(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Recueil des chartes de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire"

Google 



This is a digital copy of a book that was preserved for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 
to make the world's books discoverable online. 

It bas survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 
to copyright or whose légal copyright term bas expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 
are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other marginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journey from the 
publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying. 

We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fi^om automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
any where in the world. Copyright infringement liability can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web 



at | ht tp: //books. google, corn/ 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 
précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 
ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 
"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 
expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 
autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 
trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en marge du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 
du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages appartenant au domaine public et de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 

Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter. Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer V attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

À propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 



des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse ] ht tp : //books. google, corn 



DOCUMENTS 

PUBLIÉS PAR LA 

SOCIÉTÉ HISTORIQUE & ARCHÉOLOGIQUE DU GATINAIS 

V. 



RECUEIL DES CHARTES 



DE L ABBAYE DE 



SAINT-BENOIT-SUR-LOIRE 



REUNIES ET PUBLIEES 



MM. Maurice PROU et Alexandre VIDIER 

ARCHIVISTES PALÉOGRAPHES 
MEMBRES DE LA SOaÉTÉ 



Tome L — Introduction. 




TARIS 
A. PICARD ET FILS, LIBRAIRES-ÉDITEURS 

82, rue Bonaparte, 82 



MDCCCCVII. 



l^m'^OH 



RECUEIL DES CHARTES 



DE 



SAINT-BENOIT-SUR-LOIRE 



INTRODUCTION 



L'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, ou Saint-Benoit de 
Fleury, a été fondée au vu° siècle par Leodebod, abbé de 
Saint-Âignan * ; elle n'a disparu qu'à la Révolution *. 

Située sur les bords de la Loire à 31 kilomètres d'Orléans, 
dans une région fertile, comprise dans le domaine des Capé- 
tiens, l'abbaye a joui pendant douze siècles d'une prospérité 
remarquable. Ses possessions, dès l'origine même, ne furent 
pas limitées à l'Orléanais : l'acte de dotation contient en effet 
des concessions de biens en Sologne et en Berry. La pos- 
session du corps de saint Benoit fit bientôt de l'abbaye un 
lieu de dévotion célèbre ; et les fidèles, pour s'assurer la pro- 
tection du grand patron des moines de l'Occident, dont ils 
vénéraient les reliques, pour s'acquérir un droit aux prières 
des religieux qui avaient su si habilement les conquérir et veil- 



1. Acte de dotation, 27 juin 651. Infrà, p. 1, n' I. 

2. Inventaire des biens de l'abbaye, dressé le 6 mai 1790 par la muni- 
cipalité de Saint-Benoit-sur-Loire, en exécution des lettres patentes du 
26 mars précédent, rendues en conséquence d'un décret de l'Assemblée 
nationale du 20 mars (Arch. nat., F" 611*). 

a 



— Il — 

laient jalousement à leur conservation', multiplièrent à l'envi 
leurs libéralités envers cette maison dont la renommée gagnant 
de proche en proche ne tarda pas à s'étendre à toute la Gaule, 
voire aux pays voisins. 

C'est ainsi que les religieux devinrent très rapidement pro- 
priétaires de domaines dispersés dans toute la France et même 
en Angleterre ; outre leur vaste monastère, dont la majestueuse 
église subsiste seule, ils eurent des prieurés, des prévôtés, 
des maisons en Orléanais et en Gâtinais : à Sully-sur-Loire, à 
Châteauneuf-sur-Loire, à Gien, à Yèvre, à Lorris'; en Nor- 
mandie : à Saint-James-de-Beuvron', à Saint-Hilaire-du-Har- 
couët'et à Magny; dans lepaysChartrain : àSonchamp; dans le 
Berry : à Saint-Benoit-du-Sault et à Sancerre ; en Gascogne : à 
La Réole' et à Saint- Caprais-de-Pontons ; en Bourgogne : à 
Perrecy-les-Forges et à Dié; en Champagne, à Sorbon, à 
Feuges, à Arnicourt'; en Angleterre, à Minting. 

Grâce à sa richesse, l'abbaye devint un centre littéraire qui 
brilla d'un éclat considérable. Des écoles' s'y organisèrent où 



1. Il n'entre pas dans nos intentions de discuter ici l'authenticité de 
la translation des reliques de s^int Benoit, du Mont-Cassin à Fleury- 
sur-Loire ; il suffira présentement de renvoyer au livre que Dom Cha- 
mard a consacré à l'étude de cette question (Les Reliques de Saint- 
Benoit, Paris, 1882, in-8°, extrait du Contemporain, t. XXXVI-XXXVII). 
Le fait historique qui nous parait important à retenir, c'est qu'on a cru, 
à tort ou à raison, à la réalité de la translation et que cette croyance a 
valu à l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire d'être une des plus riches et 
des plus renommées de l'Occident. 

2. Voy. M. Prou, Les Coutumes de Lorris et leur propagation aux 
XII' et XIII' siècles, dans la Nouvelle Revue historique de droit 
français et étranger, t. VIII (1884), p. 139-209, 267-320, 441-556. 

3. Voy. V. Ménard, Histoire religieuse, civile et militaire de Saint- 
James de Beuvron (Avranches, 1897, in-S"). 

4. Voy. abbé Cosson, Histoire populaire de Saint-Hilaire-du-Har- 
couet ISaint-Hilaire, 1901, gr. in-8°). 

5. Voy. O. Gauban, Histoire de La Réole (La Réole, 1873, in-8»). 

6. Voy. J.-B.-E. Carré, Azotes sur le prieuré d'Arnicourt (Sceaux, 
1887, in-8). 

7. Sur les écoles de Saint-Benoit-sur-Loire, voy. surtout : Pardiac, 
Histoire de saint Abbon (Paris, 1882, in-8'), et Cuissard, l'École de 
Fleury-sur-Loire à la fin du x' siècle (Orléans, 1875, in-8», extr. des 
Mém. de la Soc. archéologique et historique de l'Orléanais). 



— III — 

l'on s'occupa activement de la transcription des manuscrits. 
Les épaves d'une bibliothèque considérable, aujourd'hui dis- 
persées dans plusieurs bibliothèques de l'Europe ', nous don- 
nent une haute idée du zèle avec lequel les abbés et les reli- 
gieux s'adonnèrent aux spéculations intellectuelles*. La litté- 
rature historique fut particulièrement en honneur à Saint-Benoit, 
et l'on doit à des religieux de cette maison, soit qu'ils aient 
narré les miracles de leur saint patron, soit qu'ils aient retracé 
la vie d'un roi de France ou celle de deux de leurs abbés, soit 
enfin qu'ils aient écrit des chroniques proprement dites, quel- 
ques-uns des plus utiles récits sur lesquels sont étayées les 
annales de l'histoire de France '. Les plus illustres d'entre ces 
écrivains sont Adrevald', Abbon', Aimoin', Helgaud', André 



1. On trouve actuellement des manuscrits de Saint-Benoit-sur-Lolre à 
Berlin (Bibliothèque royale), à Berne (Bibliothèque de la ville), à Flo- 
rence (Laurentienne), à Genève (Bibliothèque de la ville), à La Haye 
(Bibliothèque royale), à Leide (Bibliothèque de la ville), à Londres (Musée 
Britannique), à Orléans (Bibliothèque de la ville, Évêché et collection 
Jarry), à Oxford (Bodléienne), à Paris (Bibliothèque nationale et Arsenal), 
à Rome (Bibliothèque Vaticane), à Saint-Benoit-sur-Loire (église). La 
collection la plus importante est celle de la Bibliothèque de la ville 
d'Orléans. — Voy. Ch. Cuissard, Inventaire des manuscrits de la Bi- 
bliothèque d'Orléans, fonds Fleury (Orléans, 1885, in-8'), et Catalogue 
général des manuscrits des bibliothèques publiques; Départem.ents, 
t. XII (Paris, 1889, in-8«). 

2. "Voy. l'intéressant règlement de 1147, remanié postérieurement, 
contenant la liste des sommes qui devaient être payées par les divers 
officiers du monastère en vue de la réfection des manuscrits. Infra, 
p. 343, n» CLI. 

3. Voy. A. Vidier, L'historiographie à Saint-Benoit-sur-Loire, dans 
les Positions des thèses de l'Ecole des Chartes, 1898, p. 133. Les con- 
clusions sommairement énoncées dans ce travail seront justifiées et dé- 
veloppées dans des travaux et éditions de texte, actuellement en prépa- 
ration. 

4. Historia translationis S. Benedicti et Miracula sancti Benedicti, 
lib. I (éd. E. de Certain, Les Miracles de saint Benoit, publiés pour 
la Société de l'histoire de France, Paris, 1858, in-8», p. 1-89). 

5. Lettres et traités divers (Migne, Patrol. lat., t. CXXXIX). 

6. Miracula sancti Benedicti, lib. II-III (éd. E. de Certain, op. cit., 
p. 90-172). — Vita Abbonis {Ilist. de Fr., t. X, p. 328; Migne, Patrol. 
lat., t. CXXXIX, col. 387). — Historia Francorum (Ed. Paris, 1514, 
in-fol.; Paris, 1567. in-8*; Paris, 160'2, in-fol., etc.) 

7. Vita Roberti régis [Hist. de France, t. X, p. 98, et Migne, t. CXLI, 
p. 909-936). 




— IV — 

deFleury', RaoulTortaire(ouLeTourtier)*, Hugues de Fleury'. 
Les ouvrages de ces auteurs, presque tous édités sinoa suffi- 
samment critiqués, ont été de nos jours largement utilisés par 
les historiens. 

Mais pour retracer l'histoire de l'abbaye de Fleury, pour dé- 
terminer le rôle qu'elle a tenu au moyen âge et mesurer l'in- 
fluence qu'elle a exercée, on ne doit pas se contenter d'étudier 
le monument qui en subsiste et de lire les chroniques, il faut 
encore, et' tout naturellement, recourir aux documents de ses 
anciennes archives. Ces documents, bien qu'ils aient été utilisés 
dès le xvii° siècle, et qu'un moine même de Saint-Benoit en ait 
fait entrer un grand nombre dans l'histoire qu'il a écrite de 
son monastère, sont restés jusqu'ici mal connus par suite de la 
destruction partielle des archives du monastère au xvi° siècle, 
et des vicissitudes qu'elles ont subies depuis. Il y avait donc 
lieu d'en rechercher les vestiges et de former un recueil des 
chartes qui en proviennent, dont la plupart ne nous sont mal- 
heureusement parvenues qu'en copies. 

Le lecteur jugera si l'enquête que nous avons faite pour 
retrouver les chartes de Saint-Benoit, les essais de critique et 
de classement chronologique auxquels nous nous sommes 
livrés ont donné les résultats qu'on était en droit d'en atten- 
dre, si l'ensemble de ces documents présente quelque intérêt 
historique *. 



1. Miracula sancii Benedicti, lib. IV-VII (éd. E. de Certain, op. cit., 
p. 173-276) ; — Vita Gauzlini abbaiis (éd. L. Delisle, Mémoires de la 
Société archéologique de l'Orléanais, t. II, p. 257; — éd. Ewald, Neues 
Archiv der Gesellschaft fur altère deutsche Geschichlskunde (t. III, 
p. 349). 

2. Miracula sancti Benedicti, lib. VIII (éd. E. de Certain, op. cit., 
p. 277-356). 

3. Miracula sancti Benedicti, lib. IX (éd. E. de Certain, op. cit., 
p. 357-371); Hisloria ecclesiastica (éd. Rottendoff, Munster, 1636, in-4»); 
extraits par Waitz, Mon. Germ., Scriptores, t. IX, p. 349; Liber mo- 
dernorum regum (éd. Waitz, loc. cit., t. IX, p. 376) ; Historia regum 
Francorum (éd. Waitz, loc. cit., t. IX, p. 395), etc.; Migne, Patrol. lat., 
CLXm, col. 791 à 1003). 

4 L'utilisation que M. Levison a déjà faite de notre recueil pour l'éclair- 
cissement d'un point de diplomatique porte témoignage de l'accueil 
bienveillant qu'il a reçu et tout ensemble des services qu'il est appelé à 
rendre aux historiens. Voy. Wilhelm Levison, Kleine Beitràge zu 



— V — 

Quoiqu'il en soit, les travaux préalables à la publication 
nous ont permis aussi de constater une fois de plus la néces- 
sité de ne pas séparer l'étude des récits de chroniqueurs de 
celle des documents d'archives concernant soit les auteurs, 
soit le milieu où ils ont vécu, soit les institutions dont ils par- 
lent. Certaines chartes viennent compléter les chroniques en 
permettant de vérifier les assertions de leurs auteurs ; il en est 
d'autres à la sécheresse diplomatique desquelles on ne peut 
suppléer qu'en recourant aux explications ou aux allusions 
significatives des chroniqueurs. 

Nous nous proposons d'indiquer ici les sources à l'aide des- 
quelles nous avons constitué le recueil des chartes de Saint- 
Benoit-sur-Loire. 

I 
ARCHIVES 

La plus ancienne mention des archives de l'abbaye de Saint- 
Benoit-sur-Loire date du milieu du ix' siècle; Adrevald, qui 
écrivait à cette époque l'histoire de la translation des reliques 
de saint Benoit, rappelant les origines de l'abbaye et se réfé- 
rant à un acte d'échange entre le roi Clovis et le fondateur 
Lcodebod, dit que l'acte est encore conservé dans les archives 
du monastère". L'existence, dans le monastère, d'un local spé- 
cialement affecté à la conservation des chartes, est encore plu- 
sieurs fois constatée au xi° siècle par André de Fleury, le bio- 
graphe de l'abbé Gauzlin*. Ce local où se trouvaient réunis les 



Quellen der frànkischen Geschichte, dans Neues Archiv, t. XXVII, 
p. 355-356. 

1. (I Quod testamentum mutasB vicissitudinis usque hodie in archivis 
publicis nostri reservatur monasterii. » Historia translationis S^Bene- 
dicli, § 2 (éd. de Certain, p. 3). 

2. « Conscriptioneque precaria ab eo impetrata... nostro conservandam 
déposait in armario. » Vila Gauzlini, I, § 7 (éd. Delisle, dans les Mé- 
moires de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. II, 
p. 257 ; éd. Ewald, dans le Neues Archiv, t. III, p. 355) ; — « Cujus scrip- 
tum traditionis nostris retinetur in archivis. » Ibid., I, § 4 (édit. Delisle, 
loc. cit., p. 279; édit. Ewald, loc. cit., p. 354). 



— VI — 

chartes et les manuscrits était situé dans une petite tour ; il avait 
été aménagé par les soins de l'abbé Gauzlin en vue de protéger 
les documents contre le feu '. Précaution vaine : pendant un 
grand incendie survenu en 1095, il fallut rapidement déménager 
les actes et les livres, et les placer avec les étoffes précieuses 
dans le trésor protégé par une voûte de pierre alors que les 
étages supérieurs de la tour susceptibles de brûler menaçaient 
en tombant de tout réduire en cendres*. Les moines savaient 
alors à quoi s'en tenir sur les ravages que le feu pouvait faire 
dans leurs richesses : les Normands au ix' siècle avaient, à 
Saint-Benoit comme ailleurs, allumé des incendies', et une 
catastrophe fortuite avait au temps de l'abbé Gauzlin, en 1026, 
détruit le monastère de fond en comble*. 

Beaucoup d'actes furent sans aucun doute détruits dans ces 
incendies' car, à l'exception de l'acte de fondation, dont le texte 
ne nous est parvenu que par l'intermédiaire d'une chronique, 
la Vie de Robert le Pieux, par Helgaud, aucun document mé- 
rovingien ne nous a été conservé, ni l'acte d'échange de Leo- 
debod mentionné plus haut, ni le diplôme de Clotaire III con- 



1. « Composuitque sue obedientie armarium contra insanientium t.er- 
rores ignium. » {Vita Gauzlini, I, § 39; éd. Delisle, loc. cit., p. 299; 
éd. Ewald, loc. cit., p. 367). 

2. « Anno ab incarnatione Domini millesimo nonagesimo quinto, flamma 
voracis ignis maximam Floriacensis burgi consumpsit partem . . . nec 
minus librorum pernecessariam copiam amittere ignis violentia perti- 
mescentes, eodem (gazophilacio, fornice lapideo protecto) congessimus 
cum testamentorum et privilegiorum nostrorum congerie ; metuebamus 
enim ne turricula in qua hajc recondita erant, ignium viribus succum- 
bens, in favillas redigeretur, cum foret ruinarum plena, superiori incen- 
die consumpta, quod domini Gauzlini tempore Floriacense incendium 
pessumdedit. » Miracula S.Benedicti,YIII,§27 (éd. de Certain, p. 321-322). 

3. Miracula S. Benedicti, I, § 34 (éd. de Certain, p. 75), et Annales 
Bertiniani, ad annum 865 (éd. G. Waitz, p. 75). 

4. Vita Gauzlini, II, § 46-47 (éd. Delisle, loc. cit., p. 304; éd. Ewald, 
loc. cit., p. 370-371), et Miracula S. Benedicti, VII, § 17 (éd. de Certain, 
p. 276). 

5. Aux incendies de 865, 1026 et 1095 on peut en ajouter un autre 
de 1179 rapporté en ces termes par Robert de Torigny : « Cum filia régis 
Francorum [Agnes] duceretur ad conjugium filii imperatoris Constanti- 
nopolitani, hospitata est aput Sanctum Benedictum super Ligerim; 
cumque quidam ex famulis ejus vellet accelerare ignem injecte oleo, 
flamma exivit per foramina camini et cecidit super tectum camini, et hoc 
casu tota abbatia combusta est » (éd. Delisle, II, p. 83). 



— vu — 

cernant Sacierges, ni celui de Thierry III concernant les biens 
du duc Loup', ni l'acte où était consignée la donation de Dié 
par un certain Hugues, au temps de Dagobert le jeune, et dont 
parle Aimoin*. De même, les premiers documents de la période 
carolingienne disparurent dès une époque très ancienne j seuls 
des diplômes postérieurs mentionnent l'existence de privilèges 
de Pépin et de Charlemagne'; et la plus ancienne charte 
dont le texte ait été conservé à Saint-Benoit- sur-Loire pen- 
dant le moyen âge est un diplôme de Louis le Pieux, de 818*. 
Pour une époque postérieure même, pour le xi° siècle, aucun 
des actes auxquels ont dû donner lieu les nombreuses transac- 
tions mentionnées par le biographe de Gauzlin ne nous est par- 
venu". Le feu ne paraît pas du reste être seul responsable de 
ces pertes anciennes sur l'étendue desquelles nous sommes 
loin d'être fixés'. Si l'on conservait les titres de propriété et les 
chartes ou bulles de privilèges, c'était pour s'en servir le cas 
échéant; et les abbés qui ont eu le plus à cœur la défense des 
intérêts de l'abbaye, et qui ont lutté contre le pouvoir épisco- 
pal ou résisté aux excès et usurpations des laïques, ont trouvé 
dans les archives des textes pour établir les droits du monas- 
tère. C'est ainsi qu'Abbon, à la fin du x° siècle, recourait à de 
vieux polypliques du temps de Gharlemagne pour établir les 
parts respectives de l'abbaye et de l'évèque d'Orléans dans la 



1. Voyez infra, p. 19 et 20, n" II et III. 

2. Miracula sancti Benedicti, II, § 3 (éd. de Certain, p. 99). 

3. Voyez ci-dessous, p. 22-23, n" IV-VII. On trouvera encore une 
mention d'un diplôme soit mérovingien, soit carolingien, relatif à des 
concessions de biens à Saint-Benoit-sur-Loire, dans un diplôme de 
Pépin de septembre 768 pour Saint-Denis (Tardif, Monuments histo- 
riques. Cartons des rois, p. 51, n° 62). 

4. Voyez ci-dessous, p. 33, a' XV. 

5. Vita Gauzlini, I, § 3, 4, 5, 6, etc. (éd. Delisle, ' Joe. cit., passim; 
éd. Ewald, lac. cit., passim). 

6. Un acte de Robert le Pieux pour Sainte-Croix d'Orléans (5' ind., 
4' année) , par exemple, mentionne la vente faite par les moines de 
Saint-Benoit à un certain Valterius d'un clos sis près du mur de la 
ville d'Orléans (copie de Dom Estiennot, Bibl. de l'Arsenal, ms. 1008, 
p. 265-274) ; aucune trace de cet acte n'est restée dans les archives de 
l'abbaye. 



dîme de certaines églises*. De même, l'abbé. Gauzlin, succes- 
seur d'Abbon, faisait des privilèges apostoliques le fondement 
de ses revendications sur certains domaines voisins du monas- 
tère donnés en bénéfice et qu'il prétendait replacer sous son 
gouvernement direct. En compulsant ainsi les archives à loisir, 
les abbés ne compromettaient en rien la bonne conservation 
des pièces qui s'y trouvaient', mais il leur arrivait aussi parfois 
et nécessairement d'en faire un usage susceptible d'amener 
leur perte, par exemple lorsqu'ils produisaient les titres en 
justice. Ainsi, l'abbé Gauzlin, à propos d'un différend avec 
l'évêque d'Orléans au sujet du droit de gîte que celui-ci 
prétendait exercer à rencontre des exemptions pontificales, 
produisit les titres justificatifs de ses droits devant une 
assemblée de prélats et de grands présidée par le roi; les 
partisans de l'évêque, mécontents de l'effet produit par la lec- 
ture des bulles, se fâchèrent et menacèrent de les brûler s'ils 
parvenaient seulement à s'en emparer*. On imagine facilement 
ce qu'avec de telles mœurs judiciaires il pouvait rester d'un 
morceau de papyrus ou de parchemin lorsqu'il avait été produit 
devant une assemblée*. 



1. « Requisiti itaque in hoc hujus nostri monasterii libri politici a 
temporibus Magni Karoli, pêne vetustate consumpti, quid œdiflcata ec- 
clesia mihi meisque fratribus debeat innotescunt, quid contra illa, dotis 
nomine data, suis burdationibus solvat ibidem perpendit procuratorum 
diligentia. » Epistola Abbonis ad fratrem G. British Muséum, add. 
ms. 10972, fol. 23; éd. Migne, Patrologie latine, CXXXIX, col. 442. 

2. « Cum privilégia apostolica aliquando revolveret, interdictumque 
animadverteret et excommunicatum oculis perpenderet, ne quis Floria- 
censium prelatorum aliquando de his villis aut possessionibus que sunt 
in circuitu monasterii presumeret beneflcio dare alicui, repperit Isdam 
ecclesiam ab Odolrico, Aurelianensium episcopo, flscali teneri dono. . . 
quam pro redemptione animarum suorum antecessorum a profato pre- 
sule XXX librarum adquisivit collatione. » Vita Gauzlini, I, § 32 (éd. 
Delisle, loc. cit., p. 294; éd. Ewald, loc.cit., p. 364). 

3. « Proditur etiam Romani pontiflcis decretum, que continetur inser- 
tum ne quando autistes Aurelianensium ad Floriacense présumât venire 
monasterium, nisi rogatu abbatis et omnium ejusdem loci expostulatione 
monachorum; in omnium auribus legitur, coram astantibus distincte 
recitatur. Extemplo pars adversariorum in iram sustollitur, Romani 
presulis scriptum spernendo violatur, inflrmatur, ignibusque tradere 
minantur, si quando illud possent corripere manibus, talique modo ab 
invicem disceditur » Ibid, I, § 13 (éd. Delisle, loc. cit., p. 284 ; éd. Ewald, 
loc. cit., p. 357). 

4. En 1112, dans un différend avec un particulier au sujet de la dîme 



— IX — 

Il est assez malaisé de rendre compte des conditions de 
conservation et d'accroissement des archives de l'abbaye au 
cours du moyen âge; les renseignements directs font presque 
complètement défaut. Les libéralités dont le monastère était 
l'objet donnaient lieu à des actes qu'on versait dans les archives, 
non sans attacher à leur conservation une certaine importance, 
puisque André de Fleury, qui écrivait au milieu du xi° siècle, 
parlant dans le sixième livre des Miracles de saint Benoit de la 
donation de l'église de Saint-Aignan-le-Jaillard à l'abbaye, 
prend soin de spécifier que l'acte est dans les archives'. 

D'autre part quelques souscriptions de chartes ou quel- 
ques formules nous font connaître les noms des archivistes 
puis des notaires de l'abbaye ; quelques rares documents nous 
indiquent par accident l'origine des liasses qui venaient pren- 
dre place dans r« armarium cœnobii ». Le moine chargé de la 
conservation des archives au xi° et au xn" siècle avait aussi 
mission de garder les manuscrits; c'est lui en outre qui établis- 
sait les actes rédigés dans le monastère et qui les souscrivait, soit 
comme témoin, soit plus souvent comme scribe, en accolant à 
son nom indifféremment les titres de armarius, cartularius ou 
bibliothecarius'. Au xiv" siècle, cet officier n'intervient plus 



de Saligny, les religieux de Saint-Benoît-sur-Loire produisirent devant 
le tribunal de l'archevêque de Bourges, Léger, un jugement de son prédé- 
cesseur l'archevêque Audebert (1092-10%) (infrà, p. 278); cet acte ne 
fut probablement pas réintégré dans les archives, car non seulement 
l'original est perdu, mais encore le texte n'en fut pas transcrit dans les 
cartulaires. C'est à une cause analogue que l'on peut attribuer la dispa- 
rition des actes de donation de Vailly et Villegenon au temps de l'abbé 
Guillaume (1070-1080), ces actes ayant servi de base, vers 1119 à un ac- 
cord conclu à Bourges entre l'abbaye et l'église Saint-Étienne de Bourges 
{Infrà, p. 281). 

1. « Cujus testamentum donationis nostris retinetur in archivis. » 
{Miracles de saint Benoit, 1. VI, g 9; éd. Certain, p. 231). 

2. « Per manum Ancherii bibliothecarii », 1070 {infra, p. 208, n" LXXX); 
« per manus Guidonis cartularii » 1110 (p. 271, n° CVIII); « per manus 
Guidonis bibliothecarii », 1110 (p. 274, n* CIX); « per manum Franberti 
armarii », 1121 (p. 292, n* CXVIII); « signum Simonis armarii », 1123 
(p. 297, n» CXXI); « S. Actonis cantoris et armarii », 1147 (p. 347, 
n" CLI); « residentibus... Stéphane armario », 1160 (p. 398, n* CLXXII); 
« Testes sunt... Willielmus armarius... », 1167; « Data per manum 
Guillelmi armarii », 1170; •« Arnulphus subprior et armarius », 1180; 
« per manum Guillelmi armarii », 1183; « per manum Willermi arma- 



— X — 

dans la rédaction des actes concernant la communauté; ceux-ci 
sont rédigés sous le scel des notaires de bailliages ou prévôtés 
royales ou des officiaux de diocèses dans lesquels se trouvaient 
les biens ou revenus visés dans les actes. Cependant l'abbaye, 
en sa qualité de seigneur justicier, ne tarda pas à instituer 
un tabellionage dont le titulaire prit le titre de « clerc, no- 
taire et tabellion juré de la prévôté du monastère de Saint- 
Benoît-sur-Loire » ; la première mention qu'on rencontre 
de ce notaire laïque remonte à 1316', l'office était alors 
entre les mains de Jean Piqueré qui le conserva au moins 
jusqu'en 1336; en 1344 paraît Naudin Barate, encore en 
fonctions en 1376. On peut encore relever en 1401 le nom 
de Régnier de La Mare, et en 1402 et 1403 celui de Joseph 
Bouet. Ces tabellions, qui remplissaient l'office de notaires 
publics à Saint-Benoît-sur-Loire, n'interviennent le plus 
souvent dans les affaires de l'abbaye que pour rédiger des 
contrats concernant exclusivement l'administration de ses 
domaines et ses rapports avec les tenanciers, et le plus souvent 
dans des actes rédigés au nom du prévôt de l'abbaye. Cepen- 
dant, comme partout ailleurs, les notaires de Saint-Benoît 
virent étendre leurs attributions, et s'élevèrent, au moins indi- 
viduellement, à des fonctions plus importantes que celle de 
rédacteurs de contrats privés. Jean Piqueré paraît n'avoir jamais 
été que notaire, mais son successeur Naudin Barate remplit 
aussi l'office de greffier de la justice de l'abbé; de greffier, il 
devient magistrat instructeur, reçoit personnellement des dé- 
positions dans des affaires, même criminelles, avec titre de 
« vices gerens » du garde de la prévôté et juridiction de la 
cour de l'abbé'. L'un de ses successeurs, Joseph Bouet, n'est 
pas confiné exclusivement dans son tabeUionage; un acte du 
prévôt nous le montre en 1403 chargé, sur requête du chantre. 



rii », 1186; « per manum Guillelmi armarii », 1187; « Willelmus arma- 
rius », 1190. 

1. Acte au nom de Pierre de Sermaises, prévôt du monastère, passé 
devant M' Jean Piquerat (ou Piqueré), tabellion juré de la dite prévôté, 
portant vente à l'abbé par des particuliers de rentes et coutumes à 
Saint-Benoit-sur-Loire {Cartul. C, p. 448). 

2. Chazal, Hist. mon. S. Bened., p. 520. 



— XI — 



de recevoir les cens de Germigny dépendant de l'office de ce 
membre du chapitre'. 

L'exercice du droit de justice de l'abbaye se pratiquait par 
des audiences de juridictions à plusieurs degrés'; ces audiences 
donnaient lieu à la rédaction de plumitifs, qui, versés dans les 
archives du monastère, devaient contribuer à y former une 
série «judiciaire ». Un seul spécimen des registres de ce fonds 
nous a été conservé, c'est le registre de la juridiction de La 
Salle', commencé en 1374. 

A côté du fonds judiciaire, il s'était formé un fonds admi- 
nistratif, qui comprenait non seulement les actes et pièces 
comptables rédigées dans l'abbaye même, mais aussi les pa- 
piers versés par les maires chargés de l'administration des 
biens du monastère. Ces agents laïques, dont l'existence est 
constatée dès la fin du xi" siècle', avaient au début du 
xv° siècle des archives personnelles qu'ils se transmettaient 
avec leur office, gardant les pièces nécessaires à leur gérence 
et remettant aux religieux celles qui devaient servir à contrô- 
ler leur gestion". 

Ces fonds, judiciaire et administratif, étaient venus se juxta- 
poser, au xrv" etau xv" siècle, à des séries anciennes constituées 
au moins dès le xm° à l'occasion de la rédaction d'un 
cartulaire. L'unique feuillet qui subsiste de ce cartulaire 



1. Cartul. C, p. 71; cartul. E, fol. 134 v. 

2. Appel à l'audience du bailli (1329) d'une sentence rendue en la cour 
du chambrier {Cartul. C, p. 416). 

3. Arch. départ, du Loiret, H Gt. 

4. En 1080, Gislebert souscrit dans une charte comme maire de Fleury 
{Infra, p. 241, n° XCI). 

5. Dans le procès-verbal de prestation de serment d'Etienne Chapeau 
pour la mairie de Bray, le 28 juin 1401, ce personnage promet entre au- 
tres choses : « Item que les registres et papiers escrits faits par son 
prédécesseur des dites receptes, cens et aultres revenus et aussi qui 
sont faits par luy maire à cause de la recepte qu'il fait, il apportera icy 
au dit monastère et aultres officiers de l'église ou à leur commis à ce 
recepvoir pour monstrer à payer ce qu'ils doibvent » (Chazal, Hist. 
mon. S. Benedicti, p. 865). — De môme en 1428, un nouveau maire 
prêtant serment s'engage à apporter à l'abbaye dans les huit jours de 
ses encaissements « les registres et papiers escrits faits par son prédé- 
cesseur desdites receptes, cens et aultres revenus et aussi qui sont faist 
par luy maire à cause de la recepte qu'il fait » [Ibid.). 



— XII — 

fournit en effet l'indice d'un groupement méthodique des docu- 
ments formant les archives; on y trouve, transcrites à la suite 
les unes des autres, une charte de Louis VI et trois chartes de 
Philippe I", qui correspondent évidemment à une série « pri- 
vilèges des rois », série à côté de laquelle devait se trouver 
celle des « bulles des papes et chartes des évêques », et des 
séries topographiques correspondant aux différents prieurés. 

Le classement des archives, en assurant la facilité de leur 
consultation, avait pour la prospérité de l'abbaye une impor- 
tance considérable ; les nécessités quotidiennes de l'adminis- 
tration n'obligeaient pas seules à recourir aux dossiers courants ; 
des affaires litigieuses aussi ne pouvaient aboutir à une solution 
satisfaisante que si l'on se reportait aux chartes : en 1338, 
après examen des documents tant récents qu'anciens', l'abbé 
dut se résoudre à payer au couvent sur sa maison de La Cour- 
Marigny une rente de onze livres parisis', et jusqu'au 
xviu° siècle on eut l'occasion de citer des chartes du xii" siècle 
dans des factums judiciaires'. 

Ce n'est pas du reste qu'avant cette époque les archives n'aient 
subi des vicissitudes qui les avaient singulièrement réduites. 
Au XVI' siècle, les guerres de religion et particulièrement le 
pillage de l'abbaye par les huguenots en 1562, qui eurent des 
conséquences fatales pour la bibliothèque, entraînèrent aussi 
la destruction de chartes et registres : le feuillet subsistant, 
déchiré et maculé, du cartulaire du xm" siècle, en porte 
témoignage. 

C'est probablement pour dresser le bilan des pertes éprouvées 
ou plus exactement de ce qui avait échappé au désastre que, 
cinq ans plus tard, en juin 1567, Pierre Desboys, notaire royal 
en la terre et châtellenie de Saint-Benoit-sur-Loire, Jacques 
Poilvillain, notaire substitut en la même châtellenie, et Fran- 
çois Daniel, avocat au siège présidial d'Orléans, en présence 



1. « Visis diligenter rotulis et papiris nostris tam novis quam antiquis ». 

2. Cartul. C, p. 182; cartul. D, fol. 69; cariul. E, fol. 350 v». 

3. Mémoire pour les supérieurs et directeurs des Missions étran- 
gères, Paris, 1742, in-folio. Cf. infra, p. 307. 



— XIII — 

d'Antoine Foubert, grand prieur et maître de l'œuvre, de 
Louis Potin, sous-prieur, de Jean de La Noue, infirmier, de 
R. Sauxard, chantre, de Claude Pantofleau, senier, de Jean 
d'Argery, aumônier, de Tristan Paris, sous-chambrier, de Jean 
Ymbault et de Louis de La Chapelle, religieux, et en exécution 
d'un ordre donné par le cardinal de Châtillon, Odet de Coligny, 
évêque-comte de Beauvais et abbé commendataire de Saint- 
Benoit, rédigèrent un inventaire des titres de l'abbaye, le plus 
ancien qui nous soit parvenu'. 

Les actes d'authenticité qui sont en tête de cet inventaire 
nous apprennent que les archives étaient alors conservées 
dans un coffre de la salle du trésor'. Si l'on fait le compte des 
articles contenus à l'inventaire, on constate que leur nombre 
s'élève à 930, répartis en cinq séries d'importance inégale et dont 
il parait assez difficile de saisir l'économie ; le seul groupement 
qui paraisse se dégager de cet inventaire est un groupement 
par matières et par localités, de manière à former 17 paquets ou 
liasses. Voici le cadre de classement de cet inventaire avec les 
numéros des articles et les renvois aux folios de l'inventaire : 



I 

Bulles 4es papes n" 1-50 fol. 

Titres et privilèges royaux 51-76 

Titres des bois 77-107 

Châtellenie d'Yèvre-la- Ville 108-141 

Aveux de la châtellenie d'Yèvre-la-Ville 142-210 

Châtellenie de Châtillon-sur-Loire . . . 211-254 
Terres d'Authon, le Plessis, Mérouville 

et Sainville 255-284 

Aveux desdites terres 285-323 

Mairie de Boisseaulx-Saint-Beooit . . . 324-327 

— deBougy 328-339 

Tillay-Saint-Benoit 340-342 88- 89 



1. Arcli. dép. du Loiret, H 27, in-fol., papier, 11 ff. n. ch., 270 ff. et 
8 ff. n. ch., couvert en parcliemin et portant les anciennes cotes A et C. 

2. « Les dits religieux obtempérans ont au dit Daniel faict ouverture 
du dit trésor et en icelluy monstre ung grand coffre de boys ou quel 
estoient enfermés les dits tiltres à moy exhibez. » 



1- 


12 


13- 


19 


20- 


26 


27- 


33 


35- 


50 


50- 


61 


61- 


68 


69- 


82 


83- 


84 


84- 


88 



XIV 



II 



Châtellenie de Saint-Benoit-sur-Loyre. . n" 1- 14 fol. 89- 94 

Aveux de ladite châtellenie. ...... 15-18 94- 96 

— Saint-Denis et Saint-Lazare . 19- 32 96-100 

— La Mothe-de-Coulenay. ... 33- 40 101-102 

— Marvot 41-79 103-112 

— Fourrier 80-99 113-118 

— Les Forges 100-101 118-119 

— Fleury 102-107 119-121 

— Champbignard 108-139 121-129 

— Beaumarier 140-147 130-131 

— Lory 148-151 132-139 

— La Chaume 152-157 140-141 

— La Prysonnière 158-167 142-145 

— La Berauldine 168-197 145-154 

— Carrefact, les Granges. . . . 198-203 154-156 

— La Mothe-de-CoUenay .... 204-238 156-165 

— La Creusotte 239-246 165-167 

— Boutherons, Montcarreau et 

l'Ormet 247-265 168-173 

— Prez cioz 266-273 " 173-174 

— L'Aubespin, l'Ormet 274-293 175-180 

— La Noue blanche 294-301 180-182 

— Chicy 302-313 182-186 

— Ponthau et Lacroix 314-317 186-187 

— Lauriault et Boidenier . . . . 318-327 187-189 



m 

Titres de Germigny n" 1- 3 fol. 190 



IV 

, _ . Il" liasse n" 1-57 fol. 191-208 

Aveux de Germigny j ^, j.^^^^ ^^_^^^ 208-231 



V 

Aveux de Saint-Martin n" 1-27 fol. 231-238 

— Bousy. . 28-30 238-239 

— Chastenoy et Couldroy. ... 31- 39 239-242 

— Vieilles-Maisons 40-42 242-243 



— XV — 

Aveux de Bray n»" 43-53 fol. 243-246 

— Bonnée 54-61 246-248 

Titres de Thigy 62-63 249 

Aveux de Thigy 64-92 249-258 

— d'Ourrouer-des-Champs 93-96 258-259 

Titres de Gilly 98-100* 260 

Aveux de Gilly 101-135 261-268 

Titres de Neufvy 136-138 269 



Les notices qui constituent chaque article sont des analyses 
rédigées avec beaucoup d'inexpérience et les dates en sont 
souvent erronées; pour ces deux raisons, il est assez difficile 
d'établir une relation entre ces analyses et les chartes qui nous 
sont parvenues, et très hasardeux de suppléer au texte d'actes 
présumés perdus avec le seul secours des analyses de cet 
inventaire'. Il faut noter enfin qu'aucun cartulaire n'y est 
mentionné. 

Un fonds de neuf cent et quelques pièces constituait un 
chartrier bien pauvre à la fin du xvi* siècle pour une abbaye 
aussi ancienne et aussi riche que celle de Saint-Benoit; et la 
pénurie de documents créait aux religieux des embarras dans 
l'administration du temporel, car leurs vassaux, baiUistes et 
fermiers, enhardis par la destruction des titres qui constataient 
leurs obligations vis-à-vis de l'abbaye, refusaient de payer leurs 
redevances; la situation menaçait de s'aggraver dans l'avenir, 
le temps devant affaiblir tant chez les propriétaires que chez les 
concessionnaires la notion d'un état de choses qui n'était plus 
assuré que par des traditions. Il fallut recourir à l'autorité 
royale. En 1573 Charles IX manda au bailli d'Orléans de faire 
une enquête sur l'état des biens, droits et privilèges de l'abbaye, 
sur les titres détruits ou égarés, le procès-verbal de ladite 
information devant tenir lieu à l'avenir des titres disparus. 
Nous ne savons si l'ordre royal fut exécuté, aucune autre trace 



1. Pas de n" 97 dans cette 5' série. 

2. Cet inventaire n'a été et ne sera utilisé qu'avec la plus grande pru- 
dence pour la compilation du Recueil des chartes de Saint-Benoit-sur- 
Loire, où il ne sera notamment tenu compte pour les actes perdus que 
des analyses dont la rédaction paraîtra satisfaisante et la date certaine. 



— XVI — 

n'en étant restée que le texte du mandement royal conservé en 
deux copies'. 



1. Dom Chazal, Hist. mon. S. Benedicti, p. 893, ex autogrtpho; et 
expédition notariée faite à Orléans le 11 avril 1573 (Bibliothèque de 
M. Prou) : 

« Charles, par la grâce de Dieu Roy de France, au bailly d'Orléans ou 
son lieutenant et à tous nos autres justiciers et officiers qu'il appartiendra, 
salut. Nos chers et bien amés les relligieus, abbé et couvent de Saint 
Benoist sur Loire les Fleury nous ont fait dire et remonstrer que à cause 
de la fondation et dotation de leur abbaye ou autrement, leur appartien- 
nent plusieurs biens, terres, seigneuries, maisons, héritages, domaines, 
possessions et revenus, usages, bois en tresfond et autres droits, fran- 
chises et libertés dont ils sont en bonne possession et saisine jusques 
à cejourd'huy et esquels ils sont fondés en bonstiltres anciens et auten- 
tiques, lesquels touttefois à l'occasion des guerres et troubles advenus de- 
puis unze ans ença, auroient esté brûlés, substraits, perdus et adhirés, ou 
du moins la plus grande partie d'iceux, à raison de quoy il pourroit avenir 
par succession de temps, leurs successeurs ignorans leurs dites posses- 
sions et les situations, bornes, climats d'icelles, et leurs voisins, vassaux 
et emphitéotes, fermiers et autres, sachant la perte des dists tiltres ou au- 
trement, seroient, comme aucuns desja sont, refusant payer leurs debvoirs, 
fermes et redevances pour travailler les dits exposans es procès, esquels 
par faute de produire les dits tiltres pour la preuve du contenu en iceux 
ils seroient en danger de descheoir d'une grande partie de leurs dits 
droits et pocessions, qui leur tourneroit flnallement à une perte et ruine 
totalle, par le moyen de quoy iceux exposans se trouveroient en fin du 
tout frustrés et devestus de leurs dites possessions et biens et ladite 
abbaye déserte, et sans que le service divin y put estre célébré et ad- 
ministré, nous requérans très humblement pourveoir sur ce et faire 
informer tant de leurs dites possessions, héritages, droits et uzages que 
de la perte de leurs dits tiltres et du contenu en iceux, pour l'information 
faite leur servir de chartre ettiltre valable à l'advenir envers touttes per- 
sonnes, et ainsy que besoin sera et comme eussent fait et pu faire leurs 
dits tiltres originaux ainsy perdus et substraits. Pour ce est il que nous, 
inclinant liberallement à la requeste desdist exposans, comme estant 
protecteurs des esglizes de nostre royaulme et singulièrement des grandes 
et anciennes abbayes estant de fondation royalle et qui de tout temps et 
anciennetté ont esté en nostre garde et protection, lesquelles nous desi- 
rons entretenir en leurs droits, uzages et pocessions, coutumes et confir- 
mer les grâces et libéralités à eux octroyés par nos prédécesseurs Roys, 
vous mandons et commettons par ces présentes et à chascun de vous ainsy 
qu'il appartiendra que, pris avec vous un adjoint de la qualité requise, 
nostre procureur appelle, et ceus qui y pourroient avoir interest, lesquels 
nous voulons estre adjournés par le premier nostre huissier ou sergent 
que pourra faire, commettons à la requeste des dist exposans ou du pro- 
cureur pour eus, vous informer diligemment et bien de touttes les terres, 
héritages, seigneuries, maisons, domaines, bois, revenus et possessions, 
droits, usages, franchises, privilleges, immunités, exemptions et libertés 
à la ditte abbaye et aux dits exposans appartenans et dont cy devant et 
de tout temps ils ont joui et uzé, jouissent et usent encore à présent, 
ensemble des tiltres qui en ont par cy devant esté en leurs archives et 
trezor, et de la perte, sustraction, bruslement et esgarement d'iceux 



— XVII — 

Les congrégations religieuses ne pouvaient rester indiffé- 
rentes à un état de désordre si préjudiciable à la jouissance de 
leurs revenus. L'article 1 10 des statuts de la Congrégation des 
exempts de 1582' auxquels adhérèrent les religieux de Saint- 
Benoit-sur-Loire*, porte que tous les actes originaux ou authen- 
tiques doivent être conservés dans le chartrier et n'en doivent 
pas sortir ; une serrure à triple clef doit les proléger ; des trois 
clefs l'une est confiée au prieur, la seconde aux officiers à tour 
de rôle, et la troisième à un délégué du G^japitre. 

Le souvenir des pertes éprouvées par les archives du fait 



pour la dite information par vous faite servir aux dits exposans et leurs 
successeurs de chartre et tiltre perpétuel, tant pour estre maintenus, 
gardés et conservés en leurs dites possessions, domaines, tresfonds, 
usages, droits, privilleges et revenus, que pour contraindre leurs vassaux, 
debteurs et emphitéotes à la reconnoissance, payement et estimation 
de leurs debvoirs, cens, rentes, fermes et redevances ainsy qu'il appar- 
tiendra par raison; lesquelles informations et enquestes nous avons, en 
temps que besoin seroit, validés et aucthorizés, validons et aucthortsons 
par ces présentes, mandons et enjoignons à tous nos juges et ofHciers 
d'y avoir tel esgard comme aux propres et anciens tiltres originaux, 
de ce faire vous avons et à chascun de vous donné et donnons plain 
pouvoir, puissance et aucthorité, comission et mandement spécial, man- 
dons et commendons à tous nos justiciers et subjects que à vous en ce 
faisant ils obéissent et entendent et à tous nos huissiers et sergens sur 
ce requis de faire tous exploits adjournement nécessaires pour l'antière 
exécution du contenu en ces dites présentes et pour ce que des présentes 
l'on pourra avoir affaire en plusieurs et divers lieux nous voulons que au 
vidimus d'icelles, fait soubs scel royal ou par un de nos amés et féaus 
notaires et secrétaires foy soit adjoustée et serve comme ce présent ori- 
ginal, car tel est nostre plaisir, nonobstant quelconques prescriptions, 
laps de temps, coustumes, us, stil, rigeur de droit, ordonances, instruc- 
tions, mandemens, deffances et lettres à ce contraires. Donné à Paris le 
vingt-huictiesme jour de juillet l'an de grâce mil cinq cens soixante et 
treize, et de nostre règne le treizième. Par le roy en son conseil, 

» De la Monere. ». 
Cette pièce n'est pas unique en son genre; M. L. de Vauzelle a publié, 
dans son Histoire du prieuré de La Magdeleine-lès-Orléans, p. 288, 
un monitoire de l'official d'Orléans de 1602, contre quiconque aurait pris, 
au cours des troubles depuis 1561, les registres, papiers, lettres, titres 
et enseignements des religieuses du prieuré de La Magdeleine. 

1. Statuta et décréta reformationis congregationis Benedictinorum 
exemptorum... Parisiis 1582, in-4", p. 18. .Des prescriptions analogues 
furent insérées dans les statuts de la Congrégation de Saint-Maur (Cons- 
stitutiones congregationis S. Benedicti alias Cluniacensis et Sancti 
Mauri, Parisiis 1637, in-8; cap. xxxii, g 3, p. 55.) 

2. Un chapitre général de la congrégation fut tenu à Saint-Benoit-sur- 
Loire même en 1583 (notice de dom Estiennot sur Sainte-Croix de Bor- 
deaux; Bibl. nat., ms. lat. 12751, p. 25). 

b 



— XX — 

représentants. En effet, le titre d'abbé de Saint-Benoit-sur- 
IjOire fut donné surtout à des personnages déjà en possession 
d'autres dignités ecclésiastiques plus élevées, d'autres béné- 
fices encore mieux rentes. Sur une vingtaine de commenda- 
taires l'on compte dix archevêques ou évêques, dont six car- 
dinaux, un premier ministre (Richelieu), un chancelier (Antoine 
Dupral), un garde des sceaux (Etienne Pencher) et deux prête- 
noms représentant l'un, l'amiral Coligny, et l'autre, Sully. On 
conçoit que ces puissants personnages ne se soient guère 
astreints à la résidence dans une abbaye oii leurs procureurs 
prenaient soin de leurs intérêts financiers avec un zèle qui ne 
reculait pas devant les aliénations domaniales. Les agents 
chargés de cette singulière administration avaient à leur dis- 
position un fonds d'archives contenant les documents qui 
concernaient plus particulièrement les domaines affectés aux 
revenus de l'abbé. Malheureusement pour ce fonds, les procu- 
reurs cumulaient les fonctions comme leurs maîtres cumulaient 
les bénéfices, et ils ne résidaient pas constamment dans l'abbaye 
dont ils devaient gérer une partie des biens, ils emportaient 
alors avec eux les pièces qui pouvaient leur servir. C'est ainsi 
que l'abbé Philippe de Lorraine, étant mort à Paris en 1702, 
ce fut seulement quarante ans plus tard, à la mort de son au- 
mônier François Arnault, qu'on trouva au Palais Royal, dans 
les papiers de ce dernier, des pièces concernant Saint-Benoit- 
sur-Loire. On eut l'intention de restituer ces pièces à qui de 
droit, mais le bordereau seul rejoignit les archives de la mense 
abbatiale. Une note jointe à ce bordereau nous apprend en 
effet que les documents « n'ont point esté remis, veu que la 
personne qui avoit remis le mémoire cy joint est morte peu 
de jours après en l'année 1743, au mois de janvier » *, Ce 
mémoire n'est pas un constat de déficit seulement pour des 
papiers relativement modernes et d'un caractère purement 
administratif, mais aussi pour des pièces anciennes telles que 
« un titre original en latin de l'an 1262 contenant l'acquisition 
faite des censives et champarts à Boilly et Courcelles » et une 



1. Mémoire et note à l'appui (Arch. départ, du Clier, G 43, pièce BBB 4). 



— XXI — 

expédition authentique ainsi mentionnée : « Bray, 1463, copie 
collationnée, en parchemin, d'un contrat d'acquisition de rentes 
faite par les religieux en 1326 ' » . 

Lorsqu'un abbé mourait, le lieutenant général au siège pré- 
sidial d'Orléans venait mettre sous scellés les meubles dépen- 
dant de la succession du défunt, y compris les titres. Puis les 
effets étaient vendus, et les titres, réunis en liasses, mis dans 
des sacs étiquetés par noms de lieu, demeuraient sous scellés 
enfermés dans l'armoire affectée à leur conservation* jusqu'à ce 
qu'un nouvel abbé ou son procureur s'en fit mettre en posses- 
sion par le même lieutenant général du présidial '. 

Cette procédure montre bien le caractère absolu de la répar- 
tition en deux fonds distincts des documents qui constituaient 
jadis les archives de l'abbaye; ce caractère paraîtra encore 
plus nettement accusé si l'on considère les faits que nous 
allons exposer. 

En m2, la mense abbatiale de Saint-Benoit-sur-Loire cessa 
d'être une prébende personnelle pour être réunie à la mense 
archiépiscopale de Bourges dont les revenus étaient insuffi- 
sants. Par suite de cette union, les archives de l'abbé furent 
transportées définitivement à Bourges et réunies à celles de 
l'archevêché, et elles nous sont parvenues telles qu'elles ont été 
remises au délégué de l'archevêque ; un inventaire spécial en 
fut dressé* et inséré textuellement dans l'inventaire général 



1. Le texte de ces deux documents nous est du reste heureusement 
fourni par les cartulaires. 

2. Voy. dans le vol. XX, fol. 204, de la collection Duchesne, des notes 
sur les actes des seigneurs de Sully conservés « à Saint-Benoit-sur- 
Loire, dans les armoires des titres de l'abbé ». 

3. Telle est la procédure qui fut suivie en 1713 lorsqu'Alexandre Milon, 
évoque de Valence, prit possession de l'abbaye après la mort de Daniel- 
Joseph de Cosnac, évêque de Die. — Voy. le procès-verbal dressé par le 
lieutenant général au présidial d'Orléans le 18 avril 1743 (Arch. départ, 
du Cher, G 43, pièce BBB 5). Les choses ne se passaient pas toujours 
aussi régulièrement; en 1488, à la mort de l'abbé Jean d'Esclines, sa 
maison fut pillée, les joyaux, l'argent, les cédules, obligations et quit- 
tances emportés, et en 1498 l'abbé Jean de La Trémoille fit menacer 
d'excommunication par l'official d'Orléans ceux qui ne restitueraient pas 
les objets et papiers dérobés (Circulaire de l'official aux curés, du 13 jan- 
vier 1498, n. st. (Chazal, Hist. mon. S. Bened., p. 537). 

4. Arch. départ, du Cher, G 76. 



— XXII — 

des litres de l'archevêché dressé en 1777 '. Présentement les 
dossiers qui sont depuis les confiscations révolutionnaires con- 
servés aux archives départementales du Cher, correspondent 
exactement, tant dans leur classement respectif que dans leur 
composition, à la description qui en fut dressée à la tin du 
xvin" siècle. Ces dossiers, cotés par lettres et sous-numérotés 
par pièces, paquets de pièces ou registres, forment 27 liasses, 
aujourd'hui cotées G 37 à 61 et 76 à 77. Voici, d'après l'inven- 
taire et l'examen des liasses, la constitution de ce fonds. 

I. — Chatellenib db Saint-Bbnoit. 

6 37. RR. — Pièces de la réunion (1772) et cartulaire. 

G 38. SS. — 1-17, Justice (iiV-xvme s.); 18-30, Chasse et 

pêche(xvi»-xvin«s.); 31,Committimus et privilèges 
(ix«-xviii» s.); 32-50, Domaine (xiii'-xvm» s.). 
TT*. — 1-16, Domaine (suite), baux (xvi^-xvm» s.). 

Fiefs servants. 

TT. — 17-25. Censives d'Azao (xvie-xvni« s.) ; 26-30, 
mairie de Guilly : La Mothe du Tranchoy, La 
Morandière, Sigloy (xvii"-xvin« s.); 31-34, La Mo- 
the le Roy (xvn«-xvni''s.); 35-37, La Malechaussée, 
paroisse de Germigny (xviii* s.); 38-41, mairie de 
Vieilles Maisons (xviii» s.); 42-45, mairie du Mes- 
nil Bretonneux, paroisse de Bouzy (xvi»-xviii« s.); 
46-49, La Mothe de Tigy (xvi«-xvin« s.) ; 50-51, fiefs 
du Chêne et de Molaines, paroisse de Tigy 
(xvi"-xviii« s.); 52-54, flef de La Rivière et mairie 
de Chatenoy, moulin de Gabois, paroisse de 
Beauchamps (xvip-xviii» s.); 55, Nancré (1467). 
G 39. VV. — 1, Mairie de Guinan et Troussevache (1648); 

2, La Queue, paroisse de Germigny (1648); 3-4, La- 
meth, Boisgemeau et La Lande, paroisses de Van- 
nes et de Sennely (xvm' s.) ; 5-7, fief et cens des 
Maréchaux, cure de Saint-Benoit (xvii«-xvm« s.); 
8, fief de Malgarny (1767); 9, fief de Launay, pa- 
roisse de Guilly (1768); 10, fiefs du Grand-Hôtel, 



1. Arch. départ, du Cher, G. 

2. Le dossier TT est en déficit. 



— xxm — 

paroisse de Guilly, et de Fontjuif, paroisse de 
Bray, et Germigny (1768) ; 11-12, censive des Chail- 
lottes, paroisse de Saint-Benoit (xvii'-xviii" s.); 
13, mairie de Bray et fief du petit Guillier, pa- 
roisse de Bray (1768); 14-15, fief de Toutifaut, 
paroisse de Saint-Benoit (xvii«-xviii« s.); 16-18, mai- 
rie de la Cotte, et Montereau, paroisse de Saint- 
Benoit (xviii' s); 19, fief de La Tremblay e, 
ci-devant La Florencière, dépendant de la sei- 
gneurie de Bapaume (xviii» s.); 20, censive et 
prés à Germigny (1770); 21, fief du Colombier, à 
Fleury (1768); 22, maison au Pont-Ruzeau, pa- 
roisse de Saint-Benoit (1775). 

■ Fiefs volants. 

VV. 23-40, paroisse de Saint- Benoît : les Bouterons, 
Toutifaut, Montcorreau, Prés clos, terres Maupins, 
la Creusotte.Tizy la Cotte ; gué de Maruos, Fourier, 
Beaumarier, le Désert, Pâtures hautes, pré Re- 
naut, Montcarreau (xvii«-xviii« s.) ; 41-51, paroisse 
deGermigny : terre des Maupins, Pont Chalumeau, 
les Noues, les Joues, les Ouches, ITsle, la Ci- 
miarre (Fossé du Foin et le Beau Fossé), les Boul- 
lasseaux, pointe de Rigloy, MarsjouUin, la Grapi- 
nière (ou la Noue), les Terres fortes (xyii^-xyiii» s.) ; 
52-54, paroisse de Neuvy : Bouan, les Carrés, pré 
Jeudy (xvii» s.) ; 55 , 57 et 39 , paroisse de Tigy : pré 
Sellier, L'Ormeteau (xvii'-xviu' s.) ; 24, paroisse de 
Saint-Aignan : La Bremaudière (1686) ; 58 et 38, pa- 
roisse de Bouzy : la Fontaine Blanche et Pont de 
sel (1688-1705); 48, paroisse de Saint -Martin 
d'Abat : Les Vallées des Marois (1692); 59-60, 
paroisse de Sigloi : les Àrcis (xvii« s.), 

Censives. 

VV. 61-65, Tigy, Guilly et divers lieux (xvn«-xvni« s.). 
6 40. XX. 1-12, Tigy, Guilly et divers lieux (xvn^-xviii» s.). 

G 41. YY. l.;ZZ.l,Tigy,GuiIlyetdiverslieux(xvii«-xvui"s.) 

G 42. AAA. 1-2, Tigy, Guilly et divers lieux (xvii»-xviii« s.). 

Inventaires. 

G 43. BBB. 1, Inventaires spéciaux pour Sonchamp, Sain- 

ville, Auton, Courmenin et Courtoin (paroisse de 
Timory), le Moulinet, la Cour Marigny et Monte- 
reau, Châtillon, Saint-Benoît-sur-Loire (1714-1745); 



— XXIV — 

2, titres de l'abbé (notice informe de 1738); 3, titres 
de l'évéque de Die (1736); 4, papiers trouvés au 
Palais Royal à la mort de François Ârnault, au- 
mônier de Philippe de Lorraine; 5, procès-verbal 
de remise des titres au procureur de l'abbé (1743); 
6, bordereau spécial (1745). 

Recette. 

6 43-44. BBB. 7-9 et CGC. 1-20, Biens en Sologne, recettes de 
Tigy, Guilly etOurouer des Champs (1491-xviues.). 



G 45. 



G 46-47. 



Procédures. 
DDD. 1-15, Procédures (xvii«-xviii« s.). 

Bénéfices. • 

DDD. 16-21; EEE. 1-21, Fouillés et nominations d'ab- 
bés et de curés : Yèvre-la- Ville, Sainte-Marie de 
Chandé, Saint-Fiacre de Narbonne (paroisse de 
Fleury), Saint-Pierre d'Étampes, Saint-Martin de 
Vailly, Notre-Dame de Lorris, Neuvy, Saint-Sul- 
pice de Lorris, chapelle Saint-Louis au Plessls- 
Saint - Benoit , Boisseau, Perreoy, Harnicourt, 
Sorbon, Saint-Hilaire de Mortagne (xviii° s.). 



Mélanges. 

G 47-48. EEE. 22-25; FFF. 1-111 ; GGG. 1-21 ; HHH. 1-25, Mé- 
moires et renseignements, transactions, devis, 
états de biens, etc. (xv-xviii» s.) 



II. — Chatellenib db Chatillon-sur-Loirb. 



G 49. JJJ. 1-3, Justice (xvii«-xviii» s.); 4-7, droits honorifi- 

ques : ban-vin, foires, marchés, aubaine, bâtardise, 
déshérences (1296-1696); 8-11, droits de chasse 
(xvii«-xvin« s.); 12-14, bac et passage de Loire 
(xvn' s.) ; 15-19, Domaine {xvii»-xviii« s.); 20-80, Do- 
maine (suite) : charges (1490-xvn« s.), aliénations 
(xvii« s.), boucheries (xvii»-xvni« s.), fours et mou- 
lins banaux (xvii'-xviii* s.), baux à ferme, Uhâ- 
tillon et Ousson (xvn*-xviii' s.). 

G 50. KKK. 1, Censives (xvi9-xviii« s.). 

G 61. LLLL. 1-13, Censives (xvi'-xviu» s.). 



— XXV — 

6 52. MMM. 1-5, Comptes (xviii» s.); 6-12, Procédures 

(xvii'-xvm* s.); 13-33, Mémoiresetrenseignements 
(xvi*-xviii«s.) 

G 53. NNN, 1-4, Seigneurie d'Ousson. 

III. Seigneurie de Sonchamp. 

NNN. 5-14, Domaine : bois, baux à ferme; 15-18, Mé- 
moires et renseignements (xvn'-xviii° s.). 

IV. La Cour-Marigny. 

NNN. 19-25, Domaine : aliénations, charges, baux 
(xYii'-xviiie s.) ; 26-27, procédures (xviii» s.) ; 28-29, 
mémoires et renseignements (xviii* s.); 30-34, 
moulin de Louart (xvii« s.). 

V. Le Moulinet. 

NNN. 35-37, Justice (xvii»-xvin' s.); 38-42, Domaine : 
transactions et concordats (1157, 1417 et xvii*- 
xvni" s.); 43-46, domaine, bois : Les Hayes du 
Moulinet, la haute et basse forêt, paroisse de 
Montereau,{bois du Moulinet (xvi«-xvm= s.). 

G 54. 000. 1-14, Domaine, baux à ferme : Le Moulinet, 

La Cour-Marigny, Oussoy, Montereau, Varenne 
(xvi'-xviii" s.); 15-18, Fiefs servants : Bonny, 
paroisse de Montereau (1417-xviii8 s.); 

G 55. 000. 19; PPP. 1-20. Censives : Le Moulinet, La 

Cour-Marigny, Varennes, Montereau (xv°-xvni»s.); 
21-22, inventaires de titres concernant Le Mou- 
linet; 23, comptes (1713); 

G 56. QQQ. 1-6, Procédures (xviii« s.); 6bù-39, mémqires 

et renseignements (xv'-xvu» s.) ; 40-42, seigneurie 
de Gourmenin et flef de Courtoin (xvi'-xvii* s.) ; 
43-48, fief de Montigny-sur-Rapine (xvii»-xviii"s.). 

VI. GONDREVILLB. 

QQQ. 49-58, Échange contre les droits de l'arche- 
vêque à Yèvre-la- Ville (1773-1774). 

b * 



— XXVI 



VII. La Grange Boureau et Bouzonville. 

QQQ. 59-61, Domaine (xvn«-xvin° s.); 62-7 i, domaine 

(suite), baux (xvi^-xviii' s.). 
6 B7. RRR, 1-9, Mémoires et renseignements (xvi*-xviii' s.), 

10-11, procédures (xvin» s.). 
G 58. SSS. 1, Procédures (xv« s.). 

VIII. ChATELLENIES DV PLESSIS-SAINt-BENOIT, AUTHON 

ET Sain VILLE. 

Domaine. 

G 59. TTT. 1-7, Bois (1231-1335 et xvi«-xvu« s.); 8-22, baux 

(xv'-xviii* s.). 

Fiefs servants. 

TTT. 23-29, Bellessart (1485-xviii» s.); 30-40, Sain- 
ville (1390-xvin» s.); 41-45, bois de Mérobert, pa- 
roisse d'Authon (xvii'-xviii» s.) ; 46-47, Mérouville 
(xvii«-xviii''s.); 48-51, Les Harengeois, Bourgneuf 
et mairie des Longs au faubourg Saint-Pierre 
d'Étampes (xviii« s.); 52-54, fief du Buisson et 
bois au Plessis (ivi«-xvin« s.); 55-56, fief du 
Colombier (xviii* s.); 57, fief des Colombes (1757); 
58, fief de Gravelles (1771); 59-60, ferme et mé- 
tairie à Sainville (xviii' s.) ; 61-63, Le Plessis 
(xviii» s.) ; 64, maison, jardin, plan d'Ormes 
xvm» s.); 65, fief de la vallée de Jouannès (1770). 

Divers. 

TTT. 66-68, Fiefs volants (1460-1769). 
G 60. VVV. 1-9, Censives (1449-xviii» s.). 

G 61. XXX. 1-5, Censives (1449-xviii« s.). 

, XXX. 6-37. Mémoires et renseignements (xvii«- 

xviii* s.). 
XXX. 38-42, Procédures (xvi»-xvni« s.). 
Y Y Y. 1, Procédures (xvi«-xviii« s.). 

IX. Pièces non inventoriées. 

G 76. Inventaire des titres de l'abbaye de Saint-Benoit- 

sur-Loire unie à l'archevêché de Bourges; ex- 



— xxvn — 

traits des terriers de Mérouville (1767), Sainville 
(1598), Châtillon-sur-Loire (1502), le Moulinet 
(1502); terrier de Mérouville (1767). 
G 77. Union de l'abbaye à l'archevêché de Bourges (1772- 

1774); plan du tréfonds de Saint-Benoit dans la 
forêt d'Orléans ; pouillé des bénéfices à la nomi- 
nation de l'abbé, pièces relatives au Moulinet, à 
la Cour-Marigny et à Yèvre-la- Ville (xvi»-xviii«s.). 

Cet état sommaire du fonds de Saint-Benoit-sur-Loire aux 
archives du Cher montre qu'on n'y trouve guère que des docu- 
ments modernes. Cependant quelques originaux des xn°, xiv" 
et xv" siècles y ont été versés', ainsi qu'une copie partielle 
d'un ancien cartulaire' dont il sera question plus loin. On 
signalera seulement dès maintenant, l'intitulé de cette copie : 
« appartient à monsieur l'abbé » et la mention du même ma- 
nuscrit dans deux états du fonds de la mense abbatiale rédigés 
l'un en 1736 et l'autre en 1738'; d'oîi l'on peut conclure que 
cette transcription, dont l'écriture n'est pas antérieure au 
xvn" siècle, fut sinon exécutée spécialement pour l'abbé, du 



1. On notera les actes suivants : Copies : Diplômes de Louis le Pieux 
(818), de Cliarles le Chauve (855), et de Louis VII (1157). — Originaux : 
1* accord entre l'abbé et Anselme de Botarville, maire de Mérouville 
(1221), G. 59 (pièce non cotée); 2» acte de Gauthier, évoque de Chartres, 
concernant les bois de Saint-Benoit-au-Plessis (février 1232, n. st.) G. 59 
(TTT 2) ; 3° acte de l'abbé Jean au sujet de Beignaux (décembre 1246, 
vidimus sous le scel de la prévôté de Boiscommun, 3 avril, 1324 n. st.), 
G 38 (S8. 32); 4» acte relatif au droit de banvin à Châtillon (Il août 1296) 
G 49 (JJJ. 4) ; 5* acte de Guillaume de Malesherbes concernant les bois 
du Plessis- Saint-Benoit; et cinq autres chartes du xiv' siècle, dont la 
dernière date de 1351. — Quelques renseignements sommaires sur le 
fonds de Saint-Benoit-sur-Loire aux archives du Cher, ont été publiés, 
sous forme de lettre, par M. Hiver dans le Bulletin de la Société ar- 
chéologique de l'Orléanais, t. II (1858), p. 497. Nous avons, au cours 
des recherches que nous avons faites dans ce fonds, tout particulière- 
ment avant qu'il nous ait été possible de l'examiner nous-mêmes, eu 
maintes fois recours à l'obligeance de M. J. Soyer, archiviste du Loiret, 
alors archiviste du Cher, et nous sommes heureux de témoigner ici de 
la grande obligeance dont il a toujours fait preuve à notre égard. 

2. Arch. départ, du Cher, G 37. Ce volume était en communication au 
dehors lorsque l'armoiro aux cartulaires des archives du Cher fut brûlée 
en 1859; c'est à cet heureux hasard que le cartulaire dut de n'être pas 
détruit ou à moitié consumé comme ceux de divers établissements 
ecclésiastiques du diocèse. 

3. Arch. départ, du Cher, G 43, pièces BBB 2 et 3. 



-^ XXVIII — 

moins spécialement affectée à son usage, comme les documents 
avec lesquels il est encore conservé '. 

Tandis que les titres relatifs aux biens de l'abbé subissaient 
les vicissitudes qui viennent d'être exposées, les archives 
affectées à l'administration des biens du couvent et à l'admi- 
nistration des biens des offices restaient dans l'abbaye, où elles 
faisaient l'objet de divers travaux de classement et d'inven- 
taire. 

En août 1658, un religieux de Saint-Benoit-sur-Loire, 
Thomas Le Roy, Louis de La Rivière, évêque de Langres, 
étant abbé, et dom Grégoire de Verthamont, prieur, rédigea 
un inventaire consacré exclusivement aux titres concernant la 
mense conventuelle *, alors qu'on se proposait de dresser un 
répertoire spécial des titres se référant aux revenus et biens 
de divers offices '. A la rédaction de l'inventaire de 1658 cor- 
respond un classement des titres en paquets subdivisés en 
liasses, le nombre des paquets était de dix-sept, comme en 1568, 
et celui des liasses de soixante-douze ; les différents chapitres 
de l'inventaire comportent de nombreuses additions faites 
après coup. Ces additions visent non seulement des documents 
postérieurs à la rédaction du répertoire, mais encore un grand 
nombre de documents antérieurs à cette rédaction, voire des 
pièces du xni° siècle. 



1. Un inventaire des archives de la mense conventuelle et des offices 
rédigé en 1790, conservé aux archives du Loiret (H 27), mentionne 
(art. 59) : « un récépissé de M. Besse, vicaire général de Bourges, qui 
reconnaît avoir emporté du chartrier des religieux de Saint-Benoit un 
cartulaire depuis 1110 jusqu'en 1400, in-fol. intitulé CoUectanea, etc. » 
Cet intitulé ne se retrouve pas actuellemeut sur le cartulaire qui fit 
partie du fonds de l'abbé, et nous n'avons rencontré aucun volume por- 
tant ce titre; un manuscrit de dom Jandot est bien intitulé : Apparatus 
chronologici sive collectanea, mais il ne semble pas que cette compi- 
lation historique ait jamais pu être appelée un cartulaire. 
• 2. Arch. départ, du Loiret, H. 31 ; in-folio, papier 523 ff. anc. cote A. 

3. « Nota que dans le présent inventaire il n'est faict aucune mention 
des tiltres des domaines des offices, mais seullement de ce quy despend 
particullierement de la manse conventuelle ; il sera faict un inventaire 
particullier des lettres des domaines des dfts offices. » 



XXIX — 



I. Rois de France et cours souveraines'. 
(3 liasses). 

1» Confirmation des privilèges, attributions de juridiction, re- 
quêtes du Palais et Grand conseil (818-1573), 25 art. 

2* Lettres patentes pour les biens aliénés; amortissement des 
francs-fiefs et nouveaux acquêts (13l7-xvn« s.), 13 art. 

3" Concessions et confirmations de privilèges, exemptions de 
péages, tailles et impôts (i481-xviis s.), 6 art. 

II. Papes et étêques d'Orléans. 
(3 liasses). 

1° Confirmation de biens, présentations aux bénéfices, droit 
d'officier pontificalement (1146-1528), 26 art. 

2" Papes, exemptions de la juridiction des archevêques, évê- 
ques, archidiacres, etc. (xii»-xvn« s.), 23 art. 

3o Évêques, exemptions de la juridiction des archevêques et 
évêques de Bourges, Sens, Orléans et autres ordinaires (1179- 
1486), H art. 

III. Pensions de l'abbé, réunion des offices, 

construction des grands jardins. 

(3 liasses). 

1* Transactions avec l'abbé, pensions monacales, réparations, 
etc. (1253-xvii» s.), 21 art. 

2° Réunion des offices claustraux à la mense conventuelle des 
Bénédictins de Saint-Maur (1253-xvii" s.), 11 art. 

3» Acquisitions de vignes et terres pour le grand jardin et 
l'enclos du monastère (1458-xvn« s.), 33 art. 

IV. Droits d'usage dans la forêt d'Orléans. 

(3 liasses). 

l» Donation des droits d'usage par Louis VI, sentences, arrêts, 
etc. (1108-xviie s.), 48 art. 



1. Dans ce cadre de classement nous ne nous sommes pas attachés à 
reproduire à la lettre toutes les rubriques de l'inventaire; elles ont 
toutes les fois qu'il y avait intérêt à le faire été résumées ou précisées. 



— XXX — 

2" Procès-verbaux des officiers royaux touchant les délivrances 
de bois de chauffage et de construction (xvi«-xvii» s.), 17 art. 

3' Marchés et actes de ventes touchant le bois délivré aux reli- 
gieux, à diverses personnes et marchands particuliers (xvi»- 
XVII' s ), 26 art. 



V. Droits de mairie et de pêche. 
(3 liasses). 

l" Mairie et justice des eaux de la ohâtellenie de Saint-Benoit 
sur la Loire (i080-xvn« s.), 35 art. 

2* Droit de pèche dans la Loire, les « rouëës » de Saint-Euverte, 
les fosses de Chenort et de Bouteilles (1360-xvii' s), 45 art. 

3" Droit de pêche dans la Rivière Neufve ou de Rigloy, la 
Cimiaire, la Langon et la Bonnée (1319-xvii» s.), 54 art. 

VL Moulins. 

(4 liasses). 

1' Moulin des Bordes, étangs et biens dans cette paroisse 
(xvi'-xvii* s.), 26 art. 

2» Moulin de Rigloy et ses dépendances, paroisse de Germigny 
(xvi'-xvii» s.), 5 art. 

3o Moulin des « Ruééz » et ses dépendances, paroisse de Ger- 
migny (1398-xvii» s.), 8 art. 

4" Moulin de Saint-Aignan, étang et tuilerie en ladite paroisse 
(1470-xvu« s.), 27 art. 

VIL Biens divers. 
(6 liasses). 

lo Vignes de Hechignart, paroisse de Saint-Benoit (xvi«-xvii«s.;, 
5 art. 
2» Prés de Sauvattre, paroisse de Saint-Benoit (xvi'-xvii" s.), 

7 art. 

3o Lieu de la Cimiaire, aliàs Moulin de Préflchau, paroisse de 
Saint-Benoit (xvi»-xvii« e.), 7 art. 

4» Terres de Beaumarier, paroisse de Saint-Benoit (xvi«-xviio s.), 
3 art. 

5" Terres de Voulzy et Monplaisir, paroisse de Guilly (xv«- 
xvii» s.), 4 art. 

6" Terres de la Mallette, paroisse de Saint- Benoit (xvi'-xvii» s.), 

8 art. 



— XXXIl — 

XII. Dîmes et champarts de Pi/fonds. 

(3 liasses). 

i' Dimes et champarts de PiiTonds, paroisse de Mézières-en- 
Gâtinais (xvi'-xviio s.), 13 art. 
2» Dîmes et champarts de Piffonds (1490-xvii' s.), 14 art. 
3» Dîmes et champarts de Piffonds (xvio-xvn' s.), 12 art. 

XIII. Dimes et biens de Grandvilliers. 

(2 liasses). 

lo Dîmes et terres de la seigneurie de Grandvilliers dans les 
paroisses de Mainvilliers et Brouy-en-Beauce (1224-xvii's.), 19 art. 

2» Dimes et terres de la seigneurie de Grandvilliers (1208-xvii« s.). 
9 art. 

XIV. Mairie de Germigny. 
(3 liasses). 

1° Fief, cens et rentes (xvi« s.), 17 art. 

2* Vins, pois, fèves, menues dîmes (xvi"-xvii' s.), 13 art. 

3° Mairie en général et en particulier (xvi'-xvii' s.), 21 art. 

XV. Censives. 
(1 liasse). 

Censives de la châtellenie de Saint-Benoit, cens du trésorier à 
Germigny (1260-xvii« s ), 97 art. 

XVI. Rentes en blé. 
(16 liasses). 

1* 12 mines de seigle sur le moulin de Grignon, paroisse de 
Vieilles-Maisons (xvi»-xvii" s.), 4 art. 

2" Rente en blé sur le lieu de Veaultre, paroisse de Guilly (xvi»- 
xvii° s.), 8 art. 

3" Rente en blé sur le lieu de Grandpont, paroisse de Guilly 
(xvii« s.), 2 art. 

4* 12 mines de seigle sur le moulin à foulon, paroisse de Bray 
(xvi'-xvii» s.), 5 art. 

5° 12 mines de seigle sur le lieu de Cherupeau, paroisse de 
Tigy (1497-xvii» s.), 12 art. 



— xxxni — 

6" 18 mines de seigle sur les Grandes et Petites Guettes, ■ 
paroisses de Neuvy et de Tigy (xvi°-xvn° s.), 7 art. 

7" 8 mines de seigle sur le lieu de la Brière, paroisse de Thi- 
mory (xyi^-xyii^s.), 10 art. 

8" 4 mines de blé, mi-froment et seigle, sur la Piroitterie, pa- 
roisse de Saint-Benoit H457-xvii' s.), 7 art. 

9" A mines de seigle sur le lieu et terre de Ferrolles, près 
Jargeau. * 

10" 15 mines de seigle mi-froment et seigle sur les Boutherons 
et Colonoy, paroisse de Saint-Benoit (1479-xvn" s.), 13 art. 

11" 6 mines de seigle sur la Fontaine-qui-boust et la Coste, 
paroisse des Bordes (xyi^-xyii' s.), 7 art. 

12° 3 mines 1/2 de seigle sur sept arpents au Clouzeau, paroisse 
de Bouzy (xvii' s.), 3 art. 

13" 32 mines de seigle sur la métairie d'Amiotte, paroisse de 
Noyers (xvi«-xvii» s.), 5 art. 

14" 24 mines de seigle sur le lieu de Charipault, paroisse de 
Saint-Martin-d'Abbat (1374-xviio s.), 13 art. 

15° [addition] 2 muids de blé, froment et seigle sur les lieux 
de Monplaisir et Voulzy, paroisse de Guilly (1473-xvn» s.), 4 art. 

16° [addition] 1 muid de blé seigle sur le moulin de la Chaus- 
sée, paroisse du Coudroy (1492-xvii' s ). 



XVII. Rentes en deniers. 
(7 liasses cotées C, D, H, Q, S, T, V). 

C 

1" 5 sols tournois sur le Clos de l'Orme, paroisse de Germigny 
(xvi«-xvii« s.), 3 art. 

2° 50 s. t. sur la Thuillerie de Saint-Aignan (xvi'-xvii* s.j, 
3 art. 

3* 50 s. t. sur la terre au Bouzeau, paroisse de Bray (xvii' s.), 
2 art. 

4° 5 s. t. sur la prévôté de Saint-Benoit-du-Sault (1366), 1 art. 

5° 100 s. dus par Etienne Coulon, à Saint-Martin-d'Abbat 
(xvii" s.), 1 art. 

6" 100 s. dus par Claude Chartier, à Châteauneuf (xviii» s.), 
2 art. 



1° 10 s. t. sur un logis, ville de Saint-Benoit, quartier de Saint- 
Lazare (xvii° s.), 2 art. 

C 



— XXXIV — 

2' 10 s. t. sur un arpent au lieu de la Bulssonnière, paroisse 
de Bray (xvie-xvii" s,), 4 art. 

3° 10 s. t. de rente sur la maison et les vignes Vigneberault, 
paroisse de Saint-Benoit (xyi^-xyiis s.), 4 art. 

4" 17 s. t. 6 d. sur une maison, ville de Saint-Benoit, quartier 
Saint-Denis (xvio-xvii* s.), 4 art. 

5" 18 s. t.^urun quartier de vigne à Saint-Aignan(xvi»-xvii's.), 
4 art. 

6* 10 1. t. de rente sur le Marchais de Cou, paroisse de Saint- 
Benoit (xvi'-xvne s.), 6 art, 

7* 10 1. t. sur le prieuré conventuel de La Héole, au diocèse de 
Bazas (1365), 1 art. 

8" [addition] 18 s. 9 d. t. sur trois quartiers de terre à la Cou- 
ture, paroisse de Saint-Benoit (xvi» s.), 1 art. 

9" [addition] 10 s. sur une maison près Saint- Marti n-d'Abbat 
(1600), 1 art. 



1° 8 s. 9 d. t. sur la terre aux Dagonnelles, paroisse de Saint- 
Benoit (xvi«-xvii' s.), 5 art. 



1° 15 s. t. sur une maison, ville de Saint-Benoit, quartier de 
Saint-André (1453-xviii» s.), 8 art. 

2' 15 s. t. sur la vigne en Meliande, paroisse de Saint-Benoit 
(xvi«-xvii« s.), 4 art. 

3° 15 s. t. sur un arpent de pâture à Coustelan, paroisse de 
Bray (xvii» s.), 5 art. 

4" 15 s. t. sur un pré à Coustelan, paroisse de Bray (1630), 1 art. 

5" 15 s. t. sur une maison au clos Coquery, paroisse de Saint- 
Martin-d'Abbat {1499-xvii» s.), 5 art. 

6" 40 s. t. sur une maison et des vignes à Vigneberault, paroisse 
de Saint-Benoit (xvi«-xvii' s ), 4 art. 

7* 40 s. t. sur un bois au Pont Chalmeau, paroisse de Saint- 
Benoit (xvi«-xvii« s.), 7 art. 

8° 40 s. t. sur une vigne au Mouton, paroisse de Saint-Benoit 
(xvi'-xvn's.), 5 art. 

9° 40 s. t. sur le lieu de la Renaudière, pour l'étang de Grignon 
(xvi°-xvii« s.), 4 art. 

10° 46 s. sur la pâture du Buisson, paroisse de Bonnée 
(xvi«-xvn« s.), 5 art. 



— XXXV — 

^^' 45 s. t. sur une maison à Orléans, rue de la Haute-Forêt 
(xvi»-xvii« s.), 4 art. 

12* 4 1. t. sur un logis à Jargeau, pour le port de Guilly, 
(xvi"-xvn« s.), 7 art. 

13* 4 1. 2 s. t. sur les Chabotières de Cormain à Saint-Martln- 
d'Abbat (xvi*-xvii» s.), 6 art. 

14* 4 1. 4 d. t. sur un pré à Corbeton, paroisse de Tigy (xvi*- 
xvii« s.), 5 art. 

15' [addition] 4 1. 10 s. t. sur trois arpents au Bereau, près 
Neuvy (15!j3), 1 art. 

46° [addition] 40 s. t. sur trois quartiers de terre à Voulcy, 
paroisse de Guilly (1609), 1 art. 



S 



1° 6 s. 3 d. t. sur une pâture à Saint-Laurent, paroisse de Bouzy 
(xvi'-xvii» s.), 5 art. 

2* 60 s. t. sur le lieu de Fourrier, paroisse de Saint-Benoit 
(xvi°-xvu° s.), 5 art. 

3° 60 s. t. sur une maison à Lazy, paroisse de Saint-Benoit 
(xvi«-xvii* s.), 5 art. 

4° 60 s. t. sur la cure de Poilly, à cause des menues dîmes 
(1414-xvii» s.), 9 art. 

5' 60 s. t. sur deux arpents de pré à Mareau, paroisse de Cléry 
(xvi"-xvii» s.), 3 art. 

6' 60 s. t. sur les terres de Moulin -à-Foulon, paroisse de Bray 
(xvi«-xvii' s.), 3 art. 

7* 6 1. 5 s. t. sur le domaine royal de Lorris pour l'obit de Phi- 
lippe I" (1183-1606), 5 art. 

8° 6 1. 15 s. t. sur des biens à Troussevache (xvii« s.), 2 art. 

9" 6 1. 15 s. t. sur la Salarge, paroisse de Saint-Benoit (xvi«- 
xvii« s.), 6 art. 

10° 7 1. t. sur la Boulloye de l'Âubespin, paroisse de Saint- 
Benoit (xvi"-xvii« s.), 3 art. 

11° 16 1. 13 s. 4 d. t. sur une maison aux Boisselles, paroisse 
de Bray (xvii» s.), 1 art. 

12° 60 1. t. sur le prieuré de Saint-Pierre d'Étampes uni à la 
Chartreuse d'Orléans (xvii« s.), 4 art. 

13° [addition] 60 s. sur la Fontaine-quy-boust, paroisse des 
Bordes (xvn» s.), 6 art. 



— XXXVI — 



!• 30 s. t. sur 2 maisons au Port-Saint-Benoit (1629-1640), 2 art. 

2° 30 s. sur deux arpents de vigne aux noues de Vigneberault 
(1544-1643), 4 art. 

3" 30 s. t. sur le pré de la Harse, paroisse de Saint- Aignan-des- 
Prés (1547-1633), 6 art. 

4* 30 s. t. sur les Guettes, paroisse de Neuvy (1609), 1 art. 

5" 31 s. t. sur la Bretonnière, paroisse de Beauchamps (1562- 
1634), 4 art. 

6* 31 s. t. sur le chapitre de Sainte-Croix d'Orléans, pour une 
prébende (1625-1638), 4 art. 

7° 3 s. t. sur un logis, ville de Saint-Benoit, près le pont de 
Fleury (1601-1655), 4 art. 

8' 37 s. 6 d. t. sur une maison à la noue des Boiselles, paroisse 
de Bray (1607), 1 art. 

9* 37 s. t. sur une pâture à Coustelan, paroisse de Bray (1556- 
1659), 9 art. 

10" 31 s. t. sur la chapelle Notre-Dame de Lorris (1340), 1 art. 

11" 30 s. t. sur un arpent de pré au Mousseau et un arpent de 
terre au lieu des Haultes, paroisse de Germigny (1556), 1 art. 



1* 20 s. t. sur un logis, ville de Saint-Benoit, rue Chevrière 
(1622-1638), 4 art. 

2° 22 s. t. sur une vigne à la Bastic, paroisse de Saint-Benoit 
(1505-1690), 7 art. 

3° 22 s. t. sur une pâture saulnièrc à Coustelan, paroisse de 
Bray (1599-1633), 3 art. 

4° 24 s. t. sur un logis à Saint-Benoit, quartier de Saint-Denys 
(1609-1652), 3 art. 

5° 25 s. t. sur un arpent de pâture à Coustelan, paroisse de 
Bray (1556-1646), 4 art. 

6° 25 s. t. sur le prieuré de Saint-Sulpice de Lorris (1373-1652), 
4 art. 

7» 27 1. 3 s. 6 d. t. sur le grenier à sel de Guilly (1636), 1 art. 

8° 25 s. sur une maison, ville de Saint-Benoit, quartier de Saint- 
André (1533-1629), 2 art. 

9" 22 s. 6 d. t. sur trois quartiers de terre, au lieu de Cormain, 
paroisse de Saint-Martin-d'Abbat (1547), 1 art. 

10° 22 s. 6 d. t. sur trois quartiers de terre au lieu de Cormain 
(1547), 1 art. 



XXXVII — 



11* 22 s. 6 d. t. sur une maison et trois quartiers d'héritages sis 
à Saint- Aignan-des-Gués (1565), 1 art. 



Additions. 

d* Terriers et baux de Tigy et Tavessy {I473-xvi° s.), 26 art. 
2* Dîmes de Tigy (xvii* s.), 9 art. 

3* Aveux de la mairie de Germigny (1414-xvii» s.), 21 art. 
4* Grandes dîmes de Saint-Benoit (1496-xvn» s.), 10 art. 
5° Métairie de Thîsy, paroisse de Saint-Benoit (xvi'-ivii* s.), 
16 art. 
6" Métairie du Clos, paroisse de Saint-Benoit (xvn* s.), 2 art. 
7' Métairie de Villabé, paroisse de Guiily (1660), 1 art. 

La rédaction des notices dans ce second inventaire a été 
faite avec plus de soin et d'exactitude que dans celui de 1567; 
les actes y sont plus longuement décrits, leur dispositif y est 
mieux dégagé du protocole et de l'exposé, enfin les dates y ont 
été déterminées avec plus de sîireté. Cette supériorité du second 
inventaire s'explique par le fait que le premier est l'œuvre 
d'un homme de loi, et le second celle d'un religieux au courant 
de l'histoire et de l'administration de l'abbaye et familiarisé avec 
le maniement des documents d'archives'. 

L'inventaire des titres concernant les offices, dont la rédac- 
tion est annoncée par le protocole du répertoire qui vient d'être 
décrit, ne nous est pas parvenu ; il semble bien cependant qu'il 
ait été effectivement rédigé, car c'est très probablement à ce 
répertoire que se réfère l'article 306 de l'inventaire de 1790, 
ainsi conçu : <r Autre inventaire contenant 542 pages dont 500 
seuUement écrittes, et même dans ce dernier nombre plusieurs 
qui ne le sont pas, concernant les offices claustraux, cotté B. » 

La confection de ces deux répertoires avait été précédée 
d'nn nouveau classement des séries auxquelles ils devaient se 



1. On s'est servi, dans l'abbaye, de l'inventaire de 1658 comme d'un 
ri^pertoire courant; on y a même noti^, à l'ocrasion, des déplacements de 
pièces, par exemple, au loi. 2!), en face de l'analyse d'une charte de Manas- 
sès, évoque d'Orléans, do 1179, ralalivc. aux églises et chapelles dépen- 
dant de l'abbaye de Siiint-Uenoit-sur-Loire, on lit en marge : « Retirés 
de la liasse le 8 février 1071 pour le procès de la cure de Fleury, » 



— XXXVIII — 

référer. On voit en effet, dans les marges supérieures d'un 
certain nombre de documents qui nous sont parvenus, des 
annotations de la main de Thomas Le Roy, consistant en une 
analyse de l'acte, avec date, et un titre d'office claustral. Cette 
subdivision par offices avait servi peut-être, dès une époque 
plus ancienne, à établir un classement dont les différentes sub- 
divisions étaient désignées par des lettres. L'examen des actes 
conservés permet de reconnaître le cadre suivant : 

A. Privilèges des rois'; 

B. Mense conventuelle ; 

C. Petit couvent; 

D. Chambrerie; 

E. Sous-chambrerie; 
G. Cenerie ; 

H. Infirmerie; 
1. Œuvrerie ; 
K. Prévôté moine; 
N. Forêt d'Orléans. 

Nous n'avons pas trouvé sur les actes de lettres concernant 
la trésorerie, ni l'aumônerie. Ces cotes par lettres ne paraissent 
pas antérieures au xvu" siècle, car elles se trouvent sur des 
documents de cette époque, par exemple sur un terrier de 
Vailly de 1617, coté D (chambrerie); il semble même qu'au 
cours de ce siècle, plus exactement jusque vers 1675, si l'on 
considère la composition des dossiers, l'addition de numéros 
aux lettres ait permis de former pour les offices des sous- 
séries par localités; c'est ainsi que, pour la chambrerie tout au 
moins, on peut reconnaître les subdivisions : 

D 2. Orléans; 

D 3. Saint- André -lès-Cléri; 

D 4. Orvau; 

D 5. Bray. 

D 1 était probablement représenté par D simple, car plusieurs 



1. Cette série semble avoir subsisté jusqu'à la Révolution; c'est à elle 
que renvoie plusieurs fois Dom Gérouidans ses copies exécutées en 1764 
et 1765 (Bibl. nat., coll. Moreau, passim). 



— XXXIX — 

documents ne portent que cette lettre, sans l'addition d'aucun 
chiffre. 

A ces trois inventaires, dont deux seulement nous sont par- 
venus, celui de 1567 et celui de 1658 (couvent), il faut en 
ajouter deux autres, perdus comme celui des offices (peu pos- 
térieur à 1658). Ils ont été rédigés à une époque indéterminée 
et sont indiqués dans l'inventaire de 1790 ; l'un sous l'article 309 
en ces termes : « autre [inventaire] des chartes données et 
concédées à l'abbaye de Saint-Benoit, contenant 208 feuillets 
écrits, cotté D »; l'autre mentionné dans le protocole initial 
du même inventaire : « inventaire de tous les titres généraux 
de l'abbaye et monastère de Saint-Benoit contenant 486 pages 
écrites ». Ce dernier répertoire devait être peu antérieur à 1790, 
car c'est celui qui fut pris pour base du récolement auquel on 
procéda à cette époque ; il n'était toutefois pas tenu à jour, 
comme on le verra plus loin, en étudiant la manière dont 
procédèrent les commissaires du district lors de la saisie des 
papiers de l'abbaye. 

L'étude de l'inventaite de 1790, plusieurs fois cité, nous 
amène à la période révolutionnaire. Les procès-verbaux des 
différentes opérations faites dans les archives à cette époque 
fournissent, sur l'état et la composition du chartrier de Saint- 
Benoit, des renseignements intéressants. On sait qu'un décret 
du 2 novembre 1789 mit à la disposition de la nation tous les 
biens ecclésiastiques. En conséquence de cette loi, des lettres 
patentes du 27 novembre 1789 prescrivirent le dépôt, aux 
greffes des justices' ou dans les municipalités, des inventaires 
des archives; puis un autre décret du 20 mars 1790, sanctionné 
par lettres patentes du 26 mars, prescrivit aux municipalités 
de dresser un état des biens meubles et immeubles des mai- 
sons supprimées*. Conformément à ces prescriptions, le 
6 mai 1790, le maire de Saint-Benoit-sur-Loire, Pierre 
Laillet, assisté des officiers municipaux : Jean-Baptiste Cha- 



1. Il ne semble pas que cet ordre ait été exécuté pour Saint-Benoit- 
sur- Loire; il parait bien cependant que pour quelques communautés on 
en ait tenu compte. 

2. Duvergier, Collection complète des lois, décrets, etc., I, p. 147. 



— XL — 

touillât, Jean-Emery Bouthegourd, Simon-Etienne-Suzanne- 
Jean Héau et Etienne Meunier, du procureur de la commune, 
Claude Laval, et du secrétaire-greffier de la municipalité, 
Jean-Bapliste Prochasson, se rendirent à la ci-devant abbaye 
pour y procéder à l'inventaire des biens. La municipalité fut 
reçue dans la salle du Chapitre par le prieur dom Remy Char- 
pentier, assisté du sous-prieur dom Antoine-Marie Progin, des 
religieux, dom Gabriel Sonnois, dom Jean Garnier, dom Jean 
Fontaine, dom Edouard de La Place, dom Gaspard Pontus, 
Marie-Anne Tarin Darcis, dom Michel Cormier*. Au cours de 
leur visite, les membres de la municipalité furent introduits 
dans le chartrier qui était situé avec la procure à gauche du 
vestibule d'entrée, « sous partie de la tour d'église du côté 
d'occident », c'est-à-dire dans le bâtiment attenant au côté mé- 
ridional du porche de la basilique. Leur examen fut sommaire 
et, comme ils n'avaient ni le temps ni la compélence nécessaire 
pour procéder à la rédaction d'un inventaire détaillé, ni même 
à un récolement sommaire, ils se contentèrent de faire une 
reconnaissance du local, reconnaissance consignée en ces 
termes au procès-verbal : 

Ce fait, nous sommes passés au chartrier qui est au fond de la 
première chambre de la procure, où étant, nous avons trouvés 
[sic] dans la partie qui donne sur le devant de l'entrée du monas- 
tère deux grands buffets qui tiennent et sont adossés au mur de 
droit et de gauche avec des petites armoires au-dessus, ayant 
plusieurs petits battans grillés de fil de laiton, dans lesquels 
sont renfermés, à ce qu'il nous a paru, les titres et papiers du 
monastère, et comme il ne nous est pas possible d'en faire la 
description, attendu qu'il conviendrait y employer au moins 
deux à trois mois, nous en sommes sortis. . .' 

Les religieux furent constitués dépositaires des titres de 
l'abbaye. Peu après, un décret du 20 avril, promulgué par let- 



1. A ces noms des derniers religieux de Saint-Benoit-sur-Loire, il faut 
ajouter celui do dom Jean-Iiaptiste Delai)orto, alors professeur au col- 
lège d'Auxerre, et celui de Sébastien L'IIomme-Diou, commis et servi- 
teur perpétuel do la maison. 

2. Arch. nat., F" 611' (Expédition authentique adressée au Comité 
ecclésiastique). 



^.^.^-.-^ m 









— xu — 



très patentes du 22 avril, prescrivit aux administrations de 
districts de vérifier et de contrôler les inventaires dressés par 
les municipalités'. En conséquence, le directoire du district de 
Gien, par délibération du 4 août, délégua à Saint-Benoit-sur- 
Loire son président Ythier-Edme Leber et l'un de ses mem- 
bres Louis-Antoine Brillard'. Ceux-ci, accompagnés de Nicolas 
Moutier, faisant fonction de secrétaire, séjournèrent dans l'ab- 
baye du 9 au 22 août; ayant probablement trouvé l'inventaire 
municipal fait trois mois auparavant suffisamment complet, 
sauf en ce qui concernait les titres, ils portèrent toute leur 
attention sur le chartrier. Ils pensèrent d'abord en rédiger un 
inventaire détaillé, c'était l'objet de leur mission; mais quand 
ils virent la masse de documents à décrire, ils jugèi'ent qu'une 
année de travail ne les conduirait pas au bout de leur tâche; 
et, les religieux leur ayant communiqué un inventaire rédigé 
antérieurement, ils crurent pouvoir se contenter de faire le 
rccolement et la vérification des titres à l'aide de cet inventaire; 
ils prirent d'abord pièce à pièce, mais c'était encore trop ; ils 
se résignèrent dès le premier carton à compter seulement les 
pièces et à relever lo nombre de celles qui, figurant à l'inven- 
taire, étaient encore dans les liasses et de celles qui, figurant à 
l'inventaire, manquaient dans les liasses, de celles enfin qui, 
présentes dans les liasses, no figuraient pas à l'inventaire; au 
cours de ce récolouicnt numérique ils se rendirent compte de 
l'objet dos documents contenus dans chaque liasse, prirent 
connaissance des bordereaux ou inventaires spéciaux loi'squo 



1. UuvcrgiiM-, op. cil., I, p. 178-179. I^os décrets du 20 mars et du 
20 avril n'ont jkis iHo insérés dans les deux compilalions qui contiennent 
les textes législatifs et de juris|)rudenee relatifs aux archives (T. Ducluitel, 
liupport au roi sur /es Arcliircs drpurlciDcnlnlcs et communales, 
Paris, Inifir. royale, mai 18il, in-i°; et Lois, inslruclioiis et règlements 
relatifs aux arcliices déparlementalcs, communales et hospitalières 
ptibliès sous les auspices <lu Ministère de l'instruction publique et 
des beau.x-arls, Paris, II. Cliam|)i(iu. ISS'i, in-S"). Cette omission est 
regrettable car, en cas de non exécution des prescriptions du 27 novem- 
bre 1789, ce sont les inventaires rédigés conformément aux lettres du 
2C mars et du 22 avril (]ui peuvent seuls servir de base à des revendica- 
tions légales de docum(>nts détournés, sous réserve des titres livrés aux 
acquéreurs de biens nationaux. 

Z ArcU. du Loiret, L 035, p. 9. 



— XLII — 

des pièces de ce genre se trouvaient jointes aux dossiers, fixè- 
rent leur attenlion sur les documents les plus intéressants par 
leur ancienneté ou les plus importants en raison de leur objet, 
notamment les plans. Les dossiers placés dans des cartons, 
des boîtes, ou attachés en liasses, étaient cotés par lettres; ce 
système de cote distinct du système de cotes également par 
lettres, dont nous nous avons parlé précédemment, fut con- 
servé et complété lorsqu'il avait été établi avec négligence. 
Cette opération prit aux commissaires onze jours, à raison de 
dix heures par jour, et le douzième trois heures, le secrétaire 
ayant en outre passé six heures « à remettre des papiers en 
ordre de datte ». 

Quand le récolement fut terminé, les titres furent remis à la 
garde des religieux, mais les commissaires prirent en charge 
les inventaires généraux et particuliers au nombre de 25, pour 
les annexer au procès-verbal. 

Ce procès-verbal, que nous avons pour plus de commodité 
appelé Inventaire de 1190, a été rédigé avec beauboup de soin; 
il forme un cahier de 29 feuillets de grand format* couverts 
d'une écriture assez fine ; les articles y sont numérotés delà 
315, mais d'une manière peu rigoureuse ; tel article se réfère à 
des groupes de liasses, tandis que tel autre ne comprend que 
la description d'un mince dossier. , 

. Un certain nombre de titres avaient été négligés volontaire- 
ment et placés sous scellés dans une armoire; ce sont ceux qui 
furent réclamés par le procureur de la commune comme inté- 
ressant la ville, ceux qui formaient les dossiers spéciaux des 
prieurés, ceux enfin qui furent réclamés pour les notaires : 

Quand à plusieurs titres concernant les ponts et fossés de la 
ville de Saint-Benoit, la clôture de ladite ville, ils ont été récla- 
més par le s' Louis-Claude Laval, procureur de la commune 
dudit Saint-Benoit, ainsy qu'une autre liasse concernant l'hôtel 
Dieu, lesquelles deux liasses nous avons réunies en une seulle 
et mis dans une armoire avec plusieurs autres liasses de titres 
que nous n'avons pas inventoriés, savoir : sept liasses de pièces 



1. Arch. du Loiret, H 27. 



— XLIII — 

concernant le prieuré de Gien-le-Vieil, deux Iia.sses concernant 
le prieuré de Percy en CharoUois, une liasse concernant les 
prieurés de La Réelle, diocèse de Bazas, de Saint-Gervais près 
d'Orléans, de Saint-Hillaire-d'Harcouet, diocèse d'Avranches, de 
Lorris, diocèse de Sens, d'Hernicourt, diocèse de Reims, de 
Saint-Agnan-le-Jaillard, de Sainte-Catherine-de-la-Chaize, dio- 
cèse de Sées, de Vitry-aux-Loges, de Saint-Maur-de-Dyé près 
Tonnerre, de Ghâteauneuf-sur-Cher, et les chapelles de Saint- 
André, Saint-Clément et Salnte-Scholastique près la ville de 
Saint-Benoit'..., prieuré de Saint-James près le Mont-Saint- 
[Michel]..., [con]cernant le prieuré de Saint-Brisson. . ., Varty, 
diocèse de Beauvais, une liasse... [Yèvre-]le-Chatel et des 
prieurés de Saint-Martin de [Sancerre?]. . . été désunis de ladite 
abbaye de Saint-Benoit. . ., de Saint-Benoit un cahier de minuttes 
de la..., [re]cepissé du s' Laval du 14 août 1779 des..., des 
minuttes de la justice de Cléry. . ., [mi]nuttes des notaires d'Or- 

vau, lesquelles ont été réclamées noutier notaire dudit lieu, 

cinq autres liasses des notaires de Sainl-Benoit. Plus un carton 
contenant plusieurs pièces qui concernent ladite abbaye, dont 
nous ne faisons aucune description, attendu leur peu d'utilité, 
toutes lesquelles pièces nous avons renfermées dans ladite ar- 
moire sur laquelle nous avons apposé avec notre paraphe un 
sceau représentant un vaisseau. 

L'état de classement actuel des différentes séries modernes 
des archives du Loiret n'a pas permis à l'archivisle du dépar- 
tement de retrouver les dossiers administratifs concernant 
l'histoire du fonds de Saint-Benoit depuis le moment où l'ad- 
minislralion du district fut appelée à s'en occuper. Conformé- 
ment à la loi du 5 novembre 1790 (lit. III, en. 9), le directoire 
du district de Gien, dans la circouscriplion duquel se trouvait 
Saint-Benoit-sur-Loire, décida, par une délibération du 29 jan- 
vier 1791, « de faire transporter aux archives du district les 
registres, terriers, chartes et autres titres de la communauté et 
principalement ceux qui peuvent être nécessaires pour la régie 
des domaines nationaux' ». On sait que la loi du 5 brumaire 



1. Les lacunes représentées ici par des points résultent de la déchirure 
du haut de la page du procès- verbal. 

2. Art. 4 d'une délibération prise à propos du compte rendu par les 
religieux de Saint-Benoit-sur-Loire de la gestion des biens de l'abbaye 
pendant l'année 1790 (Arch. du Loiret, L 635, p. 95). 



— XLIV — 

an V prescrivit la réunion des archives des communautés sup- 
primées au chef- lieu du département; c'est en exécution de 
cette loi que les archives de Saint-Benoit-sur-Loire furent 
transportées de Gien à Orléans. 

Réunies au chef-lieu du département, les archives do Sainl- 
Benoit-sur-Loire eurent à subir, comme les autres fonds deve- 
nus départementaux, l'épreuve du triage prescrit par la loi du 
1 frimaire an II. Quelques pièces qui ont échappé à la suppres- 
sion systématique portent la mention : « Inutile à raison de la 
suppression des dixmes. » Pour combien d'autres documents 
des notes du même genre furent-elles un arrêté de des- 
truction? 

Après le triage et ses désastreuses conséquences, ce furent 
l'abandon et le désordre qui favorisèrent, d'une part les tenta- 
tives d'accaparement des archives royales et d'autre part les 
larcins individuels des collectionneurs. 

Heureusement il se trouva à Orléans, sous la monarchie de 
Juillet, un archiviste départemental zélé, M. de Vassal', qui 
s'efforça de remédier par des réintégrations aux spoliations 
dont son dépôt avait été victime. Énergiquement soutenu par 
le Conseil général du département, il obtint en 1842 la restitu- 
tion d'un diplôme original de Hugues Capet, retenu depuis 1835 
par les Archives du Royaume ' ; puis, en 1843, il fit rentrer aux 
archives deux des (rois carlulaires de Saint-Benoit-sur-Loiro 



t. Archiviste de 1833 à 18G3. Voy. sa biographie par M. de Torquat dans 
le Bullelin de la Société archéologique de lOrléanais, t. IV, pp. 132-141. 

2. La note que nous avons mise page 183 à propos de la bibliographie 
de ce diplôme doit être rectifiée dans ce sens. La référence du facsimilé 
de Silvestre Archives du royaume n'est pas erronée. L'original, signalé 
à l'attention des érudits par le rapport de Michelet que nous avons cité, 
avait été communiqué à Paris, en 1835, en vue de la confection d'un 
facsimilé. L'original resta aux Archives du Itoyaume, et ne fut réclamé 
par l'administration départementale qu'en 1840. Daunou ne voulant pas 
renvoyer une pièce si précieuse dans un dépôt aussi mal tenu que l'avaient 
été jusqu'alors les Archives du Loiret, offrit un facsimilé. Le Conseil 
général, saisi de la question par l'archiviste, exigea et obtint en 1842 la 
restitution de l'original. Une légende dut se former autour de cette affaire, 
car quatorze ans plus tard une dépêche ministérielle prescrivit encore de 
vérifier si la réintégration avait été réellement effectuée. Le dossier au- 
quel sont empruntés ces renseignements a été retrouvé récemment dans 
les Archives du Loiret et joint au fonds de Saint-Benoit-sur-Loire. 



— XLV — 

qui en avaient été détournés ; une note écrite de sa main sur 
ces deux précieux volumes constate leur réintégration. 

Depuis, il s'est trouvé un archiviste qni, perdant de vue le 
principe du respect de l'intégrité des fonds, si essentiel à la 
conservation et au classement des archives, fut trop enclin à 
mettre à part les documents les plus intéressants ou les plus 
précieux. C'est là une pratique qui ne fît qu'accroître le désor- 
dre qui régnait dans les archives du Loiret. 

En ces dernières années on a |)rocédé au classement gi'-néral 
des diverses séries, l'on a trio les pièces précédemment retirées 
des liasses pour les réintégrer dans leurs fonds respectifs. 
Celui de Saint-Benoit a retrouvé, par suite de cette dernière 
opération, une quinzaine de pièces antérieures au xvi" siècle et 
une liasse de documents plus récents. 

Les travaux des derniers archivistes du Loiret, M.\I. C. Bloch 
et J. Soyer, n'ont malheureusement pas permis de retrouver un 
certain nombre de docinncnls anciens (jui existaient encore au 
x\m° siècle. Les vicissitudes dos transferts et les destructions, 
pendant la période révolutionnaire, comme aussi la remise de 
certains titres de propriété aux acquéreurs de biens nationaux, 
l'abandon où restèrent les archives départementales pendant le 
premier tiers du xix" siècle, expliquent la disparition d'uncar- 
tulaire ancien, désigné plus loin par la lettre 6 et encore men- 
tionné en i790, et d'environ quatre-vingts documents du moyen 
âge qui furent transcrits ou analysés au xvn" et au xvni° siècle 
par Dom Jandot et Dom ChazaI ; parmi ces originaux disparus 
se trouvait un diplôme do Louis V de UT'J ' signalé en 1721 par 
le président Bouhier comme le plus ancien original conservé 
de son temps à Saint-Benoil-sur-Loirc', et encore utilisé en 
décembre 176i par Dom Gérou, correspondant du Cabinet des 
Chartes '. 



1. Infrà, p. 167. 

2. « Entre tous leurs liltres ils n'en ont qu'un seul de la seconde race, 
qui est de IjOuIs dernier » (Bibl. nul., nis. lut. 17709, p, 221; la copie du 
diplôme est à la page 139 du môme manuscrit. 

3. Bibl. nat., coll. Mort;au, vol. 12, p. 8"). — Une copie jin-sque com- 
plète de ce diplôme, avec descriiition du sceau, est conservée dans le 



— XLVI — 

Dix siècles d'incendies, de pillages, de démembrements de 
fonds, de disi)et'sioiis, do cleslrucliuiis volonlaires, de vols et 
de désordre ont réduit h une trentaine de liasses et à une dou- 
zaine de registres un fonds d'archives qui devrait remonter à 
t'époijiio iiiéroviiif,'ienno et comprendre des milliers de chartes 
et des centuines de registres. Voici, conformément an classe- 
ment provisoire établi par M. C. Bloch, lélat sommaire de ces 
maigres épaves d'un grand cliarlrier monastique : 

H 26-27, Inventaires (15G7-1790). 

H 28. Catalogue do la Bibliothèque. 

n 28 bis. Bulle de Lucius III (1184). 

II 29. Privilèges des rois et des papes (993-1701). 

Il 29 bù. Charte de Philippe 1" (108Ù). 

H 30. Cartulalres. 

H 31. Inventaire {lK,ii. 

H 31 bis. Registre de baux (xvii" s.), 

H 32. Testaments ((vu" s.-I712j. 

n 33-42. Cens et terriers : Les Bordes, Donnée, Bouilly, Bou- 
zonville, Bouzy, Bray, Plaisance et Germigny, Grandvilliers, 
Saint-Benoit-du-He(our, OrveauetBellesauve.Saint-Benoit, Tigy, 
Vaîlly (xvr'-xviii" s.). 

H \3-fti. Rentes à Theillay-Saint-Benoit, terrier (xiv«-ïviu" s.). 

H h'k bis. Aveux (1402-1775). 

H 45. Recettes en espèces et en grains (1733-1778). 

Il 40. Transactions (1218-1780); actes notariés (1253-1787). 

Il 47. Baux (1294-1790). 

Il 4S, iJîmes ; Saint-Benoit, Ferolles, Ouilly, Neuvy, Tigy 
(1218-1771); cliamparts : Bouilly, Bouzonvillc-aux-Bois (1383- 
17K8), Beauvais, paroisse de Saint-Martin-d'Abbat (l(i30); biens 
dans diverses paroisses : Sonchamp (1197-1752), Germigny (1360- 
1758), Guilly (1493-1745). 

II 49. Petit couvent : fondations pieuses (1005), chemin des fos- 
sés (1015), ilroits de pèche ():i70-xvii» s. et 1431-1772). 

11 50. Petit couvent : la Brotonniéro, paroisse de Beauchamps 
(1502-1777); Bonnée (1599-1744); les Bordes, dîmes (1551-1501); 
Bouzy (1575-1775); Bray (1547- 1777); Coudroy (1492-1757); Darvoy 
(1703-1740); Ktampes (1024-1772); Lorris (1183-1701). 

Jl 51. Petit couvent : Mézières et Pil'fonds (1570-1786); Neuvy, 



ms. 17111 (loi. 4iO) di; la Ijiblioltii'ijui: do L'arpentriis; le texle de la charte 
iHuit di'ju imprimû lorsque nous ea avons eu connaissance. 



— XLVII — 

I 

Petites Guettes (1581-1773); Noyers, les Amiottes (1539-1718); 
forêt d'Orléans (1157-1728). 

H 52. Petit couvent-: Poilly, dîmes (1414-1753); Saint-Benoit 
(1503-1777); Sully, Veautre (1567-1785); La Briêre, paroisse de 
Thimory (1347-1748); pré de Corbetton, paroisse de Tigy (1610- 
1783); Vieilles-Maisons (1574-1760). 

II 53. Mense conventuelle : diines de Donnée, moulin et terres 
aux Bordes, champarts de Bouilly et de Bouzonville, biens à 
Bray, à Mainvilliers, Mézières, Piffonds. Tigy (xv»-xvni" s.). 

H 54. Chambrerie : Revenus et charges (1326-1638); Bray 
(1253-1701); Cléry (1476-1759); Fleury-aux-Choux (1595-1771); 
Meung (1560-1561). 

H 55. Chambrerie : Orléans (1281-1770). 

H 56. Chambrerie : Orveau (1563-1769); Saint-Benoit-sur-Seine 
(1467-1780). 

H 57. Chambrerie : Vailly (1241-1780); fief des Vigiles (1518- 
1777); cure de Vineuil (1603). — Sous-chambrerie (1456-1656). 

H 58. Prévôté-moine : Bouzy, Saint-Benoit, Beauchamps, Châ- 
tenoy, Vieilles-Maisons, Bray, Bouzy (xv-xv»!» s.). 

H 59. Trésorerie (1233-1787). — Infirmerie (1333-1668). 

H 60. Aumônerie : Adonville, Bouzy, Bray, Germigny, Pithi- 
viers, Saint-Martin-d'Abbat (1512-1774). 

H 61. Œuvrerie : Lorris, Saint- Benoit, Bray, Bouzy. Neuvy 
(1187-1785). — Cenerie (1634); — Finances (XYiii* s.); — Justice : 
Papiers de la juridiction de la Sale, de Saint-Benoit (1374-1385); 
justice des six châtellenies dépendant de l'abbaye (1570-1573). 

H 62-65. Titres de l'Hôtel- Dieu de Saint-Benoit (l220-xvin« s.) 
et procédures (xvi«-xviu" s.). 

Dans ces liasses on ne trouve pas plus d'une vingtaine d'ori- 
ginaux antérieurs au xiv° siècle, parmi lesquels nous citerons, 
pour les x°, xi" et xn° siècles, des diplômes de Hugues Capel, 
de 993, de Philippe I", de 1080, de Louis VI, de 1121, des 
actes de l'abbé Boson et des chanoines de Saint-Jean-en-Vallée, 
de 1121, une bulle de Lucius III de 1184, un acte capitulaire 
de 1187, et un acte de Guillaume comte de Sancerre, de 1197. 

L'on doit considérer comme une annexe du fonds de Saint- 
Benoit-sur-Loire, aux archives du Loiret, une liasse de quel- 
ques chartes qui ont échappé aux inventaires et transferts de 
l'époque révolutionnaire et sont restées dans l'ancienne église 
abbatiale pour des raisons spéciales. A une époque que l'on ne 



— XLVIII — 

saurait déterminer, les religieux avaient mis dans la châsse de 
saint Benoit, à côté des reliques, un certain nombre de docu- 
ments originaux qui garantissaient l'authenlicilé de ces reli- 
ques, notamment une bulle d'Alexandre II de 1072, une charte 
de Robert, évêque de Langres, de 1088, une bulle d'Urbain V 
de 1364'. 

La pénurie de documents anciens constatée dans les deux 
fonds de Saint-Benoit, aux archives du Cher et aux archives 
du Loiret, n'est heureusement pas irrémédiable. Des cartu- 
laires ou plus exactement plusieurs copies de cartulaires 
permettent de suppléer à la disparition d'un grand nombre 
d'originaux; de plus, trois prieurés ont possédé anciennement 
des archives particulières dont nous avons pu retrouver la 
trace dans d'autres départements et aux Archives nationales. 
En outre, des documents concernant Saint-Benoit-sur-Loire 
ont été conservés dans des archives autres que les siennes 
propres ou celles de ses prieurés. Enfin nous avons les notes 
de quelques érudits qui ont travaillé dans toutes ces collections 
avant qu'elles n'aient été réduites à l'état déplorable où elles 
sont actuellement. 



II 

Cartulaires de l'abbaye'. 

Les inventaires du xvi" et du xvu" siècle ne mentionnent 
aucun cartulaire, mais deux étals en ont depuis été dressés, 
l'un en 1790, l'autre en 1847. Afin de ne laisser planer aucun 
doute sur l'identification des volumes précédemment signalés 
avec ceux qui existent encore, nous reproduirons d'abord ces 
deux états, nous verrons ensuite en quoi on peut les com- 



1. Voy. un index de ces pièces dressé par l'abbé Rocher, Histoire de 
l'abbaye de Saint-Benoit sur-Loire, p. 528 et ss. 

2. Les cartulaires des prieurés seront étudiés dans les paragraphes 
consacrés aux archives de ces prieurés. 



— XLVi — 

pléter et surtout nous dresserons le bilan des pertes que nous 
avons à déplorer. L'inventaire d'août 1790 décrit les cartulaires 
dans les termes suivants : 

[1] « Plus un cartulaire en cinq volumes in-folio, le premier, 
depuis l'an 1100, contenant il4 feuillets, commençant par la 
bulle du pape Grégoire IX qui permet à l'abbé de Saint-Benoit 
de se servir de la mitre et de l'anneau, finissant par une sen- 
tence arbitralle concernant la pùcho de La Cour-Marigny. 

[2] Le second, depuis 1000 jusqu'en 1627, contenant 472 feuil- 
lets, commentant par un bail des terres de Bois-au-Cœur du 
26 janvier 1600, ctlinissant par un consentement du visiteur des 
anciens pour que les religieux de la Congrégation de Saint-Maur 
s'établissent à Saint-Benoit, en datte du 16 avril 1627. 

[3] Le troisième, depuis Kii" jusqu'en lOil, commençant par 
le concordat entre M. l'abbé et les anciens religieux, du 25 niay 
1627, et finissant par une ordonnance du Conseil, pour lo droit do 
chaufage des religieux, en datte du 10 septembre 1641; conte- 
nant 304 feuillets. 

[4] Le quatrième, contenant 297 feuillets, depuis 1041 jus- 
qu'en 1654, commençant par une transaction entre MM. les reli- 
gieux et M* Pierre Ducheniin et autres, en datte du 12 septem- 
bre 1641, fmissant par une reconnaissance de 60 sous de rente, 
du 20 août 1654. 

[5] Le cinquième, depuis 1640 jusqu'en 1672, contenant 283 feuil- 
lets, commençant par un accord fait entre M. l'abbé et les reli- 
gieux, tant anciens que nouveaux, en datte du 25 may 1627, et 
Unissant par une sentence concernant les droits honoriliques de 
cette abbaye contre le s' curé de Saint-Benoit, en datte du 
4 aoiit 1659. 

[6] MM. les religieux nous ont déclaré que le cartulaire de- 
puis 1400 jusqu'en 1602 manciue. 

[7] Art. 310. Autre registre de 408 feuillets, contenant beau- 
coup de baux sur papier marqué et autres titres relatifs aux 
propriétés de l'abbaye. E. 

[8] Art. 311. Un ancien cartulaire contenant 210 feuillets, 
concernant les propriétés et privilèges accordés à l'abbaye. F. 

[9] Art. 312. Un volume de 147 feuillets, dont 76 seuUement 
écrits, contenant des transactions, sentences, baux et autres 
pièces. Cotté G (note au crayon : de 1670-1672). 

[10] Art. 313. Un autre cartulaire de 453 feuillets, dont 426 
seullement écrits, contenant les titres de l'office de chambrerie. 
Cotté II. 

i 



Le Catalogue général des cartulaires des archives départemen- 
tales publié en i847 fournit d'autre part (p. 144) les indications 
suivantes : 

Archives du Loiret. 

i' 254 ff., XVII' siècle, 871 pièces, 977-1398. 
2* 414 ff., 1672, 299 pièces, 975-1404. 
3' 472 £f., 1672, 187 pièces, 1600-1627. 
4' 403 ff., 1672, 290 pièces, 1627-1641. 
5" 311 £î., 1672, 204 pièces, 1641-1654. 
6* 147 ff.. 1672, 36 pièces, 1670-1672. 
7» 438 ff., 1688-1697, 273 pièces, 1674-1696. 

Enfin nous avons personnellement constaté l'existence des 
volumes ou fragments suivants : 

Bibliothèque Vaticane. 
lo Un feuillet d'un cartulaire écrit au xiii« siècle. 

Archives du Cher. 
2o XVII' siècle, 546 ff. 

Archives du Loiret. 

3» xvii» siècle, 453 ff., 819 chartes, 818-1404. 
4» 1672, 414 ff., 344 chartes, 818-1404. 

5" Cartulaire de 97 ff., perdu, mais dont le précédent est une 
copie textuelle. 
60 472 ff., plus la table, 1600-1627. 
7» 399 ff., plus la table, 1627-1641. 
8» 297 ff., plus la table, 1641-1654. 
90 147 ff., dont 76 écrits. 1670-1672. 
10» 408 ff., baux, 1674-1696. 

De ces trois listes on peut tirer un tableau qui mettra en 
lumière et les identifications qui peuvent se faire entre les 
numéros de chaque liste, et les indications qui sont propres à 
une ou deux seulement d'entre elles. 



— LI 



INV. DB 1790 


ÉTAT DB 1847 


ÉTAT ACTUEL 


1 


2 


4 


2 


3 


6 


3 


4 


7 


4 


5 


8 


5 


» 


» 


6 


» 


» 


7 


7 


10 


8 


» 


» 


9 


6 


9 


10 


» 


3 


u 


1 


1 


1) 


>> 


1 


1> 


» 


2 


» 


» 


5 



Le nombre des cartulaires ou volumes de cartulaires dont 
l'existence a été constatée s'élève donc à quatorze. De ces 
quatorze volumes, cinq sont perdus, savoir : 1°) un recueil de 
chartes de 1640 à 1672 (n» 5 de 1790); 2°) un recueil de 
chartes de 1400 à 1602 (n» 6 de 1790), qui avait déjà disparu 
avant la Révolution; 3°) un volume de 210 feuillets (p° 8 
de 1790), qui formait, nous le montrerons plus loin, le grand car- 
tulaire de l'abbaye; A") un volume de 97 feuillets contenant des 
chartes de 818 à 1404 {n" 5 de l'état actuel), qui avait peut- 
être déjà disparu à la fin de l'ancien Régime, puisqu'il ne figure 
pas dans le récolement de 1790 ; nous en possédons une copie 
authentique (n<" 1 de 1790,2del847, et4 de l'étal actuel) ;5'»un vo- 
lume de 254 feuillets, écrit au x\n' siècle, contenant 871 pièces 
de 977 à 1398 (n» 1 de 1847) ; ce manuscrit, fort important, vu le 
nombre des documents qu'il renfermait et la facilité de lecture 
qu'il devait è la date récente de sa transcription, ne figure pas 
sur l'état de 1790; d'autre part, les érudits qui au xvn" et au 
xvm° siècles ont travaillé dans les archives de Saint-Benoit- 



— LU 

sur-Loire ne fournissent, dans leurs nombreuses copies accom- 
pagnées de références, aucune indication qui puisse se rap- 
porter à ce cartulaire ; aussi la description en reste-t-elle pour 
nous tout à fait énigmatique. 

Nous n'avons pas à parler plus longuement des cinq vo- 
lumes qui contiennent seulement des documents postérieurs 
au xv" et même au xvi° siècle, mais nous devons consa- 
crer des notices aux quatre autres dont les copies, refondues 
en une seule série, constituent les principales sources mises 
à contribution dans notre recueil; nous y joindrons un cin- 
quième, l'un de ceux qui sont perdus mais qui, ayant servi 
directement ou indirectement de modèle à la plupart des co- 
pies, peut être restitué presque intégralement. Nous désigne- 
rons ces cinq volumes par les mêmes lettres qui servent à les 
indiquer dans la bibliographie des chartes et dans le relevé des 
variantes. 

A. Le plus ancien cartulaire connu de l'abbaye de Saint- 
Benoit-sur-Loire n'est plus représenté que par un seul feuillet 
dont l'écriture parait remonter au xui" siècle. Ce fragment écrit 
sur deux colonnes, rogné sur les bords, déchiré et grossière- 
ment recolé, souillé au point de n'être presque plus lisible, 
forme le feuillet 34 du manuscrit 566 du fonds de la Reine au 
Vatican'. Le seul fait que le fragment de ce cartulaire est con- 
servé dans cette collection suffit à nous enlever tout espoir que 
d'autres parties du volumie puissent jamais être retrouvées. En 
efle^ si ce feuillet est actuellement à Rome, c'est qu'il y est 
venu avec un certain nombre de manuscrits de la Bibliothèque 
de Saint-Benoit-sur-Loire, qui, jetés au vent en 1562 par les 
Huguenots, furent recueillis par le bailli de la justice tempo- 
relle de l'abbaye, Pierre Daniel, et passèrent ensuite à Petau, 
puis à la reine Christine et enfin à la Bibliothèque du Vatican*. 



1. La reliure est défectueuse, le verso a été placé en dessus. 

2. Jules Doinel, se basant sur une note rédigée au xviii* siècle par un 
notaire de Saint-Benoit-sur-Loire, a contesté que le « cartulaire ori- 
ginal » ait été transporté au Vatican (Bulletin de la Société archéolo~ 
gique et historique de l'Orléanais, t. VIII, p. 414). La note visée par 
M. Doinel constate qu'un cartulaire original était encore conservé dans 
les archives de l'ubbaye ; il s'agit évidemment d'un cartulaire ancien autre 



— LUI — 

B. Au xvi" siècle, l'ancien cartulaire du xai' siècle ne devait 
plus être d'une grande utilité, car il existait alors un autre 
volume, compilé un siècle plus tard et contenant par suite un 
plus grand nombre de documents d'un intérêt immédiat. Une 
copie authentique d'actes de 1241, 1271 et 1306, concernant 
Vailly, exécutée en 1597, est en effet, d'après la formule de 
collation, tirée « d'un pappier couvert de veau vert en assés 
grand vollume, commençant par ces mots Cartulare convenlus 
et finissant appositum, et contenant deux cens dix feuilletz ». 
Cinquante ans plus lard, c'est encore du même manuscrit qu'on 
tirait une copie authentique d'une bulle d'Urbain III de 1186' : 
flt copie extraicte de l'ancien cartulaire qui a esté tiré... du 
trésor de l'abbaye... estant couvert de bazanne, in-4», est 
escript en vieilles lectres latines..., commençant par ces 
mots : * Gregorius episcopus, servus servorum Dei, et tiré de la 
page unze ». Ces deux formules s'appliquent au cartulaire de 
210 feuillets qui figure dans le récolement de 1790 (n° 8). Nous 
avons du reste sur ce volume plus que des renseignements 
purement externes. Il existe en effet dans un manuscrit de la 
Bibliothèque nationale* des notes de la main de Dom Anselme 
Le Michel, intitulées : Ex cartulario papyraceo Floriacensi, quem 
diligenUssime Sausseyus evolvit ut ex Annalibus Aurelianensibus 
liquet. On y trouve un relevé, dans l'ordre du manuscrit original, 
d'actes ou de noms de personnages cités dans les actes, avec 
références à des folios et même à des numéros d'ordre affectés 
à chaque pièce; la dernière de ces références est « fol. ultimus 
210 notatus ». Ces notes, au nombre d'environ 250, se réfèrent 
donc encore au volume de 210 feuillets cité en 1597 et en 1790; 
elles prouvent de plus que la référence de 1644 s'applique bien 
à lui, car l'acte d'Urbain III y est mentionné, sans référence il 
est vrai, mais entre un acte qui était au folio 10 et un autre qui 



que celui représenté par l'unique feuillet du Vatican et très probable- 
ment de celui que l'on appelle ici le cartulaire B. 

1. Arch. du Loiret, H 57. Expédition de 1644. — La même formule 
d'extrait se trouve encore dans une expédition authentique faite égale- 
ment en 1597, d'un acte de l'abbé Pierre de 1326. 

2. Bibl. nat., ms. lat. 13819, fol. 323-329. Le fol. 327 a été retourné à 
la reliure, et le verso doit être lu avant le recto. 



— LIV — 

était au folio II. D'autre part, le cartulaii-e conservé aux ar- 
chives du Cher porte, en face de chaque charlo, une référence 
exprimée en feuillets et numéros d'ordre, et toutes les réfé- 
rences qui se trouvent à la fois dans les notes de Dom Anselme 
Le Michel et dans le manuscrit de Bourges concordent; c'est 
donc que ce manuscrit est une copie partielle exécutée direc- 
tement d'après le cartulaire de 210 feuillets. La dernière charte 
reproduite par cette copie ' était dans l'original au reclo du 
feuillet 210 et y portait le n" 888. De même, les très nom- 
breuses copies ou analyses insérées dans les œuvres manus- 
crites des deux principaux historiens de l'abbaye, Dom Jandol 
et Dom Chazal, portent des références qui concordent avec 
celles qui sont fournies par Dom Anselme le Michel et le car- 
tulaire de Bourges. Le rapprocliement de toutes ces données, 
qui ne font pas toujours double emploi, permet de reconsti- 
tuer avec assez de précision le cartulaire jierdii. Il contenait, 
dans ses 210 feuillets de papier, environ 888 chartes, comprises 
entre 818 et 1404, et écrites en vieilles lettres latines. Cette 
compilation avait une valeur originale et n'était pas une simple 
copie du cartulaire du xui° siècle, car non seulement elle con- 
tenait toutes les chartes du xiv° siècle qui ne pouvaient natu- 
rellement pas être dans celui-ci, mais encore, i)0ur les parties 
communes, elle ne le reproduisait pas servilement; les quatre 
documents copiés à la suite les uns des autres, sur le frag- 
ment conservé du cartulaire A, étaient en effet transcrits sur 
des feuillets difierents du cartulaire B, comme le montre le 
tableau suivant : 



ACTES DE 


CAHTUL. A 


(JAltTUL. B 


Louis VI (1106) 

Philippe l"' (1078) 

PhUippe I" (1077) 

Philippe 1" (1065) 


n» 1 
11° 2 
n° 3 
n° 4 


fol. 02 
fol. 64 
fol. 99 
fol. 07 



1. Fol. 48Î, acte de l'abbé Jean (de décembre 1242). 



— LV — 

Ajoutons enfin que toutes les chartes étaient suivies dans le 
cartulaire B d'une formule de collation à l'original '. 

La date où fut rédigé le cartulaire B est facile à déterminer; 
le document le plus récent étant de 1404, on doit la fixer au 
plus tôt au début du xv° siècle; les actes de la seconde moitié 
du xiv° siècle et des premières années du xv' étaient, il est vrai, 
peu nombreux dans le manuscrit, et l'on pourrait penser qu'ils 
n'étaient que des additions faites après coup dans un recueil 
compilé aux environs de 1350. Mais cette hypothèse ne serait 
guère acceptable; les quelques chartes comprises entre 1350 
et 1402 étaient dispersées sur divers feuillets du volume, et 
elles portaient comme toutes les autres la mention de collation 
à l'original. 

C. Nous désignons par cette lettre le cartulaire de 453 feuil- 
lets écrits, conservé aux archives du Loiret sous la cote H 30 
et inventorié en 1790 (n" 10); il ne figure pas dans le catalogue 
de 1847, ce qui est assez étonnant puisque, après avoir dis- 
paru du dépôt où il était conservé, il y avait été réintégré 
en 1843, en même temps que le cartulaire décrit plus bas sous 
la lettre E. L'écriture du volume, très fine, date du xvui' siècle, 
et l'on pourrait peut-être y distinguer deux mains différentes; 
aucune formule d'authenticité ne précède ni ne termine le ma- 
nuscrit. 11 contient 819 chartes, de 818 à 1404. Ane considérer 
que l'ordre de transcription des documents, il paraîtra difficile 
de voir dans ce cartulaire une copie du cartulaire B; cet ordre 
est en effet très différent. Nous pensons néanmoins que la 
filiation de B à C n'est pas douteuse car, à la fin de tous les 
documents transcrits dans C, on trouve la formule collât, cum 



1. Dom Chazal, à propos d'un acte de Louis le Pieux de 818, dit, p. 87 : 
« monachus Floriacensis qui preecedens diploma insérait chartulario 
Floriacensi in Une transumpti addidit : « Collationata cum originali quem 
habemus », quae verba transcriptori iidem conciliare debent; eadem 
verba apposait in fine cujuslibet caxtaa ibidem descriptse, periere tamen 
pleraque autographa ». 

2. Volume de 415 mill. sur 277, paginé 1 à 453, plus an feuillet blanc 
en tète et 27 S. à la fin, dont les 18 premiers sont blancs, les feuillets 
19, 20 et 21 r<i sont occupés par une table alphabétique, les autres sont 
blancs. La pagination est erronée, les chiffres 180, 181 et 219 ont été 
répétés deux fois. Les chartes sont numérotées au crayon, c'est-à-dire à 
une époque assez récente. 



— L^^ — 

orig. ou collât, cum orig. quod hahemus; formule qui, on l'a vu 
plus haut, terminait toutes les chartes dans le cartulaire B et 
que le copiste de C a évidemment, comme le copiste du ma- 
nuscrit de Bourges, comme Dom Jandot et Dom Ghazal, em- 
pruntée au manuscrit B; le rédacteur a ici procédé à un 
nouveau classement des chartes, tout en respectant l'ordre 
dans lequel B lui fournissait un certain nombre de groupes de 
chartes. 

D. Le cartulaire' conservé aux archives du Cher', que nous 
désignons par cette lettre, a été écrit au xvn" siècle d'une 
seule main; les cahiers, réunis par des attaches de parchemin, 
forment un volume recouvert d'un feuillet également de par- 
chemin, sur lequel on lit deux notes : « Abbaye de Saint- 
Benoit-sur-Loire, copie de cartulaire. Tiré du fonds de l'arche- 
vêché, t. III, CRR n° II », et « Appartient à monsieur l'abbé, 
titres anciens tirés des cartulaires latins et français ». On a vu 
précédemment comment ce cartulaire a passé dans le fonds de 
l'archevêché de Bourges ; on a vu aussi qu'il a été copié sur le 
cartulaire B; il n'y a donc pas lieu de s'arrêter à la mention 
« tirés des cartulaires latins et français », attendu qu'il n'y 
a jamais eu de cartulaires où les actes étaient groupés suivant 
la langue dans laquelle ils étaient rédigés. 

E. Le cartulaire ainsi désigné par nous est conservé aux 
archives du Loiret sous la cote H30(n° 1 de 1790, 2 de 1847 
et 4 de l'état actuel)'; il est pourvu de formules d'authen- 
ticité qui nous font connaître les circonstances de sa confec- 
tion. Cette copie fut exécutée en décembre 1672 par Pierre 
Chartier, notaire royal à Saint-Benoit-sur-Loire, en vertu 
d'une ordonnance de François Lestoré, avocat au Parlement, 
bailli et lieutenant de Saint -Benoit, et à la requête du 



1. 252 mm. sur 180, 546 ff. cliiffrés, plus 2 ff. en tête et 16 ff. à la fin, 
non numérotés. 

2. On sait qu'un incendie survenu le 13 août 1858 a détruit un certain 
nombre de cartulaires conservés aux archives départementales du Cher ; 
le cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire doit au fait qu'il était prêté au 
dehors d'avoir échappé à ce désastre (L. Techener, Notes sur les biblio- 
thèques de province, 1884, p. 272). 

3. 375 mm. sur 245 mm.; 414 ff., plus 7 ff. en tête et 6 ff. à la fin non 
numérotés. Les chartes sont numérotées au crayon. 



— Lvn — 

prieur du monastère, Vincent Sirou. Cette copie authentique 
fut vraisemblablement exécutée en conformité du § 4, cha- 
pitre xxxii, des Constitutions de la Congrégation de Sainl- 
Maur qui, afin que les originaux ne fussent pas trop souvent 
déplacés, prescrivaient d'en faire faire une copie authentique 
sur registre '. Le manuscrit, communiqué au notaire et rendu 
par lui, avait 97 feuillets; il commençait au fol. 3, par une 
bulle de Grégoire IX pour l'abbé Jean, et finissait par ces 
mots : « faict en l'an mil deux cens soixante quinze au mois 
d'octobre »; il devait, comme sa copie, contenir 344 chartes, 
de 818 à 1404. On ne saurait dire avec certitude si le pro- 
totype du cartulaire E dérivait du manuscrit B. Si E contient 
quelques documents qui ne se trouvent pas dans les extraits 
que nous avons de B, il n'en résulte pas nécessairement que 
ces documents n'étaient pas dans B dont la reconstitution 
n'est pas absolument complète. D'autre part, si l'on considère 
l'ordre d'insertion d'un certain nombre d'actes dans B et dans 
E, on voit que E fournit dans cet ordre quelques différences 
tout comme 6', mais présente aussi des analogies très frap- 
pantes. On notera enfin dans E trois références qui s'appli- 
quent à B; ce sont, au fol. 102 (acte du 11 août 1296), « fol. 24 
de l'anc. cartul. »; au fol. 284 (acte de 1078) « ex cartul. vet. 
fol. 64 » et au fol. 413 (acte d'octobre 1275), « vêtus cart., 
fol. 97 » ; ces références peuvent tout aussi bien avoir été 
mises par le compilateur du prototype de E pendant qu'il exé- 
cutait sa copie, qu'avoir été ajoutées après coup, à un moment 
où l'on a eu besoin du texte des documents et où l'on en a 
recherché la transcription dans les deux cartulaires. 



1. « At ne hinc [ex archive] abstrahi saepe cogat nécessitas, tran- 
sumpta eorum quae mensam conventualem, bénéficia ac officia claustra- 
lia concernunt per publicum vel regium tabellionem débite collata et 
subsignata, in unum vel plura volumina referantur... ». Constitutiones 
congregationis S. Benedicti alias Cluniacensis et sancti Mauri (Pa- 
risiis, 1637, in-8*), p. 55. C'est probablement cette prescription qui en- 
traina la confection de bon nombre des cartulaires monastiques compilés 
au XVII* siècle qui nous sont parvenus. 



— LVIII — 
III 

Archives des prieurés 

Parmi les nombreux prieurés et dépendances de l'abbaye de 
Sainl-Benoit-sur-Loire, trois seulement semblent avoir eu des 
archives particulières un peu considérables; ce sont Perrecy, 
La Réole et Saint-Benoit-du-Sault. 

Perrecy 

Le domaine de Perrecy-les-Forges ' fut donné avec ses 
dépendances aux religieux de Saint-Benoit-sur-Loire, en 876, 
par le comte Heccard'. Un fonds de Perrecy existe aux Archives 
départementales de Saône-et-Loire (série H, n°' 240-252); il 
est peu considérable, et comprend surtout des comptes des 
xiv", xv" et XVI» siècles (H 240-243, 247-249), des terriers des 
xv" et xvi» siècles (H 244-246 et 250), un allas (plan de 1784, 
in-folio de 55 plans) et deux inventaires (H 240 et 251)'. Ces 
quelques liasses sont loin de représenter la totalité des an- 
ciennes archives du prieuré de Perrecy; un inventaire de ces 
archives, dressé en 1511, nous fait connaître une série de 
documents infiniment plus abondante que celle que nous pos- 
sédons, et un cartulaire nous a conservé le texte de docu- 
ments de six siècles antérieurs à ceux dont les originaux nous 
sont parvenus. 

Inventaires. — L'inventaire de 1511 est conservé aux Archives 
nationales sous la cote Q' 1010*; il est arrivé dans ce dépôt 
et a été placé dans cette série par suite du séquestre des reve- 
nus de la mense conventuelle par arrêt du 25 août 1770, et des 



1. Saône-et-Loire, arrondissement de CharoUes, canton de Toulon- 
sur-Arroux. 

2. Infra, p. 59-79, n« XXV-XXVIII. 

3. Inventaire sommaire des archives départementales, Saône-et- 
Loire, série H, p. 82-85. 



— I,IX — 

instances engagées par les religieux mécontents des pensions 
à eux attribuées, en conséquence de la mise sous séquestre*. 
Voici le titre de ce registre qui compte 41 feuillets : 

Inventoire des terriers vieulx et nouveaulx, lectres, tiltres et 
enseignemans du prieuré conventuel de Saint-Benoit de Perrecy 
estant au trésor d'icelluy, fait et encommancé le cinquiesme 
jour du moy de may l'an mil cinq cens et unze par le comman- 
dement et ordonnance de très révérend Père en Dieu monsei- 
gneur messire Jaques d'Amboyse, evesque et seigneur de Cler- 
mont, abbé de Cluny et prieur commendataire dudit prieuré de 
Parrecy. 

Conformément à ce titre sont d'abord décrits, fol. 2, les 
terriers vieux (1492-1497), cotés A-H (8 articles) et les terriers 
nouveaux (début du xvi' siècle), cotés J-R. Viennent ensuite 
les litres et documents, conservés soit dans des coffres, soit 
dans des sacs, cotés chacun d'un nom de terre; les documents 
conservés dans chaque coffre ou sac étaient eux-mêmes cotés 
avec les mots de diverses prières, comme le Pater ou le Credo. 
L'inventaire indique ainsi fol. 4 v», dans un « petit escrain de 
boys » les titres de « Parrecy », le plus ancien porte la date 
de 1204; puis, fol. 11 : les documents « pour le Groux Monial 
touchant le bichet de froment de corvée, dedans un grant sac 
de toile colté Groux Monial » (xv* siècle); au fol. 12 V : 
« Somery, ung petit coffret de boys cotté dessus Somery, nota 
que le dit coffret est dedans un sac de toile avec d'autres tiltres 
du dit Somery, cotté Sommery », documents cotés par les 
mots du Credo, depuis 1274, avec, sous la cote unicum, « un 
vielz papier et registre de la court et justice du dit Somery... »; 
au fol. 17 : « ung sac de toile auquel est le procès du prieur 
de Parrecy, de La Parrière, contre le cardinal Rolin, evesque 
d'Ostun, à cause de l'exemption du dit prieuré de Parrecy, cotté 
le dit sac dessus : processus domini prioris Perreciaci appelantis 
conlra dominum cardirialem et episcopum Eduensem appella- 
tum. » (xv* siècle). 



1. Voy. sur cette afTaire les pièces des cartons G. 9 et Q ' 1010 aux 
Archives nationales. ' 



— LX — 

Avec ce chapitre s'arrête l'inventaire de 1511. En effet, au 
fol. 20, en marge est la note : « Les tiltres cy après sont en 
l'escrain de boys qui est cotté en teste par Perrecy second », et 
d'une autre main, plus ancienne : « Inventarium documentorum 
prioralus de Preciaco factum de anno domini millesimo quin- 
gentesimo VII° et die 1111'° mensis maii ». Les analyses qui 
suivent ce titre sont de la même main que le titre lui-même ; 
les documents sont cotés par des lettres de A à YYY; l'une 
des pièces au fol. 21, cotée R, est la charte d'Etienne, évêque 
d'Autun, de 1130', une autre est datée de 1172, une troisième 
est datée de 1208. 

Une autre série commence au fol. 29 V, sous le titre : « Alia 
documenta et littere feodorum infra declarata que fuerunt po- 
sita in quodam saco cotato supra in uno billeto percameni : En 
ce sac sont plusieurs tiltres des fiefs du prioré de Parrecy et aul- 
tres titres » ; les documents sont cotés par les mots du Tedet 
animam meam, l'un d'entre eux est mis sous la date 1093, qui 
paraît douteuse; vient ensuite un acte attribué à l'année 1208. 

Au fol. 38 enfin commence la dernière partie de l'inventaire : 

Aultres tiltres, vieilles receptes, papiers de court et comptes 
du dit prioré de Parrecy lesquelz ont esté exhibez en ung procès 
pendant au bailliage de Moncenys entre monseigneur messire 
Jaques d'Amboyse, evesque et seigneur de Claremont, abbé de 
Cluny et prieur de Perrecy, impétrant, en matière de garde 
contre le seigneur de Laugière opposant à cause de la main- 
morte de Pierre Perrat, lesqueulx tiltres sont en ung coffre en 
garde en maison de Jehan Bourgongne procureur du dit Per- 
recy, à luy baillez par le lieutenant et greiïier du dit Moncenys 
pour iceulx fournir au sac du dit procès. 

Plusieurs centaines d'actes sont analysés dans ces inven- 
taires. On a pu se rendre compte par les dates signalées plus 
haut de l'intérêt que présente ce registre. La plupart des do- 
cuments des xn°, xiv" et xv" siècles, conservés jadis en assez 
grand nombre dans les archives du prieuré bénédictin de 
Perrecy, ne nous sont connus que par les notices, parfois 
malheureusement trop sommaires, de ce recueil. 



1. Infra, p. 300, n» CXXIV. 



— LXI — 

Ajoutons qu'il a servi de base en 1619 à la vérification de 
l'état des archives du prieuré, comme en font foi des anno- 
tations marginales et une note de la même main, inscrite à la 
fin du recueil : 

Ce jourd'huy cinquième febvrier mil six cens dix neuf, de l'or- 
donnance de M» Claude Malteste, advocat commis par la souve- 
raine cour à Dijon pour procéder à l'inventaire des papiers estant 
dans le trésor du pryeuré de Perecy par arrest du dizième jan- 
vier dernier, le présent inventaire a esté par moy, greffier soub- 
signé, paraffé selon qu'il est porté plus amplement par le procès 
verbal. 

(Signé :) Claude Maltestb. — Quarré. 

D'autre part, en face des analyses, on lit fréquemment dans 
le blanc des marges les mots : 

Vérifié et non mis au nouveau inventaire parce qu'il n'est im- 
portant. 

Deux autres inventaires restés dans le fonds d'archives du 
prieuré, et conservés actuellement avec ce fonds aux Archives 
départementales de Saône-et-Loire, sont moins importants que 
les précédents. 

Le premier, coté H 240, est un petit cahier de 16 feuillets 
in-8°, couvert en parchemin, écrit au xv* siècle et contenant 
84 analyses de documents dont les dates ne sont pas rappor- 
tées; cet inventaire a été rédigé en vue de grouper les indica- 
tions relatives à la perception des cens; c'est l'objet indiqué 
dans le protocole au fol. 1 : 

C'est l'intitulation des lectres faceant mention des rentes 
dehue au couvent de Perrecy, lesquelles lectres sont ou trésour 
dudit couvant. 

Le second inventaire, coté H 251, n" 2, est un cahier in-4'' de 
32 feuillets, couvert en parchemin et écrit au xvi" siècle. Le 
premier feuillet manque; les actes analysés au nombre d'en- 
viron 175, sont cotés par lettres, par lettres redoublées, parles 
mots du Pater, du Salve regina, comme dans les inventaires 
conservés aux Archives nationales. Aucun ordre chronologique 
ni topographique ne paraît avoir présidé à la rédaclion de cet 



— LXII — 

inventaire, ce qui nous permet de le distinguer des prùcédcnls 
disposés suivant ce dernier mode de classement; aucun docu- 
ment antérieur au xiv" siècle n'est indiqué par ce répertoire, 
d'après la note qui lui est consacrée dans VInvenlaire sommaire 
des Archives départementales de Saône-et-Loire. 

CarUtlaire. — Uncartulaire ancien dePerrecy existait encore 
en 1682; Mabillon, qui le vit à cette époque, le signale en ces 
termes : « Chartarium vidimus optimal noiœ quale a Perardo 
typis vulgatum »'. Cette mention est la dernière qu'on ait du 
cartulaire original; à son défaut, les textes qu'il contenait nous 
sont connus par diverses sources : 

1" par l'édition du cartulaire que Pérard a donnée dans son 
Recueil de plusieurs pièces ctirieuses servant à l'histoire de Bour- 
gogne'. Cet érudit a reproduit intégralement le manuscrit qu'il 
a eu sous les yeux, sans changer môme l'ordre des pièces; il 
dit lui-môme, à la lin de l'acte qui précède le premier numéro 
du cartulaire de Perrecy : « Pour suivre l'ordre dos années, 
j'ay mis en suite de cette charte (une charte d'Ingelrannus, 
relative à Dijon et datée du 'J des calendes de décembre, 
1" année du règne de Lothaire), celles de Eccard, comte d'Au- 
thun, de Mascon et de Chalon, fondateur du prieuré dePerssy, 
et par occasion j'ay inséré le chartulaire de ce prioré, qui est 
une pièce d'antiijuilé fort rare et nouvellement découverte, que 
j'ay copiée sur son oi'iginal, et à l'ordre de laquelle je n'ay 
point voulu toucher, pour la donner telle qu'elle est en son 
original ». Quarante chartes sont imprimées à la suite de cette 
note; l'éditeur a mis le plus fréquemment en manchettes les 
titres qui précédaient les actes dans le manuscrit original, et 
ajouté parfois une date, dont la détermination n'est le plus 
souvent pas très exacte. 

2" Une copie complète du cartulaire a été faite par le jésuite 
Chifflet; cette copie se trouve actuellement dans un recueil de 
Colkclanea Burgnndix' compilé par ce savant et conservé dans 



1. llinernrium Burgundiie, dans les Ouvrages posthumes, II, 27. 

2. Paris, chez Claude Crumoisy, 1661, in-fol., p. 22-46. 

3. Cliifllet a d'après sa oopio publié quelques actes du cartulaire de 
Perrecy dans sa Lcllre touchant Béatrice, comtesse de Chalon, Dijon, 
1656, in-4" {Infra, p. 127 et Ut, n° LI et LVIl). 



— LXIV — 

être insérées dans la collection chronologique qui forme notre 
Recueil '. 

5° Un certain nombre d'actes, exactement onze, qui étaient 
transcrits dans l'ancien cartulaire, sont copiés dans un dossier 
de chartes relatives à Perrecy formé par les Bénédictins et 
compris dans un volume de leur Monaslicon benedictinum (Bibl. 
nat., ms. latin 12689, fol. 63-88). 

Il reste à déterminer la valeur relative de ces diverses co- 
pies. Malgré un groupement de leçons assez continu fourni par 
quelques-unes des sources que nous venons d'énumérer, il ne 
semble pas qu'on puisse établir entre elles des rapports de 
filiation. Les copies de Chifflet, du manuscrit de Dijon et de 
Bouhier, donnent une copie figurée des notes tironiennes et 
des « signa », empruntée évidemment à l'ancien cartulaire; 
d'autre part, si le texte de Pérard (paru en 1664) est presque 
constamment d'accord avec celui de Chifflet (utilisé par lui- 
même dès 1656), il n'en résulte pas que Pérard ait tout sim- 
plement utilisé la copie de Chifflet : il déclare en effet formel- 
lement avoir copié l'original. 

Ces quatre sources dériveraient donc toutes quatre d'un 
même modèle commun, le cartulaire original. Mais toutes 
quatre ne l'ont pas reproduit avec une égale exactitude, l'in- 
expérience paléographique et philologique des copistes leur 
ayant fait commettre des bévues qui sont, chose assez syigulière, 
fréquemment communes à plusieurs d'entre eux. Les chartes 
du cartulaire de Perrecy présentent en effet une particularité 
intéressante, l'archaïsme de la langue; or, les formes simpli- 
fiées des déclinaisons et des conjugaisons ont été mal interpré- 
tées par des érudits plus familiarisés avec la langue de l'épo- 
que classique qu'avec celle des siècles qui ne connurent pas 
la culture latine. Certains mots sous leur plume sont devenus 
inintelligibles, et certaines phrases incompréhensibles. Seule 
la copie du président Bouhier fournit un texte où, à deux ou 



1. Nous avons cependant pris le soin d'indiquer, pour chaque charte, 
le numéro d'ordre qu'elle occupait dans le cartulaire, et l'on trouvera 
dans les tables une liste des chartes donnant la composition du manus- 
crit ancien. 



— LXV — 

trois exceptions près, toutes les irrégularités grammaticales 
s'expliquent par la simplification phonétique et morphologique 
de l'époque mérovingienne et du débat de l'époque carolin- 
gienne. Comme il n'est pas vraisemblable que Bouhier se soit 
plu à faire un centon complet, on peut légitimement consi- 
dérer sa copie comme plus Adèle que les autres et s'appuyer 
sur elle pour noter un curieux exemple de conservation 
dans la langue diplomatique du ix° et du x° siècle des formes 
particulières aux temps antérieurs à la renaissance littéraire 
de la belle époque carolingienne. Classant donc nos copies sui- 
vant leur valeur, nous avons surtout utilisé celle de Bouhier, 
qui est désignée par la lettre F et subsidiairement celles du 
manuscrit de Dijon (G), de Chifflel (ff) et enfin l'édition de 
Pérard (/)'. 

L'étude de la composition du cartulaire de Perrecy permet 
de déterminer sa date de rédaction et de faire sur les éléments 
d'origine variée qui ont contribué à sa formation des remar- 
ques intéressantes. 

L'acte le moins ancien contenu dans la compilation est anté- 
rieur à l'année 10i4 ; comme le prieuré de Perrecy n'a pas dis- 
paru aux environs de cette date, comme il a conservé ses 
archives Jusqu'à la Révolution, comme le rédacteur du car- 
tulaire ne parait pas avoir voulu grouper seulement des docu- 
ments ayant un objet particulier, mais au contraire réunir 
toutes les chartes concernant le prieuré en général, comme 
enfin tous les actes transcrits dans le cartulaire sont de dates 
très rapprochées les unes des autres, il semble bien que la 
date de 1014 soit à peu celle où fut compilé le recueil. Qu'y 
fit-on rentrer? 

C'est seulement en 8*76 que le domaine de Perrecy devint une 
dépendance de l'abbaye de Saint-Benoit' sur-Loire; or, le cartu- 
laire contient onze actes antérieurs a cette date'. De ces onze 

1. Les quelques textes du cartulaire de Perrecy reproduits par 
M. Thévenin, dans ses Textes relatifs aux institutions privées et 
publiques aux époques mérovingienne et carolingienne ont été réim- 
primés d'après la mauvaise édition de Pérard, dont les incorrections ont 
encore été aggravées. 

2. Infra, p. 23 à 33, S6 à 38, 47 à 51, 57, n" IX à XIV, XVI, XVII, 
XX, XXI, XXIV. 

e 



— LXVI — 

actes, dix sont des titres do propriélù (jue les possesseurs suc- 
cessifs s'étaient transmis, actes d'acquisition ou d'octroi du sou- 
verain, pièces de procès, actes concernant les serfs du domaine. 
Tous ces documents passèrent aux mains des religieux (|iiand le 
comte Heccnrd leur donna la terre de Perrecy en 87G, de môme 
que précédemment des documents de 796, 815, 817, 818, 819, 
821, étaient passés aux mains d'IIeccard, lorsqu'il reçut en 836 
et 839 de Péjnn d'Aquitaine et de Louis le Pieux des biens sis 
à Perrecy : constatation intéressante pour l'hisloire du droit 
privé et des archives aux temps carolingiens. On rencontre 
rarement un indice aussi certain de l'existence d'archives laï- 
ques particulières, à une époque aussi reculée, et l'on a peu 
d'exemples d'une transmission aussi régulière de litres de pro- 
priété el do documents administratifs au ix° siècle. Ces observa- 
lions ne concernent que dix des onze documents antérieurs à 
l'acquisition de Perrecy par les moines de Saint-Benoit-sur- 
Loire el transcrits dans le cartulaire. Le onzième a ime origine 
toute dilTérente, c'est l'acte d'immunité de Louis le Pieux, 
de 818, en faveur de l'abbaye orléunaise. Celle charte ne con- 
cernail pas Perrecy, qui ne devait devenir une succursale béné- 
dictine que soixante ans plus tard; si donc elle a été transcrite 
dans le cartulaire du prieuré, c'est que les religieux, lorsqu'ils 
furent entrés en possession du domaine de Perrecy et de ses 
archives, eurent soin de placer dans celles-ci une expédition 
des actes concernant les privilèges généraux les plus impor- 
tants dont jouissait la maison mère et dont la nouvelle dépen- 
dance était, du fait de son agrégation, en droit de bénéficier. 
Ce ne sont pas seulement des documents antérieurs à l'ac- 
quisition de Perrecy qui furent communiqués par les moines 
Orléanais à leurs confrères bourguignons; ce sont aussi des 
actes postérieurs, rédigés à Saint-Benoit-sur-Loire, mais con- 
cernant des biens voisins do Perrecy. Ces actes, placés dans 
les archives du prieuré, y furent mieux conservés que dans 
celles de l'abbaye, car aucune des chartes de cette nature 
transcrites dans le cartulaire de Perrecy ne figure également 
dans les cartulaires de Saint-Benoit-sur-Loire. Le témoignage 
de satisfaction que nous décernons ainsi aux moines archivistes 
bourguignons n'est du reste pas sans réserve, el si le cartu- 



— LXVII — 

laire compilé à Perrecy nous a conservé le texte d'une quaran- 
taine de documents anciens et généralement intéressants, ce 
n'est pas à dire qu'il n'a pas existé d'autres documents d'un 
égal intérêt dont on ne peut que constater et déplorer la dis- 
parition. Des actes de Childebert, Chilpéric et Pépin, produits 
dans une enquête faite par Leudo, évêque, et ÂUard, comte, 
missi dominici vers 866-875, au sujet d'un différend entre 
Gouffé, archevêque de Bourges, et Heccard, sont perdus'; le 
texte d'autres actes ne nous est parvenu que par l'intermédiaire 
de recueils étrangers à Perrecy, par exemple par le cartulaire 
de Saint- Vincent de Mâcon '. 

Quelques copies prises par les Bénédictins dans les archives 
du prieuré, et qui font partie du tome XXXII du Monasticon Bene- 
dictum *, ne compensent guère la disparition de nombreux do- 
cuments des xui° et xiv° siècles dont les inventaires ne nous ont 
laissé qu'une trace assez vague ; pour ces deux siècles heu- 
reusement, beaucoup de pièces sont restées à Saint-Benoit-sur- 
Loire ou y ont été gardées en duplicata, et ont été comprises 
dans les cartulaires de l'abbaye. 

La Réole 

Le prieuré de La Réole* est une des plus anciennes dépen- 
dances de l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire ; il lui fut donné 
ou plus probablement restitué en 977 par Gombaud, évêque, et 
son frère Guillaume Sanche, duc des Gascons'. Depuis cette 
époque jusqu'à la fin de l'ancien régime, La Réole dépendit de 
Saint-Benoit-sur- Loire; mais les liens qui l'unirent à la maison 
mère paraissent avoir été assez lâches, tant en raison de l'im- 
portance du prieuré que de son éloignement et des événements 
politiques qui firent de la Gascogne, pendant plusieurs siècles, 
une terre échappant à la domination du roi de France. 

1. Infra, p. 57, n- XXIV. 

2. Infra, p. 189, n* LXXII. 

3. Bibl. nat., ms. latin 12689, fol. 71 (chartes de 1204, 1258, 1279, 1327, 
1363 et deux de 1390). 

4. Gironde, chef-lieu d'arrondissement. 

5. Infra, p. 153, n» LXII. 



-— LXVIIl — 

Le prieuré de La Réole, dès une époque ancienne, eut des 
archives propres ; aucun des originaux qui y étaient conservés 
ne nous est parvenu, non plus qu'un cartulaire compilé au 
xin" siècle, et où furent insérés non seulement des documents 
concernant des domaines relevant directement du prieuré, mais 
encore un certain nombre de privilèges anciens, notamment 
des bulles pontificales dont le texte n'a pu parvenir à La Réole 
que par l'intermédiaire de l'abbaye orléanaise en faveur de 
laquelle elles avaient été rédigées. Les moines de La Réole, 
pour bénéficier des avantages portés dans ces actes, ne se firent 
pas faute de les interpoler. Cette supercherie a eu l'heureuse 
conséquence de conserver, par l'intermédiaire de copies, des 
textes qui autrement seraient perdus pour nous. 

Par contre, les pièces relatives aux rapports de La Réole et 
notamment des prieuvs avec l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire 
et ses abbés n'ont laissé aucune trace dans les archives du 
couvent gascon, mais ont été insérées dans les cartulaires de 
l'abbaye. 

Les archives actuelles du prieuré de La Réole forment un 
fonds aux Archives municipales de cette ville, mais il ne s'y 
trouve que des documents relativement modernes, parmi les- 
quels : une Histoire du prieuré, rédigée en 1728 par Dom Mau- 
pel, d'après des compilations faites antérieurement par Dom 
Ducasse et Dom Joseph Sort ; l'ouvrage de Dom Maupel a reçu 
des additions jusqu'en 1783; — des procès-verbaux relatifs 
aux opérations d'inventaire faites pendant la période révolu- 
tionnaire le 17 mai 1790, par le maire et les officiers munici- 
paux de La Réole', et, le 29 novembre 1790, par les adminis- 
trateurs du directoire de district; — un cartulaire copié au 
xvii" siècle, mais portant en marge des références à un ma- 
nuscrit antérieur*. Ces références concordent pour la plupart 



1. D'après l'expédition de ce procès-verbal conservée aux Archives 
nationales (F" 611"), les archives étaient placées « dans une chambre 
voûtée entourée de grandes armoires qui contiennent les titres et docu- 
ments de toutes les dépendances dudit monastère»... «dans une grande 
chambre qui sert à la recette des renthes et où il y a une armoire con- 
tenant les livres de rentes faits par différents notaires depuis 1676. » 
2. Voy. Ducaunnès - Duval et Brutails, Inventaire sommaire des 



— LXIX — 

avec celles fournies par divers érudits qui ont travaillé dans 
les archives du prieuré de La Réole et ont eu communicalion de 
son cartulaire, Baluze', Dom Eâtiennot' et autres'. La copie 
du xvii' siècle a servi de base à une édition partielle préparée 
par M. Grellet-Balguerie et parue en 1864 dans le tome V des 
Archives historiques de la Gironde, sous le titre de Cartulaire du 
prieuré conventuel de Saint-Pierre de La Réole-en-Bazadais (Gi- 
ronde) du IX' au xu" siècle. L'éditeur a conservé l'ordre des 
pièces, mais n'a pas toujours très fidèlement reproduit la copie 
cependant très lisible qu'il utilisait, ni intégralement donné le 
texte des bulles pontificales qui y sont insérées, alors qu'il au- 
rait pu améliorer le texte transcrit au xvii' siècle en collation- 
nant les copies des érudits cités plus haut et restituer un texte 
plus complet de l'ancien cartulaire en reproduisant celles de 
ces copies auxquelles des références assignaient une place 
entre les diverses chartes transcrites dans son modèle. 

Malgré les imperfections de l'édition du Cartulaire de La 
Réole, nous avons dû prendre en considération l'ampleur que 
notre Recueil doit atteindre, le caractère purement local des 
chartes rédigées dans le prieuré gascon, et renoncer par suite 
à reproduire le texte des pièces qui le concernent exclusive- 
ment; nous avons seulement compris dans notre recension les 
bulles qui concernent l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire elle- 
même, quelques chartes oîi elle est citée et qui fournissent une 
utile contribution à la chronologie des abbés, et toutes les 
pièces concernant le prieuré qui ont été insérées dans le cartu- 
laire de l'abbaye. 



archives dépa.rtementales ; Gironde, série E supplément, t. II, 
n" 2904-2911, p. 298 et ss. 

1. Bibl. nat., coll. Baluze, t. XXVI et t. XLVI. 

2. Bibl. nat., ms. latin 12751, 12752, 12771. 

3. Bibl. nat., mss. latins 12690, fol. 300-361, et 12779; ms. fr. 20349, 
fol. 165 à 175; coll. Duchesne, t. 114; coll. Dupuy, vol. 821 et 842; Dom 
Chazal, Hist. mon. S. Benedicti, passim. Une copie de Dom Col (Bibl. 
nat., ms. lat. 9196, fol. 499) contient une charte de La Réole avec réfé- 
rence au Cartulaire de Saint-Benoit-sur.-Loire, fol. 61 v°; c'est un lapcus 
pour Cartulaire de La Réole, le numéw du feuillet s'applique bien à 
celui-ci. 



— LXX 



Saint-Benoit-du-Sault 

Le prieuré de Saint-Benoit-du-Sault', ou plus exactement 
la eella du Sault, devint une dépendance de Saint-Benoit-sur- 
Loire à une époque indéterminée, elle lui appartenait tout au 
moins à la fin du x" siècle : au temps d'Abbon, qui fut abbé de 
988 à 1004, les moines du prieuré de Sacierges s'y étaient 
déjà transportés*. Toutefois le prieuré du Sault ne figure 
pas dans la confirmation générale des biens de l'abbaye oc- 
troyée en U03 par Pascal H', et elle est citée pour la première 
fois dans les chartes, en 1110, dans un acte de Léger, arche- 
vêque de Bourges, concernant les biens de Saint-Bénoit- sur- 
Loire situés dans son diocèse*; l'église du Sault dans ce docu- 
ment paraît avoir remplacé celle de Saint-Benoit-de-Sacierges'. 
Elle demeura entre les mains des moines bénédictins jusqu'à 
la Révolution; cependant, à la fm du xvii° siècle, une partie 
de la prévôté de Saint-Benoit-du-Sault, domaines et revenus, 
leur fut enlevée pour être unie aux Missions étrangères, et 
à partir de 1691-1692, des représentants des deux congré- 
gations cohabitèrent dans le prieuré. C'est à cette par- 
ticularité de l'histoire religieuse de Saint-Benoit-du-Sault qu'on 
doit de retrouver actuellement le fonds d'archives assez consi- 
dérable du couvent partagé entre deux dépôts, les Archives 
départementales de l'Indre, par réunion directe à l'époque révo- 
lutionnaire, et les Archives nationales, par l'intermédiaire du 
Séminaire des Missions étrangères. 

Le fonds conservé aux Archives de l'Indre est assez considé- 
rable et particulièrement intéressant, car il comprend surtout 
des originaux, dont le plus ancien est un acte ° de Guillaume, 



1. Indre, arr. Le Blanc, ch.-l. de canton. 

2. Miracula S. Benedicti, 1. II, § 15, et 1. III, § 5; éd. Certain, p. 117 
et 136. 

3. Infra, p. 250, n' XCVII. 

4. Infra, p. 270, n* CVIII. 

5. Comparer l'énumération de la bulle de U03 et celle de l'acte de 1110. 

6. Infra, p. 306, n» CXXVII. 



duc d'Aquitaine, de 1137. Ce fonds forme deux séries : la pre- 
mière, cotée H 450-485, est inventoriée dans l'Inventaire som- 
maire des Archives départementales, Indre, série H, p. 155 et ss.; 
la seconde cotée H 1018-1036, et dont l'inventaire n'a pas été 
publié, comprend environ 160 pièces du xii* au xvii° siècle'. 

Ce fonds ne comporte pas de cartulaire ancien, ni même, à 
notre connaissance du moins, d'inventaire antérieur à la Révo- 
lution. Il est cependant certain qu'il en fut rédigé antérieurement 
au partage des revenus entre les Bénédictins et les prêtres 
de la Mission. En 1689, un différend étant né entre le visiteur 
de la congrégation de Saint-Maur et la communauté, le visiteur 
décida que les titres concernant « la prévôté, offices claustraux 
et petit couvent, seront mis dans un chartrier commun fermant à 
deux clefs, dont l'une seroit remise à Monsieur de Choisy, 
lors prevot, et l'autre au prieur claustral des religieux" ». Un 
accord intervenu le 21 novembre 1689, en conséquence dudit 
arrêt, fixa que t vacance arrivant des offices claustraux de 
chefcierou aumosnier, les tiltres et revenus des offices demeu- 
reront réunis au communal... »; qu'il sera fait « un inventaire 
des tiltres et papiers par le greffier de la prévôté, lesquels 
seroient renfermés dans un chartrier commun, au désir dudit 
arrêt. » 

Deux autres inventaires furent encore rédigés par les Béné- 
dictins, l'un dont la date ne nous est pas connue et l'autre 
compilé en 1725 ; ils sont mentionnés dans un récolement fait 
en 1742* : « un inventaire informe des tiltres de la prévôté; — 
une copie informe de l'inventaire des tiltres de la prévôté fait 
en l'année 1725 par M. le sénéchal de Saint-Benoit, et Beau- 
fort, greffier dudit Saint-Benoist, qui a la minute, HHH 4. » 

Les documents relatifs à Saint-Benoit-du-Sault conservés 
aux Archives nationales, dans le fonds du séminaire des Mis- 
sions étrangères, sont cotés ainsi qu'il suit : 



1. L'inventaire manuscrit nous en a été très obligeamment communi- 
qué par M. Hubert, archiviste du département de l'Indre. 

2. Indiqué dans un inventaire de 1742 (Arch. nat., S 6871, p. 161.— Cf. 
S 6901). 

3. Arch. nat., S 6871, p. 75 et 168. 



— Lxxn — 

S 6871. Reconstruction de la chaussée de l'étang de Saint- 
Benoit-du-Sault, plans et vues du prieuré construit eu 1735. 
Suppression du prieuré en 1700. Extraits des actes capitulaires 
de Saint -Benoît -sur -Loire et de Saint- Benoit- du -Sault (1692). 
Registres de transactions relatives à des partages de biens au 
xviii» siècle; inventaire (1742). 

S 6899. Union au Séminaire des Missions étrangères. 

S 6900. Introduction des religieux réformés de Saint-Maur 
dans la prévôté de Saint-Benoit-du-Sault. État des bâtiments et 
plan (1742). Déclarations et ventes de biens (xvii»-xvni« s.). 

S 6901. Recueil relié de la Déclaration des biens, et inventaire' 
des titres (1689). 

S 6902. Registre de l'état des paroisses qui composent le re- 
venu de la prévôté, acquisitions, état du commun et des biens 
(xvii»-ivin» s.). 

S 6903. Registre des transactions et déclarations de biens (xvii«- 
ivm« s.). Sentence arbitrale entre M"" de Montpensier et le prévôt 
de Saint-Benoit-du-Sault (1669). Copies authentiques du xviii» s. 
de chartes des vicomtes de Brosse (1202 et 1209), de Philippe III 
(1277 et 1282), etc. 

S 6904. Registre contenant un arrêt qui ordonne la remise de 
certains contrats passés par les notaires dudit Saint-Benoit, un 
dénombrement de la métairie de Mainclef, et un autre du fief de 
Montgarnault, etc. (xvii'-xviii» s.). 

S 6905. Copies de chartes. 

S 6906. Registre de baux et transactions (xvii«-iviii« s.). 

S 6907. Registre de pièces originales montées en volume. 
Aliénations du fort et seigneurie de la Chaise et du bois des Es- 
prains (1575-1704). 

S 6908. Mémoire du xviii» siècle pour les Missions étrangères 
contre Henry Cusson. 

S 6909. Actes relatifs au terrage, etc. 

S 6910. Mémoires concernant les droits respectifs des prévôts 
et des Bénédictins, consultations d'avocats. 

S 6911. Bail du greffe. Mémoires concernant la justice de la 
prévôté. Forêt de Saint-Benoit. Copies d'actes depuis 1294. 

Ces liasses et registres comprennent, on le voit, surtout des 
actes du xviii' siècle relatifs à l'administration commune des 
biens compris dans la seigneurie de Saint-Benoit-du-SauIt par 
les religieux de Saint-Benoit et ceux de Saint-Lazare; on y 
remarque cependant des copies d'actes antérieurs, dont la pro- 
duction pouvait être nécessaire pour le maintien des droits des 



— Lxxni — 

détenteurs', et notamment un inventaire rédigé en 1742 (S 6871) 
et une compilation faite au xvui" siècle, et à laquelle nous 
osons à peine, vu son peu d'ancienneté, appliquer le nom de 
cartulaire (S 6905], mais qui n'en est pas moins précieuse. 

Inventaire. — L'inventaire dressé en 1742 ne fut pas rédigé 
comme celui de 1689, en vue de régler les droits respectifs de 
la congrégation de Saint-Maur et de la communauté de Saint- 
Benoit-du-SauIt pour l'usage des archives, mais en vue de 
fixer les droits analogues du Séminaire des Missions étrangères 
et de la communauté bénédictine. Cet inventaire fut dressé 
en présence des parties, entre le 10 novembre 1742 et le 
22 avril 1743, sur ordonnance du sénéchal de Montmorillon, 
du 8 novembre 1742, qui avait accordé aux Lazaristes et aux 
Bénédictins un égal droit d'usage au chartrier, et la possession 
d'un exemplaire de l'inventaire établi en double expédition, 
l'une des deux clefs du chartrier étant entre les mains du 
directeur et procureur du Séminaire des Missions étrangères, 
et l'autre entre les mains des religieux. La transcription du 
commencement et de la fin de ce registre donne sur sa rédac- 
tion et sa composition des indications précises : 

Etat et inventaire à l'amiable des tiltres et papiers de la pré- 
vôté de Saint Benoit du Sault, petit couvent et offices claustraux, 
fait en exécution de rordonnance de Monsieur le sénéchal de 
Montmorillon du huit novembre 1742, entre nous Pierre Collet, 
directeur et procureur du Séminaire des Missions étrangères, et 
nous Don Léonard Descordes, Jean-Baptiste Duclou et Hyachinte 
Farne, prieur et religieux bénédictins composant quant à pré- 
sent la commutualité dudit Saint Benoist, et en présence de nous 
René Dubrac, sénéchal et subdélégué du dit Saint Benoist, et 
de nous François d'Yer, procureur audit Saint Benoist 

P. 208-209 : Ce sont tous les tiltres et papiers que nous avons 



1. Toute l'histoire de la seigneurie ecclésiastique de Saint-Benoit-du- 
Sault gravite autour des différends entre les religieux et les vicomtes de 
Brosse ; ces différends ont donné lieu à la rédaction des plus anciens 
actes concernant le prieuré, en 1137 et années suivantes (infra., p. 306 
et ss., n" CXXVII et ss.), et nécessitaient encore en 1742 la rédaction d'un 
factum où les actes du xii' siècle étaient reproduits tout au long (Mémoire 
■pour les supérieurs et directeurs des Missions étrangères, Paris, 1742, 
in-folio. Bibl. nat., impr. Fol. F*, n« 14941). 



— LXXIV — 

trouvés dans les armoires du charterier ou trésor de la dite pré- 
voté quij à la réserve de ceux rapportés par le présent inven- 
taire estre demeurés entre les mains des dits religieux, ont esté 
remis dans le dit chartrier pour y avoir recours suivant et au 
désir de la dite ordonnance cy dessus dattée, fait, clos, arresté 
et signé double le dit inventaire, dont celui qui est resté à nous, 
directeur et procureur des missions étrangères, contient 209 pages, 
et celuy resté à nous religieux contient 170 pages, écrit de diffé- 
rentes mains, en partie de la page 22, la page 23 en entier, la 
page 110 en partie, la page 111 en entier, aussy les \3\, 135, 136, 
137, 138, 139 et partie de 140. 

L'un et l'autre inventaire, paraphé à chaque feuillet par nous 
dit procureur des missions étrangères, et nous, .Ican-Eaptiste 
Duclou, cellerier; le tout néantmoins sans préjudicier ù nos 
droits respectifs, conformément à l'arrest du 24 may 1689, ny 
rien approuver qui nous puisse nuire, le dit inventaire n'estant 
fait précisément que pour nous servir d'enseignement et sous 
l'obligation cependant réciproque de nous et nos elit^ succes- 
seurs de rapporter tous les tiltres et papiers concernant la dite 
prévôté, petit couvent et offices claustraux, non inventoriés, si 
aucuns se trouvent entre nos mains, des procureurs ou autres, 
ensemble tous ceux qui pourront se recouvrer pour en cstro fait 
pareil état ou inventaire par celuy qui sera chargé de la clef du 
dit chartrier de la part de nous dit directeur et procureur du 
séminaire des missions étrangères, et par nous dits religieux, et 
cstre ensuite remis audit chartrier. — A Saint Benoist du Sault, 
le 22 avril 17'i3. 

A en juger par la lecture do cet inventaire, les archives for- 
maient en 17i2 un fonds assez important; les documents an- 
ciens y étaient nombreux; on a vu du reste que les archives de 
l'Indre en possédaient encore une assez belle série. Ils étaient 
repartis en sacs, liasses, dossiers et registres, et classés mé- 
thodiquement; c'est ainsi qu'aux folios 85, 105 et 109 de l'in- 
ventaire sont analysés plus spécialement les titres concernant 
l'aumônerie, la chefcerie et le petit couvent. Il ne semble pas, 
d'après l'inventaire, qu'il ait existé un curtulîtire proprement dit 
de Saint-Benoit-du-Saull; on trouve seulement à la page 208 
mention de deux registres, l'un de 303 pages concernant les 
droits et devoirs de la prévôté, coté 00 6, et remis au Père 
Duclou, cellerier; et l'autre de 327 pages, concernant les oflices 
claustraux, petit couvent et cures, remis au F. Vertamonl, pro- 
cureur. 



— LXXAT — 

du-Sault, originaux, copies ou notices d'inventaires conservés 
soit aux Archives de l'Indre, soit aux Archives nationales, sont 
ou seront publiés ou analysés dans notre Recueil-, un certain 
nombre de ces chartes ont du reste été transcrites dans les 
cartulaires de Saint-Benoit-sur-Loire. 

Arnicourt 

Une monographie publiée en 1887, par M. l'abbé J.-B.-E, 
Carré, sur ce prieuré', pourrait faire croire qu'il a existé 
quelque part un fonds d'archives provenant de cette maison. 
L'auteur publie en effet des chartes d'après un dossier des 
Archives nationales, et fait une allusion discrète à des docu- 
ments conservés aux Archives départementales de la Marne et 
des Ardennes, ainsi qu'aux Archives municipales de Reims. 
L'Élat sommaire des fonds conservés dans les archives départe- 
mentales ne mentionne ni pour la Marne, ni pour les Ardennes 
un fonds d'Arnicourt, et les archivistes de ces départements 
n'ont pu préciser les indications vagues données par l'abbé 
Carré; il s'agit vraisemblablement de quelques documents 
•concernant la localité et non le prieuré même. Quant au dos- 
sier des Archives nationales, c'est un cahier de 22 pages écrit 
au xvu' ou au xvm» siècle, et coté L 1002», n° 27; il contient la 
copie de treize chartes de 1119 à 1830. Toutes les transcrip- 
tions se terminent par la formule collât, cum orig., comme 
dans le cartulaire B de Saint-Benoit-sur-Loire et dans les co- 
pies qui en dérivent; l'examen des leçons fournies par le 
cahier des Archives nationales prouve que le copiste n'a utilisé 
ni le cartulaire C ni le cartulaire D, auxquels il aurait pu 
emprunter la formule de collation ; c'est donc qu'il avait sous 
les yeux le cartulaire B. 



1. Notes sur le prieuré d'Arnicourt (Sceaux, 1887, in-8*). 



— LXXVII — 

IV 

Archives diverses 

Certains actes concernant l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire 
doivent se trouver, en raison même de leur objet, dans d'autres 
archives que celles de l'abbaye. Tel est le cas de contrats sy- 
nallagmatiques conclus avec des personnes ou des établisse- 
ments ayant eux-mêmes des archives; des actes remis par les 
abbés ou prieurs à titre de reconnaissance de contrats, d'ap- 
probation ou de quittance, des actes expédiés par des souve- 
rains ou des papes ayant des registres de chancellerie. 

ï. — Nombreuses sont les maisons religieuses avec lesquelles 
l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire a conclu des contrats, soit 
pour cession de droits et biens, soit pour accord dans des cas 
de litiges. Nous citerons, à titre d'exemple, La Cour-Dieu, 
Saint-Pierre-aux-Hommes d'Orléans, les Templiers d'Orléans, 
l'Hôtel-Dieu d'Orléans, Saint-Jean-en- Vallée, Josaphat, Saint- 
Maur-des-Fossés, les Templiers de Troyes, Ponllevoy, Saint- 
Satur, Fontaine-Jean, Sainte-Croix d'Orléans, Saint -Laurent de 
Bourges, etc. Nous n'avons pu rechercher dans les archives de 
ces établissements et de bien d'autres le texte des contrats 
conclus entre eux et Saint-Benoit-sur-Loire. C'eût été vouloir 
étendre nos recherches à toutes les archives ecclésiastiques de 
l'ancienne France ; cependant toutes les fois que l'existence d'un 
inventaire ou d'un cartulaire nous a permis de faire une vérifi- 
cation, nous n'y avons pas manqué. C'est ainsi que les cartulaires 
de Saint-Jean-en-Yallée, de La Cour-Dieu, de Saint-Vincent de 
Mâcon, de Tonnerre, du chapitre d'Auxerre, permettent de con- 
trôler les leçons fournies par les textes originaires de Saint- 
Benoit-sur-Loire ou même d'enrichir notre recueil de chartes 
qui, sans le secours de sources étrangères à notre abbaye, se- 
raient restées inconnues. Pareillement la publication récente par 
M. Cuissard des Chartes originales de l'ancien Hôlel-Dieu d'Or- 
léans nous a fourni le texte de deux actes, l'un de 1197 et 
l'autre de 1201. Il n'est pas jusqu'aux chartriers seigneuriaux 



— LXXVIII — 

qui n'aient pu, dans le même ordre d'idée, nous êlre de quelque 
secours ; c'est le cas, par exemple, du Trésor des Cliarles du 
comté de Rethel'. 

II. — Des actes, autres que des contrats, également émanés des 
abbés de Saint-Benoit-sur-Loire, se trouvent dans les archives 
pontilicales; telles sont les intéressantes sup])li((ii(;s adressées 
à Eugène IV en 1443 et 1444, publiées par le P. Denille. 

D'autres, ce sont les plus nombreux, se trouvent aux Archives 
nationales ou dans les collections qui ont recueilli les épaves 
des Archives de la Chambre des Comptes. Comme exemple de 
concession, nous citerons la lettre de l'abbé Mélie de 1285, adres- 
sée au roi pour lui faire part que de nouvelles prières lui étaient 
accordées, et conservée en original scellé aux Archives natio- 
nales sous la cote J 462 (n" 28'); comme exemple de recon- 
naissance, celle qui fut faite en 1214 par l'abbé Maurice au sujet 
de Chappe-en-Bois, qui est conservée également en original 
scellé dans le même dépôt, sous la cote J 461 (3); comme 
exemple de requête, celle qui tut adressée au roi en 1280 par 
le couvent pour demander l'autorisation d'élire un nouvel abbé 
et conservée encore dans le même dé])ét sous la cote J 345 (84); 
comme exemple de quittances, enfin, celles de 1370, 1409, 1413, 
1414, qui furent délivrées au receveur d'Orléans pour l'acquit 
des rentes attribuées à l'abbaye sous la condition de célébrer 
l'anniversaire des rois de France; elles sont conservées en 
originales à la Bibliothèque nationale, dans le manuscrit fran- 
çais 25989; elles sont vraisemblablement arrivées dans les 
collections de cet élablissenient avec les innombrables pièces 
provenant de la Chambre des Comptes qu'il a recueillies. 
D'aulres quittances analogues, mais postérieures (1419 à 1453), 
sont restées entre les mains du receveur d'Orléans et sont ac- 
tuellement dans la série A (n° 271} des Archives du Loiret. 

m. — Les documents concernant Saint-Benoit-sur-Loire, 
enregistrés dans les chancelleries des papes, des rois de 



1. Voy. Delisle dans VAnnuairfi-BuUetin de la Société de l'histoire 
de France, 1867, ï' partie, p. 16 et 24, et G. Saige et U. Lacailla, Le 
Trésor des Charles du comté de Rethel (Monaco, 1902-1005, 2 vol. iii-l"). 



— LXXIX — 

France et des rois d'Angleterre, sont de deux sortes : les Uns 
sont des actes de concession gracieuse, les autres sont des 
lettres adressées à des tiers, mais traitant d'affaires où l'ab- 
baye était intéressée. Ainsi les registres pontificaux, dont la 
publication par les membres de l'École de Rome rend la consul- 
tation si facile, contiennent non-seulement de nombreuses bulles 
d'octroi de privilèges et confirmations d'actes dont les originaux 
n'ont pas été conservés ou n'ont pas été transcrits dans les car- 
tulaires, mais encore des lettres adressées à des prélats, à des 
abbés, ou à d'autres dignitaires ecclésiastiques, soit pour les 
inviter à s'abstenir de certaines pratiques dont les religieux se 
plaignaient, soit pour les charger d'enquêter et de juger dans 
des différends relevant de la juridiction ecclésiastique ; quelques- 
unes seulement de ces lettres ont été transcrites dans les caf- 
tulaires, et c'est aux registres pontificaux que nous devons de 
connaître la plupart d'entre elles. De même, dans les registres 
de la chancellerie de France, on trouve des actes consignant 
l'octroi de certains droits, la concession de divers biens en 
faveur de l'abbaye, et aussi des mandements aux officiers 
royaux touchant des questions de nature à intéresser les 
moines. C'est par les rôles de la chancellerie des rois d'Angle- 
terre que nous sont parvenus les textes concernant le prieuré 
de Minting, du xii" au xiv° siècle; c'est une source analogue, le 
recueil des lettres de l'évêque de Lincoln, Robert Grossetête', 
qui nous fournit des renseignements sur la situation de ce 
prieuré au xni° siècle '. 

Des collections publiques ou particulières enfin ont recueilli, 
au hasard des réunions ou des ventes, des pièces provenant- 
soit de l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, soit d'établisse- 
ments en rapport avec elle et la concernant. La bibliothèque de 
Laon possède l'original d'une charte de Roricon, évéque de 
Laon, de 961, relative à l'établissement de douze religieux de 
Saint-Benoit-sur-Loire à Saint- Vincent de Laon '; à la biblio- 



1. Voy. le relevé de tous cçs documents, infra, p. 363. 

2. Cet acte ne concernant qu'accidentellement l'abbaye de Saint- 
Benoit-sur-Loire ne figure pas dans notre recueil; il a été du reste 
maintes fois publié ; voy. L. Broche, Inventaire sommaire des docu- 
ments originaux de la Bibliothèque communale de Laon, p. 2, 



— LXXX — 

thèque de Châlons-sur-Marne on conserve, dans le fonds Ga- 
rinet, un acte de 1205 portant abandon de maison par l'abbaye 
de Saint-Benoit-sur-Loire au profit du chapitre cathédral de 
Troyes*; à la bibliothèque de Nevers on trouve également un 
acte de 1224 concernant les rapports de l'abbaye avec la com- 
tesse de Nevers ' ; à la bibliothèque d'Orléans quelques origi- 
naux ou copies authentiques font partie du recueil de Thomas 
Le Roy dont nous parlons dans le chapitre suivant; à la bibHo- 
thèque de Berne, l'original d'une charte de Hugues, évêque de 
Troyes, de 1075 ou 1076, se trouve dans un des manuscrits de 
Bongars*. Tous les originaux ou copies authentiques sortis des 
fonds d'archives dont ils faisaient partie n'ont même pas trouvé 
un asile définitif dans des collections publiques. Quelques-uns 
circulent encore. Un catalogue du libraire parisien Champion, 
paru en 1897, offre aux acquéreurs, pour le prix de cent francs, 
le recueil suivant : « Abbaye de Saint- Benoit-sur- Loire, en la 
gruerie de la forest d'Orléans. Plans, arpentages et figures sépa- 
rées des coupes réglées des bois du tréfond dans les années 1128 à 
1731. » Ce volume in-foUo avait été exécuté pour le duc d'Or- 
léans par Jacques Vauclin, arpenteur; il contient, outre le 
texte, une carte d'ensemble et 220 plans divers des coupes*. 
La Société historique et archéologique de l'Orléanais possède 
de même un « Plan et arpentage des bois du tréfond de l'abbaye 



1. Catalogue général des manuscrits des Bibliothèques publiques; 
Départements, t. XLI, p. 74. 

2. Ibid., t. XXIV, p. 534. — Cf. Pérard, Recueil de plusieurs pièces 
curieuses servant à l'histoire de Bourgogne, p. 333. 

3. Infra, p. 219, n« LXXXIV. Cet original nous a été signalé par 
M. J. Depoin dans le ms. 141 de Berne, fol. 306, alors que notre texte 
était déjà imprimé. D'après l'obligeante communication de cet érudit, 
l'acte porterait la date de 1076 et non celle de 1075 donnée par les copies 
que nous avons utilisées. 

4. Ce manuscrit est indiqué dans l'inventaire des biens dressé par la 
municipalité en mai 1790 {Arch. nat., F" 611*) : « au bas de l'art. 40, il 
est fait mention que suivant un résultat du conseil de monseigneur le 
duc d'Orléans, du 12 mars 1728, il a été par M. Vauclin, arpenteur de la 
forêt d'Orléans, fait un plan figuré et jnesurage desdits bois de la 
forest, séparée en coupes réglées ». Une observation analogue concerne 
dans le même inventaire le plan et mesurage fait pour la petite forêt, 
c'est peut-être celui que vise la référence consignée dans la note sui- 
vante. 



— btxxi —i 

de Saint-Bmoist-sur-Loire, 1128^ », qui est, soil le doui)le du 
précédent, soit le plan de la petite forêt. Nous-mêmes, en 1897, 
avons acquis du marchand d'autographes Chdravay une liasse 
de trente-neuf pièces relatives à Saint-Benoit-sur-Loire*, et 
concernant des procès survenus au xvii" et au xvra' siècle ; on 
y remarque seulement une copie authentique de 1668, mais 
sans valeur, du Teslamenlum de Leodebod, le fondateur de 
l'abbaye, et l'acte de Henri III, de 1573, publié plus haut. Une 
chemise enveloppant ce lot de pièces, porte l'inscription du 
début du XIX' siècle: « Couvent de Saint-Benoit-sur-Loire, duc 
de Richelieu, cardinal de Montagu, pièces importantes relatives 
à l'abbaye et aux forêts d'Orléans ». La collection, aujourd'hui 
dispersée et connue sous le nom de « Collège héraldique », 
comprenait également quelques pièces concernant Saint-Be- 
noit-sur-Loire ". 



V 

Copies 

Les copies sans caractère authentique sont de deux sortes : 
les unes faites très anciennement sur les gardes des manus- 
crits; les autres exécutées par ou pour des érudits dans les 
temps modernes. 

Copies anciennes. 

Au moyen âge, la transcription des chartes dans des manus- 
crits ne fut pas toujours le résultat de la fantaisie d'un copiste; 
il arriva qu'un acte fut transcrit dans un manuscrit contenant 
des textes en relation avec l'objet de l'acte, par exemple un 
livre d'offices, avec calendrier à l'usage de la léproserie dite de 
Narbonne, a reçu la transcription d'un acte concernant cette 



1. Bull, de la Société archéologique de l'Orléanais, I, p. 364. 

2. Bibliothèque de M. Maurice Prou. 

3. Archives du collège héraldique, V, n- 1042 (Infra, p. 322, 
n» CXLI), et 10i6 (quittance de 1398), etc. 

f 



— LXXSH — 

léproserie'; il arriva encore que certains maauserits, en raison 
des lexlos qu'ils contenaient, en raison de la richesse de leur 
exécution, en raison de leur parure, ont été considérés comme 
des objets particulièrement précieux et même sacrés, el qu'on 
y transcrivit le texte d'actes dont on voulait honorer les au- 
teurs. C'est le cas, par exemple, d'un manuscrit dus évangiles 
qui fut donné à l'abbaye au xi° siècle par des espa<^nols, Jean, 
moine de Ripoll, et son frère Jean*. Ce manuscrit, dont la 
reliure était couverte de lames d'argent doré, servait au 
xiv° siècle pour la prestation de serment des nouveaux abbés; 
il était alors apporté à l'entrée du monastère, el, en sa pré- 
sence, les abbés contractaient envers la communauté les en- 
gagements solennels dont la formule était transcrite sur ses 
feuillets'. Ce volume est sinon le même, du moins analogue à 
l'évangéliairo couvert d'argent qui ne nous est pas parvenu, 
où avaient été transcrits le texte d'un acte de donation fait en 
975 par Alaume, chevalier', et le texte de l'acte d'association 
de prières entre le^moines de Fleury et ceux du Mont-Cassin, 
de 1087-1105'. 

D'autres actes généralement anciens ont été transcrits dans 
des manuscrits de Saint-Benoit-sur-Loire au hasard des places 
libres et sans qu'aucun lien puisse être établi entre le contenu 
du manuscrit et le texte du document; c'est ainsi que nous ont 
été conservés les textes suivants : 



1, Voy. Recueil des historiens de France, Obituaires, t. III (dio- 
cèse d'Orléans], p. 164. 

2. « Ambo evangelii... textum argento vestitum, auro suboratum ad 
cultum divini contulere servicii » (André de Fleury, Vita. Gaiizlini, 
I, 42). Sur les donateurs, cf. Miracula S. Benedicti, 1. IV, § 7, éd. Cer- 
tain, p. 183). 

.3. « Cum in die novae receptionis abbatum monasterii saneti Bene- 
dicti... ad porlam monasterii cerlum jurumentum in quodam antiquo 
dicti monasterii libro evangcliorum argento cooperto scriptura et eon- 
tentum (ieri per ipsos abbates consueverit et prîDstari » (Procès-verbal 
d'une prostation de sarment en 1381, Uom Chazal, Hisl. mon. S. 8eited., 
p. 522). 

4. Infra. p. 148, n» LXI. 

5. Infra, p. 243, n» XCni. — Nous avons proposé les dates 1087-1105 
ou 1123-112G; de nouveaux rapprochements do textes permettent d'adop- 
ter 1087-1105. Cf. les Obitiiaires du diocèse d'Orléans, loc. cit., p. 144, 
n. 2. 



— LXXXIIl — 

— 938; deux bulles de Léon VII copiées par Dora Estiennot 
d'après un ms. de Saint-Benoit-sur-Loire, non retrouvé. (Infra, 
p. 110 et 114. n" XLIV et XLV.) 

— 940 (septembre); accensement d'une église par l'abbé Ar- 
chambaud; copie du xii' siècle dans le ms. Vatican, Regin. 644. 
(Infra, p. 119, n« XLVI.) 

— 941 (novembre); donation d'Elisiernus; copie du xii' siècle 
dans le ms. Vatican, Regin. -i79. (Infra, p. 120, n° XL VII.) 

— 941 (environ); formule d'une charte d'assurément; copie du 
xii« siècle dans le ms.Vatican, Regin. 479. (Infra, p. 122, n" XLVIII). 

— 977 ; dotation du prieuré de La Réole ; copie du xi« siècle 
dans le ms. 48 de Berne. (Infra, p. 154, n' LXII, appendice.) 

— 1103; délibération capitulaire interdisant l'aliénation des 
ornements d'église; copie du xii* siècle dans le ms. d'Orléans 322 
(273). (Infra, p. 249, n» XCVI.) 

— Entre 1106-1108 et 1133; association avec Saint-Maur-les- 
Fossés; note du xii« siècle dans le ms. d'Orléans 122 (100). (Infra, 
p. 255, n" XCIX.) 

— 1137-1144; association avec Moissac; notice du xii" siècle 
dans le ms. d'Orléans 322 (273). {Infra, p. 311, n* CXXXI.) 

— 1146 (10 avril); bulle d'Eugène III sur la réforme de Cluny; 
copie du xii« siècle dans le ms. 372 de l'Arsenal. (Infra, p. 337, 
n« CXLVIII.) 

— 1146-1147; délibération capitulaire concernant la mise en 
gages d'un encensoir; copie du xii^ siècle dans le ms. lat. 5763 
de la Bibliothèque nationale (Infra, p. 339, n" CXLIX.) 

— 1146-1147; notice de délibération capitulaire concernant 
l'engagement d'objets du trésor, publiée par Duchesne d'après 
un manuscrit non retrouvé, jadis dans la bibliothèque d'Alexan- 
dre Petau. (Infra, p. 340, n" CL.) 

— 1147; règlement pour la réfection des manuscrits; copie du 
xii^ siècle, dans le ms. latin 7696 de la Bibliothèque nationale. 
(Infra, p. 343, n» CLI.) 

— 1148; achat par Julien, moine de Germigny; copie du 
xii° siècle dans le ms. latin 1163 de la Bibliothèque nationale. 
(Infra, p. 364, n° CLVIII.) 

— 1180-1183; accord entre l'abbé et les chapelains de Saint- 
André et de Saint-Denis; copie incomplète du xii» siècle dans le 
ms. d'Orléans 123 (101). 

Les manuscrits ayant appartenu à des abbayes autres que 
celle de Saint-Benoil-sur-Loire nous ont, tout comme les 
archives et les cartulaires de ces maisons, conservé le texte, 
sous forme de copies anciennes, de contrats passés entre 
Saint-Benoit-sur-Loire et elles. C'est notamment le cas des 



— LXJdxiV — 

actes d'association de prières fréquemment transcrits dans les 
nécrologes ; on retrouve ainsi le texte des contrats d'associa- 
tion passés avec les abbayes de Saint-Martial de Limoges et 
de Saint-Pierre de Solignac, de Pontlevoy, de Saint-Germain- 
des-Prés dans des manuscrits provenant de ces maisons'. 

Copies modernes. 

Nous n'avons pas le dessein d'énumérer toutes les copies 
de chartes de Saint-Benoit-sur-Loire faites soit par des hom- 
mes de loi, à l'occasion de procès, soit par des érudits en 
vue de travaux historiques. On trouvera dans la bibliographie 
de chaque charte les références aux copies isolées, et nous 
indiquerons seulement ici celles qui peuvent être attribuées à 
des historiens de l'abbaye. 

Dom Thomas Le Roy *, le rédacteur de l'inventaire des ar- 
chives de 1658, entreprit la même année, à la prière du prieur 
claustral Dom Grégoire de Verthamont, de rédiger un travail 
intitulé : Remarques des choses notables arrivées dans l'abbaye de 
Saini-Benoisl de F kury- sur-Loire '. La série de notices réunies 



1. Pour Saint-Martial de Limoges et Saint-Pierre de Solignac, voy. 
Bibl. nat., ms. lat. 5 (2), fol. 219 v» (xi' s.) {Infra, p. 123, n» XLIX) pro- 
venant de Saint-Martial ; pour Pontlevoy, voy. le nécrologe de cette ab- 
baye à la Bibl. de Blois, ms. 44 {Infra, p. 256, n» C); pour Saint-Ger- 
main-des-Prés, voy. les deux nécrologes de cette abbaye (Bibl. nat., 
mss. lat 13882, fol. 94 v et 12833, fol. 179 V). — Une association de 
prières avec Saint-Martin d'Autun est indiquée par BuUiot, dans son 
Histoire de Saint-Martin d'Autun, II, 22, n» 9, « d'après un ancien 
manuscrit de Saint-Martin cité dans les statuts de l'abbé Petit-Jean 
au XV' siècle », le texte de l'acte d'association de 1266 se trouve en 
original dans le ms. 492, fol. 320, de la bibliothèque d'Orléans. Sur les 
actes d'associations spirituelles de Saint-Benoit-sur-Loire, voy. les Obi- 
tuaires du diocèse d'Orléans, toc. cit., p. 143 et ss. 

2. Né à Mébouchet en Berry vers 1608, fit profession à la Trinité de 
Vendôme le 31 octobre 1632, séjourna à Saint-Germain-des-Prés, à 
Saint-Benoit-sur-Loire, à Dijon et mourut à Saint-Pierre-le-Vif de Sens 
le 2 juin 1683 (Dom Chazal, Hist. mon. S. Bened., p. 648). 

3. Bibl. d'Orléans, mss. 492-493 (394 bis), 2 vol. in-folio de 431 et 
347 feuillets. Dans une lettre d'un bénédictin de Saint-Benoit-sur-Loire, 
écrite le 2 septembre 1708 pour répondre à une question de Mabillon, le 
religieux se réfère à un Livre des choses notables, qu'il considère 
comme supérieur aux ouvrages des PP. Le Roy et Jandot, le premier 
étant infidèle et le second insuffisamment informé (Bibl. nat., ms. lat. 



— LXXXV — 

SOUS ce titre et prétentieusement paraphées par leur auteur, sont 
sans valeur documentaire, et ce recueil serait dépourvu pour 
nous de tout intérêt si l'on n'avait relié à la suite un certain 
nombre de pièces, soit originales, soit en copies du xvi' siècle, 
dont le texte ne nous est pas autrement connu. On y remarque 
notamment le texte de la lettre de l'abbé Macaire à l'évêque de 
Séez relative aux reliques de Saint-Frogent (1144-1156); de 
l'ordonnance sur la bibliothèque de 1147'; de la bulle d'Alexan- 
dre III sur les droits et obligations du chantre de 1162; de 
l'acte d'association avec Saint Martin d'Autun de 1266, etc. 

Dom Jacques Jandot' est l'auteur d'Apparatus chronologici 
sive collectanea ad historiam universalem monasterii Sancti 
Benedicli Floriacensis supra Ligerim. Ce religieux, que son mau- 
vais état de santé rendait impropre aux divers travaux du mo- 
nastère, se consacra à l'étude des chartes de Saint-Benoit-sur- 
Loire, oîi il avait fait profession; envoyé à Saint-Laumer de 
Blois par ses supérieurs, il renonça à écrire l'histoire qu'il 
avait projetée et se contenta de constituer un recueil de chartes 
et notices rangées suivant un ordre méthodique. Le manuscrit 
achevé en 1681 demeura longtemps dans la bibliotnèque de 
l'abbaye de Saint-Benoit -sur-Loire; au temps de Dom Chazal, 
il y était conservé sous le n" 222', et les auteurs de l'Histoire 
littéraire de la congrégation de Saint-Maur l'indiquent encore 
en 1770*. Au milieu du xix" siècle, le manuscrit était devenu 



12670, fol. 273) ; c'est donc qu'il existait un recueil portant à peu près le 
même titre que celui de Dom Le Roy, nous ne savons ce qu'il est devenu. 

1. Infra, p. 320, 343, n" CXXXIX, CLI, 

2. Les renseignements biographiques concernant Dora Jandot varient 
suivant les auteurs; d'après Dom Chazal (1725, Hist., p. 665), il serait 
né à Saint-Pierre-le-Moutier, au diocèse de Nevers, aurait vécu d'abord 
à La Charité-sur-Loire, puis prononcé ses vœux le 2 mars 1645, à 3t ans, 
à Saint-Benoit-sur-Loire ; son départ pour Saint-Laumer de Blois date- 
rait de 1650; d'après les autours de l'Histoire littéraire de la, congré- 
gation de Saint-Maur (1770), il aurait prononcé ses vœux le 2 mars 1664, 
à l'âge de 21 ans, et serait mort à Saint-Laumer de Blois le 29 jan- 
vier 1683. La notice sur Jandot, insérée au t. III (1827), p. 161, des 
Mémoires pour servir à l'histoire du département de la Nièvre, 
reproduit les indications fournies par l'Histoire littéraire de la con- 
grégation de Saint-Maur. 

3. Hist. mon. S. Bened., p. 667. 

4. Le P. Lelong l'indique sous le n' 11938 de La Bibliothèque histo- 
rique. 



— LXXXVI — 

la propriété de M. Vergnaud-Romagnesi'; il a depuis passé 
dans la collection Jarry à Orléans ; nous devons à la gracieuse 
obligeance de notre confrère M. Eugène Jarry d'avoir pu consul- 
ter à loisir l'ouvrage de Dom Jandot. Cette consultation a été 
des plus utiles, les copies de Dom Jandot ont en effet été exé- 
cutées directement d'après le cartulaire B auquel il se réfère 
pour presque tous les textes; un certain nombre de documents 
qui ne portent aucune référence, particulièrement des bulles 
pontificales, ont été transcrits d'après les originaux même *. 

Dom Estiennot, l'un des plus savants bénédictins de la con- 
grégation de Saint-Maur et l'un des meilleurs collaborateurs 
de Mabillon, s'est beaucoup occupé de Saint-Benoit-sur-Loire 
et de ses prieurés et dépendances, alors qu'il était prieur de 
Bonne-Nouvelle d'Orléans (1682) ', et les documents relatifs à 
notre abbaye occupent une assez grande place dans les recueils 
du laborieux bénédictin. Dans ses Antiquitates in dîocesi Aure- 
lianensi benedictinse (Bibl. nat., ms.lat. 12739), écrites en 1682 
et dédiées à Dom Jean Mabillon et à Dom Michel Germain, on 
trouve, p. 77 à 124, des notices historiques sur les abbés, et, 
p. 337 à 379, les preuves à l'appui; dans le même volume sont 
aussi, tant en notices qu'en preuves, des documents sur di- 
verses dépendances de Saint-Benoit-sur-Loire, telles que 
Saint-Benoit-du-Retour à Orléans, Chappes-en-Bois, Saint- 
Ylhier de Sully, Châteauneuf-sur-Loire, Saint-Aignan-le-Jail- 
lard, Saint-Gervais et Saint-Prothais à Orléans, Saint-André 
de Fleury, le Gué-de-l'Orme, Yèvre-le-Chàtel. Les tomes XIII 
à XVI des Fragmenta historix du même auteur contiennent 
aussi de nombreuses chartes tirées des archives de Saint- 
Benoit-sur-Loire, dans le t. XIII, écrit en 1681 (Bibl. nat., ms. 



1. Le manuscrit porte le timbre de la bibliothèque de ce collection- 
neur et des notes de sa main. Cf. ses Notes historiques et archéologi- 
ques sur l'ancien monastère de Fleury-Saint-Benoit (Orléans, 1841, 
in-S"). 

2. En effet, la plupart des copies de Jandot, sans indication de source, 
concernent des textes qui ont été transcrits ou indiqués par d'autres 
érudits, notamment par Dom Chazal, d'après les originaux. 

3. Il avait même songé à en écrire l'histoire ; voy. des notes de lui 
(ms. Orléans 62) : Pro chronico S. Benedicti Floriacensis, oii il a fait 
de nombreux renvois à ses Fragmenta. 



— LXXXVII — 

latin 12775, p. 93-148 et 499-5H); dans le t. XIV, écrit en 1682 
{Ibid., ms. latin 12776, p. 462-481); dans le t. XV, écrit en 1682 
(Arsenal, ms. 1007, p. 110), et dans le t. XVI, écrit en 1683 
(Arsenal, ms. 1008, p. 1, 145 et ss.). 

Les copies de Dom Estiennot ont servi aux éditeurs du 
Recueil des Historiens de la France ; elles sont nombreuses et très 
sûres; quoique pour quelques actes il ne donne qu'une analyse 
ou des extraits, elles sont fort utiles pour l'établissement du 
texte, leur source étant en effet soit les originaux, soit sur- 
tout le cartulaire S, ainsi qu'en témoignent quelques références 
précises '. 

Les chartes concernant les prieurés de La Réole et de Saint- 
Gaprais de Ponton se trouvent dans les 1. 1 et II des Antiqui- 
tates Vasconix (Bibl. nat., ms. lat. 12751 et 12752), écrites 
en 1680, elles y sont transcrites, folios 538-542 et 621, à l'appui 
des notices qui sont aux pages 137-148 et 257-258' et dans le 
tome IX des Fragmenta historiée (Bibl. nat., ms. lat. 12771), 
écrit en 1679, p. 389 et ss. 

Le tome XIII du Monaslicon Benedtc/inuwi' contient, pages 
265 à 272, la copie faite en 1659 par Fr. Pierre Busson pour le 
P. Dom Placide Bertheau, religieux de Saint-Fiacre-en-Brie, 
de chartes datant pour la plupart du x° siècle. Les feuillets 
qui précèdent ceux-ci, p. 258-259, sont des extraits de sept 
chartes de Louis VII et de Philippe-Auguste, faits en 1708 par 
Mathieu Gilbert, soit d'après les originaux, soit d'après le car- 
tulaire B. Le tome XXXII de la même collection' contient, outre 
des extraits du cartulaire de Perrecy déjà mentionnés, la copie 
de plusieurs chartes du xni' et du xiv° siècle relatives à ce 
prieuré. 

Dom Chazal ' est le principal historien de Saint-Benoit-sur- 



1. InfrsL, p. 225, n* LXXXVI; p. 395, n* CLXXII : « ex cartulario Flo- 
riacensi ». Voy. aussi des actes de 1218, 1236, 1260, 1329. 

2. Quelques actes sont tirés du cartulaire perdu du prieuré; les réfé- 
rences concordent avec celles qui sont portées dans les marges de la 
copie encore conservée à La Réole. 

3. Bibl. nat-, ms. latin 12670. 

4. Bibl. nat., ms. lat. 12689. 

5. Né à Meymac le 19 mars 16T7, il fit profession monastique au cou- 



— Lxxxvin — 

Loire. Venu dans cette abbaye le 28 juin 1697, il consacra les 
six années qu'il y passa à recueillir tous les titres relatifs à 
l'histoire de cette maison, et, quand en 1723, il devint prieur 
de Pontlevoy, son travail n'était pas encore terminé; en effet, 
dans une lettre à Dom Martène, datée du 2 décembre 1723, il 
s'excuse d'avoir beaucoup tardé à envoyer une homélie de 
saint Ambroise que son confrère lui avait demandée, en invo- 
quant le peu de temps qui lui reste à demeurer à Saint-Benoit, 
et son désir de profiter de sa présence « pour prendre tous les 
mémoires qui servent à l'histoire de cette maison s'. C'est à 
Pontlevoy que Dom Ghazal mit en œuvre les matériaux 
recueillis par lui, il termina son œuvre le 5 février 1725. Son 
Histoire de Saint-Benoit* est une compilation rédigée dans 
l'ordre chronologique, avec extraits, citations d'actes in-extenso 
et preuves, le tout accompagné de références à un cartulaire, 
le cartulaire perdu que nous avons désigné par la lettre B '. 
Dom Chazal lui a emprunté une quantité énorme de chartes; 
mais il n'a pas borné ses investigations à la lecture de ce 
recueil; il a compulsé les archives du monastère et transcrit 
d'après les originaux environ quatre-vingt chartes antérieures 
à 1300, et beaucoup d'autres postérieures à cette date. Celte 
consultation des originaux par l'érudit bénédictin est pour nous 
très précieuse, car sur ces quatre-vingts documents une quin- 
zaine à peine existent encore. Il est à présumer que Dom 
Chazal s'est rendu au prieuré de Perrecy, car il a exécuté 
d'après les archives de cette dépendance de Saint-Benoit-sur- 



vent de Saint-Augustin de Limoges le 1" août 1694, à l'âge de 17 ans, 
et mourut prieur de Notre-Dame de Pontlevoy le 13 décembre 1729 
[Hist. mon. S. Bened., p. 611 et ss.). Dom Chazal n'a rien publié; son 
œuvre historique est cependant considérable. On lui doit, outre l'Hi.i- 
toire de Saint-Benoit-sur-Loire, une Histoire de l'abbaye de Pont- 
levoy, conservée en manuscrit au collège de cette ville, et dont il 
existe une copie moderne à la Bibliothèque nationale (n. a. fr. 6278); une 
Histoire de Saint-Maixent, écrite en 1718 (Bibl. Orléans, ms. 314 
[267], et copie de 1723 {Bibl. de Poitiers, ms. 441 (177); la publication 
de l'histoire de Pontlevoy est en préparation par les soins de la Société 
des lettres, sciences et arts de Loir-et-Cher. 

1. Bibl. nat., ms. fr. 19662, fol. 38. 

2. Bibl. d'Orléans, 2 vol. mss. 490-491 (270 bis). 

3. Les références ex cartulario données par Dom Chazal concordent 
avec celles d'une origine différente mais concernant ce même volume. 



— Lxxxix — 

Loire un certain nombre de copies; enfin, pour La Réole il a 
eu recours à son confrère Dom Raymond qui lui a envoyé des 
transcriptions, dont quelques-unes faites d'après le cartulaire 
perdu de ce prieuré'. Dom Chazal, qui n'a rien négligé pour 
assurer à sa compilation une documentation aussi riche que 
possible, n'a pas seulement consulté les pièces d'archives et lu 
le cartulaire, il a encore feuilleté tous les manuscrits et il en 
cite un grand nombre, il a emprunté à quelques-uns les notices 
transcrites dans les marges ou sur les feuilles de garde, par 
exemple l'acte capitulaire de H03 interdisant l'aliénation des 
ornements d'église et l'acte d'association de Saint-Benoit-sur- 
Loire avec Saint-Maur-les-Fossés (entre 1106-H08 et 1133); 
il nous a même donné l'exemple de demander aux collections 
étrangères à l'abbaye le texte de documents perdus, nous 
n'avons fait que l'imiter en empruntant au nécrologe de Pont- 
levoy le texte de l'acte d'association de cette abbaye avec 
Saint-Benoit-sur-Loire. 

Pour la confection de notre recueil de chartes de Saint- 
Benoit-sur-Loire, l'ouvrage de Dom Chazal a été particulière- 
ment utile. Les copies très soigneusement exécutées*, déri- 
vent soit des originaux, soit du cartulaire perdu B; elles 
permettent de vérifier les leçons fournies par les trois cartu- 
laires C D E, et très fréquemment enrichissent notre publica- 
tion de textes qui ne nous sont pas connus par d'autres copies. 
Alors même que les textes ne sont pas reproduits intégrale- 
ment, les analyses de Dom Chazal sont rédigées avec une 
expérience suffisante pour que l'on puisse les utiliser, et les 
références au cartulaire B qui accompagnent ces analyses 
apportent une contribution à la reconstitution de ce volume si 
malheureusement perdu '. 

1. Les références concordent avec celles qui sont portées en marge de 
la copie du cartulaire parvenue jusqu'à nous. 

2. Nous nous en sommes convaincus en vérifiant sur les originaux 
quelques-unes des copies que Dom Chazal avait faite d'après eux. 

3. L'Histoire de Dom Chazal a bien failli avoir le même sort, car elle 
n'a pas toujours fait partie du fonds dos manuscrits de l'abbaye con- 
servé à la Bibliothèque d'Orléans. Elle a appartenu à M. Brillard, curé 
de Guilly; en 1826, le frère de cet ecclésiastique la remit à l'évêque 
d'Orléans qui déposa les deux volumes en 1834 à la bibliothèque de la 
ville. 



— ex — 

Dom Gérou* a fait en 1764 et 1765 la copie d'une cinquan- 
taine d'actes pour le Cabinet des chartes. Ce religieux, choisi 
par le ministre Berlin comme collaborateur de son entreprise 
pour l'Orléanais, était particulièrement qualifié pour bien s'ac- 
quitter de la tâche qui lui était confiée, il avait été professeur 
d'humanités au collège de Pontlevoy, puis dans un premier 
séjour à Saint-Benoit-sur-Loire, vers 1740, il s'était occupé du 
classement des archives de l'abbaye, ensuite il avait travaillé 
avec Dom Verninac, bibliothécaire de Bonne-Nouvelle, à une 
Histoire du Berry, puis, étant à Marmoutier, continué les tra- 
vaux commencés par Dom Liron pour la publication d'une 
Bibliothèque des auteurs de Touraine. Revenu à Saint-Benoit- 
sur-Loire en 1761, il prépara avec Dom Jousse une Bibliothèque 
des écrivains Orléanais restée manuscrite. C'est durant ce séjour 
qu'il fil les copies qui se trouvent actuellement dans la Collec- 
tion Moreau à la Bibliothèque nationale*. Ces copies sont pour 
la plupart sans intérêt pour nous car elles dérivent, les réfé- 
rences le prouvent, du cartulaire C qui existe encore'. Quel- 
ques-unes cependant ont été faites d'après des originaux ou 
d'après des copies authentiques qui ne nous sont pas tous 
parvenus. Dom Gérou, lorsqu'il s'est trouvé dans le cas de 
pouvoir utiliser un original de préférence au cartulaire C, a 
fait preuve de beaucoup de soin, il n'a pas manqué d'accom- 
pagner ses transcriptions de renseignements détaillés sur 
l'aspect et l'état de conservation de l'original; il a même 
poussé Je souci de l'exactitude jusqu'à donner pour les actes 
les plus anciens, tels que le diplôme de Louis V, de 979, le 



■ 1. Né à Orléans en 1700, il fit profession monastique à la Trinité de 
Vendôme le 20 juillet 1718 et mourut à Saint-Benoit-sur-Loire le 
27 avril 1767 (L. Jarry, Dom Gérou, bénédictin de la Congrégation de 
Saint-Maur, sa vie et ses travaux littéraires d'après sa correspon- 
dance, Orléans, 1879, in-8»; extr. du t. IV des Lectures et mémoires 
de l'Académie de Sainte-Croix). 

2. On trouve dans cette collection des copies de Dom Gérou tirées 
d'un grand nombre d'établissements religieux de l'Orléanais, du Blai- 
sois et du Berry. 

3. Une seule fois, Dom Gérou parait avoir utilisé l'ancien cartulaire B; 
c'est pour l'une des deux copies faites par lui d'un acte de Louis VI, 
de 1108 {Infra, p. 259, li' CIII). 



— XOI — 

diplôme d'Hugues Capet, de 993, une copie figurée des pre- 
mières lignes du texte et des souscriptions. 

C'est seulement pour mémoire que nous citerons trois autres 
recueils historiques nianuscrits concernant Saint-Benoit-sur- 
Loire, mais qui ne contiennent pas de documents : 

L'Abrégé de l'histoire de l'abbaye de Sainl-Benoist-sur-Loire 
(104 (T, numérotés) est une compilation rédigée dans l'ordre 
chronologique, écrite de première main jusqu'en 1668, et 
continuée par divers religieux jusqu'en 1739. Ce manuscrit 
fut donné en 1819 aux. Bénédictins par M. Le Ber, il est encore 
conservé actuellement dans l'église de Saint-Benoit. 

Le Recueil de quelques antiquités de l'église paroissiale de Saint- 
Benoit-lez-Fleury-sur-Loire et des curés qui l'ont gouvernée par 
M. Chartier, prêtre bachelier en Sorbonne (76 ff.) est conservé à 
la Bibliothèque d'Orléans (ms. 627 [463]) après avoir passé par 
la bibliothèque de l'abbé Pataud. 

Les Noies sur l'église de Saint-Benoit-sur- Loire par M^' de 
Beauregard, évêque d'Orléans (72 ff.) sont également conservées 
à la bibliothèque d'Orléans (ms. 628 [270 ter]); elles renferment 
à la fin un procès-verbal de la visite du tombeau de Philippe I" 
(1" juillet 1830); il faut y joindre des plans et dessins contenus 
dans un carton *. 

L'on trouve encore à la Bibliothèque nationale diverses co- 
pies isolées, parmi lesquelles nous mentionnerons des notes 
de Dom Poirier (ms. fr. 20838, fol. 321-324), concernant des 
actes de Philippe I""', Louis VI et Louis VII; le savant béné- 
dictin avait pris ces notes en vue d'études de diplomatique, et 
il s'est contenté de copier le début des actes, les dates et les 
souscriptions. 

Nous ne saurions énumérer dans cette introduction tous les 
auteurs qui ont publié ou analysé quelques chartes de Saint- 
Benoit-sur-Loire; il n'est pas de grande collection de textes 
qui n'en contiennent, notamment les Bullaires, le Recueil des 



1. Selon Vorgnaud-Romagnesi, Hubert, l'historinn de Saint-Aignan 
d'Orléans, avait réuni les matériaux d'une histoire de Saint-Benoit-sur- 
Loire jusqu'en 1682, ces notes étaient ea 1841 dans la collection de l'au- 
teur des Notes historiques et archéologiques sur l'ancien monastère 
de Fleury -Saint -Benoit. 



• -. ■-•-■.■•:-''«(!«(t5*«iS«*i 



— XCII — 

historiens de la France, les catalogues d'actes des souverains 
carolingiens et des rois de France : Robert le Pieux, Louis VI, 
Louis VII, l'hilippe Auguste, dressés par MM. Bdhmer et Miihl- 
bacher, C. Pfister, A. Luchaire et L. Delisle; on trouvera à 
chaque charte les références bibliographiques qui la concer- 
nent. Nous mentionnerons seulement ici les monographies qui 
touchent directement soit à l'abbaye, soit à quelqu'une de ses 
dépendances. C'est tout d'abord l'Histoire de l'abbaye royale de 
Saint-Benoit-sur-Loire de M. l'abbé Rocher'. Ce laborieux 
ecclésiastique a dépouillé les cartulaires et les archives de 
l'abbaye et mis à grande contribution l'histoire manuscrite de 
Dom Chazal pour rédiger une volumineuse monographie. La 
critique de l'auteur peut y être fréquemment prise en défaut 
en ce qui concerne l'interprétation des actes et leurs dates; sa 
chronologie très flottante eût pu dans bien des cas être pré- 
cisée, mais, malgré ces réserves, nous devons un hommage tout 
particulier à un devancier, dont l'œuvre a contribué à illustrer 
l'un des plus grands établissements monastiques français du 
moyen âge. 

Ce sont ensuite pour les prieurés, outre les éditions, com- 
plète du cartulaire de Perrecy par Pérard, et partielle du car- 
tulaire de La Réole par M. Ch. Grellet-Balguerie, précédem- 
ment mentionnées, et les notices du tome VIII de la Gallia 
christiana : l'Histoire du prieuré conventuel de Saint-Pierre de La 
Réole, par Dom Maupel'; l'Histoire de La Réole, par M. Gauban' ; 
l'étude sur les Coutumes de Lorris et leur propagation aux xii' et 
xin" siècles, par M. M. Prou*; les Notes sur le prieuré d'Arnicourt, 



1. Orléans, 1865; in-8', xviii-582 et pi. — L'abbé Rocher a été curé de 
Saint-Benoit-sur-Loire de 1847 à 1849; il était à sa mort, en 1868, cha- 
noine titulaire do la cathédrale d'Orléans et aumônier des prisons; ses 
notes manuscrites ont été données en 1873 à la Société archéologique 
do l'Orléanais {Bull, de la Société archéologique de l'Orléanais, V, 
p. 87, 375 ; Annales religieuses d'Orléans, n" du 18 juillet 1868). 

2. Publiée en 1901 dans les Archives historiques de la Gironde, 
t. XXXVI, p. 1-115, par MM. Ch. Grellet-Balguerie et P. Gourteault; cf. 
ci-dessus, p. txvin. 

3. La Réole, 1873, in-8', 628 p. 

4. Paris, 1884, in-8% 176 p. (Extrait de la Nouvelle Revue historique 
de droit français et étranger, t. VIII.) 



de M, l'abbé Carré'; V Histoire religieuse, civile et miiitaire de 
Saint-James de Beuvron, par M. le chanoine V. Menard'; V His- 
toire populaire de Saint-Hilaire du Harcouet, par M. l'abbé 
Cosson'; l'étude sur des Ermitages Orléanais, Le Gué de l'Orme 
et Chappes, de M. Vidier*; c'est enfin, pour compléter celte énu- 
mération, l'uu des excursus même de ce Recueil oîi sont men- 
tionnés tous les documents concernant le prieuré de Minting 
en Angleterre '. 

Plan du Recueil des Chartes de Saint-Benoit 

Pour la publication des chartes de Saint-Benoil-sur-Loire, 
on ne pouvait hésiter qu'entre deux partis : reconstituer l'an- 
cien cartulaire B, du xv" siècle, à l'aide de l'analyse qui nous 
en a été conservée {b), et des cartulaires CD et £, ou bien établir 
un recueil chronologique de chartes. C'est ce second parti 
qu'on a pris. 

L'intérêt de la reproduction des cartulaires anciens résulte 
du fait que généralement ces sortes de recueils présentent un 
classement méthodique des anciens litres. Les privilèges y 
sont le plus souvent transcrits en tête; puis viennent les titres 
de propriété, répartis par domaines. De telle sorte que les 
actes de même nature se trouvent rapprochés et permettent de 
suivre les états successifs d'un même domaine, ou encore les 
phases d'une affaire. D'aute part, si l'on s'en tient à la publica- 
tion d'un cartulaire, on laisse de côté un grand nombre de 
pièces qui n'y figurent pas. Or, en ce qui concerne l'abbaye de 
Saint-Benoit, la simple publication du cartulaire eût présenté 
plus d'inconvénients que d'avantages. Car dans le cartulaire, 
perdu d'ailleurs, mais qu'on aurait pu facilement reconstituer, 

1. Sceaux, 1887; in-8% 70 p. 

2. Avranohes, 1897; in-8°, iv-'S58 et 10 p., plan {Extrait non spécifié des 
Mémoires de la Société académique du Colentin, t. VU à XII). 

3. Saint-Hilaire, 1901 ; in-8», 417 p. et 12 pi. 

4. Paris, 190C; in-8°, 64 p. (Extrait du Moyen âge, 2* série, t. X). Le 
même éditeur a publié les nécrologes de Saint-Benoit-sur-Loire dans le 
tome III des Obituaires de la province de Sens. 

5. Infra, p. 360-363. 



— xav — 

les chartes n'étaient pas rangées suivant un ordre rigoureuse- 
ment méthodique ; des pièces relatives à un même domaine y 
étaient disséminées. Et, en outre, nombre de documents très 
importants n'y figuraient pas. Ainsi l'on n'y avait pas transcrit 
l'acte même de fondation, ni la bulle de Grégoire IV, d'avril 829, 
ni celle de Jean VIII, du 5 septsmbre 878, ni celles de Léon VII, 
du 9 janvier 938 et du 14 août 938 ou 939, ni l'accensement 
d'une église par l'abbé Archambaud, en 940, ni la donation 
d'Elisiernus, de 941, etc., ni aucune des chartes des archives 
des anciens prieurés et spécialement celles de Perrecy. La 
formation d'un recueil chronologique nous a permis au con- 
traire de donner plus d'ampleur à notre travail, et par consé- 
quent de mieux mettre en lumière les aspects divers de l'his- 
toire de Fleury. 

On a donc compris dans ce recueil tous les actes relatifs à 
l'abbaye de Saint-Benoit et à ses prieurés, exception faite des 
chartes de La Réole. 

Les documents ont été classés chronologiquement. Pour 
ceux qui ne portent pas de date, mais dont les données du 
contexte permettaient de placer l'expédition dans un laps de 
temps déterminé, on les a placés à la date la plus ancienne à 
laquelle ils ont pu être rédigés. 

Les manuscrits d'où l'on a tiré les documents ont été dési- 
gnés par des lettres. Il importait qu'un même manuscrit fût 
toujours représenté par une même lettre. Aussi a-t-on assigné 
une lettre invariable à chacun des manuscrits qui se représen- 
tent souvent au cours du recueil. Au contraire, il y a d'autres 
manuscrits auxquels on n'a fait que des emprunts exception- 
nels, qui ne contiennent qu'une ou deux chartes : leur titre a 
été répété en tête de chacune des chartes dont ils fournissaient 
le texte; mais, comme il fallait en indiquer les variantes, on les 
a désignés par une des dernières lettres de l'alphabet. Ces 
lettres ont donc une valeur variable, différente, suivant les 
documents. En résumé, les lettres A à désignent constam- 
ment les mêmes manuscrits, tandis que P k Z désignent des 
manuscrits différents. Ainsi Z, au n° X, désigne le manuscrit 
latin 12689 de la Bibliothèque nationale, et, au n» XV, le ma- 
nuscrit 492 de la bibliothèque d'Orléans. 



— xcv — 

Pour les variantes, on a indiqué toutes les leçons des ma- 
nuscrits dérivés de l'original, directement ou indirectement, 
mais dont les intermédiaires sont perdus et aussi les variantes 
des diverses copies, indépendantes les unes des autres, de 
l'ancien cartulaire B, ou de l'ancien cartulaire de Perrecy, ou 
de tel autre, qui sont perdus. Au contraire on n'a pas noté, et 
cela va de soi, les variantes des manuscrits copiés sur d'autres 
manuscrits conservés. Ainsi, au n^XIX, on a noté les variantes 
de C D K M qui représentent l'ancien B, à'X T Z, dont nous ne 
connaissons pas la filiation; mais on a négligé les variantes de 
la copie N dont l'auteur a reproduit le texte de C. 

Après l'indication des manuscrits, on a donné le relevé de 
tous les ouvrages où le document a été publié, en indiquant, 
autant que possible, la source d'où l'éditeur a tiré le texte. On 
a dû parfois utiliser pour l'établissement du texte des recen- 
sions imprimées, non seulement quand un document ne nous 
était connu que par là, mais aussi quand l'imprimé représente 
un manuscrit perdu différent des manuscrits conservés. 

Pour ce qui concerne les mentions ou analyses de chartes on 
n'a relevé, sous la rubrique indiq. , dans les ouvrages imprimés, 
que celles des catalogues d'actes ou inventaires d'archives, et, 
dans les manuscrits, que celles qui pourraient aider à la recon- 
stitution du cartulaire B, c'est-à-dire les analyses du manus- 
crit latin 13819 de la Bibliothèque nationale, désigné par b, et 
aussi les mentions des anciens inventaires qui souvent com- 
prennent la transcription de la date du document et des ren- 
seignements sur l'original perdu. 

Liste des Sources 

A. Fragment de cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire, xni" siè- 

cle. Bibliothèque Yaticane, ms. Regina 566, fol. 34. 

B. Cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire, xiv''-xv° siècle. Perdu, 

reconstitué d'après 6, D, K, L, et des mentions-diverses. 
6. Analyse du cartulaire B, xvui' siècle. Bibliothèque nationale, 
ms. lat. 13819, fol. 323-329. 

C. Cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire, xvni' siècle. Archives 

déparlemenlales du Loiret, H 30. 



—■-'•--•■■•f*^'*îia*é 



— kcvl — 

Ù. Cartulàire de Saint-Benoit-sur-Loire, xvii" siècle. Archives 
déparlementales du Cher, fonds de l'archevêché de Bourges, 
G 37. 

E. Cartuiaire de Saint-Benoit- sur- Loire, xvh° siècle. Archives 

déparlemenlales du Loiret, H 30. 

F. Cartuiaire du prieuré de Perrecy. Copie de J. Bouhier, 1721. 

Bibliothèque nationale, ms. lat. 17721. 

G. Cartuiaire du prieuré de Perrecy. Copie du xyiii" siècle. 

Bibliothèque de Dijon, ms. 1132 (Baudot 180). 
H. Cartuiaire du prieuré de Perrecy. Copie de Chifflet, 

xvii" siècle. Bibliothèque de la Société des Bollandistes, à 

Bruxelles. 
J. Cartuiaire du prieuré de Perrecy. Édition de Pérard, dans 

Recueil de plusieurs pièces curieuses servant à l'histoire de 

Bourgogne (Paris, 1664; in-fol.), p. 22-46. 
K. Copies de Dom Chazal, dans Historia monasterii Floriacensis 

(1725). Bibliothèque d'Orléans, mss. 490-491 (anc. 270 bis). 
L. Copies de Dom Jandot, dans Apparatus chronologiei . . . ad 

historiam... monasterii Sancti Benedicti Floriacensis... 

(1681). Ms. de la bibliothèque de M. Jarry, à Orléans. 
M. Copies de Dom Estiennot, xvn« siècle. Bibliothèque natio- 
nale, mss. lat. 12789 à 12779, passim (surtout 12739, 

12771, 12775, 12776); Bibliothèque de l'Arsenal, mss. 1007 

à 1009. 
N. Copies de Dom Gérou, xvui° siècle. Bibliothèque nationale, 

Collection Moreau, passim. 
0. Cartuiaire du prieuré de La Réole. Copie du xvm' siècle. 

Archives municipales de La Réole. 

N. B. Les copies isolées sont désignées dans le relevé des 
variantes par des lettres prises à la fin de l'alphabet; on trou- 
vera pour chacune de ces copies la lettre qui lui est attribuée, 
dans la liste des sources en tète de chaque charte. 

Il nous reste à adresser nos remerciements à nos confrères 
de la Société historique et archéologique du Gâtinais qui nous 
ont permis de réaliser notre dessein de former un recueil des 
chartes de Saint-Benoit-sur-Loire, et à exprimer notre gratitude 



— XCVII — 



à MM. les membres du Comité des Travaux historiques, sur le 
rapport de qui M. le Ministre de l'Instruction publique a décidé 
de contribuer aux frais considérables de cette publication. 

C'est un devoir pour nous de remercier aussi tous les savants 
qui ont bien voulu nous faciliter l'accomplissement de notre 
tâche et nous aider de leurs conseils, les KR. PP. Bollandistes, 
de Bruxelles, qui nous ont libéralement communiqué une copie 
du cartulaire de Perrecy conservée dans la bibliothèque de leur 
société; M. L. Jarry, qui nous a communiqué le manuscrit de 
Dom Jandot; M. Camille Bloch, inspecteur général des biblio- 
thèques et des archives, qui, étant archiviste du département 
du Loiret, a fait, à notre intention, de nombreuses recherches 
dans le dépôt placé sous sa direction, a bien voulu coUationner 
divers manuscrits et nous a transmis d'utiles renseignements; 
M. Jacques Soyer, et M. E. Hubert, qui, en leur qualité d'ar- 
chivistes des départements du Cher et de l'Indre, ont été sou- 
vent mis par nous à contribution pour nous aider à une meilleure 
lecture ou à une meilleure interprétation des textes. 

Mais il n'y a personne à qui nous ayons plus d'obligation et à 
qui nous devions plus de reconnaissance que notre ami 
M. Henri Stein, secrétaire de la Société historique et archéolo- 
gique du Gâtinais, qui, non content de nous aider de ses 
conseils et de mettre à notre service la connaissance appro- 
fondie qu'il a des antiquités et de la topographie orléanaises, a 
relu nos épreuves avec un soin minutieux. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



Page 1, ligne 13 : au lieu de Ruisseau, lire Saint-André-les-Cléry 

(cf. Le Moyen âge, XIII, p. 478). 
P. 21, 1. 55-56 : au lieu de résultat de la défaite et de la mort de 

Léger, lire résultat do la défaite de Léger. 
P. 23, n. 4 : ajouter E. Philipon ; Note sur la famille du roi Raoul, 

dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, LX (1899), p. 497 

et ss. 
P. 34 : o«a; œpies indiquées pour le n* XV ajouter copie du 

XVII' siècle, aux Archives départementales du Cher, fonds 

de l'archevêché de Bourges; et copie à la Bibliothèque 

Nationale, collection Baluze, vol. 40, fol. 73. 
P. 41, 1. 6 : a religiosis dabuntur, lire a religiosis [personis] 

dabuntur. 

P. 52 : ai«a! copies indiquées pour le n' IIH, ajouter copie du 

ivii» siècle, aux Archives départementales du Cher, fonds 

de l'archevêché de Bourges. 
P. 78, 1. 20 : |u lieu de : G. p. 14, lire : G. p. 14 (n* 1). 
P. 97, 1. 7 : OM lieu de huic usui, donné par toutes les copies, 

corr. hic interfui. 
P. 124 : »0M« la rubrique Publ., ajouter Charles de Lasteyrie, 

L'abbaye de Saint-Martial de Limoges, p. 422, n* IV, d'après Z. 
P. 125, note g : le mot gratté en Z serait, d'après M. de Lasteyrie, 

confessoris. 

P. 126, 1. 25 : au lieu de in menso, lire in mense. 

P. 137 : sous la rubrique Pdbl., ajouter L. Halphen, Recueil des actes 
de Lothaire et de Louis V, publ. par l'Académie des inscrip- 
tions et belles-lettres, p. 6R. n' XXVII. 

P. 138, 1. 27 au lieu de annuli nostri palatii, corr. annulo nostri 
palatii. 

P. 139 : sous la rubrique Publ., ajouter L. Halphen, Recueil des actes 

de Lothaire et de Louis V, p. 68, n» XXVIII. 
P. 147 : sous la rubrique Publ., ajouter L. Halphen, Recueil des actes 
de Lothaire et de Louis V, p. 83, n» XXXIV. 



— XCIX — 

p. 153, n» LXII : ajouter une copie N, Bibl. nat., coll. Moreau, 
XII, p. 11, d'après C. 

P. 167, n" LXIV : ajouter une copie presque complète, avec des- 
cription du sceau dans le ms. 1791 de la bibliothèque de 
Carpentras. 

P. 167, n. 1 : ajouter Mabillon avait vu cet original {Itinerarium 
Burgundicum, dans OuDrages posth., II, 32), et dans la trans- 
cription de la date il donne' la leçon adoptée et commentée 
par nous « primo ordinationis ». 

P. 168 : sous la rubrique Publ., ajouter L. Halphen, Recueil des actes 
de Lothaire et de Louis 7, p. 173, n» LXX. 

P. 168, 1. 9 : partibus; corr. peut-être patribus. 
P. 176, 1. 25 : intermicione; corr. interdictione. 
P. 176, 1. 26 : au lieu de decernimus. Ut, lire decernimus ut. 

P. 195 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 
Philippe 1", publ. par l'Académie des inscriptions et belles- 
lettres, p. 51. n» XVIII. 

P. 198 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 
Philippe I", p. 107, n» XXXVII, sous la date 1067-1068. 

P. 201 : ajouter la rubrique Publ. : Prou, Recueil des actes de 

Philippe I", p. 97, n» XXXII. 
P. 207, 1. 1 : d'après B fol. 160, n» LXIX; corr. no [Vie] LXIX. 
P. 209 ; sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 

Philippe I", p. 148, n» LVI. 
P. 209, 1. 11 : Inventaire de 1658, p. 9, lire p. 5. 
P. 212 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 

Philippe P\ p. 144. n" LIV. 

P. 213 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 
Philippe 1", p. 145, n» LV. 

P. 219, 1. 12 : au lieu de presbyter, lire presbyteri. 

P. 219, n» LXXXIV : L'original est à la Bibliothèque de Berne, 
ms. 141, fol. 306, et porte peut-être la date de 1076; cf. suprà 

p. LXXX. 

P. 220 : sous la rubrique Publ., ajouter H. d'Arbois de Jubainville, 
Histoire des ducs et des comtes de Champagne, t. I, p. 490, 
n" LU, d'après Camuzat. 

P. 223 : som la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 

Philippe I<", p. 224, no LXXXVI. 
P. 226 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 

Philippe /", p. 227, n» LXXXVII. 



— c — 

p. 228 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 
Philippe I", p. 250, n* XCVII, sous la date de 1079. 

P. 230 : soMS la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 
Philippe I"^, p. 257, n'> 0. 

P. 234 : ajouter la rubrique Publ. : Prou, Recueil des actes de Phi- 
lippe I", p. 260, n' CI. 

P. 243, n» XCIII : La date doit être réduite à 1087-1105; cf. suprà 

p LXXXII. 

P. 247 : sous la rubrique Publ., ajouter Prou, Recueil des actes de 

Philippe 1", p. 373, n» OXLVII. 
P. 253, I. 8 : au lieu de Meum^ lire Mecum. 
P. 300, n" CXXI V : ajouter Indiq. : Inventaire des titres de Perrecy, 

Arch. Nat., Q' 1010, fol. 21 v», pièce cotée R. 
P. 318, n« CXXXVII : ajouter Indiq. : b fol. 326, d'après B fol. 81. 
P. 32G, 1. 21 : regni vero nostri [ ], lire [vni vel vu]. 
P. 331, 1. 13 : au lieu de pontifieum, lire pontificum. 
P. 351 : n» CLIV : ojouter Indiq. : b fol. 323 d'après B [fol. 18]. 
P. 363, 1. 10 : Claude Grossetéte, lire Robert Gro-ssetôte. 
P. 367, note : compléter la référence Voy. suprà, charte n" CLVI. 



roNTAïKlBluo. - MACaicl BoviilH, Imp. branU 



RECUEIL DES CHARTES 

DE 

L'ABBAYE DE SAINT-BENOIT-SUR-LOIRE 



DOCUMENTS 

PUBLIÉS PAR LA 

SOCIÉTÉ HISTORIQUE & ARCHÉOLOGIQUE du GATINAIS 

V. 



RECUEIL DES CHARTES 

DE L'aBBATE de 

SAINT-BENOIT-SUR-LOIRE 

RÉUNIES ET PUBLIÉES 



PAR 

MM. Maurice PROU et Alexandre VIDIER 

ARCHIVISTES PALEOGRAPHES 
MIMBRES DE LA SOCliri 



TOME PREMIER 




TARIS 

A. PICARD ET FILS, LIBRAIRES-ÉDITEURS 
82, rue Bonaparte, 82 

1900-1907 



SOURCES 

(Liste provisoire) 



Ukassi^Sta 



A. Fragment de cartulaire do Saint-Benoit-sur-Loire, xiii" siè- 

cle. Bibl. Vaticane, ins. Regina 566, fol. 34. 

B. Cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire, xiv^-xv" siècle. Perdu, 

reconstitué d'après 6, D, et des mentions diverses. 

b. Analyse du cartulaire B, xvin" siècle. Bibl. nat., ms. lat. 13819, 
fol. 323-329. 

C. Cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire, xvm" siècle. Arch. 

dép. du Loiret, H 1/1. 

D. Cartulaire de Saint-Benoit-sur-Loire, xviii" siècle. Areh. 

dép. du Cher, fonds de l'archevêché de Bourges. 

E. Cartulaire de Saint- Benoit -sur -Loire, xvn" siècle. Arch. 

dép. du Loiret, H 1/2. 

F. Cartulaire du prieuré de Perrecy. Copie de J. Bouhier, 1721. 

Bibl. nal., ms. lat. 17721. 

G. Cartulaire du prieuré de Perrecy. Copie du xviii" siècle. 

Bibl. de Dijon, ms. 1132 (Baudot 180). 

H. Cartulaire du prieuré de Perrecy. Copie de Chifflet, 
xvH" siècle. Bibl. de la Société des Bollandistes, à Bruxelles. 

J. Cartulaire du prieuré de Perrecy. Édition de Pérard, dans 
Recueil de plusieurs pièces curieuses servant à l'histoire de 
Bourgogne (Paris, 1664; in-fol.), p. 22-46. 

Jf . Copies de dom Chazal, dans Historia monasterii Floriacensis 
(1725). Bibl. d'Orléans, mss. 490-491 (anc. 270 bis). 



.1 



C 



\ 



L. Copies de doni Jandot, dans Apparalus chronologiei . . . ad 
historiam. . . monaslerii Sancti Benedicli Floriacensis . . . 
(1681). Ms. de la collection de M. Jarry, à Orléans. 

M. Copies de dom Estiennot, xviv siècle. Bibl. nat.. mss. lat. 
12739 à 12779, passim (surtout 1-2739,' 12771, 12775, 
12776); Bibl. de l'Arsenal, mss. 1007 à 1009. 

N. Copies de dom Gérou, xviii" siècle. Bibl. nat., Coll. Moreau, 
passim. 

0. Cartulaire du prieuré de La Réole. Copie du xvni» siècle. 
Bibl. de La Réole. 

N. 13. Les copies isolées sont désignées dans le relevé des 
variantes par des lettres prises à la fin de l'alphabet; on trou- 
vera pour chacune de ces copies la lettre qui lui est attribuée, 
dans la liste des sources en tête de chaque charte. 




RECUEIL DES 



TES 



DE L'ABBAYE DE 



SAINT-BENOIT-SUR-LOIRE 



Orléans, 27 juin 65 1\ 

Leodebod, abbé de Saint -Aignan d'Orléans, donne une partie de 
ses biens à la basilique de Saint-Âignan, à l'église Notre-Dame 
comtruite par Jean à Fleury et au monastère qu'il a décidé de 
construire à Fleury, en l'honneur de saint Pierre, pour y établir 
des moines qui suivront la règle de saint Benoit et de saint 
Colomban. Il donne à la basilique de Saint-Aignan des terres 
appelées « Litmaro » et * Mariniaco », ager de Nérondes, territoire 
de Bourges, des terres dans Vager « Liltidum » en Sologne, à 
« Yetula Casa j>, à * villa Frietoni i en Sologne, d'autres dans le 
pagus d'Étampes; il y ajoute des vases sacrés et des vêtements 
liturgiques. Il donne à Saint-Pierre de Fleury des terres près du 
vicus « Carbrias », pagus de Bourges, à « Bria » sur la rivière 
« Flironle » , la villa « Camberon » entre Cléry et Ruisseau, des 
terres à Rovdon*, pagus de Meung. Il donne à Notre-Dame le 
quart de Vager « Colomnensi », des terres à Semblecy (Saint-Cyr- 
Sembkcy) en Sologne. A Saint-Pierre il donne en outre le fisc de 



1. Sur la date, voyez l'examen du testamentum à la suite du texte. 

2. Roudon; et non Rondon, comme le portent à tort la Carte de l'État- 
Major et le Dictionnaire des Postes. 

1 



Fteury, des terres « in potestate Melliaco », un moulin, des ter- 
rains dans la cité d'Orléans, des vignes dépendant de la même 
cité et des terrains dans les villas de « Curun », « Canavarias », 
Semblecy et « Caliace » au delà de la Loire. Il déclare en mime 
temps qu'il a été convenu devant Audoenus, évêque, et Chram- 
nulfus, homme illustre, que de toutes ces donations la moitié 
serait retenue par la basilique de Notre-Dame et qu'il recevrait 
l'autre moitié pour la céder au monastère de Saint-Pierre de 
Fleury, en même temps que la villa « Asinarias » dans le val, 
échangée avec un certain Trodoveus contre des terres sises à Son- 
champ et à Garance. Il donne en outre à Saint-Pierre des terrains 
dans renceinte d'Orléans, des chevaux, bœufs, vaches, des objets 
d'orfèvrerie et des vêtements. 

Bibliothèque du Vatican, ms. de la reine Christine 566, fol. 3-7; copie 
du XI* siècle formant l'introduction de la Vita Roberti régis par Hel- 
gaud, moine de Fleury '. — Bibl. de M. Maurice Prou, liasse Saint- 
Benoit; copie authentique faite par Jehan Desbois et Paul Poullln, 
notaires, le 2 octobre 16(58 '. — Archives départementales du Loiret, 



1. Ce ms. a seul été utilisé pour l'établissement du texte, les deux 
autres copies, l'une intégrale, l'autre partielle, ainsi que les éditions, 
paraissant en dériver plus ou moins directement. Sur le rapport qui 
existe entre la copie du testamenlum dans le ms. du Vatican et le texte 
de la Vita Roberti qui vient à la suite, voyez La Curne de Sainte 
Palaye, Méinoire sur la vie du moine Ilelgaud, sur l'Epitome de la 
vie du roy Robert. . ., dans les Mémoires de l'Académie des Inscrip- 
tions et Belles-lettres, X (Paris, 1736; in-4»), p. 553; une opinion con- 
traire à celle de La Curne de Sainte Palaye a été émise par M. A. 
Vidier, l'Historiographie à Saint-Benoit-sur-Loire, dans Ecole na- 
tionale des chartes, positions des thèses, 1898 (Toulouse, 1898; in-8'), 
p. 135; cette opinion sera développée ultérieurement. 

2. La formule d'authenticité de cette copie est la suivante : « Colla- 
tion a esté faiote par nous Jehan Desbois et Paul Poullin notaires 
tabellions royaulx en la chastellenie de Sainct Benoist sur Loire de la 
présente coppie extraicte et tirée d'un gros livre en papier couvert de 
peau commentant au premier feillet par ces motz : Cartulaire du 
Chambrier de l'abbaie de Sainct Benoist sur Loire, à nous rapporté 
et exibé par Révérend Père dom Nicolle Borelle, presbtre, relligieux, 
cellerier et procureur de l'abbaie de Sainct Benoist sur Loire auquel, ce 
faict, il a esté rendu et la présente coppie à luy dellivrée pour servir et 
valloir ainsy que de raison. Ce jourdhuy mardy, second jour d'octobre 
mil six cent soixante huict. S. Borelle. Desboys. Poullin. » Le cartulaire 
cité est perdu, et il semble, en dépit de la référence donnée par les 
notaires, que leur scribe a simplement copié le texte donné par La 
Saussaye; sa transcription ne présente en effet aucune variante avec 
cette édition ; il est même à remarquer que les coupures du texte en 



— 3 — 

série H, fonds Fleury, pièce non cotée; extrait authentique fait par 
Pierre Chartier, notaire, le 20 décembre 1672'. 



paragraphes numérotés, introduites par La Saussaye, se retrouvent 
dans la copie authentique; les numéros ont ensuite été biffés à la colla- 
tion sur le cartulaire, collation qui n'a du reste amené dans la copie 
aucune autre modification. En outre, dans l'énumération des biens 
donnés par l'abbé de Saint-Aignan on lit de part et d'autre « hseredibus 
Magni [pour Wagini] dato precio... desideratur aliquid... supra 
scripta pars ». Les mots desideratur aliquid sont mis dans l'ouvrage 
imprimé au milieu d'une ligne dont les deux extrémités ont été laissées 
en blanc; ils se retrouvent dans la copie de 1668 avec la même dispo- 
sition matérielle. Bien plus, dans la formule de transmission des biens 
qui suit la mention de comparution de Leodebodus devant l'évêque 
Audoenus et le vir inluster Chramnulfus, La Saussaye imprime « eum ». 
au lieu d'« enim » qui est dans le manuscrit. Son erreur résultait d'une 
faute de lecture, il l'attribua au modèle qu'il avait sous les yeux et nota 
en manchette dans la marge « leg. enim vel etiam » ; le copiste des 
notaires Desbois et PouUin a écrit « eum » puis surchargé « etiam » 
n'ayant évidemment lu le renvoi qu'après avoir écrit le mot imprimé 
dans le texte. Quant au cartulaire du chambrier ne l'ayant plus, on ne 
peut déterminer la valeur de la copie qu'il contenait. Cependant on 
remarquera que ce volume était en papier, c'est-à-dire peu ancien, et 
peut être contemporain du cartulaire d'un autre office, celui de l'abbé, 
conservé aux archives du Cher et qui date du xvii' siècle ; d'autre part 
ce cartulaire du chambrier paraît être le seul parmi les cartulaires qui 
ait recueilli le texte du testamentum ; ne l'aurait-il pas recueilli seule- 
ment au xvn" siècle et à seule fin d'en pouvoir produire des expéditions 
authentiques qu'on ne pouvait se faire délivrer d'après des recueils his- 
toriques. Le procédé employé par les notaires Desbois et Poullin le 
laisserait supposer. En effet de deux choses l'une, ou leur collation sur 
le cartulaire a été sérieuse et celui-ci ne différait de La Saussaye que 
par la coupure des paragraphes, ou bien elle n'a été considérée que 
comme une formalité inutile au fond et l'on n'a rien pris au manuscrit, 
lui préférant les imprimés. Quoi qu'il en soit de nos conjectures, il est 
certain que dans l'abbaye, lorsqu'on eut à citer le testamentum Leode- 
bodi, c'est aux sources imprimées qu'on eut recours. M. Prou possède 
une requête des religieux aux « commissaires nommés par le roy pour 
la refformation generalle des eaus et forests de l'apanage de son altesse 
roialle », document non daté mais peu postérieur, en raison de sa teneur, 
à 1688. Le testamentum y est mentionné en ces termes « Le testament 
du dit Leodebaud de l'année 643 qui est un tiltre publique raporté dans 
l'histoire de France de Duchesne et dans les annalles d'Orléans de 
Lassaussaye qui l'ont tous deux énoncé dans son entier et dont il sera 
produit un simple extrait ». Les historiens de Saint-Benoît-sur- 
Loire (Dom Jandot, Dom Leroy, Dom Chazal) qui en toutes autres 
occasions se réfèrent aux chartes et aux registres conservés dans les 
archives ne parlent également de cet acte que d'après les imprimés. Il en 
est de même à Saint-Aignan (Inventaire des titres du chapitre de l'église 
royalle de Saint-Aignan d'Orléans, 1766; Bibl. nat., ms. fr. 11994, fol. 291. 
L'inventaire de 1742, Bibl. nat., ms. fr. 8781, ne mentionne pas le testa- 
mentum; nous n'avons pas retrouvé l'inventaire de 1544). 

1 . Formule d'authenticité : « Le présent extrait a esté par moy Pierre 
Chartier, nottaire royal à Sainct Benoist.tiré et coUationné sur une autre 
coppye contenue au cartullaire a moy pour cet effet raporté par Mes. 



PuBL. : p. Pithou, Historise Francorum... scriptores veteres XI 
(Francofurti, t5% ; in-fol.), P- 59'- — Ch. La Saussaye, Annales 
ecclesise Aurelianensis (Paris, 1615; in-4"), p. 154*. — Duchesne, 
Historiée Francorum scriptores, IV (Lut. Paris., 1641 ; in-fol.), p. 59 '. 
— Hubert, Antiquités historiques de l'église Saint-Aignan (Oriéans, 
1661 ; ln-4"'), preuves p. 72-73 (extraits) '. — Le Cointe, Anna/es eccle- 
siastici Francorum, III (Paris, 1668; in-fol.), p. 589, d'après La Saus- 
saye". — Pardessus, Diplomata, II, p. 142, n" ccclviii, d'après La 
Saussaye, Duchesne et Le Cointe. — Migne, Patrologie latine, CLXI, 
p. 909, d'après Duchesne. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique des diplômes, I, p. 46. 

Vir Domini sanctissimus Anianus inter caetera" quse a Deo possedit in 
hoc seculo precipuos et non segnes ad regendum suum sanctum Dei 
loeum habuit patres. Ex quibus unus benignissime effloruit, Leodebodus 
nomine, sanctitate, scientia, divitiis pollens et gloria; hic autem fuit 
temporibus Chlotharii Francorum régis, patris Dagoberti senioris, et 
ejus in diebus monasterii sancti Aniani pater est electus. Sane, mortuo 
Chlothario, et ejus fllio Dagoberto, Chlodoveus inclitus ei successit in 
regno, justioiae et pietatis amictus ornamento. Ad quem accédons memo- 
ratus abba facto et dicto impetravit vicum Floriacum, monachorum 
usibus preparandum, dans pro eo agello Attiniacum, cum cunctis sibi 



a. Le ms. fournit quelques e cédilles; ils ont été transcrits par des se. 



Villoing, agent des affaires de messieurs les relligieux du dit Sainct 
Benoist, auquel ce faict j'ay le tout rendu le vingtième jour de décembre 
mil six cent soixante douze. Chartier notaire, Villoing. » Il s'agit évi- 
demment du cartulaire du chambrier déjà utilisé en 1668; dans le pré- 
sent extrait les mots « aquls, aquarumve decursibus » ont été soulignés 
ce qui indique assez qu'il s'agissait là encore de produire un titre dans 
un procès à propos de la propriété des eaux courantes, et probablement 
du droit de pêche dans la Loire. 

1. Pithou ne cite pas sa source, mais dans son édition le texte de l'acte 
précède celui de la Vita Roberti, probablement imprimée d'après le ms. 
de la reine de Suède. 

2. La Saussaye dit que le texte du testamentum est rapporté par 
Helgaud ; « Testamentum hoc subobscurum descripsit Helgaldus Floria- 
censis monachus cujus tenorem hic libuit inseruisse ne memoria ejus 
vetustate concidat. » Le ms. utilisé n'est pas cité formellement, mais on 
remarquera qu'en 1615 le ms. de la reine de Suède était entre les mains 
d'un Orléanais, Alexandre Petau, dont on lit encore des notes manus- 
crites sur le volume du Vatican. 

3. Duchesne donne le texte du testamentum et celui de la Vita 
Roberti régis d'après l'édition de Pithou revue sur un ms. d'Alexandre 
Petau, c'est-à-dire le ms. conservé actuellement au Vatican. 

4. Hubert ne donne que des extraits sans citer sa source. 

5. Le Cointe accompagne chaque paragraphe d'un commentaire ; il a 
réimprimé simplement le texte fourni par La Saussaye. 



■i'^^WIi 



- 5 — 

adjacentibus, super Axonam fluvium situm. Unde, memor sui, de his 
testamentum condidit, regia auctoritate munivitet eum in archive mo- 
nasterii sancti Pétri, quod ipse postea edificavit, custodiri fecit, in quo 
beredes fecit Floriaci flsci fratres Floriacenses, ex toto, sicut et a rege 
eum emerat, corde devoto. Ubi quae et quanta regiae potestati Jhesu 
Christi et domni Pétri et sancti Anianœ, Francorum régis Chlodovei 
submiserit subjecta déclarât epistola. 

Explicil proemiutn. 



Incipit testamentum. 

In nomine Patris et Filii et Spiritus sancti. Ânno secundo 
régnante domno nostro Chlodoveo, gloriosissimo rege, sub die 
V kal. Julii. Virtute et firmissimo robore adquiritur ut agrestse 
et doctsB menti testiflcatio suffragetur ; et quoniam ita est, Dei 
protegente dextera, ego Leodebodus ista conscribo ac si in- 
dignas et peccator abba. Oum me divina pietas basilicse domni 
Âniani ubi ipse domnus in corpore requiescit, abbatise subli- 
matum honore, ejusdem loci custodem esse instituit, congruum 
duxi et devotione plenissima michi consensit voluntas ut de re 
proprietatis meae tam in ipsa basilica quam et basilicse domnae 
Mariae quam Johannes Floriacus a nqvo quondam con struxi t, 
ubi veherabilis vir Fulcaldus abba custos preesse dinoscitur 
seu et in agro Floriaco, quem eum glorioso atque precelso 
domno Chlodoveo rege et gloriosa domna uxore ejus Baltilde 
regina visus sum de rébus meis propriis commutasse, ubi pro 
sainte regia vel cuncto populo exorandum moaasterium in 
honore sancti Pétri edificare delibero, ubi jam dictus vir Dei 
sanctus videlicet presul ÀnianuT côndigne jacet tumulatus, in 
quo monachi juxta regulam sanctissimi Benedicti et domni 
Golumbani consistere_d,ebeant, singulariter de fâcûltate "pro^-- 
prietatis meae, Ghristo presule, conferre delibero. Donc igitur 
ante dictae basilicœ domni Aniani vel monachis ibidem deser- 
vienlibus ubi ad presens divinitate propicia funguntur oflicio, 
et de jure meo in jus ante dictae basilicse a die presenti trans- 
fundo porliones terrulee infra agrum Nogrometense sitas, in 
territorio Biturico, nuncupatas Litmaro et Mariniaco, quas de 
Aviana et Prosperiana feminis per instrumenta cartarum visus 
sum récépissé, eum domibus, ediiiciis, mancipiis qui a me 
liberati non fuerint, vineis, silvis, campis, pratis, pascuis, eum 



— fi — 

omni jure et heneficio siio vpl omnigeno pectirle ibirlom rési- 
dente, sicut a me possessum est; sirailiter portionein nieam 
quaî est infra agi'utn Liltidum in Secalonia, quatn de Agana 
femina, dato precio per venditionis litiilum visiis sum compa- 
rasse, cum domibus, edificiis, rnancipiis, prêter quos ingenuos 
relaxavero, vineis, silvis, cainpis, pratis, pascuis omnique be- 
nelîcio suo, sicut a me possessum est; itemque et portionem 
meam qua; est ad Vetulain Gasain ipiam do Abbone et fUio suo 
Frateruo, dalo precio per vendilionis litulum comparavi et 
quœ per epistolas donationis ad mo pervetiil, cuiii mansis, 
vineis, campis, pratis, silvis, pascuis omnique génère pecudum 
et beneficio suo sicut a me possessum est; simili modo et por- 
tionem meam qure est in villa Frietoni in Secalonia, sicut a me 
possessa est, cum mansis, acolabns, silvis, pratis, campis, pas- 
cuis, in integrum cum lermino vel omnigeno pecude ibidem 
résidente, simulque terras vel prata ipur' ab Albuna in pago 
Slampensi visus sum comjiarasse, sicut a me possessum est in 
integrum; pari modo, vasa dono argentea, anaclota pensanlia 
libris VIII et uncias duas, sandalia II ad missas et oralia ad 
mensam ima cum cappis et omni apparatu et vêla 11 aeu piota; 
ista omnia nt in potestale et domina lione ipsius monasterii et 
luonachoi'um ibidem Deo servientium perliennilei' inaneant in- 
tégra devolione instituo. Simulque et Lpiod in pago Biturico, 
cognominante Monte qui osl juxta Carbrias vico, portionem 
terrulu' quam de Domolo et uxore sua Ingara vel do plurihus 
hominibus visus sum comparasse, dono, ve! quodcumque 
ibidem per donationis epistolam aut quolibet conlraclu ad me 
pervenit, seu et quod in liria, qua' est super fiuviuin Flironte, 
habeo,qua} de pluribus hominibus visus sum comparasse et ad 
ipsum montem subjungitur cum domibus, œdificiis, rnancipiis 
qui a me liberati non i'uerint, vineis, silvis, campis, pratis, 
pascuis cum omi jure et lermino earum omnique génère pecu- 
dum, sicut a me possessum est, dono; idemque et villam Cam- 
beron quœ est juxta terminum Clariacense vel Ucello vico 
quam de beredibus Muminoli, dato precio per venditionis titu- 
lum visus sum comparasse, cum domibus, ediliciis, rnancipiis 
qui a me liberati non fuerint, vineis, silvis, campis, pratis, 
pascuis omnique génère pecudum, cum omni jure et benelicio 



— 7 — 

vel termine ad se pertinente, sicut a me possessum est *, dono 
sancto Petro Floriacensi ; idemque et in Rausedone villa, quse 
est in pago Magdunense, quam de heredibus Wagini, date 
precio, [visus sum comparasse], suprascripta pars ante dictée 
basiiicœ domni Pétri Floriacensis perpétue jure atque proprie- 
tario ut possideat, intégra voluntate décerne. Idemque ante- 
diclae basilicae domnœ Mariée portionem meam quee est juxta 
Colomne vicum, IIII*° partem ex ipso agro Celomnensi ", cum 
mansis, acolabus, campis cultis et incultis, cum omni génère 
pecudum, in integrum, sicut a me possessum est, delego per- 
petualiter possidendum; idemque in Simpliciacense, quod est 
in Secalenia, quod de homine quodam, Aregisile nomine, vel 
de aliis, date precio per venditionis titulum visus sum compa- 
rasse, portionem ipsam cum mansis, silvis, pratis, campis, pas- 
cuis vel omni génère pecudum et bénéficie sue, sicut a me 
possessum est, basilicae demnee Mariée tribue et ut in perpetuum 
possideat plenissima voluntate exopto. Pari modo et ad meme- 
ratum monasterium quod in honorem^dûiûûi-P-ûtrii. sicut ppe- 
dictum _est, in agro Flofiiâcô lédificare délibèr e,, ubi menachi 
regulariter consïslërë"ïïêEeanï; done a die presenti flscum 
Fleriacum, cum demibus, eedificiis, mancipiis prêter ques juge 
servitutis non relaxavero, silvis, campis, pratis, pascuis, vineis, 
aquis aquarumve decursibus cum adjunctis et adjacentibus 
suis omnique génère pecudum, cum omni jure et termine sue, 
sicut acte tempère ad fiscum fuit possessum vel ad nos per- 
venit; idemque in potestate Melliace , quod per venditionis 
titulum visus sum comparasse, cum demibus, eedificiis, manci- 
piis, qui a me liberati non fuerint, cum campis cultis et incultis 
seu efflcina melendini quod in Malua, in ipso territorio, esse 
videtur, in integrum cum termine sue et emni génère pecudum, 
sicut a me possessum est concedo, seu et quod de heredibus 
Pauloni, negociateris, quondam visus sum comparasse, areas 
scilicet in oppide civilatis Aurelianensium, cum domibus desuper 



b. Le manuscrit porte possum est est. — c. Le mamiscrit porte 
Colomsi. 



— 8 — 

positis, acolabus ibidem residentibus, vel vineas ad oppidum 
ipsius civilalis pertinentes seu et locella villamm cognorninala 
Cui'un, Canavarias, Simpliciaco et Galiace, ultra iluviiim Lige- 
ris, quod, dato precio, anteaclo tempore visas sum comparasse. 
Unde et in judicio, ante virum apostolicum domnum Audoenum 
episcopum et iUustrem virem Chramnulfum optimatem vel reli- 
ques abbales, convenit ut ex omnibus, lam in terris quam in 
mancipiis seu et vineis, medietalem exinde pars basilicas domofe 
Marias retineret et aliam medietalem in meo jure in integro 
deberem recipere; quam meriielatem eorum judicio visus sum 
récépissé, ipsam enim in iulegrum ad niemoratuiii raonaste- 
rium saacti Pétri Floriaco conslructum delego perpetuatiter 
possidendam ; simuique et Asinarias villam, quœ est in valle, 
quam de ratione illustris viri Trodovei per commutationis epis- 
tolas, quantum textus earum déclarât, ad me pervenit, dura ego 
e contra portionem'' illam quœ est in Suncanto vel Warentias, 
quod de Machiide femina, quondam, dato precio, per venditio- 
nis tituttim comparavi et hoc ad vicem memorati Trodovei dé- 
disse visus fui, in ipsa villa Asinarias, pars memorati monasterii 
domni Pétri quod est Floriaco constnictum in integrum absque 
cujnsiibet inpedimento ciim omrii jure et termine, sicut a me 
possessum est, omueque genus pecudum ibidem résidons, re- 
cipiat possideudum; areas vero infra muros Aurelianis quasde 
Chronulfo clerico, dato precio, per veiiditionis titulum visus 
suiii comparasse, ubi Leubastiis accola coitiniunere videlur, ad 
predictuni monaslerium domni Fetri vel monachis ibidem de- 
gentibus intégra voluntate dare décerna. Simili modo et ca- 
ballos XXX bonos, grèges equinos V cuni emissariis eorum, 
boum grèges XX, vacarum V, annenloruin X. Argenlum quod 
ad ipsum monasterium domni Pétri vel monachis ibidem deser- 
vieotibus dono per hujus texti vigorem inserendum pulavi : 
hoc est bacchoaicha pura sigillata lransmarina,pensantia pondo 
libras X, quorum unus habel in medio eriicem auream ; dono 
et scutellara quœ habet in medio eflîgiem capitis hominis, 



d. Le ins. porte p barre ortionem = perortioneni. 



— 9 — 

simili modo auream, idemque et scutellas II minores massi- 
lienses deauratas quse habent in medio cruces niellatas ; quse 
speties argenti in jure et dominations memorati monasterii 
domni Pétri perhenniter permaneant volo. De vestimentis vero 
quœ in paupertate mea habere videor, prêter id quod superius 
basilicae domni Aniani delegavi, reliquum quod superfuerit 
pars domni Pétri Floriacensis recipiat ad possidendum. Spero 
autem non futurum nec quolibet modo fieri posse credo ut ali- 
quis de heredibus meis aut quelibet persona contra presentem 
venire temptet epistolam, quod si fecerit et factum meum 
irrumpere conatus fuerit in primis iram cœlestis incurrat 
Trinitatis et insuper partibus basilicae domni Âniani et basilicse 
domnae Mariée vel monasterio sancti Pétri, quod est constructum 
Floriaco, duplum quod ad ipsas basilicas dedi, juxta quod res 
ipsae melioratse fuerint, ipsis abbatibus vel monachis ibidem 
deservientibus reformet et fisci juribus auri libras III, argenti 
pondo XX teneatur obnoxius. Quam donationem ut firmior 
habeatur gestis municipalibus alligare decrevi et duas epistolas 
uno tenore conscriptas feci de re superius nominata, una quœ 
in archive domni resideat Aniani, aliam vero pars monasterii 
domni Pétri per futura tempera reservandam recipiat, qualiter 
monachi ibidem Deo servientes id quod eis per ipsam dedi 
defensare valeant et presens nichilominus a me facta donatio 
firma omni tempère et inviolata permaneat, stipulalione in 
omnibus comprehensa. 
Aclum Aurelianis publiée. 



Addi vero convenit quod superius intimare debueramus ut quicquid 
prefato monasterio domni Pétri Floriacensis quod nos a novo construxi- 
mus delegavimus et atimoratis viris delegatum fuerit in posterum, quic- 
quid abbas qui ibidem prefuerit exinde voluerit facere pro usu aut uti- 
litatc monasterii ipsius vel lucre animée aut fratrum necessitate liberam 
habeat potestatem absque detrimento et impedimento sepedicli monas- 
terii. 



Leodebodus, peccator abba, epistola a me facta [ss.]. 
Audoenus, peccator episcopus, rogante venerabili vire Leo- 
debodo abbate, banc epistolam relegi et subscripsi. 
Leodegarius, ac si indignus episcopus, rogante Leodebodo 



N*n,to»-**»il*»u-. 



— 10 — 

abbate, hanc devotionis ejus epistolam fîrinavi in Christi no- 
mine. 

Betcelenus abba. 

Ado abba. 

Salomon abba. 

Leotsindus abba. 

Burgulfus presbiter. 

Higecius diaconus et vicedominus. 

Martinus diaconus. 

Boso diaconus. 



Âgneramnus. 

Mummolenus. 

Sigirigus. 

Autbertus. 

Pappolus. 

Amnegisilus testis. 

Manasses. 

Nonno. 

Grimoldus. 



Dagobertus. 
Vapingus. 
Framesindus. 
Salomon sive Boso. 
Sisobald[us] sive Saxo. 

Authacarius. 

Hildulfus. 

Segoinus. 



Anno incarnationis dominicœ DCXXIII, data in mense Junio, anno II 
domni Chlodovei Francorum régis, filii Dagoberti senioris, sanctorum 
Dionisii sociorumque ejus loci mirifici constructoris. 

Hic autem precipuus abba Leodebodus quantum locum Floriacensem 
dilexerit in quibusdam suis factis agnosci valet, nam in Camberon et 
Rosdon villis a se sancto Petro datis, hanc ipse consuetudinem tenuit et 
fratribus Floriacensibus tenendam reliquit ut quilibet aecclesias in 
quarum parrœchiis ipsae villae sunt possideret, média pars decimse 
agrorum et vinearum in quibusdam locis ipsarum villarum in aliquibus 
vero tota ad dominium perveniret fratrum, qui videlicet usus hactenus 
servatur. Quodque magis eum divitem fuisse déclarât non est omitten- 
dum émisse videlicet illum hereditatem Thomse cujusdam, Parisiaci 
civis, obrizi auri mille et sexcentis solidis; testatur hoc carta memorati 
venditoris ad ipsum domnum Leodebodum facta, in nostris archivis 
recondita, licet vetustate consumpta. Cujus hereditatis in territorio 
Aurelianorum sitae média pars ab eo huic sacro collata est loco, alla 
medietate monasterio sanctae Marise rémanente, quod quidam Johannes, 
ut suprascriptum est, a fundamentis construxerat cujusque idem Dei 
famulus Leodebodus abba extitit, habens sub se Fulchaldum nobilem 
virum. Quartam quoque partem de Suncanto atque villam Warentiarias 
a Machilde femina CGC probatis auri solidis et villam Rosdon ab Aude- 
ranno CC ejusdem metalli émit solidis. Ipse vero usque ad XVIII annum 
memorati régis Chlodovei perdurans postmodum laudabilis vitœ cursum 



- n - 

sancto fine conclusit. Repperiuntur autem ab incarnatione Domini non 
plures quam DCXX preterisse anni donec a domno Leodebodo fabrica 
hujus sacri cepta est cœnobii, auxiliante Domino nostro Jhesu Christo 
qui vivit et régnât. 

EXPLICIT TESTAMENTUM LeODEBODI, ABBATIS MONASTERII SANCTI ÂNIANI, 
QUOD FACTUM EST SUE ChLODOVEO REGE FRANCORUM, PILIO DAGOBERTI 
SENrORIS. FIAT, FIAT. 



EXAMEN DU « TESTAMENTUM LEODEBODI 



Nous n'avons d'autre texte du testamentum de Leodebod que celui 
que nous a transmis le moine Uelgaud, en tète de toVila régis Ro- 
berti. Et de cette Vita elle-même on ne connaît qu'un seul ma- 
nuscrit qui est le ms. 566 du fonds de la Reine Christine à la 
Bibliothèque du Vatican. Car c'est de cette source que dérivent 
toutes les copies manuscrites ou imprimées mentionnées plus haut. 

Il importe de remarquer que le mot testamentum ne désigne 
pas ici un acte de dernière volonté; il a le sens générique, qu'il a 
gardé jusqu'au xi" siècle, d'acte quelconque. Le testamentum de 
Leodebod est un acte de donation. 

Pour en faire la critique définitive, il serait nécessaire d'en 
confronter les données avec les renseignem:ents que nous ont laissés 
les historiens de Saint-Benoît-sur-Loire sur les origines de leur 
monastère. C'est ce qu'on ne fera pas ici, se contentant de signaler 
les difficultés que soulève iinterprélation de ce document. 

Tous les commentateurs, depuis Lecointe, ont été frappés de 
l'impossibilité de concilier la date prétendue avec la teneur même 
de la donation. En effet, le testamentum est daté de la seconde 
année du règne de Clovis, le 5 des calendes de juillet (27 juin). Il 
s'agit de Clovis II. Il n'y a aucun doute sur ce point; non pas que 
nous teniom compte de la seconde formule de date, placée à la fin 
de l'acte, où, Clovis est qualifié fils de Dagobert C ancien, et que 
nous considérons comme une addition; mais parce qu'il est fait 
allusion dans l'acte même à un échange conclu entre le roi Clovis 
et sa femme Bathilde, d'une part, et Leodebod, d'autre part, qu'en 
ce passage le roi Clovis n'est pas dit être mort, et que conséquem- 
ment il est le même qui a été nommé précédemment dans la date 




— 12 — 

initiale. Clovis étant né la douzième année du règne de Dagobert 
(Frédégaire, l. IV, c. lxxvi, éd. Krusch, p. 159), soit entre mars 63k 
et mars 635 {d'après la chronologie de Krusch), et ayant commencé 
de régner en janvier 639, n'était que dans sa sixième année au 
21 juin 6k0. Or Leodebod déclare qu'il se propose d'édifier un mo- 
nastère en l'honneur de saint Pierre dans Tager Floriacus qu'il a 
acquis par le moyen d'un échange précédemment conclu avec le 
roi Clovis et sa femme Bathilde; cet échange serait donc antérieur 
au 21 juin 640. Mais Clovis était encore trop jeune pour avoir 
contracté mariage. Lecointe a proposé de substituer à Clovis le 
nom de Clotaire III et de corriger le chiffre de l'année II en XII. 
Rien n'autorise à croire que le copiste du diplôme a mal lu le nom 
du roi. Nov^ pouvons tout au moins affirmer que le manuscrit 
qu'Helgaud avait sous les yeux portait dans la date le nom de 
Clovis. Dans le préambule qu'il a placé avant le testamentum, il 
dit que Leodebod vécût au temps de Clotaire, et de son fils Dago- 
bert l'ancien, et que c'est après la mort de ce dernier, sous le règne 
de Clovis, que l'abbé de Saint -Aignan obtint du roi le vicus de 
Fleury en échange d' Attigny-sur- Aisne. De plus, dans l'éloge de 
Leodebod qui suit le testamentum, Helgaud rappelle que cet abbé 
mourut la dix-huitième année du règne de Clovis. Substituer le 
nom de Clotaire à celui de Clovis ne ferait donc que déplacer la 
difficulté. Une seule correction pourrait être proposée : lire anno XII 
au lieu d'anao II. 

Mais l'acte se présente-t-il sous la forme habituelle aux actes 
privés du milieu du vu' siècle? Dans sa disposition générale, on 
n'y relève rien qui soit de nature à faire douter de son authen- 
ticité. 

L'acte débute par une invocation, suivie de la date exprimée par 
les calendes et l'année du règne. Puis vient le préambule. L'em- 
placement des biens donnés à l'église de Saint-Aignan et à celles 
de Saint-Pierre et de Notre-Dame de Fleury, est déterminé par le 
pagus ou /'ager ; le donateur indique la provenance de ses pro- 
priétés. L'acte se termine par des formules de commination, la date 
de lieu et des souscriptions. 

Le style a une tournure mérovingienne avec des fins de phrases 
rythmiques. Un autre caractère d'authenticité est l'emploi de la 
première personne du singulier, par quoi les actes privés se dis- 



-13- 

tinguent des actes publics, diplômes royavx et chartes épiscopales, 
où la première personne du pluriel est de règle. Pour cette raison , 
nous considérons comme une interpolation le poslscriptum addi 
vero convenit, placé d'une façon anormale, entre la date et les 
souscriptions, et où l'on prête à Leodebod l'emploi de la première 
personne du pluriel : debueramus, conslruximus, delegavimus. 
Cette addition a dû être introduite, dans la seconde moitié du 
vin" siècle, pour justifier et légitimer les aliénations de biens faites 
par les abbés, et assurément avant qu'en 855 le roi Charles le 
Chauve eût interdit aux abbés de disposer des biens affectés à l'en- 
tretien des moines. 

QiMnt à la date par l'année de l'incarnation et l'année du règne 
de Clovis, fils de Dagobert, évidemment elle serait un argument 
péremptoire contre l'authenticité de l'acte, si nous n'avions pas 
affaire à une copie, et à une copie insérée dans une osuvre litté- 
raire; car au vu' siècle l'usage ne s'était pas encore introduit de 
dater les actes par l'année de l'incarnation; en outre, l'année 623 
ne saurait correspondre à la seconde année de Clovis, et enfin l'on 
ne pouvait qualifier Dagobert senior avant le règne de Dagobert II, 
sans compter qu'on rappelle le titre le piws éclatant de Dagobert à 
la vénération des fidèles, à savoir la construction de l'église de 
Saint-Denis, ce qui n'était pas dans les habitudes des notaires du 
wn' siècle; c'est même ce dernier trait qui nous révèle, dans l'ap- 
position de celte date, l'œuvre de quelque moine désireux de pré- 
ciser la date de la fondation de son monastère et d'éviter à ses suc- 
cesseurs les pénibles recherches, au reste malencontreuses, que lui 
avait demandées l'établissement de la concordance de la seconde 
année du régne de Clovis avec les années de l'incarnation. Ce 
moine n'est pas Helgaud, puisqu'il a cru que la seconde année de 
Clovis répondait à l'an 623, tandis qu Helgaud, se mêlant de le cor- 
riger, propose l'année 620. 

Si dans sa forme générale, la donation de Leodebod ne présente 
rien d'anormal, on remarque quelques détails de rédaction qui 
peuvent laisser le lecteur inquiet sur son authenticité. 

Nous ne parlerons pas de la flexion des mots, trop correcte pour 
l'époque mérovingienne; car les copistes, à partir de l'époque caro- 
lingienne, ne manquaient guère à la rétablir conformément aux 
règles de la déclinaison classiqu,e. 



— 14 — 

Mais l'invncnlion au nom des trois personnes divines n'élail 
pas d'usage au vii° siècle; d'ordinaire, les actes débutent soil par le 
seul monwjramme dit Christ, soit par 1rs formules : In Oliristi 
nomine, In Dei noinine ; sculemenl, l'invocation aux trois per- 
sonnes de la Trinité peut être une interprétation du chrismon 
faite par le copiste. Le préambule n'a pas l'ampleur de ceux que 
nous ont conservés les formulaires ou les actes authentiques de ce 
temps-là; mais il peut avoir été abrégé. Comme l'invocation et le 
préambule n'étaient pas des parties essentielles de l'acte, les copistes 
des temps postérieurs ne se faisaient pas faute d'y introduire des 
modi/icalions. On sera encore frappé de l'absence d'adresse; car le 
plus souvent les donatiorts de l'époque mérovingiemie se présen- 
tent sous la forme d'une lettre ; ce n'est pas là une régie absolue, 
surtout pour les actes privés, dont on trouve un grand no)nbre 
sans adresse. 

Voici maintenant une contradiction, plus apparente que réelle, 
entre detix passages de l'acte. Leodebod se déclare abbé de la basi- 
lique de monseigneur Aignan, où le corps dudit seigtieur repose : 
« basilicœ domni Aniani ubi ipse domnus in corpore requieseit », 
et, quelques lignes plus loin, il déclare qu'il se propose d'édifier 
en l'honneur de saint Pierre un monastère où. ledit saint évoque 
Aignan repose dignement: « condigne jacel lumuiatus. » Le corps 
de saint Aignan ne pouvait reposer à la fois en deux endroits. Mais 
si l'on remarque d'une part qu'il était absurde d'écrire que le corps 
du saint repose dans un monastère qui n'est pas constr^iit, et 
d'autre part que le membre de phrase : « ubi jamdictus vir Dei 

sanclus condigne jacet tumulatus » est suivi d'un autre 

membre de phrase dont le verbe est au subjonctif : « in quo 

monachi consislere dcbeant », on n'hésitera pas à corriger 

jacel en jacoat avec le sens du futur; correction qui tire encore 
plus de force de l'apposition de l'adverbe condigne au verbe yaccÀ. 
Ajoutez que, comme 7ious l'a fait remarquer M. Léon Levillain, les 
règles de la prose métrique exigent que tumulatus soit précédé 
d'un mot d'au moins trois syllabes. {Voyez J. Havei, Œuvres, 1. 1, 
p. 313, note 3.) Leodebod dit donc qu'il se propose de construire 
un monastère en l'honneur de saint Pierre oii il puisse placer le 
corps du saint évêgue Aignan dans un tombeau digne de lui, et où 
les moines qu'il établira devront suivre la règle de saint Benoit ri 



— 15 - 

de sainl Colomban. Il n'en csl pas moins étrange que Leodebod, 
qui tenait à honneur, comme il le dit au début de sa donation, 
d'être le gardien de la basilique où reposait saint Aignan, ait songé 
à dépouiller celte basilique de son litre de gloire. D'ailleurs il ne 
semble pas que la translation projetée ait jamais eu lieu. 

Autre contradiction, mais dont il n'y a peut-être pas lieu de- 
s'embarrasser phis qu'il ne convient, étant donnée l'incorrection 
de langage propre à l'époque: mérovingienne et qid, à notre avis, 
ne saurait suffire à faire déclarer l'acte faux. Leodebod dit qu'il se 
propose, ou plutôt qu'il décide, d'édifier un monastère en l'hon~ 
neur de saint Pierre : « monaslerium in honore sancti Pelri xdifi- 
care delibero -n; et à la fin de la donation, on lit : « basilicx 
domnx Marix vel monasterio saneti Pétri quod est constructum 
Floriaco », et plus loin encore, mais dans un poslcriptum : ^prx- 
fato monasterio domini Pétri Florincensis quod nos a novo con- 
struximus. » De ce poslscriptum il n'y a pas Heu de tenir compte 
puisqu'il doit être considéré comme une addition au texte pri- 
mitif. De plus, l'on doit prendre garde qu'entre les deux proposi- 
tions qui restent à concilier il y a toute la série des donations. Ces 
donations ne pouvaient avoir d'effet qu'une fois le monastère éta- 
bli. Il y a même un moyen plus simple de résoudre la difficulté. 
Un copiste a pu lire quoi] (isl constructum Floriaco nu lieu de 
quod erit, car dans ta cursive mérovingienne esl ne diffère pas 
sensiblement d'erit. 

On pourrait s'étonner davantage du surnom de Florhicus donné 
à un certain Jean qui avait construit la basilique de Notre-Dame, 
si là encore la simple correction de la finale d'un mot ne suffisait 
à faire disparaître toute anomalie. Le texte d'Helgaud porte : 
« basilicx domnx Marix quam Johannes Floriacus a novo quon- 
dam construxit ». Lisez : « quam Johannes Floriaci a novo 
quondam construxit t, « la basilique de Notre-Dame que Jean a 
construite de neuf autrefois à Flcury ».Et peut-être même le texte 
original portait-il Floriacus pour Floriaci; ce serait même là un 
signe de l'époque mérovingienne ; car on sait qu'au vn° siècle les 
règles de la déclinaison n'étaient plus observées et particulièrement 
dans les noms de lieux. Il faut prévoir une objection : puisque 
Fleury a été acquis par Leodebod du roi Clovis, comment un cer- 
tain Jean avait-il pu antérieurement élever une église dans un 



— 16 — 

domaine du fisc. Mais le roi n'exploitait pas directement tous ses 
domaines ; et ce Jean pouvait avoir élevé cette église sur une terre 
qu'il tenait du fisc à titre précaire. D'ailleurs Floriacus est quali- 
fié ager; c'était donc un territoire étendu, une circonscription, 
qui pouvait renfermer plusieurs villaî. 

Dans tes énumérations des dépendances de certaines villae, Vetula 
casa, villa Frieloni, Coluiniiie, Simpliciacense, notis rencontrons 
une eospression : « cum mansis » , dont on n'a trouvé jusqu'ici 
d'exemple ni dans les formulaires du vu* siècle, ni dans les actes 
authentiques du temps de Clovis II. Julien Havet (Œuvres, (. /, 
p. 31) affirme même que mansus est un mot de l'époque carolin- 
gienne; les exemples donnés par Du Cange ne remontent pas au 
delà du temps de la seconde race. C'est là, semble-t-il, une affir- 
mation excessive. L'on n'a pas, il est vrai, cité d'exemple de l'em- 
ploi du mol mansus dans les actes authentiques du temps de 
Ciovis II. Il est encore vrai qu'on ne rencontre pas ce mot dans les 
formulaires du vu' siècle ; mais parmi les formules du \m° siècle 
où il se présente [par exemple, dans les Âdditamenta ex codicibus 
formularum turonensium, éd. Zeumer, t. I, pp. 159 et 160), il 
n'est pas certain qu'aucune ne soit antérieure au règne de Pépin. 
Il y a plus. Dans une charte de donation pour Saint-Pierre- le- 
Yif, la donation de Leolheria (Quantin, Cartul. de l'Yonne, (. /, 
p. 24), le mot mansus est répété trois fois, et une fois même il est 
accolé au mot indominicatum ; cette charte ne présente rien qui ne 
soit conforme au style des actes les plus authentiques de l'époque 
mérovingienne; on ne voit pas par quel côté on pourrait l'atta- 
quer; or cette donation est datée de la cinquième année du roi 
Clovis, qui fut aussi la dernière, c'est-à-dire de l'an 695; car il 
s'agit de Clovis II! pour des raisons historiques qu'il est inutile 
d'indiquer ici. Il est vrai que nous n'avons pas l'original de l'acte 
de Leolheria. Mais un autre exemple de l'expression cum mansis 
se rencontre dans un acte bien antérieur à l'époque carolingienne, 
à savoir la donation de l'abbé Adon à Saint-Remi de Reims en 115, 
dont Mabillon avait vu l'original et dans laquelle la flexion des 
mots et le style même portent avec eux leur cachet d'authenticité. 
[Pardessus, Diplomala, t. II, p. 300, n°492.) Si l'on admet qu'en 
695, ou seulement en 115, l'on a employé le mot mansus, oserait- 
on affirmer que ce mot ne puisse se présenta' dans un acte d'un 



- 17 — 

demi-siècle antérieur. A supposer qu'on n'admette pas l'usage du 
mot mansus dans un acte du \ii° siècle, saprésence sera-t-elte suffi 
santé pour rejeter comme apocryphe un acte que nous ne connais- 
sons que par une copie très postérieure et qui très probablement n'a 
pas été faite sur l'original même, car Helgaud eût peut-êl'e 
éprouvé quelque difficulté à lire une écriture cursive mérovin- 
gienne. 

Le début des menaces contre ceux qui contreviendraient à la 
volonté de Leodebod n'est pas non plus tout à fait conforme au 

style du xif siècle. Au lieu de « Spero autem non futurum 

vl aliquis quod si fecerit », d'ordinaire on lit dans les for- 
mules : « Si quis vero, quod futurum esse non credimus. ...» 
Mais il n'y a là qu'une modification dans l'ordre des mois, dans 
le mouvement de la phrase ; car les mots mêmes sont ceux qu'on 
doit trouver. 

Voilà donc les raisons qui ne permettent pas de se fier aveuglé- 
ment à la charte de Leodebod. 

Mais il y a des indices d'antiquité. Et d'abord, l'union des règles 
de saint Benoît et de saint Colomban. Leodebod spécifie que les 
moines de Saint-Pierre vivront « juxta regulam sanctissimi Bene- 
dicti et domini Columbani ». Pareille mention ne se trouverait 
certainement pas dans un acte rédigé après 750. {Voy. Malnory, 

Quid Luxovienses monachi ad regulam monasteriorum 

contulerint, pp. 34 et 40.) Mais, comme c'est surtout sous l'in- 
fluence de la reine Balhilde que la règle de Colomban se répandit 
dans le Centre et le Nord de la France, ce serait un argument en 
faveur de la correction proposée plus haut du chiffre II, pour 
l'année du règne de Clovis, en XII. 

Autre signe d'antiquité : la mention de l'insertion de l'acte dans 
les gesta municipalia. 

// n'y a donc qu'une difficulté sérieuse dans ce testamentum : 
la date. En effet, comme nous l'avons dit, si l'acte ne peut remon- 
ter jusqu'à la seconde année de Clovis II, s'il nous paraît peu fondé 
de substituer Clotaire à Clovis, il nous paraît au contraire vrai- 
semblable de supposer que le copiste ait lu II au lieu de XII; car 
dans les diplômes du vii° siècle qui nous sont parvenus en origi- 
naux, le nombre indiquant l'année du règne est le plus souvent 
écrit en chiffres romains et non pas en toutes lettres. Or l'oubli 

2 



- 18 - 

d'un chiffre dans les transcriptions du moyen âge est chose fré- 
quente; snuscompler que si le teslamenlum était écrit stir papyrus, 
le chiffre pouvait être effacé ou peu lisible. Dans cette hypothèse, le 
5 des calendes de juillet de ta douzième année de Clovis II corres- 
pond au 21 juin 65i. 

Cette date est-elle conciliahle avec la présence des deux évoques 
Auiloenus et Leodegnrius parmi les témoins'/ On s'accorde géné- 
ralement à identifier Aiidoenus avec saint Ouen,ivêiiue de Rouen; 
pour Leodegarius, tandis que les uns l'identifient avec Léger, 
évique d'Autun, les autres en font un évîque d'Orléans. Mais la 
seule liste des évêques d'Orléans qui nous ail été conservée, celle du 
manuscrit 465 du fonds de la reine Christine au Vatican (pubi. 
par Vignal, dans Biillet. do la Soc. archéniog. de l'Orléanais, 
t. IV, p. 53), ne connaît d'autre Lcodegarius qu'un évêquc de ce 
nom qui ne siégea qu'après Leodeberlus, c'est àd'irc à l'extrême 
fin du vii° siècle. El si la Gallia chrisliana a intercalé parmi les 
éviqvcs d'Orléa)is un Léger sous le rèynt de Clovis II, c'est en s'ap- 
puyanl uniquement sur te losUimenliirn de Leodebod. En revanche, 
la liste du Vatican donne comme êvéque d'Orléans Audo, dont 
nous trouvons la souscription à la fin des actes d'iui concile qui se 
tint à L'halon entre 630 et 05'i (Concilia, éd. Maassen, p. 213, 
ligne i3), et peut être même en G50, d'après il. l'abbé Dtichesne 
(l-'asles épiscof)aux, p. 352). Audo nous paraît être un doublet 
de Audoenus. Ce qui tend à le prouver, c'est que dans une charte 
d'Emmnn, évêque de Sens., datée de la troisième amtée de Clotaire 
III {059-600], un évique du nom rf'Audoenus figure parmi les 
compi'ovincialesd/' l' évique de Sens [Quant'm, CHfXi\\. de rVorine, 
l, p. 10; Pardessus, Difiloinutu, II, p. 112, note 3). De plus, des 
deux évêques qui ont souscrit à la charte de Leodebod, n'est-il pas 
plus naturel de considérer comme évêque de la cité d'Orléans celui 
dont le nom se trouve mentionné le premier, c'est-à-dire Xudoenus'f 
Enfin, dans le corps de la charte, Leodebod parle d'une convention 
faite in judicio devant l'évêque Audoenus et i'illustep vir Chrain- 
nulfus. A quel litre l'évêque de Rouen serait-il venu tenir un plait 
à Orléans'/ N'esl-il pas nécessaire que l'évêque devant lequel com- 
parait Leodebod, abbé de Sainl-Aignan d'Orléans, pour passer un 
acte public, soit l'évêque même d'Orléans ? Il est donc démontré que 
l'évêque Audoenus, dont le nom figure deux fois dans le lesta- 



— 19 — 

mentum de Leodehod, n'est autre que Z'Audo de la liste des éviques 
d'Orléans, qui vivait sous Clovis II. 

Quant à l'évêque Leodegarius, nous ne savons dans quelle cité 
il siégeait; mais il ne peut être saint Léger, qui ne devint évêque 
d'Autun que sous Clolaire III. 

Nous tenons donc le testamentum de Leodebod pour authentique. 
Nous pensons qu'il remonte à l'année 651. Si l'on n'admet pas 
celte double conclusion, au moitis devra-l-on le considérer comme 
un acte apocryphe, rédigé à une date très voisine de la date pré- 
tendue, antérieur à la seconde moitié du vm" siècle, et cela en rai- 
son des signes d'antiquité que nous avons signalés. 

C'est au testamentum de Leodebod qu'Adrevald, moine deFleury, 
qui écrivait au milieu du ix° siècle, fait allusion au chapitre II de 
la Translation de saint Benoit [éd. E. de Certain, p. 2), car s'il est 
vrai qu'il appelle « testamentum mutuse vicissitudinis » l'acte qu'il 
avait vu dans les archives de son monastère, qu'en d'autres termes 
il considère l'échange fait avec le roi de la villa d'Attigny contre 
l'ager de Fleury comme l'objet principal de cet acte, tandis que le 
testamentum de Leodebod fait seulement mémoire de cet éc'nange; 
il semble d'autre part qu'Adrevald ait emprunté le récit de la fon- 
dation de Saint- Pierre de Fleury par Leodebod au testamentum 
qui est venu jusqu'à nous. Quant au testamentum Leodebodi 
cité dans la bulle de Jean VIII, de l'an 818 [infra, n" XXIX), 
nul doute que ce ne soit celui-là même dont Helgaud nous a 
transmis le texte. 



II 

657-678. 

Clolaire III donne à t abbaye de Fleury la terre de Sacierges 
en Berri, confisquée sur Aolharius. 

Indiq. : Âimoin, Miracula sancli Benedicli, 1. III, c. iv (éd. E. de 
Certain, p. 135) '. 



1. Aimoin, dans le 1. III, § 4, des Miracles de saint Benoit (éd. de 
Certain, pp. 133-135), rapporte qu'un certain Otherius guéri miraculeuse- 
ment d'une paralysie des membres par l'intervention de saint Benoit 



— 20 — 

III 

67!i-676. 

Thierry III donne au monastère de Saint-Pierre de Fleury ki 
biens palrimoniaux confisqués sur le duc Loup, partisan de 
saint Léger, envoyé en exil. 

Indiq. : Genealogia regum Francorum, dans Duchesne, Histor. 
Franc. Scriptores, I, p. 795, ex veteri codice ms. bibliothecae serenis- 
simi Britannarium régis; réimprimé dans Rec. des Histor. de la France, 
II, p. 697.— Hisioria regum Francorum, Bibliotliôque nationale, ms. lat. 
6186, fol. 52 (xiii* a.).— Ilistoria regum Francorum monasterii sancti 
Dionysii, éd. Waitz, dans Monumenta Germanix histor., Scriptores, 
IX, p. 398; réimprimé dans Migne, Patrologie latine, CLXIII, col. 921'. 



donna à l'abbaye, en témoignage de reconnaissance, sa terre patrimo- 
niale de Sacierges {Sacierges-Saint-Martin, Indre, arrondissement Le 
Blanc, canton 8aint-Benoit-du-8ault), sous la réserve que sa mère et 
lui en conserveraient la jouissance leur vie durant. Aimoin fait observer 
que cette tradition est en contradiction avec un diplôme de Clotaire III : 
« Huic antiquas veterum relationi virorum repugnabat antiquius tertii 
Clotarii régis cdictum, in quo continetur quod memoratus Otherius ob 
purfldiiim ab ipso roge intcrfici jussus sit, rcbus(|ue ejus omnibus confis- 
catis, illud praidium, ab eodem principe, saneto est Bénédicte collatum. » 
Voulant concilier la légende avec le texte du diplôme, Aimoin ajoute : 
« l'otuit tamen (iori ut, post hanc quam nunc retulimus donationem, 
ipse Otherius apud regem infidelitatis insimulatus, juberetur interflci, 
et quasi ex sua parte eamdem villam idem rox nostro conferret cœnobio. 
Quod vero in ipso regali praecepto Aotharius vocatur, permutatio vete- 
rum facit verborum, ut post latius ostendemus. Post cujus excessum, 
vicini quique hoc cis prsedium auferre moliti, ad sibi utile coegerunt 
declinare consilium. » Cette explication, toute hypothétique, a l'avantage 
de nous apprendre qu'Aimoin ne connaît pas le diplôme de Clotaire par 
simple tradition mais qu'il l'a réellement lu, puisqu'il fait une mention 
spéciale de la forme du nom Aotharius, forme qui parait mieux convenir 
du reste au vu' siècle que celle d'Olherius. Il a donc bien existé un 
diplôme d'un roi Clotaire et ce roi ne peut être que Clotaire III. Car, 
d'une part, Clotaire I" et Clotaire II vivaient à une époque antérieure à 
celle de la fondation de Fleury. D'autre part, Aimoin ne peut avoir 
confondu un Clotaire mérovingien avec le roi carolingien Lotbaire 
(954-986); en effet, outre qu'Adrevald, contemporain de Louis le Pieux 
et de Charles le Chauve, fait allusion à la donation de Sacierges par un 
roi : regia liberalitate cœnobio sancti Benedicti donatus », Sacierges 
figure au nombre des possessions de Fleury dans un diplôme de Charles 
le Chauve de l'an 855 {infra, n° XXII). 

1. Trois compilations historiques, dont la nature et la valeur sont en- 
core mal déterminées, attribuent à Thierry III un diplôme de donation 
des biens patrimoniaux d'un duc Loup, partisan de saint Léger : 1* une 



- 21 — 

généalogie des rois de France, qui s'exprime en ces termes : « Lupus 
pessimus dux in exilium retruditur sicut in praecepto ejusdem Theode- 
rici continetur quod de hereditate ejusdem Lupi essent in monasterio 
s. Pétri constructo in agello Floriacensi; » 2* une histoire des rois de 
France, incomplète du début et s'étendant jusqu'à l'année 754 : « Lupus 
pessimus dux in exilium retruditur sicut in précepte ejusdem Teoderici 
continetur quod de hereditate ejusdem Lupi monasterium sancti (Lupi 
exponctué) Pétri constructum sit in agello Floriacensi ; » 3" une autre 
histoire des rois de France, offrant avec la précédente de grandes ana- 
logies sans lui être identique : « Lupus dux in exilium retruditur sicut 
in praecepto ejusdem Theoderici continetur quod de hœreditate ipsius 
Lupi monasterium sancti Benedicti constructum sit in agro Floriacensi. » 
On notera entre ces trois textes les variantes suivantes. Lupus est qua- 
lilié pessimus dans 1 et 2; comme il n'a pas été question de ce person- 
nage antérieurement, les compilateurs n'avaient aucune raison de lui 
attribuer cette épithète peu flatteuse, s'ils ne l'avaient rencontrée dans 
une source plus explicite et assez voisine des événements dont il est 
question. L'abbaye de Fleury est dite sancli Pelri dans 1 et 2, et sancti 
Benedicti dans 3 ; d'où il suit que 1 et 2 ont puisé leur renseignement 
dans un ouvrage rédigé antérieurement ou très peu après la translation 
des reliques de saint Benoît à Fleury au commencement du viii* siècle, 
en tout cas avant qu'on n'eiit pris l'habitude de désigner le monastère 
de Fleury sous le nom de Saint-Benoît. Dans le premier texte, le mo- 
nastère de Saint-Pierre est dit construit « in agello Floriacensi », tandis 
que 2 et 3 portent « quod... constructum sit », comme si l'on eût voulu 
indiquer que le monastère serait construit à l'aide des biens contisqués 
sur Loup; mais cette afTirmation est contraire à ce que nous savons des 
origines de Saint-Pierre par d'autres documents plus autorisés et spé- 
cialement le testamenlum Leodebodi ; sans compter que si le monas- 
tère n'avait pris naissance que sous Thierry III, son prédécesseur Clo- 
taire III n'aurait pu lui attribuer les biens d'Aotharius. On s'explique 
d'ailleurs la correction de texte apportée par 2 et 3 à 1, à cause de la 
mauvaise construction de la phrase dans 1, qui présente visiblement 
une lacune puisque le verbe essent est sans sujet. Il j)araît donc certain 
que la rédaction 1 est la plus ancienne et que l'auteur de cette rédaction 
en a puisé les éléments dans un chroniqueur presque contemporain de 
Thierry III et qui avait vu le prseceptum de ce roi. Cette donation n'est 
pas isolée. L'abbaye de Saint-Mesmin de Micy fut en même temps 
l'objet de la part de Thierry III d'une faveur analogue ; un diplôme de 
Louis le Pieux (Sickel, Acta Karolinorum, II, p. 123) confirmé et repro- 
duit par un diplôme de Robert le Pieux (Pflster, n" 68) mentionne la 
donation à Saint-Mesmin par Thierry III de biens sis dans le Dunois, 
confisqués sur le duc Loup : « Haec Theodoricus rex ex haereditate Lupi 
piissimi (al. pessimi) ducis praedicto loco contulit. ».Ce diplôme de Louis 
est faux, mais le passage auquel nous faisons allusion ne saurait être 
incriminé au moins pour le fond, un faussaire postérieur au règne do 
Louis le Pieux n'ayant pu inventer de toutes pièces les circonstances de 
la donation. Ce concours de renseignements, tous d'origine étrangère a 
. Fleury, ne permet pas de considérer les trois passages cités, ainsi que 
la phrase du diplôme faux de Louis le Pieux, comme une simple amplifi- 
cation fantaisiste du Liber historiœ {Gesta regum Francorum) : n Non- 
nulli (Franci) vero in exilio pervagati, a propriis facultatibus privati 
sunt » (éd. B. Krusch, Mon. Germ., Scriptores rerum meroving., 11, 
p. 319). Les trois chroniques citées plus haut présentent la confiscation 
des biens et l'exil du duc Loup comme un résultat de la défaite et de la 
mort de Léger, évêque d'Autun. Le diplôme de Thierry IH daterait 
donc de la fin de l'année 675 ou du début de 676, 



— 22 — 

IV 

Novembre 751 — 24 septembre 768. 

Pépin concède l'immunité au monastère de Fleury. 

Indiq. : Diplôme de Louis le Pieux, publié plus loin sous le n» XIV'. 

— Sickel, Acta Karolinorum, Il (acta deperdita), p. 367. 

V 

Novembre 75 i — 24 septembre 768. 

Pépin concède au monastère de Fleury l'exemption de tonlieu 
pour quatre bateaux sur la Loire. 

Indiq. : DI])l(Jme de Louis le Pieux, publié plus loin sous le n* XV'. 

— Sickel, Acta Karolinorum., Il (acta deperdita), p. 367. 

VI 

Novembre 751 — 24 septembre 768. 

Pépin donne au monastère de Fleury, pour le repos de son âme et 
de celle de son frère Carloman, et pour le rachat de leurs péchés, 
la terre de Sonchamp qui lui appartient en propre. 

Indiq. : Diplôme de Louis le Pieux publié plus loin sous le n° XIX '. 

— Sickel, Acta Karolinorum, Il (acta deperdita), p. 367. 



1. Dans les deux diplômes de Louis le Pieux du 27 juillet 818, con- 
firmant, l'un l'immunité de l'abbaye, et l'autre une exemption de tonlieu 
sur la Loire pour quatre bateaux, l'empereur déclare que l'abbé lui a 
présenté les diplômes de son aïeul et de son père, portant des conces- 
sions analogues. On ne saurait cependant décider si cette double con- 
cession fut l'objet, de la part de chacun de ces princes, d'un seul ou de 
deux diplômes. 

2. Voy. la note précédente. 

3. Dans le diplôme de Louis le Pieux, du 25 juillet 835, restituant à 
l'abbaye, après enquête des missi, la terre de Sonchamp et ses dépen- 
dances, l'empereur rappelle que l'abbé Boson s'est prévalu auprès de 
lui du précepte de Pépin portant concession de ce bien. 



VII 

9 octobre 768 — 28 janvier 814. 

Charlemagne confirme au monastère de Fleury l'immunité 
concédée par son père Pépin. 

Indiq. : Diplôme de Louis le Pieux, publié plus loin sous le n° XIV'. 

— Sickel, Acta Karolinorum, 11 (acta deperdita), p. 367. 

VIII 

9 octobre 768 — S8 janvier 814. 

Charlemagne confirme au monastère de Fleury l'exemption 
de lonlieu pour quatre bateaux sur la Loire. 

Indiq. : Diplôme de Louis le Pieux, publié plus loin sous le n° XV. 

— Sickel, Acta Karolinorum, II (acta deperdita), p. 367. 

IX' 

« Botedonovilla », février 796'. 

En présence d'Ansbertus et d' Hildebrandus , missi dominici, et 
et après réclamation de Moyses, avoué du comte Hildebrannus', 
Dodo, de Jeu, se reconnaît serf du roi. 

F, p. 9. — G, fol. 12 v°, n» 11. — H, n- 14. — J, p. 34, n» XIV. 

PuBL. : Pérard, Recueil de plusieurs pièces servant à l'hist. de 
Bourgogne, p. 34. 



1. Voy. pour les deux diplômes de Charlemagne la note l de la p. 23. 

2. Cette charte et quelques-unes des suivantes, concernant la terre do 
Perrecy, datent d'une époque antérieure à celle où ce bénéfice devint 
une dépendance de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire; sur les raisons 
pour lesquelles on a néanmoins cru devoir les faire figurer dans lo 
recueil des chartes de l'abbaye, cf. l'Introduction. 

3. Pérard date ce procès-verbal de l'année 868, en rapportant au règne 
de Charles le Chauve les indications chronologiques ; mais en 868 Per- 
recy et ses dépendances étaient entre les mains d'Heccard fils d'Hilde- 
brand (Voy. les chartes n°' XX et XXI) ; en outre, on remarquera que le 
roi Charles est seul indiqué comme propriétaire antérieur du serf, alors 
que dans les actes analogues, n°' X, XI, XII, postérieurs à 814, Louis 
le Pieux est toujours nommé après son père. 

4. Hildebrand, comte d'Autun jusqu'en 826 au moins (Pertz, Leges, 
I, 256). Voyez sur ce personnage : E. Mabillo, Le royaume d'Aquitaine 



Indiq. : Bréquigny, Table chronologique des diplômes, I, p. 281 (à 
l'année 868). 

Notitia quibus prsesentibus Ânsberto et Hildebrando, missis 
dominicis, seu céleris personis qui ibidem aderant, ibique ad- 
veniens Moyses, advocatus Hildebranno comiti, die raartis, 
Botedono" villa, mallavit hominem aliquo nomine Dodono*, 
quod servus erat domno Karolo de suum beneiicium, de villa 
quse dicitur Jovo, quse est in pago qui dicitur Âugustidunense 
super fluvium Vulraca. Tune interrogatum fuit jam dicto 
Dodono* quid dicere vellebat, sed ille jam dictus Dodo' minime 
denegavit et ad pedes ipsius Moyse jactavit atque recredidit 
quod servus erat domno Karolo rege de '' jam dicta villa Jovo, 
deinde suum wadium dédit quœ negligens de ipso servitio 
fuit, qualiter sua lex est'. 

His prsesentibus : Signum Rotrico. Signum Âlberico. Signum 
Richardo. Signum Ermenteo''. Signum Erluino. Fredelus» 
adprœsens fuit et subscripsit. Ansbertus subscripsit. 

Datum in mense febroario*, anno XXVIII régnante domno 
Karolo nostro rege. 

f * Magezenelinus' ad prsesens notitia scripsit et subscripsit. 



X 

Attlun, décembre 815. 

Le comte Thierry, au mallum public d'Autun, remet au prochain 
mallum qui se tiendra après quarante nuits à Autun, la récep- 



IX. — a. Botedino HJ. — b. Dedono H. — c. Dedo H. — d. et //. — 
e. est omis par HJ.—f. Erniceo HJ.—g. Redel J.—h. februario // 7. 
— i. La croix omise par HJ. — j. Mageleninus HJ. 



et ses marches sous les Carlovingiens, dans l'Histoire générale de 
Languedoc, éd. Privât, II, (Toulouse, 1875, in-4«), p. 267; § 3 : Hilde- 
brand, premier comte d' Autun, histoire de sa famille; § 11 : suite chro- 
nologique des premiers comtes d'Autun (796-921). Les renvois d'E. 
Mabille se réfèrent à notre ms. F, dont il a numéroté les actes au crayon. 
— Cf. aussi sur Hildebrand et ses descendants le Précis historique de 
M. A. de Charmasse, qui sert d'introduction au livre de M. Harold de 
Fontenay, Autun et ses monuments (Autun, 1889, in-12), p. cxxiv et 
suiv. 



— 25 - 

,r lion des témoins que Fredelus s'oblige à présenter pour prouver 
la qualité de serf de Maurinus, de Perrecy, fils de Madalenus, 
qui prétendait être libre. 

F, p. 10. — H, n« 18. — J, p. 35, n" XVIII. — Z, Bibl. nat., ms. 
lat. 12689, fol. 70 v. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 35. 

Cum resedisset Theodericus cornes in Aiigustiduno civitate, 
in mallo publico, ad universorum causa.s audiendas vel" recta 
Judicia^ terminandas una cum plures° scabineis qui cum eo 
ibidem aderant, ibique yeniens Fredelus mailabat hominem 
aliquo nomine Maurino, requirebat ei'' de parte genitori suo 
nomine Madaleno ' quod servus erat domno imperalore Karolo, 
de Patriciaco'' villa, et quando ipsius imperator moriens de- 
reliquit de jam dicto Madaleno» vel* filio suo Maurino' Ludo- 
vico imperalore legibus hsereditavit vel> vestitum dimisit ad 
servos; et ipse Maurinus ipso servitio, partibus Fredelono, 
maie ordine recontendebat illo anno prsesentc, et taies testes 
se dixit habere. Tune* interrogatum fuit jam dicto Maurino 
sub quale' lege vivebat et ipsus" sibi a lege salica" adnun- 
ciabit°, et ipsa causa in omnibus denegavit, et dixit quod genitor 
suus nascendo ingenuus fuit, et ipsus' Fredelus in ipsa causa 
domno imperalore sibi reclamavit' quod legibus adprobare 
petebaf. Proinde Fredelono taie' decreverunt' judicium uti" 
taie testimonia aremissel " in proximo mallo posl XL noctes, 
quem ipsus-" comus* in ipsa civitate tenet, quibus* adprobavit" 
sicut* suus judicius loquitur, aut facial quid'lexest. Dédit 
Maurinus fidejussorem nomine Autardo de sua presentia, quod 
si ipse Fredelum'' adprobal, facial Maurinus partibus Fre- 



X. — a. et J Z. — b. recto judicio J. — c. plureis Z. — d. ei omis par Z. 

— e. Magdaleno Z. — f. Patriciaca Z. — g. Magdaleno Z. — h. et H JZ. 

— i. Mauricio H. — j. et J Z. — h. tum Z. — l. qua Z. — m. ipsius H J. 

— n. salica omis par Z. — o. adnunciavit/i J. — p. ipsius FZ. — q. récla- 
mante // J. — r. potebat F. — s. talem IIJZ. — t. decreverit H J. — 
u. lit HJ Z. — V. aromisse //; aremissœ J. — x. ipsius HJ; ipse Z. — 
y. cornes J Z. — z. quod Z. — a. quibus adprobant F ; quibus hoc ad- 
probant H; qui hoc adprobavit J; corr. quibus adprobavit. — b. sic Z. 

— c. quidem J. — d. Fredelus Z. 



delono quod lex est, et si a Autardus* jam'' dicto Maurino non 
représentât» faciat partibus Fredelono pro flde facta* sicut lex 
est. 

SS.< Dotinus subscripsit. Signum Âdo>. Signum Bligario 
vicecomite. Girbaudus vicarius subscripsit. 

Datavit die veneris in mense decembrio, in anno secundo 
régnante domno Ludovico imperatore. Ermembertus* clericus 
subscripsit f. 



XI 

Autun, avril 817. 

Dans un mallum tenu à Autun par Blitgarius, vicomte, assisté des 
scabins, Fredelus produit douze lémoint qui affirment sous ser- 
ment, en l'église Saint Jean d' Autun, que Maurinus est serf 
d'HMebrannus et de Fredelus, du chef de son père Madalenus 
serf des empereurs Charles et Louis, pour le bénéfice de Per- 
recy'. 

F, p. il. — G, fol. 18 [n« 14] (moins le début). — //, n» 19. — J, p. 36, 
n» XIX. — Z, Bibl. nat., ms. lat. 12689, fol. 71. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 86. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, p. 158 (à l'année 818). 

Notitia qualiter vel » quibus prsesentibus ibique veniens Fre- 
delus in Âugustiduno civitate, in mallo publico, ante Blitgario 



X. — e. a Autardo HZ; Autardo J. — f. de jam Z. — g. repraesentaF; 
representare //; representaret J. — h. fracta Z. — i. SS. omis par J Z; 
un signe différent est donné par II. — j. F et H donnent entre Sig- 
num et Ado un signe qui parait être la note tironienne d'apponit. 
— h. Erlmbertus H J; Ermberlus Z. — l. La ci'oix omise par F J Z. 

XI. — a. et IIJZ. 



1. Cf. ci-dessus n« X. 



- 27 — 

vicecomite vel" plures* scabineis qui ibidem erant, placilum 
suum« legibus adtendidit, unde ante hos dies per judicium tes- 
timonia arremivif, ante viri illustris* Theoderico comiti^ par- 
tibus, aliquo nomine Maurino, de capul» suum et de parle* 
genitori suo Madaleno*, quod servus fuerat domno imperatore 
Karolo; et ipse Fredelus in ecclesia sancti Johannis in ipsa 
civitate, ubi alia sacramenta procurrunt^', ante ipsos misses, 
XII testimonia ibidem presentavit bis nominibus : Berteiino*, 
Odelboldo, Odelrlco, Otherio', Adelgario, Hildegario, Lan- 
daldo, Amalrico, Landoeno, Guitardo'», Frotberto, Adelbaldo". 
Ipsa testimonia diligenter discussi fuerunt et super ipso altario 
manus positas jurati dixerunt : quod nos vidimus Madaleno", 
genitore ipsius Maurino, in servicio Hildebranno vel»" Fredelono 
servire ad serve, et quando domnus Karolus moriens dereliquit 
domno Ludovico ad serve de ipso vestito dimisit, et pro hœc» 
Maurinus legibus plus débet esse servus Hildebranno vel*" 
Fredelono de suum beneflcium' de Patriciaco' quam ingenuus 
adessere. Sic Deus nos" adjulor sit et iste sanctus", nos veri 
testes sumus et verum testimonium de jam dicto Maurino 
perportamus. 

His praesentibus : Signum* Udelgis». Signum^ Amalberti. 
Signum ■" Blitgario vicecomiti. Leutbertus' subscripsit. 

In " Dei nomine Ermembértus clericus scripsit, datayit noti- 
tiam ' mense aprili, in anno quarto régnante domno Ludovico 
imperatore. 



XI. — a. et HJZ. — b.pluris Z.— c. suum omis par Z. — d.ac remivit Fi/; 
ac retinuit Z. — e. vir illuster Z. — f. comité Z. — g. capite IIJ Z. — 
h. id est Z. — i. Magdajeno Z. — j. percurrunt H J. — k. Bertelmo IJJZ. 
— /. Otherico J; Otberio Z. — m. Gimtardo Z. — n. Adebaldo Z. — 
o. Le texte de G commence avec ce mot; le début devait se trouver sur 
un feuillet perdu, — p. et G II J Z. — q. et proli F; et pro hoc G; et 
praeratus Z. — r. et G // J. — s. de suo bénéficie G. — (. Patriciaco villa 
HJZ. — u. noster IIJ. — v. et juste sentiuntes HJ.—x. F G et II don- 
nent entre signum et le nom du témoin un signe qui parait être 
une note tironienne. — y. Adelgis G; Velelgis Z. — z. Ce nom est pré- 
cédé dans F G et H d'une note tironienne. — a. La date entière : 
In Dei nomine. . . Ludovico imperatore, est omise par F et Z. — b. no- 
titia J. 



XII 

Cronat, mars 818 '. 

Le comte Thierry, au malhim public de Cronal, remet au prochain 
mallum qui xe tiendra après quarante nuits à Aulun, la récep- 
tion des témoins que Fredelus, avoué du comte Hildebrandus, 
s'oblige à présenter pour prouver la qualité de serf d'Adelardus, 
de Perrecy, fils d'Adalberlus. 

F, p. 13.— G, fol. 12 V», n« 12 (exlraits).— //, n» 15. — y, p. 31, n» XV. 
— Z, Bibl. nat., ms. lat. 126?9, fol. 69 v. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 31. 

EXEMPLARIA DE KARTAS ET NOTITIAS QUEM » AD PaTRICIACO VILLA 
ADQUISITAS* FUERUNT DE TEMPORIBUS DOMNI PiPINI VEL IPSIUS" VESTI- 
DURA ET DOMNO KaIIOLI ET DOMNO LuDOVICI AD FISCO. 

Gum resedisset Theodericus cornes in Crounaco villa, in 
mallo publico, ad universorum causas audiendas vel** recla 
judicia in Dei nomine terniinandas, una cum pluris' scabineis 
vel"* céleris perceteris^ personis qui cum eo ibidem aderant; 
ibique veniens Fredulus», adAOcatus Hildebrandi comilis mal- 
labat hominem aliquo nomine Adelardo, requirebat ei quod 
servus erat domno Ludovici imperatoris de Patriciaco villa*, 
de parte genitoris sui nomine Adalberto, de beneflcio Hilde- 
brando, et ipso scrvilio maie ordine* recontendebat, et hoc^ 
legibus adprobare " potebat, quod domnus Pipinus rex domno 
Karolo de jam dicto genilori suo Adelberto legibus veslito 
dimisil et domnus Karolus domno Ludovico hereditavit et 



XII. — a. quœ HJZ.—b. adquisits HJ.—c. et Ipsius H; et de ipsius 
J Z. — ci. et GHJZ. — e. pluribus Z. — f. praeceteris IIJ; omis par Z 
— g. Fredelus Z. — h. villa Patriciaco H J. — i. ordine omis par Z. — 
}. G s'arrête après ce mot. — k. adbaro Z. 



1. Pérard identifie à tort le mois de mars de la cinquième année de 
Louis le Pieux avec le mois de mars 819. 



— 29 — 

ipsius Adelardus in vestidura' domno rege fuit. Proinde taliter 
Fredelono judicatum fuit ut taie testiraonia arremisset "• in 
proximo mallo post quadraglnla noctes, quem ipse cornes in 
Âugustidunense tenel, ut secundum legem suam salicain adpro- 
bat sicut superius postulavit, aut facial quod lex est. Deinde 
Adelardus dédit fidejussores noniine Tresario et Warnario ", 
ubi Fredelus hoc adprobabat, faciat ipse partibus domno rege, 
ad jam dicto beneficio, quod lex est, vel" adf ipso advocato. 

Signum» Ursiono. Signum Bodono. Rochardo. Adelardus 
subscripsit. Ennenricus '' subscripsit. 

Dato judicio die mercuris* in mense martio, anno quinto 
régnante domno nostro Ludovico imperalore. 



XIII 

Autan, avril 818. 

Jugement du comte Thierry ordonnant la restitution de biens sis 
à Baugy, détenus injustement par Ameiius el réclamés par Ful- 
cliardus, avoué de Nivelongus. 

F, p. 7. — G, fol. 12 V. — //, W 13. — J, p. 33, n« XIII. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 33, 

Nolitia qualiler vel" quibus prœsentibus qui subter firniave- 
runt venions Fulchardus advocatus illustri viro Nivelongo 
comiti, in Augustiduno civitatc, in causa ipsius illustri* viro 
Nivelongo anle illustrem virum Theoderico comiti" vel"* reli- 



XII. — /.et ipsius Adelardus in vestitura domino Ludovico hereditavit, 
et ipsius Adelardus in vestitura domino rege fuit Z. — m. acremis- 
set F Z; accremisset H. — n. Alvarnario H J. — o. et H 7 Z. — 
p. ab IIJ. — q. Chacune des souscriptions est précédée dans F et H 
d'une note tironienne. — r. Ermericus Z. — s. mercurii H J. 

XIII. — a. et J. — 6. illustris G. — c. comitem G. — d. et G // J. 



— 30 - 

quis" quam pluris personis'' qui ibidem aderant, homine aliquo 
nomine Amelium interpellahat et requirebat ei quod illas ras 
quee» sunt in pago Auguslidunense, in villa Balgiaco, quem 
Karolus Hildebranno bénéficia veral de villa Patriciaco ipsius 
Amelius posse ordinale relinebat ipsas res. Sic inlerrogatum* 
fuit ipsius Amolio' de ipsa causa si sic erat, aut non. Tune 
ipse Amelius de ipsa causa minime exinde denegare non potuit. 
Sic ei fuit judicatum quod ipsius Amelius ipsas res secundum 
legem per suum wadium ipsius Nivelongo reveslire deberet, 
quod ila et fecit'; et oportunitas* fuit ipsius' Nivelongo vel" 
suum advocalum Fulchardum ut taie nolilia bonorum hominum 
manibus eorum roborata accipere deberent. Quod ita fecerunt, 
bis prsesentibus qui subter flrmaverunt.- 

Âctum fuit quod eis fuit judicatum, facta notitia, in mense 
aprili in anno IIII régnante dorano nostro Pipino rege. 

Signum Dalfino. SS." Ermenbertus" subscripsit. SS.»" Waldo 
subscripsit. SS.« Probolus*" subscripsit. Alericus' subscripsit. 
Signum Lumaro. Signum Odolberto'. Godolricus" subscripsit. 
Godelarius subscripsit... rogilus" scripsit et subscripsit. 



XII. — e. reliques G. — f. quam plures personas G; ces formes accu- 
satives ainsi que celles notées plus haut (c et e) résultent de sur- 
charges faites sur la copie primitive. — g. qui F. — h. interrogatus G. 

— i»ips. . . Ameli G. — j. fecerit J. — h. opportunitas J. — /. ipsi G. — 
m. et GHJ. — n. G donne au lieu de 8S. un signe qui parait être une 
note tironienne; H en donne deux qui semblent se rapporter l'un au 
témoin dont le nom précède, l'autre à celui dont le nom suit; J ne 
donne aucun signe.— o. Eriembertus G ; Erimbertus IIJ. — p. 88. omis 
par G J. — q. G ut supra (n). — r. Prebolus G (par un P surmonté 
d'un trait horizontal) ; 88. Probolus subscripsit. Alericus subscripsit 
omis par II J. — s. G fait précéder ce nom d'un signe qui parait 
être une note tironienne ou un chrismon déformé. — t. Odalberto J. 

— u. G et H font précéder ce nom et les suivants de signes qui pa- 
raissent être des notes tironiennes ; Godebricus H J. — v. Le mot 
rogitus pris pour le nom d'un témoin par les copistes ne parait pas 
pouvoir se rapporter à Godelarius. Il faut probablement supposer 
que le nom du scribe a été oublié lorsqu'on a transcrit l'acte dans 
l'ancien cartulairc. 



— 32 — 

rabilis vir Âdalgaudus, abbas ex monasterio sancti Benedicti 
Floriacensis, quod est constructum in pago Âurelianensi, super 
fluvium Ligeris, ubi ipse sanctus Benedictus corpore requiescit, 
auctorilates "* immunitatum avi videlicet nostri Pipini quondam 
régis, seu domni et genitoris nostri Karoli piissimi augusti, in 
quibus erat insertum quod sive ipsi, sive antecessores eorum, 
rages videlicet Francorum, prsefatum monasterium, cum rébus 
et hominibus ad se pertinentibus vel' aspicientibus, sub tui- 
tione et defensione sua habuissent, eorum immunitatibus auo- 
toritatum/^a judiciariae potestatis inquietudine semper defensum 
et munitum fuisset. Ob rei tamen firmitatem, postulavit nobis 
prsefatus abbas ut, in amore Dei et reverentia sancti Pétri et 
sancti Benedicti, paternum aC preedecessorum nostrorum 
morem sequentes, immunitatis nostrœ prseceptum circa ipsum 
sanctum^ locum fieri censeremus. Cujus petitioni assensum 
prsebuimus et hoc nostrœ auctoritatis praeceptum circa ipsum 
sanctum * locum fieri decrevimus ; per quod prsecipimus atque 
jubemus ut nullus judex publicus vel * quislibet> ex judiciaria 
potestate in ecclesiis aut loca vel* agros seu reliquas posses- 
siones, quas moderne tempore, in quibuslibet pagis aut terri- 
toriis infra dilionem imperii nostri, juste et legaliter possidet 
vel* quod deincepsin jure ipsius sancti loci volueril divina pietas 
augeri, ad causas audiendas vel * freda exigenda, aut man- 
siones vel* paratas faciendas aut fidejussores tollendos aut 
homines ipsius nonasterii super terram ipsius commanentes 
distringendos nec ulias' redibitiones aut inlicitas occasiones 
requirendas nostris et futuris temporibus ingredi audeat, vel"* 
ea quse superius memorata sunt penitus exigere praesumat; 
sed liceat memoralo abbati suisque successoribus res prsedicti 
monasterii " sub immunitatis nostrœ defensione quieto ordine 
possidere. Et quandoqiiidem divina vocatione supradictus abba 
vel° successores ejus de bac luce migraverint quamdiu ipsi 
monachi inter se laies inveniri potuerint, qui ipsam congrega- 
tionem secundum regulam sancli Benedicti regere valeant, per 



XIV. — (l. uuctoritatiâ, F IIJ; corr. auctorifatcs. — e. ot IIJ. — f. aiic- 
toritatem //. — g. et J. — h. secundum IIJ. — i. et IIJ. — j. quilibet J. 
— k. et // J. — /. uUa J. — m. et II J. — n. monasteri J. — o. et H J. 



— 33 — 

hanc noslratn aUcloritatem et consensum licentiam»" habeant 
eligendi abbales quatenus ipsos monachos qui ibidem Deo 
famulari videntur pro nobis et conjuge proleque nostra atque 
stabilate totius imperii nostri a Deo nobis concessi atque con- 
servandi jugiter Domini misericordiam exorare delectet». Et 
quicquid de rébus prsefati monasterii fiscus exigere poterat, 
piœfato monasterio ejusque congregalioni ibidem Deo famu- 
lanti concessimus ut eis ad servitium peragendum augmenlum 
vel suplementum fiat. Et hsec auctoritas ut nostris futurisque 
temporibus, Domino protegente "■, valeat inconvulsa manere, 
eam • manu propria subterflrmavimus et anuli nostri impres- 
sione subter sigillari jussimus. 

Signum ' {Monogramma) Hludovvici serenisslmi imperatoris. 

Durandus', diaconus, ad vicem Helisachar recognovit. 

Data VI kal, auguslas, anno, Christo propitio, V imperii 
domni Hludovvici" serenissimi augusti, indictione XI. 

Actum Âurelianis civitate, in Dei nomine féliciter, amen. 



XV 

Orléans, 27 juillet 8i8. 

Louis le Pieux, à la prière de l'abbé Adalgaud, confirme l'exemp- 
tion de tonlieu accordée par les rois Pépin et Charlemagne au 
monastère de Sainl-Benoit-sur-Loire, pour ses « villx », pour 
ses chars et ses bêtes de somme transportant les objets utiles à 
r approvisionnement du dit monastère; et l'exemption de toute 



XIV. — p. liceutia //. — q. debcrent Fil J; corr. deleclet. — )•. per- 
gente H; peragente J. — s. etiam FIIJ ; corr. eam. — t. F ne donne 
qu'un S barré devant les noms de l'empereur et du notaire ; 
H donne devant chacun des deux noms un signum très simple qui 
ne rappelle en rien le monogramme impérial ni la ruche du notaire; 
J ne donne que le nom de l'empereur et du notaire. — u. Ludovic 
F H J; corr. Hludovvici. 



— 34 — 

redevance avec la libre navigation pour quatre bateaux sur la 
Loire ou tout autre fleuve dans les limites de r Empire. 

C, p. 150. — E, fol. 290. — if, p. 707, d'après B, fol. 65. — M, Bibl. nat., 
ms. lat. 12739, p. 338. (Extraits.) — Z, copie authentique par le notaire 
Desboys en 1654. Bibl. d'Orléans, ms. 492 (394 bis), fol. 54, d'après B. 

PuBL. : Rec. des Histor.de la France,\Il, p. 511 (extraits), d'après M. 
— Migne, Patrol. lat., CIV, col. 1080, d'après le Rec. des Histor. de la 
France. 

Indiq. : b, fol. 325, d'après B, fol. 65. — Sickel, Acta Karolinorum, 
II, p. 120 (L. 123). — Bôhmer-Mûhlbacher, Regesta imperii, I, n° 653*. 

In nomine Domini" Dei et salvatoris nostri Jhesu Christi, 
Hludowicus, divina ordinante providentia imperator augustus, 
omnibus episcopis, abbatibus, ducibus, comitibus, vicariis, cen- 
tenariis, telonariis, actionariis vel omnibus rem publicam admi- 
nistrantibus seu ceteris fidelibus sanctse Dei ecclesiœ et nos- 
tris, tam prseseatibus quam futuris, notum sit* quia venerabilis 
vir Adalgaudus abba"^ ex monasterio Floriacensi, quod est 
constructum in pago Aurelianensi super fluvium Ligeris, in 
honore'* videlicet sancti Pétri, principis apostolorum, et sancti 
Benedicti confessons, ubi ipse sanctus Benedictus corpore 
requiescit, detulit nobis auctoritatem prseceptionis domni 
genitoris nostri bonse mémorise Garoli', piissimi augusti, in 
qua continebatur quod avus noster Pippinus^, quondam rex, 
seu idem genitor noster' concessissent ' eidem monasterio 
teloneum de quatuor navibus quee per Ligeris flumen seu 
cetera flumina propter sal et cetera commercia discurrebbnt 
necnon et de carris et de* sagmariis', necessaria ipsius monas- 
terii vel congregationis ibidem Deo> famulantis deferentibus; 
et de villis vel de omnibus undecunque fiscus teloneum exigere 



XV. — a. Domini omis par M. — b. erit EZ. — c. abbas EKM. •»- 
d. honorera Z. — e. Karoli KM. — f. Pipinus KM. — g. concessisset R; 
contulisset M. — h. de omis par Af. — i. saginariis CEMZ. — j. Domino 
EK. 



1. L'inventaire des archives de l'abbaye, dressé en 1658 (p. 2), ne mén— 
' tienne cet acte que d'après une copie (liasse 1, pièce 1) probablement la 

copie Z. 

2. Les diplômes de Charlemagne et de Pépin sont perdus. Voy. supra, 
n- V et VIII. 



- 35 — 

poterat. Pro flrmitatis namque studio postulavit nobis prsefatus 
abba* ut, paternum' seu praedecessorum nostrorum morem 
sequenles, hujuscemodi aucloritalis nostrse beneflciurn eidem 
concederemus vel confirmaremus" monasterio. Gujus precibus 
nobis, ob amorem Dei et venerationem sancti Benedicti, an- 
nuere et hoc praeeeptum munificentiœ nostrse, firmitatis gratia, 
circa ipsum monasterium fieri libuit, per quod jubemus atque 
preecipimus ut nuUus " fidelium, nostrorum nec quilibet exactor 
judiciarise potestatis de carris vel de" sagmariis seu villis 
ipsius monasterii vel de quolibet commercio undecunque vide- 
licet fiscus teloneum exigere potest, ullum teloneum accipere 
vel exigere'' prsesumat; naves vero quatuor quse sive per 
flumen» Ligeris sive per cetera flumina infra ditionem im- 
perii nostri ob utilitatem et necessitatem ipsius monasterii 
discurrunt ad quascunque civitates, castella aut portus vel 
cetera loca accessum habuerint, nullus ex eis aut hominibus 
qui eas provident ■■, ullum teloneum aut ripaticum aut ponta- 
ticum aut portaticum aut salutaticum aut cespitaticum aut ce- 
naticum aut pastionem aut laudaticum aut branaticum aut pul- 
veraticum aut ullum occursum vel ullum censum aut ullam 
redibitionem accipere vel exigere audeat, sed licitum sit absque 
alicujus inlicita contrarietate vel detentione per hanc nostram 
auctoritatem naves et homines qui eas providere debent cum 
bis quse deferunt, per universum imperium nostrum libère 
atque secure ire et redire; et, si aliquas' moras in quolibet 
looo fecerint aut aliquid mercati fuerint aut vendiderint, nichil 
ab eis prorsus, ut dictum est, exigatur. Hsec vero auctoritas ut 
plëniorem in Dei nomine obtineat vigorem et a fldelibus nostris 
certiùs' credatur et diligentius conservetur, eam manu propria 
subterfirmavimus et anuli nostri impressionesigillari''jussimus. 
, Signum (Monogramma) Hludowici serenissimi imperatoris». 
' Durandus * diaconus ad vicem Helisachar recognovit. 



XV. — h. abbas E. — l. patrum M Z. — m. M s'arrête après confirma- 
remus et ne recommence qu'à la souscription impériale. — n. nemo 
E K Z. — o. de omis par C E Z. — p. exigere vel accipere K. — q. flu- 
vium E. — r. prœvident C. — s. aliquis K. — t. certius omis par C E Z. 
—M. signari CEKZ; corr. sigillari. — v. serenissimi imperatoris omis 
par K. —X. Durardus K; Evrardus b. 



— 36 - 

Data VI kalendas augusti », anno, Christo propitio, V im- 
perii domni Hludowici piissimi augusti, indictione XI. 
Aclum Aurelianis civitate, in Dei nomine féliciter, amen. 



XVI 

Autun, octobre 819'. 

En présence de Blilgarius, missus, et de Thierry, comte, Fredelus 
produit neuf témoins qui affirment sous serment en l'église 
Saint- Jean d'Autun qu' Adelardus , fils d' Adelberlus , réclamé 
au mallum de Cronat, est serf d'Hildebrannus*. 

F. p. 15.— H, n° 16'.— J, p. 34 (n» XVI).— Z, Bibl. nat., ms. lat. 12689, 
fol. 69 V». 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 34. 

Notitia sacramenlale qualiter venions Fredelus, die jovis, 
Augustiduno civitate in ecclesia sancti Johannis»ubi alia sa- 
cramenla procurrunt* ante Blitgario'^ misso, vir illuster Theo- 
derico comité vel"* quem pluris", dum ipse comes in ipsa civitate 
residebal^, novem testes ad jurandum dedil» his nominibus, 
Guntardo*, Baldeono', Guitaldo', Autarno, Teutardo*, Frotr- 
berto, Bernario, Landranno, Eugento'. Unde Fredelus"* Ade- 



XV. — y. Augustaa K. 

XVI. — a. Joannis Z. — b. percurr. Z. — c. Bligario Z. — d. et J Z. 
— c. quam pluris J. — f. resedobat HJ. — g. dédit ad jurandum Z. — 
h. Guntaldo Z. — i. Balderno.Z. —j. Guitardo//J; Gutialdo Z. — k. Teu ■ 
tardD est ajouté après Eugento Z. — l. Eugenio Z. — m. Fredulus J. 



1. Pérard identifie à tort le mois d'octobre de la 6* année de Louis le 
Pieux avec le mois d'octobre 820. 

2. Cf. ci-dessus n» XII. 

3. Le feuillet n" 16 sur lequel ce document est copié, est relié entre les 
feuillets qui contiennent la copie des chartes n" 19 et 20 du cartulaire 
de Perrecy. 



- 37 — 

lardo, in Graunaco in alio mallo, mallavit quod servus domno 
Ludovico rege de Patriciaco villa, de beneflcio Hildebranno, 
de parte genitori suo Adelberto, essere debuisset, el domnus 
Pipinus rex fuit vestitus ad serve de ipso Adelberto et domno 
Karolo de ipso vestito dimisit, et domnus Karolus de jam dicto 
Adelardo domno Ludovico heredilavit ad servo, et per lege" et 
dricto plus débet esse servus domno Ludovico quam ingenuus, 
et sicut in istum judicium insertum est. Nos veri testes sumus 
et verum teslimonium exinde portamus; sic" nosDeus adjutor 
sit et iste sanctust*. 

li sunt qui» adpresens fuerunf. Ado' subscripsit. Ildinus' 
subscripsil. Signum' Leutbaldo. Signum' Bernardo. Signum' 
Ilpirico». SS." Ermenricus* scripsit et subscripsit. 

Dato sacramento die supradicto*, in* mense octobri", anno VI 
régnante domno Ludovico imperatore. 



XVII 

Lichy (?), 29 janvier 820 — 28 janvier 821. 

Le comte Thierry, après production de témoins dans un mallum, 
restitue Adalberta fille d'Adalberlus, de Perrecy, à Fredelus qui 
la réclamait comme serve. 

F, p. 16.— H, n* 17.—/, p. 35 (n« XVII).— Z, Bibl. nat., ms. lat. 12689, 
fol. 70. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 35. 

Notitia qualiter vel» quibus prœsentibus ibique veniens Fre- 
delus in Luptiaco villa in mallo publico, ante illuster viro Theo- 



XVI. — n. ad sero et plege Z. — o. si F. — p. sanctus Joannes Z. 
— q. li sunt omis par H; id est JZ. — r. fuerint H; fuerit /.- s. F et II 
font précéder le nom de chaque témoin, ou le mot signum lorsqu'il 
est exprimé, d'une note tironienne. — t. Idinus Z. — u. Ilpicio Z. — 
13. S8. barrés sont le seul signum donné par F et H pour ce témoin; 
ils sont omis par J el Z. —x. Ermericus Z. — y. suprascripto Z. — z. in 
omis par Z. — a. octobris J Z. 

XVII. — a. et HJZ. 



— 38 — 

derico comiti' vel' quampluris scabineis qui cum eo ibidem 
aderant, mallavit aliqua feinina'' aoinine Adalberlane; requirebat 
ei quod ancilla eral donino Ludovico rege de villa Palriciaco, 
de beneficio ipsius Fredeloni', de parte genilori suo Adelberto 
et de parte génitrice sua Onbertane^, illo" servilio quod jam 
dicli genitori* sut, Hildebrannt, par benePicium domno nostro 
rege Karoio, quod ad jam dicta villa fecerant, et domnus glo- 
riosus rex Karolus per legitirnam hereditalem domno Ludovico 
de ipsa Adelbertane' ad jam dicta villa legibus veslito dimisit. 
Et ipse Fredelus taies testes de présente prajsentavit quia^ 
ipsa vestidura * vidcrunl. De jam dictos homines tune ei ' judi- 
catum fuit quod suos lestes de priTsente habuisset, quibus 
ariprobare" potuissent. Quod ita et fecit his liominibus" : Bal- 
doeno", Teotardo, Autardo'', Guntardo, Regembardo', Eu- 
gentC", Adaldrico', Maurino. Isti unanimiter testimoniaverunl 
quod Adelbertus' et Onberta" servus et ancilla fuerunf domno 
Karoio de jam dicta villa et ipsa fliia sua Adelbertane' in ves- 
tidura" domno Ludovico dimisit per' légitima hereditate et 
plus est driclus" ad ancilla essere de beneficio Hitdebranno de 
Palriciaco' villa quara ingenua. Tune super illas sanctas reli- 
quias" perfecerunt quod vere testes exinde erant, et ipsa an- 
cilla jam dicte Fredelono reddila fuit. TuoC' judicatum illi fuit 
quod taie notitia accepis[set]'' per quem legibus eani babere 
potuisset, quod ita et fecit, his prœsentibus : 

Signum Maurino''. Signum Ermenteo". Leutbertus suhs- 
cripsit. Godo * subscripsil. Bodclenus subsoripsit. Sererius ' 
recognovit et subscripsit. 

Facta notitia in anao Vil régnante domno nostro Ludovico 
impei'atore. 



XVII. — h, comité Z. — c. (îL IIJZ. — d. aliquam femjnam Z, — 
e. Fredûui F. — f. Onbeilanae Fji. — g. ullo JllZ. — h. genitoris 
HJZ. — i. AdelbertanEO /',• Adolbertanœ Z. — j. qui ./; quod Z. — 
h. vestiUira Z. — l. el Z. — m. qui tioc adprobai'c IlJ.^n. nominibus Z. 

— o. Baldcoiio J.—p. Aulado J. — q. Kegenbaldo HJ : Regebaldo Z. — 
r. Euggnio Z. — s. .\rlatdico Z. — t. AdahBlliis F. — u. Onbertana Z. 

— u. fiieiiiit Z. — .V. Adolberlana Z. — y. vostitura Z. — z. pro Z. — a. est 
adsirictus Z. — b. Palrkiacû Z. — c. ndliquias Z. — <(. Item Z. — e. ac- 
ceptis J{J. — f. F et II ilotincnî entre le mot sigimni et le nom de 
ce témoin une note lironienne. — ;y. Fet H ut supra (fJ;^Tmerico 2.— 
h. Godo subscripsit. Bodelenus subscripsit omis par F. — i. Serenus Z. 



XVIII 

ACTE SUSPECT. 

Avril 829'. 

Grégoire IV, pape, à la prière de l'empereur Louis, confirme le 
monastère de Fleury, où repose le corps de saint Benoit, dans la 
possession de tous ses biens présents et à venir, de ses privilèges 
et immunités vis-à-vis des pouvoirs ecclésiastiques et laïques. Il 



1. Les éditeurs des Regesta de Jaffé (2* édition) tiennent la lettre de 
Grégoire IV pour fausse. M. Imbart de la Tour {Les coutumes de La 
Réole, dans les Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux, 1893, 
p. 224) la rejette également, comme il fait des bulles de Benoit VII (980), 
de Grégoire V (997) et d'Alexandre II (1072). La date de la lettre de 
Grégoire IV est erronée. En effet, d'une part elle est datée du mois 
d'avril et de la septième indiction. D'autre part, le pape Grégoire déclare 
qu'il a accordé ce privilège à la prière de l'empereur Louis, auprès de 
qui il s'était rendu en Gaule. Or l'année 829 est la seule du pontificat 
de Grégoire IV (827-844) à laquelle corresponde l'indiction VII ; car l'on 
ne peut songer à l'année 844, dont l'indiction est la même, puisque la 
mort de Grégoire IV est antérieure au mois d'avril (cf. Jaffé- Wattenbacb, 
Regesta, I, p. 327). Mais ce n'est qu'en 833, d'après les Annales de Saint- 
Bertin, que Grégroire IV vint et séjourna en Gaule. Cependant comme 
nous ne connaissons la bulle que par des copies, le chiffre de l'indiction 
peut avoir été altéré. Cette erreur chronologique ne suffirait pas à faire 
rejeter ce document s'il ne contenait des clauses singulières, comme . 
l'attribution du titre de premier abbé à l'abbé de Fleury, et contradic- 
toires au droit canon du ix* siècle, spécialement la clause de l'exemption 
de l'ordinaire; si, en outre, la bulle de Benoit VII (980), qui contient 
une erreur dans le nom de l'abbé de Saint-Benoit, et la bulle de Gré- 
goire V (997), déjà suspecte au début du xi* siècle, et dont Aimoin 
cherche à justifler la teneur (voy. plus loin la bulle de Grégoire V) ne 
la reproduisaient intégralement. La bulle de Benoit VII a été rédigée 
après la mort de l'abbé Richard, puisque l'on pouvait se tromper sur 
les années de son abbatiat; Aimoin, qui écrivait la vie d'Abbon entre 
1005 et 1008, avait sous les yeux le privilège de Grégoire V. C'est donc 
à la fin du x* siècle et probablement sous le gouvernement de l'abbé 
Abbon (t 1005), qui se montra très soucieux des privilèges de son monas- 
tère, que furent composées les trois lettres pontificales de Grégoire IV, 
de Benoit VII et de Grégoire V. Quant au privilège d'Alexandre II (1072), 
qui en reproduit la teneur, l'original qui parait être authentique existe 
encore conservé chez les Bénédictins de Saint-Benoit. — Le préambule 
des lettres de Grégoire IV et de Grégoire V depuis Quoniam ex apos- 
tolica successione jusqu'à eidem loco (multa contulit) a été emprunté, 
mutatis mutandis, par le faussaire (si ces lettres sont fausses) à la 
bulle authentique de Jean VIII expédiée au concile de Troyes le 5 sep- 
tembre 878 (Cf. plus loin, n* XXIX). 



'-!> 



— 40 — 

déclare que l'abbé tiendra le premier ranrj parmi Us abbh de 
la Gaule. Il réijk les relations du monastère avec le clergé 
séculier, spécialrmenl avec l'ordinaire, et avec les autres monas- 
tères. 

O. fol. 30. — Z, Baluze, Misceltaneorum tih. Il (Paris, 1G70, in-8*), 
p. \Kh\ Miscellanea {éd. Mansi), HI (Lucao, 17(j2, iri-fol.) p. 4, d'après une 
copie de Sirmond. 

Puni. : Baluze, loc.rAl. — C. Cncquplines, Bit/iarinn rowanorum pon- 
tificum amplissirnH colleclio, I (Ronuf!, 17,19. in-fol.). p. IT.ï, d'après Z. 
— Mignp, Patrot. Inl., CXXIX, col. 995, d'après Z. — A. Tomassctti, 
BtiUarum rornniwnnn ponti/icwn Taurinetisis edilio, I (AugustîB 
Taurinorum, 1857, iii-4"), p. 28(1, li'aprc'S Z.—Ch. Grellet-Baljruerie, Car- 
tulairc du prieuré concenUwl <(e Saint-Pien'e de La Renie, dans les 
Archives historiques de ta Giroride, V (1863), p. 157, n'CX'V, d'après 0. 

Indiq. : JafTé-'WatlenbacIi, Uegesta ponlificum, I, n* 2570. 

Gregoriiis, cpiscopus, servus .servorum Dei, omnibus epis- 
copis atque aliis Dei fidelibus per Galliarn coiisliUilis. Quoniam 
ex aposloiica successione soHiciludinem omnibus ecclesiis de- 
beinus impendere, sic cupimus generali consulere necessilati 
ut eliam quorumcunqne singulares causas sine fastidio* cog- 
noscanius. Igitur ciim, propter inulliplices Ecclesiio Dei curas, 
Gallicanam adeuntes regionein, ad gloriosum devenissemus 
imperalorem Hliidovieura *, inler alia suggessil auctoritati 
noslrfc idem serenissimus Auguslus el venerabilis parlium 
veslrarum al)ba'= nomiae Boso'', e.\ cœnobio quod nominalur 
Floi'iacus.in pago Aurelianensi, ((uod idem monasterium quidam 
religiosus abba", Leodcbodus noiuiriD, monapliis oxtiiixeril, in 
honorem Dei et sancta^ genitricis Marite necnou boali priiicipis 
apostolorum Petri, qundque revelatione divina jier monachos 
ejiisdern ioci n GMpuana provinciii coi'pu.ç illuc saricti Bencdicti 
fuerit allatuiii ibiqiie reverenler huinalum, sii;ul inanilestissima 
constat historia; nam propter stabilimenlum monasticaî reli- 
gionis, piœ mcraoï-iœ iinperator Carolus'', pater ejus, per priB- 
ceplum suiB aucloriUUis eidein loco jnulta eontulit et ab aliis 
coliata teslamento firniavil. Undo postulavil idem domnus» 



XVIII. — a. l'astigio O. — b. Ludovicum O. — c. abbas Z. — d. noinint' 
Boso omis par Z. — e. abbas Z. — /'. Karolus OZ. — f/. doinnus omis 
par Z. 



- 42 — 

verit', ncc imqimni officio rlignos ordinare différât. Denique si 
conligerit ut abba" accusetur de criniinalibus rausis, non 
unius episcopi judicio determinctur sentenlia sed provincialiB 
concilii expectetur censura; aiit si forte maluerit appellare' 
sedem apostolicain, res ad romani pontifîcis dilferatur audien- 
tiam; et quotiesciinque"^ nécessitas urget, eum venire Romain 
modis omnibus liceat; solvendi et ligandi potesfatem in vires 
et feniinas sui ordinis habeat. Si vero abba" vel monachiis de 
eodem monasterio ad clericatus ordinem proinotus fueril, non 
illic habeat ulterius potestatem remorandi aut aliquid faciendi. 
Quia vero de oodern monasterio monachi, exigente culpa, 
communione priventur ejus dioceseos, diversa loca adeunt et 
communionem sine aliqua reservatione pereipiunt, presLjteris 
districtius inlerdicere necesse est ut facere de cetero non prse- 
sumant; quia et- regularis ordo dissolvitur et i)erditionis ex 
hoc materia rainistratur. Quod si, peccatis habilatorum terrœ 
exigentibus, excommunicationis" anathema ad eos pervenerit, 
id* privilegium eidem monasterio indulsimus ut fratres ejus- 
dem congregationis peragant divioum ofllcium in omnibus ab- 
soluti. Visum quoque nobis est ut hanc licentiam eidem tri- 
buamus quatinus fratres qui in quibusdam cœnobiis gemunt 
quod vivere rogulariter nequeanl'', si voluerint studio melio- 
raïuia! vittC ad ipsiun du<:eiii monacJioruui coufugere'', per- 
mittatur eis tamdiu in ipso cœnobio degere, si contenti fuerint 
uti'' monastica consuetudiiie, quousqne in suis monasleriis 
%'ideatur ordo redire. Pennittimus eliam ut si aficujus de ipsis 
fratribus onerosa conversalio fuerit, ipse potius cum suo detri- 
mento discedat quara alios inquinel. Ha'C igitur omoia, quae 
hujus (ira^cepli decretique nostri pagina continet, lam eidem 
abbali quam cunctis qui in eo quo est ordine iocoque'' succes- 
serint ve! quorum intéresse potuerit», in perpetuum servanda 
decernirnus. Si quis vero regum, sacerdolura, judicum atque 



XVIII.— /.onlinavitOZ; cojt. ordinavorit d'après la bulle. d'Alexan- 
dre Il fLitrqties, 107'?. novemhrcl. — u, atibas Z. — u. ûppellare ma- 
luerit O. — X. ((uo<iens i(Uocuiiu|ueO.— y. ahhas Z. — i. et omis parO. 
— a. excommunicationis omis par Z. — b. vel Z. — c. neqiiount O. — 
d. divertero Z. — e. uti omis par O. — f. loco 0. — g. poterit Z. 



L 



- 43 — 

secularium personarum hanc constitutionis nostree pagiaam 
agnoscens contra eam venire temptaverit * potestatis honoris- 
que sui dignitate careat reumque se * divino judicio existere 
de perpetrata iniquitate cognoscat et, nisi vel illa quse ab illo 
sunt maie ablata restituent vel digna pœnitentia illicita acta 
defleverlt, a sacratissimo corpore et sanguine Domini Dei re- 
demptoris nostri ' Jesu Ghristi aliénas sub anathematis inter- 
dictione fiât atque in extremo ^ examine districtee ultioni sub- 
jaceat. Cunctis autem eidem loco justa servantibus sit pax 
Domini nostri Jesu Ghristi, quatinus et hic fructum bonse 
actionis recipiant et apud districtum judicem prsemia seternse 
pacis invenianl. Scriptura per manus Theodori notarii et scri- 
niarii sanctae romanse ecclesiœ, in mense aprili et indictione VII'. 



XIX 

Cnisy', 24 août 885. 

Louis le Pieux à la prière de l'abbé Boson restitue au monastère 
de Saint- Benoit-sur-Loire, après enquête de ses missi, Jonas, 



XVIII. — h. tentaverit Z. — t. se omis par O. — j. nostri omis par Z. 
— fe. eterno 0. — /. Z propose en marge de corriger XII. 



1. Mabillon qui imprime Cusiacum {De re dipL, p. 523), déclare que 
le nom du lieu où fut délivré ce diplôme n'est pas identifiable sous cette 
forme {Ibid., p. 279) et propose successivement de lire Circiacum, Quierzy 
{Ibid., p. 262), Casiacum, Chézy {Ibid., p. 268), Cauciacum, Choisy-en- 
Noyonnais {Ibid., p. 271). C'est à cette dernière correction que se rallie 
dom Chazal dans le texte de son Historia cœnobii Floriacensis (Bibl. 
d'Orléans, ms. 490, anc. 270 bis), p. 100. — Sickel (Acta Karolino- 
rum, II, p. 349), propose de lire Carisiaco qui s'identifierait avec une 
localité située entre Aix-la-Chapelle et les Ardennes, région où se trou- 
vait l'empereur au mois d'août 835. — Simson {Jahrbûcher, II, p. 144, 
n. 6) propose de lire Cispiaco dont il faudrait chercher l'emplacement 
dans la région de l'Eifel. — Parmi les variantes du nom de lieu, nous 
choisissons Cusiaco qui s'identifie avec Cuisy près de Montfaucon 
(Meuse, arr. de Montmédy) et qui est situé dans la région des Ardennes 
où l'empereur se trouvait en août 835. Cf. Liénard, Dictionn. topograpli. 
de la Meuse, p. 64; Longnon, Atlas histor. de la France, p. 177. 



— i-i - 

évêque d'Orléans, et le comte Huijiie, les villas de Mérouviile, 
Sainville, Arbouville, Avrainville, Chaionville, FrévUk f!}, di- 
pendaiU de la villa de Sonchamp que le bénéficiaire Gysleharius 
avait indûment retenues après la donation de ladite villa au 
monastère par le roi Pépin. 

C, p. 328. — D, fol. 268 v, d'après B, fol. 151 v% n' 637. — A', p. 707, 
d'apros B, fol. 151 et d'après Mahillon titifraj. — M, Bibl. nat., ms. lat. 
12739, p. 337 (extrait). — N, Uibl. nat., coll. Morcaii, vol. 284, fol. 81, 
d'après C. — A', Bibl. nat., coll. Dupuy, vol. 222, fui. 43. — Y, Bibl. 
nat., coll. Dupuy, vol. 811, fui. 24 (copie de Jean Besly).— Z, Bibl. nat-, 
coll. Duimy, vol. 8i1, fol. 29 (copie de Jean Besly). 

Prnt.. : Lalibe, Etoijes hisloriijues (Paris. 1651 , in-4"), p. 460. — 
Mabillon, De re dii'ilomRlif.i (Lut. Paris., lliSt. in-fol.), p. 52'i, d'pi]ir6s 
une Gopio d'Hérouval. — Le Cointo, Annnlex ecclesiastici Frnncorinii, 
Vin (Paris, 1683, in-fol.), p. 382, d'aprcs Labbc. — Rec. des Ilistor. de 
la France, VI (Paris, 1749, in-fol.), j). 601, d'après M.— Migne, Patrol. 
lai., CIV, col. 1264, d'après le Recueil des Ilislor. de la France. 

Indiq. : h, fol. 328, d'après B, fol. 151. — Bréquigny, Table chronolo- 
(jiqm, I, 188.— Siokel, Acla Knrolinorum, II, p. 187 (L. 3.35). — Bôhmer- 
Miililbaclier, Rcijesta imperii, I, n° 916. 

In nomine Domini Dei et salvatoris nostri Jhesu Chrisli, 
Hludowicus, divina propitiante" clementia*, imperalor au- 
gustus.Cum petitionibusservoruin Dei quas auribus clcmenlise 
nostraî, cornpellente eos qualibel" necessitale, insinuare stu- 



XIX. 

par K. 



- a. repropitiante CKXYZ. — h. gratia K. — e. qualibel omis 



1. Doni Estiennot a donné en marge de sa copie les formes vulgaires 
des noms des villas restituées à l'abbaye; il identifie Enverivilla avec 
Ecrinville, ce que les règles de lu dérivation ne permeltenl pas d'ad- 
mettre, et Froiioiiisvilla avec Frouville; mais la localité du ce nom 
du département du Luir-et-Cher (commune d'Oncques, canton de 
Marchenoir, arromlt.sficment de Illois) nous a jiaru trop éloignée de 
Sonchauip et de ses dépendances pour étro acceptée ici. On pourrait 
aussi penser que le Frodoiiisi-ilUi du diplûino de 835 est identique au 
FrieloHU'ilta du testament de Loudehnd; dans ce cas il faudrait cbor- 
cher la localité en Sologne, c'est-à-dire au sud de la Loire; mais on 
s'expliquerait mal qu'une villula de Sologne fi^t une dépendance de 
Sonchamp. 



— 45 — 

duerinl'', favorem imperialis excellentije, ejus amore cujus 
mililiœ jugiler deservire noscunlur, accommodare curamus, 
illius procijl dubio misericordiam conciliari credimiis cujus 
honore et amore id efticere procuramus. Igitur nolum esse 
volumus omnibus fidelibus sanctse Dci ecclesiœ nostrisque 
prscsentibus scilicel" et futuris qualiter Boso, venerabilis abba^ 
ex" raonasterio* sancti Benedicti quod est construcluin in page 
Aurelianensi, una cum congregalione sibi commissa, noslrîB 
innoluit celsitudini eo quod avus noster, bon.T mémorise Pip- 
pinus ' rex, de sainte anima? suœ ac l'ralris sui Carolomanni' 
cogitans et de abolendis amborum* peccatis beatœque ac per- 
pétua? vita? pra?intis consequcndis, f|uandum viliani jiiris sui 
qua> dicitur Suncampus', cum appendiciis et villis et™ torminis 
ad se pertinentibus, memoralo monasterio sancli Benedicti per 
auctoritatis sua) prasceptuni delegasset, eoque" lune divina 
vocatione rébus bumanis excmjilo, quidam vassalliis ipsius", 
nomine Gyslcharius'', qui nieinoralam villam jure beneliciario 
posséderai , postquam légitima Iraditio atque vestitura de 
eadem villa, cum omnibus ad se pertinentibus vel aspieien- 
tibus, ad partern antedicti moiiusterii sancli Benedicti, facta 
fuerat, quasdam villulas ad meuioralam villam aspicientes vel 
pertinentes, quarum vocabula siint Mairulfivilla», Siginivilla *■, 
lladrebladivitla', Enverivilla', Catonisvilla", et Frodonisvilla, 
jure beneliciario ad habenduni usurpasset et sic précédente 
tempore de jure sœpedicti monasterii elapsas esse; sed cum 
ad hanc causam diligeiitius invcstigandam " nobisque renun- 
tiandam misses noslros, Joiiaiii vidolicet vcnerabilein Aurelia- 
nensem episcopum', et Hugonem inlustrem comilem, destinas- 
semus et tam ex eorum relatione quam et * ex memorali avi 



XIX. — d. sluâniivunt KXYZ. — e. scilicet prassentilius A'. — f. abbas 
KX. — <j. ex omis par VXYZ. — h. monasterii XYZ. — i. Pipinus 
KXYZ. — j. Karotomanni A'.V; Karlnmanni YZ. — k. eorum Y. — 
/. Suncuntus A'.V; Suiicatus YZ. — ni. uc KMXYZ. — n. eo (}uoil C. 
— o. ejus M. — p. ('.isliîharus K; Gislrliarius XYZ. — (/. Marulllvilla 
A'ï'; Marrulllvilla AZ. — r. Sl>.'ivivilla K. — s. Ilaiierbalilivilla .V; 
Hadrebledivilla .V; lluileljlevilla YZ. — /. Eiiiuorivilla C.X ; Nuineri- 
villa A'; Kmerivillii YZ. — u. Callienisvilla A'; Cuthonisvillu .KYZ. — 
13. investigandam diligenlius A". — x. Aurelianenseiii V('iiunil)ili'iii cpis- 
copuni rA'.VV2. — y. quiuii quud l'I C; i\uai\u[nû et KXYZ. 



— 46 - 

nostri preecepli lectione luce clarius nobis* patesceret" me- 
moratas villulas* de jure sœpedicti monasterii injuste abs- 
tractas fuisse, placuit nobis pro remedio animas nostrse eas cum 
omnibus rébus ad se pertinentiljus eidem reddere monasterio; 
sed'' ut in posterum nosirœ majestatis reddilio slabilis habe- 
relnr, liane noslram auclorilatern circa pr;efatijm monasteriwm 
sancti Benedicli et rectores alque monachos illic per tempera 
labentia degenles fieri deorevimus'*, per quam praecipimus 
atque jubemus ut memoratK! villulœ cum omni integrilate in 
rectorum ejusdem monasterii potestate et gubernatione con- 
sistant neque a quolibet fidelium sanclœ Dei ecclesite nostro- 
rumque ab ejusdem nnonasterii ditione' et'^ potestate divel- 
lantur atque subtrahantur, sed usibus illic monachonnn Deo' 
militantiiim absque cujuslibet conlrarietate deserviant, qua- 
tenns fratres in Domini nostri Jhesu Christi mililia illic* 
consistentes pro nobis, conjuge ac proie nostra, et stabilitate 
tolius imperii, a Deo nobis coramissi libentius ac devolius ejus 
raisericordiam exorare delectet. Et ut bœc nostrœ redditionis 
atque confirmationis aucloritas nostris futurisque temporibus, 
Domino protogenle, valeat inconvulsa manere, de anulo noslro 
subter eam jussimus sigillari. 

Hirminmarus' notarius ad vioem Hugonis recognovi. 

Duta^ Vllll* kal. soptembris, anno, Chrislo propitio, XXII 
imperii domni Hludowici piissimi augnsti, indicUone XIII'. 
Aolum Cusiaco*" palatio regio, in Dei nomine féliciter, amen. 



XIX. -► z. nobis clarius K. — a. patefaceret DM. — 6. villas KM. — 
(;. et M. — (/. decernimua M. — e. dominatione M. — f. atque A'. — 
y. DoimaoKXYZ. —h. illic omis par C: illucA'. — i. Hiriiinimanus C; 
liirminmHrus. ..recognovi omis pur KXYZ. — j. Dalo C. — h. VIII 
CM; XI /t. — /. L'iiidiclion reporlee après amen C. — m. Cirtiaco C; 
Crisiaco M; Cirhaco b. 



— 47 — 

XX 

Vouneuil, 29 juin 836'. 

Pépin, roi d'Aquitaine, donne à son fidèle Heccard, des biens sis 
à Perrecy, pagus d'Autun, et à Sancenay, viguerie de Girbaldus, 
dans le même pagiis. 

F, p. 18. — G, fol. 6 (n» 3). — H, n' 3. — J, p. 24 (n- III). — Z, Bibl. 
nat., ms. lat. 12689, fol. 64 v". 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 24. —Rec. des Histor. de la France, VI, 
p. 677, d'après J. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 195 (à l'année 838). — 
Bôhmer, Regesta Karolorum, n» 2081. 

DONATIO PiPINI REGIS HeCCARDO ° COMITI DE VILLA PaTRICIACO. 

Pipinus* ordinante divinse gratia° majeslatis Aquitanorum 
rex. Regalis celsitudinis moris est fidèles suos donis multipli- 
cibus et honoribus ingentibus honorare atque sublimare. 
Proinde morem parentum regum videlicel prsedecessorum nos- 
trorum'' sequentes, libuit celsitudini noslrae quemdam fldelem 
nostrum, Heccardum" nomine, de quibusdam rébus proprietatis 
nostree honorare atque in^ ejus juris potestatem' liberalitatis 
nostrse gratiam conferre. Idcirco noverit experientia atque 



XX. — a. Ecchardo Z. — 6. Pippinus J. — c. gratiae GH. — d. nos- 
trorum omis par G. — e. Ecchardum Z. — f. in omis par G. — g. po- 
testate G. 



1. Les éléments chronologiques de la date de ce diplôme ne concor- 
dent pas : l'indiction (14") correspond à 836, et les années des règnes de 
l'empereur Louis (26') et du roi Pépin (25") répondraient à 839. Or Pépin 
mourut en novembre ou décembre 838 (Simson, Jahrbûcher des Fran- 
hischen Reiches unter Ludwig dem Frommen, II, 191) ; les auteurs 
du Recueil des Historiens de la France, ne conservant aucun des 
chiffres donnés pur le Recueil de Pérard, ont corrigé : 1" indiction, 
25* année de Louis le Pieux, 24* de Pépin, et daté l'acte de 838. Sickel 
citant ce diplôme à propos de celui de Louis le Pieux qui a le même 
objet [infra, n" XXI), le date de 838 sans observations; Habille adopte 
aussi 838 sails remarquer l'anomalie de la date (llist. de Languedoc, 



— 48 — 

induslria omnium fidelium nostroriim tain priesentium'' quam 
eL futurorum quia concediuius eidem ' fideli nostro Heccardo > 
nomiiie, ad propriurn, quasdain ros juris nosiri qufe siint silie 
in pago Augustidunense, in agro Patriciacense, id est ipsa villa 
Palriciacus cum casa * indoniinicata vel cajiella in honore ' 
sancti Pelri coDslrucla, cum appendiciis eoruin necnon et in 
ipso pago, in vicaria Garbaido, villa quœ dicitur Sinciniacus", 
vel" mancipiis supra degentibus mcmorato prwdictoque fideli 
nostro Heccardo" nomine ad propriurn per hanc nostra;' aucto- 
ritalis conscriptionem concedimus, et de noslro Jure in jus et 
polestatem illius solempni donalione Iransferimus, ita videlicel 
ut quicquid ab liodierna die'' et' temporo exinde pro sua utili- 
tale atque coinmoditate jure proprielario facere decreverit 
liberam et flrmissiraam in omnibus habeat polestatem faciendi. 
Et ut ha'C nostra! '' largitionis atque donationis auctoritas per- 
petuain oblineat, lirmitatem, manu propria subterlirinavimus et 
anuli nostri sigiliari jussimus. 

Signuni' Pipini gloriosissimi régis. 

Albericusclericus ad vicem Isaacrecognovit. (Monoyramma.)' 

Data III Kal. julii", ludiclione XIIII, anno Ghristo pro- 



XX. — /i. tam pi*a3sen!iuin omis par FGIIZ, tnaiiyuait probahle- 
meitl (laits le carhihiire et a été restitué par Péraril. — i. oiilcm 
oinix par .1 Z. — j. Ecclijirdu Z. — h. (.•ausii F G: causa corr. en cusa Z. 

— /. tionurera Z. — m. Sincinniaous G; Senijiiiiacus Z. — n. et G U J Z. 

— 0. Eccardo Z. — p. tiodiernBE diei Z. — q. et omis par FllJ; tempore 
et Z. — r. nostrao omis par G. — s. sigillum Z. — t. Le manogr. omis 
par GHJZ. — u. julias Z. 



éd. Priviit, II, 29M). Il semble qu'en adoptant fanm^e 838 an lieu do 839 
on ait été Inlluencé par la date du diplomo cité de Leuis le Pieux tju'oii 
a dû ramoner, après correction, à l'année H34) au lieu de 840 (cf. p. 49, 
n. 2). Mais le diplôme du Pépin peut êLre antérieur de plus d'uno 
année à celui do son père; il est peu iirobuble qu'un copiste ait lu, pnur 
le chiffre de riiidiction, XIIII nu lieu de I, tandis iiii'il peut très hii'n 
avoir lu, pour les chiffres des années des réfçnes, X.\VI au lieu de XXllI, 
et XXV au lieu de XXII; le chiH'ro XIIII, tel (ju'il étJiit écrit dans les 
chartes à répor^ue carolingienne, prête peu à la crinriision, el nous pen- 
sons qu'il faut le conserver et luire porter la correcliDU sur les chillres 
des années des règnes, ce qui donne pour le diplôme de Pépin l'année 83G. 



— /l9 - 

pLUoX>i.\V imperanle domno Ludovico impeitiioie'', XXV regtii 
nostri. 
Actum Vodilogilo ', in Dei nomine féliciter, amen. 



XXI 

Poitiers, 29 décembre 839 '. 

Louis le Pieux donne à son fidèle Heccard des biens sis à Perrecy, 
pagus d^Autun, et à Sancenay, viguerie de Girbaldus, dans le 
même pagus. 

F, p. 20. — H, n» i. — J, p. 24 (n« IV). — Z, BiW. nat., ms. lat. 12G89, 
fol. 65. 

Pt'BL. : Pérard, Recueil, p. 24. — Rec. des Histor. de la France, VI, 
p. 628, ex tabulario Patriciacensi. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 198. — Th. Sickel, 
Acta Karolinorum, II, p. 202 (L. 379). — Bôhmer-MûhlbacHfer, Regesta 
imper a. n" 970. 

PhECEPTUM tiUOb FliClT UOMNUS LuDOVICL'S IMPERATOH HECCAniK) 
COMITI. 

In nomine Domini Dei et Salvatoris nostri Jhesu Gliristi 
Hludovvicus» divina propilianto clcmenlia iinperator augnsliis. 



XX. — V. Ludovic! imperatoris F GHZ. — x. Vaudilogilo GlI; Vau- 
dilogito J. 

XXI. — a. Ludovvicus FHJZ; corr. Hludovvicus. 



1. Quatre copies sur cinq donnant « Ludovici imperatoris », il est évi- 
dent que le cartulaire contenait cette leron et que Pérard, dont on 
adopte ici le te.xte, l'a rectifiée; peut-être faudrait-il corriger « imperii 
domni Illudovuici » (Tardif, Cartons des rois, n" 121 et 128), mais on 
remarquera que cette formule comporte les mots « serenissimi augusti » 
qui manquent ici. 

2. Les éléments de la date fournis par les copies répondent tous à 
décembre 840, époque où Louis le Pieux était mort. La date 839 peut 

4 



— 50 — 

Imperialis rcIsitiKiinis moris est fuleliter sibi famulanli * donis 
iiiultiplicibiis atque honoribus ingentibus honorare alque subii- 
mare; unde noverit experienlia omnium fidelium sanctœ Dei 
ecclesias nostroriimque lam prîesenlium quam et" fulurorum 
quia concessimus, ad proprium, cuidam fideli nostro Ecchardo 
nomine, res nostrse proprietalis quœ sunl sitas in pago Augus- 
liduiiense'', in agro Palriciacense' id est ipsa villa Palriciacus'' 
cum CRsa indominicata vel' capella in bonore sancti Pétri 
conslructa, cum appendiciis eorum necnon et '■ in ipso pago, 
in ' vicaria Git'baldo J, villa quœ dicitur Sinciniactis', cum om- 
nibus appendiciis et cum mancipiis utriusque sexus et œtalis 
desuper commanenlibus' vel"" aspicienlibus, totum et ad inte- 
grum prajdicto fideli nosti'O Acchardo" ad proprium concedi- 
mus. cum ecelesia, domibus, ceterisque œdificiis, terris cultis 
et incullis, silvis, pratis", aquis aquarumve decursibus, molen- 
dinis, exitibus et regressibus atque de nostro jure in jus et 
dominalionem ac poteslatern ejus solempni donalione tradimus 
atque transfundimus; ita videiicet ut quicquid ab liodierno die 
de eisdem rébus facere '', ordinare atque exponere voiuerit, 
libero' iiî omnibus, jure proprielario, potiatur arbitrio faciendi 
quicquid clegeiit. El ut luoc auctorilas largilionis nostra? fir- 
uiior babeatur et per futura tempera melius conservelur, manu 



XXI. — b. fainiiluntes J. — c. et omis par IIJZ. — cl. Au{.'usludu- 
iiense Z. ~ c. l'tUriaceiise Z. — f. Piitrit'idctim IIJ. — ij. et HJZ. — 
II. et omis ]>,tr J. — i. in omis par h'G. — j. GilbalJn IIJ: Garbaldo Z. 
— h. Seneimacus Z. — t. cum iimrientibus Z. — rn. et JIZ. — n. liccliardo 
IIJZ. — o. pratis, silvis IIJ. — p. facerer J. — q. libère Z. 



seule convenir à ce diplôme qui est certainement postérieur à la mort 
de Pépin (novembre -décembre 838, cf. supra, \t. 47, n. l), puisque 
l'empereur donne en sun nom proprn des biens donnés antérieurement 
par son fils; en uulre, les Anitales Bertininni (i^d. Waitz, p. 23) men- 
lionncnl un séjour de Louis à Poitiers pendant l'biver de 839-840. Il 
sullil du reste pour l'année 839 de corriger d'une unité les années du 
règne, le cliitfre de l'indiction (;J) restant Ijon pour le 29 décembre de 
cette année, ai l'on tient com))te du style indictiunnel romain ou plutôt 
gref. La correction proposi'e ici avait été faite par les éditeurs du 
Recueil des Historiens de la France et acceptée par Sickel et Bbhmer- 
Mûhlbaclier mais sans avoir encore été expliquée ni justiQée. 



- 51 - 

propria nostra subter eam firmavimus et anuli' nostri impres- 
sione assignari jussimus. 

Signum Hludovvici' piissimi augusti. [Uonogramma'.) 

Glorius » notarius ad vicem Hugonis recognovit. 

Data IIII kal. januarii, anno, Ghristo propicio, XXVII imperii 
domni Hludovici " serenissimi imperatoris, indictione III. 

Âctum Pictavis civitate, palatio regio, in Dei nomine féliciter 
amen. 



XXII 

DIPLÔME suspect'. 

« Illuncasnutn », 25 septembre 855. 

Charles le Chauve, à la prière des moines de Saint-Benoit, appau- 
vris par les concessions de terre faites par les abbés à des laïques, 
et sur le rapport de missi, détermine la mense abbatiale et con- 
ventuelle du monastère, et défend aux abbés d'aliérter au^un 



XXI. — r. annuli Z. — s. Ludovici FHJZ; corr. Hludovvici.— t. mo- 
nogr. omis par HJZ.— u. F et II donnent devant le nom du notaire 
la copie figurée d'un signe indéterminé, peut-être d'une note liro- 
nienne. — v. Ludovici Z. 



1. Plusieurs incohérences dans la rédaction de ce diplôme, sur les- 
quelles M. Â. Giry a bien voulu attirer notre attention, le rendent sus- 
pect de falsification. Les moines se sont plaints au roi de ce que précé- 
demment des prélats ont attribué avec moins de mesure qu'il ne conve- 
nait à des personnes séculières les biens de l'abbaye : « praeteriti praelati 
ejusdem monasterii inordinatius quam decuit sœcularibus attribuerunt. » 
Ces sécularisations de biens n'étaient pas d'ordinaire le fait d'abbés 
ecclésiastiques (prselati) et le clergé n'était pas disposé i admettre 
qu'on pût apporter dans cette pratique plus ou moins de mesure. Le roi 
désigne quatre missi pour faire une enquête, tandis que d'ordinaire le 
nombre des missi délégués n'était que de deux. Les missi ont fait leur 
rapport, et sans transition, le roi énumère les biens de l'abbaye. Puis 
les biens sont affectés à la fois à l'entretien de l'abbé et à celui des 
moines, tandis que dans les diplômes analogues la mense abbatiale est 
distinguée de la mense conventuelle. Enfin l'annonce des signes de vali- 
dation est incorrecte. La souscription royale, dans la chancellerie de 
Charles le Chauve est annoncée par la formule « manu propria subter 
eam firmavimus » et non par « consueto serenitatis nostrae signe. » 



fia hUiu, ni pariif lU en b'-*,t'. munUrés dam mn précepu. à 
sarfÂT : Us Urrn sius autour du monasUr^. dans la montagne 
et dans U tal, Guilhj, Neuty en-SuUias, Yarennes, Jsdes, fhd- 
lilion-sur-Loire anec « Pinedello », PoUly, « Cameron », une 
église à Yineuil avec six marnes pour la piehe, Sarierges, La 
Cour )farign)j atee « Vsennagio », VUlUrs-Saint-Benoit excepté 
le bénéfiee dEufon, Montereau, Ormoy, byé, « Pauliaeum » 
atee • curte Marindi > , Trmry excepté le bénéfice de Trodulfe et 
d'Adn^ard, Yètre, Izy, Bovzonti lie-en- Beauee, Bellesaute, Ser- 
maises, Barmaintille, Sonchamp, Garance excepté le bénéfice de 
RoeUm, des t ignés à Orléans et Bouzonvilk-aux-Bois. 

C, p. 151. — f;, {'.\. »s?i. — !.. p. l*». -lapr^s b, fol. M v. — M. Bibl. 
nat,. m», lat, t-ÏT.W. p. ?A\. 

yr.fi\.. : her. /le» Ifittor. fie lu Franee, VIII. p. .S44. d'après M. 

J:ii>iij. : h, t'A. ."ïT.v '-•' rl'apr*-* /;, fol, 6i, fin. — Br-iuigny. Tnhle chro- 
:>ol(ffjiff>/.e, I. p. ît.'î. — Bôhuif r, UefjentSi Karolorttro, n* 1661. 

In nomine sanclif. et infVniâua: Trinitalis Karolus, gratia 
f )ei * rex. Si s*»r>onjrn Dei siifrgestiones quas nobis pro .suis 
iitilitatibus Hisinuaverint démenti aure cxcipimus et eonim 
necessitatibu.s* .sagaciter providernus, regise celsitudinis opéra 
frequentamus ac per hoc facilius nos <T;ternain beatiludinem 
adef»liiro<; proi:iil dribio confidimiis. Itaque nohim sil omnibus 
sanclii; Dei ecclesia^ fidelibus ac nostris prif;senl)biis et' fuluris 
qnod rcligiosi viri ex monasterio sancli lienedicli noslram cel- 
situdincm adeunles qne.sti snnt se inopiam pati propter renjm 
diminutioncm quas pr^rteriti pnelati ejusdem monaslerii inor- 
dinalius qiiam dccuitsœcularibus atlribnerunt, ideoque nostram 
celsiliidiriem, iit pr:crHliim est, adeunles'* postulavenint ad 
hanc if.Tumnam sublevandam et ulilitatcm eoruin ordinandam 
misses sibi nostra clcmentia attribui', quorum j>ctilionibus 
annuentes misimus ad hoc opiis peragendum Wenilonem' 
iirchicpiscopum scd cl A^ium", eju.sdem parrochiaî episcopum, 



XXII, — a. IXji gnitia M. — h. nocessitatibus poram C. — c. atque 
''Kl,. — il. a(l';unl(;s iirnU jmr M. — f. adtrihui EL. — f. Venilonem C. 
— ij. Agiiuni M. 



- 53 - 

necnon et Hildegarium, Meldensem episcopum, itemque Hei- 
nardum *, abbatem monasterii quod vocatur Fossatis, ut hane 
causain, proul raelius valerent, ordinarent, qui, ita"' ut a nobis 
injunctum est, peragenles et ad idem monasteriuin venientes 
perquirere voluerunt quonammodo et ex quanta facultate reruni 
id fleri posset, nobisque et ipsam quantitatein attulerunt' et a 
nostra serenitate talem auctoritatem * confirmari poposcerunt 
quatenus et prsesentes ' et secuturi ejusdem loci monachi 
absque ulla penuria stipendiorum valerent Domino libère mili- 
tare, et delectaret eos"* pro nobis et stabilitate regni nostri uxo- 
risque ac prolis Dominum " exorare. Vocabula autem villarum 
ad boc opus" delegatarum vel quantitas ista est : in circuitu 
monasterii quicquid in monte ef in valle est cum omni inte- 
gritate, Galliacum cum Noviaco similiter, Varennas simiUter, 
Isdam « similiter, Castellionem cum Pincdollo *■ similiter, Fau- 
liacum' similiter, Gameron similiter, ecclesiam in Vinogilo' 
villa et sex mansos alios ad piscalionem necessarios, Caput- 
cervium" similiter, Materniacum " villa ^ cum Usennagio», et 
Viilare totum praîter beneficium Eufonis» quondam de Wara- 
toiiis", Monasterioliiin similiter, Ulmidum similiter, Diacuin* 
similiter, Pauliacum similiter cum curte Marindi'', Tauriacum 
totum prajter beneficium Frodulfi'' et Adalardi, Everam cum 
integritate, ecclesiam in Axiaco, Bellonis villam« similiter, 
Bellam silvam/^ similiter, Sarmaciolas» similiter, Bacmarvilla* 
similiter, Suncantum' cum omnibus appeudiciis suis et Wa- 
rancias^ cum integritate praîter beneficium Roelonis*, areas in 
civitate Aurelianensi cum vineis et Bosonis villam'. Hœc ilaque 
a nostra liberalitate de rébus ejusdem monasterii ad stipendia 



XXII. — h. Bernardum CLM. — i. ita omis par L. — j. adtulerunt 
EL M. — k. tali authoritate L. — l. et praesentes omis par E. — 
m. et delectare et eos C. — n. Deum M. — o. opus omis par M. — 
p. vel M. — q. Isdum CL. — r. Premedello E; Pinidello M. — s. Pol- 
liacum L. — t. Vinogilo similiter C; Vinoilo L. — w. Caputcervinum M. 

— V. Matriacum C; Martiniacum E; Mariniacum L. — ^x. similiter villa M. 

— y. Usenagio M. — z. Ensonis L. — a. Varatonis C; Warationis L. — 
b. Dyacum M. — c. Marludi CELM ; corr. Marindi par le diplôme de 
Charles le Simple, n" XXXIV.— d. Frodulphi C.— e. villa M.— f. Bellu 
silva C E; Bella sylva M. — g. Sarmatiolas M. — h. hac marinvilla L. 

— t. Suncampum similiter C; Suncantum omis par A.— j.Varencias C; 
Waranjfias L; Waroncias iL—h. Rndonis L.— l. villa L. 



- u — 

abbatis ipsius nionaslcrii et fralrum deputata esse omnium 
noslroruni et sancl»- ecclesia^ fidelium" cogrnoscal induslria et 
a nobis inbibituin ut nullus abbas fuliirus de eodein nionaslerio 
eligendus secundum nosiram indulgcntiam et sanctorum epis- 
coponim privilegium de nominatis villis vel locis aliqiiid" di- 
ininucrc pra'sumat sed do ipsis et nostriim servitium slrenuc 
peragat, adjunclis vassalloriim anntiis donis et œdiflciis mo- 
nasterii et manitione, consueto adjutorio et ipsis servis Dei in 
eodem loco habitanlibus congrua stipendia ministrarc sludeat. 
El ut hoc" noslra? inunilicenli;^'' pra>ceplum noslris fulurisque 
temporibus verius credatur et plenius conscrvetur, consueto 
serenitatis nostrte signo et anuli noslri impressione jussiinus 
roborari. 

Signura /Monogramma) * Karoli gloriosissimi régis. 

Gislebeilus notarius ' ad vicem Hludowici recognovil. 

Data VII kal. ' octobris, anno XVI, indictione III, régnante 
Karolo gloriosissimo rege. 

Âclum apud' liluncasnum ", lu Dei nomine féliciter amen. 



XXIII 

DIPLÔME FAUX '. 

Compiègne, 29 umi 860. 

Charles le Chauve, à la prière de l'abbé Bernard, concède au mo- 
nastère de Sainl-Benoit de Fleury l'église de Pîtns dédUe à 
Noire-Dame, « Niorlportnm » dans le Vexin, avec l'église dédiée 



XXII. — m. boiiorum et sancts ecclesias liliorum CELM ; corr. nos- 
trorum ot s. e. lidolium. — ii. (luidqimm L. — o. hii'C M. — p. muniO- 
centiae nuslra^ C. — (/. ninriogr. omis pur C. — r. notarius omis par CM. 
— 8. VI kul. B. — t. ad E. — u. lUunasnum E: lUuntasnum L M. 



1. C(J dipliimo n'es! ciTtiiincniinil pus iuilhi>ntiqiii>. M. A. Giry qui b 
bien voulu l'exaniiuRr nous u signiili^ los imiiils ptu» 1osi|uh19 il pèohe. 
C'«st bien un diplôuie du Charles lu Cliauvo <juiî le. faus.siiiro a pnMendu 
fujjriquor; car il ust dunué pur le roi à la prièru du l'ubbé Doriiard qui 



— 55 — 

à Saint-Pierre, une église dans le krritoire de Longueoille el 
Hennezis avec son église. 

C, p. 153. — E. fol. 294. — K. fol. 710, d'npri's B, fol. 66. — L. p. 183. 
d'après B. fol. 66. — M. Bibl. nat.. ras. lat. 12739. p. 342. — N. Bibl. 
nat., coll. Moreaii, vol. 2, fol. 27, d'après C. — Z, Bibl. nat., ms. 
lat. 12670, fol. 267 v. 

INDIQ. : b, fol. 325 v, d'après B, fol. 65. 

In nomine sancla? et individuto Trinitatis, Karolus", gralia 
Dei* rex. Mos et consueliido reguin prfi>decessoi'uin nos- 
trorum semper e.vlilit ut ecclesias Dei subiimareiil et divinis 
inystot'iis adjutores existèrent ', qun tenus '' per hœc ipsi Demn 
propitiiini liaborent et posterilas eorum regnaiidi per siicce- 
denlta tempora eflicaciam féliciter obtinerenf. Hiijiis rei gralia 
ego Karolus, audilis servorum Dei petitioaibus, Bornardi vide- 
licel abbalis saocti Benodicli Floriacensis monasterii f necnon 
religiosorum monachoruin ibidem Doo'' doservientiurn'',qiii nos 
adierunt postulantes cjuateniis ', morem sequentes regiiin prœ- 
decessorum noslrorurnJ regiam noslram muniliisentiam eis 



XXIII. — a. Ctirolus calvus C; Carolus Z. — ';. Dei gratia C K M. — 
c. oxtitorint K. — d. qualliiiis K. — e. obtinerctur con: en obtine- 
ret MZ. — f. nuuuisterii omis pur M. — g. Oominu KA'. — (i. servien- 
tium itf . — i. i|uiiliniis A'; (juad L. — j. priodecossorum noslroruni rogum 
KLM. 



gouvernait le monastère di' Floury à lu date assignée à cet acte. Le 
2!) mai do la 20' niimio il<^ Charles le Chauve, correspond à l'année 860; 
l'indic'tion devrait être 8 et non 14. S'il n'y avait que cet indice de faus- 
seté, il aérait iiisudisitnt; ciir l'erreur dans le ehillVe de l'imiiction pour- 
rail être imputable à une faute de copiste. Mais il y a d'autres raisons 
de rejeter ce diplôme. Le préambule est suivi d'une seconde suscription 
du roi, ce qui n'est pas conforme aux usages de la chancuUorie de 
Charles le Chauve; ce serait là l'indication d'une rédaction do la 
seconde moitié du x' siècle au jibis toi. Il n'y a pas de notilication. Les 
divers membres du diplôme ne s'enchaînent pas comme le comporte le 
style (les notaires royaux du i.v" siècle. L'annonce des signes de valida- 
tion n'est pas dans la forme usitée à la chancellerie royale de ce temps- 
là. Le niitiiire ni le chancelier ni' sont connus pur aucun autre diplôme 
de Charles le Chauve. Kiiliii la dale, ]iHr sa rédaction extraordinaire (la 
date topogruphique et lu diili' liinuinluglque réunies en une uiémiî for- 
mule sous le mot ucliitii) décèle l'œuvre d'un faussaire, sans compter 
que Charles no pouvait être i[ual)llo augusttts avant son couronnement 
comme empereur. 



— 5(5 - 

ia aliquo commodo impertireniur, visuui est nobis ratumque 
duximus eorum voluntali favere *. Igitur, habita deliberatione, 
cum consensu primatum et procerum nostrorum, regia aucto- 
ritale concessimus eis ex ' fisco nostro qui vocatur Pistis ", 
ecclesiam quœ est in honore sanctœ Mariée cum omnibus quse" 
ad nostros usas ibi pertinere videntur, piscatoriam » scilicet, 
prata adjacenlia contiguamque silvam et omnia quse nostri 
juris'' sunt propria. Similiter dedimus in page' Vilcassino 
viliam Niorlportum''' nomine cum ecclesia in honore sancti 
Pelri, ilemque alteram ecclesiam cum mansionile ' altero ' in 
Longa villa », Anisiacum " etiam cum ecclesia inibi sita. Hœc 
itaque omnia inscripta cum omnibus adjacentiis suis per prœ- 
ceptum nostrœ auctoritatis supradicto cœnobio condonamus 
quatenus^ ex hoc et in omne lempus habilatores ejusdem loci* 
monachi* faciant ex prœdictis rébus quidquid voluerint, ha- 
bentes in omnibus tenendi et" possidendi liberam et flrmissi- 
mam polestatem. Et ut hoc prœceptum seternam obtineat flrmi- 
tatem, manu propria illud subterfirmavimus * et anulo nostro 
sigillari jussimus ". 

Signum Ks^roM (Monogramma*) gloriosissimi régis. 

Einaidus' nolarius^ ad vicem Tilpini summi cancellarii re- 
cognovit. 

Aclum» Compendii*, IIII kal. junii, anno XX regni augusti 
Karoh, indictione XIIII. 



XXIII.— h. favere voluntati MZ.— l. quee ex Z.— m. Piscis CEKLMZ; 
corr. Pistis. Toutes les copies dérivent du cartulaire B dont l'écri- 
ture prêtait certainement (comme nous en avons recueilli de nom- 
breuses preuves) à la confusion du c et du t. — n. quse omis par L. 

— 0. piscationem L. —p. juris nostri K. — q. Vilcasino in pago CLZ; 
Vilcacino in pago E; Wiicassino in pago K. — r. Niotportum A'; Mort- 
portum LZ. — s. mansionibus M. — t. altis CE; altaris M; alterius Z. 

— u. Longam viliam C E Z. — v. Aniziacum CLM; Anziacum K. — x. qua 
tinus K; quod L. — y. loci omis par Z. — z. monachi omis par M. — 
a. et omis par KL. — b. subtus firmavimus LZ. — c. duximus K. — 
d. monogr. omis par CZ.— e. Eynardus M ; Ginardus Z.— f. notariui- 
omis par K. — q. E omet la date. — h. apud Gompendium L M. 



1. Peut-être conviendrait- il d'adopter la lecture Mortportum et 
d'identifier cette localité avec Port-Mort, commune du canton des An- 
delys (Eure). Mais d'anciens documents la désignent sous le nom latin 
de Portus Mauri; il est vrai qu'on trouve au xi« siècle Porttis Mor- 
tuus; seulement Mor ou Mort est toujours le second terme. 




XXIV 

. Mont, 866-875 '. 

Dépositions de témoins et production de chartes du temps des rois 
Childebert, Chilpéric et Pépin, en présence de Leudo, évique, et 
d'Adelardus, comte, missi dominici, au sujet des droits respec- 
tifs de Yulfald, évêque de Bourges, et de Heccard, comte, sur la 
terre de Perrecy. 

F, p. i. — G, fol. 12 (n" 10). — //, n- 12.— 7, p. 33 (n-XII). — Z, Bibl. 
nat., ms. lat. 12689, fol. 68 v". 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 33. 

InQUISTUM CUM EXEMPLARIBUS DE CARTIS QUEM " FECEUUNT LeUDO * 

ET Adelardus comes inter Vulfaldum et Heccardum de villa 
Pariciaco '. 

Venerunt Leudo'' episcopus et Adelardus comes, missi domi- 
nici, in comitatu Augustidimense, in villa quae dicilur in Monte, 
et fecerunt ibi venire ipsos pagenses nobiliores et cœteris 
quampluris" de jam dicto comitatu per bannum domni Régis, 
et fecerunt requistum'^ inter Vulfaldum episcopum et Heccar- 
dum comitem, per illos quem» Vulfaldus ibi* denominavit vel' 
per cajteros, per illuin siicrainenlum quenW douino Karolo rege* 



XXIV. — a. quae GHZ; quas J. — b. Heudo Z. — c. Patriciaco GJZ. 

— d. Heudo Z. — e. caeteros quamplures GJ. — f. requestum Z. 

— g. quos G. — h. ibi omis par Z. — i. et H J Z. — j. quod G. — 
h. rugi J. 



t. Ce procès-verbal ne peut être antérieur à 866, date de l'avènement 
de l'évêque Vulfald au siège archiépiscopal de Bourges {Gallia chris- 
tiana, II, p. 28), ni postérieur à janvier 876, date de la donation de 
Perrecy à l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire. M. de Charmasse, Précis 
historique (dans Harold de Fontenay, Autun et ses monuments, 
p. cxxvii), identifie Villa in Monte avec Mont, en Saône-et-Loire, arron- 
dissement de CharoUes, canton de Bourbon-Lancy ; dix autres localités 
au moins portent le même nom dans le seul département de Saône-et- 
Loire. 



— 5S — 

habebant jitrnfa el per illain ])rofussionem quam in baplismo 
promiserunt ut veritalem dixlssenl de villa quœ dicitur Palri- 
ciacus, (juem Viiiraldus dicobat quod de sua ecclcsia cssere 
debebal'. Undc ibi kartas oslendidit ad relegendum de tempo- 
ribus Hildeberli et Ghilperici regum, et una de temporibus 
doiiini Pipini régis, sive do noinen Nivelongi "*, in loco pra3s- 
laria, ut interveniente per bonorum homiuum conseusum" et 
per voluntatem ipsius episcnpi Ditaricensis in precaria jam 
dictus Niveiongus habtiisset, et lU libras in feslivitate sanclip 
Mariai transsolvissot". Et Heccardus f ibi pi'icce[>tum domni 
iinperaloris Ludovici pra'sentavil ad relegendum, et sua notitia, 
per quem super ilohanne' reconquisivit res, qua3 de ipso pra'"- 
cepto ei abstractas •■ fuerunt, in placilo générale domno uostro 
Karolo. Tune interrogatuni ' por islos' fuit Lcntbaldo, Ildrico. 
Suavono, Girhaldo, Johanne", Ildebodo, Eruilfo", Vulfardo, 
item Leutbaldo, Honesteo, vel-^ per ca^teros, per illum sacra- 
mentum, quid de veritatem » de isto inquisto superiiis denomi- 
natum seiebanl, verilalein exindc dixissent. Deinde isti unani- 
initer dixerunt : neque antecessores nostros audivimus dioere, 
nequo nos ipsi ncc audivimus, nec vidimus dicere veritatem 
quod ipsa villa aliter fuissct nisi ad liscum domni Pipini el 
dornno' Karoli et domno" Ludovici imperatoris, sine ullo censu, 
vel' ullc vestidura'', aut uUa causa dominii% usque domnus 
imperator per suinn prtfceplum Heccardo'' dédit. Deinde inter- 
rogatum fuit Leutboldo el Jacob, per cujus exortationem " 
Vulfaldus ad ipsum placituni venutus erat, quidinde sciebant? 
Et dixerunt quod Heccardo ipsam villaiu habere vidimus, et 
audivimus dicere quod de ipsa '" ecclesia Vulfaldo esscro dc- 
buisset, quod adhuc mulli auditum habent postquam ista ratio 
exorta fuit, sed non de verilate quod* umquam^' exinde fuisset. 



XXIV. — /. esse reilebot F- — m. ilo nom... Nivelougo corr, en Nive- 
loiit'i G; du nominato Nivelongio //; do nominato Nivelongo ■/; Ai; 
notuine Nivolongo Z. — u. cunsonsu // JZ. — ci. transolvissot //. — 
p. Ilei-iirdus Z. — q. Joanno Z. — r. ahslniLUfc GJ. — s. iiiterrogatus G. 
— /. ipsos JZ. — II. Joanne Z. — i\ Trulfu Z. — x. el IIJ Z. — y. ve- 
rilnli* J Z. — z. iloMirii C, IIJ. — a. domni G; duaino IIJ. — b. et 
GIIJZ.— c. ulln fi' U J Z. — il. reatidurn J; vestitura Z. — e. Dei 
GliJ. — f. Ilwardo Z. — ij. exoriitionem ./. — (i. isla ,/. — t. quid Z. 
— j. nunquoni Z. 



-59- 

Deinde interrogatum* fuit Guntfrido' et dixit quod Hildebrando 
illam habere vidi, ad fiscum régis, et deinde Heccardo"*, ad 
alodum», et audivit" dicere quod de ecclesia Vulfaldo fuissel. 
Deinde interrogatum'' fuit Maurono' et dixit quod venit ad 
illum Suavus ut fuisset locutus cum Odelrico seniori suo quod 
ipsa villa acaptasset •■ et ei dedisset, sed Odelricus vidit quod 
ratio non erat, hoc demisit. Deinde fuit loqutus' cum Vinfredo' 
alii" seniori" sui*, et vidit quod ratio non fuisset, dimisit» simi- 
liter, deinde audivit quod venit ad Odono comili pro ipsa ra- 
tione, sed nesciebat quod inde fecit, amplius illi cognitum non 
erat. 

XXV 

Vers janvier 876. 

Heccard ', pour le salut de son âme et des âmes de son père Hilde- 
brand, de sa mère Dunna, de son frère Thierry, de sa première 
femme Albegunde et de sa seconde femme Richilde, remet ses 
biens à des exécuteurs testamentaires pour en disposer de la 
façon indiquée dans le présent acte dont il a gardé un exem- 
plaire et remis un autre à sa sœur, Ada, à Faremoutiers ; les 
dites dispositions n'étant valables qu'au cas où il ne lui naîtrait 
aucun enfant. Il donne : à Notre-Dame et Saint-Benoit de 
Fleury, la villa de Perrecy sur l'Oudrache, dans le pagus 



XXIV. — k. interrogatus G. — /. Gumfrido Z. — m. Hecardo Z. — 
n. allaudum HJ. — o. audivi G. — p. interrogatus G. — q. Maurino Z. 

— r. acceptasset J. — s. locutus G II J Z. — t. Umfredo H. — u. alio G. 

— V. senioris HJ. — x. suo G Z. — y. et dimisit Z. 



1. Voyez sur Heccard les ouvrages indiqués plus haut (p. 23, n. 4) à 
propos d'Hildebrand. Heccard fut, selon son désir, enterré à Saint-Be- 
noit-sur-Loire {Miracula S. Benedicti, III, 15; éd. de Certain, p. 161). 
Son épitaphe transcrite dans le ms. du Vatican, Regina 980 (xi* siècle), 
a été publiée par Mabillon (Annales ord. S. Benedicti, III, 197), d'après 
une copie fournie par Dom Estiennot dans une lettre datée de Rome, 
2 novembre 1684 (Bibl. nat., ms. lat. 12689, fol. 61) et plus récemment 
par M. Elle Berger (Notice sur divers mss. de la Bibl. vaticane, p. 36: 
Bibliothèque des écoles françaises d'Athènes et de Rome, fasc. VI). 



- 60 - 

d'Aulun, avec son église dédiée à saint Pierre, à l'exception du 
bénéfice que Leulbod'us avait à Baugy ' et qu'il réserve au mo- 
nastère de Saint- Andoche; à sa nièce Gerberge, à charge d'une 
aumône de trois cents sols, Somméré et le bénéfice de Wineta- 
rius avec ses dépendances du Maçonnais; à Jean ou à son fils 
Jean, à charge d'une aumône de cent sols, Valeu de Santagny; à 
Notre-Dame et à Saint-Benoit, à charge de célébrer chaque année 
les anniversaires de lui-même et de ses parents, les aïeux de 
Jully-les-Buxy, Beaumont sur-Grosne (?) et Collonge (?); à 
Otgarius, à charge d'une aumône de cent sols, l'aleu de Néron- 
ville avec son église dédiée à saint Pierre, Lagervilk avec la 
tenure en précaire de Teotberga; à [l'église de] Treuzy le pré 
d'Èpisy avec l'hospitium; à Thierry et à son fils Richard, à 
charge d'une aumône de cent sols, l'aleu de « Yareilles » fO; à 
Saint-Benoit de a Siviaco » , à charge de célébrer chaque année 
son anniversaire, les aïeux de « Canavo r> et de » Alena Fon- 
tana » avec l'annona et la dîme de la portion réservée en 
propre; à Notre-Dame, Saint-È tienne et Sainte-Fare (c'est-à- 
, j^ dire Faremoutiers), Béton- Bazoches sur l'Aube tin, l'aleu de 

/tuJl'IV^ Courcelles « in Barres » , une aiberga, et aussi Le Mesnil, « Ta- 

' nido », « Tannedello », et deux manses à Longueville, à charge 

pour le monastère de célébrer son anniversaire et les anniver- 
saires d'Albegunde, de sa sœur Ada et de l'abbesse Bertrade; à 
Bernard fils de Malguinus, à charge d'une aumône de deux 
cents sols, les aïeux de « Mellido », Laigne, « Taflenidas », Les 
Fourneaux, Le Yernoy. Les aumônes prescrites seront distribuées 
aux pauvres et à ses amis nobles et serfs ; il sera enseveli à 
Saint-Benoit et ceux qui creuseront sa tombe recevront une 
demi-livre. Il donne à Saint-Martin de Tours trois livres, à 



1. Un certain nombre de noms de lieux, figurant dans cet acte et dans 
les suivants, ont été identifiés par Mabillon dans une note écrite de sa 
main (Bibl. nat., ms. lat. 12680, fol. 58), par MM. Ragut (,Statistique du 
département de Saône-et-Loire, Mâcon, 1838, in-4*, et Cartulaire de 
Saint-Vincenl de Màcon, Mâcon, 1864, in-4''), Canat de Chizy {Notes 
historiques et topographiques sur quelques villages de la Bourgogne 
dans les Mémoires de ta Société d'hist. et d'archéologie de Chalon- 
sur-Saône, VI (1876), p. 169), A. de Charmasse {Cartulaire de l'évéchà 
d'Autun, AutuD, 1880, in-4''). Toutes les identifications proposées ne 
nous ont pas paru acceptables et la i)lupart ont été rejetécs. 



/U*^ 



- «1 — 

Richilde, à Sainl-Marltn de Treuzy, à Gerbaldns, à Wala, évêque 
d'Auxerre, à Raganfridus, évêque de Meaux, à Ansegise, arche- 
vêque de Sens, à Waltarius, évêque d'Orléans, à sa sœur Ada, 
etc., divers objets d'orfèvrerie, des pierres gravées', des vêle- 
ments, des livres'; à l'église de Rome deux cents sols pris sur 
les aumônes; à Thierry ou à son fils Richard, à Thierry, fils 
de Nivelongus, et à Adémar, frère du précédent, à Heccard fils 
d'Heccard, à Teulbej-ge, femme de Lothaire, à Otgarius, à Ful- 
coinus, à Pedilon, à Wamegarivs, au roi, à l'église de « Su- 
viaco », à Berlrade des objets d'orfèvrerie, des armes, des chiens, 
des chevaux, des faucons, des livres". 

F, p. 28. — G, fol. 14 (n° 5). — //, n» 5. — J, p. 25 (n" V). 

PunL. : Pérard, Recueil, p. 25. — M. Thévenin, Textes relatifs aux 
institutions privées et publiques aux époques mérovingienne et ca- 
rolingienne. Institutions privées (Paris, 1887, in-S". Coll. de textes 
pour servir à l'étude et à l'enseignement de l'histoire), p. 100, d'après J. 

Elemosina. Heccardi comitis. 

In Ghristi noinine, ego Heccardus cogitans humanum casum 
frngilitatis ineaî, ideo mihi visiiin fuit til res ineas qiias hœre- 
ditavi vel''adqiiisivi, curn omni subslantia, ut pro salute animse 



XXV. — a. et GIIJ. 



1. Sur les pierres gravées du ix* siècle, voy. le mémoire de M. E. 
Babelon, La glyptique à l'époque mérovingienne et carolingienne 
{Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres, 
}• sér., t. XXIII (1895), p. 398), dans lequel on trouvera les indications 
bibliographiques relatives à ce sujet. 

2. Pur les livrt's donnés par Hoccard, voy. P. Lejay, Catalogues de 
la bil>liothèque de Perrecy, dans la Revue des bibliothèques, 18%, 
p. 225. M. Lejay a identifié quelques-uns des ouvrages indiqués dans le 
présent testament; on remarquera particulièrement les manuscrits de 
la loi des Burgondes, dite loi Gombettc, des Gesta Longobardorum de 
Paul Diacre, de daux livres de l'Histoire des Francs de Grégoire de 
Tours, de la loi romaine ou loi des Visigoths, de la loi salique, etc. 

3. Cette charte et la suivante ont servi de modèle et de source au 
P. André pour la fabrication des chartes fausses do Souvigny. Les tes- 
taments d'Aimar et d'Aimon I", sire de Bourbon, ont été copiés presque 
textuellement sur les doux donations d'Heccard. Voy. le texte donné 
par Chazaud, Étude sur la chronologie des sires de Bourbon (Mou- 
lins, 1865, in-S"), p. vi-x. 



— 02 — 

mese vel" genitoris mei IFildebranni seu génitrice mea Dun- 
nane** germanoque meo Theoderico necnon et uxoribus Albe- 
gundis et Ricliildis'^ ut in manibus viris istis mea elemosina 
commendassem'', quod ita el feci : ii sunf Leutboldus, Eiigel- 
boldus, Winetarius'', Liivininus», Otgarius, Betlilo'', Vulgis, 
Adelingo, lldebodo, Eriberto, Diidino, Eribratido, Adel'redo' 
presbileroa, et Nivelongo alque Tlicodcrico j^^erinano siio, ut, 
sicul per instriiinenta karlanim vobis Iradidi el. per guadiiim' 
et andelaguin* seu per istos brèves coinmemoraluin habeo, 
ex quibus uniim meciim relinui et alium Adane'germanfp mea-, 
a Frano" inonasterio, coinmendatum habeo, uno tenore cons- 
criptos, ul ita disponatis sicut in ipsis insertum est; pro salute 
animas nostras ita agite sicut ante tribunal Ghristi reddituri 
sitis rationem; et qui vos de ista contradixeril, si se non cov- 
rexerit, sit reus in conspeclu Dei et omnium sanctonmi ejus 
el ita iram Dei incurrat sicut fecere Daltian" el Abiron" et 
Ananias'' et Sapliira qui mcntili ruore doniini Spiritus Sancti. 
Nec vcro pelo karitali vestra? ut islius iiiodi nostram consubs- 
lanliam ' dispensetis, ea vero ralionc si Deus nobis fdium aul 
filiam intérim non dederil. In priinis donale Deo et sanctae 
Mai'iœ et sancto Benediclo et Floriaco rnonaslerio, quod est 
situm super tluvium Ligeris, villam quiu vooatnr Patriciacus, 
in page Auguslidunonse ■", super lluvium Vuldracntn ", cum 
ecclesia in honore sancti Pétri, cum servis et ancillis iitriusque 
scxns, cum omnibus appendiciis suis vel ' quicquid domnus 
Ludovicus imperator benignissimus mihi per suum prœceptum 
dédit ad jam dicta villa» cum omni integi'itate, prœttM' IJal- 
giaco quod volo utdoneUs a sancto Andocbio puellare, ad lumen, 
([uicqiiid ibi Leutboldua'' luibuil in beneficio. Donate a Solme- 
riaco quicquid ibi aspicit et Winetarius ibi in benolicio habet 



XXV. — a. et GIIJ. — /). Diinnana J. — c. RiciiJIili /■'. — it. Lominen- 
dasse F. — e. id est G ; id est dominiis // ; idem doniiiius J. — f. Wini>- 
lirius G. — g. Luuivinus G; Luuidiiius IIJ. — h. lictillo HJ. — i. Arlo- 
fredo FGJ. — j- (xuudium J. — /(. iiiidaluguni ,/. — /. Adaiiii' FGtl.l: 
cnrr. Adane. — ni. Afrann FGHJ ; corr. a Fraim. — n. iJutham llj. — 
o. Abiru.n F; Abirarn II. — p. Anauiiias JIJ. — i/. consiira)\stantia!ii H.I. 
— r. Augustiidunenae ./. — s. Vnldra^'iim llJ. — (. et GIIJ. — u. dielaiu 
villam 6'.— L\ r-i'ullji'liJus //. 



— f«l - 



el^ iii Malisconense, Gerberpnrio nepla mea, et doiiet pro nos" 
solidos CGC Uonate a» Satiiiiaco illo alodo Jolianne aut filio 
ejus Jolianne, et donet pro nos" solidos G. Donate" illo a Jiir- 
liaco* et a Belinonle'^ et a Colonias'' n sanda Maria et sancti 
Benedicli; et ista omnia quw ibi donainiis sinl ad veslimenta 
fratriim, el inde sil nosler anniversarius faclus por singulos 
annos, lam meus quani el illorum quîC superius cotninenio- 
ravi; et neino jnm dictam villam lum'' alias rcs' ad aliuin * 
opus inittat, nisi ad ista perficiendum; quod si facerc prip- 
sumpserit sil reus in conspocUi Dei et omnium sanctorum cjus 
donec ad ipsum opus ipsas res rcvocet. Donate illo alodo' a 
NeroviilaJ cum ecclesia in honore sancti Pétri, et Lugiivilla 
cum servis et anciilis ulriusque sexus vel' omni integrilate 
vel propler quod Teolbergane' per precariam" donavimus, 
Olgario, el donet pro nos solidos G; illo prato a Spiriaco" cum 
hospitio sil apcndicius a Truiciaco"; illo a Valilias'' donate 
Theoderico el Richarde fllio cjus et donenl pro nos solidos G. 
Donale illo alodo a Ganavo et de Alena» Fonlana, ad illa 
ecclesia a Siviaco"", qua:; esl iii honore sancli nenedicli et 
aliorum sanctorum, ot ibi do nostro indominicalo annona et 
décima venial, et noster anniversarius de jam dicto sil faclus 
per annos singulos, et nemo illum' inde' abstrahcro pra'sumat, 
([uod si feceril sil reus in couspeclu Dei el omnium sanctorum 
ejus, donec ad ipsum opus illum remiltal. Donate ill o a Dcz- 
y.ono"ba silica qua> dicilur AU ja, Deo el sanclœ Maria:'' et sancli 
Stephani cl s&hcle Farane; t'I illo in Barres-' qui vocalur Cor- 
cella ot una alberga», el a Maisnils* et a Tanido" el Tannedello 
el duo mansa in Longavilla, ad ipsum locum a Farane' menas- 






XXV. — .X. et omis pur (!UJ . — y. jier nos corr. vn |iro uobis G. — 
:. el IIJ. — a. donanio FUJ. — h. a Virliaco F; Avirlioco G//J; 
corr. a Jurliaco. — c. Abelmonto G IIJ. — d. Accoinnias GHJ. — 
fi. q\i08 GlIJ.— f. cum GllJ.— g. aliis rébus G.— h. aliud G.— i. allaiido 
lU.— j. Anero villa //; Am-rovilla J.— h. ot corr. en cum G; ot IIJ. — 
(. Tlieolborgiiue //,/. — m. pro pn-caria GIIJ . — n. Aspiriaoo GllJ. — 
o. Alriuciai'o GIIJ.— p. A\«lilias FGllJ; coït, a Vuliliiis.— (/. Acanavo 
(H DealiMia GllJ. — r. Asiniui'n GllJ. — s. illum nemo IIJ. — l. inde 
omis pur IIJ.— u. ab Ezzono Gll : Aliezzimo J. — r. sancta Marin IIJ. 
— X. Barris GllJ.— y. Corcclla ot anialbcrga GIIJ.— :. Aniaisiiils Gll; 
Amaisnits J. — a. Atuuido Gll : Alauido J. — h. Alaraiia' /■'; Aluruue 
GUJ ; corr. a Farane. 



— B{ - 

terio, et ex ipso sit anniversnrius meus et Albegundi et Adane' 
atque Bertradane ■* abbatissaj factus per annos singulos ; et qui 
ipsum monasteriuin prœesse videtur, si ista neglexerit, sit rea 
in conspeclu Dei' et ipsis sanctis donec hoc celeriter emendet. 
Donate illo alodo a Mellido /■ et a Lanatus » et a Taflenidas * et 
a Fornellos' et a Vernodo^ Bernardo fîlio Malguino*, et donet 
pro nos ' solidos CG. Et de isto pretio quod superius comme- 
moratuin habeo, donate per pauperes seu a nostros amicos"", 
tam ad nobiliores quam et» ad servientes; et precor, pro Dei 
amore, ubicumque mortuus fuero ut» a Sanclo Bénédicte me 
sepelire faciatis et si talis tempus est ut per' impedimentum 
esse non possit, tamen quando oportunum tempus venerit, mea 
ossa ibi deportare faciatis ; et qui meam fossam foderint dimi- 
diam libram illis [donate]. Donate a sancto Martino a Turonis 
libras III. Et de nostra capeiia dono Richildi crucem auream 
cum lignum' Domini, ef altario majore parato, et' buxta 
iburnea' quœ non est sculpta, et" calice argentée minore, et" 
pallio " defundato, et ^ drape » cum sirico, ot ' linteo et' casulas 
duas, una persa, alia virida, albas II, subcinctas II, stolas II, 
mappulas* II, corporales II, ampullam cum patena' argentea, 
ef fanono viridi cum brusdo, et de egliso I, et uno' cum sirico 
amnistrare, turibulo'' minore, schilla», candellabro aureo I, 
missale plenario cum Evangeliis et Epistolis I, textum mino- 
rem I, dispositum super Evangelium majorem I *, antiphona- 
rias' volumina II, batrinO'' ad luminaria, drappo* plumato a 
forma I, tapeto' I, sedello^ad aqua benedicta» 1°, donate illo 
balteo majore, quia de suis gemmis maxime est factus, et illo 



XXV. — c. AdansB F. — d. Bertradanse F. — e. Dei omis par J. — 
f. Amellido GHJ. — g. Alanatus FGHJ ; corr. a Lanatus. — h. Ata- 
flpnidas F; Araflenidas G; Aratlenidas IIJ ; corr. a Taflenidas. — 
i. Afornellos G; Afornillos UJ. — j. Avornodo GIIJ.— It. in Algiinio F; 
Malquino J. — /. per nos corr. en pro nobis G.— m. seu a nostro sunt F; 
seu nostros amicos //; seu amicos noslros J.— n. et omis par J.—o. et 
HJ. — p. pro HJ. — q. ligne G. — r.I G; uno IIJ. — s. I G; una HJ. — 
t. eburnea G. — u.I G; uno HJ. — v. palio IIJ. — x. I G; uno HJ. — 
y. drap. FG; drapno HJ. — z. l G; uno HJ. — a. et omis par HJ. — 
b. manipulas HJ. — c. patenea IIJ. — d. I G; uno IIJ. — e. uno degliso 
uno estuno HJ.— f. turibulum HJ.— g. scilla HJ.— h. I omis par HJ. 
— i. antiphonarios G. —j. baccino G. — h. drapo HJ. — l. tapete G. — 
m. cedello HJ.— n. hnnedicto //.— o. II G; duo HJ. 



— 65 — 

sigillo de amatixto f ubi aquila sculpta ' est et quicquid de 
gemmis habemus et gangana sirica cum spondale et tapetel, 
et burrene meliore I, cum faciunculo "■ 1, furceila argentea cum 
cusilares ' II, et illo baUeo minore cum gemmis, et filias argen- 
teas II ; aiiqiiid de auro qui rcniansil fracto et aliquid de petras' 
qusp" ad ipsum o|)us habemus, facial Ricliildis cruce a Siviaco"; 
et istas res quaî superius delegalas habeo, Iiabeal Ricliildis in 
usum quamdiu advixerit, postea revertantur ad ipsos superius 
denominatos quia sic tradiliones ei factas babeo. A. . .'^ sancti 
Pétri et sancti Fauli libello I"; a sancto Marlino a TruciacoS 
cruce argentea minore cum lignum" Domini et aliis* reliquiis 
et de clavum' unde Dominus crucilLxus fuit, bursa cum brisdo'* 
et simiama', drappe'' plumalo' super luilrino I, buxta iburnca* 
minore 1 ' et libro pastorale I, canones scarsas ' quaternio I ; 
Gerbaldo*, epondenale', libello de arle militare" et pacto " 
Gunbaldo et anapos corneos minores II; Walane" episcopo, 
libello Isodoro p et alio de vila sancti Gregorii et sancti Lau- 
rentii; Raganfrido episcopo, pronosticorum libros' II et alio de 
agricullura et auapos corneos meliores II; Ansegiso "■ archie- 
piscopo, tapete meliore 1, Gesla Loiigobardorum libro I et cro- 
nica' quem Gregorius Turonensis facit libro II, et fialas argen- 
teas Ili'; Waltario episcopo, pacto romano libros" 11", et 
anapo corneo* majore cum illo de rnasaro; Adane» germana; 
meje, succiticla aurea et sigillo de unuilexlo', ubi homo est 
sculptus" qui leonom interficit et psalterio minore et libelle 
cum oralioniLus et psuhiiis et erofena*; Odouurico', douate 
illo bluste'' inparato" et libello de Maria Egipliaca'' et sigillo 



XXV. — p. amatexlo H ; amatiso J. — (/. soeul|ita IIJ. — r. fncun- 
culo F; fasciunculo HJ — s. pusilares UJ. — (. petrus corr. en 
pétris G; palras J. — u. qiias G. — v. Asiriaco UJ. — x. et H. — 
y. I omis par G. — z. Atrusiaco GHJ. — a. ligno G. — h. aliis 
oynis par IIJ. — c. clavo G. — d. brusdano GHJ. — e. amiama F; 
cimiama G. — f. drape HJ. — g. pluviato F. — h. eburuea GHJ. — 
t. I omis par HJ. — j. scarsus J. — h. Gerbrardu HJ. — l. et epon- 
denale //; et epondenale J. — m. militari GHJ. — 7i. pnrto HJ. — 
o.Vallane HJ.—p. Isidora J.—q. libro G.— r. Angisœ G; Enschisœ HJ. 
—s. chronica HJ.— t. II G; duas HJ.— u. libro J. — v. II omis par HJ. 
— x. cum eo F. — y. Adanse FG. — ;. amatixto J. — a. sculpetus HJ. — 
b. erefona HJ; corr. peut élre antiphona. — c. Odovvico HJ. — d. buxte 
UJ.— e. imparalo HJ. — /. Egypliuca J. 



— 66 — 

rlc onichinri!'; Rcrtrndeine * nbbnlisspp', pvan{;cIio theurlisco et 
Vila Siincti Antoniiet sigillo de Ijcriilo ubi sorpcns sculptas esl; 
biblioleca sanctas Mariée J et sancli Benedicti, ad illa ecclesia a 
Saviaco*; el do' islo prelio (|ii;i!'" .sii|iei'iiis commémora lu m 
habeo, donate sobdos CC a Koma" aul" iti auro, aut in argento, 
sancti Peiri in elemosina, Albegundi, pro rocco' suo, qua? ibi 
donare rogavi et ego in peccatis meis in mea necessitale 
provinta» donavi. El iilos '" qui pro alodo", quom eis denomi- 
naluiu habeo, solvcrc debenl, infra unum spatiiim oumino 
transolvere faciatis, non ani[iiius retardent. Theoderico aut 
Ricliardo filio suo', donate spada, spansiga " et sigusios" II; 
Therico-' filio Nivelongo", spada indica et sigusios' II et tabulas 
saraciniscas"; Ademaro, Iratre suo, speudo I et cano et seu- 
gios II ; Heccardo fllio Heccardi tabulas corneas et pacto Saleco' 
et sigusos' Il et sparvario 1; Teutbergane'', uxore Lotharii, 
cusilares' argenteas il, ciippa I et anapellos de marinora '' II, 
et médicinale libro I; Otgario, caballo I cum sella meliora et 
seugios" IIII et dardo*" I' c[' brancale'' I et bragaria' aui'ea I, 
et peliicia"* meliora 1"; F'ulcoino", caballo Ji" et lapete l; Pedi- 
lono», caballo 1 cuni selly ; Warnegario'', cabalio I; Eriberto, 
scnlo ciini Uincea, caballo; Gaulherto, seule cuni lancea et 
saxia cum wanto" et caballo I.Seniore nostro donale falconos'll 
et seugios» II; Rotardo donale mea brunia " cuui alsbergo*. 
De " omnia" quse rémanent lam mobile quam immobile dispen- 
sate per pauperes vel" ciii debilum aut misfactum* habemus. 



XXV. — y. diùiiitinij IIJ. — k. Dei-lraduniB FU. — i. abbiUissa F. 

— j. sancta Maria FIIJ. — !t. Saniaco J. — l. de omis par J. — 
7)1. quoti G. — n. Aroiiia FOIU: corr. a Ronia. — o. ut. FlU. — 
p. roclio GiiJ. — q. priivila F ; proumla G. — r. illas J. — s. nlaudo J. 

— ^ meo FGIIJ; corr. suo, lleccanl ayant dt-chiré plus )i!iiil qu'il 
n'a pas d'enfnnt el Hichard ayant été déj<i qualifié /ils lic Thierry. 

— u. spansigil IIJ. — v. sicusios IIJ. — .v. Terico IIJ. — y. Nive- 
lungo J. — c. sicusios II.— a. sarracinistas IlJ.— b. salero ,/.— c. si^ilos 
GIIJ. — d. 'IViulberganai F. — e. yiUïilurHS IIJ. — f. marmoro G. — 
tj. sugios IIJ. — li. Eldaido IIJ. — i. l otitis par IIJ. — j. et oviis 
par IIJ. — k. braucali' J. — l. bracharia IIJ. — m. peUioa G. — n. I omis 
par IIJ. — o. Fulcoiiio FG. — p. I omis par IIJ . — q. l'edillono G. — 
r. Weruegiirio IIJ. — s. warito f^! ; bI saxia cura wanto omis par IIJ. — 
f. faltîones IIJ. — u. sulgios II ; suejîios J. — v. bruina GIIJ. — x. ali- 
bergo G. — y. et HJ . — 2. omnibus G.— a. et GIIJ. — 6. minus faclum 
GlU. 



— 67 — 

Gasuvula vermicula et islos libros qui fuerunt germani mei, 
Bernardi, ii sunt« canones penitentiales, liber Ambrosii de 
mysteriis'', calice vitreo de saphiro, donate a Suviaco' pro sua^ 
eleraosina» et planata castanea ibi donate; et libros qui sunt 
sancti Benedicli de Floriaco monasterio in illa utica parvula, 
a Siviaco *, in secretario ubi cista ' est, unde brèves habeo in 
scrinio longobardisco, ad ipsum locum habere faciatis. Et quod 
mea insipientia non memoravit vos> curare studeatis ut pro 
salute animas nostras perveniat'' quia non omnia possumus 
omnes. Et anapo vitreo qui fuit Bemardo Bertradane ' in sua 
elemosina et illo manso a Garlista" de alodo" cum vinea et 
omnia " 



XXVI 

Vers janvier 876. 

Heccard détermine les limites du domxiine de Perrecy compris entre : 
la a Parrula »' et la Bourbince à l'est; la Bourbince au sud 
jusqu'à l'église saint Michel ; l'Arroux jusqu'à Toulon-sur-Ar- 
roux, à l'ouest; le chemin de Toulon-sur-Arroux à Torcy, au 



XXV. — c. id est GHJ.— d. ministeriis FG.— e. Asuinaro GJ; Asui- 
naco H.—f. suo HJ. — g. eleemosina J.— h. Asiviviaco H; Asiuiniaco J. 
— i.sista HJ. — j. res J.—k perveniat corr. en preveniat G. — l. Bertra- 
danae F.- — m. Acarlista HJ. — n. alaudo HJ. — o. et omnia (desunt 
reliqua) HJ. 



1. La « Parrula », d'après M. Canat, répond à la Bize, affluent de la 
Bourbince {Topographie des cours d'eau du département de Saône- 
et Loire, p. 45). Pour les Bénédictins du xvii" siècle la « Parrula » 
correspondait au Perrier (lettre du prieur claustral et aumônier de Per- 
recy, dom A. de Caudrat, à Mabillon du 26 sept. 1682; Bibl. nat., 
ms. lat. 12689, fol. 59). Le Perrier dont le nom actuel ne peut être rap- 
proché de celui de Parrula paraît assez bien répondre au site de la 
rivière dont parle Heccard ; il est affluent de gauche de la Bourbince, 
enveloppant le territoire de Ciry et le bois du Baronnet (Cirensis villes 
medietatem.. . sicut ab oriente Parrula descendit in Burbonciam. . . 
usque ad Baronensem boscum). 



— 68 — 

nord; il donne en présence de témoins à Notre-Dame, Saint- 
Pierre et Sainl-Bcnoil de Fltury-sur- Loire, pour le salut de son 
dîne et des âmes de son père. Hildebrand, de sa mère Punnn, de 
SOI frère Thirrnj, de sa première femme Albegvnde et de sa 
seconde femme lUchilde, le dit domaine de Perrecy, sur l'Ou- 
draclie, avec son église dédiée à saint Pierre et ses dépendances, 
tant en terres scigîjeuriales, qu'en bénéfices tenus par ses vas- 
saux, à l'exception de Somméré, flaugy, Santagny et Sennecey; 
il donne également les biens acquis par lui à Jully-les-Duxy, 
Beaumont-sur-Grosne (?) et CoUonge (?), l'église Notre-Dame et 
la villa de Faulrières, après la mort de son neveu Guiniterius, 
un manse à Gueugnon, sur i'Arroux, «n antre à Merculy, sur 
la même rivière, un autre à Cliassy (?), dix manses à la Grande- 
Faye, la villa de Curdin, un manse à Fonlenailles , deux manses 
à Mazoncles, deux manses à Paray-le-Monial (?), quatre manses 
à Ryon, quatre manses entre Voisin l?) et « Viceria », trois 
manses à « Nova Villa », trois autres à Magnies (?J, une cul- 
lura à t Âsporia » , trois manses à Arfeuilie, un manse à « Villa 
Fabricarum », les villx de Chardonnel, Bessy, Saint-Bomain- 
sous-Versigny, Versigny, Lavau; trois manses à Beaumont (?), 
la villa de Jeu (?i, la villa et l'église de Sainl-Bonnet-de-Vieille- 
Vignc, un manse à Longproie (?j, un enclos seigneurial à l'iles- 
sard fou aux Ihssai-ds?), deux cuUxirx à Cormalin (?), un maiise 
à Baron, trois manses à Paion (?), trois autres à Pont sur la 
Bourbince, deux culturx sur la Bourbince à Paray-le-Monial, 
un manse à Espagne, deux manses fi Mnrmagne, dmx autres 
à Torcy, deux autres à la Chassagne, la moitié de Ciry entre 
la ' Parrula », la Bourbince, la terre de Saint-Nizier et le bois 
du Baronnet, l'autre moitié étant donnée à Saint- Andoche; 
dans if pagus de Chalon, un manse à Serrigny, paroisse de 
Saint-Romain-sousVersigny, des serfs et des terres à Geliouvres, 
dix manses à Vauzelle, un manse à « Culteri villa », un manse 
à « Curmagne villa », un manse à Savianges, un manse à Char- 
masse, un manse h « Trucinra villa », un pré à « Spiriaco »; 
dans le pagus de Mdcon, l'église et la terre de Saint-Marcellin 
de Cray, trois manses à Ci\iy, cinq manses h La Bussière, deux 
manses à « Fictapelra », deux autres à La Ranchc, l'église de 
Saiornay avec ses revenus, baptême, offrandes, dimes et eonfes- 



— 69 — 

sions el dix manses, l'église Saint-Paul el sept manses. Il donne 
à Gerberge sa nièce, après la mort de son neveu Guiniterius, et 
à Saint-Andoche l'église de Saint-Maurice-des-Champs ; à Notre- 
Dame et Saint-Benoit-de-Fleury la terre de ladite église, après 
la mort de Jean et de son fils Jean, avec un manse à Santagny 
et un autre à Charmasse, l'église Saint-Marlin-du-Tartre avec 
deux manses à Somméré. 

F, p. 37. - G, fol. 16 V. - H, n« 6. — J, p. 27 (n« VI). — Z, Bibl. 
nat., ms. lat. 12689, fol. 65 v. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 27. 

Expediendum ia primis opère pretium futuris reor 

quibus terminis Patriciacum locum cum suis adjacentiis divi- 

sum per largilionem seniorum meorum gloriosissimi pri- 

mum videlicet" hue usque absque uUius contradictione 

possederim*. Hic ergo locus in Augustidunensi ■= pago, ut 
cuncti pagenses norunt, positus, his ab oriente fluentis Parrula 
videlicet elBurbuncia"* dividitur, deinde a meridie eademBur- 
buncia descendente" in Isrum'' fluvium usque ad sancti 
Johannis ecciesiam», hinc ab occidentis parte Hisrum* prae- 
dictus fluvius est divisio usque in* villam quse dicitur Tullus, 
ex ipso loco TuUo cognominato, a septentrionis parte, via pu- 
blica transiens usque in Torcincam villam' facit divisionem. 
Infra ergo et extra bas* terminationes quicquid dono vel erap- 
tione possideo, ut prsesens concedit' inflrmitas voce publica, 
animse meee salute et genitoris mei Hildebranni seu jam dictœ" 
genilricis meae Dunnane» et praedicti germani mei Tehoderici* 
necnon et uxoris HalbegundisP seu Richildis', loco Floriacensi 
super Ligerim fluvium situm', sanctae Dei genilricis Marise et 



XXVI. — a. videlicet (desunt aliqua). . . hue usque HJ. — b. posside- 
rim GJ. — c. Augustodinensi Z. — d. Barbuncia H: Burboncia Z. — 
e. delTendente //./. — f. Esrum F. — g. Scilottanis et ecclesiam Z. — 
h. Hesrum IlJ.— i. ad Z.—j. viûa. Z. — k. lias et extra Z. — /. concedet //. 
— m. jam praedictœ Z. — n. Dannane J; Dunnanae Z. — o. Theoderici 
GJZ. —p. Halbigùndis G; Hulbegundis H; Albegundis Z. — q. Richel- 
dis Z. — r. situm corr. en sito G. 



— 70 — 

sancli Peti'i sanclissimi' quoque Benedicli honore dicato 
perhenniter' habendum in veslri» piwsenlia quos testes et 
eleinosinatores de mea volo esse sustuncia", le videlicel Hen- 
gelboldum^ et Winelarium" atque Luvininum' seu Hotgarium" 
vel Bettilo, Vulgem* et Hadelingum ac Hildeboduin necnon 
Heribertum', Dudinuin'' quoque et Heribi'anduin' sed et Ade- 
freduin'' presbileros, Nivelonem^ quoque atque Tehodericum * 
IVatrem suum nominalim relinqno sicut Jam per instrumenta 
kartanim' seu per guadium et andelagum vel per ipsos brèves 
vobis tradidi : ipsum videlicet Patriciacum locum in Augusti- 
nensi' pago, situm super Vuldracam* fluvium, cum ecclesia in 
Iionorc sancti Pétri, cum servis et anc.îllis, cum omnibus ap- 
pendiciis suis, videlicet quicquid ad ' jam dictam villam aspicere 
videtur, cum terris indominicatibus"* et vineis, pralis, silvis, 
terris cultis et incuUis, piscaturis", molendinis, exitibus et 
iugressibtjs vel quicquid ibidem nostra videtur esse possessio 
vel dominalio, lam ea quaî" nos in dominicatura habemus 
quara etiam ea quse vassalli nostri subter inserli de eodem 
alodo in benencio»" videntur habere, quicquid videlicet Guini- 
terius do noslro in beneficio habet praHer Sarairiacum*, quic- 
quid etiam Reganbaldus', fllius Altasiane' de noslro in bene- 
licio prœter Balgiacum, quicquid etiam Jobannes habet prîpter 
Satiniacum', item quicquid Godbertus" de nostro in beneficio 
babet et Ragambaldus atque Leotboldus" et Guneridus^ pra?ter 
qiiod de Senenciaco" habet; quicquid etiam de Enimiana in 
Jurliaco' ot in Bellomonte et in Cotonias conquisivi et (juicquid 
in istis locis habemus, totum ad integrum exquisituin et inex- 



XXVI. — s. sancti Z. — t. pHrenniter GZ. — u. ntistri GHJ. — 
t. substantia Z. — x. Ilengeboldum G; Heiigenboldimi Z. — y. Vinrta- 
riiim Z. — z. Luvivimim HZ. — a. Otgarii:ni Z ; k partir de ce nom la 
/suite de la copie G eut perdue. — b. Bettilowgem IfJ : Uoltilnvulgen Z. 

— c. Henibertum Z. — d. lîudiniim Z. — e. liflibrnndum Z. — f. Acle- 
friîdum IIJZ ; Aclepredum //; cnrr. Adi;fn^dum. — (j. Nivelnii FZ ; 
Ninidonem //. — II. Theodericiim JZ. — i. instrument» m kartnrum IIJ; 
cliartarum Z.—j. Augustodunensi Z.—lc. Wdracam Il.l; Vuldragani Z. 

— !. quod Z. — m. indoininicatis Z. — ri. piscatoria //; piscaluriis J. — 
Cl. quam HJ. — ji. in lienellcin omis par Z. — f/. Salmiriacum Z. — 
r. Ragamhaldus flJ; Ringaldus Z.— s. Altasianœ FZ. — (. Saliniaciiin //. 

— u. Gadeberlus J; Gothertus Z. — v. Leotbaldus J: Leotoldus Z. — 
X. Guniridus II; Gumiraldus J. — y. Senenliaco Z. — ;. Lurliaco HZ. 



k 



— 71 — 

(juisiUim, arl coofugium supradictonim inoiiaclioruin facicn- 
dum" causa inse((iienlium paganorum et ad stipendia eorum 
seu ad Itiminaria su[)i'adiclorLi(n sanclorum subministranda 
benivolo* et promplissimo animo conceditnits concossumque 
in perpetuum esse voliimus et do nosiro jure et potestate in 
illorurn jus et poteslatem transfundimus cum piwsenti ccclesia 
sancta? Maria; et ipsa Faiitriacensi "^ villa, posl obitum mei ne- 
potis Guiniterii, cum survis et ancillis alque"* libertis", pratis, 
vineis, terris cuitis et incidtis, silvis, molendinis, piscaturis, 
quam si quirt vel exlraneus vel de ejus^ linea homo aut" 
femina ab ipso loco abstraxeril, sub Dei judicio et beata) Vir- 
ginis Mariaj, Pétri ^ quoque principis apostolorum atque sanc- 
tissirni ■ Benedicti in aîterno igné cum diabolo pereat, nisi ad 
emendationern et satisl'actionem reversus ruerit; in Guinnum-' 
quoque villain et* mansum super Isrurn fluvium cum molendinis 
piscaturis, pratis, terris cuitis et incullis, silvis maximis; in 
Mercuria' villa, I mansum super eumdem cum vineis, pratis, 
terris cuitis et incullis, silvis maximis"" super eumdem fluvium; 
in Caslinensi villa, 1 mansum cum molendinis et piscatura", 
I)ratis, vineis lerris cuitis et incullis, silvis"; in villaui Gram- 
faiam'' diclaui, X mansos cum servis et ancillis pratis, vineis' 
lerris cuitis et incullis et silvis; villam Curdiin' tolam cum 
servis et ancillis, pratis, vineis, terris cuitis et incultis et silvis; 
ad Fontenellam' villain, I mansum cum servis et ancillis, pralis, 
vineis, terris cuitis et incultis; in viUam Mansiunculas diclam, 
Il mansos cum servis et ancillis, pralis, vineis, terris cuitis et 
incultis; ad Paredam ' villam, I] mansos cum servis et ancillis, 
pralis, vineis, terris" cuitis el incultis et" duas foreslas; 
mansos IIll in villam Hion vocalara cum pralis, vineis, terris 



XXVI. — a. faciendum omis par Z. — h. benevolo Z. — c. Patriii- 
ceiisi J; Fuutrianiiisi X. — d. absque Z. — e. liberis Z. — f. cujus 
IIJ. — (/. et /. — II. paU'i IIJ. — i. saiii!ti Z. — j. Iiiguinnum Fil; 
Ini]uiniiiiiiii J. inquitinum Z; corr. in («uinnuin. — h. ot l''IlJZ; corr. 
jivtil-éiri' I. — t. Mi'Sfuria Z. — )ii. luaxiinis omis par i'. — n, pis- 
caUiriis ilJ . — o. silvis itinis par Z. — p. Oriinriiluiii IIJ. — q. viaeis 
omis par Z. — r. villa Curdiiii Z. — s. Fuiilanellani Z. — /. Parain 
HJ: l'ai'cduni Z. — u. lerris omis p.ir IIJZ. — v. incultis silvis 
et UJZ. 



— 72 — 

cullis et incullis cl silvis; iiiLcr villam^ V'^ailostnisin'' dictam el* 
Viceriam", IlII mansos cum pratis, vineis, terris cuUis et in- 
oultis, silvis; in Novatn villam, III mansos cum pratis, vineis 
terris cultis et incultis et I foreslam; in Gurtem Magnensem, 
III mansos cum pratis, vineis, terris ciillis et incultis; in Aspo- 
riam' villam, I cuUuram; in Arfoliam'^ villam, III mansos cum 
pratis, vineis, terris cultis et incultis; ad villam Fabricarum, 
I raansum; Cardonensem'' villam lotam cum servis et ancillis, 
pratis, vineis, terris cultis et incultis et silvis; Biciacam' 
villam cum servis et ancillis, pratis, vineis, terris cultis et 
incultis et silvis^; villam sancti Romani totam cum servis et 
ancillis, pratis, vineis», terris cultis et incultis; Vassiniacum* 
lotum cum servis et ancillis, pratis et' vineis, terris cultis et 
incultis et silvis; Vallorum villam totam cum servis et ancillis, 
pratis, vineis, terris cultis et incultis et silvis; in Bellimontis^ 
villa, III mansos cum servis et ancillis; villam Jo totam cum 
servis et ancillis, moleadinis, piscaturis, pratis, vineis, terris 
cultis et incultis et silvis per divisitinem ex piano bosco usque 
ad alium boscum Salam vocntum et inde siciit Parnila discurrit 
in Burbunciam* usque in Patriciacum propria dominicatura; 
ecclesiam sancti Boneti' cum tota villa cumque servis et an- 
cillis, pratis, vineis, terris cultis et incultis et silvis; ad Longum 
Pirum", I mansum; in villam Fabrum Exardum" vocatam, 
clausum dominioum" cum terris cultis et incultis, pratis p et 
silvis; ad villam Gormedistem» dictam, Il culturas; in Baron' 
villam, I mansum cum pratis, vineis, terris cultis et incultis et 
silvis; ad Paionem' villam, très mansos cum pratis, vineis, 
terris cultis et incultis ot imam' forestam; in villam Pontum 
vocalara super Burbunciani", III mansos cum [>ratis et vineis, 



XXVI. — X. inter villam jusqu'à vineis inclus, manque dans H, la 
dernière liqne de la page ayant êlé rognée. — y. Vallosmisira Z. — 
z. (H omis par Z. — a. Vicoriam J. — h. Sportam Z. — c. ArlViriam 
IIJ. —d. Carbonensem Z. — e. Uissiacam Z. — f. et omis jtar IIJ; et 
silvis 0)7iis par Z. — g. vineis omis par HJ. — h. Vasiniacum IIJ. — 
î. et omis par Il.IZ. — /. Hellomontis Z. — /(. Barbiariam J. — t. Bonin 
F; Benedicti Z. — m. Loiiguin Prium HJ. — n. Iiisanliira Z. — o. do- 
mini JIJ. — p. pratis omis par IIJ. — q. Cormodistam //./; Cnniiedis- 
sem Z. — r. Barum HJ; Baoron Z. — g. Casaunam HJ. — (. unam 
omis par FJ. — u. Burbindam HJ. 



— 73 — 

terris cuUis et incultis; ad Sanctam Mariam de Pareda', II cul- 
turas usque in Burbunciam * ; in Hispagensi villa, I mansum 
cum pratis et vineis, terris cultis et incultis et silvis ; ad Mar- 
manicam villam, II mansos cum pratis et vineis, terris cultis et 
incultis; in villa Torcingav, II mansos et duas forestas cum 
molendinis et piscatura', pratis et" vineis, terris cultis et in- 
cultis; ad Gassennas*, II mansos cum pratis, vineis, terris 
cultis et incultis et silvis; Girensis villse medietatem cum me- 
dietale bransiarum ' et agrorum sicut ab oriente Parrula ■* 
descendit in Burbonciam", et Burboncia^ usque ad terram 
sancti Nazarii et usque ad Baronensem boscum, cœterorum 
omnium medietatem, cum ecclesia, volo donetis sancto Ândo- 
chio puellare ad lumen; in Gabilonensi» pago, in parrochia 
sancti Romani, in Seringiaca* villa, unum mansum cum pratis, 
vineis, terris cultis et incultis, molendinis et silvis; ad Gilo- 
brum villam, serves et ancillas cum pratis, vineis, terris cultis 
et incultis; in Vazillis' villa', X mansos cum servis et ancillis, 
pratis, vineis, terris, cultis et incultis et silvis; ad Gulteri 
villam, I mansum cum servis et ancillis, pratis, vineis, terris 
cultis et incultis; in Gurmagnevilla', I mansum, serves et an- 
cillas cum pratis, vineis, terris cultis et incultis; in Savianga 
villa, mansum I cum servo, pratis, vineis, terris cultis et in- 
cultis; ad Sarmaticam villam, I mansum cum vineis, pratis, 
terris cultis et incultis; in Trucincam' villam, I mansum; in 
Spiriaco, I pratum ; in Matisconensi autem pago, ecclesiam 
sancti Marcellini cum tota villa, serves et ancillas, cum molen- 
dinis, piscaturis, pratis, vineis, terris cultis et incultis et silvis ; 
in villam Grasiam"*, III mansos cum servis et ancillis, terris 
cultis et incultis; in Buxeriis, V mansos cum servis et ancillis, 
pratis et» vineis, cum clause dominico terris cultis et incultis 



XXVI. — V. Pareba //; Paba d. — x. Burbinciam H ; Burbintiam J. — 
y. Torsinga HJ. — z. piscaturis Z. — a. et omis par Z. — b. Cassannas H ; 
Cassanas J; Cassenas Z. — c. Broziarum IIJ; branciarum Z. — d. Par- 
ruUa HJ. — e. Borbinsiam HJ; Burbiinriam Z. — f. Borbensia HJ; Bur- 
buncia Z. — g. Cabillqnensi Z. — h. Sernigiaoo Z. — i. Vasyllis II ; 
Vafellis J; Vasellis Z. — j. villam IIJZ. — k. Curmagnam villam HJ; 
Curmagnem villam Z. — l. Trucingam Z. — m, Casiam Z. — n. et omU 
par Z. ' 



— 7t — 

et silvis; ad Ficlfim peti'nin, 11 monsos cum servis ni niiL'illis, 
pratis, vineis, lerris cultis et incullis el silvis; ad Rangusam 
villarn, II rnansos cum praLis, vineis, lerris cultis et incultis, 
servis quoque" et ancillis; in Saliirnensi'' villa, ecclesiarn 
sancti Sulpicii' cum cunctis redditibus, siulieel baptisterio, 
ofl'erenda, decimis el confessionibus, mansos qnoque X cum 
servise( ancillis'' et vineis, clausum quoquedominicum etunum 
bruliuiri'; ecclesiarn sancti Paiili, cum sej)tem mansis, servis 
qiioque et ancillis; Gebergane' neplff"* mea:''' date'' post obltuni 
nejiotis mei Guiniterii,atque sancto Andochio cum omne* quod 
ex meo fiossidet beneficio, ecclesiarn snncli Mauricii*; sanclœ 
Mariai et sanclo Benedicto Floriacensi loco Iradile torram 
aulem ejusdem sancti, quse eidem subjacet ecclesi», post 
obilum Johannis et ejus filii item nomine Johannis qui ex nico 
eam possident" beneficio cum uno nianso in Satiniaca villa el 
alium in Sarmalica; ecclesiarn sancti Marlijii in Chaiacensi 
villa' cum duobus mansis, servis et ancillis, pratis, vineis, 
terris cultis el incullis et silvis ''; lolarn villarn Sominariacam'* 
cura servis et ancillis, pratis, vineis, terris cultis el incullis et 
silvis 



XXVII 

Janvier 876. 

Heccard, assislé de sa femme Richiide, donne à Notre-Dame, Saint- 
Pierre et Sninl-lienoil de Fieury et à son abbé Téotberl, pour le 
saiui de son âme el des âmes de son père Hiidehrand, de sa mère 
Donna, de son frère Thierry, de sa première femme Atbegunde 
el de sa seconde femme IHchitde, ses biens dans les payus 



XXVI. — o. quuque omis par Z. — p. Sabornonsi //; Siibomp.nsi J. — 
Cj. Sulpilii lUk. — r. ancillis, priilis, vineis, terris eullis el incultis 
cliiusiiin Z. — s. brulliiim /. — /. Gibcrgane llj.— u. nupti F. — r. meaZ. 
— .V. dutiB J . — y. omni Z. — z. Mauritii IIJZ. — a. possiilpt UJZ. — 
b. villa omis par HJ. — c. si silvis omis par Z. — il. Somariauam UJ. 




— 75 - 

d'Aulun, de Mdcon et de Chalon, à savoir Pcrrecy avec son 
église dédiée à saint Pierre, tant en domaines seigneuriaux qu'en 
bénéfices lemis par ses vassaux, à l'exception de Somméré., 
Baugy, Sa7Uagny, Scnneccy; les biens qu'il a acquis à Jully- 
les-Uuxy, Beaumont-sur-Grosne (?i et CoUonge l?), le tout soxis 
réserve d'usufruit pour lui et sa femme Richilde leur vie durant, 
moyennant le payement à l'église de Fleury d'un cens annuel de 
douze deniers le jour de la fête de saint Benoit. 



F, p. 22. — G, loi. 3. 
fol. 63". 



J, p. 22 (n" I). — Z, Bibl. nul., iiis. lat. 12089, 



Puni.. : Pérard, Recueil, p. 22. — M. Thévenin, Textes relatifs aux 
institutions privées. . ., p. 97, d'après J. 



DONATIO ET TRADITIO EcCARDI " COMETIS AuGUSTODUNENSIS, MatIS- 
CONENSIS ET CabILOKENSIS, SCILICET DE PaTHICIACO ET DE ALIIS REBUS 
AD SE PERTINENTIBU8 SUB TeOTBERTO ABBATE*. 

Si aliquid de rebus suis fldeies sanclae Dei ecclesiae locis 
sanctis dare" voluerint, hoc sibi procul dubio in aîterna heati- 
tudirie Dominum'' relribuere conlidunt. Idcirco ogo Eccardiis'-, 
dono Dei come.s, et conjunx^ meu Richeldis paventes diem 
cclrcmic vocalionis, ne, gravati nimia mole peccaminum, sine 
fructn boni operis sleriies inveniarnur, donainus pro animas 
nostra? remedio atqne in elornosina!' Gbildebranni geniloris mai 
et genitricis meœ Donnane* necnon germani fralris moi Tlioo- 
derici et uxorum moarum Alheciindis' atqiie RilteidisJ, dona- 
tuuique esse in perpetuuai volumiis res nostras ad inonaste- 



XXVII. — a. Ecchardi J; donalio Eci;hardi comitis monasteriu l'io- 
riacensi e.irum (|uas hnbet et quœ sita sunt in pago Augustodunensi, 
MalisconRnsi, Cabilonnensi, snlicet Z. — 6. abbate, aiitm I" imperii 
domni Caroli juniorls, mense januario Z. — c. eoclesia! hoc, libri dare G, 
eccli'sicB hûc libro darii JZ. — </. Uominuni G.IZ. — e. Hcccardus G. — 
f. conjux JZ. — g. cloemosina J. — /t. Donnanae FGJZ; corr. Donnane. 
— i. Alhegundis GJZ. — j. Richoldis GJZ. 



1. Le premier feuillet de la copie de ChifUet (ms. //), qui cuiiti.'nait 
évidemment le texte de cet acte, est perdu. 



— 76 — 

riuin sanctœ Mariée et sancli Pétri atque sancti Benedicli 
Floriacensis loci*, ubi ipse sanctus Benedictus debito quiescit 
honore vel ubi praeesse cognoscitur vir venerabilis abbas Teot- 
bertus ' una cum turba plurima monachorum ibidem Domino"* 
famulantium; quse sitœ sunt in pago Augustidunense itemque" 
in pago Matisconense seu in Gabillonense", id est villa'' quse 
dicitur Patriciacus cum ecclesia in honore sancti Pétri sacrata, 
cum servis et mancipiis utriusque sexus, cum omni integritate 
quicquid ad jam dictam villam aspicit', vel aspicere videtur cum 
terris indominicatis et vineis, terris, pratis' et omnibus adja- 
centiis cultis et incultis, exitibus et ingressibus [vel quicquid'] 
ibidem videtur nostra esse possessio vel' dominatio, tam ea 
quse nos indominicata habemus quam etiam ea " quse vassalli 
nostri subler inserti de nostro* alodo in beneflcio habere viden- 
tur*; quicquid videlicet [Guiniterius*] de nostro in* beneflcio 
habet prseter" Samiriaco*; quicquid etiam Ragabaldus fliius 
Allasiane" de nostro in beneflcio prseter ■' Balgiaco; quicquid 
etiam Johannes" habet prseter^ Satiniaco»; item* quicquid God- 
bertus' de nostro in beneflcio habet et Ragambaldus^ frater 
suus Rothardus quoque et Arnulphus * et Vulfardus ' itemque 
Ragambaldus et Leotboldus et Gunfridus prseter quod de 
Senenciaco"' habel; quicquid etiam deEnimiana" in Jiirliaco et 
in Bellomonle et in Golouias concjuisivi et quicquid in islis 
locis habemus totum ad integrum, exquisitum et inexquisitum, 
ad confugium supradictorum monachorum faciendum causa 



XXVII. — k. libri J. — l. Teodbertus GJZ. — m. Deo J. — n. at- 
que GJZ. — o. Cabilonense GJ. — p. id est in villa GJ; idem villam Z. 

— q. aspicere F. — r. terris pratis omis par F qui a laissé la place 
de ces mots en blanc. — s. vel quicquid, restitué d'après l'acte 
précédent (n" XXVI); toutes les copies remplacent ces mots par des 
points. — t. et GJZ. — u. ea omis par JZ. — v. nostro omis par GJ; 
Z a laissé en blanc la place de ce mot ; la charte n- XXVI donne 
eodem au lieu de nostro. — x. videntur habere GJZ comme au n' 
XXVI. — y. Guiniterius restitué d'après le n* XXVI; toutes les copies 
ont laissé ce nom eu blanc, à l'exception de Z qui donne la fi- 
nale ■ . .crus. — z. in omis par G. — a. habere possunt Z. — b. Sami- 
ciaco J. — c. Altasianœ FGJZ; corr. Altasiane. — d. potest Z. — 
e. Joannes GZ. — f. habere potest Z. — g. Sarmiaco Z. — h. et GZ. 

— t. Godebertus G. — j. Rugambaldus J. — k. Âriulfus F. — /. Vual- 
fardus G. — m. Senentiaco FG: Sennentiaoo Z — n .^.nimiana G. 



— n — 

insequentium paganorum et ad stipendia eorum seu ad° lumi- 
naria supradictorum sanclorum subministranda, benivolo'' et 
proniptissimo atiimo concedimus concessumque in perpetuum 
esse volumus et de nostro jure et potestate in illorum jus et 
potestatem transfundimus ea vero ratione ut, quamdiu ego et 
cara conjunx» mea Richeldis per misericordiam Dei advixe- 
rimus, sub usufructuario easdem res habeamus et de festivitate 
in festivitatem sancti Benedicti transsoivi faciamus denarios XII. 
Et non liceat nos aut vendere aut alienare aut in ilium nau- 
fragium ponere sed inmeliorata omnia post obitum nostrum, 
sine uUius judicis assignatione, ad ipsum monasteriuin rever- 
tantur. Si quis vero, quod futurum non credimus, si nos ipsi 
aut aliquis de hseredibus noslris seu quœlibet emissa vel ex- 
tranea persona, contra banc donationem venire ant infringere 
temptaverit •" hoc quod repetit non vindicet, sed insuper so- 
ciante fisco, ei cui litem intulerit, auri libras XX, argenti pon- 
déra G componat et sua ut dixi repetitio nullum effectum obti- 
neat. Obsecro autem in Domino et propter Dominum atque • 
deteslor per beatam spem ' œternœ glorise omnes quotquot 
futuri sunt patres sive praelatos praefati cœnobii quatenus nulla 
occasione aut ingenio aut calliditafe aut audacia interveniente" 
prœsumant aliquid ex rébus quas praefato loco sive monachis 
ibidem Deo mililantibus" ad refugium et stipendia subminis- 
tranda tradimus, auferre vel ^ transmutare, aut bénéficia vas- 
sallis suis vel^ propinquis seu quibuslibet personis Iribuere 
vel' quolibet ut dixi ingenio naufragare sed liceat prœfatis 
servis Dei» ex eisdem rébus sibi necessaria prseparare absque 
aliqua inquietudinis molestia. Quod si quis prsesumptiose * 
nominis Dei^invocationemcontemnens, nostram quoquehumi- 
lem * spernens precem, malitiose prsedictas res invaserit atque 
violaverit, œternœ maledictioni subjaceat feriendus" justissima 
Dei sententia in prsesenli vita particeps Dathan et Abiron Judse 



XXVII. — o. ad omis par Z. — p. benevolo GJZ. — q. conjux JZ. — 
r. tentaverit G. — s. autque G. — t. per vitam œternse J. — u. inreve- 
rentise F. — v. monachis in eodem loco militantibus G. — x. et GJZ. — 
y. Domini G. — z. praesumptuose JZ. — a. Domini G. — 6. humilem 
omis par JZ. — c. feriondum G. 



iW3*'J5iff-ï^- 



— 78 - 

quoque proditoris et Gaïphse'* experialurque principis aposto- 
lorum beati Petri pœnalem seternalemque maledictionem cum 
Anania et Saphira nisi illud emendatione cilissinia correxerit; 
et ut' hœc donatio omni tempore firma et stabilis permaneat 
cum stipulatione subnixa, maau propria eam subter iirma- 
vimus. 

Ego Ecchardus^ dono Dei cornes donatio a me facta [sub- 
cripsi»]. Signura Otgarii. Signum Fulconis*. Signum Teot- 
boldi'. Signum Teoduifi^ Signum Arnoldi. Signum Salvuardi*. 
Signum Odolrici'. Signum Arulfi". Signum Ursmari. 

Data mense » januario, anno primo imperii domni Karoli 
junioris. Gautbertus" notarius»" scripsit. 



xxvm 

Saint- BenoH-sur-Loire, janvier 876. 

Heccard, en présence de deux de ses vassaux, de l'abbé de Notre- 
Dame et Saint-Benoit de Fleury, Téolberl, d'un grand nombre 
de moines de cette abbaye, de leurs vassaux et d'hommes nobles, 
fait solennellement remise entre les mains d'Artmanus, avoué 
de l'abbaye, des biens qu'il a légués à Notre-Dame, Saint-Pierre 
et Saint-Benoit. 

F, p. 27. — G, p. 14. — H, n» 2. — J, p. 23 (n" II). — Z. Bibl. nat., 
ms. lat. 12689, fol. 64. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 23. — M. Thévenin, Textes relatifs aux 
institutions privées.. ., p. 99, d'après J. 



XXVII. — d. Cahiphœ G; Cahiphe J. — e. ut et Z. — f. Eccar- 
dhus J. — g. donat. a me facta F; subscripsi est omis par toutes les 
copies. — h. Fulconii GJZ. — i. Thcolboldi GJZ. — j. Theodulfl GJ; 
Teodulphi Z.— k. Salimardi G.— l. Ilodolrici G; Hodeirici J.— m. Hal- 
rurfi GJ; ArrurQ Z. — n. in mense J. — o. F fait précéder Gautbertus 
d'un signum composé à peu près ainsi : 8;S. — p. me GJZ, peut être 
mauvaise lecture du mot monaohus. 



— 79 — 

iNDiQ. : Bréquigny, Tnhle chronologique, I, pp. 199 et 301 (ail. a. 840 
et 876). 

Notilia traditionalis qualiler vel" quibus pra;senlibus veniens 
Eccai'dus*, (iiviiia gratia comcs, Fioriaco inonîisterio, ilio sab- 
bati inensis januai'ii, jn cccles ia sancta.^ Dei ge nitricis Marite 
et sancti B enedicli, prœseniimis duobtis lanlum vasallis suis 
Olgario et Fulcoino necnon venerabili ejusdem loci abbale 
Teolberto cuni pai'lc non parva monaclioruin ipsius cocnobii 
sed et vasallis ejusdem abbatis et aliis nonnullis nobilibus viris 
Arlulfo'', Teodulfo**, Teotboido, Artinano", ipsius abbatiœ^ 
advocato, Ursmaro, Odolrico, Arnoldo, Sauviardo s, inter'' 
maju s allarc ut sacralissimum pa lris Benedicli corpus Iradidit 
p er maiius j aiii dicti ailvocaU Artinarini, Deo' et sanctœ Mariae 
sanctoque Felro apostoloriim principi, atquc sancto Bene- 
dicto res suas in superiore.' karta* nominaliin expressas ea 
duntaxat ratione servata, sicut in ipsa quoqtie donatione ha- 
betur' inserlum, ut ipse et conjunx" sua Richeldis quamdiu 
quiiibel eorum adxHxerit easdem res sub" usufructuario et 
censu" supra assignalo''insua liabeant poleslate et post obitum 
utriusque, absque aliqua fraude aut intordielione cnjuslibet 
per.'ïonn?, in jus et dominationein prœfati abbalis elsuccessortim 
ejus, cuni omni redigantur inlegritale, (|uam tradilionem sta- 
bilem semper esse volenles, manu propria sublerfirmavimus et 
a supradictis nobilibus viris jussiinus assignari. 

Ego Heccardus' dono Dei cornes trarlilio a me iacta [sub- 
scripsi •■]. Signum Artmanni. 
Data quaodo et a ([iio ut supra. Signuna Teodulfi. 



XXVIir. — a. et IlJZ. — h. E«'hardus GZ.—c. Arlulpha /. — (/. Thoo- 
(lul])lio //; TliL'odulfo J; Tei:idul|ilio Z. — c. Artaraunno Z. — f. alibiitis J. 
— f/. Stturriiirilo (1: Saumiinlo IIJZ. — /i. inlra F. — i. Domino corr. 
e»i i)eo G. — J. superiori Z. — h. caria G; charta Z. — l. liabiluum II; 
habilum JZ. — i)i. coiijux GJZ. — n. oasdom rursiis J. — o. consum IIJ; 
consu Z. — p. assifïnatDm //./. — q. IlecL'Iiunius G: Ecchardus Z. — 
7". trad. a me Iacta /''; siibscripsi est omis par toutes les copies. 



— 81 — 

Joannes episcopus, servus servorum Dei, omnibus episcopis 
atque aliis Dei fidelibiis per Galiiam constitutis. Quoniam ex" 
apostolica siiccessione '' solliciludineni omnibus ecclesiis debe- 
mus impendere, sic cupimus generali considère necessitati 
ut etiam quorumcumque singulares causas sine fastidio'' cog- 
noscamus. Igitur cum ' propter muttiplices ecclesise Dei curas 
Galiicanam adeuntes regiotiern, Trecas civitatem devenissemus, 
anno incarnationis doininicfe DCGCLXXVIII, et, ad resecanda 
quœlibel inutilia vel staliionda ecclesiastica jura, synodum 
generalem plurimorum celebraremus episcoporum, inter alia 
suggessit aucloritati noslra? venerabilis parlium vestrarum 
abbas, nomine Theotbertus^, ex» cœnobio quod vocatur* Flo- 
riacus, in pago Aurelianensi, qiiod ideni monasierium quidam 
religiosus abba, Leorlebodus nomine, monachis exlruxerit in 
honore ' Dei el sanctaj genelricis Marise necnon beati principis 
apostolorum Peti-t, quod revelalione divina per monachos ejus- 
dem loci a Bcneventana provincia corpus illuc sancti Benedicti 
pervenerit olim allatum, ibique reverenler humatumJ, sicut 
inanireslissima constat veritate, et* quod, propter stabiiimen- 
tum raonastica? ' religionis, pia? mcmoria? gloriosus imperalor 
Karolus"', per pra^ceptum sufG auctoritatis, eidem loco res de- 
norainalas delegaverit, partim a regibus, partim a religiosis 
hominibus pro ainore Dei illic contributas, ut viclum atque 
vestiluin monachi ibidem Domino militantes deberent habere', 
necnon et hoc quod beata3 recorda lionis pater ejus serenis- 
simus augustus in ipso loco hospitale nobiiium, quod Porta 



\ 



XXIX. — a. et 02. — b. Les éditions postérieures à celle de Sir- 
mond ont la plupart corrirjé suggessione el retranché ex. — c. si O. 
— d. fastidio MO. — p. eitim M. — f. Theodebertus M ; Teotbertus O. — 
g. et O. — h. nominatiir M: nuiK-upaliir Û. — i. lionorem .1/. — j. sancti 
Benedicti fueril allatum ibique reverenter allatum M. — k. eo M. — 
/. M s'arrête avec le mot monasiicaj. — m. Karolis 0. 



1. Sur la reproduction ou l'imilalion du proarabule dans les bulles 
suspectes de Grégoire IV (avril 829) et de Grégoire V (novembre 997), 
voy. plus haut p. 39, n. I. Cf. aussi le texte d'une bulle fausse de Gré- 
goire I pour l'abbaye de Kerrières (Pardessus, Dipl., I, p. 191; Jaffé- 
■Waitenbach, Reg. Pontif., n- 1883). 



— 82 — 

appellaltir, juxia rogularem institutionem ", itemque hospilale 
pauperiim in sui parenLumque" siioruin cleraosyna '' statuerit 
et res ad hoc opportune agendum necnon alias» ad lumen 
ecclesiœ adininistrandum jusseril depuLari, quœ omnia per jam 
dictes monachos hacteniis ibidem comperîmusobservari, nunc'' 
vero tain seipsimi quam uiianimem congregationem sibi com- 
missam humililer postulare, quamvis privilégia multoruin me- 
ruerint episcoponim, ad reprimendnm quorumlibet inlicitam 
cupidilatem, ul' super abbate regulari ex eis eligendo etiam 
nostrae auctorilalis privilégia consequantur. Quocirca nos, 
potestalem, quam gratis a Christo acccpimns, secundum evan- 
gelicam auctoritalem gratis prodesse omnibus cupientes, vice 
beati Peiri apostoli decernimus ul in BtCpememoralo loco servi 
Dei absque inquieludine debitum suœ religionis persolvere 
possint serviliiim, sccundum regulam patris Benedicli, a pro- 
priis abbatibus monachis videlicet ex ' eodem cœnobio regula- 
riter electis in perpetuum gubernentur, nec illarum rerum quœ 
vel in prœlibalo prwccpto nominatini continentur vel a prœ- 
dicto abbale venerabili nunc ejusdem loci Theotbeiio " praîfati 
monasterii officiis deputata? habentur, uUam ab aliqiio unquam 
paliantnr imniinutionem, et eliani rébus quœ deinceps a qui- 
buslibet reîigiosis borninibus eidein " loco pervenerint condo- 
nala>. Quod si quis hoc noslrum beneficiuui irrumpere' pne- 
sumpseril et stipendia servorum Dei in alios usus converterit 
ab aposlolica communione, anathcmatis animadversione, illum 
separamus ut, nisi admonitus e vestigio se correxerit, cum 
rapacibus a regno Dei exclusus quœ meretur tornienta per- 
solval. Ut autem hoc privitegium certam oblineat fidem et Dei 
famulia» in jam dicto Floriaoensi cœnobio securitatem conférât, 
quanidiu Deuset Dominus nosler ecclesiam suam durare' vo- 
luerit, nostra id subscriptione roboravimus. 

Scriplum per manus Georgii", scriniarii sanctae sedis apos- 
tolieaî, in mense auguste, indictione XI. Bene Valete. 



XXIX. — II. inslrucionem O. — o. vel O. — p. tielemosiiias O;eleemo- 
syna Z; corr. elemosyna. — q. necnon et alias O. — r. hune O. — s. et 
O?. — /. et O. — u. Teotberto O. — v. eodem Z. — x. inrumpere 0. — 
y. famulos O. — z. aurare O. — a. Oroporii dans l'ed. regia île 17 ti. 



Data nonis* septembris, per manum Walberti humillimi 
episcopi sanctse Porluensis ecclesiœ, anno Deo propitio ponti- 
flcatus domini nostri Joannis" summi pontificis et universalis 
papse in sacratissima sede beati Pétri apostoli sexto, indic- 
tione XI. 



XXX 

Saint-Benoit-sur-Loire, avril 885. 

Thierry et Urso, fils et gendre de feu le comte Thierry, restitttenl 
à Saint-Benoit de Fleury, en présence de l'abbé Téotbert, des 
moines et de leurs parents Hildebrand et Ermenoldus, le do- 
maine de Perrecy duquel eux et leur frère Richard et un autre 
de leurs frères présentement décédé s'étaient indûment emparés. 

F, p. 46. — G, fol. 6 V et 11 v (n- 11), extraits. — H, n- 11. — 
7, p. 32 (n« XI). 

PUBL. : Pérard, Recueil, p. 32. — Mabillon', Annales ordinis S. Be- 
nedicti, III, p. 252, d'après J. — M. Thévenin, Textes relatifs aux 
institutions privées. . ., p. 91, d'après J. 

NOTITIA QUALITBR ThEODERICUS ET UrSO PaTRICIACUM CUM APPEN- 
DlCnS SUIS, ID EST DONATIONEH HeCCARDI COUITIS, PER SUAS FESTUCAS 
GUARPIVERUNT. 

Notitia qualiter vel " quibus praesentibiis, venientes Theode- 
ricus et Urso, fllius et gêner quondam Theoderici comitis, 
anno incarnationis dominicae DCCCLXXXV, indictione III, 



XXIX. — 6. nonas O. — c. Johannis 0. 

XXX. — a. et J. 



1. Mabillon a imprimé cette charte d'après l'édition de Pérard et ex 
Patricicensi chartario. Il semble, en réalité, sauf quelques corrections, 
n'avoir fait que reproduire Pérard; il ne donne aucune des leçons cor- 
rectes fournies par le ms. F. 



tnense apriii, die sabbali, ad monasterium sanctissimi patris 
Benedicti quod vocatur FLoriacus, in secrelariurn basilica', ante 
prœsenliam domni^abbalisTheotberti et monachorum ejusdem 
loci necnon laïcorum nobilium [quorum noinina"] partihiis'* in- 
ferius inseiia tetientui"', humillinie'' deprecati siinUdarî sibi ab 
eodem abbale et congregalione indulgenliam pro peccalo quod 
contra Dominuin et sanctum Benediclum ipscque* commise- 
ranl, ante fere bienniuin, de rébus quas olini bonîo mémorise 
Heccardus cornes, in elemosina' sui parenlumque suorum, 
eodem J loco testamento delegaverat*, Palriciaco scilicet, cum 
appendiciis suis quasque ipsi erroneo jussu pra^fati Theoderici 
comitis quasi hereditarias contra legem et j'ustitiam pervadendo 
expoliaveranl, et per hoc non parva ipso loco' impedimenta im- 
portaveranl, confitentes, deceptione aliorum, lam illum quam 
se in hoc gravissime deliqiiisse, ot nuric, veritale"" coniperla, 
se penitere quod leviter " feeerant. Ideoque, non solura 
sibi, sed etiam" sœpedicto fratri suo jam defuncto et fratri 
Riohardo, ut pradictum'' est', inilulgentiam pro Dei amore ex- 
poscere, nulla extrinseciis ^ alia neccssitale, nisi spontanea 
ratione, ad hoc se agendum prolitentes adductos. Quorum hu- 
millimam et justam peLilionem considerans, prœdictus saepe 
venerabilis abbas, sitnut cum monachis aliisque religiosis et 
nobilibus viris, quorum primi fuerunt Hildebrandus et Erme- 
noldus, ipsorum propinqui, Deo gratias referentes qui hsBC 
illis inspiraveral quique non stalim ut' peccaverinl errantes 
punit', sed ad penitentiam miseratus provocat et expeclat, 
decreverunt", ipsis ultro id ofTerentibus, ut uterque eorum 
scilicet Tbeodericus et Urso, per sues guadios' eidem^ abbati 
per manus Eufonis» advocali sui, legaliler emeodarent quic- 



XXX. — b. donni H. — c. quorum nomina omis par FOHJ ; ces 
mots ont été rrstiliiés par Afabillon. — ri. parti F; parliiis GH. — 

e. G s'arrête après le mot tenentur et ne transcrit plus i/wp In date. — 

f. humiliine H.— g. deprcciitis HJ. — il. ipsiisque J. — i. eleiudsiNfiin H; 
elHemosynam J. — j. eidem UJ. — h. deicf,'nvc>raril FIIJ; rorr. delepa- 
verat.— ï. ipsu loca H ; ipsi loco .l.—m. nunc nun veritate H.—n. leniter 
UJ. — o. sed et etiam J. — p. pt-œdictam H. — q. pst nmis par UJ. — 
r. extrisecus UJ. — s. quique instunli ut UJ. — t. non punit J. — 
II. detreverit UJ. — r. guadiose UJ. — x. ■idem UJ . — y. Dufonis J; 
Oufonis, Mabitloi}. 



— 85 — 

quid ipsi veP alii ciim ipsis in hao parte commiseranl. (Ji'orl et 
fecemnt, ac rursus, per feslucam, el sui et fralris sui Richardi, 
^heredumque et proheredum suorum vice, easdem res nichilo- 
minus legaliler guarpivenint. Deinde, fréquenter nomiaatus 
abbas, jiropter Deum», omnem niullam legis et cominissi, ea 
ratioDe habita, illis iadulsit ut si quando forte contigisset a 
suis partibus, id est a sancti Beiiedicti parlibus, contra illos 
aliquid commissum in ilerum* vel" suos pro"* hoc prius condem- 
nare, quain ejusdem quanlitatis multam eis indultam habe- 
rent, quœ sibi in hac causa tune fuisset remissa. Quo peracto 
ante aitare ipsius ecclesiiB, pelita et accepta indulgentia etiam 
cum oralionibus el benedictione et proniissa' eidem loco beni- 
volenlia et débita devolione, communiter stalutum est hanc 
ficri debere nolitiam, ([ualinus cerla et nruKi lm?c eorum ratio 
omni deinceps tempore servaretur, quam pêne omnes qui 
àffuerunt, nobiles videh'cet laïci, aul proprife manus subscrip- 
tione aut signo vel jussu legali^soleraniter, ut subter insertura 
est, in crastinum fkmaverunt. 

Signuni Theoderici qui hanc notiliam fieri et (îrnnare rogavit. 
Signum Isgerii. Signum Ursonis qui hanc notitiain fieri et fir- 
mare rogavil. Signum Undonis'. Signum Hildebrandi. Signum 
Ermenoldi. Signum Hehsci. 

Data in mense'' aprili, anno defunctionis domini Karlomanni 
régis. Gauzbertus' nolarius' scripsil. 



XXXI 

Perrecy-les- Forges, 8 novembre 889. 

Vulfardus donne à Sainl-Pierre et Sainl-Denoil de Fleury, pour le 
salut de son âme et des dmes de son père Vulfardus, de sa wère 
Susanna, de ses frères Adelardus, Vuigrinus et Ymo, de sa sœur 



XXX. — ;. cl ilJ. — a. Uoiiiitium HJ . — //. non possum FU. — 
c. et HJ. — (t. per //,/. — e. premisaa ]IJ. — f. legati J. — y. Corr. 
probablement Eufoais. — h. in omis par GHJ. — i. Gaubertus GHJ. 
j. notariua omis par G ; minor HJ. 



— 86 — 

Hildcburgn et de son neveu Vulgrinus : ses biens patrimoniaux 
sis à t Cisa villa », pagus d'Aulun, ager de Génelard, et o in 
Ardenna seu BroUo »; sa maisoti de Bierre, achetée à Vulfradus 
et à sa femme Benoits; des vignes à « Conlriacus «, pagus de 
Chalon, et d'autres vignes à Fleury, pagus d'Autwi; sa part 
d'un moulin sur la Bourbince; enfin des serfs et d'une manière 
générale tous ses biens propres et acquêts dans la villa de « Cisa » 
à l'exception de ce qu'il possède à Génelard, du courlil où réside 
Vulfardus, d'un champ acheté de Girberius et de la part de 
biens que lui a laissée sa mère; il donne encore une vigne « ad 
Limania ». 



F, p. W. — G, fol. 22 (n* 24). — H, n" 27. 
PuBL. — Périird, Recueil, p. 40. 



.1. p. W (n" XXVII). 



Kahta Vulfahdi in Cisa. 

Si aliquid de rébus suis fidèles sanctfe" Dei ecclesiœ locis 
sanctoruin dare voluerinl hoc sibi procul dubio in ;rlcrna bea- 
litudine retribuere confldunl. idcirco , ego Vulfardus pavens 
diem extremœ vocalionis *, ne gravatus mole peccaininuni sine 
frnctu boni operis sterilis iaveniar et quoniam'' audivi Donii- 
rium dicentein in Evangelio : quicumque reliquerit patrcni aut 
malrein, atit fratres, aut sorores, vel uxorem'', aut agros 
propter noinen meum, cenluplum accipiet et vitarn feternam 
possidebit; ideo dono pro anima} meœ remédie alqne in ele- 
mosina geniloris mei Vulfardi" et génitrice'' mea" Susannane* 
necnon et germanorum fratrum inooruni Adelardo, Vulgrino, 
Yrao' et sorore moaJ Hildoburga vel'' nepolo meo' Vulgrino, 
donatumque ici perpetuum esse vola res meas quas de lucre- 
ditate patris mei et malris msee michi remanserunl tjua3 sunt 
sitœ in page AugustidunensOj in agfo Goîoniacense, in villa 
quaî vocalur Cisa, id est villare" integrum cum casas indomi- 



XXXI. — a. sanciie. jiiscjii'à conliduni inclus omis par G. — h. voca- 
lionis jusqu'à iineniar inclus omis par G. — c. quod GfIJ. — (/. et 
uxores G. — c Vufardi //,/. — f. genitricis G. — <j. luea» G ; luee H. — 
h. Susaniip //; Susanrife J. — i. Vino F ; U n laissi' en hianc la pla<-p 
de ce nom.—j. sororem meam IIJ. — h. pt GHJ. — l. nepotem meum IIJ. 
—.m. villarem GIIJ. 



- 87 — 

nicatas et quse sunt in Ardenna seu Brolio" ad monaslenium 
sanctse Marise et sancti Pétri atque sancti Benedicti Floria- 
censis loci, ubi prœest vir venerabilis abba" Girbertus una 
cum turba plurlma monachorum ibidem Deo famulantiuin, qui'' 
habet ipse villarus terminationes de uno latus et subteriore 
fronte terra sancti Benedicti et de alio latus via< publica et de 
fronte superiore de ipsa hsereditate. Dono etiam in alio loco 
villarem I qui vocatur Bieria quem acquisivi de Vulfrado et de 
uxore sua Benedictane; habet ipse villarus terminationes de 
uno latus' et uno fronte terra' sanctse Mariée et de alio latus* 
terra" sancti Andochii* et de superiore fronte via publica et 
de alia parte de ipsa hsereditate. Sic trado ipsum villarem 
totum et ad integrum vel^ quicquid ad ipsum villarem aspicere 
videtur, id est campis", pratis, silvis, aquis, aquarumve decur- 
sibus. Dono etiam vineas in pago Cabillonense', in loco qui 
dicitur Gontriacus». Dono etiam ad prsefatum locum alias vineas 
quœ sunt* in pago Augustidunense in villa quse vocatur Flo- 
riacus cum curtilo. Dono etiam farinario' meam partem quas"* 
est super fluvio* Burbontio. Dono etiam servientes, id est 
Ingeldrico ; dono etiam Mardoerio et quicquid etiam mihi videtur 
habere in villa Gisa tam de hsereditate quam et adquisivi prseler/^ 
quod in Goloniaco» est et illum curtilum ubi* Vulfardus mansit 
et prseter illum campum quem de Girberto'' adquisivi, et prseter 
hoc quod mihi mater mea inquartavit' et alia* res dono totum 
ad' integrum quod" mihi" videtur habere, id est" oampis, silvis 
pratis, aquis aquarumque' decursibus necnon et vinea quamf 
ad Limania adquisivi et sic trado totum et ad integrum ut 
exinde habealis potestatem tenendi, planlandi, sedificandi, vel 
quicquid exinde facere volueritis liberam potestatem in om- 



XXXI. — n. Seubrobio HJ. — o. abbas G. — p. qui jvisqu'à. haere- 
ditate inclris omis par G. — q. villa HJ. — r. latere G. — s. terram G; 
terras HJ.— t. latere G.— u. terram G; terras HJ. — v. Anodochii HJ. 

— X. et HJ. — y. campis jusqu'à decursibus inclus omis par G. — 
z. Cabilonense G.— a. Contriaciis G; Contraciacus H; Contrariacus 7.— 
b. quse sunt omis par G. — c. farinarii G. — d. qui HJ. — e. fluvium G. 

— f. potuit HJ. — g. Ingolomaco HJ. — h. ubi omis par J. — i. Giberto 
HJ. —j. inquetavit HJ. — k. alias GH. — l. et ad HJ. — m. quod mihi 
jusqu'à adquisivi inclus omis par G. — n. nji HJ. — o, idem HJ, — 
p. aquarumve HJ. — q- quem H, 



- 89 — 

rius el Theodericus, in villa quœ dicitur in Ulnelo'', anle mona- 
chos sancti Benedicti nominibus Odoni, Ardoini, Ragenbaldo, 
Amirado', Gunberto'', ligerno, Laurentio, Prtesagio», Ansberto, 
Huboldo'' etaliis cœleris qui cum eos' ibidem advocatis sancli 
Beaedicli aderant Rotardo, Girmaldo, Rolberlo, item Rotardo, 
illas res quse sunt in pago Augustiduneose, in villa Gorcellas 
colonias^VIIIet in alio loco qui dicitiirMasiunculas coloniam*!, 
in lerritorio vero' VoIabrensi"",in villa qua; dicitur Vallis et in 
villa Ponto quantum ibi videbantur habere ; in pago autem 
Matisconense, in loco qui vocatur Solmeriacus, mansum indorai- 
nicatum cum aliis mansis VIII, et in villa Moncimano colo- 
niam" I cum campo et prato ecclesiamque sancta> Mariœ quœ 
vocatur Fallreerias, islas res cum omnibus appendiciis suis el 
omnia supra denotala warpiverunt et .se exitum fecerunt pro 
amore Domiui necnon pro amore palris sui" et pareutum suo- 
rum et pro bonis bis bominibus quorum sunt? hœc vocabula : 

S.'Wineterii et filionim'. S.' Wineterio. Thederico' qui con- 
senserunt el warpiverunt et llrmare rogavei'unt. S." Rolardi. 
S.» Grimaldi. S."Teotbaldi. S." Andrici. S."Bernardi. S."Amal- 
berti. 

S.' Ego' Mateberlus» dalavi die veneris» in mense maio, in 
anno VIII régnante Odone" rege. 



XXXUI 

Autua, 25 mai 898. 

Wineterius avec le conseritefnent de ses fils Wineterius et Thierry 
donne à Noire-Dame, Sainl-Pierre et Saint- Benoit de Fleury 



XXXII. — d. Mulnelo C.HJ. — p. Aviraclo F. — f. Gumberlo OHJ.— 
g. Prajsii'gio G; Praisiigio ./. — U. Hulboldu GJ; lliilbùdo //. — i. ois G. 

— j. colonieas ./. — h. cnlonicîim //,/. — /. nno J. — >n. Volabnnnsi F; 
Volabrunsi (». — i). i-olùiiicum ./. — o. patris sui Winelerii ,/. — p. sunt 
omis par //./. — ij. G ft II ifoiiiiMn/ iici}anl U> nom tte ce tthtniin un 
signe qui parait être unp note lironienne. — r. ULiis eorum (MU. — 
s. S. omis par GHJ. — (. et Theoderioo G. — u. G et H ut supra iql; 
signum J. — v. S. omis par FJ:'S. représente ici le signe fourni par 
G et H ut supra Iq). — x. Et ego F. — y. Matieberlus G. — z. junis F. 

— a. Oriono G. 



— 91 — 

Vallis el in villa Ponto quantum visus sum habere, atque in 
eodein flne campuin I qui nominatur Grandis Campus; in pago 
autem Matisconensi, in loco qui vocatur Solmeriacus, quicquid 
gloriosissiinus senior meus Heccardus cornes mihi * dodil, 
videlicet mansum iadoininicatuin cum aliis mansis VllI ad 
eumdem mansum pertinentibus juste et legaliter; harum itaque 
Irium vitlarum rcs cum mancipiis el omnibus ad easdem' per- 
tinentibus el cum supra memoralo cauipo dono pnefato loco et 
ministris illius ea lanlum ratione ut, quaradiu Winelerius et 
Theodericus' atque unus eorum hœres, Deo ordinanle, ad- 
vixorinl, jure beaellciario eas possideant, ila ul annis singulis, 
purificatione sanctse Mariaî XII * denarios persolvanl et post 
illorum' obituni, cum omni melioralione ad prœdicli loci domi- 
nium revertalur. In villa quoquc Bassiniaco™ el in loco qui 
dicitur Felici " Vulpe, atque in villa Gurtilis, Matisconensi 
pago, in villa Moncimano" colonicam 1 cum campo et prato 
quicquid P visus sum habere, et circa fines ipsius monaslerii, 
res libero in dominando fruanlur arbitrio monachi ejusdem 
loci'. Has igilur supra determinalas cum omnibus ad se juste 
aspicientibus, pei- supra nominales fllios consensum, quasdam 
jure beneflciai'io adliuc relinens, quasdam vero ad prœsens 
dimiltens, per liane mea! Iradilionis cartulam, sœpe memoralo 
monasterio et monacbis illius dono, Irado el perpeluaiiter 
concedo sicul supra habetur adnotatum, jure firmissimo ma- 
neat iiiconcussum. Si quis vero contra hanc donalionift' meaî' 
cartulam, quod minime credo, venire lemptaveril et eam des- 
truere voluerit, nihil quod cupit adiniplere' valeat sed" cui 
injuriam intulerJL libras auri purissimi III coactus exsolvaf et 
liaîc prœsens donalio inconvulsa permaneal. Quœ ul linnior 
permaneal-' manu propria subler lirmavi" el omnibus quorum 
sublus' habenlur nomina firmare rogavi". 



XXXIII. — II. rai //./. — i. eclesiiim H; euclesiain J. — j. Tlieodo- 
ricuB J. — k. VII /''. — /. el ipsius illorum H. — m. Bassiniaco 
jusqu'à atque in villa inclus omis par G; Bulliaiaco H. — »i. Felici 
omis par J. — o. Monriinanuo HJ. — p. et quicquid G. — q. cœnobii G. 

— r. (lunationem FJ; donulionis G. — S- meam F: mem omis par GJ. 

— t. adimplevoro IIJ. — u. scilioet HJ. — v. exsolvanl J. — x. obma- 
neat G. — J/. subterllrmavi Fil. — z. sub inferius IIJ.— a. rugavil Fil. 



— 92 — 

Aucta' AiigDSlidiino civitate fcliciter, aInen^ 

Signum'' Winelerii'tjuihanc donationem fieri et firmare roga- 
vif. Signum» Winelerii* et Theoderici liliis" cjus consentienti- 
busJ. Signum* Bodonis'. Signum™ Otranni". Signum" Leobaldi''. 

Data VIII kal. jun., indictione VII, mense primo obetmte 
Odone quondam rege, rodintegrante sedem regiii Karoli régis. 

S.' Laurentius jubente Wineterio scripsit et subscripsif. 



XXXIV 

Sainl-Benoil-sur-Loire, 30 octobre 900. 

Chartes le Simple confirme aux religieux du monastère de Sainl- 
BenoiC-sur-Loire les privilèges à eux anlèrieurevient accordés 
par le pape Jean VJIi, les empereurs Louis le Pieux et Charles 
le Chauve, relativement à la libre élection de l'abbé et à l'ina- 
liénabililc des biens assignés à l'entretien des moines, à savoir : 
Guilly, Neuvy-en-Sulltas, Vareimes, Isdes, Germigny, Châ- 
tillon-sur-Loire avec • Pinedeilo », Poilly, La Cour Marigny 
avec a. Usennaio », Yilliers-Saint-Benoit, Monlereau, Orrnoy, 
Dyé, € Pauduliacum » avec « curte Mar'mdi », Toury, Perrecy, 
Yèvre, Bouzonvilie-en- Beauce, Belksauvc, Sermaises, Bar- 
mainville, Bouzonville-aiix-Bois, Sonchamp, Garance, des 
vignes à Orléans, « Cameron », Sacierges, une église à Yineuil 
avec six manses poitr la pêche. 

C, p. 151. — E, fol. 291 V. — K. p. 142 (extraits), d'après B, fol. 65 V. 
— L. p. 177, d'après B, fol. 65 V. — Ai, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. 339. 

PuBL. : Rec. des liistor. de la. France, IX, p. 488. 

Ikuiq. :/j, fol. 325 V", d'après B, fol,65. — Bréquigny, Table chronolog., 
I, p. 360. — Bbhmer, liegesla Karolorum, n' 1913. 



XXXIII. — b. aucta jusqu'à aman inclux omis par H. — c, amen omis 
parJ.—d.ii.l''.— o.Il intercale entre le mot aignum et le nom du témoin 
un xignc qui parsit rtro in copie d'une note tironienne. — f. rogavi /. 
— g. S. F.— li. Fdll iil nupra ivi; Wiiiitriii /-'. — i. Ulius //. — j. pre- 
sentibus G. — k. S. F. — t. GH ut supra le). — m. S. F. — n. GH ut 
supra (el. — o. S. F. —p. II ut aupni (el: Eleobaldi G. — q. GH don- 
nent au lieu de S. la copie d'une note tironienne; S. omis par J. — 
r. superscripsil G. 



— 93 — 

In nomine sanclse et individuae Trinitatis, Karolus", gratia 
Dei' rex. Si servorum Dei suggesliones, etc., ul supra in 
charla n" XXII usque confidiiims. Notiiin igiliir" mancat om- 
nibus sancttc Dei ecclesiu^ ac aoslris lidelibiis, pnesenlibus 
alque'* fiitiiris quod« religiosi viri ex monasterio sancti Bene- 
dicti noslram adeuntes celsiliidineni postnlaverunl huniiliter 
qiiatenus'', ob eonim iilililatem' ordinan(lam,nostra serenifate* 
aiictoritatos (}uas pi'oj)ter stabiliinenhiiii monaslica? i'eli{;ionis 
veiierabilis Johannes', Romana? prœsul ecclesife, universique 
regni nosiri episcopi necnon> pia' memori.-r gloriosique patres 
noslri imperalores, Hludowiciis* scilicel ac Karohis', super 
ordinalione" ae" electioiie" proprii abbatis ex monachis ejus- 
dem loci alque etiam ex i" villis ad victum vestitumque illorum 
pi'oprie porliiienlibns slalnerunt renovando publiée robnra- 
remus«. Quorum jieLitionibus bénigne faventes decrevimus 
illis confirmari par praeceplum nostrnm qnod'' poposcerunt, 
qtiatcmis el pra"'sentes el seciiltiri' ejusdem loni monachi liein- 
cops, absqiie iilia penuria stipendiorum valerenl Domino libère' 
militare et delectaret' eos pro nobis" et stabilitate regni nostri 
Dominiim exorare^, aimulquo liac rcnlum foi-o decernenles ut 
villas, ad victum, veluli dixinius, vestitumque iiiorum dele- 
galas, in hoc eodem noslra3 auclorilalisv renovato pnocepto 
nominatim designaremus, hoc est :quidquid' in circuitu ipsins 
monasierii in monte et in %'alle est, cum omni integritate, Gal- 
hacum" cim Novo vico, Varennas similiter, Isdum, Germinia- 
cum, Castellionem cum Pinedello, Pauliacum* similiter. Matri- 
niacum' cum Usennaio'' et Villare tolum, Monasterioliim, 
Ulmidum, Diacum, Pauduliacum' cum curte Marindi '', Tau- 



XXXIV. — a. Carolus CEI.. — (». Dei prntia CM. — c. ergo E. — 
d. ac M. — e. cpiin EKLM. — f. quod /?A/; ut L. — g. iitilitatem oorum C 

— h. tioslrîB sereiiitBtis M. — i. Joaniies CEL. — j. nec E. — k. Hludo- 
viciis CM: Luflovicus L. — I. Carolus CEL. — ni. ordinationein CE. — 
11. atque CM. — o. electionem CE.— p. corr. super. —q. rol)oramus E. — 
r. qufB M. — s. propnsuerunt quatonus el praesentes et (Vituri seu secu- 
luri E. — (. libetitiT E. — u. delectet EM. — v. rébus E. — .v. observare E. 
—y. auctoritulis omis par M. — 2. ijiiicquid E. — a. Gillincum L; Guil- 
liarum M. — '). Polliacum L. — c. Martiniacum E; Mariniarum [.. — 
d. Usennocio E; Usennuro M. — e. Pauliacum corr. en Poiiduliacuni M. 

— f. Marinoi L. Cf. le dipl. de Charles le Chauve, n- .VA'//, dont 
toutes les copies donnent Marludi. 



— 94 - 

riacum tolum, Patriciacum sicuti ab Hecardo" comito condo- 
nalum est, Everatn ciim nmni inlegrilate, Bolonis villani'', 
Bellam silvam', Sarmaciulas^, Batmarivillam*, Bosonis villam, 
Suncanlum ciim omnibus appendiciis suis et Garencias' cum 
omni integritate, areas in civilale Aurelianensi cum vineis, 
Cameron, Caput Gervium"' similiter ecclesiam in Vinoilo 
villa", et sex alios mansos ad piscationem necessarios, et quid- 
quid° etiam a quibuslibetP religiosis hominibus, exceptishis' 
villis, in eleemosyna eidem loco collatum est vel deinceps con- 
donatum fucril. Hœc itaque a noslra liberalitate, secundum 
prœcepta patrum nostrorum, de rebus ejusdem inonaslerii ad 
stipendia abbatis ipsiiis monaslerii et fralriim deputata osse, 
omnium'' nostrorum et sanctîC Dei ' ecctesiie fldelium" ag- 
noscat industrie et a" nobis modis omnibus inhibitum ut nullus 
abbas futurus de eodem monaslerio, secundum nostram indul- 
gentiam et sanclorum episcoporum privilegium ab ipsis mona- 
chis regulariter eligendus, de nominatis villis vel locis seu 
eliam ex villis ad hospilale nobilium quod Porta vocatur perli- 
nentibus, itemque^ ad hospitale pauperum necnon ad lumen 
occlesiai subministrandum depulalis vel etiam fid cellarium 
illorum aspicientibus, quidquam» diminuere aut in alios usas 
transmulare prœsumal, sed de ipsis et regale servitium strenue 
peragat, adjunctis vassallorum annuis donis, et aîdificiis mo- 
nasterii et niunitione, et ipsis servis Dei in eodem loco habi- 
tantibus congrua stipendia subministrare studeat. Et ut hoc' 
nostrai munificentiœ" priïceplum nostris futurisque temporibus 
verius credatur et plenius conservetur, consueto * serenitatis 
nostrœ signo et anuli nostri irapressione jussimus roborari. 
Signum Karoli' (monogramma)'' régis gioriosissimi. 



XXXrV. — g. Hecliardû M. — h. 
vam CLM. — j. Sarmatiolas KM. 
lam KL; siout et Marinvillam M. - 
cervin. hl. — n. villam CEKM. — o. 

— </. istis EM.. -~ r. omnium omis 
CKL ; bonorum hominura et sanctœ 
sanctœ. — (. Dai omis par CLM. — 
liuni. — p. a omis pur CM. — x. itom 

— z. hœc M. — a. muniflcentiae nostc» 

— d. Le monogramme omis par C. 



Bellonis villam CËM. — i. syl- 

— k. Lumurvillnm E; Marinvil- 

- l. Gtironlitts EL. — m. Caput 
quicquid E. — p. quibusdara M. 
par M. — s. bonorum et sanctœ 
M; i-orr. omnium nostrorum et 

u. lUiorum CEKI^M; corr. lide- 
C. — y. (|uidqiiid C; quicquid E. 
C.— b. cunsuete E.— c. Caroli E. 



- 95 - 

Erluinus' notarius ad vicem Âskerici^ episcopi subnotavit. 

Datiim III kal. novembris, indictione III, anno VII régnante 
domno Karolo » rege gloriosissimo *, redintegralionis III. 

Âctum monasterio Sancli Benedicti, in Dei nomine féliciter, 
amen. 

XXXV 

Novembre 907. 

Lambert, abbi de Notre-Dame, Saint-Pierre et Saint-Benoit de 
Fleury, donne en précaire à Adalgualo, à ta femme Leutsinde et 
à kurs fils Ingobert et Erburga, le bénéfice de Rotardus avec 
l'église de Saint-Bonnet de-Joux ' et tes dépendances à Uatow 
et Salornay-sur-Guye ; il reçoit d'eux et leur restitue également 
en précaire, moyennant un cens annuel de deux sous payables 
le jour de la fête de saint Benoit en décembre, des biens sis à 
Checy, à Chazelle, pagus d'Autun, viguerie de Mâcon, et à 
Romagne. 

F, p. 58. — G, fol. 24 (n« SO). - //, n« 33. — J, p. 43 (n« XXXIIJ). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 43. 

GOMMUTATIO INTER ABBATEM LaHBERTUM " ET ÂDALOUALONEM * 
MIUTEM. 

In Dei nomine, Lambertus" abbas ex monasterio sanctse Dei 
genitricis Marise et sancti Pétri et sancti Benedicti Floriacensis, 



XXXIV. — e. Erluarius L; Erlinus 6. — f. Ascherici E; Askarici K; 
Asterici L. — g. Carolo E. — h. gloriosissimo rege K. 

XXXV. — a. Lanbertum HJ. — b. Adalgualum G; Algalonem HJ. — 
c. Lanbertus GH. 



1. II a été question précédemment dans la charte n* XXVI d'une 
église de Saint-Bonnet, donnée par Heccard à Perrecy; nous l'avons 
identifiée avec Saint-Bonnet de Vieille-Vigne, près Perrecy, parce que 
cette localité se trouve dans le voisinage des autres terres mentionnées 
dans la môme donation ; si nous identifions ici l'église de Saint-Bonnet 
avec 8aint-Jean-de-Joux, c'est que cette localité est voisine de Matour 
et de Salomay, deux villes qui sont indiquées comme des dépendances 
de ladite église. 



— 97 - 

mense decembrio, in censum persolvant solidos II. Praeter 
istas res et mancipia supra nominata dederunt alios servos 
Randoenum et uxorem suam cum filiiseorum.Huicautemusui- 
fructuario * ut veraciorem obtineat stabilitatem, manu propria 
et manibus monachorum nostrorum signnm flrmitatis impres- 
simus. 

Signum" Lanbertus"* abbas huic usai, hortantibus fratribus. 
Signum' Gunfredus monachus^. Signum' Gunbertus* mo- 
nachus \ Signum ' Ânsbertus monachus *. Signiim ' Laurentius 
monachus. Signum > Geilo monachus *. 

Data mense novembrio, anno XV régis Karoli. S.* Aregaudus 
scripsit '. 



XXXVI 

Autan, mars 908. 

Aymon, abbé de Saint-Marlin d'Autun, donne à Hersandus (ou 
Heinardus), prévôt de Perrecy, et à Lambert, abbé de Saint- 
Benoil-sur-Loire, la chapelle de Saint-Quentin de « Petra Fixa », 
pagus de Mâcon, et reçoit en échange celle de Saint-Didier de 
Baugy, près d'Anzy-le-Duc, pagus d'Autun. 

F, p, 60. — G, fol. 20 r (n- 19). — H, n* 22. — J, p. 37 (n« XXII). 

PcBL. : Pérard, Recueil, p. 37. 

COMMUTATIO ECCLESI^ SANCTI QuiNTINI ". 

Quisquis prselatorum res ecclesiasticas rationabiliter distri- 
buere seu commutare délibérât '', juxta morem antiquitatis ita 



XXXV. — 6. usufructuario GHJ. — c. FGH donnent au lieu du mot 
signum un chrismon déformé. — d. Lambertus J. — e. S. F; G et H 
donnent au lieu du mot signum la copie d'une note tironienne. — 
f. monachus omis par F. — g. S. F ; G et II ut supra (c). — h. Gum- 
bertus J. — i. monachus omis par F.—j. S. F; G et II ut supra (c).— 
k. 8. omis par GJ; H fait précéder le nom du scribe d'une note tiro- 
nienne. — l. Aregaudus monachus scripsit GHJ. 

XXXVI. — a. sancti Quintini ecclesiae HJ. — 6. delibuerat H. 



- yw _ 

débet posterilati litlerarum tilulis palefacere ut facile perspi- 
ciatur séries rationis cuin a quolibet "^ inquisita Puéril. Qiia- 
proptcr Ayino, divina favente clementin humiiis abbas monas- 
terii pgregii confessoris Christi Martini, f|uocl est situm in 
siiburbio civilatis ^fidua^"*, nolum esse cupimus omnibus sanclffi 
Dei ecclesiaî fidelibus prœsentibus alque fuluris quoniam, cum 
apud memoratum cœnobium résidentes de coriimiinibus ejus- 
dem caiisis nostra? soUicitudini commissis Iractaremus, venit 
ante pra.'sciiliam nostram quidam reli^riosus monnclitis, Iler- 
sandus" noniine'', pra'positus cellsr piissiini palris Bencdicti 
Palriciacensis ex parle reverendi abbatis Lamberti qui 
prœerat cœnobio ejusdem exiinii patris Benedicti quod 
est ' coiislrucluin in |>ago Aurelianensi , in agro Floria- 
censi, inlimans nos liabere quamriam capellam subjectam cellœ 
Enciacensi*, cui sub nostro regimine prœesse cernilur Hugo' 
venerabilis pra^positus, qufc videlicet capelia in medio reruin 
sancli Benedicti sita esl ' ad praedictam cellam PatriciacensemJ 
pertinentium, innotuit eliam esse aliam capellam subditam* 
loco cujus curana gerebat, situ conligiiam cellœ Enziacensi', 
quarn, pro oportunilate et i-ongruentia circumjacenlis lerrœ 
sancli Benedicti, prienominalus abbas nobis commulare depos- 
ceret. Quam subtililer causam inquirenles a supradicto nostro 
prœposilo comperiinus utillimum "* fore si, ejus pelilionibus 
assensuin danles, boc carnîum lirtnaremus. Dedimus igitur 
praifalo abbati capellam nostram silam in pago Malisconensi, 
dicatam in honore sancli Quinlini marlyris, pneminentem" 
\'illîe cujus vocabulum est Pelra fixa, cuni parrocbia etdecimis 
et omnibus appendiciis circumquaque posilis quiosilis et in- 



XXXVI. — c. eum aliquolibet GUJ. — </. Educ //; Eduae ./. — v. Iler- 
iiardus OliJ: corr. peul-êlre Ileinardus. — f. dictits nomine HJ. — 
y. quidem IIJ. — h. Erziaconsi F; Entiacensi IIJ. — i. esse J. — 
j. Pfltriciiid'iisem omis par 0. — h. siil;ijei,-tarii //,/. — /. Enciacensi GJ; 
Entiacensi//. — rii.utiîiniurii //,'iililissimumj. — n, promiDentem J. 



1. Hugues, prévôt d'Anzy-le-Due, est le moine dont un auteur ono- 
riyme a écrit la vie; le texte en est intéressant pour l'histûire do l'Au- 
lunoiB (Boll., Acta SS., 20 avril, II, p. 7G3-772: Mabillon, Acta SS. ord. 
S. Ben., siiîc. V, p. 92-100). 



- 99 — 

quirendis. In recoinpsnsatione vero Inijns iledil noliis prtes- 
cripliis abbas aliain capellani constriictam in pago Aiigustidu- 
nensi, in villa Daigiaco" supra lluvium Ligeris, sacratam in 
honore saiicLi Desiderii ciim omnibus ad se perlinentibus 
circumcirca qua:^silis el inqiiirendis, eo lenore iil unaqiiaeqiie 
pars quod accepil leneal jure perpeluo, habens liberain potes- 
talem possidendi, ordinandi el si quid iibueril ngendi ab hac 
die el deinceps absque ulla coniradictiouc sou relraclione''. Ul 
autemhoC nostra? coiiimulationis teslainenlum validiorem, in 
Dei noinine, obtineat rirmitalem, inanus propriœ subscriptionc 
roboravimus et idipsum ■" facei'O fralribus noslris imperavinius. 

Ajmo', divina gratia permiilenle, huinilis abbas, hoc conca- 
mium ' firmavit et subscripsit. S." Otgarius. S." E\ rardus. 
S." Sih"n!is. S.' Unberlus. Ehlcgarius-'. S.» Momolemis. S.'Ge- 
rardus. 

Data niense" inarlino, anno XVI regni Karoli serenissitni 
[irincipis. 

Bcrnardiis* exiguiis monachotum sacerdolunique omiiiiiin" 
scripsi. 



XXXVII 

SainUBenoitrSur-Loire, 13 juillet 92S-9S0'. 

Ricindis donne ses biens à Xotre-Dame, Saint-PieiTe el Saint- 
Benoit de FUury, à savoir la « villa Vilalica », paroisse « Kul- 



XXXVI. — o, Belgiaco J. — p. relrttctulione J. — q. liujus //. — 
r. ideinipsum 7. — s. G et H font prmkier ce nom d'une nota liro- 
riie/iiie. — /. encaraium IIJ. — u. G el II ni supra (s). — i\ II ul 
supra (s); S. omis pur J . — x. FGII font précéder le nom de ce té- 
moin d'un chrisn}on; Eudegarius G: Uldegarius //; Uldeganus J. — 
y. H ut supra (s); S. omis par J. — z. S. omis par GJ: Il ut su- 
pra (si. — a. in menso IIJ. — h. Il ut supra (s). — c, omiiiuin omis 
par HJ. 



1. Cet acte el le suivant datent d'une année indéterminée comprise 
entre 923 et 930. Ils ne sont pas antérieurs au 13 juillet 923 puisqu'ils 



— 101 - 

superviveret eorum stipendiis aleretur, si vero monachatus 
ordinem exposceret, pro hoc susciperetur. Cujus pelitionem 
venerandus abbas Lanbertus» cum Deo dignis monachis volun- 
tarie suscipientes, prsedicto tenore quod petebam peregerunt. 
Habet aulein ipse alodus* in parochia Kuidrensi, villain qu«e 
dicilur Vilatica' cum servis et ancillis, pratis, lerris cultis et 
incultis et silvis, in loco vero qui dicitur Vitriacus unum man- 
sam cum vineis et pratis, in aiio item loco qui dicitur Tane- 
vogensis', unum mansum cum vineis, pratis et silvis. Si quis 
vero banc donalionem infringere templaverit hoc quod repelit 
non vindicel, sed insuper, sociante fisco, ei cni litem* intulerit, 
auri libras X componal, et sua, ut dixi, repetilio nullum efTec- 
lum oblineal, sed hsec prsesens donatio firma et stabihs perma- 
neat cum stipulatione subnixa. 

Actum Fioriaco monaslerio, tempore reverendi Lantberti ' 
abbatis, régnante Rodulfo rege. 

S™. Hildradi. S». Leotaldi. S". Alerici». 



XXXVIII 

Saint-Benoit-sur-Loire, iS juillet 928-930 '. 

Guarulfus donne aux moines de Fleury et à leur abbé Lambert, 
pour être associé à leurs prières, un aleu près de Jeu, le bois de 
Yeurre et trois « cuUurse » à Lavau. 

F, p. 67. - G, fol. Il f (n« 6). — H, n' 8. - J, p. 30 {n« VIII). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 30. 



XXXVII. — g. Lambertus IIJ. — h. alodum HJ.— i. Villatica HJ.— 
j. Taneuegensis J.— k. cui ita litem J.—l. Lamberti HJ.— m. H donne 
au lieu de 8. la copie d'une note tironienne. — n. Halerici HJ. 



1. Sur la date de cet acte, voy. la note relative à la date de l'acte pré- 
cédent (p. 99). 



— 10-2 - 

GuAnULFUS DAT AI.ODUM VeURAM ". 

Humana natura cum sit naturaliter hujus vitio deicclamentis 
propensa liisiiue inlKeretis sciiiper fjuibusctimqiie momenlis 
ad inleriUim defiual îoteino cnicianda, necessc est qucinquo*, 
œternis gaudiis sitienlem, pereundis reiiimere aîlerna. Quod 
ego Guarulfus, faniulorum Chrisli servoniin riiininiiis, in Chrisli 
nomine, feslinans satagere, inonastei'imn'' Floriacense expetii, 
positum propter amncm'' Ligerim, sacratuni honore perpetuEe» 
Maria? virginis atque aposlolorum Pelri principis ac Den^ 
dilecli sanclissimi Benedicli conf'essoris, venerandam prajsen- 
liam domni Lamberli loci prwdicli abbalis exposcens Deique» 
servorum ibidem famidantiuin monachorum,ut dignarentur nie 
sociari * oralioaibus eorum, offerens de meo proprio quod px 
jure paterno habebain, aloduni unutn juxta villam ' Jo dietam, 
boscum scilicet Veuram vocatum, positum inler paludem et 
lamisiam, et in alio loco qui dicitur Vallis, très culturas, pro 
remédie mem animai et uxoris metn, seu parontimi mcorum; 
ctijus petitioni adsentienles bénigne quod petebam perrecerunt. 
Quod ut notum tam prEesentibus quain futuris Fieret et ne quis 
vel extraneus, velex mea lineaJ, quod futurum non reor, hanc 
donalionem infringere audeat, tiuic carlœ Iradere voliii. Si quis* 
vero inffingere templaverit, qtiod rcpetit non vendicet, sed oui 
lilem inlulerit, sociante fisco, auri lihras X coiiipoiiat et sua 
ffustretur rcpetitio. lifoc vero donatio lirma et stabilis perma- 
neat, cum stipulatione subnixa. 

Actum Floriaco, lempore reverendi Lamberti ' abbatis, rég- 
nante Roldulfo rege. 

S."* Hildradi. S.™ Leotaldi. S."' Halerici. 



XXXVIII. — a. Tilrp omis par OU. —h. f|uen(]iipm //; quemiuam J. 

— c. et nionasterium GilJ. — ((. omnem J. — e. purpetuo G.^f. Dei G; 
domini //./. — 3. dietisijuo HJ. — h. sociare G. — i. villa G.^j. lignca H. 

— k. si qiiis ju«r/u'à frustretiir repn-titiû omis par G. — /. Lunberti IIJ. 

— m. G et H donnent au lieu de S. une note tironienne d('formée. 



— 103 — 

XXXIX 

Perrecy-Ies- Forges, vers 928-930'. 

Teotardus et sa femme Ermengardis donnent à Notre-Dame, Saint- 
Pierre et Saini-Benoit de Fleury, leurs biens sis à Romagne, 
pagus d'Autun, territoire de Génelard, et à Charnay, sous ré- 
serve d'en conserver la jouissance leur vie durant, moyennant 
un cens annuel de deux deniers payables le jour de la fête de 
saint Benoit en décembre. 

F, p. 68.— G, fol. 24 (n« 29), extrait.— //, n« 32.— J, p. 43 (n- XXXII). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 43. 

Karta Teotardi" de Carneto. 

In Dei nomine, ego Teotardus, etconjunx* mea Ermengar- 
dis °, paventes diem extremae vocalionis, donainus pro remedio 
animœ nostrœ vel"* parentum nostrorum donatumque in per- 
petuiun esse volumus res nostras ad monasterium sanctœ 
Mariae et' sancti Pétri atque sancli Benedicti Fioriacensis mo- 
naslerii', quse sunt sitae» in pago Auguslidunense, in fine 
Geloniacense, in villa quœ vocatiir Remania*, quicquid mihi 
ibi» videtur J habere; hoc est in* vineis, campis, pratis, silvis, 



XXXIX. — a. Teortadi F.— b. conjux GJ.—c. Erimgardis G; Ermin- 
gardis II.— d. et GHJ.— e. et omis par G.—f. monasterii omis par G; 
monasterium IIJ. — g. sitœ sunt G. — h. Romana //. — i. ibi omis par 
IIJ. — j. videbuntur /. — k. lioc sunt FG. 



1. Cet acte est sans date et ne contient le nom d'aucun personnage 
connu à l'aide duquel on puisse déterminer l'époque approximative de 
sa rédaction. Toutefois, on remarquera que l'acte est souscrit par les 
trois mêmes témoins que les deux actes qui précèdent et, bien qu'il ait 
été rédigé à Perrecy, et non à Fleury comme ceux-ci, nous avons cru 
pouvoir le rapprocher d'eux et lui assigner approximativement la date 
qu'il convient de leur attribu«r. 



— 104 — 

aquis aquarurnve decursibus; et quicquid' in Camedo visas 
sum habere, totutn ad integrnm dono atque transfuodo, ea 
ratione ut, quarndiu vixerimus, teneamus atque possideamufe, 
ita ut, Testivitate sancti Benedicti, mense decembrio, persol- 
vamus in censum denarios II et non liceat nobis vendere aut 
alieoare, sed cum omni melioratione, post obitum oostniin re- 
vertatur, sine ullius inquietudine, ad praedictum monasierium. 
Si quis vero, si ego ipse aut ullus de hseredibus ineis seu quae- 
libet emissa vei* extranea persona, contra hanc donationem 
venire conatus fuerit aut eam infringere temptaverit, hoc quod 
repetit non vendicet, sed insuper, sociante Hsco, ei cui ■ litem 
intulerit auri decem libras* componat et sua ut dixi repetitio 
nuHum efTecturn obtineat, sed et' hsec praesens donatio Orma 
et stabilis permaneat cum stipuiatione subnixa. 

Âctum Patriciaco monasterii. 

Signnin* Teotardi et uxoris ejus Erinengardis ' qui hanc 
donationem tieri et firmare rogaverunt. Signum' Hildradi. 
Signum ' Leotaidi. Signum * Alerici. 



XL 

Perrecy-les-Forges, août 924. 

Lambert, abbé de Saint-Benoit de Fleury, donne à Rolardus un 
courtil à La Btutière, comté de Mâeon, viguerie de Chevagny, en 
échange d'autres biens sis au mtme lieu. 

F, p. 63. — G, fol. 24 V* (n* 31), extraits. — H, n* 34. — J, p. 44 
(n» XXXIV). 



l't'BL. : Pérard, Recueil, p. 44. 



XXXIX.— J. quicquid jusqu'à stipuiatione subnixa inclus omis par G. 
— m. et IIJ. — n. et ejus cui //; et ejus qui J. — o. libras decem IIJ. — 
p. et omis par HJ. — q. G et H donnent au lieu de signum une note 
tironienne déformée. — r. Ermingardis //. — s. S. F; signum omis 
par G: H ut supra (q). 



— 105 - 
Item alia commutatio inter abbatem Lanbertuh " et Rotardum 



Placuit atque convenit inter Lanbertum, abbatem sancti Be- 
nedicti Floriacensis nionasterii,et Rotardum, nobilem virum, ut 
res suas inter se commutare deberent, quod ila fecerunt. Dédit 
itaque Lantbertus prœnominatus abbas partibus Rotardi cur- 
tile I in comitatu Matisconense, vicaria Gaviniacense, in villa 
qnae dicitur Buxerias. Terminatur jam dicta terra de uno latus 
terra ipsius Rotardi, et de uno fronte terra prsenominati vasalli, 
et de tertia parte terra sancti Benedicti et Raculfi ', et de 
qnarta parte via publica, et habet jam dicta terra per mensu- 
ram in longum perticas XXVII et in transversum perticas XVII. 
Et contra dédit Rothardus*' partibus sancti Benedicti, pro ipso 
curtilo, vineolam et pratum et curtiferum in eodem pago", et 
in ipsa vicaria vel eliam in eadem villa. Ea ratione jam dictas 
abba Lantbertus et Rothardus prsefatas res concamiaverunt ut 
sine aliqua repetitione unusquisque teneat et possideat quod a 
pare/^ suc accepit. Et ut hsec commutatio stabilis permaneat, 
manu nostra et manibus quorumdam fratrum nostrorum sub- 
terfirmari decrevimus. 

Âctum Patriciaco villa publice. 

Signum » Lantbertus dono Dei abbas huio concamino * hor- 
tantibus fratribus subscripsi'. Signum J Aregaudus monachus*. 
Signum' Benedictus mopachus". Signum' Jeronimus mona- 
chus"». Signum ' Ingrannus monachus". 

Dalum mense auguste, anno II régnante domno Rodulfo rege. 

S." Gunfredus scripsit. 



XL. — a. Lambertum F. ~ b. G ne donne que le titre et la daite. — 
c. Varulfl H. — d. Rotardus //. — e. in ecclesiem pago //; in ecclesiœ 
pago J. — f. parte GJ ; pâtre H. — g. FGII donnent un chrismon au 
lieu du mot signum. — h. escamino /. — i. SS; G//; subscripsi omis 
par J. — j. S. F; Signum omis par G. — k. monachus omis par F. — 
/. S. F; G et H donnent au lieu de signum une note tironienne dé- 
formée. — m. monachus omis par F. — n. S. omis par J. 



rsSf?"; 



— 106 — 

XU 

Perrecy-Ies- Forges, décembre 9S2. 

Odilo et sa femme Arburgis, A Igualo, Lipsindis et Hildericus don- 
nent à Notre-Dame, Saint-Pierre et Saint-Benoit de Fleury, 
pour le salut de leurs âmes et des âmes de Guitaldus et de Wido, 
uncourlil avec maison et vigne à Yersigny, pagus d'Autun, au 
territoire « Yerliacense » . 

F, p. 71.— G, fol. 24 r« (n» 28), extraits.— H, n» 31.—/, p. 42 (n» XXXI). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 42. 

Karta qham DEDIT Odilo chm uxore SUA Arburgi" IN Vasiniaco. 

In Dei nomine, notum sit omnibus fidelibus sanctse Dei ec- 
clesise quod ego Odilo et conjux* mea Arburgis et Algualo et 
Lipsindis « et Hildericus ■*, paventes diem exlremse vocationis, 
donamus, pro remedio animarum nostrarum et pro remedio ani- 
marum Guitaldi* et Widonis'' fratrum, aliquid de ras nostras» 
ad monaslerium sanctae Dei genitricis* Mariœ et sancti Pétri 
atque sancti Benedicli quod nominatur Vêtus Floriacus dona- 
lumque in perpetuum esse volumus; hoc est' curtilus'' cum 
mansione et vinea qui resedit* in pago Augustidunense, in 
fine Verliacense ', in villa Vasiniaco "", qui terminât de duabus 
partibus terra sancti Benedicti, de tertia parte via publica, de 
quarta parte terra ad ipso donatore. Infra istas terminalionos", 
supradictas res tradimus atque transfundimus ad supra inser- 
tum locum et ad monachos ibidem Deo famulanles», ad stipen- 
dia et ad victum eorum, ut quicquid secundum fidelitatem 
sancti Benedicti facere voluerint, liberam et flrmissimam, sine 



XLI. — a. Arburgi omis par HJ.—b. conjunx HJ. — c. Libsindis GHJ. 

— d. Hildircus F.— e. Guizaldi F.—f. Guidonis J.— g. rébus nostris G; 
res meas IIJ. — h. Dei genitricis omis par G. — i. hoc est jusqu'à sti- 
pulations subnixa inclus omis par G. — j. curtillus IIJ. — k. resedi F. 

— /. Vertiacense J. — m. Vasimaco J. — n. determinationes H. — o. fa- 
mulantium ///. 



— 107 - 

alicujus inquietudine, habeant potestatem faciendi. Siquis vero, 
quod minime credimus, si nos ipsi, aut uUus de hœredibus et 
prohseredibus vel'' aliqua ulla emissa persona, qui contra 
banc donationem aliquid conare temptaverit, hoc non valeat 
vindicare quod repetit, sed insuper auri libram coactus com- 
ponat et sua repetitio nihil valeat, sed bsec prsesens donatio 
Arma et stabilis permaneat cum stipulatione subnixa. 

Âctum Palriciaco villa publice. 

Signum» Odilonis et uxoris ejus Arburgis qui donationem 
islam fleri et flrmare rogaverunl. Signum •■ Eidrici '. Signum' 
Libsindis. Signum' Gunterii. Signum' Rotardi". Signum» Gui- 
neterii. 

Data mense decembrio, anno X régnante Rodulfo rege. 

S.* Gunfredus » notarius * scripsit. 



XLII 

« Cisa villa », janvier 933. 

Vulgrinus donne à Notre-Dame, Saint-Pierre el Saint-Benoit de 
Fleury, un courtit à t villa Cisa », pagus d'Aulun, territoire de 
Génelard, et à « Bargias » une condamine avec un serf, sous la 
réserve qu'il en conservera la jouissance sa vie durant, moyen- 
nant un cens annuel de quatre deniers payables le jour de la 
fêle de saint Benoit en décembre. 

F, p. 70. — G, fol. 22 V (n« 24), extraits*. — H, n° 29. — J, p. 42 
(n« XXIX). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 42. 



XLI. — p. et HJ. — q. S. F; G et H donnent au lieu de signum 
une note tironienne déformée. — r. S. F ; signum omis par G; 
H ut supra (q). — s. Hidrici G; Hldrici //./. — t. S. F; signum omis 
par G; H ut supra (q.)— u. Korardi G.— v. S. F; signum omis par G; 
H ut supra {q). — x. S. omis par FGJ. — y. Gunfridus HJ. — z. mo- 
nachus GHJ. 



1. G ne donne que des extraits trop insigniflants pour qu'on ait pu, à 
l'exception des souscriptions et de la date, en tenir compte pour établir 
le texte. 



— 108 — 

Item alia CAnTA" VuLoniNi m villa Cisa. 

Si aliquis de rébus suis locis sanctorum dare voluerit, hoc 
sibi procul dubio Deum* retribuere confidit. Idcirco ego, in 
Dei nomine, Vulgrinus dono aliquid de res proprietalis meœ ad 
monasterium sanctae Dei genitricis Mariae et sancti Pétri atque 
sancti Benedicti Floriacensis loci, ubi ipse sanctus débite 
quiescit honore donatumque in perpetuum esse volo; hoc est 
curtilus' quem adquisivi de Bernardo, cum campe et prato 
simul lenente, qui resedit in pago Augustidunense, in fine 
Geloniacense, in villa Cisa, qui terminât de duabus partibus 
terra sancti Benedicti, de tertia parte Gutta currente, de quarla 
parle silva increpita"*; et dono in alio loco condemina" qui re- 
sedit in Bargias, quaî^ terminât de une» latus terra sancti 
Benedicti et de alio latus de ipsa hœreditate, et dono ibi* ser- 
vientem nomine Leotbertum. Infra islas terminationes, totum 
ad integrum dono ad monasterium sancti Benedicti ea tamen 
ratione ut quamdiu ego advixero teneam et possideam et de 
anno in annum, missa sancti Benedicti quœ ' est in mense de- 
cembrio, persolvi faciam denarios IIII et post obitum meum ad 
supradictum locum easdem res revertantur. Et ut hœc donatio 
Arma et stabilis permaneat eam subter flrmavi' ac firmare 
rogavi. 

Âctum Cisa villa publiée. 

Signum * Vulgrini qui donationem islam ' fieri et flrmare ro- 
gavit. Signum" Faletrudis" qui consensit. Signum* Âdelelmi. 

Data mense f januario, anno X régnante Rodulfo rege. 

Gunfredus' notarius' scripsit. 



XLII. — a. Karla IlJ. — b. Doiiiinum IIJ.—c. curtillus IlJ. — d. in- 
cejjita 11 : intorpi-eta ,/.— (>. condein meara IIJ. — f. (|ua) HJ. — g. una F. 

— h. ipsi //. — i. ([ui //./. — j. lirmavit //. — k. S. F; G et II donnent 
au lieu de signum une note, lironieiuie déformée. — /. illatn HJ. — 
m. S. F; signutn omis par G: H ut supra (h). — n. Jaletrudis HJ. 

— o. S. F ; signum omis par G; II ut supra (h). — p. in mense G. — 
q. II fait précéder le no)n du scribe d'une note tironicnne. — r. mo- 
nachus GHJ. 



KRHATA 



Pugv i. lijriit) 13 : au tiru i>t liuiK^cîtii, int-s hnmiAiiili'f-lrsrltTy 
icf. le Moucn tl^7^ Xin. i7W. 

P. SI. l. W'^SÇ : au Hru tit vii^ultal ik- tu ilt-faitr »?t <lt' lu muri. Un 
î.*gcr, Iw. r(5st(ltal ili> In ilf Isitr ifi< l,«^jfpr 

P. 23. n. 4 : (ijowto- K. l'hilipou. Nuto sur la fauiillL- du rtji iUuul, 
«laus la lîihik)th(!i;ue. dr l'KciU tle» Oiurla, LX (IH'.li)). p. ^U7 

ot Sfi. 

p. 7S, I. 20 - a« /(.eu de O, p. 14. <«. 0, p. U (n« l». 

,97. I. 7 : aw (mi rf<» huii; u«ui, '/onw par loulcx If» copies. 
eurr, cl !h. huici ifllirfiii. 

l'ib, \. 'in : uu /ieu dv Ui muuso. iù(. in aiensu. 

V !63. I la ■ ajouler N. T»iW. nat.. .-olI Moroîtu, Xll. (. H 
d'«|ir^ C. 

r 11!', n. 1 : ajoultf Maliillun avait vu cet originn) ilUnitrarium 
lhtrfiundii)um, clnos Outraiien juath. Il, 3?l, etdiHW la frair^- 
impliui! ik< 1^1 date il dutintj i [U'Iiiio ovdiiiiilkiiiie <. 

P. IflS. I. i( : p»rlilm«: coir. pf-M-fln: (xurilnis. 

I*- J7fi. 1. l'f' : «« W<w df iléceniiiiiuf i I, (j.t. dmieriiMintii iil. 



.Y. H. — Ij'Ilili'tului'.tlûU ]jtir«itra iilIéritMjrOtuuiit ; Vity |)rr>Vtno|> 
romL*Mt Iei Niiiirf. «ur le» arddceg (if VAhbiit)i tir. ffaifil-tirnolt-Mr- 
loir^ ft df *e» prU'nrè», dans Ifs Annnies tff In SotUtt rfir tUUHUti*. 
,XI.\M!W1I. 



- 109 — 

XLIII 

Perreey-les-Forges, mars 936'. 

Segeneldis donne à Notre-Dame, Saint-Pierre et Saint-Benoit de 
Fleury et à la cella de Perrecy, pour le salut de son âme et de 
l'âme de son mari Otbert, une vigne à « Margalgias », au terri- 
toire de Marly-sur-Arroux, pagus d'Autun. 

F, p. 73. - H, n» 35. — J, p. 44 (n« XXXV). 

PoBL. : Pérard, Recueil, p. 44. 

Karta quau DEDIT Segeneldis sancto Benedicto in villa Mar- 

OALOUS. 

In Dei nomine, ego Segeneldis, femina, pavens diem extremse 
vocutionis, dono, pro remedio animse mese vel" senioris mei 
Otberti ', aliquid de res proprietatis meœ ad monasterium 
sanctae Dei genitricis Maria3 et sancti Pétri atque sancti Bene- 
dioti Floriacensis et ad cellularn Patriciacensis; hoc est vinea 
quse resedit' in pago Âugustidunense, in flne Marliacense, in 
villa Margalgias'', qui" terminât ex una parte vinea Petro et de 
alia parte vinea Vulberti et de duabus aliis partibus vinea 
Godanee, inrra istas f terminationes totum ad integrum dono ad 
supra dictum locum vel » ad serves Deo * ibidem servientibus 
ut ex hoc die quicquid exinde facere voluerint liberam et 



XLIII. — a. et HJ.— b. Rotberti HJ.— c. resedi H.— d. Malgagias J. 
— e. que H; quse J.— f. illas J. — g. et HJ. — h. Dei IIJ. 



1. Le roi Louis dont le nom figure dans la date de cet acte est 
Louis IV d'Outrempp, le scribe qui a rédigé cet acte ayant également 
rédigé ceux d'août 924, décembre 932, janvier" 933. — Le mois de mars de 
la première année de Louis IV peut être interprété : mars 936 ou 
mars 937, selon que l'on compte les années du règne depuis la date de 
la mort du roi Raoul (15 janvier 936) ou depuis la date du couronnement 
de Louis (19 juin 930). 



— 110 — 

flrmissimam polestalem habeanl faciendi. Si quis vero, ijiiocl 
minime credo, si ego, aul ullus de hœredibus meis etc.* 

Actuni Palriciaco villa publiée. 

SignumJ Segeneldis qui donationem istain lieri et lirmare 
rogavil. Signum^ Malguini. Signum> Genaidi. Signiim-' Gauz- 
berti*. Signum' Odilonis. Signum" Vulfardi. 

Data mense martio, anno primo régnante Ludovico rege. 

Gunfredus" notarius" scripsit. 



XLIV 
Rome, y Janvier 938. ' 

Léon VII, pape, à la prière d'Odon, abbé de Sainl-Benoil-sur- 
Loirr, et de Hugues, duc des Francs, qui avaient rétabli la dis- 
cipline dans le monasibre de Sainl-Benoil, confirme la libre 
élection de l'abbé, l'inaiiénabililé des biens et spécialement des 
villx affectées à l'enlvelien des moines, à savoir les terres du val, 
Sacierges, Yèvre, Arnicourt, Dié, Toury, Sermaises, les terres 
d'Etampes, Vineuil, et reconnaît aux religieux qui voudraient 
se soustraire aux désordres de leur monastère le droit de cher- 
cher asile il Saint-Benoit. 

K, |). 155. — M, Bibl. de l'Arsenal, ms. 1008, p. 169 (ex ms. cotl. 
Floriuceiisi). — Z, Mabilloii, Annales ordinis S. Denedicti, II], p. 708 
(ox anthivo Floriacoiisij. 

PuDL. : MabiUon, Acla SS. ord. s. henedicti, sfec.V, p. 907 (d'après M). 

— MabiUon, Aniiaies, loc.cit. — C. Cocquelines, Bultaritm romanorum 
pontificum amplissima coUeclio, I, p. '245 (d'après Mubillon, Acla SS.). 

— Rec. des Histor. de la France, IX, p. 220. — Migiie, Patrot. lat., 
CXXXII, col. 1075. 

Indiq. : JfttTé-Watteiibach, Resgesla ponli/îcuni, n» 3606 (2760). 



XLIII. — !. elc. omis par FIL — j. S. F : Il donne au lieu de signum 
une note tiroiiiennc doforinve.— h. Gaulberli IIJ. — /. S. F; SS. //. — 
m. F et II dontipiil un chrisnion nu Heu de signum. — ii. // fait 
précéder le nom du scribe il'une noie tironiennej tlunfridus J. — 
o. monacbus OlIJ. 



- m - 

Léo, episcopus, servus servonun Dei, Odoni relipioso abbali 
venerabilis monasterii sanoti Benedicti, qui et Floriacensis, in 
quo ipse requiescit in corpore, ac per te in codera monaslerio 
venerabili luisque successoribus, in {lerpcluiiin. Convenit apos- 
tolico rnoderaraini pia religionc polleiilibus benigna compas- 
sione succurrere et poscenlium aniinis alacri devolione assen- 
siim impertiri. Ex hoc enim lucri polissimuni prœmium apud 
conditorcm omnium Deiini oblinere confidimus diim venera- 
biliii loca nostro i'derint" admiiiiculo rcparata, et in hoc debe- 
mus omne sludium habere ul, quia, iioslris peccatis exigcn- 
tibus, rerutn ordo nimis turbatus est, illum, in quantum Ueo 
largiente possunius'', sustenlare curemus. Inde ergo vaide gavisi 
sumus quia prœdictum cœnobium beatissirai Benedicti, qui est 
pater et dux uionachorum, rellorescere ad normam monaslicse 
l'eligionis audimus; nam, cum illo monaslicus ordo nimiuni 
ubique sit"^ ininiinulus, spes nobis inest quia, si in illo cœ- 
nobio, quod est quasi caput ef principium', observanlia régu- 
larisa reflornerit, cœtera circurn quaque posila quasi membra 
convalescanl, ut enim ait apostolus : « Gaudenle uuo membre 
reliqua membra congaudenl' », sic e contra « omne caput lan- 
guidum el omne cor md'rens a planta pedis usi|uc ad verticem 
non est in eo sanilas* ». Ut ergo vestrîo» convorsationis propo- 
situm*, sicul cerla verissiniaque relatione compei-imus, quod 
filius noster Odo venerabilis abbas in hoc monasterio el vene- 
rabilis vir Hugo videlicel' dux Franconun ibidem nuper sUibi- 
lierunt, atacrius et securius in regulari disciplina' proliciat, 
omiiimodis loco illi favere ac suffragari nostra apostolica moni- 
lione'' ac auclorilate providere' decrevimus. Itaque per illam 



XLIV. — a. fuertnl noslro K. — b. poasimiis /v . — c. sit ubique K. — 
d. ac Z. — e. ul. primas e»i marge MZ. — f. religiosis M. — g. vestrae 
remplacé par îles points M.— h. proposituni remplacé par îles points 
M. — i. videlicvt omis par K.^. discipltiitt regulari A'. — fc. ammonitione 
MZ.— l. permanere KMZ: corr. en providere par Mab. (Acia S.S.). 



1. I Cor., xu. 26. 

2. /s., I, 5-6. 



- 112 - 

auclorilatem et potestalein, quam Clirislus Dominus noster, in 
bealo Pelro, aposloloruin principe, rectoribus sanclic ecclesiae 
concessit, per ejus quoque apostoliccB nostraî auctorilatis de- 
cretutn" constiluimus alqiie ordinamus ul nunqiiam lociis ille 
aut res quœlibet ad ipsum perlineiiles sub alicujus poleslale 
nisi tantum régi subniitlantur" neque ipse rex vel aliquis prin- 
ccps unqiiain ipsum locurn Iradat aul episcopo aut canonico 
vel" alicui abbali sivc laico homini, aul cuilibel persomo ad 
dominandum; sed, sicut pnedictus pater Benedictiis consti- 
tuil', lalem, post discessum supradicli abbatis Odonis, monaclii 
habeant, qualem omnis congregatio, vel ininima pars saiiiori 
consilto seciindum Dcum elegerint sivc de ipsa congregalione, 
sive de aiia qualibet inonastica fralernitale fuerit; si autem, 
quod absit, talem personam eligere maluerint, qui vel per 
mtinus vel per cupiditatem inanis gloriœ prreesse voluerit, hoc 
per nomen Dotiiini et sanctœ genitricis ejus, in cujus honore 
locus ipse dedicalus est necnon et beati Pétri, omnium eccle- 
siaruin principis, oinnimodis prohibemus et quicumque vol de 
ipsis inonacliis, vel de quolibet ordine qualiscumijuo i)ersona, 
aul in oi'dinaudo abbale aut in kesione rerum, sive in detra- 
lienda vel inipedieuda conversatione quam novelli fratres lenere 
visi sunt, conlrarius extiteril, Imnc sub anatheinalis vinculo 
innodamus donec bumiliatus resipiscat. Villas vero'' quas in 
opus fralruMi per lestamenti auctoritalem ab anliquis constat 
esse décrétas, id esl ipsam vallcm lolain et Capnl Cervium et 
Everam et Arminicurtcm el Diacum alque Taurincnm" et Sar- 
maciola'' vel quod apud Stampas' babere videtur' et Vinolium 
sive cœtera quEecumque in prœdiclo teslamenlo conlinentur' 



XLIV. — m. deoretum remplacé par des points K; omis par M Z; 
suppléé par Mal. {Acia SS.). — ii. submillalur MZ. — o. aut K. — 
p. autem K. — q. Toriacum M Z. — r. Sarmatiola K. — s. Stam|)i8 
KMZ : rorr. en Ptampis par Mah. (Acta S.SJ. — t. corr. peut être 

vitlenlur. 



1. lieijiila 8. heitertirli, cap. LXiv. 

2. L'énumératioli sommaire des biens faisant partie de la mense con- 
ventuelle ne permet pas de déterminer avec certitude si le « testamen- 



- H3 - 

ila sibi cominiiniter fralrcs habeant ul nec ipse abbas neo 
aliqua persona in poleslate allerius quicquam dirigere posait. 
In ordiaando aulcm abbale lain rex qiiam episcopi vel boni 
principes vel Inici banc polestalem, juxla beali Benedicli prtu- 
ceplum ', habeant ul pravoruin non permillant praîvalere con- 
sensum, sed talem constituant qui secundum regulam et reli- 
giosas prœdictorum palrum consuetudines prœesse studeat. 
Quia vero jam diclus ordo nimis pœne ubique" erat prajvari- 
catus et nonnuUi fratres in quibusdam cœnobiis ingemiscunt, 
quod nec* ipsi absquo proprietate conversari vel alios habere 
volenles , emendare non possunt, visum nobis est ut banc 
licentiam Iribuamus, quod eis qui voluerint studio meliorandœ 
vitœ ad Ipsum ducem monachorum confugere, a suis abbalibus 
non negetur sed tarndiu liceat illis* perrnanere, juxta consne- 
tudinem quani invencrint.apud fratres prtedicti cœnobii quous- 
que in suis monasteriis ordo regularis florere videatur; e contra 
permiltimus ut si nlicuide [ipsis fratribus]» onerosa conversalio 
fueril ut suo potius detrimeiilo [ipse]* discedat ut non alios" 
inquietet. Cajterum imuiunitas... aucloritalis nostrœ conslilula 
sic illibata in omnibus locis, ut nuUa * potestatis persona fami- 
iiain dislringere aut res ipsas usurpare aut inquielare prœsu- 



XLIV. — u. que A'. — v. ne K. — x. eis A'. — y. ipsis fratribus reni- 
placc par des points KMZ. — :. ipse remplacé par <les points KMZ. 
— a. alios non A'. — h. ut nulla remplacé par des points KMZ; sup- 
pléé par Mab. (Acta SS.). 



tum » auquel il est fuit allusion ici est le diplùmn de Charles le Simple, 
du 30 octobre 900 (siipra, n" XXXIV), ou bien le diplôme nnférit'ur de 
f'iijirlcs In Chauve (supra, n* XXII), ou encore ipielijiie uulro acte perdu. 
L'énumération comporte ici un iiiuins grand nombre de noms que dans 
le diplôme de Charles le Simple, mais l'expression n sive cœtera quœ- 
eumque » désigne plusieurs localités dont le nom n'est pas exprima. Le 
nom d'Arnicourt apparaît ici pour la première fois dans lui document 
venant de Saint-Benoit-sur-Loire; la première mention qu'en fassent les 
Miracles de saint hi'iioit se réfère à des événements survenus au 
temps de l'abbé Amalbert (vers 978-985) {Miraculn S. lifjiedicli, II, xvii ; 
éd. de Certain, p. 120) et l'historien de cette localité l'ahbé ,1.-B.-L. Carré 
(Notes sur le prieuré d'Arnicourt, Sceaux, 1887, in-8') n'a pas re- 
monté au delà de llt9. 



1. Ttegula 8. Benedicli, cap. lxiv. 



— m - 

mat. Veruin, ut heec ornnia flrmius teneantur, quicumque adju- 
tores ipsius cœnobii fraternitatis in bono fuerint, hos quantum 
nobis pofeslas a Deo per bealum Petrum coUata est, sicut 
sanctse ecclesiœ fidèles, si emendare voluerint, absolvimus; 
illos vero, qui contrarii quolibet modo extiterint, sub aaathe- 
matis vinculo, ut jam diclum est, nisi resipuerint, usque in 
diem Domini obligamus. Pax et gratia Christi observantibus 
multiplicetur. 

Scriptum per manum Theodori notarii et scriniarii" sanctse 
Romanse ecclesise, in mense januario, indictione XI». 

Bene Valete. 

Datum V idus januarii, per manum Nicolai, primicerii Summse 
Apostolicse Sedis, anno Deo propitio pontificatus domini noslri 
Leonis ponlificis et universalis papae VU '' in sacralissima sede 
beati Pétri apostoli III, in mense et indictione suprascripta". 



XLV 



14 août 988 — juillet 989 \ 

Léon VII, pape, mande aux archevêques Guido, de Lyon, Teutolo, 
de Tours, Geruncus, de Bourges, Gerlannus, de Sens, Artaldus, 
de Reims, et à leurs suffragants de prêter leur appui à Odon, 



XLIV. — c. et scrihiarii sanctae Rom. eccl. omis parK; scriniarii corr. 
subdiaconi M. — d. universalis VI {corr. en VII) papae M. — e. Corr. 
en suprascriptis par Mab (Acta SS.). 



1. Le style de cette lettre et spécialement la formule finale paraissent 
indiquer un faux. 

2. La date de cette bulle est déterminée par la date de l'avènement 
de Gerlannus, archevêque de Sens, l'un des destinataires, dont le pré- 
décesseur est mort le 14 août 938 {Gallia christiana, XII, 28), et par la 
date de la mort de Léon VII qu'on place vers juillet 939 (Jaffé-Wat- 
tenbach, Regesta, I, p. 457). 



- 115 — 

abbi, et aux moines de Saint-Benoit, et de faire respecter kurs 
biens, notamment les villes de Perrecy, Sacierges, Toury, Dyé, 
Amicourt, « Cameron », Ybvre, Chaiillon-sur-Loire, Yailly 
et Vineuil. 

K, p. 720 (ex tabulario Floriacensi). — M, Bibl. de l'Arsenal, ms. 1008, 
p. 173 (copie partielle)'.— O, fol. 26, anc. cartul., fol. 40 (copie partielle). 
— Z, Mabillon, Acta SS. Ord. S. Benedicii, V, p. 908 • (éd. partielle). 

PuBL. : Mabillon, toc. cit.— Rec. des Histor. de la France, IX, p. 221 
(d'après Z). — Migne, Patrol. lat., CXXXII, col. 1077 (d'après Z). — Ch. 
Grellet-Balguerie, Cartulaire de La Réole, dans les Archives histori- 
ques de la Gironde, V, p. 152 (d'après O). 

Indiq. : Jaffé-Wattenbach, Regesta pontificum, n' 3610 (2762). 

Léo episcopus, servus servorum Dei, dilectissimis» fralribus 
et filiis, videlicet archiepiscopis atque eoruin suffraganeis, 
Guidoni ecclesiae Lugdunensis*, Teutoloni" Turonensis"*, Ge- 
runco Bituricensis", Gerlanno^ Senonensis», Artaldo Remen- 
sis*, alque successoribus eoruin in perpetuum. Sicut vestra 
fides et pistas non ignorât in tantum Ghristus. doniinus noster ', 
sanctam ecclesiam dilexit ut eam proprio sanguine compararet, 
quarn et cœteris quidem aposlolis et eorum successoribus 
commendavit, sed maxime per ipsorum principes^' bealissi- 
mos* Petrum et Paulum hanc' disponere decrevit, quorum 
successores tam in bac sancta sede quarn ubique" terrarum 



XLV. — a. dilectissimis omis par MOZ. — h. Lugdunensi K.—c. Leu- 
teloni K; Tutoloni M; Tuteloni Z. — d. Turonensi K. — e. Biturigensi K; 
Biturigensis 0. — f. Gerlano 0; Gerlauno Z. — g. Senonensi À'; Sen- 
nensis 0. — h. Remensi K. — i. noster omis par O. — j. principis 0. 
— k. beatissimum KOZ. — l. hanc omis par K. — m. ubicumque K. 



1. Estiennot parait avoir fait sa copie d'après un manuscrit de Saint- 
Benoit-sur-Loire. « Cœtera desunt in ms. cod. quo utor » écrit-il à la fin 
de sa copie. D'autre part les textes qui, dans son recueil, précèdent et 
suivent celui de la bulle, sont tirés de manuscrits de Saint-Benoit-sur- 
Loire. 

2. Mabillon n'indique pas sa source, elle est probablement la même 
que celle d'Estiennot; son édition s'arrête en effet au même endroit que 
la copie M; l'examen des variantes ne permet pas de voir dans M le 
modèle direct de Mabillon. 



- lifi - 

quicunque ex fide Yixrnuil ", t';iiiilc;ii, ijuisqtie in suo tempore, 
juxta aposlolicic inslitiitionis foi'inam regere sliicltierunt, sed, 
ut° considorantihus palam esf, in his nostris diebiis* tempora 
periculosa vénérant et, frigesconte carilate, niniiuin siipera- 
bundat iniquitas, ita iil rerum ordo totus pêne '' lurbatus sit et 
nullus jam iocus religioni reslare videatup; nos vero, quod 
nimis dolendurn est, nec ex adverse ascendere nec impielalem' 
reprlmei'c cerlamus, sed qiiicqiiiii ilkid' est, quod religioni 
adversatur, clausis mentalibus" oculis, negligenter'' Iransi- 
limus. Porro quamvis inertes' et desidiosi noslram negligen- 
tiam minime pertimcscamus, ignorare v tanien non possumus 
(piod de nostra villicatione Deo rationeni reddiliiri siimns. Qua- 
propter, carissimi', nitainiir, quantum per divinam gratiam 
possumus, ni a cuslodienda religione vo! piis aclibiis ex toto 
vaciii non inveniamur. Ut aiitem ad rem veniatnus ob ciijus 
occasionem" ista dicere cœpimus, intimaliim est' nobis eliam 
et cerla' verissimaque relatione connperimus quod filius noster 
Odo, venerabilis abbas ex"* monaslerio admodum révérende 
vocabnio Floriaco, quod est in honore sanctœ Dei genilriois» 
Mariai et sancti Polri conslructum, ubi requiescil egregius 
jialer doiniius/' nostei' bealissimus Benedictus, decus videlicet 
gemmaquo nionactiorura, regularem eonversalionems ex Iradi- 
tiono suorum pni'decessorum tonere nliquatenus cuni suis fra- 
Irihus inibi Deo servienlibus videalur. Iliinc ergo ordinem in 
pra-dicto loco, Deo favente, aliqualenus, ul audivimus'', reflo- 
resconteni', toto nisuJ, in his* qujn ad nos pertinent, refovere 
decrevimus, et idcirco hanc aposloiice auctorilatis epislolam, 
vice beali Pétri apostolorum principis, qnam tenere, quamvis 
indigne', videmnr, vestrii- rratcroitali pro eodcm lilio nostro 



XLV. — n. vixerit MZ. — o. et (). — jj. est omis par O. — q. hiis 
diebiis nostris K. — J'. pêne totus K. — s. inipielati 0. — /. ûliud OZ. 

— u. ... tiililjus K. — V. imglsgi'nliaiji K. — x. inestps 0. — y. igno- 
rare jusqu'à villiciUione inclus omis jiarA'. — z. karissimi KO. — a. oc- 
casione O. — b. est omis par O. — c. et jam certa K; etiain certa O. 

— d. in O. — e. genitricia Dci 0. — f. doniinus K. — g. conversan- 
tium K. — /i. avec le mol audivimus s'nrrête M qui porte In note 
oœtera desunt in nis. cod. quu utor, et Z <jui porte la note sic desinit 
Fioriaceuse esomplum. — i. roin (lûrosccnlem 0. — j. nisi O. — h. hiis O. 

— ;, indigni 0. 



— 117 - 

Odoae"* et eisdetn monachis dirigimus, obsecraates et prseui- 
pientes ut, sicut de noslra communi obedientia necne sollici- 
tudine contidimus", subvenire illoruin necessitalibus, in his° 
quai ad curam pastoralem pertinent, non negligatis'' ubicunque 
autem« hsec unanimis in Dei servilio fralernitas idemque locus 
jaiu, Deo largiente, lam in religione quam eliam •■ in prœdiis et 
in viliis, spaliatus' est et excrevit', si aiiquis" violenlus et 
rapax inquielare aul ipsas res" diripere villasque maxime de 
his' quîe hic» insenintur', id est de Palriciaco"cuni omnibus* 
aiipendiciis snis, et de Capul Cervio' cuin appendiciis suis, de 
Taui'iaco eliam, ef* de Diaco cuni appendiciis corum, et de 
Arminicurle' cura appendiciis suis, et de Cameron (, et de Evera 
ciim omnibus adjacciiliis* suis, el de Castellione i-um omnibus 
adjacentiis'' suis, el deValliaco cuiu omnibus adjacenliis suis', 
el de Vinolio cum appendiciis suis, et de omnibus rébus quae ad 
ipsos' sacros inonachos* pertinent infringere lemptaverit vel 
pi'iesumpserit, rogainus' et precipimus episcopuni in cujus 
diœcesi™ faclum fuerit ut ilium quisquis fueril mea, per exem- 
piar hujus epislolaa, vice" suaque commonitione convenial, el 
si poterit corrigal et eniendet', el, siquidem emendaverit, gra- 
tiam ef coiiimunionem' iulra sanctic niati'is ecclesiœ gremium 
ei perinittimus. Sed et, si' rebellis et improbus, noslra' ves- 
Iracjue commonilione despecla, eiaondare' noiueril, vice beati 
l'elri prœcipinms qualeniis illuiii l'urein el violatorcin sanclie 
Dei ecclesia3 omnes supranominali cum veslris coepiscopis sub 
anathemalis vinculo innodetis" sitque pars ejus cum Dalhan et 



XLV. — m. OJoiio fllio nostro K.— n. couliilcret O.— o. Iiiis K.—}j. ne- 
gligamus 0. — q. autem omis par K. — r.elK. — s. sputiatuiiiA". — /. etex- 
oievilo/ms par K quilaisse un espace blanc. — u. espace blanc entre si 
el aiiquis A'. — v. res ipstts K. — x. Iiiis K. — y. hic omis parO. — ;. inse- 
nint U. — a. Pratriciaco O. — 6. omnibus omis par 0. — c. Capul Cervio 
remplace par Sani'lo Pelro Régule 0. — U. eliam el omis par A' qui 
laisse un espace blanc. — e. Arninicurie O. — f. Caveruu A' ai-ee la 
note en marge forte Camerou. — y. aiijeneiis 0. — h. adjecenciis O. — 
i. de Valittco cum adjecenciis suis rejeté après de Vinolio cum appen- 
diciis suis O. — j. ipsorum K. — k. uiouachos omis par A'. — /. roga- 
wus omis par A'. — m. diocesim O. — ii. voco O. — o. polest emen- 
det et corrigat A'. — p. gratiam et omis par A'. — <j. communem O. 
— r. at si O. — s. mea K. — I. emendare omis par A'. — h. eno- 
dato 0. 



— 119 — 

< novissimum quadrantem » '. Hanc sane epistolam non solum 
episcopis sed etiam abbatibus vicinis qui sub hac norma' regu- 
lariler degunt quam Dominus per beatum Benedictum*' sanxit* 
dirigimus, ut si forte confusus' paucorum» excommunica- 
tionem* episcoporum contempnandam stultus ille putaverit, 
saltim' calumpnia^' multorum ejus impietas frangatur* et 
€ membra que pro invicem' sollicita fuerint »' flrmius'" atque 
robustius in Chrisli corpore teneantur. Hanc autem nostram 
pei'" quam vobis loquimur epistolam sigillo apostolicse auctori- 
tatis insignimus et in cœnobio domni' patris Benedicti ei con- 
servandam tradimus. 



XLVl 

Saint-Benoit-sur-Loire, septembre 940. 

Archambaud, abbé, accense à un certain Archenaud et à sa femme 
Adelaïs, et à leurs fils, une église sise dans le pagus du Gâli- 
nais, viguerie de Boynes, avec les terres qui en dépendent, 
moyennant le paiement d'un cens annuel de cinq sous payable 
à la fête de saint Benoit en décembre. 

Bibliothèque du Vatican, ms. de la reine Christine 644, fol. 1 ; copie 
du xir siècle. 

In Dei nomine Archcmbaldus, abbas monasterii sancti Pétri 
et sancti Benedicti Floriacensis. Notum sit omnibus fidelibus 



XLV. — c. forma K. — d. beatum sanctum Benedictum 0. — 
e. sanxit omis par 0. — /■. confusus omis par 0. — g. paucorum omis 
par K. — h. communionem K. — i. saltim omis par K. — j. calump- 
niae K; omis par 0; corr. calumpnia. — h. frangantur 0. — /. pro 
invicem omis par K qui laisse un espace blanc. — m. quetius 0. — 
n. teneantur sane istam per O. — o. domini 0. 



1. Malth., V, 26. 

2. I Cor., XII, 25. 



— m - 

"âanctfP Dei ecclesin? qui;i [loslulavil nos quiJuin homo, nomine 
Archeoaldus, et uxor ejus, Adelais, ul eis el uno heredi et flliis 
eorum, ut aliquid ex rébus noslris ad censuin concede[re]mus 
eis, quod et fecimus, hoc est : unam ecclesiam et quicquid ad 
ipsam aspicil, terris cul ti s el incullis, et mansos septem inter 
vineas et terrain arabilem, in pago Guaslinensi, vicaria Bai- 
nensi, in villa B...dardi; terininalur ex una parte terra 
Sancti Dyonisii, [ex a]lia terra Sancli Verani, lercia alodo Dago- 
berti et Teuderici, quarla via publica; quod ea fociinus ralione 
ut anttis singulis, inissa sancli Benedicti ques est in mease 
decembri, in censum persolvant solidos V; si vero de ipso 
censu tardi aut négligentes extilerint, licentiam habcant lega- 
liler emendandi et ipsaui terrain non perdant sed facianl ex ea 
quod voluerinl, sicut mos est ipsi(us] pagi, salvo jure eccle- 
siaslico. Hanc aulem cartntn ut firm[a] veriorque credatur, 
manu propria inanibusque fralruni noslroruin roborari decre- 
vimus. Actum Floriaco monasterio. 

i Archembaldus abbas huic rnanui firmoe, hortanlibus fra- 
tribus. 

S. Geraus episcopus et monachus. S. Vulfaldus monachus. 
S. Arenaudus monachus. S. Hildemarus monachus. S. Richar- 
diis inonaeiius. S. Rolgerius. S. Cloibernus monachus. S. Si- 
cherius monachus. S. Fulc-herius nionaciius. S. Lucas. 

Dala mense septerabris anno V régis Hludovici. 

S. Amalbertus monachus. 



XLVII 



Noveiûbre U-H. 



EUsiernus, prenant l'habit monastique, donne au monastère de 
Saint - Benoit son domaine de Sceaux en Câlinais, avec les 
églises et autres dépendances, sous réserve de l'usufruit pour son 
fils Joseph, sa fdle ÈUsabelh el le premier né de celle-ci; cl comme 
témoignage de possession il cède immédiatement au dit monastère 




réglise de Montlion et celle de Prunqgpour lesquelles let moines 
paieront un cens. 

Bibliothèque du Valicati, ms.de la reine Christine, n" 479, fol. 60 v"; 
copio du commencemunt du xii" siècle. 

PuBL. : Mabilloii, Annules Ord. S. Benedicli, III, p. 711 (ox ma- 
nuscriiito codico Uttobonliino) *. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 406. 

DONATIO EUSIEBNI UE ALODO QDOD SeDA DlClTUIt lH GuASTIKENSUM 
PAGO. 

Divina piclas quœ lidelibus ad usum liiijus vitfe bona teinpo- 
ralia preslnt hoc eliatii majori benigailale lurgilur ul de eisdem 
tenijioi'ulibiis ii.'tci'nam silii ttiorcedeni vaieanl pruparare. (jua- 
propler ego Klisieriius hoc pev graliam Ghrisli retractans et 
me ad obsequiuiii divin.'i; servilutis coiifeiTC cl de rébus jiii'is 
mai porlionem in posterum reservare decrevi. El quia rnonas- 
Licain proressioiicni tnilii siibiro placiiil, beatis^iiiniin Bene- 
dicluin palreia vidcliccl inotiaclioruui ac duct-rii placandum 
quainprimuinjudicavi. Ipilurpredium meuiii qnoii Seda diciliir, 
sitmri iii (îiiaslineiisi pago ciim omnibus qiia< ad i|isiiiii perli- 
neiit, in honore douitii nostri beatissimi Benedicli ad Floriacuin 
ca'Qobiuiu quo ipse qiiondani de Cassino IranslaUis rcquiescil, 
pci'pelualiter habcnduni trado cum ajcclosiis videlicel, viilis 
alque niancipiis suu céleris quibuscunque rébus ad ipsum per- 
liaeiiLibus, quicquid vi[de]lieol vel inquisiliiin val inqiiirendum 
videlur. Quia vero ju.vla Apostolum cura proximorum negle- 
gouda non est, volo ut easdem res filins meus Joseph necnon 
cl lilia mea Elisabelli et priniogeuitus ejusdem filiœ, si de legi- 
limo oonjugio fueril, ad usum fructuarium leneaul; post eorum 
discessuin ipse res cum omni inlegritalo ad prediclum cœno- 
bium transferantur et ila in usibus fralruin cédant nt nulli 
abbatum liceat inde beneficium laicis dare. Ne vero aliquis 
dicat quod ipsa; res donat[e] qiiidem sinl sed non possesse, 



1. Ce manuscrit n'est autre que lo ms, 479 de la reine Christine. 



— 123 - 

libus sancte Dei secclesise quia poslulavit nos quidam homo 
sancli Benedicti servus, nomine ille, vel femina similiter 
sancti Benedicti ancilla, nomine ilia, ut ei et infantibus ejus 
scriptum securitatis facoremus, hoc est quod eam et infantes 
ejus nulli unquani homini daremus aut commutaremnus, sed 
eos semper in noslro indominicatu teneremus. Nos autem, 
eorum petilioni conseutientes, hoc ea fecimus ratione ut annis 
singulis debitam nobis servitutem reddant, hoc est 1111°' dena- 
rios singuli de suo capite, receptum quoque nobis faciant sicut 
servi sancti Benedicti tempore oportuno. 



XLIX 

Février 942 '. 

Ramnaldus, Hildcmarus (ou Ademarus), Andréas, Cloiberlus, au 
nom d'Odon, abbé de Sainl-DenoU-sur-Loire, conlractenl un 
acte d'association avec Aimon, abbé de Saint-Martial de Limoges, 
et avec Géraud, abbé de Saint-Pierre de Solignac'. 



1. Les deux dates de cet acte, l'une initiale, l'autre finale, sont indé- 
pendantes l'une de l'autre, visant deux phases de l'affaire relatée. En 
elTet nous sommes en présence non d'une charte proprement dite mais 
d'une simple notice ayant pour but de perpétuer la mémoire d'un fait 
antérieur. La première date se réfère à r« action », la seconde à la 
« documentation ». C'est en 942 que des moines de Saint-Benoit se sont 
rendus à Saint-Martial de Limoges et à Saint-Pierre de Solignac pour 
conclure une association avec les moines de ces deux abbayes; puis au 
mois de février de la 6* année du règne de Louis IV, un moine de Saint- 
Benoit a dressé la notice de l'association. A compter les années du 
règne de Louis à partir du jour de la mort de Raoul, 15 janvier 936, la 
6* année s'étendrait du 15 janvier 941 au 15 janvier 942; mais février de 
la 6* année correspondrait à février 941; ce qui est inconciliable avec la 
date initiale. Si le rédacteur de la notice a compté les années du règne 
de Louis à partir du jour du couronnement du roi, le 19 juin 936, 
février de la 6* année correspond à février 942. S'il n'y a pas d'erreur 
dans le compte des années du règne, il faut supposer que les moines de 
Saint-Benoit ont accompli leur mission en janvier-février 942. 

2. Outre les traces de l'association contractée entre Saint-Benoit-sur- 
Loire et Saint-Martial de Limoges qu'on pourrait probablement re- 
trouver dans les obituaires de Saint-Martial (Molinier, Les Obituaires 
français au moyen âge, w 496-500) il faut signaler une notice en vers 
écrite à Saint-Benoit-sur-Loire au temps de l'abbé Abbon (988-1004) 
dans un rouleau mortuaire de Saint-Martial de Limoges (L. Delisle, 



- 125 — 

domni Oddoais abbatis' constituti, ibique, dum morarentur 
aliquantisper, retigionis gratia ab abbate sanctissimi Martialis^, 
apostoli' Christi,Aimone'',impetraverequatinus, in vice* domni 
Oddonis' abbatis sui, societatis suœ sortirentur commune com-' 
pendium, ita ut ab ea die in reliquum aevum nulla esset diffe- 
rsencia inicr monachos ejusdem loci et beati* Benedicti Flo- 
riacensis famulos, sed utrique ', dum ad se invicem transirent, 
communis agnosceretur ■" in omnibus conversatio et quasi una 
haberetur congregatio. Exinde Iranseuntes jam dicti fratres ad 
Solomniacum " beati Pétri apostolorum principis cenobium 
eadem obtinuere" ab abbate ejusdem loci, Geraldo nomine', et 
a fratribus inibi Deo servientibus. Facta est ergo hœc* cons- 
criptio mutuae agnicionis et societatis et in conventu utrorum- 
que fratrum recitata afque in memoria' futurorum in libello 
Régule jussa conscribi. Quam ipse corrobare dignetur qui esse 
constituit' ut multitudinis credencium esset' cor unum et 
anima una in ipso! 

Dalum mense febroario", anno VI régnante Ludovico rege». 

Vulfaldus* patris Benedicti utinam non ingratus servulus 
adnotavit. 



«• Carisvilla », mars 945. 

Erblaius donne à Perrecy, sous réserve d'usufruit sa vie cktrant, 
moyennant redevance d'un muids de vin, ses biens de Cray, ter- 
ritoire d'Aynard, pagus de Mdcon. 



XLIX. — e. abbatis Odonis MY. — f. sanctissimi M. Z. — g. apostoli 
gratté dans Z. — h. Aymone M Y. — t. vicem al. in via M; invicem Y. 
— j. Odonis MY. — k. sancti MY. — l. restituer que dans Z qui est 
détérioré. — m. agnosceritur Z. — n. SoUemniacum Y. — o. constituere 
MZ; obtinuere est probablement une correction de Mabillon. — 
p. nomine omis par MY. — q. Facta autem est hsec MY.— r. memo- 
riam MY. — s. est constitutus MY. — t. ut multi credentes in eum 
sint M. — u. februario MY. — v. Ludovico rege régnante MY. — *. Vul- 
raldus Af ; Wldradus Y. 



— 126 — 
F, p. 82. — H, w 38. — J, p. 45 (n« XXXVIII). 
PuBL. : Pérard, Recueil, 'ç>- *5. 
Indiq. : Brôquigny, Table chronologique, I, p. 407. 

KaRTA ErbLAII « DE VILLA * CrAVIS ". 

Domino, sacro inonasterio sancto Benedicto, ecclesiae quse 
est sita in pago Augustidunense, in villa quae dicitur Patri- 
ciacus, ego Erblaius sacerdos indignus"*, pro amore et bona 
voluiîtate et pro remedio animae genitore nieo vel" génitrice 
mea ^, pro ipso amore, dono ad ipsa casa Dei « curtilum cum 
omne * superposito ex vinea insimul tenentur, in pago Matis- 
conense, in fine Agenacense, in villa Gravis '. Terminât de uno 
latus via publica, de alio latus terra de ipsa haereditate, in uno 
fronte superiore terra Leodono et in supteriore i Odolvulgart. 
Infra istas terminationes ad integrum dono ad ipsa casa Dei '', 
in taie tenore, dummodo ego vivo ' usum et fructum habeo et 
omni anno modio de vino in vestitura" et post meum disces- 
sum" ad integrum dono ad ipsam casam Dei" et faciant pas- 
tores sancti Benedicti post illo die, in omnibus qua3 facere 
voluerint; si quis vero ullum contradictum facere voluerit, si 
ego ipse, aut ullus de haeredibus, etc.»" 

Actum Carisvilla». 

S. •■ Erblaici qui hanc donationem fieri et firmare rogavit. 
S.' Guntardi. S. Girmaldi. 

i Ego Deodalus rogalus scripsi. 

Data in die Martis in menso maio, anno X régnante Ludovico 
rege. 



L. — a. ErblaisH/.— 6. villa omis par J.—c. Orais HJ.—d. in... H; 
indignus omis par J. — e. et HJ. — f. mee H. — g. casa dicta HJ. — 
h. omnem H. — i. Craius HJ. — j. superiore HJ. — k. Casadi HJ. — 
l. viveo HJ. — m. vestituria UJ.—n. meo discesso HJ. — o. ipsa Casadin 
HJ. — p. etc. omis par FH.—q. Cansvilla J. — r. S. barre F; H donne 
au lieu de S. une note tironienne; signum J. 



- 121 — 

LI 

8 avril — 17 juin 956 '. 

Bernard, allant eombaltre les Arvernes qui avaient envahi la Bour- 
gogne, doniu à Richard, prévôt de Perrecy, en vue d'obtenir des 
prières et d'emporter avec lui des reliques, un manse à Curdin 
avec un serf et dépendances, un autre manse « in Gentiliaca 
villa, in loco Renoso dicto », avec un serf et dépendances. Après 
avoir vaincu l'ennemi à Chalmoux, Bernard el Lam ^pri.^ r.nff^tf. 
de Chalo n^ donnent à Perrecy les bénéfices tenus d'eux par un 
de leurs parents, tué dans le combat, Letald, oncle de Teduinus 
de Gourdon, à savoir un manse à Vieille Vigne, un autre manse 
à Montceau, avec un champ entre la Creuse et la Goutte, un 
autre manse à iavaux et la moitié de « Pons Montis » et des 
« Taxnerix »; ils donnent en outre ce que Guido et Hernaldus, 
tués aussi dans le combat, avaient acquis à « Fabrum Exar- 
dum », à savoir un courtil à « Karum locum ». 

F, p. 74. — G, fol. 8 (n« 7). — H. n« 9. — J, p. 30 (n« IX).— Z, Chifflet, 
Lettre touchant Béatrice, comtesse de Chaton (Dijon, 1656, in-4«), p. 191 •. 

PuBL. : Chifflet, toc. cit. — Pérard, Recueil, p. 30-31. 

Bernardus" ad victoriam potidndah^ de ârvernis et âllobro- 
gibus reliquias sanctoruh secum defert et victor existit. 

Hugonis Magni temporibus, Lanberto" AUobrogum comité, 
Lelaldus miles, Teduini** Gordonensis castri palruus, Biirgun- 



LI. — a. Bernardus jusgu'à existit omis par GHZ. — 6. potiendam; 
corr. en potiundam F; potiendam J.— c. Lamberto GJ.— d. Tetuidi Z. 



1. La date des événements rapportés dans cette notice est déterminée 
par la mention de Lambert, comte de Chalon et de Hugues le Grand. 
Lambert, fils de Robert vicomte de Dijon, devint comte de Chalon par 
sa femme Adélaïde, fille de Gilbert, duc de Bourgogne, mort le 8 avril 956; 
M. Lot {Les derniers Carolingiens, p. 327 n. 1) fixe la date de leur ma- 
riage un peu avant la mort du duc Gilbert. Hugues le Grand qui avait 
reçu la Bourgogne de Louis IV en 943 est mort le 16 ou 17 juin 956 
(Lot, op. cit., p. 16). 

2. d Ex tabulario cellee Patriciacensis in Kadrellis ». La copie H faite 



— 129 — 



I 



I 



luloris succurrendum nécessitai!. » Bernardus inquiens sic res- 
])ondil: « Non pro' qiiod vestra celsiludo expelil emolumcntum 
qualibet pelo connivcnlio", [ira^serlim cum quid suinma ma- 
jestas in hoc defreveril coiifliclu ipnorem, sed si solila Dei 
clemenlia viclorem incoluniemque" redriidenl, veslei"^ deli- 
berel animus quid potissimutn digne conférât. » Ilaec oplato 
Lanberliis* spopondens aniino, Palriciacum una peleiites, 
Ricardum ' qui lune eideiii loco pr»erat, oralionis gralia sese 
muniendi adeunt, oblatisque Bernardus de suis prœdiis unuin 
mansurn in Curdinvilla " cum serve atque pralis, vineis, terris 
cullis et incullis, aliumque cum serve alio in Gentiliaca* villa, 
in loco Renoso dicto, cum pralis, vineis, terris cultis et in- 
cullis et usuriam silv», reliquias sanclonim quibus in prœliis 
jam usus fuerat, secum defert. Tali ergo prœsidio sub Dei 
clemencia munilus, in Burbunensi page obviât hostibus, con- 
serloque' prœlio propler Calamossem'' villam, tanta eos cœde 
feravil* ut currentes^ excluderentur, non amplius (|uam xv 
suorum amissis, ex quibus praidiclus fuit Letaldus, Guidoque" 
atque Harnaldiis*. Ad volum ergo sui poli lus victoriam', gau- 
dens remeat palriam cum predictis, Letalduin déferons Patri- 
cincum, ob quorum animanim remedium predictus I^anbertus' 
sive Bernardus quiccjuid donc ab i|isis possederarit vcl ab aliis 
de ipsoruin prœdiis emerant perpetualiter loco eidem ulei'que 
contulit; unum mansurn videlicet cum clauso in villa quro 
dicitur Vetula Vinea, altum in loco qui Moncellus* dicilur, quem 
de comstabili' enieral praïdiclus Letaldus"* et de suis hœre- 
dibus, cum uno campo inler Crosam el Guttam ", qiue de Ponte 
Montis descendit; alium mansurn in loco qui ilicitur Vallis el 
medielalera Ponle Montis et medielatem Taxneriarum" el quic- 



LI. — (. proptor y/JZ. — u. coniventiu JIJZ. — c. incoknueniiue J. 
— X. verum O. — y. Lamborlus F. — z. nichardum GlUZ. — 
a. Curdiinvilla F. — b. Contiliacu G. — c. coiicertoi|ue GII; confec- 
loquc J. — d. caluinos se in G; oalamossaiu H.IZ. — e. fedavit 
II). — f. ut lorrcnlos G; ut currentes o)/u.s par IIJZ qui laissent 
un espace blanc. — y. Guido iiuoquo IIJZ. — h. Arnaldus G. — 
i. memoriam J. — j. Lamberlus FG. — /(. UnccUus G. — /. Comtesla- 
bili F; contslabili G. — »)i. Lelhaldus G: Leotaldus J, — n. Guettaui 
UJZ. — 0. Taxmeriarum G; Tartieriarum HZ. 

9 




- m - 

quid Guido et Hernaldus'' adquiseriunt in Fabro Exardo< ad 
fabricam, videlicel unum curlilium ad Karum' locum, unum 
campuin cum vineis, terris cullis et incultis et silvis et quœ- 
cumque illis fueriint cum redditibus et consuetudinibus omnium 
rerum, sub hiijusmodi veto ut quicumque horum aliquid quœ 
dicta sunt infringere vel répétera temptaverit cum Juda prodi- 
lore Anna et Gatpha damnationem accipiat, cum diabolo et 
angelis ejus in ignem seternum eique cui litem intulerit, sociante 
fisco, auri libras X persolvat et sua omnimodis frustretur repe- 
titio. Haec vero donatio ut Arma stabilisque* permaneat, cum 
stipulatione subnixa et testibus siibscriptis' eam subterfirma- 
vimus. 

Lanbertusi". Hildricus*, 

Bernardus*. Antus". 

Lethedusi*. Rainerius*. 

Gisus*. Deodatus'. 

David». Budo"*. 



LU 



Décembre 958. 

Robert, vicomte de Dijon et sa femme Ingellrude donnent à Notre- 
Dame, Saint-Pierre et Saint-Benoit de Fleury, dont Yulfaldus 
est abbé, pour le repos de leur âme et de celle de Ramgardis, la 
chapelle Notre-Dame sur l'Arroux, pagus d'Autun, avec ses serfs 
et ses dépendances, et ce qu'ils possèdent à Maulny. 



LI. —p. Harnàldus Z.— q. Exurdo G; Erardo HZ. — r. CarolocumG. 

— s. Brina et stabilis HJZ. — t. suprascriptis G. — w. Lambertus F; 
le chrismon manque dans J et est remplacé par subscripsit dans Z. 

— V. le nom est suioi d'un chrismon où le X est remplacé par O dans 
FGH; et de 8S. dans Z.' — x. JZ ul supra (u).—y. le nom est suivi 
de 88. barrés dans FGH; de 88. dans Z. — z. le nom est suivi de 8 
barré dans FGH; de 88. dans Z. — a. FGHZ ut supra (y). — b. Rame- 
rius GHJZ; pour la souscription FGHZ ut supra (z).—c. FGHZ ut 
supra (V). — d. FGHZ ut supra (y). 



- m - 

F," p. 80.— G, fol. 20 V et 22 f (n* 22).— W, n* 24.— J, p. 39 (n* XXIV). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 39. 

Indiq. : Briiquigny, Table chronologique, I, p. 430. 

KARTA RoTBERTI VICECOMITIS DE CAPELLA " ET MaLNIACO*. 

Si aliquid de rébus suis fidèles sanctaB Dei ecclesise locis 
sanclorum dare voluerint, hoc sibi procul dubio in eeterna bea- 
titudine Deum" retribuere confidunt, idcirco ego Rotbertus, 
dono Dei vicecomes, et conjunx'* mea Ingeltrudis, paventes 
diem extremse vocationis, ne gravati nimia mole peccaminum 
sine fructu boni operis stériles inveniamur, donamus pro 
animée nostrse remedio vel" pro Ramgardis^ donatumque in 
perpetuum esse volumus res nostras ad monasterium sanctse 
Mariée et sancti Pétri atque sancti Benedicti Floriacensis loci, 
ubi ipse sanctus Benediclus debito quiescit honore vel» ubi 
praeesse cogfioscilur vir venerabilis abbas* Vulfaldus, una cum 
turba plurima monachorum ibidem Deo famulantium, quœ sifœ 
sunt in pago Âugustidunense, id est capella in honore sanctse 
sacrata ' Mariaj, super fluvium Adro, cum servis, cum omni 
integritate quicquid ad ipsum mansum aspicit^ vel'^ aspicere 
videtur, cum terris indominicatis et vineis et pratis', silvis, 
aquis, cultis"* et incultis, exitibus et" ingressibus vel* quicquid 
ibidem nostra' videntur« esse. Goncedimusque in villa Mal- 
niaco quicquid visi sumus habere, cum omni integritate, quic- 
quid ad ipsum mansum aspicif vel' aspicere videtur, cum 
terris indominicatis' et" vineis et pratis, silvis, aquis, cultis et 
incultis, exitibus et ingressibus una cum servis et ancillis vel* 
quicquid ibidem nostra videntur* esse. Totum et ad integrum, 
exquisitum et inexquisitum, ad adjutorium supradictorum mo- 



LII. — a. Carella J.— b. Maluai J.— c. Dominum GlIJ.—d. conjux G. 
— e. et GHJ. — f. Regardis //. — g. et GIIJ. — h. abba //. — i. sarralœ 
GHJ.—j. aspicitur GHJ.— h. et GHJ.— l. terris indominicatis, pratis, 
vineis G.— m. aquis, terris cultis et incultis J. — n. et omis par GHJ. — 
o. et GHJ. — p. nostrum G. — q. videtur GHJ. — r. aspicitur GHJ. — 
s. et GHJ. — t. G omet depuis et vineis inclus jusqu'à exquisitum 
et inexquisitum inclus. — u. et omis par J. — v. et HJ. — x. videtur 
HJ. 



- MU - 

iMchoram faciendum, causa' el ad sllpendia eorum seu ad 
lumiaaria supradictorum saDCtomm snbminislranda benivoro 
et promptistsimo animo concediraus concessumque in perpe- 
liiiifn esse volumus et de nosiro' jure et potestale in illorum 
jus et poleslalem transfundiiniis. Si quie vero, quod fulurum 
non credimiiR, si nos ipsi aut aliquis -de haeredibus vel* pro 
h»;redihug nosiris seu quselibel emissa vel* extranea persona 
contra linnc donationem venire aut eani infringere lemptaverit, 
hoc qiiod repelU non evindicet, sed insuper, sociante fisco, ei 
cui' titem inluleril auri libras XX, argenti pondéra C com- 
ponat' et sua ut dixi repetilio nullum efTeclum obtineat. 

S/ Kolberti vicecomilis et Ingellrudis» uxoris suae. S/ Lan- 
berti* fliii eorum. S/ Wichardi. S/ Ugonis. S/ Letaldi. 
S.r Waloni '. 

Data in mensc decembrio, anno V régnante Lothario rege 
gloriosisfiiino. 

Richardus> nolarius* et levita scripsit. 



LUI 



Pcrrecj- - les- Forges, Juillet 963. 

Cunlrudiî H inn fil» [./-taldut donnent à Notre-Dame, Saint-Pierre 
el Saini- Benoit de Flenry et à l'abbé Richard, pour le salut 
de leur dme el de l'âme de Malguinut, mari de la dite femme, 
diveri biens ti$ à « Percipiacus • avec des serfs, trois pièces 
de vignes et un manse à la Bussiére, le tout sis dans le pagus 
de Mâcon, viguerie de Chevagny, sous réserve de l'usufruit de 
l'aleu de la Bussiére pour elle, pour son mari Bfildeerius el 



LU. — y. cau»a omis par G.— z. G omet depuis et «le nostro inclus, 
jusqu'/i tronsfiindimus inclus. — a. et GlIJ.—b. et GlIJ.—c. qui GHJ. 
— d. C omis par GtU. — e. pergolvet GlU. — f. H barré F ; G el H 
dnniunil au lieu de S. la copie d'une noie tirnnienjte ; sigiium J. — 
;/. IrigiilirudiD G. — h. LambiM-ti J. — i. Wulioni GHJ. — j. G et H 
donnent decanl le nom du êcribe la copie d'une note lironicnnc. — 
k. mo. G; monachus HJ. 



- 133 — 

pour leur fils Anscdeus; elle donne aussi un mrnse à « Sole- 
Ihiacum », pagits d'Aulun, les birns acquis de Guarulfus à la 
Grande Faye, et en outre, pour son fils (corr. peut-êire son 
mari) Malguinus, qui repose à Perrecy, un aleu et un ierfà Cray. 

F, p. 83.— G, fol. 20 V (n* 21), extraits.—//, n' ib.—J, p. 39 (n- XXV). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 39. 

iNDiQ. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 437. 

Karta* Letaldi mo.nachi*. 

Quamvis miserrimus, homo, quamdiu est incoloniis'^, semper 
debeaf* praj oculis liabere omnipolenlis Dei discussionem 
judicii, in iegriludini tainen positus, de illius niisericordissiina 
pietate nullo modo débet desperare, sed' pro salule aniina3 
suœ atlentiiis debel invigilaie el de propiis rebiis, quantum 
possibile est in alimotiiis'^servoriim Dei semeliiisuni rediinendo 
largiri, ut apud piissimiim judicem œternam posl obitum valeal 
acquirere' relribulionem. Idcirco ego,inDei nomine,Guntrudis 
cl filiis meus Lelaldus, respicienles gravedinem peccaloruirt 
norilrofuiu el reniiniscentes bonilaleni Dei dicenlis « Date ele- 
emosinam el ecce omnia munda Runl vobis' >, tradimus* pro 
remedio animarum noslrarum seu pro remedio senioris mei 
Malguini Iraditunique in perpeluum esse volimius monusterio 
sanclas Mariœ sanctiqiie Pétri necne ' et sancli Ucnedicli Floria- 
censis cœnobii, in quo ipse sanclissimus corpore requiescil, 
oiimique coiigregalioni ejusdem loci, cui venerabilis Riehardus 
iibbas sijperna gralia iira3esse videtur, res ha>reditalis noslrse 
qiuL' lîobis jure légitime a parcnlibus nostris obveueruul, hoc 
est maasum qui vocatur Percipiacus'' el quicquid ad ipsiiin 



LUI. — a. Caitu G. — b. iiioniichi di- maiiso Patriciuoo ^Z.— c. iiicoluniis 
(illj. — (I. débet JIJ. — e. sed omis par G qui laisse un esiiare blanc; 
Imi: IJJ. — f. in uliiiioniis omis par G ijui laisse un esjiuci' blanc. — 
ij. udquiri'rt.' GHJ. — h. tiadidimus IIJ. — i. iiei-aon G. — j. G wsuine 
la sHilf jusiiu'ii prutis cum vitieis incltis : Percipiacus etc., arnus Iroâ 
in Uuscherias otc, ea loge ut quandiu vi.\orit Ileldeerius senior meus. . . 



I. Luc, XI, 40. 



— 135 — 

non credo, aiiquis de haeredibus nostris, aut aliqua subposila 
persona, contra hanc donationem venire preesumpserit repe- 
titio ejus nullum obtineat efTectum, sed insuper ei * oui litem 
inlulerit, una cum socio iisco, auri libras X, argenti pondéra L^ 
coactus exsolval, sed et hsec cessio firma incouvulsaque ' per- 
maneatcum stipulatione subnixa. 

Âctum Patriciaco monasterio publiée. 

Signum Guntridus* et filio suo Letaido qui hanc donationem 
fieri jusserunt et a Adelibus suis flrmare rogaverunt. S.* Gul- 
drici ievitse. S.' Gisoni levitse. S.» Ansedeo'. S.' Godolrico*. 
S.' Eldeheerio '. S.* Isembardo "•. 

Data in mense juiio, anno X régnante Lolhario rege. 

Rainaldus" notarius" scripsit, dictante Iterio' abbate. 



LIV 

Perreey-les-Forges, octobre 964. 

Adilo, sa femme Arburgis, et leur fils Thierry, donnent à Notre- 
Dame, Saint-Pierre et Saint-Benôit de Fleury des biens sis sur 
1rs confins du pagus d'Autun et du pagus du Vorvan', à Villa- 
pourçon, au lieu dit Chevannes. 
F, p. 87. — //, n« 37. — J, p. 45 (n» XXXVII). 
PuBL. : Pérard, Recueil, p. 45. 
Inoiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 440. 



LU. —e. ei omis par HJ. — f. quingenta J. — g. incunulsaque //; 
incuvulsaque J. — h. Uutrudis G. — i. S barré F; S. omis par G; 
H donne à la place une note iironienne; sigaum J. — j. Ansedoo J. 
— k. Godelrico J. — l. Eldeherico G ; Elcleherio HJ. — m. Isenbardo H; 
Isenbrado J. — n. G et II donnent devant ce nom la copte d'une note 
tironienne. — o. mo. G; monachus HJ.—p. Iterio, lecture incertaine F ; 
Alterio HJ. 



1. Sur les limites du pagus du Morvan, voy. A. de Charmasse, Cartul. 
de l'évêché d'Autun, p. lvi et lx. 



— 136 — 

Karta Adiloms de Cavanas. 

In Dei nomine, ego Adilo et uxor mea Arbiirgis et (ilius 
noster Theodericua, donamus pro remedio animarum noslrarum 
vel pro remedio animarum parentum nostrorum, donatumque in 
perpetuum esse vohmius res nostras ad monaslerium sanctœ 
Maria=i et sancli Pétri alqiie sancli Benedicti patris monachorum 
Floriacensis loci, ubi ipse sanctus Benedictus debilo quiescit 
honore, quœ" sunt sitai in page Augustidunense vel in page 
Morvenno in fine, villa Roporcono, in villa quœ vocatur Gava- 
nas, hoc est mansum 1 et quicquid ad ipsiim mansuni aspicere 
videtur, hoc sunl cainpis, pratis, silvis, servis totuni ad inte- 
grum donamus, pro remedio animarum noslrarum benivolo et 
promptissimo animo concedimus concessuinque in perpetuum 
esse volumus et de oostro jureet potestate injusetpolcstalem' 
monachorum supradictorum sanctorum transfundinms. Si <[uis 
vero, si ipsi nos aut ulius de lueredibus uostris... 

Aolum Palriciaco monasterii. 

S."" Odiloni et iixoris suîd Aiburga; et filii eorum, nomine 
Theoderici, qui istain donationein (ieri et (irmare rogaverunt. 
S." GisJana), £ Aremberti'*. S/ Rainardi. 

Data monse octobrio, anno XI régnante Lothario rege. 

Richardus' notarius'' scripsit et subscripsit. 



LV 



Verberie, 5 Juin 967. 

Lothaire, roi de France, à la demande de Richard, abbé du monits- 
lère de Fleuri/, confirrne l'immunité accordée an dH monastère 
par ses prédécesseurs et spécialement par Louis le Pieux. 



Lrv. — a. qui H. — b. in jus potestate H.— c. S barré F ; Il donne 
au lieu de S. une note tironienne ; Signum J . — ri. Signum Arembuti /; 
— e. // fait précéder ce nom d'une note tironienne. — f. mûnaohusi/J. 



— 137 — 

r. )i. IW. — E, fol. M.l. — M, Hibl. mit., ms. lat. IÎ730, p. 313 (copie 
|iartielk' : suppression du prénmluilc el du In l'orniule d'iiiimuiiit^). 

PuBL. : Rec. des hislor. de la France, IX, p. 631, d'après M. 

Indio- : b, fol. 325 V", d'après li. fol. 65. — Bréquigny, Table chrono- 
logique, I, p. 441. — Lot, Les derniers Carolingiens, p. 59. 



In nomine sanclff" et individiiaîTrinitatis, IFlolhariiis", flivina 
dispensante cleinentia* rex. Si, ad coi'roboraiidam ecclesias- 
tioam auloritatem, servorum Dei precibns aures serenitatis 
nostr.Tv inclinamiis, procul dubio viain regiani cœleslis aula' 
lerimus^ Undc jiistis servorum Dei petilionibus divini cidtiis 
amore favenles, notum esse voliimus omnibus episcopis, abba- 
tibiis, ducibus, comitibns, vicariis, cenlenariis, thcloneariis, 
actionariis vel omnibus rem puiiticam adniini.stranlibns seu 
cœtcris sanctaa Dei eeclesiœ ridelil)us el noslris, lain pra'sen- 
tibus quani futuris, quia venerabilis vir Richardus'', abba ex 
monasterio Floriacensi. quod est conslructnm' in honore 
sanclœ Maria? el sancli Pétri, principis apostolorurn, sanclique 
Benedicti coafessoris, iibi ipse beatus Benedictus corpore re- 
quiesuit, in pa{?o Anrelianensi, super jluvium Ligeris, detulil 
nobis autorilatis prii'ceplionoui avi videlicet noslri, Hludowici, 
piissimi augusti', inquaerat insertum quod /" sive ipse sive ante 
cessores ejus, omnes videlicet Francorum reges, pnefatum uio- 
naslerium cum rébus et liouiiniluis ad se perliiientibus ol aspi- 
cientibus, sub tuitione et detTensione sua babuissent" el eorum 
immunilalibusauloritatum a* judiciarice poteslatis inquietudine 
semper idem monasterituu defTensum el inuniliim iiiissel; ob 
rei lamen lirinitatem poslulavit iiobis pnvfatus abt)as ut, in 
amore Dei et revei-entia bealissima) Virginis Mariîc, sancli 



LV. — a. Lotharius CEM. Corr. Hloltiarius.— f;. grutia C. — c. tenui- 
miisE. — (/. A la suite de ce nwt, C inet de vorbo ad verbum ni in prœ- 
cedenli i|ua' asterico notatur us()ui' ad hîec verba in<-lii3lve « ipiif^lo 
ordine possidyre u. La charte précéileiile est le diiitnnic île Hugues 
Capel publié plus loin sous le n" LXIX. — e. cousocralum E.— f. quia 
M. — g. babuisset E. — h. et E. Corr. a. 



1. Ce diplôme est publié plus hAUt sous le n' XIV. 



- 138 — 

Pétri el saucii BeiieJicIi, paternum ac prsedecessoniin nos- 
trorum morem sequentes, imniunitalis nostrje prœceptum circa 
ipsum sanctum locuin fieri censeremus. Gujus pelitioni assea- 
sum praebuimus et hoc noslrœ autorilatis prœceptum Beri de- 
crevimus, per quod pi'fecipimus atqiic jubenuis ni nullus judex 
publicus vei (juilibct ex judiciaria poleslate supradictorum ho- 
norutn, videlicel episcopus, abbas, dux, cornes, vicecomes, 
vicarius, Ihelonearius vel quilibet rei piiblicœ actionarius, in 
ecclesias vel agros, villas seu reliquas possessiories, quas in 
quibuslibet pagis adt territoi'iis infra dilionem imperii nostri 
juste el legaliter possident vel qiup deinceps in jure ipsius 
sar.cti loci voluerit divina piclas augere, ad causas audiendas 
vel freda exigenda, aut man.siones aut paratas faciendas, aul' 
lidejussores loUendos aut liomines, colonos sive ingenuos, vel 
super terrani polestalis ipsius inonasterii alitpio modo comma- 
nentes distriiigendoa, iicc tillas redibiliones airt illicitas occa- 
fiioaes requircuclas, nostris el futuris lemporibus ingredi audeat 
vel ea, quœ supra memorata sunt, penilus exigere prœsumat, 
sed liceal meraoralo abbati suisquo sucessoribus res pr!i?fali 
monaslerii sub iiiimnnitatis nosti-œ deffensione quieto ordine 
possidere et quidquid flscus exigere poterat congregalioni ibi- 
dem Deo' famiilanli concedimus, ut eis ad Dei servilium pera- 
genduui, augmentuui volsumjlementum fiai. Siquis vero coutra 
luL'C slaliila veuire leuiptaveni^ quod non credimus, libras 
aui'i quinquaginta persolvat, quod vero cepil non evindicel. 
El uL lirniius maiieat inconvulsumque' per succedeulium tem- 
poruin curricula servetur, annuli noslri palalii subterfirman- 
tes " jussimiis insigniri. 

Signumdomni Hlolharii" (ilonogramma)' gloriosissimi régis. 

Gezo nolarius, ad vicein domni Odelrici'' archiepiscopi suin- 
iiiique cancellarii, recognovit. 

Datum nonas junii, régnante domno Hlothario' anno XIII, 
indictione X. 

Actum Verberiaco palatio féliciter. 



LV. — i. el ul /■;. Con: aut. — j. Duiuiiiû li. — k. lenlaveril C. — 
l. ineoiieussuiii quod E. — >u. subtcrliriiiari M. — n. Lolharii CE. — 
o. Le monogra.mme omis par C. — p. Alderici E. — q. Lolhario CE. 



— 139 - 



LVI 



Verberie, 5 juin 967. 

Lothaire, roi de France, à la prière de t'abbé Richard, confirme 
au monastère de Saint-Benoîl ses possessions dans l'Orléanais, le 
Blésois, le Câlinais, l'Autunois, el spécialement Perrecy, Sa- 
cierges, lèvre, Arnicourt, Dyé, Toury, Pouilly, Chatillon, aoec 
tous les bénéfices des vassaux. 

C, p. 152. — E, fol. 295. — K, p. 200, d'après B, fol. 66 V. - L, p. 185, 
d'après B, fol. 66. — M, Bibl. nat , ms. lat. 12739, p. 341 (copie abrégée). 
— N, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 10, fol. 102, d'après C (copie envoyée 
le 8 déc. 1761). 

PuBL. : Rec. des hislor. de la France, IX, p. 631 (extraits, d'après M.) 

Indiq. : 6, fol. 325 v", d'après B, fol. 66. — Bréquigny, Table chrono- 
logique, 1, p. 442. — F. Lot, Les derniers Carolingiens, p. 59^ 



In nomine sanctae et individuœ Trinitatis, Hlolharius", divina 
dispensante clemeatia rex. Si, ad coiToborandam ecclesiasticam 
autoritatem, servorum Del precibus aures serenitalis nostrœ 
inclinainus, procul dubio viam regiam cœleslis aulse terimus *. 
Quapropter noscat universalisecclesiœ" devofio'' fidelium prœ- 
sentiuin ac futurorum quod' venorabilis Richardus, abba sancti 
Benedicli inonasterii, una cum quibusdain ejusdem locl fra- 
Iribus, adiens nostrse celsitudinis decenliam, humililer depre- 
catus est' quod» prœdecessorum noslrorum decrela regmn* 
necnon insuper el' privilégia apostolicorum^' sanctorum Pelri 
et Pauli autorilate munita, noslri muniinine praecepli firmare- 



LVI. — a. Lotharius CEKL. — 6. tendimus KL. — c. ecclesia EM. — 
d. devotorum E. — e. quia M. — f. deprecantes CEKL; supplicavit M. 
Corr. deprecatus est. — g. quo CEKL; quatenus M. Corr. quod. — 
h. décréta regii C; regum décréta K. — i. et omis par CK. — j. apos- 
tolicum C. 



- no - 

mus*. Quorum supplicalioiiibusî, prout dignum est, annuenles, 
villas quas in opus fralrum per apostolicorum regumque au- 
torilalem concessas, id est ipsara ' vallem totam "* et quidquid " 
in pago Aurelianensi et in pago Blesensi, et in pago Wasli- 
nensi*, el in pago Auguslodunensi ^ Palriciacnrn* cum om- 
nibus appcndiciis suis, ef Capnt Cervium cl Everam' et Arnoi- 
nicurtem ', Diacum et Tauriacum ", Pauliacuin cum Pinedello ', 
Caslellionem cum omnibus appendiciis suis el omnia bénéficia 
vassflllorum, sicut pripdiclus genilor-' nostcr Ludovicus» j)ia3 
memoriœ rex concessit', concedimus omnique nostri regia * 
nutorilate niunimus" pro statu nofitrpp prolis* ac statu totius 
nostri'' regni el pace. Si quis vero conlra liaîc staluta venire 
lemplaverif, quod non crediinus, auri libres' quinquaginta 
persolvat, qnod vero cepil non evindicet. Et nt Tirmius inaneat 
inconcussumque^ per succedenlintn leniporum curricula ser- 
velur, annule nosiri palnlii sublerfirnianles» jussimus insigniri. 

Signuui doinni* Jilotiiarii ' (Monogramma) gloriosissimi 
régis. 

Gezo-' nolarius, ad vicem domni Odelrici* archiepiscopi sum- 
mique cancellarii, recognovit elsubscripsit'. 

Dntum nonas junii, régnante domno Hlothario"* anno XIII, 
indictione X. 

Aclum Verberiaco palatio fuliciter. 



LVI. — h. roboraremus K. — /. ipsara omis par EL. — >n. totam 
vallem K. — n. et (juidquid ovxis par L. — o. Vastinensi CL. — p. Aus- 
tuduncnsi CUL. — q. PetriciaGura L. — r. Le pasuage depuis el Caput 
Ceryium jusqu à appcndiciis suis reporté dans E après piœ memori» 
rex concessit; transcrit en marge ((ans A". — s. Evram CM; Etiram K; 
omis par L. — t. Arvinicurtein C; Arminourtom B; Ariminicurtem L. 

— u. Taruniacum L. — v. l'iiiidello L. — x. genitor omis par K. — 
y. Lodovicus EL. — z. regni EL; regni nostri CK. Corr. regia. — 
a. annuiiiiiis E; communimus K. — (>. nostraj partis L. — c. nostri omis 
par E; regni nostri A'. — cl. tentaverit C. — e. libras auri EKL. — f. in- 
convulsunique KL. — ij. sublus lirinantus L. — 'i. domini CE. — i. Lo- 
tliarii CEKL; Hlotiiari M. Corr. Hloliiarii.— j. Gero L.— h. Olderici K. 

— l. el subscripsit omis par M. — m. Lothario CEKL. 



I. Aucun diplôme de Louis IV d'Outremer pour Saint-Benoit-sur- 
Loire ne nous est parvenu. 



-^ 141 - 

Lvn 

Perreey-Ies- Forges, novembre 968. 

Girbaldus donne à Notre-Dame, Sainl-Pierre et Saint- Benoit de 
Fleury et à l'abbé Richard sa propre personne et celle de son fils 
Maingaud, et, pour le sahil de son âme et de celles de son aïeul 
Ildegrinus, de son père Yutgrinus et de sa mère Girburgis, tous 
ses biens sis dans les pagus d'Autun, de Mâcon et de Chalon, 
trois marnes à Decize, deux manses à Cigogne, la moitié d'un 
manse à Colombier, un manse à Cercy, un manse à Reugny, un 
manse à Saint-Igny (?) et le bois de Sertey (?), des serfs, un 
eourtil à Lavaux et deux autres à Messey (?). 

F, p. 88. — G, fol. 22 r, n* 25 (extraits). — H, n* 28. — J, p. 41 
(n* XXVIII). — Z, Chifflet, Lettre touchant Béatrice comtesse de 
Chalon, p. 193'. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 41; Chifflet, loc. cit. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 444. 

Item" Karta Girboldi* de Cisa. 

In Dei nomine, notum sit omnibus fldelibus sanctse Dei ec- 
clesise, qiiod ego Girbaldus' pavens diem extremae vocationis, 
ne gravatus niinia mole peccaminum, sine fructu boni operis 
sterilis inveniar, dono atque trado Deo et sanctse Marise matri'' 
ejus et apostolo Petro atque beato Benedicto Floriacensis loci, 
ubi ipse paler Benedictus debito quiescit honore, et ubi prœesse 
noscitur vir venerabilis abba' Richardus, una cum lurba plu- 
rima monachorum ibidem Deo famulantium ; hoc est in primis 
memetipsum cum unico filio meo Maingaudo' et dono, pro 
anima mea veU avi mei Udegrini et patris mei Valgrini ac 
matris mese Girburgis, omnia quse habere visus sum in pago 

LVII. — a. Item omis par GJ; le titre entier est omis par HZ. — 
b. Girbaldi J. — c. Girbardus Z.— d. matris corr. en matri H; matris J. 
— e. abbasG. — f. Maingrando G; ManigandolfZ; Manigaudo /. — g. et 
GHJZ. 

1. Sur la source de cette édition, voy. p. 127, n. 2. 



- Uâ - 

Eduense, Malisconense, Cabillonense'', in villa quse vocalur 
Gisa, mansos III cnm appendiciis suis; pt in vilia Ciconias, 
mansos il; et in villa Coluinbaris, dimidium mansum; in villa 
Cerciaco'' el in Reniaco' I; et in Scintilliaco* I, et silvatn' quœ 
vocalur Cerlinciis el qiiicqiiid ad ipsos mansos aspicere vide- 
Uir, ha'C" sunt (erris cullis el inciiltis, vineis, silvis, pratis, 
aquis aquarumqiic decursibus totum et ad inlegrum, servos 
etiarr his nominibus : Girbertum cum uxore el infantibus, 
Aldoenum cum uxore el infanlibiis, Teudoenum" cum uxore et 
infantibus, Ramberga cnm infantibus, exceplounoquem nepote" 
meo Evrardo** dedi, Ermenaldo cum uxore et infantibus suis», 
Martinum cum maire sua, Aldrodum cum uxore el infantibus, 
Archembaldum cum uxoro et infantibus, et in villa Vallis cur- 
tilum'I cum clause indominicato, et in villa Jumasiaco' mansos 
duos cum appendiciis suis servum eliam, Dominicum nomine, 
cum uxore et filiis. Si quis vero, quod futurum esse non credi- 
mus, aliquis de ha^redihus nostris vel ' quœlibet eniissa persona, 
contra banc donationetn vcnire aul earn" infiingero voluerit, 
hoc quod repetit non vendicet' sed et-' insuper sociante fisco, 
cui lilem intuterit auri libras G componat, et sua, ut dixi, rcpe- 
tilio, nullum efl'ectum oblineal. 

Actum Palriciaco coenobio. 

S." Gii'baldi qui banc donalionem fteri rogavit el filii* ejus 
Maingaudi ". S." Lamberli eoinitis. S.» Rotberti vicecomitis. 
S.» Ansedei. S.» Dodonis*. S." Rodulli. 

Data mense novembris, an no XV régnante Lothario rege. 

Rainoidus" levita et raonachus scripsit. 



LVII. — II. Ciiliiloiionst! a. — i. Cei'iac'o //,• Cerriaco jî. — j". Re- 
miai'o G; Reiinniaco IIJX. — /;. Scurtilliaco J. — l. siUinm FJ : silliam 
corr. cd siKam //. — m. G a reiitpliicé lu suite depuis hiBCsunt inclus 
jusqu'à eiri'.ctum ohlineat par elc. Si ([uis vero eie. — n. Jeudoenum HJ; 
Jondoeiium Z. — o. nepoli HZ.— p. Kulrado J. — q. Z omet depuis suis, 
Martitmin itic/us jusqu'à AriheinbaUliim cum uxore et infantibus in- 
clus.— r. (■urlillum//JZ. — s. Vimasiato IIJZ. Corr. peut-être in Masiaco. 
— /. et IIJZ. — u. i'um omis par IIJZ. — v. vindicot II J. — x. et omis 
))ar IIJZ. — 1/. S barré F; S. omis par G: II donne au lieu de 8. la 
copie d'une note lironieiuic barrée el remplacée par S. e;i vue de 
l'édition Z; signum J. — z. lllius IIJZ. — a. Manigaudi //; Manigandi 
JZ. — b. lire peut-être Bodonis dans F. — c. F ei II donnent SS bar- 
rés devant ce nom. 



- 143 - 

LVIII 

Mâcott, vers 908-972 '. 

Adon, évtque de Mdcon, reconnaîl que les moines Leotaldus et 
Girboldm ne lui doivent aucune réception dans la chapelle 
Saint-Marcellin. 



1. Nous n'avons tenu compte pour dater cet acte que de la mention de 
l'évêque deMâcon, Adon, sans nous arrêter à l'année du règne de Conrad 
le Paciflque, la 11', indiquée à la fin de l'acte; cette année correspond 
en effet à 953-954 (cf. Bruel, Études sur la chronologie des rois de 
de France et de Bourgogne d'après les diplômes et les chartes de 
l'abbaye de Cluny aux ix* et %• siècles, dans la Bibliothèque de l'Ecole 
des Chartes, XLI, p. 367), et ces années ne peuvent s'appliquer à 
l'épiscopat d'Âdon. En effet, le nom de Maimbodus, évèque de Màcon, 
figure dans plusieurs actes datés, les uns du règne de Louis IV, 936-954 
{Cartulaire de Saint-Vincent de Màcon, publ. par M. C. Ragut, 
n- 315, 345, 408, 488), les autres du règne de Lothaire, 954-986 (Ibid., 
n" 292, 3!3, 326, 350, 367); l'acte n« 1000 du Recueil des chartes de 
l'abbaye de Cluny, émané du même Maimbodus est daté du !5 mai 956 
(c 8ub die jovis idibus maii, anno II régnante Lothario rege » ; le Gallia 
christiana, IV, col. 1054, cite inème un acte daté du 11 des calendes d'oc- 
tobre de la 6* année de Lothaire qui prouverait que Maimbodus était 
encore évoque en 959 au moins. Le nom d'Adon, évêque de Màcon. ne 
peut donc pas convenir à un acte de la 11° année du règne de Conrad 
(953-954) ; comme l'acte dont il s'agit ici émane d'Adon lui-même, il ne 
peut y avoir erreur sur le nom de l'évêque; ce nom doit, avant tout 
autre élément de date, être retenu ; l'erreur porte donc sur la date du 
règne. — On place d'ordinaire l'épiscopat d'Adon entre 968 et 971 (Gallia 
christiana, IV, col. 1055; Ragut, op. cit., p. ccxcni), mais ces deux 
dates ne sont qu'approximatives; le n» 1139 du Recueil des chartes de 
l'abbaye de Cluny, souscrit par Adon, évêque de Màcon, est daté de 
novembre 962 ou 963 : « die sabbati anno VIII régnante Lothario rege »; 
l'éditeur a supposé (t. II, p. 230, n. 1) qu'Adon était alors adjoint à 
l'évêque de Màcon; la donnée chronologique fournie par cet acte 
n'éclaire en rien la donnée chronologique de l'acte d'Adon pour Perrecy 
puisqu'il resterait encore, en adoptant pour celui-ci l'année 11 du règne 
de Conrad, un intervalle de neuf années entre ces deux documents, et 
il faudrait, si l'on adoptait l'hypothèse de l'éditeur de la charte de 
Cluny, supposer qu'Adon fut non seulement adjoint à son prédécesseur, 
mais encore au prédécesseur de celui-ci ; aussi nous n'avons pas adopté 
l'hypothèse de M. Bruel et reporté à 962 la date initiale probable de 
l'épiscopat d'Adon. Il existe un grand nombre d'actes, soit émanés de 
cet évêque, soit souscrits par lui, soit encore indiquant qu'il occupait le 
siège de Màcon lors de leur rédaction, mais aucun de ces actes n'est 
daté avec précision; on y trouve seulement la formule « régnante 
Lothario rege » (Ragut, n" 141, 267, 333, 365, 369, 382, 419, 426) ou 



— iU - 

F, p. 79. - G, fol. 24 r» (n- 27). — //. n' 30. — J, p. 42 (n' XXX). 

PuBL. ; Pérard, Recueil, p. 42. 

iKDiQ. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 421. 

QUOD CAPELLA SANCTf MarCELLINI" RECEPTIONEM SOI.VERE NON DEBET. 

Omnihus noliini linbeuliir quod, cum resideret domnu.s Ado 
pra'sul apud Matisconuin, in propria sinodo*, vencrunl anle 
pi'œsentiain ipsius duo monachi Leolaldus videlicet elGirboldiis 
viva voce proclamantes quod non délièrent episcopalem rccep- 

LVIII. — a. Marcelli J. — b. synodo GIIJ. 



<i régnante, Conrado rege u (Ibid., n" 310, 325, 33B); l'acte n' 1221 du 
Recueil des chartes de Vluntj, daté de février 967 a été souscrit par 
l'évCquc de Mâcon, mais le nom de cet évoque est effacé; enfin lo n" 1326 
du même recueil doté du 7 novembre 972 : n sub die jovis VII idus no- 
vembris, annoXVI regnanto HlolLario rege » porte, ajoutée après coup, la 
souscription d'Adon. — Les épisi-opttts du prédécesseur et du successeur 
d'Adon sont également de date incertaine et ne fournissent aucune 
donnée permettant de préciser rigoureusement les années extrêmes de 
l'épiscopat d'Adon. Un acte émané de cet évêque indique que Maimbodus 
eut pour successeur Teotelinus, lequel occupa lo siège de Màcon avant 
Adon : « sicul ipse Ado, prœsui, fecil (avant d'être évêque, d'après 
le contexte) tempus Bernunis, Maimbodi et Teotclini episcoporum » 
(Ragut, n° 406). Ce Teotelinus n'est connu directement que par un seul 
acte, sans date {Ibid., n° 221); on place son épiscopat entre 902 et 967 
(Gallia christiana, IV, col. 1051, Ragut, p. ccxciii), mais ces dates 
reposent uniquement suc les renseignements donnés au xvi* siècle 
dans le Chronicon urbitt Matissamc de Bugiion (paru à Lyon en 1559; 
cf. Fu'staillier, De IJrbe et antifpiilatihus Matisconensibiis liber, 
Lyon, 1846); cet ouvrage place en 961 l'avènenient de Teotelinus (p. 2'7 
de l'éd. da 1559) et l'auteur aniilyso un acte lie Lotliaire rolalif nu même 
évêque, acte qu'il date do la 13' année du régne, c'est-à-dire de 967; 
l'authenticité de ce di])lome, dont le te.'cle ne nous est pas jtarvenu, a 
été mise en doute par Guiclieuon {Hist. de Bresse et de Bugey, p. 44). 
P. de Saint-Julien (Del'oriijinii îles tioxirijuiijiions, Paris, 1581; in-fol., 
pp. 250 et 278), et J. Bevert (Chroiiotogin hislorica... Lugduiteiisis 
archiepiscopaliis, 2" éd., Lugduni, 1G28; in-fol., p. 72 de la Chrono- 
logia diœcesis Malisconensis), ont copié Dugnon et servi eux-mêmes 
de source au Gallia christiana pour la notice consacrée à Teotelinus. 
— Quant à Joan successeur U'.'Xdùn, J. Severt indique {op. cit., p. 76) 
un acte de Lolhaire qui prouverait qu'il avait déjà succédé à Adon 
le 2 des calendes da mars, 18" année du régne (probablement 973; la 
date initiale de n>gno de Lotbaini est très variable dans les chartes 
bourguignonnes). Da deux actes souscrits par ce mémo évêque que 
contient le carlulaire de Saint-Vincent do Màcon, l'un est sans date 
(n" 341), et l'autre porte seulement a régnante Lothario rege d (n» 358). 



— 145 — 

tionem facere apiid Sancluin Marcellinum qiuv capclla est non ♦ 
vicus publicus, exenia vcro et servilium se dare dobere aliis 
in locis dixerunt; quodomnes' ut audierunt qui ibi residebant 
verum esse testificali sunt, et, ne a successoribus prtvscripti 
antistitis domni Adonis talia* ullatonus agercntur, pleniter 
interdixit et excommunicavit. Quod ut f firiuius crederelur bas 
litterulas inde fieri jussit, quas firmavit et roborare pra?cepit 
Ado peccator, Matisconensis ecclesiîe prsesul, salvo servilio 
sinodali'. S.* Johannes pra?posilus. S.* Gundolricus lovita. 
S.* Amblardus levita. S.* Ayminus archidiaconus. 

Data per manum Uberti ' levitœ ', die veneris, anno XI rég- 
nante Conrado rege. 



LIX 

Perrecy-les-Forges, juin 970. 

Ansedeus et sa femme Fredelurgis donnent à Notre-Dame, Saint- 
Pierre et Saint-Benoit de Fleury et à l'abbé Richard leurs biens 
sis dans le pagus « Adamos », et dans la villa n Adalens », à 
savoir un manse occupé par un certain Alerius, et un manse à 
« Longa Petra ». 

F, p. 90.— G, fol. 24 V (n» 32). — //, n» 36. —J, p. 45 (n« XXXVI). 
PuBL. : Pérard, Recueil, p. 45. 
Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 448. 



LVni. — c. nunc F.—d. omnis H. — e. Adonis et alia IIJ. — f. quod 
vero H; quod vero J. — g. synodali GHJ. — h. G et II donnent au 
lieu de S. la copie d'une note tironienne; signum J. — i. Wberti //. 



1. On retrouve les différents témoins qui ont souscrit cet acte dans le 
cartulaire de Saint-Vincent de Màcon: Jean, prévôt, n" 27, l.'X), 205, 229, 
242, 267, etc.; Gundolricus, sous la forme Gundulricus, n* 406 et Qun- 
duldricus, n° 478; Amblardus, n" 478; Ayminus, avec le titre do cha- 
noine, n- 406 et 426, et d'archidiacre, n' 478; Ubertus, n" 205 et 478 ot, 
sous la forme Huniberlus, peut être dans le n" 141, certainement dans le 
n* 130 (per manum Humberti lévite). 

10 



— 146 - 



Karta Ansedei et uxoris ejus. 

In Dei nomine, ego Ansedeus" et uxor mea Fredeburgis, 
pavantes diem extremse vocationis, donanius pro animae nostrse 
remedio donatumque in perpetuum esse volumus res nostras 
ad monasierium sanctse Marias et sancti Pétri atque sancti 
Benedicti Floriacensis loci, ubi ipse sanctus Benedictus débite 
quiescit honore, et ubi prseesse cognoscitur vir venerabilis 
abbas Richardus, una cum turba plurima* monachorum ibidem 
Deo famulantium : quae sitœ sunt in page qui vocatur Adamos 
et in villa quee dicitur Adatens'', hoc est mansum I, ubi Alerius'' 
visus fuit « manere, et alio manso a longa Pelra et quicquid ad 
ipsos^ mansos videtur aspicere, cum terris indominicatis et 
pratis, silvis, cultis et incultis, exitibus et ingressibus, totum 
ad integrum benivolo et promptissimo animo concedimus, con- 
cessumque in perpetuum esse volumus, et de nostro jure et 
potestate in illorum jus et potestatem transfundimus. Si quis 
vero quod futurum non credimus, si nos ipsi aut uUus etc.» 

Actnm Patriciaco monasterii. 

S.* Ansedei et uxoris ejus Fredeburgis ac filiœ eorum Ingel- 
trudis qui hanc donationem fieri fecerunt' et firmaverunt^. 
SS.* Aynrici' ducis Burgundionum. S." Widonis. S." Wa- 
rulfi. S."» Rotberti. i» Beraldi. 

Data in mense junio, anno XVI » régnante Lothario rege. 

Richardus P notarius» et levita scripsit. 



LIX. — a. Ansedens J.~ b. plurima turba H.— c. Adateux G; Aden- 
tenx IlJ.— d. Alesius G.— e. est IIJ.— {. ipso H.— g. etc. omis par G. 
. — h. S. barré F; G et H donnent au lieu de 8. copie d'une note 
tironienne; signum J. — t. fecerunt omis par H. — j. fieri et firmare 
rogaverunt GJ. — h. SS sont barrés avec deux points entre eux 
dans F G et H; signum J. — l. Aynrici omis par HJ. — m. FGH ut 
supra (h); signum J. — n. Au lieu du chrismon ordinaire G donne 
R barré; H un chrismon un peu compliqué et J le mot signum. — 
0. anno de- régnante J; de- termine une ligne, la suite cime sexto 
est tombée. — p. Ce nom est précédé d'une note tironienne dans H. 
— q. monactius GIIJ. 



- 147 — 

LX 

Compiègne, 974, après le 12 novembre. 

Lolhaire, roi de France, à la prière de l'abbé Richard, confirme 
au monastère de Fleury, l'immunité accordée par ses prédéces- 
seurs et assure la libre élection des abbés. 

C, p. 149 (copie abrégée). — E, fol. 295 v». — K, p. 198, d'après B, 
fol. 66. — L, p. 186, d'après B, fol. 66 v«.— M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, 
p. 343 (copie très abrégée). — Z, Bibl. nat., ms. lat. 12070, fol. 265 
(copie du 4 mars 1659, par Fr. Pierre Busson pour dom Placide Bertheau), 
d'après B. 

PuBL. : Ree. des histor. de la France, IX, p. 636, n* XXV (d'après 
une copie de Mabillon dérivant d'un cartulaire). 

INDIQ. : 6, fol. 325 V, d'après B, fol. 66 v«.— Bibl. nat., ms. lat. 12670, 
fol. 270, d'après B, fol. 66. — Bréquigny, Table chronol., l, p. 453. 

In nomine sanctœ et individuae Trinitatis, Hlolharius», divina 
propiUante clementia* Francorum rex. Cum pravorum homi- 
num° inoribus jam sub fine sœculi sancta Dei ecclesia gravius 
premitur, nobis, quibus regni imperium cœlesti providentia 
committitur, instare vigilantius oportet ne [Domini] nostri 
Jesu sponsa, pia videlicet ecclesia, a nostris patribus exaltata, 
suée dignitatis detrimentum patiatur, si supernae gratiee muni- 
ficentia nostrse majestatis imperium muniri volumus et ad illam 
seternitatis dignitatem tendimus. Unde justis servorum Dei 
petilionibus, divini cultus amore, faventes, notum esse volu- 
mus omnibus episcopis, abbatibus etc. ut supra in diplomate 
ejusdem régis Hlolharii sub n" LV, usque ad quieto ordine pos- 
sidere. Et quando quidam divina vocatione supradictus abbas 
vel succossores ejus de bac luce migraverint, quamdiu"* ipsi 



LX. — a. Lotliarius CEKLZ. — b. gratia C. — c. Ici s'arrête C qui 
renvoie au diplôme de Louis V (plus loin, n' LXIV) et ne donne 
que la date. — d. quando E. 



— 148 — 

itionachi inter se taies inveniri potuerint, qui ipsam congrega- 
lioiiem seoundum regulam sancti Benedicli regere valeant, per 
hanc nofiLrani aulorilatcm et consensiim' licnntiam iiabeant 
abbales eligendi, qualenus ipsos itionaclios, qui ibidem Deo 
famuiari videntur, pro nobis et conjtige proleque nostra alque 
stabilitate totius regni noslri'' nobis a Deo» commissi atquo 
conservandi, jugiter divinam '' misericordiam exorare delectel, 
et (juidquid de rébus praTati monasterii fiscus exigere poterat 
praîfato monasterio ejusque congregationi ibidem Deo' famu- 
lanti concessimus ut eis ad divinum> servilium peragendum 
augmentum vel supplementum fiât. Et ul ha?c auctoritas* nos- 
tris fulurisque temporibus, Domino protegente, valeat incon- 
vulsa nianere ', eam manu propria subtertinnavimus et annuli 
nostri impressione sublcrsigillari'" jussimus. 

Actum Compcndio, palatio régis, anno dominicee incarna- 
tionis" DCCCCLXXIIII, anno XXI régnante Hlothario" glorio- 
sissimo regei". 
Signum Hlotharii? (Monogramma^l gloriosissimi régis. 
Ego Adalbero, regius" notarius, ad vicem domni' Adalbe- 
ronis", Remorum" archiepiscopi summique* cancellarii, re- 
cognovi". 



LXI 



Paris, 8 septembre 975. 

Adelehne, chevalier, d'accord avec son counn Bouchard, donne à 
l'abbaye de Saint- Benoit un crucifix d'argenl, el, en outre, du 



LX. — e. et consonsum omis par K. — f. nostri omis par E. — 
{]. bomino EZ. — h.. Doinini EKL. — i. Doiiiinu K. — j. Dei KL. — 
k. autaritas E; aullioiitas LX,. — /. inconiiissa jiermanere E. — 
m. subsigillari A'; subtus sigilluri L. — ?i. incurn. Juin. A'. — o. Lo- 
tliario CEKLZ; Lotario M. Corr. Hlotliario. — p. rogo glorinsissimo C. 

— q. Lolliai'ii CEKLMZ. Corr. Fllolhaiii. —r. Le iiïonogra)nine omis 
par C. — s. régis M.— i. domini VEZ; omis par K. — u. Adolberonis Z. 

— D. Hhemnrum C: Rfirnensis E. — .v. et sumini CELMZ. — y. roco- 
gno\it E; uiitis pur L. 



— 149 — 

consentemenl de son seigneur, Hugues Capet, duc des Francs, 
une terre dite Villiers, au pagus de Sens, avec l'église dédiée à 
Notre-Dame, pour les revenus de la dite terre être employés à 
l'entretien du luminaire devant le crucifix. 

C, p. 76, « extrada de quodam textu argenteo thesauri »*.— B, fol. 146. 
—K, p. 202, d'après B, fol. 35.— L, p. 522, d'après B, fol. 35.— M, Bibl. 
nat., ms. lat. 12739, p. 355, copie abrégée. — N, Bibl. nat., coll. Moreau, 
vol. 11, fol. 165, d'après C (copie datée du 1" déc. 1764). — Z, Gallia 
christiana, VIII, preuves, p. 485. 

PuBL. : Mabillon, Acta SS. Ord. S. Benedicti,\, p. 246 (éd. abrégée). 
— Gallia christiana, loc. cit. 

INDIQ. : b, fol. 324, d'après B, fol. 35. — Invent, de 1790, art. 140'. — 
Bréquigny, Table chronologique, I, p. 451. 

Oinnipotentis " Dei misericordia plurimum voluit humani 
generis decus extollere, dum cuique mortalium^ largiri digna- 
tiir ut ex terreais cœlestia et ex transitoriis sempiterna valeat 
lucrari prœmia, dicente" Domino per angelicam vocem : « Fi- 
ducia* magna est' coram summo^ Deo eleemosyna omnibus 
qui faciunt eam'. » Igitur» ego, in nomine Domini Salvatoris 
nosiri *, Adelelmus ', miles, tamJ magnam misericordissimi * 
redemptoris mei clementiam mente devota considerans mo- 
dumque meae vel ' humanaefragilitatis attendens" acpavescens 



LXI. — a. Cette charte est précédée dans C du titre : « Incipit carta 
Adelelmi militis de potestate Villaris ad lumen hyconiiB J. C. D. n. in 
loco P. Benedicti constitutaî. » Et dans E : « Charta Adelmi militis de 
donatione ecclesise ac loci Villaris Sancti Benedicti. » — b. mortali EK 
LZ. — c. ipso Z. — d. Fiducia omis par CE. — e. est omis par K. — 
f. summo omis par K ; Deo summo Z. — g. ideo M. — h. in Dei nomine 
summi salvatoris Dei KZ; igitur in nomine summi salvatoris Dei ego L ; 
in nomine jusqu'à nostri, inclus, om.is par M. — t. Adalelmus CZ ; 
Adelmus E. — j. t&m jusqu'à occulta inclus, omis par M. — k. mise- 
ricordissimi omis par E. — l. licet C; meae vel omis par E. — m. in- 
tendens EKL. 



1. Il s'agit, d'après une note de Dom Gérou, d'un évangiliaire couvert 
de lames d'argent, conservé dans le Trésor des reliques. 

2. « Trois coppies de la donation de la terre de Villiers-Saint- Benoit 
du 6 septembre 975, dont l'une est informe ». 

3. Toh., IV, 12. 



— 150 - 

diem tremendi judicii, in quo manifesta erunt omnia cordis 
noslri occulta, proinplissima" devoLiono oITero Domino Salva- 
tori nostro ojusque oxiinio confcssori [lati'iijue iiioiiacliorum, 
beato scilicet" Bénédicte ahbati, insignem crucem argenteam 
vuitu Salvatoris noslri'', qui' prC noslris reatibiis in ea impie- 
Late Judœoriim appensus' fuit, insculptam, ea ' scilicet devo- 
lionis meœ voluntale ac" desiderio ul qui pro rederaptione 
liumani generis etsalute in crucis* ligno-' pendens morte sua 
niorlom deslruxit et diabolum superavit, meorum v criminum 
pondus oblilerare* digtietur, et ut eamdeju, (juam pro ineai 
hujus oblalionis munere" ab ipso mundi Salvalore relribulio- 
nem mo percopturum sporo et ardenter exopto, omni affectu 
volo et desidero, Adelelmus* ac" Burcardus'' omncsque chris- 
tiani pro suis absolutionem recipiant culpis, qualenus ipsa 
crux salutifcra et venerabilis sit liberalio ac" levamen lotius 
mundi, et cum ipse Dei (llius in majostate sua munduiii judi- 
care venerit sufcquo passionis, quain pro mundi piaculis per- 
tulit, stigmata, cum ejusdem'' crucis ostensione, praesentibus 
angelis cunctisque nslantibus sanclis' liominibus, oxbibuerit, 
sit mihi hase crux sancta omnibusquo ia crucilixum credenlibus 
solamen ot remedium et illud pondus inefl'abile quod in ea 
pependit pro mundi ([uiete, meorum criminum •■ pondus cunclo- 
rumque lidelium ' chrislianorum dignoluroxonerare et alluviare 
omnique stcculorum lempoie sil niibi et omnibus bominibus 
commune propitiabilc. (Juin uliam' dono donaluuiquu in per- 
petuum*' osse volo' ad honorem seu illuminationem ejusdem'™ 
viviflcee venerandteque crucis nostri" Salvatoris" et eidem 



LXI. — 11. pra38enti88iiua C. — o. scilicot omis par E. — p. nus- 
tri Salvatoris ELMZ. — q. quali CZ; qualiter M, — r. pru omis 
par K. — s. appositus Z. — t. ea sciliciil jitscpt'à quin otiam Juno 
l'xclusircment omis par M. — u. et A'. — i'. et sahUem crucis 2. — 
X. signu A". — y. cl meurum EL. — z. oblitterare C£L. — a. pro luijus 
oontiililionis meœ iiumere C; pro ejustiotn mea) coiitiililionis iiiiinei'ii K; 
pro hujus me!i3 oblalionis muiicro L; pro hujus meaj cimtulilionis mu- 
nere Z. — h. Aduieluius Z. — c. et A'; ut E. — d. Burcliardus A'. — 
(!. et A'. — (. eadoin CELZ. — g. snnclisiiuu E. — h. nioorum nmnluai KZ. 
— i. lideliuiu omis par E.^. r|uaro A'L; ijuocirca Z. — /(. in perpetuuui 
omis par K. — l. douatumque volo iu perpetuum C. — m. ejusdem omis 
par E. — n. nostri jusqu'à Benedicio inclus, omis par M.— o. nostri 
Salvatoris omis par C. 



— 151 — 

praelibato eximio Christi confessori Benedicto qiioddam jiiris 
mei praidium in pago Senonico r siluni, vocabulo Villaris dic- 
tura, cum ecclesia honori bealœ Mariai dicata, cum terris qua3- 
silis» vel acquirendis et mancipiis utriusque sexus, silva quo- 
que et pratis, aqiiis aquarumque' mealibus tam' pro remedio 
anima? meœ ac senioris mei inclyti Francorum dncis, lliigonis, 
quam et' pro genitore meo Rolberto " et génitrice meanoraine" 
Berlha-^ et» pro Burcardo' seu etiam" cunclis* parenlibus 
meis et" amicis necnon et pro omni clirisliano populo ■'; quod 
de meo jure et poteslale ia jus et dominalionuin sa-'pofati 
domini confessoris Benedicti ejusque monachorura cedo alque 
translundo ad illuminaiidam sciticet sempiterni régis icoaemt, 
ita ut quidquid ab liodierna'' die et deiiu'e'ps ex ipsis rébus 
lucraluni fuerit, omni humano poslposito" usu*, solius ima- 
giixis Domini ',_ ut prœfatum est, servilio depulelur. Si qûTs 
vero hanc nieœ devotionis' oblationem ex parenlibus meis seu 
aliqua aliuiide inlromissa* persona calumniœ suïe sufllaminis 
obico irapedire templaverit aut' ei refragari aul aliquam resul- 
tationem" inferre conatus fuerit, irnprimis olï'onsain cunclipo- 
lenlis Dci seiucurrere sentiat saocluui([ue ac prcliosum* Do- 
mini confessorem Benedictum sibi in omnibus impugnatorem 
habeat, nisi° cilissime'' a sua malignilate convertcado' resi- 
puerif insuperque' quoque' parlibus" saucti Benedicti auri 
libras decem, reguin Francorum et principum ' judicio coaclus, 
exsolval, ejusque conatus ad nichilum sil semper redactus. 
FriBloi'oa si quando-' furte in ulterloribus» oevi temporibus eve- 



LXI. — p. Souùnensi E. — q. ûcquisitis EL; aqiiisitis K. — r. et 
aquarum C. — s. tam omis par M. — /. quin etiaiii C; (|iiiQ et M. — 
u. rtoborto C'A'. — V. numiue omis par C. — .«. Borta ELZ. — y. ni 
omis par CE; utque Z. — r. Burclmrdo M; Burccurdo K ; Borardo E. 

— a. et ELMZ ; l'tiam pru K. — b. uliia M. — c. ot jusqu'à cnicie- 
lur inclus, omis pur M. — (/. populo christianû K. — e. icouiam C; 
hyconiani K; lyconiam Z. — f. Uodierno E. — y. proposito C; |)rEBpo- 
silo E. — II. usui EL. — i. Domini omis par C. — j. moara dovo- 
tam EKLZ. — h. iiitcrmissa E. — /. nut jusqu'à, coiiiitiis l'uerit 
inclus, omis par EKL. — m. rorulalioucin /. — ri. ac pretiosum omis 
par EL. — o. ne E. — p. CL-rtissime C; ocissime Z.—q. couloiiduudo EL. 

— r. resipiâcal EKL. — s. i-osip'ierit justis quoquu (J. — t. quoque rem- 
placé par des points EKL; omis p:u- Z. — u. preoibus C; parlibus 
remplacé par des points EL. — i.\ principum multorum judicio CZ. — 
X. quis C. — !/. veteriuribus EK. 



— 152 — 

nerit, quod absit, ut ah ooJem sancli Benedicli cœuobio aliquis 
polens tyrannidein exercens seu aliquis apostata cucullatus qui 
cas meœ pifc donationis '• res abstrahere " quoqtio modo nisus 
l'uerit, aut suis aul' alterius usibus, non' stepefalie'' Ghristi 
imagini' deputaverit, primo'' corporaliter' judîcio Dei ^ se 
valide mulctandum ' senliat atque in die districti exarninis 
maledictioiiis Anania'îdainiiationisque Saphira?-* Dathan quoque 
et Abyron* particeps eniciatur, cumque in illa die, ardente' 
uiundo, sib'num crucis in cœlo paruerit" neque cum Dec 
iieque cum angelis ejus partom aut sociolatem habeat sed cum 
diabolo semiier in inferno geliennali iricendio telornaliler" cru- 
cietur. El ut hioc caria" cerlior'' habealur et in postorum 
inconvulsaï tenealur tnariibus enm propriis"" siibler' firmavi ac 
seniorem meum inclytiun ' duccui Francorum Hiiyonem" ac" 
Bui'oardum ""i consobrinum moum, pluresquo ciEtorosi' nobiles 
precatus sum corroborare*. 

Actutn Farisiis" in nobilium conventu publico. 

Signum Adelelmi et Burcardi* qui hanc donationem fece- 
runl, Signum' Hugonis, ducis Francorum. S.'' Odonis, comitis. 
S."* Alberici'. 3/ Emmonis. S.'' Droconis''. S.** Anselmi». 
S.'' Gualterii''. S."* Erviui. S.'' Guallerii ', et allerius Guallerii^. 
S.'' Hugonis. S."* Corbonis*. S,"* Gauzberti'. S.'' Roterici". 
S."* AdeliB comitissse. S."* Milonis comitis, (ilii ejus. 



LXI. — i. mea3 devotioriis C; :no;o |)ra3(Jeiiominatiuais J'.L; me;e 
pronaî devolionis Z. — a. abstulorit EL; abstulere K. — 6. vel 
ELZ. — r. nisi CZ. — rf. sa preefatœ C. — e. imagini Christi A'. — 
f. pi-foviû EKL. —g. corporali EKL. — h. Dei omis par K. —i. judi- 
cttndum EL. — j. Sappliirœ C. — k. Abiron CKLZ. — (. ardeiidaîf. — 
m. pervenerit EL; apparuerit Z. — n. aetorimli EL. — o. charla L. — 
p. communior C. — q. iriconcussa E. — r. propiiis uianibus t-axa Z. 

— s. subscriiito firniiivi C; subtus EL.—I. inclitum KLZ.—u. Hugonem 
omis par K,~v. et E.—x. Buriiiardiim .1/. — ;/. alios M.—:, roborure C. 
—a. Parisii CMZ.— b. Burccardi K: nuicliardi M.—c. i-iS. K; S. 6arrc 
L; S. aMZ. — (I. S. omis devant loits les noms propres par CEKLZ, 
xauf (levant Odonis où E donne S. et L S. barré. — e. Alboriri omis 
jiar EKL. — f. Emmonis, Droconis oînis pur EL. — ij. Anselini Z. 

— /(. Vuallhcrii E: Vaklicrii L. — i. Galllierii EL; Otu\lltitn omis par 
M. — j. et alterius OuallPi'ii omis p.ir E.)l; Wulli^rii CZ: (.lalt.rii A'; 
Valtheiii L ; forr. Giiallerii. — h. Hugonis, Corbonis omis par EAL — 
/. Gauzberti omis par K: Gauberllii C; Gauberti E^ Gantlwrii L; 
Gausberti Z. — m. Roterici omis par GEL; Rolroci MZ. 



- 153 — 
Datum " VI idus septembris, anno XXI gloriosi régis Hlo- 
tharii", indictione III». 



LXII 



ACTE SUSPECT 



977. 



Gombaud, évoque, et son frère Guillaume Sanche, duc des Vascons, 
rétablissent l'ancien monastère de Squirs, actuellement La Réole, 
détruit par les Normands et le restituent à l'abbaye de Fleury et 
à l'abbé Richard, avec licence pour les dits abbé et moines de 
Fleury d'y établir un abbé ou un prévôt, à leur choix, et inter- 
diction à toute puissance laïque ou ecclésiastique de porter 
atteinte aux biens du dit monastère. 

C, p. 402. — ^, p. 211 ". — L, p. 525, d'après B, fol. 183 v'.— O, fol. 1. 

— X, Bibl. nat., ms. Baluze 46, fol. 223 (d'après le Cartul. de La Réole). 

— Y, Bibl. nat., ms. Dupuy 822, fol. 100 (même source, copie de Jean 
Besly, père).— Z, Marca, Ilist. de Béarn, 1. III, ch. 5 (Paris, 1640, in- 
fol.), p. 210 (ex tabulario Regulensi). 

Puhl. : Marca, toc. cif. — Labbe, Novœ bibliothecse manuscriptorum 
t. II, p. 743 (Ex tabulario ejusdoin cœnobii ot ex veteri membrana ante 
quadringentos annos ut quidem V. C. Joanui Besleyo videbatur.) — Ch. 
Giraud, Essai sur l'histoire du droit français au moyen âge, II, p. 510 
(e.\traits). — Gallia chinstiana, I, col. 215'. — Gauban, Histoire de La 



LXI. — n. Data M. -t- o. Lotharii CEKL. 



1. Sur l'authenticité douteuse de cette charte, voyez l'Examen à la 
suite du texte. 

2. La copie K n'est qu'une transcription de l'édition de Marca (Z) 
avec addition des passages particuliers au texte du cartulaire perdu Jo 
Saint-Benoit-sur-Loire {B, fol. 183 v) ; nous n'avons par suite utilisé K 
que pour ces passages. 

3. L'édition du Gallia christiana qui donne en référence « ex tabu- 
lario hujus monasterii » n'est en réalité que la reproduction textuelle de 
l'édition de Marca. 



— 154 — 

Réole, p. 545 (d'après O). — Imbart de La Tour, Les coutumes de La 
Réole, dans les Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux, 1894, 
p. 102. — J. de Jaurgain, La Vasconie (Paris, 1898, in-8°), p. 327. 

Indiq. : b, fol. 329, d'après B, fol. 183. — Dadin Hauteserre, Rerum 
Aquitanicarum libri quinque, II, p. 292. — Bréquigny, Table chro- 
nologique, I, p. 457.— Archives historiques de la Gironde, II, p. 320; 
V, p. 101. 



Appendice 

Gombaud, évêque, et son frère Guillaume Sanche donnent au mo- 
nastère de Saint- Pierre de La Réole l'église Saint- Martin, 
l'église Saini-Pierre des Esseintes, avec l'église Saint-Agnan, 
l'église Sainte-Aurèle avec des pêcheries dans la Garonne, 
l'église Saint-Pierre de Bassanne, avec l'église Saint-Sauveur, 
la sixième partie de l'église de Saint-Front (Fontet?), le marne 
d'« Alba Marza » avec bois et vignes, l'église Saint-Érard de 
Duras, la moitié de l'église Notre-Dame, l'église Saint-Paul 
« ad Andria », l'église Saint-Pierre « Areolimito », l'église 
Saint-Martin à « Corbiana », l'église Saint-Jean « ad Poz », la 
moitié de l'église Saint-Cosme, l'église Saint-Martin de Villan- 
draut (?), l'église Saint-Martin « in Landa grandi », l'église 
Saint-Vivien « in valle Guntardi », l'église Notre-Dame de Vil- 
leneuve (aujourd'hui Gironde), le monastère de Saint-Caprais 
de Pontonx, donné par Arector, vicomte de Tartas, à son fidèle 
Nellus qui l'avait abandonné au monastère de Saint-Benoit au 
temps de l'abbé Amalbert. 

M, Bibl. nat., ms. lat. 12751, p. 538 (ex tabulario Regulensi). — 
O, 1" fol. 1 ; 2'' fol. 33 v. — Z, Bibl. de Berne, ms. 48, fol. 1, copie 
du xr siècle. 

PuBL. : Imbart de La Tour, loc. cit., p. 164. — J. de Jaurgain, op. cit., 
p. 546. 

Indiq. : Marca, op. cit., p. 210'; Labbe, op. cit., II, p. 743'. 



1. L'acte de dotation est réduit dans Marca et dans Labbe à une forme 
très sommaire. A la suite de l'acte de restauration, immédiatement 
après les souscriptions et toujours sous la même référence ex tabula- 
rio Regulensi, l'un et l'autre auteur donnent le texte suivant : « Prse- 
terea ego Grombaldus, Vasconise episcopus, et frater meus Willelmus 
Sancii monasterio B. Pétri quod vocatur ad Regulam, quod beato Bene- 



— 155 - 

Anno dominicBB incarnalionis DGGGGLXXVII, indictione V*. 
In nomine sanctœ et individuœ Trinitalis, ego Gumboldus" 
episcopus* et frater meus, Willelmus Sancio", duxVasconum'', 
tactidivino amore', super peccatorum nostrorum gravi' recor- 
dalione, pro remedio animarum nostrarum parentumque seu 
fideliuin nostrorum et eorum qui nobis in opère deiflco adju- 
tores», fautores et consuUores extiterunt, decrevimus quoddam 
monasterium noslri juris in honore* sancti Pétri principis 
apostolorum dicatum, cum consiiio iidelium nostrorum, ad 
prislinum reducere statum'. Siquidem ex antique omnibus 
notum erat^ ibidem monasticœ inslitulionis observantiam * 
floruisse, et idcirco cum anliquitus idem locus diclus fuerit 
Sguiri", modernis lemporibus dicitur" Régula. Quibus super 
tali deiiberalione mullimoda animi anxietate fluctuanlibus per 
eam quse in anliquis reperitur" sapientiam compertum est ante 
Normannorum irruptionem et sui deslructionem idem monaste- 
rium cœnobio FloriacensiP et disposilioni' abbalis cœnobii ' 
fuisse subditum, sed' quod et iugubri satis devastatione paga- 
norum non solum utriusque monasterii sepla verum etiam 
tolius Galliae et Aquitanise nonnulla perierunt municipia. Unde' 
communi" consiiio propinquorum seu fidelium nostrorum 
quemdam clericum iegationis nostrœ bajulum ad venerabilem 



LXII. — a. Gumbaldus OZ; Gunboldus A'. — b. episcopus Wasconio 
OXYZ. — c. Sanctio L; Sancii OXYZ. — d. Wascorium O. — e. timoré 
A' y. — f. gravi omis par Z. — g. adjutores omis par OXYZ. — h. ho- 
norera Z. — i. statum ; Notum vero erat omnibus ibidem ex antiquo mo- 
nastice institutionis OXYZ. — j. extat L. — k. observanliam ojnts 
par C; regulam OXYZ. — l. sit XY. — m. Squiars L. — n. dictus L. 

— 0. reperitur omis par Z.—p. cœnobio Floriacensi fuisse subditum Z. 

— q. dispositione L. — r. abbatum Floriacensum O; abbatis Floriacen- 
sium XY. — s. subditum, non solum enim utriusque monasterii septa 
Iugubri satis devastatione paganorum verum etiam OX YZ. — t. muni- 
cipia, ex bac re nullum potuerunt invenire testamentum priscorum 
virorum autoritate sancitum CKL. — u. Unde cognitum consiiio X; 
cognitum corr. en communi Y. 



dicto Floriacensi reddidimus, hsec sibi appendicia solemni donatione 
pei'petuo aflirmavimus; ecclesiam videlicet B. Martini cum clausis et 
reliquis ediUciis. His itaquo taliter peractis. . . » suit le texte du préam- 
. bule des Coutumes tel qu'il est imprimé ici dans la première colonne à 
la lin de l'acte de dotation. 



— 156 — 

nbbalem Hiclinrfliiin " Tmlresque Floriacenscs', cum oinni 
supplicatione direxiinus prccantes ut quos" placeret de suis 
monachis Iransmitteret', qui amissa l'eciperent", deslrucla 
a fundamenlis resarcirent el aîiipioil lucriun animariim ibidem 
acquirerent, quippc bonc odoriferam'' famam de eorumspiriluali' 
schola et singulari'' conversalione audieramus. Donamus igilur" 
doiuitiiiiKjuc'' jierpeluumi' esse volumus cum hac testamenti 
aulorilale monasleriurti nosirum vouabulo Squirs*", quod l'un- 
daluin est ia regno' Vasconiae, in ])ago AlliardensiJ, super 
ripam Garonnaî* fluminis cum omnibus ad se pertincntibus, 
hoc est ecclesiis, villis, mansis, vineis, silvis, pratis, pascuis, 
molendinis, aqiiis aqiianimvo' decursibus el ornnilais'" aiqieu- 
diciis, totum ex integro quœsitum et ioexquisitum quidquid ad 
eundem locuni" porlinel tradimus alqtie transfundimus do jure 
nostro in jus el dominationom" pru'fati raonaslerii Floriacensis 
uf ab hodierna' die"" et deinceps quidquid exinde' abbas 
et frali'es ejusdem' cœnobii facere voluerinl liberam in" 
omnibus habeant poteslatein, sivc placueril abbalem cotisti- 
luere sive pra?positum qui eisdem debeal de omnibus rationem 
reddere, ita lamen " ut non rex, non dux, non cornes, non epis- 
copus, nec-' (jua^dibot subuiissa persona aliquid do terris vel 
reddilibus ejusdem ecclosiaj audeat subtrahere, aut invadere; 
sed omnia sint in prasdicli abl)atis poteslale. Si vero, quod non 
credimus, si« nos i[)si aul aliquis de heredibus nostris aut suc- 
cessoribus vel aliqua' iiraîdictorum honoruin" persona eontra 



LXII. — V. Ricordum OY. — x. fratresque monasterii Florittceu- 
sis quud est situra in pago Aureliaacnsi supor lluvium IJgeris, ul)i 
ipsc 8unctissiniu3 pater ac (et KL) legifer muniichoniiii Benudictus 
corpore a Cassino Monte translatus rnquiesoit liuuiatus, oum umiii 
sup|)liciitione CKL. — y. prccantes ut ipse si lieri possat ud praîfu- 
tuin locum descondcret vol saltem quos placeret (plaeol Z) XZ. — 
2. trunsmil lurent L ; transmiltat /. — a. ucoiperfnt O. — /). quippo luci- 
foraui faiiiaiii OXYZ.— c. speL'iiili YZ.— d. sitigularum Z. — e. t'i'go Z. 

— /'. et donnliim OXYZ. — (j. in perpetnnra XZ. — h. Squiars L. — 
t. partilids OXYZ.— j. Aliariii.'nsi Z. — h. Guiûii* OXZ; Garumno) Y. 

— /. aquarumque OZ; aiiuaruni .V. — m. dfLMirsibus et juslitiis tutuiu 
OXYZ. — n. Irjcntu omis}:i!ir {>.\'YZ. — n. donationem CÔ; ditioneni Z. 

— p. ila ut OXYZ. — q. tiao OXYZ. — r. die omis par C. — s. die in 
omnibus (juicquid abbas OXYZ.— t. ejusdem omis par O. — u. in omis 
par C. — V. ita (Irmalum esse volumus {voluimus X) ut non cornes 
OXYZ. — X. non Z. — y. si omis par OXYZ. — 2. aliquis Z. — a. ho- 
norum omis par Y qui laisse un espuce blanc. 



— 15T — 

causare sive calumpniare* voluerit, in primis quod repetit non 
evindicet", sed insuper a sancto"* Petro, cui Dominus" ligandi 
et solvendi potestatem dédit'', in cujus honore iadem» locus 
est dedicatus, se damnatum et obligatum* sciât perpetuo ana- 
themate. Et ut haec carta* firma et inviolabilis' permaneat 
non solum subterfirmavimus * et fidèles nostros' sublerfirmare"* 
rogavimus, sed etiam", adhibitis sanclorum pignoribus, omnes 
pariter juravimus cum obtestatione" nominis Deif nos haec 
observaturosquœ' prœsenti' conlinentur testamento. Hi' sunt 
testes et hujus prœcepli confirmatores quorum vocabula 
solemni constitutione' liquescunt descripta". 

f Signum Gumboldi* episcopi qui banc donationem devoti» 
cordis instantia Deo redemptori concessit. 

t* Signum Willelmi Vasconiœ ducis, fratris ejusdeui, qui 
donum Deo traditum mire" corroboravit. f Signum Guillelmi 
Garsiœ, nepotis ipsorum*. Signum Rotgarii vicecomitis^ Sig- 
num Utzan Amaneii"*. Signum Seguini vicecomitis". Signum 
Areolidat vicecomitis''. Signum Arnoldi Amaneii». 



LXII. — b. causari vel calumniari OXYZ. — c. evendicet OXYZ. 

— d. summo L. — e. Dominus omis par O. — f. tradidit potestatem 
OXYZ. — g, idem LOXZ. — h. et obligatum omis par YZ. — i.chartaL. 

— j. iaviolabiliter 0. — h. subtus firmavimus L. — l. subterfirmavi- 
mus et fidèles nostros omis par X. — m. subtus flrmare L. — n. et 
OX ; etiam omis par Z. — o. obsecratione Z. — p. Domini corr. en 
Dei O; Domini Z. — q. qui 0. — r. in prsesenti OXYZ. — s. li L; Hii 
OXY.— t. quorum inferius vocabula constitutione OXYZ. — u. sunt 
descripta L; descripta sunt OXYZ. — v. la croix omise par OZ ; 
S. pour signum A'; S. t Y.—x. Gomboldi L; Gumbaldi Z.—y. dévote X. 

— z. ha croix omise par LOZ; S. barré L; S. pour signum X; 
S. t i'- — a- mire omis par L. — b. Signum Guillelmi Garsiae nep. ips. 
avant t Signum Willelmi Vase. duc. C; t signum Guillelmi Garsise nep. 
ips. omis parL; S. Garsi» nep. ips.O; fS. Garsi» nep. ips. X : S. t Gar- 
siaenep. ips. Y; S. Garciaj nep. ips. Z. — c. Sig. Rotagarii vicecomitis C; 
Signum Rotgarii judicis at5ec une note tironienne devant signum O; 
S. Rotgarii judicis XZ; S. t Rotgarii judicis Y; le mot vicecomitis donné 
par Cet L l'est également par l'analyse b. — d. S. Hutsan Amaneii C; 
Ammaneri L; note tironienne devant Signum O; S. pour Signum 
XZ; S.t Sans AmaneuY.— e. 8. pour signum; note tironienne devant 
signum O; S. Siguini vicecomitis A"; S. t Seguini vicecomitis avec note 
tironienne devant S. Y; Signum vicecomitis Ezii Z. — f. S. pour 
Signum CXZ; note tironienne devant Signum O; S. t Areolidat vice- 
comitis auec note tironienne devant S. Y. — g. S. Arnoldi Amaneii C; 
amaneri L; note tironienne devant signum O; S. pour signum X; 
S. t Arnaldi Amaneu ai;ec note tironienne devant S. Y; S. Arnaldi 
Amaneu Z. 



— 158 — 



APPENDICE 

Preterea « ego Gunboldus *, Vasconiœ ' episcopus, et frater meus Guil- 
lelmus"* Sancio» monasterio/' beati Pétri, quod vocatur ad Regulam, 
quod beato Benedicto Floriacensi» reddidimus, haec sibi appendicia sol- 
lempni donatione perpétue afBrmavimus; hoc est* ecclesiam» sancti 
Martini cum clausis et reliquis ediflciis, item i ecclesiam sancti Pétri de 
Lessentes * cum ecclesia sancti Aniani quae dicitur ad Sanctas ', item m 
ecclesiam sanctœ Aurelianae cum piscatoriis in fluvio Garonnae», eccle- 
siam quoque» sancti Pétri qu86 dicitur Bassanap cum ecclesia sancti 
Salvatoris, sexta quoque parte sancti Frontonis « ecclesise, curiam >■ 
etiam qu£e Alba Marza» vocatur cum silva et vineis, ecclesiam vero' 
sancti Airaldi» cum villa et reliquis in circuitu prœdiis; item» medie- 
tatem ecclesiae sanctae Mari»*; item» ecclesiam sancti Pauli quae 
dicitur ad Andria»; itemque" ecclesiam sancti Pétri que dicitur Areo- 
limito » ; item « ecclesiam sancti Martini a Corbiana ; item « ecclesiam 
sancti Johannis quse dicitur ad Poz"*; item» medietatem ecclesis sancti 
Cosm»; item^ ecclesiam sancti Martini in valle Andrald » ; item * eccle- 
siam sancti Martini in Landa Granni >; itemj ecclesiam sancti Bibiani 
in valle Guntardi * ; ecclesiam vero ' sanctae Mariée de Villanova. 

His»» itaque taliter» peractis atque»" monasterium sancti Ca- 



atque confinnatis, ad preces et ins- 
tantiam nostram prœfatus abbas 
Floriacensis, nomine Ricardus, vir 
quippe piae recordationis et pro- 
fundi pectoris cum discretioribus 
monachis ecclesiae suse, prout dece- 
bat, ad praefatumî locum, qui, ut 
dictum est, Squirs ab antiquo voca- 
batur, nunc autem Régula, de consi- 



prasii de Pontons, quod Arector 
vicecomes de Tartas dédit domno 
Netto» suo militi, et ipse postquam 
construxit cum suo nepote Ip- 
sum cœnobium perrexit ad locum 
sancti Patris f Benedicti et dédit 
supradictum monasterium sancto 
Benedicto cum omnibus appendi- 
ciis suis, temporibus Amalberti 



LXn. Appendice. — a. Preterea omis par M; In nomine patris et 
fllii et Spiritus sancti, ego 02; 1 Z. — b. Qombaldus ep. Vase. M. — 
c. Was[coni8B] Z. — d. Guillermus M; Willelmus 01, Z. — e. Sancii 
MOI ; "i Z. — f. monasterium 02. — g. Floriacensi omis par 02. — 
h. hoc est omis par MO. — i. ecclesiam videlicet MOI. — j. item omis 
par M. — k. Lessenotz M. — l. quae dicitur ad Sanctas omis par MO. 
— m. et M. — n. Garone MOI. — o. quoque omis par M. — p. Bas- 
sanna 02; 1 Z. — q. sextam quoque ecclesie sancti Frontonis 01. — 
r. curtis 02. — s. S. Salvatoris, ecclesiam sancti Frontonis, curiam 
quoque quae Alba Marsa M. — (. vero omis par MOZ. — u. Mrslàl M; 
Eraldi 02; 1 Z. — v. item om.is par M. — x. Martie 01; Marcie 02. — 
y. item omis par M. — z. dicitur Andriandrea M; quae dicitur Abrandia 
02. — a. itemque omis par M; item 02. — b. Aredimito 02. — c. item 
omis par M.—d. ad Post M; ad Pot 02. — e. item omis par M; et 02. 
—f. item omis par M.— g. Andral M.— h. item omis par M.—i. Landa 
grandi M; Lande granni 01.— j. item omis par M. — h. Gontardi Af. — 
l. vero omis par M02. — m. 1" col. MOI; 2' col. 02Z. — n. itaque 
taliter omis par M. — o. lis. peut-être Nello 02Z. — p. Patris omis 
par 02. — q. sepefatum 01. 



— 159 — 



lio nostro et voluntate praefatorum 
etiam vicecomitum ' et aliorum ba- 
ronum terras villam in page qui» 
dicitur Alliardegs» aediflcavit, jura 
sibi et ecclesiae su» et consuetu- 
dines perpetuo observandas cons- 
tituons*, easdomvero instituciones 
ratas habentes perpetuo nos et 
successores nostros observaturos, 
in animas nostras et successorum 
nostrorum cum obtestatione no- 
minis Christi pariter juravimus et 
transgressores consuetudinum per- 
petuo anatliemati prout dictum est 
subjecimus. Consuetudines vero et 
jura ecclesi» de Régula sunt hec» : 



abbatis, acceptis a supradicto ab- 
bate non parvis ornamentis in 
capis' et aliis« exeniis. 



EXAMEN DES CBARTES DE RESTAURATION ET DE DOTATION 
DE LA RÈOLE 

Le texte de la charte portant rétablissement du monastère de 
La Réole et sa restitution à l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, 
est connu par des copies qui se répartissent en deux groupes pré- 
sentant entre eux des différences notables : le premier comprend 
les copies qui dérivent du cartulaire de La Réole, et le second, les 
copies qui dérivent du cartulaire de Saint- Benoit-sur-Loire. Seul 
le texte fourni par les copies du premier groupe a été connu des 
érudits du xvii" et du xvm° siècle, et c'est encore après examen de 
ce seul texte que, de nos jours, M. Imbart de la Tour a le premier 
contesté l'authenticité de l'acte '. Postérieurement à la publication 
de son mémoire, ayant eu connaissance du texte fourni par l'un 
des cartulaires de Sainl-Benoit-sur-Loire, M. Imbart de la Tour 
a puèlié ce nouveau texte*, et, bien qu'il y ait rencontré une 



LXn. Appendice. — r. campis 02. — s. aliis oinis par 02. — t. comi- 
tum M. — u. quee M. — v. Aliardeyz M. — x. M s'arrête avec le mot 
constituens. — y. Suit le texte dit des Coutumes de La Réole. Voy. 
ce texte dans Imbart de la Tour, loc. cit. 



1. Les Coutumes de La Réole, dans les Annales de la Faculté des 
lettres de Bordeaux, 1893, p. 221-263. 

2. Ibid., 1894, p. 99-119. Cf. J.-F.-Bladé, L'Évêché des Gascons 
(Paris, A. Picard, 1899, in-S") ; dans ce mémoire M. Bladé reprend à son 



— 161 — 

lions de l'évêque de Bazas sur leur monastère'. — 2° Dans Pénumé- 
ration des droits concédés, se trouve le mot justitiis que M. Imbart 
de la Tour a entendu dans le sens de « pouvoir judiciaire et droits 
qui s'y rattachent », et dont l'emploi dans ce sens, serait, d'après 
lui, sans exemple à cette époque. Il n'y a pas lieu de discuter ici 
ni de déterminer la portée de ce mot, puisqu'il ne figure pas 
dans le texte du cartulaire de Saint-Benoit-sur- Loire et peut par 
conséquent être considéré comme une interpolation faite à La Réole. 



dérer que le style de l'Annonciation, a été d'usage dans le sud-est de 
la France durant le haut moyen âge il convient de dater le concile de 
Saintes de 1081 (n. st.) comme l'ont fait MM. Imbart de la Tour et Bladé. 
L'année du règne de Philippe I" (22*) mentionnée dans la date de l'acte 
du concile donne également 1081 ; en effet le 8 janvier de la 22* année 
de Philippe I", à compter de la mort de Henri I" (4 août 1060), est le 
8 janvier 1082 (n. st.), ce qui est inconciliable avec l'année de l'incarna- 
tion (1080) fournie conjointement, mais, si l'on compte les années du 
règne de la date du sacre, c'est-à-dire du 23 mai 1059, l'on arrive au 
8 janvier 1081 (n. st.). 

1. Depuis que ces lignes ont été écrites, M. l'abbé Degert a publié 
dans la Revue de Gascogne, XLI (1900), pp. 1-3, 125-140, 288-301, un 
travail sur VEvêchê de Gascogne. On remarquera que nous avons rejeté 
le mot Vasconise après examen comparé des manuscrits et en nous 
appuyant sur des considérations d'ordre diplomatique, c'est-à-dire pour 
des raisons extrinsèques; notre conclusion laisse entière la question 
controversée de l'évêché des Gascons, tel qualificatif géographique qu'on 
voudra, pouvant être suppléé après le mot episcopus. M. l'abbé Degert 
a fourni un argument assez solide en faveur de l'existence réelle d'un 
évêché des Gascons formé par la réunion des anciens évêchés de Dax, 
Aire, Bayonne, Lescar et Oloron ; il a remarqué en effet qu'il est peu 
vraisemblable qu'au concile de Saintes, cent ans après Gombaud, les 
moines aient pu supposer, en présence de prélats de la région et notam- 
ment de l'évêque de Bazas, l'existence d'un évêché imaginaire. Nous ne 
croyons pas cependant, comme l'a affirmé M. l'abbé Degert, que la copie 
de l'acte de dotation insérée dans un ms. de Berne, nous fournisse de 
cet évêché une mention antérieure à 1080; le rédacteur du catalogue des 
mss. de Berne en datant le ms. du x* siècle a évidemment voulu parler 
du ms. lui-même et non d'un texte copié sur une feuille de garde; 
M. Degert indique dans une note que l'un des auteurs de la présente 
publication en lui signalant la copie de Berne lui a donné la date : 
milieu du xi* siècle; il n'y a pas tellement loin entre « milieu du 
XI' siècle » et 1080 que l'on ne puisse placer aux environs de cette date 
l'époque où la copie fut exécutée, d'autant plus que cette copie contient 
l'une des formes les plus interpolées de l'acte de dotation. Quoi qu'en 
dise M. Degert, les moines de La Réole nous paraissent bien avoir été 
des « professionnels de supercherie » ; on reproche à M. Imbart de La 
Tour d'avoir déclaré fausse la bulle d'Alexandre II de 1072 dont l'ori- 
ginal existe, cela est exact; mais les observations de cet érudit au sujet 
des autres bulles nous paraissent acquises ; il n'est pas douteux que les 
bulles de Grégoire IV (829), Léon VU (938-839), publiées plus haut sous 
les n" XVIII et XLV ont été interpolées à La Réole. 

11 



- 162 - 

On remarque d'autre pari dans le cariulaire de Saint-Benoit 
les particularités suivantes : i" Dans l'exposé, les donateurs après 
avoir rappelé qu'ils ont dû, par suite des ruines causées par les 
invasiotis normandes, faire appel à la tradition orale afin de 
savoir ce qui existait antérieurement, ajoutent que, du fait de ces 
mêmes invasions, il n'existe plus de chartes en bonne forme « ex 
hac re nulliim potiiorunt invcnire tostamenlum priscorurn 
virorum autoritatc sancituin. » Cette phrase n'est pas dans le 
eartulaire de La Réole. Rien n'expliquerait sa suppression après 
coup à La Réole, car elle ne dit rien de plus que le reste de l'acte 
au sujet de la soumission du prieuré à l'abbaye, soumission bien 
nettement indiquée da7is d'autres passages. Au contraire, on 
comprend que les moines de Saint-Benoit aient ajoiUé cette phrase 
pour bien affirmer leurs droits anciens et pour corriger une lacune, 
qui en tout autre cas serait anormale, c csl-à-dire l'absence dans 
une charte confiimative, de la mention d'un acte antérieur. Ils 
71 ont pas pris garde que cette me7ilion était inutile puisqu'elle était 
remplacée par la mention d'une consultation orale ; en outre ils 
ont assez maladi-oitement fait leur addition. Si la phrase incrimi7iée 
se trouvait au début du discours on pourrait encore douter de son 
caractère apocryphe, mais elle se trouve ii la fm et est mal reliée 
à ce qui précède; au lieu de dire: « Les Normands ont tout détruit, 
mime les chartes, aussi a-t-il fallu consulter 7ios fidèles et faire des 
recherches », ce qui au point de vue du style serait normal; on 
nous dit : « Les Normands ont tout détruit, aussi a-t-il fallu 
consulter nos fidèles et faire des recherches; c'est que ces mêmes 
Normands ont détruit les chartes », exposé dont le style i7idique à 
lui seul un 7'ema7iiemenl. — 2° Dans l'exposé encore, le texte du 
eartulaire de SaiiU-Benoit menlion/ie la présence des reliques de 
sai7it Benoit dans l'abbaye orléanaise; la phrase relative à ces 
reliques manque dans le cartulaii'e de La Réole. Rien n'expliquerait 
la suppressio7i de cette phrase par les moines de La Réole. D'autre 
part Gombaud et Sanche obéissaie7%l-ils en faisant leur donation à 
un sentiment de dévotion spéciale envers saint Benoit? Nullement. 
Ils étaient poussés par un sentime7it de piété plus général, ils dési- 
raient, comme ils le dirent eux-mêmes, l'elever les églises détruites, 
rétablir les communautés dans leur ancien état, La donation, plus 
exactement la restitution, est faite aux moines de Saint-Benoit en 



- 163 — 



> 



tant qu'anciens propriétaires et non parce qu'ils détiennent les 
reliques de saint Benoit; aussi l'absence de la mention du corps de 
saint Betioit n'est-clle pas anormale. Il faut reconnaître du reste 
que cette absence a dû surprendre les moines Orléanais : toutes 
les donations à eux faites étaient diterminèes par la dévotion des 
fidèles envers leur patron, toutes leurs richesses étaient dues à 
leurs précieuses reliques, tous leurs titres de propriété mention- 
naient ces reliques; un acte se présentant qui différait de tous les 
autres actes contemporains sur ce point, l'on s'explique aisément 
que les moines aient voulu le réformer. 

Le texte ainsi débarrassé des interpolations ne se présente pas 
encore sous une forme satisfaisante. ; il contient deux phrases que 
nou^ avons imprimées en italique, l'accord de toutes les copies 
entre elles ne nous permettant pas de les faire passer dans la liste 
des variantes comme résultant d' interpolatiofis ; leur sitppression 
entraînerait du reste des remaniements grammalicarn que des 
éditeurs tie peuvent se permettre. Il s'agit, dans l'exposé, dit pas- 
sage relatif au nom du monastère : et idcirco cum anliquitus 
dem locus dictus fuerit Squirs, modérais temporibus dicitur 
Rogula. Cette phrase se retrouve presque textuellement dans la 
Vita Abbonis d'Aimoin, écrite une trentaine d'années après la date 
assignée à la restauration de La Réole par notre acte : monaslerium 
quoddam Squirs, ut fertur antiquitus nominatum, a modernis 
contrario nunc vocabulo Régula vocitatum. Et plus loin, les 
auteurs de l'acte parlant des moines de Saint- Benoit disent 
quippe bone odoriferam famam {var. quippe liiciferani famain) 
de eorum spiriluali schola et singulari conversatione audiera- 
mus. Or Àimoin dit d'une façon analogue audita fama religiosaî 
vilœ domni Richardi Floriacensium abbatis. M. Imbarl de la 
Tour, après avoir fait ces rapprochements, a été amené à ne voir 
dans la charte de restauration de La Réole qu'un faux rédigé 
d'après le texte de la Vila Abbonis; et cela d'autant plus faci- 
lement qu' Aimoin attribue la restauration au prince laïque seul, 
Sanche, sans parler de l'évéque Gombaud, et que la nécessité de 
présenter un acte au concile de Saintes devait amener les moines 
de La Réole à fabriquer un faux où serait introduit le nom d'un 
évêque dont on opposerait l'autorité à celle de Cévêque de Bazas. 
Trois raisons empêchent d'accepter cette eonclttsion. En effet, il 




— Kli — 

faut admettre que l'acte tel qu'il se présente dans le cartulaire de 
l.n Mole ne sernil qu'un second fiai du faux, puisque le cartu- 
laire de Sainl-lienoit fournil un étal plus pur sur certains points, 
plus pur notamment sur le fait de la délerminalion de l'ivêque ; 
or l'inlroduclion du nom de l'evêque et sa qualification seraient 
précisément les raisons du faux suivant la théorie de M. Imbarl 
de la Tour. En second lieu le passage relatif aux deux appella- 
tions de La Kéole, le nom ancien Squirs et le nom nouveau 
Régula, n'a pas été nécessairement emprunté à Aimoin par les ré- 
dacteurs de la charte de restauration ; cr même passage se retrouve, 
en effet, dans un acte d'échange entre Gombaud et un certain Arsia 
(infra n» LXIII). Or en admettant que cet acte soit suspect (ce 
qui est doutcuxl il ne dérive certainement ni de la Vita Abbonis 
ni de l'acte de restauration, qui ne conlienncnl, ni l'un ni l'autre, 
les éléments de sa teneur. Enfin en troisième lieu, si Aimoin ne 
parle que de Sanclie, cela ne veut pas dire que Gombaud, au su 
mime W Aimoin, n'ait pas pris part à la rcslauralion du prieuré; 
en effet, Aimoin nous avertit lui-mime qu'il ne donne, dans te 
passage cité de la Vila Abbonis, qu'une indication sommaire, et 
il renvoie pour plus de détails à son Histoire des abbés de Fleury 
uli in tibro, qiiom de vita vol aclibus abbatum nostri loci 
scripsimus, plenius explanatiim est.. Celle narration, plus 
détaillée que celle de la Vita Abbonis, ne nous est pas connue, les 
Acta abbatum Floriacensium ne s'éianl pas conservés jusqu'à 
nous; l'on conçoit alors qu'en dépit de deux phrases suspectes on 
ne puisse déclarer que ta charte est un faux, parce qu'elle présente 
des ressemblances avec un réeil qui n'est hd-même que le résumé 
d'un autre récit que nous ne connaissons pas et parce qu'elle en 
dit p/wï long qu'un récit écourié. Il n'est pas prouvé qu' Aimoin 
dans l'histoire des abbés de son monastère ne parlât pas de 
Gombaud, il n'est pas prouvé qu'il ne donnât pas le texte de 
l'acte de restauration, tout comme dans la Vita Abbonis il a 
transcrit des lettres ponlificales et des lellres d'Abbon. Qui sait si 
le texte que nous possédotis n'est pas celui d'une charte authenliqtie 
dont le style diplomatique a quelque peu souffert d'une transcrip- 
tion faite par un biographe. Il nous manque un point de com- 
paraison et il y a place ponr les hypotlièses; si l'acle reste suspect 
du fait de notre défaut d'information, il ne saurait de ce même 



— 165 — 

fait itre diclari faxix. Pour nous c'est un acte remanié, mais non 
fabriqué de toutes pièces. 

L'acte de dotation doit être rapproché de l'acte de restauration; 
nous l'avons imprimé en petit texte à la suite de celui-ci, il est 
très probablement faux. Il attribue en effet à Gombaud la donation 
de biens [plus ou moins nombreux suivant les copies) qui n'ont 
appartenu à La Réole qu'à une époque postérieure : divers actes du 
cartulaire de ce prieuré en font foi (voy. notamment les remarques 
faites par M. Imbart de la Tour à propos de S* Èrard de Duras et 
de Notre- Dame 'de- Villeneuve; cf. aussi la charte suivante, 
n» LXIII). Cet acte de dotation se présente sous des formes assez 
différentes : tantôt il a été copié à la suite de l'acte de restauration 
et relié par une Iratisition, tantôt il a été considéré comme un 
acte isolé commençant par une invocation, ou simplement par 
la sitscription du donateur. Quant à la fin, c'est soit une énumé- 
ration s'arrêtant brusquement et pouvant être l'objet des addi- 
tions les plus invraisemblables, soit le préambule du texte dit des 
Coutumes de La Réole, qui relie l'énumération des biens, fermée 
dans ce cas à toute addition, avec les Coutumes. 



LXIII 
978'. 

Gombaud, évique et duc, à la prière des moines de La Réole, con- 
firme l'échange fait entre eux et son vassal Arsia de la moitié 
des revenus de l'église Notre-Dame de Villeneuve ^aujourd'hui 
Gironde), contre l'église de Saint-Paul « Ândrie » '. 



1. La 5' indiotion indiquoo dons la date corrospond à l'annt^e 977. L'on 
est dans uuo trop grande im-ortitudo sur la duto initiale dos indictioiis 
annuelles ol sur leur modo de oomput ou avant ou on arrière au x* siècle, 
pour qu'on puisse attribuer l'iV'.art d'une unité qui se rencontre ici à uuo 
erreur et propt)8er la correction : 6* indiction. 

2. L'autlionticité de cet acte ne nous parait pas, malgré l'opinion de 
M. Imbart de La Tour {loc. cit., 1893, p. 23i), aussi incertaine que celle 
des précédents. On pourrait relever contre lui la (jualité do du.x donnée 
à Ooinbaud, mais nous manquons de ronseignemonts au svgot d'une 
association entre Gombaud et son frèro Sancho, et il serait pout-dtro 



— 166 — 

Z, Marca, Uist. de Béarn, p. 211 (ex tabulario Hogulonsi) '. 

En. : Marca, op. cit. — Lebbe, Novx Bibliolliecsa ma.nuscriplorum 
t. II, p. 748. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 459. 

Gumbaldus opiscopus et totius circumpositEe regionis dux, 
horlatu fratrutn monasterii B. Pelri, quod diu Squirs, nunc 
aulem Régula vocatuf , inliabilanlium , commutalionem pro 
commuai utiiitute faciens atque mcdielatem ecolesia3, salva 
vicissitudiae, ad parlera propriam reci[)iens, qua) in honore 
B. Maria? dicata, fundata consistit in Villanova, facta recom- 
pensatione fideli noslro, Arsia nomine, aliam concessimus 
sancli Pauli sub nomine consecratam, manetque in ea villa, 
quse ab incolis vocatur Andrie. Hoc autem tali tenore est sta- 
tutum uL fratres monasterii B. Pétri absque aliqua conditiono 
medietatem possideanl ex reditibus ecclesitc bcahc Mariaj, 
atque jam dictus fidelis noster in eelernum, tam ipse quam sui 
possideant, quaa sub fidelium virorum testimonio tradita sunt, 
videlicet sancti Pauii ecclesiam. El ul htec descriplio lirma sit 
eam subtersigoavimus manibusque fidelium nosti'oriim robo- 
randam fideliler reddidimus. 



prudont de ne pas considérer toute mention de cette association comme 
apucryphe; c'est pour cette raison qin' nous avons laissé ci" point en 
dehors do la discussion dans l'examen de lu rharlo précédente, où Gom- 
baud prenil la ([ualité de ilu.K dans la seuscriplion. M. Inil.art de la 
Tour reproche à cet acte d'échange le désaccord ipi'il présente avec une 
notice sans date insérée dans la copie moderne du cartulaire de La 
Réole : « In Dei nomen, ego Gondobaldus, dono ecclesiam sancte Dei 
Marie, qui est in villa que dicitur Villunova, cum i))so ecclesiastico. Kt 
suut testes ipsi Asnario Guillelmo et Dato Uexavio et ipsa Ema » (éd. 
Grellet-Biilfîiierie, loc. cil., p. 170). Ce texte nous parait d'une forme 
trop rudimenlairo au point de vue diplomatique pour piiuvuir servir de 
base à une discussion. En outre le texte de l'acte d'échange n'est pas en 
désaccord complet avec celte notice, ni même avec l'appendiie de l'acte 
de restauration, dit acte de dotation: il n'a pour oh'yX en elTet que l'ac- 
quisition d'une moitié de l'église Notre-Dame de Villeneuve, et rien ne 
prouve que les moines ne possédaient pas déjà l'autre moitié ; la membre 
de phrase « pro communi ulililale u indiquant la raison de l'écliauge 
semble autoriser cette hypothèse. 

l. Cette référence se rapporte à l'ancien cartulaire de Lu Uéole et 
non à la copie moderne que nous en possédons; cette copie no contient 
que la notice imprimée dans la note précédente. 



- 167 — 

Gumbaldus episcopali officio prseditus firmavit atque sub- 
scripsit, cum consilio fralrum sub magisterio beati Benedicti 
degentium. Willelmus Sancio dux. Fortis Mancio abbas. Aner 
Sans vicecomes. Willelmus Arsise. Sans Aner. Rotgarius vice- 
comes. Seguinus vicecomes. Ditarsi vicecomes. Utzan Amaneu. 
Arnald Amaneu. 

Hoc autem est constitutum anno incarnationis Domini 
DGCCCLXXVIII, indictione V. 



LXIV 

Compiègne, 979'. 

Louis Y, roi de France, à la prière de tahbé Amalbert, confirme 
rimmunilé accordée par ses prédécesseurs el spécialement par 
l'empereur Louis le Pieux, et le roi Lothaire son père, à l'ab- 
baye de Saint-Benoit-sur-Loire. 

C, p. 148. — K, p. 744, « ex autographe » *. —M, Bibl. nat., ms. 
lat. 12739, p. 349, copie abrégée. — N, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 12, 
p. 85 (d'après l'original avec calque de la première ligne, de la sous- 
cription et du monogramme).— X, Bibl. nat., ms. lat. 12670, fol. 262' v*, 
(probablement d'après l'original). —V, Bibl. nat., ms. lat. 17709, p. 139, 
copie de Bouhier, en 1721 (d'après l'original). — Z, Bibl. nat., ms. lat. 
12670, fol. 266' v* (extrait du cartulaire par fr. Pierre Busson pour dom 
Placide Bertheau, le 4 mars 1659). 



1. Ce diplôme est généralement considéré comme ayant été expédié 
le jour même du couronnement de Louis V à Compiègne, le 8 juin 979 
(Lot, Les derniers Carolingiens, p. 109), parce que l'on a adopté pour 
la date « primo die ordinationis »; l'expression « die coronationis » 
paraîtrait plus correcte; il est vrai qu'un autre acte de Louis V pour 
Sainte-Croix d'Orléans est daté « secundo die regise ordinationis » {Rec. 
des histor. de la France, IX, p. 660, ex autographe), mais à la diffé- 
rence du précédent cet acte porte en même temps une date de mois et 
de jour (5 des ides de juin). Deux copies sur trois qui sont faites d'après 
l'original donnant pour le diplôme de Saint-Benoit-sur-Loire la leçon 
« primo (anno)», nous avons rejeté la leçon « prima die ». On remar- 
quera que du toutes façons ce diplôme, ne portant pas de date de mois 
ni de jour, ne fournit pas la date du couronnement de Louis V, que cette 
date ne peut être établie et donnée que d'après le diplôme de Sainte- 
Croix d'Orléans. 

2. Dom Chazal, p. 216, dit : « Autographum pênes nos est et asser- 
vatur in tabulario cœnobii. » 



— 168 — 

PuBL. : Rec. des histor. de la France, IX, p. 659, extraits. 

Indiq. : Inventaire de 1658, p. 3, d'après l'original, liasse I, pièce 2. 
— 6, fol. 325 d'après B, fol. 63. 

In nomine sanctae et individuœ Trinitatis» Hludowicus*, 
divina propitiante clementia ' Francorum rex. Cum'' pravorum 
hominum moribus jam sub fine sœculi" sancta Dei ecclesia 
gravius^ premitur, nobis, quibus regni imperium cœlesti provi- 
dentia commiltitur, instare vigilantius oportet, ne nosiri Jhesu» 
Christi* sponsa, pia videlicet ecclesia, a nostris parlibus exal- 
tata suse dignitatis detrimentum patiatur, si supernse gratia; 
munificentia nostrse majestatis imperium muniri volumus et ad 
illam seternae dignitatis magnificentiam tendimus. Unde justis* 
servorum Dei petitionibus divini cultus amore faventes, notum 
esse volumus omnibus' episcopis, abbatibus, ducibus, comi- 
tibus, vicariis, centenariis, teloneariis*,actionariisvel omnibus 
rem publicam administrantibus ' seu ceteris sanctse Dei ecclesiee 
fidelibus et nostris tam praesentibus quam futuris quia venera- 
bilis vir Amalbertus, abbas ex monasterio Floriacensi, quod" 
est constructum in honore sanctse Mariae et" sancti Pétri prin- 
cipis apostolorum sanctique Benedicli confessons», ubi ipse 
pater et dux monachorum Benedictus'' corpore requiescit, in 
pago« scilicef Aurelianensi, super fluvium Ligeris, detulit 
nobis aucloritatis prseceptionem ' avi videlicet nosiri IlJudo- 
vici', piissimi augusti', et progenitoris nostri Hlotharii"*, in 



LXIV. — a. et individuae Trinitatis omis par Y. — b. Ludovicus GK 
MZ; Hludovious NX.— c. gratia G. — d. cum jusqu'à tendimus inclus, 
omis par Y. — e. sœculi omis par KN; sœculi jusqu'à, tendimus inclus, 
omis par M. — f. gravius omis par K; indignius N. — g. Jesu CXZ. — 
h., Christi omis par CKXZ. — i. justis jusqu'à, faventes inclus, omis 
par M. — j. omnibus jusqu'à futuris inclus, omis par M. — k. teleo- 
nariis K; theloneariis N; telonariis Z. — l. amministrantibus X. — 
m. quod jusqu'à confessons inclus, omis par M. — n. et omis par CN 
XYZ.— o. confessons Benedicti K.—p. Benedictus omis par C.— q. in 
page jusqu'à Ligeris inclus, omis par M. — r. scilicet omis par K. — 
s. prœcepti K.— t. Ludovic! CMZ.— u. Lotharii CZ; Clotharii K. 



1. Voyez ci-dessus n° XIV. 

2. Voyez ci-dessus n" LV et LX. 



- 169 — 

qua erat insertum quod sive ipsi sive anteoessores eorum ', 
omnes videlicet Francorum reges*, prsefatum monasterium 
cum rébus et hominibus* ad se pertinentibus et aspicientibus * 
sub tuitione et defensione sua habuissent et eorum " immunita- 
tibus auctoritatum a judiciariae potestatis inquietudine semper 
munitum et defensum fuisset. Ob rei tamen flrmitatem postu- 
lavit nobis prsefatus abbas * ut " in amore Dei et reverentia 
beatissimae Mariae virginis, sancti Pétri et sancti Benedicti, 
paternum ef praedecessorum nostrorura morem sequentes, 
immunitatis nostrse praeceptum circa ipsum sanctum' locum 
fleri censeremus. Cujus petitioni assensum praebuimus et hoc 
nostrœ auctoritatis praeceptum circa ipsum sanctum locum 
fieri decrevimus per quod praecipimus atque jubemus ut nuUus 
judex publicus f etc. , ut supra in charta n" LX usque ad quatenus 
ipsos monachos qui ibidem Deo famulari videntur pro stabili- 
tate totius regni nostri » nobis a Deo commissi atque conser- 
vandi jugiter Domini misericordiam* exorare delectet* et 
quidquid' de rébus etc., ut supra in charta n" LX usque ad Et ut 
haec auctoritas nostris futurisque temporibus, Domino prote- 
gente*, valeat inconvulsa manere, eam' manu propria subter" 
firmavimus et annuli nostri impressione subter" sigillari" 
jussimus. 

Actum Gompendio palatio régis', anno dominicae incarna- 
tionis DCGGGLXXVIIII «, primo ordinationis *■ ipsiiis glorio- 
sissimi régis '. 

Signum domni' Hludowici» (Monogramma)' gloriosissimi 
régis. 



LXIV. — V. ejus K. — x. reges Francorum M. — y. omnibus N. — 
z. adspicientibus K; et aspicientibus omis par M. — a. et eorum jus- 
qu'à sigillari Jussimus inclus, omis par M. — b. abba Y. — c. ut jusqu'à 
censeremus inclus, omis par Y. — d. ac CK; ad N. — e. sanctum omis 
par XZ. — f. publicus jusqu'à Et ut hœc auctoritas abrégé par Y. — 
g. nostri jusqu'à conservandi inclus, omis par Z; nobis jusqu'à conser- 
vandi inclus, omis par CNX. — h. misericordiam Domini CXZ. — t. dé- 
lectât K.—j. quicquid X. — k. Deo peragonto Y.— l. eam jusqu'à subter 
inclus, omis par Y; eam manu propria omis par X. — m. subtus K. 
— n. subtus K. — o. signari N XZ. — p. régis omis par X. — 
q. DCCCCLXXXVIIII NY. — r. prima die ordinationis CMXYZ; primo 
coronationis K. — s. K s'arrête avec le mot régis. — t. domini CZ. — 
u. Udovici CKZ; Hludovici M; Loduvici NX; Ludowici Y: corr. Hlu- 
dowici. — ». Le monogramme omis par CZ, dessiné par NX Y. 



- 170 — 

Ego, Arnulfus *, ad vicem domni » Adalberonis archiepiscopi 
et* archioanoellarii, recognovi', 



LXV 

ACTE SUSPECT*. 

8 novembre 980. 

Benoit VU, à la prière de l'abbé de Fleury Richard, confirme les 
privilèges accordés à l'abbaye par ses prédécesseurs, notamment 
l'élection régulière des abbés, le droit pour celui-ci de n'être jugé 
que par un concile provincial ou à son choix par le Saint-Siège, 



LXIV. — X. Arnulphus CMNYZ. — y. domini CNZ. — z. atque MX Y. 



1. La. copie de Y est suivie de cette note : « Sigillum, temporis in- 
juria detractum, deerat, sed ex contactu proximiorls membranae et vesti- 
giis in ea adparentibus constabat non adeo parvum fuisse atque Caroli 
magni sigilla sed fere ejusdem magnitudinis cum Otlionis sigillé vel 
quodam incerto Fossatensi, adparentque in membrana vestigia non 
tantum faciei sed et integri pectoris umbilico tenus praecipueque palu- 
damenti quo indutus erat. Scriptura eadem est fere quas sub Carolo 
magno forma longiuscula et detorta. » 

2. L'on a indiqué précédemment, p. 39, à propos d'une bulle de 
Grégoire IV (avril 829), supra a° XVIII, le caractère suspect de cette 
bulle de Benoit VII. Nous rappelons qu'elle contient une erreur sur le 
nom de l'abbé; en effet, le 8 novembre 980, Richard avait cessé d'être 
abbé puisqu'en 979 le roi Louis V accordait un diplôme à l'abbaye à la 
requête de l'abbé Amalbert ; le préambule est emprunté à la bulle de 
Léon VII du 9 janvier 938 {supra n" XLIV) ; les observations faites au 
sujet du dispositif de la bulle de 829 s'appliquent au dispositif de celle- 
ci. La rédaction de la date est correcte ; toutefois il faut remarquer que 
la souscription du bibliothécaire Jean ne se retrouve que dans la bulle 
fausse imprimée à la suite de celle-ci, alors qu'on trouve dans d'autres 
bulles la souscription du cardinal bibliothécaire, Etienne, depuis le 
28 octobre 976 (Jaifé-Wattenbach, n" 3788) jusqu'au 27 avril 983 {ibid., 
n- 3820) et notamment dans les bulles du 15 avril 979 {ibid., n« 3799) et 
des 1" et 2 avril 981 {ibid., n" 3805 et 3806). Cependant nous n'insistons 
pas sur ce dernier point, car une bulle du 28 février 978 est souscrite par 
Grégoire, cardinal bibliothécaire {ibid., n» 3794) et nous n'oserions 
affirmer qu'une susbtitution momentanée de bibliothécaire fût impos- 
sible. 



- 171 - 

le droit de condamner et d'absoudre ses subordonnés, le titre de 
premier abbé de France, la libre possession des biens, notamment 
de Perrecy-les-Forges, Sacierges et La Réole, rexemption des 
droits de visite et de célébration des offices par les archevêques 
et évêques. 

0, fol. 47 v (d'après l'ancien cartulaire, fol. 69 v»). 

PuBL. : Grellet-Balguerie, Cartulaire du prieuré conventuel de La 
Réole, dans les Archives historiques de la Gironde, V, p. 176. 

Ikdiq. : Jaifé-Wattenbach, jRegesia pontipçum, n° 3803. 

Benedictus episcopus, servus servorum Dei,Richardo,vene- 
rabili abbati Floriacensis monasterii, ubi sanctissimum corpus 
beati Benedicti requiescit, ejusque successoribus, in perpetuum. 
Convenit apostolico moderamini pia religione pollentibus beni- 
vola compassione succurrere et poscencium animis alacri 
devotione assensum inpertiri, et in hoc debemus omne studium 
habere et quia, nostris peccatis exigentibus, rerum ordo 
nimis turbatus est, illum in quantum, Dec largiente, possumus 
sustentare curemus; generaliler enim omnibus voti est vice 
beati Pétri, prebere patrocinium, maxime his qui ad Romanam 
ecciesiam cui, auctore Dec, presidemus, quasi ad matrem 
confugiunt, et ejus non solum lacté sed solido cibo saciari 
concupiscunt; ex quibusfiliusnoster, Richardus, abbas monas- 
terii Floriacensis quod est situm in Gallia, super fluvium 
Ligeris,ubi, a Gassino translatus,veneratur thésaurus corporis 
beati patris Benedicti, monachorum legislatoris, expeliit 
nostram humilitatem ut ejus anxietatibus auxilio et consilio 
subveniremus; cujus precibus annuantes (sic), ratum duximus 
ut eidem cenobio privilégia nostri antecessores concesserunt, 
coucederemus, ne antiqua ordinatio aliqua prejudicii novitate 
turb[ar]elur. Presenlis itaque auctoritatis nostre decreto cons- 
tituimus ut, obeunte abbate predicti monasterii, non alius ibi 
ordinetur, nisi quem omnis congregatio vel minima pars ipsius 
congregationis saniori consilio elegerit et absque ulla calump- 
nia a quocumque episcopo prout sibi placuerit, benedicatur. 
Denique si contigerit ut abbas accusetur de criminalibus causis, 



— 172 — 

non unius episcopi judicio tenninetur sentencia, sed provin- 
cialis concilii expecletur sensura (sic), eut si maluerit appellare 
Sedem Apostolicam, res ad Romani Ponlificis diiïeraluraudien- 
tiaiii. Solvendi et ligaiidi potestatem io viros et ieminas sui 
ordinis liabeat. Addiiims etiam ut, quia venerabiiis pater Bene- 
dictus, inonachorum pater, ex divina gratia, dux est monasticst! 
religionis, sil oliam, qui eidem monasterio prefiieril primus 
inter al)bates Gallio. Stattiimus eliam et apostolica aiictorilale 
corroboramus ut ipsum inonasterium et possessiones ejus, res 
tam mobiles qnam iitimobilcs, seu cujuscunique inodi bona 
sunt, que ibidem jam coUata sunt vel in posterum a lidelibus 
conferentur, sine omni inquielndine, sub ejus suecessorumqne 
suorum gubernatiomj firma et [in]convulsa permaneanl, ut nulla 
potestas, secularis, ecdesiaslica seu aliqua persona, parva vel 
inagaa idem monasleiium et possessiones ejus invadere vel 
miauere aut in quoquam molestare audeat, nec subjectas illuc 
pei'sonas sine voluntuds abbatis assensu distringere, nec quic- 
quid iiscus exigil aliquo modo preripero présumât. Nec aliquis 
de ordine sacerdotali, arcliiepiscopus scilicet, aut episcopus, 
aut inferioris ordinis, eum inquietare nec contra voluntatem 
ipsius ad idem monasterium venire, aut aliquam ordinalionem 
facere, vel missas celcbrare présumai; in omni temporc, 
quioli et securi absque omni molestia, monachi in eodem 
monasterio vel in subjectis locis Deo scrviro possint. Specia- 
lius tamen sub hac noslre auctorilatis coUata liberlate consli- 
tuimus : locuin Patriciacensem scilicet aut Capudcervium, 
locura etiam Régulée, hujus Richardi abbatis tempore sancto 
Bénédicte redditum, quoniam in his procipue ordo monasticus 
religiose conservalur. Hœc qui (sic) omnia que hujus precepti 
decretique nostra pagina conlinet tam eidem abbali quam 
cunctis qui in oo quo est ordine locoque successerint in per- 
petuLim servanda decernimus. Si qnis vero regum vel sacer- 
dotuin alqtie quarunilibet personarum, hanc constitucionis 
notre paginam agnocens, contra eam venire temptaveril, po- 
lestalis honorisque sui digiitlalo caroat reumque se divino 
judicio existere de perpetrata iiiiquitale cognoscat, et nisi vel 
illa que ab illo sunt maie ablala et restituerit, et salisfaclione 
emendaverit, anathema sit et in eterno examine divine ultioni 



— ns — 

subjaceat. Omnibus autem hœc observantibus, pax et gratia 
Christi multiplicetur. 

Bene valete. 

Data VI idus novembris per manus Johannis episcopi, biblio- 
thecarii Sancte Sedis Âpostolice, anno pontificatus domini 
nostri Benedicti sanctissimi pape VII, imperante domno 
Ottone, a Deo coronato magno et pacifico imperatore, XIII 
anno imperii ipsius et indictione existente nona. 



LXVI 

ACTE FAUX*. 

iO novembre 980. 

Benoît VII, à la prière d'Arnoul, évêque d'Orléans, requérant au 
au nom d'Amalbert, abbé de Saint-Benoit de Fleury, confirme 
l'abandon des dîmes de Fleury et de Bouilly fait au monastère 



1. Le pape dans cette bulle s'adresse d'abord à Arnoul, évoque d'Or- 
léans, puis, après le préambule, il fait une notification à l'universalité 
des fidèles, et cessant alors de s'adresser à Arnoul il parle de l'évêque 
à la troisième personne et même le fait parler. Cette incohérence est 
de nature à nous mettre en défiance. Des raisons historiques font 
rejeter complètement cet acte déjà suspect par sa forme. Les rapports 
d'Arnoul avec les abbés de Fleury et particulièrement avec Abbon furent 
plus que difficiles; il y eut entre eux inimitié personnelle, inimitié qui 
aboutit à une tentative d'assassinat (Miracula sancli Benedicti, II, 
19, éd. de Certain, p. 124; Vita Abbonis, cap. vu), divergence de vues 
politiques, divergence qui se manifesta dans l'affaire d'Arnoul, arche- 
vêque de Reims, dont Arnoul d'Orléans fut l'accusateur au concile de 
Saint-Basle et Abbon le défenseur (Richer, IV, 67, éd. Waitz, p. 160) ; 
opposition d'intérêts enfin sur le fait des dîmes, opposition qui valut à 
Abbon d'être rendu responsable des injures et des violences subies 
par les évêques au concile de Saint-Denis à la suite d'une discussion 
au sujet des dîmes {Vita Abbonis, cap. ix). Or, de tous les écrits rédigés 
à Saint-Benoit-sur-Loire aucun ne fait mention de la bulle de Benoit VII, 
relatant un abandon antérieur des droits qui étaient précisément une 
des causes de différends. Aimoin n'en parle ni dans les Miracula 
sancti Benedicti, ni dans sa Vita Abbonis, où il cite cependant des 
documents d'archives ; Abbon lui-même n'y fait non plus aucune allu- 
sion dans son Apologétique adressée aux rois Hugues et Robert au 
sujet de l'affaire même des dîmes. Et cependant quel meilleur argu- 



— i74 — 
dans un acte synodal par Ermentàe, prédécesseur d'Arnoul, et 
l'abandon analogue des dîmes de Guilly et de Bouzonville-aux- 
Bois, fait par Arnoul, à la condition que les moines diront 
chaque jour en souvenir d'Arnoul, sa vie durant, le Psaume L 
et célébreront, après sa moi't, une messe chaque semaine pour le 
salut de son dme. 



ment eût-il pu invoquer i^u'unn bulle établissant le bien fondé des 
prétentions des moines et l'injustice dus exigences de leur évoque 
diocésain? Ce silence à lui seul prouve qu'au temps d'Abbon la bulle 
n'existait pas. Quant au fait qu'on a assigné li l'acte une date anté- 
rieure à l'abbatial d'Abbon on se l'explique aisément; on a reporté la 
prétendue donation à une époque oii le conflit n'était pas encore passé 
à l'état aigu qu'il atteignit durant les dernières années du x' siècle. On 
remarquera que lu bulle du 10 novembre ne présente pas sur le nom de 
l'ahbé la même erreur que celle du 8 novembre, d'où l'on pourrait inférer 
que l'acte du 10 novembre prt^sente plus de gamnlies que celui du 8. 
Il est certain que lu secimde bulle est sur un point plus correcte que la 
première mais elle contient assez d'autres causes de suspicion pour 
qu'il y ail coiiqiensation. Cette divergence s'expl!c|ue du reste par le 
fait que les deux faux ne sont pas nécessairement concomitants; In 
bulle du 8 est à rapproclier des autres bulles fausses ou suspectes por- 
tant comme elle confirmation générale de privilèges; la bulle du 10 a 
un objet tout dilTérent, elle porte abandon di' dîmes sur coitainus pa- 
roisses déterminées, c'est un faux isole sans rapport quant an fond ni 
avec les autres bulles suspectes en général, ni avec celle du 8 novembre 
en particulier; ceci constaté, il n'en reste pas moins des ressemblances 
assez grandes dans la forme de ces documents; le stylo est d'une égale 
incorrection dans tous, et les formules initiales et Qnales sont plus ou 
moins copiées les unes sur les outres. 

Peut-être le faux a-t-il été fabriqué d'après un acte authentique d'objet 
aniilngue concernant Saint-Mosmin, abbaye qui dépendait directement 
de l'évéchi'' d'Orléans. On a en effet un acte d'Arnoul pour Saint-Mesmin, 
édile par Mabillon (A.l. .S'.S. Ordinis S', rieneilii'ti. sajc. v, .'!62); un autre 
est copié (tans le cnrtulaire <ie Saint-Mesmin (lîibl.nut., Baluze,78,foi,9I); 
enlin liCtaldus mentionne uneconlirnialioupontiticaii' obtenui' pur finter- 
médiiiire d'Arnoul lui-même {Lihcr Miraculoruni S. Maximini alibatis 
Miciacensis, cap. xii, Pulrot. Int., t. CXXXVII, col. 816-817). On trouvera 
dans l'un des actes d'Arnoul pour Saint-Mesmin comme dans la bulle 
pour Saint-Benoit la mention d'une requête de l'abbé, la concession de 
dîmes, la condition d'un psaume et do messes hebdomadaires, enfin 
l'inlerventiun d'un synode; quant li la bulle indiquée par Lelaldus, elle 
ne doit être .icceptée ipie sous réserve de l'examen ultérieur de la men- 
tion qui la concerne. Quoi qu'il en soit, le fait que dos faveurs ont été 
accordées par l'évéque d'Orléans Arnoul à l'abbaye de Saint-Mesmin 
de Micy ne rend pas vraisemblable l'octroi de ces mémos faveurs par 
le môme évoque à l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, car Saint-Mesmin 
était dans la déiiendance temporelle de l'évêché (voy. par exemple un 
diplôme de Hugues Capet de 91)0 dans le Rec, des Ihstor. tte la France, 
X, p. 556, et une bulle d'Eugène III du 10 février 1151, Jaffé-Wattenbach, 
n° 9445), et jamais Saint-Benoit n'a été dans cette situation. 



— 175 - 

0, fol. 35, d'après l'ancien cartulaire, fol. 52 vv 

Indiq. : Grellet-Balguerie, Cartulaire du prieuré comientuel de 
Saint-Pierre de La Réole, loc. cit., p. 165 (sous le nom de Bonoit VI 
et daté du 10 novembre 973). 



Bencdiclus, episcopus, servus servorvim Dei, Arnulfo reli- 
gioso priesuli sancUe malris Aiirelianerisis ecclcsiœ, in honore 
sanct» Crucis dicotap, suisque suecossoribtis, in perpoluum. Con- 
venit aposlolico moderainini pia religione poUenlibus benivola 
compassione siiccurrere ac poscentium animis alacri devocione 
assensum imperliri; ex hoc enim lucri polissimum apud con- 
ditorem omnium Dominum optinere conftdinius, dum venera- 
bilia loca ad meliorem statnm nostro fuerint aminiculo repa- 
rala, ac in hoc debemus onine sludium habere ut, quia, noslris 
peccatis exigentibus, rerum ordo nitnis turbatus est, illum, in 
quantum Deo largiente possumus, sustenlare curemus.Proinde 
novcrit sancta ac venerabib's ecclesia nostrorumque tam pre- 
sentium quam futurorum sotercia quia venerabilis Arnuifus, 
prœdictœ civilatis episcopus, adiens nostra3 serenilatis prae- 
senciam, retuht in auribus nostris peticionem abbatis Amalberti 
ac monachorum sanctissimi Benedicti Floriacensis cœnobii, 
qua euiii postulabanl ut ea, qua;^ ipse congregaeioni jam- 
pridem contulerat, auctoritate ea inconvulssB firmitudinis ro- 
boraret, quo per succedentia tempora nullus aliquando infrin- 
gcro vel evacuaro quoquo modo pritsumeret. Mcmor etenim 
pastoralis curte ac motus reverencia prassenciœ ipsius preciosi 
confessoris doinini Benedicii, qui ibidem condigno honore cor- 
porali reverencia tumulatur, ob amorem etiam congregationis 
qua3 a priscis temporibus monastica:; religioni jugiter dedila, 
jugo chrisli micia colla dedere consueta devotione probatur, 
concesserat ecclesiam [corr. ecclesiarum) eis ad ipsuni locum 
perlinenlium décimas quicquid ad euin pertingebat, Floria- 
censis videlicet, Bulliacensis etiam, juxta largicionem prœde- 
cessoris sui beatœ memoriœ Ermentei et sinodalis [auctoritatis 
teslamentum constituerai, per quod, absque uUa occasione 
repeticionis succedenlium prajsulum, easdem perpétue légitime 
relinerent, congruis autem temporibus sinodalem reditum ac 
paratam ecclesiœ flsco rediberent. Huic beneplacito super ad- 



— 176 — 

didit eliam ut, piaî devocionis affectu, ob œlernam commenda- 
cioneni sua? memoria'*, coridonaret alias duas ecclesias ad idem 
cœnobium perlinentes, Giilaicum scilicet ac Bosonis villaiii, 
quas in ipsius congregationis dominio libéras esse, secundum 
libertatem superiorum, sine flneconstituil; idemque eternaliler 
stabiliri apostolico nostrfp auctorilalis privilégie postulavit, 
Dei [)er lioc desiderans propiciam adqiiirere niagnificentiam et 
congregationem ipsius cœnobii cupiens semper sibi exibere 
benivolam. Ilaque per illam auctorilatem et poteslatem quam 
ChrisUis Doininus noster in bealo Petro apostolorum principe 
rectoribus sanctfB concessit ecclesiœ, per nostrœ quoque apos- 
lolicte aucloritatis privilegium constiluiraus et ordinamus ut 
numquam ba> quatuor ecclesia! quas ad ipsuin tocum perli— j 
nenles diximus, Floriacus videlicet, Gilliacus, Builiacus ad 
Bosonis villa, quas sicut diximus sœpedictus Arnutfus volait 
condonare congrégation! praedictic, et sancto Bencdicto tra- 
didit, eo scilicet tenore ut monacbi ipsius cœnobii in ejus me- 
moria psalinum unuin cotidie, quinquagesimum scilicet, dum 
advixerit, persolvant ac per succedencia lempora, post ipsius 
dicessum, onini ebdornada pro ejus anima unam missam cele- 
brare studeant. Nec ipse episcopus, nec aliqua succedens per- 
sona a poteslate ipsius congregatioais auferre prœsumat val ioi 
suam potestatem aut alterius redigere audeat, quod nos sub 
anathematis ohligalione excomniunicamus alque interdicimus 
et ejusmodi privilegium apostolica intermicione œternaliter in 
eodem cœnobio ob hoc permanere decernimus, Ut nuUus epis- 
coporum aut alia quaalibet persona, sicut pra3fati sumus, ipsas 
ecclesias ab eo loco subtraliere eut aliquo [coït, aliquod), 
prœter quod diclum est servicium, ab eis extorquera prse- 
sumal; set, sicut ipso aucloritatis suœ prœcepto immunes eas 
esse voluit, ita semper per succedencia tempera iûviolabiliter 
persévèrent. Veruni [ut| liœc orania lirmius teneantur, qui- 
cumque adjutores ipsius cœnobii vel froternitatis in bono fue- 
rint, hos quantum nobis potestas a Deo per beatum Petrum 
coUata est, auctoritate ecclesiastica absolvimus; illos vero qui 
contraire quolibet modo extiterint, sub anathematis vinculo, 
ut jam dictum est, nisi resipuerint, usque in diem Domini obli- 
gamus. Fax et gratia christi obsorvanlibus multiplicetur. 



- m - 

Scriplum per inanus Johannis scriniarii sanctse Romanse ec- 
clesise in mense novembrio, indictione nona. 

Bene valete. 

Data quarto idus novembris, per manus Johannis episcopi, 
et bibiiothecarii Sanctse Sedis apostolicee, anno pontiflcatus 
domini nostri Benedicti sanctissimi papee septimo, imp. Ottone, 
a Deo coronato magno et pacifico imperatore, anno tercio de- 
cimo, in mense et indictione supra dicta nona. 



LXVII 

Perrecy-les- Forges, mars 98 i. 

Narduinus donne à l'abbaye de Noire-Dame, Saint-Pierre et Saint- 
Benoit de Fleury des biens sis dans le pagus de Mâcon, à Som- 
meré, villa qu'il lient en bénéfice de l'abbé, à savoir : ses acquêts 
dont il se réserve l'usufruit sa vie durant, et un manse qu'il 
abandonne immédiatement en signe d'investiture. 

F. p. 91.— G, fol. 18 V et 20 r* (n« 18). — H, n« 21.— J, p. 37 (n* XXI). 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 37. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 460. 

Karta" Nahduini de Solmeriaco villa. 

Si aliquid de rébus suis locis sanctorum fidèles sanctœ Dei* 
ecclesise dare voluerint, hoc sibi procul dubio in eeterna beati- 
tudine retribuere confidunt. Idcirco ego, in Dei nomine, Nar- 
duinus, pavens extremee diem vocationis, ne gravatus mole 
peccaminum sine fructu ' boni operis sterilis inveniar, dono 
pro remédie animse meae et parentum meorum res proprielatis 
mese monasterio sanctœ Marise semper virginis et sancli Pétri 
apostolorum principis et sancti Benedicti Floriacensis cœnobii, 
quo corpus ejusdem reverendi patris requiescit, quœ sunt sitae 



LXVII. —a. Item alia karta H; alla karta J'. — 6. Dei omis par IIJ. 
— c. fructum //. 

12 



- ns — 

in pago Matisconense, in villa Soluieriaco''; hse' sunt vineœ, 
prata, cum terris cultis et incultis totuni et ad inlegrum, quse- 
situm el ad inquirendum, quicquid^ in prœfata villa, quam ab 
abbate memorali loci ad censura teneo, conqusesivi, de meo 
jure in jus et dominationem » servorum Dei ad jam dioto cœ- 
nobio ^ transfère in futurum possidendas, ea scilicet ratione ut, 
quamdiu, ordinante Deo, advixero, teneam atque possideam et 
post obilum meum, cum omni melioratione ad prsedicti loci 
dominium revertatur. Dono autem in prsesenti prsesignato cœ- 
nobio in jam dicta villa, mansum I pro vestidura, ut ab hac die 
et deinceps, sicut reliquas ipsius monaslerii res, libero in 
dominando fruantur arbitrio monachi ejusdem loci. Gœtera 
vero, ut dixi, post obitum meum, tam ea quœ* ego ipse tribuo, 
quam ea quse^ ad'' censum tenere visus sum, ad locum sanctse 
Mariœ, sancti Pétri et' sancti Benedicti revertantur sine ali- 
cujus inquietudine. Si vero aliquis, si ego ipse aut aliqua 
emissa persona contra banc donationem venire voluerit aut 
calumniari, hoc quod repetit non evindicet sed "■ insuper, so- 
ciante fisco, auri libras V componat et sua, ut diximus, repe- 
titio nuUum obtineat effectum ; sed hsec pressens donatio firma 
et stabilis permaneat cum stipulatione subnixa. 

Actum Patriciaco publice. 

Signum Nardiiini" qui banc donationem Pieri et firmare ro- 
gavit. Signum Odilae » uxoris suse. Signum Willelmi". Signum 
Arnulfi ". 

Datum mense martino'' anno XXVII' régnante Lothario rege. 

Rainardus' notarius' scripsit'. 



KXVII. — d. Salmeriaco GJ. — e. has omis par G qui laisse un es- 
pace blanc; hi IIJ. — f. qui quidem HJ. — g. dominicationem HJ. — 
h. dictum monasterium G. — i. quam HJ. — j. quod HJ. — k. a H. 
— l. et omis par J. — m. hoc HJ. — n. notre tironienne entre signum 
et Narduini GH. — o. S barré pour signum F; note tironienne entre 
signum et le nom du témoin GH. — p. martio J. — q. vigesimo J. — 
r. note tironienne devant Rainardus GH. —s. mo? GH; notarius 
omis par J. — t. subscripsit GJ. 



— 179 — 

LXVIII 

Saint-Benoit-sur-Loire, 16 octobre 988'. 

Narduinus donne à Notre-Dame, Saint-Pierre et Saint-Benoit de 
Fleury ses biens sis dam le pagus de Mâcon, à Sommeré, tant 
biens propres que biens acquis; il abandonne même les neuf 
colonges qui ont été données à Saint-Benoit par Wineterius' et 
qu'il tient en bénéfice de l'abbé. 

F, p. 93. — G, fol. 20 (n* 20). — H, W 23. — J, p. 38, n« XXIII. 

PuBL. : Pérard, Recueil, p. 38. 

Indiq. : Bréquigny, Table chronologique, I, p. 460. 



1. Cet acte a été attribué à l'année 979 (17, pour 16, oct.) par Pérard et 
Bréquigny. La date contient l'indication de l'année du règne de Lothaire 
(28") et de l'année du règne de son fils Louis V (1"). Il ne semble pas 
que Lothaire ait été associé au trône du vivant de son père (Lot, Les 
derniers carolingiens, p. 318; Lauer, Le règne de Louis IV d'outre- 
mer, p. 213, n. 3) et qu'on puisse par suite prendre pour point de départ 
des années de son règne une autre date que celle de son avènement : 
soit le 10 septembre 954, mort de Louis IV d'outre-mer; soit le 12 no- 
vembre 954, couronnement; soit enfin 955. La première de ces trois 
dates ferait placer notre acte en 981; la seconde, dont l'usage est plus 
courant, le ferait placer en 982, il en serait de môme de la troisième ; 
nous nous sommes arrêtés à 982. D'autre part Louis V, associé au 
trône, fut couronné le 8 juin 979; la première année de son règne ne 
peut donc tomber en 981, ni à plus forte raison en 982. On peut supposer 
que le scribe a commis une erreur dans le compte des années du règne 
de Lothaire et dater l'acte d'après seulement la mention relative à Louis, 
de 979; mais il faudrait alors supposer aussi une erreur analogue dans la 
date de l'acte précédent qui est certainement antérieur à celui-ci, ce qui 
est peu vraisemblable les deux actes n'ayant pas été rédigés au même 
endroit. Une autre hypothèse est possible : celle d'un second couronne- 
ment de Louis V, à Brioude, en 982, lors de son mariage avec Adélaïde ; 
Mourin {Les comtes de Paris, p. 306) a interprété dans ce sens un pas- 
sage de Richer (III, 94, éd. Waitz, p. 121) ; M. Lot {op. cit., p. 127, n. 2) a 
rejeté cette hypothèse, mais après examen seulement du texte du chro- 
niqueur et sans avoir eu l'occasion d'étudier la date de l'acte dont il 
s'agit ici. 

2. Cf. supra, chartes n- XXXII et XXXIII. 



- 180 - 

Item" altéra karta* Narduini de Solmeriaco. 

In Dei nomine, ego Narduinus, pavens extremse diem voca- 
tionls, ne gravatus mole peccaininum sine fructu boni operis 
stei'ilis inveniar, dono pro remedio animse mese et pareatum 
meorum res proi)rietatis meœ inonasterio sanctse Maries semper 
virginis et sancti Pétri apostolorum principis et sancti Bene- 
dicti Floriacensis cœnobii, quo corpus ipsius requiescit, qaes 
sunt sita3' in pago Matisconensi, in villa Solmeriaco; hse'' sunt 
vineœ, prata, silvse cum terris cultis et incultis, totum et ad 
integrum, qusesilum et ad inquirendum, quicquid in preefata 
villa de meo jure et de locis sanctorum aliquid in ipsa villa 
habentium conquisivi vel' ab aliis hominibus, in jus et domi- 
nationem servorum Dei jam dicto cœnobio transfère possiden- 
das. Reddo etiam supradicto^ cœnobio colonicas VIIII, quas 
Wineterius sancto 6[enedicto] pro remedio animée su<B et se- 
nioris Heccardi comitis dédit ad possidendum, quas etiam ab 
abbate ipsius loci hucusque ad censum tenui'. Ita ut ab hac 
die et deinceps, sicut reliquas ipsius monasterii res, libero* 
in dominando fruantur arbitrio monachi ejusdem loci. Si vero 
aliquis aut ego ipse aut aliqua intromissa persona contra banc 
donationem vel* warpituram calumniare> voluerit, quod re- 
petit non evindicet, sed iram omnipotentis Dei incurrat et mérita 
omnium sanctorum Dei oil'endat et repelitio ejus nullum obti- 
neat effectum ; et praesens donatio Arma permaneat. 

Actum Floriaco publice. 

Signum* Narduini qui hanc cartam fleri et firmare rogavit. 
S.' Raculfi"» praepositi. S.' Willelmi. S.' Durandi prsepositi. 
S.' Wigonis" vicecomitis et uxore sua Eufemia qui consen- 
serunt. 

Data XVII " kal. novembris, anno XXVIII Lotharii régis et 
iilii sui Ludovici primo. 



LXVIII.— a. Item omis par GJ.—b. alia carta G.—c. sitse sunt GHJ. 
— d. h. GII; hic J. — e. et GHJ. — f. sancto B. F; sancto R. GHJ. — 
g. tenuit GHJ. — h. liberius HJ. — i. et GUJ. —j. calumpniare HJ. — 
k. note tironienne entre signum et Narduini H.— l. S barre dans F"; 
omis par GJ : i-eprésenlê par unit noie tironienne dans H. — m. 
Kaculfi G. — 71. Vigonis J. — o. décima sexta HJ, 



I 



— 181 — 

LXIX 
Orléans, 087. 

Hugues Capel, à la prière de l'abbé Hilbold, confirme l'immunité 
accordée par ses prédécesseurs les rois de France au monaslére 
de Sainl-lienoil-sur-Loire. 

C, p. U9, copie abrégée. — E, fol. 284. 

Indiq. : b, fol. 325, d'après B, fol. 63. — Bibl. nal.., ms. lat. 12670, 
fol. 270, d'après B, fol. 63. — J. a Bosco (Dubois), F/ortacc»is»s wlus 
bibliotlteca, I, p. 254. 

In nomine sanclaî et individuœ Trinitatis, Hugo divina pro- 
pitianto clementia Fraiicorum rex. Cum pravorurn lioinimiin 
etc., ut supra in charla n° LXIV, usque ad venerabilis vir Hil- 
boldiis", abbas* ex monasterio Floriacensi, quod est cons- 
trucltirn in honorera sancUe Maria? et sancti Pelri, principis 
apostolorum, sanulique Benedicli confossoris, iibi ipse bealiis 
Benedicluâ corpore reqniescil, in page Aiireliunensi, super 
fluviinn Ligeris, detulit nobis auctoritatis prœceptionem ante- 
ces.soriiin nostroruin el regum videlicet Francorum, [in ipia 
orat iaserlurn quod]' ipsi Francorum reges prrcfatuui monas- 
lerium cum rébus et hominibus ad se pertinenlibus et aspi- 
cioutibus, sub luilione et dofcasiono sua habuisseut, cl oorum 
iinuHinilatibus auclorilaUiin ii judiciariiv polestatisinciuietiidine 
semper dolîensum cl iniinitum fuisso[t]. Ob rei laiiiuu lirnii- 
latem postulavil nos praîfalus abbas ul in araore Dei el reve- 
renlia beatissiniie virgiiiis Maria?, .sancli Pétri el sancti Bene- 
dicli, prœdecessoruiri nostroruin morem sequeules, immunilalis 
noslrte pra-ceptuin circa ipsum sancluin locum fieri [censere- 
inus. Cujus pelitioni assensum prœbuimus et hoc nostree auc- 



LIX. — a. Gilboldus E; les deux analj/si's b el Bibl. nat., ms. lat. 
l'.'OlO, donnent la forme plus corrcrAe Oilboldiis. — b. abba E. — 
c. Francorum (|ui ipsi I'"nuicoruui reges E; pussatjii non transcrit 
iinn.t ('. 



— 182 — 

toritatis preeceptum circa ipsum sanctum locum fleri''] decre- 
vimus, per quod praecipimus atque jubemus ut nuUus judex 
publicus etc., ut supra in charta n" LXIY, usque ad quatenus 
ipsos monachos qui ibidem Deo famulari videntur pro nobis et 
conjuge proleque nostra alque stabilitate totius regni nostri, 
nobis a Deo commissi atque conservandi, jugiter Domini mise- 
ricordiam exorare deiectet, et quidquid de rébus etc., ut supra 
in charta n» LXIV, usque ad Et ut hœc auctoritas nostris futu- 
risque temporibus, DomiDO protegente, valeat inconoussa ma- 
nere, eam manu propria subter firmavimus et annuli nostri 
impressione subter sigillari jussimus. 

Âctum Âureiianis civilate publiée, anno dominicse incarna- 
tionis nungentesimo octogesimo seplimo, anno primo régnante 
Hugone gloriossissimo rege. 

Signum Hugonis [Monogramma)' gloriossissimi régis. 



LXX 

Paris, 998, après le /«■" Juin. 

Hugues Capet, sur la plainte d'Abbon, abbé du monastère de Saint- 
Benoit de Fleury, obtient d'Arnoul, neveu d'Arnoul èvêque 
d'Orléans, la renonciation aux mauvaises coutumes qu'il per- 
cevait à Tèvre, sous la réserve que labbé du dit monastère don- 
nera trente muids de vin sur les vendanges du domaine de 
Tèvre audit Amoul, la vie durant dudit évêque. 

Original, parchemin, avec traces de sceau plaqué. Archives di^parte- 
mentales du Loiret *. 

G, p. 155. — E, fol. 287. — K, p. 231, d'après l'original. — L, p. 190. — 
M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. 344. — N, Bibl. nat., coll. Moreau, 



LXIX. — d. Le passage entre crochets omis par E; C étant très 
abrégé se réfère au diplôme de Louis V. — e. Monogramme omis 
par C, dessiné par E. 



1. Le parchemin mesure 610 millimètres de hauteur sur 385 mill. (dans 
la partie supérieure) et 373 mill. de largeur (dans la partie inférieure). 
Il est en mauvais état. Des échancrures sur les bords ont fait disparaître 
les mots ou syllabes imprimés ici entre crochets. 



— 183 — 

vol. 15, fol. 61 (copie envoyoe par Dom Gtirou lu 13 déc. 1764), d'après 
l'original, avec fac-similù d'une partiu de la premiore ligne et des signa 
royaux'. — A', Bibl. nal., ins. lat. 12670, fol. 26H, copie du xvir siècle, 
partielle, d'après D. — Y, Silvestre, Paléographie universelle (1840), 
3* partie, fac-similé partiel, lithographie, de l'original '. — Z, Mabillon, 
Acla SS. Ord. S. Benedicti, soec. VI, t. I, p. 34, d'après l'original. 

PuBL. : Mabillon, /oc. cit. —Rec. des hislor. de la France, X, p. 561, 
d'après Mabillon. — E. de Certain, Arnoul, évoque d'Orléans, dans 
Bibliothèque de l'École des chartes, 3* sér., t. IV (1853), p. 454, n. 2 
(extraits), d'après l'original. 

Indiq. : Inventaire de 1567, n* 108, d'après la charte originale n scellée 
du scel dudit s' le roy. ». — Inventaire de 1658, d'après les lettres origi- 
nales « scellées en placquart et dans ladite liasse 1". » — b, fol. 325 v", 
d'après B, fol. 61. — Broquigny, Table chronologique, l, p. 492. 

i [In noinine] sanctse et individuœ Trinitatis, Hugo, gratia 
Dei Fmiicormii va\. Mos et coiisuetudo requin proilec.e.'^sorum 
nosli'Ot'uinseiiipL'rexlilil ut aecclesias[Dei sublliiiiHront eljustis 
petilionibus" servorum Dei clemenler faverent et oppressiones 
eorum bcnigne sublevarent, ut Deuiii propilium haberent, cujus 
ainore id fecisseut. Hujusreigralia, auditis clamoribus veiiera- 
bilis Abtioiiis, abbaLisuionasleriisauct»!* Mariaj, sancli Pétri et 
suncli Benedicli Floriacensis, et inonachorum sub eo degen- 
tium, uoslrain presentiam adeuatiuin, pro malis consuetudi- 



LXX. — a. La première ligne s'arrétanl avec petitio-(nibus) en ca- 
ractères allongés. — b. Nous remplaçons les e cédilles de l'original 
par la diphtongue m. 



1. La copie du Dom Gérou est accompiignéB des notes suivantes : 
« Tiré sur l'original yn parchemin qui a treize pouces de largeur et 
vingt un do hauteur. Celte charte est lacérée dans un coin où est la 
signature du roy Robert. Co litre est conservé dans l'abbaye de Sainl- 
Benoit-sur-Loiro, layette privilèges des Itoys. Le parchemin est d'une 
moyenne épaisseur; et l'écnture paroit être de Ift ilu du x' siècle. Il y 
avoit un sceau en plancard qui est entièrement enlevé, u 

2. La notice qui accompagne le fac-similé de Silvestre porta que l'ori- 
ginal est conservé aux Archives du Royaume; c'est là une erreur; 
le diplôme originiil de Hugues Capot a été signalé en 1835 par Michelet, 
comme existant aux Archives départementales du Loiret dans son Rap- 
port au ministre de l'Instruction publique sur les hibliolhéques et 
les archives des déparlcnients du Sud-Ouest de la France (Paris, 
l(<3(i, in-4°), p. 17. Kn 1834, E. de Certain signalait sa présence dans lus 
mêmes archives iUibliotlieque île l'École des citartes, 3° sér., l. IV, 
p. 451). Voyez encore, Grellet-Balgucrie, Ouvrage eti préparation. 
Deux découvertes historiques. Ilisluire de Ctovis lll nouveau roi de 
France... (Orléans, 1882; in-8'), p. 5, n. 1. 



— 185 — 

Actum Parisius civilate publiée, anno dominicae incarna- 
tionis DGCCCXCIII, indictione VI, aano VII régnante glorio- 
sissiino rege'' Hugone et inclito filio ejus Rotberto. 

Signum* glorlosissimi Hugonis régis iMonogramma Hugonis). 

[Si]gaum Rotberti iaoliti régis (Monogramma Rotberlijf. 

LXXI 

ACTE suspect'. 

[Spolète] *, novembre 997. 

Grégoire K, pape, à la prière d'Abbon, abbé de Fleury, confirme 
le monastère où repose le corps de saint Benoit dans la posses- 



LXX. — d. Le mot rege, à la fin d'une, ligne, est presque compléle- 
nienl effacé. — e. La souscription du roi Hugues et celle de son fils 
sont en caractères allongés. — f. Le sceau était plaqué à droite des 
moiiograrnines, la cire engagée dans une incision cruciforme ; la 
trace du sceau est marquée sur le parchemin par un ovale mesurant 
72 millimètres sur 5(i millimètres, encadré dans un cercle de 120 mil- 
limétrés; il est probable que l'ovale marque l'empreinte du sceau et 
le cercle l'empreinte d'une enveloppe en parchemin qui le recouvrait. 



1. On a fait remarquer précédemment, p. 39, n. 1, que plusieurs pri- 
vilèges accordés aux religieux de Saint-Benoit-sur-Loire paraissent eu 
désaccord avec les règles du droit canon du x* siècle. Si la bulle de 
Grégoire V imprimée ici ne contient pas comme celles de Grégoire IV 
(829, supra, n» XVIII) et de Benoit VU (980, supra, n- LXV), des nna- 
chronismos qui la rendent suspecte, elle porte cependant comme celles- 
ci l'octroi de privilèges extraordinaires, si extraordinaires même qu'un 
contemporain, Ai moin, écrivant la vie d'Abbon et analysant la bulle de 
Grégoire V se crut obligé, par égard ])our la mémoire de son héros, 
d'en justifier la teneur uu point de vue de la régularité canuniquo; il 
cite dans ce but plusieurs textes tirés des lettres de saint Grégoire le 
Grand. Si les scrupules d'Aimoin ne donnent pas a priori une pré- 
somption de fausseté, ils n'en indiquent pus moins le caractère anormal 
de ce document et des bulles antérieures, déjà suspectes pour d'autres 
raisons. Une étude d'ensemble sur les ]jrivil("'ges accordés par les papes 
à Saint-Beuoit-sur-Loire et spécialement sur la bulle originale et au- 
tlienlique d'Alexandre II (107'2), ne donne pas de résultats permettant 
de conclure avec probabilité sur la valeur des bulles antérieures à celle 
do 1072. Cette étude, p«ur être fructueuse, devrait être étendue à tous 
les privilèges accordés aux abbayes de la Chrétienté par le Saint-Siège 
du vin" au xi' siècle. Ce n'est pas ici le lieu de se livrer à cet examen, 
il y sera procédé ailleurs. Les considérations qui précèdent nous ont 
cependant paru sulllsantes pour faire ranger la bullo de Grégoire V 
sinon parmi les actes certainement faux, du moins parmi ceux qui 
doivent, jusqu'à plus ample informé, être considérés comme suspects. 

2. Le lieu est donné non i)ar la bulle elle-même, mais par la Vita 
Ahbonis, cap. xr (Migne, Patrol. lai., CXXXIX. col. 401). 



— 197 — 

balis distriugere, vcl quicquid fiscus exigere polerat aliquo 
modo [ifieripero. Addimus etiam ut quia venerabilis pater 
Benedictus, inonachorum legislalor et doininus, dux est reli- 
gionis monaslicto, sil etiam qui eidem cœnobio fueril [praepo- 
situs], ^rimus ioter abbales Galliît!, nec aliquis de ordine 
sacerdolali, ai'chiepiscopus sciltcct, episcopus aul clericus eum 
inquielare, nec sine voluntale ipsius ad idem monaslerium 
veniro aul aliquam ordinationem facere vel missas celebrare 
prœsumat, ut, omni tempore, quieti et securi, absque ornai 
moleslia vel coniroversia, inonachi in eodem monasterio Deo 
deservire possint. Abba vero qui ibi ordinandus est cum eiec- 
tione fralruni profiter vitœ merilum et honestatem morum et 
non propter turpia lucra seu per pecuaiam eligaliir. Do sacer- 
dotibus autem aut diaconibus ordinandis id observetur quod in 
Régula praîcipitur, ne episcopus saltem subjectionera ab eis 
rcquirat quos ordinavit nec umquam officio dignos ordinare 
dilïerat. Deiiique si contigerit ut abbas accuselur de crimina- 
libus causis, non unius episcopi judicio determinetur sentencia, 
sed provincialis concilii expecleLur censura, aut si forte appel- 
lare maluerit Sedcni Aposlolicani, res ad Romani l'ontificis dif- 
feratur audieuciam. Et quocienscumque nécessitas urget, eum 
venire Roraam, modis omnibus liceat; solvendi et ligandi po- 
testatem in viros aut feminas sui ordiuis liabeat. Si vero abba 
vel monachus de eodcm monasterio ad clericatus ordinem 
proraotus fuerit, non iUic habeal ullerius poleslalem remo- 
randi aut aliquid ordinandi. Quia vero do eodem monasterio 
monachi, exigenteculpa, conmumione priventur, ejus dioceseos 
diversa loca adeunt et coinmuuioiie[in] sine aliqua reservatione 
percipiant, presbiteris districlius interdicere necesse est ut 
facere de cœtero non pra:'sumant, quia regularis ordo dissol- 
vilur et perdicioiiis ex hoc materia minislratur, Quori si pec- 
catis habitatorum terrée exigentibus, excommunicationis ana- 
thema ad eos perveneril, id privilegiuni eidem monasterio 
indulsimus ut fratrcs ejusdem congregacionis peragant divi- 
num officium, in omnibus absoluli, Visum quoque nobis est ut 
hanc licentiam eidem tribuamus, quatinus paires qui in qui- 
busdam cœnobiis gemuut i[Uod vivere regulariler nequeunt, si 
voluerint, studio meliorandœ vilœ, ad ipsum ducem monacho- 



— 191 — 

accipiet et vitain aeternaxn possidebit »'. Credulus ejus' promis- 
sionibus, hujus mundi delectamenla pro suo conteinnens^ 
amore, cœnobium ejus dilecti Benedicti expetii, positum super 
amnem Ligericuni, Floriacum vocitalum», j-everendum patrem 
poscens Gauzlinum, habitu monachili'* vestiri, exoptans ad 
patris Benedicti imperia'' Christo domino ipsique famulari. Qui 
optata adipiscens, obtuli> eidem loco pro meae remedio animse 
quicquid ex paterno, vel materno jure possederam seu quic- 
quid emeram, in pago scilicet Cabillonense *, in parrochia 
sancti Michaelis, in villa quae dicilur Bulduria', unum inansum 
cum vineis, pratis, silvis et aquis et une farinario in aqua quae 
dicitur Bruinada" clausum quoque unum in Monte Sironis" ad 
quercum vocatum, cujus partem quamdam" a piro magno ad 
meridiem mediamP Gunterio archipresbitero et ejus fratri mu- 
luaveram pro alodo quodam in Bainarias, ea ratione ut si prœ- 
dictum alodum répétèrent, quod mutuo acceperant redderenl. 
Terminatur autem ipse clausus duabus partibus terra Seguinia» 
et Bernardi sui fratris, tertia sancti Michaelis, quarta via pu- 
blica. In Poliaco autem villa, unum mansum cum vineis et 
campis. Quorum omnium tertiam partem uxori meae reliqui 
Alexandrse, eo tenore ut post suum obitum, prsedicto loco 
cuncta subiciantur' cum redditibus' et consuetudinibus om- 
nium rerum, snb hujusmodi voto ut quicumque aliquid horum 
quae dicta sunt repetere aut infringere temptaverit cum Juda 
proditore, Ânna'et Gaipha damnationem accipiat cum diabolo 
et angelis ejus in ignem aeternum eique cui" litem intulerit, 
sociante fisco, auri libras X persolvat et sua omniraodis frus- 
tretur" repetitio. Hsec vero cartula' ut flrmior sit cum stipu- 
latione subnixa et testibus subscriptis eam subterfirmavi. 
Actum Floriaco, tempore Rotberti régis et Gauzlini abbatis. 



LXXIII. — e. ejus omis par HJ. — f. contempnens HJ. — g. voca- 
tum HJ. — h. monachali F. — i. inperia H. — j. optuli GH. — 
k. Cabilonense GHJ. — l. Bulducia J. — m. Brainada GHJ.— n. Siconis 
HJ. — o. quendam HJ.— p. mediam omis par J. — q. Seguini GHJ. — 
r. subjiciantur GH.; subiiciantur J. — s. reditibus GH. — (. et Anna J. 
— u. qui HJ.— V. frustetur GJ. — x. kartula GHJ. 



1. Matth., XIX, 29. 



- 193 — 

quantum in hoc nostree auctoritatis scripto tenetur expressum. 
Âgimus itaque ne divini cultus reverentia iisdem' locis per 
totius labentis sseculi curricula desit et honor omnipotentis 
Dei ne annihiletur^ ob incuriam nostrse negligentiœ et ut nostri 
memoriam apud Deum fralres in inonasterio reverentissimi 
patris Benedicti perpetualiter agerent cum tota devotione. 
Ânnuentes justis petitionibus' prsedicti * abbatis et fratrum sub 
eo degenlium, concedimus atque' in perpetuum concessum 
esse volumus, una cum consensu, voluntateet jussione domnii 
Henrici, gloriosissimi Francorum régis, ut quidquid ad nos de 
eisdem ecclesiis perlinere videtur sine uUa calumpnia vel * in- 
terpellatione successorum nostrorum fratres et monachi prse- 
dicti loci secure possideant, exceptis synodis et circatis quas 
persolvent' temporibus statutis, non plus minusve quam usque 
in diem praesentem •» soliti sunt reddere. Scriptum etiam quod" 
nostri antecessores illis fecerunt, pro redemptione animarum 
suarum, de duabus ecclesiis, hoc est de° Monasteriolo i* et 
Ulseto 1, perpetualiter nostra auctoritate conflrmo. Si ergo ali- 
quis successorum nostrorum quaiibet, quod absit, illectus 
cupiditate aut supripientium iniquorum ' hominum persuasus 
fraude hune auctoritatis nostrœ ' tenorem et Dei servis mona- 
chis nostrse beneficentiae collatum donum violare prsesurap- 
serit, contradicentibus ubique Dei iidelibus et nostra autoritate, 
irrita fiât ejus praesumptio et omnis ejus cassetur ordinalio, 
Deoque impediente, nuUum ejus mala voluntas obtineat effectum 
aut vigorem. Hoc autem nostrse donationis scriptum ut incon- 
vulsain omni tempore obtineat ' iirmitatem, publiée in synodo 
nostro • cum consensu domni • Henrici régis et omnium flde- 
lium nostrorum manu propria roboravimus et manibus voci- 
busque omnium archidiaconorum seu presbyterorum " et cano- 
nicorum nostrorum roborari decrevimus. 



LXXIV.— e. hisdem C.— f. adnichilleturKL.— g. petitionibus justis C— 
h. dicti if.— t. atque omis par X. —j. dominiL.— fe. etif. — i.persolve- 
rent L; solvent M. — m. praesentem diem KLM. — n. Hoc est scriptum 
quod K; scriptum est quod L. — o. de omis par LM. — p. Monste- 
riolo L ; Mosteriolo M. — q. Usseto M. — r. iniquorum omis par K. — 
s. nostrae auctoritatis K; nostrse authoritatis LM. — (. obtineat omni 
tempore KLM. — u. nostra L. — v. domni omis par C; domini L. — 
X. presbiterorum KL. 

13 



— 19i — 

Signiim» Henrici régis. Signum» Gilduini, Senonensis eccle- 
siiE» archiepiscopi. Signum* Gausfredi ' patris ■* ejusdem. 
Signum Hescelini* episcopi. Signum Odolrici episcopi. Signum 
Balduini cancellarii. Signum Hugonis archidiaconi. Signum 
Girardi'' archipresbyteri». Signum Gausfredi* decani. Azene- 
rius abbas'. Alberlus abbas. Adraldus abbas. Ermenaldus 
abbas. Signum Walerandi' comitis. Signum Yvonis* comitis. 
Signum Atonis militis. Signum Gilduini mililis. Signum Bur- 
chardi militis. Signum Aiberti militis. Signum Aganonis clerici. 

Datum mense novembri, anno ab incarnatione Domini 
MXXXV, indictione III, anno VI regni Henrici régis. 



LXXV 

Orléans, 26 janvier 1065 \ 

Gausbert, chevalier, donne à l'abbaye de Saint-Benoit de Fleury 
l'église de Chalelte sur le Loing, avec ses dépendances, spéciale- 
ment le bourg construit dans l'enceinte de l'église, un bois, une 



LXXIV. — y. signum remplacé partout par S dans M. — z. K 
donne une copie des seings en forme de chrismon sauf celui du 
roi. — a. ecclesiae omis par M. — b. A partir d'ici, signum est 
exprimé par S barré dans L. — c. Guasfredi C; Guaffredi M. — d. 
prioris C. — e. Bescolini L. — f. Girarldi L ; Giraldi M.— g. archipres- 
biteri KL. — h. Gaufridi C; Gaufredi M. — i. Ce nom et les suivants 
quoiqu'au nominatif sont précédés de S dans M. — j. Valerandi C; 
Vulerandi K; Vualerandi L. — k. Ivonis KL. 



1. Parmi les personnages dont les souscriptions ont été apposées au 
bas de cotte cliarte figure Mainard, archevêque de Sens, mort en 1062, 
probablement le 11 mars et certainement avant le 31 mars (voy. Prou, 
dans Mélanges Julien Havet, p. 170). On pourrait supposer que la 
charte de Gausbert, dressée sous forme de minute avant le moia de 
mars 10G2, n'a été mise sous sa forme définitive qu'en 1065 et à ce mo- 
ment là seulement pourvue d'une date; de telle sorte que la date ne se 
rapporterait ni au moment de la donation par Gausbert, ni à la conlir- 
mation royale, ce qui est peu probable. Mais i! ne semble pas qu'on 
puisse s'arrêter à cette hypothèse, car au nombre des souscripteurs 
nous trouvons Ayric, évoque d'Orléans, qui ne devait pas être évoque 



- 195 — 

charmée de terre, une pêcherie et trois moulins, donation con- 
firmée par le roi de France, Philippe I", et son tuteur Baudoin, 
comte de Flandre. 

A, fol. 34 (copie partielle). — C, p. 156. — E, fol. 297 v. — K, p. 336, 
d'après B, fol. 67. — L, p. 528, d'après B, fol. 67. — M, Bibl. nat., ms. 
lat. 12739, p. 348 (copie abrégée). 

PuBL. : Prou, Les diplômes de Philippe I" pour l'abbaye de Saint- 
Benoit-sur-Loire, dans Mélanges Julien Havet, p. 161, d'après ACE . 
KM. 

INDIQ. : b, fol. .'Î25 V, d'après B, fol. 67. — Bibl. nat., ms. fr. 20838, 
fol. 321 (note de Dom Poirier), d'après C ou B. — J. a Bosco (Dubois), 
Floriacensis velus bibliotheca, I, p. 154. 

Quandiu» miser homo incolumisin hac vita superest semper* 
prse oculis*' débet habere omnipotentis Dei discussionem judicii 
et pro remedio animcnc suie débet attentius invigilare atque de 
rébus suis ecclesia> Dei ejusque fidelibus secundum suam pos- 
sibilitatem'' conferre iil in œterna vita mercedem sine fine 
mansuram possit percipere. Quapropter ego Gausbertus', 
miles, in Dei nomine^, considerans gravedinem» peccatorum 
meorum Dominique credens promissioni dicentis : « Date elee- 
mosinam * et ecce omnia munda erunt vobis . ', et illud : 
« Sicut aqua extinguit ignem, ita eleemosina ' extinguit pec- 
catum »', plurimisque credens' sacrœ adhortationibus Scrip- 



LXXV. — a. quamdiu AKL. — b. est semper omis par A. —c. Avec 
prse oculis s'arrête M qui reprend à quapropter. — d. posaibilitatem 
suam K.— e. Gaubertus AK; Gautbertus EL; Gauzbertus M.— f. Avec 
nomine s'arrête M qui reprend à concedo. — g. gravitatem L. — h. ele- 
mosinam A. — i. elemosina A. —j. Le passage compris entre credens 
et corpore ibidem illisible dans A. 



en 1062. La plus ancienne mention qui soit faite de cet évèque, remonte 
à 1063, date que porte le serment prêté par lui aux chanoines de Sainte- 
Croix de respecter leurs privilèges {Gallia christiana, VIII, instr., 
col. 495, n* XIV). Ce serment ne peut être de beaucoup postérieur à son 
élection; encore l'a-t-il prêté avant son sacre, car il s'intitule c(est(;nafus 
episcopus. Il ne nous reste qu'à imputer à une ignorance ou à un lapsus 
du rédacteur de la charte la mention de Mainard, comme archevêque de 
Sens. On s'était sans doute contenté de lui dire d'inscrire parmi les 
personnages présents l'archevêque de Sens, sans lui indiquer son nom. 

1. Luc, XI, 41. 

2. Eccli., III, 33. 



- 196 — 

turae*, trado elhumili mente concedo habendum et possidendum 
in perpétue', cum consensu*" domini mei Rodulfi", comitis, ex 
cujus bénéficie habere videor, ecclesiae in honorerti sanctaB Dei 
genitricis et perpétuas virginis" Mariae sanctique Pétri aposto- 
lorum principis et egregii confessoris Christi Benedicti Flo- 
riacensls, corpore ibidem nobiliter quiescentis, necnon'' sanctse 
congregationi monachorum ibidem Deo« famulantium, cui reve- 
rendus abbas Hugo gratia Dei*" praeesse videtur, ecclesiam 
consecratam in honorera' sanctœ Virginis Mariae, genitricis* 
Dei, super fluvium Lupae, in pago Wastinensi ", Kadelatam " 
nomine, cum adjacentibus sibi* quae mei* sunt juris, videlicet 
totum burgiim in alrio ejusdem eccles iae ' construclum et 
silvam" ad aedificium domor um vel of flcinarum seu ad ea quae 
necessaria fuerint' in" usibus monachorum vel suorum homi- 



num inibi degentium'', et terram ad unam carrucam, cum oclo 
et eo amplius arpentis' pratorum, et omnem piscationem aquae, 
quae contigua est ecclesiae supradictae, cum tribus molendinis. 
Ea nimirum de causa haec omnia jam dicta Deo omnipotenti <* 
et sanctis ejus supradictis libenti animo contuli ut Deus et 
sancti ejus iniquitatibus meis' propitientur et ut animae meae 
et praedecessorum meorum, patris mei videlicet* Hatonis 
necnon' meae^ genitricis* nomine Erdeburgis ', ■ quin etiam"* 
successorum meorum, filiorum meorum" et filiarum", prosif 
in remissionem peccatorum quam» unicuique retribuef prout 
gessit qui vivit et régnât per cuncta saecula. Ut vero haec 
carta Arma et inconvulsa* permaneat, roborandam obtuli 



LXXV. — h. sacris ordinacionibus Scripture E. — /. perpetuum M. — 
m. condensa E. — n. Rodulplii EKL. — o. et perpétuée virginis omis 
par M. — p. nec K. — q. Domino E. — r. Dei gratia K. — s. honore 
ACKLM. — t. et genitricis A ; genitricis Dei omis par M. — u. Vasti- 
nensi CL. — v. Katelatam A; Cadelatam EL; Kadaletam K. — x. Avec 
sibi s'arrête M qui reprend à pro animabus Hatonis. — y. nostri CE; 
ejus KL. — z. ecclesiae ejusdem K. — a. sylvam C. — b. fuerunt E. — 
c. in omis par K. — d. Avec degentium s'arrête A. — e. aripentis C; 
arpennis KL. — f. omnipotenti Deo L. — g. meis iniquitatibus EKL. 
— h. patris videlicet mei EL; patris videlicet Hatonis K; Hatonis 
patris mei M. — i. necne L ; et M. — j. moae omis par L. — k. Erde- 
burgis matris meae M. — l. Aodeburgis C ; Mondeburgis E. — m. et aw 
lieu de quin etiam M. — n. meorum omis par M. — o. flliaruroque 
mearum M. — p. prosit jusqu'à sœcula inclus, omis par M. — q. qui 
CKL. — r. retribuit EK; tribuit L. — s. inconcussa E. 



_ 197 — 

domno ' Philippe régi et domno " Balduino, comiti, cujus so- 
lei'ti cura et diligenti providentia regni procuratur* rnonar- 
chia, quorum etiam jussu procerum suorum et episcoporuin 
Domina annotavimus infra. 

Philippus* (Monogramma)y gratia Dei» Francorum rex. 

S." Anna regina. S. Mainardi*, archiepiscopi Senonensis. 
t« Gaubertus'', cujus beneficium est. S. Rainaldi Pagani, fra- 
tris ejus. S. Witdonis', fratris eorum. 

S. Balduinus cornes. Rodulfus^ cornes, cujus beneficium 
est. S. Hatonis, filii Joscelini», quem* supra* nominaviJ. 
S. Gausfredi*, episcopi' Parisiacensis"* ecclesiae. 

[S.] Gelduini", Josbertus, Ayron, Seguini, Gûbs", f Ste- 
phanus, Rainaldus, filii ejus, et filia LsetYls»". S. Adherici, 
episcopi Aurelianensis ecclesiae '. S. Widonis "■, episcopi Am- 
bianensis ecclesiae. S. Hugonis, Nivernensis ecclesiae episcopi, 
S. Gauscelini', caslri Ghalenaci'. S. Rodulfi» dapiferi régis. 
[S.] Watbertuni ». S. Walerandi*, camerarii. S. Engenulfi", 
buticularii. 

S. Engelranni», custodis régis. S.Balduini, cancellarii régis. 

Actum publice Aurelianis, Vil* kalendas* februarii, anno ab 
incarnatione Domini' MLXV"*, anno quinte" Philippi régis. 



LXXV. — t. domino EKL. — u. domino KL. — v. procurantur CE. 
. — X. Philippus omis par EL; précédé de S barré dans M. — y. Mo- 
nogramme omis par CL; donné par EK. — z. Dei gratia Af. — 
a. Les noms des témoins ne sont précédés d'aucun signum dans 
CEK; ils sont précédés de S barré dans L et M; ce signe est donné 
par L devant tous les noms sauf devant Anna, Balduinus et Hatonis. 
— 6. Menardi L. — c. La croix remplacée par S barré dans L et M. — 
d. Robertus C; Gautbertus L. — e. Vitdonis C; Widonis M; omis par 
L. — f. Rodulphus CEL. — g. Joscelini quem supra nominavi omis 
par L. — h. qua) C. — i. super E. — j. nominavimus A'. — k. Gaufridi 
C; Gaufredi ELM; Gautfredi K. — l. episcopi rejeté après ecclesiae 
par K. — m. Parisiensis CEL. — n. Les noms propres depuis et y com- 
pris Gelduini jusqu'à Laetvis inclus, omis par LM. — o. Gîïhs p E; 
peut-être faut-il lire Guillelmus. — p. Lœtvis omis par E. — q. epis- 
copi Adherici Aurelianensis ecclesiffi EK. — r. Vidonis G. — s. Gaul- 
celmi À'. -^ t. Chaloneci K; Ghalenici L. — u. Rodulphi EKL.—v. Vat- 
bantum C; Watbertum E; Wartbertun K; Vatbertuni L; omis par M. 
Corr. peut-être Watbertuni. — x. Valerandi C. — y. Engenulphi E.— 
z. Egelranni CEL. — a. septimo E. — b. calendas EL. — c. Domini 
omis par M. — d. millesimo sexagesimo quinto EL. — e. V M. 



- 198 - 

LXXVI 

Orléans, 1066, après le 23 mai K 

Philippe I" termine, par voie d'accord, un procès entre l'abbaye 
de Saint-Benoit, d'une part, et son chevalier Hervé, d'autre 
part, à l'occasion d'un bénéfice que ledit chevalier tenait de 
l'abbé de Saint-Benoit. 

C, p. 157. — E, fol. 298 v. — L, p. 396, d'après B, fol. 67 V. — M, Bibl. 
nat., ms. lat. 12739, p. 358 (copie partielle). —Z, Bibl. nat., ms. fr. 20838, 
fol. 321 (copie de la date et des souscriptions par Dom Poirier). 

PuBL. : Prou, Les coutumes de Lorris, p. 142, d'après M. — Prou, 
Les diplômes de Philippe /«^ dans Mélanges Julien Havet, p. 173, 
d'après CEM. 

INDIQ. : K, p. 339, d'après B, fol. 67 v. — b, fol. 325 V. d'après B, 
fol. 67. 

Ego Philippus, gratia Dei Francorum rex, notum esse volu- 
mus omnibus sanctae Dei ecclesiœ fidelibus quod adierunt nos- 
tram prœsentiam» abbas monasterii sancti Benedicti, nomine 
Hugo*, et cœteri fratres, querimoniam facientes de quodam 
milite nostro nomine Herveo ', qui terras illorum deprsedando 
maie vastabat, eo quod calumpuiabatuf* se debere habere 
quoddam beneficium ex abbate, quod dicebat sibi competere 
hœreditario jure». Nos autem^ eorum clamoribus et querimo- 
niis permoti», utpole qui nolebamus locum, quem praedeces- 
sores nostri Francorum reges multo studio defensaverant *, 



* LXXVI. — a. praesentiam nostram M. — b. Hugo nomine ELM. — 
c. Hervœo M. — d. calumniabatur CM. — e. ex jure hseredltario M. — 
f. autem omis par E. — g. prœmoti C. — h. deffensaverant M. 



1. Ce diplôme est daté de 1066, la huitième année du règne de Phi- 
lippe I". L'on a donc pris pour point do départ des années du rogne, la 
date du sacre de Philippe I", le 23 mai 1059; la huitième année s'étend 
du 23 mai 1066 au 22 mai 1067. 



- 199 — 

temporibus nostris' atteri, decrevimus ut judicio nostro et 
optimatum aostrorum causa definiretur; de qua re multis 
verbis ultro citroque habitis, visum est nobis facilius esse et 
melius utres concordia quam judicio detenninaretur ; et quo- 
niam magnitude malefactorum et praedarum summam trecen- 
tarum librarum excedebat, quod ab ipso Herveo ' exsolvi non 
poterat, suasione nostra inter utrosque facta est hœc concordia, 
ut ex his* quœ jure hsereditario repetebat, partem prorsus et 
perpetualiter sine caiumpnia ' dimitteret, partem in vita et sine 
uUo herede"" sibi retineret. Hsec autem sunt quae sibi in vita 
sua concessa sunt : terra de Mileraio", ita sicut quidam" homo 
sancti Benedicli, nomine Andréas', tenuerat, et vineae de 
Gampo Verminoso, quas supradictus Andréas tenuit et mansio 
ipsius Andréa} ' qua? est in villa sancti Bencdicti. Sunt vero 
aliœ vineee quas tenent homines sancti Benedicti, de quibus 
talis conventio fîeri placuit, ut hi qui eas tenuerint dono ejus 
teneant ita ut neque hominationem neque fidelitatem sibi 
faciant, et, ipsis possessoribus mortuis, heredes eorum simili 
modo, sine emptione, dono ipsius habeanl, hseredibus vero mor- 
tuis, ipsae vinesc redeant in dominium sancti Benedicli; ex 
supradictis quoque vineis nullus omnino redditus ad eum per- 
tineat neque census neque décima neque captura neque juslitia 
aliqua, excepte quod qui eas tenuerint, sicnf supradiximus, 
dono ipsius teneant; mortuo demum Herveo', quicquid' sibi 
esse concessuin" supradiximus, sine ullo liaredc in jus et 
dominium sancti Benedicli revorlalur. Ul vero hirc conventio 
noslris futurisque temporibus stabilis et inconvulsa" perina- 
neat, manu propria subterfimavimus et impressione sigilli 
nostri insigniri fecinius. Veruni ubi ad hoc perventum est ut 
munificentia autoritatis* nostrœ sigillé nostro scriptuni istud 
corroboraretur, precatus est nos Herveus », qui ibidem prae- 
sens aderat, ut obtineremus ab abbate et cœteris fratribus qua- 



LXXVI. — i. nostris temiioribus ELM. — j. Ilenroo ,1/. — fe. iis L. — 
/. calumnia CE. — m. han'cdo ullo M. — ». Miloreio L; avec Mileraio 
s'arrête M potirn'pvendre h Actum. — o. iiiiondain K. — j). Andrajas C; 
Andréas nomiiK! ii. — q. AïKli'ii'ii! C. — »•. utC— s. IlerviBO C. — /. quid- 
quid L. — u. uoueessum osso E. — c. inconcussa E. — x. authoritatis 
L. — y. Hervaîus C. 



- 201 - 

K, p. 339 (copie d'une partie des souscriptions et de la date seule- 
ment'), d'après l'original et d'après B, fol. 134 v*. — Af, Bibl. nat., ms. 
lat. 12776, p. 477, d'après l'original (ex carta Floriacensi lacera et mu- 
tila). 

Indiq. : Mabillon, Annales Ord. S. Benedicti, V, p. 4. — Prou, Les 
diplômet de Philippe /«••, dans Mélanges Julien Havet, p. 178. 

Philippus Dei gratia Francorum rex bénéficia omnium 

sanctorum indiscussa prseterire noientes, notum facimus uni- 
versis sanctee matris ecclesiae fldelibus tam prsesentibus quam 
futuris quod Guido, pœnitentia ductus, contra Deum et contra 
sanctum Benedictum recognovit se errasse penitus, cig'us hu- 
militatem agnoscentes abbas et monachi Floriacenses, pro 
amore mei, quidquid inde forisfecerit dimiserunt ei. Quserebat 

autem consuetudines in terra sancti Benedicti quas dimi- 

sit* Prœcepimus equidem omni conventui tam episcopo- 

rum quam procerum necnon et principum ut hanc cartulam con- 
firmarent impositis notis suorum nominum. Hoc autem ut ratum 

sit conflrmavi et sigillo nostrse majestatis corroborare 

prœcepi. Nomina autem eorum qui affuerunt infra scripta sunt. 

Signum (Monogrammaj Philippi régis*. 

S.' Wido, episcopus Âmbiaais f. 

S. Gaufredus, episcopus Parisiacensis f. 

S. . . . Carnolensis episcopus t- 

S. Hadericus, Aurelianensis episcopus f. 

S. Wido de Monte Leulherico. 

S. Wazelinus de Chalney. 



LXXVII. — a. Cœtera desunt in carta M. — b. M ne donne que le mo- 
nogramme royal à droite de la souscription de Wido et le mot régis 
après Chalney, la souscription royale ctant dans l'oriijinal proba- 
blement en plusieurs lignes. — c. S 6arre' devant chacun des noms 
des témoins, M: aucun signe dans K. 



1. Dom Chazal (p. 339) analyse ainsi cette charte : « Guido de 

Rapeforti. Hic indebitis et illicitis consuetudinihus vexabat incolas 
sancti Pétri de Stampis. Clamorem illius rei fecit Hugo apud regem. 
Tandem Guido facti pœnitens confessus est se contra Deum et sanctum 
Benedictum peccasse ; malas consuetudines dimisit ; abbas et monachi 
ad petitionem régis quidquid forisfecerat relaxarunt ipsi Guidoni ; 
aliqua etiam ab abbate Hugone accepit, quui? ignuramus : mutila est 
enim carta. Huic conventioni prœsentes adfuerunt. . . » 



_ 202 

S Anna regina. 

S. Balduinus consul, cujus providentia regni monarchia ser 
vabatur. 

S. Rodolphus, cornes. 

S. Guide, cornes Abbatis villse. 

S. Hugo, cornes Domni Martini. 

S. Walerannus, camerarius. 

S. Radulfus, dapifer. 

S. Baldricus, constabularius. 

S. Ingenulfus, buticularius. 

S. Guiilelmus Giometensis castri. 

S. Guido, marescallus. 

S. Rotbertus, advocatus Atrebatensis. 

S. Hugo cognoinento Hauet. 

S. Odo, filius Odoirici, panetarius. 

S. Robertus, cocus '*. 

S. Adam, pincerna. 

S. Adelardus, camberlanus. 

S. Yvo, cambellanus de pueris Régis. 

S. Hugo de Claromonte. 

S. Hugo Dublellus. 

S. Gualterius, filius Archembaldi de Cappis. 

S. Ingelrannus, magister Régis. 

S. Marcelinus, magister Hugonis fratris Régis. 

S. Stephanus, prœpositus Parisii. 

S. Guarinus, prœtor Meleduni. 

S. Durandus, prsetor Stampensis. 

Ex parte domni Hugonis abbatis fuerunt monachi Theduinus 
et Thedelinus, preepositus ipsius supradictœ obedientiae, et laici 
Gilbertus, major ipsius terrse, et frater ejus Rodulfus AU. . ., 
major SigenviU8e,Gosfridus, major d'Alton, Theudo miles Stam- 
pis, filius Ursionis, hos omnes misimus in prsesentia Guidonis. 

Actum publiée Meleduno, anno ab incarnalione Domini 
MLXVII, régis Philippi VI° «. 



LXXVII. — d. Robertus coctus aut cocus M; omis par K. — e. VII 
K. La date était, d'après Mabillon, loc. citât., VI, qu'il corrige en 
VII ou VIII. Il est probable que Dont Chazal (K) lui a emprunté 
la correction VII. 



— -20:i — 

Baldiiinus cancellnriiis subscripsil SS. Eustnchius et Gos- 
fridus cupollani inlei-riieniiil. 



LXXVIII 

Le Vaudreuil, avril 1067'. 

Guillaume, duc de Normandie et roi d'Angleterre, déclare avoir 
conclu avec Hugues, abbé, et les moines de Saint~Benoit-sur- 
Loire, qui avaient reçu antérieurement de Richard, duc de 
Normandie, et de son frère Robert, l'église de Saint-James de 
Beuvron, un pariage pour la jouissance des revenus du château 
construit par lui ait dit lieu, à charge pour les moines de célé- 
brer une messe chaque semaine pour le salut de son âme et de 
celles de ses parents, d'entretenir un moine à sa place dans l'ab- 
baye de Saint- Betioil-sur- Loire et de nourrir un pauvre. 

C, p. 109. — E, fol. 320 V. — A", p. 337, d'après B, fol. 72 v'. — 
L, p. 350, d'après B. fol. 72 V. — .1/, HiW. mit., ms. lut. l'2775, p. 135. 
— Y, Bibl. nat., ms. lat. 12C70, fol. '270 (copie i)artiello, do la main de 
Mabillon, des souscrijitions, d'après B, fol. 72). — Z, Martène, Thé- 
saurus nocus anecdotorum, I, p. 196, ex archivis S. Audoëni. 

PuBL. : Martène, loc. cit. — V. Ménard, Histoire religieuse, civile et 
militaire de Sainl-James-de-Beufron (Avranches, 1897, in-8°), p. 417. 

Indiq. : b, fol. 326, d'après B, fol. 73. — Mabillon, Annales Ord. S. 
Benedicti, V, p. 5. — Brèquigny, Table chronologique, II, ji. 105. 

Quicumque hac cadiica et fragili» detinentur* vita oporlet ut 
seinper habeant prœ oculis discussionem judicii" Dei oinnipo- 



LXXVIII. — a. fragila ac caduoa K; fragili et caduca Z.— b. detinetur 
E. — c. judicii omis par Z. 



1. La copie L donne seule pour l'année du règne de Philippe I" un 
chiffre (VII) qui, en prenant pour point initial du compte des années du 
règne le 4 août 1060, date de la mort dt> Henri I", donne l'année de l'in- 
carnation 1007, au mois d'avril, fournie ])ar l'iictt»; les autres copies don- 
nent 9' année, chiffre qui môme en comptant les années du règne à partir 
do la date du couronnement, 23 mai 1059, donne 1068. 

2. Une autre copie à la p. 755 de K dérive de l'édition de Martène. 







_ 204 — 

lentis et agant, dum licet, ne in ipsius judicio inveniantur in 
sinistra parte cum reprobis, maxime quidem illos'' quos Dei 
providentia super alios extulit, qui' quanto ditiores et subli- 
miores sunt cœteris tanto/" ad bona opéra» exequenda et ad 
justa promptiores esse debent judicia*; quae omnia' perpen- 
dentes et secum sedulo perlractantes, Richardus^ Normanno- 
rum* dux etRobertus' frater ejus, pro redemptione et salute 
animarum suarum et antecessorum suorum, contulerunt Deo 
et sancto Bénédicte ecclesiam sancti Jacobi, quse in conflnio 
Normanniae" et Britanniae sita est, cum terra et aqua eidem 
ecclesiae pertinenti". Circa eamdem vero" ecclesiam ego Wil- 
lelmus', successor' eorum, dux Normannorum' et per Dei 
misericordiam Ânglorum rex eiïectus, bellis ingruentibus, ob 
mem terrse defensionem ', cum iocus magis idoneus' ad id 
videretur, castellum extruxi. Quo facto multa illi quse non" 
pertinebant attribui" videlicet leugam cum sanguine* et teloneo 
et mercatum* de cruce, pro quo Ranulfo* abbati et monachis 
de sancto Michaele commutationem et cambium dedi, et nun- 
dinas duas et pedaticum", tria stagna construxi et homines 
illos qui pro' volunt^ate sua ibi manebant'' stabiles esse feci. 
Videntes autem monachi sancti Benedicti locum ■* per me, Deo 
juvante', melioratum, adierunt meam prsesentiam, oommuni 
consilio capituli sancti Benedicti, Hugo abbas et cœteri com- 
piures, orantes et humiliter deprecaules ut medietatem eorum^ 
quse loco» supradicto addideram illis donarem eo pacte ut et 
ipsi me in medietatem suam* colligerent, excepta ecclesia et 
oblationibus ' ad eamdem ecclesiam pertinentibus, quae ipso- 



LXXVIII. — d. illi L. — e. quia KZ. — /. tantum E. — g. opéra 
omis par K. — h. judicia omis par C. — i. omnia omis par K. — 
j. Ricardus EKLZ. — h. Nortmannorum K. — l. Rotbertus K. — 
m. Nortmanniae if ; Normaniœ L. — n. pertinente Z. — o. vero eam- 
dem KZ. — p. Willielmus K. — q. successorum CEM. — r. Nor- 
mannorum dux CE; dux Nortmannorum KM ; dux Normanorum L. — 
s. defîensionem EM. — t. magis ad id idoneus K; ad id magis idoneus 
M. — u. qua ibi non ELM. — v. accomodavi LM. — x. videlicet landam 
cum stagne Z. — y. mercato M. — z. Ranulpho E; Ramnulfo M ; Ra- 
dulfo Z. — a. pediaticum CELM. — b. qui ibi pro sua voiuntate 
KZ. — c. manere volebant E. — d. locum omis par KMZ. — e. ai^ju- 
vante KL. — /. illorum KZ. — g. supradicto loco i* — fc «n 
CKZ; suam omis par M. — i. oblationibus om* 



— -205 — 

rum' erant et sunt. Ego vero petitioni eorum libenter adquievi*. 
Distinclio aulem rerum' inter nos talis fuit" : medietatem " 
totius castri scilicet" ex molendinis, ex' furnis, ex« teloneis, ex 
pedaticis', ex nundinis, ex mercatls, ex omnibus justitiis sive' 
ex omnibus redditibus et consuetudinibus quee ex ipso ' castro 
vel ex» adjacentiis ejus accipiuntur et de omnibus ad haec 
pertinentibus quœ ibi meliorabuntur medietatem mihi * retinui 
et medietatem illis dedi ita ut ab hac die et deinceps perpetuo 
injure et dominatione sit* sancti Benedicti et fratrum Floria- 
censis cœnobii. De stagnis vero tribus, quae ibi feci, piscatio- 
nem» superioris mihi' retinui, piscalionem autem» medii stagni 
totam* illis ° concessi, piscalionem quaque"* tertii inferioris" 
mihi^ dimidiam reservavis' et dimidiam illis dedi. De ministris 
vero hoc * decrevimus : ut ministri sancti Benedicti mihi flde- 
litatem faciant ' et mei ministri fidelitatem faciant sancto Béné- 
dicte et monachis et quoniam pro hoc facto ' magis querebam 
et desiderabam remunerationem * animée quam corporis hoc 
mihi spoponderunt et hoc ab eis munus' exegi : ut una- 
quaque hebdomada pro salute et incolumitate mea et uxo- 
ris meae et filiorum nostrorum" et pro remédie animarum 
praedecessorum ac " successorum meorum missam ° unam cé- 
lèbrent et unum monachum vice mea et locC in monaste- 
rio sancti Benedicti habeant, et semper unum pauperem 
pascant; orationes quoque et eleemosynas et bénéficia, et< in 
vita et post obilum, mihi •" polliciti sunt et pacti non solum in 
monasterio sancti Benedicti sed et in cœnobiis et cellis sibi 
appenditiis, et hoc concesserunt mihi • communi consilio abbas 
et omnes monachi. Et ut hoc iirmum atque inconvulsum * per- 



LXXVIII. — y.ipsius KZ. — h. acquievi C. — /. eorum Z. —m. talis fuit 
inter nosC. — n. quod medietatem ifZ. — o. videlicetC. — p. etLAf. — ç.et 
L. — r. pediaticis L. — s. sive omis par E. — t. quas vel ipso X. — w. ex 
omis par E. — v. mihi medietatem E. — x. sit omis par M. — y. pis- 
cationes E. — z. mihi pisc. sup. M. — a. autem omis par KZ. — 6. totam 
omis par E. — c. illis totam C. — d. vero KZ; autem M.— e. inferioris 
omis par KZ.— f. michi E. — g. servavi Z.— h. haec KM. — i. facient 
CM. — j. facto omis par E. — h. renumerationem M. — l. minus E. — 
m. meorum KLMZ. — . n. et CEZ. — o. meorum unaquaque hebdo- 
mada EL. — p. vitae meee loco Z. — q. et omis par KZ. — r. michi 
EL. — s. michi EL; mihi concesserunt A'; in cœnobiis Floriacensibus 
hoc mihi concesserunt Z. — t. inconcussum EM ; indivulsum Z. 




•i«!"i..i«'*lïî'lî.i'..-i:i;:-ï.'JS*5:-; 



— 206 - 

maneat signo annotationis ineœ subferfirrnavi", uxoris quoque* 
mese* ac» flliorum nostrorum» astipulatione" firmari feci. 

i* S." Willelmi'* régis Anglorum et ducis« Nortmannorum/". 
•j-S. t Mathildis» conjugis suse. f S.* Roberti filii sui Norman- 
norum' comitis. S. f Richardi' filii sui. f Signum Hugonis* 
de Gornaio. f Signum Giraldi ' de Novomercato. f Signum 
Stigandi» dapiferi. -J- Signum Henrici de Ferreris". f Signum 
Rodulfl de Rodei». f S. Gisleberti Mammohf. f Signum 
Rainaldi junioris capellani'. f Signum Hilgerii'. 

Actum publiée apud Redolium ' super Auduram ' fluvium, 
mense aprili, anno ab incarnatione Domini MLXVII, régnante 
Philippe rege anno VU"". 



LXXIX 

1070. 

Gilon, seigneur de Sully, renonce aux coutumes que feu son frère, 
Hutribaud, et lui, prélevaient à Châtillon sur la terre et les 
hommes de l'abbaye de Saint-Benoit, à la réserve de certaines 
redevances que son viguier et lui pourront percevoir dans des 
conditions déterminées. 



LXXVin. — u. subterUrmari /f. — v. uxorisque Af. — x. meae omisparZ. 
— y. etCELZ.— z.meorum ELM: nostrorum omis par Z. — a.adstipula- 
tione EKZ.— b. Chrismon omis par CK.— c. signum £1'.— d.W. KZ. 
— e. dux E. — f. Nortmannorum duels KZ. — g. Les deux croix omises, 
par KM; t Mathildis (t S omis) LY; t S. Matildis conj. s. après la 
souscription de Robert Z. — h. \ signum C; t omis par M; 8. omis 
par E. — i. Nortmannorum K; Normanorum L. — j. Signum t Richardi 
E; S. Richardi KMY; t S. Richardi L; t S. Ricardi Z.—k. S. Hugonis 
KM; t S- Hugonis LZ: la suite des souscriptions omise par Y.— 
l. f si.. Giraldi C; 8. Geraldi K: i S. Giraldi LZ; 8. Giraldi M. — 
rh. f Signum Stigàndi dapiferi omis par E; 8. Stigandi KM;i- 8. Sti- 
gandi LZ. — n. f Signum Henrici de Ferreris omis par E; 8. Hugonis 
de Ferreriis K ; f S. Henrici de Ferreris L; 8. Henrici de Ferreris M; 
f S. Henrici de Ferreriis L. — o. f Sig. Rod. de Rod. omis par E; 
8. Rodulfl de Rode! KM; f S. L ; 8. Rad. de Redon Z. — p. f 8. Glsl. 
Mam. omis par E; 8. GrelebertlManiinoht K'; S. Gisleberti MaminothM; 
t S. Gilberti de Mananoth Z. — q. 8. Rain. jun. cap. K; t S. Rain. jun. 
cap. L; 8. Raynaldi jun. cap. M. — r. S. Hilgerii KM; t 8. Hilgerii L; 
t S. Hilgeri Z. — s. Redolerlum C. — t. Anduràm K; Andenain Z. — 
u. nono CEKMZ; 8 b. 



— "207 — 

C, p. 347. — D, fol. 308, d'après B, fui. 100, n» LXIX. — K, p. 345, 
d'après li, fol. 160 (analyse et quelques noms do témoins). — L, p. 399, 
d'après B, fol. 100. — N, Bibl. nat., collection Moroau, vol. 30, p. 51 
(copie envoyée par Dom Gérou, le 22 janvier 1765), d'après C. 

INDIQ. : b, fol. 328, d'après B, fol. 160. 



Notuin sit omnibus ecclesiœ Dei fidelibus quod ego Gilo ", 
Soliacensis dominus, cas tortitudines quas frater meus, Hum- 
baldus contra jus et fas in Casteliione rapuit et de quibus 
quandiu vixit ab abbatibus sancti Benedicti et maxime a do- 
mino noslro* Willehno" abbate interpellatus fuit, ut mihi et 
animse fratris mei propitietur Dominus, ab hodie et deinceps 
dimitto et guerpillum facio Deo et sanctae Mariée sanctoque 
Benedicto in manu domini mei abbatis Willelmi** et congre- 
gationis sibi commisse, ut liceat eis omnes suœ villse de Cas- 
teliione consuetudines libère possidere sicut tempore Humbaldi 
Torti« tenuerunt, exceptis his^ quœ pro salvatione ejusdem 
villse retinui, scilicet aut cum sexaginta hominibus tantum 
semel in anno ibi prandeam aut bis cum tringinta tantum; cre- 
ditum etiam in villa eadem usque ad sexaginta soli datas retinui, 
60 tenore ut ultra summam banc, accipiendi creditum nuUam 
habeam potestatem, donec me a débite» absolvam. Vicarius 
autem meus, qui in ea mei ioco manet, sibi nullum dominatum 
crediti seu consuetudinis omnino accipiet; de justitia vero 
nullam sibi idem* vicarius subripiet portionem, nisi' de eis 
quos non potuerit monachus prsepositus nec major laicus jus- 
tificare, de quibus etiam duas sibi retinebit, tertiam partem 
monacho restituet. In forisfactis vero, queecunque fuerint, 
nihil' ultra sexaginta solides capere potero*. De consuetudine 
vero bellorum, ex eis qui terras sancti Benedicti incolunt nihil' 
habebit ipse vicarius, de extraneis vero, si clamor ad ipsum 
venerit, medietatem ipse et medielatem prœpositus habebit. 
Gœteras omnes consuetudines, uti prselibavi, dimitto et maxime 
eam de qua plura in villa evenerunt mala, ut nec de ea homines 



LXXIX. — a. Geilo DL. — b. meo L. — c. Villolmo C — d. Villolmi C. 

— e. Torci L. — f. iis L. — g. debito mu L. — h. isdem L. — i. nec (JD. 

— j. nichil L. — k. poterit L. — l. nicliil L. 




- â08 -- 

ad pra?dandum'» ducam nec venientes/séd n^prsedam" intro- 
mittam aut agam per me sivo pcr meos unde aliquid mali villœ 
eveniat. Gœtera omnia in potestate abbatis dimitto, cum villa 
ad ipsius domiaium pertineat et nihil" ultra ibi debeam re- 
quirere. . 

Huic adstipulationi ^ hi' afïnerunt ex parte sancti Benedicti : 
Willelmus*" abbas; Taclinus', Hugo, Aiinericus*, monachi; 
Hugo clericus et decanus sancti Aniani ; Adam, Hugo, Gallinus" 
senescallus, Rainaldus Barbe, Ascelinus • et Goscelinus cubi- 
cularii, Eddo* et Landricus filius ejus, Bernardus filius Galonis, 
Hegubertus» fraler ejus, Humbertus. 

Ex parte Gilonis» : Arnulfus' frater ejus. 

Actum anno Domini millesimo septuagesimo, Philippi régis 
duodecimo, Willclmi' abbatis 1°. Data per inanum Ancherii 
bibliothecarii. 



LXXX 

Fleury, i07l\ 

Hugues de Pithiviers donne à l'abbaye de Notre-Dame et de Saint- 
Benoit la villa de Raudrevillii'rs, à charge d'y consti~uire une 
église qui sera desservie par des moines et de céder à ces moines 
ce que ladite abbaye possédait à Escrennes. 



LXXIX. — ni. depordandum C. — n. praîdicta G. — o. nichil L. — 
p. astipulationi DL. — q. hii D; ii L. — r. Villelmus C; GuiUielmus K. 
— s. Taelin C; Tachinus DK.— t. Amnericus K; Amnicus L.—u. Gall- 
mus CD; K. ne donne pas les noms des laïques, qu'il remplace par 
alii laici. — v. Asteliiius L. — x. Oddo D. — y. Hegobertus D. — 
z. Geilonis DL. — a. Arnulphus DKL.— h. Villelmi C; Villielmi K. 



1. Cotte charte est datée de l'an 1071 et de la 10* année du règne de 
Pliilippe I". Il y a désaccord entre li!S deux éléments de la date. 
Car la 10* année du rè(,'ne s'étend du 23 mai 1068 au 22 mai 1069 ou du 
4 août 1009 au 3 août 1070, suivant {\\xc. l'on prend pour point de départ 
le sacre de Philippe I" qui eut lieu lo 23 mai 1059 ou la mort de Henri I" 
survenue le 4 août 1060. 



DOCUMENTS 



cMM.ll.» l'Ai', l.^ 



V. 



RECUEIL DES CHARTES 
SAINT-BENOIT-SUR-LOIRE 

tiÉU»tES ET V10LC£ËS 



MM. Mm«u,e prou et Ar-EXAsnwi VIDIF.U 



Tome f. — 2* fascicule. 




A. PICARtJ ET IMI.S 
6f, rue ËdUiipurtc. 



aaiumit'ihinvn 
17. rue JciiniVï d'AlX- 



MDCCGCIV. 



- 209 — 

C, p. 153. — E, fol. 285 V. — K, p. 756, d'après l'original. — M, Bibl. 
nat., ms. lat. 12739, p. 469 (copie abrégée).— iV, Bibl. nat., coll. Moreau, 
vol. 30, fol. 169 (avec fac-similé des premiers mots et dos signa) d'après 
l'original *. — Y, Nouveau traité de diplomatique, t. III, pi. LXVIII 
(fac-similé des premiers mots, do la date et des signa) d'après l'original. 
— Z, Bibl. nat., ms. fr. 20838, fol. 321 (copie partielle, dans les notes de 
Dom Poirier, avec fac-similé de la première ligne), d'après l'original. 

PuBL. : Prou, Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Havet, p. 179, d'après CEKMNY. 

Indiq. : Inventaire de 1567, n* 109, d'après l'original. — Inventaire 
de 1658, p. 9, liasse 1, n" 13, d'après l'original « avec son sceau en plac- 
quard ». — b, fol. 325, d'après B, fol. 63. 



Omnis homo, quandiu hac fragili carne circumdatus » in 
hiyus exilii miserrima relegalione a Domino peregrinatur, 
semper débet sibi ante mentis ocuios tremendi judicii discus- 
sionem ponere et omni vigilantia satagere ^ ut per bona opéra 
et maxime per eieemosinarum* largitionem et dignam ad Deum 
conversionem, mereatur redire ad suum creatorem a quo dis- 
cessit per primi parentis temerariam offensionem. Noverit enim 
esse scriptum quia « sicut aqua extinguit ignem, ita eleemo- 
sina"* extinguit peccatum »* et illud : « fîli mi, ne tardes con- 
verti ad Dominum »'. Quapropter* ego Hugo Peteverensis ^ 
castri miles, sanctse conversionis flagrans desiderio et labenlis 
sseculi transitoriam pompam duccns pro niliilo, res hœredi- 



LXXX. — a. circundatus N; les quatre premiers mois, d'après N, 
les six premiers, d'après Y, les sept premiers, d'après Z, étaient en 
lettres capitales et onciales; la première ligne s'arrêtait avec circum- 
datus, d'après Z. — b. Avec sutagoro s'arrête Z, poxir reprendre à ut 
antem li;uc carta.— c. oleiniiosynariim TK.--»!. clei-mosyiiii E.—e. M qui 
s'arrête avec le 9' mot liujus, reprend avec ((uaproi)ter. — /'. Polvoreusis 
CEKM. 



1. D'après une note, de N, la charte originale «Hait écrite sur une 
feuille do pareiiemin do 18 pouces do hauteur sur 15 do largeur. Le 
sceau royal était plaqué, bien consiirvé, et semblable à celui ([ui est 
reproduit dans Mabillon, De rc diplomatica, \). 425. 

2. Eccli.. III, 33. 

3. Eccli., V, 8. 

U 



- 210 — 

tutis ineœ Irado (lahendas et possidendas in perpetiium ecclesiae 
sanclas Dei genitricis MarisB et sancli patris» Benedicti, ubi ipse 
sanctus paler liiimalLis veneranlcr'' divina prœdeslinatione et 
sua cleclione liabotur, ubi eliani domnus abbas Giiillelmus' 
pastocis ofdcio fungiltir. Sunt aiilem res quas e^o dono sancto 
palri Benedicto non longe a Pelcverensi > caslro, super ilu- 
vium Exona, id est nmnusfirinam qiite Baldrivillare* dicitur, 
siciil eam possedit paler meus Tescelinus omni lempore vilœ 
suse, exceptis his quse ipse' dederat diversis" militibus in 
beiiencium; cum donalione ccclesia- parrochialis" quœ est in 
honore sancli Martini; cetera vero omnia, id est tolam viilain 
Baldrivillare" cum omnibus qua- ad eam perlinent, scilicet 
terris cultiset incultis, pratis, vinois, aquis aquarunive decur- 
sibiis, dono a die priesenti et deinceps sancto palri Benedicto 
et fralribus ei famulantibiis ad possidciulum, cni etiani dono 
meipsum art sibi serviendum, eo lenore ut ipsi l'ralres altoram 
ecclesiam in eadem villa, quit; lola sit eoi'um propria, cum olTi- 
cinis ad cohabilandum et Deo serviendjin aptis construant et 
frati'ibiis ibidem Deof servientibus (juicquidî ipsi babent in 
villa quîB Scrinias' dicitur ab hodierna' die et deinceps possi- 
dendiim concédant'. Hn3c ituqiie omnia", sicnt prîosenli scripte 
continentur, dono Deo" et sancto ])alri Benedicto, annuonte 
maire mea Milesindo* et fratre mec Alberto ciun fi Mis suis, nt 
Densomnipotens propitielur animai meœ et parenlumi'meorum 
et eorum' omnium" qui eundena locurn meiiorarecurabunt. Hoc 
eliain decreverunt lam praHlictus abbas quam et fratres sub 
eo degentos ut qiiici]uid' evenerit eis' de sepuUura in vicaria 
Petverensi ii> vineis vcl domibus vol terris, si fratres cjusdom 
loci habere voluerinl, facilius babeant quam alii cniptores. In 



LXXX. — tj. palris omis par A'. — h. vinieranlur K: veiienitur M. 

— i. Guillii'lmiis A'; Guiiolinus N. — j. PiUvorciisi CEKM. — h. Bnl- 
dricivillaro M; Ualdrivilhi N. — l. ipso omis iiar (\M.\. — m. univer- 
sis A/. — n. panx'Uieilis CA'. — o. iialdrevillare K; BaldriciviUure M. 

— p. Ocu omis par r,V. — <;. iiiiidijuii! A'jU. — c. slinas /?; sei'inia A"; 
seotinas M. — s. liodicriio A'.— (. conci-dunt |)ossidi'iidum M. — u. Avec 
OHinia s'arrête M qui rèsuinnnl le reste. île l'acte en ipielques inots 
rei>re>id nvec ut autem carta. — v. Domino E. — a:. Milisinde A'. — 
y. peccaluin E. — z. coniiii omis par K. — a. omnium omis par E. — 
b. quidquid CKN. — c. eis veaerit E; uis evanorit K. 



- 2U — 

terra autem ista nuUus homo habet aliquam consuetudinem'', 
excepto sancto Aniano Aurelianensi, qui in festivitate sua hie- 
mali* ex ea recipit pro censu decem solidos denariorum, neo 
ecciesia débets synodum aut circadam aut vicarium aut aliam 
consuetudinem nisi solummodo prœsentiam presbiteri » in 
synodo. Si quis vero, quod absit! huic meœ donalioni calump- 
niam* inferre temptaverit ', quod tamen minime futurum' 
credo, conatus ejus* irritus fiât et insuper ipse, nisi resipuerit, 
seternœ ' maledictioni subjaceat, sanctus autem Benedictus cum 
filiis suis hsec libère et absque ulla inquietudine omni tempore 
possideat. Ut autem haec" carta omni tempore firmior habe- 
retur", ego Hugo et frater meus, Albertus, domino" nostro 
Philippo régi eam obtulimus ad»" corroborandum', qui liben- 
tissime eam dignatus est corroborare et sui sigilli auctoritate'' 
et proprii nominis subscriptione'. Albertus, filius Tescelini, 
Petverensis castri miles, dat sancto patri' Bénédicte fratrique 
suo Hugoni consuetudinariam partem" villae quse Scrinias* 
dicitur. Istœ* sunt consuetudines, scilicet villicariam, justitiam, 
carricatum» boum, equorum, asinorum, adhuc etiam et pran- 
dium quod accipere cum suis' solitus est hominibus et cor- 
veiam hominum et saccorum. 

Actum Floriaco publice , anno ab Incarnatione Domini 
M LXXI, régnante Philippo anno X"». 

Signum Philippi régis (Locus sigilli regii). 

Signum» f Hugonis, filii Tescelini, Peteverensis* militis, 
qui banc donationem fecit. 

Signum f Alberti, fratris Hugonis. S.« Milesindis, matris 
eorum. 

S/ Tescelini, filii Alberti. 



LXXX.— d. consuetudinem aliquam K. — e. liyemaliCiV. — f. habet K'. 
— g. presbyteri C. — h. calumniam CN. — i. tentaverit CN. — j. futurum 
omis par ff. — k. conatusque ejus N. — l. ecclesie E. — m. hoec omis par 
EM; hsec carta omni omis par /f. — n.habeaturAT. — o. domnoC; domno 
avec trait abréviatif au-dessus Z.— p. adomispar 3/.— q.corroborandam 
M. -— r. autoritate E; authoritato M. — s. Avec subscriptione s'arrête 
M pour reprendre avec Actum. — t. patri omis par K. — u. consuetu- 
dinar. partem CZ; partem consuetudinarum EK. — v. stmas E; scrinia 
K. — X. Istae jusqu'à saccorum omis par Z. — y. carritatum CN; carti- 
catum E. — 2. cum suis accipere K. — a. Segnum Y. — b. Petverensis 
y. - c. S barré NY. 



— 212 - 



LXXXI 

Poissy, 107 J, avant le 4 août'. 

Philippe I" donne à ialbaye de Sainl-Bcnoit l'église de Saint-Vard 
dE lampes et confirme à cette éijlise la liberté </ue lui avait ac- 
cordée le roi Robert. 

C, p. m.— D, fol. jl v", d'après B, fol. 62 V.— E, fol. 282. — L, p. 532. 
d'après B, fol. 62 v. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. ,150. — Z, Bibl. 
nat., ms. fr. 20838, fol. 321 v* (copie partielle), d'après U. 

PcDL. : Prou, Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Hacet, p. 186, d'après CDEM. 

iNrim. : 6, fui. 325, d'après B, fol. 62 [v]. 

la nomine sanclaj et individufe Trinilalis. Ego Philippiis", 
gralia Dei Francorum rox, noliim fiicio* cunclis christianae 
religionis culloribus-tain futiiris (luaiii prtcscnlibus quod'^ ec- 
clusiam sanc-li Medardi Staiiipensis Dco et sancto Benediclo 
altriijui eo tenore ut ibi Deus honoretur et serviatur. Sic autem 
eandem libero ut libéra sit ab oinni'' servitio et si quis Dei 
fidelts terram vel aliud aliqiiid' huic supradicta.' ecclesiœ'' dare 
volucrit, sit sicuts Rolieiius, anlecessor meus, constituit ac* 
de liberlate" lestimonium perhibuitJ. S.' Hugo, frater régis. 
S.Waleraonus', catnerarius. S. dapifer Fridericus". S.Wido", 



LXXXI. — a. Pliilipus D. — h. faciraus CLZ, — c. qnod omis par L. — 
d. ab omni sil DELM. — e. alius aliquis C. — f. ecclesiie supradictae C. 
— ff . sic D. — h. hac CDEL. — t. de liberalitata D; deliberntione E. — 
_;'. pcrliibijut CD!.. — h. S iarri' derttnt chacun îles H()(;is des témoins 
dans Mi omis pur CbEL decant Hugo, remplacé par et lians CDEL 
devaitl le nom de chaque témoin sauf, dans OL. devant tes deux der- 
niers. — l. Valerannus C. —m. FouJericus CD; Fonderitus E; Frede- 
ricus L. — n. Widoque CÛL;\Vuldù ijui E. 



1. Ce diplùiJiP est daté de l'an 1071 et de la 11* nnuén du règne de 
Philippe I". Les années du règne sont donc comptées il partir du 
4 août KNHJ, date de la mort do Henri I"; la on^ièiiie année du rèfc'ne de 
Philippe I" s'étend du 4 aoilt 1070 au 3 août 1071. 



— 213 — 

buticularius. S. Alelmus, constabularius ». S. Hugo, cornes. 
S. Lisias, camerarius. 

Actuin Pissiaco, anno ab incarnatione Domini MLXXI' et 
rege Philippe régnante anno« XI*". 

Praecipio autem ut ibi servi mei jaceant et de suis bonis ibi 
attribuant (Monogramma)'. Ego Gausfridus' cancellarius rele- 
gendo subscripsi. 



LXXXII 

Melun, 1071, avant le 4 août'. 

Philippe I", confirmant les décisions des rois Robert et Henri, dé- 
fend à Tescelin et à ses fils d'exiger aucune coutume à Escrennes 
et à Alevran, possessions de l'abbaye de Saint-Benoit de Fleury, 
et accorde à ces terres les mêmes immunités qu'aux autres villx 
de Saint-Benoit sises dans la viguerie de Pithiviers. 

C, p. 157.— A fol. 52, d'après B, fol. 67 w — E, fol. 300.— fi", p. 757, 
d'après roriginal. — L, p. 193. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. 470. — 
iV, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 30, fol. 56 (copie envoyée par Dom 
Gérou, le 8 décembre 1764, avec fac-similé de la première ligne), d'après 
l'original '. 

PuBL. : Prou, Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Havet, p. 184, d'après EKN. 

INDIQ. : b, fol. 325 V, d'après B, fol 67 V. 



LXXXI. — o. conestabularius D. — p. millesimo septuagesimo primo 
DEL. — q. anno omis par C. — r. undecimo CDEL. — s. Le mono- 
gramme dessiné par DEL; omis par CM. — t. Gaufridus CDEL. 



1. Sur la date, même observation que pour le diplôme précédent. 

2. Dom Gérou donne quelques renseignements sur l'original : « par- 
chemin tout rongé, conservé au trésor de l'abbaye de Saint-Benoist-sur- 

Loire, layette : privilèges des rois Ce titre a seise pouces de hauteur 

et treise de largeur. Le sceau qui étoit en placard a été enlevé. Ce titre 
est collé sur une feuille de parchemin tant il est usé de vétusté. L'écri- 
ture est de l'onzième siècle. » 



— 214 - 

-\- In nomine sanctissime et individiie Trinitatis, amen. Ego 
Phiiippus" Dei gratia* Francorum rex, notum fieri volo' om- 
nibus snnctœ Doi ecclesiis fidelibiis lam pra^senlibus {(uam 
futuris quod"" adierinl' noslras'' serenitatis praasenliam' Guil- 
Iclinus'' sancli Benedicli Floriacensis cœnobii' abbas, el mo- 
nachi sub eo degentes, querimoniam facienles de commeiida- 
tionibus'' et ceteris malis consueludinibus quas quidam perva- 
sores, ïescelinus* scilicet el fdii ejus, Hngo cl Albertus, in 
([iiibusdam snncti Denedicti possessionibus, Scriniis' videlicet 
et Alevrin"' injuste exigebant", quas anle niultos" annos glo- 
riosissimi Francorum rcges, noslri anlecessores, Rotbei'Ius'' 
videlicct et Henricus, paler meus, per regalium auctorilatenH 
pra^ceptorum ne nliquis exigeret decreveranf. Nos vei'o au- 
dieiites tam temerario ausu' violari ac' transgredi regalia 
pnudecessorum nostrorum" pra3cepta œgre tulimus simulque" 
decrevimus per hoc noslras auctoritalis^ pra'cepluni ut nec 
ipsi» nec ali(juis ex eorum haoredibus nec uUa alia persona 
sive quilibet' publicus exactor pro aliqua re exigcnda noslris 
vel" futuris temporibus easdem audeat adiré villas* nec alif]uo 
modo aliquid ex eis'' exigere prjcsumat, qualenus** iiceal" abbati 
seu congrégation] pra^falt'' loci sub» immunitatis noslra? lui- 
tione'' ac' defensione prœdiclas possessiones quietc domi- 



LXXXII. — a. N reproduit le commencement du rUplûmp jusqu'à 
Pliilippiis inclus m fac-siinili'. l.e passaije fac-fiinnlisr exi rt'-pnrti en 
deux lignes, mais il ne formait (/lie ta première liijne du itiplôine, 
car mises Imut à tiout les deux tiijnes s'étendent sur une lonyueur 
un peu moindre que la tnnjvur du jmrcliemin qui, d'après une note 
de Dam Gërou, ètitit de i'S pouces. Cette première liijne exi en carac- 
tères allonijès.—lf. graiiu Dei CEL ; omis par N.— c. vnlo lii;rl CELS. 

— d. quotiiam M. — e. ailierit CEi\ ; adiit M ; omis par D qui le rem- 
place ])iir coram. — f. nostram K. — g. priusentUi D. — II. Willioliiius 
EK ; (luiliilnms nbba N. — i. cœnobii omis par KL. — j. cuiiimi'inla- 
tiiiQd N.— tt. Goscelimis D.— l. Scriniis oints par L) ; servus vidcliecl E; 
servis scilicot A'; servis vidclicet L. — n\. Alcurtii C; omis par liKl.N. 

— II. excrcelii'inl A^. — o. mille C : omis par E. — p. Iîobi>rUis CKL. — 
(j. nutoritatem CE; nuUiorilalem l^M.X. — r. ilerrevorunt /\ ; ilecriîvcrinl 
L. — s. aiisulemonirio M.— t. el CE. — u. nustrorum oiitis par EKl^. — 
V. siiiiul et A'. — X. autorilutis CE; aullimilatis LMN. — y. isli DEM; 
isle KL.— 2. quilibet omis par K. — a. et E. — 6. auduat easdem villas 
adiro K. — c ex eis aliiiuid E. — <i. quod D; sed M. — e. liceret A'. — 
f. ejusdem E.— g. sut» omis par K. — /). et tuitione A'. — i. et EK. 



— 215 - 

nari^' ao possidere*. Addimus eliam hoc ut, quemadmodum 
ornnes villas sancli Benedicti in vicaria Peverense' sitse, id est 
Evera, Bulliacus, Bosonis ac" Bolonis" villae cum earum» adja- 
centiis, prêeceplis progenitorum noslrorura ab omnibus com- 
mendalionibus et ceterisP consuetudinibus munitse» ac defensse* 
perpetualiter habentur, ila et hac regali auctoritate' nostra per 
hujus praecepti nostri» corroborationein eaedem viliœ tutae per- 
maneant in aeternuni ac" defensae* pro remedio animaî nosti-œ 
nostrique imperii perpétua pace et stabilitate. Et ut hoc nosfrœ 
auctoritalis* decretum* firmumet'»inviolabile*permaneat omni 
tempoi-e, proprii signi' corroboravimus'* subscriptione. 

S'. Phiiippi régis ff. 

S. Gualeranni, magistri regiae domus'. 

S. Hugonis, fratris ejus. 

Actuni Miliduno* publics*, anno' ab incarnalione Domini mil- 
lesimo septuagesimo 1°*, Phiiippi vero gloriosissimi régis' 
undecimo*". 



LXXXIII 

Lacques, 6 novembre 1072. 

Alexandre II, pape, s' adressant à l'abbé Guillaume, confirme les 
statuts de ses prédécesseurs relatifs au monastère de Fleury, 
assure au dit monastère la paisible jouissance de tous ses biens 



LXXXII. — j. dominari omis par D. — k. Avec possidere s'arrête N, 
pour reprendre avec et ut hoc. — l. Pitiverensi M. — m. atque CELM. 

— )i. BuUonis K: Bosonis -1/.— o. earuradem D; aliis A'.— p. cœteris- 
que C. — q. munitaî omis par D. — r. et K. — s. deffense E. — t. au- 
toritate CE ; authoritate LMN. — u. nostri praecepti M. — v. et K. — 
X. deffensœ il/. — y. autoi-itatis CE ; autlioritatisLjl/À'.— z.praeceptum A. 

— a. ac CM. — b. immobile E. — c. sigilli N. — d. corroboramus M. — 
e. Le mot signum écrit en toutes lettres dans CE devant chacun des 
noms des témoins; rendu devant le nom du roi par S barré et, 
devant les deux autres noms écrit en toutes lettres dans K; S barré 
dans DLMN. — f. M donne le monogramme royal au lieu de la croix. 

— g. rcgis domus CDiW ; domus régis M. — /i. Mileduno M . — i. publiée 
omis par N. — j. anno reporté après Domini, par N. — h. millesimo 
septuagesimo primo DEKL; MLXXI.If. — l. régis gloriossissimi anno 
il/. — Jii. XI» M. 



— 216 — 

et privilèges vis-à-vis des pouvoirs ecclésiasliques et laïques, 
donne à l'abbé le premier rang parmi les abbés de la Gaule, 
régie les relations du monastère avec le clergé séculier, tpiciale- 
menl avec l'ordinaire, et avec les autres monastères, menace de 
l'anathèmc quiconque contreviendrait à ces dispositions et spé - 
ciakment entreprendrait sur les biens de l'église Notre Dame 
du château de Saint-Brisson donnée par Robert, seigneur de ce 
château K 

Ori^'iiial, pnrehemin ; haut., sans le repli : 0"Gri; hiiut. du repli : 0"04 ; 
larpeur : 0°00; lacs de. soie jaune auxquels était autrefois nppcndue lu 
bulle. Écriture loinbardi(]ue, sauf pour la dale qui est un minuscule ro- 
mana. Bibliothèque du prieuré des Béaodictiiis, à Saint-Bcnoit-sur- 
Loiro. 

C, p. 2. — E, fol. 4. — O, fol. 28. 

PuuL. : J. a Bosco (Dubois), Floriacensis velus Uibtiothcca, 1, p. 241. 
— Cocquelines, BuUaruin romanorum pontifîcum amplissima col- 
Icctio, II, p. 10. — Migno, Patrol. Int., CXLVI, col. 1375. — A. Grellel- 
Daiguorio, Cartnlairt: du prieuré coni^entuel lie f>,iint-Pierre de La 
Rcotc, dnns les Archives historiques île l.i Gironde, V (1863), p. 154. 

IKUIQ. : b, fol. 323, d'après B, fol. 3 v», n" 6. — A', p. 348, d'uprès B, 
fol. 1 v«. — Jaffé-Wattenbach, Regesla pontificum, I, n' 4708. 

.^i.Ex.'VNnEn, episcopus servus servoriim Dei, Giiilielmo, ve- 
nerabiti abbali Floriacensis monasterii, ubi venerabile corpus 
beali Be.nedicti requiescit, ejusque successoribus regulaiiler 
inli'iinlibtis, in jierpctuuin. Si in apostolica sede presidonti lu-pc 
soiliciludo el cura singularis incumbit ut ex ipsa considera- 
tione rcgiminis omaibus ecclesiis et venerabilibus locis, lam 
in tcmporali defensione et corroboratioiie diligentiain ijuam iu 
spiriluali speculatione et docli-iiia, quantum, Deo auxilianle, 
prévale!, vigilantiam adhilicro dcbeal, valdo congrtiit ut earuin 
proveclui et utilitatibus qtiaj sub tuteta sanctai Romanœ ecclesiœ 
spfciaJiler constituto snnt, tanlo propensions cure slndium im- 
perliatur qiianto et generalis [irovidentiîe corpos cum ccteris 



1. Sur Robert de Saint-Brisson, voy. Miraciila S. Benedicti,VÏU. 35 
(éd. de Certain, p. 334 et suiv.). 



— 217 - 

cl singularem apostolici privilegii lineam pre ceteris sortiuntur. 
Nos itaque in apostolatus administratione, non nostris merilis 
sed divina locati gratia, petitionibus tuis, karissime flli et frater 
in Xristo Guilielme, cum omni caritatem (sic) et benivolentia con- 
sentientes, venerabili loco cui preesse dinosceris, tibi quoque 
tuisque successoribus nostrse apostolicse defensionis et confir- 
mationis privilegium, predecessorum nostrorum statuta ser- 
vantes, inpendimus statuantes et apostolica auctoritate corro- 
borantes ut ipsum monasterium et possessiones ejus, res tam 
mobiles quam immobiles seu cujuscunque modi bona sint, 
quse nunc ibidem juste sunt coUata vel in posterum, Deo an- 
nuente, a fidelibus conferenda, sine omni inquietudine, sub tua 
tuorumque successorum gubernatione firma et inconvuisa per- 
maneant, ut nulla potestas secularis, ecclesiasiica seu aliqua 
persona magna vel parva idem monasterium vel ejus pertinen- 
tias invadere vel comminuere aut in quoquam molestare au- 
deat nec subjectas illuc personas, sine voluntate abbatis dis- 
tringere vel quicquid fiscus exigit aliquo modo preripere pré- 
sumât. Addimus etiam ut, quia venerabilis pater Benkdictus, 
monachorum legislalor, ex divina gratia dux est monasticae 
religionis, sit etiam qui eidem monasterio prefuerit primus 
inter abbates Galliae, nec aliquis de ordine sacerdotali, archie- 
piscopus scilicet aut episcopus aut inferioris ordinis, eum in- 
^uietare nec contra voluntatem ipsius ad idem monasterium 
venire aut aliquam ordinationem facere vel missas celebrare 
présumât, ut omni tempore quieti et securi absque omni mo- 
lestia vel controversia monachi in eodem monasteriu (sic) Deo 
deservire possint. Abbas" vero qui ordinandus ibi est, cum elec- 
tione fratrum propter vitae meritum et honestatem morum et 
non propter turpia lucra seu per pecuniam eligatur, et absque 
ulla calumnia, a quocunque episcopo, prout sibi placuerit, be- 
nedicatur. De sacerdotibus vero aut diaconibus ordinandis id 



LXXXIII. — a. Entre possint et abbas, intercale : Âddimus etiam 
tria monasteria eidem loco subjecta cum omnibus appendiciis suis ejus- 
dem libertatis esse, Patriciacum scilicet et Sal et monasterium sancti 
Pétri Régulas, ut neque episcopus neque archiepiscopus fratres ibidem 
Deo servientes inquietare audea^t neque aliquas injustas consuetudines 
ab eisdem monasteriis exigere audeant. 



— 218 - 

observetur quod in régula prccipiliir, [no] sallem [aliquis] 
episcopus subjeclionem ab eis requirat quos ordinaverit nec 
unqiiam offîcio dignos ordinare différai. Denique, si conl[igerit 
ut abbas] accusctur de criminalibus causis, non unius episcopi 
judicio determinetiir senicnlia sed provinciabs concilii expec- 
telur censura, aul, si forte maluerit appellare sedem aposto- 
licani, res ad romani pontificis diiïei'atiir audienliam et, quo- 
tienscunque nécessitas [urgebit], eum venire Romam modis 
omnibus liceat. Soivcndi et ligandi eam pofeslatem hal>eas 
quam anlecessores lui per romana privilégia se probanlnr lia- 
buisse, quod si, peccatis liabitatornin tiTre exigenlibus,excoin- 
municationis anathenia ad eos ]".ervenerit, id pcivilegium eideiii 
monasterio induisimiis ut fraties ejusdcm congregationis, ex- 
olusis aliis omnibus, ipsi absolute divinum officium peraganl. 
Visum quoquo ndbis est til banc licentiam eidem tribuamus 
quatinns fratres qui in quibusdam conobiis degunl, quod vivere 
regularjter nequeant, si voluerinl, studio meliorande vite, ad 
ipsum ducem monachorum confugero, permittalur eis landiu 
in ipso cenobio degei'o, si contenti fueiint, ut. monastica con- 
sueludine quousque in suis monasteriis videatur ordo redire. 
Perinitliinusetiam ut si aiieujus de ipsis fratribus onerosa con- 
versatio fiierit, ipso jiotius cum suo dotrimcnio disccdat quam 
alios inquinet. Hii'u igitur oninia, qu;u hujus preccpli decro- 
tiquo nostri pagina continet, tam eidem abbati quam cunctis ijui 
in eo quo est ordineui (sic) locoque succcsserint, in perpetuum 
servanda decernimus. Si quis vero reguui, sacerdoturn utqne 
quarumlibet personaruni, banc conslitulionis nosiraj paginarn 
agnoscens, contra cani venire lemptavoril vel' de ecclesia 
sanclîi' [Maria-J cutii omnibus ftjipendlciis perlinenliliiis ad 
ipsaui ecclesiuni qua.i est in casLro saiicti JJricii, quam tiober- 
tus, dominus ipsius castri, ipsi monasterio contubl', potestatis 
bonorisque sui dignitato careat reuinque se divino juibcio e.vis- 
lere de pcr[)elra!a iniquilate cognoscat, et, nisi ilia qute ab iilo 
sunt maie ablata reslitucrit et digna satisfactione acla emen- 



LXXXIII. — b. vel di> jusqu'à ipsi munustorio cuntiUil ovtis par 0. 
— c. Après contulil, suppléez aliquid abstulwit. 



- 219 — 

daverit, sub anathematis interdictione fiât atque in eterno exa- 
mine districte ultioni subjaceat. Gunctis autem eidem loco 
justa servantibus sit pax Domini nostri Jhesu Xristi quatinus 
et hic fructum bone actionis recipiant et apud districtum judi- 
cem premia eterne pacis inveniant. 

(Rota, cujus in medio : Bene valetb 

Magnus Dominos noster et magna (in modo monogrammatis). 

viRTus Ejus ; et inter circubs : 

Deus nostrum refugiuh et 

VlRTUS), 

Datum LucsB'', VIII idus novembris, per inanus Pétri, 
sanctse'* romanœ'* ecclesise'* presbyter cardinalis, anno XII 
pontificatus dorani Alexandri pape, indicione X. 



LXXXIV 

Troyes et Sens, 1075. 

Hugues, ivêque de Troyes, donne au monastère de Notre-Dame 
et Saint-Benoit de Fleury deux autels de son diocèse, sis à Saint- 
Benoit- sur-Vanne et à Saint-Benoit-sur-Seine', à la charge de 
payer annuellement à l'évêque, pour droit de synode, pour l'un 
quatre deniers et pour l'autre huit deniers, en retour de laquelle 
donation l'église de Troyes sera associée aux prières de celle de 
Fleury; le dit acte confirmé dans un synode tenu à Sens. 

C, p. 53. — E, fol. 97 V. — K, p. 759, d'après B, fol. 22. — L, p. 533, 
d'après B, fol. 22.— M, Bibl.' nat., ms. lat. 12775, p. 130. — Z, Camuzat, 
Promptuarium, sacrarum antiquitatum Tricassinse diœcesis (Au- 



LXXXIII. — d. L'e cédille de l'original rendu ici par œ. 



1. Sur l'identification de curtis Marini et de Toriacum avec Saint- 
Benoit-sur-Vanne et Saint-Benoit-sur-Seine, voy. T. Boutiot et E. Socard, 
Dictionnaire topographique du département de l'Aube, p. 141. 



— 220 — 

gustae Trecaram, 1610, in-8'), fol. 169 v* (d'après une copie tirée du car- 

tulaire et envoyée par La Saussaye). 

PoBL. : Camuzat, /oc. cit. 

Indiq. : b, fol. 324 d'après B, fol. 22. — Bréquigny, Table chronolo- 
gique, II, p. 148. 

Hugo, Dei gratia" Trecensis episcopus, fidelibus universis 
prsBsentibus et futuris gaudium pacis atque salutis. Quoniam * 
maximum atque" spirituale'' donum caritatis' magis ac magis 
ubique refrigescif vitaque, omnium redundante malitia, peri- 
clitatur nequiter», convenit prorsus unumquemque* fideiium 
in postremis sibi providere, ne forte, quod absit, cum morle 
carnis mortem incurrat anima». Qunpropter festinemus omnes 
facere nobis' amicos etiam de mammona iniquitatis, ut, nostris 
deficientibus meritis, postmodum in œterna tabernacula reci- 
piamur ab eis. Unde beatum Benedictum cupiens mihi> et 
ecclesiœ nieœ patronum* et intercessorem habere, fratribus 
eoclesiae Floriacensis dictœ, quaj est' in honore" beatœ" Dei 
genitricis" Marise, ubi dicitur requiescere beatus Benedictus»" 
corpore', concedo et laudo usque*" in perpetuum illa duo 
altaria episcopatus mei, quœ prias et ab antecessoribus meis 
collata fuerant, unum scilicet proximum villœ Mauri, apud 
villam quse dicitur curtis Marini', alterum vero vicinum civitati 
apud villam quœ dicitur Toriacum'. Sint eis itaque illa duo" 
altaria eorumque pertinenlia, exceptis forisfactis intus et extra 
curaque animarum presbyterorumque justitia; sed pro eo quod 
est vicinum civitati, bis in anno, statutis scilicet synodis, per- 
solvantur octo" tantum denarii, pro illo* vero quod est juxta 
villam Mauri similiter" solvantur quatuor denarii. Episcopus 
vero et fratres hujus ecclesiie habeant carnallter etspiritualiter 



LXXXIV. — a. divina gratia C. — b. cum E. — c. ac CL M. — d. spi- 
ritale CLM; spéciale EZ. — e. charitatis EZ. — f. refrigescat EK. — 
g. nequiter omis par EL; nequo K; nequitiis MZ. — h. unicuique K. 

— i. nobis omis par C. — j. michi EL. — h. patroncm C. — l. est omis 
par E. ■— m. honorein C — n. boataj omis par M. — o. genitricis Dei C. 

— p. beatus Benedictus requiescere K. — q. in corporo C. — r. usque 
omis par K. — s. Marnii C; Marni K. — t. Tornacum EL. — u. duo 
omis par CELMZ. — u. octo omis par L; VIII M. — x. oo E. — 
y. similiter omis par E. 



societatem illius ecclesise et ab eis suscipiantur* honorifice 
apud beatum" Benedictum Floriacensem *. 

Factura est hoc millésime septuagesimo quinto anno " incar- 
tionis dominicee, Philippe quidem régnante, monaslerii autem 
sancti Benedicti'' Willelmo* abbate, me quidem VIII idus/^ in 
capitule sancti Pétri Trecorum résidente ; confratribus sciHcet 
ecclesise hoc laudantibus atque probantibus, plene» coopér- 
ante * Domino nostro Jhesu Ghrislo, Stéphane prœposito*, Gos- 
berte ' archidiacone, Rainere * archidiacono, Widone ' archi- 
diaceno, Burdine"* archidiacono, Arnulphe cantore, Joanne 
camerario, Joscelino" presbytère, Theodorico" presbytère. 
Gumberto'' presbytère, Hermenaldo' presbytère, Warnerio *■ 
presbytère, Borchardo' presbytère, Odene diacone, presby- 
terorum decano', Iterie" diacono, Petro" diacono, Censtantino 
diacone, Nochere^ diacono, Erfrido* subdiacene, Dodone* 
subdiacone, Arnulphe subdiacene, Joscelino " subdiacene, Fro- 
munde subdiacone, Girarde* subdiacone, Rainalde" subdia- 
cene et ceteris omnibus. Giraldo '' cancellario. 

Quicumque autem huic nestrœ donationi contradixerit" ana- 
thema sit. 

t^^ Richerius archiepiscopus firmavit». 



LXXXIV. — z. suscipiatur C. — a. sanctum E. — b. Floriacensem omis 
par M; Floriaconse K. — c. anno omis par K; anno MLXXV anno M. — 

d. sancti Benedicti omis par K; sancti omis par M; B. Benedicti Z. — 

e. Wnillelmo EL; Willielmo K; Guilelmo Z. — f. VIII idus omis par 
EL; octavo idus C, qui ajoute en marge cette observation : « deest 
mensis. » — g. plane EL. — h. exoptante C. — i. Seul nom de tém.oin 
donné par M qui remplace les autres par et aliis multis,pour repren- 
dre avec Richerius archiepiscopus. — j. Gesberto E. — k. Ramero K. — 
l. Wuidone E; Vidone â'; Guidone Z. — m. Bauduino EL; et devant ce 
nom, K; Gurdino Z. — n. Josselino C ; Jescelino EL; Jocelmo K; Jose- 
lino, Z. Corr. Joscelino. — o. Theoderico, Z. A partir de ce nom l'ordre 
des témoins n'est pas le même dans tous les manuscrits. L'ordre que 
nous adoptons est celui de CK; il diffère de l'ordre suivi dans EL. — 
p. Auberto E; Huberto KZ; Autberto L. — q. Menaldo EL. — r.Var- 
nero C; Warnero Z. — s. Vorchardo C; BorcardoZ. — t. presbyterorum 
decano omis par EL. — u. HenricoB; Herio K; Itherio L. — v. Artio EL. 
— X. Gonstantino de Nochero d. C; Censtantino de Nochero diacono E L; 
Constantino et Docliero et Erfrido Z. — y. Erfredo EL; Ecfrido K. — 
z. Didone EL. — a. Josselino C; Jocelmo K. — b. Giraldo K. —c. Ra- 
maldo K; et Amaldo Z. — d. Girardo E. — e. contradixit C. — f. La 
croix omise par M, et devant tou^ les noms par Z qui la remplace 
par S. — g. firmavit omis par E. 



t* Robertus, Gamotensiiim * episcopus, subscripsit. 
fi Rainerius*, episcopus Aurelianensis, subscripsit. 
f Gaufridus", Altissiodorensis" episcopus subscripsit. 
Signum" comitis Tetbaudi. 
Signum» f comitis Stephani, fliii ejus'. 
Actum et confirmatum Senonis ab episcopis» in concilie in 
ecclesia sancti Stephani'. 



LXXXV 

Orléans, 1077 \ 

Philippe I" confirme, dans une assemblée royale, la donalion faite 
par Ponce de Glenne, avec l'autorisation du pape et celle de 
Hugues, duc de Bourgogne, de l'église de Saint- Symphorien 
d'Autun à l'abbaye de Notre-Dame et de Saint-Benoit de Fleury'. 



LXXXV. — h. La croix omise par EKLMZ. — i. Carnotensis CZ. 
— j. La croix omise par M Z. — k. Raynerius M. — l. La croix omise 
par KLMZ. — m. Gofredus E; Goffridus A" M ; Gofridus L. — n. Al- 
tisiodorensisfi'. — o. S barré M. —p. La souscription du comte Etienne 
rejetée après la date CE KL; comitis omis par K; Signum Tetbaudi 
comitis. 8. Stephani. Signum comitis Stephani, fllii ejus Z.—q. ab epis- 
copis omis par CE. — r. sancti Stephani omis par Z. 



1. Ce diplôme étant daté de 1077 et de la 18° année du règne, peut 
être compris soit entre le 1" janvier et le 23 mai 1077, si l'on a compté 
les années du règne du 22 mai 1059, soit entre le 4 août et le 31 dé- 
cembre 1077, si l'on a compté les mêmes années du 4 août 1060. 

2. Cet acte royal resta sans effet. Les chanoines qui desservaient 
l'église Saint-Symphorien en appelèrent de la décision de l'assemblée 
royale, d'abord au légat du pape, Hugues de Die, puis au souverain 
pontife. Il semble, d'après une lettre de Grégoire VII, que le légat ait 
donné gain de cause aux chanoines autunois contre les moines de Saint- 
Benoit, mais qu'ensuite les moines aient obtenu subrepticement du 
Saint-Siège des lettres abolitives do la sentence du légat. Le pape mieux 
informé s'en remit à la décision de son légat, lui indiquant d'ailleurs la 
solution qui lui paraissait équitable, à savoir que les clercs de Saint- 
Symphorien, s'ils voulaient continuer à vivre canoniquement et à garder 
leurs vœux, ne fussent pas dépouillés de leur église que les moines 
n'avaient, disait-on, obtenue qu'à prix d'argent (Voy. une lettre de Gré- 



C, p. 370. — K, p. 760, d'après B, fol. 170. — L, p. 535, d'après B, 
fol. 170. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 111, « ex cartulario ». — 
N, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 31, fol. 195, d'après B, fol. 170. 

INDIQ. : b, fol. 328 V, d'après B [fol 170]. 

PuBL. : Prou, Les Diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Havet, p. 187, d'après C KN. 



In nomine sanctiB Trinitalis, Philippus Dei gralia Francorum 
rex. Sicut est regiœ celsitudinis ac majestalis statum» regni 
emendare moribus, legibus exornare, ita etiarn et * eo studio- 
sius ecclesiasticis negotiis et personis in ecclesiis Deo inilitan- 
tibus regali diligentia caritatis sollicitudinem debemus ad- 
hibere, ipsi namque pro statu regni nostri sine intermissione 
Deum exorani eundemque" pro nostris excessibus offensum 
nobis repropitiando conciliant. Unde nolum fieri volumus 
cunctis fidelibus sanctse matris ecclesiœ, tam prsesentibus 
quam futuris, Pentium de Glena"* ecclesiam sancti Sympho- 
riani in ^duensi suburbio sitam, ejusdem beatissimi Sympho- 
riani martyris praesentia corporis ac spiritus sublimatam ful- 
tamque* patrocinio, in qua ordo monachalis^, beato Germano 
ejusdem loci fratre ac monacho, postmodum vero» Parisiorum* 
episcopo, antiquitus floruerat, adnullatam' deinceps peccatis 
nostris facientibus, nunc vero, Deo propitiante, ad formam et 



LXXXV. — a. status CKLM N; corr. statum. — b. et omis par C — 
c. eumque CK. — d. Glana L. — e. fultam CKLN. — f. monachilis KLN. 
— g. vero omis par M. — h. Parisiensium C; Parisiensi M. — i. adnul- 
latus CL M. 



goire VII, publ. par Jaffé, Monumenla Gregoriana, VIII, 54 (ix, 31), 
p. 507, sous la date de 1082 (?). Cf. Jaffé-Wattenbach, Regesta pontifie, 
romanor., I, n* 5240). Le diplôme de Philippe I ne figurait pas dans le 
cartulaire de Saint-Symphorien (Copies de ce cartulaire, Bibl. nat., mss. 
lat. 12824 et 18354). Il n'existe dans le fonds des archives de Saint- 
Symphorien, aux Archives départementales de Saône-et-Loire, aucune 
trace de la soumission de cette église à Saint-Benoit, comme a bien 
voulu nous en informer M. Lex. De plus, dans une charte de l'évèque 
de Genève, de l'an 1115 ou environ, portant restitution de diverses églises 
à Saint-Symphorien, cette église apparaît comme desservie par des 
chanoines (Bibl. nat., mss. lat. 12824, fol. 37, et 18354, fol. 33.) 



honorem ejusdem ordinis revocatam ' per auctofitatem * sedis 
RomaniE prœsulis, videliccl domui Grogorii, faciente idipsuin ' 
el laudanle duce Burgundionuin dornno Hugone, concedente 
etiam el approbanle"" ejusdem j^idua^" civilalis" episcopo Aga- 
none, per assensum Adelidis, iixoris supradicLi Ponlii, cl 
eorum filiorum, sanclœ Dei genilrici'' sanctoque Benodicto 
Floriacensi conlulisse. Hanc autein ecclesiam liberani faciunt 
et clamant supranomiriali, advocalo tamen ejusdem loci Ponlio 
rémanente ', el ut nos ipsam donationem laudemus et aiictori- 
tate'"nostra firniemus expostulaiit. Quorum petilioniannuendo, 
ecclesiam illam sancti Symphoriani, sicut supradiclum est, 
sanctae Dei genilrici' sanclocjue Benediclo Floriacensi sohi- 
tam' el quielam" amodo in poslerum concediinus.Etut donatio 
ista et concessio nosLra Ihrna " et inconvulsa-' perraaneat, me- 
moriale istud inde lîeri prœcepimus et noslri noniiuis » carac- 
tère el sigillo nostro, adslipulalione etiam noslrse manus*, in 
prresentia arcliiepiscoporum et episcoporum tioslronim et op- 
limatum paiatii noslri, quorum nomina subLitulala simt, corro- 
borando' signamus et sigaando corroboramus. 

Qv^nnm'' (ilonogramma)" Philippi rcgis Francorum f^. 

S.' Berlha^'' reginas. S.» Manasse, archiprîesulis Remensis*. 
S. Richerii, arohipraasulis' Senonensis. S.J Richardi, archiprœ- 
sulis Bituricensis. S. Aganonis, .-Ëduensis episcopi '. S. Rai- 
nei'ii ', episcopi Auceliancnsis. S."" Roderii ", episcopi Cabilo- 
nensis". S. Widonisf, episcopi Belvacensis'. S. Landrici, 
episcopi Matisconensis "■. S. Rabodi, episcopi Noviomensis'. 



LXXXV. — ). revocntum M. — k. aiitorilatem C ; nuUioiitateni LM. 

— /. ad ipsuiii M. — m. probanlo CKLN. — vi. .Eduo} omifs par A'iV. — 
o. civitatis omis par M. — p. gcnitricis N. — q. remunento Ponlio M. — 
r. auloi'itate C: uutharitate LM.^s. genilricis iV. — (. sûlulam ul liberam 
el quiijtnm .1/. — u. quictain C. — L". lirma sit et M. — x. inconcussa M. 

— !/. sigilli nostri M. — z. manus iwstrœ M. — a. coiiiirmando LKN. — 
b. S barré LM. — c. Le ïjionoyramKie o»iis par C. — d. La croix 
omise par C.—e. Les signa indiiiués par S harré dans L et M et par S 
dans CKN. — f. Bertœ KL. — g.SiC. — h. Rliemensis CM. — i. archi- 
prcBsiilis oviis par C après Richorii el RiuharJi, reuiplacé par archi- 
prœsulum après Bituricensis. — j. Sig. L. — k. epistopi omis par C après 
chaque nom d'èvêtjtie el remplacé par opiscoponim après Nivernensis. 

— /. Rayiierii M. — m. Si C. — n. Rodarii N. — o. Cahilontînsis episcopi 
KLN. — j). Vidoais CN. — ij. Beilovaccnsis opiscnpi KLN. — r. Mnsco- 
iuîns.C; Matisconensis episcopi KLN. —s. Rabodi Noviomieiisis episcopi 
KL; Talbûdi Noviomensis episcopi N. 



— 225 — 

S. Tetbodi, episcopi Suessionensis •• S. Hugonis, episcopi 
Nivernensis ". S. Frederici, dapiferi. S. Hugonis, eonslabularii. 
S. Gualeranni", camerarii. S. Hervei, inagistri pincernarum. 
S. Widonis*, comitis Pictaviensis. S. Stephani, comitis Cam- 
panensis. S. Willelmi v, Nivernensium » comitis. S." filii ejus, 
Rainaldi *. S." Odo"*, dux" Burgundiae. 

Actum publiée Aureiianis, in palatio nostro, celebrato regali 
concilio f, anno incarnati Verbi MLXXVII», anno * regni nostri 
XVIII '. 

Gosfridus^ Parisiorum episcopus ', régis cancellarius, rele- 
gendo laudavi. 



LXXXVI 

Orléans, 1077'. 

Philippe /"■, à la demande de deux chanoines de l'église des Sainis- 
Gervais-et'Protais' d'Orléans, donne à celte église l'église de 
Saint-Remi à Chanteau avec un clos de vigne qu'avait fait 
planter Baudouin, comte de Flandre; renonçant en outre pour 
lui et ses successeurs à percevoir aucune redevance sur les terres 
de l'église des Sainls-Gervais-et-Protais. 

A, fol. 34 V" (sous le titre Item, preceptum ejusdem (Philippi régis) 
de Cant[oilo]i copie mutilée).— C, p. 205. —A', p. 761, d'après Ù, fol. 90. 



LXXXV. — t. Suessionensis episcopi L. — u. Nevern. C; Nivernensis 
episcopi KLN. — v. Galeranni C; Gualommii KL; Gualarimii N. — 
X. Vidonis CN. — y. Villelmi C;Willielmi A'; GuillelmiM.— 2. Never- 
nensium M. — a. S remplacé par et C. — b. Raynaldi M. — c. S omis par 
KN. —d. Odonis L. — e. ducis L. — f. consilio CKM. — g. millesimo 
septuagesirao septimo KL. — h. anno omis par CK. — i. decinio octavo 
KL.—j. Gaufridus C; Goffridus KLN. — k. Parisiensis episcopus M. 



1. Sur la date, même observation que pour le diplôme précédent, 
n» LXXXV; voy. p. 222,n. 1. 

2. L'église de Saint-Gervais changea, à une époque indéterminée, son 
vocable en celui de Saint-Phalier. Elle était située dans la paroisse de 
Saint-Marc, aujourd'hui faubourg Saint-Marc. L'église de Saint-Gervais 
devint entre 1077 et 1078 (voy. l'acte suivant) un prieuré de Saint-Benoit- 
sur-Loire. 

15 



— 226 — 

— M, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 126 « ex chartulario Floriacensi ». — 
N, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 31, fol. 215 (copie envoyée par Dom Gérou 
le If décembre 1764), d'après C. 

PuBL. : Prou, Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Havet, p. 190, d'après ACK. 

Indiq. : b, fol. 326 V, d'après D, fol. 90. 

In nomine sanclœ et individuse Trinilatis.Ego Philippus, Dei 
gratia Francorum rex. Sicut est regise celsitudinis ac dignitatis 
sseciïlaris inililise" stipendia dispensare, ita etiam et eo studio- 
sius, prseterire namque videmus figiiram mundi hujus et glo- 
riam, momentanea* pro sempiternis' commutantes, in ecclesia 
Deo militantibuscaritatisdextrani'' debemus extendere eisque' 
in humanis usibus ad servicndum Deo viventi, in quantum licet 
ac possumus, ministrare, ipsi namque incessanter pro statu et 
incolumitale regni nostri deprecantur et postulant Deumque, 
noslris offensum excessibus^ nobis repropiliando» conciliant. 
Unde notuin fieri voluraus fidelibus sanctse matris ecclesiae, 
tam prœsentibus quam futuris, quod fratres, videlicet canonici 
ecclesiœ beatorum martyrum * Gervasii et Protasii, quse sita 
est non longe foris muros Aurelianse civilatis ad orientalem 
plagam, Johannes' et Heribertus, cum ceteris eidem loco' 
pi'ofessis, adiere preesentiam nostram humiliter obsecrantes ut 
prsefalae ecclesiae supra nominatorura martyrum * et fralribus 
inibi Deo servientibus ecclesiam sancti Remigii de Cantoiio 
cum omnibus ad eam pertinentibus, pro nobis ac nostris prae- 
decessoribus, caritatis ac religionis' amore concederemus". 
Quorum justse quidem ac pige petilioni, astantibus personis de 
palatio nostro quorum nomina subtitulantur, annuimus. Ad hoc 
etiam donum», clausum nostrum" vinearum quod in supradicto 
loco habebamus et nostrœ procurator pueritise plantari fecit 
Balduinus, Flandrensium p comes, addidimus. Prœcipiendo 



LXXXVI. — a. judicis A. — b. momentancam A. — c. sempiterna A. 
— d. dexterara CK. — e. eis qui CK. — f. excessibus offensum À'. — 
g. repatriando M. — h. maTtirum AK. — i. Joannes CM. — j. in eodem 
loco M.— k. martirum CKM.— l. ac religionis omis par A'.— m. con- 
cederi A. — n. donum omis par K. — o. nostrum omis par A ; nostrum 
clausum M. — p. Le passage compris entre Flandrensium inclus et ne 
nos illisible dans A. 



— 2â7 — 

eliam firmavimus et firmando preecepimus ne nos aut nostri 
successores vel noster ministerialis aut nostroruin successo- 
rum, venator seu cujuscunque minislerii fueril» nosiri vel 
allerius', aliquid consuetudinis vel exactionis in ecclesia su- 
pradicla et in his' quse ad ecclesiam pertinent et in prsefatis 
vineis, in ' datis etiam et a nobis quibuslibet dandis, ulterius 
requirat aut exigat. Et ut hœc conçessio nostra» firma et in- 
concussa pennaneat et hoc donum nostrum supradicti " fratres 
quietum et solutum, sine qualibet consuetudine vel exactione 
quaî ab eis inde requiratur nostra vel ceterorum, in perpe- 
tuum teneant et possideant, memoriale istud inde fieri* et 
nostri nominis caractère et sigillo nostro, propria v manu 
nostra* signatum, corroborari prœcepimus ". 

Signum* (Monogramma)' Philippi, régis Francorum. Signum 
Ricerii '', Senonum archiepiscopi. Signum Frederici, régis da- 
piferi. S.* Waleranni ^, camerarii. S. Hugonis, constabularii. 
S. Hervei», magistri pincernarum. S. Gosfredi* de Calmonte. 
S. Roberti ' de Castello, S. Hugonis de Pusiaco. S. Maurilii, 
prœposili. Interfuit'" Hugo, nomine Filius, et Adelardus Da- 
muini*. 

Datum publiée Aurelianis, anno incarnati Verbi MLXXVII ', 
annovero" regni nostri XVIII", Gosfrido", Parisiorum epis- 
copo, cancellario nostro f. 



LXXXXVI. — q. fuerint A. — r. alteri C. — s. hiis K. — t. in omis 
par M. — u. nostra conçessio K. — v. prasdicti M. — x. fieri inde K. 
— y. propriaque M. — z. nostra omis par M. — a. Avec praooepimus 
s'airêfe A. — b. Tous les noms des témoins sont précédés de S barré 
dans M.—c. Le monogramme omis par C— d. Ricarii M.—e. A partir 
d'ici le Signum est rendu par S dans CK.—f. Valeranni CK.— g. Her- 
vaîi CM. — h. Goffridi C; Goffredi A'. — t. Potberti. M. — j. Interfuit 
jusqu'à Damuini inclus, omis par M. — fc.Daninini if. — l. millesimo 
septuagesimo septimo À'.— m. vero omis par' M.— n. decimo octavo C; 
VIIIX A'. — o. Goisfrido C; GofTrido K. — p. nullo CK. 



LXXXVII 

Orléans, 1078, avant le -i août'. 

Philippe /"■, roi de France, remet aux moines de l'église des Saints- 
Gervais-el-Protais d'Orléans, les coutumes qu'il percevait sur 
une terre appartenant à Saint-Benoit de Fleury et leur donne 
une maison sise à Orléans, près du marché, libre de toute cou- 
tume. 

A, fol. 34 V. — C, p. 154. — E, fol. 283, d'après B, fol. 64. — M, Bibl. 
nat., ms. lat. 12739, p. 479 (copie abrégée). 

PuBL. : Prou, Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Havet, p. 192, d'après ACEM. 

INDIQ. : b, fol. 325 v", d'après B, fol. 64. 

In nomine sanctse et individuse Trinitatis. Ego Philippus, 
gratia Dei Francorum rex, notum fieri volumus fidelibus sanctœ 
matris ecclesiae" tam prsesenlibus quam fuluris quod fratres, 
videlicet* monachi' ecclesiœ bealorum martyrum'* Gervasii 
et Protasii, que sita est non longe foris muros Âurelianee civi- 
tatis ad orientalein plagam, adiere prsesentiain nostram humi- 
liter obsecrantes ul prsefataî ecclesise supra nominatorum' 
martyrum^ et cunctis monachis Deo ibidem» servientibus, 
exactiones nostri juris soli B'ioriacensis, praedii videlicet beati 
Benedicti, cum domo quadam quse sita est prope forum hujus 
nostrse* Aurelianae civitatis, pro incolumitate nostri regni ac* 
nostris preedecessoribus, caritatis ac religionis amore, conce- 
deremus. Quorum justse quidem ac piœ petitioni', astantibus 



LXXXVII. — a. ecclesias et nostris M.—b. Avec videlicet commence A, 
les mots qui précèdent devenus illisibles.— c. monachi omis par AE. 
— d. martirum A. — e. supernominatorum C: preenominatorum E; sanc- 
torum M. — f. martirum A. — <;. ibidem Deo C; Domino ibidem E. — 
h. hujus nostrae illisible dans A; omis par E. — i. de C. — j. petitioni 
justae ac piae M. 



1. Ce diplôme étant daté de 1078, la 18* année du règne, a été expédié 
entre le 1" janvier et le 3 aoîit 1078, les années du règne étant comptées 
du jour de la mort de Henri I", c'est-à-dire du 4 août 1060. 



— 2-29 — 

pet'sonis lie palalio nosiro* ijnoi'iiin noiiiina sirblilulnnliir', àn- 
nuimus, pra^cipicndo "■ etiam flrtnamiis" et lirnianilo [irecipi- 
inus°, nef nos ac nostri successores, vet iiosler' (jnisquain 
minislerialis aiil tioslrorum successoruin, prœfeclus vel vica- 
rius vel aucciis, seii ^ quisquain de venaloribiis aut ciijuslihel 
ministei'ii fuerit nostri' vel minislrorurn noslroruin alicujiis, 
aliquid consueludinis vel exactiouis in terra supradicta et ' ab 
ipsiiis lerras habitatoribus necnon et in prii'fata domo ullerius 
recjuirat aut exigal. Et ut hîcc largitio nostra in sirciila firnia 
permancat et hoc doniim nostnim supra noriiiiialorum " inar- 
lynim " servitores moiiaclii ab onini exaclione quietuin et abso- 
luliiin in [lerpaluum possideaiit ■', meinorialu islud indf « ticri 
propriaque manu'- nostra" signalum, nosiri nominis caractère 
et sigillo nostro praacepimus sanciri*, 

S/ Adam, dapircri. S.Waleranni'*, camerarii. S. Adam, con- 
stabnlarii'. S. Hervei, buticularji (ilonogramma)^. 

Aclum Aurelianis, anno incarnali Verbi millesimo septuage- 
simo octavo'', anno regni Pbilip|ii Francorum rf»gis decimo 
octave''. Gisleberlus ad vicein Rogerii cancellarii relegendo 
subscripsi. 

S. Sancionis, saocti Aniani decani*. S. Gofredi>, canloris 
sancti Auiani. S. Theoderici''. S. Waleranni', camerarii. 
S. Sancionis, Piverensis pnrpositi. S. Alberti, prœposili et 
majoris. S. .\d(e, dapil'eri sanclu' Grucis. S. Ful<;lierii. S. Ar- 
riani, canonici sancltP Cnicis. S. Slei>hani Bonarnm manuum. 
S. Hugonis de Meleduno. S. Landrici. 3. Vuldonis" Silvanec- 
Icnsis". S. Stefuni. S. Wulteri de Pontio. S, Adirici, ceci. 



LXXXVII. — k. rnistpo palacMO A. — l. subiitulata sunt C. — m. prœ- 
oipiemJo;M..<(ji/'S uncif' l'i memuriale omis pur M. — n. lirmavimiis CE. 
— o. |ira.'t'eiiimus C'y'-'. — p. ut A. — (/. nec nuslri K.— r. vel li.—s. nuslri 
omis par C. — (. vel A. — v. supernominatonini TK. — v. miirtirum A. 
— X. Après pussidt'uiil A Uvvieiil illixible. — y. uiide el iiieinoriule istud 
inde M. — ;. iiianiique prupriu C. — n. iioslra omis par M. — /). sanc- 
riri K.— r. I.OK iioiiix di'x ti'iiinins j>réri''ili'.n ilr Si),'iiuiu dans CE, ilr S 
linrrr (/,nix .t.— i/. V'iiIi'iM(iiii ('.—:■. l'nf crfu'.v iiprrs cotislalniliirii E.— 
/'. Lf iiiiiiuHirutitinr initiH pur l'. /ùjitrr ((mis E. indiiiué par .\[. — 
(/. MLXXVl'U .1/.- h. XVIII M.-i. .\ri-c di-cani s'arri-tt' M. — j. (lau- 
frodi E.— k. Tcodoi-ici E.— l. Valrruniii C; "Wallirannl E, Corr. Walo- 
ranni. —m. Vidonis C.— n. Sylvanectensis C, 



- 230 - 

S. Kadulphi" filii Lapcilini. S. Hugonis filii nonnœ. S. Vuil- 
lelmi''. S. Wariniî. 



LXXXVIII 

Melun, 1080'. 

Philippe I", roi de France, à la prière de Guillaume, abbé de 
Fleury, confirme la donation faite à l'abbaye de Saint-Benoil, 
par Thierry d'Orléans, d'une partie de ses biens, savoir : la 
terre de La Queuvre avec l'église de Saint-Gault, un aleu sis à 
Orléans près la porte de Paris, un four avec sa maison, deux 
maisons sises devant la poterne « Aglerii », la terre de Yilliers 
tenue du roi, le bois de Bougy, les coutumes que Thierry perce- 
vait sur la terre de Saint-Benoil en divers lieux et tous ses . 
droits sur certains de ses hommes. 

Original, parchemin; larg. 0"370, haut. 0'°450; encre verte* sauf pour 
les souscriptions, le monogramme et la date qui sont d'une autre main 
que le texte. Traces de sceau plaqué. Archives départementales du 
Loiret, fonds de Saint-Benoit. 

C, p. 145. — E, fol. 278 v«. — K, p. 763, d'après l'original. — L, p. 197, 
d'après B, fol. 61 v». — M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. 359. — N, Bibl. 
nat., coll. Moreau, vol. 32, fol. 143, d'après l'original (copie envoyée 
par Dom Gérou, le 8 décembre 1764). — Z, Bibl. nat., ms. fr. 20838, 
fol. 321 y (copie partielle dans les notes de Dom Poirier). 

PuBL. : Prou, Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien 
Havet, p. 194, d'après l'original. 

INDIQ. : b, fol. 325, d'après B, fol. 61. 



LXXXVII. — o. Rodulphi E. — p. Villelmi C. — q. Varnii C. 



1. Ce diplôme est daté de 1080, la 19' année du règne. L'année 1080 
ne peut pas concorder avec la 19* année du règne, que l'on compte les 
années du règne du 23 mai 1059 ou du 4 août 1060. 

2. Cette encre était originairement noire; un certain nombre de mois 
ont gardé cette couleur. Ce diplôme que les anciens auteurs appellent 
« carta viridis » est mentionné dans l'inventaire des archives de Saint- 
Benoit de 1658, p. 3, série I, liasse I, pièce n"> 6. Il y est dit que les mai- 
sons sises à Orléans, données par Thierry, sont « ce que nous appelions 
maintenant 8aint-Benoist-du-Retour ». 



- 231 - 

lu riomine sanclœ cl individuaî Trinitalis*. Cum omnipolenlis 
Dei dispensalio ad lioc operori dignetur largiendo et conce- 
dendo crealurœ sun? jura el regimen lerrarum ul considerniione 
sibi eoncessaî polpslntis bonis operibus coinmendet el servis 
Dei jusla impcndendo eorum orationibus animiniculari et suf- 
fragari apud Doininuin contendal. idcirco ego Philippus, Dei 
gratia I""rancornm rex, notiim esse voliimus omnibus Xpis- 
lianis quod adierit pro?sentiain nosiram Willelmus, abbas Flo- 
riacensis, ubi beatus pater monachoruin Benedictus corporis 
prœsentia repausare dinoscitur, liumili siipplicalione deposcens 
ciun fratribus sibi commissis qualinus ca iimi? de bonis suis 
quidam prœpolens vir Aureiianensis, nornineTeodericus,s£eculi 
transeunlis periluram dignilalem tolius cordis dosiderio dero- 
linquens, suip ecciesia? pro reinedio cl salule anirntp sua? conce- 
dcrc volebal, auctorilate el signe noslri injpcrii confirmaremus 
atque corroboraremus; quod utile nobis et saluberrimum co- 
gnoscenles, Deo id volente, omnium bonorum cooperalore, pla- 
cida elîecimus voluntate, tam de liis quii' ex noslro beneficio 
possidebal quam de illis quse ex aliorum in regno noslro ma- 
iicnlium. Hii'c igitur sunt qu;e ab eo data [linidninns] et corro- 
boramus : terrani de Lcscuvrio, el jecciesiani dicalam in honore 
sancli Cîodoaldi cum omnibus appendiciis, videlicel terris cultis 
et ineultis, vineis, vivariis, servis el ancillis cnm omnibus ad 
se pertinenlibus, cl in civitale Anrelianensi juxla porlam Pari- 
siacensem, ante clauslriim sanclu? Crucis, alodum suum termi- 
nalum ex duabus partibus terra sanctœ Crucis, ex lercia saucli 
Marceili, ex quarla via publica; ilem, in alio loco, de proprio 
alodo, furnuin cum domo sua et aiiis duabus mansionibus 
ante posticam sitis qua> vocatur Agierii; aiodiis aiitem isto tam 
liber est ul nuUus ibi iiabeat aliquam consuetudinem vel redi- 
bitionem prteter ipsum, el sicul ipso liboro lenuit et libère 
dedil, ila el nos fibeiimi concedimus. De benclicio aiitem iiosli'o 
quicquid in dominio possidebal, videlicet terram Villaris cnm 
servis el ancillis, cl ciuti oninibtis ad se pei'trnenlibns, et cum 



LXXXVIII. — .1. Les six ji/vi/iicrs iiiotx eit carnclèreu altomji's. 
Partout où la diiilttoiujui; m est re^iréseutéc pur un o cédillf, nous U 
rendons par te. 



232 

oiiini consuetudine lerrœ. illius pari modo annuimus, et in alio 
loco silvatn de Beigiaco cum toto suo alodo ibi sito, et omnes 
oonstietudines quas in terra sancti Benedicli habebat, scilicet 
in Beigiaco et in Maso vicariani et commendationem et cœleras 
quas ibi habebat consuetudines sive juste sive injuste ; commen- 
dationem eliam de Teltiaco; item, consuetudines quas in terra 
sepedicti beati Benedicli ullra fluvium Ligeris habebat, com- 
mendationem et pascuaria et omnes alias consuetudines; de 
clientibiis suis, istos nominalim, Rotgerium de Porpriaco, An- 
teum majorem de Villare, ilildeyariuni do Bussiaco et fratres 
suos Frotmundum et Engclbertum cum pîilre eorum, Martiniim 
quoque cum uxore sua, et Giraldum fratrem suuui cum uxore 
sua, Adelelmum etiam cum uepolibns suis et uxore sua, Ur- 
sonem quoque, hos omnes cum liliis et liliabus suis et omnibus 
possessionibus suis. El ut Jiaic praîcepli nostri auctoritas om- 
nibus sajculis et priesenlibus et futuris firma el inconvulsa 
permaneat, manu propria confirniavimus et sigilli nostri im- 
pressione subteriirmari jussimus. 

(Monogrammai. S.* Adam, dapiferi s.= S. Gervasii, constabu- 
larii s. S. Galeranni, camerarii s. S. Hervei, buticutai'ii s. 

S. Ursionis vicecomitis s. S. Guidonis de Vitrico s. 

S. Hilduini de Maiorolis s. 

f Signum Philippi régis Francorum''. 

Interfuere etiam Hugo Meledunensis, Frogerus Cntalau- 
nensis, Bertrannus de Castello Nanlonis, [Burjdinus Reiiion- 
sis, Adaan de Milli et Bernodalius fraler ejus, Floherus, malis- 
chalcus. 

Anno iticarnati Verbi millésime LXXX. 

Datum Mcleduni publiée et linnatum anuo Ptnupci WIIII 
Francoruni régis. 

Gislebertus, régis noLarius, ad vicem Rogerii caoccllni-ii ro- 
legeudo subscribsi i. 



LXXXVIII. — f). LrSignum iTpj-psrdle par S harro.— c. Nous rcprc- 
senlons par s le paraphe qui suit le nojii de chacun des témoins et 
qui est ttne degéui'rearencc rie l'abréviulion de. subscripsit. — d. Les 
mots Sigiiuin PJiilippi régis Fruiicorum ainlonnent la. croix. Ils sont 
placés, à droite, symétriqjteinent au inonograrnme placé à gauche. 
Entre le monogramme et la croix du roi, les noms des témoins. 



— 233 — 

Guillelmo abbale sancti Beoedicti Floriacensis monaslerii 
(Locus sigilH) ', 



LXXXIX 

Orléans, 1080. 

Philippe J", roi de France, garantit aux moines de Saint-Benoit 
de Fleury la libre élection de leur abbé et leur confirme la pos- 
session d'un certain nombre de villse et de revenus constituant 
la manse conventuelle, à savoir Guilly, Neuvy, Tigy, Yilliers, 
Sonchamp, « Camberon » près de Cléry, Roudon au pagus de 
Meung, Garance. Il y ajoute l'abandon de toute redevance sur 
la Loire depuis le monastère jusqu'à Châteauneuf et le droit de 
pêche dans les mêmes limites, avec trois manses nécessaires à la 
pêche. Il confirme la donation de l'église Saint-Mard d'Ètampes\ 

K, p. 762, d'après l'original'.— L, p. 195.— Z, Bibl. nat., ms. fr. 20838, 
fol. 322, d'après l'original (copie partielle dans les notes de Dom Poirier). 



LXXXVIII. — e. Le sceau plaqué au bas du parchemin, à droite. 



1. Cette donation a été publiée plus haut sous le n' LXXXI. 

2. L'inventaire des archives de Saint-Benoit, de 1658, p. 3, série I 
(diplômes des rois), liasse I, n° 5, mentionne un diplôme de Philippe I" 
« concédant des droits de pêche dans la Loire » et dit qu'il était o scellé 
en grand sceau pendant avec lacs de soye rouge et verte ». L'existence 
do cet original est encore attestée par le même inventaire à la page 96, 
série V (mairie et droit de pèche), n" 1, où l'on trouve la mention d'un 
diplôme de Philippe I" « concédant des droits de pêche dans la Loire » 
conservé dans cette série « seulement en coppie en parchemin, coUa- 
tionnée par deux notaires à son original gardé es archives ». On remar- 
quera que dans la première de ces deux indications fournies par l'inven- 
taire de 1658, il y a du mode de scellage de cet acte une description qui 
ne peut convenir à un diplôme de Philippe I"; jamais les actes de ce 
souverain n'ont été scellés sur lacs de soie rouges et verts, et de plus un 
autre diplôme de Philippe I" pour Saint-Benoit-sur-Loire, de la même 
date que celui-ci (voy. n" LXXXVIII) était scellé eu placard ; il faut en 
conclure que les moines ont fait sceller à nouveau le diplôme de Phi- 
lippe I" par un roi du xin« ou du xiv siècle ou que le rédacteur de 
l'inventaire, sachant que d'ordinaire les privilèges royaux, mais d'une 



— 231 — 

Iti nomine saucltr cl iiidividiift^ Triuiliilis". K-^o" ['Jiiiippus, 
Dui gralia Francoruiii rex, noluin esse volumus omnibus cliris- 
tianis sanclœ Dei ecclesiœ'= ac nostris'' fidelibus pra>sentibus el' 
fuliiris quod religiosi viri ex monasterio sancli BenediL'ti Fio- 
riacensis, noslram adeiinles celsitudinem, postulavcrunl iiiimi- 
liler quatenus'^, ob eoruin ulililalem, ordinandam elecUonem 
proprii abbatis ex mouachis cjusdcin loci atque ctiain villas et' 
jura sua qiiœ ad vicliim et vcstiliim illonim proprie pertinent 
aiicloritate '• tiostra robororemus et confirmareiniis'. Quornm 
pclitionibiis bénigne favenles decrevimus contlnnare per prœ- 
ceptiim noslnitn i]iiod ]iO[>osL'ùrunt, qnalentis el prtnsenles et 
seqiiluri ejusdeni loci inonaclii deinceps absiine ulla penuria 
slipendioruin valerent Domino libère J niililnre el dcloclaret 
eos pro nobisel pro* stabiiilalc regni nostri Dominmn exorare, 
siraulquo hoc' rectum decernentes vil villas ad vicltim, veluli 
diximus, vestitunupic illoruin delcgalas in hoc codera noslra) 



LXXXrX. — a. LfS six premiers mnts en caractères ntlrmijèg dans 
l'oriijinal. d'aprén Z; Triiiitatis luiion A', — b. Rgo omis fnir K. — c. Acec 
ecclflsiro s'ariv'/e 7, pour reprenilre à la formule (le cnrrohoralion. — 
d. universis K. — p. alqiie L. — f. i]iinntum L. — (J. et omnia jura L. 
— h. aulhoriute L. — i. lirmîiivimis L. — j. libcri K. — h. jirù omis 
par L. — l. hoc fore rectum L. 



épunur plus n'-i'iMUe, cHaieiit scellés sur !ai.s de soie, u l'crit par iiiaclvfir- 
tiiiice qiu! le scoau du diplôme de Pliiiip[)c I" otait pendant. On ne peut 
pus supposer que le riidacleur do l'inventaire de 1GÔ8 ait attribué à Plii- 
lilipe 1" un fiiplOuie de Philippe III de l'M), ilu même olijel, et conlir- 
iimtif des mômes droits, eue si l'inventaire de 17i)() mentionne (article 15) 
un diplôme de 1280, qu'il met sous le nom de Philippe le Bel, relatif au 
droit de pèche, il est cerlain (|u'il y a là une erreur du rédaclour de 
cet inventaire, car, outre que nous n'avons nuciine autre trace ni nn'n- 
tion de ce précédent diplôme de lœo, l'arliile t.5 de l'inventaire île I7W 
correspond a la série V de l'inventaire de 1058; il s'agit donc, dan ■ 
article 15, non de l'oriiiinal mais de la coi)ie notariée dont l'écriliire ii 
être peu lisiliUi pour des maf^istrals nniniciiuiux (jui dans leur 
niellaient sous le nom de Philippe le Bel un document dont 
la date l'280. Cette mauvaise li'cture devient certaine si I'mi 
lyse sommaire iJunnée par les niapistrala municipaux 
diplôme de Philippe I"; celte analyse s'applique parlant 
plônie : « donation du roi Philippe le Bel (sic; de l'an l'JSO i 
biens el parlicuUieremenl des droits que lu dit ' ' a i 
de Loire jusqu'à Châteaiineul. « 



!i'M|' 







-sr. - 

sucloniatis" pnofieplo renovsto» nomin.iliin dcsi^nammiig, 
lo^ e^i •juiflquH) in circuilu ipsiiis nionnslcrii in iiionlc ol In 
vallefôi» com omni inlegrilule, Galliarum cnin .\ovn vico, ol 
Tigiacum», altra flmiuni Ligeris, Villflre toliiin cnm ûtnnihM* 
PpenfJiiiis suis», Suiicandim ciiin omnibus «)i|i('nili(ii« «niM, 
areasin civilate Aureiianensi cuin vineis, Ciimlinron jiixl/i ter- 
nimum Clariacoose '' cum omnibus ajjpendiliis suis', Jliiii«f>. 
«onem villam in pago Magdunensi' el Viironti/i« (•( (|iiiil(|iit(l • 
eliain a quibuslibel' religiosis hoininibiis iTCi'jiliiin |iii| ulim 
villis*,!!! eleemosina» eidein loco conlalmn est vpI (It'iiioo)m ron- 
oonalum fiieril; et, ul ipsi monnclii' libère viiloiinl vivorn «t>tMii|. 
(1(1(11 regulam sancti Ijeneilicli, patris mouaflioniiri, in miid 
inonasierio, ubi ipse" paler Benedir:lus pncKciilid cnrponM* 
'epaiisare dinoscilut", aiiclorilate'' regifn celsiln.linn lilinnioi' 
concediiniis omtie jus el omnem redibilinnrin ' i|iiiiiii t<\ig(.|iH- 
"lus in fliivio Lij,'efis in circuilu ipsius riioïKiMd'hi nFti|ii(t n,\ 
nosirarn domiiin prope Castrum -Vovuin; ot vnhtnnl poopi'o 
hoinines ad piscalionem tara in relibiis qiiuin iti nfiNnU r» oniti- 
''■'S, Iro.s alias ipioiiue mansos ad piscnMVinnrri nri't!M«mricm 
■ojie eiindciii fluvium Li^ens eisdeui ' darinm. CoiiilnMiiiiiiii 
etiain donationem ccc/esMP sancli Modnrdi HlntnpfMmin ()iiii(ii 
»'ile nlifjiiosï aniios Deo H sancio Dciiclielo iiIIiiIikIiiiu^. J.;j 
ut hoc'' nostra- munidceati* P»**»!'''"" o/niiibii» mvinilin pi'ii-. 
senlibus et fuluri» **«» credalur et ploniiia i^onnoi'voinr», 
manu propria coiifir*-»»»»? et »'ff>l»i nostii imj.rcmilono ,ob- 
tei'firinuri ■' j ussjœbs- 

bularii s. S. C«i<«*»»' "oifrani a. H. fforvol, biilif!i,ia,.j| «, 



l.v\ 



bri 
proj 




- 236 — 

S. Ursionis, vicecomitis s. S. Guidoiiis du Vilrico s. 

S. Hilduini de Maiorolis s. 

i" Signum Philippi régis Francorum. 

Inlerfuere eliaiti Hugo Meledunensis, P'rogerus Calalaunensis, 
Beftrannus de Castello Nantonis, Biirdiniis Remensis, Adam 
de Milli et Bernodalius, frater ejus, Floherus malischalcus, 

Aono inearnali Vei'bi millesiino LXXX. 

Dalum Meleduûi putilice et firmalurn anno Philippi XVIIII 
Fruncorum régis. 

Gislebcrlus, régis notarius, ad vicem Rogerii canceliarii rele- 
gendo subscripsi i. 

Guillelino abbalo sancti Benedicti Floriaccnsis monaslerii. 



XC 

Suintes, 8 janvier 1080'. 

Les arche vcfjues, èvhjues cl abbés assemblés en concile en présence 
des légats du Sainl-Siège Aimé, el Hugues, évêquedeDie, débou- 
tent l'évêque de Bazas de ses prélenlions sur le monastère de La 
Riole, et, à la requête de l'abbé Guillaume, reconnaissent les droits 
de l'abbaye de Saint-Benoit-sur- Loire sur ce motiastère. 

0, fol. 6 (anc. cartul., fol. 9). — A', Bibl. nat., coll. Daluze, vol. 4G, 
p. 2Î5. — )'. J. Besly, Histoire des comtes de Poiclou el duc8 de 
Guyenne (Paris, 1017; in-fiil.), p. 3S3 (analyse, avoc li;s souscriplions 
et la date). — Z, Gallia christiana, VIII, preuves, col. 497'. 

PuuL. : Gallia christiana, loo. cit. — OroUet-BalguBrie, Cartulaire 
du prieuré conventuel de Saint-Pierre de La Réole, toc. cit., p. 101. 

Indio- : J. Besly, op. cit. — AI, Bibl. nat., ms. lat. 12771, fol. 398. — 
Brèquigny, Table chronologique. II, p. 177. 



1 . Nous avons, p, 160, n. l, placé ce conciU» nn 1081 (n. st.), nous croyons 
devoir revetur sur cette assertion. La date indique la 10' année de l'iibbi'i 
Guillaume, cliiirrc qui ne ])eut convenir »|u'à l'année 1080, car dans I'hcIo 
de 1070 pulilit* plus tiaut sous le n* LXXI.K la date indique 1" luiniie du 
mÉrae uhM. 11 faut alors cumpter les annéi^s du répne on les faisant 
coïncider avec celles de rini'iirnatiûn et en comptant la 2- nmiéi' df-s le 
1" janvier lOGO. Cf. en outie la diite de l'acte suivant. 

2. Le te.xte de cet acte n'est connu que par des copies ou des éditions 
dérivant du carlulaire de La Héole; bien que nous ne fassions pas 



- 3S7 - 

^inm fieri voiumus omnibus chrtï.tiaiù> tinomodo qttenm«>- 
ûia* qaain nobis Vdsaleasi» * epis^opus Kaiinunvhis' fiicvral de 
monasterio qaod dicUur Régula, sopita sil alque doiU. Gain 
eoim ecclesia sancli BeoedicU Fioriaceosts per spttUura LX** 
annorum. prefatum monasteham sino quereia «{aîtlt Umwssfli, 
predictus i^pi$copu> Vasateasis '', quo aaimo dttctas rnsetants, 
quertmoaiain contra nos de predido monasterio tàc&K cwpit. 
Unde pro hae causa in concilio S;r :, conoi legmtis 

apostolice sedis, domao videlicet Ama.. ,, .. ^.r.odo pm?t'ral» et 
domno Ugone^ Diensi episcopo, preseole Vasalensi* episcopo, 
nos salisracluros eoruin judicio* prosentavimus. Coin v«ro 

carias' donationis oslendere j:' ■" ' ■' " '^t ia coospoelii 

omnium caria'', verilate et ui ~ ^ . oda, que testa- 

batur raonasterium Régule, Squirs anliquis temporibits appo). 
latum, jui-is sancti Benedicti ante illain donationoin etiam 
extitisse', et ab eis personnis a quibus illa tradttio et tinnsfii- 
sionis confirniatio tîcbal. magis essel redditum qiiatu donalum; 
judicantibus ergo episcopis et archik'pisoopis pvr vorîororu cl 
meliorem scripluram si qnidciii boc opiscopus cahimniari* 
posset, carlam nostram tam veraceui atque voioiviii' itillnnnn 
debere; nec bonam nec malam nullumque pimitus lostimoniuin 
poluit ad auxilium suum atque uostrum impodiinoiiliiui indu» 
cere; sicqiie veritate juslilic et lestimoniomm uostrorum pon- 
dère superatus, predictis legatis juslioium viriliter oxoquonli- 
bus, archiepiscopis et episcopis, hoc canonioo judioaulibun, 
abbatibus atque" céleris religiosis viris unanimilor judicium 



XC. — a. quorinioninm OX. — (>. Vacatonsis Z. — c. lU'yuioii.lit 
— d. Vozatensis opiscopiis ^. - '■• pivliiMal O. - f. I|\i|{vini' /. - ./ \ ■ 
zaïensi Z.—li. conspociilnis /.— i. rliurlam Z.—j. t'lmrt« X.~k. i'«liiiii(i 
nintar OX. — /. vctorem et vonici'in Z. — m. ot Z. 



^ti» t-liiirlfiit (/(> Suint-lti'nnll-mn^fiftfr J^» 

rnvtiii» !.. 



•> 



— 238 - 

collaudantibus, sepedictus calumniator" episcopus vanitale 
querelae deposita, ac in eternum linita, nobiscum plenam pacem 
et concordiarn, Deo miserante, peregit. 

Et ut hec carta" firma atque? inconvulsa permaneat, subtcr 
flrmaverunt eam' ipsi qui circumsedel)ant patres cuin vicariis. 

Signum Amati, vicarii Romane urbisf. Signum Joscelini', 
archiepiscopi Burdegalensis-f. Signum Gannundi ', archiepis- 
copi Vianensisf. Signum Ademari, episcopi Engolismensis +. 
Signum Hugonis, episcopi Diensis et item vicarii f. Signum 
Richardi", archiepiscopi Biluricensis f. Signum Rodulphi", 
archiepiscopi Turonensis -f. Signum Hugonis, episcopi Lingo- 
nensis f. Signum Raimundi', episcopi Vasatensis f. Signum 
Odonis, abbalis Engariacensis» f. Signum Droconis, abbatis 
Malliacensis f . Signum Iterii, abbatis sancti Stephani Peda- 
nie*t' Signum Adhemari", abbatis Lemovicensis f . Signum 
Arnaldi Trencardi*, abbatis Sancte Crucis'f. 

Acta est enim anno domini millésime octuagesimo'', régnante 
Philippe rege XXII, abbatis Guillelmi, cujus' instinctu supra- 
dicta est sopitn cnlumnia X. Data^ per mannm» Lamberti can- 
cellarii vicarii Hugonis, vi idus junuarii Sniiclonas''. 



XCI 
Sainl-BenoH-suF'Loire, 1080, après le 8 janvier'. 

Auger de « Marsa rolunda » , faisant profession monastique à Saint- 
Benoit-sur-Loire, donne solennellement devant le chapitre as- 
semblé et en présence de l'abbé Yéran son bien patrimonial de 



XC. — n. calumniatus Z. — o. charta Z.—p. ctZ.—q. etiam Z.—r. Les 
croix manquent dans Z. — s. Josselini Z. — t. Guarmundi Z. — u. Ri- 
cardi Y. — v. Rodulli Y; Rudolli Z. — x. Reimondi Z. — y. Angeriacen- 
sis Y: Angeliacensis Z.— z. Beaniaj Z. — a. Ademari Y.— b. Treneardi Y; 
Trincaldi Z.—c. Sanctae Crucis Burdigalensis Z.—d. Actum est 1080 Z. 

— e. XXII anno Guillermi abbatis... cujus Z. —f. calumnia et datum Z. 

— g. pro manu 0. — h. Santonas Z. 



1. Cet acte est daté de 1080, et do la 20' année du règne de Phi- 
lippe I"; il contient en outre la mention de l'abbé Véran. De cette men- 



fiaint-Sulpice-de-GuiUeragues, avec le bois et les moulins sur 
le Drot, à l'exception d'un manse; il donne le reste de ses biens 
à ses frères. 

K, p. 764 « ex tabul. Regulse, fol. 15 ». — N, Bibl. nat., coll. Moreau, 
vol. 32, fol. 136, « pris sur les titres de l'abbaye de Saint-Benoit-sur- 
Loire » (copie de Dom Gérou envoyée le 4 lévrier 1765). — 0, 1" fol. 10, 
d'après un anc. cartul., fol. 15 v*; — 2" fol. 46, d'après un anc. cartul., 
fol. 68. 

PuBL. : Grellet-Balgucrie, Cartulaire du prieuré conventuel de La 
Réole, loc. cit., p. 115, d'après 01. 

Indiq. : M, Bibl. nat., ms. lat. 12751, fol. 540. — Bibl. nat., coll. 
Baluzo, vol. 46, p. 229 |avec l'addition fournie par 02 indiquée ici parmi 
les variantes sous la note s). 

Quoniam" miseri hominis est semper propriam salutem ne- 
gligere et' minimum sibi providere, utpote qui terrenis de- 
primitur et* vix aliquando cœlestibus sustollitur, nisi forte 
quemlibet manus Domini tetigerit, ut vel sic expergefactus 
cœno misei'iœ tandem propriam salutem altendat, idcirco ego 
Âugerius de Marsa rotunda'' a miseria scelerum meorura iii- 
stinctu misericordiaî Dei expergiscens'* et salutem* meae pec- 
catricis animaî considerans, malitiam relinquo lerrenam et 
monachum prolîteri voie; quapropter, secundum regulam 
palris Bencdicti^, solemnem faciens donationem de rébus pro- 
prietatis mese et alodo meo quœ visus sum possedisse» jure 
haereditario parlim pignore, parlim alodo, Deo et* sanctaî 



XCI. — a. Quam 01. — b. atque 01.— c. Marzarotunda O.— d. exper- 
gescens 01. — e. salutis KN. — f. suncti patris N. — g. possidisse 02. 
— h. atque 01. 



tion il résulte que l'acte est postérieur au concile de Saintes où fi- 
gure le nom de l'abbé Guillaume (supra, n° XC, 8 janvier 1080). La 
20* année du règne de Pliilippo I" correspond à l'année 1080, si l'on 
compte les années du règne à ])artir du 4 août 1060, date de la mort de 
Henri I". On ne s'.; tonnera pas que nous calculions cette donnée chro- 
nologique d'après des points de départ différents dans l'acte précédent 
et dans celui-ci, puisque celui de ces deux actes qui est certainemnnt 
antérieur à l'autre porte cependant pour les années du règne un chiffre 
plus fort do doux unités. 



- 2\0 - 

Mai'iiP ctsancto Petro sanctoque pnlri Bcncdiclo Floriaccnsi in 
pleno capituli convenlu ante domnuni abbatein Veranum con- 
cedo a die priEscnli et deinccps ipsi patri monachoniin et fra- 
tribus sîbi deservientibus' in loco Reguitc, ul possideant et 
teneant absque ulla contradiclione, hoc estqnicquid' visns sum 
baberB de Guilleragas cum terris et barta, hoc est sylva et* 
molendinis quae sunt in Drot', excepte manso quein tenet" 
Guillielinus" Garsias in° benefîcio, ef hoc est quod ex jure 
hœredilario alodi^ mei visus suin''possedisse,hanc'parliculain 
possessionuiii mearum, sicut diclum est, pro redeiiiptione ani- 
mas meœ, palris et matris et cœteroruin parentum tradoDeoet 
prtfdictis sanelis, cœtera' vero fratribus meis, ea ratione ut si 
libenti aniino quaî ordinavi consUlutum lenuerint et nullam 
inflixerint calumpniam, stabililum et inconvulsum quod eis 
relinquo possideant; sin alias, irrilum quod eis ordino fiât. 
Sed et si quisquam extiterit vel fratrum val hicredum seu 
quselibet persona qui hujus eleemosina; donationorn quovis 
modo saltein cahimniare ausus fuerit, Dei judicium incurrat et 
CGC libras dampno judiciali reddat et ejuscalumpnia irrita fiat. 
Ut autem htec caria firma permaneat adstipulari feci signo 
meo" et eorum qui sublns" adnotati sunl. 

Signum Augerii f^. S". Walterii*. prioris Regula3 f. 
S. Bosonis monachi et* S. Raimundi monachif. S. conslabuli'' 



XCI. — i. scrvientibus 01.— j. quidqiiid jY. — k. atquo O.—l. Dropt N. 

— m. tonentOi. — n. Guillolmiis O î; Willi;lmus02. — o. in oinispar N. 

— p. alquoOi.— (/. ulidiiA'iV; alodii 01. — r. visum /t'A'. — s. Oiajoule 
eiiirepossedisso et hanc- particulam : cuncedo eliam quicquid vicecomes 
Vizelmensis Arnaldus episi^opus débet tenere. in Itivello et CarroqueUa 
et in Isic. Corr. peut-être III) nassas, id est piscatoritis que sunt bur- 
deras; in his eniin ijuadrinficntos snlidns liaheo ir pignus, vol petrago- 
ricRnsL's vel burdcgalenses, eu tonoiv ut ud iirbilriiiia iiieuui sit qualis 
reciiiiam; et si liisdem Anialdus vel duo lUii cjus, quoniam ulii non 
licet, in vita sua non redeinerint, in alodo tenennt et (îgo et cui ordiiia- 
vero; et ut pignus lirraum munei'el, lidejussores duos dédit, Vitaleni do 
Gùntuld et .Vstuin Nuvam; ut vero in niodium tenerom, si in vila supra- 
dictornm non rodirnoretur jain dictum pignus, vustivit vestivit laic) me, 
meo digito, videutibus Uaiuiundo Ainerio de Garzac et Ruimundo de 
Judex. — i. cœterum jV. — u. meo signe N. — i'. subter 02. — x. Les 
croix rpprésenleni ici des sigtta de formes diverses donnés par 1 
et O'J: ces sifina. inanijuenl dans K. — y. S expri^né par Signum pour 
tous les autres témoins O. — z. Qualterii 02. — a. Lu croix omise 
par N.—b. atque 01.— c. La croix omisep&r NOl.—d, costabuli 01; 
costaboli 02. 



— 241 - 

Servatif- S. Garmundi* servientis ejus. S. Gisleberti'' majoris 
Floriacensisf». S. Ascelini*. S. Erberti fratris ejus. 

Aclum Floriaco publiée, anno ab incarnatione Domini 
M" LXXX», regni Philippi serenissimi régis Francorum 
anno XX». 



XCII 
.9 Janvier W8S'. 

Robert, comte de Mortain, avec le consentement de son frère Guil- 
laume, roi d'Angleterre et duc de Normandie, concède aux reli- 
gieux de Saint-Benoii-sur- Loire, en échange du droit de cons- 
truire un château à Saint-Hilaire du Harcouet, le dixième 
bourgeois avec toutes les coutumes percevables sur lui, à la 
réserve dtt droit de gîte; il leur reconnaît la dîme du marché 
et des foires, sauf les revenus du prêtre, ainsi que la mouture, 
les revenus des fours et tous les revenus de l'église; les moines 
donneront à chaque bourgeois ancien ou nouveau une verge de 
terre. 

C, p. 315. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 122. 

Indiq. : b, fol. 327, d'après B, fol. 145.— Jï', fol. 358, d'après B, fol. 145. 

Quoniam prudenti' sapientum* consilio decretum est et mos 
iste in ecclesia adolevit ut res quse in ea geruntur quatenus a 
futuris in poslerum secantur» litteris annolentur, dignum fide- 
lium memoriae tradere duKimus"* quod Robertus, Moretonii' 



XCI. — e. Gaimundi KN; Garmundis 02. — f. Gislaberti Oi. — 
— g. La croix omise par NOl. — h. Arcelini N. 

XCII. — a. prudentum M.~b. sapienti Af.— c. sedantur C. — d. duxl- 
mus tradere Af . — e. Moretroin C. 



1. La date du 9 janvier 1083 ne concorde pas avec la 18' année du 
règne de Guillaume, si l'on compte à partir de son avènement, le 25 décem- 
bre 1066 ; il est possible que hors de la chancellerie royale on ait compté 
les années du règne à partir du 1" janvier 1067. 

16 



— 242 - 

cornes, frater Villelmi, Anglorum régis et Nonnannorum'' 
principis, construxil caslrum in terra sanctœ Mariœ sanctique 
Benedicli confessoris, et, ut monachi id libentissirae annuerent, 
concessit illis praîfatus comas decimum burgensem totius viilae 
cum omnibus consuetudinibus suis, excepte quod si nécessitas 
hospitandi illi incubuerit in domibus burgensium monachorum 
licenliam hospitandi habiierit. Annuit etiam illis omnem deci- 
main redditus fori et feriarum et hœc soluté' et iibere, prœter 
exituram personœ; faiis exceptis, habent monachi in prœfato 
Castro omnem moltam et redditus furnorum et omnes consue- 
tudines ecclesiae pertinentes, videlicet decimam et sepulturam, 
et coeteras consuetas oblationes. Hicc possidebant monachi ante 
constructionem castri, sed praefatus cornes soluté et* libers 
terram illis concessit habere ut castellum suum eorum cons- 
trueret concessione, et nomen castri vocatur nomine sancti 
Hiiarii; et unicuique burgensi dabunt monachi terrœ unam 
virgam ad inhabitandum, qui ibi sunl vel hospitandi sunl. 

t Villelmi régis, f Michael, Abrincensis episcopus" juste et 
legaliler concessit^. i" Roberti, fdii régis, f Gisleberti*, epis- 
copi Lexovise'. f Roberti, comitis Moritoniee". f Hugonis, ab- 
balis Cerasiensis. f Villelmi, régis lilii. f Eudonis vicecomitis. 

Et in dorso originaiis est sci-iptum" :Haic consensu et imperio 
domini Villelmi, Anglorum régis ducisqueNormannorum'',gesta 
sunl anno MLXXXIII dominicte incarnalionis'', XVIII"' regni 
ipsius. Quae ut fu-ma permaneaut bis propria manu subscripsit 
sigilloque signavit, faventibus filiis Roberto atque Villelmo, 
ipsis"" etiam subscribentibus, V» idus januarii. 



XCII. — f. Nortmannorum M. — g. et hsBc soluté jusqu'à redditus 
furnorum Uiclits omis par C. — h. ac M. — i. episcopi CM. — j. con- 
cessum C. — k. Gilleberti M.— l. Luxoviaj episcopi C. — m. Moritonise 
omis par C. — n. Kl in dorso orig. est script, owispav M.—o. Norlman- 
iiurum M. — p. iiicarn. clom. C. — q. anno XVIII M. — r. ipsis etiam ju»- 
qu'à ta /ïn, omis par M. 



— 243 — 



XCIII 

1087-il05 ou lî3S-Hg6*. 

Oderisius, cardinal et abbé du Monl-Cassin, demande à l'abbé et 
aux religieux de Saint-BcnoU-sur-Loire de contracter une asso- 
ciation avec leur abbaye'. 

C, p. 76. — E, fol. 144. — L. fol. 578 d'après B, fol. 34 V. — iV, Bibli 
nat., coll. Moroiiu, vol. 93, p. 2, d'apriîS C (copie de Dom Gérou envoyée le 
15 di'cembre 1764). — Y, J. a Uosco (Duhois). Fluriacensis velus biblio- 
theca, I, [). 2h:i. — Z, C. Snusseyus (Ln Saussaie), Annales ecclesise 
Aurelia.nensis (Parisiis, 1615; in-4»), p. 195, d'après B, fol. 34, n" 145, 



1 . Le nom de l'iibbé du Mont Cassin, Oderisiui>, permet seul de (lier la 
date de celte lettre. Deux personnages de ce nom, tous deux cardinaux 
ont gouverné cette ubbaye. L'un, Oderisius (de'conti di Marsi) a succédé 
en 1087 à Victor III (Dcsiderius) pape et abbé, et est mort le 2 décem- 
bre ttOâ (Pierre Diacre, Chronicn. inoTi. Casiriensis, dans les Monu- 
menta Gennanix, Scriptores, t. VII, p. 760 et 773); l'autre, Oderisius 
(de'conti di Sangro) a été abbé de 1123 a 1126 (Pierre Diacre, op. cit., 
loc. cit., p. 802 et 807). L'adresse u l'abbé de Saint-Benoit-sur-Loire 
Guillaume donnée par Dubois et La Saussaye ne peut être qu'une inter- 
polation, l'abbé Guillaume ayant cessé d'être abbé on 1080, après le 
8 janvier (voy. supra, p. 238, n. 1). Cette adresse acceptée par Dom 
Chazal l'a amené à considérer la lecture Oderisius comme fautive, à 
corriger Desiderius (Victor III) et à dater l'acte de 1072. 

2. Le texte de cette lettre était transcrit dans un évangéliaire ana- 
logue à celui qui contenait la donation d'Adelelmo, publiée plus haut 
sous le n* LXI. Lo cartulaire C dit li ce sujet « Collât, cum orig. quod 
est in altero textuum Evangelii deauratoruni in thesauro » ; la copie de 
Jimdol (L) se termine par ces mots : « Originale istius societatis erat 
olim iu thesauro Floriacensi «; Dom Gérou (NI dit : « l'original de ce titre 
a l'U'i longleiiips conservé dans le trésor, dans un livre d'Evangiles qui 
fut enlevé tm 1502 du temps des guerres do religion »; Dubois {Y) 
donncî la même noto que C sous la forme n Originale istius societatis, 
erat oliiii in altero textuum Evangelii deauratorum, in thesauro Floria- 
censi » ; La Saussaye (Z) dit de même « Hactenus litterœ Oderisii, 
quarum originale nlim in altero textuum Evangelii deauratorum asser- 
vabatur in thesauro Floriacensi », et en marge : « Rfperilur lextus 
istarum literarum in chartulario Floriacensi, fol. 34, charta CXLV, quem 
ego ipse legi ». Do la comparaison de ces références il résulte que celle 
de C, qui ne contient pas o olim » est la reproduction de celle qui termi- 
nait B, le cartulaire perdu, dont le compilateur a pris le texte dans le 
ms. du trésor; Jandot, Dubois et La Saussaie utilisant B, ont ajouté 
le mot « olim » dans la référence, le manuscrit ayant disparu dés le 
début du XVII* siècle, et probablement eu 15G2, comme le dit Dam Gérou 
eu 1764, sans doute, d'apri'S une tradition orale. 



- 244 — 

PuBL. : J. a Bosco (Dubois), (oc. cil. — C, Sausseyus (La Saussaie), 
loc. cil. 

Indiq. : Al, p. 351, d'après B, fol. 34'. — Bréquigny, Table chronolo- 
gique, II, p. 189. 

Fraternitas monachorum Cassinensium ", 
Oderisius, Dei* gratia cardinalis et abbas, cuin omnibus fra- 
tribus Gassinensis "^ congregationis, sancto et venerabili abbali 
illustri"' omnique ordinl vel congregalioai Floriacensis cœnobii 
beatam vitam et Hierusalem' cœlestem. « Venient b aitSal- 
valor « ab oriente et occidente et recumbent cum Abraham 
Isaac et Jacob in regoo cœiorum »'. Necesse itatjue et dignum 
est ut qui ad illam pervenire societatem plenam œternœ'' cha- 
ritatis et insaliabilis dulcedinis enituntur, in praisentis vitae 
transita mutuse dilectioiiis coliigati vinculo* teneantur*. Si 
enim ex temporali cohabilatione magna quœdam" et sincera 
coalcscit affectio, quanto magis qui in seternum cohiîeredes et 
concives' futuri sunt eorum débet adhuc mortalium raentibus 
abundare dilectio, denique cum sancla et universalis ecclesia 
pro * sola spe suaî fldei tanta necessitate ad fraternam exer- 
cendam' charitateni coiistringilur, necesse est ut quorum non 
solum Odes sed et" ordo vitœque professio una est mona- 
chorum charitas prœcellere " videatur. Quanto enim viciniores 



XCin. — a. Societas inter nionachoa Cassinenses et Floriacenses E; 
le titre manque dans LYZ. — b. divina C. — c. Casinensis YZ. — 
d. ttbbuti Guillelrao omniqua Y; abbati Gulielnio omnique Z. — e. Jéru- 
salem CZ. — f. ffiternHj plenam CLYZ. — g. vinculo coliigati E. — 
h. tcnentiir EY. — i. quibusdam C. — j. concives et cobœredes C. — 
k. qua3 C. — l. ad sempiternam exercendum C. — (U. «tiam V. — n. iin- 
pellere C. 



1 . Dom Chazal cite celte lettre d'après Dubois et ajoute une référence 
à B, mais il interprète mal la référence du Dubois; il dit à tort en effet 
« Authenticum liujus societatis videriit olim Johannes a Boscho in altero 
textuum Evangelii deaurHiorum, qui in Floriaconsi Ihosiiuro asserva- 
batur, sdd loco Desiderii Orderisium legil, periit nunc pt uterque texlus 
et auliienticum hujus societatis, Iransumplum iUius reperire est in 
cbartulario fol. 34 «. Sur la lecture Oderisius-Desiderius, voy. supra, 
p. 243, n. 1; sur l'Evangéliairo dont Dubois parle comme d'un livre qu'il 
n'a pas vu, voy. supra, p. 243, n. 2. 

2. Matt,, viK, 18. 



— 2iô — 

esse divinitati ordinis sublimitate" cernuntur'", tanlo magis 
etiam in se debent praeferrc puritatis», benignitatis et simplici- 
tatis exemplum. Qtiapropter nos ex magna dovotione et sincera 
charitate decrevimus familiariler scribere sanctitali veslra; ut 
vestrum et nostruni quasi unum sil monasterium et quodain 
spirituali alque' inviolabiii amore' in perpetuum fœderemur'; 
si quidem certa" ctiam' et digna ralio est ut nostra? et vestraî-' 
fraterailalis convenlus altemtrum sese pra3 cœteris » diligant' 
qui" pari gaudio habere se incomparabilem Ihesaurum reli- 
quiaruni patris Benedicti' exultant', liceta nobis haberi mullis 
miraculis ef prodigiis ac revelationibus et quorumdam' etiam 
nostrum oculis sif veritas comprobata, verum sive illud ha- 
bere vos qutelibet occasio fecerit sive quid* illius* habore gra- 
lulanter spcralis', singularisJ iitrique* invicem nobis' et pr£e- 
cipui debitores sumus" amoris. Igilur nos sinceram vobis amici- 
liam societatemque proraittiinus et ut" vos etiam amici nostri et 
socii existalis devotissiine elhiimiliter flagilantes expetimiis, ita 
ut, si ab aliquo fratrum nostroruni ad vesiruin aut vestrorum ali- 
quis* ad noslruni monasterium veutum iri eveueril, confidenter 
quasi proprie *" suum adveniat omnemque charitatem illic et so- 
latium necessitatis invenial alque honorifice ((uaindiu voluerit 
ibidem commorari' liabeatur licentia; siquidem ' et nomina om- 
nium viventium' nostrum ad priesens vobis scripla per Walte- 
rium', vestrœ sanctse" congrcgationis venerabilem fralrem", 
direximus atquC vestra nobis invicem dirigcnda nomina deside- 
rabiliter expectamus", ut nostra inter veslra et vestra inter nostra 
nomina* conscribaatur", quatenus etviventesetdefunctiallerius'' 
inlervenientibus'meritis et orationibus a Domino'' protegamur. 



XCIII. — o. siibliniitate ordinis E. — p. enituntur C. — q. prorurre 
pietatis C. — r. speciuli ac C. — s. more C. — t. fœderomus C— u. tant» 
C — V. otiam omis pur Z, — x. vestra» et nostrae C. — y. altenitrum se 
super cœtcris C. — z. diligat C. — a. qui omis par C. — b. Benedicti 
patris C. — c. exultât C. — d, ac C. — e. quondam C. — f. sit oculis C. — 
(/. quod CELZ. — h. Illlus omis par C. — i. gralulantur sepuratis C. — 
j. singulares E.— h. utnsc|ue C.— l. nobis invicem C.— m. suinus debi- 
tores Z.— n. ut et EY Z.— o. aliquando Eï'. — p. ipse C. — (/. commorari 
ibidem C. — r. cœterum C. — s. viventium omnium C. — /. Valterium C. 

— u. sanctiD omis par E. — i". fratrem veneiubilem Z. — x. delque C. 

— !/. exoptamus C. — r. nomina omis pur C. — a. censebanlur C. — 
b. altérais LZ.— c. iaterventionibus E.— d. a Domino omis par ELYZ. 



— 246 — 

XCIV 

1088, après le 23 mai. 

Robert, évêque de Langres, concède au monastère de Notre-Dame 
et Saint-Benoit de Fleury l'église de Dannemoine et lui con- 
firme la possession de l'église de Vezannes, à charge pour les 
moines d'acquitter les droits de synode et de visite, et de rendre 
annuellement deux seliers d'huile à l'autel de Notre-Dame en la 
tour de l'église de Langres. 

Original, parchemin ; haut. 0" 415 ; larg. 0° 508 ; traces de sceau plaqué. 
Bibliothèque du prieuré des Bénédictins à Saint-Benoit- sur-Loire. 

C, p. 285. 

In nomine sancte et individue Trinitatis ". Ego Robertus, Dei 
gratia Lingonensium episcopus, notum volo fieri omnibus 
sanctse^ Dei ecclesie fidelibus qualiter monachi Fioriacensis 
cenobii, in honore sancte Marie construcli, ubi beatus Bene- 
dictus corpore requiescit, nostram humiliter clementiam de- 
precanles quatinus, respect» divine misericordie, ecclesiam 
Donnemonie a nostra pietale sibi dari, inpetrarent. Quorum 
racionabilibus precibus adquiescentes, concedimus eis nostre 
auctoritatis scripto, consensu et laude nostrorum canoni- 
corum, scilicet Lingonensis ecclesie, atque ceterorum fide- 
lium, predictam ecclesiam Donnemonise perpétue possidendam 
et aliam eis ecclesiam confirmamus, videlicet Vesambliensis 
villae, in honore sancti Cirici consecratam, eo tenore ut annis 
singulis sinodum et paratas statutis reddant temporibus et 
uno quoque anno duos sextarios olei ad altare sanct8& Marie, 
quod est in turre Lingonensis ecclesiae, in kalendis martii per- 
solvere non neglegant. Si vero uno anno vel sterilitate vel ne- 
glegentia persolvere distulerint in alio restituant; quod si red- 



XCIV. — a. L'invocation en lettres capitales et espacées occupe la 
première ligne.— b. La diphtongue ae est représentée dans l'original 
soit par e, soit par e cédille que nous transcrivons as. 



— 247 — 

dere neglexerint in jus nostrum et successorum nostrorum 
predictœ ecclesiae redeant. Ut autem firmiorem hsec nostra 
concessio obtineat vigorem, hanc cartam inde fieri jussimus, 
quam manu propria firmando manibus canonicorum nostrorum 
ecclesie Lingonensis seu aliorum iidelium conflrmandam tra- 
didimus. S." Amalrici decani. S. Lanberti archidiaconi. S. Gi- 
rardi archidiaconi. S. Hugonis archidiaconi. S. Norgaudi archi- 
diaconi. S.Warnerii archidiaconi. S. Girardi decani. S.Widrici 
decani. S. Theoderici decani. S. Gilleberti decani. Acta sunt 
hsec Lingonis, anno ab incarnatione Domini millesimo [octua- 
gesimo] ■* octave, régnante Philippe rege anno XXX"", indic- 
tione XI*, Stéphane cancellario {Locm sigilli)'. 



XCV 

Orléans, HO 3. 

Philippe /«'', roi de France, déclare que, moyennant la somme de 
quarante sols reçue de Simon, abbé de Fleury, Hugues « Gre- 
garius » ', chevalier, a abandonné ses prétentions sur les fils de 
Thibaud de Grandchamp, qu'il réclamait comme ses colliberts. 

C, p. 158. — E, fol. 301. — K, p. 375, d'après B, fol. 68 (extrait). — 
M, Bibl. nat., ms. lat. 12776, p. 469. 

PuBL. : Prou, Les coutumes de Lorris, p. 143, d'après C. — Prou, 
Les diplômes de Philippe I", dans Mélanges Julien Havet, p. 198, 
d'après CE. 

Indiq. : b, fol. 326, d'après B, fol. 68. 

Ego Philippus, Dei gratia Francorum rex, pressentis " privi- 
legii auctoritate* notum esse volumus quod venerabiiis Symon', 



XCIV. — c. S représente ici S barré. — d. La date laissée en blanc, 
dans C — e. A droite, après le nom du chancelier. 

XCV. — a. praesentis omis par M.— b. autoritate CE; authoritate M. 
Corr. auctoritate. — c. Simon C. 



1 . Du IX* au XI* siècle certains milites d'ordre inférieur étaient qua- 
lifiés gregarii. D'après la place occupée dans le texte de notre diplôme, 
par gregarius : « milite Hugone gregario », il semble que gregarius 
soit ici un surnom. 



— 248 — 

Floriacensis'' nbbas, noslram adieril preesenliam, querimoniam 
facturijs super (juodam « nostro^ milite, Huponc Grepario, ((iii 
filios Tebaldi de Grandi Campo sibi» in collibertos'', conli'a Pas 
et morem terrse Gaslineiisis, vindicare ' volebat. Mos qiiippe 
est in terra eadem ut, si qna mulier sancli Benedicti viro cui- 
cun()uc nupseril, niiliam in cjus procrealiono parteni capero 
(aliquis possil] J. Unde ipsum Hugonem* per nos convenimiis 
ac singula disciitientes, ad id landem pervenimus ul, quadra- 
ginta' solidos ab abbate accipiens, id in™ nosiri piv-csentia 
diceret : « Ego Hugo Gregarius, ob reinediuni anima) patris et 
malris el prœdecessorum ineoruin et iixoris mea3, calumpniam" 
Jicet injuslam quam in filiis Tebaldi de Grandi Campo habere 
vidobar, in prœsentia domini mei régis alqnc abbatis sancti 
Benedicti ac plurium ulriu.sqiie partis lestium remilto Deo 
sanctoque Benedicto, favente uxore mea Christiana ac filiis 
meis Fulciiino", Ursione, Guilleirno atque Gisleberlo flliabns- 
que' mi3is. » Proinde lam ipse Hugo qiiaai et abbas sancti 
Benedicti [nos rogaveruat]' ut id, quatenus lirmius haberetiir, 
nostrBB auctoritatis' sigillé roborarenius, quod libenter eis an- 
nuimus, adeo ut et nomen nostrum ac oplimatum nostrorum, 
utriusque qnoque' partis lesliuni tiomina subscribi juberemus. 

S.' Philippi Francorum reyis I iionogrammaj '' . 

S. Barttioloma>i " de Pissiaco. 

S. Matiiei^ de Sosiaco. 

S. Hugonis Gi'egarii. 

S. Joannis, generi» ejiis. 

S. Glirislianffi, uxoris ejus. 



XCV. — rf. Floriacensiura GE. — e. quodam omis par E. — f. viro 
C. — g. sibi omis par M. — h. collibitos C. — i. venditare C: ven- 
dieare M. — j. aliquis possit correction. — h. Ho. E. — l. XL M. — 
m. id E. — 71. cahiiiniiiim CM. — o. ruicineo C; Fiilhieo E. — p. filin- 
bus (|uof}uo .1/. — q. iifjs rogaverurit correction. —■ r. autoritatis (JE; 
aulhoritatis M. Corr. auctfjritiilis. — s. quoque omis jiar C; iilriiis 
quuque E. — l. C fait prëct'der le nom du roi et les noms des deux 
témoins qui suivent du mot signum, les sept suivants de S, les six 
derniers d'aucune me»tioii de siKiiiiiii; E ne met S i/kc dpi-:iui le no)ii 
dn roi, les autres noms étant précédés d'une croi.'c; IJ et E écricenl 
les noms des témoins à la suite les uns des autres. — u. Le mono- 
gramiTie omis par CE. — v. Bertolomei E. — x. Matthœi C; Mathei E. 
— y. generis C. 



- 249 — 

S. Fulcuini*, filii ejus. 
S. Ursionis, filii ejus. 
S. Guillelmi, filii ejus. 
S. Gisleberti, filii ejus. 
S. Symonis», abbatis Floriacensis *. 
S. Ascelini, monachi. S. Gisleberti", monachi. 
S. Gisleberti, majoris. S. Odonis. S. Burdini. 
Data Aurelianis, anno ab Incarnatione ■* Domini MCIII*, rég- 
nante Philippe rege. 



XCVI 

nos. 

L'abbé Simon et le chapitre de Saint- Benoit-sur-Loire interdisent 
d'aliéner des ornements de l'église sans le consentement du cha- 
pitre. 

Bibl. d'Orléans, ms. 322 (anc. 273) p. 131 (notice du xii* siècle). 

Indiq. : K, p. 376, d'après le ms. cité (alors à Saint-Benoit-sur-Loire, 
et coté 216) '. 

Anno ab incarnatione Domini MoG"!!!*, inditione XI"*, donne 
Simone abbate, interdictum est in plenario patris Benbdicti 
capitule, sub anathematis vinculo, ne, qualibet interveniente 



XCV. — z. Fulcinei CM; Fulunici E. Corr. Fulcuini. — a. Simonis 
CE. — 6. Floriacensis omis par CE. — c. Gileberti C. — d. ab Incar- 
natione omis par M. — e. millesimo centesimo tertio E. 



1. Dom Chazal a vu le manuscrit lorsqu'il était moins abimé qu'il n'est 
présentement et il a donné de cette note l'analyse suivante : « Sub anathe- 
matis vinculo prohibitum est ne sub quavis occasione et pretextu aliquis 
de rébus ad gazopbilacium ecclesias sancti Benedicti pertinentibus aba- 
que capituli communis licentia auferre prsesumat, videlicet de cruce, de 
palliis mortuorum, pallio et thuribulo nuptiarum, de vexillis ad proces- 
sionem deferendis, palliis sanctorum, quorum ecclesiœ in villa sancti 
Benedicti habentur, prsedicta etiam... dare prohibitum. Eadem olim de- 
creverat alius abbas Floriacensis, sed nomen illius abrasum est; super- 
sunt tantum haec litter»... rio, quod intelligendum de abbate Azenerio 
vel Rainerio. » 



— 250 — 

occasione, aliquid de rébus ad gazophilacium secclesise ejusdem 
patris [injtra et infra perlinentibus [abjsque comunis sen- 
tencia [cajpituli, excepta [crujce et pallio mortuorum, pallio 
cum turibulo [nujptiarum, atque cruce cum [vexjillis ad pro- 
cessiones cle[ricorum] necnon quoque palliis sanctorum, festis 
quorum secclesiae [in] hac habentur villa, hocque jammodo ad 
principalia alta[ria] vel ubicumque fratrum con[gregatio] ibit 
ad processionem...is ordinandorum fra[trum]. .. obedientiis 
abstrahatur . . . omodetur ab aliquo . . . stabili . . . nario. 



XGVIl 

Bénévenl, 2 novembre 1103. 

Pascal II, à la requête de l'abbé Simon, confirme l'abbaye de Sainl- 
Benoit-sur-Loire dans la possession de tous ses biens et spécia- 
lement des églises suivantes : Saint-Benoit de Perrecy, Saint- 
James de Beuvron, Saint -Benoit de Sacierges, Saint- Pierre de 
Châteauneuf, Saint-Martin de Vailly, Saint-Martin de Sancerre ', 
Saint-Pierre de Gien-le-Châtel, Notre-Dame de Saint- Brisson, 
Saint- Aignan près Sully, Notre-Dame de Chalette, Saint- 
Martin de d'Huison, Saint-Benoit-sur-Yanne , Saint-Pierre 
d'Êtampes, Saint-Martin de BaudrevilHers ; il lui confirme en 
outre l'exemption épiscopale et la libre élection de l'abbé. 

C, p. 43. — E, fol. U.—K, p. 772 d'après B, fol. 18 v. — L, p. 77 d'après B. 
fol. 18 V. — 0, fol. 29. 

Indiq. : b, fol. 324 d'après B, fol. 18 v». — Bibl. nat., coll. Baluze, vol. 46, 
p. 228. —Inventaire de 1658, p. 18, n«4. — Grellet-Balguerie, Cartulaire... 
de la Réole, toc. cit., p. 157. 



1. Le prieuré désigné ici, à la date de 1103, par les mots « ecclesia sancti 
Martini de Gordone Castro » est appelé dans des chartes publiées plus 
loin « ecclesia sancti Martini apud sanctum Satyrum» (lUOj et « ecclesia 
sancti Martini de Sacro Csesaris » (1146); il faut donc l'identifier avec 
Saint-Martin de Sancerre. Cette identification a été établie, à la suite de 
longues controverses entre les érudits du Berry, par M. H. Boyer {Les 
origines de Sancerre, dans les Mém. de la Soc. hist. du Cher, 3" série, 
II, 1882, pp. 293-333). Cet auteur a rapproché quelques chartes, notam- 



— -251 — 

Paschalis, episcopus, servus servorum Dei, dilecto fratri 
Siinoni, abbati Floriacensis inonaslerii, ejusque legitirnis" suc- 
cessoribus, in perpeluum. Religioso volo ' el piœ petitioni non 
solum annuendum verum etiam'' prœeundum videtui"', tune 
enini' augetur religio ciim jiista non excludilur poslnlalio; 
praîvenienda quidom siinf vola sanelorum et a lumidlibus 
saecularibus procul sunt aniovendi qui militant Régi cœlesLi, 
ut bonorum operum status non decrescat, sed eorum fructus 
in cœiestibus augealurc. Petisli igilur, dilectissime fraler* 
Simon', ulFloriaccnsemonasterium more praîdecessorura oos- 
trorum sub luilione Romana> ecclesiaî susciperemus, qualenus 
ibi servetur religio et spiritualis devotio assidue augeatur, et 
quia apostolatus amministrationemJ, nuUis exigentibus meritis, 
sed Deo auctore*, suscepimus, oporlet' nos omnium ecclc- 
siarum curam gerere, illarum maxime in quibus viri religionis 
inlemeratai™ simt constiluti. Hac igilur aucloritate" per prai-sens 
privilegium confirmamus alque slatuimus ul nulli regum, nulli 
comitum, nulli anlistilum, nulli cuitinam" alii de rébus quœ 
jam diclo monasterio juste a fidelibus collatse sunt ef con- 
cessœ vel' deiuceps canonice' conferenda^ sub qualibel occa- 
sionis specie, liceal" minuere vel' auferre seu ablatas relinere". 
Inter quas' nominatim eidem monasterio^ confirmamus eccle- 
siam sancii Benedicti de Patriciaco" cuin pertinentiis suis, 
ecclesiam' sancti Pétri de Régula, ecclesiam sancii Jacobi de 



XCVII. — a. legitimis omis par K. — b. voto omis par E. — c. an- 

nuondum sed prîpeundem E. — d. veriini eliaiii videtur K. — e. au- 

teni E. — f. sunt siquidem K; sunt quidem K. — g. augentur O. — 
h. fr;iler omis par E. — i. Synioii 0. — j. administrationeni CE. — 
11. uiitoro CE; nulhore L. — /. opportct K. — m. inlom. rclig. E. — 
rt. aiitoritate C; nutliorilate EL. — o. cuique 0. — p. vel. E. — q. ot A'. 
— r. pauonicaj K. — s. liceat omis par K. — t. aut E. — u. oblatas E; 
abblata O. — v. quai CEO. — x. monastoro A'. — y. Palriaco E. — z. et 
tfcclesiain O. 



niiHit cpUi^s (ie 1103 pt de tliG, dos textes narratifs écrits à Saint-Deuoit- 
sur-Loiro. Quant (1 IV'tyniologie dn nom do Saiiccrre M. lioyer so rofuse à 
la lr()uvi>rdans.S'aiic(i(s S.T/i/rKs; nous nous sépamns du lui sur et! point 
pour ucms rullier à l'upinidii de K. Miiliille (Dt^ l'uriiiine fin iiotn de 
Sancerre, dans les .Mihnoircs de lu Socit'/o frani;ai.->e de riumisin.'i/if/ue 
el d'ai-chéologie, section de géographie, l'aris, 187U, lu-4"; p. 4'i), qui 
accepte cette étymologie. 



— 252 — 

Beurone", ecclesiam saiicti Benedicti de Capile Cervio, eccie- 
siam sancti Pétri de Castello novo, ecclesiam sancli Martini de 
Valliaco, ecclesiam sancti Martini de Gordone castro ', eccle- 
siam sancti Pétri de Giomensi castro, ecclesiam sanctse Mariée 
de sancto Bricio', ecclesiam sancti Aniani in confinio Solia- 
censi, ecclesiam sanctœ Mariœ de Cataletla'', ecclesiam sancti 
Martini de Dusione', ecclesiam sancli Benedicti de Tricassino^ 
cum universis earum pertinentiis, ecclesiam» sancti Pétri 
Stampensis*, ecclesiam'' sancti Martini de Baldrici Villare cum 
omnibus eartim appendiliis'. Pranterea* decernimus' ut nulli 
liceat cœnobium illud™ perturbare vel inquietare seii vexalio- 
nibus serves Dei fatigare" aut quœ canonice sunt concessa* 
auferre, sed omnia in integrum conserventur eorum usibus 
pro quorum sustentatione et gubcrnatione eidem raonaslerio 
sunt collata. Decernimus'' eliam ut niilli episcoporum liceat 
aliquas ordinalioues» in eodem monasterio facere seu publicas 
missas celebrare, nisi ab abhate fuerit invitatus. Obeunte vero 
te, nunc loci ipsius abbate, vc! quocumque successorum tuo- 
rum, nuUus ibi*" eligatur violentia vel aliqua subreptionis as- 
tulia, sed quem fralres communi consensu elegerint, vel pars 
fralrum sanioris consilii; electus vero, benediclionem et cœtera 
omnia secundum privilégia praîdecessorum nostrorum obti- 
neat. Denique si abbas ab aliquo impetilus fuerit aliquo' cri- 
mine et viderit se prsegravari ', libenter" appellet" apostolicani 
sedem, ad quam confugium et refugium habeal etnec ulterius' 
ab aiiquo judicetur et quoliescumque necessitatem veniendi 
Romam habuerit, modis omnibus liceat. Si vero contigerit ut 
anathematis gladio terras illius feriantur hahitatores, fratres f 
cjusdem monasterii divinura ofricium» absolute peragant ex- 
clusis omnibus aliis. Si quis autem sciens" contra hujus nostri 



XCVII. — a. Beverojie E. — b. de Gordone novo A', — c. Brixiofi; 
Briccio K. — d. Catalecla EO; Cataleln A'. — e. Duzione L. — f. Trica- 
sino ELO; Tucussino C. — g. el eci^losiimi KOL. — /i. du Stampis C. — 
i. ot ecclesiam KOL. — j. appoiidiribus C. — k. ])viElora. E. — l. de- 
crovimus L. — m. istud E. — ». servos defatifïarp C; Dei servos fati- 
gare K. — 0. concessa sunt K. — p. decrevimus EL. — q. licoat ordi- 
nationoin C. — r. ibi omis par E. — s. ab aliquo CE. — t. pergravari 0. 
— u. licenter CEO. — v. apellst K. — x. ultimo C; ulterius onits par 
KL. — y.fratribus C— z. officium divinumO.— a. sentions C. 



— 253 — 

decreli paginam^ agere" temptaverit'', secundo vel tertio am- 
monitus', nisi resipuerit, communione privetur, qui vero ob- 
servator extiterit, et hic benedictionem percipiat et in futurum 
preemia pacis aeternae inveniat». [Amen. Amen. Amen.] 

{Rola'', cum cruce cujus in angulis : Bknevalete ' 

SS. Petrus ||. SS. Paulus ||. Pascha|lis || (in modo mono- 

secund.l papa; et înter circttlos : grammalis). 

Fàc meuu Domine signuu in bonum.) 
Ego Paschalis catholicse ecclesiae episcopusSS'. 
Datum Beneventi per manus Gualterii* diaconi et cardinalis 
sanctae romanse ecclesiae, anno dominicse incarnationis M° GUI 
et 1111° auno pontificatus' domni" Paschalis secundi" papse*, 
IV nonas' novembris, indictione XI*. 



XCVIII 

MeluB, 1W6', après le 4 août. 

Louis YI confirme la liberté accordée par ses prédécesseurs, les rois 
de France, à l'abbaye de Saint-Benoit de Fleury, et décide que 



XCVII. — b. nostri hujus decreti paginas 0. — c. venire G. — d. tentaverit 
CE. — e. admonitus CEK. — f. infuturo EK ; et in future OL. — g. inveniat 
omis par L. Pour l'invocation finale, la disposition des signes de oa- 
lidation et la date, cf. Pflugk Hartung Specimina, I, pi. 50. — h.C donne 
deux cercles concentriques pour figurer la rota; E seul donne une 
copie figurée de la rota avec ses inscriptions, mais la rejette après la 
date. — i. le monogramme de Benevalete n'est donné que par E qui 
le rejette après la date. — j. SS. omis par ÇEK; la souscription, 
du pape omise par 0. — h. Galterii K. — l. pontificatus omis par CE 
— m. domini CE. — n. secundi omis par KL. — o. pontifex 0. — p. 
nonans E. 



1. Ce diplôme est daté de l'an 1106, la 47* année du règne de Philippe. 
Nous voyons par d'niitres chartes de la même année (Luchaire, Louis VI, 
n" 37, 39) que l'anuoe 1106 se partage entre la 46* et la 47* année du 
règne ; d'où l'on peut conclure que les années du règne étaient comp- 
tées, à cette époque, dans la chancellerie royale, de la mort de Henri I, 
c'est-à-dire du 4 août 1060; la 47* année s'étend du 4 août 1106 au 
3 août 1107. 



— 254 — 

les habilants de Sainl-BenoU lui feront droit par l'intermé- 
diaire de l'abbé ou du maire de la villa. 

A, fol, 34 V (copio incomplète).— C, p. U».—E, fol. 282 y. — K, p. 773. 
d'après B, fol. 02 V. 

Indiq. : Invenlaire de 1567, n» 53 : n scellées du grand sceau en cire 
jaune ». — Inventaire de 1658, p. 3, sério I, liasse 1, n' 7. « scelléo en 
plaquard» (sous ladato 1104).— 6, fol. 325, d'après B, fol. C2. — Luchaire, 
Louis VI, n* 42. 

In Christi noraine. Ludovicus ego Dei gralia" in regem Fran- 
corum designatus, PhiJippi régis filins, manifeslum et nolum 
facio présent! nalioni et succedentium posteritati quod, in- 
timante nobis divina clemeulia, ecciesio benli * BenedicU 
Floriacensis cenobii, a predecessoribus nostris libertali date, 
ob caritatem et dileclioneni ipsius loci, eandem libertatem ei 
concedimus et ex nostra parte hoc addendo corroboramus' 
quod deinceps neque nos ipsi neo cpailibet successorum nos- 
trorum regum eundein iocum causa violenlie adeat neque in- 
coias, cujusque'' generis' vei ordinis, ipsius^ loci per se in 
causani mittat vel questum» ab eis quoquo modo exigat; cele- 
rum si nobis vel nosiris injuriani ** fecerint, per abbatis seu 
majoris ville manum, miiiisterialibus nostris justitie nostre 
recipiende causa a nobis illuc directis, justitiam nostram nan- 
cisoemur. Ut'autem ratuni et inconvulsuinJ permaneal et ad 
nntiliam posterorum perveniat, sigillé noslro signai'i et corro- 
borari precepimus*. Anne ab Incarnatione Domini MCVI, regni 
autem Philippi régis XLV'II. 

Actum publiée Mileduno'. 

Simone"* de Catiaco", Ludovicii filii régis subcartulario. 

Huic autem concessioni interfuerunt. ■}• Signum Ludovicii 
fJlii régis. Signum Guidonis, comitis de Rocaforli. Signum 



XCVIII. — a. Dei gratia ego C.— b. sancti K. — c. Avec le mol corro- 
boramus commence A. — d. cujuscunqiio C: cujuaquam R; efusque K. 

— e. gentig A'. — f. cjusdem K. — g. quantum E; le mol en blanc, K. — 
h. injustitiam EK. — i. uti EK. — j. inconcussuni E. — k. jussiraus et 
precepimus E. Après pr«cnpimus et avant aniio, CEK intercalent 
Huic autem concessioni interfuerunt, ^ue noiis rejetons aprésMiledano. 

— /. Après Miladuno, (es mots sigillum liujus auctoritatis ajoutes en 
interliijne dans A. qui s'arrête ici.— m. Symono E. — n. Caciaco C. 



— 255 - 

Galterii Tiraldi. Signum Ursionis de Stampis. Signum Erluini'. 
Signum Lisiardi de Stantpis. Signum dontni Simonis', abbatis 
Floriacensis. Signum Gisleberli«, majoris ville. Signum Aimo- 
nis' de Stampis. Signum Arnulfi* Bassi. Signum Gisleberli 
mariscalci. Signum Rainaldi captivi. 



XGIX 

Entre H06-H08 et H8S'. 

Boson, abbé de Saint-Benoit-sur-Loire, avec l'assentiment du cha- 
pitre, contracte une association de prières avec Thibaud, abbé de 
Saint-Maur-des-Fossés. 

Bibliothèque d'Orléans, ms. n' 122 (anc. 100), fol. 1 (note du xu* siècle). 

PuBL. : C. Cuissard, Inventaire des manuscrits de la Bibliothèque 
d'Orléans, fonds de Fleury, p. 51. — C. Cuissard, Catalogue général 
des manuscrits des bibliothèques publiques de France, Départe- 
ments, t. XII, Orléans, p. 50. 

Indiq. : K, p. 395, d'après le ms. cité (alors à Saint-Benoit-sur-Loire, 
et coté 239). 

Omnibus innotescat quod ego Boso, Floriacensis abbas, capi- 
tule assenciente, domno Tebaldo, abbati Fossatensi, locum et 
societatem nostram in vita et in morte quasi universis nostris 
concessimus. 



XCXVIII. — o. Orlivni C.—p. Symonis E.— q. Gilleberti E. — r. An- 
nonis CEK. Gorr. Aimonis. — s. Arnulphi E. 



1 . La date de cet acte est déterminée par les dates extrêmes de l'abba- 
tiat de Boson, à Saint-Benoit-sur-Loire, et de Thibaud, à Saint-Maur-des- 
Fossés. Simon, prédécesseur de Boson, était encore cibbé en 1106 après 
le 4 août {supra, n* XCVIII). mais Boson lui avait succédé en 1108 
après le 3 août {infra, n' CII); entre le 1" août 1137 et le 2 avril 1138 
l'abbé Ademarus nvait succédé à Boson (Luchaire, Louis VII, n' 11, et 
infra charte d'Hélie , évoque d'Orléans, 1 137-1138) ; peut-être même faut-il 
Uxei* au 21 août (1137) la date de la mort de Boson, son nom iigurant à 
ce jour dans l'obituaire de l'abbaye. Thibaud, devenu abbé de Saint- 
Maur-des-Fossés à peu près à la même époque que Boson (1107), mourut 
avant lui en 1133 {GalUa christiana, VII, col. 292). 



- 256 — 

C 

Entre 1106-1108 et 1137'. 

Acte de l'association de prières contractée, à la requête de l'abbé 
Boson, entre les religieux de Saint-Benoit-sur-Loire et ceux de 
Pontlevoy. 

Bibl. de Blois, ms. n" 44 (anc. 2), nécrologe de Pontlevoy (xii* siècle), 
fol. 146 V. — K, p. 393, d'après le ms. 44 de Blois. — M, Bibl. nat., 
ms. lat. 12776, p. 23 (extrait, d'après le ms. 44 de Blois). 

Monachis sancti Benedicti cenobii Floriacensis, in capitulo 
nostro, postulante eorum abbate Bosone, concessimus ut, cog- 
nito uniuscujusque eorum obitu, eis verba mea cum cœteris 
sequentibus absolutionis psalmis, sonante classico, persolva- 
mus; unusquisque nostrorum sacerdotum unam missam, cœ- 
terorum clericorum L psalmos, et laicorum quinquagies 
Pater vel Miserere mei Deus, tricesimum vero agamus pro om- 
nibus eis in Âssumptione sanctae Marise, nobis vero ipsi tri- 
cesimum in capite jejuniorum cetera quoque omnia quse supra 
scripta sunt persolvere promiserunt. 



CI 

Entre 1106-1108 et 11S7'. 

Boson, abbé de Saint-Benoit-sur-Loire, accorde à Bainaldus, maire 
de Yineuil, la jouissance de son fief aux mêmes conditions qu'à 
ses prédécesseurs. 
C, p. 411. 
iNDïO. : K, p. 394, d'après B, fol. 187. 

Notum fiât lam presentibus quam futuris quod ego Boso, 
Dei gratia sancti Benedicti abbas humilis, Rainaldo nostro ma- 



1. Sur cette date voy., p. 255, n. 1. 

2. Sur cette date voy. p. 255, n. 1. 



- 257 — 

jori de Vineuil, feodum suiim concedo habere sicut predeces- 
sores sui in [inicorum tcinporibiis anlecessorum habucrunt : 
doiniim suam videlicet sine censu ; 2 den., die qua censurn nos- 
Irum siisceperil; panes ad Rogaliones; et ad nntale Doinini pis- 
calionem aquaî, dum monacliiis nosLer aberit; débet quoque 
congregare décimas; tGin[iore inessiiim, inodiuni cl unarn emi- 
nam, videlicet siliginis, per sinpulas liebdoinadas; omnes eliam 
frugesundegei'bœnon (iunlelrabas;diios etiara denarios diebus 
quibus noslrœ fuerinl oblationcs, el a};iiiiin ad pascha ; et frupum 
stramina. IIoc voro tit ratnin et (iiHiiuin pornianeat, nostri iin- 
pressione sigilli corraboramiis. IIujus rci ex parte noslra testes 
adfuerunt Lambertus" cantor, Petrus celleran'us, Mainerius 
precentoi'* et llelias, ncfiotes nostri; ex parle illius, Erbertus 
presbyter, Busiims cubicularius, BartJiolorna'us de Lavatorio. 

Cil 

1108-riifi'. 

Louis YI adjuge à l'abbaye de Saint- BenoU un certain nombre de 
serfs sur lesquels l'église Notre-Dame de Chartres élevait des 
prétentions. 

C, p. ibO.— E, fol. 289 V.— jV, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 59, fol. 70, 
d'après l'original (copie envoyée par Dom Gôrou le 1" déc. 176'1). 

Indiq. : Invenlaire de 15C7, série I, n* 51 (s. d.). — Inventaire do 1658, 
|). 7, sijrie I, liasse 1, n"9'.— Luchaire, Louis VI, n" 186. 

CI. — a. Lemberlus C. — b. praetor C. 



1. Celte charte de Louis VI ne porte aucune lurmuly du date. C'est 
par inadvertance quo M. Luoliaire (Louis VI, n" 186) ii écrit qu'elle ost 
riati^e de la G" annéi; du rbfiue. Les seuls noms du chancelier et du sé- 
néchal permettent de délimiter la période do temps pendant laquelle 
elle apu être expédiée. Kliminode (Jarlatido fui cliancelier de 1108 li 1127; 
Anseau de Gurlandt^ fut sénéchal deiiuis le coramencenient du régne jus- 
qu'à une date indéterminée comprise entre le 6 janvier el le 1" mai 1118 
(Luchairo, Louis VI, p. 303). 

2. Il ne nous parait pas douteux que ce ne soit ce diplôme que le 
rédacteur de l'inventaire a visé dans les termes suivants : « De l'an 1127, 
une cliartre délivrée audit monastère de Flory par Luys 6' dit le Gros, 
qui, après avoir remis quelques sujets en l'obéissance des religieux et 
abbé dudit lieu ayant congneu qu'ils leur apparlenoient de droit, il dé- 
clare qu'il ost protecteur et detfenseur des droiz de lu dite abbaye. Elle 
est en parchemin en forme et scellée eu plûcquard. » 

n 



— 258 - 

In Christi nomine". Ego Lugdovicus*, Dei gratis rex Fran- 
coruin", notutii fieri volo lam rutiii-is quam presentibus'' quo- 
niain cum' abbale sancli Benedicti Floriacensis monasterii 
quoddam^ placilum fecimus pro quibusdam hominibus et mu- 
lieribus, quos, ut nobis relatum est», béate Marie Carnotensis 
servos reclamabamus et pulabamus. Verum, dum die constituto 
ad causam super hoc venissemus, deficientibus probatoribus et 
testibus, eos ad opus béate Marie, prout antea nostre régie* 
inajestati intimatum fuerat, adquirere nulla tenus potnimus, 
immo' ipse abbas et monachi sancti Benedicti servos esse 
légitime approbarunt'. Nos igitur* justifie et rectitudini ob- 
viare noientes, jus ecclesie Floriacensis recognovimus et exinde 
advocatos et defensores ejusdem ecclesie super hoc nos esse 
promisirnus. Verum ut hoc ratum et firmum permaneal in sem- 
pilernum, présentera cartara sigillinostriimpressione signatam 
et nominis nostri caractère corroboratam ' fieri disposuimus. 
Hec autem sunt nomina eorum pro quibus placitavimus" 

Huic etiam placito interfuerunt Stephanus cancellarius, Ân- 
sellus" dapifer, Guilelmus" de Garlanda', Herluinus, Bartho- 
lomeus, Hugo de Vico novo», Hugo de Monte Barresio et inde 
sunt lestes. (Sigillum impressum)'. 

cm 

Bourges, HO 8, après le 8 août'. 

Louis YI, pour le repos de l'âme de son père enseveli, suivant son 
ordre, dans l'église de Saint-Benoit de Fleury, donne à ladite 



Cil. — a. nomine Christi E. — 6. Ludovicus CE. — c. Francorum rex 
CE.—d. instantibus C; et instantibus E.—e. quoniam cum omis par N 
qui remplace ces mots par des points : « Il y a quelques mots si effacés 
qu'il est impossible de les lire ; on y a mis des points. »— f. Entre mo- 
nasterii et quoddam, des points, dans N. — g. relatum nobis fuerat C; 
relatum nobis fuerit E.— h. régie nostre majestati E. — i. quin immo C. 
—j. approbaverunt CE.— k. ergo CE.— l. corroborandam N.—m. « Les 
noms de ces serfs ne se peuvent lire » N. — n. Anselins N. — o. Guil- 
lelmus CE. — p. Carlanda E. — q. novo omis par N et remplacé par 
des points. — r. « Le sceau du titre est en placard, mais si effacé que 
l'on n'en peut tirer aucune lumière. » 



1. Ce diplôme, daté de 1108, la première année du règne, doit avoir 



— 259 — 

église, représentée par l'abbé Bosoti, les coutumes que son père 
percevait, en vertu de sa puissance royale, à Bouzy, à Vieilles- 
Maisons, à Chdlenoy et à Mèziéres, se réservant la prise des 
cerfs, biches et chevreuils. Il assigne en outre à la même église 
une rente annuelle de cent sols payable le jour de la fête de 
Sainte-Marie-Madeleine [22 juiltct], sur les revenus de Châ- 
teau neuf -sur- Loire, à charge poiir les moines de célébrer l'an- 
niversaire du roi Philippe. 

C, p. 159. — D, fol. 53. — E, fol. 302. — K. p. 774, d'après R, fol. 68. 
— L. p. 200. — M, Uibl. nat., ms. lut. 12739. p. 360. — A^, DiW. nat., 
roll. Moroau, vol. 43, fol. 157, d'uprès li, fol. 68 ; et fol. 158, d'après Cleo- 
pies envoyées par Dom Gltuu les 22 janvier 1765 et 15 décembre 1764) *. 

PuHL. : Mobillon, Annales ord. S. Rencdicii, V, 518 (publication 
partielle). — Rciu^du Miiuldc, Etude sur la condition forestière de 
l'Orléanais, p. 16. 

Indiq. : Inventaire de 1567, série. I, n" 77, d'après l'original'. —6, fol. 326, 
d'après li, fol. 08. — Inventaire de 1658, ji. à, liasse I, n* 8, d'après une 
copie, et p. IfiO, n" I, d'après une copie tirée du carlulairo ancien. — 
Bréquigny, Table chronolo'jique, II, p. .396. — Luclmire, Lonis VI. n" 58. 

In noiuinc sancle et individue Trinitalis, amen, Quia cuncta 
que in" niundo fiunl*, uisi iitlerarum' memoria leneanlur'*, 
vel fere vel penilus ad nihilum' deduci cognoscunlur, sanum 
ac salis utile ducimus'' ut ijuod, quandoquo nobis ipsis ubi 
tinea ve! erugo non deiuolilur diviriitiis lliesorisantes Domino 
Deo coramendamus, ne illud tantillum quod desuper abundanti 
fldeli custodi comtnendalur», unquam* liliorum diffidentie ver- 



CIII. — a. in 0IT1I8 par C. — li. Le passnge compris vnlre Runt el 
coninieiKimnns inclus, omis par .M . — c. cartaruin E. — (/. teneatur CE. 
^ e. a nicliiluni E. — f. duxiinus KN. — g. commissit CE. — h. a signo 
KLN. 



été expédié, comme l'a établi M. Lueliaire {Louis VL n' 58, p. 32), quel- 
ques jours après le 3 août 1108, date du sacre de Louis VI à Orléans; 
car les prélats dont les noms iigurent à lu (In de ce diplôme sont les 
mêmes qui avaient assisté à la cérémonie du sacre. 

1. La première seule de ces deu.t copies a été utilisée ici, et c'est à 
elle que ae réfère la lettre N dans le relevé des variantes. 

2. « Lettres eu forme de Chartres estant on parclieniin. . . laquelle 
donation est cunfirniéo par lesdites lettres do Chartres du roy Loys sur- 
nommé le Gros, scellées du sceau dudit s'. » 



— 260 — 

sutia perdamus', dum licet, bone memorie commendemus. 
Ludovicus igiturJ, Dei {^ratia Franconiin rex, tiniversis* sancle 
Dei ecclesie cultoribus laia posleris ijuain et presenlibiis' nolum 
fleri"* volumus ac" cerlum haberi quia, pâtre nostro Philippo 
viarn universe carnis ingresso, el° ex ejus mandato sancte 
FloriacensiP ecclesie, que beati DenedicLi dicitur, jam se])ullo, 
ipsius' anime remedio, ea que in villis sancti Benedicti, Mais- 
nilis videlicet atque parochia de Bulziaco'' necnon et in paro- 
chia de Veleribus' donnibus et in parocliia de Caslanelo et in 
illa de Maceriis, quamvis quedain injuste, qucdaui vero' juste 
regia potestate" consuetudinarie capiebat tam in bosco quam 
in piano, prêter ccrvura ol" bcsciani'' atque* capreoluin sancto 
Benedicto et ipsius abbali Bosoni ceterisque omnibus fratri- 
bus* ejusdein ecclesie pcrpetualiter possidemia donavimus et 
habenda. In castello preterea novo quod Mons[Treherii]'' dicitur, 
prefate ecclesie beati Benedicti singulis annis, in die festivi- 
taiis' bcate Mario Maçdalene, centum solides reddendos cen- 
sualiter in ejus anniversario recolendo constiluimus. Et ut hec 
caritatis memoria firma perinaneat et inconvulsa'^, memoriale 
presens indo lieri et nostri nominis karaclere'* alque sigillé' 
signari'' et^ corroborari'' [>recepi[nus', astantibus' de* palalio 
nostro quorum nomina subtilulala sunt et signa. 

Sig-|-nuni' Anselli de Warlanda", lune temporis dapiferi 
nostri. Signum Hugonis dicti Strabonis, constabularii nosti'i. 



cm. — t. dopenlumns E. —j. Igitur LuduvicusM. — h. universe A' iV. 

— l. tara presentibus quam i'uluris A';V. — m. usse Aï. — n. et M. — 
o. et omis par M. — p. Floriaeansis A'.— (j. pro ipsius M.— r. Buziaco L; 
Boiziaco M.— s. Votiiris Dh'. — /. voro omis par M. — u. potestas M. 
— 1\ et omis par A' A'. — x. hestiatn CDKM.\' ; beschiam L. — ;/. et K. 
— z. ceterisque fralribus EM : ceterisque coiifriilribus KLN. — a. Mons... 
CM ; 0)nis pur D; Monslron... E; Monstreliensis A'.V. Celle dernière 
leçon doit être une. correction île Dom Chn:nl qui n'a eu d'autre 
source que l'ancien cartulaire d'où sont sortis CD et la première 
copie (le N ; nous corrigeons Mons Trolierii d'après Suger, Vie de 
Louis le Gros, éd. Mnlinier, p. 121, n" 5; cf. aussi Lucliaire Louis f/, 
n" 5-",0, p. ihi ; quod jusqu'à dicitur omis par L,— i. in fostivitate A'^. 

— (■. inconvulsum C: inconoussa EM.— d. caraclero CELMN. — e. nos- 
troque sigillo .W. — f. firmuri A'A'. — g. iitque E. — h. roborari KN- — 
i. precipimus A'iV. — j. adstantibus M. — h. in KLMN. — l. Le mot 
Sif,'nuiu rendu par S dans M el N, devant chacun des noms, par S 
barre dans L; la croix omise pur CM.— m. Varlanda C. 



— 261 — 

Signiim Pagani Aurelianensis, buliculni*ii nostri. Signum Wi- 
donis" Silvanectensis", camerarii nostri. 

Actum publice Biluricis'' in palalio, anno ab incarnalione 
Domini inillesimo cenlesiino oclavo, anno vero regui nostri 
primo. 

Stephanus cancellarius relegendo subscripsit. 

Adfuerunl' in testiiiionio veritalis : Signiim Walonis' Pari- 
siacensis* episcopi. Signuin Johannis', Aurelianensis" epis- 
copi. Signum Umbaudi'', Autissiodorensis-' episcopi. Signum 
Hervei, Nivernensis episcopi. Signum Manasses, MeUlensis 
episcopi. Signum Iluherti, Silvanectensis» episcopi. 

Signum Guilieiini^ comilis Nivernensis. Signum Rodulfi" 
Dolensis*. Signum Gaufredi' Exuldunensis. Signum Rodulfi'' 
deBalgentiaco". Signum Guidonis de Puleolo. Signum Matlliei'' 
de Sosiaco'. Signum Ennilbaudi* de Loris'. Signum Gilonis 
pueri. Signum Gisioberli majoris. Signum Hugonis de Monle- 
barrensi. Signum Hugonis de Ruanova. Signum Tliome Bituri- 
censis. Signum> Odonis dapiferi. Signum Frotgerii* Calalau- 
nensis. 

CIV 

18 octobre it08. 

Léger, archevêque de Bourges, donne à l'église de Sainl-Benoit de 
Fleury, rcprésenlêe par l'abbé Boson, V église de Sainl-Mariin de 
t'orqiioxj et la chapelle de Thauvenny, cl approuve la rétrocession 
faite par ledit abbé Boson de ladite chapelle de Thauvenay à 
l'éytisc de Saint-Pierre de Chezal, représentée par l'ahbé André, 



cm. — )(. Vidonis C. — o. Sylvanectensis CLM. — p. Biturico 
M. — q. Interfuerunl quoquo M. — r. Valonis C. Le mot signum 
reiulii par S bnrrà dei-ant chacun des ncmiit. ilnns L. — s. Parisien- 
sis flKI.N.— I. .Iiiannis CUELM. — u. Aiipiistùilnnensis E. — r. Uro- 
burdi KS ; Vuiliaudi L; lliiuibauili !\l. — x. .Mlissiodorensis KN. — 
?/. Sylvaneclensis CM: Sigiiuia Jluborli Silvanectensis episcopi uDiis 
parN.— z. Giiiliiuliiii CK; Signum GuilUdiiii comitis Nivernensis omis 
jiur N. — a. KdUiilpIii HKL.^JX. — I). liulousL-nsis C: [)(ilusensis D. — 
r. Gaufridi CD: tlaulFridi M. — d. UuJulphi KLMN. — e. Bulgenciaco 
EL: Uelguntiacu M ; Ualt;ynsiuco N. — f. Mallioi DEKLM.X. — (/. So- 
liaeoL. — h. Ennibauldi A'.V. — i.Loril C£, Lory iJ;Lorri L.Lorris M. 
— }. et M. — k. Frogerii L. 



— 202 — 

avec la réserve que celle chapelle n'aura pas de cimetière et qu'elle 
n'aura d'autres paroissiens que les serviteurs de la maison en 
dépendant. 

C. p. 324. — L, p. 538, tl'après D. fol. U9 V. — M, Bibl. nat., ms. 
Int. 12739, p. 369.— A', Dilil. tml., coll. Moreau, vol. 43, fol. 151, d'après C 
(copie de Dom Gérou, envoyée le 15 janvier 1765). 

iHDiQ. : b, fol. 327, d'après li, fol. 149. — /f, p. 383, d'après B, fol. 149. 
— Gallia ckrisliana. II, instrwn.. col. 163. 

In nomine sancte et individue Trinitatis. Tarn ad prescnlium 
quam ad posterormn" fidelium inenioriam présent! carte man- 
clari* curavimusquod' egoLeoduyarius, Dei ^'raliaBilurigensis 
L'cclesie humilis minisler'', consilio et precibus tam clericoruni 
nostrorum quam procerum plurimorum, matreni ecclesiam de 
Corcoe que est in liorore sancli Martini, cuin capella' de Tau- 
vigniaco/', in manu domni Bosonis abbatis, ecclesie sancti 
IJenedicti Fioriacensis, et fratribus ibidem Deo' servienlibus 
in perpetuum habendam donavimus'' et concessimus ibique, 
precibus nostris et aliorurn qui inlererant, predictus abbas 
donavit et concessit, consilio monachorum suorum, capellam 
de Tauvigniaco' in manu Andrée abbatis, ecclesie sancti Pelri 
de Casali et fratribus loci. Sciendum tamen est quod predicta 
capella cimiterium non hahebilJ nec parochianuni aliquem prê- 
ter famulos do domo sua et uxores eonim, quos habebitmona- 
chus ad vilam, et ad mortem porlabit ubi voluerint et .sepeliet 
excepta capella ubi nullus unquam sepeiielur. Facta sunt bec 
dona, anno ab incarnatione Domini MCVIIl, indictionc I, XV 
kalend. novembris, régnante Ludovico rege primo anno'. 

Unde sunt testes quorum nomina subscripta sunt. Lcode- 
garius', archiepiscopus. Uoso, abbas. Andréas, abbas. Ebi'ar- 
dus, decanus. Maltheus, precentor. Radulfus, archidiaconus. 
Helias, monachus. Bernardus, monachus™. Gaufridus" Exoi- 



CIV. — a. futurorum M. — b. mandaro CM. — c. quod omis par M. 

— d. minisler liumilis minister C; minister humilis .1/. — e. ecdesia C. 

— ^. CnuvigniacoC/Tavigniaco li ; CauinKiiiaco L. — y. l)m omis parC. 

— h. et donavimus L. — i. Cuuvigiiiaco C ; Cauingniui'u L. —j. U&bntM. 

— h. annu I M. — l. Les noitis des témoins prccôléx ilc S bixrrr dans M. 

— ni. Hnlias munHi'liiis. Bornardus, monachus omis par M. — ii. De 
Gaufridus jusqu'à Lineriis inclus, oittis pur L; Gaulfridus M. 



— 263 — 

dunensis. Aymo de Charoffl". Signinus de Lineriis et multi 
aHiP clerici, monachi et» nobiles et laici. 



CV 

Saint-Benoit- sur- Loire, 1109, avant le S août. 

Louis VI affranchit la fille du maire Gilbert. 

C, p. 85. — E, fol. 165. — K, p. 774, d'après l'original. — L, p. 407. — 
M, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 140. — A',Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 44, 
fol. 129, d'après C (copie de Dom Gérou, envoyée le i" décembre 1764). 

PuBL. : Mabillon, Anna/es ord. S. Benedicti, V, p. 533 (publication 
partielle). 

INDIQ. : b, fol. fol. 321, d'après B, fol. 39. — Bréquigny, Table chro- 
nologique, II, p. 403. — Luchaire, Louis VI, n' 79. 

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ludovicus, Dei 
gratia Francorum rex, universis sancte Dei ecclesie cultoribus 
tam posteris quam et instantibus nolum fieri volumus quia* 
quandam ex familia nostra, flliam Gisleberti majoris, Matheiain* 
nomine, quam débite servitutis et ex dono maxime Bosonis, 
Floriacensis abbatis, possidebamus, petitione prefati Gisleberti 
necnon et assensu Bosonis predicti abbatis", cum benevolentia 
tolius capituli sibi commissi, excussis denariis regio more, in 
presentia eorum, libertati donavimus et ab omni respectu ser- 
vitutis qua detenta fuerat, perpetualiter immunem concessimus. 
Quod ne alicujus usurpatoris calumpnia potuisset infirmari, 
litterarum memorie voluimus"* commendari et nostri nominis 
caractère et sigillé signari precepimus" et^ corroborari, pre- 
sentibus de capitule et assensum prebentibus fratre Goisberto», 
tune temporis sancte Floriacensis ecclesie decano, Lamberto* 



CIV. — o. Karotîo M ; Charoffl corrigé par N en Charosti. — p. alii 
multi M. — q. et omis par M. 

CV. — a. quod KL. — b. Matheam L. — c. abbatis omis par M. — 
d. volumus il/.— e. precipimus M. — f. et omis par L. — g. Oisleberto K; 
Gilberto L. — h. Lamberto jusqu'à priore remplacé par et aliis M. 



— 26i — 

preposito, Andréa thesaurario, Leteriuo l)eali' Pétri Geonien- 
sisJ priore. AiïiterunL quoque in testimonio* vorilatis de palatio 
nostro quorum nomina sublitulata sunt et signa, Signum' An- 
selli, lune Icmporis dapiferi noslri. Signum Hugonis, consta- 
ijularii nostri. Signum Widonis Silvanectensis, buticularii 
nostri. Signum Widonis, caniorarii nostri. 

Actum publiée in capitule sancti Benedicti anno incarnatio- 
nis dominice inillosimo centesimo nono, consecrationis noslre 
primo'". 

Stephanus" cancellariu,'; relegendo subscripsit. 



GVI 



Saint'BenoJt-sur-Loirc, fl09, avant le 8 août. 

Louis VI, voulant réparer les dommages causés au monastère de 
Sainl-Bcnoit par la mauvaise administration des ahbés qui 
avaient aliène les bie?is de leur église sans le consentement du 
chapitre, et agissant à la requête de l'abbé Boson, décrète : que 
les églises aliénées feront retour à Saint-Benoit; que Payen, 
frère du maire de Saint-Benoit, restituera à l'abbé le cens des 
vigtics, la prise du vin et les fiefs des serviteurs du monastère; 
que le maire cessera de détourner des moulins du inonasière, 
pour les diriger vet's les siens, les ânes porteurs de grains ; que 
ledit maire déliera du lien de foi et hommage, qu'il exigeait 
d'eux, les serviteurs et maires du monastère; que l'abbé fera 
rentrer dans la possession de l'égiise les méHves, soudées, co^i- 
tumes des fêles, cens de maisons et vignes, la prise du vin, 
donnés ou vendus sans l'assentiment du chapitre ni du roi; que 
le maire de Saint-Benoit, son frère, et la descendance de leur 
mère, sur les personnes de qui le roi avaii des prétentions, ap- 



CV. — i. sancti K. — j. Giomensis K. — k. testimonium EM. — 
l. Signum rendu par S Ijnrvé dans L et S dans M. — m. annn primo 
A'. — n. La nouscriplion dn clianceiier omise par L; après te mot 
Siephanus K met une croix se réfémnl à une note tnarginaie : 
" Cœli'i'a deliniur, ex aiio pnBcepto supplentur. a 



- 2r,r, - 

parliendronl à Sainl-Benoil, à la réserve de la fille du maire, 
qu'il a/franchit, mais qui relomberait dans la servitude de 
Saint-Benoit au cas où, le fils du maire n'ayant pas d'héritier, 
elle prétendrait à hériter de la mairie. 

C, p. 230.— A', p. 775, o ex autographe ». — L, p. 203, d'après fî, fol. 106. 
— A', Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 44, fol. 127 : o copie faite sur un vidimé 
on forme par les notaires de la chalellenie de S. Benoit, le 21 février de 
l'an 1663 ». envoyée par Dom Gérou le 15 décembre 1764. 

PuBL. : Luchairc. Louis VI, p. 331. 

iNniQ. : b, fol. 327, d'après B, fol. 106. — Luchairc, ouvr. cité, n' 80. 

In nomine sancfissime'' el individue Trinitatis, amen. Ludo- 
vicus, Dei gratia Francorum rex. Quoniam cuncla qiio in' 
inundo fiunt vel fere vel penilus ex levitale mundann ad nihi- 
lum" deduci cognoscuntur, dignum ac salis utile diicimus'', ut 
ea saltem, que nobis ipsis apud Deum Ihesaurisamus, ne peni- 
lus irrita fiant, litterarum memorie perpetualiler commen- 
flemus. Universis igitnr sancle Dci ecclcsie cidtoribus', tam 
posteris quam et presentibus, notum lier! volumus ac certum 
liaberi quia Boso, tune temporis venerabilis abbas'' Floria- 
oensis, ciim tola congregatione sibi commissa, adiit prosentiam 
nostram, querimoniam ciim fratribus faciens quod ipsius pre- 
liecessores abbates bona sancte Floriacensis ecclesie qnibus- 
(lam ejusdem loci hoininibiis quasi pro feodo distribuerani, 
iinnonam videlicet pro niestivis, nutninos pro solidalis dantes, 
census domorum acvineanim et captionem vini eisremittente.s, 
burgenses etiam dominicos ecclesie in tyrannidem? et absque 
.issensu capituli, prefatis boininibits tribiientes, redditns ville, 
teloneum* videlicet, pedagium et audientias eis venundantes, 
tabquD modo bona ecclesie dissipantes ut jain confratres' inibi 
DeoJ fainulanles cuin clienUilis* siti.^ vix, undt' siislenlarentur, 
haberent. Conquesti sunl etiam super majore ejusdem ville, 



CVI. — a. sancte AT. — (j. in omis par CN. — c. nichilum /^TV. — it.duxi- 
inus A". — c. lidclibus G. — f. nbh.i C.V. — ;;. tyraniiido C ; tirannide N. 
—h. videlicet teloneum A"; telnnium l\l.—i. confratrea noslri C.—j. liuo 
omis par K.— k. cliemibus A'. 



— 2(Î6 — 

qui inalas consueludines eis imiiiitlebat, servieoles corum et 
majores ceterarum' villarum sibi flde et hominio'" subjugabat, 
asinos etiani, qui annonas a molendinis monacborum distrahe- 
rent et suis inferrenl, per totam villam dirigebat. Conquesti 
sunt quoque" de fralre majoris qui eorum prata et censum 
quamindam vineanim, cura consuetudine vini", eis invitis, 
tenebat. Conquesti sunt otiani de Ansello clerico qui eoruin 
très parochiales'' ecclesias emerat et simoniace tenebat. Super 
his' omnibus postulaverunt nos predictus' abbas et sui' mo- 
nachi ut eis consuleremus et per regale' preceptum eorum 
abbatiam ita ordinaremus, ut in ea Deo servire valerent. CJuo- 
rum petitionibus condescendcoles", cum consilio optimalum 
nostrorum, decrevimus et regali precepto in plenario'' oîipiliilo 
conflrmavimus quatenus ecclesias, que injuste et simoniace 
vendite erant, abbas acciperet et pro jure sancti Benedicli eas 
possideret. Exegimiis prelerea a fratre majoris, Pagano nomi- 
nale, quatenus prata ot censum-^ vinearum et captionem vini 
domino suo abbati cum feodis" famille redderet= et hoc regali 
precepto inseruimus". Exegimus quoque a majore ut asinos a 
molendinis rcmoveret, serviontes et majores a vinculo fidei et 
hominii liberos perpetualiter'' dimilteret% abbati el uionachis, 
sicut dominis suis fideUter per omnia'' deserviret, et hoc regali 
precepto conflrmavimus. Precepimus aulem abbati régla auc- 
torilale' ut mestivas et solidatas atque festivilatuin consuelu- 
dines, nccnon et census'' domorura et vinearum, cum captione 
vini et cotera omnia que absque consilio capiluli et régie con- 
sensu data aul' venundala sunt, ad usus ecclesie l'elorqueal'". 
El hoc i)roliibenms ne ulteriiis vel ipse vel posleri sui abbates, 
taies solidarios habeant vel constituant. Volumus eliam nolum 
fieri quia majorem et fralrem ejus, cum Iota proie inalris eo- 
rum, iioslri juris esso proclamabamus; pro amore aulem Dei 



CVI. —l. extfiranini CKLN. — m. homineio A'. — n. eliam A'.^o. vini 
ouiis jmr C. — p. purrocliiiilcs K. — tj. ils LN. — r. nos predietus omis 
par A'. — s. sui omis par A'. — t. régula) C. — u. condescontos A'. — 
13. plfnari C. — .1:. census A'. — y. feudio CLN. — z. n^ddut KL; rod- 
dat A'. — 3. instruimus C. — h. perpetualiter liberos K. — c. dimittot 
KL. — d. pur omnia ûdeliler C. — e. autoritato C ; aulhoritate LN. — 
f. censum C. — y. et L. — h. rctorqu'jaiit A'. 



- 2()7 - 

et anima patris nostri, eos ab ipsa proclamatione etcalumpnia 
absotutos sancto Benedicto et ipsius monachis conccssimus 
habeodos, retenla' lantummodo> majoris filia, qunm eliam 
conlinuo manumisimus, tali videlicet tenore ut. si filius majoris 
absque legilimo lierede mortuus fuerit et predicta filia majoris 
in majoratu* patris heredilario jure' redire voluerit, cum suo 
marito'", lege sui patris" sanctus Benediclus eam possideat. 

Actum Floriaco publiée, in capitulo, anno incarnntionis do- 
minice M" G* IX"", anno vero consecrationis nostre primoP. 

Signuin' Aaselli, lune temporis' dapiferi nostri. Signum 
Willelmi', ipsius fratris. Signum Frotgerii' Catalaunensis. 
Signum Widonis" de Tri'. Signum Herluini. Signum Bartho- 
lomei*. Signum Nivardi* de Pissiaco'. 

Stephanus cancellariiis relegendo subscripsit. 



CVII 



Auxerre, lilO. 

Humbaud, évêque d'Auxerre, constalc que la femme de Narjot, 
seigneur de Toucy, et Hugue, son gendre, onl renoncé devant 
lui, en jugement, aux coutumes qu'ils percevaient injustement 
sur les hommes de Villiers-Snint-Benoit, domaine de l'abbaye 
de Saint-Benoit, à savoir à la taille, aux amendes pour le rapt, 
l'incendie et le vol, à une vache pour le charroi, au gîte dans la 
maison des moines, au droit de citation des hommes de ladite 
villa devant leur tribunal, à la redevance que ces hommes 



CVI.— i. Le passHije compris entre ubsolutos t>/ rutrintn inclus, omis 
parA'.— j.taraeii modo A'. — /i.niiijoiitato DC; majorilalii L.— l. jiin^ omis 
par LN .—m. marito suo K.—n. piilris sui C.—o. La dule en loules let- 
tres L. Unt'noliideK fait nbserrerque la fin i/e/'ac/e, ilcpni.i M'C'LX'. 
faisant défaut dans l'oriijinal, a été restituée à t'aide du cartulaire. 
— p. I* N. — q. Signum ahrégé de diverses fanons dans C; rendu par- 
tout par S dans K, par S barré dans N. — r. lemporis omis par /vA'.— 
s. Villelmi CL; Willielmi A'; Wilelmi N.— t. Fro^'erii CLN.— u. Vi- 
donis CKL; Wuidonis N. — c. de Tri omis par KL; un blanc dans C. 
— X. I3artolomei L. — y. Muardi CKLN. — ;. Pollicû A"; Polliaco L. 



i-\'X i»:. 



- 268 - 

payaient pour les inslrumenls du jugement de l'eau bouillante, 
et au droit d'établir à ViUiers un autre prévôt que celui du 
château de Toucy. 

C, p. 248. — D. fol. 520, d'après B, fol. 112 v, n- 464. — L, p. 408, 
d'après B, fol. 112 v. — A^, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 45, fol. 96, 
d'après C (copie envoyée par Dom Gérou, le 5 janvier 1765). — Z, Bibl. 
d'Auxerre, ms. 153, fol. 17; copie du xvn' siècle, dans Dom Viole, Gesta 
episcoporum Aulissiodorensium, d'après B. 

Pl-bl. : Gallia christiana, XII, ingtrum., col. 107, n* XII. — Quanlin, 
Ca.rtulaire géiiéral de l'Yonne, I, p. 22, n* CXVII, d'après le Ga{2ta 
christiana et Z. 

Indiq. : b, fol. 327 V, d'après B, fol. 112. — K, p. 385. — Bréquigny, 
Table chronologique, II, p. 411. 



Convenit episcopali regimini pia religione pollentibns beni- 
vola compassione suceurrere ac poscenliuin animi.s alacri de- 
votione assensmn imperliri. Igitur ego Hiimbaldiis, Dei gralia 
Autissiodorensis episcopus, noliim esse volumiis tam presenti- 
bus quam futuris monachos sancti Benedicli sepius apud" nos 
ijuerimoniam deposiiisse super injustes consuetudinesqnas do- 
mini Tocciensis* caslri exigebanl in villa corum vocale Villare, 
quasscilicelNarioluspriinus eidein ville indixerat, qui, ut credi- 
mus, divina taclus clementia, Hierosolimitanum'^ iteraggressus'' 
in rnedioque ilinere morbo correptus, ad extrenia deveniens pec- 
cala sua Hierosolimitano'' patriarche confessus est, earumdem 
roalarum consueludinem coram eo penitens, sed audiens ab eo 
infructuosain esse penilentiam, nisi sequatur correclio, direxit 
lilleras uxori sue et suis relaxandarum videlicel earumdem 
raalarum consuetudinum gratia, mandans et rogans ut pro 
salute anime sue, loco illi remilterentur nec omnino deinceps 
repoterentur; verum illi, sicut se babet mos quorumdam pes- 
siuiis adjirere pejora, non solum easdem consuetudines relin- 
quero noluerunl verum eliam pejorcs addidei'uiit. Super qua rc 
predicLi fratres et precipue Letericus'', oui locus ipse com- 



CVII. — a. ad Z. — h. Totlicnais L; Tociensis, corrigé en Tociaccnsis 
de la main de Dura Viole.— c. IliBrosolymitanum C.—d. adgressus LZ. 
— e. Jerosolimitano C. — f. Leteritus L. 



— 269 — 

misAus fuei'al, aostram adierunt presonliam ile iiijuâlilia sibi et 
loco suo illata conquerenles fogantesque» nos uti per justitiam 
episcopalem eos |cogei'emus ipsas injustas exacliones, sicul 
litière Narioli * significabant, sancLo Benedicto et sibi locoque 
illi libéras clamare; quorum pelilioni libentcrassensiim dantes, 
interdiclo eis divino oflicio, ad juslitiain deirium venire coe- 
gimus easdemquc malas consueludincs reiniltere per manum 
nostram et clericorum nostrorum, aslanle nobilissimo Niver- 
neiisiiim ' comité Giiillelmo mullisqiie proceruin illius. Hec 
ergoJ sunt que doinceps omni tenipore remiserunt tam uxor 
ipsius Narioti quara Hugo gêner ejus, Tocciensis * castri tune 
Icmporis dominus, talliam scilicel denarioriim, raptuin, incen- 
dium, latrocinium, vaccam de karro', et quod in donio monachi 
septeni vel octo diebus habitare solebant, et ne aliquid" ab 
habitatoribus ville ipsius per vim exigant; remiserunt etiam ne 
aliquem ejusdem ville pro aliqua causa pro se aut pro aliis 
justitie subdant, nisi inonachiis ejusdem loci prepositus aut 
nolil aut non possit eos ad justitiam facere venire; remiserunt 
quoque Iripcdicam, palellam et cacabum que sibi, quoliens 
necesse fuisset, homines illius ville persolvere cogebant, et ne 
ibi prepositus babeatur prêter preposilum Tocciensis" castri. 
Ut autem nec ipsis nec successoribus eorum ea que indulta 
sunt ulla sit donuo repetondi libertas, rogaverunt nos predicli 
fratros sigillo nostre aucloritatis hanc corrnborare remissionis 
carliiiji. 

Hoc autem actum est apud predictum locum urbis Autissio- 
dori, in capilulo sancti Slephani, incarnationis dominice MGX 
anno, indictione lerlia, régnante Hludovieo " rege Francorum. 

Hujus rei testes sunt Frodo decanus, Ingerbaldus archidia- 
coous, Rogorius arcliiclavus, Joliannus canlor, magister Gisle- 
bertus, Hugo, Goscelinus, Ildeberlus oancelliirius, llumbaldus 
infans de Toociaco'', Valterius fllius Kalonis, Gaufridus de 
Villare, Aloxander, llerius de Porta, Hugo Grossus, Rainaldus 
de Malliaco. 



CVII.— (/. rogiiiit(.'S(|iio(l C. — /i.NiiriosliC. — i. Nf>vorneiisiuinC'.— j. i}?i- 
tur L. — /(.Toltiensis L: ToiMOiisisZ. — /. barroC: do kiinu omis puv D. 
— m. quid X. — (1. Tatliensis L. — 0. LuJovico CUL. — p. Tociaoo CUL. 



— 270 — 

CVIII 
Sainl-Benoil-sur-Loire, 1 HO, après le 3 août'. 

Léger, archevêque de Bourges, à la prière de Boson, abbé, el des 
moines de Fleury, confirme à ceux-ci, réserve faite de la 
soumission à (église de Bourges, les églises qu'ils possédaient 
dans le diocèse de Bourges, à savoir l'église du Sault, l'église 
Saint-Pierre de Châteauneuf-sur-Cher, l'église Saint-Martin de 
Sancerre, l'église Saint-Maurice de Chdlillon-sur- Loire, l'église 
Notre-Dame de Sainl-Brisson, l'église Saint-Martin de Vailly, 
l'église Saint-Pierre de Poilly sur la Nôtre-Heure, et celle de 
Saint-Martin de Ménétréol-sur-Sauldre. 

C, p. 158. — E, fol. 305. — K, p. 777, d'après B, fol. 69. — L, p. 80, 
d'après B, fol. 69.— M, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 134.— iV, Bibl. nat., 
coll. Moreau, vol. 92, fol. 89 v», d'après C (copie envoyée par Dom Gérou 
le 15 janvier 1765). 

iNDfQ. : b, fol. 326, d'après B, fol. 69. 

Ego Leodegarius, Dei gratia» Bituricensium' archiepiscopus, 
notum esse volo' omnibus successoribus nostris et omni'' clerc 
Biturice sedis venisse nos Floriacuin atque susceplos esse* 
honorifice ab abbate ejusdem loci, Bosone ^, et a» fratribus sub* 
eo degentibus, in quorum capitulum cum venissemus, suscepta 
eorum societatis' communione, assensimus petilionibus eorum 
quatinus ecclesias quas in noslra diœcesi temporibus anteces- 



CVIII. — a. Dei gratia omis par K. — b. Bituricensis m. — c. volu- 
mus K. — d. et omni jusqu'à sedis inclus, omis par E.— e. fuisse K. — 
f. Bosono E. — g. a omis par KL. — h. in E.— i. societatis eorum CEM. 



1. Cette charte est datée de l'an 1110, la 3' année du règne de Louis VI; 
la 3* année du règne s'étend du 3 août 1110 au 2 août 1111. 



- 271 — 

sorum ' noslt'onim vel* nostris proinoruerant, salvo jure Bitu- 
ricensis ecclesie, conflrmaremus uti' eis absque ullius inquie- 
tudine perpelualiter " [)ossidere licerel neque cnim dignum 
diiximus eonim id denegare" precibus. Sunt aiitem liée" ec- 
clesie : ecclesia Salensis cum omnibus ad eain pertinentibus; 
ecclcsia sancli Pétri de Castello novo cuin eis que ad eam per- 
tinent; ecclesia'' sancli Marlini apud Sanclum Salyruni cum 
céleris» ad eam pertinentibus; ecclesia'' sancti Maurilii Caslel- 
lionis; ecclesia sancle Marie apud sancluui Bricitim •"; ecclesia'' 
sancti Martini deValliaco; ecclesia'' sancti Pétri de Poliaco' 
sita super Nostriisam ' Iluviosutn ; ecclesia'' sancti Marlini de 
Monasleriolo super Saldriaiii (luviosum sita. Et ut bec rata 
pcruianerenl", sigillé noslre auclorilalis, nomina ' lestium 
sublorscribi facienles, corroboraviiuus -'. Testes» ex parte 
noslra ; Petrus, episcopus de Claroraonte; Guarinus', Massia- 
censis" abbas; Calcardus*, arcbidiaconus; Girardus, item ar- 
chidiacouus de Cuciagil'; item'', Girardus ° de Cnslent ; Gau- 
fredus, archipresbiter. Et ex parle vero sancli Benedicti^:Boso 
ipso abbas; Letericus», Ihesaurarius. Laici quoque : Odo cubi- 
cularius*^, Rodulfus' Barba, Grimaudus' do Caméra. 

Actum publiée Floriaco.anno dominice iacarnQtionisM°C''X''*, 
régnante Ludovico Francorum rege anno jam tertio', per"" 
manus Guidonis cartularii. 



CVIII. — j. prodecessorumA'. — h.eiM. — l.nlM.—m, perpetualiteromis 
par M. — n. negnro EL. — o. Iiïb CEM. — p. ecclesiam C. — q. omnibus C. 

— r. Brictium EM : Briccium A', —s. PoUiaco KM. — t. Nostni-suin K. 
— u. perranneant KM. — v. nomina jusqu'à facientes inclua, omis par M . 

— X. roboravi M.— i/. Testes sunt M. — z. Girarnius C; Girarmus EKL. 

— a. Matliiateiiâis CEKL. — b. Calcardus et les noms qui suivent jus- 
qu'à arrlupmsbitor omis par M qui les remplace par et alii. — c. Cur- 
ciagit KL. — d. item omis par C.— e. Giraldus C. — /". F.x parte Bosonis 
abbatia Odo cubicularius, Girardus de Cusleiil et alii. Actum M. — 
g. Leteritus E. — h. cubicularius sane abbatis K. — i. Rodulphus E. — 
j. Ernicaudus A'.— k. millesimo centesimo decimo EL. — l. III M. — 
m. D. per M. 



— 272 — 



CIX 



Sainl-Benoit-sur-Loire, 15 août If 10. 

Louis VI confirme, par l'apposUion de son sceau, une charte por- 
tant conveniion entre Héiie, d'une part, l'abbé Boson el les 
moines de Sainl-Beiioil, d'autre part, au sujet de l'aleu de 
Dadonville et du Monceau, jadis donné à Saint-Benoit par Ème- 
iine el son fils Bernelin, aïeule et pért diulit Hêlie, et dont ledit 
Uélie confirme la donation, les moines lui rétrocédant en fief, 
pour lui et ses héritiers légitimes, la moitié de l'aleu. 

C, p. 159. — E, fol. 303. — K, p. 776, d'après B, fol. 68. — L, p. 551, 
d'après B, fol. 68 v. 

INDIQ. : 0, fol. 326, d'après B, fol. 68. — Luchaire, Louis VI, n' 101. 

Quoniam omnia", juxta viri sa[iienlissimi diclum, nd occasum 
tendere manifestum est, idcirco inemoi'ie poslerorum tradcre 
curamus ea que iiipi-esentiariim dicere volumus. Aiodum Da- 
dotiis ville el de Moncello dédit sancle Marie et sancto palri* 
Bénédicte Ameliria, mater Bernelini, terrain el inolendinum, 
ei' prala et vineas ex intègre, sicnt ipsa possidebat post de- 
cessum fi!ii sui Bernelini, cuin doniibus; Bernelino vero sancti 
palris Benedicli'* habitum in ejus" cenobio suscipiente'', peliil 
domnum Guillelmum» abbaleni et fratres sub eo degentes qua- 
lenus ipsum aiodum permitlerent habere fllio sue Helie et matri 
ejus Alaidi* quamdiu adviverenl. Porro ipse Helias in vita sua 
recognovit doniirn (piort factum fuernt de ipso nlodo et con- 
sensit et favil. Qiiu eliam de causa hi die fe.sto' Assuniplioiiis 
béate Marie, Dei genitrici.s, mensis augusti, in plenario capi- 



CIX. — a. omnia rejeté )iaf E apris dicturii. — b. patri omis par K. 

— C. et nmis par C. — d. Bunodifti fuiii.s- par K. — e. ejus omis par CL. 

— f. luibilum suscipieiite tu rjus Cfuobio E. — y. Uuillltiliuuni A'; Guil- 
lermuui L. — li. Alardi E. — t. festo omis par K. 



- 273 — 

tiilo sancli palris Uencdicli veniens, dedil eumdem alodum cuiu 
uxore et fîlio, ia presentia domni Bosonis abbatis et omnium 
qui aderant et posuerunt donum super allare béate' Dei geni- 
tricis; petcnte autcin ipso Hclia, concossil ei Boso* abbas, cum 
consensu omnium fralrum, medietateai lotius alodi in feodum, 
unde el hominium sibi fecit et fidelitalem juravil. Concessil 
eliam tam ipso abbas quani totiim ca])ilulum, ipsum feodum 
uxoi'i ejus quamdiu viverel, el lilio el filiabus el heredibus 
legitimarum conjugum. Si autem contigerit filios ipsius Helie 
sine heredibus legitimarum conjuguin mori, idem feodum ad 
jns sancli redeat Benedicli. Fecit vcro talem convenienliam 
ipse Ilelias ut ipsum feodum de suo dominio non ejicerct nisi' 
ad partes sancli Benedicli, neque sui lieredes; eodem quoque 
modo abbali et fratribus convenit suam partem a suo dominio 
non ejicere nisi" ad partes ipsius Helie. Habet etiani ipse" 
Helias talem convenientmm quod", si ipsum i" feodum sancli 
palris Benedicli» dare aut vendere aut in gadimonio miltcre' 
voluerit, ne habeatur irritum propler aliquam convenienliam 
quam abbas fecerit' cum uxore aut heredibus. Concessil vero 
abbas eidem Ilelie ut haberel masuram Aymonis, sicul est 
clausa, el medietatem torcularis; rcontra vero relinuit sibi 
abbas lanUandem de masura Grossini '. Convenit eliam ne 
Helias de suis vineis censum aut pressuralam darel", neque 
sanctus BenedicUis de suis. Porro viridarium quod est in Mon- 
cello, habeal Helias, sanclo Benedieto lanlumdeni terre sibi 
vindicante in convenienli loco. Hoc aulem omnia li"acla(a aUpie 
deliberata sunl in conspcctu Ludovici, sereuissiuii régis, atque 
ejus aucloritalo sigilli roborala. Cernens aiiteni Boso abbas 
eleemosinam sui monasterii niniiis* abundare sumplibus, dedil, 
cum consensu fralrum suorum, lotani parlem palris Benedicli 
de ipso alodo, ipsi eleemosine. 
Testes aulem hujus carte sabler' adscripli sunl, a parle 



CIX. — j. béate omis par EK. — k. Boso omis par C. — I. noc CEL. 
— m. nec CEL. — n. ipse omis par CEL. — o. quatenus CE. —p. pro- 
prium E. — q. sancto patri HentHlieto E. — r. gadimonio iniltere 
omis par L et remplacé par des points. — s. fecerit abbas C. — 
l. Grossini omis par L et remplacé par des points. — u. duceret K. — 
i). minus CKL. — .v. subtor omis par A'. 

18 



— 274 — 

Helie hii : S.» Helias et uxor ejus et filii eorum; S.» Salo»; 
S.» Simon"; Galhis de Sociaco; Stephaniis de Moncelai*: 
Thealdus", filius Ansaldi; Ghristianus; Galterius, fllius Ram- 
baldi"*; Aymo major. 

A parte sancti Benedicti, hii ; Guillielmiis « de Buno^; Pa- 
ganus", qui hec omnia in conspectu Ludovici* régis disseruit; 
S.» Guinebertus de sancto Briccio; Humbertus', prepositus 
ejus; Gislebertus, major; Odo, camerarius. 

Actum publiée Floriaco, anno incarnati Verbi millésime cen- 
tesimo decimo>, anno secundo* Ludovici, régis Francorum', 
per manus"" Guidonis bibliothecarii. 



ex 

Saint-Benoit-sar-Loire, lii2'. 

Louis VI confirme la renonciation faite, dans un plaid royal tenu 
à Beaune-la-Rolande, par Foulque, vicomte du Gdtinais, et Gos- 
celin, son homme, aux exactions qu'ils commettaient sur les 
biens de Saint-Benoit sis à la Cour-Marigny, moyennant le 



CIX. — y. Le nom du témoin est précédé dans E d'un signe qui a 
été interprété testis par C, t par KL, et qui devait être la déformation 
de la note tironienne subscripsi ; nous rendons donc ce signe par S. 
— z. Falo K.— a. Symon E. — b. Moncellai ou Monculai K. Çorr. peut- 
être Moncelar.— c. Tealdus K. — d. Rainbaldi K; Raimbaldi L.—e. Gril- 
lus C; Gritbas E; Grillas L. — f. Brino CEL. — g. Agano (Guillielmus 
de Buno agano) K. — h. Ludovici omis par E. — i. Hunebertus C; Huno- 
bertus E.—j. MGX K. —k. Il" K. — l. Francie E. — m. manum K. 



1. Cette charte est datée de l'an 1112, la 3' année de la consécration 
de Louis VI. Mais, comme l'a remarqué M. Luchaire, la 3* année du 
règne ne coïncide pas avec l'année 1112, car elle s'étend du 3 août 1110 
au 2 août 1111. Il faut donc corriger tertio en quarto; l'original portait 
probablement IIII transcrit III, comme semble d'ailleurs l'indiquer une 
variante de M. En outre, M. Luchaire a fait observer que Galon, évêque 
de 8aint-Pol-de-Léon, qui figure parmi les témoins, assista au concile du 
Latran qui se tint le 18 mars 1112, et qu'il a dû s'arrêter à Fleury (et 
non à Lorris], soit quand il se rendait en Italie, soit à son retour; mais 
Galon assista aussi à un plaid tenu à Bourges le 6 août 1112 (voyez 



- 275 - 

paiement par le monastère de Saint-Benoit d'une rente annuelle 
de dix livres de monnaie orléanaise à Foulque et de cent sous à 
Goscelin. 

C, p. 146. — D, fol. 49, d'après B, fol. 62, n» 242. — E, fol. 280 v. — 
K, p. 304, d'après B. fol. 02 (extraits). — M, Bibl. nat., !• ms. lat. 12776, 
p. 464 ; 2- ms. lat. 12739, p. 357 (copie abrégée) '. 

PuBL. : Mabillon, De re diplomatica, éd. 1709, p. 642, d'après la 
même source que M. — Jules Devaux, Origines gâtinaises, dans les 
Annales de la Société historiciue et archéologique du Gâtinais, XIV 
(1896), p. 300, d'après M. 

Indiq. : b, fol. 325, d'après B, fol. 62.— Bréquigny, Table chronol.,Il, 
p. 426. — Luchaire, Louis VI, n" 138. 



Constat apud omnes quos veritatis intelleclus illustrât quod" 
ad hoc regni gubernacula regibus commissa sunt ut primum se 
regant deinde legalium ac' regalium mandatorum contemptores 
potenti virtute ultore gladio percutiant, cultores autem ortho- 
doxe religionis eorundem inultimoda pietate benigniter conso- 
lentur, consolati a seculari inquietudine liberentur, ut "ad ora- 
tionuin instantiam pro pace et stabilitate'* imperii christiani 
devoti reddantur et ab adversariorum tirannide quieti perma- 
nentes domino Deo cum gaudio famulentur. Quibus testimoniis, 
ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex* premunitus, dignum 
ao^ valde necessarium ducimus ut, quando» ponlificalis aucto- 
ritas verbi gratia non prevalet, nostri potentia subministret, et 



ex. — a. quod omis par CE. — b. atque M. — c. et E. — d. tranquil- 
litati C. — e. Francorum rex Dei gratia C. — f. et E. — g. quod CE. 



n» CXI). Il est donc possible que Galon, lorsqu'il revenait d'Italie, se 
soit arrêté d'abord à Bourges, puis à Fleury. Dans cette hypothèse, la 
charte aurait été donnée après le 6 août 1112, la 5* année du règne. Mais 
l'on nous opposera que les noms de Galon et des autres archevêques et 
évêques étant placés après la date, ont pu être ajoutés sur la charte 
n" CX qui leur aurait été présentée pour recevoir leurs signes de vali- 
dation ; sans compter que Galon peut s'être arrêté à Fleury, lorsqu'il se 
rendait à Rome et à Bourges quand il en revenait. 

1. M non suivi d'un chiffre, dans le relevé des variantes, indique la 
première de ces deux copies, et M2 la seconde. 



- 276 — 

quod perfidorum violenLia Deo militanlibussubtrahitur'', noslre 
niByestatis formidine' ad ullimum reformetiir. Universis itaque 
sancte Dei ecclesie eultoribiis lam posleris quam el presen- 
libus nolum fieri volumus ac cerluin habei'i quia Doso, Floria- 
censis monasterii abbasJ, ciim quoruradarn (idelium nostroriiiii* 
inlerventu, adiit serenilatis noslre presentiam, obsecrans ut 
injurias et injuriarum dampnosa ipieriinonia que prefata Flo- 
riacensis ecclesia, ([ue in bencfic.iis Mntriniacensi' curti" 
perlinenlibus et in appendiciis sibi adjacentibus, a Fulcone, 
Vaslinensi vicecomite, sustincbat, regia virtule dirigereiniis. 
Ciijus petitioni, caritalis gralia, condcscendenles, baronibus 
Vaslincnsibus, imo", prefalo Fulcone vicecomite cuin Gosce- 
liuo°, (jui in eodeni vicecornilulu caliunnias aspir.-dKit, itpnd 
Dehiain, villam nostram, coiivooalis in unuui, iiilcr uiiillas jila- 
citorum querclas que inibi' dilliniri' lerminabanlur, siiiicr 
querimoniis a Fulcone prenominato ecclesie beati Benedicli 
illatis, présente abbate prelibato, in convcnlus prescnlia mul- 
limode tractantes, inler ulrumque ex ipsorum defllnilione 
cum providentia dijudicavimiis adeo"" denique non noslra pru- 
dentia verum solius Dei dicentis misericordia « propter mise- 
riam inopum et geniitum ])an[»erum nu ne exsurgam »', pcrmulla 
queslionuni divorlia elafaoraviinus quod quidquid omnimode in 
omnibus juste vel injnsie in prefalis possessionibus prenomi- 
nale' curie Matriniacensis ' et in omnibus sibi adjacentibus 
Fulco vicecomes atqiie Goscelinus" consueludinarie vel" ca- 
lumpniabantur vol rapiebant et-" quamvis injuste depreda- 
bantur, nimio labore initigati, ad viam veritatis regressi sunt. 
Fulco quoque cognoscens quia quidquid inibi ipse cum suis 



ex. — h. SLiblniliit E. — i. farlilinliin! O. — j. monastiîrii Floriacensis 
abbas E; Floriacensis abbas monaslarii M. — k, noslrorum lideliuin M. 

— l. Mttriniaciînsi E; Materaiacensi M. — m. ciirte CDE. — n. imo et M. 

— o. Ooselino C. — p. mihi C. — q. tlefiniri CD. — r. a Deo D; adooquo 
non C. — s. praenominuta M. — t. carte Mariniaeensis E: curti Malrinia- 
consi M. — u. Goselinus C. — v. vel omis par CDE. — x. ot omis par 
CDE. 



1. Psalm., XI, e. 



— 277 — 

rnpiebal, ex feodio beali BenedicU possidere dehebat, ad hoc 
Dei gratia nostri timoré conducitur quod tolum ab ipso et a 
Goscelino " bealo Benediclo, nostro assensu, quictum permit- 
titur et in perpetuo- possidenduin; tali tamen tenore talique 
conditione faclum est quod Futco singulis annis a sancto Bene- 
dicto in média quadragesima» decem* libras Aurelianensis 
monele apud MalriniacensenT^ curlem aspoiiatas, Gosceliniis'' 
vero ipsius factus homo ccnlum solidos eodein ibi termitio 
recipiel; si vero aliquo casu prenominalo termino denarii non 
persolverentur', Fulco'' vel ipsius nmicius ad ecclesiam ve- 
niens denarios postulabil, quod si infra oclo dies ei' non per- 
solverenlur* quodcumque' volueril de rébus ecclesie^ in manu* 
capiet, et iterum per iegem denarios habebit, nec ibi in bosco 
vel piano ipse vicecomes vel nos ipsi viariam seu' circadam 
vel aliquam aliam justitiam requirere poterimus. Quod ne ali- 
cujus usurpatoris invidia irritum fleri vel inflrmari valeret, lit- 
lerarum meiiiorie coiimiendari et nostri nominis caractère et 
sigilio signari"" et corroborari precepimus", presentibus de 
palatio nostro quorum nomina subtitulata suni, et signa (Mono- 
gramma) '. 

Signum'' Anselli de Garlanda, tune lemporis dapiferi nostri 
£i. Signum Hugonis, constabularii noslri. Signnm Widonis 
Silvanectcnsis, buticularii nostri. Signum Guidonis Galeran- 
nidis'', camernrii nostri, 

Acluin Floriaci ' in palalio publiée, anno Incarnali verbi ' 
millesimo cenlesimo duodecimo", anno vero consecrationis 
nostre tertio". 

Stephanus cancellarius relegendo subscripsit-'. 



ex. — y. Gosf^lino C— z. pfrpetuum M. — a. XL* M. — b. X M. — c. Ma- 
tririaocnscnn D; Mariiiaci^nsi'm E. — il. Goselinus C. — e. persolventur D. 
— f. Fulco jusqu'à persolverentur inclus, omis par M. — g. ei omis 
par C. — h. persolventur DE. — i. quocumque CDE. — j. voluerit eidem 
ecclesie E.^k. in manu omis par CD, laissé en blanc; nammum E. — 
l. sive M. — m. sigilio muniri signari E. Corr. pcut-élre sigilio nostro 
signari. — 71. proripimiis f). — o. I,p mnvograinme indiqué par M. — 
p. Le itiot si^'iiiiui ivinjiliwé par S barré ilaits D <leraiit lo prctnier 
nom, écrit en toutes lettres ou rendu par S devant les autres notns: 
par S l)arré ]iarlout dans M.— q. Le cltrismon omis par M.— r. Wa- 
leranni J\/;GuuleruiKlia Mi. —s. Loriaci M. — t. iuciirnutiouis Jomiiiicie 
M'î.~ u. MCXII .U. — V. III.U.— ar. scripsit C; subscripsi L>. 



— 278 - 

f Signum Dainberti», Senoneusis archiepiscopi. f Signum 
Leodegarii, archiepiscopi Bituricensis *. -j- Signum Yvonis 
episcopi Carnotensis». f Signum Gualonis*, episcopi sancti 
Pauli Leodicensis ". f Signum Johannis, episcopi Aurelia- 
nensis f. 



CXI 

Bourges, 6 août JJ12'. 

Léger, archevêque de Bourges, reconnaît par jugement le droit des 
moines de Saint-Benoit sur la dîme de Saligny, que leur con- 
testait Eude Rambaud de Montfaucon qui prétendait la tenir, du 
chef de sa femme, en fief d'Eude « de Rosetis » ; les moines ayant 
produit devant le tribtmal de l'évéque une charte attestant que 
ledit Eude et aussi Guibod de Marigny, premier mari de la femme 
d'Eude Rambaud, avaient été excommuniés par l'archevêque 
Audebert pour s'être emparés de la dîme contestée. 

C, p. 291. 

Indiq. : K, p. 383, d'après B, fol. 133 v". — L, p. 411, d'après B, 
fol. 133 V. 

Quoniam, delicto primo plasmatis exigente, omnia humana 
caduca dinoscuntur esse, dignum duximus per hanc pagi- 
nam tam presentibus quam fuluris tradi memorie quod Odo 
Rambaldus , miles de Monte Falconis, decimam Saliniacensis 
ville monachis sancti Benedicti injuste calumniabatnr. Pre- 
dicti vero monachi Leodegarium, Biturice sedis archipresu- 



CX. — y. Daimberti M.—z. Byturicensis archiepiscopi M.— a. Carno- 
tensis episcopi M.— b. Walonis M. — c. Laodicensis E; Leonensis M; 
Leodiensis M2. 



1. Cette charte est datée du 8 des ides d'août 1112, la 4' année du 
règne de Louis; la 4* année du /ègne de Louis VI s'était terminée le 
2 août 1112. 



— 279 — 

lein, a(!enntes, coiiquesli sunt a siipradiclo Odone Rambalrlo 
do jaindicta décima violenliam sibi inferri , quam injustitiam 
Leodegai'iiis, presul, non ferons, anle suani presentiam rem 
discutieudain statnit. His itaque Odo Rambaldus coram om- 
nibus m judicio assistentibus raliocinaliis est banc decimani 
juri sue uxoris peilinere et ab Odone de KoseLis in feodu pos- 
sidere; raonachi econlra prolulerunt carlam que a monachis 
sancti Benedicti hanc decimam per longum ternpus esse pos- 
sessam testificaretur et prefatum Odoncm de Roselis in feodo 
pertinere in omni vita sua" pi'o predicle décime invasione iiun 
ab archiepiscopis quam a monachis excommunicatum et pro 
diurno analbcmulocum dicto filio siio Osberlo sancli Benedicli 
monacbum elTecluin ("sse jusque suum sancto Bcnedicto resti- 
tuisse. Asseruit eliain prebbala caria Guibodum de Mariniaco, 
qui prefatam uxorem primum duxil et injuste caluninie anloces- 
sor sepedicti Odonis Raimbaldi exlitit, a sancte memorie Aude- 
berlo, Biluricensium arcliiepiscopo, hac de causa excommuni- 
catum quousque boc altercalio cum monachis recto examine 
definirelur. Retulit (juofjue memorala caria a dotnino Matlheo 
precentore sancli Slephani et a Lctardo archidiacono et quam- 
phiribus aliis sapientibus sancto Bénédicte suum jus adjudi- 
catum esse. Quod judicium Guibodus non renuens fecit se ab- 
solvi sicqiie petens Jérusalem obiit. Dixit quoque carta ab 
Audeberlo archi]iresule, cujus tempore hoc aclum est, omnes 
hanccalumniam repetentes sine respectu excommunicatos. Qua' 
caria in judicio perlecta alque tcslimonio prefati Matthei pre- 
ccutoris, qui tune in judicio assistebat, corroborala, judicio 
Gaionis episcopi Brilannie, qui in placito aderat, et sui' cleri, 
anathema antecessoris sui Audeberti juste prolatum Leodega- 
rius presul auctorilate Dei et sua perpeluo confirmavit et hanc 
cartam inipressione sui sigilli confiruiul atque corroborât. Aclum 
est hoc placilum apud Biluricas in capitule sancti Ursini, VIll" 
idus augusli, die (pjo celebratur Transfiguralio Domini, anno 
MCXll ab Incarnalione Domini, indictiono V», anno 1111" reg- 



CXI. — a. Le texte «/ ullérc. On pourrait restituer Oduncm do 
Roselis, [oui dicta dm-iiiia] in fundo pertinere in uiuni vita sua [videbalur], 
pi'o.. . — b. Quuj C. Corr. Quu. — c. suo C. Corr. sui. 



— 280 — 

nante Liidovico rege, vivente Bnsnne ahbale saiicti Benedicli. 
Testes : Matlheus, precenlor ; Aymericiis, arcliidiacontis Gordoni 
castri; Rodulfus archidiaconus et priorExoldiuiensis; Geraldus 
Segaut; Gaufredtis, archipresbyler Biluricensis; Odo, archi- 
presbj'ter de Nerondeso; Odo de Rosetis, lilius allerius Odonis 
de Koselis. 



CXII 
1119, avant lo 3 août'. 

Accord entre le chapitre de Sainl-É tienne de Bourges et 1rs moines 
de Saint-Benoit, terminant leurs différends au, sujet de l'église 
de Stiint-Hartin de Corquoy, en vertu duquel le chupilre con- 
cède aux tnoines ladite église moyennant un cens annuel de cinq 
sols, monnaie ayant cours à Chaleauneuf-sur-Cker, payable le 
29 décembre. 

C, p. 323. — L, p. 539, d'après D, fol. 149 v». 

Indiq. : b, fol. 3'.'8, d'après B, fol. IW. — A', p. 389, d'après B, fol. Hd. 

In nomine sancle et individue Trinilatis. Bi-eve recordalionis 
facere disposnimus ne ea que presentia habentiir oblivioni Ira- 
dantur sed potius tenaci inemoria visis litteris habeantnr. Igi- 
tup tam presentibus quam futuris noluin fieri volumiis qtiad 
commune sancli Stephani capitulum qiierelam illain, que diu 
versala est ioter se et nionachos sancli Benedicti, pro ecctesia 
sancti Martini de Corcoe" et pro rébus ad eamdem eoclesiam 
pertinentibus, pacis terraino defliniviL et prefatis inonacbis 



CXII. — a. CorchoeC. 



I. La iiipiitinn do la 1!" année du rn^nn dr- Louis VI d!ins la date jicr- 
luût du plûCLT cet acte avant le 3 uoùl de l'aniiùe lllU. Ûii remarquera 
dans la date la mention do la 20" anmV de l'arcliiiipiscûpat de Léger; ce 
chill'ro est en dtisaocord avec la date 10t(7 assignée par les auteurs du 
GMia chnstiana à l'avènement de ce prélat. 



— 281 ~ 

ipsam ecclesiam perpetuo habendam concessil, lali paclo vide- 
licet ut monaclii sancli Benedicli annuiilim ad feslivilatem 
sancti Ursini tjtie est infra octavas nalaiis Doinini canonicis 
beali'Stephaniqiiinque solidos censuales illiusmoiiele queapud 
Castrum novurn Tueril' reddeot. Hanc conventionem confirma- 
verunl'' Evrardiis' deraniis, MiUtlious canlor, Gosleniis archi- 
diaconus', Aimericus archiiiiaconiis/', Arraudus archidiaconus^, 
Arberlus archidiacoiius'', Gaufridiis archipresbyter», Mallheus 
arcliipresbjier», Papio, Paganus, Giino de Porta, Jonas, Gir- 
hatidus, Erveus el ceteri canoniei. Ex parle monachorum : 
Bernardus, prior sancli Pelri de Castro novo, Ebraudus, sancti 
Aiistregisilii canonicus, Seguinus, nepos ejus, Odo archipres- 
byter, el Ugro, nepos ejus. Ilanc aiiiein cartam posleris factarn 
fuisse signillcamiis'^, aniio incarnationis dorninice' MCXVIIll'', 
iiidiclione XII*, regiianle Liidovico vcge Fraiicoruin anno XI 
regiii ejus, anno XX' archiepiscopalus dornni Leodegurii LJilu- 
rigensis" archicpiscopi. 



cxm 

Vers 1119'. 

Notice donnée sous le sceau de l'église Sainl-Èlienne de Bourges, 
constatant l'accord intervenu entre les chanoines Je ladite éyiise 



CXTI. — fi. sancliL. — c. fuerit omis par C. — d. riam; cùnflrmaverunt 
conventionem C. — «. Ebr.irdus l^. — f. invliidiai;ûuus omis pur C, qui 
après Arbi'i'Uis donite iii'cliiiliiiroiii. — ;/. urchipresbytor omis par C, 
qui après Mattlieus donne arcliipresliytcri. — h. cluirtiim ractain pos- 
toris sifrnilicaiiius fuisse L. — i. anno fib inrarn. dniiiini nnsiri JIihsh 
Chi-isli L. - ;. 1 110 CL. — k. 12 CL. — t. 20 CL. — m. Bituric L. 



1. Lo nom do l'archevôtjue de Bourges Léger permet de fixer la date 
de cet acte entre 1099 (voy. p. 280, n. 1) et 1120; l'ainilogie des sous- 
criptions dans VucUi préocMcnl et dtins celui-ci nous a fait assigner à 
ce dernier une date voisine de Ulil. Cetlo luênie analogie ne se retrouve 
qu'à un moindre degré dans les souscriptions des dignitaires de l'énlis'' 
de Bourges nommés dans l'acte de 11U8 publié ci-dessus sous \r n' ('IV. 



— 282 — 

et les moines de Sainl-Reuoil-sur-Loire, au svjd de leurs droits 
respectifs sur l'église de Saint- ilar tin de Yailly-sur-Sauldre, 
antérieurement donnée avec la chapelle de Villcgenon auxdits 
moines et à leur abbé Guillaume par Bernard et Gelduin, che- 
valiers de Cojicressaut', avec l'autorisation de l'archevêque 
Richard, les chanoines prétendant que l'église de Vailly relevait 
en bénéfice de l'église Saint-Ètienne de Bourges; ledit accord 
conclu à la condition que l'église de VoiUy paiera atmuellement, 
le lendemain de Noél, cinq sols aux officiers de Saini-Étienne 
établis à Sury-en-Vaux. 

C, p. 362. — A", p. 354, d'après 0, fol. 167 (extrait). — M, Bibl. nat., 
ms. lat. 12739, p. 30G. — Z, Bibl. ntil., coll. Baluze, vol. 38, fol. 41 v" 
(copie de Duchesne]. 

Indiq. : /v, p. 385, d'après B, fui. 167. 

Ad laudeiii el honorem Domini nostri Salvaloris, totius orbis 
redemptoris, diguuin duximus féliciter" ionotesoere tam pre- 
sentiiimquam futurorum nolitie quod, leinporcdomniFtichardi, 
Bitui'igensium archiepiscopi, cujus iiortationibus et admonitio- 
nibus ecclesic que in ejiis episcopatu' a inilitibus injuste pos- 
sidebantur, canonicis aut monachis Deo famulanlibus relinque- 
bantur aut soleinrii facta donalione donabanlur, inter" quos 
exiiterunt duo streiiui milites de caslro quod Concorcallum'' a 
finititnis nuncupatur, Bernardus cognomine Fulgur, cum uxore 
sua" et filiis, et Gekluinus itidem, cum uxore et natis, ad 
quorum lieredilalem ea que possidebant in conflnio Biluricen- 



CXIII. — a. ffllieiter duximiis CZ. — b. episcopatu ejus C: archiepis- 
copatu Z.— c. Avec ce »io/ coinmence K pour s'arrêler avec in eadem 
villa degentiljus contulerunt; iiuelques mots jugés inutiles par K, 
nëgiigt's dans l'exlmit. — d. Corconcalliuii dM; Curconoallium K. — 
e. sua u.vore C. 



1. Le texiB df> cet acte do donation n'a pas cMo ronservé; il devait porter 
une date t'omprise entre 1071 et KlSÛ, tiuillanmo ayant Hè nbbé de 1070 
à 108!) et liicliiu'd iirolieviN|ue de li)7l à UIUO, C'est pur suite de celle lihh''- 
ralilé de Herniud el fielduin ipie l'église Saint-Martin de Vailly appiirait 
pour la priMiiière fois parmi lus possessions de l'abbaye de Saint-Beuoit- 
sur-Loire dans la bulle do Pascal II du 2 novembre 1103, publiée plus 
haut sous le n" XCVII. 



— 283 — 

siuin^ perlinebanl!', isli siquidoin'* cum omni sua proie', per- 
cili fama bene flagrantisJ ecclesie in honore sancte Dei geni- 
tricis Marie consecrate et sancti Benedicti, instituions et 
fuDclatoris raonacliorum régule, ciijus Éacratissimum* corpus 
in eodern requiescit cenobio, conlulerunt in manu abbalis Guil- 
lielmi', cnjus regimine concors congregatio monaclionirn F!o- 
riacensis loci regebatur, ecclesiain cum presbyterali fisco, in 
villa Valliacensi"* silam super fiuvium Saldriam", cum eccle- 
siola que vulgariler" dicitiir capella de villa Ginon', que sub 
anathemate a Diiranno, chorepiscopo', contra jus et fas*" con- 
secrata erat hortalu Huneberge, matris Gaufredi Trunci', in 
parrochia Valiiacensis ecclesie. Hoc donum periuissu domni 
Ricbardi, archipi'eKulis, sancto Benedicto et monachis eidem 
servientibus corilalum' est et favore itidcin domni Sle[ihani, 
cornilis, do ciijus fisco predicli milites in benefloio snpnidiclam 
lericbanl" ecclesiarn. T'eraclo igitur' dono lior-', auuuentihus 
cunctis militibus supralati* oppidi, placuit eisdpm duobns' priu- 
cipibus cum omni sua progenie" anijdiare et mulliplicare de 
propriis redditibus ecclesiarn Valliacenscm* in honore sancli 
Martini fabricalam ; parlcm siquidem ccnsus atrii ejusdem 
ville* el clibanum'' peropliniiiiii necnon piscalionem fiuvii Sal- 
dre el silvam quam ruslici' forestani uppellanf monachis 
sancti Benedicli in eadem villa degenlibus conlulerunl", voruin 
insuper, quod carius est, hoc quod de iisco eoruni est optave- 
ruut ni sive servus sive liber sive cujuslibel sil dignilalis 
qiiidijuid muneris aut terre*, silve aut alicnjns ediflcii con- 
forre voluerint, liât. Pro favore horum donorum, Lam ipsis 
quam u.xoribus eorum monachi sancli Benedicli quadringenlos 
\ 



CXIII. — (. Bilurigensi CMZ. — g perlinebiiiitiir CKM. — II. eiiini K. 

— T. proie sua M. — j. frai^laiilis C; fragnintis M. — h. saiM'alissinium 
omis par Z. — /. manu Willohni ahbatis hl\ Guillelmi Z.— Jii.Vaillia- 
tensi Z. — 11. Saldram C ; lluinen Sauldra} Z. — o. vulgo K. — p. Ooricni A"; 
Gilon M; Genon Z. — q. curepiscopo MY.. — r. fas et jus K. — s. Tronci C. 

— (. translaluni K. — u. lenebaiit supradictam 'Z. — r. I^'acto auloni A'. 

— .V. hoc dono KZ; lioc omis par C. — ;/. snpradicti Z. — z. Uiiobus 
omis par Z. — a. proie 7,. — h. Valliaiv^ismii ecriiisiaiii A'. — >:. tvclo- 
siiuA' — (i. elihanum CK\ olibanum M. — <■. rustiou (.'/ ; rusticaiiam A'- 

— f. appellamus CKZ. — <;. Act'c contuierunt s'ai'rt'(e l'extrait de A" 
el Z. — h. umueris iniuero svlviB M. 



— 284 — 

dederunt solidos". Transactis igitur aliquibus aoQoruin curri- 
culis, canonici sancli Slephani sancle sedis Bilurigensis per 
aliquol annos monachis Floriacensibus non minimam infere- 
banl caluinniaoi, affiritiantes.' rêvera Vulliacensein ecclesiam 
adfore de bennlioio sancti Slephani, verum insuper noleus diu- 
tius perpeli grex Floriaceiisiiim nionachoriim direxit duos fra- 
tres, unum nouiine Hildrioum, et alterum dictum Bernardum, 
qui, ul hanc sedarenl caliminiam, adeuntes presenliarn ipsorum 
canonicorum in die capitis jejunioruin in commune* capilulutn. 
Canonici audicnles vei'ba duorum fralrum pacem exorantivim, 
in commune' consuluni aîijue slaluunt ul inler ecclesiam sancli 
Slephani et sancti Benedicli pax habita firmarelur. Slatuunl 
siquidem ut" in solemnitalo sancli Slephani, que fit in 11" die 
Nalivilalis Domini, persolval ecclesia sancli Martini de Val- 
liaco V solidos rnonele ejusdem ville, qui reddenlur ministris 
sancti Slephani in villa Sariaco dicta de Vallibus. Et ut hec 
pax perpétua sit intcr duas ecclesias, cierus sancle sedis Bilu- 
rig'ensis hanc cartam sigillo sancli Slephani, ponlilicaute Leo- 
degario presule, corroborât alque confirmai. 

Testes hujns convenlionis sunl hii : Abrardus, decanus; 
Mallheus", canlor; Lelardus, archidiaconus; Arraldus", Gur- 
nerius, Pelrus, Gaufredus, archipresbyleri. 



CXIV 

rtoims, 1 1 J 0, nprvs lo 3 aoùl '. 

Raoul, archevêque de Reims, à la prière de Boson, abbé de Saint- 
Benoil-sur-Loire, concède à son monasltre l'autel de Sorbon. 

C p. 267. — L, p. 5iO, dai^ros B, fol. 123. - M, Bibl. Lai., ms. lat. 12739, 
p. 3()2. — Z, Arcli. rial., L lOO'J, n" J7, p. 1 (c-oihl' du xviii" sii'ck'). 



CXni. — i. dederunt 100 sol.C. — ;. nsHurtiiites M. — k. ctinc.M. — 
/. cuiic. M. — m. ut omis par C. — n. Malhaius M. — o. Aii'ahtus.l/. 



1. La mention de la 12' année du règne de Louis VI permet de placer 
cet acte après le 3 août de l'année 1119, 



- 285 — 

PuBL. : Abbé J.-B.-E. Carré, Noies sur le prieuré d'Arnicourl 
(Sceaux, 1887, in-8«), p. 37, d'après Z. 

iNDro. : b, fol. 327 v, d'après B, tfol. 123].— K, p. 3S8, d'après B, fol. 123. 

Rodulfus", Dei gralia Remeasis* ecclesie licet inrlignus mi- 
nister et serviis, dilecto sibi in Chi'islo Bosoni, Floriacen.sis 
monasterii' venerabiii abbnli'' ejiisqiie successoribus ia per- 
peluum. Nos, quos propitia divinitas ecclesie sue ininistros 
ordinavît, occlesiaruiii ac luonasterioniiti iitilitalibus compellit 
suscepti re^'iniinis cura (lebita solliciludine providere ac piis 
bonoruin desideriis assensum prebere. Eapro[)ler dilectionis 
vestrc jiistis pelitionibus anniienles altare de Sorbone ab.sque 
per.sonai'um successione monaslerio vuslro porpetuo lenendum 
conccdimiis'. Ul aulera hiijus'' noslre concessionis pagina rata 
pennaneat ac' inconvulsa, sigilli no.slri impressione ac proba- 
biliuin personanim testimoniis eam iriuniri ac roborari prece- 
pinuis. 

S.* Odonis, beali Remigii'" abbatis f'. 

S.* Ilugonis, Allovillarensis' abbatis f. 

S. Joirridi"*, sancti Theoderici" abbalis f. 

S. Hugonis, S. Basoli abbalis f. 

S. Haiderici, Mosomensis abbatis f. 

S." Odonis, Orbacensis abbalis -f-. 

S." Joranni, beali Nicasii abbati.s f. 

S. Duranni, abbatis de MorimonLe''. 

S. Nicolai^ archidiaconi. S. Ebali prepositi'. S.' Joffridi' 
decani. S. Lamberli cantoris. S. Gerardi, S. Alberti", S. Ade, 
S. Odonis presbyteroruiii. S. Fulciinini', S. Ermenrici, S. Ri- 
chard!, S. Johanois diaconorum. 3. Simonis^, S. Gervasii», 
S. Gerardi, S. Bosonis subdiaconorurn. 



CXIV. — a. Rodulphus L. — b. Kliemensis CZ. — c. monasterii S. Be- 
nedicti LZ. — ri. abbati venerabiii M. — e. concessimus Z. — /". hujus 
omis pnr Z. — g. et CZ. — h. signuin L. — i. Homigii Remensis ;1f . — 
j. et Z omettent tes croix partout. — ft. S liarré pour tous les té- 
moins suiuan(s L. — /. Altevillarensis L. — in.Geolfridi CZ; JoCrediL. 

— n. Theodorici L. — o. Sig. C. — p. Muurimonte M. — q. Nicholai M. 

— r. M remplace les noms des témoins suivants par et aliorum et ne 
reprend qu'avec la date. — s. Signum C. — t. Jofl'redi L. — 1(. Elberti 
CZ. — r. Fnicimini L.M. — x. Symonls. CZ. — y Gervagii L. 



— 286 — 
Acium Remis*, anno incarnali verbi MCXVUII, iodiclione XI, 
régnante Hliidovico'» gloriosissimo rege Francorum* anno XII, 
archiépiscopal us autem domniRodulti'anno XIII. Fulchradus' 
canccllarius recognovit scripsit et' subscripsil. 



CXV 

Reims, ilSO. 

Alard, seigneur de CMmay, et sa femme Basilia, à la requête de 
Boson, abbé de Sainl-Benoit-sur -Loire, renonce à la coutume 
établie du vivant de sa mère Havildis, veuve de Milon de Ver- 
viers, sur la vente des grains d'Ossoignes, terre de ladite abbaye, 
et reconnaît au représentant de l'abbaye le droit de disposer des 
grains sous réserve du droit de préemption de son propre repré- 
sentant. 

C, p. 267.— N, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 50, fol. 31 et 47 d'après C 
(La 2" de ces copies a été envoyée par Dom Gérou le 15 janvier 1765). — 
Z, Arch. nat., L 1002, n" 27, p. 2 (copie du xviii* siècle). 

PuBL. : Abbé J.-B.-E. Carré, Notes sur le prieuré d'Amicourt, p. 38, 
d'après Z. 

IvDiQ. : Inventaire de 1567, série 1, n* 211'. — b, fol. 327 V d'après B, 
fol. 123. — K, p. 388, d'après B, fol. 123. 

la nomine sancte et individue Trinitatis amen. Quoniam a 
patribus ratum habemus ut ea que memorie facta tradi voiu- 
mus, litteris commendare debeamus quo ad notitiam poste- 
rorum pervenire valeant veracius, idcirco ego Adelardus, Ci- 



CXIV. — z. Rhemis CZ. — a. Ludovico CZ. — b. Francorum rege Z. 
— c. Rodulphi L. — d. Fulcradus CZ; Fulcardus M. — e. recognovit, 
scripsit et omis par L. 



1. D'après « une lettre estant en parchemin en forme de pancarte es- 
cripte en latin »; l'analyse contient deux inexactitudes, l'identification 
de Auxonia avec Ousson et la date 1520; cette charte est indiquée par 
l'inventaire, par suite de l'erreur d'identification, dans la série dea titres 
de « Chastillon » et en dépit de l'erreur de date, avant ceux du xii* siècle. 



• 



— 287 — 

micnsis" castri dominus, cum uxore men Basilia filiisqiie meis 
ac (iliabns simul otinm'' cum omnibus hererlihi.is per presens 
scriptum nolum fieri volo lam presentibus quam ftituris om- 
nibus qufilenus, venerabili Bosone, cum ijiiamphiribiis'^ primi 
ac secundi onlinis proLiissimis viris, inlerpcllanle, abbale Fto- 
riacensis monasterii sancte Dei genitricis Marie et beali Bcne- 
dicli iiionachonim legislfiloris exiinii, quod situm est super 
lluvium Ligerirn, in page Aureliancnsi, illicitam consueludinem 
et pravam, niatro niea Havildi siiperstite Milonis Virivensis 
vialenii ambilione contra jus instilulnm, quam in vendilione 
annone Auxonie, sanctorum janidictorum ville, injuste lene- 
bam, ob animarum nostraruin rennedium gonilorumquc aul 
predecessorum nostrorum Deo prel'alisque sanclis remisi ac 
remitto in perpRtiuim. Igiliir inonaclius supradifte ville prepo- 
situs, vel villicus suus, pro voluntate libère el absolute modis 
omnibus ejusdem ville utatur annona, quibus vuU distribuât, 
equoruni, porcorum, pedum pecudumque omnium ex ea suum 
faciat uutrimenlum, cui eliam vel quando voliieril eam sine 
occasione, absque ulla calumnia vel advocali vel alicujtis be- 
redis mei, licite vendat, excepte quod prius villico meo mole- 
treii non alias eam venalein ofTerat, qui, si eodem prelio (|uo 
quilJbet aller eam comparare voluerit, ini'ra XV dies prelium 
omne persolval; quod si, tempore XV dieruui transaclo, pre- 
tium pcrsolverc neglexeril, jam deinceps cuilibct ut dictum est 
vendat Ucile. Si quis igitur, quod absit, rei hujus nnquam 
contradictor vel pacte bujus convciilionis violator seu adver- 
sarius esse voluerit, parliceps peao existât in inferno Jude 
prodiloris. Ul autetn ralum hoc scriptum permaneat et incon- 
vulàum, subterscripLorum testium annotationo nominum muni- 
virnus. 

Signum Adelardi. Sign.'' Basilic, uxoris ejus. Sig. Adelardi, 
S. Gileberli clerici, S. Rogeri, S. Godefridi, liliorum eorum'. 
S. Godefridi, nepotis sui. S. Rohardi, clerici Lobiensis. S. Ma- 



CXV. —a. Cuniensis C; Cuivensis K; Cuiniïnsis Z; Cuimensis b. 
Corr. Ciiiiiensis. — b. siiuulque Z. — c. quam plurimis Z. — <l. S. ou 
Sig. omis (lovant les noms de ce témoin et des suivants, sauf ileca-iit 
Radulphi do Lauduno Z. — c. ejus Z. 



carii Cimiensis''. S. Guillelmi. Signiim Giialdrici de Haiivez». 
S. Raineri de Hamineio. S. Evrardi preposili. S. Thooderici de 
Dalleis. Sig. Raduljjhi de Lauduno. S. Werici do Valle. 

Acluin publicii Rliemis, in concilio CallixLi II * pape, anno 
incarnali verbi MCXX, episcopanle Frederico, comité Gode- 
frido, imperanle Henrico. 



CXVI 

É lampes, llSl, après le S août. 

Louis YI confirme l'accoi'd intervenu entre les chanoines de Sainl- 
Jean-en-Valiée de Chartres, d'une pari, et les moines de Saint- 
Benoit, d'autre part, au sujet de in d'une de Manlarviite, qui 
appartenait auxdits moines, et l'amodiation faite par eux aiix- 
dils chanoines de celte dhne, moyennant vne redevance an- 
nuelle de trois muids de froment et de quatre niuids d'avoine. 

Original, parchemin, charte partie, avec trace de sceau, Archives dé- 
partementales du Loiret, fonds de Saint-Benoit. 

C, p. 341. — D, fol. 286 v, d'après B, fol. 15G v, n- CC2. — K, p. 785, 
d'après l'original. — L, p. 206, d'après B, fol. Iâ7. — A^, Bibl. nat., coll. 
Moreau, 1" vol. 50, fol. 162, d'après Z, et 2° fol. 165, d'après l'original.— 
Y, Bibl. nat., ms. lat. 110G3, fol. 27 v (cartuluire^de l'abbaye de Saint- 
Jean-en-Vallée, compilé en 12601. — Z, Bibl. nut., ms. lat. 5181, fol. 21 
(copie faite pour Gaignières, d'après l'original) '. 

PuHL. ; R. Merlet, Cartulaire de Saint-Jean-en-Vallèe, p. 17, 
d'après Y. 

Indiu. : b, fol. 328 d'après B, fol. 15C. — Lucliaire, Louis VI, n" 307. 

In Chiusti nomine ego Ludovicus, Dei gralia Frarmorum rox, 
omaibus tatn futuris quam presenlibus scire voluinus oinnes 
quod canonici sancti JoHA.Kms de Valeia teri'am ErmeotarvillEe" 



CXV.— /". CunieasisCA'; Gumensis Z. Cor»". Cimiensis.— g. HaurezZ. 
CXVI. — a. Nous rendons par ae les e cédilles de l'origina.1. 



1. « Scellé en cire blanche, sur lus de cuir; le seau cfTacé. » 



- 280 - 

possiclent(?s, in fulurum paci et quieli subp providenles, per 
nianiim nosirarn a monachis sancli Bencdicli expeliernnt ut 
predicla; vilhu deciinacioncin, qiia- ad eos perlincbat, ad noini- 
nalaiii modiationem cis concedereiil. Poleral enim aliquando 
contingore, quia absenles erani monaclii, canonici vero pré- 
sentes, aliqua minislrorum prolervilale vcl aliis ex causis dis- 
cordiam super hoc moveri; quod et monachi ex parle sua 
verinn sibi et utile cognoscenles tam eorum quam canoiiicoruin 
utilitali assenserunt. Gonventio ilaque inter abbatem sancli 
Johannis el abbatem sancli Bencdicli, consenlienteulroruni(jue 
capitulo, hec habita esl quatenus canonici sancti Johannis 
septem modios annon» singulis annis monacliis persolvereot, 
Ires de frumenlo et quatuor de avena, Garnotensis inensurœ, 
ita ul, si opus esset, usque ad natale Domini eandein annonam 
canonici pênes se babcreiit et sicut sunm ciislodiveut. Hoc 
quoque monachi addiderunt ut in eadein villa niiinquain fpc- 
clesia fierct. De riiiniitis vero deciniis sic slaltituin est ut. lanam 
et cetera in agnis el vitulis aliisque hujusmodi monachi habe- 
rent, excepto quod de proprietate canonicorum decimatn non 
haberent. Si qui vero de rusticis eam decimam, sicul predictuni 
est, qna? ad monachos perlinebit, retinere vohierinl veldefrau- 
dare, canonici eis super hoc jusliciam de rusticis facient. 
Additum quoque est ut neque servum, neque aliquem hominem 
do terra sancli Bencdicli ad nianendum in terra Armcntavilhe 
canonici ullatenus suscipiant; si vero aliquo modo cveneril, 
ubi clamorem de eo a monachis audicrint, eum a se expcl- 
lent. De his igitur pactionihus si aliquando canonici exirc vo- 
luerint el per manuni Garnotensis e[)iscopi monacliis jnsticiani 
querentibus ipsi secundum verba hœc pactuni hoc exe(pii no- 
luerint, monachi ad decimam Ermenlarvillœ redibunt cl pos- 
sidebunl. Ad hajc ex parle sua ab abbale sancti Dencdicli 
abbas sancli Johannis et canonici quesierunl ut a majore 
Sainvillaî, qui in eadem decimacione feodum et quasdam 
consuetudines habere se dicebal, pacem eis omnino con- 
firmaret, ul sine ulla vexalione de cetero utrimque res 
pacifice remanerel; quod ab abbale et monachis et conces- 
sum esl el conlirmatum. Quod ne valeat obliviono delcri, 
scripto commendavimus et ne possit a posteris infinnari, 

19 



— 290 - 

sif^illi nostri actoritate et nominis nostri caractère subterfir- 
mnvimus. 

Aclum Stainpis publice anno incarnali verbi M''G°XXI'', regni 
nostri X^IIII", Adelaydis reginae VII». 

Astanlibus in palatio nostro quorum nomina subtilulata sunt 
et signa. 

S. Stephani, dapiferi. S. Gisleberli, bulicularii. S. Hugonis, 
conslabularii. S. Odonis, camerarii (Monogramma). 

Data per manum Stephani cancellarii. 

CXVII 

Geo/fiotj, éoêque de Chartres, confirme l'accord intervenu entre les 
chanoines de Sainl-Jean-en-Vallée, d'une part, et les moines de 
Sainl-Benoii, d'autre part, au sujet de la dîme de Mantarville, 
et consigné dans le diplôme de Louis VI (n" CXVI). 

C, p. 340. — D, fol. 283, d'après B, fol. 156, n» 660. — Y, Bibl. nat., 
lus. lat. 11003, fol. 26, Cartulaire de l'abbuye de Saint-Jean-en-Vallée 
(ucmpilé en 1250). 

INDIQ. : L, p. 411, d'après B, fol. 156. — Z, Bibl. nat., ms. lat. 5481, 
foi. 51 V, d'après l'original. 

GauTridus, Dei gratia Carnotensis episcopus, omnibus tam 
fiituris quam presentibus. Scire volumus omnes quod canonici 
.s.incli Johannis de Valeia" lerram Ermantarvilie possidentes, 
in futurum paci et quieti sue providentes, per manum nostram 
n monachis sancli Benedicti expetierunt, etc., ut supra, mutatis 
mulandis, in charta n° CXVI, usque ad quod ab abbate et mo- 
nachis et concessum est et coniirmalum. Hec ut Brma et illibala 

CXVII. — a. Valleia CD. 



1. Cette charte n'est pas datée, mais elle est contemporaine du diplôme 
de Louis VI qui a le môme objet (n" CXVI) et antérieure aux actes rédi- 
gés au nom de l'abbé de Saint-Benoit-sur-Loire, d'une part, et de l'abbé 
de Saint-Jean-en-V allée, d'autre part, qui se réfèrent l'un et l'autre aux 
chartes royale et épiscopale. 



- 291 - 

in futnrum permancant, inviolabili sanclione statuimus et [nd| 
confiniialionis hujus permanens lestimonium sigitli noslri im- 
pressione presens scriplum niunimus''. 



CXVIII 
Sa'iiil-Benoil-sur- Loire, 1131 '. 

Boson, abbé de Flrury, con/inne i'amodiaCion faite par lui, au 
nom du monastère de Sninl-Beuoit, de ta dime de ilanlarviUc, 
à l'abbé cl aux chanoines de Sainl-Jcan-cn-VaUée, moyennant la 
redevance nnnurlle de trois muids de froment et quatre muids 
d'avoine rendue ptv lesdits chanoines à inbbé de Saint-BcnoiL 

Original, parcliomiti, lacéré, autrefois scellé sur double queue de cuir, 
Archives départementales du Loiret ', fonds de Saint-Benoit. 

C, p. 310. — O, fol. 281, d'après D, fol. 156, n- 659. — A', Bihl. nat., 
rnll. Moreau, vol. 50, fol. 160, d'après Z.— Y, Bibl. nat., ms. iat. 11063, 
fol. 27, carlulairo de l'ubbayo de Saint-Jean-on-Valliie (compilé en 1260). 
— Z, Bibl. nat., ms. Iat. 5481, fol. 51, d'après l'original. 

Indiq. : b,fol.3'28, d'après D, fol. 156. —X, p. 389, d'après B, fol. 156. — 
L, fol. 411, d'après B, fol. 156. 

[Boso, Deigralia Floriacensiuin] abbas, Scirevolumus omnes 
qiiod canonici sancli Johannis de Valeia, terram Ermentaville 
possi[denles, in fulurum pHci et quie]li sue providentes, pcr 
manum Gaufredi, Caniotensis episcopi, et régis Fraticorum 
Ludovic!, quorum scripla [et munirnenla super hoc habe]mus, 
expecierunt nos ut predicte ville decimationem, que ad nos 
pertinebat, ad nominalam ni[odiationem eis concederemus]; 

CXVII. — b. misimus CDY. Corr. munimus (cf. n" CXIX). 



1. Cette charte, datée de 1120, la 14* année du règne du roi Louis, et 
la 7* année de la reine AdélinJc, doit être rapportée h l'iinnée 1121, car 
elle est nécessairement postérieure au diplôme de Louis VI, (mblié plus 
haut sous le n" CXVI, auijuel elle se réfère expressément, en môme 
temps qu'à l'acte de l'évèque de Chartres, publié sous le n" CXVII. 

2. Les passages imprimés ici entre crochets, et qui ont disparu sur 
l'original, ont été restitués à l'aide des copies et du diplôme original de 
Louis VI, (Je même teneur, publié sous le n" CXVI. 



— 292 — 

poterat enim aliqiiando conlingere, quia absentes eramus, ca- 
nonici vero présentes, aliqua minislrornui [prolervitate vel aliis 
ex caiisis diBcot']diain stqier hoc moveri; quoil nos px ulraque 
pnrte iilile coKiiosrenles, eoritin pelilioni nssonlsiimis. Con- 
venlio ilaqne inler] nos et alihalem sancii Joliannis de Valeria, 
consencientenosiroelipsiiis cajiiliilo, liée habita est, qua[lenns 
canonici sancti Joliannis sepjletii inocJios anntme singulis annis 
nobis [icrsolvcrenl, lll" de frnnierito it 111!"'' de avena Carno- 
tensis men|sure, ita ut, si nobis placeret], eandem annonain 
pênes se usqiic ad natale Domini habererit et siciil snam cus- 
lodirent. Hoc qiioque nobis conces[soriitit ut in eadutii villa 
n]unqiiani ccclesia fierel. Do ininutis vero deciinis sic slatutiim 
est ut ianuni et cetera in agnis el viliilis aliis[qne hnjusmodi 
haberemus, pxce]]i1o quod de (iropria proprietale canonicorum 
decimam non liaberemus. Si qui vero de rusticis decimain que 
[ad nos, sicut prediclnm est, perlinjel retinere vel defraiidare 
voluerinl, canonici nobis snper hocjusticiam de nislicis facient. 
Add[itnm quo(|ne est ut ne(]ue aliqueni hojniinem de terra 
sancti Benedicii ad manendum in terra Einenturville canonici 
ullalenus suscipiant; [si vero aliiiuo modo evenerit, ubi] cla- 
morem a nobis audicrint, euin a se expellanl. De his igritur 
pauclionibus, si aliijuando canonici exi[i"e voluerint et a nobis 
vel a succesjsoribns nostris jusliciarn ([uerentibus secundum 
verba liée pauctum hoc exeqtii noluerint, ad decimam Ermen- 
laville rodibimus [el possi]debimus. Ad liée canonici a nobis 
quesierunl ut a majore Sainville, qui in eadem deciniacione 
feodum et quosdam consuetudines habere se dicebat, pacem sis 
omnino conrirmarciuns, ut sine ulla vexacione de cetero utrin- 
(jue res pacifiée renianeret; quod a nobis concessnm est et 
confirmatum. Hec ut firma el illibata in futuruin pennaneant, 
inviolabili sanctione statuirnus et ad confînnationis hujus per- 
manens testimoniuni sigilli nostri impressione presens scriptum 
munimus et fratruui eapituli nostri testiinonio firmamus. S. D. 
Bosonis, abbatis, S. Gauberli, prioris. S. Pelri, subprioris, 
Signum Elanberti, precentoris. S. Pelri, celarii. 

Actum Floriaco publiée, aiino inearnati Verbi M^C^XX", regni 
Ludovici X°1M"I% Adelaidis regine V"!"!". Data per rnanum 
Franbferti armjarii. 



- 293 - 

CXIX 

[H2I]'. 

Les chanoines de Saint- Jean-en- Vallée constatent l'amodiation 
qui leur a été faite, par les moines de Saint-Benoit, de la dîme 
de Mantarville. 

Original, parchemin, charte partie (cirografum). Archives départe- 
mentales du Loiret, fonds de Saint-Benoit. 

C, p. 340. — D, fol. 285, d'après B, fol. 156 V, n* 601. — Y, Bibl. 
nat., ms. lat. 11063, fol. 26 v, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean-en- 
Vallée (compilé en 1260). 

Indiq. : L, p. 411, d'après B, fol. 156 v. — Z, Bibl. nat., ms. lat. 5481, 
fol. 51 V. 

Ne fraudulentonim tergiversai ione quœ " Arma debent esse 
adnuUari valeant vel depravari, rnajorum consilio visum est 
quse voluerunt durare litterarum tradere inemoria?-. Quorum 
auctoritatem secuti, nos sancti Johannis canonici notum esse 
volurnus tam futuris quam presentibus nionachos sancti Bene- 
dicti Hermentarvitlse decimationem quse ad eos pertinebat ad 
nominatam modiationem nobis conce.ssisse per manum Gau- 
fridi Carnotensis episcopi et régis Francorum Ludovici, quorum 
scripta et munimeuta super hoc'. Nos itaque eis septem modios 
annonae singulis annis persoivemus, très de frumento, quatuor 
de avena, Carnotensis mensure, ita ut, si opus Tuerit, usque ad 
natale Domini eandeni annonam pênes nos habebimus et sicut 
nostram custodieinus. Hoc quoque monachi addiderunt quod 



CXIX. — a. Nous rendons par sa les e cédilles de l'original.— b. Les 
copies donnent ici un passage qtti manque dans l'original : super 
hanc conventionem habemus, ne discordia aliqua ministrorum proter- 
vitate vel ex aliis causis inlur nos super hoc contingcrct. 



1. Cette charte n'est pas datée, mais elle est postérieure aux trois 
actes précédents, auxquels elle se réfère expressément. 



— 294 — 

in eadem villa numquam rocclesiam faciemus. De minutis vero 
decimis sic stalutum est ut lanam et cœtera in agnis et vilulis 
aliisque hujusmodi monachi habebunt, excepto quod de pro- 
prietate nostra decimam non habebunt. Si qui vero de rusticis 
eam decimam, sicut predictum est,qute ad monachos perlinebit 
retinere vel defraudare voluerint, nos eis super hoc justiciam 
de rusticis faciemus. Additum quoquo est ut neque servuin 
neque aliqucm boininem de terra sancti Bcnodicti ad maneu- 
dum in terram Hermentarvillai ullalenus suscipiamus; si vero 
aliquo modo evenerit, ubi clamorem de eo a monachis audiemus, 
eum a nobis expellcmus. De his igitur pactionibiis si aliquando 
exire voluerimus et per manum Carnotensis episcopi monachis 
justiciam querenlibus ipsi secundum verba ha'C pactum hoc 
exequi noluerimus, monachi ad decimam Hermentarvillin redi- 
bunt et eam possidebunt. Ad hœc ex parte nostra ab abbate 
sancti Benedicti et monachis quesitum est ut a majore Sain- 
villas, qui in eadem decimatione feodum et quasdam consuclu- 
dines se habero dicebat, pacem nobis omnino conflrmaret, ut 
sine ulla vexatione de cetero ulrinque res pacifice rftinancrct ; 
quod ab abbate et monachis et concessum est et conlirmatum. 
Hase ut firma et illibata in futurum permaneant inviolabili 
sanctione statuiraus et ad confirmationis hujus permanens les- 
limonium sigilli nostri impressione presens scriplum munimus 
et fratrum capituli nostri teslimonio confîrmamus. 

S. D. Stephani, abbatis. S. Hcrmaiini, prioris. S. Haimonis, 
subprioris. S. Alberli, cantons. S. Lamberti, sacerrîotis. 
S. Fulcherii, sacerdotis. S. Raginaldi, sacerdotis'. S. Ber- 
tranni, sacerdotis. S. Salomonis, sacerdotis. S. Toardi, sacer- 
dotis. S. Gelduini, sacerdotis. S. Pétri, sacerdotis. S. Huf,'onis, 
diaconi. S. Oelardi, diaconi. S. Phylippi, diaconi. S. Garini, 
subdiaconi. S. Ansoldi, subdiaconi. S. Droconi, subdiaconi. 



CXIX. — c. Les moix Rnfinnldi sacr-nlotis ont rtr njoitlrs nit-ifrsxiis 
(le l-'iilcliorii. 



- 295 — 

cxx 

Bourges, 1122, après le S août*. 

Yulgrin, archevêque de Bourges, à la demande de Boson, abbé, 
reslUue aux moines de Fleury l'église de Saint-Martin, près de 
Saint- Brisson. 

C, p. 316. — L, p. 133, d'après B, fol. 156 [lisez 146]. 

INDIQ. : b, fol. 328, d'après B, fol. m.— K, p. 389, d'après B, fol. 110. 

W.*, per Dei misericordiam Bituricensis archiepiscopus, vc- 
nerabili Tratri Bosoni, Floriacensis monasterii abbati, ejusqiie 
successoribus canonice substituendis in perpetuum. Oportel 
nos qui ecclesie Dei, divina dispensante providentia, presi- 
demus, loca divino cuUui mancipata diligere sed illa precipue 
in quibus servi Dei, qui pro Christi amore hoc seculum reli- 
querunt, die noctuque vigiliis et orationibus insistentes, pro suis 
aliorumque delictis divinam clementiam exorant; unde nequu- 
quam fas esse arbitramur monasteriorum facultates ad susten- 
tationem pauperum Christi deputatas ullatenus imminuere, quas 
potius, pro posse nostro, si opportunitas se ingerit, et volumus 
et debemus augere. Idcirco, venerabilis et dilectissime fralcr 
Boso, Floriacensis monasterii abbas, tuam ac fratrum tuoniui 
petitionem bénigne suscepimus et ecclesiam sancti Martini que 
juxla sanctum Bricium* sita est, quam ex antique jure recla- 
mabatis et juris Floriacensis monasterii antiquitus Tuisse assc- 
rebatis, gloriose semper virgini" Marie et beato Benedicto, in 
quorum honore Floriacense monasterium fundatum est, zelo 



CXX. — a. Wulgrinus L. — b. Brictium L. — c. virginis C; virgiuis 
corr. en virgini L. 



1. Cette charte est datée de 1122, la 15* année du roi Louis VI; la 
15* année du règne s'étend du 3 août 1122 au 2 août 1123. 



— 20G — 

reclitudinis et pielatis amore reddidimus libi el'' successoribus 
luis ad sustentationem fainulorum Dei in perpeluum oblinen- 
dam concessimus, salvo jure Bituricensis ecclesie et minis- 
Irorum cjus. Hec aulem nostra concessio, assensu minislrorum 
nostrorum, Radulli nrchidiaconi, Matthei' archipresbyleri con- 
firmata est etperpresentisscripliteslimoniummemoriefidelium 
cornmendata. Prohibeintis igitur ex auctoritale nobis a Deo 
concessa'' ut nulla deinccps sive» ecclesiastica sive secularis 
pei'sona prefatam ecclesiam sancli Martini a Floriacensi mo- 
nasterio alienare présumât neu'' quis calumpniam inférât neve 
fratres Domino servtentes a (juiete divine conlrniplationis 
avocat injustis et temerariis vexationibus faligando. Quod si 
quis contra hanc concessionem nostram ire presumpserit, pre- 
sentis scripti testimonio rcfellalur, et qtiousqtiedignam peragat 
peaitentiam juxta sacrorurn canouum censuram, ut alieni juris 
invasor dampnationi et excommunicationi subjaceat. 

Actum Bituricas, anno ab incarnatione Domini miliesimo 
centesirao vigesiino secundo, régnante rege Ludovico anno XV*, 
Wigrino-' catliedre Bituricensi présidente nimo tertio. Testes 
ex parte archiepiscopi : Gaufridns, precentor; Hubertus, can- 
ccllarius; Ysambertus ''■, subcanceilarius; Marcellus, capellnnus 
Guarnigiiil'. Ex parte Bosonis abhatis : Airaudus"*, prier 
sancti Bricii"; Boso, inonachus; Paganus Greno; Dcruardtis de 
Claustro; Paganus, Castellionensis forestarius. 



CXXI 

Siiint-lienoit-stir-Loi rc , / 123. 

Bosoji, abbé, et les moines de Saint-Benoit cèdent aux moines de 
la Cour-Dieu la dîme de deux charmées de terre el la dîme des 



CXX. — d. tibique et L. — e. Mathoai L. — f. a. Deo nobis com- 
uiissa C. — (j. sive omis par C. — /). nec L. — i. aiiiio XV oiiiis par !.. 
— j. Vûlgrino C— /(. Isaiiibariius L.— /. Garuiguil L. — m. Airardus L 
— II. Briclii L. 



— 297 - 

troupeaux de Courcelles, en échange des droits du roi sur le 
nouveau moulin de Richard, au Mesnil. 

C, p. 107. — E, fol. 211 V. 

Indiq. : 6, fol. 324 v, d'après B, fol. 48. — K, p. 389. — L, p. 412, 
d'après B, fol. 48. 

In nomine sancte Trinitatis. Ego Boso, abbas sancti Bene- 
dicli et universa congregatio ejusdem monasterii, notum fieri 
volumus" cunctis fidelibus tam futuris quam inslanlibus quod 
monachis de Curia Dei omnem decimam lerre duarum quar- 
rugarum' et" decimam universarum pecudum suamm de Cur- 
cellis ita quiète et jure perpétue habendam et possidendam et 
obtinendam concedimus, utneque nos neque ministeriales nostri 
aliquam deinceps decimam predictarum rerum ibi ab eis requi- 
ramus; et propter hoc quidquid rex Ludovicus in novo 
Richardi molendino de Mansionille'' habebat, ex dono et elee- 
mosyna ejusdem régis, in hujus rei commutationem jure per- 
pétue habendum et oblinendum suscepimus. Quod ne valeat 
oblivione deleri" scripto commendavimus et ne possit a pos- 
teris infîrmari sigilli nostri auctoritate corroboravimus. 

Actum Floriaci in capitule nostro publiée, anno ab incarna- 
tione verbi millésime centesimo vigesimo tertio. 

Hujus rei testes sunt, quorum nomina subtitulata suiit et 
signa. Signum Gauberti. Signum Beraudi. Signum Elie. Sig- 
num Simonis, armarii. Ex parte vero eorum affuerunt Roberlus 
prier, Tlieobaudus et Humbaudus monachi. 



CXXII 

Vulgrin, archevêque de Bourges, donne à l'église de Saint-Benoit 
de Fleury, représentée par Bernard, prieur de Chdleauneuf- 



CXXI.— a. volumus fleri E.— b. quaringarum E.—c. in E.—d. Man- 
sionillo C. — e. oblivione deleri valeat C. 



— -298 — 

sur-Cher, l'église Saint-Pierre de Vencsmes avec la chapelle 
Saint-Jean. 

C, p. 324. — /., p. 511, d'après B, fol. 149 V. — M, Bibl, nat., ms. 
Ittt. 12739, p. 365. 

Ihdiq. : b, fol. 328, d'après B, fol. 149.— If, p. 389, d'après D, fol. 149 r. 

In Qomine sancte etiadividue Triaitatis. Tarn ad presentium 
quam ad posteronim fidelium memoriam presenli carte man- 
dare curavimus quod ego Wlgrinus", Dei gralia Bituricensis* 
ecclesie humilis minister, consilio et precibus tam clericorum 
nostrorum quam procerum plurimorum, matrein ecclesiam de 
Venesimo", que est in honore sancti Pétri, cum capella sancli 
Johannis'', et omnia ad eandem ecclesiam perlinentio, in manu 
Bernardi, prioris Gastri' novi, ecclesie sancti Benedicti Flo- 
riacensis et fratribus ibidem servientibus in perpeluum haben- 
dam donamus el concedimus et^ sigillé nostre auctorilatis 
corroboramus. 

Hec autcmactasuntanno abincarnatione» Domini MCXXV*, 
sedente Honorio papa, régnante Ludovico' rege. 

S.J Wlgrini*^, archiepiscopi. S. Gaufridi, precentoris. S. Ugo- 
nis', archidiaconi. S. Ugonis, archiprcsbyteri". S." Cadiiroi, 
canonici. S. Giraudi, cantoris beati" Auslregisili. S. Bardini, 
canonici sancli Ursini. S. Odonis, clerici nostri. S. Joannis, 
capellani nostri. S. Raimundif, canonici sancti Ambrosii. 

CXXIII 

Vers I I2h '. 

Glnion, doyen, cl le chapitre de iéylise Sainl-Èlienne de Dourijct 
renoncent à toute prétention sur les églises de Venesmes, donntes 



CXXII. — a. W. C; Wulgrinus .1/. — b. Biturigensis CL. — c. Vene- 
sino C. — d. Joannis CL. — «. Ciislelli L.lf . — f. et omis par LM. — 
<j. aiino incarnaliuins .U. — It. niilU'simo t-enlesiniLi vicosiiiio quinlo L. — 
i. Lodovico C. — j. S barre devant chacun ik'S noms des témoinx, 
dans L.— k. Vilgrini C; Wiilgrini M.— l. Ilugonis L.— m. Arec arclii- 
presbiteri s'arrête M qui remplace les autres noms par et aliorum. — 
n. Sig. C. — 0. S. L. — p. Raymundi C. 



1. Cet acte se réfère au précédent. 



— 299 — 

à l'église de Sainl-BcnoU par l'archevêque Vulgrin, tt qu'ils 
abandonnent à ladite église, à la condition que le prieur de 
Saint-Pirrre de Chdlmuneuf-sur-Cher levr paiera annueltr- 
menl, le surlendemain de la Toussaint, xin cens de deux sous 
d'Issoudun pour tesdiles églises, deux sous de la même monnaie 
pour l'église de Saint-Baudcl et douze deniers pour l'église de 
Saint-J\Uien-le-Pouvre. 

C, p. 323. — L, p. 541, d'après B, fol. 119. 

Iniiiq. : A', p. 389, d'après li, fol. H9. 

Qiioniam humana vita hrevis est labilisiiue memoria, execii- 
tionem gestarum rerum decrevit antiquas conimendare inpmo- 
rie litterartim. Proinde", ego Giino*, decanus, et totus coni- 
munis convenUis ecdesie beati' Stephani Biluricensis nolum 
esse volumus omnibus dominiez vinee culloi'ibus lam preseii- 
libus qtiam ftiluris in quorumciinq^ie inaniis licc caria'' pervo- 
nerit quod totam querelam illam qiiani iiabebamus adversiis 
abbalem et monachos sancli Detiedicti Florincensis pro eccle- 
siis de Venesitnc, que siint juris ecclesie beali Stephani, in 
pace dimtsimus, lum pro dono quod fecerat domnus Wlgrinu.';, 
veocrabilis archiepiscopus, de eisilein ecclesiis ecclesie sancli 
Benedicti et monachis, tum'"pro amore et hiimili deprecatione 
Bernardi, prions de Castro novo, nostri familiarisa amici, 
totam illam querelam penilus dimisimus et ecelesias de Vene- 
simo* ecclesie sancti Benedicti el monachis concessiinus in pace 
teneudas et qiiiete in perpotuiim possidendas, lali vidolici^l 
pacto quod prier ecclesie sancti Pelri de Castro novo persol- 
vet' nobis annuatim duos solides censuales Issolidunensis mo- 
nete de prefalis ecclesiis, tertia die post festniri Omnium snnc- 
tornm. Persolvet etiam nobis idem jjrior ad (uiuidcMU lerniinnin 
duos solidos ejusdem mouete de ecclesia sancli Baudelii do 
Tilliaco, et duodecini denarios de ecclesia sancli Jnliani, que 
sunt juris ecclesie bcali Stephani. Islius coneessionis videnics 



CXXtU. —a. Pi'oiiidetiuu C— h. (iuiio C.— c. suucii L.— il. l'imrlu L. 
— e. Vimesino C. — f. tam L. — g. lamiliarii C. — h. Venesioio C. — 
i. persolval C. 



- 300 — 

et audientes lestes sunt isli, ex parle canonicorum beali Sle- 
phani : GimoJ, decanus; Gaufridus, cantor; Hugo, Aimerictis, 
Erbertus*, archidiaconi'; Umberlus"*, archipresbyter"; Mat- 
theus", archipresbyter ; Bernardus, presbyler ; Gerbaudus; 
Erveus; Cadurcus; Papio, prepositus; Paganus ; Petrus ; 
Evrardus ; Conslantinus. 



CXXIV 

19 mai i ISO. 

Etienne, êvêque d'Autun, et le chapitre d'Aulun, à la requête de 
Boson, prieur de Perrecy, concèdent aux religieux de Sainl- 
Benoit-sur-Loire et de Perrecy l'église de Saint-Eugène. 

K, p. 786, d'après l'original. — N, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 54, 
fol. 120, d'après l'original (copie envoyée par Dom Gérou le 4 février 1765). 

Noluin ficri volumus omnibus Dei fidelibus tam presentibus 
qiiarn fiiltinii ijiioniain Boso", prior Palriciacensis, et fraires 
ejusdem loci noslrain adierunt presentiam siipor ecclesia sancti 
Iniani, (piaiii sui jiii'is esse dicebanl, nostram miscricoi'diain 
iinploranles; nos ilaqiie precibiis el voluiitali prioris et fra- 
tnim annuenles, ego Slephaojis, Dei gralia Eduenaisepiscopiis, 
et ecclesie Eduensis lotus eonvenlus predictam ecclesiam Deo 
et sanclo Benedicto et Patriciacensis* ecclesie fra tribus modo 
el in fulurum libère et ciuiele habendam concedimus, et ne 
noslra donatio in posleruin, cpiod atisil, irrila fiât nosire auto- 
ritalis sigillo et noslroruin cauonicoram presentia et lestimo- 
nits assignatam in conimuni capitule conlirmamus. Signum" 
Stephani episcopi. Sig. Abbonts, decani. Sig. GuilUelmi'', pre- 
centoris. Sig. Goisfridi, archidiaconi cardinabs. Sig. Seguini, 



CXXIII. — j. Guno C. — h. Aîmericus, Erberlus oinis par L. — 
/. urcliidiaooniis L. — vu. Humbertits L. — ?i. archipresbytur omis par C 
qui, après Matlicus, met aroliiiH'i^sbyten. — o. Matliaîus L. 

CXXIV. — a. qnoniain prier Pntriciensia Bosn A'.— b. Putricensis N. 
— c. S pour sigiium ou sig. decsMl les noms des témoins N. — d. Guil- 
lelmi N. 



— 301 — 

archidiaconi. Sig. Roitini, archipresbileri. Sig. Hugonis c!e 
Glana. Sig Gunllerii, (iapiferi. Sig. Telbaltli. Sig. Slepliuni de 
Balna. Sig. Giialterii Oricoli. Sig. Fulconis. Sig. Joliannis de 
Lyriaco. Sig, Ilumberti de Moule sancli Johannis. Sig. Hurn- 
berti de Monte Morelo. Sig. Steptiani de Rocha' et omnes alii 
laudaveriint. Signum Roberli do Tortiaco''. Ex parle prioris 
Palriciacensis» lestes sunt : Bcniardus Magabri; Hugo de Ha- 
vesia ^ ; Guillielnius' de Floriaco; Bernardus, presbiter de 
Dompetra; Rninaldiis, presbiler; LcllialdusJ, fiimiiliis prioris. 

.\clum ptiblice anno domiiiice incainalioiiis M"C°XXX°, feria 
secunda inlra oclnbas Penlecostes, régnante rege Ludovico, 
anno XX°II». 



cxxv 

CImleauoeuf, H35, entre le 8 août et le 24 octobre'. 

Louis VI, avec le consentemenl de son fils Louis, confirme la 
liberli de l'iglise de Noire-Dame de Châleauneuf-sur-Loire et 
celle de son cloître; il concède en outre à ladite église les re- 
venus et ta justice des deux foires, qui se liennenl l'une le 
8 septembre, l'autre le 28 octobre, et accorde le sauf-conduit 
royal aux personnes qui se rendront à ces foires. 

C, p. 164. — E, fol. 313. — K. p. 785, d'après l'originul. — M. Bibl. 
nat., ms. lat. 12739, p. 517.— .V, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. .56, fol. ICI, 
d'après C (copie envoyée par Dora Gérou le 8 décembre 1764). 

Indiq. : Inventaire de 1567, n* 55 : « Signé de la main du chancelier, 
avec une courroye blanche. » — b, fui. 326, d'après fl, roi. 70. — Lucliuire, 
Louis VI, n* 500. 



CXXIV. — e. S. Stephani de Uoclia acan! S. Humhi'rti de Monte 
sancli Johannis A'. — f. Terciiico jV. — f/. Patriacensis A'. — h. Hiiru- 
sia N. — i. Guillelnius jV. — j. Letliardus A^. 



1. Ce. diplôme est daté de la 38' année de Louis VI et de hi 4" année 
de Louis le ji'Utie. La 28' année de Louis VI s'étend du 3 août 1135 au 
2 aiiût 1130, et la 4" année du Louis le jeune, couronné à licinis le 
25 octobre 1131 (Luchaire, op. cit., n" 5G0), du 25 octobre 1131 au 24 oc- 
tobre 1135. 



— 302 - 

In iiomine sancto et individuc Trinitalis, amen. Ego Ludo- 
vicus, Dei misericordia in regcni Frnncoriim sublitnalus, nolum 
lieri volo" lam presenlibus quam futui-is tjuod'', pro amoreDei 
et pro anime nostre aC predecossorum nostrorum reiuedio, 
ecclesiain béate Mario de Castro novo que libéra est et libéra 
débet esse'', liberam esse perj>etuo concedimus. Claustrum 
etiain eidem* ecclesie et quidquid ambilu claustri continelur 
ita lirraamus et auctoritnte regia Ikmari precipimus'' quod^' in 
co'' nullus aliquam audeat' exaclionem facere nequc honiinem 
neque aliquam possessionem capere neque aliquainJ' alicui ibi 
viotenliam inferre. Firmamus preterea eidem ecclesie duas 
ferias, nichil in eis nobis retinentes, iino utriusque ferie red- 
ditus', teloneum, sauguinein, lali'onein' et omnem aliam justi- 
tiam predicte ecclesie concedentes, quaium altéra est in nati- 
vilale béate Marie septembris, altéra vero in festivitale apos- 
Lolorum Simonis et Jude, et venientes ad bas ferias in cundo 
el rodeundo in noslro condiictn recipimus, et ne in quolibet in- 
(juietentur"' omnino proliibeinus. Quod ut ralum et lirmum 
permaneat in sempiternum, scriplo commendari precipimus" 
et ne possit a posleris" infirmari, sigilli nostri auctoritale et 
iiominis nostri karactere subterlirmavimus''. 

Actum publiée apud Castrum novum, anno incarnati Verbi 
M»C°XXX"V°, regni nostri XXn'ni", annuenle Ludovico lllio 
noslro' in regem sublimalo anno 1111°. 

.\stantibus in palatio nostro quorum nondna subtitulata sunl 
et signa. S. Haduifi'', dapifori nostri, Viromandorum' comitis. 
S. ritiillermi',buticularii. S. liugonis, constabularii. S. Hugonis, 
cbanierarii". 

Datum per manum Ste- (Monogramma}' -phani cancellarii. 



CXXV. — a. volumus CKM. l'otir le. choix des varianlos du proto- 
cole ùiitial et final, nous nous référons à un diplôme de Louis VI, 
douné à Chàteauneuf, en llSC), conservé en original aux Archives 
nationales, K. T2, n' 8', publ. dans Tnrdif, Carions des rois, n' ftiH. 

— b. ijuoniiiiii CEK. — c. et A'. — d. bs.s(î débet A". — e. ejusilinn CKM. 

— f. praece|)imus C. — g. quulenu.s E. — h. ea A'. — i. audeat alîqiiam E. 

— j. nec oliquid M. — k. rydditus omis par M. — /. latrociuium A'. — 
m. ini|iiieleiit A'. — n. iiroici'pinius CE. — o. ne a pusteris pussit ('. — 
p. subterllrmamus M.— q. lilio noslro Ludovico A'. — r. Radulphi EKM. 

— s. Viromauduorum KM. — (. Guilliulnii A'. — ». camerarii CEM. — 
ij. Le inonoijr. omis par CAL 



- 303 — 

CXXVI 
H37, avant le 9 avril*. 

Gcraud et Foulque, son frère, vicomtes de Brosse, abandonnent 
au monastère de Saint-Benoit, entre les mains de l'abbé Boson, 
une partie des coutumes qu'ils percevaient à Saint- Benoit-du- 
SauU, et font confirmer cet abandon par Aubry, archevêque de 
Bourges, et par Guillaume, duc d'Aquitaine. 

C, p. 274. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12776, p. 472'. 

Indiq. : 6, fol. 327 V, d'après B [fol. 126].— if, p. 394, d'après B, fol. 126 

Quoniain, ciiin plura que statuuntur pro mortali hominum 
dissolutione obliviscunlur, idcfrco litterarum traduntur me- 
niorie, qualenus ea que transacta sunt scripture testimonio 
quasi presentia legentibus semper appareanL Notum igitur sit 
omnibus lam presentibus quam fuluris" quod ego Giraudus et 
Fulco, frater meus, vicecomiles', in presenlia venerabiiis domni 
I3osonis abbatis sancli Benedicti Floriacensis° venientes, pravas 
consuetudines quas injuste in Salensi loco seu in omnibus locis 
ejusdem adjacentibus habere videbamur, libéras et absque ulla 
calumnia Dec et sancto Benedicto relinquimus, eas videlicet 
quas huic scripte inserendas judicamus''. In primis omnia 
edicla, cujuscunque rei fuerint, sancto Benedicto propria osse 
concessimus; in incendio tamen, in raptu mulieris, in armorum 



CXXVII. — a. quam futuris omis par C. — b. Bruciu vicocomitos M. 
- c. Floriacensis oxiis par C. — d. judicavimus M. 



1 . La date de cet acte est déterminé par les souscriptions d'Aubry, 
devenu arehcvôquo do Bourges en 1137, et de Guillaume duc d'Aquitaine, 
mort le 9 avril 1137 (Luchaire, Louis VI, n° 579). 

2. Cette charte est en outre reproduite, sauf le préambule et une 
partie dos souscriptions, dans une charte de Pierre, archevêque de 
Bourges et dans une charte de charte de Bernard, vicomte do Brosse, 
fils de Géraud, de 1154 publiées plus loin 



— 304 — 

tractu, cum hec forte flunt in burgo', medietatein relinemus; 
liane auletii iileo Imbenitis inediotalem ut aliain ju-pposilo loci 
habere facianius. Homines vero biirgi scu terre in expcditionem 
aliquam^ nisi infra terrain sancti Bencdicli non ducemus, sed, 
si conflictus belli forttiito contra nos insurrexeril, jussii prepo- 
siti tantuin in caslellania Brucie nobiscum eos liabebiinus ; 
si quis vero remanseril, juslilia preposito debelup. Ecjuos eliam 
sive asinos tam inonachorum quarn clericorum, tam militum 
qtiam clienlum bailias habentiuin, alicubi nuliomodo niittcmus; 
burgensium vero jumenta ad deferendum viclum apud Bru- 
ciam vel Chailacvel Parnac, ipso die reddituri", ducemus. De 
solularibus'' quoque lioc statuimus quod tantum duo paria in 
hienie, totidem in estate sumemus', pro singulis quatuor de- 
narios illico reddentes. Prelerea de boscario et pascario defi- 
niviinus' ut omnes nostri reddant, exceplo Petro Bernardo* ex 
una tantum domo' vel eo qui preposituram quam ipse tenet 
babebit; quicunque vero in Monte™ Garnaudi manserint simili 
modo boscariuin et pascarium persolvant, exceptis bis qui de 
génère Malhonet sunt. Statutum est etiam quod, si necesse 
fuerit, in burgo pro victu vadimonia" poncmus duplum valentia 
ad minus pro quibus ponentur". Promittimus quoque Deo quod 
bomines sancti Benedicti contra voluntatem monachorum nulle 
modo suslinebimus nec ab eis hominium suscipiemus. In herbis 
aulem pratorum nihil nobis retinentes, sic de feno statuimus ut 
semel in anno armiger noster omnis foni tam médiocre sumal 
quantum' ipsum et fcnum pariler equus portare valeat, et hoc 
onus nisi per biduum in domo non relinquetur; si ulterius 
reliclum fuerit quoquomodo perditum sit; nuilam restaura- 
tionem armiger acoipiet', qui vero fenum non habuerit nihil 



CXXVI. — e. forte in burgo fueritit M. — f. expeditioiie iiliqua CM. 
Coït, expoditionciii aliqiuim par la cliarle de Pierre, tircltevéïjue de 
Bourges. — g. redituri sM. — h. aociilarihus S.—i. suinanius C. — j. dilli- 
iiiviinus (liins la charte de Pii^rre, arclievikjuc da liourges. — h. P. 
H. CM; Petro bornurdo. dana la chartp de Pierre, archevêque de 
Hourges. — /. ex uua dumo tuiilum M. — ni. nionlem C. — ?(. vadimonia 
pro victu M. — 0, ponotur C. — p. quod C: iiuam dans la charte de 
Pierre, archevêque de Bourges. — q. percipiot Jt/; recipiet quod si 
nun liabuLTit dans la cliurte de Bernard, vicomte de Brosse. 



— 305 — 

persolvet. Onera aulem ejusdem feni de Chinef sancto Bene- 
dicto concessimus ' quandiu inonachus vel sacerdos ibidem 
Domino' deservierit. Arietes quoqiie, agnos, galltnas et fabas, 
quas vi rapiebamus, in perpetuum derelinquimus". Mestivas" 
etiam, quas vel nos, vel nostri in terra querebamus, ne ultra 
vi aliqiia querantur, ex toto remilliraus*. Stationem vero burgi 
oinnino reiinqniinus et si, causa cogente, forte diverterimus", 
de burgo nulli forifaciemus, si vero voluntas forifacere admi- 
nistraverit triduo ante forifactum et triduo post forifactum et 
nos et nostros a burgi iotroitu retrahemus. Ecclesia aulem si 
pro qualicunque' deliclo nostro interdicta fuerit, a burgo 
tamdiu abstinebimus quoad usque ecclesiam ab excommunica- 
lione liberemus. Si qui vero vel nos, vel successores nostri, hec 
que prediximus in aliquo resumpserint", eam quam proditor 
Judas promeruit penam et eternam percipiant* damnalionem. 
Hec autem ut flrmissima" permaneant, ne nos vel nostri has 
dimissiones debililare vel calumniare presumainus, cum libre 
argentée, pro remédie animaruui nostrarum et parentum nos- 
trorum super sacrum altare dimisimus et etiam in manu domni 
Dosonis abbalis et Ilelie'' prepositi fide nostra firmavimus, as- 
tantibus nobilibus viris, auxilio quorum et consilio et nos et 
domnus' abbas ea disposuimus; horum nomina subscripta 
su ni : 

Isemberlus'' Folium et Gaufridus filius ejus, Boso Folium et 
Umbertus frater ejus, Roberlus de Argentomaco', Isembardus* 
Sendebaudi, Gaufridus de Fondom', PZlias Gardonis, Osbertus 
de ArnaC'', Randulfus de Voac', Bernnuilus Porelus', Petrus 
Bernardi, Giraudus Petit, Ranulfus"* Iterii, Barlliolomeus mo- 
nachus, Petrus Gadorius monacbus, Joannes monachus, Gau- 



CXXVI. — r. Chineel dans la charte de Pierre, archevêque de 
Bourges. — s. sanclo concossimus Benedicto 0. — t. Dt'o M. — ti. nos 
derelinquimus M. — v. Mesturas C; Mosluras M. Corr. Meslivas par 
la charte de Pierre, archevêque de Bourges. — x. amittimus C. — 
y. diverteremus M. — z. aliquo qualicunque C. — a. résumèrent CM. 
Corr. resumpserint par la. charte de Pierre, archevêque de Bourges. 

— l>. pcrcipiat G. — c. sic firmissima M. — </. Heljie A/. — e. dictus M. 

— f. S'simbertus C. — g. Argentuniaco M. — h. Itinbertus C. — j. Go- 
fridus do Foudoin, Isembardus Sendebaudi M. — j. Arnat M. — h. Ra- 
mnulfus de Voat M. — l. Poret C— m. Ramnulfus M. 



80 



— 306 — 

lerius monachus, Elias" monaclms, nepos abbatis qui hanc 
cartam dictavit. 

Ego Al[bericus], Dei gralia Bituricensis archiepiscopus.hanc 
cartam, quam Geraudus vicecomes fidei sue sponsione et jura- 
mento se in presentia noslra" finnasse conl'essus est, ipso 
etiatn concedenle, sigilli nostri autoritale Mrmavimus, astan- 
tibus nobiscum Cadtirco cantore, Petro archidiacono, Hugoiie 
archidiacono, Odone archidiacono el cancellario. 

SignumP Geraudi vicecomitis f. 

Signum? Fulconis fratris ejusf, 

Ego Guillebiuis, Aqiiilanorum dux, cartam hanc quam Ge- 
raudus vicecomes et Fulco fraler suus fieri fecerunt et sigillo 
sno et juramento conflrmaverunt, manus nostre subscriptione 
el signo et sigilli noslri aulorilate roboro''. 

Signum Hugonis". Signum Angclelmi de Mortuomari. S. 
Guillelmi camerarii. S. Bernard! de Tolosa. 



CXXVII 

1137, avant le 9 avril'. 

Guillaume, duc d'Aquitaine, prend sous sa protection le monastère 
de Saint-Benoit-du-Saiilt et ses biens, et défend à Géraud, vi- 
comte de Brosse, de faire résidence ni de construire une maison 
dam le boui'g de Saint-Benoit-du-Sault. 

Original*, parchemin. Archives départementales de l'Indre, H 1018. 

C, p. 194. — Af, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 144. — Z, Bibl. nat., coll. 
Dupuy, vol. 820, fol. 10. 



CXXVI. — n. Helias C. — o. nostra omis par C. — p, Sig. C; 
S (jarre M. — q. La croix omise par C— r. conlirmo roboro C. Peut- 
être faut-il corriger contirmando roboro. — s. Hugonis Clareti dans (a 
charte de Pierre, archevêque de Bourges. 



1 . Cet acte est postérieur au pri^cédent auquel il se réfère, et anté- 
rieur à la morl du duc Guillaume {9 avril il37). 

2. Nous devons la collation de l'original à M. Eugène Hubert, archi- 
viste du département de l'Indre, à qui nous adressons tous nos remer- 
ciements. 



— 307 — 

PuBL. : Mémoire pour let tupêrieurs el directeurs des Missions 
étrangères, Paris, 1742 (Bibl. nat., Imprimés, Fol. V. 1, n* 14941, p. 2). 

Indiq. : b, fol. 326, d'après D, M. 86. — Inventairi.! des titres de Saint- 
Benoil-du-Sault do 1742, Arch. nat., S 6871, rr 4, p. 60. 

Ego Guillelmus, Aquilanorum dux, cellam Salensem etomnia 
que ad eam spectant, tam illa que habet quam ea que ia pos- 
terum est adquisitura, in custodia nostra el defensione sus- 
cipio contra omnes homines et maxime contra viceconiilem 
Brucie et suos qui eam inquietare soient et pauperare. Sta- 
tuimus igitur et auctoritate nostra prohibemus ut predictus 
vicecomes, aul sui heredes, in vico Salensi assiduam stalionem 
non habeant aut domum propriam in burgo ipso vel adjacentiis 
edificare aut habere présumât, neque enim aliquis predeces- 
sorum prenotati vicecomitis Geraudi assiduam stalionem aut 
domum propriam in burgo jam dicto vel adjacentiis alicujus 
antecessoris noslri lempore habuit. Prohibemus etiam ut 
pravas consuetudines quas, secundum tenorem carte quam 
fieri fecit vicecomes, ipse dimisit el adjuravit, in burgo et 
terra sancti Benedicti, ulterius non habeal vel requirat; quod 
qui fecerit, iram nostram et confusionem suam se incurrere 
noverit. Ut vero hoc inconvulsum et ratum permaneat, manus 
nostre signe f et sigilli noslri autorilate confirmamus. Signum 
Hugonis Clareti. Signum Guillelmi, camerarii. Signum Ange- 
lelmi de Mortuomari. Signum Hugonis Tirolii. S.' vicecomitis 
de Castello Araudi. S." Bernardi de Tolosa, S." Pétri HeUe de 
Calviniaco. 



CXXVIII 

ilS7- 1J54'. 

Louis VU, roi de France, défend à Géraud, vicomte de Brosse, 
d'imposer aucune coutume à l'église et au bourg de Saint- 

CXXVII, - a. S fcarre. 



1. Cette cbarte est certainement postérieure aux précédentes, puisque 
Louis VII y prend le titre de n dux Âquitanorum u et se réfère aux 



— 308 — 

Benoit-du-Saull et d'avoir une maison dans ledit bourg ou d'y 
résider. 

C, p. 314. — ii;, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. 123. — Y, Vidimus de 
l'an 1279, sous lo sceau de l'offlcial d'Orléans, Archives du département 
de l'Indre, H 1018. — Z, Ribl. nat., coll. Dupuy, vol. 820, fol. 11, copie 
(lu vidtnuis d" l'nn 1279. 

PuBi. : Recueil des historiens de la France, t. XVI, p. 3, d'après M. 

Indiq. : Inventaire des titres de Saint-Benoit-du-Sault, de 1742, 
Archives nationales, S C871, p. G5, d'après lo vidimus de 1279. — Lu- 
chaire, Études sur les actes de Louis VII, p. 102, n* 12. 

Ludovicus", Dei gratia Francorum rex et dux Aquitanorum*, 
G., vicecomiti deBrucia", snlutem et gratiam suarn. Fidelitati 
tue monendo inandamus ut ecclesiam Salensern el biirgum'' 
qui ex ducatu et' eleemosina nostra est, ex regno vero pro^ 
abbalia sancti Benedicti, tara ipse quam omuia ad ipsam abba- 
liam perlinenlia sub nostra cotisistunt defensione, nullatenus 
inquietare présumas neque consueludines aliquas violenter et 
injuste ibi superponere; siquidem, juxta conslitutum el edic- 
lum patris et dotnini nosli'i G., Aquitanorum ducis, et ejus* 
privilegium, domum prapriam* habere le in prefato burgo aut 
assiduam mansionein prohibemus omnino', ne exinde forisfa- 
ciendi aliquid alicui tibi sit liceulia; qnod si lacère presump- 
seris, loeo el tempore quantum nos pigeât et quani'' graviter 
nos adversiun te commoveris senties. 



CXXyiII. — a. L, C. — b. Aquitanorum dux 1'. — c. vicecomiti Bru- 
cite C. — d. ecclesiam et burgum Salensern C. — e. et omis par C. — 
f. ducatu, regno et eleemosina nostra est pro M.-— g. ipsius C — h. pro- 
priam domum M. — j. nmniiio prohilHMiniSi C. — j. quiniliim V. 



actes de son beau-père Guillaume, lîoncernant les relations des vicomtes 
do Brosse avec le prieuni de Saint-Benoit-du-Suult; elle est antérieure 
à 11.Î4, tant h cause du titre de n dux Aquitanorum « pris par Louis VII 
que iiarce qu'a ccllu dule \a vicumlo du Brosse était non plus Gérfiud 
nommé ici, mais son lils Bernard (cf. infra, à l'année tl54). 



- 309 - 



CXXIX 

if37-ll54'. 

Géraud, vicomte de Brosse, renonce, en présence de Géraud Folia, 
prèi'ôl de Saint- Benoit-du-Sault, aux coutumes qu'il percevait 
dans le bourg de Saint-Bcnoit-du-SauU et auxquelles il préten- 
dait en dépit de l'abandon qu'il en avait fait aux moines. 

C. p. 369. 

iNDiQ. : b, fol. 328 v, d'après B [fol. 169). — K, \i. 426, d'après B, 
fol. 112. 

Qiionium plurime mortalium dcliberaliones tum morte ho- 
iiiinuni tum incursu causaram vuriariim ipsis auditoribus cre- 
bro accidentiuin obliviotii Iradunlur, que si scribercntur quasi 
noviler facte legentibus occurrerenl et ab auditoribus dubita- 
tionem amovorent, pi-npIrTca tnm prcscntibiis (]uam fiitiiris 
certificaniLis quod Geraldus, vicecomes de Brucia, in leinpore 
Ludovici régis Francorum et ducis Aqtiitanorum, domum sibi 
propriam in vico sancti Benedicti contra voluntatem mona- 
chormn et prêter jura predicle ecclesie edificare presumpsit, 
quia", siciit scripluiu est, « consuinmare nequivil »', naindivina 
gralia, que in se beiie sperantes non derelinquit, sedilionem, 
que inter ipsiiui vicecomitem et ecciesiam beati Benedicti ob 
hoc non parva exorla fnerat, sicnt infra scriptuin est pacifl- 



CXXIX. — a. quam dans Ja charte de Pierre, archevêque de 
Bourges, de llôi. 



1. Celle charte faisanl allusion à un excès de pouvoir commis par 
G(5rau(], vicomti.' de Brosse, au temps que Louis Vil était duc d'Aqui- 
laini!, ust dune puslérieure à l'antK'B 1137; elle est niitifriLnire ft 1154, date 
à Ifiquelle Géruud n'était plus vicomte, dp Brossi'; rlle est. i^n outre citée 
dans une charte de Pierre, archevêque de Courges, de l'an 1154. Elle 
peut avoir été rédigée en conséquence du mandement royal publié sous 
le n- CXXVIII. 

i. Luc, XIV, 30. 



- 310 — 

cavit. Penitens namquo vicecomes tante presumptionis super 
sacrum altare fide sua firmavit quod ipse nec quisquam suorum 
heredum in burgonominato perse vcl peraliumpropriamdomum 
non faceret oec haberet, quin immo concessil et firmiter pro- 
misit ut propter hoc nec ipse nec sui in rébus sancti Benedicti 
appelant quod in carta itla habetur, (juam in presentia Bosonis 
abbalis et Helie prepositi ipsemet et Fulco, frater suus, afflr- 
maverunt', videlicetde edictis, de sotularibus*, de pascariis', 
de forisfaclis, ne fièrent de burgo, de ceteris quoque consue- 
tudinibus que diligentius in predicta carta scripte sunt. Hoc 
totum sigillé patris sui Bernardi, vicecomitis, cum nondum 
Geraldus proprium haberet sigillum', affirmavit, quod idem Qlii 
sui, Bernardus scilicet [et] Guido fide sua et verbo concesse- 
runt, necnon alii filii sui qui infra annos adhuc delinentur hoc 
idem concesserunt, scilicet Angaraudus, Fulco, Geraldus, Be- 
raldus. Hoc autem factum est in presentia Gernldi Folie, lune 
lemporis prepositi, et Pétri prioris et multorum monachorum, 
P[etri] Gardoerii videlicet et Galterii et Galfridi capellani, 
Pelri, Gerardi, magistri Geraldi. Testes sunt prescripti et 
subscripti : Boso Folia, Umbertus Folia, Philippus Petrus 
card., Ranulfus de Saimach, Odo de Crèvent, Galebrans'', Ra- 
dulfus Citeri, Sanus Vicinus', Geraldus Petit, Bernardus vica- 
rius, Huberlus, Buchardus, Rainuuidas de Bosco, Bi'.raldus de 
Bosco, Geraldus Gruels, Raimundtis de Dun, Bernardus de 
sancto Benedicto et Petrus frater ejus. Signum Geraldi vice- 
comitis. Sig. Bernardi filii ejus. Signum Guidonis fratris sui. 
Signum Engelrant. Signum Fulconis. S. Beraldi. S. Geraldi. 



CXXIX. — b. secularibus C. Corr. sotularilnis. — c. pascaliis 
C. Corr. pascariis. — il. Corr. sans doute Guleiaiinus. — c Corr. peut- 
être Radulfus dictus Sanus Vicinus. 



1. Allusion à la charte publiùc plus haut sous le n- CXXVI. 

2. Celle particularité est rappelée dans la charte de Pierre, arche- 
vêque de Bourges. 



- 3li - 

CXXX 

Août fis 7'. 

toHÙ VII accorde à Boson, abbé de Saint-BenoU sur- Loire, la 
confirmalion générale des biens, droits el privilèges de l'abbaye'. 

Indiq. : Inventaire de 1658, p. 7 (liasse I. n* 10), d'après l'original '. — 
Lucliaire, Éludes sur les actes de Louis VII, p. 10!, n" 11. 

CXXXI 
1 137-1144 \ 

Association de prières contractée par Adémar, abbé de Fleury, 

avec les moines de Moissac. 

Bibl. d'Ork-ans, ms. 322 (anc. 273), p. 3VJ'. — K, p. 399, d'après ce 
ms. (alors à Saint-Benoit-sur-Loire et coté 216). 

Sciendum est quod domnus Âd., abbas Floriacensis, feria 
sexta ante Pascha, in capitulo Moysiacensi, talem convenien- 



1. Cette charte a été accordée entre le 1" août 1137, date de l'avène- 
ment do Louis VII, et le 21 août, date probable do la mort de l'abbé 
Boson (cf. supra, p. 255, n. 1). 

2. L'inventaire de 1658 mentionne cette charte, qui n'est pas autrement 
connue, dans les terme.s suivants : « Du l'an 1137 Louis 7* (dit le jeune) 
du noai, ayant pris le gouvernement du royauline de France après le de- 
ceds de Loys 6" dit \c grns, l'ulilié Hoso étant encore en vie obtint de 
luy une chartre auttumtique confirmant en général et en particulier 
tous les biens, draiz et privilèges de ladite abbaye de Flory, avec def- 
fence à toutes personnes de faire aucune exaction sur U>s terres d'iculle. 
Elle est en forme et en piircliomin; liasse I, n* 10 ». 

3. Cet original n'existiiit plus au temps de dom Chazal : « Indices 
manuscripti laudant cliarUuii ab abbute Uosone factam muxx.yvii; hanc 
invenire non potui... ». Bibl. d'Orléans, nxs. i'M, p. 396. 

4. Le nom de l'abbé Adémar permet seul d'assigner une date à cette 
notice. Le prédécesseur d'Adémar mourut probublemenl le 21 août 1137 
(voy. supra, p. 255, n. I); son successeur, Mat'aire, devint abbé à une 
date (1U4) et dans dos circonstances qui nous simt connues par une 
lettre do saint Bernard et par la Clironique de Morigny; le pape Luce II, 
peu après son avènement (mars 1141; il est mort en 1145), envoya en 
Franco comme légat Albericus, évêque d'Ostie, qui, après avoir déposé 
l'abbé de Saïut-Benoit-sur-Ltiire, lui substitua son propre neveu Macaire, 
abbé do Morigny {Rec. des histor. de la France. XII, p. 87). Voy. plus 
loin une liittre d'Kugène III aux moines de Saint-Benoit-sur-Loiro 
(16 avril 1146). 

5. Nous devons la collation de ce texte à l'obligeance de M. Ch. Cuis- 
sard, conservateur de la Bibliothèque d'Orléans. 



— 312 — 

ciam cum fratribus Moyssiacensibus fecil ul, viso brevi nos- 
Irorum defunctorum, in eorum monasterio septem missas et 
septem officia pro eis agere faciat, et nos similiter pro eorum 
defunctis, cum brevem viderimus, agere pacti sumus. 



cxxxu 

Saint-Benoil-sur-Loire, 1137, après le 21 août'. 

Hélie, évêque d'Orléans, sur l'ordre du pape Innocent II, concède 
à Adémar et aux religieux de Saint-Benoil-sur-Loire l'église 
Sainl-Ytier de Sully. 

C, p. 196. — E, fol. 375. — K, p. 397, d'après B, fol. 86. — L, p. 543, 
d'après B, fol. 86. — M, Bibl. nat, ras. lat. 12739, p. 473. 

PuBL. : Gallia christiana, VIII, Instrumenta, col. 504 : n ex aulo- 
grapho », 

INDIQ. : b, fol. 326 v, d'après B, fol. 86. 

Helias», Dei gratia Aurelianensis* episcopus, dilecto fralri 
in Christo Ademaro, venerabili abbali .sancti Benedicti Flo- 
riacensis cenobii ejusque successoribus niiiversis lotique ejus- 
dem convcnlui raonaslerii' religiose viveiiLibus, in jicrpetuum. 
Si, sacri Evangelii te.slimonio', bis"* eliam qui nos odenuif 
benefacere ammonemur'', prorsus amicis et benefactoribus 
nostris obsequium impendere caritatisi' beneplacito Dei et 
cquitati* cong^ruere videtur. Ego igitur Helias', Aurclianensis 
episcopus, notum fleri voie cunclis fidelibus tam futuris quam 



CXXXII. — a. Elias L; Helyas M. — 6. Aurelianenis ecdesiœ .M. — 
c. monaslerii conventui L. — (/. hiis E; iis L. — e. oderunt nos C. — 

f. admoriiMiiUÈ' CM; rninmoiifMnur EK. — f). charitnlis L. — !i. jpi[iii- 
lalis L. — i. KliasL; Hi.'lyas^U. 



1. Adémar suixiVlîi comme abbé de Fleury, à Boson, qui mourut 
en 1137 et probablement le 21 août; voy. supra, p. 255. n. 1). 

2. Luc, VI, 27. 



— f?l3 — 

presenlihus'', milii* a doraini pape Innocentii reverenlissimi' 
palris nostri benevolenlia significalum esse ut in ecclesia sancli 
Ylerii" Soliacensis religionem personasque ad Dei servilium" 
idoneas" instilueremusP; idcirco pro domini pape senlentia et 
voluntale, communicato ciim pruderitibus et religiosis viris 
Aurelianensis occlesie consilio, prcdictam Soliaccnsem eccle- 
siam'', pro reverenlia corporis beati patris Benedicti'' quod in 
Floriacensi cenobio Dei' providenlia et gratin requiescil, quia 
etiani ipse' totius monastice religionis et institutor et paterest, 
prefato abbali Adcinaro ejtisque successoribus et capitule Flo- 
riacensis monasterii iiniverso, ad serviendiim Deo sub reli- 
gione monastioa, dono atque in perpeluum ooncedo", salvo per 
omnia jure Aurelianensis ecclesie" et illorum canonicorum 
cum hoc donum factiiin est in ecclesia Soliacensi commoran- 
tiuni tenore^. Si qua autein ecclesiastica secularisve persona 
huic nostre donationi lemerario ausu» contraire presunipserit, 
anathemntis senlenlie subjnceat donec resipiscens condigne 
satisfaciat. Quod ut ratum et inconcussum' permaneat presenti 
scripto memorie conimendamus et sigilii nostri auctori ta te" 
corroboramus. 

Actum Floriaci publiée, anno incarnati verbi MCXX.XV11, 
Ludovico rege Francorum et duce Aquitanoruin régnante' 
anno primo, episcopalus vero nostri anno primo. 

S.' Ego Helias'', Aurelianensis episcopus, manu propria 
subscribo et conlirmo. S." Slcphani, docani. S. Philippi, pre- 
cenloris. S. Stephani, subdecani. S. Barllioloniei, capicerii. 
S. Ermenfredi '■, archidiaconi. S. H .,» 



CXXXII. — ;'. lam presentibus quam futuris EK. — /;. michi EK. 

— l. revereiiclissimi EL. — m. Iterii K; Itlierii L. — ;i. servitium 
Di'i C; sorviciuin E. — o. idoueas omis par K. — p. iiistitui.Tem 
CEM. — q. (îcr.lpsi.im Solincpnsi'm K. — r. (lorporis pnirrs Ri>nf'ilii'ti A'; 
corporis sancli Doiii'iiicli L; i'ijr|pnris luiiili UrinMliiii EM.—s. iliviiifi E. 

— t. ([uia ijisp etiani K. — u. tra<ln L. — 1\ orcilfsir» Anroliiinensis K. — 
X. lonuiv omis yiar IC. — ;/. Itmicrarid usa C: ausii temcnii'iu M. — i. in- 
conviilsuni K. — a. .'lulnritale CE; aiilhoritaln M. — h. re>;niiiito oints 
par K. — c. Siffiium E: S. oiiiiit par L. — il. Elias L; Klyiis M. — 
e. Siguum C; Signum deraitl ce nom el /es Hiiiranlx E; S («arrc' rfe- 
vanl ce nom et les suicaxts L. — f. llermanfredi C; llermenfredi E.— 
ij. S. II. . . omis par ELM t'I par I\ (pii nivt des poi)Us. 



— 314 - 

CXXXIII 

Château-Laridon, liS8. 

Henri, archevêque de Sens, confirme la concession de l'église de 
Lorris [aile par le roi Louis VIV à l'église de Saint-Benoil, ré- 
servant la soumission de ladite église de Lorris à celle de Sens. 

C, p. 281. — D, fol. 200, d'après B, fol. 129, n' 555. — L, p. 544, 
d'après B, fol. 129. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. 364. 

INDIQ. : b, fol. 327, d'après B, fol. 129. 

Ego Henricus, Seaonensis archiepiscopus, notum fleri volo 
lam presenlibus quam fuLuris hominibus me concessisse eccle- 
siam de Lorriaco" ecclesie sancli Denedicti, sicul Ludovicus, 
giorioaissimus rex Francorum, ei concesserat, salva lamen 
subjeclione Senonensis* ecclesie et jure presbyferoriim. Hoc 
quoque ut raluni et inconcussum permaneat et in perpetuum' 
possideal, sigilli mei impressione firmare ciiravi. Aclum est 
hoc* apud CastriJin Nantonis, anno ab incarnatione Domini 
MCXXXVUF. 



CXXXIV 
1138. 

Aubri, archevêque de Bourges, à la prière de l'abbé de Saint-Be- 
noil-sur-Loire Adémar, de Guillaume « meiicus » el d'Alexandre 
prévôt de Chdlearmeuf-sur-Cher, confirme la donation de l'église 
de Corquoy, faite par son prédécesseur Léger' aux moines de 
Saint-Benoit, et la donation de l'église de Venesmes faite par 
son prédécesseur Vulgrin '. 

C, p. 324. — L, p. 545, d'après J5, fol. 149 v. — M, Bibl. nat., ms. 
lat. 12739, p. 370. 

iNDiQ. : 6, fol. 327, d'nprès li, fol. 149.— A', p. 399, d'après B, fol. 149 V. 



CXXXIII, — a. Loriaco D. — b. Senonensi C. 
d. lioc omis par CDL. 



c. perpétue CDL. — 



1. Cf. supra, n- CIV. 

2. Cf. supra, n- CXXII. 



— 315 — 

Omciuin pietalis est justis petitioaibus clementer anauere et 
servos Dei quos litigare non oportet ab injustis vexalionibus 
premunire. Idcirco ego Albericus, divina dispensatione Bitu- 
ricensis archiepiscopus, nolum fieri volo cunctis fidelibus lam 
presenlibus quam fuluris quod, venerabili fratre Ademaro ab- 
bale, Guillelmoqiie" medico, et Alexandre, priore Caslri novi, 
aliisque Floriacensibus monachis humiliter supplicantibus ut 
ecclesiam de Corcoe' datam sibi a Leodegario, bone memorie 
antecessore nostro, et ecclesiam de Venesimo% quam dona- 
verat eis domnus Wlgrinus**, predeccssor nosler, nostra quo- 
que authorilate' firmaremus, pelilioui eorum assensiim prebui 
et predictas ecclesias cum rébus ad eas pertinentibus in perpe- 
luum liabendas conecssi; et ne in posterum injuste pro eis 
vexentur'' lillerarum presentium testimonio et sigilli nostri 
impressione communivi', salvo* et retento jure episcopali 
sancle Bituricensis ecclesie et minislroruin ejus. 

Mec autem acta sunt anno ab incarnalione Domini MCXXXVIII, 
sedcnle Innocenlio papa, regnanle • Ludovico rege. 

Afïuerunt et laudaverunl fratres nostri Cadurcus, canlor 
beati Slepliani; Hugo; Hubert us, archidiaconus; Odo, arcJjidia- 
conusJ; Hugo, archipresby ter; Giraudus, decanus sancti Aus- 
trcgesili*; Pelrus; Tuelo' et alii". 



cxxxv 

Orléans, 1138, avant le 1"' août. 

Rambaud, /ils de Jolduin, en présence d'Hélie, évêque d'Orléans, à 
la prière d'Aubri, prieur de Saùu-Gervais d'Orléans, et moyen- 
nant le paiement de quatre livres de deniers Orléanais, restitue 
aux moines de Saint-Gervais la terre de * Cliesiacum » près 
Bouzy, qu'il avait saisie, à charge pour les moines de payer à 



CXXXrV. — a. Willelmottue M. - 6. Corroè C. — c. Venesino CM. 
— d. Vilgriuus C : Wulgrinus M. — e. autorilate C. — f. vexentur omis 
;)ar L, rtniiplacé par des points. — g. cominuniri L; munivi M. — 
h. salvo nobis C. — i. et régnante M. — j. Hugo archidiacnnus sicut el 
Odo nt Hubf^rtus. Hugo C; Humbortus L.—k. Austregesilli M.— /.Tuela 
M. — m. L't alii omis par CL. 



- 31(5 - 

Archaloius, qui avait reçu ladite terre du père de Ramband, un 
cens annuel de quatre sols et deux deniers. 

C, p. 234. — M, Dibl. nat., ms. lat. 12739, p. 479 (copie nbrégie). 

iNniQ. : 6, fol. 327 v, d'après li, fol. 170. — K, p. 309, d'après D, 
fol. 107 [lisez 170]. 

In nomine sancte Trinilalis, ego Rambaudus, filius Jokluini, 
nolum fleri volo cunctis fidelibus tam fuluris quam presenlibiis 
qiiod, pro ninore Dei et remedio anitno mee et parentiini ineo- 
riiiii, terrani de Chesiaco, que juxta Bosiacum" est, que doinini 
et patris moi Jolduini censualis fuit qiiamque Archaloïiis, fdius 
Mauritii Bugurelli, de paire meo tenuit, et quam pro forifaclo 
inonacliorum saisicrani, c|uiu cjiisdcm terre censum milii ut 
deberent nou i-eddideranl, Dgo et heate Marie et bcato Bcne- 
dicto et monachis monasterii sancii Gervasii, quod in suberbio 
Aurelianensi a parle orientali sitiiih est, liberam omnino et 
quictani et jure perpétue sine ouinirelevatione, in cujuscunque 
inaiium \eniat, possideiidain, assensii et consilio frairuin meo- 
runi, rienrici cl Girardi, cl Guidonis generis niei, et reddo et 
concedo, ila quod nmiiaflii snneli Gerva.sii singuiis annis in 
feslivitate S. Hcniigii IV solides II dcnarios de censu prediclo 
Archaloïo solvant; si idem Archaloïus eumdem censum per se 
aut per leyaliim suum in die predicte fcsiivitatis apud sanctum 
Gei'vasiuin a monachis reqnisierit el si tune ibi eum quesierit 
et bnbere non jiolerit in craslina eum lege reddelur, el si lio- 
miiies censuui ejusdeni lurre bcato Gervasio et monachis de- 
bcntcs niihi iu aliquo forirecerinl, pilori monnchoruin sancii 
Gervasii inde clamorcni faciam el in donio monachoruni apud 
sanctum Gervasium per manum prions recliludinem indo acci- 
piam,' el si prier et niotinchi mihi de eodern censu in persona 
inca forifeccrint, priorcni inde subinoveho el dies meos illi no- 
minabo el in donio niea apud Caslellaria inde tiiilii recliludinem 
faciet. Hoc autem faclum est in presenlia doraini Helie, vene- 
rabilis Anrelianensinm epi>;copi. Hoc etiam ego Rambaudus et 
fralrcs niei, lleiiricus el (lirardus, fidei nostre assertione in 



CXXXV. — a. Buciai-um M. 



— 317 — 

manu magistri Jacobi, subdecani beati Aniani, perpetuo tenen- 
dura et inviolabiliter observandum confirmavimus. Pro hujus- 
modi preterea concessione Albericiis Galliis, qui tune lemporis 
beati Gervasii prior erat, libras quatuor dcnarioruin aurelia- 
nensiuin nobis dédit et res ista prece et pelitione ipsius facta 
fuit, nnncossimus siiiiiidem ut de (jtiadam parte dicte terre 
quam filii Rambaudi de Arteniaco injuste occupalaui tenent, 
predictus Auretianensis episcopus justitiam predictis monachis 
faciat, nos enim, quod ilii de feodo nostro eam habeant non 
cognoscimus nec indc garentitores illis crimus. Delerminalum 
est etiani inter nos et concessum quod si ego Rambaudus nut 
fralres met aut quilibet heredes mei aliquam de predicta terra 
injuriam predictis monachis intulerimus, illud, juxta presentis 
carte tenorem que sub chirographo firmata est, in curia mona- 
chorum apud sauctum Gervasium emendabimus. 

Hujus rei testes sunt ex parte Rambaudi et fralrum suorum, 
Garnerius liliiis Sancionis Cucuellî, Ribaudus de Puciaco; ex 
parte mouacliorum, iiiagisler Jacobus et Merveus, precenlor 
sancli Aniani, et Mansellus, régis Francorum clericus, qui banc 
cartam dictavil, et Marcliio de sancio Marcho, etPaganus, frater 
suus, et Burdinus, Ariiullî (îlius, 

Actum Aurclianis publiée, anno incarnat» verbi MCXXXVUI, 
régnante Ludovico juniore anno 1". 

Ut hoi; eliani [teipetuo stabilitntis obtineat munimentum sigiili 
domini Helie, venerabilis Aurolianensium episcopi, [auctori- 
tate] fuit corroboratum. 



CXXXVI 
U44-H45'. 

Hugues, archevêque de Rouen, s'adressant à Macaire, abbé de 
Sainl-Benoil-sur-Loire, confirme la cession de l'église parois- 



t. Cet acte est de l'année 1144, date de l'avènement de Gérard au 
siège épiscoiPîil de Séez (Ga//ia cliristiaiia, XI, col. 687) et do Macaire 
au siège abbatial du Sainl-Benoit-sur-Loire, ou do 1145 (voy. l'acte 
suivant). 



— 318 - 

siale Saint-Pierre d'Éperrais faite à l'abbaye de Saint-Benoit 
par Gérard, évèque de Sèez. 

C, p. 185. — E, fol. 354. — M, Bibl. nat., ms. lat. 12739, p. 368. 

Indiq. : K, p. 410, d'après jB. 

Hugo, Det gralia Rolhomagensis archiepiscopus, dilecto 
filio suo Macario", venerabili abbali sancli Benedicti Floria- 
censis ejusque successoribus canoiiice subslituendis in perpe- 
tuum. Parochialem ecclesiam sancti Pétri de Sperreia* que est 
in pago Belesmensi" tibi tuisque successoribus ecclesieque 
Floriacensi cum omnibus appendiciis suis jure perpeluo possi- 
dendam frater nosler Gerardus"*, Sagiensis episcopus, in pre- 
sentia nostra" donavit. Nos quoque eamdem ecclesiam tibi 
tuisque successoribus'' et omnibus in eadom ecclesia Floria- 
censi Deo servientibus concedimus. Et ut hoc donum' ratura 
et inconcussum a successoribus nostris* habealur sigilli nostri 
autoritate confirmamus. 



CXXXVII 
iiU-H45. 

Albericus, ivique d'Ostie et légal du Saint-Siège, confirme à Ma- 
caire, abbé de Saint- Benoil-sur-Loire, et à ses successeurs, la 
cession de l'église paroissiale Saint-Pierre d'Éperrais, faite à 
son abbaye par Gérard, évêque de Séez, avec l'approbation de 
Hugius, archevêque de Bouen. 

C, p. 185. — E, fol. 354 v. — L, p. 546, d'après B, fol. 81. 

Indiq. : K, p. 410, d'après B. 



GXXXVI. — a. Maohario EM. — b. Sperreja E.—c. Belismensi M. — 
d. Girardus E. — e. sua C. — f. posteris CE. — g. donum omis par E. 
— h. inconvulsum a nostris successoribus C. 



1. Cet acte est de 1144 (cf. l'acte précédent) ou de 1145, date approxi- 
mative de la mission d'Alberious en France comme légat du pape Luce U 
(voy. supra, p. 311, n. 4). 



— 319 — 

Albericus, Dei gralia Hosliensis episcopus, Sancle Sedis 
aposlolice tegatus, dileclo filio suo Macario», venerabili abbati 
sancli Benedicti Floriacensis, ejusque successoribus regula- 
riter substituendis in perpeluum. Parochialem ecclesiam sancli 
Peiri de Sperreia *, que est in pago Belesmensi, libi tuisque 
successoribus et ecclesie Floriacensi cum omnibus appendiciis 
suis" jure perpetuo possidendam frater noster Gerardus'', Sa- 
giensis episcopus, in presentia nostra, astante Hugone vene- 
rabili archiepiscopo Rolhomagensi',concedente et confirmante, 
donavil. Nos quoque eamdem ecclesiam tibi tuisque posteris 
et omnibus in eadem ecclesia Floriacensi Deo servienlibus 
aposlolica autorilate et oostra concedimus et conPirmamus. 



CXXXVIII 
/N4-//54*. 

Meuiaire, abbé de Fkury, cède à Pierre, abbé de la Cour-Dieu, une 
terre sise à Escrenncs, en échange de biens sis à Chduauneuf. 

C. p. 407. — Z, Arch. départ, du Loiret, série H, fonds de la Cour- 
Dieu, eartulaire du xvi' siècle, t. II, p. 3*. 

Ego Macarius", abbas Floriacensis, et dominus Pelrus, abbas 
de Curte Dei, commutalionem fecimus quarumdam lerrarum 
noslrarum; cujus rei ut^ notilia perseverel atque inter nos et 
ecclesias noslras pax et caritas' indivisa vigeat et perennef, 
lilleris vicaria pacta mandamus et sigillorum nostrorum carac- 
tère gesta iîrmamus. Habebamus itaque terrulam quamdam in 



CXXXVII. — a. Machario E. — b. Sparreja E. — c. suis omis par E. 

— (1. Geraudus C: Girardus L. — e. venerabili fratre nostro Rothoma- 
gensi archiepiscopo E. 

CXXXVIII. — a. Macharius Z. — 6. ut omis par Z. — c. cbaritas Z. 

— d. perhennet Z. 



t. La date est rnraprise entre 1144, date de l'avènement de Macaire et 
1149-ltî>4, dates approximatives de la mort de Pierre, abbé de la Cour- 
Dieu (Jarry, Histoire de l'abbaye de la Cour-Dieu, p. 19). 

2. Nous devons l'indication de cette copie et sa collation à l'obligeance 
do M. Camille Bloch, archiviste du Loiret. 



— 320 — 

territorio Scriniarum, que terre abbalis de Curie Dei inlererat 
quoin Favorulas vocant et vie subtor posile proxima est atque 
conligua, que domino abbati de Cnrte Dei, quia terris suis in- 
terposita est, necessaria vidcbatur. Ilabcbat auteinelipseapud 
Caslellum novuin pratulum' quoddarn vineamque cl lerram 
capienlem inodiura semenlis, quorum videlicel omnium rerum^ 
sic inter nos, iaudanlibus capitulis noslris, facla commutalio 
est, ut si aliquando de terra nostra adversura illos lis et con- 
troversia mola fnorit, nos eam sopiamus; si vero de rébus ab- 
balis do Curie Dei adversum nos cahimnia insurrexeril, eam 
ipse pacabit; et notamdum est quod chirographi hujus sic est 
facla divisio ut caulioni nostre prefali abbalis caracler impen- 
deat et sue noster. 

CXXXIX 

Ii44-H56'. 

Macaire, abbé de Sainl-Bt!noit-iur-Loire, informe Gérard, évêque 
de Sécz, qu'il lui envoie par le moine Adam, maître de l'œuvre 
de Saint-Benoil, un fragment du corps de saint Frogent. 

Dibl. d'Orléans, ms. 402-193 (394 bis), fol. 213 (Recuuil de Dotn Leroy, 
copie annoxiie) « ox regislro privilcgiarum episcopalium », fol. 59. 

Reverendo domino et patri in Chrislo dilectissirao d. G., Sa- 
giensi episcopo, fraler M., humilis abbas, lotusque pauperum 
Christi conventus in ecclesia bcati Bcnodicli Floriacensi Domino 
dcservioiis saluteni, cum omni devoliono parataiii ad obsequium 
volnnlatem. Cum in eundo nuper Romam et redeundo ad nos- 
trum divertere monaslerium palerniluli veslre placuisset, de- 
vote nos veslra llagilavil reverenlia ut «le corpore sanctissimi 
niurlyris KrogeiUii, quondaui Sagiensis episcopi, quod apud 
uos, Domino douante, requiescit, aliquod vobis pignus carita- 

GXXXVIII. — e. pratum C. — f. rerum omnium Z. 



1. La date de cette lettre est comprise entre les annùes 1144, date de 
l'uvénemont de Gérard cA de Macaire, ut 1156, date do lu lia de l'épis- 
copiit de Gérard {Galliii chrisliana, XI, col. 687]. 



- :]21 — 

tive irapertiremur. Nos igitur, pie petitioni vestro gratanter 
condescendentes, meriLis jam dicti preciosissimi martyris el 
vesiris precilms coriridentes, iiiiurii de ossibus ejiisdem sanc- 
tissimi martyris, de bracliio videlicet ejus, perdileclum fralrem 
nostrum Adamuni, latorem presenlium, operis monasterii 
nostri magistrum, vobis et ecclesie vestre fidelibus in perpe- 
tuitni misimus profuturura. Veslram igitur humiliter suppli- 
caiido requirimus paternitatem qualinus dictum fratrem, pre- 
ciosarum reliquiarum portitoreiii, cum ad vos venerit, amore 
Dei, predictï gloriosissimi martyris honore, promissionis nostre 
strenuus executor, bénigne et bonoriOce recipiatis et taies vos 
el vestros subditos exhibeatis ut omnium orationum et beneft- 
ciorum veslrorum participium eternam ab eterno rémunérante 
percipere mereamur remunerationem. Quod autem vobis eidem 
fratri facere placuerit per lilleras veslras nobis renuucietis. 



CXL 

llii-iint'. 

Raoul de Nids, ayant tué en guerre deux hommes de Sai7it-Benoit, 
donne en compensation à l'abbé Macaire U7i de ses hommes pour 
le posséder à litre d'homme franc. 

D, fol. 202 V, d'après B, fol. U7 v, n" G07. — M, Bibl. nat., ms. lat. 
12775, p. 122. 

IKDIQ. : K, p, 421, d'après B, fol. 147. 

In nomine sancte et individiie Trinitatis. Noverint universi" 
présumes et posleri quod ego Radnlfus de Nidis, pro eo quod 
duos homines sancti Benedicli in guerra mea occidi, dedi do- 

CXL. — a, universi omis par L). 



1. Les dates oxlrêraes de l'abbntiat de i'ahbé Macaire permettent 
seules de suppléer à l'absence de données chronologiques duiis le texte 
de ce document. On a vu plus haut (p. 317, note) que son uvènenient 
doit Être placé eu 1144; Macaire, encore abbé en IIGO, no l'était plus 
en 1161 (voy. les actes suivants). 

21 



— 322 — 

mino Machario abbali et eccicsie sancti Benedioti, commuta- 
lionis gratia, lioininem qiiemdam ineum Morinol' nniiiine, 
filium Garnerii de Vosiiiii", ea dunlaxal condilionc ut eiim 
franci hominis'' sancti Benedicti lege possidennl. Et sciendiun 
quod domino abbati dedi iidein me predictuiii Morinol ubicurn- 
que opus fuerit garenlire et in régis presenlia, quod faclum 
est, confirmare; Quod til rattiin tiabcatur sigilli mei impressions 
roboravi. 



CXLI 
Lorris, 1144, aprds le. l" tioiit. 

Louis VU assigne pour l'achèvemml de l'èylise de Sainl-Sulpice 
de Lorris, en la main du prieur Bernard, une renie annuelle 
de cent sons sur le cens des Mies du château dudit lieu. 

C, p. 28t. — D, fol. 2C0 d'après li, fol. 129, n' 556. — K. p. 788, 
d'après fl, fol. 129. — jV, Dibl. nal., «•olI. MorRau, vnl. 61. fui. «> et 93, 
d'après Ç (copies envoyées par Doni Gérou lo 8 rliirembro ITCi eL la 
15 janvier 17G5). — A', Archives du Loiret, A 1938, vidiraus d'Alain du 
Bey, prévôt d'Orléans (1428). — 1', Archives du Conseil héraldique', vidi- 
mus de 1405. — Z, Bibl. nnt., ms. lat. 1267Û, fol. 258, d'après B, fol. 129 
(copie envoyée par Dum Mathieu Gilbert le 10 avril 1708). 

Piiiii.. : Doinel, Inv. des Archives dêp. du Loiret, II, p. 30, d'après A'. 

Indiq. : b fol. 327, d'après B, fol. 129. — Arch. nat., R" 632, fol. 282, 
Inv. des archives du Chàtelet d'Orléans, d'après le vidimus du 28 mai 
1428ci7rfen A'. — Luchaire, Études sur les actes de Louis Vil, n' 141. 

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Ludovicus, 
Dei gratia rex Francorum" et dux Aquitunorum. Notum 
omnibus facimus * tain futuris quain et presenlibus " quod eccle- 



GXL. — b. Mornienl D. — c. Vuslin D. — d. homini D. 
CXLI. — a. Francorutïi rus A'. — 6. facimus omnibus C. — c. tam prse- 
sentibus quam futuris K. 



'.. Cette collection a été dispersée. Voy. Caial. analytique des chartes... 
du Conseil héraldique, 5* partie, p. 112, n" 1042. 



sie sancti Sulpilii de Lorriaco'* ad perficiendam ipsam' in manu 
Ucrnardi, lune prioris/^, solidos centum de censu hospilum castri 
ipsiiis contuliintis cosque singulis nnnis ad nativitatem beali 
Joaniiis solvendos staluimus. Ouod nt in posleriun' ralum el 
inconcussura* permaneal scripto coinmendari, sigilli nosiri im- 
pressione signari nostriqne nominis subler inscriplokaractere* 
precepimus conlestari. 

Aclum publiée apud Lorriacum', anno ab incarnacione 
Domini'' MoCoXL'IIH", regni vero nosiri octavo, aslanlibus in 
paialio nostro quorum nominasubliLulata sunt et signa. Signum' 
Radulphi" Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S.' Malliei" 
camerarii.S/Mathei" conslabularii, S.p Guillelmi' buticularii'. 
Data per manum Cadurci' (monogramma) cancellarii. 



CXLII 
« Apud Burias », H44, après le /<"" août. 

Louis Vil confirme la liberté accordée par ses prédécesseurs, et 
particulièrement par son père Louis VI ', à l'église de Saint- 
Benoit-sur-Loire. 

C, 1). 168. — E, fol. 320. — A', p. 787, d'après li, fol. 72 v". — L, p. 208. 
d'après B, fol. 72 v. 

iNDiQ, : 6, fol. 326, d'après B, fol. 72. — Luchaire, Éludes sur les 
actes do Louis VU, n» 142. 

In nomine sancte et individue Trinitalis. Ludovicus ego, Dei 
gralia" rex Francorum et dux Aquitanorum. Notum facimus 



CXIJ. — ((. I.orinco CD. — e. ipsam perlicii'Tjdiim C. — f. tem- 
porisa. — g. iinposteruni D. — h. incûncussumque D. — i. caractère 
CD. — j. Loriacum D. — h. Avec Domini s'arrête K qui, pour la suite, 
renvoie à un autre diplôme de la même année. — I. 8 barré XZ. — 
ni. Radulli CD. — n. Matthaei C. — o. 8 barré DXZ. — p. S barré 
DX. — q, Guilelmi Z. — )'. Entre buticularii el Data, A' intercale: 
Ainsi signées. — s. Le monogran^me omis par C. 

CXLII. — a. Dei gratia omis par E. 



1. Voyez supra, u" XCVIII. 



- 324 - 

universis presenlibus pariler* et' futuris quod, inspirante no- 
bis' divins clementia, libertutem a predecessonbus nosiris 
datam ecclesie beati' Benedicti Floriacensis cenobii ob carita- 
tem ipsius loci, prorsus eamdem ei'' concediinus stqiie jiixta 
preceplum patris nostri, bone meioorie Ludo%'ici, auctorila- 
tis« nostre muniinine corroboramus ; quod deinceps neque nos 
ipsi neque quilibel successorum noslrorum regum euindem 
locurii causa violentie adeal neque incolas cujusque generis 
vel ordinis ipsius loci per se in causam* mittat, vel questum 
abeis quoquomodo exigat Ceteruin si nobis vel nostris injusli- 
linm fecerinl, per abbatis seu capiluli manum, ministerialibus 
nostris, justitie nostre recipiende causa, a nobis illuc directis, 
justiciam nostram nanciscemur. Quod ut ralum habeatur in 
posterum et perpétue stabilitatis liabent muiiinientum scripto 
coinmendari, sigilli nostri auclorilate ' inuniri noslrique noini- 
nis subter inscripto karactere^' corroborari precepimus. 

Actum publice apud Burias, anno ab incarnatione Domini 
M°CXL°ini''*, regni vero nostri VIU"', astantibus in palatio 
nostro quorum iioniiria sublilulata sunl et signa. Signum"* 
Kadulphi", Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S*. Malhei" 
cainerarii. S". Malhei'' conslabularii. S°. Guillelmi» buticuiarii. 

Data per inanum Cadur - (monogramma) '' - ci cancellarii. 



CXLIII 
Vers 114r,-Hri7'. 

Geoffroy, êvique de Langres, concède l'égiise de Miré àGuitlaume, 
prieur de DU. 



CXMII. — ft.paritfir omis par EL.— c. atqueC.—rf. nobis inspirante C. 
— e. saiicli KL. — /". et L. — y. uulorilatia E; uulliuriliilis L. — h. causa 
E. — j. autoritate CiSA.—j. caractère CEL.— k. U-10 C; en touies let- 
tres EL. — /. ûclavo CEL. — m. S. CK. — n. Radulli C. — o. 8ignum 
E; 8 barvé L. — p. Maltliaei C. — q. Guillielrui L. — r. Monotjmmme 
omi$ par C, rejeté après cancellarii par E. 



1. Les souscriptions des témoins permeltunt de plucer la date de cet 
acte entre iU5 et 1157; l'Bunée 1145 est pi'obnljlement la première de 



- 32S — 

C, 1). 279. — L, p. 546. d'après B, fol. 128. — M, Bibl. nal., ms. lat. 12775, 
p. 138. 

Indiq. : 6, fol. 327, d'après B, fol. 128. 

Godefridus", Dei gratia Lingonensis ecclesie dictiis' episco- 
pus, dilecto filio .suo Willetino, priori de Diaco', salulem. Equi- 
latis ratio postulai ut quos erga sanclam Lingonenflem eccle- 
siam devoliores esse cognoscimiis'' ampliori* caritatis effectu 
ia Domino amplectamur. Hujus rei gratia, dilecte ia Domino 
llli Willelme'^, devolionem» tuam erga Lingonensem ecclesiam* 
et nos ipsos' attendantes, ecclesiam de Mariaco libi tuisque 
successoribus et ecclesie beati Mauri, ad ecclesiam sancti/ 
Benedicli pertinenti, inperpeltiumconcedimus, et ne qiiis hanc 
nostram donationem* temerario ansu' cassare présumai, eam 
presentis scripti pairocinio communimus'" et sigilli nostri mu- 
nimine corroboramus. Si quis autem eam irritare presumpserit 
analhematis sententia feriatur. 

Testes sunl Joscelinus", Guido, Pontius', Garnerius archi- 
(liaconi; magisler Anselinus'', magister Richardus; preterea 
.■ibbates' Philippus Divionensis'", Guerricus' Besuensis', 
Petrus" Tornodorensis. 

CXLIV 
Vitrj-aux-Loges, 15 avril 114 5-SO mars 1146. 

Louis VII aecense à Robert de Boney, pour cinq sols, une maison 
sise à Chdteauneiifel acquise par Itd à la suite d'un procès entre 
le dit Robert, d'une part, et Hugue de Rue-Neuve et son beau-frère, 
Renaud de Loury, d'autre part. 



CXLllI. — a. G. C; GoJefrcHlus M. — b. ecclosio diiUiis omis jiar C. 

— c. Dyaco M. — d. cognovimus C. — e. amplioris C. — f. fili mi Vil- 
liilme C. — g. donationem C. — h. écoles. Ling. L. — i. ipsus omis par AI. 
j. beati ('. — h. devotionem L. — l. ausu semerariu C. — m. commu- 
iiiimus M. — a. Uolsi-elinus L; tous les noms des témoins jusqu'à 
Philippus abbas exclusirenieiit, omis par M. — o. F'ericius L. — ;). An- 
sc^lirius C. — q. preterea ubbates omis par M. — r. Philippus abbas 
Divionensis .U. - s. Uerardus h; Gervinus iibbus M. — /. Bezueiisis L. 

— u. Petrus ubbas Tornndorf-nsis, Uoscolmus archidiaconus et alii M. 



l'iibbatial de Philippe, at)br> de Saint-Hi^nigne de Dijon (Ga//ia cliris- 
tiana, IV, col. 682); et c'est au plus tard en 1157 que Guerricus ou Gui- 
dricus résigna ses fonctions d'abbé do Bèie {Ibidem, IV, col. 708). 



— 326 — 

C, p. 408. — AT, Bibl. nat., coll. Moreau, vol. 01, fol. 158, d'après C 
(copie envoyée par Dom Gérou le 8 décembre 1764). 

Indiq. : Inv. de 1567, I, n° 56. — Luchaire, Études sur les actes de 
Louis VII, n- 164. 

In nomine sancte et individuo Trinitalis. Ego Ludovicus, 
Dei gralia Franconiin rex et Aquitanorum dux. Noliim faciiiius 
universis et prosenlibus pariler et fuluris ijuoniarn domuni 
illam quam Robertiis de Boney ab Hugone de Rua nova apud 
Castrum novum accepUivcrat, adversus ipsnm Iluffonem et 
sororium ejus, Renaudum de Lory, placilo et judicio in nos- 
tram acquisiviinus, poslea vero domum eamdern prefato Ro- 
berto et uxori ipsius Aremburgi eoniinquo hercdibus ad 
V sol. de censu in nalivitate beali Joannis annuatiin redden- 
dos perpetuo ])ossid(in(laui donavinius, coiicedentc; ciiiem 
Roberto ne per aliquem prepositorum sive minislerialiiinive 
noslrorum, nisi per nos soliim coraHupie presenlia no.stri ad 
justitiain compcUalnr. (Ji'od ul raluni habeatur in postcrum 
sci'jpto coinraendari, sigilli noslri autoritate muniri noslrique 
nomitiis caraclere corroborari precepimus. 

Actum publiée apud Vitriacum, anno abincarnalione Doniini 
M^CKLY", regni vero noslri [ ], aslanlibus in palatio noslro 
quorum nomina snbtitulata sunt et signa. Signuni RaduJtl, 
Vironiandornni cuinilis, da])ifei"i noslri. S. Ouillelnii bnlicn- 
larii. S. Mallhei coustabularii. S. Mallhei canierarii. Diila [)er 
manum Cadurci cancellarii. 

CXLV 
Viterbe, S mai il 45'. 

Eugène III confirme en faveur de l'abbé Macam H des relitjinix 
de Saini-Benoit-sur-Loire la churU ' d'Humbaud, cvéque 



1. Celte bulle n'est datée que du lieu et du quantième, cai' l'année de 
l'incarnation, 1146, donnôo par L doit être une nddition, non sniiloment 
parce que et.' n'élail pas l'usage dans la première iiioitii'« du xii' siocli' 
qufj les dates des pclidis huUos continssent cet èlriment chroririlogiqus, 
mais pariM' que, si Ton se reporte à l'itinéraire d'Eupéne III (.lafTé-Lœ- 
weufeld, Reijesla, II, p. 23 et suiv.|. l'on voit iiu'Eut'ènij III nu s'est 
trouvé à Viterbe, le 2 mai, qu'en l'anniie 1145. 

2. Cf. supra, n- CVII. 



- 327 — 

d'Auxcrre, relative aux coutumes injustes exercées par Ut sei- 
gneurs de Toxicy sur Villiers -Saint-Benoit. 

C, p. 31. — D, fol. 487 V, d'après B, fol. 13, n' 55. — E, fol. 50. — L, 
p. 417. 

Indiq. : b, fol. 323 V, d'après B, [fol. 13]. 

Eugenius, episcopus, servus servorum Dei, dilecto filio Ma- 
cario", abbali sancli Benedicti super* Ligerim.etfratribus ejus 
salutem et apostolicam benedictionem,Que°pro ecclesiarum et 
ecclesiasticarum personarum quiele et utilitate statuta esse 
cogaoscimus, in sua volumus stabilitate f5rmari ne pravorum 
hominum valeant in posleritm refragalione turbari. Ex* scripto 
Humbaudi, bone memorie, Autissiodorensis' episcopi, intel- 
leximus^ quod domini Tociensis' castri in villa veslra que vo- 
catiir Villare injiistas consuetudines exigebant, super quibus 
sepe commoniti tandem anime sue saluti'' providere volentes, 
uxor Narioli', qui primuseasdem consuetudines eidem ville in- 
dixerat, ejusdem marili sui rogatu cum lerosolymam^ profectus 
esset, et Hugo* gêner ejus, tune ipsius casiri dominus, ipsas 
consuetudines deinceps omni tempore remiseruntvidelicet lal- 
liara' denariorum, raptura, incendium"*, latrocinium, vaccam " 
de carro, et quod in domo monachi septem vel° octo diebus 
habilare solebant et no aliquid abliabitaloribus ville ipsius per 
vim exigant, nec aliquem ejusdem ville pro aliqua causa pro 
se aul proaliis justitie subdanf, nisi monachus' ejusdem loci 
prepositus aul nolif aut non possit eos' ad juslitiam facere 
venire; tripedicam' patellam" etcacabum", que sibi quoliens 
uecesse fuisset, homines ville persolvere cogebant*; et ne» 



CXLV. — a. Machario CD. — b. supra D. — c. (pie omis par D. — 
d. scilicet C. — e. Autisiodorensis D. — f. iiitelligiinus L. — g. Totien- 
sLs C: Tossiensis E; 'l'oltiensis L. — h. snluti omis p.ir CD. — i. Mat- 
thaîi D : Narieti E. — j. Ilierusalem E; Hierosolimam L. — h. Ugo CD. 

— /. Le passaye compris entre talliam et prêter prepusilum Tocienois 
castri inclus, onpruntt; A la charte de iévéquc Ilumbaud, supra, 
n' CVII. — m. inlerdiiiu E. — »i. vacain D ; vutam E; vaccaniquo L. — 
o. aut. D. — p. justitie subdaiit omis par D qui laisse un blanc; sub- 
dal C. — q. monacliis D. — r. velit E. — s. eos {blanc) et catalmm D. 

— t. iripodem CD: tripedilam 7?. — u. palcUos CD; capellam E. — 
V. fûlabum DL; caeubum E. — x. cogebant persolvere E. — y. ne 
omis par E. 



— 328 — 

ibi prepositus habeatiir prêter prepositurn Tociensis» castri. 
Apostolica itaque auctoritale' prohibemiis lit nullus do cetero 
easdem consuetudines exigat, el si qnis lemerario ausu eas 
exigere' presumpserit, inrtignationem omnipotenlis Dei el bea- 
lorum Pétri et Paub' aposlolorumejusincurrat' alque in extre- 
mo examine districts ultioni subjaceat. 
Dalura Viterbii'', Vi nonas maii*. 



CXLVI 

H46. 

Gérard, évéque de Sées, notifie la cession de la dîme de la paroisse 
d'Éperrais faite par Raoul el son fils Guiliaw7ie aux religieux 
de Sainl-Benoil-sur-Loire. 

C, p. 185. — E, fol. 355 V. — L, p. 553, d'après B, fol. 81. 

Girardus", Dei gratia Sagiensis eccle.sie hiimilis inini.sler, 
universis fidelibus sancie* ecclesie tain laicis quam clericis sa- 
luteni. Notum sit omnibus tam presentibiis quam futuris qui 
chrisliano nomine censentur, quod Radulphus ejusque lilius, 
videlicet Willclmus'', decimam qtiam in parochia de Per- 
reia"* possidebanl, cenobitis sancti Benedicti reverendissimis', 
cunclis audientibus parochianis ejusdem ville, pro animabus 
patrum et matrum in eleemosina contulerunt. 

Hujus rei testes existunt idonei : Lancelinus, de cujus feodo 
décima illa/' est ; Osanna», uxor ipsius omnesque filii eoruin ; 
Oleardus'' sacerdos; Pinardus; Robertus; Henricus; Giraudus, 
prior' de Magniaco^, dictus prier qui froritarie adquisivit. 



CXIjV. — z. Tolinnsis C; Tossiensis /5 ; TottiPiisis L. — a. nutliori- 
tateCE; auctorilate omis par L. — b. temerario ausu hanc paginem 
nostraj confirinalionis infrinjjere £. — c. se noverit incursurum E; la 
suite jusqu'à lu date exclusivement omise par E. — d. Viterbi CL; 
Bilerri ou Biterbi D. — e. sexto nonas maii 1146 L. 

CXLVI. — a. G. C. — b. sancte omis par E. —c. Wuillelmus E.— 
d. Peria CE. — e. reverenlissimis E. — f.iUa. dedina C. — g. Susaniia E. 
— h. Eleardus E. — i. pictor L. — j. Magneio C; Magnico E; Magne- 
sio L- Corr. Magaiaco. 



— 32'.l - 

Factum est hoc anno ab incarnatione Domini miUesimo cen- 
tesimo quadragesimo sexto, régnante Ludovico rege Galliarum 
et Aqiiitanorum duce. 

Si quis in |)ostertitn hec* dissipare vohierit, gladio anathe- 
matis percutiatur el cum iniquo Juda iniernalibus pénis tor- 
mentetur. 



GXLVn 
Satri, 15 avril 1146. 

Eugène III, s'adressant à l'abbé Macaire et aux religieux du mo- 
nastère de Sainl-Bcnoil-sur-Loire, prend le dit monastère sorts 
sa protection el le confirme dans la possession de tous ses biens, 
savoir : l'église paroissiale de Fleury ; les églises de Gilly, de 
Tigy, de Germigny, Sainl-Martin-d'Abbal, Saint-HHarlin des 
* Ars » (les Bordesl, Saint-Ythier de Sully, Saint-Germain-lrs- 
Sully, de Dampierre, Saints -Gervais-et-Protais-les-Orléans, 
Saint-Benoit dam la cité d'Orléans, Notre-Dame de Châtean- 
neuf-sur-loire, de Vitry, de Tillay, de Bouzy, de Bouilly, de 
Conrcelles, de Douzonville-aux-Bois, dcBouzonville-en-Beauce, 
d'Yevre- la-Ville, d'Yèvre-le-Chdtet, Saint-Agnan de Loury, 
de Bougy, Saint-Agnan-le-Jaillard ; dans l'archevêché de Sens, 
les églises Saint-Pierre et Saint-Symphorien d'Étampes, Saint- 
l'ierre de D'Huison, de Monlbarrois, de La Cour-ilarigny, 
Notre-Dame et Saint-Sulpice de Lorris, de Chdtenoy, d'Oiissoy, 
de Montereau, de Vieilles-Maisons, de Chaktte, de Dracy, de 
Yilliers-Saint-Benoit ; dans l'évêché de Chartres, li's églises de 
Boisseaux, de Mérouvillc, de Sainville, d'Aulhon, de So7ichamp, 
de Yineuil ; dans l'évêché d'Auxerre, les églises Saint-Pierre de 
Gien et d'Ousson; dans l'archevêché de Bourges, les églises 
Saint-Pierre de Châleauneuf-sur-Cher , Saint-Martin de San- 
cerre, Saint-Benoit-du-Saxilt, de Sacierges, Saint-Maurice de 
Châtillon-sur-Loire, de Yailly, de Ménétrèûl-sur-Sauldre, Notre- 
Dame de Saint- Brisson, de Saint-Martin-sur-Ocre, Saint-Pierre 



CXLVI. — k. hoc iu posterum C. 



— 330 — 

de PoiUy-sur-la-Notre-Heure, de Venesmes avec la chapelle 
Saint-Jean, de Corquoy ; dans l'évêché d'Àutun, les églises 
Sainl-Benoil de Perrecy, Notre- Daine de Fontaine; dans l'évêché 
dt Bazas, l'église Saint-Pierre de La Mole; dans l'évêché 
d'Avranches, tes églises Saint-James de Beuvron, Saint-Hilaire 
du Uarcou'ct ; dans l'évêché de Dax, l'église de Pontonx ; dans 
l'évêché de Langres, les églises Sa'tnl-Maur de Dyé, de Vézannes, 
de Dannemoine; dans l'évêché de Troyes, les églises de Saint- 
Benoit-sur-Sei7ïe, de Feuges, Saint- Benoil-sur-Vanne ; dans 
l'évêché de Beauvais, l'église Saint-Pierre d'Harnicourl; dans 
l'archevêché de Reims, l'église Saint-Benoit de Sorbon; dans 
l'évêché de Sées, les églises de Magny el d'Èperrais ; dans le ter- 
ritoire de Sully, les églises de Cerdon et de Villemurlin; dans 
l'archevêché de Sens, l'église de Mézières; dans l'évêché d'Or- 
léam, l'église de Baudrevilliers; les prévôtés de Saint-Benoit 
d'Orléans, d'Élampcs, d'Yèvre-la-Ville, de La Cour-Marigny, 
d'Harnicourl, de Dyé, de Chdiillon-sur-Loire, de Villiers-Saint- 
Benoil, le bourg de Saint-Betioit, le quart des fours de Lorris. 
Le pape détermine ensuite les conditions dans lesquelles seront 
institués les prêtres des églises paroissiales apparlenanl au mo- 
naslèrc, se référant sur ce point à une sentence d'Urbain II. Il 
assure la liberté de l'élection de t'abbé, lequel pourra se faire 
bénir par le pape ou tel évéque qu'il lui plaira, interdit l'entrée 
du monastère aux évêqucs sans l'assentiment de l'abbé, interdit 
toute alié}Lation de biens et règle les relations de l'abbé avec les 
moines et l'Ordinaire. 

C, p. 311. — E, fol. 54 V. — L, p. 82. — O, fol. 51 v, d'après un an- 
cien cartulaire, fol. 76. 

PuDL. : J. a Bosco (Dubois), Floriacensis velus bibliotheca, I, p. 244 
(extraits, date et souscriptions). 

INDIQ. : La Saussayc, Annales ecclesiee Aurelianensis (Parisiis, 1(515, 
in-i*), p. 200. — Inventaire do 1058, p. 17, liasse I, n" 1, d'après une 
copie'. — b, fol. 323 V, [fol. 13, 14 ou 15]. — A', p. 400, d'après Dubois.— 
JalTé-LœwcnfBld, Regesta, a' 8902. 



I. « Coppie collationnée de laquelle en parchemin et latin... l'original 
«''tant l's mains séculières, cninnie il est dit dans la coilmion d'in-Hi:;. » 
Dom Oliazal oiuistalivégalement la disparition di- l'original de cetto bulle : 
o 'i'ransunijituui taiiluni diploniutis Éugenii habemus a, dit-il à propos 
de la bulle d'Adrien IV du 1" décembre 1157 {infrit\. 



L 



— 331 — 

Eugenius episcopiis, servus servonim Dei, dileclis fitiis" 
Macario', abbati monasterii Floriacensis sancli Benedicti'' 
quod supra Ligerim situm est, ejusque fralribus lam presenti- 
bus quam fuluris regularem vitam professis, in perpeluum'*. 
Cùm universis catholice ecclesie filiis ex injuncto nobis a Deo 
apostolatus oHîcio debilores' exislamiis /■, illis tamen locis 
alque personis que specialius sacrosancte Romane adhèrent 
ecclesie' propension nos convenit caritatis'' studio imminere*, 
presertim eorum qui reh'gionem videntur amplecti, et sub ea 
gaudenl ornni[iolenti Domino J militare. Eapropter*, dilecle 
in Domino' filiMacari'"abba", tuisjuslis postulationibus débita 
benignitate gratum impertiente6''.assensum, prefalum monas- 
terium, in quo, sicuf Romanonim pontifieuin testanlur privi- 
légia, gloriosi confessoris Cliristi Benedicti corpus requiescere 
crodilur, cul eliain, Deo aiilhore, preesse dinosceris', sub benli 
Polri, aposlolorum principis, cujus juris esse dinoscitur'', et 
nosira proleclione s\iscipimus, et presenlis scripti privilegio 
cominunimijs ; slaluentes ut' quascunque possessiones, qiie- 
cunquebona idem' monasleriura impresentiarum juste et cano- 
nice possidelaut in ftituriim concessioneponliricum", largilione 
regum vel princi[iutii", oblatione fidelium seu aliis juslis 
modis, prestante Domino, poterit adipisci Arma vobis veslrisque 
successoribus, et illibata perinaneant; in quibus hec propriis 
duximus exprimenda vocabuiis : parrochialeia ecclesiam do 
Floriaco, ecclesiam de Gilliaco, ecclesiam deTigiaco-', eccle- 
siam de Germiniaco, ecclesiam Dabat», ecclesiam sancli 
Martini de Ars', ecclesiam sancti Ytherii de Soliaco ", ecclesiam 
sancti Germani *, ecclesiam de Domna Petra', ecclesiam sanc- 
torum martirum Gervasii''etProtasii''; in civitate Aurelianensi, 



CXLVII. — a. niiis omis par E. — b. Machario CO. — c. sancti Be- 
nedicti l'ioriuccnsis E. — d. impeqieluum E. — e. detntoresoKiis par L. 

— f. oxisliinaniis L. — g. Roinanaa ecclfisias adliiorent LO. — /i. cliai'i- 
liitis L. — i. innuere C. — j. Deo O. — It. yuaproptei" L. — /. in Doiniuo 
dilecte E. — m. Machari CO. — n. ahbas C. — o. impertimus E. — 
p. sic L. — q. dignoscaris E: dignusccris L. — r. dijrnoscitur EL. — 
s. vel L. — /. idem omis par E. — t/. iirincipuni E. — i\ regum ri jion- 
lillcuiii E. — X. Ticiaco E ; Tegiaco O. — ij Miilwt CL. — c. Airs LO. — 
a. Hillierii C; Itherii L; lleri O. — fc. Oervasii E. -^ c. Domua Petia 0. 

— il. Gorvasi O. — e. Prothasii L: Proiasi O. 



— 332 - 

eoclesiam sancti Benedicti; ccclesiam sancte^ Marie de Monte 
Treerio, ecclesiam de Vitriaco.ecclesiam de Tilliaco, ecclesiam 
de Btilziaco', ecclesiam de Diilliaco, ecclesiam de Ciircellis'", 
ecclesiam de Dosonis villa ', ecclesiam de Bolonis villa', eccle- 
siam de Evera villa*, ecclesiam de Evera caslro', ecclesiam 
sancti Aniani de Loureio, ecclesiam de Belgiaco"" ecclesiam 
sancti Aniani in confinio Soliacensi cum ecclesiis ad eam per- 
tinentibus ; in archiepiscopatu Senonensi, ecclesiam sancti 
Pétri de Stampis, ecclesiam sancti Simphoriani, ecclesiam 
sancti Pétri" de Dtisione", ecclesiam de Monte Barresiof, eccle- 
siam de Curte Mariniacensi', ecclesiam'' de Lorriaco* sancte 
Marie et sancti Sulpitii, ecclesiam de Castaneto, ecclesiam de 
l'ixeto', ecclesiam de Monaslpriolo", ecclesiam de Veteris Do- 
mibus, ecclesiam de Catalecta'', ecclesiam de Draciaco, eccle- 
siam de Villari*, sicut ab Henrico, Senonensi archiepiscopo, 
ralionabiliter concessa est et scripto siio firmala; inepiscopalu 
Carnotensi, ecclesiam de Bussedello », ecclesiam deMariilfi* villa, 
ecclesiam de Sainvilla", ecclesiam de Alto, ecclesiam de Sun- 
canto', ecclesiam de Vinolio; in episcopatn Allissiodorensi', 
ecclesiam sancti Pétri Giomensis'* cum ecclesiis ad eam pcrti- 
nentibus, ecclesiam de ULso ; in archiepiscopatu Bituricensi, 
ecclesiam sancti Pétri de Castellonovo, cun ecclesiis ad eamper- 
tinentihufi, ecclesiam sancti Martini' de Sacro Cesaris ciim eccle- 
siis et omnibus ad eam pertinentibus'', ecclesiam sancti Bene- 
dicti Salensiscnm ecclesiis et omnibus ad eam perliucnlibus, ec- 
clesiam de Capite Cervio», ecclesiam sancti Mauricii de Castel- 
liiine, ecclesiam de Valliaco, ecclesiam Monasterioli super 
Siildriam'', ecclesiam saoïte Mario de sanclo Bricio', ccclesiam 



CXLVII.— f. bpatBB E.— g. Buzinco COL ; eccl. de Bulziaco rejeté après 
eccl. de Curcellis E. — h. (Jaiifellisfi. — i. Bnzonis villa E. —j. eccl. de 
liulonis villa omis par E ; boUonis villa LO. — k. Evra villn L. — l. Evra 
Castro L,. — )»i. Uelziaco CEO. — ». Martini ('. — o. Duzione L.DuosioneO. 

— p. Monte Barretio /:;. — q. Turre Miirtinincensi L. — r. ecclesins L. — 
K. Lorinco L. — t. UIzeto E; U.velto LO. — u. Monsleiiulu E. — v. Ca- 
lalflta C; Calalela E. — .v. Villtiri sancti Bunedicti L. — y. BucedelloL. 
2. Marculptii EL: Marnulfl O. — a. Seinvilla O. — b. Suiicampo E. — 
r. Altisiiiilorensi O. — d. Oicinensis C. — e. sancti Martini omis p:ir LO. 

— f. ceci, siiui-ti BeiieJicti ISalensis ciim imtI. et oniii, aii i-.-im piirt. l'iiiis 
jiar L : saiiensi O. — ;;. eccl. de Capite Cervio rejeté jiar ('E aprps eccl. 
de Corcoe: Capite Cernioiï. — h. Saldricon 0. — i. Brissiu C', BriclioO. 



— 333 — 

sancti Martini, ecclesiam sancli Pétri de Poliaco' super 
Noslrusam fliivium*, ecclesiam de Veiiesimo' cum capellii 
sancti .loannis"», ecclesiam do Corcoe"; in episcopatii Eduensi, 
ecclesiam sancli Benedicli de Falriciaco", ecclesiam sancle'' 
Marie de Fontanis cum ecclesiis et omnibus ad eam perlinen- 
tibus; in episcopatu Vasateusi», ecclesiam sancli Pétri de 
Régula cum ecclesiis et omnibus ad eam pertinentibus; 
in episcopatu Abrincensi, ecclesiam sancti Jacobi de Beve- 
rone cura ecclesiis et onmibus ad eam pertinentibus, eccle- 
siam sancti Hilarii cum pcrtinentiis suis''; in episcopatu 
Aqueiisi, ecclesiam de Pontons cum ecclesiis et omnibus 
ad eam pertinentibus'; in episcopatu Lingonensi, eccle- 
siam sancti Mauri de Diaco, ecclesiam de Vesambula', 
ecclesiam de Domna Monia" ; in episcopatu Trecensi, ecclesiam' 
sancli Benedicli super Sequunam, ecclesiam de Fegia, eccle- 
siam sancti Benedicli CurtisMarini-'; in episcopatu Belvacensi, 
ecclesiam sancti Pétri Annerici Curlis»; in archiepiscopatu 
Remensi, ecclesiam sancli Benedicli de Sorbone"; in episco- 
patu Sagiensi, ecclesiam de Magniaco', ecclesiam de Perreia; 
in terrilorio Soliacensi, ecclesiam de Cerdonio, ecclesiam de 
Villa MuUa' ; item in Senonensi, ecclesiam de Maceriis'*; item 
in Aureliaoensi, ecclesiam de Baldrici Villare' ; alias quoque 
ecclesias et décimas quas canonice possidetis vobis nihilominus 
conlirmamus. Addimus eliam preterea^ preposilurus sancli 
Benedicli de Aurelianis», de Stainpis, de Evera villa'', de 
Curte Mariniacensi*, de Annerici Curte', de Diaco, de Castel- 



CXLVII. — ). Polliaco L.— k. fluviolum C; sup. Nostr. fluv. omis par L ; 
Noslrulam 0. — /. Vonesino E; Venesinio 0. — m. Joliannis O. — n. Cor- 
quoy L. — o. Perreciaco L. — p. beaiœ EO. — q. Bazatensi E ; Basa- 
tensi O. — r. cum omnibus ad eam pertinentibus L;eccl. sancti Hilarii 
cuui pert. suis omis par 0. — s. in episcopatu A(|ucnsi jusqu'à ad eam 
pertinentibus omis pur L. — t. de Vesambule CL; ceci. Vesambulte E; 
eccl. Vesanbule O. Ùorr. de VesamljuJa. — u. de Uomne Monie CE; de 
Diimuii Mania, ecclesiam de Meriaco L; de Domne Menie 0. Corr. de 
Douma Monia. — r. ecclesiam omis par E. — x. Curtis Marinii C. — 
y. Aynienci Curlis L. — a. Sorbtmne E. — b. Maniiinco CE. — c. Villa 
Auiliia C; Ville Mulla /•;; Villa Mullia L; Villa Mulna 0. Corr. Villa 
Mulla. — (i. Macheriis CO. — e. Baldrivillare L. — f. preterea omis 
par CE. — y. sancti Benedicli omis pur C. — h. Envera villa C: Kvra 
villa 7-. — i. .Martiuiacousi C; Mutriniaccnsi /-'^.— j. Aymerici curie L. 



— 384 — 

lione, de Villare sancti Benedicti ctim omnibus earnm perli- 
nentiis, et biirgum sancLi Deneiiicti cum Iota valle, quarlam 
partem furnorum deLoriaco*, a Ludovico', rege Francorum, j liste 
vobis c'.oncessaiii et scripte suo firmatarn. Sane de presbitcris 
qui per parochias ad monasteria pertioenles in ecclesiis consli- 
tuuntur, predecessoris nostri sancte memorie Urbani secundi, 
pape, senteuliam confirmamus.ut videlicet abbates in parochia- 
libus ecclesiis quas tenent, episcoporum consilio'", presbiteros 
collocent, quibus, si idonei fuerint, episcopi parochie curam 
cum abbatis consensu, commitlanl et" ejnsriiodi sacerdotes de 
plebis quidem cura" episcopo'' rationeni reddant, abbati vero, 
pro rébus temporaiibus ad monasleriumperlinentibus, debilara 
subjectionem exhibeani, et sic cuique sua Jura' serventui"". 
Probibemus quoque ut iiifra parochias ecclesiarum vestrarum 
nuUus ecclesias vel capellas absque vestro consensu' in 
damnuin' earum edificare présumât; distractionem" vero bono- 
rumel possessionum ipsiiis monasterii contra romana privilégia 
illicite factam evacuamus, et ea" ad monasteriuin revocari 
censemus. Obeunte vero te, nunc ejiisdem loci abbate, vel 
tuorum quolibet successoruni, nullus ibi (jualibet subreptionis 
astutia vel violcnlia prcponalur^, nisi quem fratres comniuni 
consilio, vel pars sanioris consilii" secundum Dei limorem et' 
beati Benedicti regulam providerint eligendum; electus autem 
a romane pontifice vel a quorunque voluerit" cathoiico epis- 
copo benedicatur nullusque de online sacerdotali arcbiepisco- 
pus scilicet aut episcopus aut etiam inférions ordinis abbntem 
inqiiictare, nec contra voluntatem ipsius ad idem monasteriuin 
veuire aal aliquam ordinationem vel missas pnblicas celebrare 
présumât, nulla etiam ecciesiastica * secularisve persona 
idem monasterium vel ejus pertinentias invadere vel minuere 
aut in quocunque' molestare, nec* subjectas illuc porsonas 



CXLVII. — h. Lorriaeo 0. — /. Liidoico C. — m. upiscoporum cou- 
silio omis par l.O. — Ji. ut C. — o. euni C; tirca E. — p, epis- 
copo (unis par E. — q. jura sua L. — r. servniilur EL; servamus O. 
— s. ussensu CO. — t. diiiiipiuim CO. — u. destructionara C. — u. oa 
omis par ELO. — .v. prasponat CE: proponatur L. — y. consilii 
saiiioris CE. — 2. vel. E. — a. nialuerit C. — b. ecclesia E. — c. quo- 
quam E. — d. vel E. 



— 385 — 

sine voliinlale abbalis distringere audeal. Ad hec adjicientes 
slHluinius ul incommuni inlerdiclo vel excommimicatione liceal 
vobis divina officia celebrare, ita lamen ul qui inlerdicli vel 
excomnmnicati siint ad eu nullaleniis admiltanlui'. Fralribus 
auteiu qui in focis suis vivere regulariler nequeunt^ studio 
ineliorande vile ad ipsum duceni nionacliorum confugere bceat, 
donec in suis locis religio reformelur ; si vero abbas vel mona- 
chus de eodem inonasterio ad clericatus ordinem promotus 
fuerit non illic ulterius haheat polestatem remorandi, aut ali- 
(juid ordinandi. Inlerdicimus eliam iil feuda que de vestro 
lenentur monasterio ad alias ecclesias''absque vestro assensu* 
Irauseanl', uU nec ipse abbas nec aliqua persona possessiones 
ipsius monasterii in ])oleslatem'' allerius possit redigere sicut 
predecessoris noslri, bone memorie Leonis, jirivilegio conlino- 
lur'. In iigandis vero sive solvendis viris et" mulieribus lui 
ordinis libi subditis" eam potestalem habeas quam predeces- 
sores tui a sede apostolica" habuisse noscunlur. Monaclios 
aulcu) ipsius congregationis nuUus contra regulani retinere 
présumai. Quidquid etiainf immunilatiset liberlatis seu digni- 
tatis, tani in supradiclis quam in aliis, a romanis ponlificibus 
sive a regibus eidem venerabili loco rationabililer concessum 
est et scriptis eorum firmatum, nos quoque concodimus et 
presenlis' scripti pagina roboramus. Decernimus ergo ut nulli 
omnino lioininum liceat prefatum monaslerium lemere' perlur- 
bare aul ejns possessiones auferre, vel ablata' retinere, mi- 
niiere' aut aliquibus vexationibus fatigare, sed onmia intégra 
conservenlur eorum pro quorum gubernalione et sustentatione 
concessa sunt usibus omnimodis profutura ", salva sedis apos- 
lolice aulhoritate et diœcesanorum'' episcoporum-' canonica 
juslilia in omnibus ecclesiis ad supradiclum monaslerium per- 
tinenlibus. Si qua igitur in fulurum ecclesiastica secularisve 



CXLVII. — c. liix; li. — /. nequiverint E. — g. ecclesias omis 
par EL. — h. assi'iisii omis par L. — t. non traaseant L. U. — 
j. et CEO. — h. puiusUlo LO. — /. continentur 0. — m. otiam O. — 
îi. subjectis E. — o. Il sedo uposiolica omis par C. — p. autem CEL. 
— q. prBsenti LO. — r. teinere omis par LO. — s. ablatns E. — t. mi- 
nuere omis par E. — u. usibus perfruautur omiiinioilis salvu L; profu- 
tura omnimodis 0. — c. ilioi'osaiioruui C. — x. ep. diœc.L. 



— r336 — 

personna hanc nostre" eonstitutionis paginam sciens contra 
eam temere' venire lemplaveril", secundo tertiove commonila, 
si non satisfactione couprua'' einendaveril, potestalislionorisque 
sui dignitate careat, reamque se divine jndicio existere de 
perpetrata iniquitate cognoscat, et a sacralissimo corpore 
ac sanguine Dei et Doniini redeinploris nostri Jesu Clirisli 
aliéna fiai atquo in extremo examine dislricle ultioni subjaceat; 
cunctis autein eidem loco jura'' servantibus sit pax Doraini 
nostri Jesu Christi quatenus et hic fructum bone actionis 
percipianl et apud disLrictuin judicem premia eterne pacis 
inveniant. Amen Amen Amen'. 



[Rota^, cum crtice cujus in angulis : 

Ses. Il Petrus Ij. Scs.|| Paulus 

Euge II nius j| PP.|| III; et inltr circules : 

Fac mecuu Domine signum in bonuh). 



Bene valete f 

(in modo mono- 

yrammalis). 



Ego Eugenius catholice ecclesie episcopus ss. 

■J- Ego Albericus Hostiensis episcopus ss.» 

-{■ Ego Bainerius''presbiter cardinalis tituli'sanclePriscess. 

f Ego HumbaldusJ presbiler cardinalis tituli sancte Praxe- 
dis ss. 

-f Ego Humbaldus presbiter cardinalis tituli sanctoruin 
Joannis et Pauli ss.* 

f Ego Gislebertus' presbiler cardinalis tituli sancliMarciss. 

f Ego Guido presbiter cardinalis tituli sanctorum Laurentii 
et Damasi ss. 



CLXVII. — y. vestre O. — 2. temere omis par EL. — a. atlentave- 
ril E. — b. se non satisfactionem congruani L. — c. et J5. — d. jura CO. 
— e. amen amen E. — f. Les signes de validation sont donnés par 
toutes les copies, sauf 0;E omet la rota;L rejette le tout après la date, 
(jui est intercalée entre Ariie.n et lessouscriptiotis. — ij. Pour les sous- 
criptions C fait suivre le nom de chaijue témoin de ss f ; 7? oniet ces 
deux signes; l^ fait précéder chaque souscription d'une croix, et () du 
mot Signum; nous avons, d'après C et PUugk-lIai-ltuiig, Speciniina, II, 
pi. 79, fait précéder chaque soitscripiion d'une croix et mis à /a 
suite ss., abréviation de subsoripsi. — li. Roiiianus E. — i. tituli ou 
tit. C; l'\t\xlû partout E; lit. L: tune O.—j. Uuljaldus EL.— h. L'ordre 
de ces trois souscriptions est le suivant dans C : Uuiiibaldus presb. 
card. tit. ss. Jobannis et Pauli, Itainerius..., llumbuldus prosb. card. tit. 
s. Praxedis. — /. Gillebertus 0. 



— 337 — 

t Ego Manfredus " presbiter cardinalis tituli sancte Savine* ss. 

t Ego Ubaldus" presbiter cardinalis tituli sancte Cruels in 
Ilierusalem'' ss. 

t Ego Jordanus presbiter cardinalis tituli sancte Susanness. 

t Ego OddC diaconus cardinalis'' sancti Georgii' ad Vélum 
uureum ss. 

t Ego Guido diaconus cardinalis sanctorum Cosme et Da- 
miani ss. 

t Ego Octavianus diaconus cardinalis sancti Nicolai' in car- 
cere Tulliano" ss. 

t Ego Gregorius diaconus cardinalis sancti Angeli ss. 

t Ego Johannes" diaconus cardinalis sancte Marie nove ss. 

t Ego Guido diaconus cardinalis sancte Marie in porticu ss. 

Datum* Sutrii per manum Roberti», sancte Romane ecclesie 
presbiteri cardinalis et cancellarii, XVII' * kalendas" maii, in- 
dictione VIIII*, incarnationis dominice" anno MoC">XLVI'"', pon- 
tificatus vero domni' Eugenii III^ pape anno secundo'. 



CXLVni 

Sutri, 16 avril 1146. 

Eugène III impose aux moines de Saint-Benoil-sur-Loire la ré- 
forme de Cluny et leur ordonne de se soumettre à l'abbé Macaire, 
mis à la tête de l'abbaye par le pape Luce'. 

Y, Bibl. de l'Arsenal, ms. 372 (copie du xii* siècle). — Z, Bibl. nat., 
ms. lat. 16992, fol. 102 (copie de Dom Martène), d'après Y. 



CXLVIL— m. ManfridusCMarfredusJS. — n. SabineE. — o. Humbal- 
dus 0. — p. Hierusalem EL. — q. Odo ELO. —r. card. tit. C. — s. Gre- 
gorii L. — t. Michaelis E. — u. Tulliana C. — v. Joannes EL. — x. Sub 
datum L qui reporte la date entre Amen et les signes de validation. 

— y. Rotberti O. — z. decimo septimo EL. — a. calendas E. — b. nona E; 
9 L. — c. Domini L. — d. millesimo centesimo xlvi C; en toutes let- 
tres EL. — e. D. C; domini L; l'année du pontificat omise par 0. 

— f. tertii E L. — g. secundo, amen, amen L. 



t. Cf. p. 311, n. 4. 

22 



— 338 — 

PuBL. : Lœwenfeld. Epistolte pontipcxim romaiiorum ineditœ 
(Leipzig. 1885. iti-8*). p. 110. n- 207, d'iipràs Z'. — L. Uelisle, Itistruc- 
liotis adressées par le Coniilé des travaux historiques et scientilifiues 
aux correspondants du Ministère de l'Instruction putjlique et des 
Uenux-Arls ; Littérature latine et histoire du moyen àije (Puiis, 18'J0, 
ln-8°), p. 33, n* 16, d'après Y. 

Jhdiq. : Jaffé-Lœwenfeld, Regesta, n° 9632. 

Eugeniiis, episcopus, servus servoruin Dei, dilectis filiis ino- 
nachis sancti Bcnedicîi super Ligerim saluleiri et aposlolicain 
benedictioDern. Quanio beati Lienedicti moiiask^rium ad jus et 
defensionem Sedis aposlolice specialius pertinere dinoscitur, 
tanio magis gravamtir quod a longis rclro leraporibtis pasloris 
iiicuria et negligeiitia el in religione dissoluluiii csl,, el. tara ia 
lemporalilm.s quain iii §pirilalibiis imininuliim. Uuod predeces- 
SOI- nosler, felicis memorie papa Lucius, intelligens, religiosorum 
el discreloruin viroriini consilio, dilccluni lilium nostrum M. 
ibidem nbbatern sub.slituil ciquo Mtci'is suis precipiendo man- 
da vit ut ad reformalionem religionis et possessionum recupe- 
rationcin, que illicite distracte suiit, ciim omni sollicitudine 
laboraret. Quod cuni ipso vcllel ciïcctui mancipare, quidam ex 
vobis, non racle intelligentes, et discipline monastice colla 
subdere metuentes, tantum bonum perturbare nisi sunl, et con- 
tra rcgulam et professionem siiarn Sedem appel laruntapostoli- 
cara. Nos itaque causam ipsam diligcntius inquirentes, rei veri- 
tute cûgnila, eidem abbati viva voce injunximus quatinus de 
reltgioso nionastcrio CliHiiiicensis Ordinislionestas etreligiosas 
personas ibidem substituât, per quorum sludium, Domino aiixi- 
lianle, religio reformetur et locus ipse tam spiritaliter quam 
lemporaliter augeatur. Vobis itaque per apostolica scripta pre- 
cipiendo mandamus quatinus eidcni abbati, tam in his quam 
iu aliis, secnndun Deum tanquam patri et paslori vestro hurai- 
liter obedialis et ad recuperandas possessiones [el] bona que 
illicite distracta suiit opein ei et consilium prebcalis; alioquin 



1. Lœwenfeld daria les Epistolie et dans les Regesta date cette lettre 
de IllS-llSJ, la copie de Slartèue (2) qu'il a seule connue ne portant 
pas la date de lieu et do jour que donne le ms. de Saint-Victor(lT d'après 
Ictiuel cette copie a copeutlant élé faite. 



— 339 — 

soire vos volumus quia ipsius offensas proprias reputabimus" 
cl sentenciam qiiam in rebelles et contumaces secundum regu- 
lanipromulgaverit, nos, auctorc Domino, ratamliabebimus. Hoc 
quoque duximus adneclendum quia, quamvis in ipso monasterio 
perfratresCluniacensesreligionemjusserimusreformari, ipsum 
lamen beati Benedicti monasterium nuUi nisi Romano pontifici 
volumus subdi. 

Dalum Sutrii, XVI kalendas maii. 



CXLIX 

Saint-Benoit-sur-Loire, 1146, après le 1^'' août- 
1147, 19 avril. 

Notice d'une délibération capilulaire concernant la mise en gage 
d'un encensoir d'or par l'abbé Macaire, et les conditions de la 
restitution du dit objet. 

Z, Bibl. nat., ms. lat. 5763, fol. 180 (copie du xii' siècle). 

PuBL. : Rec. des Historiens de la France, XIV, p. 324, n. 6, d'après 
une copie moderne. 

Donne abbati Machario commodavimus thuribulum aureum 
ad inpignorandum, tali duntaxat conditions ut usque ad anni- 
versarias Pasclie alterius octabas, id est ut planius dicam ab 
octavis proximi Pasche anno transacto, thesauro nostro incor- 
ruptum et integrum restituatur nec ulterius ejus restitutio diffe- 
ratur, nisi forte tocius capituli nostri permissu" et consensu. 
Quod si, quod absit, aut furto subreplum fuerit aut alio aliquo 
perierit, donnusabbas aliud ejusdem valentie, ejusdem ponde- 
ris, ejusdem facture vel equipoUenlis, intra predictum termi- 
num vel non longe post juxta* capituli beneplacitum reformabit. 
Ponderabitur igitur thuribulum presentibus fratribus quos con- 



CXLVIII. — a. deputabimus Y. Corr. reputabimus. 

CXLIX. — a. promissu Z. Corr. permissu. — 6. justa Z. Corr. juxta. 



— 340 — 

ventus elogerit ni predicta paccio fidclitor obscrvctiir. Qtiod si 
Jibbas secus agere voluerit aut, quod absil, fortp obierit, jum- 
venirit majores siihnolali se de redilibus majonorum siianiiii 
abbali nichil pcniliis l'eddituros sed ad libiUun capituli el ad 
reformationem Ihnribuli omnia servaluros. Aliietiarn'' servien- 
tes et milites quos siibnotabimiis jiiravcrunl se, si que pre- 
taxata sunt aliter et perperarn gererentiir, convenlum modis 
quibus possent ia omnibus adjuturos. Juravcrunt, ut diximus, 
majores noslri : Beruardus de Monasteriolo, Osbertus de Curia 
et Arnulfiis, Tebaudiis de Gelliaco, Rotbeitiis de Tcgiaco. 
Milites : Joeerarinus major, Godefcedus buticulariiis, miles de 
Caméra. 

Actum est hoc in capiLulu, [)rescntibus nobis, aslantihus quo- 
([ue militihns et servieiitibus noslris, anno ab incariiatione 
Domini MCXLVI, régnante Liicîovico rege Francorum el duce 
Aquitanorum, anno X regni ipsius. 

CL 
1146-1147'. 

Notice, de délibérations capitulaires relatives à l'engagement d'objets 
du Trésor pour subvenir aux nécessités résultant de ta famine, 
au paiement de l'aide de la Croisade, el à des prêts d'anjenl 
consentis à des croisés. 

Ducliesne, Historiœ Francorum scripfores (Lutetiee Parisionim, 1641, 
in-fol.), IV, p. 423, o ex veteri membrana quœ est in tjibliolhieca viri Cl. 
Alcxandri Petavii senatoris Parisibnsis ». 

PuBL. : Ducliesne, op. cit. — Recueil des Historiens de la France, 
XII, p. 94, d'après Duchcsne. 

Provideotes utilitati posterorum, literis notiflcare decrevimus, 
qui casus huic ecclosio lemporibus nostris evenerit, que in- 

CXLIX. — c. auleni, corrigé en eliam Z. 



l. Cotte tiotice a (Hù ri'ili^'éi-' ajiros la lu-i'CL^Juuti!, à lai|UBlle elle fait 
lillusion, et elle est antérieure au mois de juin 1147, datu du départ do 
LûuiH Vllpour lu Croisade. 



— 3il — 

commoda, pro quibus scilicel ea que in Ihesauro nostro multis 
anlea temporibus intacta et illibata custodila fuerant, ntinc inde 
ablala atqtie dislracla sirit. 

Primo igilur, dum tempore quodam valida famés lotam 
Galliam perurgeret, adeo ut mulli nobiles viri alque opibus 
antea ditati, ob intolerabiiem famis necessitatem, vendilis atque 
dislractis omnibus que habebatit, in sua mondicare erubescenlos, 
extcras ac procul remolas pelèrent regiones, quoquomodo 
ibidem victus alimoniam adquisituri dumque vehemens néces- 
sitas de die in diem populumurgerel, alque undique ex vicinis 
casleliis et vicis copiosa turba egentium ad hoc monasterium 
conflueret spe benefîcii corporalis, lonta calamitate populi Dei 
compuisi, alque pietate super eos ducla, crucifixum argento 
veslilum, pondo circiter XL marcarum denudavimus atque 
ipsius Christi tunicam in abnioniam membrorum ejus, videlicet 
pauperum, distraximus, cujus ope per aliquod tempus colidie 
D aut DC vel etiam DGG pauperes pasli et sustenlati sunt. 

Secundo posliuodum anno Ludovicus, rcx Francorum et dux 
Aquitanoruni, llierosolymam peregre profocturus, quatinus 
christicolas illicpositos et crebris Sarracenorum infestationibus 
vexatos, Dei auxilio vindicarel et liberaret, dum de thesauris 
ecclesiarum sui regni ad Dei negooium peragendum multa 
extraxisset, a venerabili quoque M,, hujus Floriacensis eccle- 
sie abbale, peliit quatenus ipse qui tante ecclesie preerat 
et iiiier inaximos tolius Francie proceres computabatur, 
lai'ga manu illi M marchas, scilicet argenti, prepararet. Qiiod 
abbas jam diclus audiens respondit, se nullo pacto quod pete- 
batur persolvere posse, presertim cum domus, quam regondam 
susceperal variis persecutioo[ibiis, tum de] siio tempore, quam 
de predecessoris sui, abbatis videlicet Ademari, per multos 
annos altrita foret, liun abbatum commutalione et mira mona- 
chorum ipsius ecclesie cum Romanis legatis conflictalione, 
tum vinearum jam per septem annos defectione, et pro hoc 
vini pêne assidua comparatione, ac pre bis omnibus infortuniis, 
ipsius régis famulorumquo suorum innumoris exnctionibus el 
frequeutibiis angariis inlolerabililcr ndgravata fuisset. Rex 
hec audiens et pre se recolcns vera esse que sibi ab abbalo 
obiciebantur, omissis D, ul solum D marchas prepararet impe- 



- 3i-2 - 

rat. Cui e contrario abbas sa nuUatonus nec D posse dare 
afllrmabat. Tandem aliquot diebus inlerjeclis, rex, cum suis 
habilo consilio, abbatein advocat |)recipitqiie sine uUa diia- 
tione CGC marchas argeali et D bisancios aiiri sibi quantoLiius 
preparandos fore. Porro abbas cognoscens non esse fas ultra 
régi contradicere, revcrsus ad propria, traclarc cum suis cepil 
quonam modo que a rege pelebanlur invenire posset. Deni(|ue 
veniensin capitulum [[uestum régis rralribuscx{)osuitrogavit(|uo 
attentius quatinus sujier taoto negocio se consoiarent el adju- 
varent. Qui ititer se consilium liiibenles et dignum ducenles 
domini et patris siii necessilalihns eomuiunicandum, duo ar- 
gentea candeiabra mii'ilici opnris, quorum [[)on(lus] triginta 
marcharum eral argenti ipsi dederunt, insuper et tburibulum 
Vlll marcharum auri et trium unciarum ipsi comuiodaverunt. 
Ipso tamcn abbate hoc vcraciter spondente et insui)cr plurimos 
fidejussores dante quatinus, si forte ipse reddero negbgeret, 
ipsi pro certo in terlinni Pasclia abillo qui jnin inuiiinebat, Ihu- 
ribuluin ejusdem valiludinis absquc ullo srrupuio rellcerenl et 
sine dilationc in llicsiuirn nostro reponerent. Quod tamen pos- 
tes mutatuni et aliter (ieri de ipso thuribido ordinatum est. 
Siquidcm doranus abbas M. videns domuni islam edificiis 
multum esse aspernabilem et cunclis abbnliis Francie minus 
ornatam, suasit conventui ut Ipsum thuribuium ad novum s'ibi 
dormitorium construendiim erogarent, spnndens quod ipse 
quod supei'erogan(]um ad cdificium coniponendum foret, do 
proprio largiretur. Cui fratres consentientes, ac utile quod 
(îicebat fore judicantes, rodilus Ihuribuli loparandi ad dormito- 
rium concesserunl. 

Eodem quoque lenipore, Joscerandus, major istiiis ville, cum 
domino rege peregre proficisci desiderans, Godefridus quoque 
buticulai'ius domni abbatis el Guido Belini, necuon et Adclar- 
dus de Porta, Hierusalem itnri, in capitulum noslruiuvenerunl, 
ea que de nobis lenebant impignorare noliis volentes per 
V annorum s[iacium. Major vididicet majoriam suam el mi- 
nagium suum pro se]ileiu viginti libris; Godefridus feodum 
suum pro XXX libris ; Guido et Adelardus, ulerque suum, 
pro X libris; co pacto, scilicet, iil rcdiUis, (|ui do ipsis 
vadiis per quinquennium exierinl, tam pro sua eleemosyna 



— 343 — 

quam pro servicio quod nobis debebal, in parlem nostram com- 
putarenlur, ad aliquoii opus in hac domoubi voluerimus facien- 
dum; at vero si, Iransaclo {[uinquciinio non redissent, vel etiain 
si forte obissent, quandiu ipsis vel eorum successoribiis, sicnl 
in cartulis de hoc conscriplis continelur, si redimendi facultas 
non esset, omnium rcditus, ut supra jam diximus, nostra forent. 
Abbas M. et bis fratres atiditis sermonibus libenter que pele- 
banlur facere consenserunt. 



CLI 

Saint-Benoit-sur-Loire, i" mars i 147 (n. st.). 

L'abbé Macaire fixe les redevances annuelles que devront payer les 
prieurs et prévôts des différentes maisons dépendant de l'abbaye 
de Saint-Benoit-sur-Loirc pour la réfection des manuscriis et 
l'achat de nouveaux volumes. 

A', p. 402, d'après Z'. — X, Dibl. nnt., tus. lat. 76%, fol. 157 v" (copie 
du xii' siccle). — Y, Bibl. d'Orléuus, ms. 492, fol. 170 (copie sur parche- 
min. XVI' s., reliée dans le recueil historique de Dom Leroy, vol. I). — 
Z. J. a Bosco (Dubois), Floriacensis vêtus Bibliotheca, I, p. 409*. 

Prni,. : Dul>ois, op. cit. — Edwards, .l/eHioirs of Ubraries, I, p. 283, 
d'après Z. — L. Delisle, LeCahinet des manuscrits, II, p. .365, d'après .V. 



1. Dom Chozal a transcrit le texte d'après l'imprimé do Dubois, faute 
d'avoir pu en trouver une version nianuscrite : « ttutogra]itium enim nec 
ulium hujus decreli auteuticum in schedis lloriacensibus reperi u dit-il. 
Sa copie n'a naturellement pas été utilisée pour l'établisseinonl du texte. 

"i. De ces trois dernières copies la première (.V), incomplète de la lin et 
peut-être abrégée, est la plus ancienne A la fois par la forme et par le fond ; 
les deux autres (1' et Z}, étroitemfru apparentées, sont complètes; elles 
présentent en outre des passages qui ne sont pas dans la première, soit 
qu'ils aient été supprimés dans celle-ci, comme l'énumération des ma- 
nuscrits, soit qu'ils aient été certainement ajoutés à la rédaction primi- 
tive, comme les noms de prieurés qui n'appartenaient pas encore à 
l'abbaye au temps de l'abbé Macaire; en outre, le taux des redevances 
est tout à fait dilférent dans la rédaction A' d'une part et dans la rédac- 
tion y Z d'autre part. Le texte a été établi ici comme il suit : pour le 
commencement qui o.\istc à la fois d.ins les trois copies, on a donné dans 
une première colonne lo texte de A', et dans une seconde colonne le texte 
dressé d'après V et Z, avec variantes en notes. Les parties ajoutées par 
rapjiort à A' sont en italiques. Pour la lin qui manque dans A', on a 
donné en lignes longues le texte drossé d'uprès Y Z avec variantes en 
notes. 



X 

Ego M. abbasjvidensbiblio- 
tece nosire codices velustate 
nimia cariosos et tcredine ac 
linea rodente corruptos, ad 
eorum refectionem et novonim 
comparacionem seu membra- 
narum coenicionem,rogacione 
etiam'Attonis, carissimi fratris 
nostri, hoc in caijilulo nostro, 
conventu toto asenciente et 
roganle, oonslitui. Gonslitui, 
inquam, ut lain t-go quam 
priores nostri ol ijui iiitra iiio- 
nasterium ohedicncias halionl, 
ad hoc opus tam necessariutn, 
tam utile, lain honestum, an- 
nualim in brumali festivilate 
saucti Benedicli aliquid confe- 
ramus. Quam pecuaiariam col- 



— 34i - 

F cl Z 

Ego Mac/janta,abbas/iumt- 
lis" monaslerii sancti Benedicli 
Floriacensis, videns bibliothcce 
nostre codices vetustate nimia 
cariosos et leredine* ac tinea ro- 
dente corruptos, ad eorum re- 
feclionein et novorum compa- 
racionem sou mambranarum, 
inchoro,vidp.licet,li.bricnntoris, 
breviariorum, psaUeriorum, ex- 
ceplionariorum'jglossariornm'', 
g radualium , prosanorum ' , pro- 
eessipnarioru m ^, antiphonario- 
rumn, kgcndariorum'' de ma- 
lulinis* aci librorum capitnli 
coeraptionom , rogatu eliam 
cantons vel'' armarit.Actonis', 
carissimi™ fratris nostri, hoc" 
in capitule, toto conventu con- 
grcgalo el consentiente", con- 
stitui, inquam, uf tam ego 
quam priores nostri, et qui in- 
tra monasterium obcdientias 
liabent, ad hoc opiis tam neccs- 
sarium, tam utile, tam hones- 
tum, annuatim' in brumali fes- 
livitale''bDatipalris'Bonedicti, 
aliijuid facuUalum confera- 
mus', quam pecuniariam" col- 



CLI, — a. humilis omis par Z. — b. terredine Y. — c. exceptis Y. 

— [/. glusarum Y. — e. prosariorum omis par Z. — f. processin- 
riorum i'. — g. anliphonurium Y. — h. legendariuiii Y. — i. luatuti- 
oalium Z. — j. et Z. — k. ahas Y. — (. llactonis Z. — m. charissiini Z. 

— n. lioc omis par Z. — o. tolû conventu toto choro nnte ponstitui Y. — 
p. ne Z. — q. aiinualim omis par Z. — r. in biuiuali tmiiiiore lestivi- 
lato Z. — s. patris nostri Y. — /. taxam couferre omiitamus Z. — u. pe- 
cuniarum Y. 



- 345 — 



lacionem sive collectam a[r]- 
marius noster ab his quibus 
imposita est exigens et obser- 
vans, in pretaxatos usus accu- 
rate et diligenter expendet. 
Quod si egiio vel abbas qui 
mihi successerit aliquam obe- 
diencia[m] vel internarum vel 
exterarum in manu sua tenere 
voluerit, illius obediencie de- 
bitum persolvet. Ego igitur et 
qui mihi succedet abbas decem 
solides annis singulis dabo; 
prier de Régula, V sol.; prior 
de Patriciaco, V sol. ; prior de 
Salo, V sol. ; tesaurarius, II 
sol. ; camerarius, II sol. ; cel- 
lararius, II sol. ; infirmarius 
XII denarios ; pristinarius 
XII d. ; elemosinarius, XII d. 
preposilus de hac villa, II sol. 
magister de opère, XII d. 



lationem" sive collectam* can- 
tor el* armarius noster ab iis» 
quibus imposita est exigens et 
observans in pretaxatos " usus 
accurate* ac diligenter expen- 
dere débet"; volumus etiamut 
eosdem annuos taies reddant 
eorum successores, quales in 
propria solvunt qui nunc possi- 
dent.^ Ego igitur et qui mihi 
succedet" abbas viginti solides 
singulis annis^ dabo; quod si 
ego, vel abbas qui mihi suc- 
cesseritaliquam obedientiarum 
sive internarum sive extera- 
rum in manu sua» habere vo- 
luerit, illius obedientie debi- 
tum persolvet * ; prior noster, 
decem solidos; prior de Régu- 
la, lO'solid.; prior de Saltu, 
10 solid. ; prior de Patriciaco', 
10 solid. ; prepositus de Dia- 
co, 10 solid.; thesaurarius*, 
10 solid. ; camerarius, 10 so- 
lid. ; prepositus istius ville, 
6 solid. ; celerarius', 4 solid. ; 
infirmarius , 4 "" solid. ; elee- 
mosinarius, 4 solid.; subca- 
merarius", 4 solid. ; magister 
operis, 4 solid. ; prior de Ger- 
miniaco, quatuor [sol.]°; pris- 



CLI. — V. coUationem sive omis par Z. — x. coletam Y.— y. alias 
Y. — z. hiis Y. — a. praedictatos Z. — b. annuatim Z. — c. débet 
omis par Y. — d. volumus etiam ut eosdem hymnes taies reddere qua- 
les sunt in patria in qua habitant Y. — e. successurus Y. — f. annuatim 
Z. — g. sua omis par Z. — h. pcrsolvat Y.— i. Y exprime les sommes 
en toutes lettres et met solid. — _;. Parcyaco Z. — h. thesaurarius 
noster Z. — l. celarius Y. — m. 5 Z. — n. capicerius Y. — o. prior de 
Germiniaco quatuor omis par Z. 



— 3 

prior de saocto Aniano,II sol. ; 
prior Gioraensis, U sol. ; prior 
de Sancto Briccio, X!l d. ; 
prior de SaoroCesaris, II sol. ; 
prior de Castello Novo super 
Cheram, II sol.; prior de Cas- 
tello Novo, super Ligerim, 
XII d. ; prior de sanclo Ger- 
vasio, XU d. ; prior de sanclo 
Jacobo.Il sol. ; prior de sanclo 
Hilario, XII d. ; prior de Val- 
liaco, XII d. ; prior de Loirria- 
co, II sol. ; prepositus de Curli 
Matriniacensi, II sol.; prepo- 
silus de Villare, Il sol.; pre- 
positus de Diaco, II sol. ; pre- 
positus Alinericurtis, Il soi.; 
[U'eposiliis de Evora villa, Il 
sol.; prior de [EJvera caslro, 
Xlld.; pciorStampensis,IIsf)l.; 
priorde Vilriaco, XII d. ; prior 



iO — 

tinarius'', 2 solid. ; prior de 
Castro novo super Carrum, 
6 solid. ; prior de Sacro Gesa- 
re', 6 solid. ; pi-eposilitsdeCas- 
tiUione', 20 solid.; prior de Val- 
liaco, 4 solid. ; [)rior de Sanclo 
Bricio', 6 solid.; prior de Sanc- 
to Aniano', 6 solid ; prior de 
Gyemo veleri", 6 solid; prior 
de Curie Mariniaci", 6 solid.; 
prior de Castellela', 2 solid. ; 
prepositus de Viliaribu.s", 4 
solid. ; prior de Lorriiico', 
10 solid. ; prior de Villa abha- 
tis, 10" solid. ; prior de Monas- 
teriolo', 4 solid.; prior de 
Castro novo super Ligerim, 
4 solid''; prior de Vilriaco'', 
4 solid. ; prepositus do Ycvra 
villa, 6 solid. ; prinr de Yevra 
caslro, 6 solid.; prior de 
Stainpis, 10 solid.; prior de 
Arnicurle', 6 solid. ; prior de 
Gyraco, alias Vuartif, 6 solid. ; 
prior Mitinguis, monde anglice 
2 solid. ; prior de sanclo Ja- 
cobo de Burone", monde ceno- 
manensis'' 10 solid.; prior de 
sanclo Hylario. inonHe ceno- 
manice^ 4 solid.; prior de 



CLI. — jj. pristrinarius Z. — q. ûf sancto Cœsare Z. — r. de Cas- 
tilione y. — s. Bryrio Y. — U di> S. Ammiano Z. — u. de Greltio 
Ursi Z. — P. de Curte Miinigniaco Y. — x. de Castellusio Z. — 
y. de Vit'unibus Z. — î. de I.aiiriaco Z. — a. duos Z. — f>. de Monas- 
terio Z. — c. prior de Castro iiovu super Ligerim (jiialiior, reporte 
avant prior do Villa nbbalis }'. — d. Vytriacu Y. — p. Arnicule 1'; 
Anicurte Z. Corr. Arnicurte. — f. de Germici alias Oiiardi Y. — g. de 
S. Jacobo de Uurote Z. — /(. decem canomaaensis monete Y. — i. qua- 
tuor cœnomatiensis moiiele >'. 



- 347 — 

de Monasteriolo, XII d. ; prior Chesai, 2 solid. ; prepositus 
de Catalecta, XII d.* Aurelianensis'', 6 solid.; prior 

de sancto Gervasio, 6 solid. 

Y Z 

Et ne aliquis successorum nostrorum hoc' statutum infringere 
aut adnihilare présumât, sigilli nostri et sigilli " capituli impres- 
sione roborare et confirmare decrevimus. Hoc eliam firmiter 
tenere precipimus ut nuUi priorum predictorum feslum venien- 
tium cxeundi licentia concedatur donec debitum cantori" et" 
armario persolvat. 

ItaP signatum : Macharius abbas. S.' Lancelini' prioris, Da- 
goberti prioris ciaustralis, Juliani Vitalis inflrmarii, Actonis' 
cantoris et' armarii, Pelri Salensis, Guillelmi Vastonis", Artau- 
di capiccrii, Artaudi eleemosinarii, Hugonis tertii prioris, 
Joannis succentoris", Joannis medici. 

Actum est hoc in capitule nostro solemniter kalend. martii, 
anno ab iïicarnatione Dornini millesimo centesimo quadragesimo 
sextc^, régnante Ludovico, rege Francorum et» duce Aquita- 
norum, anno decimo regni ejus*. 



GLU 
Reims, 8-15 juin 1147. 

Louis VII prend l'abbaye de Saint-Benoit de Fleury sous sa protec- 
tion et lui confirme la liberté accordée par ses prédécesseurs, 
particulièrement par son père Louis YI, ai7isi que la possession 



CLI. — j. prior do Mogioco alias Chesa Y; prior de ChesaZ. Corr. peut- 
être prior de Magniaco alias de Chesa. — k. Aurolie Y. — l. liiinc Z. — 
m. et sigilli omis par Y. — n. cantorio Y. — o. ulias Y. — p. sic Y. 

— q. signât. Z. — r. Lancelli Y. — s. Hactonis Z. — (. alias 1'. — 
u. Wastonisy. — p. subcantoris Y. — x. 13iG Z. — y. et omis par Y. 

— z. ipsius Y. 



1. Ici s'arrête la copie X. 



- 348 — 

des biens donnes par celui-ci, après la mort de Philippe I", à 
Boiizy, à Vieilles-Maisons, àChdlenoy, à Méziercs-en-Gdlinais ; 
il y ajoute le quart du revenu des fours de Lorris et assigne sur 
les trois autres quarts la rente de cent sous donnée par son père* 
pour la célébration de l'anniversaire de Philippe I". 

C, p. 7. — E, fol. 12. — L, p. 210, d'après B, fol. 5. 

PuDL. : Prou, Les Coutumes de Lorris, dans la Nouvelle Revue his- 
torique de droit français et étranger, 1884, p. 527. 

Ikdiq. : /), fol. 323, d'après li, fol. 5, n» 14. — Inventaire de 1058, p. 8, 
liasse I, n" II, d'après une copie'. — K, p. 405, d'après B, fol. 5. — 
Luchttire, Études sur les actes de Louis VII, n- 219. 

In nornine sancle et" inclividiie Ti'inilalis.Ludovic()s,Dei gra- 
tia rex Francorum et dux Aquitanoi'um, omnibus in perpuliirim. 
Sollicitudini nostre priocipaliter congruit libertatem ecclesiai'um 
inconcussa stabilitate prociirare *■, et possessiones earum ac jura 
aiitoritati.s régie preceplis irrefragabilibus' conimnnire, Eo ni- 
niirum inluitu, beat! Benedicli Floriaoensis ecclesiam cuin uni- 
versis rébus et possessionibus suis sub"* prolectionis nostre 
perenni tiiitionesnscipimus, et concessam sibi a predecessoribus 
noslris antiqiiitu.s libcrtali'in secundum quod ex" tenore pre- 
ceptorum palris nostri felicis memorie Ludovici Francorum 
régis cognovinius, nos'' quoque pari benignitate concedimus et 
per presentis' authoritaleni precepti perpcluo muniinenlo cor- 
roborainus. Sancimus igitiir, jiixta prefali patris nostri prccep- 
tum, qiiod neque nos ipsi neo'' quilibet suocessorum nostrorum 
reguni euindein locuni causa violontie adeamus, neo' incolas 
ipsius lociJ cujuscnniqiie g(>neris vel ordinis, per nos in cau- 
sam trahamus vel questiiin ab eis quoquo modo deinceps exi- 
gamus*. Ceterum si nobis aut nostris injuriam fecerint, par 



CLII. — a. ac C. — b. snrvare C. — c. inrcfragabilibus C. — d. sub 
MiiiH par EL. — e. eo EL. — f. et nos C. — g. prœsentos EL. — 
h. iiri|ui! E. — i. non EL. — j. loci omis par EL. — II. ab eis quo- 
quo iiiodu (leincejis ab eis exigamus C. 



1. Voy, supra, n" C'III. 

2. La pièce signalée dans l'inventaire sous cette cote était un pa]iler. 



— 349 — 

ubbalis maniim seu majoris ville, minislcrialibiisnostris justitie 
noslre recipiende causa a nobis illuc rlircclis, justitium iioslrara 
Iiabebiinus'. Coticediinus prelcrea™ eideiii monaslerioelperpe- 
Itialiter possidenda firmaiiius universa que post decessum avi 
noslri Philippi régis prenominalus" pater noster sancto Bene- 
diclo donavil atque concessit in villis subscriplis, Mesnilis" vi- 
delicet atque parochia'' de Bulziaco», in parochiade Veleribus 
domibus, elin parochia de Caslanelo ■■ et in illa de Mazeriis' tain 
in boscoquamin piano prêter cervum etbischiain'et capream", 
quamvis" quedum injuste quedam vero juste regia potestate, 
consuotudinarie capiebal-'. Nos eliam ex parte noslra et ex 
propria largilione donajnus quartam partem furnorum de Lor- 
riaco*, et cenlum soiidos, quos i>aler nosler* pro rccolendo 
anniversario palris sui Pliilippi régis, avi nostri, ecclesie beati 
Beiiedicli donaverat, in reliquis tribus partibus furnorum que 
nobis rémanent assignamus, et ab eo qui furnoshabebitabsque 
omni contradictione abbati in perpetiiuni reddi precipinius, 
Aurelianeusis videb'cet monete. Ut hoc igitur authoritatis noslre 
preceptum perpétue stabilitatis obtineat munimentum, scripto 
commcndari, sigilli nostri impressione signari nostriquo nomi- 
nis sublus inscriplo caractère" corroborari fccimus. 

ActurnpubUce Remis, anûoabincarnationeDominiM''XLVII* 
regni vero noslri XI"*, quando' viain Hierosolimitane''expedi- 
tionis iiilravimus'; asiantibus in patatio nostro quorum noraina 
siiblitutata sunt et signa. Signum'' Radulphi", Viromandorum * 
comilis, dapiferi nostri. S.' Guillelmi buticularii. S.' MalheiJ 
camerarii. S.' Mathei ' constabularii. 

Dala per raanum Bartliolomei ('niO?j05rammaj cancellarii. 



CLII. — /, habemus EL. — m. iiulem preterea EL. — n. preno- 
latiis C. — o. Maisvilis E; Mttisualis L. — p, pnrochiiB E. — q. Dul- 
siaco L. — r. Castraneto EL. — k. Miitheriis CE. — t. bistiara E. — 
t(. cajiredliini C. — r. quamvis omis p:ir L. — x. cupiebal CE. — y.Lo- 
riufu/i. — z. iiiuus C — a. charaftere C. — b. En (ou/es lettres EL. — 
c. cum C,. — d. leniÂiilyniitanœ C'. — e. iiiolioaviinus E. — f. S. C. — 
ij. riiKiolplii E. — II. VuYomaiiduorum C. — i Signum E: H barré L. — 
J. MaUliui CE. 



— âào — 

GLIII 
1147, après le 8-15 juin'. 

Louis VU mande aux prévois de Lorris et de Soisy-aux- Loges el à 
tous ses sergents de respecter les privilèges el biens de l'abbaye 
de Saint-Benoit-sur-Loire, particulièrement en ce qui concerne . 
les fours de Lorris, conformément aux diplômes accordés par ses 
prédécesseurs et par lui-même à l'abbé Macaire. 

C, p. 281. — D, fol. 199 V» d'après B, fol. 129, n" 554. — M, Bibl. nat., 
ms. m. 12739, p. 363. 

PoBL. : Rec. des Historiens de la France, XVI, p. 13. 

Indiq. : Luchaire, Études sur les actes de Louis VII, n» 220. 

L.", Dei gratia rexFrancorum* el dux Aquitanorum", prepo- 
sitis de Lorriaco'', de Sosiaco, et universis suis servientibus" 
salutem. Dilectus noster Macharius^, venerabilis abbas beafi 
Benedicti, promeruit apud nos gratiam invenire et libertatem 
ecclesie sue, a predecessoribus nostris» collatam antiquitus 
atque concessam* secundum tenorem regalium preceptorum, a 
nobis quoque per autoritatis nostre preceptum conflrmatam 
obtinere; unde fidelitati veslre mandamus atque precipimus^' 
ut quidquid prefata beati Benedicti ecclesia, sive patris nosiri 
sive nostro précepte, concessum habet et confirmatum, tam de 
furnis de Lorriaco* quam de ceteris omnibus ad ejusdem eccle- 



CLIII. — a. Ludovicus D. — 6. rex Francie CM. —■ c. Aquitanise û. — 
d. Loriaco D. — e. scrvientibus suis DM. — /■. Manasses C; le nom. en 
bianc D. — g. nostris predecessoribus DM. — h. concessit b. — i. quos 
D. — j. precepimus D. — k. Loriaco D. 



1. LeRecueil des Historiens dela.Fra.nce (XVI, p. 13, note d.) date ce 
mandement de 1153, le considérant comme un complément du privilège 
de Louis VII pour Fleury, daté de cette année ; nous avons préféré, avec 
M. Luchaire, le rapprocher du diplôme précédent daté de 1147, auquel il 
semble mieux se référer, en raison de la mention des fours de Lorris. 



- 351 - 

sie possessionem vel liberlatem perlinenlibus, siciit scriptum 
habelur in nostro prccojilo, lideliler lenealis el observelis et 
iiiiiversa quecunque de jure' illius esse noscunUir tanqiiam pro- 
pria noslra salva et illibata cuslodialis ac defenselis et nulla 
prorsus ei gravamina inferatis nec perrailtatis inferri "". 



CLIV 

Auxerrc, 9 seplcmhre 1147. 

Evrjène ///, pour mcUre ftn au procès pendant entre Macaire, abbé 
de Sainl-Benoit-sur-Loire, d'vnc part, el hier de Toucy, d'autre 
part, au sujet de leurs droits respectifs sur Villiers-Saint-Denoit, 
villa du domaine de l'abbé, rend une sentence par laquelle il 
fixe le taux de la redevance dite salvamenliini à payer par les 
masures audit hier et à ses successeurs, attrilnie un bichet de 
grains par masure aux cellerier et cuisinier du monastère, dé- 
termine les conditions dans lesquelles les percepteurs du salva- 
menlum seront hébergés par le moine prévôt de Villiers, recon- 
naît à hier el à ses successeurs le droit de semondre tes masoiers 
de Villiers pour la clôture et la défense du château de Toucy, 
autorise le seigneur de Toucy à percevoir u?î salvamenlum sur 
les terres du bois remises en culture, restitue à hier vingt sols 
d'hébergement inféodés à d'autres par ses ancêtres, mais interdit 
audit hier et aux siens tout droit d'exiger l'hébergement à Vil- 
liers à moins d'y être appelés pour les besoins de l'église de 
Saint-Benoit, n'autorise hier et ses successeurs à justicier les 
hommes de Villiers qu^au cas où le moine prévôt refuserait de 
leur rendre justice. 

C. p. 43. — D. fol. 490, d'après B, fol. 18, n« 03. — E, fol. 81 v«. — K, 
p. 788, d'après B, fol. 18 '. 



CLIII. — l. juris C. — m. nec permittatis inferri omis par M. 



l. Le texte de cette bulle a étti reproduit en partie, tnutntis mutan- 
dis, dans aw oharle du Pierre, archevêque de Sens, de l'an 1174 (voy. 



— 362 — 

Eugenius, opiscopus, servus servoruin Dei, dileclo filio Ma- 
chario", abbati sancti Beneclicli supra ^ Ligerim, cjusqiio siic- 
cessoribus canonice substitueadis, inperpetuuin.Venerabilibus 
locis et fralribus in eis divino servitio mancipatis vlgilanli nos 
oportet consideratione prospicere et ne pravorum hominum 
nKitenliir molestiis curatn et Bludiiim diligenter ac sollicite'^ 
adhibere. Hoc nùiiirum iultiilu, dilecle in Domino fili Machari 
abba"*, pro controversia que inler te et nobilcin viruin Iterium 
de Tuciaco', de villa que Villare dicilur diutius agilata est, et 
le et ipsum ad noslram presentiam cvocaviiiius, qui cum semel 
et secundo aut etiam seplus a nobis inducias iinpetrasset, et tu 
apud nos longa expectalionis faligatione suspensus intérim 
Inborares, uierque tandem ad noslram presentiam convenistis. 
Yobis ilaque nostro conspeciui preseutalis, lu adversus pre- 
fatum Iterium qneriraoniam edidisti quod ipse, prêter illa que 
tu ei recognoscebas '', non solum novas et indebilas exactiones 
liominibus predicle ville, quam juris lui monasterii esse alle- 
gabas, imponeret, verum etiam que pater suus Nariotus» in 
extremis positus, pro remedio* anime sue dimiserat, revo- 
carel, ad muniondara' etiam causam tuam scriptum bone me- 
morie Humbaldi, episeopi Allisiodorensis ', in médium pro- 
duxisti', ex cujus inspectione cognovimus quod, quemad- 
iiiodum Nariotus* ipse consuetudines illas pravas dimiserat, 
ita uxor ejusdem, et Hugo, gêner ipsius, qui tune castelli de 
Tuoiaco' dominium oblinebal, a memorato episcopo ecclesias- 
tice justilie severitate eoacti, eas in manu sua, presentibus 
clericis suis et illustri Nivernensium comité" Guillelmo" 
alque aliis plurimis, ret'utarunt; cumque pars altéra boc negare 



CLIV. — a. Macario E. — h. super E. — c. soUicitudiDem /'. — il. ubhas 
Cl)K.— e. Tutiaco K.— f. rec(ignosceras E.— y. vtM'um eliuni quod iiifra 
fines Naristus C. — li. salule CDE. — i. mitiuetiduiii t'/J. —j. Autissio- 
dorensis E. — k. Narislus C. — /. Tuliiico E. — m. CDtiiite omis par K. 
— n. GuiUielmo K. 



ci-dessous, à cette date), qui nous ost parvenue en deux cupies (C, p. 'iM 
et D, fol. 516 V"); nous avons utilisé cette charte pour corriger certaines 
leçons fautives des copies de la bulle. 
1. Charte do l'an lllû, publiée plus haut sous le n" CVII. 



— 353 — 

non possel et qiiod j»ro comodo cause sue oslenderc cupiebat 
iiciiue per teslos iie<iuc aliis luuiiis rùLorarc suflicerol, nos, 
quorum prec.ipue inlerest paci et quieti ecclesiaruin paterua 
solliciUidine providere, communicalo" fratrum noslrorum con- 
silio, judicavimus ut jam dictus llerius et illi qui sibi in do- 
minio castri de Tuciaco'' légitime successerint, in villa de 
qua conlroversia agebatur salvamentLiui ab eis qui masnras 
lenueriiil habeal', de una([uaque inasitra videlicef, sextariuin 
avene cum sex denariis de carricalo' et duobus ad servientuin 
suorum procuratiouem ', et duabus gallinis; quod si" dimidia 
inasura fuerit vel minus vel" ainplius, secundiim i}uod fuerit, 
salvamcnlum-' Iterio et successoribus ejus*' Iribualur; cellera- 
rius- vero et cocus" inler se de unaquaque inasura unum 
bichetum annone', annis singulis' babeant; cum autem pro 
receplione salvamenti eorum nunlii*' venerint, a monacho 
ipsius loci procurabunlur in mane, el ipsi monachum in sero 
cum equitaturis et tota' familia, et mane secunde^ diei» pro- 
curare debebunt. Si masurarii ejusdem ville summoniti fuerint, 
omnes ad claudendum castrum do Tuciaco'' singulis Irienniis* 
vadent', ol, si opus fncfit, ad ejusdem castri defensionem 
atque castellanie predicti liomines summoniti venient'. In ma- 
sura nemoris que aliquando de novo exculta fuerit, sive minus, 
sive amplius sit, et monachus suum consueludinarium censum 
imposuerit sive non, secundum quantitatem terre exculte domi- 
uus'Tueiaci"', qui |iro lenipnro fuerit, salvaiuonlurahabebil.Vi- 
ginti solidi de berbcrgagio, quosantecessores Uerii aliis in feo- 
dum" dederani", eis reddantur ; aliud vero herbergagium nec ipse 



CLIV. — o. convocttto C. — p. Tutiaco K. — q. liabeant charte 
de ink. — r. videlicet omis par C; videlicet masura DE. — s. carritalo 
CD; cbarreto cliarle de ilTt. — /. iritiiraiionem C: curationem DE. — 
u. quod si omis par D qui laisse ir/i hhnic. — v. sut DEK. — x. orna- 
mentum C. — y. suis A'. — i. cclhiriiis IJ. — a. totus D. — h. avennau E. 

— c. singulis anuis A'. — </. nuiilii eorum EA'. — e. totaque DE. 

— f. scilicut C; sœ|iedicti /); sequiTitis K. — (/. diei omis par D. — 
h. Tutiaco A'. — i.lcrminis VD: remplacé par des points E. — j. lia- 
beant CDEK. Corr. vadent d'après la charte de illi. — /*. vadanl 
CDEK. Corr. vcnient, d'après la charte rie 117i. — /. dicli C: doiiii- 
iius ouiis par D; en blanc E. — m. Tuliaci A'. — n. feudum E. — 
o. dcdcruiit E. 

23 



— ûbi — 

Iteriiis nec siii a monacho nul'' burgensibus' vel villanis'' in 
posterum' habeant, nisi jiro necessitale ecclesie a saiicli Bene- 
dicti abbale vel' preposilo, qui in villa Villaris pro tempore 
fueril", evocenlur, et toi" hornines et non plures adducant-' 
quot ad illud propter quod evocati ' fuerinl * sufficere debeanl. 
Ceterum de eo quod dicitur ressort", si constiterit quod nio- 
nachus vel nolit vel non possil de hoininibus ville justiliam 
facei'e*, liinc de eis lam Iterius (|uam successores ejus justi- 
liam faciant noc aliter aliquem ejusdem ville pro aliqua causa 
pro se aiil pro aliis justitio subdanl, nec, prêter illa oninia que 
superius conlinentiir, alias consuetudines in eadem villa de 
cetero babeant'', et quoniam certum est locum ipsum'' ad ab- 
batis dominiuni perlinere, cetera omnia in poteslate ipsius et 
prepositi, qui per manurn ejus in eodein loco pro Icinpore 
fuerit, libère et abstjue alicujus contradictione consistant'; 
indignuin siquidem est ut Iterius vel successores ejus per se 
vel per suos villam eanidem aul babilalores ipsiris adverstis^ 
abbatcin vel monachos dcfendendi bal)cant fncultateni. Ut 
auteni hoc futuris temporibus lirmum jierinaneat, scriptum 
inemorali Iltimbaldi' episcopi ralum'' habenles, auctorilale 
apostolica proliibemus ut nuili oninino bominum liceat vos 
super bis omnibus infestare aut quibusbbet vexare molestiis. 
Si qua igilur in fulurum ecclesiastica secularisve persona hujus 
noslre rlefiiiitionis [laginam sciens conlra eaui leinere venire 
lemptaverit, secundo lertiovo corninonita, si non salisfactiono 
congrua emendaverit, poleslatis honorisquo sui dignitate careal 
reamque se divine judicio existere de perpetrata iniquitate 
cognoscat et a sacratissimo corpore ac sanguine Dei et Domini 
redeinploris nostri Jliesu Cbristi aliéna fiai alqiie in extremo 
uxainine districte tiUioni subjaceat; observanlibus autera sit 
p;ix Domini noslri Jliesu Chrisli quatenus et hic fruclum bone 



CLiy.— p. autawisparCLIK, restitué d'après lschartadeli7'i.— q. nec 
nionaclius sed ipsi burgwnses E. — r. villareC; villaribus £); villanis omis 
par£,'; vill...A'; restitué d'après la charte de 117i.— s. iinpo&lerum DE.— 
/.et A'.— u. eis CD. — v. ter E.—x. uilduoantiir C— y. vocati CD; vocalum 
A'.—:, fueril A'. — a. resorlCD E .—b-fuceve omis par D qui laisse un blanc. 
— c. habeant de celoro A'. — d. istum E. — e. consistunlC; ronsistant omis 
pnr O;ooiisistat /?. — f. al) adversus K. — g. Hnhaldi COE. — h. ralamij. 



- â55 — 

aclionis percipiant, et apud districtum judicem premia eterne 
pacis inveniant. Amen, amen'. 

(Rota, cum cruce cujus in angulis : Bene valete f 

Ses. Il Petrus || Ses. || Paulus (in modo mono- 

Euge II nius || PP. || III ; et inter circulos : grammatis). 

Fac mecum Domine signum in bonum^). 

Ego Eugenius catholiee ecclesie episcopus ss. ^ 

t 'Ego Albericus Hostiensis episcopus ss." 

t Ego Humbaldus" presbiter cardinalis tituli" sanctorum 
Joannis et Pauli ss. 

f Ego Gillibertusi" indignus sacerdos tituli sancti Marci ss. 

t Ego Guido presbiter cardinalis lituli sanctorum Laurentii 
et Damasi' ss. 

f Ego Aribertus presbiter cardinalis lituli sancle Anas- 
tasie ss. 

t Ego Hugo presbiter cardinalis tituli in Lucina ss. 

t Ego Julius presbiter cardinalis tituli sancti Marcelli ss. 

t Ego Guido presbiter cardinalis tituli pastoris ss. 

t Ego Oddo diaconus cardinalis sancti Georgii ad Vélum 
aureum ss.' 

f Ego Octavianus' diaconus cardinalis sancti Nicolai' in 
carcere Tulliano ss. 

t Ego Johannes » Paparo diaconus cardinalis sancti Adriani 
ss. 

f Ego Johannes ' diaconus cardinalis sancte Marie nove ss. 

t Ego Gregorius diaconus cardinalis sancti Angeli ss. 

■|- Ego Guido diaconus cardinalis sancle Marie in porticu ss. 

f Ego Jacintus* diaconus cardinalis sancte Marie in Cos- 
medin » ss. 



CLIV. — t. amen une seule fois dans CE. Avec amen s'arrête D. — j. C- 
ne donne qu'un dessin de la rota sans les inscriptions et omet le Bene 
valetc. — k. G omet le ss du pape. — /. La croix omise par E devant 
les noms des cardinaux. — m., ss à la, suite du nom de chaque car- 
dinal omis par C, omis par E après les souscriptions des deux pre- 
miers cardinaux et interprété signum après les autres.— 7^. Hubaldus 
E. — o. titulo partout E. — p. Gillebertus C. — q. Damiani E. — r. Les 
souscriptions de Guido et d'Oddo omises par E. — s. Occamanus C — 
t. Nicholai K. — u. Joannes CE. — v. Joannes CE. — x. Hiacinthus C; 
Jacyntus E. — y. cofundum E. 



^^56 - 

Datmn Altissiodori ', pcr monuin Giiii^onis sancte Romane 
ecclesio diacoiii" canlinalis el caiiccllarii'', Y"' iJus sejjlcm- 
bris, indicliorie X"*, incarnationis dominice anno M''C°XL''VII'", 
pontificalus vero domni Eiigenii terlii'' pfl[)e anno tertio. 



CLV 
Vers 114 7'. 

Thibaud, archevêque de Cantorbéry, onfirme. en faveur de l'abbé 
Macaire et des moines de Saint-Benoit de Fleuri/ la donation 
de l'église Sninl-Andrè de Minling à eux faite par Balph, comte 
de Chesler, cl jirécidemmcnl confirmée par Alexandre, évùque 
de Lincoln. 

h', p. 418, d'après B, fol. 178. — M, Dilil. nal., nis. lut. 15775, p. Iti. 

iNDiQ. : h, fol. 3îy, d'après B, fol. 178. 

T.", Dei gralia Cutituarierisis arcliiepiscopus el lotius Anglie 
primas, dileclis fratribus Machario, abbati, el nionuchis saiicti 
Benedicti Floriacenbis inonastei'ii salutein. lienedictus omnium 



CLIV. —2. Abasiodori E. — a. card. diac. C; diaconus cardinalis EK. 
— b. cancellarius EK. — c. quinto CE. — d. décima CE. — e. en toutes 
lettres CE. — f. III A'. 

CLV. — a. TtiDcias M: Tho. b. 



1. Dom Estieunot {^f) atlribuo eut acte à Thomas do Cantorbtiry, et 
l'analyse b dt^sigiiu le nom de rév6i)uo par lus If'ttres « Tho. », mais ta 
copie dii dom Chazal {K}, (jui dérive de la rm^-riie source, B, que b, ne le 
désigno qut! par l'iniliale « T. ». Nous allribuoiis l'acte à Thibaud parce 
que dans une coiifirmalioTi ulti^rir-nri"!, nclrnyr'o |inr Thoruns de Canlor- 
biSry à l'abbiS Arraud et publiiie plus loin à ta dato de 11(52, ce prélnt 
mentionne une charte conlirmutive de sou prédécesseur Tbibaud. En 
outre, on reniiirqnera que, dans le document analysé et publié présen- 
tement, l'evÈipie de Lincoln désigné par l'initiale k A. », c'est-ii-dire 
.\texandrc, n'est dit ni « defunctiis », ni « bonse mémorise » ainsi qu'il 
est d'usage daus lus documents diplomatiques lorsqu'il est question d'un 
prélat défunt; on peut donc en inférer qu'Alexandre est contemporain 
de l'arclievéque auteur de l'acte; or, quand Thomas Becket devint arclie- 
véque de Cantorbéry, en 1163. il y avait quatorze ans que l'évSquo de 



— 357 — 

bonorum Inrgilor'' Deus, qui fideliiim suoinim numerum siciil 
cotidiaiio ' luultiplicat incremento, ita eorum usibus qtie sunf 
necessaria provida dispensai bonitalo! Igitursunt ipse Ecclesie 
sue; summa liberalilaleaucloi"' est omnis boneflcii, ita quoque 
et nos, ad bonorum ejtis protectionem, accepta ab ipso poles- 
tale, impigri dubcinus esse ministri. Jiislis ilaque pclilionibus 
veslris, dilecti in domino fratrcs, bénigne adqniescenles ec- 
clesiam' beati Andrée de Mcnlinçues^ cuin céleris prediis, que 
conaes Ranulfus vobis concessisse carta sua testatur, sicut ea 
canoniceet venerabilis fratris noslri A., Lincoiniensis episcopi, 
assensu et carte sue confirmalione adepti eslis, ita nos quoque 
litteraruin nosirarum muniniine confirmanius et oflicii noslri 
auctorilale' vobis roboramus*, salva tainon in omnibus' epis- 
copiili cousiichidine, Lincoiniensis ccclesie revcronliu el illins 
episcopi débita obedieuLia-'. Valele. 



CLV. — b. largitor omnium hnnnnim ^f. — c. quotidiano M. — 
d. autlior M. — e. eoc.lesice A'. — f. Meiitiiiglies M. — g. nuthoritate M. 
— h. roboranius vobis M. — i. ouini I\. — j. revereiitia M. 



Lincoln, Alexandre, était Diort. De plus, ei l'on se reporte à l'acte de 
Thomas de Cantùrliéry on verra que. de môme qun Thibaud de Cantor- 
l)('ry mentionno la caulirmaiion d'AloxHnitre, éivéque d" Lincoln, do 
niéine Thomas de Cnntorbéry menliunne celle de Itfjberl de Lincnin son 
c'iinlomporain. L'ullrihiilion do l'acte à Tliiliaud ainsi établie, il nous 
reste à jiistilior la date IU7. Thibaud a été archevêque de I13U à 1161; 
Macaire iiidii|ué dans l'adresse, i^oimiie abbé de Snint-Bi'noil-sur-I,oire, 
remplit ces fonctions do 1144 à lUiO ou 1101; Halph II el Alexandre 
menlioniii'S dans le dispositif furent, le premier, comte de Chester, de 
llî'.) à 1153, et le second, évéque de Lincoln, de 1123 à 1147; il faudrait 
donc strictement assipner au dnciunent les dates extrêmes de 1144-1147; 
nous choisissons de préférence 1147 pour rapprocher les uns des autres 
une série de documents connexes. En ce qui concerno les actes de 
Halph II et d'Alexandre mentionnés dans la charte do Thibaud ot 
pour un autre acte jierdu, qu'il faul peut-être attribuer à 'l'hibaud, 
nous renvoyons à la notice imprimée à la suite de la charte u" CLVI, 
§§ 1, 'i et G. 



- 358 - 

CLVI 

Lincoln, 1 147- î 153'. 

Ralph II, comte de Chesler, informe Boberl, évêque, le chapitre de 
Lincoln, tous ses officiers et vassaux, qu'il a donné l'église 
Saint-André de Minling et l'église de tous les saints de Gouteby, 
avec des terres et divers droits, aux religieux de Saint-Benoit- 
sur-Loire et de Saint-James-de-Beuvron. 

M, Bibl. nat., ms. lat. 12775, p. lU.—Z, Public Record Oflice, charter 
roll 131, 10 Edw. III, n° 21 (vidimus d'Edouard III). 

PuBL. : R. Dodsworth et G. Dugdale, Monaslicon anglicanum, éd. 
1655, t. I, p. 592; éd. 1682, t. I, p. 592; éd. 1830, t. VI, part II, p. 1021. 

INDIQ. : 6, fol. 329, d'après B, fol. 178.— À', p. 418, d'après B, fol. 178'. 

Ranulphus", cornes Cestrie, Rotberto', Dei gratia Lincol- 
niensi episcopo, Rolberto* archidiacono, capilulo sancte Marie 
Lincolniensi, conslabulario, dapilero, baronibus, jusliciai-iis, 
vicecomitibus', ministris, ballivis'* et omnibus horninibus suis 
francis et augiis omnibuscjue prelnlis et (iliis sancle ocdcsie 



CLVI. — a. R. M. — b. Roberto M. — c. vicariis M. — d. ballid. Z. 



1, Cette lettre a été expédiée entre 1147 et 1153, Ralph II ayant été 
comte de Chester de 1130 à 1153, et Robert, évêque de Lincoln, de 1147 
à 1108. 

2. Le texte de ce document nous est connu par un vidimus d'Edouard III 
du 24 mai 1336, qui contient également le texte de deux lettres de 
Hugues et de Ralph III, comtes de Chester, fils et petit-fils de Ralph II. 
Le texte du vidimus lui-même nous est parvenu sous deux formes : !• la 
transcription qui en fut faite dans les rôles de la chancellerie royale 
d'Angleterre (Z); 2° l'expédition authentique qui en fut délivrée aux 
religieux de Saint-Benoit-sur-Loire; l'original de cette expédition n'a 
pas été conservé, mais il avait été transcrit dans le cartulair.e B ainsi 
qu'en fait foi l'analyse 6 « donationem dicta) occlcsia) a Ramnulfo comité 
Cestriaî factam approbat Eduardus, rcx Angliae, ubi donacio recitatur 
intogio fol. 178, anno regni sui X, Joan. Gautuar. archiopiscopo cancol- 
lario ». De la même transcription, avec référence au fol. 178 du cartulaire, 
dérive l'analyse donnée par dom Chazal {K) : « Hugo, Rannulfl comitis 



— 359 — 

saliilcm. Sciatis me concessipse cl (ïctJisse Deo cl snncle Marie 
et sancto ilacobo et sancto Bencriicto et monachis eoruin, in 
perpetuam eleinosinam% pro Dei dileclione et pro sainte anime 
mee et pro'^ aiiiniabus anleccssonim meonim, Mintin^as" et 
ecdosiam sancli Andrée de Mintingis cl ecclesiani oiiininin 
sancloruin de Gouleby* et duas bovetns* terre et diniiiliiiin 
Winuindi> ceci et luiara bovetam* terre Willielnii ' itincerne 
et terram Spilemanni, (|ui fuit camerarius meus, et quicqiiid"' 
babui» in duabus, Minlinpis", excepta ternira Flolberli de 
Fowinchun'' et Berengarii falcunarii', et concedoqiiod predicli 
nionachi et homines corum haheant omnia asiamenla sna in 
bosco meo de Minlingis'' aii edilicia et' ad alia negotia sua, et 
pannagium eornm sine venditione et donnlione. Qua proplèr 



CLVI. — e. plflemosinam M. — f. moe oi parentum ineorum et pro 
M. — g. Muntingues l\f. — li. Gnnioliy X. — i. donatas M. — j. Wer- 
niundi M. — /(. liunataiu M. — /. Willelmi M. — yn. quiclrpiid iU. — 
71. hubeo M. — o. in duas Moiitingus M. — p. Roberli de Sermentiim M. 
— q. falconorii M. — r. Menlingucs M. — s. a'dificia sua et M. 



filius, et ipse cornes Cestrie, concossionoin progenitoris sui ralam tiabuit, 
quod aller Ranuirus. nepos Uaniiulfl emulatus est; lias omnrts conoes- 
sionos, nemiio Raranulll comilis, Hugonis cl allcrius Ranniilli nopotis 
auctorilaii^ sua conlirmavit Eduardus rcx Anglio, dominus Ililiornie 
duxqun Aquitanie, dalo diplomate anno rejjni sui decimo, die xxiv maii ». 
C'est très prabablemeiit d'après li. ijue dom Kstieunot (M) u transcrit le 
texte de la lettre de Knipli II en mi>nio temps que celles des archevô- 
ques de CuntorbOiry dont b donne aussi l'analyse d'après le môme 
fol. 178 de }i. 

Dans la dernière l'dilion de Diigdale, la lettre que nous publions ici 
sous la date de lli7-1153 et sous le nom de Ilalph II, romle de Chester, 
est datée do 112'J el allribuée à Ilalpli I"% père du comte Ralph II. Celte 
attribution résulte d'une faute de lecture du nom do l'évéclié exprimé 
ilans l'adresse. Ce nom abrégé n Lie. » dans le rôle du Public Record 
Ortice est interprété " Liclifnldie u; comme il y a eu un évéque de Lich- 
field du nom de Robert nu temps de Ralph I" comte de Chester, l'édi- 
teur a attribué la lettre à ce personnage. Mais la lo^'ou « Liclifeldie «no 
saurait être acceptée. Le contexte du vidimus d'Kdouard III ne permet 
pas d'inlerpréler « Lie. « autrement que par « Lincolnie » ou « Lincul- 
niensis ». Kn elîet, lo vocable do l'église est indiqué dans la lettre de 
Ralidi II, savoir Notre-Dame, vocable qui convient à l'église de Lincoln; 
alors (pie celle de Liclifield était dédiée à saint Chad ou Ceadde. En outre, 
les comtes Hugues et Ralph III, dans leurs c.onlirmalions postérieures, 
SCI réfèrcnl à l'acte de leur pérc. et de leur grand-pére; ce qui ne permet 
pas do remonter h lu génération de Italph I"', mais seulement à celle 
de son fils Ralph II. 



— 3fi0 - 

voto et firmiler prc^cipio qiiod ipsi mon.nphi lol;im siipradicinm 
t'iemosinaiii in rébus' oumibus ila libore dI qiiiele et hononlici3 
in perpetuum teoeant et tiaheant slcut eleraosina" iiberius lU 
(luielius et, magis honorifice potest tencri et haberi et dari. 

Testibus" Waltero Miindcvilbi^, Normanno» de Verdiino, 
Radulpho do Haia*, HugoneBardo", Hotherto de Durscherm.*, 
Rolberto' Basset, Gaufrido'' Manssello et Willelmo capellano. 
Apud Lincolniam. 

Examen des chartes du prieuré de Minting. 

Dans les noies qui accompagnent l'analyse el le texte des deux 
chartes précédentes, nous avons établi la chronologie de ces docu- 
ments. Ils font partie d'un groupe d'actes, les uns perdus, les au- 
tres conservés, dont il nous paraît utile de présenter toute la suite 
et de délerininer la filiation. 

I. Ralph II, comte de Chester, donne aux moines de l'abbaye de 
Sainl-Uenoit-sur-Loire et aux membres de cette congrégation en 
résidence à Sainl-Jarnes-de-Beuvron, prieuré normand doté par 
Richard, duc de Normandie, et son frère Robert, et confirmé par 
Guillaume, duc de Normandie et roi d'Angleterre (avril 1061, 
supra, n° LXXVIII), des biens pour la fondation d'un prieuré à 
Minting, au diocèse de Lincoln. Cette donation est consignée dans 
une lettre adressée à l'évtque de Lincoln, Alexandre, lettre qui ne 
nous est pas parve7iue mais dont U7if charte confrmalive de Thi- 
baud, archevêque de Canlorbéry, fait mention; elle a été analysée 
par dom Esticnnot, en ces termes : n Extant aliœ ejusdem coinilis 
litterœ ad A. Lincolnierisem episcopum quibus easdem ecclesias 
sanclo Benedicto confirmât, quas etiam Robertus episcopus 
Lincolniensis sanclo Benedicto cedit ut sequitur « (Bibl. nal., 
ms. lut. 12115, p. 115j. 

II. Alexandre, évêque de Lincoln, confirme la donation à lui 
notifiée par la lettre précédente; cet acte confirmalif mentionné 



CLVI. — (. eleemosiiiani cuiu jiirlbus il/. — u. eloenicisina M. — 
p. Testes surit M. — x. WalKinis du Miruilf-ivillo M. — y. Nunnonmis M. 
— 4. lUdul[iliiis dp Haya il/. — a. Ilusmio Dard. M. — h. lioJnjrlo d<; 
Dusterbb. M. — c. Koijertu il/. — d. G;ilfrido M. 



— 361 — 

dam une charte de Thibaud de Canlorbéry ^supra, n" CLV), ne 
nous esi pas parvenu; il devail ilre à peu près contemporain de 
celte charte (vers lldl). 

III. Thibaud, archevêque de Canlorbéry, confirme en faveur de 
l'abbé Macaire la donalion faite par lialph II et précédemment 
confirmée par Alexandre, évêque de Lincoln. Cet instrument est 
publié plus haut sous le n" CL V. Les trois actes qui précèdent for- 
ment un premier groupe qui date de llVi à likl, IVik étant la 
date de l'avènement de l'abbé Macaire et likl celle de la mort de 
l'évéque Alexandre; peut-être même doit-on placer ce groupe 
plutôt atix e7ivirons de la seconde date que de la première; en 
effet, la lettre de Ralph et la charte d'Alexandre paraissent avoir 
eu si peu d'effet qu'elles ne sont pas mentionnées dans les actej 
ultérieurs, ce qui s'expliquerait par le fait que la mort de l'évéque 
Alexandre leur ayant enlevé dés le moment de leur rédaction toute 
portée utile, de nouveaux instruments émanés du même comte et 
d'un nouvel évêque sont devenus nécessaires. 

IV-V. Le comte Halph II notifie à Robert, évique de Lincoln, la 
donation faite par lui aux moines de Saint-Benoit et l'évéque 
Robert confirme cette donalion. Ces deux documents sonl publiés 
sous les n" CLYI et CLYII (lVil-liô3). 

VI. L'archevêque de Canlorbéry Thibaud avait confirmé la pre- 
mière charte du comte Ralph II (^ IIIj ; tant que l'archevêque, le 
comte et l'abbé vécurent, il ne fut pas nécessaire de 7-enouveler 
cette confirniation ; mais l'avènement d'un nouvel abbé à Saint- 
Benoit-sur-Loire, Arraud, successeur de Macaire, parait avoir 
fourni l'occasion d'une nouvelle confirmation de l'archevêque Thi- 
baud. En effet, dom Estiennot attribue trois actes à Thomas de 
Canlorbéry et les énumère dans l'ordre suivant : t" la confirma- 
tion pour l'abbé Arraud indiqué ci-dessous § VII et publiée plus 
loin à la date de 1102; 2" la confirmation pour l'abbé Macaire indi- 
quée plus haut g /// et publiée par nous sous le nom de Thibaud 
(n' CL V); 3° une autre confirmation pour l'abbé Arraud et qui est 
analysée e?i ces termes : « Thomas, Dei gralia Canluariensis ec- 
clesie humilts minister, Arraudo abbali cl fratribiis sancti liene- 
dicti super Ligerim salutern. (Juio seinel facta esse nosuunlu» 
ideo scripto corninittuntur ut suprà Valele ». // fi'rst pns vrai- 



- 3R2 — 

semblable que Thomas de Cantorbénj ail octroyé à l'abbé Arraud 
deux Charles absolument idenliques. On conçoit bien mieux que 
l'abbé Macairc élant mort, son successeur ail sollicité de l'arche- 
vêque de Canlorbéry une nouvelle confirmation; il n'y a pas lieu 
de s'arrêter au fait que dom Esliennol attribue cet acte à Thomas; 
on a vu précàlemment qu'il attribue à ce même prélat un acte qui 
ne peut être que de son prédécesseur Thibaud : la similitude des 
initiales explique (a confusion. Ces considérations pern^eltent de 
préciser la date de l'élection de l'abbé Arraud; elle est antérieure 
au 18 avril IHU, date de la mort de l'archevêque Thibaud. 

VII. En mai tt6'2, Thomas Becket ayant succédé à Thibaud sur 
le siège archiépiscopal de Canlorbéry, l'abbé Arraud obtient de lui 
une nouvelle confirmation dans laquelle le prélat se réfère aux 
actes antérieurs de son prédécesseur Thibaud et de l'évêque de Lin~ 
coin Robert, en même temps qu'à l'acte initial du comte Ralph 11; 
cette nouvelle confirmation, publiée plus loin à sa date, fut tout 
naturellement rédigée dans les mêmes termes que celle qui avail 
été octroyée quelques mois auparavant par Thibaud (cf. le § pré- 
cédent). 

VIII -IX. Le comte de Chester Ralph II étant mort en 1153, 
les 7'eligieux obliennenl de son fils cl successeur, le comte Hugues, 
une confirmation des libéralités de son père; puis à la mort du 
comte Hugues, ils obtiennent du fils de celui-ri, Ralph III, la confir- 
mation des libéralités de son pire et de son grand-père ; ces deux 
confirmations sont comme les deux actes de Ralph If, rédigées sous 
forme de notification à l'évêque cl au clergé du diocèse de Lincoln 
et aux offwiers et vassaux du comté; la première ne mentionnant 
pus le nom de Vévêqne ne peut être datée que par tes dates extrê- 
mes du comte Hugues i! 15^1-1181); la seconde mentionne le nom 
de l'évêque, Hugues; les dates de ce personnage 11180-1200) assi- 
gnent à l'acte de Ralph IH une date plus précise que celle que 
donnent les dates extrêmes de ce comte (1181-123'2). Ces deux 
chartes nous sont connues, comme la seconde charte de Ralph II 
par le i)idi7nus d'Edouard !II; elles seront publiées plus loin à 
leurs dates respectives. 

X. Un personnage habitant .\linling, noininé Robert Ferraunt, 
fait don d'une terre au prieuré, à une époque indéterminée ; l'ins- 



— 363 — 

Irumenl de celle UbémUlé ne nous est pas parvenu, mais il csl 
analysé dans le vidimvs d'Edouard fil. 

XI. Par un diplôme en date du 24 mai 1330, le roi d'Angleterre 
Edouard III vidime el confirme les actes antérieurs des trois 
comtes de Chester, Ralph II (i IV/, Hugues ^§ VllI) et Ralph III 
(^ IX) et de Robert Ferraunt (% XI. Cette charte d'Edouard III sera 
publiée plus loin à sa date. 

Pour compléter la série des chartes relatives au prieuré de Min- 
ting, nous mentionnerons ; 1" trois lettres de l'ivtguc de Lin- 
coln Claude Grossetcte (123k-1253), adressées à l'abbé de Saint- 
Benoit-sur-Loire et relatives aux désordres des moines fE. Brcwn, 
Fasciculus rerum exi)etendarum el fugiendaruni, //, pp. 3(i3, 
3'i'i et 382; ep. 5jf, b'i et iOS); 2" divers actes relatifs à l'admi- 
nistration du prieuré au xi\' siècle el au droit de présentation à 
la cure de Goutcb\i au temps des rois Edouard II el Edouard III 
(28 mai 1312, Calendar of Paient Rolls, Edw. Il, 1307-1313, 
p. 462; 24 septembre 1336, ibid., Edw. III, 133k-1338, p. 3111. 
Pendant la guerre de Cent ans, en raison de l'étal d'hoslililé avec 
te roi de France, le roi d'Angleterre s'empara des revenus du 
prieu7-é de Minting cl du droit de présenlalion à l'église deGouteby 
(lettres de 1338, 1339, IS'i'i, 1385, 1386 et 1301; Calendar of Paient 
Holls, Edw. m, 133'i-1338, p. 561; il)id., 1338-13'iO, pp. 13, 
100, 258, 300; ibid., 13k3-13k5, p. 210; ibid,, Richard II, 1385- 
1389, pp. 38 et 116; ibid., 1388-1392, p. 388). Enfin en 1399, 
Richard II confisque définitivement le prieuré de Minting et le 
donne aux Chartreux de Mountgrace, au comté d'York, en mime 
temps que les prieurés de Longebenynglon, au comté de Lincoln, 
et de Fildallyng, au comté de Norfolk, dépendances de l'abbaye de 
Savigny en Normandie; de llagh, au comté de Lincoln, dépendance 
de ialibaye de Cherbourg; de Ihjnkeley, au comté de Leicesler, 
dépendance de l'abbaye de Notre-Dame de Lyre. Edouard lY con- 
firma le 22 février l't62 racle de Richard II ^Calendar of Paient 
Rolls, Edw. IV, mi-lk61, p. 161). 



— 36i - 



CLVII. 

il47-îl5S'. 

Roherl, évique de Lincoln, confirma aux mnints de Uinting Iti 
possession des fglises de Coulfby tl de Hinlin'j et la terre don- 
nées par le comle Ralph II, 

M, Bibl. nat., ms. lat. 1277S, p. 115. 

iKDiQ. : K, p. 418, d'après B, fol. 178. 

Roberlus, Dei gratiaLincolniensisepiscopus, omnibus sancte 
malris ecclesie fidelibiis salutem. Dileclis filiis nostris mona- 
chis de Mcnlirif^hes in justa eoruin pelilione déesse nolenles, 
cum omnibus que in presenliarum juste et canonice possidenl 
vel in fuluro rationabililer poteruni adipisci, ecclesias de Gan- 
teby et de Mentingues cum tota terra quam cornes Ramnulfus 
eis donavil, sicul carta ipsius testatiir, in perpetuam eis elee- 
mosinam confirmamus et sigilli nostri altestalione corrobo- 
ramns, salva tamen in omnibus Lincolniensis ecclesie dignitate. 
Valele. 

CLVIII. 

Germigny, H48. 

Julien, moine de Gerrniyny, acheté de Fukuisus, frère de Gilon, 
maire de Germijpiy, iiour lOG sols, ses droits sur la Loire, etitre 
le gué de Monceau et le 7-uisseau Gainant, ainsi que le moulin 
sis près de Monceau. 

Bibl. nal., ms. lat. 1663, fol. 59 v*, copie du xii' siècle. 

PuiiL. : H. Oniont, ltcstn.uration d'un manuscrit de Laciance au 
xii* siècle, dans la Biblioiliéqiie de l'École des chartes, XLV (1884), 
p. 563. 

Anne ab incarnatione Domini MCXLVIII émit frater Julianus, 
moiiachus Geruiiniaci, sex et C. solidis a Fulcuiso, fralre 



1. l'uur la dati', voyez p. 358, n. 1. 



^ 365 — 

Oilonis inajoris ejusdem ville, aquam tolain et setJeminoleiiriini 
qu.T" jnris ejus erat. Ut igiltir contracliis Imjns nienioria per- 
liiniicl el posleris innulescat, [ircRenli carlule rci geste séries 
manilelur. Frediclus ilaque Fulcuisiis ^irediclo frutri Juliano 
predictain aquam et sedem molendinariarn prope Moncellum 
sine ulla rctenlione vendidil precio pi'etaxalo, laudaiilibus 
uxore sua Tescia el diiobus filiis suis Adam et Eustaciiio, pré- 
sente pariler et landante (lilone majore et uxore sua Emeniarde 
ad ciijus feodum aqua el sedes molendini quœ" venibal perti- 
nebat. Limilaliir aulem aqna a siiperiore parte vado Moncelli 
etab inferiore rivo Guinantii. Sic autem Fulcuisns et majores 
ejus aquam delerrninatain libère possederant !il nemo infra 
lerminos prefatos pro captura piscium, quas vnlgo combras. val 
braccas vocant consiruere, eis noienlibus invilisque presu- 
meret. Acluin est hoc Gerrniriiaei in domo prioris, presentibus 
et virlentilius lestibus subnolatis : Johanne filio Ulrici de Cul- 
liirn, Htigoiino et Hiigella fralribtis, Rainarido de Vadis et 
Tlieobaudo Iralribus, Viviano, Martello, Arnulfo de Moncello, 
Tbeobando fabro lignario, Guarnerio de Crues, Rainardo cie- 
rico de Arcula, Bono Amico de Castro novo, Uldemaro de 
Meisnils, Simone (iiio Gunlerii. Notandiiraque quod in capi- 
lulum Fulcuisus et Gilo major venientes predictarn venditio- 
tiem contîniiavunt coram conventu. 



eux. 

it5t-ÎIG7\ 

Henri, évéque de Troyes, nolifie la venu faite par Garnier d'Arcis 

et sa femme Marie aux moines de Sainl-Benoit-sur-Loii'e de la 

dîme qu'ils possédaient ii Feuges. 

C, II. 110. 

Ego Henricus, Dei gralia Trecorum episcopus, notuni facio 
presentibus et fuluris quod Gariicrius de Arechis el uxor ejus 

CI^VIII. — a. e cédille dans le ms. 



1. Le texte de cotle charte n'ust nccompiigné d'aucune indication chro- 
nologiquo, mais les années extriines de l'iipiacoput de Henri, iWiique do 



— fi6(i — 

Maria vencliilernnl, monachis de Sanclo Bcnedicto decimam 
qu;iiii liabebarit apud Pliogius per manum nostram, laude et 
assensu Joannis fratris Mario, latidanlibiis etiarn infantibus 
Marie, Helia, Dropone et Eiizabctfi, data eliam utriusijiie fide, 
Garneri videlicel et iMarie, quod légitime docirnaiii garentirent 
si quisinde aliquid reclamaret. 

lliijus rei testes siint arcliidiaconi : OuirricTis, Falco, Girar- 
dus; canonici : Manasses de Pugi, Angolinerus, Fetrus et 
Bernardus qui cartulam subnotalanl; laici : Maltlicus preposi- 
lus, Otrannus et abus Glrannus. Uuicunque igitur hanc vendi- 
tionem légitime factaiii aliqiio modo infestaro presumpserit, 
itijuriose indignationoiu Domiiii ol aposlolorum Pelri et Pauli 
peronniter incurrat. 



CLX. 
« Behen », il5S-H81'. 

Hwjues, comte de Chesler, informe l'éucque de Lincoln et tous ses 
officiers cl vassaux qu'il a confirmé ia donation faite par son 



Troyes, assignent an rtocumonl uno date compriso entre 1145 et 1169, et 
les souscriptions do trois archidiacres permettent do préciser encore cotte 
date. Le diocèse de Tmyes était divisi'^ en cinq archidiafonés dont les 
titulaires étaiont en 1151 : Falco, Wirrieus, Odo, Giljuinus (Chartes de 
Toussniiits do Chûlons, Ch. Lnlon?, Collection îles principaux Cartu- 
laifirs du diurèse de Troijes. IV, p. C51) auxquels il fnul Joindre Manasses 
de Villuniaura, dont lo nom accompugmi du titre d'iiioliidiacre n'est pas 
nienlionnii dans la charte de 1151, mais se retrouve dans des documents 
antérieurs et postérieurs à cette date (1 145, Cartul. de 8. Pierre do Troyes, 
Lalore, ibid., V, pp. IG; et 1154, Carlul. de Montier-La Celle, Lalore, 
iti(((.,\'I. p. 2G2). Après 1151, la preujière liste complète des archidiacres 
du diocèse de Troyes que nous ayons pu relever se réfère à l'année 1107; 
les titulaires de ces fonctions étaient alurs Manasses de V'illaniaura, 
Odo, Bernardus, Virricus, Girardus (Cartul. do Monticrutnoy, Lalore, 
ihid. ,\ll, p. 82). Il ressort de ces deu.K listes que notre charte est pos- 
térieure à ilâl, car iV cette date Girardus qui souscrit l'acte n'était pua 
encore archidiacre, et antérieure à 1107, car à cette date Falco, autre 
souscripteur de l'acte, n'était plus en l'oiuUun; quant au troisième archi- 
diacre Guirricus, son nom se retrouve dans les doux listes. 

1. Hugues, comte de Chester, a succédé à son père en 1153; il est mort 
en 1181. 



- â6l - 

père à Noire-Dame, Saint-Jacques et Saint-Benoit, elauxmoi^iet 
de Mlnting'. 

Z, Public Record Office, charter roU 131, 10 Edw. III, n» 21 (vidimus 
d'Edouard III). 

Indiq. : K, p. 418, d'après B, fol. 178. 

Hugo, cornes Cestric, episcopo Lincollnicnsi lotique prosu- 
latus" ejusdem clcro necnon et constabulario Cestrie et dapi- 
fero et baronibus et famulis et hominibus omnibus suis francis 
et anglis, clericis et laicis salutem. Vos scirc volo me conces- 
sisse et confirmasse in perpetuam elemosinam, pro saiute 
anime patris mei et matris mee et antecessorum meorum nec- 
non et mee, totam illam elemosinam, quam pater meus dédit, 
carta sua confirmatam, Deo et sancte Marie et sancto Jacobo et 
sancto Bénédicte et monachis de Mentinges. Volo igitur et pre- 
cipio quod monachi prefati elemosinam illam libère et quiète et 
honorifice possideant et teneant. 

Testibus Euslace, filio Johannis; Roberto, dapifero; Simone, 
filius Willelmi; Hugonc, filius Hastacii; Rogero, capellano; 
Terri, clerico, Roberto de Buscarvilla, Samb. venatore. Apud 
Belteff. Valete. 



CLXI 

Paris, 19 avril-8 1 juillet H58. 

Louis Vil, à la prière de Macaire, abbé de Saint-Benoit de Fleury, 
abolit les mauvaises coutumes établies par ses officiers sur les 
hôtes de Saint- Benoit à Yèvre, Bouilly, Bouzonville-aux-Bois et 
Bouzonville-en-Beauce, de qui iesdits officiers exigeaient annuel- 
lement douze deniers et une mine de blé, ne retenant que les 

CLX. — a. Cornycr.prcsulatus. 

1. Voy. suprà, charte- n" 



^ 368 — 

coutu7nes légilimes; il accorde en outre, aux hommes de t'èglise 
Saint-Benoit demeurant dans lesdites villas, te droit de témoi- 
gner en justice. 

Orig. Bibl. nal., coll. Clairanihault, litres scellés, vol. 209, n" 9103 (le 
sceau manque). 

C, p. 380. — D, fol. 360 v, d'après B, fol. 174. n' 743. — N, Bibl. nat., 
coll. Morettu, vol. 66, fol. 182, d'après C (copie envoyée par Dora Oérou 
le 22 janvier 1765). — Z, Bibl. nat., tus. fr. 20891, fol. 1G9. d'après l'ori- 
ginal. 

PuBL. : A. Luchaire, Histoire des institutions monarchiques de la 
France sous les premiers capétiens. II, p. 319, d'après C. 

Ikdiq. : K, p. 412 et 832, d'après D, fol. 174. — Luchaire, Éludes sur 
let actes de Louis VII, n* 295. 

Ik NOMINE SKUCr/E' ET INDIVlDUiE TniNlT.VTIS AMEN. EgO LuBOVI- 

cus Dei gratia rex francorum et cu-v Aquitanoru-m*. Qiioniam 
regia benignilas ecclesiis Dei arnpiiorem débet diligenliam, 
notum fieri volumus tara fuluris quam presentibus nostros mi- 
nisteriales, cupiditale succensos, in terra sancti Benedicti Flo- 
riacensis scilicelEvra?, Uulliaci, Bolonis et Uosonis villas super 
liomines ecclesiœ inalas consuetiidines levasse, a singulis 
hospilibus annualim exigenles denarios Xll''" et ininam an- 
nona?; scd cum impium sit impietali assensum prebere, preci- 
pue illis quibus datiiin est possc prohibere, regia pietate et 
interventu ejusdem ecclesise venerandi abbalis Macliarii, dictas 
exactiones ministrorum de cetero perdonavimus, precipientes 
ne exigantur vel reddantur, nostris sane legitimis consuetudi- 
nihus quas in eisdein villis liabemus servatis et retentis. Insu- 
per homines ecclesise in predictis villis morantes usque ad hec 
tcrapora tcstimonium ferre non potuerunt et ignobiles erant in 
hac parte, sed nos, aniore Dei et predicti abbatis, ecclesiam 
honorare et illos nobilitare, regia auctoritate voluimus preci- 
pientes ut de cetero possint ferre tesliinonium et recipiantur. 
Quod ut ratuin sit in posteruin et omni lirmitate suhuixum, 
niemorie litterarum tradi et nostro sigillo muniri nostrique 



CLXI. — a. Les m représentent tes e cédilles de l'original. — b. Le 
passage imprime ici en capitales répond à la première ligne en ca- 
ractères allongés. 



— 369 _ 

nominis karactere confirmari preca3pimus. Actum Parisius, 
anno ab incarnatione Domini M°C"LIII», regni vero noslri XVI", 
astantibus in palatio nostro quorum subscripta sunl noiniiia et 
signa. Domus nostra vacabaLdapifcro. SS/Guidonisbulicularii. 
SS.' Mathiœ constabularii. SS. Mathie camerarii. 
Data per manum Uv-(monogramma)-Goms cancellaru''. 



CLXII 

Atittin, 12 jiiillot 1153-H juillet U54'. 

Henri, évêque d'Aulun, à la prière du prieur Èlienne, donne au 
prieuré de Perrecy l'église de Dompierrc-sous-Sanvignes, 

C, p. 162. — B, fol. 304 V. — A', p. 790. — M, Dibl. nat., ms. Ut. 12739, 
p. 374. 

IRDIQ. : b, fol. 326, d'après B, fol. 68. 

Ea que juste et pro redemplione anime nostre" gerimus, ne 
decedentibus personis vel succossione temporum' deleantur', 
scriplo commendare decrevimus. Nolum igitur'' fieri volumus 
tam futuris quam presenlibus' quoniam ego Henricus, Eduensis'' 
ecclesie» episcopus, ecclesiam de Dampelra'' dono ecclesie de 
Patriciaco* et monacliis ibidem Deo^ famulanlibus* et succes- 
soribus suis, precibus' Stephani, ejusdein ecclesie prions, et" 
in perpetuum* possidendam" concedo, et ne aliqua ecclesias- 
tica secularisve'' persona huic nostre donationi contradicere 



CLXI. — c. SS barrés dans l'original. — d. Les capitales repré- 
sentent les caractères allongés de l'original. 

CLXII. — a. mcas M. — b. temporis E. — c. non deleatur E; delea- 
tur K. — d. orgo EK.— e. tam priBsentibus quam futuris EK.— f. ecle- 
sioe Alduensis K. —g. ecclesie omis par M. —II. Domiiapetrn A'; Dora- 
petra EM. — i. Parriciaco EKM. — j. Domino EK. — k, servientibus M. 
— /. prioribus A'. — m. et omis par M. — n. imperpetuum E; in perpe- 
luumque M. — o. possidenda C. — y. seu secularis A"A'. 



1. Cet acte est daié de la première année du pape Anastasa; celui-ci 
a été consacré le 12 juillet tl53. 

84 



— 210 — 

présumai auctoritale' a DeoTiihi conccssa inlerdico el carlam 
istam' proprio sigillo consignare' precipio. 

Dalum Edue, anno primo electionis Anasiasii, Romane scdis 
pontificis, Ludovico Francorum rege juniore régnante, Odone 
Burgiindie duce, Macliario sancii Bcnodirli Floriacensisabbate. 

Testes sunl:Gauterius,Educnsisarchidiai;onus;Bertrannus'', 
Eduensis canlor; Gau tenus, Eduensis archipresbyter; Hugo 
de Colungiis", Eduensis canonicus; Bernardus de Dainpelra'; 
Bernardus de Classiaco"; Bernardus* de Geneiaco; Petrus", 
capellanus de Maornaco; Arnulfus* de Ponte; Gaufridus' de 
Sanclo Ingenuo; Balduinus"*. 



CLXIII 

1154. 

Pierre, archevêque de Bourges, en présence de Macaire, abbé de 
Fleury, et de Bernard, vicomte de Brosse, confirme l'accord in- 
tervenu frècédcmmenl entre l'abbé Boson, d'une part, Gérnud el 
Foulque, vicomtes de Brosse, d'autre part, et l'accord subséquent 
entre ledit Géraud, vicomte, et Géraud, prieur de Saint-Benoit- 
du-Sauli. 

C, p. 170. — E, fol. 323. — Z. Arcli. nat., S G905, fol. 1, copie «lu 
xvm* siècle'. 

Ego Peti'us, Deigralia Bituricensisecclesie"archiepiscopus, 
commendari volo memorie fidelium tam presenlium quam futu- 



CLXH,— q. nutoritato C ; niilhnritatH M. — r. Dominti EK. — s. et hnnc 
caitam M. — (. signare M. — u. Bortrannus jtisi/u'.'i Ilu^u de Colungiis, 
Eduensis canonicus inclus, omis par M. — v. de Telfnj^iis E; de Colon- 
giis A'. — .r. de Domna peira A'. — y. de Chassiaco A'. — z. Bernardus de 
Geneiaco; Petrus capellanus de Maurnuco omis par E. — a. Petrus ca- 
pellanus de Maornaco, Arnulfus de Ponte omis par M. — b. Arnulphus 
EK. — c. La. fin à partir de Gaufridus omis par E; Gaufredus M. — 
d. Bttlduinus omis par K el M; K remplace ce nom par des points, 
M par les mots et alii. 

CLXIII. ~ a. ecclesie omis par Z. 



1. Cotte copie se termine pur la mentiou « scellé du grand sceau à 
double queue u. 



ÉÉ 



— 371 — 

rorum quod venerabifis fraler, Macharius*, abbas ecclesie Flo- 
riacensis', et Bernardus, vicecomes de Brucia, venerunt 
Biluricas anle presenliam nostram ibique lecta fuerunt privi- 
légia de pace que composita fueral inter Bosonem, predecesso- 
rem predicli abbalis, ol Giraudum, patrem predicti vicecomilis, 
que et postea reformata fuit inter ipsum Giraudum et Giraudum, 
lune priorem Saiensem, de malis videlicct consuctudinibus 
quas in burgo et terra sancli Benedicti Salensis idem Giraudus 
violenter'' acceperat et ab hiis' tam burgum quam Icrram'' 
absolverat et liberaverat. Privilégia autem hec erant : 

Nolum sit lam fuluris quampresentibus quod ego Giraudus' 
et Fulco, frater meus, Brucie vicecomites, in presentia vene- 
rabilis domni Bosonis abbalis etc., ut supra in charla n' CXXVI 
usque ad Isembertus * Folium et Gaufredus fdius ejus, et alii 
mulli. Ego Albericus, Dei gratia Bituriceasium' arcliiepiscopus, 
hanc cartani quarn Giraudus > vicecomes ul supra in charla 
n" CXXVI usque ad Odone archidiacono et cancellario et aliis 
multis. Ego Guillelmus, Aquitanonmi dux, cartam banc quam 
Giraudus vicecomes, et Fulco fraler suus lîeri fecerunt et fidei 
sue sponsione et juramento confirmaverunt manus nostre sub- 
scriplione et signe et sigilli nosiri auclorilate corrohoro, 
S. Hugonis Clareti. Signum Angelclmi de Mortuomari. S*. Guil- 
lelmi camerarii. S*. Bernardi de Tolosa. 

Et quideuî unius privilegii continentia bec erat. 

Aliud autem cartam islam que subscripta est conlinebat, que' 
sigillo Bernardi, palris ipsius Giraudi, bullala erat : 

Gerlificamus tam presenlibus quam fuluris quod Giraudus, 
vicecomes de Brucia, in tempore Ludovici régis Francorum et 
ducis Aquilanorum, domum sibi proi^riam in vico sancli Bene- 
dicti de Sallu ultra volutitalum uioiiacboruni etc., iil supra in 
caria n° CXXIX usque ad hoc idem concesseruut scilicel Enge- 
randus, Fulco, Geruudus, Beraudus. Hoc auleni factura est in 
presentia Giraudi, lune temporis prepositi, et Pétri prioris et 



CI^XIII. — b. Macarius C. — c. abbas rioriue. C'Z. — d. dire et violen- 
ter Z. — e. liisC; liis postea Z. — f. quum et leri'uiu C. — g. Gernudus Z. 
— II. Isambertus C. — i. Bituriceiisis Z. — j. Geraudua CE. — k. Sig- 
num E. — /. quo E. 



— 372 — 

"multorum monachonim, Pelri" Gadoreii, Galterii, Gaufredi 
capellani, Pétri, Girarcli, niagislri Giraudi; testes sunt et alii 
mulli. 

Privilegiuni aulein allerum bullaturn eral sigillo Alberici, 
predecessoris noslri et sigillo Guillclmi", ducis Aquitanie, alte- 
rum sigillo Bernard!, patris Giraudi, quia nondum propriurn 
habebat". 

Bernardus itaque concessit, nobis audienlibus, quod compo- 
sitionem pacis, sir.ut in prescriplis privilegiis continelur, ipse 
teneret et observaret et sigillo proprio bidiaret ot, céleris 
consueludinibus'' omnibus omissls, illis tnnliim que carta' con- 
tinentur, quas pater suiis per concessionciii predicti Bosonis 
abbatis habuerat, contentus permancrcl*". Fecit etiain, nobis 
presentibus, hominium predicto abbati Machario', sicut prede- 
cessores sui fecerant predecessoribus ejus, Nos aulem, volan- 
tes pacein beati Benedicti inviolabilité!" observari', quod 
vidimus et audivimus per presens scriplum memorie com- 
mendavimus et sigilli nostri impressione inunivimus. Aderant 
présentes Radulfus" sancti Salyri, Radulfus" de Casali, Hai- 
naudus" sancti Sulpilii^ abbates; magister Huberlus, magisler 
Mauritius", Guillelmus Borbonensis archidiaconi; Bliardns', 
abbas de Lorregio"; Vivianus, archipresbjtor; Giraudus, prior 
Salensis; Gaufredus, thesaurarius sancli Benedicti; Petrus, 
frater ejusdem Beruardi vicecomilis* ; Gaulerius, inonachus; 
Petrus, clericus, et Bernardus, preposilus, fraler ejus; Girau- 
dus Corallus, Petrus Calvaria ". 

Actum est hoc anno ab incarnationo Domini millesimo cente- 
simo quinquagesimo quarto, ponlilîcalus vero noslri anno 
decimo quarto, indictione secunda. 



Cr^XIII.— m. prions jicsqu'ii monnclioriim, Potri inclus, omis par E. 
— n. Ouillielmi E. — o. hatjebat sigillum Z. — p. omnibus consuetudi- 
nibus l'J. — Cj. omissia, eiceptis que in presunli carta Z. — r. contenta 
raanerc't Z. — s. Macario C. — t. observare E. — u. Radulphus EZ. — 
13. Ranautlua E. — x. Sulpioii E. — y. Mauricius E. — z. Kliardus Z. — 
a. de Lorregio oiais par Z. — b. viceoomes C — c. Calvorie Z. 



— 373 — 



CLXIV 



1154'. 



Bernard, vicomte de Brosse, conduanl un accord avec Géraud, 
prcvôl de SaitU-Benoit-du-Saull, en présence de Pierre, arche- 
vêque de Bourges, s'engage entre les mains de Macaire, abbé de 
Fleury, à respecter les re7ionciations faites par son père Géraud 
aux coutumes qu'il percevait à Saint-Bcnoil-du-Sault, à ne pas 
construire de maison dans le bourg, énumère et détermine les 
coutumes qu'il se réserve. 

C, p. 368. 

iNDiQ. : b. fnl. 328 V. d'après B, fol. t69. 

Noium sit omnibus lam fuluris quam presentibus quod ego 
Bernardus, vicecomes de Brucia, et Giraldus, prcposilus de 
Saitu, a domno Pelro, nrchiepiscopo Bituricensi, ammonili, ad 
pacificandas querclas que inter nos extiterunt Dituricas conve- 
nimus, ubi in presentia predicti archiepiscopi in manu Macarii, 
abbalis Floriacensis, querele noslre hoc modo pacificate sunt. 
Privilégia siquidem que pater meus, Giraudus, vicecomes, in 
manu abbatis Bosonis fecerat et sigillo suo firmaverat coram 
arciiiepiscopo et abbate et tota curia lecta et exposita fuere, 
qiiibiis priviloffiis me pX raeos fore conlenliim nec eis unquam 
conlraifc aut contradiccire, in pi'es(^nli;i ipsius archiepiscopi et 
abbalis manu profati, promisi et confirmavi necnon domno 
abhati, juxla consuoluihnem antecessorum mcornm, hominium 
ibi feci ; aftirmavi quoque quod in burgo Sancti Benodicti 
Salensis domum nunquani facerem nec faccre presumerem ; 
nam pater meus bis edificare ibi domum incepit atque bis ab 
inccpto temerario judicio juste destitit ; a ccteris vero consue- 



I. Celle charte est conlemporaine de la pri?cédenlt'; il y est fait allu- 
sion à la (In de la cliarlc n" CLXIII, où il est dit que Bernard a promis 
de conllrmer de son sceau l'accord intervenu entre son père, le vicomte 
Géraud, ei le prieur de Saint-Denoit-du-Sault. Comparez les noms des 
témoins. 



— 374 — 

tudinibus quas ego vel pater meus in burgo Sancti Benedicli 
vel in locis sibi adjncentibus querebamus vel exercebamiis in 
eternum me cessare pro salute anime mee et parentum meorum 
confirmavi. Consuetiidines vero quas ibi retineo ne propter has 
vel ego vel mei alias usurpemus huic scripto eommendo : in 
primis omnia edicta cujuscumque rei fucrint sancto Benedicto 
propria esse concedimus; in incendie tamen, in raptu mulieris, 
in armorum Iraclu elc, ut supra in charla n" CXXVI usi/ue ad 
percipiant damnalionem. 

Aderant présentes Radulfus sancti Satyri, Radulfus de Casali, 
Rainaudus sancti Sulpitii abbates; magister Hiimbertus, ma- 
gisterMauritius, Guillermus Dorbonensis archidiaconi; Bliardus, 
abbas de Lorregio; Vivianus, archipresbylcr; Gifaudus, prior 
Salensis; Gaufi'idus,lhesaiirarius sancti Benedicti; Petnis, frater 
ejusdem Bernardi vicecomitis; Gauterius, monaclius; Petrus, 
clericus, et Bernardus, prepositus, frater ejus ; Girardus Coral- 
lis, Petrus Caharia. 

CLXV 

Saint-Benoit-du-Sault, H 54. 

Bernard, vicomte de Brosse, sur l'invitation de Pierre, archevique 
de Bourges, conclut un accord avec Géraud, prévôt de Snint- 
Benoil-du-Sault, touchant les coutumes du bourg du Sault, et 
confirme les accords précédemment conclus entre son père, 
Géraud, d'u7ïe part, l'abbé Boson, de Fleury, puis ledit Géraud, 
prévôt, d'autre part. 

C, p. 139. — E, fol. 207 V.. — Y, copie ila la fin du .\iii' siècle, frag- 
nient de cartulaire, Archives déparlemenlalus dû l'Indre, Il 1018. — 
Z, Arch. nal. S G905, fol. 3, copie du xviii» siéclo. 

Indiq. : b, fol. 325, d'après B, fol. 59. — L. p. 419, d'après li, fol. 59 

Notum tara prcsentibus quam fiituris esse volo* quod ego 
Bernardus, vicecomes de Bi'ucia, major uiitu Geraudi* viceco- 
mitis fdius, et Geraiidus Folia, prepositus Sancti Bencdicli de 
Sallu' propter querelas pacificandas, que inter nos aderant, bone 



CLXV. — a.voltimus YZ.—h. Giraudi EZ.~c. Sancti Benedicti Salen- 
sis Z. 



- 375 — 

meniorie' Pelri, archiepiscopi ■' Bituricensis ainmonitione' 
Biluricas convenimiis. Conqiierebatur'' siquidem Geraudus 
predictus preposilus et sui monachi quod injusias consuelu- 
dines ia bargo Sancti BenedicU Salensis' et in terra sibi adja- 
cent! qiierentes cxercebamus, quas querelas domnus abbas 
Macliarius ^ Floriacensis coram archiepiscopo hoc modo pacifl- 
cavit : f|UO(l quicquid' Boso, venerabilis abbas, cum pâtre 
ineo GeraiidoJ et Fulcone, fratre suc', de consueludinibus quas 
in tocis i»renoniinalis'juslc vel injusle qticrebant vel lenebanl, 
concordati sunl et quicquid" Geraudus Folia, Salcnsis ecclesio 
preposilus" cum pâtre meo Geraudo" vel mecum de eisdem' 
consueludinibus, sicut in scriptis eorum continetur, deliberavit 
et slaluit, id firmum et illesum ego et mei in sempiternum 
teneremus et stipra id ibi ulterius appelere nihil' presumere- 
mus. Aderant présentes Radulfus'' sanoti Satyri, Radulfus' 
de Casali', Rainaudus" sancii Sulpilii'" abbates; magister 
Ilfimberlus'', magister Maurittus", Guillelinus Borbonensis' 
arcliidiaconi"; Bliardiis*, abbas de Lorregio"^; Vivianus"*, archi-