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Full text of "Recueil des Actes de la Séance Publique de l'Académie Imperiale des Sciences de St.Petersbourg"



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RECUEIL DES ACTES 




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DE LA SEANCE PUBLIQUE 



DE 



L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 




DE 



SAIl^T-PETERSBOURO, 



LE 29 DÉCEMBRE 1843. 






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RECUEIL DES ACTES 



DE LA SEANCE PUBLIQUE 



DE 



L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 



DE 



SAII^T-PETERSBOURG, 



LE 29 DÉCEMBRE 18^3. 




fh^ 



ST.-PBTBRSBOa"îl© 
184i4. 



Se vend chei NV. GnAsrr, libraire, Commissionaire de rAcadêmie, perspective de Nevsli Ji' 2. 

LEIPZIG 

chez Lêofold VosSé 



Publié par ordre de l'Académie. 
Rn Avril 1844. 



Le Secrétaire perpétuel P. -H. Fu 



ss. 



TABLE DES MATIERES. 



Pag. 

Etat (lu personDel I 

Compte rendu de l'Acade'mie pour l'année 1843, par M. Fuss, Secrétaire 

perpétuel 1 

Membres honoraires et correspondants, élus en 184-3 47 

OrneTt no OT4-BjeHiio pyccKaro asbiKa h c^oBecHocra, par M. P. Pletneff, 

Académicien 49 



DE r'iMPBIMEBIE DE l'aCADÉMIE IMPÉRIALE DKS SCIENCES. 



ÉTAT DU PERSONNEL. 

1844. 



1,-j 



ÉTAT DU PERSONNEL 



DE 



L ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 

OE 

St.-PÉTERSBOURG. 

EN 1844. 



PRÉSIDENT: 

JtI. Serge Ouvaroff, Conseiller privé actuel, Ministre de l'instruction 
publique, Membre du Conseil detat et du Comité des ministres. Sénateur, 
Membre honoraire de l'Académie Imp. des sciences et de celle de» beaux- 
arts, des Universités de St.-Pétersbourg, de Moscou et de Kazan, Membre 
honoraire des sociétés savantes de Russie, Associé étranger de l'Institut royal 
de France, Membre de l'Académie des sciences de Munich, de celle d'hi- 
stoire de Madrid, de la Société de Gôttingue, de celle de Copenhague, de 
l'institut d'histoire du Brésil et de plusieurs autres sociétés savàhtes 
étrangères. Conservateur de l'Université de Cracovie, Chevalier des Ordres 
de St. Vladimir de la 1" classe, de St.-Alesandre-Newski avec les insignes 
en diamants, de l'Aigle blanc et de Ste.-Anne de la 1" classe, avec les in- 
signes en diamants et décoré de la couronne Imp. 1818. 
VICE-PRESIDENT; 
M. le Prince Michel Dondoukoff-Karsakoff, Conseiller privé et Cham- 
bellan, Président du Comité administratif. Membre honoraire de l'Académie 
des sciences et de l'Université de St.-Pétersbourg , Membre de la Direction 
centrale des écoles, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la l"classe, décoré de 
la couronne Imp., de St. -Stanislas de la l", de St.-Vladimir de la 4"' 
classe avec la rosette, et de l'ordre pour le mérite militaire de Prusse. 1835. 



— IV — 

SECRÉTAIRE PERPÉfUEL: 

M. Paol-Henri Fuss, Académicien pour les Mathématiques, Conseiller 
d'État actuel D''. en philosophie. Membre du Comité administratif de l'Aca- 
démie de la Société Impériale libre économique de St.- Péter sbourg, Membre 
honoraire de l'Université Imp. de Kazan, de la Société minéralogique de St.- 
Pétersboura;, de la Société Imp. des naturalistes et de celle d'économie rurale 
de Moscou, de la Société Courlandaise des lettres et arts de Mitau, de celle 
des sciences de Finlande, de l'Association littéraire et pratique de Riga, 
des Sociétés royales des sciences de Gôttingue, de Copenhague et d'Upsal, 
de la Société Italienne des sciences de Modène, des Académies royales des 
sciences, belles- lettres et arts de Bruxelles, d'Anvers et de Palerme, de 
la Société des naturalistes de Bâle , de celle des naturalistes et des méde- 
cins de Heidelberg, de l'Académie d'archéologie de Belgique, de la Société 
royale des antiquaires du Nord de Copenhague, de celle d'encoura- 
gement des arts utiles d'Edimbourg et de celle des sciences et des arts 
de Batavia, Chev. des Ordres de St.-Sfcinislas de la l" classe, de St.- Vla- 
dimir de la 3°', de Ste.-Anne de la 2"" classe décoré de la couronne Imp. 
et de l'Aigle rouge de Prusse de la S*"* classe. 1826. 

I. CLASSE PHYSICO - MATHÉMATIQUE. 
1. Mathématiques pures. 

M. Paul-Henri Fuss, l" Académicien effectif. (Voy. ci-dessus). 1826. 
(Adj. 1818). 

M. Victor Bouniakovsky , 2"* Académicien effectif, Conseiller d'Etat, 
D'. ès-sciences math, de l'Académie royale de France, Professeur à l'Institut 
des voies de communication et au Corps de la marine, Chev. des Ordres 
de St. -Stanislas de la 2 ' classe décoré de la couronne Imp., de St. -Vla- 
dimir de la 4"" et de Ste.-Anne de la 3"" classe. 1841. (Adj. 1828). 

2. Mathématiques appliquées. 

M. Michel Ostrogradsky, Académicien effectif, Conseiller d'État actuel, D'. 
en philosophie. Professeur aux Corps de la marine, de l'artillerie et du génie, 
à 1 Institut pédagogique central et à celui des voies de communication. Membre 
de l'Académie américaine de Boston et de la Société Imp. économique de 



— V - 

St-Pétersbourg, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la 2"" classe, décoré de 
la couronne Imp. et de St.-Vladimir de la 4™' classe. 1831. (Adj. 1828). 

M. MAURiCE-GERMArN Jacobi , Académicien extraordinaire, Conseiller de Col- 
lège, D'. en philos.. Membre de la Société polytechnique de Leipzig, de celle 
pour l'avancement des arts utiles de Londres et de l'Académie des sciences 
de Turin, Chev. des Ordres de St.-Vladimir de la 4™', de Ste.-Anne de la 
3"", de l'Aigle rouge de Prusse de la 3"° classe et Officier de l'Ordre du 
Danebrog. 1839. (M. c. 1838), 

3. Astronomie. 

M. Vincent Wisniewsky, l' Académicien effectif, Conseiller d'Etat actuel, 
Directeur de l'Observatoire de St.-Pétersbourg, Astronome du Bureau hydro- 
graphique, Membre honoraire du Comité scientifique de l'Etat- major général 
de la marine, de la Société des naturalistes de Moscou et de l'Académie des 
sciences et des belles lettres de Palerme, Chev. des Ordres de St.-Vladimir 
de la 3"" et de Ste.-Anne de la 2"" classe en diamans. 1815. (Adj. 1804). 

M. Frédéric-George-Guillaume Struve, 2' Académicien effectif, Con- 
seiller d'Etat actuel, D'. en philosophie. Directeur de l'Observatoire central 
et Premier Astronome, Professeur émérite de l'Université de Dorpat, Membre 
honoraire des Universités de St.-Pétersbourg, de Kazan et de Kharkov, 
correspondant de l'Académie royale des sciences de l'Institut de France et des 
Académies royales des sciences de Berlin, de Stockholm et de Palerme, de 
l'Académie américaine de Boston, de l'Institution nationale de Washington, 
des Sociétés roy.nles de Londres, de Gottingue, de Copenhague et de Har- 
lem, de la Société astronomique de Londres, de la Société mathématique 
de Hambourg, de la Société Courlandaise des lettres et arts de Mitau et 
de celle des sciences de Finlande, Chev. des Ordres de St.-Stanislas de la 
l'*, de St.-Vladimir de la 3™', de Ste.-Anne de la 2" classe décoré de la 
couronne Imp., de l'Aigle rouge de Prusse de la 3"°' classe et Commandeur 
de l'Ordre du Danebrog. 1832. (M. c. 1822, M, h. 1826). 

M. Chrétien Peters, Académicien adjoint, Assesseur de Collège, D"". en 
philos.. Adjoint à l'Observatoire astronomique central. 1842. 



-, VI - 

4. Physique. 

M. Adolphe-Théodore KuPFFER, 2""" Académicien effectif, Conseiller d'État, 
D'. en philosophie, Professeur de physique à lObservatoire normal du 
Corps des mines pour le magnétisme terrestre et la météorologie, ainsi 
qu'à l'Institut pédagogique central et à celui des voies de communication, 
Conservateur du dépôt central des poids et mesures. Membre de la Sec- 
tion de Statistique du Conseil du Ministère de l'Intérieur et du Comité 
scientidque du Ministère des domaines, de la Société minéralogique de St. 
Pétersbourg, de celle des naturalistes de Moscou, de celle des naturalistes 
et médecins de Heidelberg, des Sociétés géographique et météorologique de 
Londres et de celle d'encouragement des arts utiles d'Edimbourg, Chev. de» 
Ordres de St. - Vladimir de la 4"' et de Ste. Anne de la 2"* classe. 1828 
(M. c. 1826). 

M. Emile Lenz, l"^ Académicien effectif, Conseiller d'Etat, D'. en phi- 
losophie. Directeur du Cabinet de physique. Professeur ordinaire et doyen 
de la faculté des sciences physico-mathématiques de l'Université Imp. de St.- 
Pétersbourg, Membre correspondant de l'Académie des sciences de Turin 
et Membre honoraire de l'Association physique de Francfort s. M., Chev. 
des Ordres de St.-Anne de la i*"', de St. -Stanislas de la 2''' et de St.-Vladi- 
niir de la 4"" classe. 1834. (Adj. 1828). 

5. Chim.ie générale. 

M. Germain Hess, Académicien effectif, Conseiller d'Etat, D"". en médecine, 
Membre de la Section de Statistique du Conseil du Ministère de l'Intérieur, 
du Comité scientifique du corps des mines, Professeur à l'Institut pédagogique 
central et à celui des mines, Membre honoraire de la Société cantonale de 
physique et d'histoire naturelle de Genève et de la Société des pharma- 
ciens du nord de l'Allemagne, Chev. des Ordres de Ste. -Anne de la 2°" 
classe décoré de la couronne Imp., de St. -Vladimir de la 3"', et de St.- 
Stanislas de la 2"' classe. 1834. (Adj. 1829). 

M. JuLE» Fritzsche, Académicien adjoint, Conseiller de cour, D'. en 
philosophie. Membre de la Société Imp. des naturalistes de Moscou, de 
l'Académie Imp. Léopoldine de Bonn, de la Société des naturaliste» de 
Hambourg et de celle des pharmaciens du nord de l'Allemagne. 1838. 



— VII — 

6. Chimie appliquée aux arts et me'tiers et Technologie. 

M. Joseph Hamel, Académicien effectif, Conseiller d'État actuel , D'. en 
méd., Membre de la Société Imp. économique de St.-Pétersbourg, de celles 
des naturalistes, de l'économie rurale et de la Société physîco- médicale de 
Moscou, de la Société de médecine et de pharmacie de Vilna; de celles des 
sciences de Harlem et de minéralogie d'Iéna; Associé étranger et corres- 
pondant de la Société d'encouragement de l'industrie nationale de Paris, 
de celles d'encouragement des arts, des manufactures et du commerce de 
Londres, des sciences et arts de Liège, des naturalistes de Francfort, des 
géorgophiles de Florence, Chev. des Ordres de St. -Vladimir de la 3°" et 
de Ste.-Anne de la 2"* classe en diamans. 1829. (M. c. 1813). 

7. Minéralogie. 



Académicien effectif . 



8. Gépgnosie et Paléontologie. 
Academcien effectif 

M. Grégoire Helmersew, Académicien adj'oùd. Colonel au Corps des ingé- 
nieurs des mine», professeur à l'Institut de ce corps, Chev. de» ordres de 
St-Vladimir de la 4""' et de Ste.-Anne de la S""' classe. 1844. 

9. Botanique. 
Académicien électif .... 

M. Charles Meyer, Académicien adjoint, Conseiller de Cour, D'. en 
philosophie. Adjoint au Jardin impérial botanique et Membre Correspondant 
du Comité scientifique du Ministère des domaines, des Sociétés forestière 
et économique de St.-Pétçrsbourg, de celles des naturalistes et d'horticul- 
ture de Moscou et de la Société botanique de Ratisbonne. 1839. (M. c. i833j. 

10. Zoologie. 

M. Jean-Frédéric Brandt, l" Académicien effectif, Conseiller d'Etat, 
D . en médecine et en chirurgie, Directeur des Musées zoologique et zooto- 
mique. Membre du Comité administratif de l'Académie, Inspecteur des 
étude» et membre du Conseil dirigeant de l'Institut de Ste. Marie, Membre 
des Académies des sciences de Berlin et de Turin, de l'Académie Impériale 



— VIII — 

Léopoldine de Bonn, des Sociétés économique et pharmaceutique de St.- 
Pétersbourg, de celle» des naturalistes de Moscou, de Halle, de Hambourg 
et de Danzig, de celle des médecins de Prusse, de celle de la culture 
nationale de Silésie, de la Société médicale Hufelandienne de Berlin, de la 
Société Cuviérienne de Paris, de la Société rhénane de physique et d'histoire 
naturelle de Mayence, de celles du Duché de Nassau, de Rostok et d'Emden, 
de la Société physico-médicale d'Erlangue, de la Société entomologique de 
Stettin et de celle des pharmaciens du nord de l'Allemagne, Ghev. de l'Ordre 
de St.- Vladimir de la 4"' classe. 1833. (Adj. 183 0). 

M. Charles-Erneste de Baer, 2" Académicien effectif. Conseiller d'État 
D'. en philosophie et en médecine. Directeur de la 2 ' section de la 
Bibliothèque de l'Académie, Professeur à l'Académie médico- chirurgicale 
de St.-Pétersbourg, Membre de la Société Imp. économique de St. -Péter»- 
bourg, du Comité scientifique du Ministère des domaines, des Académies 
royales des sciences de Berlin et de Munich, Associé étranger de l'Aca- 
démie royale de médecine de Paris, Membre de l'Académie Impériale Léo- 
poldine de Bonn, de la Société de géographie de Berlin, des Société» des 
naturalistes de Moscou, Halle, Danzig et Gôrlitz, de l'Institut de Senken- 
berg à Francfort s. M., des Sociétés physico- médicales de Kônigsberg et 
d'Erlangue, de la Société physico -économique de Kônigsberg, de celle de» 
médecins de Prusse, de la Société médico -philosophique de Wùrzbourg, de 
la Société minéralogique d'Iéna, de la Société Courlandaise des lettre» et 
arts de Mitau, de la Société royale teu tonique de Kônigsberg, et Membre 
honoraire de la Société économique d'Elbingue, Chev. de l'Ordre de St-Sta- 
nislas de la 2^' et de St.-Vladimir de la 4"" classe. 1834. (M. c. 1826. 
Acad. ord. 1828 — 1830). 

11. Anatomie comparée et Physiologie. 

M. Pierre Zagorsky, Académicien effectif, Conseiller d'État actuel, D'. 
en médecine et en chirurgie, Directeur du Musée anatomique. Professeur 
émérite et Membre honoraire de l'Académie médico -chirurgicale de St.- 
Pétersbourg et de la classe de la langue et de la littérature russes de l'Aca- 
démie des sciences. Membre du Conseil de médecine, de l'Université de 
Kharkov, de l'Académie médico -chirurgicale de Vilna, de la Société de» 
naturalistes de Moscou, de la Société pharmaceutique de St.-Pétersbourg et 



- fX - 

de celle de médecine de Vilna, Ghev. des Ordres de St.- Stanislas de la 
2"" classe avec la plaque, de St.-Vladiniir de la 5""= et de Ste.-Aniie de 
la 2"" en diamans. 1807. (Adj. 1805). 

II. CLASSE DE LA LANGUE ET DE LA LITTÉRATURE 

RUSSES. 

M. le Prince Platon SciiiniNSKY-ScunnuTOFF, Acadcmlcien effectif, Con- 
seiller privé. Sénateur, Adjoint du Ministre et Dirigeant le Département de 
l'instruction publique. Président de la Commission archéographique, Chev des 
Ordres de l'Aigle blanc, de Ste.-Anne de la V\ de St.-Stanislas de 1" et 
Grand- Croix de St.-Vladimir de la 2'^^ classe. Prcsidenl de la Classe. I8^^1. 

Mg'- Philaeète, Archevêque-Métropolitain de Moscou et de Kolomna, ica- 
de'micien effectif, Chev. des Ordres de St.- André, de St.-Alexandre-Nevsky 
de Ste.-Anne de la 1" et de St -Vladimir de la I" classe. 18V1. 

Mgr Innocent, Archevêque de Kharkov et d'Akhtyrsk , Académicien 
effectij, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la 1" et de St.-Vladimir de !■. 
5""= classe. iSU. 

M. Constantin Arsen.eff, Académicien effectif. Conseiller d'État actuel 
Membre du Conseil du Ministère de l'intérieur et Dirigeant le Bureau dé 
Statistique de ce Ministère, Chev. dès Ordres de Ste.-Anne de la l"^' avec le 
couronne imp., de St.-Staiiislas de la 1" et de St.-Vladimir de la 3"'^ classe 
184-1. 

M. Pierre Boutkoff, Académicien e/feclf, Conseiller privé. Membre du 
Conseil et du Bureau de Statistique du Ministère de l'intérieur, ainsi que de 
l'Administration centrale de la Censure, Chev. des Ordres de l'Aigle blanc 
de Ste.-Anne de la 1" et de la k"'' classe, de St.-Vladimir de la 2''' et 
de St.- Jean de Jérusalem. 1841. 

M. Alexandre Vostokoff, Académicien effectif, Conseiller d'État actuel. 
Premier Bibliothécaire au Musée Roumiantsoff, Conservateur des Manus- 
crits à la Bibliothèque impériale et publique. Membre et Rédacteur en chef 
de la Commission archéographique et Membre du Comité administratif de 
l'Académie, Chev. des Ordres de St.-Vladimir de la 3"" et de Ste.-Anne de 
la 2 ' classe orné de la couronne Imp. 1841. 

M. le Prince Pierre Viazemsky, Académicien effectif. Conseiller d'État 
actuel. Vice -Directeur du Département du Commerce extérieur, Chev. des 

b 



— X — 

Ordres de St.-Stanislas de la 1", de St.-Vladimir de la 3"* et de Ste.-Anne 
de la 2''' classe orné de la couronne Inip. 1841. 

M. Jean Davïdoff, Académicien ejfectif. Conseiller d'État actuel. Profes- 
seur ordinaire de la littérature russe à l'Université Impériale de Moscou, Ghev. 
des Ordres de St.-Vladimir de la 3"' et de Ste.-Anne de la 2"*' classe orné 
de la couronne Imp. IS'i'l. 

M. Basile Joukovsky, Acade'micien ejfectif. Conseiller privé, Chev. de» 
Ordres de Ste.-Anne de la l", de St.-Stanislas de la 1", de St -Vladimir 
de la 2'*' et de l'Aigle rouge de Prusse de la 1" classe 1841. 

M. Jean Kryloff, Acade'micien effectif. Conseiller d'Etat, Chev. des Or- 
dres de St.-Stanislas de la 2^' classe avec la plaque, de St.-Vladimir de la 
3"" et de Ste.-Anne de la 2*^' classe. 1841. 

M. Alexandre Mikhaïlovsky-Danilevsky, Acade'micien effectif. Lieutenant- 
général, Sénateur, Membre du Conseil militaire du Ministère de la guerre. 
Président du Comité de censure militaire, Chev. des Ordres de St.-Alexandre 
Nevsky, de l'Aigle blanc, de Ste.-Anne de la 1" et de la îk""* classe, de 
St. Vladimir de la 2''', de St.-Stanislas de la 2^' classe avec la plaque, de 
St.-George de la 4"'*, de l'Aigle rouge de Prusse de la 1" classe, de celui 
pour le mérite militaire. Commandeur, des Ordres du Lion d'Hesse-Cassel, 
de Charles et du Lion de Zehringue de Bade. 1841. 

M. VoLDEMAR Panaïeff, Acadc'micien effectif. Conseiller d'Etat actuel. 
Directeur de la Chancellerie du Ministère de la Gotir Imp., Chev. des Or- 
dres de Ste.-Anne et de St.-Stanislas de" la 1", de St.-Vladimir de la 3™ 
et de l'Aigle rouge de Prusse de la 2 * classe avec la plaque. 1841. 

M. Pierre Pletneff, Acade'micien ejfectif, Conseiller d'Etat actuel, D'. en 
philos. Professeur ordinaire de la littérature russe à l'Université Imp de 
St.-Pétersbourg, Chev. des Ordres de St.-Stanislas de la l", de St.- Vla- 
dimir de la 3'"* et de Ste.-Anne de la 2''* classe orné de la couronne 
Imp. 1841. 

M. Michel Pogodine, Acade'micien ejfectif, Conseiller de Collège, Profes- 
seur ordinaire de l'histoire de Russie à l'Université Imp. de Moscou, Chev. 
de l'Ordre St.-Stanislas de la 2''* classe. 1841. 

M. Dmitry Iazykoff, Acade'micien effectif. Conseiller d'Etat actuel, Chev. 
de» Ordres de SL-Vladimir de la 3"" et de Ste.-Anne de la 2^" classe. 1841. 



— XI — 

M Basile Polbnoff, Académicien effectif. Conseiller prive. Directeur du 
département des relations intérieures du Ministère des affaires étrangères, 
Ghev. des Ordres de l'Aigle blanc, de Ste. -Anne de la l"" classe avec la 
couronne et de St.- Vladimir de la 2''° classe. 18'i^2. 

M. Jacques Berednikoff , Acade'micien adjoint , Assesseur de Collège, 
Membre de la Commission archéographique. Conservateur de la l" section 
de la Bibliothèque de l'Académie, Çhcv. des Ordres de St.-Stanislas de la 
2"'*, de St.-Vladimir de la 4."" et de Ste.-Anne 3"" classe. 18M. 

M. Michel Rosberg, Acade'micien adjoint, Conseiller de Cour, Professeur 
ordinaire de la littérature russe à l'Université Imp. de Dorpat. ISM. 

M. Paul Stroïeff, Acade'micien adjoint. Conseiller de Collège, Membre 
de la Commission archéographique, Chev. des Ordres de St. -Vladimir de 
la 5"'* et de Ste.-Anne de la 2 ' classe orné de la couronne Imp. ISi-l. 

M. Etienne Chevyreff, Acade'micien adjoint. Conseiller de Cour, Pro- 
fesseur ordinaire de la littérature russe à l'Université Imp. de Moscou, 
Chev. de l'Ordre de Ste.-Anne de la 3"'^ classe. \%Wi. 

m. CLASSE D'HISTOIRE ET DE PHILOLOGIE. 

1. Economie politique et Statistique. 

M. Pierre Kôppen, Acade'micien effectif Conseiller d'Etat, D'. en philos., 
Membre du Comité scientifique et de la Commission cadastrale du Ministère 
des domaines, de la Société des sciences physiques, chimiques, agricole» 
et industrielles de France et de celle d'histoire et des antiquités d'Odessa, 
Ghev. des Ordres de St.-Vladimir de la 4™" et de Ste.-Anne de la 3'"' classe. 
1831. (M. c. 1826). 

2. Histoire et Antiquité' s russes. 

M. Philippe Krug, Acade'micien effectif, Conseiller d'Etat actuel, D'. en 
philosophie, Membre honoraire de I Université de Kazan, de la Société de 
l'histoire et des antiquités russes de Moscou, de la Société des lettres et 
arts de Mitau, de la Société royale des sciences de Gothenbourg, de la 
Société géographique de Paris, Ghev. des Ordres de St.-Vladimir de la S"* 
classe et de Ste.-Anne de la 2"* en diamans. 1815. (Adj. 1805). 

b* 



— xri — 

M. Jean-André Sjôgren, Académicien extraordinaire, Conseiller de Collège, 
D^ en pliilosoijliie , Membre de la Société de l'histoire et des antiquités russes 
de Moscou, de celle des amateurs de la littérature nationale de Kazan,de celle 
des sciences et de 1 1 Société économique de Finlande, des Sociétés esthoniennes 
de Dorpiit et de Réval et de celle des antiquaires du nord de Copenhague, 
Chev. de l'Ordre de Ste.-Anne de la 3"' classe. 1829. (M. c. 182-7). 

M. Nicolas Ousirialoff, Académicien extraordinaire, Conseiller de Collège, 
Professeur ordinaire à l'Université Imp. de St. -Pètersbourg, Membre de la 
Commission archéographique, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la 2"°, 
de St. Stanislas de la 2"'^ et de St. -Vladimir de la 4'"' classe. 1831. 

3. Littérature et antiquités grecques et romaines. 

M. Ghrétien-Frkdéric Graefe, l"" Académicien effectif, Conseiller d'Etat 
actuel, D"". en philosophie, Directeur des Musées numismatique et égyptien. 
Professeur émèrite de la littérature grecque à l'Université Tmp. et à l'In- 
stitut pédagogique central de St. -Pètersbourg, Directeur honoraire de la 
l" Section de l'Ermitage Imp. pour la partie des monnaies et des camées. 
Chevalier des Ordres de St. -Stanislas de la 2 ' classe avec la plaque, de 
St.-Vladimir de la 3™' et de Ste.-Anne de la 2"" en diamans. 1820. 
(M. c. 1818). 

2""' Académicien effectif .... 

4. Littérature et antiquités orientales. 

M. Chrétien-Martin Fraehn, l"' Académicien effectif, Conseiller d'Etat 
actuel, D''. en théologie et en philosophie. Bibliothécaire honoraii'e de la 
Bibliothèque Imp. et publique, Membre honoraire de l'Université Imp. de 
Kazan , de la Société de l'histoire et des antiquités russes et de celle des 
naturahstes de Moscou, de la Société Courlandaise des lettres et arts de 
Mitau , de la Société minéralogique de St. -Pètersbourg, des Sociétés asiatiques 
de Paris, de Londres et de Calcutta, des Académies royales des sciences de 
Turin et de Lisbonne et de celle d'histoire, d'antiquités et de belles- lettres 
de Stockholm, des Sociétés royales des sciences de Gôttingue, de Copenhague 
et d'Upsal, Correspondant de l'Institut royal de France, Académie des in- 
scriptions et belles-lettres, de l'Académie royale des sciences de Berlin et 



— XIII — 

de celle d'histoire de Madrid, Gliev. des Ordres de St. -Stanislas de la l", 
de St.-Vladimir de la 3"° et de Ste.-Anne de la 2"" classe en diamans. ISn. 

M. Isaac-Jacques Schmidt , 2° Acadeniieien effectif, Conseiller d'Etat, 
D'. en philosophie, Membre du Département asiatique du Ministère des 
alTiires ctrangùres, Membre honoraire de l'Université Imp. de Kazan et 
des Sociétés asiatiques de Paris et de Londres, Chev. des Ordres de Ste.- 
Anne de la 2 classe, orné de >la couronne Inip. , de St.-Vladimir de la 
4"" e1 de St. - Stanislas de la 2""' classe. 1833. (Adj. 1829. M. c. 1826). 

M. Marie- Félicité Brosset, Académicien extraordinaire, Conseiller de 
Cour, Membre de la Société asiatique de Paris, Chev. de l'Oi'dre de Ste.- 
Anne de la 3""° classe. 1837. 

M. Bernard Dorn, Académicien extraordinaire , Conseiller d'Etat, D"'. en 
philosophie, Directeur du Musée asiatique. Professeur de langues orientales 
à l'Ecole asiatique du Ministère des affaires étrangères. 1839. (M. c. i835). 

M. Othon Bôhtlingk, Acade'micien Adjoint, Assesseur de Collège, D'. 
en philosophie. 1842. 



OBSERVATOIRE CEIXTRAL DE POULKOVA. 



Directeur et Premier Astronome: M. F.-G.-G. Struve, v. ci-dessus. 
Adjoints: M. George Fuss, Conseiller de Collège, Chev. de lOrdre de Ste.- 
Anne de la 5'"^ classe. 
M. George Sabler, D^ en philosophie, Chev. de l'Ordre de St.- 

Stanislas de la 3"" classe. 
M. Othon Struve, Maître -ès-sciences philosophiques. 
M. Chrétien Peters, D"". en philosophie, v. ci- dessus. 
Mécanicien: M. Uno Pohrt, Étudiant gradué. 



— XIV — 

OBSERVATOIRE DE VILNA. 



Directeur . , 
Adjoint: M. 



Michel Hluszniewicz , maître -es -sciences de l'Université de 
Vilna, Chev. de l'Ordre de St. -Stanislas de la 3"" classe. 



ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQES. 



Bibliothèque. 



Atelier mécanique. 
Musée minéralogique. 

Musée botanique. 
Musée zoologique. 

Musée asiatique. 

Musée égyptien. 



Bibliothécaires: M. l'Académicien Baer, voir ci -dessus, 
(Vassili-Ostroff, place de la Bourse, Hôtel de 
l'Académie N°. 2) et M. l'Adjoint Jacques Bered- 
NiKOFF, voir ci-dessus. (Perspective d'Oboukhoff, 
maison Soukhareff). 

Mécanicien: M. Théodore Girgensohn. (Vassili-Ostroff, 
place de la Bourse, Hôtel de l'Académie N". 2). 

Conservateur: M. Grégoire Helmersen, Colonel au Corp» 
des ingénieurs des mines, Chev. des Ordres de St.- 
Vladimir de la 4"* et de Ste -Anne de la 3°" 
classe. (Vassili-Ostroff, Institut des mines). 

Conservateur: M. Ruprecht, D'.en philos. (Vassili-Ostroff, 
place de la Bourse, Hôtel de l'Académie, N^. 2). 

Conservateurs: M. Edouard Méinétriés. (Vassili-Ostroff, 
l' ligne, maison de l'Académie N". 1) et M. George 
ScHRADER. (Vassili-Ostroff, place de la Bourse, 
Hôtel de l'Académie N°. 2). 

Conservateur: M. Michel Volkoff, Professeur -adjoint à 
l'Université Imp. de St. -Pétersb., Gons. de cour. 
(Vassili-Ostroff, place de la Bourse, Hôtel de 
l'Académie N". 2) 

Conservateur: M. Louis Schardius, Assesseur de collège. 
Archiviste de l'Académie, Conservateur des mé- 
dailles et antiques du Cabinet Impérial de l'Ermi- 
tage, Chev. des Ordres de St.-Stanislas de la 2^', 



— XV — 

de St. -Vladimir de la 4' et de Ste. Anne de la 3* 
classe. (Vassili-Ostroff, T ligne, maison de l'Aca- 
démie N". 1). 

Musée numismatique. Conservateur: Le-mêiie. 



MEMBRES HONORAIRES. 



Sa Majesté l'Empereur NICOLAS V. 1826. 

Sa Majesté Frédéric-Guilladme IV., Roi de Prusse. 1834. 

Son Altesse Impériale Monseigneur l'Héritier, Gésarévitch et Grand -Duc 

Alexandre. 1826. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Grand-Duc Michel. 1826. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Duc Màxiuilien de Lbuchtbkbbrg, 

Prince d'Eichstàdt 1839. 
Son Altesse Sére'nissime Monseigneur le Prince Pierre d'Oldenbourg. 1834. 



MEMBRES HONORAIRES DU PAYS. 



M. de Krusenstern , Amiral. 1806. 

(M. c. 1803). 

— OuvAROFF, Ministre de l'instr. publ. 

1811. 

— le P*^* VoLKONSKY, Ministre de la 

Cour Imp. 1813. 

— TcHiTCHAGOFF, Amiral. 1814 

— WïLiE, Gons. pr. act. 1814. 

— Alexandre Grichton, Gons. d'Etal 

act. 1814. (M. c. 1803). 



M. Alexandre Tocrguéneff, Gons 

privé. 1818. 

— Iermoloff^ Général. 1818. 

— Fischer, Gons. d'Et. act. à Moscou. 

1819. (M. c. 1805). 

— Greig, Amiral. 1822. 

— IcCGancrin, Ministre des finances. 

1824. 

— Morgenstern, Gons. d'Et. àDorpat. 

1826 



— XVI 



M. le P" Alexandre Golitsyne, Cons. 
pr. act. de la l" cl. 1826. 

— le G" MoRDviNOFF, Amiral. 1826. 

— le P'' LiEVEN, Général, 1826. 

— le G" Bloudoff, Cons. pr. act. 1826. 

— le C'^ Michel Vorontsoff, Gouver- 
neur-gén.de la Nouv. -Russie. 1826. 

— GoLÉNisTCHEFF Koutodsoff , Lieut. 

Général. 1827. 

— Schubert, Lieut. Général. 1821. 

— le C'^Benkendorff, Général. 1827. 

— le G"^ Serge Strogonoff , Lieut. 

Gén. 1827. 

— de Struve , Cons. privé. 1828. 

(M. c. 1816). 

— le P" de Varsovie, G" Paskévitch- 

Erivansky, Feld-Maréchal. 1829. 

— le C" KouCHELEFF - Bezborodko , 

Cons. d'Ét. act. 1830. 

— Engelhardt, Géneral-maj. 1830. 

— le P*^' Menchikoff, Ministre de la 

marine. 1831. 



M. le G" Gr. Strogonoff, Gens. pr. 

act. 1832. 

— Tenmer, Lieut. Général. 1832. 

— le G" Nesselrode, Vice-Gliancelier. 

1833. 

— Broi'ssiloff, Cons. d'Et.act. 1833. 

— le G'' Golovkine, Grand -Cham- 

bellan. 1834. 

— le P*^' Dondoukoff-Korsakoff, Vice- 

Président de l'Acad. 1837. 

— le G'^ Protassoff, Procureur-Gén. 

du St. -Synode. 1837. 

— Moussine- Pouchkine, Gons. privé. 

1837. 

— le Tsarévitch TeÏmouraz de Géorgie. 

1837. 

— Parrot, Gons. d'État, act. 1840. 

— le B°° Hahn, Gons. privé. 1840. 

— Tatistcheff , Gr. - Chambellan. 

1841. 

— Démtdoff, Ass. de Coll. 184t. 

— Destrem, Lieut. Général. 1842. 



— XVII — 



MEMBRES HONORAIRES ÉTRANGERS 

MEMBRES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE 

TANT DU PAYS, QUE DE L'ETRANGER. 



MATHÉMATIQUES 20 

Mm. hh. ext, MM. Gmuss, à Goflingue. i824. [M. c. 1802) Cauchy, à Paris. i831. 

Jacobi, à Kànigsb. 1853. (M c. 1830) 4 

Mm. ce. d. p. MM. M/iouROFF. à Odessa. 1815. Schultén, à Helsingfors. 1821. 

Paucker, à Mi/au. 1822. TsaïUEFF, à Sl.-Pélersbourg. 182G. 

'Navrotskoy , à Moscou. 182'7 g 

Mm. ce. exf. MM. Frakcoevr, à Paris. 1809. Collecchi, à Naples. 1818. Ohm 

à Berlin. 1826. Lamé , à Paris. 1829. Clapeyrou, à Paris. 

1850. Babbage. à Cambridge. 1832. Crelle, à Berlin. 1834. 

STVRir, à Paris. 1836. Hamiltok, à Dublin. 183'3. Leieune- 

DlRlCHLET, à Berlin. 1837. LiovriLLE, à Paris. 1840. ... 11 

ASTRONOMIE ET GÉOGRPHIE. . 15 

Mm. hh. ext. MM. Bessel, à Kônigsb. 1814. Herschel, à Londres. 1826. Encke, à 

Berlin. 1829. Soum, à Londres. 1832. LimENAC, à Dresde. 1840. 5 

Mm. ce. d. p. MM. G. Wrangel, à Reval. 1828. Knorre, à Nicolalff. 1828. 

SmoyoFF, à Kazan. ±829. PÉRÉrosrCNiA-OFF, à Moscou. 1832. . 4 

Mm. ce. ext. MM. Schumaciier , à Jltona. 1824. Arcelander, à Bonn. 1826. 
Hanses, <t Gotha. 1833. .Steikheil, à Munich. 1835. Plana, 
à Turin. 1839. Jiry, à Greemvich. 1840 6 

GÉOGRAPHIE ET NAVIGATION . 6 

Mm. hh exf. WA.Parry, à Londres. 1826. Sabwe, à Londres. 1826. Rjtteb, 

à Berlin. 1835 3 

Mm. ce. a. p. MM. RiroRD, à Sl.-Pètersb. 1818. F. Wrangel. à St.-Pétersb. 1827. 

Lûtke, à St.-Pétersb. 1829 3 

MÉGANIQUE PRATIQUE. . . . 1 

M c. d. p. M. Rejssig, à St.-Pétersbourg. 1814 ± 

C 



— XVIII — 

PHYSIQUE • 15 

Mm. hh. cxt MM. À. DE HuJiBOLDT, à Btrlin. 1818. Biot , à Paris. 1819. 
MusCKE, àHeii'elh. i82S. Barlow, à Londres. 18i6. ÂHAGO, 
à Paris. 1820. Oersted , à Copenhague. (830. Brehstkr, 
à Eilinhourg. 18-^0. HansteEiV, à Christiania 183') 8 

Mm. ce. d. p. MM. H.ULSTJlôtr, à Helsiapfors. 1821!. Hauy, à Odessa. 1828. 

N£Ry4NDSR, à Helsingfors. 1842 3 

Mm. ce. ext MM. 182'7. Melloui, à Paris. 185G. Neumakn , à Kônigs/ierg. 

1838. Doij; à Berlin. 18 '2 4 

G H I M I E. ...... 15 

Mm. hh. ext MM. Berzelws, à Stockholm. 182Ô. Thésard, à Paris. 1826. 

Gay-Lvssac, à Paris. 1829. Faraday, à Londres. 1830. . . 4 
Mm. ce d. p. MM. G adoun, à Helsingfors. 1811. CuODKiEmcz, àVarsooie. 1818. 

SOLOUEFF, à St.-Pétersb. 1826. Hermann, à Moscou. 1851. 

Corel, à Dorpat. 1853 5 

Mm ce. ext. MM. Rel/ss, à Moscou. 1805. IVuttig, à Berlin. 1810. H. Rose, 

à Berlin. 1829. MiTSCHERLfCH, à Berlin. 1829. Liebio, à 

Giessen. 1830 5 

ANATOMIE COMPARÉE ET PHYSIOLOGIE.. 7 

M. h. ext. M. TiEDEMANN, à Heidelberg. 1833. ... 1 

Mm. ce ext. MM. BuRDACH, à Konigsberg. 1818. Rathke , à Konigsberg. 1832. 

MiiLLER, à Berlin. 1832. Carvs, à Dresde. 1833. PuRKWJE, , 
à Breslau. 1836. Owen, à Londres. 1859 6 

ZOOLOGIE 18 

Mm. hh. ext. MM. Tilesius, à Mulhouse. 18n. Lichtensteik, à Berlin. 1832. 
Prince Maxim/lien de: JVied-Neuaied 1855. Ehresbero, à 
Berlin. 1840. (M. c. i829). Charles Bonaparte, P" de Ca- 
nino, à Rome. 1842 5 

Mm.ee. d.p. MM. Eich»ald, à Sc.-Pélersb. 1826. Le (f' Mannerheim, à fVi- 
bourg. 182'?. Gebler, à Barnaoul. 1853. Nordmahn , à 
Odessa. 1854. EnERSMASN, à Kazan. 1842 5 

Mm. ce ext. MM. Billberg, à .Stockholm. 1820. Klvg, à Berlin. 1836. 7em- 
MWCK, à Leyde. 183^. Harlah, à Neiv-Yurk. 1858 Gaimard 
à Paris. 1839. Buini'ILLE, à Paris. 1840. DcfERifOY, à 
Pari. 1840. Clot-Bey, au Caire. 1842 8 



- XIX - 
BOTANIQUE 16 

Min.hh cxl. MM Bruhk, à Londres. 1827. (Me. 1826.) ± 

Mm. Cl. d. p. MM.i'rWBV, à Simiihéropol. 1815. Fiscmn , à Sl.-Pétersb. 1819. 
Zigha, à Riga. 1821. Tourczanihoff, a lénisseïsk. 1830. Weih- 
ItAMi, à Pavlofik. 1831. BuNCE, à Dorpat. 1833. TrAUT- 

rF.TrF.R,à Kiev. 183T. ... T 

Mm. ce. exf. Myi. LiDËBOUR , à Heidelherg. 18(4. LsmiANN, à Hambourg. 1822. 
MeïER , à Golllngue. 1826. Nees d'Esekbeck, à Brestau. 1826. 
Ad, Brokonurt, à Paris. 1829. Martjus , à Munich. 1834. 
AUG. St.-Hilaire, à Paris. 1835. Hooker à Glasgoiv. 183T. . 8 

GÉOGNOSIE ET MINÉRALOGIE. . 6 

M. h. ext. M. L. DE BucH, à Berlin. 1832. . 1 

Mm. ce. d. p. M. NoRDESSKiôLD , à Abo. 1819. . ;' '. . \ 

Mm. ce. ext. MM. Leoauard, à Heiile/h. iSii. EscmrECE, à Lisl>onne. 1815. Zip- 

SEtt, à NeusoM. 1818. G. Rose, à Berlin. 1829 4 

MÉDECINE 5 

Mm, ce. d. p. MM. Kyber, à Kronstadt. 1821. Erdmann, à Dorpat. 18S0. Lic/t- 

TËt<STAEDT, a Sl.-Pélersb. 1855 3 

Mm. ce. ext. MM. Konig, à Londres. 1805. GRAnriLLE. à L-mdres, 182'7. ... 2 

SCIENCES POLITIQUES.. . . 3 

Mm. hh. exf. M. Dupik, à Paris. 1826 1 

Mm. ce. d. p. MM Becx^, à St.-Pétersl). 1816 i 

MM. ce. ext. INI. ScHNirzLER, à Paris. 1839. Hoffmann, à Berlin. 1843. . . 1 

HISTOIRE ET ANTIQUITÉS. . . i\ 

Mm. hh. ext. MM. Raoul- Rochette, à Paris. 1822. Barantb à Pa'is. 1856. . 2 
Mm. ce. d. p. MM. 1826. PoLEioï.àSt.-Pétersh. 1831. Chaudoir, à Kiev. 1836. 
RmcBEL, à St.-Pétersb. 1839. Lorenz, à St.-Pe'iersb. 18 
TscHERTuroFF, à Moscou. 1842. Napiersky, à Biga. 1843. . 6 
Mm. ce. ext. MM. Finn-Magnusen, à Copenhague. 1855. Lappenberg, à Ham- 
bourg. 1834. Rafn, à Copenhague. 1840 3 



- XX - 

LITTÉRATURE DES PEUPLES SLAVES ET HISTOIRE 

LITTÉRAIRE 8 

Mm. ce. d. p. MM. Gretsch, à St.-Pè'ersb. 1821. RECtr£. à Mitau. i829. Frey- 
GAfG, à Venise. 1S32. Dahl, à St.-Pétersb. 1838. LhWE, à 
Varsovie. 1839. RÉzioi, à St.-Pétersb. 1843 5 

Mm. Cl. cxt. MM. KopiTAR , à Vienne. 1826. SCHAFFARIK, à Prague. 1859. HaxA, 

à Prague. 1840 , 5 

PHILOLOGIE CLASSIQUE.. . . 5 

Mm. hh. exl. MM. Herrmakn. à Leipsic. 1825. Jacobs, à Gotha. 1833. ÀmÉ- 

LO Mai, à Borne. 1843. Mezzofanti, à Rome. 1843. ... 2 

Mm. ce. ext. MM. Hase, à Paris. 1821. Hand, à léna. 1825. Thiersch, à 

Munich. 1826. 5 

LITTÉRATURE ET ANTIQUITÉS DE L'ORIENT. 17 

Mm. hh. ext. MM. Ouseleï, à Londres. ±8±5. Hammer, à Vienne. 1823. Schlegel, 

à Bonn. 1824 3 

Mm. cc.d. p. MM. Spassky , en Sibérie. 1810. Le R. P. Pierre {Kamensky), à 
Nij ni -Novgorod. 1819. Le R. P. HrACINTHE (^Bitchourine) à 
Sl.-Pètersb. 1828. SEKKOySKï.à Sl.-Pétersb. 1828. Kazembek, 
à Kazan. 1835. KoyALErsmr, à Kazan. 1837. Le R. P. Eugène, 
à Tiflis. 1838 1 

Mm. ce. ext. MM, Moller, à Gotha. 1830. Freytag, à Bonn. 1831. Ewalb, 
à Tubingue. 1834. Ofermeer- Fischer, à Amsterdam. 1838. 
Kosbgarten, à Greifsmald. 1839. Burnouf, à Paris. 1842. 
Reinaod, à Paris. 1842 1 



XXI — 



MEMBRES HONORAIRES DE LA CLASSE DE LA 
LANGUE ET DE LA LITTÉRATURE RUSSES. 



M. Droujinine, Cons. pr. 

— PissAREFF, Lieut.-gén. 

— leP" ScHAKHovsKOY, Cons. d'Et. act. 

— Mouravïeff-Apostol, Cons. pr. 

— Prokopovitch - Antonsky , Cons. 

d'Ét. act. 

— GrégoirEj Archev. de Tver. 

— Zagoskine, Cons. d'Et. act. 

— TcHiJEFF, Cons. d'Et. 

— LoBANOFF, Cons. de Coll. 

— KoTCHÉTOFF, Prototiiéréc. 

— Myslovsky, Protohiérée. 

— Kazadaïeff^ Cons. pr. 

— BoROZDiNE^ Cons. pr. 

— Katénine, Gén.-maj. 

— Zagorsky, Cons. d'Et. act. 



M. Maloff, Protohiérée. 

— FedorofFj Ass. de Coll. 

— Pérévostchikoff, Cons. d'Et. 
MS'^Philarète, Métropol. de Kiev. 
M. Kniajévitch, Cons. pr. 

— Bajanoff, Protohiérée. 

— MouRAviEFF, Cons. de Coll. 

— Kraçovsky, Cons. d'Et. act. 

— Serbinovitch, Cons. d'Et. act. 

— LouBiANovsKY, Cons. pr. 

— ScHouLGuiNE, Cons. d'Et. act. 

— SoLoviEFF, Cons. d'Et. 

— Netchaïeff, Cons. d'Et. 

— SokolofFj Gén.-maj. 

— Grigorovitch,' Cons. de Coll. 

— Noroff, Cons. d'Et. act. 



— XXJI - 



LISTE ALPHABÉTIQUE 

DES MEMBRES DE L'ACADÉMIE ET 

MEMBRES HONORAIRES DE LA CLASSE RUSSE. *) 



DES 



Abbréviations: A. o. Académicien ordinaire. — A. e. Académicien extraordinaire. — A. a. Aca- 
démicien adjoint. — ra. h. Membre honoraire. — ra. c. Membre correspondant. 



Air y m. c. à Greenwich 
Ara go m. h. à Paris 
Argelander m. c. à Bonn 
Arsénié ff A. o. 
Babbage m. c. à Cambridge 
Baer A. o. 
Bajanoff. 

Barante m. h. à Paris 
Barlow m. h. à Londres 
Beck m. c. 

Benkendorff G" m. h. 
Berednikoff A. a. 
Berzelius m. b. à Stockholm 
Bessel m. h. à Kônigsberg 
Billberg m. c. à Stockliolm 
Biot m. b. à Paris 
Bitcbourine ni. c. 
Blainville m. c. à Paris 
Bloudoff G" m. b. 
Bôhtlingk A. a. 
Bonaparte m. h. à Rome 
Borozdine. 



Bouniakovsky A. o. 

Boutkoff A. o. 

Brandt A. o. 

Brewster m. b. à Edinbourg 

Brongniart m. c. à Pari» 

Brosset A. e. 

Broussiloff m. h. 

Brown m. b. à Londres 

Bucb m. b, à BerUn 

Bunge m. c. à Dorpat 

Burdacb m. c. à Kônigsberg 

Burnouf m. c. à Paris 

Gancrin G'^ m. b. 

Ganino — P" de — v. Bonaparte 

Gariis m. c. à Dresde 

Gaucby m. b. à Paris 

Gbarmoy m. c. à Strasbourg 

Gbaudoir m. c. à Kiev 

Gbodkiewicz G" m. c. à Varsovie 

Clapeyron m. c. à Paris 

Glot-Bey m. c. au Gaire 

GoUecchi m. c. à Naples 



•) Les noms de ceux-ci sont en lettres italiques. 



— XXIIl — 



Crelle m. c. à Berlin 

Grichton m. h. à Londres 

Dahl m. c. 

Davydoff A. o. à Moscou. 

Deniidoff m. h. 

Destrem m. h 

Dirichlet m. c. à Berlin 

Dondoukoff-Korsakoff P" m. h. 

Dorn A. e. 

Dove m. c. à Berlin 

Drou/inine. 

Du pin ni. h. à Paris 

Duvernoy m. c. à Paris 

Ehrenberg ni. li. à Berlin 

Eichwald m. c. 

Encke m. h. à Berlin 

Erdmann ni. c. à Dorpat 

Eschwege m. c. à Lisbonne 

Eugène m. c. à Tiflis 

Ewald m. c. à Tubingue 

Ewersraann m. c. à Kazan 

Faraday m. h. à Londres 

Fedoroff. 

Fischer F. m. c. 

Fischer G. m. h. à Moscou 

Frâhn A. o. 

Francoeur m. c. à Paris 

Freygang m. c. à Venise 

Freytag m. c. à Bonn 

Fritzsche A. a. 

Fuss A. 0. 

Gadolin m. c. à Helsingfors 

Gaimard m. c. à Paris 



Gauss m. h. à Gôttingue 

Gay-Lussac m. h. à Paris 

Gebler m. c. à Barnaoul 

Gôhel m. c. à Dorpat 

Golénistcheff-Koutousoff m. h. 

Golitsyne P"= A. m h. 

Golovkine G'" m. h. 

Graefe A. o. 

Granville m. c. à Londres 

Grégoire. 

Greig m. h. 

Gretch m. c. 

Grigorovllch. 

Hâllstrôm m. c. à Helsingfors 

Hahn m. h. 

H a m cl A. o. à Moscou 

Hamilton m. c. à Dublin. 

Ha m mer m. h. à Vienne 

Hand m. c. à léna 

Hanka m. c. à Prague 

Hansen m. c. à Gotha 

Hansteen m. h. à Christiania 

Harlan m. c. à New-York 

Hase m. c. à Paris 

Hauy m. c. à Odessa 

Helmersen A. a. 

Hermann m. c. à Moscou 

Herrmann m. h. à Leipzig 

Herse hel m. h. à Londres 

Hess A. 0. 

Hofmann m. c. à Berlin. 

Hooker m. c. à Glasgow 

Humboldt m. h. à Berlin 



- XXIV — 



Hyacinthe v. Bitchourine 

lazykoff A. o. 

lermoloff m. h. à Moscou 

Innocent A. o. à Vologda. 

Jacobi m. h. à Kônigsberg 

Jacobi A. e. 

Jacobs m. h. à Gotha 

Joukovsky A. o. 

Kamensky m. c. à Nijni-Novgorod 

Kate'nine. 

Kazadaieff'. 

Kazembek m. c. à Kazan 

Klug m. c. à Berlin 

Kniajéviich. 

Knorre m. c. à Nicolaïeff 

Kônig m. c. à Londres 

Kôppen A. e. 

Kopitar m. c. à Vienne 

Kosegarten m. c. à Greifswald 

Kolchétoff'. 

Koucheleff-Bezborodko G'^m.h. 

Koutousoff V. Golénistcheff 

Kovalevsky m. c. à Kazan 

Krassovshf. 

Krug P. A. 0. 

Krusenstern m. h. 

Kryloff A. o. 

Kiipffer A. o. 

Kyber m. c. à Kronstadt 

Lamé m. c. à Paris 

Lappenberg m. c. à Hambourg 

Ledebour m. c. à Munich 

Le h m an n m. c. à Hambourg 



Lenz A. o. 

Leonhard m. c. à Heidelberg 

Lichtenstâdt m. c. 

Lichtenstein m. h. à Berlin 

Liebig m. c. à Giessen 

Lieven P" m. h. en Livonie 

Linde m. c. à Varsovie 

Lindenau m. h. à Dresde 

Liouville m. c. à Paris 

labanoff. 

Lorenz m. c. 

Loubianoi>sky. 

Lùtke m. c. 

Magnusen m. c. à Copenhague 

Mai m. h. à Rome 

Maïouroff m. c. à Odessa 

Maloff: 

Mannerheim C" m. c. à Vibourg 

Martius m. c. à Munich 

Melloni m. c. à Naples 

Menchikoff P" m. h. 

Meyer m. c. à Gôttingue 

Meyer A. a. 

Mezzofanti m. h. à Rome 

Mikhaïlovsky-Danilevsky A. o. 

Mitscherlich m. c. à Berlin 

Molle r m. c. à Gotha 

Mordvinoff G" m. h. 

Morgenstern m. h. à Dorpat 

Mouravieff'. 

Mouravieff- Apostol. 

Moussine-Pouchkine m.h.àKazan 

MùIIer m. c. à Berlin 



_ XXV — 



Muncke m. Ii. à Heidclberg 
Myslovsky. 

Napiersky m. c. à Riga 
Navrotsky m. c. à Moscou 
Nées d'Esenbeck m. c. àBreslau 
Nervander m. c. à Ilelsingfors 
Nesselrode G" m. h. 
JSéldiaïeff'. 

Neumann m. c. à Kônigsberg 
Neuwied P" m. h. à Neuwied 
Nordenskjôld xn.c. à Helsingfors 
Nordmann m. c. à Odessa 
Noro/f. 

Oersted m. h. à Copenhague 
Ohm m. c. à Berlin 
Ostrogradsky A. o. 
Ouseley m. h. à Londres 
Oustrialoff A. e. 
Ouvaroff m. h. 

Overmeer-Fisscher m. c. à Am- 
sterdam 
Owen m. c. à Londres 
Panaïeff A. o. 
Parrot m. h. 
Parry m. h. à Londres 
Paskévitch P"' m. h. à Varsovie 
Paucker m. c. à Mitau 
Pérévostchikoff m. c. à Moscou 
Pérévostchikoff'. 
Pcters A. a. 

Philarète A. o. à Moscou 
Philar'ete. 

Pierre v. Kamensky 
Pisiareff. 



Plana m. c. à Turin 
Plctncff A. o. 
Pogodinc A. o. à Moscou 
Polénoff A. o. 
Polévoï m. c. 
Prokopovitch -Antonsky. 
Protassoff G"= m. h. 
Purkinje m. c. k Breslau 
Rafn m. c. à Copenhague 
Raoul-Rochette m. h. à Paris 
Rathke m. c. à Kônigsberg 
Recke m. c. à Mitau 
Reichel m- c. 
Reinaud à Paris 
Reissig m. c. 
Reuss m. c. à Moscou 
Rezwoi m. c. 
Ricord m. c. 
Ritter m. h. à Berlin 
Rosberg A. a. à Dorpat 
Rose G. m. c. à Berlin 
Rose H. m. c. à Berlin 
Sabine m. h. à Limerich 
Schaffarik m c. à Prague 
Schnkhovskoi V" 
Schevyreff A. o. à Moscou 

Schirinsky-SchihmatoffP"A.o. 

Schlegel m. h. à Bonn 

Schmidt A. o. 

Schnitzler m. c. à Paris 

Schoulguine 

Schubert m. h. 

Schultén m. c. à Helsingfors 

Schumacher m. c. à Altona 



— XXVI - 



Senkovsky m. c. 

Serbinovitch. 

Simonoff m. c. à Kazan 

Sjôgren A. e. 

Sokoloff. 

Solovïeff m. c. 

South m. h. à Londres 

Spassky m. c. à Moscou 

Steven m. c. à Simphéropol 

Steinheil m. c. à Munich 

St. Hilaire m. c. à Paris 

Strogonoff G" G. m. h. 

Strogonoff G" S. m. h. à Moscou 

Stroïeff A. a. à Moscou 

Struve G. A. o. 

Struve H. m. h. à Hambourg 

Sturm m. c. à Paris 

Tatistcheff m. h. 

Tschertkoff m. c. à Moscou 

Tchijeff m. c. 

Tchitchagoff m. h. à Londres 

Teïmouraz P" m. h. 

Temminck m. c. à Leyde 



Tenner m. h. à Doubno 

Thénard m. h. à Paris 

Thiersch m. c. à Munich 

Tiedemann m. h. à Heideiberg 

Tilesius m. h. à Leipzig 

Tourczaninoff m. c. à lénisseïsk. 

Tourguéneff m. h. 

Trautvetter m. c. à Kiev. 

Varsovie P" de — v. Paskévitch 

Viazemsky P*^* A. o. 

Volkonsky P" m. h. 

Vorontsoff G" m. h. à Odessa 

Vostokoff A. o. 

Weinmann m. c. à Pawlofsk 

Wisniewsky A. o. 

Wrangel F. m. c. 

Wrangel G. m. c. 

Wuttig m. c. à Berlin 

Wylie m. h. 

Zagorsky A. o. 

Zagoskine. 

Zigra m. c. à Riga 

Zip se r m. c. à Neusohl 



— XXVII - 
DISTRIBUTION SOMMAIRE 

DES MEMBRES DE L'ACADÉMIE PAR PAYS. 



Russie : 

St.-Pétersbourg . . 

Moscou 

Gouvernements . , 

Pologne 

Finlande ...... 

Afrique 

Allemagne . , 

Amérique, Etats-Unis 

Autriche 

Danemarck 

France 

Grande-Bretagne . . . 

Italie 

Pays-Bas 

Portugal 

Prusse 

Suède et Norvège . . . 



Membres 
effectifs. 



4.0 
6 
2 



Totaux 



De ce nombre: en Russie . . 
à l'étranger . 



48 



k8 



HonO' 



35 
3 
5 
1 



1 
1 

8 
9 
3 



10 
2 



86 



kk 
k2 



Corres- 
pondans. 



21 
5 

23 
2 
6 
1 

15 
1 

3 
15 
7 
3 
2 
1 
19 
1 



129 



57 
72 



Totaux. 



96* 

30 

3 

6 

1 
23 

1 

5 

k 
23 
16 

6 

2 

1 
29 

3 



263 



U9 
lU 



* T compris ceux qui sont en congé ou en mission temporaire, ainsi que les employés 
russes qui ont des missions permanentes i l'elranger. 



COMPTE RENDU 

DE L ACADEMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 

DE ST.-PÉTERSBOURG 

POUR L'ANNÉE 
1845. 



M. F U S S, 

SECRÉTAIRE PERPETUEL 



POUR L'ANNÉE 1843. 



I. CELEBRATION DU VINGT -CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE LA 
PRÉSIDENCE DE M. OUVAROFF. 

Lie commencement de Tanne'e acade'miquc qui expire a e'te' marque', 
dans nos annales, par une solennité' d'autant plus significative que 
le mouvement qui l'avait dicte'e avait e't*' tout -à -fait spontané' et una- 
nime. Je veux parler de la fête du l'i janvier de cette anne'e, vingt- 
cinquième anniversaire de la pre'sidence de M. Ouvaroff. On sait 
la manière dont TAcade'mie a ce'le'bre' ce jour; il ne s'agissait point 
alors de longs et laborieux préparatifs. Dans une se'ance iinprovi- 
se'e, solennelle par le sentiment plutôt que par l'apparat, on s'est 
rappelé' l'état de de'laissement dans lequel l'illustre Président, à son 
entre'e en fonction, avait trouvé l'Académie; on a passé en revue 
les nombreux changements et les améliorations opérées dans ce laps 
de temps; on s'est rendu compte enfm de la signification actuelle 
de l'Académie, de la haute importance de sa mission et de la manière 
dont elle tâche de s'en acquitter; et ce tableau, animé par la richesse 
du sujet, a fini par devenir involontairement un panégyrique indirect 



— 4 — 

des plus eioi|uenls en l'honneur de celui qui , par le juste coup 
d'oeil dont il a appiécie' la porte'e de sa noble fonction, par l'in- 
fluence morale qu'il a exerce'e sur ce Corps savant, avait su Telever 
aux yeux du inonde et rnainlenir en lui le sentiment de sa propre 
diwnile. L'orateur de ce jour, témoin oculaire lui-même de cette 
période de rege'ne'ralion de l'.Acade'mie, dès son commencement, avait 
bien compris qu on pouvait se passer de l'étalage des mots là, oii les 
faits parlent. Organe de ses collègues depuis dix -huit ans, jamais, 
comme dans ce jour, il n'a e'te' plus intimement convaincu d'avoir 
bien devine' leurs sentiments ; jauiais leur suffrage ne lui a cause' 
une aussi douce satisfaction. Le procès - verbal de la se'ance dont 
nous parlons, ainsi que les pièces qui y ont e'té lues, sont, depuis 
longtemps, sous les yeux du public; nous pouvons donc nous dis- 
penser de nous étendre d'avantage sur celte journée ; il suffit de 
l'avoir con ignée daus nos annales. 

II. CHA^GEMEi^TS SLRYENLS DANS LE PERSOAWEL DE 

L'ACADÉMIE. 

1. Nomination de M. Kôppen. 

Le personnel de la (conférence acad('mit|ue n'a subi aucun''( hange- 
menl quant au nombre îles membres qui le composent. Cependant, 
M. Koppen qui, depuis la mori de noire respectable Storch, a, 
pour ainsi dire, exené les fonctions d académicien ordinaire pour 
la Statistique et lEconomie politique, a été promu à ce grade le 
!<■' d'avril. Cette promotion, que les travaux nombreux et distingués 
de M Kdppen ont pleinement justifiée, a obtenu la sanction suprême. 



— 5 — 

2. Décès 

Les listes, au contraire, de nos membres externes ont subi quelque 
réduolion par la mort de trois associe's honoraires et d'autant de cor- 
respondants. Les premiers sont: M. Olcnine, conseiller prive' actuel, 
membre du Conseil d'e'tat, président de l'Académie des beaux arts et 
directeur en chef de la Bibliothèque impériale et publique; M. Ade- 
lung, conseiller d'ëtal actuel et directeur de l'Institut des langues 
orientales au de'parlement asiatique du Ministère des affaires étran- 
gères, et M. Engelhardt, gênerai en retraite; — les correspondants: 
V]. Kaïdanoff, ancien professeur d'histoire au Lyce'e impérial de 
Tsarskoïe'-Sélo, M. Krug, conseiller intime de S. M. le roi de 
Prusse et frère de l'Acade'micien de ce nom, et M. Raucourt, 
autrefois colonel au Corps des ingénieurs des voies de commu- 
nication. 

3. Démissions et nominations à des cliarges secondaires. 

M. le conseiller d'e'tat Slavinsky, directeur de l'Observatoire et 
ancien professeur d'astronomie à l'Université' de Vilna, a e'ie', sur 
sa demande, admis en retraite avec la conservation de son traite- 
ment comme pension, en re'compense de vingt -cinq ans de service 
accomplis. La direction de l'Observatoire a e'te' commise ad intérim 
à M. Hluszniewicz, astronome-adjoint. 

M. Zagorsky a re'signe' la fonction de directeur du muse'e ana- 
tomique, et M. Alexandre Zagorsky, le fds, celle de conserva- 
teur de ce muse'e, ainsi que du musr'e zoolomique. La direction 
de cts deux muse'es a e'te' confire aux soins de M. Baer, et M. le 
docteur Schulz en a e'te' nomme' conservateur et prosecleur. Ce 



— 6 — 

changement de personnel a eu pour suite une nouvelle organisation 

du service de ces deux e'tablissements el la fondation d'un laboratoire 

zoolomique. 

« 
Iir. TRAVAUX DE L'ACADÉMIE. 

l. Ouvrages publiés 

La publication des Mémoires de TAcade'mie, quoique naturelle- 
ment fort ralentie par suite de la fondation du Bulletin scientifique, 
a e'té cependant considérablement avancée dans le courant de cette 
année. Il en a paru trois livraisons de la section physico- mathé- 
matique'), deux de celle des sciences naturelles*), quatre de celle 
des sciences historiques et philologiques^) et une du Recueil des sa- 
vants étrangers*), en tout dix livraisons formant 133 feuilles d'im- 
pression. Le Bulletin qui, par son caractère de feuille périodique, 
offie un moyen plus rapide à la propagation des idées et découvertes, 
est devenu le dépôt presque exclusif pour certaines spécialités, telles 
que les mathématiques, la physique, la chimie, oii, quelquefois des 
travaux même d'assez longue haleine admettent une certaine concision 
dans l'énoncé, et dédaignent généralement le lourd attirail qui fait 
l'attribution des études historiques et philologiques. Par cette raison, 
et pour faciliter l'abonnement de notre feuille, on a décidé de la sé- 
parer en deux journaux distincts et indépendants, l'un, spécialement 
consacré aux travaux de la Classe physico- mathématique, l'autre, 
destiné à servir d'organe à la Classe d'histoire et de pliilologie. Ce 



») ni. 1. 2. 5. - ï) V. 1. 2 (IV. 6 manque encore). - ») VI. 1. 2. 5. (V. 8. 6 manquent) 
et VII. 1. (VI. 4. B. 6 manquent). - *) IV. S. 



— 7 — 

nouvel ordre de choses â e'te' introduit dès rachèvenient du dixième 
volume de l'ancienne suite du Bulletin: la Classe physico- mathéma- 
tique a publié, depuis, 39 feuilles ou numéros, la Classe historique 18. 

Les actes des deux séances annuelles et publiques de 1841 et 
1842, ainsi que ceux de la séance solennelle tenue en l'honneur de 
M. le Président de l'Académie, le 12 janvier passé, et dont nous 
venons de parler, ont été recueillis en un même corps d'ouvrage et 
distribués aux membres de l'Académie et aux sociétés savantes de 
tous les pays. L'Académie voit avec plaisir que les journaux les plus 
répandus de la France et de l'Angleterre s'empressent de reproduire 
ses comptes rendus immédiatement après leur publication. 

Le rapport sur la douzième distribution des prix-Démidoff, for- 
mant, avec les analyses des ouvrages couronnés, un volume assez 
élendu, a paru également. Outre l'influence salutaire que cette belle 
fondation exerce incontestablement sur la direction et l'esprit de notre 
jeune littérature nationale, la publication annuelle d'un grand nombre 
d'analyses raisonnées d'ouvrages marquants s — analyses parmi les- 
quelles 11 y en a souvent de fort sensées et savantes, — promet 
d'imprimer, avec le temps, à notre critique litléraire ce cachet de 
rigueur impartiale et de bienveillance à la fois, qui doit caractériser 
tout jugement en matière de littérature et de sciences. — A côté 
de ces publications qu'on pourrait nommer régulières et officielles^ 
parce qu'elles émanent de l'Académie comme corps, et se rapportent 
à sa sphère d'activité ordinaire, il y en a encore d'autres, dues 
e'galement au patronage de l'Académie, mais donit le nombre et 
retendue ne sont astreints à aucune irègle. On devine que je veux 



— 8 — 

parler des eraiids travaux qui forment le sujel des ouvrages de'tache's 
publiés de temps à autre par divers acade'miciens. Celte année a 
été assez productive sous te rapport, et bien que, dans nos comptes 
rendus précédents, lorsque ces ouvrages se préparaient encore ou 
n'exislaient qu'eu manuscrit, nous en ayons fait mention déjà, il 
convient cependant d'y revenir encore à présent que ces ouvrages 
sont devenus propriété publique et destinés à rendre témoignage de 
la pari qu'a noire Académie au mouvement général qui se manifeste 
dans le monde intellectuel et à l'avancement successif des sciences 
qu'elle est appelée à cultiver. 

Nous commencerons noire énumération, qui d'ailleurs ne sera 
pas longue , par un recueil de morceaux de critique et de hante 
littératuie dont les plus anciens ont valu à leur auteur le litre de 
membre de notre Académie, longtemps avant sa nomination au fau- 
teuil de président de ce Corps savant. Il était juste de recueillir en 
un même corps d'ouvrage ces écrits épars, publiés à de longs in- 
tervalles, soit à un très petit nombre d'exemplaires, soit dans la 
collection de l'Académie même. L'illustre auteur, en accordant son 
assentiment à la publication de ce recueil , sous le litre modeste 
^Études, a bien voulu mettre à la disposition des éditeurs deux 
pièces non-imprimées encore: „Les vues générales sur la philosophie 
de la littérature" et une lettre du célèbre auteur des „ Soirées de 
St.-Pétersbourg" relative au „Projel d'une Académie asiatique" et 
écrite lors de la première publication de cet ouvrage. La première 
de ces pièces surtout donne un charme particulier à cette édition, 
en ce qu'elle prouve que l'homme érudit, absorbé même par les 
devoirs d'une haute charge administrative, ne se laisse pas tout-à- 



— 9 — 

fait éloigner de ses goûls littéraires, et se plaît à leur consacrer ses 
rares loisirs, dût -il les dérol)er à ses heures de repos. 

La Correspondance mathématique des célèbres géomètres du siècle 
dernier, d'Euler, de Goldbach et des BernoulJi, publiée par 
rAradémie, a été accueillie avec transport par les savants de tous 
les pays. Quand on pense combien ces noms doivent êlre chers à 
notre TAcadémie, par 1 éclat qu'ils lui onl prêté lors de son premier 
début, on verra dans le patronage qu'elle a bien voulu accorder à 
celte publication, non pas seulement l'accomplissement d un pieux 
devoir, mais encore un service essentiel rendu aux lettres; car. si 
ce recueil ne peut et ne ddit pas prétendre enrichir la science de 
faits nouveaux, la lumière qu il fuit jaillir sur une époque des plus 
marquantes de l'hLstoire des mathématiques, et sur Tenchaînement 
des idées qui ont conduit aux plus belles découvertes, les traits bio- 
graphiques qu'il révèle, et l'intérêt presque dramatique qu'il offre. 
en rendent la lecture aussi attrayante qu instructive. L'éditeur y a 
joint des notices biographiqnes et littéraires sur les auteurs de ces 
lettres et un article plus étendu sur la vie et les écrits d'Euler. suivi 
d'une liste systématique de tous ses ouvrages tant imprimés qu'in- 
édits. Dans un voyage qu'il a fait l'été dernier, il a été assez heu- 
reux pour acquérir, à Paris, une collection précieuse inédile de lettres 
d'Euler à Lagrange, et une correspondance entre ce dernier et 
d'Alembert ayant pour objet pre.sque exclusif les travaux de noire 
immortel géomètre, et à Bàle, un supplément de la correspondance 
entre celui ci et Nicola.s BemouUi, du plus haut inlérèl. 

Dans nos deux derniers comptes rendus nous avons parlé d'un 
grand travail de quinze mois, exécuté par nos asironomes de Poul- 

2 



— 10 — 

kova, et qui a eu pour objet une re'vision de rhcmisphôre ce'leste 
boréal par rapport à loules les étoiles (ixes jusqu'à la septième gran- 
deur inclusivement. La riche moisson de nouvelles étoiles doubles 
et multiples qu a fournie celte revision a e'te' consigne'e dans un cata- 
logue, semblable à celui de Dorpat de Tan 1827, et publie' au com- 
mencement de cette année. 

MM. Baer et Helmersen ont e'mis, dernièrement, deux vo- 
lumes, le 6^™« et le 8*""*, de leur intéressant Recueil pour servir 
à la connaissance de la Russiev et des pays limitrophes de l'Asie. Le 
premier de ces volumes contient la suite du voyage fait par l'un des 
e'dileurs, M. Helmersen, de 1835 à 1855, à l'Oural et dans la 
steppe des Kirghlses. 11 est consacre' exclusivement aux observations 
barométriques et psychroméiriques et à la mesure des hauteurs; une 
carte géognosti(iue et quelques coupes verticales de monlagncs lui 
sont annexées. Le 8*'"* volume renferme trois mémoires de M. Eich- 
wald, membre correspondant, relatifs à la géognosie de lEstonie, 
de la Finlande et de la Suède, et le rapport de M. Middcndorff, 
sur les résultats ornithologiques de son voyage en Laponie, en 18'i0. 
Le 7*™*, ainsi que le 9«™« et le 10^'"* volumes sont à la veille de 
quitter la presse. 

M. Vostokoff a publié son édition critique et philologique du 
livre des évangiles dit d'OsIromlr, que nous avons signalé, dans notre 
dernier compte rendu, comme étant le plus antique de tous les 
monuments connus de Técriture cyrillique -slavonne, et dont l'origi- 
nal, offert, on sait plus par qui, à l'Impératrice Catherine II. se 
conserve, depuis 1806, à la Bibliothèque impériale et publique. Nous 
ne trouvons rien à ajouter à ce que nous avons dit antérieurement 



— 11 — 

sur ce précieux document pnlc'ograpliiqne, si ce n'est que le travail 
du savant c'dilenr, la comparaison des textes slavon et grec et les 
nombreuses noies grammaticales et philologiques, re'pondent parfaite- 
ment à ce que l'Académie et le monde savant étaient en droit d'at- 
tendre de sa profonde e'nidilion. On sait d'ailleurs que ce travail 
de noire docte confrère n'a rien de commun avec sa qualité' actuelle 
d'académicien; qu'il a c'te' appelé' par l'Acadc'mie à l'entreprendre 
longtemps avant sa nomination à cette charge honorable, et que, par 

celte raison aussi, nous sommes en droit de mentionner son ouvrage 

b 

dans ce compte rendu et d'en revendiquer ainsi une partie du me'- 
rite à noire Classe historique. 

Enfm M. Schmidl a termine' la publication de son dictionnaire 
de la langue tibe'taine et l'édition du texte tibe'tain du Dzangloun^ 
avec la traduction allemande en regard. Ces deux ouvrages forment, 
avec la gr;mimaire de la langue tibe'taine publie'e, en IcS^iO. l'appareil 
complet ne'cessaire à l'e'tude de celte langue. C'est ainsi que, par six 
ouvrages qui se sont suivis à courts intervalles, notre laborieux confrère 
a, le premier, ouvert à l'exploitation des savants, deux littératures de 
l'Asie centrale qui, avant lui, passaient presque pour inaccessibles. 

2. Mémoires lus dans les séances. 

Les Classes physico-mathe'malique et historico- philologique ont 
tenu, chacune, vingt et une se'ances. Le nombre des arlides traite's 
dans la première a e'te' de 331, dans la seconde de 18^. Nous en 
extrairons, comme à l'ordinaire, ceux qui se rapportent aux travaux 
de cabine! destines à la publicité', ou en partie imprime's déjà, soil 
dans le Bulletin, soil dans le recueil des Mémoires, soit enfin se'- 



— 12 — 

parement, comme ouvrages de'tachcs. Dans l'enumeValion de ces 
articles, nous suivrons, comme par le passe', l'ordre des sections et 
des sciences, et nous commencerons par les sciences nialhémaliques 
proprement dites. 

a) Mathématiques. 

M. Ostrogradsky, dans ses recherches de balistique qui l'occu- 
pent depuis plusieurs anne'es, a c'te' conduit à traiter la question du 
mouvement du pendule dans l'air, en adoptant les hypothèses sur 
la re'sistance et le frottement de l'air que l'on admet ge'ne'ralement 
dans le mouvement des projectiles de l'artillerie. Le but de ce me'- 
moire est la de'tcrmination des trois coefficients que les hypothèses 
dont il s'agit, introduisent dans la ihe'orie de ces projectiles, et dont 
l'un seulement est à peu près connu. 11 re'sulte de l'analyse de M. 
Ostrogradsky que le temps d'une oscillation entière est presque 
le même que dans le vide; mais les amplitudes de'croissenl de plus 
en plus, et au bout d'un temps considérable, finissent par décroître 
en progression ge'ome'lrique. La même question a déjà été traitée 
par Poisson qui a tenu compte des troisièmes puissances des ampli- 
tudes. Noire géomètre n'a pas jugé nécessaire de pousser plus loin 
l'approximation. Mais Poisson a omis plusieurs termes du troisième 
ordre, ce qui fait que sa formule est incomplète; elle a, en outre, 
l'inconvénient de contenir le temps en dehors du signe des fonctions 
périodiques et des fonctions continuellement décroissantes, ce qui 
rend l'approximation fautive au bout d'un temps un peu considérable. 
Le même cas se présente, comme on sait, dans la théorie des pla- 
nètes, et donne naissance aux inégalités séiulaires; 11 se présente, en 



— 13 — 

gênerai, dans toutes les applications de la mc'thode des approximations 
successives. M. Oslrogradsky s'est aussi servi de cette niclhode, 
mais avec les modifications qu'il y a apportées en 1835; il a e'vile 
les arcs de cercle, c'est à dire, le temps en dehors des fonctions 
pc'riodiques, et il n'a omis aucun terme du troisième ordre qui est 
celui auquel il a porte' l'approximation. La comparaison des formules 
contenues dans ce me'moire, avec l'observation, doit fournir à M 
Ostrogradsky l'un des coefficients cherche's. Pour trouver l'autre, 
notre savant collègue s'occupe à pre'sent de recherches sur les ose il- 
lalions tournantes des verges élastiques. L'expérience à faire que ce 
travail suppose, consiste à attacher un projectile d'artillerie à une 
verge me'tallique, de fer, par exemple, et après avoir tordu cette 
verge, à observer les oscillations tournantes qui en résultent. A 
côte' de ces travaux, M. Ostrogradsky continue de surveiller l'im- 
pression de son Calcul différentiel qui touche à sa fin. — M. Bou- 
niakovsky, dans un mémoire intitulé „ Considérations sur les prin- 
cipales démonstrations de la théorie des parallèles," nous a fait voir 
l'insuffisance des démonstrations de cette docirine, imaginées jusqu'à 
ce jour, et qu'on trouve exposées en détail, par Legendre, dans le 
lome XII des Mémoires de l'Académie de Paris. En réduisant toutes 
ces méthodes au plus grand degré de simplicité, M. Bouniakovsky 
montre qu'elles sont loin de satisfaire à la rigueur qui doit caracté- 
riser toute spéculation géométrique, et il termine son mémoire par 
quelques vues nouvelles , relatives à cet objet. Le même académicien 
a, en outre, achevé un manuel d'arithmétique en langue russe qu'il 
se propose de publier prochainement. Il est à espérer que les chan- 
gements que le savant académicien a cru devoir apporter à lexposi- 



— lo- 
tion usiice de rctte branche élémentaire des mathématiques, en fa- 
cililera renseignement Pour ce qui concerne Toiivrage sur le cal- 
cul des nrobal)ililés, commence par M. Bouniakovsky, et dont nous 
avons p.irlé dans nos derniers comptes rendus, il avance au fur el à 
mesure que d'aulres occupations permettent à l'auteur d'y travailler: 
la seconde parlie cependant, celle qui traite de la démonstration des 
prohalités à posteriori, a été commencée. Enfin, le même savant a 
publié, dans un journal russe, une analyse assez détaillée de la Cor- 
rfspondaiice mailiéinalique. — Le célèbre a.stronome de Konigsberg, 
M. Bessel, associé étranger de notre Académie, nous a communiqué 
un résultat général el intéressant de ses recherches très compliquées 
sur les changements que la pesanteur fait subir à un cercle divisé, 
établi verlicalemenl. Quelle que soil la densité et la flexibilité des 
différcnles parties de ce cercle, quelles que soient les tensions qui 
ont lieu entre elles, M. Bessel trouve une expression fort simple 
pour le déplacement d'un trait de division quelconque, expression 
moyennant laquelle on peut affranchir de toute influence de la pesan- 
teur tant les observations instituées à l'aide de ce cercle que l'examen 
de ses divisions. L'illustre géomètre soupçonne que sa formule n'est 
qu'un cas particulier d un théorème général de la statique des corps 
élastiques, lequel établirait peut-être que la figure de chaque corps 
élastique, assujetti à l'action de la pesanteur, est exprimée par trois 
fonctions dépendantes uniquement de sa constitution, et non de sa 
position. — Un autre membre honoraire de l'Académie, résidant dans 
b même ville, M. Jacobi, nous a annonce, dans une note, la dé- 
couveite d'un nouveau principe de dynamique, très général. Quand 
les forces motrices sont fonctions seulement des coordonnées des mo- 



— 15 — 

biles qui composent un système, et quand les fonctions dont il s'agit 
remplissent les conditions nécessaires à Texistence des principes ou 
lois connues de la dynamique, ces mêmes principes fournissent des 
inte'grales premières des équations du second ordre, relatives au mouve- 
ment du système. Le nouveau principe établi par M. Jacobi sup- 
pose seulement que les forces motrices soient indépendantes des vi- 
tesses des mobiles, mais elles peuvent êlre des fonctions quelconques 
des coordonnées. L'application de ce principe exige que Ion con- 
naisse tontes les intégrales du problème, moins deux, ce qui réduit 
le problème à lintégrallon d'une équalion du premier ordre à deux 
variables. Or, le piincipe même de M. Jacobi fournil un facteur qui 
lend celte é(jiiation intégrable et, par suite, achève la solution du 
problème. Dans une seconde note, le même géomètre distingué 
a bien voulu nous communiquer ,1a démonstration d'un nouveau 
théorème lelalif à la théorie des fonctions abcliennes, et qui n'est 
que le dévelo[»pement ultérieur d'un autre théorème découvert par 
le même auteur. L'énoncé de ces théorèmes est Impossible sans l'em- 
ploi des signes de notation; l'article dont nous parlons est d'ailleurs 
publié dans notre Bulletin. — Dans le 22«'"'= volume du journyl des 
mathématiques de M. Crelle, les géomètres ont remarque avec in- 
térêt un article dans lequel M. Minding, actuellement professeur à 
Dorpal , donne une règle nouvelle pour déterminer, entre deux équa- 
tions algébriques à deux inconnues, le degré de l'équation en une 
de ces inconnues, résultant de l'élimination de l'autre. Cette règle, 
bien qu'elle ne laisse rien à désirer pour la facilité de l'application 
numérique, s'est pourtant trouvée sujette à un défaut, pour ainsi 
dire théorique, puisqu'on n'y voit pas entrer, d'une manière symé- 



— 16 — 

Irique, les éléments lire's des e'qualions donne'es el qui composent 
l'expression du degré final. Or, par la nature de l'objet , il doit y 
avoir une expression qui satisfasse à celte condition de symétrie, et 
M. Minding lui-même est parvenu à la dévelo|;per dans un mé- 
moire qu'il a adressé à noire Académie et qui doit prochainement 
paraître dans le Bulletin. Enfin M. Borenius, de Finlande, nous 
a communiqué des recherches théoriques, tendant à déterminer l'in- 
fluence que l'allraclion d'un pays d'étendue donnée exerce sur la 
forme de la mer environnante. Quant à ce mémoire, nous y re- 
viendrons plus tard, lorsque M. Ostrogradsky, chargé de l'exa- 
miner, nous en aura rendu compte. 

b) Astronomie et Géographie. 

On sait déjà, par une notice préliminaire que nous avons men- 
tionnée dans notre dernier compte rendu, que M. Struve s'est servi 
avec succès de son admirable lunette de Bepsold, établie dans le 
premier vertical, pour donner une nouvelle détermination, aussi exacte 
que possible, du coefficient constant de l'aberration de la lumière des 
étoiles fixes. Ce travail est à présent achevé, et forme le sujet d'un 
mémoire, lu au commencement de cette année et qui se trouve 
même déjà entre les mains des astionomes. Le résultat final fixe la 
valeur du coefficient cherché à 'J0",^5ô avec Teneur probable d'un 
centième de seconde. La vitesse de la lumière déduite de ce chiffre 
serait de 41519 millis géographiques par seconde, avec une incer- 
titude de '22 milles seulement en plus ou en moins, el le temps 
qu'emploierait la lumière pour parcourir la distance moyenne du 
soleil à la terre serait de 8' 17", 8. En outre, les observations font 



— 17 — 

voir qu'il n'y a pas lieu d"admeHre une difierence quelconque dans 
la vitesse de la lunuèie des différentes e'Ioiles fixes. — C'est donc 
ainsi que laslronomie pratique doit déjà à notre Observatoire central 
la détermination nouvelle des trois elc'menis principaux qui servent 
h la rc'duction des lieux des e'toiles fixes, savoir de la precession des 
e'quinoxes, de la nutation de l'axe terrestre tl de l'aberration de la 
lumière. On pouvait s'attendre à ^oir bientôt ces nouvelles valeurs 
fondamenlales adoptées généralement par les astronomes; aussi se 
propose - 1 - on , à Poulkova même, de proce'der incessamment au 
calcul de nouvelles tables de rc'duction, base'es sur ces valeurs, et 
qui remplaceront les célèbres Tables de Konigsberg. En attendant, 
M. Nicola'i', astronome de Mannheim, a calcule', sur ces nouveaux 
eie'ments, des tables ge'ne'rales qu'il a publie'es dans le journal astro- 
nomique de M. Schumacher. — Outre le me'moire sur l'aberra- 
tion. M. Struve a pre'paré à la publication la troisième et dernière 
partie de son vaste et important travail sur les e'toiles doubles et 
multiples, observées à Dorpat. On sait que ce travail commença, 
dans celte ville, par l'édition, en 1827, d'un nouveau catalogue plus 
complet des étoiles composées. Plus tard, la mesure micrométrinue 
«\es positions relatives de ces étoiles devint l'objet d'un second ou- 
vrage étendu, publié en 18 j7, déjà par notre Académie. Il restait 
encore, pour couronner l'oeuvre, à déterminer les positions absolues 
moyennes de ces astres, ou plutôt de l'étoile principale de chaque 
groupe isolé, et c'est là le but du troisième ouvrage dont nous par- 
lons et qui est déjà sous presse. Remarquez d ailleurs qu'il ne s'agit 
ici que des étoiles composées, enregistrées au catalogue de Dorpat; 
or, on a vu que l'inventaire de ces groupes remarquables n'est pas 

3 



— 18 — 

clos; qu'il s'est, au coniraire, encore considérablement accru, depuis, 
erace aux moyens puissants dont dispose l'Observatoire central. Les 
systèmes nouvellement de'couvcrls à Pouikova, et dont nous avons 
annonce' le catalogue, seront soumis à une pareille discussion, et 
fourniront un supplément important à une partie de l'astronomie dont 
Herschel, le père, a jeté les premiers fondements, et qui, de nos 
jours, a reçu les plus amples de'veloppements à deux observatoires 
de Russie. 

M. Pet ers nous a lu un me'moire sur la latitude ge'ographique 
de l'Observatoire central, de'duite des observations de l'e'toide polaire. 
Le but de ce travail était, d'abord, de de'terminer le degré' d'exacti- 
tude dont le grand cercle vertical d'Ertel, ins'rumenl de construc- 
tion particulière, e'tait susceptible dans l'observation des distances 
ze'nithales des astres. Cet examen repose sur 289 observations de la 
polaire, instilue'es dans l'espace de quatorze mois; il a prouve que 
l'observation d'une culminalion isolée, prise dans un e'tat d'air favo- 
rable, peut fournir des distances ze'nilbales dont la valeur ne soit 
affectée que d'une erreur probable de 0,12 de seconde, ce qui assig- 
nerait déjà à notre instrument une place e'minente parmi ceux qui 
servent à la dc'terminalion des hauteurs du pôle et des déclinai- 
sons. La latitude de l'Observatoire, trouve'e par ce moyen, est de 
59° 'iB' 48", 78, et l'eiTeur probable de ce résultat ne va pas au delà de 
0,04f d'une seconde. En outre, le travail de M. Peters fournit une dé- 
termination très exacte de la déclinaison moyenne de la polaire et, par 
la recherche de sa variation annuelle, une valeur indépendante pour 
l'aberration et une valeur positive pour la parallaxe annuelle de cette 
étoile. Celle dernière ne se monte, à la vérité, qu'à 0,08 d'une se- 



— 19 — 

ronde, mais ce rhiflre est encore sept fois plus grand que son erreur 
probable. Eu 1er, dans sa Théorie du mouvement des corps solides, 
en de'veloppant, avec la clarle' et la sagacité' qui caractérisent tous 
ses Immortels ouvrages, les lois de la rotation de la Terre, a prouve' 
the'oriquement que la position de Taxe terrestre, dans linte'neur du 
globe, pouvait être sujette à une certaine variabilile. En vertu de 
ces changements de position de Taxe teirestre, les lieux successifs du 
pôle vrai décriraient, autour du pôle moyen, un petit cercle dont la 
pe'riode serait de 509 jours. On n'avait pas tente' jusqu'à ce jour 
de constater, par l'observation, l'existence de ce phe'nomène remar- 
quable qui, évidemment, devrait se manifester par des changements 
pe'riodiques, fort minimes, dans la latitude d'un lieu. M. Pet ers 
a distribue' par groupes, au nombre de dix-huit, les valeurs de la 
hauteur du pôle qu'il a delerminc'es dans l'espace de quatorze mois, 
et il les a soumises à un examen très rigoureux, pour voir sil ne 
s'y découvre pas quelque trace de cette pe'i iodicite'. Effectivement, il 
résulte de cet examen, que les petites variations des hauteurs du 
pôle observées s'expliquent en admettant, que les pôles correspon- 
dants aux différentes observations, décrivent autour du pôle moyen 
un cercle dont le rayon est de 0",08, chiffre qui surpasse de ^ à 5 
fois son erreur probable. Le phénomène en question ne serait donc 
plus sujet à aucun doute, s'il n'y avait pas encore lieu de supposer 
que, peut-être, une petite péiiodicité dans la réfraction, échappant 
au calcul et dépendant de la période annuelle, y fût pour quelque 
chose. Ce soupçon, heureusement, peut être écarté par des obser- 
vations prolongées, la période des changements de la hauteur du 
pôle n étant que de courte durée, et dans six ans au plus, la ques- 



— 20 — 

lion doit élre définitivement décidée. — M. Madier, de Dorpat, 
nous a adresse' ses recherches sur Torbite de Te'toile doulile | de la 
Grande-Ourse, travail qu'il a publie' depuis; et M. Weisse, de 
Cracovie, des tables de pre'cessioii, calculi'es par lui pour l'an 1825 
et pour les déclinaisons de — 15 à -|- 15 degre's. — M. Struve. le 
jeune, nous a communique', dans un me'moire, la détermination des 
positions ge'ographiques de Novgorod, de Moscou, de Riazan, de Li- 
petsk, de Voroncje et de Toula. Le voyage entrepris par l'auteur, 
l'anne'e dernière, pour l'observaiion de l'e'clipse du soleil, et dans 
lequel il a parcouiu 3500 yersles dans 39 jours, lui a fourni le ré- 
sultat géographique qui fait le sujet du mémoire dont nous parlons. 
Ce travail ptul encore élre considère' comme premier essai heureux 
de l'emploi des chronomètres pour la délerminalion exacte des lon- 
gitudes dans de longs voyages par terre. En outre, le me'moire de 
notre jeune astronome a cela de pailiculier qu'on y trouve, pour la 
première fois, les valeurs respectives des chronomètres qui ont servi 
au transport du temps, ou si l'on veut leur poids respectif, déduit 
de leur comparaison journalière, procède' qui est très utile toutes 
les fois qu'il n'e t pas permis de calculer ces valeurs par la déter- 
mination réitérée de la longitude d'un même lieu. 

c) Physique. 

MM. Jacobi et Lenz ont communiqué à l'Académie, dans un 
second et troisième mémoire, les résultats ultérieurs de leurs re- 
cherches kur les lois de la force éleclro- magnétique. Après avoir, 
dans leur premier mémoire, envisagé le magnétisme d'induction, en 
tant qu il est déterminé par le courant galvanique, et montré com- 



— 21 — 

mcnl, pour un cylindre de fer donne', il fallait disposer la pile et les 
circonvolutions des fils, afin de produire le plus grand effet possible, 
ils traitent, dans la suite de leur travail, la question de savoir en 
combien la force magnétique, excite'e dans le fer, dc'pend des dimen- 
sions du cylindre môme. A cet effet, ils examinent d'aiiord l'in- 
fluence que lépaisseur du noyau exerce sur linlensite' du magne'tisme 
induit, el ils trouvent que, dès que celte e'paisseur va au delà d'un 
tiers de pouce, toutes choses d'ailleurs e'gales, la quantité' totale du 
magne'tisme dc'compose' croît en raison du diamètre. Ensuite, on a 
mesure' la force magnc'lique , excite'e dans des barreaux de fer de même 
diamètre, mais de longueurs diffe'rentes, ou plulôt f intensité' mag- 
ne'tique des pôles d'un tel électro-aimant, ce qui est le plus impor- 
tant en pratique, et l'on a trouve' la loi remarquable que l'action 
polaire des barreaux de fer, aimantés par des courants galvaniques 
de même force, est indépendante de la longueur de ces barreaux, et 
se manifeste seulement en raison du nombre des circonvolutions de 
l'hélice électro-magnéllque dont ces barreaux forment le noyau. En 
combinant cette loi avec la précédente, on en tire la conséquence 
importante, savoir, que le magnétisme des pôles des cylindres éleclro- 
magnéliques est en raison du produit de la longueur de l'hélice par 
la force des courants. Nos physiciens soumettent ensuite à un examen 
soigné les lois de la distribution du magnétisme libre dans les bar- 
reaux de fer recouverts, sur toute leur longueur, de spirales électro- 
magnétiques, ce qui est une question importante lorsqu'il s'agit d'em- 
ployer de pareils aimants électriques à linduclion de courants mag- 
néto-électriques. Ces expériences, faiies sur des barreaux de sept 
longueurs différentes, depuis 4 pieds jusqu'à un pied, ont fait voir 



— 22 — 

qu'en prenant pour abscisses les différentes portions des barreaux, et 
pour ordonne'es, les quantités de magnétisme, correspondantes à ces 
portions, la loi de la distribution du magnétisme sera représenlée 
par une parabole dont lo sommet, répondant au maximum de la 
force magnétique, est situé au milieu du barreau. Ce dernier pro- 
blème a été plus amplement développé par M. Jacobi seul, dans 
une addition qu'il a fait suivie aux de\ix mémoires en question. — 
M. Lenz a, en outre, institué des recherches sur les lois du déga- 
gement de la chaleur par l'action du courant galvanique, et nous 
en a rendu compte dans deux mémoires qui, bientôt, seront suivis 
encore d'un troisième. Le premier article, lu déjà en 184l2-, mais 
dont, alors, nous n'avons pu que citer le tilre, était consacré à la 
description des appareils qui ont servi à ces recherches, et des mé- 
thodes de leur rectification. La force du courant a été mesurée par 
le multiplicateur de M. Nervander, les résistances de la pile, par 
Yagomèlre, nouvel instrument dû à nos physiciens. La loi qui règle 
les rapports entre les déviations de l'aiguille du multiplicateur et les 
forces du courant qui opèrent ces déviations, a été déterminée par 
trois méthodes différentes connues qui, toutes, ont donné pour ré- 
sultat, que les forces du courant sont eu raison directe des tangentes 
des angles de déviation, toutes les fois que ces angles ne dépassent 
pas kO^, Ensuite, M, Lenz a lâché d'éclairer un point qui, pour 
le dégagement de la chaleur dans les liquides, est de la plus haute 
importance. Depuis que M. Fechner avait pubhé ses travaux de 
mesurage de la pile galvanique, excellents pour l'époque d'alors, il 
était généralement reconnu, du moins en Allemagne, (|u'un courant 
galvanique, passant par un liquide, est sujet à deux espèces diffc- 



— 23 — 

rentes de re'sislance; Tune, en dedans du liquide, l'autre, au passage 
du ronducleur solide au liquide, ou vice versa, au passage du con- 
ducteur liquide au solide. Cette re'sistance de passage fut donc ajoutée 
aux autres résistances de la pile. Bien qu'autrefois, M. Lenz eut 
aussi partagé cette opinion si généralement accréditée, ses recherches 
ultérieures lui ont prouvé, qu'il n'y a pas lieu d'avoir égard à cette 
résistance, vu que, si elle existe, son action se combine tellement 
avec ce qu'on nomme la polarisation des plaques, que nos expé- 
riences ne sont guère en état de l'en séparer. Le second mémoire 
de M. Lenz, lu cette année, a pour objet le dégagement de la 
chaleur dans les fils métalliques par la même action du courant gal- 
vanique. Ses expériences lui ont confirmé, d'une manière très pé- 
remptoire, l'existence des deux lois suivantes, avoir, que la produc- 
tion de la chaleur s'opère en raison directe, et des quarrés des forces 
du courant, et des puissances simples des résistances, indépendam- 
ment des qualités des fils. Noire physicien en a tiré diverses con- 
séquences dont la plus frappante est peut-être que, pour une surface 
de zinc, donnée, on peut, moyennant la disposition la plus favorable 
de la pile, quelle que soit d'ailleurs la masse du métal employé, 
produire toujours la même quantité de chaleur, et pas au delà, en 
sorte qu'ici, également, la masse morte du métal ne fait que donner 
passage à la force du courant de la pile galvanique. Pendant que 
M. Lenz était occupé de ces dernières expériences, des recherches 
analogues ont été publiées simultanément à Londres et à Paris, par 
MM. Joule et Edmond Becquerel. Ces deux savants, poursuivant 
des roules toutes différentes, ont été conduits absolument aux mêmes 
résultats, ce qui constate non seulement la justesse des lois décou- 



— 24 — 

vertes, mais prouve enrore le liaut inle'rêl du jour qui sallarbe à 
re suiel. — Les aulres recberthes de M. Jarobi, renfermées dans 
deux notes et un mémoire quil a préparé pour la séance d'aujourd'hui, 
se rapportent à ses travaux de télégraphie électro- magnétique qui ont 
été couronnées du plus brillant succès. Comme il doit, lui-même, 
vous en rendre compte, je m'abstiens d'en dire davantage. Le même 
académicien nous a lu encore un article intéressant du prince Pierre 
Bagration, lieutenant des pionniers à cheval de la garde, sur la 
propriété que possèdent les cyanures potassique et ferroso- potassique 
de dissoudre les métaux, article que l'Académie s'est fait un plaisir 
de publier dans son Bulletin. 11 nous a rendu compte enfin, dans 
une note, de l'invention fort remarquable dune pile galvanique à 
effet constant, due à ce même jeune et habile officier, et qui promet 
de simplifier beaucoup les nombreuses et importantes applications 
d'une force qui, de jour en jour, devient d"un usage pratique plus 
étendu. M. Crusell qui, comme on sait, s'occupe, depuis nombre 
d'années, et non sans succès, d'expériences intéressantes sur les 
vertus curatives du courant galvanique dans certaines maladies d'yeux, 
est parvenu à construire un .système parfaitement astatique d'aiguilles 
aimantées, tel qu'il lui en faut pour éviter les trop fortes secousses 
dans ses opérations. M. Sabler, astronome -adjoint de l'Observa- 
toire central, a Imaginé une méthode pour déterminer le pouvoir 
réfringent des corps transparents, par la transmissicn de la lumière 
blanche, homogène, c'est à dire, non décomposée en rayons colorés. 
Outre ce dernier avantage, par lequel cette méthode se dis'ingue de 
tous les procédés connus jusqu'à ce jour, elle a encore celui d'être 
facilement applicable en pratique et de fournir des résuliais d ui.e 



— 25 — 

précision suiïisanle. IVI, Sabler, pour atteindre à ce but, n'a fait 
que remplacer le prisme par des surfaces planes parallèles. M. Knorr, 
de Kazan, nous a adresse' ses remarques sur Tinleressante de'cou verte 
de M. Moser de KiJnigsberg et sur une me'thode particulière de 
produire des thermographies. M. Knorr, comme on le voit par ce 
mol, ainsi que d'autres physiciens avant lui, attribue les phéno- 
mènes, observes pour la première fois par M. Moser, à l'action de 
la chaleur plutôt qu'à celle de la lumière. — M. Kupffer qui, à 
l'Académie, doit être considc're' comme le repiësentant de la phy- 
sique du globe, a pre'side', comme par le passe', aux travaux relatifs 
à la me'te'orologie et au magnétisme terrestre, travaux qui s'exe'cutent, 
dans toute l'e'tendue de l'empire, sur une échelle vraiment imposante. 
Aussi M. Kupffer, outre une note qu'il a lue à lAcade'mie sur 
linclinaison magne'tique de Pc'kin, a-t-il, en sa qualité' de directeur 
en chef des observatoires magnc'tiques et me'te'orolbgiques des mines, 
publie', celte anne'e, le Recueil des observations livre'es par ces e'ia- 
blissements. Or, ces travaux purement mécaniques et male'riels, une 
lois régle's, notre acade'micien a dû naturellement porter son atten- 
tion sur le côte' scientifique de ses e'tudes de prédilection: les mé- 
thodes d'observation, par exemple, étant encore, même après les 
vues nouvelles, ouvertes par un génie tel que celui de M. Gauss;, 
susceptibles de bien de perfectionnements, M. Kupffer, adonné à 
ces travaux, s'est bientôt vu arrêté par le manque d'un emplacement 
convenable. A l'observatoire magnétique central, l'urgence des ob- 
servations courantes ne permet pas d'établir, pour quelque temps, 
d'autres instruments magnétiques dont les aiguilles pourraient, par 
leur attraction, introduire de grandes erreurs dans les observations 

\ 



— 26 — 

absolues. Dès lors, rulllité d'un établissement speVialement consacré 
à Idules les recherches qui se rapportent à la physique de la terre, 
sans entrer précisément dans le système des observations journalières, 
s'est présentée à son esprit, et il en a suggéré l'idée à ses chefs 
éclairés, M. le général Tchefkine, chef de Tétat-major des mines, 
et à M. le Comte Cancrin, ministre des finances. Ce haut fonc- 
tionnaire, durant son long ministère, a doté la Russie d'un si grand 
nombre d'institutions utiles qui immortaliseront sa mémoire dans les 
annales des sciences, qu'on ne doit pas être étonné de le voir saisir 
avec ardeur cette nouvelle occasion pour satisfaire aux besoins si va- 
riés des études physiques, dans la plus large acception de ce mot, 
en fondant, avec l'autorisation de S. M. l'Empereur, un Obser- 
i>atoire physique dont nous ne pouvons mieux énoncer le caractère, 
qu'en vous communiquant ici un extrait de la lettre par laquelle 
Tilluslre fondateur lui-même a annonce à M. de Humboldt les in- 
tentions gracieuses de S. M. Impériale: „Cet observatoire, écrit 
M. le Comte Cancrin, sera placé dans un bâtiment construit à cet 
effet avec les salles et cabinets nécessaires. Un directeur, avec un 
conservateur et un personnel subalterne suffisant, seront logés dans 
1 établissement. Celui-ci sera muni des instruments nécessaires à la 
culture des principales branches de la physique, surtout dans ses 
rapports avec le tra\ail des métaux, le mécanique et l'électricité, 
amsi qu'avec la météorologie et le magnétisme terrestre, qui au reste, 
conserveront comme succursale, l'observatoire magnétique existant ac- 
tuellement. L'établissement sera doté de façon à pouvoir se com- 
pléter des instruments nouveaux, indiqués par le besoin de la science, 
et à satisfaire aux fiais des expériences courantes. En un mot, l'ob- 



— 27 — 

servatoire physique de Tinstilul des mines, e'tabli sur une échelle 
large, mais de'niié de faste, sera à même de satisfaire au triple but: 
1" d étendre, par des recherches approfondies, les limites de la phy- 
sique et de ses applications utiles; 2" de réunir et d'utiliser pour la 
science les découvertes el expériences partielles, faites en physique 
dans retendue de l'empire; 3° de propager el de perfectionner l'élude 
de celle science par un cours supérieur, principalement à l'usage des 
élèves de llnstitul des mines, el d'autres pei'sonnes sufiisammenl 
préparées." — On sait que, depuis quekjues années, l'Académie fait 
instituer des observations régulières des marées sur la côte Nord-Ouesl 
de l'Amérique, au moyen d'un appareil qu'elle a fait construire à cet 
effet et envoyé à Silkha. Le résultat satisfaisant qu'ont déjà fourni ces 
observations, a engagé l'Académie, sur le rapport de M. Lenz, d'offrir 
un semblable appareil à un ofilcier de la marine qui serait chargé de 
diriger ces sortes d'observations à Arkhangel, sur la côte de la mer 
Blanche. Le directeur éclairé du département hydrographique du Mi- 
nistère de la marine, M. le général Willamoff, a bien voulu entrer 
dans nos vues, et nous pouvons nous attendre, sous peu, à une suite 
également instructive d'observations de ce port de mer septentrional. 
En attendant, M. le vice-amiral Lutke qui, le premier, a suggéré 
l'idée de ïhrpsalographe*) , a recueilli plusieurs observations de 
marées, tant de nos colonies en Amérique, que de la mer Blanche 
et de la mer Glaciale, les a disculées en physicien habile, et en a 
déduit quelques résultats intéressants qu'il a bien voulu nous com- 
muniquer, accompagnés de deux cartes représentant la marche de la 
marée dans les parages indiqués. L'auteur, en compulsant, dans ce 

*) De w'y'OS, haut, et rt/îg, la mer. 



— 28 — 

mémoire, des observations dont les Anglais n'ont lire' aucun parti, 
tâche d'expliquer les phe'nomènes de la marée de l'océan Pacifique 
el de la mer Glaciale. Il nous fait voir comment les ondes se propa- 
gent le long de la côle occidentale de l'Amérique, et comment, près 
des îles Aléoufes, elles se tournent au Sud. 11 fait observer ensuite 
que, dans des lieux assez rapproches les uns des autres, on remarque 
de grandes irrégularités dans le phénomène, causées vraisemblable- 
ment par l'interférence. Mais ce qui surtout mérile l'attention des 
physiciens, c'est que les prétendues inégalités journalières ont lieu, 
non seulement dans la hauteur de la marée, mais encore dans le 
temps, ce qui, avant M. Lutke, n'a guère été observé. Cette iné- 
galité tient, comme on sait, à la distance de la lune à l'équateur; 
or, théoriquement , l'influence de cet élément sur la hauteur des 
marées du matin et du soir est facile à comprendre , ainsi que 
Newton déjà Ta fait voir, tandis que les inégalités dans le temps 
exigent encore une explication; elles dépendent entièrement de la 
localité, et ne s'observent, par ex., pas dans le canal Lamanche. 
Une conséquence naturelle de l'existence de cette inégalité est que 
le temps d'un port, déduit d'une seule observation, n'offre aucune 
certitude. Enfin ce mémoire discute encore le phénomène de la 
Maitikha, dont l'auteur, dans ses voyages antérieurs, a signalé, le 
premier, l'existence dans la mer Blanche, à l'embouchure de la Dvina, 
el qui consiste en un état stationnaire, même en une rétrogradation, 
dans la marée montante, ayant lieu à l'époque de sa hauteur mo- 
yenne, pendant une demi-heure environ, tandis que la marche du 
reflux procède sans interruption. Ce mémoire intéressant a été publié 
dans le Bulletin. — Un autre phénomène dont l'élude, depuis peu. 



— 29 — 

esl forl en vogue dans TOuest de l'Europe, je veux dire le phe'no- 
inène des glaciers, vient d'attirer re'ceniment l'attention de l'Acade'mie. 
Au retour de son voyage au Caucase, M. Fritzsche nous apporta 
la nouvelle que celle chaîne remarquable re'cèle aussi des glaciers 
semblables à ceux des Alpes, et nous signala particulièrement un 
glacier situe' au pied du Kasbek, et qu'un jeune officier des voies de 
communication, M. Bakhméleff, re'sidant dans ces lieux, serait de'- 
sireux d'examiner, si l'Acade'mie consentait à le munir des instruc- 
tions nécessaires à cet effet. Ceci e'tant fait moyennant l'envoi des 
ouvrages de MM. Agassiz, Forbes et Hugy, l'Acade'mie eypère 
obtenir bientôt un premier rapport de M. Bakhme'leff. En atten- 
dant, une jeune naturaliste autrichien, M. Kole'nati, voyageant dans 
ces contre'es avec le secours de l'Acade'mie, a visite' le glacier en 
question, et nous en a adresse' quelques notices pre'alables qui, non 
seulement constatent l'existence du phe'nomène, mais encore en don- 
nent une ide'e assez nette, e'tant accompagne'es d'une petite carte 
leve'e à coup d'oeil. Nous pouvons citer enfin, comme appartenant 
à cette partie de notre rapport, un me'moire manuscrit qui nous a e'ie' 
adresse' de Dresde, et dans lequel un physicien allemand, M. Petz- 
hold, expose ses vues sur la formation des glaciers, faisant opposi- 
tion aux the'ories établies par M. Agassiz de Neufchatel et M. For- 
bes de Londres. 

d) Cliimie. 

M. Hess, en poursuivant avec ardeur ses expe'riences relatives à 
la thermochimie, a pre'pare', en outre, à la publication la S*""* e'dilion 
de son traite' de chimie en langue russe. M. Fritzsche a tâche' 
de comple'ter la se'rie des combinaisons cristallise'es du soufre avec 



— 50 — 

rammonium. 11 avait déjà découvert antérieurement le heptasulfure 
et le penlasulfure; à présent, il vient d'ajouter à ves deux combi- 
naisons, une troisième, le tétrasulfure, dont il a décrit , dans un mé- 
moire, la formation et la composition. En outre, M. Fritzsche, 
dans une note, a appelé l'attention des chimistes sur l'analogie qui 
existe entre le Chloranil et le Chlorquinoyl, deux substances qui, 
n" ayant aucun rapport entre elles relativement à la formation, pa- 
raissent cependant, d'apiès la théorie des substitutions, appaitenir à 
une même série. 

e) Botanique. 

M. Meyer nous a communiqué, dans un mémoire, .ses remarques 
sur les genres des Daphnacées dénués d'écaillés périgynes, remarques 
nui lui ont fourni la base d'une nouvelle distribution systématique de 
cette famille. 11 a établi et précisé, dans un second mémoire, les 
caractères des genres Monolepis Schrad., Oligandra Less., et Nano- 
phftum Less. 11 a livré, de plus, dans trois notes, les diagnoses 
dun grand nombre de plantes nouvelles, ou insuffisamment décrites, 
que M. Schrenk!, voyageur du jardin impérial botanique, a re- 
(ueillies dans ses voyages, et principalement sur le fleuve Tchou, 
en Songarie; l'une de ces notes se rapporte spécialement aux Ché- 
nopodées et aux Statices. Enfin, le même académicien a rédigé le 
texte de la T^""^ et de la 8'"^ décades de l'ouvrage commencé par 
feu Marschall-Biberslein sous le titre latin de Centaine de plantes 
rares de la Russie méridionale, particulièrement de la Tauride et du 
Caucase, ouvrage dont 1 illustre auteur n'avait publié que la moitié, 
lorsque la mort l'enleva, et à l'achèvement duquel l'Académie s'est 
engagée à pourvoir. Une entreprise fort utile, et dont M. Meyer a 



— 31 — 

fourni la première ide'e, consiste à faire recueillir, dans tout l'empire, 
les plantes qui croissent spontanc'ment dans les diffe'rentes provinces, 
et à les envoyer ici marque'es chacune de sa de'nomination locale. 
Celte mesure va nous fournir, un jour, les matériaux complets d'un 
dictionnaire botanique russe qui manque encore à notre littérature. 
En attendant, elle est de'jà d'une grande utilité' au dictionnaire gé- 
néral de la langue russe, publie' par notre seconde Classe, et auquel 
plusieurs membres de la Classe physico-mathe'matique, nommément 
MM. Wlsnicvsky, Brandt, Bouniakovsky et jaeyer prennent 
une part fort active. Le troisième département des domaines a bien 
voulu prêter main forte au projet louable de M. Meyer. Ce même aca- 
démicien nous a lu un article lire de sa correspondance avec M. Ba- 
slener, et qui donne un aperçu succinct de la végétation automnale 
des côtes du lac d'Aral et du khanat de Khlwa, contrées qui, comme 
on sait, appartiennent au nombre des plus dllficilement accessibles. 
Enfm, M. Bunge, membre correspondant, nous a adressé de Dorpat 
un mémoire sur Pedlcularis coinosa de Linné, et les espèces cjui 
lui sont analogues. 

f) Zoologie et Physiologie. 

Les occupations littéraires de M. Brandt ont eu pour objet les 
mammifères et les oiseaux de Bussie. 11 nous en a rendu compte 
dans deux mémoires et huit articles de moindre étendue qui tous, à 
l'exception de deux seulement, sont déjà publiés dans le Bulletin. 
Par ces travaux, la classe des mammifères a été enrichie de deux 
nouvelles espèces de Spermophlle dont la description forme le sujet 
d'une note. Deux mémoires assez étendus sont consacrés à l'histoire 
naturelle des Gerboises et des Sousllks sous le rapport de leur clas- 



— 32 — 

sification systématique, de la structure du crâne, de l'affinité' des 
espèces enUe elles et de leur distribution géographique. A cette oc- 
casion, notre zoologue a établi un nouveau genre et six nouveaux 
sous -genres de cette famille d'animaux rongeurs; il a étendu et rec- 
tifié, en outre, par de nouveaux critères, la caractéristique de la fa- 
mille des Dipodes et des écureuils. L'ornithologie de la Russie lui 
doit des éclaircissements sur un nouveau sous- genre des perdrix- 
géants, établi par lui, et de nouvelles recherches sur le Passer arc- 
tous de Pallas, espèce à laquelle notre zoologue a cru devoir assigner 
une autre place dans le système. Il a li\Té, en outre, la descrip- 
tion de huit espèces nouvelles d'oiseaux de Russie. 11 a publié enfin, 
dans le journal russe des haras et de la chasse, un mémoire sur la 
perdrix -géant du Caucase, et dans les Annales anglaises dhistoire na- 
turelle de M. Jardine, des remarques sur plusieurs oiseaux de Sibérie, 
peu connus aux ornlthologisles étrangers, et sur lesquels M. Strick- 
land lui avait demandé des renseignements. Deux travaux d'anatomic 
comparée dont s'occupe notre zoologue, ont pour objet le musc mâle 
et le Coipus, espèce très rare dont l'autopsie n'a été faite qu'une 
seule fois. — Quant à M. Baer, nous nous félicitons de pouvoir an- 
noncer qu'il a repris ses importantes recherches sur l'évolution des 
animaux, recherches qu'au plus grand regret des physiologistes, il 
avait depuis long-temps abandonnées. Il nous a livTé, en oulre, 
quelques nouvelles preuves constatant l'émigration des renards blancs 
vers le Sud , et une notice intéressante sur des os d homme dune 
grandeur extraordinaire. La comparaison de ces os avec les analogues 
du squelette de Bourgeois, garde -du -corps de Pierre-le-Grand, 
fait conclure que l'individu auquel ces os ont appartenu a dû avoir 



— 33 — 

près de 9 pieds de hauteur. Or ce fait surpasse tous les exemples 
connus et dûment ave're's. — M. Ewersmann, de Kazan, nous a 
adresse', dans un me'moire, ses souvenirs zoologiques de la monle'e 
Sud-Ouest de lOural, renfermant plusieurs observations intéressantes 
et peu connues de la faune de cette contre'e*, et M. le docteur Weis se, 
le catalogue de 15S infusoires observe'es par lui à St.-Pe'tersbourg, tra- 
vail d'autant plus inte'ressant que M. Weisse est, tant qu'on sache, 
le seul savant eil Russie qui s'occupe de cette partie de la zoologie 
microscopique. Enfin M. Me'ne'trie's a de'crlt les caractères d'un 
nombre assez considérable d'insectes provenant d'un envoi de la 
côte Nord-Ouest de l'Amérique. 

g) Paléontologie. 

1(111. /. Il ,|: Mi. k; 

La Pale'oritologîe n'est encore représentée, cette fois, que par un 
seul mémoire; — mais par un mémoire émané du Palais de nos 
Empereurs } car il a pour auteur un auguste Membre de la Famille 
impériale que nous comptons avec orgueil au nombre de nos Asso- 
ciés, et dont nous avons déjà eu l'occasiou de citer le nom dans 
nos comptes rendus précédents. Je veux pailer de la Description de 
quelques lestes d'animaux fossiles des environs de Tsarskoïé-Sélo, 
publiée, en langue allemande, par Son Altesse impériale Monseigneur 
le Duc de Leuchtenberg. On sait le haut intérêt que les géo- 
logues, surtout depuis le beau travail de M. Pander, attachent au 
terrain de Pavlovsk et de ses environs, les pétrifications variées qu'il 
récèle et qu'il offre en abondance à quiconque veut se donner b 
peine d'y fouiller. L'auguste Auteur du mémoire dont nous parlons 
n'a pas dédaigné d'aller lui-même à la recherche, et ce sont des 

5 



~ 54 — 

échantillons de sa propre collection dont il nous livre la description 
et les fleures. De vingt -huit espèces de'crites dans ce me'moire et 
appartenant aux Trilobiles, aux Testacés, aux Crinoïdes et aux Coraux, 
il n'y en a pas moins de dix qui sont tout-à-fait nouvelles; les 
autres le sont par rapport à la localité'. VObo/us ingricus, espèce 
de Testace', établie par M. Eichwald, a e'te' décrit et figuré ici 
d'après le seul exemplaire complet, c'est a dire à deux valves, qui 
existe, et que l'auteur lui-même a découvert dans la couche jaune- 
clair du grès de Podolova. 

h) Histoire. 

On sait le grand nombre d'opinions diverses, les unes plus ha- 
sardées que les autres, qui, successivement, ont été établies sur l'ori- 
gine du mot russe grivna. M. Krug, ne pouvant s'accorder avec 
aucune de ces opinions, a essayé de trouver une nouvelle étymologie 
de ce mot qui puisse éclaircir, à la fois, les deux acceptions diffé- 
rentes que lui attribuent les plus antiques documents slavons, savoir 
celles à' ornement et de poids. A cet effet, il a porté d'abord son 
attention sur la traduction slavonne de la bible qui existait déjà lorsque 
les Russes, sous Vladimir, se convertirent au christianisme, et y a 
recherché tous les endroits où se rencontre le mot gr'tvna. Cette 
traduction ayant été faite, comme on sait, sur celle des Septante 
dont s'étaient déjà servis les Evangélistes et les Apôtres, il s'en suit 
que les différents mots grecs qui, en slavon, se trouvaient rendus 
par gri-yna, devaient conduire à l'explication du sens que les Slavons 
.attachaient à ce mot. Or, tous ces mots grecs, sans exception, ren- 
ferment l'idée de quelque chose qui entoure, embrasse ou enceint, 
tels que colliers, bracelets, anneaux, quelquefois aussi agrafes, boucles. 



— 35 — 

au moyen desquelles on attachait le vêtement de dessus. L'auteur 
croit donc qu'originairement, le mot grivna signifiait un ornement 
en métal et en forme d'anneau. 11 fait voir ensuite, par un grand 
nombre de citations, que chez les différentes nations de l'anliquile', 
ainsi que plus tard, au moyen âge, chez les Anglo-Saxons, les Scan- 
dinaves, les Byzantins, etc. la coutume se maintint de re'rompenser le 
me'rite par ces sorles d'ornements, ou d'en marquer certaines dignile's 
accorde'es. La même chose se rencontre chez les Russes; car nous 
retrouvons encore le mot grîyna dans la chronique de Nestor ab- 
solument dans la même acception que lui attribue la bible slavonne. 
De même que dans celle-ci, Pharaon attache au cou de Joseph la 
torquem nuream, rpuBny 3jaTy, de même, pour n'en citer qu'un 
seul exemple, tire' de la chronique, Boris, fils de notre grand-prince 
Vladimir, accorde un ornement semblable au Hongrois George à qui 
ses assassins coupent la tête pour s'emparer plus tôt de la gricna 
d'or qui donc, e'videmment, e'tait un collier. Ensuite, noire historien, 
en s'appuyant de plusieurs passages tire's soit de la bible, soit de 
différents auteurs, romains et autres, fait voir que ces colliers et bra- 
celets avaient un poids de'teimine'. Des pese'es soignées, institue'es 
par lui sur diffe'renis échantillons de ces anneaux j et qui toutes ont 
donne' soit exactement le poids d'une livre, soit la moitié' d'une livie, 
ou les multiples de celte moitié', lui ont encore confirme ce fait. 
Des anneaux du poids d'une livre se nommaient griyna; ceux qui 
ne pesaient qu'une demi- livre s'appelaient ^A'/Wn/a. Faute d'argent 
monnaye, on se servait des uns et des autres dans le paiement de 
fortes sommes; ainsi que cela se pratiquait aussi chez plusieurs peuples 
de l'antiquité, nommément chez le Bretons qui, selon le tc'moignage 



_ 36 — 

de César: utuntur aut aère ovt annulis ferreis, ad certum pondus 
examina lis, pro nummo*). Par la suite, pour plus de commodité 
dans le commerce, on substitua la forme de lingots à celle d'an- 
neaux. Or, cela nous mènerait trop loin, si nous voulions suivre 

pied à pied le savant historien dans ses doctes argumentations. Hâtons 
nous donc d'arriver à Télymologie même qui, par ce que nous ve- 
nons de dire, nous paraît déjà suffisamment corroborée: Le mot 
allemand Ring, anneau, est commun aussi à l'ancienne langue du 
Nord, à l'anglo-saxon et à l'ancien haut- allemand, avec la seule 
différence que, dans ces idiomes, l'r est encore précédé d'un h aspiré; 
or, on sait que le z russe s'emploie aussi bien pour le g que pour 
Xh aspiré. Effectivement les Bohèmes éciivent hriwna, mol dont 
l'identité avec hringa ne paraît, dès lors, sujette à aucun doute. — 
Nous avons dit, dans notre dernier compte rendu, que S. M. l'Em- 
pereur, sur le rapport de M. le Ministre de l'instruction publique, 
a daigné ordonner d'admettre M. Oustrialoff aux archives de l'em- 
pire, pour y extraire les matériaux relatifs à une histoire authentique 
de Pierre-le-Graud dont s'occupe ce savant. Notre collègue a com- 
mencé par l'exploration des archives du Ministère des affaires étran- 
gères, les plus riches en documents historiques, parce que tous les pa- 
piers trouvés dans le cabinet particulier de Pierre-le-Grand après sa 
mort, y ont été déposés dans le temps. M. Oustrialoff a examiné, 
dans l'espace d'un an, soixante in-folio renfermant chacun près de 1000 
pages, dont chacune, à son tour, appartient à l'histoire. Car, écrites, 
pour la plupart, de la main du Tsar, en forme de minutes, elles ren- 
dent le plus éloquent témoignage de l'universalité étonnante de ce 

*) De belio GalUco. 



— 37 — 

génie -réformateur, et jetlent une vive lumière sur ses immortelles 
actions, comme sur ses conceplions les plus secr^tes. Le grand nombre 
d'exirails, tire's par M. Ouslrialoff de cetle précieuse collection, et 
qu'il a mis sous les yeux de TAcade'mie, font espérer le plus beau 
succès à son utile entreprise. — M. Brossel a expliqué, dans une 
note, la signification de deux noms propres qu'on rencontre dans les 
chroniques géorgiennes, et dont Tun, Savalta, a été pris à tort pour 
le nom de la ville où se retira, dil-on, le fils du grand-prince André 
Bogolioubsky avant d'épouser Thamar, reine de Géorgie. M. Brosset 
y voit le nom défiguré de Vsévolod. L'autre nom de ville, 
Sevindch, où se réfugia plus tard le même prince, est peut-être la 
ville russe de Sfinetsh, mais plus probablement, selon M. Brosset, 
le nom d'un prince Qiptchak. Le même académicien nous a lu une 
note sur une série de dix -sept Catholicos d'Aphkhazie dont le plus 
ancien est Arsène, installé en 1390, et le dernier, Maxime, mort à 
Kiev, en 1795. Comme il n'existe ni histoire ni liste connue de 
ces Catholicos, l'auteur a tiré ces noms des chartes géorgiennes dont 
les copies existent au musée asiatique, d'inscriptions d'images mingré- 
liennes et de divers matériaux. Quant aux dates, il les a fixées, pour 
la plupart, en s'étayant des synchronismes fournis par les monu- 
ments. En outre, notre orientaliste a continué la traduction de la 
chronique dite de ^'Vakhtang dont il nous a présenté la seconde 
moitié, ainsi que l'histoire du Karihll , faisant partie de celle de 
Géorgie, depuis 14169 jusqu'en 1734, par Wakhoucht. En mettant 
ce travail sous les yeux de l'Académie, il l'a accompagné d'une note, 
ayant pour but de prouver que le roi Wakhtang VI n'est point 
l'auteur de la chronique de Géorgie qui lui est vulgairement attribuée, 



— 38 — 

et qu'il n'a fait que re'unir en un seul corps les annales existant 
avant lui, et où, tout au plus, il aura ajoute' quelques faits tire's des 
historiens des nations voisines. Nous trouvons encore, dans le Bul- 
letin, trois articles du même auteur, savoir, une histoire des Ba- 
eratides ge'orgiens, d'après les auteurs arme'niens et grecs, jusqu'au 
commencement du XI"'"^ siècle, — une notice extraite de la chro- 
nique de VN'^akhtang, sur le mari russe de Thamar, reine de Ge'orgie, 
et une autre sur un manuscrit ge'orgien appartenant à Te'glise de 
Mtskhe'ta et communique' à TAcade'mie par Mgr. TExarque de la 
Géorgie, manuscrit qui a fourni à M. Brosset la solution de quel- 
ques questions de chronologie. Enfin cet acade'micien nous a lu re'- 
cemment une notice sur Pharsadan Giorgidjanidzé, historien ge'orgien 
du 17^'°^ siècle, nouvellement de'couvert par M. Josse'lian, et dont 
l'ouvrage historique commence à la conversion de la Ge'orgie au chris» 
tianisme et finit avec le H^^^ siècle inclusivement. — M. Dorn nous 
a livié la cinquième partie de son Recueil de male'riaux relatifs à 
l'histoire des pays et des peuples du Caucase, renfemianl des notices 
ge'ographiques tire'es des historiens et ge'ographes arabes peu exploite's 
sous ce rapport. Lui et M. Frahn nous ont rendu compte, en 
outre, dans trois articles raisonne's, de diffërentes acquisitions impor- 
tantes de monnaies orientales, rares ou inédites, dont s'est trouve' 
enrichi notre muse'e asiatique, grâce au soin de son ancien directeur 
et à Tintérêt bienveillant que M. le comte Cancrin, Ministre des 
finances, se plaît à vouer à cet e'tablissement. Un autre travail de 
numismatique de M. Dorn a pour objet quel(|ues monnaies, incon- 
nues jusqu'à ce jour, d"Hormisdas I, troisième roi Sassanide. MM. 
Ditlel et Bérézine, anciens élèves de l'université de Kazan, voya- 



— 39 — 

géant en Orient avec des insliucllons de nos orientalistes, nous ont 
adresse' une note sur le delile' nomme' Tsour par Procope, et Dchor 
ou Tchogh par les historiens arme'niens, et une antre, sur les po- 
pulations ge'orgiennes de la Perse, accompagnée de copies de quelques 
inscriptions tumulalrcs. 

i) Philologie et Archéologie. 

M. Graefe a discute', dans un premier me'moire, certaines formes 
du verbe grec qui ne peuvent guère s'expliquer, qu'en ayant recours 
à leurs analogues dans le sanscrit. Dans un second article, re'digé 
en forme de discours, et lu dans la se'ance solennelle du 12 janvier, 
il a soutenu la thèse, que les nations les plus civilise'es et les plus 
puissantes de la terre se trouvent jointes entre elles par le lien com- 
mun des langues indo-europe'ennes. — M. Bohtlingk, dont nous 
avons annonce' la nomination dans notre dernier compte rendu, a 
de'bute' d'une manière dislingue'e, par des recherches grammaticales 
sur le sanscrit, fruit d'une e'tude assidue et consciencieuse des anciens 
grammairiens des Indes; car en Europe, les sources classiques de 
de cette langue, vu les grandes difdculle's dont elles sont he'risse'es, 
n'ont guère e'ie' dûment approfondies. M. Bohtlingk me'dite une 
grammaire de'taille'e et philosophique du sanscrit dont ses travaux ac- 
tuels, renfermes dans trois me'moires e'tendus et autant de notes, ne 
sont que les pre'liminaires. Ces travaux, du reste, sont de'jà imprl- 
me's, soit dans le recueil des Me'moires, soit dans le Bulletin, et 
offrent le premier exemple d'Impression sanscrite en Russie. Le beau 
caractère dont se sert notre typographie, a e'te' gravé ici -même, sous 
la direction de notre jeune orientaliste. — M. Edouard Murait 
nous a adressé une noie sur Dénys l'Aréopagite, premier évéque 



— 40 — 

chrétien d'Athènes du 1" siècle de notre ère, et sur les ouvrages 
de théologie mystique qu'on lui attribue, d'après un manuscrit qui 
se conserve à la bibliothèque de l'Acade'mie; dans une seconde note, 
le même savant a de'crit quelques manuscrits grecs nouvellement de'- 
couverts, de la bibliothèque impe'riale et publique. Un me'moire, qui 
nous a été' adresse' par M. Kbhne, jeune arche'ologue de Berlin, a 
pour objet deux antiques monuments inédits relatifs au mythe d'Ac- 
te'on. Enfin nous nous félicitons de pouvoir annoncer ici, que nous 
venons de faire l'acquisition de la riche succession littéraire inédite 
de notre célèbre archéologue, feu Kbhler, succession qu'on avait cru 
périe dans l'incendie du palais d'hiver, et qui non seulement ren- 
ferme, au milieu d'autres manuscrits, l'ouvrage sur les pierres gra- 
ve'es dont l'impression a été brusquement interrompue par la mort 
de l'auteur, mais encore une collection précieuse d'un grand nombre 
de dessins, supérieurement exécutés et représentant les pierres gra- 
vées et les monnaies du Bosphore les plus rares, des célèbres muse'es 
de l'Europe que l'auteur avait visités à différentes reprises. 

k) Statistique. 

Notre statisticien. M- Koppen, a visité, cette année, les gou- 
vernements de Riazan, de Tambov, de Voronèje, de Kharkov, de 
Koursk, d'Orel, de Toula et de Kalouga. Ce voyage, avec celui 
qu'il fit en 1840, lui a fourni le sujet d'un ouvrage étendu, em- 
brassant la partie centrale de la Russie européenne, et qu'il prépare 
à la publication. Outre les matériaux, recueillis ainsi par l'observa- 
tion immédiate, une vaste correspondance, soit officielle, soit privée, 
fait affluer dans nos archives statistiques un grand nombre de ren- 



— 41 — 

seignements importants que M. Koppen se fait un devoir de com- 
pulser el de rédiger avec son assiduité accoutumée. C'est ainsi quil 
nous a lu, celte année, un mémoire sur la distribution des habi- 
tants de la Russie, selon les conditions, dans les différentes pro- 
vinces, el un autre, sur la population non -russe des domaines 
d'apanage. 11 nous a communiqué, de plus, dans une note, des 
renseignements fort curieux sur la partie Nord -Est du gouvernement 
d'Arkliangel, d'après le rapport d'un marchand d'Oust-Syssolsk, 
nommé Lalkine, qui le premier a franchi les monts Oural à une 
latitude aussi élevée; et dans une seconde note, il nous a fait voir 
que les Karataï, peuplade dont parlent certains auteurs orientaux el 
que Lépékhine a encore visitée dans ses voyages, sont une tribu 
des Mord vas, et existent encore, en très petit nombre, dans le gou- 
vernement de Simbirsk. 

On volt, par ce rapide aperçu, que, sans compter les 14l ou- 
vrages de date antérieure et dont seulement l'impression a été achevée 
en 1843, le nombre des manuscrils présentés, et lus eu partie, dans 
nos quarante deux séances de cette année, s'élève à 96, parmi les- 
quels on peut compter 13 articles assez volumineux pour former des 
ouvrages détachés, 32 mémoires et 51 notes. La section physico- 
mathématique, proprement dite, y est représentée par 56 articles, 
celle des sciences naturelles, par 26, et la Classe d'histoire, de phi- 
lologie et des sciences politiques, par 34. Vingt académiciens ont 
livré 71 articles, y compris les 13 ouvrages étendus, 7 autres ar- 
ticles ont pour auteurs six membres honoraires ou correspondants, 
2 mémoires nous ont été présentés par des employés attachés au 

6 



— 42 — 

service de rAcade'mie, sans être membres, el le reste, savoir 16 ar- 
ticles , ont ete' soumis au jugement de l'Académie par quinze sa- 
vants e'trangers. 

IV. VOYAGES. 

Nous passerons sous silence l'importante expe'dition scientifique 
de M. Middendorff, bien que nous ayons eu de ses nouvelles de 
Touroukhansk. Nous aimons mieux vous pre'senter, plus tard, un 
ensemble plus complet des re'sultats marquants dont ce voyage d'ex- 
ploration promet d'enrichir la science. Il en est de même des courses 
pénibles, non terminées encore, de notre zoologue - préparateur Woz- 
nessensky, dans les lointains parages des mers du Kamtchatka et 
d'Okhotsk. Mais nous ne saurions nous dispenser de dire quelques 
mots d'une expédilion commencée et heureusement accomplie dans 
le courant de cette année, et qui a eu un but tout spécial. 

La géographie mathématique d'un pays peut être avancée de deux 
manières différentes, d'abord, par les levées trigonométriques, ensuite, 
au moyen de la détermination astronomique des lieux. Une institu- 
tion particulière, le dépôt militaire et topographique de l'état-major 
de Sa Majesté, organise et surveille des opérations trigonométriques 
d'une étendue imposante; des travaux analogues par rapport au littoral 
de la mer Baltique out été entrepris et habilement exécutés par le 
département hydrographique du Ministère de la marine. Ce n'est 
que dans des cas exceptionnels, et nommément lorsqu'il s'agit de 
recherches relatives à la ligure de la Terre, que des opérations tri- 
gonométriques peuvent être du ressort de l'Académie et de son éta- 
blissement astronomique. Or, non obslant le développement qu'on 



— 4i3 — 

a donne, jusqu'à ce jour, aux triangulations, celles-ci ne peuvent 
cependant s'e'Iendre que sur une partie seulemeni du vaste empire, 
et il se passera encore bien des générations avant qu un re'seau Iri- 
gonométrique continu ne vienne embrasser la Russie curope'enne en- 
tière On voit donc que, sans l'appui des déterminations astronomiques 
des lieux, la géographie de la plus grande partie de l'empire man- 
querait de fondement, et c'est avec raison que l'Académie, dès sa 
fondation, a constamment envisage' comme une de ses missions prin- 
cipales, les travaux tendant à l'avancement de la ge'ographie de l'em- 
pire. Aussi peut-elle le dire avec orgueil: la ge'ographie mathe'ma- 
lique de la Russie repose presque uniquement sur des ope'rations 
dirigc'es par elle. De'sormais, l'observatoire central doit être le centre 
et le point de de'part de toutes les ope'rations de ce genre. Or, à 
cet effet il était indispensable, avant tout, de bien déterminer la 
position de cet établissement même, par rapport aux points fixes de 
la terre. Sa latitude, que nous venons de citer, est exacte à Vjo de 
seconde près; mais sa longitude était affectée d'une incertitude de 
3" en temps, ou de 45" en arc. 11 eût été déplacé de vouloir aug- 
menter encore la confusion provenant déjà de l'acception de plusieurs 
premiers méridiens; il s'agissait plutôt de fixer la longitude de Poul- 
kova par rapport au méridien de l'observatoire de Greenwich, le plus 
ancien qui existe et que les astronomes de tous les pays sont con- 
venus de considérer comme le vrai point zéro des longitudes ter- 
restres. Le transport du temps par de bons chronomètres paraissait 
être le moyen le plus propre à ce but, vu la grande facilité de com- 
munication qu'offraient les bateaux à vapeur. Une jonction immédiate 
entre Poulkova et Greenwich nous eiit, il est vrai, le plus prompte- 



— 44 — 

ment conduit au but; mais la rareté des communications directes 
entre ces deux lieux, et les longs intervalles de temps entre les arri- 
ve'es et les de'parts des pyroscaphes anglais, ont fait pre'fërer de choisir 
un point inlerme'diaire plus rapproche, savoir Altona, dont d'ailleurs 
la longitude par rapport à Greenwich devait être suppose'e exactement 
connue par Texpédition chronome'trique anglo-danoise de 1824. LAca- 
de'mie mit donc sous les yeux de M. le Ministre de l'instruction 
publique, son président, le plan d'une suite de voyages à faire, sur 
les bateaux à vapeur de Lubeck, durant une saison entière, dans 
le but de déterminer au juste, par le transport réitéré du temps, la 
différence de longitude entre les observatoires de Poulkova et d'Al- 
tona. Il fut facile d'intéresser à ce projet aussi M. le Ministre des 
finances et d'obtenir, par la puissante coopération des deux Ministres, 
l'assentiment de S. M. l'Empereur à ce projet, et les moyens 
nécessaires pour le mettre en oeuvre. L'opération commença donc 
en mai de cette année et fut terminée, après dix-sept trajets, au 
mois de septembre. L'appareil de l'expédition consistait d'abord en 
35 chronomètres appartenant soit à l'observatoire, soit à l'élat-major 
ou à l'amirauté, soit à des personnes privées. L'astronome d'Allona, 
M. Schumacher, eut l'extrême obligeance de mettre sur le champ 
à la disposition de nos astronomes plusieurs beaux chronomètres de 
son observatoire, et les artistes -horlogers les plus distingués de tons 
les pays, tels que MM. Hauth de St.-Pétersbourg, Kessels d'Al- 
tona, Tiède de Berhn, Dent et Muston de Londres et Breguet 
de Paris , s'empressèrent à l'envi de suivre l'exemple donné par 
l'astronome danois, en envoyant à ce concours les productions les 
plus parfaites de leur art, de sorte que le nombre des chronomètres 



— ^5 — 

au service de Pexpe'dition s'éleva bienlôl à 86. M. Stiuve lui-même 
se chargea de la direction du premier voyage, tant pour initier les 
jeunes astronomes à la conduite de cette importante ope'ration, que 
pour s'aboucher avec M. Schumacher et arrêter, de concert avec 
lui, les nombreux de'tails de l'ope'iation; les trajets subse'quents furent 
confiés à la direction de MM. Struve, le jeune, et Sabler, secon- 
dés successivement par MM. Peters, George Fuss, Savitch, 
Schidlovsky, Liapounoff et Woldstedt et par les astronomes 
danois MM. Petersen et Nehus. Pour ne pas perdre le fruit d'un 
voyage, dans le cas d'un retard accidentel, deux stations auxiliaires 
furent établies à Lubeck et à Cronsladt. M. Nehus, capitaine du 
génie au service danois, fut chargé de la direction du petit obser- 
vatoire temporaire de Lubeck, pendant toute la durée de l'expédition, 
tandis que MM. George Fuss et Savitch se relevèrent aUema- 
tivement à Cronstadt, pour y faire les observations nécessaires à la 
détermination du temps; il n'était d'ailleurs pas hors de propos, à 
cette occasion, de réunir le port principal de l'empire directement 
avec l'observatoire central. La longitude de l'observatoire de Poul- 
kova, telle qu'elle résulte définitivement des dix -sept voyages chro- 
nométriques, est de l'' 21' 32" 50 à l'Est de l'observatoire d'Altona, 
et cette détermination , n'étant affectée que d'une erreur probable 
de quelques centièmes de seconde, doit à juste titre être considérée 
comme étant plus rigoureuse, qu'aucune autre détermination de lon- 
gitude qui existe. En outre, notre expédition a prouvé de la ma- 
nière la plus irrécusable l'immense utilité qu'offrent les chronomètres, 
lorsqu'il s'agit de pousser au dernier degré d'exactitude les détermi- 
nations géographiques, et cela, même dans le transport de ces in- 



— 46 — 

strurnenls délicats à des distances très considérables, aussi bien par 
mer que par terre. Elle a livré enfin une échelle infaillible pour 
Pappréciation de la valeur ou du poids respectif des chronomètres. 
Sous ce rapport, le premier px'ix appartient à M. Dent à Londres, 
le second, à notre horloger de Si. - Pétersbourg , M. Hauth; les 
chronomètres de MM. Kessels, Tiède et Muston occupent le 
troisième, et ceux de M. Breguet le quatrième rang. En général, 
le succès brillant de cette expédition est dû, en grande partie, à la 
hante protection qu'a daigné lui accorder S. M. le Roi de Danemarc, 
el à la coopération empressée de son célèbre astronome, M. Schu- 
macher. Ces dispositions bienveillantes nous font espérer la réussile 
prochaine dune autre opération chronoiuétrlque , indispensable pour 
compléter notre oeuvre, je veux dire d'une vérification soignée de la 
différence de longitude entre Altona et Greemvich, le résultat de 
lexpédilion de iSl^i s'étant trouve, pour la précision, inférieur au 
nôtre, et par couséquent, n'offrant point les garanties désirées. M. 
Slruve nous a déjà présenté la relation complète sur l'expédition 
chronométrique de 18^3, el l'Académie en a ordonné la publication. 
Nous pourrions encore ajouter bien des choses sur le vaste champ 
qui s'ouvre à présent à la géographie de l'empire et aux recherches 
ultérieures sur la figure de la Terre, par la mesure des degrés de 
longitude; el bien que, sous le premier rapport, il y ail déjà un 
projet tout arrêté pour l'année suivante, ce serait toujours anticiper 
sur les travaux à venir que de vouloir en parler à présent. Nous 
aimons donc mieux en remettre la relation à notre compte rendu 
prochain. 



LISTE DES MEMBRES 

ÉLUS A L'OCCASION DE LA SÉANCE ANNUELLE 
du 29 décembi-e 184-3. 



MEMBRES HOiVORAIRES. 

Étrangers: Chsse d'Histoire et de PhUohgie: Mgrs. les Cardinaux Angéio 
Mai et Mezzofanti, à Rome. 

MEMBRES CORRESPONDANTS. 
Du pays: Classe de la langue et de la littérature russes: M. le Conseiller de 
de cour Modeste Réswoï. 
Classe d'Histoire et de Philologie: M. le Conseiller de collège 
Charles-Edouard Napiersky, à Riga, 
Etranger: Même Classe: M. J.-G. Hoffmann, membre de l'Académie royale 
des sciences de Berlin. 



O T q E T 1» 



DO omMm pyccKAro mm h cjobechocth, 



COCTABJEUHbril 

n. A. n^lETHEBblM'b 

OPjaHAPHbDIl ÀKAAEMUKOM'B. 



OT4l>^eirie PyccKaro iisbiKa h Cjobcchoctii 4Ba ro4a y;Ke xba- 
CTByeTi. no opaeiMaMii Bbicoiaiiuie yTBepH.vïCHiiaro IIojO/KeHi/i , bi 
KOTopoMi. onpe4T.jeHbi ero HbiHl^iuniH sasmia u caMoe oôpaaoDaHre 
ero. Ha ocuoBaHÎa 11 § UoAO'AieBia , F. npe3H4eHT'B AhajeMin 
HayKT. 11 Mnnncxpi. Hapo^earo IIpocBUmeHia iiaCpajx ii yTeep- 
4iuT> lia Cjii;4yK)mee 4Byx.il;Tie npe4clJ4aTe^bCTByH)mnM'L Bt Ot4'15- 
jeHiu 0p4iiHapHaro AKa4eMHKa Khasa H. A. lUupAHCKaro-UIiix- 
luaTOBa, ôbiBuiaro IIe4ct>4aTeJbCTByioiuinM7> h bt. npo40J[5KeHiH nep- 
Baro 4ByxJlîTifl. Bx 1843 ro4y ne npouaoïujo HiiKaKoâ nepesUjHbi 
B-b cocTasT. Op4HHapHbixi. AKa4eMHr.0B7. ii A4XH)nKT0Bi, OTAtAeuia. 
liai oômaro hbcasl dxx, BoccMb Auv,-h, Haxo4acb bhIî Uexepôypra, 
ne Mor.in npiiHiiMaTb ynacTi/i hii bi oômnxx coôpaHiaxT. AKa4eMin 
Hayiti , iiH Bx lacTHbixi, 3acT>4aBiflxi, 0T4l;jeBi,'i. MocKOBCha/i 
epeMeHHaa ero KoMMUCcia iipo40J»îaja 4i;HCTi!OBaTb cooôpaaHo ci. 
nAanOM-h, eio npHHflTbiM-B u yTBepviueiiHbiMt et. 0T4r.jeHiii. F. 
IIpe4CU4aTejbCTByK)mm, no snaniio Toeapnma MiinncTpa Hapo4- 
Haro npocBUmenia, bi. Teqenin HbintuiHaro ro4a, 4Ba paaa Bcxynaji 
Bt ynpaB.ienie ManucTepcTBOMT., cnepsa no npuiiiHt; ôoAtaan F. 
MiiHHCxpa. a noxoMx no cjyqaio oxi>1;34a Ero BbiC0KonpeBocx04H- 



— 52 — 

Tc.ibCTBa 3a rpamiuy. Bi. tott. h ^pyrofi paai., no npeAAO/Keu'uo 
Ero CiflxejbCTBa, ,^oji;KHocTb IIpejclî^aTejbCTByiomaro bt> 0T4t.4euin 
ucnpaBjaeMa ôbua OpAimapubiMT, AKa^emiiKOMi. B. A. IIo JlJHODbiMX. 
Haij IIo4eTHbix'b CBOHXT. ^IjenoBT>, 0T4'tjeHie PyccKaro asbiKa 
II Cjobcchocth bt, 1843 ro^y juuiiuocb o^Horo, KOTopbiii s^tcb 
btj CTOJimU 4Ba4uaTb 4Ba ro4a ôbui. nepBeiiCTByiou^iiM'b lepapxoMi. 
IlpaBOCjaBHOu I^epi.Bn ii ynpaByin^i, 4yxoBDOio nacTBOio. — 17-ro 
HuBapa cKOB'jajca BbicoKonpeocBauneuHT.nmia Cepa^iiM-b, MiiTpo- 
iio.iHTX HoBropo4CKiù, C. neTcpôyprcKÏH, 3cTjiaH4CKiû n <I)iiHjae4- 
chifl. Oui. po4iiJCfl BT. Kajy/i:cKOH ryôepuia 1757 ro4a. 4^ npii- 
HJiTia HHOHecicaro cana umh ero 6biJo CTenant F^iarojeBCKin. 
OôpasoBanie CBoe ohi. no-iyniuT. bt. Mockobckoh CjaBano-rpeKO- 
JaTHHCKOû AKa4eMin , nocjB qero pyKonojOHîeHi. bt. lepoMOuaxa 
lia 50 ro4y on. po4y n ocTaB^CHi. et. Ai;a4eMiH IIpe^eKTOMt ii 
iipeii04aBaTejeBrb (l>iijoco<i>iH. Bx ero AHi\1i aBiuca eme 04iiu'b HSt 
TlîXT> cjaBHbixi» 4yxoBUbix7> MyîKen, KOTopbixi. MiiTponojiiT'b IT^a- 

ÏOH'L, n04X HeilOCpe4CTBeHIIblM'b CBOIlM-b Ha430p0M'b, npHrOTOBHJT. 

AJin cjyH;euia I^cpi;Bii, IlpecTOjy ii OTe»ieCTBy. Bt> npe4nocJlî4HiH 
ro4'b l^apcTDOBaHifl EKATEPUHbi BejnKO», CepaoïiMi., bt. caiiU 
ApxHMau4piiTa, ôbiJii bt. IleTepôyprlî na 'ipe4lî CBameHBOCjyyKeHia. 
^epes'b MeTbipe r04a sa tUm-l, nax Hacro/iTe^efi 3aiiKonocnaccKaro 
MOHacTbipa , nocBamcBT. bi EnHCKOiibi n onpe4lJjeB'L BiiKapieMi. 
Mockobckoh Eiiapxiii. Bt, 1806 ro4y, ôbiBiuu CMOjencKHM-b Eriii- 
CKonoMT., OHT, TOBopiux coôpaHHofi Tor4a MiiJiii^iu aaMtiaTCjibHoe 
CBoe Cjobo b7. HanyTCTBie boiihobx iia aamilTy ÛTCiecTBa. Bt. 
1819 ro4y, 6biBT> TBepcKiiMT> ApxieniiCKonoMT>, Cepa*nM7. bosbc- 
4eHT> Bx eaux MocKOBCKaro MiiTponOviuTa, a qepesx 4Ba ro4a ne- 



— 53 — 

pcM-hinein. ciO/^a na MiiTpoiiojiio. Oiix 6bi^x bx CBaineHno,Jir.HCTBiH 
BT. MocKB'lj npii Koponauiu Focy^Apa Hmiiepatopa Hiiko^aa 

IIaBJOBII'IA h rOCy4APbIHll HMnEPATPHi;bI AjEKCAH^Pbl 0EO- 

40P0BHi>i, Il npii ceMT> TopîKecTBCHiiOMx c^yiat iiMbjn> ciacxie 
npiiB'txcTBOBaTb IIxi, BEjniECTBA Pr.uiio. Bca itcnanb ero no- 
CB/imena ôbua pacnpocTpaneiiiio C^OBa Boifcifl, yTBepîK^eiiiH) cbh- 
Tbixi npaBiiJT. Btpbi H BO^BopeHÏH) MiiCTbixx XpiicTiaHCLiiXT. 4o6po- 
^ijxejeii. 4yxoBiibi/i ôect^bi ero h noyqeuia oaiiaMeHOBaHbi ucthhoio 
Bibicjeii, to'ihoctIio BbipaHveHiii h np^Mbimi, KpacHopt'iieM'b, KOTopoe 
CBOeio flCHOCTbio II npocTOTon yBJCKajo cjyuiaTejeii. Ont rjyôoKO 

ll3yMIIJ7> U flSblKT. .laTIIHCKiÙ , BT. 'ICMX MOa.HO yu t^UTbC/l , [ipO- 

'iiiTaB-L ua^aenyio nuit ew,e bx mo^o^octh ero KHHry: Flores lln- 
guae Latinae. Bbiniuafl Pocciûcica/i Auù^fima, TopHcecïBeHuo co3ua- 
caa sacjyni Apxiinacxbip/i bx. oxiioiiieiiiii Kt oxeiecxseHHOMy asbiity, 
10-ro Maa 1819 ro4a iisôpa^a ero bt, cboii 4'tiiCTB0xejbHbie ^Ijchbi. 
ITpii oopaaoBaiiiii 0x4Ujeuia Pyccuaro /i3biKa n C-ioBecHOcxii oat 
ôbiATt yHîe 0CbMU4ec>ixiinaxiij'l;xniiJit cxapi^CMi ii cj'l;40BaxejbHO 
He Bt ciuax'B npiicxyniixb kx yiiacriio bx. ero nepBbixx, xpy4axx,. 
Ho caMaa KOimiuia sacxnr^a ero Kai;x HensMliHiiaro peBHiixe^a 
XpiicxiaucKHxx. 4o6jecxeû u IIpaBocjaBia. rocy4APb Hmhepatopx, 
iiapaBH'B co Bceio iiacxBOio lepapxa, noHXB^b npHcyxcxBiesix cboum'b 
ero norpeôenie , coBepniiiBiueec.x ux. A^eKcaH4poHeBCKOM'b luoua- 
cxbipU 24-ro iluBipa. HuqtMX He^baa npiUMqHJKe 3ahMK)iuxb o 
HeMx BocnoMuuauia , uaux noBxopuBx. 34tcb cJOBa Iiicyca, cbina 
CiipaxoBa , npnBe4euiibia bx. iia4rpo6noMx. cjobIî BbicoKonpeocBa- 
mcHBOMy ApxiiMaH4piixoM'L H aoaHa II J oTm T. : „>fKO cojHi^e, ciaio- 
mee Ha l^epKOBb BbiuiHaro, n aKH 4yra, CB'l;xaiu(aaca Ha oôja- 



— 54 — 
UliXT. cjaBbi, BT. BOCxoiK^eHÏH OATApa CBflTaro npocjasu oj,eyK4,y 

CBflTbTHH." 

Bi OtictU sa npome^iuia ro.^i. nojpoÔHO iisjoaceno, KaKiiiuB 
oôpaaoMX, no npe^JOîKeniio F. npe4Cl;4aTejbCTByiomaro, Ot^Ij^c- 
HÏe npiiCTynjiJO kt. HCiio^HCHiio rjaBHbixi> cboiixt, oôfisatiriocTeù. 
Pacnpe,j(r,^iiBT. Me>K4y ^^CHaMii Tpy4bi no peaaKqin C^OBapa h co- 
ciaB^ïeniio o6T>flCHeHifi na t1> cjosa, 40 Koxopbixx ne 40uua Poc- 
ciîicKa/) Aba^cMifl, OT^t^eHie, eme bt. Konqfi 18*^2 ro^a, nasHa- 
HUAO naôopx BcliXT, leTbipexT» tomobx , npe.inojOiKHBuiH Bbicjy- 
luiiBaTb Bi. • 3acU4aHi/ix'b cbohxt. lîoppeKrypubie JHCTbi aah oi.onqa- 
xe^bHaio uxt yTBep>K4eHia kt. ne'iaTauiio. Ho nocA-b HUCKOJbKHxi, 
onbiTOBT. OHO yô'Mu.iocb, HTO Tt c^OBa (hhcaomt, 71,626), koto- 
pbia oôiacHCHbi n paacMOTpiiHbi Cmah et. AKa4eMiH , TpeôoBajn 
ôojte OTieTJHBaro nôx/icneni/i, MtCTaïun coBepuieHiibixi. nepeialsHx, 
a MliCTaMH H 4onojiHeHiii. 3to oôcTo/ire^bCTBO, npn caMOHi naqajit. 
Tpv4a, nepeMt.iuuo ero xapaKxepx h npe4no;ro;KeHifl 0T4ljjeHia. 
HAeabi, 3aHUMaBuiiec/i ooT.acHenieMi. hobbixx cjobt., ne mof^h oc- 
TaTbca TOJibKO Pe4aKT0paMn Marepia^OB-b, npHroxOBjenHbix'b Poc- 
ciûcKOK) AKa4eMieio. Onii n 34l;cb npimnAo na ce6a tIj jkc oôaaaH- 
HOCTH, KOTopbix-b TpcôoBa^o nepBonaqajbHOc oôtncneHie c^obt. ho- 
BbTxi». Bt> c^l;4CTBie cero, ct, caMbixi. nepBbixi. ôyKBi Bclixi «leTbi- 
pexT. TOMOBx, Ka/K4biH AHCTi> CT. HaMaja nbintiUinaro ro4a 40 chxt, 
nopi) crepca oôpaôoTbiBaexca Pe4aKT0paMH , nocju Toro paacbi- 
jiaeTca 4.1a saM-fiianiû kt> 4pyriiMT. ^jenaMt OT4l5JieHia, noxoMi 
nepe4aexca ^ni^aMt , yiacxByiouJiuMi bt> HcnpaBJCHin oôxacHenifl 
xepMiiHOBT. xexiiu'iecKHXx -H^H cneuia^bHbixx., BaKoneuT» npoinxbi- 
Baexcfl Bx. 3ac1i4aHiu OxATiAerna — h oâu^iiMi npnroBopoMi. yxBep- 



— 55 — 

:K4«'»eTcn ero nciaTaHre. C^OBapL, bt> HhiHtiiinejn. bii^I; cBOCMii, 
ôy^eTt ya:e bccf. OTBlîTcrBenubiMt Tpy40MT> OT^iî^enia, KOTopoe 
BHnuaTejbiio no.ibsyeTca, 44» oôorameHÏ/i PyccKaro /latiKa, scËiun 
HOBbiMn jis.iaHi/iMH Apxeorpa<i>ii'iecKOii Kommiicciii, paaubiMii ysaKO- 
HeHiAMii 11 nocTaHOB^eniaMn IIpaBiiTe^bCTBa 11 4pvriiMn naïunruuKaiviii 
HayKT. II coBpeMeHHoii Hàmen C^OBecHOcni. Marepia^i.i , BiiOBb 
OTKpbiBaeiMbie 4^fl nonoJHeiiia C^OBap/i, sacraB^iiiOTi. 0T,4l;jeeie 
B03BpamaTbCfl K-b TOMy, HTO npeHî4e nasajocb oKOHicHHbiMi.. Beat 
ABBaro Hapyuienia cymecTBCHUbix'b oô/iaaHHOCTeii cbohxx oho ne 
MOîKeTTi 3a6oTiiTbCfl e4HHCTBeHHO o cKopt.ûuieM'L iie'iaTaHiii C^OBapii, 
npeHeôpera/i rio.inoTOio ero ii to'ihoctïio bt> cbouxt> o6a.acHeui/ixi> 
H yKaaaHÏ/ixi. 

Me;K4y t1>mt> , oaaôoiHBaacb coe^iifiiiTb no bo3mo;khoctii iic- 
npaBHOCTb QS^aHifl ci. ero ôeaocTaiiOBO'iHbiMTj ^BiiHcenieiux, Ot^Iî- 
jeuie onpe^T.jiiuo bx HbiHl;mueMi> rojy, MTOÔbi, HesaBiiciiMo on> 
ero 3ac'l54aHiH, ^jeiibi, saHiiMaioutleca npiiroroBiiTe^bHOio paôoTOio 
no cocxaBjeniio C^OBapa, oôpasoBa^ii d3i> ce6a ocoôyio 34'hcb Kom- 
MHcciio II npoiHTbiBajii 6bi ei> hch n])e4BapiiTeJibHo warepia^bi, 3a- 
roTOBJiaeMbie hmii aaii npe4CTaB./ieHia Bb sacMaaie 0T4ljjeHia. 

B-B 1843 r04y BCtxx 3ac'iî4aniii OT/i,'bJiemn PyccKaro asbiKa h 
CjoBecHocTO 6bM0 copoKT. ceMb. 0<i><i>iiniajbHbixi> ôyMan. Ha pascyat- 
4eHie 0T4l;jeHia BHeccHo Tpiicxa copoKX narb. BcJj 4l5ja no bxx co- 
4epH{aHiK) OKOHqcHbi, KpoMU npHiia4JeîKamnxii kx nocToanebiMX 3a- 
HaTÏaMib 0T4T;jeiiia. HoieTabie ^Jjenbi ero: KojJieHvCKiîi Cob'Ethhk"b 
JoôanoB'B a UpoToiepeû Koictobt. , n. Bbico^iaîiuiaro paapl;- 
menifl nocToanno pa34'Èjfliomie 3aHaTia ^^iîcTBiiTejbHbixT. ^Lichobt. 
0T4l>jeHia , Baxo4aii^iixca bt. IleTepôyprlî , peBHOCTHO HCiioJHa.ui 



— 56 — 

CBOH oôaaauHOCTn. IIoMeTHLie ^Aeah^, 4*"CTBHTejbnbie CTaTCKie 
CoBUnniKU SaropcKi» n KpacoBCKifi paBHbiMi, oôpaaoMx aann- 
Ha^QCb oôpaôoTbiBaHieM-b CJOB-b n npiicyxcTBOBajin bi sacU^aeiaxT.. 
Bi oômiix-b cy>i:4eHiaxT. bo BpcMfl sacraaHifi iipiiaiiMa^'b y'iacTie 
IIoqeTHbiù ^JCH-b Koj^evKCKiH Acceccopi. Oe^opoBx, iipucyTCTBo- 
BaBT. HHor^a Bt ÛT^Iî^eHin. 

HeHSMliHBbiH nopa^OKTj, rocno4CTByH)iqiH bx sanATiaxT. 0t4U- 
Aema, nocTonsHoe ycepAie ^jcbobt. ero bt> ucuo.iHeiiiii B03J0ïf;eH- 
HbixT> na HiixT> oôaaaHHOCTen n casioe omymcHie iio^bSbi npe4npia- 
Tia nxx, KaKi Booume 4Jia yciitxoBi. OTe'iecxBeniioH C^iobcchocth, 
TaK-b H M« KaîK^aro nncaieja, ^a^cKO no4BUHy;in 6bi rjiaBBoe 4U40 
Bx np040JVKeHiu ro4a, ec-in 6bi OTAt^enie ne 6bijo npiiHya-viCHo 
ocTaHOBHTb cro nepepa6oTbiBaHieMi> MaxepiajoBT) CjOBapa Pocciû- 
cKofi AKa4eMiu. He CMOxpa aa xo, bx Ka;K4oe 1131. ero aac'MaHiâ 
BHOcnMbi 6b[JiH AAH oômaro civuiaeia n pyhonncn et HOBbiMn Jia- 
xepiaJiaMn CjOBapa n KoppcKxypnbie ero Jincxbi. IleqaxaHie bcUxt, 
qexbipexx xomobt, oxMUHeHO He 6bijo. CBepxx npiiroxoBJCHHbixx 
paôoTt, Koxopbia ex. saMtqaaiaMH n nonpaBwaMn 0i4lî4enia, no 
iipnHa44e/Kiiocxn nepe4aHbi Pe4aKxopaMT>, OKOH-iaxeJbno Hane'iaxaao 
HbiHl] 4Ba4uaxb •incxoBt C^iOBapa. 3x0X1, no Hapy>KHOCXH ne 6ojb- 
luoû ycntxx., ôbui, uiaroMx., qpesBbiiafiHO BaiKHbiMx 4Jfl 0T4li-ie- 
HJa, Pe4aKxopoBT. h bcuxt. ^jenoBt, saHiiMatoii^iixca oôx.acHeHie.Mt 
CJOBT.. 0ht, acHO onpe4T,jnj'b 4ja hhxt. to, hxô npii Hana-iii ôbi^o 
04HHM'L xojibKO npe4nojo,KeHieMX. 

K-b HHCJ[y oôiiniixT. aanaxiu no 0x4lîJieHiio , Kacaioimixca npa- 
waro ero HasHaqenia, oxuocaxca c.i1;4Viomia. IIo onpe4T>jeHiio 
KoH<i>epeBi(iu Hmbepaxopckoh AbaAeMÏD HayKt, Ha pascMOxpT.Hie 



— 57 — 

0T,4T.jieHifl PjccKaro fl3Ln,a h C^obcchocih nepe^ani.i 4Ba cowh- 
ueuia, iipeACxaB^eHHbi/i bx /^CMiMOBCKiii KOHitypcB aa 1843 ro,^T, 
K7. coHCKaiiiio 4cM"40BCKHxi. Barpa^T). ÛT^lvieHie npe^cTaBHTi. Koh- 
<^epeHni)l Mutuin cboii ko BpeMemi o6uj(aro paaôopa coiiiHeniH, 
npiicjanHMXT. BT. AKa4eMiK> no ceMy KOBKypcy. Ero Hmoepa- 

TOPCKOE BblCO'lECTBO F. JIpeSlUeHTl. HjinEPATOPCKOM AKa/lC- 

MÎii Xy^OîKecTBT. OTHOUieHieMi> cbohwl kt> r. MiiHiicxpy BiiyTpeH- 
iiHxt 4*-*''' npocHJi. iicxo^aTancTBOBaTb Bbicoiafiniee coHSBo^enie 
lia yTBepvK^euie Ha^nncii m/i naM/iTiiiiKa KapaMsiiny, coopy- 
•/KacMaro et. CnHÔupcKt. F. Ï0Bapnmx MiuuicTpa Hapo^uaro IIpo- 
CBUmcHia, 110 OTHOuiefliio kt. flCMy MiiHiicTpa BHyTpeHHHxt /[tijn,, 
npe^JOKn^ij HMnEPATOPCKOÎk AKa,^eMiu HayKx nopyinxb Ot^Jî- 
^eiiiio Pyccnaro asMica ii C^obcchocth cocTaBjeHie ynoMAnyroH 
na4nnc0 , KOTopofi o6pa3Mbi , bi. TOMt ^ncAb o^hht. Do'ieTHaro 
HAeaa. Jo6aHOBa, npenpoBOWî4eHbi 0T4t.^eHieMT> no npnna^je/h- 
HOCTH. Do Bbico'iaiiuieMv noBejit>Hiio F. MnnncTponn. liMnEPA- 
TOPCKAro JifiopA npiîc^aHbi 6bMH K7> F. ynpaB^aiomesiy Muhii- 
CTcpcTBOMT. Hapo.^napo npocBt.menia , aah paacMOTpjiHia bi, Ana- 
^eMMi HayKi>, naii^eHUbin Bt MocKBt ^peBHocxn. Ilpu aeiwj/iHbixx 
parioxaxx. y KpeM^a oxi;pb)xbi nepraMiiiiHbie h ôyiuajKnbie CBepxKH 

C7> 4ByiMfl KVCKaJIH HîeJteHOfi py4bl. OhU HaX04HJHCb B'B MU^HOMXj 

cocy4U, KOxopbi», no cbipocxn MX,cxa, nano^HHJca B040K). Pas- 
CMorpr^nie axnxi, 4peBH0cxeH, no npe4nucaHiio F. ynpaBjaiomaro 
MnuHcxepcxBOMX, Hapo4Haro IlpocBlimeHia , bos^okcho na 0x4i>- 
jeuie PyccKaro >i3bn;a n Cjobcchocxh , Koxopoe nopyiHJO A4T.- 
lOHKxy Bepe4HHKOBy aanaxbca hxx onncaHieMi. h naiacHeHieMi. 
Bi> 4peBHHX'B cnxx pybonncaxx xojbKo neinHoria ox^EjbHbia cJOBa 



— o8 — 

ocTaBaJncb HeriOBpeHi^eiiiiLiMii ; npoiia ace, 6y,^yqu iiaiviaHiCHbi, 
Tne6oBa.iii BoacTaHOB^eni/i iixt XHMii'jecKHMn cnocoôaMii. Dpii co- 
^cfiCTBiii Op^HHapuaro Aita^eMiiLa lecca, KOTopLiiî ôo^btuyio «lacTb 

llOÔjli^HtBUIIIX'b Ôyi.BT. lipriBeJTj ET. flCHOCTb, 'ITeHie HXT, 0Ka3aJ0Cb 

BT, HtKOTopoii CTeiieiiii B03Mo;KHbiMx. Baii^H'bîiuiuM'B H3X 3THX1. 4peB- 
HHXT. aKTOBT> MOH.iio c'iHxaTb FpaMOTy Bejiiii.aro Kuasa /IjiiMiiTpia 
4oHCKaro, niicaHuyio na jiictJî, cjtjaHiiOMT, uai, x^oiinaTOH ôy- 
MarB. HaiilîCTHO, mto Bii Pocciii Tai;a/i Cymara noamuiSiCb b-l iiep- 
BOH no^OBiiHii XI V cTO^iUTia. Ho pasbicKaniaMi A^xiOHUTa Be- 
pe^HiiKOBa Bii/^Ho, «iTO oanaieuHa/i TpauoTa cocTO/Macb meîK^y 
1362 il 1374i ro40Mi5 3to onpe^UjaeTca BcxyiivieHieM'j. na npecT0J7> 
BejiiKaro Kuaaa 4'"'"TpiH ii CMeprixo ynoMiinaeMaro bi> ueu Tbi- 
cauKaro Baciuia. Dron. iio,4J:iiHUbifi ^oi.yMCHTT. ecTb jbroTnaa 
FpaMOTa, 4aiiHaa o^noMy mt HoEOxopiKCKiixT. uaixejeâ no cjyiaio 
nepecejrenia ero ii3t, Top^Kita bx KocxpoMy: ohx. ocBooovi.'^aexca 
on. aMOKOÎi roiibCbJ, xasio^T.eiiHbix'b n Btcuiixi. nouiJiiiix>, ocbMim- 
'laro, no.taxn aa nponoai. xonapoBX. , ^eue/Kiibixi. coopoBi, iia npu- 
cxaHaxx. ii xoproEbixi> nojBopbaxx. u npo>i., bmIîcxo qero njaxiixx> 
ew;oro4Hbin oôpoK-b no naxu icynx.. TbicauKOMi, BacHjin, yno- 
ManyxoMt b7> PpaMûxt, nsBÈCxno, ixo oht> ôbi^x. suaMennxbnl Mo- 
CKOBCi.ifi caHOBiiJiKij, ]i3Ôpaunbn'î bi. Tbicai;r;ie bi 1557 h CKOU^aB- 
uiiiica Bx, 1374 ro^y, n naaBant bx> rpasioxl; ja^eio BejHKaro 
KHa3a 4"""TP'"5 Bl;poaxno noxoMy, 'ixo Cbim. ero Hnito^an vkc- 
nan. 6i,iai, na Cya^a^bcicon KnaHîelJ Mapiu, Koxopon M^a4Qiafl 
cecxpa EB^Oh-ia 6\,ijia ex. saMysKCXBlî 3a Bejni;nM'b KuascMb. ITpo- 
•lie nau.^eHHbie nepraMniuibie AOKyiueHXbi, 4aHce no xnMii'iecK0MX> 
BoacxauoBvieHiu ôyKBi, «luraioxca ne biio^hT., a aa ^pynixT. BOBce 



— 59 — 

HcnpHMlJTHO c-it.,j,oox niici.Ma. Bct or'ii paa^fijnroxcfl na l^paMoxbi, 
10pn,4ii'iecKie aiîTi.! ii Bi.iniicii ucHSBlJCTHaro co4opiKaiii/i. ao- 
ctohhctbU hxx bt. ap\coyiorii'ieci;OMT. OTHomeniii 40^w.uo 3aMlJTHTb 
c.ii>4ytomee: 1. Mbi aiia^ii AoceAb ne 6oxte luecTii iiojjiiiinLixx 

FpaMOTT. ^"^"'TP'" 4*"'<^''^''0 " TaK7> BilOBb OTI.pbITbI/l yMHO- 

/KaH)T7> "IIICJO 113Bi;CTUMXT>, U O.IUa 113T. HnXT. M0/i;eT1> C'IHTaTbCa 

4eB/iTMMTb ^OKVMCUTOjn. BT> p/My iiHcaHHbixTï Ha xjoii'iarou ôyMarij. 
2. lOpiMii'iecKie aicTbi ci. ne«iaT>iMH cocTaB^aiOTi. naiH/iTnnKn Pyc- 
CKOH CopamcTiiKn ii npiiMtqaTe^i.Hbi KaKi oôpaaubi noqepKOBT. 
XI\' CTOJiETi/i. OT^'tjeHÏe Pyccb-aro asbiKa ii CjOBeciiocxH iio^o- 
muAO HanewaTaTb bi. ii34aHiax'b Apxeorpa«i>ii'iecKOu KoMniucciii 4Bt> 
TpaMOTbi 4"MiiTpifl 4oHCKaro, a npnroTOB^ennbie chiimkh ex npo- 
'firxT. aKTonb h ne'iaTefi iiOMiiCTiiTb bx BiOvijeTeiilî Aita^eMiH Ha- 
yia. , lUH B7. JrKypHaali MimiiCTepcTBa HapojHaro IIpocBliineHi;!, 
Ha «iTO r. MiiHiicrpi. u IlpesH/^CHT-b Aba^eMin iicxo4aTaHCTBOBajT> 
Bbico4afiuiee coii3BO.ieHie. Ilo.ipooHan sanucua, co^ep/Kamaa bt, 
ceôr, oiiHcanie h H3i>>icneHie toio, 'iro npe^CTaBjaiOT'L aaii^euHbie 
HCTOpn'iecKie aFCTbi, npeHpoBOJ^^CHa Ox^njieHieM'b kx F. YiipaB^a- 
loineMy MiiHiicrepcTBOMX HapojHaro IIpocBt.uieHia. 4^06 1137, 'lacr- 
Hbixii JK»4etî orHomeni/iMii cboiimii or»pamajncb kt. Oï^-fijeHiio, iiep- 
Bi.iîi o6i> ii3Ml.rieHiH o^non 1131. rpaMMaTH>iecKHXT. *opMT> npn^a- 
raTCJbHaro, a Bropoft ci. npocKTOint KOHKypca AJiti co'uirieuia Pyc- 

CKOH FpaMMaTnKH. Ho KaKT., no 0T3bIBy MoCKOBCKOH fipeiueHHOH 

KoMMHCcin, npe^^araeMaa nepeMt>Ba ne cooTBt,TCTByeTT. 4yxy Pyc- 
CKaro fl3biKa, a AAa cocTa3ania co'miiuTejeH ecrb npu AKa4eMin 
HayfCT. Konh-ypcx; to oua npe4CTaBjeHia h ocraB^enbi 0T4T>jie- 
iiieMi> 6e3T> 4a^bHl;Huiaro 4BiiHîeHifl. IIo npe4JovKeHiio F. Jnpa- 



— 60 — 

B^flioiqaro MiimiCTepcTBOsn. Hapo^Haro npocBtmeHia HcnpaBjfiKi- 
iu,euy 40JHxH0CTb r]pe4Cl;4aTeJhCTByiorqaro , Oi^UjeHie no^yqnjo 
lia pancMOTptiiie pyKoniici., 0041. HasBaaieM'b: CoKpameHHa/i Pyc- 
Cha/i FpaMMaTHKa, commeHua/i A. Boctokobf.im'b. DoqerHbiH ïïjem» 
.loôairoBT., no nopyiCHtio 0T4i;jeHia, C4l;jaj'b Ha Hee aaMr.qaHhi 
ir npe4CTaBHJT. nxi. OT4l3jeiiiio, KOTopoe uxi, 04o6piiJio, h aBTopi. 
C4tjajn> no hhmt> usMlsueniH bt. counneuiii. 3anncKa Ho-ieTnaro 
^Liena yloôauosa et 40HeceHieMt 0T4fivienia npenpoBO>K4eHa h-h 
Ero CiflTe-ibCTBy. 

Bx 4onojHeHie oqepi.a 4lJ/iTejLH0CTu 0T4l;jeBia Ha4o6no yno- 
M/inyTb o iiUKOTopbix'i. ero nopyieninxi, ^i^ûcTBHTejbHbiM'L ii Ho- 
lexHbiM'L ^jenaMt ero, laKHce AKa4eMnKaMT, 4pyriix'b 0T4lîjeHiH 11 
'lacTHbiMi. .iimaMT>. Beai. ariixi nopyqenifi hcbosmo/Kho 6bUO pr.- 
muTb cneL(iajbHbixii *uJOJorH"iecKnxx BonpocoBt, KOTopbie Tpeoo- 
Bajii cojlîilcTBifl Aau,!,, nocBaTiiBinnx'B ceô/i nayieniio 04Hon kh- 
Koù Hn6y4b HayKii hau HCKyccTBa. JfKe^aa 40CTaBnTb oôxflcnuTeJb- 
HOMy Tehcxy CjOBapa 6o.il;e e4iiHCTBa u BUpuocTii, 0T4r,4eHie 110- 
pyia^io AKa4e.MiiKy BocroKOBy paacMaTpnBaTb nUKOTopbia rpasiMa- 
TiiqecKifl VK.iouenifl, h no Bbiciyuianin ero Mntiniil qacxiio yvi;e 
BOcnojbSOBajocb umh, a qacTiio naMlipeiio BOCiiojbaoBaTbca bt. npe- 
4ncJ0Bin kx C^OBapio CBoeMy. IIoqeTnbnTf '^Liern. FpuropoBnqb, no 
OTHomeHiio 0T4'CjeHifl, BbisBa.ica co4i;iicTBOBaTb ewy ouxacHeaieMij 
ET. C^OBapi; TfiXT. cjOBt , KOTopbia ynoTpeônxe.ibHbi xo^bKO m, 
ii3amHbixT> iicKyccxBaxx: }KHBonucH, Baaiiin, 304qecrBl;, pC3b6u na 
KaMHax-b H MexajjaxT.. Ji,.ia cooopa/Kenia ero, Ox4l3jeHie npenpo- 
B04njo KT, HCMy coôpanie cjobt., ynoxpeônxejbnbixii bt> naamnbixT. 
iiCKyccxBaxT., ci. nxi. oôiacuenieMi, cocxaB^ieHHbiMT. 110 nopyqeHiio 



— 61 — 

6i>iBuiei'î PoccincKOJÎ AKa^esiin ^tiicTBHTeJbni.iMi) CTaTCKnM7> CobUt- 
HiiKOMX CanovKHiiKOBbiMi,. ITo'ieTHbiH R.ieiix. ûrju^eiiifl Coko- 
^OBi., reHepajT.-Maiopiï l'opHhixi, lÏH.tceHepoBT., iiai.aBnjTi corjacie 
yiacTBOBaTb bt. oôtacHeniii cjobt. h BbipavKeHiii, BCTpb'iaiomiixca iic- 

K^KlIIITCJbHO BT. FopUblXX HajKaxX. ErO Hl.lCOKOnpeBOCXO^^IITejbCTBO 

A4Miipaji. n. H. PiiKop^T' npo,ioj/ï:aeT7, ci, xaboio ■rf.e peBnocxiio 
V'iacTBOBaxb Bi> oÔTiflCHeniii Mopci.Hxf. TepriiinoBi), ex iraKOio roxOB- 
Hocxiio Bbi3BaJCfl OHx Ha 3X0 cojXncxEie Oxjt.jeHÎio. Sûo^oniiecKifl, 
anaxoMii'iecKi/i h <i>ii3iojoriiMecKi/i cxaxbii Pyccuaro C^OBapa xpeôo- 
BajH yqacxia tPiiaiiKo-MaxeMaxnqecKaro Ox4T,jeHia, Koxopoe nopy- 
HaAO npocMOxpx ciixx cxaxen Op^iiaapnoMy Aba^eMni.y BpaH4xy. 
IIo ero npe4CTaB.ieniio Pe4aKxopbi C^oBapa, 4Ja coBepmeHcxBOBania 
3T0Û Macxii, npe4BapHxejbHO paacMaxpiiBa^ii 30orpa<i>iK) ITa^jaca, 
Koeû peecxpx, cocxaBjeHHbifi Op^iiHapribiMX AKa4eMnK0MX BapoMX, 
3aKJK»»iaexx bx ceôlî MHOa.ecxBo iimchx xyscMUbixx u 3aiiMcxBO- 
BaHHbixx PyccKnMH oxx 4pyrnxx iiapojOBx. OpjiiHapnbie AKa4eMHKn: 
BiimneBCKift, BynaKOBCKiîi, Feccx, u A4XfOHKxx Mefiepx, 
Ka'<K4biu no qacxii nayKn , hmx oopaooxbiBaeMoîi, paBHbiMX oôpa- 
30MX, no nopyieHiK) Oxjt.ieHia PyccKaro asbina h C^iobcchocxu , 
yqacxBCBajH bx ncnpaBjeHÏii yienbixx xepMiinoBX C^OBapa. Ha4- 

BOpHblH COB'UXIIIIKX Pe3B0Û, n3BXCXHbm jHOÔOBÏIO CBOeiO KX. Mysi.i- 

kX, KOxopyH) nsyjaexx onx n xeopexiiqechn n npaKxn'iecj.u, upa- 
rjamenx 6bijx 0x4XjeHieMb kx yiacxiio bx oôxacHeHiH xepMunoBX, 
Kacaiomnxca axoro ncKyccxBa. Ohx co bcXsix ycep4ieMx npimajca 
3a nojesHoe n croAb hoboc y nacx 4T>jo. CpaBHHBaa ©ôxacHenia 
My3biKajbHbixx xepMHHOBx, noMXu^euHbia bx C^OBapX <I>paHi^yi^CK0H 
AKa4eMin, ex HbiuXniHUMX cocxoaHieMx xeopin My3biKH, onx yBU- 



— 62 — 

vtiAT> 40 Kai:oft creneHH 6r.iJ0 6u\ ne^ocTaToquo axo nocouie 4ja 
lOOpocoBtCTHaro iiciio^HCHifl 4lJja. H TaicT. oht. ptuiiuca BMl;cro 
j,gpgpaC)OTbiBaHia CTaTefi, BHeceHni.ixi. bt. KoppeiJxypnbie ^ijctli na- 
uiero CjOBapa, nocTenenao cocTaejaTb 0t41;ji>hi.iû C^ouaph mj- 

SblKH KOTOpi.lfl, KT> ÔOJbUIOMy y40BOJbCTBilO 0T4'ljJeilia H KT, 06- 

mefi nojbsu PyccKHX'b ^iiTepaTopoB7> , F. PesBou ya^e ycnu^t koh- 
qHTb H npe4CTaBHJ'L BT. OTaUJCflie. BoTi, , qxo Me».-4y iipomiMij 
CKasano iimi> 061. 3tom^ Tpy4'l3 bt. ero nucbMl; m. T. npe4Cl34a- 
xe^bCTByioiuieMy 0T4tijeHia: „l. Ho BCl;»n> oxpac^/isn, iipocBtiueHia 
cvmecxBVioxT. BT. ôo^biucMi. HJH MCHbmeMX iisoôiiJiin na Pycci.o!»n, 
H3biKlî xeopexH'iecicia coHiiHeni/i. llo 04HOH xoJbKO My3bii;1>, nain. 
BT. xy40;KecxBeHH0Mi>, xai;T> 11 y^enoMT. oxHoiueHiii, asbiKT. Haïui ne 
iiMtexT. no'ixn HiiKaKiixT. npomibixT. ocHOBaHÏH. ïo, mxo 40 ciixt. 
iiopb 6hiJio ii34aBaeM0 no axoii qacxw , co4TjncxBOBaJo, mo/Kcxt. 
6bixb, KT> B04Bopeiiiio H pacnpocxpaneHiio nouaxi» MysbiKajbHOMT, 
HCKyccTBT. BT. HaïucMï, oxciecxBt. ; HO PyccKaa xepMiiHOjoria My- 
3biKii, no4aBjiieMaa Bbipa^KcniaMii, n oopsiaMii 3aiiMCTB0Bai]nbi)iii 
6e3T. pasôopa y tPpauuysoBT., HTajianu(eBT. n Ht.wuieBT,, Hepli4i;o 
BOBce necBofiCTBeHHbiMii 4yxy Haïuero asbiba 11 34paB0My CMbic^y, 
iiojyiu^a Kaboe-TO qy40BiimH0e 6e3o6pa3ie 11 Heonpe4t.^iiTejLHOCTb. 
4Ba BCCbMa xopomie My3biKaHxa MoryxT. iio-PyccKH roBopiixb o 
MysbiKaJbHOMT. npe4Mext;, iimt. oôoiimt. coBepuicHHO soaKOMOMx, h 
ne noHiiMaxb 4pyrT. 4pyra, e4DHcxBeHHO no Hecxo4CXBy lep^nmo- 
joriîf^ KoxopbiMT. KaH;4bn1 ust. uhxx cj'MyPTT.. 2. llo oxBJe>ieHHO- 
CTH My3biKaJbHbixT. noHaxiîi , xaiîT. Kai.T. ohh oxnocaxca kt. nchyc- 
cxBy caMOMy ii4ea.ibH0My, OKasbiBaexca nHor4a 3axpy4HiixeJbHbiMT. 
C4lijaxb KpaxKoe onpe4liJCHie Kanoro ju6o CJOBa no 'lacxn uy- 



— 63 — 

3f.iKii 6e3ij iiticoToparo oiiiicaTe^buaro ^onciiieni;! ii.iii oôx/icneiii/i. 
ô. Pycci.ie nMliK)'n> ôo^buiyio nahvioiiiiocTb, jmomjho 4a>Ke cKaaaTb — 
Bpo>K,^cllHyIO CTpacTb UT, My3bii;l;; iio no iie^ocTaTKy caori, ne Bce- 
r^a MoryTi. BbipaanxL na po4iiOMT> MSbiKK to, hto oiih qyccTsyiOTX. 

ROTT. npii'lllllbl , 110 KOTOptjlM'b MHt Ka3a^I0Cb npOCTUTe^blIblMT. 11 

^aïKc nyinnLiMT. (npo^oJHîaer'b F. PeaBon) ,ioiiycTHTb Bt PyccK0M7> 
C^OBapl; Hfici.o^bi.o, xoxa h BecbMa ne3ua'inTejbno, Gojbiuyio ii«- 
^pooiiocTb npii oo^xnjiK'h c^obij, OTHocamiixc/i kt. My3biKli. Biipo'ieM7> 
Il iici.a^x no B03M0'/t;H0Cïii iisÔiiraTb iis^oiKCHÎH 3HuiiKjioneAH'ic- 
CKaro H 0015X1. Booôme ii3jiiuihiix7. no^poÔHOcren. /[au ycTpaneHi/i 
HlîKOTopbixT> nouTopeniù , 6e3T. iiojbSbi yBe^HMiiBaiomiixn o6i>eMT. 
coiiHHeni/i, a CTapa.îc/i, r^ii OKa3biBa^ocb y,^o6HbIM^., coBOi.yn^aTb 
Bi> 04Hy cxaTbio Dce to, 'ito mo;i;iio 6bi.io kt, neii othcctu, ue 
pa34poôjfl/i Hanpacno npe4MeTa, orpannMiiBaacb noTOM7>, bt. cbocmt. 
MliCïlj, o^nlîMH ccbMKaMii na xy cxaTbio. Ho axOMy xoxa 'incio 
CJOBX no MysbibaJbnoH qacxn, nppjiio^iOîKenubixi. mhoio 4^a bk.ih)- 
lenia bi C.iOBapb, npocTnpaejcfl 40 750; ho, sa HCbMto'ienieM-b" 
ccbijiOKi,, 3T0 «iiicjo e4Ba AU 3Ha4HTejbno npeB30n4eTi. 500. Mno- 
HcecTBO CJOB-b, BecbMa sa/KHbix'L 4.i;i cnei;ia.ibHaro doBapa luysbiKH, 
Mat icasa^iiicb neyjit.CTHbiMH bx PyccKOMT. CjOBapu, n noTOMy iMHOto 
coBepuieuHO nci.MioicHbi " 

Bt HbiHliiuHeM'L ro4y, no npe4CTaBjeniio 0T4l;.ieHia PyccKaro 
flSbiKa II doBecuocTii , o6u^lM'I> coôpanieMt AKa4eMiii HayKi. onpe- 
4l;jeiio nc'iaxaTb bi, en IIcxopHKO-<I>iiJOJorn4ecKOMT. BiojJieTeHlj, 
B-b BH41; npiiôaBjenifl , rpajiMaxH-iecKia cxaxbii EpeMennoù Mo- 
CKOBCKOH KoMMiiccin. ITepBbiMi, onbixoMT. axoro npnôaB^/ieHia ôbiJia 
cxaxbfl 0p4nHapHaro AKa4eMnKa 4^i^i>M0Ba. Ona co4ep;i;HX'b ero 



— 64 — 

ji3CjiT>\0BaHifl MtCTOHMeiiiax-b Booôme ii o PyccKHxi. bt. ocoôch- 

HOCTH. 

KoMMiicciio AJiA ^pe/^BapnTeJbHa^o WTtmn o6xflcnaeMbix'i> cjobx, 
ne B0iue4uiHXT. Kh maTcpia^bi C^OBap/i, naqaTaro PocciflcKoio Ana- 
^eiuieio, cocTaBjajn tIî caMbie ^^chu 0T,4l>jeHia, KOTopbie BbJSBa- 
AHCb ripo40J/KaTb aarOTOBJeHie siaTepiajOBt. B-b xeieniH ro^a 3acli- 

\A\\n\ KoMMHCCi» 6bM0 COpOKT. 4eBflTb. Bt HUXl UpOMHTaHbl 11 

pa3CM0TptHbi 40 KOHMa BCB cJOBa, BaMMHaiou^i/ic/i ôvbBaMn: 0. TI 

„ X. ^.Jleu■b KoMMiicciii, 0p4iiHapHbiH AKa4eMiiKb Boctokobi, 

oopaôcTa^n. u npoqHxajii Bi. aacMauiaxT, KoMMHCciii 1,204 c.ioBa. 
^jieHi. KoMMiicciii, 0p4nHapnbin AKa4eMBK'b IIoJi'IiHOBX npuroTo- 
BiiJi. Il npoquraji-b bt. 3ac*4aHiflxi, en 1,410 cjobi,. H^chomt, Kom- 
siHCciii, IIoqeTHbiM'b ^I^eHOMT. 0T4iîjeiria ^oôaHOBbiMii npo-iiiraHO 
6'274cJOBa. ^IjeH7> KoMMHCciii, Ho'ieTHbiH ^I^em. 0T4'JîjeHi/i Dpo- 
Toiepeû KoqeTOB-b npoquia^t 433 cjOBa. ïaitHM'L oôpaaoM'b Kom- 
Mncciii o6pa6oTaja HOBbixi. cjob'b bt, TCieiiiii ro4a 9,321. 

nepexo4a K-b lacxiibiM'b saHflTiflMt bt. oôjacTii Pjcckoh auth- 
paTvpbi ^JCHOBT. 0T4T3.aeHia Bt 1843 ro4y , Hax04nMi , vio hc- 
ndHCHie Hxt o6mHx% o6fl3aHHOCTei"i n B03.iovKenHbi/i na hiixt. 4py- 
riji B-b rocyAapcTBt. 40.1/icHOCTii ne coitciiMi. BOcnpenaTCTBOBajH niwb 
40CTiiraTb \x\iMi 0T4lî^eHifl, yKa3aHHon bx 17 n 18 §§ Ho^iO/Keiiia. 
0p4HapHbiH AKa4eMnia>, BbicoKonpeocBflmeHHbifl <I>HJiapeTT., 
MiiTponojiirn, MockobckIii , bt. ii34aBaeMbix'b Mockobckoio 4yxo- 
BHOK» AKa4eMieK) TBopeniaxi» CBflTbixT, Otiicbi., noMtCTJU'b Ht- 
cKOJbKO CJ0BT> , OT.aH»iaiomnxca BbicobiiMi. xpHCTiancKiiM'b 401-Ma- 

TH3M0MT. II KpaCHOptuieM'b yB^aCKaTC^lbUblMl.. PaBlIO OÔpaSUOBblMI. 

iipoii3Be4eHieM'b MOîKCT'b no^iecTbca Pb'ib ero ki coôpanubiMx hst. 



— 6.5 — 

6e3cpo4Haro OToycKa 60111131»%, npoiiSHecennaM bt. Bi.ico'iauiiieMT. 
Ero lÏMnEPATOPCKAro Be^hiectba iipiicyTCTBni '2-ro OKTflôpa 
cero ro^a. 

4pyroH 4apoBiiTi.iH qepKOBHbiH mmn Hauix, Op^uHapHbiiT: Awa- 

4eMHK7., IIpeOCBflmeHHLlH HHHOKCHTili, EniICKOn'L XapbKOBCKiîi 

H AxTLipcKiû , AOCTaBHJx BX Ox^UjeHie OKseiunjflpx naneqaTaH- 
Haro HMX eaaiyaTejbHaro coôpaHiH Caoôs ks BoAOzodcKoû nocmen, 
npii cjix^yioiqeMX CKpoMHOMX OTHOiueHiH aa hmh F. IIpe4clî4aTejii>- 
CTBy lomaro : 

„HecTt HMl>io npe^CTaBHTb Baïax KHHHîKy Bojroro^CKaro 11341;- 
A\a. JnrepaTypHoe 40ctoiihctbo en TaKX ueBc^iiKO, mo, 6e3x co- 
MHl:flifl, He 6bU0 6bi Hnh-aKOH noTepH ^Jia PyccKaro cjOBa, ec^n 
6bi co/iepîKHMoe eio ocxa^ocb bx HeHSBtiCTiiocTn 4,jia CBfeTa: ho 
He^bSfl 6bijio ne ycTynuTb ycHJbHOMy îRejaniK) Bojo;«aHX HMlsTb y 
ceôfl MTO Jinôo na iiaMHTb mohxx ôesbicKycTBCHHbixx coôecu^OBaHiH 
ex HiiMH BX xpaMU Bo}KieM7>. /[jin cero, cnycTfl ro^x, eaj^eaca^io 

H3X naMflTII BOSOÔHOBHTb TO, 4T0 H BX eBOe BpCMH rOBOpHJOCb HO 

04HOM naMflTII. Kacaiocb ouxx oôeTOUTdbCTBX oa totx kohci^x, 
4a6bi Bame CiaxejbeTBO ôasltoboauavi HCKaxb bx ceû khhh«k13 ae 
KaKHXx jib6o coBepraeHCTBx h icpacoTX i^epKOBHaro BiiTiHCTBa, a 
04HHXX npocTbixx eju^OBX Moero 4ymeBHaro ycep4ifl kx npeîK4e- 
ôbiBiiiefl nacTBiî Moeu. MeîK4y xtiux hc CKpoK» otx Bacx, qxo aah 
meuH npiflTHO 6y4eTx, ecjH 40CTonoiTeeHoe 0T4l>.îeHie PyeeKaro 
Ji3biKa yBH4HTx H3X eero Ma./iaro npoH3Be4eHm, hto Coq^eex ero, 
npn Bceô 3aTpy4HnTejbH0CTii oôcTO/iTejbCTBX , bx npo40jîKeHin 
4ByxjilîTifl He ocTaBAsiA-b BOBce 4l>/iTejbeocTH na nonpHn^x cjOBa 
OTe«iecTBeHHaro." 

9 



— 66 — 

OpjBHapubiû AKa^iesiiiKi) ByTKOB-b, iipn HTeuiii IIojHaro Co- 
ôpaai/i PyccKiixi, .'ItTonuceft , Hcxopii'iecKHxi Aktobt. , Co6paHi« 
Focy^apcTBeHHbixT, rpasiOTi, ii ^oroBOpoBi , BocKpeccHCKaro n 
KeHnrcôeprcharo JuToniicueBi, h PyccKofi OpaB^M, BLiôpa^x 188 

CJOBl, KOTOpbIXT. He OblJO BT, IipOKHIIXl CjOBapaXl PyCCKHXl II 

npe^craBnJii cnncoKi. nxi. bi. Ox^ujenie 4Jfl cooômeHia no npu- 
Ha4JeH»nocTH Pe4aKT0paMx C^OBapa, ofioraTHBi. cBepx-B Toro 061,- 

flCHeHÏflMU II npilMUpaMU HfiKOTOpbl/I CTapiIHHblH CJOBa, He BnOJIHt 

na-bacHeaBbi/i npevKHusin iis^aTc^aMii C^ioBapeu. 

Op/lUHapHblH AKa4eMHK'L BoCTOKOBt, CaepXl nOCTOAHHblXX B1> 

npo40jiaceHie Bcero r04a saBaTiù €800x11, KOTOpbia, Kaiît Ha Pe- 
4aKTopa II TOMa C^iOBapa, Boa^oacesbi ôbuii na Hero OTAt'Jtenieyi'h, 
cocTaBnji. aasilHaHia na CTaxbio AKa4eMUKa 4^Bbi40Ba: O MTbcmo- 
uMemaxs, u bi. ncnojHCHie nopyiCHia AKa4eMin HayKï, koh^hjh 
neiaTanieMï. OcmpoMupoeo EeameAie, npHCOBOKynnBi. kt. ero 113- 
4aHiio 1) rpeiechiû no4JnHHQirL, 2) TpaMMaTuiechia npaBiijia Cja- 
BaHCicaro aabiKa, nsB^eqeHHbia nat stou 4peBHl5i"iineH pyKOnncu, 
5) CjoBoyKasaïeJb, san JiOHaiomin , CBepxi. cjiobt. CjiaeaHCKnxx u:ît, 
pyKonncH 11 TpeMecHuxT. ii3t> n04JUHBni,a, Bbipa»;eHia uoBlsninaro 
neqaTHaro xei.cxa EBaHrejin, r4U saMlîqaeMO hmi. 6buo HUhOxopoe 
pasjtnMÏe bt. ii340'.KeHio, 11 HâKOHei^ii 4) pocniicb noMl>uj(euHbixx bi> 
OcxpoMiipoBOMT. EiiaHrejiH qxeHiii no EBaHrejucxasu. Cb yKaaaai- 
CMx aa jncTbi pyKonncn. HoaBjeHie axoro yqcHaro h bo scËxii 
oxHouieHiaxx -HoôonbixHUHniaro ii34aHia cocxaBiixx. anoxy Vh Hc- 
xopie PyccKOÙ ^njo^ioriii 11 CjaBaiiCKOÛ FpaMMaxuKii, n; 

0p4nHapHbio AKa4eMnK'B /KyKOBCKiù, K&Kh ii3b1îcxho hbi ero 
nHCbMa, Koxoparo oxpbiBi.n naneqaxaHbi Pe4aKxopoM'b CoBpeMen- 



— 67 — 

HHKa Bx XXXII T. ero iis^auifl, npo.^oju.aeTt samiMaThcn nepe- 
B040M'L 04nccen FoMepa. Oht, npeAnoAOAiuAi, coxpamiTi. ux cuo- 
CMX Tpy4ii paaMiipi. nOAJiunHiiKa n — cicojr.KO movkho — camyio 
npocTOxy paacKaaa 4peBHnxi.. B-l roMt ine roMii CoopeMenniiKa 
Hane'iaTaHa noBUCTb bi> CTHxaxT>: Mammeo ii 0aAKOHe, nepeee- 
4eRHafl Bt HbiHUniHeMT. ro4y /KyKOBCKiiMx nai. UlaMiicco. 

0p4nHapHi.iu AKa4eMnKX Miixaû^OBCKiH-^aHnjieBCKrH 40CTa- 
BUJ7. B7. OTjiii.Teiiie CBOii aaMtqania iia oôx/iciienie BoenHi.ix7, Tep- 

MIIHOBT. BX nepBblXT» TpCXT. JIlICTaXT, I-FO TOMa CjOBapfl. Om, 113- 

AO-A-h BT, 1845 ro4y KHiiry bt. 4Byx'B qacxaxx, no4T. HasBaHiesn,: 
Onucauie Typeu^oû eounti es i^apcmeoeame HMnepamopa AjieK- 
candpa, ce 1806 do 1812 soda, no BbicouaûuieM/ noeeATbHÏw co- 
uuHCHHoe, u TpcTbiiMi n34aHieM'L Hane'iaTajTb: Onucam'e omeue- 
cmeeHHOu eouHbi 1812 zoda, TO>Ke no BbicouaûiueMy noeeATbHÏio 

COUUHCHHOe. 

0p4nHapHbiH Aica4eMHK7> IIjieTneBi., saHOMaBuiificfl no nopy- 
qeHÎH) 0T4lî.ieni/i KaKx Pe4aKT0px I-ro xoMa C^oBapa, kohiii^ix 
CBepxx Toro neqaTanie XXIX, XXX, XXXI ii XXXII tomobx 
CoepeMCHHUKa , ejKeM'ficfliHaro CBoero 1134301». 

0p4iiHapHbiH AKa4eMnKX ITojIîhobx, Pe4aKTopx xaKîKe I-ro 
X. CjOBapa II Ijchx KoMMiiccin, npe4BapnxejbH0 pascMaxpnBaio- 
mefi Maxepiajbi C^OBapa, BHOCHMbie bx Ox4l3jieHie , oôpaxHjx bx 
HbiHliuineMx ro4y ocoôeunoe BHiiMaHÏe iia nonojHeHÏe xcKcxa npeîK- 
HHxx C^OBapeft PyccKHxx. 3,Aa axoâ ltIjjii nepeqiixbiBaa ^VxoBHyio 
Bwia4iiMipa MoHOsiaxa, npHM-fi'iaHifl kx Ilcxopiii rocy4apcTBa Poc- 
ciîicKaro, Oniicanie 04e>K4bi u BOopy;KeHia Poccïûckhxx boûckx ii 
ocoôcHHO iisyiaa ^epK•OBHO-CJaEaHCKOù asbiKX MtCflqHOH Miihch, 



— 68 — 

OHT. co6i»a-ii. HOBbixi. cjobtj 4Ja CjOBapii 689, ii o6oraTiu7. I37 
npiiMiipaMii CJOBa npeiicuifl, noMmjneHHbia 6e3-h ^ocxaTOiHbixt o6i- 
flCHeaiH. OrAtiJieaie naana'iHjio , Mxoôbi PejaKxopbi Bocrio^baoBa- 

ilHCb BMH. 

0p4iiHapHbiû AKa4eMHh'b ilsbiKOBt, Ha KOToparo B03jio»:eHO 
cocraBjeHie npoTOKOJOBT> 3acT>4aBiH OT4l3jeuia, paBHbiMX oôpaaoMii 
cojlîHCTBOBajx nono^Heuiio Cjosapa PyccKaro, ope^cTaBiiBi. iisi. 
CTapHHHbixT> naMflTHHi.OBi. Cjobcchocth uameH MHorin Bbipaateni/i 
BeH3BtCTHbia , njii ocTaBaBuiiaca ôeat HajjejKamaro oôiacHCHia. 

A^-biOHKTi Bepe4HHuOBï., Pe^aKTopi. Il-ro T. CjOBapa, npe4- 
CTaBiMi 0T4lî4eHiio pascMOTpUHÏe CTaTbn Anaje-MiiKa 4aBbi40Ba: 
MtCTOHMeHiaxt BOo6u4e h o PyccKHxt bi. ocoôenHOcxH. Ho nopy- 
leaiio 0T4ljj[eHia oht. cocTaeiux CHCTeinaTiiqecKyio pocnucb Pyc- 
CKHXT. KHnrï. H ôpoimopi., Bbiiue4mnx'b bt. cbUti. bx 1842 ro4y. 
11041 pe4aKqieio A4xioHKTa Eepe4HUK0Ba Bbiiue^n. bt. cBtTX bto- 
poH TOMx IIOviHaro CoôpaHia PyccKHX'L JlîTOniiceu, bt. KoxopoMt 
aaKJioqaexca UnaxieBCKaa J-Ëxoniicb. Oea HaneqaxaHa no xpoit 
cnHCKasi'L H cocxaBjaex'b 4peBHliHmiH h e4nHCXBeHHbJH namaxHHKTj, 
coxpaRnBiuifi 0x1. aaÔBeHÏa 4Uja Hamuxx npe4f;oB'b bt. nepio4i 
caModbixHocxii Pocciii 40 ncKopenia ea MonrojaMii 11 Jhxbok). 
CBepxTi 'xoro, no SBanito r^annaro Pe4aKxopa Apxeorpa<i>HiecKOH 
KoMMHcciu, OHT> npuFOxOBjiaeT'b Kl nciaxaBiio: 1) IlepBbiH xomi 
Ilo-ïHaro Coôpania PyccKiixx. jlfixonuceû, bi> KOxopoMt aaKjioia- 
loxca: a) EpeMenanKi Hecxopa, pa34ljaeHHbiû na xpa xcKcxa, 4peB- 
HÏH, cpe4Hiû a noBbnl, ii CjiHueHHbiû no 58 cnucKaMii, b) n npo- 
AOAiKeme JaspeexicBCKOû Juxonncn ; 2) HepBbiû xomx. ^ono-iae- 
HÏH Kt AKxaMi. HcxopnuecKHMt: bx ceû KHar* noMUmenbi 6y4yxx 



— 69 — 



Ba>KHbie naM/iTHiiKn HaïucH IIcTopiii h 4iinjoMaTiiKn, Hamma/ï c% 
YcTaBa BjajHJiipa o Itepr.OBnoMi, cyju no cnncKy Co*iHCKaro Ho- 
MOKaaoua XIII BUKa 40 aKTOBT. CMyxHaro nepio4a, HaiMeuHbixT. bt. 

rOCy^apCTBCHHOMX CTOKrOJbMCKOMT, apXHB'U II OÔl/ICBfllOmnXT. a4MH- 

HucTpaqiK) HoBropoja Bt xo Bpesia, Kor4a ohx ci. 1611 no 1614 
ro^Tb sanar-h Ôbui. IIlBe4aMn. 

A^^iOHKxt PosÔepri bt. ntiHUmneMi, ro4y Haneqaxaji hnnry: 
ChiepKs Bceoôwteu Bcmopiu 4peeHmo uipa. 3xo coHunenie ecxL 
nj04^ ero ycn-feuinaro npeno4aBaBi/i Pyccharo /isbiKa h Cjobccho- 
cxH Bi. 4epnxCKOM7. yHHBepcHxexiî, Koxoparo Cxy4eHXbi, no4'b py- 
K0B04CXB0MT, Hpo^eccopa, nepBbn-r noKaaajn onbixi,, KaKi. ohh 
Bja4T,K)Ti ne npHpo4HbiMi. >i3biK0Mi, o6pa6oxaBT, na neinT. cxo^b 
saMUiaxejîbHoe npoH3Be4eHie. 

noHCTHbie q^enbi: IIporoiepeH Ko^exoBX, Pe4aKxopi IV-ro 
T. CjOBapa H q^eni. KoMMuccin npii 0x4l;jeHiH, n ^UHcxBnxejb- 
Hbie Cxaxcide CobUxhhich: Sazopcmu, n Kpacoecmu c04i;HcxB0Bajn 
ycnlixy rjaBnaro npe4npi/ixifl Qxxt.Atmsi ne xojbKO npnroxoB^e- 
aicMi oôiflCHCHia cjobi. 44a ^xenia bt. 3acl34aHiax'b , no u 4ocxa- 
BHJH npoqnMt Pe4aKxopaMi. no npHHa4JeîKH0cxH SHaHiixe^bHoe ko- 
jnqecxBO BbipajKenifi, npe5K4e nponymenHbixx. bt. CjOBap-c. Hoqex- 
HbH"i q^ent KpacoBCKiîf nporaxajx bt, Ox4l3JeHiu 437 cjobt„ 
oôpaôoxaHHbixTi hmt. bx HbiHUuineMT, ro4y. 

noMexHbiH q^eex JoôanOBT., Pe4aKxopT. Ill-ro x. C^oBapa u 
Ijeni KoMMHccin npn 0x4lîJeHiH, CBepxT. aanaxin cBonxi. no cbmt. 
oÔaaaHHocxnMT,, BnecT. bt. 0x4'CjeHie cboh pasÔop^ cxaxbn AKa4e- 
MHKa 4aBbi4oaa: laihcmouMemu. 



— 70 — 

DioMeTHbni ^Aea■h IlepeBomuKOBi. npiiHUMa^i. 4i;flTejtnoe yqa- 
CTÏe Bi. HcnpaBjeHiii KoppeKTypHi.ixT. juctobi. C^oeapa, AOcraRAnn 
OT^UJCHiio CBOH Ha HHxx 3aMU>iaHifl , KOTOpbi/] OHO npiinima^o ai, 
coo6paH»eHie npH cya^^eninxi, cboiixi bo Bpewfl aac'Maiiiù. 

MocKOBCKaa BpeivieHHaa KoMMiiccia, bt. npo404HîeHie ncTehaio- 
iqaro 18^3 ro.^a, iiMt>jia evi.eM-EcfliHO sacu^aHia , ncKAvmaa BaKauioH- 
Hbie Mi3C/iubi Iiojb II ABrycTT,. Bt chxt. sacu^aniaxt ^JCHbi 
KoMMiicciu coBlîmajiucb o npuroTOB^aeMbixT, Marepia^axT, PyccKOft 
ÀKa^eMiiiecKOH TpaMMaTiiKii, iiiiTa^n pa3cyw.-4eHia iio npe.iMeTaMT, 
TpaMMaTHiai ii 4pyria coiuneni/i, OTBOcamiaca kt, yieHOii PyccKon 
jHTeparyplî. 

Op^HHapHbiH Aica^cMiiKx ^asbiAOBTi HvnaA'h cjt^yioinia CTaTbii: 
1) Bosapunie aa pasBiiTie asbiKa Booôme; 2) OpraHiiiecKoe SByKO- 
oôpasoBanie; 3) CocTaBX iiMeHt; 4) 06mia cBOÛCTBa r^aroja. — 
CBepxT. Toro 0HT> npe^CTaBiiJx HjinEPATOPCKOn Aha^eMÏ» HayKx 
OxAUjieHiio PyccKaro aatuca n CjOBecuocTii paacyîK^CHie o ITpii- 
AazanieAbHbiXo ^ no oôi.eMv ii cnocoôy Il3J0H^eHia cooTBtTCTByioujiee 
oômesiy n^aay, no KOxopoMy iipe^nojovKeHO cocTaBJenie PyccKOû 

FpaMMaTHKU. 

Op4HHapHbiH ÀKa^eMiiicT. noro/tnHT. miTaJi. ii npiiroTOBiMT.: 
1) HcTopii»ieci;ia cnpaBKn oôt, loamrK 3K3apxl; BoTirapcKOMT. 5 2) 
^epHopusuU lahOBU, niicaTcilî XI BUKa, ch npnjo-KenieMX ero co- 
'uiHeHiii, aaiiMCTBOBauHbixT. \a% pyKoniicefi: a) IIoxBaja Cb. B^a^n- 
MÎpy, b) /KuTÏe Bjia4iiMipa; c) jKuTie Bopnca h Fjlîôa; d) IIocjaHie 

KTj KH/I3y ^lIMHTpiw, e) Tpn C^OBa HCHSBUCTHblXT. nponOB-È/lHHKOB'b, 

roBopcHHbia 40 MoHro^iOBT. n BCKopi; nocJlî iixi. JicuiecTBJfl. "•• 



— 71 — 

A4'i>K)HKT'b Awa^eMiii CTpoeB7> saiiinia^c/i iipo^o^itceaJejn. CBO^a 
PyccKiixT. TpaMMaTiiKT.. CBepxT> Toro, 4.1/1 neiaraeMi.ixx hmi. B1.1- 
X04HI.IX7. KHiin> ^apeH, oht> cocTauiUT. ynasaTe^i. iicTopimecKiii, 
Tonorpa<ï>nqecKiH , pea^bHbiîi 11 «nuojorii'ieci.iH. KpoM/; cci.uoin> 
Ha crpanimbi, bcu apxeo^oriiqeci.ie TepMiiin>i, BCïpuqaioiniec/i bi. 
3TIIX7. inriiraxT., cjumeubi iimt. ci> neqaTHi.iMii h niici.MeHHi.iMH HCTa«j- 
UHKaMH H oôi.acHenfci coôcTBenHbimii ero 3aM'ii'iani;iMn, Taf^-L <iro 

3TnM7> Tpy^OMX C^lîJaHI. , MOHxHO CKaSaTb., y^aiiHLIH onhiTT, 06%- 

ncHenifl PyccKnxt ^P^BHOcreii no cnocoôy, npojO",f;eHHOMy aah hpn- 
THUUsMa aasLMeaun.nn, FpnMMOMX bt, naB-tcxiion inniru ero: /l,p6B" 
uocTH TepiuaHCKaro UpaBa (Denlsrhe Rechts-Alterlhiimerj. 

A,;i.K)HKn. AKa^eMiHlIIeBi.ipeBX hsfotobhjx cj'MyJfm'i craTMi: 
1) O61. Iocn<i>'li Bojomîonn. n ero coMuneni/ixi.-, 2) Ofisopi. PyccKOH 
CjoBecuocTH Bx XII Btiit; 3) CJOB'B K^ioib Bï. O^eroBOMii 40- 
roBopir, 4) CHAH OTpnnania bi, PyccKOMi. a3i>n;lî; 0) KupH^iJU 
BtJoaepcKOMi. Csepxx Toro niui. coôpanbi MaTepiajbi PyccKoii 
C^OBecHOCTH na 2 TOJia, paeuo MHOrie MarepiaJbi 4^3 HcTopin Pyc- 
CKaro aabiKa n cjora, a npuroTOBjeHO oômee BBC^enie bt. HcTopiio 
PyccKOH Cjobcchocth. 

Ox^lJJieHie PyccKaro asbiKa n CjOBecHOCTH, npnsnaBaa no^es- 
BbiMi} yiacxie 4aîi;e nocTopoHHnxx Aau,!, m, nono^HeniH C^OBapa, 
onpe4l;jHJO Hepe4aTb no npHHa4JeîKH0CTH Pe4aKTopaMT> aah oôxa- 
CHeHÏa CMbic^a n no4Kp'Ijnjeuifl ero HpuMl^paMU coôpanie CTapno- 
Hbixi. CJOBL, npe4CTaBjeHHbix'B F. Upe4ci34aTejibCTByK)meMy Koj- 

^CHiCKHM'b AcceCOpOMX MeHqOBbIMX, KOTOpbIfl BblÔpajl OHl. n3T. 

HRurii, HaneqaTaHHbixi. Apxeorpa*Hiecboio KoMMUccieio. 



— 72 — 

TaKOBO CbJAO 4BnHcenie b^ HbiHUinHeMi. r04y pasHbix-b npe4- 
MCTOBi, Bonie4niHXT. Bt Kpyn yieHOH 4UflTeJbH0CTn 0T4iîJeHia. 
npe4CTaBJflfl CBOH OTqeTX o saHATiaxi., oho ci. yC-nyKAeaieM-b npn- 
coe4nH/ieTi, qxo ea nyin hobomt. CMy Tpy4HO 6biJO 6bi 4Uhctbo- 
Baxb TaKi. eeocjaÔHO d paBHOMT.pHO, ecAU 6bi ycuAin ero hc ôbuii 
nocTOHHHO no4Kpi>njifleMbi wîUBbiMi. yqacTÎeMT. npocB-EiueHHOu Oco- 
6bi. KOTopoii Bbicoqailme BBUpeHO Ha6jH)4eHie sa ero ycniîxaMii: 
r. Mimncrpi. Hapo4Haro UpocBUmeHi/i ci. ocoôchmok) Arnôonito 

BX041I^T. BO BCU n04po6HOCTH SaHUTUI 0T4tJeBifl , CBIMtTeJbCTBya 

TUMX nepe4'b AKa4eM0KaMn , KaKi. CMy 4parouïBHo Bce, KacaK)I^eec« 
40 PyccKaro flSbiKa, SToro aa^iora Bapo4HOH cjaBbi. 





^■X'St 



<^.sç 



RECUEIL DES ACTES 



DE LA SEAIVCE PUBLIQUE 



DE 



L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 



DE 



•^ 



SAINT-PÉTERSBOURG, 




■^ 



RECUEIL DES ACTES 



DE LA SEANCE PUBLIQUE 



DE 



L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 



DE 



SAINT-PÉTERSBOURG, 

TEHUE 

LE 29 DÉCEMBRE 1844. 

Avec les portraits de Ph. Krng et de C. B. Trinius. 




1845. 

Se vend chez W. GnAEpr, libraire, Commissionnaire de l'Académie, perspective de Jievski i^* 2. 

LEIPZIG 

chez Lêopold Voss. 



DF L IMPRIMERIE 



DE LACADEMIE IMPERIALE DES SCIENCES. 




. àint }'tm^.^t^é.t Hyt^fd.ùaet^MiM H fftfiiat: ty*MÙi.(.uyi Ju/vK^i^i JUtA , 




L.- ■ 



y. ^^yd. (S/ ///////./. ^ 



ÉTAT DU PERSONNEL. 



1845. 



ETAT DU PERSONNEL 

DE 

L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 

DE 

ST.-PÉTERSBOURG. 
EiV 1845. 



PRESIDENT: 

M. Serge Ouvarov, Conseiller privé actuel, Minislre de l'instruction publique, Membre du 
Conseil d'état et du Comité des ministres. Sénateur, Membre honoraire de l'Académie Imp. des 
sciences et de celle des beaux-arts, des universités de St.-Pétersbourg , de Moscou et de Kazan, 
Membre honoraire des sociétés savantes de Russie, Associé étranger de l'Institut royal de France, 
Membre de l'Académie des sciences de Munich, de celle d'histoire de Madiid, de la Société de 
Gôttingue, de celle de Copenhague, de l'Institut d'histoire du Brésil et de plusieurs autres so- 
ciétés savantes étrangères. Conservateur de l'université de Cracovie, Chevalier des Ordres de St.- 
Vladimir de la 1'"' classe, de St.-Alexandre-Nevski avec les insignes en diamants, de l'Aigle 
blanc et de Ste.-Anne de la 1™ classe, avec les insignes en diamants et décoré de la couronne 
Imp. 1818. 

VICE-PRÉSIDENT: 

M. le Prince Michel Dondoukoff-Karsakoff, Conseiller privé et Chambellan, Prési- 
dent du Comité administratif. Membre honoraire de l'Académie des sciences et de l'université 
de St.-Pétersbourg , Membre de la Direction centrale des écoles, Chev. des Ordres de Ste.-Anne 
de la l" classe, décoré de la couronne Imp., de St.-Stanislas de la l'^, de St.-Vladimir de la 
4"°* classe avec la rosette, et de l'ordre pour le mérite militaire de Prusse. I83S. 

SECRÉTAIRE PERPÉTUEL: 

M. Paul-Henri Fuss, Académicien pour les Mathémaliqties , Conseiller d'État actuel, D'. 
en philosophie. Président du Comité d'enseignement établi près de la 4"^ section de la Chan- 
cellerie particuhère de S. M. l'Empereur, Membre du Comité administratif de l'Académie, de 
la Société Impériale libre économique de St.-Pétersbourg, Membre honoraire de l'université Imp. 
de Kazan, de la Société miuéralogique de St.-Pétersbourg, de la Société Imp. des naturalistes et 



— IV — 

de celle d'ëconomie rurale de Moscou, de la Société Courlandaisc des lettres et arts de Mitau, 
de celle des sciences de Fiulaude, de l'Association littéraire et pratique de Riga, des Sociétés 
royales des sciences de Gôttingue , de Copenhague et d'Dpsal, de la Société Italienne des sciences 
de Modène. des Académies royales des sciences, belles-lettres et arts de Bruxelles, d'Anvers et 
de Palerme, de la Société des naturalistes de Bàle, de celle des naturalistes et des médecins de 
Heidelberg, de l'Académie d'archéologie de Belgique, de la Société royale des antiquaires du 
Nord de Copenhague, de celle d'encouragement des arts utiles d'Edimbourg et de celle des 
sciences et des arts de Batavia, Chev. des Ordres de St.-Slanislas de la V^ classe, de St.-Vla- 
dimir de la 3"°, de Ste.-Anne de la 2™ classe décoré de la couronne Imp. et de l'Aigle rouge 
de Prusse de la 2*" classe. 1826. 

I. CLASSE PHYSICO MATHÉMATIQUE. 
1. MATHÉMATIQUES PDRES. 

M. Paul-Henri Fuss, 1" Madémicien effectif. (Voy. ci-dessus). 1826. (Adj. 1818). 

M. Victor Bouniakovsliy, 2""" Académicien, effectif, Conseiller d'État, Dr. ès-sciences 
math, de l'Académie royale de France, Professeur à l'Institut des voies de communication et au 
Corps de la marine, Chev. des Ordres de St.-Staiiislas de la 2''° classe décoré de la couronne 
Imp., de St.- Vladimir de la 4°" et de Ste.-Anne de la S»» classe. 1841. (Adj. 1828). 

2. MATHÉMATIQUES APPUQUÉES. 

M. Michel Ostrogradsky, Académicien effectif. Conseiller d'État actuel, Dr. en philoso- 
phie. Professeur aux Corps de la marine, de l'artillerie et du génie, à l'Institut pédagogique central 
et à celui des voies de communication, Membre de l'Académie américaine de Boston et de la 
Société Imp. économique de St.-Pélersbourg, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la 2"^ classe, 
décoré de la couronne Imp. et de St.- Vladimir de la 4""* classe. 1851. (Adj. 1828). 

M. Maurice-Germain Jacobi, Académicien extraordinaire. Conseiller de Collège, D'. en 
philos., Membre de la Société polytechnique de Leipzig, de celle pour l'avancement des arts 
utiles de Londres et de l'Académie des sciences de Turin, Chev. des Ordres de St.-Vladimir 
de la 4""=, de Ste.-Anne de la 3"", de l'Aigle rouge de Prusse de la 3"° classe et Officier de 
l'Ordre du Danebrog. 1839. (M. c. 1838). 

3. ASTRONOMIE. 

M. Vincent Wisniewsky, i^^ Académicien effectif Conseiller d'État actuel. Directeur de 
l'Observatoire de St.-Pétersbourg, Astronome du Bureau hydrographique. Membre honoraire du 
Comité scientifique de l'État-raajor général de la marine, de la Société des naturalistes de Moscou 
et de l'Académie des sciences et des belles lettres de Palerme, Chev. des Ordres de Sl.-Vladiniir 
de la 3"* et de Ste.-Anne de la 2""" classe en diamants. 18lo. (Adj. 1804). 

M. Frédéric-Guillaume Strave, 2™ Académicien effectif. Conseiller d'État actuel, D'. 
en philosophie et en droit. Directeur de l'Observatoire central et Premier Astronome, Professeur 
émérite de l'université de Dorpat, Membre honoraire des universités de St.-Pétersbourg, de Ka- 
zan et de Kharkov, correspondant de l'Académie royale des sciences de l'Institut de France et 
des Académies royales des sciences de Berlin, de Stockholm et de Palerme, de l'Académie araé- 



ricaine de Boïitoii, de l'Institution nationale de Washington, des Sociétés royales de Londres, 
de Gottiiigue, de Copenhague et de Harlem, de la Société astronomique de Londres, de la So- 
ciété mathématique de Hambourg, de la Société Courlandaise des lettres et arts de Mitau 
et de celle des sciences de Finlande, Chev. des Ordres de St.-Stanislas de la 1", de St.-Vladi- 
mir de la 3*"®, de Ste^Anne de la 2® classe décoré de la couronne Imp. , de l'Aigle rouge de 
Prusse de la 3*"® classe , de celui de l'Étoile polaire de Suède et Commandeur de l'Ordre du 
Danebrog. 1832. (M. c. 1»22, M. li. 1826). 

M. Chrétien Peters, jicadémicien adjoint. Assesseur do Collège, D'. en philos., Adjoint 
à l'Observatoire astronomique central. 1842. 

4. PHYSIQUE. 

M. Adolphe-Théodore Kupffer, S"» Académicien effectif. Conseiller d'État, D'. en 
philosophie. Professeur de physique à l'Observatoire normal du Corps des mines pour le mag- 
nétisme terrestre et la météorologie, ainsi qu'à l'Institut pédagogique central et à celui des voies 
de communication, Conservateur du dépôt central des poids et mesures, Membre de la Section 
de Statistique du Conseil du Ministère de l'Intérieur et du Comité scientifique du Ministère de» 
domaines, de la Société niinéralogicpie de St.-Pétersbonrg, de celle des naturalistes de Moscou, 
de celle des naturalistes et médecins de Heidelberg, des Sociétés géographique et météorologique 
de Londies et de celle d'encouragement des arts utiles d'Edimbourg, Chev. des Ordres de St.- 
Vladimir de la 4""" et de Ste.-Ainie de la 2""" classe. 1828. (M. c. 1826). 

M. Emile Lenz, 1" Académicien effectif. Conseiller d'État, D''. en philosophie, Directeur 
du Cabinet de physique, Professem' ordinaire et doyen de la faculté des sciences physico-mathé- 
matiques de l'université Imp. de St.-Pétersbourg , Membre correspondant de l'Acadcnne des 
sciences de Turin et Membre honoraire de l'Association physique de Francfort s. M., Clinv. des 
Ordres de St.-Anne de la 2'*°, de St.-Stanislas de la 2''* et de St.-Vladimir de la 4""' classe. 
1844. (Adj. 1828). 

S. CHIMIE GÉNÉRALE. 

M. Germain Hess, Académicien effectif. Conseiller d'État, D'. eu médecine. Membre de 
la Section de Statistique du Conseil du Ministère de nntérieur, du Comité scientifique du Corps 
des mines. Professeur à l'hislitut pédagogique central et à celui des mines, Membre honoraire 
de la Société cantonale de physique et d'histoire naturelle de Genève et de la Société des phar- 
maciens du nord de l'Allemagne, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la 2""' classe décoré de la 
couronne Imp., de St.-Vladimir de la 3"", et de Su-Sunislas de la 2""' classe. 1834. (Adj. 
1829). 

M. Jules F|ritzsche, Académicien extraordinaire. Conseiller de cour, D'. en philosophie. 
Membre de la Société Imp. des naturalistes de Moscou, de l'Académie Imp. Lé»poldine de Bonn, 
de la Société des naturalistes de Hambourg et de celle des pharmaciens du nord de l'Allemagne, 
Chevalier de l'ordre de St.-Stanislas de la 2''* classe. 1838. 

6. CHIMIE APPLIQUÉE AUX ARTS ET MÉTIERS ET TECHNOLOGIE. 

M. Joseph Hamel, Académicien effectif Conseiller d'État actuel, D^ en méd., Membre de 
la Société Imp. écouomique de St.-Pétersbourg, de celles des naturalistes, de l'économie mrale 



— VI — 

et de la Société physico-médicale de Moscou, de la Société de médecine et de pharmacie de 
Viliia; de celles des sciences de Hai-lem et de minéralogie d'Iéna; Associé étranger et corre- 
spondant de la Société d'encouiagement de l'industrie nationale de Paris, de celles d'encourage- 
ment des arts, des njauufactures et du commerce de Londres, des sciences et arts de Liège, des 
naturalistes de Francfort, des géorgophiles de Florence, Chev. des Ordres de St.-Vladimir de la 
3""= et de Ste.-Anne de la 2"^ classe en diamants. 1829. (M. c. 1813). 

7. MINÉRALOGIE. 
jicadémicien effectif. ... 

8. GÉOGNOSIE ET PALÉONTOLOGIE. 
Académicien effectif .... 

M. Grégoire Helmersen, Académicien adjoint, Colonel au Corps des ingénieurs des mines, 
professeur à l'Institut de ce corps, Chev. des ordres de St.-Vladimir de la 4""° et de Ste.-Anne 
de la 3""° classe. 1844. 

9. BOTANIQUE. 
Académicien effectif 

M. Charles Meyer, Académicien extraordinaire. Conseiller de Cour, D'. en pliilosophie 
Adjoint au Jardin impérial botanicpie et Membre correspondant du Comité scientifique du Mi- 
nistère des domaines, des Sociétés forestière et économique de St.-Pétersbourg, de celles des na- 
tuialistes et d'horticulture de Moscou et de la Société botanique de Ratisbonne. 1839. (M. c. 
1833). 

10. ZOOLOGIE. 

M. Charles-Erneste de Baer, 2"" Académicien effectif, Conseiller d'État D'. en philo- 
sophie et en médecine. Directeur de la 2''° section de la Bibliothèque de l'Académie, Professeur 
à l'Académie médico-chirurgicale de St.-Pétersbourg, Membre de la Société Imp. économique de 
St.-Pétersbourg, du Comité scientifique du Ministère des domaines, des Académies royales des 
sciences de Berlin et de Munich, dé la Société royale des sciences de Copenhague, Associé 
étranger de l'Académie royale de médecine de Paris, Membre de l'Académie Impériale Léopol- 
dine de Bonn, de la Société de géographie de Berlin, des Sociétés des naturalistes de Moscou, 
Halle, Heidelberg, Danzig et Gôrlitz, de l'Institut de Senkenberg à Francfort s. M., des Sociétés 
physico-médicales de Kônigsberg et d'Erlangue, de la Société physico-économique de Kônigsberg, 
de celle des médecins de Prusse, de la Société médico-philosophique de Wiii-zbourg, de la So- 
ciété minéralogique d'Iéna, de la Société Courlandaise des lettres et arts de Mitau, de celle de 
l'histoire et des antiquités des provinces Baltiques de Riga, de la Société royale teutonique de 
Kônigsberg, et Membre honoraire de la Société économique d'Elbingue, Chev. de l'Ordre de St.- 
Stanislas de la 2'''' classe décoré de la coiu-onne impériale et de St.-Vladimir de la 4™* classe. 
1854. (M. c. 1826. Acad. ord. 1828—1830). 

M. Jean-Frédéric Brandt, 1" Académicien effectif. Conseiller d'État, D'. en médecine 
et en chirurgie. Directeur des Musées zoologique et zoolomique. Professeur de zoologie à l'In- 
stitut pédagogique central. Inspecteur des études et membre du Conseil dirigeant de l'Institut 
de Ste.-Marie, Membre des Académies des sciences de Berlin et de Turin, de l'Académie Ira- 



I 



— vu — 

périale Léopoldine de Bonn, des Sociétés économique et pharmaceutique de St.-Pétersbourg , de 
celles des naturalistes de Moscou, de Halle, de Haniliourg et de Danzig, de celle des médecins 
de Prusse, de celle de la culture nationale de Silésie, de la Société médicale Hufelandienne de 
Berlin, de la Société Cuviériernie de Paris, de la Société rhénane de physique et d'histoire na- 
turelle de Mayence, de celles du Duché de Nassau, de Rostok et d'Emden, de la Société phy- 
sico-médicale d'Erlangue, de la Société entomologique de Stettin et de celle des pharmaciens du 
nord de l'Allemagne, Chev. des Ordres de St.-Staulslas de la 2"" et de St.- Vladimir de la 4""^ 
classe. 1853. (Adj. 18ô<>). 

11. ANATOMIE COMPARÉE ET PHYSIOLOGIE. 

M. Pierre Zagorsky, académicien effectif, Conseiller d'Etat actuel, D^ en médecine et 
en chirurgie. Directeur du Musée anatomique, Professeur émérite et Membre honoraire de l'A- 
cadémie médico-cliirurgicale de St.-Pétersliourg et de la Classe de la langue et de la littérature 
russes de l'Académie des sciences. Membre du Conseil de médecine, de l'Université de Kharkov, 
de l'Académie médico-cliirurgicale de Vilna, de la Société des naturalistes de Moscou, de la So- 
ciété pharmaceutique de St.-Péteryhoui*g et de celle de médecine de Vilna, Chev. des Ordres de 
St.-Stanislas de la 2"'^ classe avec la plaque, de St.- Vladimir de la 5™" et de Ste.-Anne de la 
2'°'= en diamants. 1807. (Adj. 1803). 

II. CLASSE DE LA LANGUE ET DE LA UTTÉRATURE RUSSES. 

M. le Prince PUton Schirinsky-Schihmatov, Académicien effectif. Conseiller privé. 
Sénateur, Adjoint du Ministre de l'instruction publique. Président de la Commission archéogra- 
pliique, Chev. des Ordres de l'Aigle blanc, de Ste^Anne de la l''", de St.-Stanislas de V^ et 
Grand-Croix de St.-Vladiniir de la 2''" classe. Président de la Classe. 1841. 

Mgr. P hilare te, Archevêque-Métropolitain de Moscou et de Kolomna, Académicien effectif, 
agrégé aux Ordres de St.-Aodré, de St.-Alexandre-Nevsky, de Ste.-Anne de la 1'° et de St.- 
Vladimir de la 1" classe. 1841. 

Mgr. Innocent, Archevêque de Kharkov et d'Akhtyrsk, Académicien effectif, agrégé aux 
Ordres de Ste.-Anne de la l'^ et de St.-Vladimir de la .'î™ classe. 1841. 

M. Constantin Arséniev, Académicien effectif. Conseiller d'Etat actuel, Membre du 
Conseil du Ministère de l'intérieur et dirigeant le Bureau de Statistique de ce Ministère, Chev. 
des Ordres de Ste.-Anne de la 1" avec le couronne Inip. , de St.-Stanislas de la V et de St.- 
Vladimir de la S™" classe. 1841. 

M. Pierre Boutkov, Académicien effectif, Conseiller privé, Membre du Conseil et du Bu- 
reau de Statistique du Ministère de l'inlérieur, ainsi que de l'Administration centrale de la Cen- 
sure, Chev. des Ordres de l'Aigle blanc, de Ste.-Anne de la V et de la 4°° classe, de St.-Vla- 
dimir de la 2''° et de St.-Jean de Jérusalem. 1841. 

M. Alexandre Vostokov, Académicien effectif Conseiller d'Etat actuel, Membre et Ré- 
dacteur en chef de la Commission archéographique et Membre du Comité administratif de l'A- 
cadémie, Chev. des Ordres de St.-Vladimir de la 5""' et de Ste-Anne de la 2'''' classe orné de 
la couronne Imp. 1841. 



— VIII — 

M. le Prince Pierre Viazemsky, Académicien effectif. Conseiller d'Etat actuel, Vice-Di- 
recteur du Département du commerce extérieur, Chev. des Ordres de St.-Staiiislas de la V, de 
St.- Vladimir de la S"" et de Ste.-Anne de la 2''° classe orué de la couronne Irap. 1841. 

M. Jean Davydov, Académicien effectif. Conseiller d'Etat actuel, Professeur ordinaire de 
la littérature russe à l'uniTersité Impériale de Moscou, Chev. des Ordres de St.-Vladimir de la 
S"" et de Ste.-Anne de la 2''° classe orné de la couronne Imp. 1841. 

M. Basile Joukovsky, Académicien effectif Conseiller privé, Chev. des Ordres de Ste.- 
Anne de la 1'", de St.-Stanislas de la 1"=, de St.-Vladimir de la 2''* et de l'Aigle rouge de Prusse 
de la Ire classe. 1841. 

M. Alexandre Mikhaîlovsky-Danilevsky, Académicien effectif Lieutenant-général, Sé- 
nateur, Membre du Conseil militaire du Ministère de la guerre. Président du Comité de censure 
militaire, Chev. des Ordres de St.-AJexandre Nevsky, de l'Aigle blanc, de Ste.-Anne de la 1" et 
de la 4°" classe, de St.-Vladimir de la 2'*'', de St.-Stanislas de la 2'''' classe avec la plaque, de 
St.-George de la 4""", de l'Aigle rouge de Prusse de la V^ classe, de celui pour le mérite mili- 
taire, Co'mmandeur des Ordres du Lion d'Hesse-Cassel, de Charles et du Lion de Zehringue de 
Bade. 1841. 

M. Voldémar Panaïev, Académicien effectif Conseiller privé, Directeur de la Chancellerie 
du Ministère de la Cour Imp., Chev. des Ordres de St.-Anne et de St.-Stanis]as de la 1", de 
St.-Vladimir de la 3"^ et de l'Aigle rouge de Prusse de la 2^* classe avec la plaque. 1841. 

M. Pierre Pletuev, Académicien effectif Conseiller d'Etat actuel, D'. en philos., Profes- 
seur ordinaire de la littérature russe et Recteur de l'Université Imp. de St.-Pétersbourg , Chev. 
des Ordres de St.-Stanislas de la V, de St.-Vladimir de la 5"°^ et de Ste.-Anne de la ^ classe 
orné de la couronne Imp. 1841. 

M. Michel Pogodine, Académicien effectif, Conseiller de Collège, Professeur ordinaire de 
l'histoire de Russie à l'Université Imp. Ae Moscou, Chev. de l'Ordre de St.-Stanislas de la 2''' 
classe. 1841. 

M. Dmitry lazykov. Académicien effectif. Conseiller d'Etat actuel, Chev. des Ordres de 
St.-Vladimir de la S™ et de Ste.-Anne de la 2'^'' classe. 1841. 

M. Basile Polénov, Académicien effectif. Conseiller privé, Directeur du département des 
relations intérieures du Ministère des affaires étrangères, Chev. des Ordres de l'Aigle blanc, de 
Ste.-Anne de la 4^® classe avec la couronne et de St.- Vladimir de la 2 classe. 1842. 

M. Michel Lobanov, Académicien effectif Conseiller d'Etat, Conservateur du Musée Rou- 
miantsov, Chev. des ordres de St.-Stanislas de la 2''* et de St.-Vladimir de la 4"° classe. 184S. 
M. Jacques Bérédnikov, Académicien adjoint, Conseiller de Cour, Membre de la Com- 
mission archéographiqde , Conservateur de la 1'° section de la Bibliothèque de l'Académie, Chev. 
des Ordres de St.-Stanislas de la 2''^ de St.-Vladimir de la 4™ et de Ste.-Anne 5"°^ classe. 1841. 
M. Michel Rosberg, Académicien adjoint. Conseiller de Cour, Professeur ordinaire de la 
littérature russe à l'université Imp. de Dorpat. 1841. 

M. Paul Slroïev, Académicien adjoint. Conseiller de Collège, Membre de la Commission 
archéographique, Chev. des Ordres de St.- Vladimir de la 3"° et de Ste.-Anne de la 2''* classe 
orné de la Gowcnne Imp. 1841. 

M. Etienne Chevyrev, Académicien adjoint, Conseiller de Cour, Professeur ordinaire de 
la littérature russe à l'université Imp. de Moscou, Chev. de l'Ordre de Ste.-Anne.dc la 3"" classe. 1841. 



— IX — 
III. CLASSE D'HISTOIRE ET DE PHILOLOGIE. 

t. ÉCONOMIE POLITIQUE ET STATISTIQIT:. 

M. Pierre Kôppen, Académicien effectif. Conseiller d'État, D'. en philos.. Membre du 
Comité administratif de l'Académie, du Comité scientifique et de la Commission cadastrale du 
Ministère des domaines, de la Société des sciences physiques, chimiques, agricoles et industrielles 
de France et de celle d'histoire et des antiquités d'Odessa, Chev. des Ordres de St.-Vladimir 
de la 4'"= et de Sle.-Anne de la 3""= classe. ■1842. (Adj. 1837. M. c. 1826). 

2. HISTOIRE ET ANTIQUITÉS RUSSES. 

M. Nicolas Oustrialov, Académicien effectif. Conseiller de Collège, Professeur ordinaire 
à l'université Inip. de St.-Pétersbourg , Membre de la Commission archéographique, Chev. des 
Ordres de Ste.-Anne de la 2""=, de St.-Stanislas de la 2""* et de St.-VIadimir de la 4"'= classe. 
1844. (Adj. 1837). 

M. Erueste Kunik, Académicien adjoint. Assesseur de Collège. 1844. 

3. LITTÉRATURE ET ANTIQUITÉS ORIENTALES. 

M. Chrétien-Frédéric Graefe, 1" Académicien effectif. Conseiller d'Etat actuel, D'. en 
philosophie. Directeur des Musées numismatique et égyptien, Professeur émérite de la littérature 
grecque à l'université Imp. et à l'Institut pédagogique central de St.-Pétersbourg, Directeur ho- 
noraire de la 1^® Section de l'Ermitage Imp. pour la partie des monnaies et des camées. Chevalier 
des Ordres de St.-Stanislas de la 2''° classe avec la plaque, de St.-Vladimir de la S""" el de Ste.- 
Anne de la 2™ en diamants. 1820. (M. c. 1818). 

2"" Académicien effectif .... 

4. LITTÉRATURE ET ANTIQUITÉS ORIENTALES. 

M. Chrétien-Martin Fraehn, l"' Académicien effectif, Conseiller d'État actuel, D^ en 
théologie et en philosophie, Bibliothécaire honoraire de la Bibliothèque Imp. et publique, Membre 
honoraire de l'université Imp. de Kazan, de la Société de l'histoire et des antiquités russes et de 
celle des naturalistes de Moscou, de la Société Courlaiidaise des lettres et arts de Mitau, de la 
Société minéralogique de St.-Pétersbourg, des Sociétés asiatiques de Paris, de Londres cl de Cal- 
cutta, des Académies royales des sciences de Turin et de Lisbonne et de celle d'histoire, d'anti- 
quités et de belles- lettres de Stockholm, des Sociétés royales des sciences de Gôttingue, de Co- 
penhague et d'Upsal, Correspondant de l'Institut royal de France, Académie des inscriptions et 
belles-lettres, de l'Académie royale des sciences de Berlin et de celle d'histoire de Madrid, Chev. 
des Ordres de St.-Stanislas de la 1", de St.-Vladimir de la 3'"' et de Ste.-Anne de la 2""= classe 
en diamants. 1817. 

M. Isaac-Jacques Schmidt, 2° Aciidémicien effectif. Conseiller d'État, D^ en philoso- 
phie, Membre honoraire de l'université Iinp. de Kazan et des Sociétés asiatiques de Paris et de 
Londres, Chev. des Ordres de Ste.-Anne de la 2''* classe, orné de la couronne Imp., de St.-Vla- 
dimir de la 3"« et de St.- Stanislas de la 2"'' classe. 1833. (Adj. 1829. M. c. 1826). 

b 



— X — • 

M. Marie-Félicité Brosset, Académicien extraordinaire. Conseiller de Cour, Membre de 
la Société asiatique de Paris, Chev. de l'Ordre de Ste.-Anne de la ô""^ classe. 1837. 

M. Bernard Doru, Académicien extraordinaire, Conseiller d'État, D"'. en philosophie. 
Directeur du Musée asiatique, BibHothécaire de la Bibliothèque Imp. et publique , Chev. de l'Or- 
dre de St.-Stanislas de la 2''" classe. 1839. (M. c. 183i5). 

M. Othon Bôhtlingk, Académicien adjoint. Assesseur de Collège, D'. en philosophie. 

3. ETHNOGRAPHIE ET LINGUISTIQUE DES PELTLES DU CAUCASE ET DE CEUX 

DE RACE FINOISE. 
M. Jean-André Sjôgren, Académicien effectif] Conseiller de Collège, D^. en philosophie, 
Directeui' du Musée ethnographique, Membre de la Société de l'histoire et des antiquités russes 
de Moscou, de celle des amateuj'S de la littérature nationale de Kazan, de celle des sciences et 
de la Société économique de Finlande, des Sociétés esthoniennes de Dorpat et de Réval et de 
celle des antiquaires du nord de Copenhague, Clicv. de l'Ordre de Ste.-Anne de la 3"" classe. 
1844. (Adj. 1829. M. c. 1827). 



OBSERVATOIRE CENTRAL DE POULKOVA. 



Directeur et Premier Astronome: M. F.-G. Struve, v. ci-dessus. 

Adjoints: M. George Fuss, Conseiller de Collège, Chev. de l'Ordre de St.-Aime de la 3™ 
classe. 
M. George Sabler, D'. en philosophie, Chev. de l'Ordre de St-Stanislas de la 3"" 

classe. 
M. Othon Struve, Maîlre-ès-sciences philosophiques, Chev. de l'Ordre de St.-Sta- 
nislas de la 3"^ classe. 
M. Chritien Péters, D"". en philosopliie, v, ci-dessus. 
Mécanicien: M. Uno Point, Etudiant gradué. 



OBSERVATOIRE DE VILNA. 



Directeur .... 

Adjoint: M. Michel Hluszniewicz, maître -es -sciences de l'Université de Vihia, Chev. de 
l'Ordre de St.-Stauislas de la 3'"° classe. 



ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES. 



Bibliothèque. Bibliothécaires: M. l'Académicien Baer, voir ci-dessus, {Vassili-Ostrov, 

place de la Bourse, Hôtel de l'Académie N". 2) et M. l'Adjoint 
Jacques Beredniliov, voir ci-dessus. (Perspective d 'Oboukhov, 
maison Soukharev). 



— XI 



j4tehei' mécanu/ue. 
Miuiée minéralogique 

Musée botanique. 
Musée zoologique. 

Musée asiatique. 

Musée éf^fttien. 

Musée numismatique- 



Mécanicien: M. Théodore Girgciisoliii. (Vassili-Ostrov, place de la 
Bourse, Hôtel de l'Académie N". 2). 

Conservateur: M. Blôdc, Lieutenant-Colonel au Corps des ingénieurs des 
mines, Chev. de l'Ordre de Sl.-Stahislas de la 5™* classe. (Vassili- 
Ostrov, Institut des mines). 

Conservateur: M. Ruprecht, D'. en philos. (Vassili-Ostrov, place de la 
Bourse, Hôtel de l'Académie, N". 2). 

Conservateurs: M. Edouard Ménétriés. (Vassili-Ostrov, 7""" ligne, mai- 
son de l'Acadénjie N". I) et M. George Schrader. (Vassili-Ostrov» 
place de la Bourse, Hôtel de l'Académie N". 2). 

Conservateur: M. Michel \olkov, Professeur-adjoint à l'Université Lnp. 
de St.-Pétersb., Cons. d'Etat. (Vassili-Ostrov, place de la Bourse, 
Hôtel de l'Académie N". 2). 

Conservateur : M. Louis Schardius, Assesseur de collège. Archiviste de 
l'Académie, Conservateur des médailles et antiques du Cabinet Im- 
périal de l'Ermitage, Chev. des Ordres de St.-Stanislas de la 2''^ de 
St.-Vladimir de la 4™ et de Stc.-Anne de la 3"* classe. (Vassili- 
Ostrov, 7""^ ligne, maison de l'Académie N". i). 
Conservateur: Le- même. 



MEMBRES HONORAIRES. 



Sa Majesté l'Empereur NICOLAS V. 1826. 

Sa Majesté Frédéric-Guillaume IV., Roi de Prusse. 1834. 

Sa Majesté Oscar I, Rui de Suède et de Norvège \Qkk. 

Sa Majesté Chrétien VIII, Roi de Danemark. 184^4. 

Son Altesse Impériale Monseigneur l'Héritier, Césarévitcb et Grand - Duc 

Alexandre. 1826. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Grand-Duc Constantin. 18îi-'i'. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Grand-Duc Michel. 1826. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Duc Maximilien de Ledchtenberg, 

Prince d'Eichstàdt. 1839. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Prince Pierre d'Oldenbourg. 1834. 



— XII — 
MEMBRES HONORAIRES DU PAYS. 



M. de Kruseastern, Amiral. 1806. (M. c. 

1805). 

— Ouvarov, Ministre de l'instr. publ. dSlI. 

— le P" Volkonsky, Ministre de la Cour 

Imp. 1815. 

— Tchitchagov, Amiral. 1814. 

— Wylie, Cons. pr. act. 1814. 

— Alexandre Chrichton, Cons. d'Etat act. 

1814. (M. c. 1805). 

— M. Alexandre Tourguénev, Cons. prive. 

1818. 

— lennolov, Général. 1818. 

— Fischer, Cons. d'Ét. act. à Moscou. 1819. 

(M. c. 1803). 

— le C'^ Cancrin, Général. 1824. 

— Morgenstern, Cons. d'El. à Dorpat. 1826. 

— le C" Bloudov, Cons. pr. act. 1826. 

— le C^ Michel Vorontsov, Gouverneui- 

gen. de la i\ouv. Russie. 1826. 

— Golénistchev-Koutousov, Lieut.-Géné- 

ral. 1827. 

— Schubert, Général. 1827. 

— le C'° Serge Strogonov, Lieut.-Général. 

1827. 



M. de Struve, Cons. privé. 1828. (M. c. 1816). 

— le P" de Varsovie, C"= Paskévitch-Éri- 

vansky, Feld-Maréchal. 182a 

— le C* Kouchelev-Bezborodko, Cons. 

prive. 1850. 

— le P°^ Menchikov, Ministre de la marine. 

1831. 

— le C'^ Gr. Strogonov, Cons. pr.act. 1852. 

— Tenner, Lieut.-Geiiéral. 1832. 

— le C* Kessel rode, Chancelier. 1833. 

— Broussilov, Cons. d'Et. act. 1833. 

— le C^Golovkine, Grand-Chambellan. 1834. 

— le P'° Dondoukov-Korsakov, Vice-Pré- 

sident de l'Acad. 1837. 

— le C* Protassov, Procureur-gén. du St.- 

Synode. 1857. 

— Moussine-Pouchkine, Cons. privé. 1857. 

— le Tsarévitch Teûnouraz de Géorgie. 1857. 

— Parrot, Cons. d'État, act. 1840. 

— le B 1 Hahn, Cous, privé. 1840. 

— Tatistchev, Gr.-Chanibellan. 1841. 

— Démidov, Ass. de Coll. 1841. 

— Dcstreni, Lieut.-Général. 1842. 

— Berg, Général. 1844. 



— XIII — 

MEMBRES HONORAIRES ÉTRANGERS. MEMBRES CORRES- 
PONDANTS DE L'ACADÉMIE, TANT DU PAYS, QUE DE 

L'ÉTRANGER. 



MATHÉMATIQUES 19 

Mm. hh. ext. MM. Gauss, à Gôttingue. 1824. (M. c. 1802). Cauchy, à Paris. 1831. 

Jacobi, à Kônigsb. 1835. (M. c. 1830) 3 

Mm. ce. d. p. MM. Maïourov, à Odessa. 181S. Schultén, à Helsingfors 1821. Paucker, 
à Mitau. 1822. Tschijcv, à St.-Pétersbourg. 1820. Naviotskoy, 
à Moscou. 1827 S 

Mm. ce. ext. MM. Fraiicoeur, à Paris 1809. Collechi, à Noples. 1818. Ohm, à 
Berlin. 1826. Lamé, à Paris. 1829. Clapeyron, à Paris. 1830. 
Babbage, à Cambridge. 1832. Crelle, à Berlin. 1834. Sturm, à 
Paris. 1836. Hamilloii, à Dublin. 1837. Lejeune-Dirichlet, à Ber- 
lin. 1837. Liouville, à Paris. 1840 Il 

ASTRONOMIE ET GÉOGRAPHIE. . . 15 

Mm. hh. e.\t. MM. Bessel, à Kônigsb. 1814. Herschel, à Londres. 1826. Encke, 

à Berlin. 1829. South, à Londres. 1832. Lindenau à Dresde. 1840. 5 

Mm. ce. d. p. MM. G. Wrangell, àRéval. 1828. Knorre, à Nicolaiev. 1828. Simonov, 

à Kazan. 1829. Péré vostchikov, à Moscou. 1832 4 

Mm. ce. ext. MM. Schumacher, à Alloua. 1824. Argelander, à Bonn. 1826. Han- 

sen, à Gotha. 1833. Steiiiheil, à Munich. IS5S. Plana, à Turin. 

1839. Airy, à Greenwich. 1840 6 

GÉOGRAPHIE ET NAVIGATION 6 

Mm. hh. ext. MM. Parry, à Londres. 1826. Sabine, à Londres. 1826. Ritter, à Ber- 
lin. 183S 3 

Mm. ce. d. p. MM. Ricord, à St.-Pétersb. 1818. F. Wrangell, à St.-Pétersb. 1827. 

Lûtke, à St.-Pétersb. 1829 3 

MÉCANIQUE PRATIQUE 1 

M. c. d. p. M. Rcissig, à St.-Pétersbourg. 1814 I 

PHYSIQUE 13 

Mm. hh. ext. MM. A. de Humboldt, à Berlin. 1818. Biot. à Paris. 1819. Muneke, 

à Heidelb. 1826. Barlow, à Londres. 1829. Arago, à Paris. 1829. 

Oersted, à Copenhague. 1830. Brewster, à Édinbourg. 1830. 

Hansteen, à Christiania. 1830 8 

Mm. ce. d. p. MM. Hauy, à Odessa. 1828. Nervander, à Helsiugfors. 1842 2 

Mm. ce. ext. MM. Melloni, à Paris. 1836. Neuraann, a Kônigsberg. 1838. Dove, à 

Berlin. 1842 3 



— XIV - 

CHIMIE. . . II» 

Miii. hh. ext. MM. Berzélius, à Stockholm. 1820. Thénard, à Paris. 1826. Gay- 

Lussac, à Paris. 1829. Faraday, à Londres. 1830. 4 

Mm. ce. d. p. MM. Gadolin, à Helsingfors. 18M. Chodkiewicz, à Varsovie. 1818. 
Soloviev, à St. Pétersb. 1826. Hermann, à Moscou. 1831. Gôbel, 
à Dorpat. 1833 S 

Mm. ce. ext. MM. Reuss, à Moscou. 1803. Wutlig, à Berlin. 1810. H, Rose, à Ber- 
lin. 1829. Mitscherlich, à Berlin. 1829. Liebig, à Giessen. 1830. . S 

GÉOGNOSIE ET MINÉRALOGIE. . . . 6 

M. h. ext. M. L. de Buch, à Berlin. 1852 1 

Mm. ce. d. p. M. Nordenskiôld, à .4bo. 1819 1 

Mm. ce. ext. MM. Leonhard, à Heidelb. 1811. Eschwege, à Lisbonne. 181S. Zip- 

ser, à Neusohl. 1818. G. Rose, à Berlin. 1829 4 

BOTANIQUE 16 

M. h. ext. MM. Brown, à Londres. 1827. (M. c. 1826.) 1 

Mm. ce. d., p. MM. Steven, à Siniphéropol. 18lo. Fischer, à St.-Pétersb. 1819. Zigra, 

à Riga. 1821. Tourczani nov, à lénisseïsk. 1830- Weinmann, k 

Pavlovsk. 1831. Bun ge, à Dorpat. 1833. Trautvetter, à Kiev. 1837. . 7 
Mm. ce. ext. MM. Ledebour, à Munich. 1814. Lehmaun, à Hambourg. 1822. 

Meyer, à Gôttiiigue. 1826. Nées d'Esenbeck, à Breslau. 1826. 

Ad. Brongniart, à Paris. 1829. Martius, k Munich. 1834. Aug. 

St.-Hilaire, à Paris. 1833. Hooker, à Glasgow. 1837 8 

ZOOLOGIE n 

Mm. hh. ext, MM. Tilesius, à Mulhouse. 1817. Lichtenstein, à Berlin. 1832. Prince 

Maximilicn de Wied-Neuwied 1833. Ehrenberg, à Berlin. 1840. 

(M. c. 1829). Charles Bonaparte, P"" de Canino, à Rome. 1842. . . S 
Mm. ce. d. p. MM. Eichwald, à St.-Pétersb. 1826. Le C* Mannerheim, à Wibourg. 

1827. Gebler, à Bamaoul. 1833. Nordmann, à Odessa. 1854. 

Ewersmann, à Kazau. 1842 S 

Mm. ce. ext. MM. Klug, à Berlin. 1836. Temminek, à Leyde. 1837. Harlan, à 

Ne%Y-york. 1858. Gai mard, à Paris. 1859. Blainville, à Paris. 1340. 

Duvernoy, à Paris. 1840. Clot-Bey, au Caire. 1842 7 

ANATOMIE COMPARÉE ET PHYSIOLOGIE. ... 7 

M. h. ext. M. Tiedemann, à Heidelberg. 1833 1 

Mm. ce. ext. MM. Burdach, à Kônigsberg. 1818. Rathke, à Kônigsberg. 1832. Mûl- 

1er, à Berlin. 1832. Carus, à Dresde. 1853. Purkinje, à Breslau. 

1836. Owen, à Londres. 1859 6 



— XV - 

MÉDECINE 5 

Mm. ce. d. p. MM. Kyber, à FCronstadt. 1827. Erdmanii, à Dorpat. 1830. Lichten- 

staedt, à St.-Pclersb. l83o 3 

Mm. ce. ext. MM. Kônig, à Londres. 180o. Graiiville, à Londres. 1826 2 

SCIENCES POLITIQUES k 

M. h. ext. M. Dupin, à Paris. 1826 f 

M. e. d. p. M. Beck, à St.-Pélersb. 1810 I 

MM. ce. ext. MM. Scbnitzler, h Paris 1839. Hoffmann, à Berlin. 1843 2 

HISTOIRE ET ANTIQUITÉS 12 

Mm. hh. cxl. MM. Raoul-Rochette, à Paris. 1822. Barante, à Paris. 183G 2 

Mm. ce. d. p. MM. Polévoï, à St.-Pétersb. 1831. Cbaudoir, h Kiev. 1836. Reicbel, 

à St.-Pëtersb. 1839. Lorenz, à St.-Pétersb. 1840. Tschertkov, à 

Moscou. 1842. Napiersky, à Riga. 1843. Hipping, à Wiehtis. 1844 . 7 
Mm. ce. ext. MM. Fi nn-Magnusen, à Copenbague. 1833. Lappenberg, à Hambourg. 

1834. Rafn, à Copenbague. 1840 3 

LITTÉRATURE DES PEUPLES SLAVES ET HISTOIRE LITTÉRAIRE 8 

Mm. ce. d. p. MM. Gretseh, à St. Pétersb. 1827. Recke, à Mitau. 1829. Freygang, 
à Venise. 1832. Dabi, à St.-Pétersb. 1838. Linde, à Varsovie. 1839. 
Rézvoï, à St. Pétersb. 1843 6 

Mm. ce. ext. MM. Scbaffarik, à Prague. 1839. Hanka, à Prague. 1840 2 

PHILOLOGIE CLASSIQUE 10 

Mm. hh. ext. MM. Herrmann, à Leipzic. 1823. Jacobs, à Gotha. 1833. Angélo Mai, 

à Rome. 1843. Mezzofanii, à Rome. 1843 4 

Mm. ce. ext. MM. Hase, à Paris. 1821. Hand, à léna. 182o. Thiersch, à Munich. 
1826. Bôckh, à Berlin. 1844. Eichstaedt, à Icna. 1844. Bekker, 
à Leipzic. 1844 6 

LITTÉRATURE ET ANTIQUITÉS DE L'ORIENT.. . 15 

M. h. ext. MM. Hammer, à Vienne. 1823 I 

Mm. ce. d. p. MM. Spassky, en Sibérie. 1810. Le R. P. Pierre (Kamensky), à Nijni- 
Novgorod. 1819. Le R. P. Hyacinthe (Bitchourine), à St.-Pétersb. 
1828. Senkovsky, à .St.-Pétersb. 1828. Kazembek, à Kazan. 1833. 
Kovalevsky, à Kazan. 1837. Le H. P. Eugène, à Tiflis. 1838. ... 7 
Mm. ce. ext. MM. Moller, à Gotha. 1830. Fnytag, à Bonn. 1831. Ewald, à Tu- 
bingue. 1834. Overmeer-Fi scher, à Amsterdam. 1838. Kosegar- 
ten, à Greifswald. 1839. Bournouf, à Paris. 1842. Reinaud, à 
Paris. 1842 7 



— XVI — 

MEMBRES HONORAIRES DE LA CLASSE DE LA LANGUE ET 
DE LA LITTÉRATURE RUSSES. 



M, Droujinine, Cons. pr. 

— Pissarev, Lieut.-gén. 

— le P"^" Schakhovskoy, Cons. d'Eu act. 

— Mouravïev-Apostol,, Cous. pr. 

— Prokopovitch-Antoiisky, Cons. d'Et. act. 

— Grégoire, Archev. de Tver. 

— Zagoskine, Cons. d'Et. act. 

— Tchijev, Cons. d'Et. act. 

— Kotchétov, Protohiérée. 

— MysloTsky, Protohiérée. 

— Kazadaïev, Cons. pr. 

— Borozdine, Cons. pr. 

— Ka té ni ne, Gén.-maj. 

— Zagorsky, Cons. d'Et. actt 

— Malov, Protohiérée. 



M. FedoroT, Ass. de Coll. 

— Pérévostchikov, Cons. d'Et. 
Mgr. Philarète, Métropol. de Kiev. 
M. Bajanoï, Protohiérée. 

— Mouravïev, Cons. de Coll. 

— Kraçovsky, Cons. d'Et. act. 

— Serbinovi tch, Cons. dEt. act. 

— LoubianoTsky , Cons. pr. 

— Schoulguiue, Cons. d'Et. act. 

— Soloviev, Cons. d'Eu 

— Netchaîev, Cons. d'Èt. 

— Sokolov, Gén.-raaj. 

— Grigorovitch, Cons. de Coll. 

— Norov, Cons. d'Eu acu 



( 



XVII - 



LISTE ALPHABÉTIQUE 

DES MEMBRES DE L'ACADÉMIE ET DES MEMBRES HONORAIRES 
DE LA CLASSE RUSSE*). 

Abbréviations : A. o. Académicieu ordinaire. — A. e. Académicien extraordinaire. — A. a. Aca- 
déniicieu adjoint. — m. h. Membre lionorairc. — m. c. Membre correspondant. 



Airy ra. c. à Greenmch 

Ara go m. h. à Paris 

Argelander m. c. à Bonn 

Arséniev A. o. 

Babbage m. c. à Cambridge 

Baer A. o. 

Bajanov 

Barante m. h. à Paris 

Barlow m. h. à Londres 

Beck m. c. 

Becker ra. c. à Leipzig 

Berednikov A. a. 

Berg, m. h. 

Berzelius m. h. à Stockholm 

Bessel m. h. à Kônigsberg 

Biot ra. h. à Paris 

Bitchourine m. c. 

Blainville ra. c. à Paris 

Bloudov C'^ m. 11. 

Bôckh m. c. à Berlin 

Bôhtlingk A. a. 

Bonaparte m. h. i Rome 

BorozcUne 

Bouniakovsky A. o. 

Boutkov A. o. 

Brandt A. o. 

Brewster ra. h. à Edinbourg 

Brongniart ra. c. à Paris 

Brosset A. e. 



Broussilov m. h. 

Brown m. h. à Londres 

Bue h m. h. à Berlin 

Bunge m. c. à Dorpat 

Burdach m. c. à Kônigsberg 

Burnoul' m. c. à Paris 

Cancrin C'° m. h. 

Canino — V" de — t. Bonaparte 

Carus m. c. à Dresde 

Cauchy m. h. à Paris 

Charraoy m. c. à Strasbourg 

Chaudoir ra. c. à Kiev 

Chodkiewicz C" m. c. à Varsovie 

Clapeyron m. c. à Paris 

Clot-Bey m. c. au Caire 

Collechi m. c. à Naples 

Crelle m. c. à Berlin 

Crichton ra. h. à Londres 

Dabi m. c. 

Davydov A. o. à Moscou 

Demidov m. h. 

Destrera ra. h. 

Dirichlet ra. c. à Berlin 

Dondoukov-Korsakov P*^ ra. h. 

Dorn A. e. 

Dove m. c. à Berlin 

Vroujinine 

Dupin m. h. à Paris 

Duvernoy m. c. à Paris 



*) Les noms de ceux-ci sont en lettre» italiques. 



^ XVIII — 



Ehrenberg m. h. à Berlin 
Eichstaedt m. c. à léna 
Eichwald m. c. 
Encke m. h. à Berlin 
Erdmann m. c. à Dorpat 
Eschwege m. c. à Lisbonne 
Eugène m. c. à Tiflis 
Ewald m. c. à Tubingue 
Ewersmann m. c. à Kazan 
Faraday m. h. a Londres 
Fedorov 

Fischer F. m. c. 
Fischer G. m. h. à Moscou 
Frahn A. o. 

Francoeur m. c. à Paris 
Freygang m. c. à Venise 
Freylag m. c. à Bonn 
Fritzche A. e. 
Fuss A. o. 
G ad clin m. c. à Helsingfors 

Gaimard m. c. à Paris 
Gauss m. h. à Gôttingue 

Gay-Lussac m. h. à Paris 

Gebler m. c. à Barnaoul 

Gôhel ni. c. à Dorpat 

Golénistchev-Koutousov m. h. 

Golovkine C'^ m. h. 

Graefe A. o.. 

Granville m. c. à Londres 

Grégoire 

Gretch m. c 

Grigorovitch 

Hahn m. h. 

Hamel A. o> 

Uamilton m. c. à Dublin 

Hamrae r m. h. à Vienne 

Hand m. c. à léna 

Hanka m. c. à Prague 

Hansen m. c. à Gotha 

Hansteen m. h. à Christiania 

Harlan ra. c. à New-York 



Hase ra. c. à Paris 

Hauy m. c à Odessa 

Helmersen A. a. 

Hermann m. c. à Moscou 

Herrraann m. h. à Leipzig 

Herschel m. h. à Londres 

Hess A. o. 

Hipping m. c. à Wichtis 

Hofmann m. c. à Berlin 

Hooker m. c. à Glasgow 

Humboldt m. h. à Berhn 

Hyacinthe v. Bitchourine 

lazykoT A. o. 

lermolov ra. h. à Moscou 

Innocent A. o. à Akhtyrsk 

Jacobi m. h. à Beriin 

Jacob i A. e. 

Jacobs m. h. à Gotha 

Joukovsky A. o. 

Kamensky ra. c. à Nijni-Novgorod 

Katénine 

Kazadaïev 

Kazerabek ra. c. a Kazan 

Klug m. c. à Berhn 

Knorre ra. c- à Nicolaïev 

Kônig m. c. à Londres 

Kôppen A. o. 

Kosegarten ra. c. à Greifswald 

Kotchitov 

Kouchelev-Bezborodko C* m. h. 

Koutousov V. Golénistchev 

Kovalevsky m, c. à Kazan 

Krassovshjr 

Krusenstern ra. h. 

Kunik A. a. 

Kupffer A. o. 

Kyber m. c. à Kronstadt 

Lamé ra. c. à Paris 

Lappenberg ra. c. à Hambourg 

Ledebour m. c. à Munich 

Lehmann m. c. à Hambourg 



— xrx — 



Lenz A. o. 

Leonhard m. c. à Heidelberg 

Lichtenslàdt m. c. 

Lichteustein m. h. à Berlin 

Liebig m. c. à Giessen 

Lin de m. c. à Varsovie 

Lindenau m. h. à Dresde 

Liouville m. c. à Paris 

Lobanov A. o- 

Loreiiz m. c. 

Louhianovsky 

Liitke m. c. 

Magnusen m. c. à Copenhague 

Mai m. h. à Rome 

Maïourov m. c. à Odessa 

Malov 

Maunerheim C m. c. à Vibourg 

Martius m. c. à Munich 

Melloni m. c. à Naples 

Menchikov P^* m. h. 

Meyer m. c. à Gôttingue 

Meycr A. e. 

Mezzofauti m. h. à Rome 

Mikhaïlovsky-Daiiilevsky A. o. 

Mitscherlich m. c. à Berlin 

Môller m. c. à Gotha 

Morgenstern m. h. à Dorpat 

Mouraviev 

Mouraviev-jépostol 

Moussine-Pouchkine m. h. à Kazan 

Mùller m. c, à Berlin 

Muncke m. h. à Heidelberg 

Myslovsky 

Napiersky m. c. à Riga 

Navrotsky m. c. à Moscou 

Nées d'Esenbeck m. c. à Breslau 

Ncrvander m. c. à Helsingfors 

Nesselrode C'^ m. h. 

Nétchaïev 

Ne u m an II m. c. à Kônigsberg 

Neuwied P^^ ni. h. à Neuwied 

Nordenskjôld m. c. à Helsingfors 



Nordmann m. c. à Odessa 

Norov 

Oersted m. h. à Copenhague 

Ohm m. c. à Berlin 

Ostrogradsky A. o. 

Oustrialov A- o. 

Ouvarov m. h. 

Ov e rmeer-Fischer m. c à Amslerdain 

Owen m. c. à Londres 

Panaïev A. o. 

Parrot m. h. 

Parry m. h. à Londres 

Paskcvitch P"' m. h. à Varsovie 

Paucker m. c. à Mitau 

Pérévostchikov m. c> à Moscou 

Pérévoslchikov 

Peters A. a. 

P hilare te A. o. à Moscou 

Philarète 

Pierre v. Kamensky 

Pissarev 

Plana m. c. à Turin 

Pie tue V A. 0. 

Pogodiue A. o. à Moscou 

Polénov A. o. 

Polévoi ni. c. 

Prokopovitcli-jintonshy 

Protassov C" ni. h. 

Purkinje ni. c. à Breslau 

Rafn m. c. à Copenhague 

Raoul-Rochette m. h, à Paris 

Rathke ni. c. à Kônigsberg 

Recke m. c. à Mitau 

Reiclicl ni. c. 

Reinaud m. c. à Paris 

Reissig m. c. 

Reuss ni. c. à Moscou 

Rezwoï m. c. 

Ricord m. c 

Rit ter m. h. à Berhn 

Rosberg A. a. à Dorpat 

Rose G. m. c. 'a Berlin 



XX — 



Rose H. m. c. à Berlin 

Sabine m. h. à Limerich 

Schaffarik m. c. à Prague 

Schakhovskoï P"° 

Schevyrev A. o. à Moscou 

Schirinsky-Schihraatov F*' A. o 

Schmidt A. o. 

Schnitzler m. c. à Paris 

Schoulguine 

Schubert m. h. 

Schultén m. c. à Helsingfors 

Schumacher m. c. à Alloua 

SeukoTsky m. c. 

Serbinuvitch 

Simonov m. c. à Kazan 

Sjôgren A. o. 

So/(olov 

Solovïev m. c. 

South m. h. à Londjes 

Spassky m. c. à Moscou 

Steven m. c. à Simphéropol 

Steinheil m. c. à Muuich 

St. Hilaire ra. c. à Paris 

Strogouov C* G. m. h. 

Strogonov C S. m. h. à Moscou 

Stroïev A. a. à Moscou 

Struve G- A. o. 

Struve H. m. h. à Hambourg 

Sturm m. c. à Paris 



Tatistehev ra. h. 

Tschertkov m. c. à Moscou 

Tchijev ra. c. 

Tchitchagov ra. h. à Londres 

Teïmouraz P" m. h. 

T e m ra i n c k m. c. à Leyde 

Teuner m. h. à Doubno 

Thénard m. h. à Paris 

Thiersch m. c. a Munich 

Tiedemann m, h. à Heidelberg 

Tilesius m. h. à Leipzig 

Tourczaninov m. c. à lénisseîsk 

Tourguënev m. h. 

Trautvetter m. c. à Kiev. 

Varsovie P"' de — v. Paskévitch 

Viazerasky P'^^ A. o. 

Volkonsky P" m. h. 

VorontsoT C* ra. h. à Tiflis 

Vostokov A. 0. 

Weinmann m. ç. à Pawlo»sk 

Wisniewsky A. o. 

Wrangel F*, m. c 

Wraiigel G. m. c. 

Wuttig m. c. à Berlin 

Wylie m. h, 

Zagorsky A. o. 

Zagoskine 

Zigra ra. c. à Riga 

Zipser ra. c. à Neusohl. 



— XXI — 



DISTRIBUTION SOMMAIRE 

DES MEMBRES DE L'ACADÉMIE PAR PAYS. 



Russie : 

St.-Pclersbouig 

Moscou . . • 

Gouvernements 

Pologne 

Finlande 

Afrique 

Allemagne _. 

Amérique, Etats-Unis 

Autriche 

Danemark 

France 

Grande-Bretagne 

Italie 

Pays-Bas • • 

Portugal 

Prusse 

Suède et Norvège • 

Totatjx 

De ce nombre : en Russie 

à Tétranger 



Membres 
effectifs, 



41 



48 



48 



Hono- 
raires 



32 
3 
S 
I 



83 



41 

42 



Corres- 
pondants 



Totaux 



21 
o 

23 
2 
6 
1 

17 
1 



7 
2 
2 
1 
20 



129 



37 

72 



94* 

13 

50 

3 

6 

1 

t 
4 
o 

23 



2 
1 

29 



260 



146 
114 



* \ compris ceux qui sont en congé ou en mission lemporaii-e, ainsi que les employés russes 
qui ont des missions permanentes à Vétvan^er. 



COMPTE RENDU 

DE L ACADÉHIE IMPÉRIALE DES SCIEJNCES 

DE ST.-PÉTERSBOURG 

POUR L'ANNÉE 
1844. 



PAK 



M. F U S S, 

SECRÉTAIRE PERPÉTUEL 



POUR L'ANNÉE 18*3. 



J. CHANGEMENTS SURVENUS DANS LE PERSONNEL DE L'ACADEMIE. 

1. Décès, 
a. yicadémiciens ordinaires. 

i ar un hasard étrange, la mort, en frappant les membres de cette 
Académie, ne se contente que rarement d'une seule victime dans la 
même année. Scherer et Sévastianov moururent en 1824, Schu- 
bert et Fuss en 1825, Lenz et Zakharov en 1836, Kôhler et 
Herrmann en 1838, ïarkhanov et Bongard en 1839*). Après 
quatre ans de répit, nous avons eu de nouveau à pleurer , cette 
année, deux pertes douloureuses, celles de notre vénérable Krug et 
de Trinius, — deux noms, auxquels la science conservera à ja- 
mais un souvenir reconnaissant, et dont il nous importe d'honorer la 



*) En considérant les retraites volontaires des membres comme autant de pertes 
pour l'Académie, le nombre de ces exemples peut encore être multiplié y car les 
années de la mort d 'Ozeretskovsky (1827), de Mertens (1830), de Storch 
(1835) et de Collins (1840), coïncident avec celles de la retraite de MM. Pander, 
Baer, Charmoy et Parrot. 



_ 4 — 

mémoire, en rappelant en peu de mots, dans notre compte rendu, les 
moments principaux de leur vie littéraire, et en signalant surtout la partie 
impérissable de leur succession: les ouvrages dans lesquels ils se sont 
survécu. 

Jean-Philippe Krug, docteur en philosophie, conseiller d'état 
actuel, académicien ordinaire et chevalier de St. -Vladimir et de Ste.- 
Anne avec les insignes en diamants, membre honoraire de l'université' 
impériale de Kazan, de la société de l'histoire et des antiquités russes 
de Moscou, de la société courlandaise des lettres et arts de Mitau, de 
la société royale des sciences de Gothembourg et de la société géogra- 
phique de Paris, naquit à Halle, le 29 janvier 176i, de Je an- Phi- 
lippe Krug, contrôleur à l'intendance des bâtiments publics de cette 
ville, et de Jeanne-Elisabeth, née Heinrich. Après avoir fait ses 
cours au gymnase et à l'université de sa ville natale, Krug entra au 
service du margrave de Schwedt, en qualité de secrétaire et de lec- 
teur. En 1788, il accompagna l'épouse de ce seigneur dans un voyage 
à Varsovie, oii il fit la connaissance de la comtesse Orlov qui lui confia 
l'éducation de son fils et l'amena, en 1789, en Russie. Ce fut dans la 
maison de cette dame, à Moscou, que notre défunt collègue prit goût 
d'abord pour la numismatique russe. Dans un acte, par lequel il a lé- 
gué à l'Académie son superbe médailler, il raconte, entre autres, l'his- 
toire de cette collection, et révèle en même temps par quel heureux 
concours de circonstances il a été mis sur la route que nous l'avons 
vu suivre avec tant de succès et de gloire. 

«A mon arrivée à Moscou», dit il dans ce document remarquable, 
«lors du règne de l'Impératrice Catherine, j'avais une collection 
considérable de monnaies et de médailles étrangères, collection que j'a- 



— 5 — 

vais ramassée dès ma jeunesse et dont une partie m'était acquise par 
héritage. Elle excita l'envie d'un seigneur russe, propriétaire d'une belle 
collection de monnaies de son pays qu'il m'offrit en échange de la mienne. 
Le conseil d'un connaisseur, le professeur Bause, me détermina à ac- 
cepter l'offre. Je m'étais dit d'ailleurs à moi-même que, pour continuer 
comme j'avais commencé, il fallait être beaucoup plus riche que je ne 
l'étais, et encore renoncer à l'espérance d'atteindre jamais à un certain 
degré de complet; tandis qu'il y avait possibilité d'y parvenir un jour, 
en me bornant uniquement aux monnaies du pays que je devais consi- 
dérer désormais comme ma patrie adoptive. Dès lors, la tâche de bien 
connaître mes trésors nouvellement acquis, devint le problème principal 
de ma vie. Cependant, malgré mes succès dans l'étude de la langue 
russe, je n'atteignis qu'imparfaitement au but que je m'étais proposé, et 
les explications qu'on me donnait des légendes des monnaies anciennes 
me faisaient souvent concevoir des doutes fort graves. Quelques savants 
ecclésiastiques du pays, que je consultais, me donnaient, il est vrai, 
des renseignements un peu plus satisfaisants, mais un Archimandrite, dont 
j'avais fait la connaissance dans la maison de la comtesse Orlov, me 
déclara en toute franchise, que ni lui ni ses collègues ne s'y enten- 
daient, vu que leurs études avaient une direction toute différente, et que, 
si je voulais m'instruire complètement à ce sujet, il n'y avait qu'un seul 
moyen : c'est de m'appliquer moi-même à l'étude des anciennes chro- 
niques manuscrites slavonnes. Je suivis ce conseil, — ce à quoi l'an- 
cienne capitale avec ses archives et bibliothèques m'offrit la meilleure 
occasion, et voilà ce qui m'amena à l'étude de l'ancienne histoire de 
Russie. » 

En effet, le travail littéraire par lequel débuta notre savant collègue, 



— 6 — 

â"é déjà de 40 ans, avait pour objet la numismatique russe. Ses ma- 
tériaux pour servir à la connaissance des monnaies russes {Zur Mûnz- 
kunde Russlands) furent annoncés à l'Académie, par un de ses com- 
missaires, comme un travail «digne de la main de Schlôzer», et, soit 
dit en passant, ce jugement qui s'est confirmé d'une manière si éclatante, 
fait preuve en même temps de la perspicacité et de l'universalité des 
connaissances du juge qui n'était ni plus ni moins que — l'astronome 
Schubert. Le titre de l'ouvrage indique d'abord que l'auteur ne pré- 
tendait nullement donner une histoire monétaire complète de la Russie, 
mais simplement éclaircir certains faits de cette histoire, ainsi que d'autres 
matières qui s'y rapportent plus ou moins directement. Néanmoins ces 
prémices des études de notre défunt collègue obtinrent un succès re- 
marquable aux yeux des savants historiens de cette époque. Schlôzer 
était alors au faîte de sa gloire littéraire; personne encore n'avait osé 
s'attaquer à ce critique habile et implacable. Krug entra en lice avec 
lui; et dès ses premiers pas dans la carrière, il lui fit sentir sa supé- 
riorité dans tous les cas oiî une connaissance profonde et variée des 
sources, un jugement froid et sans prévention et une investigation Con- 
sciencieuse peuvent seules conduire à des résultats certains. Il fit voir 
que le commentaire sur Nestor, tel que Schlôzer l'avait commencé, 
avait besoin de grands développements avant qu'il fût possible d'élever 
l'ancienne histoire de Russie au rang d'une science organisée. Plusieurs 
passages de l'ancien annaliste, que Schlôzer avait laissés sans explica- 
tion, ou auxquels il avait supposé un sens plus ou moins arbitraire, se 
trouvaient commentés, de la manière la plus judicieuse et la plus natu- 
relle, dans les recherches de Krug; et Schlôzer lui-même, oubliant 
sa susceptibilité habituelle, exprime, dans ses lettres, sans réticence, Ij» 



— 7 — 

haute admiration que lui ont inspiré la vaste érudition de son jeune ad- 
versaire et la force de ses arguments victorieux; il convient de ses er- 
reurs et engage Krug, avec une aimable candeur, à faire passer au 
creuset de sa critique certaines hypothèses qu'il a hasardées dans son 
édition de Nestor. 

Ce fut aussi le conseil de Schlozer qui détermina Krug à se vouer 
exclusivement et avec toute la force de son génie scrutateur, à l'élude 
de l'époque la plus reculée de l'histoire nationale, et d'en négliger les 
autres régions, ce que bien des personnes lui ont durement reproché. 
Or, on oubliait que, dans les profondes ténèbres oii, alors, étaient en- 
sevelies les origines de l'histoire de Russie, la force d'un seul homme 
ne suffisait guère pour l'embrasser dans toute son étendue. Krug avait 
donc raison en préférant d'éclaircir, par des recherches spéciales, les par- 
ties les plus obscures de cette histoire et de se borner strictement à 
une période déterminée. S'il choisit la plus difficile, on ne peut que 
l'en admirer davantage. Son ouvrage numismatique lui avait ouvert les 
portes de l'Académie, et la marche qu'il donna, dès lors, à ses études, 
prouve avec quelle clarté il avait compris sa mission. Il tâcha d'abord 
de mieux se familiariser avec la langue ecclésiastique slavonne, comme 
étant celle des chroniques. Il lut et relut quatre fois la bible slavonne, 
d'après les textes anciens et récents, d'un bout à l'autre et l'original 
grec à la main; il étudia, à différentes reprises, les chroniques russes de 
la période antérieure à l'invasion des Mongols; il ne négligea pas non 
plus les nombreuses sources étrangères en tant qu'elles offrent des rap- 
ports plus ou moins directs avec l'histoire de Russie, et il acquit bientôt 
la conviction qu'à cet égard, les Grecs et les Normands méritent le plus 
d'attention. Schlozer déjà, lui avait indiqué nommément l'histoire bj- 



— 8 — 

zanline comme doctrine auxiliaire et indispensable de celle de Russie, 
et lui avait fait sentir la connexion intime qui existe entre les deux chro- 
nologies. Krug s'adonna avec une persévérance à toute épreuve à l'é- 
tude des historiens de Bjzance, étude qui lui fournit le sujet de plu- 
sieurs de ses mémoires, et finalement de son Essai critique sur la 
chronologie byzantine dans ses rapports avec l'ancienne histoire de Rus- 
sie, ouvrage admirable qui parut en 1810 et offrit un vrai modèle de 
la manière de traiter un sujet aussi difficile et aussi embrouillé que l'est 
généralement la chronologie du moyen âge. En vérité, il fallait y ap- 
porter ce jugement sur et impassible, cette force de réflexion posée et 
profonde et cette sagacité dont notre collègue était doué à un degré si 
éminent, pour mettre de l'ordre dans ce chaos qui avait résisté aux 
eiforts des premiers chronologistes. Aussi, les suffrages avec lesquels 
ce travail fut accueilli par les coryphées de la science étaient-ils una- 
nimes. Hùllmann, Schlosser, Riihs, Hase le comblèrent d'éloges, 
et l'illustre Heeren le salua comme «le phénix de la littérature histo- 
rique». Schlôzer même venait de mourir avant l'apparition du livre 
de Krug qu'il avait attendu avec tant d'impatience. Etranger à toute 
jalousie mesquine qu'aurait pu lui inspirer un rival aussi redoutable, en 
parlant, dans le journal littéraire de Gottingue, de certaines difficultés 
chronologiques dans l'histoire ancienne de Russie, il dit, entre autres, 
en 1806: «Puisse Krug exercer toujours le contrôle sur les écrits de 
Schlôzer, tant que celui-ci aura la force de manier la plume! Les 
deux partis, et ce qui plus est, la vérité et la dignité de l'histoire de 
Russie y gagneront infailliblement.» Il est vrai qu'en écrivant ces pa- 
roles, Schlôzer ne pouvait guère soupçonner que, dans l'ouvrage de 
Krug, il serait en butte à une attaque aussi vigoureuse; mais il ne 



— 9 — 

s'agissait de rien moins que de la défense de Nestor contre la critique 
outrée de son savant commentateur et de la preuve, par voie chrono- 
logique, de l'authenticité des traités d'Oleg et d'Igor avec les Grecs, 
traités dont Schlôzer avait révoqué l'existence en doute. Le mérite 
d'avoir corroboré ce fait de nouvelles preuves irrécusables, et de l'avoir, 
pour ainsi dire, réintégré dans le domaine de l'histoire', serait à lui seul 
suffisant pour assurer à Krug, à jamais, une place des plus honorables 
dans la littérature historique de notre pays. 

Les travaux subséquents et inédits de notre historien étaient égale- 
ment les fruits de la lecture soignée des trois espèces de sources que 
nous venons de nommer, et qu'il savait combiner entre elles d'une ma- 
nière si savante et si judicieuse. Il s'appliquait, entre autres, à recher- 
cher les sources oii Nestor lui-même avait puisé ses données, et il eut 
la satisfaction de découvrir — le premier de tous les historiens russes — 
que la source primitive de Nestor .était la chronique grecque inédite 
du moine George Hamartolus. Cette découverte, dont il ne fit part 
à l'Académie qu'en 1827, avait été faite cependant longtemps avant, à 
une époque où la traduction de cette chronique en langue ancienne 
bulgare, la même dont Nestor s'était immédiatement servi, n'était pas 
encore publiée. Par sa connaissance intime des sources byzantines, 
Krug parvint aussi à' découvrir certains rapports qui existaient entre les 
coutumes des anciens Russes et celles des Byzantins, rapports dont on 
n'avait eu aucune idée jusque là, tels que, par exemple, l'analogie de 
la hiérarchie politi(jue en Grèce et en Russie, qui fait le sujet d'un de 
ses savants mémoires. Parmi ses travaux basés sur l'autorité des sources 
normandes, nous citerons, en premier lieu, ses Remarques relatives au 
rapport d'ibn Foszlan sur la langue, la religion, les moeurs et les 



— 10 — 

usages des Russes païens du lOème siècle. Notre docte confrère y dé- 
montre, de la manière la plus incontestable, que le fonctionnaire arabe 
a eu devant lui des Russes d'origine normande, qui s'étaient établis dans 
le Levant. Ses idées sur la plus ancienne constitution et administra- 
tion de l'état en Russie roulent sur un sujet analogue. De même que 
plusieurs autres articles de moindre étendue, cette pièce fait preuve d'un 
vaste savoir autant que d'une heureuse combinaison. Dans un supplé- 
ment enfin qu'il ajouta, en 1838, au mémoire de son savant collègue, 
M. Friihn, sur les Russes de l'auteur arabe Ahmed-el-Katib , il a ré- 
sumé, en peu de mots, les résultats de ses profondes investigations sur 
la parenté qui existe entre les Russes et les Normands. 

Dans sa longue carrière académique, Krug a souvent été chargé de 
commissions particulières, et il savait toujours s'en acquitter en sorte 
que la science y gagnât quelque chose. Pour en faire preuve, nous 
n'avons qu'à citer son rapport, — disons plutôt sa dissertation sur la 
sortie des Hongrois de la Russie, travail où la profondeur de son exé- 
gèse de Nestor s'est surtout manifestée de la manière la plus frappante, 
— ou son analyse de l'Histoire de la Horde d'or du Raron de Ham- 
mer, analyse où, — chose assez rare, — le savant orientaUste de Vienne 
convient lui-même avoir puisé de l'instruction. 

Dans la succession de Krug on a trouvé ses deux ouvrages princi- 
paux, la Numismatique et la Chronologie, reliés et interfoliés grand in-4-°. 
Les feuilles sont remplies de notes et d'additions de sa main qui en 
doubleront le volume, à une nouvelle édition de ces ouvrages. Or, ces 
suppléments ne sont nullement de nature à modifier les recherches an- 
térieures, ou à en détruire les résultats. Ils prouvent, au contraire, 
que ces deux doctrines sont nommément celles, où Krug s'est acquis. 



— 11 — 

dès le premier abord, une supériorité absolue et non-contestée. A très 
peu d'exceptions près, ces suppléments n'ont d'autre but que de mieux 
préciser la marche des premières recherches et d'en consolider les ré- 
sultats par de nouvelles preuves. Les deux ouvrages en question ne 
s'en trouveront donc pas tant perfectionnés ou corrigés, que plutôt com- 
plétés. 

Nous n'entrerons pas dans de plus amples détails sur les travaux de 
notre célèbre historien; d'autant plus qu'une partie de sa réputation, 
pour ainsi dire, est encore à faire. Car de i6 mémoires qu'il a lus à 
l'Académie, un très petit nombre seulement sont publiés. Ce serait donc 
anticiper sur le jugement du public que de vouloir les citer ici comme 
autant de titres à la gloire littéraire de notre collègue. — Demandons- 
nous plutôt, d'où vient cette extrême réserve qui a pu engager Krug 
à tant différer la publication de ses travaux? Certes, après les succès 
qu'obtinrent ses premiers ouvrages, ce ne pouvait guère être une cou- 
pable indifférence pour sa propre réputation. Ce n'était pas non plus 
une crainte puérile du jugement des connaisseurs; nous n'avons, pour 
écarter cette idée, qu'à nous rappeler un passage de la préface de sa 
Qironologie des Byzantins où il provoque la critique la plus sévère sur 
son propre ouvrage, et le condamne le premier, s'il n'y tient ferme*) 



*) Ce passage est si caracte'ristique que nous ne pouvons nous refuser le plaisir 
de le reproduire textuellement: «Je supplie les critiques de cet ouvrage,» dit-il, «de 
ne pas me passer la moindre erreur qu'ils pourraient y remarquer. Au contraire, 
de les relever toutes sévèrement. Comme un écrit de cette nature trouve générale- 
ment peu de lecteurs, et qu'il y a encore moins de personnes qui veulent bien se 
donner la peine d'approfondir des matières aussi sèches et minutieuses, il se pourrait 
bien qu'on eût pris des arguments fort spécieux pour des raisons solides, et qu'on 



— 1-^ — 

Celle réserve, Iranchons le mol, avail plutôt sa source dans ce qu'on 
appelait le tempérament flegmatique de Krug, et ce qui n'était qu'une 
parlicularité de son caractère qui lui faisait éviter avec un soin scrupu- 
leux tout ce qui pouvait lui causer du dépit, du mauvais sang. L'étude 
de l'histoire du pays qui, jusque là, avait été l'apanage exclusif de quel- 
ques érudits étrangers, se répandit petit à petit parmi les nationaux; une 
espèce de faux patriotisme vint s'en mêler et menaça presque de re- 
plonger dans les ténèbres, ce que de longues et consciencieuses études 
en avaient à grande peine retiré. Malheureusement, ces soi-disant his- 
toriens de la nouvelle école avaient plus de zèle que de connaissances 
solides, plus de présomption que de critique. Prévoyant l'impossibilité 
d'un combat à armes égales, Krug redoutait le conflit avec ces adver- 
saires, et toujours plus ami de la paix à mesure qu'il avançait en âge, 
aucunes protestations, aucunes remontrances de ses amis ne pouvaient le 
déterminer à rompre son dédaigneux silence. Néanmoins il continuait à 
travailler assidûment, en se dispensant toutefois de donner la rédaction 
finale à ses travaux. 11 espérait toujours trouver, parmi les savants plus 
jeunes, celui qui, un jour, lui rendrait le service que, jadis, il avait lui- 
même pieusement voué à la mémoire de son excellent ami et collègue, 
le savant Lehrberg. Ewers, qui lui avait donné sa parole solennelle 



eut substitué aux anciens nombres inexacts, de nouveaux qui ne seraient pas moins 
fautifs. Je pense donc que, par cette raison, il est particulièrement du devoir du 
critique d'avertir le lecteur qu'il se tienne en garde, et de ne point accorder grâce 
à l'auteur. Que l'application apparente que celui-ci a mis à son ouvrage n'en impose 
pas au critique: si l'auteur n'a pas su combiner avec ses efforts consciencieux un 
esprit d'investigation impartial et un raisonnement juste, son labeur est en pure 
perte, et qu'il subisse alors le blâme qu'il mérite.» 



— 13 — 

(le s'en charger quand il ne serait plus, l'a précédé, comme on sait, 
de plusieurs années. Sa mort prématurée affecta vivement notre défunt 
collègue, et bien des fois, depuis ce temps, il m'a recommandé avec 
instance de laisser inédits ses manuscrits, encore dix ans après sa mort 
s'il le faut, plutôt que de les confier au premier venu. Heureusement 
il n'y aura pas lieu de recourir à ce parti extrême. On verra par la 
suite que Krug a eu le temps de désigner lui-même l'éditeur de sa 
succession, et que l'Académie s'est empressée de se l'associer, par dé- 
férence pour le témoignage et les dernières volontés de son illustre 
membre. 

Personne n'ignore les progrès immenses qu'a faits, de nos jours, l'é- 
tude de l'histoire nationale. En effet, qui voudra nier que les impor- 
tantes publications de la Commission archéographique ont fait jaillir de 
nouvelles sources inconnues, causé une révolution dans les idées, im- 
primé une nouvelle direction et donné une nouvelle face à la science 
historique de notre pays? Mais cette heureuse révélation de trésors si 
longtemps enfouis, à qui en est on redevable si ce n'est à l'Académie 
et à son expédition archéographique? Et les projets hardis de M. Stroïev 
eussent-ils été accueillis par l'Académie avec un si noble empressement, 
sans le ferme appui que leur prêta l'autorité imposante et toujours re- 
spectée de Krug? 

L'une des périodes les plus heureuses et les plus fertiles de sa 
longue et laborieuse carrière fut, sans contredit, celle où il était admis 
au commerce intime et jouissait de l'amitié' particulière du célèbre chan- 
celier comte Nicolas Rouraiantsov à qui l'histoire de son pays doit 
de si insignes services. A coup sur, ce n'est pas un des derniers fleu- 
rons dans la couronne de cet illustre Mécène, que cette pénétration qui 



— u — 

lui fit reconnaître en Krug l'organe le plus propre à mettre en oeuvre 
ses grandes et utiles intentions. Il lui accorda sa confiance entière, et 
dès lors on voit les entreprises du chancelier tendant à l'avancement 
de l'histoire nationale, empreintes du cachet soit de la conception im- 
médiate de Krug, soit de sa participation active par le conseil ou le 
fait. Bien des personnes peut-être ne se doutent pas non plus de la 
part qu'a eue Krug aux notes savantes qui ornent l'Histoire de l'em- 
pire de Russie, ouvrage qui, encore aujourd'hui, est chez nous l'objet 
d'un juste orgueil national. L'illustre historiographe venait souvent cher- 
cher de l'instruction chez le savant académicien, et dans les cas même 
oîi il ne pouvait se résoudre à céder à son autorité, il ne dissimulait 
jamais la haute estime et l'admiration sincère que lui inspirait sa pro- 
fonde et judicieuse critique. 

Il nous reste encore à suppléer quelques faits relatifs à la carrière 
civile de Krug et que nous extrayons de ses états de service. Arrivé à 
St.-Pélersbourg vers 1795, il obtint, en 1805, l'emploi de bibliothécaire 
adjoint à l'Ermitage impérial, et fiit admis, dans la même année, en 
qualité d'adjoint à l'Académie des sciences. En 1807, il ftit avancé au 
grade d'académicien extraordinaire, et en 1815, à celui d'académicien 
ordinaire. En 1817, l'Empereur Alexandre lui conféra le titre de 
conservateur en chef de Sa bibliothèque de l'Ermitage. Il fut promu au 
rang de conseiller d'état en 1819, et à celui de conseiller d'état actuel 
en 1832. 

Quoique célibataire, Krug, grâce à «on penchant pour la vie so- 
ciale, n'a point mené une existence solitaire. Accueilli avec empresse- 
ment dans le cercle intime de plusieurs familles des plus respectables, 
où il était comme chez lui, il partageait son temps entre le travail as- 



— 15 — 

sidu et les devoirs d'une amitié franche et cordiale. Aussi n'y avait-il, 
dans ses manières, rien qui rappelât cet air raide et pédantesque dont 
s'accoutrent facilement les savants solitaires, confinés dans les murs de 
leur cabinet, et qui a donné naissance à l'épithète déplaisante de «sa- 
vant de cabinet de l' Allemagne». Causeur aimable avec les femmes, il 
paraissait ordinairement préoccupé et taciturne dans les cercles d'hommes, 
et ne devenait communicatif que lorsque la conversation touchait son 
sujet favori; alors il s'animait, et on pouvait avec délices l'entendre 
parler des heures entières. Ses facultés intellectuelles, surtout la mé- 
moire, avaient conservé leur fraîcheur primitive au point, qu'en avril de 
cette année encore, il a lu à l'Académie sa dernière dissertation que 
personne, à coup sûr, ne prendra pour le travail d'un octogénaire; tant 
la concision du style, la conséquence rigoureuse de l'argumentation et 
la force de la conviction dans ce mémoire rappellent les qualités ana- 
logues de ses premières productions littéraires. La vie sobre et régu- 
lière qu'il menait, l'exercice qu'il se donnait tous les jours, le calme 
imperturbable de son âme noble et élevée lui avaient conservé aussi 
l'usage de ses forces physiques, et paraissaient lui garantir une vie longue 
et exempte des infirmités de la vieillesse, lorsque, le 19 mai de cette 
année, en se rendant, comme toujours, à pied, chez un de ses anciens 
amis où, ce jour là, il avait l'habitude de prendre son repas, il fut at- 
teint d'un accident malheureux. Au passage de la 1ère ligne, entre le 
boulevard de la grande perspective et le corps des cadets, une calèche 
attelée de deux chevaux qui avaient pris le mors aux dents, sortit de 
la cour de ce dernier bâtiment et le renversa. La commotion qu'il en 
éprouva fut si forte qu'il en perdit connaissance, et bien qu'il n'y eut 
ni luxation ni fracture, et que les contusions que lui avait causées la 



— 16 — 

chute violente, guérirent petit à petit par les soins qui lui furent pro- 
dit'ués par d'habiles médecins et de tendres amis, ses forces faiblirent 
sensiblement, et le 4 juin, survint une apoplexie des poumons qui mit 
fin à ses jours aux profonds et sincères regrets de tous ceux qui l'a- 
vaient connu et chéri. 

La carrière de Trinius a été moins longue que celle de Krug, 
et sa spécialité, bien que qualifiée par Linné du nom de science ai- 
mable, n'offre cependant pas d'intérêt assez général, pour qu'il soit per- 
mis au biographe de s'étendre longuement sur les résultats que la 
science peut avoir retirés de ses travaux, ou de trop s'arrêter sur ceux 
d'entre eux qui, peut-être, précisément par les recherches délicates et 
minutieuses qu'ils renferment, sont le plus appréciés par les botanistes. 
Nous pouvons donc, sans faire tort aux mérites de notre défunt col- 
lègue, donner plus de concision à l'article que nous allons lui consacrer. 

Charles-Bernard Trinius, académicien ordinaire pour la bota- 
nique, conseiller d'état, docteur en médecine, directeur du musée bota- 
nique, membre de l'académie impériale léopoldine de Bonn, de l'acadé- 
mie de Bologne, des sociétés des naturalistes de Moscou et de Gottingue, 
de la société botanique de Batisbonne, chevalier des ordres de St.- 
Vladimir, de Ste.-Anne et de St.-Slanislas , naquit à Eisleben en Saxe, 
le 7 mars n. st. 1778. A peine âgé de cinq ans, il perdit son père. 
Sa mère, soeur du célèbre docteur Hahnemann, auteur de l'homéo- 
pathie, épousa plus tard le docteur Miiller, surintendant général des 
églises de Saxe. Elle prodigua tous ses soins à l'éducation de son fils 
qui, après avoir, en 1796, achevé avec distinction son cours d'études 
au gymnase de sa ville natale, se rendit d'abord à l'université d'Iéna, et 



(le là successivement à Halle, Leipzig et Gtillingue où, en 1802, il prit 
ses grades. Ces six années d'études n'avaient été interrompues que par 
un séjour de quelques mois qu'il fit à. Biickebourg près de son oncle 
maternel qui, alors déjà, le guérit, par sa méthode, d'une maladie ner- 
veuse, ce qui, peut-être, a eu quelque influence sur sa conversion, 
quoique tardive, à la nouvelle doctrine. A Berlin, où il subit son exa- 
men pour l'obtention de la licence de pratiquer son art, il fut accueilli 
avec bienveillance par le célèbre Hufeland qui, sollicité de deux côtés 
différents de recommander des médecins, désigna Trinius pour une 
place en Westphalie. Or, par suite d'une confusion des adresses, il ar- 
riva qu'au lieu de cette place, Trinius en obtint une en Courlande où 
bientôt, il fut agrégé, en qualité de médecin, au service de Madame la 
Duchesse Alexandre de Wurtemberg, née princesse de Saxe-Co- 
bourg, qui, en 1809, l'amena à St.-Pétersbourg. Ici commence sa car- 
rière littéraire par trois ouvrages qu'il publia à courts intervalles, con- 
jointement avec le docteur Liboschiitz, savoir le tableau botanique 
des genres observés en Russie et disposés selon la méthode naturelle 
(1810), la flore des environs de St.-Pétersbourg et de Moscou (1811) 
et la description des mousses qui croissent aux environs de St.-Péters- 
bourg (1811). Aussi nommé, dès lors, membre correspondant de l'Aca- 
démie, fournit-il, en 1815, un travail au recueil de ses mémoires. Il 
paraît qu'à cette époque, les études de notre botaniste ont pris cette 
direction toute spéciale qu'il a poursuivie avec autant d'ardeur que de 
succès jusqu'à la fin de ses jours, car, en 1820, parurent ses fonde- 
ments de l'agrostographie , ou théorie de la structure de la fleur des 
graminées, accompagnée d'une énumération des genres de cette famille, 
et en 1822, la clef de l'agrostographie ancienne, ou aperçu de l'état de 

3 



— 18 — 

cette science jusqu'à Linné, suivi d'un essai de réduction des anciens 
synonymes aux noms ordinaires, usités aujourd'hui, — ouvrages qui, en 
1823, valurent à l'auteur le fauteuil d'académicien, vacant depuis la 
mort de Rudolph. L'activité qu'il déploya dans cette charge hono- 
rable devint doublement utile à l'Académie, car, à côté des travaux de 
cabinet dont il enrichit le domaine de sa science, ou plutôt de la spé- 
cialité qu'il s'était exclusivement réservée, le vaste chapitre des grami- 
nées, il devint le fondateur de notre musée botanique. Les collections 
de plantes, rapportées jadis par les célèbres voyageurs de l'Académie, 
pourrissaient alors, oubliées, dans un grenier de l'ancien édifice du 
musée. Trinius les soumit à un examen soigné, et les 4 ou 5 mille 
échantillons qu'il parvint à en sauver, formèrent le noyau du nouveau 
musée qui, sous sa direction immédiate et par ses soins infatigables, se 
développa rapidement et atteignit, dans le court espace de vingt ans, à 
ce degré de complet et à cet état florissant où nous le voyons aujour- 
d'hui. Il est vrai de dir,e aussi que l'encouragement et l'appui matériel 
ne lui manquèrent pas ; mais l'histoire même de notre Académie n'a que 
trop prouvé, que la condition la plus essentielle de la prospérité de ces 
établissements scientifiques, leur principe vital repose bien plus dans l'ar- 
deur et le savoir du directeur que dans des circonstances extérieures et 
fortuites, quelque favorables qu'elles puissent être. L'intérêt, on pour- 
rait presque dire l'affection que Trinius portait à sa création avait 
quelque chose de touchant. Non seulement il lui consacrait une grande 
partie de ses journées, y ayant établi son cabinet de travail, mais il 
savait y intéresser ses amis au point, que plusieurs d'entre eux s'em- 
pressaient à l'envi de l'aider dans ses travaux d'arrangement, uniquement 
par amour de la science et sans rétribution quelconque. On n'a qu'à 



— 19 — 

se rappeler le zèle de l'aimable Prescott qui dérobait à ses affaires de 
commerce les heures qu'il passait à notre musée à épousseter et à 
ranger des paquets de plantes, le dévouement de Bongard qui, long- 
temps avant sa nomination à l'Académie, sacrifiait tous ses loisirs à ce 
dépôt qu'il avait vu naître, et d'autres botanistes encore à qui Trinius 
avait su communiquer le chaleureux enthousiasme dont lui-même il était 
animé, et qu'il encourageait de son exemple. Ses travaux littéraires ne 
tendaient à rien moins qu'à établir un nouveau système de classification 
des graminées d'après des principes plus naturels et plus conséquents 
que ceux qui, jusque là, avaient déterminé les ordres de cette vaste 
famille, et sous ce rapport il importe, avant tout, de citer son grand 
ouvrage, publié par livraisons, pendant huit années consécutives, sous le 
titre de Species graminum, et formant trois volumes in-quarto ornés de 
360 planches et d'excellentes analyses dessinées par lui-même. Aussi ses 
opinions en cette matière avaient-elles acquis tant d'autorité, qu'il pa- 
raissait déjà s'entendre de soi-même que tout ce que des voyageurs russes 
rapportaient en fait de graminées, devait nécessairement passer par les 
mains de Trinius. C'est ainsi qu'il a déterminé et décrit les récoltes 
agrostologiques faites dans l'Altaï, à deux reprises, par MM. Lede- 
bour et Bunge, celles du Caucase et de la côte occidentale de la 
Mer Caspienne, rapportées des voyages àe MM. Meyer et Eichwald, 
du voyage à Sitkha de Mertens, de celui de M. Bunge dans la Chine 
septentrionale, de l'excursion botanique de M. Hohenacker dans la 
province de Talyche, et même du voyage de M. Pôppig dans l'Amé- 
rique méridionale. Ce dernier exemple prouve déjà que cette autorité 
dont nous parlons s'étendait hors des limites de notre patrie. Effective- 
ment, dans le voyage qu'entreprit notre botaniste, en 1836, dans l'in- 



— 20 — 

térAt de la science plutôt que dans celui de sa santé altérée par les 
fatit^ues du travail, il visita, pendant deux ans, les plus célèbres herbiers 
de l'Allemagne, et eut la satisfaction de voir ses travaux justement ap- 
préciés par les premiers botanistes. MM. Kunth et Nées d'Esen- 
beck, les seuls rivaux qu'il eût, allaient même jusqu'à lui céder le pas, 
s'empressant libéralement de mettre à sa disposition les riches trésors 
confiés à leurs soins et ceux de leurs propres collections. Ce fut dans 
ce voyage, au milieu d'une activité incessante et des espérances dont il 
se berçait de pouvoir, sous peu, rendu à ses foyers domestiques, s'a- 
donner avec toute son ardeur accoutumée à la rédaction de ses nom- 
breux matériaux, que tout à coup, à Munich, il fut frappé d'une para- 
lysie des nerfs qui mit en danger imminent, sinon sa vie, du moins ses 
facultés intellectuelles. Il n'en guérit que lentement et imparfaitement, 
et bien que, depuis ce temps, il ait encore présenté à l'Académie plu- 
sieurs mémoires qui ne se ressentent guère de son état souffrant, ces 
travaux-là ne peuvent toutefois être considérés que comme les fruits de 
recherches, antérieures à l'accident que nous venons de rapporter. Dans 
les deux dernières années de sa vie, il n'a fait que végéter, tout en 
conservant la conscience de son état déplorable et le souvenir de son 
ancienne énergie, ce qui naturellement a dû rendre ses souffrances en- 
core plus poignantes. De même que son ami et collègue Krug, il a 
disposé de son vivant, de sa belle et riche collection de graminées, à 
la formation de laquelle il avait prodigué, pendant vingt ans, des soins 
et des frais considérables, et sans laquelle, disait-il, le musée de l'Aca- 
démie, quelles que soient d'ailleurs les richesses qu'il peut acquérir dans 
l'avenir, resterait toujours incomplet. Ce fut donc à cet établissement 
qu'il confia ce dépôt précieux. Il y sera pieusement conservé comme 



monument propre à perpétuer, dans les annales de ce musée, le sou- 
venir de son fondateur et premier directeur, et comme gage de l'atta- 
chement sincère et désintéressé qu'il lui portait. 

Les personnes, qui ont connu Trinius avant sa longue maladie, 
s'accorderont à dire qu'il appartenait au petit nombre de ces hommes 
d'élite qui, par la tournure originale de leur esprit fin et souple, par 
l'élan généreux de leurs passions, par leurs qualités de coeur et par 
une imagination vive et ardente, se font l'âme de la société dans laquelle 
ils vivent, et gagnent d'emblée, sans avoir l'air de la rechercher, l'af- 
fection et la sympathie de tous ceux qui les approchent. Doué d'une 
conception vive et facile, il était parvenu aisément, soit par le commerce 
avec des savants et des hommes d'esprit, soit par une lecture choisie, 
à s'enrichir d'une multitude de connaissances variées, hors sa spécialité. 
Mais ce savoir, outre qu'il n'était pas profond, prenait souvent en lui 
une direction particulière, pour ne pas dire paradoxale, par suite de l'o- 
riginalité de son esprit et de l'extrême mobilité de son imagination poé- 
tique. C'est ainsi que chaque nouveau système, chaque nouvelle dé- 
couverte exerçait sur lui un pouvoir irrésistible et l'entraînait malgré lui. 
Tour à tour partisan déterminé de la philosophie naturelle des Alle- 
mands, du magnétisme animal dans ses croyances les plus extravagantes, 
de l'homéopathie, de la spontanéité du mouvement des molécules, il 
n'était positif et éclectique que dans ses recherches sur les graminées. 
Gilme et sans préventions près de son microscope, il s'était habitué à 
ne voir ni plus ni moins que ce que cet instrument lui révélait; à ces 
observations, fidèlement consignées, il appliquait ensuite ses principes de 
classification, et étranger à toute vaine ostentation, il livrait à la critique 
savante les résultats de ses investigations, sans trop se soucier des moyens 



— 22 — 

employés ordinairement par les innovateurs pour faire valoir leurs idées. 
La polémique littéraire lui était odieuse, et il ne s'y engageait que pro- 
voqué, mais alors même il ne perdait jamais de vue la dignité de la 
science, et bien que possédant à un degré remarquable l'esprit des re- 
parties piquantes, il ne s'y livrait qu'avec réserve, persuadé qu'il était, 
que, tôt ou tard, la vérité doit se faire jour en dépit des efforts et des 
passions des hommes. 

Nous avons déjà dit que Trinius était médecin. La confiance qu'en 
cette qualité il s'était acquise auprès du duc et de la duchesse de Wur- 
temberg, proches parents de notre maison impériale, lui valut, en 1824, 
le titre de médecin ordinaire avec les émoluments qui y sont attachés, 
et qu'il conserva, en guise de pension viagère, après sa retraite, en 
1827. Plus tard, en 1829, il fut appelé à faire un cours de sciences 
naturelles à l'auguste Héritier du trône de Russie, et le souvenir du 
bonheur et de la satisfaction que lui avaient causés ces rapports inté- 
ressants avec son auguste Élève, adoucissait encore ses souffrances sur 
le lit de mort et ne le quitta qu'avec le dernier souffle. Son décès, 
arrivé après une longue et douloureuse agonie, le 29 février, a laissé 
un vide irréparable dans sa famille et dans le cercle de ses amis. Dans 
les annales de l'Académie, son nom ne périra pas. 

b. Membres honoraires et correspondants. 

Nous laisserons à notre seconde Classe le soin de vous tracer la vie 
et les mérites d'un troisième académicien que la mort nous a enlevé, 
du célèbre et aimable Krylov. — En général, les changements qu'a 
subis le personnel de notre Académie ont été nombreux cette année: 
car, outre les académiciens ordinaires que nous venons de nommer, nous 



— 23 — 

aTons du rayer de nos listes les noms de cinq membres honoraires et 
de trois correspondants. Les premiers sont: les aides-de-camp géné- 
raux Prince Golitsyne, gouverneur général et militaire de Moscou, et 
Comte Benkendorff, chef du quartier général de S. M. l'Empereur, 
le conse'iller privé actuel de la 1ère classe Prince Alexandre Golit- 
syne, le Comte Fossombroni à Florence et Sir Gore Ouseley à 
Londres; et les correspondants: MM. Hallstrôm à Helsingfors, Ko- 
pitar à Vienne et Billberg à Stockholm. 

2. Promotions. 

MM. Sjôgren et Oustrialov ont été promus au grade d'académi- 
cien ordinaire, le premier, pour l'ethnographie et les langues des races 
finoises et caucasiennes habitant l'empire de Russie, le second, en rem- 
placement de feu Krug, pour l'histoire de Russie. 

De même, MM. Fritzsche et Meyer, de la Classe physico-ma- 
thématique, ont été avancés au grade d'académicien extraordinaire. Les 
mérites de ces quatre savants sont suffisamment connus par nos comptes 
rendus précédents et appréciés en Europe, pour qu'il y ait besoin de 
motiver davantage ces nominations. Elles ont obtenu toutes la sanction 
de S. M. l'Empereur. 

3. Nouvelles e'iections. 

M. Grégoire de Helmersen, de Livonie, colonel au corps des 
ingénieurs des mines et conservateur de notre musée minéralogique, 
connu par ses voyages et ses travaux géognosliques en Russie, a été 
élu académicien adjoint pour la géognosie et la paléontologie, et M. Er- 
nest Kunik, de Siiésie, auteur d'une savante dissertation sur les pre- 
mières origines de l'empire de Russie, académicien adjoint pour l'histoire 



— 21 — 

nationale. C'est à lui que nous avons fait allusion en parlant de l'édi- 
teur désigné de la succession de Krug. A l'article des travaux de 
l'Académie, nous reviendrons encore sur ses ouvrages qui lui ont mérité 
l'attention de ce corps savant. Ces deux nominations ont également été 
approuvées par Sa Majesté Impériale. 

4. Autres nominations. 

M, Blô[de, lieutenant-colonel au corps des ingénieurs des mines, a 
remplacé M. Helmersen en qualité de conservateur du musée miné- 
ralogique de l'Académie. 

Enfin M. Kôppen est nommé, pour deux ans, membre du Comité 
administratif de l'Académie, en remplacement de son collègue, M. Schmidt. 

II. TRAVAUX DE L'ACADÉMIE. 
Si dans l'exposé qui suit, des travaux de l'Académie, nous voulions 
nous conformer à l'usage ordinaire, c'est à dire, vous présenter un précis 
abrégé, mais complet, de tous les articles savants dont la lecture a oc- 
cupé nos séances, nous devrions craindre de fatiguer trop votre atten- 
tion, après avoir employé aux deux esquisses biographiques près de la 
moitié du temps que requiert ordinairement la lecture de notre compte 
rendu. Car, non seulement les matériaux que nous fournissent nos procès 
verbaux de cette année, sont plus abondants que de coutume, il y a 
même, dans ce nombre, plus d'articles marquants et d'un intérêt général 
que n'en ont offert les dernières années. Nous commencerons donc par 
la revue sommaire, ou statistique de l'activité de l'Académie, et nous 
ferons suivre l'analyse des travaux les plus importants, en supprimant à 
la lecture, avant tout, les ouvrages que des savants étrangers ont soumis 
au jugement de l'Académie, ouvrages qui, généralement, ne doivent en- 



— 25 — 

Irer dans le cadre de nos comptes rendus qu'en tant qu'ils ont pu offrir 
des sujets de discussions, quelquefois assez importantes. 

La Classe physico-mathématique a tenu 20 séances, celle d'histoire 
21. Le nombre des articles traités a été de 346 dans la première, et 
de 231 dans la seconde. De ces 577 articles, 112 se rapportent à 
des lectures d'ouvrages ou de mémoires, destinés à la publication, et 
dans ce nombre il y a 17 ouvrages étendus, -M mémoires et 51 notes. 
La Section physico-mathématique y est représentée par i3 articles, celle 
des sciences naturelles, par 33, et la Classe d'histoire et de philologie 
a fourni le reste, savoir 36 pièces. Vingt-six académiciens ont livré 70 
articles, y compris li ouvrages détachés qui, en partie, sont déjà sous 
presse; 8 dissertations ont été présentées à l'Académie par quatre em- 
ployés attachés à son service, et 3 autres par autant de ses membres 
correspondants, enfin 31 pièces ont pour auteurs 23 savants qui ne 
tiennent par aucune espèce de liens à l'Académie. 

1. Ouvrages publiés. 

Avant d'aborder notre énumération, nous allons donner un aperçu 
rapide de l'activité de nos presses. Deux volumes des Mémoires, le 3ème 
de la Section physico-mathématique, et le 6ème de la Classe d'histoire 
et de philologie, ont été achevés. Le nombre des livraisons émises de 
ces recueils s'élève à 9*), formant environ 120 feuilles d'impression. 
35") numéros ou feuilles du Bulletin physico-mathématique, et 15*") 
numéros de celui de la Classe historique ont été distribués aux abonnés; 
par leur émission, trois tomes de ce journal scientifique se sont trouvés 



*) Mémon-es se. math, et pbys. 'III. 4. 5. 6. IV. 1. se. histor. IV. 4. 5. 6. VII. 
2. 3. **) Les numéros 38-72. ***) Les numéros 18—32. 

4 



— 26 — 

complétés, savoir le 2ème et le 3ème de la section physico-mathéma- 
tique, et le 1er de la section historique. Le recueil des actes de la 
dernière séance publique et le rapport sur la treizième distribution des 
prix Démidov ont paru à l'époque ordinaire, ainsi que le tome lOème 
des 3Iatériaux (Betlraege) de MM. Baer et Helmersen, renfermant 
la traduction allemande du Nestor de M. Pogodine et d'une disser- 
tation de M. Danilovitch sur les chroniques lithuaniennes. 

M. Struve a publié le rapport sur l'expédition chronométrique exé- 
cutée, en 1843, entre Poulkova et Altona, ouvrage dédié à S. M. le 
Roi de Danemark et contenant, dans sa première partie, l'historique de 
l'expédition et les résultats approximatifs, et dans la seconde, les détails, 
les calculs et les résultats définitifs. On se rappelle encore que la dif- 
férence des méridiens de Poulkova et d'Altona a été trouvée de 1 21' 
32^ 52, avec l'erreur probable de 1^5 de seconde, et qu'outre ce ré- 
sultat principal, la même expédition nous a fourni une détermination 
exacte de la longitude de Kronstadt par rapport à l'observatoire central, 
ainsi que la latitude de ce premier port de mer de l'Empire. Les 
moyens dont on s'est servi pour les observations, pour le transport du 
temps et le calcul ont dû être exposés en détail, parce qu'il s'agissait 
de mettre la certitude du résultat hors de toute contestation. Deux con- 
ditions essentielles déterminent l'exactitude de toute opération de ce 
genre: il faut d'abord que les déterminations absolues du temps aient 
l'exactitude requise, et qu'ensuite, toutes les erreurs, qui pourraient af- 
fecter le résultat d'une manière constante, soient évitées soigneusement. 
Or, dans rou>Tage indiqué on trouve non seulement alléguées toutes 
les preuves de l'exact accomplissement de ces conditions, il fournit, de 
plus, peut-être le premier exemple de l'heureuse application du calcul 



— 27 — 

des probabilités à l'une des opérations les plus compii(juées. Je dis 
heureuse, parce qu'on est parvenu non seulement à reconnaître le ré- 
sultat le plus probable, mais encore à déterminer avec sûreté les limites 
de l'erreur dont il peut être affecté. 

On sait, par notre dernier compte rendu, que le troisième départe- 
ment des domaines avait offert à l'Académie son concours pour la con- 
fection d'un dictionnaire, complet au possible, des dénominations russes 
locales de toutes les plantes usuelles qui croissent dans la vaste étendue 
de l'Empire. Le grand nombre de collections de plantes qui, par suite 
de cet arrangement, nous sont parvenues de toutes parts, et dont l'exa- 
men est commis à M. Meyer, ont suggéré à cet académicien l'heu- 
reuse idée de s'en servir, en outre, pour la rédaction de Flores gou- 
vernementales isolées, dont la réunion, avec le temps, formera un tableau 
complet de la végétation en Russie, selon les provinces, tout en donnant 
une nomenclature russe exacte, et telle qu'elle existe dans le langage 
du peuple, tandis que les anciens dictionnaires botaniques se sont con- 
tentés de nous livrer des traductions littérales et tout à fait oiseuses des 
noms systématiques latins des végétaux. Des notices sur les qualités 
usuelles des plantes achèveront l'utilité de cette intéressante publication. 
Le commencement en a été fait par l'émission d'une première livraison, 
renfermant la Florule du gouvernement de Tambov. La persévérance de 
notre laborieux botaniste nous en garantit la continuation prochaine et 
non-interrompue. Les caractères des plantes sont donnés en latin, et 
le texte en russe et en allemand. 

En acquérant la succession de l'illustre botaniste russe Marschal- 
Biberstein, l'Académie s'était engagée de conduire à la fin son der- 
nier ouvrage, la Centaine des plantes les plus rares de la Russie méri- 



— 28 — 

dionale, principalement de la Tauride et du Caucase, ouvrage dont l'au- 
teur n'a eu le temps de publier que la moitié ou le premier volume. 
Par les soins de M. Meyer, l'Académie vient d'émettre, cette année, 
la 2ème et Sème décade du tome second. 

M. Sjôgren a achevé la publication de sa grammaire de la langue 
ossétique dont nous avons souvent parlé dans nos comptes rendus pré- 
cédents. On sait que ce travail est le fruit du voyage que notre savant 
collègue fit au Caucase, dans les années 1836 à 1838, dans le but 
exprès d'étudier sur les lieux les principaux dialectes de la langue des 
Osses, celui de Digorie et celui du Tagaour, vu que cette langue, de- 
puis les notions insuffisantes que nous en rapporta Klaproth, au com- 
mencement de ce siècle, avait attiré à un haut degré l'attention des 
historiens et des philologues. Il s'agissait de décider, par une étude ap- 
profondie et philosophique de ces idiomes, la question de savoir si ef- 
fectivement ils tirent leur origine de la grande souche indo-germanique, 
et d'élever ainsi au rang d'un fait incontestable ce qui, jusqu'à ce jour, 
n'avait été qu'une vague conjecture. Le beau travail de M. Sjôgren 
fournit tous les éléments nécessaires à cette discussion, et ses collègues 
de la section philologique, en recommandant ce travail à l'attention de 
la Classe, se sont servis des termes les plus flatteurs. «En voyant cette 
grammaire,» disent-ils, «on est saisi d'admiration à l'idée, qu'il a été 
possible à un savant isolé, au miUeu d'une population ombrageuse et 
taciturne, n'ayant ni culture ni documents écrits, de saisir, par l'ouie 
seule, une telle abondance de formes grammaticales, une phraséologie 
aussi riche, des distinctions dialectiques aussi délicates et aussi neuves, 
de les rassembler d'abord avec patience et circonspection, et ensuite, de 
construire de ces matériaux épars un édifice grammatical aussi complet 



— 29 — 

et aussi bien ordonné.» M. Sjogren a adapté à la langue ossélique 
l'alphabet russe avec les additions et les changements nécessaires, et 
comme sa grammaire a le double but d'ouvrir une nouvelle carrière aux 
savantes investigations des philologues et de servir à l'usage pratique 
dans nos provinces trans-caucasiennes , il y a joint un vocabulaire assez 
complet et en a publié à la fois deux éditions, l'une avec le texte al- 
lemand in-4°, et l'autre avec le texte russe in-8''. Sa Majesté l'Em- 
pereur a daigné très gracieusement en agréer la dédicace. 

2. Ouvrages manuscrits, 
a) Mathématiques. 

Nous commencerons notre revue des ouvrages manuscrits présentés 
à l'Académie dans le courant de cette année, par un nom illustre qui, 
après deux générations qui se sont succédées depuis la mort de celui 
qui le portait, éveille encore, au sein de l'Académie, des réminiscences 
de gloire, toutes les fois qu'il y est prononcé. Je veux parler de la 
découverte de plusieurs ouvrages posthumes d'Eu 1er. Les admirateurs 
de ce génie immortel, — et quel est le géomètre qui ne le serait 
pas! — ont accueilli avec enthousiasme la nouvelle de l'existence de 
ces souvenirs d'outre-tombe; car si, généralement parlant, les mathé- 
matiques ont cela de particulier que les méthodes et les aperçus de 
cette science portent à un tel point le cachet de l'individualité de leurs 
auteurs, que ceux-ci peuvent, dans bien des cas, en retarder à leur 
gré la publication, sans crainte de se voir devancés, ceci se rapporte 
particulièrement aux doctes élucubrations de notre immortel géomètre. 
Les Eléments d'Euchde, après vingt siècles d'existence, sont encore en- 
seignés dans nos écoles. Quel serait, au contraire, le professeur d'his- 



— 30 — 

toire naturelle qui, dans ses leçons, voudrait prendre pour guide, je ne 
dirai pas les oeuvres d'Aristote ni de Pline, mais celles de Buffon? 
Euler, sous ce rapport, l'emporte même sur les géomètres, ses con- 
temporains ; car, tandis que, aujourd'hui encore, on le voit cité et com- 
menté à chaque pas, réimprimé et traduit dans toutes les langues, les 
oeuvres de D'Alembert, par exemple, jadis son rival et son cadet en 
à<^e, sont presque relégués dans le domaine de l'histoire. Ceci explique 
le haut prix qu'on ne cesse d'attacher à chaque page inédite de notre 
illustre académicien. Un hasard avait conduit, il y a deux ans, à la 
découverte du traité de mécanique céleste qui, déposé après la mort 
de l'auteur, avec un tas de papiers de peu d'importance, aux archives 
de l'Académie, avait ainsi échappé à l'attention de ses successeurs im- 
médiats. Cette découverte, cependant, m'avait engagé à soumettre à 
un examen soigné une liasse volumineuse d'autographes conservés parmi 
les papiers de famille, et c'est là que j'ai trouvé, non pas seulement de 
simples ébauches d'ouvrages que le grand géomètre avait médités, mais 
des traités d'une certaine étendue, inconnus jusqu'à ce jour, tout rédi- 
gés et en grande partie déjà copiés au net de la propre main de l'au- 
teiir, ainsi qu'un nombre considérable de mémoires sur toutes les 
branches des sciences mathématiques, en partie ébauchés seulement, et 
qui n'ont également jamais vu le jour. Nous ne citerons ici que les 
fragments volumineux et finalement rédigés de grands ouvrages dont 
l'état de posthumes est dûment constaté et dont l'Académie est devenue 
propriétaire légitime. Il y a d'abord un manuscrit latin sans titre, ren- 
fermant les chapitres 1 à 16 d'un traité de la théorie des nombres; 
ensuite, un ouvrage latin sur l'application du calcul diflerentiel à la géo- 
métrie des courbes, destiné à ce qu'il paraît, à former la troisième 



— 31 — 

partie des Leçons du calcul dillerentiel , et partagé en six chapitres; puis, 
un traité latin de statique, renfermant 18 §§ de notions préliminaires et 
193 §§ sur l'équilibre des forces appliquées à un point. 11 y a, de 
plus, un cours de physique en langue allemande, composé de 21 cha- 
pitres en 161 %%; enfln, deux ouvrages de dioptrique en français, pos- 
térieurs au grand traité latin de cette science, et dont le précis d'une 
théorie générale de la dioptrique, inséré dans les Mémoires de l'Acadé- 
mie de Paris de l'an 1765, n'est évidemment qu'un maigre extrait, sans 
parler d'un grand nombre de mémoires détachés et en partie mis au 
net. Toutes ces pièces, sans exception, sont autographes, nous le ré- 
pétons, de sorte que, pour l'authenticité, il ne peut y avoir aucun doute. 
D'ailleurs, aux yeux des connaisseurs, l'esprit de ces ouvrages trahit la 
main du maître. L'Académie ne méconnaît point, nous aimons à le 
dire, l'obligation qu'en acceptant ce dépôt, elle a contractée envers le 
monde savant, savoir de le rendre pubUc aussi tôt que possible. Elle 
y rattache un autre projet, celui d'offrir aux géomètres de tous les pays 
une nouvelle édition des oeuvres complètes d'Euler, et elle ose espérer 
que, tôt ou tard, notre Gouvernement éclairé daignera prêter son puissant 
concours à la réalisation de ce projet. 

M. Ostrogradsky nous a communiqué, dans un mémoire, une 
méthode qu'il a imaginée pour simphfier, à quelques égards, l'intégration 
des fractions rationelles sans se servir du procédé connu de Jean Ber- 
noulli, et qui consiste à décomposer la fraction à intégrer en fractions 
simples. Un second mémoire du même académicien se rapporte à la 
théorie du mouvement des fluides. Les géomètres qui, depuis La- 
grange, se sont occupés de cette théorie, ont tous admis une équation 
qui ne leur paraissait pas s'y rattacher directement, et qu'on n'introdui- 



— 32 — 

sait que pour limiter la trop grande généralité de la matière, en excluant 
certains mouvements trop compliqués. L'équation dont nous parlons est 
celle qui assujettit les molécules fluides à ne jamais passer de la sur- 
face dans l'intérieur, ni à sortir de l'intérieur pour se placer à la sur- 
face. De celte manière, la surface fluide sera composée des mêmes 
molécules, pendaiit toute la durée du mouvement. Lagrange paraît 
être le premier qui introduisit cette condition dans la théorie du mou- 
vement des fluides; au moins ne la retrouve-t-on dans aucun écrit an- 
térieur à celui de cet illustre géomètre. En la donnant, Lagrange 
s'exprime ainsi: «Si l'on veut que les mêmes particules qui sont une 
fois à la surface, y demeurent toujours, condition qui paraît nécessaire 
pour que le fluide ne se divise pas, et qui est reçue généralement dans 
la théorie des fluides, il faudra que l'équation de la surface libre ne 
contienne point le temps.» M. Ostrogradsky, dans son mémoire, 
établit la condition dont, il s'agit très simplement et presque sans calcul ; 
il fait voir qu'elle est une suite nécessaire de la continuité du fluide et 
des formes que l'analyse mathématique prête pour représenter les por- 
tions limitées de l'espace à trois dimensions. — M. Bouniakovsky 
s'est principalement occupé de son traité du calcul des probabilités. 
Dans les chapitres qu'il a terminés cette année, il a développé, avec 
beaucoup de détail, la théorie et le? applications de l'analyse des ha- 
sards aux probabiUtés de la vie humaine, aux tables de niortahté, aux 
rentes viagères, aux caisses des veuves, aux tontines, aux assurances sur 
les choses, etc. Dans ces recherches, il a considéré quelques questions 
intéressantes qui se rapportent aux données statistiques de l'empire de 
Russie. Mais c'est surtout la théorie des résultats les plus avantageux, 
tirés d'un grand nombre d'observations, que notre académicien a cherché 



— 33 — 

à exposer avec un soin particulier, vu les difficultés et l'importance de 
la matière. Nous pensons que ceux qui liront ce chapitre dans son ou- 
vrage, y trouveront des développements et des remarques nouvelles qui 
ne seront pas sans utilité pour l'intelligence de l'immortel ouvrat^e de 
Laplace. En outre, M. Bouniakovsky a livré, dans un mémoire, 
la solution d'un problème de l'analyse des combinaisons, concernant la 
lliéorie des équations simultanées, et publié un traité d'arithmétique rai- 
sonnée, admis par le Ministère de l'instruction publique pour l'enseigne- 
ment dans les gymnases, 

b) Astronomie. 

La fréquence de plus en plus croissante des comètes, par suite du 
perfectionnement successif des instruments d'optique, et d'un autre côté 
la propagation de connaissances solides et de notions justes sur la na- 
ture de ces corps, leur a enlevé une grande partie du prestige qui, 
autrefois, s'attachait à leur apparition sur la voûte étoilée. Or, si la dé- 
couverte d'une nouvelle comète n'excite plus de nos jours ces craintes 
superstitieuses des temps passés, elle ne laisse néanmoins pas d'intéresser 
vivement toutes les classes de la société, et bien des fois, à l'occasion 
des dernières comètes découvertes à Berlin, à Paris, à Rome, nous 
avons entendu des personnes éclairées exprimer de l'étonnement de ce 
que nos astronomes se laissent ainsi devancer par des savants moins fa- 
vorisés qu'eux sous le rapport des moyens d'observation. Rien n'est 
plus aisé que de répondre à ce reproche. Sans nous prévaloir de 
l'exemple de l'observatoire de Greenwich, si justement célèbre par une 
activité non interrompue de plus d'un siècle et demi, et où cependant 
jamais comète n'a été découverte, — nous n'avons qu'à rappeler la 

5 



— 34 — 

position septentrionale de notre observatoire, la clarté de nos nuits d'été, 
l'état brumeux de notre ciel qui ne nous offre que le stricte nécessaire 
en fait de nuits propres à l'observation, le vaste plan des occupations 
de nos astronomes enfin, qui ne leur permet réellement pas de con- 
sacrer leur temps précieux au travail ingrat et au succès précaire de la 
chasse aux comètes. En revanche, nos astronomes possèdent et mettent 
en oeuvre des moyens tellement distingués pour l'observation du cours 
de ces astres, que non seulement leurs déterminations des lieux l'em- 
portent par l'extrême précision, mais encore que, dans la plupart des 
cas, leurs observations peuvent être prolongées beaucoup au delà du 
terme de la visibilité de ces corps célestes aux autres observatoires. Ce 
fiit en novembre 1843 que M. Faye à Paris découvrit une petite co- 
mète télescopique. Peu de temps après, M. Goldschmidt de Gôt- 
tingue nous annonça que c'était une comète à courte période qui 
opérait sa révolution autour du soleil en 7 ans, on à peu près. Comme, 
jusque là, on n'avait connu que deux comètes à courte période, il fallait 
apercevoir dans cette découverte une acquisition importante de notre 
système solaire, et s'attendre à voir les astronomes de tous les pays 
suivre avec ardeur le cours apparent de cet astre remarquable, (h, 
après trois mois déjà, avant la fin de février, il disparut aux yeux des 
autres astronomes de l'Europe, et alors ce ne fut plus qu'a Poulkova, 
qu'au moyen de la grande lunette on le poursuivit encore jusqu'au 10 
avril, de sorte que, grâce à cet excellent instrument, demeuré maniable 
même par un froid de 20 à 25 degrés R., la série des observations a 
pu embrasser un espace de 5 mois. Les éléments elliptiques de cette 
comète, basés sur trois observations très exactes de M. Struve le jeune, 
furent calculés par cet astronome même, conjointement avec M. Lia- 



— 35 — 

pounov, présentés à l'Académie, et publiés ensuite dans le journal 
astronomique de M. Schumacher. Des trois comètes à courte pé- 
riode, l'orbite de celle de M. Paye est la moins allongée; dans son 
périhélie, elle se rapproche considérablement de l'orbite de Mars, et 
près de son aphélie, elle coupe celle de Jupiter à proximité d'un noeud. 
II s'en suit que cette comète est exposée à de fortes perturbations par 
l'action de ces deux planètes, surtout de la dernière. A cette occasion, 
on a dû naturellement se rappeler la comète de 1770 dont notre cé- 
lèbre Lexell avait calculé le cours, et qui, alors, accusait aussi une 
période de cinq ans, sans que jamais, depuis, elle ait reparu, son cours 
avant évidemment été troublé par l'attraction de Jupiter. Après la dé- 
couverte de M. Paye, on avait conçu l'espoir de trouver sa comète 
identique avec celle de Lexell, ramenée peut-être dans notre système 
solaire, par de nouvelles perturbations de Jupiter. Cependant, cet espoir 
ne paraît pas se réaliser. Et voilà que, au mois d'août, on découvre à 
Rome une nouvelle comète dont, bientôt après, on trouve la période de 
six ans et demi. Cette comète, tant qu'on sache, n'a pu être observée 
nulle part au delà des premiers jours de novembre; nos astronomes 
l'ont vue jusqu'au 14 décembre, et il y avait apparence de la voir se 
prêter encore aux observations après la lunaison de ce mois. L'identité 
de cette comète là avec la comète de Lexell paraît assez vraisemblable; 
néanmoins la décision définitive de cette question réclame des recherches 
ultérieures et en partie très compliquées. — M. Peters a lu un mé- 
moire sur les parallaxes des étoiles « de la Lyre et de la 61ème du 
Cygne, déduites des distances zénithales observées au grand cercle ver- 
tical d'Ertel. La valeur que donne notre astronome pour la parallaxe 
de la 61ènje du Cygne est absolument identique avec celle qu'avait 



— 36 — 

trouvée l'illustre astronome de Kônigsberg *) , en sorte que, désormais, 
cette quantité doit être considérée comme définitivement déterminée. 
Quant à a de la Lyre, sa parallaxe déduite des observations de Dorpat 
était de 0"26, tandis que celles de Poulkova ne lui assignent que la 
valeur de 0"l 1 . Sa réalité n'est donc sujette à aucun doute , bien que 
la fixation de sa véritable valeur demande encore des recherches ulté- 
rieures. En admettant provisoirement la moyenne arithmétique des deux 
chiffres cités, et en y joignant les diverses déterminations de la parallaxe 
de la Polaire dont la moyenne comporte 0^0, on a trois étoiles fixes 
du ciel boréal dont, à présent, la distance de la Terre est connue, sa- 
voir: la 61ème du Cygne, « de la Lyre et la Polaire, et les distances 
respectives, exprimées en rayons de l'orbite terrestre, seraient représen- 
tées par les chiffres de 600 mille, de 1100 raille et de 2 millions. Les 
observations de M. Peter s s'étendent encore à d'autres étoiles et nous 
pouvons espérer, sous peu, de connaître les parallaxes d'Arcturus, de la 
Chèvre, d'à du Cygne, d'i de la grande-Ourse et de l'étoile à grand 
mouvement propre, découverte par M. Argelander. — Nous avions 
annoncé, dans notre dernier compte rendu, que M. Nicolaï de Man- 
heim avait calculé des tables générales de réduction pour les lieux ap- 
parents des étoiles fixes, d'après les nouveaux éléments de l'aberration, 
de la nutation et de la précession, fournis précédemment par nos as- 
tronomes. Or ces tables, quelque utiles qu'elles soient, lorsqu'il s'agit 
de calculer le lieu d'une étoile isolée, ne satisfont cependant pas aux 
besoins du calcul astronomique, quand on a de grandes masses d'obser- 
vations à réduire. Il fallait donc, pour répondre à ce but, se résoudre 

•) 0;'34.8. 



— 37 — 

à calculer des tables de réduction plus étendues, d'après un plan con- 
forme à celui des célèbres Tables de Konigsberg, et ce travail a été 
exécuté par MM. Peters, George Fuss et Liapounov, et présenté 
à l'Acadéniie qui vient d'en ordonner la publication. Ces tables de 
Pouikova donnent les constantes besséliennes, pour 0* temps sidéral, de 
chaque jour, des six années 18i0 à 18i5, et l'on se propose de les 
continuer au fur et à mesure. 

c) Physique. 

M. Peters a examiné la question de savoir, si les petites déviations 
du niveau, produites par les attractions du soleil et de la lune doivent, 
ou non, être prises en considération dans les observations méridiennes, 
vu la grande exactitude à laquelle ces observations sont portées de nos 
jours. Il trouve, par un calcul rigoureux, la valeur des erreurs minimes 
qui peuvent en provenir dans différents cas et les corrections à apporter 
au résultat final pour l'en affranchir. A cette occasion, il développe une 
idée que lui a suggérée M. Struve, et selon laquelle un moyen avan- 
tageux pour déterminer la densité de la Terre consisterait peut-être à 
observer, sur les deux côtes opposées de canaux ou de baies de mer, où la 
marée atteint une hauteur considérable, la différence des directions du 
fil d'aplomb, lors de la plus haute et de la plus basse marée. M. Struve 
indique, comme paraissant très propre à ces observations, le canal de 
Bristol, vu que la marée y monte à 30 pieds et au delà, et qu'en outre 
ce canal a presque exactement la direction Est-Ouest. Cette idée a 
engagé M. Peters à trouver, par le calcul, la valeur approximative de 
la déviation de la ligne d'aplomb que produirait l'attraction d'une pareille 
masse d'eau. Il applique enfin le même calcul à la recherche de l'effet 



— 38 — 

de l'allraction que doit exercer la grande pyramide d'Egypte. — Le 
docteur Crusell avait observé, dans ses cures galvaniques, qu'en assu- 
jétissant plusieurs personnes à la fois à l'action d'un courant galvanique, 
ce courant agissait sur chacune d'elles avec la même force que s'il n'y 
avait qu'un seul individu. Cette observation a donné lieu à M. Lenz 
d'examiner théoriquement le cas où plusieurs batteries galvaniques, pla- 
cées parallèlement l'une à côté de l'autre, formeraient pile, et il a fait 
voir d'abord, que le phénomène observé par M. Crusell n'est qu'un 
simple corollaire de ce cas général; ensuite, que plusieurs batteries gal- 
vaniques d'égale construction, juxtaposées et jointes en un conducteur, 
produisent le même courant qu'une seule pile à nombre égal d'éléments, 
mais où la surface de zinc de chaque couple serait augmentée d'autant 
de fois qu'il y a de batteries. Ce dernier principe, bien qu'il manquât 
de démonstration, a cependant souvent été employé. Enfin, M. Lenz 
fait voir que, dans la décomposition de l'eau, au moyen d'un nombre 
déterminé de voltamètres d'égale construction, ceux-ci peuvent indiffé- 
remment être introduits dans la pile, soit successivement l'un après 
l'autre, soit à la fois, à moins que la pile même, à surface de zinc 
constante, ait l'arrangement convenable. Dans un second mémoire, 
M. Lenz, conjointement avec M. Savélïev, a développé les lois de 
la polarisation galvanique des électrodes, et examiné la force électro- 
motrice des piles hydro -galvaniques. Ils ont trouvé que la prétendue 
polarisation des électrodes n'a point heu dès que le dégagement du gaz 
cesse, ce qui leur a fourni le moyen de déterminer la polarisation à 
chacune des électrodes à part, et de la faire entrer dans le calcul. En 
employant des électrodes différentes dans la cellule à décomposition, 
l'addition et la soustraction entre la polarisation et la force électromo-^ 



— 39 — 

trice s'opèrent simplement. Les forces électromolrices peuvent, ainsi 
que Volta l'a fait, être ordonnées en une série selon les intensités; 
mais alors il faut prendre en considération les métaux, non pas isolé- 
ment, mais dans leurs rapports aux liquides dans lesquels ils plongent. 
C'est ainsi, par exemple, que la force électromotrice du zinc dans de 
l'acide sulfurique, avec du platine dans de l'acide nitrique (élément 
Grove) équivaut à la somme des -forces électroraotrices du zinc dans 
de l'acide sulfurique avec du cuivre dans la solution du sulfate de cuivre 
(élément Daniel 1), plus un élément combiné de cuivre dans du sulfate 
de cuivre, avec du platine dans de l'acide nitrique. M. Jacobi a con- 
stamment tenu l'Académie au courant des recherches intéressantes aux- 
quelles il s'est livré, dans l'espace de cette année. Or, comme ces re- 
cherches continuent encore, nous devons nous réserver d'en rendre 
compte à une occasion prochaine, lorsque notre habile physicien en 
aura ordonné tous les résultats. En attendant, nous dirons seulement 
qu'une grande partie de son temps a été consacrée à la construction 
des télégraphes galvaniques et à l'étude consciencieuse des nombreux et 
divers phénomènes que lui ont offerts les conduits télégraphiques. 
M. Nervander de Helsingfors, membre correspondant, nous a annoncé 
un travail étendu de météorologie, qui paraît l'avoir mis sur la trace de 
la loi de périodicité qui règle la marche de la température sur la terre. 
Pour en donner une idée succincte, nous extrayons du rapport de nos 
commissaires le passage suivant: M. Nervander avait découvert anté- 
rieurement, par une recherche sur le temps de la débâcle de quelques 
rivières, que ces époques manifestaient une périodicité de sept ans. Sup- 
posant que cette période devrait se retrouver dans la marche des tem- 
pératures, il tâcha de la rendre évidente en groupant les observations 



— 40 — 

par périodes septennales. Le résultat d'abord ne répondit point à son 
attente. En conséquence, il dirigea son attention sur des périodes de 
plus courte durée, mais qui puissent diviser, sans reste, l'espace de sept 
ans. Cela le conduisit à examiner la période d'une révolution du soleil 
autour de son axe, laquelle, pour un observateur placé au centre de la 
terre, a été fixée, en dernier lieu, par M. Laugier, à 27,32 jours. 
M. Nervander ordonna les observations therraométriques de Paris en 
groupes d'après cette période, et il obtint pour résultat qu'il existait ré- 
ellement une période semblable pour les températures. 

d) Chimie. 

M. Hess avait publié, en 1839, une note ayant pour but d'établir 
que deux substances se combinant en plusieurs proportions, les quantités 
de chaleur dégagée se trouvaient entre elles en proportions multiples. 
Ensuite, notre chimiste nous communiqua d'autres recherches, intimement 
liées au sujet de cet énoncé, et il désigna la direction particuUère de 
ces travaux en les nommant Recherches thermochimiques. Peu après, 
plusieurs autres savants s'occupèrent du même sujet; nous n'en nom- 
merons que MM. Andrews et Graham à Londres. Depuis, l'Acadé- 
mie des sciences de Paris en a fait le sujet de son prix de concours 
en demandant, entre autres, que les résultats de M. Hess soient con-- 
firmes par de nouvelles recherches. Le terme de ce concours n'est 
pas encore échu. En attendant, les résultats obtenus par M. Graham 
ne s'accordant pas avec ceux de notre collègue, un savant français, 
M. Abria, a soumis les points essentiels de la question à de nouvelles 
investigations, et il est tombé d'accord, dans ses résultats, avec ceux de 
M. Hess. En dernier lieu, notre chimiste vient de communiquer à 



— il — 

rAcad(^'mie un nouveau travail qui a pour but d'introduire une nouvelle 
méthode dans ces sortes d'expériences. Jusqu'à présent, les résultats 
obtenus n'étaient nullement susceptibles de fournir une preuve de leur 
exactitude, et il n'y avait aucun moyen de déterminer, dans quelles li- 
mites les données de l'observation s'écartaient de leur valeur réelle. 
Chaque observation devait donc nécessairement être répétée par d'autres 
observateurs. On sait que beaucoup de vérités admises en physique ne 
s'appuient que sur l'autorité d'observations plus ou moins répétées et 
plus ou moins d'accord entre elles. La méthode que donne M. Hess 
est destinée à obvier à cet inconvénient; elle dispose les expériences à 
exécuter de manière à fournir des relations qui peuvent être soumises 
au calcul, et indiquent au juste le degré de l'exactitude des observa- 
lions. Celte méthode est d'un emploi général pour toutes les quantités 
de chaleur dégagée par voie humide, mais elle n'est pas susceptible d'un 
exposé verbal, sans le secours de formules. On sait que M. Fritzsche 
a fait partie d'une commission qui l'année dernière, fut envoyée au Cau- 
case, par ordre du Gouvernement, pour y organiser l'établissement des 
eaux minérales. Notre chimiste a été chargé spécialement de faire une 
nouvelle analyse de ces eaux, et la manière distinguée dont il s'est ac- 
quitté de cette charge, lui a valu une marque flatteuse de l'attention 
de ses supérieurs. 11 nous a communiqué, dans un mémoire, les résul- 
tats de son travail, 

e) Géognosie. 

M. Helraersen a mis sous les yeux de l'Académie un savant mé- 
moire sur la constitution géognostique de l'Oust-urt, et particulièrement 
de la pente orientale de ce plateau vers le lac d'Aral. 

6 



_ 42 — 

f) Botanique. 

MM. Fischer et Meyer ont continué à livrer, dans notre Bulle- 
tin, des aperçus préalables de la riche récolte botanique de M. Schrenk 
en Son<jarie. Trois articles sont consacrés aux diagnoses des plantes 
nouvelles ou peu connues, rapportées par cet infatigable voyageur. Dans 
une quatrième note, les raènies savants ont établi, sous le nom A'Às- 
terostygma, un nouveau genre de plantes du Brésil. A l'article des ou- 
vrages publiés, nous avons déjà mentionné le premier fascicule des Ma- 
tériaux de M. Meyer, renfermant la flore du gouvernement de Tambov, 
et le texte de deux décades de l'ouvrage de Marschal-Biberstein, 
rédigé par lui. Il nous a livré, en outre, un mémoire étendu sjir quel- 
ques espèces de Cornus, de la division des Thelycrania. Si. Baer a 
recueilli, dans une note, des données intéressantes sur les périodes de 
végétation de l'orge, dans diflérentes latitudes géographiques. M. Bu- 
precht a présenté à l'Académie ses observations sur la flore du pays 
des Samoïèdes, situé en deçà de l'Oural. 11 a livré, de plus, un mé- 
moire sur la distribution des fougères dans l'empire de Bussie, et un 
autre, sur l'histoire des végétaux de la flore de St.-Pétersbourg. Ces 
trois mémoires sont réunis sous le titre général de matériaux pour servir 
à la connaissance de l'histoire et de la géographie des plantes de Bussie. 
Le même savant nous a communiqué une nouvelle observation sur les 
Oscillaires et les mouvements spontanés que certains savants prétendent 
y avoir découverts. 

g) Zoologie. 

Les travaux de M. Brandt ont eu particulièrement pour but de rem- 
plir quelques lacunes sensibles de nos connaissances sur les animaux 



— 43 — 

vertébrés de la Russie. Ils se composent de quatre notes et d'un mé- 
moire étendu. M. Brandt y établit une nouvelle espèce de faisan, il 
assigne à trois autres espèces d'oiseaux leur place dans la faune de 
Russie qui, jusque là, leur avait été contestée, et il fait voir que le 
Cervus Pygargus de Pallas ne peut guère être considéré désormais 
comme simple variété du chevreuil ordinaire; qu'il doit plutôt former 
une espèce distincte. Le grand mémoire de notre zoologue commence 
par une introduction historique sur les travaux antérieurs, relatifs à la 
faune de la Sibérie, et offre ensuite une liste complète et critique de 
tous les animaux vertébrés connus de la Sibérie occidentale. L'auteur 
a pris soin d'y joindre des observations sur chaque classe d'animaux, 
observations qui seront d'un intérêt particulier pour la connaissance de 
la distribution géographique des espèces. En outre, ce mémoire ouvre 
des vues nouvelles sur le rapport qui existe entre les faunes de l'Europe 
et de l'Amérique septentrionale d'un côté, et de la Siliérie, ce vaste 
pays intermédiaire, de l'autre; et ce qui doit le plus nous intéresser 
dans ce travail, c'est qu'il nous a été annoncé par l'auteur comme pré- 
curseur d'une revue synoptique générale de la faune de Russie, qui 
manque encore, et pour laquelle, nous le savons, notre zoologue, ras- 
semble, depuis longtemps, de précieux matériaux. — M. Nordmann 
d'Odessa, membre correspondant, nous a adressé une monographie du 
Tergipes Edwardsii, espèce de mollusque gymnobranchiate, et M. G e fo- 
ie r de Barnaoul, une revue des coléoptères des steps de la Songarie, 
recueillis par M. Schrenk, voyageur du jardin impérial botanique. 

h) ^natoniie et Physiotogie. 

La question de savoir, si les monstruosités à double corps, dont 
toutes les classes des animaux vertébrés offrent de fréquents exemples, 



— u — 

sont produites par une évolution anormale du foetus -dès le moment de 
la conception, ou par une concrétion mécanique d'individus, séparés 
originairement, — cette question, dis-je, occupe depuis longtemps les 
physiologistes, et leurs opinions à cet égard sont partagées entre les 
deux hypothèses que nous venons d'énoncer. Si la dernière, celle de 
la concrétion, est soutenue par des noms illustres, tels que ceux de 
M. Burdàch, d'Isidore-Geoffroy St.-Hilaire etc., l'appui que 
prête à l'autre hypothèse l'autorité de Haller, de Meckel et de notre 
savant physiologiste, M. Baer, n'est certes pas moins imposant. Pour 
remettre cette question à une nouvelle discussion approfondie, notre 
collègue a réuni, dans un mémoire, un nombre considérable de cas in- 
structifs, soit observés par lui-même, soit rapportés dans diflerents ou- 
vrages, et en se guidant de ses propres recherches et de celles d'autres 
savants sur l'histoire de l'évolution des animaux, il s'applique à appuyer 
de nouvelles preuves ses convictions tératologiques et à réfuter par des 
raisons majeures l'opinion de ceux qui admettent la concrétion, soit par 
suite de l'attraction organique, soit par d'autres causes, dans une période 
avancée de la grossesse ou de la portée des animaux. — Il nous a 
présenté, en outre, dans une note, la description d'un cas très rare 
de deux jumeaux accollés l'un à l'autre par les fronts, d'après un échan- 
tillon qui se conserve à notre musée anatoniique, et il a pris soin de 
comparer ce cas remarquable avec d'autres difformités analogues. Le 
haut intérêt physiologique et ethnographique qui s'attache à l'étude des 
crânes humains a dû appeler l'attention de notre savant collègue sur 
l'extrême insufiisance des matériaux de comparaison qu'offre, sous ce 
rapport, notre musée anatomique, et a dû l'engager à y remédier par 
tous les moyens dont l'Académie puisse disposer. Aussi, dès le premier 



— i') — 

abord, ses soins n'ont pas été sans succès, et parmi les nouvelles ac- 
quisitions que lui doit déjà notre musée, un crâne de Karagasse, offert 
par M. le colonel Hofmann, et un crâne de Saraoïède, rapporté par 
M. Ruprecht, lui ont fourni le sujet d'un article intéressant qu'il a 
publié dans le Bulletin. Une autre note du même auteur se rapporte 
à l'observation de plusieurs formes différentes d'animalcules sperraatiques 
dans une seule et même espèce. Enfin, il nous a annoncé, comme 
prêts à être publiés, un travail étendu sur l'anatomie et la physiologie 
du marsouin (Delphinus phocaena), et un traité de l'évolution de l'homme 
et des animaux, eu égard aux difformités organiques qui s'y rencontrent. 
Ce dernier ouvTage doit paraître en russe sous les auspices de l'.ica- 
démie médico-chirurgicale qui compte M. Baer au nombre de ses pro- 
fesseurs. 

i) Lettres et antUjiUtés orientales. 

Notre digne représentant de la science numismatique mohammédane, 
M. Friihn, nous a fait hommage, cette année, d'un ouvrage longtemps 
attendu avec impatience par les orientalistes, savoir du second tome de 
l'important travail par lequel, il y a dix-huit ans, il salua la fête sécu- 
laire de cette Académie. Il y a consigné, par ordre systématique, et 
expliqué les riches trésors numismatiques dont, depuis ce temps, et prin- 
cipalement par les soins mêmes de M. Frâhn, a été enrichi notre 
musée asiatique. Il nous a, en outre, rendu compte, dans deux notes, 
de quelques acquisitions récentes du médailler de ce musée, dues en 
partie aux soins obligeants de M. son fils, attaché à la légation russe en 
Perse, en partie aux fouilles instituées dans le gouvernement de Tver, 
par M. Ouchakov, propriétaire. M. Dorn, à qui nous devons déjà 
la première grammaire du Pouschlou, ou de la langue des Afghanes, a 



— 46 — 

livré, dans un mémoire, des remarques supplémentaires à cette gram- 
maire, ainsi qu'une chrestomathie afghane qui est sous presse. Il a 
décrit, dans une note, un astrolabe à inscriptions orientales, appartenant 
au Mufti d'Orenbourg qui a bien voulu, sur la demande de l'Académie, 
le mettre, à cet effet à la disposition de notre orientaliste; il a, de plus, 
analysé, dans une seconde note, un manuscrit persan, intitulé: Aperçu 
chronologique de l'histoire, et dont l'auteur, nommé Faszih, a été 
ignoré jusqu'à ce jour au point, que même Hadji-Khalfa ne le cite 
point dans son dictionnaire bibliographique. Le manuscrit en question, 
composé au commencement du loème siècle, appartenait à la succession 
du comte Suchtelen, et a passé, avec d'autres ouvrages orientaux, à 
l'école asiatique du Ministère des affaires étrangères. Enfin M. Dorn 
vient d'achever et de livrer à l'impression une esquisse historique du 
musée confié à ses soins, depuis sa fondation, en 1818, jusqu'à l'époque 
actuelle. L'imperfection avérée de la rédaction des annales géorgiennes, 
tant sous le rapport de l'exposition des faits que relativement à la chro- 
nologie, les lacunes en ce qui concerne plusieurs princes et princesses 
du sang royal, le silence complet des historiens sur les rapports de la 
Géorgie avec la Russie, jusqu'en 1650; tous ces motifs décidèrent l'A- 
cadémie à solliciter pour M. Brosse t la permission de compulser, dans 
les archives de Moscou et dans la bibliothèque patriarcale, les docu- 
ments historiques dont une première, mais trop courte exploration, en 
1838, lui avait fait connaître l'existence. Vérifier, critiquer et compléter 
les récits des auteurs géorgiens, pour les trois derniers siècles, tel était 
le but de ce voyage. L'autorisation nécessaire ayant été accordée avec 
cette fibéraUté qui accueille en Russie tous les projets tendant à l'avan- 
cement des sciences, M. Brosset a consacré les quatre mois d'été à 



— i7 — 

ses recherches dans les archives de Moscou. Le résultat de ces re- 
cherches, consigné dans un rapport à M. le Ministre, président de l'A- 
cadémie, (maintenant sous presse) n'a pas été au dessous de nos espé- 
rances. Un examen critique des annales géorgiennes, pour l'espace de 
temps ci-dessus indiqué, fera connaître au public savant la succession, 
les détails et les dates d'une foule de faits, peu ou point connus, même 
après les intéressantes relations de l'historien arménien Arakel et de 
l'auteur persan Iskender-Moundji, déjà publié par les soins de 
M. Dorn. Le travail de M. Brosset, vu l'extrême abondance des 
matériaux, ne s'étend aujourd'hui qu'à un intervalle de 64 ans, de 1586 
à 1650, durant lesquels il y eut, entre la Russie et la Géorgie, un 
échange de 22 ambassades réciproques. Le Cakheth, ou Géorgie orien- 
tale, noua les premiers rapports; le Karthli l'imita, en 1605; la Min- 
grélie et l'Iméreth suivirent, en 1636 et 1650. Témoins oculaires de 
tout ce qui se passa d'important dans ces contrées, les ambassadeurs 
russes le racontent avec une simplicité, avec une précision de dates, qui 
ne laissent aucun doute sur leur exactitude. D'autre part, les relations 
d'Ivan Tolstoï, agent de Pierre-le-Grand auprès de Wakhtang 
VI, de 1722 à 1721, répandent une vive lumière sur la catastrophe 
qui précipita ce dernier de son trône, contiennent les détails les plus 
intéressants sur le prince Wakhoucht, le grand historien de la Géorgie, 
et font ressortir l'admirable loyauté, la munificence de Pierre 1er en- 
vers son malheureux allié. La bibliothèque patriarcale de Moscou a 
fourni également à M. Brosset de bons renseignements. Un beau ma- 
nuscrit grec appartenant à ce riche dépôt, et qui paraît remonter au 
ISèrae siècle, contient l'histoire de l'image de Notre-Dame d'ibérie, 
dite de la porte, Portaitissa. On y trouve, sur la fondation du fameux 



— 48 — 

couvent ibérien du mont Athos, des détails entièrement conformes à ceux, 
déjà publiés, fournis par les auteurs géorgiens. La date de cette fon- 
dation s'y trouve placée aux environs de l'an 976, après la défaite de 
Se 1er us; quant à l'image elle même, elle fut installée, d'après les 
mêmes autorités, au dessus de la porte du couvent, avant la fin du 
lOèrae siècle: de là, le culte s'en est répandu en Russie. — M. Boht- 
lingk a examiné et décrit un manuscrit en caractères Pâli-carré qui se 
trouve à notre musée asiatique, et renferme les chapitres 1er et ième 
d'un ouvTage composé de sept chapitres et qui, sous le titré de Kar- 
mavakia, ou «Exposé des devoirs», traite du rituel de la prêtrise boud- 
dhistique. Le premier chapitre de cet ou>Tage, le seul qui existe à 
Paris, a été commenté par MM. Burnouf et Lassen. M. Bôht- 
lingk cite, dans sa note, d'abord les variantes de ce premier chapitre, 
et reproduit, ensuite, le texte du quatrième qui manque dans l'exem- 
plaire de Paris. Le même académicien a livré, dans une seconde note, 
quelques suppléments et corrections à apporter à son édition du Ring- 
Çâkountala; mais le travail le plus utile, sans contredit, que nous devons 
à notre jeune orientaliste, c'est une chrestomathie sanscrite, destinée à 
faciUter, en Russie l'étude de cette langue, et dont une grande partie est 
déjà imprimée. 

k) Philologie. 

M. Graefe a fourni, dans deux mémoires, quelques suppléments 
aux inscriptions grecques, commentées par lui antérieurement; il en a 
restitué et exphqué d'autres dont les copies lui ont été envoyées ré- 
cemment du raidi de la Russie, ainsi que quelques uns des épigrammes 
métriques les plus difficiles, publiés dans le second fascicule du recueil 
de M. Ross. Nous avons déjà cité, à l'article des ouvrages publiés, les 



— 49 — 

deux grammaires de la langue ossétique de M. Sjôgren. Son com- 
patriote, M. Castrén, voyageur-ethnographe, désigné par l'Académie 
pour une mission scientifique en Sibérie, a publié une grammaire de la 
langue zjrainique qui lui a valu l'honneur d'un prix Démidov, et vient 
de nous adresser dernièrement une dissertation philologique sur l'influence 
de l'accent dans la langue laponne. 

1) Histoire de Russie. 

Le dernier travail de notre respectable Krug, travail auquel nous 
avons fait allusion dans sa biographie, a pour objet une nouvelle éty- 
raologie ingénieuse du mot OzHiiui,aHUHo qui se rencontre souvent dans 
les anciennes chroniques et dans la Bible slavonne, où cependant ce mot, 
pris dans son acception , ordinaire , n'offre point de sens. L'étymologie 
qu'en donne Krug paraîtrait hasardée, si on voulait l'énoncer en peu 
de mots, et cependant le temps nous manque pour reproduire ici, même 
en extrait, les habiles arguments dont il l'appuie. Il ne nous reste donc 
cpi'à renvoyer ceux qui s'y intéressent au mémoire même, lorsqu'il aura 
paru. M. Bérednikov, de la Classe russe, a publié, dans notre Bul- 
letin, une notice sur quelques anciens parchemins découverts récemment 
dans le Kreml de Moscou. M. Oustrialov a continué, pendant la 
première moitié de cette année, ses recherches dans les archives du 
Ministère des affaires étrangères, en y exploitant, pour son histoire de 
Pierre-le-Grand, une source à laquelle personne avant lui n'avait 
puisé. On connaît plus ou moins les rescrits et les oukases de l'Em- 
pereur lui-même, tandis que les rapports de ses ministres, de ses gé- 
néraux et d'autres personnes de ses entours, à l'exception seulement des 
lettres de Schérémétev, de Menchikov et d'Apraxine, publiées par 

7 



— 50 — 

Millier et Berch, étaient demeurés inaccessibles aux historiens. Ces 
documents sont renfermés dans 90 volumes in-folio dont M. Oustria- 
lov a fait de nombreux extraits, relatifs aux huit années du règne de 
Pierre, depuis 1700. C'est un tableau complet et animé de tout ce 
qui s'opérait alors sur les champs de bataille et dans l'administration 
intérieure. On y trouve les explications les plus détaillées des événe- 
ments du temps, des conceptions administratives et politiques du Mo- 
narque, des mérites et des défauts de ses compagnons d'exploits, et de 
la part qu'a eue chacun d'eux à l'exécution de l'oeuvre immortelle dont 
l'Empereur seul était l'âme. Une longue et grave maladie a interrompu 
les occupations de M. Oustrialov, pendant plus de six mois, et nous 
prive encore aujourd'hui de sa présence. Nous pouvons espérer cepen- 
dant le voir retourner, sous peu, à son activité, accoutumée. Nous ci- 
terons enfin, pour terminer notre aperçu, les travaux par lesquels vient 
de débuter' le plus jeune de nos collègues: Le problème relatif à 
l'origine des Varégo -Russes, problème soulevé par l'Académie, il y a 
juste 100 ans, vient d'être abordé encore une fois par M. Kunik, 
parce que, jusqu'à ce jour, on n'est pas encore parvenu à découvrir 
une pleuplade ou une tribu quelconque à laquelle on ait pu, avec 
quelque certitude, appliquer le nom de Varégo-Russes. Le résultat va- 
guement énoncé que les Varègues ont été vraisemblablement des Nor- 
mands, ce résultat, dis-je, loin de trancher la question, paraît plutôt 
fait pour exciter à de nouvelles investigations. Bien que persuadé qu'il 
n'est plus à propos, ni même permis de nos jours de se borner exclu- 
sivement à l'histoire ancienne de Russie, vu que d'autres périodes de 
cette histoire réclament enfin, tout aussi impérieusement, le flambeau de 
la critique, M. Kunik a cependant voulu essayer d'entamer la question 



— 51 — 

de l'origine du peuple russe par un nouveau côté, espérant la conduire 
ainsi, une fois pour toutes, à la solution désirée. La langue d'une na- 
tion, dit-il, est l'une des sources principales de son histoire; l'étude de 
ses lois doit nécessairement conduire à la découverte des éléments 
étrangers qui s'y sont intrus dans le cours des siècles. En suivant donc 
la méthode que la grammaire historique prescrit dans ces sortes de re- 
cherches, l'auteur parvient à prouver que tous les neufs mots russes qui 
se terminent en ms, sont de formation germanique plutôt que slave. 
11 a trouvé, de plus, que le mot Pycb, inséparable de Bapms, a été 
introduit d'abord par les Finnois, et qu'il se rattache au nom de Ruossi, 
que les Finnois de Vibourg donnent aux Suédois, absolument de la même 
manière que CjMb à Suomi. Une analyse ultérieure a fait voir qu'il v 
a connexion intime entre les Pycb et les Roos dont parlent le code 
d'Uplande et l'ancienne chronique suédoise rimée, en désignant par ce 
mot des rameurs, des marins. Malgré tout ce qui a déjà été fait pour 
éclaircir les témoignages historiques relatifs à cet objet, M. Kunik a 
cependant jugé nécessaire de commenter les écrivains qui en parlent, 
par leurs propres dépositions. C'est ainsi qu'il a trouvé, entre autres, 
que Nestor connaît non seulement les Roos suédois du 9èrae siècle, 
mais encore ceux de son temps, c'est à dire, du 12ème siècle. Ceci 
devient évident lorsque, en suivant l'auteur dans ses recherches, on voit 
que c'est à un navigateur normand que Nestor doit ses connaissances 
géographiques et ethnographiques du nord et de l'ouest de l'Europe. 
L'analyse philologique de la terminologie ethnographique en fournit des 
preuves tellement frappantes, que l'auteur a jugé à propos d'ajouter à 
son ouvrage une carte ethnographique. Il ne se contente pas de con- 
stater la thèse générale de ses devanciers, savoir, que les habitants de 



— 52 — 

Roslagen formaient, dans le moyen âge, la marine armée du pays; il 
s'applique, en outre, à examiner d'une manière positive le développement 
historique des Roos, et nommément leurs rapports avec la Suède et la 
nation suédoise. Il y parvient en démontrant d'abord que les peuples, 
tels que les Normands, les Francs et les Anglo-Saxons , qui, venant de 
l'Allemagne en masses guerrières, envahissaient les pays étrangers, avaient 
à peu près une même constitution militaire; puis, que la distribution des 
terres conquises dans l'ouest comme dans le nord, et la division géo- 
graphique du pays, chez les Francs, les Anglo-Saxons et les Suédois 
des temps anciens, reposaient sur des principes purement guerriers. Dès 
lors, ils paraît prouvé incontestablement que la première organisation de 
la marine normande, et partant la séparation des Roos, ou marins de 
Suède, d'avec la nation suédoise, proprement dite, a eu lieu dans l'an- 
tiquité la plus reculée. Or, cette preuve se trouve complètement con- 
flrmée par le témoignage de Tacite qui parle des Suédois de son 
temps non seulement comme d'une nation belliqueuse, mais encore cé- 
lèbre et puissante par ses flottes à rames. Il s'en suit que le nom de 
Varégo-Russes n'appartient nullement à un peuple particulier, mais dé- 
signe plutôt une association guerrière sur la côte suédoise, entre le lac 
de Mélar et le Dalelf. Une pareille tribu maritime a pu seule se ha- 
sarder dans les rivières de la Russie, et opérer, en si peu de temps, la 
jonction des peuplades isolées, finnoises et slaves, et la formation d'un 
état compact depuis la Baltique jusqu'au Pont-Euxin. — Un autre mé- 
moire du même auteur, intitulé: La dynastie et la haute noblesse des 
Lingues, chez les Slaves de Pologne et de Bohème, a quelques rapports 
avec l'ouvrage précédent, en ce qu'il a pour but d'assigner le vrai point 
de départ aux nombreuses hypothèses sur les Lèques polonais et bo- 



— 53 — 

hèraes et sur leur signification historique dans le Slavisme. L'auteur 
prétend qu'ici de même, ce n'est que la grammaire historique qui puisse 
fournir une base solide aux hypothèses. A cet effet, il examine la ques- 
tion de savoir, si les noms de Lèque et de Tchèque, dans leur forme 
actuelle, peuvent se réduire aux lois d'une étymologie slavonne pure? 
et il trouve que ces noms, dans les langues polonaise et bohème, ont 
absolument la même nature exceptionelle que Bapms en russe, et que, 
dans leur forme primitive, ils se terminaient aussi par la syllabe nasale 
ing, ainsi qu'on le voit encore aujourd'hui dans les noms dont les Hong- 
rois et les Lithuaniens désignent les Polonais, savoir Lengyel, Lénkas et 
Lynkas. Après avoir établi ce point de vue, l'auteur cite plusieurs 
passages, tirés de différentes sources historiques, par rapport à la pre- 
mière apparition des Lèques dans l'histoire. Il s'en suit que les Slaves, 
parlant la langue polonaise, ne se sont jamais eux-mêmes appelés Lèques, 
et que ce nom ne leur a été donné que par des nations étrangères et 
des chroniqueurs-poètes qui, du reste, l'attribuent en outre à une dy- 
nastie princière fort ancienne. Aussi les retrouve-t-on, dans la même 
signification, chez les Bohèmes et les Moraves qui, ainsi que leur his- 
toire et leur langue nous l'enseignent, sont sortis, dans le Sème siècle 
de notre ère, de l'ancienne Pologne, pour s'étabhr dans leurs habitations 
actuelles. 

III. EXPÉDITIONS SCIENTIFIQUES. 
l. Expédition chronométrique. 

Les travaux tendant à la fixation définitive de la longitude de l'ob- 
servatoire de Poulkova, comme étant désormais le point de départ de 
toutes les opérations géographiques de l'empire, ces travaux, dis-je, ont 



— 54 — 

été conduits à une heureuse fin par l'expédition chrononiétrique, exé- 
cutée, l'été dernier, par ordre de S. M. l'Empereur, entre les obser- 
vatoires d' Alloua et de Green\sich. Nos astronomes, dans cette entre- 
prise, ont eu à se louer de l'appui le plus libéral et le plus empressé 
des gouvernements danois et britannique et de la coopération active et 
éclairée de M. Schumacher d'Altona et de M. Airy, astronome royal 
à Greenwich. Grâce aux autorités locales, on a rencontré toutes les 
facilités désirables pour la communication, par rapport aux lignes des 
douanes. En vertu d'un contrat passé avec la compagnie britannique 
de la navigation à vapeur, pour seize trajets consécutifs, chaque bateau 
à vapeur était tenu de s'arrêter devant Greenwich et Altona pour rece- 
voir ou pour débarquer les chronomètres, et à cet effet, une grande 
chaloupe de l'amirauté de Londres et une embarcation du vaisseau de 
garde danois, stationné sur l'Elbe, étaient mises à la disposition des as- 
tronomes. La conduite de l'expédition avait été confiée à M. Struve 
le jeune, adjoint de l'observatoire central, et M. Dôllen, ci -devant 
adjoint à celui de Dorpat, avait été appelé à le seconder dans ces tra- 
vaux. Le Directeur de l'observatoire central lui-même n'a fait qu'un 
seul voyage de courte durée et dans l'unique but de se convaincre sur 
les lieux de l'efficacité des mesures prises pour assurer les succès de 
l'opération. Dans l'expédition de l'année dernière, les déterminations 
principales du temps avaient été faites aux lunettes méridiennes des ob- 
servatoires de Poulkova et d'Altona. Or, ces observations exigent un 
sacrifice de temps considérable; on ne pouvait donc guère prétendre à 
ce que les astronomes de Greenwich se chargeassent de ce travail dans 
nos vues et d'après nos méthodes, en faisant servir à ce but leur propre 
instrument des passages et en arrêtant ainsi la marche régulière de leurs 



— 55 — 

propres observations. On sollicita donc et on obtint la permission de 
l'Astronome royal d'établir dans ce but un instrument de Poulkova près 
de l'observatoire de Greenwicli, dans une maisonnette que l'amirauté bri- 
tannique y avait fait construire exprès dans ce but, et que M. Schu- 
macher eut l'obligeance de munir d'une excellente pendule de Pen- 
nington. Une semblable lunette fut établie à Altona; et c'est à ces deux 
instruments que, pendant la durée de l'expédition, se faisaient les dé- 
terminations du temps, par des astronomes russes et indépendamment 
des travaux des deux observatoires respectifs. Les deux lunettes étant 
de dimensions considérables, savoir de 3 pouces d'ouverture sur S'/^ 
pieds de foyer, elles répondirent parfaitement à leur but. Mais en outre, 
cet arrangement fournit encore un second avantage non moins essentiel; 
c'est que, après quatre trajets accomplis, on a pu faire changer de sta- 
tion les deux observateurs avec leurs instruments, et répéter cette même 
opération après huit nouvelles courses. Par là, non seulement l'équa- 
tion personnelle des observateurs, mais encore une erreur possible, pro- 
venant peut-être de l'individualité des. instruments, devaient se trouver 
complètement éliminées du résultat final. On sait d'ailleurs que, dans 
le calcul de l'expédition de l'année dernière, on a eu égard aux équa- 
tions personnelles, lesquelles avaient été déterminées d'avance par des 
observations comparatives réitérées. Cette expédition avait eu 86 chro- 
nomètres à sa disposition dont cinq étaient distribués dans les deux sta- 
tions, et le reste employé au transport du temps. Parmi ces derniers, 
treize chronomètres, reconnus comme imparfaits, comparativement aux 
autres, furent mis de côté. II n'en resta donc proprement que 68 pour 
servir à la détermination de la longitude , et encore y avait-il parmi 
ceux-là une grande différence quant au poids respectif. On résolut de 



— 56 — 

réduire considérablement le nombre des chronomètres à employer dans 
la nouvelle expédition, et de n'admettre que des horloges éprouvées et 
d'une valeur supérieure. Leur nombre s'éleva à ii') dont deux furent 
employés à la comparaison des chronomètres de voyage, et le reste au 
transport du temps. Ces derniers ont fait le trajet entre Altona et 
Greenwich 16 fois, depuis le 16 juin jusqu'au 8 août. Pour les sur- 
veiller et les remonter en route, on avait engagé exprès un des adjoints 
de l'observatoire d'Altona, M. Sievers. Nos deux astronomes viennent 
d'achever les calculs dans leurs parties principales, et ont déjà mis sous 
nos yeux le résultat final très rapproché de la vérité. Il s'en suit que 
la différence des méridiens d'Altona et de Greenwich comporte, à peu 
de centièmes de seconde près, 39'46''2i et s'écarte de 0^,33 du ré- 
sultat obtenu, en 1824, par l'expédition anglo-danoise où, comme on 
sait, les équations personnelles avaient été négligées. La combinaison des 
résultats de nos deux expéditions fournit la longitude de Poulkova, par 
rapport au méridien de Greenwich, 2T18^76. Le lieutenant -général 
Schubert, dans son rapport, publié en 1842, sur la levée trigono- 
métrique de plusieurs gouvernements, admet pour cette longitude le 
chiffre de 2*r20'',78, ce qui prouve que la longitude de Poulkova, ad- 
mise comme la plus probable, il y a deux ans, et qui forme la base 
des opérations géodésiques de tout l'empire, est fautive de 2'',02 en 
temps, ce qui équivaut à 30"3 en arc, ou à une dimension Unéaire de 
près d'une demi-verste. On peut dire, sans exagérer, que jamais dif- 
férence de longitudes entre deux observatoires n'a été déterminée avec 



*) 10 de l'observatoire central, 1 de l'amiral Greig, 1 de M. Hauth, 1 de l'e'- 
tat-major, 20 de M. Dent de Londres et 11 de l'observatoire d'Altona. 



— 57 — 

une si parfaite exactitude, et que, par cons('»quent , le but de nos deux 
expéditions a été complètement atteint. Mais aussi, convenons en, ja- 
mais observatoire n'a été muni de moyens aussi puissants que le nôtre, 
sans parler de la munificence avec laquelle notre magnanime Souverain 
a daigné allouer les fonds nécessaires à ces importantes opérations géo- 
graphiques. 

2. Mesure des degrés de me'ridien en Russie. 

Les travaux relatifs à cette importante opération géodésique furent 
commencés par M. Struve en 1820, et après dix ans, en 1830, il 
publia son savant rapport sur la mesure d'un arc de méridien dans les 
provinces baltiques, arc qui embrassait alors l'étendue de 3°35' entre 
la Duna et l'île de Hochland. Plus tard, les opérations géodésiques 
exécutées par le lieutenant-général Tenner au sud de la Duna et 
jusqu'à Bélin, dans le gouvernement de Grodno, fournirent les matériaux 
nécessaires pour la mesure d'un second arc de 4''2S, et le rapport sur 
la jonction de ces deux opérations, rédigé par notre astronome, fut dé- 
posé, en 1832, dans le Recueil de nos mémoires. On sait que, par 
ordre de S. M. l'Empereur, M. Struve fut chargé, en 1830, de la 
continuation de ces travaux vers le nord, par le grand-duché de Fin- 
lande*). Ce n'est que depuis l'été dernier qu'on peut dire, qu'une 



*) Le gouvernement avait alloue' à cet effet, sur le tre'sor de l'e'tat, la somme 
annuelle de 10,000 r. ass. pendant dix années consécutives; et lorsque, après quinze 
ans de travaux non-interrompui , les fonds de l'expédition se trouvèrent épuisés 
avant qu'elle ne fût entièrement achevée, l'Académie demanda et obtint l'autorisation 
d'y appliquer encore le restant de la somme de l'expédition qui, en 183G, avait été 
organisée pour le nivellement trigonométriijue entre les mers Noire et Caspienne, 
restant qui s'élevait à près de 6000 r. ass. 

8 



— 58 — 

chaîne non interrompue de triangles joint l'île de Hochland avec la ville 
de Tornéo, et par conséquent aussi l'opération russe avec celle que le 
gouvernement suédois avait fait exécuter au commencement de ce siècle. 
Le réseau qui, à présent, s'étend depuis Pahtawara, point extrême, situé 
déjà sur le territoire suédois, jusqu'à Bélin, limite méridionale de l'arc 
mesuré, se compose de 183 triangles et embrasse 15^ 6'. 11 renferme 
quatre bases dont la dernière, située dans le raidi de la Finlande, au 
nord de Borgo, vient d'être mesurée, l'été dernier, par MM. Sabler 
et Woldstedt. Pour compléter ce travail géodésique, il ne reste plus 
qu'à mesurer une seconde base en Finlande, près d'L'leaborg, ce qui 
sera fait infailliblement en I8i5. 

M. l'aide de camp général de Berg, dès son entrée en fonction de 
quartier-maître général de l'état-major de Sa l^Iajesté, dirigea son 
attention éclairée sur l'avantage qu'il y aurait de prolonger la mesure du 
méridien russe, déjà si avancée, au sud, et invita notre astronome à se 
concerter à ce sujet avec le général ïenner. Le mémoire que 
M. Slruve rédigea à la suite de cette conférence, et dont il déposa 
une copie à l'Académie, fut mis par M. le Ministre de l'instruction 
publique sous les yeux de S. M. l'Empereur, et eut pour résultat 
l'ordre suprême 1 ^ de mettre à la disposition "de l'Académie les jour- 
naux des opérations du général Tenner au sud de Bélin, à l'effet d'en 
extraire tout ce qui peut servir à la prolongation de la mesure du mé- 
ridien russe, et 2^ d'aviser aux moyens nécessaires pour la continuation 
ultérieure de cette vaste et utile entreprise par la Bessarabie, jusqu'à 
Ismaïl sur le Danube. C'est ainsi que nous acquérons, dès à présent, 
un réseau de 50 nouveaux triangles, s'étendant déjà jusqu'à Balta, limite 
méridionale de la Podolie, et qui, avec les 183 anciens triangles em- 



— 59 — 

brassent un arc do 19" 15 et ottriront, sous peu, sur toute l'étendue, 
six bases mesurées, ftlais, ce qui plus est, cet arc sera porté à 21^ 48', 
lorsque l'opération projetée en Bessarabie sera achevée. On se souvient 
que la célèbre triangulation française s'étend depuis Dunquerque jus- 
qu'aux îles Baléares sur 12" 23' de latitude; celle des Anglais dans les 
Indes sur 15^ 58'. Donc l'opération russe non seulement l'emportera 
en étendue sur celles-ci; elle sera, en outre, grâce à la position émi- 
nemment favorable de notre méridien, la plus grande possible sur la 
terre, surtout si le gouvernement suédois trouve les moyens de la pro- 
longer encore vers la limite extrême du continent européen, le Cap-Nord. 
Pour réclamer ce concours de la puissance voisine, M. Struve était 
chargé par l'Académie, en revenant, l'année dernière, de Greenwich, de 
se rendre à Stockholm, et il a été assez heureux pour y rencontrer 
non seulement l'intérêt le plus empressé de la part des autorités savantes, 
nommément du colonel Baron VVrede et de l'astronome Selander, 
mais encore les assurances les plus gracieuses de la haute protection 
que S. M. le Roi daigne accorder à cette entreprise scientifique. L'A- 
cadémie de Stockholm, à laquelle, en conséquence, la nôtre s'est adressée 
formellement, vient de nous informer que déjà une reconnaissance préa- 
lable du terrain est ordonnée, et qu'elle nous tiendra au courant de 
l'avancement successif de cette affaire. En cas de réussite, l'étendue 
totale de l'arc mesuré comportera 25^ 50'. 

3. Expédition de Sibérie. Partie physique. 

Depuis 1837, il a été question annuellement, dans nos comptes ren- 
dus, du puits creusé à Iakoutsk, à la profondeur de 382 pieds, par le 
sieur Cherguine, alors commissionnaire de la Compagnie russe-araéri- 



— 60 — 

caine, ainsi que des observations que le même Cherguine y avait in- 
stituées et qui constataient le fait connu, savoir, que la température du 
sol augmente en raison des profondeurs. La température au fond du 
puits fut encore trouvée à un demi degré au dessous de zéro. Toute- 
fois, quelques inexactitudes remarquées dans ces données firent soup- 
çonner que l'observateur n'avait pas su éviter l'influence de l'air exté- 
rieur sur les indications de «es thermomètres. Néanmoins le phénomène 
frappant de la pénétration du froid dans le sol à une si énorme pro- 
fondeur, parut à plusieurs physiciens et géologues, sinon douteux, au 
moins inattendu et remarquable, et engagea l'Académie, en 1838, à 
nommer une commission pour aviser aux moyens de faire continuer ces 
observations, et surtout de leur imprimer une marche plus régulière et 
scientifique. Les commissaires opinèrent qu'avant de pousser plus loin 
le forage, afin d'atteindre le point zéro de la température, il s'agissait 
nécessairement d'instituer des observations exactes dans l'intérieur des 
parois latérales du puits, à des profondeurs horizontales suffisantes, pour 
que la température intérieure ne puisse y exercer aucune influence. Ces 
expériences conduiraient immédiatement à la loi de la propagation de la 
chaleur dans le sol gelé, et l'on pourrait en déduire à priori la pro- 
fondeur verticale de l'endroit, où la température devait atteindre le point 
de congélation. En outre, les commissaires firent observer qu'en faisant 
instituer des observations de la température du sol sur plusieurs points 
de la Sibérie orientale, ces observations combinées avec celles que nous 
possédons déjà de MM. Erman et de Humboldt, fourniraient des 
données assez positives pour déterminer la véritable étendue des glaces 
éternelles que récèle le sol dans la partie septentrionale de l'ancien 
continent. Plusieurs années s'écoulèrent ensuite sans qu'on eût pu trou- 



— 61 — 

ver un observateur propre à cette mission difficile; car ce ne fut qu'en 
184^1 que M. Middendorff, alors professeur de zoologie à l'université 
de Kiev, offrit à l'Académie ses services dans ce but. On conçoit bien 
que non seulement cette offre fut accueillie avec le plus grand empres- 
sement, mais qu'on résolut sur le champ de mettre à profit cette heu- 
reuse circonstance pour d'autres recherches fort importantes, relatives à 
l'histoire naturelle des corps organiques de ces contrées lointaines. On 
connaissait d'ailleurs le savoir, l'activité et l'énergie extraordinaire, phy- 
sique et morale, de ce jeune savant; on le savait chasseur intrépide, 
aguerri contre toutes les fatigues et privations, et ce qui plus est, natu- 
raliste distingué à qui aucune région des sciences naturelles n'était étran- 
gère, et capable, par conséquent, d'apprécier à sa juste valeur l'impor- 
tance de sa mission. Il s'agissait donc d'une exploration de la partie la 
plus septentrionale de la Sibérie, au delà de Touroukhansk, sous le 
rapport de ses productions organiques. Personne n'ignore que, depuis 
les célèbres voyages que l'Impératrice Catherine II avait fait exé- 
cuter dans toute l'étendue de son vaste domaine, la distribution géogra- 
phique des corps organiques sur la face de la terre est devenue l'un des 
points de vue principaux des sciences naturelles. Pendant longtemps, la 
Laponie, comme étant le pays où les forces productives de la nature, 
surtout la chaleur, agissent le plus faiblement, avait servi de point de 
départ à ces recherches. Peu à peu, un grand nombre de voyages vers 
le nord nous ont fait connaître les productions naturelles de régions bien 
plus boréales que la Laponie. Le nombre des espèces terrestres dimi- 
nuait sensiblement, plus on avançait vers le nord. Cependant, comme 
tous ces voyages, excepté l'expédition de Franklin, se faisaient par 
mer, on avait dû borner ses observations aux îles et aux limites extrêmes 



— 62 — 

des côtes. Or, on sait que même dans les régions tempérées, de pe- 
tites îles offrent un nombre très restreint d'espèces de plantes et d'ani- 
maux, par suite de la difficulté que la mer doit naturellement opposer 
à leur propagation. Comme, en outre, les recherches relatives à la dis- 
tribution de la chaleur sur la surface de la terre nous ont éclairé sur 
l'immense influence que la mer, surtout dans les latitudes élevées, exerce 
sur la marche de la température, il s'en suivait que les îles et les côtes, 
dans ces régions, ne peuvent guère fournir d'échelle valable pour la fa- 
culté productive et les rapports climatologiques du continent septentrio- 
nal. L'une des premières questions même, qui aient été soulevées à ce 
sujet, je veux dire celle de la limite des forêts, ne peut pas être con- 
sidérée comme résolue, tant que des observations faites dans l'intérieur 
même d'un continent très septentrional manquent. Car partout où, jus- 
qu'à ce jour, on prétend avoir trouvé la limite septentrionale des forêts, 
cette détermination est douteuse, à cause de la proximité de la mer 
dont l'influence, dans les latitudes boréales, est évidemment hostile à la 
croissance des arbres de haute futaie. Quant à la Sibérie, les botanistes 
ont toujours avancé que les bois ne s'étendent pas au delà du 67°, 
parce que Zouïev, en descendant l'Ob, n'en a point rencontré, passé 
cette latitude. Cependant les voyageurs plus récents, MM. >A rangell 
et Anjou, ont encore trouvé des forêts au delà du 70°, sous le ciel 
bien plus rigoureux de la Sibérie orientale. La portion la plus septen- 
trionale de ce pays, celle qui, entre les rivières Piassina et Khatanga, 
s'avance le plus dans la mer Glaciale, et non en forme de langue ou 
de presqu'île étroite, mais en masse compacte et large, cette contrée, 
dis-je, devait donc se présenter comme essentiellement propre à l'ob- 
servation de l'aspect que prend la vie organique dans le liaut nord, à 



— (i:J — 

une distance de la mer, siiHisanle pour en neutraliser l'etTel. Ce pays, 
auquel notre voyageur donne le nom de Taimyr, d'après une rivière 
et un lac de ce nom qui l'arrosent, n'avait jamais été foulé par le pied 
d'un naturaliste. Quelques ofliciers de la marine l'avaient bien parcouru, 
il y a cent ans, mais seulement on hiver, et aujourd'hui, il n'y avait 
plus aucun moyen, pas même dans la ville prochaine, Touroukhansk, 
de se renseigner d'avance sur les mesures à prendre pour y pénétrer. 
C'était donc absolument une terre inconnue, même sous le rapport de 
sa conformation géographique, de ses habiUmts et de leurs chétifs moyens 
d'existence. Un voyageur hardi et entreprenant seul pouvait tenter cette 
entreprise périlleuse avec quelque espoir de succès, et encore devait-il 
réduire son bagage au stricte nécessaire et bien se garder de s'entourer 
d'un personnel trop nombreux. M. Middendorff avait parfaitement 
compris cette nécessité; outre son compagnon de voyage, M. Branth, 
ancien officier forestier de Danemark, sa petite société n'était composée 
que d'un sous-officier topographe du corps détaché de la Sibérie et d'un 
apprenti préparateur de notre laboratoire zoologique. On sait que cette 
première partie de l'expédition a été heureusement achevée; nous ne 
nous arrêterons donc pas pour répéter comment notre intrépide voyageur, 
dans une frêle embarcation bâtie de ses propres mains, est descendu le 
Taimyr jusqu'à son embouchure dans la mer Glaciale; comment, dans 
le fort de l'été, il a eu à lutter contre les glaces et a failli être ense- 
veli dans les neiges; comment, après avoir renvoyé ses compagnons pour 
retrouver la trace des guides, lui seul au milieu de ce désert glacial, il 
fut atteint d'une fièvre et ne revint à lui qu'après dix-huit jours de 
souffrances et d'angoisses inexprimables; comment enfin une misérable 
cabane sur le bord de la Baganida, où il avait laissé une partie de ses 



— 64 — 

compagnons, est devenue, grâce aux observations qui y furent faites, 
pendant plusieurs mois, l'un des points fixes pour nos connaissances sur 
la géographie des plantes et des animaux. Tous ces détails ont fait le 
tour du monde, dans les journaux; on les a lus avec intérêt, et l'on a 
admiré, avec raison, ce noble enthousiasme, cette abnégation de soi- 
même que l'amour de la science est capable d'inspirer à ses ^Tais dis- 
ciples. Il suffira de dire que toutes ces fatigues et ces périls n'ont pas 
pu refroidir le zèle de notre voyageur, et que, sur sa demande, l'expé- 
dition a reçu, dans le courant de l'été dernier, une nouvelle extension 
vers la limite orientale de l'ancien continent, c'est à dire vers Oudskoï- 
Ostrog, situé sur les bords de la mer d'Okhotsk, près de la frontière 
de la Chine, ou plutôt du pays inconnu des Mandchous, et que notre 
auguste Souverain a daigné allouer à cet effet une subvention extraor- 
dinaire de 5000 r. arg. Cette région n'a non plus jamais été visitée 
par aucun savant. Un officier de -la flotte, M. Kouzmine, est le seul 
homme instruit qui y ait rais le pied, et par conséquent aussi la seule 
personne qui ait pu donner des informations sur les moyens d'y parvenir 
en été. Un rapport que M. Middendorff nous a adressé, sous la 
date du 15 août dernier, de Nichta, sur le cap occidental de la baie 
de Tougour, nous annonce qu'à travers mille difficultés dont la moindre 
eût été suffisante pour arrêter un voyageur ordinaire, il a heureusement 
atteint au but de son voyage. Son premier soin a été de nouveau la 
construction d'un bateau qui, comme l'année précédente, fut lancé à 
l'eau, le jour de l'anniversaire de S. M. l'Empereur, et dont il se 
servit pour visiter les îles Schantar, à travers d'énormes glaçons qui, 
malgré la saison avancée, obstruaient ces parages inhospitaliers. Le 
récit historique de cette expédition remarquable est publié; ce qui nous 



— C5 — 

dispense d'en donner ici les détails. Nous ferons observer seulement que 
la route que M. Middendorff se propose de prendre en quittant 
Oudskoï ne lui a pas été tracée dans ses instructions, mais qu'il l'a 
choisie de son libre arbitre. Il nous annonce qu'il renverra M. Jiranth 
à Iakoutsk, tandis que lui, il veut essayer d'aller d'Oudskoï directement 
à Nertchinsk, le long de la frontière chinoise. Si ce projet réussit, on 
devra à notre voyageur les premières notions sur la formation de cette 
frontière, car, autant qu'on sache, elle n'a jamais été visitée, pas même 
par des Kozaques; les cartes géographiques la tracent d'une manière 
entièrement arbitraire, ou tout au plus, selon les renseignements donnés 
par quelques marchands pelletiers d'Iakoutsk qui, de temps en temps, 
y viennent chasser ou trafiquer avec les indigènes. On sait que la fron- 
tière russe-chinoise n'a été rectifiée que jusqu'à la Gorbitsa, petit affluent 
de l'Amur, et que dans le traité de bornage de Nertchinsk, de l'an 
1689, il est dit simplement que cette frontière, depuis la Gorbitsa, s'é- 
tendra à l'est le long de la chaîne de montagnes. Aussi la frontière 
n'est-elle gardée ni du côté russe ni du côté chinois, et l'on ne connaît 
réellement pas au juste la direction des montagnes, si ce n'est qu'au 
dire des chasseurs, elles s'étendent à l'est et ne sont que d'une hauteur 
médiocre. 

II suffira d'un seul coup d'oeil jeté sur la carte, pour convenir que 
de toutes les expéditions arctiques qui aient jamais été exécutées par 
terre, la nôtre est sans contredit la plus étendue. Car la contrée d'Oud- 
skoï et le pied de toute la partie orientale des monts lablonnoï appar- 
tiennent évidemment, quelque étrange que cela puisse paraître pour une 
latitude géographique de 55°, à la région arctique, à moins qu'on ne 
veuille, en dépit des vrais principes climatologiques et sans égard à la 

9 



— 66 — 

température et à la végétation, circonscrire cette région en deçà d'un 
certain parallèle. Or, il n'est guère douteux que le sol constamment 
gelé ne s'étende jusqu'à la partie septentrionale du lablonnoï; \Taisem- 
blablement il va même au delà de cette chaîne. Mais ce n'est pas 
seulement l'extension de cette expédition qui en fait le mérite; l'Acadé- 
mie ose se flatter, en outre, qu'aussi sous le rapport de l'importance des 
résultats qu'elle aura rapportés, elle occupera une place honorable parmi 
les expéditions arctiques les plus célèbres. Chaque observation con- 
sciencieuse, quelque isolée qu'elle soit, sur la constitution physique et 
les productions organiques de ces régions, si dilTicilement accessibles, est 
une acquisition pour la science. Or , ce qui peut être saisi au passage dans 
une pareille expédition, n'eût été toutefois que peu de chose, si M. Mid- 
dendorff n'avait eu l'heureuse idée d'établir la station sur la Baganida 
dont nous avons parlé ci -dessus, et de laisser son préparateur à Oud- 
skoï, pour toute une aimée, à l'effet d'y instituer des observations ré- 
gulières de la température et de collectionner toutes sortes de produc- 
tions naturelles. C'est ainsi que nous acquerrons le terme de compa- 
raison pour la température des cotes orientale et occidentale de la partie 
boréale de l'ancien continent, ainsi que des matériaux inappréciables 
pour la connaissance de la géographie des plantes et des animaux. 

Un troisième résultat important pour la physique du globe, c'est la 
détermination plus exacte de la température dans l'intérieur du puits 
Cherguine à Iakoutsk. M. Middendorff, a trouvé qu'à la profondeur 
de 382 pieds, le sol est encore à la température de — 2", à R. et 
que, par conséquent, la couche gelée s'étend encore à quelques ceor- 
taines de pieds de plus au dessous de la surface de la terre, l'augmen- 
tation successive de la température étant d'environ 1° sur chaque cent 



— 67 — 

pieds. On s'occupe encore, à l'heure qu'il est, à faire des expériences 
comparatives sur d'autres points, afin de s'assurer si cette énorme épais- 
seur de la couche gelée n'a pas, à Iakoutsk, des causes purement locales. 

Il est prouvé, en outre, d'une manière positive, que, dans des cir- 
constances favorables, la culture du seigle réussit parfaitement au dessus 
de cette couche gelée. M. Middendorff assure que près d'Amguinsk 
la moisson du seigle est plus abondante qu'en Livonie. 

Si, d'après ce que nous venons de rapporter, l'intensité du froid dans 
la Sibérie orientale surpasse encore l'attente de la plupart des physiciens, 
il est d'autant plus surprenant de voir que la température du sol à Tou- 
roukhansk, sous 66^ de latitude, ne descend guère au dessous de zéro. 

Un autre résultat climatologique de ce voyage, non moins important, 
c'est que dans la région du Ienisseï, au delà de Touroukhansk, la na- 
ture produit encore une végétation assez énergique. Le seigle d'hiver 
mûrit encore par une latitude de 59^ 30 (à Nasiraovo) celui d'été sous 
61^ (Vorogrovo). Par 61° 40' on cultive avec le meilleur succès des 
navets et des betteraves ; les pommes de terre n'y atteignent que la 
grosseur des noix. Tous ces légumes se rencontrent dans l'Europe oc- 
cidentale, sous des latitudes beaucoup plus septentrionales. Les plantes 
indigènes, au contraire, qui exigent une moindre durée de la chaleur, 
croissent encore avec une certaine énergie jusqu'au delà de Tourou- 
khansk, et l'on a rencontré encore des bois à tige droite vers 72° de 
latitude, c'est-à-dire, beaucoup au delà de la limite connue jusqu'à ce 
jour. Il s'en suit évidemment que la période de végétation, nécessaire 
à une plante, détermine essentiellement son étendue géographique, et que 
par conséquent la distribution de la chaleur entre pour autant dans cette 
question que son degré d'intensité. 



— 68 — 

L'Académie doit déjà à cette expédition une grande abondance d'ob- 
jets des trois règnes de la nature, bien que les envois d'Oudskoï ne 
nous soient pas encore parvenus. On conçoit aisément que le nombre 
des espèces dans ces pays arctiques ne peut pas être très considérable. 
Mais, par la grande richesse des échantillons ramassés, M. Midden- 
dorff a non seulement élargi nos connaissances sur la force productive 
de la nature dans cette contrée inconnue, il a en outre fourni des ma- 
tériaux précieux pour l'histoire naturelle générale, en révélant les nuances 
des variétés dans les espèces, à l'état libre. C'est ainsi, par exemple, 
qu'il a découvert, dans certaines espèces de iemmings, des variétés non 
seulement par rapport à la couleur des poils, mais encore par rapport 
à la formation des ongles et des doigts, variétés que les zoologues au- 
raient de la peine d'admettre, si les preuves n'existaient pas. 

Nous passons sous silence toutes les autres spécialités, et nous ferons 
seulement observer que, tandis que notre voyageur rend la plus grande 
justice à la persévérance et à la véracité d'un de ses intrépides devan- 
ciers, Laptev, qui sous le règne de l'Impératrice Anne, a visité quel- 
ques unes des contrées par lesquelles a dû passer aussi M. Midden- 
dorff, — de notre côté, nous ne pouvons que rendre un juste tribut 
d'éloges et d'admiration au courage avec lequel notre jeune voyageur a bravé 
les intempéries, les fatigues et les périls, à son activité, à son savoir 
et à sa résolution prompte et ferme dans les moments décisifs. L'Aca- 
démie s'attendait à beaucoup de cette expédition; son attente a encore 
été surpassée. 

La branche ethnographique de l'expédition de Sibérie a été ajournée, 
comme on sait, pour cause de maladie du savant à qui la conduite en 
devait être confiée. Nous espérons qu'en 184.5, M. Castrén sera en 



— (i9 — 

état d'entreprendni son voyage de trois ans et qu'il s'en acquittera avec- 
la même distinction que M. Middendorff, étant doué des mêmes qua- 
lités, moins peut-être la force physique. Or l'objet de ses recherches 
étant l'homme, ses moeurs et sa langue, il n'aura pas l'occasion, comme 
son collègue, d'en venir aux prises avec les éléments déchaînés et face 
à face avec une nature âpre et hostile, loin des habitations humaines. 
Quant au but de cette partie de l'expédition, il est suffisamment connu 
aux savants par les instructions données à M. Castrén et que nous 
avons publiées dans notre Bulletin. 



— 70 — 

APPEPÎDICE. 

LISTE DES MÉMOIRES PRÉSENTÉS A L'ACADÉMIE PAR DES SAVANTS 
ÉTRANGERS, ET QUI N'ONT PAS ÉTÉ MENTIONNÉS DANS LE COMPTE 

RENDU. 

I. Classe physico-mathémathique. 

A. Section phYSico-matliématUfue. 

Claus. Ueber den Platinriickstand. 

Découverte d'un nouveau métal (le Ruthénium); lettre à M. Hess. 
Ueber den Platinriickstand, 2te Abtheilungj nebst vorliiuflger An- 
kiindigung eines neuen Metalles. 
Tchebychev. Méthode générale pour intégrer les différentielles ratio- 
nelles par rapport à une variable et à une racine carrée d'une 
fonction rationelle de cette variable, au moyen des fonctions al- 
gébriques et logarithmiques. 
Crusell. Procédé pour opérer la division du courant galvanique. 
Claus en. Ueber die Bestimmung der Lage der Hauptumdrehungsaxen 
der Korper. 

Ueber eine YervoUkommnung der Pendeluhren. 
Bemerkungen zu Laplace's Mécanique céleste. T. I. p. 306. 
Popov. BOJHeain iku^koctciSi. 

Zinine. Ueber die Producte der Entwickelung des Schwefelammoniums 
auf einige organische Korper, und iiber die copulirlen Siiuren der 
Chlornaphtalinverbindungen. 
Fadéïev. Mémoire sur quelques expériences tentées dans le but de 
rendre la poudre de guerre inexplosible pendant sa conversation. 



— 71 — 

Savéliev. Magiietisclie Beobachtungen und Orlsbestimmungen, angestelll 

im ,1. 1841, wahrend einer Reise an die Kiisten des Weissen und 

Eismeeres. 
Borissiak et Einbrodt. Sur l'aërolilhe tombé dans le pays des Ko- 

zaques du Don (Bepxiie-'inpchafl CTaniiua), le 30 octobre 1843. 
Hofraann. Ueber die Goldwiischen in Ostsibirien. 
Voskressensky. Ueber die Einwirkung der Alkalien auf das Chinon. 
Kolénati. Die Ersteigung des Kasbek am 14. (26.) August 1844. 
Savitch. Remarques sur la méthode de déterminer le temps au moyen 

des observations des passages des étoiles par le tertical de l'étoile 

polaire. 
Zysevsky. CncTesia By^KaiiOBT,. 
Nikiforov. IIpai;Tn«iecKi>i upasiua aah Bbiqucieai^ paaMlipenin iia- 

poBbix'b ManiuHi>. 

B. Section des sciences naturelles. 

Volborth. Ueber die Arme der bisher zu den armlosen Crinoiden ge- 

ziihlten Echino-Encrinen. 
Avé Lallemant. Tulbaghiae species, quae hucusque innotuerunt. 
Weisse. Notice sur la Conchularia paradoxa, nouvelle espèce d'infu- 

soires. 

Zweites Verzeichniss St. Petersburgischer Infusorien. 

Monas Okenii. 
Girgensohn. Ueber das Nervensystem der Fische. 

II. Classe d'histoire et de philologie. 

Savéliev. Notiz jiber fiinfzehn neue Ausgrabungen kufischer Mùnzen 



in Russland, als Ergiiiizung zu Fràhn's topographischer Uebersicht 
der Ausgrabungen von altem arabischen Gelde in Russland. 

Kolénati. Rapport sur les peuples du Caucase, accompagné de copies 
d'inscriptions et d'une histoire abrégée traditioneile des Khans de 
vSchéka. 

Murait. Uebersicht der im Corpus inscripliommi graecarum noch feh- 
lenden siidrussischen Inschriften. 

Bernhardi. Sur le royaume des Francs et les causes qui en ont dé- 
terminé le caractère. 



LISTE 

DES MEMBRES HONORAIRES ET CORRESPOIS DAMS 

proclamés dans cette séance. 



Avec 1 autorisation suprême de S. M. I'Empereur, 1 Académie a eu l'hon- 
neur de recevoir au nombre de ses membres honoraires 
Sa Majesté Curétien VIII, Roi de Danemark. 
Sa Majesté Oscar I, Roi de Suède et de Norvège. 
Son Altesse Impériale Monseigneur le Grand -Amiral et Grand -Duc 
Constantin. 

En outre, ont été élus: 

Membre honoraire, M. le Quartier-maître général de l'Etat-major de S. M. 

I'Emperedr, Aide de Camp général de Berg. 
Membres correspondants, dans la Classe d histoire et de Philologie, section 

dephiloloyie classique: M. Eichstaedt, professeur à l'université diéna; 

M. Bockh, secrétaire de l'académie royale des sciences de Berlin; 

M. Bekker, professeur à l'université de Leipzig; section d'histoire: 

M. Hipping, prévôt d'église à Wichtis en Finlande. 



10 



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DO OmiEHlK) PJCCKArO fl3LlKA 11 CIOBECBOCTO, 



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OTA'feJeHie PyccKaro asbiKa n CiOBecHOCTn bi> HbiatuiHeM-b roAj -Jh- 
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H A-iH Bceii Poccin. 9-ro Hoaôpa CKoanajca HBaat AaApecBHMb 
Kpbi.ioBT.. ùb drnwb HMeaGM-b Bct Mbi npnBbiKJn coeAnaaTb MbicJb 
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paJKeain h A*flTeJbHOCTH MbicJH. IIocBaTnB'b CBOii xajaax'b apeuMy- 
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OBT) yM^JT) oôaflTb rjaBaoe B-b aapoABoii sKnsaa h aapncoBaTb KapTnabi 
CBOH xapaKTepabiMH KpacKaMH, sanMCTBOBaaabiWM ns-b aaaien IlpnpoAbi, 
HUT. aameii oôaxeîKHTejbaocxn, nai. aaiaen qBCToii pina. HayneBie 
HBOCTpaaabix'b asbiKOBT., HTeaie BncaaabixT) aa nux-h coMBaeBiii, c6jb- 
aceaie ci. .iiOAbMn pasabix'b aauiii, apnaaTie apaBbiMen-b, pasjyMaioainx'b 

HaCT. CT. qHCTO-PyCCKBMT) 6bIT0MT> — CJOBOMT), BCe BJiaaie TOH o6- 



— 78 — 

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BpajH 1768 ro4.a. Oxeui) ero, coctoh B-b BoeHHoii ciyiKÔt, OTnpa- 
i Bn.icfl ci> ceMeiicTBOivrb btj OpeHÔypr-b npa oxKpbiBiunxcH ror^a cmh- 
TeuiaxTi ott. IlyraMeBa. PacKasbiBaiOTt, hto 3^04*11, pas/ipaîKeHHbifi 
OTBaiKHOK» samnTOK) , KaKyH) 0Ka3aji> oxeu-b MajenbKaro KpbuoBa 
Bi OAHoii KptnocTH, Ha3HaMn.n> yjKe MtcTO, fa* HaAta.ica Ka3HnTb Bce 
3T0 ceiaencTBO. IlpoBnAtHie coxpannjo HeBnHHbix-b — h bT) peGeuRt 
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HTeJbCTBO, MTO nOHTH BT> 3T0 /KC BpeMfl, Bt MoCKBt, KOrAa OTnpaBH.IH 

TyAa 3axBaMeHHaro IlyraneBa, ApyroS peôeHOKt, CMOTptBuim Ha Hero 
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Hoe cocToanie npHnyAQJO ee pano noMtcTHXb cbina na CJyacÔy bt. 
OAHO H3'L npHcyxcTBeHHbixT. Mtcxt. MeatAy xtM'b Hxenie KHan» h 
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suHJH KpbiJOBa — H OHTi, naxHaAuaxH jtxt oxtpoAy, CAtJaJca co- 



— 79 — 

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KorAa nenaTH ne ysHa.ia. 

HpuCbiBi. BT. CaHKTneTepôypn. ci> jNiaxepbio, KOTopoii HajoÔHO 
obuo xjonoxaTb o nencin 3a cjyiKoy Mvina, Kpbi.ioBT, cjyHaiiHo 

ySlia.I'b, HTO 3AbCb eCTb CipaCTHblii •OXOTUnKl. AO MySblKH H 3HaT0KT> 

RT. Heii, Tnnorpa<j>mnK'b EpeiiTRon*!). MaJbHnm. nocntuin-i-b kt. 
HeMy cb CBoeR) onepoio, npoca KynuTb ee y uero. Topri. cocToaJca 
na 60 pyôja.vb, BMtcTo KOTopbixT> aBTop'b BbinpocnjT. y noKynimiKa 
H'tcKOJbKO 4>paimy3CKUXT) KHnr'b, B-b Hncit ux-b coMDHeHia Pacnna, 
Mo.ibepa u Byajo. KpbuoBy Tor^a Obi.io 17 j-ètT). no-<î>paHuy3- 
CKH owh Hayinjca B^b Tfiepn y ryôepHaiopcKaro rysepHëpa, KOiopbiii, 
KpoMt BOcnnxanHnKOB'b CBonxi., oôyHa.i'b h nocTopoHHnxT. A^Ten. 
llpunanmncb sa HieHie Tpare4iii, Hauit no3T'b yBjeKca STHM-b po^oMi.. 
Owh CKopo H caMT) coHnHDj-b Tpare^iK) K^eonampy, ci> KOTopoio o5- 
parujca 3a coB-feTaMu K-b SHaMenniOMy /tMnipeBCKOMy. Bt> nepBbia 
pasT) yAaJocb KpbuoBy BbicjyiiiaTb xenepb saiatHaHia snaTOKa. 
^MHTpeBCKiu, qnraa ch HQM'b 3a crnxoMT> CTnxT), oô-bacHajT) ero 

HCAOCTaiKH CO CTOpOHbl n033iH H CO CTOpOHbl CUeHHMeCKarO HCKyCTBa. 

KpHTHK-b piuiH-i-b, HaKOHeuTj, MTO aBTopy HaAOÔHO, He AaBaa ABnjKeHia 
nepBOÛ Tpare^in, HanHcaxb Hosyio. OhT) ne ncnyraHT. 6bi.ii> Tannini 
noîKepxBOBaHieikTb n HOBbinn. Tpy^oM'b: CKopo ôbua roTOBa eme Tpa- 
re^ia 0uAOMeAa, KOTopaa TaKîKe He yBnA'tJa TeaTpa. KpbiJOBT. ci. 
MaTepbH) ocTaJca œnTb bi CaHKTneiepôyprfe. Ero npnuajn na cjyvKÔy 
BT. KaseHHyio IlajaTy. Om^ jauinjca Maxepn, Kor^a eMy Hcno.iHnjocb 
ABaAaaTb jrbT-b. He c.raïUKôM'b o3a6oHnBaacb coAepîKaHieM-b OAHoro 
ceôa , OHT. Hana.i'b ôojte y^t-iaib BpeMcan JHTepaTypt , HeiKeJH 
ciyiKÔt. Ero mua ocTaJOCb «a 3arjaBHbixT> JHCTaxi» TorAaiuHHXT. one- 



— 80 — 

MtcaHHbix-b HS^aHia: IToumbi /Jyxoes, 3pumeAfi h CciHumnemep- 
ôypzcKuzo MepKfpin. Kt> Teaxpy oht. toîkc coxpaHn.n> npimasan- 
HOCTb CBOK), HO, BMtcTO TparcAitt, nHcaJt y>Ke komcaIh, KOToptia 
npHHflTbi 6bUH H Ha cucHy , KaKT. HanpnM. : IIpoKaaHUKu h Couuhu- 
meJb es npuxooKeU. Bt) sto ace BpeMfl HanncaHa iimt> onepa: Bn- 
uieuaH CcMbR. 

Bt) 1802 roAj KpbuoBt cocToa.n. ceKpeTapeMi. wh Pnrt npu 
TaMouiHeMt BoeHHOMTi ryôepaaTopt. Bosaparacb CKopo OTxy^a, OHb 
BbiiueJT> ua-b cjyiKôbi Bt OTCiaBKy n coBepuieHHo nocBHTiUT> ceôa jh- 
Tepaxypt. B^ 1805 ro4,y oht> c^taAHJi bt> Mockbv u ÔjniKe no- 
aaaKOMHJca ci. TaMOiuanaia .inTepaTopanm. OôcroaTCibCTBO 3to l'twb 
3ant4aTe.ibH0, hto HaBeJO ero na ncTnHHbiii nyib saHaiin, na no- 
npume, 4Jfa KOToparo oht. ôbui) cos/iaHi.. 4o cnxT) nopi) CMy co- 
BCtMT> ne HpaKnJocb coMnneHie ÔaceHb. Bt> Mockb*, bt> npoMeîKyxKH 
MC/KAy noctmeniaMH Apysen n ox/ibixaMH, out> nepcBCJ'b ab* ôacHJi 
B3i> Ja*OHTeHa n npeACxaBH.n> cboS onbixi. na cyAt nottxa, y/Ke 3Ha- 
MeHHxaro bt. aTOiWb poA*, H. H. ^MHxpieBa, Koxopbiii xan-b aobo- 
JCHT. ÔbiJ-b MacxepcxBOMt ero nrpnBaro n ocxpoyMHaro pacKaaa, hxo 
npncoBtxoBajT) ewy ôo-rte saHBMaxbca axnarb poAOMT> noaain. Kpbi- 

JOB-b yBJeHeHt 6bl.n> CXCIb jeCXHblMT. 0X3bIB0Ml> cyAbo saKOHHaro. 

ÛH-b AtiicxBHxeJbHO oxAajca HOBOMy saHaxiio. MeiKAy xtia-b n KOMeAia 
He ôbuia HMT. aaôbixa. IIIyx.mBocxb, a nacxo h ymnafl KOJKOCxb bbi- 
3biBajQ nepo ero He xojbKO kT) a-oeropH^iecKOMT. HasieKaM'b, ho ki. 
npaMbiMT. nsoÔpaiKeHiaMT. aeAOCxaxKOB'b, cjaôocxeii h CMtuiHbixt cxo- 
poHT> BT. upasax-b. Oh-b cohhhhjt. bt. 3X0 BpcMa komcaIh): ModuaH 
jioBKa n onepy: IlAbn Eozambipb. IIocjfeAHeH) AaHÏK) ero xeaxpy 
ôbua KOMeAia YpoKs douKaMs. HaKOHeai, bt> 1809 roAy, aBHJocb 



— 81 — 

nepBoe n3/iaHie ero Eaceub. Oho npoBJCKJo kt. ceôt oômee BHHMa- 
Hie, KOTopoe npeKpacHO yMtji> Bbipaanxi. oahhT) hst. TorAauiHnx-b 
MocKOBÉKnx'b /Kypna jncTOBT. , B. A. îKyKOBCKiii, y^aciBOBanuiin bt> 
pcAaKuin BihcmmiKa Eeponbi. 

Ilpu OTKpbiTin HMnEPATOPCKOii ny6.niHH0H BaôjioTeKn, b-b 1811 
roAy, KpbiJOBT> npnrjameHt 6bui> Ha cjyjKÔy npa uen AnpeKToposrt 
efl A H. OjCHHHbiMij. S^icb OHT), ocTaBaacb 6u6.iioTeKapeMT> ot- 
A^Jenia PyccKHX'b Kuan., npoBeJi. homth bck) cit/tyiomyio :KQ3Hb 
CBOfo — n Bbimej'i B-b OTCTaBKy TOJbKO roAa sa neTbipe ao KOHHnubi 
CBoeii. Btottj caMbiii AOJriii nepioAT) ôbu-b BMicrt caMbiii CMacT- 
jHBbiii nepioAt ero 5KH3Hn. KpbiJOBT> HanHcaji. bt. 3to Bpeivta 60 Jb- 
uiyio MacTb cBonxT) ôaceHb, toat» ot-b roAj BOCxoAa Bbime B-b coo6- 
pajKeHin nx-b, bt> opnrnHaJbHOCTH Mbiciefl h onHcaHiii, bT) ryôcKOana- 
HHTCJibHOCTn BbiMbicjOB-b , B^ HenoA.paîKaeMoii BipuocTH xapaKiepoB'b, 
B-b nayMHTejbHOH tohhoctd PyccKaro fl3biKa oôpncoBKt IlpopoAJ»!. 
DpeavAG BbicoMaiimeH) noxBajoio ajh ôacHonnciia 6buo y Hacb Bbipa- 
atCHie: «3T0 PyccKia Ja-i'OHieH'b.» Oho a-jh KpbijfOBa Tenepb yace 
6buo 6bi HecnpaBeAJOBOCTiio. B-b ero cosAaHiaxi), npnHaAJiejKaniHXT. 
jyHuieii anoxt ero, boa^ht. caMOÔbiTHbiii reuin, osBJieKaiomin Bce h3t> 
coôcTBeHHoii Ayui0, us-b OKpyjKaiomaro ero oômeciBa, ns'b jkdshh o3y- 
HCKHaro HM-b napoAa, na-b CMbicja o Ayxa poAnaro asbiKa « BHaTHoii 
cepAay nosTa HameË IlpnpoAbi. Hs-b Bcix-b PyccKHxt nncaTe^eâ 
Haaôojte KpbuoBy yrpoïKaan ab* KpafiHOCTH: nocjt Ja*0HTeHa ou'l 
HenpcTBHTeJbHo Morb BoacTb BT. npHHyîKAeHHoe <î>paHuy3CKoe npo- 
CTOAyuiie npoBbiKHyTb k^ 03biCKaHHOCTn btj paCKast ota^Jk* cth- 
xoBT); njo, yBjeKui0Cb joikhoio, TaKi) HasbiBaeMOio , HapoAHOCxiio, ohte. 
Monb oôpeMCHHTb, AaîKB o6e3o6pa30Tb CBO0 npoosBCAenifl BbiHy>KAeH- 

11 



— 82 — 

HO-npocTbiMH BbipaîKeHÙiMn, ôesBKycHbiMn KapTDHaMn h HeyiatcTHiiMi» 
BO Bcein> noApa/KanieM'b rpyôofi npocTOHapoAHOcxH. Ero TajaHTTb, 
ero TOHKÏii yMi., ero BpoaueHHoe, TaKi> CKaaaTb, nyibe, yKaaajn eaiy 
acTnHHbin nyib no KaiKAon cropont acKycTBa — n oht. CAtJaJca 
PyccKQMT> HapoAHbisTb nncaTejenTb b^ (5jaropo4HOJvn> , bt. aa^jeacamearb 
3HaHeHiii 3Toro ciOBa. Ero ôacim BpaayMHxeJbHbi , yBJCKaTejbHbi h 
ncnojHCHbi noasifl Aia Bctx'b BOspacTOB-b, mu bcèxt) cocjobIh. Ohi» 
npocT-b B-b cosAaHin, KpaTOKi>, ho noJOH-b B-b pacnast, aaiB-b n caMO- 
oôpasen-b bt. yKpameHiaxT., TOHeH'b, Bcer^a npaBHjeH-b, Bbipa3nTejeHT> 
n HOBT) BT) asbiK-fe. BbicoMaHiuaa TaiiHa MaronecKaro ncKVCTBa ero 
BBKJiOHajacb B-b HOJHOM'b ero coHyBCTBin cb ^yxoM^b HapoAa: yan», 
cep^me n ^yma ero npoHOKHyTbi ôbun PycciuiMH ajesieHTaMH. 

yMCTBeHHaa atflTejbHocTb KpbiJOBa He 6bua AiaTejbHocTbio 
yneHOio bti Toarb cMbicjfe, KaK^fa noBUMaioTT. ee oÔbiKHOBeHHO. Eiay 
ôbun qyat^bi 3td yTOMnTCJbHbie, pasHooôpasHbie, xoth n ojHopoAHbie 
aKa^esomecKie Tpy^bi, KOTopbie h3i> HayKH oÔpasylOTi nocjtjioBaTejb- 
HocTb nepBOHaHajbHbixT) n^en, nx-b ycntxoBT) n OKOHHaTCJbHbixi) Bbi- 
BOAOBT>. Hn qacTHaa, un oôinaa, hh cpaBHHTeJbHaa FpaMJiaTnKa, njH 
JeKcnKorpa*La ne iipnBJeKJn ero EHUMania. 4>nj0J0ria, KpnTnKa, 3c- 
xeTiiKa n <ï»njoco*ia ue npioôptjn OT-b Hero ocoÔCHHbix'b nacJtAOBa- 
Hiii, paacyîKAeHÏii h cncTeivn>. DpaBAa, B-b STOM-b anaieHin OH-b ne 
ôbiJT. ÂKaAeMnKOMT. ; sa to OH-b ôbu-b e^Ba ju He utjow AKa^emeio. 
B-b TBOpHecKOMi, CBtTJOsTb H A'feaTeJbHOM'b yiTfe BFO B03HnKa.m, npn- 
HUMaJii oôpasbi n nojayio iKQSHb reniajbHbifl oTKpoBenia, BtqHbia 
ncTifflbi, ypoKD MyApocTH, saBtTbi onbiTOB-b, n4,eaJbi xyAoacHDMecKon 
KpacoTbi. Hx-b npnnajn MHJjioHbi jrojeù bt) Ttxi. BtHH0-Hen3»rfeH- 

HblXli «topiiax-b, Cb TtMT) MHOrOSHaHQTeJfaHblMl» Bbipa2ceHieMT> , KaKia 



— 83 — 

cosnaaioTCfl TOJbKO npnpoAOïo, ^a reuiaMn. Bci AKa4eMin bt. sript 
ne MoryTi> noxBajaiiica crojb AtucTBnTejbubiMi. BjiaHiesrb aa yja- 
CTBeHHoe, HpaBCTBeHHoe, rpa;K4,aHCKoe n ^b/kc pejiirio3Hoe oôpasoBanie 
leJOÉtnecTBa, KaKoe nponsBOAHii. HeaaMixHO, ho noBceMtcTHo n 6e3- 
npepbiBHO, OAnHT> reHiajbHoii nncaTCJb. On-b ne xojbKO TBopem. o 
saKOHOAaTCJb asbiKa, ho n Bcero, hto rt, Ajiuy nauiy BxojmTi, h3x 
3Toiî MeTa*n3nHecK0H BcejeHHOii. PacKpbixie n oôiacHeHie ch^ibi h 
saKOHOBt reniaJbHaro HHcaxeja — axoii HaxypajbHon AKa^eiain — 
AOCxaxoHHO CHaô/Kaiox'i ÔJaropo^Hbimi. xpyAOMi. Bcixi, ArbacmiikobT), 
xoTfl HeptAKO n SA^Cb OHH xaKT> îKe npnxoA;ixi> B-b neAoyMtHie, KaRt 
Hcnbixyfl cnjbi n saKOHbi DpnpoAW. FeHiaJbHbia nponsBeAcnia, no- 
Aoôuo nponsBeACHiaMt IIpnpoAbi, ocxaBJaiox'i bi nacb HensrjaAHMbia 
BnenaxJtHia; ho xt h Apyria, xau-b jerno h cboôoaho CJOBaacb et 
AyoïOK) HauieK), no ôojbuioii nacxn xpauaTca bT) Heii HepaaraAaHHbiMH. 
He yAHBHxejbHO, hxo KpbuoB-i, ne BbixoAa nai. CBoeii, xtcHofl, 
no HapyjKHOCXH, c*epbi AiaxejtbHOCxn, npoHHKHyj-b cbohmT) reHienn. 
BT> Ka»Aoe PyccKoe cepAue n Hacejnji> KajKAoe Booôpaacenie cbohmh 
CKasaniaMu. He OAHH-b cjtnoii hhcxhhkxT) BBeji> ero, Kant nacxa- 
BHHKa, Jioônivma n Apyra, bti ceMeiinbiM Kpyn. Aoôparo PycCKaro na- 
poAa H BT. niyMJHBbie Kjaccbi AiTefl; ero hxhjh, uay^a^n n nojbso- 
BaJncb ypoKann ero jhoah Bbicuiaro oôpaaoBaHÏa, Ha BCÊx-b cxynenaxT. 
rpaacAaHCKon A*axeJbHOCxn. Ero noHxojn BHDMaHieM'b, ôjaroBOJeniearb, 
jH)6oBiio ABa MoHAPxa nauin, AjercahapT) n HnKOJAÏi. BjaroBO- 
jamee ko Bcewy npeKpacHOsiy, CeivieiicxBO IIxt. ycjaADJO ;Kn3Hb ero 
HtiKHbiMi> j^acxicM-b n ocbinaJO rpoôt ero HBtxaMn xporaxeJbnaro 
BOCnoMHHaHia. Bct ynenbia cocJOBia nauiu xop;KecxBeHHO BHecjn nsia 
ero Bt CBOH Jtxonncn, KaK-i Ataxe Jbnaro yHacxHDKa bti oômenojes- 



— 81 — 

Hbix-b Tpy^axT. nxT>. BbiBuiaa HianEPATOPCKAa PoccificKaa Ana^e- 
MÏfl H36paja ero, bt. 16-h Aenb ^enaSpa 1811 roAa, ki> cboh 4,M- 

CTBHTeJbHbie 4jeHbI 3BaHie, KOTOpOe HOCnj'b 0HT> AO KOHHHHbl 

CBoen H BT) OxAtieHin PyccKaro H3biKa n Cjobcchocth AKa^eMin 
HayK-b. Ho HHKor4a eme n hhkto ns-b PyccKHxi. nncaTCien, npn 
;kq3hd CBoeâ, ne 6bUT> CBHAtTeJCM'b cxojtb oômaro^ CTOJb eyi.wTioAym- 
Haro H CTOvib cDJbHaro aHxysiacMa , KaKon BBAt-i-b BOKpyrt ceôa 
RphuoET) 2 <ï>eBpa.w 1838 ro^a. 3to ôbuo npa3AHecTB0 nsTHAe- 
cflTn.rtTHaro loônjea jHTepaTypHofi atnsHH ero, npasAHecTBO , nparo- 
TOBJCHHoe B'b SAtuiHCH CTO.iHEit noHHTaTejaMH ero Tajama. Oho 
B036yAnjo yMacxie Bcen Poccin, BbipasnBuieeca yMpeacAerneM-b Kpbi- 
JOBCKHXT. cTHneHAiH. B'b aïojTb ace roAy aanncaHa u nocjtAHaa 
ôacHa ero: BcAbMOOica. Ona ocTaHCTca ajh noxoMCTBa naMaTHHKOiffB, 

HTO H B'b CTapOCTH reHlfl Kpbl JOBa COXpaHHJT> BCH) CBOK) CB'fcîKeCTb H C0Jy. 

KoHHHHa no3Ta nainero ôbua BTopoio anoxoio BOcnjaMeneHia Bce- 
oômaro 3HTy3iacMa K-b ero reniio. Ha nyTH CBoeM'b K-b THxoMy npu- 
CTanniuy OH'b conpoBOKAaeM'b ôbijfb BChMH, kto TOJbKO ysHaJ't oô-b 
STOM'b B'b ropoA'fe n Mori> aBDTbCfl Kb TopîKecTBeHHO-neHajbHOMy uie- 
ctbIk). HcTOJKOBaxe-ib aapoAHOii npH3HaTeJbH0CTn n YMHJHTeJbHaro 
Bceoômaro 6.iai*broBtHia K'b najiaTn KpbiwiOBa, TocnoAnH'b MnHHCxp'b 
HapoAHaro HpocBimenia h npe3HAeHT'b HianEPATOPCKon AKaACMio 
Hayn-b Cepriù CeMenoBnHb YBapoB'b, nM'fej'b CMaciie ncxoAaTaS- 

CTBOBaTb y Ero HianEPATOPCKArO Be^DHECTBA BblCOHAHIUEE 

pasptuieme, Hioôbi OTKpbiTa 6bi.ia noBceiatcTHO B'b Poccin noAnocKa 
Ha coopyilceHie KpbuoBy naMflTHHKa, KOTopbiii B03ABHrHyT'b ôyAeT'b 
3A'fecb B'b CaHKTneTepôyprt , ta* coBepuiajHCb jwnpHbie noABHrn ôea- 
CMepTHaro napoAHaro PyccKaro noaxa. 



— 85 — 

Hs-b HBCJa noHCTHbiXTj 4jeH0BT> CBonxi> , OTAt-ieuie PyccKaro 
flSbiKa n CjOBecHOCTD, ïfb HbiH-feuiHeMi» Hce ro^y, jHuiHJOCb, ôbiBuiaro 
IloneMHTejeM'b OAeccKaro YMeÔBaro Onpyra , TaiiHaro CoBtTHiiKa 
4MnTpifl MaKCHMOBHHa KaaîKeBHHa. Ha nyin m-h O^eccbi rt> 
CaHKTneTepGyprTj oht» CKOHHa.ica 1-ro OKTHÔpa IIojTaBCKOH ryôepHia 
3oJOTOHOiucKaro ytsAa B^b ce.it BypoMKt, bt. agm* BJaAtTeJbHnubi 
ceja EjncaseTbi MnxaiiJOBHbi <I>poJOBoii-BarpteBon, ypojKAeHHon Fpa- 
4>auH CnepaucKoii. OonpHme, Ha KOTopoMi) 03HaMHJHci> cjrtAbi npe- 
KpacHoii yMCTBeHHOii AtHTeJbHOCTn Jl. M. KHflîKesnMa, pasAtJiaeTCfl 
Bi. ero acH3HH Ha ab* nacra, HpesBbiHaiiHO HepaBHOMtpHbia. Ilepso- 
aanaJbHO, Cb caMaro noHTn A^TCTBa, bi npoAOJJKeHie TpHAuaTH hiccth 

jtTT), OWb SaHAT-b ÔhWh rpaîKAaHCKOK) CJyiKÔOK) BT. BtAOMCTB* Fo- 

cyAapcTBeHHaro KasHaneucTBa. nocjrfcAHia ceMb jrhrT> acnsHQ ero npo- 

BBACHbl ÔbUH BT) SaHHTiflX'b HO TOil AOJÎKHOCTH, BT) KOTOpOH OHl», 

no6ya(AaeMbiH saôoTaMn o CBonx-b oôaaauHOCTHX'b h peBHocTÏio kt. 
HcnoJHeHiio nxrb, laKi HeoacHAaHHO n TaK^b TporaTeJbHO AOJîKeH-b 

6bUl>, npotSîKHM'b CTpaHHnKOMT>, BCXptTHTb Ha AOpOrt CBOK) KOHHHHy. 

KaKTj HH pa3HopoAUbi ripeAMCTbi b TpefioBania toM h Apyron cjyjKÔbi, 
yMT. H cepAue oôpasoBannaro MCJOBtKa noBCiOAy cooômajn ero /khshh 
n AtflTeJbHOcra OAnuTt. xapaKiepi), oaho CTpeivuenie : ohi. hojoht. 
ôbi-iT. JioÔBE KO BceMy ÔJaropoAHOMy n AOÔjecTHOMy ; oh^ CTpeMn.ica 
KT) ocymecTBjeHiK) npeKpacHbixi> hach cBonx'b. AmjtM, yB.ieKaeMbie 
BuyTpeHUHMT) noôyîKAeHieivn. ki. coBepuieHCTBOBaHiio bt. ce6t n bt. 
ApyrnxT. CTopoHT. HpaBCTBeHHbixT> , He npoKacaiomHxcfl HenocpeACTBeHHo 
KT> MexanncMy cjyîKÔbi, pasAt-iflioTT. rpyAW cboh h, TaKT> CKasaxb, 
ABoaTT. CBoe cymecTBOBaHie. Hxt> nacTHbia, yeAnueHHbia sanaTia bho- 
caTT> CT. HBÔbiTKOMT. BOcnoJHeme norepb, ott. KOTopbiXT. Ayuia ne 



— 86 — 

MoaeeTT) saïuninTbCfl bt> noKopHOcrn oôcTOHiejbCTBaMT.. TaKOBO ômjo 
AOJToe BpeMH noJOîKeHie 4.- M. KHHîKeBHqa. 

Oh-b poAHJca HT) CaHKTneTcpôyprfe 25 Anpt.ifl 1788 ro4a. OTem. 

ero, nepeuieAiniii n3T> BoeHHon cJVîKÔbi bi> rpaïK^aHCKyio , VTBepAHJi» 

HaKOHeuT> CBoe aKHTCJbCTBO BT) Kasann. Bt> TaMoumen FnMHasiH no- 

.rvHnJt nepBoe oôpasoBaaie cbih-b ero, a MeTbipaa^uaTH jferb onpe- 

yrfejeHt ôhu-b B-b CaHKTrieTepoyprt Ha cjy/KÔy. 4epe3x ABtnaAaaTb 

jhTT. oTKpbuca eiay cjyMaii iKUTb AOBOJbHO aojto 3a rpaHHueio bt. 

Ilparfc n BtHt, ta* oht> HasHaneH-b 6hiJn> cocTOHTb Kan-b MnHOBHHKi> 

npn OAUon nsi. Hauuixt jnKBnAarùoHHbix-b KOMMncciii. Ao OTÔbiTia 

CBoero n3i> OTenecTBa, OH-b ycnt.rb noÔbiBaTb Taivri), r^t uanajocb 

ero yMCTBeHUoe BOcnaTanie. Oht> He O/mtivin o**nuiaJbm>iMn Ôywa- 

raMD saHOMaJCfl B-b CTO-iimt: aBUBUincb Bt Ka3aHCKin yHnBepcHTerB, 

oui noatejaJT. iipeACiaïb aa HcnbiTaHÏe, no KOTopoMy b npioôptJi. 

npasa ynireepcnTeTCKaro CTy^enTa. ApjîKecKia CHonieHia ci. HtKOTO- 

pbiMn nsT. TorAaiDHDX-b jniepaTopoB-b Haainxt n coôcTBeaHiie onbiTbi 

ero BT, coMnHeHiaxT, n nepaBO/iaxi. oÔJernujH eiay 3to pasHocTopoH- 

Hce o6pa30BaHie, KOTopoe, hc bt. CBoe Bpesia n ae bt> CBoenn. Mtcxt, 

TpyAHo AOCTaeTCfl. 3a rpaanueio, npn caMbixt MHoroTpyAHbixt oôa- 

saHHocTaxt ciyaceÔHbixt, oH-b Haxo/mJT> speivia AonojnaTb CBon jn- 

TepaTypHbia SHama n Aase y^acTBOBaïb ipy/iaiin cbodmh Bt ntKOTO- 

pbix-b n3i> TaMouiHnxT. nsAaHÏn, OBJaA*B-b asbiKOMt HtMeuKHMi). Bi, 

1820 roAy ont B03BpaTnJca bt. CaHKTneTepÔypn.. 4nH0BHDKi. oôpa- 

soBaHUBiii, onbiTHbiii n sacjyjKOBiuiH nojnyio AOBtpeHHOCTb Bbicuiaro 

HaMaJbCTBa, oHt, no ncTeHenin Accain jtTi., 6bijn> yace ^^npeKTopoan. 

Toro caMaro BtAOMCTBa, Bt KOTopoe peôeHKOMt, 3a ABaAnaTb AeBaTb 

jtTb, asHJca KaKT. nncent. IIoTpeÔHOCTb sanaTiii acTeTnMecKHx-b, 



— 87 — 

CTpeMJeHie ki> coBepuieHCTBOBaniK) cnocoÔHOCTeii MbiCJn n Bbipa/Kenin 
HC noKH4ajn ero HHrA'b n HircorAa. Oht. ycn-kuaA-b oopaôoTbiBaTb no 
40J!KuocTn caMbiH sanyxaHHbifl, caMbiH MHorocjoîKHbia n caMbia yTO- 
MnreJbHbiH A'fc-ia — a MejK4y TtMTb ero tkq boa^jh oahhm'b nai» a*- 
ATejbH'feiiuinx'b HjeuoBt b^ xor^iauiHiixi) «InTepaTypubix'b OômecTBax'b, 
KOTopbifl nsAaBajn cboii avypaaJbi h ÔJaroxBopnjn HeAOCTaxoHHbiMT» 
jnnaJTb yneuaro seama. rioMxn Bt oaho n xo ace BpeMH oh-l npn- 
roxoBHj'b KT) asAamvi n HaneHaxaj-b 04,ho nat jyMuinx-b y uacb co- 
ôpaaiii PyccKHX'b nocjoBnut, noMtmaxb B-b pasHbixt noBpeMeHHbixi. 
HS^aHiax-b onbixbi CBoero oô-bacHenia PyccKnx'b cnaoHUMOB'b n noA- 
AepacHBaJTb coôcxBeuHbiian nepefio^aMa nsÔpanHbix'b HtMeuKHX'b no- 
Btcxeii u-ÈJoe na^aaie Jaxepaxypaaro ncypEaja Bt bda* npnôaBjeaia 
KT) «Cbmy Omeuecmea.» 

BbiBuiaa HsinEPAXopcKAfl PoccincKaa AKa^eMia, npnanMafl bti 
VBaaceaie cxojbKo npeKpacabixt saJoroB-b jiioôbb n saaaia ape^Mexa, 
KoxopbiMi) caMa oaa oôasaaa 6bua saaaiviaxbca acKJioHnxeJbao, bt. 
1837 roAy Hsôpaja 4,- M. KaflœeBHHa bt» ^■feiicxBnxe.ibHbie cbod 
4jeabi. Ilpa apeoôpasoBaain es bo Bxopoe OxA'feJieaie AKayieMia 
HayK-b, oa-b coxpaanj-b SBaaie Ilonexaaro ero 4jeaa. HoBbia 4Jfl 
aero oôcxoaxeJbcxBa , noBn^nMOMy, cÔJH/KaBniia et aaMt OômecxBO 
.lHai>, nocBaxHBuiBX'b atnsab oôpaôoxbicaaiio yHeabix-b npeAMexoBTi, 
KTb KOxopbiMt cxpeMBJca owb HSt Apyron c*epbi îKnsaa, bx to ace 
BpeMa pasjyMHJD ero a et CaaKxnexepôyproMi», a et 34taiaBMB ero 
Apy3baMB a noHBxaxejaMB. 28 Iioja 1837 ro^a, ao ape^exaBJeuiio 
rocnoABaa MoBBCxpa HapoAaaro IIpoeBtmeaia, BbicoManaie noBe.itBO 
ewy 6bixb IloneHBxejeM'b ÛACccKaro YneÔnaro Onpyra. 

Oepecajacb bt» O^eecy, A- M. KaflaceBBHb oôpaxajt Bce bbb- 



— 88 — 
MaHie, BCH) A*flTe.ibHOCTb CBOio Ha ycHjeHie HpaBCTBeHHbixT> n Maxe- 

pia-IbELIX-B CnOC060BT>, KOTOpbie 6bl HeCOMHtHHO MOrJn B03BblCnTb 

PnuieJbëBCKin Jlnaeii, ero FnMHasiH) n y.iyHii]nTb cocTOHHie yHnjuiUT» 
Booôme Bt ero OKpyrt. PacnopjunTe.ibHBiâ ym-b ero, oÔorameHHbiô 
onbiTamn, ero ocHOBaieJbHbia n MHorocTopoHHia SHaaifl, cepjae, boc- 
njaMeasBUieeca OTt KaiK^oii ÔJaropoAHOii MbicjD, Tpy^.o Jtoôie , nn^ert) 
ae ycTpaïuaBraeeca , npeACTaBJa.ra B-fepHtiimia cpejcTBa k-b AOCTHiKemio 
ÔjaroTBopHbix-b u-fejeii. H HoBopocciiiCKiii Kpaii CKopo noMyBCTBOBa.n> 
ntay TpyAOBt HOBaro noneHnieJa. EcJn Bt Jnciet nncjo yiamiixca 
Morjo BoapacTn npn HeMt OTt 20 HeJOBtKi» 40 130; to .lerno booO- 
pasHTb, cKOJbKO nocj^AOBaJO Apyrux-b y-iyMmeHlii no ut.ioMy Onpyrj. 
Ha^oÔHO CKasaTb Aaave, mto OH-b, bt. HSÔbiTK-fe ycepAÏa kt. aojfj cbo- 
eiay, Bajaraji. aa ce6a .innao n Tanie TpvAbi, KOTopbie nsrtjT. npaBO 
pa3At.iaTb MeacAy .inuaMO, eiiay noABtAOMCTBeHabiMn. OKpyri. oôaaaHt 
eMy HaMepTaHieMT> nporpaM&rb AJa npenoAaBaaia bc^xx npeAMeTOBi. 
BT> rnMHaaiax'b, B-b ynajamaxT. ytsAHLix-b n npnxoACKHXt. E-<KeroAHO 
noB*pa.n> oaii caivn. ncnojaeaie BC^x-b aaHepTaHiii cbohxt., ocMaTpo- 
Baa caMbia oTAajeaabia oti> Oacccbi saBeAeaia. Owb ae nojaraj^ 
pasJHMia CBoeMy BanMaaiio n yMacTiio no pasJnMÙo oÔynaiomHxca h 
npenoAaBaTejen ; oht. xpaaDJi yôtiKAeaie, mto ncTHHHoe ôjaro, ta* 
6bi OHO au nanajocb, aojïkho aenpeMtaao npnaecTH /Kejaaaiin n.ioA'b 

CBOâ. 

KaKi> an TpyAHO 6buo OAHOMy n TOMy îkc -inuy, npn 3toh 06- 
uinpHOCTH aaaaTui, cb aAMnancTpaTnBabran At-iaian cocAnaoTb npsA- 
npiaTÏa yMeao-JHTepaxypHbia n Hcnojanxb nx-b ct> ocoôeHHbiMT. ycnt- 
xoMt; OAaaKO ase 4^. M. KaaiKeBHMb n bt. OAecct AOCTorayjrb axoro, 
KaKT. yaje yAaBaJocb eMy toîkc At-iaxb bt. CaHKxnexepôyprt. Enie 



— 89 — 

3Atcb BT. nocjt^uee speiua y aero pa3Bu.iaci> HaKJOHnocTb kt. yncHOMy 
oôpaCoTbiBaniio HaHa.n> CeJbCKaro XosaiicTBa. PaonpocTpaHeuie ocho- 
BaTejbiiaro y^euia o6b 3tomt> npeAMeit bt. HoBopocciiicKOMi npat 
HeJbSfl 6buo ne uasBaib ncTUHHbiMt ôjaroAtaHieMi. 3Haa, Bt KaKoii 
Mtp-h xopoiuiii îKypnaj-i. coAtiicTByexT. kt. oômeiay yMOHanpaBjeHiio bo 
BcaKoii OTpacin BtA*Hia, OH-b npnHa.n> Ha ceÔa pe^aHuiio Jucmuoea 
06iu,ecni6a CcAbCKazo Xoanucmea IO^khou Pocciii. Ero œe ne- 
nocpcACTBeuHOMy yqacxiio Jlnreparypa Haïua oôasaHa OdeccKUMs Jai- 
ManaxoMs, BbixoAnBuinM-b ABa ro^a. Bt noJbsy ô^AHbix'b y^jcHOROBi) 
Jnnea h ÛKpyra BbinpouieHHoe dm'l y sriiCTHaro Hana-ibCTBa na^anie 
HoeopocciûcKazo KoACudapn, KOTopbiii Hbmt coAepvKHTt bt. ceot hcto- 
pHHecKÏe, Tonorpa*nHecKie h ciaTHCinHecKie OTHeibi KacaTejbHO k);k- 
Hoii Poccia, ociaHexca HaBcer^a Bt SHaneHin HenpnKOCuoBeuHaro Ka- 
iiHTaja , co3AaHHaro ero ÔJaropaayMieMi. n AGopocepAieMi). Prbuii, 
KOTopbia npoH3HOCHJi> oivb opD TopiKecTBeHHbix'b coôpamaxi Bl. Àa- 
uet B nenaTaBiuiaca wb ÀRTaxi. ero h OjieccKOWb BtcTHimt, coAep- 

mSTh MHOJKeCTBO npeKpaCHblX'i, HOBblXI., CB-fcTJblX-L MblCJOH. Ho 
Ba!KU'feHUinMT> B-b OACCCt naMaTHHKOMI) fj^iarOpOAHOii A'feflTeJbHOCTH 4- 

M, KHa/KeBUMa ocTaHeTca HaBcer^a Odecchoe 0(jui,ecm60 Hcinopiu 
u /JpeeHOcmeu. Oho mn^ 6bi.io cosabho, xora MbicJb o HeM-L aB^ia- 
jacb TaMT) H npejKAe. C6.in;KeHie JHut, Koiopbia AOCTOHHbi 6bUH 
o6pa30BaTb OomeciBO, cociaB-ieHie npeAHaHepraHia, KaKi iimi> A'feii- 

CTBOBaTb, H306ptTeHie CnOCOÔOBT», KOTOpblMH AOJ/KHO 6bIJ0 cymecTBO- 

BaTb 06mecTB0 — Bce npoH3oiii.io KaK-L cjiACTBie HeyTOMnMbixii sa- 

ÔOT-b OAHOrO Me.lOB'ÉKa. OtT, CIOBa AO ClOSa, COÔCTBeHHOIO pyKOio, 

OHT. Hannca.n> YcTaB-b OomecTBa, yxBep/KAeHHbiii FocnoAnHOMT» Mn- 
HHCTpoM-b HapoAHaro lipocBtmeBia. JioônTe.uiM'b HcTopniecKHX^ Ape- 

12 



— 90 — 

BHOCTeii H3BtcTHbi ÔjaroTBopHbie nJOAbi 3Toro yMpeiKAcnia. ^. M. 
KHaaceBHHb OT^aBa-ii. KasKAoe CBo6o4.Hoe ott. aojjkhocth iirHOBCHie 
jnoÔDMOMy TBopeniio CBoeiiy. Oho, BJutcT* et iL/ianaMn cneuiajbHbixii 
pyKOBOACTBt no pasHbiMTb npeAMexaMT. yHHjnmHaro npenoAaBaHia, co- 
CTaB.iaJO nocJ-feAHioK) Mbiwb, npeACMepxHyio saôory bt> ero ;kh3hh. 
DpnroTOBnB'b ki> usA^nm nepBbiii BbinyoK-b JtxonncH OÔmecxBa, ohT) 
Bce npouijoe J-feTO npoBej-b sa npocMOipoMi. neHaxaBuieiica KHnra — 
H e^Ba 10-ro CeHxaôpa Mor-b Bbitxaxb nsi. ÛACCcbi cb na^eîKAOïo 
Hcnpocnxb y Bbiciuaro UaHa.ibcxBa yxBep;KAenie njanoBi. aah. cne- 
uiajbHbix-b pyKOBOACxBi) q jiihho npcACxaBnxb Jtxonncb OômeciBa 
xtM-b ocoôaMT., Koxopbix-b BHHMaHie D ynacxie 6hua Aoporn 4,o6po- 
BOJbHOMy xpyîKeHHKy. «yœe ôoJbHOH (roBopax-b aBxopT> ero HcKpo- 
«jora BT. npnÔaBjeHin wh Jtxonncn Oômecxsa), yace na noporfe 
«CMepxn, owb nycxnjca bt. AaJbHioio Aopory, q3t> OAeccbi bt. Ilerep- 
«ôypr-b, HC A^ ceôfl, ho no At-iairb ciyîKÔbi. B-b sxoa Aoport, 3a 
«HtcKOJbKO AHen AO KOHHnHbi, 3a HtcKOJbKO Bepcx'b OT'b srtcxa, TA* 
«OHuiAaji> ero rpoôi., oH-b BMtj'b eme cxojbKO caMooxBcp/Kema, 
«cxo.ibKO, MO/KHO CKasaxb, npeneôpeiKeHia kt» nocrfeAHHMi. ocxaxKaM'b 
«yracaBuieii bt> neMi. îkoshu, nxoôbi, ns^b AopoîKuaro aKnnaîKa, bt» ao- 
«poîKHOM'b n^axbt, aaiixu bt> EjncaBexrpaACKoe yt3AHoe Ynajame, n 
«npoBecxb xaMT> okojo nexhipexi MacoB-b bt> ncnbixaniH ynamnxca, 
«BT) HacxaBjenin yHanxnx'b.» 

TpexbH) noxepio bt> HbiHtuineM'b œe roAy OxA^Jeaie nonecJO 
CMepxiio IlaocxpaHHaro Hjeaa-KoppecnoHAeHxa CBoero, ABCxpiacKaro 
HaABopHaro CoBtxnnKa BapeoJOMta Konaxapa, cocxoaBuiaro b-b 
KanecxBt nepsaro xpaaaieja bt. BtacKoa HinnepaxopCKoa npaABopHoii 
BaôjioxeKt. Hma ero, KaK-b ox.ïnHHaro CiaBaHCKaro *BJO.iora, h3- 



— 91 — 

BtCTiio BCtMt yMCHbiMi EnponM. Oht. ôhiJTb KpaoHCKiii }'pojKeHeux 
H3X ceja P'fcnHO, ta* oTcm» ero OTnpaii.iaji. AOJîKHocTb c\Aha. Ko- 
nnTapt p'oAii-ica 23-ro ABrycTa 1780 ro/ia, oSynajca cnepBa bt. 
JaiiôaxcKOii rnimaain, a noTOMi. bt, BtHCKOMT> yaoBepcuTeTt. Koh- 
HHua ero nocjt>AOBaja 30-ro CeHTHÔpa, aa 64 ro^y ero îKnsHn. Bhh- 
Maaie yMentixT. BnepBbie o6paTH.rb ont aa ceôa na^aHieMij FpaMMa- 
THKH Toro Haptnia, Koxopoe ynoTpeÔJaeTca bi> KapnnTiu, Kapiiiojin 
n lUrapin. YBaîReHie ^njojoroBi) ki> STOMy coHnHeHiio bhaho h3t> 
Toro, MTO OHH npeACTaBJaJH ero oÔpasucMi), no KOTopoiay 6bi naA- 
jCîKaJO cocxaB.iaTb FpaMMaTnKH h ^pyroxi asbiKOBT». IIIa*apnK'i>, 
BT> CBoeii HcTopin CjasaHCKaro asbiKa h JlnrepaTypbi , HasbiBaeTii 
KonHTapa nabiCKaTejeMi) , OKasaBuinirb seJinKia ycjyrn CiaBaHCKOMy 
Mipy. CaivTb ^oÔpoBCKiii cosnaeTca, hto eMy o6a3aHT> MHornMT> b-b 
oôpaôoTbiBaHin CBoeii TpaMMaTiiKn. Bi. 1813 ro^y Konnrap-b na- 
AaJTï KHQry : BszJiHds na CAaeiiHCKin HaprbuiH , a Mepeat AGBaib 
jtT-b nocj* Toro: Pasùops CjiaeHHCKoâ rpaMMamuKii /JoôpoeCKazo. 
9th cOHnHenia, no rjyôoKHM'b nscj-feAûBaniaMt aBxopa n aaMtnaTeJb- 
HbiM-b BbiBOAaiwb KacaTBJibHO pasjnHHbixT. ocoôenHOCTCH CjaBancKnx-b 
asbiKOB-b, AOCTaBHjn eiay bt> EBpon* noMTn xaKoe œe yBassenie, Ka- 
KHMT» noJbsyeTca nsBtCTHbiJi *nJOJon> Akobt. rpnMM-b. Bt. 1836 
roAy KonHTapt HaneHaTaJt HaiÎAeHHbie hmt. PAatoAumcme ompuieua. 
Ohh, no CBoeii ApeBHOcxn, KOTopyio Haun> ^HJOJort A. X. Bocto- 

KOBTi OTHOCHTT. KT) XI BlîKy , CJtAOBfiTCJbHO KT> anOXt OcxpOMnpOBa 

Efianrejia , MoryTT> 6bixb ynoxpeÔJeHhi A^a onpeAtJeHia aaKOHOBi. 
TorAamneii CjaBancKoii nncbMennocxn. IIocxoaHHoe yMacxie npnnn- 



— 92 — 

M&Sh KonHTapTi Bt cocTaB-ieniB BibHCKuxs YueHbixs Jrbmonuceû. 
B-b ero coMHHeHiaxt oÔHapyîKHBaJOCb ne To.ibKO yqeHO-KpnTQMecKoe 
HanpaB-ieHie , ho nacTO 6.iaropoAHoe HeroAOBaHie Ha JiOAeii, noBcpx- 
HOCTHO BS.iaraiomHX'L hcthhbi t-ém-b pacnpocTpanaiomBxi. joîkhbih 
H.ïH HenoJHbia nonsTia opeAMeTaxt, CTO.ib AparoatHHbixi. a-ih yie- 
naro natpioTa. Hsi) npe^nciOBiH Kt rpaMMamiiKn /Joôpoeciimo 
B3BtcTH0, MTO KoHOTap-b Tpv^H.ica Ha^T» cocTaB.ieHieivn> CAoeapH 
CAaeHHO-rpeKO-JamiiHCKazo. Eme bt> ABaAaaTbixt ro^axt, no 
nncbMaM-b ero kï, Ana^eMOKy H. H. Kenneny, bhaho 6buo, hto 
OHT> saHiiMaJca ^pHciymcKiiMS asbiKOMt, KOTopbiii npnHHMaj'b OH-b 3a 
ocxaTOKi. asbiKa Apefine-Hj^mpiiicKaro. OôcTOflie^ibCTBa, BtpoHTHO, ne 
AonycTH.i0 ero npHBecTB b-b HcnojHeme CTOJbKo BajKHbix-b npeAnpia- 

TÏH, Kh MHCJy KOTOpblXt Ha^OÔKO OTHBCTH H nOSAHtïiuiyK) CrO MblCJb 

o6t> HS^anin na HtMeHROMt asbiKt CAaeaHCKazo jKypnaAa. 

Bt HacTHbix-b CHomeniaxT) KonoTap-b OKasbiBaj-b MHoro npe- 
KpacHbixi> KanecTBii x^iwa. HsBtciHbm CepôcKiii -laTepaTop-b ByR-b 
Cxe^aHOBHMb KapaA'KHHb eiviy côasani. BC'fcMi>, hto npioôptji na 
CBoeMT. nonpomt. KonHTapTj yKptnnji) Bt Heivit cxpacTb kt. *h- 
joJorHMecKBUfb DSc.rtAOBaHiaM'b. Owb OKasaj-b eiviy noMomb B-b co- 
CTaBjenin Cepôctcazo pnHHima; noompaji) ero K-b aanaTiaMt n, no 
Mtpt B03M05KHOCTH , co4,tncTBOBaji> Kb ncno^HCHiio npeAnpiaiiii ero. 
HnocTpaHiibi, noctmaBuiie B-feHCKyio 6n6.iioTeKy, Bcer^a aaxoAnJH bt> 
HeMt AOÔpooxoTHaro pyROBO^nreja n nacTaBHnKa bo BCÈx-b cjyHaaxi., 
Kor^a HMT. HaAo6HO ôbi.io npnôtraTb K-b onbiTHOCTB SHaTOKa. CanRT- 
neTepôyprcRaa HinnEPATOPCRAa ARa^emia HayRt, OT^aBaa nojnyio 
cnpaBeA^niBocTb ynenbiMi. sacJfyraM'b ero h jRejaa npioôptCTb bt. neirb 
ynacTHnEa bt. gk^x-h RacaTeJbHo BonpocoB-b o CjaBaHCKOii *B.io.ioriB, 



— 93 — 

eme bt» 1826 ro^y nsôpa^a ero bt. hhcio CBonx-L 4.ieHOBT)-Koppe- 
cnoHAeHTOBTi. KonnTapt coHepmiLn. HtcKOJbKo nyTemecTBiii no 
ApyraMT) seMJaMT. EBponi>i, hto co4tiicTBOBa.io CKOJbKO k-b paciiiiipe- 
HÎio SHauiii ero, CTOJbKO a k-l yMnoîneniio ero 4,paroutHHaro coôpania 
CjaBHHCKnxi> KHori). Btj 1814 ro/i,y oht. ÔhUT, nocbuaHt bt. IlapiuK'b 
A.ia npHHHTia oÔpaxHO pyKonnceii , yBeseHHbixt HanojeoHOMT> mi. 
BtHbi. Bt) c.i'feA'b 3a Tkwb OH-b, oô^lixaBi repMaHiio, noôbiBaxb bt. 
JoBAOHt H OKC*opT'fe. Bï 1837 H 1842 ro^axT. OH-b noctma.i'b 
PoMt cxapa-ica coônpaTb TaMt ocoôenno r.iaroJHTCKia pyKonncH. 
npioôptTenie CjaBaHCKoii ero ônôiioTeKH nocjy!KH.io 6bi AparontH- 
HbiM-b AonoJHeHieM'b KaîK^aro mT> cjaBHiiiuinx'b bi> EBpont KHnro- 
xpaHHJHm'b. 

Bt cocTaB* OTAtjeaia PyccKaro asbiKa n CjOBecHOCTn, Bt TCHeHie 
1844 roAa, ApyrAx-b nepeMiai. ae nocjiAOBa.io. 8-ro Iioja yTBepvK- 
ACHO rocnoAnHOMTb MnHncTpoMt, s'h bha* onbiTa Ha naxb j-êtt., llo- 
joœeHie o nopaAK* nsôpaiiia bt. v^'feiicTBHTeJbHbie IjeHbi Hmoepa- 
TOPCKOH AKa^emin Hayni.. Bt OTAtjeHin PyccKaro a3biKa h Cjo- 
BCCHOCTH, no 4-My naparpa*y IloJOiKeHia, KaHAn/i,aTbi na SBanie Op- 
ABHapHbix'b AKa^enraKOBT. npeAiaraiOTca hjh HenocpeACTBenHO HpeA- 
ctAaTCJbCTByiomHM'b, hjh HapaiKeHHOK» HMt A-ifl Toro KoMMDCCieK). 
rio CBjfb 6-ro naparpa<i>a, OTA^Jenie npcAcxaBJaeT'b Oômeiay Co5pa- 
Hiio Ha OKOHHaxeJbHoe nsôpaaie xo.ibKO xtx-b h3i> KaHAHA.axoB'b, ko- 
Topbie, npH ôaJOxnpoBKt Bt HeMt, nojyMaxt naônpaxeJbHbixt uiapoEt 
He MOH-fee AByti» xpexeii Bcero nncia na.mHHbix'b naGnpaxe-ien. 14-M'b 
naparpa^oMt nocxanoBJCHO, nxoôbi bo Bcfext cjynaaxt, ôest ncK-iio- 
Menia, BcaKoe CAt-iannoe OxAtieniio npeAJOîKenie o KaHAHAaxt na 
SBanie 4.*ncxBHTeJbHaro H-iena, njn na Bbiciuyio aKaACMHMecKyio cie- 



— 94 — 

ncHb, npeABapnre.ibHO o/io6peHO 6bi.io IlpeauAeHTOM'B Ana/ielviin. Fo- 
cnoAnHT> ripeActAaTejbCTByiomiH, 3a 0Ti>t340MT> TocnoyinHa MoHiiCTpa 
Hapo4Haro tlpocB^meHifl n3T> cTOjnubi, ynpaBJajn. et BbicoMaiiiuaro 
con3BO.ieHiji MoHncTepcTBOMt bt> npoAOJîKeHie ABrycTa h GeHiflôpa. 
B-b cjt^CTBie npeAJO/KeHÏa ero OpAnHapHbiii AKaAeMnKT> B. A. lïo- 
jtHOB'b ncnpaB.iflJT. AOJ/KHOCTb EipeAC'fe/i.aTeJbCTByiomaro wb Ota*- 
jenin. 

OÔbiKHOBeHHbia coôpaHia Il-ro OTAt-iema bt> npejmecTBOBaBuiie 

ABa ro^a nponcxoAnjn no oahomy pasy bt. HeAt-iK». Bt. nocitAHin 

H3T> Hnxi», BT) npe/rnoJO/Kemu ycKopnTb BbixoAT) CjOBapa, ÛTjitJeHie 

o6pa30BaJO ocoôyio KoMMncciio nst MHCja HjeHOBT. CBOHx-b, sampia- 

lomnxcfl npnroTOBjieHieMi. a-m Hero MaTepia-ioBi). ITocjrfe 3Toro pa- 

cnopa/KCHia 3aMtTH0 ÔMCTpte nponsBOAUJOCb OKOHnaTejbHoe npncY/K- 

ACHie KT> nenaTaHiio KoppeKTypHbixT. .idctobT), BHOcnMbix-b Pe^aRTopann 

CjoBapa Kh sact^aHia — n bï 18i3 ro4.y OTnenaTaHO 6huo dead- 

i^amb AncTOWb, coAepaiamuxT. bt> ceôt oo-bacHCHie I0,2l3-Tn cjobti. 

MeaîAy Ttia-b oômnpnocTb TpyA», BOSJO/KeHHaro ua oTB^TcrBeKHOCTb 

OTA^JeHia, TpeôoBaja ci. ero CTopoHbi nsbicKauia HOBbixt cpeACTBi> 

ycHJHTb ABHîKeHie ii3AaHia. 19 •^CBpa.ia, no npeAJOîKeniio FocnoAnHa 

llpeAcfeAaTejbCTByiomaro, onpeAtJeno ôbuo coônpaTbca 4.ieHaMT> Ot- 

At-ienia bT) o6biKHOBeHHbia aactAania no Aea pa3a Bt neAt-iio. Ilpn 

KOHut roAnHHbixT. aanaTin 3to pacnopa/Kenie OKa3a.iocb, Kant neJibaa 

jyHuie, cooTBtTCTByiomnM'b CBoefl ufksa; noTOMy-iTO OiAt-ieme bt» 

1844 roAy BT. Tpn pa3a Ôojie coBepuinjo, ne/KeJH bt. 1843, a 

HMeHHo: OHO ycntjo KOHHHXb neMaxanie HOBbix-b luecmudecHmu jh- 

CTOBt, Bt KOTopbixt oôtacHCHO 29,292 cJOBa. TpvAbi cxojb peB- 

HOCTHbie n ycnixt HeoôbiKHOBeHHbiii o6paTH.ra na ceGa ocoOenHoe 



— 95 — 
BHHMaHie FocnoAnna MnHHcrpa n lIposiueuTa, KOTopbiii nsita-b cnacTie 

AOBOAHTb TOMt ^0 CBtAljHiH El'O IImOEP ATOPCK ATO Be JnWEC TBA. 

Bc'fex'b sact^aHiii OT^t-ieHia bi> HbiHtuiHeAn> ro^y 6buo ce.ubdecHms 
mpu. 0*<i'HuiaJbHbix'b x^Yh, 3a ncK.no<ieHieMT) OTHOcamnxca neno- 
cpcACTBeHuo Kb cocTaBJeniio CiOBapa, npeAJO/KeHO bti coôpaniAXT. ir 
KOHMCHO cmo deadiifanib. 

lii) KoMMDCCÏH AJfl npeABapnTeJbHaro MTenia siaTepiaJOBt Cionapa, 
npeACTaBjflejibixt Pe^anTopaMn OTA'fejeHiio, bi. HbmtuiHeMT) ro^y fibi.io 
TpuAuaTb HCTbipe coOpaniH. OpoHnTaHHbia bi. Heii cJOBa et nx-i 
oôtacHeHiaMn , nocjt HaAJeœamaro ncnpaBjeHia axb HjeaaMH BMtcT* 
no npiiHa4.jeacH0CTn KaiKAbiu-b noposHb, nociyniun Bt oômee 'inc.io 
cjOBt, HaneHaTaHHbixt OTAt-ieHieMi). 

Hat MocKOBCKoii BpeMeHHoii KoMMnccin opeACTaB-ieH-b OTA'b-ieHiM) 
CJtAyiomin OrneTT) KacaTCJbHO roAUMHbixt ea saHaiiu: «Bt. npoAO;i- 
aîCHie ncTeKaiomaro 18i4 ro/ia MocKOBCKaa BpeMeHHaa KoMMnccia 
DMtja eoKCMTbCfmHbifi sacfeAaHia , ncK.noHaa BaKauioHHbie irtcaubi : 
IiOHb, IroJb n ABrycTTj. Bt cnxt sacfeAaHiaxt 4jein>i Ana^eMin co- 
Btmajncb npnroTOBJaeMbixT> MaTepiaiaxt PyccKon ÀKa^CMimecKOH 
FpaMMaTnKn, 4nTa.in coHiraeHia no npeAMeTaM-b TpaMMaraKH n IIcTopin 
PyccKOii CjOBecHOCTH. OpAOHapHbiMi. AKaAeMHKOivrb n Hpo^eccopoM-b 
H. H. 4,aBbiA0BbiM'b oôpaôoxaHbi no njaay, no KOTopoiay npej.io- 
îRCHO cocTaBJenie PyccKoii FpaMMaTnKn , craTbn : 1 . VucAumeAbUbin 
uMCHa H 2. HapnmH. IlepBaa h3i> 3x0x1. craxen npeACxaBjena Il-My 
OxA^JeniH) AKa^eMin. AAi.iOHKX'b Ana^eMin CxpoeB-b npoAO.i;Ka.n> 
CBOAi PyccKnxT. FpaMMaxnKt. Aj.'biOHKT'b AKa^eMin, OpAnnapHbin llpo- 
<i>eccopi. LUeBbipeBT. npnroxoBn.n. crfeAyiomia cxaxbn: 1. 06o3ptHie 
PyccKoii CjOBecHOCxn B-b XIV BtKt; 2. ntKOTopbix'B CBoiicrBaxi. 



— 96 — 

BCJHKO-PyccKaro oÔpasoBaHHaro nponsHomeHia bt. OTenecTBeHHOM'B 
H3biKt. KpoMt 3Toro, OHt npe4CTaBBJfB aa-b BBeAema bt> ïïcxopiio 
PyccKofl Cjobcchocth niiTb riepBbixt MTCHiii, h HMenao: 1. Bciyna- 
TejbHoe, B-b KOTopoMT> n3J0/KeH0 oôwee Boasphaie aa Hciopiio Pjcckoh 
CjOBecHOCTH; 2. o nepeBOA* CBsmeaaaro nacaaia h CBHTbixT. Ot- 
UCB-b; 3. CJOBt nponoB*AuoM'b, AyxoBabixt nociaHiaxT. h apon.; 
4. IlaMflTBHKH BorocJOBia AorMaTHiecKaro , cosepuaTe-ihaaro a aoje- 
MHHecKaro; 5. JKBxifl CBHTbixi). Bct axa nxeaia 6buu aaneiiaxaabi 
BT> MocKôumHHUHTb. ripo^eccopi) IlIeBbipeBT. apoAOJîKaex-b oôpaôo- 
TbiBaxb ao aopHAKy a cïtAyioBua Hxeaia; ao xeaepb apuayinAca-b 
Ha-Bpeiaa ocxaBBXb axa aaaaxia ao ciynaio oxKpbixia ayôjanaard 
Kypca ïïcxopia PyccKoa Cjosecaocxa. OpAaaapabia AKaAeMaKt Ilo- 
roAHHT» B-b abiatameMi roAy OAepîKaivn. ôbu-b thîkkoio ôojisaiio, 
ao apanaat Koxopoa oa-b apaayîKAeaT. ôbu-b ocxaBBXb yaBBepcaxeTT> 
H ae Mon> ynacxBOBaxb B-b aaaaxiaxi. KommbccIb. H xaKi.. 4jeBbi 
MocKOBCKoii BpeMeaaoii KoMMaccifl, apa acao-meaiB Apyraxi. cjyjKeÔ- 
Hbix-b oôasaaaocTea , ecja eme ao cbxt. aopT> ae mofjib saanBxeJbao 
aoABBayxb BaepeA'b r.iaBaaro apeAMexa — PyccKoa TpaMMaxaRa; ao 
KpaiîHeiï Mtpt xpyAHjacb ao BOSMOîKaocxa, oôpaôoxbiBaa cxaxba rpam- 
MaxBHecKia ao ajaay, bmb apeAaanepxaaaoMy, a côapaa MaxepiaJbi 
AJfl ïïcxopia PyccKaro asbiKa a CiOBecaocxa. » 

AKaACMBKH I a III OxAtjeaia, apnaaBaiie aa ceôa oÔaaaaaocTb 
apociaaxpBBaxb a-ih BcapaBjeaia xt KoppeKxypabie jacxbi CiOBapa, bt. 
KoxopbixT. aaxoAaxca xepMHBbi, apaaaAJe/KaaUe oôpaôoxbiBaeMoii KHiK- 

AblMT. BSl HBXT. BayK*, B Bl. BbIHiaiaeMT> TOAy, BOAOÔBO RBR-b BT. 

BpeAuiecxBOBaBBieMT., onasbiBaja aojaoe CBoe coA^iicxBie bt. saaaxiaxi. 
Il OxA^Jeaifl. T. AapeKxopT. BoxaRanecKaro Myaea ArbacmIb HayKT. 



— 97 — 

AKaAeMHKT. Menep-B, Aoneci. OrA'fejeHiK) <ï>H3HKo-MaTeMaTnHecKiix'i> 
HayKTi, 4T0 TaKt-KaK'b pascMaxpDBaHie pacTCHiii, nojyqaeMLixT. BoTa- 
HnHecKnMT. MysecMi n3T> pa3UbixT> ryôepiiiii PocciiicKOH HMoepia, no 
Konivrb DM-feeTt 6biTb cocTaBJeH-b BoTaHHHecKiii CjOBapb, noTpeôyeTi 
AOBOJbHO npoAOJîKHTejbHaro BpeiaeHn, n Kani), BtpoHTHO, BTopoiay 
OTAtjeHifo AKaAeMin, npn cocTaBjeniH PyccKaro GioBapa, ôy^eTi. 
npJHTUo no.ib30BaTbCfl yjKe nojyneHHbiMn PyccKHMH nMeHann pacTeniii, 
To 0ikrb H cocraBjeHO aah cen jxbjta H3Bj[e4eHie H3'b cnncKa FyccKnxT) 
Ha3BaHin pacTeHiii, ynoTpeônTeJbHtHuinxT) b^ HapoAHOM-b ôbixy no 
TaMÔOBCKOii ryôepnin, bt. KaKOBOM-b cnncKt onymenbi nM-b bc* cjhui- 
KOMT, n3B'fecTHbiH Ha3BaHifl pacTeHiii, a TaKJKe n Tt Ha3BaHiji, Koxopbia 
HenpaBHJbHbi ujn noABepîKenbi coMnimio. F. Meiiep-b npocnj^b ^n- 
SHKO-MaTeMaTHMecKoe OTAt-ienie, Bt c^ynai, eJKCJH oho OAGÔpHTi 
ero npoAnoJiOîKeHie , npenpoBOAHXb ceii cnncoK-b bi OTA'fejenie Pyc- 
CKaro flSbiKa n QoBecnocTH. <ï>n3nKO-MaTeMaTnMecKoe OTA^Jenie, 
OAOÔpaa BnoJHi TaKOBoii TpyA'b P. Menepa, npenpoBOA^.io cocxa- 
BJCHUbiii nM^ cnncoKT), bT) noAJDHHHK'ï; , na ycMOTptnie Bxoparo Ot- 
A^jenifl, KOTopoe nsfijeHenie H3'b cnncKa PyocRAx-b Ha3BaHiH pacTemâ, 
cocTaBjenaoe AKaACMHKOM'b MeiiepoMT., nepcAaJO no npHHaAieacHo- 
CTH Fr. PeAaKTopaMT. CjoBapa. 

Hto KacaeTca ao Ocoô-b nocTopoHHHxii , BbiaBaBuinxca, no jio6bh 
KT> HayKajTb, cnocntuiecTBOBaTb cneuiajbHbiivin nxT> SHaniaMn o6pa6oTKt 
CiOBapa, nsT. Mncja nxT>, bT) nocjtAHen no-iOBan-fe Hbiatuinaro roAa 
ne Mor-b npoAOJmaTb CBoero ynacTia bt. TpyAax-b OxA'fejeHia ÂAMnpa^rb 
n. H. PnKopA'B, no opunnAt OT-bisAa CBoero hst. CaHKTneiepdj'pra. 
Ho, ycepACTBya, HToÔbi oOmeno-iesnoe a^^JO b-b ero OTcyTCTBie npo- 
A0.i!KaJ0Cb cb npeiKHnMi. ycntxont, ohi. nepeAaJfb cBoe sanaTie, et 

13 



— 98 — 

corjacifl OTA^Jeuifl, cJtjîKaineMy bt. MopcKOM'i Ka^eTCKOMt Kopnyct 
KanHTaH-L-^eHTeHaHTy SeJCHOMy, KOTopbiH 4,0 CHxt nopt et ycep- 
AiesTB H ^oôpocoBtcTHOCTÙo npHHHMacTi ynaciie b-b oôtacHeHia Tep- 
MHHOBT> MopenjaBania h Kopaô-iecTpoeHÏH. 

TpyAbi AKaAeMDKOB'b OTA^JeniH PyccKaro HSbma Cjobcchocth 
no H3AaHiK) CjOBapa, Kant paBHO h Booôme no MacTH oTeMecTBCHHOâ 
JHTepaTypbi, Bt Teqenie 184i ro4,a, ôbun cj-fe^yioniie. 

OpAHHapnbiH AKaAeMHKi>, IIpeocBflmeHHbm HHHOKeHTiM, EnHCKOm> 
XapbKOBCKin AxTbipcKin , bt. Ma* npenpoBOAHJ'i bT) Ota* Jeaie Co- 
ôpanie nponoBt^eii CBOEx-b, noA'b sar-iaBiesn.: FpTbxrb, h ri, cjAxi> 
3a TtMT> nncbMO kt. TocnoAOHy npeActAaTejbCTByiomeMy. «Ilpenpo- 
BOffiAennaa kx Baivn. KHnjKKa O rpnxn (roBopnT-b oht.), ôeat coMnt- 
Hia, aacTaBOja yjKe 0îKH4,aTb nncbMa Heii. TtMT> HyBCTBnTeJbH*e 
^bua A-M Mena neBOSMOJKnocTb nncaïb. BnesanHan 6oj*3Hb 40 Toro 
CBaaaja pyKo, mto 6oj*e hca^Jh nejbsa 6buo Bsaxbca 3a nepo. IIo- 
jyMHB'b Tenepb oôjerHenie, cntuiy, BO-nepBbixT>, CBHAtTe-ibCTBOBaTb 
Bauieiay CiaTejbCTBy Moe AyuieBHoe yBaîKenie BMtcxt et nnivn» no- 
KopH*Hme npocoTb, npioômnBT) OA0H'b aRseMn-iapt ceii khh5kk0 ki. 
Bauien ônÔjioTCKt , npeAeTaBHib nponie ÔJaroenJonnoMy BHOManiio 
noMieuntHuiaro OTA^Jenia ÀKaAeMin HayKt no qacTH C^OBa otc- 
MecTBeunaro , Kant snant n Moero ycepAÎa Kt eeny eJOBy. Bt Konn* 
roAa HaAtiocb npeACTaBnxb b-b eeMt ace poA* o eme HtcKO-ibKO onbi- 
TOBT>, HaxoAamnxca xenepb noAt npeceoM-b THnorpa^niecKHM-b. » Bt 
OKTaôpt IlpeocBanieHH'fefiujiii npenpoBOA.o^'b Bt OTA^Jenie Apyroe co- 
ôpanie cboext. nponoBiAen, a-i» KOTopbix'b ocnoBanieMi. nocjyatnJH 
CjOBa MOJHTBbi Cb. E*peMa CnpHna: Focnodu u BjiadbiKO oKueoma 
Moezo. IIpH cGMt 6bi.io Kt FocnoAnHy IIpeAetAaTeJbCTByiomeMy 



— 99 — 

CJrbAyiomee nncbMO : «Hcno-iHHH oôtmaaie, necTb nwtK) npeACTaBBTb 
BaMT. OAnKb H3T> BejnKonocTHbixT. iLiOAOBi npoiue/iuiaro ro^a. KaKT> 
OTi> nJOAa Be-inKonocTHaro , Bbi He ôy^eTe TpeôoBaTb oti> nero oco- 
ôcHHoii CJaAOCTH; BeJiHKOAyumo nsBnnnTe Aa;Ke, ecm Bt hcmi. OKa- 
acexca KaKaa jh6o ropeib. Bt iioJOîKeHm IlacTbipeii II,epKB0 ne ao 
pocKoimi H cjaAKHXi RyiiiaBbeB-b , a ao Toro , Hxoôbi ne ociaBHTb 
KorAa jn6o, ocoôeuHO B-b xaRoe Bpeiaa, KaKi> CBaran 4eTbipeAecHTHHua, 
BOBce TipaBOCJaBHbiii napoA'b ôeai» npe^OMjeHk x.Tt6a AyxoBHaro.» Bt> 
HbiH'feiuHeiM'b ivrtcaa'fe noJiyMeHbi OT-b npeocBflmeHHaro HHHOKeHxia 
eme nponoBiîAH , to JbKO-MTo oTnenaTaHHbia h HassaHiuia hmt> : Cs 
HaMii Eozà} âecTbdbi Ha Poowdecmeo Xpucmoeo. 

OpAnHapubiii AKaAeMHK'b H. F. ByTKOBt, npn pascMaTpHBaHin 
KoppcKTypHbix'b jncTOBT>, oôpamajT) ocoÔeHHoe BHHMaHie na ApeBHioio 
PyccKyK) doBecHOCTb, h 3anMCTB0BaHHbiMii nat nea BbipaœeHiaMH h 
npHMtpaMH nonoJHa^rB coôpanie CJOBt, BHOcnMbix-b b-l CjOBapb. 

OpAHHapHbiii AKaAeMnKt A. X. Boctokob-b npoAOJJKa.i'B peAaKuiio 
ll-ro TOMa QoBapa 0, Kpoiat sactAaHiM bi> OïA'feJieHiH, npHcyTcxBo- 
BaJt BT> coôpaniax-b KommhccIh , aaHnMaBiueiica npeABapoTeJibHbiMT) 
pascMaTpHBameM'b MaTepiaJOBi. CjOBapa. HcnojHaa nopyneHie Ota*- 
jCHia , owh npeACTaBnj-b ocoôoe MHinie KacaTe.ibHO ynoTpeôjema 
npeA-ioroBt , bt> kohu* KOTopbixi) 6yKBy 3 Bt npouaHomeHia , a nacTO 
H B-b npaBonncaHiH aaurtHaiOTi. y Haci ôyKBOio c. CBcpxi Toro, OH-b 
BT> HLbiH'huiHeMi) TOAy KOHMHJTi HcnpaBjeHHoe DSAaHÏe CBoeii PyccKoâ 
FpaMMaTnKn h sannMaeTca Koppenrypoio HOBaro n3AaHia CBoeii œe 
CoKpameHHoiî PyccKoii TpaMMaTaKii, BHOBb npocMOTp-fcHHOii hmt. n 
Kopone npoTHBT. rrpeiKHaro HSJOîKeHHoii. 

OpAHHapHbiH AKaAeMHK'ji A. H. MnxanjoBCKiii-^^aHHJeBCKiH 



— 100 — 

Hanenaxajrb Bt HbiH-femueMi) roAj HOBoe CBoe coinHeHie: Onucanie 
nepeoii eoûnu Bunepamopa AAtKcandpa es HanoACOHOMS, es 
1805 zody, no BbicoKauiueMy noeeATbHm cocmaeACHHoe , es 9-JO 
KapmaMU u nAanaMU. TaKt-KaKi. saHHTia ero no pasHbiM-L AOJacHO- 
CTflsrb H aaroTOBjeaie MaTepia.ioBi> jiM acTopHHecKHX'B coHHHeHiâ He 
ocTaBjmoTT) GMj CBoÔOAHaro BpeMeHH fljui oôpaôoTKU H ncnpaBjeHÎfl 
BXOAJnnnxi> bi> ciOBapb BoeHHbixT. TepMnHOBi. , Ha mto oht. oxotho 
Bbi3Ba.ica npn Hana-it aKa4.eMnMecKaro Tpy^a, to Hbmt oht. ns'bHBnxb 
HîejaHie, Mioôbi 3tok) HacTiio CioBapa, noAT» ero pyKOBOACTBOM-b, 3a- 
B^AbiBa-n. KannTaHT. FeHepajbHaro lUiaSa reAeoHOBT>, hto n iipa- 
HHTO OiAt-ieHieM-b. 

OpAnaapHbiH AKaAeMHKT) II. A. n.ieTHeBT>, no nopy^ieniio Ot- 
A^Jenia, CBepxi ynaciia ero wh peAaKuin I-ro TOMa CiOBapa, saBi- 
AbiBaJb neiaTanieM-b , bt> boa* ocoôoh KHniKKn, ABjx-b roAHHHbixt 
Omuemoes OmdTbAemn. Hai. coôcTBeHHbixT. jniepaTj^Hbix'b ipy^AOB-b 
ero BT> HbiHiuineMi. roAV HanenaTaubi : 1. HcmopuuecKaH 3aniiCKa 
nepeoMS deaduamun/imuATbmni HunepamopcKazo CauKmne- 
mepôypzcKazo Ynueepcumema j 2. XopaKinepucmuKa cmiixomeop- 
Hbixs couuHeHÏu B. A. }KyK06CKazo, nanncannaa no ciynaK) noaBje- 
Hifl Bx nenaTH aa PyccKOJi'b asbiKi ÏÏHAtiicKon no3>n.i, nepcBeAeHHoft 
iKyKOBCKHMT. DST. PiOKepTa: Hajib u /JaMaRHmu ; 3. Eiozpa^in 
E. A. EapambiHCKazo u xapaKinepucmuKa ezo cmuxomeopemu. 
CBepxT. Toro, OHT, nsAaJT. XXXIU, XXXIY, XXXY h XXXVI tomw 
CoepemeHHUKa. 

OpAHHapHbiii ÀKaAeMnK-b B. A. IIoj'feHOB'b, peAaKxop-b I-ro TOMa 
CjOBapa H ^-iCHT, KoMMHccîu, aaHHMaiomeHCH npeABapnxe-ibHbisrb npo- 
CMoipoM-b MaTepia.iOBx , cBepxi. oÔpaôoxKn cjobt., wh ero xosrfe co- 



— 101 — 

AepjKamnxcfl, h nocxoaHHaro sact^aiiia Kant bi> KoMMnccin, laKi n 

Bt OTA^JeuilI, peBHOCTHO COÔUpa.IT. n3T> pa3HbIXT> aepKOBHbix-b KHIirt, 

ocoôeHHO MuHCu Mncaunou n IJpoAoza, laKia ciOBa et npniitpaMn, 
KOTopbia ne Boiu.in bt> npejKuie CiOBapn. 4ncJ0 ero ^onoJHeHiii bt> 
HbiHiiuiieMi. ro4y AOxoAHT-b noHxn ao Tbicflin. 

OpAHHapHbiH AKaACMnKT. 4- H. H3biK0BT>, B-b TeHemc 18ii ro^a, 
aaHHMajCH BbinncKaMn h3t> pasubixi., Kant CTapnHHbixi, xan-B h ho- 
Btiiiunx-b KHnn., TaKnxi. cJOBt, KOiopbia njn ne BHeceHbi B^b npe/KHie 
CjoBapn, n.in 0CTaB.ieHbi 6631. npnMtpoBij n HaA-ieîKamnx-b oôiflCHeHiii, 
Hjn, HaKOHem», ue CHaôiKCHbi neoôxoAnMbiivin ynasaniaMn. 4nc.io 
npcACTaBJeHHbix'b narb wh ■diowb poA* npioôpiTeHiii bocxoahtt. j.o 
AByxT. TbicHMb. Ohi>, KpoMt TOFO, npuroTOBnjT. K-b HanenaTaHiio Bbi- 
nncKy 03^ 3anHC0KT> Ji^v^a v3,ejHpiH, GbiBiuaro HcnaiicKaro Ilocja npn 
ÏÏMnepaTopcKO - PyccKOMt ^Bopi B'b napcTBOBanie IIetpa II h Aiiiibi 
loAHHOBHbi, cb npncoeAHHeHieM'b sasTinamn n oô^HCHeHin n34,aTe.iH. 

A^'bioHKT'ii AKaAeMÎH ^. H. BepeAHHKOBT., CBepxt ynacTia Bt 
peAaKuÏH Il-ro xoiua, ncK.iH)HnTe.ibHO 3aHnMajCfl, no npnrjaiueniio Ox- 
A^JCHia, AJfl I, II H III xoiaa CjOBapa oô-bacHeHieM-b ApcBHnx-b cjobt., 
BCxp-fcHaiomHxca B'b aixonncflXT. , rpaMoxaxt n Apyruxi. anxax-b Ap- 
xeoq)a4>nHecKon KommbccIh. 3xn MHorocjOîKHbia saHaxk xpeôoBa.ra 
He Majaro xpy^a n oôiunpHbix'b CB^AtHiii wh oxeMecxBeHHbix-b Ape- 
BHOcxax-b. Owh KOHHnj'b 411 oG-bacHeHiii na cxapnHHbia ciOBa, npe^- 
cxaBjeHHbifl OxA^Jeuiio viz-h BbiiuenoMauyxbixi. ncxoHHnKOB-b Ko-ucîk- 
CKnM-b AccecopoM'b MennoBbiMT. bt> ^incrt 6,000 n Ko.i.iejKCKnM'b 
CoB'fcTHnKOM'b KopKyHOBbiM'b BT. MHCJi 51. IIo SBaniio FjaBHaro 
PeAaKxopa Apxeorpa^UHecKOH KoiuMnccin, AA'bioHKX'b H. H. Bepej- 
HaKOB-b HaÔJiOAaj-b 3a neiaxaniesn. nepBbixi) xoMOR'b IJo^mazo Coëpaïun 



= 102 — 

PyccKUxs Jibmomiceu u ^onoAHeniu ks Akitiums HcmopuuecKUMS, 
H npnroTOB.iaJT. kt> ns^aHiK) BTopoii tomt> osHaMeHHbixt 4ono-raeHiâ. 
Bi> nocjfeAuesTb , cBepx-b aaKonoAaTejbubixT. naMHTHHKOB-b , ôyAyTt 
noMtracHbi MaTepia.ibi, oxHOcamieca wb ncxopin nepBbix-b roAOBt 
uapcTBOBama ]MnxAn.iA Beoaopobhha. Ohh cocTaBaTi> /Khbjk) h mo- 
ÔonbiTHyK» KapTHHy Toro BpeMeHD, Kor^a, nopoîKAeHHbia MeacAyuap- 
CTBieMT>, 6e3HaMajie h HeycTpoiicxBO , noA'B CRunexpoMt rouaro IXapa, 
nocxeneHHO crjaiKHBajncb h DCHe3a.i0, n BOABopaJca nopaAOKi., npn- 
roxoBnBuiiii vh nocrfeAcxBin cn.iy n ÔjaroACHCXBie Poccin. 

noHexHbiii 4jeHi> OxAi-ieflia, npnHUMatomiii bi ero aaHflxiaxT. 
CT. Bbico'iAniuAro pa3ptn]eHia nocxoHHHoe ynacxie, M. E. Jo6a- 
HOB-b saHHMaJCa, Kan-b PcAaKxopt lU-ro xoMa, npnroxoBJieHieM'b a-m 
Hero Maxepia.iOB'b n 3aBtAi>iBaHieMi> neMaxaHia ero. Oht. npeACxaBHJii 
ocoôoe MHtaie KacaxejbHo ynoipeÔjeHia ôyKBbi 3 bt> opeA-iorax-b. 
CBepxt nocxoaHHbiXTj sac^Aaniâ Bt OxA^JeHin, OH-b, KaKT> HjeHi 
KoMM0cciH , paacMaxpiiBaronïen aiaxepiaJbi CjoBapa npeABapHTe-ibHO, 
npncyTCXBOBa.rb Bt ea sac^Aaniaxi) , cocxaB.iaa h npoxoKO^ibi coôpa- 
HiH ea. 

noHexHbiii HjeH-b OxAt^euia, npiianMaromifl B-b ero 3aHaxiax'b ct> 
Bbico^anuiAro paaptuiema nocxoaHHoe ynacxie, npoioipeii loa- 
KHM-b CcMeHOBnMb KoMeTOBT) safltAWBa.i'b ncMaxanieM-b u npnro- 
TOBJeHieMT> MaxepiaJOBT. IV-ro xoiia CjOBapa, Koxoparo ohi> PeAanxo- 
pojTb. KaKt 4-ieHii Koaranccin, npeABapnxeJbHO npocMaxpnBaiomeâ 
Maxepia.ibi, npeACxaBJaeiubie no nsAaHiio CjoBapa B-b OxAt-ienie, OH-b 
yqacxB0Ba.n> B-b sac^Aaniax-b ea, pasHO KaKi> caïaaro OxA^Jeuia. 

H3T> H0CJa npoHHx-b noHexHbix-b HjeaoB-b Bxoparo OxA^Jeuia 
AKaAeMÏn Haynii, bt. sactAaHÏax'B ero o btj npuroxoBjiemo caMbixi. 



— 103 — 

MaTepiaJOBT. QoBapa, BpeMeHHo npnHnMa.iH ynacTie: H. A. 3arop- 
ckIh h a. h. KpacoBCKiii. OGiacneHisMH u AonojHemeM'b Bt CjOBapt 
TepiinHOBt no FopHbiMT. HayuaMT) Heoc.iaÔHO n cb ocoôeHHbiMi yna- 
ciieM-L aaHBMa.icfl 4- H. Cokojobt.. llpocMOTpoMi> KoppeKiypHbix'b 
JHCT0BT> nocTOHHHO saHHMajcfl IloHeTHiiiH "^jeH-b BacBjiH MaxBte- 
BBib IlepeBomnKOB'b, AOCTaB.iflH BecbMa ocHOBaTejbiibia saivrfeqaHifl, 

Bt. Anptjt 1813 ro^a, no corjaciio DoMeTHaro 4.ieHa B. H. 
rpnropoBHHa, OxAt-ïenie bosjo/Iuijo na nero ncnpaBjeme h nonoj- 
Heme CJOBt a BbipaiKenin, OTHOCfliii,HxcH kt> HaamHbiMi HcKycTBaMx, 
a Ha dJOTh Koneu-b Hpest FocnoAnna npeACtAaTejbCTByiomaro Aocra- 
B0JO Kl. HeMy Oribims coôpanin CAoes u ehipaotceniû omnociimeAbHO 
HsniUfHhixs HcKycnwo, cocTaBjeHHbiii 4- C. C. CanoiKHHKOBbiM-b. 
Bt) HbiHtuiHeM'b Mtcau* FocnoAnH-b npeAcfeAaTeJbCTByfomiii, no.iyHHBT. 
oôpaTHO pyKonncb, thixh VB'feAOM.ieH'b B. H. rpnropoBuieM'b, hto, 
no npnMHHt HacTbix-b 6o JisHeii , saaaTiH no . cjyjKÔ'b h ApyrnMT> oCa- 
saHHOCTaMT), QWb Aocejfe ne Mon> Mero jh6o npeAnpnnaTb a-m Ota*- 
jeala, naA^acb, BnpoHeM-b, KorAa cnjbi einy AOSBO^aTt, npeAciaBHTb 
CBOH TpyA'b, KOTopbiii, KaK-b OHTi nojraraeTT>, ne ôyACTt ôeanojeaHbiin. 
MaTcpiajoM-b npo hobomt. nsAauin C^osapa. OxA^jenie nepeAa^o co- 
ôpanie ciob-b, cocxaBjennoe F. CanoîKHHKOBbiMT), OpAnnapnoMy 
AKaAeMDKy B. A. IIojtHOBy, H3T>aBnBuieMy roxoBHOCXb nono-inaxb 
irat Hero KoppeKxypubie jhcxw, a cjOBa, Koxopbia wb hdxt. bodxh 
yjKe ne MoryxT>, BKJionnxb bi /JonoAHenie ks CAoeapio. 

ÏIoMexHbiii HjeH-b A. C. HopoBi. bt. Mapxt Hbintiunaro roAa npe- 
HpûBOADJi. B-b OxA^^enie 2-oe nsAanie CBoen KHHrn: IlyxeuiecxBie no 
CBaxoii 3eMJi. Bt MHcrfe npn6an.ieHiH ki axoMy nsAaniio HaxoAaxca 
IIpHMtHaHia aa IlyxeuiecxBie HryMena /^aHi^Ja bt> XII BtKt. OxA'b- 



— 104 — 

jeuie nopynnjo AA'i>iOHKTy il. H. BepeAHHKOBy, paacMOiptBi) npa- 
Mt^aeia, npe/i.CTaBnTb MHtnie o Ba/KHOCin h aoctohhctb* hxi>. Bt 
Anpt^it Biieceai. Ôbwb bt. OiA^JeHie citAjioiuiH ero 0T3biBi>: «KaKi 
•leJOBiKT., nocBHTnBUiiii ceôa HsyMeHÙo PyccKUx-B ^peBHOCTeS, a o6pa- 
Taxb ocoôeHHoe BHHMaHie Ha CTaTbio, saKJiOHaiomyio bt. ceôi 3aMt- 
qaaia aa IlaJOMHUKi) HryMCHa JlamaM, naMaTHnKi> CjOBecHOCTH XH 
B^Ka. ABTopi) npnBOAnT-L H-ÉKOToptia ero BbipajKenia, HcnopMeHHbra 
nHCuaMH. IIpeAJaraii ncxnHHoe hxt. HieHie, oh^, ccbUKOio na hctoh- 
UQKQ H no 4pyrHMT> coo6pa3KeHiaMT>, A0Ka3biBaeTT> cnpaBeAJHBOCTb cbo- 
HXT> nonpaBOKi.. CBepxi. Toro, bt> caMoii ero KHnrt HaxoAHTca mho- 
îKecTBO reorpa*QHecKHX'b h Tonorpaa-QHecKnxt oô-bacHemn, cjyjKanmx'b 
KT> HcnpaBJeHiio na.ioMHHKa. A. C. HopoB-b, KaK-b caM0Bn4em> Cb. 
3eM.iH, nayMHBiuiii ea reorpa4>iio no ÔHÔjencKnMT. h /ipyraMt hctohhh- 
KaMT», npenMymecTBeHHO Mor^b BbinoJiHnTb noAOÔHbiM TpyA'b, Hintiomiîi 
BbicoKoe SHaienie B-b nameM jiniepaTypi ; h6o oht. ne TOJCbKO eocnpo- 
ii36odums oAHH'b HS^ ApeBH'fciiuiHX'b ea naMaTHnKOBT> , no n noATBepjK- 
AaeTT» ero AOCTOBtpnocTb noBtpKOio CKasanin JlajoMHHKa cb îkoboio 

MtCTHOCTlK) lia JeCTHHbl. » 



B-b OmeTaxT. OTAtJtenia, eJKeroAHO npeA.CTaB.iaeMbix'b BaHManiio 
npocBim.eHHbixt jioônTejefl OTeMecTBenHaro CjoBa, ne Bospaciaer-b hh 
pasHooôpasie npeAMeTOBi., hh OTHOCOTeJbHaa saiKHOCTb aanariâ. 3to 
eciecTBeHHO — n aojjkho TaKi> ocTaBaxbca ao Tix-b nopi., noKa Ot- 
A^Jenie ne coBepuinn. HbiHimnen oônaanHOCTH CBoefi. CoctaB'b Cjo- 
Bapa, BOcnoJHeHie ero, oÔiacHenie BbipaiKenin h MHOJKecTBO noAOÔ- 
Hbixi) TpeÔOBaHiii bx aioarb At-ii — Bce ajh nocTopoHHaro cjryuia- 



— 105 — 

TGJfl H ÔJ^AHO n cyxo. Ho OTAtjeHie yrtuiaeTT. ceôfl Mbicjîio, hto 
ywacTie bt> saHATiax-b ero, os^aBJuieMoe nocToiiHHo FocnoAnHOMt Mo- 
HHCTpoMT> HapoAHaro npocHtmema h IlpesHACHTOMT. AKa^cMin, co- 
4,tiicTBie nocTopoHH0X'i> Ocoô-b k-l ycntxaMT> aKa^eMinecKaro Tpy^a 
H o6mee coiyscTBie ôjaroMbicjmimxT. jnoAea et aaôoTaMH AKa^eMn- 
KOBT> — He HanpacHO BbiCKasbiBaiOTCfl : ast axoro OAHOOÔpasHaro h 
yTOMHTCJbHaro AtJa ao^kho ntKorAa BOSHHKHyrb ffR-ieuie, TtcHO cbh- 
3aHHoe cb 6jaroMT> oômeciBeHHbiMi. 






'S-V',. 



n 



RECUEIL DES ACTES 



DE LA SEANCE fUBUQUE 



[ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 



•S7;gig!fâa5 





4if. 






RECUEIL DES ACTES 



DE LA SEMΠPl]BLIQUE 



DE 



/ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 

DE 

SAINT-PETERSBOURG, 

TENDE 

LE 29 DECEMBRE 1845. 

Avec le portrait de Tradescant et une carte. 




1847. 



Se vend chez Eggers, libraire, Commissionnaire de rAcadéraie, perspective de Nevski N* 12. 

LEIPZIG 

chez LËoroLD Voss. 



^^TU ^Ml ri 



p» 






' Publié par ordre de l'Académie. 

En Octobre 18V7. 

Le Secrétaire perpétuel P. -H. Fnss, 



* 

41 



TABLE DES MATIERES. 



Pag. 
Couiple rendu de l'Acade'iuie pour l'anne'e 184-5, par M. Fuss, Secrétaire 

perpétuel . 1 

Membres honoraires et correspondants, élus en ISiS 57 

Or-ier-b no OT4B.ieiiiio pyccKaro iisuKa u c.iOBeciiocTti , par M. P. Pletiiev. 

Académicien . . .... .59 

TradescsDt der Aeltere 1618 in Russland, par M. J. Hamel, .Académicien . 85 



DF L IMPHIMERIE DE LACADEMIE IMPERIALE DES SCIENCES 



COMPTE RENDU 

DES TRAVAUX 

DE L'ACADÉAIIE IMPÉRIALE DES SCIEJ^CES 

DE ST.-PÉTERSBOURG 
POUR L'ANNÉE 

1845. 



M. F U S S, 

SECRÉTAIRE PERPETUEL. 



POUR LANNÉE 1845. 

INTRODUCTION. 

Le devoir que m'imposent nos règlements, de résumer, une fois par an, 
les travaux de mes savants collègues et d'en soumettre un exposé suc- 
cinct et bien ordonné au jugement éclairé d'un public nombreux que 
le goût des études sérieuses et l'amour des lettres réunissent annuelle- 
ment dans cette enceinte, — ce devoir, que j'exerce aujourd'hui pour 
la vingtième fois, a fini insensiblement par devenir pour moi une douce 
habitude, Eh! que peut -il exister de plus consolant pour l'esprit con- 
templatif, — outre le plaisir de la production , — que de se trouver 
constamment en présence des hautes intelligences d'une Académie pleine 
de vie et d'ardeur, d'être témoin des nobles efforts tentés de toutes parts 
pour l'agrandissement du domaine des sciences, de suivre d'un oeil at- 
tentif les investigations dirigées à la fois sur tant de points divers , et 
d'en consigner et classer les résultats et les succès, dans des intervalles 
de temps déterminés , pour que rien ne se perde ni ne s'oublie de ce 
qui, tôt ou tard, pourra servir de jalon à ceux qui parcourront la route 



i- 






après nous. Tel est le point de vue dont j'envisage ma mission en ce 
jour solennel , et c'est en cette qualité d'annaliste de l'Académie que 
j'ose réclamer votre attention pour le compte que je vais avoir l'hon- 
neur de vous rendre sur les travaux de l'année académique qui expire. 
Quoique nos comptes rendus, par la nature même des matières qui 
y entrent , soient et doivent être tous , plus ou moins , formulés sur le 
même modèle, l'auditeur ou le lecteur attentif y remarquera cependant 
sans peine des différences très prononcées, en en comparant les années 
consécutives entre elles. Sans parler de la grande diversité des sujets, 
les deux divisions principales dont se composent ces rapports annuels : 
celle des événements et celle des travaux, y jouent alternativement 
des rôles plus ou moins importants. La première, soit qu'elle offre des 
biographies de membres décédés , comme l'année dernière , soit qu'elle 
se rapporte aux progrès des musées, n'en est pas moins une partie in- 
tégrante de la seconde; car, dans le premier cas, outre l'intérêt de piété 
qui s'y rattache, ces revues rétrospectives de travaux anciens, embras- 
sant toute une vie laborieuse, consommée au service des sciences et, en 
partie au moins, au sein de l'Académie, ne sont certainement pas dé- 
pourvues de ce caractère essentiellement scientifique qu'on est en droit 
d'exiger d'un rapport académique : dans l'autre cas, les acquisitions mar- 
quantes dont s'enrichissent , de temps à autre , nos musées , sont autant 
de matériaux pour servir aux travaux futurs des académiciens, et mé- 
ritent comme teL« d'être mentionnés dans nos comptes rendus. La se- 
conde partie enfin, la revue des travaux de l'année, ou le compte rendu 
proprement dit, varie selon les circonstances. Tantôt ce sont les publi- 
cations qui, par leur étendue et leur importance, absorbent l'intérêt aux 
dépens des autres articles; tantôt, l'abondance et la nouveauté des re- 



— 5 — 

cherches isolées, communiquées à l'Académie, sous forme de mémoires 
ou de notes , et lues dans les réunions des Classes , l'emporte sous le 
rapport de la variété des détails ou de l'à-propos du sujet: tantôt en- 
fin, on passe rapidement sur ces parties obligées de l'activité de l'Aca- 
démie, pour s'arrêter davantage à ces expéditions scientifiques ou voyages 
d'exploration que l'Académie fait entreprendre de temps en temps , et 
qui, ayant pour but direct la connaissance plus intime de la géographie, 
de la constitution physique, des productions naturelles, ou de l'histoire, 
des antiquités , de l'état social et des forces productives de la patrie, 
éveillent naturellement dans le public des sympathies d'autant plus vives 
qu'elles ont leur source dans le sentiment patriotique de la nation. 

I. CHANGEMENTS SURVENUS DANS LE PERSONNEL DE 

L'ACADÉMIE. 

1. DÉCÈS. 

a) Académicien ordinaire. 

Notre compte rendu aujourd'hui , comme dans les années précé- 
dentes, n'embrassera que les travaux des deux anciennes classes de l'Aca- 
démie, de celle des sciences physico- mathématiques et de la Classe d'hi- 
stoire et de philologie. Nous laisserons donc au rapporteur de la Classe 
russe le soin de vous tracer la vie et les mérites littéraires de feu l'a- 
cadémicien lazykov qui vient de succomber à une courte maladie, à 
l'âge de 73 ans , aux profonds et sincères regrets de ceux qui l'ont 
connu et ont été à même d'apprécier ses rares qualités d'esprit et de 
coeur. 



— 6 — 

b) Membres honoraires et correspondants. 
Outre ce membre effectif, l'Académie a perdu six de ses membres 
honoraires du pays, dont il suffira de citer les noms pour rappeler en 
même temps la gloire qui s'y rattache. C'est le Prince Charles Lie- 
ven. prédécesseur de notre illustre Président au ministère de l'instruc- 
tion publique, les amiraux Greig et Comte Mordvinov, le Comte 
(]ancrin, ancien ministre des finances, le Grand-Chambellan Tatistchev, 
ancien ambassadeur de Russie à Vienne, et le Conseiller privé Alexandre 
Tourguénev, — tous, hommes d'état célèbres et qui, à côté du rang 
éminenl que leur assignait leur position sociale, n'avaient point dédaigné 
tle se parer du titre d'associé de notre Académie. C'est toujours un 
spectacle beau à voir, et qui, disons le en l'honneur de la civilisation 
croissante, devient de jour en jour moins rare, que cette franche et gé- 
néreuse protection accordée aux sciences par les Grands, et certes, il 
y aurait de l'ingratitude à ne pas reconnaître ce que les sciences y ont 
gagné tant en considération que matériellement. Mais , ce qu'on ren- 
contre moins souvent, même de nos jours, dans cette sphère élevée de 
la société, c'est ce noble enthousiasme de la science, tirant sa source 
d'une connaissance intime et approfondie de ses mystères; et sous ce 
rapport là , il y a un nom parmi ceux que nous venons de citer qui 
mérite particulièrement d'être signalé en ce lieu. Je veux parler de 
l'amiral Greig. Si les efforts faits en Russie pour l'avancement de la 
science des astres occupent une des plus belles pages dans l'histoire de 
l'astronomie moderne, — ce que personne ne voudra contester, — il 
uest pas moins certain qu'on ne saurait guère parler des progrès de cette 
science sublime en Russie, sans y mêler le nom de Greig et la belle 
part qu'il a eue à ces progrès. L'Académie surtout a eu plus d'une 



— 7 — 

occasion d'apprécier ses grands mérites; elle lui conservera à jamais un 
souvenir reconnaissant et un monument durable dans les annales de son 
Observatoire central. 

Une des sommités littéraires de l'Allemagne, le célèbre Auguste 
Wilhelm Schlegel, et un digne ecclésiastique, le révérend Archiman- 
drite Pierre, connu comme sinologue habile, morts tous les deux cette 
année, étaient également, le premier associé étranger, le second, membre 
correspondant de l'Académie. 

2. Nominations. 

a) Académiciens ordinaires. 

M. Michel Lobanov, membre honoraire de la Classe russe, et 
M. Meyer, académicien extraordinaire, ont été nommés académiciens 
ordinaires, en remplacement de MM. Krylov et Trinius, décédés l'an- 
née dernière. 

M. Rod eric -Impey Murchison, célèbre géologue anglais, qui 
a visité la Russie à différentes reprises, et s'est trouvé ici, l'été dernier, 
pour présenter à Sa Majesté l'Empereur un grand ouvrage dont 
ses voyages en Russie lui ont fourni le sujet, et qu'il a publié conjoin- 
tement avec M. de Verneuil et le Comte Keyserling, fut élu, le 5 
septembre , membre honoraire de l'Académie , par exception. Sur le 
rapport qui en fut fait à l'Empereur, Sa Majesté Impériale, par 
un oukaze donné au sénat dirigeant, sous la date du 21 septembre, a 
daigné accorder à ce savant les droits et les privilèges des académiciens 
ordinaires, et l'agréger au service de Russie auprès de l'Académie des 
sciences, comme dit l'oukaze : ,,pour récompenser ses travaux distingués 
en géologie et ses recherches réitérées locales tant en Russie que dans 



_ 8 — 

dilTérentes contrées du continent européen, recherches qui ont enrichi la 
science d'une foule de nouvelles observations et découvertes." 

b) Académiciens extraordinaires. 
MM. les adjoints Bérédnikov, de la Classe russe, et Bôhtlingk, 
de la Classe d'histoire et de philologie, ont été promus au grade d'aca- 
démicien extraordinaire , en considération des succès marquants dont ils 
ont fait preuve, chacun dans sa spécialité respective. 

c) Académicien adjoint. 
M. Alexandre Middendorff, le courageux explorateur des der- 
niers confins de la Sibérie, du pays de Taimjr, des îles Schantares et 
de la portion la plus orientale de la frontière chinoise , a été nommé 
académicien adjoint en zoologie. Toutes ces nominations, à l'exception 
de la plus récente, celle de M. Bôhtlingk, ont obtenu la sanction 
suprême de S. M. l'Empereur. 

3. Nominations a d'autres charges. 
Le Secrétaire perpétuel a été nommé Président du Comité d'en- 
seignement établi près de la 4«™« section de la Chancellerie particulière 
de l'Empereur, et Vice-Président, par intérim, de la Société russe 
de géographie, pendant l'absence de l'aide-de-camp général Liitke. 

n. OUVRAGES PUBLIÉS. 

Le recueil des Mémoires de l'Académie est le principal organe 
par lequel elle communique avec le monde savant de tous les pays et 
des temps à venir. C'est le dépôt des travaux mûris et élaborés avec 
soin , et par cette raison même , la publication de ce recueil ne peut 
avancer que lentement. Nous en avons émis cependant, cette année. 



— 9 — 

quatre livraisons, et autant du Recueil des Savants étrangers, ce qui 
fait, au total, plus de cent feuilles d'impression. Trois tomes s'en sont 
trouvés achevés : le quatrième de la section des sciences naturelles , le 
cinquième de la Classe historico-philologique et le quatrième des Savants 
étrangers. 

Quant au Bulletin, nous en sommes au .5<""<= volume de la Classe 
physico - mathématique , et au .3'""^ de celle d'histoire et de philologie. 
Chaque Classe en a livré 28 numéros ou feuilles dans le courant de 
l'année, donc, au total, plus d'un numéro par semaine. 

Le Recueil des actes de la dernière séance publique, renfer- 
mant les comptes rendus des trois Classes, pour 18i4, a été distribué 
à toutes les académies et sociétés qui entretiennent avec la nôtre des 
relations de réciprocité, ainsi qu'à tous les membres, sans exception. Il 
a été orné , cette fois , des portraits fort ressemblants et bien exécutés 
des académiciens Krug et Trinius, décédés l'année dernière. 

Le Rapport sur la quatorzième distribution des prix Démidov, 
au concours de 1814, a également été mis en circulation. 11 renferme, 
outre le rapport général, quatorze analyses d'ouvrages couronnés ou ré- 
compensés d'une mention honorable. Le grand prix a été décerné à 
un ouvrage posthume de feu M. Adelung, membre honoraire de l'A- 
cadémie *) , et huit ouvrages ont obtenu des prix d'encouragement **). 
Le total de la somme distribuée s'élève à 27000 r. ass. 



*) Cet ouvrage est sous presse; il portera le litre de Kn'tisch - literarische Vebersicht aller 
Reisen der Ausldnder in Russland bis 1700, deren Berichte bekannt sind. 

••) Machine à calculer de M. Slonimsky. 
KpaTKoc pyKOB04CTBo HaqepxaTe.ibHOH reoMcrpin, par le Capitaine -Lieutenant Zelenyi. 
Symbolae ad historiam et geographiam plantarum Rossicarum, par M. le Dr. Ruprecht. 

2 



— 10 — 

L'excellent Recueil de MM. Baer et Helmersen continue à 
paraître; il a été avancé, cette année, de trois nouveaux volumes, le 
7ème^ le 9^'"^ et le 1 i«'"<' (le Sème et le lOé^e ayant paru en I84i). 
Le premier de ces trois volumes contient, sous le titre modeste de No- 
tices de la Sibérie, recueillies par M. Baer, entre autres, le mémoire 
sur le produit de la chasse dans ce vaste pays, mémoire dont nous 
avons rendu compte en détail dans notre rapport de 1843. Deux notes 
de M. Dahl, membre correspondant, et un rapport de M. Schrenk 
sur son voyage dans le step des Kirghises de la Songarie composent le 
reste de celte intéressante livraison. Le neuvième volume est consacré 
en entier à un aperçu extrêmement remarquable des travaux et voyages 
scientifiques, exécutés, continués ou entrepris depuis 1840, dans le but 
de mieux faire connaître l'empire de Russie sous les rapports topogra- 
phique, physique , historique et ethnographique. Ces sortes de revues, 
réitérées de temps à autre, ne peuvent manquer de produire le plus 
heureux effet, en ce qu'elles fixent les points de départ des expéditions 
à venir, et offrent des rapprochements de tous les efforts isolés tendant 
à la connaissance de la patrie. Ce sont précisément ces rapproche- 
ments, ou, si l'on veut, la publicité qui manque chez nous. On a exé- 
cuté de tous temps , et l'on exécute encore des travaux d'une haute 
importance, sur une vaste échelle et à grands frais; on les voit cou- 
ronnés des plus beaux succès, — et l'on finit souvent par en encom- 



Fauna lepidoplerologica Volgo-Uralensis, par M, le Professeur E wersinanu. 

Cjobo o noJKV Hropenii, par M. Doubeiisky. 

KpaTKa/i CiiHOHiiMiiKa JaTiiHcitaro asBiica, u3JO/KeHHaa no 4e4epjeiiuy, par M. Ilïeiikov. 

Mitthelluugcn aus dein Slrafrecht und derii Slrafprocess in Liviaiid, Ehstland und Kurland, par 

M. Wolffeldl. 
HcTopifl BoeHHaro HCKycTBa, par M. le Général baron Seddeler. 



— 1! — 

brer les archives. Honneur donc à ceux qui contribuent à remédier à 
cet inconvénient. Le premier essai fourni par M. Baer est, comme de 
raison, le résultat du concours de plusieurs savants. Ce sont nommé- 
ment, outre l'éditeur lui-même, MM. Koppen, Meyer et Kunik, qui 
y ont pris une part active. Le dernier volume enfin renferme un mé- 
moire de M. Koppen sur quelques relations territoriales du pays situé 
entre le Dnièpre inférieur et la mer d'Azov , — des notices sur les 
steps de la Russie méridionale et les domaines du Duc d'Anhalt-Kôthen, 
par M. Teetzmann^ et un rapport de M. Middendorff sur une 
excursion qu'il fit, en 18 iO, à travers la Laponie. 

L'activité que déploie notre Observatoire central, nous fournit ré- 
gulièrement un sujet intéressant pour nos comptes rendus annuels , et 
l'on peut bien s'imaginer , que ce n'est pas faute de matériaux , si la 
publication des Annales de cet établissement a été retardée jusqu'à ce 
jour. On sait d'ailleurs que deux ouvrages importants: un catalogue 
de quelques centaines de nouvelles étoiles composées, découvertes au 
moyen de la grande lunette de Munich, et le Rapport de la première 
expédition chronométrique entre Poulkova et Altona, ont déjà été pu- 
bliés par les soins de nos astronomes et doivent être considérés comme 
précurseurs des Annales. Quant à cet annuaire astronomique même, 
M. Struve a eu l'idée très judicieuse de le faire précéder d'une de- 
scription exacte et illustrée de l'observatoire, tant sous le rapport archi- 
tectonique que sous celui des instruments qui en forment l'appareil scien- 
tifique. Sa Majesté l'Empereur a daigné non seulement approuver 
cette idée comme digne d'un établissement aussi monumental, mais en- 
core allouer 5000 roubles d'argent pour faire face aux frais de cette 
publication, et en agréer d'avance la dédicace. L'ouvrage vient de quit- 



— 12 — 

ter la presse, et nous nous félicitons de pouvoir vous présenter aujourd'hui 
un des premiers exemplaires. Un simple coup d'oeil jeté sur la table 
des matières de cette belle édition suffira pour faire voir qu'il n'est nul- 
lement question ici d'un atlas de planches, accompagné d'un texte expli- 
catif, comme on serait peut-être tenté de le croire d'après le titre. Loin 
de là, le texte est un ouvrage de science profond, en ce que, outre la 
description proprement dite des édifices et des instruments, il renferme 
une introduction historique sur les travaux d'astronomie, exécutés eu 
Russie, depuis la fondation de l'Académie, et un aperçu complet de l'ac- 
tivité de l'Observatoire central dans les cinq premières années de son 
existence, article qui en constitue essentiellement le caractère d'/n/ro- 
duclion aux Annales de l'observatoire. Du reste , la description même 
(les instruments ne se borne nullement à l'état où nous les vovons ac- 
tuellement; elle fournit en outre une foule d'aperçus ingénieux et de 
recherches délicates et instructives, à la suite desquelles tous les instru- 
ments principaux ont obtenu successivement des perfectionnements nota- 
bles, pour mieux les adapter au service des astronomes et aux exigences 
de plus en plus rigoureuses de la science, exacte par excellence. Sous 
ce rapport là, le livre de M. Struve contient un trésor d'expériences 
et d'instructions dont, désormais, aucun astronome ne pourra se passer, 
soit qu'il ait à diriger la construction d'un local d'observation, ou à ma- 
nier un instrument de dimensions extraordinaires ou d'un mécanisme inu- 
sité. La partie architectonique de l'Atlas a été exécutée sous la direc- 
tion immédiate du constructeur même , notre architecte distingué , 
M. Brullov. 

L'une des attributions les plus importantes de l'Observatoire , vu 
son éloignement de la Capitale , c'est sa bibliothèque astronomique et 



— 13 — 

mathématique, l'une des plus riches peut-être qui existent. Les soins 
qu'a mis le Directeur à la formation de ce dépôt précieux , surtout à 
la découverte d'éditions principales et rares, et ensuite, à sa classifica- 
tion, font reconnaître en lui un bibliographe consommé et -^ tant soit 
peu bibliomane. Les instances de ses amis ont déterminé M. Struve 
non seulement à joindre son catalogue sjstématique, en guise d'appen- 
dice, à la Description de l'Observatoire, mais encore à en publier une 
édition à part in-ocluvo, dont la préface, pleine d'une érudition qui rap- 
pelle l'ancien philologue, renferme l'historique de la formation successive 
et rapide de cette bibliothèque. L'auteur y établit des points de com- 
paraison curieux entre son catalogue , la Bibliographie de Lalande et 
d'autres recueils de ce genre. Il y rectifie les erreurs, complète les la- 
cunes de ses devanciers, et donne, à titre d'excursion, un recensement, 
complet au possible, des écrits de Keppler, travail dont Jes Hstronomes 
et les bibliographes lui sauront également gré. 

Nous avons annoncé, l'année dernière, le projet formé par AL JMever 
de publier une suite de Flores locales des provinces de l'empire , au 
fur et à mesure que les matériaux lui en parviendraient, soit par l'olili- 
geance du département de l'économie rurale du Ministère des domaines, 
soit de la part des botanistes du pays qui voudraient bien s'intéresser à 
cette entreprise; et nous avons même pu ajouter qu'une première livrai- 
son de cet utile recueil, renfermant la Flore du gouvernement de Tam- 
bov, avait déjà paru. Nous avons fait mention ensuite^ dans notre compte 
rendu de I84i, de trois mémoires de M. Ruprecht, dont l'un, fruit 
de son voyage arctique de 18il, renferme des observations sur la Flore ' 
du pays des Samoïèdes , tandis que les deux autres ont pour objet la 
dibtribution des fougères en Russie et une Flore des environs de St.-Pé^ 



— u — 

tersbourg. Ces trois mémoires, réunis sous un titre général, ont été re- 
connus tellement distingués par l'Académie, qu'elle a cru devoir récom- 
penser l'auteur d'un prix Démidov et permettre à M. Meyer de publier 
ce travail dans son recueil. Aussi deux livraisons en ont paru cette 
année et la troisième est sous presse. Chacune de ces livraisons ren- 
ferme un mémoire de M. Ruprecht. 

Un semblable recueil, consacré spécialement à l'entomologie du Cau- 
case et calculé à un nombre limité de livraisons , se publie également 
sous les auspices de l'Académie, par les soins de M. Kolenati, à qui 
non seulement nos musées, mais encore ceux de quelques universités du 
pavs doivent d'abondantes récoltes d'objets d'histoire naturelle qu'il a 
rapportés de ses voyages dans ces pays montagneux et inhospitaliers. 
Selon le témoignage de M. Brandt, les collections entomologiques de 
M. Kolenati fournissent à la science 214 espèces nouvelles, et doivent, 
par leur richesse, être considérées comme une acquisition marquante pour 
la connaissance de la Faune de l'empire, sous le rapport de la distribu- 
tion géographique des insectes. Une première livraison , ornée de deux 
planches, vient de paraître sous le titre général de JUelelemata entomo- 
logica. 

M. Kunik vient d'émettre la seconde partie de son ouvrage sur 
les origines russes ou sur l'appel adressé aux Roos suédois par les Fin- 
nois et les Slaves. Nous avons déjà indiqué, en parlant dans notre der- 
nier compte rendu de la première partie de ce travail , la marche gé- 
nérale qu'a suivie notre historien dans ses investigations. Nous ajoute- 
rons donc seulement que, dans cette seconde partie de son ouvrage, 
qui sera la plus volumineuse , ainsi que dans une note qu'il a insérée 
au Bulletin, il a soumis, entre autres, à une discussion approfondie l'é- 



— 15 — 

poque précise de l'introduction du christianisme en Russie au 9*""= siècle. 
Jusqu'à ce jour, il y avait, à ce sujets deux opinions diverses. Les uns, 
et nommément les historiens de l'église catholique-romaine, prétendaient 
que le patriarche grec Photius s'est attribué à tort la conversion des 
Hnsses en 8()6 , mérite qui appartient à son successeur , le patriarche 
Ignace, le même qui reconnut de nouveau la suprématie du Pape. Les 
historiens russes et quelques uns de l'Allemagne ont cru trouver la vé- 
rité au milieu entre ces deux versions extrêmes, en admettant que Pho- 
tius a commencé et qu'Ignace a continué l'oeuvre de la conversion. 
M. Kunik, en recourant aux sources, nous apprend qu'aucune de ces 
deux suppositions ne peut être soutenue avec certitude, et que les par- 
tisans de l'une et de l'autre n'ont pu parvenir à l'intelligence exacte des 
sources , par la raison qu'au lieu de puiser au texte grec original , ils 
ont dû se borner à consulter les traductions latines. Or , de la com- 
paraison des différents textes grecs entre eux, il résulte évidemment que 
ce n'est nullement Photius , mais ses copistes postérieurs qui ont déna- 
turé le récit du baptême, et que celui-ci a réellement eu lieu sous le 
patriarcat de Photius, en 866. 11 s'en suit donc que le christianisme a 
été introduit, pour la première fois, à Kiev, à l'époque où la séparation 
des deux églises catholiques, grecque et romaine , s'était déjà effectuée. 
On ne saurait , ce nous semble , assez applaudir à la manière adoptée 
par M. Kunik de citer, autant que possible, les textes originaux, sou- 
vent difficilement accessibles, dans la discussion de questions d'un intérêt 
historique aussi grave. La troisième et dernière partie de ce travail suivra 
incessamment, et sera accompagnée de la carte ethnographique que l'au- 
teur nous a fait espérer. 

Quiconque s'intéresse aux progrès des lettres orientales, n'aura peut- 



— 16 — 

(^tre pas oublié avec quel plaisir nous annoncions , en 1834^ , que le 
Comte Cancrin, alors ministre des finances, cédant aux instances de 
M. Friihn, avait alloué une somme assez considérable pour être ap- 
pliquée à l'achat de manuscrits rares, arabes, persans et turcs, particu- 
lièrement relatifs à l'histoire et à la géographie, et que les employés des 
douanes de nos frontières asiatiques, qui furent spécialement chargés de 
ces recherches, obtinrent des instructions précises au moyen d'un cata- 
logue des desiderata publié, dans le temps, par les soins de M. Frahn. 
Cette mesure a produit tout l'effet qu'on pouvait en attendre , et nous 
nous félicitons d'autant plus de pouvoir annoncer aujourd'hui que le Mi- 
nistre des finances actuel, M. de Vrontchenko , entrant dans les vues 
de son illustre prédécesseur , a bien voulu donner une impulsion nou- 
velle à ces recherches importantes, en chargeant M. Fràhn de rédiger 
et de publier un nouveau catalogue d'ouvrages en langues arabe, persane 
et turque, dont il faudra tâcher de s'enquérir pour compléter nos dépôts 
de lettres orientales. C'est pour annoncer ce travail bibliographique de 
notre savant collègue que nous avons dû rappeler à votre souvenir toutes 
ces circonstances. Nous profiterons cependant de cette occasion pour 
ajouter encore , que l'intérêt éclairé que M. le Ministre des finances 
daigne vouer aux études orientales ne s'en est pas borné là. Persuadé 
que le produit des recherches ordonnées par son prédécesseur et qu'il 
vient de faire continuer sur le même pied , ne saurait mieux fructifier 
qu'entre les mains de l'Académie et de ses orientalistes, M. de Vron- 
tchenko a demandé et obtenu l'autorisation de S. M. l'Empereur de 
déposer à notre Musée asiatique tout ce que les tentatives antérieures 
ont rapporté en fait de manuscrits orientaux, et de donner une pareille 
destination à toutes les acquisitions futures de ce genre. A ce don, déjà 



— 17 — 

très précieux, comme on peut en juger par les rapports qu'en ont faits 
publiquement, à différentes reprises, MM. Frahn et Dorn, M. de 
Vrontchenko ^a bien voulu ajouter encore la célèbre pierre à in- 
scription mongole, découverte dans les ruines des environs de Nertchinsk, 
transportée ici , il y a quinze ans , et dans laquelle notre collègue 
M. Schmidt avait immédiatement reconnu un monument en l'honneur 
des exploits militaires de Tchinghis-Kban. Le public de la Capitale se 
souviendra d'avoir vu cette piei;re dans le vestibule des salles de l'ex- 
position des produits de l'industrie manufacturière à l'hôtel de la douane. 
Elle orne aujourd'hui, plus convenablement, le palier supérieur, à l'en- 
trée du Musée asiatique, dont les visiteurs sauront mieux apprécier la 
haute valeur de cet intéressant monument historique. 

La Chrestomathie sanscrite de M. Bôhtlingk, que nous avions 
annoncée dans notre dernier compte rendu, a quitté la presse au com- 
mencement de cette année. Tout pénétré d'une juste admiration pour 
son illustre maître, notre jeune auteur n'a cependant pas voulu se faire 
illusion sur les défauts de l'anthologie de M. Lassen, laquelle ne pa- 
raît guère propre à donner au commençant une juste idée de l'esprit 
et de la langue des anciens Indous. Placé lui-même dans une position 
extérieure des plus favorables, M. Bôhtlingk a voulu essayer d'offrir 
à la jeunesse studieuse une chrestomathie qui, par son étendue, la haute 
antiquité de quelques unes des pièces qu'elle renferme, la diversité des 
genres du style et l'intérêt varié des matières , puisse satisfaire à la fois 
à un besoin urgent et remplir dignement une lacune par trop sensible. 
Notre collègue a le projet de faire suivre ce travail d'un dictionnaire 
qu'il prépare depuis longtemps et d'une grammaire basée sur les ou- 
vrages des grammairiens indigènes qu'il exploite , comme on sait , avec 

3 



— 18 — 

autant d'habileté que d'ardeur. Le suffrage général, qui a accueilli ses 
travaux critiques préparatoires, lui présage les plus beaux succès dans la 
carrière qu'il a embrassée. 

m. MÉMOIRES LUS DANS LES SÉANCES. 

1. Classe physico-mathématique. 

a) Mathématiques. 
Déjà à la fin de l'année dernière , notre respectable doyen, 
M. Wisniewsky, nous annonça une découverte qu'il qualifie du nom 
de Système réel de l'Analyse mathématique. Frappé du non -accord ap- 
parent qui se fait remarquer parfois entre l'expression analytique des vé- 
rités géométriques et les résultats du tracé , M. Wisniewsky a cru 
devoir en chercher la cause dans une confusion des idées dont se trouve 
affectée l'exposition élémentaire des principes de l'analyse mathématique, 
savoir, en ce que l'on ne distingue pas suffisamment les signes des pre- 
mières opérations analytiques d'avec ceux qui marquent les qualités des 
grandeurs algébriques. Il établit donc cette distinction : d'attribut de 
qualité et d'attribut de relation; il introduit un algorithme nouveau pour 
désigner les quantités positives et négatives comme telles , et conserve 
l'emploi des signes ordinaires uniquement pour marquer les opérations 
de l'addition et de la soustraction. De cette manière, et en considé- 
rant ce qu'il nomme le principe de continuité , il parvient à ces propo- 
sitions étranges : que les puissances paires des quantités négatives sont 
également négatives , et que , par conséquent , les quantités dites imagi-^ 
naires n'existent pas dans l'Analyse. On voit bien, par ce que nous 
venons de dire, qu'il s'agit ici d'une nouvelle métaphysique des quantités 



— 19 — 

algébriques, laquelle, appliquée avec une conséquence rigoureuse au sy- 
stème entier de la science, peut, si non en changer la face , comme le 
prétend M. Wisniewsky, du moins conduire peut-être à quelques 
aperçus nouveaux, ou à quelques simplifications importantes des procédés 
usités. Or, ceci reste encore à prouver, et l'Académie a dû se réser- 
ver son jugement définitif sur cette découverte, jusqu'à l'époque où l'au- 
teur lui en aura fait l'ouverture complète. En attendant , elle n'a pas 
voulu empêcher son célèbre astronome d'annoncer publiquement sa 
découverte , ou son invention , puisqu'il préfère ce mot , de la manière 
qui lui paraîtra la plus convenable. — M. Bouniakovsky, à qui 
nous devons déjà une revue critique des démonstrations principales, qui 
existent , de la théorie des parallèles , vient de nous en présenter un 
essai à lui, qu'il qualifie, dans son préambule , comme tout-à-fait élé- 
mentaire , à l'abri de toute objection et ne contenant rien d'abstrait. 
Espérons avec l'auteur que sa nouvelle théorie sera considérée, par les 
rigoristes en cette matière , comme la première qui satisfasse complète- 
ment aux exigences des géomètres. Le sujet n'est pas de nature à 
se prêter à l'extrait. M. Bouniakovsky a employé le reste de son 
temps à achever sa théorie mathématique des probabilités, dont nous avons 
parlé à différentes reprises , et à* en surveiller l'impression qui avance 
rapidement, ainsi qu'à la révision des articles de mathématiques qui en- 
trent dans le grand dictionnaire de la langue russe que publie notre 
seconde Classe. — M. Ostrogradsky nous a lu un mémoire sur la 
théorie des surfaces et des lignes courbes, mémoire dont nous tâcherons 
de donner une idée , autant qu'il sera possible de le faire sans le se- 
cours de formules, parce que le sujet nous parait important et propre 
à imprimer une direction nouvelle à l'une des branches, les plus fertiles 



— 20 — 

en applications, des mathématiques pures. Pour discuter les surfaces ou 
les courbes, dit notre auteur, on se contente, dans la géométrie analy- 
tique, d'étudier leurs équations; ce qui fait qu'on ne prend en considé- 
ration que les points situés sur les surfaces mêmes ou sur les courbes, 
et qu'on rejette tous ceux qui se trouvent en dehors de ces étendues. 
Or , il a paru important à M. Ostrogradsky de ne pas négliger ces 
derniers. Ils appartiennent aux figures découpées par les surfaces ou 
les courbes que l'on discute, et il est manifeste que la considération de 
ces figures doit aider dans la discussion des coupes mêmes qui en sont 
les limites. Une surface ou courbe est donnée par son équation que 
Ton peut toujours ramener à l'égalité à zéro d'une fonction des coor- 
données. Cette dernière , nous l'appellerons , pour la commodité du 
discours , fonction de la surface ou de la courbe , selon ce que l'on 
discute. Notre géomètre ne se contente pas de considérer les coordon- 
nées qui rendent zéro la fonction dont il s'agit; il fait attention, en outre, 
à celles qui font acquérir à cette fonction des valeurs positives ou né- 
gatives , et qui appartiennent aux points situés en dehors de l'étendue 
que l'on considère. Il est manifeste que la fonction d'une surface change 
de signe chaque fois qu'on traverse la surface. Ainsi, elle acquerra deux 
valeurs de même signe pour deux points situés en dehors de la surface, 
quand il sera possible d'aller d'un de ces points à l'autre sans traverser 
la surface , ou en la traversant un nombre pair de fois. Au contraire, 
les deux valeurs dont nous parlons auront les signes contraires , s'il est 
impossible de faire le chemin , dont il s'agit sans rencontrer la surface 
un nombre impair de fois. L'inverse de cette proposition subsiste éga- 
lement. La discussion des diverses conséquences, amenées par la con- 
sidération des fonctions , relatives aux surfaces ou aux courbes , forment 



— 21 — 

le sujet du mémoire dont nous parlons. Il nous reste à ajouter encore 
que la considération des points situés hors d'une surface , résoud , avec 
une extrême facilité , la question qui consiste à mener une normale à 
cette surface dans un sens déterminé. Cette question , très simple par 
la nouvelle théorie, a été regardée par des géomètres illustres, tels que 
Poisson, comme surpassant les forces de l'analyse mathématique (v. sa 
Mécanique T. I. p. 66.). — Enfin, M. le professeur Minding de 
Dorpat nous a communiqué , dans une note , quelques remarques sur 
l'intégration des équations différentielles du premier ordre à deux varia- 
bles. 11 s'agit d'une équation proposée d'abord par Euler, et généra- 
lisée par M. Jacob i. M. Minding fait voir que, par la recherche et 
l'emploi d'intégrales particulières, l'intégration de cette équation peut être 
considérablement simplifiée. 

b) Astronomie et Géographie. 

On sait que le dernier mois de cette année a été signalé par la 
découverte d'une nouvelle planète. M. Hencke à Driesen, amateur 
d'astronomie dont le nom a été inconnu jusque là, en comparant, le 8 
décembre, avec le ciel, la carte stellaire , fournie par M. Knorre de 
Nicolaïev au célèbre Atlas céleste de Berlin, découvrit une étoile téles- 
copique de Sè'"^ grandeur , à un endroit où la carte n'en accusait au- 
cune. Les astronomes de Berlin, dès qu'ils en eurent connaissance, par 
les feuilles publiques , se mirent sur le champ à observer le lieu de 
cette étoile, et en reconnurent dès lors le mouvement progressif d'heure 
en heure. Leur observation, datant du 14 décembre, fut incessamment 
communiquée à notre Observatoire central , et nos astronomes furent 
assez heureux pour en recueillir encore deux observations exactes , le 



— 22 — 

26 et le 30 de ce mois , lesquelles combinées avec celle de Berlin, 
suffisaient déjà pour y baser la détermination de la courbe cpie parcourt 
ce nouvel astre autour du soleil. Ce calcul fut entrepris immédiatement 
par MM. Peters et Othon Struve et achevé dans l'espace de dix 
heures, suivant les excellentes méthodes de l'illustre astronome de Gôt- 
tingue. Il fournit des éléments elliptiques ^ d'après' lesquels la nouvelle 
planète opère sa révolution autour du soleil en 1555 jours , à une di- 
stance moyenne de 2,626 rayons de l'orbite terrestre; l'angle d'incli- 
naison de l'écliptique est de 50" 20' et l'excentricité de 0,214. Ces 
éléments se rapprochent beaucoup de ceux de Junon dont la période 
de révolution est de 1594 jours. Il n'est donc plus sujet à aucun doute 
que ce ne soit un cinquième astéroïde qu'on vient de découvrir, après 
une pause de 38 ans écoulés depuis la découverte de Vesta par 01b ers. 
Mais, ce qui plus est, l'hypothèse hardie de ce célèbre astronome, en 
vertu de laquelle ces astéroïdes ne seraient que les morceaux d'une 
grande planète qui, autrefois, aurait occupé l'espace entre Mars et Ju- 
piter et aurait éclaté par suite de quelque catastrophe , — cette hypo- 
thèse, dis -je, obtient une nouvelle confirmation par la découverte de 
M. Hencke. En traçant les cinq orbites de ces petites planètes, on 
trouve, sous 188°,3 d'ascension droite et + S'jG de déclinaison, un 
point du firmament , distant à moins de 4° de chacune de ces orbites. 
Bien que, dans cette direction, les distances qui séparent du soleil les 
cinq planètes soient quelque peu diflerentes, on sait, d'un autre côté, 
que les axes des orbites et les hgnes des noeuds sont sujets à des mou- 
vements si considérables par suite de l'action des grandes planètes, que 
l'intersection exacte des orbites dans un seul et même point doit cesser 
avec le temps. Lorsqu'un jour , les coefficients de ces perturbations 



^ 



— 23 — 

seront déterminés avec soin, alors on pourra décider la question de sa- 
voir, si jamais le passage des cinq orbites par un seul et même point 
a réellement eu lieu , et dans ce cas , fixer même l'époque de la de- 
struction de cette grande planète dont depuis, on ne retrouve plus dans 
l'espace, que des tessons isolés. 

Les principales occupations de nos astronomes , vu la nature de 
l'objet , sont pour la plupart , des travaux de longue haleine et dont la 
valeur , souvent , ne peut être appréciée qu'à de longs intervalles. 
M. Struve, comme on a vu , a dû consacrer une partie notable de 
son temps à la publication de la Description de l'Observatoire central. 
Plusieurs recherches spéciales , auxquelles il s'est voué dans le but de 
rendre cet ouvrage plus conforme à sa destination, ont dû naturellement 
y trouver place, sans que l'Académie eut pu en prendre acte au préa- 
lable. M. Struve, le jeune, a achevé et fait présenter à l'Académie 
son rapport sur la seconde expédition chronométrique, de 18-44- , celle 
qui a eu pour objet la jonction des observatoires d'Altona et de Green- 
wich, et dont la direction lui avait été spécialement confiée. Ce rap- 
port , qui est sous presse , formera un ouvrage détaché , à l'instar du 
rapport relatif à la première expédition de 184-3, et portera en tète le 
nom de la Reine Victoire qui a daigné en agréer la dédicace. — 
M. Peters a continué ses recherches sur la parallaxe de certaines 
étoiles fixes , recherches dont nous avons annoncé le commencement 
dans notre dernier compte rendu. En attendant qu'il nous soit permis 
de donner un aperçu complet de la marche et des principaux résultats 
de ce travail, nous nous bornerons à annoncer aujourd'hui, comme un 
fait curieux, que, contre toute attente, l'étoile à grand mouvement propre, 
découverte par M. Argelander, n'offre pas la moindre trace d'une 



— 24 — 

parallaxe assignable , et que , par conséquent , cette étoile doit être in- 
comparablement plus éloignée de notre système que la ôl^""» du Cygne, 
celle dont M. Bessel avait déterminé la parallaxe avec une précision 
si admirable. A côté de ses travaux savants , M. Peter s est encore 
chargé du calcul de la partie astronomique de notre calendrier , tâche 
dont il s'acquitte régulièrement avec sa ponctualité accoutumée. Cette 
année, il a eu, en outre, à calculer le calendrier mahométan des trois 
années 1846, 1847 et 1848, à l'usage de la population musulmane des 
provinces transcaucasiennes qui, jusque là, pour satisfaire à ce besoin, 
avait dû avoir recours annuellement aux astronomes de Téhéran. La 
manière tout-à-fait scientifique et consciencieuse dont notre astronome 
s'est pris dans cette occasion, est d'autant plus digne d'éloges , que les 
ouvrages les plus réputés de chronologie , qu'il a dû consulter à cet 
effet , l'ont presque laissé sans secours , vu le vague et l'arbitraire des 
principes que paraissent suivre les astronomes orientaux dans leurs cal- 
culs. La traduction persanne de ces calendriers a été livrée par 
M. Dorn. — La connaissance exacte de la surface d'un pays et de 
ses parties forme , comme on sait , l'une des bases fondamentales de la 
statistique; le rapport, qui existe entre cet élément et la population du 
même pays, détermine la densité relative de cette dernière. Le chiffre 
total de l'étendue de l'empire de Russie ne pourra être évalué avec 
quelque certitude que lorsque la conformation des limites extérieures de 
ce vaste pays sera connue avec la précision désirable et à mesure de 
l'avancement successif de nos connaissances géographiques. ' Or, les bases, 
même par rapport aux limites de la Russie européenne, nous manquent 
encore, vu l'incertitude de la direction de la chaîne de l'Oural à partir 
du 60«"«= degré de latitude jusqu'à la mer Glaciale. D'un autre côté. 






— 25 — 

ia grande carte spéciale de la partie occidentale de la Russie , publiée 
en 1832, par le général Schubert, sur 59 feuilles, offre déjà des 
données suffisantes pour l'évaluation de la surface de 37 gouvernements 
et provinces. Ce fut sur les instances de son statisticien, M. Kôppen, 
que l'Académie commit la direction de ce travail à M. Struve, et 
pour ne point détourner ses astronomes de leurs occupations régulières, 
elle trouva nécessaire d'engager à cet effet un calculateur extraordinaire, 
et de demander à M. le Ministre de l'intérieur l'allocation d'une somme 
pour la rétribution de ce travail qui devait fournir une base solide à 
une science dont les applications rassortissent immédiatement de la com- 
pétence de ce ministère. Ce haut fonctionnaire éclairé reconnut sur le 
champ l'utilité de l'entreprise dont il s'agissait, et s'empressa d'y prêter 
main forte. M. Schweizer, aide -astronome surnuméraire à l'Obser- 
vatoire central, fut chargé des mesurages et des calculs, et rendit compte 
ensuite à l'Académie, dans un mémoire, des moyens graphiques et des 
méthodes de calcul qu'il avait mis en usage tant pour l'exécution que 
pour le contrôle de son travail. Il y joignit deux tables auxiliaires, cal- 
culées par les soins de M. Woldstedt, l'une, donnant les surfaces, 
en verstes quarrées, de chaque portion de zone d'un degré de longitude 
sur 10' de latitude, entre le 38^™« et le SQè'ne degré du méridien, tan- 
dis que l'autre indique, pour les mêmes limites, la valeur d'une minute 
en arc, tant en longitude qu'en latitude, et de 10 à 10 minutes. Ces 
tables , calculées d'après les dimensions du sphéroïde terrestre fournies 
par M. Bessel, seront d'une grande utilité dans tous les travaux futurs 
de ce genre. Dans un second mémoire relatif au même objet, M. Struvo 
a recueilli les résultats des calculs de M. Schweizer, embrassant l'es- 
pace de 38572 milles géographiques quarrées qu'occupent les 37 gou- 

4 



— 26 — 

verneraents mesurés. Tous les lacs d'au delà de 100 verstes quarrées 
détendue ont été mesurés séparément et forment une surface de 82 i 
milles quarrées d'eau, ou près de 2 p.C. de l'étendue totale. Les ex- 
trêmes de ce rapport sont: d'un dixième de p.C. environ, pour les steps, 
et de 17 p. C. , pour le gouvernement d'Olonets. — En partant de la 
conviction sensée qu'il n'est pas moins méritoire de donner la rédaction 
finale à des travaux antérieurs, pour- les faire fructifier au profit de la 
science, que d'entamer des matières nouvelles, M. Struve a mis la 
dernière main à un mémoire étendu qu'il a présenté , cette année , à 
l'Académie sous le titre de Positions géographiques , déterminées astro- 
nomiqueraent dans la Turquie européenne, la Caucasie et l'Asie mineure, 
par des officiers de l'Etat-raajor général, dans les années 1828 à 1832. 
Le nombre des points déterminés dans cette pièce s'élève à 89 , situés 
en Turquie, et à 20 dans les provinces du Caucase et l'Asie mineure. 
Les longitudes reposent en partie sur 186 différentes culminations de 
la lune et sur 10 occultations d'étoiles , en partie , sur le transport du 
temps, les signaux à feu et autres opérations géodésiques. Une circon- 
stance qui mérite d'être signalée , à propos de ce mémoire , c'est qu'il 
renferme le premier exemple de l'application de la méthode des hau- 
teurs de la lune à la détermination des longitudes géographiques, et ce 
fut nommément M. Vrontchenko, alors Capitaine d'état- major, au- 
jourd'hui Conseiller d'état actuel , qui s'en est servi avec le plus grand 
succès à Varna , Bourgas et Andrinople. — Nous avoas eu occasion 
souvent de parler de la riche moisson d'excellentes observations qu'a 
rapportées à la géographie de Russie , notamment de la Sibérie , le 
voyage que lit M. Fedorov, aujourd'hui professeur d'astronomie à Kiev, 
dans les années 1832 à 1837. On sait que cet habile astronome a 



— 27 — 

observ(^ sur 42 points divers non moins de 337 culminations de la lune, 
i5 occultations d'étoiles et une éclipse du soleil. Comme auteur du 
plan et directeur des opérations de ce voyage pendant toute sa durée, 
M. Struve doit être particulièrement intéressé à en voir enfin les fruits 
livrés aux savants qui ne les attendent déjà que trop longtemps. Il 
invita donc M. Fedorov, absorbé d'ailleurs par ses fonctions de pro- 
fesseur et de recteur, à lui envoyer une copie nette et collationnée du 
journal de ses observations de voyage, et il en confia' la partie la plus 
difficile , c'est à dire la réduction des observations astronomiques pour 
la détermination des longitudes, à M. Schidlovsky, aujourd'hui pro- 
fesseur à Kharkov, alors à Pouikova. M. Fedorov lui-même se char- 
gea du calcul des hauteurs du pôle , des opérations géodésiques et de 
quelques longitudes chronométriques. M. Schidlovsky ayant achevé sa 
tâche , le nombre des lieux de la Sibérie occidentale , déterminés par 
rapport à la longitude , se monte à 49 , dont Irkoutsk est le point le 
plus oriental. Le point extrême méridional de ce réseau est l'embou- 
chure de la Lepsa dans le lac Balkhache sous 46° 20' de latitude, et 
le point opposé, au nord, l'embouchure de la Nijnaïa-Toungouzka sous 
6.5" 45'. A présent, pour commencer la publication de ce voyage géo- 
graphique important, on n'attend plus que la partie la moins considéra- 
ble du travail que M. Fedorov s'est réservée lui-même. 

c) Physique. 

En passant de la section mathématique à celle de physique , nous 
n'avons guère besoin, pour le moment, de quitter l'Observatoire central, 
car nous pouvons débuter, sans déroger à l'ordre des matières, par un 
travail de physique expérimentale, exécuté à l'Observatoire même, sous 



— 28 — 

la direction de noire Astronome. On sait que l'élément le plus répandu 
sur notre planète et dans l'atmosphère qui l'environne , l'eau , affecte 
trois formes daggrégation essentiellement différentes, déterminées particu- 
lièrement par la température. La dilatatfon, que l'action de la chaleur 
fait subir à l'eau liquide et à l'eau aériforme, a été soigneusement exa- 
minée par les physiciens, tandis que les changements que ce même agent 
opère dans l'eau à l'état solide, ou dans la glace, ont été presque com- 
plètement négligés. L'autorité de Musschenbroeck et de Mairan, 
dans le siècle dernier, avait suffi pour faire accréditer généralement l'o- 
pinion que, contrairement à l'analogie de tous les corps solides connus, 
la glace, au lieu de se contracter davantage en raison de la diminution 
de la température , se dilatait , anomalie qui paraissait s'expliquer en 
quelque sorte par le fait, également extraordinaire et déjà connu alors, 
savoir que l'eau à l'état liquide n'atteignait pas non plus le minimum de 
son volume à la température zéro, mais à environ + 3°R., c'est-à-dire 
que^ ce terme passé, elle commençait réellement à se dilater de nouveau 
en raison inverse de la température. Heinrich, à Ratisbonne, fut le 
premier qui, en 1807, combattit l'ancienne erreur, en déterminant, par 
des expériences directes (dont les détails du reste n'ont pas été publiés), 
le coefficient de la dilatation de la glace à 0,00245, ou .^ de sa lon- 
gueur pour 80° R., donc plus grande que dans tous les autres corps 
connus, le zinc toutefois excepté. Ce coefficient a été adopté par les 
physiciens et s'est maintenu jusqu'à nos jours, où les recherches intéres- 
santes d'Agassiz, de Forbes et d'autres physiciens sur le mouvement 
des glaciers, et les tentatives réitérées pour découvrir une théorie plau- 
sible des phénomènes variés qu'offrent ces dépôts de glaces éternelles, 
a conduit plusieurs physiciens à soumettre à un nouvel examen la ques- 



r^ 



— 29 — 

tion de la dilatation de la glace par l'action de la chaleur. De deux 
physiciens allemands, dont les travaux récents y relatifs sont venus à 
notre connaissance, l'un croit devoir ressusciter l'ancienne hypothèse er- 
ronnée , savoir que le froid dilate la glace , au lieu de la contracter; 
l'autre trouve bien le résultat contraire, mais le coefficient de la dilata- 
lion qu'il établit est au moins fort suspect. Nous autres , habitants du 
Nord, nous savons fort bien, par les crevasses que produit le froid subit 
et intense dans les couvertures d'hiver de nos rivières et de nos lacs, 
que la glace est assujélie absolument à la même loi générale, qui sub- 
siste pour tous les autres corps , et que le froid la contracte et ne la 
dilate pas , mais aussi , par notre position , ne serions - nous pas ap- 
pelés , de préférence aux physiciens des autres pays, à déterminer enfin 
le chiflire exact de ces modifications par rapport aux degrés de tempé- 
rature qui les produisent? Fort heureusement pour cette question , les 
astronomes se sont trouvés tout aussi intéressés à sa solution que les phv- 
siciens mêmes , et comme , par la nature de leurs occupations , ils sont 
accoutumés à pousser, dans toutes sortes de recherches expérimentales, 
la précision au plus haut degré possible de l'approximation, leur inter- 
vention dans cette affaire ne pouvait être que bien venue est de bonne 
augure. M. Struve, après avoir tracé lui-même la marche à suivre 
dans ces expériences, en commit l'exécution à M. Schumacher, lieute- 
nant du génie au service de Danemarc , alors en visite à Poulkova , et 
à M. Pohrt, mécanicien de l'Observatoire. C'est le travail du premier 
de ces physiciens que nous annonçons aujourd'hui. Il embrasse 153 me- 
sures instituées, entre le 11 février et le 24 mars de cette année, par 
toutes les températures de — là — 22 degrés R., et de degré en 
degré; il se partage en trois séries différentes dont les résultats définitifs 



— 30 — • 

isolés ne diffèrent entre eux que dans les cent- millièmes parties de la 
longueur totale du cylindre de glace qui a servi à ces expériences. La 
moyenne de ces trois déterminations indépendantes fournit la dilatation 
linéaire de la glace, entre et 80" R. ^ à — , donc plus du double 
de celle que, sur l'autorité du physicien de Ratisbonne, on avait admise 
jusqu'à ce jour. 11 a été reconnu , en outre , qu'entre les limites de 
température citées ci -dessus , la dilatation de la glace est parfaitement 
uniforme. Une question intéressante à décider serait encore celle de 
savoir, si la dilatation de la glace est la même dans les directions des 
trois axes principaux , ou si , vu l'aggrégation cristalline de celte sub- 
stance , son coefficient de dilatation varie selon la position de l'axe de 
cristallisation. — Monseigneur le Duc de Leuchtenberg daigne tenir 
l'Académie au courant des occupations scientifiques auxquelles Son Al- 
tesse impériale, comme on sait, aime à consacrer ses rares loisirs. Il 
y a deux ans, c'était un mémoire de paléontologie que nous avions le 
plaisir d'annoncer dans notre compte rendu. Aujourd'hui , il s'agit de 
deux notes que ce Prince auguste nous a fait l'honneur de nous adresser, 
et qui, toutes les deux , se rapportent aux progrès les plus récents de 
l'art galvanoplastique. 11 est connu que Son Altesse impériale vient de 
fonder à St.-Pétersbourg un établissement oîi les procédés de galvano- 
plastique se pratiquent sur une grande échelle: — fondation dont le 
motif était le désir bien légitime de voir cette découverte , qui a pris 
naissance en Russie , se développer dans sa patrie même, et de l'élever, 
chez nous, au plus haut degré de perfection dont elle soit susceptible 
sous le double rapport de l'art et de l'industrie. ' La première note a 
pour objet quelques améUorations apportées aux batteries de Daniell 
et de Bunsen, à l'effet de mieux les adapter à l'application en grand. 



— 3i — 

Ces améliorations consistent, dans les deux batteries, à remplacer le zinc 
par du fer, et dans la seconde en outre, à éliminer entièrement l'acide 
nitrique et à n'employer que l'acide sulfurique seul. L'avantage qui en 
résulte consiste en une diminution considérable de frais, et en ce que 
le sulfate de fer, comme résidu, peut encore être employé avec avan- 
tage, ce qui n'en est pas de même pour le sulfate de zinc. La seconde 
note fournit un moyen pour déterminer, dans les dorures et argentures 
galvaniques, la quantité des métaux précieux qu'on y emploie, contrôle 
qui, dans les opérations en grand, est d'une importance majeure. Avec 
la permission de l'illustre auteur , ces deux articles ornent les pages de 
notre Bulletin physico- mathématique. 

M. Jacobi nous a fait voir encore un télégraphe galvanique qu il 
a construit d'après un nouveau système. La simplicité de l'appareil et 
la rapidité avec laquelle il fonctionne ne laissent réellement rien à dé- 
sirer. En attendant la description de ce télégraphe , il suffira de dire 
qu'une aiguille y parcourt en 2 secondes les 36 lettres ou autant de 
chiffres, indiqués sur un cadran; en sorte que, lorsqu'il s'agit de trans- 
mettre des dépêches par des combinaisons de chiflres, on en peut for- 
muler 35 à iO par minute, ou 20 à 25 lettres, s'il s'agit d'écrire avec 
l'alpliabet. On peut donc télégraphier aussi vite qu'on écrit , la plume 
à la main. — On sait que le placement des conduits galvaniques est 
ce qui oppose les plus grandes difficultés à l'application des télégraphes 
électriques. La manière adoptée en Angleterre et en France, d'établir 
ces conduits dans l'air, sur des poteaux érigés le long des chemins de 
fer, n'est guère un progrès scientifique, ni technique, mais peut, tout au 
plus , être considérée comme un pis -aller, ces conduits étant exposés 
aux endommagements volontaires et aux effets dangereux de l'électricité 



— 32 — 

atmosphérique. De l'autre côté, il est juste de dire aussi, que la con- 
duite souterraine des lignes télégraphiques ofl're , surtout à mesure des 
distances , des difficultés infiniment plus graves , sous les deux rapports 
scientifique et technique. M. Jacobi nous a rendu compte, dans un 
mémoire, des nombreuses expériences qu'il a instituées à ce sujet, tant 
en se servant de deux conduits métalliques , qu'en employant l'eau ou 
la terre en guise de second conducteur. Par le contact des fils de 
cuivre avec les conducteurs imparfaits, il y a une grande perte de force 
galvanique, et souvent, on n'a qu'un minimum de cette force pour acti- 
ver les télégraphes. Dans ce mémoire, on trouve les formules qui ren- 
ferment les conditions les plus essentielles de ces phénomènes compli- 
qués , et de plus , l'auteur nous offre un moyen pratique pour trouver 
les dimensions des multiplicateurs etc., conformes au maximum de l'effet, 
sans qu'il soit nécessaire de déterminer d'avance les constantes qui en- 
trent dans ces formules. 

M. Lenz nous a communiqué une observation intéressante faite par 
un jeune officier de la marine, M. Tyrtov, savoir, qu'une pile galva- 
nique, fermée moyennant un fil d'archal plongeant dans du mercure, et 
ouverte ensuite par la cathode, donne une étincelle plus forte, et pro- 
duit en général des phénomènes de combustion plus intenses que ceux 
qu'on remarque en l'ouvrant par l'anode. L'auteur , dans sa lettre 
adressée à M. Lenz, s'applique à approfondir la nature de ce phéno- 
mène; il trouve qu'il ne se manifeste à un degré si frappant que lors- 
qu'on se sert du mercure ou d'amalgames de mercure liquides. Tous 
les autres métaux, soit homogènes soit hétérogènes, et même l'étain et 
le plomb fondus produisent, aux deux électrodes, des étincelles d'inten- 
sité égale. — Dans un mémoire sur la température des eaux de l'océan 



— 33 — 

à différentes profondeurs, M. Lenz nous a fait observer d'abord les in- 
certitudes auxquelles sont sujettes les indications du thermométrographe 
do Six, si l'on ne fait pas dûment abstraction des changements du ther- 
momètre , produits par la pression mécanique des couches supérieures 
de l'eau , influence qui se manifeste évidemment dans les chillres de 
plusieurs observations existentes. 11 s'en suit que, dans la discussion de 
ces observations, il ne faudrait admettre que celles qui sont faites avec 
le même instrument et à peu près dans les mêmes profondeurs. Ces 
conditions se trouvent heureusement remplies dans une assez longue suite 
d'observations que M. Kotzebue nous a rapportées de sa première 
circumnavigation, et M. Lenz s'en est servi pour comparer les rapports 
qui existent entre les températures et les profondeurs dans différentes 
latitudes géographiques. Cette comparaison l'a conduit à ce résultat re- 
marquable, que, pour atteindre le même degré de température de l'eau 
de mer dans différentes latitudes , il faut pénétrer , sous l'équateur , à 
une profondeur beaucoup moindre que sous les latitudes de 20° au Sud 
et au Nord de l'équateur, mais que, ce terme passé, les profondeurs où 
la même température se rencontre, commencent de nouveau à diminuer. 
En joignant, par une ligne, tous ces points d'égale température sous un 
même méridien, ligne que M. Lenz nomme isotherme sous-marine, 
sa forme prouve qu'il doit y exister, dans l'océan des deux hémisphères, 
un courant tournoyant vertical d'une grande force qui chasse, à la sur- 
face , les eaux plus chaudes de l'équateur vers les pôles , et , dans la 
profondeur, les eaux froides polaires vers l'équateur, lesquelles en mon- 
tant ensuite, produisent la diminution rapide de la température dans les 
couches inférieures. Ce courant froid dans la profondeur de l'océan expli- 
querait aussi les trois phénomènes hydrologiques que voici: t. la dimi- 

5 



— 3i — 

nution de la lem|)(^rature dans la profondeur de l'océan, par opposition 
au phénomène contraire qu'on observe sur le continent où la température 
monte en raison dos profondeurs; 2. le moindre degré de salure de la 
zone éqiialoriale par rapport aux zones adjacentes de l'océan , phéno- 
mène dont les propres observations de M. Lenz, dans la seconde cir- 
cumnavif;ation de M. Kotzebue, ont pour la première fois démontré 
l'existence; enfin 3. la diminution de la température de la mer au dessus 
des bas-fonds, remarquée par MM. de Humboldt, John Davy et 
autres. — En 18-i2, l'Académie approuva un projet qui lui fut pré- 
senté par M. Kujjffer, concernant la publication annuelle des résultats 
tirés des observations météorologiques que les gymnases et autres éta- 
blissements adressent à l'Académie, et qui se trouvent déposées dans les 
archives météorologiques. Depuis, M. Kupffer a trouvé nécessaire de 
changer en quelque sorte son plan primitif. Au lieu de donner annuel- 
lement les résultats numériques de toutes les observations d'une année, 
il a choisi entre toutes les observations dont il est dépositaire, celles qui 
embrassent une durée de plus de dix ans, et qui, en même temps, se 
distinguent par leur importance locale et leur exactitude reconnue, et il 
se propose d'arriver de cette manière, peu à peu, à des intervalles plus 
courts, et enfin, à l'année courante. La publication de ce recueil com- 
mencera dès l'année 1816, sous le titre général de Résumés des ob- 
servations météorologiques , faites dans l'étendue de l'empire de Russie 
et déposées aux archives météorologiques de l'Académie des sciences, 
et oflrira, dans la première livraLson, le tableau climatologique de deux 
points importants de la Sibérie orientale : Irkoulsk et Iakoutsk. Le 
même Académicien nous a lu une noie relative à la température du 
sol et à celle de l'air aux limites de la culture des céréales, et M. Baer 



— 35 — 

a compulsé les observations de sept mois, ])rovenant de la chaumière 
des rives de la Baganida , pour en déduire quelques conséquences gé- 
nérales sur le climat du pays de Taimyr. Enfin, M. Minding de 
Dorpat nous a adressé une note dans laquelle il fait observer que, dans 
le principe fondamental de la dioptrique , on peut substituer aux sinus 
des angles d'incidence et de réfraction , les cosinus des angles que les 
rayons incident et réfracté forment avec un élément linéaire tracé sur le 
plan du milieu réfringent, et il fait voir que l'expression, ainsi modifiée 
de la loi de réfraction, sert à simplifier considérablement la solution de 
certains problèmes. 

d) Chimie. 

M. Hess nous a livré, cette année, une nouvelle, la sixième édition 
de son traité de chimie. M. Voskressensky a soumis à une analyse 
chimique les combustibles du règne minéral qui se rencontrent en Russie, 
et en a rendu compte à l'Académie dans une note. Un second travail 
que ce savant a fait présenter à l'Académie, se rapporte à la constitu- 
tion de l'inuline. M. Zinine de Kazan a fourni à notre Bulletin un 
savant mémoire de chimie organique sur deux substances nouvelles, 
l'Azobenzide et l'acide nitrobenzique, et M. Claus, professeur à l'uni- 
versité de cette ville, une note critique des travaux de M. Osann re- 
latifs aux nouveaux métaux qu'il prétend avoir découverts dans le résidu 
du platine de l'Oural. 

e) Géognosie. 

M. Helmersen a rédigé et préparé pour la publication les obser- 
vations géognostiques qu'il a recueillies dans ses diflérents voyages par 



— 36 — 

les oouvernements de Livonie, d'Estonie, de Pskov, de St.-Pélersbourg, 
de Novgorod, de Tver, de Moscou, de Toula, de Kalouga et d'Orel, 
travail qui était déjà presque achevé , lorsque l'auteur s'est vu obligé 
d'en refondre quelques parties, par suite du voyage qu'il fit, l'été der- 
nier, en Suède et en Norvège, et qui lui fournit l'occasion d'étudier, sur 
les lieux , les couches paléozoïques de ces pays , et de les comparer 
avec les couches contemporaines de la Russie, plus exactement qu'e cela 
n a été fait jusqu'à ce jour. Cette comparaison a conduit notre Géo- 
logue à de nouvelles vues sur certains termes de nos anciens sédiments. 
Le fragment de son travail qu'il a lu à la Classe physico-mathématique, 
le 10 octobre, renferme un aperçu historique de ses recherches géog- 
nostiques sur l'étendue du terrain indiqué ci-dessus, un tableau de ses 
rapports orographiques et un exposé des dimensions des différentes for- 
mations dont il se compose. Le même Académicien vient de publier 
une carte des districts aurifères de la Sibérie orientale. Le milieu de 
la feuille est occupé par une carte générale représentant la position géo- 
graphique de tous ces districts, à l'exception de celui de Nertchinsk qui, 
par sa position trop orientale n'a pu y trouver place. Cinq petites cartes 
spéciales^, le long des marges, représentent, sur une plus grande échelle, 
autant de districts ou systèmes remarquables par la richesse de leur 
produit, et désignés par les noms des rivières principales qui les arrosent. 
Elles renferment tous les détails nécessaires qu'il a été permis à l'au- 
teur de puiser aux sources les plus authentiques, soit officielles soit privées. 
C'est ainsi, par exemple, que dans le tracé de la carte générale , il a 
déjà pu profiter des nouvelles déterminations des lieux de la Sibérie 
orientale, fournies par l'excellent travail de M. Fedorov dont nous 
avons parlé ci-dessus. De cette manière, M. Helmersen a rendu un 



— 37 — 

service essentiel non seulement aux propriétaires des lavages d'or, mais 
encore aux voyageurs savants qui, dans leurs courses futures pourront 
y intercaler de nouvelles données géologiques et autres observations. — 
Un autre savant géologue, M. le Colonel Hofmann ayant visité ces 
mêmes contrées en mission spéciale, a bien voulu mettre le rapport de 
son voyage à la disposition de son collègue, M. Helmersen, pour le 
Recueil que ce savant publie conjointement avec M. Baer. — M. le 
Comte Keyserling, qui s'est chargé de la rédaction des matériaux pa- 
léontologiques, rapportées par notre expédition de Sibérie, s'en occupe 
avec ardeur. Une partie de ces collections , ayant été données à 
M. Middendorff par des indigènes, après avoir passé par plusieurs 
mains, se trouvent, pour ainsi dire, hors de rapport direct avec le pro- 
duit de l'expédition proprement dite. Cependant, comme elles se com- 
posent de pétrifications provenant de la lisière septentrionale de la Si- 
bérie et qui accusent la présence du calcaire coquillierdans ces con- 
trées, au milieu de la formation jurassique et à plusieurs miliers de verstes 
de son gite ordinaire, le Comte Keyserling a cru devoir en faire le 
sujet d'un mémoire à part qu'il a fait présenter à l'Académie pour son 
Bulletin, et dans lequel il offre aux géologues la description de quatre 
nouvelles espèces de cératites appartenant à ladite formation. 



I 



f) Botanique. 

En fait de Botanique , nous n'avons à citer que trois mémoires : 
l'essai d'une monographie du genre Ephedra, et quelques remarques sy- 
stématologiques sur les genres Pimelea de Banks, par M. Meyer, et 
une Enuméralion monographique des espèces du genre Hedysarum, par 



— 38 — 

M. Basiner. Ce dernier mémoire a été jugé mériter une place dans 
le recueil des Savants étrangers. 

g) Zoologie et Physiologie. 

Lorsque la seconde expédition de Bering fit naufrage près de l'île 
qui porte le nom de cet audacieux navigateur, Steller observa, pour 
la première fois , et décrivit exactement une nouvelle forme de Manati 
dont, en 1768, le dernier individu fut exterminé par l'avidité des chas- 
seurs , ainsi que les recherches de notre savant collègue, M. Baer, 
nous l'ont prouvé jusqu'à l'évidence. L'unique trace que celte espèce 
éteinte nous ait laissée, comme pour constater son existence éphémère 
dans la science, c'était une plaque palatine d'une structure particulière 
que M. Brandt découvrit, il y a 13 ans, dans notre musée, et dont, 
alors même, il livra une description détaillée. On sait que tous les ef- 
forts que fit l'Académie, à dilTérentes reprises, pour retrouver au moins 
quelques restes de plus dé cet animal curieux qui, par son sort extra- 
ordinaire, est presque devenu un mythe aux yeux de certains naturali- 
stes sceptiques, — que ces efforts, dis-je, ont été sans succès jusqu'à 
ce jour. On trouvera donc explicable le triomphe avec lequel nous 
nous empressons d'annoncer aujourd'hui la découverte d'un crâne presque 
complet de la Bhytine de Steller, découverte que nous devons à la 
persévérence de notre laborieux préparateur Voznessensky qui, depuis 
1839, exploite avec autant d'habileté que de zèle la côte Nord- Ouest 
de l'Amérique et les groupes d'îles de l'Océan pacifique, sous le rap- 
port des productions naturelles propres à ces parages. On se fera sans 
difficulté une idée de l'ardeur avec laquelle M. Brandt a dû s'emparer 
de cet objet précieux et véritablement unique dans son genre pour en 



— 39 — 

faire l'objet d'une étude comparative soignée. Les résultats isolés que 
lui fournirent ses recherches , conduites dans différentes directions , ont 
été aiuioncés à l'Académie dans quatre mémoires consécutifs que l'auteur 
a ensuite réunis sous un litre général et livrés à l'impression. Ce tra- 
vail contiendra, entre autres, une classification systématique de la famille 
à laquelle appartient la Rhytine , formant , à elle , le type d'un genre 
particulier d'édentés. M. Brand y a joint une nouvelle analyse exacte 
et microscopique de la plaque palatine, comme nous n'en possédons pas 
de semblable sur aucune substance cornée, et qui répand un nouveau 
jour sur la structure cellulaire de ces sortes de tissus. Le même aca- 
démicien a ajouté quelques nouveaux développements à ses recherches 
histologiques, relatives au Rhinocéros antédiluvien, et a complété, par là, 
son grand travail sur cette espèce éteinte, dont nous avons parlé dans 
notre compte rendu de 1840, et qui, avec le mémoire sur la Rhytine, 
remplira les trois dernières livraisons du tome V des Mémoires, section 
des sciences naturelles. Enfin notre Zoologue nous a communiqué, dans 
une note , ses observations sur le changement du poil , en hiver , du 
hamster de Songarie. — M. Nordmann, membre correspondant à 
Odessa , nous a adressé quelques observations relatives à l'ornithologie 
de la Russie méridionale, et nommément sur la coutume des étourneaux 
rosés de faire leur nid en commun , et sur deux espèces d'oiseaux, 
neuves pour la Faune de Russie : le cassenoix ou Nucifraga Coryaca- 
tactes et le Circus pallidus, espèce de faucon. — M. Kolenati, dont 
nous avons déjà cité les travaux entomologiques, nous à communiqué, 
en outre , des observations sur le puce des glaciers qu'il a retrouvé 
dans ceux du Caucase, et trois notes : sur la manfère de faire la chasse 
à la chèvre caucasienne dans les environs du Kazbek , sur la chasse 



— iO — 

aux faucons des Tatares et sur l'affût à la charogne près d'Elisabethpol. 
— M. le Comte Mannerheim, membre correspondant, a publié dans 
notre Bulletin, sous forme d'une lettre adressée à M. Mené triés, des 
remarques critiques sur quelques espèces de carabiques de Californie, et 
M. le docteur Weisse un troisième catalogue des infusoires de St.-Pé- 
tersbourg et la description de quelques espèces nouvelles de ces animal- 
cules qu'il a observées dans les eaux stagnantes aux environs de notre 
capitale. — M. Baer, après un séjour non -interrompu de dix ans en 
Russie, a ressenti, cette année, le besoin impérieux de visiter les établis- 
sements scientifiques des pays étrangers. Les progrès rapides qu'a faits, 
dans ce laps de temps, l'histologie combinée avec des recherches de chi- 
mie microscopique, et surtout ses propres travaux de tératologie et de 
craniologie, avaient dû faire naître en lui ce désir, que l'Académie s'em- 
pressa d'autant plus d'appuyer de son côté, que la santé de son savant 
physiologiste avait visiblement souffert, par suite des travaux continus de 
cabinet auxquels il a l'habitude de se livrer. On sait qu'avant sa rentrée 
dans la patrie, en 1834-, M. Baer s'était de préférence occupé de l'hi- 
stoire de l'évolution des animaux, que ses découvertes, ayant particulière- 
ment contribué à l'avancement de cette partie difficile de la physiologie 
animale, lui avaient acquis un haut renom, et que ses nombreux amis et 
partisans en Allemagne l'ont vu à regret déserter le champ qu'il paraissait 
spécialement appelé à cultiver. C'est qu'alors, dans le cours de ses re- 
cherches, il était justement parvenu à un point, où la Russie et sa ca- 
pitale septentrionale ne pouvaient réellement pas lui offrir les matériaux 
d'observation dont il avait besoin pour continuer à exploiter, avec le même 
succès, cette carrière spéciale. Dans cet état des choses, la souplesse et 
l'universalité de son esprit ne le laissèrent pas indécis un seul moment,. 



— il - 

et le grand nombre et la variété des objets dignes de son attention et de 
ses ellbrts, que lui offrait sa patrie, n'embarassèrent guère son choix. On 
sait que, pour avoir changé de direction, son activité parmi nous n'en a 
été ni moins énergique, ni moins utile. Mais, par un retour naturel sur 
soi même que nous serions les derniers à vouloir qualifier de versatilité, — 
une fois arraché à la contrainte que lui imposaient les circonstances lo- 
cales, libre dans le choix de la direction à suivre, il s'est laissé aller 
à son ancienne prédilection; le désir ardent qui Tanimait, en 1834, de 
visiter les bords de la Méditerrannée pour étudier les animaux de mer 
évertébrés, s'est éveillé en lui avec une nouvelle force, et comme poussé 
par un pressentiment, il a fini par céder à ce penchant, bien qu'il l'en- 
traînât dans un sens diamétralement opposé à celui qu'il s'était tracé 
lui-même dans son plan primitif. Pendant plus de quatre mois, l'Aca- 
démie fut sans nouvelles de son savant physiologiste, lorsque, dans les 
derniers jours de novembre enfin, elle reçut de lui un rapport détaillé 
sur une suite nombreuse d'expériences de fécondations artificielles , qu'il 
avait instituées, d'abord à Gènes, ensuite à Trieste , sur des oursins de 
mer et des ascidies, et qui ont été couronnées du plus heureux succès, 
au moins pour les premiers stades de l'évolution. Dans ces expériences, 
l'observation microscopique des oeufs, immédiatement après la féconda- 
lion, lui a fait découvrir, dans l'intérieur du moyeu, et avant sa sépa- 
ration, une lueur oblongue qui se trouve être évidemment dans un rap- 
port causal avec la séparation succédente du moyeu, et dont il a scru- 
puleusement, et pendant des heures entières, poursuivi les modifications 
progressives. L'intérêt trop spécial de ces recherches nou.s oblige à 
passer sous silence les détails ultérieurs des observations de notre phy- 
siologiste et des conséquences importantes qu'il en déduit. Disons seule- 

6 



— 42 — 

ment qu'il considère et qu'il annonce sa découverte, sans aucune réserve 
ou hésitation, comme un grand pas fait en avant pour pénétrer dans le 
mystère de la génération, — comme un nouveau fait constaté, renfer- 
mant en lui le germe d'autres découvertes, plus importantes encore, aux- 
quelles on parviendra par l'observation, combinée avec la loi de l'ana- 
logie qui préside à l'oeuvre de la création. Nous ne doutons pas que 
M. Baer ne se fasse un devoir de mettre, le plus tôt possible, à la 
disposition et à l'appréciation des savants, sa nouvelle conquête dans le 
domaine de la science, et nous féliciterions celle-ci, si ce nouveau succès 
que notre collègue vient de remporter, contribuait à le ramener dans sa 
direction primitive qui paraît décidément être celle où sa vocation l'appelle. 
Deux mémoires de notre collègue, M. Hamel, forment en quelque 
sorte, la transition entre les travaux de la section des sciences naturelles 
et ceux de la Classe historique. Car , dans l'un de ces mémoires , qui 
porte Tinscription „Dinornis et Didus, deux genres d'oiseaux éteints," 
M. Hamel, après avoir donné un court aperçu des recherches aux- 
quelles les ossements fossiles de ces oiseaux ont donné lieu à M. Owen, 
entre dans une discussion savante de l'époque probable de leur extinc- 
tion , et établit , à cet effet , des rapprochements fort curieux entre les 
plus anciens rapports de voyages qu'il a été à même de consulter dans 
les riches dépôts de livres de la Grande-Bretagne. Ce mémoire que 
M. Hamel nous adressa de Londres, au commencement de celte année, 
était accompagné des plâtres de la tète du Didus tneptus ou Dodo et 
d'une tibia, d'un fémur et d'un (arsomelalarsus du Dinornis giganleus, 
espèce qui, à en juger par les dimensions de ces ossements, a dû avoir 
10 '4 pieds de haut. Les originaux de ces plâtres ont été découvert* 
dans la Nouvelle-Zélande. 



•^ 

i 



- 43 - 

Le second travail de M. Hamel se rapporte à une découverte 
qui intéresse particulièrement l'histoire des voyages en Russie et celle 
des rapports commerciaux de notre patrie avec la Grande-Bretagne. 
Le voyage dont il s'agit, et dont M. Hamel nous a rapporté une rela- 
tion inédite, date du commencement du I T^"'^ siècle, et a eu pour pre- 
mier but , par conséquent , l'unique port de mer qui , à cette époque, 
entretenait des liaisons avec les puissances maritimes étrangères , celui 
d'Arkhangel. Le nom du voyageur, John Tradescant (découvert par 
conjecture, car le manuscrit est anonyme) paraît d'autant plus mériter 
d'être tiré de l'oubli, qu'il appartient au premier fondateur d'un musée 
d'histoire naturelle dans sa patrie , musée qui existe encore , mais sous 
le nom d'Ashmole. Tradescant était attaché à la suite de l'ambas- 
sade anglaise de Sir Dudley Digges, 1618 et 1619, et fait preuve, 
dans sa relation, d'un talent remarquable pour l'observation^ car^, entre 
autres^ il y parle des blocs erratiques et du phénomène particulier qu'of- 
frent les marées dans la Mer blanche et que les indigènes nomment 
Manikha , deux objets qui , de nos jours encore , attirent à un si haut 
degré l'attention des géologues et des physiciens. L'avidité, avec laquelle 
on recherche chez nous, et non sans raison, les anciennes relations des 
étrangers sur la Russie, fait de la découverte de M. Hamel une véritable 
acquisition pour l'histoire de notre pays. Un rapport circonstancié dont 
notre collègue voulait nous faire lecture aujourd'hui , si le temps l'eût 
permis, sera incessamment offert au public dans le Recueil des actes de 
cette séance. 

2. Classe d'histoire et de philologie. 
a) Histoire. 

M. Oustrialov , occupé presque exclusivement à compulser, à classer 



— u — 

et à rédiger les sources qui lui affluent en abondance pour son histoire 
de Pierre-le-Grand^ nous a communiqué, pour son tour de lecture, 
à titre d'échantillon de son travail, une revue critique des ouyrages histo^ 
riques relatifs à ce grand Monarque. Il a employé les mois d'été à faire 
un voyage en Allemagne et en France pour la recherche de documents 
historiques inédits qui ont rapport à cette même période glorieuse de l'hi- 
stoire de Russie, et nous avons vu, par la relation qu'il nous a faite à 
son retour , qu'il a été assez heureux pour trouver , dans les archives se- 
crètes d'état de Vienne , des matériaux éminemment importants et en 
grande abondance, relatifs surtout à 1 histoire du malheureux tsarévitch 
Alexeï. L^ même académicien, aidé par MM. Sjogren et Kunik, a 
soumis à une révision soignée les manuscrits de feu Krug, et en a fait 
l'objet d'un rapport détaillé, accompagné d'un inventaire complet de cette 
précieuse succession Ultéraire. Elle a été, en définitive, confiée aux soins 
de M. Kunik qui se propose, dès l'année prochaine, d'en faire com- 
mencer l'impression. Cet académicien, outre son ouvrage sur les Roos 
suédois, dont, comme nous venons de le dire, il a publié, cette année, 
la seconde partie, nous a lu un mémoire dans lequel il établit la con- 
nexion qui existe entre les deux campagnes maritimes que le grand-prince 
Igor entreprit vers Byzance, et la seconde campagne des Russes dans 
la mer Caspienne, connexion qui n'a pas encore été dûment expliquée 
jusqu'à ce jour. En comparant les renseignements fournis par Nestor, 
avec diflérentes sources orientales, on trouve que, dans sa seconde cam- 
pagne à Byzance, en 9H, Igor ne parvint qu'aux embouchures du Da- 
nube où la paix fut conclue. Il retourna dès lors , avec sa suite , à 
Kiev; mais sa cavallerie turque eut l'ordre denvahir la Bulgarie, tandis 
que l'élite de ses forces navales , sous le commandement de Kintal , se 



— i") — 

dirigea vers la mer Caspienne dont ces pirates varègues ravagèrent, 
pendant plus d'un an, les côtes. — Dans un second mémoire, sur les 
premières origines et le développement successif de la noblesse slave, 
le même historien établit la distinction de trois éléments divers qui ont 
concouru à former cet état, et qu'il désigne des noms de pur-slavon. 
de germanique et de turk. M. Kunik, en s'aidant de l'archéologie indo- 
germanique et turque, fait voir que ces trois éléments se confondirent 
déjà dans les derniers siècles du paganisme et au commencement de la 
période chrétienne de l'histoire des peuples slaves. — Nous ne devons 
point passer -sous silence ici un titre que M. Kunik s'est acquis à la 
reconnaissance de tous les amis de l'étude rationnelle et critique de l'hi- 
stoire de Russie. En examinant avec soin la correspondance littéraire de 
feu Krug, notre collègue a trouvé, entre autres, une suite nombreuse 
de lettres du célèbre helléniste de Paris ^ M. Hase, dont Krug avait 
réclamé l'assistance , pour la mise à exécution des projets éclairés de 
feu le Chancelier Comte Roumiantsov, par rapport à l'édition critique 
de certains historiens de Byzance et des sources orientales les plus im- 
portantes pour l'éclaircissement des points obscurs de l'histoire de Russie. 
M. Hase lui-même avait déjà donné sa savante édition de Léon-le-diacre, 
et s'était chargé, en outre, de celle de Psellus et de George Hamartolus: 
il avait déterminé feu Saint-Martin de se charger des extraits à faire 
des auteurs orientaux. La libéralité du Chancelier avait mis des sommes 
considérables à la disposition de ces illustres savants, pour faire face aux 
frais de ces publications qui , cependant , n'ont jamais vu le jour , el 
l'affaire entière paraissait vouée à l'oubli. L'Académie , sur le rapport 
qui lui en fut fait par M. Kunik, jugea la chose trop importante, pour 
ne pas tenter au moins un essai de la remettre en marche. M. Hase 



— 46 — 

lui-même vint au devant de tous ses désirs. Des occupations graves et 
pressantes, dont cet illustre savant avait été chargé par son gouverne- 
ment, l'avaient forcé de mettre de côté d'abord, et ensuite de perdre de 
vue le travail qu'il avait entrepris pour le Chancelier , particulièrement 
dans l'intérêt de l'histoire de notre pays. Saint-Martin était mort sans 
avoir achevé sa tâche , et il n'y avait personne à Paris qui aurait pu le 
remplacer. Cependant les sommes destinées à ces éditions étaient dépo- 
sées intactes, en attendant leur destination future. Elles s'élèvent à au- 
delà de 17 mille francs. M. Hase, en exprimant à l'Académie ses re- 
grets de ne pas pouvoir encore songer à s'acquitter de sa tâche, a ce- 
pendant accueilli, avec l'empressement le plus désintéressé, la proposition 
qu'elle lui a faite d'en charger , sous sa direction immédiate , quelque 
jeune et habUe philologue de sa connaissance. Son choix s'est arrêté 
sur M. Miller, helléniste distingué, attaché, comme M. Hase lui-même, 
à l'administration de la Bibliothèque royale de Paris, et nous pouvons 
annoncer aujourd'hui que l'impression de Psellus a recommencé et qu'il 
y a lieu d'espérer de voir désormais cette affaire , que le Chancelier 
avait tant à coeur, avancer sans interruption ultérieure. 

M. Dorn a préparé une édition du texte persan, avec la traduction 
allemande en regard, de l'Histoire du Mazandéran et du Tabéristan par 
Sehir-eddin, et nous a lu un mémoire relatif à l'histoire de l'Emir af- 
ghane Khandjéhan-Lodi, d'après Nimet-uUah. 11 a complété sa gram- 
maire de la langue des Afghanes en y joignant un choix convenable de 
pièces tirées des auteurs de cette nation, et nous a rendu compte, dans 
un rapport, de ses occupations dans la bibliothèque grand -ducale de 
Gotha qu'il a visitée l'été dernier. 

M. B rosse t qui, également, vient de faire un voyage à Venise 



— il — 

ol à Paris, a noué des liaisons utiles avec la congrégation des Mékhi- 
(^ristes de la première de ces villes. Non obstant une absence de troL'; 
mois, notre laborieux collègue a cependant trouvé le temps d'achever 
un ouvrage volumineux qu'il nous a présenté sous le titre de Révision 
de la traduction des annales géorgiennes jusqu'au règne de Bagrat IV, 
1027 de J.-Chr. avec différentes additions, comprenant, entre autres, la 
traduction d'une chronique arménienne qui est l'abrégé des annales jus- 
qu'au même règne. 

Le voyage de M. le professeur Abich de Dorpat a fourni à notre 
Bulletin un article fort intéressant sur les ruines de la ville d'Ani en 
Géorgie, accompagné d'un dessin des principaux monuments d'architecture, 
seuls restes que ce lieu remarquable a conservés de son antique splendeur. 

b) Lettres orientales. 

M. Bohtlingk, après l'achèvement de sa Chrestomathie dont nous 
avons fait mention, à l'article des ouvrages publiés, a entrepris l'édition 
du Mugdabodha de Vopadéva, ouvrage grammatical fort considéré dans 
le Bengal , et qui non seulement par le système , mais encore par la 
terminologie, diffère essentiellement de la grammaire de Panini, et ré- 
clame, par cette raison, des études particulières. Le texte de la gram- 
maire, accompagné de courtes scolies en langue indoue, a paru, il y a 
quelques dix ans, à Calcutta. L'édition, que va nous donner notre san- 
scriùste, renfermera, outre le texte revu soigneusement sur les manuscrits 
de Tubingue et de Copenhague ^ une explication des termes techniques, 
un registre alphabétique des règles et, dans la préface, un exposé rapide 
du système de ce grammairien. Dans une note sur l'appareil sanscrit 
de la bibliothèque du Département asiatique du Ministère des affaires 



— 48 — 

étrangères, M. Bôhtlingk croit avoir donné la première notice d'ou- 
vrages sanscrits imprimés en Chine. Ils se rapportent tous à la littéra- 
ture bouddhistique et sont tellement défigurés, qu'on ne saurait en re- 
stituer un texte sanscrit tolérable qu'à l'aide de la traduction tibétaine 
qui y est jointe. D'un autre côté, notre orientaliste signale, comme très 
utiles , les dictionnaires sanscrit - tibétains et tibétain - sanscrits de cette 
bibliothèque, et il reproduit, comme curiosité, un échantillon d'écriture 
prétendue russe, extrait d'un syllabaire, mais qu'on n'est guère parvenu 
à déchiffrer. Une seconde note du même auteur fournit des éclaircisse- 
ments, des additions et des corrections à la seconde édition de la gram- 
maire abrégée et critique de la langue sanscrite de M. Bopp. Une 
traduction tibétaine de l'Amara-Koja que possède notre Musée asiatique 
a fourni à M. Bôhtlingk le sujet d'une troisième note. C'est le plus 
ancien et le plus célèbre des lexiques sanscrits, car il remonte au com- 
mencement de l'ère chrétienne, et l'on ignorait jusqu'à ce jour qu'il en 
existât une traduction tibétaine. Nous ajouterons encore que notre jeune 
collègue a secondé activement M. Schmidt dans la confection du ca- 
talogue de la grande collection tibétaine provenant de la succession du 
baron Schilling de Canstadt, et qui forme l'un des plus beaux orne- 
ments de notre musée asiatique. — M. Bollensen^ professeur-adjoint 
à l'institut pédagogique central, a préparé une nouvelle édition critique 
de rUrvasia, drame sanscrit de Callidasa, en grande partie d'après les 
matériaux, recueillis encore par notre défunt collègue, M. Robert 
Lenz. M. Bôhtlingk se serait fait lui-même un devoir de piété de 
se charger de ce travail, important pour l'étude des dialectes modernes 
et populaires de la langue des Indous. Mais comme il eût été dé- 
tourné, par là, de ses occupations habituelles et favorites, l'Académie a 



— 49 — 

accueilli d'aulant plus favorablement l'ouvrage de M. Bollensen, et 
s'est empressée de le publier sous ses auspices. 

c) Philologie Classique. 

M. Graefe a offert aux philologues, dans deux mémoires consé- 
cutifs, des observations critiques, tendant à établir les règles générales 
qui régissent les conjugaisons dans les langues indo-européennes , et il 
nous a présenté, en outre, de la part de M. Murait le jeune, un tra- 
vail d'histoire littéraire, relatif aux codes manuscrits de Grégoire de Na- 
ziance, de Glykas^ d'Aristote et de ses commentateurs, et accompagné 
de notices sur la littérature grecque moderne, travail auquel ses occupa- 
tions à la Bibliothèque impériale et publique ont fourni le sujet à l'auteur. 

d) Linguistique. 

Notre voyageur -ethnographe, M. Caslrén, avant son départ pour 
la Sibérie, a déposé à l'Académie un mémoire de philologie comparée 
sur la signification de l'accent dans la langue lapponne , mémoire que 
M. Sjôgren a jugé digne de figurer dans le Recueil des savants étran- 
gers. — M. Middendorff n'a pas non plus négligé, dans ses courses, 
de recueillir avec soin les notices de linguistique et d'ethnographie qu'un 
séjour plus ou moins prolongé au milieu des diverses peuplades de la 
Sibérie a pu offrir à son attention. C'est ainsi que nous lui devons des 
recueils de mots et des observations grammaticales des langues des Toun- 
gouzes et des Yakoutes dont les philologues lui sauront quelque gré. 
Aussi une partie de ces notices, celles nommément qui concernent la 
langue toungouze ont-elles été confiées au savant M. Gabelentz d'AI- 
tenbourg. Quant au yakoute, qui tient le milieu entre le tatare et le 

7 



— 50 — 

mongol, M. Bôhtlingk a été tenté de s'en occuper, en s'aidant toute- 
fois des lumières de ses collègues, MM. Schmidt et Dorn. 

e) Statistique et Economie politique. 

M.. Kôppen a publié, dans la gazette russe, un article sur l'em- 
ploi des moyennes arithmétiques dans les recherches de statistique. Pour 
donner un exemple de l'application des règles qu'il y établit , il y a 
joint un aperçu du mouvement du commerce extérieur d'après les don- 
nées officielles publiées par le Ministère des finances. Cet exemple lui 
ayant offert des résultats instructifs, il a cru devoir le reproduire dans 
le Bulletin, à l'usage des lecteurs étrangers. Le même Académicien s'est 
empressé de soumettre au calcul la densité relative de la population des 
37 gouvernements occidentaux dont le travail de M. Schweizer nous 
a fait connaître la surface. — Enfin M. Bernhardi, qui s'est déjà 
recommandé à l'Académie d'une manière distinguée par plusieurs savantes 
analyses ainsi que par un ouvrage manuscrit étendu sur les causes qui 
ont déterminé le caractère du royaume des Francs, vient de nous com- 
muniquer, cette année, un mémoire dans lequel il discute les consé- 
quences de la division des biens -fonds sous le point de vue des prin- 
cipes de l'économie politique. 



Résumons : La Classe physico-mathématique et celle d'histoire et 
de philologie ont tenu chacune 19 séances. Le nombre des articles 
traités dans la première a été de 312, dans la seconde de 231. De 
ces 543 articles, 86 se rapportent à des lectures d'ouvrages ou de mé- 
moires destinés à la publication, et dans ce nombre, il y a 1 i ouvrages 






— 51 — 

(étendus, 27 mémoires et 45 noies. La section physico-mathématique y 
est représentée par 33 articles, celle des sciences naturelles, par 26, 
et la Classe d'histoire et de philologie a fourni le reste, savoir 27 pièces. 
Vingt-trois académiciens ont livré 50 articles, y compris 11 ouwages 
détachés qui, en partie, sont déjà sous presse; 5 dissertations et 2 ou- 
vrages ont été présentés à l'Académie par trois employés attachés à son 
service, et 6 autres pièces par trois de ses membres externes, hono- 
raires ou correspondants, enfin 23 articles, y compris un ouvrage détaché, 
ont pour auteurs 1 9 savants qui ne tiennent par aucune espèce de rap- 
ports à l'Académie. 



IV. EXPÉDITIONS SCIENTIFIQUES. 

1. Expédition chronométrique entre Poulkova, Moscou 

ET Varsovie. 

En 1842, M. le général Schubert, alors directeur du dépôt mi- 
litaire et topographique de l'Etat-major de Sa Majesté, avait conçu le 
projet de soumettre les grandes opérations géodésiques de l'empire, à 
mesure de leur étendue toujours croissante, à un contrôle sûr, au moyen 
de la détermination astronomique de quelques points, dispersés ça et là 
dans l'enceinte de ces opérations. Comme à toute entreprise utile , la 
sanction impériale ne put manquer à ce plan sagement conçu ; la di- 
rection spéciale en fut confiée à notre Observatoire central, et une somme 
-^uHîsante mise à la disposition de l'Etat-major, pour défrayer les astro- 
nomes qui devaient y être employés. Or , comme il s'agissait , avant 
tout, de bien fixer la longitude de Poulkova par rapport à Greenwich, 
au moyen des deux expéditions connues de 1843 et de \8H, il fàllail 



— 52 — 

remettre à 1845 l'exécution de cette nouvelle opération qui avait pour 
but de joindre Moscou et Varsovie avec Poulkova , et de comprendre 
dans cette jonction un point intermédiaire sur chacune des deux lignes, 
savoir Valdaï d'un côté, et Vilkomir de l'autre. Ce fut encore M. Othon 
Struve qui fut chargé de conduire en personne ^'ensemble de ces opé- 
rations. La station de Moscou fut confiée à M. DôUen et munie d'un 
des instruments des passages qui, l'année dernière, avait servi à Greenwich, 
et d'une excellente pendule de Kessels appartenant à l'observatoire de 
Moscou. MM. Liapounov de Kazan et le lieutenant Alexandrov 
s'établirent à Valdaï avec deux chronomètres et une pendule de Muston. 
M. Struve le père se chargea lui-même à Poulkova de la détermina- 
tion du temps à l'instrument des passages de -i pieds. M. Baranovsky 
de Varsovie fut appelé à Poulkova pour se comparer avec nos astro- 
nomes , et pour se familiariser avec leurs méthodes d'observation , et 
M. Struve le jeune le reconduisit à Varsovie, à l'effet d'y présider en 
personne aux arrangements nécessaires pour obtenir le plus parfait ac- 
cord possible entre les diverses parties de l'expédition. Quant à Vilkomir, 
M. Alexandrov eut le temps de s'y rendre de Valdaï et d'y établir 
un petit observatoire temporaire avec les instruments et horloges néces- 
saires. Quarante chronomètres étaient destinés à servir au transport du 
temps, car M. Dent nous avait de nouveau fourni, avec le plus grand 
désintéressement, douze de ses excellents chronomètres qui même n'a- 
vaient besoin d'être remontés qu'une fois par semaine, et pouvaient par 
conséquent être confiés aux conducteurs des mallespostes qui, à cet effet, 
avaient obtenu des instructions très positives de la part de M. le Di- 
recteur des postes de St.-Pétersbourg. Le 19 juin, les quarante chro- 
nomètres avaient déjà fait huit fois le trajet entre Poulkova et Moscou, 



— 53 — 

€t le 1 septembre, le même nombre de courses entre Poulkova et Var- 
sovie était terminé, et l'on pouvait immédiatement procéder aux calculs. 
Bien que ceux-ci ne soient pas encore entièrement achevés, nous som- 
mes cependant déjà en mesure d'en citer les résultats principaux. La 
position de l'observatoire de Moscou est à 28"" 58^,2 en temps à l'est 
de Poulkova, et ce résultat ne diffère que de V^o ^^ seconde de celui 
que M. Othon Struve avait trouvé , en 1842 , par un seul voyage 
avec douze chronomètres. L'Observatoire de Varsovie est situé à 37"' 
11 ',36 en temps à l'ouest de Poulkova, ou à 1*14'" 45^7 à l'est d« 
Paris, chiffre qui diffère de l'/m de seconde en temps, ou de 25 Vj secondes 
en arc de celui qui avait été admis jusqu'à ce jour. Le contrôle dé- 
finitif de ces chiffres, qui reste encore à faire, ne pourra guère les al- 
térer de plus d'une dixième de seconde. Nous ferons observer finale- 
ment que notre expédition de cette année a mis hors de contestation 
les deux faits suivants auxquels on éteit loin de s'attendre à priori, sa- 
voir 1. que la marche des chronomètres, dans le transport par terre, 
est plus constante et plus régulière que dans les voyages de mer , et 
2. que l'exactitude des longitudes chronométriques, déterminées à l'aide 
d'un seul chronomètre, dépend, avant tout, de la perfection de sa com- 
pensation. 

2. Mesuke des degrés de méridien en Finlande. 
La mesure des degrés de méridien en Finlande , entre l'île de 
Hochland et Torneo, est enfin terminée après quatorze ans de travaux 
pénibles; car, l'été dernier, MM. Sabler et Woldstedt ont mesuré 
la seconde base près d'Uleaborg et déterminé la hauteur du pôle à 
Torneo. Le mérite principal de l'heureux achèvement de cette grande 
opération géodésique appartient à M. Woldstedt qui, depuis 1836, 



— 54 — 

• 

en a été chargé presque seul, et y a par conséquent employé dix belles an- 
nées de sa vie. Nos voyageurs ont rencontré à Torneo les savants suédois, 
chargés par leur gouvernement de la reconnaissance du terrain entre 
Pahtawara en Laponie et la frontière du Finnmarken norvégien. Nous 
nous félicitons de pouvoir annoncer que ces savants ont déjà marqué un 
réseau de triangles jusqu'à Kautokeino, et que nous attendons, sous peu, 
la nouvelle de la démarcation d'un second réseau, du côté de la Nor- 
vège, entre Kautokeino et le Cap-Nord. Dès lors, il n'y aura plus à dou- 
ter que la grande opération russe ne soit continuée jusqu'à la pointe 
septentrionale extrême du continent européen, grâce à la haute protection 
qu'a daigné accorder à cette entreprise le Monarque éclairé de la Suède, 
tandis que, chez nous, on s'apprête à faire commencer, en 1846, les 
opérations analogues qui doivent joindre le Dniéstre avec le Danube. 
Nous ajouterons à ce propos, que M. le général Tenner, conformé- 
ment à l'ordre suprême que nous avons annoncé dans notre dernier 
compte rendu, a déjà déposé à l'Observatoire central une copie nette 
de la relation de ses travaux géodésiques, exécutés, depuis 1816 à 1840, 
avec une si noble persévérance, dans les gouvernements de Vilna , de la 
Courlande, de Grodno, de Minsk, de Volhynie et de Podolie. 

3. Expédition de Sibérie. 

Pour compléter notre compte-rendu, il ne nous reste plus qu'à 
ajçuter quelques mots sur la partie de l'expédition de Sibérie que 
M. Middendorff vient d'achever avec tant de succès. A son retour 
de la grande île Schantar, le 14 août 1844, notre voyageur se hâta, 
comme on sait, d'expédier son bateau avec tout l'équipage et les col- 
lections à Oudskoï, afin de prévenir la saison des neiges, si précoce dans 



— 55 — 

le Stanovoï-Khrébet. Accompagné seulement du topographe Waganov, 
il s'embarqua lui-même, dans une petite chaloupe à deux rames, pour 
se rendre vers le sud à l'embouchure du Tougour, et de là, en fran- 
chissant avec des renues la chaîne des montagnes Kouroundou, vers l'estj 
où les Ghiliaques , peuplade qui ne reconnaît aucune souveraineté , <tnl 
leurs habitations fixes. Ici , nos voyageurs entreprirent la levée de la 
côte de mer, inconnue à mesure qu'elle s'étend à l'est, lorsque les tem- 
pêtes d'automne les forcèrent, à trois journées seulement de l'embou- 
chure de l'Amour , de rebrousser chemin , pour regagner le Tougour. 
Le 20 septembre, M. Middendorff, accompagné de son fidèle topo- 
graphe et de trois Yakoutes , comme guides , se mit en marche vers 
l'ouest en longeant la frontière chinoise, tantôt à pied, tantôt montés sur 
des rennes. Ces utiles animaux servaient aussi de bêtes de somme pour 
le transport des provisions; ils avaient été fournis par les Yakoutes de 
fort loin, et des relais attendaient- les voyageurs aux sources de la rivière 
Silimdji. Le voyage se faisait le long de la penle méridionale du Sta- 
novoï, à travers de forêts épaisses et vierges, riches, de nos jours encore, 
d'animaux à fourrure de toutes espèces, et offrant d'amples moyens à 
la subsistance du Toungouze-chasseur. Les Toungouzes et les Yakoutes, 
sujets russes, se rencontrent ici avec les Ghiliaques indépendants et les 
Ngatkou, originaires des îles Kouriles, et avec diverses peuplades de race 
mongole, reconnaissant la souveraineté de la Chine et dont les Dahou- 
riens seuls sont cultivateurs sur les rives de l'Amour. En général, au- 
cune de ces nations, soumises au sceptre chinois, ne se sert de rennes, 
ce qui fait que les vallées seules et les pieds de montagne leur sont 
accessibles, tandis que la pente occidentale du Slanovoï a été , de tous 
temps et dans toute son étendue, habitée seulement par des Toungouzes 



— 56 — • 

russes. Aussi cette frontière naturelle est elle tacitement reconnue par 
le gouvernement chinois et marquée même par des bornes ou piles de 
pierres, placées de distance à distance sur plusieurs affluents de l'Amour. 
La borne, p. ex. qui se trouve sur le confluent du Ghilouï et du Dji 
est visitée, tous les trois ans, par un employé chinois, chargé de rem- 
placer l'ancienne lettre de bornage par une copie fraîche. En adoptant 
donc cette frontière naturelle et reconnue par les Chinois , au lieu de 
celle qui est tracée sur nos caries , le territoire russe s'en trouverait 
agrandi d'un espace de 50 et quelques raille verstes carrées. Le 15 
novembre, notre expédition traversa le Silimdji, et le 15 décembre le 
Dji, larges tous les deux d'une verste , et parvint le 12 janvier de cette 
année à la rive de l'Amour. Le \i, on atteignit la première vedette 
kosaque, au confluent de la Schilka et de l'Argoun, d'où, en suivant les 
routes de poste, nos voyageurs revinrent à St.-Pétersbourg , le 20 mars. 
Nous -n'avons guère besoin d'ajouter que M. Middendorff, se- 
condé par quelques savants amis , travaille avec ardeur à la relation de 
son intéressante expédition, et que l'Académie s'est chargée d'aviser aux 
moyens de la publication de ce voyage. 



LISTE 

DES MEMBRES ÉLUS A L'OCCASION DE LA SÉANCE ANNl ELLE - 

DU 29 DÉCEMBRE 18i5. 

MEMBRES H N K A I II E S. 

Du pars: M. lo Conseiller privé actuel Vrontchenko, Ministre des 
finances. 

Etranger: M. le Comte de Salvandy, Ministre de l'instruction publique en 
France. 

MEMBRES CORRESPONDANTS. 

Etrangers: Classe Physico - mathématique , Section de Physique et de Chimie: 
M. J.rB. Dumas, Membre de l'Institut de France. 

Classe d'Histoire et de Philologie, Section des lettres orientales: 
M. Stanislas Julien, Membre de l'Institut de France, et 
M. H. -H. W ils on, Vice -Président de la Société asiatique 
de Londres. 



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BT. OÔmee CoôpaHÏe AnaAeMiH Haynii 061. nsôpaHia HoMeTHaro 'Lieua 
OtAt-ieHia M. E. JoôauoBa bt. Op^BHapHbie ÂKa^eMBRo ua BaKaHT- 

HOe MtCTO no KOHWHUt n. A. KpbIJOBa. 

CTaTCKÏH CoBtTHHKT. M. E. Jo6aHOBT>, COFJaCHO CT. BblCOMAfi- 

uiBHT. paaptiueHieMT. ott. 24 Hoflôpa 1841 ro^a, npHHiiMajT. nocToaH- 
Hoe ynacrie bt. sauflTiflx-b Orxk-ieuin. Oh-b ôbUT. 13 JtxT. 4*ficTBH- 

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OTKpbiTÏa OTA*.ieHiH ocTaexcH Pe^anTopoMT. III xosia Cjosapa. Ha 
Hero ne OAHOKpaTHo B03.iaraeM0 6buo pa3CM0TptHie rpaMMaxHMecKnxi. 
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PyccKofi ^HTeparypt nojbsyerca yBasteniein. 3a nepenoAT. cTHxaidn 
PacnuoBbixT. TpareAift: «H*HreHia bt. âbjoa^» h «<I>eApa.» Coôctbch- 
Hbia coqHHenia ero, KaKT. HanpnMtpT. TpareAÎH bt> cxHxaxT.: «FoAy- 

HOBT.U H HtKOTOpbia JHpHHeCKJa CTHXOTBOpeHÎa HSB^bCTHbl 3aHnMaio- 

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— 62 — 

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nocjtAOBaJO b BbicoMAnuiEE yTEcpîMeaie. 

Ha ocHOBaHiH § i noJOJKema cBoero , OiA^JeHie bi cKopoMt spe- 
MCHH Boiujo c^ apeACTafl-ieHieMi) bt. Oômee Coôpaaie AKa^eiain o ne- 
peHMeHOBaniH ÂA'biOHKTa OrAtAerna A. H. BepcAHHKOBa bt. 9KCTpa- 
opAHHapHbie AnaAeMHKn. 

Ohi» cocTODT'b PeAaKTopoMi> Il-ro TOMa CjoBapfl h sauMMaeTca 

OÔT.HCHeHieMT. CTapnHHblXT) CJOBT. , BCXp'bMaiOmHXCfl BT> ApeBHHX-b na- 

MflTHHKax'b PyccKoii CjOBecHocin, KaKb HCTopHHecKoii, TaKT> a lopHAH- 
MCCKOH. OxA'fe.ieHie Bos-iaraert ua Hero pancMOTptHie KHHrb, Tpeôyio- 
mnxT. ocoÔCHHaro SHaHJA ApeBHOCTeii, <i>HJO.ioriH h najeorpa*iH. Ha- 
ABopHbiii (HbiH* KojjeaccKin) CoBtTHnKi. H. H. BepeAHHKOB-b cb 
1830 roAa oôparvuii, BHHMaHie Bceii Poccin ua ynenbie TpvAfci cboh. 
Ohtj , KaKT) ynacTHORT. B^b Apxeorpa<i>nHecKoâ SKCneABuin , oxAtJbHo 
npon3BejT> pasbiCKaHia bt. MOHacTbipaxi. : CoJOBeuKOsrb , Ba.iAaiiCKO- 
IhepcKOM-b, BoropoAHUKO-CBiiDKCKOMT., MaKapieBo-Ka.iflsnHCKOM'b, Hujo- 

CTO-ïÔeHCKOMT. , AjeKCaHApO-CfinpCKOM'b , TnXBHHCKOM'b-ycneHCKOM'b, 
HoBOTOpîKCKOMT) H BT» O.IOpumeBOii nyCTbIHt. CBepXT) TOrO, OHT. OÔT.- 

•bxa.n) OjoHeaKylo n BaTcnyio ryôepuin h paaoôpa.n. apxHBbi Maoraxi. 
MOHacTbipeii n ytaAHbixT. ropoAOBi. bt. HoBropoACKoii , OckobckoS, 
TBepcKoii, flpocjaBCKon, KocTpoMCKoii, BjaAniaipcKOH , HDJKeropoACKoft 
n KasaHCKoii ryôepHiax-b. Bt> 1831 roAy 3KcneAHaiH npcACxaBHja Ana- 
AeMÏH HayKT) bt. Aecaxn ^o.iiaHxax'b «Coôpanie ApeBHHxi, rpaMMaxT>, 
HaKasHbix-b nasiaxeii, oxnncoKx., cyAHbix-b a*-"», poabiCKOBb h npon. ci. 

XIV no XVIII B'tKTi.» MHOîKeCXBO aRTOBT), B-b HHX-b 3aK.lK)iaiOmHXCfl, 
CHaXbl Cb nOAIDHHHKOB'b R. H. BepCAHHKOBblM'b COOCXBeHHOpyMHO, 

H Cb 3xnxT> cnncKOBt ohb neHaxa.mcb. Bt, 1835 roAY, no yMpejKAe- 



— 63 — 

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KoMMHCcin, fl. H. Bepe^HHKOBi., uauT. M.ieHi> e«, apaBCit Bt nopa- 
jlOKT. H npHroTOBn.n> kt. ne4aTaHiH) nepe^aHUbia bt> née npioôptxeHia 
3KcneAHniH n, no nopvMeiÙHi en, ocMOTptj'b C. llerepôvprcKia 5n6.iio- 
TeKH : HianEPATOPCRyK) lIy6.iuMHyK), SpMUTajKHVK), ÂKaAeMin Hayni) 
H PyMaHuoBCKaro MyseyMa, bi> KOTopbixi», 4Jfl nono.meHia KOxieKuiii 
BKCne^nuin, BbinHca.i-b MHoria saMtMaTe.ibHbia rpaMMaxbi. B-b 1836 
roAV HST) npioôptTeuiii ea Bbim.in Bt CBtTt «AKXbi, coÔpaHHbie bt> 
ÔHÔ-doTeRax-b h apxoBax-b PocciiiCKOii IlMnepia» B-b MeTbipexi. Tomax-b, 
HST) KOTopbixT) ncpBbiii HaneMaTauT. no4'b pe^aKuieio ff. H. BepeA- 
uHKOBa, et cocTaB.ieHHbiMn nM-b npe/i.HCJOBieMi h oô-bflCHHTeJbHbiMn 
npBMtMaHiaMH. Bt 1837 roAy na aero Boa.ioœeHO 6bi.io KoMMnccieio 
ciKHenie 150 BpeMeHHHKOB-b h HaanaMeHie ocHOBHbixt n noôoHHbix'b 
cnHCKOB-b KajKAaro. Bt> 1 839 rojy oht. npoACTaBUJ'b KoMMHCcin cn- 
CTCMaTHMecKOH KOHcneKTT> no.inaro na^ania JtTonHceii, Koxopoe cocTa- 
BHTT) oT-b 20 Ao 25 TOMOB-b. Ilo 3T0My njaHv, yxBepjKAeHHOMy Kom- 
MHccieio, ii3AaHbi H. H. BepeAHHKOBbiM-b BTopoii n Tperiji TOMbi 
Ilo.iHaro Coôpama JI-fcTonnceii, bt> KOTopbixb saKJiOHaiOTCH ./ItTonncn 
UnaiieBCKaa h HoBropoACKia. Cfiepxt .ItTonncen , on-i saB-fcjbiBa.i-b 
CJtAyiomHMH H34.aHiaMn : 1, Aktobt» KDpjij.nMecKOX'b ; 2, CoBpeMeHHoii 
PvKonHCH KoTotuBXHHa o Poccin n-b uapcTBOBanie A.ieKcifl MnxaHJO- 
BM4a (npa MCM-b cociaBH.n. npnMtMauia n cioBapb cTapHHUbix-b cjob^, 
3Atcii BCTptwaïomnxcji), 3, YKasaTeja K-b AKTaMT. Apxeorpa<i>HHecKon 
9KcneAHuiH. Ooui.ee Coôpanie AKa./f,eMin osôpajo A^'biOHKTa fl. H. Be- 
peAHHKOBa BT> 3KCTpaop4HHapHbie AKaAeMDKn, hto ô.iaroyro/iHO ôbi.io 

VTBepAHTb H ErO IlMnEPATOPCKOMy BEJnWECTBy. 

lloHTH npn KOHut HbiHtiuHaro roja, HeojKn^aHHO, nocitAOBa.ia 110- 



_ 6i — 

TepH oAHoro m-b ^jchob-b ÛTA'fejeHifl. 13 HoHÔpa oho JHiuH.focb wb 
jHut 4*ftCTBHTejbHaro CTarcKaro CoBtTHHKa Jl. H. H 3 bi ko sa, a*»- 
TCJfl ycepAHaro h sac^yateuHaro. ^ioôhtcjh PyccKaro ciosa h Pyc- 
CKOft HcTopiH He MoryTt saôbiTb Ttx-b ycjyn., KOTopbia OKasaji» Hay- 

KaUTb nOKOBHblfi AKaAeMHKT), B TOS peSHOCTH, CT» KaKOlO OH-b nOCBH- 

maJi» HMi» TpyAbi cboh h suaHifl ao nocit^HAro naca ;KH3Hn 

4. H. flablKOB-b pOAH.ICfl BT. MoCKBt, H OKTflÔpH 1773 T. OTeUT> 

ero , noM'femnK'b UlauRaro ytsAa TaMÔOBCKon ryôepHÏH , BocnBTbiBa.i'b 
H yHBJT) cbma cnepBa AOiaa, bt> ce.it lUapanost , a noxoivrb OT^aJi. 
BT. MocKOBCKiâ naHcioHT> r. BapTO-iifl. IlpoRAe, HeîKCJB mo.ioao6 ne- 
joBtKT> KOHMBJT. Ha4Jea(amBMT> oôpasoMT. yneHie CBoe, AstHaAuaTH j-étti 
sanBca.iB ero bt> CeMeHOBCKin rojeI) cep!KaHTOMT>, OTKyAa, no.iyHBBiuB 

0*BUepCKOB MBH-b, Wh 1797 r04y OHT. BMIUeJT> BT) OTCTaBKy H OCTaJCH 

B-b cBoesn. BMtHJB. HepesT. Tpn ro4.a, IIIaaKoe 4BopflHCTBO Bsôpajo 
ero BT. noMOuiHBKH CBoero Ilpe4B0ABTeJH npe ycrpoeniB no Bbico- 
MAHuiEMy noBe-rÉHiio aanacHbixi. ce.ibCKBXT> MarasanoBT». Bx 1802 roAV 
4- H. HsbiKOBT. npBÔbu-b B-b C. nerepôypnb h onpeAtïBJca na 
cjyîKÔy BT. ytenapxaMeHTb HapoAHaro ripocB-femenia, 3a BCK-iiOMeHieMi. 
AecHTB .itT-b, BT. npoAOJaceHie Koxopbix-b oht. cocTOfl.n. bt. KaHuejapiH 
r.iaBHaro IIpaBJenifl yqHJHiu'b , 3A'tcb , bt> ^enapTaMenr* , npoBeAeHa 

Ôbl.ia HMT. nOMTB BCfl C.iyjKeÔHaH WBSHb. 9t0 06CT0flTe.lbCTB0 MHoro 
A'tBCTBOBaJO Ha TO nOCTOHHCTBO yMCHblX'b TpyAOBT. CrO, CT> KOTOpblMH 

OH-b He pas-iynaJCH, KOHenno, noAiep/KHBaeMbiii npnpoAHOio K-b hhmti 

HaK.lOHHOCTÏlO H JI0603HaTeJbH0CTil0. HaXOAHCb BT. UCHTpt aAMUHH- 

cxpaïuH HapoAHaro npocBtmeniH b nacxo CHOcacb nenocpeAcxBeHHO ci. 
JHiiaHH, IIpaBBxe.ibcxBOM'b onpeA:fe.iaeMbiMB bt. yMenyio ciyacôy , OHi 



— Gô — 

ÔesnpepbiBHo c.it40Baxi> sa pa3BHTieM'i> hacH h caMbix'B chocoGobt. pac- 
npocTpaHenifl sHaHÏâ. 

HawaJO XIX CTO.itTia m> Poccin npe4CTan.iJieTT. apt-inme, r.iy6oKO- 
SHaHHTe.ibHoe a-'h ea ôbiTonHcania. K)HbiH HianeparopT. bocxo/Tht-l 
Ha npecTOJT. cb yôtîKAeHiaiMH BOSBbiiuenHO-MHCTbiMn. PacnpocxpaHeHie 
npocBtmeHifl npeoôjaAaeT-b Huxb BctMu Ero JKe.iaHiaMn h ABnjKeT'B 
BOJH) Ero. Cjana Maputixi rioABHroBT> VMa npeACTaB-iaeTca Eiuy bt. 
caMOMi» ôjecTameMT. bh^*. Hciopia no4B.iacTHaro Emv HapoAa — npo- 
BOSBliCTHHna AOÔJecTeîi n oxpanHTeJbHHua upaBOB-b — oôpamaeTi. ua 
ceÔH ocoôenHoe SHUMaHie KpoTKaro Monapxa. SuaMennTbiH hs-b yne- 
Hbixi>, ôbiBuiiii BTi Poccia eme npn Ekatephh* Il-ii, KOHHH.n> b-b 9to 
BpeMa copoKa-jtTHiii Tpy^i'b CBoii, KOTopoMy cy5KAeno ôbuo npeoGpa- 
soBaTb y Hac-b habio oôpaôûTbiBania PyccKoii HcTopin. noaB.ieHie B-b 
YMCHOM-b cwrbrt llI.iëuepoBa Hecxopa pa^ocTHO orosBa.iocb bt> cepAU* 
iOHaro HMnepaxopa. Ha oahht. FocyAapb ne noKaSbiBa.i-b ao cnx-b 
nop-b TaKOH yTOHMCHBOCTH BT> H3o6ptTeHiu HarpBAbi, uanyio noKaaaji. 
Ajekcahapt» 1, HarpaîKAaa Illjëaepa. 3to naTpioTHwecKoe ABHJKeHÎe 
CBbiuie cooôuuijocb Hauieii JlnTepaiypt. TorAa BbiiiieJT> KapaMsnH-b 
ua ÇBoS ôeacMepTHbiH noABHrT). BHBMaHÏe Jl,. H. HsbiKOsa oôpain- 
jocb Ha BaiKHtHiuiH yncHbiM TpvA'b , KOTopbiMT. OHT. nocTaBHJi. ceGa 
vb oômyio HSBtcTHOCTb. IlepeBOAT» IlI.iëuepoBa HecTopa OKOHMeHi) hmt. 
Qhwb B-b 1808 roAy. FocyAapb npimasarb b3bo.ih.ii> HaneHaxaTb ero ua 
CMCTT) KaÔHHeTa Ero Bejhmectba bti no.ib3y nepeBOAHHKa. Bnpo- 
MCMi», OHT> He nepBbiM-b ôbij-b onbiTOMT. .iHTepaTypHbixTb ero saHaTifl; 
HO Cb Hero coôcTECHBO HaMHiiaeTca oôopoTT. ero BKyca kt. nponsBe- 
AeuiaMi. , OTHOCHiUHMca npaïao kt» OTeHSCTBeHHon HcTopia. 4,0 CHx-b 
nop-b, KaKT> MHorie hst», mojoamxt» JHTepaTopoBi. , oh-b ne cocpeAoxo- 

9 



— 66 — 

MHBaji yMCTBeHHoii AtHTe.ibHOCTH CBoefi Ha .iK)6nMoii HAet. ïlepBbiii 
H3Tb HaneHaTaHHbixT> nMi> nepeecAOB-b ns^aH-b bt. 1803 ro4y. 3to ôbuo 
«PaacyavAeme BcKKapia o npecTyn.icHiax'b n HaKasaHiax-b. » Bt) 1807 
ro4y flBHJCfl OHi> cb 4H>BaJeBoiJ ApaMoii: « B.iio6.ieHHbiii lUeKcnnp'b.» 
Ha cjtAyioiiun roj.'b nepeEe^enbi hmt. ôbi.in cb HtMeaKaro asbiKa : 
«CpaBHeHifl, sasitMaHia n MenTama, nncaHUbia B-b 1804- roAy bo BpeMa 
nyTeuiecTBia oahomt. PyccKnM'b.» Bi oj,ho spenaa ch HecTopoMT. ne- 
HaTa-icfl ero nepeBOAT) snaMeHniaro TBopeuia MoHiecKbë : «0 cyinecTB-È 
jaKOHOBT).» Bt) 1812 roAy Bbiuijo B-b cBtT-b nepeBej.eHHoe umi na-b 
<I>enep6axa ; «(I)n.ioco<i>nqecKO-K)pnAn4ecKoe nscitAOBanie FocvAap- 
CTBeHHoii nsurtHbi n npecTyn.ieHia npoTnBT) Be-innecTBa, ci. KpaxKHMT. 
HaMepraHieM-b ucTopin 3aK0H0AaTe.ibCTBa o ceMi. npecTyn.iCHiD. >> 

BoT-b 4t6 coBepuieHO 6buo bt. Teqeaie xecata Jtx-b oahomt) ne- 
jOBtKOMT. , KOTopbiii BX To JKe BpeMa ne noKiua.n> rjaBUOii CBoen 
cjyacôbi. DepexoAa K-b ApyroMy nepioAy ero JDTepaTypnbix'b sanaTifi. 
He.ib3fl He saMtTflTb , hto oht. n ht oôpaGoTKt asbiKa c.itAOBa.n> 3a 
ycntxaMn BtKa. B-b Aecaib siTit, co BpcMeHn yqpeacAeHia MnHncrep- 
CTBa HapoAHaro IlpocBtmcHia , a3biK'b PyccKiii , *opMbi ero n caMbia 
yKpauieHJa KbipaineHiii noBCCMtcTHO npnHa.in B-b Poccin JornMeçKvio 
npaBD.ibHOCTb, TOHHOCTb, acHOCTb, JcrKOCTb n npocTOTy — BaîKHtiiujee 
HST) HOBbix-b ero KaMecTBT). TaKHMT> oôpasoM-b BT» HOBbixT. Tpvjax'b 

4- H. JÏ3bIK0Ba COejHHfllOTCa A-IH HaCb ABa AOCTOHHCTBa : Bbiôop-b 

npeAMeTOB-b, Kacaromnxca ncK.iiOHHTe.ibHO PyccKon IIcTopin, n asbiKi», 
OT.iHMaiomiîica coBpeMeHHOio ota*-!koh). Iloc.it HecTopa , bt. 1819 
rojy, nepeEe-i-b oht. osAaHHbLa AKaj.eMnKOM'B KpyroMi) «JepôeproBw 
HSCitAOBania , c.iy;Kaima kt» oô-bacHeniio 4peBHen PyccKoii DcTopin.» 
Ha Apyroii roAi» HaneHaxaHo awb ôbuo «KnjhôyprepoBo KpaiKoe ns- 



— 67 — 

BtCTie PyccKOB ToproB.ît , KaKDMT) oôpasoMT. oHaa npun3B04juacb 
Mpe3i> BCK) Pocciio Bi> 1674- ro^y.» SnaKOMCTBo ex npeAMeiaMH, cjy- 
/KamuMn JioôonbiTHbiMi. Aono.iHeHieRn> Kt IIcTopin nojHTHHecKoiî, no- 
.lesHo ôbi.io KaKT. A-ifl nepcBOAHHKa, TaK-b a A-ia nyÔJnKn. OcoôeHHo 
caMT) ont Go.ite a Gojte BxoAn.ii. bi> uayieHie BnyxpeHHHro ôbiTa 
jpeBHeh Poccin , aanacaacb MaxepiajaMu na noaCHenie ipy^Htiiuinxi 
BonpocoB'b. Bt> 1822 roAy HS/taji. ohi» KHn>KKy : «CnyiHHKT) Bt Uap- 
CTBO llo.ibCKoe n bx PecnyÔ.inKy KpaKOBCKyio. » MeiKAy T-feMi. on-b 
roTOBDJ'b yneHOMy CBiTy HOBbiii noAapoKT>, KOTopbiii noaB.ieHieMi. CBonM'b 
AO.UKCH'b Gbi-i-b HanoMHHTb HecTopa, cyAa no BaîKHocxH cBoeii h no.ib3t 
Aia Haïueii Hcropin. «CoôpaHie nyTeiuecTBiii Kt TaxapaM-b u ApyriiMt 
BocxoHHbiMt HapoAaMT> , BT> XIII, XIY H XV cxoj'fcxin , I) IIjaHO- 
KapriHHn n 2) Acue-inaa», Bbiiujo bi 1825 r. IlepeBOAHHK-b Haneua- 

THA-b erO CT> JaxnHCKHM'b nOAJHHHDKOM'b Hx-b HMnEPATOPCKia 

Sejohectba BceMH.iocxnBtiiuie yAOCxoHJH noiKaJOBaxb ejiy 6pH.uiaH- 
xoBbie nepcxHn sa xpyAi» , cxojb saMtqaxeJbHbiii h HcnojHeHHbiii et 
ucxHHHbiMT) ycnixoMi». 

riocxoaHcxBO 4- H- flsbiKOBa Bt JHxepaxypHbix-b saMaxiaxt, ao- 
cxonacxBO MHoroHncieHHbixt xpyAOB-L ero n BHAniaaa nojbsa, KOxopyH) 
npuHocn.m oun HaynaMi), AOCxaBHjn emy bt» Kpyry yneHbixi. HecoM- 
HtHHoe ysaiKeBie. Bct uauio ynenbia OômecxBa n YHnBepcnxexbi 
upnc.ia.in ewy Aun.ioMbi, oahh KaK-b CBoeny /ttiicxBnxeJbHOMy , Apyrie 
KaKT» IloiexHOMy 4jeHy. Bi> hhcj* axnxi. jecxHbixt snaKOBi» BBima- 
uia, ôesT) coMHËHÏa, OH-b ocoôchho K-b cepAay npHHa.ii) necxb, OKasan- 
HVK) eniy IlMnçpAxopcKOJO AKa^eMieio HayRt, bt. 1830 roAy nsÔpaB- 
uieK) ero bt, CBon Ilonexubie ^Lienbi , n Hmoepaxopckok) Pocciii- 
CKOio AKa^eMieio, bT) 1833 roAy npioômnBuieK) ero ki nnciy ^Mcx- 



— 68 — 

BHTejbHbixT> HjeHOB-b cBOHx-b. Bt> 3T0 Bpest», CT. 1825 ro4a, Ji,. H. flaw- 
KOBt ôbu-b vace vlnpeKTopoM-b 4,enapTaMeHTa Hapo4Haro IlpocBtme- 
Hia. PascxpoeHHoe 3AopoBbe sacTaBHJO ero OAiiaKO jkc BCKopt ocxaBHTb 
rpawAaHCKjH) CJyKOj , T-hM^ ôojte a-ih nero xpyAuvK) , hto oht. hc 
Mon» paacTaTbCfl ct> .iioÔHMbiMH CBOiiMH saHHTiHMn no .iBTepaTjpt. 
Bt. PocciËCKOfl AKaAeMin , no CMeprn HenpeMtnaaro ch CeKperapa 
n. H. CoKO.iOBa, j\,.]l. HsbiKOB-b > rBepîMen-b ôbi.i-b bt» stomt. jio- 
•leTHOMT) SBanin, Koropoe, cb ocuoBanifl ÀKa^eMin, 3aHnMa.n> oht. Tpe- 
Tiij, CMHTafl Cb aaaMeHHTaro JenexHua. IlpH yMpeiRAeniu s-b AKa4e- 
mIh HayK-b Or^li.ieHiH PyccKaro aabiKa n Ciobcchoctu, aa aero 3A*cb, 
CT> SBaaieMi» OpAaaapaaro AKaAeMUKa , Bosjoateao ôbi.io cocTaBJeaie 
npoTOKO-iOB-b aac-ÈAaaiii. H3t> rojniHbix-b OTMeroBi» OTAtJeaia bhaho, 
CT. KaKOK) pesaocTiio oai) coAtiicTBOBa-rb eMV btj nono.meaiH PyccKaro 
CjOBapa, BbinncbiBaa nsi. CTapuaabixTj h HOBbixi. Kanrb Tama cjosa, 
KOTopbia n.in ae Baeceabi bt> npeacaie cioBapn , hjh ocTaBjeabi Oe3T> 
itpiiMtpoB'b aaA.ieiKauuix'b oô'bacaeaiË, hjh, aaKoaem., ae caaÔJKeabi 
HeoôxojuMbiMH YKasaaiaMH. 3x0 nono-ineaie 3aanMa.io ero A'taxeJb- 
aocTb n BT. abiataineM-b roAy. 

MeiKyiy TtMT> nepBOBaMa.ibaaro ero crpeM.ieaia Kb as^aaiio Kaiin> 
no sacTH PyccKOii Ilciopin ae MOi.in ocxaaoBBTb anitaKia nepeMtabi 
BT. ero no.ioîKenin. Bt. 1838 ro^y hmt. aaaeMaraaa : «Kaara Bojb- 
moMy ^epTe-KV, n.in ^peaaaa Kapxa PocciacKaro rocy4.apcTBa, nonoj- 
iicaaaa bt. Paspaj.* u cnncaaaaa bt. nanry 1627 roAa » Oa-b cxapa- 
xeJbBO oxbiCKHBa.iT. y nacxabixT. .iiOAcii pyKonncH , bt. KoxopbixT. 
coxpaaajDCb HcxopnMecKia H3Btcxia , a coônpaJT. bxt. 4.1a nono.iaeaia 
CBtAtaiii pa3abixT. anoxaxT». TaKT. bt. 1812 ro^y ôbun ns^anbi bmt>: 
<<3anBCKU Bacn.iia A.ieKcaaApoBBMa HamoKHaa.» Oafe oôaaMaioxT. ne- 



— 69 — 

piOAt PyCCKOii HcTOpiH 0TT> BpeMCHt IÏETPA I 40 EKATSPBHbl II 

H AocxaB.iaioT'b MnraTo.iH) MiioiKecTBO .iioÔonMTHbixi. noApoÔHOCTeii, 
KaKi> AtiiCTBiax-b llpaBHTe.ibCTiia, TaKi. n lacTHbix'b .iiOAeii. Bb hbi- 
utiuueM'b roAJ 4- H- ffsbiKOBT. ycnt.n. BbuaTb ht, CBtrB nepene- 
^euHbiH HMT> Cb tPpaimyscKaro fl^biKa «SaniicKH 4'0K<i ^InpincKaro h 
BepBHKCKaro bo apesia npeCbiBaHifl ero npn HMnEPAxopcKOM'b Poc- 
ci'ficKOMT. 4«opb Bb suaHia Ilocia Kopo.ia HcnaHCKaro 1727 — 1730 
ro40BT).» 3th Bct TpyAbi He 6bi.iH npocTO wiexaHHHecKOio , KaK-b ro- 
BopHTca, paôoTOK). nepeBOAHnKT> oGoramaj-b hxt>, mu ôoJbiueH no.ibabi 
HHTaxejeii , HCTopHnecKHMH npuMtHauiaMB , bT) KOTopbixb BHAHbi ero 
oÔuiEipHbia 3HaHia h HamixaBHOCTb. lIocj'feAHee yneHoe npeAnpiaxie, 
sa KOxopbiM'b 3acxa.ia ero Bnesannaa KOHHHHa , ôbuo npHroxoBjeHie 
KT. neMaTaHÎK) KHaro, no BCtM'b oxHouieaiaiyrb aaM'feMaxe.ibHtDmeH. Boxt. 
ht6 nacaj-b OH-b hcb 20 ÛKxaôpa k^ F. npe^cfeAaxeJbcxByiomeMy 
BT> OxAtJeniH PyccKaro aabiKa a CjOBecHOCxa : «CiauiKOnrb xpn^uaxb 
jfeTB xpyAHJCa a Ha^T» cocxaBjeaiesrb KHarn, Koiopoa HCAOCxaBajo Bb 
Hauiea .laxepaxypt : axo «UepKOBHbia CjOBapb.u IlpaBCAa kt. okoh- 
Mauiio nepBbia ab* nacxB , a Bneci. nx-b bi. ^yxouHbia UcHcypHbia 
KoMBxexT., oxTb Koxoparo ont Ôbun ope^cxaB-ienbi CBaxtiiaieMy Ilpa- 
BBTBJbCXByiomeMy CaaoAy. Ho paacMoxptHiB xpy^a Moero, CBaxtiiuiiii 
CflHo.î'b ô.iarociOBBJT. OHbia Kl» HaneHaxaHÏH). BcitACXBie cero, a C4.t- 
.la.iT. Mpea-b Bt^oMocxa a sKypaaJbi oôi.aB.ieHia , KaKT> o laoeMi. xpy^t, 
xan-b a noAtiHCKt aa nepsbia ab* Macxa. 3xo oô-baB-ieaie bmIîh) 
HecTb npa.iojKHTb y cero», a npoH. Bce GowaneHie Mor.io cocxaBHXb 
OKO.10 ocbMB xoMOBT». Oho apcACTaBB-io ôbi BS'bacHeHie KaîK^aro c.iOBa^ 
oxHOCfluiaroca kt. npeAMexaMT. UepKBa, aa-bacHeaie, ue xojhko co cxo- 
poHbi *a.ioJoriB , ho a ncropia , reorpa*ia , ApesuocxeS a npoM- 



— 70 — 

Eavcin Kl 3THM1. Tpy4aMi., yate oÔHapoAOBaHHbiMi) cl DMeHeMi) 4- H- 
il 3 bi KO sa, npncoeAHHBMT. ôesMncjeHHoe MBoatecTBo coMHHeHiii, koto- 
pbiH noMTH eîKeivrhcHHHO noMtinajT> oht> 6e3i> noAnacH imeiui CBoero 
BT) pasHbixii nepioAniiecKHX'b nsAaHiax'b, bt. SHunKJoneAnMecKOM'b Jck- 
cHKOHt^ o Bx SanncKaxT» yHeHbix-B OômecTBi.^ eatejn npuôaBnMii kt» 
HnMT> ero orpoMHoe coôpame pyKonncHbixi. ncTopHHecKnxt MaTcpia- 
JOBT», KOTopbie ch TaKOK» jioôoBiio D HeyTOMHMocTiK) uaEonjH.i'b n xpa- 
Hnat OHi> 4..W pasHbixT) npeAnpiaTiii ; to moîkho BOOÔpasHTb , Kanyio 
ôuôjioTCKy Morjn Obi cocTaBOTb n-io^bi KaônHeTHOii xnaHQ 3Toro jm- 
ôosHaTCJbHaro TpyjKennKa. 

Bt. n]io4o.r/KeHie HbmtuiHHro ro^a, OxA^jeHie PyccKaro asbiKa a 
CioBecHocTH, KaKTi nojoiKeHO 6biJo b-b 1844 roAy, coônpajocb no ABa 
pasa BT. HeAtjK). Bctï-b ero sactAaHiii Cbuo 75. FjaBHoe hsi sa- 
HHTiii ero Bt sacbAaHiflXTb ocTaBaaocb no npeacHeMy cocTaBjeaie Pyc- 
cKaro C.ioBapa. Bx Tenenie 1845 roAa npoMniano, HcnpaB.ieH0 n 
KOHMCHO neHaTaHieMT. 6i jocxa, Bt KOTopbixt oôtacHeno 29,767 cjobi». 
TaKnMi> oôpasoM-b, co Bpejienn yqpeacAeuia CBoero, OTAtjeHÏe nane- 
Harajo kt. KOHuy uaCToamaro ro/ia Booôme no cocTaBJCHiio Ciosapa 
1 il jncTa^ KOTopbie coAepavaTt oô-bacuenie ao 70^000 cjobi. ïïto 
Kacaerca ao ocoôoii Kommuccih A-ia npeABapHTe-ibHaro Hienia aiaie- 
pidJOBT) CiOBapa , npeACxaB.iaeMbix'b PeAaKiopaMn OTAt-ieniio , bt. Heii 
He HacToaJo ôo.rfce HaAoGnocTn , TaKi. KaK-b Bce npnroTOBJCHHoe aj» 
ea npocMOTpa ôbuo npoHHTano — u ona Cb nanaja TeKymaro roAa 
sanpbiTa. /l.'feJ'b, o<ï.*nuiajbHO nocTynnnuinx'b bt» OrAtieme , npeAJO- 
aieHO B-L coôpaniaxT. n KOHMeno bT) 1845 roAj 35. 

SaHaiia^ TpeôoBaBuiia oôpasoBania ocoôbix'b KoMMncciii nsi. ntCKOJb- 
Kfix-B AKaAeMHKOBi, n.m cneaia.ibHbixT. xpyAOBi) oahofo dsT) ^jenoBa» 



— 71 — 

OTAtieHia , He npepbiBa.incb bt. TeneHie rojia. Ki) Hawb OTAtjeHie 
BbisbiBaeMO 6biJo npn c.itAyK)mnxT> ciyqaaxT». — 1. FocnoAnH^ Mn- 
uncTpij H IIpesnjeHT-b ÂKaAeMin npnKa3a.ii> npenpoB04iiTb aa paacMO- 
TptHie OTAtJeHia ipn TeTpa4n «Kypca CioBecHocTn xia raMuasin», 
cocTaBJCHHaro HacneKTopoM-b ToGoJbCKoii rnimasin, KojjeHCCKnMi) Ac- 
ceccopoM-b EpuioBbiMT). — II. KannTaHT.-JeiiTeHaHTT. 3ejeHon 
npe4CTaB0.ni bt^ ÛTA^JeHie HtKOTopoe nncjo coôpaHHbixii 0mt> oôjacT- 
Hbixi> CJ0B1> Cb oôtacHeaieikn. saaweaia nxx , bt. npeAnojoaceain , ae 
noatejaeTTi jh OTAtjeaie BocnojbsoBaxbca nsin ajh nonojaeaia Cio- 
Bapa, HTÙ H 6buo noBOAOMT. KT) cocTaBJeaiK) Bt OrAtjeaifl ocoôaro 
aa srroTh npeAMeTT. Jlojomeaia. — III. F. npeActAaTe.ibCTByiouuH 
nojyiHJT. oTb FocnoAnaa Mnancipa h IlpesH^eaTa Arbacmiq cj-èav- 
jomee npeAJOîKeaie : «F. MaancTp-b BayTpeBaHXT> JltA-b, no cooOme- 
aiio Ero HianEPATOPCKAro BbicoHECTBA FEPaorA Makchmh- 
jiABA JEDXTEBBEprcKAro, HTo paÔOTbi HO oaMATanKy 4epH;aBHaa, 
BOSABHraeMOMy bï KasaaH, npnBOAaTca bt. AKa^eMia Xy^osKeciBi) ki 
OKoaHaHiK), npoc0Ti> cocxaBnib bt> HianEPATOPCKOH Ana^eMia HayK-b 
npoeKT-b aaAnacB, aasaaHeaaoii aa oaboh cTopoat nbCAecraja naîviaT- 
aana. BcitACTBie cero noKopataaie npoaiy Bauie CiaTejbciBO npeA- 
joaiDTb OTAt-ieaiio PyccKaro asbiKa a Ciobccbocth aaaaTbca connae- 
aieuii noMaayxaro npoeKia , a noTOurb cooômaTb oabiii Mai , Aja 
npeACTaB.ieaia aa BbicoMAiiaiEE ÔJaroycMoxptaie. » IIpeA-ioateaie 
TorAa îKe a ôbuo acnojaeao. — IV. OTAt-ieaie c.iyaja.îo BbinacKv 
B'Xh apoTOKO.ia OTAtJeaia IIcTopaqecKaxT» Haym. a <î»H.io.iorin o royn>, 
MTo, no cMepTB HaABopaaro CoBtTaaKa lUaMKeBBMa, asTopa «Kop- 
aecJOBa PyccKaro asbiKa», oAoôpeaaaro AKaACMieio HayR-b , ocTaJocb 
HBoro pvKonHCBbix'b cowaaeaiii; 'ito FocnoABB'b MaaBcip'b b Ilpean- 



— 72 — 

ACHTb AKa^eMiH, nojaraa, hto pascMOTptnie OHbixi» M03KeTT> 6biTb ne 
Oesno.iesHO ht. vMCHOM'b OTHomeHiH, npenpoBoxwaen» TpyAbi F. IIIhm- 
KeBHHa BT, KoH<i>epeHuiK) a^h nopy^CHiii, KOMy cj^Ayert, pascMoxpt- 
Hia OHbixt H A-ifl AOHeceai» o aoctohhctb* hxt> Ero BbicoKonpcBOCxo- 
AHTejbCTBv, a noceMv HcTopHKO-<I>HjioJorHMecKoe ÛTAt^eHie, oioôpaB-b 
H3'b HBCia CKasaHHbixT. pyKonaceH OTHOcamiaca ao CjaBaHCKHxi. hh- 
ptiuî, no.iO/Kfi.io npenpoBOAHTb hxt» npn onacH na pascMOTptme Ot- 
At^enia PyccKaro aatiKa h Cjobcchocth. — Y. KojjeatCKifl Acceccopi. 
MeHuoBx npeAcxaBjaji bt. OxAtieHie no HtcKOJbKy past ôojbuiw 

BbtnBCKH CJOBT), BblÔpaHHblXT. HM-b 031) paSUfalXI. COMHHeHiS. — VI. Op- 

AHuapHbin AKaAeMHK-b II. H. Kennem. npocHJt F. ÏIpeACtAaTCJb- 
CTByiomaro oôpaTHTb BuniuaHie OTAt^enia Ha nporoTOBJennoe awb bt> 
upoAo.iajeHie HtCKOJbKHX'b jtT'b coôpanie AonojHeHië kt> npe»!HHM'b 
CjOBapaMT> H cocTaBjaiomee Oojte 20,000 cJOBt , hto h nepcAaHO 
6bi.io " Ota* JCHieMT. B-b ocoôyK) KoMMHCCilO. — 

4,.ia Toquliiiuiaro oô-bacHenia cjobt> , HasbiBaeMbix'b TexHHnecKHMH, 
H.IH npHHaA-ieîKauiHXTj cneuiajbHO KaKoiî HHÔyAb Haynt , bt> TpyAax-b 
ll-ro OxA^JCHia npHHHMajH ynacTie, KaJKAbiii no oôpaSoTbiuacMOH hmt. 
naynt, Fr. ÀKaAeiviHKH I-ro OïAtJeHia : B. K. BauiHeBCKin, B. H. 
BvHHKOBCKiH, K. A. MeHepi h A. R. Kyn*epT>. Hsi. HHCJa 
IIoMeTUbixTi H-ieHOB-b OTAt-iema PyccKaro asbiKa h CjOBecHocrn^ Fe- 
Hepaj-b-Maiopi. FopHbixi) HH/KeHepoBT. Ji,. H. Cokojobt> ct. npoK- 
HHivrb vcepAieM'b npoAo.iJKa.i'b oô-bacHflTb ciOBa no qacTH Fopabix'b uayRi., 
a CTaTCKin CoutTHMK'b B. M. nepeBomHKOB-b aaHHMaJca pascMa- 
TpHBaHieM'b KoppeKTypHbix-b jhctobti CjoBapa, cooômaa bt> OTAt^enie 
no.iesHbia saiwfeHaHia. HsT) nocxopoHHnx'b Jiawb, xepMBHbi no nacTH 
HaBHraoiii h Kopaô^ecxpoenia, KaKT> b B-b npouieAuieMi. roAy, oÔ-bacnaj-b 



— 73 — 

KanHxaHt-.leHTeHaHT'i. A. M. 3ejeHbiH, a no BoeHHOMV ncKjCTB} Ka- 
nHTaHi> FeHepaJbHaro lllTaôa M. M. FeACOHOBt. 

H3T> BpeMeHnoii Mockobckoh Kommbccid, sa HbintuiHiS roAi), npcA- 
cTaBJCHT. BTb OTA'fejeHie 0x46X1. crtAjiomaro co^epataHia: 

«MocKOBCKaa UpeMeuHaa KoMMnccia bt. 1815 ro/i,y npoAOJacaja 
oôbiHHbifl CBOH saHaxia h Hiat.ia e;KeMtcflHHbia 3actAaHia, HCKJioHaa 
BaKaaioHHbie Micaubi n xt, bt. KOxopLie HjcHbi ohoh, H. H. Jlavhi- 
AOBT> a C. n. LUeBbipeB-b, oôaaaHM npncyxcxBOBaxb npn yuHBep- 
CHxexcKHXT. 3K3aMeHaxi. h bt. OHbix-b ynacTBOBaxb. Bx chxt> sactAa- 
uiaxi) 4jeHbi AKaAeiaiH HoxaJH paacyjKACHia no nacxH PyccKOH FpaM- 
MaxHKH H Hcxopia PyccKaro a3biKa h CjoBecHOCXH, h coBtma.iHCb o 
npHroxoB.ieHHbi.\T. no CHM-b npeAMexaMt Maxepia.iaxi.. 

OpAHHapHbiMT. ÂKaAeMHKOM'b H Sac.iyjKCHHbiMx Hpo^eccopoMT. H. H. 
AaBbiAOBbiM'i, corjacHO et saiwtMaHiaiMn AKaAeivmKa A. X. Bocxo- 
KOBa, nepecMoxp'ÉHa cxaxba o VucJumeMHbixs UMenaxt, h npcACxa- 
BJena AKaACMin HayKT. BHOBb oôpaôexannaa cxaxba o Hapnm/ixs. 

OpAHHapHbiii AKaAeMHKT. M. H. Iloro Ann-b, nojyHHBt oÔJerneHie 
OTT. XHîKKOH 6o.it3HH CBoeii, no npimant KOxopoM oht. npHHVîKAeHT. 
Ôbui» ocxaBHXb yH0BepcoxexT>, MHxajT. Bi> OAHOMi U3T> 3actAaHiH KOM- 
MBCcia UoxeaxbHoe cjoeo KapaMsuny^ HanncaHHoe hmt> no c.iyjaK) ot- 
Kpbixia BT. CnMÔcpcK* naiviaxHHKa HesaÔBCHBOMy Hcxopiorpa*y. 

AA'bioHKXT> AkhacmIb, OpAHHapHbiH IlpO'peccop'b c. n. IIIeBbi- 
peBT., npHroxoBHJT. crbAytomia cxaxbn: I) Siiaueme omewcmeeHHitto 
«MiKa 80 eceMipnoMn, n.ieMeimoMz « fiapodHOMU omuoviemaxz; 2) ne- 
peeodn C«»uifiHnato Ilucama na Cjute/mcKtii /isbiKn u offu omnomeniu C.ui- 
e/iuu-UepKoenam asbiKU kh PyccKo.uy. CBcpxi. xoro, oht> npoAO.iîKa.ii. 
ii>0.iii>iHbifl -leKuijt Ilcxopiu PyccKoii CioiiecHOCxn. 

10 



— 74 — 

AAtKtHKT'ii AKaAeMÏH n. M. CrpoeBi. saHHMaJCH CaodoMu Pyc- 
cKuxn PpaMMamum h H34a.IT> KamaJiot'6 6u6MomeKu BMnepamopcKoio 
Oôui/ecmea Bcmopiu u /^peenocmeit PocciucKuxt. 

TaKOMi) oôpasoMT) 4.ieBbi Mockobckoh BpeMeHHOH KommbccIh, 
HcnoJHAH cjyjKCÔHbia cboh oôasaHHOCTH, H BT> HbiHtuiueM'b roAy no 

B03M0/KH0CTH HOCBamaJO XpyAbl CBOH SaHflTiflM'b ÂKajieMHMeCKHM'L 

cocTaBjeuiio PyccKOË FpaMMaTHKH h coÔHpaHiio Marepia-iOBt aar Hcto- 
piH PyccKaro fl3biKa n Ciobcchocth. » 

HsT» HHCJa ABaAuaiB .laiyb, cocTaB-iaiomHxi. II OT^iJCHie Akhag- 
MiH HayKT., To.ibKO ABtaajiaaTb uaxoAaTca SA^cb bt. ctojhu*. Ho 
TaKTb KaKT. cocTaB-ieHie CjOBapa ne ejHHCTBeuHaa oÔHsauHocTk AKa4e- 
MOKOBT» , ASL H npaMyH) nojbay PyccKOMy asbiny h Cjobcchocth npn- 
HocHTT» KajKAbiii JHTepaTypHbiH Tpy4T>, 03HaMeH0BaHHbiH pacnpocrpa- 
HeuieM'b nojesHbix'b ucthht. h ciyîKamiâ pyKOBOACTBOMT. kt. BbiacHCuiio 
saKOHOBii asbiKa; to OxAtjeHie ciniaerb aojtowb cbohmt. npeACTaBHXb 
SAicb yKaaaHie aa saHaria njeHOB-b cbohxt. no nacTH PyccKoS Cjo- 
bcchocth BT. Teuenie 1845 ro^a. 

0p4HHapHbiH AKa^CMOK-b Kuasb H. A. UlBpHHCKin-IIlHXMaTOBii, 
npe4ct4aTe.ibCTByH)miH bi OTA-ÈjeHin, no oôasaHHOCxa cboch, B03Ja- 
racMOH Ha nero 12 § ÏIo-ioiRCHia , pacnopa'<Ka.ica Bcturb, mtô Kacaerca 
40 nopa4Ka aanaTiH bt> 0x44.16^0, npncyxcxBOBa.i'b bo bcèxi ero 3a- 
c'k4aHiax'b, nocxoaHHO BHOcn.!!. bti coôpaaie saivrfeHaHia cboh na KaH!4biH 
H3T. jHcxoB-b CioBapa, H npoHHXbiBa.i'b Hxi> eme pa3'b no OKOHnaxejb- 
HOMT» npnroxoB-ieHiH kt. ncMaxaniio. 0ht., bt. oxcyxcxBie rocno4HHa 
MHHHCxpa Hapo4Haro npocBtuieHia , ynpaBJHJb MnHHCxepcxBOMT. ci 
15 lio.ia no 15 Onxaôpa, a ubiut bt. xpexin pasT. rocno4HHOHi> Ma- 






— 75 — 



HHCTpoHii a OpesHACHTOMT. ÀKa^eMifl H36pa((i> h yTBepjKAeHT> llpeAct- 
AareJbCTByiomHsrb Il-ro OTAt-ieaifl ua cjtAyiomie ABa roAa. 

OpA^HapHbifl AKaAeMiiKT) f^njapeTi., MaTpono.iHT'b MocKOBCKiii 
H KoJOMeHCKÏH , AOCTaBH.n. B-b OTAt^enie nponoBtAH cbob npa cit- 
AyiomeMT. nHCbwrfe na hmh F. npeActAaTejbCTByiomaro : «llaM/iTyH mo» 
oôa3auHOCTb, bx OTHOuieHia K-b npeABOAHMOMv BaMH OTAtjeuiio Ana- 
AeMJH HayKTj, h iKCian AaTb omei'b B-b tomt>, mto cia oôasaHHOCTb, 
BT> noAHHHeHÏH u'fejaM'b cymecTBeHHaro Moero cjy)KeHiH, mhoio nociLibHO 
HcnojHaeiCfl, npenpoBO)KAaH) npH ceMii K'b Baiiieiay CiaTcibCTBy H3AaH- 
HbiH JH)6HTe.iaMH uepKOBuaro HTeuia CjOBa h P^hh, B-b Tpex-b Tomax-b, 
H HtcKOJbKO CiOBi) oTA'È.ibuo HaneMaTaHHbix-b , noKopHtâiiie npoca 

npeACTOBHTb OHbia OTA'kjeHiH). » 

OpABuapubiA ÂKaAeMHR-b HHHOKeHTiË, ApxienncKonT) XapbKOB- 
CKifi H A;(TbipcKiH, npenpoBOAHBUiH bt. OTAt-ienie HanenaTaHHbia HOBbia 
TpH CBOB IIponoBtAn H OAHy PtMb, cooômoj-b BT> nncbM* KTb r. IlpeA- 
ctAaTejbCTByiomeMy cjtAyiomia «SBtcTia: «4ecTb BMtio npeACTanBTb 
Vh ôoraTyH) KopBauy Bauiy HtcKOJbKO Ma.ibix'b jenr-b ot^ yôoraro 
TpyAa CBoero. Hîejajocb 6bi ciyasBTb 6ojbu]UMi>, ho na ceii pas^ He 
ucKeMi). BiatcTO Toro, AOJroMT. noHBxaio aobcctb ao CBtA'feHia Bauiero, 
1T0 BTi npoAOJHteuie uacToamaro roAa OKOHneab mhok), cocTaB-iaBuiliica 
no nopyneHiK) Hana-ibCTBa, «IlaMaTHBKT. Btpbi IlpaBOC jasHoâ » ; paBHO 
npnroTOBjeHbi K'b BSAaHiio a-b CBtï'b «BecfeAbi Ha GaaTyio 4eTbipe- 
AecaTHHay o naAeuiH AAaMOBOM'b» b «CjOBa b FfeHH K'b nacTB-fc Xapb- 
KOBCKoâ.» B-b CBoe Bpeiaa Bce de ne npeMHHerb aBBTbca ua Baïu-b 
cyA'b, CTOJbKO œe cHBcxoAHTejbHbiB, KaK'b H npocB-fcmeHHbiii. 3a cim-b, 
npasbisaa na Bat"b u bck» AKaAewfiio HayK-b, 6.iaroc.iOBeHie Bom paay- 



/ 






_ 76 _ ., >>% : 

Moe^, CTi qyBCTBOMT. j.yLueBHaro yBaiKeHia Kt BaMT> h jjoôbh o XpH- 

CTt, MeCTb HMtK) ÔblTb», H npO»^!. 

Op^iHHapHbiH AKayreMnKT. K. H. ApcenteB-b, npo^oj/Kaa coôapaTb 
noj05KHTe.ibHbiM cB-bA^Hia Poccin aar oôorameHJa hmr oTeMecTBeHHOii 
CxaTHCTHKH^ o6o3p'feBajn. , no BO.rfc Ha4a.ibCTBa CBoero, pasHbi» ryôep- 
hIh. Kpourfe o^-^imiajbHbix-b panopioBi, KOTopbie OHb cBoeBpeMCHHo 
npcACTaBJfl.i'b FocnoAHHy MHHHcxpy BHyrpeHHHXTi Jl-^A-h , HanHcaHbi 
HMT., BO BpeMa npot34.a no ry6epHiaMT>, aaivitHaHia o cocToaHia ropo- 
AOBT) n ytSAOB-b, .leîKamnx'i na TpaKT*. Ero nyTesbia saivrtTKH nane- 
HaTaubi BT> /Kypnajt ManucTepcTBa BayTpeHHax'b Jltj'b 

OpAHHapnblH AKaAeMHK'b II. F. ByTKOB-b HpucyTCTBOBaj-b bo BCtXl. . 
sactAaniax-b OTAt^enia, ynaciBOBa-n. bt. oôniHXT> TpyAaxi> ero h no- 
cToaHHo AOCTaB-ia-iTi CBOH 3aMtMaHia na KoppeKTypnbie jncTbi CjoBapa, 
npacoBOKynjaa oô-bacHenia na MHoria hst. CTapnHHbix-b ciOB-b PyccKaro 
asbiKa. 

OpAHHapHbin AKaAeMHK'b A. X. Boctokobti sannimajca coCTaBje- 
nicMb H peAaKuieH) BToparo TOMa Cjosapa. OH'b BHeci» B-b OTA'bjeHie 
HaMfeqania cboh na oTabiBi AKaAeMHKa H. H, Jl&vhiAOBdj Kacare^bHO 
ero Teopin «npn.iaraTe.ibHbixi. Booôme h FyccKHXT. bt. ocoôenHOCXH.» 
Bt) KoMMncciH, cocTaBjenHcii a-ih pasôopa pyKonHcefi HaABopnaro Co- 
BtrnnKa UlHMKeBnna, ewy nopyneHO ôbuo paacMOTptnie «KopHecioBa . 
asbiKa BoreMCKarOj CiOBapeii asbiKOB-b BoreMCKaro, CiaBoncKaro, Cep6- 
CKaro, Bepxne- JyaauKaro n Bo.irapcKaro , rpaMMaTnKT. asbutoB-b Cia- 
BOHCKaro, BoreMCKaro, Bepxne-JIysauKaro n KpauHCKaro, TaK<Ke Ilpa- 

BH.rb 06pa30BT> CJ|0B1> K-b BoreMCKOM-b a3bIKt H BHÔ.liOTBKH CiaBaH- 

CKHx-b HaptMÎii.» Mcno.iHHB'b aïo nopy^enie, oht. Bnecb bt. OTAtienie 
CBOH coo6pa5KeHia, Koropbia b ôbua oAoôpeiibi. Oht. yMacxBOBa.i'b bt. 



— 77 — 

KoMMHCciH AI» ô.iniKaniuaro h no/ipoônaro pascMoiptHifl 20,000 c.iobt>, 
BT> Tft'iCHie MHornxT. jtTT> coôpaHHbixt AKa4eMHK0M'b n. H. Kenne- 
iioMT. » npeACTaB.ieHHbixi> hmt> F. npeAC'bAaTe.ibCTByK)meMy OxAt-ie- 
H\a. PannbiMT) oôpasoM-b OTA'fe.ienie n36paJo ero bt> ^I.ieHbi KoMMOccin, 
cocTaB-ieHuon no oTuoiueiiiio AKa4.eMnKa H. H. ^.asbiAOBa, npo koto- 
poM'b ou'b npeACTacHj'b nepecMorpfcHHoe npeîKHee pascyjKAeHie CBoe 
«o 'nic.iHTe.!bHbixT> HMCMax-b» H BHOBb noABGpraeMoe paacMOTp-feHijo «0 
uapiniax-b BOoGme n o PyccitHX'b bi ocoôeHHOCTu. » 

OpAHHapHbiH AKa/i,eM0KT> B. A. HïyKOBCKiH, KaK'b y.Ke cooômeHO 

UtKOTOpblMH HSl nepiOAHHeCKHXT. PyCCKHX'b H3AaHiH BO BCeOÔWee B3Bb- 

crie, nepesej-b nepBbia XII ntcHeM FoiviepoBOH Oahccch pasM'hpoMT) 
iioA.mnHHKa. B-b «MocKBnTHHnHt» (I H., 39 CTpaH.) HaFie4aTaH0 ns'b 
lacTHaro nncbMa Ht.CKO.ibKO Mbicieii camoro nepeBOAMnua o FoMep-b 
BOoOme n ciiocoôt nepeAaeaTb ero Ha Apyroii asbiKi.. MbiciB 3Ha- 
MCiiiiTaro lIo3Ta cocTaB.iaiOT'b oômee 40CToaHie — h noTOMy 3Atcb 
OHt AO.iîKHbi ôbiTb npHBeAPHbi. «IlepcBOAi) FoMepa (roBopHTT. Haun> 
AKaAeMHK'b) ne MOîneTi. ôbixb iioxoiK'b un Ha KaKoii Apyroii. Bo Bca- 
KOMi> ApyroMi noarfc, ne nepBoôbiTHOMTb, a y;Ke no3Tt - xyAOîKHHKb, 
BCTptMaeuib oesnpecTaHHo cb ecTecTBeHHbiMT» ero B^oxHOBeHieMi» b 
paôoTy MCKycTBa. Kanaa OTAtJKa bt» BHprH.iiH; CKOJbKO u'fe.ibix'b CTpa- 
HBUT>, rA* BcaKoe cjobo îKnBonucHO, nocTaBjeno na cBoeM-b MtcTt, ii 

CKO.IbKO OTAtJbHblXT. CTBXOBt, HOpaJKaiOmnX'b CBOCH) OCOÔeHHOIO Hpe- 

.lecTiio! Bi FoMept SToro acKyccTBa ntïT.: OH-b MjaAeHeuT> , hocth- 
rHyBiuiii Bce neôecHoe a scMHoe, b .leneMyuiiii oôi. stomt. Ha rp\An 
y CBoeH KopMB.iBUbi — opBpoAbi- 3to TBxaa , CBtTJaa pÈKa ôe:t'b 
Bo.iu'b, 4HCT0 OTpaîKawuiaa neôo, ôepera h Bce, itô na ôeperax-b /Kb- 

BeTT> B ABBiKCTCa. BBABUIb OAHO BtpUOe CTpaïKChie, a CBtlJblB KpB- 



— 78 — 

CTaJiT» 0Tpa)KaH)mift RaRt Ôjato hc cymecTByeTT>. IlepeBOAH FoMepa, 
He^a-iCKO yâ^euib, ecjH sanMeuibCfl 4-opTyHOK) Ka»(4aro craxa 0T4,tjbH0 ; 
h6o y Hero airb otAtsbnmx'b cthxobt., a ecTt hotoki. hxt>, KOTopbiâ 
HaAOÔHO cxBaiHTb Becb BO Bceft ero noJHOTt h cBtxJOCTB. HaAOÔHO 
côepcMb BCflKoe cjobo h bcakoh anaTen», h bt, to ace Bpesia sce 
MacTHoe saôbiTb aàr utjiaro; h bt. Bbiôopt cjobT) Ha^oÔHo co6jH)4aTb 
ocoôeHHyio ocTopoacHOCTb ; nacTO caMoe nosTHnecKoe , acHBonacHoe, 
saHOCHHBoe CJOBO noTOMy hmchho h HeroAHo a-ih Fosiepa. Bce, hm*- 
lomee bhat» HOBHSHbi, saTtHJHBocTH Hauiero speMena, Bce HeoôbiKHo- 
BCHHoe, 3A*Cb ne y M-fecTa. Ha^oôno BOSBpaTHTbca kx asbiKy nepBO- 
ôbiTHOMy, noTepasiueMy yace cboh) CBtîKecTb ot-b xoro , hto Bcfc ero 
ynoTpeÔJflJa, saaMCTBya ero y npaoTua noaaia. Ha^oGao stot-b b3ho- 

UieHHblâ flSbIK'b B03CTaH0BaTb BO BCCB erO nepBOÔbITHOH CBtateCTH H 

OTKaaaTbca ott> Bctxt HOBOBBeAGHiS, KanaMa a3biKi> noaxaMeQKift, yAa- 
jaacb OTTi npocTOTbi nepBOÔbiTHoa , no HeoôxoABMOCTH saMteaji» 3Ty 
MJaAeHHCCKyio npocTOTy. IIoaT'b Haïuero BpeMena ne MoaceTi. nacarb 
asbiKOMTi FoMepa; ÔyACTi KpaBJanbe. nepeBOAHHKT. Foiaepa uaqero 
He MoïKCT-b sanaTb y no3TOBT> uauiero BpeMena bt> noJb3y 6oîKecTBeH- 
uaro CTapana CBoero a ero MO.!OAeHbKoii Mysbi. OTHOCBTe.ibHO no3- 
TBHecKaro asbina, a nonaji. bt. oÔJiacTb oâmixs Mibcmt , a aai. arBi-b 
oApaxuiBXT. aMBa-iBAOBT. no33ia, BctMB yace npeneôpeJKeHHbix-b , uaA-ie- 

* !KBT1> MH* CA'fejaTb >KaBbIXl>, HOBOpOJKAeHHblXT. MJaAeHUeB'b. Ho KdKOe 

oHapoBaHie bt» 3tob paôoTt, b-b aroMT. noACJyuiBBaHia , paacAaiomefica 
Hst ntHbi MopcKOB, ÂHaAtoMeMbi^ b6o oaa ecTb cbmbojb FoMepoBoa 
no33ia; b'b stom-b npocTOAyuiia cjOBa, vh 3toS nepBOÔbiTHOCTB apa- 

BOB-B , B-B 3T0B CJTfeCB ABKarO CB BblCOKBMT», BAOXHOBeHHBIMTi B npC- 

4ecTHbiMT> : B'B 3Toii acBBonacHOCTB ôesT» BcaKaro BSjauiecTBa j bi 3T0ft 



— 79 — 

HesartiiJHBOCTH BbipaatCHia ; Bt arofi ôojtobh* , 'lacTo HSJniuHeH , ho 
npHHaMewameB xapaKTepy ôesbiCKyccTBCHHOMy , h bt> ocoÔeHuocTH b% 
3T0Ô MejaHxojin, KOTOpaa HenyBCTBHTeJibHO, ôea-b Bt40Ma iio3Ta, kh- 
njimaro h atHBymaro ci> OKpy;KaH)mHMT> ero Mipôivn., Bce npoHHKaeTT>; 
h6o 3Ta MejaHxo.ii» hc ecTb 4*^0 «taHTasin, cos^aiomen npoHSBO.ibHO 
rpycTHbifl, HH Ha new-b ne ocHOBanHbifl ciroBaHia, a saKJiOHaeTCfl bt> 
caHon npHpoA* Bcmefi xor^auinaro Mipa , bi KoropoM-b Bce hm-éjo 
XH3Hb njacTHMecK0-Mory»iyio vh nacToameMi)^ ho h Bce ôbuo hhhto- 
Kuo, b6o Ayuia hc esrfeja 3a rpaanuen laipa CBoero ôyjymaro h yje- 
Taja CT> seMJH 6e35KH3HeHHbiMT> npH3paK0M'b; u stpa BT. ôescMeprie, 
nocpe4H 3Toro KHntuia sKHSun nacToameH, HHKOMy He ujenTaja cbohxtj 
BejBKUx-b BceoHCHBjaiomHXT. yrtiuenin.» Bx saK-iiOMCHie nepeB04MHK'b 
04HCceH npaôaBjacT'b : «Mnt xoMCTca c4tjaTb 4Ba nsAania 04HCceH 
PyccKOB: 04UO 4-ia Bctx'b HnTaTejeii; 4pyroe 4.1a iohocth. llo MoeMy 
HutniH), H-feT-b KHnra, KOTopaa 6bi.ia ôbi npHJHHHte nepBOMy, cB'fejKeMy 
Bospacry, Kan-b HTCHie, B036yîK4aK)mee bc* cnocoÔHOCTH 4yuiH npe-ie- 

ClilO pa3H006pa3HOK>. ToJbKO Ha406H0 4aTb BT> pVKH M0J04e!KH HP 

cyxyH) BbinHCKy B'b npo3t hsti 04HcceH, a caMOro, iKHBaro pacKauuiKa 
FoMepa. fl 4yMaio, mto ct. mohmi. nepeB040M'b 3to 6x46X1) c4'fejaTb 
JierKO. Ohii npocTT. 40CTyneH'b Bctiai. B03pacTaM'b — h MOKeT-b 

ÔMTb 30 BCaKOH yMeÔHOH H 4aîKe 4'ÈTCKOH. Ha40ÔH0 TOJbKO C4t.iaTb 

BbinycKH Q nonpaBKH: nxi. 6y4eT'b c4tjaTb jerno — mhcjo Hx-b 5y- 
4eT'b BecbMa ne bcjhko. Kt) aiOMy onniuenHOMy FoMepy a HaMtpeHT> 
npBAaTb po4'b npojora: npe4CTaBHTb bt> 04Hon Kapronfe Bce, htô 6bi.io 
40 uaMaja crpaHCTBia O40CceeBa. 3Ta KapToua o6xBaT0TT> BCCb nep- 
BOÔbiTHbiâ , MH6o.ior0MecKi0 repooHecKiii Mipi TpeKOBT.. PacKasi 
40JX(eHi> ôbiTL B'b npo3t. Ho Bce, htô Henocpe4CTBeHHo cocTaBjaeT-b 



— 80 — 

ut.ioe et 04HcceeK) , to ecTb , XpoKHCKan BOHua , rHtBT> AxHJ.JOB'b, 
cv4b6a AxHJja h OpiaMOBa howa, Bce aoj-kho cocTaBHTb oahhi. cîKaxbiô 

paCKa31> reRSaMCTpaMn , paCKaSt , ClUHTblH 03T) paSHblXT» OTpbIBKOBT. 

PI.iiaAbi, TparHKOBT» h BHenAbi, h npHBeAeHUbm kt> oauomv 3HaMena- 
xeJM). Bt STOTT. pacKast bouijo Gbi oAHano HfeKOTopbia iitcHii Il.iiaAbi, 
Bno.iH'fe nepeBCAeHHbia. TanniMt o6pa30ivn> O^nccea Aia AtTeii ôbi.ia 

Obi Wh OAHO BpeMfl H ÎKHBOH) HcTOpiCK) ApCBHeïi Tpeuifl n nOJHOK) 

KapTHHOK) ea Mneo-iorin, caMOto o6pa30BaTeJbHOK) aètckok) KHnroio.» 
H3T> qacja coôcTBeHHbixt cTaxoTBopenin Ana^eMaKa B. A. ÎKvkob- 
CKaro Bt HbiHtuiHeivrb roAY uanewaTaHO oaho bt. «MocKBnTaHnu-fc» 
(1 4., 12 cTpau.), Apyroe wb « CoBpeMeHHHKt (T. XXXIX, cxpan. 225).» 
O nepBOMT» aBTopi roBopHTi) bt> BbiuienpnBeAeHHOMT» nncbivrt: «Oho 
npHHaAJeœHT-b kt> coôpamio, eme He cymecTByiomeMy, ïloBtcTeii ajh 
lOHOUiecTBa, KOTopbia HaM'fepen'b a HSAaxb ocoôo. Oh'é bc* ôyAyTT» nn- 
caHbi HJH flMÔaMH ôesT» pHeuTb (KaKt nocbuacMaa DoB-fecTb), hjih mohmt> 
cuasoHHbiM-b reK3aMeTpoMT) , coBepmeHHo OTJHHHbiM-b 0TT> reKsaMexpa 
roMepHMecKaro — h 3tott> cjon. AOJateHT) cocraBjaTb cpeAHHy mc- 

ÏKAy CTBXaMH H np030H , TO CCTb , HC ÔblBl) npOSaHHeCKnMn CTHXaMH, 
ÔblTb OAHanO CTOJb ÎKC npOCTblMT) H aCHblMl, KaK-b np03a, TaKT), MTO- 

6bi pacKa3T>, ne CMOTpa Ha 3aTpyAHeHie iMexpa, jnicfl KaKi. npocTaa. 
HenpHHyacAeHHaa ptMb.» y^py^oe CTQxoTBopeHie , PyccKaa napcAHaa 
CKasKa, eme saMt^aTeJbHte no KpacoTaMT> a3biKa h no rtM-b cooôpa- 
•/KeBiaMT) KacaTejbHO HapoAHoâ noasia, KOTopbia cooômenbi nooTOMii 
BT) nucbM'b KT. PeAaKTopy «CoBpeiaeHHHKa.» «Mat xoMBTca coôpaxb 

(rOBOpHTT. OH-b) HtCKO.IbKO CKa30K1, ÔOJbaiBX'b B MaJblXT., HapOAHblXl), 

HO ne OAHHxi PyccKBX'b, Mxoôbi nocii ax-b BbiAaxb, nocBaxBBT) Bspo- 
cibiMt AtxflMT>. R nojaraio , mxo CkasKa A-ia A'hTen AOJ/KHa 6biTb 



— 81 — 

UHCTo CKaaKOK) , 6e3T. bcakob Apyroii utJH , KpoMt npiaTuaro , Heno- 
poMHaro saHflTJa •{•aurasm. Ha4o6HO, HTOÔbi Bt AtTCKoM CKasKt (ue 
AJfl nepsaro, a ajh BToparo BoapacTa) Bce 6buo HpaBCTBeHHo-HHCTo; 
MToôbi OHa CBOHMH cqeuaMH npe4CTaiiJ[flja BOoôpaiKeuiio oahh cb-ét- 
jbie o6pa3bi ; qToôbi 3th oôpasbi HHKaKoro Aypnaro , HenpaBCTBeH- 
Haro BnenaT-rtHia nocJt ceÔH ae ocTas.fajH — 3Toro AOBOJtbHo. 
CKasKa AOJJKHa 6biTb taxrb «e )KHBa h BoaôyAorejbHa ajui ajuih, 
KaKT. A^TCKifl Hq)bi BOBÔyAHTCJbHbi AJa CHJ1. TtjecHbix'b. — Ilpo 
BOcnBTaHin , CKasKa ôy^en. aanamteMi mhcto npiflTHbiMi> h o6pa- 
30BaTe.ibHbi]yn) ; h ea nojb3a ôy^eT-b bi. ea npHBJCKaTejbHocTH , a ne 
B-b TÉx-b HpaBCTBeHUbixi npaBnjaxrb ; KOTopbia xojbKO ocxaiOTca B-b 
naMaxH, pt^KO AoxoAan, ao cep^na^ h Moryrb cpaBHHTbCH ci. «ajb- 
lUHBbiMQ uBitaMB, KOTopbie (ecJH HXTb Aaxb npeHCACBpeMeHHO B-b pyKH), 
CBOeio MepxBOH) KpacoxoK), A^-Jaioxi» HacB ue cxojb MyBcxBexeJbHbiMH 
Kl «BBoii, ôviaroBOHHOH CBiîKccxH uBtxoB'b ecxecxBeHHbixT.. He 3HaK) 
BnpoHeM-b, oxB'feHaiox'b jh xi CnaaKH^ Koxopbia muoh) 40cxaBJeHbi, xoiay 
HAeajy A*xcKHX'b CKasoKi., Koxopbia a BMtio vb hbicjo. Ecjh ae ot- 
stnaiox-b, xo oai Bce ôy^yxi npHBJeKaxeJbUbiM'b ixenieia-b AJa Atxeii 
Bspocjbixi, xo ecxb AJa Hapo^a.» 

OpAHHapHbiS AKaACMHK'b A. H. MHxaâjOBCKiH-4aHH.ieBCKiâ, 
Bi 1845 roAy, nsroxoBHJ-b kt> HanenaxaHiK) «Hcxopiio BoâHbi Hmiie- 
PAXOPA Ajekcahapa cb HanojeoHOMT. B-b 1806 1807 roAax'b. 
Eme OHi cocxaBjajb HtasHeonncaHie FenepajoBT., Koxopbixi. nopxpexbi 
uaxoAaxca bt. SeMBeM-b ^Boput. ^OHbmt BSAaao bt. cb^xt. okojo 50 
6iorpa«iâ. KpoMt xoro ohi. BaneMaxaj-b cxaxbH) hoaT) sariaBieMi» : 
«OnepKH 031. }Kfl3BB rpa*a MB.iopaAOBBHa. » 

OpAHHapHbiB AKaACMBK-b n. A. njexBeBT. nocxoaaBoe npHHo- 

11 



— 82 — 

Ma.n> YMacTie bi> saHaTiaxi. OTj.tjeHifl^ npncyxcTBya bt. ero sact^a- 
HiflXT.. Oht. HaneMaTa.it «ôiorpa<i>iio noKoiJHaro AnaAeMHKa U. A. Kpbi- 
.lOBa.» ripoAOJ/Kaa ua^aBaTh jMeHO.iHTepaTYpHbiH jKjpHa.n. «CoBpe- 
MeHHHK-b» (bt> 1845 r. HanenaTaHbi XXXV'II , XXXVllI , XXXIX h 

LX TOMbi), OHt nOMtCTnJT. B^b HCM-b paSÔOpbl BCtXT. SaMtHaxeJbHtH- 
UIHX-b KHHri) , KaKia XOJbKO BblU].IH Ha PyCCKOMT» H3bIKt Bt leHC- 

Hie roAa. 

OpAHHapHbiH ÀKaAeMHKT. B. A. HoJ'feHOB'b npoAo.iavaJT. cocraBje- 
HÏe H peAaKoiio 1-ro lOMa CjOBapa. Ct> 15 Iioja no 15 OKTaôpa 
OHT. HcnpaB.ui.rb Ao.iîKHocTb lIpe4Ct4aTeJbCTByiomaro bi. OTAtJeniH. 
ynacTBya bo Bctxi> ero sac^Aaniax-b h saHaTiaxi), oht> peBHocTHO o6o- 
rama.n. CjoBapb, Bbiônpaa cJOBa h3t> pasHbixi) uepKOBiibixii h cxapau- 
HbixT> KHnn>, HeBouieAuiifl bti npe/Knia HSAama, noacima b_xi> SHaneme 
H npincK0Baa npmitpbi. KoppeKTvpHbie JHCibi oht> Aonojuajt nojea- 
HbiMB saMtMaHiaMH — Il peBHOCTHo ;Ke.iaa coAtiJCTBOBaTb yciitxaM-b 
oxeiecTBeHHoii Ciobcchocth, yjKe npHcxynnj-b bi cocxaBJeHuo 4onoj- 
Heuia Ki> CjOBapH), newaxaeMOJiy Hbmt OxA^JeaieMi). 

OpAHHapHbiii AKaAeMHKT> M. E. .loôaHOBT) aatuiMa-ica cocxaBje- 
HieMT. H peAaKuieH) Ill-ro xoMa CjOBapa. Ewy na pascMoxp-feHie ne- 
peAana KHnra T. EpuiOBa. Ohi vHacxBOBaj'b Bt KommoccIh, pasciaa- 
TpHBaBuien oxsbiBT» H rpaMiiaxnnecKia cxaxbH, npncjaHHbie Arbacmb- 
KOM-b H. H. 4aBbiA0BbiMi>. PaBHbiMT) oÔpasoMT. OxAt-ienie oaôpajo 
ero BT. ^.icHbi KoMMBCcin npn paaôopt cjobT), npeACxaBjeHHbixT. Ana- 
AeMHKOMx n. H. KenneHOM'b, h pyRonnceS F. IHHMKCBHHa. Bt> 
nocitAHCMi cjyMat obt. pa3CMaxpnBa-rb : «CiOBapQ CfaBaHO-PyccKaro 
HaptHia H UepKOBHO-CjaBaHCKaro asbiKa, Coôpanie PyccKHXi oôjacx- 

HblXli CJOBT., CoGpaHie CXapHHHblXI. H npOCXOHapOAHblX'L CIOBt, HSBJe- 



— 83 — . 

qcHHbixTi BSt ntccHT» H nocJOBBai», SanacB kT) cocTaB-ieHiio CôopHHKa 
HHOCTpaHHbixt CJOBT., ynoTpeô.iacMbix'b BT. PyccKOMT> HSbiKt, CT) no- 
Ka3auieMT> cpe^CTBii kt> aaNtut nxT. xyseMHbiMH.» Bct Mutuia ero 
VTBepjK/ïeHbi 6bi.m OTAt.«eHieMT>. Ho ciyMaio cyiKACHia o cJoBaxT. 
oÔjacTHbixT), npeAcxaBjeHHbixT. OTAt^eHiio F. SejeubiMi., Arbacmbri) 
M. E. JoôanoBi. HanHcaJi) npoenr-b oômaro côopa bt. Poccia oÔjacT- 

Hblll} CJOBT>, KOTOpblH 6hWh CAHMOnaCHO npHHflTT> H yîKC npHBOAHTCH 

B-b Hcno.meHie. lloctmaa nocTOHHHo sact^auiii OrAtieHin, ou-b paa- 
j.tjflCT'b y4acTie bo bcéxt» ero saHHTiax-b. Hbiat^ Ha ocHOBaHin 24 u 
29 §§ nojowenifl , no iipeACTaBJeHiio F. npeActAaTejbCTByiomaro h 
c-b yTBepîKAeHÎfl FocnoAUHa MHHDcxpa h IIpesHAeHTa Ana^eMiB , CMy 
nopyneHO cocxaB.ieHie npoTOKOJom> sact^aHiS OTA'fejeHifl. 

SKCTpaopAHHapHbiH ÀKaAeMHKT. R. II. BepcAHHKOBT., Pe4aKTop^ 
Il-ro TOMa CiOBapa, HaxoAHJca B-b KommbccIh 4.1a pasôopa pyRonncea 
F. lUnMKeBHHa. Eiay nopyneHO ôbuo cocxaBHTb OTabiB-b oô-b ero 
«BtJO-PyccKOMT. CjOBapt.» Mataie ero npuHaio OTA^JeHieiat. On-b 
pascMaxpuBaj-b «Cjobo no.iKy IlropeBt, » oô'bacueHHoe no apcbhhmT) 

nHCbMCHUblMT. naMaTHHKaMT» MarucTpoMT> 4y6eHCKHM'b. Ilo SBaHilO 

FjaBHaro PeAaKTopa Apxeorpa*H4ecKOH Kommbccïh, bi HbiHtiuHeMT. 
roAy, OH-b KOHMaj-b BSAanie 1-ro TOMa JtTonHcea b AByx-b TOMOB'b 
;Xono.iHeHiB ki AnTasi-b HcTopHHecKBM-b. ^OJroBpeMenHoe nsyMenie 
ApeBHBXTï naMaxHaKOB-b PyccKaro asbiKa AOCxaBBJO AKaAemnKy H. H. 
BepeAHBKOBy MHoacecxBO JioôonbixHtBuiax-b MaxepiaJOBT> kt. 06-b- 
acneHiK) caMbix-b xpyAHbixT> n xeMHbixt Mtcxi. bt. cxapaHHbixT. nBca- 
xe.iax'b HaujBX'b. llo 3xoMy^ A-ia bc^xt. xomobi, oa-b ncKJiOHHxeJbHO 
onpeAtJaexT. ciOBa, b3t> cxapaanaro asbina BuocHMbia bi CjoBapt co- 

CXaBHXeJHMB, HJB nOCXOpOUUUMB JBIiaMB. 



. — 84 — 

IloMeTHbrà 'IjeH'b OïA'fejeHifl, npHUHMaiomiâ bi ero aaHHTiflXT» ci» 
BbicoHAÔuiAro pasptuieHia nocTOHHHoe ynacTie, IlpoToipefl I. C. Ko- 
HeTOBT. saHmiaJCfl cocTaBJeHieMi. b peAaKuieio IV-ro TOMa GjoBapa. 
Ohi noctmaj'b sactAaHia OTji^Àema, ynacTBOBaj-b bT) ero aaHHTiaxT» 
H npeACTaBJHJii oôiflCHenia cboh KacaTe.ibHo cjob-b, oTHOcamHxcfl Kb 
npeAMeTami Il,epKBH BorocJtyjKeHia. OTAtaeHie nsôpajo ero bt> Hjc- 
Hbi KoMMHCciH ) pascMaTpHBaBoieB rpaMMaTHHecKM craTbB ÂKaAeMBKa 
H. H. /taBbuoBa. 

yÏBHJKeHie, cooômeHHoe OiA'fejeHieMT. PyccKaro asbiKa h Ciobcchocth 
B34aHiio CjOBapa aojhcho npeHMymecTBCHHO CBBAtTe^bCTBOBaTb opeA* 
yMeabiMi cb^tomt», mto xpyAbi AKaAeMBKOB-L ero 6bi.iH ne HanpacHbi. 
OKOHManie aïoro nojesHaro, Aaate HeoôxoABMaro npeAnpiaiia, Tenepb^ 
CKO^KO MoxtHO 3aKjiK)HaTb no xoAy AtJa, yate ne Aajeno. Eace^B 
OrA'fejeHie ycntcTi. onpaBAaxb HaAeacAbi jioÔHTejefi PyccKaro asbiKa, 
OHO KOHeMHO no Bceâ cnpaBSAJHBOCTB jymuyio nacTb ycntxoB'b cbobxi 
TopacecTBeHHO ApanHuieTi. ôeanpepbiBHOMy BHHMamio k-b ero xpyAajfb 
FocnoAHHa MHHHCTpa h ïlpesBAeHTa Arbacmib , cb xaKoio jioôoBiio 
oôpamaiomaroca xyAa , ta* Hayua bjb CjoBecHOCTb oacHAaiorb ero 
npocBtmeuHaro yMacTia h coAtSciBia. 



TRADESCANT 

DER AELTERE 
1618 II\ RUSSLAND. 

Der Handelsverkehr zwischen England iind Russland 
in seiner Enlstehung^. 

Riickbiick auf elnig:e dep âlteFen Reisen im Korden. 

Geschichtliche Beitriige, 

mitgetheilt der 

■iaiserl. Akadeniie der ^Vii^senscliaften zii St. Peters^liiii'S 



Dr. *f. Hamel, 

Akailemiker, wirkliclicm StaatsratL und Ritter. 



Mil Tradescant's Portrait uiid ciner Karte. 



Da ich beabsichtige , den im Jahre 1618 bei uns in Archangelsk 
gemachlen Besuch eines die Naturwissenschaften liebenden Englanders, 
Namens John Tradescant, zu beschreiben, so halle ich es fiir zweck- 
miissig, einleitend,, einen Rùckbiick auf die erste Ankunft der Engliin- 
der an der Dwinamiindung zu werfen. 

Es sind nun bald drei Jahrhunderte versirichen, seitdera Albion hier 
zum ersten Mal Moscovia begriisste. 

Das fast ungestort zwei hundert drei und neunzig Jahre hindurch 
bestandene freundschaflliche Verhaltniss zwischen England und Russland 
ist von so grossera Nutzen fiir Handel, Technik und Industrie iiberhaupt 
gewesen, dass eine Gediichtnissfeier der gegenseitigen Freundschaflsbe- 
griindung, welche vor dreihundert Jahren Statt gefunden, in beiden Rei- 
chen beschlossen und seiner Zeit (1853) auf eine wiirdige Weise began- 
gen werden sollte. 

Es war am 24. August des Jabres 1553, als das von dem in der 
Geschichte der Schifffahrten unvergesslichen Slephen Burrough (und 
seinem Gehiilfen John Buckland) gefiihrte SchiiT Edward Bonaventure, 
auf welchera Richard Chancellor Oberbefehlshaber war, ara siidii- 
chen Gestade des Weissen Meers vor dem Flecken (Possad) Nenocksa 
obnweit der Korelischen Miindung der Dwina Anker warf. 

12» 



— 88 — 

Die Ankunfl dièses englischen Schiiïs an Riisslands Kùste war ein 
blosser Zufall, denn seine eigentiiclie Beslimmung war nach China und 
Indien. Die vorliergegangenen grossen, weltumfassenden, geographischen 
Entdeckungen hatten die Absendung desselben veranlasst, so dass dièse 
Landung unweit Nenocksa mit der allerwichtigsten Epoche der Geschichte 
der Seefahrten zusammen hangt. 

Lissabon war in Folge der im letzten Viertel des funfzehnten Jahr- 
hunderts von den Portugiesen im Westen Afrika's gemachten Eroberun- 
gen und der Besitznahme Indiens durch Vasco de Gama ein zweites 
Venedig geworden. Spanien hiiufte zu Cadix und Sevilla unsiigiiche, 
durch Colon's Entdecknng des siidlichen Theils der Neuen Welt ihm 
zugefallene Reichlhiiraer. Dièse halle sich bekannllich England entgehen 
lassen, und es musste sich nun mit den weniger bedeutenden commer- 
ziellen Vortheilen begniigen, welche ihm durch die Cabot'sche Auffin- 
dung des Nordens vom neuen Conlinent zu Theil wurden. 

Dabei war Englands Seehandel iiberhaupl noch sehr bedrangt, ob- 
gleich schon gar manches Hinderniss seiner Ausbreilung beseiligl worden 
war. Die Hansa suchte ihr ailes, odioses, Monopol zu behauplen, ob- 
gleich seil 1505 auch eine englische corporirle Geselischaft von Mer- 
chant Adventurers fiir den Handel nach den Niederlanden bestand, wo 
Antwerpen unler den Handelsstiidten Europa's die ersle Stelle einnahm. 
Erst 1551 kam es zur ernsllichen Untersuchung der wiederhoilen Kla- 
gen liber die Hansa, in Folge deren der Steelyard in London seiner 
unbilligen Vorrechle endlich verluslig ward. Hiermit war eine starke 
Fessel der Handelsspeculalion in England gelost. Man sann in London 
darauf, das Beispiel Portugal's und Spanien's nachzuahmen und neue 
Handelswege zur See zu suchen. Ein giinstiger Umstand war es, dass 



— 89 — 

sich damais der, jener grossen Entdeckungsperiode noch angehorige, 
Sébastian Cahot wieder iii England befand, denn er konnte, als 
Rathgeber , Erfahrungen mittheilen , welche er sich im Verlauf eines 
halben Jahrhunderts erworben hatte. Aïs zwanzigjahriger junger Mann 
halle er bereils H97 auf dem Schiff Matthew von seinem Geburtsori 
Bristol aus die bekannte Fahrt gemacht, auf welcher am 2i. Juni Nord- 
amerika entdeckl wurde. 

SeinVater, Giovanni Cabot, war ein Venetianer, Sébastian aber, 
wie gesagl, zu Bristol um das Jahr 1177 geboren; der Vater nahm ihn, 
aïs er erst vier Jahre ait war, auf eine Zeitlang nach Venedig. Das Pa- 
tent von Henry VII. fiir die Nordwestfahrt, durch welche Europa vora 
Norden Amerika's Kenntniss erhielt, war schon 1496 am 5. Miirz auf 
den Namen des Vaters und seiner drei Sohne erlheilt. Der Rônig von 
Aragonien, Ferdinand IL, schrieb 1512 an Lord Willoughbjj Baron 
von Broke, der sich damais mit den wegen der Allianz gegen Frank- 
reich abgesandten englischen Truppen in Aragonien befand, dass er Sé- 
bastian Cabot einladen moge, aus England zu ihm zu kommen. Dies 
geschah, und Cabot Irai in Ferdinand's Dienste, kam aber nach des 
Letztern 1516 erfolgten Tode wieder nach England zuriick. An seine 
Thaligkeit hier, und dann schon von 1518 an wieder in Spanien, so 
wie an die von ihm gemachten Seefahrten zu erinnern, wiirde zu weit 
fiihren, doch wiire anzumerken, dass, nachdem er 1548 zum ^etzten 
Mal nach England zuriickgekehrt war. Kaiser Cari V. 1549 durch Sir 
Thomas Cheyne, welcher wegen der Beschiitzung von Boulogne bei 
ihm als Gesandter gewesen war, den Kônig Edward VI. ersuchen Hess, 
er moge Cabot aus England zuriick nach Spanien senden, indem er 
ihm, dem Kaiser, sehr nothig sei, auch von ihm Pension erhalte, wiih- 



— 90 — 

rend England bei seinen damaligen nautischen Uiilernehmungen einen we- 
niger wesenllichen Nutzen aus dem Wirken dièses Mannes ziehen werde. 
Cabol blieb jedoch in England, wo ihn sowohl der Hof aïs das specu- 
lirende kaufmannische Publicum wohl zu schiitzen wusste. Er bekam schon 
im Jahr 1519 eine Pension, spaler, 1551, auch ein Geldgeschenk , und 
man suchte seine so umfassenden Kenntnisse im Seewesen zu benutzen. 

Schon lange batte er die im Wesenllichen bereits von Robert 
T h orne zu Bristol 1527 ausgesprochene Idée gehabt, man miisse ver- 
suchen, ob man nicht von England aus um Norwegen herum durch eine 
Strasse, etwa wie die Magellan'sche, nach China (damais Cathay, wie 
bei uns auch noch jetzt Kitai genannt) und nach Indien gelangen konne, 
um auf dièse Weise mit Portugal und Spanien zu concurriren. Dièses 
Project theilte er mehreren mit dem Auslande handeinden Kaufleuten 
(Merchaut Adventurers) in London mit, welche in Verbindung mit ver- 
schiedenen anderen Personen eine Gesellschaft auf Actien errichteten, 
Cabot, dea Anreger der Sache, zura Director derselben ernannten und 
einen Versuch zu machen beschlossen. Die Compagnie bekam den Na- 
raen: the Mystery, Company and Fellowship of Merchant Adventurers 
for the discovery of unknown lands etc. 

Es wurden 1552 — 1553 drei Schiffe aufs Sorgfàltigste ausgeriistet. 
Die Bona Esperanza von 120, der Edward Bonaventure von 160 und 
die Bona Confidentia von 90 Tonnen; zu jedem Schiff gehorte eine Pi- 
nasse und ein Boot. Da Cabot zu ait war, um selbst die Leitung der 
Fahrt zu iibernehmen, so musste sie Andern anvertraut werden. Ihm 
ward jedoch die Abfassung der Verhallungsraaassregein fiir die Reise 
anheimgestellt. Die Gesellschaft ernannte zum ersten Chef der Expédition 
Sir Hugh Willoughby und zum zweiten Richard Chancellor. 



— 91 — 

Es entsteht hier die Frage, wer denn dièse als Seefahrer nicht be- 
kannten Personen gewesen, und wie es sich gemacht, dass gerade ihnen 
die Leitung dieser wichtigen maritimen Unternehmung iiberlragen worden. 

Aus der Beschreibiing der Expédition, welche der Hofmeister der 
Koniglichen Pagen Clément Adams nach Chancellor's Miltheilungen 
entworfen hat, wissen wir von Sir Hugh Willoughby nur, dass er ein 
Mann von gutem Herkommen (vir strenuus non obscuro loco natus), 
seiner militarischen Verdienste wegen (ob singularem in re bellica indu- 
striam) bekannt und durch ein stattliches, imponirendes Aeussere (ob 
corporis formam ; erat enim procerae staturae) ausgezeichnet war. — Su- 
chen wir die Verhaltnisse dièses fiir uns so interessanlen Mannes niiher 
kennen zu lernen. 

Sir Hugh Willoughby's iiltesler nachweisbarer Vorfahr war zu 
Ende des dreizeBnten Jahrhunderts zu „Willoweby upon the would" an 
der siidlichen Granze der Grafschaft Noltingham ansiissig. Damais hatte 
ein anderer Willoughby (man schrieb zu jener Zeit Willegby, Willo- 
weby u. d. m.) im angranzenden Lincolnshire durch Verheirathung mit 
einer Erbin aus dem schon alten Hause von Bec bereits den Titel eines 
Barons von Eresby bekommen, welche Familie noch besteht und seit 
1828 durch Peter Robert (Drummond-) Burrell repriisenlirt wird. 
Auch sind diesem Stamme zwei aiidere Familien mit dem Baronstitel 
entsprossen : 1492 die Brok esche, und 1547 die Parham'sche, welche 
letztere seit 1779 ausgestorben ist. 

Ob sich gleich des Nottingham'schen Willoughby's Nachkommen, 
Sir Hugh's Vorfahren, nicht eben so plotzlich hoben, -so finden wir sie 
doch schon im Jahre 1320 im Besitz des Landgutes Wollaton, vier 
Meilen westlich von der* Stadt Notlingham, und bald darauf auch des 



— 92 — 

nicht weit davon gelegenen, jedoch zu Derbyshire gehorigen Landgutes 
Uisley ; spaterhin kamen sie auch in den Besitz von Middleton in War- 
wickshire, so wie von anderen Ortschaften. 

Unseres Sir Hugh's Vater hiess Henrj. Er halle sich durch Aus- 
zeichnung in Schlachlen nicht nur den Titel eines Rilters, sondern auch 
den eines Bannerels erworben. Die Rillerwiirde halte er nach dem 
Siège bekommen, welchen er am 16. Juni \iSl in Gegenwart des Kô- 
nigs Henri VII. iiber die zu Gunslen des Priitendenten Lambert 
Siranel zusammengebrachle Schaar deulscher und irliindischer Truppen 
erfechlen half. Dièse Schlacht fand in Notlinghamshire , nicht gar weit 
von Wollaton Statt, namlich zu East Stoke siidlich von Newark upon 
Trenl. Banneret ward er ara 17. Juni H97 in Folge seines ausgezeich- 
net tapfern Benehraens in dera Gefecht auf der Haide Blackheath bei 
London, wo die aus Cornwall andringenden Rebellen besiegt wurden. 
Er starb am 7. Mai 1528 und liegl in der Kirche zu Wollaton begra- 
ben. Sir Henry war viermal verheiralhet. Aus der ersten Ehe halte 
er zweiSôhne, John und Edward, die zweile und vierle blieben kin- 
derlos; unser Hugh war aus der drilten. 

Der allesle Sohn, John, aus Sir Henrj's erster Ehe mit JVlarga- 
rel Markham, einer Tochter Sir Robert Markham's von Coatham 
in Notlinghamshire, ward im Jahr 1533 bei Gelegenheil der Krônung 
der zweiten Gemahlin Henry's VIII., Anna Boleyn, zum Riller ge- 
schlagen. Er war verheiralhet mit Anna Grey, der iilteren Tochter 
des Barons Edward Grey, Viscounl von Lisle'). Er starb 1547 ohne 
Kinder zu hinlerlassen. 



') Sein altérer Bruder, Baron JoPin Grey, welcher 1460 in dem Treffen zu 
St. Albans erschlaeen wurde, war der crste Mann der schonen Elisabeth Wood- 



— 93 — 

Sein jiingerer Bruder, Edward Willoughby, dessen Linie nach 
John's Tode m den Besitz der Giiter kam, verheiratliele sich mit Anna 
Filliol, der altern Tochter des Sir William Filliol von Woodlands 
in Dorsetshire *) , und Milerbin seines grossen Vermôgens. Er hatte mit 
ihr einen Sohn Henry. 

Dieser Henry Willoughby nahm Anna Grey, eine der Tochter 
Thomas Grey 's, des zweiten Marquis von Dorset, zur Gallin'^) und 



ville, die auch noch als Wittwe Kônig Edward IV. mit ihren Reizen zu fesscln 
vermochte. Sie ward 1464 Kônigin und ist die Mutter Konig Edward's Y. und 
der Konigin Gemahlin Henry's VII. In Folge dieser tleirath gelangte die Familie 
der Barone Grey (von Groby) zu liohem Ansehn; sie war aber auch die Veranlas- 
sung zu dem bluligen Kriege und zu allen den grossen Ereignissen von 1469 und 
den folgenden Jahren. Der Sohn dieser Elisabeth, Thomas Grey, ward erst 
Graf von Hunlingdon und spâter Marquis von Dorset. 

') Die jûngere Schwester, Catherine Filliol, war die erste Frau von Ed- 
ward Seymour, spater (1547) Herzog von Somerset. Anna Filiol verheirathete 
sich nach Edward Willoughby's Tode mit Lord St. John, einem der sechszehn 
Staalsnianner, welche Henry VIII. testamentarisch zur Fûhrung der Landes-Regie- 
rung wahrend der Minderjâhrigkeit seines Sohnes Edward ernannte. 

*) Er war der Sohn des bereits erwâhnten Thomas Grey. Der Bruder dieser 
Anna Willoughby, Henry Grey, der diitte Marquis von Dorset, trat in noch 
hôhere \erbindungen, als ihm schon durch seine Geburt geworden waren. Seine 
zweite Frau, Frances Brandon, war namlich eine Nichte des regierenden Kônr^s. 
Da sie als einziges Kind und Erbin von Charles Brandon, dem Herzog von Suf- 
folk, aus seiner (dritten) Ehe mit Mary Tudor, der Wittwe Koiiigs Louis XII. 
und Schwester Henry's VIII., nachgeblieben war, so erhielt ihr Gemahl .(1551) 
die Herzoglich Suffolk'sche Wùrde. Die âlteste Tochter aus Grey's Ehe mit der 
Frances Brandon war die so intéressante Jane Grey, welche Roger Asham 
1550, als sie dreizehn Jahr ait war, auf dem Landhause zu Broadgale mit Plato in 
der Hand ûberraschte, wahrend die Familie sich ausser dem Hause belustigte, und 
welche drei Jahre spater, 1553, ohne es gewùnscht zu haben, eine kurze Zeit Kôni- 
gin von England hiess, nachdem sie zuvor mil Lord Guilford Dudley, einem 
Sohne John Dudley's, Herzogs von Northumberland (seit 1551, Graf von Warwick 
seil 1547, Viscount von Lisle seit 1542) verheirathet worden war. Eine Schwester 

13 



— 94 — 

halte von ihr zwei Sôhne: Thomas und Francis. Er selbst ward 
1548 zu Norwich erschlagen, wohin er mit den Truppen gekommen war, 
welche die von Robert Ket, einem Gerber, geleitete machtige Rebel- 
lenmasse zerstreuen sollten*). 

Der junge Thomas Willoughby trat nach dem Tode seines Va- 
ters Henry (1543) in den Besitz von Wollaton und den andern Gii- 
tern. Als sein Grossonkel, Sir Hugh Willoughby, 1553, die Fahrt 
nach Cathay unternahm, war er erst dreizehn Jahr ait. Er hatte kaum 
Dorothy Paget, eine der Tôchter des talentvollen Diploraaten Baron 
William Paget von Beaudessert (dem Vorfahren des jetzigen Marquis 
von Anglesey) geheirathet, als er, ohne einen Erben zu hinterlassen, 
starb (1558). 

Das Vermôgen fiel nun seinem jungern, damais erst eilf Jahr alten 
Bruder Francis zu. Dieser haute spiiterhin, von 1580 bis 1588, das 
Haus zu Wollaton, welches als eines der schonsten architectonischen Mo- 
numente aus Elisabeth's Zeitalter dasteht^). Sir Francis Willoughby 



des Lord Guilford Dudley, Catherine, heiralhete Henry Haslings, dritten 
Grafen von Huntingdon, hatte £^be^ keine Kinder. Ihr Gemahl war der Sohn von 
Francis Hastings, dem zweiten Grafen von Huntingdon und von Catherine 
Pôle, der âlteren Tochter von Henry Pôle, Baron von Montacute (Enkel von 
George Plantagenet, Herzog von Clarence, und Neflfe des Kônigs Edward IV.). 
Henry Hastings hatte zwei bedeutend jiingere, unverheirathet gebliebene Schwe- 
stern, Anna und Mary, welche ich hier nenne, weil die Kônigin Elisabeth dem 
Zareli Iwan Wassiljewitseh vorschlug, eine dieser Ladies Hastings (wahrscbein- 
lich die jiingste. Mary) zu heirathen, als er Neigung zeigte, sich um ihre, der Kô- 
nigin, Hand zu bewerben. 

') Der eben genannte John Dudley, damais Graf von Warwick, halte den 
Oberbefehl, als der Sieg errungen wurde. 

'■) Der Architect war Robert Smithson; Thorp scheint aber consultirt wor- 
den zu sein. Der Baustein ward bei Ancaster in Lincolnshire gebrochen; man soll 
ihn gegen Steinkohlen eingetauscht haben. 



— 95 — 

heiralhele Elisabeth Lyttelton, die alteste Tochter Sir John Lyltel- 
ton's von Frankeley^), Hie ihm sechs Tochter gebar*^). Er starb 1597. 

Die iilteste Tochter, Bridget, welche Woliaton und viel vom iibri- 
gen Vermôgen erble, heirathete Percival Willoughby (seit 1603 Rit- 
ler) von Bore Place in Kent'). Sie hatten einen Sohn Francis. 

Dieser Francis Willoughby, der in der Folge auch Ritter ward, 
heirathete Cassandra Ridgway, die Tochter von Thomas Ridgway, 
Graf von Londonderry. Aus dieser Ehe entspross 1635 der jedem Na- 
turforscher als Ornilholog und Ichthyolog wohl bekannte Francis Wil- 
loughby. Er brachte seine Jugendjahre in Trinity Collège in Cam- 
bridge zu und befreundete sich daselbst mit dem spiiter als Botaniker 
so beriihmt gewordenen John Wray (seit 1669 Ray), dem Linnaeus 
seiner Zeit. Dieser war acht Jahre iilter als er und hatte seinen Unter- 
richt geleitet, Willoughby dagegen verschaffte ihm wiederura die Mittel 
zum Studium der Natur und zum Reisen. Von 1661 bis 1666 machten 



') Unter niehreren Gûtern, welche Sir John kâuflich an sich brachte, war auch 
der schone, seitdem von Pope besungene, Landsitz Hagley Park, ohnweit Stour- 
bridgé, der noch jetzt seinem AbLommling , Lord Lyttelton, gehôrt und von ihm 
bewohnt wird. 

^) Ich finde, dass er sich spâter wieder von dieser seiner Frau gelrennt hat. 
Dreizehn Monale vor seinem Tode verheirathete er sich nochmals und zwar mit der 
Wittwe Dordthy Tamworth (gebornen Coleby), die viel von dem \erm6gen 
durchzubringen verstand und gleich nach Willoughby's Tode Lord Philipp 
Wharton's Gemahlin ward. 

') Thomas Willoughby, ein Onkel sowohl des ersten, am 17. Februar ISW 
zum Baron von Parham ernannten William Willoughby von Eresby, als auch 
des erwâhnten Charles Brandon (indem dieser nach der Kônigstochter noch als 
vierte Frau Catherine Willoughby von Eresby geheirathet hatte), war 1539 von 
Henry VIIL zu einem Lord Oberrichter (im Court of common pleas) ernannt wor- 
den. Der oben erwâhnte Percival, welcher die Bridget Willoughby heirathete, 
war sein Grossenkel. 

13* 



— 96 — 

sie zusammen mehrere naturwissenschaftiiche Reisen im In- und Aus- 
lande'). Bei der Bildung der Royal Society im Jahr 1663 war Francis 
Willoughby sogleich zum Mitglied erwahlt worden, wiihrend Wray 
dièse Ehre erst 1667 zu Theil ward. Willoughby (dessen Vater 1665. 
gestorben war) wohnte zu Middleton-Hall , wo er ein naturhistorisches 
Muséum angelegt batte. Er heirathete 1668 Emma Bernard, die Toch- 
ter des Sir Henry Bernard^). Einige Jahre darauf fasste er den Vor- 
satz, eine naturwissenschaftiiche Reise nach America zu unternehmen, 
starb aber ara 3. Juli 1672, nachdem er seinen Freund Ray zum Er- 
zieher seiner zwei noch ganz jungen Sôhne Francis und Thomas 
ernannt hatte^). 



■) Sie besuchten gewiss jedesraal, wenn sie nacli London kamen, das Tradescant'- 
scbe Muséum nebsl Garteu in Soutb Lambetb. Ray sagt uns (1676), dass sie dort 
den ausgestopften Dodo geseben baben. Er, Ray, fand den daselbst aufbewahrten 
' und Seite 3 des Tradcscant'scben Catalogs erwâbnten PufBn (Anas arctica Clusii; 
Mormus arcticus seu Fratercula arctica der Neuern), so wie aucb den in der Samm- 
lung der Royal Society befindlicben (Grews Musaeuni Regalis Societatis; 1681, p. 72), 
grosser als das von Willougbby bescbriebene Exemplar. - Im Auslande bereisten 
sie von 1663 bis 1666 Holland, Frankreich, Deutschland, die Schweiz, Italien, Sici- 
lien und Malta. Willougbby war 1664 auch in Spanien. 

^) Ray wohnte bald "darauf bei ibm zu Middlelon-Hall; sie macbten zusammen 
Beobacbtungen ùber die Bewegung des Saftes in Baumen. Im Jabre 1670 dedicirte 
Ray seinen Catalogus plautarum Angliae seinem « bocbverehrten Freunde und Mae- 
cenaten» Francis Willoughby. Des Letztern Mutter stafb 1676. 

') Ray blieb desbalb zu Middleton-Hall wohnen. Er schrieb daselbst noch 1672 
(wie er sagt zum Gebrauch fur seine Eleven; der àlleste war jedoch erst vier Jahr 
ait) seinen Nomenclator Classicus von Thieren und Pflanzen, und beschaftigté sich 
sodann mit der Bearbeitung und Herausgabe der von Willougbby hinterlassenen 
Geschicbte der Vôgel. Dièse Ornithologie erscbien zuerst laleiniscb 1676. Wil- 
lougbby's Wittwe, die Emma Bernard, batte die wegen der sieben und siebzig 
Kupfertafeln bedeutenden Kosten bestritten. In der Vorrede beschreibt Ray die 
vorzùglicben Eigenschaften des Herzens und des Verstandes seines verewigten Freun- 
des und Patrons. Die Ichthyologie bearbeitete er erst 1684; sie erscbien 1686. Bei- 



— 97 — 

Der iiltere Sohn Francis Willoughby war noch nicht sieben Jahr 
ait, aïs er 1676 (wahrscheinlich aus Anerkennung der wissenschaftiichen 
Verdienste seines Vaters - die Ornithologie war eben erschienen) zum 
Baronet ernannt wurde. Er starb 1688 unverheirathet. 

Sein Bruder Thomas kam nun in den Besitz des Vermôgens und 
des Titels^). Dieser zweile Baronet Sir Thomas Willoughby ward 
1693 zum Mitglied der Royal Society erwahlt. Er war mehrere Ses- 
sionen hinter einander Mitglied des Parlaments. Im Jahre 1711 ertheilte 
ihm die Kônigin Anna die Wùrde eines Barons als Lord Middleton 
von Middleton. Er starb 1729. 

Der gegenwiirtige Repriisentant der Familie, Digby Willoughby, 
ist (seit 1835) der siebente Baron. Er besitzt ausser dem in architectoni- 
scher Rùcksicht so interessanten Wollaton-House auch Middleton-Hall'^). 

Ich komme nun zu Sir Henry Willoughby's drittem Sohne, un- 
serm Hugh Willoughby. Seine Mutter war Ellen EgertOn, Toch- 
ter und Erbin John Egerton's von Wrinehill in Gheshire, der die 
alteste Tochter des Sir John Gresley geheirathet hatte^). 



laulig benierke ich, dass der Zoolog seinen Namen «Willnghby» schrieb; sein 
Grossvater, Sir Percival, und auch sein Urgrossvater , Sir Francis, hatten «Wyl- 
lughby» geschrieben. 

') Ihiu dedicirte Ray 1690 die erste Angabe seiner Synopsis methodica Stirpium 
Brilannicarum. Er ermalmte ihn, dem Beispiele seines vortrefflichen Vaters in Fôr- 
derung der Naturwissenschaften zu folgen. ■ 

*) Sein Haus in London ist in Montagu Street (Portman Square) N° 11. Er ist 
bereits sechs und siebzig Jahr ait. 

') Wer erinnert sich nicht bei dem Namen Egerton, ausser dem so bekannten 
Reichskanzler Thomas, Baron von Ellesmere, spaler Viscount von Brackley, an 
Francis, den drillen und letzten Herzog von Bridgewater, der mit Hùlfe Brind- 
ley's, Englands innere SchilîTahrt begriindete und Manchester's Industrie durch sei- 
nen Canal so wesentlich gefôrdert hat. Seine Majestât unser allergnàdigster Kaiser 



— 98 — 

Aus dem, was iiber Hugh Willoughby's Briider gesagt worden, 
wissen wir, dass er gute Verbindungen bei Hofe halte. Als Henry VIII. 
seine vierte Braul, Anna von Cleve, durch eine Flotte aus Flandern 
abholen Hess, war er einer von Denen, welche zu ihrem Empfange 
(1539-1540) gebraucht wurden. Er war auch Koniglicher „ Steward". 

Hatte Hugh's Bruder Edward eben so wie der altère John kei- 
nen Sohn hinterlassen , so ware er, Hugh, zum Besitz des Wollaton- 
schen, Middletonschen und iibrigen Vermogens gelangt. Da aber Edward 
seinen Sohn Henry und dieser wieder Thomas zum Erben hatte, 
so war er veranlasst, sich dem Militardienst zu widmen. Bei den dama- 
iigen Verhiiltnissen Englands, wo man bald gegen Schottland, bald gegen 
Frankreich zu karapfen hatte, fehlte es nicht an Gelegenheit, sich auf 
dem Felde der Ehre Ruhra zu erwerben. 



hal dièses grosse und nûtzliche Werk am 21. December 1816 (2. Januar 1817) in 
Aueenschein zu nehmen geruht und ist auf dem Bridgewaler Canal und Tunnel zu 
Worsley weit ins Innere des Berges hineingefahren , um die Gewinnung der Stein- 
kohlen daselbst zu sehen. Die vortrefflichen «auf die in der Schôpfung offenbarte 
Macbt, Weisheit und Gûte Gottes hinweisenden» Werke Buckland's, Whewell's, 
Charles Bell's, Roget's, Kirby's, Kidd's, Chambers's und Prout's werden auf 
immer an Henry Francis, Grafen von Bridgewater, mit welchem 1829 auch dieser 
Titel ausstarb, erinnern*). - Wrinehill ist spSter in den Besitz der Familie der 
Lords Grey von Wilton ùbergegangen. Das sehr alte Haus Gresley hat noch jetzt 
seinen Reprâsentanten zu Drakelow in Derbyshire. 



*) Aïs Zusatz bemerkc ich hier, dass Lord Francis Leveson Gower (der Bruder des 
jelzigen [ïweilen] Herzogs von Suthcrland: George, Granville ) 1833 deu Namen Eger- 
ton annahm , weil er das ganze, grosse Bridgewaler'sclie Vermogeii geerbt batte. Er ist, wie 
der Herzog, Grossenkel von Louisa Egerton, der Tochter des ersten Herzogs von Bridgewater 
und dieser wicdcruni war Urenkel von John Egerton, dem ersten Grafcii von Bridgewater, 
welctier eine Urgrossenkelin der erwàlinten Kônigstocliter Mary Brandon zur Gattin hatte. 
Jelzt (Juni 1846) ist Lord Francis Egerton zum Viscount Brackley von Brackley und zum 
Grafen von Ellesrnere ernannl worden. Er unterstittzle bekanntlich Agassi z bei der Heraus- 
gabc seines Werkes ùher die fossilen Fische des alten rotlien San'dsteines. 



— 99 — 

Schon 1512 war ein Heer nach Schottland gesandt worden. Bald 
darauf ward Mary Stewart geboren. Henry VIII. wiinschte sich den 
Besitz dieser Prinzessin fiir seinen damais fiinljalirigen Sohn Edward zu 
sichern. Da dies in Schottland 1543 zugesagt, gleich darauf aber vom 
4^ardinal Beaton hintertrieben worden war, so schickte Henry VIII. 
im Jahre 1544 eine starke Armée unter des Grafen von Hartford Ober- 
befehl dahin. Hugh Wiiloughby befand sich bei dieser schottlandi- 
schen Expédition. John Dudley, damais Viscount von Lisle und Lord 
Admirai von England (spiiterhin Graf von Warwick und zuletzt Herzog 
von Northumberland), nahm am Ausfluss des Tyne, unterhalb Newcastle, 
die dahin marschirten Truppen auf seine gegen zweihundert Segel starke. 
Flotte und setzte dieselben im Firth of Forth zu Granton und Newha- 
ven, ohnweit Leith, ans Land. Dieser Ort sowohl als Edinburg, wo sie 
durch die Cannongate eindrangen, ward genommen und grossentheils ver- 
brannt; auch die Uragebungen wurden verheert. Bei dieser ganz eignen 
Art von Brautwerbung batte sich Hugh Wiiloughby ausgezeichnet. 
Er ward am 1 1 . Mai zu Leith vom Oberbefehishaber , dem Grafen von 
Hertford, zum Ritter geschlagen') und bei dieser Gelegenheit ward sei- 



•) Ich brauche kaum darauf aufmerksam zu machen , dass der Graf von Hertford 
derselbe Edward Seymour ist , von dem bereils erwâhnt worden, dass er Ed- 
ward Will oughby's Schwagerin geheirathet batte. Er war Bruder der Jane 
Seymour, der Mutter Edward's, ward 1533 zum Ritler geschlagen und bekam 
IWG, als Henry V'III. dièse seine Schwester heirathete, den Titel Viscount von 
Beaucliamp. Bei der Geburt Edward's (1537) ward er Graf von Hertford, nachher 
Ritter des Hosenbandordens, dann Oberkammerherr. Im Jahre 15 H wurde er zum 
Oberbefehishaber im j^^orden ernannt; denn da England damais eine Landgrânze 
batte, so war, ausser den «wooden walls» langs der Kûste, auch eine Landmacht 
zur Beschûtzung dieser Grânze erforderlich. Am 6- Februar 1547 schlug er den so 
eben Kônig gewordenen Edward VI., seinen Neffen, zum Ritter. Dies war seine 
erste That, nachdem er die Zûgel der Regierung als Pràsident der in Henry'sVIU. 



— 100 — 

nem friiheren Wappen ein Drache hinzugefîigt. Im vaterlichen Wappen- 
schilde fiihrte Hugh Willoughby selir aile niililarische Bezeichnungen, 
die nicht oft vorkommen, nanilich: drei doppelte (durch einen Riemen 
oben verbundene) Wassersclilauche, „waterbougets" wie gie ehedem ge- 
braucht wurden, um auf dera Riicken Wasser in's Lager zu tragen. Man 
kann sie noch in Lord Middleton's Wappen sehen*). Sir Hugh Wil- 
loughby blieb auch spiiter dem militarischen Stande treu und focht brav 
bis zum Ende des damaligen Krieges. In der letzten Période der Fèhden 
mit Schotlland unler Soraerset's Administration war er Vertheidiger des 
den Schotten genommenen Forts Lowder. Dies ist das gegenwartige 
Schloss Thirlestane in Berwickshire, nahe bei der Stadt Lauder ara Lea- 
derfluss, von dessen Thaï Lord Lauderdale, dem auch Thirlestane ge- 



Testament bestellten Regierungsrathes in die Hàûde bekominen Latte. Er ward am 
10. Febi-uar Lord Schalzmeister, am 16. Herzog von Somerset, am 17. Lord Mar- 
schall von Ençland und bekam den Titel Gouverneur Seiner Majestat, Protector des 
enelichen Reichs und General-Lieutenant des ganzen Kriegsheeres. Er liess lûr sich 
durch einen italienischen Architecten im Strand einen Pallast erbauen. Dièses, gegen 
1775 renovirle und sehr vergrosserte Gebâude (^Somerset House) ist gegenwàrtig der 
Brenupunkt der Wissenschaft in England. Hier versammelt sich seit 1780 die Royal 
Society, seit 1781 die Antiquariaii und seit neuerer Zeit die astronomische , die geo- 
logische und andere gelehrte Gesellschaflen, wie auch der Sénat der Londoner Uni- 
versitât. Hier ist Kings Collège, wo Daniell Chemie lehrte und Wheatston 
Physik vortrâgt, die freie Zeichnenschule in den Siilen, wo ehedem die Gemàlde- 
ausstellungen Statt fanden und ausserdem sind hier eine Menge Bureaux, theils zur 
Yerwaltung der Marine, theils zum Fiscus, zur Armenversorgung u. d. m. gehorig. 
Somersets Bruder, Sir Thomas Seymour (er war 1539-15'i-O mit Hugh Wil- 
-lougby zusammen beim Empfang der Anna von Cleve gewesen) ward am 17. Fe- 
bruar 15^7 Baron von Sudley und auch Grossadmiral. Er heirathete die verwittwete 
Konigin, Catherine Parr, 

') Dièse « waterbougets » soll schon im dreizehnten Jahrhundert der Vorfahr der 
Familie (Bugg), vselcher von dem ihm gehorigeu Ort Willoughby den Namen an- 
nahm, fur das >'N appenschild gewâlilt haben. 



— 101 — 

hort, seit 1621 den Titel fiihrt. Dièse Feste ward 1519-1550 eben 
so wie die andern von den Engliindern beselzten Forts auFs Erbittertste 
und Uartnackigste von den Scholten und Franzosen angegrilTen und be- 
lagerl. Broughty Castle ira Firth of Tay ward am 20. Februar 1550 
genommen und die ganze englische Besatzung ohne Barmherzigkeit nie- 
dergemelzelt*). Fort Lowder aber wusste der tapfere Sir Hugh zu 
halten. Schon war er von Vertheidigungsmitlein so entblôsst, dass er ailes 
zinnerne (Pewter) Geschirr seiner Garnison in Kugeln umgiessen liess, 
als es Friede ward. 

Sir Hugh VVilloughby heirathete Jane Strelly, eine Tochter des 
Sir Nicholas Strelly von Strelly, ohnweit Wollaton. Diesen finden 
wir 1551 an der damaligen Landgriinze zwischen England und Schott- 
land, und zwar an dem ostlichen Theil derselben (in the East-marches), 
im activen Militardienst. Sir Hugh batte einen Sohn Henry. Sein 
Name findet sich in Sir Francis Willoughby's (des Erbauers von 
WoUaton-House) Rechnungen von 1578 mit einer jahriichen Rente von 
zwanzig Pfund aus dem Wollaton'schen Gute. 

Der 1549 eingeleitete und Anfangs 1552 mit dessen Hinrichtung 
voUendete Sturz Somerset's, welcher seinen gegen ihn intriguirenden Bru- 
der, den Grossadmiral Baron von Sudley schon 1549 aus dem Wege 
geraumt batte, war vielleicht Sir Hugh Willoughby's weiterer Befôr- 
derung in seiner militarischen Laufbahn nachtheilig. Es blieben ihm je- 
doch andere Bekannte unter den liohen Administratoren, und es verdient 



') Broughty oder Broughty Ferry ist jetzt gewissermassen ein Pawlowsk fur die 
Eiriwohner von Dundee (wo man unseren russischen Flachs in grosser Menge ver- 
spinnt). indem dièse Orte durch eine Eisenbalin verbunden sind. Die Reste der Fe- 
stungsgebaude dienten neuerdings als Behâlter fiir Eis zur Verpackung der aus dem 
Tay nach London gehendcn Lachse. 

u 



— 102 — 

bemerkt zu werden, dass es vorzugsweise solche Personen waren, die 
mehr oder weniger mit dem Marinewesen zu thun hatten. 

Soraerset's friihere hohe Stellung in der Regierung war dem Her- 
zog von Northumberland anheimgefallen. Dieser batte, wie wir gesehen, 
1544 als Lord Admirai, damais Viscount von Lisie, die Flotte befehligt, 
welche die Truppen, unter denen sich Sir Hugh Willoughby befand, 
nach Scbottland fiihrte. Der ans Boulogne zuriickgekebrte Edward 
Clinton (Baron von Clinton und Say), batte 1550 des Barons von Sud- 
ley Stelle als Lord Grossadmiral von England, Irland und Wales*) ein- 
genommen. Diesem neuen Chef der Marine war Sir Hugh auch seit 
1544 bekannt; sie hatten beide an ein und demselben Tage vom Grafen 
von Hertford den Ritterschlag erbalten'^). In Konig Edward's VI. eigen- 
handigem Tagebucb steht unterm 4. Juli 1551 Folgendes: „Lord Clinton 
gab mir ein Fest (I was banketted by the L. Clinton) in Deptford, 
wo ich sah, wie die Schiffe Primrose und Marie Willouby vom Stapel 
gelassen wurden". Das Letzlere muss nach Marie Salines benannt wor- 
den sein^). Sie war die Mutter der Catherine Brandon, und dièse 
wieder die Stiefmutter der Frances Grey. 



*) So wie auch von den Besilzungen und Insein derselben, von der Stadt Calais 
und ihrem Bezirke, von der Normandie, von Gascogne und Aquitanien. 

*) Lord Clinton war es auch, der 1547, als Hertford die ScLlacht bei Pinkey 
gewann, als Admirai der Nordsee, Broughty Castle im Firth of Tay eroberte. 

') Sie war von Geburt eine Spanierin, und halte sich am Hofe der ersten Ge- 
mahlin Henrjr's VIII., der Catherine von Aragonien, befunden, durch deren wohl- 
wollende Vermittelung sie die Gattin des reichen William Willoughby's, des 
letzten Barons von Eresby in der ursprûnglichen Reihenfolge geworden war. Sie 
beschenkte ihn mit einer Tochter, und dies war die, nach der Kônigin beoannte, 
Catherine Willoughby, deren persônliche Eigenschaften sowohl als ihre, so be- 
deutende Erbscbaft Charles Brandon, den Herzog von SufFolk, vermocbten, sie 
nach der Kônigstochter Mary Tudor zur (vierten) Gattin zu nehmen, wodurch sie 



— 103 — , 

Wir haben gesehen, dass im Jahr 1512 Lord Willoughby von 
Broke in Folge des vom Konig Ferdinand geiiusserten Wunsches Ca- 
bot eingelacjen halle, sich in aragonische Dienste zu. begeben. Dieser 
Lord Willoughby hiess Robert und war der zweile, aber auch schon 
der letzte directe Baron von Broke. Er halte zur (zweiten) Gemahlin 
Dorothy Grey, die Schwesler des Thomas Grey, des zweiten Mar- 
quis von Dorset, welcher damais (1512) den Oberbefehl iiber das ganze 
britlische in Aragonien befindliche Kriegsheer fùhrle. Wir wissen ferner, 
dass dièses Thomas Grey's Tochter Anna (die Schwesler des Herzogs 
von SulVolk, Henry Grey's, und auch Tante der Jane Grey) die 
Galtin Henry Willoughby's, des Neff'en unseres Sir Hugh's, war'). 
Cabot war also durch einen Verwandten Sir Hugh Willoughby's 
zuerst zu Ferdinand, den Konig von Aragonien, gekommen und sonach 
darf man wohl glauben, dass dieser Umstand mit dazu beigetragen habe, 
dass Cabot den Sir Hugh zum Chef der grossen Nordost-Expedilion 
nach Cathay machte. Fine Grey'sche Connexion galt in jener Zeit gar viel. 



die Sliefgrossmulter der Jane Grey ward. Der Neffe dieser Marie Willoughby, 
welcher nach ihrem Gemahl den JVamen William bekommen batte, war deijenige, 
dem am 20. Februar 1547 der Titel eines Barons von Parham ertheilt wurde. Sein 
Sohn heirathete Margaret Clinton, die Tochter des Grossadmirals. Catherine 
Willoivghby halte nach des Herzogs von Siiffolk 1545 erfolgtem Tode Richard 
Bertu zum Gemahl genommen, dessen Sohne Peregrine der erloschene Titel: 
Baron von Eresby çrtheilt wurde. Ihre zwei Sohne aus der ersten Ehe, Henry 
(Herzog von Suffolk) und Charles Brandon starben beide innerhalb weniger Stun- 
den, am zehuten Ta^e nach der Benennnng des Schiffes nach ihrer Grossmutler, 
namlich am 14. Juli 1551. t 

') Es mdchle vielleiclit noch verdienen angenierkt zu werden, dass des damali- 
geo Grafen Ariinders (Henry Fitz-Alan's) Miitter, Elisabeth Willoughby, eine 
Tochter des hier erwàhnten Lords Willoughby von Broke gewesen war und dass 
er, der Graf Arundel, wiederum Catherine Grey, die altère Schwester der Anna 
Willoughby, zur Gemahlin halte. 



— lOi — 

Cabot's Vorschlag wegen einer Entdeckungsreise zur See gehorte 
vor des Grossadmirals Clinton Forum. Aus handschriftlichen Documen- 
ten habe ich ersehen, dass dieser sich willig erklarte, Sir Hugh die 
nôthieen Ordres wegen der erforderlichen SchilTsmannschaft auszustellen. 
Ich besilze auch eine Abschrift von dem ungedrucklen , in des Konigs 
Namen ausgeferligten Schreiben, durch welches er zur Bemannung und 
Verproviantirung der drei Schiffe, so wie zur Ausiibung der nôthigen 
Disciplin auf denselben, aulorisirt wird. 

Der zum zweiten Befehlshaber bei der Expédition gewiihlte Richard 
Chancelier war hierzu von Sir Henry Sidney, dem Vater des noch 
bekannteren Sir Philipp Sidney vorgeschlagen worden'). Er empfahl 
ihn der Gesellschaft in einer Anrede als einen zur Ausfiihrung ihres Vor- 
habens hochst brauchbaren Mann, den er aus tiiglichem Umgange sehr 
genau kenne (quotidiano eonvictu hominis ingenium penitus habeo per- 
spectum et exploratum). 

Es ergiebt sich, dass Richard Chancellor schon friiher eine See- 
reise, obschon nicht als Befehlshaber eines SchilTes, gemacht hatte. Ira 
Jahre 1551 befand er sich mit dem Capitan Roger Bodenham auf 
dem. Sir Anthony Aucher gehorigen, Fahrzeug (Barke) Aucher, wel- 
ches mit Kaufmannswaaren nach Chio und Candia ging. Es war schon 
ira November 1550 aus der Themse ausgelaufen, konnte aber erst am 
13. Januar 1551 von Plymouth absegein. Beinahe wiire es von den 



') Henry Sidney war mit dem jungen Edward zusammen erzogen worden, 
indem sein Vater, Sir William Sidney, Kammerherr und Haushofraeister bei 
diesem Prinzen war. Er ward daher, als Edward Konig geworden, zu einem sei- 
ner vier geheimen Kammerherren ernannt, vou denen er der vertrauteste war Im 
Jahre 1550 ward er Ritter und 1552 heirathete er Northumberland's Tochter, Mary 
Dudley, deren Bruder, Guilford, 1553 Jane Grey's Gemahl wurde. 



— 105 — 

Tiirken weggeiiommen worden. Die Riickladung bestand vorziiglich aus 
Weinen. Der Fiihrer des Schifles hiess WillJam Sherwood. 

Chancellor muss auch in Frankreich gewesen sein, denn bei sei- 
ner Beschreibung der Kriegsriistungen des Zaren Iwan Wassiljewitsch 
erkliirl er: „Ich habe des Kônigs von England und des Kônigs von 
Frankreich Pavillons geseheu; sie sind schôn, aber diesem koramen sie 
nicht gleich*)". 

Er scheint mechanisches Talent besessen zu haben, denn er halte 
nach seiner eigenen Angabe einen Quadranten von fiinf Fuss Halbdurch- 
messer anfertigen lassen, mit welchem er nach seiner Zuriickkunft aus 
Russland mit John Dee Beobachtungen machte, deren in des Letztern 
Ephemeriden (1554 und 1555) Erwiihnung geschieht'^). 

Richard Chancellor war Wittwer und batte zwei Sohne (reliquit 
abiens (1553) duos filios parvulos orphanos futures si asperior aliquis 
casus eum sustulisset). Den einen hatte er auf seiner zweiten Fahrt 
nach Russland (1555) mitgenomraen, um ihn die Zarenstadt sehen zu 
lassen. Der andere, Nicholas, ward 1560 als Handlungslehrling aus 



') «The Dukes pavillon is covered either with cloth of gold or silver, and so set 
with stones that it is wonderfuU to see it. I hâve seene the kings Maiesties of Eng- 
land and Ihe French kings pavillons, which are fayre, yet not like unto his». 

*) Dièses Instrument halte John Dee, der es ein vortreffliches nennt (one excel- 
lent strong and fayre quadrant, fîrst made by that famous Richard Channcelor, 
wJierewith he and I made sundry observations), spater durch den gewesenen Artil- 
lerie-Lieutenant Bromfield, welcher es hatte ausbessern lassen, erhalten; es ward 
ihm aber sammt seinen ûbrigen Instrumenten wahrend seiner astrologisch-alcVicmi- 
schen Reise auf dem Continent (1583-1589), die sich gliicklicherweise nicht bis 
Russland ausdehnle, verdorben (most barbarously spoyled and with hammers smytt 
in peces). Dee sagt auch, dass er einen zehnfiissigen Radius astronomicus besessen, 
dessen Stab und Kreuz auf eine intéressante Weise (very curiously) getheilt waren 
«nach Art des Richard Ghancellor'schen Quadranten». 



— 106 — 

London nach Moscau geschickt und den Agenten daseibst von den Di- 
rectoren der Gesellschaft besonders empfohlen. Letztere hatten diesem 
verwaisten Knaben in London Schulunterricht ertheilen lassen^). 

Nicholas Chancellor war 1580 zur Besorgung etwaiger commer- 
zieller Angelegenheiten bei der, Arthur Pet (aus Ratcliff) und Charles 
Jackman (aus Poplar) iibertragenen See-Expedition, welche, nach Auf- 
suchung des „Wil!oughby-Lands" einen Versuch machen sollte, von VVai- 
gatsch und Nowaja Semlja aus weiter nach Osten hin vorzudringen, um 
nach Cathay zu gelangen. Chancellor war gliicklicherweise in Pet's'') 
Schiffe, dem George, denn Jackman's, der William, ist mit der ganzen 
Mannschaft, man weiss nicht wo, verloren gegangen. Hakluyt fertigte 
fiir dièse Expédition eine Liste der Sachen an, die mitgenommen wer- 
den soUten, und auch eine Instruction fiir den Kaufmann (a note and 
caveat for the nierchant), also fiir unsern Nicholas Chancellor. Ich 
habe in England das von des Letztern Hand geschriebene Journal die- 
ser Reise aufgefunden^}. Er muss iibrigens schon bei der zweiten der 
von Martin Forbisher 1576, 1577 und 1578 ausgefiihrten drei Rei- 
sen gewesen sein, niimlich in der vom Jahr 1577'). Spiiter finden wir 

') <(He hath been kept at writing schoole long: lie halh his Algorisme,' and hath 
understanding of keeping of bookes of reckonings». 

^) Dieser Arthur Pet ist derselbe , welcher 1553 mit Chancellor aiif der 
erslen Fahrt war. Er kam als Capitan des SchifFes Jésus 1560 wieder an die Dwina. 

^) In Hakluyt von 1599 findet sich das von Hugh Smith gefiihrte Tagebuch 
derselben. Ich freute mich, als ich das Chancelloi'sche ' ntderkle, fand aber spaler, 
dass es in Hakluyt's erster, seltener Ausgabe von 1589 abgedruokt ist. Ich habe 
auch eine von Arthur Pet gemachte, sehr flùchtige Skizze, die Stellung beider 
Schiffe im August 1580 bei Nowaja Semlja bezeichnend, in England copirt. 

,*) Dièses ergiebt sich aus folgender von John Dee imJahre 1577 geschriebenen 
Notiz: «The jVorth Cape (wasi first so naracd by the worthy of aeternall good 
famé and gratefull memory my derely beloved Richard Chancclor, father to 



— 107 — 

ihn als Zahlmeister (Purser) auf einem neuen Edward Bonavenlure, der 
im Jahre 1582 mit der Galiione Leicester, unter Edward Fenton's 
Commando um das Vorgebirge der guten Hoflhung nach Oslindien und 
China zu gelangen suchen sollte'). 

Von Seiten der Kaufmannschaft gaben sich der damalige Lord Mayor 
von London, Sir George Barnes und einer der Sheriffs, William 
Garret (spiiter in Gerrard und jetzt in Garrard umgewandelt) , bei der 
Ausfiilirung von Cabot's Vorschlag besonders viel Miihe'^). 

Noch raôge hier an eine andere kaufmannische Famihe erinnert wer- 
den, an die der Gresbame. Sir Thomas Gresham war seiner Zeit 
der gebildetste Kaufmann in London. Er hatte in Cambridge studirt, 
sodann die Handiung bei seinem Onkel Sir John Gresham erlernt, 
und wurde von 1551 an viel als Finanz-Agent der Regierung in den 
Niederlanden gebraucht, daher man ihn bisweilen den Koniglichen Kauf- 



this Nycholas Chancelor whose diligent painful und faythful service is known 
both in (he Moscovy Région and now ia the Atlanticall northwest attempt». Bei 
dieser zweilen Fahrt nach Meta Incognita, von wo man Golderz mitzubringen hoffte, 
befand sich als Capitànsgehûlfe auch der in Folge der Fahrt nach Nowaja Semlja 
(1580) veninglijckte Charles Jackman; nach ihm wurde eine Bucht «Jackman's 
Sound» genannt. 

') In beiden Listen des Personals dieser Schiffe fand ich einen «Dislillirer von 
Salzwasser» angefùhrt. 

*) Der Sohn von Sir George Barnes, ebenfalls Sir George, war 1586 Lord 
Mayor; er hatte Sir William Gerrard's Tochter Anna geheirathet. Die Nach- 
komineoschaft schreibt den Namen : Barne. Sie besitzt Sotterley und Dunwich Park 
in der Grafschaft Suffolk und hat in London ein Haus in Grosvenor Street j\° 37. 
- Sir William Garret war im Jahre 1555 Lord Mayor. Er starb 1571 und ward 
in der St Magnus's (des Mârtirers) Kirche in Lower Thames Street begraben. Sein 
Sohn, ebenfalls Sir William, heirathete eine Enkelin des Sir John Gresham. 
Das Vermôgen ist 1767, kraft eines Testaments, auf Charles Drake, einen Ver- 
wandten , ùbergegangen. Die Familie Drake Garrard besitzt Lamer Park in 
Hertfordshire. 



— 108 — 

manri nannte. Beinahe unmiltelbar vor Sir Hugh Willoughby's und 
Chancellor's Abfertigung nannte er in einera Briefe vora 16. April 
(1553) an den Herzog von Northumberland (vielleicht zum ersten Mal 
in England) den Handel eine W'issenschaft, die erlernt werden miisse*). 
Ihra verdankte die erste Londner Borse, zu welcher er 1566 den Grund- 
stein legte, ihr Dasein^). Er stiftete da, wo jetzt die Excise Office ist, 
die nach ihra benannte, auf eine unverzeihiiche Weise vernachliissigte, 
offentliche Lebranstalt : Gresham Collège, wo Astronomie, Géométrie, Me- 
dicin und andere Wissenschaften gelehrt wurden und welche die Wiege 
der Royal Society war^). 



') Er schrieb: «Please your grâce, how ys yt possibell, fhat aylher a myiisterell- 
player or a shoye-maker, or anny craftye men, or any other that haylhe not byniie 
broweht vppe iu ihe syence, to hâve the pressent underslouding of tbe féal of the 
JVIarchaunt Adventorer? To the 'wyche syence I myselfe vvas bound prentbse VIII 
veres, to come by the experyence and knowledge that I hâve» . . . 

^) Sein Vater, Sir Richard, batte bereils 1537 den Yorschlag gemacht. in Lon- 
don eine Bôrse zu bauen. - Als 1570 die Konigin Elisabeth die Bôrse besuchte, 
beehrte sie Sir Thomas mit -einem Besuch. 

') Von ihrer Begrùndung in London an bis zum grossen Brande ira Jahre 1666, 
und dann wieder,von 1673 bis 1701 hieit sie hier ihre ^ ersammlungen; hier war 
' auch ihr 1681 von Dr. Grew beschriebenes Muséum von JVatur- und Kunst-Selten- 
heiten. - Zuj Zeit der Willougby'schen Expédition war Sir Thomas Gresham 
in Antwerpen; sein Onkel aber und mercaiitilischer Lehrherr, Sir John Gresham 
the elder, pabm Cabot's ^ orschlag mit Wàrnie auf und stellte sich mit an die 
Spitze der Gesellschaft, welche die Ausfiihrung zu ùbernehmeii beschlossen batte. 
Er war schon seit 1517 mit auswàrtigem Handel, zuraal nach der Levante, beschaf- 
tigt gewesen. Als Sherifi' von London 154-7, wâhrend sein Bruder, Sir Richard, 
Lord Mayor war, ward er Ritter. Bei Edward's VI. Antritt der Regierung war er 
Alderman und das Jahr darauf (15i7-1548) Lord Mayor. Der Biograph der Gres- 
hame, J. W. Burgon (the Life and Times of Sir Thomas Gresham, 1839) ist 
im Irrthum, wenn er glaubt, ein anderer jùiigerer Sir John Gresham, nàmlich der 
Neffe des erwahnten, der altère Bruder von Sir Thomas, sei derjenige gewe.sen, 
welcher sich fur die Willoughbysche Expédition inlere.'^irt habe. Dieser jûngere 



— 109 — 

Von Konig Edward VI. ist in der Kaiserlichen Eremitage im Saal 
XLVll unter N° 19 ein Portrait von Hans Holbein aus der Konigli- 
chen Sammlung in England, die wahrend der Unruhen unter Carl's J. 
Regierung zerstreut ward. Es kam aus Lissabon in die Houghton'sche 
Gallerie, deren Gemalde die Kaiserin Catherina II. ankaufte. 

Von Sébastian Cabot giebt es ein, wahrscheinlich auch von Hol- 
bein gemaltes Portrait, welclies zu der erwahnten Zeit aus White-Hall 
seinen Weg nach Schottland gefunden batte und jetzt ira Besitz der 
Harford'schen Famiiie zu Bristol ist. 

Sir George Barnes und William Garret (oder Gerrard) sind 
von Holbein gemalt, in der Halle in Bridewell zu London in dera 
Bilde, welches Edward VI. vorstellt, wie er 1553 (also im Jahr der 
Willoughby-Chancellor'schen Expédition) dera in Scliarlach geklei- 
deten Lord Mayor Barnes die Stiftungs-Urkunde (Charter) iiberreicht. 
Man hat von diesem Gemalde einen Kupferstich von Ver tue. 

Von Sir Thomas Greshara befradet sich in der Kaiserlichen Ere- 
mitage ein hôchst schiilzenswerthes Portrait von Sir Antonio Moro, 



Sir John Gresham war mit Hugh Willoughby zusammen bei'm Empfange der 
Anna von Cleve gewesen. In einer handscbriftlichen Liste der hierzu bestimmten 
Personen stebt! «yonge Gresham». Im Jahre 15H ging er mit dem Protector 
Somerset nach Schottland und ward von ihm nach der Schlacht bei Pinkey zum 
Rilter geschlagen, Er wurde auch in Documenten noch 1550 Sir John Gresham 
ihe youger, knight, genannt, VVas Burgon, Theil I, Seite 370 bis 372 von ihm 
sagl, muss gestrichen werden, Er starb 1560 und binterliess bloss erne Tochter. Sir 
Thomas's einziger Sohn starb 15tt4' unverheirathet; er selbst 1579. Sir John Gres- 
bam's des alleren letztcr, directer Nachkoinme war der 1801 verstorbene Baronet 
Gresham, dessen Tochter und Erbin einen Stiefbruder des ersten Marquis von 
Staftord und Stiefgrossonkel des jetzigen Herzogs von Sulherland, also auch seines 
Bruders, Lord Francis Egerton*), und ihrer Schwestcrn, der Herzogin von Nor- 
folk und der Marquise von Westminster, heiratbete. 

•) Jetïl, 1846, Graf von EUesmere. 

15 



— 110 — 

Es war mir bekannt, dass ein solches mit der Sammiung aus Hough- 
ton zu uns gekommen, raan konnte es mir aber nichl bezeichnen. Mit 
nicht geringem Vergniigen erkannte ich es im Saal XLVII unter N° 13'). 

Sir Hugh Willoughby's Portrait befindet sich zu WoUaton-House. 
Sir Nisbett Willoughby hat vor einigen Jahren durcb den Maler 
Barker in Notlingham eine Copie davon fiir den grossen Gemiilde-Saal 
zu Greenwich machen lassen. Sie befindet sich daselbst unter K' 1. 

Am 11. Mai 1553 lichteten die drei nach Cathay bestimmten Schiiïe 
vOr Deptford die Anker und passirten Greenwich, wo sich der Hof auf- 
hielt. Die Matrosen waren heliblau (watchet) gekleidel; nian feuerte 
die Kanonen ab. Edward war schon zu krank, uni sich zu zeigen, 
wie man es gehofft hatte. Das Unternehmen erregte eine allgemeine 
Theilnahme; es war ein neues und wichtiges. Nie zuvor war ein engli- 
sches Schiff um Norwegen herum, wenigslens nicht iiber W ardôhuus nach 
Osten hin, gesegelt. Das IVord-Cap hatte diesen Namen noch nicht es 
bekam ihn wiihrend dieser Fahrt von Richard Chancelier und Ste- 
phen Burrough. Die russischen Schiffer nannten es aber schon iange: 
Murmansky Noss, das heisst: Nase oder Cap von Normannien. 

Zwei der Schifle, die Hona Esperanza und die Bona Confidentia, von 
denen das erste Sir Hugh Willoughby als Oberbe'ehlshaber am Bord 
hatte, wiihrend es von William Gefferson, das andere aber von Cor- 
nélius Durforth, geleitet wurde, waren bis hoch in den Norden ge- 
segelt, wo Willoughby am li. August Land, wahrsclieinlich den zwi- 



') Im Catalog der Gemâlde-Gallerie der Ereniitage ist dièses Bildniss auf Seite 
480 folgenderinassen beschricben: «Portrait à mi -corps d'un hoiiinie velu de noir 
assis dans un fauteuil tenant les gants dans la main droite. Ses traits portent l'em- 
preinte d'un caractère sérieux et me'ditatifs ». Es war also niclit bekannt, dass hier 
der beruhmte Sir Thomas Gresham vorgestellt ist. 



' — lit — 

schen dem nordiichen und siidlichen Giinse-Cap (Giissinii Noss) gelege- 
nen Theil der Kiisle von Nowaja Semija, zu Gesicht bekam. Das (este 
Land voii Uussland scheint er am 23. August zum ersten Mal erblickt 
zu liahen. 

Es ergiebt sich, dass Willoughby entweder an demselben Tage, 
oder elwa einen ïag friiher als Chancellor (Lelzlerer landete am 2i. 
Augiist), seinen Fuss auf russischen Boden gesetzt hat. Am \i. Sep- 
lerober machle man eine abermalige Landung und zwar an der lapp- 
Ijindiscliea Kiisle, in der westlich von der Insel Nokujew befindlichen 
Buchl, wo man çinige leidliche Ankerplalze fand. Willoughby segelte 
nun mil beiden Schiflen langs der lappliindischen Kiisle siidosllich gegen 
das VVeisse Meer zu, und halle er so forlfahren kônnen, so wiire er 
wahrsclieinlich enlweder zum Ssolowetz'schen Klosler oder zu Chan- 
cellor nach Nenocksa geiangt. Er scheint aber nur bis an einen bel 
unseren Kiistenfahrern liingsl verschrieenen Ort gekommen zu sein. Dies 
ist die ,,Swatoi Noss" genannle .Landzunge (vielleichl das unenlriithselte 
Wattuniis [die Wassernase] der Sagen), welche mil Kanin Noss gleichsam 
die Pforte des Weissen Meeres bildet. Von diesem Cap Swiitoi Noss, 
und von anderen Theilen der lapplandischen Kiiste, halle Herberstein 
von uiisorm Grigory Istoma, so wie auch von Wassily Wlassy und 
bniilry Gerassimow Nachricht erhalten, ihre Alillheilung aber, welche 
er ,,dio Schiiïung nach dem Moer, das man das Eisig oder gefrorn Moer 
nennt" belilelt, ist von ihm dermassen enlstelll worden, dass es Miihe 
koslet die gemeinlen Orte zu erkennen, weshalb denn die Erziihlung un- 
serer Landsleute vie! weniger beriicksichtigt worden ist, als sie es verdient. 

<>l)gleich die genannten Moscowilen nur Dolmelscher in Gesandt- 
schallsangelegiMilieilen wareu, so sind sie doch einer besondern Beach- 

15» 



— 112 — 

tuns wiirdig. Ihrer Vermittelung hat man es zu verdanken, dass der 
Westen Europa's noch in der ersten Halfte des sechszehnten Jahrhun- 
derts durch gedruckte Beschreibungen nahere Kenntniss von Russiand 
erhallen konnte. Sie waren nanilich durch die Erlernung der lateinischen 
Sprache in den Stand gesetzt, gebildelen Deutschen sowohl als Italienern 
ùber unser Vaterland die gewunschte Auskunft zu geben, welche dièse 
sodann durch den Druck verôffentlichten. Friiher hatte man sich bei 
uns zu diploraatischen Sendungen in's Ausland einiger Griechen bedient, 
welche aus Rom und Constantinopel nach Russiand gekoramen waren 
und Italienisch sprachen. Grigory Istoma scheint von den russischen 
Dolmelschern der erste gewesen zu sein, der die lateinische Sprache 
selernt hat. Von ihm erhielt Herberstein manche Notizen. Er war 
nicht nur, 1517, in Moscau einer seiner Dolmetscher , sondern reiste 
auch nachlier (1517 und 1518) in seiner Gesellschaft zum Kaiser Ma xi- 
mi lia n iiber Krakau und Wien nach Innsbruck und Hall und von da 
zuriick nach Wien*). Wassily Wlassy, war ebenfalls 1517 als Dolmel- 



') Grigory Istoma machle, nach Herberstein, seine erste Fahrt um Norwe- 
gen beruni unter Iwan Wassiljewitsch im Jahre 14-96. Aus dânisclien Archiv- 
documenten ergiebt sich , dass er, 1507, auch von Wassily l-wanowitsch nach 
Danemark gesandt ward. Dort soll er sein Latein gelemt haben. Als Herberstein, 
der ihn «homo induslrius» und «ainen beschaidenen sitlichen man» nennt. 1517, in 
Gesellschaft des aus DeuUchland zuruckkehrenden Grigory Dmietriewi tsch Sa- 
gràshsky, wegen der damaligen Verhaltnisse mit Polen zum ersten Mal nach Russ- 
iand kam, war Istoma der Dolmetscher, wclcher unweit der Residenz, als Her- 
berstein von der Warte-Station (ocTaHoqnofi hhl) bei Nicola zu Chlinsk anfbrach, 
ihm entgegen kam, um ihm zu melden, dass er vom Pferd absteigen musse, um 
die im Namen des Grossfûrsten von dem zu sehiein Pristaw in Moscau bestimmlen 
Timolei G onstan tinowitsch Chludenew (nicht Chaldenew) abzustattende 
Begrussung zu vernehmen. Herberstein freute sich sehr mit Istoma Lateinisch 
sprechen zu kôunen. Seine, dmch den Salzburger Cardinal Matthâus Lang gestei- 
gerte Begierde, Nachrichten ûber Russiand zu bekommen, war se gross, dass er 



* _ 1 1 3 — 

scher bei Herberstein. Er verstand ausser Latein auch Deulsch uiicl 
ist als die Quelle der von Dr. Johannes Faber (Heigerlin) 1525 
zu Tiibingen gedrucklen Beschreibung der Religion der Riissen anzuse- 
hen, welche der Erzherzog Ferdinand (dessen Secreliir sowohl als 



schon beim Einreiten in Moscau mancherlei Fragen an ihn ricbtete, so dass der 
Pristaw nicht wusste, was von so ungewohnter -Ve>igier zu haltcn sei. Herber- 
stein sagt: «Als ich den Tulmâtsch vernahm Lateinisch reden , spracb ich zu im 
ani einreitten. Ich erfreyet inich das icb mich mocbt mit jme bereden, dan ir Land 
wàre by uns unbekhant, wolt des gem ain verstand nenien, so het ich auch aller 
unser Land Tafeln (Landkarten), der wolt ich jne auch gern bericbten. Der Pristav 
fragt bald was ich gesagt bette. Mit dem und das ich ainen Lithischen Pueben mit 
niir het, macht ich mir ainen grosscn verdacht». Es scheint, als ob in der ersteu 
Zeit Istoma nicht viel uni Herberstein habe sein dûrfen, spiiterhin aber war er 
es jedocb, der seine offiziellen Schreiben anfertigte, zum Beispiel das, wo er vor- 
schlàgt, Smolensk an Polen abzutreten. Wenn dann aber auch Herberstein in 
Moscau verhihdert worden wàre, Istoma frei auszufragen, so batte er spàterhin Ge- 
legenheit, es nach Herzenslust zu thun, denn Istoma ward, nebst dem Djak Wla- 
diniir Ssemenow Plemànnikow, gegen das Ende des Jahres 1517, als Herber- 
stein zuriickreiste , ziun Kaiser Maxirailian gesandl. Sie waren Herberstein's 
Soriïfalt und Schutz bis zur Ankunft bei demsell)en anvertraut und machten die 
Reise ûber Wilna (von wo aus Herberstein nach Trocki zu den Auerochsen 
fuhr), Krakau, Wien und Salzburg grossentheils zusammen. Bei ihrer Ankuntt 
(Ende Mârz 1518) vor Innsbruck, wo sich Kaiser Maximilian damais aufhielt, 
kamen ihnen zwei hohe Standespersonen zur Begrùssung enlgegcn. Herberstein 
war namlich etwas vorausgeeilt, um dem Kaiser vorliiufigen Bericht abziislatten; er 
trhielt den Befehl, bei der Bewillkomninung zugegen zu sein. Nach gegenseiligen 
formellen Anreden, russischer Seits durch Istoma, ritt man in die Stadt, Plemàn- 
nikow zwischen den zwei Hofbeamten, Istoma aber binter ihm, mit- Herberstein 
zu seiner Linken. In Innsbruck selbst ward spâter beim Reiten zur Audienz und 
nach derselben zum Quartier dieselbe Ordnimg beobachtet. Bei der Audienz ward 
Plemànnikow (der nur Djak war) vom Kaiser aufgefordert , seine Anrede sitzend 
und mit der Mûlze auf dem Kopfe vorzulragen. Dem Dolmetscher Istoma befahl 
Seine Majestat auch, sich zu setzen; er that es aber nicht, sondern dolmetschte ste- 
hend. Herberstein hatte Befehl, Sorge zu tragen, dass es Plemànnikow und 
Istoma wàhrend ihrer Anwesenheit zu Innsbruck an nichts mangele. Da Herber- 
stein in Moscau am Feste der Himmelfahrt Maria in der. nach diesem Feste be- 



— I u — . 

Ratli und sogar Beichtvater Faber war ; bald nach ihrer Erscheinuns an 



o 



Herberstein sandte mit dern Auflrag, sie wiihrend seines Aufeiithaltes 
in Russiand nach Môgiichkeit zu vervollstandigen. Herberslein war 
damais bereits auf seiner (zweilen) Reise nach Moscau, und in seiner 



naniiteii Gathedralkirche ini Kreml (ycneHCKiô Coôopi) rlem in Gegenwart des 
Grosslûrston voni iMetropiiliten W a ri a a m abgeliallenen feierlichen (ioltesdionst bei- 
eewolint halte, so wiïnsclite dcr Kaiser, dass unseie Landsleute ara Palmsonntage in 
der Kirche zu Iiinsbruck zugegen sein môchten und sandte deshalb Herberstein 
zimi Bisrhof von Brixm, aber der war «ainer vom Schiol'iistain, der fandl in seiner 
Dortoresen Rath , iiil zucznlassen weil sy der Romischen Khirchen nit j^eliorsaiiib- 
len». Nach einem viervsochentliehen Aufenthalt in Innsbiuck begleitete ^e Her- 
berstein narh Hall (iui Innthal), wohin sich der Kaiser begeben hafle. der sie zu 
((dem hoch Anibt, des er in seiner Cnpellen daselbslen diirch sein Cantrey mit hal- 
ber stimin singen liess» einlud. Herberstein setzt hinzu: «Das geliel dem Mos- 
coviler der sprach das ist nach unsi-rm (aro no iiauieMy) sovil geredl nach unserm 
Prauch mit nider oder sanffter Stim den Gottc-sdienst zti verrichten». Vach der A.b- 
schiedsaudienz fuhr Hejberstein mil ihnen auf dem^Fnn und auf der Donau nach 
Wien, wo sie die Ankunft des Kaisers^ abwarten sollten. Von Wien ans reisten 
Plemânnikow und Istoma mit den neuen Gesandten jMaximilian's, Fraricesco 
da CoUo und Antonio de Conti, vvelche den Frieden zwischen Russiand und 
Polen zu vermitteln suchen solllen, und welche mit ihnen und Herberstein zu- 
gleich von Innsbruck nach \^'ien gekomroen waren, wieder nach Moscau zurûck, 
wo sie im Juli 1518 anlaiiglen Isloma hat das Verdienst, seinem Vaterlande auf 
dieser Reise eiu P^ar niitzliche Gçschiilzmeister verschafTl zu Laben, die er wàbrend 
seiner Anwesenbeil zu Innsbruck coulractuiâssig angewoibeii halle. Dies niusstc mil 
Umsicht geschehn, und Herberstein sagt uns v\ie nian sich benabm. « Uer Pot 
het in bevelch umb Pûxenraaisler sich zu bewerben, das er ollenliclien nit thuein 
lliuen gab seinen dienern gelt, damil sy zu den gemainen Holi'weibern zu abents 
giengen, durch des haben sy fïinfl' Personen erlragl, die sich bev\iliigten in die 
Mosqua zu tziehen». Diesen fûnf «Pùxenmaistern» (nymemiLiMb iiacTepaMb) gab 
Istoma Geld, damit sie sich Pferde kaufcn koniiten, mit welcl en sie nach Liibeck 
reisten, wo sie sich nach Lieiland einschifl'len und von da weiler nach Moscan gin- 
gen- Zwei von ihnen slarben bald, der driUe, Aamens Walcli, «rblindete und 
kehrte mil Erlaubniss des Grossfùrsten im Jabr 1526 mil Herberstein in sein \'a- 
terland zurùck. Die ûbrigen zvrei: iNiclasen aus der iViihe von Spever. und Jor-» 
dan aus Hall im Innthale wullte Wassilv Iwanowitsch damais noch niclit ent- 



115 — 



Gesellschafl befand sich (1er mil dem Fiirslen Iwan Jarossiawsky 
Sassekin ans Spanien von K;iiser Cari V. zuriickkehrende Wlassy, 
nacli desseii Diclaten das Biichelchen nur wenige Monate zuvor zu Tii- 
biiigen angeferli^t worden war^). Dmilry Gerassimow, ein Russe, 



lassen. Sie liatten siili beoouclers, 1521, b'et Gelegenheit des Vordringens des krim- 
schcn Chans Mac hmel-Girai bis Mosraii Ansprùche auf seine Dankbarkert erwor- 
beii. jNiciaseii solllc damais den Kreiul mit dein sohwfTen Geschiilz vertheidigen; 
luan veilangte sogar, er solie in dcr Kile die beriihinte grosse Kanone an eincr 
Pfoite des Kremls sciiiessfertig aufstellen. Jordan war bei dem Riickzuge der Ta- 
laicii in (Alt) Rasan, dessen tJebergabe der Gbau verlangte. Ohne von seineii Be- 
(eldsliabern aulorisirt zu sein, btnulzle Jordan einen gùnstigen Aiigenblick, utid 
verbreitete diirch das unerwartete Abfeiiern des grol)en Geschùlzes unler die dich- 
len Haiil'en der ver demselben bedndlichen Talaren einen se grossen paniscbt-n 
tjcbrccken. dass sie «yederman niir davon» eilten, wodurch die voin Cban tlem 
Grosslïirsleu, als es sicli um Mo^cau's Rcttung handelte, gleichsam abgezwungene 
Lîntcrweri'iingsacte in Kàsan zuriickblieb. Hans Jordan's Gewerbe war von Hause 
aus das Schmieden von Kanonenkugcln ; er war «ain Kuglschmid ». Er halte in 
Moscau eine Russin geheirathet und er war es, der [lerberstein, 1526, das alberne 
MahrchL'U aulband, als ob die Weiber in Russland Scblage von ihren Mannern als 
Bewcise ihrer Liebe ansalien. «Er (Jordan) hat mir selbst gesagt, das sy (seine 
Frau) jme vil mehr liebs weder vor niehe ertzaigt hat, zulelst erschlug er sy gar», 
I s lu ma kotiimt in iinsern Acten, eben so wie andere Dulmetscher aus jeiier Zeit, 
mil ilem Beiworle «Maloi» vor, was iu dicsem Falle sich weder auf Grosse noch 
Aller, sondern auf die unlergeordiiete Stellung bezieht. Herberslein schreibt ihn 
aucli: Isthumen, Vs lumen (Islorain). 

') Wassily VVlassy wird von Herberslein im Vergleich mil Isloma «auch 
ain zieuiblicner gueter man» genannl. Er lernte ihn, wie jenen, wahrend seint-r 
ersien Anwesenheit in \loscau (1517) kennen. Er war es, der zwei Tage nach sei- 
ner Ankunfl, ain 20. A|)iil, auf Anordnung des Grossfiirslen , vom Prislaw Chlu- 
dencw, saminl dem Gehiilfen des Lctzieren Jelisar (Jieika) Ssergejew zu ihm 
ins Haus gescliickl ward, um ihm die Tages zuvor durch den Pristaw selbst ge- 
machle Aiizeige zu wiederholen. dass die Audic iiz auf den folgenden Tag feslgeselzl 
sei. Ferner halte der Grossfùrst verordnet, Wlassy solle sich am Audienztage des 
Morgens zu Herberslein begeben, um ihm zu melden, dass, ausser seinem Prislaw. 
der Bojaren-Sohn Grigory Fomin ssûn Iwanow mit dem Djak Missur Mune- 
chin kommen werde, um ihn abzuholen (Be^uKiii FocyAapb noc^a.iT) no xeôa CBoero 



116 — 



den man mit' zwei verschiedenen Griechen, die den Namen Dmitry fiihr- 
ten, fiir eine und dieselbe Person gehalten hat, theilte um dieselbe Zeit, 
namlich 1525 und 1526, in Rom dem Lilerator Paolo Giovio aile jene 
Nachrichten mit, welche das Material zu der von Letzterera im Druck 



Be^HKaro MejJOBîKa, KOTopwS y nero bt> bsôH «HBeTi TpHropiiH ©OMHHa cwiia Haa- 
iiOBa). Bei der Aiulicnz selbst machte Wassily Wlassy den Dolmetscher. Er war 
frulier beiui Uebersetzen von Kirohenschriften in's Russische viel gebraucht worden. 
Bekannllicb war im Jabre 1506 der Monch Maxim (bei^uns gewôhnlich: Maksim 
Grek genannt, vom Berg Atbos nach Moscau gekommen, und, nachdem er die da- 
mais in grosser Zabi im Kreml befindlichen griecbischen Scbiiften revidirt batte, 
beauftrasit worden, mebrere derselben zu ûberselzen. Da er aber nicht Russisch 
verstand, so ward ihm Wassily Wlassy und aucb Dmitry Gerassimow zuge- 
geben, um seine lateinisoben Uebersetzungen in's Riissiscbe zu ûbertragen, wodurch 
denn Wlassy mit dem Kircbenwesen naber bekannt ward. Von ibm und Maxim 
allein sind die Absâlze 31 bis 51 der, 1520, auf Anordnung des Metropoliten War- 
laam iibersetzten Commentarien zu der Apostelgeschicbte des Chrysostomus u. a. 
(To.iKOBaHie Atarnnub Cbhtmxi AnocTO^-fa Cb, loanna S^iaTOj'CTaro h hrux-l). Im 
Jabre 1525 war er als Dolmetscher mit dem Legaten Fùrsten Iwan Jarosslawsky 
Sassekin (Herberstein scbreibt Posetzen, was aber keinesweges, wie Adelung 
glaubte, einen Possadnik bedeutet) und dem Djak Ssemen Borissow Trofimow 
zu dem bereits im Jabre 1519 gewâhlten Romiscben Kaiser Cari V. nach Madrid 
eesandt worden, und als sie im Januar 1526 nach Russland zurîickkehrten , machte 

o 

Herberstein, der mit Leonbard, dem Grafen von Nugarolis, zu uns abgefertigt 
war, die Reise mit ibnen. Unser Gesandter hatte sich eine Zeitlang in Tûbingen atif- 
halten mûssen. Dièse Gelegenbeit batte der eifrige Katholik Dr. Faber benulzt, 
um von Wassily Wlassy jene N^chrichten ùber die Religion der Russen zu erhal- 
ten, die er sogleich, noch 1525, unter dem Tilel: Epistola de Moscovitarum juxta 
mare glaciale religione etc. drucken liess, und welche der Erzherzog Ferdinand 

• den beiden Gesandten (unter'm 1. Februar 1526 von Augsburg ans) nachschickte, 
damit sie sie wabrend ilires Aufenthaltes in Moscau zu vervolktândigen, auch den 
Unterscbied der beiden Kirchen und die Glaubenslehren, so wie die kirchlichen 

■ Gebràucbe genau aufzustellen im Stande sein môcbten (erit nobis haec iuquisicio et 
labor omnis vester perjucundus). Es isl hochst wahrscheinlich, dass dièse Aufforde- 

rune von seinem Ratb Dr. Faber veranlasst war. Herberstein konnle sich schon 

o 

unlerweges Vieles nàher bescbreiben lassen. Wlassy hiess bei uns TOJMaqb .laTMH- 
CKÏÔ u «■BsieuKiii. Faber sagt von ihm: «germanice et latine mediocriter callebat». 



— 117 — 

herausgegebenen und ihrer Zeit so willkommen geheissenen Beschrei- 
bung von Russland lieferte, und welche auch mit den Herberstein- 
schen Commenlarien gedruckt worden. Gerassimow war den Sommer 
ver Herberstein's zweiter Ankunft in Moscau nach Rom gereist und 
kam erst 1526 zuriick, als sich Letzterer schon eine geraume Zeit bei uns 
aufgebalten halte*). Das Wesentliche , was wir aus Istoma's, Wlassy's 



') Der Erzbischof von Nowgorod und Pskow Gennady batte, wahrscheinlich 
zu Anfang des Jahres 7001 einen Griechen Dmitry aufgefordert , ihxa Auskunft zu 
geben; 1) ùber das dreifache Hallelujah, 2) ùber die slavonische Uebersetzung des 
ersten Verses des Psalmes XXXII, besonders aber der Worte: npnKpuuiaca rptcH, 
und 3) ûber die Berechnung der sieben Jahrlausende von ErschaflFiing der Welt 
Es war namlich damais nach der griechiscben Zeitrecbnung bereits das Ende des 
siebenten Jabrtausends verslrichen, ohne dass das fiir diesen Zeitpunkt befûrchtete 
Ende der Welt erfolgt wâre. Dmitry's Antwort, betilelt: O Tperyôofi aAACAyu h 
o ^■BT'ÊXT. ceMH B-ËKOB-b isl von 7001 (14-92-1493). Meiner Meinung nach ist der 
Verfasser kein Anderer als Dmitry Manuilowitsch Trachaniot, der schon 1472 
mit Sophia, der Braut des Grossfûrsten Iwan Wassiljewitsch, als Abgesandter 
ihrer beiden Brùder Andrei und Manuil aus Rom nach Moscau gekommen war. 
Ob er gleich Anfangs 1473 nach Rom zurùckgekehrt, und 1474' wieder, von So- 
phie n's Brùdern gesandt, nur auf kurze Zeit nach Moscau gekommen war, so hat 
er doch spâter seinen bleibenden Aufenthalt bei uns genommen. Gennady wandte 
sich an ihn , um die Ansichten eines Griechen zu erfahren ; ûberdem mochte auch 
die Stellung des Letztern bei Hofe dazu beigetragen haben , dass der Erzbischof an 
ihn schrieb. Im Jahr 1500 war er bei der Vermàhlung von Iwan's und Sophien's 
Tochter Theodosia mit dem Fiirslen Wassily Danilowitsch Cholmsky znge- 
gen. Er hatte die Ehre sammt seinem àltern Bruder Jury und seinem eigenen 
Sohn, der auch Jury hiess, neben deni Schlitten der Grossfùrstin Sophia und ihrer 
Tochter, der Braut Theodosia, in Prozession zur Kirche zu gehn. Sein Solm, der 
erwâhnte Jury, war 1472 mit ihm nach Moscau gekommen, als er die Braut So- 
phia dahin begleitete. Dieser jûngere Trachaniot verdient etwas nâher gekannt 
zu werden, da Herberstein oft mil ihm zusammen getroffen ist. Er war Siegelbe- 
wahrer (neMaTHBK-b), eigentlich Schatzmeister des Grossfiirsten Iwan Wassilje- 
witsch bis an dessen Ende und wird als solcher im Grossfùrstlichen Testament 
genannt. in welchem seinem Vater Dmitry und seinem Onkel Jury goldene Kreuze 
zura Andcnken vermacht werden. Er war von Iwan's und Sophien's Sohn, dem 

16 



— 118 — 

und Gerassimow's Millbeilungen an Herberstein iiber die friihen Rei- 

sen der Russen ira Eismeer lernen konnen, besleht kiirziich in Folgendera. 

Noch ehe Vasco de Gama seine erste Fahrt um die Siidspitze 

Afrika's machte, hatten Russen in Auftriigen ibres Souverains den Weg 



juugen Grossfùrsten Wassily jederzeit besonders geliebt worden und batte sich, 
1505, eingebildet, er werde vielleicbt seine Tochter heirathen. Die Râlbe, deren 
einer er war, batten mebrere Gronde aufgestellt, warum es gut sein inôcbte, dass 
der junge Grossfûrst eine Eingeborne beirathe. «Dises Rats (sagt Herberstein) 
war ursacber der clain Georg Scbatsniaister ain Kbriech der angenembste Rat, der 
selb verboffte sein Tochter solte au die stell kbumen». Man war gewobnt gewesen, 
ibn Jury auch Juschko maloi zu nennen, weil er der Jûngere, nicbt aber, wie 
Adelung glaubte, weil er klein und scbwâcblicb war. Es geschah zum Unterschied 
von seinem Onkel, dem Jury staroi, dem Aelteren, und raan fubr aucb spater fort 
ihn so zu bezeicbnen, daber er denn auch bei Herberstein «der klain Georg» 
heisst. Im Register zu Pantaleon's Uebersetzung von Herberstein steht er gar 
als «Georgius Klein ein getreuwer Ralb». Gewiss wird man hier nicbt sogleich Jury 
Dmitriewitsch Tracbaniot erkennen. Wassily Iwanowitscb, als Souveran, 
schàtzte ibn fortwabrend sehr bocb. Er war sein «inndrester Rat, Schatzmaister und 
Cantzler». Doch war er einmal wegen kirchlicber Angelegenbeiten auf eine kurze 
Zeit in Ungnade gerathen, und dièse batte seine Frau, 1516, auch fûblen mûssen, 
weil sie und eine andere Dame das Gerùcht verbreitet hatten, dass Solomonia, 
Wassily's verstossene Gemahlin, bald nach ihrer Tonsur, als Nonne Sophia im 
Kloster einen Sobn geboren babe. Der Grossfiirst konnte jedoch des seiner Aemter 
entsetzten «klainen Georgs nit wol emperen, nam den zu gnaden aber in andere 
ambter an, dan er war gelert und viller sacber erfaren. ^^'an der Fùrst sein be- 
dôrfift und nach jme gescbickht und er zu den stiegen bracht, bat etlicben seinen 
ansebenlicben Râlten bevolhen, jne mit samt dem schlitn darinnen er sass, in sein 
Zimei' zu tragen, Als er aber sich des entsetzle und werte, sich geniachs ùber die 
stiegen auiFueren liess, wie pald das der Fiirst vernam, entzûrnt sich sehr, die mues- 
ten den denocbt hinauf in des Fùrsten Zimer tragen, Wan er dan mit jme sein 
sachen beratschlagt helte, musse man den wieder die stiegen ab tragen». Jury 
Dmitriewitsch Tracbaniot war fast immer eine der Hauptpersonen , die sich 
mit Herberstein, nach seinen Privataudienzen in der Grossfùrstlicben Wohnung 
im Kreml, m dem nach dem Moscaufluss gelegenen Saale (bt> HaôepeavHoô najaTt) 
zu besprecben hatten. Er war es, der ibm des Grossfùrsten Recbl auf Litthauen und 
Polen durch die Abstammung der Ungarn, Mahren und Polen von den Ugri dar- 



— 119 — 

ziir See um die Nordspitze Skandinavien's auszufiiliren gewusst. Veran- 

lassung dazu gaben die damaligen Verhiillnisse Schwedens mit Russiand. 

Man fuhr auf ganz kleinen Fahrzeugen, die iiber niclit breile Land- 

zungen geschleppt werden konnlen, von der Dwina aus liings der rech- 



zuthun bemûht war. Fiir Niemand bei Hofe (1516) hatte Herberstein so hohe 
Aclitung als fur Trachaniot. Beilaufig beinerke ich hier, dass der von Adelung 
zweiiiial, als Herbersteinen beigegebcn , genannte «Dobrago Dadiana» nie 
existirl bat. Dieser Narae ist durch faisches Lesen folgender Stelle in iinsern Aclen 
entstanden: Der Grossfùrst befahl bei Herberstein's Ankunft: HasHaquTb ctiHa 
CoapcKaro Aoôparo Aa Aiana (es soUe ein guter Bojaren-Sohn und em Schreiber be- 
stimmt werden) um ihm die Honneurs zu maehen. Die "Wahl 6el auf Grigory 
Fomin ssûhn Iwanow und auf M issu r Munechin. Durch unrichtiges Lesen 
des Wortes: B(T))cTaHli ist auch der Podjatschy Oslan bei Adelung entstanden. 
Bei Herberstein's zweiler Anwesenbeit in Moscau suchte er Trachaniot verge- 
bens «ich fande den selben khlainen Georgen ninier.» Wenden wir uns nun zu 
einein andern Dmitry. - Ebenfalls auf den Wunsch des Nowgorod'schen Erzbi- 
schofs Gennady, der dièse Wûrde von 14-85 bis 1504 bekleidete, halte sich ein 
Dmitry in Rom hislorische Auskunft ûber die weisse Bischofsmiitze (o 6%A0tin, 
KJOôyKt) verschaft't, die er, nicht ohne vieles Bilten, vom Kirchenbibliothekar Jacob 
erliielt (npnJiacKaxcfl a3T> ko KHHroxpaHHTe^io uepKBH PHMCKia BMeneMi ilKOsy h 
MHorHMH 4apMn oAapHxi ero . . co MnoraMi Mo^enieMi. npHna40XT> ko KO^fiiOMH 
ero 4aÔLi mm 4ajn> HanHcaHÏe o ceiat h ct. Be^HKHMi saKJUiiaHieMT) e4Ba ynpocHjT> h 
Bi TaS HanHca.i'b U04JHH110) Er schickte sie aus Rom durch den moscowischen 
Kaufmann (rocn>) Fonia Salarew (auch Sarew und Larew geschrieben) zu dem 
Erzbischof. Dieser Dmitry war, wie ich glaube, der 1485 mit seinen Eltern und 
mit seinem Bruder Manuil aus Constantinopel nach Moscau gekommene Dmitry 
Iwanowitsch Ralew oder Larew. Er war schon 1488 mit seinem Bruder Ma- 
nuil zu einer Mission nach Rom, Venedig und Mailand gebraucht worden, von der 
sie Anfangs l490 in der Gesellschaft von Andrei, dem Bruder der Grossfûrstin 
Sophia, nach Moscau zurùck kamen und ausser dem ungliicklichen Arzt Léo, dem 
schon am 22. April auf der Bolwanowka der Kopf abgeschlagen ward , weil der 
junge Iwan am 6. Mârz unter seiner Behandlung gestorben war, mehrere Techni- 
ker und geschickte Handwerker mitbrachten, unter welchen auch der Architect war, 
der die Granowitaja Palata beendigte und auf dreien der Pforten des Kreml's Schiess- 
thiirme (crpiijbHHqbi) errichtete. Manuil Iwanowitsch begleitete 1491 die im 
Auslande aiigeworbenen zwei Bergleute, welche an der rn die Petschora fallenden 

16* 



— 120 — 



ten Kiiste des Weissen Meers, sodann links hmiiber zum Ter'schen Ufer, 
und folgte demselben wiederura nordwarts ,,das Peizeroysch Moer an 
der rechten hand gelassen" zu dera erwahnten Cap Swatoi Npss. An 
die Westseite dieser fast zehn Seemeilen weit in nord-nord-westlicher 



Zilma Kupfererz fanden. Dmitry Iwanowitsch wurde 1493 mit dem Djak Dmi- 
try Saizew zu Johann, Kônig von Danemark, abgefertigt, zugleich mit dessen 
zurûckkehrendem Gesandten, Johann Jacobson (Ravensberg) , und kam 14-94 mit 
dem dànischen Herold David zurûck. Im Marz 1499 ward er wieder mit Mitrofan 
K ara tsc haro w, ùber Krakau und Ungarn nach Italien gesandt, um Architecten, 
Stùckgiesser und einige andere Gewerksleute fiir Russland anzuwerben. Mit ihm 
gleichzeitig war Aleksei JakowlevF Golochwastow nebst mehreren moscovri- 
schen Raufleuten abgereist; er sollte den Don hinab ûber Asow nach Constantinopel 
gebn, um daselbst Begiinstigungen fur den russischen Haudel auszuvrirken. So ging 
denn wahrscheiulich der erwâhnte moscowische Kaufmann Salarew mit nach Ita- 
lien, und diurch ihn ward das Schreiben nebst dem Me'moire von Dmitry Manui- 
lowitsch Raiew, wahischeinlich um's Jahr 1500, fur den Erzbbchof Gennady 
aus Rom mitgenommen. Ralevr kehrte erst im November 1504 von seiner Mission 
zurûck-, Gennady war bereits im Juli desselben Jahres abgesetzt. Im Jahr 150G 
iînden wir Dmitry Ralew als Theilnehmer an dem Feldzuge gegen Kasan. Die 
an Gennady gesandte hbtorische Beschreibung der Einfûhrung der weissen Bischofs- 
mûtze, von der es viele Abschriften giebt, hat bekanntlich spâterhin zu Discussionen 
Anlass gegeben, und ist von der grossen Kirchenversammlung zu Moscau im Jahr 
1667, bei wtlcher drei Patriarchen zugegen waren, als unrichtig verworfen worden. 
- Der dritte Dmitry ist unser Landsmann Gerassimow, der sich 1525 in Rom 
Demetrius Erasmius schrieb. Er muss 1465 geboren sein und soll seinen Ele- 
mentarunterricht in Liefland genossen haben, wo er dann auch Latein gelernt hat. 
Er war als Dolmetscher hei mehreren Sendungen ins Ausland gebraucht worden; 
am Hofe Kaiser Maximilian's soll ihm Gelegenheit geworden sein, sich etwas aus- 
zubilden (dum in aula Caesaris omnis generis hominum refertissima versaretur, si 
quid barbaruni (juieto docilique ingenio inerat, elegantium morum observatione de- 
tersit). Zugleich mit Wassily Wlassy ward er, wie bereits erwàhnt, bei der Ma- 
xim Grek aufgetragenen Uebersetzung von Kirchenschriften gebraucht; eins der 
Hauptwerke, und zwar die erste Arbeit, waren Commentarien der Psalmen (Ucavi- 
Tbipi TO^iKOBaa ceMH TO^KOBBHKUBi.). Beide Russen ùbersetzten bloss den von Ma- 
xim aus dem Griechischen in's Lateinische ûbertragenen Text in's Russische. Wâre 
Gerassimow seibst Grieche gewesen, so hâtte man natûrlich nicht erst eine latei- 



— 121 — 

Richtung vora festen Lande vorspringenden schmalen Landzunge, so wie 
auch an das breite Ufer, welches die durch sie gebildete Swatonoss'sche 
Bucht siidlich begriinzt, stosst die beinahe parallel mit der Richtung des 
dortigen Theils der lapplandischen Kiiste, namiich von Nordwest her 



nische Uebersetzung zu machen gebraucht. Uebrigens sind die erwàhiiten Commen- 
tarien der Psalnien. obgleich vom Metropoliten und von der Kirchenversammlung 
approbirt, eben so wenig als die Mehrzahl von Maxina's andern Uebersetzungen 
und Schriften jenials gedruckt worden. Eine schône Handschrift der Commentarien, 
copirt 1692, befindet sicb zu Moscau in der Synodal-Bibliothek. Maxim's Thalig- 
keit im Kreml wurden 1525 Grànzen gesteckt und dièses Jahr ward zum merkwùr- 
digsten in Gerassimow's Leben. Schon 1520 war der Genuese Paolo, empfohlen 
vom Papst Léo X., zum Grossfiirsten Wassily Iwanowitsch mit dem Project 
gekommen, die Wolga, das Caspische Meer, den Oxus, den Indus u. s. w. zu ei- 
nem Handelsweg von Moscau aus nach Indien zu benutzen, um dessen Erzeugnisse 
zu bekomm'en, die dann weiler in verschiedene Staaten Europa's versendet werden 
sollten, damit Spanien und Portugal nicht allein einen so grossen Vorlheil voc In- 
dien zôgen. Man ging aber bei uns nicht darauf ein. Uebrigens batte ja schon ein 
halbes Jabrhunderl frûher der Twer'sche Kaufmann Afanassy Nikitin von Tvser 
aus einen Weg nach Indien und auch wieder zuriick zu finden gewusst. Im Jahr 
1525 kam Paolo zum zwehen Mal mit dem vorigen Plane nach Moscau, brachte 
aber auch ein Schreiben von Clemens VII. mit, welches sich auf die ^'ereinigung 
der griecbischen und romischen Kirchen bezog, musste jedoch nach einem zweimo- 
natlichen Aufenthalte bei uns seine Riickreise antreten , ohne weder die eine noch 
die andere Absicht erreicht zu haben, und unser Dmitry Gerassimow vfard be- 
stimmt, ihn nach Rom zu begleiten; er ward mit einem Grossfûrstlicben Schreiben 
an den Papst versehen. Dieser liess ihm eine schône Wohnung anweisen, ihn statt- 
lich in Seide kleiden, gab ihm einen Bischof zum Fûhrer, ertheilte ihm eine gnâ- 
dige Audienz und forderte den Literator Paolo Giovi (gebiirtig aus Como, nicht 
aber dortiger Bischof) auf, seine nâbere Bekanntschaft zu machen. Dieser fand ihn 
wohl unterrichlet (huraanarum rerum et sacrarum literarum valde peritum) und 
wusste ihm viele Nachrichten iiber Russland abzulocken, die unter dem Titel: de 
Legatione Basilii Magni Principis Moscoviae liber etc., zuerst 1537, dann 1545, 
1551 u. s. w. gedruckt wurden. Die auf dem Titel erwâhnte Légation oder Ge- 
sandtscbaft bestand aus Niemand mehr oder weniger als dem Dolmetscher Dmitry 
Gerassimow, der als Quelle dieser Beschreibung von Russland, welche, vor der 
Herberstein'schen mit Recht fur die umfassendste galt, angesehen werden muss. 



— 122 — 

strômende Fluthwelle an, so dass sich die Wassermenge in diesem ge- 
rade gegen den Strom gekehrten cul-de-sac anliiiuft und ein Theil davon 
lan^s der Landzunge wieder auszustromen gezwungen ist, da denn die- 
ser Riickstrom aus der Bucht am Ende des Cap's gegen die allgemeine 



Um des Vaterlandes Reichtbum an nûlzlichen Producten durch ein Beispiel zu be- 
legen, erzàhlte er die possirliche GeschicLte von deni Bauer, der in einem hohlen 
BaumHonig sammelle und darin stecken geblieben war, bis er von einem Med-wed 
(Honig-Kenner, d. h. Baren) der rùckwârts in die Hôhhing hineinsteigen wollte und 
den er fest packle, herausgezogen ward. Gerassimow kehrte im Julr 1526 nach 
Moscau zurûck. Mit ihm kam Johannes Franciscus de Potentia, den der Papst 
zum Bischof von Scara in Schweden ernannt batte, welcben aber Kônig Gustav I. 
nicht anerkennen wollte. Er war als pâpstlicher Légat wegen der polnischen Ange- 
legenhciten bel dem Grossfûrsten, und batte unterweges auch von Konig Sigismund 
eine Instruction bekommen. Gerassimow bescbâftigte sich spâter in Nowgorod in 
Auftrag des Nowgorod'scben und Pskow'scben Erzbiscbofs Makary mît der Ue- 
bersetzung der Bruno'scben Commentarien der Psalmen, welche Cochleus 1533 
zu Leipzig unter folgendem Titel herausgab: Psalteriwn Beat.i Brunonis, Episcopi 
quondam Herbipolensis a Johanne Cochleo Presbytero restitutum et Hehraica veri- 
tate adauctum. In unserer academischen Bibliotbek befindet sich, seit 1763, ein 
wohlerbaltenes bandschriftlicbes Exemplar dieser Uebersetzung des Bruno'schen 
Werkes von Gerassimow mit einigen Zugaben des Letzteren; ein anderes Exem- 
plar mit denselben Beigaben wird in der Bibliotbek der Sophienkirche in Nowgorod 
aufbewahrt. Gerassimow endete seine Arbeit am 15. October 1535 (nicht 1536). 
Die Haudschrift bat zwei Titel, von denen der erste sich auf Gerassimow's Pro- 
log bezieht, der andere aber also lautet: Co6panie T0Ji)KOBaHieMT> na Kiiury cto h 
niaTU 4eciaTb ncajMT> oti pasjHiHbixT, oyMHTe^eô noTpy;KeHieMT> E^a;KeHHaro Bpy- 
BOHa EuHCKona rep6Hno.ibCKaro. Der Ueberselzer nennt sich: rpfuiuoii h msao 
oyqeHWH ,^HMHTpiH CxojacTHKT, peKme oyqeiiHKT». Er bemerkt, dass er die Arbeit 
ùbernommen habe, indem er dera Befehl des Erzbiscbofs Gehorsam geleistel «ne ako 
Mtmmaca B'64aTH hsb'èctho iioiKAaa no h ceoero oypoa;eHaro aaniKa MHoro nest^yma 
a Mioat^aro s'Bjo Ma^io. BcAiiia 6o XHTpeub ceoea xHTpocTH HMena OTqacTH b-ëctb 
a HHKToace noxBa^HTBca coaepmenHO bcji BtjaTH . . flKO;Ke oyôo a KHH;KHHuibi khh;k- 
Haa B'Ë4aT'b noejuKOJiy Bon. no4apyeTT. ; bohhh BOtincKaa, bi Kopaô.i'Bxi. n^asaio- 
mm MopcKaa h npHCToanjHXT. 4-641. Kopafi^eHbixT. HMena B'B4aT-b; nojeT«,-KaTe4B aeM- 
cje4t4aTe4Haa, TCKTOBbi h KOBaqn h meBKbi h npoiia peMecTEennuM ano cyKHo Kpa- 
H4HH H npoqie nocTasM 4'E4aK>ii]eii OKcaMUTUQKB 6apxaTiiHKU KaMoqHHKbi h npoqÎH 



— 123 — 

Meeresfluth unter einem stumpfen Winkel anstôsst, wodurch eine gewal- 
tige Brandung im Meere entsteht, die man bei uns Suloi oder Suwoi 
nennt, und die bis zehn Werst weit ins Meer hinein bemerkbar sein soll. 
Herberstein giebt die Schilderung der von Grigory Istoma und 



3.iaTi>iaH cepeôpcHue h uio.iKOBue aocTasbi AHAatotufiu kou;kao b^aati. cbohxi xuTpoc- 
TCH HMeHa H ocHOBaHie H KpacKaMi> pacTsupeuifl h M'EpaMi» oypfl;Ke(j(a, aa ne ecHKyio 
■eiub Mtpa KpaciiTT. KpoM'B «e M-Spbi MH'SiuaflCfl /loôpa 6wth Ha epe^i npe4Bap«i0TT>. . 
Be^ie oyôo ne oy/îOocTBO UMaTb er4a ôoxecTBeuoe iiHcanie ott> asLiKa b-l aat nsbiK-h 
npe^iaraeTCji h B-tAni-b cie MHoro oyHeHHÏB iaace MBoruMii asbiKOMi. HCKoycBH coyib. 
Bo HCTUHy 60 6oa;ecTBenaio niicaHiji BbicoTa h rjyÔuua aeHSM'BpHMbi coyTb. h hukoh 
XHTpocTH OTT. BbiiuepeieHiiuxi. xHTpocTeH uo^oôiiH coyTb TOH. a3a;e ame h rpyoi 
ecMb H ueBl;»<a c^obomt. ho oynoBaio Ha mh^octb 6o;Kiio h aa noBeaUBUiaio mhI; 
iipeocBemeHuyio r^asoy o HcnpaB^eHiH BHeAOBîAOïubixb a cyiiHisHHbixb ». Ich woUte 
nicht unteilassen, der alten lechnischen Terminologie wegen, dièse Stellen hier an- 
zufiibren. Ueberhaupt dùrfle wohl eriie Vergleichiing der Arbeit Gerassimow's 
von 1535 mit der von ihm und Wassily Wlassy mehr als ein Viertel Jahrhun- 
dert friiher voUendelen, in Bezug auf die Ausbildung der russischen Sprache nicht 
ganz uninteressant sein. Der Grieche Dmitry Tracbaniot nannte sich 1493 in sei- 
nem Scbreiben an Gennady, Dmitry staroi (der Aeltere). Der Grieche Dmitry 
Ralew, der um's Jabr 1500 eiue Abhandlung aus Rom an Gennady sandte, schrieb 
sich Mita maloi (der Jûngere, zum Unterschiede von Tracbaniot). Der Russe 
Dmitry Gerassimow nannte sich, 1535, Dmitry scholastik, worunter er Schil- 
ler versland, denn er setzt binzu: peKme oyieHHKT.. Andere erwâbnen seiner als 
Dmitry tolmatsch (der Dolmetscher), aber eben so ward auch der Grieche Dmi- 
try Ralew genannt. Uebrigens ist Dmitry Gerassimow auch mit Mita maloi 
und Tolmatsch latùnskoi bezeicbnet wordcn. Aus dieseu unbestimmten Benen- 
Dungen entstand der erwàhule Irrthum unserer Historiker. Im Worterbucb der rus- 
rischen Kirchenautoren (C^OBapb HCTopHqecKiô o nacaTe-iaxT> 4yxoBHaro ^HHa rpeKO- 
pocciucKOH uepKBH) hait man den Uebersetzer des Bruno'schen Psalterium's fur den 
Verfasser oder wenigstens den Uebersender der historischen Beschreibung der weis- 
sen Bischofsmûtze und diesem wird im Catalog der Rumanzow'schen Manuscripte die 
Abhandlung von 7001 ùber das Hallelujah und die siebentausend Weltjabre zuge- 
schrieben. - Lehrberg bei Krug (Untersuchungen zur Erlauterung der âlteren Ge- 
schithle Russlands) giebt das Jabr, in welcheni Gerassimow in Rom war, unrichtig 
mit 1522 an, denn in dem Datum bei Jovius: anno septimo millesimo tricesimo, 
tertio Aprilis, hàtte sich: tertio auf die Jahreszahl (7033, d. h. 1525) beziehen sollen. 



— 124 — 

seinem Gefàhrten bei Swiitoi Noss ausgestandenen Gefahr nach der von 
Ersterem ihm gemachten Mitlheilung, da ihm aber die Ursache der un- 
gewôhnlichen Bewegung des Wassers, namlich des Suwoi's, nicht klar 
■war so ist aucb seine Beschreibung dunkel*). Herberstein bat ferner 
nicht verstehn kônnen, was das fiir ein Fels gewesen sei, von welchem 
Istoma erziiblte, dass ihm sein Schiffer heimlich eine Spende von Ha- 
ferraehl mit Butter verraischt dargebracht habe, um bei ihm vorbei zu 
kommen. Er -wusste nicht, dass dieser Fels (Kamen), Woronucha ge- 
nannt, kaum eine Kabeltauliinge von dem spitz und ganz niedrig auslau- 
fenden Cap Swatoi Noss entfernt ist und nur zur halben Ebbezeit iiber 
der Oberflache des Meers hervorzuragen beginnt, dagegen bildete er sich 
ein es miisse eine grosse hohe Felsenmasse, ein Berg, sein*). Dass 

') Er sagt: «Undter dem gepûrg (Sweti Noss) sieht man wie das Moer eiofelt 
und sich ver(f)leust, als auf sechs slund, und dan wider ùber sich faeraus mit gros- 
sem saioss in die hôch wallund aussfleust, und das in ewige zeit, von sechs zu sechs 
stunden wachsend, imd ablaufFeud gesehen wirdt, so es dan in sechs stunden das 
Moer einfleusst, zeucht so starckh an sich, dass die Schiff welche etwas in die nahent 
khumen, ye gar verzuckht, also das die zween (er meint Istoma und den Herold) 
mit grosser mûhe und arbait sich darvor enthalten haben». «Neque (Istoma) se un- 
quam in maiori periculo fuisse aiebat. jVam gurgite subito ac violenter navem, qua 
vehebantur, ad se attrahente, vix magno labore renitentibus remis sese evisisse». - 
Hulsius glaubte noch ira Jahr 1602, dass das «Gap Heilige Nase» das Nord-Cap sei. 
Indem er, nach Herberstein, von Istoma's Fahrt spricht, heisst es: «Von dannen 
sie zum Cap Heiligen Nasen kommen, so ohne Zweiffel vom Plantio, Hondio und 
nachfolgenden Nord-Cap genannt wird, dabey ein wunderbarer Wirbel ist» u. s. w. 

*) Herberstein schreibt: «Wie sy umb den Perg der heiligen Nasen, seind sy 
wider zu ainem Felsigen Perg khomen, da seind sy durch den Windt etliche tag 
aufgehalten worden, so spricht der Scheffman, der Fels den es secht, haist Semés 
soverr wir den nit mit ainer vereherung ermildem, khumen wir nil leichtlich hin- 
fûr, als die baidt (Istoma und der Herold) dem Schiffman darumb zuredten, 
schwig er dariiber stil , sy seind vier gantzer tag also da aufgehalten worden , erst 
hôrte der Wind auf, und sy fiiren hin mit guettera Wind, sagt der Schifman wi- 
der, jr habt mein vermonung den Felsen zu sonfften verspot, bette aber ich den nit 



— 125 — 

aber Istoma hier nichts Ancleres als den zur Fluthzeil unsiclitbaren 
Fels: Kamen VVoronucha gemeint hat, darùber erhalten wir die Gewiss- 
heit durch Anthony Jenkinson. Als dieser 1557 zum ersien Mal 
zu uns kam, schrieb er in seinem Reisejournal : „Am 7. Juli kamen 
wir an ein Cap genannt Svelinose, welches den Eingang in die Bai von 
St. Nicolas bildet. An diesem Cap liegt ein grosser Stein (a great 
stone), welchem die vorbei passirenden Fahrzeuge (barkes) Spenden 
von Butter, Mehl und anderen Victualien darzubringen pflegten, indem 
sie glaubten, dass, wenn sie dièses unterliessen , ihre Barken oder an- 
derweitigen Fahrzeuge verloren gehen miissten, was auch oftmals Slatt 
gefunden hat". Wir diirfen uns daher, nach einem solchen directen 
Zeugniss, durch die falsche Benennung: Semés, die Herberstein die- 
sem Felsen giebt, nicht irre machen lassen. Er konnte Istoma's latei- 
nisch geschriebenes Wort: Camen (Fels) eben so leicht in Semés um- 
wandeln, als er aus Borsii (-ja sobaki), was Windhunde bedéutet, das 
bisher nicht entriithselte Wort ,,Kurtzi" gemacht hat'). 



verehrt, wir wâren noch nil herdan khumen, sy fragten jne wie er gellion und den 
verehret hette, sagt er wâre bey der nacht hienauff gestigen , und hetle ain haber- 
mel mit ainem Putter abgemacht, und auf den Stain den sy sahen, gegossen». «Su- 
perato S- Naso, ad quendam montera saxosum, quem circumire opportebat, perve- 
nisse: ubi cum ventis reflantibus aliquot diebus detinerentur, nauta, Saxum (inquit) 
hoc quod cernitis, Semés appelant: quod nisi munere aliquo a nobis placatum fuerit, 
haud facile praeteribimus, quem Isthoma , ob vanam superstilionem se increpasse 
aiebat, increpatus nauta subticuit, totoque illic qualriduo vi tempestatis retentos, ven- 
tis postea quiescentibus, solvisse. Cumque secundo iam flatu veberentur, nauclerum 
dixisse: Vos admonitionem meam de placando Semés saxo, tanquam vanam super- 
stilionem irridebalis : 'at nisi ego noctu clam ascenso scopulo, Semés placassem, ne- 
quaquam transitas nobis concessus fuisset. Interrogatus, quid Semi obtulisset? ave- 
nae farinam butyro permixtam, super lapidem qiiem prominere vidimus, se fudisse 
dicebat.» 

') Bei Beschreibung der Hasenhetze, welcher Herberstein in Gegenwart des 

17 



— 126 — 

Damit Istoma und sein Gefàhrte aufder weileren Fahrt, nach War- 
dohuus zu, nicht um die weit in's Meer hineinragende und einen sehr 
erossen Umfang habende Halbinsel Riibatschy herumzufahren brauchten, 
hielt man sich nahe an die Kiiste des festen Landes und fuhr in den 
von demselben und dem siidostlichen Theil der Halbinsel gebildeten 
Motower Busen, von welchem (naraentlich aus dem am Ende desselben 
befindlichen und 1823 vom Capitiin Lieutenant, jetzt Admirai Liitke 
nach seinem SchilT: Nowaja Semlja benannten Hafen) die (vier) Fahr- 
zeu^e, so wie das GepiJck, iiber den hier sehr schmalen Landstreifen, 
welcher die Halbinsel Riibatschy mit dem Hauptlande verbindet, in die 
grôssere (niirdiichere) der zwei wolokolT'schen Buchten*) hiniiberge- 
schleppt wurden, und dann schilTte man um Murmansky Noss herum 
an die Westkiiste Norwegen's in den Drontheimer Fiord ; von Drontheira 



Grossfursten Wassily Iwanowitsch beiwohnte, sagt er: «wan sy die Jaghund in 
die schàchle lassen, e;ehn sy nebeneinander mit grosseni geschray, das sicb gar nichts 
enthalten luag, hervornen helt man mit reschen hunden, die sy Kurtzen nennen 
(Kuitzos dictos)». Adelung versuclite das VVort «Kurtzen aus Kypryaaa co6aKa 
und aus dem Canis cursalis des Mittelalters zu erklâren. - Rùcksichtlich des Wortes 
Semés ware es auch raôglicb, dass Istoma, ausser Swatoi Noss, auch der Sieben 
Inseln, Sem Ostrowow, bei denen er vorbei gefahren, erwahnt, und dass Herbei- 
stein dièse Sem nach seinen Noten hier mit jenem Felsen, Kamen Woronucha, 
verwechselt habe. Uebrigens wurden damais fast aile russische Benennungen sehr 
entstellt. Noch im Jalir 1555 bat Siephen Burrough aiis Iwanowskije Krestû 
«Swan Cristn und aus Cap Teriber «Cape Sowerbeer» gemacht. 

') Von wolotschit; schleppen. Da dièse Landenge hier sehr schraal ist, so ward 
die Halbinsel oft Insel genannt (Vischer Eilant). In fruberen Zeiten ware dièse Be- 
nennung wahrscheinlich die rii htige gewesen. Die Landecke, wo der Motow'sche 
Busen sich nordlicb wendet, um dann den Nowaja Semlja-Haft-n zu bilden, heisst 
Motka und daher kommt es, dass bei Herberstein die gahze Halbinsel Molka ge- 
nannt wird. «Ain Perg der sich in das Moer gelassen, mit Namen Motka "zu sehen 
als stuende der gar im Moer, wie ain Innsl». Irrig giebt Herberstein Wardohuus 
(bei ihm Barthus) als auf der Halbinsel Motka, d. h. Rûbatsrhy liegend an. 



— 127 — 

aus machte man die Reise zu Lande mit Rennlliieren bis nacli Bergen, 
von da aber mit Pferden weiter gegen Copenhageii zu. 

In der hier beschriebenen Richtung wurde dièse Fahrt \A% von 
Istoma und, wie Herberstein sagt, spiiter auch von Wlassy gemachl. 
Letzterer stieg erst zu Bergen an's Land*). Beide kehrten von Copenha- 
gen ùber das Baltische Meer und durch Liefland nach Moscau zuriick. 
hn .lalir 1501 machte aber Jury Manuilowitsch Trachaniol^) 

') Es ist Herberstein kaum zu verzeihen, dass er sagt: Dront (Drontheim) 
befiiide sich zweihundert Meilen nôrdlich'von der Dvvina, iirid Bergen sei «zwischen 
gcpiirgen gerade in Mitternacht» gelegen. - Istoma batte die Reise zur Dwina ùber 
Nowgorod gemadit. Wlassy aber ging von Moscau nach Pereslawl, Roslow, Jaros- 
lawl und Wologda. Von Rostow ans machte er die Reise grossentheils zu Wasser 

") Jury Manuilowitsch Trachaniot, einer der aus Rom zu uns gekomme- 
uen Griecben, gebort vorzugsweise jener interessanten Epoche an , in vcelcher Russ- 
land mit dem Westen Europa's in ^"erbindung trat , und er war selbst bei Vermit- 
telung derselben tbàtig. Ani H. Ftbruar 1469 kam er in Moscau an, um von 
Seiten des pSpstlichen Stulds dem seit 1467 verwittweten Grossfiirsten Iwan Was- 
siljewitsch die in Rom wohnende Sopbia (Fominischnai, Nichte des letzten 
griecbiscben Kaisers, zur Gemaiilin vorzuscblagen. Als dièse 1472, schon als ange- 
lobte Braut, nach Moscau reisle, war, we bereits erwahnt, Dmitry Manuilowitsch 
Trachaniot, Bruder dièses Jury, mit seinem Sohne Jury in ihreni Gefolge; Jury 
Manuilowitsch kam spâter nach Russland, um da zu bleiben. Durch die Verhei- 
rathung Iwan's mit einem Sprôsslinge des griechischen Kaiserhauses kam der dop- 
pelte Adler in das russische Reichswappen und in Folge der wiederholten Reisen 
von Russland nach Italien kamen viele nûlzliche Techniker nach Moscau, deren 
Werke zum Theil noch jelzt im Krcm] zu sehen sind. Deutscbland ward nun aurh 
auf Russland aufmerksam. Kaiser Ferdinand III. gab einem gebildeten gereisten 
Deutschen, Nicolaus Poppel 1486 einen Empfehlungsbrief an Iwan Wassilje- 
witsch. Wie es scheint, sollte er, ausser der Erwerbung allgemeiner Kenntnisse 
von Russland, vorlâufig zu erforschen suchen, ob wohl rine Verbindung des Sobnes 
des Kaisers, des damais verwittweten Konigs von Rom, Maximilian, mit einer der 
zwei Tochter Iwan's, Helena und Feodosia, eingeleitel werden konne, oder ob 
man sie mitGliedern anderer deutschen Regentenbauser: Baden, Sachseu oder Bran- 
denburg, zu vermablen geneigt sei. JSach seiner Zurùckkehr im Jahre 1488, fand 
Poppel den Kaiser gerade zu ]\iirnberg auf dem Reichstage. Er erzahlle ihm und 

17* 



— 128 — 

die beschwerliche Reise um Murmanskj Noss in der entgegengesetzten 
Richtung, naralich aus Danemark nach Russland zuriick kommend. So- 
wohl mit Istoma (1i96 und 1507) als mit Jury Trachaniot, 1501, 
raachte die Fahrt als Herold des Konigs von Danemark, ein Schotte von 



der hohen Versammlung viel von dèr Grosse und Macht Russlands, so wie auch 
von den vorzûglichen Eigenschaften seines Herrschers, worauf er, sowohl vom Kai- 
ser Ferdinand, als von seinem Sohne, Maximilian, dem Kônige von Rom, ofB- 
ciell nach Moscau gesandt ward, wo er, ausser Anderm, die erwâhnten Heirathsvor- 
schlâge machte. Mit Poppel zusamnien ward im Mârz 1489 Jury Manuilo- 
witsch Trachaniot vom Grossfùrsten als Gesandter zum Kaiser und zum Kônig 
abgefertrgt; von gebornen Russen gingen Iwan Chalepa und Constantin Aksent- 
jew mit. Ausser den Hauptangelegenheiten der Mission war Trachaniot und die- 
sen Letztern aufgetragen, sich zu bemiihen, einen Erzkiindigen und einen Metallur- 
geri, einen Militariugenieur, einen Artilleristen, einen Bauraeister und einen geschick- 
ten Silberarbeiter zu engagiren. Schon einige Jahre fruher, ehe Poppel die Ver- 
bindung mit Deutschland einleilete, halte der Grossfiirsl den ungarischen Kônig 
Matthias gebeten, ihm dergleichen Kûnstler zu senden. Der Kônig von Rom hatte 
gerade 1489 im Namen seines Vaters, des Kaisers, den Vorsitz auf dem Reichstage, 
der zu Frankfurt am Main gehalten wurde. Unsere Gesandtschaft ward vom Kô- 
nige auf dem Rathhause, in Gegenwart vieler der zum Reichstag gekommenen Hei^ 
ren, empfangen. Trachaniot, der weder Latein noch Deutsch verstand, hielt eine 
italienische Anrede an den Kônig, welcher sie durch Dr. Georg von Thorn, 
gleichfalls italienisch, beantworten Hess. Trachaniot ûberreichte, als Grossfûrstli- 
ches Geschenk, drei Pelzfutter, eins von Zobeln (copoKi coôo^efi), eins von Her- 
melin (uiyôa ropiiocTaHHa) und eins von Vehin (uiyôa ôf^iinBna). Chalepa und 
Aksentjew, die man dort Ritter des Gesandten nannte, brachten jeder ein \ehin- 
futter dar. Am folgenden Morgen halle Trachaniot Privataudienz. Er reiste auch 
noch zu bem damais schon vier und siebzig Jahr alten Kaiser, der ihn sehr gnàdig 
empûng, ihm aber kein Schreiben an den Grossfùrsten gab, so dass er bei seiner 
Rùckkehr nach Moscau im Juli 1490 blos eins vom rômischen Kônig Maximilian 
ûberreichte. Als Gesandter von Maximilian war der erwiihnte, italienisch spre- 
chende, Dr. George von Thorn (bei uns unrichtig JleAaTop-b geschrieben) mit 
gekommen, der nicht nur bei'm Grossfùrsten im Beisein seiner Sôhne Wassily und 
Jury Audienz hatte, sondern auch noch der Grossfùr.'iliu Sophia besondeis vorge- 
stellt wurde, welcher er, nebst einem Stûck grauen Tuches, einen Papagaien ver- 
ehrle. Karamsin, verleitet durch unsere Jahrbùcher, sagt: Jury Trachaniot sei 



— 129 — 

Geburt, der in unsern Acten und, in Folge der Mittheilungen unserer 
Dolmetscher, auch bei Herberslein nur mit seinem Taufnamen David 
bezeichnet wird. Ich vermuthe, dass sein Familienname Cocker, oder 
etwas dem ahniiches war; keinesweges aber hiess er Gerold oder gar 



14.99 als Gesandter von Russland in Rom gewesen. Dies ist ein Irrtbum , der au- 
genscheinlich daraus entsprungen ist, dass man seine Mission zum Kônige vom Rom 
mit eiuer Sendung nach Rom verwechsell hat. Nach einem Aiifenthalt in Moscau 
von weniger als sechs Wocheu, nàmlich im August 1490, reisten Jury Tracha- 
niot und Dr. Thorn wieder nach Deutscbland; Ersterem war der Djak WassiJy 
Kuleschin beigegeben. Ausser den diplomatiscben Angelegenbeilen batten sie dem 
Kônige von Rom zu melden, dass der Grossfùrst bereit soi, ibm eine seiuer Tochter 
zur Gemahlin zu geben. Sie sollten aucb sucben, einen guten Arzt zu engagiren, 
denn Leo's tragisches Ende batte schon Statt gefunden. Sie trafen den Konig zu 
Nùrnberg, waren bei ibm vom Màrz bis Juni 1491 und kamen im Spatjabr nacb 
Moscau zurùck, wo bald nacbher aucb Dr. Thorn, zum zweiten Mal, als Gesand- 
ter von Maximilian erschien. Er batte zu melden, dass der Kônig, da er lange 
keinen Bescbeid von Moscau erhalten, sich entscblossen habe, die Anna von Bre- 
tagne zu heirathen. Da man aber bei uns spàter die Nachricht erhielt, dass sie ibm 
der Konig von Frankreich abwendig gemacht habe, so ward Thorn , als er im 
Frûbjahr 1492 wieder nach Deutschland reiste, aufgetragen, dem Kônige Maximi- 
lian unter Anderm zu verstebn zu geben, dass er nocb hoffen konne, eine der 
Grossfùrstlichen Tôcbler fur sich, oder fur seinen Sobn Pbilipp zu bekommen. 
Dieselbe Commission erhielt der bald darauf abgefertigte Jury Trachaniot, wel- 
chem zwei Djaken, Micbailo (Klepik) Jaropkin und Iwan (Wolk) Kuritzin 
(1505 als Ketzer verbrannt), zugegeben wurden. Sie waren bei dem Kônig von 
Rom in Colmar, kamen aber im Juni 1493 nacb Moscau zuriick, obne etwas ausge- 
ricblet zu baben, und die Grossfiirstin Helena ward Alexandern, dem Grossfiir- 
sten von Litthauen, nachberigem Kônig von Polen, angetraut. Der frùher erwâbnte 
Wassily Kuleschin, welcher jetzt Schatzmeister war, figurirte bei der Trauung 
in Wilna. Aachdem Jury Manuilowitsch Trachaniot im Februar 1500 mit sei- 
nem Bruder und Neffen bei der Vermablung von Iwan's Tochter Feodosia mit 
Cholmsky ehrenvoil gebraucbt und bei den darauf folgenden Hochzeitsfestlichkei- 
ten zugegen gewesen, ward er im April mit dem geschaftskundigen Djak Wassily 
(Tretjak) Dalmatow, m Gesellscbaft der im Februar angelangten dânischen Ab- 
gcsandten Johannes Anderson, Andréas Christenson und Andréas Glob 
nach D.ïnemark gescbickt, von «o dann Trachaniot sammt Dalmatow mit dem 



_ 130 — 

Gerlad, ^ie er in Folge von unrichligen Uebersetzungen nicht nur bei 

uns, sondern auch in danischen Schriften wiederiioll genannt worden ist'). 

Ich habe schon darauf hingedeutet, dass das Cap Swiitoi Noss we- 

gen des Wasserstrudels an seiner Spitze bei den Biarmafahrern vielleicht: 



danischen Herold ini August 1501, wie schnn bemeikt, um jNorwegen's Cap heriun 
(mhmo MypMaiicKaro iioca) zur Dwina zuriick kain. Dass dieser «Jury slaioi» nebst 
seinem Bruder und Neflen in Iwan's Testament bedacht worden, ist bereits erwâhnt. 
Wassily Dalmatow war schon IW? bei der Unterwerfiing von Nowgorod und 
1493 zu Sendungen wcgen der damais projectiiten A erbeiratliung einer Tochter 
Iwan's mit Conrad, dem Fûrslen von Masowien, gebraucbt worden, spater aber, 
1509 und 1510, war er bei der entscheidenden Unterwerfung von Pskow der Haiipt- 
agent. Von ihm erzàhlt Herberslein, dass ihn Wassily Iwanowilsch sehr gescbatzt 
habe (cbarus Principi, et inter intimos Seoretarios babilus), dass er ihn aber nach 
Belosero ins Gefangniss gesandt habe, wo er geslorben sei, und dass man dann sein 
ganzes Yermogen confiscirt habe, weil er Armuth vorgescbiitzt, um sich tiner ihm 
vom Grossfùrsten aufgetragenen Mission an den Kaiser Maxitnilian zu entziehen. 
Seine Bruder Nemetz (Feodor) und Sachar waren 1517 Herbersteinen entge- 
gen gesandt worden und waren auch bei der Rùckreise seine Geleitsmanner von 
Moshaisk an die Granze hinter Smolensk. 

') Den ganz falscheu Familiennamen Gerold bat dieser Herold durch unrichti- 
ges Lesen und Ueberselzen der laleinisclien Schreilien des Konigs Johann von Da- 
nemark erbalten. JVlan bat den Heroldstitel; David Heraldus (noster) fur einen Fami- 
liennamen gehalten. Da nun im Russischen das H durch G ausgedrùckt wird, so ist 
daraus Gerold entstanden und dièses ist sogar noch in Gerlad verwandelt wor- 
den. Seinen wahren ISamen mûssen wir aus den danischen Archiven zu erlernen 
hoften. Bei uns fand ich in einer Copie der lateinischen Lebersetzung eines Schrei- 
bens des Grossfùrsten Wassily IwanoWitsch an den Kônig Johann die Worle: 
((Vestrum Oratorem Heraldum Magistrum David Kocken». Hierauf hin erlaube ich 
mir einstweilen anzunehmen, dass sein Familienname Cocker war. Einige Berûck- 
sichtigung verdient der hier angegebene Aame wohi, denn die von mir benutzte, 
von dem ehemaligen Reichskanzler Grafen Rumânzow besorgle Abschrift des im 
gebennen Staats-Archiv zu Copenhagen beCndlicben Oiiginals ist unterzeicbnet: «Ex 
charla coaeva Arcbivi Regii secretioris accurate excripsi Giimus Jobannes Thorkelin 
Archivi Regii secretioris Praefectus ». Ich wùn.schie sehr, das Original des angefùhr- 
len Schreibens wegen des Wortes Kocken sehen zu kônnen. Lnsers Istoma's 
Kame ist in allen von Herrn Thorkelin vidimirten Abschriften auch nicht ein ein- 



- \^\ - 

VValtunas, Wassernase hiess. Es war nothig, hier auf diesen Suwoi auf- 
merksam zu machen, denn ich halle dafiir, er habe mil dazu beigelra- 
geii, dass Sir Hugh Willoughby seine Fahrt siidusllich zum Weissen 
Meer nicht weiler forlsetzle. Aus dem von ihm gefiihrlen Journal wis- 

zices Mal richtig geschriehen. Zu fernerem Beleg aus dânischen Schriften, dass das 
Wort Hcrold die Function, nicht abcr den Familiennamen bedeute, moge eine Stelle 
aus Huitfeld's Werke: Danmarhis Kigis Kronicke, II, S. 1075, die sich in seiner: 
Kong Hansis Kronicke, S. 270, wieder findet, dienen. Da stelit: Sin (Kong Hansis) 
Heiold, Mester David u. s. w. Scliade ist es, dass auch hier der F'ainilienname 
nicht angegeben wird. Herberstein sagt uns, dass Mester David ein Schotle war. 
Dass jemand von dieser Nation in Kônig Johann's Dienst stand, dùrfte schon des- 
. wegen nicht auflallen, weil der damalige Kônig von Schottland, James IV., Jo- 
hann's Ncfl'e war. James III. hatle nanilich, in Folge eines schon 1460 vom Kô- 
nig von Frankreich, Cari VIL, gemachten Vorschlags, IWO seine Schwester Mar- 
gareta geheirathet und als Mitgabe die Orkney- und Shelland-Inseln bekommen. 
Zur Abschliessung eines Biindnisses zwischen Danemark und Schottland (mit England 
besiaïid eines schon seit dem Jahr 1490) war im Mai 1493 eine Gesandtschaft aus 
Schottland nach Gopenhagen gekommen; unser David hat in ihrem Gefolge sein 
kônnen. Kônig Johann wiinschte den Grrossfûrsten Iv^an Wassiljewitsch zu 
ernsten Angriffen auf das der dânischen Krone treulos gewordene Schweden oder 
wenigstens auf das dazu gehôrige nahe liegende Finnland zu beslimmen, wofiir er 
ihtn wieder seinen Beistand gegen Lilthauen zusagte. Der im Juli 1493 zur Begrûn- 
dung einer solcheu Abmachung wegen gegenseitiger Hùlfsleistung nach Moscau ge- 
kommene danische Gesandte, welcher der Erste von allen war, ist in keinem Werke 
mit Namen bezeichnet. Man hielt in Danemark seine gegen Schweden geniiinzte 
Sendung so geheim als nur môglich. Jedoch bekam der Autor der schwedischen 
Reim-Chronik Notiz davon, und er sagt in seinen \ ersen ganz kurz: der Dompropst 
zu Roschild (Domprosten aff Koskel) sei vom Konig Hans nach Kussland geschickt 
worden. Dies copirt Messenius (1620), so wie auch Dalin (1750) ohne zu prû- 
fen, und Schlegel glaubte (1769) irrig, Meistcr David und dieser Dompropst sei 
eine und dieselbe Persou. Nach raeiner Meinung war der danische Gesandte , der 
1493 iiber Gothland, Liefland und Nowgorod im Juli nach Moscau kam, niemand 
anders als Johann Jacobson (Jens Ibson, Jebson, Ipsôn u. a. m.), welcher sieben 
Jaiire spater Bischof zu Roschild wurde. Er war aus der Familie Ravensberg. 
Sein Vater halte ihn als jungen Mann mit eihem Tutor nach Côln gesandt, um 
ihn dort auf der damais beriihmten Universitat studiren zu lassen. Ein daselbst von 



- 1^2- 

sen wir, dass er ara 11. September in eine Bucht am lapplàndischen 
Ufer eingelaufen war, wo er zum Ânkern taugliche Pliitze fand. Es un- 
terliegt keinem Zweifel, dass dièse die grosse Bai bei der Insel Nokujew 
war. Wie lange er hier verweilte, wird nicht erwahnt, er hat sie aber 



ihm geschlossenes, unpassendes Ehebûndniss (turpi amore captus est libidine cecus, 
uxorem duxit meretricem quandam, nomine Ghristioam) wurde nach seiner Rûck- 
kehr, durch Vermiltelung seines Vaters wieder aiifgelôst und Jacobson ward Ca- 
nonicus, auch Priester am Stifte zu Roschild. Konig Johann nahm ihn als seinen 
Secretâr mit auf die Reise, welche er 1482 nach Schleswig und Holslein, auch nach 
Hamburg, machte, um sich und seinem jiingern Bruder, dem Prinzen Friedrich, 
daselbst huldigen eu lassen. Spaterhin finden wir Jacobson als Propst oder \or- 
gesetzten (Provist , Forstander) des Klosters zu Dalby auf Schonen genannt , auch 
kommt er als Decan von Roschild vor. Er machte in Auflrâgen des Kônigs Jo- 
hann eine Reise nach Schottland und England, und nach dem 1500 erfolglen Ab- 
leben des Bischofs von Roschild ward ihm, Jacobson, dièse hohe Wûrde zu Theil. 
Bereits als Bischof (Johann VI.) ward er 1501 in Gesdlschaft von Heinrich Kru- 
meridge mit einer Flotte nach Opslo in Norwegen gesandt, um die abgefallenen 
Korweger zum Gehorsam gegen ihren Souverân zuriickzubringen. Knut Alfson. 
der dortige Anfùhrer, ward auf des Bischofs Schiff erschlagen. Dieserhalb sowohl, 
als auch wegen der Ermordung des Reichshofineisters Paul Laxniand (1502) wirft 
die Geschichte auf Jacobson den N'erdacht geheimer Mitwirkung. Uebrigens wird 
er als ein gelehiter und staatskluger, zugleich aber auch als ein sehr sinnlicher und 
prachtliebender Mann (regem ipsum vivendo sumpluose et splendide superavit), ge- 
schildert, der jedoch den Bediiiftigen gerne Gutes erzeigte. Er unlerhielt aul seine 
Kosten etliche hundert Reiter zum Dienst fur den Kônig. Er starb 1512, auf dem 
Schlosse zu Hiortholm, in zerrùtteten Vermôgensumstânden, nachdem sein spâterer 
Nachfolger, der Canlor Laug Urne, schon eine Zeitlang fiir ihn vicarirt hatte. Er 
ward im Hauptgange der allen, 1716 auch von Peter dem Grossen besuchten Stifts- 
kirche zu Roschild, der friihern Besidenzsladt Dânemarks, wo viele Kônige ruhen, 
begraben, und zwar, wie man 1753 zufàllig entdeckte, im bischollichen Omate und 
mit Hostienteller und Kelch auf den gefalteteu Hânden. Beilaufig erinnere ich hier 
daran, dass sich seit 164-2 in dieser Domkirche auch der Sarkophag des 1602 zu 
Moscau verstorbenen Herzogs Johann des jiingern von Danemark befindet, welcher 
in der erst das Jahr zuvor, 1601, mit Erlaubniss des Zaren Boris Feodorowitsch 
Godunow in der deutschen Slobode «von eitel Dannenholz» erbaulen lutherischen 
Kirche in einem gemauerten Gewôlbe beigesetzt worden war. Bekanntlich hatte er 



— 133 — 

wahrscheinlich am folgenden Tag, oder wenigslens am 16. Septeniber 
verlassen, um der Kiiste siiddstlich zu folgen. IVun halle er aber ganz 
conlriiren Wind; beim Laviren konnle es daher nicht fehien, dass seine 
Schiffe in die vora Cap Swiitoi Noss sich in nord-nord-wesilicher Rich- 



uiil der eiiizigen, schônen und gebildeten Tochter des Zaren, der Grossfùrstin 
Xenia lîorissowna Godunowa, welche drei Jahre spiiter ein so schmàhliches 
Loos traf, vermàhll werden sollen. An einem Pfeiler, wo die Lange des Kôrpers 
von Christian I. beinerkt war, liess Peter der Grosse 1716 die seinige auch be- 
zeichnen. Joachira Beck, der Schwiegersohn des neben Johann Jacobson begra- 
benen Kruders desselben, Joachini, hatte fur Johann, den Bischof, eine Grabschrift 
angeferligt, in welcher Folgendes vorkommt : «fnterea in Angliam et Scotiam niissus 
Legatiis, qua in legalione ita se gessit, ut jucundissima , gi-atissima et gloriosissima sit 
ejns nominis niemoria, et apud Anglos et Scotos, quos ipsos etiani eodem tenipore, 
cuin inter se maximum bellum gessissent et starent jam utrinque insiructi exercitus in- 
festis aniniis et signis, alter in alterius pemiciem accincti, in concordiam dissidentes 
reconciliavit. Factum omnibus seculis mémorandum. Tanti erat illius viri, apud 
peregrinos etiam homines, quaedam vocis et vultus augusta majestas et gravissimis 
in rébus nominis auforitas». Leider wird uns nicht .gesagt, in welchem Jahre 
Jacobson seine Reise nacb England und Schottland gemacht habe. Ende Februar's 
li93 war in London eine diinisrhe Gesandtschaft, bestehend aus einem Canzler (Se- 
cretiir) des Konigs, dessen Bruder, einem Doctor und einem Herold, im Begriff abzu- 
reisen. Nach dem Inbalt der Grabschrift ist man verleitet zu glauben, dass Jacobson 
im Jahr 1497 in Schottland gewesen und dass er dort vom Konig James IV. bei 
der ^ ermittelung des in diesem Jahre bewerkstelligten Waffenstillstandes mit ge- 
hraucht worden sei , wie sich denn auch der Kônig von England seinerseits hiezu 

eines Fremden bedient hat, namlich des Don Pedro Avala, der in Aneelesenheit 

. ' or» 

der projectirten Vermâhlung des Prinzen von Wales Artliur mit der Catherina 
von Arragonien, die nach seinem Tode die Gemahlin seines Bruders Henry ward, 
iiach London gekommen war. Zugleich mit dem politischen Geschafte scheint auch 
tlie liereits H95 eingeleitete, aber erst 1503 vollzogeue A'ermâhlung der englischen 
Prinzessinn Margaret, Henrys VIL altesten Tochter, mit dem Kônige von Schott- 
land James IV. belrieben worden zu sein. Dièse Heiralh ist als die Grundlage zu 
der 1603, also gerade liundert Jahr spàter erfolgten Yereinigung Englands und 
Schottlands anzusehen. 'Wèiin Johann Jacobson erst nach seinem Besuche bei uns 
iii England und Schottland gewesen ist, so hat er natiirlicb in diesen beiden Reichen 
Min Bussland und iMoscau erzàhlen konnen. Jïs scheint, als ob der englische Hof 

18 



— 134 — 

tuiig ausdehnende Suwoilinie kamen. Dass seine zwei SchilTe die klei- 
neren der Expédition waren, wissen wir; das grôssere derselben war 
nur von hundert und zwanzig Tonnen. I)a nun der Wind gerade gegen 
die Flulhweile anging, so muss der Suwoi sehr heftig gewesen sein, und 



um jene Zeit angefangen liabe von Russlanil Notiz zu nehmen. Im ersten Jahre 
der Regieruug von Henry \ III., nàmlicli 1510, ward am Fastnachtssonntag im Par- 
lanientssaale zu Westminster ein costûmirter Bail veranstaltet , wo der Konig selbst 
in tûrkischer, der damais eben ernannle Graf von Wiltsliire, Henry Stafford 
aber, und der Baron Fitzwalter, spater Viscount und Graf von Susses, in russi- 
scber Tracbt mit Mùtzcn von Grauwerk erschienen (in two long gounes of yelowe 
satin li-aversed . with white satin and .in every bend of whyte was a bend of cremson 
satin after the fasbioD of Russia or Ruslande v\'ith furred battes of greje on their 
hedes, eilber of tbem havyng au hatchet in Uieir bandes and bootes with pykes turned 
up), u. s. w. Vielleicht batten ahnlicbe «goodly bankets» schon bei den Ilochzeits- 
festen des Kônigs von Scliottland und der Prinzen von Wales Statt gefunden. Anzu- 
fùhren morbte nocb sein, dass im Jabre 14-96 zwiscben Kônig Johann von Dane- 
mark und Konig James IV. von Scbottland ein Commerztraclat abgeschlossen wurde. 
Jacobson's Sendung, nacb Russland fand nicht, wie Huitfeld schrieb, wegen Grenz- 
bestimmungen Statt, sonderu es bandelte sich , wie scbon gesagt, um Hulfe gegen 
Schweden, welches Lûbeck und andere Hanseslâdte in sein Interesse gezogen und 
gegen Danemark und Russland aufgereizt batte. Von Kemi (an der Mûndung des 
Kemillusses etwas ostlicb von Tornea) aus war im Frûhjahr 1490 ein Schreiben ver- 
offentlicht worden, das zum Zweck batte, Jedermann gegen Russland aufzubringen 
und die Hinriclitung einer grossen Zabi Russen zu entschuldigen. Man beschrieb die 
sait einer Reibe von Jabren von den Russen in ^lorrbotten und in Ostbotten vvie- 
derholten Ueberfàlle, indem sie, sich auf den bestehenden Frieden berufend, unter 
dem. Vorwand Handel zu treiben, dahin gekommen und dann ùber die webrlosen 
Einwohner bergefallen seien, dieselben nicbt nur um ihre Ilabe, soudern aul grau- 
same Weisen um's Leben gebracbt haben; dass von ihnen die (am nordôsllicheu 
Ufer des Boltniscben Meerbusens gelegenen) Kirchdorfer Kerni, Ijo und Liraiugo 
verbrannt worden seien; dass sie bebaupteten, der ganze Lachsfang im nôrdlichen 
Tbeile des Botlniscben Busens gebôre Russland. und zwar nicbt nur an seiner ôst- 
lichen Kûste bis nacb Pybâjoki herunter zum Fels Hanakiffvvi, sondern auch an der 
schwedischen Seile bis Biureklubbe ini Kircbspiel Skelleflea berab, und dann im 
jNorden die (ostlicbe) Ilàlfle des Kemillusses bis nacb Rovaniemi binauf; ausserdem 
habe jeder Kopf drei weisse Felle (ô-BjaHtiiiu, Grauwerk) abzutragen. Hanakifiwi 



— 135 — 

Sir Hugh, der nicht wissen konnte, warutn sein Schiiî so gewallig um- 
lier geworfon wurde, gab am 17. Seplember, wahrscheinlich wiihrend 
der FluUi, welciie am friihen Morgen dièses Tages Statt fand, heiden 
Sohifl'en den Befelii unizukehren, indern er in die friiher besuchle Biicht 



oder llanhikiwi ist ein fùnfzehn Klafter iin Umkreis habender und inehr als drei 
Klai'tcr ans dem Wasser liervonagender Fels am Ufer des Meerbusens; es sollen In- 
scbriften darauf gewesen sein. Biurckhibbe ist ein Fcls am entgegengesetzten, westli- 
ohen Ufer des Busens. Man halte einen Ort, Tuika, zwei Meilen von Ulea, bestinimt, 
den die Russen nichl ubeischreiten sollten 5 da dièses aber damais doch wieder 
geschclien war, so batte der Vogt Uans Andersen einundzwanzig derselben hin- 
ricbten lassen ; die Uebrigen waren gegen das Wcisse Meer hin gellolien. Der erwiibnte 
Ort Turka befand sicJi auf einer kleinen Insel im Uleâliuss, wo, nach spâtern Nach- 
ricbten, an den Sonntagen wâbiend des Sominers fiir die mit Lacbsfang bescbàftigten 
Fischer Gottesdienst abgehalten wurde. Bei der Kapelle Miihos, ebenf'alls am Uleâ- 
tluss, vier Meilen von Uleâ, soll ein drei EUen hoher und eben so breiter Steini 
Ruskonkiwi genannt, gewesen sein, in welchem als Grenzzeichen; der Lowe fur 
' Scbweden, ein Kreuz iiiir Russiand und der Hammer fur Lappland eingehaueu wa- 
ren. Der Grûssfurst Wassily Iwanowitsch batte zm- Sicherheit gegen Lieflaud 14-92 
die Feste Iwangorod, Narwa gegenûber, erbauen lassen, und er giug, 1493, gern 
das vom Konig von Danemark, Johann, vorgeschlagene Biindniss mit ihm ein. Um 
ein solcbes wirklich abzuscbliessen, wurden nun Dmilry Iwanowitsch Ralew 
und der Djak Dmitry Saitzew mit dem zurûckkehrenden Johann Jacobson 
ohne Zeitverlust nach Danemark geschickt. Dmitry Ralew war, wie wir gesehen 
habeu, schon H-88 zu einer Mission nach Italien gebraucht worden; nachher war er 
wieder abwesend von 1499 bis 1504, und saudte aus Rom die Abhandlung ùber die 
weisse Bischofsmiitze. Er muss wohl, ausser Italieniscb, auch Latein verstanden 
haben, und konnte sich also Jacobson unterwegs verstândlich macben. Beim Kônig 
Juhanu befand sich dazumal ein italienischer gelehrter Doctor der Rechte, von wel- 
chem bekannt ist, dass er 1495 auf der Seefahrt mit dem Konig zum calmarschen 
Keichstag in Seljweden um's Leben kam, indem auf dem Scbifl', auf welchem er 
sich mit den Documenlen befand, Feuer ausbrach. Jury Manuilowitsch Tracha- 
niot kam erst nach Ralew's Abfertigung von seiner letztcn Sendung zum Konig 
von tiom zuriick, sonst hâtle er viellcicbt mit Jacobson nach Danemark gehen 
miissen, denn er war- bei seiner Hinausreise in den dânischen Besitzungen schlecht 

behandelt worden, und batte dariiber Klage eefiihrt- Uebrigens scheint er mehr bei 

000 

Missionen in Heiratbsangelegenheiten gebraucht worden zu sein. Die schwedisclie Reim- 

18* 



— 136 — 

hinter der Insel Nokujew wieder einzulaufen gesonnen war. Er konnte 
dies an demselbeii Tage nicht bewerkslelligen ; auch war es nicht rath- 
sam, es wahrend der Nacht zu thun, denn er wusste aus seiner friihern 
Recognoscirung , dass sich iti der Mitte der Bucht ein kleiner isolirter 



Chronik meiot Ralew und Saitzew da, wo sie von zwei aus Russland gekommenen 
Bojaren (iwa Bajora) spricht; zugleich erzahlt sie uns, dass in AUem nicht weniger als 
zwanzig Russen damais nach Danemark gegangen seien, und dass sie sich zu Reval 
eingeschifft haben. Vielleicht befand sich in diesem Gefolge auch Grigory Istoma; 
die Chronik meldet, dass einige Russen 1W3 in Danemark zuriickgeblieben seien. 
Der lateinisch abgefasste Traclat ward am 8. November zu Copenhagen ausgefertigt ; 
wir besitzen eine Abschrtft davon. Johann versprach Beistand gegen den Her- 
zoe von Litthauen , er aber bedurfte Hùlfe: «contra suos inimicos et hostem Swan- 
tonem Regni Swecie occupatorem gubernalorem. Et quum aliqub nostrum incipiet 
lites adversus Swantonem qui nunc gerit se pro gubernatore regni Svecie, Ericum 
Sture Capitaneum in Wiburg aHosque occupalores regni nostri Suetii infidèles sub- 
ditos atque rebelles tune primus inter nos aller utri significabimus». Die Gesandten 
des Einen sollten im Lande des Andern frai reisen konnen (viam mundam in terris 
et aquis absque impedimento habebiint); Handel und Gewerbe wurden bedachl, aber 
davon, dass Kônig Johann dem Grossfiirsten Wassily Iwanowitsch einen Theil 
Finnlands, und, nach Messenius, namentlich Aeyrapâa, Lasche (Jiiskis) und Sawo- 
lax versprochen habe, steht in dieseui Documente nichts. Mit Ralew und Saitzew 
kam nun der Herold David nach Moscau , der vielleicht Jacobson schon das 
Jahr zuvor dahin begleitet batte. Sie waren die Ueberbringer des Tractats; da sie 
aber wegen der Jahreszeit und der Gefahr vor den Schweden und deren Verbûn- 
deten nicht ûber das Baltische Meer zurùck reisen konnten , se liess sie der Kô- 
nig nach Marstrand in Norwegen, damais an seiner sûdlichsten Spitze gelegen, brin- 
gen, wo sie auf seinen Befehl Geleitsmanner bekamen, um die Fahrt um Schweden 
herura, durch Norwegen, also mit Rennthieren. zu machen. Die schwedische Reim- 
Chronik missbilligt es selir, dass der Konig die Russen mit dem Weg durch Nor- 
wegen bekannt gemacht habe. Nach Huitfeld ist ein Theil von ihnen ûber Narwa 
(Iwangorod) zurûckgereist. Der mit Ralew und Saitzew gekommene Mester 
David ist unseres Wissens der erste nach Moscau gelangte Schottlander. Wenn 
Istoma 1493 in Ralew's Gefolge nach Copenhagen gegangen war, so musste er 
noch vor dem im Jahr 1495 erfolgten Ableben der Konigin Mutter Dorothea, nach 
welchem die Feindseligkeiten von Seiten Schwedens oflen ausbrachen, zurûckge- 
kehrt sein, denn wir wissen durch Herberstein, dass er im Jahr 14% mit David 



— 137 — 

Fels befiiide. Sir Hugh's zwci Schiiïe, die Esperanza und die Confiden- 
lia, liefen daher erst am 18. Septeniher in die Nokujew Hai ein. 

Wenn jener Scliwierigkeilen der Schifffahrt, welche unserem Istoma 
und dem Herold David, so wie manchen anderen friihen Befahrern der 



die Fahrt von der Dwina aus durcli das Weisse Meer iind den Nord-Ocean um 
Murmansky Noss nacli Drontlieiin in Norwep;en machte. Es war in dem letzlgenann- 
ten Jahre nicht mfiglich auf dem gewohnlirhen Wege nach Copeidiafjen zu reisen, 
weil Russland in Finuland einen blutigen Krieg fûlirte; auch kam, als Reaction hie- 
von, eine schwedische Flotte von Stockholm herûber nach dem ersl vier Jahre 
allen Iwangorod bei Narwa, welches eroliert und zerstort wurde. Bercits gegen das 
Ende des Jahres 1495 halte bekanutlich unser, meistens aus Pskowern gebildetes 
Heer eine Zeillang vor Wibiirg gestanden, oline etwas ausgerichtet zu haben. Im 
Febriiar H% waren riissische Truppen von Nowgorod aus, woliin sich der Gross- 
fiirst Iwan VVassilje wi tsch IWâ begeben hatte, schon wieder in Finnland, und 
zwar in seinem sùdwesilicheren Theil, in den sie wahrscheinlich ûber das Eis des 
Finnischen Meerbusens gedrungen waren. Es war gerade ein ausserst strenger Winler 
(ciaace 3HMa jiioTa 6biCTb, Mpaau ôluh bb^ihum h ciierH), demungeachtet aber rich- 
teten sie grosse Verheerungen an (.leM-iK) neMeuKyK) nycTy yqanHuia h nojKroiua a 
^io4eH noceKoma h bho-ioh-l MHo;KecTiio Banuial. Noch ehe Thauwetler eintrat, nam- 
lich im Monat Mârz, waren sie bercits nach Nowgorod zuriickgekehrt. Uni dièse Zeil 
zog eine neue machlige. von zwei Fûrslen Uschatoi geleitete Schaar russischer 
Kriegsvolker aus der Gegend um Usljug, Onega und aus dem Dwinalaiide in das 
jptzige Uleaborgsche Gouvernement an das Nordende des Bottnischen Meerbusens 
nach Kemi (Kenn.) und Tornea (ropHa), vielleicht bis zu dem, auch jetzl, zu Schwe- 
den gehôrigen Kalikself (ko^okomt., wenn dièses nicht etwa Kalajoki bedeuten soll) 
und bekriegte ebenfalls die Bewohncr des nordôsllichsten Tlieils des Ostufers des 
Meerbusens, wo verschiedene, nach den russischen îNamen nicht ganz leicht zu er- 
kennende Orte und Fliisse crwàhnt werden, als: Ijo (la), Haukipudas (Hechtbucht-, 
rasKa, nyTaun,), UleS (os.iyH, wo jelzt Uleâborg steht), Limingo (^HMUiira), Lumijoki 
(ciieatHaa), Siikajoki (nach den Fischen: Sigi, Salmo lavaretus, benannt; curoiiaa) 
und Salo. Ein Theil der Truppen niuss alier im Juli auch weit sûdlicher, nàmlich 
in dem jetzigen Kuopio'schen, so wie in dem Wiburg'schen Gouvernement gewesen 
sein, denn die Rcim-Chronik sagt, dass die Orte Jokkas und OloOsborg, d. h. Nys- 
lolt, verbraunt worden seien. Arzûbûschew, der Autor der HoBBCTBOBaHie o Poccia, 
1838, schreibt (IV, 68), dièse so grosse russische Heerschaar sei auf Schifien von 
dem Dwinafliisse aus durch das Weisse Meer und den Nord-Ocean um Murmansky 



— 138 — 

Kiiste Lapplands bei Swatoi Noss wegen des Suwoi's aufstiessen, und 
welche vielleicht auch Sir Hugh W'illoughby zur Ruckkehr in den Ha- 
fen bewogen, in unseren Zeilen nicht raehr so hiiutig gedacht wird, so 
erkiart sich dies sehr natiirlich aus der Verschiedenheit der Grosse der 



Noss herum zu don Orfen, vro sie gekërapft liât, also zum Bottnischen Meerbusen, 
gelangt (onn, Bbi6paBuiHCb ct> JI,BiiHbi, 'Cxa^u Mopejn> mhmo MypMaHCKaro iioca). In 
diesen auffallenden Irrtbura bat er sicb durch den archangelogorod'srben Lelopissetz 
verleilen lassen, wo nach kurzer Eivvâhnung dos Feldziiges zu den Fliissen, die er 
nicht aufzufinden wusste, gesagt wird: «a xo4h.ih cb J[BUiibi Mopesn. AiùaHOMb, 4a 
>tepe3T)MypMaHCK0H hoct>)! was sich wahrscheinlicb auf Istoma's und David's Fahrt 
beziehen so]lte. - Herberstein meldct, dass Isloma sein Latein in Danemark ge- 
lernt habe, es ist dièses also vermuthlich iinter der Leitung von Johann Jacobson, 
des Kônigs « Arcbigrammaticus» geschehen. Da nun Ist o ma unser erster Dolmet- 
scher war, der Latein verstand, und da er sich dadurch Herberstein, durch ihn 
aber der valerlandischen Geschichte nûtzlich geuiacht bat, so verdient dies hier he- 
merkt zu werden. Sei es, dass Istoma schon 1493 nach Copenhagen gekommen und 
eine Zeitlang dort geblieben war, oder dass er sich erst spater dort aufhielt, so kann 
es ihm an Mittcln, sich zu bilden , nicht gefehlt haben. Die Universitat war 1474, 
nach Berathung mit dem damaligen Bischof von Roschild gestiftel worden, welcher 
zusammen mit dem Decan und dem Propst dièses Stifts, so wie mil dem Decan von 
Copenhagen den Sénat der Universilâl hiltlete. Die ersten Lehrer waren von Coin, 
wo Jacobson studirt halte, der. wie wir gesehen, im Jahr 1500 selhsf Bischof von 
Roschild, und somit Kanzler der Copenhagener Universitat ward. Die lateinische 
Sprache ware also zu uns nach Russland aus Coin ûber Copenhagen gekommen, und 
Johann Jacobson Ravensberg batte zur Einfuhrung derselben beioetragen. Der 
lateinische Tra( tal von 1493 ist fur uns intéressant, weil er wahrscheinlicb von ihm 
redigirt worden ist. Unsere Copie mùsste mit dem Copenhagener Original verglichen 
und dann gedruckt werden. Dass meine Vermuthung, Jacobson sei der 1493 nach 
Moscau gekommene danische Gesandte gewesen, gegiùndet sei, wird durch eine von 
mir so eben aufgefundene Angabe bestâtigt. In den von Karauisin henutzten hand- 
schriftlichen Jahrbûchern, welche man die archivischen nennt, weil sie im Mostowi- 
schen Archiv aufbewahrt wurden, fand ich des Gesandten Taufnamen lÎBaHT., also Jo- 
hann. Die Stelle lautet so: Turo;K-b Mlscaua tiio.ia (7001 zz 1493) npHme.ib noco^T. 
KE-E.iHKOMy KuasK) uaHtMenKHe aesuH OT4aTUKaro Kopcifl IIsaH-b o .iioôbh h o 6paT- 

CTBe a KHA3b Be.IHKU nORTHBh erO H llXnyCTHjIh a XK0pi>.IH> 4aTIlKO.My UOCta.!!, CBOHXT. 

nociOB-b C.1IOÔOBMK) H sôpaTCTBOMT. AMnxpefl rpena paj-fisa iiajeio.iora 4a 4MiiTpefl 



— 139 — 

Fahrzeuge, so wie ans der Vervollkommnung (1er Scliilllalut in allen 
ihreii Theilen, aus clem jetzigen Besitz vortreftiiclier Seekarten und aus 
der erlangleu Kennlniss der Lrsache und der Natur des Suwoi's selbst. 
Lebrigens halle der 1500 verungliickte Diaz weniger Grund, die von 



saHUoBa. In anJern vvenif;er zuverlassigen Jahrbiichern, welche diesellie Quelle be- 
iiulzt baben miissen, ist IIiiaHT> zu Ilnaiia gemacht, weil man glaubte, es beziehe sich 
auf (len Konig, dessen iNamen man kannle. Die gedruckle ÏVikoiiscbe Letopiss, der 
Scblolzei'sclie Codex Patriarchalis u. a. m. baben aucb Inana und setzen loany bei der 
zweiten Erwàhnung des Konigs hinzu. Daher mag es gekommen sein, dass Karain- 
sin vorzog gar keinen Jfanien zu nennen. Im Jabre 14-99 batte Iwan Wassil- 
jewitscli bei Kônig Johann uni dessen Tochter Elisabeth fiir seinen Solin 
den Grossfûrsten Wassily anhalten lassen, und es ging eine dânische Gesandtschaft, 
bestebeud aus Magister Johannes Andersen, Doctor Andréas Cbristenson 
und Maeister Andréas Glob nacb Moscau ab, wo sie iin Februar 1500 anlans;te. 
Um dièse Ueiratbsangclegenheit weiter zu be'reiben, wurde schon im April, wie be- 
reits erwahnt, Jury Manuilowitsch Trachaniot mit ihnen zum Konig Johann 
abgeferligt; dièse sandten aber bald vom Wege die >'achricbt, dass Elisabeth an Joa- 
chira, den Markgrafen von Brandenburg verheirathet sei. Ueber die hier erwahnte 
Gesandtschaft giebt unsere Geschichle nichts Nâheres. Karamsin bat bloss (B. VI, 
Anm. i-3k) nacb der Archivischen Letopiss «apH^e noc04T> Ha MocKBy ott. ^auKaro 
Kopo^n Ileaiia Kan^aiii, UMeaeM'b IlBau^». Mit diesem Kan-iam. IlBaHi. ist der Ma- 
gister Johann Anderson gemeint und er ist niemand anderes als der in der dà- 
niscben und schwedischen Geschicbte so wohl bekannte Jens Andersen, mit dem 
Beinamen Baldeneck, nacb seinem kablen Kopf so (aucb Calvus) genannt. Er war 
der Sohn eines Schustcrs, batte zu Merseburg studirt uni eine Zeitlang ni Italien 
gelebt. iSach Danemark zuriickgekehrt , ward er Konig Johann's geheimer Secretàr 
und bekam 1502 das Bisthum Odensee auf der Insel Fûhnen. Er war'ein klueer. 
Mann luul wurde vielfach in Staatsangelegenbeiten gebraucht. Nacb Laxmand's 
Erniordung bekam er dessen Pallast zum Geschenk und die Gescbichte wirft aucb 
auf ilm Verdacht in Bezug auf dièses Ereigniss. Er durfte es wagen , dem Kônig 
wegen einer Geliebten einen warnendcn Wink zu geben. Im Jabr 1503 ward er 
nacb Lùbeck zu dem damais dort anwesenden pâpstlicben Legaten Cardinal Rav- 
inund gesandl und bewirkte der Konigin Cbristina's Befreiung aus Stockholm 
gegen \ ersprechung einer grossen Summe Geldes, was fur ihn spgter, 1517, ^ erant- 
wortlichkeit und sogar Gefangenschaft zur Folge batte. Zwischen 1504 und 1508 
erbautc er den biscbôflicben Pallast zu Odensee. Im Jabr 1520 spielte er bei der 



_ t^o — 

ihm, meiner Meinung nach, am 1 . Mai 1 487 erreichte Siidspilze Afrika's 
Capo tormentoso zu nennen, als unsere damaligen Umschiffer von Mur- 
mansky Noss gehabt haben wiirden , wenn sie dem Cap Swiiloi Noss eine 
iihnliche Benennung gegeben hiitten, denn wenn hier der (tir sie gefàhr- 



Kiônung Christian's II. zum Kônig von ScLvveden, uncl bei dem auf dièse Feier- 
liohkeit folgenden Blutbade zu Stockliolm eine Rolle. Er war es, der die Rede an 
die Stande liielt, uin sie zur Anerkennung des Konigs zu bewegen, und er schlug 
spàter die Veibrennung aller der Hingerichteten in drei Parteien vor. Kônig Chri- 
stian II. batte ihn 1520 zum Bischof von Strengnâs in Schweden emannt. Wàhrend 
der Belagerung von Stockholm aber, 1521 , entwich er nach Danemark, wo ihn der 
Kijnig, nian weiss nicht waruni, aus einem Gefàngnisse in's andere, zuletzt nach 
Hammershuus auf Bomholm brrngen liess. Die Liibecker befreiten ihn 1522 bei 
Einnahme der Insel und nach CJiristian's II. Flucht kebrte er wieder nach Oden- 
see zuriick. Im Jabr 1529 trat er dièses Bisthum fur Geld an Knut Gyldensterna 
al> und bcab sich nach Liibeck , wo er 1539 starb. Da ich einmal des Stock hol- 
mer Blulbades erwâhnen musste, so v>ill ich hier noch einige Worte ûber einen 
ebenfalls dabei betheiligten Mann, der auch bei uns in Moscau gewesen ist, bei- 
fùgen. Es ist der bereits genannte Johannes Franciscus de Potentia, ein neapo- 
litanischer Mônch. Dieser war fan Jahr 1520 von Papst Léo X. als Commissàr in 
kirchlichen Aiigelegenheiten des JNordens nach Danemark gesandt, vorzùglich auch 
uni v\egen des Stockholmer Blutbades Unlersuchungen anzustellen. Die Hauptschuld 
v\ard auf Dietrich Slaghôk geworfen. Dieser war ein Landsmann und \erwand- 
ter der berùchligten Sigbrit, der Mutter der Dyveké, Cliristian's 11. Geliebten 
(wegen welcher 1516 Herberstejn zu diesem Konig gesandt ward), von Haus aus 
ein Barbier, der in Danemark Geistlicher und 1520 sogar Bischof von Skara in 
Schweden geworden war. In Folge der von Johannes Franciscus eingeleiteten 
. L ntersuchuiig ward er ini Anfang des Jahrs 1522 erst imter den Galgen gestellt 
und dann, nachdetn ihn der Henker an eine Leiler gebunden halte, in einen bren- 
nenden Scheiterhaufen geworfen. Im Jahr 1526 batte Papst Clemens \ I. den Jo- 
hannes Franciscus an dièses Slaghok's Stelle zum Bischof. von Skara emannt, 
und er war auf dem Wege nach Schweden zu diesem Bisthum, als er mit Dmitry 
Gerassimow zusammen aus Rom nach Moscau kam. Daher erwâhnt Herberstein 
seiner, ohne ihn ûbrigens zu nennen, als « ain Bapstischer Pot ain Titulierter Bi- 
.«chove Scarenii. In unsern Chronikeu steht unter'm Jahr 1526: npHUje.n> nociaii- 
HHKT, Be.iBKaro KHflSa OTX pHMa Mhth Ma.i0H To.i.Ma<ii, .lartiucKoi, a ci hiiml bmïct'B 
npamejii ki Be^juKOMy kidisio otb uanu puMCKaro K.iHMeHTa UMetieMi» HsaH-b *peH- 



— m — 

liche Strudel aucli nicht permanent ist, so wiedeiholt er sich doch unah- 

lassig zu regelniassigen Perioden von sechs zu sechs Slunden,da liinge^en 

Diaz nur zufallig mit heftigen und widrigen Winden zu kiimpfen halle. 

In einem ungedruckten , deni hocliseligen Kaiser Alexander zn- 



Mio/KKOBb (bei anderen: <i>pyHqeîKCKOH ) ÔHuiym.». Konig Sigisniund hatte ihm 
auf seiner Durchreise durch Polen eme schriftliche Instruction gegeben, m wel- 
clier er ihm anbefiehlt , seinen Yorlrag beim Grossfùrslen wegen des Friedens mit 
Polen so abzufassen, dass man ja niclit glauben moge, cr , der Konig, habe darum 
angesuclit; ùbrigens wûnschte er Sniolensk zuriick zu haben, worum sich spater 
auch Herberstein fiuchtios bemiibte. Andréas Christenson war ein Car- 
nieliter luid Doctor der Théologie. Ich finde ihn unter dem Jahr 1519 erwâhnt 
bei Gelegenheit der Ueberfiihnuig des Carmeliterklosters von Landscrona nach Co- 
penhagen in ein neu dazii erriehtetes Gebaude. Er wurde damais Magisler provin- 
cialis genannt. Der dritte ,von den im Jahr 14-99 bei uns gewesenen Dânen war 
der Magister Andréas Glob. Er ist niir unter'm Jahr 1512 als Secretàr des Bi- 
schofs JensAndersou Beldenack von Odensre, also deniselben, mit welchem er 
in Moscau war, vorgekommen; spater war er Propst bei diesem Stifte. Im Jabre 1520 
«ard er vom Konig Christian II. nach Segeberg in Holslein gesandt, uni Urkun- 
den von da nach Sonderburg zu bringen ; viele der w icbtigsten sollen damais, wie 
man vermuthet absichtlich, vernichtet worden sein. Er scheint spater zu Gamborc 
an der Weslkûste von Fûhnen ansâssig gewesen zu sein, auch bewohnte er zuwei- 
len ein anmuthiges Landhaus auf der naljebei (im kleinen Belte) gelegenen Insel Svi- 
noe. Ein von ilim der kircbe zu Gamborg geschenkter Koffer trug die Inschril't: 
Andréas Glob Anno Domini MDXXII. iMan glaubt, er sei in dieser Kircbe begra- 
ben; die Inschrift auf dem Stein ist aber schon lange nicht mehr lesbar. Die mit 
den drei von mir hier bezeicbneten Gesandischaftspersonen nach Danemark abo-e- 
reisten Jury Manuilowi tsch Tracbaniot undl'reljak Dalmatow mùssen bei 
dem Konig Johann zu Anfang des Jahres 1501 in Schweden gewesen sein, denn 
die dasige Chronik erzahlt , dass auf dem zu jener Zeit in Stockholm eehaltenen 
Reichstage ein russischer Gesandter eingestanden habe, es sei von Konig Johann dem 
Grossfiirsten Iwan 'Wassiljewitsch ein Theil von Finnland zugesagt worden. Dies 
soll nicht wenig dazu beigetragen baben , dass die Schweden von iVeuem abfielen. 
Sten Sture nahm Stockholm ein und machte sogar die auf dem dortigen Schloss 
zurùckgcbliebene Konigin zur Gefangenen. Knut Alfson ging nach Norwegen und 
wiegelte das ganze Land auf Der Roschilder Bichof Johann Jacobson Kavens- 
berg war dahin geschickt worden, um ihm entgegen zu wirken. Der damais so 

19 



— l-i2 — 

geeigneten Mémoire, welches eine Beschreibung der lapplandischen Kiiste 
von der Fischeransiedelung an der Lurabowschen Bucht bis zum Fischer- 
dorf Plolna, weiches sich bei der Swatoi Koss'schen Bucht liinler den 
Joakanschen Insein befand, liefert, wrd der Suwoi bei Swatoi Xoss mit 



allgemeine Aufstand in Schvre»len und Norwegen war die Ursacbe. dass Trachaoiot 
und Dalniatow nicht auf dem gewohnliclien Wege nach Rus$land ziiriickreisen 
konnlen, iind daraus erklârt es sich, waruiu sie im August 1501 um Murmansky >oss 
henim zur Dwina kamen. Els kann sein, dass sie, um Swatoi ^oss zu venneiden. 
den Weç durch Russiscb Lappland bis ziir Kûste vom Kandalaxschen Meerbusen 
machten, uud sich dann wieder einschiflten . denn es beisst, sie seien beim Solo- 
wetz'schen Kloster vorbei gekommen. In ibrer Gesellschaft war der Ilerold David, 
welcher die Fabrt um Murmansky Noss mil uDserm Istoma 1496 in der entge- 
gengesetzten Ricbtung gemacbl batte. Als Iwan AVassiljewitsch im Jabre 1503 
den David, mit seinen Angehôrigen, in Begleitung eines eigenen Bfiten . zum Ko- 
nig Johann nach Danemark zuruckzusenden wiinschte. liess er durch den im No- 
vember an seinen Schwiegersobn Alexander, den Konig von Polen und Herzog 
von Littbauen, abgeferligten Djaken Mikita (Guba". Semenow Moklokow um 
einen Geleitspass fur sie zur Hin- und Rûckreise durch Littbauen und Polen an- 
halten. Els wurden ibrer zwei zu Krakau am 13. Januar 1504- ausgefertigt, einer in 
russischer Sprache fur Littbauen luid ein lateiniscber fur Polen. Moklokow 
brachte sie nacli Moscau. Sowohl in den russiscben Scbreiben wegen dieser Ange- 
legenheit als in dem Passe seibst steht nnoco^i» MaHcrpi ^asu^i». Xach dem 
im October 1505 erfolglen Hixischeiden des Grossfursten Iwan Wassiljewitsch 
kam David mit einem noch an den Verslorbenen gericbtelen Scbreiben nach Mos- 
cau, wo er verweilte, bis im Jabre 1507 ein neuer Bote, Johannes Plagh, vom Ko- 
nig Johann beim Grossfursten Wassily Iwanowitsch angelangt war. Beide, der 
Herold David und der Bote Plagb, wurden nun. zusammen mit Grigory Istoma, 
nach Danemark abgefertigt, wo damais, zu Aykiobing auf Falster, wegen der lùbecki- 
seben Angelegenbeiten eine .Vrt von Congress Statt fand, zu welchem lùbeckischc: 
fraozésiscbe und scbottlandische Abgesandte eingetroEFen waren. Da das aus Moscau 
ùberbracbte lateiniscbe Scbreiben des Grossfursten Wassily Iwanowitsch an Ko- 
nig Johann wahrscbeinlicb von Istoma, unserm ersten diplomatiscben Lateiner. 
abgefasst worden ist, so kann ich nicht umbin es hier ganz anzufùhren. Es lautet 
folgendermassen : nAnnunciamus vobis plurimas et amicabiles salutationes, serenissime 
et carisseme frater. Scribimus ad vestram celsitudinem quantum vestra misit celsi- 
tudo ad genitorem nostrum Johannem Imperatorem et Domiuum tocius Russie et 



— U:3 — 

einiger Ausfiihrliclikeil geschildert und man sielit, dass derselbe aucli 
noch im Anfang des gegenwartigen Jahrliunderls als sehr gefiihriich fur 
kleinere Fischerfahrzeuge galt. Sie sollen, wenn sie zufàllig, z. B. bei 
nebeligem Weller in denselben gerallien, grosser Gefahr ausgesetzt sein, 

Magnum Duceni ^■est^uln Oratorem Herald um Magislrum David Kocken (Kocker?) 
Dei autem volunlas facta est qiiod genitor noster migravit in doniinum. Deinde a 
vobis ad nos venit rester nuncius Johannes Plagh cum vestris credencialibus lilteris 
et verbis nam quid vir vester Magister David post obitiim paLris nostri a vobis re- 
tulit vesler mincius Jobannes Plagh nobis ex parte veslra ille idem retulit quod si 
di^ina providencia genitor noster migrasset in domino ut nos tune vobiscum essemus 
simili modo sicut vos cum genitore nostro in fralcrnilale et amicitia fuistis contra 
omnes inimicos , et nuncium quoque nostrum ad vos fratrem nostrum Jobannem 
Regem cum hoc una cum vestris (nicbt uostris) nuuciis mitteremus. Nos autem 
vobiscum cum fralre nostro Johanne Dacie, Suecie, Norwagie etc. Rege amiciciam et 
fralernitalem habere volumus eodem modo sicuti vos cum nostro genitore habuistis. 
Et nunc ad vos nostrum nuntium Ysconiam (soll augenscheinlich Ystomam heissen) 
una cum vestris nunciis remittimus. Cum Deo favente ad vos vestri nuncii pervenerint 
una cum nostro nuncio Yschonia (Ystoma) cum hiis nosiris litteris, optamus quatenus 
vestras fortificalas litteras de amicicia et fraternitale noœine vestro scribere mandare- 
tur qualiter apud genitorem nostrum vestre litière fuerint et huius modi litteris 
vestris sigillum vestrum mandaretur appendi. Et super biis litteris ad nos cru- 
cem in presencia nostri nuncii \sconie (Ystoma) oscidari velitis, istas quoque sic 
fortificatas litteras cum vestro nuncio una cum nostro nuncio Yscania (Ystoma) ad 
nos mittatis nobis hujusmodi laies vestras litteras obsignando. Et Deo favenle cum 
idem noster nuncius Yscania (Ystoma) una cum vestris nunciis cum huiusmodi vestris 
roboralis litteris ad nos redierit, quibus nobis visis nos vice versa de verbo ad ver- 
bum litteras nostras scribere nec non sigillum appendi manderemus , et super tali- 
bus lilteris nostris in presencia vestri nuncii cnicem osculaxi volumus, et de post 
easdem nostras roboratas litteras ad vos una cum vestro nuncio remitlamus. Et sic 
Deo auxiliante vobis volumus obsignare nuncium quoque nostrum Ysconiam (Ysto- 
mam) ad nos absque mora remittatis. Ex Muscovia anno septimo millésime decimo 
quinto mensis Julii sepluagesima die». Es wiixde ein Leichtes sein, die russischen 
Worte des Concepts, narh welchem Jstoma dièses lateinische Meisterstûck ange- 
ferfigt bat, fast auf dcn Buchstaben wieder zu geben. Wir besitzen auch die 
Abschrift des Concepts der Antwort des Kônigs Johann an Wassily Iwano- 
witsch. Sie fing an: «Johannes etc. Basilio tocius Russie Imiieratori salutem et sin- 

19* 



— iu — 

ia oft ganz verloren g(îheii. Dièses Mémoire bildet den erslen Theil eines 
VVerkes, welches der Verfasser, der gewesene polnische GesandtschafU- 
ralh Anton von Poschraann iiber den Fischfang an diesem Theil der 
lapplandischen Kiiste auszuarbeiten gesonnen war; der nautische Theil 

ceiem atque fraternalem in Domino dilectionem. Dilectissinie i'rater et confédérale. 
Vestre Majestalis niincius \siania (Ystouia) lali die ^l. ad nos una cum David He- 
raldo nostro applicuit atque veuit nobis vestras litteras exhibens atque presentans. 
Ex quibus litteris clarius accepimus vos velle pie memorie domini Jobannis Basilii 
vestitria in omnibus imitari et precipue fiaterualem amicitiam atque confederacionem 
uobiscum contrahere ac insapur tall amicicia et confedeiacione litteras nostras con- 
ficere et eos ad manus vestras una cum memorato nuncio nostro _\. ac Vscania 
(Ystonia) in preseutiarum dirigiiiius ,itqiie trausmittimiis sumniopere désirantes atque 
deprecantes ut similes litteras vestras eaudem aiuiciciam et confederacionem continen- 
tes nobis remitlere velitis. O Priuceps frater noster socer ac parens . . hier folgle 
eine Erwâhnung dessen, was sich zugetragen, als Konig Johann Anfang 1501 nacb 
Schweden gekommen war, wo damais, wie bereits erwàhnt, auch unser Gesandter 
Jury Manuilow i tsch Trachaniot nebst Dalmatow gewesen sein muss. uPost- 
quam regnum (nostium Suecie) intrav imus cum paulo populo ut voluenmt (ne regni- 
cole nimium aggravarentur) opposuerunt se nobis in effectum faciendes nobiscum sicul 
Judei feceriint contra Chrislum. Et tune manus istoriim Siiecorum rebellium nostro- 
rum sicut Deo placuit in persona evasimus. Et sic prefali Sueci rebelles adhuc 
totum nostrum reguuin Suecie occupant et detinent contra Deum contra justiciam 
et iuratam fidelitatera nobis prestitam. Lnde ex corde monemur rogare fratrem et 
confederatum uostrum ut iniquitatem rebellium nostrorruu menti sue habeat u. s. w. 
Im Jahr 1514 kam der Herold David zum erslen Mal als Abgesandter vom Konig 
Christian K. nach Moscau. Er wird jetzt in unsern Annalen schon David slaroi 
(der Aile) genannt. Im Frûhling 1515 reisle er mit dem Gesandten Iwan Miku- 
lin Jarowo-Ssabolotsky und dem Djak \Vassily Beloi zur Einleilung eines 
Freundschaftibiindnisses mit Konig Christian 11 nach Danemark. AUe drei kamen 
im Augusl desselben Jahies wieder nach Mosrau im Bezug auf diesen Vertrag. Im 
Jahre 1516 reiste David mit dem Djak Nekrass Dalmatow nach Copenhagen 
zuriick. Herberstein schreibt, dass er mit «Maister David des Khùnigs in Den- 
marckht gesandten khundschafl'l gemacht» habe. Obgleich es aber, weder aus Her- 
berstein's deutscher, norh aus seiner lateinischen Beschreibimg klar ist, ob er mil 
David 1517 in Moscau oder aber 1516 in .Nykiobing zusammengetroffen sci, so ist 
es doih wahrschemlich, dass er ihn in Moscau sah. denn m der dânischen Ueber- 



— Ih') — 

scheint auf den im Jalire 1800 von dem Flotte-Lieutenanl Kordjukow 
hier gemachten Beobachtungen und Untersuchungen zu beruhen'). 

Die positive Gewissheit, dass die Bucht, in welche Sir Hugh Wil- 
loiighby nach seiner Riickkehr einlief, die westlich von der Insel Xo- 



setziing eines Sclireibens des Grossfïirsten Wassily Iwanowilsch an Konie Chri- 
stian II. vom Juli 1517 hcisst es ausilriicklich , dass «Meister David Gerhold» 
von dein Konig bei ihrn gewesen sei und angesucht habe, dass dânische KauHeute 
in Novgorod und in Iwangorod wolinen, auch daselbst ihre eignen Kiicben haben 
durften , was denn der Grossfiirst Levvilligt; es weiden sogar die Slellen in bc'i- 
den Stadten genau bezeiclinet, ihr Umfang bestimrat, und als Baumaterial Holz ee- 
nannt. Da nun Herberstein am 18. April 1517 in Moscau ankam, so bat er ohne 
Zweifel den dàniscben Heruld David, den niebr als zwanzigjahrigen Bekann- 
ten Istoma's, dort nocU angetroflen, denn David war wahrscheinlich selbst der 
Ueberbriuger des Grossfûrstlichen Schreibens vom Juli. Merkwûrdig ist es, dass 
die Uebersetzung des erwahuten russischen Schreibens mit dem falschen Aamen des 
Ilerolds in danischen Scbritlen abgedruckt worden ist, z. B. in Huitfeld's Histo- 
riske beskriffuelse om bues sig haffuer tildragit under Kong Christiern den Anden- 
Kiobenliafth, 1596, S. W: "Oss hafver besogt paa vor Broders K. Christens udi 
Danmarck hans vegne. Huis Sendelmd haffuer voerit .Mester David Gerhold» u. s. w. 
(Siehe dasselbe in Huitfeld's Danuiarkis Rigis Kninicke II, S. 1114). Nach dieser 
danischen Uebersetzung ans dem Russischen bal nun wieder Bùsching seine deul- 
sche geniacht und Gerolt geschrieben (Magazin III, S. 178.), und so isl der falsche 
Name Gerold von uns nach Danemark handschriftlich iibergegangen , und dann 
von da gedruckt zu uns zuriickgekomraen. Das zwischen Wassily Iwanowitsch 
imd Christian II. geschlossene Freundschaftsbiindniss, àhniich dem durch Johann 
Jacobson's Vermittelung 14.93 mit Kônig Johann begrûndeten, ist dalirt: Mos- 
cau am 2. August 1517. Wahrscheinlich war also der Herold David damais noch 
in Moscau. Herberstein blieb daselbst bis Ende November. Im Zariscben Archiv 
Im Krenil btfanden sich ehedem sechs Origiualschreiben der danischen Kônige Jo- 
hann und Ctuistian H. an die Grossfùrsten Iwan und Wassily und eben so 
viele Concepte von Gramoten dieser Grossfïirsten an die genannten Kônige. 

') Poschmann's handscliriftliche Beschreibung des ohnweit Swatoi Noss gele- 
genen Theils der lapplândischen Kûste ist betitelt: 3a.MUMaiiie o o-b.ioml Mop-E n 
ôeperï onaro (na'ie o ôeper-B ero ott> MïcTeMKa n.i0THLi jo .lyMÔoscKaro ce.ieHia). 
Der zweite Tbeil soUte weitere iVachrichten uber den Fang von Kabeliau, Hering und 
andern Fischen, besonders aber auch Vorschlage zur Hebung dieser Industrie enthal- 



— U6 — 

kujew gelegene war, verdanken wir wieder Anthony Jenkinson, wel- 
cher 1557 in seinem Reisejournal unter dem schon erwahnten 7. Juli 
bei Cap Swatoi Noss folgendes hinzufiigt: „Notire dass wir gestern (am 
6. Juli) den Ort vorbei passirten, wo Sir Hugh Willoughbie mit sei- 
ner ganzen Mannschaft umkam; welcher heisst Arzina reca, das bedeu- 
tet: der Fluss Arzina". Jenkinson war im Stande, den Ort anzugeben, 
weil er Jemand bei sich batte, der zwei Jahre zuvor an der Dwina- 
miindung gewesen war, als die beiden VVilloughby'schen Schiffe dahin 
gebracht wurden. Dies war Robert Best, der ihra jetzt zum Dol- 
metscher diente. Die kurze Besçhreibung, weiche uns Sir Hugh Wil- 
loughby selbst in seinem Journal von dem fiir ihn namenlosen Hafen, 



ten. In Bezug auf die Gefàhrlichkett des Suwois sleht hier: «Ct o6i;hxt> cxopoHT. 
BOAa KaKT> MO4CTp0MT> npHTflruBaeT'b Kl. cyBOio, BOJHeuie ;Ke 4'B4aeTCfl «ipeaBbraaHiioe 
KaKT) 6bi 6ypyHT> Ha KaiaeubgxT.. ^pe3^h ce2 cyBoii BecbMa onacRO ripoxo^uTb bo epeiua 
npuAUhs HeiaeHHbiMT) cjyiaeM'b bt> TymaH-B no ouihôk'ê. IIpoMbinj.ienBBKH ua cbohxi» 
pw6o40BHbixT> uiHHKax'b H Aa;Ke Ha napycHbixi, ^04bflx-b nonaBiun ht. ciio nyiaiiy 
qacTO noruôaioTT.. HeoôbiKnoBeHHoe ouoe BO^Hente iiaquHaeTT. cy4H0 ct> ôoKy Ha 
ÔOKT. KaqaTb a Hanoc4l340K-b sa^iHBaeTCfl h noTon4aeT[c/i]. CH^a B^Tpa bt> ccmt. c^y^aB 
ne A'BHCTByeT'b a rptcxH h no^asHO uejbsa noTOMy nxo Bo^meme ouoe nepe^ioawaeT'b 
Bcs Becvia. EcTbjiH nnor/ia u cnacaiOTca to Tor^a Kor^a nona4aioTT. npH naïa^t cero 
cyBoa H^H Kor4a B04bi ne cto^s CH4buo 4'ÊHCTByioTi> , KaTT> TO: BO spema leTseprefi 
Hfcaixa , TO BMHOCHTi TeqeHieMX m, Mope kti N" no ceS cTpyB. ^evl■b 4aj'Be on 
6epera xtM'b laente cie HeoÔMKHOBennoe B0.»ieHie h Teieaie. Cefi cysofi 4'E4aeTca 
npn npH^BB'Ë B04bi , a npH OT-iHBaxi> boam cnopa nH<iero hïti. Bo Bpeiia noBO^ynia 
H no.iHOjynia ceS cysofi ropa340 CH^bute ASÛcrByeTi. neacejH bt. 4pyroe speMa. 
y^SAbie H CMîjibie npoxo4aTT. h bo speMa cero cyBoa to^bko ôjhst. casiaro csararo 
Hoca TaKt MTo6i> e4Ba Bec^aMH He AOcruBaJio 40 fiepera. Tyxb ecTb KaMenb Bopo- 
Hyxa Ha3biBaeMaa , TaKi. Mea«4y hmt. h ôeperoM'b npocKanuBaioTi , T04bK0 Be^HKcS 
onacHocTH no4BepraioTca, noTOMy xoTb Heiinoro onjouiaioT'b , to TOTiacb yTantarb 
BT. ciio CTpyw H TaKT. ecThAH HB saJbBTT. TO yTamuTb ET. Mopei). — Noch vor nicht 
gar langer Zeit ging unter den Kiistenfahrern die Meiniing, bei Swatoi Noss seien 
Wùrmer gewesen, weiche die Wasserfahrzeuge durchlôcherten, sie seien aber dnrch 
einen Spruch verbannt worden. 



— Ml — 

ocler vielmehr von der Bucht gibt, passl ganz voUkommen auf die von 
der Westseite der Insel Nokujew und von der gegeniiber liegenden 
Kiiste gebildete Bucht. Es heisst bei ihm: ,,dieser Hafen erstreckt sich in 
das Land hinein ungefàhr zwei Leagues weit und ist aine halbe League 
breit; das Land ist hoch und felsig". Nach des Capiliin Lieutenants 
Reineke Beschreibung von 18i2, welche sich hier auf des Lieutenants 
Affanassjew Messungen von 18i0 griindet, ist die westliche Nokujew- 
sche Bucht ungefàhr sechs und eine halbe Werst tief, am Eingang drei, 
in der Mitte anderthalb Werst breit, und lauft nach Siiden hin fast spitz 
zu. Die Felseninsel (zur Ebbezeit Halbinsel) Nokujew bildet gegen Nor- 
den, namlich gegen die See zu, das hôchste Land an diesem Theil der 
Kiiste. Hier hatte Wiiloughby vollkommenen Schutz vor dem damais 
tobenden Siidost-Wind. Er konnte bis an die siidlichste Spitze der 
Bucht fahren, wo die Drosdowka hinein fàllt, es ist aber wahrscheinlich, 
dass er sich, wenn nicht gleich, so doch spiiter, in der kleinen Bucht 
beim Âusfluss der Warsina an der Westseite jener grossen vor Anker 
gelegt hat; an beiden Orten gibt es Stellen mit sechs Faden Tiefe, wel- 
ches die seines Ankerplatzes war. 

Sir Hugh Wiiloughby hatte in dieser Bucht blogs eine Wendung 
des ihm contriiren Windes abwarten woUen; dièse erfolgte aber nicht. 
Dahingegen trat sehr schlechtes Wetter mit Frost und Schnee ein, der 
Mond war seit der Nacht vom 21. auf den 22. September im Abnehmen^ 
und nach einer Woche verzweifelte Sir Hugh an der Môglichkeit weiter zu 
reisen und beschloss da zu iiberwintern. Drei Parteien, die in verschiedenen 
Richtungen auf drei und vier Tage ausgesandt worden, um Menschen 
aufzusuchen, kehrten erfolglos zurùck. Aile Fischerleute hatten sich 
schon fur den Winter weit in's Innere zuriickgezogen. Die Tage wur- 



— U8 — 

den immer kiirzer und vom 25. November an sali unsere Gesellschaft 
auch zu Miltag nichts raehr von der Sonne. Da man nicht verstand, 
sich vor der Kalte zu schiitzen, auch nicht das Nothige dazu bei sich 
(ïihrte, indem man von einem Winter in Russland und im hoheniNorden 
iiberhaupt damais in England keine Idée halte, vorzùglich aber, weil 
die Uragebung der Nokujew'schen Bucht ganz von Holz entblosst ist, 
so — — erfror, mit Sir Hugh VVilloughby, die ganze auf beiden 
SchifTen befmdliche fiinf und sechzig Mann starke Mannschaft. Die 
Meisten von ihnen raogen in der iiber einen Monat langen Nacht vom 
25. November bis zum 29. December ihren ewigen Schlaf begonnen 
haben. Aus einer Unterschrift Willoughbv's ersieht man, dass der- 
selbe Ende Januar 1554 noch am Leben war: er hat sich also 
wahrscheinlich vor seinem Dahinscheiden noch raanchmal um Mitlagszeit 
des Anblicks der Sonne erfreuen kônnen, aber welche grausenerregende 
Scène beleuchtete sie! Zwei eingefrorene Schiffe voll erstarrter, zum 
Theil von Schnee uberwehter Bekannten, nach denen sich die Blicke 
der nachgebliebenen, nur halb noch lebenden Ungliicksgefàhrten unwill- 
kiihrlich hinwendeten, die ohne Hoffnung und selbst der Trôstungen der 
Reli'^ion beraubt, in ihrer verzweiflungsvollen Lage desselben Schicksals 
sewiirlig waren: der Seelsorger befand sich bei Chancellor. Willough- 
bv's Schiff fiihrte zwei Chirurgen: Alexander Gardiner und Richard 
Molton; sie waren erst bei Harwich an Bord gekommen. Auf der 
Esperanza befanden sich zwei, nicht wie Hackluyt schreibt sechs, 
Kaufleute; auf der Confidentia waren ihrer drei*). 



•) Drei und vierzig Jahre spâter (1596 — 1597) ùberstanden mit Jacob Heems- 
kerk und Wilhelm Barentz eilf HoUander, zwar unter vielen Leiden, im seit- 
dem nicht wieder erreichten hohen Norden von Nowaja Semlja einen "Winter, indem 



— IW — 



Im Sommer kommen an die, wiihrend des Winters iinbewohnte, lapp- 
liindische Kiiste viele Fischer, nnd so wurden denn in der Nokujew'schen 
Bucht die beiden englischen SchifTe mit den todten Menschen, den Waaren 
und dem Geriith 1554 vorgefunden. Als der Zar Iwan Wassiljewitsch, 



sie am Ufer genug angeschweramtes Holz zur Fouerung und zum Bau einer Woh- 
nung fandcn. Merkwùrdig bleibt es, dass sie, da ihr im Eise erngeschlossenes Schiff 
unbrauchbar geworden war, sich ihre zwei Bote (schuyt ende bock ; scapha et lin- 
ter) so zurichlen konnlcn, dass es môglich ward, aiif denselben von Nowaja Semlja an 
die lapplaudisciie Kùste zu gelangen. und dass sie dièse Bote nach ihrer Ankunft 
zu Kola mit Erlaubniss des damaligeii Wojewoden (am 11. September 1597) auf 
den Kaufhof brachten, damil sie «zum Angedenken ihrer unerhorten Fahrt» da- 
selbst aufbewabrt werden miichten. Wir verdanken diesem Umslande eine An- 
sicbt des damaligen Kola mit dem abgesonderten Kaufhof (Gasthof, foctiihhbih 
4B0pT)), in dessen Milte eine grosse Wage aufgehangt war. Es ergiebt sich, dass die 
HoUânder mit den beiden kleinen Fahrzeugen, obschon einzeln, denn sie waren schon 
jenseits Kanin Noss getrennt worden , die lapplandische Kiiste in der Nâhe der No- 
kujewschen Bucbt, in welcher die Englander 1553-1554- erfroren waren, erreicht ha- 
ben. Heemskerk scheint direct zu der Biicht liinter der Insel Kifai, wo sich Krug- 
loe Stanowischtsche befindet, gelangt zu sein. Er traf hier eine Lodje mit dreizehn 
Russen, von denen er und seine Gefàhrten gastfreundschaftlich aufgenommen wurden. 
Das andere Boot war schon friiher zufàllig nicht weit von diesem Orle an die Kùste 
gelangt und man vereinigte sich. Nachdem sie einige Tage hier verweilt, sich erfrischt 
und daher beschlossen hatten, dièse Bucht Comfort zu nennen, fuhren sie zusammen 
weiler. Sie wollten nach Wardohuus zu gelangen suchen, wurden aber voni Wetter 
gezwungen, in eine schon wesllich vom Kolaer Busen gelegeiie Bai einzulaufen, wo 
sie ein Haus mit drei Lappen vorfanden, welche ihnen bestatigten, was sie schon von 
Fischern bei den Sem Ostrowow und bei Kildin gehôrt hatten, dass bei Kola ein 
hollàodisches Schiflf liège. Es fand sich, dass der Fùhrer desselben der das Jahr zu- 
vor mit ihnen gewesene Johann Cornelis Ryp war. Sie machten nun die Reise 
nach Holland auf seinem Schiffe und konnten daher ihre Bote in Kola zuriicklassen. 
Obgleich Kola in unsern Annalen schon frûh genannt wird, so ist doch darunter 
ketneswegs ein bedeutender permanent angesiedellcr Ort zu verstelien. Die Lapp- 
lânder «vom Murmanschen Meer», welche 1533 getauft wurden, waren vom «Kola- 
f lusse (cKOJM ptKa), vom Tutoloma (cTyTo.ioMH) » - so bat es die archivische Leto- 
piss -«und von Swatoi Noss (scsaTaro iiocy)». Sie bekamen aus INowgoroddie nôthigen 
Geistlichen, um in ihrem, der Lappen, Lande (bi> cboch scm.!*) zwei Kirchen, zu 

20 



— 150 — 

bei dera Chancellor bereits gewesen war, iiber dièses Ereigniss Bericht 
erhalten, befahl er dem Dwinaschen Namestnik (Statthaller) Fiir«ten Se- 
raen Iwanowilsch Mikulinsky-Punkow, ailes auf den SchiHèn Vor- 
gefundene auf Lodjen (dort gewohniichen Fahrzeugen) nach Cholmogorii 



Maria Verkùndigung und zum heiligen Nicolai, zu bcgrûnden. Wenn Stephen Bur- 
rough 1556 wâhrend seines \ierzehntâgigen Aufenthalts in dem Kolaer Busen bis 
dreissig Lodjen mit wenigstens vier und zwanzig Mann in jeder derseiben, von 
Kola her komnien sah, so waren dies nicht lauler dorlige Einwohner, sondern 
meistens Leute, die sich zum Fisch- und W'allrossfang aus sùdlichen Gegenden dahio 
begeben hatten. Es muss lange gedauert haben, ehe sicU eine bedeutende Aiisiede- 
lucg, da wo jetzt Kola liegt, bildete, donn als im Jahre 1565 ein hollândisches, dem 
aus Wardôhuus entwichenen Philipp Winlerkonig zugesandtes ScbiEf zum Ueber- 
vfintern da anlegte. bestand der ganze Oit aus niclit mebr als drei Hausern, deren 
Bewohner bei Ansicht des Schififes in den VVald liefen. In den folgeudcn Jaliren' 
nafam die Zabi der Einwohner zu, und es langten auch andere Scliili'e daselbst an. 
Bis zum Jahr 1582, in welchem einige dânische Schiil'e sich bei Kola Pliindeiungen 
erlaubt hatten, war kein Wojewode in Kola oder Malmuss gewesen; die Steuerein- 
nehmer fur den Norden von Lappland hatten gewôhniich in Kandalakscha gewohnl. 
Der erste Wojewode Awerki Iwanowitsch haute 1582 den Kauihof mit der Wage 
fur die jVorweger, und der zweite Wojewode Maxaka Fedorowitsch Ssudimon- 
tow haute 1583 den Ostrog mit den Thiirmen an den Ecken, von welchem noch 
jetzt Ueberreste zu sehen sind. In diesen Ostrog ward das 1590 von den Finnlàn- 
dern zerstôrte Petschensche Kloster verlegt. Zwischcn dem Ostrog und dem Kauf- 
hof floss damais der Kola, der sich seitdem ein Flussbett weiter ostlich ausgewûhlt, 
und dadurch eine Art Insel: Monastiirsky Ostrow gebildet hat. Im Herbst 1595 war 
Iwan Samoilowitsch Salmanow Wojewode; wahrscheinlich war er es, der die 
Fahrzeuge der Hollënder in Empfang nahm. Mit HiiHe der jetzigen vortre01ichen 
■ Karten der lapplândischen Kûste, welche wir dem Admirai Lûtke und dem Capitan 
Lieutenant Reineke verdanken, lassen sich die kleiiien Ansichten und Kârtchen von 
Gerhard de \'eer, welcher mit in Xowaja Semlja iiberwinlert hatle, verstàndlich 
machen, was friiher nicht môglich war, da die Namen selten an ihrer wahren Stelle 
stehen. In Veer's, schon 1598 hollàndisch, latetnisch und franzôsisch herausgegebe- 
nen illustrirten Beschreibungen (Waerachtige Beschryvinge; Diarium Nauticum und 
Vraye Description etc.) ist eine Karte, auf welcher die Kûste von Swatoi JVoss 
(Swetenos) bis jenseits des Kolabusens dargestellt ist. Die Nokujew Bucht ist wegen 
des in der Mitte ihrer Einfahrt beCndlichen Felsens nicht zu verkennen ; auch ist sie 



— 151 — 

bringen zu lassen und es daseibst einstweilen unier Siegel zu verwah- 
ren. Mit der Ausfiihrung wurde das Cholmogorsche Sladlhaupl Fofan 
Makarow, nebst einigen anderen Personen (Kossitzùn, Posselsky und 
Jepichow) beauftragt. Dies geschah im Friihjahr 1555. 



mit dem iNamen Mokogef bezeichnet. ^i'ordwestlich von derselbeo sieht man die 
beiden Bote, also schon nach iljrer Vercinigung. In spateren Ausgaben der Veer'schen 
ilhistrirten Beschreibung, z. B. bei Hulsius von 1G12, erschemt die russiscbe Lodje 
und Heemsiverk's Boot, auf welchein auch de Veer sich befand , in einer run- 
den Buchl mit eogeni Eingang, und Veer sagt uns. dass sie mit dem Boote zwischen 
Felsen hineingefahren seien. Es unterliegt daber wobl keioem Zweifel, dass dièses 
die durcb die [use! Kitai gebildete Kruglaja (d. h. runde) Bucht sei. Auf einer Anhohe, 
welche Reineke auf zwei hundert und sechzig Fuss bestimnit, sind zwei Hollànder 
von dem andern Boote bingezeichnet, welcbe von da die Lodje und Heemskerk's 
Boot entdecken; das Boot selbst sieht man aus einer nordwestlicber gelegenen Bucht 
herauskomraen. Uies muss wohl die Dworowajabucht sein. Bei Hulsius (1612) 
stelit hier mit Unrecht Mokogef; Comfort aber liest man bei den Hâusern an der 
Kruglajabucht, wo auch jetzt eine Stanowischlsche ist. Warsina ist irrig den Sieben 
Insein gegenûber gesetzt. Ferner stehen hier die beiden Bote wieder in einer Bai 
westlich von dem Kolabusen, wo auch das in der Beschreibung erwâhnte Wobnhaus 
mit den drei Lapplàndern und dem grossen Hunde dargestellt ist; walirscheinlich 
war dies die Urabucht. Einen andern Lapplander, der nabebei auf der Anhohe ge- 
miethet ward, sieht man nun als Begleiter des von hier nach Kola oder vielmehr 
zu dem Scbiffe abgefertigten HoUânders. Dièses, von Ryp befehligte SchifT liegt in 
der Kola Bucht nicht gar weit vom Ostrog und dem gegeniiberstehenden Kaufhof mit 
der Wage. Man sieht nun die beiden Bote noch einmal, wie sie die Bucht herauf 
nach dem Schiff hin fahren. Die drei Meilen unterhalb Kola am rechten Ufer des 
Busens bestandene Salzsiederei ist auch verzeichnet, und auf einem der friiher ange- 
fûhrten Bliitter sieht man, wie ein Boot von sechs Menschen iiber Land geiragen 
wird. Die Veer'schen Illustrationen machen uns ziemlich genau mit dem Bau der 
damaligen russischen Lodjea bekannt. Es braucht wohl nicht daran erinnert zu 
werden, dass der uns unvergessliche Barentz auf der Fahrt, bald nach der Abreise 
von Nowaja Semlja gestorben war, und dass Heemskerk derselbe sei, welcher mit 
den Expedilionen von 1598 und 1601 aus Holland nach Indien ging Abtheilungen 
dieser Flotten haben auf Mauritius slark zur Ausrottung der Dodo beigetragen. Heems- 
kerk fand seinenTod als Admirai 1607 in der Seeschlacht bei Gibraltar. Man setzte 
seine Leiche bei und errichtete ihra ein Monument in der alten Kirche zu Amsterdam. 

20* 



— 152 — 

Dass seiner Zeit iiber Sir Hugh Willoughby's trauriges Ende so 

wenig geschrieben worden, erkliirt sich einerseits daraus, dass 1553 als 

die Expédition Statt fand, die WoUaton'sche Familie, wie schon bemerkt, 

durch einen dreizehnjiihrigen Jiingling, Thomas Willoughby, repra- 

sentirt wurde , und dass bei dessen 1 558 erfolglen Tode sein Nachfol- 

ger Francis auch nicht mehr als eilf Jahre zahlte. Ferner war zur 

Zeit der Reise und nach Beendigung derselben die Aufmerksamkeit 

Englands auf viel zu wichtige Angelegenheiten fiir Staat und Kirche 

gerichtet, als dass Sir Hugh Willoughby's Schicksal eine grosse Theil- 

nahme im Publicura hiitte erregen kônnen. Unmittelbar nach seiner Ab- 

reise aus England ward die bis dahin bestandeue Ruhe gestort, und es 

folgte eine hôchst stiirmische Zeit. Am d. Juli war Konig Edward VI. 

gestorben. Lady Jane Grey ward am 10. Juii als Konigin proclamirt. 

Man griff zu den Waffen. Mary bestieg den Thron. Northumberland 

ward hingerichtet. Die Wiedereinfiihrung des rômisch-catholischen Cul- 

tus, so wie auch das Project der Konigin, Philipp von Spanien, den 

Sohn Kaiser Carl's V. zu beirathen, wodurch man Englands Selbststiin- 

digkeit gefàhrdet glaubte, veranlasste aufriihrerische Bewegungen. Wiat 

drang in London ein, ward aber ergriffen und enlhauptel. Die Gefàng- 

nisse waren mit Personen von Rang angefùllt und zu derselben Zeit, wo 

an Lapplands Kiiste Sir Hugh's Blut in seinen Adern erstarrte, floss das 

seiner jungen Grossnichte, der Jane Grey, auf dem Schafibt im Tower 

fast gleichzeitig mit dem ihres Gemahls, Lord Guilford Dudley, dem 

sie sehr bald nach der Abfahrt unserer Scliifll'e angetraut worden war. 

Kurze Zeit nachher musste auch das ihres Vaters (Henry Grey, des 

Bruders der Anna Willoughby), und das seines und ihres Bruders 

(Thomas Grey), fliessen. Im Juli ward Mary's Heirath mit Phi- 



— 153 — 

lipp vollzogen. Religiose Verfolgungen ohne Zalil, Verbrennungen eitier 
Aleiige von Proteslanten, Frauen, sogar schwaiigere iiicht ausgenommen, 
Inqiiisilions-Prozeduren, Torturen u. d. m. bescliaftiglen damais die Ge- 
miither zii selir, als dass weder Chancellor's 155i in London hekannt 
gewordene sogenannte Entdeckung Russiands, noch die spiiter angekom- 
mene Nachricht von Willoughby's und seiner Gefàhrlen tragischem 
Ende die Aufmerksamkeit des Pubiicums besonders htitte in Anspruch 
nehmen konnen. 

Es ware zu wiinschon und unserer an Beweisen von Dankbarkeit 
fiir liingst versclioliene Verdienste so reiciien Zeit nicht unwiirdig, auch 
dieser Begebenheit, die sich der durch Cabot eirigeleiteten Verbindung 
Englands mit unserm Valerlande unmittelbar anschliesst, und bei welcher 
der Anfiihrer dieser geschichtlich merkwiirdigen und so erl'olgreichen 
mariliraen Expédition, Sir Hugh Willoughby, mit nicht weniger denn 
fiinf und sechzig Englandern ein Opfer des kiihnen Unternehmens wurde, 
ein verewigendes Denkmal zu setzen. Das nun bald, und naraentlich im 
Jahr 1853 einfallende dreihundertjiihrige Jubiliiura des freundschaftlichen 
Verkehrs zwischen England und Russland wiirde sich schôn dazu eignen, 
ein solches Denkmal aufzuslelien. Der vierhundert Fuss hohe abgerun- 
dete, weit in die See hineinragende schwarze Felsenrand der Insel No- 
kujew, einer der hôchsten und aufiallendslen Punkte an dieser Kiiste, 
wiire zur Errichtiing einer Denksiiule besonders passend, welche raan aus 
russischem und britlischem Granit zusammensetzen kônnte. Gewiss wiirde 
die Briltische Factorei in St. Petersburg, gemeinschafllich mit der Russia 
Company in London gern zu einem solchen Unternehmen die Hand 
bieten; auch Lord Mi d die ton diirfte vielleicht wiinschen, etwas dazu 
beizutragen, indem Sir Hugh Willoughby zu den Familiengliedern 



— 154 — 

seiner Vorfahren gehôrte*). Ob ein solches Denkmal vielleicht mit ei- 
nern auf der bezeiclineten Stelle zu errichtenden Leuchtthurm vereinigt 
werden konne, so dass daraus Nulzen fiir die SchifTfahrt und zugleich 
eine Beschiitzung menschlichen Lebens entstiinde, unleriiegt nicht meiner 
Beurtheilung. Die Genueser woUen jetzt ihrem Co lu m bus ein Monu- 
ment setzen; Cabot hal keines, weder in seiner Geburtsstadt Bristol, 
noch in der Metropolis von Grossbritannien. Man kennt nicht einmal die 
Grabstatte des in oder bei London verstorbenen Entdeckers von Nord- 
America, wo England sowohl als Russland jetzl so bedeutende Besitzungen 
haben. Die Willoughby'sche Expédition, zu welcher der nach Moscau 
zum Zaren Iwan Wassiljewitsch gelaugte Richard Chancelier ge- 
horte, war das lelzte grosse von Cabot eingeleitete Unlernehmen; das Mo- 
nument zu Nokujew wiirde daher zugleich ein Denkmal fur Cabot sein^). 



') In dein Lord Middleton gehôrigcn Wollaton-House bei Nottingham werden 
Kleider aulbewahrt, welche die sein sollen, die man auf dem Kôrper des erfromen 
Sir Hugh Willoughby gefunden bat. Pennaiit erzâblt, dass ein Diener in Wol- 
laton House, wenn er einem Fremden das Portrait von Sir Hugh Willoughby 
(a wbole lenglh in large breeches, according to the fashions of the times) zeigte, 
dabei zu sagen pflegte , es stelle ihn vor in der Atlitude , in der er erfroren wâre 
(fiom bis meagre aj)pearance the servant tells you that it represents the attitude in 
which hé was found starved). Schwcrlich wird einer seiner Unglûcksgefahrten , die 
ihn ùbcrlebt haben mogen, daran gedacht haben, dcn Erstarrten zu portrâtiren, auch 
hat es gewiss keiner der Fischerleute , die jm Friihjahre die Schiffe entdecklen, 
gethan. Uehrigens verdient die Scène zu jNokujew von 1553-1554. wohl von einem 
Kùnstler besser dargestellt zu werden, als bei John Pinkerton in seinem Reise- 
werke; A gênerai collection of the best and most interesting voyages and travels, auf 
dem Titelkupfer zurn ersten Band, 1808, geschehcn ist. 

*) Es darf wohl daran erinnert werden, dass gerade zu der Zeit, als Cabot 
seine Entdeckungsfahrt (1497) nach dem Norden America's machte, Don Pedro de 
Avala als Agent von Spanien wegen der Verheirathuog der Gatherina von Ara^ 
gonien in England w'ar, und wahrscheiulich iiber Cabots Reise an seinen Hof be- 
richtete. Das Jahr darauf, 1498, erreichte Columbus den Continent von America. 



— 155 — 

Das dritte Schiff (1er Cabot'schen Expédition, Edward Bonavenlure, 
wurde schon am 30. Juli 1553 in der Nordsee durch einen helligen 
Slurm von den beiden andern getrennt, und hatte eine ganze Woche lang 
zu Wardiihuus, welcher Ort fiir einen solclien Fall zum Rendezvous 
beslimmt worden war, vergeblich auf sie gewartet. Dann war es in das 
Weisse Meer und in die Niihe der Dwinamiindung gelangt. Es trug, 
ausser Richard Chancellor, Stephen Biirrough und John Buck- 
land, noch sieben und vierzig Personen. Der schon erwahnte Geistliche 
hiess John Stafford, der Arzt Thomas Walter (in einer Handschrift: 
Water). Kaufleute waren zwei: George Burton, welcher nach dem 
Cap Handel trieb, und Arthur Edwards. Zu nennen wiiren noch 
John Masse, weil er schon damais etwas ùber Russland geschrieben 
hat, Arthur Pet aber, William Burrough, Richard Johnson, 
Jahn Sedgwicke und Edward Passy*), weil sie nachgehends, eben 
so wie Chancellor, Stephen Burrough, Buckland und Edwards, 
wieder zu uns gekommen sind. 

Nenocksa war der Ort, wo diesen ganz unerwartet angelangten Gii- 
sten aus England zum ersten Mal russisches Brod und Saiz vorgesetzt 
werden konnte. Nenocksa siedete sein Salz selbsl^). 



') Diesen Passy habe ich auch Pacie, wie bei Hakluyt, geschrieben gefundeo 
und ich erlaube mir zu vermutheii, dass Hakluyl diesen Namen bei einer spàtern 
Gelegenheit Price gelesen hat. Wenn dem so ist, so ware Edward Priée von 
der zweiten Fabrt nach Russland kein anderer als dieser Passy. 

*) «CaoeBapKa ci. HeiioKCKHXT. poco.iubixb BWTOKb». Das Klosler des heiligen 
Nicolai bclrieb zu Nenocksa Salzsiederei. Durch eine Gramota des Zaren Iwan Was- 
siljewitsch vom Jahr 1545 war ihm erlaubt, in der Umgegend Salzsohle aufziisu- 
chen, Rôhren zu setzen und Salz zu sieden (co.iflHtixï no;KH.iHui> [pocojy cojflHaro] 
HCKaTU H Tpyôbi H Bapuiiubi CTaBUTU u co.ib BapHTH). Es wird auch jetzt noch, so- 
wohl hier als bei Una und an andern Orten der Umgegend, Salz gesotten. 



— 156 — 

Das ôstlich von Nenocksa, dicht an der Korelisclien Miindung der 
Dwina gelegene KIoster des heiligen Wunderthiiters Nicolai war der erste 
Ort, den die Englander von Nenocksa aus besuchen niussten. Aus einer 
kaum zwei Jahre vor ihrer Ankunft gemachten Beschreibung der Kir- 
chen und des Besitzthums des Klosters wissen wir, was sie dort gese- 
hen haben und wer die damais gegenwiirtigen Personen gewesen. 

Chancelier rausste nun den Character eines Gesandten (Possol) 
von England annehmen. Er fuhr mit mehreren seiner SchiUsgefalirten 
auf der Malokurje und Dwina nach Cholmogorii. Das dortige Stadt- 
haupt Fofan Makaroff und die Landrichter rapporlirten iiber die An- 
kunft der Englander an den Zaren Iwan Wassiljewitsch. Das Schiff 
ward auf ihre Veranstaltung zura Ueberwintern in die westlicb von Ne- 
nocksa befmdliche Unabucht gebracht') und Cliancellor reiste, ohne 
noch vora Zaren selbst eine Einladung oder Erlaubniss erhalten zu ha- 
ben, die ihm jedoch unterwegs von Moscau aus entgegenkam, am 23. 
Noveraber zu Schlitten nach der Residenz ab. 



') Dies geschah im October. Es muss ein sehr harter Winter gewesen sein, denn 
Chancellor erzâhlte Adams in London, das auf dem Schifif zurûckgebliebene Volk 
habe viel davon gelitten. «Nautae certe nostri, qui. in nave remanserant ex inferiori 
stega in foros srandentes, tam subita Irpothymia nonniinquam sunt correpti, ut in- 
termortui subinde ruèrent: tanta erat illic rigentis coeli inclementia». In der an der 
Unabucht 1599 errichteten Pertominscben Einsiedelei bracbte Zar Peter wâhrend 
seines zweiten Besuches an der Dwina, 1694. drei Tage zu und verfertigte da ein 
holzernes Kreuz mit einer Inschrift, welches er aiich selbst ans Meeresufer tragen 
half und selbst dort aufstellle, zum dankbaren Gedenken seiner Rettung, indem er 
auf der Fabrt von Archangelsk nacb dem Solowetzschen KIoster, vom Sturm ùber- 
fallen, in grosser Lebensgefahr gewesen war. Seine Rettung batte er der Entschlos- 
senheit und Gescbicklichkeit des Lootsen Antip Timofeew zu verdanken, welcher 
das Fahrzeug glùcklich in die Unabucbt hinein steuerte. - Ob sicli der Zar damais 
wohl erinnert baben mag, dass dièse Bucbt 1353-1554 das erste zur Nordkùste 
Russlauds gekommene SchiflP aufgenotamen batte? 



— t57 — 

Die Ankunfl der Englander in Russiand IrilTl fasl ziisammeii mit 
einigen der wichligsten Ereignisse in unserer Geschirhle. Der Zar Iwan 
Wassiljewitcb war nicht iange vorher glorreich von der Eroberung Ka- 
san's nacli Moscau zuriickgekonimen. Astraclian ward bald darauf ge- 
zwungen, Russiand die Pforte zum Caspischen Meer zu offnen. Sibirien, 
seinen goldenen Roden nicht kennend , schickte sich an , dem Herrscher 
Russlands Zobel und Graiiwerk als Unterwerfungsbeweise anzubieten; 
Fiirst und Volk huldigten dem Zaren, und hiermit war der erste Schritt 
zur Resitznahme von dem unermessiichen, raeialireichen Lande gemaclit, 
von welchem man sogar nach Nordamerica hiniiber ging. 

ZwolfTage nach Chancellor's Ankunft in Moscau meldete ihra der 
Zarische Djak Iwan Michailowitsch Wiskowatii, welcher damais 
unsere auswiirtigen Angelegenheiten besorgte'), dass ihn Iwan Was- 
siljewitsch zur Audienz zulassen wolle, woriiber er sich nicht wenig 
freute. Der bekannte Liebling Iwan's, Aleksei Fedorowitsch Ada- 
schew war bei Chancellor's Empfang zugegen; die beiden Kaufleute 
Burton und Edwards begleiteten ihn^). Er iiberreichte dem Zarea 
ein offenes Schreiben vom Konig Edward VI, wie deren jedem SchilTe 
der Expédition einige Exemplare in verschiedenen Sprachen, fiir aile 
Regente'n, in deren Liinder sie gelangen diirflen, mitgegeben waren^). 



') Er war ûbrfgens gerade utn die Zeit der Anwesenheil Chancellor's in Mos- 
cau in Untersuchung weçfen seines Beitiitts zu der Baschkinschrn Hérésie. Sein 
durch angebliche ^ erràtherei zu Giinsten Polens u. s. w. im Jalir 1570 herbeige- 
fûhrles schmâhlicbes Ende ist bekannt. 

*) Pinkerton bat im ersten Bande seines erwâhnten Reisewerkes gesucht dièse 
Audienz, welche dem damais gebràucblicben Ceremoniel gemâss Statt fand, nach 
Chancellor's Beschreibung bildlich darzustellen. 

') «Ad Principes septentrionaleni ac orientalem mundi plagam inhabitanles juxta 
mare glaciale nec non Indiaui orientalem. » 

21 



— 158 — 

In dieser Schrift war vbrziiglich Englands Wunsch, commerzielie A'erbin- 
dungen anzuknùpfen, ausgesprochen *). Nach der Audienz hatte Chan- 
cellor und die beiden Kaufleute die Ehre, zur Tafel gezogen zu werden. 
Chancellor gab sich viel Miihe, Kenntniss von den fiir England 
interessanten Handelsverhaltnissen Russlands zu erhalten. Wir besilzen 
von ihm selbst das Résultat seiner Beobachtungen in eineni englischen 
Schreiben an seinen Onkel Christopher Frothingham, und Clé- 
ment Adams hat uns Chancellor's Mittheilungen iiber seine Reise 
lateinisch wiedergegeben^). Der bei Letzterem befindliche John Hasse 
beschrieb zur Belehrung der englischen Kaufmannschaft die Miinzen, 
Gewichte und Maasse Russlands, so wie auch die iiblichen ZoUgebùh- 
ren. Ànbei lieferte er Notizen iiber russische Erzeugnisse und schlug 



') Es beisst darin unter Anderem : uGoncessimus viro honorabili et forli, Hugoni 
Wilibeo, et alirs qui cum eo sunt servis nostris fidis et charis, ut pro sua voluntate. 
in regiones eis prius incognitas eant, quaesituri ea quibus nos caremus, et adducant 
illis ex nostris terris id quod illi carent. Alque ita illis el nobis commodum inde 
accédât, sitque amiritia perpétua, et foedus indissolubile inter illos et nos, dum per- 
mittent illi nos accipere de rébus quibus superabundant in regnis suis, et nos con- 
cedemus illis ex regnis nostris res, quibus destituuntur». 

') Eden schrieb 1557, Chancellor habe ihm erzâhlt, dass er in Moscau einen 
Gesandten vom «Konig von Persien (the kinge of Persia, ralled the great Sophie)» 
getroffen habe. Dieser sei ganz in Scharlach gekleidet gewesen, und habe dém Zaren 
Manches zu Gunslen der Englânder gesagt, denn England und sein Handel sei ihm 
nirht unbekannt gewesen (The ambassador was appareled ail in scarlet, and spoke 
muoh to the Duke in behalf of our men, of whose kingdom und trade he was net 
ignorant). Unsere Jahrbùcher enthalten keine Nachricht iiber die Anwesenheit eines 
persischen Gesandten in Moscau im Jahr 1553-1554. Chancellor selbst, und narh 
ihm auch Adams beschreibt den Pomp, mit welchem zwei Gesandte nach Litthauen 
abgefertigf wurden. Hasse meldet, dass, wâhrend er mit Chancellor in Moscau 
gewesen, ein «grosser Ambassadeur» aus Liefland angelangl sei (for the assurance of 
their priviledges). Dies muss die bekannte Gesandtschaft des Heermeisters von Lief- 
land und des Dôrptschen Bischofs gewesen sein. 



— 159 — 

zur Begriindung eiiies zweiten Handelshauses oder Dépôts fiir englisclie 
VVaaren, ausser Moscau, W'ologda als den passendsleii Ort vor*). 

In Folge von Chancellor's Gesuch, den Englandern Handelsverbin- 
dungen mit Russiand zu gestatten, ward im Februar 1554 ein Schrei- 
ben des Zaren Iwan Wassiljewitsch an Konig Edward VI., der 
aber schon das Jahr zuvor am 6. Juli gestorben war, ausgefertigt'^). Nach 
dieser Gramota sollten englische Kaufleute in Russiand sehr gern gesehen 
und ganz freien Handel zu Ireiben ermachtigt sein. Das Document ist 
nichl nur intéressant, weil es das erste aus Russiand nach England ge- 
langle Schreiben ist, sondern es verdient niiher gekannt zu sein, weil 
Hakluyt 1599 bei der Publikation einer englischen Uebersetzung des- 
selben sich erlaubt bat, den Titel des Zaren Iwan Wassiljewitsch 
nach viel spiilern Gramoten zu drucken, so dass Astrachan, Sibirien und 
Liefland hier friiher im Zarischen Titel erscheinen, als dies wirklich der 
Fall war und sein konnte. In dem Schreiben des Zaren vora Februar 
1554 war weder Astrachan, noch Sibirien, noch Liefland genannt'). 

') Er halte auch den Aufenthalt zu Wardohuus benutzt, um sich mit dem dort 
gebrauchlichen Gewicht bekannt zu roachen. Vom Stockfisch und Lachs sagt er, sie 
kommen nach Gholmogorù von einem nicht weit von Wardohuus befindlichen Ort, 
genannt Mallums; dies soll Malmuss sein, nâmlich Kola. 

^) So eine lange Zeit konnte damais verslreichen , ehe aus England nach Russ- 
iand Nachricht von einem so wichtigen Ereigniss kam. - Welcher Contrast mit Jetzt! 

') Ich habe in England vergebens nach dem Original dièses Zarischen Schreibens 
gesucht, glaube aber die erste davon gemachte englische Uebersetzung gefunden zu 
haben. Ausserdem habe ich mir auch jene Uebersetzung, welche Hakluyt benutzt 
haben muss, abgeschrieben. Dièse Handschrift ist stark vom Feuer beschàdigt; ich 
habe aber das Fehlende aus einer frùher geraachten Copie ergànzen kbnnen. Aile 
drei Exemplare bezeugen, dass sich Hakluyt bei Herausgabe seiner Principal Navi- 
gations von 1599 eine unverzeihliche Freiheit erlaubt bat. Denn da ihm die Namen 
der vom Zaren beherrschten Lànder zu unverstândlich schienen, so bat er den 
Zarischen Titel aus spateren Gramoten abgeschrieben, so dass Iwan Wassiljewitsch 

21* 



— UiO — 

Chancellor und seine Begleiter verliessen Moscau im Marz (1554). 
Man wartete an (1er Dwina die giinslige Jahreszeit ab, und reisle dann 
auf dera Edward Bonaventure nach Engiand zuriick. Das Schid' hatte 
das Lngliick, unterwegs von Flaniiindern iiberfallen und beraubt zu wer- 



schon Anfangs 1554- als Zar (king) vod Astrachan, als Heir und Grossfiirsl (lord 
and great duke) von Liefland, und als Befeblshaber (commander) von ganz Sibirien 
erscheinl. Hierduich ward Karamsin verleitet zu glauben, der Zar liabe sich wirk- 
lich scbon damais (im Februar 1554) so betitelt, obgleich unsere Annalen erst 1555 
von der zu ilim nai b Moscau mit Unlerwerfungsanerbietungen gekomnienen Gesandt- 
schaft Jediger's, des Belierrsi-hers von Sibirien, Meldung ihun. Da Karamsin von 
Astracban und von Liellaiid nichts erwàbnt, so sclieint er es fiir moglich gehalten 
zu haben, dass Ivvan W assil j ewi tsch dièse Liinder scbon 1554 in seinen Tilel 
aufgenommen babe. Hakluyt's ^ erstoss vom Jabr 1599 ist um so auffallender, da 
er selbst in seinem ftùbern, iibrigens sebr selteneu Werke von 1589 den Tilel des 
Zaren ricblig gegeben hatte. Er scbeint die russische Origiualgramota nocb gesehn 
zu haben, denn er bescbreibt die russische Scbrilt sowohl als das angehângte Sicgel 
mit dem geharnischten Reiter, im Kampfe mit dem Drachen. Sie war auf Papier 
geschrieben und es war eine deutsche Uebersetzung derselben dabei. Die von mir 
aufgefundene altère engliscbe scbeint vou dieser deutschen gemacht zu sein . und 
zwar wieder von einem Deutschen in London. Ich stiess auf sie in einem Bande, 
der einst dem Heroldsamt gehort haben muss, welchen aber spâter unter Andern 
Sir Robert Cotton, und zuletzt der berûbmte, 1809 verstorbene Antiquar Richard 
Gougb besessen bat. Bei der \crsleigeruDg seiner Effeclen in 1810 ward dieser 
Band fur das Brilish Muséum gekauft. Auf der Riickseite des Blattes 175 und auf 
Blatt 176 stelit daselbst: Tiie coppye of the lettre whicb was sente to Kinge ' 
Edward Ao. 1554. The almygbtie power of God with tlie fearc of the hooly 
Trynytie: A right Christian belever: we greatiste Lord John \ asselevitclie: by the 
grâce of god Empereur of ail Russes: and greate Duke VoUoidemersque: Moskosqiie: 
nogroltsque: kassanque: placestosque: Smallentsque; Tweresque: Iverdsque: permys- 
que: vettsque: bolgorsque: and of other lands Emperour and greate Duke to new- 
gorod in the lowe cuntrey; Cbernegofsque: Rasnsque: WoUotsque: yerzeffsque: 
belsque: Rostosque: y eraslawsque : beloweshersque ; udorsque; cbdorske: ffondynski: 
with dyversse olber lands: lorde on ail the northe side and pelisioner. In priniis 
grealtisl and famous Edward Ringe of Ingland; our gracions wurd, with good and 
frendlie remembrannce in ail reason from our Christian faytliluU greate taking awcto- 
ritie by comnianndnienl uf tbe h^ghesl of our Awncestrve: ihis our lordlie writinge 



— 161 — 



flen; die Gesellschafl. gelaiigte aber doch nach London mit dem an 
Edward VI. gericlileten Schreiben des Zarcn, welches der Konigiii 
Marv dargebracht wurde. Chanceilor erziihlte iiberall, wie gntidig er 
zu Moscau von Iwan Wassiljewitsch aufgenommen worden war. 



lo A kyuglie desyre, accordinge to (lie piticon of one Richard, trewiie sent with the 
reste of" his fellc)\vslii])|ie wlieiii |je shall tiewlie coin to you. By yt cell the 20 yere 
of our lordshippe, lo our scacoste ys coui folk in one shippe theade Kychard, withys 
fclowshippe and hâve said ihat they arre fiinds they hâve desyred to com witliin 
our loidlie doiiiinion, and accordinge to tlieyre requests they hâve fullve granntid, 
and havc byn in our lordlye howsse in présence of our sight and bathc desyred us 
accordinge to Y our kinglie requests that we wold permytt Your marchants lo travaile 
to our Subiects and dominions, to occupie withall manner of wares, without hyn- 
derannce, Staye or Interrupcon, and hathe geven us Your lettre in which lettre vs 
wriltcn the like request, to manner of men in theire dominions, wheresoever they 
shalhappen to com sent by Your trewe Servannte, Hughe VVillowghbie the which 
Hughe Willoughbie in our dominions hathe net arrvved and whereas Your sser- 
vante Rychard ys com to us, we wylhe Christian trewe assurance in no manner 
of wyse will refuse his petision, and by our faythfull grante, we will not forsake 
thye request, by the which Your ymbassett that Yow sent to us, the same thy 
Imbasset with good ffree will lo passe to us and from us withowt anye hynderance 
or iosse, with suclie message as shall com to us, the same message to retourne to 
thie kingdom well awnswerid withall suche manhannts as shall com forthe of Your 
lande withall manner of ware, if they will traveile toceupie wilhin our lordom, the 
same marchants with frce marchandise in ail our lordshippe, withall manner of ware 
and uppon ail manner of ware freelie to travele owt and in, without hynderannce 
and Iosse accordinge to this our lettre, and a ffurther assurannce of our worde we 
hâve raused our Signet (o be sett to this our lettre, written in our lordlie howsse 
and castle the Musco. In the yere 7042 (sollte 7062 seyn) the monethe of februarye. 
I)a sicL Hakluyt, nach seiner Gewohnheit, erlaubt bat, auch die von ihm benutzte 
Uebersctzung willkiihrlich abzuàndern, so gebe ich sie hier genau, wie sie sich im 
British Muséum, unter Otto, E, III, Seite 49 und 50 vorlindet. Die verbrannten 
Slelleu ergiinze ich mit Cursivschrift ans einer vor dem Brande gemachten Goj)ie, 
welche ich bei Lansdowne 141, Seite 342, vorfand: The Allraighlie power of God 
and the incompréhensible hollie Trinitie of our rightfull Ciiiutiaii beliet'e. Wee 
grealosl Lord han \ assilewiche bj the grâce of God Empereur ot ali Russia and 
greal Duke \ slademerskij, Moskouskij Nougord5%', CazaniAy Pskouskij Smollenskij 



— 162 — 

« 

Es bildete sich nun in London aus Kaufleulen und einigen Personen 
vom Adel eine neue Gesellschaft, welche die Aufsuchung unbekannter 
Liinder iin Norden, ostwiirts sowohl als westwiirts, ziim Zweck batte. 
Die Compagnie ward von Philipp und Mary am 26. Februar 1555 

Tuerdskij Yogorskry Permshij \ ealskij Bolgarskij and olher lands, Emperor and 
çreat Duke of Novago roda and in the Zone Countreys Cheringosskij Eezanskij ^ o- 
lotsAy Rzesskij Belskij Rostouskij Yoroslauskij Belocherskij Oodorskij Obdorskij 
Condinskij and manie other coiintries Lord over ail the north Cost greetinge. Before 
ail right great and of honor worthye Edward Kinge of England our mosl harlie and 
of good zeale with good iiitent and frendlie désire aud of our holie Christian faith 
and of great governannce and in the light of great underslanding our answere by 
this our honorable wrightinge unto Your Kingelie Governannce at the request of 
Your faithfuU servannt Richard with his company as he shall wisely lettYou knowe, 
is this. In the strength of xxtie yere of our governance be knowne at our sea Coast 
arived a shipp with one Richard and his Coinpanie and said tliat he xvas desirous 
to coine into our dominions atid according to bis request bath seene our lordsbipp 
aiid our heires (in Otto, E, III, stand hier gewiss: eies; auch bat es Hakluyt so) 
and bath declared unto us Your Ma-ties désire that wee schould grannt unto Your 
subiecr.; to goe and corne and amonge our dominions and mbiects to fréquent free 
merkett with ail sort of merchandizes and uppon the same to bave wares for ihe/r 
reiorne and they delivered unto us Your letters which declared the same request. 
And uppon that we hai'c geven order wberesoever Yoitf faithfull servannt Hugh 
Willobe lande or touche in our dominion; lo be well enterteyned which as yet is 
not arrii;e^ the which Your servannt Richard cann déclare. And we with Christian 
beleife and faitlifullness and according to Your hon-ble request and my bo-ble 
commandement will not leave it undonne. The which both wilhe You to send 
unto us with Your shipps and vessells when and as often they may w ith good assu- 
rance to see them barmeles. And yf You send me one of Y our Ma-ties Councell 
to treat with us whereby Your countrey merchants mai'- with ail kind of wares and 
wheare they will make ther lasrket in our dominions and ther to bave their free 
market with ail free liberties throughe my who/e dominions with ail kinde of wares 
and of ail kinde ot wares to come and goe at ther pleasure withoj/t any of ther 
lett damage or impediment according and by this our Lettre or word with my 
seale aud this my vill or Lettre wee bave comcmded to be undersealed. Wrilten in 
our dominion in our Towne and our Pallace in the Castell of A/oscovie in the yere 
seven thousande and sixtie the second month flFebruarye. 



— 163 — 

durcli eine besondere Urkunde (Charter) bestatigt. Cabot wurde fiir die 
Zeit seines Lebens zum Priises derselbeii ernannt, und da Chancelier 
bei Iwan Wassiljewitsch bereits die Zusicherung einer speciellen 
Begiinstigung fiir England ausgewirkt hatle, so ward dieser Gesellschaft 
ein ausschliessliches Privilegiurn zum Uaiidel mit Russiand ertheilt'). 

Man hat sich in England bemiiht, Chancellor's Ankunll zu Ne- 
nocksa gleichsam als eine Entdeckung von Russiand darzustelleii'^). Es 



') Dièse Gesellschaft hat ira Verlauf der Zeit ihren Nainen ofters geâiidert. Sie 
bes'ehl noch jetzt, obgleich ohne die frûheren Privilpgien, als die Russische Com- 
pagnie (the Kussia Company). Ich besitze die iVamen aller ihrer ersten Begriinder, 
welche nirgends gedruckt sind. Unter sechs Personen vom lichen Adel befand sich 
William Howard, Graf von Effingham, damaliger Lord Gross-Admiral von Eng- 
land. A'on ihm steht noch in der neuesten Aiisgabe von Burke's genealogical and 
heraldic Dictionary of the Peerage and Baronelage of the Biitish Empire (unter Ef- 
fingham), dass er 1553 als Gesandter zum Zaren von Moscovia gebraucht worden, 
und dass dies die erste Ambassade von England nach Russiand gewesen sei. Dièse 
ganz grandiose Behauptung miisste in der nàchslen Ausgalie der Peerage gestrichen 
werden. Ausser jenen sechs adeligen Personen waren luindertvienindachtzig andere 
Mitglieder, von denen hier etwa zu bemerken sein mochlen: Sébastian Cabot, Sir 
Henry Sidney, Sir William Gecil, Sir William Peter, Sir George Barnes, 
William Gérard, Thomas Offley der Aeltere und John Dymmock, weil sie 
sich der Gesellschaft auf verscliiedene Weise nùlzlich gemacht haben; Richard 
Chancelier, Stephen Abroughe (Burrougli), .lolin Kuckland, Arthur Ed- 
wards. George Burton, Thomas Banister und John Sparke aber, weil sie in 
Russiand gewesen sind. Die im British Muséum in der Cottonschen Sammlung 
von Handscliriften unter Otho E. III. S. 49 und 50 aufb<-wahrte Liste der urspriing- 
licheu Mitglieder ist, wie leider so viele andere Documente dieser Abtheilung, halb 
verbrannt, so dass die âussere Hàlfte aller Blalter fehlt. In der Lansdowne'sclien 
Sammlung, Nura. 141. S. 343-352 fand ich eine Absclirift, ans der ich das Fehlende 
erganzeu knnnte. Hakluyt hat bloss die ^'amen der Lords aufzunehmen gewûrdigt. 

') Hakluyt schriob noch 1598: «Wil it not in ail posterilie be as great a 
reuowne unlo our Euglish nation, to hâve bene the first discoverers of a Sea be- 
yond the _Norlh cape (never certainly knowen hefore) and of a convenient passage 
inio the huge Empire of Russia by ihe bay of St. Nicolas and the river of Duina; 
as l'or the Portugalcs to bave found a Sea beyond the Cape of Buuna Esperanza, 



— 161 — 

verdient daher untersucht zu werden, ob Willoughby und Chancel- 
lor vor ihrer Abreise Kenntniss von dena Weissen Meer, der Dwina und 
der nordostlichen Gegend Russlands iiberhaupt haben konnten. 

Man weiss, dass die alteste Nacbricht von einer Fahrt um Norwegen, 
namlich um Alurmansky Noss (seit 1553 Nord -Cap genannt), durch 
Konig Alfred von England, einem Kônige, der Schwert und Feder 
gleich wohl zu fiihren wusste, und den man als den Begriinder der 
englischen Flotte belrachtet, abgefasst ist. Seine Nachrichten batte er 
nach den Worten des Normanen Other niedergescbrieben, welcher schon 
zu Rurik's Zeit, oder doch bald nachber, wahrscheinlich ira letzten 
Viertel des neunten Jahrhunderts, eine Seefahrt von der Westkiiste Nor- 
wegens nach dem Weissen Meer unternommen batte. Es ist merkwiir- 
dig, dass die iilteste Beschreibung einer Seeréise zu unserer nordischen 
Kiiste der Feder eines Kônigs entflossen ist, wiibrend wir fast eben so 
alte Nachrichten iiber friihe Wasserfahrten, welche von Russiand aus auf 
dem Schwarzen Meer gemacht wurden, einem Kaiser, namlich Con- 
stantin IV porphyrogeneta, verdanken. 

Es scheint roir keineswegs gewiss zu sein, dass der FIuss, zu wel- 
chem Other kam, wie gewôhnlich angenommen wird, die Dwina gewesen 
sei, wohin wohl Erik Blodyxa mit Harald Griifall, Thorer Hund 
mit Karli und Guastein, so wie bis zum Anfang der Mongolenperiode 
(1252) gewiss noch viele Biarmafahrer gesegelt waren; Other mag an 
dem Mesenfluss gewesen sein. Im Weissen Meer, oder beslimmter ara 
Eingang in die Buchl vor dem Ausflusse des Mesens (Mesen Bucht) be- 



and so consequcDtly a passage by Sea into the East lodies; or for ihe Italians and 
Spaniards to hâve discovered unknowen landes so many hundred leagues Weslward 
and Southwestward of ihe streits of Gibraltar, and of the piliers of Herculesi\) 



— 165 — 

findel sich links eine Insel: Morshowelz, nach den Wallrossen, Morsliii*), 
frùh so benannt. Rechts ab liegen die Morshowiija Koschki, d. h. die 
W'allross Sandbanke. Olher sagt uns, dass die Kunde vom Wallross- 
fang die Hauptveranlassung zu seiner Reise gewesen sei, indem die 
>\'allrosszahne, das Elfenbein jener Zeit, einen hohen Werlh haben und 
die zur Schitirahrt nolhigen Taue aus den Hiiuten der Wallrosse geraacht 
werden , was beilaufig auf das schon zu jener Zeit hohe Aller der 
SchitlTalirt in diesen Gewiissern hindeutet'^). Da Other dem Konig Al- 
fred einige Wallrossziihne aus dem Weissen Meer verebrte, so waren 
jdies die ersten aus diesem Meer von der jetzigen russischen Kuste nach 



') Herberstein sclirieb I5i9: Mors, und der Uebersetzer seines lateiniscben 
Werks Pantaleon, selzt 1563 willkiihrlich zu Mors binzu: «oder der Tod», Der 
Pôle Mi écho w batte 1517: pisces morss geschrieben. Chancellor sagt 1554: a fisb 
called a Morsse, und Adams selzt (auch 1554): Lellua Mors noniinata. 

^) Ein sebr erfahrener Mesener Biirger Aleksei Fedorow Okladnikow ver- 
sichert mich, dass noch vor zwanzig Jahren an der Ostkûste des Eingangs zum Weis- 
sen Meer zwischen Kija und Kanin Noss viele V\'allrosse erlegt worden seien. Die 
Stationen waren bei den Fliisschen Sabiitzii und Bolscbija Bugranitzù. Herber- 
stein erwabnt der Wallrosse als hauGg vor der Petscboramiindung und Cbancel- 
lor sagt: die Fanger derselben wohnen in Pustosersk. Ersterer schreibi: «Vor dem 
Gnuind der Petzora sagt man von wunderlicben tbieren, ains wirdt gênent mors sol 
als ein ox gross sein bat kburtze fiiss wohnt.im Meer bat oben zween lang zend — 
Man fecbt die allain der schônen weissen zend halben, davon man schône messer- 
heft macht. Die Moscowiter, Tûrken und Tattern machen an jre wehr und sonder- 
lichen an die kburzen als wie wir Tôlcbe oder Hessen tragen, gar schône heft't und 
ist allain zu ainer zier und nit von der schwiir wegen, damit ainer ain kreffligen 
straich moche thuen, wie ainer davon geschriben bat (Herberstein spielt hier auf 
den erwâhnten Miechow an, der dièses 1517 in seiner bekannLen Sarmatia geaussert 
hatte), man verkaulTt die zend nach der waag, und baist man die gemaingelicben 
Vischzend» (puôia 3yôi>). Die ergiebigste Wallrossjagd ist auch jetzt auf den Gu- 
laiew'schen Sandbanken vor der Petschorabucht, auf Waigatsch und an der West- 
kùsle von \owaja Semlja. Zu Other's Zeit aber kônnen Wallrosse auf der nach ih- 
nen benannten Insel, und an der Kûste sùdlicb von Kanin >oss haufig gewesen sein. 

22 



— 166 — 

England gebrachten Gegenstande. Wahrscheinlich nabm Other nicht 
nur Zahne, sondern auch Haute mit, so dass dièses die iiltesten (be- 
kannten) Exportartikel aus dem Weissen Meere nach Norwegen waren. 
Wir kônnen nicht nachweisen, ob Cabot, fur welchen Kônig Alfred's 
Beschreibung von Other's Reise grosses Interesse haben musste, Kennt- 
niss davon gehabt habe'). Aber verschaffen konnte er sich die gedruckte 
italienische Uebersetz'ung von Herberstein's Werk iiber Russland (Com- 
mentari délia Moscovia), in welcher sich die Fahrt unseres Istoma und 
des danischen Herolds David um Murmansky Noss, nebst Nolizen iiber 
das Eismeer, die Dwina, die Petschora und den Ob befinden. Sie war 
schon im Jahre 1550 zu Venedig, wo Cabot seine Jugendjahre ver- 
lebt hatte, gedruckt und es befindet sich dabei die voni piemontesischen 
Cosmographen Giacomo Gastaldo angefertigte Karte von Russland, 
auf welcher sowohl „das Eismeer" (es ist bloss ein Theil des Weissen 
Meers), als die Fliisse Dwina, Mesen, Petschora, sogar mit der Zilma 
(wo man Erze gefunden hatte) und auch der Ob angedeutet sind. Der 
letztere entspringt aus einem grossen See ara rechten (ostlichen) Rande 
der Karte, dem „Kithai See (Kythay lago)", und im Ruche steht da- 



') Ich kann hier nicht unbeiiierkt lassen, dass ich im British Muséum Alfred's 
Beschreibung von Other's Fahrt neben William Cecil's Tagebuch von 1552 bis 
1557 aufbewahrt gefunden habe. Cecil hatte erst Mary, eine Schwester Sir John 
Cheke's, und dann Mildred, die Tochter Sir Anthony Gooke's, geheirathel. Da 
Cbeke und Cooke die Leiter der Studien des jungen Edwards waren, so war 
Cecil durch sie nicht nur dem Protector Somerset, sondern auch dem jimgen Mo- 
narchen selbst nâher bekannt geworden und zu ansehnlichen Wùrden gelangt. Da er 
auch in Handelsangelegenheiten , zum Beispiel 1551 bei der Aufhebung des Mono- 
pois des Steelyards thâtig war, so darf man wohl glauben, dass Konig Alfred's Be- 
schreibung von Other's Reise dem Konig Edward vorgelegt worden sei, und dass 
man sich auch mit Cabot, der bei Hofe Zutritt hatte. und dem wissbegierigen Ed- 
ward oft \ortrâge ùber Sachen der Marine machte, davon unterhalten habe. 



— un — 

von: ,,il lago de Kithai, dal quale il gran Chane di Cathaia, il quaie 
gli Moscowili Czar Kythaiski appelano, ha il nome". Wie sehr musste 
nicht eine solche geographische Notiz den Urheber der Nordoslexpedition 
nach Cathay interessiren , und es ist kaum zu bezweifein, dass Cabot 
dièses Buch nebst der Karte nicht aus Venedig bekommen haben sollte. 
Von Finmark und von Wardohuus hatten Sir Hugh Willoughby und 
Chancellor Kenntniss, denn sie waren iibereingekoramen, sich, im 
Falle ihre Schiffe in der Nordsee getrennt werden sollten, in Wardohuus 
einander abzuwarten. Da nun bei Herberstein, in Istoma's Erzahlung 
seiner Reise auf dera Eismeer, die Fahrt zwischen Wardohuus und der 
Dwina beschrieben ist, so war der Weg dahin angezeigt und Cabot 
konnle Kenntniss davon haben. Nun erkiart unser Dmitry Gerassi- 
mow in seiner, Herberstein's Werk beigefiigten, Beschreibung von 
Russiand, dass, wenn raan von der Dwina aus rechts am Ufer hinsegele, 
man wahrscheinlich nach Cathay werde gelangen kônnen, und Geras- 
simow's Nachrichten waren von Paolo Giovio schon 1537, dann 
1515 und 1551 lateinisch durch den Druck veroffentlicht worden. 

Deutschiand batte .schon 1488 durch Poppel, so wie von 1489 
bis 1492 durch Jury Trachaniot, Chalepa, Aksentjew, Kule- 
schin, Dr. Thorn, Jaropkin und Kuritzin mancherlei Kunde von 
Russiand erhalten. Auf dera Reichstage zu Frankfurt 1489 wurden dem 
Kônig von Rom, Mâximilian, Zobel-, Hermelin- und Vehinfelle dar- 
gebracht. Bald darauf wurden Zobel- und Vehinfelle den Melallurgen 
und andern Technikern, die raan fur Russiand anwarb, als Zahlung an- 
geboten. Poppel sandte bald -nach seiner Zuriickkunft nach Deutsch- 
iand .lemand, der nach dem Nordosten Russiands reisen und einen der 

Wogulen „die rohes Fleisch essen" auch ein lebendiges Elenthier fur 

22* 



— 168 — 

den deutschen Kaiser Friedrich III. mitnehmen sollte. Michael Snups 
kam li92 nach Moscau, um eine Reise an den Ob zu unternehmen 
und die dortige Gegend geographisch und iiberhaupt wissenschafllich zu 
untersuchen. Iwan Wassiljewitsch bewilligte dièse Reise nicht. 

Bei Ramusio finden wir, dass ein Russe in Augsburg einem dortigen 
Gelehrten eine Karte vorgelegt habe, um zu zeigen, dass es vielleicht 
moglich sei, durch das Eismeer zu den Gewùrzinseln und Gewurzliindern, 
d. h. nach Indien zu gelangen. Dies kann der 1525 mit dem Fiirsten 
Iwan Jaroslawsky Sassekin ans Spanien zuriickkehrende Wassiiy 
Wlassy gewesen sein; wo nicht, so war es Dmitry Gerassimow, 
entweder 1525 auf der Reise nach Rom mit Paolo (Centurione) oder 
1526 auf der Riickreise mit dem vom Papst fiir Skara in Schweden 
zum Bischof bestimmten Johannes Franciscus de Potentia, den je- 
doch Gustav Wasa, wie schon erwahnt worden, niemals anerkannt hat. 

Dass russisches Pelzwerk um die Zeit der Willoughby'schen Ex- 
pédition auch. in England el)en so wie anderwiirts, langst hijufig im 
Gebrauch gewesen sei, davon zeugen viele der von Hans Holbein in 
England von 1526 bis 1554 gemalten Portraits. Jch nenne hier nur aïs 
Beispiele das des Bischofs von Canterbury, Warham, gestorben 1532, 
das des Kanzlers, Sir Thomas More, hingerichtet 1535, und das der 
Kônigin Anna Boleyn, enthauptet 1536. 

Die Kônigin von Polen, Helena Iwanowna, hatte gegen das Ende 
des Jahres 1503 ihren Vater, den Grossfiirsten Iwan Wassiljewitsch, 
gebeten, er môge ihr einen schwarzen Zobel mit den Vorder- und Hin- 
terfiissen und den Krallen an denselben schicken. Iwan Wassiljewitsch 
antwortete ihr im Miirz 150i, man schneide dort, wo die Zobel gefan- 
gen werden, die Beine immer ab, er habe aber Befehl ertheilt, dass 



— f(î9 — 

man welche fiir sie, so wie sie dieselben wiinschte, besorge uiid nach 
ihrem Enipfang wolle er sie ihr sogleich zukommen lassen'). 

Ini April 1555 ward Chancellor wieder auf dem Edward Bona- 
ventiire nach Russiand gesandt. Er war mit einetti griechisch^ polnisch 
und italienisch abgefassteri Schreiben von Piiilipp und Mary vom 
I. April an den Zaren versehen, worin fiir den gniidigen Empfang Chan- 
cellor's bei seiner ersten Ankunft in Moscau gedankl und um aberma- 
lige giitige Aufnahme seiner und der bei ihm befindlichen Personen, so 
wie auch um fernere Begiinstigung des Handels angesucht ward^). 



') Herberstein brachte 1527 aus Moscau lebendige Hermeline und Eichhôrn- 
chen (die das Grauwerk liefern) mit nach Deutschland, von welchen letztern ihm 
aber drei unterwegs in Dubrowna verloren gingen. «Ich bracht mit mir Lebendige 
Feech und Hârmel zu nachts undter nieinem Pet bat der Harmel drei Feech zu 
todt gepissen und am genickh ausgefressen». 

*) Ich finde in dem enghschen Concept zu diesem Schreiben die Beslàtigung mei- 
ner Vermuthung riicksichthch des Alters der von mir zuerst mitgetheilten Ueber- 
setzung der Zarischen russischen Gramota von ISSi, denn es kommen hier an einigen 
Stellen die identischen Worte derselben vor, z. B. in folgender: «Your Maieslie 
hâve granted that ail marchants with al maner of wares, if they wil travel or oc- 
cupie within your dominions, ihe same marchants with their marchandises in al your 
lordship may freely, and ai their liberlie Iravaile out and in wilbout hinderance or 
any manner of losse: farther that our ambassadours shall with free good will passe 
to and from you without any hinderance or losse, with such message as shall corne 
unto you, and to returne the same to our kingdomes well answeredi). Jene Ueber- 
setzung war also die ofïizielle, nach welcher die Autwort abgefasst ward. Es erhellt 
auch aus diesem Concept, dass bei Chancellor's erster Anwesenheit in Moscau 
einige seiner Gefâhrten mit ihm zusammen bei der Audienz und an des Zaren Ta- 
fel waren, denn es heisst hier: «Your Majeslie did call Chancelour and certaine of 
his corapany to your emperiall présence and speech, enterlayned and banqueted 
them with ail humanitie and geutleness». Aus dem Kôniglichen Privilegium vom 
26. Februar 1555 erhellt, dass dièses die Kaufleute warrn, also George Burton und 
Arthur Edwards. «Lord John Basilivich, Emperour of ail Russia, did not 
onely admitte the Captaine and marchants our subjects into his protection and princely 
présence, but also received and intertained them very graciously and honourably». 



— 170 — 

Stephen Burrough blieb diesmal in England. John Buckland, der 
auf der ersten Fahrt sein Gehiilfe gewesen war, leitete jetzt das Schiff. 
Chancellor nahm einen seiner zwei jungen Sôhne mit. Zugleich ka- 
men die beiden ersten zu Handelsagenten in Russiand bestimmten Kauf- 
leiite. Der eine von ihnen hiess George Killingworth'), der andere 



') Killingworth war Tuchhândler^ draper, in London gewesen. Die Compagnie 
rechnete damais besonders auf einen guten Absatz von Tuch in Russiand. Der Er- 
folg zeigle, dass sie sich nicht geirrt batte. Es war die Période, wo der Schaafpelz 
dem Kaftan zu weichen begann. In London kostete der Compagnie das nach Russ- 
iand gehende Tuch (broadcloth) von gewohnliclien Farben, ein Stûck in's andere 
L5,9s., Scharlach jedoch kam auf L 17, 13 s. 6d. und feines \ iolet auf L 18, 6 s. 6 d. 
zu stehen. Der Rubel ging damais zu sechszehn Schilling acht Pence; .man hielt 
ihn aber nur zwolf oder dreizehn Schilling wertb. Ich habe in Moscau ofl in Gra- 
moten ùber Zarische Schenkungen gefunden: Sukno lundùsch; dies bedeutet nichts 
Anderes als Londner Tuch. In Cambridge fand ich eine Handschrift, aus welcher 
ich lernte, dass eine nach Russiand gehende Art Broadcloth spâterhin selbst von den 
englischen Kaufleuten «lundish cloth» genannt ward. Die erste bedeutende Sen- 
dung von Tuchern aus England (zweihundert und neiin Stùck) kam im Jahr 1557 
an die Dwina. Sie war begleilet von fùnfhundert und achtzebn Stùck Kersei's aus 
Hampshire, welche in London L 4, 6 s. das Stiick kosteten. Es waren davon nicht 
weniger als vierhundert hellblaue (watchet), also muss dièse Farbe besonders geliebt 
worden sein ; von den iibrigen Stûcken waren drei und vierzig blaue, drei und iiinf- 
zig rothe, funfzehn grûne , fiinf ingwerfarbene und zwei gelbe. Man batte einige 
Baumwollengewebe (ein und zwanzig Stiick in drei Ballen zu L 9, 10 s.) milge- 
schickt; ausserdem Zinngeschirr (neun Fâsser), Zucker u. s. w. Die Preise russiscber 
Producte waren damais in London: Wachs h- Pfund, Talg 16 Shilling, Flachs von 
20 zu 28 Shilling der Zentner; Thran 9 Pfund die Tonne. In den ersten Jahren 
wùnschte die Compagnie sich hauptsâchlich auf die hier genannten Artikel einzu- 
schrànken. Eine Ausfuhr von Hanf und Theer beabsichtigte sie in der Gestalt von ge- 
theerten Tauen und Seilen zu machen. In Bezug auf Pelzwerk Iraf sie eine Auswahl; 
die Directoren schrieben: «as for sables and other rich furres, they bee nol every 
nians money ». Killingworth batte bald nach seiner Ankunft in Moscau (1555) 
funf Zentner Flachsgarn zu acht und ein viertel Pence das Pfund zur Versendung 
nach England gekauft. Die Compagnie hatte, walirscbeiiilich von ^apea oder aber 
von Robert Best gehort, dass in Russiand und in der TaUrei viel Stahl verfertigl 
werde, und dass Letzterer der bessere sei (wee heare that ihere is great plenlie of 



— 171 — 

Richard Gray'). Mehrere andere, meistens junge Persônen begleileten 
sie, um sowohl in Moscau als an verschiedenen Orten im Innern des 
Landes zur Einleitung commerzieller Geschiifle gebrauchl zu werden. Ei- 
nige von ihnen sind fiir uns deswegen besonders intéressant, weil sie iiber 
die damaligen Handelsverhaltnisse, so wie auch iiber andere CegensUinde 



steele in Riissia and Tartarie, and that the Tartars steele is bctter than that in Rus- 
sia). Die Direction wùnschte daher 1557 Proben davon zu bekomnien. Hier muKs 
Usijiig'scher nnd Tula'scher Uklad gemeint gewesen sein. Der lelztere konnte lala- 
risch genannt werden, denn man bereitete ihn meistentheils hinter der Linie, auf" 
welcber Russlands «wooden walls» gegen die Tataren, nàmlich die Sasseka, der 
Waldverhack, eingerichtel wurde. Es wird immer gcschichtlich merkwûrdig blei- 
ben, dass England aus Russland Stahl zu beziehen wùnschte. Deutscher Stalil war 
damais in London weit theurer als 1551 bei Aufhebung des Monopols des Sleel- 
yards. Man halte in London auch Nachricht erhalten, dass Russland reich an Kupfer 
sei (that ihere is great pltntie of copper); man verlangfê Proben davon und nâhere 
Auskunft. Ueberhaupt wùnschte die Compagnie nicht nur von Russlands Natur- und 
Industrie-Erzeugnissen Muster zu bekommen, sondern auch von den Fabriksmateria- 
lien. die aus der Tatarei und der Tûrkei bezogen werden. Drei Rubel in Mûnze 
sollten aus Moscau nach London gesandt werden, um sie daselbst auf ihren wahren 
Werth prûfen zu konnen. Killingworth war nur ungefâhr zwei Jahre an der 
Spitze der Handlung in Moscau. Er machte Reisen nach Nowgorod, Pskow, Chol- 
mogorii n. s. w. Bei der ersten .\nkunft in Wologda 1555 batte ihm ein Kaufmann 
zwolf Rubel fur ein Stûck Tuch (broadcloth) und vier Altin fur das Pfund Zucker 
gebuten; er verkaufte aber nicht zu diesen Preisen. Fur ein Haus in Wologda, in 
welchem er den grôssten Theil der mitgebrachten Waaren niederlegte , zahlte er 
von Mitte September bis Ostem 1556 zehn Rubel Miethe. 

') Richard Gray, der zweite Chef der Handlung, war bei Einrichtung der Tau- 
Fabrik in Cholmogorû thàtig, fiir welche die Meisterleute 1557 von England gesandt 
werden waren. Am H. April 1558 ward ihm, zusammen mit Robert Best,_ des Za- 
rcn Iwan Wassiljewitsch Krone mit dem grossen Rubin auf einem Drathe, die 
kostbaren, aber meist ungeschliffenen Edelsteine und die reich mit grossen Perlen 
und schweren Steraen besetzten Zarischen Gewande gezeigt. Dabei ward er aufge- 
fbrdert, auf seiner bevorstehenden Reise nach England, sich umzusehen, ob er dort 
nicht ahnliche und, wo môglich, noch kostbarere Edelsteine, Perlen, GoldstofFe 
u. d. m. fiir den Zarischen Schatz zu kaufen bekommen kônne. Im Februar 1559 
war Gray in Cholmogorii und beabsichtigte von da aus zum Jahrmarkt nach Lam- 



geschrieben haben. Folgende kamen auf dieser Fahrt zum erslen Mal 
nach Russiand: Henry Lane, der ira Jahr 1557 zum dritten Agenten 
ernannt ward und dem wir mehrere Notizen ùber die Begriindung des 
Handels verdanken. Fin Theil derselben ist von ihni selbst aufgesetzt, 



poshnà zu reisen. Dieser auf einer Insel, aclilzebn Weisl oberhalb der jetzigen 
Kieissladt Mesen gelegene Orl war dazunial von bedeutender Wichtigkeit fur den 
Handel. Lamposhnâ uar das Makarjew jeuer Zeit, indem es den Auslauschpunkt 
der Haudelsartikel des diesseils der Dwina gelegenen Theils von Russiand mit den 
Ergebnissen der Jagd auf ^owaja Semlja, Waigatsch und andtni Inseln. den Aus- 
beutuugen der Promûschlenniki des Samojedenlandes. se wie Lgriens und iiberhaupt 
des ganzen damais bekannten JN'ordoslens bildete. Aile Arten dorligen Pelzwerkes, 
Rennthierhâule, so v\"ie aucb Fisch-, namlicb Wallrosszàhne, wurden mit Rennthie- 
ren von Pustosersk und andern Orten her nacb Lamposhnâ gebracljt, wo zweimal 
im Jabre Markt abgehalten wurde, zu welchem russisclie Kaufleute, meistens von 
Cbolmogorù aus, reisten. Die eingetauscbten Waarçn wurden ùber Pinega nach 
Cholmogorù gebracbt und von bier wurden die fur das Ausland bestimmten, vor 
der Zeit dass die Englànder den Weg nacb der Dv\ina gefunden batten, nach 
Nowgorod gesandt, Russiand aber wurde iiber Wulogda und Moscau damit verse- 
ben. John Hasse batte schon 1554- Lamposhnâ zwischen Pinega und Pustosersk 
genannt (Penninge, Lampas and Powstezer). Er sagt man bringe von Cholmogorù 
unter Anderm Tuch, Zinn- und Kupfergerâtbe (clotb, tinne, batrie) dabin zum Aus- 
tauscb. Chancellor fùbrte das verschiedene Pelzvverk an und sagt, es werde, sammt 
den «Fiscbzâhnen», auf Rennthieren (on barts) nacb «Lampas» zuw \ erkauf gebracht, 
von Lampas aber fùhre man das Erliandelte nach Cholmogorii, wo der Jahrmarkt 
am St. Nicolaitage gebalten werde. Xach ibm erzâblt Adams hievon und schreibt, 
die Waaien wurden auf den Rùcken der Kenntbiere nach Lamposhnâ gebracht 
(Mercimonia cervorum dorsis ad oppidam Lampas feruntur). Chancellor batte dies 
mit seinem «on barts» nicbt so bfstimmt ausgedrùckt Wenn er aber geglaubt bat, 
dass die Renntbiere mit den Waaren belaslet wurden, so ist er im Inthum; sie 
wurden zu Scblitlen gebracht und dièse von Rennthieren gezogen. Durch Richard 
Johnson erfahren wir, dass zweimal im Jabre in Lamposhnâ Markt gebalten wurde. 
Gray scbrieb, dass 1559 mehr Leute in Lamposlinâ zusammenkommèn wurden, als 
in den letzten zebn Jabren der Fall gewesen sei flhis lent [1559] coraeth to Lampas 
such a number of men of divers nations vvith wares, as hatli not been seene thèse ten 
yeeres); er erwâhnt besonders der L'grier (thither corne many out of Ugori), auch 
nennt er Cholmogorscbe Kaufleute, die btreils dahin gereiit waren; er selbst woUte 



— 173 — 

der andere findet sich in der von ihm zur Veroffentlichung mitgetheilten 
Correspondenz. Ob er gleich urspriinglich zum Agenten der Compagnie 
fiir Cliolniogorii bestimmt war, so befand er sich doch als solcher spii- 
terliin auch in Moscau. Er verliess Russiand im Jahre 1560'). 



eine Quaiitilat Tuch (Kcrsei's) zum Eiiilausch mitnehmen. Lamposhnâ, ist auf unsero 
Karten unriclilit,' aiigegeben. Die wahre Lage dièses Ortes ist auf Laiiiposliensky 
ostrovv, der sûjliciisteii und grossten von einem Dutzend >iauien habender und rneist 
vorlrefflrche Graswiesen enthaltender Insein im Mesenfluss, dessen rechts, ôstlich 
von diesen Insein, fliessender scbniàlerer Theil hier Kurjabucht genannt wird. Am 
sudlichen Ende der ungefabr zwolf Werst langen, genannten Insel liegt das Dorf 
Lamposhnii, welches zwei Kirchen besitzt; ihm gegenùber fàllt dasFlùsschen Schuk- 
scha von Westen her in den Mesen. Ein Winterweg, der vier Slationen hat, fûhrt 
Ton da aus nach der Kreisstadt Pinega. Laniposbnâ ist gegenwârtig der Sitz derVer- 
wallung eines Districts von Kronsbauern (Wolostnoje Prawlenie). Ueber das Aller 
des Orles als Marktplatz mûssten Forschungen angestellt werden. Vielleicht ist er 
von Biarmafabrern besucht worden. Im Friibliiig sollen bei'm boben Wasser biswei- 
len Theile von alten Gebiiuden ausgewaschen werden. Dem jetzigen Namen scbeint 
das russiscbe VVort Poslinâ (no;Kiia, Heuscblag, Wiese) zu Grande zu liegen. In ei- 
ner 154-5 den Saniojeden vom Zaren Iwan Was siljewitsch verliehenen Gramota 
steht: «CaMot^UM npii;3;KaK)Ti> na .laMnoJKHK) ToproBaTH ci. PycaKH..4a ct> Toe jk^b 
4eH CT> JajinoauiH .laMiioîKUHMH A^fOTb Mali Be^iHKOMy Khasio bt. Kaany no rpH 
py6.«H Ha roA't- ■ n ito6u hmt> npi'Cs^Kaa na ^laMnoacHio ToproBaiH 6mao r^'fi CTasB-' 
THCH a na44a4yTï 11341 cTapuMT> oôpoKOMt no^THny» u. s. w. 

') Henry Lane war ein gebildeler Mann. Er bat '\'erscbiedenes ùber die erste 
Zeit des Aufentiialts der Englànder in Russiand geschrieben, besonders auch ûber 
die Audienz im Jabre 1555, bei welcher er zugegen war. Er erwâbnt, dass Ste- 
phen iind William Burrougb die Insel Waigatsch zuerst in eine Karte eingetra- 
gen haben (an island called Waigatz (irst by them put into tbe carde or niappe). 
Bei einer andern Gelegenheit beschreibt er, wie kurz vor seiner Abreise aus Moscau 
1560 ein Handelsstreit mit S'chirai Kostroinitzky und einigen anderen russischen 
Kaufleuten gesetzmassig durchs Loos zum ^ ortbeil der englischen Compagnie ent- 
schieden wurde. Er leiste mit Jenkinson nacb England zurùck. Im Jahre 1566 
war er Agent der Compagnie in Anlwerpen und Amsierdam. Das Jahr zuvor batte, 
wie ich weilerbin zeigen werde, ein Italiener Raffaelo Barber ini gesuchl , von 
.Antwerpen aus einen Handel nach Russiand einzuleiteu; er batte 1564 gewusst sich 
vom Zaren Iwan Wassiljewitscb ein Privilegium dazu auszuwirken. Als 1567 die 

23 



— 174 — 

Christopher Hudson war erst eini^e Zeit in Nishny-Nowgorod , und 
nachher zwei Jahre lang erster Agent in Moscau, wo, wie ich aus einera 
seiner eigenhiindigen Briefe (an Cecil) ersehen, einige Arlikel fur den 
zwanzigfachen Werlh verkauft wurden*). Er reiste 1562 nach England 



moscowischen , Kaufleute Twerdikovv und Pogoreloi nach England kamen, 
diente er ihnen, so gut er konnte, als Dolraetscher bei den Aiidienzen, die ih- 
nen die Kôuigin Elisabeth erlheille. Bei einer spàter, nach 1582, gemachten 
Erwâhnung der von diesen Moscowitcn dargebrachten Zarischeii Geschenke, die 
in Pelzwerk bestanden, sprichl sich La ne nWt viel Wârme zu Gunsten dessel- 
ben aus, wâhrend er die damalige Einfiilirung von allerhand Seideczeiigen tadelL 
«At that time (1567) that princeJy ancient ornament of fiirres was yet in use. And 
great pitié but thaï it might be renewed, especiall in Court and among Magistrales, 
net onely for the restoring of an olde worshipfull Art and Compagnie (er meint das 
Handwerk und die Zunft der Kûrschner, skinners) but also because they be for our 
climate wholesome, délicate, grave and comely: expressing dignilie, comforting âge, 
and of longer continuance and better with small cost to be preserved (?), then thèse 
new silks, shagges, and ragges, wherein a great part of the weallh of the land is 
hastily consumed». Der grôssere Theil der fur uns so interessanten frûhen com- 
merziellen Correspondenz der Englàndcr in Russland, welche Hakluyt verôffentlicht 
hat, war diesem von La ne milgetheilt worden. 

') Dieser Hudson schrieb sich selbsl Hoddesdon. Er war in London Haiid- 
lungsdiener bei Sir George Barnes gewesen und blieb sieben Jahre in Russland. 
Den oben angefùhrlen Brief fand ich unter Pepys's Papieren in Magdalen Collège 
in Cambridge. In Nishny-Nowgorod (Aisnovgorod in the confynes of Russia) halte 
er dasjenige Tuch (sorling clolh), wovon das Stûck mit allen Unkosten an Ort und 
Stelle nur auf sechs Pfund Steiling zu siehen kara, zu sicbzehn Rubel verkauft, was, 
wie er selbsl sagl, nach dem damaligcn Werthe des Geldes beinahe das Dreifache 
ausmachte. Der Rubel ware also dem Pfund Sterling fasl gleich gewesen. Hud- 
son war zwei Jahre hindurch erster Chef der englischen Handlung in Moscau. Er 
erzâhlt unter Anderem, dass er Waaren, welclie L 6608 gckostel halten, fur L 136H 
verkauft habe, also mit niehr als hundert Prozent Gewinn. Im Jahre 1562 kehrle er 
nach England zurûck, wo er nun auf cigene Rechnung Geschàfte machte. Vier Jahre 
spaler ward cr aber wieder von der Compagnie gebraucht, uni den Handel mit 
Narwa zu erweitern. Ich besitze Abschriflen von den Briefen , welche die Kônigin 
Elisabeth am 16. Mârz 1566 an die Konige von Danemark und von Schweden 
schrieb, um ihn wegen der damaligen kriegerischen Zeil ihrem Schulze zu empfeh- 



— 175 — 

zuriick. Im Jahr 1566 sandte ihn die Londner Compagnie nach Narwa, 
um dort fiir ihre Ilechnung ein Handelshaus zu erôflhen. 

Robert Best war schon 1556-1557 im Stande bei unserm Gesand- 
len Nepeja und auch bei Jenkinson den Dolmelscher zu machen. 



len. Er wird in diesen Schreihen genannt: «Christophorus Hodesdon, mercator Lon- 
dinensis, speclalae quiileni et probilalis et iidei vir». Elisabeth halte sogar schon 
am 4-. Deceinbcr 1565 vurliiufig an bcide Konige geschrieben. Den einen, wie den 
andcrn, versicherl sic, dass die Schiffe der Compagnie den Moscowiten keine zu 
Kriegsoperaliolien erfonlcrliche Gc-gcnstânde zufùhren wûrden. Im Jahre 15G7 wurde 
Hudson auf's iVeue und ziigleich fur L 11000 Tuch, Kersei's und Salz nach Narwa 
gesandt Die Directoren sciirieben aus London an den damaligen Agenten Wil- 
liam Kowley in Moscati unter'm 18. April; «We bave sent M. Cristopher Iloodson 
ihis yerc to tbe iSarve (whonie we ihink to be arrived ther by this tyme) about 200 
clothes, 200 kersaies, seveii ships laden with sait and other wares to tbe valeve of 
L 11000 and shippes to tbe burdon of about 1300 tonnes ther to be laden and the 
wares solde and the (w)hole retourne to be raade this sommer if il be possible». 
Hudson meldet , dass er der damaligen ungùnstigen Verhâltnisse ungeachtet der 
Compagnie einen Gewinn von vierzig Procent verschafft babe. Im Jahre 1569 kam 
Hudson aus London mit drei SchifTsladungen Waaren nach Narwa; er blieb da- 
selbst als Chef der von ihm in Gang gebrachlen Handlung. Mit den zuriickkehren- 
den Schiflen schrieb er der Compagnie, sie moge im nâchsten Frùbjahr (1570) drei- 
zehn SchilTe beriiber senden , die er damais alie befracliten zu konnen hoffte. Er 
rieth, die Schiffe wohl mit Geschûtz zu verseben, weil zahlreiche Freibeuter zu 
befùrchten seien; er sclLst war auf seiner letzten Fabrt nach Narwa mehreren be- 
gegnet. Die Fùhrung der von Hudson gewiinscliten Flotte von Kauffahrteiscbiffen 
aus der Tiienise ward William Burrough anvertraut. Dieser stiess wirklich am 
10. Juli bei der Insel grosse Tiiters (Tuttee) auf sechs polnischc Freibeulerschifie. 
Eins derselben entkam, ein anJeres ward von ihm veibrannt und die vier iibrigen 
bracble er nebst drei und achtzig Mann mit nach Narwa, wo dièse Gefangenen, 
einer . der frùher mehreren Englandern das Leben gerettet batte, ausgenommen, 
deni Wojewodcn ausgeliefert wurden Den Bericht an deii Zaren iiber dièses Ereig- 
niss unterscbrieb Hudson als Chef der Factorei mit Burrough zusammen. Spâ- 
terhin batte Hudson Unannehmlicbkeilen, weil ihn die Compagnie bescbuldigte, er 
babe nebenbei fur sich Geschâfle gemacht; sie verlangte von ihm hundert Pfund 
Straf- und Ersatzgeld. Der von mir in Cambridge aufgefundenc Brief obne Datum 
ao «Syssel», der 1571 Lord (Baron) Burleigb wuide, war von ihm in Bezug 

23* 



— 176 — 

Er war fiir Ersteren, nach dem an der schottliindischen Iviiste erlittenen 
Schiffbrucli, von wesentlichem Nutzen, und wir verdanken ihni auch ei- 
nige Nachrichten ùber Russiand '). Spiiterhin, und namenllich im Anfange 
des Jahres 1571 ward er von der Konigin Elisabeth mit einem Schreiben 



hierauf geschrieben. Hudson erwâbnt in demselben, er sei 1553 nach Russiand 
gekommen und zwei Jahre spâter, 1555, sei er von Moscau mit Turh nach Nishny- 
Nowgorod gesandl worden. Er hat sich hier geirrt; er kam ersl 1555 nach Russiand. 
') Robert Best ist meiner Meinung nach der Verfasser einer anonymen recht 
interessanten JXoliz, die man bei Hakluyt gedruckl 6ndet. Dieser Aufsalz enthâlt 
die Beschreibung der Beise Nepeja's und seiner englischen Begleitcr vom Kloster 
St. Nicolai nach Moscau, mehrerer ceremonieller Audienzen und Mahlzeiten bei'm 
Zaren, auch eines Besuches, den Besl im reich ausgestalleten Troitzkischen Kloster, 
g«macbt hat; fcrner Bemerkungen ùber den Zaren selbst, Uber" die Wasserweihe 
und die Cérémonie am Palmsonntage in Moscau, ùber Taufen, Hochzeiten und Be- 
eràbnisse in Russiand ùberhaupt, endlich eine Schilderung der Arlillerie-Uebungen, 
welche damais aile Jahre im Winler bei Moscau Slalt fanden. Da der Autor un- 
bekannt war, so hat man dièse ^lotiz wenig beachtet; ich will hier Einiges daraus 
anfùhren. Das Wort Zar schreibt Best fur seine Landsleute: Otesare. Er sagt: «this 
Word Otesare bis Majesties iiilerpreters hâve of late dayes interpreted to be Empe- 
reur, so that now hee is called Empereur and Great Duke of ail Russia.. He is no 
more afraid of his ennemies wbich are net few, then the hobbie of the larks» (hobby 
ist der Lerchenfalk: Falco subbuteo).. I thinke no Prince in Chrislendome is more 
feared of his owne nobles and commous then he is, nor yet better beloved. . He 
delighteth not greatly in havrlting, hunting, or any other pastime, nor in hearing in- 
struments or musicke , but setteth ail his noble delight upon two things: fîrst, to 
serve God, as undoubtedly he is very devoute in his religion and the second, howe 
to subdue and conquere his enemies».. So beschrieb ein Englânder den Zaren Iwan 
Wass iljewitsch im Jahr 1558.- Auf den Mauern des Troilzkbchen Kloslers fand 
Best metallene Kanonen vor (it is nalled abont wilhe bricke very strongly like a 
castle and much ordinance of brasse upon the walls of the same) und in den zehn 
Kellem sehr grosse Passer (of an unmeasurable bigness and sise; they conteine six or 
seven tunnes a pièce). Aile Winler im December fand, wie gesagt, bei Moscau eine 
Artillerieprobe Statt. Das giobe Geschûtz wurde an einen dazu bestimmten Platz 
gebracht und man schoss auf holzerne Hâuser, die eigens hierzu erbaul und mit 
Erde angefûllt waren. Mit den Handgewehren feuerte man auf sechs Fuss hohe, 
zwei Fuss dicke Eisblôrke. welche in einer elwa eine Viertelmeile langen Reihe 



— 177 — 

zum Zaren Iwan Wassiljewitsch gesandt, welcher, wie wir sehn wer- 
den, damais nicht gut gegen die Konigin geslimml war, weil er auf seine 
ihr durch Jenkinson schon ini Jahr 1567 gemacliten geheimen Erôff- 
nungen keine befriedigende Antwort bekam. In iibler Laune hieriiber 



oeben einanler aufgeslellt waren. Am 12. December 1557 wohnte Best, wahrschein- 

licL mit Dr. Standish unJ andern iinlangst nath Moscau gekomuicnen Enelàndern 

dieser Arlillerieùbung bei. Er sah den Zareo Iwan Wassiljewitsch zu Pferde 

aokuiunifD. Auf dem Haupt halte er eine scbarlachrothe mil Perlen und Edelstei- 

nen beseizle Mùlze; sein Kleid war aus reichgcbliimlem Stoffe. Die Boyaren uud 

der iibrige Adel in Goldstoflgewandern rillen drei Mann hoch vor ihm her und den 

Zug erofliielen fùnflausend Arquebusiere, in Gliedern zu lïinfen marscbirend, ieder 

mit einer Halienbiicbse auf der linken Schuller und mit der Lunte in der rechten 

Hand. (The Emperors Majeslie and ail bis nobilily came into the field on horse- 

backe, in most goodly order, having very fine Jennets and Turkie horses garnished 

wilh gold and silver abundanlly. The Emperors Majeslie having on him a gowne 

«f rich lissue, and a cap of skarlet on his head, set not only wilh pearles, but also 

wilh a great number of rich and costly stones. His noble men were ail in gownes 

of cloth and gold, «bich did ride before him in good order by three and three 

and before them there wcnt 5000 harquebusiers, wbicb went by five and five in a 

rank in very good order, every (one) of them carying bis gun upon bis left shoulder, 

and his match in bis riglit hand, and in ihis order ihey marched into the field wbere 

the ordinance was planted). Fiir die «harquebusiers» (russiscb Pischtschalniki) war 

parallel mil den Eisblocken in einer Entfernung von ungefâbr fûnf und zwanzig 

Ssashen ein etwas erhohter Stand von Brettern gemacht, wo sie sich aufstelllen. 

Nachdem der Zar den fur ihn beslimmlen Plalz eingenommen batte , fingen die 

Pischtschalniki an auf das Eis zu schiessen, womit fortgefabren wurde, bis es gànz- 

Ucb zerlriimmert war. Nun wurden die Môrser abgefeuerl und dann schoss man 

mil dem groben Geschùtz die Hâuser zusammen. Man fing mil den kleineren Ka- 

nonen an und endete mit den grosseien; dies ward dreimal wiederholt. (Tbey bave 

faire ordinance of brasse of ail sortes, bases, faulcons, minions, sakers, culverings, 

cannons double and royal! , basiliskes long and large, ibey bave six great pièces 

wliose shot is a yard of heigbl, which shot a man may easily discerne as tbey flee: 

they bave also a great many of morter pièces or potguns, oui of which pièces tbey 

shoot wild fire). Beilaufîg bemerke ich hier, dass zwiscben Chanceliers ersler 

und zweiler Anwesenheil in Moscau daselbsl zwei grosse Kanonen gegossen worden 

waren. Die eine goss man im September 1554. Sie wog tausend zweibundert Pud ; 



— 178 — 

halte er 1570 der englischen Compagnie ihre Privilegien entzogen. Man 
berichtete sogleich hieriiber nach London und die Directoren machten 
eine Vorstellung an die Konigin, was dann die ungesiiumte Abfertigung 
des Robert Best iiber Schweden zur Folge batte. 

ihre Miindung halte funfzehn Werschock im Durchmesser. Der darauf angebrachte 
Titel des Zaren enthielt Kasan zwischen Nowgorod und Pskow. Die andere Kanone 
war unniiltelbar vor Cliancellor's zweiter Ankunft in Moscau fertig geworden, 
namiich im Sepleniber 1555. Sie wog tausend und zwanzig Pud und batte eine 
Mundune von vierzehn Werschock Durchmesser. In dem Zarischen Titel auf der- 
selben stand Aslrachan zwischen Kasan und Pskow. Auflallend ist, dass Chancel- 
ier schon nach seiner im Jahr 1554 erfolgten Zurùckkunft nach London von seiner 
ersten Reise zu uns von der Eroberung Astraclian's erzâhlt bat. Eden sagt in seiner 
1555 gedruckten Uebersetzung von Peter Martyr's Decaden: «At Richard Chan- 
cellor bis being in Moscovia (1553-1554-) fyrst Duke John \asilwich that now rey- 
neth, subdued ail the Tarlars with iheir régions and provinces even unto the great 
citie and mari towne of Aslrachan and the Caspian Sea». Chancellor muss wohl 
die vorlàuljge Unterwerfung Astraclian's von 1552 gemeint haben, denn die Nach- 
richt von der entscheidcnden Besitznahme von Aslrachan erbielt Iwan Wassilje- 
witsch erst ani 2i). Augusl 1554, Chancellor war aber schon im Mârz von Moscau 
und also hôchst wahrscheinlich Ende August auch von der Dwinamiindung abgereisl. 
Es wàre hier noch anzufûhren, dass ôfters, und sogar in einer Zarischen Gramota 
(von 1570) gesagt worden ist, Chancellor sei dreimal in Russland gewesen. Wâre 
er aber auch etwa wâbrend des Winters 1555-1556 auf ganz kurze Zeit nach Eng- 
land gereist, so war doch damais Eden's Buch schon gedruckt. - Best beschreibt 
die ihm (am 14. April 1558) vor seiner Abreise von Moscau nebst andern Kleino- 
dien und Kleidungsstûcken gezeigte Zàrische Krone so: «His Majesties crowne 
being close under the top very faire wrought (of gold) was adorned and decked 
with rich and piecious stone abiindantly, amoug the whicb one was a rubie, which 
stood a handfull higher than the top of the crown upon a small wier, it was 
as big as a good beane: the sanie crown was lined with a faire blacke Sable, 
worth by report forty robles». Des Zaren Stab (Possoch) beschreibt Best so: «a staff 
of goldsmitbs worke well garnished with rich and costly stones». - Henry Lane 
erzàhlt von Best, dass er «a strong willing Englishman» sich im Jahr 1560 erbo- 
ten batte, mit den erwâlinten russischen Kaufleuten (Schirai Koslromilsky u. a.) im 
Interesse der englischen Compagnie in Moscau einen gesetzlichen Faustkampf einzu- 
gelin. Jene hatten durch dieselbe russische Producte nach England gesandt und ver- 



— 179 — 

Thomas Hawtree war eine Zeitlang Agent der Compagnie in Wo- 
logda. Ich habe in England einige Andenken von ihm vorgofunden*). 

Richard Judde, wahrscheinlich ein Verwandier des Sir Andrew 
Judde, eines thiitigen Milgliedes der Compagnie in London. 



langlen niin mehr, als nach der von dem Agenten Lane gemachten Berechnung 
ihnen zukam. Best's Ancrbii'len wurde von den russischen Kaufleuten nicht ange- 
nommen und die Sache sodann diirch's Loos entschieden. Ich besilze die Copie ei- 
nes Schreibens der Konigin Elisabeth vom 21. April 1565 an Dr. Albert Knop- 
per, Ralh Friedrich's II., Kônigs vou Danemarii, woiin sie billet. Robert Best 
und William Rowley, die damais fur Rechnung der russischen Compagnie mit 
einer Ladung Tuch nach Narwa gingen, im Fall der Noth Beisland zu gewàhren. 
Eine Copie des durrh Robert Best iiberbracblen Schreibens fand ich in der offent- 
lichen Bibliolhck zu Cambridge. Es isl voni 24- Januar 1571. Best wird darin 
nicht genannt. Die Konigin sagt: uDe bis singiilis caeterisque rébus Serenitatem 
Vestram sigillalim niagis certiorem facere poterit is qui bas perfert». In einem Best 
mitgegebenen Scbreiben an Johann, den Konig \on Schweden, wird er ebenfalls 
nicht mit Namen genannt, sondern mil upraesens hic nuncius» bezeichnet. Zar Iwan 
Wassiljewilsch antwortcle der Konigin erst einige Monate nach der Einascherung 
Moscau's, nâmlich im August 1571, aus der Alexandrow'schen Sloboda. Aus diesem 
Schreihen ersieht man unter Anderem, dass er den «Robert» (Best) selbst gespro- 
chen habe. In der englischen Uebersetzung stebl: «having asked your ambassador 
Robert he halh spoken unto us by the same words that were wrylten in your lelter 
and we hâve cansed annswere lo be gyven unto hym upon bis talke accordinge, as 
we bave wrytlen unto you in our lelter». - Das ]Nahere an seinem Ort. 

') Auf der Bibliolhek in Trinity Collège zu Cambridge fand ich ein handschrift- 
liches Biiclielchen, welches diesem Thomas Hawtree in Wologda gehort hat Es 
enthâlt 1) Haïajo y<ieui/i /lUTniii, und 2) Nauka krolka ku czytaniu pisma polskiego. 
Von Hawtree's Hand stehl darin: «Thomas Hawlrie of London marchannt of the 
Moscowia». Ferner vou einer andern Hand: «So sayelh ihe worlhie raerchant of 
Winchcombe wilh ihe winching paynted spoons and Drass cups». Dièses ist eine 
der drei Schriften, welche in dem Catalogus librorum manuscriptorum Angliae et 
lliberniae (von 1697) unter N. 626 stehen als: 3 Books in the Russian language. - 
Unter den Manuscriplen der Bodlei'schen Bibliolhek zu Ovford fand ich fin Bû- 
chelchen, belilell: CitasaHia Kiiuri. ^-Bduin anocTO.icKHXT. iianncano JyKOK) EBanre.iH- 
CToMT.. . Darin sleht von Hawtree geschrieben: «This boke cost one roble one 
allyne aod 2 d(engi) and was wrytlen in Colmogro and bounde at Vologda the 7. 



— 180 — 

Folgende hallen schon die erste Fahrt mit Chancelier gemacht: 
Arthur Edwards (Kaufmann), der 1565 mit Richard Johnson und 
dann zu wiederholten Malen bis 1579 durch Russland nach Persien ge- 
reist ist; er endete sein Leben in dem genannten Jahre zu Astracban. 



November anno 1557». Dièses Letztere ist der Oxforder Bibliothek 1601 von dem 
Leiharzt der Kônigin Elisabeth, Dr. Lancelot Browne verehrt vvordeii. In dem 
erwâhnten Calalog steht es unter N. 2903 als: Liber lingua Russica seu Moscovitica, 
MS. - Da Hawtree bald nach 1557 einen Besuch in England gemacht bat, so ist es 
wahrscheinlich , dass er damais dièse Schriftcben seinen dortigen Yerwandlen oder 
Freundeu als Andenken nacligelassen bat. Er kam 1560 wieder nach Russland. Im 
Jahr 1567 bestâtigle er mit seiner Unterscbrift, zusammen mit Jenkinson und eini- 
gen Andern, die von fiaffe Rutter gemachte Uebersetzimg der damais ausgewiikten 
Privileoien. Das Jahr daraiif, 1568, ward er von der Kônigin Elisabeth in einem 
Schreiben an den Zaren vom 16. Seplember mit mehreren Andern bezeichnet als 
erner, der gesetz«idrig fiir sich Geschâfte mâche. Als solcher VN'ard hier auch Ni- 
cfaolas Chancellor (der einzige'Sohn von Richard Chancello.r), genannt. - 
JVoch fand ich im Ashmol'schen Muséum in Oxford in einem Biichelcbcn mehrere 
NoltEen, die 1557 in Cholmogorû geschrieben waren. Nach einer von «Trytiak afnuti 
of Coboylovei) gemachten Erzâhlung sollte sich der See zu Pereslawl (Salesssky) am 
16. Mai (1557) dreimal gehobfen haben; es war desbalb eine Procession zur Kirche 
aiiuestellt v^'o^den u. s. Vf. Am 13 Juni wiithete zu Cholmogorii ein furchterliches 
Gewitter bei grosser Hitze. Es schlug an verschiedenen Stellen ein, zûndete und 
tôdtete mehrere Personen in der Slobode, so wie auch in einem Nassad des Zaren 
(in a nosad of themporors) u. s. w. Ich fiibre dièses hauptsachlich desvvegen an, 
weil wir zufiillig gerade von dieser Zeit auch iNachricht ûber das Wetter an dem 
2° 34' nordlich entfernten ostlichsten Rande der lapplàndischen Kùste, bei Tri Ostrowa, 
haben. Stephen Burrough, der sich damais (mit seinem Brader William) auf 
der Recognoscirungsfahrt wegen der nichl nach England gelangten Schiffe Confiden- 
tia, Esperauza und Philip and Mary befand, schreibt in seinem Journal, dass bei 
Cap Orlow (Mbic-b opjiOBT., Iton ihm Cap Race genannt), es des Abeads am 10. Juni 
bei einem Sturm aus Norden nach starkem iS'ebei so kalt geworden sei, dass Segel 
und Tauwerk ganzlich mit Eis beschlugen und er Golt dankte, dass er hinter die 
zwei Leagues sùdlicher gelegenen Drei-lnseln (Tri Osirowa) gelangen konnte, wo er 
Anker warf. Der Sturm und die Kalte dauerten nicht nur bis zum 13., an welchem 
Tag die grosse Schwiile in Archangelsk Statt fand, sondern bis zum 16.; wegen des 
vielen Eises fand Burrough es aber erst am folgenden Tage moglich auszulaufen. 



— 181 — 

Richard Johnson, der 1556 mit den Burrough's die Fahrt nach 
VVaigatsch gemacht haben soll. Im Ajifang des Jahres 1557 war er bei 
den Samojeden, Anfangs 1558 abcr in Nowgorod. Noch in demselben 
Jahr ging er mit Jenkinson nach der Bucharei, spiiter aber, 1565, 
als Chef der dritten Expédition nach Persien. 

John Sedgwick, der 1557-1558 in Nowgorod und an andern Or- 
ten Hanf und Flachs aufkaufte'); endiich Edward Prise, wenn nàm- 
lich dieser Name mit Passy und Pacie hier identisch ist. 

Ausser dem Edward Bonaventure war noch ein anderes Schiff: 
Philip and Mary unter Leitung des Capitiins John Howlet von Lon- 
don ausgesandt. Auf diesem Letztern befand sich John Brooke, wel- 
cher zu Wardohuus untersuchen sollte, ob von dort ein Handel mit 
England eingeleitet werden kônne. Es ist nirgends bestimmt gesagt, ob 
dièses SchifF bis an die Dwinamiindung gesegelt sei. Der Edward kam 
daselbst am 23. Juni an. Seine Ladung wurde auf Fahrzeugen, die 
man zu Cholmogorii gemiethet hatte, nach Wologda gefiihrt, wo man 
damit am II. September anlangte. Ein Theil der Gesellschaft musste 
hier verweilen, der andere aber ging mit Chancellor nach Moscau, wo 
er am 4. October ankam^). Der Djak Iwan Michailowitsch Wis- 



') Er zahlte in JNowgorod anderthalb Rubel fiir den Berkowetz Hanf. Weisser 
Flachs kostete drei Rubel. In Wologda war der Preis fiir Hanf driltehalb Rubel. 

^) Killingworlh schrieb, dass er, Chancellor, Lane, Prise und Best gleich 
nach Moscau gegangen seien. Lane aber nennt Edwards anstatt der beiden Letztern. 
\on Hudson habe icb in England einen Brief, datirt aus Jaroslawl vom 7. No- 
veihber 1555, vorgefunden. Er schreibt darin, es seien an dem Tage wohl dreitau- 
send Store (sturgeons) auf deui Markt gewesen; er babe einen derselben fiir sieben 
Allin gekauft. In Danzig habe er fiir einen weniger guten neun Mar[t zahlen miissen. 
Letzterer war wohl der Acipenser Sturio Linn.\ die Unsrigen aber werden niei- 
stens Acipenser Gûldenslâdtii Brandi, (russisch: Ossetr) gewesen sein. 

24 



— 182 — 

kowatii Hess die Hauplpersonen zu sich bitten, empfing sie mit grosser. 
Artigkeit, bat sich das konigliche Schreiben zur Durchsicht aus, sorgte 
fiir Logis und Bekostigung, und wirkte ihnen schon fiir den 10. Octo- 
ber eine Audiènz aus, bei welcher sie dem Zaren das Schreiben von Phi- 
lipp und Mary iiberreichten. Das fiir denselben bestimmte, noch nicht 
an^elangte Geschenk (Zucker und „Hollocke") wurde nur angemeldet*). 
Killincworth berichtet, der Zar habe Jeden bei der Hand genom- 
men aber Lane schreibt, sie seien zum Handkuss zugelassen worden. 
Nach der Audienz wurden die Englander zur Tafe! geladen, bei welcher 
auch der Metropolit Makary zugegen war. Man nannte sie: die Schiffs- 
Giiste „gosli korabelnije" und setzte sie an einen Tisch dem Zaren ge- 
geniiber, welcher einem Jeden von ihnen, bei Nennung seines Taufna- 
mens, Brod, verschiedehe Gerichte und Getriinke zusandte^). 

Der Zar hatte das Schreiben von Philipp und Mary gut aufge- 
nommen^) und Chancellor und Killingworth sannen mit Fleiss auf 



') Das Fass mit Hollocke ging spâler verloren, weil der Schlitten umwarf (the 
Emperours présent was delivered lo a gentleman at Vologda [vielleicht Nepeja], and 
the sied did overlhrow, and the butte of Hollocke was lost, wliich made us ail 
very sory). Der Winter slellte sich 1555 sehr spât ein; das Welter war milder, als 
es die altesten Leute sich erinnern konnten. Daher war der Weg im November sehr 
srhlecht und die Waaren der Englander mussten lange in Wologda bleiben. 

') Nach der Mahlzeit liess der Zar einen Jeden der «korabelnije gosti» zu sich 
treten und reichte ihm zu trinken. Bei dieser Gelegenheit bewunderte er Killing- 
worth s schônen, nach Lane's Zeugniss fiinf Fuss zwei Zoll langen, breiten und 
slarken, blonden Bart. Er hielt ihn dem Metropoliten Makary ver, welcher sagte: 
Bo;KiH 4apT. (das ist eine Gabe Gottes). Es klingt jetzt sonderbar, dass in Mosrau 
der Bart eines En<;]ânders habe auflfallen kônnen. Bei Herberstein's Audienz 1527 
fragte ihn der Grossfûrst Wassily Iwanowilsch. der sich bei seiner zweiten Ver- 
mâhlung den Bart hatte abscheren lassen, ob er sich je rasirt habe: bril li borodu? 
Herberstein verstand dies und antwortete stracks: bril (ja, ich habe mich rasirt). 

') Ueber dièses Schreiben sieht in der archivischen Letopiss: «bi rpaMOTaxi nu- 



— 183 — 

Maassregein, um Englands Handel in Russland auf eine solide Weise zu 
begriinden und ausgedelintere Handeisprivilegien zu erhalten, wobei ili- 
nen der jetzt zum Okolnitschy ernannle Aleksei Fedorowitsch Ada- 
scliew, mehr noch aber der Djak VViskowatii wohhvollend an die 
Hand gingen. Bei Letzlerem wurden niehrere Comitatsversammiungen 
gehallen, denen auch russische Kaulleute beiwohnten. Man hielt es fiir 
das Zweckniiissigste , vor der Hand in Cholmogorii , in Wologda und in 
Moscau Niederlagen einzurichten. 

Man glaubt allgemein, Zar Iwan Wassiljewitsch habe in Folge 
von Chancellor.'s und Killingworth's Gesuch von 1555-1556 den 
Engliindern vollkommen freien Handel ohne Zoll und Abgaben durch 
ein Document auf s Neue bestiitigt, auch ihnen viele persônliche Vor- 
rechte ertheilt; es ist jedoch kein directer Beweis dafiir vorhanden*). 



ca.ii (u'Bcap'ÈBa Kap.iycoBa cuiix ar^uncKin ■Mijuni Kopo.ib h ero KopojeBa Mapia) 
KO llapio H Be^HKOMy KHaaio ci> séjHKOio jioôobhk) h noxBajoio a i^apeMii ero ôah- 
roMecTHBMMTj Bapsuafl lia mhofhxi rocyAapcTDaxi, ii qe^OMX ôten. HcnpoiueuieMi> o 

BCaKofi 40ÔpC)). 

') Ich halie kein Original eines Zarisrhen Privilegiums von 1555 oder 1556 aiif- 
finden konnen. Was fur ein der Londoner Compagnie ertheiltes Privilegium von 
1555 gill und auch als seiches bei Hakluyt steht, ist augenscheinlich von den 
Englândern geschrieben und kann nur als A'orschlag oder Concept dazu angesehen 
werden. Wirklich sagt Killingworth in einem am 27. Noveniber 1555 durch 
Wiscowatus Vermitteluug ùber Danzig nach London abgefertigten Brief: «We 
were by divers Italians counselled lo take heed whom we did trust to make the 
copie of the jirivileges that we would désire to hâve,' for feare it should not be 
written in the Russie tongue, as we did meane. So first a Eussian did write for us 
a breviat to the Emperor, the tenour wherof was, that we did désire a stronger 
privilège: and when the Secretary (das ist Wiscowatii) saw it, he did deliver it to 
his grâce (hier ist der Zar genieint), and when we came againe, his grâce willed us 
to Write our minds, and hee would see it, and so we did. And his grâce is so 
troubled with préparations to warres, that as y et wee hâve no answere». Weiterhin 
schreibt er: «if wee were dispatched heere of that we tary for, as I doubt not but 

2k* 



— 184 — 

Zufolge einer von der Londner Compagnie erhaltenen Instruction war 
der Edward Bonaventure nocli wàhrend des Sommers 1555, von John 
Buckland gefiihrt, nach England zuriickgekehrt '). Im folgenden Friihjahr, 
namlich Ende April 1556, wurde er nicht nur mit Waaren, sondern auch 
mit neuer Mannschaft (lauter Todes-Candidaten) fiir die beiden Schifle 
Bona Esperanza und Bona Confidentia, nach Russland abgefertigt. Der 
Philip and Mary, der ebenfalls 1555 nach England zuriickgekehrt war, 
kam 1556 mit dem Edward von dort zu uns. Die beiden bei No- 
kujew neu bemannten Schiffe wurden mit zur Dwinamiindung gebracht. 
Obgleich John Buckland bei dieser Expédition wieder der Capitan 
des Edward's war, so hatte doch Stephen Burrough Befehl, die 
Reise auf demselben bis Wardohuus mit zu machen. Von da soUte der 
Edward mil Buckland weiter gehen, Burrough aber auf der Pinasse 
Searchthrift, die ihm zu diesem Zweck mitgegeben war, eine Entdek- 
kungsreise nach Osten hin unternehmen, und wenigstens zu dem Obfluss 
zu gelangen suchen. 

Auf dieser, von Cabot in Verbindung mit der jetzt corporirten und 
neu privilegirten Gesellschaft vorgeschlagenen , Fahrt begleitete den Ste- 



we shalbe shortly (you know what I meane) - er spielt hier auf ilas geniinschte 
Privilegium an - then as soone as "we hâve made sale, I dos intend to goe to Novo- 
grode, and to Plesco, whence ail the great number of the best tow flaxe coinmeth » 
u. s. w. - Die in dem fiir das Privileghim geltenden Schreiben aufgeslellten Vor- 
iheile sind bedeutend. Im Bezuff auf den freien Handel stebt da: «we Sfraunt free 
licence and power to exercise ail kinde t)f mercliandizes freely and quietly without 
any restraint, impeachment, price, exaction, prest, straight custome, loll, imposition, 
iir subsidie to be demanded, taxed or paid, or at any time hereafter lo be demanded. 
laxed, set, levied or inferred upon them» u. s. w. 

') Wenn es wahr ist dass Willo.ughby's Leichnam nach England gebracht 
wnrden, so kâim es bei dieser Gelegenheit geschehen sein. 



— 185 — 

phen Burrougb sein jiingerer Bruder William, der sclion auf der 
ersten Reise 1553 als sechszehnjahriger Jiingling raitgewesen war und 
der sich spiiter in der englischen Marine bekannter wie Stephen ge- 
machl liai*). Es waren noch acht andere Personen bei ihnen. Wenn 
Richard Johnson einer von diesen gewesen ist, so muss er Wiihrend 
des Winters 1555-1556 aus Russland nach London gereist sein. 

Ara 9. Juni segelte Stephen Burrough mit der Pinasse Search- 
thrift auf eine geringe Strecke in den Kola-Busen, den er Kolafluss nennt. 



') Dièse Burrough's schrieben sich ehedem Abourough. William biachte 
1566 Anthony Jenkinson zu uns. Stephen und er fûhrten 1568 den Ge- 
sandteu Thomas Randolph und seine zahlreichen Begleiter zur Dwina. Ich habe 
die Instcuctiou fiir James Bassendine (Bassington), James Woodcocke und 
Richard Browne, welche im Jahre 1569 von der Petshora aus eine Entdeckungs- 
reise nach Osten machen sollten, von William Burrough's Hand gesehen. Ha- 
kluyt datirt sie irrig vom i. Augusl 1588; dies sollte 1568 heissen. Dass die- 
ser Burrough im Jalir 1570 dreizehn Kauflartheischifte nach Narwa brachte und 
einige Freibeuterschiffe wegnahm, ist schon ervyâbnt Adelung irrt, indem er sagt: 
Christofer Hodsdon sei dabei gewesen. In den Jahren 1574 und 1575 war Wil- 
liam Burrough als Agent der Company in Russland. Er reiste vom St. Nicolas 
Hafen nach Moscau, von da nach Narwa und zurûck nach St. Nicolas und fertigle 
eine Rarte von Russland an, die er der Kônigin Elisabeth zueignete Er schrieb ihr 
bei Uebcrsendung derselben: «every thing is placed aright in true latitude and lon- 
gitude as tijl this time no man hath done the like». William Burrough, der auch 
zu Rochelle in Frankreich gewesen, ward vielfàltig von der Russischen Company 
zu Ralhe gezogen, z. B. 1576 ûber den Handel mit jNarwa und mit Kola, so wie 
rail andern Orten der lapplandischen Kûste; feiner iiber die beste Zeit der Abfer- 
tigung von Schiffen nach St. Nicolas. Als Pet und Jackman 1580 ihre Falirt geu 
Calhay unternahmen, setzte er fur sie eine Instruction auf. In der englischen Maii- 
ueverualtung bekleidete er den Posten eines Controlleurs (Comptroller of the Navy). 
- Christopher Burrough, Sohn yon Stephen, machte 1579-1581 mit Arthur 
Edwards und einuudzwanzig Andern die Reise ûber Astrachau (wo Edwards 
starb) nach Persien und beschrieb sie. Er kehrte 1584 nach England zurùck. Im 
Jahr 1587 wurde er von der «Muscovia Company» wegen Zwistigkeiten unter den 
iVloscauer Agenten um seine Meinung befragt. 



— 186 — 

I)a er hier sein Fahrzeug ausbessern liess, auch nach dem Auslaufen 
durch widrigen Wind gezwungen worden war dahin zuriickzukehren und 
bis zum 22. Juni zu bleiben, so hatten sich viele die Bucht herab 
gekoramene Lodjen in seiner Niihe gesamraelt, welche in die Gegend 
der Petschora auf den Waliross- und Lachsfang zu segeln gesonnen wa- 
ren. Er liçf nun mit ihnen zugleich aus dem Kola-Busen aus. 

Burrough's Fabrt nach Waigatsch, iiber welche er auch eine, leider 
verloren gegangene, Karte anfertigte'), ist bekannt genug und ich brauche 
mich nicht bei einer Beschreibung derselben aufzuhalten, kann aber 
doch nicht umhin, ein Worl zur Ehrenrettung eines redhchen russischen 
Schiffers aus jener Zeit zu sagen, auf welchen durch einen auf Unkennt- 
niss der russischen Sprache beruhenden Irrthum in der Erman'schen 
deutschen Uebersetzung des vortrefilichen Werkes des Admirais Liitke 
neuerdings ein sehr falsches Licht geworfen worden ist. Unter den 
Lodjenfiihrern, mit welchen Burrough wiihrend seines Weilens in dem 
Kola-Busen bekannt geworden war, befand sich einer, Namens Gawrila, 
Sohn eines Geistlichen, der sich ihm zum Geleitsmann anbot und der 
sich mit russischer Gutmiithigkeit auf aile nur mogliche Weise beniiihte, 
dem Fremden zu dienen, ihm auch wirklich von dem wesentlichsten 
Nutzen war. Burrough lasst unserm Gawrila in seinem Reisejournal 
mehrere Seiten hindurch aile Gerechligkeit widerfahren. Admirai Liitke 
zieht dièses zusammen, indem er sagt: Byppo ne Mon> HaxRa.iHTbca 
ycjyjKJHBOCTbK) cero FaBpBJbi, d. h. Burrough konnte die Bereitwil- 
ligkeit dièses Gawrila's, ihm zu dieney, nicht genug riihraen. Er- 



') Ich habe in England eine freilich nur sehr flûchtige Skizze von William Bur- 
rough's Hand, die Lage von Waigatsch bezeichnend, aufgefunden und nicht unter- 
lassen sie zu copiren. 



— 187 — 

man setzt aber „Bourrough entschloss sicb dazu (sich von ihm leilen 
zu lassen), halte sich aber in der Folge der Dienstfertigkeit dièses Ga- 
wrilo und seiner Gefàhrten nichl sehr zu erfreuen." 

Slephen Burrough, der nicht nur nach Waigatsch, sondern an 
die Kiiste von Nowaja Semlja gelangt war, verzichtete am 22. August 
aiif weiteres Vordringen und kam am 11. September nach Cholmogorii 
zuriick, indem er den Versuch, an den Ob zu gelangen, auf das Friih- 
jahr 1557 verschob. Wir werden sehen, warum er unterblieb'). 

An der Dwinamtindung lagen im Juli 1556 vier englische Schifle 
vor Anker, namiich die beiden in diesem Jahre aus England gekom- 
menen, Edward Bonaventure' und Philip and Mary, dann aber die 
mitlelst der neuen Mannschaft aus der Nokujewer Bucht dahin gebrach- 
ten, Bona Esperanza und Bona Confidentia. 

Am 2. August 155(» segelten aile eben genannte vier Schifle zu- 
sammen nach England ab. Auf dem von John Buckland gefiihrten 
Edward Bonaventure befand sich, nebst Bichard Chancellor und 
seinem Sohn, der Edelmann von Wologda Ossip Grigorjewitsch 
Nepeja^) als (erster) Gesandter des Zaren Iwan Wassiljewitsch an 

') Richard Johnson, der die Burrough's begleitet haben soll, befand sich im 
AnI'ang des Jahres 1557 bei den Samojeden. Er hat beschriehen, was f'iir vermeintc 
Zauberkiinste er bei diesem Volke gesehen. Er giebt aiich einige geographische iVo- 
tizen, z. B. «East Northeast of Bussia lielh Lampas, vvhich is a place, where liie 
Kiisses, Tartars and Saraoeds meete twise a yeere, and inake the faire to balter vva- 
res for wares. And Northeast from Lampas lieth the country of the Samoeds, which 
be about the river of Pechere. And Northeast from the river Pechere lielh Vavgatz. 
Beyond Vaygatz lyeth a lande called No\a Zembla, which is a great lande, but vvee 
sawe no peuple, anrl there wee had Foule inough, and Ihere wee sawe white Foxes 
and white Beares» u. s. w. Diesen Worten nach wiire er wirklich dort gewesen. 

*) Nicht ^ejelow, wie Polewoi iirig schreibt. - Wahrscheinlich ward er ge- 
wàhlt, weil in Wologda ein englisches Handelshaus angelegt werden sollte. 



— 188 — , 

Philipp und Mary mit einem Gefolge von sechzehn Personen (Russen); 
er war schon am 25. Miirz vom Zaren in Moscau entlassen worden. 
Der Handiungsdiener Robert Rest ging als sein Dolmelscher mit. 
Aul" der Rona Esperanza hatten sich zwei Cholmogorische Kaufleute, 
das erwiihnte Stadthaupt Fofan Makarow und Michailo Grigorjew 
nebst noch acht Russen eingeschifit , ura in England directe Handelsver- 
bindungen anzukniipfen. Von russischen Waaren batte, zum Theil auch 
fiit- Rechnung des Gesandten Nepeja und der erwiihnten Cholmogorisciien 
Kaufleute, der Edward Ronaventure fiir zwanzig tausend und die Rona 
Esperanza fiir secbstausend Pfund Sterling geladen. In der Nordsee 
wurde die Esperanza sowohi als die Confidentia und der Philip and 
Mary durch Sturm an die norwegische Kiiste bei Drontheim verschla- 
gen. Die Confidentia, auf welcher l553-l55-i die ganze Mannschaft 
erfroren war, scheiterte daselbst an einem Felsen und ging sammt Ladung 
und Equipage zu Grunde. Von der Esperanza, auf der Sir Hugh Wil- 
loughby mit seinen Gefàhrten erfroren war, und auf welcher sich jetzt 
zehn unserer Landsleute, ausserdem aber vierzehn Engliinder befanden. 
hat man nie erfahren, wo sie nach ihrem Auslaufen aus dem Dronthei- 
mer Fiord verungliickt ist, so dass wir nicht wissen, wo die ersten 
russischen Kaufleute, welche sich nach England begeben wollten, vom 
Océan verschlungen worden sind. 

Der Edward Ronaventure ward nach langem Herumtreiben in der 
Nordsee endlich an die schottlandische Kiiste verschlagen und ankerte am 
10. November in der Ray bei Pitsligo an der Nordkùste von Aberdeen- 
shire. Da in der Nacht der Anker wich, so scheiterte das Schiff, wobei 
Richard Chancellor mit seinera Sohn und sieben Personen (Russen) 
aus des Gesandten Nepeja's Gefolge, die in einem Root das Ufer zu er- 



— 189 — 

reiclien snchten, erlranken; der Gesandte aber ward wie durch ein Wun- 
der geretlet; auch John Buckland, der Fiihrer des Schiffes, so wie 
Robert Best, des Gesandten Dolmelscher , entgingen dem Wassertode. 
Fast die ganze Ladung und die fur den Konig und die Konigin bestimmten 
Geschenke des Zaren, ein schoner Falke nebst Jagdgerath, vier leben- 
dige Zobel und kostbares Pelzwerk gingen verloren, und was wir jetzt 
am Meisten zu bedauern haben, ist wohl der Verlust der von Chan- 
cellor und seinen Gefàhrten vora Juni 1555 bis zum August 1556 ge- 
sammelten Nachricliten iiber unser Valerland. 

So waren denn die drei ersten 1553 von England ausgesandten Fahr- 
zeuge aile im Meer versunken, und dieselben beiden Schiffe, deren ge- 
sammte Mannschaft in der Nokujew-Bucht an der lappliindiscben Kiiste 
erfroren war, wurden jetzt mit allen Menschen, die sie trugen, von den 
Wellen des- Océans verschlungen'). Nur von dem dritten, dem Edward 
Bonaventure, war ein Tiieil des Personals gerettet worden. 

Der Philip and Mary batte im Hafen zu Drontheim ùberwintert. 
Nachdem man ihn in London liingst fur verloren gehalten batte, langte 
er am 18. April 1557 in der Themse an. 

Da man im December 1556, zwar von dem Schicksal des Edward 
Bonaventure durch Briefe zu London schon unterrichtet , jedoch ohne 
Nachricht war, was aus den mit ihm zugleich am 2. August von der 
Dwinamiindung ausgelaufenen drei Schiffen: Bona Esperanza, Bona Con- 
fidenlia und Philip and Mary geworden sei, wovon wahrend des Win- 



') Wahrscheinlich hatten die im Winter eingefrorenen Schiffe stark gelitten, weil 
sie nicht losgeeist worden waren. Auf Cabot's Vorschlag hatte man sie vor der 
Abreise mit Blei bekleidet, um sie vor der schâdlichen Einwirkung des Seewassers 
zu schiitzen. Dies waren die ersten Schiffe, welche in England auf dièse Weise be- 
schlagen wurden; in Spanien war es schon friiher geschehen. 

25 



— 190 — 

ters Nachricht nach Cholmogorii gelangt sein muss, so entschloss sich 
Stephen Burrough im Friihjahr 1557 zur Aufsuchung derselben eine 
Recognoscirung an die Kiiste von Lappland zu unternehnien und aus die- 
sem Grunde unterblieb die Ausfiihrung seiner zweiten nach dem Obfluss 
jenseits Nowaja Semlja projectirten Reise'). 

Am 23. Mai 1557 lief er, wieder in Begleitung seines Bruders Wil- 
liam, mit der Pinasse Searchthrift von Cholmogorii aus, segelte vom Cap 
Swatoi Noss, welchem er den Namen Cap gallant gab, immer in der 
Niihe der lappliindischen Kiiste dahin und gelangte am 28. Juni in die 
Wardôhuus-Bucht, ohne etwas von den gesuchten Schiffen gesehen oder 
sehôrt zu haben. Auf der Riickfahrt sah er sich durch starken widri- 
gen Wind genôthigt, in eine Bucht am Westende der Halbinsel Riibat- 
schii einzulaufen. Vielleicht war dies die Waidabucht. Hier fand er ein 
Fahrzeug aus Drontheim, und erfuhr von dem Eigenthiimer desselben, 
dem Sohn des dortigen Biirgermeisters , das Ungliick, weiches die Bona 



') Es muss hier bemerkl werden, dass Stephen Burrough zur Unlernehmung 
dieser Fahrt an die lapplândische Kùste keineswegs von London aus beauftragt war. 
Im Gegentheil schrieben die Directoren der Compagnie Anfangs Mai 1557, dass er 
jedenfails die Reise nach dem Ob untemehmen solle. «Wee doe perceive that Ste- 
ven Burrow is returned from his discoverie with the Searclithrift , and viinleretL at 
Colmogro, and is minded to set forth in the beginnmg of June next to seek the 
river of Ob. We pray God to speede him well, and trust to bave him hère in 
England this yeere to bring us good newes . . We will that Steven Burrowe doe 
proceed on his voiage to discover». _ Es scheint, als ob Burrough durch seine das 
Jahr zuvor gemachte Erfahrung die Lust verloren iiabe, die Falirt nach Osten noch 
ein Mal zu versuchen. Im Jahr 1560 fûhrte er eins von den drei Schiflen (tbe 
Swallow), welche aus der Themse an die Dwina gesandt wurden. Arthur Pet war 
damais der Capitân des Schifles: Jésus. Bei dieser Gelegenheit kam Richard Chan- 
cellor's einzig uachgebliebener Sohn jSicbolas nach Russland. Burrough's Fahrt 
zur Dwina 1569 habe ich schon erwàhnt. In England war er einer der Aufseher 
ûber die Schiffe in Medway water, wo sich ausser andem Orten Chatham befindet. 



— 191 — 

Confiflenlia betroll'cn liatte. Jeiies Schiff trug die Segel," welche die Wel- 
len im Droniheimer Fiord mit den Maslén an's Land geschwemmt hatten. 
Ferner sagte man ihm, der Philip and Mary habe bei Drontheim iiber- 
wint(>rl, sei aber im Miirz nach England gesegelt, wo er, wie wir schon 
gesehen, auch gliicklich (ara 18. April) angelangt war. 

IN'epeja halte nach dem Schiffbruch in Schottland mit vielen Un- 
annehmlichkeiten zu kampfen. Robert Best, sein Dolmetscher, muss ihm 
hier von grossem Niitzen gewesen sein. Als am 3. December die Compagnie 
in London Nachricht von dera Ungliick erhalten hatte, vk'ard die Konigin 
Mary davon unlerrichtet. Dièse - ihr Gemahl war damais auf dem Con- 
tinent - schrieb an die verwittwete Konigin von Schottland, Marie von 
Lorraine, die Mutter der Mary Stewart und bat sie, Nepeja und seinen 
Gefcihrten Hiilfe zukommen zu lassen. Zu demselben Zweck wurden auch 
der Doctor der Rechte Lawrence Hussie und George Gilpin von 
London mit einem „Talmatsch or Speachman" zu ihm gesandt. Dièse 
Personen trafen Nepeja am 23. December schon in Edinburg, wo sie 
der schottliindischen Reichsverweserin Marie das Schreiben von Mary, 
der Konigin von England, iiberreichten. Erstere veranlasste die Abferti- 
gung eines Herolds mit etlichen Gommissaren nach Pitsligo-Bai, um dera 
Verschleppen der geslrandeten Sachen zu steuern; die Hiilfe kara aber 
zu spiit; man rettete bloss Kleinigkeiten ; die meisten Sachen von Werth 
waren weg. Nepeja reiste am 1 i. Februar 1557 in Gesellschaft der 
beiden genannten Londner Herren von Edinburg ab*). Zu Islinglon vor 

') Auf englischen Boden, bei Beivvick upon Tweed, gelangte Nepeja am 18. Fe- 
bruar. Hier empfing ihn Lord Thomas Wharton, der Befelilshaber (Warden) am 
ôsllichcn Theil der schottlândischen Grânze (East marches). Zwôlf Meilen vor Lon- 
don ward er am 27. Februar mit vielem Pomp von achtzig Kaufleuten zu Pferde 
enipfangen und zu dem vier Meilen von London gelegenen Hause eines der Kaufleute 

25* 



— 192 — 

London kam ihm, am 28. Februar, der Lord Viscount Montague*) mit 
dreihundert Personen zu Pferde entgegen, um ihn im Namen der Kôni- 
gin zu bewillkomranen. Von der Barrière der City (nordlich von Smith- 
field) an ritten Viscount Montague und der Lord Mayor Sir Thomas 
Offley^) zu beiden Seiten Nepeja's bis zu dem fiir ihn bei deni Kauf- 
mann John Dimmock^) in Fenchurch-street bereiteten Logis. 



begleitet, wo er, nachdem er verschieclene Geschenke erhalten, ubemachtete. Am 
folgenden Morgen waren nicht weniger als hundert uiid vierzig Mhglieder der Rus- 
sia Company mit eben so vielen Dienern dahin gekommen , um ihn nach London 
zu geleiten. Man batte ihm unterwegs eine Art von Fuchsjagd improvisirt. 

') Er war noch Sir Anthony Brown, als er am 3. August 1553 bei'm Einzug 
der Kônigin Mary in London mit einritt. Am 2. September 1554 bekam er den 
erwâhnten Viscountstitel. Im November desselben .Tahres reiste er. zusammen mit 
dem Bischof von Ely, nach Dover zum Empfang des Legaten Cardinal Pôle. Er 
ward auch (im Februar 1555) mit dem erwâhnten Bischof nach Rom gesandt, um 
dem Papst fiir die durch den Legaten erbaltene Absolution fiir ganz England zu 
danken. Bei dieser Gelegenheil erhob Paul IV. Irland zu einem Konigreich. 

*) Die beiden Aldermen: William Harper und John White waren auch da- 
bei. Sie sowohl als der Lord Mayor waren in Scharlach gekleidet. 

') Die englischen Historiker schreiben: Nepeja sei in «Denmark house» logirt 
worden. So ein Haus gab es nicht. Ich verrauthe, dass sie Denmark fiir Dimmock 
gelesen haben. John Dimmock, aus Niederdeutschland gebiirtig, gehôrte in London 
zur Gilde der Tuchhândler. Er war wâhrend der Regierung Henry's VIII. und Ed- 
ward's ^ I. mehrfach zu Commissionen auf dem Continent gebraucht worden. Ich 
habe einen Brief von seiuem Bruder an ihn aus Antwerpen vom 16. Miirz 1538 ge- 
sehen, in welcbem es sich um den Ankauf von Schiesspulver und damaligen Feuer- 
gewehren, «haife huckbosbes» (halbe Hackenbiichsen, Arquebusen) genannt, handelte. 
Im Jahr 1548 batte ér in Friesland mit dem Ges.indten Sir Philip Hobbv die ge- 
heime Anwerbung von zweitausend Mann Fusstruppen betrieben, welche gegen 
Schottland gebraucht werden sollten; das Jahr zuvor waren schon zweitausend Mann 
angeworben worden. Er fand Vergniigen daran, sich auslàndischen Gesandten iu 
London niitzlich zu machen. Im Januar 1561 unternahm er mit Bewilliijun» der 
Kônigin Elisabeth eine Reise nach Schweden, um dem Kônig Erich XH . einige 
Kleinodien zu verkaufen. Bei dieser Gelegenheit batte er die Dreistigkeit, den Kô- 
nig die Môglichkeit blicken zu lassen, dass die schon abgebrochene Heirathsangele- 



— 193 — 

Nach Kônig Philipp's Zuriickkunft aus Flandern') ward Nepeja 
am 25. Miirz in's Palais zu Westminster geladen, wo er und die Koni- 
gin ihm Audienz ertlieilten^). Er iiberreichte sein Schreiben vom Zaren 
Iwan Wassiljewitsch, hieit eine kurze Anrede und iibergab zwei Zim- 
mer Zobelfelle"^). 



iïenheit mit Elisabeth vielleicht doch noch in's Werk zu richten sei. Er liess 

o 

durch einen Kùustler, den er mitg;ebracht batte, des Kônigs Portrait malen und be- 
wegte ihn ziir Uebersendung einiger Geschenke. Elisabeth, die solches durch des 
Konigs Gesaiidtcn Dionysius Beurrèus effuhr, liess Dimmock gleich nach seiner 
Zuriickkuuft geiànglich eiuziehn, und schrieb an Erich unter'm 22. J uni 156i dass 
Dimmock von ihr gar keine Auflrage erhalten habe. Hieraus erklart sich, wie es 
kam. dass Cecil am 21. Juli (1561) dem Lord Mayor von London befahl, aile Bil- 
der in Buebern, welcbe Elisabeths und Erich's Portraits zusammen enthielten, 
vernicbten zu lassen. Ira December 1565 schrieb die Kônigin wieder an Erich und 
bat ihn, zu befeblen, dass dem im Schuldthurm sitzenden Dimmock eine ihm fur 
gelieferte Sachen zukommende Summe ausgezahlt werde. 

') Dièse war einige Tage vor iVepeja's Audienz erfolgt, also nicht am 20. Mai, 
wie an vielen Orten, unter Anderen auch in: L'art de ve'rifier les dates, steht. 

*) Lord Montague begleitete Nepeja auf derThemse in einem stattlichen Fahr- 
zeuge bis zur Westminsterstiege, wo spater die Briicke gebaut worden ist. Hier 
empfingen ihn sechs Lords, um ihn in ein Staatszimraer im Palais zu geleiten, wo 
ihm, ehe er in den kôniglichen Audienzsaal gerufen ward, die ersten Wûrdentrâger 
des Reichs ihre Aufwartung machten. Dièse waren namentlich: Nicolas Heath, 
der Erzbischof von York, als Reicbscanzler, William Paulet, der Marquis von 
Wiltshire, als Lord Reichsschatzmeister, William Paget, Baron von Beaudessert, 
als kôniglicher Siegelbewahrer, William Howard, Baron von EflGngham, als Gross- 
admiral, und Thomas Thirleb}-, der Bischof von Ely. 

') Ich habe, ailes Suchens ungeachtet, dièses Schreiben weder im Original, noch 
in der Copie oder in einer Uebersetzung auffinden konnen. In Philipp und Mary's 
lalciiiischen, von Roger .\sham, dem Secretar fur dièse Sprachen abgefassten, Ant- 
wort wird von dem Schreiben des Zaren gesagt, es sei voiler Freundschaftsversiche- 
rungen gewesen: «Accepimus litteras ^estras amoris et amicitie plenas par dilectum 
Virum (nicht, wie man fur Alexander Turgeniew copirt bat: vestrum) nuntium 
et Legatum Osiph Nepeam (nicht wie in der angefûhrteu Copie: epea) ad nos de- 
latas . . Intelligimus . . ex litteris vestris . . vos de vestra liberalilate varia privilégia, 
libertates et munitates mercatoribus nostris et aliis etiam nostri Anglie subditis qui 



_ 19.4 _ 

Zwei Tage nachher begab sich Thomas Thirleby, der Bischofvon 
Ely*) und Sir William Peter, der erste Secretiir Ihrer Majestaten zu 
Nepeja in sein Quartier, um mit ihm das Nôthige zu verhandeln'-'). Am 
23. April hatte er seine Abschiedsaudienz^), am 29. desselben Monats 
gaben ihm die Mitglieder der Russia Company ein Fesf*), am 1. Mai 



in aliqiia diLionis \ eslre parte mercaturam exercent dédisse et concessisse». - Ne- 
peja's Anrede wurde englisch und spanisch wiederholt; in der ersteren Sprache 
wahrscheinlich durch Robert Best. - Die iiberreichten Zobelfelle waren vielleicht 
von Chancelier 1554 importirt. - Nepeja ward auf dieselbe Weise, wie er ge- 
kouunen, nach der City zuruckgebracht. 

') Thomas Thirleb.y war frùher Bischof von iNorwich. Im August 1554 ward 
er an des verstorbenen Thomas Goodrich Stalle als Bischof von Ely bestâttgt. 
Im November desselben Jalires ward er, wie schon erwâhnt, mit Lord Montagne 
zum Empfang des Cardinals Pôle nach Dover gesandt und im April 1555 befand 
er sich mit Montagne in Rom bei'm Papst Paul I^ . Er und Edmund Don- 
ner, der Bischof von London, waren diejenigen, welche 1556 Thomas Cranmer, 
den Erzbischof von Canterbury, seiner Wiirde entkleidet und der weltlichen Gewalt 
iiberliefert hatten, worauf er am 21. Mârz zu Oxford als ein umembrum putridum 
et detestabile ecclesiae et haeresiarchus anathematisatus» verbrannt ward. Im Jahre 
1558 vv^urde Thirleby mit dem bekannten Dr. Wotton zu den Friedensverhand- 
lungen in Cambrai gebraucht. 

^) Dièse Personen, Bischof Thirleby und Sir William Peter sind gemeint, 
wo es in dem Schreiben an den Zaren heisst: iiFecimus ut que ab illo (Nepeja) 
vestro nomine proponebanlur per certos nostros consiliarios quibus negotium dedi- 
mus ut cum illo tractarent prolixe et diligenter perpenderentur ». 

') Die Lords Talbot (Graf von Shrewsbury) und Lumley holten Nepeja zu 
der Abschiedsaudienz ab. Nach derselben wohnte er, in Gegenwart ihrer Majestaten 
imd in Begleitung des Herzogs von Norfolk (Thomas Howard), so wie der er- 
wâhnten Lords dem Peste des Hosenbandordens bei. 

*) Dièses Fest fand in der Halle der Tuchhândlergilde (Drapers-Hall) in Throg- 
morton-street Statt (a notable supper, gamished with musicke, enterludes and ban- 
kets). Als man auf Nepeja's Gesundheit trank, ward ihm gemeldet, dass die Com- 
pagnie aile Unkoslen seiner Reise und seines Aufenthaltes in Sclioltland und Eng- 
land tragen wolle. Der gleichzeitige Verfasser einer Beschreibung dessen, was die 
Russia Company fiir Nepeja in London getban hat, sagt: icthe like is not in any 
président (er meint: précèdent) or hisloiie to be shewed». 



— 19S — 

iiberbraclite ihm Thomas Thirleby und Sir William Peter das 
Schreibeii des Konigs und der Kônigin an den Zaren'), so wie die mei- 
slen der fiir denselben bestimniten Geschenke'^) (auch Nepeja erhielt 
mehrere) und ani 3. Mai fulir er nach Gravesend, um sich dort auf 
dem Scliifl' Primrose^) nach llussland einzuschiffen ''). 



') Ich habe schon beinerkt, dass es lateinisch und von Roger Asham abgefasst 
war. Es heisst darin: «Speramus hoc fundamentum mutiie amicitie hoc modo bene 
et féliciter jactiim et stabilitum niagnos et uberes fiuctus tum fiaterni inter nos et 
successores nostros amoris et amicitie firme tum perpetui inter subditos nostros com- 
mercii coniiinctionem allaturum. Et in magnam spem adducimus fore ut sicut Deus 
ex sua inCnila bonitate et favore nostris temporibus banc mari viam et navigationem 
antea incognitam aperuit sic etiam iniposterum in suum honorem et gloriam ad in- 
crementum christiane et catholice Religionis, ad publicum commodum et utriusque 
partis subditorum et Regnorum bonum sit eam conservaturus et prosperaturus». - 
«Et aquoniaiii vester legatus Ossipii ^Vepea, qui se hic apud nos in sua legatione pru- 
denter et considerale gessit, jam ad vos redire instituit, qui optime exponere potest, 
et ut speramus prolixe vobis exponet quo animo sumus ergo hoc commercium nuper 
inter nostros vestrosque subditos et utriusque ditionis régna et urbes repertura». 

^) Ausser verschiedenen Stoffen und Tùcbern ward dem Zaren ein vorzûglicher 
Harniscb nebst Sturmhaube, mit carmoisinfarbenem Sammt und vergoldeten Nâgeln 
beschlagen, ûbermacht (a notable pair of Brigandines with a Murrion coveied wilh 
crimson velvet and gilt nailes). Es ward auch ein lebendiges Lowenpaar mitgesandt. 
') Dièses ist eins der zwei Schiffe, von denen Konig Edward VI. in seinem 
Tàgebuch unlerm 6. Juli 1551 schreibt , dass sie vom Slapel gelassen worden, als 
er sich in Deptford befand. Der Primrosp segelte am 12. August 1553 zusammen 
mil dem Léon und einer Pinasse Moon von Portsmouth ab, um nach Guiuea zu ge- 
hen. Dièses Unternehmen war von Barnes und Garret kurze Zeit nach der zu 
uns gelangten Cathay-Expedition bescblossen. Der Kônig batte ilinen die zwei Schiffe 
geliehen. Die hier erwiihnte, durch Capitân Wyndham's Betragen missglûckte Un- 
ternehmung nach Guiuea ist oft, sogar von Strype und Campbell, mit der Wil- 
loughby'schen Reise verwecbselt worden. 

*) Gegen das Ende der Anwesenheit Nepeja's in London waren die Mitglieder 
der Russia Company doch nicht recht zufrieden mit ihm. In einem Postscript vom 
10. Mai (1557) zu einem schon friiber ansgefertigten Schreiben an die Agenten in 
Moscau sagen sie: «Wee doe not finde the Ambassadeur nowe at the last so con- 



— 196 — 

In Nepeja's Gesellschaft kam der bekannte, mit grosser Gewand- 
heit be^^able und thatige Anthony Jenkinson nach Russland, der uns 
spater noch mehrere Mal von England aus besucht hat. Robert Best 
machle den Doiraetscher. Auch kam ein Arzt (Doctor Standish), ein 
Apolheker, und mehrere Personen zur Betreibung verschiedener Gewerbs- 
zweii^e mit. Zwei Bcittcher sollten an der Dwina Passer zur Verschif- 
fung von Thran, Talg u. d. m. binden'). Sieben Tau- und Seilfabrikanten 
(der Meister hiess Robert Bunting) kamen zur Einrichtung einer Re- 
perbahn, um aile Arten Taue und Seile zur Ausfuhr nach England, wo 
selbe damais sehr hoch im Preise waren, zu verfertigen. Ein Kiirsch- 
ner, Namens Allard, ward gesandt, ura die Auswahl des Pelzwerks zu 
leiten und ein gewisser Leonhard Brian, um „in Permien oder an 
der Petschora. so wie in Ugorien" die Eibenbiiume (Taxus baccata zu 
untersuchen, und zu bestimmen, ob sich das Holz davon zur Exportation 
nach England eignen mochte'*). Da so hoch im Norden kein Taxus wachst. 



formable to reason as wee had thought wee schoulde. Hee is very mistrustfull, and 
Ihinketh everie man will beguile hhn. Therefore you had neede to lake heed howe 
you hâve to doe with him or with any such and to make your bargaines plaine 
and to set them downe in writing» 

') Als am 10. Mai 1557 einige der von dem gescheiterfen Edward Bonaventure 
geretteten Sachen nach London kamen, fand man die russischen Passer (mit Thran) 
weit besser als die englischen, deren man damais so eben hundert und vjerzig, zum 
Theil in Dauben, mit den auslaufenden Schifl'en an die Dwina abfertigle. Letzteres 
geschah zur Vorsicbl, weil die Directoren, wie man schrieb, nicht gewiss waren, ob 
es in Russland in hinlânglicher Menge gutes Holz zur Anfertigung von Fassern gàbe. 

*) Wegen dieser Angelegenheit schrieben die Directoren der Bussia Company 
Folgendes: «\Ve doe understand that in the Countrey ol Permia or aboul the river 
of Pechora is great quantitie ofYewe, and likewise in the Countrey of Ugory, which 
we be desirous to bave knowledge of, because it is a speciall comraoditie for our 
Reaime. Therefore we hâve sent you a yong man, whose name is Léonard Brian, 
that hath some knowledge in the wood, to shew you in vihat sorte it must be eut. 



— 197 — 

so steht zu vermuthen, dass Jemand die mit der Silbertanne (Pinus picea) 
verwandte Pichta (Abies sibirica Ledeb.) dafiir angesehen hal, denn ihre 
Biiitter haben Aehnlichkeil mil denen des Taxus. Walirscheinlich ist der 
Irrlhum unserem Gesandten Nepeja zuzusclireiben , der den Taxus in 
England im Winler, also ohne Frucht, gesehen, und da er die (russi- 
sche) Pichta kannte, die Gesellschafl darauf aufmerksam gemacht haben 
konnte. Ferner wurden auf diesen Schiflen zehn junge Leute als Lehr- 
linge der Handlung nach Russland abgefertigt'). Die in Pilsligo-Bay 



and cloven. So our mmde is if there be any store, and ihat it bee found to be 
good, that there .you doe provide a good (juantitie against ihe next yeere for the 
comming of our shippes: one of the coopers may goe with Léonard Brian to eut 
and cleve such Yewe as he shall like there n. Die Blâtter unserer Pichta (imxTa, 
Abies sibirica), sind denen der Eibe so àhnlich, dass man sie lew-leaved Fir ge- 
nannt bat. Ich bemerke hier, dass wabrend der dritten Expédition nach Persien 
(1565-1567) die Englander bei Schamachi viel Taxus fanden, der dort zu Flitz- 
bogen gebraucht ward. Arthur Edwards schrieb am 26. April 1565 nach London: 
«You shall understand hère is plentie of yew for bowstaves. I caused three horse 
loades to be bought us for to know the trueth: but they werè eut out of season 
this monelh of April, the sap being in them. Three moneths I never left speaking 
to the Contrey men to bring some. Your Agent will send some home for example». 
') Unter ihnen befand sich Thomas Alcock, den man schon im Verlauf des 
folgenden Winters ûber Smolensk und Danzig nach England abfertigte, der aber 
in Polen gefànglich eingezogen wurde. Er sagte daselbst aus, er wàre nach London 
gesandt, mit dem Auflrage fiir das kommende Fruhjahr, 1558, die Ausrùstung eines 
Schiffes zu besorgen, um die Passage nach Cathay wieder zu versuchen, denn da es 
ein milder Winter sei und daher auf der jNordsee weniger Eis treiben werde, so kônne 
man sich einen guten Erfolg versprechen. Man warf ihm vor, die Englander brach- 
ten nel Kriegsgeràth nach Russland (thousandes of ordinance, as also of harneis, 
swordes, with other munitions of warre, artificers, copper e. c,). Er erwiderte, man 
habe bloss hundert Panzerhemden aus England nach Russland gebracht; sie seien 
aber ait imd nur frisch aufgeputzt (such olde thinges newe scowred as no man in 
Englande woulde weare). Alcock batte vierzig Altine (russisches Geld) bei sich, 
welche ihm zur grossem Hâlfte die Englander in Mospau mitgegeben halten, um sie 
unter ihre Verwandten in England als Andenken zu vertheilen. Er schrieb: «They 

86 



— 198 — 

mit dem Leben davon gekomraenen neun Russen aus Nepeja's Gefolge 
kebrten auch nach Russland zurùck^). 

John Buckland batte sicb durcb den auf der letzten Fahrt mit 
dem Edward Bonaventure erlittenen Schiffbruch nicht abbalten lassen, 
die Fiihrung des Scbiffes Primrose, auf welcbem sicb Nepeja und Jen- 
kinson befanden, zu iibemehmen^). Ausser diesem Schiff Uefen damais 
nocb drei andere aus: der Jobn Evangelist, die Anna und die Trini- 
tie^). Der Primrose wiire gleich im Anfange der Fabrt beinabe verun- 
gliickt. Aucb batte man bei Wardôbuus Unannehmlicbkeiten gefdrchtet. 
Nepeja war daber nicbt wenig frob, als er am 12. Juli bei'm KIoster 
St. Nicolai den Fuss aufs feste Land setzen konnte. Er verweilte da- 
selbst mit den andern aus England gekommenen Personen eine Woche. 
Dann traten sie sammtbch, mit Ausnabme Jenkinson's, ibre Reise 
nacb Moscau an, wo sie am 12. September anlangten und scbon am 



tooke from me fourtie Altines in Russe money, whereof twentie and more were for 
tokens». Diesemnach môchte man glauben, dass schon 1557 Altine gepragt worden 
seien; es befindet sich aber meines Wissens in keiner Sammlung ein Altin aus je- 
ner Zeit. Der schon erwàhnte Agent Richard Graysandte seiner Frau und Tochter 
durch Alcock zwei bulgarische Mûnzen. Unler'm 26. December 1558 schrieb die 
Kônigin Elisabeth wegen Alcock's Zurùckreise an Sigismund den Konig von 
Polen, so wie auch an dessen Statthalter in Litthauen und an den Gouverneur von 
Wilna und bat, ihn ungehindert durchreisen zu lassen. Im Januar 1560 befand er 
sich in Stockholm auf dem Wege nach Russland; die Reise durch Polen war ihm 
verweigert VForden. 

') Ihre ]Samen waren: Issak Iwaschenko (Fwesscheneke), Dmitry, Jermo- 
lai (Gorbolones), Semen, Jeroffei, Stepan, Luka, Andrei und Foma. 

') Der Primrose war wahrend dieser Fahrt Admiralschiff der Flotte und Jen- 
k in son hatte den -Titel eines Capitâns desselben, ûberdem aber biess er uCaptaine 
gênerai of the flote ». 

') Die Fùhrer dieser Schiffe waren: Lawrence Roundall, David Philly und 
John Robin s. Der Kaufmannsgûter, welche die vier Schiffe zu uns brachten, habe 
ich schon gedacht. 



— 199 — 

1 4. Audienz hatteri, bei welcher sie dem Zaren die redite Hand kiissten. 
Nachher wurden sie zur Tafel gezogen^). 

Jenkinson, der die Schiffe von der Dwinamiindung am 1. Augusl 
nach England zurùckgesandt, und sich unterwegs wegen Handelsangele- 
genheiten viel aufgehalten hatte, erreichte Moscau erst am 6. December. 
Es war zu spat, um noch an diesem Festtage vorgestelU zu werden; 
am Christtage aber hatte er Audienz und speiste bei'm Zaren'*}. 

Die Veranlassung zu Jenkinson's Sendung nach Russland war fol- 
gende. Da Burrough's Versuch, in der Nordsee weit nach Osten vor- 



') Zwei Tage darauf sandte der Zar sowohl dem Dr. Standish als jedem iler 
ûbrigen neu angekommenen Englander ein Pferd zuin Reiten in der Stadt. Am 18. 
September erhielt er einen Zobelpelz. Am l.October speiste er wieder bei'm Zaren. 
Am 11. erhielt er siebzig, der Apotheker und die Uebrigen aber jeder dreissig 
Rubel. Am 3. November, so wie am 6 und am 23. December 1557, am 6. Januar 
und am 12. April 1558 war er ebenfalls an des Zaren Tafel. 

') Jenkinson kam am 3. August (1557) nach Cholraogorù, fuhr von da am 15. 
in einem kleinen Boot die Dwina hinauf, notirte noch an demselben Tage an der 
Einmûndung der Pinega die zu beiden Seiten befindlichen Alabasterberge und die 
im Boden liegenden Fichtenbàume (pine apple trees lying along ^thin the ground, 
which by report bave lien there since Noes flood). Zwischen der Pinega und dem 
Jemetz beobachtete er die Industrie des Theerschwehlens und die der Pech- und 
Potaschegewinnung. Bei Totma auf der Suchana beschreibt er die Schwierigkeit der 
Fahrt fur die Nassaden und Doschniken, die damais zum Salztransport von den Sie- 
dereien an der Seekùste nach Wologda gebraucht wurden. Auf dem Wege von Chol- 
mogorii bis Wologda war er in kein Haus gekommen; ein Beil, eine Zunderbûchse 
und ein Kessel waren daher unserem Reisenden unentbehrliche Dinge. Am 1. De- 
cember reiste er von Wologda ûber Jaroslawl, Rosstow und Pereslawl zu Schlitten 
nach Moscau. Er erwâhnt nichts davon, dass am Christtag ausser ihm auch andere mit 
ihm aus England gekommene Personen beim Zaren gespeist haben. Am 6. Januar war. 
er in russischer Kleidung bei der Wasserweihe ; der Zar erkannte ihn und lud ibn 
wieder zur Tafel ein. Am Dienstag ip der Osterwoche (den 12. April) speiste er 
bei'm Zaren, zusammen mit Richard Graj', wahrscheinlich auch mit Robert Best 
und Dr. Standish. Nach der Mahlzeit bat er um die Erlaubniss, seine Reise nach 
Catbay, die sich jedoch in der Bucharej endete, antreten zu dûrfen. 

26* 



— 200 — 

zudringen, misslungen war, so sollte sich nun der im Reisen erfahrene*) 
und vielfach gebildete Jenkinson bestreben, Cathay (China) zu Lande 
zu erreichen und zwar durch die Bucharei. Man hatte namlich gehôrt, 
dass Caravanen aus China oft nach Buchara kamen. 

Das Project gefiel dem Zaren Iwan Wassiljewitsch. Ohne von 
der Kônigin Elisabeth gebeten zu sein, gab er nicht nur zu Jenkin- 
son's Reise iiber das unlangst von ihm eroberte Astrachan seine Ein- 
willigung, sondera ertheilte auch allen Statthaltern liings der Wolga Be- 
fehle, ihm behiilflich zu sein; iiberdem versah er den Reisenden mit 
Empfehlungen an Herrscher jenseits des Caspischen Meers. 

Jenkinson verliess Moscau ain 23. April 1558. Er fuhr zusammen 
mit Richard und Robert Johnson die Moskwa, die Oka und die 
Wolga'*) hinab nach Astrachan, segelte dann iiber's Caspische Meer, auf 
welchem nie zuvor eine christliche Flagge geweht hatte (Jenkinson 's 



') Im November 1553, als Chancellor zum ersten Mal an der Dwina war, be- 
fand sich Jenkinson in Aleppo. Wir verdanken ihm eine intéressante Beschrei- 
bung des mâchtigen Truppencorps, welches der Sultan damais nach Persien fûhrte, 
um den Schach zu bekriegen. Von tausend Pagen in Goldstoffgewanden trug eine 
Hàlfte Hackenbûchsen , die andere tùrkische Bogen und Kôcher mit Pfeilen. uAftér 
the great Turke foUowed sixe yong ladies, mounted upon fine white hackneis . . every 
one of them having two eunuchs on each side, and little bowes in their hands». 

^) Auch auf dieser Fahrt hat Jenkinson manches Intéressante notirt. Er nennt 
den District zwischen Casan und der Kama zur Linken der Wolga: Vachen. Mill- 
ier (S. R. G. VII, 4-35) sagt: «Dièses weiss ich zwar nicht zu erklaren: Es ist aber 
doch gut, seiches anzumerken, weil es vielleicht andem zu Untersurhungen Anlass 
geben kann». Man mochte sich wundern, dass der Historiograph der «Wotàken» 
in diesem von einem Englânder geschriebenen Worte nicht sogleich die BaTqHHe 
(Wâtschine) erkannte. An einem andem Orte , wo Jenkinson seine verschiede- 
nen Reisen aufzàhlt, schreibt er: Vachin. Ebenso steht auch auf seiner bereits 
1562 in London gedruckten Karte von Russland Hier sieht man, dass der von ihm 
gemeinte District nicht bis an die Wolga geht, sondern den Wâtkafluss umgiebt. 



— 201 — 

trug ein rollies Georgenkreuz), und drang sodann bis nach Buchara vor. 
Dort erfuhr er, dass die Communication mit China durch Kriegsunruhen 
schon seit drei Jahren abgebrochen sei; er sali sich daher genothigt, 
seinen Plan aufzugeben. Am 2. September 1559 gelangte er wieder 
nach Moscau und hatte schon zwei Tage darauf Audienz, ward zum 
Handkuss zugelassen, iiberreichte dem Zaren einen Yak-Schweif aus Ca- 
thay und eine tatarische Trommel; nachher war er mit an der Tafel. 
Am 9. Mai 1 560 kam er nach Cholmogorii und schiflle sich bald darauf 
mit Henry Lane zusammen nach England ein. An Lane's Stelle 
wurde Thomas Glover Agent der Compagnie in Moscau'). 

Schon im foigenden Jahre 1561 kam Jenkinson zum zweiten Mal 
nach Moscau-. Das vorgesteckte Ziel war jetzt Persien''). In einem (la- 
teinischen) Schreiben vom 25. April an den Zaren Iwan VVassilje- 
witsch bezeugte ihm die Konigin Elisabeth ihren Dank fiir die Jen- 
kinson bereits erwiesene giitige Aufnahme und Forderung seiner Ab- 
sicht, und bat ihn zugleich, er môge denselben, der jetzt in ihrem 
Dienste stehe (nostrum jam famulatum) seines femeren Schutzes wiirdi- 
gen und ihm ein Empfehlungsschreiben an Tahraasp, den Schach von 
Persien ertheilen. Ein ahnliches Schreiben hatte ihm die Konigin selbst 



') Er blieb Agent bis 1566, dann ward er der Compagnie untreu und wirkte fur 
sich und einige Andere ein eigenes Handelsprivilegiuni aus. Sein Sohn, Sir Tho- 
mas Glover, war spaterhin englischer Gesandter in Constantinopel. 

') Es war ihm nebenbei aufgetragen, er solle jemand, elwa Richard Johnson, 
von Cholmosorii ûber Land nach Osten senden , denn man wollte von Russen ge- 
horl haben: man komme nach dreissig oder vierzig Tapereisen ans offene Meer. Aus 
dieser Reise ward nichts. Die Reiserouten unserer Englânder nach Osten erstreckten 
sich damais bloss von Cholmogorii aus iiber Pinega nach Lamposhnâ und nach der 
Mesen'schen Slobode (230 Werst), wo die Samojeden Markt hielten, dann aber von 
Lamposhnâ den Mesen entlang ûber Pogorelskaja und Sesapolskaja nach Juroma 
(115 Werst), wo sie die Elenthier- (Loss-) Haute fiir England ankauften. 



— 202 — 

gegeben*). Er kam mit dem Schiff: the Swallow zur Dwina. Die Com- 
pagnie batte ihm eine verschlossene Kiste mit kostbaren Sachen, die zam 
Theil zu Geschenken fiir den Zaren und seinen iiltesten Sohn, den 
Zarewitsch Iwan, bestimmt waren, mitgegeben. Sie enthielt Juwelen, 
Goldstoffe, Scharlach u. d. m. 

Jenkinson' erreichte Moscau am 20. August, als Iwan Wassii- 
jewitsch sich eben anschickte, sein Beilager mit der schônen Tscher- 
kessin Marja Temgrukowna zu halten, wiihrend dessen die Thore 
der Stadt drei Tage lang geschlossen waren und kein Einwohner, Ein- 
geborner oder Fremder, aus dem Hause durfte*). Da sich Jenkinson 
hartnàckig weigerte, das Schreiben der Kônigin vorlaufig aus den Handen 
zu geben, so sùcbte man ihn zu chicaniren; dessen ungeachtet fand die 
Audienz etwas spiiter Statt und er ward zur Tafel geladen. Wegen der 
Reise nach Persien machte man ihm ' abermals Schwierigkeiten und er 
hatte bereits einen Pass zur Riickreise nach England erhalten, als durch 
Nepeja's Vermittelung seine Sache die gewiinschte Wendung bekara. 
Am 15. Marz 1562 speiste er nebst einem Gesandten aus Persien bei'm 
Zaren, der ihn nicht nur mit den zugesagten Geleitsbriefen versah, son- 
dern auch mit verschiedenen Auftrijgen beehrte. 

Am 27. April veriiess er Moscau und reiste io Gesellschaft dièses 



') Ich habe folgende hierauf Bezug habende Order des Siegelbewahrers der Kô- 
nigin, Sir Niçholas Bacon, in Handen gehabt: uPrimo Junii 1561. To Thomas 
Cotton the under Clerk of the Hanaper in the Court of Chancery.-Ye shall allowe 
for certaine lace mjTigled with gold and silver putt to several letlers patents sent 
by the Quenes Majestie as well to the Emperour of Russia as to the Sophie which 
lace amounteth in yards to the number of viij afler the rate of vj s. viij d. for 
every yard and this lelter shalbe your discharge. N. Bacon». - Sir X ich o la s war 
bekanntlich der Vater von (Lord) Francis Bacon, damais vier Monate ait. 

*) Jenkinson schrieb: the cause thereof unto this day not being known. 



— 203 — 

Gesandten wie friiher die Wolga hinab. Der Englander Edward Clark 
begleitete ihn. Ein kurz zuvor mit den Tiirken geschlossener Friede war 
Ursache, dass Jenkinson's Bemiihung, ein Handelsverhaltniss zwischen 
Persien und England einzuleilen, nicht ganz den gewiinschten Erfolg 
hatte, denn Persien bekam damais Tiicher und andere Waaren durch 
die Tiirken. Am 20. August 1563 kam Jenkinson nach Moscau zu- 
riick. Er lieferte die fur den Zaren gekauften Edelsteine und Seidenzeuge 
in die Schatzkammer ab und erstattete Bericht iiber die Ausfiihrung der 
ùbrigen Auftriige. Der Zar gab ilim seine vollkommene Zufriedenheit zu 
erkennen und ausserte, er wiinsche ihn ferner zn gebrauchen. 

Jenkinson benutzle des Zaren Gunst zur Auswirkung eines neuen 
Priviiegiums, blieb den Winter iiber in Moscau, schickte Edward Clark 
zu Lande nach England, fertigte am 10. Mai (1564) eine neue Expé- 
dition nach Persien ab*), verliess Moscau am 28. Juni, schiflte sich spa- 
ter an der Dwinamiindung (wieder auf dem Schiff the Swallow) ein 
und langte am 28. Septeraber in London an. 



') Sie besland aus Thomas Alcock, George Wrenne und Richard Chei- 
nie. Die Reise zu Wasser begann diesmal nicht zu Moscau, sondem zu Jaroslawl. 
Alcock wurde luaweit Schamachi ermordet. - Fur die im Jahr 1565 nach Persien 
gesandte Expédition wurde von Glover, dem Agenten, Richard Johnson zum 
Chef bestinimt, so dass der weit fahigere Arthur Edwards unter ihm dienen 
musste. Die Directoren der Compagnie schrieben, 1567: «We marveille that Richard 
Johnson was sent into Persia as chefe being a man in our opinions unfitt for that 
chardge and nolhing so fitte as an other». Doch verlangten sie, er solle eine Karte 
der Wolga und des Caspischen Meeres anferligen. «We be desirous to hâve a Sea 
Carde made of the viage of tlie Caspian Sea with a note in writing of the courses, 
sondings, marks, danngerous places, varriinge of the compassé and latitude of places, 
(piallitie of harbrougbes. . . Will Johnson to make a Charde of the Caspian Sea and 
viage down the Volga». Zu der Reise von 1565 war ein eignes Fahrzeug in Jaro- 
slawl gebaut worden und Edwards schhig vor, fur kûnftige Fahrten ein grôsseres 
machen zu lassen; er bal, man solle hierzu einen Meisler aus England schicken. 



— 204 — 

Am i. Mai 1566 ward Jenkinson aufs Neue zu uns abgeferligt; 
er kam am 10. Juni auf dem Schiff Harry an der Dwina an*;. Eine 
Hauptveranlassung zu seiner diesmaligen Sendung war das Treiben eines 
Italieners Raffaello Barbe ri no, der sich zu Antwerpen - damais noch 
das Emporium des Handels - aufhielt. Er war der Onkel des beriihm- 
ten Papstes Urban VIII. Im Jahre 1564 batte er sich von der Kônigin 
Elisabeth ein Empfehlungsschreiben an den Zaren Iwan Wassilje- 
witsch zu verschafien gewusst. Ein anderes, ihm jedoch weniger niitz- 
liches, bekam er von Philipp IL, dem Kônig von Spanien (und Ex- 
Kônig von England). Mit diesen Empfehlungen war er im Sommer 1564 
in Moscau eingetroffen. Ein Antwerpner Handelshaus war mit ihm iiber- 
eingekommen, ihm den halben Gewinn abzutreten, wenn er vom Zaren 
die Erlaubniss zu freiem Handel mit Russiand auswirken kônne. Der 
Zar bewilligte es nicht nur, sondern verhalf ihm auch zu iihnlichen Be- 
giinstigungen vom Kônig von Danemark Friedrich IL, und vom Kônig 
von Schweden Erich XIV. Kaum war Barberino im Sommer 1565 
nach Antwerpen zuriickgekehrt, als er ein Schiff (mit Salz und mit Sil- 
ber-Miinze) nach Narwa abfertigte. Die Englander meldeten dièses nach 



') Jenkinson schrieb am 26. Juni aus Cholmogoru durch den mil den SchifiTen 
zurûckkehrenden "William Burrougli an Sir William Cecil. Er theilt ihm 
Mancherlei ûber die damaligen politischen Verhàltnisse Rusflands, so wie auch ùber 
die Handlungen des Zaren mit. Unter Anderm sagt er von ihm, er baue eine Burg 
von zweitausend vierhundert Faden Umfang; die Steine dazii werden fûnfhunderl 
Meilen weit hergeholt, die Fracht dafiir koste zwolf Pfennige der Centner. Dies 
war das Castell, welches der Zar damais zuWologda haute. Jenkinson ûbersandte 
durch Burrough an Cecil ein Elenthier (a strange heast called a loysche [^ocb] 
and bred in the counlry of Casan in Tartarie)- - Beilâufig bemerke ich hier, dass in 
den ersten Jahren die Agenlen zu Cholmogoru den Directoren der Compagnie in 
London mehreremale Rennthiere und weisse Bâren als Seltenheiten zusendeten. Sait 
J559 war dazu eine spezielle Erlaubniss des Zaren erforderlich. 



— 205 — 

London, und die Direcloren der Compagnie mach'.en der Konigin eine 
Vorstellung dariiber. Elisabeth schrieb jetzt (unter'm 20. April 1566) 
durcli Jenkinson an Iwan VVassiljewitsch, sie habe ihm den Bar- 
berini als einen Reisenden, Jieinesweges aber als Kaufmann empfoh- 
len'). Jenkinson batte den Auftrag, dem Zaren iiber fiarberini eine 



') Rapliael Barberini war der jiingste Sohh von Cari Barberini. Sein 

Bruder Franz war Rechlsgelehrter und wolinle in Rom. Dieser sorgte fur die Er- 

ziehung Jcr Soline des erstgebornen Bruders. Anton, von denen der âlleste, Ma- 

pliaeus, zu lichen geistlichen Wiirden gelangle und 1623 sogar, als Urban VIII., 

Papst ward. Unter'm 10. Jiini 1564 schrieb Raphaël ans Antwerpen an Franz in 

.Rom: «Vi dire brevemente sicrome mi è venuto qualche occasione di andare a trat- 

lare in Muscovia un partilo con quel Signore e per far questo primo mi è douato 

D(?) 400 contaïUi e di poi mezzo a participazione dello stesso negozio». Er bat ihn: 

«Non diciate che io sia andato se non in Svevia per qualche mio negozio .che cos'i hô 

scritto a ciascuno riservato a quelli di casa e queslo acciô non mi fossi fatto una 

contramina al mio di.scgno. - Parlirù a Santo Giovanni». Das von mir in England 

im Concept vorgefundene Schreiben der Konigin Elisabeth an Iwan Was.silje- 

witsch ist vom 20. Juni 1564. Sie sagt darin: «Veslrum ergo nos et nostros singu- 

lare sludium facil ut libenter etiam hoc tenipore Raphaelem Barberinum, virum 

ijuideni Italum, sed nobis, cerlis nominibiis, valde charum, bis nostris literis Vestrae 

Maiestafi commendemus. Petinuis ilaque ut hic \ir vestra bona gratia atque volun- 

late. et iussu etiam atque aulhorilaïc, si opus fuerit, bénigne a Veslra Maiestate, lui- 

maniter a Vestris snbditis tractetur. Utque sibi ac suis, cum bonis universis tuluni 

libcrumque sit per \ estra régna atque provincias ire, transira istic morari quam diu 

placuerlt et inde abire atque recedere quandocunque illi ac suis libitum fuerit». 

Lord Montague, vs'elcher 1557 unsern Gesandîcn Nepeja in London empfangen 

und gclcifet batte, auch vordem in Rom und spater in Madrid gevvesen, war im 

Mdrz 1564 mit dem talentvollen Diplomaten Dr. Wotton und dem Staatsmann 

Walter Haddon von Elisabeth nach den Niederlanden gesandt worden, uni mit 

den Cominission.-ircn des Kônigs von Spanien die Handcisangelcgenheiten zwischen 

England und den jNiedeilandcn zu rcguliren. Wahrscbeinlich batte Barberini 

den Enipfehlungsbrief der Konigin Elisabeth an Iwan Wassiljewitsch durch 

Lord Montague's Vermittelung erhalten. In Moscau genoss Barberini viele Be- 

weise von A\ifmerksanik<it von Seilcn des Zaren, und als ini iVovember Abgesandte 

von Iwan Wassiljewilsch's Schwiegervater aus Tschcrkassien, zugleich mil der 

Gesandtsciiafl vom Kaiser Ferdinand und vom Ordensmeister Wolfgang (wegen 

27 



— 206 — 

» 
Unterlegung zu machen ùiid darauf hinzuwirken , dass ausser der engli- 

schen privilegirten Compagnie keinen Ausliindern in Russland freier Han- 

del gestattet werde. Auch war es jelzt wiinschenswerth , das friihere 

vom Zaren erhaltene Privilegium auf den Uandel von Russland ans nach 

der Bucharei und nach Persien auszudehnen. 



Fûrstenberg's Befreiung) Audienz hatten, ward Barberini ebenfalls dem Zaren 
vorgestellt; auch speiste er nachher zusammen mit ibnen in der Granowitaja Palata. 
Nach Antwerpen.im Sommer 1565 zuriickgekehrt, schrieb er am 21. Juli an seinen 
Bruder Franz: «Avendo ottenuto per il paese del Moscovito franchigie e salvi con- 
dotti per me e mia gente, spero in future avervi a far del bene, perche hô auto 
certe cognizioni di che pochi sono infofmati, hô di poi auto passaporli e salvi con- 
dotti dal Rè di Danimarca e dal Rè di Sueda, cose che le stimo e vagliono molle, 
e piT non perdere 1' occasione alli XI del présente (am 11. Juli 1565) hô spedile 
di quà una nave con x. m. (10,000) D(?) fra mercanzie e contanti che se a Die 
piacerà vadia e torni a salvamenlo spero molto bene e cosi seguirô in futuro spe- 
rando che Die per questa strada ricompensi tutla la casa mia». Am 8- September 
fûgte er zu einem Briefe hinzu: «Non sô che dirmi se non che sto semivive aspet- 
tando che N. S. Iddio mi faccia grazia che la nave ch'io mandai venga a salvamento 
siccome in lui spero». An seinen \ater schrieb er noch im August: «Perche sô che 
dovete sapere che hô mandate una nave aile Nerve: vi dlrô avère ricevuto lettere 
dal Sopracarico (er batte den Sund passirt). Perô se a Dio piaccia farmi la grazia 
che ritorni a salvamento sono molto certo di ristorarmi a doppio di ogni mie danno 
e da potermi contentare, perche vi hô carico sale, che quindi primo costo mi costa 
D 1500 la quai grazia di poterie passare è stato gran favore cbe mi hà fatto il Rè 
di Danimarca a islanzia del Moscovito '1 quale mi fece letlere per dette Rè molto 
in mio favore e me ne fece ancora pel Rè di Sueda per aver passaporto franco dalle 
sua nave, dalli quali anzi mio ritorno bô tutto ottenuto. (Russland war damais mit 
Danemark iu gutem Einverstandniss. Nach dem Freundschaftsbiindniss von 1562 
sollten die Russen Kaafbofe in Copenhagen und in Wisby auf Golhland haben; die 
Danen aber zu Novpgorod und zu Iwangorod [Narwa]. Im Jahr 1564- batte Iwan 
Wassiljewitsch einen Frieden mit Erich XIV. gescblossen). E dette Moscovite 
mi hà fatto privilegi e franchigie e esenzioni bellisime per me. mia nave, e miei uomini, 
sicche non page di cosa alcuna une solde. E corne '1 paese chi vi va non ne puo 
uscire , a me hà fatto, che mia génie sieno d'ogni cosa libère e franche . . Perô cencludo 
cbe veggo la strada aperla da fare del bene e se io le volessi andare a serviie, come 
infinité voile mi fece dire da due Ferraresi prigionieri che vi sono, penserei starvi 



— 207 — 

Jenkinson war am 23. August iiach Moscau gekommen und hatle 
am 1 . Seplember Audienz. Der Zar, welcher damais in Moscau ein neues 
Schloss, in Wologda eine Burg und vicies Andere in der Alexandrow- 
schen Sloi)oda bauen liess, Irug ihm auf, einen gescliiciiten Archileclen 
(an arcilitecture whicli can make caslells, townes and palaces) in Eng- 



troppo bene, lasciato da parte la incoiiiinoJità del paese; ma non me ne risolvo, se 
la nécessita non me ne sforza, perche sô che mai piu potroi usrire di là». Barbe- 
rini selzte damais fur seine Freunde eine kurze Beschreibung von Bussland auf; 
dièse «Relazione di Moscovia» wird in der Barberinischen Bibliothek zu Rom aufbe- 
wahrt und ist 1658 gedruckt worden. Wir verdanken Barberini handschriftliche 
Notizen iiber die Handelsarlikel, welche er dazumal der Einfuhr werth hielt, auch 
lernen wir von vielen die Preise kennen. Im Jahr 156* galt in Moscau das Pud 
Zucker 60, Alaun 55 bis 60, Brasilienbolz 30 Allin, gesponnenes Gold das Pfund 18 
Thaler, Perlen (grosse weisse) die Unze 2 Rubel, der Thaler 50 Dengi. Barberino 
besclireibt, was fiir eine Panzerriistung, welche Art von Pferdegeschirr, Scblitten- 
und Pferdedecken und was fur andere Sachen fûrden Zaren besorgt werden sollten. 
Er riilh, kalekulische Hiihne und Hûhner, Schwertbolinen , Blumenkohl und Kûrbis- 
Samen, vini buoni e grandi, ma non dolct, grosses Papier zum (damais eben mit dem 
AnocTOjiT. begonnenen) Bûcberdruck in Moscau, Markasit zur Composition der Driick- 
lettern nach Rnssland zu senden. Elisabeth schrieb diirch Jenkinson an Iwan 
Wassilje witsch unter'm 20. April 1566: «Inlelligimus Vestram Maiestatem eam 
etiam nostraruni literarum rationem habere, nt ad re.spectum earundem, et plurimum 
semper nostris tribuat, et plus aliquando alienis etiam in noslram giatiam concédât, 
quam nos ipsae pro illis postulamus. Id quod superiori aiino, cuidam homini Italo, 
Rapliaelo Barberino accidit, quem nos, ut peregriualorem non ut negociatorem 
Vestrae Majestati commendavimus. Sed de hoc Ilalo bomine, quoraodo et nostra- 
rum literarum commendatione et Yestrae Majestatis bonitate ausit abiiti et de aliis 
etiam rébus, quae ad intercursum inter Nos ac Nostros institutum imprimis pertinent, 
, Antonius Jenkinson, perdilectiis noster famulus, fusius, coram praesenti sui ser- 
mone, sed nostris verbis, animi nostri sententiam declarabit». - Bekanntlich kam im 
folgenden Jahre, 1567, Alba ans Spanien nach' den Niederlanden. Barberini (er 
war Ritter des St. Stephanordens) nahm nnter ihm oder vielmehr unier Vitelli 
Dienste als Militâr. Seine damaligen Briefe an seine Brùder in Rom sind fiir die 
Geschichte jenes Krieges benutzt worden. Im Jahr 1569 ward er nach England zii 
Elisabeth gesandt etc. Sein Neffe, Urban VIII., begrûndete die Celebritàt des Bar- 

27* 



' _ 208 — 

land fur îhn anzuwerben, ferner einen Doctor und einen Apotheker, 
so wie Meisterleute, die Gold und Silber auszufiiiden versliinden (masters 
such as are conning [nicht coming] to seke ought gold and silver). Es 
scheint rair, als ob Jenkinson zu Besorgung dieser Angelegenheit wah- 
rend des Winters 1566-1567 eine Reise nach London gemacht habe. 

In einem Schreiben der Kônigin Elisabeth vom 18. Mai 1567 bittet 
sie Iwan Wassiljewitsch, das ira vorigen Jahre versprochene Privi- 
legium ausfertigen zu lassen, und meldet zugleich, dass sie den vôm Za- 
ren begehrten Personen die Reise nach Russland verstattet habe. In der 
That kamen auch damais (1567) ein Doctor (Reynolds), ein Apotheker 
(Thomas Carver?), ein Ingénieur (Humphry Lock'), sein Gehiilfe 
John Finton), ein Goldschraidt und Probirer (goldsmythe and golde- 
finer: Thomas Green) und andere Meisterleute '^j zu uns heriiber. 



berinischen Hauses. Wer hat nicht von dem Palais dieser Familie in Rom gehôrt? 
Die reiche, jetzt leider verschlossene Bibliothek mit dem Schatz von Handschriften 
ward vom Cardinal Franz Barberini, dem Grossneffen von Raphaël, gestiftet. 

') Lock schrieb an Sir William Cecil am i. Mârz und am 20. Mai 1568 
und sagt unter Anderm: «I cold do for the Emperor such things and make him such 
engynes for his vrarres that he might thereby subdue any prynce that wold stand 
against him with devyces yf I would make manyfest I cold hâve land and money 
inoughe, but that goods is evil gotten, that proflyt pressyts (précipitâtes) a man 
down into hell». Ferner erklârt er, er habe in England eine sehr vortheilhafte Ein- 
richtun" zum Salzsieden machen kônnen, dièses aber nicht gethan, weil er fûrchtete, 
Andere wûrden den Vortheil davon geniessen. Am 1. Juli 1568 schrieb er, es seien 
Ende Mai's ein Doctor, ein Apotheker und ein Chirurgus angekommen. «the Doctor 
was jolyvatyd (er macht ein englisches Verbum aus: asajOBarb) wilh 200 rubles, the 
potycarye with 100 and the suigeon with 50 rubles». Am 19. Mai 1572 schrieb 
Lock an Lord Robert Dudley, Grafen von Leicester, dass er nicht wisse, oh der 
Zar seine Bauten fortsetzen werde und dass er wûnsche nach England zurûckzukehren. 

*) Die Londouer Compagnie sandte noch drei Seiler: Robert Wilson. Robert 
Bland und John Bus hell. Der erste war auf vier Jahre mit L. 9 jàhrlichem Gehalt, 



— 209 — 

Zar Iwan Wassiljewitsch erkliirte nun Jenkiiison, er wiinsche 
J) mit der Konigin Elisabeth ein Freundschaftsbiindniss abzuschliessen 
(which shall be the beginiiing of further malter to be done); 2) sie solle 
seinen Freuiiden hold, seinen Gegnern aber feind sein, er werde das- 
selbe thun; 3) besonders solle sie sich nicht mit dem Koiiige von Polen 
befreunden; Sigismund suche ihr und ihrem Volke zu schaden. Dieser 
habe neuerdings einen Spion zu den englischen Kaufleuteii in Moscau 
gesandt mit einem Schreiben, in welchera dièse aufgefordert werden, die 
ihm, dem Kiinig, geneigten Russen mit Geld und anderweitig zu unter- 
stiitzen. Die Absicht hierbei sei gewesen, Verdacht auf die englischen 
Kaufleute zu werfen, das gute Vernehmen zwischen England und Russ- 
land zn untergraben und dadurch den kaum aufgebliihten Handel zwi- 
schen beiden Nationen zn vernichten; 4) sie môge erlauben, dass des 
Schiffbaues und der Schilïïahrt kundige Personen (masters which can 
make shippes and sayle them) nach Russland kommen, und dass 5) Ar- 
tillerie- und andere Kriegsgeriithschaften aus England zu uns gesandt 
werden dùrflen ; 6) es solle durch Eidschwur zwischen ihr und ihm ab- 
gemacht werden, dass ein Souveran in des Andern Land kommen moge, 
im Fall er durch Unruhen in seinera Reiche dazu genothigt werde; 
dièses solle geheim bleiben; 7) sie solle zur Abschliessung des Riind- 
nisses eine Person von Rang zu ihm senden; endlich 8) wiinsche der 
Zar ihren Bescheid iiber ailes dièses zum Petri-Paultage (29. Juni) 1568 
zu erhalten. Ausserdem bekam Jenkinson noch Commissionen, die er 



die andem mit L. 5 fur die ersten drei und mit L. 6 fur die foleenden drei Jabre 
angenommen. [ch weiss nicht gewiss, ob es bei dieser Gelegenheit war, dass Fran- 
cis Oder (Ouldre), der die von den Eiiglândern bei uns eingerichtete Fabrik von 
Poldavy's, d. h. grobem Sackluch, leiten soUte, herùber kam. 



— 210 — 

miindlich ausrichlen sollle. - Hier muss die geheime Unterhandiung we- 
gen einer Vermahlung mit der Konigin Elisabeth angefangen haben. 

Das gewiinschte Handelsprivilegium wurde am 22. September 1567 
ausgefertigt. Es enthielt die Erlaubniss, nach Casan und Astrachan, nach 
Narwa und Dorpat, nach Bulgarien, nach Schamachien u. s. w. Handel zu 
treiben*). Am Eismeer und am Weissen Meer soUten die Hiifen allen nicht 
zur Compagnie gehorigen Kaufleuten verschlossen sein. Die Hiiuser der 
Compagnie in Moscau, Wologda und Cholmogorii wurden ihr zugesicherU 

Iwan Wassiljewitsch batte 1567 zwei moscowische Kaufleule, 
Stepan Twerdikow und Fedot Pogoreloi, nach London gesandt, 
wo sie (die ersten, die dahin gelangten) im August ankamen und in dem 
Hause der Compagnie in Seething-lane einquartirl wurden. Sie hatten den 



') Die Directoren der Compagnie schrieben 1566 nach Russland, man soJle den 
Weg von der Dwinamûndung bis Nowgorod und Narwa hinsichtlich der Wasser- 
und Landcommunication zum Behuf des Waarentransportes unlersucben. In Folge 
dessen unternahmen Thomas Southam und John Sparke noch Ende Juli jenes 
Jahres, 1566, dièse nicht uninteressante Reise. Sie fuhren auf einer Lodje von Chol- 
mogorii aus zum Solowetz'schen Kloster (der Abt desselben, Philipp, war gerade 
zum Metropoliten von Russland emannt worden), bekamen da einen Fiihrer fur den 
ersten und schwierigsten Theil des Weges, segelten bei Soroka in die Mùndung des 
Wiig, und fuhren dann auf drei kleincn Bôten den Wûg hinauf so weit es ging. 
Sie sahen sich oft genôthigt, ihre Bote und Waarea ùber Land zu schleppen, ka- 
men endlich nach Voyelz, ruderten den Voyetz'schen See (Wûgsee) entlang nach 
Telegina, das Flûsschen hinauf so weit es ging, von da aber auf Telegen nacli Po- 
venetz. Dann schifften sie den Onegasee hinab, durch den Swirtluss in den Lado- 
gasee und auf dem Wolchow nach Nowgorod, wo sie den neuen aus Eugland ûber. 
Narwa gekommenen Agenten William Rowley vorfanden, der nicht nach Moscau 
reisen durfte, weil die Pest in Nowgorod war. Das Ergebniss von Southam's und 
Sparke's Untersuchungsreise war, dass zwischen Powenetz und Nowgorod Waaren 
zu Wasser befôrdert werden konnten, Bach Povenelz aber mùsslen sie von Ssumy 
aus zu Lande im Winter transportirt werden. Damais wurde von Ssumy viel aui 
Weissen Meer gesottenes Salz nach Nowgorod zu Schlitlen verfûhrt. 



— 211 — 

Auftrag, Edelsteine und andere koslbare Sachen fiir den Zarischen Schatz 
gegen Peizwerk einzutauschen. Sie brachten ein Schreiben des Zaren 
vom 10. April, welches in zwei Sprachen, russisch und deutsch, abge- 
fasst war. Das deutsche habe ich aufgefunden. Es ist das altesle in 
England befindliche Schreiben eines fussischen Regenten'). Die Konigin 
Elisabeth empfing unsere moscowischen Kaufleute auf ihrem Landhause 
Oatlands, bei welcher Gelegenheit Henry La ne das Doiraetschen iiber- 
nahm. Im Mai 1568 halten sie Abschiedsaudienz in Greenwich. Elisa- 



') Der Anfang des Zarischen Titels fehlt. Das Vorhandene lautet folgendermaas- 
sen : aObdorski Condinski und aller Sieberscben Lande, und Norden seiden befieller 
und Her des Lifflendischen Landes und anderer Elisabeten Konigine zu Enge- 
lant Franckrich und Hiberni und anderer. - Dem Erlicben und Leuchtlicbem 
Konickricb Gesunlbeit. Wir baben gesanth zu euger Landes seilten unserKaufF- 
leut Steffan Twerdiko und Fedota pogorela und mit inen baben wir gesanth wahre 
aus unserm Scbatze und sie sollen in eugerm Konickreicbe zu unserm Scbaize kauf- 
fen. Saphir und robine, und Kleidewerk was inn unsemn Schatze dinet, und wonn 
die unsere Kauflleut komen in euger Konickreich und so wolt ihr ibnen lassenn 
geben frey und wolt inen lassen mit eugern Leutten und aus andern Herscbafften 
leutlen welchere zihenn in euger Konickreich mit inen kauffschlan und beutten mit 
wahr, und furkauffen was inen befollen in unserm Schatze nutze, aucb Zoll tamgi 
und fur uberfur und von hoffen und von herbergen und andere welchere Gerecb- 
(icheit von unserer wabr und von diesen unseru Kauffleuten und von ihren Leutten 
wolt ihr nicht lassen nemen glich also wie aucb wir in unser herscliafFtva von 
eugern Leutten keinerlei Gerechticheit nicht lassen nemen und wos inen wurth 
zutragen zu zihen in ander Lande umb unser Bedarfs halber und so wolth ihr inenn 
freilieit geben und won dièse unser Kauflleute baben erhandelt, und zuuriige ziheu 
zu unns und so wolt ihr sie durch euger Landt beleit sagen lassen das innen nich 
muchte schaden vou imanden oder aufhaltunee geschen und in euger schiffe wolt 
iiir sie lassen schiffen das sie muchten zu unser Herschaft gesunth komen. Geschri- 
ben iu unser Herschafilt hoQe der Stadt moskauw, Im ihare von Schaffung der Weltb 
7075 im Aprile in dictum 10. unser Herschaft (ûbersetzt: our âge) im 34- und unser 
Keiserthum Russischem im 20 Casanschem im 13 Astrachanschem im 13.»- Auswen- 
dig steht: «EjHcaneTH Bo;Kieio MHJocTiio Kopo.ieBHe ar.inncKie 3eM.»H *paHnOBT. %h- 
6epcK0H a hbmxï». Das Sicgcl ist gui erhalten. 



— 212 — 

beth gab ihnen einen (lateinischen) Brief, datirt vom 9. Mai, fur den 
Zaren, sagte ihnen einige Worte und sie kiissten ihr knieend die Hand'). 
Bald nach der Eroberung von Narwa im Jahr 1558 hatten Engliinder, die 
nicht zu der russischen Compagnie gehorten, Waaren dahin zu senden 
angefangen. Man stiilzte sich darauf, dass zur Zeit der Ertheilung des 
urspriinglichen Privilegium's Narwa nicht zu Russland, wohl aber schon 
lange vor Chancellor's Fahrt zu deq Hansestiidten, gehôrt habe. Die 
Compagnie wirkte 1566 eine Parlamentsacte aus, nach welcher blos 
ihre Mitglieder, deren Zahl sich damais auf vierhundert belief, von 
England aus dahin Handel treiben durften. Sie hiess jetzt: Fellowship 
of english merchants for discovery of new trades. Chris topher Hudson 
wurde rail Waaren nach Narwa gesandt und sollte dort ein Handelshaus 
fiir Rechnung der Gesellschaft einrichten. Deraungeachtet fuhren meh- 
rere Engliinder fort, Privatgeschafte in Narwa zu machen. 

Sigismund, der Konig von Polen,.that ailes Mogliche, ura die Com- 
munication zwischen England und Russland zu hindern. Ich besitze Copieen 
von mehreren Schreiben desselben an die Kônigin Elisabeth aus den 
Jahren 1567 und 1568, in welchen er sich iiber diesen Handelsverkehr 
beschwert, indem durch denselben Russland nicht nur viele zum Krieg- 
fiihren nothige Sachen bekorame, sondern auch, was das Schlimmste sei, 



') Stepan Twerdikow war schon fiûher in den JNiederlanden gewesen. Er 
hatte damais zu Antwerpen den Simon von Salingen und Cornélius de Meyer 
besucht. Dièse beiden Personen scliifl'ten 15ti6 von der lapplândiscben Kùste ziir 
Mûudung der Onega und begaben sich von da, als Russen veikleidet, ùber Kargo- 
pol nach Moscau zu Twerdikow als zu ihiem Bekannten, um sich bei ihm Rath's 
zu erholen. wie sie ihre Klage ûber den an einem ihrer Landsleute verùbteii Mord . 
bei'm Zaren anbringen kônnten ]n Loudon befanden sich unsere moscowischen Kauf- 
leute zur Zeit als die erste Borse dort unter Sir Thomas Gresham's Leitung ge- 
baut ward. Sir Thomas war damais (1567-1568) viel in London anwesend. 



— 213 — 



Leule erhalte, die nùtzliche Kennlnisse und ailerhand teclinische Kiinste 
daselbst verbreiteten'). 

Um dem Handel der nicht zur privilegirlen Gesellschaft gehorigen 
Englander in Narwa Einhalt zu tliun, schicklen die Directoren im Herbst 
1567 Lawrence Ma ni ey daliin; die Konigin gab ihni ein kurzes Schrei- 



') So schrieb er unterm 13. Juli 1567: «Qiioinrnus aulem navigalionem m Mos- 
coviam perniiltere possimiis, videt nos Serenitas Vestra grarissimis non solum nostris 
privatis, sed etiara religionis et reipublicae tolius christianae rationibus prohiberi. 
Instruitur enim hostis, ut diximus, commeatn, inslriiHur, quod magis est, armis in 
illa Barbaria inusilatis, instruitur, quod quidem maxime ducendem esse existrmamus, 
artificibus ipsis, ita, ut etiamsi ad illum nihil praeterea importetur, tamen opéra arti- 
ficum ipsorum, qui illi, vigente ejusmodi navigatione, libère summittuntur, facile 
omnia simul et fabricentur in ipsa illius barbara ditione, quae usus ipsi belli re- 
quirit, et quae uti bactenus ipsi ignota fuerunt». Am 3. Marz 1568 schrieb er: 
«Cum enim hac navigatione recens admodum instituta, bostem non modo regni nosfri 
temporarium sed etiam omnium nationum liberarum baereditarium, Moscum, magno- 
pere instrui et armari videamus, non solum armis, telis, commeatu, quae, etsi magna, 
sunt, tamen facilius profecto prohiberi possent, sed etiam aliis multo majoribus rébus, 
quae neque satis ullo rousilio provideri, et bostem ipsum magis etiam juvare pos- 
sunt, artificibus inquam ipsis, qui arma, qui tela, qui caetera ejusmodi in illa Bar- 
baria nec visa nec audita hosti fabricare non cessant:, ac praeterea quod maxime 
attendendum est, cognitione omnium, etiam secrelissimorum consiliorum' nostrorum, 
quibus illi paulo post, ad interitum, quod absit, omnium nostrorum abutatur, speran- 
dum profecto nobis esse non existimaraus, ut banc ejusmodi navigalionem liberam 
esse paliamur». - Hakluy t bat eiuen Brief vonSigismund aus dieser Zeit gedruckt, 
aber denselben irrig vom Jahr 1559 datirt. Hier steht: «We know the Moscowite 
dayly to grow migbtier by the increase of such things as be brougbt to the Narve, 
while not onely wares but also weapons beeretofore unknowen to bim, and artificers 
and arts be brought unto him: by meane whereof he maketh himself strong to 
vanquish ail others. We seemed hitherto to vanquish him onely in this, that he was 
rude of arts, and ignorant of policies. M so be that this navigation to the Narve con- 
tinue, what shall be unknowen to him? The Moscowite, with those things that be 
brought to the Narve, and made more perfect in warlike affaires with engines of 
warre and shippes, will slay or make bound ail that shall withstand him: which 
God défend». 

28 



— 214 — 

ben vom 14. October an den Zaren*). Ein Vierteijahr spater wurde 
George Middleton nach Moscau gesandt; er brachte ein ausfiihrlicheres 
Schreiben derKônigin vom tO. Februar ISeS*^). Iwan Wassiljewitsch 
liess ihn fragen, ob er etwas iiber Jenkinson's Zuriicksendung zu ihm 
•wisse, und da er keine befriedigende Antwort erhielt, so nahm er es 
iibel, dass die Konigin die ihr durch Jenkinson gesandte miindliche Mit- 
theilung und den Antrag eines engen Freundschaftsbiindnisses hintanstelle 
und bloss wegen kaufmiinnischer Angelegenheiten Leute schicke und an 
ihn schreibe. Da man in London erfuhr, dass weder Manley noch 
Middleton etwas habe ausrichten konnen und dass man sie mit sehr 
mistrauischen Blicken ansehe, so ward im Juni desselben Jahres Thomas 
Randolph, ein geiibter Diplomat, nach Moscau abgeferligt^). Mit ihm 

') Mit Manley kam auch Nicholas Proctor, der spàter Agent in Moscau 
wurde. Zu bemerken ware, dass Manley abgesandt ward, ehe noch Jenkinson 
mit dem Schreiben und den Auftriigen des Zaren nach London zuriickgekehrt war. 

^) In dem durch George Middleton (er war ein gentleman) gesandten Schrei- 
ben der Konigin erwâhnt sie jedoch nur ganz kurz, dass sie durch Jenkinson des 
Zaren Zuschrift vom September 1567 erhalten habe, dass sie ihr hôchst angenehm 
gewesen sei und dass sie das ihr und ihren Untergebenen erzeigte Wohlwollen 
dankbarliclist anerkenne. Dagegen erzâhlt sie Folgendes mit einiger Ausfùhrlichkeit: 
«Inter alia mandata hoc habet (Georgius Middleton) praecipuum, ut sedulo agat cum 
Vestra Maiestate de apprehendendo, primo quoque tempore, certos istic (in Narwa) 
Anglos (Thomas Glover, Ralph Rutter, James Watson, Christopher Bennet) qui, ad 
apertum contemplum nostri, ad summam fraudem nostrorum, ad non lenem injuriam 
etiam Vestrae Majestatis, nimium infidos, iniuriosos et iniquos, nobis omnibus sese 
gesserunt. Qui, uti accepimus, clam, insciis eorum dominis, qui hic in Anglia sunt,^ 
cum polonis foeminis concubia contraxere, et propterea, si ratio apprehendendi eos 
non maturius, non tutius ineatur, pertimescendiim est ne brevi in Poloniam confu- 
giant». Uebrigens wird gemeldet, dass ira Friihjahr ein Gesandter mit einigen ange- 
sehenen Kautleuten nach Moscau abgefertigt werden soUe, um ûber commerzielle 
Angelegenheiten und andere Dinge das Nôthige zu verhandeln. 

^) Thomas Randolph, geboren zu Badlesmerejin der Grafschaft Kent, halle 
zu Oxford in Christ Church Collège studirt, war spater Principal des heutigen Pem- 



— 215 — ^ 

kamen: sein Secretiir George Turberville*), die Kaufleute Thomas 
Banister und Jeffrey Ducket, die pach Persien zu gehen wtinsch- 
ten, James Bassendine, James Woodcock und Richard Browne, 
die von der Petschora aus eine Untersuchungsreise zur See ostwiirts iiber 
VVaigalsch hinaiis machen soliten, und noch mehrere andere Personen. Sie 
kamen auf der Rosen-Insel an der Miindung der Dwina am 2. August an''). 
Nach Moscau gelangten Randolph, Banister und Ducket am 
l(). Octoher. Sie wurden in deni fiir Gesandte erbauten Hause logirl, 
es ward aber niemand zu ihnen gelassen, bloss Dr. Reynolds und 
einige englische Meislerleute besuchlen Randolph verstohlener Weise. 
» Dieser hatte ein ganz kurzes Schreiben der Konigin Elisabeth vom 



broke Collège, und ging bei'm AntriU der Regierung Mary's 1553 nach FrankreicL. 
Von der Konigin Elisabeth war er seit 1560 in den Angelegenheiten mit und 
wegen der Mary Stuart als ibr tbàtiger Agent in Scholtland gebraucht worden, 
und nachdem er bei uns gewesen war, sandte sie ihn wieder dahin. Er hatte damais 
den Tilel eines Postdirectors. Im Jahre 1573 wurde er nach Frankreich gesandt. Er 
starb am 8. Juni 1590 und ward in der Kircbe zu St. Petershlll, Pauls Wharf, be- 
graben. Ich habe in England eine grosse Menge Briefe von ihm vorgefunden. Seine 
Wiltwe, Ursula, geborne Copinger, behielt Quinborough Castle. 

') George Turberville war der jùngere Sobn von Nieholas Turberville 
zu Whitechurch in Dorsetshire. Er erhielt seinen ersten Unterricht in einer Schule 
bei Winchester und ward 1561 Fellow von Aew Collège in Oxford. Spiiter betrieb 
er Advocatengeschiifle iu London. Er galt fur einen Uichler. Bei uns amûsirte er 
sich , an seine Freund(' in England, Edward Dancie, Spencer und Parker in 
\ersen zu schreiben. Ei verweist Parker auf Ilerberstein's Buch ùber Russland, 
glaubt aber irrig, dieser sei voni Kônig von Polen zu uns gesandt worden. 

*) Randolph besuchle das Kloster St. Nicolai. Man brachte ihm dort Salz und 
Brod dar, aucb allerliand Fische, so wie ein schwarzes Schaaf mit weissem Gesichte. 
Auf seiner Reise durch Wologda gedenkt Randolph der Burg, welche der Zar da- 
selbst von Stein und Ziegeln gebaut batte (the walls faire and hie). Bei Jaroslawl 
erwahnt er des 1565 von den Englandern auf der Woiga erbauten Fahrzeuges von 
ungefahr dreissig Tonnen. um den Fluss zu liesegeln (which there was never seen 
before); es hatte mit der ganzen Ausrùstung nicbt iiber hundert Mark gekostet. 

28* 



^ _ 216 — 

12. Juni, welches den Erwartungen des Zaren keinesweges entsprach*), 
denn er hatte dem Jenkinson wichtige geheime Auftrage an Elisabeth 
gegeben. Randolph weigerte sich, dem Bojaren Fiirsten Afanassy 
Iwanowitsch Wasemsky (Statthalter von Wologda) und dem Djak 
Peter Grigorjewitsch vorlaufige Mittheilungen iiber seine Sendung 
zu machen und daher unterblieb die Audienz. Endlich kam ein Schrei- 
ben der Kônigin Elisabeth vom 16. September 1568 iiber Narwa in 
Moscau an, in welchem die Randolph gegebenen Commissionen niiher 
auseinandergesetzt wurden. Bei Abfertigung dieser Erkliirung sch.rieb die 
Kônigin an den Magistrat von Narwa, sie habe mit Verwunderung ver-r 
noramen, dass Manley und Middleton daselbst angehalten worden 
seien, und empfahl die prompte Befôrderung ihres beigelegten Schrei- 
bens an Iwan Wassiljewitsch.*). 



') Die Kônigin sagt bloss: sie habe des Zaren Schreiben vom September 1567 
durch Jenkinson erhalten. Sein darin sichtbares Wohlwollen gegen ibre Unler- 
thanen und gegen sie seibst erheische ihren und ihrer Nachkommen innigsten Dank. 
Sie sende jetzt Randolph, weil der Zar gewunscht habe, es solle ein von ihr 
Bevollmâchtigter nach Moscau kommen. - Ich besitze die Copie der Randolph 
gegebenen \ ollmacht. Banister und Ducket hatten auch ein ganz kurzes Schrei- 
ben der Kônigin an den Zaren und eine VoUmacht als Abgesandte an den Schach 
von Persien. 

^) Folgendes ist das Schreiben der Kônigin Elisabeth nach IVarwa aus Wind- 
sor vom 16. September 1568: «Magnificis et illustribus Narvensis Emporii, sub 
potentissirao Imperatore Russiae e. c. supreniis Gubernatoribus, amicis nostris charis- 
simis. - MagniQci, illustres amici charissimi. Misimus hoc anno duos nuncios Lau- 
rentium Manley et Georgium Middleton, utrumque nostrum perdilectum famulum, 
cum literis nostris ad Imperatoriam Maiestatem Russiae. Accepimus, facultatem 
transeundi per vestram Jurbdictionem ad Imperatorem vestrum nostro nuncio Geor- 
gio Middletono a vobis esse denegatam. Quae res eo majorem nobis admirationem 
commovet, quo certiores nos sumus, vobis incertum esse non posse, quaequam certa 
amicitiae ratio, quaequam magna et multa mutuae benevolentiae officia, inter vestrum 
Principem et nos, inter nostros utrobique subditos, amice et humaniter hoc tempore 



~ 217 — 

In Folge dièses Schreibens der Kônigin hatten Randolph, Ba- 
nister und Ducket am 9. Februar 1569 Audienz, bei welcher sie 
dem Zaren nebst ihreii Gesuchen verschiedenes Silbergeschirr ùberreich- 
ten'). EinigeTage nachher wurde Randolph Abends zu Iwan Wassil- 



interceduiil. Sed runi certae jani res sunt momenti magni, .juas communicandas 
habenius hoc tempore runi vestro Iinperatore, et quas intelligere imprimis intererit 
Sua Maieslate, proplerea a vobis priuium pro vestra ergo Principem veslium obe- 
dientia, adinodum ie(jiiiriiiui.s, deinde pro vestra, lUi speramus, ergo nos quoque 
observanlia etiam petimus, ut bas nostras literas, quas cum bis vestris conjunximus, 
primo quoque tempore, ad Suam Maiestatem perferri curetis. Sic, ut nobis certo 
aliquando constet (id quod ut constare possit, diligenter procurabimus) vos fuisse in 
bac ofTicii parte et vestro principi obsequiosos Magistratus et nobis gratos et oflîcio- 
sos amicos. Quo officie vestro, vos nobis non minimam, et commendationem a 
vestro Principe, et gratiam a nobis etiam poteritis promereri. Id quod vobis, pro 
noslra quidem parte, exploratum_ erit, cum ulla nobb ad id idonea dabitur opportu- 
nitas. Foeliciter valeatis» e. c. - Aucb das neue mit dem hier citirten zur Befôrde- 
rung gesandte Schreiben befriedigte Iwan Wassiljewitsch nicht. Es bezog sich auf 
die Angelegenheiten der Kaufleute, zuraal aber auf die Unordnungen in Narwa. Die 
Kônigin dussert ibr Erstaunen darûber, dass Iwan Wassiljewitsch ein besonderes 
Handelsprivilegium an friibere Agenten und Comis der Compagnie, namentlich an 
Glover, Rutter, Bennet und Chappell ertheilt habe. Dièses Privilegium 
wird bei uns erwâhnt, als: Focy^apeBa ^a.iOBa.inafl rpaMOTa AauHsni arJHiiCKHMX 
HBMiîOMi. ToMOcy IlBaiiOBy cuny r^oBapio 4a Pa<i>y HeauoBy cuHy PyTeppy ct> TOBa- 
puuiH, qexupMa Me^OB^KOMi, 7076 roAy. Dièse Englander standen in N'^erbindung mit 
Jacob de la Folia und andern Hollândern. - Man batte die Schreiben der Kôni- 
gin Elisabeth, und auch die der Directoren der Compagnie fur Randolph und 
Middleton, nach Narwa an Andrew Atherton zur Befôrderung gesandt. Das 
fur Randolph ùbergab Atherton dem gerade zu Narwa anwesenden Goldprobi- 
rer Thomas Green. Hieraus entstanden fur beide Unannehmlichkeiten ; man zog 
Atherton, der auch Briefe aus Moscau nach London befôrdert hatte, seinerl Diener 
in Moscau und Green gefànglich ein. Atherton hiess bei uns AmpeS VAbfmohT,. 
-In Narwa befand sich damais der Okolnitschy Grigory Stepanowitsch Ssoba- 
kin, dessen aus so vielen schônen Jungfrauen auserkorene Nichte, Marfa Wassil- 
jewna, zwei Jahre spâter die dritte Gemahlin des Zaren wurde. 

') Manley und Middleton waren aus Narwa nach Moscau gekommen und 
befanden sich bei Randolph, Banister und Ducket. Banister war schon in 



— 218 — 

jewitsch berufen, der sich mit ihm wahrend der Nacht drei Stunden 
lang unterhielt'). Den Tag darauf reiste der Zar nach der Alexandrow- 
schen Sloboda ab und nach seiner Zuriickkunft, im April, war Randolph 
vvieder niehrere Mal bei ihm'^). Im Juni erhielt er, Banister und Ducket 
den Befehl, ihm nach W'ologda zu folgen. Hier wurde das neue, von 
den Engliindern gewiinschte Privilegium ausgefertigt und am 20, Juni 
bestiitigt. Am 24. Juni hatte er seine Abschiedsaudienz. Mit ihm sollte 
der Edehuann (ô.m/KHiii abophhhht.) Andrei Grigorjewitsch Ssawin 
als Gesandter zur Kônigin Elisabeth reisen; der Djak Ssemen Sse- 
wastianow ward zu seinem Secretaren ernannt. Daniel Sylvester, 
einer der Handlungsdiener, ging als Dolmetscher, Thomas Glover aber 
zur Berichtigung der Handlungsrechnung mit. Ende Juli schifRen sie sich 
an der Rosen-Insel ein und im September langten sie in London an. 



Moscau sehr kiank; er starb auf der Reise, welche er am 3- Juli 1569 mit Ducket 
und dreizehn andern Englândern von Jaroslawl aus nach Persien angetreten halte. 
Das Jahr zuvor, 1568, hatte eine ahnliche Expédition von Jaroslawl aus dahin Statt 
gefunden. Bei dieser befanden sich Arthur Edwards und John Sparke. 

*) Man muss nicht glauben , dass bei dieser geheim genannten Audienz wichtige 
Sachen - etwa wegen des Vermâhlungsprojects - abgemacht worden seien. Ich habe 
einen Brief von Randolph gesehen, wo er in Bezug auf dièse Audienz schreibt: 
«I had private tawlke with his Maiestie at good lengethe of maynie matters and 
cheiffeste poynts of my légation. Much hathe byne said of other parte but no reso- 
lution taken in anye thynge tbat yet I hâve in bande». Randolph war so spât 
Abends zu Iwan Wassiljewi tsch gerufen worden, weil dieser am folgenden 
Mor^en sich aus Moscau nach der Alexandre w'schen Sloboda begeben wollte. 

*) Ein Schreiben von Randolph an den Zaren, worin er ûber Glover, Rut- 
ter, Bennet und andere klagt, ist vom 12. April. Den Tag darauf verliess Iwan 
■Wassiljewitsch wieder Moscau. Randolph schrieb an ihn und an die Rathe 
am 7. Mai. Er klagte jetzt besonders ùber Bennet, welcher die Unverschàmtheit 
"ehabt hatte, in Narwa anzugeben, dass die Briefe, welche Randolph iiber diesen 
Ort nach England sende, gegen den Zaren gerichtete Ausdruckc enthielten. Man 
halte ihm nâmlich Raudolphs nach Narwa zur Beforderung nach England gesandte 
Briefe zu ubersetzen gegeben. 



— 219 — 

Nach dem durch Randolpli ausgewirkten Privilegiuni soUten aile in 
Russlaïul befindiichen Engliinder unter der Adminislration der von Iwan 
Wassiljewitsch vier Jahre zuvor eingerichteten Opriischina stehen 
und keinesweges von der Semschtschina abhangen. Das Handlungshaus 
der Engliinder in Moscau war gelegen auf der VVarwarka hinter dem 
Gostinoi Dwor bei der Kirche St. Maxim (MaitCHMi) McnoBtAHHK'b) auf 
dem sogenaimten Juschkow'schen Hofe (K)m,KOBCKin .ifiop-b). Ob nun 
gleicli die Warwarka zur Semschtschina gehôrte, so ward doch das Haus 
der Engliinder ausgenommen. Eben so sollten ihre Hiiuser, welche sich 
in zur Semschtschina geziihlten Stiidten befanden oder daselbst erbaut 
werden wiirden, ausnahmsweise untei; der Opriischina stehen'). 

Die Compagnie in London batte schon 1557 durch Nepeja, mittelst 
seines Dolmetschers Robert Best, Kenntniss von dem Eisenerz und 
den Ukladschmieden im Nordosten von Wologda (so wie auch bei Tula) 
erhalten. Bei Nepeja's Zuriickreise hatten die Directoren den Wunsch 
geiiussert, Proben dièses Uklads (eine eigne Art Stahl) zu bekommen. 
.Tenkinson erhielt 1566-1567 den Auftrag, bei'm Zaren um die Erlaub- 
niss anzusuchen, dass die englische Handelscompagnie in Russland Eisen- 
werke anlegen diirfe. Nun ward dièses mit in das Privilegium derselben 



*) In einem von mir copirten Brief schrieb Banister nach London: «so that 
being of Opprisnay no man of Esemsekye dare meddle with ihe English». In der 
handsclirifllichen englischen Uebersetzung des Privilegiums steht: «their olher bouses 
in our townes of the Sempskyes». Hakiuyt aber setzt falscb: «bouses m the towne 
of Senopski». Karamsin, der dièses in Hakiuyt las und nicht errathen konnte, 
dass Senopski fur Semski und towne fiir townes stebt, glauble, es sei eine besondere 
ihm unbekannte Stadt, Senopski, gemeint. In der von mir gesehenen Handscbrift 
des Randolph'schen Privilegiums steht: «We hâve grannted them the said house at 
S. Maxims in the Moscko freew, Hakiuyt aber bat gesetzt: «at S. Maxims in the 
halfe free». Dies ist wieder ein unverzeihlicher Fehler. 



— 220 — 

eingetragen. An der Wiitschegda, an welcher jetzt die Kreisstadt Ssolwû- 
tschegodsk des Gouvernements Wologda sich befindet, ward den Eng- 
làndern erlaubt, sich anzubauen*) und Eisenhiitten zu errichten, wozu 
denn auch bedeutende Waldungen angewiesen wurden. Die Meisterleute 
zur Betreibung der Arbeiten und zur Unterrichtung der Russen in der 
Kunst sollten aus England gesandt werden, denn dort ward damais 
ailes Eisen noch mit Holzkohle geschmolzen und verscbmiedet, und erSt 
ein halbes Jahrhundert spater kam die Steinkohle oder vielmehr der 
Goke hiezu in Anwendung. Das an der Wiitschegda verfertigte Eisen 
sollte theils in Russland verkauft, theils nach England verschifft werden. 
Die englischen Kaufleute bekamen auch die Erlaubniss, auslandische 
Thaler einzuschmelzen und in gangbare Mùnze umzupragen. Das Glo- 
ver, Rutter, Bennet und Chappell 1568 ertheilte Privilegium ward 
cassirt, und es sollten bloss zur Compagnie gehorige Engliinder in Russ- 
land selbst, und durch Russland in Persien Handel treiben diirfen. Je- 
doch wurde ausbedungen, dass Artikel von hohem Werth aus England 
sowohl als aus Persien zuerst in der Schatzkammer des Zaren vorgezeigt 
werden raiissten, damit der Zar die erste Auswahl habe; auch sollten 
die Engliinder verbunden sein, von ihra Auftriige zû iibernehmen. Es 
wurde ihnen erlaubt, die Repschliigerei in Wologda in der Niihe ihres 
Hauses auf dazu geschenktem Lande einzurichten. Auch bewilligte ihnen 
der Zar in Narwa einen Platz zur Erbauung eines Hauses. 



') Hakluyt bat: «We hâve graunted to the English Merchants leave to buy 
them a house at Wichidau. In der Handschrift steht aber: «leave to bulld them a 
bouse». - In einem Briefe der Kaufleute Banisler und Ducket vom 25. Juni aus 
Wologda fand ich: «He bath given the company a mine of iron with vi^ood and 
ground to make the same six miles compassé, lying bard by the waterside and is 
like to growe to great commoditie both to the company and to our counlry». 



— 221 — 

Es isl Zeit, dass ich auch von dem Etablissement der Engliinder an 
der Dwinamùndung spreche, welches von unsern Geographen und Histo- 
rikern ganz iibersehen worden ist. Es befand sich auf der Rosen-Insel. 

Der ostlichste Winkel des Siidrandes der Dwina-Buchl im Weissen 
Meer, ostlich von Nenoksa, wo Stephen Burrough und Chancellor 
zuersl den Fuss auf russischen Boden gesetzt halten, war anfànglich der 
Ankerplatz fur die englischen Schiffe. Man nannte ihn: Rhede, oder 
Bucht (auch Hafen) des heiligen Nicolai. 

Die siidlichste der vier Miindungen der Dwina, auf der Reineke'schen 
Karte die Nicol'sche, liiess damais die Korelische. Zwischen dieser und 
der nachsten, nordiicheren , nach wie vor die Pudoshera'sche genannt*), 
befindet sich eine Insel, welche auf der erwahnten Karte mit Jagrii 
; ocTpoBT> flrpbi) bezeichnet ist, im Anfange des siebzehnlen Jahrhunderls 
aber Jagornii (aropubifl) hiess, wahrscheinlich so genannt von jakor (flKopb, 
ein Anker), eben weil hier, seit 1553, Schiffe zu ankern pflegten. 

Dièse Insel hatte von den Englandern, wegen der Menge wilder 
Rosen, welche hier wucherten, den Namen Rosen-Insel (Rose-Island) 
erhalten. Ihr siidlicher Rand ist vom festen Lande, auf welchem sich 
das Kloster des heiligen Nicolai befindet, nur durch den schmalen, siid- 
lichsten Ausfluss der Dwina getrennt, der frùher, wie aus alten Documen- 
ten zu ersehen ist, Malokurje (Ma-iOKypbe) geheissen hat. 



') Die sùdlichere Mûndung hiess die Korelische, weil sie gegen Korelien gerich- 
tel ist; die Pudoshem'sche hatte ihren Namen von dem gegenûber liegenden Pudo- 
shemje (friiher aucb Podushemje genannt; der Franzose Sauvage schrieb 1586 
Pou des- James); die Murman'sche ist nach dem Murman'schen Meer, der Nordsee, 
benannt und binsichtlich der Beresow'schen , nôrdlichsten . welche fur grosse Schiffe 
dient, wissen wir durch Stephen Burrough, dass die Bucht bei derselben Bere- 
M)wa Guba (Birken-Buchl) hiess. 

29 



— 222 — 

Auf dieser Rosen-Insel, wo ,,Damascener und rolhe Rosen, Violen 
und wilder Rosmarin" wuchsen, auch Fichten- und Birkenwald war, 
etablirten sich die Engliinder, gegeniiber dem Kioster St. Nicolai, bei einer 
Quelle mil vortrefflichem Wasser*\ Hier wurden aus den von England 
ankoramenden Schiiïen die Waaren in Doschtschenike und Nassaden ge- 
laden, um auf der Malokurje und Dwina nach Cholmogoril und dann 
weiter nach Wologda transportirl zu werden. Aehnliche Fahrzeuge brachten 
auf dieselbe Weise russische Erzeugnisse die Dwina herab zu den Schif- 
fen an der Rosen-Insel, uni nach England, von da aber bisweilen nach 
dem Siiden Europa's gesandt zu werden^). Hier war kein Zollhaus; es 



') Ehe sicb die Englander auf der Rosen-Insel niederliessen, hatten sie wol- 
len an der Beresow'schen Bucht ein Haus bauen; es sollte nicht ùber drei fiubel 
kosten. Slephen Burrough batte schon am 29. Mai 1557 die Beresow'sche Barre 
sondirl und bei'm niedrigsten Wasserstande dreizebn Fuss gefunden. Gray scbrieb 
am 19. Februar 1559 aus Cholmogorii an Lane in Moscau: «I doe intend to set 
up an bouse al Boroseva over against the place whereas tbe sbippes sball ride; it 
shall not cost above tbree roblés and yet if we will, there sball be two warnie 
roomes in it». 

') Von den im Jahr 1567 aus der Themse zur Rosen-Insel gesandten sechs 
Scbiffen sollten nacb der Yorscbrift der Dircctoren der Compagnie, nur die drei 
kleineren mit Waaren fur London, die ùbrigen aber mit Wacbs und Talg fur 
«Bysk've» und «Gallyssia» (in Spanien), fiir «Lysbeborne» (in Portugal) und fur 
Rom geladen werden. Fur Rom sollte auch Garn zur Probe und eine Quantitat 
Flacbs und Hanf gescbickt werden (for the flax batbe as good a vent tbere as hère 
and better ail this last yeare). Die Directoren schrieben, es kônnten in diesen zur 
Abferligung nach dem Sùden bestimmten Scbiffen obenauf Ankertaue (nicbt ûber 
zehn ZoU stark) Flachspacke, Koroben (mit Fellen, Garn u. d. m.), so wie andere 
nicbt scbwere fur England bestimmte Sachen gelegt werden, die»man zu Harwich 
(Harwedge) oder in dea Downs leicbt heraus nehmen und dann die Scbiffe weiter 
segeln lassen konne. Damais (1567) standen die Preise russischer Erzeugnisse in 
London so: Wacbs der Cenlner L. 3, 14 s. auch L. i; Talg 18 s.; Flacbs 28-30 s.; 
Hanf 12 s.; getheerte Taue, von den Englàndern in Wologda bereitet 18 s. (frii- 
her hatte England seine Taue aus Danzig bezogen) ; Garn das Pfund 11 d. ; Tbrao 



— 223 — 

war ganz freier Handel, man fiihrle ein und aus, was man wollte. Hier, 
im Hause der Engliinder auf der Rosen-lnsel, wurden nicht niir die 
ankommenden und abgehenden, oder vorbei reisenden englischen Han- 
delsleule, sondern auch die Gesandlen logirt und hewirihet. Hier hatlen 
Soutliam und Sparke 1566 einen Tag (den 13. Juli) zugebrachl, als 
sie ihre Fahrt von Cholmogorii nach Nowgorod maclilen. Von hier aus 
halle Randolph 1568 das Klosler St. Nicoiai besucht, von hier schrieb 
er, so wie auch Banister und Duckel am 12. Augusl (1568) durch 
„William of Burrowe" an Sir William Cecil; hier ertheilte dieser 
Burrowe damais dem James Bassendine seine Instruction fiir die 
von der Petschora aus nach Osten projectirte Fahrt. 

Das von dem Gesandten Ssawin der Kônigin Elisabeth iiberbrachle 
Schreiben des Zâren Iwan Wassiljewitsch war, wie das Privilegium, 
datirt: Wologda den 20. Juni 1569. Ich habe es im British Muséum 
aufgefunden. Es ist das altesle russische Zarische Schreiben, welches 
England besitzt und hat daher auch aus diesera Grunde ein gewisses In- 
teresse. Die Stelle, wo es gefaltet war, ist durch Feuer stark beschii- 
digt, so dass dadurch die Gramota in zwei Halften getheilt ist. Den Inhalt 
derselben scheint bis jetzt niemand untersucht zu haben; im Catalog der 



die Tonne L 10; Elenthierbâute das Stiick 6 s. 8 d. ; Haute fur Gerber 3 s. 4 d. 

— Man wiinscbte damais, was nierkwiirdig ist, eine Quantitat rnssischer WoUe zur 
Probe zu haben, weil sie fur gut zur Verarbeitung in Hùte und Filze gehallen 
wurde. Die Directoren der Compagnie schrieben : «There is a certayne kind of 
woll verie good in those parts for hatts and ffelts. The Tarlariaus are accoustomed 
to make their clooks therof, yt is much like the Estrich wooll. We praye you to 
send us some therof for a proofife, fl'or we bave more perfect ffelts made hère in 
London at this présent, tban any are made in Spaigne and in great quantifie slso». 

- Noch will ich hier bemerken, dass man dazumal aus England bedeutende Quan- 
titâlen Salz zur Rosen-lnsel sowobl als nach Narwa brachte. An der Dwina, wo dooh 
Salz gesoUeii wurde, gewann man bei'm Verkauf eines Pudes «six Dingots». 

29* 



— 224 — 



Cotton'schen Bibliolhek (Nero; B. XI, 90) steht sie als: zwei Schriflen, 
Russische (two papers, Russian) *). 

Leider ist gerade die Stelle der Gramota, wo der Zar seinen Un- 
willen dariiber ausspricht, dass man seine eigenen Angelegenheilen iiber 



') Foleendes ist ein Auszug aus dieser Gramota vom 20. Juni 1569: 
«CecTp'É Haïuefi E^^msaneTH. BoatHeio mhjiocthk) KopdeBiie ar^uiicKOH *paHHOBCKOH 

XHnepCKOH OÔOpOllHTeJHOH XpUCTHaHCKBe B-Bpbl H HHUX k. ItO apuCU^iaja ecH KT> HaMl 

nocja cBoero TOMOca paHAOJ*y st. rpaMOTOio a bt> iiefi niica^ia eca . H mh ry tbok) 
rpaMOTy cecTpw CBoefi BLiq^ia h spasyiat^u ropaa^o h 'ito TBoero HaKaay ci humt. 6bi.io 
H To Bce Ao HaïubixT. yiub AOHeceuo. h TBoero noc/ia TOMOca paH^o^ta BUpHefiiuaro 
ciyry TBoero ct> iccthocthio nocojCKBMi. o6bi<iaeMT> npHHajH u KaKi. mcjkt. nacb 

CT> T060K) CT. CeCTpOK) CBOeK) ÔpaTCTBy H AKtÔbBH 6mTH . . . H Alî40 /l'BjiaTa CT) TBOHMH 

uocibi ôoapuua csoero a BaMfCTiiHKa BOyioro4UKoro Kioisa oeoeacbn UBaHOBUia bh- 
seMCKoro 4a 4iAKa CBoero neTpa rpHropbeoa u KaKb nptiroHCb nem-h Hacb ôparcTsy 

H AIOÔBH 6bITH. H OHH DO HaïUeMy nOBeJlîHHIO C'b TBOHMX nOCJOMTj CCCTpbl HaUlbie 
CT> TOMOCOMT> CT. paB40^*0MT> Ba TOMT. H 40r0B0pT> yqHUB.JH. H Mbt TBOCrO IlOC^a 

TOi^oca paB40ja>a kt. Teôt cecTp-B CBoeâ ornycTHviB a cb HBMb kt> Teôt noc^aja ecMa 
OTT. CBOBXT. B'BpBBBUiBX'b fi^iHaîBcro CBoero 4BopaHHHa oiMpta rparopteBBMa roBana 
4a CT» BBMT. 4iaKa CBoero cejfêHa caBOCTbaBOBa h o bc-ext. cbohxt. 4t.iexb npaKaaa^a 
ecMa KT. reôt cecrpt cBoea ct. cbobmt. doc^iomt. et 0H4p'EeMT> 3t> rpBropbeBH<jeMT> et 

COBHBWMT. b <"h TBOBMT. HOC^OMT. CT. TOMOCOMb KaKT. MBiKT. HaCT. ÔpaTCTBy B JIIOÔBU 
6bITH B Me»!. OÔ'BHX'b 3eMe4I> OOKOK) B 4o6pOMy BpBÔLITKy ÔblTB. a O TOMli 6m eCH 

Ha HacT> He no4BBB.ia mto noc^a bcmh TBoero y co6ji no3a4epa;aLiB. noccn. tbob nosa- 
4ep»ajca t-bmt. oôbiqaenn. no TOMy uaKT. ecma kt. tc6î TBoero nociauiiBKa oHTOHia 
OTnycTHjiB B KOTopbie ptqH KT. xeôlî CT. HHMT. npBKasbiBa^B b KaKT. no TtMT. cpo- 

KOIMT. KaKT. 6bl.10 KT. HaM'b 6uTB OTT. Te6a CCCTpbl IiaUJbie K0p04eBBbI OnTOBblO B HaMT> 

npo oHTOHba BS40Ma BBKOToporo He yiiBUBJOcb a tbob noco^i. tomoct. pan4o.i<i>'b eaio 
ne npHniOjn.Hto bho npauiojT. nocjaniiBKT. tboh lopbB Mi;44yHTBHT. na pyro4BBT. 
TaKT.aie h BbiHbie MtcTa npani^iB MHorae noc^aHHiiKB a cKaawBa^acb Bct tbubmb roH- 
na H MU flXT. Be.i'E^iH pocnpaïuBBaTB tbob noc-iauHHKb outohcb cecTpbi nauiae 40 xeôa 

40in0JT>JH B «ITO O TOMT. KT. UaMT. npBKaST. eCTbJB B KBKT. OHTOHefi KT. HaMT. 6y4eTT> 

Hjib xto bhob bt. ero m-ëcto kt> HaMi 6y4eTT. b obb oÔHSBca rop40CTbK) kt. naui. 

HHKOTOporO OTB-ÈTy HC y<]BHH4H H KT. BaïUeMy... 4*^0 BCTOpOUl;. a BO.. BCtXT. r.. 

Hanepe4T. 4-Ë^a KOH^iaioTua 4a noTOMT. npaôbiTKOBT. BmyTL. a B noco/iT. tbob tomoct. 
npa'txaBmbi sa ti;mt> ace 3aMeuiKa.IT> mto nocu^^aja ecMa Kb oeMy h narba h uiecTba 

qT06l> y BaniBXl COSÏTIiaKOBl 6bI41> u AAH TOrO a3BeCTH4X Cb KaKUMX 0H1> 4'BaoMi> 



— 225 — 

die des Handeîs vernachliissigl, vora Feuer beschadigt. Hier stand, dass 

des Souveriin's Sachen immer den Privalinleressen vorangehen mùssen*). 

Ssawin iibergab der Kônigin Elisabeth die russische Gramota 

nebst laleinischer uiid italienischer Uebersetzung*). Er sparte keine 

iipHSxa^'b H Mtiôb noTOMy ero nocoJCTBO npHHS/iH aa^ toio qro ecsifl KOTopoe cjobo 

liptlKaSblBaJU Kb Te6-B KT> CeCTpt CBOeâ ci. OHTOHbeM'b H TOMjr AtAy HBBO 6UTH He 

iiparo/Kb H noco4b tbob ne nouxajb a«e Kb aaïuHM'b 6oapoMT> Ha coatTb h to as^o 
3a TtMTi npoBo.ioKjiocn h Kaitb noco^n. tdoh iiauiii o<in BiiAeM> a ôoapoMi iiauiiiMii to 

a3BeCTB4'b MTO 3a IIHM-b O TOMT. A^Jle <nO eCMa KT. TeÔlî Cl> OHTOllbeM'b IipUKaSblBa^M 

iipHKas'b ecTb II MU ero yqa.iH ;Ka40BaTU h to AtJio noqa^ocb AtAUTu h coBepmuBb 
TO 4U40 OTnycTBJH ecMa ero kt> Te6t cb CBoaMi» nocJOMi. ci oHApteMi. 31 rpHropb- 
eBHqeu-b ct> cobhiiumi. a qTO ecH npnc4a^ia Kb HaMi. cboio rpamoTy cb CBOuiu-b roH- 

KUM-b Cb K)pbeMT> CT> MUJ4IOHTUIJblM'b H CT. KynUM O Kynet(KOMT. AtAe H o CqCTe H MbI 

TO npuKasajH ôuapniiy CBoeMy h HaMtCTiiHKy Bo^oro4i<KOMy KHa3io oeanacbio HBauo- 

BUqiO BflSeMCKOMy Cb TBOHMT. tlOCJOMT. CT> TOM0COMT> CbICKaTH H KynqLI TBOH Cl TUMB 

nynijM KOTopwe y iiaci bt> Haujejn. rocy4apbcTBe cb TOMOcoM-b cqBTa^BCb 4a cqe- 
cTUCb 34l!ce Ile yiat^B. a mm 4^» cqeTy OTnycTBjiB B-b tboio ae.M^io TOMOca HsaBOBa 
Cb CBDHMb noc.ioMb Cb oii4pl;eMb 31. rpHropbeBHqcMT. a ohb meavi co6a raiiT. co- 
MTyTua a kt. xeSt Kb cecTp'B cBoefi Kopo^eBiie e^asaseTH o tbobxt> Kvnii'Bxi o tomocc 
,ta o pa«e 4a o xpHCTooope ripuKasa^H ecMfl roBopHTa CBOHjib cjobomii nocjy cBoemy 
OHAplJio rpiiropbeBBqio bt. neiui. nepe4T> T06010 t-6 Kynuw BHHOBaTU h tuôti TtxT> Kyn- 
UOBT> 4jia Haïuero c^OBa no;Ka^oBaja ona^y cbok) OT4a^a hm-b no TOMy qTo tb 
Kynubi TOMOc-b 4a pa<i>b bb tomb 4i;4e ci. Haqa^a ôuau KaKb y Haci. ci. toôok) ôuth 
ôpaTCTBy a jioôbh. a rocTCMb tbohmt. b KyiiuoMi o roproB^e KaKi. bmb bi nauie 
rocy4apbCTBO b BUHMe rocy4apcTBa qepe3T> Hauie rocy4apcTBO x04aTa ct> roproMb 
4aja ecMa : pa.MOTy no TBoeMy npouieHbio a no BXb qe^oÔHTbio a y TB0Bxx,-Ke Kyn- 
UOBT. y TOMOca y iiBanoBa ci, roBapama rpaMOTy ecMa ssa^a a Ty ecMa ipaMOTv 
4aAB 6... Xi... Hauiae ^ioôbb b 6paTCTBa. ^aaa rpasiOTa... mockob. . . Mupy 303 
M^caita iioH. . a uapcTBi Bamaxi» pociacKOro ki- KasaacKoro 31 acTpaxaiiCKoro im. 

') In einer gleichzeiligen englischeu Uebersetzung der Gramota steht dièse 
Stelle so: «They (Manley and Middleton) would not come to our near and privie 
connsaile and would make them privie of none of iheire affaires, ail that they saide 
was of marchannt affaires and settinge our higbnes affaires aside, as it is the use of ail 
countries that princes affaires should be first ended and after that to seek a gaine». 

*) In ihrem durcb Ssawin ùberbrachten Schreiben vom 18. Mai 1570 steht: 
«both which longues (the romayne and the italian) wee doe well uuderstand». 



— 226 — 

Miihe, die Acte ùber das Freundschaftsbiindniss zwischen Iwan Was- 
siljewitsch und Elisabeth ausgeferligt zu bekomraen. Am 6. Mai 
1 570 reichte er eine Note ein, in welcher er bat, sie soUe in russischer 
Sprache (weil der Zar keine andere verstehe) Wort fiir Wort seinem 
Wunsche gemass abgefasst, von der Kônigin unterzeichnet und mit ihrem 
Siegel versehen werden; auch solle Elisabeth sie in seiner Gegenwarl 
mit einem Eide bekraftigen. Er bat , die Konigin môge auch ihrerseits 
einen Gesandten mit ihni abferligen, da dann Iwan Wassiljewitsch 
eine iihnliche Acte ausferligen werde. Er iiusserte ferner den Wunsch, 
dass auch Anthony Jenkinson nach Russjand gesandt werden moge, 
denn durch ihn sei dièse Sache zuerst eingeleitet worden. 

Ssawin kara ira Sommer 1570 mit Ssewastianow, Sylvester 
und Glover*) nach Moscau zuriick. Die Acte ùber das Biindniss ist 
vom 18. Mai. Sylvester hatte sie schon in London auf Sir William 
Garrard's Wunsch in's Russische iibersetzt. Da sie bei uns im Archiv 
zu Moscau ziemlich gut erhalten ist, so brauche ich nichts weiter davon 
zu erwiihnen'*). Ich erinnere nur daran, dass Elisabeth den Zaren 
Iwan Wassiljewitsch, der seit dem 1. September 1569 zum zweiten 
Mal Wittwer war, versichert „er werde mit seiner edlen Gemahlin und 
mit seinen lieben Kindern in England gern gesehen sein". 



') Es hatte sicli in London ergeben, dass Glover der Compagnie iiber viertau- 
send Rubel schuldig sei, die er nun an den Agenten in Moscau, ÎVicholas Procter, 
zahlen sollte Glover ward von den Directoren der Compagnie, in Folge erner 
von Iwan Wassiljewitsch in seinem Schreiben gethanen Fùrbitte, mit mehr Scho- 
nung bebandelt, als ohne dièses der Fall gewesen sein wùrde. 

') Ich habe in London ein anderes Concept za dieser Acte vorgefcinden. Darin 
steht : « We bave tliought good in some secrit manner to send your highnes for a 
manifegl and certain token of our good will to your highnes estate and suretye this 
our secret lettre wbereunto non are privie besides ourselfe but our most secrit conncell»- 



— 227 — 

Unser Gesandler Ssawin brachle aus England einen Mann mit nach 
Moscau, der viel Bôses bel uns angerichtet hat. Dies war der Doctor 
Elisaeus Borne 1. Er war geboren zu Wesel in Westphalen, batte in 
Cambridge Medizin studirt und galt fiir einen geschickten Astrologen. 
Das Volk in London lief ihm fast wie einem Zauberer nach, auch batte 
er einigen Anhang unter den Grossen. Der Erzbischof Mattbew Par- 
ker Hess ihn in die Queensbench setzen und man ging darait um, ihm, 
anter der Bedingung, dass er England sogleich verlasse, die Freiheit zu 
geben, als er ara 3. April 1570 an den erwahnten Erzbischof schrieb, 
er konne das Mittel angeben, durch welches gewisse England bedro- 
liende Uebel abzuwenden seien. Parker schrieb noch denselben Tag 
an Cecil, an welchen sich Ur. Borael am 7. April auch selbst wen- 
dele, wobei er ihm ein Fragment seiner Abhandlung: de ulilitate astro- 
logiae iibersandte und aus der Geschichte darzuthun suchte, dass aile 
fiinfhuiidert Jahre grosse Veranderungen in einem Reiche vorfallen. Zu- 
gleich erinnerte er daran, dass gerade soviel Zeit seit der Normiinnischen 
Invasion verstrichen sei. Offenbar war Bomel's Absicht, die Regierung 
in jener triiben Période einzuschrecken und sich wichlig zu machen. 

Anfangs Mai meldete Bomel dem Sir William Cecil, dass der in 
London anwesende russische Gesandle, also Ssawin, zu ihm in's Ge- 
fàngniss geschickt und ihn habe einiaden lassen, nach Russland zu kom- 
men, wo er einen gulen Gehalt beziehen soUc. Bomel bat Cecil, 
diesem Vorhaben nicht hinderlich zu sein, denn am folgenden Sonntage 
beabsichligle Ssawin, bei der Koiiigin um die Erlaubniss zur Ausfiihrung 
anzusuchen. Zugleich verspricht er Sir William, er woUe ihm fleissig 
iiber Russland berichten und ihm auch jiihrlich kleine Geschenke (mu- 
Duscula grati animi signiûcationes) von dort zukommen lassen. Wahr- 



— 228 — 

scheinlich war man froh, Bomel los zu werden iind leider kam er 
wirkiich mit dem zuriickkehrenden Gesandten Ssawin zu uns*). 

Dr. Bomel war viel um Iwan Wassiljewitsch, sowohi in Mos- 
cau, als in der Alexandrow'schen Sloboda und in Wologda. Man irrt, 
wenn man mit Karamsin glaubt, er habe dem Zaren zuerst die Idée 
wegen einer Vermiihlung mit Elisabeth beigebracht; er bat sle durch 
seine àstrologischen Mystificationen und Berechnungen nur wieder an- 
geregt. Durch sein listiges und interessirtes Treiben bat er Iwan Was- 



') Folgendes ist der von mir im Original gesehene Brief, welchen Bomel. an 
Ce cil aus der QueeDsbench schrieb: alllustris Domine. Menstruum jam prope tem- 
pus aderit, quod servitium et operam meam Regiae Majestali per tuam magnificen- 
tiam addicerem viamque oslenderem qua sine ulla sanguinis effusione hisce intestinis 
malis mederi posset. Verum quod tam opéra quam inventum illud meum tuae 
magnif. non arrideant temporis dilatio testatur. Gum igitur indies ad me legatus 
Ruthenicus (dies ist Ssawin) nuncios mitlat meumque servitium non sine largo sti- 
pendio annuo expectet, ego autem nihil omnino sine tuae magniCcentiae licentia et 
consilio ea in re sicut et in aliis agere mecum constituerim, obnixe oro servo meo 
(er batte erst: uxori meae geschrieben) in literis optime instituto mentem tuam aperte 
indices prius quam legatus die solis proximo libellos meos supplices Reginae eshi- 
beat, causamque meae detentionis in hisce squalidis carceribus ostendat, atque exi- 
tum liberum ex bac insula ad Russiam pro me impetret. Hos gratius nihil mihi fe- 
ceris meque in perpetuum ita tibi devincies ut si Regia haec Maiestas mea opéra 
uti volet, hic me ad nutum semper paratum babiturus sis; si vero ut discedam bine 
concesserit, non Moscovitarum et vicinorum tantum mores, temperamenta , coeli qua- 
litatem, regionis situm, et res ibi memorandas ex literis meis inde ad te datis cogno- 
sces, sed et annuatim ea a me munuscula grati animi erga te significationes accipies, 
quae lala illa regio protulerit. Postremo, si Regiae buic Maiestati arte mea pro- 
desse non possim, obnixe oro tuam magnificentiam ut legato pro me apud serenissi- 
mam nostram Reginam oranti Achates adstes, autorque sis Regiae Majest. ut me a 
vinculis hisce liberet^ Quod te facturum pro solita tua humanitate atque innata in 

doctos non dubito. Valeat tua magnificentia. Bomel ii quaeso memor sis. 

Ex vinculis Regiis. Tuae magnificentiae addictissimus Eliseus Bomelius medicus phy- 
sicus». Auswendig steht: «To the right honorable Syr Wylliam Gecille Knight 
principall secretarie to the Quenes most excellent Maiestie thèse n. 



— 229 — 

siljewitsch gewiss zu mancher raschen That verleitet, die ohne ihn 
nicht Slatt gefunden haben wùrde. Sein fiirchterliches Ende soll er sich 
hauptsachlich durch eine, in Verbindung mit andern Personen zu Gunsten 
des Konigs von Polen und des Konigs von Schweden angezettelte Ver- 
schworung zugezogen haben*). 

Iwan Wassiljewitsch war mit dem, was Ssawin in London aus- 

') Er ward nach der FolteruDg an einen Pfahl gebunden und ans Feuer ge- 
legt. Als man ihn sodann auf einem Schlitten zum Kreml hinausfulbr um ihn in einen 
Graben zu werfen, will Jérôme Horsey noch Leben in ihm bemerkt haben; er 
soll die Augen geôfFnet und den Namen Christi ausgesprochen haben. Seine Wittwe 
Jane, geborne Ricards, reiste mit Sir Jérôme Bowes im Jahre 1583 nach Eng- 
land zuiùck. - Der erwahnte Horsey, welcher Bomel inMoscau personlich gekannt 
halte, sehrieb von ihm: «he had deluded the Emperor makinge him believe the 
Queen of England was yonge and that yt was very favorable for him to many 
her». Horsey sagt auch: «he lived in great favour and pompe a skilfull mathe- 
matician a wicked man and practicer of much mischieff, most of the Noble wear glad 
of his dispatch for he knew much by tbem. He had conveyed great riches and 
treasures owt of the country by way of England to Waesell in Waestvallia where 
he was bowrn though brought up in Cambridge, an enymie alwaies to our nation». 
Strype sagte von Dr. Bomel: «he was a physician of great famé pretending to be 
skilled much in art, magie and astrology as well as physic, perhaps the son of Hen- 
ricus Bomelius a preacher of God's Word at Wezel». Als man durch seine lateinisch 
und griechisch, zum Theil auch in Chiflein gefùhrte Correspondenz Kenntniss von 
seiuem verràtherischen Treiben erhalten batte, legte er sich auTs Leugnen, indem er 
sich auf einige Freunde verliess, die vom Zaren ernannt waren, mit dem Zarewitsch 
Jwan seine Sache zu untersuchen. Die Folter brachte ihn zum Gestandniss. «Upon 
the racke his arms drawen back drsjointed and his leggs stretched from his middell 
loynes, his back and bodie cutt with wyre whipps confessed much and many things 
more than was written or willinge the Emperor should knowe. The Emperor sent 
Word they should rost him Taken from the pudkie and bound to a wooden pooel 
or spitt his bloudy cutt back and body rosted and scorched till they thought no 
liflF in him. Cast into a slead brought throw the castell. I prest amonge many others 
to see him. Cast up his eys naminge Christ. Cast into a dungeon and died there». 
Dies erzâhlt Horsey. Es wâre also nicht ganz richtig, wenn Karamsin sagt, er sei 
oQentlich verbrannt worden (BceHapojHO coacateHi bi Mockbî). 

30 



— 230 — 

gerichtet hatte , keinesweges zufrieden. Dieser suchte sich zu rechlfer- 
tigen, indem er schriftiich angab, dass er dort nicht nach Gebiihr be- 
handelt worden sei. Obgleich Ssawin bald darauf starb, so blieb doch 
dièses Schreiben als ein der englischen Kaairnannschaft nachtheiliges 
Document zuriick. 

Der mit Ssawin in London gewesene Dolmetscher Daniel Syl- 
vester ward jetzt mit einem Schreiben des Zaren vom 24. October 
1570 an die Kônigin Elisabeth abgefertigt. Dièse Gramota enthiilt eine 
gedrangte historische Uebersicht des bis dahin bestandenen Verkehrs mit 
England; sie ist aber nicht richtig. Es wird z. B. gesagt, Chancellor 
sei drei Mal nach Russland gekommen. Der Zar beklagt sich, dass 
Jenkinson das ihm geschenkte Vertrauen riicksichtlich der geheimen 
Auftriige nicht gerechtfertigt habe, obgleich er ihn, eben so wie Ralph 
Rutter, der als Dolmetscher dabei gebraucht worden war, einen Eid- 
schwur habe ablegen lassen. Er àussert nochmals sein Missfallen iiber 
Randolph, dass er weder an den Fiirsten Wiisemsky, noch an sonst 
jemand habe vorliiufig erklaren wollen, ob er wegen der geheimen Auf- 
triige einen Bericht abzustatten habe'). Ssawin sei in London nicht so 



') Als Randolph Anfangs Aiigiist 1568 an der Dwina ankam, fand er im eng- 
lischen Hause auf der Rosen-Insel zwei Briefe von Richard Cheinie vor, ûber 
deren Inhalt er unter'm 12. August durch den nach London zurûckkehrenden Wil- 
liam Burrough an Sir William Cecil berichtete. Cheinie war der Meinung, 
dass Iwan Wassiljewitsch mit den Englândem deswegen so unzufrieden sei, weil 
sich Jenkinson auf geheime Verhandlungen wegen des Zaren Vermâhlung einge- 
lassen habe, und er warte jetzt in Bezug hierauf vergebens auf einen Gesandten 
von Elisabeth. Aus dem Ton, in welchem Randolph an Cecil schreibt, muss 
man schliessen, dass Jenkinson nicht den Muth gehabt habe, die ihm vom Zaren 
mùndlich gegebene Commission der Kônigin vorzutragen. Er sagt: «Thèse two let- 
ters containe one matter against Jenkinson as I believe more than is cawse as 
though he shold hâve dealt with this prince in some matter of marriage either with 



— 231 — 

aufgenommen worden, wie es hatte sein sollen. Elisabeth herrsche als 
eine Jungfrau ohne Energie uncl iiberlasse den Kaufleuten die Leitung der 
Geschafte. Nicht die von ihni, dem Zaren, geiiusserten Wiinsche, nicht die 
von ihni anbefohlenen Commissionen , sondern bloss kaufraannische An- 
gelegenheiten habe man im Auge. Daher habe er nun befohien, sowolil 
das dem Randolph bewilligte Privilegium, als aile friihere, von Stund 
an aufzuheben. Zugleich erkliirte er, dass er unter diesen Verhaltnissen 
seine bisherige Absicht auf England fiir jetzt aufgebe*). 

Noch vor Sylvester's Ankunft in London hatte die Kônigin, in 
Folge eines von den Directoren der russischen Compagnie erhaltenen 



this Einperor which is unlykelye or witL his sonne them being married» u. s. w. 
In RanJolph's Instruction war ihm aiifgetragen zu sagen, die Konigin glaube: 
Jenkinson habe vielleicht des Zaren Worte nicht ganz richtig wiedergegeben». 

') In der englischen Uebersetzung der Gramota vom 24. October 1570 heisst es; 
«You hâve set aside those (our) great afiaires and your councell doth deale with 
our ambassadour about marchannts afiaires. And your marchannts (nâmlich die von 
der russischen Compagnie) did rule ail our busines and wee had thought that you • 
had been ruler over your lande and had soiight honor to your self and profilt to 
your conntrie and llierefore wee did prétend those wightie affaires between you and 
us. But now wee percieve that there be other men that doe rule and not men but 
bowres and marchannts the which seeke not the wealth and honour of our maiesties, 
but they seeke their own profûtt of marchanndize. And you flowe in your maydenlie 
estate like a maide and whosoever was trusted in our affaires and did deceave us, 
it were not meete that you should credditt them. And now seeinge it is so wee 
doe sett aside thèse affaires and those bowrishe marchannts that bave been the oc- 
casion that the pretended welthes and honors of our maiesties hath not corne to 
passe but doe seeke their owne wealthes they sball see what traffique they shall 
hâve hère . . ail those priviledges which wee bave given affore time shall be from 
this daie of none effect». Wâhrend der schwierigen Période von 1567 bis 1571 war 
William Rowley der Agent der Compagnie in Moscau. Er war mit dem Tuch- 
handel wohl vertraut, denn er war sieben Jahre Lehrling dabei gewesen und hatte 
sich in Holland und Deutschland mit dem Fârben und mit der Appretur der Tù- 
cner bekannt gemacht. 

30* 



232 — 

Berichtes ùber die Cassirung der Privilegien, den bereits erwahnten Ro- 
bert Best, einen der russischen Sprache ebenfalls machtigen und dem 
Zaren schon ^ einigermassen bekannten Mann , mit eiiiem Schreiben vom 
24. Januar 1571 iiber Schweden zu Iwan Wassiljewitsch gesandt'). 
Elisabeth versicliert, Ssawin sei in England mit allen Ehren empfan- 
gen und behandelt worden ( nihil nec nostra nec aliorum opinione fieri 
potuerit honorificantius) und bittet, dass ihren Unterthanen der freie Han- 
del, wie friiher, gestattet sein môge. 

Best kam nach Russland za einer schweren Zeit. Es herrschte eine 
fiirchterliche Hungersnoth und iiberdem wiithele die Pesf auf eine grau- 
same Weise. Dies schien des Uebels noch nicht genug zu sein. Am 
Himmelfahrtstage den 24. Mai (1571) war Chan Dewlet Girei mit 
einem raiichtigen Schwarm von Tataren bis nach Moscau vorgedrungen. 
Es gelang diesen Barbaren, in den Vorstadten mehrere Hauser in Brand 
zu stecken und nach wenigen Stunden lag die ganze Zarenstadt so voll- 
kommen in Asche, dass, wie ein Engliinder schrieb, kein Pfahl nach- 
blieb, an den man ein Pferd hiitte anbinden kônnen. Hunderttausende 
von Menschen, sowohl Einheimische ais Fluchtlinge aus der Uragegend, 
waren theils verbrannt, theils in steinernen Kirchen und in Kellern er- 



') Die Kônigin Elisabeth schrieb unler'm 24-. Januar (1571) an Johann III., 
Kônig von Schweden, der Zar Iwan Wassiljewitsch habe ganz ohne Grund 
aile Waaren der Englânder in Russland confisciren lassen (inictis manibus sub aresto 
custodiantur). Die Compagnie sende daher diesen Boten (nâmlich Best, der aber 
nicht genannt wird), um mit dem Zaren (den sie hier mit Dux betitelt) ùber dièse 
Angelegenheit zu verbandeln. Sie sagt ferner, die Kaufleute seien gesonnen, mi 
kommenden Fruhjahr ihre in Russland befindlichen Waaren zu exportiren, um fur 
die Zukunft nicht âhnlichen Unannehmlichkeiten ausgesetzt zu sein. Sie bittet daher 
den Kônig, er môge den Boten (Best) ungehindert durch Schweden hin und zu- 
rùck reisen, im Fruhjahr aber die Schiffe der englischen Kaufleute eben so Schwe- 
den vorbei passiren lassen. 



— 233 — 

stickt, iheils in der Moskwa ertrunken*). Das Haus der Englander auf 
der VVarwarka ging iauch in Feuer auf und in dem dazu gehorigen Bier- 
keller kamen gegen dreissig Menschen, Hauseinwohiier und bei Annii- 
herung des Feuers darin aufgenommene Bekannle und Fremde, um^). 



') Jenkinson erwaliiit in seinem Brlefe voin 8. August 1571 dasselbe, «as Je- 
maiiJ ans Konig Sigisinund's Gesandlschaft ani 20. Juni 1570 in's Ausland ge- 
schrieben batte, namlicb : dass an einigen Orten Russlands der Hiinger die Lente 
gezwungen habe, ihre Zufluchl in der Verzweitlung zu Menschenfleisch zu nehmen. 
Jenkinson beyierkt, die Pest habe damais gegen drei hundert tausend Menschen 
bingcrafft, iind uin eine ahnliche Zabi sci Russland dnrch die mit Dewlet Girei 
eingedningene Tatarenschaar armer gemacht worden. Daniel Sylvester muss ani 
Ende des Jabres 1570 in London von der grossen Hungersnoth in Russland er- 
zâhlt haben, denn die russiscbe Compagnie schickte im folgenden Jahr, 1571, ans 
England Getreide an die Rosen-Insel. Icb habe scbon bemerkt, dass wabrscbeinlicb 
das Schiff: the Magdalene, auf welchem Richard Uscombe kam, damit beladen 
war. Unter den damais bestehenden Verbâltnissen durfte aber das Korn nicht ver- 
kaiift werden; erst 1572 vvirkte Jenkinson in Staritza bei'm Zaren die Erlaubniss 
hierzu aus. Der Verkauf ward ganz zoUfrei gestattet. 

^) Darunter waren folgende Enelander: Thomas Southam, der 1566 die Fahrt 
von der Dwina nach Nowgorod gemacht batte, und zwei andere Handlungsdiener- 
Thomas Field (nicht Tofild, wie Uscomb dcn Namen copirte) und John Wa- 
verley; Thomas Carver, der, entweder 1567 oder 1568 nach Moscau gekom- 
mene Apotheker, auch Thomas Chafin, einer der Meisterleute; die Wittwe des 
Goldscbmidts und Goldprobirers Thomas Green mit ibren beiden Kindern und 
zwei Kinder von Ralph Rutter; dieser selbst aber und seine Frau, so wie auch 
John Browne und John Clarke blieben, wunderbar genug, am Leben. Der Irû- 
here Agent Thomas Glover und der damalige, William Rowley, wagten es, uni 
der Hitze und der schlechten Luft in dem Bierkeller zu entgehen, diesen zu ver- 
lassen, um einen andern Keller zu erreicbeii. Obgleich vom Rauch erblindet, ge- 
lang es ihnen und sie enlkamen, aber ein Knabe, der ihnen auf dem Fusse folgte, 
ward von den Flammen ergrifien. In diesem zweilen Keller war auch John 
Sparke, der 1566 mit Southam die Fahrt nach Nowgorod gemacht batte und 
1568-1569 auf der vierten, von Arthur Edwards geleiteten Reise nach Persien mit 
gewesen war. Thomas Glover, der, wie wir gesehen, mit genauer JSoth sein Leben 
aus dem Brande gerettet batte, besab sich nach Narwa. Von hier aus sandte er unter 
dem 2. Juli (1571) seine Beschreibung des Unglùcks, welches iiber Moscau und 



— 234 — 

Die Einbusse war sehr bedeutend^ sie wurde von dem damaligen Agen- 
ten William Ilowley auf zehnlausend Rubel angeschlagen. 

Iwan Wassiljewitsch batte sich bei Annaherung der Tataren, von 
Serpuchow jenseits der Oka, ohne Moscau zu berùhren, iiber Pereslawl 



iiber das Haus der englischen Compagnie hereingebrochen war, an Sir William 
Garrard, den âltesten der Directoren (er starb noch 1571), als Beilage zu einem 
Briefe, durch seinen Diener John Hunt, der mùndlich Sas Nàhere darùber mit- 
theilen solhe, Er schrieb ùber die Catastrophe auch an Sir William Cecil, der, 
ihm unbewusst, seit dem 15. Februar den Titel eines Barons von^ Burghley trug. 
Sir William Garrard schickte Hunt sogleich nach seiner Ankunft in London, 
nàmlich am 17. August, zu Lord Burghley mit dem an ihn gerichteten Brief und 
iibersandte ihm auch die von Glover erhaltene Notiz. Eine andere, kûrzere, nach 
London gelangte Beschreibung des Brandes scheint mir deswegen von JN'icholas 
Proctor, dem spàteren ersten Agenten in Moscau, zu sein, weil er schreibt, er habe 
Moscau acht Stunden vor dem Thoresschluss und dem Ausbruch des Feuers ver- 
lassen und sei ûber Pereslawl und Rostow nach Jaroslawl geeilt. Nun finden wir 
Proctor bald darauf, Ende Juli, auf der Rosen-Insel, wo er dem gleichzeitig mit 
.Tenkinson dazumal aus England angekonimenen Richard Uscombe dasjenige 
ûber die Catastrophe mittheilte, was dieser von der Rosen-Insel aus, am 5. August an 
seinen Freund Henry Lane schrieb und was mit jenem Bericbt im Wesenllichen 
ùbereinstimmt. Es wird z. B. in beiden gesagt , es scien in AUem fûnfundzwanzig 
Personen im Hause der Compagnie umgekommen, wahrend Glover ihrer dreissig 
angiebt. - John Stow, der bekanrite Historiograph Englands und London's, welcher 
damais an einer neuen Ausgabe seiner iiEnglishe Chronicles» arbeilete, batte die 
beiden erwahnten, nach London gelangten Berichte, jedoch nicht treu, copirt und 
sie sogar, ganz unpassend, in einen verschmolzen ; auch setzt Stow irrig, wo Glo- 
ver von sich selbst sprichl: William anstatt seines Tau/hamens: Thomas. Stow's 
Handschrift wird im Brilish Muséum aufbewahrt. Man hat darauf angemerkt: «in 
Stow's handwritingii. Von diesem Blatte hat man fur den Grafen Rumânzow eine 
bochst fehlerhafle und unvoUkommene Abschrift gemacht, welche man iiberschrie- 
ben hat; «Destruction of Moscow by John Stow». Hierdurch hat sich Herr Ade- 
liing, wie ich so eben sehe, verleiten lassen, zu glauben, Stow sei der Verfasser der 
Beschreibung, und habe sich 1571 in Handelsgeschàften zu Moscau befunden, wo er 
Augenzeuge der Einàscherung gewesen sei und dièse furchlbare Catastrophe beschrie- 
ben babe. Mit der erwahnten Copie ist eine Abschrift der von Jérôme Horsey ge- 
machten Uebersetzung eines Schreibens von Fedor Iwanowitsch an Elisabeth 



— 235 — 

nach Jaroslawl begeben. Hier befand er sich auf dem Wege von der 
Hauptstadt nach Wologda'), wo er, 1566, eine feste Burg, die eine ans 
Stein erbaute Schatzkammer enthieit, erriciitet batte und von wo er sich 
auf dort fiir ihn erbauten, geriiumigen Wasserfahrzeugen zur Rosen-Insel 
begeben konnte, um sich nach dem isolirlen Ssolowelz'schen Kloster 
oder im schlimmsten Faile nach Engiand einzuschiffen. Spiiterhin residirte 
er in der zwischen Moscau und Jaroslawl gelegenen Alexandrow'schen 
Sloboda (jetzt die Kreisstadt Alexandrow im Wladimir'schen Gouverne- 
ment). Von hier aus antwortete er der Konigin Elisabeth im August 
(1571) auf das durch Robert Best erhaltene Schreiben vom 24. Ja- 
nuar. Er versprach die Privilegien zu erneuern, sobald ihm Jenkinson 
genugthuende Auskunft iiber die ihm gegebene geheime Commission ge- 
bracht haben wiirde'*). Im Postscript zu diesem Schreiben steht, dass 
Iwan Wassiljewitsch so eben Nachricht von Jenkinson's Ankunft 
an der Dwina erhalten habe. 

Wirklich war Jenkinson am 26. Juli, begleitet vom Dolmetscher 
Daniel Sylvester auf der Rosen-Insel angelangt, wo er einige Tage 



(ùber Dr. Fletcher) vom April 7097, d. h. 1589, zusaminengeheftet. Dièse letztere 
Uebersetzung einer Zarischen Gramota liait Herr Adelung fiir den Schluss von 
Stow's venneinter Beschreibung der Einâscherung von Moscau am 24. Mai 1571. 

') Es ist môglich, dass Iwan Wassiljewitsch sich sogar bis nach Wologda be- 
geben hatte; in diesem Falle blieb er aber nicht lange da. 

*) Man hatte Best aufgetragen, Iwan Wassiljewitsch zu ersuchen, dass Tho- 
mas Green und Ralph Rutter, die man, nach Randolph's Bericht, gefânglich 
eingezogen glaubte, befreit wûrden. Green war aber bereits geslorben und wegen 
Rutter, der schon frei war und den man nach Engiand verlangte, um der Com- 
pagnie ûber seiue Handlungen Rechenschaft abzulegen, erklàrte iwan Wassilje- 
witsch, dass er nach Erfûllung der erwâhnten Bedingung entlassen werden solle. 
Unter'm 2. Juni (1571) schrieb Elisabeth durch Jenkinson nocfamals wegen 
Green's Befreiung. 



— 236 — 

verweille' . In Cholraogorii musste er sich, wegen der noch immer— 
fort grassirenden Pest sehr lange aufhalten und erst am 23, Mara 
1572 hatte er in der Alexandrow'schen Sloboda Audienz bel Iwan 
Wassiljewitsch. In dem Schreiben, welches er iiberreichte , antwor- 
tete die Kônigin Elisabeth unter'ra 2. Juni 1571 auf aile in des Zaren 
Gramota vom 2i. October 1570 auseinandergesetzten Punkte^). 

') Er hatte die Fahrt wieder auf dem Schiff: ihe Swallow gemacht, mit welchem 
zusammen auch das Schiflf Harry aus der Themse gekommen war. Der kurz vor 
Jenkinson's Ankunft auf der Rosen-Insel von Moscau dahin gekommene Nicholas 
Proctor theilte ihm mit, dass Iwan Wassiljewitsch hôchst ungehalten auf ihn 
sei. Jenkiiison fertigte Sylvester an den Zaren ab, und bat um Verhaltungsbe- 
fehle. Die Kônigin hatte ersterm, ausser dem Hauptschreiben fiir Iwan Wassil- 
jewitsch noch ein ganz kurzes mitgegeben, damit er solches voransenden kônne, 
um seine Ankunft zu nielden. Ich habe in Cambridge zwei Concepte zu solchen 
Schreiben gefunden. Sylvester konnte wegen der Pest-Quarantânen eben so wenig 
wie ein zweiter Bote zum Zaren gelangen, doch haben wir gesehen. dass nian schon 
im Aupust in -der Sloboda Nachricht von seiner Ankunft auf der Rosen-Insel hatte. 
Iwan Wassiljewitsch war damais in der Sloboda mit seiner merkwùrdigen Braut- 
schau beschâftigt und am 28. October heirathete er die aus so Vielen erkorene schône 
]yow"oroderin Marfa Wassiljewna Ssobakina. Dièse Flos florum welkte aber 
schnell und schon siebzehn Tage nach der Hochzeit war sie dahin. Erne Woche 
nach des Zaren Beilager halte auch der Zarewitsch Iwan mit der auf des Vaters 
Schau fur ihn erwâhlten Jewdokija Bogdanowna Ssaburowa Hochzeit gehal- 
ten. Der verwittwete Jwan Wassiljewitsch begab sich nach dem nicht lange 
vorher von ihm so schwer heimgesuchten Nowgorod. Er kam daselbst am 24. De- 
cember an und verliess es wieder am 18. Januar 1572. Nach seiner Zuriickkunft in 
die Sloboda liess er Jenkinson von Çholmogory kommen. 

'■) Von diesem interessanten Schreiben habe ieh auch in der ôffentlichen Biblio- 
fhek zu Cambridge die Copie gefunden. Es ist auffallend, dass in demselben der in 
des Zaren Gramota vom 24. October 1570 beCndliche Irrthum wegen drennaliger 
Fahrt Chancellor's nach Russland ungerûgt wiederholt wird. Es heisst da: «Scri- 
bit deinde Serenitas Vestra eundem Ricardum Chansler iterum et tertio missum et 
seniper quidem honorifice tractatum et dimissum incolumem». In Bezug auf die ge- 
heime Commission steht hier: Jenkinson habe sie seiner Zeit richtig erfûllt «eum 
ad vos hactenus non remisimus quod eius opéra ad versus hostes terra marique uti- 
bamuD). Manlev's Benehmen wolle sie untersuchen lassen, M id die ton aber 



— 237 — 

Bel der zweiten Audienz, welche ara 13. Mai (1572) in Staritza 
(im jetzigen Twer'schen Gouvernement) Statt fand, erkiiirte Iwan Was- 
siljewitsch dasselbe, was er schon durch Sylvester an die Konigin 
geschrieben hatle. Uebrigens fiigte er hinzu, er sei jetzt durch Jen- 
kinson's Sendung zufrieden gestellt und wolle die Privilegien emeuern; 



(queni jirobum virum cognovimus) musse wohl nichl recht verstanden worden sein. 
Randolph habe von ihr den Befehl geliabt, dem Zaren ihr Schreiben direct zu 
ûbergeben , ehe er noch mit den Ràthen iiber den Inhalt gesprochen. Sie denke, 
Ssawin's Bericht batte doch auf jeden Fall genugthuend sein miissen. In Erwi- 
deriing der Anspiclung auf die Art ibrer Regierung scbreibt sie: «Ille (Jenkinson) 
verissime narrabit Serenitati Vestrae mercatores millos slatum et res nostras gubernare 
scd nosmct ipsos rébus gereudis invigilare ut virginem et reginam decet a Deo op- 
timo maxirao constitutani, nec usquam gentium cuiquam principi raaiorem praeberi 
obedientiam quam nobis a nostris populis, quod cum Dei oplimi maximi munus sit 
eius nuinini gratias ob id agimus bumilissimas et maximas». Sie boflft, das Privile- 
gium werde wieder gestatlet werden, erinnert an William Burrough's Wegnahrao 
von polnischen FreibeuterscbifTen bei A^arwa im Jahr 1570 und benierkt: England 
kônne Russland vielseitig nùtzlicb sein «res omnis generis in veslrum imperium sub- 
dili nostri exportaverunt ad conciliandam vestram benevolenliam, quas nos ad alios 
nuUos orbi terrae principes exportari sinimus (hier wird auf Kriegsgeralhschaften an- 
gespielt). Et vero possumus vobis conGrmare niultos principes ad nos scripsisse (sie 
meint vorziiglich den Kaiser Ferdinand und Sigismund, den Konig von Polen) 
ut vestram amiciliam deponeremus , nos tamen nullis literis adduci potuimus quin 
constanter in amicilia permanerimus». - Nach der ceremoniellen Audienz bebielt 
Iwan Wassiljewitscb den Jenkinson noch eine Zeillang bei sicb, da denn, aus- 
ser einem Secretiir, nur der Dolmetscher Sylvester zugegen war. Der Zar sprach 
von den Ursachen seines Unwillens. Ausser Manley und Middleton nannte er 
aucii Edward Goodman als einen der nach Narvva gekommenen Boten, mit denen 
er unzufriedcn war; icli habe aber nirgends gefunden, dass Goodman von der Ko- 
nigin oder von den Directoren der Compagnie Auftrage gehabt batte. Jenkinson 
gab sich Miihc, Randolpb's Benebmen zu recbtfertigen, crinnerte an die A'ortbeile, 
welche England Russland verscbafte und bat um Erneuerung der aufgehobenen Pri- 
vilegien. Da Iwan Wassiljewitscb damais eine Reise beabsichligte, se beorderte 
er Jenkinson bis zur Beendigung derselben nach Twer. Am 8. Mai wurde er von 
da nach Staritza zur Audienz verlangt. 

31 



— 238 — 

auch wiederholte er bei dieser Gelegenheit, dass er von seinem friihern 
Plan wegen England vor der Hand abstehe*). 

Am folgenden Tage erhielt Jeukinson die Entscheidung auf aile 
seine Gesuche, ein Schreiben an die Kônigin und das Versprechen, dass 
ihm das Privilegium nach Cholraogorii nachgesandt werden solle, auch 
wollte man den nach England verlangten Ralph Rutter zu ihm dort 
hin beordern. Er mussle sich jedoch Ende Juli (1572) an der Rosen- 
Insel ohne das Privilegium und ohne Rutter einschiffen, und am 10. 
September landele er nach einer langen, hôchst gefahrvollen Reise an 
der Kiiste von Norfolk. Obgleich er ein ganzes Jahr in Russiand ge- 
wesen war, so hatte er doch das einige Monate vor seiner Ankunft ein- 
geascherte Moscau gar nicht gesehen. 

Elisabeth antwortele auf das durch Jenkinson iiberbrachte Schrei- 
ben vom 14. Mai (1572) zu Windsor am 20, October desselben Jahres. 
Sie sagt, Iwan Wassiljewitsch habe so viel gelhan, dass gar nichts 
zu wiinschen iibrig bleibe (nihil uberius fleri potuerit, nec in amicitia 
honcrificentius). Sie erapfiehlt die zur Compagnie gehôrigen Kaufleute 
in Russiand seinem ferneren Schutz, besonders aber den neuen Agen- 
ten in Moscau, Nicholas Proctor, und die aus Persien zuriick erwar- 



'■) Da Iwan Wassiljewitsch bei, dieser Audienz auf das ûble Belragen mehre- 
rer Englander in Russiand anspielte, so will ich bemerken, dass scbon fiinf Jabre 
fniber die Directoren der Compagnie in London Vieles an der Lebensweise ihrer in 
Moscau, Wologda und Cholmogorû bei der Handiung angestellten Landsleute geta- 
delt battea Sie scbrieben unter'm 18. April 1567 an den Agenlen Williain 
Rowley ùber die Unordnungen und Missbriiucbe, die sich eingeschlichen hatten, 
z. B. grossen Weinverbrauch (typling), Unzucht, Hunde- und Baren-Hallcn, Hernm- 
reiten (ihey ride when we goe afoote), unniitzen Aufwand in Kleidern (in velvet» 
and sillie) u. d. m. Es wurde ein uniformer Anzug vorgeschrieben und der Prei» 
eines jeden Theils desselben festgesetzt. Der Pelz (Pelch of furres) , der doch drei 
Jahre dienen sollte, steht auf der Liste mit einem Bubel. 



I 



— 239 — 

teten Banister und Ducket (Ersterer war bereits dort mit Tode ab- 
gegangen). Sie billet, den liingsl nicbt raehr zur Compagnie gehorigen 
GIovjBr, Rutter und Anderen kein Gehôr zu geben, sondern sie durch 
Proctor nacb England abferligen zu lassen. Sylvester brachte dièses 
Schreiben der Konigin nach Moscau*). 

Am 15. April 1573 schrieb Iwan Wassiljewitsch durch Sylve- 
ster an Elisabeth, er habe ihrem Wunsche gemiiss Proctor und den 
andern zur Compagnie gehorigen Engliindern volikommene Handelsfreiheit 
verliehen, aber Glover, Rutter und andere Widersacher dieser privi- 
legirlen Compagnie des Landes verwiesen. 

. Die Konigin dankte ara 26. .luli (1573), und empfahl dem Zaren 
den neuen Agenten der Compagnie, William Merrik^). 

Am 27. October (1573) und am 26. Mai 1574 schrieb Elisabeth 
wieder an Iwan Wassiljewitsch, unler dem ersteren Datum durch 



') Es ist mcrkwùrdig zu sehen , wie sehr sich die Konigin Elisabeth der An- 
gelegenheilen der russischen Compagnie annahm. Wenn dièse etwas von Iwan Was- 
siljewitsch zu erhalten wûnschte, so pfleglen die Direcloren Sir William Cecil, 
seit 1571 Lord Burghley, ein Mémorandum darûber zuzustellen und dieser machte 
der Konigin sodann seinen Vortrag. Im gegenwàrtigen Fall wurde das Gesuch der 
0)mpagnie vom Alderman Lionell Ducket am 18. October durch Daniel Syl- 
vester, welchem der Gang vind Stand der Sache bekannt war, dem Lord Burghley 
ùbersandt. Ducket bat, Sylvester eine englische Uebersetzung des koniglichen 
Schreibens zu geben, weil er kein Latein verstehe und in Moscâu sich kaum jemand 
mehr finde, der im Slande sei, richtig aus dem Lateinischen in's Piussische zu ùber- 
setzen. Dièses war denn der Grund, dass namenllich Sylvester mit £lisabetb'« 
Schreiben nach Moscau gesandl wurde. 

*) Die Konigin batte von Sylvester gehôrt, es seien in Nowgorod Waaren der 
Compagnie conGscirt worden, weil man erfahren, dass sich viele Englânder von Jo- 
hann III , Kônig von Schwedcn, im Kric-g gegen Russland braucben liessen. Sie 
âussert die Vermutbung, es mùssen Schottlàuder sein. Andrew Atherton wird aU 
Faclor, wahrscheinlich in Nowgorod, genannt. 

31» 



— 240 — 

Sylvester. Sie halte erfahren, dass Ducket's Reisegesellschaft auf der 
Rùckkehr aus Persien auf dem Caspischea Meer beraubt und dass meh- 
rere Personen bei dem Ueberfall getôdtet, andere aber verwundet worden 
seien. Sie bittet Ersatz anzuordnen. Zugleich nieldet sie, dass die Com- 
pagnie jetzt, nach Wiedererlangung der Gunst des Zaren . und Enifernung 
Glover's und anderer Unruhestifter , gesonnen sei, jahrlich viele Schiffe 
nach Russland zu senden und dass sie William Burrough, den sie, 
die Konigin, dem Zaren empfiehlt, zu ihrem Hauptagenten ernannt habe'). 

Iwan Wassiljewitsch antwortete am 20. August (1574) durch 
Sylvester. Er beklagte sich ùber das Benehmen mehrerer Engliinder 
in Russland, iiber das Kriegsdienstthun anderer bei'm Konig von Schwe- 
den und beriihrt von Neuem die Nichterfiillung seiner 1567 Jenkinson 
gegebenen geheimen Auftriige und der dabei geiiusserten Wiinsche. 

Am 9. Mai 1575 antwortete Elisabeth durch Sylvester, den sie 
auch mit einer ausfiihrlichen Instruction versah^J. 



') Im Jahre 1574 waren auch mehrere Englânder von der Compagnie an die 
lapplandische Kûste wegen Tauschhandel gesandt. Es ûberwinterten dort: Roger 
Leeche, James Alday, Christopher Coït und Adam ïunstall, ein Kùper; 
sie batten noch einen Knaben bei sich. Seit 1565 war die lapplandische Kûste von 
Antwerpner Handelsleuten besucht worden. Im Jahre 1570 wurde die Korelische 
See zum ersten Mal von ihncn besucht. Es kamen damais auch auf hollandischen 
Schiffen italienische Kûnstler und Handw^erker zum Ssolowetz'schen Kloster und 
gingen von da nach der Onega, um sich nach Moscau zu begeben. 

) Die Konigin bedauert, dass sich Englânder in Russland schlecht betragen haben 
sollten. hofft aber, es seien solche gewesen, die nicht zur Handels-Compagnie ge- 
hôrten. Sie vriederbolt, dass die vermeinten Englânder in schwedischen Diensten 
wahrscheinlich Scbottlânder seien , denen sie nichts zu befehlen habe. Die Sache 
wegen der geheimen Commission habe sie seit Jenkinson's letzter Sendung als ab- 
gelhan angesehn. Den Eid wegen des Bûndnisses habe sie nicht abgelegt, um kein 
Aufsehen zu erregen; ferner bemerkt sie, dass die Aeusserung ihres Gesuches um 
eio Asyl in Russland ihren Unterlhanen sehr missfallen haben wûrde. 



— 211 — 

Am 29. November 1575 hatte Sylvester in Moscau Audienz bei 
Iwan Wassiljewitsch in seinem Opritschino-Hause, welcbes er 1566 
ausserhalb des Kreml's, jenseits der Neglinna bei der Wsdwiishenka, da 
erbaut halte, wo friiher das (ira Jahr 156i) abgebrannte Haus seines 
Schwagers, des tscherkessischen Fiirsten Michailo Temgrukowitsch, 
gestanden. Dièse Audienz ist fiir die russische Geschichte merkwiirdig, 
weil daraus erhellt, dass Iwan Wassiljewitsch damais so eben den 
talarischen Chan Ssain-Bulat, der, wie es scheint, erst zwei Jahre zu- 
vor, 1573, getauft worden, wobei er den Naraen Simeon bekam, unter 
dem Titel: Grossfiirst von ganz Russland (BeJHKin KHH3b CiiMeoHt Ben- 
ôyjaTOBDHb Bcea Pycin) zum Regenten des Reichs eingesetzt hatte, wiih- 
rend er sich selbst nur Herr und Fiirst von Moscau (FocyAapb Kuasb 
HBaHT. BacnjbeBHMb MocKOBCKin) nannte. 

Iwan Wassiljewitsch gab dem Sylvester, der das Russische gut 
verstand, abermals seine Unzufriedenhoit dariiber zu erkennen, dass Eli- 
sabeth nicht auf aile von ihm aufgestellte Bedingungen des Biindnisses 
eingegangen sei. Er habe das, was jetzt eingetroffen, schon vorausgese- 
hen, als er 15.67 dem Jenkinson (den er damais selbst durch einen ge- 
heiraen Gang in sein Zimmer gebracht) seine Auftriige gegeben. Die Zii- 
gel der Regierung, die er bisher gelenkt, seien eben jetzt von ihm in 
die Hiinde eines Fremden iiberliefert, der weder dem Lande noch dem 
Herrscher-Hause angehore; er, Iwan, habe jedoch den Reichsschatz in 
seiner Verwahrung behalten. Der hier gemeinte Frerade ist niemand 
anders, als der erwiihnte tatarische Chan Simeon Bekbulatowitsch*). 



') Wir haben bis jetzt den Zeitpunkt nicht genau gekannt, in welchem Iwan 
Wassiljewitsch den Simeon Bekbulatowitsch zum Regenten von Russland 
emgesetzt hat. Da wir nun eine im Namen Iwan's, als Zaren, ausgefertigte Gramota 



— 242 — 

Seine Abschiedsaudienz batte Sylvester am 29. Januar 1576 and 
zwar, raeiner Meinung nach, nicht in Moscau, sondern in Moshaisk. An 
demselben Tage halten hier die Gesandlen des Kaisers Maximilian II., 
Hans Kobenzl von Prosseg und Daniel Prinz von Buchau, ihre 



kennen, die noch vom 1. December 1575 datirt ist, so dùrfen wir annebmen, dass die 
RegieruDg des Grossfûrsten Simeon gerade um dièse Zeit (namlich in den letzten 
Tagen des November oder in den ersten des December) angefangen babe. In Wil- 
lebrand's Chronicle wâre also das Jabr ricblig angcgeben., Es heisst da: «Im 1575. 
Jahr trat der Grossfiirst Iwan Basilovitz die Regierung seines Kayserthums einem, 
bei der Einnebraung Kasan gefangenen Tatariscben Fûrsten Namens Simeon ab». 
Jérôme Horsey, einer der zu jener Zeit in Moscau befindlicben englischen Hand- 
lungsdiener , meint, die Ernenpung Simeon's sei hauplsacblicb als eine Finanz- 
speculation zu betracbten. So bal er sie aucb Dr. Fletcber bescbrieben, dessen 
Bùcbelcben ûbér Russland - es sei hier beiliiuCg gesagt - fast ganz aus Horsey's 
Notizen zusammengesetzt ist, so dass Fletcber zu Horsey ungefâhr in demselben 
Verbâllniss steht, wie Paolo Giovio zu unserm Dmilry Gerassimow und in ei- 
nem kleinern Massstabe Dr. Faber zum Dolmetscber Wassily Wlassy. Horsey 
sagt: Iwan Wassiljewitscb babe Simeon gekront, aber obne Solennilaten und 
obne Zustimmung seines Ratbes (crowns bim but wilh noe solempnitie nor consent 
of peers). Ferner erzahlt er, Iwan babe sicb selbst vor Simeon zur Erde ver- 
neigt und babe der liohen Geistlicbkeit, dem A.del und den Beamten dasselbe zu 
thun befohlen (He silts in Majeslie. The old Emperor Ivan cornes and prostrates 
himself, causeth bis metropolletts bisbops priors noblemen and officers to do the 
like). Merkwûrdig ist, dass aucb Horsey, der Simeon's Schwiegervalers, des Fûr- 
sten Iwan Fedorowitscb Mstisslawsky's Haus frequenlirte , den Simeon einen 
Sobn des Chan's von Kasan nennt. - Gerade um die Zeit der Installirung Simeon's, 
und namentlich am 1. December (1575), langte zuOrscba an der Granze des Reicbs 
eine Gesandtschaft vom Kaiser Maximilian II. an; sie bestand aus Hans Kobenzl 
von Prosseg und .Daniel Prinz von Buchau. Dièses musste dem Fiirsten von Mos- 
cau unangenehm sein, denn er konnte wobl nicht wûnscben, dass der deutscbe Kai- 
ser auf diesem Wege von seiner Quasi- Abdication Kenntniss erlange. Gewiss balte er 
Kobenzl und Prinz gern unler einem gulen Vorwande zuriickgewiesen; ihre Sen- 
dung war aber durcb ein Schreiben des Kaisers vom 25. September beglaubigt und 
sie waren die Ueberbringer seiner Chiffre mit einer Krone in hocbst werlbvollen 
Diamanten. Der Bojar Nikita Romanowitscb Jurjew-Romanow, damais Slalt- 
halter von Twer, und der Stattballer von Moshaisk Fûrst Wassily Andrej»- 



— 213 — 

Entlassung erhalten. Iwan Wassiljewitsch sprach von Neuem mit 
Sylvesler von seiner Abdication, bemerkte aber, dass er, sobald er es 
wolle, die Rcgierung wieder iibernehmen kônne. Er erwiibnte des mit 
Kaiser Maximilian IL (eben damais durch Kobenzl und Prinz) 



witsch Ssitsky-Jaroslawsliy waren nebsl dem Djaken Andrei Jakowle- 
witsch-Schls chelkalow zu den bis nach Dorogobush geleileten Gesandten abge- 
ferligt. Sie ùberreichlen ihnen ein Scbrciben, in welcbem sie von Iwan Wassilje- 
witsch unter seinem gewôhnlichen Zaren-Titel gebeten wurden, ferner daselbst 
zu verweilen, denn er kônne sie, wegen unternommencr Reisen (man sagte Ko- 
benzl, es waren Belfabrlen wegen der Fasten) nicht empfangen; es solle aber sobald 
als môglich gescbehen und zwar nichl in Moscau, sondern in Moshaisk. Ganzer drei 
und funfzig Tage mussten die Gesandten in Dorogobush warten, wahrend welcher 
Zeit aus den Scbatzkammeru des Fùrsten von Moscau vielerlei Prunkgerathe nach 
Moshaisk geschafft wurde, um die • Gaste grossarlig empfangen und bewirthen zu 
kônnen. Aller Vorsichtsmassregeln ungeachtet war ihnen doch etvras von der Ab- 
dication zu Ohren gekommen; sie hallen gehort, Simeon sei vom Metropoliten 
gekront v^orden. Kobenzl scbreibt: «Paulo ante nostrum advenluni quadraginta 
circiler nobiles qui in caput ipsius (Joannis) iterum conspirarent, capite plexit, et ob 
improbilatem subditorum imperio sese abdicans, summam rerum Simeoni Czari Caza- 
nensis Clio (also wieder Sohn des Chan's von Kasan) tradidit et diadema quoque 
ipsi, uti ex quorundam sermoni inlelleximus per Metropolitam imposuil». Ko- 
benzl's illirisch abgefassle und in's Italienisclie so wie auch in's Lateinische ùber- 
setzte Beschreibung seiner Gesandtschaft ist in Italien wiederholt falsch uberschrie- 
ben worden; man glaubte namlich , sie sei von dem 1579 in Russland gewesenen 
Philipp Prenistain. Da man aber in der Beschreibung selbst las, dass ibr Aiitor 
Johann oder Hans geheissen habe, so schuf man einen Johann Prenistain (Pero- 
6tein). Dieser Fehler der Italiener ist auch bei Turgeniew unverbesserl geblieben, 
nnd Adelung hat Unrecht, dass er Karamsin tadelt, da das, was er selbst unter 
Johann Pernstein und Philipp Prenistain sagt, unrichlig ist. Er halle seinen 
IiTthum leicht hemerken kônnen , wenn er das im Rumanzow'schen Muséum be- 
findliche italienische, falsch ùherschriebene und falsch dalirle Manuscript mit der in 
Wien copirlen lateinischen Beschreibung von Kobenzl bei Wichman verglichen 
halte. Adelung glaubt sogar , Kobenzl und Prinz seien in Moscau gewesen. 
Das ganze Missionsgeschaft wurde aber in Moshaisk in grosser Eile zwischen dem 
2*.. und 29. Januar 1576 abgemacht, und selbst nachhcr lud Iwan Wassiljewitsch 
diece Gesandten nicht ein^ nach Moscau zu kommen. Prinz, der uns auch eincn 



— 2U — 



eingeleiteten engeren Freundschaftsbiindnisses und wiederholte nochmals 
seine Aeusserungen von Unzufriedenheit mit der Rônigin Elisabeth 
wegen der gleichgiilligen Aufnahme seines friiheren Gesuches'). 

In den ersten Tagen des Juli (1576) langte Sylvester mit einem 
neuen Schreiben der Kônigin Elisabeth auf der Rosen-Insel an; er 



Bericht hinterlassen hat, mussle in Dorpat bis zum Mai auf den Fûrsten Sachary 
Iwanowitsch Ssugorsky (Statthalter von Belosersk) und den Djaken Andrei 
Arzùbaschew, die mit ihm zum Kaiser Maximilian II. abgefertigt wurden, war- 
ten. (Jebrigens war der Empfang und die Bewirthung dieser Gesandten in Moshaisk 
sehr glânzend. Kobenzl versichert auf Ritterehre, dass er weder in Rom, noch in 
Spanien eine bessere Aufnahme balte finden kônnen, wenn er vom Kaiser dahin 
gesandt worden wâre. Auffallend ist, dass weder Kobenzl noch Prinz Klage 
darùber fùhren, dass sie nicht nach Moscau eingeladen wurden; sie scheinen sogar 
zu wùnschen, dass man nicht. darauf aufmerksam werde. Iwan Wassiljewitsch 
ùberschickte den Gesandten reiche Geschenke fiir den Kaiser und liess ihnen sagen; 
es wûrde ihm lieb sein, wenn Maximilian ihm «ain Pawmaister so Kirchen und 
Schlôsser woU pauen und mauern, Item ein Platner so guete harnisch schlagen 
khûndte, Mer ain etliche guete khurze starkhe schone Pûxen zuekommen liess». 

M Da wir durch Kobenzl und Prinz beslimmt wissen, dass Iwan Wassilje- 
witsch am 29. Januar 1576 in Moshaisk war, so muss also Sylvester's Abschieds- 
audienz dort Statt gefunden haben. Auf den verschiedenen, von mir gesehenen, 
Copieen der Notiz uber dièse Audienz steht zwar: «in bis Town oi Moscovia»; diè- 
ses letztere Wort muss aber von den Abschreibern aus: Moshaisko gemacht worden 
sein, denn am 29. November 1575 schriebSylvesteij; «in hisCittye of Musco (nicht 
Moscovia) and howse of Oprisheno». In diesen Abschriften finden sich auch noch 
andere Fehler. Iwan Wassiljewitsch theilte Sylvester ùber seine Abdication 
Folgendes mit: «Allthough we manyfessted to thyne aparance to bave enthronysed 
another in themperyall dignitye and thereunto bave enthrowled both us and ours 
yet not so muche and the same net so farr resyned but that at our pleasure we 
can take the dignitye unto us againe and will yet do thearin as God shall instructe 
us for that the same is not contirmed unto him by order of coronation ne by con- 
sent elected but for our pleasure». Hier erklârt also Iwan Wassiljewitsch selbst, 
dass Simeon Bekbulatowitsch nicht gekiônt worden sei. Er sagte ferner zu 
Sylvester: «Behold (wahrscheinlich stand im Original: We hold) also seven Crow^ 
nés (fiir Turgeniew hat man hier copirt: Provinces) yet ia our possession with 



— 245 — 

begab sich nach Cholmogorii, wo er am 15. des genannten Monats, 
wiihrend er Vorbereitungen zur Weiterreise machte, im Hause der eng- 
lischen Handlung vom Blilz getodtet wurde. Aile seine Papiere und mit 
ihnen das Schreiben der Kônigin, ja das ganze Haus ging in Flammen 
auf. Als Iwan Wassiljewitsch von diesem Ereigniss IS'achricht erhielt, 



tbe cepter and the resl of the stately ornaments apertaynynge unto thempyre witli- 
all the Treasures belonginge to eaclie». Bei der Kronung von Fedor Iwano- 
witsch, welche im Jahr 1584 Stalt fand, sah man in der Tliat sieben Kronen. So- 
wohl Kobenzl als Prinz erzahit, dassiwan Wassiljewitsch (der doch nur Fiirst 
von Moscaii war) bei ihrer Audienz in Moshaisk eine Krone trug. Ersterer verglich 
sie mil der Krone des Papstes; er halte das Jalir zuvor die Kronen in der Engels- 
burg gesehen. Neben deni Zarewitsrb Iwan stand aticb eine Krone. Iwan Wassil- 
jewitsch hielt in der linken Hand den Scepter, der Zarewitsch aber des \ aters 
Stab (nocoxb , scipio). Wahrend der Mahlzeit slanden dièse beiden Kronen auf 
einer Bank neben der Tafel. - Es war bis jetzt unberiicksicht geblieben, dass Ko- 
benzl und Prinz zur Zeit der Regierung des Grossfiirsten Simeon Bekbiilato- 
witsch in Russland gewesen sind. Dièses erhellt aber aus dem, was Iwan Was- 
siljewitsch am 29. jN'ovember 1575 und am 29. Januar 1576 zu Sylvester gesagt 
hat. Horsey, der sich damais in Moscau befand, erwâhnt zwar, dass der Grossfûrst 
Simeon aile nach Moscau gekommene Gesandte babe empfangen mûssen, und dass 
einige sich dessen geweigert (ail Ambassadors to resorth before liim, which some 
rcfused); dies bezieht sich aber wohl auf Gesandte aus Asien. Von der kaiserlichen 
Gesandtscbaft halte Horsey nichts gesehen. Wir baben eine Gramota vom Gross- 
fiirsten Simeon vom Januar 1576; dièse ist also wahrscheinlich vor Kobenzl's und 
Prinz's, se wie auch vor Syl vester's Anwesenheit in Moshaisk erlassen. Man muss 
daher glauben, dass Iwan Wassiljewitsch, obgleich er nur den Titel eines Fûr- 
sten von Moscau Iriig, fiir die Gesandten des Kaisers Maximilian II. eine Aiis- 
nahme gemacbt und eben deswegen ihren Empfang in Moscau vermieden habe. Er 
ùbernahra die Regierung von Neuem mit dem Anfang des Jahres 7085, denn vom 
2. Seplember 1576 haben wir eiue Gramota von ilim als Zar. Willebrand sagt 
daher richtig: «In .dem 1576. Jabre trat der Grossfûrst die Regierung wieder an und 
liess den gewesenen Kayser auf seine Landgiiter gen Torsick (Torshok) gehen, be- 
scbenkle ihn auch anbey mil dem Furstenlhum Olufee (Twer)». Margeret dagegen 
hat Unrecht, wenn er sagt, Simeons Regierung habe zwei voile Jahre gedauert. 
Horsey schreibt im Bezug auf Iwan Wassilj e witsch's Entsagung: «the device 
of his own head might hâve sett him clear beside the saddell, if vt had conlinewed 

32 



— 216 — 

war er sehr betroffen; er rief aus: Gottes Wille geschehe! - So endete 
die durch Daniel Sylvester betriebene Unterhandlung*). 

Ich brèche hier meine Uebersicht der friihesten Verhaltnisse Russ- 
lands mit England, die etwas mehr als zwei Decennien umfasst, ab, 
obgleich die folgende Zeit auch manches Intéressante darbietet. So er- 

but a little longer. Yt is happie he is become invested again in stalu quo prius». 
Fletcher sagt natûrlich dasselbe, obgleich mit abgeânderten Worten. Nach dem 
Aneefiihrten batte Simeon's Regentschaft vom Anfang December's 1575 bis zum 
Seutember 1576 (dem Anfang des Jahres 7085), also neun Monate, gedauert. Dass 
Simeon Bekbulatowitsch nun den Titel eines Tvver'scben Grossfûrsten bekam,- 
den ihm Fedor Iwanowitsch nabm, dass er erblindete, dass der erste falsche 
Dmitry ihn (am 29. Mârz 1606) in's Kirilow'sche Kloster nach Belosero sandte, wo 
er den Namen Stepban bekam, dass Zar Wassily Iwanowilscb Schuisky am 
29. Mai desselben Jahres (1606) befabl, ihn in's Ssolowetz'scbe Kloster ùberzufûhien, 
dass auf seine Bitte der Fùrst Dmitry Michailowitscb Posharsky am 25. Juni 
1612 von Jaroslawl aus dafiir sorgte, dass er in's Kirilow'sche Kloster zurûckgebracbt 
wurde, endlich dass er am 5. Januar 1616 starb und im Simonow'scben Kloster in 
Moscau (eben so wie seine Gemahlm Anastassja, die am 7. Juni 1607, als Nonne 
Alexandra gestorben war) beigesetzt ward, wissen wir. - Iwan Wassiljewitsch 
theilte Sylvester'n mit, dass er mit Kaiser Maximilian II. wegen eines àhnlicben 
Biindnisses, wie das mit Elisabeth gewûnschte (durch Kobenzl und Prinz) un- 
terhandele, wiederholte nochnials Ausdriicke seines Unwillens ùber die Art, wie die 
Kônigin seinen Antrag aufgenommen babe und bemerkle: es musse bei ihr Hoffarlb 
zu Grunde liegen. Er gedachte der Voitheile, die er den Englandern in Russland 
verscbafFt habe, erwâhnte namen il icb der Erlaubniss, Taue fur die englische Flotte 
und KaufFarlheischifFe in Russland zu verfertigen. Er schloss mit der Aeusserung, 
dass er Elisabeth mehr Gefàlligkeiten erzeigt, als sie ihm Beweise von Freund- 
schaft gegebe.n babe. Der Zarewitsch war bei Sylvester's Audienz, eben so wie 
bei Kobenzl's und Prinz's zugegen. 

') Sylvester befand sich in der obem Etage des Quartiers, welches er im eng- 
lischen HanJlungshause bèwohnte. Der Schneider batte ihm so eben ein Kleid 
(a new yellow satten jackett or jepone) fur seine Reise zum Zaren angepasst und 
war kaum die Treppe hinabgegangen, als ein Blitzslrahl den Sylvester, seinen 
Knaben und einen ihm gebôrigen Hund erschlug (pearcing down the collar of the 
inside of bis new coate owt the right side of bis body not outwardly seen, burnt 
his deeske, lettres, howse ail at instant). 



— 2n — 

sehe ich, zum Beispiel, aus einer Handschrift Jérôme Horsej's (wel- 
cher im Jahre 1572 als Handlungsdiener nach Moscau gekommen war 
und sich am Hofe des Zaren Iwan Wassiljewitsch, auch bei Fedor 
Iwanowitsch und bei Boris Fedorowitsch Godunow beliebt zu 
machen gewusst batte), dass sich die Zarin Irina Fedorowna (Godu- 
now's Schwesler), welche 15S0 mit Fedor Iwanowitsch vermahlt 
worden, mehrere Maie in gesegneten Umstanden befunden, ehe sie 1592 
zum ersten Maie von einer Tochter, die friihe starb, entbunden wurde. 
Horsey hat bei Beschreibung seiner im Jahr 1585-1586 in Auftragen 
von Fedor Iwanowitsch nach England gemachten Reise angemerkt: 
„I spent a good time inquiringe of the learned phizicions of Oxford, 
Cambridge and London their opinions and directions concerning the Em- 
poris Irenia in some difficult matters eop KOHcepTnoH (for conception) 
aHA npoKBpainoHi (and procuration) oe Hn.iApenb (of children), had 
been married seaven years (es waren 1586 nur sechs Jahre) and often 
KOHceaBCA (conceavedj with some other marriage matters, i^herein I 
was charged with secraecie". Der russischen Schrift (er setzte jedoch im 
Wort conception ein p fiir ein n) bediente sich Horsey, um neugieri- 
gen Durchblatterern seines Journals unverstandHch zu bleiben*). 



') Horsey batte damais der Kônigin Elisabeth gesagt, er habe Auftrag vom 
Zaren Fedor Iwanowitsch, sie zu ersuchen , fiir seine Gemahlin , Irina Fedo- 
rowna, eine gute englische Hebamme aiisfindig machen zu lassen. Es ward eine 
angenommen und mit Horsey nach Russland abgeferligt. Folgendes ist der von 
mir im Concept zu Cambridge aufgefundene Brief, welchen die Konigin Elisabeth 
in dieser Angelegenheit an die Zarin schiieb: «Elisabetha etc. Serenissimae Orine 
Russiae Imperalrici etc. - Serenissima et potentissima Princeps arnica et soror cha- 
rissima. Singularis quae de insigni vestra prudentia virtutibus rarissimis et moribus 
tanta principe vere dignis fama circumiertur crebro etiam serraone praestantis riri Doc- 
toris Jacobi medici nosiri confirmata facit ut Serenilatem vestram vero animi affectu 
amemus, eique fausta et foelicia oninia ardenler optemus. Ideoque de valetudine et 

32* 



— 248 — 

Nikita Romanowitsch Jurjew-Romanow, der Grossvater von 
Michail Fedorowitsch, halte sein Haus in Moscau ganz nahe bei 
dem der Englander, indem nur die Kirche St. Maxim Ispovednik. da- 
zwischen stand. Als ihm einst Iwan Wassiljewitsch. plôtzlich ail sein 



incolumitate vestra non soUicitae esse non possemus. - Itaque non solura (quod no- 
bis amanter petiit) obstetricem expertam et peritam missiraus, quae partus dolores 
scientia leniat, sed medicum etiam nostruin qui nostram valetudinem curare sol ébat . 
praedictum Doctorem Jacobum una aniandamus, hominem vobis antea cognilum fide 
plénum ut medica arte in qua excellit, obstetricis actiones dirigat, et vcstrae valetu- 
dini fideliter inserviat. Cupimus enim veheraenter, non in biis solum sed in aliis 
etiain omnibus quae Serenitati vestrae placera possunt sororio animo libentissime gra- 
tificari. Quam Deus oplimus maximus etc. Datum e Regia nostra Grinvici die men- 
sis Martii 24.. anno domini 1.585 (dies ist 1586) regni vero nostri 27». - Es scheint 
mir, als ob man bei Uebersetzung dièses Schreibens in's Russiscbe vorsâtzlich die 
Stelle wegen der Hebamme ausgelassen habe. Es wird in derselben blos von dem 
damais zum zweiten Mal uacb Russland gekommenen Dr. Robert Jacob gespro- 
chen. Walirscheinlicb gescbah dies auf Godunows Veranlassung. dem die Ankunft 
einer geschickten Hebamme fur seine Schwesler, die Zarin, unangenebm war. Auch 
erlaubte man der Hebamme nicbt nach Moscau zu kommen-, sie gelangte nur bis 
Wologda. In einem von mir in England gesehenen Scbreiben der Directoren der 
russischen Compagnie an Lord Burgbley steht, die Zarin Irina Fedorowna habe 
gar nicbt erfahren, dass von der Kônigin Elisabeth eine Hebamme fur sie nach 
Russland gesandt worden sei (nor was the Empresse made privie of any suche wo- 
man [a midwife] commended from her Maiestie 5 the Empress never knev\' of her). 
jNachdem die Hebamme mehr als ein Jahr in Wologda verweilt batte, war sie geno- 
thigt im Spiitjahr 1587 ganz unverrichteter Sache auf einem der von der Rosen-In- 
sel absegelnden Schifle nach London zurùckzukehren. Da sie glauble, Horsey sei 
Schuld, dass man sie nicbt nach Moscau zur Zarin habe gelangen lassen, so reichte 
sie bei der Kônigin Elisabeth eine Klage gegen ihn ein. -Horsey war schou von 
Iwan Wassiljewitsch, im Jahre 1580, zur Ausfûhrung einer wichtigen Commis- 
sion iiber Liefland nach England gesandt worden. Es handelte sich um diq An- 
scbafTung von allerhand damais sebr nôthiger Kriegsmunition. Des Zaren Scbreiben 
an die Kônigin Elisabeth und seine Instruction fur Horsey wurde von dem Se- 
cretar Sawwa (oder Saweli) Frolow mit Sorgfalt in dem geheimen Seitenbehaller 
einer hôlzernen Aquavitflasche von schlechtem Ansehen versteckl und Horsey 
hângte dièse unter die Mahne seines Pferdes. Er gelangte glûcklich nach London. Die 



— 249 — 

Hab und Gut wegnehmen liess, sandte er gleich daraiif zu den Engliin- 
dern nach Bauiiiwollenzeug, um fiir sich und seine Kinder, aiso aucli 
lïir Fedor (spiiter Pliilarel) Nikililsch , die milhigste Kleidung nia- 
chen zu lassen. Fiir den Lelzlgenannten, der nachher mit seinem Soiin 
Michail Fedorowitsch als Palriarch Philaret zusammen regierte, 
schrieb Horsey, so gut er konnle, eine lateinische Gramraatik mit rus- 
sischen Buchstaben. Der junge Fedor Nikititsch fand grosses Ver- 

Kônigin Elisabetli Leinerkte, dass des Zaren Gramota nach BraïKlweln roch. Sie bel'alil 
.ailes von Iwau Wassiljewitsch \erlaiigte abzulassen, und im folgenden Sommer, 
1581, kara Horsey mit nicht weniger als dreizehn grossen Schiffen, die fiir rieun- 
tanscnd Pfiind Sterling Salpcter, Schwefel, Pulver , Blei iind Kupfer fiihrten, zur 
Roscn-Insel. Er batte am Nord-Caji mit daniscbcn Schifi'en ein Gefecht beslanden. 
Dem Zaren stattete er seinen Bericlit in der Alexandrow'sclien Sluboda ab und ernd- 
tete seinen Dank. - Mit Horsey kam damais auch der Dr. Robert Jacob zuiu er- 
sten Mal nach Moscaù., Die russische Compagnie gab diesem bei der Abreise hun- 
dert Rubel und unleihielt ihn auf seine Kosten, bis im Derember Iwau Wassilje- 
witsch ihni einen Gehalt bestimmte. Dr. Jacob argerte die Compagnie spater niclit 
wenig, indem er fur seine Rechnung grosse Quantitâten Wachs nach England sandte 
und dadurch der Compagnie Abbruch tliat. Sein Bruder starb rn Russland vind er 
kelirte nacli Iwan Wassiljewitsch's Tode Î584 mit Sir Jérôme Bowes, dem 
Apotheker Fincliam und der Wiltwe Bomel nach England zurûck. Im Jahr 1586 
brarhte Horsey vielerlei Gegenstânde nach Moscau, wodurch er dem Zaren, mehr 
noch aber Godunow ein nicht geringes Vergnûgen macble.. Darunter waren: zwei 
Lôwen , zvvôlf Ilmide (aiastive dogs, grey and bloud hoiinds), vergoldete Riislnn- 
gen, Hellebarden, Pistolen, Orgeln und ^'irginale, Juvelen, goldene Kelten, Perlen, 
weisser, rother und scharlachfarbener Samrat, etc. Godunow boite seine .Scbwester, 
die Zarin Irina, um Ailes zu besiclaigen und die Orgeln und Virginale (Spinete) 
zu horen (admired especiallv the organes and virgenalls ail gilt etc. never seing nnr 
heeringe the like before woundered and deligbted at the lowd and musicall sound 
iherof. Thousands of people resorted and steyed about the pallace to heer the 
same, my men that plaied upon them much niade of aiid admilted into sucli pré- 
sence often wher myself could not corn). Die grosse Zufriedenheit mit den von 
Horsey ans England gebrachten GegenslHndcn war die Hanptursache, dass der Han- 
delscompagnie ein sehr vortheilhaftes Privilegiuni ertheilt, und den in Russland- be- 
fîndlichen Englandern viele anderweitige Vortlieile zugestanden wurden. 



— 250 — 

gHiigen am Studiura des Lateinischen nach der vom Engliinder Horsey 
angefertigten Graramatik, obschon dièse gewiss hôchst unvollkommen war. 

Bis zur Zeit der Begriindung der Stadt Archangelsk war die Rosen- 
Insel der Stapelplatz unsers Handels mit England durch die Nordsee. 
Als ira Jahr 1583 der Gesandte Fedor Andreiewitsch Pissemsky 
von seiner Mission wegen der Lady Mary Hastings, die Iwan Was- 
siljewitsch, der bereits die siebenle Geniahlin halte, jetzt in Folge 
von Dr. Robert Jacob's Empfehlung zu heirathén wiinschte, zusam- 
men mit Sir Jérôme Bowes, dem Gesandten der Kônigin Elisabeth, 
ans England anlangte, ward Ersterer im Kloster St. Nicolai, Letzterer 
aber im englischen Hause auf der Rosen-Insel einquarliert'). 

Obgleich Iwan Wassiljewitsch schon (am à. Miirz) 1583 befoh- 
len hatte, nach dem ihra vora damaligen Dwina'schen Wojewoden Peter 
Afanassjewitsch Naschtschokin vorgelegten Riss eine Stadt bei dem 
alten, ehfwiirdigen, dem Erzengel Michael geweihten Kloster aufzu- 
bauen, was auch schnell ausgefiihrt ward, so behielten die Engliinder 
doch auch spiiterhin die Erlaubniss, ihre Navigationsgeschafte in ihrem 
Etablissement auf der Rosen-Insel fortzusetzen-). 



') Pissemsky war Edelmann aus Schatzk. Seinen Secretar, den wir nur als 
Ne-udatsch (Heyja^b) kennen, fand ich in England in der Uebersetzurig der von 
Pissemsky iiberbrachten Gramota, Ne-udatsch Gawrilow genannt. Pissemsky's 
Dolmetscher war Reginald Beckmann. Der Dolnietscher aber, welcher der Kô- 
nigin Elisabeth im Jahre 1583 des Zaren Iwan Wassiljewitsch erneuerlen ge- 
heimen Wunsch, nach England zu kommen und die Mary Hastings zu heirathén, 
mittheilte, war Aegydius Crow. Die Kônigin scbrieb an den Zaren unter'm 8. 
Juni 1583, dass er ihr hôchst willkommen sein soUe. Bekanntlich starb Iwan Was- 
siljewitsch am 18. Mârz 1584, noch ehe Bowes nach England zuruckgereist *yar. 

-) In dem bereits erwâhnten , 1586-1587 von Jérôme Horsey ausgewirkten, 
Privilegien steht: «Wir vergônnen ihnen (den Englândern), dass sie ihr bisheriges 
Haus und Waarenlager beïm Ankerplatz an der Pudoshem'schen Miindung /brtbe- 



— 251 — 

Die Rosen-Insel war aiso eine lange Zeit hindurch das nordliche 
Emporium fiir Uusslands auswiirtigen Handel. Sie diirfte, eben so wie 
das Ufer bei Nenoksa, wo Cliancellor landete, ein Denkmal der Er- 
innerung an die folgenreichen Ereignisse verdienen. Unser Dichter von 



halten und sie sollen niclit verbunden sein, dièse Anlagen zu dem jetzigen Anker- 
plalz bei der neu gegriindeten Sladt (Nowo-Cbolmogoru, spater Archangelsk) iiber- 
zufiihren, sondern es ist ihnen, wie bisher , verstatlet, englische Einfuhrartikel und 
russische Ausfuhrprodiicte bei ihreni fridiern llaus (aiif der Rosen-Insel) aus und 
einzuschinen. Die Cholmogorii'schen Bramlen sollen von solchen Waaren blos 
Listeii bekommen, aber nicbt das Recbt babeii, sie zu besichligen ». Als Horsey, 
nacb Auswirkung dieser Prrvilegien und anderer Vortlieile fur die englische Com- 
pagnie, wieder nach England zuriick reiste, wurde er diirch den Wojewoden Fùrst 
Wassily Andrejewitscb Swenigorodsky von der damais noch ganz neuen 
Stadt Xowo-Cholmogorû mil viciera Pomp auf die Eosen-Insel zum englischen 
Hause zu Wasser abgefertigt. «The Duke mett me at tbe Castellgate willi ihree 
hunderd gonners shott of their calivers and ail the ordinance he had in the Caslell 
for honnor of my waelcom, ail the dutch and french ships (aIso bat der das Jahr 
zuvor an die Dwina gekomniene erste Franzose Sauvage schon 1587 mehrere 
Xachfolger gehabt) in tbat roade shott of also their ordinance by the Duks apoint- 
ment before I came. He feasted me tbe next daie brought me to my barge, had 
apointed fifty men to rowe and hundred gonners in small boats to garde me to 
Rose lland, did me ail the honnor he could in bis golden coate, told me he was 
comanded by the Kings letters so to doe, toke leave and preied me to signifie his 
service to Boris FedorowiLsch. Came within four hours to Rose lland beinge but 
thirly miells wher ail the english masters agent and merchants mett me. The 
gonners landed before me stode in rancke and shott of ail their calivers which the 
ships heeringe shott of also some of their ordinance. The gonners and bargmen made 
drinccke at the seller dore and dispatched tbat nigbt back again to the Castell. The 
next day friers of St. Aicholas brought me a présent, fraesh salmons, rye loaves, 
cupps and painted plaetters. The third daye after my arivall (on Rose lland) ther 
was sent a gentleniann Sablock Savera a Captain from the Duke, delivered me a 
copie of his comission of the Emperors and Boris Fedorowitsch their grâce and 
gowlnes towards me, presented for my provicion 70 ewe shepe, 20 (16) live oxen 
and bullocks, 600 henns, 40 (25) flaeches of bakon, 2 milch keyne, 2 goats, 10 fresti 
sallmons, 10 geese, 2 swans, 2 crânes, 3 yong beares, a wild boare, 40 gallons of 
aquavila, 100 (65) gallons of mead, 200 (60) gallons of bepr, 1000 (600) loaves of 



— 252 — 

der Dwina hiiUe dièse besingen sollen, denn gewiss mag Lomonossow 
als Knabe mit seinem Vater auf dessen Fischerfahrten von Cholraogorii 
in's Weisse Meer ôfters bel der Rosen-Insel vorbeigekommen sein*). 

In friiheren Zeiten bahnte der Handel gewôhnlich der Naturforschung 
den Weg. So kam denn auch auf dem von Chancellor gebahnten 
Handelswege um das Nord-Cap ein englischer Pflanzenliebhaber und 
Thiersammler aus England im Jahr 1618 zu uns an die Dwina. Dies 
war John Tradescant. 

Wer und was war unser Tradescant? - Wie und mit wem kam 
er zu uns? - Was hat er bei uns gethan? 



white bread, <>0 (80) bushells of meall, 2000 eggs, garlick and onyons store. There 
was four great lighters and raany water men etc. ther thaï came with tbis provi- 
cion wbich wear ail orderly dismist . . I tobk some lime to make merrie wilh the 
inaster and merchants havinge some pastymes that followed me, plaiers, danzinge bare^ 
and pieps and dromes and trompetts, feasted them and devided my provicion in li- 
béral proportion». Horsey schifl'te sich am 26. August mit seiner GeseiJschaft bei der 
Rosen-Insel ein wid landele am 30. September zu Tynemoulh in Nortliumberland, 
\on wo er mit der Post ûber York in vier Tagen nach London gelangte. Die Kô- 
nioin Elisabeth liess sich in Richmond von Horsey die russische Schrift des Pri- 
vilegiums erklaren und sagte: «I could quicklie learn it». Sie forderte Lord Essex 
(lAobert Devereux) auf, die russische Sprache (the famoust and most copious lan- 
guaee in the world) zu studiren. Die Geschenke aus Moscau nahm sie spaler zu 
Greenwirh in Aiigenschein : sie fand sehr grosses Vergniigen daran. 

') Die Rosen-Insel ist nîcbt nur als die Wiege unsers auswârtigen Handels, son- 
dern auch als die der russischen Marine anzusehn. Die durch die Englânder hier 
an der Dwinamûndung begrùndete Schiflfahrt reizte bekannllich den jugendlichen 
Zaren Peter, 1693 dahin zu reisen. Hier sah und befuhr er zuerst das Meer, be- 
suchte die auslândischen Schiffe, ferligte das erste russische Schiff mit Waaren in's 
Ausland ab, haute sein erstes Schiff (St. Peter), welches er selbst vom Stapel liess 
und auf welchem zum ersten Mal die russische Flagge wehte. Hierher sandte er 
das von ihm 1697 in Saardam erbaute LinienschifT Peter und Paul, hier ward 1701 
das erste fremde (ein schveedisches) Schiflf von Russen erobert und das Jahr darauf 
liess Peter zwei hier eebaute Jachten von der Kûste bei Kemi ûber Land und 
durch niedergehauene Waldungen zum Onegasee schleppen. Dièse halfen dem 
Grûnder St. Petersbures die Newa in Besitz zu nehmen. 



— 253 — 

John Tradescant, der Aeltere, ist der Mann, welcher das gewiss 
nicht geringe Verdienst hat, in England das allererste Muséum von na- 
turhislorischen Gegenstanden und Kunstsachen gestiftet zu haben; er 
besass auch einen der erslen und seiner Zeit den besten botanischen 
Garten. Beide Anstalten waren bei einander in South Lambeth, ohn- 
weit London. Jetzt befindet sich dieser Orl innerhaib der grenzenlosen 
Metropolis auf der Ostseite von South Lambeth Road (mit Unrecht die 
Siidseite genannt); die Gebiiude stehen gerade gegeniiber Spring Lane*). 

Die in dem Muséum, so wie in dem Garten befindhchen Gegenstiinde 
hat Tradescant's Sohn , von welchem beide Anstalten bedeutend be- 
reichert worden waren, durch einen 1656 gedruckten Catalog bekannt 
gemacht. Der Titel ist: Musaeum Tradescantianum : or, a collection of 
rarities preserved at South Lambeth neer London by John Tradescant^). 

') Das Haus, wo sich das Muséum, welches man Tradescant's Arche nannte, 
befand und wo die Tradescant's, Vater und Sohn. eine Zeitlang auch Esther, 
die VVillwe des Letztern, nachher aber Ashinole, wolmten, isl so oft in seiner 
innern Einrichtung und aussern Gestalt verandert worden, auch hat man so oft zu- 
gebaut, dass gegenwarlig nicht mehr ausgemitlell wcrden kann, welehe Zimnier ur- 
sprûuglich zum Muséum und welehe zur Wohnung gedient haben. Auch besteht 
das Ganze gcgenwartig aus zwei Abtheilungen. Den alteren Theil. Staïufordhdiise 
genannt, bewohnt John Alcxander Fulton, welcher nebcnbei Pfell'er nach einer 
palentirten Méthode mahleu lasst; den anderen neueren Theil, Turrethouse , aber 
John Miles Thorne, Inhaber einer Bicrbrauerei zu Nine-EIms unier der Firma: 
J. M. l'home and Son. 

^) Diesem Catalog ist sowohl des Vaters als des Sohnes Portrait, von Hollar 
gearbeitel, beigcgeben. Auf Seite 4 sieht man, dass in dem Muséum unter Anderm 
auch eiu ausgestopfler Dodo von der Insel Maurilius war. Dies ist das einzige in 
eineni europàischen Cabinet gewesene vollslândigi; Exemplar dièses bereits seil un- 
gefàhr zweihundert Jahreu vertilgten \ ogels. Ich habe schon erwâhn-t, dass Fran- 
cis Willoughby bezeugt, ihn im Tradescant'schen Muséum gesehen zu haben 
\ ielleicht ist es derselbe, welchei um's Jahr 1638 in London lebendig fur Geld ge- 
zeigl wurde. Jetzt isl \on ihtu uur der zu Oxford im Jahr 1755 abgehackte K.opt 
und einer der Fûs.se nacli : von er.«lerera habe ich der Akademie den Gypsabguss, 

33 



— 254 — 

Tradescant der Aeltere starb 1638, der 1608 geborne Sohn 1662. 
Des Letztern einziger Sohn (sie hatten aile drei den Tauihamen John) 
war vor ihni, 1652, mit Tode abgegangen und daher vermachte der 
erbenlose zweite Tradescant 1659 am 16. December die ganze Samm- 
lung in South Lambeth dem Elias Ashmole. 

Dieser Ashmole, geboren 1617, hatte sich damais bereits durch 
drei Schriften bekannt gemacht. Zwei davon, gedruckt in den Jahren 
1650 und 1652, handelten von Alcheraie, die dritte, 1658, vom Stein 
der Weisen; ihr Titel war: The way to bliss. Bemerkenswerth môchte 
es sein, dass das Werk, mit welchem Ashmole zuerst (1650) auflrat: 
Fasciculus chemicus, in Russland und zwar zu Moscau von Dr. Arthur 
Dee, dem Leibarzte des Zaren Michail Fedorowitsch im Jahre 1629 
lateinisch abgefasst worden war*). Ashmole's zweites, 1652 gedruck- 



von letzterem aber mehrere photographische Abbildungen der Knochen und Seh- 
nen vorgelegt. Im British Muséum wird ein anderer Fuss aufbewahrt; dieser ist 
vielleicht derselbe, welchen Glusius vor 1605 in der Sammlung des Professors 
Pauw zu Leiden, als aus Mauritius gebracht, gesehen hatte. Ich habe der Akade- 
mie von demselben ebenfalls einen Abguss vorgelegt , se wie ich auch von dem im 
kôniglichen naturhistorischen Muséum zu Kopenhagen befindlichen, aus der Paluda- 
nischen Sammlung stammenden, Dodokopf eiuen Abguss erwarte. In Oxford befin- 
det sich ein grosses Oelgemalde eines Dodo von Johannes Savery mit der Jahrs- 
zahl 1651, welches ich des Colorits wegen copirt habe. Roeland Savery, der 
Onkel des eben Genannten, hat den Dodo id seine 1638 gemalte Darstellung des 
die Thiere bezaubemden Orpheus aufgenommen. Das grosse Bild des Dodo im 
British Muséum stammt aus der Sloan'schen Samiplung, der Maler ist aber lui- 
bekannt. Nach allen von mir zusammengebrachten Materialien wird jetzt hier von 
Herm Jenssen, einem Schùler Thorwaldsen's, ein Dodo modellrrt, um sodann 
colorirte Abgiisse in unsern Sammlungen aufstellen zu konnen. 

') Der voile Titel dièses Bûchelchens ist: «Fasciculus chemicus abstrusae herme- 
ticae scientiae, ingressum, progressum, coronidem, verbis apertissimis, explicans. ex 
selectissimis et celeberrimis aulhoribus, tali série collertus, et dispositus, ut non modo 
huius artis tyronibus, sed candidatis, summo emolumento, instar speculi Philosophiae 



— 255 — 

tes Werk war sein Theatrum Chemicum Britannicum : eine Sammlung 
aller hermelisch-philosophischer Schrillen*). 

Seit 1650 halte Ashmole und auch seine Frau Tradescanl den 
Jiingeren wiederholl in South Lambelh besuchl'^). Man siehl, dass sich 



habeatur, a neniine hac methodo distrlbutus. Opéra et studio Arthuri Dec, Archi- 
atrr Magni Imperatoris totiiis Russiae». Das Vorworl an den Léser ist dalirl: «Ex 
Musaeo nostro, Moscuae Kalend. Marti! 629». Das Schriftchen wurde noch 1629 in 
Basel und sodann 1631 in Paris gcdruckt, von Elias Ashmole aber in's Englische 
iibersetzt und unter deni Anagramm James Hasolle 1650 herausgegeben. Dr. Ar- 
thur Dee, geboren 1579, war der Sohn des bekannten Dr. John Dee von Mort- 
lake und kam 1621 mit dem Gesandten Issak Iwanowitsch Pogoshew nach 
Moscau, wo er bis 1626 und dann, nach einiun in Englaud gemachten Besuch, 
wieder von 1627 bis 1634 Ltibarzt des Zaren Michail Fedorowitsch war. Er 
hatte bei der lijinsciien Pforte sein eigenes Haus, auch war ihm der Niessbraurh 
eines Landgutes geslattet. Sein Vater wai zwar als guter Malheinatiker geacbtet, 
dabei aber ein enthusiastischer Astrolog und Alcbemist. Beinahe ware er 1586 - un» 
die Zeit, als Horsey seine Commissionen fur die Zarin Irina Fedorowna in Ox- 
ford, Cambridge und London zu erfùllen suchte - nach Moscau gekommen. Es 
wurde ihm, in Folge von Empfehlungen der Englander in Moscau, voni Zaren 
Fedor Iwanowitsch ein vortheilliafter Antrag hierzu gemacht, v\âbreud er. mit 
Kelly zusammen, sein Wesen in Bôhmen trieb, wie auch scbon in Polen geschehen 
war. Sein Sohn war stark von der Schvvarmerei des Vaters angesteckt; in dem ju- 
gendlichen Russland fand sich jedoch glûcklicher Wejse wenig Empfanglichkeit fiir 
solches Uebel. Ein gewisser Franz Mujrer soll sich damais in Moscau mit Astro- 
logie abgegeben haben; dies ersah ich aus einer, auf Arthur Dee Bezug habenden 
Handschrtft in Oxford. «Murrerus \vas an Astiolocer of some account at Mosco». 

') Dièses Werk war auch zwei liellàndisclien Liebhabern der Chemie bekannt 
geworden. Ich habe zu Oxford in Ashmole's eigenem Exemplare hinten ira zwei- 
ten Theile einen lateinischcn Zettel eingeklebt gefunden , den ein lieflandischer Hit- 
ler Nicolaus von Vilcen in Ashmole's Hause geschricben bat: «Generose et no- 
bilissime Domine. Adfueruut hic duo iNobiles Germaui artis chymicae amatores, qui 
viderunt et legerunl libruui dorainationis \ esirae Theatrum Chimicum Britannicum, 
quaedam cum Dominatione Vestra communicaturi, si grave non est et horâ commoda 
designabitur. - Commorantur in Kingstreel in S. Steefens aile (St. Stephens Alley) 
al the 3 glasses of Mumm. Jsicholas von Vilcen, Eques Livonus, 18. Oct. 1670». 

') Ashmole halte damais seine zweite Frau und er war ihr vierter Mann; er 

33* 



fc 



— 256 — 

Ashmole bei diesem Tradescant, wahrscheinlich durch astrologische 
und alchemistische Prahlereien, wichtig zu machen gewusst batte*). Da 
nun leizterer keine Hoffinung batte, von seiner zweiten Gattin, Estber, 
Kinder zu bekommen, so setzte er, wie scbon erwabnt, den keinesweges 
mit ihm verwandten Ashmole testamentariscb zu seinem Erben ein'*). 

Die Universitiit Oxford ertheilte Asbmole 1669 das Diplom eines 
Doctors der Medicin^), und er bot ibr die Tradescant'sche Sammiung 
als Gescbenk an, mit der Bedingung, dass sie ein besonderes Haus dazu 
bauen lasse. Sir Christopber Wren (bekanntlicb der Erbauer der 



batte sie 1649 geheirathet. Sie wohnte vom 20. November 1652 bis zum 17 Ja- 
nuar 1653 bei den Tradescant's. Am H. December (1652) sahen sie den Cometen. 

') Er war ihm auch gleich im Anfang seiner Bekanntscbaft, gemeinschaftlich mit 
Dr. Thomas Wharton (geboren 1614), welchem er damais durch astrologische Be- 
rechnungen eine gute Frau auszumitteln beschàfligt war, bei Anfertigung des Cata- 
logs des Muséums und des Gartens behùlflich. 

^) Estber Tradescant, welche, als Wittwe, den drei John Tradescant's auf 
dem Kircbhof zu St. Mary, Lambeth, ganz nahe bei'm Palais des Erzbischofs von 
Canterbury, 1662, ein gemeinschaftliches, noch jetzt bestehendes Denkmal hat setzen 
lassen, protestirte viele Jahre hindurch gegen das von ihrem Manne zu Gunsten 
Ashmole's gemachte Testament, verlor endlich (1674) den Prozess und ward ge- 
zwungen, das Muséum an Ashmole abzuliefem. Sie unterscbrieb (1676), wahr- 
scheinlich nicht aus freiem Willen, eine Erklârung, dass sie unrecht gegen ihn gehan- 
delt habe, und ersâufte sich (1678) in eiuem Teich desselben Gartens, in welchem ihr 
Schwiegervater und ihr Mann so viel ftir Pflauzen- und Blumencultur gethan hatten. 

') Ashmole, dessen bereits erwâhnte zweite, reiche Frau (die sich ûbrigens 
schon 1657 bemûhte, ihn los zu werden und deswegen eine nicht weniger als acht- 
hundert Bogen starke Klage gegen ihn cingab) 1668 gestorben war, heirathete gleich 
darauf eine Tochter von Sh- "William Dugdale, der bald in Oxford, bald in Lon- 
don wohnte, um die dasigen Bibliotheken zur Herausgabe seiner Werke (Monasticon, 
Baronage u a. m.) zu benutzen. Ashmole gab 1672 die Geschirhte des Hosenband- 
ordens heraus, machte Sammlungen von Antiquitâten, Mûnzen, Siegeln u. d. m., 
von welchen er durch eiaen Brand im Jahre 1679 einen Theil verlor. Damais bûsste 
er auch seine Bibliothek ein, welche er bei dem grossen Brande im Jahre 166G 
bei der Estber Tradescant in Sicherheit gebracht batte. Aus einem Brief von 



— 257 — 

St. Paulskirche in London) musste einen Plan machen und im Jahr 
1679 ward der Grundstein dazu gelegt. Am 16. August 1682 reisie 
Ashraole nach Oxford, um das neue Haus in Augenscheiu zu nehraen 
und 168.3 konnte die aus Lambeth (im Februar und Miirz) iibersandte 
Sammiung durch den zum ersten Aufseher derselben bestimmlen Dr. Ro- 
bert Plot daseibst aufgestellt werden'). 

Dièses Gebàude befindet sich dicht bei dem ebenfalls von Sir Chri- 
stopher Wren 1664-1669 auf Dr. Sheldon's Kosten erbauten Uni- 
versitiils-Theater''). Es wird das Ashmole'sche, nicht aber, wie es doch 
wohl eigentlich batte sein sollen, das Tradescant'sche Muséum genannt, 
und daher ist jetzt des wahren Begriinders Name fast ganz vergessen. 
Er wiirde kaum je ausgesprochen werden, wenn nicht Heinrich Bern- 

hard Rupp in seiner Flora Jenensis, 1718 nach dem von John Par- 
kinson 1629 benannten Phalangium Ephemerum Virginianum Joannis 

Tradescanti eine eigene Pflanzengattung : Tradescantia aufgestellt batte. 



dem durch seine Reisen bekannten Sir Thomas Herbert aus York an Ashmole 
vom 1. Seplember 1680 ersehe ich, dass sich Letzterer damais in sein, nâmlich in das 
Tradescant'sche Haus in South Lambeth zurûckgezogen hatte. Herbert schrieb: 
«I find by Your letter that You do net fréquent the Court as You hâve formerly, 
having retyred Yourself to Your house in South Lambeth, a place I well know. 
having been sundry times at M. Tredescons (to whom I gave severall things I 
collected in my travels) and was much delighted wilh his gardens, so as You bave 
sequestered Yourself to a place of much pleasure als well as primacy». 

') Dr. Plott hatte bereits 1677 seine Naturgeschichte der Grafschaft Oxford 
herausgegeben und war seit 1682 einer der Secretare der Royal Society Nach seiner 
Ernennung zum erwahnten Posten ward er auch Professor derChemie und 1686 gab 
er seine Naturgeschichte von StaÔbrdshire heraus. 

') In diesem Theater wurde ISli dem hochseligen Kaiser Alexander, 1817 
dem jetzt regierenden Kaiser Nicolaus und 1839 dem Grossfûrsten Cesarewitsch 
Alexander die hôchste Ehrenbezeugung, welche die Universilàt zu bieten hat, 
durch Ueberreichung des Doctordiploms erwiesen. 



— 258 — 

Tradescant der Aeltere war schon bei dem 1612 verstorbenen Gra- 
fen Salisbury, Robert Cecil (Sohn von William), Gartner gewesen. 
Spiiter war er es bei Edward Lord Wotton in Canterbury*), und dann 
bei George Villiers, dem Herzog von Buckingham; der erstere starb 
1628, der letztere ward in deraselben Jahre ermordet. Tradescant's Zeit- 
genossen, der Londner Apotheker und kônigliche Herborist John Par- 
kinson, der 1629 seinen Paradisus terrestris und 1640 sein Theatrum 
botanicum herausgab, so wie Thomas Johnson, auch Apotheker in 
London, welcher 1633 des Chirurgen John Gerard's allgemeine Ge- 
schichte der Pflanzen: the Herbal, mit vielen eigenen Zusàtzen drucken 
liess, geben ihm wiederholt das Zeugniss eines ùberaus fleissigen und 
unermiidlichen Sammlers, und zwar in Ausdriicken, welche die hochste 
Achtung fiir ihn an den Tag legen^). Kurz vor seinera Tode, 1638, 



') Edward Wotton, Baron von Merley, war als Diplomat io Frankreich, Por- 
tugal und Schottland gebraucht worden und bekleidete nachher wichtige Aemter 
zu Canterbury, wo er einen Pallast batte, welcher aus einem Tbeil des frùheren 
Augustinerklosters geschaiFen worden. Aus Lord Wotton's Garten zu Canterbury 
sandte Tradescant der Aeltere Pflanzen an Parkinson. Dr. Ducarel meint in 
semem 1773 gedruckten Briefe an Dr. William Watson (ûber die Trube Cultur der 
Botanik in England und einige Nacbrichten iiber Jobn Tradescant) Parkinson 
babe (Seite 141 seines Paradisus tesrestris) irrig geschrieben; Canterbury, es musse 
South Lambeth heissen. Man sieht, dass Ducarel nichts von Tradescant's Thâ- 
tiskeit in Canterbury wusste. Neben den Portraits der Tradescant'schen Familie 

o 

in Asbmole's Muséum, welche Letzterer zugleich mit der Sammlung von Tra- 
descant ererbt zu haben scheint, befindet sich auch das Portrait von Lord Wot- 
ton. Ohne Zweifel bat es unserm Tradescant (dem Aelleren) gehôrt. denn Lord 
Wotton starb zehn Jahre vor ihm. Die Tradescant's waren auch Gartner bei 
Konig Charles I. und bei seiner Gemahlin, der Konigin Henrietla Maria. Nach 
der Grabscbrifl waren Vater und Sohn: gardiners to the Rose and Lilly Queen. 

') So nennt ihn Parkinson in seinem Paradisus terrestris. Seite 152, einen: 
«painful industrious searcher and lover of ail natures varieties», Seite 346 steht wie- 
der: «that worthy, curions and diligent searcher and préserver of ail natures rarities 



— 259 — 

hatte die Oxforder Universitiit den Plan, ihn zum Aufseher ihres medici- 
nischen Garlens (Physic garden) zu machen, der 1632 auf Henry 
Uanvers's, des Grafen von Danby's Kosten eingerichtet worden war. 

In Oxford wurde die Tradescant'sche Saramlung bald nach ihrer 
Aufstellung im Muséum „ein nicht hoch genug zu achtender Schatz von 
Naturgegenstanden (thésaurus inaestimabilis rerum naturaiium)" genannt*). 



and varieties my very good frieud John Tradescante» , und Seite 575: «my very 
eood friend Master Tradescante has wonderfully laboured to obtain ail the rarest 
fruits hee can heare oflf in any place of Cliristendome , Turky yea or the whole 
world. Johnson sagt von ihm in seiner Ausgabe von Gerard's Herbal Seite 184: 
«studious in the knowledge of plants» und nennt ihn Seite 260 «the great treasurer 
of natural rarities». Ausserdem wird Tradescant erwâhnt, im Paradisus, auf den 
Seiten: 102, lOh- 141, 190, 388, 574 und 579; im Theatrum, auf den Seiten; 130, 
133, 218, 323, 463. 624, 701, 705, 1058, 1206, 1367, 1454, 1465 1468, 1477 und 
1550; im Herbal, auf den Seiten: 49, 135, 136, 260, 412, 437, 489, 731, 766, 785, 
791, 948, 998, 1043, 1208, 1214, 1306, 1427, 1443, 1489 und 1546. 

') Dass auch der Dodo von South Lambeth mit nach Oxford gekommen war, 
ersehen wir aus einem 1700 gedruckten Werke vom Oxforder Professor Hyde, der 
auch Hibliothekar in der Bodlei'schçn Bibliothek war. Es heisst: Veterum Persa- 
rum et Parthorum et Medorum Religionis Historia. Hyde kanute den Dodo aus 
Herbert's Reisebeschreibung und sagt: «ejus exuviae farctae in auditorio anatomico 
Oxoniensi servantur». Dièse bestimmte Nachricht ist darum besonders wichtig, weil 
Isaak Watton in der Ausgabe von 1676 seines Complète Anglers, wo er von den 
im Tradescantschen, damais Ashmole gehôrigen Muséum befiudlichen Fischen 
und andern Thieren sprieht, des Dodo's nicht erwâhnt. - Der 1692 verstorbene A s fa- 
mole hatte der Sammiung Biièher, Handschriften , Miinzen und andere Sachen ver- 
macht. Sie hatte schon 1685 von seinem Schwiegervater Sir William Dugdale, 
spâter aber von Oxfords bekanntem Historiographen Anthony Wood und von 
dem Antiquar John Aubrey Bûcher und Mauuscripte geschenkt bekommen. In 
dem Jahre 1697 wurden die Slatuten des Muséums gedruckt; damais war Edward 
Lhwyd Custos. - Ich habe ant;efùhrt gefunden, dass Peter der Grosse 1698 un- 
gefàhr drei Wochen vor seiner Abreise aus Londou, namlich in der ersten Hâlfte 
Aprils, die Universitàl Oxford mit einem Besuch beehrt habe. Wenn dièses richtig 
ist, so hat der wissbegierige Monarch gewiss auch in das Tradescant- Ashmole- 
sche Muséum einen Blick geworfen. 



— 260 — 

Was wir von Tradescant dem Aelteren bis jetzt wissen konnten, 
findet sich vorziiglich in den Kràuterbùchern , welche seine erwiibnlen 
Zeitgenossen herausgegeben haben. Mir war eine Stella in Parkinson's 
Paradisus terrestris (1629) aufgefallen, wo der Autor bei Gelegenheit 
derNieswurz, damais Elleborus albus vulgaris genannt, Seite 3-i6 sagt: 
,, Dièse wachst an mehreren Orten Deutschlands und ebenfalls an ge- 
wissen Orten Russlands in solcher Menge, dass, nach der Erziihlung 
jenes wiirdigen, wissbegierigen und fleissigen Aufsuchers und Aufbewah- 
rers aller Naturseltenheiten , raeines sehr werthen Freundes John Tra- 
descant, dessen ich schon raehrere Maie erwahnt habe, ein ansehnliches 
Schiff, wie er sagt, mit den Wurzeln davon, die er dort auf einer Insel 
gesehen batte, geladen werden kônnte". Dasselbe steht, nur mit andern 
Worten, in Parkinson's Theatrum, Seite 218. 

Da mir nun, weder in Moscau, noch sonst irgendwo bei meinem 
Suchen nach alten Notizen ùber Russland etwas von Tradescant's 
Anwesenheit daselbst vorgekoramen war^ so blieb mir dièse Stelle stets 
ira Gedachtniss, weil ich mir gar nicht denken konnle, wo namentlich 
in Russland dièse Insel voU Nieswurz gewesen sein sollte. 

Bei'm Durchsehen der im Ashmole'schen Muséum zu Oxford be- 
findhchen Handschriften untersuchte ich aile diejenigen, welche sich mehr 
oder weniger auf Russland beziehen. Unter diesen ist eine, welche in 
dem so eben erschienenen Catalog jener Handschriften, zu dessen An- 
fertigung man den in dergleichen Arbeiten sehr geschickten Herrn Wil- 
liam Henry Black aus dem Record Office in London gebraucht hat, 
unter N" 82-4, xvi folgenderraassen eingetragen und beschrieben: ,,A 
Voiag of ambassad (to Russia) undertaken by the right honorable Sir 
Dudlie Diggs, in the year 1618" p. ITô-ISe''. -„This curious narrative 



— 261 — 

of the voyage round the North Cape to Archangel , begins with a list 
of the chief persons employée! in the embassy, and contains observations 
of the weather, and on the commercial, agricultural and domestic state 
of Russia at that lime. It is written in a rude hand, and by a person 
unskilled in composition. The last half page contains some chronological 
notes and other stulT perhaps written by the same hand". Soweit Herr 
Black, der Verfasser des Catalogs. 

Ich machte mich nun ans DechilTriren der Handschrift, folgte dem 
Verfasser an die Dwina und auf die dortigen Insein, worunter auch die 
Rosen-Insel, und als ich an die Stelle kam: „helebros albus enoug to 
load a ship" so war es, als ob plôtzlich ein Lichtstrahl mich im vorlie- 
genden Hefle ein Manuscript von Tradescant erkennen liesse. Fernere, 
genauere Untersuchung bestiitigte mir, dass ich recht gesehen. Ich habe 
die Ueberzeugung, dass es von ihm selbst geschrieben ist. 

Ich muss hier bemerken, dass man in England gar nichts vonTra- 
descant's Hand kannte; man besitzt nicht einmal seine Unterschrift'). 

Der voile Titel des Manuscripts, welches ich als von ihm geschrie- 
ben erkannt habe, ist: „A viage of Ambassad undertaken by the right 
honorable Sir Dudlie Diggs in the year 1618 being atended on withe 
6 Genttillmen which beare the nam of the Kings Genttillmen whose 
name be heere notted on M. Nowell brother to the Lord Nowell 
M. Thomas Finche M. Woodward M. Cooke M. Fante and M. Henry 
Wyeld withe every on of them their man (other folloers on Brigges 
Interprter M. .Tams an Oxford man his Chaplin on M. Leake his 



') Ich muss glauben, dass Ashmole die Tradescan t'schen Papiere vernichlet, 
das Journal seiner Reise nach Archaugelsk aber gliieklicherweise ebcn so vvenig wie 
jeinand Ânders erkauut bat. 

3k 



— 262 — 

Secretary withe 3 Scots on Captain Gilbert and his son Avitb on Car 
also M. Mathew De Questers son of Filpot lane in London the rest 
his own retennat sume 13 whearof Note on Jonne an Coplie wustersher 
men^). M. Swanli of limhouse master of the good Ship called the Dianna 
of Newcastell M Nelson part owner of Newecastell". 

Was die Worte bedeuten sollen: „Notire einen (aus den dreizehn) 
John an (und?) Coplie Leute (?) aus Worcestershire" ist mir bis jetzt 
noch nicht klar; jedenfalls rauss sich „ Jonne" aufJohn Tradescant 
selbst beziehen. Vielleicht wird dieser Satz noch zu der Entdeckung 
fiihren, dass Tradescant nicht, wie man glaubte, aus HoUand, sondern 
aus Worcestershire gebiirtig gewesen. Der Name Tradescant môchte 
ein angenomraener sein. Ich will hier nur beilaufig bemerken, dass er 
auch Tradeskin geschrieben worden ist*^), was man Trade-skin lesen, 
und also Fell-oder Balghandler iibersetzen konnte. Sir Thomas Her- 
bert schrieb 1680 Tredescon. 

Sir Dudley Digges, an den sich Tradescant angeschlossen haben 
mag , um etwas von Russlands Pflanzen und Thieren kennen zu lernen, 



') Aus Documenten, die im Archiv zu Moscau aufbewahrt werden, habe ich die Tauf- 
namen aller der mit Sir Dudley Digges in Archangelsk angelangten Personen ken- 
nen gelern't. Nowell's Taufname war Arthur, Woodwards: Thomas, Cooke's: 
Adam, Fante's: Joseph? (Eajosa). Der Secretâr war Thomas Leak, der Geist- 
liche Richard James, der Dolmetscher George (lOpa) Brigges. Dann folgen in 
unserm Verzeichniss Jessy de Quester, Adam Jones, Thomas Wakefield, 
John Adams, Thomas Crisp, Léonard Hugh und John Coplie (/^ataH* 
Konje). Dieser Letztere muss unser Tradescant sein. Wir sehen hieraus, dass mit 
seinera: <(Note on Jonne an Coplie wustersher men» doch nur eine Person, und 
zwar er selbst gemeint sein muss. Der Uebrigen brauche ich hier nicht zu erwahnen. 

') In Flatman's Gedichten, zum Beispiel, kommt auf Seite li vor: 
^ «Thus John Tradeskin starves our wonderiog eyes 

By boxing up his new found rarities». 



— 263 — 

wurde 1618 von James I. an den Zaren Michail Fedorowitsch 
gesandt, welcher das Jahr zuvor Stepan Iwanowitsch Woliinsky, 
Statthalter von Rashsk, nebst dem Djaken Mark Posdejewan den 
Konig abgefertigt hatle, hauptsachlich um eine Geldanleihe zu bewerk- 
stelligen, da er bei'm Antnlt seiner Regierung die Finanzen Russlands 
in einem sehr zerriitleten Zustande vorgefunden halte. Gleichzeilig mit 
Sir Oudley Uigges ging auch, in einem andern Schiff, der nach Russ- 
land zurùckkehrende Gesandte Wolunsky ab. Das vom Capitiin Swan- 
lie aus Limehouse bei London gefiihrte Schiff, auf welchem sich Dig- 
ges mit Tradescant befand, hiess the Diana und war aus Newcastle. 
Herr Nelson, einer der Eigenthiimer desselben, machte die Reise mil. 
Ich habe mir einige Stellen aus Tradescant's Reisejournal copirl. 
Am 3. Juni (1618) ging man von Gravesend aus unter Segel. Ara 16. 
warf man im Hafen bei Tynemoulh (in Norlhumberland) Anker, und Tra- 
descant machte den folgenden Tag mit noch Jemand (wahrscheinlich 
war es Nelson, der Miteigenthiimer des Schiffes) eine Fahrt nach New- 
castle zum Einkauf von frischer Provision, bei welcher Gelegenheit wir 
die damaligen Preise der Lachse kennen lernen*). Am Pelri-Paultage 



') Tradescant beschreibt dièses so: «Tuesday (the 16 June) to Tinmouth haven 
to relevé our sick men with fresh vittells from Newcastell. Wednesday (the 17- 
day) boat hoysed to set the people on shore and myself and another to go to New- 
chastell for make provissione of beef and muttone with many other necessaryes wheare 
I bought 11 sahnons for 6 s. the cuple and siim for 4 s. the cupple, whiche at Lon- 
don would bave be'en worthe L 2, 10 s. the cuple. (Welch ein Contrast mit der 
jetzigcn Zeil. Der grosse Unterschied in den relativen Preisen ist erstens durch die 
von Dempster und R ichardson am Tay eingefiihrte Méthode der Verpackung der 
Lachse in Eis und dann durch die Kiistendampfschififfahrt hervorgebracht worden). 
Also vve went to suppe at the b st ordinary in the toune with many dishes.. wen 
being payd for cam but to 8 d. the peece which in London I think 2 s. the peece 
would bave bardli mached it. On Thursday (the 18.) we returned to the ship wiih 



— 264 — 

(den 29.) friih Morgens iibersandte Sir Dudley Digges Herrn Wo- 
liinsky aus Artigkeit einige Fleischprovision und Porter, weil er wusste, 
dass an dem Tage die Fasten der Russen zu Ende waren*). Ara Abend 
desselben Tages kam ein Vogel aufs Schiff, welches sich ira sechsund- 
sechzigsten Grade der Breite und ungefàhr sechzig Leagues vom Lande 
befand. Der Vogel wurde lebendig eingefangen undTradescant zurVer- 
wahrung iibergeben, der ihn jedoch nicht kannte; als der Vogel gestor- 
ben war, bewahrte er den Balg'^). In der Nacht vom l. auf den 2. Juli sah 
Tradescant von der Sonne in ihrer niedrigsten Stellung einen kleinen 
Theil noch iiber dem HorizonlS). Ara 4. schied eine fiir Grônland be- 
stimmte Pinasse ab'*). Ara 6. sahen sie das Nord Cap und den Tag dar- 

sume L. 17 worth of provision. Sir George Selbe sent to my Lord Imbassator (Sir 
Dudley Digges) for a présent 2 salmons and on hogshead of beare the mayre of 
Newcastell the day before sent him on samon using his Genttellmen with much 
curtisie being a shore at Shields 6 myles short of Newcastell his Lordship keeping 
abord ail the while ». Sir Dudley blieb auf dem Schiff; er war sehr seekrank. 

') On Saynt Peetters day (29. June) on the morning my Lord (Digges) sent the 
Russian Ambassator (Wolùnsky) fresh vyttuals on quarter of mutton half a fittill 
porter etc. 3 live puUets ther lent being but then ended also at new Castell my 
Lord sent him two small salmons and 9 gallons of Caynary sack the curtiseys hathe 
passed a yet without requittall. 

") Also on Monday nyght (29.) the cam a strang bird abord car shipe whiche 
was taken alive and put to my custody but dyed within two dayes after being 60 
leagues from the shore whos like I yet never sawe whos case I hâve reserved. This 
was in 66 degrees. 

') 1. of July in 67 (degrees) or a little short(?) whear the sunne did showe sume 
small part of her boddy ail ihe night. Tradescant hatte schdn im 60. Breitegrad 
am 23. Juni die zum Schreiben hinlângliche Helle der Nacht angedeutet 

*) On Friday the 3. of July a man of M. Delcrafs cam abord of us to take 
counsel about sending away the jDeunas for Groenland the year being so far spent 
as they thought the Russe being landed ihe time of the year would be too far spent 
whear it was decreed that see should goe on of her intended voyage. This mans 
name was M. Spyke who was made welcom according to the manner of the sea. My 



— 265 — 

auf sprachen sie ein danisches KriegsschifT bei WardohuUs*). Am I 1. 
brachten ihnen bei der Insel Ssossnowetz lappliindische Kùstenfischer 
frisch gesalzene Lachse, von denen Sir Dudley einige kaufte. Trades- 
cant beschreibt die Lappen sowohl ais ihr Boot. Da er dièses mit ei- 
ner hollandischen Schuyte vergieicht, so muss man glauben, dass er in 
Holland gewesen sei'^). Am 12. sah Tradescant einen grossen weissen 



Lord (Digges) sent back withe him two boltells of his wine on of Sack and on of 
Clanet even présent fit for such people yet two great as the time required by reason 
of our long voyag. Satterday the 4. of Jtily the pinnas partted vvith us. That night 
at 12 we saw the sun shine about an howr hyghe just northe. Wâhrend der vier vor- 
hergegangenen Tage war Nebel gewesen. Am 5. (Sonntag) saben sie viele Walfische. 
') Monday morning (6. July) vve had sight of the North Cape which is ail cove- 
red wilh snow Ferner heisst es: «the air is cold, the land high, ail Ilands, with many 
bayes. Tuesday morning (7.) on of the King of Denmark men of war demanded 
of us to corn on board to show our pase but we ansered that our boat was stowed 
we could not besid we had an Inglish Ambassador on board which he presentlie 
desisted from his demand. Our consort also tould him in like sort that he had a 
Russ Ambassator a board. Also in his company we found the Companyes other 
shepe who had bin from her port from Hamborow 3 weeks with other two in her 
Company also two hollanders who he caused tlieir boats to com abord. We at that 
time had been out of Ingland 5 weeks lacking a day. The man of war laye to waft 
or walter the Cshermen that fishe upon that coast of Wardhouse whear the King 
hathe a Castell withe great comand of Lapland whear many Danes live with the Laps 
which if I might bave the whole kingdom to be bound to live ther I had rather 
be a portter in London for the snow is never of the ground wholly . . The Kings 
man of war gave us a peece or gun whiche we ansered vvith another and our Vise 
admirai gave him 3 and so for that time partted beiog now short of Wardhouse 3 
leags . . being inglish and strangers 7 sayls bound for Archangel ». 

*) Die Insel Ssossnowetz an der lapplândischen Kùste (in 66° 29) war von Ste- 
phen Burrough im Jahr 1557 wegen darauf vorgefundener Kreuze Cross Island ge- 
nannt worden. An der Mûndung der Ssossnowka, hinter dieser Insel, ist noch jetzt 
eine lappische Fischer - Stanowischtsche. Tradescant schreibt: «11 July we had 
a small boat of that country of the Cros Iland that brought his bote laden withe 
salmon 3 dayes salted. My Lord bought on for 4 s. our money 4 very great on. 
Now after wee were so far as Crose Iland the snowe began to abate and the natiir 



— 266 — 

Fisch(?), von welchem man ihm sagte, er sei ein arger Feind und Ver- 
tilger der Lachse*). Ara 13. kamen viele kleine Vôgel auFs Schiff, wel- 
ches nur ungefàbr drei Leagues vora TJfer entfernt war. Tradescant 
fing ihrer drei und nahm ihre Balge mit. Er bemerkt, sie seien den 
englischen Hiinflingen ahnlich gewesen*). Am 15. ging das Schiff iiber 



of the coaste to change from russel to a greener coller the inland beiog full of 
shruby trees and further of we mouythe perseve great woods but ail this way no 
kmd of grayne. Now to speake of the boate and the men. On of thein was a man 
aboute 50 yeares withe on eye, hard favored the yonger man was about 23 years 
well favord and well limbed and both clad in lether withe the skins of sheepe 
withe the fire syde inwarde bothe having crusifixes about the necks very artificyally 
mad.. Ther boat was small very neatly mad lik to the maner of hollands scuts». 

') On Sunday being the 12. of Juley the wind being contrary being some 6 leags 
short of foxnose we had sight of a great whight fish tw^se (twice?) so great as a 
porpos being ail over as white as snowe whiche they say is a great destroyer of the 
salmons. - Fox Nose ist ein von Stephen Burrough 1557 so benanntes Vorge- 
birge am ôstlichen Ufer des Weissen Meers bei'm Flûsschen Kamennoi, drei Leagues 
nôrdlich von Keretz, welches letztere wohl das Vorgebuge sein muss, welches er 
Dogs Nose nannte, und dièses ist acht Leagues Nordnordwest von Ruiskoi :\oss, bei 
Burrough Goscaynos. Von Dogs Nose sagte er: It showeth like a gurneeds head 
and is the better knowen because it is fullers earth and the like I hâve not seen in 
ail that country. Es war daselbst eine Salzsiederei. Das von Tradescant fur einen 
Fisch gehaltene Seethier muss ein weisser Delphin (Delphinus Leucas) gewesen sein. 
Dieser Delphin des Nordens ist bisweilen mit dem Fisch Béluga (Acipenser Huso) 
der VVolga und des Caspischen Meers verwechselt worden, weil er bei uns densel- 
ben Namen, Béluga, fùhrt. Wàhrend meiner Anwesenheit in Schottlaiid im Jahre 
1815 war ein solcher Eismeer-Beluga einige Monate lang im Firth of Forth von den 
Fischern, zu ihrem nicht geringen Aerger, beobachtet worden. Endlich gelang es 
den Lachsfângern ohnweit Stirling, ihn zu tôdten. Er wurde Herm Professor Ja- 
meson fur das Muséum der Edinburger Universitât zugestellt; Herr Patrick Neill 
und Dr. Barclay ùbernahmen es ihn wissenschaftlich zu untersuchen. 

') On the Monday the 13. of July ther wer many small birds com abord the 
shepe being sume 3 leags from the shore. I hâve thre of ther skins whiche were 
caut by myself and the rest of the company. They did muche resemble the maner 
of our englishe linnets but far lesser. 



— 267 — 

die Barre der Dwina. Es muss die Beresow'sche gewesen sein. Nach 
dein was Tradescant schreibt, war die Wassertiefe zwolftehalb Fuss; 
Stephen Burrough halte 1557 dreizehn Fuss nolirt'). Der Agent der 
englischen Compagnie in Archangelsk Hess ihnen gleich nach der Ueber- 
fahrt ijber die Barre frische Provision zukommen'^). Am 16. wurde iiti 
Hafen, erst Woliinsky, und sodann Digges militarisch bewillkommnet. 
Der unserm Autor deni Namen nach unbekannte Pristaw war das Haupt 
der Strehzen zu Archangelsk Peter Perfirjew^). Denselben Abend 
kamen Samojeden in einem Boot zu dem Schiff; Tradescant beschreibt 
sie"*). Noch unter diesera Datum liefert unser Autor den Beweis, dass er 

') On Tuesday tlie H. of Jully we came to the bar where we spent on daye 
because h was calme. On the Wednesdaye we went over the bar having only on 
foote watter mor than the shep drew. - Unter'm 6. August bei'm Auslaufen aus der 
Pudosbem'schen Mùndung giebt Tradescant an, dass das Schiff zehn und eioen 
halben Fuss tief im Wasser ging. 

') x\t our 6rst entterance over the bar intto the river we reseved from ihe Agent 
on good bullock 2 sheep 10 hens 2 fesants 6 pattriges non lik the inglish. 

') On Thursday the 16. day (of July) we came into the harbor but before we 
came halfe the way the souldyers cani to sallut ther owne Ambassador (Woliinsky), 
but not us, but in the halfe way passage in the river the Grand Prestave salluted 
my Lord (Digges) withe mani beats full of souldyers who himself was entterteyned 
in tlie cabbin withe a banket of sweet méats the Agent and the rest of the inglish 
marchants having had the like enterteynment just before his coming whear al his 
departur we gave 3 peeces of ordnance and he us his small shot whiche was but 
poorlie performed ther peces being hardli so good as our calliver neylher had the 
soulgers any expertnce like to thees in tbees parts. 

') That night (16. July) came abord of our ship a boat of Sammoyets a misse- 
rable people of small growth. In my judgnient is that people whom the fixtion i.' 
fayned of that should bave no heads for they bave short necks and commonly wear 
ther clothes over head and shoulders. They use boues and arrowes the men and 
women be hardlie known on from the olher because the ail wear clothes like mené 
and be ail clad in skins of beasts packed very curouslie together stokings and ail. 
They kill moste of the Loth deer that the brought. The be extrem beggers not to 
be denied. 



— 268 — 

ein guter Beobachter war, denn die merkwùrdige Erscheinung einer 
doppelten Fluth, der Manicha, blieb von ihm nicht unbemerkt. Er 
schreibt: Dièse Nacht lichteten wir den Anker wegeii der zwei Fluthen; 
die erste dauert blos zwei Stuiiden, darauf folgt eine bedeutend starke 
Ebbe und zwei Stunden spater stellt sich eine lang dauernde Fiuth, wie 
die unsrige, ein'). 

Tradescant's Ungeduld, die Végétation desvor ihm liegenden Dwina- 
landes kennen zu lernen, war so gross, dass er bat, ihn mit dem Schiffs- 
boot an das nahe Ufer zu bringen. Gleich bei'm Landen fiel ihm eine 
Beere auf, die er der Erdbeere iihnlich, aber mit Bliittern, welche dem 
Avens (Geum urbanum?) einigerraassen gleichkommen , beschreibt und 
von der er sagt, dass sie gegen den Scorbut benutzt werde. Da sie bern- 
steinfarbig war, so muss es die gelbe Moltebeere, Rubus Chamaemorus, bei 
uns Moroschka genannt, gewesen sein'*). Er trocknete einige Beeren, um 
Samen zu haben und schickte spater einen Theil davon nach Paris an den 
Pflanzengiirtner Robin, wahrscheinlich Vespasian, dessen Vater Jean 
den ersten guten Garten in der Hauptstadt Frankreichs angelegt batte, 
von wo aus er schon im letzten Decennium des sechzehnten Jahrhunderts 



') Farthei' that night (16. July) we wayed anccor by resen of the two fluds the 
tirst is but 2 howres and tbcn a swii't ebe and then presentlie after two hower a 
long llud like ours. - Bekannllich lasst gcrade jetzt unsere Akademie die Manicha 
an der Dwinamùndung und an einigen nabe gelegenen Orten der Kùste des Weis- 
sen Meeres beobachten vermittelst eines vom Collegen Lenz eigens dazn ersonnenen 
Instruments, welches den Namen Hypsalograph bekommien bat. 

^) I desired to bave the beat to go on shore whicb was hard by v^hear when 
we wear land I foxuid a bery growing lowe wbich in bery was muche like a straw- 
bery but of an amber coller and of other fation of leaf: the people eat the bery for 
a niedsin against the skurbi the leaves be muche like our Avince (undeutlich ge- 
scliriebcn) and of such a greene. I bave brought sume of tbem hom to show. 1 
dried sume of the beryes to get seede wbearof I bave sent par to Robiens of Paris, 



— 269 — 

mit Gérard in London gegenseitigen Siimereienaustausch betrieb'). Wir 
wissen bestimnit, dass Vespasian Robin unser'm Tradescant arae- 
ricanische Pflanzen ans Paris nach London iibersandt hat. 

Aber nicht nur unsere Pflanzen interessirten Tradescant. ,,I would 
hâve given five shillings for one of their skins" sagte er, als Vôgel vor 
ihm hinflogen, von welchen einer, den er beschreibt, wohl ein fiirkhahn 
gewesen sein muss'^). Tradescant notirt sogar den Fund eines Stiickes 
der Haut einer Schiange. 

Am 16. Juli Abends legte das Schiff vor dem englischen Hause in 
Archangelsk an und den Tag darauf (ara 17.) landete Tradescant mit 
der ganzen Gesellschaft. Sir Dudiey ward von dem Pristaw Perfir- 
jew empfangen. Es waren drei Hiiuser zu Quartieren beslimmt, von 
denen zwei Holliindern, das dritte aber einera Englander Wilkinson 
gehorte'). 

') Dièses erhellt aus Gerard's Herbal (gedruckt 1597); es wird auch in John- 
sons Ausgabe wiederholt. Siehe die Seîten 108, 132, 135, 151, 34-8, 717, 902, 9V6 
und 979. - Auch Parkinson erwahnt der Robins ira Paradisus auf Seite 91, 106, 
118 und 43*., imTheatrum auf Seite 323, 32i und 541. In letzterem Bûche S. 323 
sagt er, dass Tradescant von Vespasian Robin Wurzeln von Doronicum ameri- 
caoum (Rudbeckia laciniata) bekommen und mit ihm getheilt faabe. Jean Robin 
cultivirte um's Jahr 1600 in seinem Garten scbon ûber tausend verschiedene Pflanzen. 
Nach ihm ist die Gattung Robinia benannt. Er batte von Henri IV den Titel Her- 
boriste (auch Simpliciste) du Roy bekommen und er war es auch, der dem Pierre 
Va 11 et, welcher den Tilel Brodeur ordinaire du Roy halte, Blumen zum Graviren 
als Stickmuster fiir die Hofdamen des Kônigs Henri IV lieferte. Man sehe das 
Werk : Le Jardin du Roy très chrestien Henry IV Roy de France et de Navarre 
dédie' à la Royne par Pierre Vallet brodeur ordinaire du Roy, 1608- 

*) Tradescant's Beschreibung ist etwas sonderbar: «great to the bignes of a 
fesant the wing whit the bodie groen the tayll ble^ve or dove coUar». 

') They be ail built of wlioll trees layd on on the top of the other very strong 
withe fayr roomes packed betwin the hollowes wilhe wood moss. Having but pour 
bedsteads content to lay our bodi on the ground. 

35 



— 270 — 

Am 20. Juli erbat sich Tradescant ein Zarisches Boot, um die 
nordwestlich von Archangelsk gelegenen Insein ini Dwina-Della befahren 
und die darauf wachsenden Pflanzen untersuchen zu konnen*). 
I Bei dieser Fahrt war es, wo er auf einer Insel so vie! Nieswurz, 
Helleborus albus, das jetzige Veratrum album, oder V. Lobelianura, fand. 
Ich habe schon erwiihnt, dass das, was Tradescant davon sagt, mich 
in den Stand gesetzt hat, ihn aïs Verfasser der Handschri(t zu erkennen. 
Er Piihrt beiliiufig auch an, dass dièse Pflanze von den Russen: Cama- 
ritza genannt werde. Hieraus wiire zu folgern, dass bei dera jetzigen 
Naraen Tschemeritza , we so oft geschieht, das G oder K in Tsch (4) 
verwandelt ist. Da nun Komar oder Karaar eine Miicke bedeutet, so 
ergiebt sich, dass der russische Name fiir Nieswurz: Miickenkraut ist. 
Russland batte also dièse Pflanze nicht wie Deutschland, nach ihrer 
Niesen erregenden Wirkung, sondern nach der, in alten botanischen Bii- 
chern erwiihnten Eigenschaft, Mùcken (auch Fliegen) zu tôdten, benannt. 
Schon Plinius sagt: „Muscae necantur albo (se. Elleboro) trito et cura 
lacte sparso". In Brunsfel's Coutrafayt Krauterbuch von 1532 steht 
Seite LXV: „Willtu im Augst aile Miicken tôdten, so nim Nyesswurtz, 
beytze sye in milch und die selbig milch stelle den mucken fiir zu trin- 
ken". Da in Russland ira Friihjahr beim Schmelzen des Schnees die 
grossen Fliisse so viel Land iiberschwemmen , was der Entwickelung 
der MiJcken, die bekanntlich ira Wasser vor sich geht, giinstig ist, so 



') On Monday (20 July) I had on of the Emperors boats to cari me from Iland 
tolland so see what thiiigs grewe upon them, whear I found single Rosses wondros 
sweet withe many other things whiche I meane to bringe witb me. . We had a 
comander withe us who was glad to be partaker of coorte cake as we thear could 
get whiche was sower creame and oatmeall pasiill very poorli mad which to them 
was a great bankit. 



— 271 — 

war es fiir die Bewohner und Besucher des Dwina-Delta's , wo auch 
grosse Mengen dieser Peiniger der Menschea erzeugt werden, wichtig, 
ein Verlilgungsmittel derselben bei der Hand zu haben, daher denn der 
Name: Komarilza, jetzt in Tschemeritza umgewandelt. Ich bemerke je- 
doch, dass wir einen solclien Gebrauch der Nieswurz jelzt nicht kennen. 
Bei der Traubenkirsche, der Tschereniucha (Prunus Padus), erziihlt 
uns Tradescant, dass die Engliinder zu Archangeisk die Beeren der- 
selben wilde Kirschen nennen. Wirklich liegt der russischen Benennung 
wohl das Wort Cerasus, Kirsche, zu Grunde. Er nahm mehrere Aeste, 
die ira Boden Wurzel geschlagen hatten, in der Hoffnung mit sich, dass 
einige davon in England fortkommen wiirden, wobei er die technische 
Anwendung dieser biegsamen Holzart zu Fassreifen ira Auge hatle. Er 
erzahit, dass die englischen Kiiper in Archangeisk sie haufig zu Caviar- 
tonnen brauchen, weil die daraus gemachten Reifen ausserordenllich ziih 
und dauerhaft seien. Die Flamiinder, Holliinder, Hamburger und Russen 
sollen damais ebenfalls viel von diesem Hoize zu Reifen verarbeilet ha- 
ben und auch nach England wurde es verfiihrt, um Passer fiir die gron- 
liindischen Fischereien zu binden*). 



') They hâve litlill trees that they make hoops of which the Inglishe say ihey be 
wilde cheryes but I cannol believe it. It is of that kind but is like a chery in leafe 
and beareth a bery les than our Searbis (er meint Sorbus) bery somwhat blackishe 
but was not ripe at ray being theare the wood is wondros pliant and if a twig 
chance to tuche the ground it will take roote as I hâve seen in many places I took 
up of them in Juiy an brought them over a plant or two which I hope will growe 
for ail the un6t season of the yeare they be very willing to grow. Now for the 
abundauce of hoopes that ther is mad I raay imagine for our coopers for ther great 
caske of caveare and the Fleming Hollanders and Hamburgers and Russes spend such 
abundance yet our people bring them away for the hooping of the cask in Greenland 
and by the report of the coopers they be the best hoops in the world for they say 
in a wholl day ihey break not on. 

35* 



— 272 — 

Tradescant nennt noch mehrere von ihm gesehene Baume und 
Pflanzen. Seine vier Sorten Nadelhoizer iniissen wohl Pinus sjlvestris 
(cocHa), Picea (Abies) obovata oder vulgaris (ejb), Larix sibirica (jdct- 
BeHHBua) und Abies sibirica (Ledeb.) (nnxTa) sein. Er spricht von gros- 
sen Birkenbiiuraen , Betula alba und dem Gebrauch, ihnen im Mai und 
Juni den Saft zur Bereitung eines angenehmen Getriinkes abzuzapfen*). 
Von Beeren nennt er noch : rothe und schwarze, auch weisse, Johannis- 
beeren, Ribes rubrum, nigrum et album (er sagt sie seien grôsser gewe- 
sen, als er sie je in England gesehen habe); drei oder vier Sorten Vac- 
cinium, eine rothe: Preusselbeere (Brussnika), V. Vitis idaea, vielleicht 
auch Moosbeere (Klukwa), Oxycoccos paiustris, zwei blaue : gemeine Hei- 
delbeere oder Blaubeere (Tschernika), V. Myrtillus und vielleicht: Rausch- 
oder Trunkelbeere (Golubika), V. uliginosum'^). Ferner fand er Angelica 
(Archangelica?), Lysimachia (vulgaris), Pentafolia maior (Potenlilla ?) Gera- 



' ) In the cunttrie as 5 parts is woods and unprofitable grounds I bave seen 4 
sorts of firtrees an birch trees of great bignes whicbe in the spring tyme tbey make 
incistion for the juce to drinke which they saye is a fine coolie kind of drink which 
lastethe the most part of May and the begining of June. Ferner sagt Tradescant 
im Bezug auf von ihm nicht gesehene Baume: «By report they bave most sorts of 
trees that we hâve in Ingland up in the contrie bolhe oake elm and ashe aple peare 
and cheryes but the frut les and not se plesant. This bave bin tould me and 
amongst the rest of a plant that growethe upon the Volga whiche they call Gods 
tree whose leaves be much lik to fennell but the report is is pasing sweet and of 
great vertues». - Dies ist die Artemisia abrotanum, vyelche Pflanze im Russischen Bo- 
shije derewo, wôrtlich Baum Gottes heisst, vyodurch Tradescant sich wahrscheinlich 
bat verleiten lassen, sie fur einen Baum zu balten. 

*) I bave seene shrubs of divers kinds as Ribes or as we call thera currants whit 
red and black far greatter than ever I bave seen in this cuntrie. - 3 or 4 sorts of 
whorts red ons and two sorts of blewe ons. - The currants and ail other things wear 
so much biger than ours as I could gather by the vygor of the somer which is so 
quick that when a thing is in blosom it never fellethe could till il is a perfecl frute. 



— 273 ~ 

nium (llorecoeruleo), doch wohi pratense, Saxifraga (Pimpinella?), Sorell 
(Rumex), Rosasollis (Drosera) u. s. w. '). 

Ich glaube, es ist ein Schreib- oder Druckfehier in Parkinson's 
Paradisus terrestris von 1629, S. 528, wo von einer Art Erdbeere die 
Rede ist, welche Tradescant aus Briissel mitgebracht habe; wahr- 
scheinlich steht hier Brussels statt Russia'^). 

Tradescant macht, obschon nur in der Kiirze, einige Bemerkun- 
gen iiber den Bau der verschiedenen Getreidearten, iiber das Brod, das 
Fleiscli und das Bier, iiber das Ackerland, die Pfliige, das Fuhrwerk, 
die Kniippelbriickenstrassen in der Stadt Archangelsk, den geschickten 
Gebrauch einfacher Ziramermannswerkzeuge , den Bau der Wohnhiiuser, 
der Bauerhofe u. s. w^). 



') Also I hâve been tould ihat ihear growethe in ihe land bothe tulrpes and 
narsisus. By a Brabander I was tould it thoug by his nauie I should ralher think 
bira a Hollander. His name is Junson and hathe a house at Archangell. He may be 
eyther for he always druke (is drunk) once in the day. 

*) Die Stella heisst so : « There is another (strawberr)') very like unto this (the 
Virginia sirawberry whicb carrieth the greatest leafe of any other, excepl tbe Bohe- 
mian) that John Tradescante brought with him from Brussels (Russia?) long ago 
(1618) and in seven yeares could never see one berry ripe on ail sides, but still 
the better part rotteu, allhough it would every yeare flower abundantly, and bear 
very large leaves». - Uebrigens muss ich bemerken, dass Tradescant im Bezug auf 
die Erdbeeren Folgendes aufgezeichuel bat. «1 also saw stravsberyes to be sould but 
could never get of the plants but the beryes wear 3 times at my Lords (Digges's) 
table, but they were in nothing differing from ours but only les which mad me 
that I did not so much seek after them». Es ist demuugeachtet wahrscheinlich, dass 
er Samen mitgenonimen hat. 

') Tradescant iiberschreibt die von ihm selbst beobachteten Sachen: uThings 
by me observed». Da folgt denn: 

Imprimis for the sowing of rye the sewe in Jully, ther wheat in June, thèse two 
grazers growe sume 13 monthes before they be reaped by reason of the snow fal- 
ling in August or September and so liethe till the May after. 



— 274 — 

Man zei"te Tradescant Hafer, der schon sechs Wochen nach der 
Aussaat gedroschen war. Das Brod fand er so gut, wie an den mei- 
sten Orten Englands, doch hatle er am Backen und an der aussern 
Form elwas auszusetzen. Ausser Weizen- und dem gewohnlichen Rog- 
genbrod erwiihnt er auch einer feineren Sorte des letzteren. 

The harvest is in August anJ the beginning of September their barly oals and 
pease they sowe in May the last and commonly reaped the first of August or the 
last of July. 

I hâve bin showed oats whyte very good -whiche wer sowne and mo-nne and 
keapet thrashed in 6 weeks. 

For Iher howses they be made ail of long peeces of Cre berng half eut away on 
the insyde. They be glased withe glas called Slude, ther rufifes be flat almost and 
eut bordes of a handfuU thick layd longwayes doune the ruffe, they bave ihe rinds 
of birche trees under the borde which be as broad a yearing calfe or broader and 
3 yards long whiche they laye the edges on above another and doo défend the vvet 
and ra}ne and snowe. 

ÎVow for ther w'armthe they bave stooves wherein they heate ther méat whiehe is 
so well don that it givelhe great content to ail strangers. 

For beds I bave seene none of the Ruses but think for the most part they sleep 
upon bed steads and most of ther beding is beare skins and other skins. The Eng- 
lish and Leefelauders I hâve seen ther beds lik to thees borded beds in Ingland of 
a mean sort. 

For ther méat and bread it is resonable god they bave bothe wheat and rie 
bread and is full as good as most places of Ingland dooe afford only they never 
bake it well and bave many foolish fatyons for ther form of ther loafe sum littil 
ons so littill as on may well eat a loaf a two mouthe full other great onse but mucb 
shaped like a horse shooe but that they be round. and a horse shoe is open in the 
on end. Also they bave a broune kind of ryehread whiche is both fine and good. 
I bave seen at the Inglish house and also in the Duché bouses Leeflanders so good 
bread as I bave yet never seen the like in this cunttrie. 

For ther drinks they be meads made of hony and watter and also beere but 
ther Ruse béer is wonderfull base of an ill taste but ther best meade is excellent 
drinke mad of ther hony whiche is the best honny of the world. I hâve drunke 
such beere brewed by a russe in the Inglishe house bolhe for strengbe and for good 
tast as I hâve never betterd it in Ingland. ,, 

For the mutton and beeie it was bolhe small and lean, ther shape much like to 



— 275 — 

Das Rindvieh fand er klein, die Schafe denen in Norfolk ahniich; 
Rind- und Schalïleisch mager. Hiihner und Hahne kleia; keine Kapau- 
nen. Die Ferkel, sagt er, werden gar klein verbraucht; die Schinken 
schmecken thranig, weil die Schweine (in Archangelsk) so viele Fisclie 
zu fressen bekommen. 



llie Norlhfolk sheepe ther beefes like runts of 4 marks price tber hens and cokes 
small and no capons. Tlier pidggs they spend wonderfull small the hogs short well 
trused swine ther bacon tasts mucbe after oylle because of the muche fîshe ther 
hogs eate. 

Ther land so muche as I bave seene is for ther earable fine gentill land of light 
mould like Norfolke land without stons ther maner of plowes like oure but not so 
Deat muche like to Essex ploughes withe wheels but the wheels very evill made. 

The carts be jitlill ons long narrow ons muche like them of Stafordshir the wheels 
be lowe mad of two peeces of slit fir timber being thik wheare ihe exselltre goeth 
thorow and so deminishe les till they com to the rime and foilow the cattell withe 
muche labor. For ther horses they be well sbaped short kryt well joynted only ther 
tarter horses be longe much like to the Barbery horses but of the best use of any 
in the knowne world for as I bave heard Captaine Gilbert report that hathe long 
lived tbeare (ich werde weiterhin zeigen, wer dieser Gilbert war) he had on whiche 
he bathe rod a wholl day together and at night hathe give him a liltill provender 
and the next day bathe don the like and so for many dayes and yet he confessethe 
that he hathe not known seldom on of tire. 

For ther streets they be paved withe goodli timber trees cleft in the middell, for 
they hâve not the use of sawing in thê land espctiali in that part whear I was nevther 
the use of planing withe the plane but onlie withe a shave or as some parts of this 
kingdora calleth it a draing knife and yet yu sball see things don beyond any mans 
judgment onli withe a hacbet and a chisell and a draing knife and withe muche 
speed but that I think is by reson of the softnes of ther woods. The yards of ther 
howses be ail paved withe timber and devided betwin neybor and neyborwith pal- 
liadowes of yong timber of 12 or 13 foot highe the timber being so big as from 
post to post they put ihroug a long pièce.. Ihrow a mortis. 

Also the cunttrie howses be built like to those of the townes and pallasadeed 
whiche be don ail in on forme having ther yard rounded withe cowhouses and 
places for shepe and horse being ail open to the yardsyde muche lik cloysters béer 
in Ingland ther ploughes and carts amongst ther cattell to mak partission an over 



— 276 — 

Das russische Bier im Allgemeinen sei schlecht, aber das von einem 
Russen ira englischen Hause (in Archangelsk) gebraute so gut, vne er es 
je in England getrunken habe. 

Das Ackeriand bei Archangelsk vergleicht er mit dem in Norfolk; 
die Pfliige fand er denen in Essex ahniich, aber die Rader schlecht ge- 
arbeitet. Die Karren klein, schmal und langlicb, wie die in Staffordshire. 
Die Pferde ziemiich gut. 

Dass die russischen Zimraerleute mit so einfachen Werkzeugen zu 
arbeiten im Stande seien, môchte Tradescant gern, wenigstens was die 
Schnelligkeit betrifft, ans der Weiche des Holzes erkiaren. 

Die Einrichtung der Bauerhôfe vergleicht er mit der der Klôster in 
England, indem die Stalle rings um den Hof herum gebaut sind. 

Mit etwas mehr Ausfiihriichkeit beschreibt Tradescant fiinf Arten 
von Fahrzeugen, die er auf der Dwina gesehen^). 



liethe the hay for the most part ihey be quadraud and on corner is the dvvlling 
howse and on syde the barn wbiche is comonly the front. Farther it is to be ob- 
served that ail thees cuotry honses stand on littie hills whiche hathe bin raysed by 
art at the first and also wilhout the pallisado or fence of inclosure ther stands the 
bodyes of timber trees some 7 or 8 féet high and from the inclosure some 16 foot 
and on from an other 7 or 8 foot whiche they say is to défend the isse whiche at 
the first thawing if it be with rayne makethe a very great flud. 

') Now for the riavegablenes they use great lyters or barges or lithes for they 
be some of them that wiil carry 3 or i score tuns or loads. They goe with crose 
saylls and the masts made ail of on peece like Gravesend barge and at the upper 
end they hâve cute thorowe a thin bord of 3 quarters of a yard long sume shape 
or liknes sume to a foulle and sume to a dragon or any other thing that ther fancy 
leads them two and at the end of the wood worke they bave fastned sume linen or 
thin stufTe comonly fringed and most of them bave eyther hauks bells or horsbells 
hanging thereon that maks a noyse withe the winde. For ther bulls of theese ves- 
sells they be witheout naylls of iron or trunnells of wood for they be sowne toge- 
ther withe rinds of trees and calked in the seames withe fine mosse and rosinned 



— 277 — 

Zuersl beschreibt Tradescant die Lodjen. Sie haben, wie er sagl, 
das Ansehen als ob ein Lichter auf den andern gestiilpt ware; der Ein- 
gang sei von der Seite; die Decke inweiidig mit Baumrinde (Lubki) be- 
schlagen und die Fugen mit belheertera Moos verkalfaterl. Die Masten und 



and lared but dresed rosen coller ther fation muche like as if on would tak two 
litters and clap on upon another none being open aloft but they go in on the syd 
whear they tak the loading in. The top or upper part is under the planks lined 
withe the rind of birche trees to defen watter. Thèse great vessels thev rail loddes 
they sayle ail or els set them of withe long poils the ruder of on of theese is sum- 
times 10 foot long behind the vessel and of a great thicknes and berathe gyded by 
a long tiller within bord. I bave seen at the lanching of on of theese 3 (Trades- 
cant woUte 30 schreiben) men presing with leavers to get them of and making a 
noyse as if ail the whole toune had bin together by the cars and for ther labor I 
durst bave bin on of theSInglishe that should bave don more than thos 30. Nowe 
they ly on ground at every port they com to. They commonli never goe with- 
out a faire wind espetyallie the laps or laplanders for if the Inglish se them coming 
they still curse them knowing the wind will change and be in ther pops. 

They bave also a liltill kind of boats sumewhat les than our wheryes in the 
river of Thames whiche they call dingo boats. They wjll carry sume 8 or 9 per- 
sons. Thees most of the mossicks be furnished withe to bring the hogs and sheepe 
and fishe and heuse and wild foulle to market whiche they bave in great abun- 
dance. This boat is mad of 4 or 8 deall boards finely claft and then hewed but is 
for deplhe comonly never but two bords on above another sowne together withe 
rinds of trees. They be very light so that two mené will take on of them and cary 
them from high watter mark to lowe eyther way as it pleasetb them. They sume 
time will rowe on of theese boats 3 payre of sulls (sollte seuils sein) the seuil 
being about 5 or 6 foot long, the blad being the longest part but not as ours be 
in Ingland but the round almost halfe the way and the other end dothe bear bis 
breadthe equall to the end. The go very swift on of the rowers sitting rit behind 
the other and keep stroke. Bu (soll but sein) if on sture (stir) they be redy to 
tumble over by reso(n) of the narrownes of them. 

They hâve yet a third kind (of) boat that be mad ail of on tree of an incrd- 
dable bredthe and bignes for raauy of thees boat be 25 or 30 foote long and longer 
sume 7 foole broad. The keells of thèse boat be almost round onttill tapard they 
heyten the syds of the(m) withe strong heard deall plancks and bayle them ail over 
from end to end withe hoops of this fornamed wild chery tree as the Inglish call 

36 



— 278 — 

Segel fand er denen der Gravesend barges ahniich. Er erwahnt der 
gewohnlich oben am Mast angebrachlen Figuren mit Wimpeln und Fal- 
ken- oder Pferdeglockchen , auch des langen starken Steuerruders. An 
seichten Stellen werden sie mit Stangen langsam vorwiirts getrieben. An 
der lappliindischen Kiiste und auch anderwiirts segeln sie gewohiiiich 
nur mit voUem Winde. Tradescant war zugegen, als dreissig Arbeiter 
beschaftigt waren, eine Lodje mit Hebeln in's Wasser zu schieben und 



it and cover it withe birche rinds and sunitims withe sealls skins having of thèse 
abundance for withe those boats they hunt and persue them and fishe for them for 
they cache abundance whiche may ,apeer by the great store of oylle ihat they ther 
Diake whiche the hollanders ther by (buy) twhiche stinkethe se filthily that it is 
redy lo poyson ail those that go by but being deprived of that sence it ofended 
me iiot. The skins I bave seene thème lye by blowne out like a blader the hear 
syd inward, I thinke it was to get the grease out or oyle that woiild spoyle the 
skine for in ther lawing of them they be very carfull lo get the oyle cleere oute for 
they mak great store of sellers (cellars) of bottells for to keep hot watters (Brand- 
wein). They sell most of them to the Duch and the Duché paints them witbin 
and puts the iron worke to them and bring them ther owne againe to sell. 

They bave yet a forthe kind of boats or lilters which be flat bottomed of won- 
derful bignes for bredthe. They be fationed alnomost (almost) ovale the be littell 
above 3 foot deepe but be mad of suche strengthe that I hâve never sene biger 
timber in any shipe for the myty knees and jyces which ly crose on of theese will 
load the best shepe that ther was in the harbor at twice going abord. The name 1 
bave forgotten. The (are) open and subject to \ve( othcrwis they weare good for the 
Easl Indian Company. 

They bave yet a fift sort suche as the great persons of the land hâve to pas up 
and donne the river. They be of divers bigneses sume greatter sum lesser they be 
niad of two sort the one bave a fine littill borded house in the poope or after part. 
Theese be of the léser sort the grealer sort bave houses in the midell prettili huit 
wit prtti windowes in them. "When any on great person is in them they must then 
be covered ail that part that is like a house withe eytber red blewe or greene but 
the greatest (of) ail red which I judge is of greater state. - Zar Iwan Wassilje- 
witsch hatte schon 1580 zwanzig grosse schône Flussfahrzeuge zu Wologda bauen 
lassen; sie waren sogar auswendig mit Gold- und Silberblatt verziert und mit aller- 
hand Thieren bemalt, als: Lôwen, Drachen, Adlern, Elephanten, Einhornen u. d. m. 



— 279 — 

dabei, wie er sagt, eineii L'àrm machten, als ob sich die Einwohner der 
ganzen Stadt in den Haaren gelegen hatten. Er meinle dreist behaup- 
teti zu kunnen, dass er mit noch fiinf Engliindern mehr geleistet liaben 
wiirde, als dièse dreissig russischen Arbeiler zusammen genoramen. 

Die acht bis neun Fersonen tragenden Bote, auf welchen meislens 
kleineres Vieh und Gefliigei nach Arcliaiigeisk zu Markt gebracht wird, 
flndet er kleiner aïs die VVherry's auf der Thernse und bezeichnet dabei 
die Verscliiedenheil der Ruder. 

Fahrzeuge, mil Kielen aus einem Baum bis sieben Fuss ira Durch- 
messer und bis dreissig Fuss lang, deren Seiten durch Planken erhôhl und 
ersl mil Heifen von der Tsclieremucha (dem Prunus Padus), dann aber 
mil Hirkenrinde oder mit Seehundfeilen beschlagen waren, dienlen, wie 
er sagt, in Menge bei'm Fisch- und Seehundfang. 

Bel den Barken bewunderl Tradescant die Sliirke der dazu ge- 
brauchlen Baunislanmie. Er glaubte, sie konnten der Ostindischen Com- 
pagnie niilzlicli sein, wenn sie verdeckl wiiren. Ferner beschreibt er die 
Flussfahrzeuge mil Cajiilen fiir Personen von Stande. 

Endlich lindet sich in Tradescant's Journal iiber seinen Aufent- 
halt in Archangeisk auch etwas Geologisches. Es belriffi die in der Nahe 
der Dwina von ihm gesehenen scandinavischen Felsblocke (blocs erra- 
tiques), welche sich bei uns im Nordoslen beinahe bis zur Petschora und 
zum Ural, im Siiden aber bis in's Woronesh'sche und Tschernigow'sche 
Gouvernémenl vorfinden. Tradescant schreibl: ,,An der Dwina lie- 
gen eine Menge Steine, deren einige eine halbe Karrenladung und dar- 
ùber schwer sind. Ich bat Jemand, der Russisch verstand, zu fra- 
gen, wie dièse Steine dahin gekommen seien, da doch das Land keine 

habe und gegen die Dwina hin Morastboden sei. Der Dolmetscher 

36* 



— 280 — 

(wahrscheinlich George Brigges) bekam zur Antwort: das Eis bringe 
sie'). Dièse letztere Erkiarung ist gewissermassen intéressant; die Leute 
waren aber der Meinung, das Eis der Dwina bringe dièse Felsbicicke 
ans dem Innern des Landes, denn dass sie aus Scandinavien dahin 
versetzt worden seien, davon ahnten unsere daraaligen Dwinabewohner 
nichts, obgleich manche von ihnen, wie noch jelzt geschieht, lange Irr- 
reisen auf Eisbergen in der Nordsee gemacht haben môgen. 

Am 5. August verliess Tradescant Archangelsk auf der Diana und 
zugleich kehrte auch Nelson, der Miteigenthiimer dièses Schiffes, zuriick. 
Zum Auslaufen muss die Pudosbera'sche Miindung gewahlt worden sein, 
denn das Schiff ankerte den ersten Abend an der zwischen dieser und 
der seichten Korelischen Miindung gelegenen Rosen-Insel, welche Tra- 
descant besuchte, um daselbst in der Eile etwas zu bolanisiren'*). 

Obgleich Tradescant die Rosen, welche natiirlich wilde waren, nicht 
gerade bei Gelegenheit der Erwiihnung seines Besuchs auf der Rosen- 
Insel beschreibt, sondern da, wo er im AUgemeinen von den im Dwina- 
Delta von ihra vorgefundenen Pflanzen spricht, so hat er doch ohne 
Zweifel die meisten auf der Rosen-Insel gesehen und wenn er sagt: 



1 



') Ther lyelhe by the river syde many great stones some of halfe a cart load 
and mor whiche I demanded on to aske how they cam thear the land being wilhe- 
oul being moorish toward the watters syd and tbey tould our Intei-preter that they 
wer brought ought (out) of the land by <he Isse. 

^) The 5. of August we set sayll for Ingland from the point a myll from the 
toune. That night we cam to an ancor under Rose Iland wheare I (and) divers 
(ollier) went on shore whear ther was a littill souldyers hous poorly garded withe 
sum 10 men whear we bought gras for our live sheepe whear I gathered of ail 
. such things as I coiild find thear growiug which wear 4 sorts of berries which I 
brought awaye with me of every sorti. This Iland is lowe land ail over but whear 
the house stands and that place is a long bank of drie white sand the land being 
eyther woods or meddow but seldom eyther mowne or fed. 



— 28t — 

gegen vier oder fiinf englische Acres seien damit bedeckt gewesen; so 
bezicht sich's gewiss aiif dièse Insel. Er vergleicht die von ihm bei 
uns gesehene Rose mil der Zimraetrose. Von den vielen Rosen-Slrau- 
chern, die er milgenommen halle, sagt er: er hoHe doch, dass wenig- 
stens einige davon in England wachsen und fortkommen werden, worin er 
sich auch nichl gelàuscht hal'). Aus dem Catalog des Tradescant'schen 
Gartens sehen wir, dass sich die Rosa Moscovita noch 1656 daselbst 
befand. Dièse Rose slammle auf jeden Fall von den Insein des Dwina- 
Delta's her, vielleichl von der Rosen-Insel selbst. Pariiinson beschreibt 
in seinem Theatrum bolanicum, 1640, eine aus Muscovy gebrachle Rosa 
sylveslris Russica (ihe wild bryer of Muscovie). Dièse muss wohl auch ein 
Abkômmling von den durch Tradescant importirlen gewesen sein. 

Ich muss hier daran erinnern, dass Russland bis um's Jahr 1630 
keine andere ais wilde Rosen besass. Erst zu dieser Zeit brachte Pe- 
ler Marselius die ersten gefiilllen Rosen aus dem Furstiich Gotlorp'- 
schen Garlen nach Moscau, die denn auch sehr gut gediehen. Die rus- 
sischen wilden Rosen hiessen ehedem bei uns: Gui (ryjb), nach dem 
Persischen. Daher steht auch in allen Moscowischen Rezepten fiir Ro- 
senwasser: guliifnaja woda (ryjfl*Hafl BO^a) nach Gulaf: dem persischen 
W ort fiir dièses Wasser. Die Blumenblatler der wilden Rosen dienten zum 
pharmaceutischen Gebrauch auch noch lange nach der Einfiihrung von 
gefiilllen Rosen. Noch im Jahr 1764 wurden von Archangelsk an dreis- 
sig Pfund fur die Apothekenbehôrde nach Si. Petersburg gesandt. 

') I hâve seen Roses only single in a great abundance in my estemation 4- or 3 
acres together they be single and rauch like oure Sinonient Rose and wbo bave tbe 
sence of snielling say tbey be inarvelus sweete. I bope they will bolbe growe aj)d 
beare heere for amongst many that I brought hom vrilhe tbe Roses upon them yet 
some on niay growr. 



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Bei Gelegenheit der Rosen erràhrt man aus Tradescant's Journal, 
dass ihm der Geruchssinn raangelte, denn er sagt: diejenigen, die ihn 
haben, erklaren, dass die Rosen auf den Insein wundervoll (marvelous 
sweete) riechen. 

An einer andern Stelle findet sich hiervon die directe Bestatigung, 
namiich da, wo er vom Thransieden spricht. Dièses verbreitet, sagt er, 
einen Gestank, der die Voriibergehenden beinahe vergiftet, „ da ich aber 
des Geruchssinnes ermangele, so konnte ich mich nicht davon iiberzeu- 
gen*)". - Hier war also eine Compensation fiir das, was ihm auf der 
Rosen-Insel abging. 

Auf der Rosen-Insel fand Tradescant auch eine ihm unbekannte 
Pflanze mit Beeren, die er ausfiihriicher als andere beschreibt. Es muss 
der dort nicht seltene schwedische Hartriegel, Cornus suecica, gewe- 
sen sein. Er nahm Stauden mit, an denen Beeren waren; die Schifts- 
jungen hatten aber dièse verzehrt, ehe er es gewabt ward; doch fand 
er zu seinem Trost noch einige derselben in der Erde. Zum Begiessen 
der Pflanzen hatte man ihm auf der See, ohne es ihm zu sagen, salzi- 
ges Wasser gereicht, weil man mehrere Fiisser ïrinkwasser iiber Bord 
geworfen hatte, als das Schiff bei'm Ausfahren an der Barre auf dem 
Grunde sitzen blieb*). 



') Dièse Stelle in Tradescant's Journal ist schon in einer frùhern Aole ange- 
tùhrt. Don erfabren wir aiirh, dass er sah, wie die aufgeblasenen Seehiind-Balge so 
viel wie môglich an der nach aussen gekehrten Fleischseite von ihrem Oel gesâubert 
wurden, um sodaun mit denselben Flaschenl'utter zu beschlageu, welche grosseu- 
fbeils den nach Archangelsk kommenden Hollandern in Menge verkauft wurden. 
Dièse strichen sie zu Hause inwendig an, versahen sie mit dem nôLhigen Eisenbe- 
schlag, und brachten sie dann wieder nach Archangelsk zum Verkauf. 

^) A sort of plant bearing his frut like bedge mercurj (Mercurialis perennis) 
which made a very fine showe having leaves on the tope of every stake having in 



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Auf der Rosen-Insel sah er auch Pinks (Feldnelken , Dianthus), so 
schon wie in Englaiid, mil tief eingeschnillenen Blumenblaltem*). 

Am 6. ging die Diana ùber die Barre, wo Tradescant, wie be- 
reits erwiihnt, eilf Fuss Tiefe angiebt. Das Schiff gerieth daseibst auf den 
Grund, wurde aber doch gliicklicher Weise wieder flott. Ara 8. war 
es bei der Insel Ssossnowolz und noch denselben Abend kam es mit dem 
englischen KriegsschilT zusammen, welches Woliihsky nach Russland ge- 
bracht halte. Vom 8. bis 10. war widriger Wind, dann aber bis zum 
13. dicker Nebel, so dass die Diana in vier bis fiinf Tagen nur zehn 
Leagues geniacht halle. Bei'ra Cap Swiitoi Noss scheint das Schiff in 
den von mir beschriebenen Suwoi geralhen zu sein; es war in grosser 
Gefahr, an einem Felsen (wahrscheinlich Kamen Woronucha) zu schei- 
lern Am ! i. waren raehrere Wallfische in der Nahe des Schiffes, i\el- 
son rief Tradescant aufs Verdeck, um ihm zu zeigen, wie einer der- 
selben von einem „Thresher" verfolgt wurde. Am 16. passirle die Diana 
das Nord Cap, aber erst am 22. September landete Tradescant im St. 
Catherin's Dock bei London'*). 



every loupe a berry about ihe Lignes of a hawe al) ihe 3 berryes giowing close 
togelher of a (înner bright red than a hawe whicLe I look up ruany roots yel am 
afiaid thaï noue held because on our being on ground we staved inost of oure fresh 
wattcr and so wear faint to watter withe sait watter but was mad believe il was 
freshe whirhe that plant having but a long whit thin root littill biger than a sniall 
couch gras and the boys in ihe ship befor 1 pe;^r)seved il eat of tbe bénies except 
some of (lieui corn up amongst the earthe by chance. I found this plant to growe 
in Rose Iland. 

') Thear (in Rose Iland) I found pinks growing natturall of the best sort we 
hâve heere in Ingland withe the eges of the leaves deeplie eut or jaged very finely- 

') The 6. of Augusl we weyed ancor (bei der Rosen-Insel) the wind being fayer 
aud went for the bar is but 11 foot watter and our shipe drew 10 and a halfe the 
tide being then neape whear we cam on and sat 6 or 8 howers to oure great grefe 



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Aus der eben angefùhrten Stelle in Tradescant's Journal ersehen 
wir, dass schon 1618 der Narae „Thrasher" fiir den als Peiniger der VVall- 
lische bekannten und sogar ,,Balaenarura tyrannus" genannten Delphin, 
namlich Delphinus (Phocoena) Orca, russisch Kossatka, im Gebrauch war, 
obgleich damais erst zwanzig Jahre verstrichen waren, seit die Engliinder 
angefangen hatten sich practisch mit dem Wallfischfang bei Island und 



a flowd presently rising whiche if il had continewed the shipe must needs hâve pe- 
rished but thanks he to God the next tyd we cam of without any harme. The 
next day we wear becalmed. The 8 day we mad Gros Iland the wind being fayre 
but small and much raine in so muche that