 


Clâs. a. 


Enclos. 




Clawz, s. 


Clôture, barrière. 




Clwy. s. 


Clos. 


Br. 


Kleuz.s. 

5 dérivés. 


Clôture. 




Kleiiza, V. 


Clore. 




Klôz, s. 


Clôture. 




X/ôza. V. 


Clore. 


Gaël éc. 


Glais, s. 


Clôture, serrure. 


Gacl ir. 


Glas. s. 


Serrure. 




Clasbaitn. v. 


Fermer à clef. 



BRISER. 

Gall. Cleisiavj. 



INONDATION. 
Gall. Cluz. 

ROSEAU. CANNE. 

Gall. Caivn, s. 
Br. Kanab, s. 

3 dérivés. 

Gaël éc. Caineab, s 
Gaël ir. Gain, s. 



VIDE. VAISSEAU 

Gall. Cawn, s. 
Br. Gawnen, 

Gaël éc. Cann 
Gaël ir. Ca«n 



Roseau, canne. 
Chanvre. 



Chanvre, canevas. 
Roseau. 



CERCLE. 
Gall. 



Cani , 



Vide. 
Vaisseau à 

s. Vaisseau. 



Cercle. 



contenir le blé. 



■ KXe/CT&)(fut. 
KXeiSocii. 
Lat. CUiudo. 



Lat. 
Fr. 
It. 
Gr. 



It. 
An. 



Clamas. 

Clos. 

Ghiudere, etc. 

KXrj/s. 
Lat. Glavis. 
Fr. Clef. 

Chiave. 

To close, V. 

To clasp , V. 

Glasp, s. 

Gr. KXa'û». 

Oc^ffû) (fut.) 

Gr. KXtioTjxd?. 

Gr. Karra. 
KdvvaSts. 

Lat. Gannabis. 
Fr. Chanvre. 
It. 
An. 



Ganape. 
Hemp. 



Gr. Kei'os. 



Gr. Kdvdapos. 



Gr. Kavôds 
Lat. Ganthns. 



200 



RECHERCHES 



EPERON. ERGOT. 

Br. Kentr, s. 



Kentraoui , 



- FEMME DE MAUVAISE VIE. 

Gouhin. 

Putain. 
Femme. 
Putain. 
Femme. 



Coin, ande. 



FEMME 
Br. 
Gaël éc. Coinne , s. 

Coint, a. 
Gaêl ir. Coinne. s. 

Coint, s. 

COIN. — ANGLE. 
Gaël éc. Cuin 

Cuinne 

Cuain 
Gaël irl. Cuine 

Cuinne 

Cuain 

CHIEN. 

Gall. Cl. s. 

Br. Kî. s. pi. Kon. 

Ix dcrivds. 

Gaël éc. Cu, s. 

Coin, gén. 
Gaël ir. Cu , s. 

Con, Cuin, gén. 

POUR. 

Gaël éc. Car. 



Coin, angle. 



( Le sens de car, en français , se rend par for, en 
anglais , qui veut dire pour. Évidemment on sous- 
entend ce que, c'est-à-dire poar ce que, on parce que.) 



MÂCHER. 

Gall. Cnoi, v. 
Gaël éc. CnamJi, v. 
Gaël ir. Cnaoi, v. 



Gr. Kévtpov. 
Kev-téu. 



Gr. rvvv. 
Fr. Gouine. 
An. Quean. 



Gr. Tovla.. 
Lat. Caneus. 



Fr. Coin. 



Gr. Kwwr. 



Lat. Cattis. 



Gr. Tap. 
Fr. Car. 



Gr. Xv<i^, Xvaww. 
An. Gnaui. 
FI . Knagen. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



201 



CIRE. 






Gall. 


Cwjr, s. 






Civjraw , V. 


Cirer. 




10 dérives. 




Corn. 


Coar, s. 




Br. 


Koar, s. 






Koara, v. 


Cirer. 


Gaël éc 


■ ^'"' u 




Gaël ir. 


Ceir ) 




CORDE. — 


- CORDER. 




Gall. 


Cord. s. 






Corde n , a. 


Cordé. 




Corde zii, v. 


Corder. 




Cort. 8. 


Corde. 


Br, 


Kordeiï, s. 
6 dérivés. 






Kordenna, v. 


Corder. 


Gaël éc 


. Cord, s. 




Gaël ir. 


Corda, s. 




CHANT. — 


- MUSIQUE. - 


— DANSE. 


Gall. 


Carawal, s. 


Chœur. 




Corelw, s. 


Danse. 




Corelwi 
Coroli 


Danser, 


Br. 


Koroll, s. 


Danse. 




Korolla, V. 


Danser. 


Gaël éc. 


Caruill 
Coirioll *• 


Chant, musiqi 


COUPE. 






Gaël éc. 


Creithir. s. 




Gaël ir. 


CreUhir, s. 





SOMMET. HAUT DE LA TÊTE.- 

Gall. Carn \ 
Corn ) 
Creuan , s. Crâne. 



Gr. Kvpo'. 
Lat. Cera. 

Fr. Cire. 



Corne 



Gr. Xopérj. 

Lat. Cliorda. 

Fr. Corder. 

Corde. 



Esp. Ciicrda. 
An. Cord. 



Gr. Xûpés. 



An. Carol , s. 
To carol, v. 

Gr. KpaTrfp. 
Lat. Crater. 
Cratera. 



Gr. Kpoiviov. 



202 


RECHERCHES 




Br. Kern. s. 


Le haut de la tête. 




Korn. s. 


Corne. 


K£p«, 

Lat. Cornu. 


j3 dérive,. 






Gacl éc. Caran , s. 


Sommet de la tête. 




Corn. s. 


Corne qui sert à boire. 




Gaël ir. Caran, s. 


Haut de la tête. 




Corn , s. 


Corne qui sert à boire. 




TONAEliRE. 






Br. Kurun. s. 




Gr. Kepav 


Kuruni, v. 


Tonner. 




Gaël éc. Curnnn, s. 






Gaël ir. Curunn, s. 







HUMEUR. DISPOSITION. 

Gall. Crez, s. 

CRISTAL. (Voyez ce mot ci-après.) 

Gall. Crisial, s. 

Crisiala, v. Cristalliser. 

PEAU. ÉCORCE. CUIR. COURROIE. 

DON NIER. 

Gall. Croen , s. Peau. 

19 dérivés. 





Carai, s. 


Courroie. 




Curas, s. 


Cuirasse. 


Corn. 


Krohan 
Kro'me 


j s. Peau. 


Br. 


Kroc'hcn, 

4 dérivés. 

Kéré 


Peau , cuir. 
i 




4 dérivés. 


> s. Cordonnier. 




Kéréour 




Kéréa.y. 


Faire le métier de cordon- 
nier, s. 


Gaël éc. Croie 

Croicionn 


1 ,s. Peau d'homme. 



Gr. Kpâais. 
Gr. Kp^aTOtX'kos. 
CUIRASSE. COR- 

Gr. Xpeis. 

Xpovs. 
Lat. Corium. 
Fr. Courroie. 

Cuirasse. 

Cuir. 
It. Cuoio. 



SUH LES LANGUES CELTIQUES. 



20.^ 



(iiiëi ir. Croicionn . s. Peau d'homnic. 
CoirI , s. Ecorce. 

CImrilcea. v. Peler. 



TEMPS. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


Cron, s. 


CRISTAL. 




(lall. 


Crisial. .s. 




Crisialu, s. 


Gaël éc. 


V Criostal. s. 



Gaël 



CORBEILLE. PAMER. 

Gall. Cést.s. Panier à étroite ouverture. 



L;it. Cortex. 
Corticale. 



Gr. Xpàvos. 



Gr. KjOtîffTaXXos 
Lat. CrjslaUam. 
Fr. Cristal. 
An. Crystal. 



Br. 



Cîsf, i. 
Resta. 



CEINTURE. 
Gaël éc. 
Gaël ir. 



Cca5^ s. 



ColTre. Gr. K/<7Tr?. 

Corbeille , panier. Lat. Cista. 

Mettre dans un panier. It. Cesta. 



Gr. Keatàs. 
It. Cesto. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



MUSELIERE. LICOU. {Voyez Tête . partie grecque. ) 

Gall. Cebjstjr, s. 
Br. Kabisir, s. 

Kabistra, v. 

PRENDRE. ARRACHER. RAVIR. 

Gall. Cip . s. Effort. 

19 dérives. 

Cipiad, S. Action de ravir. 

Cijnaw, V. Arracher, 

br. Kavant, v. Trouver. 

Kaout. V. Avoir, posséder, trouver. 



Lat. Cainstruii 



Lat. Caper 



204 



RECHEUCHES 



Gaël 6c. Cuap , 

Ccupain > v. Attraper, retenir. 

Gabh \ 

Gaël ir. Cubain i 

,, , , . } V. Attraper, retenir. 
(jiwnaini S 



SOMME. QUANTITÉ. 


ABONDANCE. 




Gall. Cwbjl, s. 


Somme. 




Gaëléc. Cob 
Gaëlir. Cob *' 


Abondance. 


Lat. Copia. 


COPIE. 






Gaël ir. Coib , s. 


Copie. 


Fr. Copie. 


BLASPHÉMÉE. BLÂMER. 




Gall. Cablu. v. 




Lat. Cavillor. 


Cablus, a. 


Blasphémant. 




Cwjl. s. 


Blâme. 


An. Cavil. 


CHAPON. 






Gaël éc. Cahun j 




Lat. Capo.j 


Gaël ir. Caban > s. 




Fr. Chapon. 


Cahun ) 






CUBE. 






Gall. Cat.s. 




Lat. Cubus. 
Fr. Cube. 


AVEUGLE. 






Corn. Gaie, a. 




(Lat. Cœcus. 
{ Cœco. 


Gaëléc. Caec \ 




Cœcitas. 


Caoch * a. 
Coic ) 


Aveugle. 


Fr. Cécité. 




It. Cieco. 


Gaël ir. Cacc ] 




Ciecare. 


Caoch > a. 


Aveugle. 




Co(c/i ) 






Caiche. s. 


Aveuglement, 




COULEUR ROUGE. 






Gall. Côf , s. 




Lat. Coccineus. 


18 dérives. 






Cdf . a. 


Rouge. 




Coçi. V. 


Rougir. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



205 



CUISINE. 










Gall. 


Cegin, .s. 










Cecjiniacth . 


s. Art de la cuisine. 


Lat. 


Coqiuna, 




Cecjinwr, ». 


Cuisinier. 




Coqmis. 


Br. 


Kegin, s. 


Cuisine. 


Fr. 


Cuisine. 




Kegina, v. 


Cuisiner. 


It. 


Cuccinar. 




Keginer, s. 


Cuisinier. 




Cuoco. 


Gaël éc. 


Coca, 


Cuisinier. 






Gaël ir. 


Coca 
Cocaire 
Cocaireacht 
Cuicen 


■s. Cuisinier. 
[s. Cuisine. 






CAPUCHO.y. 








Gall. 


Crvcwll. s. 




Lat. 


Ciicnllus. 


Br. 


Kouçjoal, s. 








QUOI. 










Gaêi ir. 


Cad. pron. 


interrog. 


Lat. 


Qaid. 



COUP. BLESSUBE. — 

Gall. Cid, S. 
Gaël ir. Cead, s. 
Ceadal, s. 

BIENFAIT. FAVEUR. - 

Gall. Céd. S. 

5 dérivés 

Cedu, V. 
Gaël éc. Ceadaich i 
Gaël ir. Ccadacht \ 

Ceadaighim , v. 

Ceadaightheac, 

TOMBER. CHUTE. 

Gall. Cwjzmv , v. 

ij dérivés. 
Br. Kouéz, s. 

Koiieza, V. 

Gaël éc. Cadam i 

] s 
Gaël ir. Cadam ) 



BATAILLE. DESTRUCTION. 

Lat. Cœdo. 
Cœdes. 
Bataille , conflit. 



ACCORDER. 



PERMISSION. 



Accorder un bienfait. 

Consentement. 

Consentir. 
Permis. 



Choir. 
Chute, ruine. 



Lat. Cedo. 
Fr. Céder. 
It. Cedo. 
An. Cède. 



Lat. Casui 



Caderf. 



206 



RECHERCHES 



CHAIPfE. 










Gaël éc 


. Caitean, s. 




Lai, 


Catena. 


COUPS COMPLET DE 


SOiB^TS. 






Gall. 


Catyrva, s. 




Lat. 


Cateixa . 


QUALITÉ. 










Gaêl éc. 


Cail . s. 




Lat. 


Qualitas. 


Gaël ir. 


Cail. s. 




Fr. 


Qualité. 


SENTIEB. 










Gaël. ir. 


Caill, s. 




Lat. 


Callis. 


ÉTAI. — , 


SUPPOJiT. - 


- TIGE. COLON ÏSE. 






Gall. 


Cal 










Cala s. 




Lat. 


Caulis. 




Calav 










Colven. s. 


Branche. 








^"^ (s 










Cohv )'■ 










Colovyn, s. 


Colonne. 


Lat. 
Fr. 
It 


Coliimna. 
Colonne. 
Colonna. 


CHOU. 










Gall. 


CaW. s. 




Lat. 


Caulis. 


Br. 


Caol, s 




Fr. 


Chou. 




Caulen . s. 




It. 


Caulo. 


Corn. 


Cau;/ , s. 








Gaël éc. 


Gai. s. 








Gaël ir. 
DURETÉ. - 


Cal . s. 
Cadhal , s. 

— /)ri?. 


DURCIR. CAILLER. 






Gall 


Caled. s. 


Dureté. 


Lat. 


Callus. 




CrtZec/en . s. 


Calus. 




Callum. 




Ceulaw , V. 


Cailler. 


Fr. 


Calus. 


Br. 


Kalei \ *'■ 


Dur, solidf 




Calleux. 



SUU LES LANGUES CELTIQUES. 



207 



Bi. 


Kaled. s. 


Dureté. 






Kaledi. V. 


Durcir. 






Kaloued 
Kaouled 


j a. CaiUé. 


Fr. Cailler. 
It. Callo. 




Kaoïdedi . v 


Cailler. 


Calloso. y 
An. Callous. \/ 


Gacl ir. 


Cidadh. a. 


Rude. 






Calbh. s. 


Rudesse. 






Cale. a. 


Rude. 






Cailceanta , 
Cudceaiu 


j a. Calleux. 




CIEL. 








Gall. 


Ceal 


1 




Gaël éc. 


Ceal [ 




Lat. Cœlmx. 


Gaël ir. 


Ceal ' 


i '' 




CELLULE. 


ABlil. - 


-ASILE. CACHE 11. 


:l/FSrȫE. AUriFICE. 


Gall. 


Cél 


1 S. Abri, asile. 


Lat. Cella. 




Cell 


Fr. Cellule. 








Cellier. 




Celawr, s. 


Celui qui cache. 


It. Cella. 




5o dérivés. 








Celt, s. 


Habitant des bois 


Fr. Celte. 




Celv.s. 


Mystère, artifice. 






i3 dérivés. 








Cell. S. 


Mystère, artifice. 


Lat. Celo. 




Celwjz. s. 


Mensonge. 


Fr. Celer. 




Celwjzaw , 


V. Mentir. 


It. Celare. 


Gaël éc 


. Ceall. s. 


Cellule. 


Lat. Celhda. 




cm, s. 


Cellule, chapelle, 


tombeau. 




Ced 
Cealaich 


V. Celer, cacher. 


An. Cellan 


Gaël ir. 


Ceall, s. 


Cellule. 






Ci//, s. 


Cellule, chapelle. 


tombeau. 




Ceil, V. 


Celer, cacher. 






Cealaich. v. Celer. 




CIRCONSPECTION. — 


PBVDENCE. — SENS. 


— FINESSE. — TROMPEniE 


Gall. 


Ca//, s. 


Prudent, fin. 


Lat. Calleic. 



208 



RECHERCHES 



Gaëléc. CeiUidh. a. 


Prudent. 


Lat 


. Callidus. 


Ceill 1 
Ciall ) '■ 


Sens. 






Ceahj . s. 


Tromperie. 






Gaêlir. Ceill f 

Ciall ) '■ 


Sens. 






CeiUidh, a. 


Prudent. 






Cealg , s. 


Tromperie. 






Cealgach , a. 


Trompeur. 






Cealgaim . v. 


Tromper. 






PIGEON. COLOMBE. 








GaU. Ga/omcn,s. 




Lat. 


Columba. 


Br. Koulni. s. 




Fr. 


Colombe. 


Gaëléc. Co/aman 




It. 


Colomba. 


Colum '■ 








Gaël ir. Co/om / 








Colum i '■ 








COL. COLLIER. 








Gall. Cokr, s. 


Collier. 


Lat. 


Collum. 
Collare. 


Gaêl éc. Coileir, s. 




Fr. 


Col. 


Gaël ir. Coileir. s. 






Collier. 


Coi7mr, s. 




It. 


Collana. 


CHAUVE. 








Gaël éc. CaZ6/i, a. 




Lat. 


Calvns. 


Gaël ir. Calbk, a. 




Fr. 


Chauve. 






It. 


Calvo. 


POINTE. ÉPÉE. PIQUE. 






Gaëléc. Cal(i / 








C0/3 i '■ 








Gaël ir. Calg 

Cohj '■ 




Lat. 


Calcar. 








Colijach . a. 


Pointu. 






SÉPAliEIi. COUPElt. - 


— ciiâtreh. 






Gall. Cw//, s. 


Séparation. 


l-at. 


Cutter 


Cylln.x. 


Séparer 







SUR LES LANGUES CEI 


/riQUES. 


Gall. CivUtjr. s. 
i Cwll, 

' ( Voyei ce 
Br. Koultr, s. 
Gaël éc. Coltar. s. 


Coutre, 
Séparer, 
La terre. 

mot. ) 

Coutre. 
Coutre. 


couteau, 
couper. 1 

) 


Fr. Coutre. 
It. Coltre. 
An. Coulfer. 


Coillte, a. 
Gaël ir. Coltar, .s. 


Châtré. 
Coutre. 






Coillte, a. 


Châtré. 






CULTIVER. CHÉRIR. 








Gall. Colez, s. 

Colez. V. 


Culte. 




Lat. Colère. 


C//.4t/Jf. 








Gall. CaZf.s. 
Calçu. V. 


Réduire 


en chaux. 


Lat. Calx. 
Fr. Chaux. 


(iaëléc. Gaie ^ 






It. Cala. 


Cailc \ ' 








Gaël ir. Cale / 








Ca(7c ( '■ 








Cailcim, v. 


Calciner. 






CAILLOU. PIERRE. 








Gall. Ce/<, s. 
Br. Kalastr. s. 
Gaël ir. CZoac/t 

67ocA '■ 


Caillou. 
Caillou. 

Pierre. 




Lat. Calculas 
Fr. Caillou. 


Clochaim . v. 


Pétrifier. 






Pf/CEiîO.'V. 








Gall. Cjlion, s. 
Gaël éc. Cuileag , s. 
Gaël ir. Ciiileocj , s. 






Lat. Culex. 


JEl/. AMUSEMENT. 








Gaël éc. Clnich, .s. 
Gaël ir. C/H!</îf, s. 






Lat. Ludere. 


EPÉK. 




* 




Gall. C/ez. 









209 



i4 



'210 



RECHERCHES 



Br. Klizè. s. 


Lat. Gladius 


Claidheamh, s. 
Gaël ir. 


Fr. Glaive. 


BLESSER. DÉFAIRE LES ENNEMIS. 




Gaèl éc. Claoidh, v. 


Lat. Cladcs. 


Gaël ir. Claoidheadh , s. Défaite. 




Claoidhim, v. Défaire. 




Claoidlde . a. Défait, faible. 




Claoidhteoir i _. . 

^, . „ . s. Vainqueur. 

Claoidhteoir \ ^ 




INSTRUCTEURS. CLERCS. 




Gall. Clér. 




7 dérivés. 




Clêra, V. Mission des clercs. 




Clerig, a. Clérical. 





Gall. Cler. La partie enseignante de 

l'ordre des druides. 

(Voyei Diclwnn. gallois d'Owcn , ou mot Cler.) 



LOUER. 




Gall. 


Clôd, V. 




.5 dérivé». 


HANCHE. 




Gall. 


Clan, s. 




4 dérivés. 


BRILLANT 


. CLAIR. 


Gall. 


Claer, a. 


Br. 


Shlear, a. 


AVEC. 




Gall. 


Can 




Cen 



Lat. Laudo. 



Lat. Chines. 



Lat. Clarus. 



prép. 



Lat 



( Con , préf. 



ALLUMER. ENFLAMMER. 

CANDIDE. 



FEU. BRILLANT. 



\Cum, prép. 
CLAIR. BLANC. 



Gall. 



Cynneu , 

Cynnca , 
Cain. a. 
Can , a. 



Allumer. 

Bon feu. 
Clair, brillant, 
liianc. 



Lat. 



( Candeo. 
\ Incendo. 

Candor. 

Candidus. 

Canus. 



SUR [.ES LANGUES CELTIQUES. 



211 



Gall. 



Br. 



Gaël éc. 



Gaël ir. 



Can, s. 


Blancheur. 


Fr. 


Candide. 


Canaid. s. 


Luminaire. 


It. 


Candido. 


Kann, :\. 


Brillant, blanc. 




Can dore. 


Kann, s. 


Pleine lune. 






Kanna, v. 


Blanchir, laver, absoudre. 






Kantol, s. 


Chandelle. 






Can. a. 


Blanc. 






Caindeal , s. 


Chandelle. 


Lat. 


Candela. 


Can, a. 


Blanc. 


Fr. 


Chandelle. 


Caindeal, a. 


Chandelle. 


It. 


Candela. 


Gain, a. 


Candide, chaste. 


An. 


Candie. 



CHANT. PLAIXTE. ^LANGAGE. 



Gall. 



Br. 



Gaël éc. 



Gaël il 



laël 



Càn , s. 


I 


Canon , s . 


Canon, règle. 


Canoni . v. 


Régler. 


Cann, v. 


Chanter. 


Cwjn, s. 


Plainte. 


Civynaw, v. 
Cwynedifj , a. 
Cwyniad, s. 
Kan. a. 


Se plaindre. 

Qui est à plaindre. 

Plainte. 

Chant. 


Kana. v. 


Chanter. 


Can. s. 


Chant. 


Cainnt. s. 
Canadh , s. 


Langage. / 
Chant. 


Canaim. v. 


Je chante. 


Cainnt. s. 


Chant. 


Caoi.ie j 


Cri usité aux funérailles des 


Caoineadh ) 


Irlandais. 


Caoinim. v. 


Se lamenter. 


Canamhain 1 
Canmhuin ) 


i. Accent, langage. 


Cantain, s. 
Cantalamn . v. 


Action de parler, déchanter. 
Chanter. 


Caintigbim, v. 


Parler. 1 


V, Conirr, Part, franc.; 



Lat. Cano. 



Cantus 



Au. Cant. 



Fr. Conter. 



l/i. 



212 



RECHERCHES 



SOMMET. 


CHEF. l 


PREMIER. 






Gall. 


Cun, s. 


Sommet, chef. 






Br. 


Kent a, a. 


Premier. 








Kent. prép. 


Avant. 


Lat. 


Ant,'. 


Gaél éc, 


, Ceann, s. 


Sommet, chef. 






Gaël ir. 


Ceann, s. 


Sommet, chef. 






OUVRAGE 


EN TREILLIS 


(pour la vaisselle, 


etc.). 




Br. 


Kanastcl, s. 

(Voye. Canne, 


Part, grecque. ) 


Lat. 
An. 


Canistruin. 
Canistcr. 


TUBE. 


CANAL. CANON. 






Br. 


Kan, s. 
Kanal, s. 


Tube, cylindre, canal. 
Canal, canon. 


Lat. 


Canali.f. 


Gaël ir. 


Cainneal, s. 


Canal. 






LAPIN. 










Gall. 


Cuning, s. 








Br. 


Connikl, s. 




Lat. 


Cnnirulns. 



LIEN. ÉCHEVEAU ( dc fil, ClC. ). 

Gall. Ceingcl, s. Écheveau. 

7 dérivés. 



It. Conile. 



Lat. Cimjiitus. 



Gaël éc. Ceancjal, s. 


Lien. 




Cingo. 


Ccancjail, v. 


Lier. 


Fr. 


Ceindre. 


Gaël ir. Ceangail. s. 


Lien, bande, jointure. 




Ceinture. 


Ceancjlain, v. 


Lier. 


It. 


Cingo. 
Cingola. 


\fOUR. — AMABILITÉ. 


CHARITÉ. CHERTÉ 






Gall. Car, s. 


Ami. 


Lat. 


Cariis. 


Carain , a. 


Aimable. 






Caraint , s. 


Amabilité. 


Gr. 


\ipiS. 


Caru, V. 


Aimer. 






Carii, s. 


Amour. 






Cardawd. s. 


Don d'amour, charité. 






i3 dérivéi. 








Cardodi. v. 


Faire la charité. 






Cir, s. 


Bienfait. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



2i;i 



Gall. 


Ciriaw, V. 


Chérir. 




Br. 


Kar, s. 


Amour, amitié. 






Ker, a. 


Chéri, précieux, cher, coû- Fr. 
teux. 


Cher. 




Karet |^ 
Karout \ 


Aimer, chérir. 


Chérir. 




Keraat, v. 


Rendre cher, euchérir. 






Kcrncz, s. 


Cherté. 




Gai'l éc 


. Cara. s. 


Ami. 






Car, s. 


Parent. 




Gaël ir. 


Car t 
Cara ) 


Ami , parent. 






Caraim , v. 


J'aime. 






Carlhann, s. 


Charité. 






Cairam, v. 


Enchérir. 




HAR. — 


CHARIOT. 


FAIRE UNE COURSE. PORTER. 


Gall. 


Car, s. 


Chariot, radeau. 






Car ad, s. 


Transport. Lat 


. Ciirrus. 




Cariuw , v. 


Charrier. 






Cart, s. 


Chariot. 






Cerhjnt, s. 


Course. 


Curro. 




Cerzed, v. 


Faire une course , marcher. 


Cursus. 




Cerzed, s. 


Course. 






Cerzedawr, s. 


Voyageur. 


Cnrsor. 




7 dérives. 






Br. 


À'arr, s. 

4 dérivés. 


Charrette, rouel. 




Gaël ir. 


Carr, s. 


Chariot, char. Fr. 


Char. 




Car, s. 


Course. 


Courir.. 




Cursa, s. 


Course. 






Cursair, s. 


Coureur. Lat. 


Cursor. 


Gaël ir. 


Carr, s. 


Chariot, cliar. Fr. 


Charrier. 




Ccarracan, s. 


Chariot. It. 


Carro. 
Correre. 




Cairt 
Cairthe 


Chariot. An. 


Cart. 




Car, s. 


Char. 





214 



RECHlihCHES 



Gaël ir. Caraisk, s. Transport. 
Caraistcacli, s. Porteur. 
Carb 
Carbad 
Carbadoir. s. Charretier. 
Cursa, s. Course. Lat 

Cursaicjhim, v. Je cours. Fr. 

Corsadh, s. Action de croiser en mer. 
Corsaicli | 
Corsalghim j 
Corsair 
Corsoir 

N. B. Corsa signifie aussi la côte. Ces mots ont 
lement le sens analogue de côtoyer. 

Cursuir, s. Coureur. 



s. Transport. 



V. Croiser en nier. 
s. Corsaire. 



\a. Carry. 



Cursus. 
Course. 



Fr. Corsaire. 



ARRACHER. 

Gall. Carpiaw, v. 

PRISON. EMPRISONNER. 

Gall. Carç, s. État où l'on est borné. 



Carça 



Prison. 





7 dérivés. 






Carçaru, v. 


Emprisonner. 


ÉVIDENT. 


CERTAIN. 


JUSTE. 


Gall. 


Cerlh, a. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


Ceart, a. 




DANGER.- 


— LUTTE. 




Gall. 


Crrlh,a. 


Dangereux. 




Certhu. V. 


Etre en danger. 




Certhain, v. 


Lutter. 



CHARIOT. (Voyez Char, etc. p. ai 3.) 

Gaël éc. Corh \ 

Gaël ir. Corb 



s. Chariot. 



Lat. Carpere. 



jLat. 
Fr. 



Carcer. 
Carcan. 

Carcere. 



Lat. Certus. 



Lat. 



Certamen. 
Ceiiute. 



Fr. Corbillard. 



PANIER. 

Gaël éc. Carh, 



Fr. Corbeille. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



215 



COUPS. TRONC. 




Gall. Corv, s. 




38 dérives. 




Corf, s. 


Cadavre. 


Corfatvr. s. 


Corps. 


Br. Korf. s. 




7 dcrivéa. 




Korfa , V. 


Prendre du corps. 


Gaèl éc. Corp, s. 


Corps. 


Creabh.s. 


Corps. 


Gacl ir. Corp J 

Creun j '' 


Corps. 


ÉCLAT. BRILLANT. 




Gall. Cotysifwr, s. 




C/f^/B. ROUGE. 




Gaël éc. Carn.s. 


Chair. 


Gaël ir. Curn, s. 


Chair. 


Carnaid, s. 


Couleur rouge. 



Lat. Corpus. 
Fr. Corps. 



It. Corpo. 
Esp. Cucrpo. 



Lat. Coruscare. 



Laf. Caro. 



ACTION DE METTRE EN FORME, 
POÉSIE. ART. MÉCANIQUE. 



Fr. Incarnat. 
EN ORDRE, EN HARMONIE. 



Gall. 


Ccrz, s. 


Action de mettre en ordre 


i. Gr. 


Apcû. 




Cerzawl , a. 


Mis en ordre. 


Lat. 


Ars. 




Cerzaivr, s. 


Artiste. 






Gaël éc. 


Ceard , s. 
Ceairde. s. 


Artisan. 

Art mécanique. 






Gaël éc. 


Ceard. s. 
Ceard. s. 


Artisan. 

Art mécanique. 






ANXIÉTÉ. 


SOIN. — 


- CURIOSITÉ. 






Gall. 
br. 


Cûr, s. 
Àur. 


Anxiété, soin. 


|Lat. 
(Fr. 


Cura. 

Cariosus. 

Cure. 


Gaël éc. 


, Cur. s. 


Soin. 


Fr. 


Curieux. 




Carad/i. 


Affliction. 


It. 


Cura. 




( Le dh ne se pronouce pas. ) 








Cumm , s. 


Soin. 








Cuairealtu , 


a. Curieux. 







216 



RECHERCHES 



Gaël éc. Car, s. 

Curam, s. 
Curamas, s. 
Cuairealta, a. 



Enriui, fatigue, soin. 

Anxiété. 

Soin. 

Curieux. 



An. Care 



ALE. BIERE FORTE. 

Gaii. Cwrw i 

Cwryv ) 

Gaëi ir. Cairni, s. 

(Aie usitée chei les ancicus Irlandais. ) 



Lat. Cerevisia. 
Fr. Cervoise. 



CHERCHER. AVOIR RECOURS A. 

GaU. Cjrçu, V. 



SAFRAN . 






Gaêl éc 


. Croch 1 




Gûèl ir. 


Croch \ '• 




FOI. CROYANCE. 




GaH. 


Crêd. s. 

lo dérivés. 






Creda. v. 


Croire. 


Br. 


Kred. s. 

7 dérivés. 


Créance. 




Kredi. V. 


Croire. 


Gaél éc. 


Creid, s. 






Crcideas, s. 


Crédit. 


Gaéi ir. 


Creid, s. 






Creideas , s. 


Crédit. 


PRINCIPE. 


COMMENCEMENT. - 


GaH. 


Cres, s. 


Principe 



(Lat. Quœrere. 
\ Fr. Quérir. 



Lat. Crocus. 



Lat. Credo. 

Fr. Croire. 

Fr. Croyance. 

Fr. Crédit. 



Br. 



CREATION. 
Principe, commencement. 

8 dérivés. 

Créa, v. Créer. 

Crcwr. s. Créateur. 

Créer. 



Kroui, V. 

5 dérivés. 

Gaël ce. Cruilluachd , s. Création. 
Cruith-fliear, s. Créateur. 



Lat. Creare. 
Creator. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



21 



CliOISSA.yCE. CliOITRE. 






Gall. 


Crotiaw . V. 




Lat. 


Cretus. 


Br. 


Kresk. s. 
Kreski. v. 


Croissance. 
Croître. 




Cresco. 


FOBTEMEM DESSÉCHÉ. 


RÔTI.— CROÛTE. 






Gall. 


Crûs. s. 
Crûs. a. 


Fortement desséché. 
Fortement desséché. 








Crest. s. 


Croûte. 


Lat. 


Cnista. 




12 dérivés. 










Cresa. v. 


Dessécher, brûier. 






SAS. SASSER. RESSASSER. EXAMINER. 






Br. 


Kroucr. s. 


Crible, sas. 


Lat. 


Cribro, V 


Gaël éc. 


Criabhar, s. 
Crialhar, s. 
Criathar, v. 


Sas. 

Crible. 

Sasser, ressasser, examiner, 


Lat. 


Cribrum 


Gaëléc. 


Criabhar, s. 
Criathar , s. 
Criathraim, s. 


Crible. 
Crible. 
Je sasse, je crible. 






CROIX.— 


-CRUCIFIX. 








Gail. 


Croes, s. 
Croe5, a. 
Croesbren, s. 

Croesi, v. 


Croix. 
Croisé. 
Croix pour crucifier, croix, 

bois. 
Croiser, crucifier. 


Lat. 


Crux. 


Br. 


Kroaz, s. 


Croix. 


Fr 


Croix. 




Kroaza, v. 


Croiser, cracifier. 


Fr. 


Croiser. 


Gaél éc. 


Cro5 , s. 


Croix. 


It. 


Croce. 




Crois, s. 


Croix. 


It. 


Crociare. 




Crosda, v. 


Croiser, crucifier. 






Gaêl ir. 


Cro5. s. 
Crosaim, v. 
Crosanach, a. 
Crois, s. 
Croisim, v. 


Croix. 

Croiser, crucifier. 

Pervers. 

Croix. 

Croiser, mettre en croix. 






SANG. 


S^iVG CAILLÉ.- 


CRUEL. SANGUINAIRE. 




Gall. 


Craa . s. 


Sang. 


Lat. 


Cruor. 



218 




RECHERCHES 


Gall. 


Creidawii , a. 


Cruel. 




Crealani. v. 


Devenir cruel. 


Gacl éc, 


Creulyd, a. 
, Cear. s. 


Sanglant, sanguinaire. 
Sang. 




Cru, s. 


Sang. 


Gaël ir. 


Cear t 
Cru \'- 


Sang. 




Cear, a. 


Rouge. 


CRU. DUR. SÉVÈRE 




Br. 


Kr!z. a. 




Gaël éc. 


Craaidh. a. 


Sévère, dur. 




Cruadal. a. 


Dureté dans la situation 
d'un homme, danger. 


Gaël ir. 


Cruadh. a. 


Sévère, dur. 




Craadail, s. 


Position dure, danger. 




CruadhaU, s. 


Inhumanité. 




Craadlialta, a. 


Inhumain. 


FROMAGE 






Gall. 


Caws, cosYit- 




Br. 


Caus. 




Gaël éc. 


Caise, s. 




Gaël ir. 


Caw, s. 




ENCLOS. - 


— CHÂTEAU. 




Gall. 


Cas, s. 


Enclos. 




Casf.s. 


Enclos. 




Caste«, s. 


Château. 


Br. 


Kaslel, s. 


Château. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


, Caisdeal / 


Château. 


CHASTE. 






Gaël éc, 


. Caid 
Cast '• 




Gaël ir. 


C«5/. a. 






Castoit , .s. 


Ciiaslelé. 




Ctti(//i, a. 





An. Gor£ 



Lat. Crudus 



Lat. Crudclis. 



Lat. Cascus. 



Lat. Castellnm, 
Fr. Caste! . 



Lat. Castus. 

Fr. Chaste. 
It. Caslità. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



219 



PUyiTION. 

Br. Kastiz , 

Kastiza 



Châtier. 



PLAiyTE. ACCUSATIOy. DOULEUR. 

Gall. Cjlniz. s. Accusation. 

Cjhuzadwy, a. Qui peut être accusé. 



Accuser. 

Accusation. 

Plainte. 

Plainte, accusation. 

Chagrin, douleur. 

Tourment. 



Cyhuzaiv , v 
Gaël éc. Ceasad, s. 

Ceasacht, s. 
Gaël ir. Ceasacht, s. 

Ceas, s. 

Ceasa 

Ceasadh 

Ceasnaighim, v. Se plaindre, 

Ceastaighim, v. Châtier. 

QUESTION. ÉNIGME. 

Gaël éc. Ceisd, s. 
Gaël ir. Ceisd, s. 

Ceisdeamlmil , 

Ceisdighiin , 

Ceasc 

Ceasd 

Ceasg 

Ceasfjaim 

Ceasnaighim 

MATIÈRE. SUJET. — 

Corn. Cas, s. 
Gaël éc. Cuis. s. 
Gaël ir. Cuis, a. 

REPOS. SOMMEIL. 

Gall. Cws I 

Crisg \ 

Cjsu, V. 

Cysur, a. 
Br. Kousk, s. 



1. Énigniatique. 
Questionner. 

s. Question, énigme. 
V. Questionner. 



Reposer, dormir. 

Calmant. 

Sommeil. 



\ Lat. Casiicjo. 
(Fr. Châtier. 

Lat. Ac-ci\so. 



Lat. Qua'stio. 



^ Lat, Casus. 
\¥r. Cas. 



Lat. Quies. 

Lat. Quiescere. 
Fr. Coucher. 
Fr. Coi. 



220 




RECHERCHES 






Br. 


Kouska. V. 


Dormir. 






Gaël éc. 
Gaël ir. 


[ Coisij, V. 


Tranquilliser. 






CÔTE. 


• CÔTÉ. 








Gall. 


Côst. s. 




Lat. 


Costa. 


Br. 


Kostcz. s. 
Kostèzen, s. 
Kostezi, V. 


Côte. 
Côté. 
Aller de côté. 


Fr. 


Côté. 
Côtoy( 


PEAU. 


TANNEUR. 








Gaël éc. 


Cust. S. 
Custair, s. 


Peau. 
Tanneur. 


Lat. 


Cutis. 


Gaël ir. 


Cust. s. 
Custair, s. 


Peau. 
Tanneur. 







QUANTITE. CE QUI PEUT ETRE AUGMENTE. 

Gall. Çwanedig , a. Ce qui peut être augmenté. Lat. Quantitas, 
Çwaneijied, s. Addition. 
Çwancgu, v. Ajouter. 
Br. Ken, adv. Autant. Lat. Quantum. 



SŒUR 










Gall. 


Çwaer, s. 






Soror. 


Br. 


Choar. s. 








MÉCHANT 


. SÉVÈRE. 








Gall. 


Çwcrw. a. 




Lat. 


Severus. 




Çwevrawr, a. 




Fr. 


Sévère. 




Çwevrez, s. 


Sévérité. 








Çwevru, v. 


Agir sévèrement. 






VESSIE. 










Gall. 


Çwysiijen, s. 




Lat. 
Fr. 


Vesica. 
Vessie. 


SOUPER. 










Gall. 


Cwynos, s. 
Cwynosa, v. 


Souper. 


Lat. 


Cœna 


Br. 


Koan, s. 
Koanta . \ . 


Souper. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



221 



riDE. ■ 


— 


CAVITE. 


CJIJE. C^r£i?A'£. 






Gall. 




Cav, a. 


Vide. 










Cznb, s. 


Cavité. 


Lat. 


Caviias. 






Cwblâad, s. 


Cavité. 






Br. 




Kavc, s. 


Cave, caverne. 


Fr. 


Cave. 






Kava, V. 


Creuser. 


Fr. 


Caver. 






Kaoucd, s. 


Cage. 


Lat. 


Caveu. 






Kaouedi . v. 


Mettre en cage. 


Fr. 


Cage, cn-cager. 


Gaël éc. 


Cainh, s. 


Cave. 










Cos 
Cuas 


Cave, caverne. 






Gaël 


ir. 


Cuas, s. 
Cuasach, a. 
Cuasachd. s. 


Cave. 

Creu.\. 

Cavité. 







MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇALS. 



ciârvEE. 


— QUAI. - 


- H^/fi. 


Gail, 


Car, s. 


Enclos. 




Cae, V. 


Enclore. 




Cau, V. 


Enclore. 




Cau, a. 


Enclos. 


Br. 


Kae, s. 


Clôture, quai, haie. 




Kaea, v. 


Clore. 


Gaël éc. 


CeatI, , s. 


Quai. 


Gaël ir. 


Cac, s. 


Haie. 




Ca 

Cai 


Maison. 


CAPE. — 


COIFFE. 


COIFFEIi. 


Gall. 
Br. 


Cap. s. 
Kabel, s. 


Cape. 

Coiiîure en général , 




Kabclla, V. 


Coiffer. 




Kaef, s. 
Kaefa, v. 
Kabistra, v. 


Coiffe. 
Coiffer. 
Mettre le licou , etc. 



lape. 



Quai. 
Haie. 



Fr. 



Cape. 
Chaperon. 

Coiffe. 
Coiffer 
En-chcvétrer, 

Cn/fia. 



222 



Gaël ce. Ceap, ; 

Gacl ir. Caibin 

Caipin 



RECHERCHES 

Cape. 

Cape. 



CABANE. STALLE. TENTE. 

Gall. Cab.s. Cabane, stalle, tente. 

Caban, dimin. 



It. Sciiffia. 



Fr. Cabane. 

It. Capanna. 



Gaël éc. Caban ' ^ , 

^ -, . ^ , s. Cabane. 

Gael ir. Caban 


An. Cabin, s. 


CHAPELLE. 




Gall. Capel. 


Lat. Capella. 


Br. Chapel. 




Gaêléc. Caibeal.s. 


Fr. Cbapelle. 


Gaël ir. Caibeal, s. 


It. Capella. 




An. Chapel. 


CÂBLE. 




Gaëléc. Cabal. s. 


Fr. Câble. 


Gaël ir. Câbla, s. 




CHEF^i:. 




Gaëléc. Caban,s. 


Lat. Caballus. 




Fr. Cavale. 


Capuli, s. 


Cheval. 


Gaël ir. Capall, s. 


It. Cavallo. 


Captt», s. 


Esp. Cabatlo, Cavallo. 


N. B. J'ai placé ce mot dans la partie fia 


nçaisc , parce 


((ue le mot latin était compacativenient très-peu usité. 


CEP. nLOC. COFFUE. 




Gall. Cippjl, s Cep. 


Lat. Cippus. 




Fr. Cep. 


Côff. s. Tronc creux , ventre. 


Cofâur, s. Coffre. 


Coffre. 


Br. Kef. s. Cep, boite. 




Gaël éc. Cea/), s Cep, bloc. 




Cofra . s. Coffre. 


■\n. Coffer. 


Gaël ir. Ceap, Bloc. 




Cofra, s. Coffre. 





GABARE. 




Br. 


Kôhar, ,s. 




Gôhar, s. 


COUPLE. 




Gall. 


Cwpl. 


Br. 


Couhla. 


Gaël éc. 


Cupall, .« 


Gaël ir. 


Cupla, s. 


CHEMISE. 




Gaël ëc. 


Caimis. s 


Gaël ir. 


Caimis , ; 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 223 

Fr. Gabare. 



La t. Coinila. 
Fr. Couple. 



CHAXGER. ECHANGER. ACHETER. 

Br. kfinm, s. Echange. 

Kemma, v. Changer, échanger 

Keinch 

Kench 

Gaël éc. Ceannaich, v. Acheter. 

Ceannachachd , s. Achat. 
Gaël ir. CeannaicjUm , \ . J'achète. 

Ceannachd , ,s Achat. 

COMPAGNON. 

Gaël éc. Combach, s. 

Companach, s. 
Gaël ir. Conibaidhe, .s. 

Companach , s. 

ASSOCIATION. COMMUNE. 

Br. Rfji. Commun. 

(iY. B. Mot déplacé. H ilevrait être ; 

Gaëi éc. Cowuiin 
Gaël ir. Comunn 



UNI. PLAINE. 

Br. Rompez, 



Fr. Chemise. 
It. Camiscia. 



Fr. Changer. 

Echanger. 

It. Cangiare. 



An. Change. 



Fr. Compagnon. 
Compagnie 



Gr. Ko(j'. 

Fr. Commune. 



Uni. 



La t. Caiii 



[N. B. Ce mot (li'vrnil être j.ii latin.) 



pus. 



22li RECHERCHES 

Br. Koinpeza, v. Unir. 

Kompezen, s. Plaine. 



TOUT. CHACUN. 

Gaël éc. Ceach, a. 



Fr. Champ. 
It. Campo. 



(îaël ce. Camp ) . 
o .., . ^ s- Plaine. 
Gacl ir. Campa ) 




RÉUNI. ASSEMBLÉ. 




Gall. Ciw, a. 




( Ce mot devrait être au latin. ) 




Ciwdawd, s. Tribu, dan. 


Cives. 


Ciwdodaul, s. Membre d'une tribu. 


Civitas. 


Ciwdodivr, s. Citoyen. 




Ciived, s. Multitude. 





Gaël ir. 


Cac/i . a. 




Fr. 

It. 


Chaque. 
Ciasche. 


COQ. 










Br. 


Kok. s. 




Fr. 
An. 


Coq. 

Cock. 


COCHE. - 


— VOITURE. 








Gall. 


Cwç, s. 


Coche d'eau. 


Fr. 


Coche. 


Br. 






It. 
An. 


Cocchio. 
Coach. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


Coisde 
CoiWe 


Voiture. 






OBSCURITÉ. MYSTÈRE. CACHER. 






Gall. 


Cuz.s. 










Cuziato, \. 


Cacher. 


Fr. 


Cacher. 


Br. 


Kûz. s. 
Kuza, V. 


Cacher. 






Gaël ir. 


C«ic/i, s. 


Mystère. 


Fr. 


Cacher. 


COUCOU. 










Br. 


Koukou. s. 




Fr. 


Coucou. 


CHAT. 










Gall. 


Cat/i, s. 




Lai. 
Fr 


Catns . ((illii! 
Chat. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Br. Kaz. s. ' ■' ■)'"•■ ■: 

Gaêl éc. Cat. s. 
Gaël ir. Cat, s. 

Caitin.s. Petit cliat. 

N. B. Le mot latin correspondant n'était pas le 
mot usuel. 

^fISÉRABLE. 
Br. Keaz 

Kez 

Keazez ) 
Kezez \ 



225 



It. Gatto. 



Misérable, mendiant, gueux. Fr. Gueux 
fém. 



CISEAU. 

Br. Kizel. s. 

Kizelln, 

VÊTEMENT. 

Gaël éc. Cota ) 
Gaël ir. Cola \ 

Cotaich , 



Ciseler. 



Vêtir. 



Fr. Ciseau. 
An. Chiscl. 



Fr. Cotte. 
|An. Coat. 
' It. Sar-cotta. 



QUITTE. QUITTER. 

Br. Kuit, a. Quitte. 

Kuitaat, V. Quitter. 

Gaël éc. Cuite ) 
Gaël il'. Cuite \ 



Quitte. 



'Fr. Quitte. 
Quitter. 
It. Quitanza. 

An. Quit, V. 



TESTICULE. 

Gall. CailLs. 

Br Kall i 

Kalch ( s 
A>// ) 

Gaël éc. CailLs. 

Gaêl ir. Caille, s. 

Gaël ir. Cailleach, 



Je châtre. 



It. Coqlh 



An. Coîo/. 



OOS. DERRIERE 

Gall. C(7.s. 



Fr. Cul. 



226 



RECHERCHES 



Gall. 


Ciliaw, V. 


Se retirer , reculer 


Br. 


Kil. 


Dos, derrière. 


Gaël ir, 


, Cul 
Cail '■ 


Derrière. 


QUILLES. 






Gall. 


Ceifys, s. 




CAILLE. 






Br. 


Koal. s. 




BOITEUX. 


BOITER. 




Gall. 


Clôf, a. 


Boiteux. 




Clofi ^ 
Clofni 


Boiteux , s. 




C/o/t.v. 


Boiter. 


LOQUET. 






Gall. 


Clicied. s. 






Cliciedu, v. 


Lever le loquet. 


CLAQUER. 


GLOUSSER. 




Gall. 


Clec. s. 


Bruit aigu. 




Clecian, v. 


Claquer. 




Clwa, s. 


Action de glousser. 


Br. 


Klocza . V. 


Glousser. 



CLOCHE. 






Br. 


Klôch. S. 
8 dérivés. 






Klôgôren. s 


Bulle, ampoule. 


Gaël ir. 


Clocj. s. 






Clogachd. s 


. Clocher. 




Clo(jaim, V. 


Je sonne. 


CLAIE.— 


•HERSE. 


GRILLE. 


Gall. 


Clwjd.s. 




Br. 


Kloued, s. 


Claie, herse. 




Kloucda, V. 


Herser. 


CLERGÉ. 







It. Culo. 

Fr. Quille. 
Fr. Caille. 

Clopin. 
Fr. Loquet. 

Fr. Claquer. 
Glousser. 

Fr. Cloche. 



KIoareh, 



Clerc, barde, poëtc. 



Fr. Claie. 



Fr. Clerc. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



227 



Gaël ir. 


Cleir. s. 


Clergé. 




Cliar. s. 


Ecclési, 




Cliaraidlie, s. 


Barde. 


FLATTER.- 


— CALMER. 




Gaël ir. 


Cdlagam, v. 




CHANTIER 






Br. 


Kant. s. 




CÔTÉ. 






Br. 


Kanl, s. 





Fr. Calmer. 



Fr. Chantier. 



It. Canto. 
FI. Kant. 



CONTREE. CANTON. 

Gall. Cantrev. s. 



GUIGNE (espèce de cerise). 
Br. Kinez, s. 



Fr. Contrée. 

It. Contrada. 

An. Coanlry. 

Fr, Guigne. 



CONGE. 








Br. 


Kimiad, s. 








Kimiada. v. 


Prendre congé. 




BEAU. 


AIMABLE. 


GENTIL. 




Gall. 


Cân. a. 




Fr. Gent. 




Coned. s. 


Beauté. 




Br. 


Koant, a. 

7 dérivas. 




Gentil. 




Koantaat. v. 


Embellir. 




Gaël éc. 


Cean, s. 


Élégance. 






Caoin ) 
Cuanna \ 


. Beau , gentil. 




Gaël ir. 


Cean , s. 


Élégance. 






Ceanalta, a. 


Beau, gentil. 






Cannuch \ 

Canin > ;i 
i 








Beau, plaisant. 


., ,...: ., .■ 




Cuanv 1 







228 



RECHERCHES 



RACONTER. 




Gaël éc. Cannt j 


s. Conte. 


Gaëlir. Cnntas ) 


Cuntaim, v. 


Raconter. 


CHAROGNE. (Voyez Corp. 


, partie latine.) 


Gaël éc. Cairbhinn, s 




Gaëlir. Cairbh.s. 




CROUPIÈRE. 




Gaël éc. Cuirpean, s. 




CHARGE. CHARGER. 


SOLLICITUDE. 


Gall. Carg, s. 




Carg, v. 


Charger. 


Carçjii, V. 


Charger. 


Carc, s. 


Sollicitude. 


Br. Kar<j( . s. 


Charge, faix. 


Karga, v. 


Charger. 


CARDE. CARDER. 




Gaël éc. Gard ) 




Gaëlir. Gard \ 


s. 


Carda, s. 




Cardaim, y. 


Carder. 


RACLER. GRATTER. 




Br. Karza, v. 




4 dérivé». 




CH^iîiîÊf;. 




Br. ICoéred ) 




Kouèred ) 


s. 


ACCORD. 




Gaël éc. Coird 1 




Cordahd \ 


s. 


Gaël ir. Coirdcas 




Cordadh 


s. 


COURROUX. 




Gaël éc. Corraich 




Gaël ir. CorruHjh 


s. 



Fr. Charogne. 



Fr. Croupière. 



Fr. Charge. 
Cargaison. 



Fr. 


Carde. 




Carder. 


Fr. 


Gratter. 


An. 


Scratch. 


Fr. 


Charrée. 


Fr. 


Accord. 



Fr. Courrom 





SUR LES 


1 LANGUES CELTIQUES. 


GOSIER. 












Br. 


Korsalen, s. 






Fr. 


Gorge. 


RIDEAU. 












Gacl éc. 
Gaël ir. 


Cuirtean, s. 
Ciiirtm, s. 






An. 


Courtine. 

Cortina. 
Curtin. 


CRABE. 












Br. 


Krab, s. 






Fr. 


Crabe. 


PEJGNE.- 


-PEIGNER. 










Gall. 


Cribaiv, V. 
8 dérives. 






Fr. 


Crêper. 


Br. 


Krîb, s. 
Kriba. V. 
Kribin, s. 


Carde. 




It. 


Crepare. 




Kribina, v. 


Peigner le 


lin. 






CRAQUER. 












Gaël éc. 


Crac. V. 






Fr. 


Craquer. 


Gaël ir. 


Crac, V. 






An. 


Crack. 


R AU QUE. 








/Lat. 


Raucus. 


Gall. 


Cre^, a. 






Fr. 


Rauque. 




( iV. B. Mot qui 


devrait être à h 


i partie latine.) 


It. 


Bauco. 



229 



POT. CRUCHE. POTERIE. 



Gall. Croçan, s. 

Croçanu, v 

Cregen, s. 

Crwca, s. 
Gaël éc. Corc, s. 

Croc, s. 

Creach. s. 
Gaël ir. Cuire 

Corc 

Croc, s. 

Crogan, s. 

Creach, s. 



Poterie. 

Faire de la poterie. 

Vaisseau de terre. 

Cruche. 

Pot. 

Vaisseau de terre. 

Coupe. 

s. Pot. 

Vaisseau de terre. 

Cruche. 

Coupe. 



Fr. Cruche. 

An. Crockerj. ''' 



230 



KECHERCHES 



CROC. 


CHOIX. 


ACCROCHEIi. PENDRE. 




Gall. 


Crog,s. 


Crochet, gibet. 


\Fr. Croc. 




l^ dérive» 




'/ Crochet. 




Crogi, v. 


Pendre. 


Accrocher. 


Br. 


Krôh 
Krôcj 


1 s. Croc, crochet. 






Kroiiga, v. 


Accrocher. 




Gaëi éc 


. Croich 


i „ n:u.. -__:.. 





Gaël ir. Croch. s. \ 

CRASSE. 

Br. Krazunel, s. 



s. Gibet, croix 



RIDE. 
Br. 



Krîz , s. 
Krka, v. 



EM TAILLE . COCHE. 

Br. Kran,s. 

Kranel, s. 



RONGER. 

Br. Krina, v. 

TREMBLER. 

Br. Kren, s. 

Krenu, v. 

MURMURE. 

Gaël éc. Cronan, s. 
Gaël ir. Cronan , s. 



Gall. 



Casiaw , v. 



Fr. Crasse. 



Rider. 

■ CRÉNEAU. CRÉNELER. 

Entaille, coche. 
Créneau. 



Fr. 



Kranella, v Créneler. 



Ride. 
Rider. 
Crespa. 



Créneau. 
Créneler. 



Tremblement. 
Trembler, 



Fr. Grignoter. 



Fr. Craindre. 



Fr. Gronder. 



Fr. 
Un. 



Chasser. 

Catch. 

( Attraper. ) 



HABIT LONG. 

Gaël éc. Cosucfi | 
Casât] ) 

Gaël ir. Casofj , s. 



Fr. C;i saque. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



231 



COSSE. 


— 


-GOUSSE.— 


• GOUSSET. 






Gall. 




CxvYsed, s. 


Gousset. 


Fr. 


Gousset. 


Br. 




Kos. s. 


Cosse. 




Cosse. 






Kosa. V. 


Se former en cosses. 




Gousse. 


PIED.- 


-JAMBE. 








Gall. 




Coes, b. 




lu:- 


Cuisse. 
Coscia. 


Gaël 


éc. 


Cos. s. 








Gaël 


ir. 


Cos. s. 








PRIX. - 


-DÉPENSE. 








Gall. 




Côst, s. 
Costiad, s. 


Grande dépense. 










Costiaw, V. 


Coûter. 


Fr. 


Coûter. 


Br. 




Coiist, s. 




V.F 


'r. Coust. 


Gaël éc. 


Cosd, V. 


Coûter. 


It. 


Costa. 


Gaël 


ir. 


Cosdam, v. 


Coûter. 


An. 


Cost. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



CHOU. 










Gaël éc. Cabaisd, s. 
Gaëiir. Cabaïste.s. 






An. 


Cahbage. 


FOUET. 










Gaël éc. Cuipe, s. 






An. 


Whi,,. 


GÂTEAU. 










Gaël éc. Caca j 
Gaël ir. Cacadh j 






An. 


Cake. 


BOUCHE. OUVERTURE. 








Gall. Cég. s. 










Cecjiaio, v 


Étrangler. 




An. 


Gag. 

(Bâillonner.) 


PIED. 










Gall. Ctc.'s. 










Cicwr, s. 


Piéton. 








Ciciatv. V. 


Donner un coup de 


pied. 


An. 


Kick, V. ft 



•/ 



232 



RECHERCHES 



GROS BATON. 




Gall. 


Cogcl, s. 




UN DISQU. 


E qu'on lance. 


Gaêl éc. 


Coit, s. 




TÊT. 






Gaël éc, 


, Cuite 
Cuit 




Gaêl ir. 




BOIS. 






Gall. 


Coed l 




Br. 


Coud \ '■ 




COUPEIi. - 


— RACCOURCIR. 


Gall. 


Cateia, v. 






Cotai, s. 


Couteau. 




Cat. s. 


Fragment. 




Cwtâu 1 






9 dérivés. V V. 


Raccourcir, abré 




Cwtoyr ' 






Cytiaw, v. 


Abréger, couper. 




Cythell, s. 


Couteau. 




Cyt/ic//u.v. 


Couper. 


CABANE. 






Ga». 


Cwt. s. 




QUEUE DE LIÈVRE. 




Gall. 


Cwf. s. 




TÊTE. 






Gaêl ir. 


Coin , s. 





GRAS DE JAMBE. 
Gaël ir. Calpa. 

ACTION DE CALFEUTRER. 
Gaël ce. Cale \ 

Gaël ir. Calcadh \ 
Calcam, v. 



An. Cudyel. 

.An. Quoit. 

An. Head. 

An. Wood. 



An. Cwt. 



An. Cot. 

An. Scut. 

Lat. Calva. 

Calvaria. 
Au. 5caZp. 

(Peau de ia tête. 

An. CalJ. 
An. Caulh. 



8UH LES LANGUES CELTIQUES. 



233 



COURTE-POINTf:. 






Gaël éc. i ,, ., 
p ... . Cudt. s. 
Gael ir. ) 


An. 


Qmlt. 


TERRE GLAISE. MARNE. 






Gall. Clai. s. 






Gaël éc. Cladach, s. , . 


An. 


Clay. 


BOSS£. MASSUE. 






Gall. C/o 1 „ 

„, , s. Bosse. 
Clob ) 






Clob i 

Clopa > s. Massue. 

Clivpu ) 






An. 


Club. 






GRAND BRUIT. 






Gall. Clep. s. 


An. 


Clap. 


Clepian, v. Faire grand bruit. 




To clap. 


SONNERIE DU GLAS. 






Gall. C««/ 1 


An. 


Knell. 


BOUT ARRONDI. 






Gall. Cnwpa, s. 


An. 


Knob. 


CHEVELURE. FOURRURE. 






Gaël ir. Cairche. 


An. 


Hair. 


MOULINS À SRAS. 






Gaël éc. Carn. 


An. 


Qaern. 


PIERRE. ROCHER. 






Gall. Care^ | 


An. 


Crag. 


Craig J 


Éc. 


Craicj. 



Kareck , s. 
Gaël ir. Carraiec. s. 



Rocher. 
Roc. 



BRUIT ECLATANT. 
Gall. ClewtfS. 



Clewiiaw, v. Rendre un bruit, éclatant. 



An. Clatfer. 



^ 



234 



recheiu:hi-:s 



TEMPEBE. 

Gali. Clau, adj. 
Clauar, a. 



Tiède. 



MANTEAU. 
Gaël éc. Clcoc 
Gaël ir. Cleoca 

Cleocam, v. Porter un manteau. 



ADROIT. 

GaH. CZiU), a. 



Habile, adroit. 



DRAP. PIECE DE DRAP. TORCHON. 

Gali. Clwt , s. Torchon. 

Clyliaw, v. Rapiécer. 



An. /iti/i£'-\v";iruj. 



An. Cloak. 



.\a. Clever. 
An. C/ou/. 





6 dérivés. 








RAPIÉCER 










Gaël éc 


. Ckth . s. 




An. 
FI. 


Clolh. 

Kleed (habit). 


/•'Ol^iî i CHAUX. 








Gali. 


Cjlyn. 




An. 


Kiln. 


B^rriîE. 










Br. 


Kann, s. 
Kanna, v. 


Batterie. 
Battre. 


An. 


To cane. 


PÊ^U. — 


fiCOTîCE. 








Gai). 


Caen, 
Cèn.s. 
Cin, s. 


Peau. 

Peau de bcte. 

Enveloppe extérieure. 






Br. 


Ken«, s. 
Kin, s. 


Peau. 
Ecorce. 


An. 


Skin. 




Kiha, V. 


Ecorcer. 




To skin. 


COUP. 










Gali. 


Cnoc, s. 
Cnociaw \ 




An. 


Knock. 


Gaël éc. 


Cna<j 1 V. 


Frapper. 




To knock. 


Gaël ir. 


Ouuj ) 








MALICE. - 


— DÉCEPTION 








Gaël éc. 


Conn. ,. 


Sen.s, rai.son. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES 



235 



Gaël éc. Canach, s. Malice. 

Gaël ir. Conn, s. Sens, raison. 

Coniiaidhe , a. Sensé. 

Canach, s. Malice. 



VOIR. 
Gaël éc. Chann, v. 



Il vit. 



Channaicr^rét. 
irr. de Faic. 

PETIT CORPS ARRONDI. 
Gall. Cnop \ 

Br. Cnop f ^ 

Gaël éc. Cnap 
Gaël ir. Cnap 

Cnapaim, v. J'arrondis. 

NOIX. 

Corn. Cnauen \ 

Gaël éc. Cnoth f 

Gaël ir. Cnu i 

Cnudh I 

ANGLE. COIN. 

Gall . Cornel \ 

Br. Korn ( 

Gaël éc. Cearn 1 

Gaël ir. Cearn ; 

MALOTRU. 

Gall. Cerljn, s. 

Gaël ir. Carsan , s. 

Carsanach, a. Enroué. 
PETIT CHIEN. 
Gall. Corgi, s. 

«47£.4r d'osier enveloppé de peaux. 

Gall. Corwqvl . .<;. 



An. Cunmncj. 
[Malin.) 

An. Ken. 

(Voir à distance.) 

An. Con. 

(Repasser avec les 
y eux.) 



|Au. Knole. 
'FI. il«o/). 



An. /Vuf. 

An. Corner. 

An. C/iur/. 

An. Hoarseness. 



^' 



An. Cur. 



An. Coracle. 



y 



236 



RECHERCHES 



BEBCEAU. 

Gaêl éc. Creathail, 



Gaél ir. Craidhal, s. 




An. 


Craddle. 


MORCEAU. MIE. 








Gaêl ce. Craoini . s. 




An. 


Crum. 


DEMAyDER AVEC INSTAiyCE. 








Gaêl éc. Creabh, v. 




An. 


Grave. 


Gaêl ir. Creabhaim, v. 








TÂTONNER DANS LOBSCURITÉ. 








Gall. Cropiad, s. 




Au. 


Grope. 


CRÊPE. GALETTE FINE. 








Br. Krampoez. s. 




An. 


Crampet. 


Krampoeza, v. Manger des crêpes. 






FRONCER. 

Gall. Crimpiaw, v. 




An. 


Grimplc. 


Gaêl éc. Cnspa(j. v. Rider. 








GOS/ER. 








Gall. Cropa, s. 




An. 


Grop. 


OW SE BiîO/E FACILEMENT SOUS 


i^ i)Eivr. 






Gall. Cns6, s. 




An. 


Crisp. 


Crisbiniaw, v. Se broyer facilement. 






B^/SEfl. 








Gall. Cûs, s. 




An. 


Kiss. 






FI. 


Kim. 



BOITEUX. 

Gaël éc. Gruhach 
Cmpach 
Grioplach 

Gaël ir. Gruhach. j 



.An. Gripple. 



HAINE. 
Gall. 



■ENVIE. 
Gas, s. 

i5 <lcrlv< 

Cas, a. 
Gâsan, v. 



Haïssant, envieux. 
Haïr. 



An. Hâte. 



FI. Haahn. 
Ail. Hassen. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 237 

Hassen . 



Haïr 



Frapper soudainement. 



Rr. Kas, s. 

Kasaat, v. 

COUP SOUDAIN. 
Gail. Çwup. 

Cwapiaw , 

nÉsin. — APPÉTIT. 
Gall. Çwant, s. 

li dérives. 
SOUFFLE. SIFFLET. 

Gall. ÇW/; s. 

Çwijiaw, V. Siffler. 

Çivifimvr, s. Souffleur, siffleui 

PETIT-LAIT CLARIFIÉ. 

Gall. Çr«i(jf, s. 
COURSE. roifiî. 

Gall. Çwcl.s. 

10 dérives. 

Çwelyd. v. Tourner. 

l/TV COURT ESPACE DE TEMPS. 
Gall. Çwj'/, s. 
Çwl, adv. 

OU/ rETVB i TOURNOYER. 
Gall. Çwervatvl,a. 



An. /'Frt/), 



An. ffanf. 

An. r-n/^: 



An. JVhey. 

An. fr/(ee/,> 

An. WMe. 

An. l^/tir/. 



•y' 



MOTS QUI SE RAPPORTENT AU GREC. 



SCIENCE. INSTRUCTION. 

Gaël éc. 

Gaël ir. Dea, s. 

DIEU. DÉMON. DEVIN. DEVINER. 

Gall. Dun , s. Dieu. 

12 dérivés. 

Dcvnn, s. Devin. 

i5 dérivés. ' ' 



Gr. Aoî/ai 



238 



RECHERCHES 



Gall. Dewiniauyw 


Deviner. 


Gr. 


Zevs. 


Br. Doué. s. 


Dieu. 




Gén. ^t6t. 


Gaêl éc. Diu. 






Ace. A/a. 


Deainal ■ 




Lat. 


Deus. 


Gaël ir. Dcamal > s. 
Deamhon ) 


Démon. 


Fr. 


Dieu. 




Gr. 


Aa[iuov. 


MAISON. ÉGLISE. 








Gaël éc. Dom, s. 


Maison. 


Gr. 


Aoftrf. 


Daimh, s. 


Maison, église. 


Lat. 


Do mus. 


Domhnach, s. 


Église. 


Fr. 


Dôme. 


Gaël ir. Dom, s. 


Maison. 


It. 


Domo. 


Dom-airni, s. 


Arsenal. 






Domhan, s. 


Univers. 


An. 


Dôme. 


DEXTÉRITÉ. CÔTÉ DROIT. RECTITUDE. 






Gall. De, s. 


Rectitude. 


Gr. 


Ael.a'. 


De,v. 


Redresser, au propre. 




Aelids. 


DeAeu. s. 


Dextérité. 


Lat. 


Dextera 


Gaël éc. Deas i 
Gaël ir. Deas \ 


Adroit, juste. 






NOIR. OBSCURITÉ.— 


• TÉNÈBRES. 






Gall. Du, s. 


Couleur noire. 






Diiaw, V. 


Noircir. 






Gaëléc. Dufc/i, a. 


Noir. 


Gr. 


Z6<poi. 


Dublilach. s. 


Obscurité, ténèbres. 




Tu<pXdf. 


DuUa'ulh, a. 


Obscur, ténébreux. 






Gaêl ir. Dufc/i , a. 


Noir. 






Dobhar, a. 


Obscur. 







N. B. La même liaison d'idées qui parait exister 
entre les deux mots grecs , et qui est si naturelle , s« 
trouve à l'article OBSCva , ÂrsvGLE , etc. 



VUE. OBSERVATION. REFLEXION. OPINION. CON.JECTURE. 

ESPÉRANCE. CONFIANCE. 

Gaël éc. Doc/irt . .s. Pensée, réflexion. Gr. Aoxew. 

Doiche ( ^ , r t^'*") 

■ s. Lspérancc, conliancc. 

Dochat ) ^ Aéêa. 

Doi(jh,ii. Opinion , conjecture. \6y(xa. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



239 



Gaël éc. 


Doi(jli, g. 


Espérance, confiance. 






Gaël ir. 


Deicsin, s. 


Vue. 


Gr. 


AoMa'^w. 




Doclia, s. 


Pensée, réflexion. 




(Ohseno.) 




Docha, adv. 


Probablement. 








Doiclie 1 
Docims \ 


s. Espérance, confiance. 








Doiijh . s. 


Opinion, conjecture. 








Voiyh, s. 


Espérance, confiance. 







RAPIDE. VITE. HATE. HATER. 

Gaël éc. Doich, a. Rapide, vite. 

Doich, V. Hâter. 

Gaël ir. Doich, a. Rapide, vite. 

Doichim, v. Je hâte. 






GOUTTE. TOMBER GOUTTE A GOUTTE. LARME. LARMOYER. 



Gali. DcLjryn, s. 


Goutte. 






Dccjrymi , v. 


Couler goutte à goutte. 






Vcgyr, s. 


Larme. 


Gr. 


Aânpv. 


Dacjru, v. 


Fondre en larmes. 




Aaxpveir. 


4 dérives. 








NOURRITURE. 








Gaël ir. Det, s. 




Gr. 


Aa/s. 



RRILLA.XT. SPLENDEUR. ECLAIR. 

Gaël éc. DeaUinach.s. Eclair. 

Dealradh, \ 
Gaël ir. Dealradh, ) 

Dcalrdhach,a. Brillant. 
Dealonach , s. Eclair. 



Brillant, splendeur. 



Gr. 


Aa/s. 




Ace. Aû£(TOt. 




A/a(TO!. 


Fr. 


Diétc. 


Angl 


. Diet 


Gr. 


AtîXos. 




AaXdî. 



PIEGE. MALICE. FICTION. 

Gaël éc. Dol j 

Dul \ 

Dolbhadh , s. Fiction. 
Gaël ir. Dul, s. Piège, malice 



s. Piège, malice. 



Gr. 
Lat. 



AdÀoç. 
Doluf. 



Do). 



240 



RECHERCHES 



Gaël ir. 


Dulaim, v. Prendre au piège. Angl. Dole. 




Dolbadh, s. Fiction. 


}RCE.— 


-ÉNERGIE. VIOLENCE. SOUVERAINETÉ. ROI. — HO^ 


FAIRE . 




Gaël ir. 


Deann , s. Force. Gr. Awrafzis. 




Dan, a. Énergique. \eivàs. 




Deiiie . s. Ardeur. Ay'rapiai. 




Dean, v. Faire, agir. 




Deantas , s. Activité. 




Deanachdach. a . Véhément. 




Dan , s. Seigneur. 




Duinc , .s. Homme. Lat. Dominns. 




Dona. V. Dompter, apprivoiser. Gr. la^idû). 


Gaël ir 


. Deann, s. Force. 




Dan, a. Énergique. 




Deine , s. Ardeur. 




Deineas, s. Violence. 




Deineasach, a. Violent. 




Deantoir, s. Celui qui agit, qui fait. 




Dennaim, v. Je fais. 




Deanaim , v. Je fais , j'agis. 




Deantas. s. Activité. 




Deanta, a. Fini. 




Deantacli, s. Pratique 




Deantasach , a . Actif. 




Deanaclulach, a. Véhément. 




Deanadh 1 . . 

s. Action. 
Uernamit ) 




Deansach, a. Actif. 




Don, s. Seigneur. 




Donn. s. Roi. 




Donnatliadh . s. Souveraineté. 




Daine, s. Homme. 




iV. 6. La même liaison d'idées que nous voyons ici 




entre force et Aomme se retrouve .î ia racine gwk 




(gall.). 



DENT. DEFENSE DE SANGLIEIt. DENTELER. MORDRE. 

(iail. Dant , s. DéffMisc de sanijlier, etc. Gr. Ùêovi. 



Br. Dant, t 

Danta . 
Daii ta , 



sua LES LA^GlIES CELTIQUES. 241 

Lat. Deiis. dentis. 



Dent. 
Mordre. 
Denteler, ébrécli 



CHENE. — 


- BOIS EN 


F OMET. 




GaU. 


Dur 
Denv 


j S. Chêne. 




Br. 


Derj 
Deri' 


j s. Chêne. 




Gaël éc. 


Diiire. s. 


Bois en 


forêt. 




Darach 


; ,s. Chêne. 






Dair 






Duir 


) 




Gaël ir. 


Daire 
Duirt 

Darach 


j s Bois. 

j 






Darag 
Dair 


' s. Chêne. 

\ 






Diur 





DUiE. PAULEli. 

Gaël éc. Deiream, v. [D-eireain, v. Gram.) 
Gaël ir. Deirim , v. Je parle (D-eirim). 

PORTE. POHTIEII. 

Gall. Dôr ) 

Br. Dor ) .-l'ii.if]-' 

Gaël éc. Doirseoir ) „ • ' nsïjy 

Gaël ir. Doirseoir ) , ^ 

Doirsin, s. Porte battante. 



Dent. 

Denteler. 

Dente. 



An. 



Iree. 



Gr. 


Èpew. 

Èpécô. 


Gr. 


0ypa. 


An. 


Door. 



VUE. APPARENCE. OEIL. VOIR. 

Gall. Diyf , s. Apparence. 



I 2 dérivés. 

Drjçu, V. 
Gaël éc. Dearc, s. 



^ V. 
Dearc, s. 
Dearcaim , 



Rendre apparent. 

OEil. 

Polir. 

Œil. 

Je vois. ■ I ' •'-"'"■ 



Gr. 



^épHCt). 

16 



242 



FiECHERCHES 



Gaèl éc 


. Dearcadli . ; 


Voyant. 




Drarseaim, 


V. Je polis. 


EAU. 






Gall. 


Dwr. 




Br. 


Dour. 




Gaël éc, 


Dur, .s. 




Gaèl ir. 


Dur, s. 




JAVELLE. 






Br. 


Dramm ) 




Gaël éc. 


Dreaman j 


s. 


Gaël ir. 


Dream j 






Dreamaw ) 


s. 


DISQUE. - 


— PLAT. 




Br. 


Disk, S. 




DEUX. 


COUPLE. 




Gaël éc. 


Dias . a . 


Deux. 




Dis. s. 


Couple. 


Gaël ir. 


Dias. a. 


Deux. 




Dis, s. 


Couple. 



Gr. 

La t. 



U 



uip. 



Gr. Apa'j'f/a, 



Gr. \iaxos. 



Duo. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



Gall. De. s. 


Lat. 


De. préf. 


De, V. Séparer. 






Déad, s. Séparation. 






Gaëléc. D.« .^.^^p^^^ 
Gaël ir. Deis 


(Fr. 
lit. 


De.d^s. 
Di. 


JOUR. LONGTEMPS. 






Gall. Djiv,^. 






Dyz. s. Journée. 






Dyzaû, V. Faire une journée. 






Br. Deiz, \ 

\ s. Jour, clarté. 






Gaël éc. Dia . s. Jour. 


Lat. 


Dies. 


Din. aclv. Longlemp.s. 




Diù. 



SIJI\ LES LANGUES CELTIQUES. 



243 



Gaol ir. Dm, s. 


Jour. 






Dw,aà\: 


Longtemps. 




■,;.,i\ .■ .', 


/) l/.W. 






1 .Cl ■,■ 


Gaël éc. Damh, s. 


, , . .:•:>■_. 


Lat. 


Dama. 


Gaëlir. Damh, s. 


..-■.1 :-:-^'.-' 


•i Fr. 


Daim. 






An. 


Doc. 



SCIENCE. ERUDITION. MONTRER. ENSEIGNER. DICTER. 

PRESCr.IRE. PRESCRIPTION. LOI. PARLER. DEBIT. 



Gall. Dpy/.s. 

i6 dérivés. 

Dysgu, v. 

Des(jjn,\. 
Gaëi éc. Deachd, s. 

Deachdadh, s. 

Dcachdair, s. 

Deaclidaireachd . 
Gacl éc. Deachdadh, s. 

Deachdaim. v. 
Deachdthoir. s. 



Science, érudition. Lat. Disco. 

Enseigner. 

Montrer. , ^ 

Parole, ordre, débat. 
'\ction d'ordonner. 
Dictateur. 
s. Dictatorat. 

Action de prescrire, ,, 

loi. V 
J'enseigne. 
Professeur. 



BEAU. — 
Gaël éc 



Gaël 



BON. DIGNE. 

Diong, a. 
Dailh.s. 
Dacjh t 

Deafjh \ "' 

Dac I 

Deaçjh > a. 

Deigh \ 

Deighneitheach , a. 
Daitheamhlachd, s. 
Daithcamhuill , a. 
DaitheamhuiU , a. 
Diongbhala 
Dionghhalach 1 
Diongmhala \ a. 
Diong \ 

Diongabhail 



Digne. 
Beauté. 

Bon. 



Bon. 



Lat. 



Digmis. 
Déçus. 



Beau, 

Beauté, grandeur. 

Coloré. 

Beau. 1 



Digne. 



Fr. Dicnité. 



244 



RECHERCHES 



DO.y. DONAEli. 



Gaël éc. 


, Daigh, v. 




Lat. 


Do. 


Gaël ir. 


Daighim, v. 










Data. s. 


Action de donner. 




Dalus. 




Dath, s. 


Présent, don. 






ANGOISSE 


. DOULEUR. 


PRÉSENT. 






Gall. 


Dolur, s. 


Angoisse. 


Lat. 


Dolor. 




Dolariaw , v. 


SouiTrir. 


Fr. 


Douleur. 


Gaël éc. 


Doioi, s. 
Dulbhar, a. 


Chagrin, deuil. 
Triste. 






Gaël ir. 


Do/as, s. 
Dulbhar, a. 


Chagrin, deuil. 
Triste. 






TiyTEli. 










Br. 


Dinsa , v. 


Tinter. 


Lat. 


Tinnio. 


DON. PRÉSENT. 








Gall. 


Dawn. s. 
8 dérivés. 

Daivni, v. 
Doniaxv. v. 


Faire présent. 








8 dérivés. 


Accorder. 


Lat. 


Donare. 


Gaël ir. 


Dore, s. 


Don. 


Lat. 


Doimin. 


TERRE. — 


- SOI. P^rS. ENTERRER. 






Gall. 


Daear, s. 
Daearii, v. 


Terre , sol , pays. 
Mettre en terre. 


Lat. 


Terra. 


Br. 


Douar, s. 
Douara. v. 


Terre. 
Enterrer. 







(Voyez Terre, lettre T, partie latine. ) 
ÉPAIS. DUR. DURCI. ACIER. RUDE. SÉVÈRE. CRUEL. 



Gall. Dunss. 


Dureté. ] 


Duriaw, v. 


Durcir. 


Dur, s. 


Acier. 


lo dérivé». 




Duratv , V. 




Gaël ce. Dorr, a. 


Dur, rude, tenace, cruel. 


Dur, a. 


Dur, obstiné. 



Lat. 
Fr. 



Durus. 
Dur. 



SIJH LES LANGUES CELTIQUES. 

(iacl ir. Dorr j T^ i 

a. Dur, tenace, cruel. 
Dorrach ) 

Darchluasacli , s. Qui a l'ouïe dure, 

(Voyez Oreille, partie grecque. ) 

Ihioir, a. Sévère. 

l)ursaii,a. Dur, obstiné. 



245 



LETHARGIE. 

Gaël ir. Doirmidhasadh . 



Lat. Donnio. 



TROUPE. FOULE. NOMBRE INFINI. 

Gall. Tyrva, s. 
Gaël éc. Diorma , s. 
Gaëi ir. Diorma, s. ■" 

Diormach, a. Inllni. 



Lat. Turma. 
Tiirba. 



TIRER. 



TRAIT. 



DESSIN. 



FIGURE. 



Gaël éc. Dragh, v. 





cher. 


Lat. 


Trahcre. 


Dreach . s. 


Figure, forme, statue, 




Traclus. 


Dreach, v. 


Figurer, former. 


Fr. 


Trait. 


Dreachach, a. 


Figuré, élégant. 


It. 


Tratto. 


Dracihadh, s. 


Action de tirer. 






Dreachalachd , s. 


Beauté. 






Dreachadair. s. 


Peintre. 






Drcachadan , s. 


Moule. 






Gaël ir. Bnujhadh, s. 


Action de tirer. 


An. 


Draçj. 


Dreach , .s. 


Figure. 




Draw. 



Dreacht, s. Trait. 

Dreachaiin , \ . Je figure. 

Dreachach . s. Statuaire. 

Dreachach, a. Tiré, figuré. 



(Tirer, dessiner.) 



Draucjht. 

{ Trait, tirage, de 



Dreachalachd, s. Beauté. 

Dreachadh, s. Portrait. 

Dreachadan, s. Moule. 

Dreachadair, s. Peintre. 

Dreachamhuill , a. Elégant. 



Drauijysnuiii. 



246 RECHERCHES 

VA.yCEliEiX. MKCUA.yT. MALIN. MAUVAIS. 

Gall. Dnv(j. 

Br. Drouk / Lat. Trua:. 

/ a. 
Drouy ) Truciilentus . 

Gaël éc. Drock. 

Gaël ir. Droch. 

N. B. C'est le mot usuel, dans les langues celtiques 
proprement dites, pour mu iiuuis. 

MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 

DAGUE . BAÏONNETTE . 



Br. 


Dag. 






Fr. 


Dague. 




Dager. 






It. 


Daija. 


Gaël éc. 


Da(j, s. 










Gaël ir. 


Dacja, s. 












Daigear, v. 


Poign 


larder. 






DÉLAI. 
Br 


Dalé, s. 






Fr. 


Délai. 




DaUu, y. 


Tard( 


îr. 






Gaël éc. 


. Dail. s 
Dail , b. 










TAILLE. - 


— FIGURE. - 


— FORME. DIVISWy. - 


— SÉPARATION. 


PARTAGE. DIST1UBVTI0\. 






Gall. 


Dell. s. 

16 dérivés. 

Delltn 
Dëol 

. 2 dérivés. 

Dehv, s. 

,4 dérivés. 

Delwi, V. 




Taille. 
Tailler. 

Image, (orme. 
Donner une forme. 


Fr. 


Tailler. 


Br. 


Tailha, v. 
Tailha, s. 




Tailler. 

Taille, stature, etc. 






Gaël éc 


. D«ii, s. 
Dailte, a. 




Portion. 
Divisé, partagé. 


Fr 


Taille (impôt) 




i)«a//./<, s. 




Figure, forme. 




Taille (ligure) 



SllH LES LANGUES CELTIQUES. Iki 



( .aol oc 


. Dealbh, V. 

Ihalbhacli, a 


Figurer, former. 
Élégant. 








l kalbachadii , 


, s. Action de former. 








Vealbhadair, 


s. Peintre. 








Deabbhadaireuchd . s. Métier de peintre. 








Dcalbliadan , 


s. Moule. 








Ikalbhail, a. 


Moulé. 








Dealbhan, s. 


Petite peinture. 








Dail. s. 


Donnant. 






Gaël ir. 


Dal, s. 


Division , part. 


II. 


Tagliare. 




Dail, s. 


Portion. 




Tacjlia, s. 




Dadthe, a. 


Divisé, partagé. 








Dealbh. s. 


Visage , figure. 




faglia. 




Dailim, v. 


Partager, donnei-. 








/)«(/. s. 


Donnant. 






/>.! VER. 










Gall. 
Br. 


Toll i 
Tell \ '■ 


Taille, impôt. 


Fr. 


Taille (impôt) 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


Dwl 1 
Diol \ '■ 


Payer. 

IIIp proCHleiitc. ) 


S u. 

|An. 


Tu(jliu. 
Tôle 


PJERIÎE. 










Gaël ir. 


DuUeoij, s. 




Fr. 


Dalle. 


ni^ER. 










Br. 


Dincr, s. 




Fr. 


Dîner. 


Gaël éc. 


Dinneir, s. 








Gaëlir. 


Dinneir, s. 








I)A.\SE. — 


-«.il.. 








Gall. 


Duwns, s. 
Dawnsio. v. 








Br. 


i)aRS ■ s. 




Fr. 


Danse. 




Danirt, 


Danser. 




Danser. 


Gaël éc. 


Damhsa, s. 
Damhs. s. 
Damhsail. s. 
Damhsa n\ s 


Action de danser. 

Danse. 

Aimant la danse. 

Danseur. 


An. 


Dancr. 


Gaël ir. 


Damhsa. s. 


Action de danser. 







248 



RECHERCHES 



Gaë\ ir. Dam/isai(//ii/»i, v. Danser. 
Damhsoir, s. Danseur. 



SOMMET. COLLISK. 


COLUSK FORTIFIEE. 


FOBTEIiESSE. 


DONJOy. 






Gaël éc. Dan, .s. 


Colline. 


Fr. Dune. 


Diiin. s. 


Colline fortifiée. 




Dion. s. 


Sommet. 




Daingneachd, s. 


Fortification , enclos. 




Daingeann. v. 


Fortifier. 




Daingneach, s. 


Forteresse. 


Donjon. 


Daingneachadh, i 


>. Ingénieur. 




Daingnich, v. 


Fortifier. 




Gaël ir. Dun, s. 


Hauteur, colline. 


h. Duna. 


Dunadh. s. 


Camp. 


Esp. Don. 


Dinn , s. 


Colline fortifiée. 


An. Toun. 


Dion, s. 


Sommet. 




Daingean, s. 


Fortification, enclos. 




Daingcan , s. 


Assurance. 




Daingean, a. 


Fort. 




Daingne. s. 


Force. 




Daingneachd, s. 


Boulevard. 





D.iltD. .lAVELOT. 

Br. Dared. s. 

Daredi, v. Darder. 



Fr. 



Dard. 
Darder. 



BOUT. — Fiy 

Gaël éc. Deire ) 
Gaël ir. Deire \ 
Deiridh. s. a 



nER.yiER. DERRIERE. 



Bout, fin, dernier, derrière, 
Bout, fin, dernier. 



MANIER. CARESSER. CHERIR. 

Gall. Dorlota. Caresser. 

Br. Dorlo. Manier (de t/orn, main) 



Fr. 



Derrière. 
Dietro. 



Fr. Dorloter. 



AMOUR. AMOUR ILLICITE. FORNICATION. PROSTITUEE 

Gaël éc. Drulk, s. Prostituée. 

Druis, s. Amour physique. 

Drutar. s. Fornicatour. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



249 



Gaël éc. 


Dmth-lann . s. 


Amant. 




Druth-mhac, a. 


Bâtard. 




Driiatli. s. 


Fornication. i'; 


Gaël ir. 


Druth, s. 


Prostituée. 




Omis, s. 


Amour physique. 




Dmisloijadli, s. 


Amour. 




Druisiin, v. 


Aimer. 




Druiseach, a. 


Aimable. 




Druisteoir, s. 


Amant. 


HEURE. 




■th., ., -1 


(laël ir. 


Dort/i , s. 





POIGNARD AFFILE. 



Gaël éc, Dorcjculh, s. 
Gaël ir. Dortja, s. 

A^ C Mot déplace. Il devrait cti« 



It. Driulo. 



Fr. 


Tourbe. 


It. 


Turha. 


An. 


Turf. 



An. Dirk. 



langla 



ISPUTE. DEBAT. 

(iacl éc. Deabhadli, s. 

(Voir leUre J3, partie française, B,Uou . Battre. — Vc 
graium. prépos. de.) 

Gaël ir. Deabhadk, s. 



Fr. Débat. 



TA.S. PILE. 

Gall. Dûs, .s. 

Basil. V. Tasser. 

Br. Dus, s. Ta5. 

Drfsa, V. T«j,'5a, V. Tasser. 
Gaël ir. Dais. s. Tas. 

DÉS À JOUER. 
Gaël ir. Dis, s. 



Fr. 



Tas. 
Tasser. 



Dé, 

Dedo. 



RAPPORTS AVEC L'ANGLAIS. 



MORTIER. PLATRE. 

Gall. DilÛK S. 



PLATRER. RARBOVILLER. 

Mortier, ciment. An. Daub. 



250 



RECHERCHES 



Gall. 


Divbiau: . \ . 


Cimenter. 


Gaël ce. 


Loi 




Gaël ir. 


Doh . V. 
Dobadli ^ 


Plâtrer, barbouiller. 




Dobail. s. 


Plâtrier. 




Dobaini , \ . 


Je plâtre. 


PHOFO.yD. 


PnOFO.\DEUFt. 


Gall. 


Divas, a. 




Gaël éc. 


Divvyn ) 
Doimhne S 


Profondeur. 




Doimlineachd. a. 


Profond. 




Doimhnich. v. 


Enfoncer. 




Doimhneachadh, s 


Action d'enfoncer- 


Gaël ir 


Doimhne . s. 
Doimhneachd. s. 
Doimneas , s. 
Doimneadas , s. 
Doimhnigh , s. 






Doimhnighim, v. 


Creuser. 


PLOyCER. 






Gaël éc. 


Dub. V. 




Gaël ir. 


Dubaim. v. 


Je plonge. 



An. Deep. 



An. 



Dip. 



TO:\NEAU. 

Gaël éc. Dahhach | 
Gaël ir. Dahhach S 

ÉTROIT. SERRÉ. 

Gaël éc. Dochd, a. 
Gaël ir.^ Dochi, a. 

Dochtaim, \ 

ESPÈCE DE PRUNES. 
Gaël éc. Daimsean, ; 
Gaël ir. Daimsin, s. 

MAMELLE. 

Gall. /)Jc/(, s. 



Tonneau. 



Serrer étroitement. 



Fr. 



An. 



An. 



Gr. 
An. 



Douve. 
Tube. 



Tijjhten. 
Damson. 



Tneôs. 
Titv. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



251 



I/A POL\T 


— ryE BAG, 


\TELLE. 


Gaél t^c. 


Dad. s. 




Gaël ir. 


Dad i 
Dadali \ ''' 


' ', An. Dt)/. 


PÈRE. 






Gall. 


Tad.Dad.s. 


"""" "'--'.' 


Br. 


Tad. s. 




Gaël éc. 


Daid, s. 


An. Dac<.(Eipr. |mp. 


Gaël ir. 


Daid.s. 


(Expression générale puu 
Pire dans le celte. 


COVLEVU. 


TEiyTURE 




Gaël éc. 


Daihadh. s. 


Au. iJ>re. 




Dathaic,\. 


Colorer. 


Gaël ir. 


Dathadh. s. 






Daihaim, \. 


Je colore. 


COME. — 


-HISTOIRE. — 


- TRADITIOÎS. 


Gaël éc. 


Dcdleadk, s. 


Tradition. 


Gaël ir. 


Dail, s. 


Conte, histoire. An. Tule. 




Daileadh , s. 


Tradition. 


VALLÉE. 






Gaël éc. 


Dail. s. 


An. Dale. 


OBSCUR. - 


— AVEUGLE. - 


— STUPIDE. SOMBRE. TRISTE. 




Dol, a. 


Sot, stupide. 


Hr. 


Dali, a. et s. 


Aveugle. An. DaU. v' 




Dalla, V. 


Aveugler. 


Gaël éc. 


Daille. s. 


Obscurité, cécité. 




Da//. a. 


Obscur, aveugle. 




Doille. s. 


Obscurité, cécité. 




DoiVWi . a. 


Obscur, ténébreux , som- 
bre (au propre et au 
figuré), tacite. 




Dadkan. a. 


Niais. 


Gaël ir. 


Da(7/c, s. 


Obscurité , cécité. 




/)a//. a. 


Obscur, aveugle. 




DaiU. s. 


Obscurité, cécité. 



y 



y 



252 



RECHERCHES 



Gaël ir. Duilbh ) Obscur, ténébreux, som- 

Doilbhe \ brc (au pr. et au fig.)- 

Dallaiijcantach, s. Obtus (esprit). 
Dailtin, a. Niais. An. 

A'. B. Tous les sens Je cette racine , dans les langues 
celtiques proprement dites , se trouvent dans les di- 
verses acceptions du mot anglais dtiU , mais à un moin- 



ALOBS. 
Gaëi ir. 



dre degr 



Don 
Din 



ad\ 



An. 



Doit. 



The II. 



COULEUIi. OBSCUR. 

Gall. Divn, a. Obscur. An. Diin. 

Gaël éc. Donn j ia i i i 

\ a. De couleur brune , obscur. 
Gaël ir. Donn ) 

Donnant, v. Brunir. 
POUssEii. — FonCEn. 
Gaël éc. Ding, v. 
Gaëlir. Dincjim,\. An. Duifi- 

PROFOND. FOND. 

Br. Donn, a. ad. Profond , creux , profon- An. Down. 



Deûn, s. 



dément. 
Fond. 



PLEURS. 
Br 



Gaël ir. 

AIMÉ. 

Gaël éc 



VERITE. 

Gall. 



— LARMES. 
Daerou 
Darou 
Daeraoui \ 

Daraoïii \ v. Pleurer. 
Daelaoui ) 

( Voyuz partie grecque."' 

Dcar. s. 



PRECIEUX 
Daor 
Daor 



Dir. s. 
Dir, a. 



a. Aimé, cber, précieuji 



Vrai. 



( En bas. ) 



An. Tear. 



An. Dear. 



An. Truc, a. 
Truth, s. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



253 



CAPTI\ ITE. 

Gaël ir. Doire, s. 

(Voyez Esclavage, plus bas.J 

snvnnE. — OBSCun. 

Gaol éc. Dorch j . -.Ir 

Doirclie \ 
Gaël ir. Dorch 



Doirclic \ 



a. 



An. Darance. 



An. Darh. 



MOTTE DE TERUE. 
Gaël éc. Dairt i 

Gaclir. Dairt \ 



Dut. 



ESCLAVAGE. 

Gaël éc. Daoïrse \ 

Gaël ir. Daoïrse f 

Daoirseach l 

Daoirsin ) 

[Voyez Dur. part. lai. lettre D. 

OSER. 

Gaël éc. Diiraiij, v. 

L/i\ SALOPE. 

Gaël éc. Drabagh i 
Gaël ir. Drahhocj \ ^' 

Draboij, s. Salope 

L/GA'£. 

Gaël éc. Dro . s. 
Gaël ir. Dro , s. 

Draoth, s. 

t^A' HOMME DE PEI.!VE. 
Gaël éc. Dru(jair, s. 
Gaël ir. Driicjaire, s. 

r^ii/cof'iî. 

Gaël éc. Dromu t 
Gaël ir. Droitia \ 



An. Dnrance. 



/\n. L»are. 

An . Drfj.ç 
Dra6. 



An. Thread. 

(Fil.) 

An. Drudge. 



An . Driim, 



254 



RECHERCHES 



LOyOUEUR E!\NUyEUSK. 
Gaël éc. Draoilinn , s. 
Gaël ir. Draolin. s. 



PIQUANT. 


EPINE. — 


- POIGNARD. 


Ga». 


Draen. s. 

7 dërivés. 


Piquant, épine. 


Br. 


Dréan , 
Draen \ ^' 


Poignard. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


Draighcann , s. 
Dure, s. 
Draigliean, s. 


Épine. 

Poignard. 

Épine. 


TROUPEAU DE BŒUFS. 




Gaël éc. 


Drobh . s. 





MARE. SALOPERIE. OBSCURITE 

Gaël éc. Draosda. a. Obscène. 

Draos 
Gaël ir Draos 

Draosdach, a. Obscène. 



s. Marc, saleté. 



SOMMEILLER. 

Gaël éc. Dosai j 
Gaël ir. Dosai \ 

GLAND DE DRAPERIE. PLVMASSEAU. 

Gaël éc. Dos, s. 

Gaël ir. Dos, 3. 

Dosau, s. Diminutif. 

POUSSIÈRE. 
Gaël éc. Dus, s. 
Gaël ir. Dits, s. 
Duslach. 

PUPITRE POUR ÉCRIRE. 
Gaël éc. Daisyean / 

Dus \ ""■ 



An. DrawUnçj. 

An. Tkorn. 
FI. Dom. 



An. Dir/c. 



La t. Tarba. 
Fr. Troupe, trou- 
peau. 
An. Drove. 



An. Troi/i. 
Fr. Drèche. 
An. Trash. 



An. Dose 



A n . Tassel. 

( Gland Je draperie.) 

An. DussU. 

f Plumassciu.) 



An. Ihtst. 



An. Dcsh. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 255 



Gaël ir. Daiscjiii | 

Das ] '■ 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



noi\\ 












Gaël éc 
Gaël ir. 


, Eo 

Eo 


< a 
\ 




Gr. 


V.Z. 


cm. 












Gall. 


Eiçiad, s. 
Eiçiaiv, V 




Résonner, faire du bruit, 






Gaël ce. 
Gaël ir. 


Eif/h 
lach 
Eigh. V. 
Eifjh 
lach 




Cri. 
Crier. 


Gr. 


'M. 




lachadh 


Cri. 








lâchai 


\ 










lachdadh 









lachaim i 

j , , ■ , V. Crier. 

lachdaim \ 

PliOPRlÉTÉ. ■'.'■■ 

Gall. Eizion. s. Gr. iSiov. 

Eizatv, s. 
Eiziaw , V. Posséder. " -. 

SEL. 

Gaël ir. Ealar. s. Gr 1 i 

' ' (AX'/s. 

OISEAU. 

Br. Cun . s. 

Gaël éc. Euh, s. , ., , , Gr. Oiûv-^ 

Gaël ir. Eiin, s. 



PlUN TEMPS. 

Gaël éc. Earrach ) 
Gaël ir. Earrach \ 



Gr. f^ 



ap. 



256 



RECHERCHES 



LIMITES. CONFINS. 








Gaël éc. Earr j 
Gaëlir. Earr \ 




Gr. 


Ôpoi. 


QVEUE. 








Gaël ce. Bar 








Earr j 








Irr s. 




Gr. 


Oiîpaî. 


Gaël ir. Earr \ 








Irr ! 








IVOIRE. 








Gaëi éc. Eabur | ^ 
Eabur ) '■ 




Lat. 


Ebur. 


BOIRE. 








Br. Eva, v. 








Eva, s. 


Boisson. 






Ever, s. 


Buveur. 






Gaël éc. /6/i. v. 




Lat. 


Bibere. 


Gaëlir. Ibhim. v. 


Je bois. 






EXPLOIT. VALElll. 








Gaëléc. Euchd.s. 


Exploit 


Lat. 


Actum. 


Euchdach, a, 


Brave. 






Euchdail, a. 
Euc/ic/aZacy,s. 


Héroïque. 
Héroïsme. 






Gaël ir. Ec/it, s. 


Valeur. 






Echtoir, s. 


Héros. 






ylA£. • 








Gall. Kpe/.s. 




Lat. 


Axis. 


HORREUR. INIMITIÉ. - 


— JALOUSIE. 






Br. Eiiz ^ 

Heûz ) ' 


Horreur. 


Lat. 


Odiiim. 


Eûzi 1 
Heùzi ) '' 


Avoir liorrcur. 






Enzuz f 
Heûzuz \ '' 


. Horrible. 






Gacl éc. Eud | ^ 
Gacl ir. Eudnihar \ 


. Inimitié, jalousie. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



257 



MOLECULE. PARTIE CONSTITUANTE. ELEMENT. ETINCELLE. 

GaU. E/ît.s. Molécule, partie consti- 





tuante, élément. 






Elven. s. 








Elvenu, v. 


Constituer l'élément. 


Lat. 


Eleinentiun. 


Br. Efen. s. 


Élément. 






Elveii , s. 


Etincelle. 






Elvenm, v. 


Ktinceler. 


:,. 


, ;• . :' • 


MAIGRE. PETIT. 








Gall. EizU. a. 




Lat. 


Ewilis. 


9 aérivés. 


' 






Ei:il(iu. V. 


Maigrir. 






HUILE. 








Br. Eô/, s. 




Gr. 


ÉXawf. 


Eo/(. V. 


Huiler. 


Lat. 


Olenin. 


n.4NS. EN. À. 


■DE. 






Br. E.prép. 




Lat. 


In. 


Enn, prép. 








(Voyez Gmr 


>im. pour les autres.) 




'<■'■ .. :■■ 


ENTRE. 






,, 


Br. Entré, prép. 






, 


Gaël éc. Eantar ^ 
Gaël ir. Eantar \ 


prép. /,;■ : 


Lat. 


Inter. 


ILE. 






.,-, 


Br. Enez, s. 




Lat. 


Insula. , 


Enezen, s. 






.^ 


ORIENT. — s'Élever 


. MONTER. 






Gaël éc. Ear, .s. 


Orient. 


Lat. 


riens. 


En- 1 
Eirich S 


V. Monter. 


\ 


Or in. 
Ortus. 


Gaël ir. Ear, s. 


Orient. 






Eirçjhim, v. 


Je m'élève. ^:,^y 


.,!/ ■'.^ 


.' À- . >.■:.! , 


EBiî£(/7î. 








Gaël éc. Earraid, s. 




Lat. 


Error. 


(iaëi ir. Earraid. 






Errainni. 



258 RECHEKCHES 

MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 



PLAISIR. - 


— JEU. 




Br. 


Ebat, s. 






Ehata.x. 


Jouer. 


EFFROI. 






Br. 


Efreiz. s. 






EJreiza, v. 


Effrayer. 




Efreizuz , a. 


Effrayant. 


ENCAN. 






Br. 


Ekan i ^ 
Ehant ) 




BESOIN. 






Br. 


Ezomm, s. 






Ezommek , a. 


Qui a besoin, 


ILE. 






Gaël éc 


. Eilean | ^ 
Eileain \ 




Gaël ir. 




BONHEUR. 






Br. 


Eiir, s. 






Euruz, a. 


Heureux. 


ESSAI. 






Br. 


Esa J 
Esaé \ •^• 






Esaat 
Esaèa 


Essayer. 



Fr. Ebat. 

S'ébattre. 

Fr. Effroi. 
Effrayer. 



Fr. Encan. 



Fr. Besoin. 



Fr. 


He. 


Fr. 


Heur. 




(Bon)heur. 




Heureux. 


Fr. 


Essai. 




Essayer. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



GLACE. EAU CONGELEE. 

Gaël éc. Eigh. s. 
Gaël ir. Aigh I 

Ea(j j *■ 



An. Ice. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



259 



MORTEL. FRAYEVn. . ' - 

Gaël éc. Eu(jaU, i\. Mortel. 

Gaël ir. Evg, s. Mort. 

EagJa, s. Frayeur. 

A. B. Ces idées sont liées en anglais; on dit fri(jlit- 
ful, qui signifie en même temps ie qui fait peur et ce 
qui est laid. 

Eaglach, a. Craintif. 



An. Vglj. 

(Laid.) 



^0CE. — 


EPOUSER. 


Br. 


Eiired / 




Eiireùd i 




Eùrcdi ( 




Eùrei'idi \ 


ARBHES. 




Gall. 


Ern 1 




Ernes \ 




Ernaw, v. 


EUE. 




Gaèl éc. 


Eiris , .s. 


Gaël ir. 


Eiris. s. 



Epouser. 



Donner des arrhes. 



Au. Earnest-money. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



COMBATTRE. 

Gaël éc. Fachd, s. 
Gaël ir. Fichtin , v. 
Fighiin, v. 
Facht, s. 



Bataille. 

.: ^ Gr. 

FI. 

Bataille. Ail. 

ILefet le m sont, flans les langues celtiques, des 
lettres qui se permutent l'une l'autre.) 



Vechlcn. 
Fechten. 



QUITTER. ABANDONyER. FAIRE FUIR. CHASSER. 

Gaël éc. Focjuir,\. Chasser. Gr. <I>ev'pw. 

Gaël ir. Fagaim, v. Quitter, abandonner. Lat. Fiujw , fiujo. 

Fogairini v. Chasser. Fr. Fuir. 

It, Fa<^(jere. 



260 



RECHERCHES 



CHALEUR. LUMIERE. GLOIRE. CLARTE. 

NETTETÉ. BEAUTÉ. 

Gall. Fair , s. RaYonnemenl,éclat,gloirc. 

Faw.a. Rayonnant, éclatant. 

Foc, s. Foyer, fournaise. 

Fozi, V. Jeter de l'éclat , illuminer. 
5 dérivés. 



Gaël ce. Fin , a. 

Fionnaobh. a. 

Fionneainit, a. 
Gaël ir. Faitli . s. 

Faiikeal, s. 

Fiiine, s. 

Finealta , a . 

Fionnaobh, a. 

Foinneamh, a. 



Beau. 

Nel, élégant. 

Beau, élégant 

Chaleur. 

Lumière. 

Blancheur. 

Beau. 

Net, élégant. 

Beau. 



Lat. 



Gr. 



An. 



BLANCHEUR. 



0(5s, acc.(PwTa. 
(S>ù)^cû (fut.). 

Focus. 



Oaén'w, v 

(^aevvoe. 
Fine, a. 

(Beau.) 



DIRE. VOIX. LETTRE. RECIT. CONTER. POÈTE. PRE- 
DIRE . PROPHÈ TE . 

Gaël éc. Faidh.s. Prophète. Gr. ^âw. 

Fahhal, s. Fable. <I>aTo, ê<paTo. 

Faisnichc.f, Prophète. ^aTos,a. 

Faistim, s. Prophétie. Fut. de Oaw, 



Gaël 



Faoiscd, v. 


Confesser. 


Eead. s. 


Récit. 


FcaJaim, v. 


Réciter, dire. 


Fiadhaim. v. 


Dire, raconter. 


Fed, s. 


Récit. 


Fcdaim, v. 


Réciter. 


Feidliini, v 


Baconter. 


Feadh, s. 


Voix, lettre. 


Fa//... s. 


Poë,ni( . 


Fui luis , s. 


Poésie. 



<I>a'ff(s , s. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



261 



Gacl ir. Faidli, s. 
Faidlwn, \ 
Faujh.s. 
Faujhim, \ 

Fablial, s. 



Prophète. 
Deviner. 
Prophète. 
Je prophétise 

Fahle. 



Fatsueach, s. Prophète. 

Faisneisim,\. Publier, conter. 

Faistine, s. Prophète. 

Faistinim, v. Je prophétise. 



; dcriv 



FuUleoy, s. 

Faoiside i 
Faoisidin \ 



Chance, sort. 
Confession. 



CHUTE. FAIBLESSE. FAUTE. 

Gall. Facl, s. Faute. 

Faela, v. Faillir. 

Br. Fallacn , s. Faiblesse. 

Gaël éc. Faïlinn.s. Chute. 

Faillich. V. Faillir. 
Gacl ir. FailniiujhadlhS. Chute. 

Faihù^hlm 

Fa'dVujhim 



V. Fail 



Lai. Fabula. 

Fr. Fable. 

An. Fable. 

Gr. ïlpo(pvtvs. 

î\pO<PnTSVÙ). 

Lat. Vates. 



Lat. 


Fatum. 


Lat. 


Fat cor. 




Fassus. 




Confessio. 


Gr. 


S(paXÀw. 




(Supplanta, everto.) 




S(pa'Xfxa. 


Fr. 


Faillir. 


An. 


Tojail. 



MASQUE. FAUX.- 

Gall. Fais. a. 

Falsu, V. 
Br. Fais, a. 

Falloni , s. 

Gaël éc. Falcair, s. 
Fallsa 
Fallsad 



- TROMPERIE. TRAHISON. 

Masqué, faux. 

Fausser. 

Faux. 

Perfidie , tromperie. 

Trompeur. 
} a. Fau.x. 



Gr. 2(?a'XXw. 

(Fallo.) 
Lat. Fallo. 

Fallax. 

Falsus. 
Fr. Faux. 

Fallacieux. 

Falsifier. 



262 



RECHERCHES 



Gaël éc. 


Falbackd. s. 


Fausseté. 




Félon. 




Fallsair, s. 


Trompeur. 




Félonie. 


' 


Falhanach, v. 


Falsifier. 




Fausseté. 




Feall,s. 


Trahison, félonie. 




Fausser. 




Feallan . s. 


Félon. 




Faussaire. 


GhoI ir. 


Fal i 
Fala \ '■ 


Tromperie, malice. 








Fatcaire , s. 
Falba, a. 


Trompeur. 
Faux. 


it. 


Fulso. 




Fallsachd, s. 


Fausseté. 








Falsaire , s. 
Falsunach. v. 


Trompeur. 
Falsifier. 








Fea//, s. 


Trahison, félonie. 








Feai/an. s. 


Félon. 








Feallaim, v. 


Conspirer. 






ALEI.XE. 










Gaël éc, 


. Fa/am i 




Gr. 


OaXajva. 


Gaël ir. 


Falain \ 




Lat. 
Fr. 


Balœna. 
Baleine. 



N. B. Une considération toute simple d'histoire 
naturelle prouve que les Gacls n'ont pu emprunter ce 
mot ni aux Grecs ni aux Latins. Il n'y a de baleines 
dans le voisinage ni des uns ni des autres ; elles ne se 
trouvent que dans les mers du Nord , c'est-à-dire près 
des Gaéls écossais et irlandais- 



MOISI. 

Gaël éc. Fliuch j 
Gaël ir. Fliuch i 

Fliche, s. 

.4 dérivés. 

Fliuchaim, v. 



legme. 



Moisir. 



Gr. OXe^fxa. 



S0.\. ■ Ain (de CHA.\t). CHANT. 

Gaël éc. Fonn, v. Chanter, résonner. Gr. (hoivyî. 

Fuaim, s. Son. 

Gaël ir. Fonn, s. Chant. ^uvéù). 

Fonnaim . v. Je chante. <i>d)vv<ris . 

7 dérivés. <ï>(!>vv^a. 



SUR LES LANGUES CELTIOUES. 



263 



GiU'\ ir. Fuaiin, s. Son. 

Fuannunii, v. Résonner. 



CUAIWE.- 


— CHAnOEli . BIEHE. ' EUE T. 






Br. 


Fard, s. Charge d'un navire. 
Farda, v. Charger. 


Gr. 


ihopios. 




Feirtr, s Biércpourporter les morts 




(bépsTpov. 






Lat. 


Ferctruin. 


Gaël éc. 


Feir, s. Bière, cercueil. 


Fr. 


Bière. 




Frachd, s. Fret. 




Fret. 


Gai'l ir. 


Farallaim, \. Cliarger. 








Feir, s. Cercueil. 


An. 


Frcicjhl. 






FI. 


Vraçjhl. 




^2\'. D. Voyez Ictlic B, poutei: . pag. 17.1. 






PASSAGE 


d'une rivière dans u.v bac. 






Gaël ir. 


Farthadh, s. 


Gr. 


llopdfJiSVf. 


VOLEUR. 








Gaël éc. 


Fur 1 


Gr. 


^wp. 


Gaël ir. 


Fur \ '■ 




<l>wpaw. 






Lai. 


Fur. 


FOHME.- 


- TYPE. MOULE. ORNEME.\T. 






■ Gall. 


Fiin, s. Forme. 


Gr. 


MopÇrî. 




5 dériv<!.. 


Lat. 


Forma. 




Furvciziaw, v, Former. 






Gaël éc. 


/'oin/( ) 








„ . s. forme, manière. 
ruirni ) 


Lat. 


Forma. 




Furmaihj, s. Cérémonie, formalilé. 


Fr. 


Formalité. 




Foirbh, V. Orner. 




Fourbir. 



Gaël ir. Foirm 



Forme , manière. 



Fuir m 

Farm ) 

Formait , s. i'ype, moule. 

Formamhuil , a. Modelé. 



Foirhham, v. 
TRAVAIL. 

Gaël éc. Freuclmamh / 
Gaël ir. Frcacimamh) 



Orner. 



Gr. 



npàffaù). 

Wpâ^cû (tut.). 
Upi^ii. 



264 



RECHERCHES 



LUMIÈRE. 


FOVR.yAISl 


:. FOUR. 






Br. 


Forn 
Fourn 


s. 


Four. 








Forma 
Foiirnia 


1 


Enfourner. 








Forniad 
Fourniad 


!'• 


Fournée. 






Gaël éc 


. Forn, s. 




Fourneau, 








Fnrnuis 
Fuirneis 


'r- 


Fournaise. 






Gaël ir. 


For, s. 




Lumière, manifestation. 


Gr. 


nu p. 




Forn , s. 




Fourneau. 


Lat. 


Furmis. 




Foirneis 


i 






Fornaa-. 




Fumais 


r 


Fournaise. 




Furnus. 




Fuirneis 




Fr. 


Fournaise. 












Fourneau. 












Four. 



CLAIR. ELOQUENT. 



Ga». 


Fraeth. a. 

1 4 dérivés. 




yARINE. 






Br. 


Fron , s. 




ACCROITRE. 




Gaël ir. 


Fas. s. 


.Augmentation 




Fasaim, v. 


Accroître. 



Gr. Opa'Cw- 



Gr. P/r. 



Gr. iPiiCi). 

OuCTW (fut.). 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



FAVEUR. 

Gaël éc. Fabhor 
Fabhar 

FIÈVRE. 

Gaël ir. Fiabhras. 

6 dérivés 



Lat. 


Favor. 


Fr. 


Faveur 


Lai. 


Fcbris. 


Fr. 


Fièvre, 


An. 


Fcvn. 



SUR LES LA^^GUES CELTIQUES. 



265 



BORDURE DE VETEMENT. 
Gaël éc. Faim 
Gaël ir. Faithim 



La t. Fimbria. 



FEMME. - 


- FEMININ. 








Gacl ir. 


Fem l ^ 
Femen ) 


Femme. 


Lat. 


Fcmina. 




Feimean, s. 


Genre féminin. 


Fr. 


Femme. 




Feimineach, a. 


Efféminé. 


It. 
Esp. 


Fcmina. 
Hembra. 

(Femelle.) 


VOIX. 


PAROLE. ORDRE. ORATEUR. 






Gaël éc. 


Foc . s. 


Voix. 


Lat. 


Vax. 




Focal ) 
Facal ) ^' 


Parole. 




. Voco. 




Foc, s. 


Voi.x. 


Fr. 


Voix. 




Focal, s. 


Parole, ordre. 




Vocal. 




Focalaidhe, s. 


Orateur, grand parleur. 








Fogair, s. 


Proclamation , ordre. 








Foyairim. v. 


Publier, commander. 






VOIR. 


OBSERVER. — 


- GARDER. VEILLER. 






Gaël éc 


. Faic. V. 


Voir, observer. 






Gaël ir. 


Feachaim. v. 
Faicim, v. 
F aie in J 
Feich \ '■ 


Voir. 

Je vois, j'observe. 

Vue. 








Faicil, s. 


Guet; précaution. 


Lat. 


Viyilare. 




Faicileach , a. 


Vigilant. 




Viyilans. 




Faicillim.v. 


Épier, observer. 








Fighil . s. 


Vigiles, prières. 




Vigiliœ. 



N'. B. Ce dernier mot , je n'eu doute pas , est em- 
prunté , au moins pour le sens ; mais il appartient à une 
famille qui , certes, ne l'est pas. 



FIGURE. MEMOIRE. 

Gaël ir. Fioghar, s. Figure. 

Fiocjhumim , \ . Figurer. 

Fmyhair, s, Mémoirr. 



Lai. Fiffiira. 



266 



RECHERCHEE 



OBSCUli. 

Gacl ir. Foih,-a. 



Lai. Fusais. 
Fr. Offusquer. 
It. Fosco. 



ERREUR 


ERRER. - 


— S'EGARER. 






Br. 


Fazi, s. 


Erreur. 








Fazia, v. 


Errer, s'égarer. 


Lat. 


Vado. 


DÈGOÛr. 


DÉDAiy. 


MAUVAIS. FI. 






Gall. 


Fei. interj. 
Fi. s. 

8 dérives. 


Fi. 

.■\clion de rejeter. 








Fiaiz , a. 


Dégoûtant. 


Lai. 


Fii'dus. 




Fieiziaw. v. 


Être dégoûté. 




Fœdo, V 


r,r. 


Fa^. s. 
Faea, v. 
Faeuî,a. 


Dédain , mépris. 
Dédaigner, mépriser. 
Dédaigneux. 




Fwditas. 


Gaël ir. 


F(, a. 
F;', interj. 


Mauvais. 

Fi! 






viOLoy. - 


— r/OLE. 








Gaël éc. 


F/fi/tm/. s. 




Lat. 


F ides. 


Irl. 


FidU. s. 




.\tt. 


Fiddle. ' 


povvoin. 










Gacl ir. 


Femlaim. 

5 dérives. 




Lat. 


Possuni. 


FOI. CROYA.yCE. - 


— FIDÉLITÉ. PROBITE. 






Gall. 


Fjz.s. 


Foi. 


Lat. 


F ides. 




lO dérivés. 

Fjziaw, V. 


Avoir loi. 




Fidere. 


I5r. 


fVÙ.S. 


Fidélité, probité. 




Fidus. 


Gaël ir. 


F,V/A. ;.. 


Fidélp. 




Fidclis. 


J-E.\TE. 










Br. 


Faout, s. 










Faoïila, V. 


Fendre. 


Lat. 


Findo. 


MA.yCHE 


Df /■LÉ.ll'. 


FOUET. FUSTIGER. 






Br. 


Fus/, s. 


Manche de rtéau. 


I,at. 


Fnstts. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



267 



Br. 


Fnsta. V. 


Fustiger. 




Fiistad, s. 


Coup bien appliqué. 




Fuster, s. 


Qui frappe fort. 




Foet, s. 


Fouet. 




Fouet, s. 






Foèta 1 
Fouèta \ 


V. Fouetter. 




Foèter 1 
Fouetter ( 


s. Fouetteur. 


FA T. 






Gaël éc. 


Futait. V. 




Gaël ir. 


Futamhuil. a 





Fr. Fouet. 





Fouetter. 




Fouetteur. 


Lat. 


Fiitilis. 


Fr. 


Futile. 


HOSPITALIER. 


Lat. 


Valcre. 


en. 


Vide. 



I)0MAI\E. BON ACCUEIL. SALUT. ■ 

Gaël éc. Falladh.s. Domaine. 
Failte I 

Failtich !^- Salut, portez-vou 

Failteach, a. Hospitalier. 

Gaël ir. Fallu, s. Domaine. 

Fallamlinaim,\ . Je gouverne. 

Failti(jh ) . ' ' 

rp -, } S. Salut, portez-vous bien. 

Failteach. Qui donne rbospitalité. 

CE QUI ENTOURE. CERCLE. ENCLOS. ENVELOPPE. .MANTEAU. 

VOILE. BANDEAU. BANDELETTE. 



Gall. 


Fal. s. 


Ce qui entoure. 




Fald. b. 


Pli. 




Falincj , s. 


Manteau. 


Gaël éc. 


Fal, s. 


Cercle, enclos, muraille, 




Faltan, s. 


pli. 
Pli, baudrier. 




Falaich , s. 


Voile. 


Gaël ir. 


Fal, s. 


Cercle, enclos, muraille. 




Falaim, v. 


pli. 
Enclore. 




Fail. s. 


Enclos, retranchement. 




Faltait , s. 


Pli, baudrier. 



Lat. 



Plicu. 
Palliuin. 



Valtiim. 



Haltenm. 



268 



RECHERCHES 



Gaël ir. 


Filead 
FoUcad *• 


Bandelette. 




Folaidh, s. 


Voile. 




Folai(jhim, v. 


Voiler. 




Fiai, s. 


Voile. 




Fillini, V. 


Vêtir. 




Fillead.s. 


Vêtement. 




Filleog. s. 


Plaid. 




Falach, s. 


Voile. 




Falaujhini. v. 


Voiler. 


FAUX. 


• FAUCILLE. 




Br. 


Falch.s. 

6 dérivés. 

Falc'ha, s. 


Faux. 




Falc'hal, v. 


Faucher. 




iï'a/5, 9. 


Faucille. 


FAUCON. 






Gaël éc 


■ Faolchon 




Gaël ir. 


Faolclwn 





FLAMME. ECL.iT. LUSTRE. ECLAJIl. 

Gall. Flam, s. Flamme. 

2 1 dérivés. 

Flamimv , v. Flamber, enflammer. 

Br. Flamni, s. Flamme. 

Flainma, v. Flamber. 

Flamder, v. Éclat, lustre. 
Foulh- \ 

Focltr > s. Foudre. 

Foueltr ) 

Folinhcin, s. Foudre. 

LASSITUDE. FAIBLESSE. 

Flakded,s. 

Flak, a. Las, faible. 

LUSTIÎE. ÉCLAT. FLEUli. 

Gall. Flwr, s. Fleur. 

Fliiruv, V. Fleurir. 



Lat. 



Veluin. 
Velarc. 



Lat. Faix. 



Fr. Faux. 

Faucher. 



Lat. F(dco. 
Fr. Faucon. 



Lat, Flamma. 
Fr. Flamme. 



Lat. Fidn 



Lat. Flacco. 
Flaccidu 



Lat. Flos , Jlores. 
Floresccre. 



8UI\ LES LANGUES CELTIQUES. 



269 



Br. Floiir, s. Fleur, lustre, éclat. 

Floaraut, v. Fleurir. 

Gacl éc. Flur, s. Fleur. 

Gacl ir. Flur, s. Fleur. 



Fr. Fleur. 
Fleurir. 



FLUX. 

Gaël éc. Flns(j 
Gaël ir. Flus;i 

CHEVELURE. 
Gaël ir. Fniltein , 



La t. FliLTits. 
Fr. Flux. 



La t. Piliis. 
Au. Fell. 



TEMPLE. 
Gaël éc. Fan 
Gaël ir. Fan 



Lat. Fanw, 
An. Fane. 



E.VCL/A'. 

Gaël éc. Fan, a. 
Gaël ir. Fan 
Fana 



Lat. Propei 



VIDE. VANITE. LANGUEUR. PARESSE. 

Gaël éc. Faoineachd, s. Vide, vanité, paresse. 





Fainne , s. Langueur. 






Fannaich, s. Fatigue. 




Gaël 


ir. Faoine \ 






Faoineachd >s. Vide, vanité. 


Lat. Vanitas. 




Faoineas ) 






Faine, s. Langueur. 


Evanescerc. 




Fann \ 


■;-'^ 




Fanna >a. Fatigué. 




Fannanta ) 






Fannaifihim, v. Je fatigue. 


An. Tofaint. 


AIR. — 


- TROU POUR LAISSER PASSER L AIR. - 


— FENÊTRE. 


Gall. 


Fên. s. Air. 






Fenesiyr, s. Fenêtre. 


Lat. Fpnesfra. 


Gaël éc. Feinistear, s. Fenêtre. 




Gaël 


ir. Fuinneoq j ' <•, .:. 





Feinisleai- 



Fenêtre 



270 



RECHERCHES 



Focnnek i 






Lat. 


Fœmim. 


Fouennek ) ^' 






Fr. 


Foin. 


FO.yTAI\E. SOUliCE. 


SOURDRE. 


■RÉP.AyDRE. — 


- PRODUIRE. 


Gall. Fivn.s. 


Fontaine. 




Lat. 


Fons. 


Fyniaiv , v. 


Produire. 






Fundere. 


Fjnnaivn. s. 


Source. 








Fjnim. V. 


Etre productif. 








Fynon, s. 


Source. 








Fenna, v. 


Répandre. 




Fr. 


Fontaine. 


Feuntcan.s. 


Fontaine. 








Foinsi, s. 


Fontaines, sources. 






TERRE. CHAMP. 










Gaël éc. Foiin 






Lat. 


Fiindus. 


Gaël ir. Fonn 






Fr. 


Fond. 



LOSGUE CORDE SERVANT A RETEMR LES CHARRETEES DE FOI.y. 
Br. Fun . s. Lat. Funm. 



ÉTAT OÙ 


VON EST 


VOILE. FEINDRE. 




Gall. 


Fu,s. 

9 dérivés. 








Faannu, v. 


Feindre. 


Lat. 




Fuant, f. 


Feinte. 


Fr. 


MER. 








Gaël éc, 


. Frith. s. 


Embouchure d'une rivière 


Lat 


Gaël ir. 


Feartj, s. 


Mer. 






Fritii , s. 


Embouchure d'une rivière. 


An. 


FROID. — 


-RÉSERVÉ. 






Gaël ir. 


Faar. a. 

38 dérivés. 








Fuarachas 


, s. Froid. 


Lat. 




Fuaraim , \ 


{. Avoir froid. 




FRÉMISSEMENT. 


RRUIT. 




Gaël ir. 


Faradli. s. 


Frémissement. 






Faraint. v. 


Frémir. 


LhI. 



Fingcir. 
Feindre. 



Fretiwi . 



Frith. 



Frifjnii. 
Frujerr. 



Frrmo. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



271 



Gaël ir. 


Faram, .s. 


Bruit. / .,\ , 




Faramach, a. 


Bruyant . 


cnAiy'TE 






Gaël ir. 


F'ormadh, s. 




FÉROCE. - 


FAROUCHE. 

Ferô ) 
Fen^ \ '■ 




Gaël éc. 


Furbaidh . s. 






Fraoch, a. 


Furieux. 


Gaël ir. 


Foran. s. 


Colère, vengeance. 




Foranta, a. 


Furieux. 




Furhaidh. s. 


Colère. 




Fraoch. a. 


Furieux. 


FOURCHE 






Gali. 


Fore . s. 






Forci, V. 


Fourcher. 


Br. 


Fore h. s. 


Fourche. 




Forc'hek, a. 


Fourchu. 


Gaël éc 


. Fore , s. 


Fourche. 


Gaël ir. 


Fore, s. 


Fourche. 




Forcaim, \. 


J'enfourche. 


FRUIT. 






Gall. 


Fnvylh, s. 

19 dérives. 






Frwyihaw , v. 


Fructifier 


Br. 


Frottes, s. 






Froiieza, v. 


Fructifier. 




Frouezer, v. 


Fruitier. 




Frouezérez , s. 


Fructification. ^, 




Frouczérez . s. 


Fruitière. 




Frouezus, a. 


Fructueux. 


RRIDE. - 


- OBSTACLE. 




Gall. 


Frwyn , s. 


.,..,, 




Fnvynaii), v. 


Brider. 



Lat. Fremiins. 



Lat. Formido. 



Lat. 



Fen( <f . 
Ferox. 



Lat. Fiirca. 



Fr. Fourche. 



Lai. Fractus. 



Lat. Frenum. 



Frena , v. 
Fr. Frein. 



272 RECHERCHES 



LIGATURE. BANDE. - 


— LIEN. PRISON. 




Gall. Fds.s. 






Fasg, s. 


Faisceau. Lat. 


Fascia. 


9 dérivés. 






Fasgu, v. 


Lier. 




Gaël ir. Fashii/adli , s. 


Lien. .An. 


Fasien. 


Fastaighim, v. 


, Lier. 




Fasg, s. 


Prison. 




PROMPT. 






Gall. Fési. a. 






Festin, a. 






Festiniaw, v. 


Se hâter. Lat. 


Festinarf 


Fesfu, V. 


Rendre expéditif. 




FESTIN. BANQUET. 


FÊTE. RÉJOUISSANCE. 




Rr. Fesf. s. 


Festin, banquet. Lat. 


Festuiit. 


Fcs<«, V. 


Faire festin. 




Gaël éc. Fewf/ ^ 
Feiste i 


Festin, banquet. 




Gaël ir. Fm \ 






Feisd \ 

Feisdc l ' 
Feasda ) 


. Fête, réjouissance. 








Feasduigheachd.s. Action de se réjouir. 




Feisdim. v. 


Fêter. 


, 


FOSSÉ. 






Gall. Fôs. s. 


Lat. 


Fossa. 


Fosi, V. 


Faire un fossé. 


Fodere. 


Gaëléc. „ 
Gaëlir. ^"^'•^- 







MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 

FAGOT. FAGOTER. 

Br. Fagod. s. Fagot. Fr. Fagot. , 

Fogodi. v. Fagoter. Fagoter. 

liai. Fagotto. 

(Paquet.) 

Gaël ir. Faqoid . s. Fagot. FagoUare. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



273 



IL FAUT. 










Gaël éc. 


Faod. V. 
FeuJ. y. 




Fr. 


Faut. 


POUDRE. 










Gaël éc. 


Fudar. .s. 




Fr. 
Angl. 


Poudre. 

Fonder. 


FOU. 


FOLIE. 








Gall. 


Fôl. a. 




Fr. 


Fol. 




5 dérivés. 

Folez.s. 


Folie. 




Folie. 




Fwl. .s. 


Fou. 


[tal. 


Folle. 


Br. 


Foll, a. 
Folla. V. 


Fou. 
Devenir fou. 




Follm. 


VAISSEAU 


FAIT AVEC 


DE L OSIER. PANIER. 






Gall. 
Gaël éc. 
, Gaël ir. 


Flasg, s. 

, Flasg, s. 

Flocas 

Flochas 


) 


Fr. 


Flacon. 


FLATTEIi. 










Rr. 


Flôila. V. 




Fr. 


Flatter. 




Flôder, s. 


Flatteur. 




Flatteur. 




Flôderez, s. 


Celle qui flatte. 








Flôderez, s. 


Action de caresser. 




Flatterie. 




Flôdiiz, a. 


Caressant. 






FANGE. 










Br. 


Fank, s. 
Fanha, v. 


Salir de fange. 


Fr. 


Fange. 




Fanhek. a. 


Fangeu.v. 


Ital. 


Fangeux. 
Fanijo, elc. 



FAINE, FRUIT DU HETRE. HETRE. 

Br Finich, s. Faine. 

Faô I 



Faôen 

FENOUIL. 

Gaël éc. Fineat . s. 



s. Hêtre. 



Fr. Faine. 



Fr. Fenouil. 
18 



274 



RECHERCHES 



Gaël ir. Fineal, s. 








Fcncul, s. 






Fenouil. 


FOXDRE. 








Gaël éc. Fnineadh, s. 


Fondaut. 


Fr. 


Fondant. 


Gaëlir. Fuinidh. v. 


Fondre. 




Fondre. 


FUBET. 








Gaël ir. Feircad, s. 




Fr. 


Furet. 






Angl 


. Ferret. 


BOUFFON. BALADIN 


. FABIBOLE. 


FABCE. 




Br. Farvel \ 
Faroucl ) '• 


Bouffon. 


\ Lat. 
|Fr. 


Friioliis. 
Frivole. 


Farvella 
Farouella 


Bouffonner. 




Faribole. 


Farien, s. 


Bagatelle. 






Furlukin, s. 


Bouffon . 




Freluquet, 


Furlukina, v. 


Bouffonner. 






Farlukinèrez , s 


. Bouffonnerie. 






Far5, s. 








Farsa. v. 


Faire des farces. 




Farce. 


FoTier, s. 


Farceur. 


Ital. 


Farsa. 


Farsuz, a. 


Facétieux. 







PATE (faite de furine de froment ou de sarrasin, que l'on met dans un 
faire cuire dan» le bouillon. On en fait cuire aussi nu four. On y mêle 
des prunes ou des raisins secs. ) 

Br. Fars, s. Fr. Farce. 



iac de toile pour : 
ilors ordinairemei 



HERBE. 

Gaël ir. Fear. s. 
Feur, s. 

l'i dérivés 

Feurach, ; 



V fr. Feur. 



FOBET. 

Gall. 
Br. 



Forcst, ! 
Forester, 



Gaël ce. Foraos, s. 
FridL, s. 



Forestier. 



Fr. Forêt. 



Ital. 



Forestier. 
Forcsta. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



275 



(iaël ir. 


Foraicjhis \ 
Foraos \ s. 
Fridh \ 




HRUYÈIÎE. 






Gaël éc. 
Gaël ir. 


Fraoch , .s. 




PRIX. 


TAUX. • PROPORTION. 


Br. 


Feûr, s. 






Ffùrea. v. 


Taxer. 


FOIRE. 






Br. 


Foav, s. 




Gaël éc. 


Faicjhir, s. 
Faidhir, s. 




Gaël ir. 


Faifjhir. s. 
Faidhir. .s. 




FOURREAU. FOURRER. 


Br. 


Fcûr. s. 






Feuria , v. 


En gainer. 


FOURRURE. 




Gall. 


Fwricr, s. 




FURET. 






Gall. 


Fured, s. 


% 


Gaël éc. 


Fearaid , .s. 
Firead , .s. 




Gaël ir. 


Firc^fZ, g. 




FRANGE. 







Gaël éc. i r. • • 

. \troinis, s. 
Gaël ir. ^ 

FJÎ/Af.4S. 

Br. Frimni , s. 

Frimma, v. 



Fr. Bniyér 
Angl. Furzc. 



Angl. F(fr. 

Lat. FtTW'. 

Fr. Foire. 

It^il. FiVrfi. 



Tomber en frimas. 



Fr. Fourreau. 

Fourrer. 

Ital. Fodero. 

Fr. Fourrure. 

Ital. Fodero. 

Fr. Furet. 

Jtal. Furetto.ferello. 

Angl. Ferret. 



Fr. Frange. 
Ital. Francjia. 

Fr. Frima.s. 
18. 



276 RECHERCHES 

FRAISE. MÉSENTÈRE DU VEAU , DE L AGNEAU. 



Rr. 


Frczen, s. 




FROTTER. 






Br. 


Frôla, V. 






F roter, s. 


Frotteur. 




Frôlerez, s. 


Frottement, 



FRITURE. FRICASSEE. 

Br. Fritaàen, s. Friture. 

Friter, s. Celui qui fricasse. 

Friterez, s. Action de fricasser. 



QUI EST PROMPT. ACTIF. FRANC. LIBRE. 

Gall. Franc, s. Prompt, actif. Fr. 

Fren(jip,!\. Franc, libre. Ital. 

Br. Frank, a. Franc, sincère. 

Frankiz, s. Franchise. 

Frankaat, v. Elargir, étendre. 



INCULTE. 
Br. 



STERILE ( en parlant de la terre qtii est en friche) 



Fraosi, a. 



GÂTEAU (de la grandeur et de la forme d'une assiette), 

Br. Foas ) 

Fouas \ 



FESSE. 

Br. Fesken, a. 

Feskenncli . 



Fraise. 

Frotter. 
Frotteur 

Fre(farr. 



ACTIF. - 


— VIGOUREUX. 


FRAIS. 






Gall. 


Frès. a. 

8 dérivés. 




Fr. 


Frais, etc. 




Fresg. a. 




[tal. 


Fresco. 




Fresgu, v. 


Devenir frais. 






Br. 


Fresk, a. 
Freskaat, v. 
Freskadurez , s. 


Rafraîchir. 
Fraîcheur. 






SAUTER. 


FRINGUER. 








Br. 


Fringa, v. 




Fr. 


Fringuer. 



Franc. 

Franco. 



Fr. Friche. 



Fr. Fouace. 



Fr. Fesse. 



Qui a de grosses fesses 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 27^ 

MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 

BHASSË. 

Gacl ir. Fead, s. Angi. Fatlwtn. 

PÂLI H. SE FLÉTRin. 

Gacl ce. Feodliaich, a, Flctrir. Angl. Fade. 

Gaël ir. Feochaiin ) 

Cl • I • fv. Pâlir. 
r eoijaiîjhiin ) 

yOURRITURE. FOURRAGE. 

Gaël éc. Fit, s. Nourriture. ^"g'- Food. 

Fodair ) ( Fodder. 

H. loct/se/. 





Fodar 


s. Fourrage. 


Gaël ir. 


Fit, s. 


Nourriture. 




Fodar, s. 


Fourrage. 


ODEUR. - 


— SENTIR. - 


— SENSIBILITÉ. 


Gaël éc 


, Fulaiig, s. 


Sensibilité. 


Gaël ir. 


FaiVe.s. 


Odeur. 




F«i7iH(, V. 


Sentir. 




FiilaïKj, s. 


Sensibilité. 


Gaël ir. 


Fcidhlidhiin 






Foileanaiiii 


V. 


LOUP. 
Gaël éc. 


Faolf, a. 
Faolf-chu, s 




Gaël ir. 


Faolchu, s. 





Feel. 
Angl. Feelin(j. 
H. Voelen. 

Angl. FoHok;. 
H. Fo/c/é-n. 

Angl. m-/y: 



LAXCETTE. TOUTES SORTES D AIGUILLONS. 

Gall. Fleam. Lancette. Angl. Fleam. 

Br. Flenim, s. 

Flcmma, v. Aiguillonner. 

CHAIR. BOUCHER. EGORGER. 

Gaël éc. Fleisd, v. Égorger. Angl. F/«/t. 

Fleisdrar, s Boucher. 



278 


HECHERCHES 






Gaël ir. Feoil, s. 


Chair. 






5 dérives. 








Feol , .s. 


Chair 






9 dérivts. 








Fleisdim, v. 


Égorger. 






Fleisdeoir. s. 


Boucher 






MOQUElilE. 








Gaël ée. Fanaid , s. 




Augl. 


Fu„. 


Gaël ir. Fanamhaid . s. 








EIVTONNOIH. TUYAU 


DE CHEMINÉE. 






Br. Foanil, s. 


Entonnoir. 






Founila, v. 


Entonner. 


Angl. 


Funnel, s. 


Gaël éc. Faineall. s. 


Tuyau de cheminée. 






SEMESmE. CONGÉ. 








Gaël éc. Forlach , s. 




Angl. 


Furloii(jh. 


Gaël ir. Forlongus, s. 









CHARPENTE. ASSEMBLAGE. CADRE. 



Gall. Framni, s. Charpente , assemblage. 


Angl. 


Fraine, s. 


Br. Framma, v. Lier, joindre. 






Frame , v, 


Gaëléc. „ „ 

tramadh, s. Cadre, 
Gaël ir 








SOIE DE COCHON. HÉRISSÉ. IRRITABLE. 






Gaël éc, Friotjh, a. Hérissé. 




Angl. 


PricJdc. 


Friot, a. Irritable. 








Frionas. a. Irritabilité. 








Gaël ir. Friolannuch , a. Hérissé. 








Friothann , s. Soie de cochon. 






Bristle. 


Friolalach, n. Irritable. 






Fretful. 


Friolknas, s. Irritabilité. 








LIBRE. LIBÉRÉ. 








Gaël éc. ) „ . ,, 

\Frudta, a. 
Gaël ir. \ 




Angl 


. Fret: 
Freed. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



279 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



TERRE. 










Gaël éc. 


.Gè,s. 


Voy. iettio C, part, grecque i«. 


Terre. 




y AUTOUR 










Br. 


Gi'ip, s. 




Gr. 


Tù^. 


VOIR. ( 


GUETTER. 


ATTENDRE. VISITEUR. — 


-HÔTE. SAVOIR. 


GaU. 


Givaid, s. 


Attente. 


Gr. 


Eiêéco. 




Gwestai, s. 


Visiteur, hôte. 


Lat. 


Video. 




Gwêst, V. 


Visiter, être comme un 
hôte. 




Visita. 




Gwcst, s. 


Visite, hôtellerie. 


Fr. 


Hôte. 




Gxvjz, s. 


Connaissance. 


Gr. 


S.ïaBr}aii, 




11 dérivds. 










Givjzon , s. 


Un savant. 


An. 


Wet (savoir). 




Gii'jzoni, V. 


Répandre la science. 




Wit. 




Gwjs, s. 


Science. 




Wise. 


Bi. 


Gvezoïit, V. 


Savoir, connaître. 








Ged, s. 


Attente, guet, garde, os- 


Fr. 


Guet. 


^ 


Geda, V. 
Givizick , s. 
Gwiziéijez, s 


pion. 
Attendre, faire la garde. 
Savant. 
Savoir. 




Guetter. 


Gaël éc. 


Gao5 i 
Gao(s j 
Fjo5, s. 


Sagesse, intelligence. 
Connaissance, intelligence 






Gacl ir. 


Feitheim, v. 
F/5, s. 

Fis, s. 

Fl5 

F«e ^- 
Gaos, s. 

Fj05, s. 

Fiosaidhiin, 


Guetter, attendre. 

Couleur. 

Vision. 

Visionnaire, voyant. 

Sagesse, intelligence. 
Connaissance, savoir, 
v. Savoir, connaître. 







280 



RECHERCHES 



IGNITJON. — Charbon ardent, charbon.... etc. 


LUMIÈRE. — Apparence, 


, vue, guette, etc. 


BRjLLAyr. — Blanc, pu 


r, sainteté, culte, beauté, gloire. 


Gall. Gawl. s. 


Lumière, aube du jour. 


Gawl, a. 


Saint, pur. 


Golwç, s. 


Culte des bardes, adora- 


Il dérivés. 


tion. 


Goljçu, V. 


Adorer. 


Gole. 8. 


Splendeur, lumière. 


Goleàu, V. 


Illuminer. 


Goleu, s. 


Lumière. 


5o dérivés. 




Gloew 




Glojw 


Brillant, clair, transparent. 


18 dérivés. 




Glojwi, V. 




Glwyd, s. 


Ce qui est brillant, écla- 




tant. 


Glwys, a. 


Pur, saint, beau. 


10 dérivés. 




Glojn, s. 


Charbon ardent. 


Callawr, s. 


Chaudron. 


Gâl, a. 


iN et, beau, brillant. G 


Glu, s. 


Éclat. 


G/aw;, s. 


État d'être brillant, écla- 




tant, diaphane. 


Glawz, s. 


Eclat, splendeur. 


GZain, s. 


Ce qui est pur, sain , bril- 




lant. 


Glain, a. 


Pur, sain, brillant. 


G/dn, a. 


Pur, sain, brillant. 


Glanâu, V. 


Purifier, éclairer. 


Gwe7, s. 


Vue, vision. 


Giveled, v. 


Voir. 


Golwg, s. 


Vue, aspect, apparence. 



KaXùs. 





SUll LES 


. LANGUES CELTIQUES. 


Gall. 


Givylva. s. 


Lieu crobservation. 




Gwylimt!, V. 


Veiller. 




Gvyliwz, s. 


Vedette. 


Br. 


Goulaoïiek. a. 


Lumineux. 




Gonlaoucn, s. 


Luminaire. 




Goulou, s. 


Lumière. 




Goé/ / 
Gxvel \ '• 


Culte. 




GoeVia, v. 


Fêter. 




Glaoïi. s. 


Charbon , morceau de bois 
qui est entièrement em- 
brase. 




GW/àii, V. 


Briller, reluire. 




G?<;e/, s. 


Vue. 




Gioelout, V. 


Voir. 




Glan, a. 


Pur, net, sain. 


Gaël éc, 


. Geai, a. 


Brillant, blanc, beau. 




Gt7f, s. 


Blancheur. 




Glaine, s. 


Clarté, brillant. 




Glan, a. 


Clair, piir. 




G/or 1 
Gluair j 


Clair. 




Gluaireachd, s. 


, Clarté. 




G loir, s. 


Gloire. Lai. Gloria. 




Gloireis, s. 


Action de se glorifier. Fr. Gloire. 




Gliosgardaicli, 


s. Lumière éclatante. 




Gual, s. 




Gaël ir. 


Gca/, a. 


Brillant, blanc, beau. 




Gi/r, s. 


Blancheur. 




Glaine, s. 


Clarté, éclat. An. Clean. 




G/an, a. 


Clair, pur. Glance 




Gloir, s. 


Gloire. 




Gua/, s. 






Fa7 ) 
Fe,7e i '• 


Jour saint, fête. 


CliEVX. - 


— FO.Vi). 




Gall. 


Gwa//, s. 


Vide. Gr. Kot'Xoi 



281 



282 



RECHERCHES 



Gall. 




Givulîàio , \. 


Vider. 




Ko.Xow. 


Br. 




Goullô, s. 
GouUôadur, s. 
GouUôi, V. 


Vide. 

Action de vider. 

Vider. 










Gweled , s. 


Fond. 


Lat. 


VaUis. 






Gtveledi, V. 


Couler à fond. 






Gaël 
Gaël 


éc. 
ir. 


iFalamh, a. 


Vide. 






BLESSUBE 


. DOULEUB 


. (Mot qui devrait être i 


i la partie lai 


liuc.) 


Gail. 




Gwcli, s. 








Br. 




GouU, s. 
GouUa. V. 
Gloaz, s. 


Plaie, ulcère. 
Blesser. 
Douleur, blessure. 


Lat. 


Vlcus. 






Gloaza, V. 


Causer de la douleur 
scr. 


, blcs- 




GENOU. 












Gall. 




Glén 1 ^ 
GUn ) ■ 




Gr. 


KX/rw. 


Br. 






Lat. 


IncUno. 










Fr. 


Incliner. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Glun, s. 



SERBUBE. 


SEBBEB. 


GABDEB. 


Gaël éc. 


Glais, s. 


Serrure. 




Glas, V. 


Serrer. 




Glas. s. 


Clef. 




Gleidh, V. 


Garder. 


Gaël ir. 


Glas, V. 


Serrer. 



(ir. Klvh. 
Lat. (Uavis. 



GENEBATION. PBODUIBE 

Gall. Ccnuir j 



Cenau \ 
Cenal, s. 
Cencdlu, v. 
Cencdlaclh , 
Cynjd, V. 
Genid, s. 



s. l*rog('nilure, race. 

Tribu. 
Produire. 
s. Génération. 
Naître. 
Nativité, naissance, 



ENGENDBEB. 
Gr. 



Feveà , s. 
rEvvâu), • 
TeréeXr;. 
revédlict. 

reivù). 
Lat, (jcnitus. 





SUR LES 


LANGUES 


CELTIQUES. 2; 


br. 


Ganedigez, 


s. 


Enfantement, nativ 


ité. 






Ginidik, a. 




Natif d'un lieu. 










Gcnel 
Garni 


\ 


. Engendrer, naître. 




(kno, (jigno. 


Gaël éc, 


. Gein 
Gin 
Gin, s. 
Ginlear, s. 
Gincal, s. 
Gcan, s. 
Gineil, a. 
Gnis, s. 
Gnionch, s. 
Gnè, s. 


(v. 


Engendrer. 

Espèce, sorte. 

Père. 

Race, lignée. 

Femme. 

Ge'nératif. 

Effet. 

Fait. 

Genre. 






Gr. reivo}. 
An. Kind. 

Fr. Canaille. 

Lat. Genialis. 


Gaël ir. 


Gein, v. 

Cincadh 
Cineal 
Gin, V. 

Gh!A-, s. 


1 ^ 


Engendrer, 

Race, tribu. 

Engendrer. 
Effet. 






Lat. Gcncru. 



283 



Gall. 


Guin, s. 


Vin. 


Br. 


Gwin, s. 


Vin. 




Gwinien, s. 


Vigne. 


Gaël ce. 


Fincamham, s. 


Vigne. 




Fion-gcar, 


Vinaigre. 


Gaël ir. 


Fin, 
Fineamhain . 


Vin. ^ 




yine ■ s. 


Vigne. 




Fion \ 






Fiomjeur, s. 


Vinaigre. 


BLÉ. HERBE. 




Gaël éc, 


, Gari \ 
Gort \ ^' 




Gaël ir. 


Gart 1 
Gort i '• 





Gr. Oïvoi. 

Lat. Vinum. 

Vineu. 



Fr. Vin. 
An. JVinc. 



Gr. Xopi 



28a 



RECHERCHES 



GRUE. 

Br. j 

Gaël éc.>Garan, 

Gaêl ir. ) 



Gr. Tépavoi. 
ki\. Crâne. 



POINTE. 

PIQUE. — Piquant, aigre, acerbe, rade, gratter, marquer, graver, etc. 
TRANCHANT. — Couper, écoarter, court , etc. 



Gall. 


Criv, s. 
Criviaw, v. 
Criviad, s. 
Crip, s. 
Cripiaw, v. 


Point, marque. 

Graver. 

Graveur. 

Gravure. 

Graver. 








Cripiawg , a. 
Crafiniaw, v. 
Cerviaw, v. 


Gravé, marque. 

Gratter. 

Sculpter. 


Gr. 


Sxap<<pia» 




Craijt, s. 
Cor, s. 
Garw, s. 


Inscription. 
Point, marque. 
Rude. 






Gaël éc. 


Gearr. v. 
Gearradair, s. 


Couper, tailler, graver. 
Graveur. 




Ke/pw. 
Xapaacrw. 




Grat. s. 
Grahh, v. 


Entaille. 
Entailler. 


Fr. 


Tpà<pu. 
Grave. 




Grot, V. 


Faire un trou dans la terre, 
sillonner la terre. 








Gra/, V. 


Écrire. 


Lat. 


Scribo. 




Giorrle, a. 


Écourté. 








Goirid, a. 


Court. 








Gtar, a. 


Acre, sëvère. 






Gaël ir. 


GoiVi. a. 
Gcarr, v. 
Gearradoir, s. 
Cearbuini ) 
Cearhliairiin j 
Gra/". v. 


Piquant, aigre, rude. 
Couper, tailler, graver. 
Graveur. 

s. Coujier, graver. 

Écrire. 








Cmrf. a. 


Petit, mince, court. 




Cnrtus. 




Cearlaighim , v 
Gcur, a. 


. Amincir. 


Kl-. 


Court, 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



28[ 



a ni. 












cm . 


4IGI'. — Croassement. 






pr.oCLAMEr.. — Parler. 








Gali. 




Gawr, s. 
Ger, s. 


Cri. 
Cri. 


Gr. 


Tvpvs. 






Gnd. s. 


Cri, exclamation. 


It. 


Griilo. 


. 




GrjJiaw, v. 


Pous.ser un cri. 




Gridare. 






Cre. s. 


Cri. 










Creti, V. 


Crier. 










Crev 1 












Cri \ '■ 


Cri. 


Fr. 


Cri. 






Criad. s. 


Crieur. 










Criaw, v. 


Crier. 










Criivr, s. 


Crieur. 




Crieur. 






Creva, v. 


Crier. 


An. 


Grave. 






18 dérivés. 












Crée, s. 


Cri aigu. 




Shrieh. 






Creçian, v. 


Proclamer. 










Crecjjr, s. 


Héraut. 


Gr. 


Xrfpv^. 






Cr/(/, s. 


Bruit d'une chose qui 
éclate. 


Fr. 


Craquer. 


Hr. 




An, s. 

8 dérivés. 
Kria, V. 


Cri. 
Crier. 






r.aël 


éc. 


. GafV, s. 
Gaoir, s. 


Cri aigu. 
Cri. 










Gair. v. 


Crier. 


Gr. 


Tvp'joc. 






Goir, V. 


Appeler, parler. 


Lat. 


Garrio. 






Gairm, v. 


Proclamer. 


Gr. 


Knp^aaci.' 






Garach, s. 


Criaillerie, dispute. 


It. 


Gara. 






Goraiceadh, s. 


Croassement. 










Graçj , s. 


Cri aigu ou fort, croasse- 
ment. 


Gr. 


Wpavyn. 






Gno5. V. 


Implorer. 






Gaél 


ir. 


Gair, s. 
Goir, V. 
Goirm, V. 
Grio5, V. 


Cri aigu. 
Appeler, parler. 
Proclamer. 
Implorer. 







286 



RECHERCHES 



m RE. 

JEU. — Divertissement. 
GBÉ. — Agréer, gratification. 



Gall. 


Gwarae , s. 


Jeu. 








Gwaraa } 
Gwareii ) "" 


Jouer. 


Gr. 


Xtipai. 




i4 àényéa. 










Çwara, s. 


Jeu, divertissement. 








i8 dérivés. 










Çivarati | 
Çwarzu \ 


Jouer. 


U. 


Scherzare. 




Çweriaw, v. 


Jouer. 








3 dérivés. 










Çuerthin. s. 


Rire. 








i4 dérivés. 








Rr. 


Grad i 
Grat j '■ 
Grataat, v. 


Gré, consentement. 
Agréer. 






Gaëi éc, 


, Gair, v. 


Rire. 








Gar, V. 


Faire plaisir. 


Gr. 


Xâpts. 




Gart, V. 


Libéralité. 




Xap/^ofiai. 




Gras. s. 


Grâce. 


Lai. 


Gratia. 


Gaël ir. 


Gair, V. 
Gar, V. 
Gart, s. 
Gras , .s. 


Rire. 

Faire plaisir. 

Libéralité. 

Grâce. 







CERCLE. 

ROND. — Courbe, courber, arc. 

ciRCOTiFÉREycE. — (En ligne.) Limite, extrême. — (En surface.) Surface 

extérieure, peau. 
EyCEiyTE. — Fortification , lieu de refuçie, etc. défense, (jarde, etc. cour, 

jardin, etc. ceinture, ceindre, etc. 

Gall. Cwr, s. Cercle, limite, peau. Gr. Tvpos. 

Cwr, V. Limiter. 

Gwjrraw. V. Rendre crochu, courber. Lat. Carvare. 



Cwrc, s. 
Cyrçell, 



Rotondité. 
Cercle. 



Circus. 
Circulus. 



SlIK LES LANGliES CllLTIOUES. 



•28"; 



Gall. 



Cor, s. 


Rond, cercle. 




Coron , s. 


Couronne. 


GoroHa. 


Coroni. v. 


Couronner. 




Coiyn, s. 


Crâne, coronal. 


(Ir. Kpavioi 


Cro, s. 


Tour, courbure. 




Croca, a. 


Courbé. 




Crâcaii, V. 


Courber. 




Crom, a. 


Courbé. 




Cryinaiz, a. 


Facile à courber. 




Crwn, s. 


Rond, cercle. 


\n. Croun. 


Crwm, a 


Concave. 




Cron . a. 


Rond, circulaire. 




Gor, s. 


Extrémité, bord. 




Goraa, s. 


Le plus haut degré. 




Gorp . s. 


Ce qui s'élève. 




Qivarç, s. 


Ce qui renferme. 

53 dérives. 




Givarçuu, V. 


Renfermer. 




Garz, s. 


Enclos, jardin. 




Garzu, V. 


Jardiner. 


" 


Garzwr, s. 


Jardinier. 




Garthan, s. 


Camp, retrancbement. 




Garthâu, v. 


Fortifier. 




Caer, s. 


Château. 


Lat. Caria. 


Gwara, s. 


Défense, garde. 


Fr. Guerre. 


Gwared, s. 


Défense, délivrance. 




Gxvared, v. 


Défendre, délivrer. 




Gwarant, s. 


Sûreté, autorité. •< 




Gwarantu, s. 


Assurer, autoriser. 




Krean, a. 


Rond. 




JiCurun / 
Kuranen \ ' ' 


Couronne. 


En t. Corona. 


Kuruni, v. 


Couronner. 


Coromrc. 


Gwar, a. 


Courbe, courbé. 




Gwara, v. 


Courber. 




Gwarek, s. 


Arc. ■ . 




Gwaréga. v. 


Tirer de l'arc. 




Grvareger, s. 


Arcbor 





288 



RECHERCHES 



r.r. 



Givarege: , 
Gouriz , s. 
Goariza, v. 
Ker I 

Kear \ 
Gwarez, s. 
Gicard, s. 



s. Courbure. 
Ceinture. 
Geindre. 

s. Logis, maison, ville. 

Abri, protection. 
Garde. 



Caël éc. Cearcall. s. 
Coron, s. 
Cruinn, a. 
Crom, a. 
Crainne, s. 
Cuairt, s. 
Cuirt, s. 
Carcar, s. 
Gar/ / 

Gar< ^ ^ 

Girt. s. 
Girtich. V. 
Giorf, s. 
Garian, s. 
Cr(05, s. 

Crioslach, s. 
Gacl ir. Cearcall, s. 

Cearclaim, \ 

Ciorcal, s. 

Coroin, s. 

Coronaim, v 

Cruinn , a. 

Cruinne, s. 

Crom, a. 

Cruinne, s. 

Cuairt, s. 

Cuir< . s. 

Carcar, s. 

Gart I 

Garda i ' 



Cercle. 

Couronne. 

Rond. 

Crochu. 

Globe terrestre. 

Cercle. 

Cour. 

Prison. 

Jardin , enclos. 

Défense. 

Défendre. 

Rempart. 

Jarretière. 

Ceinturon, 

Sein. 

Cercle. 

Entourer. 

Cercle. 

Couronne. 

Couronner. 

Rond. 

Rotonditf''. 

Crochu. 

Globe de la terre. 

Cercle. 

Cour. 

Prison. 

Jardin , enclos. 



.\t\. Gird, V. 
Girth, s. 



Fr. Garde, etc. 
Ital, Guardia, etc 



AH. Kran. 



Fr. Cour. 

Lat. Caret r. 



An. Garter. 
Belt. 



FI. Crom. 



An. Courf. 



Fr. Jardin , etc. 
It. (iiitrdino, itc 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



289 



tiaël ir. Gartan. s. 
Crios, s. 
Crioslach, s. 
Faire 1 

Faireadh \ 
Faire, interj. 
Faireach, a. 
Faireachad, a. 
Fairfonadh, s. 
Fairicjhim | 
Fairim \ 



Sein. 

Soin , vigilance. 

Gare, garde à vous. 
Vigilant. 
Éveillé. 
Avertissement. 

Surveiller. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



MALHEUn A. 



MALHEUR. PEINE. 



Gall. 

Br. 

PRENDRE 

Gall. 

Gaël éc. 



Gwae, s. 
Gwac, interj. 
Gwaew, s. 
Gwa, interj. 

TENIR. — 

Gavael, s. 
Gavaelu, v. 
Gabh, V. 
Geibhionn , s. 
Geibleach, a. 



Malheur. 
Malheur à. 
Peine, pointe. 
Malheur à. 

RETENIR. RECEVOIR. 

Prise. 

Retenir. 

Prendre, recevoir. 

Fers, prison. 

Qui est dans les fers. 



Lat. Vœ. 



Lat. 
Fr. 



Geibhlcachadh.s. Action d'être dans les fers. 



Gaël ir 
JUMEAU. 

Gall. 
OPÉRATION. 



Geibhlean , 
Geibhlich , 
Gahh, V. 



Gevell, s. 



CHEVRE. 

Gall. 
Br. 



Gober, s. 
Gobera , \ 

Gavyr, s. 

Gaour 

Gair 



Fers. 

Enferrer. 

Prendre, 



Opérer. 



Caprrr. 
Ceps. 

Gêne. 
Gabbia. 



Lat. GemeUns. 



Lat 



Lat. 



Opéra. 
Operari. 



Caper. 
Capra. 

19 



290 



RECHERCHES 



Gaël ir. \ 

CRIER. BEUGLER. 

Gaël éc. Geini, v. 



Gall. 



BOURG. 
Br. 



CAVITE. 

Givâcj , s. 

65 dérivés. 

Gwagân, v 
Gwaç, s. 



Gwîh, s. 
Gwikad, 
Gwikad, 



Vide. 



Vider. 
Cavité. 



Bourgade, 
Bourgeois. 



Fr. Chèvre. 



Lai. Geitw. 



Lat. Vaciins. 
Lat. Viens. 



Br. Gw^ac/i. s. 








Lat. 


Vices, etc. 


lU BASSE. 












^-^'<^-lGaotha,s. 
Gaël ir. ) 








Lai. 
Fr. 
It. 


Vadum. 

Gué. 

Guado. 


UT. ACTE. — : 


TRAVAILLER. 






Gall. Gweithiaw. 


. V. 


Travi 


ailler. 


Lat. 


Facere. 


36 dérivés, 












Gweithiwr. 


s. 


Travailleur. 




Factum. 


Faith, s. 




Fait, 


, acte. 


Fr. 


Fait. 



ENCEINTE. 

nEMPART. — Lieu de refiuje, ceinture. 

Gall. Gwal, s. Lieu de refuge. 

Gwal. s. Rempart. 

Gwald, s. Ceinture. 

ÉNERGIE. 

povvoin. — Puissance, forer. 

BiiAVOiRE. — Galanterie. 

VERTU. — Bon, meilleur. 

Gall. Gall, s. Énergie, pouvoir. 

3a dérivM. 



Lat. Vallum. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



291 



Gall. 



Gallael.\. 
Gallet, V. 
Gallu, s. 
Gallii, V. 
Gallus, a. 
Galaunt, a. 
Gwell, a. 

17 dérivés. 

Gnvella i 
Gwellâu ) 
Galloud, s. 
Galloadek , a 
Gaîloui, V. 
Gwell, a. 
Gwellaat, v. 

Gaëi éc. Galach. a. 
GallaiiiachJ , 

Gaël ir. Galach. a. 
C«//, s. 



Br. 



Avoir puissance, énergie. 
Avoir puissance, énergie. 
Energie, pouvoir. 
Avoir de l'énergie. 
Puissant, énergique. 
Brave, galant. 
Le meilleur. 



Améliorer. 

Pouvoir, puissance. 

Puissant. 

Avoir puissance. 

Meilleur. 

Améliorer. 

Brave. 

Galanterie. 

Brave. 

Force, valeur. 



Lat. Valcrc. 
Validas. 
Fr. Galant, etc. 
It. Galante, etc. 
An. Gallant. 



An. TVell. 



Gall. Ceûiawij, s. 
Br. Qaillocq. s. 

Gaêl éc. Gall, s. 

Coileach, s. 
Gaël ir. Gall, s. 

Caileach , s . 



MECHANT. MAUVAIS. VIL. 

Gall. Gwael, a. Mauvais. 

.3 dérivés. ' "' 

Br. Gwall, a. Mauvais. Lat. 

A'. Bf Nous avons déjà dit que g tombait; restait le 
ic, auquel, comme v. ou peut subslitifcr le m : d'ail- 
leurs mal en gaêl. 

Gviall, s. Mal, vice. 

Gwalla. V. Faire du mal. 

Fall. a. Méchant. Lat. 

<S dérivés. 

Fallerat , v. Kendreou devenirniauvais. Fr. 



Lat. Gallus. 



Mains. 



Vilis. 



Vil. 



19. 



292 



RECHERCHES 



Br. Fallentez.s. 


Méchanceté. 


.An. 


Fell. 


Gaël ir. Feile, a. 


Excessivement mauvais. 






OL. 

COLLIEIi. 








GOSIER. — Gueule, ouïe de poisson, branchies, bouche. 


manger; nu 


beaucoup, glouton, etc. estomac. 
Gall. Caul, s. Estomac. 


Lat. 


Collum. 


i5 dérivés. 






Gula. 


CiM. s. 


Gosier. 






Ml, s. 


Branchies, nageoires de 


An. 


Gilt. 


Gloth.^. 


poisson. 
Voluptueux, glouton. 


Lat. 


Gulo. 


Gljthi.s. 


Sensualité, gloutonnerie. 


Fr. 


Glouton. 


Gfythu.y. 
Br. Glout. s. 


Faire le glouton. 
Glouton. 


Fr. 


Glouton. 


Gloutez. s. 


Gloutonne. 




Gloutonne. 


Gloutoni, s. 


Gloutonnerie. 






Gaêl éc. Guaillear, s. 


Collier. 






Goil. s. 


Gueule. 






Gui 
Gm7 


Gueule. 


Lat. 


Gula. 


Gial, s. 
Goladh. s. 


Branchies de poisson. 
Gloutonnerie. 






Gu/6a, s. 


Bouche. 






Glaidean ) 
Glotair ) ^' 


Glouton. 






Glotaireachd . 


s. Gloutonnerie. 






Glut. s. 


Gloutonnerie. 






G/«f, V. 
Glatach, a. 


Manger en glouton. 
Comme un glouton. 






Glutair, s. 


Glouton. 






Gaêl ir. Cc^ s. 


Bouche. 






Celim. V. 
Goi7e, s. 


Manger. 
Gueule, 






G/af. s. 


Branchies. 






G/aiVif-ara. s. 


Glouton. 







manger 



SIJH LES LANGUES CELTIQUES. 



293 



cm. 

Appel. — Invocation, proclanuition , cri aicjU, plainic, chacjrin, criaillerie, 
dispute. 
VOIX. 

Parole. — Parler, bavarder, son, tintement, cloche. 

( Article qui dcvrail être à lu l'artie grecque. ) 



Gall. 


Galw. s. 


Appel, invocation. 








Galw, V. 


Appeler, invoquer. 


Gr. 


KaUoj. 




Galarus, a. 


Lamentable. 








Galaru, v. 


Se lamenter. 








17 dérivés. 








Gaél éc 


•. Gai. s. 
Galan. s. 
Giolam, V. 
Glam, V. 


Lamentation. 1 
Tumulte. 
Crier fort. 
Crier. 








Glamair, s. 


Tapageur. 


Lat. 


Clamor. 




Glamh, V. 


Parler bas. 








Glmj. s. 


Cloche. 








Gliong. s. 


Son éclatant. 


Lat. 


Clanijor. 




Glaodk. s. 


Cri. 








Glaodh, V. 


Crier. 








Go/^ - hair, s. 


Lamentation. 








Golçj-haireach, 


a. Se lamentant. 








Glor, s. 


Parole, bruit. 








Glorach. a. 


Bavard, bruyant. 








G/oc, s. 


Cloche. 


Fr. 


Cloche. 




Glimjail, s. 


Tintement. 




Glas. 


Gaël ir. 


Gai. s. 


Lamentation. 








Giolam, s. 


Gueule. 




Gueule. 




Glamair, s. 


Tapageur. 








G/ao(/, V. 


Crier. 








Glingail, s. 


Tintement. 






VOILE. 










Br. 


Gwel, s. 




Lat. 


Velunt. 


FAUCON. 










Gall. 


Gwalç, s. 




Lat. 
Fr. 


Falco. 
Faucon. 



294 



RECHERCHES 



UN LIQUIDE. 

ROSÉE. — Pluie, liquide 
COULER. — Se fondre, di 
MOUILLER. — Laver. 



visqueu.T, (jlaire. 

ssolution, couler à fond, se mouvoir. 



Gall. Givlyh. s. 


Un liquide. 






19" dérivés. 








Gwlaiz, s. 


Ce qui coule doucement. 


Fr. 


Couler. 


Golaith, s. 


Dissolution. 






Golaith. V. 


Dissoudre. 






8 dérivés. 








Br. Glîz, s. 


Rosée. 






GlaÔ, s. 


Pluie. 






Glaôia, v. 


Pleuvoir. 






Glaour 
Glaouren 


s. Glaire, bave. 


Fr. 


Glaire, etc. 


Glaourek, a. 


Glaireux, baveux. 




Glaireux. 


Glaouri. v. 


Baver. 






Gleb. a. 


Humide. 


An. 


Glib. 


Glebia, V, 


Mouiller. 






Gwalc'h, s. 


Lavage. 






Gwalc'hi, V. 


Laver. 






Gaël <5c. Glideachadh 
GUdeachd 


s. Mouvement. 


An. 


Glide. 


Glidich. V. 


Mouvoir. 






Gaël ir. Gliduigk, v. 


Se mouvoir. 






CALOMME. 








Gaël éc. Guilimne, s. 




Lat. 


Calunmia. 


Guilimneacti, 


a. Calomnieux. 






Guilinnicli , a 


. Calomnié. 







BATAILLE. GLADIATEUR. 

Br. Glaz, s. Glas, tintement pour an- 

noncer une mort. 
Gaël »5c. Gleilean, s. Défaite. 

Gladair. s. Gladiateur. 

Gladaircachd, s. Métier de gladiateur. 
Gliatli.s. Bataille. 

(V. Épéc, |>.-irtif laliiip, lellre C.) 



Lai. Cladcs. 
Cladius. 



SlIU LES LANGUES CELTIQUES. 



295 



Gaël ir 


Glcitcaii. s. 
Gliulair, s. 


Défaite. 
Gladiateur. 






FEU. 










ROUGE. 


— Ardent. 








BiiiLLEB. — Luire. 








BLANC. 


— Beau, agréable, (jentil. 






Gall. 


Gwynias, a. 


Bouge ardent. 








Gxvnj(jiaxv, v. 


Briller, luire. 


Lat. 


Cundeo. 




GwynycjU, v. 


Briller, luire. 








Gwyn, a. 


Blanc, beau, agréable. 




Candidas. 




Gwynâu, v. 


Devenir blanc , beau. 




Candor. 




Givyndawd, s. 


Bonbeur. 








Gwynder, s. 


Blancbeur. 








Gwynvyd, s. 


État de bonheur. 








Gwen. s. 


Beauté. 


Fr. 


Cent. 




Gwen, a. 


Beau. 




Gentil. 




Gwener, s. 


Vénus. 








Gwaint, a. 


Gentil, singulier. 


j. 


.;"■• 


Br. 


Gwenn, s. 
Gwcnii, a. 
Gwcnnaat, v. 


Couleur blanche. 

Blanc. 

Blanchir. 






Gaël éc 


Gean , s. 
Geanach, a. 


Belle humeur. 
Plaisant. 


.i\ . 1 ■. 


;>■■. ' - ■ • ■ ■ ■ 


Gaël ir. 


Gean, s. 
Geanach, a. 


Belle humeur. 
Plaisant. : , ; . 




;;, 


FAIBLE. - 


- LANGUISSANT. 






Gall. 


Givan, s. 

3o dfirivés. 


Invalide. 


Lat. 


Vanus. 




Gicanâa, v. 


Être faible. 




E - vanescere 


Br. 


Grwaw, a. 
Givana, v. 


Faible, languissant. 
Châtier. 








Gwandcr, s. 


Faiblesse. 


An. 


Wan. 




Gwanèrez , s. 


Gêne, affliction. 






COIN. 










Gall. 


Gain(/,s. 








Br. 


Gen/(. s. 
Genna, v. 


Faire entrer un coin. 


Lat. 


Cuneus. 



296 



RECHERCHES 



Gaêl éc. Geinn 
Gaël ir. Gein 



CONTRAIRE. 
Br. Gin, a. 



Lat. Contra. 



Br. Gen. s. 

Gaël ëc. Gnuis, s. 

HONNÊTETÉ. LOYAUTÉ. 

Gali. Gonest, a. 

Gonesta, v. Rendre honnête. 
Gonestrwyz , s. Honnêteté. 



ÎAT. 






Gall. 


Gwynt, s. 

i3 dérivés. 






Gwyntiaw , v. 


Venter. 


Br. 


Gwent, s. 


Vent. 




Gwenta, v. 


Vanner. 



Lat. GcHu. 



Lat. Honesliis. 



Lat. Fe«<iw. 



HÉROS. — Homme . femme , fille , (jarçon, vierye. 
FORCE. — Bravoure, vertu, valeur, mérite, prix, vente. 
FERME. — Épais, dur, métal. 
Gall. 



GuT, pi. Gtvjr. 


Homme, puissance. Lat. 


Vir. 


Gwr, a. 




Viril, puissant. 


Viril li. 


Gwraç, s. 




Vieille femme. 




Gwraig, s. 




Fenrnie. 


Vira(iu. 


Gwjryv, s. 




Vierge. 


Viajo. 


Caivr, s. 




Homme puissant, chef, 
géant. 




Gwrycj, s. 




Energie. 




Gwryijiaw , 


V. 


Devenir vigoureux. 




Gwjrt, s. 




Vertu. 


Virtus. 


la dérives. 








Gwjrlhiaw, 


, V. 


Donner de la vertu. 




Giverth, s. 




Valeur, prix, salaire. 




Gwerlhu, v 




Vendre, trafiquer. 





SUU LES LANGIES CELTIQUES. 



297 



Gall. 


Fer, s. 

i5 dérives. 


Ce qui est concret, solide. 






Fer, a. 


Épais, solide. 






Ferz, a. 


Solide, ferme. 






F cru, V. 


Concréter. 






Ferjll, s. 


Métallurgiste. 






Feris, s. 


Métal dur, acier. 






Ferjllt. s. 


Qui travaille les métaux. 






Fjrv, a. 


Ferme. 


Lat. Firnms. 




»a dérivés. 








Fjrvâu.v. 


Rendre ou devenir ferme. 


Firmare. 




Furvaven, s. 


Firmament. 


Firinainenluin. 


Br. 


Gour, s. 


Homme. 






Gwerc'h, a. 


Vierge, garçon et fille. 






Gwerc'hez, s. 


Une vierge. 






Giverc'hted, s 


. Virginité. 








Femme. 






Giverz, s. 


Vente. 






Gwer.-fl, V. 


Vendre. 




Gaël éc 


. Cur, s. 


Puissance, virilité. 


Gr. Kvpos. 




CuraiV//i j 
Coraidh ) 


Héros. 


Lat. Hcros. 




Gruagach, s. 


Vierge. 


Herus. 




Fear. s. 


Homme. 






Feardha. a. 


Brave, viril. 






Feartas , s. 


Bravoure. 






Feart, s. 


Vertu. 






Fortachd. s. 


Appui, soutien. 






Fore. a. 


Ferme. 






Freumhaclius , 


s. Solidité. 




Cîiièl ir. 


Cur, s. 


Puissance, virilité. 






Curaidh j 
Coraidlie ) ^' 


Héros. 






Gruayacli , s. 


Vierge. 






Ffitr, s. 


Honmie. 






Ffarr, a. 


Ferme. 






Feorr. s. 


Fermeté. 





298 



RECHERCHES 



Jaël éc. Feart. s. 


Vertu. 


Feartach. a. 


Vertueux. 


Farrach i 
Farran ) 


Force. 


Farranta, a. 


Grand. 


Farrantas, s. 


Puissance. 


Feardha, a. 


Brave, courageux. 


Feart, s. 


Vertu. 


Fear, a. 


Bon. 


Fortachd, s. 


Appui, soutien. 


Feirrsi, s. 


Force, valeur. 


Firsf, s. 


Force. 


Firf, s. 


Vertu, perfection, niëritc. 


Foirtil, a. 


Fort, hardi. 


4 dérives. 




Fiorsa, s. 


Nécessité. Fr. Force. 


Fortain, s. 


Fortune. Lat. Fortnna. 


Fore, a. 


Ferme. 



Fiormameint , s. Firmament. 
Frcanihad, s. Fermeté. 



VERITE 


.- 


— ÉQUITÉ. 


• RAISON. 


Gall. 




Gwir, s. 


Vérité, justice. Lat. Veritas. 






3 g dérivés. 


Veras. 






Gwiraw, v. 


Vérifier. 


Br. 




Gwir. a. 


Vrai, véritable. 






Gwir, s. 


Le vrai, vérité, équité, 
droit, justice, raison. 






&ivirionez, s. 


Vérité. 


Gaël 


éc, 


, Ftor, a. 


Vrai. 






Fior, V. 


VériBer. 


Gaël 


ir. 


Fior, a. 

i6 dérivés. 


Vrai. 






Fioraim . v. 


Vérifier. 



PAROLE. RAPPORT. BRUIT. VERS. C//.4.Y.S0.V. 

Gall. Gair, s. Parole, rapport. Lat. Verhiim. 

Parole, expression. 



Rr. Ger, s. 

Gu'crs. s. 



Vers. 



Versus. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Br. Giverséen, s. Chanson. • , i 

Gwersi, v. Versifier. 

Giversacr, s. Versificateur. 
Giversadurez,». Versification. 

SiîD. COULEUR VERTE. 



299 



Gall. Gwerza. a. 


Vert. 


Lat. 


Viridis. 


Givjrz, s. 


Couleur verte. 


Fr. 


Vert. 


Gwjrzu, V. 


Verdoyer. 


It. 


Vcrdc. 


Br. Givér. a. 


Vert clair. 






Gaël éc. Grin, a. 


Vert. 


An. 


Green. 


HORREUR. 








Gaël éc. Gairisinii. s. 




Lat. 


Horror. 


G/ÎOS CRIBLE. 


., ■ 






Br. Gourner, s. 








Gounia 
Gounicria 


Cribler. 


Lat. 


Cerno. 


/MitfPÊ/î. 








<^<''^^''^'^-|Cr„6.s. 
Gaël ir. \ 




Lat. 


Rcpo. 


P.4S. ACTE PROGRESSIF. 






Gall. Gràz, s. 








25 dérivés. 








Gaël éc. Gradh, s. 


Degré, gradation. 


Lat. 


Gradus. 


Gréas, v. 


Hâter. 






Grad, a. 


Soudain , expéditif. 




Grudior 


Gaël ir. Gradh, s. 


Degré, gradation. 






Gréas, v. 


Faire hâte. 






TROUPEAU. TROUPE. 








Gall. Gré-, s. 


Troupeau. 






7 dérivés. 








Grt'H, V. 


Béunir. ' ' 






Br. Grc, s. 


Troupe. 






(laël éc. Graidh i 
Greiyli \ 


Troupeau de chevau.\. 


Lat. 


Grcœ. 



300 RECHERCHES 

Gaël ir. Graidh, s. Troupeau de chevaux. 



GRILLON. 








Br. Gril. s. 








Grîl-vôr, s. 


Écrevisse de mer. 






Gaël éc. Griillan, s. 


Grillon. 


Lat. 


Gr^dlus. 


Gaël éc. Grullan. s. 


Grillon. 






GRAIN. 








BLÉ. — Grenier. 








GH AVI Eli. 








G ail. Grmvn 1 
Br. Greûn ) 


Grain. 






Greûneh, a. 


Grenu. 






Greûnia, v. 


Grener. 






Grouan, s. 


Gravier. 






Grouaneh, a. 


Graveleu.\. 






Grinol, s. 


Grenier A grains. 






Grinolia, v. 


Serrer les grains. 






Gaël éc. Grainne 

s. 


Grain. 


Lat. 


Granuin. 


Gran 








Grainnse. s. 


Grange. 






Grean, s. 


Gravier. 






Gaël ir. Grain, s. 


Grain. 


Fr. 


Grain. 


Grfan, s. 


Gravier. 






6'//.4Sr£. 








Gaël éc. G<«(/a ^ 




Lai. 


Castius. 


VÊTEMENT. 








Gall. Gwisg, s. 




Lat. 


Veslis. 


Givisgaw, V. 


Se vêtir. 






Br. Gwisk, s. 


Vêtement. 






Gwiska, V. 


Vêtir. 






Girishad, s. 


Vêtemi'ul. 






/icr£. 








Gaël éc.)„ . , 
Gaël ir. \ 




I.;.l. 


Cfsin. 



Sl)R LES LANGUES CELTIQUES. 



301 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 



GUE. 






Br. Gwé, s. 




Fr. Gué. 


BOUCHE. 






BOUCHE BAVARDE. 


Bavardcuje. 




BAILLEIUE. 






Br. Goap.s. 


Raillerie. 


V^F.Gab. 


Goapaat, v. 


Railler. 


Gaber. 


Goapuer, s. 


Railleur. 




Goapaèrez , s. 


Railleuse. 




Goapaiiz, a. 


Ironique. 




Goapcrez, s. 


Action de railler. 




Gaël éc. Gflfc, s. 


Bouche bavarde. 


An. Gabble. 


Gabhdach. a. 


Trompeur. 




ciBI£. 






Gaël éc. ) --, , , 

\Gabla, s. 
Gaël ir. \ 




Fr. Câble. 
An. CMe. 


JAVELINE. JAVELOT 


. 




Br. GavUn, s. 


Javeline. 


Fr. Javeline. 


Gavlod, s. 


Javelot. 


Javelot. 



Gaël éc. } 
Gaël ir. \ 



Gabhla, .s. 



Javeline. 



UNE PROSTITUEE. PROSTITUTION. 

Gaël éc. GiabJiair, s. Une prostituée. 

Giabhaireachd, s. Prostitution. 



It. Cliiavare. 



JA.MBE. — PIED. 

Pas. — Cheminer, marcher, errer. 



Gali. Cam, s. 

Caman, s. 

Ceimiad, s. 

Cjd^aia , V. 

Cydcjain, s. 
Gaël éc. Gamban, s. 



Pas. ' 

Chemin. 

Vagabond, pèlerin. 

Accompagner. 

Action de marcher avec. 

Jambe. Fr. 



Jambe. 



302 



RECHERCHES 



Gaël éc. Ceum, s. Pas. 






Ceum, V. Aller au pas. 






Ccumnach, s. Trot. 






Gaêl ir. Gamban, s. Jambe. 


It. 


Gamba. 


Ceini 1 






Ceum > s. Pas , degré. 
Ceinnigh ) 


Fr. 


Chemin. 






Ceinnighim, v. Avancer. 




Cheminer. 


Ceinnidh, s. Progrès. 


It. 


Camino. 


Ceinnightheach, a. Progressif. 






Ceinniqhtheadh) _ , . 
^ . .-^ „ s. Gradation. 
Leiiiniadn ) 




Caminare. 


n^'DE. VAGUE. 






Br. Gwagen, s. 


Fr. 


Vagues. 


Gwagenna, v. Ondoyer. 






Gwagennck. a. Ondoyant. 






C.40J7ETJS/Î. 






Gaêléc. Cacfc/e. v. 


Fr. 


Caquet. 
Caqueter. 




An. 


Gac. 


COQUETTE. COQUET. 






Gaël éc. Gogaid, s. f. 


Fr. 


Coquette. 


Goigean, s. m. 




Coquet. 


Gogaideach , s. Coquetterie. 




Coquetterie. 


QUITTER. LAISSER. ABANDONXER. 






Gall. Gadaw 
Gadu 




Quitter. 


(V. ce mol, lettre C, partie française. ) 






HOMME. MÂLE. VASSAL. 






Br. Guaî, s. Homme, mâle. 


Fr. 


Vassal. 


Gwrt? . s. Vassal. 


It. 


Vassale. 


OIE. 






Gall. Gwjdd j 
Br. Gwtt; >s. 
Goa: T 















SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



Br. 



Goay I 
Oay \ '■ 

Gaël éc. Geadh 

plur, Geoidh 

Gannvadh 

Ganva 

Gaël ir. Geadh, s. 

Plur. Geoidh. 



Oie malt 



303 



Fr. Oie. 
It. Dca. 



An. Gander. 



GAZOUILLEMENT. 
Gall. Geiz, s. 
Br. Geiza, v. 



Fr. Gazouiller. 



PETIT GATEAU. 
Gaël éc. 



Gaël ir. 



IGeatair, 



Fr. Gâteau. 



BARQUE. 

Gaël éc. Geo/ , 



Fr. Galion. 
GakVe. 



PAYS CULTIV. 



PLAINE. GAULOIS. 



Gall. Gwâl. s. Pays cultivé. 

Les Cymrys donnaient ce nom aux pays qu'ils avaient 
cultives, et où ils s'étaient fixés, par opposition au.t 
terres incultes et inhabitées des Geltiaid , Gwyzyl , 
Giiyzelod, Ysgoliaid, et rsjodojion , lesquels termes 
désignent les tribus qui vivaient de leur chasse et de 
leurs troupeaux. Dans les derniers temps Gwâl a pris 
le sens de Gaul. (V. Dict. gallois d'Ovven , au mot 





Gwâl.) 
Gâl. s. 


Plaine. 






Br. 


Gall. s. 
Gallck. s. 
Gallega, v. 


Gaulois. 

Langue des Gaulois. 

Parler gaulois. 






GAULE. 


VERGE. 


AUNE. 






Gall. 


Grviail, s. 


Gaule. 


Fr. 


Gaule. 




Gwiala, v. 


Gauler. 




Gaulei 


Br. 


Gwialen, s. 


Gaule , verge. 







304 



RECHERCHES 



Br. Gu'ialenna, v. Houssiner. 

Gwalen, s. Gaule, aune. 

Cwalenna. v. Auner. 

LEVAIN (la présure qu'on met dans le lait). 

Br. Goell . v. 

Goella. V. Mettre le levain. 

GALOP. 

Gaël éc. Galapainn , v. 



GOÉLAND 


(Oiseau). 




Gall. 


Gwjlaii ) 




Br. 


Gicclan j 




PRINCIPE 


PLASTIQUE. 




PÂTE. - 


- Galette, etc. 




GLU. — 


Colle, coller. 




Gall. 


Gljdmi', V. 


Coller. 




Gljd. s. 


Glu. 


Br. 


Gleurc'h, s. 


Galettière. 




Glùd. s. 


Glu. 




Gluda, V. 


Gluer, poisser. 




Gludek, a. 


Gluant. 




Gi«(ie;i, s. 


Gluau. 




Gludenna, v. 


Enduire de glu. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Glaodh, s. 



Glu. 



Fr. Cailler. 

Fr. Galoper. 

It. Galopparc. 

Fr. Goéland. 



Fr. Glu. 



CONTENIR 










GAINE. 


— Enguùier. 








Gall. 


Game, v. 


Contenir. 








Géni, V. 


Etre contenu. 


i-V. 


Gaîne. 




Gweiniaw, v. 


Engaîner. 




En-gaîner. 


Br. 


Goiiin, s. 


Gaîne. 




Ren-gaîner. 




Gouina, v. 


Engaîner. 


It. 


Gnaina. 


ROBE. 










Gall. 


Gwn, s. 




It. 


Gonna. 


Gaël éc. 


Gun , s. 




An. 


Gown. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



:W5 



GAIN. 


•■■■' ■''■'■• 


' s'. > 


l'iM -, '■',, : ■' 


Br. Gounid, s. 




Fr. 


Gain. 


5 ddrivé». 






,;. ■ 


Gounid 1 
Gouneza ( 


Gagner. 


It. 


Gnadaxjuare. 


CHAGRIN. PEINE. 








Gall. Gtyj/t.s. 


Peiue. 






Br. Gin, s. 


Chagrin. 






Gina , V. 


Se chagriner. 


Fr. 


Geindre. 


Gaèl éc. Gain, s. 


Peine. 






M.iILLET. BAGUETTE 


DE FUSIL. 






rxaël éc. Geinnear, v. 


Marteler, hourrer (au 
propre). 


Fr. 


Cogner. 


Geinnearachd. 


Action de hourrer 






ÉLÉVATlOy. 








Br. Gwint, s. 








Gmnta , v. 


Elever. 


Fr. 


Guinder. 



JAMBE. JABRET. 

Gali. Gàr. s. 
Br. Gar ) 



Garr 



ENFANT. GARÇON. GABCE. 

Gaël éc. Garach j 

l s. Garçon. 
Garracn ) 

Gas, .s. Garçon. 

Gairseacli. s. Garce. 

Gaci ir. (}arrjhiach , s. Enfant. 

Gairseach, s. Garce. 

GOSIER. 

Br. Garijaden, s. Gosier. 

Gaël éc. Graigean, s. Glouton. 

GARENNE. TANIERE. 

Br. Gwuremnt, s. Garenne. 



Fr. .Tanct 



Fr. Gars, 
(iarce. 



Fr. Gorse. 



Fr. Garenne. 
20 



306 



RECHERCHES 



Gaêl éc. 


Garran, s. 


Tanière. 






Gaël ir. 


Garran . s. 


Tanière. 






GRÉSIL. 










Br. 


Grizil, s. 
Grizila. v. 


Grésiller. 






GRUAU. 










Gall. 


Grual, s. 




Fr. 


Gruau. 


Br. 


Groci, s. 








GRAISSE. 










Gaêl éc. 


Geir, s. 
Geir. V. 


Graisser. 








Grise 1 
Greisg j ^' 


Graisse. 


Fr. 


Graisse. 
Graisser. 


Gaël ir. 


Geir ) ^ 
Greisf] ) 


Graisse. 


It. 


Grasso. 


GOURMETTE. 








Br. 


Gromm. s. 
Gromma, v. 


Gourmette. 
Gourmer. 


Fr. 


Gourmer. 


VERROU. 










Br. 


Kouroul, s. 
ÉTrou?, s. 




Fr. 


Verrouil. 
Verrou. 


PLÉNITUDE. GOURMAND. 






Gall. 


Gorm . s. 










Gormant, s. 




Fr. 


Gourmand. 


Gaël éc. 


Gioraman . s. 
Gioramhach, s 
Gioramhachd. s 


Gourmand. 
. Gourmand. 
. Gourmandise. 






GRIFFE. 










GRAPPIN. 








GRIPPER 


;. — Saisir, fen/i 


r fortement. 






COMPRENDRE. 








Gall. 


Grava, s. 

1 9 dérivés avec • 

Cra/. s. 

17 dérivés »v«c 


Griffe. 

Griffe, 
f. 







SUR LES 


i LANGUES CELTIQUES. 


(Jall. Craf.s. 


Action de serrer fortement 






Crafaivl, v. 


Serrer fortement. 






Crafain, a. 


Qui comprend bien. 






Crafaint. s. 


Compréhension. 






Crafder, s. 


Compréhension. 






Crafedig, a. 


Habile. 






Cra/u. V. 


Comprendre. 






Gru/. s. 


Griffe. 


Fr. 


Griffe. 


15r. Kraban. s. 


Griffe. 




Grappin. 


Krahanata, v. 


Griffer. 


An. 


Grapple. 


Krabisa, v. 


Egratigner. 






Gaëlcc. Crobh.s. 


Croc. 






Cramh, s. 


Crampon. 


Fr. 


Crampon 






It. 


Baiiipinn. 


MUnMUBE. 








GROGNER. — Gronder, 


grinchon. 






Gall. Gnf(,. s. 


Dispute. 






Gni'gnaç, s. 


Dispute. 


Fr. 


Grogne. 


Gnvgaçii, v. 


Disputer. 




Grogner. 


Grivm. s. 


Murmure. 


It. 


Gruçinire. 


Gn<)«, s. 


Murmure. 






' Grwnaçu, v. 


Gronder, grogner. 






Grjmial, v. 


Murmure. 


* 




Grimyala, v. 


Murmurer, grogner. 






Gtjngian. s. 


Grinchon. 


Fr. 


Grinchoi 


Br. GruioMï. a. 


Grogneur, grondeur. 






Grinouza. v. 


Grogner, gronder. 






Gaël éc. Gronnsal, v. 


Grogner. 






GROSSE ( douze douzaines ). 








Gaël éc. Grosadh. s. 




Fr. 


Grosse. 


GROSE/LLK. 








Gaëléc. ^ ., 








Gaël ir. ^''''^''"'' •^- 




Fr. 


Groseille 


P.^Gf;. SERVITEUR. 


— VASSAL. 






Gall. Gîw«, 




Fr. 


Vassal. 


i5 dérives. 









307 



308 



RECHERCHES 



Gall. (iuasâu. 



Givasatvl , 



]'assalp. 

Voy. plus haut Gwat 
au mot Honimp. 



Vassal. 



GAGE. 










Gall. 


Gwaes. s. 


Gage. 








Gwaesii, V. 


Gager. 


Fr. 


Gage. 


gâteh. - 


— DÉVASTEIi. 








Rr. 


Guasia, V. 
Guastader, s. 


Dévastateur. 


Fr. 


Gâter. 




Quastadur, s. 


Dégât. 


Fr. 

It. 


Dégât. 
Giiastarr. 


GÂTEAU. 










Br. 


Guastel. s. 




Fr. 


Gàtean. 


PROGRÈS 


VERS. APPROCHE. 






Gall. 


Go. S. 
Guai, s. 


Ce qui est en mouvement. 


An. 


Go. 


TISSU. 


■ TISSER. 








Gall. 


Gwe, s. 


Tissu. 


An. 


Weh. 




Gweawd, s. 


Action de tisser. 




Wearc. 


Br. 


Gwea, V. 


Tisser. 




Weji. 


DANGER. 










Gaël éc. 


Gabhadh, s. 




An. 


Jeopardy. 



EPREUVE DRUIDIQUE PAR LE FEU. 
Gaël éc. Gabhadk , Bheil, s. 



An. 



Jeopardy of Bel. 
APPARTIENT À 



DIVISION D UNE PROPRIETE, DONT UNE PART EGALE 
CHAQUE MEMBRE d'uNE FAMILLE. 
Gaël éc. Gabhail, Cine, s. An. Gavrlkind. 



CHOU. 

Gaël éc. I 
Gaël ir.i 



Gahaist, s. 



DON. 

Gaël éc. Giblile, s. 
Gibhteamas , 



Don. 
Don. 



An. 



An. 



Cabhaçie. 
Gijt. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



309 



DE) EMU 


HEBBE. 




Br. 


Gcola, V. 




MOU. 






Br. 


Gwuli , a. 






Gwakaat, v. 


Amollir. 




Givahder, s. 


Mollesse. 


PIÈGE. — 


- TRAPPE. 




Gacl éc. 


Goisinn, s. 




GOUSSET. 






Gaël éc. 


Guiseid, s. 





Gf//SË. 

Br. À7; / 

JOUTES. EXERCICES ATHLETIQUES. 

Gaël éc. Giustaî, s. 



Au. f^Fet't/. 
Ail. JVeeh. 



Fr. Gausser. 



Fr. Gousset. 
An. Gusset. 



^ 



Voy. Gousset , plus 
haut. 



Fr. Guise. 
It. Gaisa. 



Fr. Joute. 
It. Giostra. 
An. Jo5</p. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



Enfourchure. 



ANGLE. ENFOURCHURE. 

Gall. Gavlaç. 

Br. Gaol ) 

Gavl \ 
Gaoli, V. Fourcher. 

VRILLE. 

Gaël éc. Giomlaid, s. 
CANNELLE DE TONNEAU. 

Gaël éc. Goc, s. 
CE QUI EST POUR ÊTRE VU. 

Gaël éc. God , s. 



AU. Gabel. 



An. Giiidet. 



An. C'ocA-. 



An. Gaudj. 

Couleurs trop \ 



310 



RECHERCHES 



OBTEy.iM. 

Gall. Cad, s. 

GRA.yDE PORTE. 
Gaël éc. Geat, s. 

Geathad, s. 

BOUC. 

GaH. Gid. s. 



Au. Gdtincj. 
An. Gâte. 

An. Goaf. 



FORETS. 
Gall. 



Gwyzj s. 

20 dérives. 

Gwjzaw, V. Se boiser, devenir sauvage. 
GriDyzel, s. Qui est des bois, qui est 

dans l'état sauvage. 

N. B. C'est le nom synonyme de Celte et Ysgotiad , 
donné aui tribus qui menaient la vie de chasseurs 
dans les forêts , pour les distinguer des Gdl qui vivaient 
en cultivant la terre. De là Gwyzel est en gallois le nom 
général de l'Irlandais , parce que les tribus du nom de 
Gwyzel paraissent l'avoir emporté sur les Irlandais. La 
tradition rapporte que la principauté de Galles fut au- 
trefois habitée par les Gwythelians, ou plutôt ses pre- 
portèrenl le nom. (K, Owen , Dicl. 



Br. 



miers habitants 

Gallois.]. 

Koat I 

Koad ) 
Gacl oc. Fiodh, s. 
Gaël ir. Fiodh, s. 

lE.vr FORT. 

Gaël éc. Gai, s. 

Gaillheach , s 
Gaël ir. Gai ï 

Gadleanii \ 

PLEURE!!. 

Br. (jwelu, V. 

FOU. 

Gaéléc.j . 

. [Geilt. a. 
Gael ir.\ 



Bois. 

Bois. 
Bois. 



An. ïVood. 



An. Gale. 



An. PVad. 



An. mUl. 
Fi. Wcld. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



311 



COURBE. 








Gaël éc. 


Gcill, a. 


An. 


Coil. 


DBAP. 


■ HABILLEMENT. 






Gaël ce. 


iCalaidh, s. 


An. 


Clo(h. 


Gaël ir. 


^,1 


Clothes. 


LAINE. 








Gall. 


Gwlân. s. 

Gwlana, v. Carder la laine. 

Gwlaw, s. 

G^vlawiaiv , v. 


An. 


Wool. 


CAiSAL. 








Gall. 


Gwlv. s. 


An. 


Gally. 


(iLISSAIVT. 








Gaël éc. 
Gaël ir. 


Glib. s. 


An. 


Glib. 


MASSE. 








Gall. 


Clamp. 


An. 


Lump. 


VALLÉE. 








Gall. 


Gljn, s. 


An. 


Glen. 



Gaël éc. Glean, s. 
Gaël ir. Gleann, s. 

TORTURE. ': 

Gaël éc. Galraich, i 

PEU ABONDANT, 

Gaël éc. Gann, a. 

Garni, s. 

Gaël ir. Gann. a. 

Gann, s. 

Gaël éc. , 



CHICHE. PETIT. 

Disette, ténuité. 
Disette. 



Gaël ir. 



Gandal. 



RUER. REGIMBER. 

Br. • Givinha. v. 
FRAPPER. COGNER. 

Gaël éc. Cno(j , v. 



An. To (jall. 



An. Gaant. 



An. Gamler. 



An. Knock. 



312 



RECHERCHES 



Gaêl éc. 



''Gairliay , s. 



An. Garlic. 



Gaël ir.,\ ■'' ' 


■ 


■ 


GRE.MEIÎ. 






Gaël éc. Garait, s. 


Etage supérieur de la mai- 






son, grenier. An. 


Garrel. 


Ga]i. Gardai, s. 


An. 


Ordeal. 



CHEVEUX. 
Gaêl éc. 
Gaël ir. 



Guaire , s. 



FEROCE. ~ Ain DE MAUVAISE HUMEUR. 
Gall. Grof, s. Féroce, audacieu.i. 

Gaël éc. Gruaii» , s. Froncement de sourcil, air 

de mauvaise humeur. 
Gaël ir. Gruamach. Froncement de sourcil. 



An. Hair. 



An, GruJ. 



r.RiL. 






Gall. 


Greidcll 1 
GreidjU \ '■ 


Grille. 


Gaël éc. 


Greadaij ) 
Grat ) '■ 


Grii. 


CORBEAU. 






Gaël éc. 


Grodk, s. 




aiiAVIER. 






Gall. 


Grut, s. 




GUERRIEli 






Gaël éc. 


Grimcil, s. 




SOL. 






Gaël éc. 


Grian \ 
Grunnd '. ?. 
Gnan ) 








Gaël ir. 




TAILLE. — 


- CORSAGE. 




Gall. 
PRESSION. 


Gwâsg. s. 
, ÉTREINTE 




Br. 


Givasli. &. 







Gruni. 




Grim. 


An. 


Gridcl. 


An. 


Gratc. 



An. Cron, 



An. Gril. 



An. Grim. 



An. Ground. 



An. 



Au. 



Waisl. 
Quasli. 



SUH LES LANGUES CELTIQUES. 



M 3 



Br. Gwasha, v. 


Ve.xer. 


Giuasgu, v. 


Presser. 


Ciaël éc. Fasgadli | ^ 


Pression. 


Faiscf ) ■'■ 




Gael ir. Fas(jaJli , 




Fais<j 
Faiscjeadh) 


Pression. 




8 dérivés. 




Faisgim, v. 


Lier, bander. 



CONJECTURE. CO.yJECTUREn. 

Gaël éc. Gcas, s. Conjecture. 



Gea& 
Gis 
Gaél ir. Gens, s. 



I V. Conjecturer. 
Conjecture. 



Au. Guess. 



HERITIEU. 
Br. Hcr, 



Herez, s. 



Héritière. 



La t. Hœres. 



Gall. 


Herwa, v. 
9 dérivés. 
Henvriaw, v 




HUEn. — 


HUÉE. 




Gaii. 


Hiva, V. 




Br. 


Hà.s. 


Huée. 




Hua. V. 


Huer. 


SAISIR. 






Gall. 


Haf. s. 


Saisie. 




Hajiaw , v. 


Saisir. 


CHEVILLE 






Br. 


Hihil. s. 






Hibilia, V. 


Chevil 


HOQUET. 






Br. 


i//A-, s. 





Lai. Er 



Fr. Huei 



Fr. Happe 



Fr. Cheville. 
Cheviller. 



Fr. Hoquet 



314 




RECHERCHES 






Br. 


Hiha. V. 


Pousser de fréquents ho- 
quets. 






HOULE. 


FLOr. 








Br. 


Houl. s. 




Fr. 


Houle. 


COUPE. 


TASSE. 








Br. 


Hanaf ) 
Anaf \ 


s. 








Hanap 
.inap 


s. Petite mesure pour les grains. 


Fr. 


Hana]). 


HARDI. 










Br. 


Her 
Hardiz 
Herder. s. 


a. 

Hardiesse. 


Fr. 


Hardi. 



V. Heurter. 



ABIÎI. ASILE. 

Br. Herherc'h, s. 

Herberc'hia, v. Loger. Fr. Héberger. 

Herherc' liiad , s. Hospitalier. 
CHOC. 

Gall. Hjr. s. 

ao dérivés. 

Hjrz, s. 

Hyrziaw 

Hyrzn 
HAREI\0. 

Br. Harlnk, s. 

HÂTE. 

Br. Hast. s. 

nasta,\. Hâter 



MOTS EN RAPPORT AVEC Î/ANGLAIS. 

CHANCE. 

Gall. Hab, s. Au. //«/). 



Fr. 


Heurter. 


Fr. 


Hareng. 


Fr. 


Hâte. 




Hâter. 


An. 


Hastc. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 315 

BOXHEUR. 

Gall. Hap,s. An. Happincss. 

9 (Iciivca. 

llap'unv. V. Etre heureux. 

Hapus, a. Heureux. Happj. 

coupunii. 

Gall. Hac. . An. Ilack, v, 

Haciaiv, v. (louper, 

ASSISTANCE .4;/)£. 

Gall. //r//j, s. An. Help. 

Helpu,\. Assister, aider, H. Helpen. 

BORD. 

Gall. Hem. s. An. Hem. 

Hemiaw, v. Border. 

CROCHET. COURBURE. 

Gall. Hwcj. s. An. //ooA. 

6t/7r£. TRACE. VESTIGE. 

Br. Heûl, s. An. Hff/. 

Heûlia, V. Suivre. 

ÉLEVÉ. H.4t/r. 

Br. Huel ) a w t 

Huelaat i ^. 

rr -1 1 M- Hausser. 

Le liclaat ) 

PRÈS. PROCHE. CONTRE. 

Br. Harz , prép. An. Hard bj. 

PORC. 

Br. Houe' II, s. An. i/o*/. 

LOUER. ENGAGER. 

Gall. //(ir 1 



Hu 



naw 



An. //(rr. 



B.45. BOTTE. ' 

Gall. //Ô5, s. An. Hosr. 



316 






RECHE 


Br. 




IMz , s. 








Ucùza, V. 


Botter. 


F EH. 








Gall. 




Ilaiarn, s. 

lô dérivés. 




Br. 




Houarii, s. 








Houarna. v. 


Ferrer. 


Gaël 


éc. 


. larnaich, s. 


Fer. 


Gaël 


ir. 


laran ) 


Fer. 






larann ) 






Jarannghcal, s, 


, Fer étamë. 



Gr. 


Axs. 




ÂXds. 


Gr. 


tillOi. 



.•\n. Iron. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 

PBO^OyCEIÎ. PARLER. 

Gall. Hehu, v. Gr. Ei'werr. 

4 dérivés. 

Gall. Hâl, a. 

Halhi, V. Saler. 

SOL£/Z.. 

Br. //eo/, s. 

Heolia, v. Exposer au soleil. 

SOMMEIL. 

Gall. Hùn,s. Gr. Ev'rrf. 

i5 dérivés. 

Br. i/(i«. s. EvWCa». 

//«/la ) . 

} V. bonimeiller. 
Haiiia ) 

SANIE. 

Gall. icwr, s. 

Gaël éc. lofjliur, s. Gr. îx'^P- 

Gaël éc. Ilh. s. Gr. ÈaBio). 

Gaël ir. J//i, v. Lat. Edo. 

llhead, s. Le manger. 

Ilheach, a. Mangeur. 



SUR LES LAXGIJES CELTIQUES ;U7 



VARIETE. 










,-, 


(iaël ce, 


.11 j 

loi ) 


s. 




Gr. 


l'oXos. 


Gaël ir. 


Ile ^ 

Ileas 

loi \ 


- 










lolaim 
lolairim 


V. 


Changer. 






ORDUliE. 












Gai'l éc. 


Ileacti , s. 






Gr. 


IXJf. 


Gaël ir. 


llcach, s. 










COUDE. 












Br. 


Ilin 1 
Elin \ 


s. 










llinad j 
Elinad ) 


s. 


Coudée. 


Gr. 
Lat. 


Ùy^évv. 
Ulna. 


HEQUÊTE- 


DEMANDE. 








Gaël éc. 


larraidh, s 






Gr. 


hpéai. 


Gaël ir. 


larradh j 












larraidh > 


s. 


Demande. 




ÈpOTXÙL 




larratas ! 












larraim, v. 




Demander. 






CUISSES. - 


— HANCHES. 








Gaël éc. 


losgaid, s. 






Gr. 


ia^inv. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 

IMAGE. 

Gaël éc. lomaigh, s. Lat. Imac/o. 

Gaël ir. lomhaidh l 
lomhaùjh \ 
LANGAGE. PAROLE. 

Gall. laitli, s. Lat. Ait. 

USAGE. 

Gaël éc. Idli. s. Lat. iJti. 

Gaël ir. Idh , s. 



318 



RECHERCHES 



DERECHEF. 

Gaël ir. Itir, adv. 



JEUNE. 

Br. Jaouank, a. 



Lat. Iteriim. 



Lat. Juvenis. 



Gaël éc. lonçja, s. 
Gaél ir. longa } 
longna ) 

ENTRÉE. 

Gaël éc. Inntrin, s. 
Inntreas, s. 

Gaël ir. Inntram 
Inntradh 
Inntras, s 



Lat. f/n(jHi 



PIQUANT. 

AFFLICTION. 



Répiigr 



Gai 



Br. 



Irai, s. 
Jrad, a. 
7ra(i, s. 
Iradii, \ 
Erez 
Hèrez 
Erezi 
Herezi 

Ir.s. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



TERRE. 

Gaël éc. Ire. 

Irionn. 
Gaël ir. Ire. 

OUVERTURE. 
Gaël éc 



Entrée. 
Entrer, v. 
Entrée. 

ince , colère. 

Pointe aiguë. 
Piquant. 

Passion, affliction. 
Faire peine, chagriner. 

Répugnance. 

Envier. 

Colère. 
Colère, satire. 



Lat. Ira. 
Irai us. 



Gaël ir 



Iris, s. 



Lat. Area. 



liât. Os, oris. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



319 



JOUE. 

Br. Javed, s. 

Javedeh , a. 

VESTE. POURPOINT. 



Joue. 
Joufllu. 



Br. 


Jupen ) 
Shupen ) 


s. Veste. 


JAQUETTE 






Br. 


Jukèden, s. 




JOLI. 






Br. 


Joliz, a. 




JEÛNE. 






Br. 


Jûn, s. 






Juner, s. 


Jeûneur. 




Jnni, V. 


Jeûner, 


JARRET. 






Br. 


Jaritel. s. 


Jarret. 


OUI. 






Gall. 


lë. 




Br. 


la. 




MAL. 






Gaêl éc. 


illl, s. 




Gaël ir. 




OIGNON. 






Gaël ir. 


Inniun , s. 





Fr. Joue. 

Fr. Jupon. 

Fr. Jaquette. 

Fr. Joli. 



Lat. Jejuniiun. 
Fr. Jeûne. 

Jeûner. 



Fr. Jarret. 



An. Yes, yea. 
AH. la. 



An. ;//. 



An. Onion. 
Innion. 

( Par les gens du 
peuple. ) 



320 RECHERCHES 

MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 

MAIN. 

MAMER. — Prendre. 
METTRE EN MAIN. — Livrer. 

LIBÉRER. 

Gall. Llaw, s. Main. Gr. Aa'^w. 

Llovi, V. Saisir. 

Gaël <^c. Lamh, s. Main, bras. 

Lamaich. v. Prendre en main. 

Laimicli, v. Manier, toucher. .\a(Ji§otv'j) . 

Liahhair \ Lat. Liberarc. 

>v. Livrer, libérer. 

Liulhair 1 Gr. ÈlevOepôc 

Gaël ir. Lamh i ,, . , 

's. Main, bras. 
Laimil ) 

Laimhiqindiiim J , , 

^ iv. Je prends en mam. 

Lamhaighim ) 

Laimhsujh.im . v. Je manie, je touche. 

Lanihuighim , v. Je saisis. 

Liobharaim. v. Je livre, je libère. Fr. .' 

I Libérer. 

OUBLIER. 

Gaël ir. Laimiilionaim.w Gr. Xatidâvcû. 

LAC. MAIÎÉCAGK. 

Gall. Llagad. s. Gr. XàxKos. 

Lat. Lacm. 

Fr. Lac. 

Gaël éc. Loch \ It. Lmjo. 

>s. 

Leoij ) An. Loch. 

Gaël ir. Locli 



Leo> 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



:tâi 



LAXGUE. 






PARLER. 


— En faveur, éloge, lire. 


ORDoyyER. — Loi. 




LÉCHER 






Br. 


Lezen, s. 


Loi. 


Gaël éc. 


Liogar, s. 


Langue. 




Leugli, V. 


Lire. 




Luaidli 


s. Éloge. 




Luaclk 




Luagh 




Lagh . s. 


Loi. 




Ligk. V. 


Lécher. 


Gaël ir. 


Liogar, s. 


Langue. 




Leagh, \. 


Lire. 




Luagh . s. 


Éloge. 




Lagh,^. 


Loi. 




Lighim, v. 


Je lèche. 



Gr. \éyo>. 



Lat. 


E^iXoyia. 
Laus, laudis. 


Gr. 


Xei^c. 


Lat. 


Lego. 




Lex. 




Lingo. 
Lingua. 

{\oy.Uogar.) 



RELÂCHÉ. — Lâche, 


faible, paresseux. 


LÂCHER. — Laisser. 


permettre, accorder. 


Gall. Llac.a. 


Relâché. 


IJacân, V. 


Relâcher. 


Llaes, a. 


Lâche, peu serré. 


Lleasn. v. 


Se lâcher. 


IJesg, a. 


Faible, lâche. 


16 dérivas. 




Br. Laosk.a. 


Lâche , mou , poltron. 


Laoska, v. 


Lâcher, desserrer, détendre. 


Laoshuz, a, 


Qui lâche , laxatif. 


Leùskel. v. 


Lâcher. • ' 


Lezel. V. 


Laisser. 


Lugud. s. 


Lenteur, paresse. 


Leziregez , 


s. Paresse. 


Lezirek, a. 


Paresseux. 


Lezirekaai , 


, V. Devenir paresseux. ' 



322 



UECHEHGHES 



Gaél ce. Lnaqhsaich ) 

. n. Permettre, accorder. 

Luu.ssaicn \ 



Laij , a. 


Défaillant. 






Liifj. V. 


Défaillir. 






Laigse . s. 


Faiblesse. 


Gr. 


Avol'. 


Leasg. a. 


Paresseux. 


' 


AuVw. 


Leasg, s. 


Faiblesse. 


Lat. 


Laxus. elc. 


Lasach, a. 


Relâché. 


Fr. 


Lâche. 


Lasaich, v. 


Relâcher. 




Lâcher. 


Gaël ir. Lag , a. 


Défaillant. 


Jt. 


Lasciarf . 


Lagaichim , v. 


Je défaille. 


.\n. 


Ta lu(j. 










s. Faiblesse. 


Fr. 


Las. 


Laigsc 








Laigsinn 




It. 


Lasso, 


Leisg ] 


1 


An. 


Lazy. 


Leisgeack 


>a. Paresseux 






Leisgcamhuil ] 


1 






Leasc, s. 


Faiblesse. 






Lasach, a. 


Relâché. 







LUMIERE. 

RAYONNER. — Darder. 

BRILLER. — Clair, faire des éclairs, t liminaire, pur, saint. 

œiL. — Voir. 



BRULER. 








Gall. 


Hug , s. 


Foyer, source de lumière. 


Gr. \v)(^vos. 




Llaç. s. 


Rayon. 


liât. Lux. 




.4 dérives. 








Llaç, a. 


Rayonnant, dardant. 


Lncere. 




Llewyç, s. 


Lumière, éclat. 






ai dérivé>. 








Llewyçii, V. 


Illuminer. 






LIewyçus. a. 


Lumineux. 






Llywyç.,. 


Réflexion de lumière. 






Uywyçii . s. 


Refléter. 






Llaçau , s. 


Rayon. 






Lluçedu, V. 


Eclairer, luire. 





Br. 



Gaël ('c. 



Gaël il 



SUR LES 


LANGUES CELl 


JÀyijorn, s. ] 


Lampe. ' ,/;\/ 


Lljijad, s. ] 


Regard, œil. 


Llosg, s. 


Brûlure. ']''/'' 


Llosgi. V, 


Brûler. 


Llwys, a. 1 


Clair, pur, sainl. 


Lîic'h, s. 


Lumière, clarté. 


Luc ha, V. 


Luire. 


Luc'héden. s. 


Éclair. 


Luc'hèdi, V. 


Eclairer. 


Luc'huz. a. 


Luisant. 


Liujern, s. 


Éclat, lustre. 


Lugermi: , a. 


Éclatant. 


Lo5/i, s. 


Brûlure. ' 




Brûler. 


, Laù , s. 


Flamme. • > ■ '- 


Laisceanta j 
Laiscjcanta \ 


Luisant. 




Lampe. 




Lumière. , , . 


Loichead, s. * 


Flambeau. 


1 


Éclat. 


1 


Splendeur. 


Loi'sc, s. 


Flamme. 


Luise , s. 


^Flamme. 

(Jet de flamme. 


Las, s. 


Lumière, flamme. 


Lasaim, v. 


Allumer, brûler. 


Leosaiin, v. 


Je brille. 


Leoscjhath i 


: '-."wiiO 


Leosmhanfj ■ s. 


Rayon de lumière. 


Leosmheur ' 




L. j 


Lumière. 


Low^, V. 


Enflammer. 


Loisqeania. a. 


Inflammable. 


Loisidli, s. 


Flanmie, 


Losgadh, a. 


Enflammant. 


Liiuchnir, s. 


Splendeur, éclat. '' 



323 



Liiceri 



OXoê, (pXoyàs. 



32a RECHERCHES 

Ciall. Luacharn, s. Lampe. 

MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



LEVRE. 




PARLER. 




LIRE. — Livre. 




GaU. Llyvjr, s. 


Livre. 


Br. Levr f 

Leor ) '■ 


Livre. 


Gaël éc Lab j 

Labh j '• 


Lèvre. 


Liob. s. 


Lèvre. 


Labhair. v. 


Parler. 


Leabhar, s. 


Livre. 


Gaël ir. Labh, s. 


Lèvre. 


Labradh. v. 


Parler. 


Leabhar, s. 


Livre. 


Leabaihoir, s. 


Lecteur. 


Leabhad, s. 


Lecture. 


Leabhaim, v. 


Lire. 


LAHEVR. Ot/FR^GE. 




Gall. Llavur. s. 


Labour. 


lo dérivés. 




IJaviiruuv , v. 


Labourer. 


Br. Labour, s. 


Travail, fatigue. 1; 


Latoiira 

V. 

A.afcouraf 


Travailler. 


Gaël ir. Lo6/iar, s. 


Journée de travail. 


Lubhar, s. 


Ouvrage. 


L^UB/Efi. 




Gaël ir. Laibhrcal, .s. 




A.^ME. 




piQVAyr. — Tranchant. 




PASSER AU FIL DE l'ÉPÉE. 


s'escrimer. 




Gall. L/aujii. s. 





La t. Labiiim. 



Liber. 



La t. Lahor. 
LaÏHirare 



Br. 



Lemi 



Piquant, tranchant. 



Lat. Lamina. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Gaël éc. Lann, v. Passer au fil de Tépée, 

s'escrimer. 
(Jaël ir. Lannaim, v. Passer au fil de l'épée, 
s'escrimer. 
Lonn, s. Epée. 

LÉGEIÎ. 



325 



Gali. Lljvn, a. 

i5 dérives 

LISSE. 

RENDRE LISSE. — PoViT, limer. 



Lai. Levis. 



Gall. Lîm, s. 


Lime. 


Lat. Lima. 


Lima, v. 


Limer. 


Limare. 
Gr. Aeros. 


Gaël ce. Liobh, v. 


Limer, polir, rendre lisse 


. Lat. Levis. 


LÀohhach, a. 


Limé, poli. 


Levi(jQ. 


Liohhadk,&. 


Action de limer. 




Liobhan , s. 


Lime. 




Liobhta, part. 


Poli, limé. 




Gaël ir. Liobhaim, v. 


Limer, polir. . . • 




Liobhadh, s. 


Action de poiir. 




Liomhan, s. 


Lime. 




JET DE FLAMME. 






Gaël éc. Laom, s. 




Lat. Lumen. 


Gaël ir. Laom, s. 






Lomliar, a. 


Brillant. 




Lomrach. a. 


Brillant. 




Lomradh, s. 


Splendeur. '' 




COULEUn. FIGURE. 






Gall. L/iw, s. 




Lat. {Lino). 


Lliatv , V. 


Donner de la couleur. 


prêt. Levi. 


Br. Liou-lir, s. 


Couleur. 




Lma, V. 


Colorer. :^ 




DÉLUGE. IXO.y DATION. -, ' , - » 




Gall. 1/iis s. 


.- :■• 


Lat. Iaw. 


12 dérives. 


M ■ ! 




Livaw, V. 


inonder. • 


Di-Uivium. 



326 



RECHKUCHES 



LAMEyTATIOiy. 








Br. L'env i 








Lev ( s. 

Lef ) 




Lat. 


Lanicnto. 








Lcnva i 
Leva \ 


Se Jamenlei-. 






Lenver ) 
Lever \ 


Pleureur. 






tiANDAGE. 








Gaëléc.l , , 
Gaélir.r^"''^''"''" 




Lat. 


Liijarc. 


LAIT. 








LAITASCE. 








LAITEnO\. 








GaU. Llaetk, s. 


Lait. 


Lat. 


{Lac.) 


.7 dérivé,. 








Léaz. s. 


Lait. 




Gén. Laciii 


Leza, V. 


Allaiter. 




Lactare. 


Lezek.a. 


Laiteux. 






Lezen. s. 


Laite, laitance. 


Fr. 


Laitance. 


Lezègez, s. 


Laiteron, laceron. 






Gacl éc. iac | 


Lait. 


Lat. 


Lac. 


Laith j '• 


Fr. 


Lait. 


Gaèi ir. Lachd j 

Laith \ ^■ 


Lait. 


Esp, 


. Lcchc. 


LIEU. 








PLACER. — Louer, location. 






SE COUCHER. — S'ètenû 


're. 






(Se mettre en embusca 


ide.) PIÈCE. 






(Se cacher.) secret. - 


- Mystère. 






GaU. Llogi, v. 


Louer. 


Lat. 


Locarc. 


Br. Lôh ) 
Uac'h. s. 


Loge, cellule. 
Lieu, place. 


iFr. 
It. 


Loge. 
Logis. 
Lofjgia. 


Lee Ida, v. 


Placer. 






Gaël rc. Lac, s. 


Lieu, place. 


Lai. 


Lochs. 


LaJ(//tf, 5. 


.Action de s'étendic. 









SUR LES 


LANGl ES CELTIQUES .'i 


♦jaël éc. 


Lttidlicachan , s 
Luidlieachanacl 
LaiiUi, V. 
Lathar, s. 
Luach, s. 


. Piège. 

i.s. Celui qui tend un piège. 

S'étendre. 

Secret, myst^re. 

Valeur, prix , location. 


...l. 


'':'■] 




Luach, a. 


Sombre, caverneux. 


Lat. 


Lmiubai^. 


Gaël ir. 


Loic \ 


Lieu, place. ^ 




\j' .'A 




Luidke, s. 


Action de s'étendre. 




';'Vm.\ 




Luidliim 1 
Laidhun \ 


S'étendre. 








Lathar, s. 


Secret, mystère. 








Luach, s. 


Valeur, prix. 


Fr. 


Location. 




lAiachaini, v. 


Évaluer, priser 








/.oc/<.a. 


Sombre. 






loi.Ein. 




,.■'./■' , 




■ " 


(Jail. 


Lladrad, s. 
Lladratwr, &. 










LIadron, s. pi. 


,, ^ ^ 


Lat. 


Lairo. 




Lladrata, v. 


Voler. 


It 


Ladro. 




Lleidjr, s. 








Br. 


Laer, s. 
Xa^ra / 
Laércz ^ 


Voleur, 
Voler. 


Fr. 


Larron. 


Cael éc. 


Ladar j 
Ladran \ 


Voleur. ■ -' 






Caël ir. 


Ladar ) 
Ladron ) 


Voleur. 




\ . , , .M ,. : 


COVPVJiE 










BLESSEit. — Meurtrir, hier. 






Gall. 


Lldz, s. 


Coupure. 


Lat. 


Lœsio. 


Br. 


laza, V. 


Tuer ,, , 


, . ,. , 


Lœderc. 




Lazer, s. 


Tueur, meurtrier. 




Lasus, part. 




Lezcrez, s. 


Meurtre, homicide. 






(laël éc. 


Leod, V. 


Mutiler. 








Leadair, v. 


Blesser, tuer, meurliir 


Lat. 


Lelhum. 




Liodair, \. 


Mutiler, déchiqueter. 







:i27 



:^28 

Gaêl ëc. Lot. s. 

Lot, V. 

Lotach , a. 

Luidhe, s. 
Gaél ir. Lèodh, v. 

Liodaraim, ■ 

Lot, s. 

Lotaim, v. 

Luidhe, s. 

Laidhim. \. 



RECHERCHES 

Blessure. 

Blesser. 

Blessant, 

Mort. 

Mutiler. 

Mutiler, déchiqueter. 

Blessure. 

Je blesse. 

Mort. 

Je meurs. 



LARGEUR. 
Gall. 



Br. 



EXTENSION. 

Llêd, S. 
Lljd, s. 

a 5 dérivés. 

Lljdanu ,\. 

Llydwaw, v. 

Léd 

Let 

Léda, 



Lat. Luhi». 



Élargir, 
Étendre. 

Largeur. 



Lèdan, a. 

Lèdanaat , 
(îaël éc. Lcad. s. 

Leithnich , 

Leud, s. 

Leadaich, i 
Gaël ir. Lead \ 

Leithead > 

Leud \ 



Etendre en large , mesurer 
la largeur. 

Élargir, s'élargir. 
Largeur. 
Étendre, élargir. 
Largeur. 
Élargir. 

Largeur- 



Lai. Lafuf. 



Latdmlo. 



CÔTÉ. 

Donv. — Lisière , limite. 
À CÔTÉ DE. — Près, avec. 

Ga». 
Br. 



Lljdaw. s. 


Rivage. 


, Latus. 
Lat. 

LlttHS. 


Lez. s. 


Lisière, bord. 


Vr. Lisière. 


Lez , prép. 
Lezeii, s. 


Auprès. 
Lisière, limite. 


Lès. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Br. Lezenni, v. Limiter. ,,, .\i r.;.* 

Gaël éc. Leis, prép. Avec. .'.\..\,u\ 

Leitlise, pr(^p. Avec elle. ' '''■'■'■ 

Gaël ir. Laidheang , s. Bord de la mer. ^ ' 

Leis, prép. A côté de, avec. ■' ■ ■; > ' 



329 



PLAISIR. ■ 


DELICE. - 


— FÊTE. 


' ' ■ ' 




Gall. 


Llaivzy s. 
Llawzu, V. 


Plaisir, délice. 
Avoir du plaisir. 






Br. 


Ltd ) 
Lit \ 
Uda 1 ^. 
Lita \ 


Fête, réjouissance, joie. 
. Fêter, se réjouir. 


Lat. 


Lwtitia. 
Lœlus. 
Lœtari. 


Gacl éc. 


Litlieas, s. 


Solennité. 


It. 


Liesse. 

Le th ne se pro- 
nonce pas daus ic 
Gaêl. 





Li. s. 




Joie. 


Gaël ir. 


Lith. s. 




Solennité. 




Lith. s. 




Bonheur. 


LETTRE. 








Gaël éc. 


Litir 


1 




Gaël ir. 


Litir 


{ 






Leitir 




MARE. 








SALE. — 


- Impur. 






Br. 


Louz, a, 




Impur. 


Gacl éc. 
Gaël ir. 


hod, s. 




Marc. 


LIS. 








Br. 


un. ,. 






Gacl ce. 


Lili 


] 






LiUdh 


\- 






Lilicjh 




Gaël ir. 


Lile, s. 






LENTEUR. 


PARESSE. 




Br. 


Landor, 


s. 





Lat. Liitem. 







Lat. 


Lutum. 


Lat. 


Liliuiii, 



Lai. Liiitiis 



330 

Hr. 



Lamlrea / 
Lamlrei \ 
Landreanl \ 
Landreat \ 
Lamlreaniiz , 



RECHERCHES 

Flâner, paresser. 
Paresseux, lent. 



PLEiy. SATISFAIT. 

(!all. Llawn, a. 

33 dcrivcs. 

Br. Leûn.a. Plein. 

Lcîinia, v. Emplir. 



Gaël éc. 

Lan, a. 

Lion, V. 
(îaël ir. Liian, s. 

Lan, a. 

Lionaim . 

FIL. 

lu: SE. — l.ony. 



Lune. 

Plein. 

Emplir. 

Pleine lui 

Plein. 

J'emplis. 



(ial 



Br. 



Llin.s. 
10 dérivos. 

Llinjn, s. 
Llinjnu, v 
Llinys, s. 
Lin . s. 



(jaël éc. Lion, s 
Lin, s. 



Lineachadh , 
Linich, v. 
Lanyuch, a. 



(!aël ir. Lion, s 
Lin, s. 



Lm, s. 

Lini(jlicudli, s. 
Linujliim, V. 
Linifjhtheoir. ; 
LnH(/, a. 



Corde. 

Corder. 

Lignage. 

Lin. 

Lin. 

Ligne. 

Dessin. 

Dessiner. 

Long, mince. 

Lin. 

Ligne. 

Netteté de trait. 

Dessin. 

Dessiner. 

Dessinateur. 

Long. 



Fr. Lent. 

Lanterner. 



Lat. Plenns. 

Plein. 
It. Pieno. 

I':si.. Llcno. 



Lat. I.imini. 



Linea. 



Ijonqui 



SllH LES LA.NGIES CELTIQUES. 

Gaël ir. Lanyacli, a. Mince. . 

Lamja'uUic , s. Ténuité. 



331 



LISOT (oiseau qui se nourri 

Gall. Ll'inos , s. 

■SOL. MUE. 

Gall. Llaiir. s. 
Br. Leur, s. 

Gacl éc. Lar, s. 

Laracli . s. 
(jaèl ir. Lar, s. 

Laracli, s. 

Br. Ler, s. 

Lere/t , s. 

COTTE DE MAILLES. 

Gall. Lhjricj, s. 

Gaël éc. Luireacli , s. 

Gaël ir. Luireach \ 
Lorcj y^- 

Luihhrc 1 



Lat. Linnm. 
Fr. Linot. 



Lat. Lur. 



Emplaccmenld'unbàtinienl. 

Sol, aire. 

Place (l'un bâtiment. 



Courroie. 



Lat. Loruin. 



Lat. Lorun. 



LIBERAL. 
Br. 



lar/i- J 

'a. 
Lar</ ) 

Largaat. v. Devenir généreux. 

Lanj aillez, &. Libéralité, largesse. 



PALEUIi. TEINTE LIVIDE. 

Gall. Llur, s. 



J'£J7. FLAMME. ÉCLAl 

Gaël éc. Locharn i 



Lochran ) 



Flambeau. 



Lochrannach, a. Allumé. 
Lof/Zi, s. Feu. 

Logha, a. Brillant. 



Lat. Lar 



■giis. 



Lan 



Lat. Luriilus. 



Voyez ci-des.susiii- 
mière. Celte portion 
fie famille de\rail 
s'v trouver. 



32 


RECHERCHES 






Gaël éc. Loiche | 
Loichead ) 


Lumière. 


Lat. 


Luj:. 
Lucere. 


Luachair, s. 


Splendeur. 






Luacham, s. 


Lampe. 




Luccrni 


Gaël ir. Luchair, s. 


Clarté, éclat. 






Luisne, s. 


Flamme. 







MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 



1 r Aii\ , 
Gaël éc. 


Laihhin. 


s. 


Gaël ir. 


Laibhin, 


s. 


tPER. 
Br. 


Lapa, V. 




:RviTEun. 




Gaël ir. 


Libhre? i 





Fr. Levain. 

Fr. Laper. 
Fr. Livrée. 



Lat. Leiica. 



Br. 


Léo ; ^ 
Lev i ■ 




Fr. 


Lieue. 


FOU. 


SOT. 








Gaël éc 
Gaêl ir. 


. Loicealach, a. 
Loiceamhlachd, 


a. Folie. 


Esp. 


Loco. 


LATTE. 

Gall. 


Llâtli, s. 




Fr. 


Latte. 


LÉ (largeur 

Br. 


• d'une ctoDe). 
Lec'hed.s. 




Fr. 


Lé. 


VASE. 


LIE. 








Br. 


Lec'hid, s. 
Lccindek. a. 
Lec'hideh, s. 


Vaseux. 

Lieu plein de vase. 


H. 


Lie. 


HOMARD. 
Br. 


Lègeslr, s. 




Fr. 


Langouste. 



FIDELE. LOYAL 

\iv. Lèal, a. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 333 

Fr. Loyal. ', 



TERRE. 

Gall. Llan. 

Br. Lann. 

Gaël éc. Luun , s. 

Gaël ir. Lmii, s. 

ÈLAy. LANCE. 

Br. Lans, s. 

Lansa, v. 

LARD. GRAISSE. 

Br. Lard. s. 

Lard, a. 
Larda, v. 
LMrjèza, V. 
Larlaat, v. 

Gall. Lleurr, s. 
2 3 aérlvés. 

Gacl éc. Luraiiacli, a. 
Gaël ir. Liiranach . a. 

LACET. 

Br. T^as, s. 

Lasa, V. 



Lande. 



Lance, élan. 
Lancer, vomir. 



Lard , graisse. 

Gras. 

Larder, graisser. 

Larder, graisser. 

Engraisser, 



Fr. Lande. 
An. Laml. 

Fr. Lance. 

Lancer. 
II. Lancia, lanciare. 

Fr. Lard. 



Lacer. 



Fr. Lueui 



Fr. Luron. 



Fr. Lacet. 
Lacer. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



PETIT PAN DE VETEMENT. 

Gaël éc. Leahaç] , s. 
Gaël ir. Leahacj , s. 
Gall. Llahi^ 

GRENIER. ÉTAGE SUPERIEUIl. 

Gaël éc. Loblit, s. 



An. Lappet. 
An. Liibbrr. 



An. Loft. 



334 RECHERCHES 



MAILLE. TEi\ON. 








Gaël éc. ) , , 
Gaëlir.r'''-^- 




.\n. 


Loof). 


JAMBE. 








Gaël éc. Lu(jadrag, s. 




An. 


Lecj. 


Gaël ir. Lagairar/, s. 








POIREAU. 








Gaël éc. Lcigis, s. 




An. 


Leek. 


.V£D£C/.V. 








Gaël éc. Leif//i, s. 




An. 


Leech. 


Gaël ir. Leaçili / 








Liagh \ 








PARLER HAUT. 








Gaëléc./ 
Gaëiir.j^"'-" 




An. 


Loiid. 


LARGE CUILLER. 








Gaël éc. LiWA, s. 




An. 


Ladir. 


Gaël ir. Liack j 








' Liadh \ '■ 








Ladar, s. 


(irande cuiller. 






eu m. 








Gaêlécrl . 
Gaëiir.r^""'"^'^- 




An. 


Leather. 


TREILLIS. 








Gaël éc. Laitis, s. 




An. 


LaUice. 


Gaël ir. Laitir, s. 








C£LU/ QUI GUIDE. 








Gall. li^u-.s. 








80 dérives. 








Llywed. V. 


Guider. 


Au. 


Lrad. V 


Llywiav S 


Guider. 






CONVOI. 








Gaël éc. LnVy . s. 









SUH LKS LANGUES CELTIQUES. 



'^'^b 



AUSSI PETIT. 






Gall. 


Lleied. a. 








Ueieduj, a. 


Diminué. 


.-. 


LOT. P.iliT. 






Br. 


Lôd, 8. 








Lôda, V. 


Diviser. 






Lôdeh, s. 


Celui qui 


a un lot. 




Lôdegez, s. 


Celle qui i 


\ nu lot. 




Lôden. s. 


Portion. 






TJdenna, v. 


Partager. 




CHARGE. 








Gail. 


L/?<;j'f/i , s. 






riael ce. 


Lod, s. 








Lodaicli. v. 


Charger. 




Gaël ir. 


Lo'?î..s. 


Cliargc. 




.MENER . 








Gaël ce. 


(•Lim/f//,, V. 






Gacl ir. 


i 






L/MO.V. 








Gail. 


Uuviil , s. 




'■•'■ 


FOL. 








Br. 


Luourn , s. 






JEÛNE. 








Br. 


Lciicd, s. 








Nom donne , 


dans les rnvirons 


do Morlai 




des On.Hr( 


.-Ton,ps. 




AVALOIBE. 






Br. 


Lotik, .s. 








Lanka, v. 


Avaler. 






Lonker, .s. 


.Aval eu r. 




BUE ÉTROITE. 






Gaël éc 


. L«;(, s. 






Gacl ir. 


L«fi« , .s. • 







.\n. 


Lltllr. , ; 




,/.,*v.oA 




iMot «|ui devrait «Ire 




à la partie fran- 




çaise. 


Fr. 


Lot. 


An. 


Loi. 



An. Load. 



An. Leud. 
Voy. L/ja/. 

An. Laivn. 
An. Lousc. 
An. Lr/(/. 



Lniip. 



336 



RECHERCHES 



QUEl E. 

Br. Lôst. s. 

Lôshid, s. 
Gacl éc. 



Séquelle. 



An. Lasi. 



Gaêl ir. 



Los, s. 



MOTS QUI SE RAPPORTENT AU GREC. 



MON , MA 


, MES. 










Br. 


Ma 1 

Va i ■•""■ 




Gr. 


È^tos. 


Gaël éc. 


(Voy. la Grammaire.) 








BATAILLE 












Gael éc, 


, Machair, s. 






Gr. 


Ma';^)7. 


Gaël ir 


. Machair / 
Maidhm \ 










MORVE. 












Br. 


Mechi ) ^ 






Gr. 


MtJÇw. 




Michi i 






Lat. 


Macas. 




Mechiek. a. 


Morveux. 




Fr. 


Mucus. 




Mec'hiegez, a. 


Femme nerveuse. 






NOURRIT! 
Gall. 


ÏRE. 

Maeth,s. 
61 àétUés. 












Meithrin, v. 


Nourrir. 




Gr. 


Mïfrrjp. 




Meithrinjzes , s 


. Femme qui 


nourrit. 






MESURE, 


au propre et au figu 


ré. 








Gall. 


Meidradur | 
Meidradjz \ 












Meidraw,\'. 


Mesurer. 




Gr. 


M^Tpor. 




Mydyr. s. 


Mesure en 1 


^ers. 


Lat. 


Metiri. 




Mydnvr, s. 


Vérificateur 










MydryzH, v. 


Vérifier. 









SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



337 



JiOISSOy SPIRITUEUSE. E.Y/ITîK/î. 

N. B. Celle boisson spiritueuse, anciennement en usage 
dans lente la Grande-Bretagne , et probablement 
aillenrs, était composée de miel fermenté et d'eau , 







peut-être la première des liqueurs fermenlées cb 


ez 








les nations poss 


odant des abeilles. 






Gall. 




Mêz . s. 












Mezjr , V. 


Boire des liqueurs. 


Gr. 


Me'Ôt;. 






Mezti'i, V. 


S'enivrer. 






Br. 




Me.ô , ^ 
Mezv S 
Mezvi, V. 
Mezvier, s. 
Mezvierez, s. 


Ivre 

Enivrer. 
Ivrogne. 
Ivrognesse. 






Gaël 


éc. 


Meadh, a. 


Ivre. 










Mcadach, a. 


Enivré avec du mead. 


An. 


Mead. 


Gaël 


ir. 


Meadk. a. 
Meadhach. a. 


Ivre. 

Enivré avec du mead. 






DJÎUIDISME. ^TAGIF. 


SCIEXCE. 






Gaël 
Gaël 


éc. 
ir. 


iMaitheas. s. 




Gr. 


Mâ^y^als. 

[iav7evo^(ïi , fut. 
fiarTc'Jaofta». 



Emmieller, flatter. 



MIEL. 

RECVEILLIR LE MIEL. 

FAIRE DV MIEL. — 

ENDUIRE DE MIEL. 

AVOIR OU DoyXER Ics qualités du miel ou des tiualités analogues, 1° dou.v 



Gai 



2° adoucir. 3° amollir. 






N. B. Ainsi doux 


fait douillet, mou. 




1. Mêl. s. 


Miel. 


Gr. MA/. 


a dérivés. 






Mêla. V. 


Ramasser du miel. 




Melu , V. 


Faire le miel. 


UsAlvS-iji, 


Meljs.s. 


Douceur. 


Mé'Xtaaa , 


i6 dérivés. 






Meljsa. V. 


Rendre dou-t. 




Mail. a. 


Mou, qui se fond. 


MaXaxds. 


Mallu. V. 


\mollir. 


MoiXÔaxôt. 



338 


RECHERCHES 






Br, Mel. s. 


Miel. 


Gr. 


MaXaV, 


Meleh. a. 


Mielleux. 


Lat. 


Mel. 






Fr. 


Miel. 


Gaêl ëc. Mil. s. 


Miel. 


It. 


Mêle. 


Mioleadh.s. 


Flatterie. 






Gaël ir. Mil. s. 


Miel. 






^^"''' a. Qui est de micL 

Mealgha 

Mihinfihaim . v. Rendre doux. 
Mioleadh, s. Flatterie. 






DÉMENCE. MANIE. 








Gaëléc. Mainici/i ) 
Gaël ir. Mainigh \ 


Manie. 


Gr. 
Lat. 
Fr. 


Mocvloc. 
Mania. 
Manie. 



TAS. . 

MEVLE. 

MASSE. 

Gall. 



Br. 



■ Moulin, moudre, réduire en poudre, rn poussière. 
Poids, cjuantité, multitude. 



Moel, s. 

lo dérivés. 

Moeli. V. 
Melin, s. 
Melinaw, v. 
Melinwr. s. 
Mala, V. 
Maladek, s. 
Maladcn, s. 



Maladur, ; 
Maler, s. 
Gaël éc. Malach. s, 
Meile, s. 
Meil, V. 
Maileann , 
Mul, s. 
Maoil. s. 
Malach . s 



Gaël ir. 



Tas. Gr. MiJXt?. 

Entasser. MûXos, 

Moulin. 

Moudre. 

Meunier. 

Moudre. 

Mouture. 

La quantité de grains que 

l'on fait moudre en une 

fois. 
Mouture. 

Monceau. Lat. Moles. 

Moulin. 

Moudre. 

Moulin. 

Multitude. 

Amas. 

Monceau. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



:i39 



Gaël ir. Meile 

Mailcann 


Moulin. 




;• 


Meillim, v. 


Je mouds. 


• 




Mailleoir, s. 


Meunier. 






Mal, s. 


MultiUulo. 


Lat, 


, MuUHudo. 


CORPS SÉPARÉ. lyDIVIDV. 






Gall. Mon, s. 




Gr. 


Mdfos. 


Mon7i>, a. 


Isolé. 






P.4BT/CI7LE. 








Gaë! éc. Mir, s. 




Gr. 


Mépo,. 


Mireann . s. 


Portion. 






Gaël ir. 3/(r, s. 


Particule. 






Mirim, V. 


Séparer. 






Mireann, s. 


Portion. 






TRA.y SPORT. FOL/Ê. 








Gaël éc. Mire 
Gaël ir. Mire 




Gr. 


Mapôi. 


Mearaighe. a. 


Fou. 






?:C7SS£. 








Br. 3/orïe(/, s. 




Gr. 


Mvpoi. 


FOURMI. 








Gall. Mor, .s. 




Gr. 


yi^Pfj^vt 


Br. Merienen, s. 








Merienna, v. 


Fourmiller. 






.VO/5. 








Gall. \ 




Gr. 


Mers. 




Lat. 


Mensis. 


Gaëléc.j 




Fr. 


Mois. 


Gaël ir. ) 




It. 


Mese. 


MÉLANGE. CONFUSION. 






Gall. Mjsgi. s. 




Gr. 


Mlff-ya,. 


Mysgn, V. 


Mêler. 




MiyvijM. 



Br. 



MrsJt,!^. 



Mélange. 



Lat. Misceo. 
22. 



340 
Br 



RECHERCHES 



Meski 



i V. Mêler. 
Meska j 

Gaêl éc. Measij ) 



Gaël ir. Meas(]aim^ 



It. Mischi' 



Mèh 



MOTS QUI SE RAPPORTENT AU LATIN. 



GRA\D. MAJESTUEUX. 






Gall. Mjgyr, a. 








Gaèl ir. Mog } ^ 


Lat. 


Magmis. 


Maigne ) 








MASSACIiER. PERNICIEUX. 






Gaël éc. Mactadh, s. 


Massacre. 






Mactach, a. 


Pernicieux. 






Gaêl ir. Muctaim, v, 


Je massacre. 


Lat. 


Mactare. 


Mactadh. s. 


Massacre. 






Mactach, a. 


Pernicieux. 






TACHE. 








Gaëléc.) 

^ ,. >Mac/iuu,s. 

Gaëlir, ) 




Lat. 


Macula. 


BÂTON. — BOIS. — 


MADRIER. 






Gaëlir. \ 




Lat. 
Fr. 


Maieria. 
Madrier. 
Mât. 



JV. B. Comme tfXr? signifie hoit et matière. 



MASSE DE MATIERE. 
Gaël éc. 



Gaël ir. 



[Maidse, s. 



MATIN. 

Gaël éc. Madainn, 
Gaël ir. Madain 
Maidin 
Matin 
BON. 

/.vni7,r,f;,\r. — Tcndir. 
Gall. Mad.a. 



Lat. Marie. 

Matiitinus. 



Bon. 



SLR LES LANGLES CELTIQUES. 



341 



Br. 


Mad 1 
Mai i ""' 


Bon , indulgent 


Gaël éc. 


Maith. a. 


Bon. 




Maoithe, s. 


Tendresse. 


Gaël ir. 


Maith. a. 


Bon. 




Maoilke, s. 


Tendresse. 


MILIEU. 






Br. 


Meiou, s. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


'.Meadhon, s. 
) 




POLTRON. 






Gaël éc. 


Ment. a. 




Gaël ir. 


Meata. a. 




MOISSONNEUR. MOISSON. 


Gall. 


Medi, s. 


Moisson. 




Medi. V. 


Moissonner. 


Br. 


Meder. s. 


Moissonneur. 




Mederez, s. 


Moisson. 




Medi, V. 


Moissonner. 


Gaël ir. 


Methil. s. 


Moisson. 



Lat. Mitis. 



MEDITATION. 

Gaël ir. Meoidhin, s. 

ENCLOS. LICE. 

Gall. Mal. s. 

MILIEU. MOYEN. 

Corn. Majn, s. 
Gaël éc. Mcadhon, s. 

Meodhan. s. 
Gaël ir. Meadlion, s. 

Meodhan. s. 

Meidhise, s. 

Gall. MeHel. s. 

13 ddnvés. 

Mettelu, V. 



Milieu. 

Milieu , moyen. 

Milieu. 

Milieu, moyen. 

Milieu. 



Changer en métal. 



Lai. Médius. 



Lat. Meiiis. 



Lat. Me 1ère. 



Lat. Miditaii. 
Lat. il/efa. 

V. ci-dessus 3/iiicn. 

Lat. Médius. 



Lat. Metallam. 



3^2 



RECHERCHES 



FORME. MODE. M.4NIERE. 






Gall. Môz,s. 








Mozaiz, a. 


Formel. 






Moziaw. V. 


Façonner. 






Gaèl éc. Modh. s. 


Mode, façon. 


Lat. 


Modas. 


Muadh. s. 


Forme, modèle. 






Gaêl ir. Miodh, s. 


Manière. 






Modk.s. 


Mode, méthode. 






Muadhaim, v. 


Façonner. 






HUMIDE. 








Br. iloués 1 

Mouez \ ' 




Lat. 


Madidus. 


McHtesa 
Moueza 


Devenir humide. 






Mœltr, a. 


Humide. 


Fr. 


Moite. 


Mœltra, v. 


Rendre humide. 






Mi/£r. 








Gall. Mâd, a. 








Mudan , s. 


Un muet. 






Br. Mûf, a. 




Lat. 


Mutus. 


Muda. V. 


Rendre, devenir muet. 






Muderez, s. 


État de celui qui est muet 






i¥adez, s. 


Muette. 






Mûd, a. 


Muet. 






Gaêl ce. Mixité, a. 








Gaél ir. Muit, a. 








ÉLOIGNER. CHANGER. 






Gall. Mu(iaw,v. 




Lat. 


Mutarc. 


,o dérivés. 


1 






BRAVE. 








CHAMPION. — Soldat. 








GUERRE. 








Gall. Mdwr, s. 


Soldat. 


Lat, 


, Miles. 


Milwriœlh, s. 


Guerre. 






Milwrian-, v. 


Aller à la guerre. 






Gaël éc. Ma/, s. 


Champion , soldat. 






Mi/irf/i, s. 


Champion, soldat. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



343 



Gaël 



Gaël éc. Miltineachd, 
Mileanta, a. 
Mal, s. 
Mile 
Milcadh 
Miliothach, a. 
Millne I 
Mdtneaclul \ 
Mileanta, a. 



Bravoure. 
Guerrier. 
Champion, soldat. 

Champion, soldat. 

Brave. 

s. Bravoure. 

Guerrier. 



VIOLET. 

Gall. 

MAUVE. 
Br. 



MÛL 



Malô 

Malv 

Gaêi éc. Milinheacan , s. 
Gaël ir. Milmlieacan , s. 
MULET. 

Gaël éc. Maileid, s, 
Gaël ir. Maileid, s. 

Maolluin, s. 

SOURCE BEAU VIVE. 

Br. Manimen, s. 

Oviivr. 

iV/ylAfQEJ/Viii:. 

Gall. Ma«. s. Main. 

Mcnj^ , s. pi. Gants 
Br. Manek | 

Maney S 

Manega, v. 
Gaël éc. Main, s. 

Man, s. 



Gant. 



Gaël ir. 



Manaifj, s. 
Main-obair, s. 
Maina \ 
Main i 

Mana ' 



Mettre des gants. 

Main. 

Main. 

Gant. 

Manœuvre. 

Main. 



Lat. Viola. 



La t. Malvu. 



Lat. Mulm. 



Lat, Matuxre. 



Lat. ilfcmus. 



Manica- 



3^4 



RECHERCHES 



Gaël ir, Manunama. s. Gant. 

Mainobair, s. Manœuvre. 

POINT DU JOUR. MATIN. 

Br. Mintin, s. Matin. 

Mintinvez, s. Matinée. 
Gaëléc. Main, s. Matin. 

Gaël ir. Mainniughadh. s. Point du jour. 

Main, s. Matin. 



. MANOIR. 

Rester, demeurer. 



DEMEDIiE. DEMEURER 

Br. Mcnel | 

Mana ) "' 

^^ ^'iMainearj s. Demeure, manoir 
Gaël ir. 



Lat. Mane. 



Lat. Maneo. 

Fr. Manoir. 
An. Manor. 



AME. ESPRIT. 

INTELLIGENCE. 

PENSÉE. — r Imaginalion. 

MÉMOIRE. 

INDICATION. — Explication, instruction, menace. 



Gail 



Ame , esprit. 
Rendre intellectuel. 
Rapport, mention. 
Faire mention. 
Menace. 
Menacer. 
Qui menace. 



Menw. s- 

Menwi, v. 

Mjnacj, s. 

Mjnegi, v. 

Mjnas, s. 

Mjnam, v. 

Mjnaswr, s. 
Br. Menna ) 

Mennal ) 

Menez 1 

Mennoz ) 

Meneh, s. 
Gaël éc. Meanmaradh, s. Pensée. 

Meanchair ) , , , 

} s. Mémoire. 
Meabliair ) 

Muintcar. s. Instructeur 

Gaël ir. Mein, s. Esprit. 

Meanmaradh, s. Pensée. 



Penser, imaginer. 

Pensée. 

Mention , souvenir. 



Lat. Mens. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



345 



Gaël ir. Mcahltair, s. 
Miinugliadh , i 
Miinaiin. v. 
Miniuyhaim , 
Muudeoir, s. 



Mémoire. 

Explication. 

Jinstruis. 

J'explique. 

Instructeur. 



iMinneacli, s. 



Lat. Meidior. 



MENSONGE. 

Gaël éc. 

Gaël ir. ^ 

POINTE. 

POINTE DE TEBRE. 

MEM'. — Petit, rapetisser, mince. ainiiuir.Jin, minutieiu; , minute. 



Gall. 


il/on, a. 


Menu. 




Mâna, v. 


Amincir. 




Main, a. 


Petit. 




Meinaxv , v. 


Rapetisser. 




25 Air\si.. 






Meinus 






Meimv 


Mince. 




Meinusaw, v. 


Amincir. 




Mynyi, s. 


Parcelle, minute. 


Br. 


Min, s. 


Pointe de terre. 




Moan, a. 


Menu. 




Moanaat, v. 


Amincir. 




Munud. a. 


Menu, délié. 




Munadi, v. 


Rendre menu. 


Gaël éc. 


3/m, s. 


Petit, fin. 




Mionaid, s. 


Minute. 




Mionaideach, a 


. Minutieux. 


Gaël ir. 


iliù<, s. 


Fin. 




Minaaid, s. 


Minute. 




Mionaideach, a 


. Minutieux. 


ONTAGNE. 




Gall. 


Jkfynj'z, s. 




Br. 


Menez. 






Meneziek, a. 


Montagneux. 




Menesiadj s. 


Montagnard. 




Menesiadez, s. 


Montagnarde. 



Lat. Minutas. 



Lat. Mons, montis. 



346 



RECHERCHES 



Gaël éc. Muine. s. 

Gaël ir. Muine i 

Moin \ 

CHAUX. MARBRE. 

Gall. Marvi. s. 

Marmawr, s. 
Marnioraiz , 



Chaux. 
Marbre. 
Marbré. 



Marmorawy . a. Abondant en marbre. 
Gaël ir. Marniur, s. Marbre. 

MARCHÉ. 

Gall. Marçnad, s. 
GRAND. LARGE. 

Gall. Mawr, a. 

loo dérivés. 

Mawrâu .. 
Br. Meâr. a. 

Gaël éc. i 



Grandir, ëlar^ 
Grand. 



Gaël ir. 



Mor, a. 



MORT. 

MOURIR. — Tuer, assassiner. 
AMORTIR. — Affaiblir. 
CORROMPRE. 



Gall. 


Marw, a. 


Mort. 




Marw, V. 


•Mourir. 


Br. 


Marô 1 
Marv \ *• 


Mort. 




Marô , ^ 
Mari' ) ' ■ 


Mort. 




Mervel ,^ 
Mervi ) 


Mourir. 




Mervent, s. 


Mortalité. 


Gaël 


éc. Marbh, s. 


Mort. 




Mort. s. 


Meurtrier. 




Mort. V. 


Assassiner. 




Mortach, a. 


Mortel. 




Mortair, s. 


Meurtrier. 



La t. Mannor. 
Marmoreus. 



Lat. Mercutor. 
Lat. Major. 



Lat. Mors, niorlis. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



.^^7 



GuëJ. éc. Morcaich, a. 


Corrompu. 


Gacl ir. Marhh. s. 


Mort. 


Mort. s. 


Meurtrier. 


Mortaiin, v. 


Assassiner. 


Mortach, a. 


Mortel. 


Morloir, s. 


Meurtrier. 


Mortuicjldm, v 


. J'affaiblis. 


More , a. 


Corrompu. 


Morcuijjhiin , v 


. Je corromps. 


Morcthas, s. 


Corruption. 


Morgadh, s. 


Corruption. 


TRISTESSE. CHAGRIN. MALHEUR. 


Gaël éc. il/air^ , s. 


Malheur, tristesse. 


Mairqeach , a. 


Malheureu.\. 


Mearadh, s. 


Affliction. 


Murcach, a. 


Chagrin, triste. 


Murcas. a. 


Tristesse, chagrin. 


Gaël ir. Mairg . s. 


Malheur, tristesse. 


Maircjeach 
Mairgncacli 


1. Malheureux. 


Mearndh, s. 


Affliction. 


Murcach, a. 


Triste, chagrin. 


Murcas, s. 


Tristesse, chagrin. 


BOiîi). 




Gaël éc. Marghan, s. 




Gaël ir. Marghan , s. 





Lat. Marcidas. 



Lat. Marcesco. 



Lat. Mœror 



Lat. 



Fr. 



Marge 

giiiis. 

Marge 



UE. 
REGAiWEii. — Regard, visage, admirer, miracle. 
GUETTER. — Garder, surveiller; inlendant de tous les degrés depuis le maire 

jusqu'au domestique préposé à surveiller une besogne quelconque. 
Gall. 



Rr. 



Mir, s. 


Vue, regard, visage. 


Lat. 


Miror. 


Macr, s. 


Gardien. 


Fr. 


Maire, 


là dérives. 








Maeres, s. 


Gardienne. 






Mirer, s. 


Gardien , conservateur. 


Fr 


Mirer. 


Mirerez, s. 


Action de garder. 







348 



RECHERCHES 



Br. 


Miridigez. s. 


Garde. 




M iront, V. 


Garder, regarder. 




Maer \ 


Maire. 




Marz.s. 


Merveille. 


Gaêl éc 


. Mairn, s. 


Surveillance. 




Maimeamh, s. 


Garde. 




Maor, s. 


Serviteur. 




Maor haiU, s. 


Maire. 


Gaël ir. 


Mairneastar, s 


. Espion. 




Mairn, s. 


Surveillance. 




Maimeamh, s. 


Gardien. 




Mairnim, v. 


Garder. 




Maor, s. 


Serviteur. 




Maorbhaile, s 


. Maire. 


FILLE. 






Br. 


M<?rc7i. s. 





MEB. 

Gall. 



Br. 

Gaël éc. 
Gaël ir. 



Merc'h-kaer, s. Belle-fille. 

On dit Virch cl Merch , m pou 

Môr, s. 

i3o dérives. 

Màr, s. 



Lat. V, 



irgo. 



Lat. Mare. 
Fr. Mer. 



, s. 



Marée, le poisson de mer. 



Muir, s. 



MUR. MUR Eli. 

Gaël éc. Mur, s. 

Mur, V. 

Gaël ir. Mur, s. 



Mur, boulevard. 

Murer. 

Mur, boulevard. 



Muraim, v. Je mure. 



Lat. Murus. 



MYRTE. 

Gaël éc. Miortal, 
Gaël ir. Mioriail 
Mirtail 



Lat. 3fyr<ui. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



349 



CONTINUER. nUBEB. BESTEB. DEMEUBEB. TARDEB. 

BETARD. PARESSEUX. 



Gaël éc. Maireann, s. Retard, restant. 

M aime al , s. Délai. 

Mairncalachl, s. Paresse. 
Gaël ir. Mairim, v. Je tarde. 

Maireann, s. Demeurant. 

Mairneal, s. Retard, délai. 

Mairnralach , a. Tardif. 

Mairncalachd. p. Paresse. 



Lat. Moror. 



MORALITE. 






Gaël ir.^ 


Lat. 


Moralis 


MUREX. 






Gaël ir. Murac, s. 


Lat. 


Mure.v. 


AMASSIS. RÉUNION. 






Gaël ir. Mas. s. 


Lat. 


Massa. 


CISEAUX DE TONTE. 






Gaëléc.),, 

\Meas, s. 
Gaël ir.) 


Lat. 


Messis. 


MÂCHER. MANGER. 


REPAS. PORTION. 




Gall. Mes. S. 


Portion, repas. 




Mest , s. 


Ration. 




Mestyg, s. 


Ce qui est mâché. Lat. 


Mastico 


Mesiijaw , v. 


Manger. 




MESURE. 






MESUREB. 






MESvnE en musique ou 


mode. 




MESURÉ. — Tempéré. 






Gall. Mesur, s. 


Lat. 


Mensnn 


Mesur, v. 


Mesurer. 




Gaëléc. Meas. s. 


Mesure, mode ou mesure 




Meus. s. 


en musique. 




Measair, s. 


Mesure. 





350 



RECHERCHES 



Gaêl éc. Measarradh . a. 
Gaël ir. Meas , s. 



Measaire, s 

Measarrdlia 

Measarrtha 

Mcasorrdliachdl ^ 

^^ , }.s. Icnipéran 

Measarrtlwct \ 



Tempéré. 

Mesure, mesure ou mode 

en musique. 
Mesure. 



Tempéré. 



COUTUME. 

Gaël éc. Mos , s. 
Gaël ir. Mos, s. 

MOUSSE. 

Gall. Mwsug , 
Mwsc] , s 



Lai. Mos. 



Lat. Muscus. 



MOTS QUI SE RAPPORTENT ATJ FRANÇAIS. 



MERE. MAMELLE. 

Gall. Mam, s. 

Mamen, s. 
Br. Mamm, s. 

Gaël éc. Mam, s. 

Mam, s. 
Gaël ir. Mam, s. 

3/am« 
FOULER. PRESSER. 



Br. 



Mac' ha. 



MAQUEREAU. 

Gall. Macrell, s. 

■(ilfarcrei7, s 
Gaël ir. 



Mère. 




Petite mère. 


Fr. Maman. 


Mère. 




Mère. 


Esp. Marna. 


Mamelle. 




Mère. 




;. Mamelle. 






Lat. Masticatio. 




Fr. MâcLer. 




An. Mash. 




Fr. Maquereau, 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



351 



MOQUER. MOQUERIE. 

Gall. Moc. s. 

Mociad, s. 

Mociaw, V. 

Macwyr, s. 
Gaël éc. Macjadh, s. 

Mayair, s. 
Gaël ir. Magadli, s. 

Magaire, s. 



Moquerie. 

Action de se moquer. 

Se moquer. 

Moqueur. 

Moquerie. 

Moqueur, railleur. 

Moquerie. 

Railleur. 



Fr. Moquerie. 
Moquer. 
Moqueur. 



ETOUFFEMENT. ACTION D ETEINDRE. 

Br. Moiuj, s. Action d'éteindre. 



Moiuja, V. 
Gaël éc. Miicliadli , s. 

Much, V. 
Gaël ir. Mug ) 

Muchadh ) ^' 

Much, V. 



Moucher. 

Extinction. 

Eteindre. 

Extinction. 

Éteindre. 



Fr. Moucher. 



MASQUER. COLIN-MAILLARD. 



Br. 


Moucha, V. 






Fr. 


Masque. 




Moachikdall.s. 


, Colin-maillard. 




rt. 


Muschcra. 


VERSES 


ESPÈCES DU GENRE CHIEN , 


SURTOUT 


LE 


RENARD ET LE 


CHIEN. 












Gall. 


Madawg , a. 


Qui est du renard. 








Madjn, s. 


Renard. 








Br. 


Masiin, s. 


Gros chien. 




Fr. 


Mâtin. 


Gaël éc. 


Madadh, s. 
Madradh, s. 


Mâtin. 
Dogue. 








Gaël ir. 


Madadh , s. 
Madad allaidh, 
Madadh donn, 
Madadh ruadh, 
Maduigh 
Madra \ s. 
Madradh 
Maistin, s. 


Mâtin. 
s. Chien errant 
s. Chien d'eau. 
, s. Chien roux. 

Dogue. 

Mâtin. 









352 



RECHERCHES 



MITAINES. MANCHOIf. 






Gaël éc. Miitan. s. 




Fr. 


Mitaines. 


Gaël ir. Mitinigh , s. 








MOUTOy. 








Br. Maout. s. 




Fr. 


Mouton. 






An. 


Mutton. 


METS. 








Br. Meâz, s. 




Fr. 


Mets. 


MOTTE DE TE RUE. 








Br. Moadcn, s. 




Fr. 


.Motte. 


PLUS. DAVANTAGE. - 


— ^t/Gil/EVrE/?. 






Br. Mut, adv. 
Maia, adv. 


Beaucoup. 


Esp. May. 


Muia, V. 


Augmenter. 






Muiedigez, s. 


.Augmentation. 






BOt/B^R. 








Br. Mouza, v. 




Fr. 


Moue. 


Mouzer, s. 


Boudeur. 


, 


Boudeur. 


Mouzerez , s. 


Boudeuse. 




Bouder. 


Mouzerez, s. 


Bouderie. 






RENTE. — r.^Jîi;. 








Br. Mae/, s. 








Gaël éc. Ma/ , s. 








Gaël ir. Mal, s. 








Maladoir, s. 


Rentier, fermier. 


Fr. 


Maltotier. 


.V^/LLE. 








Br. Ma/, s. 








Gaëléc. ,, .„ 

MaïUc , s. 
Gaël ir. 




Fr; 


^MaiHe. 


SAC. 








Gaël éc. 3/a/a 

Maileid "■ 




Fr. 


Malle 


Gaël ir. Ma/a 








Maileid '■ 









SUR LES LANGUES CELTIQUES. 353 

MAILLET. 

Br. Mal. S. Fr. Maillet. ^ 

MAILLOT. 

Br. iWa/«r, s. ' Fr. Maillot. 

Maluri. V. Einmaillotter. 

MULET. POISSON DE MER. 

Br. Mel. s. Fr. Miilel. 



Fr. Miaiilf^r. 



MIAULEMENT. 




Gall. 


Meiv, s. 






Mewian, v. 


Miauler. 


Br. 


Miaou a \ 
Miaoual \ 


Miauler. 




Miaouer. a. 


Miaulant. 




Miaoueirz, s. 


Miaulement, 


MOULE. 






Gall. 


.¥oM, s. 






Moldiaw , V. 


Mouler, 


Gaël éc 


. Molltair 1 




Gacl ir. 


MolHoir \ 




MOYEU. 






Br. 


Moell. s. 





Fr. Moule. 



¥i: Moyt 
PANIEr. PORTATIF. 

Gall. Maiieil. s. Fr. Main 

Br. Mann, s. 



MUTILER. 


MANCHOT 




Br. 


Mac'hdn, s. 


Mutilation. 




Machàna. \. 


Mutiler. 




Mank, a. 


Manchot. 






Manchot. 




Monez, s. 


Fenune esiropi 


(Jaël ir. 


Mainchin . s. 


Manchot. 


B A LIS TE. 






Br. 


Manqoiinel. s. 





Muucliot. 



Mangonncau. 
23 



354 


RECHERCHES 






MANTEAU. 








Br. Mantel | 

Mantell \ ' 




Fr. 


Manteau. 


STALLE. 

^"^'^"- Maindreach,s. 
Gaël ir. 




It. 


Mandra. 


MANDBAGON. 








Gaël éc. Mandrag, s. 




Fr. 


Mandragon 


Gael ir. Mandracach. s 




An. 


Mandrake. 


AMAS. 

QUANTITÉ. — Multitude 


•, fréquent. 






Gall. Mjnjc, a. 


Fréquent. 






8 dérivés. 








Mjnjçu, V. 


Fréquenter. 






ilfvnfa, s. 


Amas. 






Myntai, s. 


Multitude. 






Maint, s. 


Quantité. 


Fr. 


Maint. 


Br. Meni i 


Grandeur, quantité. 






Gaël éc. Minig 1 
Gaël ir. Minic ) 


Fréquent. 






MINE. MONNAIE. 








Gai!. Mwn, s. 


Mine. 






Mwnai, s. 


Monnaie. 


Fr. 


Monnaie. 


Br. Moneiz, s. 


Monnaie. 






Moneiza, v. 


Monnayer. 




Monnayer. 


Gaël éc. Man, s. 


Mine. 




Mine. 


Gaêlir. Mian j 

Mm i ^' 


Mine. 






Monadh, s. 


Monnaie. 






BOt/CHE. 








M/WB. — Façon. 








MANGEOIRE. 








Gall. M«n,s. 


Bouche. 


Fr 


Mine 


Br. Man. s. 


Mine, air. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



355 



Br. 

Gaêl éc. 



Gaël 



Min, s. Le devant dp la lêfe, bec. 

Meinn, s. Mine. It. Mine. 

Mainusear, .s. Mangeoire. Fr. Manger. 

Men, s. Bouche. 

Meinn, s. Mine. 

Mainnsrir, s. Mangeoire. 



AMI. 
Br. 



^fARRE. 
Br. 



Minon 
Miîioun 
Mihonach, s. Amitié. 
Mihoncz, s. Amie. 
Minoniaclt . s. Amour. 
- ESPÈCE T)E HOUE. 
Marr, s. 
Marra, v. 
Marradfli 



Fr. Mignon. 



Fr. Marre, 



Marrer, s. 



Travailler avec la marre. 
Lieu où l'on se réunit pour 

écroûter la terre avec la 

marre. 
Celui qui travaille avec la 

marre. 
Action de travailler avec la 

marre. 



MAREE. 






Br. 


Mare, s. 




SINGE. 






Br. 


Marmouz, .s. 






Marmouzez, s. 


Guenon. 




Marmoiiserez, s 


. Singeries. 


MORVE. 






Br. 


Morniouz, s. 




MARC. 


■ SÉDIMENT. 




Br. 


Marlion. s. 




MARQUER 






Br. 


Merka. v. 




MARCHÉ. 






Br. 


Marc'had, s- 





Fr. Marée. 
Fr. Marmouset. 



Fr. 


Morve. 


Fr. 


Marc. 


Fr. 


Marquer. 


Fr. 


Marché. 




23. 



356 






RECHERCHEES 


Br. 


Mure 


hadour, s. 


Marcliand. 


CHEVAL. 








CHEVAl'C.HKR. 


- Marcher. 


CHEVALIEn. 






Gall. 


Marc 


, s. 


Cheval. 



Br. Marc'hek. s. Cavalier, chevalier. 

Marc'hekaat, v. Chevaucher. 

Marc'hekadrn, s. Cavalcade. 

Marc'liegcz, s. Femme d'un chevalier 

Marc'hegiez, s. Equitalion. 
Gaëi éc. Marc, s. Cheval. 

Marsal . s. Marche. 

Gaël ir. Marc, s. Cheval. 

Marcan. s. Cheval. 

Mairceach, s. Action de chevaucher. 



.Marchand. 



Fr. Marcht 



Mursail , s. 



Marche. 



MOETIEIi. PLATBE. 

Gaël éc. Moirteal, .s. 

Moilar, .s. 
Gaël ir. Moirteal. s. 

Moirfenr, s. 



Fr. .Mortier. 



MORTAISE. 

Gaël éc. Moirteis, 
Gaël ir. Moirtis 
Mortis 

Muirtis 



Fr. Mortaise 
.An. Mnrtice. 



MARTEAU. 

Br. Morzol , 



Morzolia. v. 
Morzolik . s. 



Marteler. 
Petit marteau 



Fr. Marteau. 
Martel. 
Marteler. 



INQUIÉTUDE. JALOUSIE. 

\U\ Maritel. s. 

Maritella, v. Etre inquiet. 
Marilellus, a. Inquiet. 



Fr. Martel. 



SUK l,KS f.ANGlES CELTIQUKS. 357 

VERKOU. 

Br. Moral, s. 

.yora/a, v. N'ornuiillct . 

IIAVTEIJR. MORGUE. 

Gaël éc. Moireas J i- m 

[s. Fr. Morgue, 

(îaël ir. Moireis \ 

MERDE. 

Br. Mours, s. Fr. Mcrdo. 

Br. Meskl, s. Fr. Moule. 

vot/SQt/Êr. 

Gaël éc. Mus(i , s. 
Gaël ir. Musg , s. 

Mascjaid, s. Fr. Mousqucl. 

LÈVRE. — ■ MUSEAU. 

Br. Muzel, s. Lëvre. Fr. Vluseau. 

Miuellek. a. Qui ;i de grosses lèvres. Museler. 

MuzeUe(jer. s. Cellequi a de grosses liSres. 

Gaël ir. Maiscalt , s. Museau. 

f;£Lt;/ QUI ÉPIE. QUI EXAMINE. 

Br. Muser, s. Fr. Musard. 

MOUTARDE. 

Gall. Mwstarz. s. Fr. Moutarde. 

MOTS KN UAI>I»()I5T AVEC L'ANGLAIS. 

TORCHON. 

Gaël ce. Mo'mcal / ' • , , i 

Gaël ir. Mo,,nd \ " '^"- '^^"Z'- 

lEUNE FILLE. 

Gaël éc. Maujiulcan , s. Au. Muidin 

Gaël ir. Mulcjkucun ) 
Maujhdwn \ 



358 



UECHEKCHES 



VER. 




GaU. Maceiad. s. 




DOUX. 




Gaéléc. ,, 

macantu , a. 
Gaël ir. 




SUIE. FUMÉE. 




Gall. Mwcj. s. 




Mjgu. V. 


Fumer. 


Br. Môged. s. 


Fumée, vapeur. 


Môgeden, s. 


Fumée, vapeur. 


Môgedi. v. 


Fumer. 


Gaël ir. .¥«0^1, s. 


Fumée. 


POr. 




Gaël éc.J ,. 
Ga«ir.r"S""-'- 




^ÈFL£. 




Gaël ir. ) 




CAMPAGNE. PLAINE. 




Br. Meaz 




Maez 




Gaël éc. Miadan, a. 




Gaël ir. Madliana j 




Miadan > s. 
Miadar } 






NATTE. :»/^rJEL.4i(. 




Gall. Mat, s. 




AfOi\r^GyVfc. 




Gaël ir. ) 




CAR ANGE. 




Gaël éc. Madai , b. 





An . Majgot. 



An. Meek. 



An. Smoke. 



An. Mug. 



An. Medlar. 



i Mead. 
' I Meadotv. 



An. -Uaf. 



An. :V/ofe. 



An. \tuddc 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 359 



An. Smootli. 



Gaël ir. Madar 




Madra 




CE QUI EST UM. 




Gail. Mwjih. s. 

Mivjthair. V. 


Polir. 


GAIN. PROFIT. 




Gail. Mael. s. 




BALLO.y. 




Br. Me/;, s. 




Me lia, V. 


Jouer au l)allou. 


L.4;r. PETIT-LAIT. 




Gaëiéc. Mo/c, s. 


Petit-lai 1. 


ijfe%,s. 


Lait. 


Gaël ir. MeiUj , s. 
Mio?c. s. 


Lait. 
Petit-lait. 


DOUX. 




Gall. Ma//tc/, a. 




G-l''^-!Ma//a.a. 
Gaël ir. \ 





An. Vail. 



An. Mail. 



Au. xMilk. 
FI. Melk. 
Ail. Milch. 



Au. ,¥(/(/. 



OLONTE. DESin. AMOUh. - — COMPASSlQjy. 

Gaë] ce. Miann, S. Volonté, désir , amour. AH. Minnc. 

(Amour. 

Meitin, s. Compassion. 

Gaël ir. Mian,s. Volonté, amour. 

Mcimi, s. Gompassion. 



Gaël éc. J ij A If 

unoiiar, s. An. Moaii. 

Gaël ir. \ 

cm y I EUE. 

Gall. Miviig , s. Au. Manr. 

Gaël ér. .I/o m/ j 

l/((/;u/ > s. 
\lun(j ] 



360 



RECHERCHES 



Gaël ir. 


Mon(j \ 
Muinçj > s. 
Mung } 








VIE. VIVACITÉ. 


GAIETÉ. AMUSEMENT, 


ETC. 




Gaël éc 


. Mairtheari , s 


. Vie. 


.^n. 


Mirlh. 




Mear. a. 
Meadharach, 


Gai. 
a. Vif. 




Merrj. 




Mire, s. 


Amusement. 








Meire. s. 


Gaieté. 






Gaël ir. 


Mairthann, s 
Meadharach | 


Vie, vivacité. 

la. Vif. 

1 








Meadhardha^ 








Mear, a. 


Gai. 








Mire , s. 


.Amusement. 








Meire . s. 


Gaieté. 






DEMAIA. 










Gaël ir. 


Marach, adv. 




An. 


To morrow. 


LIMO.y. 

Gall. 


Mari. s. 

6 dérives. 




An. 


Mari. 


Gacl ir. \ 









MOTS QUI SE RAPPORTENT AU GREC. 



VAISSEAU. 

Gaël éc. Naibh, s. 
C,:w\ ir. Naebh } ^ 



Naoi 



Gr. NaOs. 
Lat. Navis. 
Fr. Nef. 

Navire 
It. Nav>. 



CI KL 
Ga 



NUAGE. 

AV?'. s. 



liliOUII.LAJiD. 
Ciel. 



Nevoz , s. coll. Le5 cici 



Néi^Oir 



Gall. 


Nevuwl. a. 


Céleste. 






Nivwl , s. 


Nuage, nuée, brouillard. 


Ne<?éX77. 




8 dérivés. 








Nivwlaucj , a. 


Nuageux. 


Ne(^eXoe<iîjiï. 




Niwl, s. 


Brouillard. 


La t. Nubcs. 




Niudiaii, v. 


Former des brouillards. 


Nubila. 


Br. 


Niful l 
Nid S 


Nuage. 


Nebiila. 


Gaël éc, 


. Neainh. s. 


Cieu.x. 
Lescieux. 






Neal 

Nid '■ 


Nuage. 




Gaël ir. 


Neamii. s. 


Les cieux. 






A'k,/ ( s. 


Nuage. 






Ned \ 







Gall. 



Nyv, s. 
j\Yviaw , V. 



Neige. 
Neiger. 



Gr. N<i^aV. 

Lat. Nix, nivis, elc 



JVVEAU 






Gall. 


Newyz, a. 






iWîiyziaïc , V. 


Faire neuf. 




iWw^^rfer, s. 


Nouveauté. 




Newyziad, a. 


Innovation. 




Ncivj2ti>r, s. 


Novateur. 


Br. 


A^irr, a. 






Nèvézi. V. 


Renouveler. 




Nevezer, s. 


Novateur. 




.Vt'i'rzi;i<t, s. 


Nouveauté. 


( ',nr\ ce. 


\odha. a. 




Ga.-I ir. 







Gr. ^éoi. 

Lat. A'oi'Ui', novarc. 
Novitus. 
Novatio. 
Novalor. 



362 




RECHERCHES 




FLUIDE. 


iV.4GE^.Vr. 


NAGER. 


NAGEUR. 




Gall. 


Nov. s. 


Fluide. 








' Noviaw, V. 


Nager. 




Gr, ^éœ. 




Noviwr, s. 


Nageur. 








Noviant. s. 


Art de nager. 




Lat. Nato. 


Br. 


Neâ, s. 
Neûi 
Neûni 

Neannerez . s. 
Nenier, s. 


Nage. 

Nager. 

Nageoire. 
Nageur. 






LA VER . 











Gaël éc. Nigh, v. 
Gaël ir. Nighim. v. 



Gr. N/Çw. 



ENERGIE INNEE. 
NERF. 



Gall. 



Br. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Ner, s. 

&o dérivés. 
Nerih, s. 
Ncrtha , V. 
Nerlhns, a. 



iVer.5 
iVerz 

Ncrven, s. 
Nervenneh 
Nerza, v. 
Ncrzez, a. 

iVraW, s. 



EPITHETE DE DIEU. 

Energie innée. 

Force, puissance. 

Fortifier. 

Fort. 

Force. 

Nerf. 
Nerveux. 
Fortifier. 
Fort. 

Puissance. 



Gr. Nevpov. 

Lat. Ncrvus. 
f>. Nerf. 



Nervo. 



Gall. 


;Vo5, s. 

18 dérives. 




(h: NvÇ. 




Nosi, V. 


DcNCiiir nuit. 






iY05/^, s. 


Nuitée. 




Gaël ir. 


.\oiclid, s. 




Lat. AW, iio(f(>. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



363 



CAUSER DE LA DOULEUR. TOURMENTER. CONSUMER DE DOU- 
LEUR. LANGUIR. DÉPÉRIR. 



Gail. %•. S. 



lYjça, 



Br. 



Gaël et 



Noaz. s. 
Noazout , V. 
\oa:us , a. 



(int'l ir. \ 



iNeas, V. 



État de douleur, langueur, 

consomption. 
Causer de la douleur, con- Gi. Ni«u4. 

sumer de douleur, lan- Né^pos. 

guir, dépérir. 



Dommage. 
Nuire. 

Nuisible. 

Blesser. 



Nexpdo). 

Lat. Nocere. 

Nocens. 

Noxius. 

Noxa. 



TOURNER 


. FILER. 










Gall. 




Nyz.,. 


De tourner, 


de filer. 


Gr. New. 






Nyzu , V. 


Tourner, 


fil 


1er. 


NiiOa.. 


Br. 




Neza, V, 


Filer, tourner. 


Lat. Neo. 






Nezer, s. 


Fileur. 






Netiim. 






Nezerez , 


Pileuse. 












Nezadek, s. 


Filerie. 






An. Knit, V. 
Net. s. 


EAU. — 


- m VIE RE. 






















Gr. Nr/pcJs, adj. 


Gaol 


éc. 


War, s. 








Gr. niod. Nï7pdv, eau. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



NAVET. 

Gaël éc. A'eu/j, .s. Lat. ^'aplls. 

OPÉRATION. CRÉATION. ■ CRÉATEUR. 

Gall. iVrti, s. Celui qui l'orme, construit, Lai. faveur. 

crée, cri'atcur. Giiiiviis, navus, 

Àaviad, s. Opération. 



364 




RECHEHCHES 


Gall. 


Navau'l, a. 


Rela li f à i a Ibrniation , é t a n f 
élaboré, formé. 


NOMBRE. 






Gall. 


Niver, s. 

adërivds. 






Nivem, V. 


Nombrcr. 


Rr. 


Niver, s. 






Mvera, v. 


Nombrcr. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


' '.Nainihir. s. 


Nombre. 


MARQUE. 


STIGMATE. 


DÉFAUT. TACHE. 



Gall. Nam. s. 
Gaël ir. ) 



NIER. 



Br 



part. 



conj. 



Ne 

Na 

Na 

Nag 

Nac'h, s. 

Nac'ha, V. 

Nanti, conj. 

Nikun, pr. ind 
Gaël éc. Nach, conj. 

iVa, conj. 

Neachdaracli, a 
Gaël ir. Nach, conj. 

jVa, conj. 

Afao/u/arac/i, a 

.»/£55.1G£. 

MESSAGE IL 

IVOir, À EAlllE. 
lAlRE Ijy MESS AGI:. 
NÉGOCIEn. 

Gall. \rijis , s. 



Tacher. 

NEUTRE. PAS UN. 

Ne. 

Ni. 

Négation. 

Nier. 

Non. 

Nul. 

Pas. 

Ne, ni. 

Neutre. 

Pas. 

Ne, ni. 

Neutre. 



r.at. \umcrns. 



Lai. Nœvus. 



La t. Ne. 





Ne()alio. 




Nc(jare. 




Non. 




Neque. 


Fr. 


Ne. 


It. 


No. 


Esp. 


Nn. 


An. 


No. 



Ir,ssag( 



idairr. 



l.al. ^ajotiiiin. 



SLR Li:S LANGUES CELTIQUES. 

Gall. .Vc(/esau, s. coll. Message, affaire. 

^eyesau, v. Faire des affaires, négocier. 
Negesiannu , \. Commission ner. 
Negesai, s. Qui fait une commission, 

messager. 

iV. B. Si I^egotium vient , comme on le dit , de ne et 
.l'odiim , et que l'analogue du mot manque en gallois, 
il faut regarder le gallois comme emprunte. Mais deun 
racines équivalentes s'v trouvent. V. Neg ou Nag, par- 
ticule ncg. ci-des»us , et I.etlrc A, partie grani., pour 



36r) 



EFFORT COiNTRE. 


OPPOSITION. EMPECHEMENT. 


Gall. Naç. s. 


Effort d'opposition. 


I.iat. Nixus . s. 


Nadacl. v. 


Mettre empêchemenl. 


ISisus, s. 


\adel, V. 


Empêcher. 


Nitor. V. 


FONDEMENT (deThom, 


ne. 




Gaël ir. Nad. s. 




Eat. \ates. 



CE QUI EST. 

EFFICIENT. — E/frctif, productif. 

NATURE. 

NATURE!.. — (Jiiulité, kabitude , trait. 



Gall. 



Mawd, s. 

Nauter. s. 
\awtiir. s. 
.\mvd, ad\ 
\aivs, s. 

a 5 dérivév 



Gaël éc. ) ,, I 

'A «dur. 
Gaël ir. \ 



Ce qui est eflicient, effet - 

tif, productif, nature. 
Naturel. 

Principe, efficient, nature. l,at. .\V//((n/ 
Effectivement. 
Nature, naturel, qualité, iXascor. 

habitude, trail. 

Nature. 



SERPENT. 

Gall. \ktd,yr, 



Gaël ir, \ 



air, s. 

N. B. Il se pourrait que natrix , qui veut dire en 
atin «un serpent d'eau,» eût rapport au mol nntare 
lans la incmc langue. Mais je ne puis admettre que k' 



Lai. \alrix. 



366 RECHERCHES 

mot analogue dans les langues celtiques , où il indique 
■ un serpent en général , vienne du latin , parce qu'il in- 
dique un animal indigène et commun , et qu'il se trouve 
dans toutes ces langues. 

En tout état de cause, pour ne pas laisser de doute, 
la racine à laquelle le mot latin pourrait avoir rapport 
se trouve aussi dans toutes les langues celtes propre- 
ment dites. 

PUn. CLAIR. PROPRE. 

Gall. Nith. a. I^at. Nitidus. 

9 dérivés. 

Nilhiaw, \. Purifier, vanner. 



yOTE. MARQUE CARACTERISTIQUE. NOTORIETE 

SANCE. SCIENCE. 

Gall. iNocl,s. Note, notoriéli'-. Lat. 

/ 3i dérivés. 

Nodi, V. Noter, marquer. 

Nodadur. a. Qui note, etc. 

Nodadawl, a. Caractéristique. 



Gaël éc, 


. Nath, s. 


Science. 






Nodadh. s. 


Intelligence. 






Nod. V. 


Comprendre. 


Gaël 


ir. 


Notai, s. 


Marque de distinction. 






Nath. s. 


Science. 






Nodadh, s. 


Intelligence. 






Nodaighim, v. 


Je comprends. 


NU. — 


DÉNUDER. 




Gall. 




Noeth, a. 

i6 dérivés. 








Noethi , V. 


Dénuder. 






Noethez, s. 


Nudité. 


Br. 




Nôaz. a. 


Nu. 






Noazded, s. 


Nudité. 


NID. 

Gall. 




Nyth. s. 

\i dérivés. 





Niteo. 
Nitesco. 
CONNAIS- 

Nota, s. 
Nota. 
Notesco. 
Nosco , V. 
Notas, part. 
Notio. 
Notitia. 
Notatio. 



Lat. Nttdus. 



Nndare. 
Nadifas. 



Lat. Nidus. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



307 



Gall. 


\ythi. V. 


Faire un nid. 


Br. 


Neiz. s. 


Nid. 




Neizia, v. 


Faire son nid. 


Corn. 


Need. s. 
Niech, s. 




Gaël éc. 


Nead, s. 




NOKLE. 






Gaël éc. 


Neal. a. 




Gaël ir. 


Neal, a. 
No, a. 

Nodh. a. 




LIEIV. 


TRESSE. 


TP.ESSEB. 


Gall. 


Aai5, s. 


Lien. 




Ncisiaw, v. 


Envelopper avec une ban- 
de , bander. 


Br. 


Nask,s. 


Corde qui sert à attacher 
les bestiaux. 




Naska. v. 


Attacher les bestiaux. 




Nahenncin 
Nac'hrnncin 


>v. Tresser. 


Gaël éc. 


Naisg , V. 


Lier. 




AVi/i^ 


[ s. Lien. 



La t. Nobilis. 



Lai. Nexns. 



La t. Ncclo. 



(iaël ir. 



Neas(i 
Nuise . 
Neascj , 



Lier. 
Lien. 



N.B. Jamais dans les langues celtiques proprement 
dites , le son de l's ne vient après le c ou le ly, c'est-;i- 
Jire que notre x ne s'y trouve pas; et c'est nnc chose 
remarquable que cliez le peuple eu France il y a une 
grande disposition .tu renversement des sons repré- 
sentés par r.T. ainsi l'on dit sk pour ks , FcUsk pour 
Felij , etc. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANC ALS. 



Gaël éc. Neapaicin , s. 
Gaël ir. Noipicin, s. 



Fr. Nappe. 
An. Naphin. 



368 RECHERCHES 

NOISE. QUERELLE. 

Br. Noaz. s. Fr. Noise. 

An. Noise. 
BAVIN FORMÉ PAR LES EAUX. — TORRENT. COURANT d'eAU. 

Gall. Nant, s. Torrent. Fr. Nan. 

Non , s. Courant d'eau. 

JV. B. Le mot nan est usité surtout dans la Suisse 
française ; du moins je Tai entendu à chaque pas dans 
la partie de la Savoie suisse qui conduit de Genève à 
la vallée de Chamouny. 

Je ne sais s'il faut l'écrire avec ou sans (. Il signifie 
identiquement la racine chose qu'en gallois, où ce 
mol est tantôt employé seul et tantôt en composition 
pour désigner un grand nombre de lieux où il y a des 
torrents. 



FAIRE 


HONTE. DISGRACE. 


Gaël 


éc. 


Nuraich, v. 


Faire honte. 






Nuire, s. 


Disgrâce. 






Nairich, v. 


Narguer. 


Gaël 


ir. 


Narach, v. 


Faire honte. 






Nairc , s. 


Disgrâce. 






Nairigh , v. 


Narguer. 


NORD. 








Br. 




Norà. s. 





Fr. Narguer. 



Nord. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L ANGLAIS. 

ÉTROIT. RESSERRÉ. SERRÉ. 

Cali. M(j,ii. 
Niijus, a 

Ni()icnv, V. Resserrer. An. Xi(j<inl. 

Nigad. s. Resserrement. 

N. B. Le mot anglais qui veut dire » un homme très- 
parcimonieux» peut paraître d'aLord trop éloigné du 
gallois; mais il est évident que le gallo's est le sens 
primitif; car en anglais on dit close (qui est exacte- 
ment le seus du gallois) pour dire niggard ; et en fran- 
i;ais lo mot srrri; est employé dans le même sens. Ce 
rapport entre la racine galloise et le dérivé anglais est 
donc parfaitement suivant le génie de la langue. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



569 



LENTE. 

Gall. Nez : 

Br. Nez [ 

Niz ) 

AIGUILLE. 

Br. Nadoz |^ 

Nados S 

DIFFICULTÉ. 

Gaël éc. Nod. s. 
NONE. 



Gaël éc. 



iVo 



Gaël ir 
PltOMOyTOIBE 
Gaël éc. 



Gaël ir. 



\>a5 , s. 



PRES. 

Gall. Nés. s. L'état où l'on est pr(>s 

20 dérives. 

Nesaç, adv. Plus prt*!s. 
AVsau 
Ncsu 
Br. iVf5 

-Yf5aflf, V. Approcher. 

ÉLÉGANCE. 

Gall. .Yai's. s. 



V. Approcher, 

a. et adv. Proche. 



An. Nit. 



An. Necdle. 



An. Nced. 



An. iVoon. 



An. Af«s. 

( terminaison Je 
noms de promon- 
toires.) 



An. Ncxt. 



An. Nice, a. 
Nicetv. s. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



'OYAOEUR. 
Gaël ir. Oidhe, 



Gr. ÙSevù). 



370 



RECHERCHES 



PÂLE. 


JAUNE. 








Gaël éc. 
Gaël ir. 


iodhar, a. 




Gr. 


( dk se prononce sou- 
vent comme X-) 


IDÉE. — 


SCIENCE. 


PB£CEPrEt/fl. 






Gaël éc. 


Oid. s. 


Précepteur. 


Gr. 


EWc... 




Oidhfam. s. 


Idée, science. 




Olê^. 


Gaël ir. 


Oid. s. 
Oïdheam, s. 


Précepteur. 
Idée, science. 






MUSIQUE. 










Gaël éc. 


Od/i.s. 




Gr. 


kotSv. 


Gaël ir. 


Odh 1 

Oidh {'■ 

Oid, s. 


Chant. 




ÙSv. 


TOUT. 










Gall. 


OU. s. 


Un tout. 


(ir. 


ÔXor. 




OU. a. 


Tout. 




Ôloi. 


HUILE. — 


- OLIVE. 








Br. 


Oleii . 3. 




(ir. 


È'Xaiitv. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


iola, s. 




Lai. 


Olea. 


ANGLE. — 


- COIN. 








Gall. 


Ong, s. 


Point de divergence. 








Onglaiz / 
Onglau)(j \ 


Anguleux. 


Gr. 


Ayxû'koi. 




Oncjly, V. 


Faire un angli-. 








Onyjl, s. 


Angle. 


Lai. 


Angulus. 


HEUItES. - 


— TEMPS. 








Gall. 


Oriau, s. 


Heure. 


Gr. 


i2p«. 


Br. 


Heur. s. 


Heure. 


Lai. 


Nom 


Gaël éc, 
Gaël ir. 


jrfltr. s. 


Heure, lenip.s. 






MORT. 










Gaël éc 


. Orc, V. 


Détruire 


Lai. 


Orcus. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



371 



Gaël ir. 


Orc, s. 


Mort. 


■» 




Orcadh, s. 


Destruction. 






Orcaim, v. 


Je détruis. 






Orcain, s. 


Meurtre. 






Orc car, s. 


Blessure. 




SUPRÊME. 


FILS DE 


PRINCE. (Voy. An. lill. A, part. 


grecque.) 


Corn. 


Orch, a. 


Suprême. 


Gr. Ap)(^(i}v. 


Gaël éc. 
Gaél ir. 


jOrcs. 


Fils (le prince. 


()pya\x.o?. 


BOUCHE. 








VOIX. — 


• Son, cri. 






PAROLE 


. — Parler, d. 


isrourir. 




Gall. 


Orôi,\. 


S'écrier. 


Gr. tpéœ. 




Araeth, ?.. 


Discours. 




Gaël or 


. Or, s. 


Bouche, voix, son. 


La t. Os, gén. oris. 




Oracuil, s. 


Oracle. 


Oracalum. 




Oraid, s. 


Discours. 


Oratio. 




Oraidcach i 
(haidrar \ 


s. Orateur. 


Ora/or, 




Oraidich . v 


Déclamer. 






(han , s. 


Chant. 




Gaël ir 


. Or 
Os 


s. Bouche, voix, son. 

1 


Os, oris. 




Oraid, s. 


Discoxirs. 






Oraidcach , 


s. Orateur, déclanialeur. 






Oraidighiw 


, V. Je déclame. 






()raim, v. 


Je prie. 


Oro. 




Oran, s. 


Chant. 





COTE. 

BOHDVr.E. — Frai\(jr. 

Gaël éc. Or, s. Côte, bord. 

Oir, s. Bord , frange. 

Gaël ir. Or. s. Côte, bord. 

Oir. s. Bord , frange. 



Gr. Ôpoi 
Lat. Oru. 



2k. 



372 



RECIIEHCHES 



MONTAGNE. 
Gaël éc. Ord, s. 



Gr. Ùpos. 



Gaël éc. Oisg , s. 
G;icl ir. Oi, s. 



IIUITBE. 

Gaël éc. 
Gaël ir. 



Oisire, s. 



Gr. 07s. 
Lat. Ovis. 



Gr. ÔçpaKov. 
Lat. Ostrenin. 
An. Oyifcr. 



MOTS EN H APPORT AVEC LE LATIN. 



OUVRAGE. TRAVAIL. 




Corn, i^, 

'. Ober, s. 
Br. \ 




Gacl ir. 




Ohairiqhim, v 


. Je travaille. 


£ylt;. (V. Eau. lilt. /l, port. 1 


grccquf.) 


Gaël éc. Oiche, s. 




Gacl ir. Oic/if, s. 




Oicccan \ 




Oiijcan > s. 


Océan. 


()i(jian ) 




OUÏE. OREILLE. 




Gall. Oiad 
Oian 


Action crécoiUcr 


Oianu 
Oiaw 


Ecouter. 


Gaëléc. ^ 
Gaël ir. 


Oreille. 


yOURRICIER. (Voy.lilt./l 


, Nourrir, pnrt. latine.) 


Gaël ir. Oilteoir, s. 





Lat. Opcrari. 
Opiu. 

Fr. Opérer. 



Lai. Aijuu. 



Occanus. 



Lat. 


Audio. 


Fr. 


Ouïr. 


Gr. 


0Z$. 




ù,. 



Lat. /I/o, si\f>.AUtun. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Einoi'E. 

Gaël ir. Oirp, s. Lat. Euiopa. 

OINDRE. 

Gaël éc. Oiuj, V. Lat. Ungo. 

Gacl ir. Onçjaim , v. 



373 



VAGUE. 
Gaël éc. Oiiadli, s. 

IlONNEUn. HONORABLE. 

Gaël. éc. Onair, s. Honneur. 

Onarach, a. Honorable. 

Gaël ir. Onoir, s. Honneur. 

Onorach, a. Honorable. 

l'est. 

Gaël éc. Oir, s. 
Gaël ir. Oir 

Oirthcar 

ORDRE. SÉRIE. - 



LOI . COMMANDEMENT. 

Ordre, loi. 

5. Ordre, commandement. 

Ordre, série. 
i. Ordre, loi. 



Gaël éc. Ord, s. 

Oirde 

Ordacjh 
Gaël ir. Ord, s. 

Oirde 

Ordacjh 

Ordughadh , s. Disposition. 

Ordaicihim, v. J'ordonne. 

Ordaijjlitcacli, a. Impératil'. 

Ordu'ujhthcoir.s. Commandcu 

ORNER. 

Gaël éc. Ornaich,\. 

Ornaid, s. Ornement, 

(iaëi ir. Ornaicli i 

Ornaighim ) 

Ornaidb, s. Ornement, 



Lat . Unda. 



Lat. lloitos. 



Lat. Oricns. 



Lat. Ordo. 



Lat. Or 



yiSITEB. 


HOTE. 






Gall. 


Osh. s. 


Qui fait une visite, Lôte. 


Lat. 




Osbi, V. 


Venir comme un Lôte, 
être un bote. 






Osbawl. a. 


Appartenant à un hôte. 





374 RECHERCHES 

AISSELLE. [Wiitl.A, part, latine.) 

Gaël ir. Oscul, s. Lat. Axilla. 



tospes. 



QUI EST EXTEUIEVR. DEMONSTRATIF. HOSPITALIER. 

Gall. Ost, s. Qui est extérieur, en cle- 

liors. 

iV. B. Cette famille n'a de lapport avec koilU que 
parce que ce mot veut dire étranger, rapport très- 
éloignë. Dans l'extension , ces mots de la famille ac- 
quièrent un sens diamétralement opposé; c'est pour- 
quoi cet article devrait être à la partie française. 

Oslyr, a. Qui a des manières ouver- 

tes, démonstratif, hos- 
pitalier. 

Ostri, s. Déploiementd'hospitalité. 

Cadw oslri. Tenir table ouverte. 

Ostler, s. Qui reçoit des hôtes, qui b'r. Hôte, 

reçoit dans une hôtel- 
lerie. 

Ostyl. s. Hôtellerie. 



MOTS EN RAPPORT .4\ EC LE FRANÇ.VIS. 

AMBRE. 

Gaël éc. Ombra, s. Fr. Ambre. 

Gaël ir. Ombra 

Omar 

Omra 

ILE. 

^'«^•^^■j 0,7m». s. Fr. Ile. 

Gaël ir. i 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 375 

OIGNON. 

Gaël éc. Oinnean, s. Fr. Oignon. 

Gaël ir. Oinnin, s. 

ÉQUIPEMENT. 
Br. Humez. 

Gaël éc. Oirneis j r. .. • 

,' s. vr. Harnois. 

Anieis ) 

(iaël ir. Oirneis, s. 

MOTS EN liAPPORT AVEC LANGEAIS 

TIMIDE. CRAINTIF. 

Gaël ir. 1 (en anglais /ri<//i(/«/. «qui 

faii peur, • est synonyme 
de laid. 1 
lîAHE. 

Gall. Od. a. An. Odd. 

(hlid, s. Rareté. 

MUID. 

Gaël ir. (hjsaod, s. An. Hoçjshead. 

CE QUI EST EXTÉRIEUR OU EXTREME. 

Gall. Oth, s. An. Ont. 

LAINE. 

Gaël éc. Olann, s. An. fVooUrn. 

Olla. a. De laine. 

Gaël ir. Olann, s. 

Olla, a. De laine. 

FOURREAU. 

(iaël éc. Olaslair, s. An. Hohkr. 

BAS. 

■ Osan, h. An. iVo.'ir. 



Gaël ir. I 



376 



RECHERCHES 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



Gaël éc. Poil. s. 




Gr. 


Il7î>.dî. 


PESTE. 








Gall. Pla. s. 

Plâaiz. a. 

Plàawij.a. 

Plàawl, a. 

Plaeaw, v. 
Gaël éc. Plaigh. s. 
Gaël ir. Plaij . s. 


Pestilentiel. 

Pestilentiel. 

Qui regarde la peste. 

Tourmenter. 

Peste. 

Peste, 


Gr. 
Laf. 


Plaga. 


PLANCHE. 








Gaël éc. Plaïuj . s. 




Gr. 
Fr. 


nxa'i. 

Planche. 


SIMULÉ. 








Gaël éc. n, , 

Plasda. a. 
Gaël ir. 




Gr. 


nxofffCTûj. 


POSSÉDEh. 








Gall. Piau. V. 

8 dérivé». 

Br. Piaoaa. v 




Gr. 


ndù>. 


/>0/K/{£. 








Gall. Puppur 1 
Gaëléc. Pcutar ) ' 


' 


Gr. 
Lat 


ïlénsp,. 
. Piper. 



(]all. Powjs, s. 

Powysatv. v. Mcllrc eu repos, 

Bi . Paouez , s. Pause. 

Pumicza, V. Faire une pause. 



Gr. riatio), fut. Tî-xu- 



SUU LES LANGUES CELTIQUES. 



377 



LOIN. ELOIGNER. 








Gall. Pellii, V. 


Eloigner. 




Gr. BaXXû). 


a5 Jcrivcs. 








Br. Pcll, adv. 


Loin. 




Lat. Pello. 


Pellaat, v. 


Éloigner. 






ABONDANT. 








Br. Pul. a. 






Gr. ïloWàs. 


Pala, V. 


Abonder. 




IIoXvs. 


P«/cZ^r. s. 


Abondance. 






Gaëléc. Pa(/<, a. 








PTi/iV/r/F. 








pr.iNCiPE. — Orujine , source. 






PREMIER. — Ce (jui est 


en avant, suprême, principal, prince. 


Gall. Par. s. 


Ce qui est suprême. 




Pjr. adv. 


Ce qui est en 


avant. 




Pn . s. 


Origine, principe. 


Gr. Up6. 


Priv, s. 


Source. 




np'inos. 


Prré. a. 


Premier, principal. 


Lat. Prœ. 








Primas. 


Gaël éc. Priomh, a. 


Principal. 






Prionnsa, s. 


Prince. 




Princepi 


Gael ir. Priomh . a. 


Principal. 






Prionnsa, s. 


Prince. 






i>Oi? jE. 








Gaël éc. Poir, s. 






Gr. nàpas. 
Lat. Porus. 


BLÉ. 








Gaël ce. Por, s. 






Gr. Uvpôs. 


SUPPORT. SECOURS. 








Gall. Porf/t.s. 


Support. 




Gr. (i>épa. 


PoW/ti. V. 


Aider. 







{V. porter, lilt. D, part, grecque. ) 

L/Et; OÙ l'on passe en bateau. BATELIER. 

Gall. Porlli, s. liieuoù l'on pa.ssoen bateau. (Ir. Ïlop0ij.£v<. 



RECHERCHES 



'iPorlair, s. Bateli 

Gaël ir. 



Enfant. 



Ê.VF.4.VT. PAGE. 

Gaël éc. Paisd j 

Paist \ 

Gaël ir. Paisde ) Enfant, page. 

Paisdin \ Enfant. 



Gr. Uaïs, 

TUxiSos , gén. 
Fr. Page. 

jN". B. Le d dans paisde 
se prononce dj , ce qui cor- 
respond au g dans page. 



MOTS QUI SE RAPPORTENT AU LATIN. 



Gall. Pobjl, s. 
Br. Poel. s. 

Gaël éc. Poball, s 
Gaël ir. Pobal. s. 



Lat. Populos. 
Fr. Peuple. 



TENTE. PAVILLON. PALAIS. 

Gall. Patf/, s. Tente. 

Pahella, v. Déployer une tente. 

Gaël éc. Pailliun. s. Pavillon, palais. 



Piolaid, 



Palais. 



Fr. Pavillon. 



Lat. Palatiuni. 



iCHÈ. 

Gall. 


Pêç, s. 

2 1 dérivés. 






Peçu, V. 


Pécher. 


Hr. 


Peched. s. 






Pécher, s. 


Péclieur. 




Pécherez, s. 


Pécheresse. 




Pec'/ii, V. 


Pécher. 


Gaël éc, 


, Peacaich , V. 


Pécher, etc. etc. 



Gaël ir. Peacaighim, v. Je pèche, etc. etc. 



Lat. PcccaUim. 



Pcccare. 
Fr. Pécher. 



CE QUI SE TERMINE EN POINTE. 



PIQUE. PIQUER. 



Gall. 



Pifj. s 
Picell. 



Cequi se termine en pointe. Lat. Spica. 
Dard. 



SUH LES LAiNGUES CELTIQUES. 



:i79 



Gall. 


Pic foi ç, s. 


Fourche. 






Piciaiv, \. 


Darder. 






Pigaw, V. 


Piquer. 






Pigwr, s. 


Piqueur. 




Br. 


Pik, s. 


Pique. 






Pika, V. 


Piquer. 




Gaël éc, 


, Pcac, s. 


Tout ce qui est pointu. 






Pic, s. 


Pioche. 






Piocuir, s. 


Piocheur. 




Gaël ir. 


Peac, s. 


Tout ce qui est pointu. 






Picidli.s. 


Pique, etc. 




PIE. 








Br. 


Pik, s. 




Lat. Picui. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Pi(jheid, s. 



Gall. Pjij. .s. 




Pygu. V. 


Enduire de poi: 


Br. Pck i 




Veçf i '• 




Pecja, V. 


Poisser. 


VVHÉE. 




E.XDVREli. 




PASSION. 




Br. Pau, .s. 


Durée. 


Padout. V. 


Durer. 


Padaz , a. 


Durable. 


Gaël éc. Pa(s, s. 


Passion. 


DEMANDER. PRIÈF.E. 


CHAPELET. 


Gall. Pedi, s. 


Demande. 


Peda,M. 


Demander. 


Br. Pe(/f/(, s. 


Prière. 




Prier. 


Gaël éc. Paideïrean, s. 


(Ihapelcl. 



Lat. Pix. 



Lat. Paii. 

(Endurer.) 



l.al. Pelere. 



380 



RECHERCHES 



UN ENDROIT PLAT ET DECOUVEET. 

Gall. Paith. s. 
Pcithjn, s. 



Lat. Palere. 



PIED. — 
Gall. 



Peithiaw, v. 
Peithiana, v. 



âLLEIt A PIED. 

Pèd. S. 

i5 dérives. 

Pedest, s. 
Pedestru, v. 
Pcdestjr, s. 
Pet/o/. s. 
PcrfoZi. V. 
Pez, s. 

7 dérives. 

Pezu, V. 
Pasiaw, v. 



Rendre plat, découvert, 
éclairer, dévaster. 

Rendre plat, découvert, 
éclairer, dévaster. 

— PASSER. 
Pied. 

Mouvement de pied. 

Aller à pied. 

Piéton. 

Pédale. 

Fouler aux pieds, 

Pied. 



Lat. Pes. 



Pedcstris. 



Aller à pied. 
Passer. 

iV. B. Voyez à la lettre S, part, franç.iise, Marcher, 
faner. 



Fr. Passer. 



MOU. TROP MUR. - 

Br. Pezel, a. 

Pczellaat, v. 

TROU DANS LA TERRE. 

Gall. P^d, S. 

PYdaw, s. 
Br. l'uns. s. 

Pansu, V. 
Gacl éc. ) 
Gaël 



PU. 



DEMI-POURRI. 

Rendre ou devenir mou, 
trop mûr. 

— PUITS. PUISER. 

Trou dans la terre. 

Puits. 

Puits. 

Puiser. 

Trou dans la terre. 



Lat. Putidas. 



Palais. 

Puits. 

Pozzo. 



An. P'it. 



POT. POTERIE, ETC. 

A', n. Cet arlidr devrait être à la partie française. 

Gacl éc. Poil . s. Pot. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Fr. Pot. 



381 



Claël éc. Poit-chriadhjS. Argile de potier. 

Gaêlir. Pot. s. Pot. 

Poit-ckriadh,-r.. Argile île potier. 

Poiteal, s. Poterie. 

Poitean, s. Petit pot, 

Poitcar. s. Potier. 

Poitcarachd , s. Fabrication tic poterie 

PUTRIDE. SE PUTUÉFJEIi. 

Gall. Pwdyr, a. Putride. 



Pydrn , 



Se putréfier. 



An. Pot. 



Lat. Pulidus. 
Putridus. 
Putrcsccrc. 



P.HRE. COUPLE. 

Gaël éc. Puidilir, s. Une pai 



Paidhir, V. 


Aparier. 


Paidhrich, s. 
Gaël ir. Paidhir. s. 


Couple. 
Une paire. 


PALME DE LA MAIIW 




Gall. Palv. s. 




Br. Palf 

Paiv '• 




Palfad. s. 
Palfad, s. 


Palme. 
Soufllct. 


VOILE. 




^''^^'- Pcalhs. 
Gaël ir. 




VIL. 




Gall. Pduid. s. 





PEAU. 
POÊLE. 

PELVBE. — Écorcer, éplucher, dépouiller, piller. 
ENVELOPPE. — Pelisse, manlean, un drap, etc. 
Gall. PU, s. Peau , pelure. 



Lat. Pa 



Lat. Palma. 



Lat. Vélum. 



Lat. Vilis. 



Lat. Pcllis. 



382 



RECHERCHES 



GaU. 


Pileu, s. 


Membrane. 




Lat. 


Vellus. 




Piliaw. V. 


Éplucher, dépouiller, piller. 






Pilys. s. 


Pelisse. 








Br. 


Pelia. V. 
Peliadur, s. 
Pelier. s. 
Pallen. s. 


Peler. 

Action de peler. 
Celui qui pèle. 
Couverture de lit. 










Plouz, s. 


Écorce qui couvre 1j 


a paille 








Ploiiza, V. 


Couvrir une maison 


de pai 


Ile. 






Plusk.s. 


Peau. 








Gaël éc. 


. Pill. s. 


Couverture , drap. 










Peallaid. s. 


Peau. 




Lat. 


Peliis. 




Po/. s. 


Poêle. 






Paltinm. 




Pfl//,/., s. 


Linceul. 










Peileag, s. 


Feutre. 






Pilus. 




P,oWac/i. a. 


Poilu. 






Pilosus. 




Plaoisfj, V. 


Eplucher, peler. 




Fr. 


Éplucher. 




Plaosg, s. 


Écaillé. 








Gaël ir 


. Peallaid, s. 
Plaoscj , s. 


Peau. 
Écaille. 










Pailin, s. 


Linceul. 




Fr. 


Poêle. 


TIRER. - 


- ARRACHER. 










Gaël éc 


: Pioll, V. 






Lat 


. Vello. 




Piolaich, v. 


Arracher. 




.An. 


Pull. 
Plucli. 



CAVITE. FOSSE. ETANG. LAVOIR. MARE. 

Gali. Pwll. S. Mare. Lat. Palus. 

Rr. Poull.s. Cavité, fosse, étang, lavoir. An. Pool. 



EFFORT. 

Br. Poell.s. 

Podia, 



Faire ofiort. 



Lat. Poliro. 



IMPULSIOA. 



(iall. Pnjll.&. 

Pwyllaw.w Pou.sser. 



I,al. Pello. 



PLOMB. 
Gall. 
Br. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



Plwm . s. 
Plouni, s. 
Ploania. v. 



Mombcr. 



Lat. Plnmbas. 



;i83 



^^''^^^'■IpiocLs. 
Gaël ïr.\ 



CE QUI EST FLEXIBLE. TENDRE. PLIER. 

(Ce mot devrailètre à la partie grecque.) 

Gall. P/r.s. 



Lat. Fhw. 

Fliictus 
Fr. Flotte, 
rt. Flotta. 





8 dérivas. 










Plyz.a. 


Flexible. 


Gr. 


méxo). 




Pljzu. V. 


Devenir (Icxiblc. 


Lat. 


Flrdo. 




P/J5, s. 


Courbure. 








i5 dérivés. 










Pljgu. V. 


Courber. 




Plico. 




PÏêfh. s. 


Pli. 








Plethu, V. 


Plisser. 






Br. 


Plek i 
Plecj Y- 
Plega. v. 


Pli. 
Plier. 




Plexus. 


Gaël éc. 


Plcat. V. 


Plisser. 






POUSSE. 










JET DE 


PLANTE. 








PLAKT. 










LIGNÉE. 


— Enjants. 








Gall. 


Plan, s. 

26 dérivés. 

Planad, s. 
Plant, s. 
Planta, v. 
Planwr, s. 


Pousse, jet, plant. 

Ce qui est eni^enclré. 

Lignée. 

Procréer des enfants. 

Planteur. 


Lat. 


Planta. 


(iaël PC 


. Plannt. ,s. 


Plante. 


Lat. 


Planta. 



Planiitacliadli, s. Action de planlei\ 



384 



RECHERCHES 



Gnël ('•c. Planntachair, s. Planteur. 

Planntaich, v. Planter. 

Planntaircachl , s. Action de planter. 

Gacl ir. Plannda, s. Plante. 

PAIN. GÂTEAU. 

Gaël 6c. ) 



Gaël ir. 



Pain, s. 



Lat. 
Fr. 



Panis. 
Pain. 



PKE. 
Br. 



Prad , s. 



Lat. Pralum. 



PLUCIIE OU POIL QUI EXCEDE DAXS LE DliAP. 

Gall. Pdn, s. Lat. Pannus. 

Pânu, V. Fouler des draps. 

EXTRÉMITÉ. 

F/A'. — Pointe, ce qui est fin, dèhè , piqûre, douleur. 
SOMMET. — Tête, suprématie. 
iiAlTELli. — Montagne. 
Gall. 



Br. 



Pen. s. 


Sommet. 






3o5 cl<!rivcs. 








Pen, a. 


Suprême. 






Pin, s. 


Épingle. 


Lat. 


Spina, ,s. 


Piniaiv, v. 


Piquer avec des épingles. 




Piingo, V. 


Piniwn, s. 


Pignon. 






Pinygliad, s. 


Comble. 




Pinnacnlum. 


Pinjglu . V. 


Faire un comble. 






Pwjn . s. 


Pointe. 




Panctum. s. 


Pwjnt, s. 


Fin, pointe. 


Fr. 


Pointe. 


Pwvntiaw, v. 


Pointer. 






Paniy, s. 


Douleur lancinante. 


Gr. 


ïlotVT^. 


Pof/i, s. 


Peine, tourment. 


Lat. 


Pœna, s. 


Poeni, V. 


Punir, aflîiger. 




Pimio. 


Poemis. a. 


Pénible. 






Penn, s. 


Tête. 






3o d(!rivc8. 








Pinoun, s. 


Pignon. 






Poa«, s. 


Peine, douleur. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



385 



Br. 


Poania, v. 


Peiner. 






Poamuz, a. 


Pénible. 






Piuycn, s. 


Pénitence. 


Pœmtnilui. 


Gaël éc. 


Pinn, s. 


Epingle. 






Pinmch, .s. 


Epingle. 






Pomj . s. 


Point. 






Punc,^. 


Pointe. 






PuiHJ, S. 


Pointe. 






Plan 1 ^_ 


Peine, douleur lancinante, An. 


Pain. 




Peanas \ 


punition. 






Painich , v. 


Punir, imposer une amende. 






Peanasaich , 


V. Punir. 






Painiclitr . a. 


Puni. 






Pionas, ,s. 


Punition. 




Gaôl ir. 


Ponc , s. 


Point. 






Pu«c.s. 


Pointe. 






Pecinns , s. 


Piuiition. 




P/.V. 








Gail. 
Gaël éc. 


Pi« 6ren 
Pionnchranv 


(s. Pin, arbre. Lat. 


Piiiiis. 


PAQUET. 








CHARGE 


. — PoîV/.v. 






CHARGEIt. 






Gail. 


P2Wi,S. 


Paquet , charge. Lat. 


Pondus. 




Puniaw t 

■ V. 

Pr«!« ^ 


Gbarger. 




Br. 


Poui, s. 


Poids. 






Pouïsa , V. 


Peser. 




PONT. 








Gail. 


Pnn<. s. 


L,at. 


Pons, gen, 


Br. 






lis. 


PAIH. 

PARI IL. 








COUPLE. 








Gail. 


Par. a. 


Pair. Lat. 


Pur. 



386 



RECHERCHES 



Br. 


Par, s. 


Mâle. 






Par, a. 


Pareil, pair. 






Para, v. 


Apparier. 






.\. B. Voyez. i 


"aire, etc. même partie. 




CAUSE. 








GERME. 








CAVSEn. 








Gall. 


Par. s. 


Germe, cause. 






Pair. s. 


Cause. 






Parai, a. 


Qui cause. Lat 


. Pario. 




Paraelh, s. 


Cause. 


Parhu. 




Paraethu. s. 


Qui donne la faculté de 
causer. 






Pert, V. 


Causer. 





PAUVRE. 






Br. 


Paour, a. 


Pauvre. 




Paouraat, v. 


Appauvrir. 


POIRE. 






Gaël éc. 


Pcran. s. 
Peur. s. 




FUR. 






Gall. 


Pur. a. 

39 dérives. 






Puraiv, V. 


Purifier. 


Br. 


Par, a. 


Pur. 




Puraat, v. 


Purifier. 


Gacl ir. 


Par. a. 




PORC. — 


COCHON. 




Gall. 


Porc, s. 






Porçell, s. 


Petit porc. 




8 dérives. 




Br. 






Gaël éc. 


\Porc, s. 




Gaël ir. 







Lat. Pauper. 



Lat. Pjrus. 
Fr. Poire. 



Lat. Parus. 



Lat. Porcas. 
Porca. 



Fr. Porc. 
An. Porh. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



:m 



CE QUI EST PIÎET. PUEPAREli. 

Gall. Parmcd . s. Ce (jui est prêt. 
Parndi, v. PiV^parer. 

PARTIE. 

PART. — Partial. 
PARTAGE. — Partager. 

Gall. Parth, s. Part. 

38 dérivés . 

Parthu, V. 
(iaël éc. Pairt, s. 

Pairtcd, a. 

Pairtick, s. 

Pairlidh . s. 
Gaël ir. Pairt, s. 

Pairtighini , ' 

PERDRIX. 

Gaël éc. Peirteaij , s. 



Partager. 

Part. 

Partial. 

Partage. 

Parti. 

Partie. 

Prendre part. 



Perdrix. 



Lat. Pàrare. 
Paralus. 



Lat. Pars. 



Partiri. 



Lat. Perdu. 



PORT. 


PORCHE. 


■ GRANDE PORTE. 


Gall. 


Porth, s. 
89 dérivés. 


Port, porche. 


Rr. 


Pors ) 
Porz j '■ 


Port. 




Porsia, v. 


Arriver au port. 




Pors J 
Porz \ '■ 


Grande p.orte. 




Pors ] 
Porz { '■ 


Cour. 


Gaël éc. 


Port . s. 


Grande porte. 




Port , s. 


Port. 




Poirse, s. 


Porche. 


Gaël ir. 


Port. s. 


Port. 




Poirse, s. 


Porche. 


ESSAI. 


-PRBf^FE. 




Gall. 


Praw , s. 





Prouver. 



Lat. Pnriiis. 



Lat. Porta. 



25. 



388 



RECHERCHES 



Provi, V. 
Prouff. s 
Proiiï. V. 



Eprouver. 



Lat. Probo. 



PRIX. VALEUR. 

Gall. Prid,s. L&l. Pretium. 

,7 dérivé,. 

Pridiaw. v. Donner un prix, rançonner. 
Br. Priz. s. Prix. Fr. Prix. 

It. Prezzo. 



Gaël éc. I 
Gaëi ir. ) 



Pris, s. 



Prix. 



Esp. Precio. 
An. Price. 



BUTIN. 

BVTli\ER. 

PROIE. — Faire une déprédation , la gnerrr. 

Gall. Preiziair. v. Butiner. Lat. Prœdari. 

Br. Preiz, s. Proie. Prœda. 

Preiza, v. Butiner. 

Bresell, s. Guerre. 

Bresellecqaut , v . Guerroyer. 

C/BC0A-5P£Cr. 

PRUDENCE. — Sollicitude. 
SÉRIEUX. 

Gall. Pmz, a. Circonspect, prudent, se- Lat. Prudens. 

rieux. Fr. Prude. 

Pruzaw, V. Etre circonspect. 



Pruzdeb, s. 
Pryder. s. 
Pryderu, v. 



NOURRITURE. 
REPAS. 
DÎNER. 

Gall. Prain, s. 

fj dérivés. 

Prci/uaM), 

Gaël éc. Pronn, s. 



Prudence. 
Sollicitude. 
Etre inquiet. 



Repas. 



Lat. Pianduui). 



Prendre le repas. 
Dîner, nourriture. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



389 



PRU\E. 

Br. Prun, 



PRESSE. HATE. 

Gall. Prés, s. 



Presu. 



Hâter. 



Lat. Prunus, s. 
Prunum. s. 

Lai. Premo , v. 

Pressi. (prêt. 

Pressa, v. 
Fr. Presser. 



POIS. 










Gall. 


Pn, s. 




Lat. 


PiSuin. 


Br. 


Piz. s. 








Gaël éc. 


Peasaire, s. 








Gaël ir. 


Peasaire . s. 








POISSO!^. 










Gai). 


/V^. s. 

17 dérives. 




Lai. 


Piscis, s. 




Pysyota, V. 


Pêcher. 




Piscor, V. 


Br. 


Pesi-, s. 
Peskcduz, a. 
Peskeia, v. 
Pesketer, s. 
Pesketerez , s. 


Poisson. 

Poissonneux. 

Pêcher. 

Pêcheur. 

Poissonnière. 






Gaël éc. 


/as^. s. 


Poisson. 






Gaël ir. 


/a5c, 7a5^, s. 


Poisson. 






yOURRITURE. 








ALIMENT. — Nourrir. 








B-^GRAISSER. 








- Gall. 


Pe5^i, V. 
5 dérivé,. 


Mourrir, engraisser. 






Br. 


Pas/c, s. 
Pasha. V. 


Nourriture. 
.Vlimenter. 


Lat. 


Pasco. 


- 


Paskadur. s. 
Pasker. s. 


Aliment. 

Celui qui alimente. 






POTE Ai'. 










Call. 


PÔ5<.S. 




Lat. 


Poshs. 



390 



RECHERCHES 



Br. Post,s. 




Posteh.a. 


Stable. 


Gaël ce. Post, s. 


Poteau. 


Gaël ir. Posta, s. 


Poteau. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 



BOUILLIE DES PETITS ENFANTS. 
Br. Pap. 





Papa. 




Fr. 


Papin. 








An. 


Pap. 








FI. 


Pap. 


PAYER. 










Br. 


Paca, V. 




Fr. 


Payer. 


Gaël éc. 


, Paidh, V. 
Paidh, s. 


Payement. 


It. 


Pacjare. 


Gaël ir. 


Paijha, s. 


Payement. 






PIPE. 


TUYAU. 


■ FIFRE. CORNEMUSE. 


■ SOUFFLE. 


Gall. 


Pih, S. 
16 dérivés. 


Fifre. 


Fr. 


Pipe. 




Pibaw, V. 


Jouer du fifre. 




Pipeau. 




Pif, s. 


Bouflee. 




Piper. 




Pijiad, s. 


Bouffée. 








Pifiaw, V. 


Pouffer. 




Pouffer, 


Gaël éc. 


Piob, s. 


Tube, fifre, cornemuse. 


An. 


Pipe. 




Piohair, s. 


Joueur de cornemuse. 




Piper. 


PEPIE. 










Br. 


Pibil 1 










P.JU 




Fr. 


Pépie. 



Pivii 



PAQUET. EMPAQUETER. ENVELOPPE. 

Gall. Baich, s. 

Br. Pah . s. l'aquet. 

Puka, V. Kmpaqucler. 



Pa(|uet. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



391 



Br. Paliadurcz , 

Paher, s. 

Gaël éc. Pac, s. 

Pacaich, v. 
Paisgean, s 
Pas(j. s. 

Gaël ir. Pac, s. 



PICOTIN. 
Gall. Pê(j 



Pajed i '■ 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Peic j 



Emballage. ' 

Emballeur. 

Paquet, sac de nuit, 

Empaqueter. 

Tas. 

Enveloppe. 

Paquet, sac de nuit. 



Fr. Bagag. 
An. Pach. 



Fr. Picotin. 
An. Peck. 



PIOCHE. 






PIOCHER. 




cog^eh. 






Br. 


Pujcl, s. 






Pujclla, V. 


Piocher. 




Piijosa, V. 


Cogner. 


POCHE. 






Gaël éc. 


Poe, s. 




Gaël ir. 


Pocadli, s. 




PIÈCE. 






Br. 


Pez, s. 


Pièce. 


Gaël éc. 


Pios, s. 




Gaël ir. 


Piosa, s. 


^ 


POT. 






POÊLE. 






POTERIE 


■. — Jattf. 




Gall. 


Pot, s. 


Pot au lait. 




Potcl, s. 


Bouteille. 




Potelu, V. 




Br. 


Pôd, s. 


Pot. 




/'ô(/«f/, s. 


Potée. 




Poder, 5. 


Potier. 



Fr. Pioche. 

Piocher. 
It. Picchiare. 



Fr. Poche. 



Pièce. 

Pcizo. 



Esp. Picça. 



Pot. 
Boutei 



An. 



Potée. 
Pot. 



392 



RECHERCHES 



Br. Pôdcrcz, s. Poterie. Fi. Pot. 

Pezel, s. Jatte. 

Gaèl éc. Padell, s. Poêle à frire. If. Padella. 

N. B. Ce mot est ici jiar erreur ; il appartient au 
gallois. 



JUTER. BUTTER. 

Gatl. Pwtiaw, v. 
Gaël éc. Pat, v. 

Putadh, s. 



POUSSER. 

Butler. 

Pousser, bouler. 
Boutade. 



Fr. 



Bouter. 
Butter. 
Boutade. 



PETONCLE. COQUILLAGE DE MER. 

Br. Petoun, s. 



Fr. Pétoncle. 



CE QUI EST COURT. 
Gall. Put, s. 



Fr. Petit. 



POUDRE. 

Br. Paol, s. 

Paota, V. 
Gaël éc. Pudar, s. 



Poudrer. 



Fr. Poudre. 



BOUTON. 

Gaël éc. Putan, s. 



Fr. Bouton. 



PUTAIN. LASCIF. 

Gall. Putan, s. 

Puteiniaw , v 
Gaël éc. Piteanta, a. 
Gaël ir. Piteanta, a. 



F'aire la putain. 

Lascif. 

Efféminé. 



Fr. Putain. 



PUTOIS. 

Br. Puduskj s. 



Fr. Putois. 



Br. Paloucr, ^. 

PaloiiPia , 



Brf)sscr. 



Fr. Balai 



SUK LES LANGUES CELTIQUES. 



Wô 



BALLE. 






PKLOTE. 


— Peloter. 




PALETTE. — Poêle, poêlon, pelle, bêche. 


Gali. 


Pêl ] 
Peled \ '■ 


Balle. 




Piledu, V. 


Lancer une balle. 


Br. 


Pellen, s. 


Balle à jouer. 




Poidont ) 
Pouloud \ ' ■ 


Pelote. 




Pal, s. 


Palet. 




Pal, s. 


Pelle, bêche. 




Pcda, V. 


Bêcher. 




Palaren, s. 


Poêle. 




PdUk 1 
PMig \ '■ 


Poêle, poêlon. 



Gaël éc. i 
Gacl ir. 



Pfdei. 



Balk 



Fr. Balle. 



Pelolc. 



TRONC. 

TBOiyçON. — Boitclion, buiidou, hdlot , bloc, hloifiier. 
TIGE. — Barre , timon, aviron, gaule, (juuter. 
PAL. — Pieu, pilier, pilon, piler. 
Gall. 



Pill, s. 


Tige. 






20 dérivés. 








Paled 1 
Paladyr j '• 


Pieu, poteau. 






Patvl, s. 


Gaule, pieu. 




Pal. 


Polion, s. 


Gaule. 






Poliaw, V. 


Gauler. 






Ploc, s. 


Bloc. 


Fr. 


Bloc. 


Plociaw, V. 


Bloquer. 




Bloquer. 


Peùl, s. 


Pieu , pilier, piquet. 






Pràlia. V. 


Garnir de pieux. 






Pila. y. 


Piler, broyer. 


Fr. 


Piler. 


Paol, s. 


Barre, timon. 






Paollevia, v. 


Conduire un bateau 
un seul aviron 


avec 




Pdl, 8. 


Tronçon de bois. 







394 



RECHERCHES 



Br. Piljoz, s. 


Billot. 




Fr. Billot. 


Gaël éc. Pileir, s. 


Pilier. 




Pilier. 


Ploc, s. 


Bloc , masse , 
bondon. 


bouchon , 




Piac, s. 


Bondon. 







PAILLE.) BALLE D 

Br. [Gaèléc. )Peallag, 



AVOINE. PAILLASSON. 

S. Paillasson. Fr. 



Gaël éc. 


(Br.)Pell,s. 


Balle d'avoine. 


FLACON. 






Gaël éc. 


Plaichid, s. 




PLUME. 






Gall. 


Plu.\. 

igdërivé». 






Pluaw, V. 


Plumer. 




PlûV, S. 


Plumage. 


Hr. 


Plù, S. 


Plume. 




Phia, V. 


Plumer. 



SOLLICITATION. 

Gaël éc. Pleide, s. 



Paillasse. 

Paillasson. 

Balle. 



Fr. Flacon. 



Lat. 
Fr. 



Pluma. 
Plume. 



Fr. Plaider. 



PLAT. 

Gall. Plâd, s 
Gaël éc. Plat, s. 



Fr. Plat. 



PLONGEB. 

Gall. Plwiuj, s. 
Br. Plaier 

Plumer 
Gaël éc. Pluinnse 
Gaël ir. Pluinnscach 



Action de plonger 
s. Plongeur. 

s. Action de plonger. 



PANAIS. 
Br. 



Panez, 



Plonger, 



Fr. Panai 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



395 



CAUSEE U.yE TERREUR PANIQUE. 

A". B. Ce mot devrait être au latin. 

Gall. Pannu, v. 



Lat. Panicus. 



PANNEAU 




.-'•: . -, >. •; 


BOISEUJE. 




PIÈGE. 






Gaël éc 


;. Painneal, s. 


Panneau, porte de boisi 




Painnteal, s. 


Piège. 




Painntear, s. 


Panneau, piège. 


Gacl ir. 


Painntealy s. 


Piège. 




Painntear, s. 


Panneau, piège. 


PINSON. 






Gail. 


Pinc. s. 




Br. 


Pint, s. 




PANIER. 






Br. 


Paner, s. 






Panerad, s. 


Panerée. 


PINTE. 






Gaël éc. 


P(nn<, s. 




POUSSIN. 






Br. 


Ponsin , s. 




POISON. 






Br. 


Pouiso;i. 




Gaêl éc. 


Puision 
Puinsion 




PAROLE. 






DISCOVBS. — Parler. 




PARLOIR. 






Gall. 


Par ah, s. 

lodemés. 


Aptitude à s'exprimer. 




Parabyl, s. 
Parabla, v. 


Discours. 

Prononcer un discours. 



An. Pannel. 



Fr. Pinson. 



Fr. Panier. 
Panerée. 



Fr. Pinte. 



Fr. Poussin. 



Fr. Pois 



Gai 



RECHERCHES 



Parliad, s. Parole. 

Parliatv. v. Parler. 



Gaël éc. Parladh, s. Pourparler. 

Gaël ir. Paralas, s. Parloir. 

iV. B. Ce mot est aussi sous la forme plus c( 
mune àeBearla. Voy. lettre B, partie française. 
PIRATE. 

Gaël éc. Pioraid, s. 

ENCLOS. 

CHAMP. — Pièce de terre. 

PARC. 

EKCLOBE d'vS MUR. 

Gall. Parc, s. Enclos, parc. 

Parciaw, v. Parquer. 

Br. Park, s. Champ, pièce de terre. 

Gaël éc. Paire, s. Parc. 

Paireich, v. Murer tout autour. 



CE QUI SERT DE DEFENSE. 


Gall. 


Parva, s. 


POURPIER 




Gaël éc. 


Parpaidh. s. 


PERCHE. 




Gall. 


Perc. s. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


Peirsc, s. 1 


PERLE. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


Pearla, s. 



Longueur dune perche. 



LONG BATON. FRAPPER. 

Gall. Pashi>n,s. 

Gall. Pastynu, v. Frapper avec un bâton 

N. B. Voy. lettre B, partie française. 



Fr. Parole. 

Parler. 
It. Parola. 

Parlare. 
Esp. Palabra. 
An. Parley. 



Fr. Pirate. 



Fr. Parc. 

Parquer. 
It. Parco. 



Fr. Parvis. 



Fr. Pourpier. 



Fr. Perche. 
It. Pertica. 
An. Perkh. 



Fr. P.rle. 



P>. Bâton. 

Bîitonner. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 397 



BRASIER. 

Gaël éc. Praisiche. s. 
PATISSERIE. 

Br. Paskz , s. 

Pasteza, v. F'aiie (\c la pâtisserie. 



Fr. Brasier. 



Fr. F'âté. 



GaU. Pis. s. 
Pisaw , 

POIDS. 

Gail. Pwjs, 



Uriner. 



30 dérives. 

Pwysaw , \. Peser. 



Fr. Pisser. 
Pissat. 



Fr. Poids. 
Peser. 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



SAUMURE. 




Gaël éc. 


Picil, s. 


EXCESSIVEMENT GRAND 


Br. 


Pikol, a. 


MENDIANI 




Gaël éc. 


Pocair, s. 


ET AIN. 




Gaël éc. , 
Gaël ir. 


Peodar, s. 


VAISSEAU. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


jPata, s. 


NUIRE. 




Gaël éc. 


Puihar. V. 



An. Pickle. 



An. 6(0. 



An. Bf^r/f 



An. Pewter. 



An. Faf. 



An. PoHier. 



398 



RECHERCHES 



SCEAU. 

Gall. Paeol, s. 

Gaël ir. S 

ESPÈCE DE SELLE. 
Gaël éc. Pillean , s. 

VESSIE. 

Gall. Pledren, s. 

POÊLE À FRIRE. 
Gall. Pan, s. 

S£LL£. 

Gall Panel, s. 

QJ7/ S^/T l'escrime. 

Gaël éc. Peaimsair, s. 

HALETANT. 

Gall. Peuannu, s. 

7 dérivés. 

PJET/T CHEVAL. 
Gaëléc. PonaidhfS. 

FÈVES. 

Gaël éc. Ponair 
Gaël ir. Poneir 

BANDE d'hommes. 

Gaël éc.) „ I 
Gaël ir. 



Gall. Pait'cn 

Br. Pari 

LANCE. 

Gall. Par, s. 



An. Paii 

An. Pj7/io;i. 

.■\n. Bladder. 

An. Prt.,. 

An. Pinion. 

An. Fencer. 

An. Poil/. 

An. Ponry. 

An. Bcaiis. 

An. Paiiuel. 

An. Pflic. 

A n , Spear. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 399 

SAPIN. 

Gall. Pjrj s. Sapin. An. Fir. w 



QUI A LES REPARTIES VIVES ET PEU RESPECTUEUSES. 
Gall. Pert 
Gaël éc. Peirtcalach 



\n. Pert. 



SOUTIEN. 

Gaël éc. Prop , s. An. Prop. 

CE QUI PIQUE. PIQUANT. 

Gall. Prie, s. Ce qui pique. An. Prick. 

Gaël éc. Prie ( 

Prioc ) 

Gaël ir. Prioca 

Pricadh 

MARIAGE. 

ÉPOUX. — Epouse. 

SE MARIER. 

Gall. Priaxid, s. Personne mariée. An. Bride. 

Priodar, s. Mariage. 

ao dérives. 

Priodi, V. Se marier. 

Br. Pried, s. Epoux. An. Bride. 

Priedelez, s. Mariage. • . . 

Prietaat, v. Se marier. 
FIERTÉ. 

Gaël éc. Proise, s. An. Pride. 

Gaël ir. Proiseal, a. Fier. 



ae f^'\p^igtecd , s. An. Pestle. 

Gael ir. ) 

VASE. ' 

Gall. Piser, s. Cruche. 

Br. Pirher, %. Petitpot de faïence servant An. Pitcher. 

de gobelet. 



400 



RECHERCHES 



CHAT. 

Gaël éc, 
Gaël ir. 



Pus, 



An. Plus. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



NAVET. 

Gaël éc. 
Gaël ir. 

PUISSANCE 

Gaël éc. 
Gaël ir. 



Raib, 



Gr. PtiÇ>avof. 
Lat. Râpa. 
Fr. Rave. 



Gr. PcifiV' 



NOMBRE. 

RHYTHNE. Mèlodic. 

RIME. 

Gall. Rhim, ,s. 

Rhimiau', v. 
Br. Rumm, s. 

Gaël ir. Rimhin, s. 

Rimsiieinini , : 



ROTEB. 

Gaël ce. Raoie, 



ROC. 

Br. floc'A, s. 

Roc'hel, s. Roche. 

Gaël éc 
Gaël ir. 



Rime. 

Rimer. 

Nombre. 

Nombre. 

Sons musicaux. 



Roc, s. 



Gr. Pvdftos. 
Lat. Rythmas. 
Fr. Rhythme. 

Rime. 
An. R/mf. 

Gr. Épevjû). 
Lai. Eructa. 
Fr. Roter. 



Gr. l'siS. 

Fr. Roche, roc. 

II. Hoccia, rocca. 

An. Rock. 





SUR LES 


LANGUES CELTIQUES. 


nUPTURE. 






. . • . . 


DÉCHIRURE. — LoqilC 




. , „■..,:: _ 


ROMPRE 








Gall, 


hhwyg, %. 


Rupture. 


Gr. Prjj l'vd'. 


Br. 


9 dérivés, 

Rhwjgaw , v. 
Regi \ 
Roya > V. 
Rogi \ 
Rog, s. 
Ruchail, s. 


Rompre, briser. 
Déchirer, rompre. 




Gaël ëc. 


Déchirure. 

Action de déchirer. 




Gaël ir. 


Raiglear, a. 
RuchaiU, s. 


En guenilles. 
Action de déchirer. 




ROUGE. 








Gall. 
Gaël éc. 

Gaëlir. 


Rhuz, s. 

Ruadh, a. 

Ruadh-hhoc , s. 

Rot 

Ruadh ^■ 


Rouge, cramoisi. 

Rouge. 

Cerf rouge. 

Rouge. 


Gr. Èpe^dos. 
Èpvdpos 

Lat. Rutihis. 




Ruadh - bhoc , .s 


. Cerf rouge. 




PAROLE. 








PARLER, 


. — Raconter. 






DISCOURS. — Prière. 






VERBIAGE. — Bavardaçje. 




Gaël éc. 


Radh, s. 


Parole. 


Gr. Péco. 




Radh, a. 


Parlant. 


Èpéu. 




Raidh,s. 


Discours. 


Pvrài. 




Raite 

Raitcach 


Verbiage. 






Radh, V. 


Parler, raconter. 






Roithrc, a. 


Bavard. 




Gaël ir. 


BaJ/i, s. 


Parole. 






Raidh, s. 


Discours. 






Baife, s. 


Aphorisme. 






Raidhim, v. 
Raidhineis, s. 


Je parle. 
Conte. 





401 



26 



402 



RECHERCHES 



Gaêl ir. 


Raidhreach, s. 


Prière. 




Roithre, a. 


Bavard. 




Roitrcachd, s. 


Babillage. 


GELÉE. — 


- GELER. 




Gaël éc. 


. Reo,s. 






Reoithtc, a. 


Gelé. 




Reotha, a. 


De glace. 




Reoth, V. 


Geler. 


Gaël ir. 


Reo, s. 


Gelée. 




Reothte, a. 


Gelé. 


FAIRE. 






FACILE. 


— Aisé, libre. 




FAIT. - 


- Chose. 




Gall. 


Rhwjz, a. 


Aisé, libre. 




Rhwjzau, V. 


Faciliter. 


Gaël éc. 


Ros^ V. 


Créer, faire. 




Reidh, a. 


Facile. 




Raod, s. 


Chose. 


Gaël ir. 


B05, V. 


Créer, faire. 




Reidh, a. 


Facile. 




Baof/ \ 






Read i ^ 
Red \ ^' 


Chose. 




Ret ) 




RONFLER. 






GROGNEB. 




RÂLER. 






Gall 


Rhivnc, s 


Ronflement. 




Rhivncianu, v. 


Ronfler. 




R/iM;p, s. 


Grognement. 




Rhwçiala, v. 


Grogner. 


Br. 


Ronkel, s. 


Râle, râlement. 




Ronkclla, v. 


Râler. 




Rocherer 


Ronflement. 



Gr. Pïyos. 
Ptyàcû. 

( C'est le h du gaêl qui se 
prononce, non le ( du th.) 

Lat. Rigeo. 



Gr. Py^iœ. 
PviSioi. 
P4êtos. 



Lat. Res, 



Gr. Péyxcû. 
Péyxo. 



Br. 

Gaël 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Roc'lia \ 

> V. Koniîer. 
tioncam ) 



403 



COURSE. 
CARRIÈRE. 

COVRSE IMPÉTUEVSE. 
FVITE. — Poursuite. 

Gall. Rlnvjsij, s. Carrière, course. 

Rhwysyaiv , v. Remplir la carrièi'e. 



Rhwysglaw , v. Courii 





Rkysez, s. 


Course violente. 




Rhjseza. v. 


Courir impétueusement. 




Rhjsiaiv, v. 


Courir impétueusement. 


Gaël éc. 


Ruathar. s. 


Course impétueuse. 




Ruaig, s. 


Poursuite. 


Gaêl ir. 


Ruathar, s. 


Course impétueuse. 




Raaig, s. 


Poursuite. 


JSE. 
HOUGE. 






ROVGm. 






Gall. 


«/lôs, s. 


Rose. 


Br. 


ttoz, s. 


Rose. 




Rusia, V. 


Rougir. 




Rusiaditr, s. 


Rongeur. 




J{U2. a. 


Rouge. 




Razaed. a. 


Rougeâtre. 



Gaël éc.) 
Gaël ir. 



Ros. 



Rose. 



Gr. P^i 



fut. 



La t. Rno. 



Fr. Ruer. 



Gr. PoSoi 
F.af. Rosa. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



FORCE. CONTRAINTE. 

Gall. Rhah. s. 



Lai. RohuT 
26. 



404 



RECHERCHES 



SAISIR. 










ARRACHEK. Volev. 








RAVIR (i 


lu fig. ). — Ravissement, plaisir. 






Gall. 


Rhaib, s. 
Rheibiad, s. 
Rheibiaiv, v. 
Rheibas, a. 


Saisie. 

Action d'arracher, de ravir 

Arracher, fasciner. 

Rapace. 


Lat. 


Rapcre. 


Gaël éc. 


. Reabainn, s. 


Action de voler. 








Reubair. s. 


Voleur. 


Lat. 


Rapere. 




Robainn, v. 


Voler. 


Fr. 


Dérober 




Robair. s. 


Voleur. 


It. 


Rubare. 


Gaêl ir. 


Reuban, s. 


Action de voler. 




Ruffiano. 




Reubanoir, s. 


Voleur. 


An. 


Robbcr. 




Reuboir, s. 


Voleur. 




Ruffian. 




Roboir, s. 


Voleur. 








Robaim, v. 


Je dérobe. 








Reamhair, s. 


Plaisir. 








Reabhac, a. 


Joyeux. 


Fr. 


Ravi. 


LITIGE. — 


- QUERELLE. 








Gaël éc. 


Rabach, a. 
Rabâchas, s. 
Rabair, s. 


Litigieux. 
Querelle. 
Querelleur. 








Ratai, s. 


Débat. 


Lat. 


Rabttla. 




Rabalach, a. 


Contentieux. 






Gaël ir. 


jRatac/i, a. 
Rabaire, a. 


Litigieux. 
Querelleur. 






ROUGEÂTJiE. liOUGE. 








Gall. 


i{/i«r, a. 




Lat. 


Rufus. 


Gaël ir. 


Bofc/iar. a. 








RIVAL. 










Gaël éc. 


Riobhlach, a. 




Lat. 


Rivalis. 


Gaël ir. 


Riohlach. a. 




Fr. 


Rival. 



It. Rivale. 
An. Rival. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



a05 



CÔTE. 


RIVAGE. 




Br. 


Ribl, S. 






Rihla. V. 


Côtoyer, 


ARBRE. - 


- BRANCHE. - 


— RAME. 


Gall. 


Rhwyf, s. 


Rame. 




Rhwyjo. V. 


Ramer. 


Br. 


Roénv J 
Roev S ^' 


Rame. 




Roenvia ) 

. > V. 

Roevia ) 


Ramer. 




Rocnvier 






Roevier 


Ramcui 


Gaël éc 


. Ramh. s. 


Branche 




Ramh. v. 


Ramer. 




Ramhaich, v. 


Ramer. 



Ramhachadh, s. Action de ramer. 
Gaël ir. Ramha. s. Arbre, branche, rame. 

Ramhaim. v. Je rame. 
Ramhaireachd,s. .\chon de ramer. 

RAUQUE. 

Gall. Rhoç. a. 
Gaël éc. Roc, a. 



Lat. iîi/)a. 
Fr. Rive. 



Lat. 


Ramas. 




Remus. 




Rcmigo. 


Fr. 


Rameur. 




Rame. 


It. 


Ranio. 




Reino. 


Lat. 


Raucus. 



RAiyURE. 
RIGOLE. 
RIDE. 



Gall. Rhuj.s. 


Rainure. 


Rhigol. s. 


Rigole. 


Rhigoli, V. 


Faire une rigole. 


Gaël éc. Rug 
Rocan 


Ride. 


Gaël ir. Rag ) 

Rocan { '' 


Ride. 


11. ROYAUME. 




Br. Roué, s. 





Lat. Ruga. 



406 RECHERCHES 

Br. Baaantclcz, s. Royaume. 

( Vovei la famille suivante. ) 



TENDU. 






ROI DE. — Inflexible (au 


propre). 




FORT. — Puissant, roi. 


e(c. 




DROIT. 






Au figuré, règle, loi. 






TENDRE À. — Parvenir, 


, arriver. 




Gaël éc. Rag, a. 


Tendu, tenace, inflexible 
(au propre). 


Lai. Rigeo. 


Raigead, s. 


Tension , ténacité. 


Rigidus. 


Righinn, a. 


Roide. 




Reachd mhor, a 


1. Fort. 




Reachd, s. 


Autorité, loi. 




Rcachdair. s. 


Législateur. 




Rachd, s. 


Loi. 




Riaghail, s. 


Règle, loi. 


Lat. Régula. 


Riaghail, v. 


Régler. 


Regulo. 


Riaghlair, s. 


Directeur. 




Riockos, s. 


Roi, règle. 




Rac. s. 


Prince. 




iii^/t, s. 


Roi. 


Rex. 


Riogh, s. 


Roi. 




Rioghaich , v. 


Régner. 




Roighne. s. 


Chef. 




Bw. s. 


Roi. 




Rui^, V. 


Parvenir à. 


An. Reach. 


B«i^, prép. 


Jusqu'à. 




Gaël ir. Raigli, s. 


Rigidité. 




Righin, a. 


Roide 




jRmc/id, s. 


Autorité, loi. 




Reachtairr , s. 


Juge. 




Rac/i<. .s. 


Loi. 




Riaghail 
Riaghal \ s. 






Règle, loi. 




flmrf/i i 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



^07 



Gaël ir. 



Riadh. s. 


Instruction. 


Riaghalloir, s. 


Directeur. 


Riogh , s. 


Roi, rtVle. 


Rac, s. 


Roi, prince. 


Righ. s. 


Roi. 


Roigline, s. 


Chef. 


Ris, s. 


Roi. 


Raigim, v. 


Je parviens 


Righeadh, s. 


Arrivée. 


Righim, v. 


J'arrive à. 



DROIT (au propre), 
iî.4AG. — F(7e. 
fliSGZ£. 

Raison. — Connaissance, intelligence. 
Droit (au figuré). — Justice, etc. rectifier. 

Gali. Rhaith, s. 
Reiz, s. 



Br. 

jReiz. a 

Rciza 

Reizia 

Reizer 

Reizier 

Rat 

Ratoz 

Gaël éc. Raidk i 
Raighe \ 
Reitich, v, 
Raidh ) 
Raith S 
Reasan, s. 
Riason, s. 
Rcusan, s. 
Ri5. s. 

Gaël ir. Reitighim, 
Raidke, s. 



Droit. 

Règlement. 

Régler. 

Rang, règle, raison. 

Réglé. 

Régler. 

Celui qui met en 
législateur. 

Pensée, réflexion. 

File. 

Rectifier. 

Juge. 

Raison. 

Raison. 

Argument. 

Intelligence. 

Je rectifie. 

Jiigp. 



ordre , 



Lat. Rectas. 



Rege 



Lat. Batio. 
Ratas. 



Fr. Raison. 



408 


RECHERCHES 




Gaèl ir. Ruadli, s. 


Grande connaissance. 




Reasan 

s. 
Reusan 


Raison. Au. 


Reasan. 


Ris. s. 


Intelligence. 




RAYON. 

QUI A DES RAYONS (an 


propre). — Roae , rouleT, course. 




RAYON DE LVMIÈRE. - 


- Rayonner, briller, sens de la vue. 




Gall. RKaiaà, s. 


Rayonnement. 




Rhaiadu , v. 


Rayonner. 




Rheiaw, v. 


Rayonner, jeter une lueur. 




RMad, s. 


Rayon. 




Rheiziaw. v. 


Rayonner. 




Mod. s. 


Roue. 




4o dérivés. 






Rhodellu, V. 


Rouler. 




Br. Tîôrf. s. 


Roue. Lat. 


Rota. 


Rodella. v. 


Rouler. 


Rotare. 


Gaël éc. Jîiocî/i, s. 


Rayon, jet de lumière. 




Raidh, s. 


Rayon, 




Radharc, s. 


Sens de la vue. 




Radharcach, 


a. Visuel. 




Roth 1 
Roith \ '■ 


Roue. 




BuiJ/ii/, V. 


Rouler. 




Gaël ir. Riodh \ 

Raidh ) '• 


Rayon. 




Radharc, s. 


Sens de la vue. 
Ce qui est vu. 




Radharcach , 


a. Visuel. 




Rhotha J 


Roue. 




Bota, s. 


Circuit. 




RADE AL. 






Gaë! éc. flaf/i, s. 


Lat 


. Rates. 



Fr. Radeau. 
An. Raft. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



409 



G ail. Rhvyd. s. 

lo dérivés. 

Wiwydaw, v. Faire des filets. 
Br. lloued, s. Filet. 



Lat. Rete. 



GRENOUILLE. GRENOUILLERE. 

Br. Ran, s. Grenouille. 

Ranek, s. Grenouillère. 

Gaël éc. Ran. s. Grenouille. 



Lat. Rana. 



CRIN. 

Gail. Rliawn.a. 



Lat. Crinis. 



RÂTEAU. 

Br. Rastel, s. 

Rastella, v. Râteler. 

RasteUad, s. Contenu d'un râtelier. 

RUDE. BRUSQUE. 

Br. Rust, a. 

Rustaat , v. Devenir brusque. 



Lat. Rastruin. 



Lat. Radis. 
Rusticns. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE FRANÇAIS. 



RAIE. 

Br. Raé. s, 

CE QUI EST RIVÉ. 

Gall. Rkybed. s. 

Rhjbediaw, \. River. 



Fr. Raie. 



Fr. River. 



Gaël éc. Ropair 

Gaël ir. Ropair 

Raipeir 



Fr. Rapière. 



410 



RECHERCHES 



RUBAN. LACET. — 

Gaël éc. Raibean, s. 

Rib, 8. 
Gaël ir. Ruibhn, s. 

mb i 

Ribe 



LACS. PIEGE. 

Ruban. 
Lacs, piège. 
Ruban, lacet. 

Lacs , piège. 



RIBOTEUR. PRODIGUE. 

Br, Riboter, s. Celui qui aime à faire des Fr. 

orgies. 
Gaël éc. Rioboideach, a. Prodigue. 
Rioboidim, v. Prodiguer. 

ROBE. 



Riboteur. 



Gaël éc. Rob, s. 
Gaël ir. Roba. s. 

DÉRAISONNER. 
RADOTER. 
RÊVER. 

Br 



Fr. Robe. 



Gaël éc. 



Gaël ir. 



Rambre, s. 
Rambrea, v. 
Rambreer, s. 
Rambreerez , s 
Rabhach ) 
Rabhachaïl \ 
Rabhan, s. 
Rabh. s. 
RamhaiLleadli, 
Rabhan, s. 



ARROGANCE. FIERTE. 

Br. Rokaat. v. 

Rogoni, s. 



Rêverie. 
Rêver. 
Radoteur. 
Radoteuse. 

Aimant à donner des avis, 
à faire desremontrances. 
Rhapsodie. 
Sot parler. 
i. Rêverie. 
Rhapsodie. 

Devenir arrogant. 
Arrogance, fierté. 



An. Rainble , 



Fr. 



Rabâcheur. 
Rabâcher. 



Rave. 
Rêver. 



Lat. Arrogans. 
Fr. Rogue. 



CASAQUE. MANTEAU. CHEMISE. 

Br. Roheden. s. Casaque, sorte d'habille- 

ment que les Bretons 
portent sous leur pour 
point. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



Br. 
Gaêi ir. 



Roched, s. Chemise d'homme. 

Rocan, s. Manteau. 



Fr. Rochel. 
FI. Rocke. 
Ail. Rok. 



411 



BOUGIR. 

Gaël éc 



'v'.ld 



Rugliaich. v. 

Raçjieach, a. Rougi. Fr. Rouge. 

Raice, s. Rougeur causée par un re- 
proche. ■ " ' 

Gaël ir. Rash ) r, - . 

\ s. Rougeur. 
Ruighe \ 



Gaël éc. 
Gaël ir. 


Raigheil, a. 
Readhij , s. 


Frénétique. 
Rage. 


Fr. 


Rage. 


RAT. 








•.j.. 


Br. 


Raz,s. 








Gaël éc, 


. Radan, s. 








Gaël ir. 


Radan 


1; , .;•■ V.' 


Fr. 


Rat. 




Rata 




Esp. 


Raton. 


RUER. 










Br. 


Rua, V. 


.-1 ■ 


Fr. 


Ruer. 




Ruaden, s. 


Ruade 




Ruade. 




Ruer, s. 


Celui qui rue. 






RUT. 










Br. 


Râd ) 
But \ '■ 
Rada. v. 


Etre en rut. 


Fr. 


Rut. 


COURIR. 










COVRSE. 


— Route, chemin. 






RÔDER. 


— 5e' promener. 








Gall. 


Rhe, s. 


Rapidité. 







Rhëad, s. Course. 

Rhéada, v. Faire courir. 
Rhéawl, a. Qui court. 



412 



RECHERCHES 



Gall. 


Rhêd. s. 

i5 dérivés. 

Rhedeg. s. 
Rhedeg ) 
Rheda j 
Rhawd, s. 
Rhodiaw, v. 

lo dérivés. 

Rhodiwr, s. 


Course. 

Course. 
Courir. 

Course, route, déroule. 
Se promener. 

Rôdeur. 






Br. 


Red, s. 
Redi 

Redeh 
Reder, s. 
Rederez, s. 


Cours, course. 
Courir. 

Coureur. 
Action de courir. 






Gaël éc 


. Roid. V. 
Reis. s. 
Rad \ 
Rathad > s. 
Rod ) 


Courir vite. 
Course, chasse. 








Route. 


Fr. 


Route. 










Gaël ir. 


Ruacht, s. 
Reathaim, v. 


Déroute, destruction. 
Je cours. 








jRoic/. V. 


Courir. 




Rôder. 




Rodoir, s. 


Rôdeur. 




Rôdeur. 




iîia. s. 


Course. 


An. 


Ride. 




Biof/i. s. 


Course. 




Rode. 




Riothaim, v. 


Courir. 








Rot 


Route, 






RUE. 










Gall. 


Rhew. s. 








Br. 


Eh, s. 




Fr. 


Rue. 


RUELLE. ■ 


PASSAGE. 








Gall. 


Rhwyli, s. 




Fr. 


Ruelle. 


ROSEAU. 










Br. 


Raozhlc 




Fr. 


Roseau. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. /tl3 



Rr. 


Raozek 

Raozhlek 


Lien plein de ros 


RIDELLE , 


TAMIS GROSSIER. 


Gaël éc 


. Rideal, s. 




Gaël ir. 


Rideal 1 
Raithlcan ) *' 




HAVE. 






Gaël éc 
Gaël ir, 


(Raidis, s. 




lîOULEAU 


. ROULER. 


VOLUME. 


Br. 


Rula, V. 


Rouler. 




Ruladar, s. 


Action de rouler. 




Râler, a. 


Roulant. 




Râler, s. 


Rouleur. 




Roll. s. 


Rouleau. 




Rolla, V. 


Rouler. 


Gaël éc. 


Rbl. s. 


Rouleau, volume. 




Rbl, V. 


Rouler. 


Gaël ir. 


Roi, s. 


Rouleau, volume. 




Roi. V. 


Rouler. 


RAXG. 


ORDRE. ARRANGER. 


Gall. 


Rlienc 1 
Rhemj j ^" 


Rang. 




Rhcnciaw) 
Rhengiaw^ 


Mettre en rang. 


Br. 


Renk.s. 


Rang, ordre. 




Renka, v. 


Ranger. 


Gaël éc 


. Rang, s. 


Rang. 




Rangaick, v. 


Ranger. 




Rainnsich, v. 


Arranger. 




Rainnsicheach 


.s.Rangs. 


Gaël ir. 


Ranc i 
Rang j '^ 


Rang. 




Rainneis, s. 


Rangée. 



Fr. Radi 



Fr. Rouler. 



Rouleau. 



Fr. Rang. 
Ranger. 



Rangée. 



lllk 



RECHERCHES 



CLAIR. 






RINCER. 


— Éclaircir. 




SINCÈRE 






Br. 


Rinsa, v. 


Rincer. 




Rinsadur, s. 


Rinçure. 


Gaël éc. 


Ran, a. 


Évident. 




Ruinnsich, v. 


Rincer. 


Gaël ir. 


Ran, a. 


Évident. 




Ranaim, v. 


Éclaircir 




Randa, a. 


Sincère. 




Riiinsim, v. 


Rincer. 


CHEVAL. 






Br. 


Ronsé, s. 





RÔTIR. GRILLER. 



GaU. 


Rhost. s. 

6 dérivés. 


Rôti. 


Br. 


Rôst, S. 


Rôti. 




Rôsta, V. 


Rôtir. 




Rôster. s. 


Rôtisseui 


Gaël éc. 


, Roist \ 
Roisd S "■ 


Rôtir. 


Gaël ir. 


Bosdaim, v. 


Je rôtis. 


JCHE. 
Br. 


Biw/cfH, ,s. 




'Z. 

Gaël éc. 


Béas, 3. 




Gaël ir. 


Rw. .s. 





Fr. Rincer. 

Rinçure. 
Ail. Rein. 



Fr. Roussin. 

Rosse. 
II. Ronsino. 



Fr. Rôt. 

Rôtir. 
It. Ar-rosto. 

Ar-rosiirc. 

A n . Boast. 



Fr. Ruche. 



Fr. Riz. 
An. Rice. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



415 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



FROTTEE. DIVISEIi. 








FEyDRE. — Déchirer. 








BLESSER. — Mutiler. 








AFFLICTION. 








Gall. RhiJ, s. 
Rhvh, s. 


Ce qui tend à diviser. 
Frottement. 


An. 


Rub, s. prop. 


Rhwhiaw, v. 


Frotter. 






Gaëléc. Reah, v. 


Déchirer, mutiler. 


An. 


Rub. sens fig. 


Ruhaih, s. 


Affliction. 






Gaël ir. Reubaim, v. 


Je décliire, je mutile. 






Rubadk, s. 


Affliction. 






Riihha. s. 


Blessure. 






ERBER. RÔDEB. l 


•QYAGER. 






Gaël éc. Reumhair, s. 


Rôdeur. 






Beum/iaîrfrtc/ifi 


!, a. Rôdant. 


An. 


Ramhh'. 


Ramlair 
Reamhair 


Rôdeur, voyageur. 






Gaël ir. Ramhadoir, s. 


Rôdeur. 


An. 


Rambler. 


Rcamaire , s. 


Voyageur. 






C.4BL£. 








Gaëléc. ^, 
Gaël ir. '^ 




An. 


Ropc. 


FRIPON. FRIPONNERIE. 







Gaël éc. Rogair, s. Fripon. 

Rogaireach, a. Voleur. 

Gaël ir. Roqaire ) „ 

'' , [s. Coquin. 
Roguire ) 

Rogaireachd, s. Friponnerie. 



BRUIT. CRI. 

Gaël éc. Rac , 



DISPUTE. 

Faire du bruit. 
Racadh, s. Dispute. 



An. Rogue. 



An. Racket. 



416 RECHERCHES 



Gaêléc.|Boic. s. 


Dispute. 




Buchd. s. 


Cri. 




Gaël ir. Racaim, v. 


Faire du bruit. 




Racadli. s. 


Dispute. 




Rucht, s. 


Cri. 




ROULER. 






Gaél ir. Rocan, v. 




An. Roek, v. 


ESPACE. CHAMBRE. 






Gaëléc.J_ 

„ .. \Rum,s. 

Gaël ir. f 




An. Room. 


SE/GLE. 






Gall. Rhyi), s. 




An. Rye. 



ESPÈCE DE GALE QUI VIEIST À LA TETE DES PETITS ENFANTS. 

Br. Roch. s. An. Rash. 

MULTITUDE. 

Gaëléc.j^^^^_^ Multitude. An. Roat. 

Gaël ir. ) 

DISPUTE. CONTESTATION. 

Br. Riot. s. An. Uiot. 



Riota. V. 


Contester. 


Rioter, s. 


Querelleur. 


COURIR. 




caruièbe. 




HÂTE. 




Gaëléc./„. , 
Gael ir. ) 


Carrière. 



An. Run, V. 
Rean, s. Hâte. 

TINTER. PARLER HAUT. SE DISPUTER. BAVARDER. 

Gall. Rhiny, s. Tintement. 

Gaël éc. Rantair, s. Parleur. An. Ranler. 

Rean(jair, s. 
Gaël ir. Rant, s. Verbiage. Rant,\. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



417 



CIIEnCHEn E.\ FAISAXT t/V REMIE-MKNAGE. 

Gaël éc. liannsaick, v. 

Rannsachadh, s. Rpclierclie. 
Gaël ir. Ransiiuihitn, v. 

fiannsachadli 



Hoiiiisugkadh \ 



s. Heclierclie. 



An. liansak. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



MASSE. 

or.ANDEVr,. somme. — Charge, addition. 

SOLIDITÉ. — Rendre solide, ferme, juission, condensation , abrogé. 

CORPULENCE. 

Gall. Sum, s. Somme, grandeur. 

5 dérivés. 

Sumiaw, v. 

SYvnu, V. 

SYvru, V. 

Syvjn, a. 

SYVYr, i\. 
Br. Samni, s. 

Samma, v. 

Sammedein , 

Samnier, s. 

Samnmz, a. 
Gacl éc. Somallackd , s. (>orjuilence. 

Somalta. a. Corpulent. 

Sunddaich, \. Comprimer, condenser, 
abréger, faire la somme. 

Sundachadh , s. Somme, sommaire. 

Suim,s. Somme, montant. 

Sunt, s. Somme, montant, 

(iaël ir. Somalfachd , s. Corpulence. 

Somalta, a. Corpulent. 

Sunddaighim,\ . .Additionner, abréger. 

Suim, s. Somme, montant. 



Faire une somme. 
Rendre solide, ferme. 
Rendre solide, ferme. 
Dune ([uallté ferme. 
Tendant à alTermir. 
Somme, cbarge. 
Charger un cheval. 
Sous-peser. 
Chargeur. 
Lourd. 



Fr. Somme. 

(Charge. 



Gr. Zwfi*. 



Lat. Summa. 
Fr. Somme. 



li\8 



RECHERCHES 



Cr.EUSER. EMDER.- 


VAISSEAL' 


. ESQUIF. 


MARINIER. 


Br. ShaJ, s. 


Esquif. 






Gaêl éc. Scioh \ 








Sgiop V. 


Creuser, év 


ider. 


Gr. Sxa'iTTW. 


S(job ) 








Scafa, s. 


Esquif. 




2xa(pr7. 


Syiob, s. 


Vaisseau. 




I.Kd(pos. 


Scjiobach. a. 


Naval. 




2xa^/or. 


Sjiobadli, s. 


Flotte. 






Sçiiohair. s. 


Pilote. 






Sgiobaircachd 


, s. Fonctions 


du pilote. 




Sciopair, s. 


Marinier. 






r7acl ir. Sciop. v. 


Creuser, év 


ider. 




Scaja \ ^' 


Esquif. 




Lat. Scapha. 
Fr. Esquif. 


SyaJ, s. 


Vaisseau. 






S(jiob, s. 


Vaisseau. 




An. Skiff. 


Scjiobach, a. 


Naval. 




Ship. 


Sgiobadk. s. 


Flotte. 






Sgiohair, s. 


Pilote. 






PL^iV (au figuré). 








Gaël éc. 5ccwiA, s. 






Gr. ^x^(ici. 


Gaël ir. Sccimh, s. 








5cfjm, s. 








£SrOiIf.4C. 








Gaël éc. S/amac, s. 






Lat. Stomachu 



Fr. Estomac. 



Gail. Sâç,s. Gr. IdKxos. 

12 dérives. 

Saçu,\. Mettre dans un sac. 

Br. Sac h., s. 

Sacha, v. En-achcr. 

Gaél éc. Sac, s. Lat. Saccus. 

Sac, V. Ensacher. 



i 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



til9 



Gaël ir. Sac, s. 
Sacadli 
Sacail 
Sacaiçjhii 
Sa chai ni 



Ensaché. 



Y. J'ensache. 



P.IIX. TRANQUILLITE. SILE^'CE. 

Gall. Sygan, s. Chuchotement. 

Sygaim. v. Chuchoter. 

Gaël éc. Siqh i 

.•;. > s. Tranquilhte, paix 

Gaêl ir. Siotlt, s. Tranquillité, paix 



Fr. Sac. 
It. Sacco. 



CHUCHOTEMENT. 
Gr. 2<yr<. 



BOUILLI li. VIANDE 


BOUILLIE. 








Gaêl éc. Sot, V. 


Bouillir par 


trop. 


Gr. 


2éco. 


Sod, s. 


Viande boni 


IHe. 


An. 


ZeaBek. 
Sodden. 


CHÂTHEIi. 










Br. Sra: . 


Châtré. 




Gr. 


lÙTtâScûV. 










Spaza, V. 


Châtrer. 




Lat 


. Spado. 


Spazard, s. 


Impuissant. 








Spazcr, s. 


Châtreur. 








Gaêl éc. 5pait/, s. 


Eunuque. 








Spodh, V. 


Châtrer. 








6 dérivés. 










Gaël ir. Spaid, s. 


Eunuque. 


' 






5/50f/l, V. 


Châtrer. 








Spothadh, s. 


Action de châtrer. 






HÂTE. 










Gaël éc. 5peù/. s. 






Gr. 


STTov^rf. 


Speideach, a. 


Faisant des 


progrès. 






Speidcach, v. 


Hâter. 




An. 
FI. 


Spced. V. et s. 
Spoed. 


SOtfiî/TîE. 










Gaël éc. Smcat, \. 






Gr. 

An. 


MetSàw. 

Snule. 

27. 



420 



RECHERCHES 



OMBRE. 










IMAGE. — EJfiyie, Idée. 










OMBRAGE. — Crainte. 










Br. Skeûd, s. 


Ombre, image. 






Skeûden, s. 


Représentation, idée. 






Sheûduz, a. 


Qui a une 


ombre. 






Gaël éc. Sgath. s. 


Ombrage , 


ombre. 


Gr. 


i:«<a'. 


Gaël ir. Syath, s. 


Ombrage. 






llHld^Ci). 


Sgath. s. 


Crainte. 






^xiâaSa. 


Scail, s. 


Ombre. 






S««(wu. 


Scailim, v. 


J'ombre 






^xiapôs. 


Sejail, s. 


Ombre. 








EXCITER. ÉPERONNER. 








Gaël éc. 5/ui(/, v. 






Gr. 
It. 


Stizzare. 


VAISSEAU. 










Gaël éc. 5ca(/ 






Gr. 


S;^eJ('a. 


Gaël ir. Scud, s. 










S^L/FE. 










CBACiiAT. — Cracher. 










BAVE. — haver. 










MVCVS. 










Gaël éc. SU, s. 


Salive. 




Gr. 


2/aXor. 


Seilich, V. 


Saliver. 








Sabhlaich, s. 


Salive. 




Lat. 


Saliva. 


Gaël ir. .Si7md/i | 


Salive. 








.Seilighim, v. 


Je .salive. 








Seileach, a. 


Muqueux. 








PARLER. CHANTER. - 


— HARMONIE. -^ PSAUME. 




Gaël éc. 5a/m, s. 


Psaume. 




Gr. 


To(X>a.. 


Gaël ir. Sal, v. 


Parler. 








Sallam, s. 


Harmonie. 









SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Ciacl ir. Salinadoir / r. i • 

^ , . , s. Psaimisle. 
balinaire \ 

Sait, s. Psaume. 

Saltair, s. Psautier. 

N. B. La racine sal a fourni des dorivcs qui sont 
dus à la religion cliréticnne. 



421 



MEB. SEL. SALER. 


Br. 5a//, a. 


Sale. 


Salla, V. 


Saler. 


Gaël éc. Sail, s. 


Mer, sel. 


Sailc, s. 


Sel. 


Sali, V. 


Saler. 


Sal. s. 


Sel. 


Salami, s. 


Sel. 


Gaëlir Saile ) 

Sal \ '■ 


Mer, sel. 


Salann ) 


Sel. 


Salan \ '' 


Saillim, v. 


Je sale. 


Saillie, a. 


Salé. 


Saileid, s. 


Salade. 


ARRACHER. DÉPOUILLER. VOLER. 


Gaël éc. Spiol, v. 


Arracher. 


Spuill 
Spaille *■ 


Dépouille. 




1 1 dérivés. 


Gaël ir. Spioladh, s. 


Action d'arracher. 


Spuilin, V. 


Dépouiller, voler. 


PIQUANT. BRANCHE. 




Gaël ir. Sgolb, s. 




PENSÉE. 




Gaël éc. Smiiain, s. 


Pensée. 


Sumuainich, v. 


Penser. 



Gr. Ali. gén. à\6s. 
Lat. Sal. salis. 
Fr. Sel. 



Lat. Sal. 



Fr. Sel. 



Salade. 



Gr. Y.TnxXvoaofioii 
Lat. Vello. 
SpoUuin. 



Gr. SxôXoif'. 



Gr. Mrjtn 



422 



RECHERCHES 



Gaél ir. 


Snmaine, s. 


Pensée. 


Lat. Mens. 




Smuainim, v. 


Je pense. 




ÉPONGE. 








Gaël éc. 


Sponcj,s. 




Gr. 'E.Ttàyyos. 


Gaël ir. 


Sponc 
Sponcj 




Lat. Spomjia. 






Fr. Éponge. 


noiDE. — 


- FORT TENDU 






Br. 


Stên.a. 








Stêna, V. 


Roidir. 


Gr. Teivu. 




Stênadur. s. 


Action de tendre. 






Stender. s. 


Roideur. 




CHAIR. 








Gaël ir. 


Searcoll, s. 




An. Sa'p^ 
gén. aa.px.6s. 


SEC. 








Gaël éc 


. Searg, a. 




Gr. Snpds. 




Searg , v. 


Sécher. 


Ejjpa/fùJ. 



Gaël ir. Sèarg , a. 
Seargaim , 



Sec. 

Je sèche. 



Br. 



Sper, s. 
Speria, v. 
Spériuz, a. 



Concevoir. 
Fécond. 



Gr. ^Ttopos. 
Fr. Sperme. 



FIRMAMENT. ■ 



Gaël éc. Spear, s. 
Gaël ir. 5/)pir, s. 



E MER AU DE 

Gaël éc. 
Gaël ir 



Sinarag , 



Gr. Si^arpa. 
Lat. Sphera. 
Fr. Sphère. 



Gr. ^(lâpaySoi. 
Lat. Smaragdus. 
Fr. Émcraudc. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



423 



SÉPARER. 




TAILLER. — Graver, écrire. 


GRATTER. — Gralclle. 




Br. Skrah . s. 


Action fie gratter. 


Skraba, v. 


Gratter. 


Skrabaden, s. 


Égratigiuire. 


Shriva, v. 


Écrire. 


Gaël éc. Sijriob 


Gratter, sillonner, gr 


Sgriobh "• 


écrire. 


Sgrioban^ s. 


Étrille. 


Sijriobair, s. 


Graveur. 


Sgriobach, s. 


Gratelle, 


5cro6, V. 


Gratter. 


Syreab, s. 


Gratelle. 


5crea/) , s. 


Gale. 


Scriûb, V. 


Racler. 


Scriob, s. 


Grattoir. 


Scriobach, a. 


Grattant. 


Scrot, V. 


Gratter. 


Scriobh, v. 


Ecrire. 


Gaël ir. Scaraim, v. 


Séparer. 


Scaramhain, s 


. Séparation. 


Scaramhail, a. 


Séparable. 


Sgrabaim. v. 


Je gratte, je sillonne, 


Sgriobaim, v. 


Je grave, j'écris. 


5 dérivas. 




Scrobaim, v. 


Je gratte. 


Sgreab, s. 


Gratelle. 


Screab, s. 


Gale. 


Scriobaim, v. 


Je gratte. 


Scriobhaim, v. 


J'écris. 


Scribhin, s. 


Écrit. 


Screaptair, s. 


Écriture. 


CJÎ/ ^/GU. 




Gaël éc. Sgaireachd, s. 




Gaël ir, Sgairf. s. 





>{/», ypa-nTÔs, a. 



Lat. Scribo. 
Lat. Scriptura. 

Gr. Frifpus. 



424 RECHERCHES 

Gacl ir. Siiairtcacdh 
S(jairteadh 
Scfuirtim, v. Pousser un cri aigu. 

ASTRE. 

Br. Steren, s. Gr. Xenrip. 

Lat. Astram. 
Gaël éc. Steorn, s. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



FAIIIE UyE LEVEE DE TERRE. 
JETER. — Dissiper. 
EMPILER. — Construire, bâiir. 
LEVER. — Elever, maqnificjiie , superbe, ortjucillcux . 

Gall. 



Br. 



Stch , s. 


Ce qui est entassé. 








Syher, a. 


Ayant tendance à s 


'élever. 


Lat. 


Super. 


8 dérivés. 










Syheri, s. 


État élevé. 








Syberw , a. 


Magnifique. 




Lat. 


Siipcrbus. 


Sybenvi, v. 


S'enorgueillir. 






Saperbirc. 


Saô 
Sav 


/ s. Hauteur, montée. 








Saven, s. 


Levée de terre. 








Scvel, V. 


Lever, élever, hausser. 


Lat. 


Sepelio. 


5ca7, V. 


Bâtir, construire, 


ériger. 







N. li. Je lais une exception à la règle que je me suis imposée , de ne mettre aucun 
mot latin , etc. en rapport avec un mot celte quand l'analogie du sens n'est pas 
évidente. J'espère que cette exception me sera pardonnée. Elle ne saurait tirer à 
conséquence. Toutes ces langues appartenant à la même famille , il est permis , à la 
rigueur, de chercher dans une d'elles le sens primitif d'un mot qui se trouve dans 
une autre de la même famille. Et comme le mot qui nous occupe se rapporte à un 
usage très-ancien dans toute l'Europe , je me suis permis cet écart. On ensevelissait 
les morts sous des tertres artificiels, et les mots anglais barrow , bury (dérives <lii 
gallois), dont l'un signifie celte espèce de tertre, rt l'autre cnfciciiV, présentent 
la même liaison d'idées que seicl br. cl scpclio latin. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 

Gaë! ir. Sab, a. Uissipt^. 



425 



Lat. Sipo. 
Dissipa. 

N. B. Dans lu sccoude édition , le Dictionnaire latin-français Je Wailly , bu mot 
dissipa, donne la racine sipo Inusitée, je ne sais sur quelle autorité; mois sans 
doute il est justifié par le sens du composé , et ce sens se trouve exactement dans le 

gaèl. 



SUIF. — 


- SAVoy. 






Gall. 


Scbon, s. 


Masse de savon. 


Lat. Sapo. 




Sivjv, s. 


Suif. 




Br. 


Soa } 
Soav \ *• 


Suif. 






Sncn, s. 


Pain de suif 






Snach ] 
Soavch i '■ 


Qui a du suif. 






Soavi, V. 


Enduire de suif. 






Soavon, s. 


Savon. 


Fr. Savon, 




Soavoni, v. 


Savonner. 





' ( Siabunn, s. 
Gaël ir. 



Savon. 



CHAPELLE. 








Gaël ir. Scpeal, s. 




Lat. 


Capclla. 


BALA YER . 








Br. Skuba, v. 




Lat. 


Scopa. 


Skub(!len,a. 


Balai. 






Skubeler, s. 


iMarchand de balais. 






Skuber, s. 


Balayeur. 






Skubérez , s. 


Balayeuse. 






Shibien, s. 


Balayures. 






Gaël ir.j "^ 








SAPHIR. 








Gaël éc. Sapair, s. 








Sapaireach, a. 


De saphir. 


Lat. 


Supphin 


Gaël ir. Saphir^ s. 








SOUPLE. 








Gaël éc. Subailt, a. 


Souple. 


Fr. 


Souple. 


Sublaicli, V. 


Rendre souple. 







426 



RECHERCHES 



SEMBLABLE. 



ECHAMILLOy. 



Gacl éc. Samhail, a. 
Samhailt, s. 
Samhaltan, s. 
Samhaltanach, a 
Samhlach, a, 
Samhlachadh, s. 
SamMachadh,à. 
Samhlachas, s. 
Samhladh, s. 
Samhlaich, a. 
Samhuilt, s. 
Samliuil, a. 
5ampiai 

Gaêl ir. SamhuiU , s. 
Samhail, a. 
Sampleir i 
Sampal > s, 
Sampla ) 

JAVELOT. 

Br. Spé-fe, s. 



Semblable. 

Ressemblance. 

Emblème. 

. Emblématique. 

Ressemblant. 

Comparaison. 

Comparé. 

Analogie. 

Comparaison. 

Assimilé. 

Ressemblance. 

Semblable. 

Exemple. 

Ressemblance. 
Ressemblant. 

Exemple. 



Lat. Similis. 



Lat. Exemjnum. 
An. Siunple. 



An. 5aH 



Lat. 5/)ica. 
Fr. Pique. 



Br. Splann, a. Lai. Splendulus. 

Splannaat, v. Rendre ou devenir clair. Splcndeo. 



CHAMBRE. 

Gaëi ir. Seomra 
Seomar 



Lat. Caméra. 
Fr. Chambre. 



Br. 5a/, s. 

Gaêl éc. Seughal 
Seul 
Seal, V. 



Sceller. 



Lat. Siqilluii 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. ^27 



Gaël ir. ScaLi 
Seula 


Sceau. 




An. 5fa/. 


Seulaim, v. 


Sceller. 






COUCHE. — LIT. 








Gaël ir. Seol, s. 






Lat. Sella. 


CELLULE. 








Gaël ir. Sealladh, s. 






Lat. Ce//a. 


ÉCt/. ÉCUYER. 








Br. Skoed, s. 


Écu, espèce 


de bouclier. 


Lat. Scutum. 


Shoedcr, s. 


Ecuyer, 







DOUCEUR. (Au propre, au figuré. ) 
PLAISIR. 

SVAVITÉ. — Gentillesse, civilité. 
CALME. — Repos, sommeil. 



Gaël éc. Saimlie , s. 


Plaisir. 


Suabh, a. 


Doux. 


Suabhas, s. 


Douceur. 


Sibhealta, a. 


Poli. 


5i6m;<ac/irf 


i 


Sibheilteachd 


a. Civilité. 


Siobhailteachd 


i 


Sibheilt 1 
St'ofc/.ai7« î ""■ 


Civil. 


Saimh, a. 


Doux, agréable. 


Saimh, s. 


Douceur. 


Suaimhnes, s. 


Repos, calme, sommeil. 


Saaimhneas, s. 


Repos, calme, sommeil. 


5uaimneasac/t, 


a. Calme. 


Gaël ir. Saimh, a. 


Agréable. 


5uat/i,a. 


Doux. 


Siiabhais, s. 


Douceur. 


Seimh, a. 


Doux, modeste. 


Sibhealta i 
5i6/uaifo '''• 


Civil. 



Lat. Suavis. 
Suavitas. 



/i28 



RECHERCHES 

Tranquille, calme. 



Gaël ir. Sainih, a. 

SuiinJi \ 

Saiinhe \ s. Tranquillité. 

Saimcachd i 

Suaimhncas, s. Calme. 

5 dérivés. 

Suanaim, v. Dormir. 

6 dérivés. 



Gaël ir. Saim ) 

Sam y 



Lai. Sum. 



SOMMET. 

Gaël ce. Sainaid. 



CHEMINEE. 

Gaël éc. Saimlear. s. 
Gaël ir. Saimneadh, 

CITÉ. 

Gaël ir. Sithhhe , s. 
Sithbheach. i 

TRICOT. 

Br. Stamm, s. 

Stanmier. s. 



Civil. 



Tricoteur. 



Lai. Sunimus. 
Fr. Sommet. 
An. Summit. 



Lat. 


Caminus. 


Lai. 


Civilas. 




Civilis. 


Lat. 


Stamcn. 



ET AELE. 

Br. Staol, s. 

Gaël éc. Stubull 

Stapull 
Gaël ir. Stabla, s. 

Stabul, s. 



Lat. Stahulum. 

Fr. Établc. 
II. Stalla. 
Esp. Esiublo. 
An. Stable. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



429 



ÔTER DE. . . . BROSSE. BALAI. 

{ .article qui devrait èlre réuni à celui de Balayer, p. 4a5. ) 



Br. Scuba, s. 


Brosse. 


Scuabaf, s. 
Gaël éc. Sgiap, v. 
Sgiob, V. 
Scaab , s. 


Balai. 
Oter de. 
Oter de. 
Brosse. 


Sgaab, s 
Sgiiab, V. 
Gaël ir. Scaabaim. v. 


Balai. 
Balayer. 
J'ôte de. 


Scaab . s. 


Brosse. 


Scuabaim. v. 


Je brosse. 


Sgaab, s. 
Scaab, v. 


Balai. 
Balayer. 


srtrPÊlTî. 




Gaël ir. Sttopas, s. 




CLABAUDEUR. 




Gaël éc. Sglamhuir, s. 


Grondeur. 


Sjlamh, V. 


Gronder. 


SE/GLB. 




Br. 5r(ja/, s. 




Gaël éc. Seagall ^ 
Gaël ir. 5fa^a/ 




S£AS. 




INTELLIGENCE. 




CVP.IEVX. 




Gaël éc. Seac//i, s. 


Sens. 


Seagha. a. 
Gaël ir. 5ea^/i 


Curieux. 
Sens. 


Scaghmhar, a. 


Ingénieux, 



Lat. Scopa. 



Esp. Escobit. 



Lat. Stiipur. 

Lat. Clainar 

Lat. Secale. 

Fr. Seigle, 



Lat. Sagax. 



PRETRE. SACIIIFICE. 

Gaël éc. Sagarl, s. Prêtre. 



430 RECHERCHES 



Gaêl éc. SacMr, s. 


Prêtre. 


Sacrail, s. 


Sacrifice. 


Gaël ir. Sagart ] 


1 


Sacair 


. s. Prêtre. 


Sacard ] 


1 


Sacarbhmç) ^ 
Sacraili ' 


s. Sacrifice. 



Lat. Sacerdos. 
Sacram. 



Sacrifis, s. Sacrifice. 

N. B. Mol à cause dp sa terminaison évidemment 
empruntée. Je le mets ici parce qu'il a appartenu par une 
racine à la famille ; l'autre racine se trouve dans les 
langues celtiques, mais avec une autre forme. 

SUIVRE. IMITEIi. 

Gaël ir. Sechim | Lat. Sequor. 

Seichim 

À LAISE. À LOISIR. 

'iSocair. a. Lat. Socors. 

Gaël ir.) 

5 dérivés. 



PiQlAyr. — Dard.JIcche, archer. 
TRANCHAyr. — Couteau. 

Gaêl éc. Saigh, s. Tranchant, le fil d'une Lat. Srcare. 

lame. 
Saighead, s. Pique. Sagitta. 

Saighcadh,\. Darder. 
Saighdear, s. Archer. Sagittarius. 

i s. Couteau. 
Socadli ) 

Soc, V. Couper avec un couteau. 

Gaël ir. Saighead, s. Dard. 

Saigheadoir, s. Archer. 

(s. Couteau. 
.Soicead 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 431 

SEC. 

SÉCHER. 

DESSÉCHÉ. Soif. 

N. B. La même liaison d'idées, d'ailleurs si cvidonic 
et si naturelle , se trouve en anglais avec le mot dry , 
qui est dérive de l'allemand. Le sens primitif, sec . si- 
gnifie aussi l'adjectif ayant soif. 



Gall. 


.SVca. 


Sec, desséché. 






Sjc , s. adj . 

34 dérivés. 


Ce qui est sec. 






Syçu, V. 


Dessécher. 




Br. 


Siac'h, a. 


Sec. 






Sec' ha, V. 


Sécher. 






Sec'hdcr, s. 


Sécheresse. 






Sec lied, s. 


Soif. 






Sec'hedi, v. 


Causer de la soif. 






Sec'hedih, a. 


Altéré. 






Sec'hedu:, a. 


Altérant. 






Sec'hor, s. 
Sec'horek, s. 


Temps .sec. 

Lieu où l'on fait sécher la 
lessive. 




Gaël éc, 


. Scac , a. V. 


Sec, sécher. 






Sic, a. 


Sec. Lat. 


Sicctts. 


Gacl ir, 


. Scachad \ 








Secc ! a. 
Sic ) 


Sec. 












Seachaim , v. 


Sécher. 




GÉNÉRATION. EXISTENCE. ÂGE. 




Gaêl éc, 
Gaêl ir. 


. Saoghal. s. 
Saoghal 
Saighcas > s. 
Saoth ) 


Lat. 


Sœcuh 


SIGNE. 








Gaël éc 
Gaël ir. 


. Sighin, s. 
Sighinich, s. 
Sighin, s. 
Signead, s, 
Signeadh, a. 


Lat. 

Marque. 
Marquant. 


Signai 



432 



RECHERCHES 



suc. 










svcEn. ■ 


- Teter. 








IMBIBEB. — Faire imbiber, tremper. 






Gall. 


Swc. s. 
Swg. V. 


Ce qui est trempé. 
Tremper. 








Sug, s. 


Suc. 


Lat, 


, Succus. 




37 dérivds. 










Sugaw, V. 


Sucer. 






Gaël éc 


. Suigli i 
Sug ) '■ 
Sugh ^ 
Suth \ '■ 


Sucer. 
Suc. 






Gaêl ir. 


Suigliim 
Suchaim 


Sucer. 






AUTREMENT. À CÔTÉ. 






Gaël éc 


. Seach,ad\. 
Seachaim, v. 


Éviter. 


Lai. 


Secus. 


SALIVE. - 


— MUCUS. 


CRACHEK. 






Gaël éc, 


Smug, s. 
Smug , V. 
Smugaid J 
Smuig ) 
Smuigeach, a. 


Cracher. 

Mucus. 

Muqueux. 


Lat. 


Mucus. 


Gaël ir. 


Smug, s. 
Smugach , a 


Salive. 
Muqueux. 






SOIE. 










Br. 


Seyz . s. 








Gaël éc. 


Sid, s. 




I-at. 


Sela. 


Gaël ir. 


Sigir, s. 








PLÉNITUDE. 








ABONDANCE. 








SATIÉTÉ 










Gaël ce. 


Saitheuch, a. 
Saithtachd 


Rempli. 


Lat. 


Satts. 




Sath 


s. Saliclé. 




Satio. 



Gaël ir. Saitheach, a 
Saith, s. 
Saithead 
Sath 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

Lat. Satictas. 



^33 



Rempli 
Satiété. 

s. Satiété. 



ASSEOin. ! . '] : . 

ÉTABLIR. — Demeurer. 
SIÈGE. — Pour se reposer, pour prendre une ville. 



GaH. Sez, s. 


Siège. 


Lat. Sedes. 


Seza, V. 


S'asseoir habituellement. 


Sedere. 


Se:u, V. 


Siéger. 


[N.B. Le: 
= dh.] 


Sadell, s. 


Selle. 




Br. Aseza. v. 


S'asseoir. 




Sicha, V. 


Assiéger. 


Fr. Assiéger. 


Gaël éc. Suidh. V. 


S'asseoir. 




Saidhe, s. 

9 dérivés. 
.ScÙZ/liV, S. 


Action de s'asseoir. 




Chaise, siège. 




5a)V/e, s. 


Siège. 




Sead.s. 


Site. 


Fr. Site. 


Seagad, s. 


Siège. 


Siège. 


Sadhal, s. 


Selle. "'^ 


It. Segçjia. 


Soadh . s. 


Lit, couche. 




Gaël ir. Suidh, s. 


Action de s'asseoir. 


■ < «-■^■' "■■,;■- 


lo dérives. 






Suidheachan 
Suidheocj 


s. Action de s'asseoir. 


■ ■.■.]:■}■]'■■'/ - '■■, 


Suide, s. 


Siège. ■■■'■ ■'' 


: , ''v>jj»ifil o 


5affAai/, s. 


Habitation. 




Sadhal, s. 


Selle. 




Soadh, s. 


Lit, couche. 




BOUCLIEII. 






Gaël éc. Syiath, s. 


. :" • ■ 






1 .-■ >.• >;-^- 
> s. , .„ 
1 . .- .:■.., ri. 


Lai. Scutum. 


Gaël ir. 5(/ia</i | 


';i:.. 




5ceo< i 


■ '■:<- 


; , ■^.l■i'^'".i.■'^ 



: galloij 



28 



^34 


RECHERCHES 




ARRÊTEB. 






Br. Stat 




Lai. Sio. 


Stad " 




Stalas. 


Gaël éc. Siad. v. 






Stad, s. 


Uiifi pausp. 




Staid, s. 


État. 




8 dcnv^s. 






Gaël ir. Stad. v. 


Arrêter. 




VOL. RAPINE. 






Gaël éc. Slad. s. 




Lat. Lntro. 


Gaël ir. Slad. s. 


• 




Sladuire, s. 


Voleur. 




iVQEl^/). LIEN. 






Gaël ir. Snadhm. s. 




Lat. Neo. 


8 dérivés. 




Netum. 


EXAMINER. CHERCHER. 




Gaël éc. S^rud. v. 




Lat. Scratari. 


Sgrudachad, s, 


, Examen. 




Sgriidach, a. 


Examiné. 




Scjrmladh, s. 


Examen. 




Sqradadh, a. 


Examiné. 




Scjrudaich, v. 


Examiner. 




Gaël ir. Sfjrudaim , v. 


J'examine. 




Sjjrudadh. s. 


Examen. 




SAILLIR. SAUTER. 






Gall. ^S«», s. 


Ce qui est extérieur. 




Ur. ^S'a/.s. 


Saut. 




5a/a,v. 


Sauter. 


Lat. Salio. 


Sa/cr, s. 


Sauteur. 




Sa/erez, s. 


Sauteuse. 




Gaël éc. 5a«<air, v. 


Trép.gner, etc. 




Gaël ir. 5aU, s. 


Saul. 


Saltus. 


Saliairim, v. 


Sauter. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



'i35 



GOVTTE. 


- - TOMBER 


GOUTTE A GOUTTE. 






Br. 


Stnla, V. 




Tomber goutte à goutte. 


Lat. 


StUUi. 


Gaël éc. 


SU, s. 




Goutte. 




OV,,:-. 


Gaël ir. 


SU, s. 
Silim,\. 




Goutte. 

Tomber goutte à goutte. 




,!:■:' 


SAULE. 












Gall. 


Heligen. 




' 


Lat. 


Suluv. 


Br. 


Haleguen 


, halecq. . 






Gaël éc 


. SeUeach . 


s. 








Gaël ir. 


SaU 




■'■'■"' • 








SaUe 


s Saule. 








Seileacli 










Saileog, s 




Saule blanc. 






CELLIER. 






. ■•n:^. 






Gall. 


Setleir 


) 


■ .,ir, ■,,.•,;,.,- 




.•.:.; 


Br. 


Crlljcr 


( 


s. .,■.•!•.',;.;■;'; 


Lat. 


CeUo. 




Ceilher 


.(i-rrr! .0. 






Gaël éc. 


\seileir, s. 






('. il ,,; 





Gaël 



ir. 



SOLEIL. 
LVMIÈRE. 
ÉCLAT. — Bcmité. 
VUE. — Guette, observation , (/ardc, consenalion. 



Gall. 



Br. 



iV. s. Cette sérir d'idées : 
différeutes familles de mot». 



st d.' 



Snl. s. 


Soleil. ... ..s... 


Gr. Û-Kioi. 
Lat. Sol. 


SyUt.s. 


Ce qui est clair, beau. 




Syll, s. 


Vue. 




2. dérivés. 




, , ^ 


SyUu. V. 


Voir. ■-■•'>:■ : . 


' '.,.,.' 


Sylw, s. 


Vue. 


v:,''u.'. 


Sjlwi, V. 


Voir. 




Salw, s. 


Observation, remar(|ue. 




Swjl, s. 


Salut. 




Swylaw. \. 


Con.server, sauver. 


L.at. Saliarf 


Sùl, s. 


Soleil. 


■26. 



Zi30 



RECHERCHES 



Br. Salver, s. 


Sauveur. 




Salvel . a. 


Sauvé. 




Savelri, v. 


Sauver. 




Gaèl éc. Sol, s. 


Soleil. 




Solas. s. 


LumiiVe. 




Soil, s. 


Soleil. 




5oi7/eJr, a. 


Brillant. 




Soillsc. s. 


Éclat. 




5oI7Zsfc/l.^. 


Briller. 




5o/«s, s. 


Lumière. 




Solas. s. 


L'une. 




Solasach. a. 


Lumineux. 




Solusachil. s. 


Lumière. 




5,,/ , s. 


Soleil. 




5ai/, V. 


Saluer. 




Sabhail . v. 


Protéger, sauver. 


An. Save. 


Sabhail , s. 


Protection. 




Sabhaileach , a. 


Frugal. 




Sabliailcachd, s 


. Frugalité. 




Sabhailiche, s. 


Économe. 




Sabhailt. V. 


Sauver, 




5aWia;, s. 


Grenier. 




Sabhalach , a. 


Frugal. 




Sabhalachd, s. 


Parcimonie. 




Sabhaladli, s. 


Salut. 




Sabhalaiche , s 


. Homme sobre. 




Sabhaltachd. s 


. Protection. 




So/a5, s. 


Consolation. 


Lat. Solatium. 


Solasach . a. 


Confortable. 


\.¥v. Soûlas. 


(iaêl ir. 5u/, s. 


Soleil. 




So/rts 
50/ 


Lumière. 




Soillsc, s. 


Splendeur. 




7 dérivé». 






5o/ui. S. 


Lumière. 




5«/. s. 


Soleil. 




5«.7.s. 


Garde. 




Sadiin . v . 


Je salue. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



/i37 



Gaël ir. Slaintc, s. 

7 dérivés. 
Sabail | 
Sabhal \ ^' 
Sabhailim, v. 
Sabliail, s. 
Sabhaileach, i 
Sabhairle, s. 
Sablialach , a. 
Sabhaladli, s. 
Sablialaim , v. 
Sablialtachd . 
Solas , s. 
Solasach, a. 



Santé. 



Grenier. 



Sauver, préserver. 

Siilut. V.. 

Conservateur. 

Chien vigilant. 

Vigilant. 

Prolrction. 

Sauver. 

Sécurité. 

Réconfort. 

Confortable. 



Lat. Solatium. 



TALON. 

Br. Seul, s. 



Lat. Calx. 



TRANQUILLE. PAISIBLE. CALME. ''■• 

Br. Sioul, a. 

Sioulaat, v. Tranquilliser, pacifier. 
Sioulded,s. Tranquillité, calme. 



Lat, Silin 



SOL. 








FONDEMENT. — FONDATION. . f - j ,: 


SVBSTANCE. 






ÉLÉMENT. 


— De la parole 


, syllabe , faire ou réunir l 


Gall. 


Sail. s. 




Fondement. 




Sjl, s. 




Sol. 




Sjlwez, s. 




Substance. 




22 dérivés. 








5yZi«ezu. v. 








Sylwezus, a. 




Substantiel. 




&•«, s. 




Élément. 




Silleb, s. 




Syllabe. 




5//Ha.v. 




Enoncer des syllabes. 




Silliaw, v. 




Faire les éléments. 




.Si7/(, s. 




Syllabe, élément. 




Siltiuiv , V. 




Assembler les éléments. 



Lat. Solui: 



438 RECHERCHES 

SILLO.W. 

Gall. Sjlc,s. Lài. Sulcus. 

ENCHANTEMENT (au propre et au figuré). 
BOXBEVR. — Prospérité, santé, etc. 
niTES SACRÉS. — Enchantement, sainteté. 

N.B.Li magie était une brauche fondameotale de la 
religion et des rites des druides. Druide et magicien 



étaient svnouvmes; c'était le 



mot. 



Gall. 


Swyna, v. 


Amasser des remèdes. 






Swjnaw, V. 


Traiter, soigner. 




Br. 


Sant, a. 


Saint. 


Lat. Sanctus. 


Gaël éc, 


. Sain, a. 


Sain, bien portant. 


Sanas. 




San j 
Sanet \ 


a. Saint. 






Sanctair. s. 


Sanctuaire. 




Gaël ir. 


Sean, s. 


Prospérité, bonheur. 






Seanadh.a. 


Bénédiction. 






Seanaim, v. 


Bénir. 






Seannaire, s. 


Bonheur. 






Seunla, a. 


Enchanté, sacré. 






Sain 
Sainchreacli 


■ a. Bien portant. 






Sanet, a. 


Saint. 






Sanctoir, s. 


Sanctuaire. 





N. B. Il se peutque, lorsqu'un c se trouve ajouté à I 
racine , le mot soit coipruntc ; mais la racine , dan 
ces diverses acceptions, est évidemment celtique. 



SOUPER. 










Gaël ir. 


Sene, s. 




Lai. 


Cœna. 


SON. 










ACCENT 


— Chant. 








VOIX. — 


- Brait. 








Gall. 


Sain, s. 
Seiniaw, v. 


Son. 
Ri^sonner. 








Son. s. 


Bruit. 


Lat. 


Sonus. 




Soniaw . v. 


Faire du bruit. 




Sonare. 




Sian, s. 


Son , bruit. 








6 dérivés. 









SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



^39 



Gall. 


Sivniaiv , v. 


Résonner. 




Br. 


Sem l 
Soni ) 


. Rendre un 


son. 




Son 
Sonn 


Son. 


"■■ 




Soner 
Souner 


Sonneur. 


.V.. 


Gaël éc 


. Sian, s. 


Son, voix. 


cri. 




Sian, V. 


Résonner, crier. 




Siansach, a. 


Mélodieux. 






Soin, s. 


Son, bruit. 






Soin, V. 


Faire du bruit. ' 




Seinn. v. 


Cliaoter, 






Seinn, s. 


Chant. 


1 




Son, 


Son. 


"'■ '-' ' 




Sanas, s. 


Voix basse. 


:rro., . 


Gaël ir. 


Sian, s. 


Son. 


■vr..l 




Siansa, s. 


Harmonie. 


:;s!' 




6 dérivés. 








Soin, s. 


Son , bruit. 






Soinini, v. 


Résonner. 






Seinnirn, v. 


Chanter. 


■1.'::'; 




5fmn, s. 


Chanteur. 




, 


Seinm, s. 


Chant. 


.■ i:\'a .. 




5on. s. 


Son. 






5anas, s. 


Sonneur. 


'..'■': ; 


SENS. 


SENTIMENT. 






PENSÉE 


— Observation 






Gall. 


Syn, s. 

O7 dérivés. 


Sentiment. 






Sjniad, s. 


Sensation. 






Syniaw . v. 


Sentir, percevoir. 




^^nu, V. 


Observer. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


Siunnsa ) 


Sens. 


■ ^^■^ ■ ;A tj 


VIEUX. 






.. .: ... 


Gaël éc. 


Sean, a. 




' >\. •:iJ 



Fr. 



Son. 
Sonner. 



An. Sing. 



Lat. Sensus. 



Sentio. 



Lat. Senex. 



4/i0 



RECHERCHES 



Siècle. 



Gaël ir. Seau . a. 

Ici devrait se placi 
lies plus considciabl 
ai perdu la liste, et 
SIÈCLE. 

Gaël ir. Sine, s. 
MURMURER. 
INVECTIVE. 
CALOMNIE. 
SCANDALE. 

Br. Skandala, v. Murmurer. 

Gaël éc. Sgainneal.s. Scandale. 

Sgainnealaich, v. Scandaliser. 

Gaël ir. Scunnail ) ^, , , 
. > s. Scandale. 

Sgainnil ) 

S(jrinnileach, a. Scandaleux. 

Sgannal, s. Invective. 

Sgannalach , a. Injurieu.\. 



une famille très-nombreuse et 
i dans les langues gaclcs. J'en 
l'ai pu la refaire à temps. 



Lai. Scaiulaluni. 



ETAIN. 






Br. 


Sléan. s. 






Steana, v. 


Étamer. 




Steaner, s. 


Etameur. 


Gaël éc. 


, Stain i 
Staoin \ ^' 


Étain. 


Gaël ir. 


. Stain 1 
Stan \ '■ 


Étain. 




Slanadoir, s. 


Etainieur. 


ÉTANG. 






Br. 


Stank.s. 






Stanka, v. 


Fermer le passage de l'eau 
étancher. 




Stanhadur, s. 


Action d'étancher. 



Lat. Stannum. 



Fr. Etain. 
An. An. 



[jat. Stayn 



CE QUI EST PLACE SUR LA TERRE. 
CE QUI EST ÉTENDU SUR LA TERRE. 
CE QUI SE TRAÎNE SUR LA TERRE. 

Gall. Sarv. s. Ce cjui est placé sur terre. Lat. Serpere. 

Sarf, s. Serpent. Serpens. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



441 



Gall. 


Sartlm. v. 


Serpenter. 








Sarna, v. 


Étendre à terre. 


:«u;;v>^. 


BEA V TEMPS . SÉrÉNI TÉ. 






Gaël éc. 


Soirionn. s. 
Soirionta, a. 


Serein. 


Lat. 


Serenus. 


Gaël ir. 


Soirionn, s. 


■■■''■"■ 




b )!»<r. 


sœuR. 










Gaël éc. 


Siuir, s. 




Lat. 


Soror. 


Gaël ir. 


Siuir ) 
Siur i *■ 


.: -■■■■' •- 






CLAIR. 










Br. 


5^/er, s. 


Eclaire , grande chélidoine 








5/£/ear, a. 


Clair. 


Lat. 


Clams. 




Skleraat, v. 


Éclaircir. 








5A-ferdcr, s. 


Clarté. : .. . ,. 


"■\ 


: --va 




Skleria. v. 


Éclairer. 




!y>r- 




5Wen7c. s. 


Petite éclaire (nom de plante 


)• 






Skleridigez, s. 


Éclaircissement. 




- 'il' 




Skieur, s. 


Lueur. 






ESTURGEO.\. 








Gaël éc. 


, Stirean, s. 


.': ■>(;,' , 


Lat. 


Sturio. 


Gaël ir. 


Stirean / 
5hrn« i *■ 


. .')!;. ■ . 






MURMURE 


. CHUCHOTEMENT. 






Gall. 


Sis. s. 
Sisialu, V. 


Murmurer. 


Lat. 


Susurra. 


Gaël éc. 
Gaël ir. 


5iarsan 


Murmure, chuchotement. 




\ ■'■,:''' 



ASSEOIR. S ARRETER. ASSIEGER. 

N. B. Voyez p. ^33 , Asseoir, etc. 

Gaël éc. Seisde, s. Siège de guerre. 

Seisd, V. Assiéger. 

Gaël ir. Seas, s. Banc. 

Seasachas, s. Action de s'asseoir. 

Seasachas. s. Repos. 



Lat. Sedcrc. 

Oh-sidere, sup. 

sessum. 
Scssio. 
Sessilis. 



442 



RECHERCHES 



Gaêl ir. Seasad, s. 


Action de s'arrêter. 






Seasaim, v. 


Je m'arrête. 






Seis, V. 


Il s'assied. 






Seisde, s. 
Seisdeadh, a. 
Seisdim, v. 


Siège de guerre. 

Assiégeant. 

J'assiège. 






f'^fiCÊt/fl. 








Gaël ir. Sgistire , s. 








tf.4i{/r. — ifJB/r LOPiC. 


ROBE. 






Br. .S'a^ . s. 




Lat. 
Fr. 


Saqam. 
Saie. 


JUS. 

SÈVE. 








SOUPE. — Souper. 
IMBIBER. — Tremper, i 
Br. Seô 1 ^ 

Sev \ 


nouillette. 
. Sève. 


Fr. 


Sève. 


Sabr. s. 


Sève. 






Soaba, v. 

Soaben, s. 

Gaël éc. Sabhan , s. 


Tremper, imbiber. 

Soupe. 

Sève. 




Soupe. 


Saipeir. s. 
Gaél ir, Sabhan. s. 


Souper. 
Sève. 


An. 


5a;,. 


Saipeir, s. 


Souper. 




Sapper. 


S^Fiî^iV. 








Gall. 5a/m7m,s. 




Fr. 


Safran. 


EiVCH/iî'iîiiVÊMJEJVr. 








Br. Sijcrn, s. 




Fr. 


Enchifrené. 


5j/èr«(. V. 


Enrhumer. 






ESC^JSE^t/. 








Br. .Sfeate/, s. 




Fr. 


Escabelle. 


SUBSTA\CE. MATlÈliE 






Gaël éc. 5/u6/i, s. 




Fr. 


Étofl'c. 






An. 


Stu/r. 



S(ÎR LES LANGUES CELTIQUES. 



tili^ 



CHAINE. ESCLAVAGE. 




Gaël ce. Slabhruidh / 

Slabhraidh i '' 


Chaîne. 


Slabhruideacli , a. 


Enchaîné. 


Scjlabh 1 
Sglabhuiche \ 


Esclave. 


Sglabliaidheacli , s. 


Esclavage. 


Sclabhad, s. 


Esclave. 


Sclabhachd / 
Sciabhaidheachdi '' 


Esclavage. 


Gaël ir. Slabhra i 

Slablirad S ^' 


Chaîne, esc 


SgJath ( ^ 
Sglabhad \ 


Esclave. 


3 dérivés. 




Sclabhad, s. 


Esclave. 


Sclabhaclit 1 




Sclabhaidheacht ) 


Esclavage. 


ÉCUME. 




Gaël éc. Sgeim / s. 




Sguni ) 




Gaël ir. ^jfeim 
Sgiim 




Sgemkin, v. 


Écumer. 


BOl/CHOA. 




B.-. Stouf 1 


.<: .i-y 


Stom, \ '■ 




Stoufa , ^ 
Stoava ) 


Boucher. 


Stoap 1 
Stoub j 


Etoupe. 


Stoupa 1 
Stouba i 


Etouper. 


Stoupen , s. 


Coton . 


Stoupennek , a. 


Cotonneux. 


QUERELLE. EFFORT. 




Br. Strif i 




5<r(i; 


I-:,!^..: 



Fr. Esclave. 
Esclavage. 



! "•IJiJl'.K'i 



Fr. Écume. 



It. napol. Schiama. 
An. Sciiin. 



An. Stop. 
Stopple. 



Fr. Etoupe 



V. Fr.Estrif. 



kkk 




RECHERCHES 


Br. 


Striva, v. 


Disputer. An. 6'<r(uf. 




Striver, s. 


Disputeur. 




Striverez, s. 


Celle qui aime à disputer. 


TRIPE. 






Br. 


Stripen, s. 


Fr. Tripe. 




Striper, s. 


Tripier. Tripier. 




Stripcrez, s. 


Tripière. Tripière. 




Striperez, s. 


Triperie. Triperie. 



FAUCILLE AVEC LAQUELLE 0.\ COUPE A TOUB DE BRAS. 
Br. Strôb, s. 

Strâba, v. Couper avec la faucille. Fr. Estropier. 

SIÈGE. SAC DUNE VILLE. 

Gaêl éc. 



Gaël ir. 



Sach. s. 



Fr. Sac. 



SOC DE CHARRUE. 




Gall. 


Swc , s. 




SE COUCHER. 




Br. 


Souchi \ 






Choucha \ 




TIRER. 






AMENEB 


: À SOI. 




TBAIT. 






Br. 


Sachu 1 
Chacha i ' 


V. Tirer, amener à soi. 




Sag, s. 


Trait. 


INCISION. 






Br. 


Coc/i,s. 


Coche. 




Cocha, V. 


Faire une coche. 


Gaël éc, 


, Sgoch. s. 






Sgoch, V, 


Faire une incision. 




Sgochach, a 


Couvert d'incisions. 


ATTACHE. 






Br. 


ifaji, s. 






Sta</, a. 


Attaché. 




5ta(/«, V. 


Attacher. 



Fr. Soc. 



Fr. Coucher. 



FiSp. Sacar. 



Fr. Coche. 
It. Cocca. 



Fr. Attacher. 
It. Attaccarc. 



Br. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



Stayiiz , a. 



Qui s'attache ais(?nient. 



^ An. Tacks. 

Tack . V. 



^^5 



FLECHE. 












Gall. 


Sactij, s. 

.6 .lérivcs 




.'i..^'. ■ . j-;n; ■■.: > i:>n 


It. 


Saetla. 


Br. 


Sac: ^ 












Seaz \ 


s. 






-iiir.'.V, 




Saezen. s. 




Rayon. .-Kii.ji;:! ■/ 


M.,. .A 


-,l': \'( 


BÉTAIL. - 


— BÊTE. — 


_5oy_ ■-■ "'f"''; 






Br. 


Saoud 
Saout 


• s. 


Bétail. 








Sôt 
Sôd 


• a. 


Sot. 


Fr. 


Sot. 
Sottise. 




Sôdez , s. 




Femme sotte. 








Sôtaat. V. 




Rendre ou devenir sot. 








Sôlôni, s. 




Sottise, stupidité. 






SOLIDE. 










'-.<'. 


SOVDEn. - 


- Joindre. 










MASSE DE 


TERRE. 


Mo«e. 






Gall. 


Sad, a. 
Sadiaiv, v 
Sadiad, s. 




Ferme. 

Rendre ferme. 

Ce qui rend ferme. 


It. 


Sodo. 




Sawdriaw . 


V. 


Souder, joindre. 


Fr. 


Souder. 


Gaël éc. 


Sodar, s. 




Soudure. 


Fr. 


Soudure. 




Sod.s. 




Motte de terre. 


An. 


Sod, s. 


Gaël ir. 


.Sodar, s. 




Soudure. 




Soddcr, V. 


ÉPIER. 












ATTESTE. 


— Obsema 


hon , 


rspion. ' .'■•"■ ' 


A ,'UA 




Br. 


Spi. s. 




Espion. 


Fr. 


Espion. 




Spia. V. 




Attendre, épier. 


An. 


%• 




Spier, s. 




Qui épie, espion. 


Fr. 


Epier. 


Gaêl éc 


. Spiothair, 


s. 


Espion. 








Spioniaclian. s 


. Qui cherche. 






Gaël ir. 


Spiothairr 


. s. 


Espion. 


It. 


Spia. 




Spiothaireachd 


. a. Action d'épier. 




Spiare. 




Spionaim, 


V. 


Je cherche, j'épie. 







446 



RECHERCHES 



EPAULE. ( Mot qui dcvniit se trouver à la p.irlie anglaise. 



Br. 


Skoaz, s. 
.Skoazel, s. 
.Skoazia . v. 
Skaziek, a. 


Épaulée. 
Epauler. 
Qui a de larges épaules. 


FI. 


Schaedei 


ÉCUELLE. 










Br. 


Skuilel, s. 




Fr. 


Écuelie. 




Skudel-zour. s 


. Nénuphar. 
Ecueile d'eau. 


It. 


Scadella. 




Skuddlad.s. 


Écuellée. 






IVUANCE. 










Gaël ir. 


Snuadli, s. 
iV. B. Lvdh 


..„.. 


Fr. 


Nuer, V. 
Nuance, 


SALLE. — 


- SALOJV. 








Br. 


Sal. S. 




Fr. 


Salle. 
Salon. 


POUTRE- 


SOLIVE. 








Br. 


SoL s. 




Fr. 


Solive. 


Gaël éc 


. Saïl, s. 








ORDUIiE. 


SALETÉ. 








souiLLVBE. — Bassesse. ( Au fig. ) 






CORRUPTION. 








Gall. 


Salw, a. 


Méprisable, vil. 






Gaël ec 


. Sal, s. 
Salacli. a. 
Salachar, s. 
5/a!6. s. 
Staibeach. a. 
Slaihear, a. 
5Zaoif. s. 


Ordure. 

Souillé. 

Corruption. 

Boue. 

Boueux. 

Malpropre. 

Ordure. 


Fr. 


Sale. 




5/ao^. s. 


Saloperie. 




Salop. 




Slaopuch, a. 


Salop. 








Slaopaclul, s. 


Saloperie. 




Saloperie 


Gaël ir. 


.S'a/, s. 


Souillure. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. kkl 



Gaël ir. Salchar. s. Corruption. 

Saluicjh. V. Saiir, souiller. 
Slaib, s. Roue. 

Slapach . s. Saloperie. 
Slapaire.a. Salop. 
ESPALlEIi. 

Gaël éc. Spallair, s. 
fiP/iVGLE. 

Ri*- Spilen. s. 

GiOÎ/S5E«. 

Br. Shlôka.x. 

Sl:lô(ja, V. 
Sklôkérez ) 

Sklôcjérez \ '■ Gloussement. 
Sklôkérez, s. Poule qui glous 

ÊCi^r DE BOIS. ÉCLISSE. 

Br. Sklisen . s. ._ ;. , 

Slisenna, v. Éciisser : ■>■ ■ 



Eriî/£fl. 




Gaël éc. Stiorap, s. 
Gaël ir. Slioroip , s. 


-••■,..■,: ./-; 


ESCARMOUCHE. 




Gaël ($c. Sceirmeis. s. 




C/f£M/yv ÉTROIT. i?î/E. 


Br. 5<rcai i 

Stread \ ^■ 


Chemin étroit. 


Slrèat-zall, s. 


Cui-de-sac. 


• ■'■'•••■^ ■; 


Rue, — aveugl( 


Gaël ir. Sraid, s. 


Rue. 


«WSSE^t^ 




Gaël éc. 5ra/a^, s. 
Srulach, s. 


Ruisseau. 
Coulant. 



Fr 


Salir. 




Souiller. 


, 


■•' . ' à .1. iA ; - 


Fr. 


Espalier. ;""'"' 


It 


Spilla. 


Fr. 


Glousser. 


An. 


Cliick. V 



Fr, Éclisse. 
Eciisser. 

Fr. Étrier. 
An. Stirnip. 

Fr. Escarmouche 
An. Skirinish. 



ft. Strada. 

An. Street. 
FJ. 5fraete. 
AU. Strasse. 



Fr. Roule 



448 


RECHERCHES 




Gaël éc. Srutk. v. 


Couler. 




Srath. s. 


Kivicre. Gr. 


VelTpov. 


19 dérivés. 






MAMELLE. 






Gaël éc. Sinne / 


Lat. 


, Sinus. 


Sithnne \ 


Fr. 


Sein. 


Gaël ir. Sine, s. 






GRINCEMENT DE DENTS. 




Br. 5Arm, s. 


Fr. 


Grincer. 


Skrinerez . s. 






Skrina, v. 


Grincer. 




GliAND. HÉROS. 


EXCÈS. EXCESSIF. 




Gaël éc. 5ar, s. 


Héros, homme de mérite. Fr. 


Sire. 


5ar, a. 
Sar. 

Gaël ir. .Sar, s. 


Supérieur. 

part, exprimant le plus haut 

degré. 
Héros. 




Sar, a. 


Excessif, grand. 




Sar. 


part, exprimant le plus haut 
degré. 




Sair. 
SERPE. 


part, exprimant, en com- 
position, Texcès. 




Br. Sar/;. s. 


Fr. 


Serpe. 


ACTION DE FERMER, 


DE CLORE. 




Br. Scr,', s. 


Fr. 


Serrure. 


Serra, v 


Former. 




£SP£CiS. 






Br. Sfiird, s. 






Sord. s. 






Gaël éc. SoH i 


Fr. 


Sorte. 


Sor5a j 






Gaël ir. Sort , s. 






^C/DE. 






MGV. — Aijacer. 






CHAGRIN. — Pauvre. 






Gall S.ir, s. 


Acidité. Fr. 


Sur. 



SUR LES LANGUES CELTIOUES. 



4W 



Gall. Surom, s. 


Oseille. 








Suraw, V. 


Devenii 


: sur. 






.9 dérivés. 










Sor, s. 


Étal d'i 


rrilation. 


An. 


Sore. 


i3 dérivés. 










Sori, V. 


Etre chagrin. 




Sony. 


Swr, n. 


De mauvaise humeur. 




Sour. 


Br. Sur, a. 


Sur, acide. 




.Sour. 


Gaël éc. Sur, a. 


Sur, a. 








Gaël ir. Sirreach . a. 


Pauvre 


, chagrin. 






BRANCHE. 










Gaël éc. Spar J 










5/)arr j 






Fr. 


Barre. 


Gaël ir. Sparr, s. 






An. 


Spar. 


K3fP^7V. 










Gaël éc. Spang, s. 






Fr. 

An. 


Empan. 

Span. 


S^i?Z)/iV£. 










Gaël éc. Sairdcal, s. 






Fr. 


Sardine. 


S^Pr. SORTIE SOUDAINE. 








Gaël éc. Siurtag. 










Surdag, s. 


Rond, 


enjambée. 






Surdmjaich, v 


. Jaillir. 




Fr. 


Sourdre. 


Gaël ir. Siurtog , s. 


Saut, ! 


sortie soudaine. 






£P£/Î0A. 










Gaël éc. 5/)or, s. 






Fr. 


Eperon. 


5/)or, V. 


Eperonner. 






6 dérivés. 










(iaël ir. Spor, s. 






An. 


Spar. 


4 dérivés. 




r 






£CvliîL^r£. 










Br. Scarladd \ 










Gaël éc. Scarîaid > s. 
Gaël ir. Scarloïd } 






Fr, 


ÉcarlaK 











29 



450 

ÉCHARPE. 
Br. 



RECHERCHES 



Skerb, 



Shrampa. v. Ramper. 



Fr. Écharpe. 
An. ScarJ. 



yETTOYER. ECURER. 








Br. Skarz. a. 








Sharza, v. 


iNettoyer. 






Gaël. éc. Sciurs, v. 


Purger, laver. 


Fr. 


^ Curer. 
\ Écurer. 


Sciurs, s. 


Lavement, 






Gaël ir. Sciursaim , \ . 


J'écure. 


An. 


Scoiir. 


Sciurza. 


Nettoyage. 






PETIT. MINCE. COURT. 






Br. Skarz. n. 




ït. 


Scarso. 


Skarza, v. 


Amincir. 


An. 


Searcc. 


ÈCROU. 








Gaël éc, Sgrobha } 
Sgrodha i 




Fr. 


Écrou. 


Gaël ir. Scjrobha 
Scrohha 




An. 


Screw. 


ACTION DE RAMPER. 








Br. Skramp, s. 









Fr. Ramper. 
An. Scramblr. 



Gaël ir. Scjorn j 

Sgornach > s. 
Sgornan ) 
Sgornaim, v. 



Gorger. 



CANIF. COUTEAU. 

Gaël 6c. 
Gaël ir. 



S(jorii chailbhe, s. Épiglott*. 

ce 

S(jian, s. 



Fr. Gorge. 



Fr. Canif. 
An. Knife. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



451 



DÉLIER. 

Gaël éc. S(jaoil, v. 
Gaël ir. Sgaoll, v. 

Sijaoihe. part. Délié. 

Scaoilini, v. Je délie. 



h. SciocjHer^". 



SORTE. ESPÈCE. 

Gall. V. p. as. 

Gaël ir. 



Espèce, 



Fr. Sorte. 



CffOP/A'B. 

Gaël éc. ) o ■ ■ 

\c)eipinn, s. 
Gaël ir. j ^ 

CAUSEUR. BAVARD. 

Gaël ir. S(jiolamliail j 
Sgiolniliar ) 
Sfjiolmliaraclul . .s. 

Gaël éc. Jjtrac , v. 

8 dérivés. 

Gaël ir. Stracaim, v. Je déchire. 
ÉTALON. 

Gaël éc. Stal. s. 

Stalan.s. Poulain. 

Gaëlir. Stal 

Stala 



SAUGE. 
Gaël éc. 
Gaël ir. 



Scàsde , s. ; 

A'. B. Le d, en gaél , suivi d'une voyelle te'nue . 
I, se prononce djc. 



MARCHER. FLÂNER. 

Gaël éc. Sjmisdearachd, s. 

Spaisdearach, a. Marchand. 



Fr, CliopiiK 



Fr. Gueuler. 
Gueulard. 



ît. Stra-cciatT 

Fr. Étalon. 
An. Stallion. 



Lat. Salvea. 
Fr. Sauge. 



120. 



kf>1 RECHERCHES 

Gaël éc. Spaisd, v. Marcher. < ^ _ 

I M. ^ipassetjiare. 

Spaisdear, s. Flâneur. 

Spaisdrick, v. Flâner. 

Gaël ir. Spaisdoireachd, s. Marche. p '^^^ uure P. 

Spaistim ) , 

/ . ... }v. Je marche. 



MOTS QUI SE RAPPORTENT A L'ANGLAIS. 

SCIE. 

Gaël éc. Sabh. s. An. Saiv. 

Gaëlir. Sabadh.s. 

S(d)haim, v. Scier. 

VITESSE. 

Gaël ir. ) Swiftnrss , s. 

ÉCHAFAUD. STALLE. 

Gaël éc. Scabhal \ 

Gaël ir. Scabhal > s. An. Scafold. 

Scafal ) 

SOLEIL. CHALEUR. ÉTÉ. 

Gaël éc. Sam, s. Soleil. 

Samhradh.s. Été. An. Siimmer. 

Sumhrach, a. Chaud. 
Samhrachail, a. D'été. 
Gaël ir. Sam, s. Soleil. 

Samhradh, s. Été. 

Gaël éc. 5it/«<. s. An. 5A|/^ 

Gaël ir. Sibht, s. 

Sihhlim, v. Trouver un expédient. 



PAS. 

Gaël éc. Stap 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

An. Step. 



UbS 



EPINE. POINTE. 

Gaël ce. Stob.s. 
Stob, V. 

FLÈCHE DE TOUR. 
Gaël éc. Stiopall, s. 

ARRÊTER. BOUCHER. 

Gaël éc. Slop,\. Arrêter, 



Piquer, poignarder. 



Gaël éc. Slehamhainn] 

Sleainhuinn 

Sleamhna , sup. Très-glissant. 

Slêamhnachudh, s. Action de glisser, 

Sleanihnachd , s. Pente glissante. 

Sleamhnaich 

Slcamnuicli 
Gaël ir. Sleamhain, a. Glissant. 

7 dérivés. 



Glisser. 



An. Stab. 



An. Steeple. 



An. Stop. 



Staipeal. s. 


Bouchon. 




Stopple. 


Gaël ir. Stopaim, v. 


J'arrêle. 






BÂTON. 








Gaël éc. Steabhay " 


( 






Steafag 


> s. 


An. 


Stuf 


Gaël ir. Steahhayh ] 


1 






INTENDANT. 








Gaël éc. Stubhard 
Gaëlir. Stiobhard 


h- 


An. 


Steward. 


COLLINE. MONTAGA 


^£. 






Gaël éc. 5//a/) | 
Gaëlir. Sliabh ) 


! s. Colline, niontugue. 


Au. 
Fr. 


Slope. 
Pente. 


GL/SS^iVr. 


' 







An. Slïppery. 



libd 



KECHEUCHES 



MINCE. LO.yG. 

Gaël éc. Slim 

Sliom 

Gaël ir. Slim 

LANIÈRE. 

Gaël éc. Strapadh, 

Strapainn , 

. Gaël ir. Strapadh, 

RUISSEAU. 

Gaël ir. Sreamh , 
Sreath 

FOULER AUX PIEDS. 
Gaël éc. Stramp , v. 



Lanière. 

Couper en lanières 

Lanière, 



Gaël éc. Stnopach. s, 




Strobaid. s. 




Strumpaid. s. 




7 dérivés. 




Gaël ir. Stnopach, s 




ÉTRANGLER. 




Gall. Sâg, s. 




Sagiaw, v. 




FAIBLE. EXTÉNUÉ. 




Br. Sioc'han, a. 




Sioc'hani, v. 


Devenir faible. 


«y| /«£/{. 




Gaël éc. Smcat, s. 




FUMÉE. 




Gaël éc. Smùcan, s. 




5mu(kn,s. 


Fumée. 


Smudan, s 


Suie. 


Gaël ir. Smuid, s. 





y4n. 5/jn 



An. iSfra/) 



An. Sircam. 



An. Tramp. 
Truinplc. 



An. Strumpct. 

An. C/iOrt/f. 
An. 5ic/>. 

An. Smack.. 

An. SinoLc. 
Smiit. 



SUR LES 


LANGUES CELTIQUES. 


ESPION. 




Gaêl éc. Sgud. s. 


An. Scoub, 


ABATTRE DUN COUP. 




Gael éc. Scjiul, v. 




5cuf, V. 


An. Guf. 


Sgutach. a. 




MARCHER VITE. 




Gaël éc. 5(/uc/, V. 


An. Scixd. 


.UEt/'LE i)£ fOLY. 




Gaël éc. 5fac, s. 


An. 5(ac/f. 


Slac,\. 


Élever une meule de foin. 


Gaël ir. 5<ac, s. 




POINT DE COUTURE. 




Gaël éc. Stic. s. 


An. Siitch. 


S<ic, V. 


Faire un point. 


TRANCHE DE VIANDE. 




Gaël éc. Slaoiçj 
Steig 


An. Steak. 


TRONC. PIEU. POTEAU. 


Gaël éc. Stic , s. 


Pieu. An. Stahe. 


Stoc, s. 


Poteau , tronc d'arbre. Fi. Stock. 


Gaël ir. Staoig , s. 


Pieu. 


.S(oc,s. 


Poteau, tronc d'arbre. 


HEURTER. CHOC. 




Br. 5fffe£ i 


Heurter. 


5<ofc, s. 


Cboc. FI. Stooke 


fi?.4PP£iî. 




Gaël ce. 5<rac | 


Frapper, An, Strike. 



455 



456 


RECHERCHES 


Gaël ir. Strac, s. 


Action de frapper. 


Stracaim, v. 


Je frappe. 


TRACE. RAIE. 




Stnoc, s. 




Gaël ir. 




.^RDOISE. 




Gaël éc. Sclead 
Gaël ir. ^c/ai 






LANCE. 

ÉPÉE. — Couper. 




BATTE. ~ Battre, 




Gaël éc. Sleagh, s. 


Lance, javelof. 


Sglaiyhre, s. 


Épée. 


Slachdan, s. 


Batte. 


Sleachd, v. 


Couper. 


Sîeachdadh, s. 


Coupure. 


.S/ac ) 




„, , , V. 


Battre. 


5/ac/td j 




5iaca(r 




Sluchdair 


Celui qui bat. 


Slachdach, a. 


Violent. 


Gaël ir. Sleagh, s. 


Lance, javeline. 


Slaighre, s. 


Épée. 


5/acan. s. 


Batte. 


Sleachdaim i 




SleacJitaim ) 


. Couper, déchirer. 


Slacairim, v. 


Battre. 


4 dérivés. 





An. Streaîi 



An. Slate. 



Fî. Slacyen. 



N.B. On voit par l'étendue de celte famille , qui com- 
mence à une idée primitive ( l'instrument) , que la ra- 
cine n'est pas empruntée à l'allemand. 



SEMENCE. RACE. 

ML'ITITVDE. PEUPLE. — AliMÉE. 

Gaël éc. Siol, s. Semence, racç. 



SLK LES LANGUES CELTIQUES. 'ib7 

Gaël éc. SUoclid, s. 

Sloigh ] Peuple, armée. FI. Slaclit. 

Sluagh ) ' Multitude. 
Gaël ir. Sliochd ) Semence. 

Sluagh ) Multitude, peuple, armée. 

MALIN. MALHONNÊTE. 

Gaèl éc. Sligeach, à. Malin. Au. Slj. 

Slaoicihle 1 ,, ,, 

^, . , l s. Malhonnêteté. 
Sloiçjhtc ) 

GORGÉE. 



FI. Slocken. 



Gaël éc. Sluij. s. 






Sluig, V. 




Avaler. 


Gaël ir. Sloc. s. 




Gorgée. 


Slocaim, 


V. 


Avaler. 


PLONGEON. 






Gall. Sozawl, 


s. 




Sozi, V. 




Faire le plongeon. 


SOIE. 






Mot qui 


dcvail 


: ae trouver à la jjartie française. 


Gaël éc. Siod 
Gaël ir. Sioda 


i" 


Soie. 


SUIE. 






Gall. Swta 






Gaël éc. Suith 


S. 





An. Souze. 

Mot popu 



Ital. Sela. 



An. Soot. 



JET DE LIQUIDE. 

Gaël éc. Spui, s. \n. 5/)onf, 

.Spuf, V. Faire jaillir, Spil. 

8 dcrivCf. 

Gaël ir. Sput, s. 



458 



RECHERCHES 



FBAPPER. 

Gaël éc. Smite 
Smoth 
Smioi 

Gaêl ir. Smistim, 



An. Smitc. 



COUPEE. DEVASTER. 

Gaël éc. Sgathad, s. Coupée. 

Sgath, V. Abattre eu coupant. 

Scud, \. Couper. 

Scudach, a. Couper. 

Gaël ir. Sgaisteach, s. Coupée. 

Sgathaim, v. J'abats eu coupant. 



POIME. DARD. 

Gaël éc. 
Gaël ir. 



Sciot, 



An, Cut. 



An. Shot, s. 



DEPENSE. COMPTE. 

Gaëléc.) 



Gaël 



Sgol. 



Au. Scot. 



HOUSSINE. 

Gaël éc. Sgaits, s. 



.\n. Sivitch 



COURSIER. 

Gaël éc. Steud, 



An. Stccd. 

( Le mol poétique. 



TRAINEAU. 

Gaël ce. Slaod, s. 

Slaod, V. 

Gaël ir. Slaod , s. 



Aller en traîneau. 



An. Slcdçje 



SUIE. ORDURE. 

Gaël ce. Siiuul, ; 
Sinad, y 
Smod, i 



Suie. 

Enduire de suie. 

Ordure. 



\n. Sinut. 



sua LES LANGUES CELTIQUES. 459 

Gaêl éc. Sinodach, a. Sale, 

(îaël ir. Sniadan, s. Suie. 

Smodaiij s. Ordure. 



Gaël ir. Sloc, s. Cavité. Au. Loch, 

Slo(jaim, v. Avaler, 

fRACTION. PARTAGE. 

Gaël ir. ^ 

SE GLISSER T1M1DEMEN1. 

Gaël éc. Snmj ) An. Sneak, 

Snaiij S 



Gaël éc. 5/jù/, s. An. Spiie- 

Spideach, a. Maliis.- 
Gaël ir. Spid, s. 



Gaël ce. Spad t An. !>padr, 

Spaid ) 



Gaël ir. Spud 

Spadhad 



Gaël éc. Spot, s. An. Spot. 

5 dérivés. 
PATIN. 

Gaël éc. 5ca/, s. An. Skatc. 



ARDOISE. 



Sijlcat, s. \ii. Slat'? 

S(jlralach, a. Gouverl crarcloiscs. 



Gaël ir. Sijlaia , s. 



460 



RECHERCHES 



HAYON EN GENERAL. 



Br. 



Skîn, s. 
Skin 

Skinâdur 
Skina, v. 



Rayonnement. 
Disperser, rayonner. 
TAILLEUR DE PIERRES. COUPER. 



Gaël éc. Spaidheadair, s. 

Snaidh, v. Couper. 

GaëJ ir. Snaidhim, v. Je coupe. 

NEIGE. 

'\Sneachd, s. 
Gaël ir. 



Ali. Shine. 



AH. Schneiden. 



Au. Snow. 



VAISSEAU. CONDUIRE UN VAISSEAU. 

PILOTE. DIRECTION. 



Gaël éc. Seol, s. 

Seol. s. 

Seol, V. 

Seoladair, 
Gaël ir. 5eo?. s. 

Seol, s. 

8 dérivés. 



Vaisseau. 

Direction, conduite. 

Diriger. 

Pilote. 

Direction. 

Vaisseau. 



An. Sail. 



COURT INTERVALLE DE TEMPS DONNE AU TRAVAIL. 

Gaëléc.)c, , 

. [Speah s. 
Gael ir.\ 



Sailor. 



Au. Spell. 



FENDRE. 



FRAGMENT. 



Gaël éc. Spealt. v. 

Spealtaii, s. 
Gaël ir. Speallaim, v 



TALENT. 

Gaëléc. 
Gaël ir.\ 



\Sgcd, 



Fendre. 
Fragment. 
Je fends. 



An. SpUt. 



An. SkUl 



SDH LES LANGUES CELTIQUES. 

^^^^^''•j^V.s. ^ An. Shull. 

Gaël ir. i 



G»^**:"iSryn,7/..s. An, 5cm//zo«. 

Gaël ir. ^ 

BALANCES. 

Gaël éc. ScaUdchean . s. An. Seules. 

Gaël ir. Scaluighe, s. 



An. 5fee/. 



An. 5<a/<'. 



An. 5too/. 



An. Swine. 



ACIER. 






Gaël éc. 
Gaël ir. 


Staihnn , s. 
Stailinnich , 
Stalinn, s. 


a. Changé en acier. 


n.UE. 






Gaëléc. 
Gaël ir. 


5<rtWa, s. 




SIÈGE. 






Gaël ce. 
Gaël ir. 


5/0?, s. 
Sdol 1 
Stol î 


s. 


COCHON. 






Br. 


Souin, s. 




CUILLER. 






Gaël éc 
Gaël ir. 


. 5/)airi 
Sponag 
Spain ) 
Sponog \ 


s. 


MEMBBA NE. PEAV 




Gaël éc 
Gaël ir 


. Seann j 
Sgann j 

. Scannan 
Sgann 


1 
i 

1 
• s. 

1 



An. Spoon. 



An. Skin. 



462 



RECHERCHES 



UN CERTAIN DEGRE D ELEGANCE DANS L HABILLEMENT. 



Gaël ce. Spruiscalachd , s. 

Spruiscil, a. Élégant 
Ga.ê3 ir. Spriiiseamlachil, s. 



An. Spruccncss 



Moelle. 

Etre moelleux 



Gaël éc. Smear, s. 

Smear 

Smior 
Gaël ir. Smear. s. Moelle. 

Smearraim , v. Etre moelleux. 



An. Marrow. 



ETINCELLE. VIE, MOUVEMENT. 

Gaël éc. Sprac, s. 

6 dérivés. 

Gaël ir. Spre, s. 

4 dérivés- 



An. Sp, 



Gaël éc. Sgrubair ^ 
Gaël ir. Sgriibaire ) 



An. Servi). 



GOUVERNAIL. GOUVERNER UN NAVIRE, PILOTE. 

GUIDE. — RÈGLE. 



Br. Stûr, s. 

Shvria, v. 

Starier, s. 
Gaël éc. Sdiair, v. 

Sdiuradh, s. 

Steorn, v. 

Steornach , a. 

Stinir, s. 

Stinir, v. 

8 dérivés, 
fiaël ir. Sdiurairn, v. 
Sdiuradh, s. 
Sduir, s. 
Sdiùrim, v. 



Gouvernail. 

Gouverner un navire. 

Pilote. 

Diriger. 

Direction. 

Diriger. 

Dirigé. 

Guide, règle. 

Guider, régler. 

Je dirige. 
Direction. 
Direction. 
Je guide. 



An. Stnr 



Gaël ir. Stiur, 
Sdéi 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 

Guide, règle. 



i63 



Gaël éc. Slor, s. et v. 
Gaël ir. Slor, s. 
TEMPÊTE. TOURME.yTE. BATAILLE. 



Gall. i'stornifS. 

Br. Siourm, s. 

Stoiirm, s. 

Gaël éc. Stoirm, s. 

4 dérivés. 

Gaël ir. Sioirm , s. 



Tempête. 
Tempête. 
Bataille, assaut. 
Tempête. 

Tempête. 



An. Store. 



An. Slor m. 



Gaël ce, J e • i 

\c>oisu, a. 
Gaël ir. S 



An. Saiicj. 
Fr. Insolent. 



ECRASER. 

Gaël éc. Snmais , v. 
Gaël ir. Snmais, a. 



ROSEAU PLAT 

Gaël éc 
Gaël ir. 



Seiscj. 



Mis en pièces. 



An. Smash. 



An. Sedtjr. 



TRANCHE. 

Gaël éc. Slis, s. et v. 
Gaël ir. Slis, s. 

FAIRE JAILLIR LEAU. 

Gaël éc. ) o • i 

\Spam, V, 
Gaël ir. \ 



An. 5/îcc. 



An. 5pHr/. 



ESTOMAC D OISEAU. 
Gaël e'c. Sgroban 

Scroban 
Gaël ir. Sgroban 

Scroban 



An. Cro/). 



kôll 



RECHERCHES 



MALHEUREUX. 

Gaêl éc. Scrubair ) 
Gaël ir. Scrahaire) 

PELER. EXCORIER. 

Gaël éc. Scrath, v. 



An. Scmb. 



An. Scralch. 



BORD. 

Gaël éc. Stjiort 

Sguirt 
Gaël ir. Sgiortu ) 

Scjuirt ) 



An. Skirt. 



FAIRE JAILLIR L EAU AVEC UNE SERINGUE. 



Gaël éc. Sgard, 



Sgiurdaii, s. 


Seringue. 


An. 


Squirt. 


Gaël ir. Sgardmre 
Sgiardaim 


Seringuer. 






Sgiurdan, s. 


Seringue. 






FOUET FORMÉ DE LANIÈRES. 






Gaël éc. Sgiurs, s. 




An. 


Scourge. 


Sgiurs, v. 


Fouetter. 






Gaël ir. Sgiursa, s. 








Sgiuraim, v. 


Je fouette. 






./EU. AMUSEMENT. 








Gaël éc. 5/)ors, s. 




An. 


Sport. 


4 dérive». 








Gaël ir. Spors, s. 








!i dérivés. 








BjÉP^TVB^Ê. 









Ga"ël éc. Spreid, v. 

Spreideach, s. Action de répandre. 
Gaël ir. Spreighim, v. Je répands. 



An. Spread. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



^65 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE GREC. 



FRAPPER. 
COMBATTUE. 
TAMBOVR. — Timbale, 

(lall. Tabivrz, s. 

Tahyrzu, v. 
Br. Tabut, s. 

G.K'l ce. Tabaid, s. 

Tiompan, s. 

Tabar, s. 
Gaël ir. Tabaid. s. 

Tiompan, s. 

Tionipanach, 

Tdhar. s. 



Timbale. '' ' 

Jouer de la timbale. 
Combat. 

Combat. 
Timbale. 
Timbale. 
Combat. 

Timbale, etc. ,: 
a. Tympaniste, tambour, 
ménétrier, harpiste. 
Timbale. 



Gr. Tiîww. ,,_ 

Lat. Tympanum. 
F'r. Taper. 



Gall. Tarn, s. 

Tameidiaw . 
Br. Tamm , s. 

Tamma, v. 
Gaël ir. Taom, s. 

If^SSB ARRONDIE. 

TERTRE. TOMBEAU. 

Gall. Twm, s. 
Twmp , s. 
Toffi ^ 
Tomen ) 

Gaël ir. Tomba, s. 

Gaël éc. Tiom, s. 
Gaël ir. Tim, s. 



Couper en morceaux. 
Mettre en morceaux. 



Tertre. ^ 

Masse ronde. ' '•- 



Tombeau. 



Gr. TéftvM. ■ 
Gr. To>of. ,j,. 



Gr. Tijiêos. 
Lat. Tumuliis. 



Gr. QvfjLov. 
Lat. Thymus. 

3o 



466 



KECHEUCHES 



ARRiVEli, en parlant îles choscx ri des personnea 

f flR. DISPAliAÎTRE. 



Br. 


Tech. s. 


Fuite. r.r. 


Taxais. 




Têcher, s. 


Fuyard. 


Tax^vco. 




Tec'hout ) 
Tee-hi \ '■ 


Prendre la fuite. 






Technz, a. 


Évitable. 




Gaêl èr 


. Teachd, s. 


Arrivée. 




Gaël ir. 


Teigh, V. 


Va, impér. 






Teu(jhim,\. 


Arriver. 


Tv;^«i'. 




Tiaghaim, v. 


Venirà, arriver, disparaître. 


Tv) x^^'i 




Tcigeainhus, v. 


Arrivera, en parlant des 






fut. 


événements. 






Teachd, s. 


Arrivée. 






Teacmaic, part 


. Arrivé , en parlant des évé- 
nements. 





FAIRE UNE LEVEE DE TERIiE. 

CBEVSER LA TERRE. — Fossé , trunchèc , retranchemenl , ce (ju'on ir-ouve eu 
creusant la terre, minéral, mineurs. 

FAIRE UNE LEVÉE, VNE CONSTRUCTION. — Parapet, (Uejuc , mur. tertre, 
tombeau, maison, appartement, dôme, toit, couverture, enveloppe , vêtement . 
couvrir, cacher 



Gai 



7>.s. 


Maison, bâtiment. 




Twy. s. 


Ce qui environne. 




Toi V. 


Recouvrir. 




Twjçi, b. 


Vêtement , toge. 


Lat. 7"o_9<.. 


.5 "dérivé,. 






Twjfjaiv, V. 


Couvrir. 




Teçu, V. 


Être caché. 


Tego. 


Ti ) 


Maison , bâtiment. 




Tei \ 
Toi 


Couvrir une maison. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



UCl 



Br, T6, s. 

Tôen , s. 

Tôer, s. 
Corn. Tshji, s. 
Gaël éc. Tocliail, 



Couverture de maison. 

Toit. 

Couvreur. 

Maison , bâtiment. 

Creuser la terre. 



Tochladh, s. Fossé, tombeau, digue. 

Tog, V. Elever, construire, bâtir. ' , - 

Togaïl, part. prés. Elever, construire, bâtir. 

Teagh, s. Maison, appartement. Gr. Tet^oî. 

Teach, s. Maison, dôme. St^jos - Tejoç. 

Tiaghas, s. Manoir. ., Lat. Tecimn. 

Tigh, s. Maison. 

Gaël ir. Tochailim, v. Je creuse la terre. 

Tochail } 

^, , ., } part. Creusant la terre. -, i \ 

Tochailt y ■ -^-^ 

7ocAai7/f .part. Creuse, en jiarlant de la ■ " - 

terre. 
7'oc/i«i7/<'ac/i, s. Ce qu'on trouve en creusant An. Diy.s. 

la terre, minéral. 
Tochalaidhe.s. Piocheur, mineur. 



Tochladk, s. 


Fossé, tombeau, digue. 


( Ditch. 

\ Diiïe. 


Teagh, s. 


Maison , appartement. 




Teach, s. 


Maison, dôme. 


Lai. Tcctiim. 


Tiaghais, s. 


Manoir. 




Tigh.s. 


Maison. 


. v'-,,\--, 


Teagainm, v. 


Je couvre, je protège. 


Gr. ^Téya>. 
Lat. Tego. 


Toigh, s. 


Maison. 


Lat. Prnfpgo. 



TOUCHER. SENTIR. 



Gaël ce. Tfl^/irt/ . part. Touchant, sentant, 
prés, et s. . 



IGr. ei-yco. 
\ Lai. Tango. 

Lat. Tactus. 

Fr. Toucher, tact. 

It. Toccare. 

3o. 



^i68 



RECHERCHES 



OBDIiE. METTliE EN ORDRE. 

Gall. Tachi. v. Mettre en ordie. 

Taclus. a. Rangé. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Tag 



ar, s. 



Ordre. 



SORCELLERIE. DOCTRINE. 



Gaël éc. Teagasg, s. 
Gaël ir. Teagasga, s. 

Teagasçj , s. 
Teagasgai'm , 



MAMELLE. 

Gall. Tëth, s. 

6 d^riv 

Br. Tèz. s. 



Doctrine, 
.renseigne. 



Telle, tétine. 



MAISON DU FEU. SOLEIL. 

Gall. Tydain, s. 

Ty-tain. Maison du feu. 

N. B. Le 1 dp tain doit , suivant les règles de la 
langue, se changer en d; donc Ty-lain est en 
gallois , etc. littéralement , maison da Jeu. 

Tydain, père des muscs, est un personnage au- 
quel Ips Triades et les poésies galloises attribuent 
fréquemment l'invention do la science des Lardes. 

Tan ou iam est , dans toutes les langues rcltiques 
proprement dites, le mot qui exprime feu. Voyez 
Ty, à l'article Faire une levée de terre, j). 4C6. 



Gr. 


Ta'|<s. 


ENSEIGNEMENT 


Gr. 


^SlXVÛûô. 




^oxeïv. 




Ad|«. 


Lat 


Doceo. 




Doctrinu. 




Disco. 


Gr. 


Tndos , s. 




Tndie, s. 


Fr. 


Tette. 




Teton. 




Tétine. 




Teter. 


An. 


Tit, iitlj. 



Gr. TtTM 



Gael 



Tiotan ) 
TUhmi, j 



Soleil. 



Gr. T/Tàt>. 



SUR LES LANGl ES CELTIQUES. 



^09 



Gaël ir. Tiota 
l'iotaii 
Titlitn 

Aiso.y. 
Gaël éc. Talla, 

T-alla. 
Gacl ir. Talla, 

T-alla. 



Soleil. 



.vT 



Fr. Halle 
An. Hall. 



Voyei Gr 

TAXE. TAILLE. 

Br. Tell, s. 

TIGE. 

Br. Tuol-peni 

Taoli, V. 



FVMIER. 



Jeter des braiiclies. 
ÉTENDRE DU FUMIER. 



Gall. Teilaw, 
Br. Teii, s. 

Tei'/a, V, 
Teilek , s 



Etendre du fumier. 

Fumier. 

Fumer. 

Amas de fumier. 



Gr. TéXwr. 



Gr. StuXos. 



Gr. T/Xof. 



TROMPERIE. 



Twyll, s. 

38 dérivés. 
Twyllaw, V, 



Tromper. 



Gr. AdXiis. 
Lat. DoZu5. 



PRINCE. DYNASTE. 



Gacl ce. Tann, s. 

Tanaiste, s. 
Gaël ir. Tann, s. 

Tanaiste, s. 

Tanaise, s. 



Prince, dynaste. 
Seigneur. 
Prince, dynaste 
Seigneur. 

Seigneur. 



Tanaisteach , s. Qui agit en prince. 

7'a«a£S(; ) ^ . . , , 

> s. Oui est après le seigneui 
lanatstc \ 



Gr. AvrasT7)s. 



470 



KECHEHCHES 



Gaël éc. Tannaladh, s. Agonie. 

Teim, s. Mort. 

Gaël ir. Tannaladh . s. Agonie. 

Teim. s. Mort. 



Gr. ^vatos. 



TIRElî. ■ TENDRE. 

EN LONGUEUR. — Ténu, iléliè. 

EN TOUS SENS. — Étendre, èlanjii . 

CONTRACTÉ. — Fort, épais. 



Gall. Tyn. s. 


Tirage. 




Tyn, a. 


Tiré, étendu. 




Tjnâa. v. 


Forcer en tirant. 




Tynawl, a. 


Tirant. 




Tyna, v. 


Tirer. 




Ten, a. 


Tiré. 




Tenaa \ 
Teneu ) 


Tiré. 




Teneuâad, s. 


Ténuité. 




Teneu ad, s. 


Ténuité. 




Tcneuâa. v. 


Rendre ténu. 




Tanu, V. 


Étendre. 




Tanna, v. 


Tendre. 


Gr. Teivoy. 


Br. Tenn, a. 


DifEcile à tirer 




Tenna, v. 


Tirer. 


Lai. Tcndo. 


Tenner, s. 


Tireur. 




Tennerez. s. 


Tirage. 




Gaëléc. ^ 

leann, a. 
Gaël ir. 


Serré, tendu. 




Teannaim, v. 


Forcer en tirant. 




Teannanaim , 


V. Presser, au figurt. 




Tonn , s. 


Fortifiant. 





VEjyiR. 

Gaël ir. Tainic , v. au parf. It vint. 



Gr. <^OaJ'a). 



Si h [.ES LAi\(il>Et> CELTIQUES. 



471 



TON. 

60.\ MÉTALLIQUE. — Accettl, uir de chant. 

lAi^GVE. — Au propre, au figure : l^arlcv, parleur, orateur. 



GixU. 


ToH, s. 


Ton, acconl. 




Gr. 


Tovos. 




Tonc , s. 


Son métallique. 




Lat. 


. Tonus. 




Tonciaw, v 


Rendre un sou ni 


étallique 




Tono. 




Toiùaiu, V. 


Former un ton. 






Tinnio. 


Br. 


Ton 
Toun 


j s. Ton, 




An. 


Tingle. — Voy< 
Tonc, gall. 


Gaël éc. 


Toin, s. 


Ton. 










Teangadh . s. 


Langue, au prop 


re. 


(ir. 


<l>eéjyo^at , 




Teangach, s. 


Parleur. 






ip06yyoç. 




Tcaitgakh j 


> s. Orateur. 










Teangaireach \ 


1 








Giiël ir. 


Teanga, s. 
Teanga, s. 
Teangach, a. 


Langue. 

La n gage - 
Loquace. 




An. 


Tongue, 




Teanga, con. i 


i. Langue de chien 


(plante) 


• 






Teangairc, s. 


Linguiste. 










Teangan. s. 


Langage, langue. 










Toi/t, s. 


Ton. 










/'ona, s. 


Air de chant. 




An. 


Tune. 




T(H</ , s. 


Langue. 






Tongue. 



TRAVERSER. 

Traverse, poutre, percer, tarière, au iruverA, au delà. 

Gall. 



Trwyd, s. 


Trouée. 


Gr. Teipw. 


Trivyaw, v. 


S'évader. 


lopéùs. 


Trwydaw . v. 


Pénétrer ';.')' 


Lat. Terehro. 


Tnvj 
Trwyz 


j Prép. etpiéf. 


. Trans. 


Tarar, s. 


Tarière. 




Treuz, 5. 


Travers, traversée. 




Trcuzi, v. 


Traverser. 




Treiz, s. 


Passage par eau. 





472 RECHERCHES 

Br. Treiza . v. Passer par eau. 

Treust. s. Poutre, traverse. 

Treustel, s. Tréteau. 

Gaëléc. Tar ) ^ ^ , ,, Vv. Tarière. 

„ . '/ prép. Au travers, au delà. 
Tair ) ^ ^ 

Tarachair, s. Tarière , vrille. 

Gaël ir. Tar i , » » i i - 

„ . ) prep. Au travers, au delà. 
Tatr P * 

Tarachair. s. Tarière, vrille. 



TEREBENTHINE. 

Gaël éc. Tairbheirt 
Gaël ir. Tairbhint 



BORD. 


LIMITE. 


Gaël éc. 


Teor. s. 




T- eor. 


Gaël ir. 


Teora, s. 




T-eora. 




N. B. Voye» Gramm. 


BRISER. 




Gall. 


Tôri. V. 




là dérivés. 


Br. 


Terri, v. 



Gr. TspsêtvOos. 



Gr. ôpos. 

bpiW 
Lat. Ora. 



Gr. Te/pw. 

Tpûw. 
Tptix^. 
TOl/JÎ. 

nÉVOLUTWN. — Cercle, tourner, se (jroiipcr encercle, presser autour, Jouter 

tourmenter. 
BOND. — Enceinte, tordre, ceinture, collier. 

Gali. 

Turn, s. Tour. 

Gr. Topvoù). 



'TpSTCÙ}. 

TpoTzri. 



Tùr, s. 


Tour. 


Turn. s. 


Tour. 


Tumiaw. v. 


Tourner en rond. 


Twrn. s. 


Rond, tour. 


Trova, s. 


Tour, lieu de révolution 


Trovau, v. 


Faire une révolution. 


Trovaas. a. 


Gourbe, tortueux. 


Trovaeg , s. 


Conversion. 


7Vo(, V. 


Tourner. 



SUH LES LANGUES CELTIQUES. 



/i73 



Gall. 



Br. 



Trii , s 


Tour. ',' "li 


Tro ] 

Trocn ) 


Tour. 


Trôn, s. 


Cercle. 


Torni, s. 


Ce qui est groupé en rond. 


Tormenniad. s 


. Foule. 


Tormnma, v. 


Se presser en cercle. 


Tormcnt, s. 


État de pression, tourineut. 


Tormiad, s. 


Assemblée en cercle. 


Tonniannaioy, 


a. Pressé autour. 


Tormiannu , v. 


Presser autour. 


Tormianl, s. 


Foule environnante. 


Torinu, v. 


Assembler en rond. 


Tormyn, s. 


Multitude serrée. 


Tor/) . s. 


Masse ronde. 


ïorf, s. 


Collier. L 


Signe de distinction que portaient les anciens Bre- 


tons. C'était un point d'iionneur, pour ces guerriers. 


de ne pas le laisser tomber au pouvoir de l'ennemi dans 


une bataille. 




Torci. V. 


Porter le collier. 


Tort, a. 


Tourné, tortu. F 


Toriaat. v. 


Rendre ou devenir tortu. 



La t. l'onjuis. 



Fr.' Tordre. 



Trôi ) '■ 


Tourner, tordre. 






Trô, s. 


Tour, circuit. 






Gaël éc. Tore, s. 


Collier. 


Lat. 


Torcular. 


Tornail. s. 


Action de tourner. 


Fr. 


Tourner. 


Gaël ir. Tore, s. 


Collier. 




Tour. 


Tornail, s. 


Action de tourner. 






Tonudaim, v. 


Je tourne. 


An. 


Tiirn. 


.AMENTATION. 








Gaël éc. Tremadh, s. 




Gr. 


OpTJfCIS. 


Gaël ir. Treanadh, s. 








Trcanaim, v. 


Je déplore. 







CHEF. SOVVEEAIDl. DEGNEIl 

Gall. Tcyrn, s. Souverain. 



474 



RECHEUCHKS 



GaU. 


Tejrmis, s. 


Royaume. 




Tejrnasu, v. 


Régner. 




Tejni-wialen, 


s. Sceptre. 


Gaël éc 


. Tor \ 
Tuir i s. 
Torn ) 






Souverain. 








Tioranta. a. 


Tyran nique. 


Gaèl ir. 


Tor \ 
Tuir ( 
Tore ( '*• 
Torn * 






Souverain. 








Tioranta . a. 


Tyranniquc 




Tiama, s. 


Chef. 




Tiamas, s. 


Domaine. 




Tuirghen, s. 


Roi. 




Toram, v. 


Régner. 


BOUT. — 


- .VEZ. 




Gall. 


TrMj'n, s. 
3i dérivés. 





Gr. Tu'pat 



Viv. 



MOTS EN RAPPORT AVEC LE LATIN. 



PLANCHE. 


TABLE. 




Br. 


Taol . s. 


Table. 


Gaël éc. 


Taiblile, s. 


Table. 




Tabhal. s. 


Planche. 


Gaël ir. 


Tabhal, s. 


Planche. 




Taibhlc.s. 


Table. 


TAVElîME. 






Gaël ce. 


Tabhairn J 


s. 


Gaël ir. 


Tabliairnc ) 


HUISSON. 






Gaël éc. 


)„ 





fiacl ir. ) 



Lat. rabuta. 
Fr. Table. 



Lat. Tabrniu. 
Fr. Taverne. 



Lat. l>uiii<Uwt. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



/j75 



Gaël éc. Teampulh 
Gaël ir. Tearnpoll ) 

SAISOM. TEMPS. 

(iali. Tjmi, I 



Br. Tyniiuor 

Gaël éc. 
Gaël ir. 



s. Saison. 
Tim , s. Temps. 



TlîEMPE. 

DONNER LA TREMPE. — Tempérament, tempère 
Gall. TymlieryS. Tempérament. 

16 dérivés. 

Tjmhereiziaw,\ .Rendre tempéré. 
'lymUeru, v. Adoucir. 
Br Temps, s. Trempe. 

Tempsi, V. Tremper. 



Lat. Templum, 
Fr. Temple. 



Lai. Tempus. , 
An. Time. 

Lat. Tempera. 
Temperare. 



APPRIVOISE. 



FAIBLE. TIMIDE. TIMIDITE. 



Gaêl ir. 


Tim, a. 


Apprivoisé, faible. 




Tim , s. 


Grainte, timidité. 


SILENCE. 






Gall. 


Taw, s. 






Tawedifj, a. 


Silencieux. 




Tauxjar. a. 


Disposé au silence. 


COMPLET. 


ENTIER. 




Gall. 


Twt, a. 




BEAU. 


RENDRE BEAV 




Gall. 


Tecâu, V. 


Rendre beau. 




Tecaâd, s. 


Parure. 




Tég , a. 


Beau. 



Lai. Timidus, 



2 a aerives. 



Teqàii I ni, 

} V. licndrc beau, 
7 c<ju ) 

La raciuc est également en p.itl. V. lettre /' 
fartie l.itinf. 



Lat. Tucere. 



Lat. Totui. 



Lat. Deciis. 



Décor. I 
An. Detl., v 



476 



RECHERCHES 



Gaêl ir. * 



ENLEVEMEM. VOL. 

Gall. ToU, s. 



Lat, Titulus. 
Fr. Titre. 
An. TitJc. 



Lat. Tollo. 





Tolli, V. 


Enlever. 






Gaêl ir. 


Teallaim, v. 


Je vole. 






TAUPE. 










Gaëi ir. 


Talpa, s. 




Lat. 
Fr. 


Talpa. 
Taupe. 


TILLEUL. 










Br. 


Tîl. s. 




Lat. 


Tillea. 


Gaél éc. 


Telle, s. 




Fr. 


Tilleul. 


Gaêl ir. 


Tf,7e ) 
Teileag \ 








TE y TE. — 


- STALLE. 








Gall. 


Tent. s. 


Tente, stalle. 


Lat. 


Tentorium 


Br. 


7ï«f/, s. 


Tente de cabaretiers. 


Fr. 
It. 


Tente. 
Tenda. 


Gaël ir. 


Tinnte. s. 


Tente, stalle. 


.\n. 


Tenl. 



Gall. 



Tyner, s. 

i6 dérivés. 

Tjncrâu, v. 
Tjneru, v. 
Tener, a. 
Teneraat, v. 



Ce qui est tendre. 



Devenir tendre. 

Devenir tendre. 
Br. Tener, a. Tendre, mou. 

Attendrir. 
Tenerded, s. État des corps tendres. 
Teneridicjcz, s. Altendrissenient. 

TAUIŒAU. 

Ce mot devrait être à la partie grecque. 

Gall. Taru) \ 
Br. Tan > s. 

Tavù 



Lat. Tener. 
Fr. Tendre 



Gr. 'ïavpoi. 

Lat. Taurus. 

Fr. Taureau. 

11. Toro. 



sur» LES LANGUES CELTIQUES. 



/i77 



Gaël ce. 
Gaël ir. 


1 Tarhh . .s. 


> ■ ' ',:.!%■>• 


c-i •■ 


■v:\ .ii. 


TEUHE. — 


- PAYS. TERIUTOIIiE. ... 




:,' .s 


Gall. 


Tir. S. 

Q.-i Jéri^.■•s. 

Tiriaw , v. 


Terre. ^ ^• 
Devenir terré'. • 






Br. 


Ter ) 


Terre. 


Lat. 
Fr. 


Terra . 
Terre. 


Gaël éc. 


Tir. ,s. 

Tir-mor. s. 


Territoire. 
Continent. 






Gaël ir. 


Tcarra ) 
Tior, s. 
Tir-mor. s. 
Tiortaah . s. 


Territoire. 

Terre, contrée. 

Continent. 

Naturel d'un pays. ' ' 






EXTRÉMITÉ. BORXE. 


LIMITE. TERME. 


,, 




Gall. 


Térv, a. 
Tcrvan, v. 


Extrême. 
Rendre extrême. 








rmr^Ti, s. 


Extrémité. 


Lat. 


Termen. 




Tervynu, v. 


Terminer. 




Terminas. 




Tfrm. s. 


Terme. ' ' 








Termiaw, v. 


Fixer un terme. 






Br. 


Tcrmen, s. 


Terme. 


Lat. 
Fr. 


Terminus. 
Terme. 


Gaël éc. 


Tearmunn, s. 


Limite. i.iiii 




Terminer. 


Gaël ir. 


Tcarmann \ 
Tearmonn \ s 
Tearmunn i 


- .;-;-,:i.';i; ; .1(1: ' 




■'"' 1 .■' y.^ 



DESSECHE. UN PEU BRULE. — 

Gaël ce. Tiorannaich, a. Desséché. 



ARIDITE. SOIF. 



Tioradnach, s. Aridité, soif. 
Gaël ir. Tioraim , a. Desséché. 

Tioradh, s. Dessèchement. 

Tiormach \ 

Tiormachd >s. Aridité, soif. 

Tiormalachd^ 



Lat. Ahstenjo. 

An. Dry. 
FI. Drnqen. 



^78 



RECHERCHES 



FliAPPER. 


CHASSER. 


METTRE EN FUITE. - 


— TROUBLER. 


Gali. 


Tarair, v. 








Tarv, s. 


Impulsion soudaine. 






Taniad. s. 


Impulsion. 






Tarviadu. v. 


Disperser. 






Tarvu. V. 


Chasser, mettre en fuite. 


Lat. Tnrhore, \ 




Trablaz, s. 


Trouble. 






6 dérives. 








Trahlaziaw', v. 


Troubler. 




Br. 


Tnihul, s. 


Affliction, tribulation. 


Fr. Troubler, 




Tr'ihula, V. 


.Affliger. 


Trouble, 




Tnibuluz , a. 


Affligeant. 





Gaél. ir. TreabhJacht , $. Trouble, tribulation. 

Treabhlait. s. Langueur, faiblesse. 

Treabhlaiqhim j „ 

:' V. Troubler. 

/ reabhlaim ) 

Tnobloid, s. Trouble. 

Gaël l'C. Triohlaid, s. Trouble. 

Triohlaidcach, a. Troublé. 

Trioblaidich , v. Troubler. 



An. Troiibif. 



VAS. MONCEAU. 

Gall. 7'wra, s. 

Tvrn , V . 

Tivr, s. 

Twriaw. v. 

Gaël éc. 1 ™ 

[ Tor, s. 
Gaël ir. \ 



EMPILER. TOI 

Amas, monceau. 

Amasser, empiler. 

Tour. 

Bâtir une tour. 

Tour, château. 



Lai. Turris. 



TOURTERELLE. 

^'^^'^^•JTurt»r,s. 
Gaël ir. ) 



Lat. Tiirlin 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Treabh. 



Lat. Tribus. 
Fr. Tribu. 
An. Tribc. 



s 11 H LKS LANGUES CELT IODES. 



avo 



TRAlTEll. 

Gall. Traefhu, v. Lat. Tracfare. 

Voyez jilus ba» Manier, Nlijccier. 
AGIR OU MARCHER AVEC UNE DIMINUTION D ARDEUR. s'aRI 



Gall. 



Trj. 



Agir avec moins d'ardeur. 



Tricjaw , v. S arrêter. 



MANIER. NEGOCIER. 

Gaël éc. Trachd, v. Manier, négocier. 

Gaël ir. Trachdaiin, v. Manier, négocier. 

TRANCHER. 

TBONÇON. — Tronc. 

TRANCHÉE. — Se retrancher, enclore. 

Gall. Tryçu, v. 

Trwc, a. 

Trwnç, v. 

Trop, a. 
Br. Tronch'u, v. 

Tronjcn l 

Tronchen ) 

Treûjen, s. 
Gaël ce. Trainnse. s. Tranche. 

Triiiiinsich, v. Enfermer, enclore. 

Truinnseur, s. Tranchoir. 

Tniinnse, s. Tranchée. 
Gaël ir. Trainse , s. Tranche. 

Trninsigkim, v. J'enferme. 

TUMULTE. 

Gall. Trydar, s. 



Trydar, a. 
Trydam , v. 

Gall. TrcH, a. 

la (léri\ps. 

Gaël ir. Treaii , a. 



Tumnltueux. 
Faire grand bruit. 



Lat. Trie 



l;at. Tr a et arc. 



Couper. 




Tronqué. 




Tronquer. 


I^at. Tiuncure. 


Coupé. 




Trancher, diviser. 


Fr. Trancher. 


Tige d'un arbre. 


Tronc. 


Trognon. 


Trognon. 



Tranchée. 



Lat. Strido 



Lat. Str 



480 



HEGHEUCHES 



rniSTE. PENSIF. 

Gall. Trist, a. 

Tristan . v. S'attrister. 

Br. I 
Gaël éc.>rnst, a. 
Gaël ir. ) 

TÉMOIN. TÉMOIGNAGE. 

Gall. Tjst, s. Témoignage. 

Tysliaw, v. Témoigner. 

Gall. Tysiiwr. s. Témoin. 
Br. Test. s. 



Gaël éc. 
Gaël ir. \ 



\Teas(l, s. Témoigi 



nage. 



Lat. Trisùs. 
Fr. Triste. 



Lai. Testis. 
Tes kl ri. 



MOTS QUI SE RAPPORTENT AU FRANÇAIS. 



TOUFFE. 




Gall. 


Tuf, s. 


TOUPIE. 




Gaël éc. 
Gaël ir. 


jrop,s. 


TUF. 




Br. 


Tiîf, s. 


DOUVE. 




Br. 




TAMIS. 




]W. 


Tamocz, s. 
Tamorza , 



Touffe. 



Fr. Touffe. 
An. Tu/f. 



Fr. Toupie. 
An. Top. 



Fr. Tuf. 



Fr. Douve. 



Fr. Tamis. 
Tamiser. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

TOMBER. TOMBER GOUTTE À GOUTTE. VERSER. 

Gall. T2vmpiaw,\. Tomber goutte à goutte. 

Trvmpian,\. Couler continuellement. .r!n"i v : i ; 

Twmpiad.s. Goutte. . •" ,' 

Br. Tumpa. v. Verser, en parlant d'une . TV ,'• }• 

charrette. 'i',.i\ \ 

CLOU. CLOUER. ATTACHER. '' ' '' ' ' ' * ' 

Rr. Tach, s, , 



'18 1 



Tacha. 



Clf 



Fr. Attacher. 
It. Attaccare. 



Gaël éc. Tacaid i 
Gaël ir. Taca \ 

Tach est la vraie racine; on l'a vue sous une forme uu 
peu modifiée. V. la lettre .'^ . partie française. 

ATTAQUE. QUERELLE. 

Br. 



Tag, s. 
Taga, v. 
Tacjfr, s. 



HABITUDE 'eu raauvnse ; 

Br. Tech, S. 

Techet, a. 



Quereller. Fr. Attaquer. 

Celui qui attaque, qui 
cherche querelle. 



Fr. Tic. 



EncUn. 



CHAPEAU. 

Gall. Tnc, 



Fr. Toque. 



CHAUD. 

Gaël éc. Teth i 

Tei//i i ^' 

Gaël ir. Tef/i ) ■ ■''■ 

Teith P" 

TEILLE. 

ÉCORCE DÉLIÉE DVS BRIS DE CHANVRE. 
Br. TU, S. 

THa, V. Teiller. 



Fr. Tiède. 



Fr. Teflle. 
Teiller 
3l 



^82 



RECHERCHES 



TAILLE. FAÇON. 


TAILLEUR. 






Br. Ta/, s. 


Taille, façon. 






Gael éc. Talladh. s. 


Taille. 






Taillear, s. 


Tailleur. 






Gaël ir. Talladh, s. 


Taille. 


Fr. 


Taille. 


Tallaim , v. 


Je taille. 




Tailler. 


Tailiur, s. 


Tailleur. 




Tailleur. 






An. 


Tailor. 


Voyez lettre D , où cetU racine forme une fan 


illle 




nomliren 


se. 






TALENT. 








Gaël éc. Talan , s. 




Fr. 


Talent. 


Gaël ir. Tallan, s. 




An. 


Talent. 


TVILE. 

Br. Tèôl. s. 




Fi. 


Tuile. 


T^d/ia. V. 


Couvrir de tuiles. 






Téôlier, s. 


Tuilier. 






Tèôlierez. s. 


Tuilerie. 






Gaël ir. Ti/*?, s. 









CHÊNE. ÉCORCE DE CHÊNE. 

Br. Tann, s. Fr. Tan. 

TEIGNE. 

Br. Tm, s. Fr. Teigne. 

RÉPRIMANDER. GRONDER. 

Rr. Tensa, v. Fr. Tancer. 

Tenser, .s. Grondeur. 

TONNEAU. 

Br. Tonel, s. Fr. Tonneau. 

Tonnellad. s. Contenu d'un tonneau. 

Tonelier, s. Tonnelier. Tonnelier. 

Gaël ir. Tuniia, s. 

TOURRE. 

^■''^^'■iToirb,.. ^'- '^""•■^''• 

Gaël ir. i An. Turf. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



j83 



Gall. 


Tnrimt. a. 




Gaël ir. 


Turbit, s. 


' Z'. 


TOURTE. 






Gall. 


Torth . s, 






Torthu. V. 


Faire une tourle. 


Br. 


Tartez 
Tors 


Tourte. 


Gaël éc 


. Tort, s. 


Gâteau. 




Toirtcan , s. 


Tartine. 


Gacl ir. 


Tort 

Toirt '■ 


Tourte. 




Toirtean, s. 


Gâteau mince. 




Tuirlin, s. 


Petite tourte. 



Turbot. 



TORCHE. FLAMBEAU. 

Gaël éc. Toirrse. s. 

Gaël ir. Toirrse j 

Torsa ) 

TORCHON. 

Br. Torch, s. 

Torcha, v. Torcher. 



Fr. Torche. 



Fr. Torchon. 
Torcher. 



TRAVAIL. 

Gall. 



LABOUR. 



Br. 



Travael, s. 

Travaelu, v. 

Travel, s. 

Traveller, s. 

Travelli, v. 
Gaël éc. Trcahhar, s. 

Treabhadh, s 

Treabh, v. 

TreabhachaU. 

Treabhachas 

Treabhaclid 

Tn abhaiche , 
Gaël ir. Treabluir, s. 



Travail. 
Travailler. 
Travail. 
Travailleur. 
Travailler. 
Activité. 
Labour. 
Labourer, 
a. Labourable. 



s. Agricultur 

Laboureur. 
Activité, 



Fr. Travail. 

Travailler. 



Wi 



RECHERCHES 



(iaël ir. 


Trcabhadli . s. 


Labour. 




Treabhaide, s, 


, Laboureur. 




Trrahhaim, v. 


Je laboure. 




Treahliairc , s. 


Laboureur. 


rniPES. 






Gaël ir. 


Triopas, s. 




ÉCHANGE, 


, — ri?oc. 


TROQUER. 


Br. 


Ire/.,- j 






T,ok, s. 


Troc. 




Tro/tcr, s. 


Troqueur. 




Trokérez, s. 


Troqueuse. 


TRÉPIGNER. PIÉTINER. 


Br. 


Trepa 










Triper, s. 


Qui piétine. 




Tripercz. s. 


Trépignement, 


TRÊVE. 
Br. 


Trévers, s. 




TROMPETTE. 




Br. 


Trompil, s. 





Trompila, v. Sonner de la trompetto. 
TrompUer , s. Un trompette. 
Trompilèrez , s. Son de la trompette. 



r/î^c.'ts. 


TRACASSER 


. TRACASSIER 


Br. 


Tragas j 
Tregas ) 
Tragaser, a. 
Tragasi, v. 


Tracas. 

Tracassier. 
Tracasser. 


misèhe. 


GUEUX. 


F^G.4fiOAD. 


Br. 


Truant, s. 






Triiantcrez, s. 


Gueuserie. 




Traantcz, s. 


Gueuse. 



Fr. Tripes 



hr. Troquer. 
Troc. 



?'r. Trépigner. 
An. Tri]). 

Fr. Trêve. 

Fr. Trompe. 
Trompette. 

ft. Tromha. 
An. Trumpel. 

Fr. Tracas. 

Tracassier. 
Tracasser. 

Fr. Truand. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



.'185 



Gaël éc. 
Gaël ir. 



Truanti , 



Truaujhc , 



Gueuser. 
Misère. 



Au. Traanl. 



TnuKjhanla , a. Malheureux. 
PIED. ALLER À PIED. TROTTER. 



GaU. 


Troed, s. 
35 dérivés. 


Pied. 




Troediaw, v. 


Aller à pied. 




Trotiaw. v. 


Trotter. 


Br. 


Troad ] 
Troal S ^' 


Pied. 




Troatad. s. 


Pied, mesure. 




Trot, s. 


Trot. Fr. Trol. 




Trota, V. 


Aller au trot. Trotter. 




Trotclla, v. 


Marcher vite. 




Troier, s. 


Trotteur. An. l rot, s. 


Gaël éc 


. Tro'ulh, s. 


Pied. - Trotter. 


Gaël ir. 


Troidh 
Tro'ujh 


Pied. , ^'.^ !>■ ,^, 


CYLINDRE 


. ROULEAU 


. TOURNER. ROULER. 


Gall. 


Trol, s. 


Cylindre. Fr. Treuil. 




Troliaw, v. 


Rouler. ' ' ' ' ' • 




1 2 iivhés. 


':'\: • .-,1 




TreilUaw, v. 


Tourner, rouler. 




Trtvjll. s. 


Ce qui tourne en rond. 




Trwjllau', V. 


Tourner en rond. 




Troell. s. 


Treuil. 




28 dérivés. 






Troelli, V. 


Tourner comme une roue. 




Tndl. s. 


Instrument pour percer. 




Tridiaw, V. 


Percer un trou en tournant 
un instrument. 


HABIT. 


HABILLER. — 


- PAQUET. TROUSSE. TROUSSER. 


Gall. 


Trivs, s. 


Habit. 




Trwsa, s. 


Paquet, trousse. Fr. Trousse. 




Trwsiaw , v. 


Hahiller. Troiisscr. 



48t) 


RECHERCHES 






Br. Trons, s. 

Tionsu, V. 
(jacl éc. Trasadk, v. 

Trasach. s. 
Gaël éc. Tnw. v. 

Trasaiie, s. 
Gaël ir. Trusdail, v. 

Trusdalaim, v, 


Trousse. 
Trousser. 
Ceindre. 
Gerbe. 
Trousser. 
Garde-robe , 
Ceindre. 
. Je ceins. 


trousseau. 


An. 


Truss, s. 
Truss, V. 


T^5SÊ. COUPE. 










Br. 7 05, s. 






Fr. 


Tasse. 


r^j:£. — rjt/jc. 










Br. Tas , s. 
raj«, V. 


Taxer. 




Fr. 


Taxe. 
Taux. 
Taxer. 


r^S. TASSER. AMASSER. 








Gall. Twjsg.s. 

Twjsgaw, v. 

5 dérivés. 


Tas. 
Tasser. 








Br. Tes, s. 

Tesein. v. 
Gaiî éc. TaisgU, a. 

Tasgaidh. s. 
Gaël ir. Ta/Aas 

Taisgim, v. 

Tasgaidh, s. 


Tas. 

Entasser. 
Amassé. 
Amas. 

Amassé. 

J'amasse, 
.^mas. 




Fr. 


Tas. 
Tasser. 


ricHK. 










Gall. 7as</,s. 

a» dérivés. 






Fr. 


Tâche. 


Tasgu, v. 
Gacl éc. ïasjf 

ro(5(/ 
Gaël ir. Tasgadh J 


Donner une 


; tâche. 


An. 


Tash. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 

PREMIER. PLUS TÔT. 

Gaël ir. Taosqa, a. It. Tosto. 



llS7 



MOTS EN RAPPORT AVEC L'ANGLAIS. 



CIERGE. 




Gaël éc. Tapai i 

Topar i ^*- 

Gaël ir. Tapar 1 
Topar \ 




DEGRÉ o'Uiy ESCALIER. 




Gall. Tepjn,s. 




VILLE. 




Gaèléc.)rr ■ 
Gael ir. ) 




ÉPAIS. SERRÉ. 




Gall. Tew. a. 




Tewwç, s. 


Densité. 


Tewycez, s. 


Épaississeineut, 


Tewjca, V. 
Gaël éc. Tiucjh, a. 
Gaël ir. Tiuçjh i 

Tigli \ ''■ 


Epaissir. 
Epais. 

Épais. 


('RENDRE. CUEILLIR 


. CHOISIR. 


Gael éc. To(jh, v. 
Gaël ir. Tocjhaim, v. 




CE Q£// £Sr COI^PÉ. 




Gall. Toci, s. 




Tociaw, V. 


Couper. 


Gall. Tâd. s. 




37 dérivée 


Kl! 



An. Taper 



An. Ste 



An. Town. 



An. r/iicA. 
Tliicken. 

An. roU(//i. 



An. ïa/te. 



An. Dock. 

An. D(«/, s. 
t»af^/j. s. 

( Mol populaire.) 



488 




RECHERCHES 




Gall. 


Tadu, V. 


Devenir père. 






Tadivj. a. 


Paternel. 




Br. 


Tad 




An. Dad. 




Tat 


s. 


Daddj. 




8 dérivés. 




(Mol populaire. 


CHAINE. 








Gall. 


m. s. 




An. Tje. 




Tidarv, v. 


Enchaîner. 





CHANCELANT. 

Gaël ir. Totarnaclid. a. .\n. Totter. 

BÉGAYANT. 

Gaëi ir. Totarnachd, s. An. Flultcr. 

DE HAUTE STATURE. 

Gall. Tal, s. Gr. Aolr^oi. 

An. 7'a//. 
OU/ s'adapte, qui CONVIENT. 

Gaël ir. Talla, a. An. 7'a//r. 



CREPUSCULE. 

Gaël éc. Taailcachd ) 
Gaël ir. Taaileacht \ 



An. Txviliyht. 



POT A ANSE ET A COUVERCLE, ORDINAIREMENT DE METAL, POUR 
LES LIQUEURS. 

'{Tancard, s. An. Tanluird. 

Gaël ir. ) 

TORTILLER. 

Gaël éc. Toinneamh ) i rr • 

J V. An. Iwine. 

Gaël ir. Toiniimi ) 

GOUDRON. 

Br. TtT, s. An. Tar. 

Tera, v. Goudronner. 

AIMABLE. AIMER. 

Gall. Tirion. a. Aimable. 

■ 7 dérive,. 



SDR LES LANGUES CELTIQUES. '489 

An. Dcuf. 



'^Gaëi éc ) • • - • 

'sTairis, a. Aimant 
Gaël ir, ) 

Tairisim, v. J'aime. 



FATIGUE. 

Gaël ir. Tor. s. An. Tire. 

PROFIT. PROFITER. 

Gaël éc. Tairblic i ^ . Au. Tlirive. 

Tarhachd ) '^ P'"*^'"' Tknfl. 

Tarbliaicli , v. Profiter. 
Gaël ir. Tairhhe \ 

Turhha \ s. Profit. # 

Tarhhacht ) 

Tarbhaighim, v. Je profite. 

DEMEURE. 

Gaël ir. Tairisme , s. Demeure. An. Tarry, 

BOUCLIER. 

Gaël éc. / r,, • I ' A '/' « 

\ i anjaid , s. l\u. larijcl. 

Gaël ir. j 



An. True. 



Gaël éc. 
Gaël ir. 


. Tairis , a. 




TRAÎNÉE. 






Gall. 


Traill, s. 




ESCLAVE. 






Gaël éc. 
Gaël ir. 


ÏTraill, s. 




VOYAGE - 


MARCHE. 


ALLURE. 


Gaël éc. 


ÏTriall, s. 




(iaël ir. 


Triallach ) 






Triallairc \ 


: Voyageur. 



An, rrail. 



An. Tlirall. 



An. Travellfi; 
Triallaini, v. Je voyage. l'ravel , v. 



490 

GUE.MLLE. 
Br. 



RÔTIR, GRILLER. 
Gaël ir. Tosda, 



RECHERCHES 



SALOPE. 

Triil, s. Guenille. 

Trulen, s. Salope. 



An. Trult. 



An. Toast. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES- 



491 



BASQUE. 



Abisua, 


Avis, 


Racine celtique. ...:;, 


Abisalceuj 


Avertir. 




icliata. 


Peau, croûte 


Fr. Écaille. 

An. Shell. -, ,. , 


Acoinetcca, 


Attaquer, 


Esp. Acometer. 


Achnu, 


Age. 


Lat. JEtas. 






Celt. (V. ÂGE, Part, lexic) 


Adinsua, 


Agé , ancien. 




Aditcea, 


Ouïr. 


Lat, Audio, Audiliis. 


Aditzailca . 


Auditeur. 


Auditor. 


Aijurcea, 


Salut. 


Augiir, Augurât . 
Ttal. Aiigurare. 


Agui , 


Saluer. 


{ Vi auguro nna buona nolte.) 


Ahalizaiteu, 


Pouvoir. 


Gall. et bret. voyez Part, lexic. 


Bere Athalu, 


Son pouvoir. 




Aipatcea, 


Proposer. 


Gr. Ehsiv. 


Al}) amena. 


Proposition, 




Airca, 


Air. 


Àr;>. 


Airatcea, 


Voler en l'air 




Arina, 


Léger. 




Arinqui, 


Légèrement, 




Airintasuna , 


Légèreté. 





Repos. 



Gr. iifTv^it 



AlSÎAK du. 


Il est en repos. 


Fr. Aise. 


Aisia, 


Loisir, 


Voyez Partie lexicographiqi 


Aise q ni , 


Aisément. 


celt. 


Ula, 


Père. 


Gr. AT7a. 
GAèl.Aithrr. 


AiTAbiltlua. 


Parrain. 


.■ ■.-... i, ■-■ 



492 


RECHERCHES 


AiTAgnmarrebaj 


Beau-père. 




3 7 1 

AlTaUENA , 
Aita-saindua , 


Celui du père. 
Saint-Père, pape. 




AKHABanza . 
AKBABaicea. 
Cabo . 


Fin. 

Finir. 

Extrémité. 


Esp. Acabar. 
Fr. Achever. 
Esp. Cabo. 


Akhiteca , 


Faillir. 


Lat. Cadere. 

Rac. celt. voyez Part, lexic. 


AlJaru, 


Autel. 


Lat. Aliarc. 


Aldizea . 

Aldia, 

Ahll:, 


Tour à tour. 

Fois. 

Parfois. 


Fr. Alterner. 

Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Alegnero, 

AiAGUERatcea, 
Alaguertasana, 
ALEGBEllcia, 


Content, joyeux. 

Se réjouir. 
Allégresse. 
Gaîté. 


Fr. Alègre. 
Ital. Alletjro. 
Esp. Alcgre. 


AUmatcca , 
Alimua, 
A l muisua , 


Animer. 
Cœur, courage. 
Courageux. 


Lat. Anima. 


Alkabuza, 
A ma. 


Fusil. 
Mère. 


Fr. Arquebuse. 
Lat. Bas. Mam. 
Esp. yl ma, nourrice. 


AMASoa, 

AMAbitchia, 

AMACjuinarrebu, 


Grand'mère. 

Marraine. 

Belle-mère. 




Amarra, 
Amairatccu , 


Attache. 
Sattacliei. 


Dans loules les lan<;ues ceiti 
qucs. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



^9.^ 



Amodia, 


Amour. 


Lat. 


Amor, dans le.s languev 


Amodiosu, 


Amoureux. 




néo-latines. 




Anio(Hos(jiii, 


Amoureusement. 




A matas. 




Machalcen , 


Aimer, l'/l est tombé. 








Ampola, 


Ampoule, fiole. 




Ampulla. 




Amullasunu, 


Tendresse. 








Anudsua , 


Tendre. 




Mule ire. 




Andrca, 


Dame. 


Gr. 


kvrip , àvêpoi. 




André dana , 


Vierge Marie. 








ANTATcea, 


Fréquenter. 


Fr. 


Hanter. 




Anzara, 


Oie. 


Lat. 


Anser. 




AyZARATEGLIA, 


Loge des oies. 




Anser-tecium . 





A. B. Tcgnia esl essentiellement basque; c'est une terminaison commune dans 
aussi racine dans toutes les autres langues celtiques. ( Voy. Part, leiicograpliiquc 



ApARTatcea, 



Écarter. 



Fr. Partir, etc. 

Rac. celt. voyez Part, lexic. 



Apeza , 


Prêtre. 


Gaé\.Ab,abba, père, Seigneur. 


Apezha\dja, 


Grand-prêtre. 




Ape:gaYa , 


Abbé. 


, 


Aranza, 


Epine. 


Fr. Ronce. 


Araztea, 


Faire. 


Br. Ra. 


Ara, Era, 


Façon. 


Rac. Faire (commune au 
breton et au basque). 


Arbola, 


Arbre. 


Lat. Arbor. 
Esp. Arbol. 


Ardia, 


Brebis. 


Ang. Herd. 


ARDiT£OllA , 


Bergerie. 





kU 


RE( 


:herchi<:s 


Arzaina , 


Berger. 


Ail. Hcerdrr. 
An g. Hcrds-mau. 


AnZAJS-YOKtll A, 


Marelles,] 
gers. 


eudesber- Lat. Jocus. 


Ardnra, 


Ordinaire. 


Rac. cclt. voyez Partie Icxic. 


Area, 


Sable. 


Lat. Arcna. 


Argiùa, 


Lumière. 


Gr. Apyôs. 
Rac. gaél. 


Arguitarctaea, 


Mettre au 


jour. 


Arquizcorria , 


Aurore. 




Arima, 


Ame. 


Voyez plus haut Alinma. 


Arkha, 


Cofire. 


Lat. Arca. 

Voyez Celt. Partie lexicog. 


Arra, 


Mâle. 


Gr. Appvv. 


Arraba, 


Rame. 


Lat. Rcmus. 
Fr. Rame. 

Rac. celt. voyez Partie Icxic. 


Arragatcca, 


Arroser. 


Lat. Irrkjarc. 


Arrailca, 


Fente. 




AnBAïuitcea , 


Fendre. 


Fr. Érailler. 


Arratcea, 


Déchirer. 


Arracher. 


ArRAToina, 


Rat. 


Rat. 
Rac. celt. voyez Partie Icxic. 


Arrayoa, 


Rayon. 




A rrayoisua , 


Rayonnant 




Arraya, 


Ligne. 




Arrayaduva , 


Rature. 




Arraza, 


Race. 


Fr. Race. 
Ital. Razza. 


Arrazac, 


Arrhes. 


Fr. Arrhes. 

Rac. celt. voyez Partie Icxic. 


Arrestclua, 


Râteau. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Arraslclatcea , 


Râteler. 





sim 


LES LANGUES 


CELTIQUES. 495 


Afregvetf.a, 


Refaire. 


Lat. Agerr. 


Arribera, 


Rivière. 


\'oyez Ara, ecjuiiea. 
lUvus. 
Fr. Rivière. 
Ital. etc. 


ArBOBATcea, 


Dérober. 


rtal. Rabare. 


Arroda, 


Roue. 


Lat. Rota, 


Arroba, 


Robe. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 
Fr. Robe. 


Arrosa, 
Artoa, 


Rose. 
Art. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 
Fr. Art. 
Lat. Ars. 


Artlwa, 

AETIIOBiniia, 


Maïs, pain de maïs. 
Épi de maïs. 


Gr. ApTos. 


Asctcea , 


Rassasier. 


A<T»7. 


Asqaicstca, 


Satisfaire. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Asqai, 
Asquicunzo . 
Asqiii-da, 
Asquidcna, 


Assez. 
Suffisance. 
Suffit. 
Suffisant. 


■>\.^.::. ^ .; ■ . 


Asta, 


Timon. 


Lat. Hasta. 


Astoa, 


Ane. 


Rac. celt. voyez. Partie loxic. 
Lat. Asinus. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Athelada . 


Portail. 


..,,•■,,■,.,_,;: ,.. ,; 


Athea. 


Porte. 


An. Gâte. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Atrebitcca , 


Oser. 


Esp. Atrevido. 


Auhena, 

A uhcndatcea , 


Soupir. 
Soupirer. 


Fr. Ahaner. ■> 
Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Ausarcia, 
Ausarta, 


Audace, hardiesse. 
Audacieux. 


ï^t. Audeo. 

Ami. ^'v;', 



/i96 RECHERCHES 

Aiisargui, Audacieusement. 

Ausartcea, Oser, s'enhardir. 



Azotea, 



Fouet. 



Esp. Azote, 
Por. Açoute. 
Esp. Azoter. 
Por. Acoutur. 



BACirera, 


Vaisseiie. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 








française. 


Bakhczcoa, 


Paisible. 


Lat. 


Fax. 


DAhhea, 


Paix. 






Baliosa, 


Précieux. 


Lat. 


Valere. 


Balio, 


Valeur. 


Fr. 


Valeur. 


BALiatcea, 


Se prévaloir. 


Lat. 


Valere. 






Fr. 


Prévaloir. 






An. 


A-vail. 


Banoa, 


Vain. 


Lai. 


Vaiius. 


Banoqueria . 


Vanité. 






BANatcea, 


Publier. 


Fr. 


Ban. 






Rac. celt. voyez Partie lexic. 


BANaicea, 


Répandre. 


Br. 


Banna, goutte. 


BAQuezcoa, 


Paisible. 


Lat. 


Pcuv. 


Bardina, 


Égal. 


Lat. 


Par. 


Bardinea, 


Égaler. 






BARKHamendua, 


Pardon. 




Parc ère. 


BARKBoicca . 


Pardonner. 






Barnen , 


Dedans. 


Br. 


Khar. dans. 


Barnean , 


En dedans. 







SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



497 



Barra(juUea y ( 
irricjaitea , \ 


Rire. 




La(. 


Irruleo. 


Barra , / 
Jrria , \ 


Ris. 




La t. 


liisus. 


BAZcatcca, 


Paître. 




Lat. 


Pascere. 


Bastarta , 


Bâtard. 




Rac. celt. voyez Partie lexic- 


Bchia , 


Vache. 




Lat. 


Vacca. 


Behizaina , 


Vacher. 








Benlauzu , 


Verdier. 




Fr 


Verdier. 


Berech, 


A part. 




Lat. 
Fr. 


Pars. 
Part. 


Berczcunza . 


Séparation. 








Bereztea, 


Séparer. 








Beretcca, 


Ravir. 








BvmlCO^TF,A , 


A rebours. 




Lat. 


Contra. 


Bvp.na . 


Beurre. 






Buljruni. 


Berga , 


Aujie. 




Lat. 
Fr. 


Vmju. 
Verge. 


Beroa. 


Chaud. 




Br 


Birvl 


Berolccu , 


Se chauffer, 






Voyez Partie lexic. 


Besarcatceu , 


Emljras.scr. 




Lat. 
Fr. 


Basiam. 
Baiser. 


Burreba, 


Bourreau. 




Br. 


(Voyez Part.fr. lel. B.) 


Besta. 


Fête. 




Rac. ccIt. voyez Partie lexic. 


Bazlilcea, 


Vêtir. 




Lat. 


Vesiirc. 


BiBic, 


Deux. 






Bis. 


Bimtchiu , 


Pair, voyez 


Bardina. 




Par. . 


llca. 


Poil, voyez 


Beloac. 






BiPiLcca , 


Plumer. 




Lai. 
Fr. 


Pilas. 
Poil. 


Bicia , 


Vie. 




Lat. 


Vivere. 


Bicilccoj 


Vivre. ' 






VicUis. Rac.celt. V. P. lex. 



32 



498 



RECHERCHES 



Bicioa, 


Vice. 


Lat. 


Vitinm. 


Diciotsun , 


Vicieux. 




Viiiosus. 


Bidea . 


Voie. 




Via. 


BiLoac, 


Cheveux. 




Pilus. 


Biidura, 


Assemblage. 


An. 


Build. 


Bina, 


Double. 


Lat. 


Binus, bina, binuni. 


Binacu . 


Deux à deux. 






Birgina, 


Vierge. 


Lat. 


Virgo. 


Bujada, 


Vapeur. 




Vapor. 






Fr. 


Bouffée. 






Esp. 


Abofellar. 






Fr. 


Bouffu-. 


BaUfatcea. 


Poursuivre. 


Lat. 


Pulsare. 


Bulgatcea . 


Pousser. 




Pello. 


Bviharrac, 


Poumons. 




Pidmo. 


BulImmJatcea , 


Plonger. 


Fr. 


Plonger. 


Palumpatcea, 




Rac. celt. voyez Partie le.\ic. 


Bultiza. 


Nu. 


An. 


Bald. (Chauve.) 


Buluztasuna , 


Nudité. 

C 






Cadira, 


Chaise. 


Gai] 


I.et hr. Cador. 


Caltea, 


Dégât. 


Br. 


Coll. 


CALtecorra. 


Préjudiciable. 


Fr. 


Perdre, ruiner. 


Campoa , 


Campagne. 


Lat. 


Campus. 


Camporatcea , 


Décamper. 


Fr. 


Décamper. 


Khaba, 


Creux. 


Lat. 


Caviis. 


Cekhalea, 


Seigle. 




Secale. 






Fr. 


Seigle. 


Celuja. 


Ciel. 


Lat. 


Cœliim. 


Cerua. 


Ciel. 


Fr. 


Ciel. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



499 



Kheldcrra, 


Fiel. 


Gr. \o\r,. 


Cembat, 


Combien. 


Fr. Combien. 


Cein, 


Qui. 


Lat. Qaem. 
Esp. Quien. 


Censatcca , 


Corriger. 


Lat. Censor. 


Canabcra . 


Roseau. 


Lat. Cannabis. 


CAMhrfa. 


Couteau. 


Voyez Partie lexic. 


Cantaria , 


Chanteur. 


Lat. Cano. 


Cuntatcra, 


Chanter. 


Lflt. Canto. 


Carastia, 


Cher. 


Lat. Carus. Rac. coït, voyez Par- 


Rharremohea , 


S'embrasser. 


tie lexie. 


Khoroa , 


Couronne. 


Lat. Corona. Racine celt. 


Khoroatcea , 


Couronner. 


Rac. celt. voyez Partie lexio. 



Khorbua , 



Crèch 



Lat. Corbis. 
Fr. Corbeille. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 



Kharmcatcea , 


Gratter. 


Gr. XapoicrcjiU). 


Kharrakha:(i1ia. 


Râcleur. 


Racine celtique. 


Kliaratsa , 


Amer. 


Gall. Gaer. 


Kharrayatcra, 


Rapporter. 


Fr. Charrier. 
An. Carry. 

Rac. celt. voyez Partie le.xic. 


Karga. 


Fardeau. 


Fr. Charge. V. Part, lexic. 


Casie, 


Presque. 


Lat. Quasi. 


Khuratcea . 


Panser. 


Lat. Cura. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Khnrritcea . 


Couler. 


Lat. Currerr. 


CASUEijuifea, 


.VIen lion lier. 


Fr. Causer. 


CASiric, 


Mention. 





32. 



500 


RECHERCHES 


Cerbitzatcra, 


ijervir. 


Lat. Scrviis. 
Fr. Servir. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Ccmuiuiu. 


Fermeture. 


Fr. Serrer. 


Cerratcra , 


Fermer. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Kiiar.sua , 


Ardent. 


Lat. Ardere , arsiis. 


Chahutcca. 


Xettoycr. 


Lat. Custus. 


Cil A K narra. 


Chien. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Cliardia berriafresco , Sardine fraîclic. 


2 rac. celt. voyez Pari, lexic. 


Charmadura , 


Sortilège. 


Lat. Carmen. 
Fr. Charme. 


CHEATcea, 


Mâcher. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 
An. Cheiir, s. Chcived. 


CnERkhatcea, 


Interroger. 


Lat. Quœro. 
Fr. Chercher. 
It. Cercare. 


Ckcrria . 


Pourceau. 


Gr. \otpos. 


Chiminoa. 


Singe. 


Lat. Siniia. 


Il y en a dans k midi 


de TEspagnc , il n'y en pas en 


Italie. 


Chh\fjola, 


Ruban. 


Lat. Cingulum. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Cknkhoa, 


Sec. 


Lat. Siccus. 


Ctncalcca, 


Essuyer. 


It. Asciucjare. Rac. celt vovoz 
Partie lexic. 


Churiteca , 


Peler une pomme. 


Gr. Xoptov. 


Cilarra. 


Argent. 


An. Silvcr. 
Ail. Silbcr. 


CilarBicjA , 


Argent (Vif). 


Rac. Bicia. 


Cilo. 


Fosse. 


Fr. Sillon. 


Cobreu, 


Cuivre. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Co foi lia. 


Ruche. 


Gr. KoÇiivos. 


Colpea, 


Blessure. 


Fr. Coup. 


Colpatcca, 


Blesser. 


11. Colpo. 



SUR 



Colpez, 

Contra, 

Contracatcea , 
Contracarm , 

Copa, 

Coslihaicea , 



CosTUMAtceit, 
Creakeu, 



.ES LANGUES 


CELTIQUES. 501 


Fois. 


Fr. Encore un couj). 


Contre. 


Lat. Conlra. 


Opposer. 




Opposilion. 


Fr. Contrecarrer. 


Boîte. 


Fr. Coupe. Rac. ce) t. voyez 




Partie lexic. 


Écalo. 


Fr. Cosse. Rac. celt. 




Fr. Coque. 


Cosspr. 


Fr. Cosser. 




Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Accoutumer. 


Fr. Coutume. Cosl. rac. celt. 


Créer. 


Lat. Crcare. Rac, celt. voyez 



Partie lexic. 



Dafariia , 


Cabaret, taverne. 


Lat. Tabenia. 












Fr. Taverne. 






Daj'arnaria . 


Cabaretier , 
lière. 


cabare- 








Dan:alcca, 


Danser. 




Fr. Danser. Rac. 
Partie le.\ic. 


celt. 


voyez 


DarJoztalcea , 


Ijancer, dard 


er. 


Fr. Darder. Rac. 
Partie lexic. 


celt. 


voyez 


Dastatcea . 


Goûter, tâler 




Fr. Tâter. 
An. Tastc. 






Deinhoru, 


Temps. 




Lat. Tcmpora. Rac 
Partie lexic. 


. celt. 


voyez 


Dcscansna , 


Tranquille. 




Esp. Descansar. v. 






Desimicca , 


Souhaiter. 




Fr. Désirer. 






Diraueno , 


Durant. 




Lat. Diirarc. Rac. 
Partie lexic. 


celt. 


voyez 


Ditliaica, 


Dé. 




Fr. Dé. 

It, Dcdo. 






Dithia, 


Mamelle 




Cr. Ti-:0<k. Rac. 
l'artie lexic. 


• ell. 


voyez 



502 



RECHERCHES 



Dolua, 
Dolulcea. 

DoiKjaro , 
Dorrca, 



Duchi, 

a 1 

DlDaGABE , 

DihmjABECoa , 
Dudalcca , 

Durunda , 



Deuil. 


Lat. Do/or. 




Se repentir. 


Rac. celt. vovez Partie 


Ie.\ic. 


Mal. 


Fr. Danger. 




Tour," ciocher. 


Lat. Turris. Rac. celt. 
Partie lexic. 


voyez 


Doute. 


Lat. Duhitare. 




Sans doute. 


Fr. Doute. 




Indubitable. 


Lat. Dubitare. 




Tounerre. 


Br. Cuduran. 





Eduriu , 






Boisson. 


Gr. 'fSùûp. 


Ura, 






Eau. 




Ejjuitea, 






Agir. 


Lat. Agere. 


Eraquitca, 






Faire faire. 




■1 racines 


: Era, 


faire. 


Br. Ha. 


Efjuitca, 1 


faire. 






Lat. Agcre. 


Egaitera, 






\ faire. 




Egahidara , 






Exécution. 




E(jmiicarru 


' 




Facile. 




Eliharcca, 






Apporter. 


An. Carry. 


Ekharria, 






Adonne, porté. 


Bac. celt. voyez Partie le.\ic. 



Ehun , 



Cent. 



Elkar. 
Elkarnu, 



L'un, l'autre. Gr. ÂX\os. 

L'un vers l'autre. Fi. Elh. 



Enseyiia , 
EyzvT£A . 



Entendre. 



Fr. Essayer. 
Vovez Aditcca. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



503 



Enyanatcea . 


Scduirc. 


II. 


hiijannarc. 


Eiujanioa, 


Fraude. 


Rac. celtique. 


Enqanaizuilea, 


Traître. 






Epcrro , 


Perdrix. 


Lai. 


Perdix. 


Era. 


Air. 


Fr. 


Air. 


EBRanco^IV^A, 


Proverbe. 


Gr. 


Kpéci). 






Lat. 


Commanis. '.'. rac. ccll. 


Erchatcea , 


Contraindre. 


Lai. 


Urgere. 


Erchoa, 


Fou. 


Lat. 


Area. 


Erliocjiieria , 


Folie. 


Lat. 


Error. 


Eirabia, 


Rage. 


Lat. 


Huhics. 


Errabiatcca . 


Enrager. 






Errainac, 


Reins. 


Lat. 


Rencs. 


Ermitea, 


Dire. 


Gr. 


Èpeoo. 
ac. celt. voyez Partie lexic 


Erranza, 


Diction. 


R 


Erranbidea . 


Expression. 






Errcguca, 


Roi. 


Lat. 


Rex. 


Errcgiiina , 


Reine. 


R 


ac. celt. 


Errcholu . 


Rabot. 






Errcmesa . 


Pauvre. 


Gr. 


ÉprjfiOï. 


Errcmcsia , 


Pauvreté. 


FI. 


Ann. 


Erribem. 


Rivière. 


Fr. 


Rivière. 


ErROTA . 


Boue. 


Lat. 


Rota. Rac. celt. 


ErBEQua . 


Précipice. 


Fr. 


Roc. Rac. celt. 


Errnnca, 


Ordre, rang. 


Fr. 


Rang. Rac. celt. vovez Par 






lie lexic. 


Escalapoiiui, 


Sabot. 


Fr. 


Escarpin. 






rt. 


Scarpr. 


Escaza , 


Défaut. 


II. 


Scarso. 


Escazia, 


Disette. 


An. 


Scarcc. 


Escastrn , 


Manquer, 


R 


ar. rclt. 



50^ 
Escua, 

Et cil EU, 
Klchcun , 
KrchecoA , 
Etchciloar 



RECHERCHES 

VoyezlettreU, L'/j/iai- Fr. Avoir. 

tea. 

Maison. Gr. Te?;^os. 
Chez. Rac.celt. des plus communes, 

Domestique. formant une famille nom- 

Petite maison. breuse. Vovcz Partie lexic. 



Etsaipea, 


Combat. 


i Fr. Taper. 
|Gr. Tvwco. 


Etsauiucria, 
Etsaya , 


Hostilité. } 
Ennemi, i 


Lat. Hostis. 


Estabada, 


Diflcrend. Voy. Corn 
bat. 




Etzaitea , 
Etzanza, 


Coucher. 
Lit. 


Gr. È^ofict/. 


Espalda, 
Ezpatan , 
Erronca, 


Epaule. 

Épée. 

Ronflement. 


It. Spalla. 
Esp. Espalda. 
It. Spada. 
Esp, Espada. 
Gr. Véj)(^œ. 


Ermncaz, 


Ronfler. 




Erromeria, 


Pèlerinage. 


Lat. Errare. 


Escribalcca, 


lîcrire. 


Lat. Scribcrc. Voyez Partie le\ 


Esclaboa, 
Esclabotasana , 


Captif. 


Fr, Esclave. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Esca czijucrra. 


Main gauche. 


Esp. htiuicr. 


Espaidaa, 


Meneille. 


Lat. Pavco. 


Espanlutsua , 


Merveilleux. 


It. Spavenlo. 
Esj). Espanto. 


EspanUdcca , 


.S épouvanter. 




Espanlaiiiirrin , 


l'épouvantable. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



505 



Esiiiierela, 


Degré. 


i Lat. roni. Scara. 
(Lai. Scala. 


Establiuj 


Etable. 


Lat. Stubultim. 


Estatua, 


Élal. 


Lat. Status. 


Esteinua, 


Étaiii. 


Lat. Stannuin. 


Eslecjuatccu . 


Allaciier. 


Fr. Attacher. 


Estciiuadiira , 


Attachement. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Estimatcea, 


Estimer. 

F 
Faveur. 


Lat. Estima. 


Fahorea, 


Lat. Favor. 


Faboreian, 


En faveur. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 



Facccjalcea , 



Pacifier. 



Lat. Fax. 



Falta, 


Faute. 


It. Fallo. 


Faliatcea, 


Manquer. 


Rac. ceh. voyez Partie lexic. 


Fedea, 


Foi. 


Lat. Fuies. Voyez Partie lexic. 


F cria. 


Foire. 


Lat. Feria. Voy. Part. lex. celt. 


Fidancia, 


Confiance. \ . Fcdca. 


Lat. Fides. 


Fincatcca, 


Fonder. 


Lat. Fnndere. 


FiTe, 


Vite. 


Fr. Vite. 


Flacadiira, 


Affaiblissement. 


Lat. Flaccidus. 
Esp. Flaco. 


Flascoa, 


Bouteille. 


Fr. Flacon. 


Floca, 


Bouquet. 


Lat. Flos. 


Fonditcea, 


Périr. 




Fraïuiancia, 


Multitude. 


Fr. Fréquence. 
Lat. Frequentia. 


Francoa, 


Libéral. 


Fr. Franc. Rac. celt. 


Frcscoa , 


Frais. 


Fr. Frais. Rac. celt 


/' l'KlDlaSIlllfl , 


Friandise. 


Fr. Friandise. 


Froija y 


Epreuve. 


Fiat. Probo. 


Froijatcca , 


Eprou\cr. 


Ra. . celt. \oye/ Partie lexic. 



506 

Fulia 



RECHERCHES 



Fune. 



Lai. Furor. Rac. celt. 



Funsezcou , 
Funsitccu, 



Fondé. 
Enfoncer. 



Fr. Fond. Rac. celt. 
Rac. celt. 



Gale, 


Sans. 


Br. Hep. 


Gahetcea, 


Privé. 




Go(joeta, 


Pensée. 


Lat. Cogitare. 


GvDtia, 


Combat. 


Gall. Cad. 


Galccrdiac , 


Des bas. 


Fr. Chausses. 
It. CalccUo 


Galdea , 


Demande. 


Gr. KaXeo». 


Gahlcijuetea , 


Demander. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Golpca , 


Coup. Voyez Colpea. 


Fr. Coup. 


Galcea, 


Perdre. 


It. Colpo. 

> Cola. 
Br. ( 


Garhia, 


Pur. 


It. Garbo. 


GARDiaccorra, 


Fidèle. 


Fr. Garder. 
It. Guarda. 

Rac. celt. vo)cz Partie lexic. 


Garraitceu, 


Vaincre. 


Fr. Guerre. 

It. Gucrra. Rac. celt. voyez 
Partie lexic. 


Gasna, 


Fromage. 


Lat. Cascus. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Gathea, 


Chaîne. 


Lat. Cateiui. 


Gaina, 


Chat. 


Fr. Chat. 
It. Gatto. 


Gaztainu, 


Marron. 


Rac. celt. vnve/ Partie lexic. 


Gauza, 


Chose. 


PV. Chose. 
It. Cosa. 


Gadatcca, 


Dépenser. 


Fr. Coût. Rac. celt. voyez Par- 
tic irxic. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



r)07 



Gaztclua , 


Château. 


Fr. Château. Rac. celt. voyez 
Partie le.\ic. 


Gazteu, 


Adolescent. 


Fi. Gast 


Gaztegatccu, 


Châtier. 


Lat. Castigarc. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Goyozatcea, 


Penser. V. Goijocta. 


Lat. Co(jitarr. 


Gag ara. 


De gré à gré. 




Golostasuna , 


Sensualité. 


Lat. Gulo. 


Goratcea, 


Hausser. 


Br. Gor. 


Gorpiitza , 


Corps. 


Lat. Corpus. Rac. celt. voyez 
Partie lexic. 


Gortcu , 


Cour. 


Rac. celt. voyez Partie Icxic. 


Gozaicea , 


Posséder. 


Br. Caout. 


Gozatcea, 


Jouir. 


An. Gel, <jot. 
Lat. Gaudere. 


Gosiosa, 


Délicieu.v 


Lat. Gusbis. 


Gazlatcea , 


Goûter. 




Gnstalcca, 


Plaire. 


Fr. Goûter. 


Gostticoa, 


Voluptueux. 


Fr. Goûter. 


Gracia, 


Grâce. 


Lat. Gratia. 


Gacrlu, 


Guerre. Voyez Gar- 
raitaa. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Gacrriçou, 


Ceinture. 


An. Girth. 


GvEzurcrruitea , 


Mentir. 


Br. Gaou. 


Gucrta, 


Sûr. 


Lat. Ceiius. 

Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Guidatceu, 


Conduire. 


Fr. Guider. 
Ttal. Giiidare. 


Gute, 


Peu. 

H 


Fr. Goutte. 

Je n'y vois goutte. 


Ha ml Kl, 


Grand. 


Lat. Grandis. 


Handisqui, 


Grandement. 





Haragiiia, 



Chair. 



Lat. Caro, carnis, gén. 



508 


RECHERCHES 




Uanujmcoya , 


Cliarnol. 






Habilalcca , 


Habiter. 


Lat, 


Habitarr. 


H A ne EU , 


Prendre. 


Gr. 


Alpsù). 


Ilarrajmcu, 


Pillage. 




ApiToi^U'. 


Hairajjkca, 


Saiisir. 


Lat. 


Arripcrc. 


H A ml: a . 


Chêne. 




Quercus. 


Harraspo. , 


Râpe. 






Harria, 


Pierre. 


Br. 


Karrcli. 


Harritsua , 
Harrobia, 


Pierreux. 
Carrii'ro. 


An. 
Fr. 


Craiq. 
Carrière. 


Harroa , 
Harzac , 
HAScrretcea, 


Sommet. 
Ours. 
Se fâcher. 


An. 
Br. 
Lat. 
Br. 


Quarrj. 
G or. 
Ursus. 
Kas. 


Haspcrena, 
HEDadura , 


Soupir. 
Etendue. 


Lat. 
Br. 


Aspirarc. 

Hed (distanee). 


HEGAla, 
HEGAlcOLPEa, 

aile, coup. 
Her.ONca , 


Aile. 

Vol d'oiseau. 

Rang. 


Lat. 
Fr. 


Ala, axdla. 
Voyez ce mot. 

Rang. 


HERria, 
Hesia, 


Contrée. 
Haie vive. 


Br. 


ac. cell. voyez Part. lexi< 
Kcr. 

Kac , etc. 


Hcztulu, 
Hczlulcca, 


'Vo\\\. 
Tousser. 


FI. 


Houslat. 


Hijualatcea , 


Conformer. 


Lat. 


jEijualis. 


Hila, 
Hilcca, 


Mort. 
Mourir. 


R 
(ir. 
\n. 


ac. celt. voyez Part, levio 
kdl. 


Ihtjaihra , 


Agiter V. lùjmlra. 


l,at. 
Fr. 


Au'iloir. 
Agiter 



SUR LES LANGl ES CELTIQUES. 



509 



Ilip.OTcca, 


Pourrir. 


An. Roi. 


Ilirr.lSCVA , 


Danger. 


Fv. Kisquc. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Ilondou, 


Fond. 


Lai. Fundus. 


Ilondoakca . 


Plonger. 




Iloriidcca, 


C.aruir. 


Fr. Garnir. 



Ital. Guariiire. 

Rac. celt. voyez Pari, lexic. 



Iliitsa, 



Vide, 



Lai. Haiirio. 



/;</«//«, 


Cloche. 


Lat. Scjudla. 


1 :qitrira, 


Main gauclie. 


Esp. Izqaierdo. 


Ibilcuicca , 


Exercer. 


Lat. HuhiUs. 


Ilntcca , 


Marcher. 




Inonr.A, 


Sec. 


Gac'l. Tiorain. 
An. Dij. 


Idorcea , 


Sécher. 




Idiiria , 


Opinion. 


Gr. iSéa. 


Idana, 


Figure. 




Idaritccct, 


Ressembler. 




Idaricatcea , 


Imiter. 




Iliicia, 


Chasse. 


Fr. Ciiasse. Racine celtique. 


Ihiztana, 


Chasseur. 


liai. Ciicciare. 


Ikhiicatcca , 


Visiter. 


Gr. Ixoftai. 


Irina, 


Poudre , farine. 


Lat. Farina. 


Irna . 


Rire, ris. 


Bideo. 


Ispiuna, 


Espion. 


Fr. Espion. Racine celtique. 
Ital. Spia. 


Istiipu, 


Etoupe. 


Rac. celt. voyez Part, lexic. 


llCHi^diu , 


Tisou. 


Lat. Acccndere. Rac. celt. 


Izana, 


Étoile. 


Au. Star. Rac. celt. 



510 

Izanza, 
Izaitea , 
h. 



RECHERCHES 

Situation. V. E<ca;iia. Gr. È^ofiai. 



Etre. V. Etzaitea. . 
Sois. V. Rac. celt. 



An. h. 
Lat. Es. 



Lahoninza, 


Labourage. 


Lat. Lahor. 




Laborarta , 


Laboureur. 


Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Laclioa , 


Lâche. 


Lat. Laxus. 




Lachalcca , 


Délivrer. 


Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Laidoztalcea , 


Déshonorer. 


Gr. Xoièopéu). 




Lahhetcea . 


Se plaire. 


An. Like. 




Lama, 


Flamme. 


Lat. Flamma. 
Esp. Llama. 








Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Landerrac , 


Landiers. 


Fr. Landiers. 




Lanyatadara , 


Mélancolie. 


Lat. Lancjuidiis. 
Fr. Langueur. 




Largoa, 


Ample. 


Lat. Largiis. 




Larcjalcea, 


Elargir. 


Fr. Large. 




Laryotasuna , 


Libéralité. 


Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Larrua, 


Cuir. 


Lat. Lonim. 




Larrutcea, 


Écorcher. 


Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Laudatcca , 


Louer. 


Lat. Laudarc. 








Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Lehoina, 


Lion. 


Gr. Aéccv. 








Rac. celt, voyez Part. 


lexic. 






Lat. Léo. 




Leina, 


Poli. 


Lenis. 








Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Leinua, 


Race. 


Lat. Linea. 








Rac. celt. voyez Part. 


lexic. 


Lehhajoa . 


La(|uais. 


Fr. Laquais. 




Lehhua, 


Lieu. 


Lat. Lochs. 








I^ac. celt. voyez Part. 


lexic. 



SUR LES LANGUES 


CELTIQUES. 511 


Libranza . 


Délivrance. 


Lat. Libcrare. 

Rac. rell. voyez Part, lexic. 


Linia, 


Linge. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Lilioa , 


Lin. 


Lat. Liimm. 


Lilui, 


Fleur. 


Liliiim. 


Lima, 


Lime. 


Lima. 
Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Litchuba. 


Laitue. 


Lactuca. 


Lorea , 


Fleur. 


Flos. 
Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Loria . 


Gloire. 


Lat. Gloria. 

Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Lurra, 


Terre. 


Lat. Lar. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Luhhainca, 


Saucisse. 


Lat. Lacanina. 


Liinut , 


Plume. 


Pluma. 



Mailesa , 


Marteau. 


Lat. Maliens. 


Maînu, 


Génie. 


Mens. 


Maniia^ 


Ordre. 


Mundare. 


Mandatua, 


Commission. 




Maingua, 


Boiteux. 


Fr. Manchot. 

Rac. celt. voyez Part. le.\ic. 


Materia, 


Matière. 


Lat. Materia. 


Mehabra, 


Étroit. 


Macer. 


Mehardura. 


Étrécissement. 




Mehatna , 


Amaigrir. 




Mendiltara , 


Montagnard. 




MEisdia . 


Montagne. 


Lat. Mons , montis. 


Montoinatceu , 


.Amasser. 


Fr. Amonceler. 



512 


RECHEl 


[\CHES 




Mentura . 


Péril. 


Fr. 


Aventure. 






n. 


Vcniimi. 


Mcrcclulcra , 


Mériter. 


Lat. 


Mercrc. 


Milla. 


Mille. 




Mille. 


Minzaica, 


Langage. 


Gr. 


Mvvicû. 


Miraila , 


Miroir. 


Lat. 


Miror. Rac. celt. 


Miratsra , 


Surprendre 




Mirare. 


Mokhoa, 


13eo. 




Bucca. 






Fr. 


Bouche. 


Miilzua. 


Tas. 


Lat. 


Moles. 






Rac. celt. voyez Part, lexi 


Molsa, 


Bourse. 


Lat. 


Bursa. 






Esp. 


Boisa. 


Motcha, 


Bref. 


It. 


Mozzo. 


Motzarra, 


Tronc. 




Mozzo. 


Mucurua, 


Comble. 


Lat. 


Mncro. 


Madatcea , 


Déguiser. 




Miitare. Rac. rell. 


Miujuidav, 


Grimaees. 


Fr. 


Moue. 


Manduhcrria , 


Univers. 


Lat. 


Muiuliis. 


Muhuu, 


Multitude. 




Multitado. 


Musaa, 


Face. 


Fr. 


Museau. 



Nartea, 


Nord. 


Rac. ccll. cl gerui. 


Narra, 


Personne lourde. 


Esp. Narria. 


Naza, 


Nasse. 


Lat. Nassa. 


Nainlzana, 


Plaiue. 


Esp. Navazo. 



Obra, 


Ouvrage. 


Lat. Opus , opcris. 


Obraria , 


Ouvrier. 


Rac. celt. des plus eonunuues. 


Orhca, 


Pâle. 


Gr. i2;^po«. 


Olioa, 


Huile. 


ÉXaiov. 


Oinacca, 


DouleiM 


Lai. Pana. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



513 



On. 
Onsa, 
Onlasiina , 
Ontcisuna, 
Onestasuna , 
Oiilasiinsua , 
On(jiii, 

OsGuicoviNA , 
On(jui(jui . 

Onestea . 
Onsakea , 

Orai, 
Oraidanic, 

Onliia , 
Onliian , 

Ordca , 

Ostalcea , 



Bon. 


Lat. Bonus. 


Bien. 




Biens. 




Bonté. 




Honnêteté. 


Lat. Honestas. 


Opulent. 


. .- 


Bien, 




Bienfait. 




Bonnement. 




Supporter. 


l.at. Onus. 


.\ccommoder. 


Voyoz racine On. 


A celte heure. 


Lat. Hora. 


Dès à présent. 


Rac. celt, voyez Part, lexic. 


Heure. 


Voyez Orai. 


Alors. 




Ordre. 


Lat. Ordo. 




Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Hôte. 


Fr. Hôte. 



Rac. celt. voyez Part, lexic. 



PuijiUccu, 


Payer. 


Fr. Payer. 


Pafjamendua , 


Payement. 


It. Pagure. 


Porogatcea , 


Eprouver. 


Gr. neipa'o). 


Pairabidea , 


Patience. 




Pairacunza , 


Souffrance. 




Perila. 


Danger. 


Lat. Periculuni. 


Paldoa, 


Pieu. 


Fr. Pal. 

Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Pallia . 


Pelle. 


Fr. Pelle. 


SVPALHA , 


Pelle à feu. 


Rar celt. voyez Part, lexic. 

.^3 



514 


RECHERCHES 




Pampanou . 


Kt^jetoii. 


Lai. 


Painpincns. 


Pureta, 


Paroi. 




Paries, parielis. 


Pccoda, 


Bécasse. 


Fr. 


Bécasse. 


Pedccima. 


Pièce. 




Pièce. 


Pcdechakca , 


Rapiécer. 


It. 


Pezzo. 


Pvnduva, 


Inclination. 


Lat. 


Pcndeo. 


Pensalceu, 


Inventer. 




Pensitare. 






Fr. 


Penser. 






It. 


Peiisare. 


Piaya, 


Voyage. 


Lat. 


Via. 


Picoa, 


Figue. 




Ficus. 


Pinoa, 


Pin. 


Lat. 


Pims. 


Pintatcea , 


Peindre. 




Pincjo. 


Pipita, 


Pépin. 


Fr. 


Pépin. 


Pirrilakea , 


Rouler. 




Pirouette. 


Pisua, 


Poids. 


Lat. 


Pondus. 


Pisatcea, 


Peser. 


R 


ac. celt. voyez Pari. lexic. 


Pilcherra. 


Pot à eau. 


Au. 


Pitchez. Rac. ccll. 


Plata, 


Plat. 


Fr. 


Plat. 






Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Plazu. 


Place. 


Fr. 


Place. 


PompaLma , 


Superbe. 


Gr. 


ïlofinni. 


Poneta, 


Bonnet. 


Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Pozoina, 


Poison. 


Rac. celt. voyez Part, lexic. 


Prcciosa, 


Prix. 


Lat 


Pretiiim. 


Piemia , 


Importance. 


Lat. 


Prcmere. 


Prcimaz(pii, 


i\écessaircment. 


It. 


P remura. 


PuiUa. 


Bout. 


Rac. celt. voyez Pari, lexii. 


Pontua, 


Point. 


Lat. 


Panctum. 


Punsuijoa, 


Resscnlinienl 




Pulujere. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 

S 



515 



Sobi-a . 


Trop. 


La t. Super. 


Sobrania , 


Excès. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Sobemmeiuhui , 


Épargne. 




Sobcrbia , 


Orgueil. 


Lat. Superbia. 


Superra, 


Fier. 


Lat. Superbus. 


Seculacoa , 


Perpétuel. 


Lat. Secnhim. 


Secnlan, 


A jamais. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Seguida . 


Suite. 




Seguitcea . 


Suivre. 


Lat. Sequoi: 


Seguidan . 


Ensuite. 




Segur, 


Sûr. 


Lat. Securus. 


Seguri]ui, 


Sûrement. 


Rac. celt. 


Seguratcea , 


.Assurer. 




Sei, 


Six. 


Lat. Sex. 


Sahhaila, 


Massacre. 


Fr. Mettre à sac, Rac. celt 


Sekheria, 


Soif. 


Lat. Siccus. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Selarua. 


Salle. 


Fr. Salle. 


Selarua, 


Étage. 





Salcea , 

Saldua , 
Salpena , 

Saliqa , 



Vendr 



Vendu. 
Vente. 



Sàttle. 



\n. SeU. 



Lat. Salix. Rac. celt. 



Salboina, 


Savon. 


Lat. Sapo. 


Salboinatcea , 


Savonner. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


SenJatn-a , 


Guérir. 


Lat. Saniis. 



33. 



516 

Sendoa , 



RECHERCHES 



Forl. 



Rac. celt. voyez Parlie Icxic. 



Senditceu , 
Senticorra, 
Senticunzu , 

Setliiatcea, 
Sethioa , 

Sinalea. 
Sinalatcea , 
Seinalatcea 
Seinalua , 

Solasa, 
Sorthea , 



Sentir. 


Fr. Sentir. 




Rancuneux. 


Rac. relt. voyez 


Partie lexic. 


Sentiment. 






Assiéger. 


La t. Scdes. 




Siège d'nne ville. 


Rac. celt. voyez 


Partie lexic, 


Marque. 


LaU Sujmim. 




Marquer. 


Rac. celt. voyez 


Partie lexic 


Signaier. 






Signal. 






Conversation. 


Lat. Sohdio. 




Sort. 


Lat. Sors. Rac. cel 


It. voyez Par 



lie lexic. 



Tabala, 


Tambour. 


Gr. TvfiTtctvov. Rac. cell. 


Tabatatcca , 


Tambouriner 




Tidrndun , 


Inclination. 


It. T(dento. 


Tapatcea , 


Boucher. 


An. Stop. 


Topa. 


Bouchon. 




Toula. 


Planche. 


Lat. Tabtda. 


Tauladu, 


Plancher. 


Rac, celt. voyez Parlie lexic. 


Teca. 


Gousse. 


Gr. erfxa. 


Teguia , 


Abri. 


Gr. St^^os. Racine des plus 
communes. 


Teitalua. . 


Toit. 


Lat. Teijida. 


Tuik. 


Tuile. 


Fr. Tuile 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



517 



lela. 


Toile. 


Fr. 


Toile. 






It. 


'Ma. 


Tlim . 


(Iracbat. 


Gr. 


nrtJw. 


ritii ecjuilca, 


Cracher. 






Tindalcea , 


Teindre. 


Lai. 


TiiKjo. 


Tindatzailea , 


Teinturier. 


Lai. 


Tinctus. 


Tonloa, 


Sol. 


Esp. 


Tonto. 


Iratularia. 


Marchand. 


Lat. 


Trac tare. 


Tratua, 


(loninierce. 






Trnlubidca, 


Marchandise. 


Voyez Partie lexic. 


Vrenquaicea , 


Terminer. 


Lat. 


Truncare. 






Fr. 


Trancher. Rac. celt. 


fripa , 


Boyau. 


Fr. 


Tripes. Racine celt. voyez 






Partie lexic. 


Trislakca, 


Attrister. 


Lat. 


Tristio. 






Rac. celt. voyei Partie lexic. 


TrUjuatcea , 


Reposer. 


Lat. 


Tricarc. 


l'ornua , 


Tour. 


Lat. 


Torno. 


Tornatcea . 


Tourner. 


Rac. celt. dcsplus communes. 


Turnakca , 


Rembourser. 







Vda. 


Été. 


Lat. .Estas. 


Vdabcrria , 


Printemps 




Uliuria , 


Hurlement. 


Fr. Hurler. 


Ulniri cguilia. 


Hurler. 


Lat. Ululare. 


Vlia. 


Mouche. 


Lat. Calex. Racine celt. voyez 
Partie lexic. 



Ukliaitea , 



Avoir. 



C'est une chose remarquable que cjcua veuille dire inaiu ; ahhaitea , avoir, é)(C>) , é)(pv , 
comme tlao, main en gall. , Hovi, prendre, Xaê&>; gaêl éc. Laimk main, Laimich, v,, grec 
XafiSâvcà , prendre. 



518 



RECHERCHES 



Vkhaitea. 


Posséder. 


Gr. Èxc^. 


Très-souvent eu Lasqiie 


la labiale correspondante cs( 


1 omise. 


(JkHalcea, 


Poing. 




UKUiiinilaca, 


Coup de point;. 


Gr. mi 


UKHiimilacaldia . 


A coups de poing. 


Lat. Pugniis. 


Urkhiia, 


Violence. 


Gr. Eipyco. Lat. Urcjco. 


Vrchoincha . 


Écureuil. 


An. Urchin. 


Uricjuitea, 


Pleuvoir. 




Uria. 


Pluie. 


Voyez, p. 5o2, Boisson. 


Urrea, 


Or. 


Lat. Aurunt. 


Urre cuia. 


Mine d'or. 




Urthea. 


Année. 


Voyez Heure, Ùpa. 


Urtkecoa^ 


Annuel. 


Voyez, p. 5i3, Orai, clc. 



Yoaitear 


Aller. 


Lat. Itio. 


Yeitea, 


Venir. 


Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Yena, 


Venu. 




Yelosiu ~ 


Jalousie. 


Gr. ZrjiXos. 
Fr. Jalousie. 


Yendeac. 


Gens. 


Lat. Gens. 


Yendaja, 


Peuple. 


Rac. cclt. voyez Partie lexic. 


Yendaztatcea . 


Peupler. 




Yendaijuia , 


Nation. 




Yokhatcea , 


Jouer. 


Lat. Jocarc. 


Yokhou , 


Jeu. 


Lat. Jocus. 


Yuntada, 


Lnion 


Lat. Juncjo. 


Yunlatcea^ 


Unir. 





SUR LES LANGUES CELTIQUES 



519 



yuyukiu. 


Juger. 


La t. Juclicarc. 


) atra , 


Manger. 


Lat. !':do. 

Rac. coll. voyez Partie lexic. 



Zacua , 



Sac. 



ZapaUi , 


Soulier. 


I^sp. Zupato. 


Zapatcca, 


Presser. 




Zaporea. 


Goût. 


Lat. Sapor. 


Zatliia . 


Part. 


(îr. \<XTéo(xai. 


Zalliica, 


Partage. 




Zathilcea, 


Partager. 




Zaurici , 


Plaie. 


An. Sore. Rac. celt. 
Gall. Voyez Partie lexic. 



Zaja, 
Zayna, 



Robe. 



\ Fr. Saie. Rac. celt. voyez Pa 
I tic lexic. 



Zola . 


Semelle. 


Lat. Solea. 

Rac. celt. voyez Partie lexic. 


Zonla, 


Sonde. 




Zoudalccu, 


Sonder. 




Zopa . 


Soupe. 


Fr. Soupe. Racine celt. voyez 



Partie lexi 



Zona , 



Fortune. 



Lat. Sors. Voyez, p. 3i6, Soi- 
ihea. 



Zoryailza, 


Malheur. 


i rac. Gaisloa, mauvais. 


Zomcjaucpii. 


Malheureusenicnt, 




Zorioiia , 


BoNheur. 


Voyez 0;v, p. 5i3. 


Zorionezcoa , 


Heureux, 





520 


RECHERCHES 


Zura, 


Bois. Gr. XuXdr. Les Basques met- 




tent fréquemment le r poul- 




ie /. 


Zurguina, 


Charpentier. 


Zurlaua, 


Charpenterie. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 521 

DES MOTS 

QDE LA LANGUE GALLOISE A EMPRUNTES DES LATINS. 

Le dictionnaire de la langue galloise, par Owen, contient 
cent mille mots; à peine y en a-t-il quelques uns tirés du 
latin : c'est qu'il présente la langue dans toute sa pureté; et 
l'on conçoit qu'une langue puisse se passer d'emprunts quand 
elle a une multitude de racines simples, surtout la faculté 
presque illimitée de former des dérivés et des composés. Le 
petit nombre de mots empruntés au latin qui s'y trouvent ne 
vaut pas la peine d'être transcrit; mais, pour répondre net- 
tement à cet égard à la question de l'Académie, je dirai qu'ils 
se rapportent presque exclusivement à des mots qui appar- 
tiennent à la hiérarchie ecclésiastique et à la religion. 

DU BRETON. 

La langue des Bretons s'altère généralement et s'est altérée 
depuis longtemps; mais, comme je l'ai remarqué précédem- 
ment, c'est plutôt dans son étendue que dans sa nature. Elle 
a perdu un grand nombre de mots, principalement parce 
qu'elle a perdu les préfixes et les terminaisons qui donnaient 
une grande latitude de combinaisons, cl par là même d'ex- 
pressions. 

J'ai puisé dans le dictionnaire de Legonidec, qui lui-même 
a exclu soigneusement presque tous les mots évidemment 
empruntés. Il pousse même le scrupule si loin, qu'il marque 
d'un point d'interrogation une foule de mots qui sont aussi 
essentiellement bretons que ceux qu'il ne marque pas; et la 
preuve, sans entrer dans plus de détails, c'est que ce sont 
des racines, avec une terminaison essenliellemeni bretonne, 



522 RECHERCHES 

qui expriment des idées communes, et qui se trouvent, la 
plupart du temps, dans le gallois ou dans le gaël, soit écos- 
sais, soit irlandais. Je donne une liste des mots (|ui me pa- 
raissent de véritables emprunts, d'après les règles que j'ai 
exposées. Quelques-uns, que j'avais recueillis, m'ont échappé; 
le temps m'a manqué pour les rechercher. 

DES EMPRUNTS FAITS PAR LE GAËL IRLANDAIS ET PAR LE GAËL 
ÉCOSSAIS. 

Le gaël irlandais, comme je l'ai déjà fait observer, est la 
langue la plus complète des deux. 

Klle est de nature à faire plus d'emprunts que le gallois; 
elle a moins de moyens de modifier les mots par les affixcs et 
les terminaisons ; elle a d'ailleurs beaucoup moins d'esprit 
de suite, ce qui fait qu'elle ne suit pas une racine dans toutes 
ses modifications. Elle y supplée cependant en grande partie 
par la multitude de ses racines et l'emploi quelle fait d'un 
nombre , moins considérable qu'en gallois, de préfixes et de 
terminaisons. Cependant les emprunts sont très-peu consi- 
dérables. J'en ai donné une liste assez complète. Néanmoins 
je suis loin de prétendre qu'elle le soit tout à fait, et je prie 
l'Académie de considérer que lorsque dans les diverses langues 
([ui nous occupent il y a des centaines de milliers de mots, 
on peut bien en passer. 

EMPRUNTS QUE LE BASQUE A FAITS AU LATIN. 

Comme je n'ai pas présenté, à beaucoup près, dans toute 
son étendue, les mots ([ui peuvent appartenir en commun 
au bas([ue et au latin , etc. de même je n'ai pas donné tous 
les mots empruntés. J'ai fait une liste de ceux cpii sont em- 
pruntés, dont le nombre est en rapport avec la liste que j'ai 
donnée du fonds commun aux deux langues. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 523 





BRETON. 




MOTS 


EMPRUNTÉS. 






K 


'■ ■ ' 


Keinpinn, a. 


Arrangé. 




Lat. Componere. 
l La première racine , qui est un 


Kempcnni. v. 


Arranger. 




} préfixe , est celte. Je ne con- 
' nais pas la deuxième. 


Kazul, s. 


Conseil. 




Lat. Consilium. 


Kiiziilia, V. 


Conseiller 






Kala 

Kal *■ 


Calendes. 






kcrez , s. 


Crise. 







DiJ'cnni, V, Défendre. 

Dishbl, s. Disciple. 



Eskop, s. Évêque. 

lliz, s. Église. 

Lik, s. Laïque. 

Manach, s. Moine. 

Merzer, Martyr. 

Mcrzeria, v. Martyriser, 

Nedeleh,^. Noël. 



524 



RECHERCHES 



Oferen . 
Ofern • 
Overti \ 

Ofercnni . 



Messe. 



'Nota. Celte famille se trouve ilaus toutes 
I les laogues celtique» propreineut dites ; 
mais comme la première racine corres- 
pondante à oblalion ne paraît pas bien 
t expliquée , je place ici cet article. 



Plijadur, v. 
Plijoai, 
Paradoz, s. 
Prezek, v. 
Prezetjen, s, 
Prczcgi, v. 



Plaisir. 

Plaire. 

Paradis. 

Parler, v. 

Sermon. 

Prêcher. 



Repui, 



Nourrir. 



Skôl, 


Ecole. 


Skôlaer. 


Ecolier. 


Saut, s. 


Saint? Voyez p. /|38. Lat. Sancias. 


Skrid . s. 


Écrit. 


Slôl, s. 


Étole. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES 



525 





GAEL 


ÉCOSSAIS. 




MOTS ] 


EMPRUNTÉS. 






B 




Beannachd. s. 


BéiuVliclion. 




Biatsadli. s. 


Viatique. 


G 




Caileadair, s. 


Calendrier. 






Cairt, s. 


Quart de T 


année. 




Cislinn , s. 








Coirhtc j 
Coirib ) 


Corrompu. 






Colaisde, s. 


Collège. 






Copair? s. 






FI. Koopen, etc. 


LVfo/), 


Corrompre 


D 




Dtat/io/, s. 


Diable. 




Lat. Di(d>olus. 


D»k/,</, s. 


Due. 


E 




Eaijlais, s. 


Église. 






Eijeaclid, s. 


Eflet. 






Eijcachdach , a. 


ElTicient. 






Eildear, s. 


Aîné ? 




An. Elder. 


Eipistd, s. 


Épîtrc, iett 


re. 
F 


Gr. ÉwjçoXj). 
Lat. Epistolu. 


Fairicli. s. 


Paroisse. 






Feasgal, s. 


Fiscal. 


G 




Garmathuii: s. 


Grand'mèrt 






Gliostair, 


Clystère. 






Gramaduih , s. 


(irammaire 







526 



RECHERCHES 



Imirich, s. 
lompair, s. 
lodlial, s. 



Emigration. 

Empereur. 

Idole? 



Lat. Imperato 
Gr. EiSaiXov. 



Leasan, s. 


Leçon ? 


Maighistir, s. 


Maître. 


Mainistear 


Monastère. 


Moiiaistir 




Manach, s. 


Moine. 


Maraiste , s. 


Mariage. 


Marascal 
Marasgal 


Maréchal. 




Mionaid. s. 


Minute. 


Monadh, s. 


Monnaie. 


iVoc/air, 


iNotaire. 


Noibhiseach, s. 


Novice. 


Nollaig, s. 


Noël. 


0/raj7. V. 


Offrir. 


O/61J, s. 


Obéissance. 


0,J^.s. 


Office. 


Orgain . 


Orgue. 


Paganachd, s. 


Paganisme. 


Palpeur, s. 


Papier. 


Pain/is. s. 


Paralysie. 


Paras, s. 


Paradis. 


Parabal, s. 


Parabole. 



Lat. Magisle 



SUll LES LANGUES CELTIQUES 



527 



Palmiste, s. 


Paroisse. 








Peabh-ckcare . 


Paon. 




Lat, 


. Pavo. 


Primidcacli , a. 


Primitir. 








Prionnt, s. 


Imprimé. 








Priosan, s. 


Prison. 








Piiblican, s. 


Publicaiii. 








Puilpid ) 


Pupitre. 




i.An. 

|Lal. 


Pulpil. 
Palpituw. 


PunjaJair, s. 


Purgatoire. 








Purgaideack. a. 


Purgatif. 


R 






Ueubalach, s. et a. 


Rebelle. 








Uriibaltach , s. 


Révolte. 








Reum, s. 


Rhume. 








«(■</(>:' s. 


Chevalier. Voyez pag 








4ii-4i2, 


Courir. 


etc. 




fiustacli, s. 


Paysan. 




Lat. 


liuslicus. 



Sabmd, s. 



Sabbat. 



(,ir. Sa'é'ê'aToi». 
Lat. Subbatiim. 



Sacrail. s. 


SacriGce. 


Sacramainte , s. 


.'iacremenl. 


5a(7. V. 


Saluer. 


5a/m, s. 


Psaume. 


San . a. 


Saint. 


Searmoin , s. 


Sermon. 


5(/o(7, s. 


École. 


S(jruball, s. 


Scrupule? 


Syruballach, a. 


Scrupuleux 


5(/(faJr, 


Ecuyer ? 


Simplich, V. 


Simplifier. 


Simplidli, a. 


Simple. 


Simplidlieachd, s. 


Simplicité. 


Spiorad, s. 


Esprit. 



Lai. i"«cer. 



Lat. Scitola. 



.An. Sipiin 



528 RECHERCHES 

Staliiis, s. Statut. 

StuiJcar, Étudiant. 

SUùdeumchil , Étude. 

T 

Tioilalys. Titre;' 

u 

Unnsa, s. Once. 



S\]\\ LES LANGUES CELTIQUES. 



029 



GAEL IRLANDATS. 





MOTS EMPRUNTES. 






B 




Baitselear, s. 


Liacliciici-. 




"■ ^ '■■ 


Beannachadli , s. 


Bénédiction. 






Bcndhccht, s. 








Brndiclithe, a. 








Bendi(]h'un , v. 








Buiil'. s. 


Vigile P 




Bac. celli([ue 


Biohla , 


Bible, livre. 






Biocont, s. 


Vicomte. 






Biocaire, s. 


Vicaire. 






Brollach, s. 


Prologue. 


C 




Cfirt, s. 


(Juart. 






Coiriprudh , s. 


Corruption. 






Cionnsir, s. 


(Icnseur. 






(adhla, a. 


Catholique. 






Caihidil, 








(kiilindha . s. 








(Àiiplin , s. 








C«rf \ 


Carte, cliarle 




' ' 


Cahistn, s. 


Collège. 




''""■ ■■ 


Cardioiud, s. 


Cardinal. 




.,, / ' 


Ceileahhraim, v. 


Célébrer. 


D 




Dcijunack, s. 


Doyen. 






Deisciobal, s. 


Disciple. 






Diabhul, s. 


Diable. 






Dispionfscul, s 


Dispensât ion 







3/t 



530 


RECHER 


DocUir, 8. 


Docteur. Vovc/ 




Part, grecque. 




lettre D. 


Doiniiulkasadh , s. 


Léthargie. 


Dramliait, s. 


Drame. 



liastat, &. 



Propriéti: 



An. Estatr. 



Fioçjliar, s. 


Figure? 


Fioghuraiin, v. 
Fiormaincint, s. 


Je figure. 
Firmanaent! 


Fortuin, s. 


Fortune ? 


Fos. 


Fo.ssé. 


Fosda. 




Gcanin , s. 


Gérondif. 


Geastal, s. 
Gliostairc. 


Fait, geste? 
Clystère. 


Idhol, s. 


Idole? 


/(/oi7. s. 


Étole. 


lornansaclid , 


Immensité. 


lomhaUjh, s. 
Impir, s. 


Image. 
Empereur. 


Impire, s. 
lonstraimeid , 


Instrument. 


hiomplar, s. 
■ladiceacht, s. 


Exemple? 
Jugement. 


Lcyaid, s. 
Leçjaide, .s. 
Locuist i 
Loculsle ) 


Légat. 
Légation. 

Locusta. 


Loiçjeic, s. 


Logique 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



531 



Mainisdir, s. 
Mainistreach , s. 
Mo nais tir, s. 
Manach, s. 
Muiiachainhiiil I 
Manachdaïuhiul ) 
Mairtirrach, s. 
Ministeir, s. 
Ministrcalacht , s. 
Ministrcalta, a. 
Ministreamliiiil , a. 
Moinieint, s. 
Monieint , s. 
Moralta, a. 



Monastère. 



Moine 



Martyr. 

Ministre. 

Administration. 

Administré. 

Ministériel. 

Moment. 

\foral. 



Naisiun, s. 



Nation. 



Offraideach , s. 


Prêtre. 


0/rai7, s. 


Oblation. 


Offrailim, v. 


J'oilre. 


Oifrideuch, s. 


Prêtre. 


0(ti(/, s. 


Obéissance 


Oibliogaid , s. 


Obligation. 


Oracuil, s. 


Oracle? V. 


Oracjiin , s. 


Organe. 


Oruisde, s. 


(frange. 



Paraillis. 



Rasiir, s. 
/îeufrrni, s. 



Rasoir. 
Révérence. 



34. 



532 



RECHERCHES 



Hadaim, v. 


Délivrer. 


Lat. Be(/(/«. 


Rustach, s. 




S 


Sanctoir, s. 


Sanctuaire ? 




Scoil, s. 


École. 


Lat. .Sr/m/(r 


Syolaire, s. 


Écolier. 




Scaibher, s. 


Écuyer. 




Srarmoin, s. 


Sermon. 




Scarmonachadh , s. 


Prédication. 




Searmonaighe , s. 


Prédicateur. 




Secreid? s. 


Secret. 




Secreidaach? a. 






Seirceamtiuil, a. 


Charitable. 




Sgrulabach? a. 


Scrupuleux. 




Spideal, s. 


Hôpital. 




5toca. 




T 


Tiodal , s. 


Titre ? 




Treabhan, s. 






Tutoir, s. 


Tuteur. 




Tatoireacht , s. 


Fonctions d'un tuteur. 






U 


lltneamaid, s. 


Onction ' 




t/man, a. 


Humain. 




t/nia, s. 


Once. 





J 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



533 



BASQUE. 



MOTS EMPRUNTES. 



Abiatcea, 


Partir. 


Lat. Ahiir. 


Alocarioa, 


Rente. 


Locan. 


Aleguia. 


Sous prétexte. 




Alccjuiatcea , 


.Alléguer. 


Lat. Alleyo. 


Amoina, 


Aumône. 


Gr. E'XevfJ.oavvïi. 


Arnegatcea, 


Blasphémer. 




A rrapostua . 


Réponse. 





Coinata . 


Beau-frère. 


Lat. Cognatus. 


Complitua, 


Parfait. 


Complétas. 


Conqucstatcca , 


Conquérir. 


Conquirere. 


Condatcea, 


Compter. 


Compulare. 



E'iui , 



Esiiise. 



Garuufna, 



Carême. 



Ifernua, 


Enfer. 


Inferna. 


Ihanlorioa , 


Inventaire. 




Imhedia, 


Envie. 


Lat. Invidia. 


Imprimatcea. 


Imprimer. 


Fr. Imprimer. 


InJ'ormatcea , 


Informer. 




Ingaina, 


Ingénieux. 




Inspirataa. 


Inspirer. 





534 

Inguria , 

Izpiritaa, 

Ltorioa, 



Injure. 
Esprit. 
Histoire 



HECHERCHES 

Lat. Injuria. 



Lat. Historia. 



Letrcujumdea 
Lacjecoa , 



Grammaire. 
Laïque. 



Meza, 
Moneda , 
Mendecosta, 



Monnaie. 
Pentecôte. 



Obeditcea . 


Obéir. 


Olata, 


Offrand( 


OJicialea , 


Artisan. 


Ospitalia, 


Hôpital. 



Parabisua, 


Paradis. 


Paperiharu , 


Papetier. 


Papier. 


Papier. 


Prcdicatcea, 


Prédicateur. 


Primafjoa, 


Primogéniture. 


Probencia . 


Pays. 



Erloya , 


Horloge. 


Erloyacjuina . 


Horloger. 


Etcrnal(jui, 


Kternellemcnl. 


Ermitama . 


Ermite. 


Errcliçfionea , 


Religion. 


Erreloria . 


Cure. 


Errelora . 


Curé. 



SUR LES LANGUES CELTIQUES. 



535 



Escola , 


Ecole 


Escolaana, 


Ecolier. 


Erreccbitzaiïca . 


Recevoir. 


Erreibilcea . 




ErrecUnmcndua , 


Le reçu. 


Estadiatcca, 


Etudier. 



Trinilatcea, Trinité. 



Salbo , 



Excepté. 



RÉSUMÉ. 



Peu de mots suffiront pour rappeler quelques-uns des points 
principaux; c'est tout ce qu'il m'est possible de faire. La pa- 
renté intime des langues celtiques proprement dites est, je 
crois, d'après ce qui précède, de la dernière évidence: i° par 
la nature des sons et de leurs combinaisons; 2° par la trans- 
mutation des lettres, surtout des consonnes, qui parcourent 
toutes les modifications que les mêmes organes peuvent leur 
imprimer, et cela dans la même racine; 3° par l'identité d'une 
multitude infinie de racines; h° par l'analogie des principes 
de la grammaire; 5° par le génie de ces langues. Elles forment 
deux tribus : la première renferme le gallois et le breton ; 
la seconde, le gaël écossais el irlandais. Il y a un troisième 
idiome qui se rapporte au gaël, peu cultivé et peu connu : 
c'est celui cju'on parle dans l'île de Man. Je n'ai pu parvenir 
à savoir, malgré toutes les informations que j'ai prises, s'il 
y avait un dictionnaire ou une grammaire de cette langue. 
Je possède une bible dans cet idiome, et je me suis assuré 
qu'il se rapporte au gaol. Les langues bretonnes diffèrent 
des langues gaëles principalement en ce que le gallois a 
un plus grand nombre de terminaisons et de préfixes et un 
esprit de suite sans exemple dans les langues anciennes et 
modernes en Europe. Il y a des racines qui fournissent des 
dérivés et des composés k perte de vue. Le gaël est plus riche 
en racines, plus pauvre en terminaisons et en préfixes, ayant 
d'ailleurs peu d'esprit de suite, en comparaison du gallois. 



RESUME. 537 

RAPPORT DES LANGUES CELTIQUES PROPREMENT DITES AVEC 
LE GREC ET LE LATIN. 

Ces points sont tellement multipliés , comme on a eu l'oc- 
casion de s'en convaincre dans le cours de cet ouvrage, que 
je n'ai pas besoin d'insister sur ce sujet. 

RAPPORTS DES LANGUES CELTIQUES PROPREMENT DITES AVEC 
LES LANGUES NEO-LATINES, ET SURTOUT LE FRANÇAIS. 

La prononciation des langues celtiques s'est continuée, en 
grande partie surtout, dans le français. La prononciation du 
breton a donné les caractères distinctifs à la prononciation 
de la langue française proprement dite. Le gaël lui a donné 
aussi une modilication spéciale, mais dans une moindre éten- 
due. J'aurais pu faire voir comment le gaël , qui dominait 
dans le midi , mêlée à la langue basque ou ibère , ont l'un et 
l'autre modifié la prononciation du midi. Je me contenterai 
de dire que le son de Y eu, qui caractérise k prononciation 
du français proprement dit, et qui se trouve aussi dans le 
breton, n'existe pas dans le midi de la France, ni dans le 
gaël, ni dans le basque; que la multitude de voyelles nasales, 
comme les grammairiens les appellent, qui caractérisent le 
français et le breton , n'existent pas dans le midi , ni dans le 
gaël, ni dans le basque. Quant à la grammaire, presque tous 
les points pi^incipaux par lesquels les grammaires des langues 
néo-latines diffèrent du latin, se trouvent dans les langues cel- 
tiques proprement dites. Quant à la partie lexicographique , 
on voit, par le travail que j'ai présenté, que des milliei's de 
mots en français, etc. qui ne se trouvent pas en latin, ou, 
du moins, qui n'auraient parfois avec le latin que des rapports 
éloignés, se trouvent dans les langues celtiques proprement 
dites, et souvent clans le basque. 



538 RESUME. 



DU BASQUE. 



Quant au basque , il a des liaisons intimes avec les langues 
celtiques proprement dites et avec le grec et le latin ; mais il 
a avec ces dernières langues beaucoup moins de rapports 
que n'en ont les langues celtiques proprement dites; et, 
quoique le basque ait des rapports importants avec les 
langues celtiques proprement dites, et par la grammaire et 
par les racines , il en diffère assez pour ne pas être placé 
dans ce groupe. 



FIN. 



->^nr, 















m^d 



iWftA^rsnno 



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A^i^eetef'-v, 



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