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Full text of "Recueil des traités et conventions conclus par la Russie avec les puissances étrangères: publié ..."

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^^LA RUSSIE '^^^H 


^RECUEIL DES TRAITÉS ^^^H 


^HL '(^^^^1 


^H^ Martens 2^^^^l 


^^^^K Vol. 12 ^^^H 


^^^^^^K 1898 ^^^H 




COBPAHIE 

TPAKTATOBT) H KOHBEHUIM, 



SAK.IIO'IEHHUX'L 



POCCIEK) Cl HHOCTPiHHblMH BEPHtiBiMH. 



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^^^^r COBPAHIE ^^Ê 


1 TPAKTATOBT) M KOHBEHUIM, 1 


H 3AK.II0'I£H1ILIX1, H 


■ POCCIEIO Ch HHOCTPiHHMH JEPHCiBiBH. 





RECUEIL 



DES 



Traités et Conventioî 



CONCLUS 




PUBLIÉ 



d'ordre du ^inistère des affaires étrangère 



PAR 



F. de KarteiLSi 

Mekbu PEUMAinrr va Ornai w Miiistère des Appaikes ÊnumènES. 



Tome Xn. 
TRAITÉS AVEC UANGLETERRE. 

1832-1895. 



ST. PETEBSBOUBG. 

1898. 

KRAUS REPRINT 

A Division of 

KRAUS-THOMSON ORGANIZATION LIMITED 

Nendeln/Liechtenstein 

te%éia 



COBPAHIE 



TPAKTATOBt H KOHBEHIIIH, 



3AKJIH)HEHHHXT> 




Jlo nOPyHEHIK) JVIhHHCTEPCTBA JlHOCTPAHHtlXt ftkn'b 



COCTABHJI'B 



9. KapreHCi, 

HEnpntHHHt uxn Conta MmcTErcnA HHocTPABRHn Aui. 



ToiTB xn. 

TPAKTATbl CL AHrJIIEK). 



1832-1895. 



C.-IIXTMPByPI*b. 

1898. 

KRAUS REPRINT 

A Division of 

KRAUS-THOMSON ORGANIZATION LIMITED 

Nendeln/Lieditenstein 



Printed in Gennany 
Lessingdruckerei Wicsbaden 



rw '«* o»JV 



71 801 AA A 30 



PEÉFAOE. 



nPEAHOJIOBIE. 



Eo pabliant dans le présent Tolame OTne^aTameirB vh HacToan^eirB tout 



l'acte sub J^ 470, je termine la irai- 
riime série des traités et conventions 
internationales, conclos par la Russie 
avec les Puissances étrangères. Le XIII 



ana sa Jk 470, a obohvhji mpemMo 
cepi» MesxyHapoxHim TpaRraTOB'L h 
BOHBeHi^ft, sauD^eHEim Poccieio cl 
HHOCTpaHHmfH xepxaBanH. G^xy»- 



volume qui va suivre formera le com- n^nirB XIII TOMOirb xoisna Ha^ncA 
mencement d'une quatrième série qui Herseprafl cepix, cocTOinii[afl hsi Mes^y- 



HapoAHuxi asTOBi, saRjn^eHHKix'LMesxy 
Poccie» H ^ani^ie» ci hojiobhhu XVII 



comprendra les transactions internatio- 
nales, conclues entre la Russie et la 
France depuis la moitié du XVII siècle ' Eisa no Hacroan^ee Bpeicfl. 
jusqu'au moment actuel. 

Le présent volume contient les actes 
internationaux intervenus entre la Russie 



HacToan^ift toi^l sauno^eri vh ce6i 



MesxynapoxHHe asTu, cocroaBnneciL 
et la Grande-Bretagne depuis 1832 Mesxy Poccie» h BaiHRo6piiTaHieD ci 



jusqu'à Tannée actuelle. Je me flatte 
de la pensée que les lecteurs trouveront 
dans les esquisses historiques, placées 
en tète des actes imprimés, un grand 
nombre de faits inédits et intéressants, 
servant à caractériser les relations di- 
plomatiques entre les deux grandes 
Puissances. Dans la dernière de ces es- 
quisses (J^ 456) se trouvent exposées 
les négociations diplomatiques qui ont 
amené la catastrophe de la guerre de 
Crimée 1854—1856. 

L'intérêt particulier qui s'attache aux 
négociations diplomatiques exposées dans 
le présent volume s'explique en premier 
lieu par le fut que, de part et d'autre, 
des diplomates et des hommes d'État de 



1832 roxa no Hacroan^ift ro^i. Ocm^ih- 

BaiOCb XyMaTb, ITO Wh HCTOpHqeCKHXl» 

oqepsax'L, npexmecTBynn^HX'L ornera- 
TaHHHirB asTaifL, HurarejE usLÈxjvb 

HpeSBU^aftnO MHOFO HCHSBi^HHX'L H 

HHTepecHHX'L ^asTOBi, cjysanqix'B xJ^a 
xapasTepHCTHSH AHnjoMaTHqecsiix'B cho- 
memft Mesxy otfÏHiiH BejHsmcH xepza- 
BaMH. B'h nocxiAneMi HCTopHHecKoifB 
OHepB'^ (JV: 456) usjaraiOTCfl xHnjOMa- 
THHeciie neperoBopu, npHBexmie b'l 
saTacTpo^: EpuMCsoft BOftH'6 1854 — 
1856 ro^a. 

^pesBu^aftHuft HHTepecB usiozen- 
Hiix'L Vh nacToan^eirb tom'Ë AHUJOMa- 
TH^ecBHXi neperoBopoB'L Mez^y Poccieio 
H ÂHFjneio oôiacnaerca, npèzxe Bcero, 
ynacrieMi bi hexi, cb o6'6hx'b cto- 



! * 



II 



premier ordre y ont participé. Da côté de 
la Russie nous trouvons sur le premier 
plan la personnalité imposante et che- 
valeresque de l'Empereur Nicolas I qui 
était l'inspirateur et T&me de la poli- 
tique de la Russie. II écrivait de sa 
main des mémoires détaillés sur les 
questions politiques du jour et adressait 
des instructions à ses représentants au- 
près des Cours étrangères. Dans le 
Chancelier de TEmpire comte Nessel- 
rode, l'Empereur avait non seulement 
un serviteur d'un dévouement éprouvé, 
mais encore un conseiller éclairé par 
une longue expérience qui unissait une 
grande finesse d'esprit à toutes les 
capacités d'un homme d'État éminent. 
Ses collaborateurs, précisément à la 
Cour de Londres, étaient des diplomates 
russes très distingués tels que le comte 
Matuszevic, le comte Pozzo-di-Borgo 
et le baron Brunnow. Les nombreuses 
citations, puisées dans les rapports, les 
mémoires et les lettres particulières du 
baron Brunnow et insérées dans les 
esquisses historiques du présent volume, 
resteront & tout jamais un témoignage 
éclatant de l'intelligence remarquable, 
des talents diplomatiques éminents et du 
profond patriotisme de cet homme d'État 
qui est resté, durant quarante ans, sur 
la brèche à Londres à veiller & l*hon- 
neur et aux intérêts de la Russie. 



Du côté de l'Angleterre, également 
des hommes d'Etat remarquables comme 
lords Melbume, Palmerston, John Rus- 
sell, Derby, sir Robert Peel et lord 
Aberdeen ont pris une part considé- 
rable et directe aux négociations di- 
plomatiques avec la Russie. Enfin le 



poni, BecBMa Bu^aion^HXCfl AHn.ioMaTOBi> 
H FOcyAapcTBeHHuxi Mysett. Ci pyccsoft 
CTopoHH, sa nepBoifB luani HaxoxHTCA 
pui^apcKaa jhhhoctb caMoro Hiinepa- 
Topa HHKOiaa I, noToputt Ôh.» pyso- 
BOAHTejieMi H xyinoK) no.iHTHKH PocciH. 
Owb coÔCTBeHHopyHHO nucan no^poti- 
HHji sanucKH no TeRyn^HMi noJiHTHHe- 
CRim'B BonpocaifB h x&Baji'B HHCTpysi^iH 
CBOHMi npexcTaBHTejuufb npH sarpaHHH- 
Huxi ABopaxi. Bi FocyAapcTBeHnoM'B 
Kani^iepi, rpa^ HeccejtBpoxe, Focy- 
xapB HM'b.i'B ne tojbro ÔesrpaHUHHO 
upe^aHEaro cjyry, ho paBHHMi o6pa- 
soMi yMyxpeHHaro MHoroi'&THeK) onuT- 

HOCTbH) COBiTHHKa H OXapeHHarO TOH- 
RHlfB JUOWh H BUXaiOn^HMHCfl cnocoÔHO- 

craMH rocyxapcTBeHHaro nejiOBiRa. Co- 
TpyxHHRaicH se ero 6u.ih, wb nacTHOCTH 
npu JEesAOECROMi ABopi, TaRie saifl- 
HaTejBHO Taj[aHTJHBue h yMHue pyccRie 
AHn.iOMaTU, RaRi rpa^ MaTymeBUH'B, 
rpa^ noi^i^o-AH-Eopro h fiaponi Epyn- 

HOBl. npHBexeHHUfl Bl HCTOpHHeCRHXl 

OHepRaxi HacTOJin^aro TOMa mhofohh- 
CJieHHHfl BunHCRH Hsi AOHeceHitt, sanH- 
coRi H HacTHUxi iiHceMi 6apoHa EpyH- 
HOBa Bcerxa ÔyxyTi cjysiiTB neonpo- 
BepsHMUMH A0Ra8aTe.ibCTBaMH saMiqa- 
TeiBHaro yiia, BUAAK>^fti'0CA ajuhoma- 
THHecRaro raïaHra h riy6oRaro naxpio- 
TH8M a dToro rocyAapcTBeHHaro He.ioBiRa, 
ROToputt vh iipoAO.iseHiH copoRa xirb 
6uÂi> Vh AoBAOwb na CTpasi hccth h 
nojnsu PocciH. 

Co CTopoHu AnniH Bu^aioii^eecji h 
HenocpeACTBeHHoe ynacrie bi AHn.ioMa- 
THnecRExi neperoBopaxi ex Poccie» 
npHHHMajEH TaRie saM^^aTe^BEue rocy- 
AapcTBeHHsie A^Te.iH, RaRi .lopxu Mejb- 
6opHi, naAMepcTOHx, Ji,moEi> PoccejiB, 
^eptfn, capi PoÔepn IIh.ib h .lop^'B 



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duc de Wellington, l'éminent héros de 
Waterloo, est resté jasqa'& sa mort en 
1852 le conseiller non senlement de son 
gonyemement, mais de l'ambassade de 
Russie & Londres. L'Empereur Ni- 
colas Ij aossi bien que les ministres 
de Russie & la Cour de Londres, fai- 
saient tonjonrs grand cas de ses conseils 
qui trahissaient invariablement on grand 
bon sens. 

Pendant la période de temps, à l'étnde 
de laquelle est consacré le présent 
Yolame, les négociations diplomatiques 
entre la Russie et l'Angleterre portaient 
sur les mêmes questions qui absorbent en- 
core leur attention à la fin du XIX siècle. 

Dans Ia question de F Asie Centrale^ 
que la politique fébrile de lord Pal- 
merston avait mise à l'ordre du jour, 
dans les années trente, celui-ci ne put 
s'empêcher, dans un moment de fran- 
chise, de s'écrier en présence du repré- 
sentant de Russie: ,Dès que la Russie 
et l'Angleterre s'entendent, la paix de 
l'Asie est assurée!' (p. 63). 

L'Empereur Nicolas I et le Chance- 
lier de l'Empire, comte Nesselrode, par- 
tagèrent complètement cette manière 
de vdr du ministre anglais. Lorsque 
en 1838, le comte Pozzo-di-Borgo in- 
formait son gouvernement que le projet 
de conquête de l'Inde par les Russes 
«travaille toutes les têtes id (à Lon- 
dres) non obstant son invraisemblance 
naturelle et sa réelle fausseté '', le comte 
Nesselrode adressait à Londres des in- 
structions consignées dans la dépêche 
du 20 octobre 1838, qui insistait sur 
la nécessité absolue pour la Russie et 
VAngleterre de vivre en paix en Asie 
Centrale (v. page 76 et suiv.). 



dtfepxHHi. HaKonei^, MacTHTHft repoft 
BaTepiocRoft 6htbh, repi^ors BejjHHr- 
TOHi, ocTasaxcii, bujiotb xo CBoett Kon- 

HHHH VL 1862 rOXy, COBiTHHKOMl He 

TOJLBO CBoero npaBHTexBCTBa, Honpyc- 
csaro nocoi&CTBa b% JIoHxoHi. Ki ero 
coBitTaMi, Bcerxa oÔHapysHBaBmHMi 
Ôes^uy SApaBaro CMncja, othochjhcb 
c^ BejH^aftniHirB BHHicaHieM i Kaai Hmie- 
paTopi HHROjaË I, Taa^ h pyccaieno- 

CJaHHHBH npH JIOHXOHCKOMl ABOpi. 

Bi npoAOJixeHiH nsynaeiiaro wh na- 
CTOAn^eifB TOMi nepioxa iipeAMeraiiH 
AHnJOMaTmecKHX'B neperoBoposi Mex^y 
Poccieio H AHTxieK) 6iuh rb canue 
Bonpocu, BOTopue nonon^anrB hxi 
BEEManie Tasse wb xoEi^'b XIX Biaa. 

no CpedHeasinmcKOMy Bonpocy, no- 
craB^eEEOMy na OHepe^B vh SO-xi ro^axi 

XEXOpaXOïSOK) nOJIHTEHeCKOH) A^flTeJB- 

EOCTBK) xopxa naAMepcTOHa, nocj^AHitt, 
ws> MEByry OTBposeEEOCTE, Ee MorB ne 

BOCKXHBByTL Vh UpECyTCTBiE OpeACTaSH- 

rejfl Poccifl: ^Ci tofo MOMeEra, saxi 
Poccia fl Aflfjria Mesxy cofioio corjacEH, 
MEpi Vh AsiE oÔesnenefl'B! ** (cxp. 53). 
HiinepaTopB Hflsoxat I e Focy^ap- 
CTBOEEuft RaEi^repi rpa^i HeccejBpo^e 
BnoxFfe padA^xfljfl Tasoe MB'lHie aE- 
FjiftcBaro MHEECTpa. Kor^a vh 1838 
^o;^y rpa^ ^o^^o-;^B-Bop^o aobochjii, 
iTO npoexrB saBoeBaEia PyocsHiin Hh- 

XiH nSaC&TB SA^CB {vh JIOBAOE'I) BO 

Bcixi roJOBaxi, se ssEpaa Ea cbok) 
ecTecTseEEyK) ecs^po^teoctb e eojose- 
TeiBEyio ^^betb", rpa^i HecceJBpoxe 
ornpaBEJ'B vh JIoe^oei xcnemy-EBCTpyR- 
i^ix) on 20-ro OBTaÔpA 1838 roxa, vh 
KOTopoË xoBasuBaiacB a6coxK>TEaji Ee- 
o6xoAEMocTB MHpEaro cozBTifl PocciH 
E AEr.iiE Vh CpcAEett Asifl. (Cm. CTp. 
75 E cjixO* 



Voici ce que le Chancelier de l'Em- 
pire écrivait entr'autres à ce sujet: 

„ La Grande - Bretagne, comme la 
Russie, doit avoir à coeur le m6me 
intérêt: celui de maintenir la paii au 
centre de l'Asie et d'éviter qu'il ne 
survienne, dans cette vaste partie du 
globe, une conflagration générale. Or, 
pour empêcher ce grand malheur, il 
faut conserver soigneusement le repos i 
(les payB intermédiaires qui séparent 
les possessions de la Rassîe de celles 
de la Grande-Bretagne. Consolider la 
tranquillité de ces contrées; ne point 
les exciter les unes contre les antres, 
en nourrissant leurs haines mutuelles; 
se borner à rivaliser d'industrie, maisi 
non pas s'engager dans ane lutte d'in-l 
tlnence politique; enfin, plus que tout 
le reste, respecter rindëpendance des 
pays intermédiaires qui nous séparent, ' 
tel est a uotre avis le système que 
les deux Cabinets ont un commun 
intérêt à suivre invariablement, afin 
d'empêcher la possibilité d'un conflit 
entre deux grandes Puissances qui, pour 
rester unies, ont besoin de ne pas se 
toucher et de ne pas se heurter au 
centre de FAsie'. 



L'Empereur Nicolas I sanctionna ces 
instructions en inscrivant de sa propre 
main sur ce travail ces mots: „ C'est 
plus que parfait!" 

Lorsque l'opinion publique s'émut en 
Angleterre à l'occasion de l'expédition 
du général Perovsky au Khiva en 1840 
et que des voix hostiles il la Russie se 
firent entendre dans la presse et au 



Bon mo cHcaJi', Mexxf npoiHKi, 
rocyjtapcTBeHHHfi Kanqjepi: 

„ BejiHKo6pHTaHia, aaKi. h Poccia, 
AOjrsna HHtTb B^ vBjiy oj^kbi k tofe 
xe HBTepeci, a HveHHo: nouepxHaaTb 
MHpi. Bi CpexueK AsiH h npexyupexHTL 
BOSHnaBOBenie bt, aroR ofimapHoB ^acrn 
CBibTa odniaro noxapa. H boti, mo&b 
Hsti'ibzaTB 8Toro BejHsaro HecqacTis, ne- 
o<Sxo;(aiio Tni^arejibHUirB oûpasom co- 
xpaHaTb cnoBoRcTBie fi'b npoHezyroq- 
BUX1 cTpanazi, 0T;itjflK>mBXi Bjajcb- 
Hia Poccin on BjaA'^uilt BexHKo6pB- 
rama. VEpinuiTi. TamuRy si 3thx^ 
CTpaaax'^; ne HaTpasjjiTb usi oubj 
npoTHBi Apyro* nocpejCTDOMi noTBOp- 
CTsa HX'B BsaHUHofl HeHaBBCTB; orpaHB- 
qHsaTbCfl copeBHOBaHieiiT. na noupamt 
npOMumJieHHocTH, ho ne BCiynaib bi 
6opb6y B3'B-3a noJiiiTHqeCKaro njijiBiH, 
H, naKOReui^ — ito saxHle Bcero ocxajii.- 
HOro — yBaxaTb BesasHCHiiocTb npo- 
MexyroiHUX'B, Hacb pasjt^ a 101118x1 
CTpan-b, — TaaoBa, no nameiiy uniBiio. 
CHCTeva, BOTopofi 06 a npaBHTejbCTBa 
jlOJXHii HensMtHHo cjtjoBaTb Bi BHay 
oOn^efl HX'B nojbsu h ci oibabK npe- 
xynpexjienia bosmoxhocth crojVBOBe- 
HÎH Hexiy ;(By)ia BeiHKnicH ;iep»asaifH, 
EOTopua, HTOfit ociaBaTbca ;ipy3baHB. 
D(SasaHu ne Birlib bi lJ,eHTpaJibBoB 

AsiB BB COnpHEOCBOBeHifl, HH CTOJKHO- 

BeBia*. 

HunepaTopi llBEOJiatt I yTaepJiHJi 

3Ty HBCTpyEUi» CO<iCTBeBHOpy^BO HaOB- 

caHnuuH dOBaMH: „3to (îoilie q^m 
npeBricxojtBo!" 

Korjia «e no nosoay noxoxa reBepa^a 
nepoBCKaro npoTHRi Xhbh bi 1840 
rofly, o(îni,eCTBeHHoe uniflie AHrAin 
upamjo BT, jiHXopaAOïBoe coCTOaBie, i 
Bi ne^aTB h bii napiaiieBTi r pou ko 



sein do parlement, le baron Bmnnow 
écrivait à son gouvernement: .Soyez 
uns Ift moindre ÎDqaiétude, pourvu que 
Perovsky f&sse son affaire, qn'il chasse 
le Khan, qn'il le pende, qu'il le fustige,— 
il fera toujours bien, personne ne pourra 
nous en empêcher. Mais, de grâce, pfé- 
fére£ les faits aux écritures. Elles va- 
lent peu, par le temps qui court, mCme 
en Europe. Elles valent encore moins 
en Asie; et sans nous donner plus de 
ricurité à nous mêmes, tout acte patent 
qoe nous sisnerions avec quelque chef 
brigand de Kbiva, serait un document 
qui nons ferait beaucoup de mat en 
Angleterre". 



L'émineiit duc de Wellington parta- 
geait complètement ces vues du baron 
BruDDOW en reconnaissant t'Ëmpereur 
Nicolas I comme „le maître en Asie", 
nais il croyait devoir mettre le gou- 
Tememeot russe en garde contre les 
conséquences inévitables de toutes les 
expéditions en Asie. „Dans les entreprises 
de ce genre, souvenez vous bien qu'il 
est facile de faire, pas facile de défaire." 
Les esquisses concernant les pour- 
parlers diplomatiques sur ta question 
d'Orient {id. 442 et suiv.), et sur la 
convention pour la fermeture du Bos- 
phore et des Dardanelles (jV 446) pré- 
sentent également un intérêt sérieux. 
Les diplomates anglais assuraient que 
la Russie a senle bénéficié de cette 
' transaction, vu que le principe de la 

[■fimnetore n'était profitable que pour elle 

^'(pag- 155}. 

1.6 baron Bmnnow qui a signé cet 

h acte international ne s'abusait nulle- 



BUCKasuBajHCt BpaxA^finue npoTHBi 
PocciH rojoca, fiaponi EpysHOBi nn- 
caii CBoevy npaBBTeibCTBy: „EyAbTe 
coBepmeBHO uoKoflnu, jramb 6a TOJtao 
OepoBCKiB cflliuji CBoe a^o: nycTb 
OBI niKiroHETi zaHa, bib noB'^ican. ero, 

\ HJH Bunoperi n^ierbiiB, — Bce pasHo, ohi 
nocTynBTi ot^bibo, k hbeto nsici bi. 
TOHi MtmaTb ne uoseTi. TojEbBo yHO- 
jiJ!io saci: vpednovmume ifiatimu hucu- 
HÙtM»! 3tb nacania wb sacTosn^ee speua. 
Aaace b% Ëspont, oqesb «ajo uKiKm, 
SBaqenifl. Ente tientme ctowt'b obb b'l 

,A3iH. Bc£Ki& OTEpuTuR asTL, noxnu- 
caBnufi naun ci KaKHM-b sBÔyAt xb- 

BHHCKHUX paSÛoBHHEOM^, Be A&CTb BaHl. 

6oibme 6e3onacHOCTH, ho naB'tpHoe (ïy- 
ACTi USB naci o^eHb BpeAHuHi. bi. rjia- 
aaii Anr^HiaBi*. 

MacTiiTutI repitorb BeJiJHarTOHT. bhoj- 
H'b ■p&an'kMiA'b upHBCjTeBHoe HHiuie 6a.- 
potia BpyHBUBa n, npH^tHauas pyccKaro 
llKnepaiopa .B.iaciaTejieMi Asib", TOJt- 
KO upe/iocTeperajT. Hacierb neiiBÔi»- 
Huxi. uocj^ACTBifi BCflBHX'L noxo;[OBi< 
BI Asiii. „Bi, nOAOfiHbixii npe.iapiJi- 
Tissi", CEasajit ohi, .uounETe Bcerjta, 
TTO jerao hatu Buepex'^i ho ipy^BO 
fiATB uasaA'b''- 

He MeHbmiR HBTepecB npeACTaBjaen» 
oiepE'b ABnJOBaTBqecEBX'b neperoBO- 
poBi. no BocmovHouy eovpocy (Jf; 4AÎ 
B u^a) h no saEJiBiieHiio EOHBeBqiR o 
saicpuTix Boc^KipcKaro h ,iI,apAaBe.ih- 
CKaro npoJiBBOB'b ji.ia soennuxi cyjoei 
(A° 446). AnrjiftcEie A'm-ioMaTu Aona- 
auBaJiH, via oana xojibKo Poccia bu- 
iirpa.!a oti Eonsenuiii o npojRfiaxi>. 

bCo npBBUHUl. SaEpUTifl RCUlOHIITeJbHi i 

BurojteBi TOJbEo ett. (Crp, 155). 

Eaponi BpyBHOBt, noAnHcaBinn caui. 
itroTb xexAyBapoAHuB aETi, nucKo.ibBo 



VI 



ment sur les avantages qu'il présentait 
à la Rassie. Lorsque en 1853 les es- 
cadres française et anglaise ont franchi 
les détroits, le baron Brunnow écrivait 
à ce sujet au Chancelier de l'Empire 
dans les termes suivant: , Je persiste à 
regarder le principe de la fermeture 
comme une chose utile. Mais, d'un autre 
côté, il est certain que le traité de 1841 
partage le sort de toutes les transac- 
tions diplomatiques. Il est sujet à nous 
faire défaut, quand nous en avons be- 
soin le plus. Il ne s'applique qu'à 
l'état de paix. Survient une complica- 
tion. — Adieu le traité des Dardanelles! ** 
(p. 347). 

La note du comte Nesselrode du 
7 février 1850, sur l'affaire Pacifico 
(p. 261), qui condamne à juste titre, et 
d'une manière irréfutable la politique 
de l'Angleterre vis-à-vis de la Grèce 
sans défense, restera un monument écla- 
tant de la diplomatie russe à l'époque 
de l'Empereur Nicolas I. „I1 s'agit, en 
effet*, écrivait le Chancelier de l'Empire, 
„de savoir si la Grande-Bretagne en 
abusant de la situation que lui fait 
son immense supériorité maritime, pré- 
tend s'enfermer désormais dans une 
politique d'isolement, sans souci des 
transactions qui la lient aux autres 
Cabinets, se dégager de toute obligation 
commune, de toute solidarité d'action 
et autoriser chaque grande Puissance, 
toutes les fois qu'elle en trouvera 
l'occasion, à ne reconnaître envers les 
faibles d'autre règle que sa volonté, 
d'autre droit que sa force matérielle". 
(Page 263). 



ne yuesajicji ero noiBsoio mm Poccii 
Korxa vb 1853 ro^y aHraiftcKaji h 4^pai 
i^yscBaa acKaxpu npomm nepesi npc 
joaUj 6apoHi fipyuHOB^ uHcajnb Foc] 
xapcTBOEHOMy RaHi^epy crixyx>n(^ 
,fl npoAOJsaK) CïHTaTB npHHi](Hn*b « 

RpUTijI npOJHBOBl noiesHHiTb. Ho, c 

xpyroft CTopoHU, ne nox^esm coMni 
hIk), hto TpasTaTi 1841 ro^a pasxJ 
ÂSLerh cyxBÔy Bcixi AHnxoMaTHHeesHi 
cofjameHift. Owh m oxerb OBasaTBca XJ 
naci ÔesnoiesHHMi hmoheo Torw» sor; 
un Bi ocotfeHHOCTH Bi Rewh Ôjfifiwh nyj 

XaTBCJI. Owh npHMÏHHM'B TOJLXOBO Bpei 

Mupa. BosHHsaeTi yciosHeme — nponvi 
TpaRTarB o ^apAaHejMaxi!* (crp. 347 

BjeCTA^HMl naifJITHHKOMl pyccKO 

AHUJiOMaTiH speMOEx HiinepaTopa Hi 
koâml I uaBipuo ocTaueTCfl naBcerj! 
HOTa rpaJMt HecceJLpoxe oti 7-ro ^ 
BpaJiJi 1850 roxa no jifkjij espea Unrn 
4)HK0 (CTp. 261), Bi ROTopoË aHrjil 
CRafl nojHTHKa bi OTHomeHin ôessau^' 
Hoft Fpei^iH 6uji2L ocysAona caMin 
cnpaBeAiHBiufB h HeonpoBepsHMHi 
oÔpasoMi. „B% caifOirB jiîkA*^, nucaj 
FocyxapcTBeHHuft Kani^jepi, «nysi 
SHaTB, HaifipeHa-JH Aer^ifl, aïoynoTp 
ÔJ&a CBOHMi no-iosemeMi, cos^asmin 
ea rocnoACTBO na Mopi, othueë x^i 

CTBOBaTB B'h CMHCji nOJHTHRH paSOi 

n^ennocTH, ne oôpan^an BHHMaHiii i 
oÔjisaTejiBCTBa, CBflsyion^iA ee ci xp] 

rHMH AepSaBaMH, OCBOÔOAHTBCfl OTBBCJ 
RUXl OÔn^HX'B OÔflSaieJBCTBl, otb bcj 

Roft coJiHxapHocTH x^ttcTBift H xaiB opai 
RasAoft BejHRoft AepsaBi, BcaRift pas 
Borxa ona Hafixeii 9to yAotiHincB, i 
npHsnaBaTB bi OTHomenin cjaÔHX'Bxp] 
roro sascHa, spoMi CBoeft bojh, XP! 
roro npasa, RpoMi CBoeft MaTepiaiiBHC 
chm". (Cip. 263). 



vu 



La protestation de la Russie contre 
les reprëssailles, nullement justifiées, 
exercées par l'Angleterre contre la Grèce 
trouva un écho sympathique non seule- 
ment sur le continent de l'Europe, mais 
même en Angleterre. Lord Palmerston 
fut obligé de révoquer ces représsailles 
et se retira bientôt du pouvoir. Mais 
l'afiaire Pacifico contribua & accroître 
en loi les sentiments de haine qu'il en- 
tretenait de tout temps envers la Russie. 
Les dissentiments survenus entre la 
Russie et la Porte en 1852, au sujet 
des Lieux Saints, lui fournirent l'occa- 
sion de s'associer à Napoléon III pour 
pousser la Turquie à déclarer la guerre 
à la Russie et pour entraîner ensuite 
l'Angleterre et la France à y prendre 
part. 

Je me permets de croire que l'es- 
quisse historique sub JVs 456 présente 
un intérêt incontestable et palpitant 
à cause de toute une série dejfaits et 
de documents inédits qui jettent un jour 
nouveau sur les négociations diploma- 
tiques entre la Russie et l'Angleterre, 
qui ont précédé la guerre de Grimée. 
Si l'on suit, pas à pas, la marche des 
pourparlers qui ont amené le dénoue- 
ment fatal, si l'on se rappelle que jus- 
qu'au dernier moment l'Empereur Ni- 
colas I se refusait à la pensée d'une 
rupture entre la Russie et l'Angleterre, 
on comprendra le c6té hautement tragi- 
que de sa situation au commencement 
de l'année 1854. Gette situation était 
en effet poignante au dernier degré, car 
l'Empereur n'a jamais admis la pensée 
que sa franchise chevaleresque avec 
rambassadeur sir Hamilton Seymour 
ait pu être interprêtée en AngleteiTe 
comme une preuve de visées conqué- 



IIpOTecrb PoCCiH npOTUBl HHH'bM'B 

ue onpaBXHBaeMsixi penpeccajiift, npe^- 
npHflATHX'B AHFiEieK) npoTHni Fpei^iH, 
Bussaix ne toibbo bi BOUTHueuTaib- 

HOft EBpOni, HO H Bl CaMOtt AHFjiH, 

HCspeuEee conyBCTBie. ilop^i na.iBMep- 

CTOHl npHHyXAeHl 6h.iI OTMiHHTB CBOU 

penpeccajdH h ;(ase BCKopi no^aTL bx 
OTCTaBBy. Ho xbxo IlaHu^^HBO en^e 
ÔojBme pasBHJio to nyscTBO Bpa»XH, 
KOTopoe OHi Bcer^a nHraji rx Pocciii. 
BosHHRmifl Bi 1852 roxy pasHorjtacifl 
Mesxy Poccieio h Typi^ieio no noBo;^y 
CBflTuxx ifËCTi wh lepycajuM'Ë, jifiLJin 
jopxy naibMepcTOHy bosmoshoctb, bt» 
coiosi ex HanojeoHOMx III, BusBaTB 
cnepsa otixaBjeuie boAhu Typi^ieio Poc- 
ciH, a BuocjiiACTBiu ynacTie AnrjiH h 
^pani^iH Bx 8Toft Boftfli npoTHBx Pocciu. 
Oc]ii.iHBaK)CB xynaTL, hto HCTOpH^e- 
caift OHepax J^* 456, bx nepsuft pasx 
ocBin^aion^itt i^'&iumx paxoMx hobuxx 
AoayiieHTOBx h 4>abtobx xHUJiOMaTHHe- 
caie neperoBopH Mesxy Poccieio u 
AHTjneK) nepe^x Hana^oiix KpsiMCKofi 
BOftHH, npexcTasjfleTx uecoiiH'ËHHufi ii 
SHBorpenen^yiAifi HUTepecx. Ecjiu cji^- 
AHTB marx 3a maroMx sa nocTynaTejB- 
HUMX pasBHTieMX neperoBopoBx, npn- 
BexmHxx HeMHHyeMBiMx o6pa30Mx rx 
poKOBOft pasBflSKi; ec^H br;^'£tb. qro 
HunepaTopx Heso^aft I, ao caMott no- 
CJiijçaeft uhejtu, OTRasuBajca npii3HaTB 
B08M0XH0CTB paspusa iiexAy Poccieio 
H AHFjieK), TO BOJiHKifi TparH3MX no.io- 
senia, bx aoTopoiix ohx uaxoAH^ca bx 
uaïaJi'Ë 1854 roxa, ÔyxeTX coBepmeuHo 
noHflTenx. 3totx TparesMX Ôuâi» norpA- 
caion^HMX, h6o Focy^apB HHcorAa uv 
Morx xonycTHTB xaxe mucjii, ^to ero 
pm^apcaaa orsposeunocTB ex anrjiitt- 

CRHMX UOCIOMX CapOMX FaMHJBTOUOMX 



Vlll 



rantes de la Russie aa préjudice de 
l'Empire Ottoman. Il aimait et estimait 
sincèrement l'Angleterre et la nation 
anglaise et se refusait de croire que la 
Russie, qui a entretenu durant des siècles 
avec cette Puissance les relations les 
plus amicales, se verrait dans la néces- 
sité de tirer l'épée contre un ami et 
un allie plusieurs fois séculaire. 



La guerre de Crimée marque un re- 
virement profond dans les relations 
mutuelles entre la Russie et TAngle- 
terre et les conséquences f&cheuses de cet 
événement se font sentir jusqu'à ces 
derniers temps. 

En terminant, je me fais un agréable 
devoir de réitérer à mes chers colla- 
borateurs: le comte Nicolas de Sancé 
et M. Michel Mouromtsew, ma recon- 
naissance bien sincère de l'empresse- 
meot avec lequel ils ne cessent de me 
prêter au besoin leur aimable concours. 

F. M. 



CeiMypoiTB 6yxcrb HcroiKOBaHa bi 
AHTjdH, sasi AOsasareACTBO sanoeBa- 
reiBEUxi samicjovB Poccin npoTHBi 
OrroMaHCBoft HMnepiu. Obi Bcspenne 
y Basa» h j^nônrb ABriix) h aÊrjni- 
CKii HapoA'B H He non ce&k npe;(CTa- 
BHTB, HTOÔi Poccifl, 6uBnuui vh npo- 
XOJseHiH f6cbojbbhx'b bëkobi bi ca- 

MUXl XPyseCBHXl H C0K)3HUX'B OTHO- 

meHÛixi CB dTOK) AcpxaBOK), Morjia 6un 
Borxa ÂEÔo BtraysxoHa BHHyrb xeTL 

npOTHBX CBOeft M HOrOB'&KOBOft C0B)3HH1^U 

H ^pyra. 

KpuifCBaB BOisa npoHSBOxnrb Kpy- 
Tott nepeBopoTL bo BsaHMHHXi OTHome- 
Hiaxi Poccin h Anf^iH, h esi nary6- 
Huji nociixcTBifl x^Kyri ce6E nyBCTBO- 
Bars xo HOBiftmaro BpeifeHH. 

B'L 3aKJiK)HeHie, cHEraio npiflTHUMi 
XO^roMi noBTopHTB HCKpeHHiftmyx) npi- 
SUaTeiBEOCTB MOHUl xopoFHxi coTpyx* 

HHsaifx: rpa4»y H. 3. Gance h M. H. 
MypoMi^cBy sa hxx Bcer^amEtoK) fotob- 
HOCTB osasuBaTB uni, bx cjyHa'b mi- 
AOÔHOCTH, CBoe jK)6e8Hoe coA^ttCTBie. 

^. M. 



INDEX. 
JS440. 



PAGES. 



IISI, 7 (19) mal GonTention de Londres 
OQDceniaiit PaTéiiement av trône de Grèce 
di prince Qtlion de Bavière, oonclae entre 
U Russie, l 'Angleterre, la France et la 

BiTière 

usa, 18 (30) avril. Article sapplémentaire 
et explicatif de la Convention de Londres 
de 1832 concernant la (irèce (16 440). . . 



.^440 
.^441 



JS442. 

im, 7 (19) avril Traité de Londres, 
cqbcIq entre la Bossie» la Grande-Bre- 
tigne, l'Aotriche, la Bcîgiqie, la France 
et la Prosse, an si^et de la délimitation 
^ la Hollande et dn Boyanme des Belges 



^442 

Annexe 



J«443. 



\Êm, 3 (15) joiDet Convention de 
Londres concernant fEgypte, oonclae entre 
la RnsBÎe, l'Angleterre, rAatricbe, la 
IVuse et la Tvrqoie 

JS444. 

IM, 2 (14) août Protocole secret con- 
cernant la participation de la Pmsse à la 
convention de Londres 

J«44ô. 

IMI, 5 (17) septembre. Protocole de 
^énatéreaenent des qoatre Pnissances- 
coBtraetantes de la convention de Juillet. 



29 
37 



84 
87 



108 



104 



OrJIABJIEHIK 

CTPAH. 

16 440. 

r., 7-ro (19-ro) luui. Joixoeciaa 
lOBBeHaLi OTHOcHTeifcHO BCTymenia (te- 
Bapcxaro npHuut OrTona na rpeiecxift 
npecTOJi», sauDieHHaa iiesAT Poccier, 
Anriiei), ^panniei) u Basapie» 1 

J« 441. 

1839 r.i 18-ro (30-ro) anpiis. ^(onoiHi- 
TeiBHaa h noscHareiiHaa cxarM ai Joh- 
XOHCKOft BOBBeHiiii 1832 roAS OTHOCirenHO 

rpeiuH (J« 440) — 

J«440 29 

J« 441 37 

X 442. 

1139 r., 7-ro (19-ro) aspiis. JoHxoHCBift 
TpasTan, saajDieBmift utMKf Poccie», 
BeiHBOÔpHTaiiiei), ABcrpie», Beiirie», 
^paniUei) i Ilpycciei) OTHocirejuio rpa- 
uni FouaBAii H Bej&riftcxaro aopo- 

jencTBa 38 

J« 442 84 

UpEjosenie 87 

J6 443. 

1349 r., 3-ro (16-ro) inia. JoHAOBCKaa 
KOHBemia OTHocRTenHO Enrara, 3aiJi>- 
leenaa nesAj Poccievr AHrjiei>,ABCTpieK), 
Ilpycciei) h Typiiiei) 103 

J« 444. 

1349 r., 2-ro (14-ro) aerycTa. CeapeTEuft 
npoTOKon OTHOCHienHO yqacTia npyccio 

Wb JoHXOHClOi KOHBeHUiH 104 

J6 445. 

1349 r., 5-ro (17-ro) ceHTs6pji. IIpoTO- 
KOJi, noATsepxAftvmift ôesKopiicTie neiu- 
pexi xepsaBi-KoiTTpareHTOBi si im- 
cBoi KOHBemiu — 



PAGB8. 

->6 443 130 

J« 444 142 

J« 446 148 

J«446. 

IMl, 1 (13) juillet. Convention de 

Londres au si^et des détroits 144 

J« 446 166 

J6 447. 

1341, 8 (20) décembre. Traité concernant 
la traite des nègres, conclu à Londres entre 
la Russie, TAngleterre, rAotriehe, la Pmsse 

et la France (Recueil des lois J« 16.429) . 169 

J«448. 

• 

134S, 21 septembre (3 octobre). Traité 
de Londres, conclu dans le but de modifier 
certains articles du traité de 1841, ci-des- 
sus inséré sub. J^ 447 — 

J«449. 

1343, 12 (24) février. Acte d'accession 
de la Belgique an traité de Londres sub 
.>6 447 - 

J«450- 

1379, 17 (29) mars. Le traité de Londres 
de 1841 renouvelé. L'Empire d'Allemagne 
y est substitué à la Prusse (2-e Recueil 

des Lois ^ 6a418) 130 

J« 447 170 

J^448 198 

J* 449 201 

->6 450 208 

J«4ôL 

1342, 30 décembre (1343, 11 janvier). 
Traité de commerce avec TAngleterre, 
signé à St.Pétersbourg — 

J« 451 210 

J«452. 

1843, 2 (14) septembre. Convention 
d'Athènes concernant Temprunt hellénique 
de 1832 223 

J« 462 228 

J«453. 

1350, 21 juillet (2 août). Protocole de la 
conférence de Londres au sujet de l'intégrité 



CTPIH. 

-V 448 130 

J« 444 142 

J«446 143 

J« 446. 

1341 r., 1-ro (13-ro) ima. JIoBAOHciaa 

KOHBeHUifl OTHOClTeJLHO IipOJlIBOBI» ... 144 

As 446 155 

J« 447- 

1341 r., 8-ro (20-ro) xeaaôpa. TpaaraTi 
OTHOCHTeiiHO ToproBiK Herpam, sauih 
leHHui wb JloHXOHi MesAT Poccie», Ah- 
Mien, ABCTpie», Upycciei) h ^paHuie» 
(n. C. 3. Jlê 16.429) 150 

X 448. 

1343 r., 21 -ro ceHxaÔpfl (8-ro OKxaÔpa). 
JIoHAOHCKii TpasTan, saumeHHuft n 
HsiciHeHie HisoTopuxi craieft BinnenpH- 
BexeHHaro Tpaaiaxa 1841 r., noxi ^ 447 . - 

Jû 449. 

1343 r., 12-ro (24-ro) 4^Bpaiii. Aarb npi- 
ciynienifl BeuriH ai Jobaohcbomj Tpaa 
taiy noxT» ^447 - 

J« 450. 

1379 r., 17-ro (29-io) Mapra. BoaoÔHOBieH- 
Hiii JosxoHCxii Tpaaian 1841 rojia. Pep- 
MaHCBaji Hnepia sacrjinuairbcToIIpyccii. 

(2-e n. C. 3. Je eo.418) 160 

J«447 170 

J« 448 198 

J^ 449 201 

J^ 450 203 

J^ 451. 

1348 r., 30-ro xesaôpa (1343 r., 11-ro mm- 
Bapji). KoMMep^iecKift Tpaaiarb ci AnnieD, 
noxmcaHHuft wb C.-UeTepÔyprb — 

J^ 451 210 

J« 462. 

1343 r., 2-ro (14-ro) ceHxaÔpa. AeHHcaaji 
KOBBeniiia OTHOcHTejiHO rpeiecaaro saftva 
1832 roAa 223 

J^ 452 228 

J« 453. 

1350 r., 21-ro iwja (2-ro aarycra). Upo- 

TOKOJl JIOHAOHCKOft K0H4)epeHUin OTHOCH- 



XI 



PÀGLà. 

de la monarchie Danoise, signé par les 
pléDipotendaires de Russie, d'Angleterre, 
fAatriche, dn Danemark, de France, de 
Saède et de Norvège 232 

■c 40«> ••■• ■•••••«••••• «O T 

J«454. 

1158, 26 avril (8 mai). Traité de Londres, 
consacrant Fintégrité du Danemark et signé 
par les plénipotentiaires de Russie, 
d'Aatriclie, d'Angleterre, de France, de 
Pmsse, de Suède et de Norvège 269 

)^4U 282 

J«455. 

18S8, 8 (20) novembre. Traité de Londres 
ao s^jet de l'ordre de la succession an trône 
dans le royanme de Grèce 287 

.>6 455 293 

1155, le 1 (13) août Accord entre la 
Rissie et l'Angleterre au sm'et de l'échange 

des prisonniers de guerre 299 

J^456 349 

1156, le 18(30) mars. Traité de paix de 
Piris. (V. les Traités avec la France) . • — 



IIM, le 31 décembre (Le 12 janvier 1IS9). 
Trtité de commerce et de navigation, signé 
à 8t Pétersbourg. (2-e Recueil des lois 
^36l302) 3&3 

IMS, le 21 octobre (2 novembre). Acte 
psblie relatif à la navigation des embou- 
dures du Danube, signé à Galatz. (Y. t. lY, 
Pirt. n, Jfc 160) - 

Xib8. 

im, mai 11. Traité entre l'Antriehe, la 
Belgique, la France^ la Oraade-Bretagne, 
iltalie, les Pays-Bas, la Prusse ^la Russie 
concernant le règlement des rapports du 
Grand Dncbé de Luxembourg, conclu à 
Londres 370 



Itîl. 1 (13) aan. Traité conclu à 
Uadres eonoenanft la révision du Traité 



ctpàh. 
TejiHo HenpnocHOBeHHocTK JaicKoft mo- 
HapxiH, noxnncsHHuil yooiHOMO^eHHUMD 
Pocciif, AnniH, Ancipin, ^laHiu, «^paaniu, 

innenin n Hopaerio 232 

.>& 453 267 

J« 454. 

IftSS r., 26-ro anptia (8-ro naa). Joh- 
AORCKift TpaaiaTi, npososnamaïaiiiift ne- 
npHKOCHOBeHHOcn AarcKoft Monapxin u 
HOAnHcaHHiift ynoiHOMOveHHiiMH PocciH, 
ABCTpiH, Aunia, ^paHain, IIpycciH, niae- 
nia H HopaeriH 269 

J« 464 282 

J« 455. 

1852 r., 8-ro (20-ro) Hoa6pii. JosxoHCKifi 
TpaxTaii oTHocHTOibHo upecToiOEacitiia 
rpe^ecxaro KcpoiescTBa 287 

^455 293 

J«456. 

1S55 r., 1-ro (13-ro) aar jcia. Coijamenie 
MezAj Pocciex) h Aariiei) oTHocHTejiiHo 
paairbua BoeHHOiuiHBUxi 299 

.>ff 456 • 349 

ItSf r., 18-ro (dO-ro) Mapra. Dapuscsilk 
MopHuft TpaaraTi. (Cm. TpasTaiu ci 
^pauniei)) — 

J«457. 

un r., 81-ro Aesaôpa (1859 r., 12-ro 
xHBapa). Tpaararb o Toproajt o nope- 
HiaBaHin, noAnncaHHuft ai G.-IIeTepÔyprt 
(2-e n. C. 3. Nt 36.302) 353 

18M r., 21-ro OKTiÔpa (2-ro Hoa6ps). 
MezjiyHapoAHHft axn oTROcitex^HO cyio- 
xoxcTBa wb ycTMxi Aynaa, saBJDieHHuft 
Kb raïauiu (Cm. t. IV, nacTi II, ^ 160). — 

J«458. 

1M7 r., 11-ro nax. TpasTari, saaJDieH- 
Hui wh JÎoBAOHi, xezAy Ascipieu, Beji- 
rie», ^^paunieio, BeiacoÔpHTaHiei), Hra- 
jie», HijiepxaHjuuii, npycciei) o Poccie»* 
o<H OTHomeaiixi BejDsaro repaorcTsa 
^DEceHÔyprcsaro 37i> 

1871 r, 1-ro (13-ro) xapra. TpaxTaxi, 
lOxuicaHflHi Wh ^1ou;i.OHt, o uepecxorpt 



XII 



pien. 
de Paris d« 18 (30) mm 18M. (Y. les 
Traités aTec la France) 370 

J« 459. 

1171, le 29 juin (11 jaillet). Déclarali<m 
sur la protection des nuurqaes de ftibriqne, 
signée à St Pétersboarg. (Becneil des lois 
J«49.801) 376 

1175, 10 (22) jniUet GonTention télé- 
graphique, signée à St Pétersbomrg. (Y. 
t lY, part H, 11174) — 

1I7I, 1 (18) jniliet Traité de BerUn. 
(V. t VIII, J« 361, p. 639 et sniT.) .... - 



le 28 Jaillet (9 aoftt). DéclaraUon 
concernant la remise des successions des 
marins, signée à Londres 379 

J«461. 

IMI, le 16 (28) mai. Acte additionnel à 
l'acte pnblic dn 2 novembre 1866 relatif à 
la navigation des embonehnres do Danube, 
signé à Galatz, et le Protocole de la Com- 
mission £QropéenM da Dsnabe do 16(26) 
mai 1881 381 

JS462. 

IMS, le 28 mai (9 Jvin). Déclaration 
concernant le Jaageage des navires, signée 
à Londres 392 



1665, 13 (26) février. Acte général de la 
conférence africaine de Berlin. (Y. t YUI, 
J« 368, p. 696etsniv.) . . 



CTPAB. 

napisciaro TpasTara 18-ro (30-ro) Hapia 
1866 rojija. (Cm. Tpanani e% ^paé^iei)). 370 

J6 459. 

1671 r., 29-ro ii>Hm (ll-ro inu). Aeua- 
paaia lacareivio orpasxenûi ^aÔpaHmni 
BieÉMi, aoxnncauaa b% C-nerepÔjpri- 
(n. G. 3. J« 49.891) 376 

1675 r., 10-ro (22-ro) iius. Teierpa^nas 
KOHiemij, aauDienaa vb C-nerepôjpri. 
(Cm. t. IV, q. II, 16 174) - 

1676 r., 1-ro (13-ro) ii>jis. Bepincsift 
Tpaatark. (Cm. t. VHI, J« 361, crp. 639 

H cjiA.) - 



J6 460. 

1666 r., 28-ro inim (9-ro aarjcTa). Aeua- 
paitia Biuaii BMcxïffiTWb nocjrft Mopii- 
KOBi, lojinHcaiiBaa vh ÂoEiowt .... 



879 



J«461. 

1661 r., 16-ro (28-ro) Mai. AoBonareii- 
Hui axrb n MesxyHapox^OMy aary 2-ro 
BOJÔpa 1865 r. o cjAOxoACTBt n ycTuui 
JlyBaa, saunqeBHiii si Taïaiii, h npo- 
TOBon sacixiulia EaponeiCKoft Aynaftcsol 
KoMMBCcii on 16-ro (28-ro) Maa 1881 rojta 



381 



J« 462. 

1661 r., 29-ro Maa (9-to ii>Bj). Xesiapa- 
nÏM. onocBTenflo Mipareiunai ciMii- 
rencm ropronyxi cjaobv BOxiMcas- 
EUJ% wb JloBAOHi 993 

1665 r., 18-ro (25-ro) 4^Bpajx. SauDU- 
TenBiii aan BepimcKOt a^MiaHCBOi 
BOH^peaiiiB. (Cm. t. VIII, À 868, crp. 
695 m ciii.) - 



a96 



J«463. 

1669, le 26 février (10 mars). Traité 
concernant la navigation da Danube, concln 
à Londres 395 

JS464. 

1665, le 6 (18) mars. Convention de 
Londres ponr régler la situation financière 
du gouvernement égyptien. Avec des 
Annexes 439 InpiuosesiaME 499 



J6 463. 

166S r., 26-ro ^spaim (10-ro Mapra). 
Tpaararb OTBocHTenno cyxoxoxcna uo 
J^yna», saKnoieHUHft bi jIoBxoai .... 

J&464. 

1665 r., 6-ro (18-ro) Mapra. jfoixoBciaa 
BOBBeHnia OTHOciTejMO ynopsxo^enia ^h- 
naacoBi Emercxaro opasHTencna. Oh 



XIII 



pien. 

J«465. 

1M5, le 29 août (10 septembre). Proto- 
cole, signé à Londres, concemtnt la déli- 
mitation depnis Khodya-Saleh josqu'aa 
Hériroud 447 

J«466. 

Ifil, le 12 (24) novembre. Conyention 
de cartel concernant l'extradition des cri- 
minels, signée à Londres 451 

J6 467. 

1M7, le 10 (22) jniUet Protocole, signé 
à St. Pétersboarg, relativement à la déli- 
mitation des possessions afgbanes sur la 
rive gaocbe de PAmon-Daria 464 

IMS, le 17 (29) octobre. Convention con- 
cernant le canal maritime de Suez, signée 
à Constantinople. (Y. les Traités avec la 
Tarqnie) — 

J«468. 

1193, le3(15)avriLO>nvention sanitaire 
internationale, signée à Dresde 477 

J6 469. 

ma, le 13 (25) jnillet Protocole, signé 
à Londres, rc^tivement à l'adhésion de 
la Grande-Bretagne à la convention inter- 
nationale sanitaire de Dresde du 3 (15) 

avril 1893 - 

J*468 - 

.^409 497 

J6 470. 

lits, le 27 février (Il mars). L'arrange- 
ment an s^jet de la délimitation des sphères 
d'inflnence de la Russie et de la Grande 
Bretagne dans la région des Pamirs . . 498 



CTPAH. 

J«465. 

IMS r., 29-ro asrycTa (10-ro ceHTs6ps). 
JlosxoHCBii npoTOKOii OTHOcirejBHO onpe- 
xiieHis rpaamu on Xoxsa-Gaiexa xo 
repnpyxa 447 

IliS r., 12-ro (24-ro) sosôpa. KoHneHiiia 
o BsaaMHOft Buxani npeciynEiKOBi, noA- 
nacannaa wb JoHAoni 451 

J6 467. 

in? r., 10-ro (22-ro) iioia." IIpoTOKOii» 
C.-neTep6yprcBift OTHOcHTeiBBO paarpaen- 
Heiiis a<i^raHCKHX'& MaAinifl na linoxi 
Ôepery ÂMj-Aap&R 464 

IliS r., 17-ro (29-ro) OBTxÔps. RoHcraH- 
THHonoj&CKaa soHseHiua OTBocHiei&HO 
Gydiiiaro aanaïa. (Cm. TpaaraTii ci Typ- 
uie») — 

Jg468. 

IS9S r., 3-ro (l5-ro) anpiia. MexAina- 
poAHas caHHTapHaa KOHseHiiiji, noxaican- 
Haa vh Apemeni 477 

Jg469. 

ISSS r., 13-ro (25-ro) inu. npoToacii o 
npHcoeAHHeHia BeiiKOÔpHTaeio ai Ap^' 
xeecBoS MesxyHapoAHoft caHHTapHofl koh- 
BCHuiH 3-ro (15-ro) anpiia 1893 ro^a, nox- 

nHcaBBuS vh JLoexoe^ — 

J«468 - 

J« 469 497 

Xo 470. 

IS9S r., 27-ro 4»eBpajs (11-ro Mapra). Co- 
nameHie no upejuieiy paarpaBH^euia c^^epi 
BjisBifl PocciH n BejHKo6pHTaBiH «h o6- 
lacTB naMBpoBi 498 



M 440. 

iy 7 (19) mai. Oonyention de Londres 
ant l'ayénement an trône de Orèœ 
06 Othon de Baiière oonclne entre 
ne, l'Angleterre, la France et la 



}« 441. 

I, 18 (80) avril. Artide snpplé- 
• et explicatif de la Oonyention 
Iree de 1882 oonoemant la Grèce 

ignatore de la conTention de Londres, 
Dbre 1881, ayant pour objet la Bépa- 
es proTinces belges da royaume de Hol- 
>ir t XI, K 438) ne réussit pas à ame- 
solntion immédiate de la question bel- 
andaise. Cette convention resta long- 
tre morte grftce à l'obstination inconce- 
I roi de Hollande. Les pourparlers 
iques à ce si^^ traînèrent pendant neuf 
onsécutiTes, et n'aboutirent à une soin- 
n 1889. 

int ce laps de temps, la question d'Orient 
lement un caractère aigu grâce aux 
B de Mehemet-Ali, pacha d'Egypte, de 
lir de la Porte, et menaçait plus d'une 
om promettre la paix de l'Europe. Les 
)ns de Londres de 1840 et 1841 serrent 
nos jours de points de repaire pour la 
de la funeuse question d'Orient 



M 440. 

1833 r., 7-ro (19-ro) nui. JdoHxoHcsafl 
xoHBeHipa OTHOGiTenHO BorynjTOHk 6a- 
Bapoxaro npni^a OrroHa na rpenecxift 
npeoTon, sasm^enEaji Mesxy Poocie», 
ÀHrjiei), ftpampe» h BaBapie». 



J^ 441. 

1833 r., 18-ro (80-rc) anpljui. Aonoi- 
HRejoHafl H no£CHiTejDHa£ oranji vb 
JIoHxoHCxol KOBBemps 1882 ro^i otho- 
cnejLHo Fpeipx (}A 440). 

IIoxnicaBiem Vb JIOHxoHi, n noaôpi 1831 r., 
BOHBeHiÛH o&b OTAlieniH ÔeiuiitcBHX'fc npo- 
BRHiUft on» FoijaBACKaro KopoiescTBa (t. XI, 
J^ 438) xaiexo ne 6iui OKOHiesi Benriftcso- 
roiiaBACKift nonpoci. Bia KonneHiufl ocraBaiacb 
Aoiroe BpcMa iiepTBOi) Ôjkboi), ÔJaroxapa ne- 
BiposTBOiiy ynpuMCTBy roijanACKaro Kopoix. 
Bi TeHenie uijuxi» bocbvh j^ti» npoAOïza- 
JHCB AHDJOiiaTHHecKie neperoBopu o6% aTom» 

A^li, H TOIBKO Bl 1839 rOAy OHH npHBeiR Kl 

sejareuBony xosiiy. 

Bi npoAOJxeHie aroro se caiiaro nepio^a 
speMCHB BocTOHHuft Boupoci, Ôiaro^ftPA nonm- 
Kam erunercKaro nami Merenera-AiB aoôhtbcr 
nojBoft noiBTHHecxoft HesaBBCBnocTH OTi Typ- 
iUb, npinaji» secuia ocipuft xapaxiepi h bc- 
oxBOxpaTBO yrpozaii oÔmeesponeficKOiiy vapy. 
dloBAOBCxiR KOBBeniÛB 1840 b 1841 roxoBi» ciy- 
xan BO BacTosmee bpcma aranBUMB nya- 
KiaxH Ba nyiB n paspimesii) apeciOByiaro 
BocTOisaio Bonpoca. 



MàiO''éâî. 



r. 



Enfin^ c'est à cette époque seulement qae 
la question hellénique, décidée en principe par 
le traité d'Andrinople, obtint nne solution défi- 
nitive par TaYénement an trtee de Grèce dn 
prince Othon de Bavière en 1S32. 

Avant d*aborder Texposé des pourparlers 
diplomatiques concernant ces trois questions» nous 
croyons opportun d'esquisser, en quelques traits, 
le caractère des négociateurs qui 7 ont parti- 
cipé et de parler de Tarène politique qui leur 
a servi de thé&tre. 

La Russie était représentée par les mêmes 
diplomates qui ont pris part aux négociations 
avec la Cour de St.-James, exposées dans le 
volume précédent. IjO prince de Lieven resta 
à son poste d'ambassadeur à la Cour Britan- 
nique jusqu'en 1834 et la princesse, sa femme, 
continua à garder entre ses mains habiles tous 
les fils des intrigues et des pourparlers diplo- 
matiques. A cMé de ces deux personnages nous 
retrouvons toigours sur la brèche le comte 
Matnszewicdont nous avons eu l'occasion d'appré- 
cier la plume élégante et le brillant esprit dans 
l'exposé des relations diplomatiques à la fin des 
années vingt du siècle courant (Toir t. XI). Le 
comte Matuszewic a pris une part des plus active 
à la conférence de Londres pour les aiEures 
de Grèce et la question belgico-hollandaise. 
Sans parler des membres de la conférence qui 
recouraient à sa plume, l'ambassadeur le char- 
geait de rédiger, non seulement des rapports 
au Vice-Chancelier, mais encore des articles 
pour les journaux anglais en Tue de réfuter 
des accusations dirigées contre la Russie. Même 
la princesse de Lieven lui confiait de temps à 
antre le soin d'une publication dans la presse 
ou d'une négociation confidentielle avec les 
ministres anglais. 



Le comte Matuszewic se faisait un devoir de 
s'acquitter scrupuleusement de ces commissions, 
se rappelant du principe chrétien de rendre 
le bien pour le mal, et quittait l'Angleterre 
avec une grande satisfaction en 1884. En pré- 
sence de ses relations tendues avec le prince 
et la princesse de Lieven, il éprouvait une joie 
sincère de l'autorisation que lui accordait le 
comte Nesselrode de se retirer de son poste pro- 
visoire à Londres. D se considérait comme une 
«victime", appelée à expier les échecs et les mé- 
comptes qui venaient frapper l'ambassade im- 



Haioneiii, vhvtowb canoë speu rpnBai 
Bonpocv ptaeEHufi tojoko npnvnriaiHi 
AjqiiaHononcmrfc MipHiorb TpaxraToa^ jcli- 
cTBnejLHO loiyon OBOHViTeiuoe ptank^ 
Cl BocmecTBien aa rpeiecxifi ipeeion iit 
napcsaro npiHqa OnoBa, n 1832 wfj. 

npexxe viir& Hpicrynm n Moaiais) ff- 
niOMamecnxi neperoaopoB» no nete» ipai 
BianenpHB^eHBiun BOipocam» nasi nasici 
MeoÔxoxaiuan xitn xapanepacnoL j nn m» 
Riinnxi x^neiei n stkxi HeperoBopaxiinB 
H Toft nomnecBofi apeui. Ha loiopot mi 
npoBcxoxuv. 

Co CTopoHu Poceii raBHxou jlkmuu 
ocTaxHC& rbae caMiu jmta, noropHi yvr 
CTBOBajH wk MeperoBopara « C-XsacuBi 
saÔEBexoMi, moseHEHzi wk wfitfjtfjmfon 
TOirb. Kiiasa JIbbcri ocTaBaxcx xo 1834 non 
nociOMi npB aemoÔpRaacBoai xsopfl, b ibi* 
iwMM, JBBes^ ero cynpyim, spQxoJxaia xepsBD 

Vh CBOBXl BCKJCBHXl pysaxi URB J^fËMOÊOt 

TBiecBBxi neperoBopoBi u KRTpBn. Puon 
Cl oÔoBMB x'bficTBOBan HeTTOHBMBon oUps* 
aoHi rpa^ MaT7meBBT&, ci hcb jcHsnn B^on 
H ÔiecTiinum ynoMi xoroparo xh BOSBasoBi* 
iBCb npB flaioseaiM xnuoHaTBYecxEn cBoae- 

Hift Kb BOSnt ABBAIiaTHXl tOJfiWk TCipiUf 

CTOxiTU (cv. T. XI). rpa^ Maryseam iffr 
HBxan cavoe x^bneiuoe y^acTie vh Moêkoêt 
CBoi B0B4»epeHiiiB bo xtiasi ipeiecssBi 1 
ÔeiiriftcKO-Toxxa^xcBBn. Ero ^SxecTB^BBi B^ 
poBi> nonsoBaiBci se Tonso utobu BoatsfH- 
uiB, HO Tasse nocoji xbbsb Jbneww, BacTaBio* 
nrift ero coibbbtb bo Tonso oÔn^U xoBeosBii 
BHne-BaHmepy, bo paBBinri oôpaaoxi imsetBB 
CTaxbw xi< aBriiicKOfi Beiata vk oBp o BSfi 
nie HecupasexiBBim oÔBBHeBii PoccÎb. XjUK 
KBBrBHfl JLbbcbi Bopyiaxa, cru BpexeBB xo ipe* 
MCHB, rpafy Matymean^ ro uBcan cianB m 
aHriiftoKBxi raseri, to bcctb XMuoHaTBfseiif 
H KOB^BxeHi^ianHiu cBOHeala ca aariiftcBiBi 

BBHHCTpaBB. 

Tpa^i MaTymoBB^ boxbb, sasa <m cbbi 
roBopun», Tro,no npaBBiaBi xpacTiaBCBOlBipai 
sa 310 naxo BOSxaBaTB xoôpova, bcboibba Bci 
aTH nopy^esix h ci ÔonmHMi yxoBoncTBien 
noBHHyii» Bi 1834 roxy ABriin. He noxiexiTi 
coME^HiK), HTO OTHomenifl ero ai BBasDBEii- 
niHi JIbbchi, 6ujh nacTOAKO HeapisTau, no 
owh cepxcHHO oôpaxoaaicA pasptaieBiB) ipsfi 
HecceiLpoxe yixan hsi Aariia. Oai cnnii 
ceÔJi nSepTaoK)**, aa aoiopy» asBaxaaaDTCi ao* 
cTHrmiii HanepaTopcKO^ nocojMTBa ai ^(nxoii 
seyxa^iH hjh HenpiflTHOcra. (Ilac&Ma ip. MsTy- 



pénale k Londres (Lettres dn comie Matas- mesB^a si rp. Heccei&pojte c 
«wit an comte Nosselroda dn U (26) décembre 1 MBaôpa 1833 lona). 
l«33j. I 

Les relations da comte Matnszewic avec le 
prince de Lieven se compliquaient en ontre par 
Il présence à Londres dn comte Porao di Borgo, 
qoi tout eu étant accrédité en ijualtté d'ambas- 
«dear fc Pam, depais l'avènement aa trSne de 
l.onis-Philippe, passait la pins grande partie 
de l'ansée, Eoit il Londres, soit dans d'antres 
yiUts de l'Europe sauf Paris. En présence de 
ces utils le comte Matnsîenîc se troavait place 
Aon ptos an second rang, mais ttn troisième. Il 
Slait appelé à signer en comoinn ayec le prince 
de Lier^n et le comte Pozio di Borgo des 
rapports dont il ne partageait pas complète- 
ment la leneor. 



8 

14-ro (26-ro) 



A la snite de la nomination dn prince de 
Lieven an poste éminent de curatenr dn Grand- 
DncCesaretitchAleiBndreNicolaëvitch.le comte 
Fozzo di Borgo fnt déGnitivement nommé am- 
bsissadenr à la Conr de St -James. Mais l'ftge 
et son état de santé l'obligèrent bientôt h deman- 
der sa démission qn'il obtint en 1839. 



n fDt remplacé par le baron Bronnow qni, 
pv sa brillante actiTÎté, s'est acqnis nn nom 
■i honorable dans les annales de la diplomatie 
rasse; chargé d'abord d'une mission provisoire, 
il fnt nommé ensuite ministre plénipotentiaire. 
Astérienrement & cette nomination en 1839, il 
aiait en l'occasion de séjourner & Londres où 
Q s'était aci^nis de nombreuses relations. En 
1832 il accompagnait k Londres, en qualité de 
■ecrétaire ei de conseiller, le comte A. Th. Orlnw, 
^rgé de la mission très flatteuse et délicate 
de se rendre \ La Ilaj^e et de convaincre le roi 
4m Pajs-Bas de la nécessité de renoncer à 
•on obstination insensée dans la question belge. 
Le baron de Bmnnow saint cet éminent diplo- 
■ate i La Haye et à Londres et fnt chargé de 
rtdiger les rapports 1res intéressants que le 
otmte Orlow adressait à l'Empereur Nicolas L 

Elevé 4 l'école diplomatique du comte Nesse!- 
nde. jODÎEsant de tonte sa confiance et doué d'nn 
e^irit brillant et de capacités hors ligne, le 
Won de Bmnnow devait nécessairement ex- 
Motier une immense influence sor la marche des 
■tgoeiations diplomatiques entre la Uuasie et 
fAngleUire, concernant toutes les questions po- 



RîaHBHUii OTHomeaia Meajj Ksaseiii, .Taae- 
HO¥ï H rpatiioM'h MaTTineBBtcirs aBainrei^Ho 
eine ycjiaXHUiicii npeCuBaBii^a-b tn, .lonjio- 
H-l ipa^a Honno ah Eopro, Eoropuil oïlidiH- 
aia.]bHo saniivaii nocti RHoeparupcEaro nocja 
B'b napHX-t. HO Docj-fe Bonapcnia aopojs Âja 
^HjHnna Gojbœj» lacTi rou npoBOAHii> hjh 
ET. -loHjont, HjH B^ipîmït'eBponeflcKiri'fc ropo- 
' «aïi, KpoMt Ilapaxa. CoeepraeRao ecTecTaenno, 
' 1T0 na loisi rpafia MarfmeBB^a sunaAaia, m 
BHAT npHcjTCTsU rpaitia IIoiiqo ja Bopro, ne 
BTopoa, HO Tpena pojb. En; npaiojiniocii noi- 
nHcuaaTb o6mA cb RBaaeiTL -iHBeBon u rpa- 
4)0111 nonne >,« fîopro lOBecenis, ci, coxepza- 
Bieici KOTOpuii OBI ne 6iui- Bna:iB'6 conaceBi- 
Iloi^jt BaoBaieHia sbjoa JlBseua, wi, ISH r., 
Ba BucoEfS) loiKHOCTb Bone^tHicis Hacj-bA- 
H H sa I^ecapesBia AjeacasApa HsKOjaeBH^a. 
rpa^ Uonno ju Bopro 6u.ti oioBiaieibBO Ha- 
ïBaieai bm uepaiopcaBBii nocioicb npa C.-JxeH- 
CBOHi XBOpi. Ho CTapocTi D GojiaseBHoe co- 
cToanie sociasHiB ero secbHa csopo npocnib 

0&l> OTCTasEi, KOTOpjW OBI B DOIJ'IBll Wb 

1S39 rojy. 

Ha ero irlicTO, cnepsa et ipeaBUfaiSHuin, 
BpeHeBBum nopy^cBiein., a laiim. nocjanBH- 
BOMi, 6iui HaSBiies'i. fiaposi Bp^BaoBi., 6ie- 
cTameft A^BTeiSBOcTH soioparo Bcerjia Cfjieri 
oiaeifiao caaoe noieTnoe utero bi j^todhcb 
pyccKoa ABniOHaTiu. BapoBit Bpjbhobi.,ao cbo- 



ly, noÛKBaji. yue B^ JIoRSOBt, r^t ycutiii 
upio6ptcTH HBoro sBaBONUiT. u jipy:ien. Bi 

1832 ro^y OBT, BpHfiwïT. Bl -ÎOBJOHT,, fll BaiE- 

cTBi cespetapa h coBtiHHEa rpa4>a A. 6. 
OpjoBa, Ba lOToparo 6ujo Bosioxeao Becbaa 
noietBoe h tpyjBoe BopyicBle ornpaBBTbcx b^ 
l'aary a yCijiBTb roiiaBACsaro EOpoja bi ne- 
o^iojiBifOcTS oTBasaTbCA 01^ caoero Oespascyj- 
Baro ynpsHCTBa ni- BeJbriBcEOaii Boupoct. Ba- 
poBi BpjHHOFi conpOBOXAaii CjecTBBiaro rpa4a 
Opjosa Bt Faary b JIobadbi b 6ui'b asTopoin. 
^peasmaBBO HSTepccBuii. joBecesifi rpaifia Un- 
nepBTOp; HiKoian L 

CpomejunH ipesi AEnJoHaTBiecKyio Buo.iy 
rpa<^a Heccejbpoie, uojufBCb BearpasHieH- 
auin, ero AOsipieHii a ofixaMX 6jecTaniH!ii> 
yKOicb H BUjar>n|Hiiycfl ruoco<}BDCTaaB, CapoBi> 
UpVHBOBl AOJXeHIi OKII BHt.Tb orpoHBoe Bils- 

bIb Ha lOAi neperoBopoBi Hexjî Poccicm u 
AariieB) ao BCÈHit TesyniHii 




X 440 — 441. 



18» r. 



liticines dn jour. Il fut ajijielé A apposer sa 
signature aux ranventiona de Londres conMcrant 
indépendance de l'Egypte et la Tcnnetare 
des Dardanelles et dn Bosphore. 

En prMenee de tons ces diplomates rnssCB, 
si remarqnahlement doués, on ne saurait s'etn- 
pCcber de l'onetater que la Russie ti' a jamais 
été repréient^c à nne Conr étrangère quelcon- 
c aalant d'éclat qu'elle l'a été à celle 
de Londres dans les années trente du siècle 
COUT an t. 

Qu' il oons floit pennis de passer en revue 
lesboramespolitiques eu Angleterre, avec les<)Dels 
les représentants russes étaient appelés à con- 
férer & cette époque, et les vues politiques qn' 
ils pourauiinient dans lenrs relations avec le 
gouvernement Impérial. 

Dans le cours de cette période le parti whîg, 
avec lord Qrey et lord Melburn en tête, gardait 



jtjaMi. Exy 6ujo cjxieBo eiptnim i 
no;tiincM) .'loBjoncEia a 
noij-uesaBacBuaro ErauTa n aaKpuriii .lapia- 
neiiiCKaro n Boc4K)pcaaro npojRBOvii. 

ËcjH nHiib BT, BBJty Bctii BumenasBaR- 
HUxii BucoKO lapoBHTUiii pyccEHiii jiBajona- 
TOBii. To Bejt3H He saKiniBiK. TTO ptiKO Boria 
Foccis Ouia (loj-be OjecTaïaaiiitoCpaaoïi'b opcj- 
CTaBjAekaupnEaioM-b-jnOoHSOCTpaBBOiniiBopi. 
qtM-b Bi> .loHiOHt Hi, TpAinaruii rOAHIIi BUB-hm- 

noncoTpBMt Tcnepb,ctKaBHiiH rocjiapcTBeH- 

HblHH JiDJ&HR Asrjîn SpnHOlHJOCb IIH^Tb A^JO 

npejtcTaBUTcjaich Poccîii 38 ossBieaBuft ucpioiii 

HpfHOHn n Eaaifl noiiirniecKin utju osn ce6t 
cTasDin Bi cBomesiait ci. nnaepaTopcKBsi 
npanjiTejbciBON'b. 

Bt Dpojojxeaie SToro tpeMenn napTii ro- 
ci jopjiaiiD rpeeicii a MejbOopnoirt. bofibbI. 



les rênes dn gouvernement, et ' jepxa.Ta ki. cBoHi-tpysaii Cpa^uiu apanjcBia, i 



lopit najKKepcToni Cujt noira HeciftBaeiiun 
CTarci-cesperapein, no nHocrpanBuin. jijain. 
.IniHoCTfc .lopja UajLMepcTOBa uaien, neian 
Ba K% iHRJOHaTB^ecsie neperoBopti no caimin. 
BaaiBUHi BoopocaHii h, vh ocofiesHOCTH. ao 
BejhriBcEO-roiiaBiCEOMy r Boctoibomj. Bb;- 
TpeBBec cocTOflRir Aariiii aojxbo Cujo otpa- 
KaTbca Ba HexiyHapoABOD en nojBTBE'fe. 

BecbHa nsTepecsyn lapaETepncTBKj bbj- 
Tpesanro ii BBt.niBaro nojoxesifl AariiB mh 
MHiiate.ifcBowi lOReceBia on 
4>o[ipa]fl (8-ro xapra) 1832 roja, nojini- 
.Irbohohi b rpa<|>ai(B Uoino 
in Ikipro a MaTymenHieat, bo aBTopoirb koto- 
paro Cuji OAnB-b Fpa^ Iloitno j;o Bopro. Ocioi- 
Boe no.iozPBie 3ToR jinncKU crtiynniee: AiiuU 
R 4<paBniii. C.iaroiapd oCbihoctb cboeii npan- 
TencTRcanuxi nopnjuoBi h nojBTBiecKa» iV 
.lell, RaioiaTca st ttcBoai. corat. Otcnu cii- 
munaaté de lenr régîmp et de leurs visées poli- 1 jtjerii, <ito rpe lOBcepsaTUBSua Monaptia lOi- 
tiqnes, sont étroitement nnies. que les trois mo-JTBBeHTa: Poccia, Ascipis h Hpjccii xoixmi 



lord Palmeraton restait presque inamovible an 
poste de secrétaire d'Etat pour les afTaires étran- 
gères. Il laissait une empreinte individuelle sur 
tontes les négociations diplomatiques do jour et 
particulièrement celles concernant la question 
belge et la question d'Orient. 



La sitoation intérienre de l'Angleterre de- 
vait nécessairement réagir nir la politique 
étrangère. Nous trouvons on tableau très inté- 
ressant de la situation intérieure et extérieure 
de l'Angleterre dans un rapport remarquable 
de 24 février (8 mars) 1832. signé par le prince 
de Lieven, le comte Pozzo di Borgo et le comte 
MatnBzevic. mais émanant eiclnsivemeot de la 
plume dn comte Pozio di Borgo. Comme thèse 
principale ce mémoire s'applique à démontrer 
qae l'Angleterre et la France, grfti 



narchies conservatrices du continent, la Russie, 
l'Autricbe et la Prusse, doivent également con- 
clure une alliance qui puisse servir de boulevard 
contre les tendances subversives des deux Pois- 
■^ances maritimes. 

La situation intérieure de l'Angleterre four- 
nit parfaitement l'eiplicatlon d'un pareil gron- 



■exj; co(kiK> c 
Oh nocjyxnit TsepiuKi < 
BcecoapymaninBii CTpeHieaiA layii Basm- 
Ruii BejBBBii jiepxaBi. 

BHyrpcBBee cocTOflBie Aarjia enojB^ iio- 
BierBopsTeibBO oCiicBaen rasyn rpynns- 
pemcnt des grandes Puissances de l'Europe, E^, poRiy ruBstAnn» eBponeËCKBi-b jtepxaiv 
adoptant le Bill of Reforme le gouvernement ' HpuBaTieHi Bill of Reforme asrjificKoe npaii' 
anglais s'engagea avec lord Grey, lord Palmer- Te.ii.CTBO, c-b .lOpAHHic l'peeiii,, Hu^Kepcio- 
ston et lord Brongham dans la voie de la révo- nom, ii Ilpyiioin., bctvbbjo na nyrb pesomnii. 
lutlon. Par conséquent, le rapprochement et on Be JtiCTBic ajoro cGjRxeaie h conai ero ci pew- 
accwd Intime avec la France révolattonnairel JwnioHBom «tpanuier, bt. aBntaopoj* .Ijb ♦» 



ISttr. 



M ééO—ééî. 



éÊins Im penonoe du roi Louis-Philippe devaient 
ae présenter comme on fût tout natnreL 

La fameuse réforme de lordOrey amena les ré- 
nUats sniYans: «Le temps n'est plus où le Minis- 
tère, quel qn*il flU» pouvait compter sur one mino- 
rité stable dont la fixité donnait de la consistance 
sa gouvernement, et devant laquelle venaient se 
briser les attaques du parti opposé, les violences 
de la presse et les fureurs du bas peuple. Mainte- 
nant chaque question dépendra de la manière 
dont elle sera envisagée par la plupart des dé- 
putés de la Chambre des Communes. Quant à la 
Chambre des Pairs, elle a perdu presque entière- 
ment le poids de cette puissance conservatrice qui 
srrétait les écarts de la démocratie. Malgré Tim- 
mense propriété appartenante aux noms et aux 
familles qui la composent, malgré tant d'anciennes 
on d'illustres origines et des talents supérieurs, la 
jalousie des classes moyennes, la guerre ouverte 
que le Roi et les Ministres actuels ont &ite à 
cette grande et salutaire institution, durant le 
combat de la réforme, ont excité dans le public 
perverti l'idée funeste qu' elle est en opposition 
uix intérêts du peuple, et que ses décrets ne 
sauraient arrêter ceux de l'autre Chambre, con- 
sidérée ai^ourd'hui plus que jamais comme la 
seule qui représente la nation." 



jHona, npe;(CTa]usK)Tcs cosepmeHHO ecieciBeH- 
HUMiL SeaMeHaTas pe4K>pMa jopxa TpeA npnBe.ia 
Kl cjtxfmafiMj pesyj&Taiy. 

^Ilponuo TO BpeMH.KorAa MimiicTepcTBo,KaKoe 
6u OHO HK 6uJ0, Morjo pasc^nTUBaiB sa nocTOAH- 
Hoe ôonnniHCTBo, soroparo ciuo^eHHocTB j^jn- 
Baia ycToftuBocTB opasHiejucTsy h o aoTopoe 
XOXXHU 6ujH pasÔnsaïbCii nanaAKH onnoaniiiB, 
narjocTb oepio;^iiiecKofi ne^aiH h csapinocTB 
^epaa. Bi HacToamee speMa Kax;(&ifi Bonpoci 
^aencHTi OTiioro^KaKi» uaHero nocMOTpnT'bÔojb- 
mancTBO otx'^ibhuxi» qjeHOFblIaiaTBi 06m,uE'b... 
4to sacaeTca IlajaT&i JopAOBi», to oea noHTu 
coBepmeaHO noiepHja SHaieHie loft EGHcepsa- 

THBBOfi CUJU, EOTOpOK) OCTaflaBJiflBaJUCB 3a6jy- 

x;^eHia AenoKpariH. He ssapaa Ha rpoMa;(Hua 
ÔorarcTBa, npHHajuexaniia 4)aMujia3n><, ee co- 

CTaBlSDBlHMl», HC BSHpaa sa CTOJBKO SHaMesu- 
TUXl» pO^OBl U BUCOSHX'B TSJiaHTOBl, SaSUCTB 

cpeAHHxi» B.iaccoBi> fl OTKpuTaa BoAHa, npe^- 
npHHSTaa EopojeM'B h ero HacToaiuHMu muhu- 
cTpaMH npoTUBi aioro BeiuKaro h cnacuTejbnaro 
yMpezA^Hia bo BpeMa 6opB6&i sa pe4K>pMy. — 
Bce STO BMtcTi npBBHJO Kl pa3BpaiaeHHoA 
nyôxDst naryÔBy» mucjb, ^to Ila-iaia .loi)- 
AOBB Bpan» HapoAfloft noJBSU h ^to ea irbme- 
Hia ne aoisbu ocTaHaBjnBaTB Ai^ficTsia nocTa- 
HOBJCHifi Apyroft najaiu, aoTopaa si eacToa- 
niee apena ÔojBuie, m^mi Kor^a-anCo ni>ex;ie, 
cHHTaeTca cabbox) npeACTaBUTeaBBBKeK)Bapo;ia**. 
«Hai» TaBoro uojoxeBia semcfi citAyeii», mto 
ABFjia de facto ynpaBjaeTca h cl KaiKAUML 
;(HeM'b ÔyACTi» ace Ôoite yopaaiaiBCA oôhoh) 
n<uamoto B 9T0 to pasBOBtcie ajacieâ, ua 
EOTopoirb npeHMyn^ecTBeflBO bokoujbcb npc^K^e 
uopsAOKi» H cBo6o;(a, paspyineHO A^^flcTsieMi» 
nocitxHefi napjaMeBTCEoft pe<tK)pMU''. llapTin 
TopieBi nepecTaja nrpaxB KaKyKKiuôo \)0.\b. 

£cin conocTaBUTB 3to saïutoHenie Tpcxi. 
BUAax)nmxca pyccKHX'B rocyAapcTBeHHLix'L My- 
trente avec les fsits connus de la fin de siècle, | xefi ipH^aaiuxi roACBi ci o6iaeu3BtcTHbiMu 



,11 résulte d'un tel état de choses que l'An- 
gleteire est gouvernée de fado^ et le sera tous 
les jours davantage, par une assemblée unique, 
et que l'ancienne balance des pouvoirs, dans la- 
quelle consistait principalement l'ordre et U 
liberté, est détruite par les effets de la dernière 
réforme pariementaire.* Le parti tory a cessé 
de jouer un rôle quelconque. 

£n confrontant les conclasious de ces trois 
hommes d'Etat russes si éminents des années 



on ne saurait assex admirer leur sagacité et 
lear pénétration. L'agitation qui se produit de 
nos jours au s^jet de la suppression de la 
Chambre des Lords se présente comme le résultat 
inélactable du nouveau courant que la réforme 
de lord Grey a introduit dans la vie politique 
du peuple anglais. 

Passant ensuite à la caractéristique des 
bonunes d'Etat angUis les plus marquans de 
l'époque, l'auteur du mémoire s'arrête avant 
tout à lord Grey, dont il reconnaît l'élévation de 
Caractère, mais qu'il trouve en même temps faible 



i^EiaMB KOBiu Buatmaaro Btaa, to He.i!>3fl 
ae yABBiKTBca uxi ocTpoyMiio u upoHuuaTCib- 
BocTB. CoBpeMeHBaa aruiauia bi ÀHrjiu 061 
ynpasAHefliH naiam .lopAoei aB-iaeica ne- 
Ed&bsuEUWb pesyiBTaTOMi Toro Hosaro Hanpa- 
BJeais, BOTopoe BOABopuia pe(i)opMa zopxa, 
Fpea BB rocy;iapcTBeBBoft a&naflu aHrji&cKaro 
aapoAa. 

nepexoAS aaTtsTB xi xapaKTepucTUKb nau- 
Ôojte BUAaJOBiflxca aBrjiâcKMxi rocy^apcTBOu- 
Buxi ix)Aeft Toro spcMeaii, asTopi MCMyapa 
ocTaBaBJBBaeTca, npexAe Bcero, Ha^op^t Ipct., 
KOTopufi npu3BaeTCfl ^ejoBtKoai 6.iaropo;iuLiM b, 



6 



Ji àéo—éâî. 



UBft 



et fatigué par PAge et le tnTftiL Amii subit-il 
bien plus les influences de ses ooUégiies, quil 
nimprime une direction à leurs actes. 

Lord Brougham obtint la position la plus 
élevée en Angleterre de Lord-Cbancelier non 
seulement grAce à ses remarquables capacités 
et à son intelligence, mais encore à ce besoin 
insatiable de popularité qui le portait à donner 
satisfaction aux Toeuz des masses populaires par 
tous les moyens en son pouvoir. 

Lord PflJmerston ^ un élève médiocre du 
torysme. Lorsque le parti whig devait prendre 
en mains les rênes du gouvernement, lord 
Grey constitua le ministère avec le concours de 
lord Palmerston qui en récompense reçut le 
portefeuille de Secrétaire d*£tat pour les affaires 
étrangères. «Efllrayé d*étre surpassé en libéra- 
lisme par ses autres collègues et surtout par 
lord DÎirham, il est forcé de se montrer de Jour 
en jour plus révolutionnaire et a conçu dans sa 
tète médiocre et confuse (sic!) le plan de fonder 
un système soi-disant eonêtuidionnd en oppo- 
sition aux anciennes monarchies. La base de cet 
édifice est la révolution de Juillet et la conser- 
vation de la dynastie d'Orléans en France...* 



nSon caractère présomptueux, ses courtes vues 
et son absence d*éducation vraiment diplomatique 
le portent à des écarts et à des manques de 
bienséance qui trahissent même ce qu'il voudrait 
ou ce qu'il devrait cacher. Mais en même temps 
aucun moyen ne lui répugne: démarches indi- 
rectes et tortueuses, caloomies, réticences, déné- 
gations, tout lui est boni* 



„Lord Palmerston regarde la Russie comme 
l'obstacle principal contre ses projets subversifs 
et insensés, et sa haine s'irrite en proportion de 
ses défaites et de son impuissance.**) 

Le premier Ministre d'Angleterre subissait 
facilement l'inflaence de son beau-frère, lord 
Dnrham, qai dans toutes les questions se plaçait 
à un point de vue opposé à celui de lord Palmer- 

*) Il est curieux de constater que cette appré- 
ciation de lord Palmerston, portant la signature 
du prince de Lieven est tout à fait contraire aux 
vues exprimées par lui antérieurement sur cet ; ktjâmj aa »Toro aariiftcaaro rocyxapcTBeaBaro ie- 
homme d'£ut anglais (voir t. XI^ p. 444). ' xortxa. Cpaa. t. XI, crp. 444. 



HO ciaÔoxapaiTepum h ycTaBinun on in* 
XOBi H xIti. Jopx'fc Ppei vuie uoiopmei 
uoiyvaeiuurfc on xpjrmrk BueviTxhsiavK m- 
men HanpaBuen cam fa% jcUcTBia. 

JEopxi-KaHiiiep» Bpyirb xocrsra waxmà 
XOisHOcrn vh Aniii, fiiaioxapa xe tonm 
cBoim saximeuEim cnoco6HOCTun h |X|; 
HO paaram o6paaom oxoiteam^ei eio sû«l 
HonyiapHocTH^sacraBUD^etero yrowjmBcIn 
cpexcTBam Bxycan ■ sejanlun Bupoxnm 
■acd. 

JopxinanvepcTOHi— «HOcpexcnemaiÉiw- 
Hun Topisxa*. J&orxa napria bhto» Aoans 
6iua noiy<un vh cseï pjkh ÔpaaiXH Hpaamdf, 
jopx% Fpei ycrpoEn caoe xnuicTepcno ipi 
coxticTBiH jopxa IlaïuiepeTOHa, HOiopBi n 
EarpMy uoiyvEn nopr^en CTaTCV«eqiexi|ia 
no HHocrpaHHiim x^bian. «OHacaac^ tto en 
lojuen, H vh ocoÔeHHocTH Joptx» Ampon, ao- 
ryn nepen^eroian ero vb iHtfepanairk, MUfXk 
naïuiepcTOHi npHHysxen BiUEaauBan oe(a a 
aasxHmxBem ace tfoiumn peBoxiM(i<wqNm 
H vh cBoei nocpexcTBeHHOi ■ nyTaHBoi me- 
rb (sic!) ohi cocTasHn nxan» ocHOBan van 
HasunaeKyD K o a oa mij f H Îoiwfio CHcreiiy ai Mfo- 
TiBonojoxHocn crapiorb KoxapxHYecam lo- 
paxBftH^ OcHOBOD aroi cictomu aaiaerca inu- 
caaa pcaoïDi^ia h coxpaxenie opieancioi XP- 
HacTia Bo <&paBiuH*. 

«£ro BucoBOxipHUft xapaxTep%, ero hb>- 
MOEHue BsriaxH h xexocTaTon HacTOiauuo 
oÔpasoBania xnuoxaTa HpxBoxan ero wh ipe- 
cTynjeHian h HapymeHiaiii spaBBun apui- 
^ia, Buxax>nvnnb to, ^ero ovh sexaen un ire 
OHi xoJseHi 6u cxpHBaTB. Ho vh Tose speif 
OHi HO ocTasaBJODaerca HHHp^x^aaBam^QX- 
CTBOxi: nyTH xpnaie h isBHXHcme, aiOBen, 
yxojqaflie, sauipaTei&CTBO — Bce on cnraen 
npHroxHuiTb*. 

«Pocci» c^HTaen jopxi nanvepcTon rjai- 
Euwb Topifasoxi xia ocyoïecTBieHia cbohxi pss- 
pyniHTeiLHuxi a Ôespascyxmixi npoeBxoBi,isio 
HenaBacTb pocTen nponopiUoEaiuLO ero leyia- 
Ham H ero ÔeacHiin* *). 

OrpoMHoe BJiaHie sa aariiicKaro openepi 
■irkrB ero aaTB — Jopx'B J[;M)p9n^ aoropuft bo 
Bcixi Bonpocaxi» npHxepjUBaica npoTiBono- 
josHUxi JopAy nannepcrony bsumxobi. Ilocjt 



*) He ôesiurrepecHO 0TMftTHT&,YT0 »Ta ov^au 
lopxa najuMepcTOHa, noxnacaHBaj saoemi Ine- 
Hom, coBepmesHO npoTuopiian npeauieHy ero 



r 



lOIr. 



X HO—àâl. 



Rereiiii de ion ambafisade à 8t.-Péten- 

kMT^ il défini on défenseur énergique et sincère 

de la Rntaie, et se fesait un deroir de réfuter 

ifls TMs fiintaatiqaes et blessantes de lord Pal- 

■ersion sur les Tiaées de la politique russe. 

Lotd Duriiam est un adversaire déclaré de lord 

Pilaerston qui fsTorise avec ardeur l'accord 

sfee la France et subit sans réserve l'influence 

éi prince de Talleyrand. Si grâce ,à la politique 

oCi-anglaise et absurde" de lord Palmerston, la 

France domine en Hollande, si un mouvement 

létointwmnaire se prépare ouvertement en Suisse 

flt en ItaUe, c'est uniquement au ministre des 

sfûrea étrangères d'Angleterre que l'Europe 

sst redevable de ces calamités^ 

Ce mémoire de février fidt suivre cette 
^iptéfiatlon des prineipaax bommes d'Etat an- 
glais de l'examen des prindpsles questions poli- 
tiques enoore pendantes. 

Dans la questisn belge Léopold est le lieu- 
tenant de Louis-Pbilippe et la Belgique se 
tnNive entièrement oitre les mains des Français. 
Lord Palmerston profite du conflit entre la 
Belgique et la Hollande pour pècber en eau 
trouble. H s'inspire de vues tout aussi élevées 
4ins sa politique en Espagne, au Portugal, en 
Suisw et en Italie; dans tons ces pays les 
ennemis de Perdre établi sont assurés de trouver 
m appui dans le gouvernement anglais. Quant 
à la question d'Orient, on a lieu de s'étonner 
de la courte vue de la politique anglaise. 11 
fat un temps oi la présence des iSrançais à Alger, 
leur suprématie à Tunis et à Tripoli, leur pré- 
èwiinanee en Egypte n'eussent pas manqué de 
soulever l'indignation du peuple anglais. Par 
eontre a^ourd'bui les Anglais trouvent toute 
naturelle cette suprématie de la France sur les 
côtes septentrionales de l'Afrique. 



Cette appréciation remarquable de la situa- 
tion politique de l'Angleterre se termine par 
es réflexions suivantes fort curieuses: 

.On pourrait être surpris qu'en écrivant sur 
'Angleterre et dans sa capitale, le nom du roi 
l'ait pan fait partie de nos observations et de 
100 calculs. Malbeureusement ce nom et la roy- 
Até elle-même sont réduits aiguard'hui à une 
impie formule. Dépouillée déjà d'un bon nombre 
le ses prérogatives, menacée de perdre le reste, 
édaite presque à Timpossibilité de punir ou 
le récompenser, la couronne est devenue un 
jmbole sans réalité." 



cBoero noconcTsa bi C.-nerepÔyprt jopxi» A»- 
pani B03BpaTucs onyxa SBepriraecKHirL h yôi- 
sxenuurb saD^sTHHKOirb Poccin. Oni nocTosBHo 
onponepraen fMUTacTH^ecnie i ocKopÔHTejB- 
RHO BsrisAU lopxa naïuiepcTona na utin pyc- 
cxoi nojiTHiH. dIopAib AK>p9in^ otbp&ituI npo- 
THBHBXi jopxa nai&MepcTOHa, BOTopuft spufi 
CTopoHBHBi consa Cl ^paBi^ien h Booni nox- 
HBHJieTca BiijifliK) aa sero BHssa Tanepasa. 
EcjH 6iaroxaps „aBTB-aflriiftCKoft b neiinoA 
noiHTBKt** jopxa najiBMepcTOBa, ^psBi^iji roc- 
BOXCTByen bi FouaBAÎn, ecjB bi niBefiiiapiB 
H Bi HraiiB oinpiiro roiOBaica peBOjni^iB, 

TO 9TBHB 6iiXCTBi4UIH EspOOa BCCI^tlO o6ii3aBa 

anrjiftcxoMy iniBBCTpy BBocTpasHuxi jij^rh. 

Kl 9Toi xapaxTepHCTBK'b naBBiftnraxi no- 
UTBHecBBxi A'i^Tejei AbijIb (t^eapancxas aa- 
nncxa npHcoexBHserb pasôopb rjaBBuxi nom- 
n^ecuxi BonpocoBi. 

B& BenriftCBo-rojjaBxcBOMi Bonpocl «wleo- 
nonx'B — BaMicTBHBi Jlyn ^uEnna** h EeiB- 
ria BBOini naxoxBTca vh pyxaxi ^paanysoBi. 
j^opAi naïuiepcTOHi nonsyerca pacnpen nex^y 
rouanxien i £eiBriex> ci AijBX) bi MyiEoit 
Boxi JOBHTL pu6y. Toi se caiiofi BosBumeasofi 
nojBTUH npBxepjuiBaeTCJi lop^i Ilai&MepcTOH'b 
vh HcnasiB, nopryrajlB, HiailB h UlBefliiapiH: 
BO Bctxi dTHxi CTpanaxi sparu cymecTsyio- 
nuiro saROBBaro nopsAxa HaxoxarB noxxepxKy 
B noMonib co CToponu aHrjiflcxaro apasHieiB- 
CTBa. Hto xacaercx, aasoflem», BocToqBaro bo- 
npoca, TO ociaeTca tojbko yAHBJSTBCA 6jH3opy- 
KOCTB aariificKofi oojbtbkb. Bbuo Bpen a, Korxa 
npBcyrcTBie ^asBysosi» bi Ajzflpt, nxi „roc- 
noACTBo" Bi TyBHct H Tpanoixcii h npeoôia- 
AaDB^ee aiissie bi ErnnTi BuaBajH 6u bi. 
aBniftcROMi» BapoAt rstsi» h BeroAOBaeie. Te- 
nepB se ABrjuïïaBaifB KaxeTCA coBepmeBuo ecTe- 
CTBeBBUMi laxoe rocnoACiBo ^paBuyaoBi aa ci>- 
BepBOHB no6epexBi A(i>pHKfl. 

dia saMt^aieiBBaii xapaxTepBCTBKa no.iuTii- 
^ecxaro noioxenifl Aarain OEaBHUBaexcfl cjil.- 

AyX)niBMB JK)60UUTBIiIMU CJOBaMB.' 

«MoXflO yABBBTBCA TOVY. HTO Bl SaiIHCXt. CU- 

CTaBieHBofi 061 Aarjin 11 bi> uBriiftcxoË ciojimi, 
flux Kopojx BeBxoAurB bii Bifl<inin aavtMauiii. 
BO Bi Bamii cooÔpaxEeBiji. Ki HecHacTiK>, 3to iimh 

HCaMOe KOIK).ïeBCTBO CBC^OHU Bl. HÛCTOflmOC Bpl- 

Mx Kl nycTofi 4)opMyjt. Yse ^y^ynii .iiinicua Ciui.- 
meû HacTH cbobxi» npei)oraTiiBi>, oiiacuiic'B uoio- 

PXTB MTO B31> HUXT> OCTÛ.IOCI.. CiaBI. IIO'ITII 60:^ 

BjacTBOK> xapaTB njfl flarpax;;iaTK KopojcBCKaK 
BxacTB oCpaTB.iacB bi oripaji», .iHuieiiHurt poa.ii- 
Baro SBaHeflix". 



8 



X ééO'-éàî. 



1 



Tel était, eiitrait8 principaux, leoontenii de 
ce mémoire de féTrier, rédigé en entier par le 
comte Pozzo di Borgo et signé par loi en com« 
mon avec le prince de Lieven et le comte Ma- 
tnszevic. Mais celoi-ci n'était pas entièrement 
satisfait de ce trafail et y tronvait de sénenses 
lacunes. Aussi se fit-il nn devoir d'y suppléer 
par une lettre très circonstanciée an Yice- 
Ghanceiier du 22 février (6 mars) 1833. 



A la lecture de cette pièce remarquable 
émanée de la plume du comte Matuszeyic on ne 
saurait s'empêcher de constater qu'elle complète 
en effet le tableau tracé par le comte Pozzo di 
Borgo au sujet des agens politiques de l'Angle- 
terre. Ainsi celui-ci négligea complètement de 
parler de sir Robert Peel Selon l'avis du comte 
Matuszewic, sir Robert Peel était, pour ainsi dire, 
une force unique s'élevant du sein du parlement 
anglais pour le dominer sans réserve. Son talent 
le rend maître absolu de la Chambre et son am- 
bition n'a pas de bornes. Yoici pourquoi le mi- 
nistère actuel de lord Grey a peu de chance de 
durée et devra bientôt donner sa démission. 
Mais tout autre ministère anglais sera nécessai- 
rement frappé de faiblesse intérieure au point 
d'enlever à l'Angleterre la possibilité de faire 
une guerre quelconque en Europe. 

Le comte Matuszevic croit pouvoir justifier 
ces sombres prévisions par la dissolution de l'an- 
cien régime politique de TAngleterre qui repo- 
sait sur un accord sagement combiné de l'ordre, 
du pouvoir et de la liberté. Ces bases ont dis- 
paru depuis que le pouvoir royal a été dépou- 
illé de toute signification réelle, la noblesse ^de 
ses droits séculaires et l'église— de son autorité. 

En présence de cette situation de l'Angle- 
terre, les trois monarchies du Nord sont tenues 
de s'unir fortement et d'établir à un congrès 
général leur progranmie d'action. Le comte Ma- 
tuszevic expose en détail le programme de ce 
congrès appelé à réunir les souverains de la Rus- 
sie, de PAutnche et de la Prusse. Ce congrès 
siégea en effet à MOnchengraetz en autonme 
1833. et ses dispositions étaient pour une grande 
part identiques au programme esquissé par le 
comte Matuszewic. 

En tenant compte de l'appréciation ci-dessus 
exposée de la situation intérieure de l'Angleterre 
et de ses agens politiques, il sera aisé de com- 
prendre comment la Cour de Londres manifes- 
tait dans ses pourparlers diplomatiques soit 
une énergie fébrile, soit une passive apathie, 



TasoBO, Bi rjaBHHzi ^epiaxi, coxepsaii 
^BpaiMKOi saniCKK, cocraBioEHOi n Haïai 
xo KOHua rpa^xi IIouuo xh fiopro h boxe 
camoft Tasse KHasem JlBBOHon ■ ipa^oi 
MaTymeBB^en. Ho nocilxHift ne BHoni yi 
BJOTBopHica rpyxovfc rpa^ Iloimo xh Bopro 
BazoxuJb Bi Heirb cyn^ecTBeHUie npoMiu. fl 

9T0Ky OHl CVRTail CBOUMl XOirOMl BOCIIOIHI 

aron HexocraTOXi bi xinuoirb nHC&irb Ha n 
Bune-Kanmepa on 2^ro <^Bpaju (&-roaapi 
1833 roxa. 

npH ^TCHiu aioro aaxt^aTej&mro npom 
xeaia oepa rpa(^ Marymeanna Hejua ho apix 

Kl SaXJlDVeflil), ^TO OHO X'bfiCTBHTeAHO Bocnc 

Haeii xapasiepHCTHay aHrjiftcxBzi rocyxi 
CTBeHHuzi xiuiTejei, upexcraBieRHym rpaî^o: 
nouuo XH Bopro. Taxi, nociixHift ooBepnieE 
3a6uji cdpa PoÔepta IlHja. ELo lutHiD : 
rpa4)a MaiymesH^a naxi Bctirb anriiftcxHn n 
jaMCHTOMi B03BumaeTca toibbo oxna cnja^ca] 
PoÔepri Tbuh. Ero TaïaHn» BiaxmecTBye 
naxi Bce» uaiaTO» h ero TmecjaBie ôeanpexkJ 
HO. Bon uoiCMy nacToaiuee xnBHCTepcTBO jop, 
Fpea BecBMa nexoiroBt^Ho h BCKopi xoisi 
Ôyxeri» BuftxTu bi OTCTaBsy. Ho Bcasoe xpjr 
aHrjiftcKoe xHHHCiepcTBo Ôyxcrb cTpaxavB bb 
TpeBHHiTb ÔeacBjieiTb HacToiBKO, no Aarxia i 
6yxynieMi se bi cocTOxaiM bccth xasyD-iii 
eBponeficxy» boUbj. 

TaKoe saKjioieHie ocHOBUBaer& rpa^i M 
TymeBHTL na paapymeHin ochobi Toro crapa 
rocyxapcTBeHHaro nopaxaa AHriiii,KOToput au 
XHjca Ha corjameHiH nopaxaa, BjacTH h cb 
6oxu. 9th ochobu Hc^eajiB ci Toro apeiea 
Korxa BopaieBCBaa aiacn jumiuaci Bcaxai 
peajBHaro 3Ha<ieHia, XBopaHCTBO cbohzi afts 
Buzi npaai h uepaoBb CBoero aBropuTera. 

Bi» Buxy Taaoro cocroania AHrjiH Tpi c 
BepHua MOHapzHiecaia x^pa^aBu xojxhu ciu 
HUBaT&ca Bce Ôoiie h 6ojte u Ha oÔu^eMi xoi 
rpecct ycTaHOBHTi cbojo .nporpany xticTsi 
rpa(^i MaTymeBH<ii pasBUBaon noxpoôno ip 
rpaMMy rasoro Boarpecca MOHapxoBi Poocii 
ABCipiH u IIpycciH. 3toti Koarpecci bi x^i 
CTBHTCJiHocTH cocTOAJca Bi MoHxeurpex 
oceHbio 1833 roxa, u ero DOcxaHOBieHia bi sb) 
HHTeibHoft qacTH cxo;iaTca ci Ha^epranHOD rpi 
(tioMi> MaiymeBuqeMi nporpaHMoio. 

Ecju HMixB bi BBxy B&iraeH3JoxeEBf 
xapaKicpncTuay BHyipeHHaro cocToama B 
jHKOÔpuTaHiu u ea rocyxapciBeHHUzi xbi 
Teieft, To noHHTHo Ôyxeri», no^eny bi xBni< 
MaTH<iecKnxi neperoBopaxi co CTopoHU .loi 
;^OHCKaro XBopa nocTo;iHuo oÔHapyzuBaioTci i 



IS» r. 



X 440—441. 



9 



soit U prétentioii d'obsenrer scrapiileiiseiiieiit 
les formes et les usages établis, soit ane viola- 
tion flagrante des conyenances reconnues de 
toot temps conmie obligatoires dans les sphères 
diplomatiques. 

Noos poBvons signaler à titre d^ezemple quel- 
ques faits intéressans. 

Un usage consacré depuis le commencement 
du siècle établit, qu*aTant de procéder à la no- 
mination d'un agent diplomatique à une Cour 
étrangère, on consulta confidentiellement les dis- 
positions de celle-ci au siyet de la personnalité 
du titulaire. Le goufemement anglais, représenté 
par lord Palmerston, ne s*est fiait aucun scrupule 
de ne tenir aucun compte de cet usage. En 1831 
lord Dorham fut nommé ambassadeur britanni- 
que à St-Pétersbourg sans que le gouvernement 
russe fut préalablement consulté à ce sniet Le 
prince de Lieven en eut connaissance seiûement 
le jour où le décret fut signé par le roL Très 
indigné de ce procédé, le prince de Lieven énonça 
franchement ses vues à ce si^et à lord Palmer- 
ston, mais crut devoir recommander à son gou- 
vernement de ne pas relever à cette occasion 
cette violation flagrante des traditions établies. 

Lord Durham exerçait une influence absolue 
sur le premier ministre, lord Grey, dont il 
était U main droite. Selon Pavis du comte Ma- 
toszevic, ^c'était un des hommes les plus am- 
bitieux, les plus orgueilleux, les plus haineux, 
les plus susceptibles et les plus intelligens* qu'il 
ait connus. H était simultanément aristocrate 
et jacobin, très riche et terriblement avare, 
aimable et hautain, aimant ses enfants et cruel 
avec sa charmante femme. En un mot, c'était 
un homme tout plein de contradictions et d'ex- 
centricités. 

Mais en vue de son intelligence et son im- 
mense influence politque, le prince et la princesse 
de Lieven, et le comte Matuszevic reconmian- 
daient à l'unisson au gouvernement impérial de 
l'accueillir, en qualité d'ambassadeur, et de lui 
rendre agréable le séjour à St.-Pétersbourg pour 
qu'il en revint en ami et non en adversaire de la 
Russie. 

L'Empereur KicoUsI partagea l'avis de ses 
conseillers et lui fit l'accueil le plus empressé. 
Avec cette aibbilité impériale dont il avait le 
secret, il captiva complètement l'ambassadeur 
d'Angleterre qui, après un court s^our en Russie, 
quitta ce pays en partisan convaincu d'une al- 
liance entre la Russie et l'Angleterre. Il ne ces- 



cxpeMHTeji&Has dnepria, to anain^Haa naccas- 
Hocn; TO npexenaia la cauoe cxporoe coÔJDxe- 
Hie ycTanoBjenHuxi ^pm h o6psAOBi»,TO annoe 
HapymeHie lasaxi npuH^ft, xoiopus HsxaBHa 
co6jx>Aax>Tcs Bi xuDJOMaTnqecsHX'L c<|^paxi. 

Bi BHAi npufipoBi moxho ysasan na ni- 
CKOlfcKO HHTepecHUxi <|mlbtobi. 

Cl Bavaia HBiHimnaro CTOJtxia ycxaHOBUCJi 
oôuiaft, AO Ha3Ba4eHiji HOBsro AHUOMaxHHe- 
cxaro aresxa si HBocTpasHOMy ABopy, AtiaxB 
KOB(|>HAeii]UaiBBuft aanpoci: yroxno-iE 6yxexi 
9T0UJ ABopy HasHa^aeHoe imo? ÀHuiftcxoe 
upaBHxencxBo, bi jHut jop^a UaiiMepcxosa, 

HaXOAHJO B03M0XHUMI HapymHXB 3X0X1» oôu^afi 

caMUMi ÔesuepeMOHBUMi» o6pa3oirb.Bi 1831 ro^y 
OBO naanannio Jop;(a Ax>p9Ma BejHBOÔpHxaB- 
cKBiTfc nocxoMi Fb C.-IIexepÔypn Ôeai upexsa- 
psrexbBaro aanpoca. IIocoji kbssb jHBeHi» 
yaaaji o6i axoirb HasBaneBlH bi xoxi caMuft 
xeBKt Korxa OBO 6&1.10 yze no;iiiHcaBO Ropojeiii»! 
Kbjisb jlBseBi ÔuJi <ipe3Bu^aAB0 nsyMieai xa- 
BHVb oÔpasoMi» A'^ffcTBis n OXSpOBeBBO Bucxa- 
saxB cBoft Bsriii;^ lopxy IlaiBMepciofly. Ho 
CBoeMy npaBBxexBCTBy obi BcexaKu coBtxoBaii», 
Bi x^BBOMi cjy^iat, ocxasHXB Ôeai nocTtACXBifi 
xasoe Bapymeflie oÔn^enpBHJixaro nopa;uuL 

JLopxb JljopdWh BMtxB orpoMBoe RiisBie aa 
aariiftcBaro npeMBepa, jop^a Fpea, Boxoparo 
Ouït» npaBoio pyxoi). Obi Ôujii, no cjobsbi» 
rpa<^ MaxymesHW, «o^^BuirB usi» Bau6oite xii^e- 

CiaBBUX'B, BUCOKOMtpBHXl», SIOÔB&IXl», B^eBC- 
XfllBBUXl» B yMBUXl UO^eft**, BOXOpiIXl OBI 

3Baii. Obi Ôujtb b apBcxoKpaxoMi», b jikoôbb- 
UfiWk Bi o;(BO fl xoxe apesia; HpesBu^aftBO 60- 
raxi B ysacBO cKyni», noÔeaeBi» n BUcoxoMt- 
pcBi, vk^oinÔEB-b B xecTOKi CD CBoeio npeiecT- 
Bon xefloi). Gjoboitb cKaaaiB, 3to 6u.ii> MeaoBtK'B 
noifluft BceB03M0XBiix'b caMOBpomBoptHift n 
cxpaBBOCxeJI. 

Ho Bi Bu^y ero ysia u orpoMnaro uoiuxu^e- 
cxaro BjiABis KBiiaB .iBseBB, ero cynpyra 11 
rpa4rb MaxymeBii^i», b-b o;(Ufl'B ro.ioci>^ coBtxo- 
Baiu HunepaxopcKOMy npaBUxejBCTBy npnniixb 
ero BT» Ka^ecxst nocJLa u c;^'fe.iaxb esiy npeÔH- 
BSBie Bi G.-IIexepÔyprt HacxciBEO upIjithumi», 
Hxoôi» OBI B03BpaxBaca UM» Pocciu en ApyroHB, 
a fle sparoM-B. 

Hiinepaxopi» HuKOiaA I cor.iacujcB ci> cbodmu 
coBtxBusaMU u ycxpoHj'B JopAy Ai(>P9^y cauuft 
Ôxecxaiaift npieMi. CBoficxBeBBoû esiy o;(flOMy 
aapcKOio JDÔeaBOcxBK) obi coBepmoHBo oÔBopo- 
xuii BeaBKOÔpHxaBcKaro nocia, Koxopuft uoc.it 
secBMa BeAOjraro upeôuBaHia bb Pocciu y kxiu b 
uai Bea yÔtsAcnubiMB npuBopxeuueMb coioja 



10 



X 440 — 441. 



ISSS r. 



uit de démoDtrer qu'on accord intime entre 
ces deoi Paissanceg ne manquerait pas de leur 
donner la poesibilité de disposer de l'unÎTen en- 
tier. Lord Dnrham ne fut pas seal k quitter la 
Russie en ami et en allié, ses filles apprireni 
dui9 un court espace de temps à parler la tangue 
da pajs et à chanter des romances russes! 



La nomination de Stratford Canning au poste 
d'ambassadenr à 8t.-PÉtersbourg, tnbite et sans 
âtis préalable, n'eut pas nne is^ue aos>ii salis- 
fcsante. En octobre 1B32, la gazette officielle de 
Londres annonçait <^tte nouvelle et ce n'est que 
dix jours pins tard que lord Palmerston crut 
devoir entretenir le prince de LieTen de sou 
intention de procéder à celte nomination qui 
était déjà nn &it accompli. Lorsque l'ambassa- 
deur de Russie s'efforça de démontrer au ministre 
anglais combien cette conduite était étrange, 
celui-ci lai répondit avec véhémence .qu'un 
gouvernement était parlaitement libre dans te 
choix de ses représentants près les Cabinets 
étrangers et que ceux-ci ne pouvaient, sans 
vottloir, pour ainsi dire, entrer dans ses conseils, 
influer sur ses déterminations A cet égard*. 

Durant nne heure et demi lord Palmerston ' 
persistait i, défendre celte thèse originale que I 
le refus de l'Empereur de Russie d'accepter 
Stratford Canning. comme ambassadeur britanni- 
que, équivalait à nn veto, imposé par lui aux 
décisions de Sa Majesté le Roi d'Angleterre* 

En décembrelSSa, lord Palmerston déclara au 
prince de Lieven que la nomination de Stratrord 
Canning ne serait pas révoquée et que celni-ci 
ne tarderait pas à se rendre à son poste de 
St.-Pétcrsbonrg. En admettant le point de vue 
du gouvernement russe, ajsarait lord Pal- , 
merslon, les ministres anglais se verraient 
obligea de reconnaître à un Souverain étranger ] 
une voii délibérative dons les conseils du gou- 
vernement britannique avec le droit de confirmer | 
on d'invalider ses décisions. 

Lorsque le prince de Lieven objecta que I 
l'Empereur de Russie ne songeait nullement à 
s'ingérer dans tes affaires réservées an Conseil 
des ministres anglais, mais désirait seulement 
conserver son Indépendance et rester maître 
chez lui, lord Palmerston se mît à démontrer 
avec ardeur que par ce refus persistant, la Rnssie 
manileale son intention d'humilier l'Angleterre 
i la face de l'Europe. Cette décision du gonver- 
nement russe trahit bon intention de susciter 



■exjT Aariieio ii Poccien. Obi BBOcjtiCTBii 
nocToiBBO xoia-iuBan, ^to ccjb wt XBt tem- 
lia lepxaBu coe;tHBaTCB ButcTi TtcHUH-b co»- 
soHi, To uBi loJZBO DpBBa.iiezan Bjajiu^ecTBO 
BBAi- Bcew BcejeHBO». TIoBeioibBOcaiti Jopjn> 
jlnpaiii ftiaii, wn, PoccIb ip;roBi> h cobsbb- 
Eoxi: ero lo^epB dujhiubgii bi BcciHa kodoi- 

EOe BpCHB rOBOpHTI. BO-pyCCKB H U'tTb pfcciie 

TopasAO Mesive };|OBjeTBopnTeieHit fmxh ar- 
lOAi BBesantiaro u BenpeifnpexjieEHaro auna- 
leBia CrpaK^pia KaBSBura BejnKo^pBTancxaHi 
nocjoMi Bi C.-neTepfiïpn.. Bi osTaCpt 1S32 r, 
et .loBjciHCEoB oit<4i»iiiKJbBoB raseTt Cuio oGv 

HBJCBO OOl 3T0MT. nasBaieHlB, B lOJfcSOlOlBel 

l'nfCTa jopjii HajMiepcTDHi oduBaj'b bbjse 

uie, EOTOpoe )'ze cocTniiocb. Korjis pfccail 
uocoii oCt^chmjt. aarjUlcBOUl hbbhctpj bcb 
HeoOiiMallBOCTt ero nocTVDKa, obi nojpBj* cjt- 
.ijiiin[i& naoojiiiHBull otb^ti: ,Kaxj[oe npaai- 
TejiCTBo coBepmeBHO CBofiojtao Vh BuOopt cbo- 
HI1, npeACiaBnTejeil npH bboctpbbbiixi. jiBopaiv 
B BOCjtjiBie se HorjTh, erjB ne xejanri. Tan 
ciaaaït, BTopraTbCB wb i^mj» ■OHuerennin, 

DoiTopa «acs noiAcpxDnait lopjx llajuiep- 
CTOHii TO opBrflsajbBoe DoioxeBie, ito oraan 
PTcciaro UancpaTopa nimBarb CrpsT^pia K«B' 
BBora Bii la^ecTBi nejHKO^pHTaBciiarD noc» 
poBBOCBjeBi veto. BUaraenoxy bhi sa plmeaii 
Ero BejB^ecTBa KopoiB BeiHRofipirTaHCKaro! 

JJopiii BajhiiepcTOBi o(rh»WM-i^ bx leanSpt 
1832 rosa, KBiaii -InBear, ^to BsaBaieBie 
CTpaTfwpia KBBBBura se Cyierb OTjoKeao i 
qvo nocjijBlR HeupeaiBBO ompaBBTCJi saraol 
nocTt Bii C-DeTepCiypn.. Fx'jb, AONa.iitBan 
aBriiflcuii! mbhuctpi. nociy, DpBjepxBBaTK* 
toiKunp'bBia pfccxaro npaBBTeiMTBa.Toanriii- 
cEie MHBBcTpu o'ïaaaBU npnsBBTb^a BBOcTpaa- 
BUM% rocTAapcH'L „coBtBiaiejfcBuS roiocfc' 

Bl BejUKoOpHTaflCBUVb coBirt, ci upaBOBV 

j'TBepiAeeii hjb Beo],oGpeBia ero doctsbob- 
jenill. 

Kor],a EBaïUi JuBeui, Bo:ipaxajT, tto pycciil 
HHueparupi se BH'tniHBaeTca hb bi Kaicii itja 

COBtra aHriiflCKBX-b MHBBCipOBl, BO TOrkKU 
JIBBHTt CBOI'I Be^BBICHBOCT» ■ OCTa- 

lUBOHii T cefla xoMa. lopAv 
lla.tLiiepcTOBi, ropx^o CTai% jtOKS.tuBaTfc, •nv. 
cBOBHi oTU30irt U|>UHan BOBaro BejHsoApi- 
raBCBaro nocja, pfccEoe npaBBT&ibcTBo tojuo 
nCBspysHBaerb cBoe saHtpeaie jBiisBTk AarJii) 
Bi rja.iax-b Bcefl EBjiunu. Ptmenie pyccaan 



iB Cabinet uiglùs àts dlficaltés sads nombre 
donuit Ia période des élections et de lui porter 
,1e conp iDOrielV 



Le priocs <1« Lieven ne manqaa pu de refater 
rictorieasemeDt les accmations da ministre 
ugUis, en démontrant que si l'Emperenr, sod 
AagBste SonTerain, ne consent pas à recevoir 
comme ambuiadear on penonnage qui ne lai 
est pas srmpathiqne, il ne fut qa'nser do droit 
incontestable de reater «aniréserre maître chez 
lui Son indépendance et non celle da goaver- 
nement anglais serait compromise ai celnî-ci 
nwlait Ini imposer son choix. (Rapport dn : 
prince de Lieren da 16 (28) décembre 1832)- ' 

Enfin le prince de Lieven ne cessait de 
pronTer k lord PaJmeraton que la simple 
eoovcnuiee avait établi l'obligation de demander 
préalablement le conaentemeat da gonvercement 
étranger, à la nomination de la personne désignée. 
ï occuper anprée de loi nn poste diplomatiqne. , 
Le ministre anglais ne persistait pas moins 1 
dans sa décision d'envoyer qnand même Stratford 
Caoning comme ambassadeor k SL-Pétenboorg, I 
en invoqoant des considérations de partie comme 
motif principal de cette nomination. Le Cabinet ' 
anglais devait en quelque sorte ce témoignage 1 
de gratitude pour l'appoi qu'il en avait obtenu 
BB pvti du défont George Canning anqnel | 
Stratford Canniog était affilié. (Rapports dn ' 
prince de Lieven dn 25 octobre (6 novembre) . 
im et da 24 février (8 mars) 1833). 

L'Emperenr Kicolas I jugea qu'il n'était 
nallement ntcesiaire, simplement par égard ponr 
les intérêts de parti des ministres anglais, de 
lalérer une pareille violation de tontes les con- 
venances. L'Empereur connaissait en outre 
IlioatîUté déclarée qne Stratford Canning avait 
■anifestAe i Constantinople et à d'autres postes 
t l'égard de la Rosaie. Comme lord Palmerston 
coBtinnait dans le conrs de plnsiears mois à 
insister aar cette nomination, le Vice-Chancelier 
chargea le prince de Lieven de lui déclarer 
catégoriquement que Stratford Canning ne serait 
pu rtcn par l'Empereur, et que lui même devrait 
qaitter son poste ponr être remplacé par on 

Idargé d'aûrei. Ce n'est qne cette déclaration 
«Ugoriqae qni détermina le célèbre bomme 
l'Etat anglais à renoncer fc son caprice. (Dépêche 
fc comte NéMclrode an prince de Lieven do 
«janvier 1^3). 



~ «J. Il 

I DpaBBTejbCTBa noATBepxjiaen eio xeiaaie 

cos^iaib anriiSciOM]' laOnnerf BcesosiioHBua 
SBtpfjtaeBli Bo Bpem nufiopa Bonmi, ue- 
I uoBi napiaMeara a HanecTii tuj .cBepieibBiiB 
' rJtapT.". 

' Kbs3Ii JlufieHii Bnoxnt ooOtjioaocBO oopo- 
Bepn, fict 8TB oÛBBBeiiia aEriiBcsaro mh- 
BBcTpa. xOEaauBBii, 'iTO ecJH HKnepaiopi, ero 
aarjcTtSiniB rocy.iapfc, ne corjamaeTca npa- 
naih, n. saiccTsi HBocTpansaro nocja, neupist- 
Hoe eBjr luuo, tu oBt tojbio oonajeTCS CBOBHt 
necoHslBHUBi. npaBoHi i 
xoaaBBOHi j ceOa xona. Ero i 
BO ne sesaBRCUMOcn anriillciiaro npaBBTeih- 
CTsa, (ifjten. BapjBiena, tcia nocitABee xejaeii 
euf BBBXsaTb cboB BU6opi>. (JtoBeceBÎe kh. Jb- 
Beua on 16 (28) jesaiSpi 1832 ro^a). 

HacoBem tiutii. Jkbëbi ne fCTasaj-ii Aoua- 
suBBTfc lopAT DaitiiepcTOBj, ■iio ,npocToe 
npujE^ie" TciaBOBBio oOisareibBOCTb npe;iBa- 
pBTCJbBaro corjacia BBOCTpaBsaro npaBBrejii- 
CTBa na aasBaieaie ki aeitj onpejitjeBBaïo 
]saBA Bb BaiecTBË ABBJOHBTB^ecEaroareBTa. Ho 
I aariiBciit hbbbctpi BceTaaa npoAOJKan ai- 
uianaaib sa csoevi pimeBiH oinpaBBTi. bo 
I iTo Ou To BB CTajo CipaTitHipAa KaBBBara no- 
' cjoMi. Bi C.-neiepfijpni, npuojB ai. riaenoe 
'oraoBaaie lasoro Da3ua<9eHis— napTifiaiu cooCi- 
pasEesia. ABrjiScBO«y BaCnneij hî^ho Ouio 
oiCjaroiapBTk :;a nOAAepasj napTt» uoKoâBoro 
Axopxa KanaBura, ai noiopol npHnajucKaii 
Ctpai^pli. KaHHHBn>. (J(oBeccBia utnsa Ju- 
BeBa ork 2ô oavjifipa (ë eos^pa) 1!7<32 a 24 ^- 
BpaiB [S Hapra) 1»33 rosa). 

Hanepaiopii HsBOjaB I ae jcMOTpliji bu 
Maj^flmeB Baj,o(5BOCTH, b31> iBaxeata Kii nap- 
TiBBUHi naiepecasi aaritdcKBX'L HBBBCipoBi, 
B03B0JBTt noxoOaoo Bap^meaie oOmaoBeaBaro 
npaiHiia. Ceepit Toro, PocyASpni f>uja b^bIct- 
HB oTBpHTajt B|iaxAc6BorTb, et KOTOpon Cipai- 
4>opÂi> KaBBBBn., B-b KoacTBBTUBonojt a et 
jpyrai^ MtcTBii, oiBocHJca m. Poccia. KorAa 
lopAi naihMepcToai. npoxoixai-b BaciaHBATb. 

aasHateBia, Baue^Kaaiuepi, nopjiajb Koassi 
•iQBeajr KaTerapaiecBB oâMBBTii evj, ito 
CipaK^op» KaBBBBn se (ijen. opun^ii Fo- 
cyAapen, b sbmh. .iBBeai AOJzeBi noKDBjTb 
cBoB nocTi, na BOTOpyB Ofitn, aaiBaHeai. no- 
etpesEUl Bi, Atiaii>, ToJbKO ato aareropaHe- 
cKoe saaBjeHii^ Morjo ocTaaoBBtk ^isaiieBaTaro 
aBrjiScxaro rocjupcTBeHBaro leJoaisa OTb 
BCDOiBenia ero Kanpasa. (Jenema rp. Ueccejb- 
poxe El BB. JBBea; on 25 iBBapa It^ rouf- 



12 



Jiéào—uî. 



1 



Noos aurons lien de signaler, dans la suite, 
d'antres exemples attestant ches les ministres 
dirigents en Angleterre des Toes étranges qnant 
à la manière de poorsoiYre les négociations 
diplomatiques. Noos verrons en même temps que 
tontes les fois qu*nne volonté ferme leur était 
opposée, tontes leors menaces et leurs attaques 
s'émoussaient généralement sans laisser de trace. 

Passons à Texposé des pourparlers diplo- 
matiques sur la question bdge qui ont sui^ la 
signature des 24 articles en novembre 1881 
(Ik 487). Nous avons eu lieu de constater la 
satisfsction générale éprouvée par les membres 
de la conférence de Londres à la suite de la 
signature de cette convention, qui devait mettre 
fin à la lutte passionnée entre la Belgique et la 
Hollande. Les plénipotentiaires de la Russie à 
la conférence se félicitaient tout particulièrement 
de la conclusion de ce pacte, car leur position 
était très difficile : d'une part, leur gouvernement 
leur recommandait de ne pas perdre de vue les 
liens de proche parenté et d'amitié qui unissaient 
leur Souverain avec le roi de Pajs-Bas, et c'est 
pourquoi ils étaient tenus de défendre Jusqu'à 
la dernière extrémité ses droits et ses intérêts; 
d'une autre part, l'obstination et la duplicité de 
ce roi paralysait toute possibilité d'une pro- 
tection efficace. 

Lorsque le traité de novembre fut signé, les 
Puissances contractantes avaient lieu de penser 
qu'il serait également ratifié par le roi de Hol- 
lande. En attendant, celui-ci refusa net cette 
ratification déclarant qu'il ne reconnaîtrait 
jamais »ce Léopold** comme roi des Belges. An 
début TËmpereur Nicolas I refusa également la 
ratification demandée pour ne pas laisser son 
beau-frère dans un complet isolement Mais 
redoutant un rapprochement encore plus intime 
entre l'Angleterre et la France et se f>éfiant 
quelque peu de l'Autriche, l'Empereur Nicolas I 
prévoyait la possibilité d'une pleine dissolution 
de l'accord des quatre grandes Puissances qu'il 
considérait comme la seule digue propre à con- 
tenir la France révolutionnaire. Voici la raison 
pour laquelle, il prit la résolution de fiedre une der- 
nière tentative pour décider le roi Guillaume n 
des Pays-Bas de changer d'attitude. Il chargea 
son aide-de-camp général, le comte A. F. Orlow, 
jouissant ajuste titre de sa confiance particulière 
et de ses sympathies personnelles, de se rendre 
en mission extraordinaire auprès de son beau- 
frère. 

Ce voyage du comte Orlow par Berlin et 
La Haye à Londres mérite une attention parti- 



Buocj^xcnii MH HOMiaKiMBMca cme ck ay 
TMMM npmipam, jtontHiap^BMM y pfiOHii 
■Uixi aiiriitcKUxi hihhctpob^ xommu» cm 
oôpaauuft BsrJiAi na nopaxon Boxena jqdi 
ManvecKKxi neperonopovk Ho, Brlcri c^tIi 
MU yBvxuK^ 110 ecxH n» ■ponuoenBiaa 
Hecoxpjmniaa BOxa,iz%7rpoMi ■ ■anwxote 
HoneHio pa9(Saaxuc& 6e» mcaMMx^wauAffiïà 

OÔpanuca Teuep& n uaioseaiD ximi 
nnecKUxi KperoBopon no AjatMonuy xl 
nocrt noxncaua 24 cruTei wy HoaÔpft VSSk 
(16 437). Mh MxiUi HacBooso Bama te 
oôniaapaxocn ueHonJEovxoHCBOi «OB^ e pen 
no cjyiai) Boxacaiiia lOJiÔpMBOi mom 
KOTopaa xoixna 6iua Hojoxm soaen lyi 
BuialHO mryiel Ôenrilcao-fauBBABioipaeq 
B& ocoÔeHHOCTH paxonancb aaKjmeiii) sic 
■eaxyuApoAHaroaBTa ynoxHoaoveiiBHe Foedi 
KOH^peEuii; h6o hxi noxosenie 6iuo mtfai 
TsiMioe: Cl OAHol cropoui, uicHee ipaumi 
CTBO npexnacuBaio un ne aaôinaia dxmi 
poACTBa n xP7s<^»f coejiiiHJuoioxi n» Foc 
xapa Cl HixcpiaHACxm sopojeHi, h loni 
onu oôsaunaucb saauuuan Ao socjiiKMl ipi 
HOCTH npaaa u UBTepecH sopou; ci xpyrot \ 

CTOpOHH, ynpSMCTBO H BtpOXOMCTBO lOtO ] 

caiiaro aopoxa napanaonan BcaxyD boskx 
HOCT& xtlcTBHTei&Haro evy noxpouiencna 

Korxa BoaÔp&cxift TpasTaTi Ôim noxi 
cani, xoroBapunaDoûaca xepxami noiaiaj 
YTO OHi Ôyxen para(|>ixoBaffb roxiauxcun i 
pojeMK Mesxy rlin nocrixiât Harorpfc 
OTxasaica x^n cbox> pan^Humin, otfum 
«iTO owh HHKorxa ne npisiaen .ce Léopoli 
Ôeiuiicaini'B KopoiCMi. HmepaTop» Hnoial 
cnepaa Taase oriasMiaica wth cnom pant 
xaulx), ne xexaa cox^ftcTBOBan noiHOiiy o(f 
coôjenix) caoero aaxa. Ho onacaac& eme (foi 
uiaro côxasenia Meaw Anuiei) h <^paMxieB 
ne BuojHt AOBipaa ABCTpiu, HiinepaTOpa H 
Boiafi I npexBHxtn bo8koxhoct& noxuaro ps 
uaxeHia loro corxacia ^enipexi BexMsan eif 
neftcKHxi xepxan, n xoropom obi ya 
Tpanaii exHBCTBeniiHft onxon npomn pei 
jnnioBBoft ^paBiUu. Bon novevy on ptau 
CAixaib nocjiAHK)» nonuray xia KiMiBexJ 
oôpaaa A'i^ftcTBiji BDxepxaBXcaaro Kopoia Bu 
reiBMa H. Oni ompaBHji» ki neiiy, wh xav 
CTBi qpesBHMaftBaro nocxa, rpa4Mi A. 9. Opios 
cBoeroreBepaji'b-a;('B]DTaBTa,3acjyxeHHian o^pi 
30Hi> noibsoBasmaroca ero ocoÔeHUOii xoil 
pieMi H iBHBUMi pacnojoxeHîeMi. 

noisxxa rpa4»a Opioaa nepeai BepiiBi b 
Paary n JEobxobi aacxyxHBaerL oco^CBiiir 



Ir. 



X 440 — 441. 



(■lïère tut p»rU personnalité de ce diplomate- 
lénénJ, que par tet réanllala qu'il s amenés- 
Le cotnl» Orlow était assisté dn jeune baroD de 
Bnnnow qot l'est fut dans la suite un renom 
li mérité pAmti les diplomates russes les plus 
taùnens. 

Le c4)mte Orlow reçat ses instructions per- 
MDnellement de l'Empereur. Toutefois, pour 
confirmer en quelque sorte par écrit la mission 
dont il était chiTRé, le Vice-Chancelier cral 
deroir lai remettre lesinstmctions du ISjanvier 
1832. Selon les propres termes de cette pièce le 
bit de cette misaion consistait à .offrir au roi 
dn Pays-Bas un dernier mojen de sortir hono- 
nblemeot des embarras de fia position". En 
chemin le comte Orlow devait s'arrêter à Berlin 
pour apprendre à connaître les voea du roi de 
Prusse sur la dernière phase do conflit belgico- 
buUandaia. Le roi s'était engagé à ne pas donner 
■ ratification sans te consentement préalable de 
r^perenr de Russie. En vue de l'obstination 
tnfuifn du roi de Hollande, le comte Orlow 
Mait chargé de déclarer an roi de Fmase, que 
F&BpeKur le dégageait de sa promesse et 
l'aatorisait de ratifier les 34 articles de novembre, 
lou la réaerre de ne pas user de mesures 
eoeratÎTeai l'égard de la Hollande dans le cas 
ot celle-ci refuserait d'accepter les dits artictei. 



A La Haye le comte Orlow pouiait se troa- 
Ter en présence des hypothèses sninntes: l) Le 
roi de Hollande pouvait accepter le prt^amme 
des pourparlers, élaboré par les plénipotentiaires 
rassea à la conférence de Londres. Dans ce cas 
la comte Oriow était tenu de prendre acte des 
voetn et des amendements formulés par le roi 
poor les faire parvenir au plénipotentiaires 
ruBca ft Londres. Mais il lui était interdit 
d'entrer dans leur examen. II devait se borner 
t déclarer que ces modifications ne devaient en 
■acme manière outrepasser les limites nne 
fois étaibliea et constarer par une déclaration 
nauae an roi son refus de faire des concessions 
qaeleoDqae. 

3) 1« rai de Hollande pouvait décliner (ont 
BOjeD de conciliation. Dans ce cas le comte 
Ortow anil i appliquer tons ses efforts poar ' 
décider le roi i renoncer & celte résolution. Si 
le nri •'obrtiiiait dans son refus, le comte devait 
ivéacnter la dédaradon ei-deams mentionnée. 

3) E^ifin le programme d'action russe ponvut 

fia être adopté par la cenfércnce de Londrea 
t. XI, p. «n) et celle-d poanit ïMiater 



IS 



ro reuepaïa- 
IBDJOMaTa. rasi. n no pe3;JtTaTaai<. Ilpn rpaifrli 

OpjOSt BBXDXBJCI NOJOIOA 6apOBl EpfHBOBIi. 

BnocjtiCTBia CTRXBanriH ceCt crojb rpoH- 
Koe EHJi cpeiB raMHii. sujaioiauicfl pyccsux^ 
IBfljoKaToei. 

rpaiti OpjiOBi noiT^mx cboh hhotpjeuÎh 
jBïHo oTi rocyaaps. Ho BceTaKH BHne-KauB- 
iept ciHTaJi ceiÎH ofiasanBUHT. lan. eny nHCb- 
iteBBoe nOATsepJUeBie BoajozCHHaro sa eero 
uopT<9e8iii «h HHCTpjBnia on. 18 flanap» 1832 
rojA- Utjfc 9Toro BopyqeBia Ouja eupaxeua a-b 
ctliynuiHiii cjonaxi; ,j,aTi rojjaujictoitit eo- 
pojt) nociiiaee cpejcTBO, iToth, ci «ecnn 
BU&iTB 831 CBoero aaipyuBTejbBaro nojoxe- 
Biji''.Ha QTTD.BiBepiBB'k,Tpa4KiOpJ0Bi>iojxeai 
6iiUi> ocTaHOBBitcA jua jHVBaru o'jBauoHjeeia 
co uri^MHD npyccKaro aopojs na oocitAnie 
«tasBCb CejbriflcBO-rojjanjtcKofl pacnpH. lîopo.Tt 
ofisBajcn ne laaaTb cnoefi parHiliBKaniB 6eni 
npejBapiiTejbBaro caoaci;i pyccsaro llHiiepa- 
Topa. rpa4n. OpjOBi, bt. SHAy Seapascyinaro 
ynpaifCTBa roj^aaicKaco EOpoji, nojf^aji. Bpa- 
Bo oâLaHBTb npyccEOHy Kopojw, 4Tn Tocyiapii 
ocBofkiKueTi ero oti lasBaro o{ia3aTejiu:TBa u 
paaptmacrb eHy laTt cbo» psTBifHE^i*) Ha 
BoaCpicaia 24 ciar^B, bo bc asaie, Eaai noAt 
ycjoBÎen BeupaaiBeBis nponm FojiaBJitn 

BpiByAHTeifcBHIl Mtpi 38 BeUpUBSTle 3TIII 

caMuii CTSTefl. 

Bi Taart rpaitï Opjosy Mona Dpe;iCTaBBTbca 
citiynmJB ajHepBatBBu:!) Kopojb BBjiepia»- 
ciiS DpHBHaaerii ujaBi. neperoBopoBi, cocraB- 
leHHufi pyccEuiifl ynoiBOHO^esBuiiH aa -Iob- 
lOBciofi KOH^^peanifl. htvttnn c.ijiat rpai^i, 
Opjoin, jojxeBi fiuji upHUSTï. jua nepexaiM 
pyccanH'fc ynojBoaoïeBBun vb .loBAont, set 
xejaHia a noapoBEB, lotopua Mutera aopo.iii. 
Ho rpa^y Cuio aanpeneao bioxbti bi> pasciio- 
Tptsie mit DODpaBon b s^irtaeBill: obi. xoi- 
Mes-fc 6iui TO»(o oSuiBHT^ ^To aTB nsHtae- 
sia He BoryTfc nepein;tBT> sa pan. ycraBOa.ii'B- 
Biu rpaBBuu B BojaBBnm Kopojn ;ieKjapanierr 
noxTBepjuTk OTiasi cboA cj-t.ian Eaiia-iBCii 

yCTTBKB. 

2) H)]iep.iaBiciin lopo.n orsepraen aciiKoe 
cpejcTno cor.iameiia. Bi taxORi ciy^ai rpa^. 
OpioBi jojaieBi éurii jBcrrpeAun net yi'njix. 
iTo(ri aopon OTxaaaica on lasoro ptneaia. 
Ecjaxe ovi aaynpavBTca. ro rpo^ Dp joei. ji- 
jaenieajapanlinBiBumenpHiiejrBuoMirHurit. 

UaKoaen^ n 3) pycciit njaai. lilmiii 
(cK. t. XI, GTp. 466) ae fijun ojtol^ai .lue- 
XoicBOB BOB^penie». a uocjtjuaa ffjtmv 



14 X 440 

sur l'AGcepUtion par le roi des 34 luliclH sans 
aacnne modificstion. Cette hjrpotbèse n'était 
gnëre probable. ToDtefoii, si elle devait se prâ- 
Benter.il fallait recommaDderaD roi de Hollande 
de Be sotnnettre à la force des choses 

Après une halte il La Eaje, le comte Ortow 
devait dans tout état de cause se rendre L Lon< 
drei. Si le roi do Hollande n'acceptait pas tes 
propoBitioDS de la conférence, les plénipotentiaires 
rassesdevaientnotifieràcelle-ci,qa'&lasnited'Qne 
déclaration remise aa gouTemement néerlandais 
par le comte Orlow, .l'eilstence de la Belgique 
conuno paya neutre et indépendant, se trouve 
(rcronnne) établie *) de fait". LaRnBeiereconnait 
en ontro à la Belgique Ions les droits et privi- 
lèges qui lui ont été adjugés par les décisions 
de la conférence de Londres, et ne la juge pas 
tenue de remplir les obligations pécuniaires 
établies par les actes de noverobre. 

Enfin le comte Orlow fat muni des ratifications 

russes des actes de novembre et de décembre 
(K 437 et M 438) pour procéder à l'échange 
dans le cas oil le consentement du roi des Pajs- 
Bas était obtenu. 

Par une dépêche du 19 janvier 1832, le Vice- 
Chancelier prit soin d'expliquer en détail aux 
dent plénipotentiaires russes à la conférence: au 
prince de Lieven et au comte Malnsienic, le 
but lie la mission du comte Orlow et insistait 
encore une fois sur la volonté expresse du Sou- 
verain de ne point participer aux mesures de 
coercition contre la Hollande. .Mais*, ajoute le 
comte Nesseirode, .l'Empereur reconnaît à ses 
alliés le droit de prendre telles mesures répres- 
sives qu'ils jugeront nécessaires pour obliger le 
roi des Pays-Bas â respecter et à ne pas violer 
la neutralité de la Belgique". L'Eaipereor Ni- 
colas I ne consentait pas à reconnaître la Bel- 
gique et son roi tant qu'ils ne seraient pas 
reconnues par le roi de Hollande, de même qn'il 
ajournait la ratification de l'acte de novembre 
jusqu'au jour où il serait ratifié par ce 



Le comte Orlow fut très gracieusement 
accueilli par le roi de Hollande et ses ministres. 
Mais il ne réoMit jias à atteindre son but c- 



— 441. 18» r. 

nacTBiBan aa npBUTÎB xopojcn 24 cnTei. 
6e»i BciKHii HJMtBeBii. dra runoresa Becuia 
aertpOBTHa. Ho ecjJiGi oua npej,cTa8uacis to 

ciliTeri Toiïio coBiTOBatb sopoin roxiau- 
ciotcT, STOfrfc oirs noiopajca eut otfcTOi- 



HoCtiBaBi Bi Faarb, rpa4>i OpioBi, bo bci- 
KOHii cjy^at, j,ojxeBi Guji ompaBUTtca n 
-loBjtOB-b. EciB roijaBscKii sopou se upaflan 
(tu opeiJoxesiB aoB^peaniB^TO pyccaie yuoiBO- 

KOieBBBie JIOJXBU ÛIOE OfiltXBBTb KOB^peBllil. 

iTO noiaBHOB) HBAepiaBjcEouT npaBBTeji,cTBi 
rpail^Ht OpjoBUHi. ^leajapaitiei) Poccia npi- 
:iBaeTi. ,4iaKTBqefK0e CTneciBOBasie Bejwii, 
xaiii nefiTpajhBaro u sesaBucHuaro rocfup- 
CTBa""). Brfecrt ci riin, Pocciji upuaBoen 
3a liejKrieio Bct npejociaHieHBUa el uoct»- 
BOBieuijiHH JoBjoBraoS KOB<t)epeuKiB upaia ■ 
npenMjniectBa b se c^axaen ee ofiiisaHHon 
npBCTTDHTi Kl. BcnoiBeaiiu jeBexHu» o6asi- 
Teit>CTRt. jcTaBoBieBBUi'b HoaGpu'Eain asTow 
HaaoBeni, rpa^ij Opioe; 6uib ubu aini 
paTBi|)BKaniH co croposu Poccia ■oaOpfcciaro 
B jetaûptcsaro asioBi. {}t 43T h 438) ci ttn. 

ITOft-b OB-d npBCTJUB» KIi DIli paSHtBJ Bl tiy 

Hft't corjBcia BopojB HHjcpiaHiCKaro ua pari- 
t^BRaniio. 

OChihhi T''0'BO>o<reBBUiiti Pocciu ua Jo>- 
AOBCBoB aoBrtiepeBuiH : eussei JIbbobj b rpa^r 
MarymeBB^T Bnue-Kaaiuepii, lenemon on lt)-to 
SBsapB 1832 rOAB, oCiacaBii, nojtpoflB»nr* o6p»- 

30HI oi»'- KOnaBlBpOBIB rpBI^ OpJOBO. ¥xf 

pa3i> noirBepiEiaercB iioiOBtUTeiBBaji bojb To- 
CT.lRpa ne fiacTBOsarb bi> BpBBTiBteaBiin 
B-fcponpiJtTiaii npoTHB'b FojjaBJUB, bo, opida- 
BHJ1, rpain Heccejkpoie, ..rocyiapk npasBaen 
:ia CBOBHH comsBBEaMD npaso bb npusBTie n- 

GBXl HpBBTlBTei&BUI'b Btpit, KOTOpUB ( 

npBauainTi bjicbuvb, «toGi. sacraBMTt u^on 
BBjtepiaHxciaro ynasaTt b ne Bap^mart m>- 
TpBJBTera BeitriB". Haneparopi Hutajal I « 
corjacBJca DpE3BaT& Bejïrin ■ ea BOpOIi 
noKa OBB ne 6iiTn upasBasu Kopojem n- 
AepiaBjcKBHi, boxoSbo tob; tAX.\ cbok> p4 
4)HEauiin HOsfi]>tcBaro aira oai, xeiui noi 

BBTb Bt nBBBCHHOCTfc OTl paTfl4lHEaaiB BTO NJ- 
.laBJCBEHl BopojeHi. 

Ppaitii OpjOBi jADCTOBica Bect>a BBiOcn- 
Baro upieHB co croposu roijaBAcKsro ko; 
M ero BBBBcrpoB'i. Hu on^ coBepneaBO fli 



*) L'Empereur Nicolni 
lÛD le mot: irccniuniï" 
Hablic de fait'. 



I effaça de sa propre *) HuDepaxopii Hittuol I iiepioaa 
our le remplacer par „reeoimut' coôcneaiiopjiHo ainepiBjii ■ 
I can: ,ilabtû dt /ait'. 



WSt r. 



M 440 — 441. 



15 



ft, d. k briser l'obalination du roi et à lai faire 
MMpter les déctBions de la conférence de 
LoDdrea. Ad contnire, la nisHion confiée 
comte Orlow contriboa k confirmer 
dans la pensée, .qn'il tenait entre sea m 
qaestiOTi de la paix et de la gnerre". 
plaisait dans la fenne conriction i)De les grandes 
Painances du coatinent, et particulièrement la 
Burie, ne l'abaudonneraient pas à la merci du 
nrt, et ne roanqoeraieot pas de défendre sa cause 
arec toate l'énergie possible. 

Une fois as coarant de cette situation, le 
comU Orlow changea anssîtAt le ton et la teneur 
de ion langage; il s'appliqna à démontrer an 
rat de Hollande qo'il s'abusait complètement en 
pensant que la paix de l'Europe pouvait être 
Hrietuement compromise par cet incident. Si 
l'Empereor de Roasie avait cbargë ud de see 
aide-de-camp- généraux de donner le conseU au 
gonreroement néerlandais, de faire des conces- 
tions et d'accepter les acl«s de novembre, il 
n'ivait Dullement en vne les avantages de la 
BoBÎe. complètement désintéressée dans le cou 
Ha. belgico-hoUandais, mais uniquement cenx de 
la Hollande. 

Le comte Orlotc dit an roi qu'il ne s'est 

nado il La Baye .ni pour négocier, ni pour 

l'ériger en juge dn mérite des transactions de 

Londres*. Il ne s'y est présenté qne pour donner 

n témoignage de l'amitié de son Souverain pour 

le roi de Hollande, son beau-frère. ' 

Dans une note verbale du 11 (23) février,! 

mûw an gonremement néerlandais, te comte 

(Mow démontrait, de la manière la plus convain- 

Oot*. U nécessité impériense ponr la Hollande 

die-méme de mettre &n le platôt possible t cette 

dtaatioB, si précaire et dangerense. Cette note 

iHpresaîoDna profondément les ministres bol- 

ludûi et r«piiûoD publique dans i« pap, qui 

Utendsit avec impatience la cessation de cet 

«pèee d'état de guerre très onéreux. Le roi, 

iiriti de ces dispoeitions. ne pot s'empêcher de 

l'icrier daas un moment de colère: .Je n'ai pas 

dit qm je reconnaîtrai Léapgld, mais je n'^ 

{■s dit non pins que je se le reconnattrai pas'. 

I>e comte Orlow se gardait de laiMer svppowr 

qa*!! applandisaait à cette oppoaitiaa coatre le 

I Vri et encore moim qn'il eut soogi fc l'cacoarafer. 

■ S M bornait à demander avec insistasca wie 

klipiaM à ta note verbale de férTicr. 

It Ce n'ert que le 1 man qu'il ret«t la réponse 

' hrilindaisf qne le mînisire Wentolk te fit un 

devoir de bii lire à haute voix. Ole inpKqBait 



I locTsn nocTaaioBBofl eMj niia; jrspoTBTh 
TnpaacTBO lopojs h lactasm ero upsniTb pb- 
menij ,1obiorckoS UHi^peHaifl. HanpoTiis'b, 
, nopTienie, Bosioseanoe na rpaifia Opiosa, eine 
, âoile jsplnixo lopois si lofl nicjB, qto 
' ,m. ero pfxait Bonpoci o Hapii hih soflat". 
Obi OKOB^aTBJbBO TTiepiaica w, ]r04«jie- 
BÎH, sro Bciuia KOHiBHeBtajuua xepxaBu, u 
«h oco6eEHOCTB Poccis, BREorAa ero se ocTaajin. 
sa BpoHSBOTii CTibCu, HO fiarËpBO 6ji;rb 3a- 
muou» ero upereBsiu caiiUK'b aaepniecKUMi. 
oOpasoHTi. 

Koru rpai^i Opjosi jBHi.'bj'b sto, owh ne- 
■eucBBO cosepmeBBO isiiiBiii TOR-b n cojiep- 
xaaie cbobxi piiefl: ovi> ctbji AoaaauaaTb 
rajiaBiCBOH]' sopoiD, ïto obi sbctoxo oub- 
flaerca, ecxD Boiaraeii, no h irpi EspoDU uoi- 
Bepraercji cepieaaoB ooacBOCTU. Ecjh se pyc- 
CKÎi HuDepaiopi noprnji CBoevj reacpaj^ 
ajinraBTT cosiTOBaTt SDxepjaBicionr upaaa- 
lejicTBT ÛUTt TCTyniBBte a npHBSTt Bos'lpb- 
CEîe axTU, To OKi Be pjsoBojisjca cooCpaxe- 

BIJIKH DOIUU POCCÎK, ■OTOpaS BBCROJtlO Be 

aaBHiepecoBaHa «h Ceibrificao-rouanAciioS 
pacnpt, BO ejiflHCTBeBBO niilii n bhjij iiare- 
pecu ojtBoB FoijaBita. 

Fpa^i OpjoBi cxasajL aopoj», ito obi 
fiBMjca vh l'aarr ai ua .BeperoBopovi, bb uk 
cyietcKofl oiiïBEB jiocTOBBCTsa JoH^toBcam-fc 
asTOBi". Oa-b BBBJCi Tojbxo juia roro, >iTu&b 
laaaaaTfc apjxOy CBoero Tocjwips «^ ro.uaKA- 
cBoay KOpojB. ero aari). 

liT. .Note verbale" on> U (23) ^lespaia, 
DOxasHoE raxiaHjtcioiiy opaBBiejKCTBy, rpai^i. 
OpiOBii lOKasusaji TCijuîejbHur» nApasom. 
Heo6io],KaocTi> u» caaoï Viiinnùa oocaopV 
nojoxan KOHeifL HUBtDiB''H]' maTXOH)' h onac- 
BOaj BojoxFBti). c>Ta Bora aponsseja orpoaaoc 
Bneiaritaie ea roxiaajciMii Ninaciposi n na 
o6mecT8eBHoe Miaic FoijaBjÙB, xe^aamaii 
npeapanteais aojr-Boesaaro oCpeMeuHvejkHaro 
uoioxcaia. Ho aopon cepjjuci, shxji Taaoe 
oacrpoeHie. ■ co uotfon locuaaBTJt: ,H ae ro- 
BopKTV, no a BpisHai> Jeoflo»jA, ho pasaiiai 
tAféMM^ a aiBotu bc lOBopui, ito a ae Dpa- 
jaaB ero*. 

rpa^^ Opion ae nojiMaii aaAa, '•yjiTO 0N^ 
pujerca oimaïaua nporas» aopoja a UMe 
ei noTaopcray***- Oa* loikto aacTaaMU^ aa 
cBOpitmevt onlrt u oon ^spuMirtn Note 
verWe. 

He pMUK 4'ro Kapra rpe4% Opian aoij- 
tan tOJjUDKKll oratra. apfnaTaaHuI km; 
■Tjyx* riMjaajtr^awi. MBicrpon BrpcroiwiMk 



L 



16 



Jt éêù—éàl. 



18» r. 



le refiii catégoriqma de tenir eompCe des boni 
conseilB, donnés à la Hollande, an nom de TEmpe- 
renr de Russie. Après TanditloB de cette note, 
le comte Orlow déclarait an ministre qm'il refe- 
sait deTaecepter et qme dans ces eonditioni, il 
ne Ini restait qn'à remettre an gonremement 
néerlandais la déclaration, d^à tonte rédigée, 
constatant Tobetination et le complet isdement 
de la Hollande, et à qnitter La Haje poar se 
rendre à Londres. Le ministre Wentoik en fnt 
sériensement tronblé, et demanda nn dtiai de 
dé heures poor réfléchir. 

Reyenn de cette audience, le comte Orlow 
trouva une dépêche et une lettre particnlière dn 
comte Nesselrode du 11 (S8) février, qui venaient 
d'arriver de8t-Pétersbourg.Ladépédie blâmait, 
en termes généraux, la dupUdté du OaUnet 
néerlandais et insistait sur la complète impossi- 
bilité, même pour la Russie, d*M)prouver ses 
propositions à la conférence de Londres dm 80 
janvier 1888. Le roi de HoUande est seul, 
écrivait le Yice-Chancelier, à ne pas recoonaitre 
tout le mal qu'il se fait à lui-même et à 
l'Europe entière en persistant dans son obsti- 
nation insensée. 

A la lecture de ces pièces^ le comte Oriow 
devait se convaincre que l'Empereur Nicolas I 
lui-même avait perdu patience et qu'il renonçait 
à appuyer les prétentions du roL Le lendemain 
matin le comte Orlow se rendit chei le ministre 
pour lui donner connaissance de la dépêche dn 
Yice-Chancelier du 11 février. M-r Werstolk 
fut très péniblement impressionné par cette 
lecture. Quelques Jours après, le comte Orlow 
reçut une note dans laquelle le gouvernement 
néerlandais s'attachait à démontrer qu*il con- 
sentait à reconnaître Léopold comme roi des 
Belges, ^lorsqu'on se sera entendu sur les con- 
ditions de séparation*! Le refus de la Hollande 
d'accepter les danses stipulées en novembre y 
était encore une fois confirmé. 

Le comte Orlow notifia sussitêt, qu'il allait 
remettre va déclaration et demanda son audience 
de congé. U était également indigné de la po- 
litique perfide du Cabinet de La Haye, qui com- 
muniquait B0Q8 main au gouvernement anglais 
les conseils, donnés par la Russie, et formulait 
avec intention à Londres et à Bruxelles des 
pri^tentions qui ne pouvaient pas être acceptées. 

liorsqne le comte Orlow attira sérieuse- 
ment l'attention du roi sur les conséquences 



dron onin saumian vh ce6t naievopne- 
exil oTxaaa ynaam xoôpne etoAnm^ xsimt 
roxiaixii or% men pycciaro HMi^isopa 

BHCjryman ireiie aroirauaaxcioi mnii,ipsêi 
Opion o6%ann Mnmcrpy, \to en 
naerca upnun nory x eiiy ocnevcx 
xQx^n rouaaxcmniy xpasiTencny mtotouo- 
xyD jteMapaaiis xoBeranpym^ym yxpaxeno 
X nony» o6oco(iieKiocn Tooimmix, x mmt 
lexxo KHixan wn Taarx a» Jloixon. Mi- 
xKCTpa BepcToin coacte% paenpajca x xpo- 
CK» OTcpovxx xu paaKHxuena xo ciiKTi>- 
niaro xxa. 

BœxpaTxmnxca vn fOMMMMjifiMMio xanscrp s 
xa cxomxaqnrxpy, rpa4« Opiova xamen nn 
Tonxo-no xpxÔHxmia xs& C-IIeiep ^y pia it- 
nemy x lacnoe xxcuio ora ipa^it Heccenyov 
on 11 (88) ^expaïa. Ba x^nemt oeyavaioc& n 
axepnraecxxxi nipasexiara xftpoMxeno n- 
xepiaxxfiaro xa6xxeTa x xoxmiHBajaea coi^ 
■exxaa xeaoïHosiocn, xuu xix Pocdx,<WD- 
6pxn ero xpexioBOxiE JEoxwwcBoi xo^tcpea 
ail 0T% 80to axnapa 1882 roixiL Ténao oipoi 
rouaxxcxii xopona, xncan Bme-Kaxuep», m 
zo^en xoxan toro aia, aouopoe osa ximen 
caxoxy ce6i x icei E^wni, npojieixaa cisi 
6espascyxxoe yxopcno. 

Jin »Txx% jvmyMexTon rpa4Fa Opion w- 
mm 6im ytHlwBTaca, >ro ■anaoca emn 
HxxepaTop^ Hxxoiai I xoiepxjnk tepsAxis i 
OTxasyaaeTCx axmepBxaara wck ■priiaiiii wt 
jaaxcxaro xopoia. Fpa^a Opyniva, xa xpyni 
se jfiBh yrpoK^ oTxpaaxxcx wh miiaxxraw y 
Kxxxcrpy x apoien axy x^emy Bma-Xammpi 
0T% 11-ro ^VBfÊLMM. dTO xTOxie xponMio m 
BepcTOixa caxoe yxpyvoosxee nmaxxtaie. He> 
pen aicxoiuo xV6i rpa4^ Opnma Bonyiin 
rouaaxcxy» xory, xa xoropoi xonnoa»». 
VTO Fouaxxia coriacxTca npnnura Jeanaiva 
Kopoiem Benriiuen «xorxa eoexoxTcx coni- 
menie nacven ycjoxii orxiiCBix*! Haaofp 
oDxn noxnepMxaica orxan rouaaxîx xpi- 
xara noaôp&cxia xocraxosiexia. 

Toixa rpa^ Opioxi o6aaaxn, \to osa m- 
xaen cbo» xcaiapaaim x xpocxr^ xpon^anaol 
ayxienaix y xopou. Oxi taxiae 6um% bos^* 
jofiE'h Btpojoxnoi) noixTxxoi) Faarcxaro xpsis- 
TCjLCTBa, KOTopoe aoAi pyxo» coo6^aao aariif- 
cioxy laôsnery xaxxae exy co eropoxH Poedi 
coatni H yxiiniiexno nicTaaiaJo ara JEoaxosft 
H Bi BpiKcerh laxia hobhx TpeÔoiaaia, xoro* 
pua ne xorix 6uTh npxxani. 

Rorxa rpa^ Opioxa oôpaïua cepiei- 
noe BBHxaHie xopoia xa xevxxyexiu lo* 



mtr. 



M 440-^441. 



17 



inévitmliles de cette manière d'agir, eeloi-ci 



«Je ne Toii pas trop poorqooi je doif fiure le 
Mcrifiee de mes principes. Je tiens anx princi- 
pes. Je n'aime pas à traiter avec Monsienr 
Uopokû (de!)'. 

«Am snridos, je ne sois roi que d'occasion, 
je me rappelle d'être le fils d'nn stathoader. Si 
je ne p«is défendre mon royamne, je saorais, à 
Pezemi^ de mon aleal GoiUanme submerger la 
HoUande pour passer anx Indes!" 

Le comte Orlow répondit à cette boutade 
présomptaense finement: «H l'a dit, Sire, mais 
l'a-i-il lait?" — Le roi ne pat s'empécber de rire. 

Lorsque le gouTemement anglais déclina les 
oorertnres impossibles de la Hollande, le roi 
en fat enchanté et les ministres disaient au 
comte Orlow, qu'ils n'ayaient désormais rien à 
fiUre et que c'était aux grandes Puissances à 
trosTer une issue à la situation actuelle. Le 
ooBte Orlow s'est tu ainsi obligé, par la force 
des choses, à remettre aux ministres hollandais 
la dédaraftion solennelle du 10 (22) mars, noti- 
fiant, an nom de la Russie, que désormais TEmpe- 
reor ne jugeait plus possible de prêter à la 
HoUande «un appui ou secours quelconque*. 
La Russie reconnatt la neutralité de la Belgique 
et ne saurait empêcher les grandes Puissances 
de prendre des mesures pour la défendre. 

A l'aadience de congé, le roi adressa entre 
autres la question suivante au comte OrloW: 
«?ooa aUei donc maintenant ratifier le traité? 
Toire déclaration l'annonce*. Le comte répondit 
qu'il l'ignorait Selon sa con?iction personnelle, 
cette ratification eut été tout-à-fait naturelle et 
opportune à l'heure actuelle. Au dernier moment 
le ooflsle Orlow posa catégoriquement la question 
au roi: «s'il était résolu d'adhérer aux 24 articles 
ou non?* 

Le roi répondit: «c'est une question de con- 
science que TOUS me fûtes*. Après un moment 
de réflexion il igouta avec un ton décidé: «Les 
M articles de Londres tels qu'ils sont, je ne Us 
mgmeraé jamaiê. Modifiés, c'est autre chose» 
parce que ce ne sont plus les mêmes. Ils m'ont 
été imposés par une note de la conférence que 
Je ne jonroà oMier. Aussi longtemps que la 
nation ne m^àbandonnera pas, je n'abandonnerai 
pas non plus la nation. Si elle cesse de* me 
soutenir, si l'on me force de signer, ce ne sera 
pas moi qui signerai, ce sera un antre qui si- 
gnera pour moi''. 



citacTBia ero oôpasa x'bilcTBia, to xopojb boc- 

KMMESjrbl 

«fl ne Bixy, noveny a jfiimewb noxepTBO- 
BaiB MOHifH opiEipinaMa. & xepxyc& npnHnu- 
noBi. S. ne xony hm^tl x'^a ci rocnoAHHOirb 
Jeononxoirb* (sic!). 

«BnpoHe]rb*,npi6aBHjiKopaiB BeArejiBMiII, 
«a Tonao ciynafinuft xopou; a npinomBai), hto 
a cum mraTraiBTepa. £cjh a ne bi coctoxhIb 
samiBTB Moe KopcjcBCTBO, TO ciynii), no npH- 
Mipy Moero npexsa Bsnrei&Ma, noTonHTb Foi- 
janxin h nepecejmrica bi HExin!" 

Ha BTH xBacTiHBua cjoaa rpa4K& OpioBi 
OHCHB ocTpoyMHO saniTHii: ^Banie BeinecTBo, 
OHi dTO caasaii, no cA'kiai'&-jH ohi sto*? ^ 
KopoiB ne Mon ne pascMiaiBcs. 

Korx» aBriiftcxoe npaBHTeiBCTBO OTBeprjo 
neBosxoamHa roxianAcsia npejuoxeHia, sopoiB 
ôhirb Bi BOCTopri, h ero mhbhctpu roBopnjH 
rpa4»y OpjOBy, vto mn» TenepB ee^ero At-iaib 
H BejHxia xepxaBu cana aojshu saftiH bu- 
xoxi» U8i BUEinmaro noioxesia. Tor^a rpa<|»y 
OpjOBy HHvero Ôonme bc ociaiocB, sasi apy- 
mm roxiaBACsan nsHCTpaMi TopxecTBCBHyio 
xeKjapauix) or& 10 (22-ro) napra, bi KOTopofi 
oÔiaBiaiocb, OTh Euenu PocciB, hto rocy;iap& 
OTBiiHi ne c^HTaerb Ôojte bosmoxbumi oxa- 
suBaiB FoiiaBAiH „KaKyio-jH(k> noxAepxxy niu 
noKoniB*'. Poccia opaanaeTi HefiTpaJiHTen» Bejb- 
ria B ne MOxerb openaTCTBOBaiB BeiHanirB xep- 
xasairB npHBBMaiB nipu Aia ea samHTU. 

Ha npon^aiBBoft ayAieHnin xopojB cnpocHj-B 
rpa4»a Opioaa: «TenepB bu mj^hto paTU(i>HKauiK) 
sa TpaararB? — dro bhabo asiBameft xesjapa- 

UiX*. FpaJTB OpjOBl OTBiTBJl, TTO STOFO 

ae saaerB. Ho, no ero JH^Hony yÔ^XAeniio, pa- 
TH(i>Exania HoaÔpBCKHxi asiOBi Ôuia 6u TenepB 
coBepmeHBo ecxecTsesBa a yirkîTBa. Bi canyio 
noci'bxHDio BEByry rpa4>i OpiOBi» nocTaBHii> 
Kopojx) BaTeropBMecKift sonpoci: „HaMipeH'B-jB 

OHl npBBSTB 24 CTaTBE; Xa HJH HtrB?* 

EopoiB OTB^THii: „B&i net cTasHie bo- 
npoci coBicTE^. nocii HeAOJraro pasMu- 
nuenia, obi npatfaBBi'B ptniHTeiBHUMi to- 
flOMi: „JIoBAOflcaia 24 craiBB, wb nacToaiuefi 
ETb (|K)p]rb, a HUKOtda ne nodnutuy. Ecjih oat 
CyxyTB HsntfleB&i — Tor^a xpyroe a^Jo; oh* ne 
Ôy^yxi» xt xe canua. Oni Ôu.ih uni bsbji- 
aaau hotox> aoE<|»epeBniB, tcomopyio h ne MOiy 
aaC^imik, J[o xixi nopB noxa uapo^'B Mena ne 
ocTaBBTB, B a fle ocxaBJio BapoA'B. ëcjh ohb 
nepecxaBexi» nesa nouepxBBaxB, eciB mchji 
aacxaBaxi noxnacaTB, Tor^a ae a noxnHmy, ho 
ÔyAon APTTofi, kto sa nesa noxBHinerB'*. 



18 



X 440 — 441. 



im r. 



Ainai se tennmiût la miuioti dn comte Orlow 1 
il La Haye. Il est facile de se convaincre d'après 
sei letlres particulières aa comte Neseelrode, 
qu'il qaittait avec satisEactiou la Hollande pour ec | 
reodre à Landree ab 11 arrîTa le 15 (27) mare. 1 
A La Haye, écrivait il an Tice-CbaDcellier A la 
date dn 2 (14) mars 1833: .toutes les ruses du 
traité de Westpbalie, tontes les tracasseries' et 
perfidies ont été miMS en oenvre contre moi*. 

Il avait à traiter avec un souverain d'an 
caractère plein de duplicité, pénétré d'égolsme 
et d'amonr-propre; avec un ministère qui trem- 
blait devant lai, étant dépoorvu de talens et 
perfide par obéissance. Le roi et ses minilitres 
s'épuisaient en efforts pour faire du comte Orlon 
un arbitre entre la Hollande et la conférence 
de X.ondres, et lai enlever cette indépendance 
d'action à laquelle il tenait essentiellement. H 
comprit parfaitement toutes ces manoeuvres dn 
roi visant, à la suite dn refus de la conférence 
d'adopter ses dernières propositions, — & semer 
la discorde entre les grandes Puissances et à 
proToqner l'irrilatioD de l'Empereur Nicolas I. 
Le comte Orloir l'était convaincu que le mo- 
ment était venu de prendre des mesures déci- 
sives pour mettre fin au conflit entre la Hol- 
lande et la Belgique. 

„Enfin, cher comte", terminait le comte Orlov 
SB lettre au Vice -Chancelier, ,pour ma personne 
me voilà hors d'affaire; si vous avez l'idée de 
la Joie d'an malade le jour où après trois 
semaines de fièvre, elle ne vient plus lui faire 
visite, si vous connaissez le sentiment d'un 
goutteux t Schoumla (oiï faisait ses ravages la 
peste — en 1828 quand le comte Orlovr y était) te 
jour où elle le quitte et où il peut se mettre 
a cheval, si vous avez enfin l'idée quand on a 
un cauchemar et qu'on s'en est débarrassé, 
vous pouvez vous figurer la joie que j'éprouve 
de dire Adieu an roi etk son ministère*. 



Tels étaient les sentiments avec lesquels le I 
comte Orlow quittait la Hollande! Il était en' 
effet épuisé de fatigue à la suite des pourparlers 
avec le roi de Hollande et ses ministres. A 
l'audience de congé, qui a duré plus de quatre 
heures, le roi parlait tantôt sériensement, tantAt 
d'une manière étrange an point d'exriter l 'hila- 
rité. Le comte Orlow avait de la peine & se 
tenir debout et encore plus de peine ï ne pas 
éclater de rire quand le roi, qui partait 
emphase de ses principes, se mit k prouver 



Tai-L KOB^aiacK Kicefji rpa^k Opjon 
Bi. FaarL Haï, ero lacinuii nacevi n. 
rpaifi)' Hecceitpoie aejiâa ae jCtAHTi«a. tio 
OH-fc et ocofienHiJHt yxononcTsievii ytian wn 
rouaHAia tn. JoHiOB'fc, ay» npaâura 15-io 
(27) Hapra. B-fc Faart, uacaii oax Biqe-Kaai- 
lepy, 2 (H) iiapTa 1Û32 rou. i,Bct larpociir 
BecT<tiajtcEaro Tpaatara. aci opuapaa h »tpo- 
JOMCTSB fiiiJi nymeau tn, loii nporasi Meu*. 
Obi nx-biii jcbio m. Eopoieni, oTjB^aaimixcs 
m, BUfmcB cTenena lapaaiepoMi ^ansi- 
Buai, upoBBHyTUBt. «roBSHom. B caM0ii>6ieBK 
Cl MBBHCieprTBOvi, KOTopoe npejcfc aam rpe- 
nerajo, OyA}«H Becnocotiauifi no cbobhi Taïaa- 
Tam b itBcTsya BipoioMBUxi o5pa30Hi> m 
aocjymaflia, Kopoib a cro hhbbctpu buObbs- 
iHCfc B31 cBJi, HTo£i ofipaTBTfc rpa^ OpJOBa 
vh nocpcj[BBBa MeKjty FoiiaBiien m Jobjioi- 
CKOB BOB4>opeBi(ieB> B jBmMTt ero toS seaaBi* 

OBMOCTB, KOTOpOK) OBI JOpOXHn. Ob1> OTiaiHII 

DOBij-b TaiTuiy Bopoji, rocToiBuryn si. ton. 

«TOfrl BeupBHaTieHl JlOBJIOBCtO» EOB^peB- 

iliec ero Hoatiii TpeCoBauil BuasaTa p03it 
MeKiy BejHRUKa icpxasaMu h Bo36yj(n& ririai 
MMnepaTOpa ITMRojaa t- Ho yOiauesiD rpa^a 
Opjoaa, BacTyuHJi iio>eBi-b p^maTeitauii 
Mtp-b Aia oROHiBBia liejbriflcao-rojjiaBictoi 
pacnpB. 

nHaaoneiti, jDÔeanufi rpai|>'b", ^aiAH^siaen 
rpa4>t OpioBi caoe UBcbao %-h Bane-KaBnjepy: 
.•no sacacTca Beaa, to jluo Koaieao. Ecjb bu 
KOxeTenpexctaaiiTbceO'tipBiocTbOorbBBUioTpf 
neji-biH miopajtaoKi «t toti Aesi, Borjia na n- 
cTMi ero Ooj'te Be nocfaiDAeTV ecJB bu jioiaiV' 
BBeiec^ o qjBCTBtT cTpajiaBmaro oojurpoB m 
niyiui (r<i cBapincTBosaja lyxa n. 1838 rojQ, 
Korjia TBMi BaioxHJca rpa<^ OpjoBii) t% nn 
MHi, Bor» OB* CoiiBic ae crpaïaji ■ m» 
chcTb Ba aoBi, BaEunen's erjB bu natere w- 
BBTie o BomHapb, o-n aotoparo lyBcrayeHi c«ti 
ocBoOoxicBBUMi., TO BU Bi cocToaBÎfl Oyietc e«- 
6t npeiCTaBKTL Ty paiocTk, Boiopyn a ifacrafA 
roBopa: nponiaS! Bopoin n ero MBHBCtpun*. 

Bon, et aaKBKB ^yacTBaBB rpa^ Opun 
noKflByii roii:tBj[iK>! Obi ycran, on M- 
lenia neperosoposi ci rojiawjiCBBm woft- 
I leai B ero MBBBCTpaHB. HpomAiiiBaa ayiiar 
niji npoioixaja» Soj-fee 4 laroBb, bï nw- 
aie EOTopuiii Kopoii> to roaopBJi Xbo, n 
I BueuBaii. cMtii. Tpa^ Opion ci Tpyvin 
' lepxaJca aa Boraxi a ci enie Ooianoon iff 
\Aon yjtepxBaaica on CHiia, aoru BOpon 
j rouaa^iCBÎf , n naeocOBt roBopaBail o nom I 
upaBaBBait, aipyrii cepuaao cnn 



18lt r. 



XéiO-'Ul. 



19 



q«11 était immolé comme one victime sans dire 
à qvi prédaement H s'écriait seolement d'on 
air déoeepéré: Je sais aboohmient comme Iphi- 
géole qoe les Grecs ont désignée poar Tictimel* 
Le roi de Hollande Gnillaorne II — une 
Iphigénie. Le comte Orlow ent de la peine à 
garder son sérieaz et se résamait ainsi dans sa 
lettre: .c'est vn nuunrais avocat d'une belle 



Les rapports da comte Orlow laissèrent une 
forte impression à l'Emperenr Nicolas I; il 
finît par se convaincre qn'il était impossible 
d'encovrager indéfiniment l'obstination da roi. 
A Londres il tira le prince de Lieren et le 
comte Matassevic d'an grand embarras. Il leur 
fot impossible d'empêcher les Cabinets de Tienne 
et de Berlin d'envoyer leur ratification da traité 
de novembre. Le comte Matnsievic fit an appel 
-a« comte Nesselrode ponr prévenir Tisolement 
de la Russie. .Si nous nous isolons, écrivait il le 
5 (17) mars 1882, nous déférons l'ouvrage de 
Pierre le Chand en devenant.Puisssnce asiatique". 
Lea représentants de Russie à la conférence de 
Londres attendaient avec la plus grande impa- 
tience Tarrivée de St-Pétersbourg des actes de 
ratification. 

Rs furent enfin reçus à Londres avec l'expé- 
dition da 6 (18) avril 1882. Grande fut U Joie 
da comte Orlow et particulièrement celle du 
prince de Lieven et du comte Matussevic. Mais 
eDe ne fut pas sans mélsnge, car l'Empereur 
Kieolaa I consentit à donner sa ratification sous 
deaz réserves essentielles: 1) L'accord entre la 
Hollande et la BelgiqBe devait être abandonné 
à la convenance des deux Puissances, et 2) l'Empe- 
renr n'admettait pas la pensée que des mesures 
de coercition fussent appliquées à la Hollande 
et ne consentait pas à la reprise des hostilités 
contre la Belgique. Le gouvernement impérial 
devait, par conséquent, réclamer Pamendement 
dea articles IX, XH et XHI du traité de 
novembre. 

Le goBvemement snglaîs applaudit à la 
décision de l'Em p ere ur de Rassie de donner sa 
ratification, mais s'obstinait an début à ne pas 
vouloir admettre de réserves affirmant que toute 
ratification d'un traité international n'impliquait 
par elle-même ni conditions, ni réserves. Le 
eonseU des ministres anglais se réunit plusieurs 
fois poar délibérer sur cette question capitale 
et statua finalement d'accepter la ratification 
russe avec ses réserves. 



iTO ero npBHOcan ai sepraj, — ho bomj? 
RopoA aroro ne oÔmcbhji. Obi toiuo ci 
BBAon onaania BocuraxHyii: „flcoBepmeHHO 
H^areBla, xoiopyi) rpean orxajH sa sepraji'' 
, Kopon rouamcaii BHAieAMi II — U<i>B- 
reBial Fpa^^ Opioai ci ÔOAmaMi rpjxoMi 
jxepsaica on cniza a aauD^axb: „9to niozoft 
aABOBaT> zopomaio x:bia''. 

AoBecesia rpa<^ Opioaa npoHSBen ane^a- 
Tiiaie aa HxnepaTopa Haaoïaa I: ohi Haao- 
Hem j64xHica, ito aeiisa ÔeanpcAiJUio no- 
TBopcTBOsan jnpaacTBj HHxepiaHxcKaro ao- 
poia. BiJoHAOHi rpa<|»i OpjOBi aBHica cnaca- 
reieai xu asasa JaseBa a rpa<^ MaTymeBaqa. 
Obb Be BoriB npenaTCTBOBaT& tobj, qxoôi BIb- 
caii a BepiBBcaii aaÔHBeTu spaciaia cboh 
paTB^flxaaia aa Boa6p&caii ipaararb. Fpai^ 
MaTjDCBBTL BsuBaii Bi rpa^j HeccenpoAe, 
^To6% Poccia Be B30iBpoBaiac&. ^Ecia mu 67- 
xen BSOiapoBaT&ca*, nacarb obt> 5 (17) aapra 
1832 roxa, uTO mu nepexiiaeMi to, hto cxiiaj'b 
Ilerpi Beiflaii, a cTaBeai asiaTcaoi) xep- 
BEaaoi)**. Cl BeiaqaftniBMi BeTepniBieMi xxaiB 
aaxoBi paTB<^Baaiiift b3i G.-IIeTepôjpnk npex- 
cTBBBTeJB Poccia aa JoBXOBcaoft aoB<|>epeBiiiB. 

EUtaoaem obh 6ujb noxyiesu npa 9acne- 
ABipa on 6 (18-ro) aBpîia 1832 roxa. 
BejBBa 6uia paxocn rpa^ OpiOBa, a bi 
ocoÔeBBOCTB aaasa JBBeaa h rpa^^a Ma- 
rymoBana. Ho dra paxoc» ae 6uja aij&Boi), 
BÔo Haneparopi Hasoiaft I coriacBica xan 

CBO» paTB<^BBaiUi> Cl XBTMa CjmeCTBeBBUMB 

oroBopaaMB: 1) coriaoïeBie Meauy roiiaaxiei) 
a BeArie» xouaao 6utb npexocTSBJieBo noi- 
BOMj ycMorpiai» o^iaxi xepmaai h 2) Tocy- 
xap& ae xonycaaerb mucih hphhstîh npHBj- 

XHTeABUXl Mipi npOTHBl FoJiaBAiH H paBBUMl 

oôpaaoMi ae coriamaeTca aa B03o6HOBjeHie ue- 
npiaaaeBBUxi xtftcTBift npoxHBi Benriii. Co- 
rjacBo Cl 9TBMI HMoepaTopcKoe npaBHTeiiCTBo 
BOTpe<k>Baio aaMiBeflia craTefi IX, XII h XIII 
Boa6p&CBaro rpaBrara. 

Aariificaoe apasHTeiKCTBO ohchi oôpaxosa- 
10C& pimeaii) pjccxaro Uapa xstb cboid paiH- 
(^aaaaii), bo obo cnepsa ae xorbjo xonycTHTb 
aaaaaaxi oroBoposi »Tofi para^HEaiiifi, jTBep- 
sxaa, ^TO Bcaaaa paTB^HEaali aexxyHapoxHaro 
rpaaTara xoJXBa Ôuti ôeajciOBeaji, 6<':ii ncs- 
aaxi OTOBopoxi. Ck)BtTi aariiftcsBib mhbhct- 
poBi coôapajca Blcxojfcxo paai xiJi c/Kjjxxfî- 
aia 9Toro aanaTaibBaro Bonpoca h, RaariHffm., 
pftaiBJi: apBBJTfc pyccayK) paTH<i>HBaiiiir) c^ oro- 
BopaaMB. 



20 



M 440- 441. 



Uttr 



Ce fait fut consigné an protocole de la con- 
férence de Londres dn 4 mai, J^ 56. 

Le comte Orlow quitta Londres le même 
jour pour retourner à St-Pétersboorg. 

Toutefois l'acceptation de la ratification con- 
ditionnelle ne mit pas encore fin au différend 
entre la Belgique et la Hollande. Il fallait encore 
amener le roi à un accord aTOc ce pays. H 
n'y avait aucun espoir de lui faire accepter de 
bon gré le traité de noyeml>re, même amendé 
dans le sens des réserves de la Russie. 

Le général Goblet, représentant de la Belgi- 
que à la conférence de Londres, était disposé à 
faire toute espèce de concessions. Il s'appliquait 
à démontrer, que même après Taband^m d'Anvers 
par la Hollande, ce pays continuerait à exercer 
une grande influence sur le commerce et l'in- 
dustrie de la Belgique et disposerait de moyens 
nombreux pour lui porter pr^udiee. proposait 
à la conférence de se borner à formuler des 
^articles explicatifs* au traité de novembre. 
Le comte Matuszevic et le baron Wessenberg, 
plénipotentiaire d'Autricbe, élaborèrent deux 
projets dans ce sens et les soumirent à l'appré- 
ciation de la conférence. 

Mais lord Palmerston s'élevait avec toute 
son énergie contre ces nouvelles propositions, 
assurant que tant que les troupes hollandaises 
n'auront pas quitté Anvers, il serait oiseux de 
faire des ouvertures conciliantes quelconques à 
la Hollande. A son avis, la flotte anglaise et 
française devaient bloquer les côtes de la Hol- 
lande et capturer ses vaisseaux. Voici le seul 
argument, qui serait de nature à produire une 
action efficace sur le roi de Hollande. Le prince 
de Lieven et le comte Matuszevic protestèrent 
aussitôt contre l'application de toutes mesures 
de coercition à l'égard de la Hollande. Mais ils 
étaient convaincus, en même temps, que la France 
et l'Angleterre ne s'arrêteraient pas devant 
l'éventualité d'une guerre à déclarer à la Hol* 
lande. (Rapport du prince de Lieven du 8 (15) 
juin 1832). 

Toutefois lord Palmerston finit par faire des 
concessions. Il baissa de ton dans ses rapports avec 
les plénipotentiaires russes, consentit à la revo- 
cation des articles IX et XII du traité de novem- 
bre, et ne s'opposa plus à ce que les nouveaux 
^articles explicatifs" fussent communiqués au roi. 
Le comte Matuszevic prévoyait qu'an nouveau 
refus du roi amènerait inévitablement une 
rupture entre l'Angleterre et la Hollande. 



dron ^i%xt% tuxh KOHCTaTiponaiii nporo 
BOioMi JoHxoBCBoi ROH^^opeaiiiu on 4-ro lai 
sa J« 5a 

Bi Ton se camift xeu rpa^ Opjon bu 
ixan 181 iXouxoHa oôpanio wh C.-neTep6ypn 

OxHftBO, npnuTieHi pyccxoi yciOBBoi pan 
^Muuiii en^e ho 6iuo yiaseso fienriicio-mj 
lanxcBoe x^JO. Hysio 6ujo sacrasm njiep 
jaHAciaro lopoix npHXTu x% cormiieHix) ci 
Benrie». Ho xo^unca xoôpoBonBaio eouadj 
Bopoia, xaae na iSMteeiiHHt, n cioicrl pyc 
CBUxi oroBopoKi, Hoa6p&CKit Tpasvan, ne 6iu( 
usaBoi BaxesxH. 

HpexcTaBnen Beiuiu ut JoBxoBcaot koh 
^^epeBiUB, reBepa» FoÔj», roron ÔimBaBce 
BoeMosBBB ycrynsB. Obi xoaaaHBagfc, no um 
nocrt ocraueBia roiiaH^nami AmB^pneBa, ace 
TaBB ÔenriicBaa ToproBjui b BpouoBieBBOCTi 
6yxyn Bazoxflnca bi saBBCBiiocTB on FouaB 
AÎH B BOCJriiXBaB Ôyxen Bvkn xBoro epexcn 
Xia BaBOceBia apex» Benriftiuun. Os» Bpwi 
ran BOB^peBuin orpasBunca cocraBieBieBi 

nOÔiaCBBTettBHXl CTaTet" K% BOa6piCB01| 

TpasnTy. Tpa^^ MaiymeaBn ■ (Saposi fiée 
cesôepn, ascrpitcaii ynoiBOio^esBui, cocn 

BBIB Bl VtOWh CBUCll XBB BpOeBTB B BpeXIO 

asBjB Bxi Ba oôcysxeaie BOB^^epestiB. 
Ho lopxi HaïuiepcTOBi caHinn aBepnw 

CBBBl 06pa30B% BOSCTan BpOTBBl WtWXh HO 

Buxi npexioseBii, xoBasuBaa, ^lo Bosa nu- 
laflixcBia BOtcaa bo noKBByiB AHTBepiieBa. b» 
iBuifle xtjan ToilaBAiB BaBia-jn6o apaBap» 
TeuBiu npexioseBia.no ero iiBiHi«>,aKriilcBiJ 
É ^paBuyscBii 4>^otu xojsbh ÔiOBBpoBan tôt 
laBxcBie 6epera b saxBaniBan rojuaflx^xii 
cyxa— Bon exBBCTseBBuft aptymenn, aoiopid 
npoBSBexen 6iaroTBopBoe x:licTBie bb roxiaajt 
caaro Bopoia. RBaai JIbbobi b rpft^ MaTyae 

BSnrB BCBeXieBBO flpOTeCTOBaiB BpOTBBL Hpa- 
BBTia BBBBXl 6VL TO BB 6lU0 BpBByXBTenBHXI 

irbpB npoTHBi FouaBxiB. Ho BiriicTt es rtn 
OHB ôuiB yÔixxeBH, hto Aariia b ^pasva k 
ocxanoBaTca npexi oôiaBiesieHi boIbh Foi- 
laBxiB. (AoBécoBie Baasa JaseBa on ^ 
(l&-ro) iDBB 1832 roxa). 

OxBaso, Baio-oo-Baiy lopxi HaïuiepcToii 
cxtaaica ycTya<niBie. Obi yMipaji tobi bi chd- 
mcHiaxi ci» ynoiBOBonenHUMB Poccin; OBicons- 
CHJCs Ha OTBiHy CTBieft IX b XII Boa6picnrû 
TpaKiaia h, HaROHem, owh xan» CBoe corjacic 
Ha cooÔmeHie roxiaBXCBOuy aopou) bobhti 
nOÔiacHHTejLHuxT» CTaicft". Fpa^TB MaTymeBin 
npexBHxiJi» OT'b HOBaro oiKaaa BopoiB Beiraye 
Muft paspuBi Bcsxy AHriiex) h FojjaBxieD. 



^ 440 — 441. 



21 



.Vraiment,' ËcriTait-il le 3 (15> juin 1832, 
Je prince de LieTen et moi, nom sammes dans 
ne posirion désespérante. H a'j a pu de jour 
tk le Koi des Pays- Bas ne prenne à t&che 
d'homilier et d'offenser te Uinistère anglais... Il 
inite rAngleietre avec an mépris ineultant". Il 
iriiuit presque sTec le mfme mépris la France, 
^ prenait ^nïTgiqaement la défense des inté- 
riu de la Belgique et agissuiitoujoun d'accord 
nec rAngleterre à l'égard de la Hollande. 

Selon l'observation da comte Uatusieric, le 
nii de Hollande ne tenait ancim compte de la 
DiiutiOD inlérienre de la France qui obligeait 
l< roi lioDis-Philippe à agir dan» une certaine 
ilïrecGoa. A cette occasion le comte MatuszeTic 
)>rédisait encore une luis d'une manière propbâ- 
n<iae leE destinées de b France; „L'allematiïe 
^t entre an gouternement militaire et une 
ttpabliqae. Poor fonder le premier, il faudrait 
un Bonaparte (1851!> Pour amener la seconde, 
il af&t d'un Looia Philippe. Je crois donc qu'il 
S *ur* républiqqe et avec elle nne gocrre ciTÎle"- 
(Jnillet IMS). (Lettre du comte Hutiuzeric do 
i (1&) JDÎD 1833). 

On comprend qo'arec son obstination babi- 
McUe, le roi de Uollande déclina d'accepter 
hnte proposition nonvelle de U conférence et 
kTub cstégoriqocment de procéder ^ l'evacua- 
tioD d*Anven. Cette obstination ât perdre pa- 
tience ani ftoQTernenienisde France et d'Angle- 
terre, qiti condomt en octobre 1632 une con- 
notion en *tie d'obliger la UoUande, par U force 
en armes, fc accepter les classes dn traité de 
membre etàéracver Anrers. En effet, an blocus 
fat àédtité niT tontes les eûtes de la Hollande, 
Feabftrfo imposé h tons les Taisseani hollandais 
lais lea eau de l'Angleterre et de la France ^ 
M an grand nombre de laisseatu hollandais— i 
Ckpt«rée en pleine mer. 



: 3 (IS) il 



Les représentants rnsses k ta conférence, dés 
V'ils event conuaiasance de la convention 
■agio- française, s'empressèrent de déclarer, qu'en 
*ae des mesares de coercition, appliquées à la 
Hollande, ils se trouiaient forcés de renoncer à 
yuliciper désonnai* au débats de cette assem- 
Me et quittèrent anssitét la salle où elle 



n est i remarquer qne le roi det BelgM s'est 
■0Dtr6, de son c6té, moins dispose à Eaira d«i 
coaeescioas qn'on paa*ait l'espérer. U s'est éga- 
liBeat refusé d'accepter les dernières outct- 



^.XtfiCTBHTe.lbHO", DUcai 

\H3'2 roja Boue-Kaniijepf: 

BaiOAHMCa ni OTiaaBHOUii no.ioxentif. He d|>o- 
lOiHTi. jna, ^ToOi. Kopo.it HUiepjaBjciiift ae 
CTaBHJii ceCt aaAaieij ynirsaT» u ocKopG.;HTb 
aenificKoe npaBUTeibCTBo... Onii otbochtca x-b 
AHrjiu CL ocEapOa-tejiBUHi ape.iptfliattb~. 
noiTU cb TattHMii xe npe'jptaieai oui otuu- 
cujca u II ^pannin, KOTopaa dnepraieciain, o6- 
pasoKi aamiinaja BHTepecu Bejtriu h soojst 
eorjacBO ;(tficTBOBaja cii Annie» npoTiiBi 
l'ouaBjiiii. 

IIo cji>BaMii rpait» MaTjmeBuia, ro.uanjcsiB 
Bopojb Be o^pantaen bu HBJtflmaro BnUManis 
BB BHjTpeHuee cocTonnie *paBniH, saciaBJrtiu- 
Biee Kupojs JI^u <l>Hjunaa AiDcTBOBaTb Bi 
HiiBtcTUOST. HanpaBjeniii. Ilpa sroMi. cjfiat. 
i]ta<^ MaTywefluii onsjt npopoicenu n\iei- 
cKajbiBaeri OjATUtuocTt *paHHiu. .,A.itTcpiii)- 

TUBB CfUieCTSyCTb HVX^J BOeHUUMIi ])L'XIIM01I1. 

u pernyOjBKoio. JIjh ocHoBaBis aepiiaio HjMeHi, 
lioHauBprb (IHôl ruji,!). ^jji ocHOBunin Bro|"iA 
(pecnjûjMSH) .tocraioiBO .If» 4'ujuona. A no- 
jatau, 4TO CjAerit pecnjCjiuia n c% Beti aex.s.a- 
Tcofinai BoGna* (luib 1U48 tojia'.). (IlDcbiio rp. 
MaTXUteBHiB on. 3-ro {15-ro) iioBM lis32 roiaj. 

I UpKCBoBcrBeBHOMl BHjep-iaaACEUXr KOfMUlU 

I TDpKMcTB-ii noasTBO 6f j,eTi, rto obi> ne upHHiij^ 
I HuEBEUi-b noBut^ DpcAJoseBifi B0H4>e|ieBnin u 

I UB OTptSIl OtU.iajCH OiacTHTfc AHTBCpnefll. 

I TsKoe yapaacTBO nuBejo aHrjiftrsoe h ^puBuy >- 
I cioc upasarejUTBa nsi Teputnii, d bi. uKTaGpt 
1832 roja Guja saun^cua M€zjy hbku sOHBefi- 
! ([is, ai, CBJj BOTapoB u6t jepxaeu ptmu.iHCï 
cHJu» opyxifl jacTaeriTii rouaHsiin npins» 
u<H-TaaoB.ieHii BOBSpi>CKaro TpaBraia u oin- 
l'TKTb ABTBîpnenit. Il j,tBcTBBTe.ii>HO, roi.isBi- 
ciie Cepera Cujh oOis&ieBU Bi Cjo>a;it, ua 
rouasjicRiji cyjia B-b aBniBccBii h <tpaBuy.i- 
csBii Bouxi 6ujo naj'txeBo aariapro, ii HBoriii 
TOJ jaBZCEia cyu noABeprjHcoaiBaTfBbOTBpu- 
Toa» aopl. 

Qo aojjieaiB pyccBasa ^jenaaM .Iohjos- 
cBofi KOB^pesDiB Kisiciia ofii Burju-^tpaHoyi' 
cBol aaHKBsiB, OBB Be>ejueBHo oCuibjh, ito 
wi. BSIT npBMiia iripi Dpsnjxxeala npoiMBi 
rojjaa.|is, OBH jLOUasH orsasancB OTi. jUJb- 
Biimaro yuciia m, liisii Boa^epesAiii. Ouw 
Bunua m aaia MctxasiB RoH^pesniu. 

Hs,V> saHiiSTb. 1T0 (Opoib beji.riiaen 
lawe osasaiCB aente jcttbibbuiiv ^Ihi oxh- 
MMM. Oai raase DTsajajca npKBJi» nucjijuiia, 
iojKKia, apejuoxeBii cos^pesitiN !H x»1t% 



22 



3f éâO^ééî. 



wnr. 



tores faites par la conférence en JnUlet èherehe 
à justifier cette manière d'agir dans deux let- 
tres, adressées à TEmpereor Nicdas I et an 
prince de Lieren, en date dn 10 Juin 1882. Il 
prie l'Emperenr d'établir avec loi des relations 
diplomatiques régulières, en nommant un mi- 
nistre de Russie à la Cour de Bruxelles et an- 
nonce son intention de nonmier le général comte 
Tan der Burgh à un poste analogue à 8t-Péters- 
bourg. Dans sa lettre au prince de LioTen, le 
roi Jjéopold s^applique à démontrer qn'U est 
arrivé jusqu^aux dernières limites des conces- 
sions à faire à la Hollande «Je suis loin, écri- 
vait le roi, .de désirer quoi que ce soit de rui- 
neux pour la Hollande on qui peut blesser son 
honneur national. Jusqu'à présent Je ne vois pas 
que la Hollande, comme tellei ait à se plaindre: 
elle nous enlève des territoires qui ne lui ap- 
partenaient point en 1790, et elle nous impose 
sa dette^ 

Le prince de Lieven risquait d'indisposer 
l'Empereur en se chargeant de la transmission 
de la lettre dn roi des Belges. D croyait pouvoir 
se justifier par la possibilité qui se présentait 
ainsi pour lui d'insister encore une fois dans sa 
réponse au roi sur la nécessité de ûdre des con- 
cessions à la Hollande. 

Toutefois ce bon conseil resta sans effet sur 
le roi, car l'Empereur Nicolas I refusa catégo- 
riquement d'établir avec lui des relations di- 
plomatiques régulières aussi longtemps qu'un ac- 
cord entre la Belgique et la Hollande ne fut 
conclu et que les émigrés du royaume de Po- 
logne feraient partie de l'armée belge. (Rapport 
du prince de Lieven du 15 (27) juillet 1882). 



En général, l'Empereur Nicolas I cherchait 
à rester conséquent dans sa politique jusqu'à la 
dernière possibilité. En vue des résultats de la 
mission du comte Orlow, il dut se convaincre de 
la nécessité d'exprimer son mécontentement au 
roi de Hollande. Mais il ne voulait pas aller au 
delà d'une simple desapprobation, qui s'est ma- 
nifestée dans le domaine des faits par la ratifi- 
cation du traité de novembre. Aussi ne put il 
que sourire à la proposition de lord Durham 
d'agir en commun avec TAngleterre par des 
mesures de coercition contre la Hollande. L'am- 
bassadeur britannique l'assurait que le gouver- 
nement anglais donnerait toi^gours la préférence 
à la flotte et à l'armée russe sur celle de la 
France pour une guerre avec la Hollande. On 
comprend qu'une pareille combinaison ne pouvait 



nneufaxi on 10-ro imaa 1882 roxn n Hae- 
paiopy HnojaD I h snas» JwmtMj on ciir 
paeTca onpaBxaT& cBoi oôpasi f^ÈcnîtL Pje- 
ciaro Aapa on npoeun ycruionn ci on 
npaauBHua ABUOHaraHeeiix cBomeiia h ■•- 
SHa^m pyceiâio BocjaHnnEa Kh Bpmccencioij 
XBopj. 0% CBoei CTopoHH, owk savfcpen ii- 
snann na nocn Ôenriieiaro nocxauixa ipi 
C.-neTep6yprcBOV& xnopfc renepua rpa4a ^an- 
xepvBypra. Bh nc&iii n suam Jneiy 
Kopo» Jeonoi&xi xosasunaerv vro on vt- 
merh xo xpaftHExi npex^on yerynon Voir 
jaHAiH. j,& xaien on smaHifl**, umen lo- 
poi^ „Tpe6oBan on ToxiaiAiif ieio-xi6o ps»- 
dopiTennaro nii ocxopônenflmro au ea mio- 
Hai&Hot ^ecTu. Hoia a ne Bixy, TnKH Fox- 
lanxia, lan Touanxia, loria 6h xaionncr. 
ona oTHnaen on naci aeiuH, et lenpnajde- 
xaBDiia n 1790 loxL ■ osa aacrauaen nn 
uaTHTB ea xoirn**. 

RnasB JTunen picsoBan Biman mtjicmor 
CTBie rocyxapa, npBBtHaa bb ce^Sa lepexa^ eij 
nHc&va BeAriicsaro Bopoia. Ho owh OBpaaxH- 
BBjca BOSBOSBocnn, n CBoeH% OTBfai leo- 
noAxy I> en^e pan BacraBBan hb Beoôxop- 

MOCTB yCTJBOBl Cl CTO CTOpOBH Wh BOJUy Foi- 

laBxiH. 

OxBaao, 9Ton xo6put coBrhn ne Bpoanen 
BBiaxoro xtftCTBia aa ÔexuitcBâro Bt^oiii 
noTony ^ro HMuepaiopB HaBOiai I a a tero i iB- 
HecRH OTxaaaica Bciynan ci bbmi Vb apaïaiir 
BhtM. XBniovaTBHecBia CBoaieBia, bobb bs ce- 
CToaiocB noinaro coriameBiB iceauy Benne» i 
roiiaHxiei) B noxa bi 6eiuiicBBxi Botcian 
ôyxyn ciysBn noiBcsie bhxomh b» I(tp- 
CTBa Hoi&CBaro. (AoBecoBie bb. JIbbobb on 
15-ro (27-ro) imia 1832 loxa). 

BooÔme HBnepaTopB Hasoiai I crapaici 
ocTaBaxBca nocjrbxoBaxei&Binn bi CBoei Bon- 
THKi xo nociixaei BosKoaLBOCTv. Pesyjnnn 
MHCciH rp. OpioBa yôixun ero wb Beotaixf- 
BocTH oTxpuTo Bupa3HT& cBoe seoxot^ieiie 
rouaHxcKOBy Bopoi». Ho xa»me Tason» le- 
oxoôpeeia, (^puaiinuBi BupaxenieHi Boropift 
asEiacB paTH<|>BKauia Boa6piCBBro Tpaarus, 
FocyxapB rxth ne xejaii. Hodroiiy obi cBiuci 
Haxi> npexJOxeHieBi, cxiiaBBun eay lopxon 
^l,iop3MOMi, o TOMi, HT061 BHtcrb Cl Aerii» 
xificTBOBaTL npHHyxHTeifcBUBB MipaMB nponn 
rojiaexÎH. BejHRoÔpHxaHCKift nocoii jwipu^ 
ero, HTO aHrjiificKoe npaBiireibCTBO npeiB^ 
HTeTi, Bo Bcixi oTHomcBiaxi, pyccsie ^ten 
u Boftcxa <|>paHuy3CKBxi apHia b ^bitj 
XiJi ÔopBÔu npoTUBi FoiiaBxiB! IIOBaTBO, ^ 



18Sr. 



M UO—àU. 



28 



élre aériewonent aeeaeilUe par TEmpereiir de 
BsasM q«i, de son cMé, proposa à rambassa- 
dev de fiiiîre remettre An?en — cette pomme 
de discorde entre la Belgique et la Hollande — 
en dépôt asz An^aie. Cette proposition défait 
convenir an gonremement anglais, mais elle 
resta sans application pratique. (Dépêche da 
comte Nesseliode dn 16 (28) Juillet 1882). 



Lorsque les plénipotentiaires russes refusè- 
rent de participer ultérieurement aux travanz 
de la conférence, le gouyemement impérial Jugea 
opportun d'expliquer la Téritable portée de cette 
déBMrche. 8i les troupes françaises Tenaient à 
occuper la Belgique, la Prusse ne manquerait 
pas de protester contre une pareille mesure et 
la Bassie ne manquerait pas d'appuyer cette 
protestation, car le gouTemement impérial con- 
sidère une invasion de la Belgique par les Fran- 
çais eoDune un acte d'hostilité dirigé contre 
luL Dans une pareille éyentualité la Russie sou- 
tiendrait la Prusse non pas avec un corps d'armée, 
SMis ayec toutes ses forces militaires. Si, par 
CQBtre, les Hollandais prenaient l'initiative d'une 
atlaq«e contre les Belges, la Russie ne conte- 
sterait pas à rAngleterre et à la France le 
droit de sauvegarder la neutralité de la Belgique. 
Mais si la flotte anglaise venait à incendier Rot- 
terdam ou l'armée française se mettait à dévaster 
la HoDande, elles ne sauraient le laire au nom 
de la Russie pour la défense de la neutralité 
belge. Le consentement de la Russie à des actes 
de cette nature serait „une monstruosité poli- 
tique* et incMupatible avec sa dignité. 

En se retirant de la conférence, l'Empereur 
ne songeait nullement à créer des difficultés an 
gouvernement anglais; il voulait seulement obser- 
ver ,un silence complet** à Tégsrd des Pays-Bas 
si ne point sanctionner les mesures militaires 
dirigées c<mtre ce pays. La partialité notoire de 
PAa^eterre et de la France à l'endroit de la 
Belgique ne souffrait aucun doute aux yeux du 
go«vemenient russe. (Dépêche et lettre dn comte 
Hesseirode au prince de Lieven du 1 (13) octobre 
et du 20 octobre (1 novembre) 1832.) 

Od ne saurait ne pas reconnaître dans ces 
etplications, données par le gouvernement impé- 
rial a« sisget de l'abandon de la conférence, le 
désir d*attenuer la gravité de cette décision, an- 
noncée d'avance depuis longtemps. L'Empereur 
l^icolas I n'ignoraitpas que cette démarche avait 
iditement impressionné l'opinion publique en 
Angleterre et créé de nouvelles difficoltés au 



lasoe opeAiosenie uorio Buanan tojbko ym6- 
ay ua yciaxi pycciaro Hunepaiopa, aoTopuft, 
Cl CBoei CTopoHu, cxtiaji aarjiicKoay nocjy 
npexjoseiie, mo&h rouanxi^u nepexaiu ropcxi 
ÂHTBepneni — sÔioKO paa^opa uexj^y FoiiaH- 
xie» ■ Beurie» — „Ha xpaHeBie** AnriHHaHairB. 
Bto upexioxenie xOdUano 6iuo noEpasETLCs 
anniicKOuy npaBsreACTBy, eo obo se noiyvuo 
npasTBHecBaro upEutneHia. (Aenenm rp. HcceiL- 
poxe orb 16-ro (2&-ro) inia 1832 roxa). 

Rorxa pyccKie ynoiBOMo^enniie sa Jobxob- 
cBofi KOE<^peEi(iB OTKasaiBCB orb xauBiftmaro 
ynacTia vh es ipyxaxi, HunepaTopcsoe upasa- 
TeiLCTBO npH3Baio BysBinrb o6Ïscbbt& sa- 
CTOsnUft CMucji Taxoro mara. Ecih 4>paEuy3CKis 
Boficxa saiuyrb Bei&riio, to Ilpyeeia Ôy^erb npo- 
TecTOsan opoTHBi Tasoi uipu, b Poccix nox- 
xepxsrb es npoiecn, bÔo HunepaTopcsoe npa- 
BBTejbCTBO co^TCTi BCTjiueBie ^paHuysoBi Vh 
Bei&rix) sa BeopissECEBoe x'^ftcTsie opoiBBi 
PocciB. Bi TaKOin ciynai Poccia nouepxBTi 
npycci» Ee oxpaxoMi KasEin BBÔyAb, bo Bciaii 

CBOBMB BOCEBUMB CBjaMB. EcJB XC, BaupOTABl, 

Foxjaflxiiu Banaxyrb aa Beibriflueei, to Poccis 
npBSBaerb saABriie» u ^paaiiieio npaBOOxpa- 
BanEenpBKOCBOBeEEOCT&BetTpajflTeTaBei&riB. 
Ho eciB aBriiftcsift 4^orb noAosLseTT» Porrep- 
X^Mh^ Bifl 4>paniiy3CKaa apMix BaHaerb onycTO- 
maxi FoxiaBAii), to bu bi KaxoMi cjy<iat obu 
Ee Moryri 9to xtiais, vh aamHTy BeftipaiL- 
BOt BeiBriB, BMeBeirb Poccifl. Ck)rjacie Pocciu 
aa no;(o6Baro poxa x'bficTBia 6uio6u f,noiBTH- 

^eCBBMl yp0;(CTB0Ml'' B Be COOTBiTCTBOBaJO 6bl 
ex AOCTOUBCTBy. 

rocyi^aps fle xeiaii, buxoxx bsi .Iobxobcko& 
KOB(|»epeBiUB, coaxaib aBrjiftcKOMy npaBniexb- 
CTBy KaKis-JHÔo bobuh aaTpyxBeniA: obi> xejaji» 
TOibKO coÔiiocTfl Bb OTBomeBin Hu;(ep.iaHAOBi> 
„nojBoe Moi^aBie** b ae o;io6pflTb npnHSTUxi» 
npoTBBi fluxi BoopyzeBBuxi> xtficTBift. Ilojfloe 
npBCTpacTie Asrjiu h ^paBuiii ki> Bejbriu bc 
noxieza-io BBEaKOMy coMBtfliio bi> naaaxi pyc- 
cxaro npaBBTeibCTBa. (Aenema b nucbMO rpa(|)a 
Hecceibpo;te ki Kusaio JuseBy ott> 1 (13) 
ORTSÔpa II 20 OKTBÔpH (1 BoaÔpii) 1832 ro^a). 

Heib3x ae Bu.itib bi btuxi oÔiJicHeHiflxi. 
HMnepaTopcKaro npaBiiiejibCTBa ero Buxoja 
nsi .louj^oBCKon KOBifrepeBuiu xcianin cMiirquib 
3Ba<ieBie aioro ^aoBO nnepeAi» o6T.HB.ieHnaro 
ptmeBiA. HanepaxopT. HiiKOjafl aHaJb. hto bu- 
xo^TT» PocciH nai KOB(t>epeeuiii npoii3Bc.n> cii.ii- 
Boe BBe^autnie aa aorjiifioKoe oôuiecTBCHiioo 
MBtaie H Buasaxi bobus jaipyjiHOHifl j^jia annifi- 



24 



Je ééO — Uî, 



1 



minûtère. Même la prise d'AoTen par la iiolte 
anglaise ne profoqna qa'ime joie passagère an 
sein de la nation dont les intérêts étaient com- 
promis par le blocos des ports hollandais. 

On savait en entre à St-Pétersbourg qae le 
roi Gnillanme IV Ini-méme n'approoTait pas 
eette politique du ministère bortile à la Hol- 
lande. En attendant, les nooydles reçues d* An- 
gleterre an sujet de l'attentat à la Tie dn roi 
anx courses d'Ascott et de l'extrême efferrescence 
an sein de la nation, faisaient croire au gooTor- 
nement russe que l'Angleterre elle-même était 
au bord d'un précipice. 

Voici ce que le comte Nesselrode écrifait au 
prince de LioTen à la date du 96 mai (7 juin) 
1832: «Les dernières no«?eiles de Londres, vos 
dépêches, et tout ce que les gszettes impriment, 
ont causé à l'Empereur les plus sérieuses inquié- 
tudes sur l'état de l'Angleterre. Il y voit la ré- 
volution an moment d'éclater, et le roi exposé à 
subir le sort dn malheureux Charles X. Dans ce 
cas, l'intention de Sa Msjesté est que vous vous 
rendiez auprès du roi, que vous vous crampon- 
niez pour ainsi dire à sa personne, et ne la 
quittiez pas, jusqu'à nouvel ordre. Vous, qui avez 
entendu, dans le temps, le reproche fait à Pozzo, 
vous ne serez pas surpris de recevoir cette in- 
struction, que je vous prie de regarder conune 
aussi positive que si elle était insérée dans ma 
dépêche officielle. Demandons à Dieu que vous 
ne soyez jamais dans le cas d'en faire usage.** 

Heureusement le roi Guillaume IV mourut 
sur le trône d'Angleterre; le prince de Lieven 
ne fut pas dans le cas de se cramponner à sa 
personne, et aucune révolution n'éclata en Angle- 
terre. 

Ces instructions adressées au prince de 
Lieven n'attestent pas moins que l'Empereur 
Nicolas I faisait une distinction entre le roi et 
ses ministres. Il savait que le roi n'approuvait 
nallemcnt ses ministres dans la question belge, 
et qu'au contraire il la bUmait ouvertement. 
Il était convaincu que le roi ne pouvait que 
blAmer les attaques violentes dirigées par le par- 
lement anglais contre la personne et la politique 
du Tzar. C*c8t particulièrement la politique 
russe dans le Royaume de Pologne qui provo- 
quait des sorties dont l'Empereur était indigné 
au plus haut degré. Le prince de Lieven était 
chargé de prévenir le gouvernement anglais, que 
ces accusations et ces calomnies incessantes 
pourraient facilement soulever au sein de la na- 



ciaro mnicrepcTBa. Jl^ase isvtcTie o nari 
Annepaeia aniitcsnr& 4^otohi npomei 
Tonio HMHOjeTHj» paj(oen cpexs aBriiicai 
napoxa, nrepecu aoroparo Ôiun mxpfWKm 
(Lioiaxoi) foxiavAcanxi noproBv 

Rpovfc Toro, wh C-IIeiepÔypri 6vao mien 

j no cam aniitciii lopon Bajaremn IV o 

i BciMi ne OAOÔpaen HeiipiasHeaMym soinii 

:ero MKHHCTpOBi npoTixi rouutfuin- Me«i 

riva, nojyienua m Annii ■satcxia o ■os; 

mexin na mMsn sopoia na caaixazib n Acioi 

H BOCToanoMi Ôposeiia n EHrjitcaon ■ 

poxi sacraBun pyecioe ipaBareneTBO xym 

TTO caiia Anriia na apao nponem. 

Bon «0 nican ipa^ Heceenpoxe lu 
Janeny on 26-ro Maa (7-ro imsa) 1832 rom 
.HociiABia issicTia m Joixoia, lau jm 



ceua, H Bce, «o neiaxaerea n raseiax 
BusBaxi vh rocyjtapt camM ceimsaKa one 
nia nac^en cocToania Aariia. Os» BiAin, « 
pesojnonia Hosen ran^ Bpoaaoin bo Bcan 
Bpeiia, B Bopou) yrpoaiaen cyxaôa BectacTBai 
Kapia X. Bi Taaoïn cirfaî Ero Bemecn 
6jaroyroxBO, iroôi bu saxoxiuica JipH sopoi 
H Tasi caasaTB yi|iBUBc& sa ero oeo5y a i 
noKuxaiB ero ao HOBaro pacBopaateaia. Bu 6bj 
vh cBoe apeiia caix^biejeva ynpexa, cjciiaBBSi 
Homo, B BOTOBy BU BO 6yxeTe yjuBJeBU, b( 
lyiBBi BTo BacTaBiesie, aoiopoe a bbci apoB 
cqBTan nacTOABO se noioauraeiuDora, wul 
eciB6i OBO 6ujo bbocobo wh oMBiiajuyDXC 
nemy. ByxoMi Moiaia Bora, Tro6% bbmi bbbotx 
se npBnuoc& BCBonan ero'*. 

Bi cucTi», Bopoju Buuejun IV cbm 
laica na aaMiicBOMi apeciort; SBasm iBBea 
ne BPBBI10C& yatBBTMa sa ero awycrftfaiji 
ocoôy, B BBaaBoi peBOini^iB se caymoc» i 
AariiM. 

ToifcBO AUiBaa kbisi) JlBBOBy BBcrpyxv 
Aoaasuaaen, hto Uaneparopi HBBOjat I xi 
laii pasiBiie Me^xy ocoôo» aBriiicBaro BOfioi 
H ero MBBBCTpaiia. Owk ssan, uo aopoA, oosef 
meBBOfle oxo6pax-fc noiBinaB cbobxihbbbctpob 
Bi ÔenriieBO-roJuaBxeaon Boapoch b, aaspc 
THBi, OTBpUTO 00 nopfluaii. Offfc 6ttn yfiimffm 
Tasxe^HTo BopoiB fle Mon ae nopa^ara rixiBOSB] 
THTeuHux'b aanaxoKi, aoropuMi BOXBeprane 
Bi aHriificaoM'b napiaMOSTh JB«B0cr& b bois 
TUKa pyccaaro I^apa. Bi oco6eHBOCTH boutik 
Focyxapa bi OTHOtneBia I^apciBa noAcaar 
BU3biBaia Taaia Banaxeaia, aoTopum FocyMP 
BosMyniaica xo rjyÔHflU xyniB. RiiaaD Jaseï 
611IJ10 nopyqeHo npexynpexan aaraitcaoe npi 
BiiTejbCTBO, 9T0 B3B0XBMua sa FocyxapB 0611 



18» r. 



X éàO^ 441. 



25 



tion mse on mon? ement spontané d'indignation, 
fOur le aoayerain en Russie est identifié a? ec la 
iation.*8i les disooars^des démagogoes forcenés" 
i la Chambre des Gommnnes parvenaient à la 
îonnaîssance dn peuple rosse, il se laisserait 
sntratner par un élan d'indignation qoe rien ne 
«■rail contenir. (Dépêche dn comte Ne8sebx>de 
hi 6 aS) jaiUet 1882). 

Ce n'étaient pas seulement les discours et 
es calomnies des membres radicanx de la 
Sbambre des Communes qui irritaient l'Ëmpe- 
eur Nicolas I. D était réTolté de Toir que les 
nimstres, loin de les arrêter dans cette yoie, 
emblaient les y encourager en rendant plus 
laîneoz leurs propres discours. Ceux de lord 
^almerston qui attaquait ourertement la poli- 
îqne russe fesaient particulièrement l'objet de 
on mécontentement. 

jBi Sa Migesté," écrivait le Yice-Chancelier au 
vinee de lievon le 26 janvier 1833, ^ne consul- 
ait que le sentiment de mépris que lui inspi- 
eot des accusations qui ne sauraient l'atteindre, 
Ile opposerait à la violence du Ministère anglais 
m silence absolu. Mais Palmerston pourra faci- 
SBOBt se laisser aller à croire que la véhémence 
le son langage nous intimide et que la vérité 
le ses reproches nous confond*. Pour désabuser 
«tîèrement lord Palmerston à ce si^et, le prince 
le lieven était chargé de lui donner connais- 
■aoe de la dépêche réfutant, point par point, 
estes les accusations portées contre le gou- 
«mement impérial. 

.Le système politique de la Russie", disait le 
omte Nesselrode dans cette remarquable dé- 
lèche de janvier, «contre lequel le Ministère an- 
jais s'élève et s'irrite aigourd'hui, ne date pas 
ITiier». 

J^ Orande Bretagne, notre ancienne amie 
i alliée, a trop longtemps partagé avec nous 
es mêmes opinions pour ne pas les connaître 
i fond. Kous voulons toujours, ainsi que nous 
'avons constamment voulu, le maintien de Tordre, 
e reqpect des traités, l'inviolabilité de Tindé- 
pcndance et de la sécurité intérieure des Etats, 
m un mol la conservation de la paix euro- 
péenne. Noos voulons le but, nous voulons aussi 
tamchement les moyens.* 

«Nous ne pensons pas, que l'esprit révolu- 
tionnaire, lorsqu'il domine, rende les Etats plus 
prQq)ères, les traités i^us durables, la paix plus 
solide. Le principe fondamental de notre poli- 



eeniji ■ aieBeni Horyn BussaTi sapuBi nero- 
xonania si pyocsoui Hapoxti «hÔo bi Pocciu 
rocyxapi ■ napoxib cocTaBimorb e^HEoe nepas- 
xiiLHoe". EciHÔi pyccBouy Hapoxy cAiiaucB 
HSBicTHU ptHH ^CBupinuxi xeMaroroBi* Ua- 
laxu OÔn^HHT», TO oe% Boaropiica 6iii Taxaui 
HeroxoBaHieHT», aoToparo hhito ne ocTanoBUTB. 
(Aeuema rpa4>a HecceJupoAe oti 6-ro (18) inia 
1832 roxa). 

Ho HiinepaTopi Hiaoïafi I ne toako bos- 
Hjoiaica pi^auE h ueBexami npoiHBi nero 
«uenon-AeuaroroBi* IlaiaTH CÔnuin. Oni 
6urb emfi Ôoiie BoaMyn^eH'b rbui oÔcxosTe»- 
CTBOin, no aHriiftcxie mhhhctpu ne toi&bo ne 
ocTanaBiuBaiH hichobi napiauenia, nanaxaB- 
muxi sa nero, ho xaxe, bi cbohxi pl^axi, eo^e 
noAÔaBisiH AAT- Bi ocoÔeHRocTs ero Bosuy- 
n^aJH pivi lopxa UaïuiepcTOHa, aoTopuft oy6- 
iHuo Hanaxaii na pyccKy» noiHTHKy. 

«EciHÔi Ero BeiKHecTBO**, nncan Bime- 
Kanmepi XHasio Jlnuenj 25-ro aoBapa 1833 ro- 
xa, «pyiOBOAHics toj&ko HyscTBOMT» Dpeapinia, 
KOTopoe euy BHymann oÔBiHeHia, HeHoryn^is 
noAHiTfcca Ao nero, obi oTBiinii* 6u noi- 
HUMi MOi^aHleui Ha uanaAKH anrjificKHX'b mh- 
HHCTpoBi. Ho nai&MepcTOHi lerao Mcxen ceôi 
BooÔpasHTfc, Tto rpyÔocTB ero pi^eft uaBOXHii 
na naci crpaxi» h hto ocHOBaieiLHOcTb ero ynpe- 
BOBi nacb cHymaerb**. Aia Toro, ^to6i lopxi 
UaiBiepcTOHi He npexaBaicat TaRouy aaôjy- 
xxeHiio, XHasD JlnBeny 6uio nopy^eno nponecii 
euy Aonemy, wh Koiopoi saKiD^aioci noxpo<5Boe 
onposepsenie Bctxi bsboauvuxi na Hunepa- 

TOpCKOe npaBHTeiBCTBO OÔBHHeHifi. 

«nojHTHiecKaa cHcreHa PoccIh"^ roBopHTcs 
vb saMiHaieiBHoft HHBapBCKOft Aenemt rpa4>a 
Heccejibpoxe, ^npoTiiBi ROTopofi SHniftcKoe hh- 
HuciepcTBO BB HacTosn^ee BpeMA aoacTaerL u 
KOTopyio OHO ocysx&erfc, cyn^ecTBycTB ee ce Bie- 
pamHsro xhs*'. 

^BeiHKo6pnTaHis,Haini ciapufi Apyn» u coioa- 
HHua, ciHinaoM'b xoiro pa3;^tjsja ci eaun rt 
se caMue sarjuxu, htoÔb hb seaiB hxi> ocho- 
BaxejBHUif'boÔpadox'b... Mu iipo;^ojxaeHi>xoTtTb, 
xaKT» u Bcerjia xoitiH^ noxi^epsania nopsxKa, 
ysaseBia TpasTaiOBi»^ HenpHKOcHOBeHHOcTn hc- 
saBHCHHOCTH H BHyTpeHBcft ÔcaouacHocin rocy- 
xapcTBi, CJOBOHB — coxpaHeHis eBpoaeftcKaro 
MHpa. Mu xeiaeMi> aroft utiH u mu OTspoBeHHo 
seiaeMi lasse cooTBtTCTBeHHUxi efi cpejtcTBi*'. 

„Mu ne xyuaev-b, htcÔb pcBoiiouioHHufi 
AyxT», rx* OHT» rocnoACTByen., cAt-iajiTi 6u 
HapoAU ôoite cHacTiHBUMH, TpasTaTU 6ojie 

RpînXHMH H MHpi» ÔOlte yCTOftHHBUMB. BOTB 



36 



M 440 — 441. 



inti 



tique now porte donc à mettre Umu nos aoini 
à consenrer le pouvoir, partout où il existe, à 
le fortifier là où il faiblit, enfin à le protéger 
là où il est ooTertement attaqué.* 



Le goof emement impérial n'a jamais eeesé 
de s'inspirer de ces principes dans les affidres 
de Belgique, d*Allemagne et dans tontes les 
antres questions poitiqnes dn Jour. En atten- 
dant, le Cabinet de Londres, tout en ecm- 
naissant ces principes de la politique russe, ne 
se fiait pas faute de les attaquer ourertement et 
de prêter notoirement son appui et son patro- 
nage aux ennemis de la Russie. Les Tsisseaux 
anglais fournissaient des armes et des munitions 
de guerre aux insurgés polonais, et des émigrés 
polonais comme le comte Plater prêchaient libre- 
ment la guerre contre la Russie dans les centres 
manufacturiers en Angleterre qu'ils parcouraient 
dans ce but 

Le prince de Lieven fit la lecture à lord 
Palmerston de cette profession de foi du gou- 
Temement impérial, sans produire sur loi 
d'impression profonde. Le noble lord persistait 
dans la conriction que des circonstances sont 
intenrenues qui ont foncièrement modifié les 
Tues des gouTemements sur les rapports avec 
leurs sQjets, «que partout aujourd'hui les peuples 
éprouvaient un besoin irrésistible d'améliorations 
progressives dans leur sort et leurs institutions; 
qae la France et l'Angleterre s'associaient à ce 
besoin universel; que cette disposition récipro- 
que de leur part et la forme de leur gou- 
vernement leur créaient des intérêts homogènes, 
d'où résultait pour chacune d'elles plus de faci- 
lités à s'entendre et à agir conformément; qu'au 
contraire, les autres Puissances continentales, 
soit par opinion, soit par situation étaient moins 
en harmonie avec le désir des peuples, . . qu'il 
résultait de cette divergence d'opinions et 
d'intérêts, une divergence de vue et de marche*. 
(Dépêche du prince de Lieven du 24 février 
(8 mars) 1833). 

Il éf ait difficile d^énoncer avec plus de fran- 
chise ses intimes pensées au siget du nouveau 
régime politique de TEarope que ne le fit lord 
Palmerston dans les paroles ci-dessus mention- 
nées. Cette franchise rendit le prince de Lieven 
complètement perplexe — il ne répondit pas un 
mot à la harangue du ministre anglais et garda 
le silence le plus complet. Lord Palmerston 
s'attendait à quelque objection ou à quelque 



noieiiy ociOBHot npnoum mâmtÈ 
sacTauaen laci ■puarmT& Bci erapaaiji u 
coxpaHCHia nacra iobcdxj, tm^ ont cymseri] 
er&, jf^m noxaptuesia ea tam, ni oaa oca 
&kBà»n H, HaBOHêv^ Mil cnaceBia ea nv 
r^t ona orapuro aoxaepimeTeji aaiiax^iiD*. 

Bon aram camura nnajaHi leei^nii py» 
BOACTBOBaioci HnepaTopcioe npaanenen 
wb ÔenriiciOHi, repiaHcaora ■ xpfnm lei] 
uiaxi Bonraiecann aonpoeax^ Meiuy rii 
.loBXOBcxii lafianen, anaa an miaa, pi 
macTca oraparo uanaKàn HaHBxi ■ oinmi 
aiHji) noMon^i h BoapoBiTexacTBO ^lanui 
Poccia. Auriiicaii cyxia boxboiub bosctii 
mmwh noiasaHi opjxie a aoeHnie eaapm 
H noxMxie auxoxuM, lasi Hm^^ Hiaitp 
cioôoxao nponaraHXHpymn Botoy ipoxii 
Poccia n aHTiiicaixi ■aHj^UEryP'Hn m 
xpaxi, BOTopue obh oôiissaim ci >i« 
uIj&io. 

Kb<3& ÂMMWh npo^enk nj ,profesriea i 
foi* HxnepaTopcBaro upanarencTBa lopixy Ilaii 
MepcTOflj, flo fle npoBSBen na oeio oeo6m 
cHiBBaio BneqaTiiaia. Biaropcjunit jon 
ocraica apn j6taxeBiB, no BacryaBn ùdcm 
Tei&cTBa, BOTopiia BopeBHinra o6paaoa» waé 
HBiB Bsriaxu BpaBBTei&CTBi Ha CBOB mwam 
nia Bi noxAMBuxi, ito .Tenepi noBcmxj ii 
poxu vyBCTBjDTb BenpeoAOïBHj» Borpeteei 
Bi nporpeccBBBOvi jijimemm cBoet jvien 
cBOBxi y^pexACBit, iro ^pauiia ■ ÀHriii a 
snaiorb arj Bceo6niji> norpcÔBOCTB; no lan 
o6aiee bxi pacnoioseaie a rocy^apcnean 
Hxi uopsxBB cosAanrb ku bbx» oxBopsjini 
HBiepecu, H OTCDXA aniaerca juêm. Bamol b 
Hixi 6oi&me jxoÔctbi imb BsaBHHaro bobibi 
nia H cooTBiTCTBOBBaro AiicTBia; no, bsqi 
iBBi, xpjria KOBTBBeBxaiBBua Acpsaaii, on 
CTH no x6iag(eBiio,OTHacTB no CBoeiiy aoioseab 
MOBibe coo6pa3yi)Tca ci sejaaiaxB mêipwn, 
B HTO TUBoe paaiBHie vh jÔ^MMfini^Tk m bbm 
pecaxi xoixBo upaBOxan ai paaiH^ia) bo heu 
ABxi B x^ftcTBisxi*. (JoBecesie BHaaa laiea 
OTb 24 <|>eBpaia (8 vapra) 1833 r.) 

TpyAHO 6iuo ôoiie oxBpoBeBBO BUCBaisi 
CBOH tbIhua MUciB BacHon BOBaro boibtiii 
cKaro noioxeaiA Eeponii, H^n arc cxiunv 
TOiBKo-HTo npBBexeBBUxi» ciOBaxi jopxi nao 
BepcTOHi. 3Ta OTKpoeeBBOCTB coBepmcBBO cm 

Aa^Hia RBSSil .iBBCBa, BOTOpilfi, Vh OTitoi 

Ha x^nBHyio pi«iB aHniilcBaro XBHBCTpa, co 
xpaBuii nnyÔOHaftmee Moi^anie*. JopAi> Haii' 
MepcTOHi oxH;(aii EBRoro aaôyx^ Bospaxeiii 



r. 



Je éàO—éàl. 



27 



otatrratkm de sa part Mais comme le prince 
de liereii periistait à garder ce silence éloquent, 
le BoUe loid tt «n bond tots sa table à écrire 
el saisit qedqnes vieilles dépêches poor loi en 



Oette frandiise impréfne de lord Palmerston 
déinîtiTement Tambassadeor de Russie 
dans sa eonfietion, qoe la France et l'Angleterre 
tendent à la dissolotion de la trifâe alliance 
entre la Rassie, rAQtriche et laPmsse, dans le 
bnl .d'élerer contre tons les trônes légitimes 
me amtorité nooTOlle et anarchiqne". En atten- 
dant le prince de LiOTen considérait cette 
anîaaM%* comme an ^palladiom da saint commun 
et an obstacle insormontable à lenr ambition 
révolnlionnaire" (celle de la France et de T Angle- 
terre). (DépMie da prince de Lieren da 17 (29) 
janTÎer 1833). 

Ces épancliements de lord Palmerston nous 
ezpliqnent son attitude dans le conflit entre la 
Bdgiqne et la Hollande et, en général, dsns 
toutes les questions politiques de cette époque. 
Da serrent également à expliquer la politique 
anglaite dans la qwesHon çreeque à laquelle 
nona allons rerenir. 

A la signature du protocole du 3 férrier 
ISBOt établissant les bases du futur royaume de 
Grèee, les HMabres de la conférence de Londres 
se lélkitalent d*en être arrivés à la solution de 
eette malheureuse question hellénique (Toir 
t XL, page 423 et s.). 



Js rérènement a prouvé bientôt que ces 
fSHdtations des diplomates, membres de la con- 
férence étaient prématurée. Après de longues 
recherches d'un candidat qui pût convenir pour 
le trône de Grèce, les grandes Puissances 
iTnecofdèrent à accepter le prince Léopold de 
Sue-Cobonrg. Mais il refusa d'en prendre pos- 
aessiott aussitôt que s'offrit à lui la possibilité 
de iMnter sur celui de Belgique, créé par la 
rtvotation de Juillet 

Les grandes Puissances se trouvèrent ainsi 
dans la nécessité de se livrer à de nouvelles 
fseherches pour trouver an roi à la Grèce. 
Après nn échange d'idées laborieux et un examen 
scrupuleux de la valeur de tous les candidats 
proposés, le choix s'arrêta sur le prince Othon de 
Bavière, second fils du souverain régnant Le 
prince Othon fut proclamé roi de Grèce. 



un sani^aHU. Ho lorjta uasi JlnseEi npo- 
AOisan coÔJUOAan caoe apacRopt^HBoe noi- 
vuiie, ÔiaropoxBHt lopx'^ bcko^ui, noôtaarb 
Kl cBoeny nac&neHHoay cxoiy h ssan aaaia-TO 
crapua xenema, xoropua apy^aii nociy xis 
npoiresia. 

dra HeosaxasHaa OTaposenaocn lopxa 
HaunepcTona oaoRWTei&HO yrsepAHia pyc- 
caaro nocia vh ero yse ciosnameMca yôi- 
sx^Hia, vto ^panala h AhmIx cTpenarcii 
ai paspiuy rpotcTBOHEaro conea nesxy Poc- 
cie», ABcrpien h Opyocie», ch uln» „bo8bu- 

CBT& npOTBBl BClxi SaBOHHHXl OpeCTOIOFS HO- 

By» aaapxHHecayi) BiacTb". Mex^y Tin» vb 
TpoftcTBeBHoin coDsi ycnaipaBan Rnaai jIb- 
BCHi ^nauaxiyiTB oôniaro cnacenis h aecoRpy- 
mwKjn njoTiny npoTRBi hxi (^^paBi^iH h AHriiH) 
pesoiDuioBBaro rmeciaBia''. (ÂoEecenie RHaaa 
jlBBCHa on 17 (29) aasapa 1833 roxa). 

GrRpoBeHRocTL lopxa naibnepcTOHa oôisc- 
Hxen EtMT» ero noiaxERy vh ÔeiBriftcao-roi- 
laHACBOMi xixfc a Booôn^e bo Bcixi noiaiu^e- 
CRHxi Bonpocaxi Tor^amaaro speneHE. E» se 
oôiacHaerca aBriiftcaaji aoiETExa bi rpene- 
cflcojMs êtmpoct^ ai xoropony nu renepL sosapa- 

Korxa ueEu JIoExoECRoft K0E<|>epeEi^ia nox- 
nacajE npoTOXoii on 3-ro ((lespaia 1830 ro^a, 
BOTOptm OEpexiiaiRCB ocrobu ôyxyoïaro Fpe- 
^ecaaro EopoieacTBa, oer noaxpaRifliE xpyn> 
xpyra ci ÔiaroEOiy^Euai oROBiaEieMi siono- 
lynaaro rpenecxaro aonpoca (cm. t. XI, crp. 423 

Ho Bec&Ma cRopo ORasaiocL, ^to ste BsaER- 
EUE EOSXpaBxeEia XRRiOMaroBi-ueEOBi.ToflxoE- 
cROft ROH<|>epeBEiB 6uJE o«ieEb npesxeBpeaeBEii. 
EociixoirExi noRCROBi sa eoxxoasii^rmi» BaB^n- 
xaTOMi Ea rpe^ecKift npecTorBf npnHui caKceei»- 
ROÔyprcKiftiîeonojBxiÔujinpEBSTi BciMH BeiE- 
REME xcpsaBaRH. Ho 3T0TI RaB^ExaTi ES rpe«ie- 
cRift EpecTOJ'b OTKaaaica oti nero, KorAa sbii- 

laCL B03M0XB0CTB Ji,lB flerO BCTynHTfc Ha C03AaB- 

BHft ijoiBCROK) pesoiDEieio ÔenrificKifi iponi. 
Torxa BBiRRia ^cpsasu aojxhu 6biJH sa- 
EST&ca flOBUME EOECRaME sa ÔyAymBMi rpe- 
qecREirB Ropoieai. Uocji npoAOJxnTe.ii>Haro 
oônisa Mucieff a ocEOBaTeibBaro pa36opa ao- 

CTOHBCTBa BCfexi npeXJOXeEEUXl KaBAHAaTOBT», 
BUÔOpi OCTaHOBHJCH Ha ÔBBapCKOMli HpUBIlt 

OTTOEi, BTopoEi cuBt uapcTByiomaro Bi Ba- 

BapÎH ROpOJfl. npOTOKOJOMI JIOHJ^OHCKOfi ROB(i)e- 

peBi^ifl 0Tb 2 (14) <|>eBpaiH 1832 ro^a flpHHm> 
Ottoei Ôuxl npoBosnanieBi rpeiecKHMi ro- 
poieai. 



28 



X 440-^ ààl. 



Toutefois ce Mi ne comtitnait pM en Ini- 
mème one solntion déiinitiTe de la qoettion 
hellénique, looleyée par l'infiirreetion de 18S1. 
Il torgissait sans eesse de nooTelles compliea- 
timis qoi devaient dtre réglées avant TaTénement 
an trône da premier roi de Orèce. La question 
de religion dn nonyean roi présentait de grandes 
difficaltés. Son père ne consentait pas à son 
passage à Torthodozie, mais n'élevait pas 
d'objections à ce que les enfants de son fils his- 
sent baptisés d'après le rite de l'église d'Orient 

Qoant ans Puissances de l'Europe occiden- 
tale, les unes traitaient cette question avec 
indifférence, les entres soutenaient la décision 
dn roi de Bavière. 

Seul l'Empereur Nicolas I érigeait catégori- 
quement qoe le prince de Bavière passât à 
l'orthodoxie avant son avènement an trône. 
L'Empereur fit de sa propre main l'annotation 
suivante sur le rapport dn prince de Lieven et 
dn comte Matuszevic dn 6 (17) avril 1882: «Je 
ne pois nullement consentir à l'élévation du 
prince Othon sans l'engagement formel d'embras- 
ser aussitôt la religion grecque". L'Angleterre 
et la France consentirent à cette décision, et le 
roi de Bavière finit également par l'accepter. 

Une autre difficulté consistait dans la garantie 
à donner par les trois Puissances protectrices à 
l'emprunt de 00 millions de fir. que la Grèce 
était appelée à contracter. Le gonviernement 
anglais s'opposait tout particulièrement à nne 
combinaison de cette nature ~ il finit par j 
consentir à la condition que chacune des trois 
Puissances n'engageftt sa responsabilité que 
pour une sonmie de 20 millions. 

Le roi de Bavière réclama de son côté, au 
nom dn futur souverain de la Grèce, nue exten- 
sion de frontières an détriment de la Porte. Les 
trois Puissances refusèrent catégoriquement de 
donner suite à cette réclamation. 

Enfin les trois Puissances protectrices refusè- 
rent également, à l'unisson, de prendre en consi- 
dération le voeu exprimé par la nation grecqucT 
quant à l'établissement d'un régime constitu- 
tionnel, jugeant avec raison qu'elle n'était nul- 
lement préparée à ce mode de gouvernement 

C'est en mai 1832 que fut enfin signée à 
Londres la convention pour les affaires de Grèce, 
qui constatait l'accord intervenu entre les trois 
grandes Puissances et la Bavière (J^ 440). Il est 
fi remarquer que la convention fut effectivement 



Ho arnn asTOsa emfi se 6iua paspta 
neca Tpeiecait aonpoet., socraueiMiii la 
peixa BoacraiieHi 1821 roiKa. nocToano m 
aain hobiu saTpyxieHia, ipe6oBanda pi 
Dénia \o BCTyueHia nepaaio rpeiecsaio lo 
na npecTOjn. Becuia Tpyxera 6im aoipQ 
Bi^acnoBtaaaii homio xopooa. Oreâi 
sa iTo ne cor jamica, iio<^ cubk eio i 
■en vh lono npaaocjauuoi msgmam^ no oi 
Bospaxaii iporaia ipeiieBia Ôyxymxi i 
cBoero cioa bo oôpaxam arot msçiEmL 

3agaJ^HMJ eapcaetcKia xapsani oraec 
n 9TOM7 Bonpocy wu paBHoxysBO, ui 
xepsiBajR ptaeaie Ôaiapciaro xopoia. 

Tonao HimepaTopi Haxoiai I aaTei 
HecxH Tpetfonai-a, utolÔrh ÔasapcEli npanv 
Bcrynienia na npecroiv nepenen aa i] 
ciannyï) aipy. Ha xonecema Boaaa li 
■ rp. MaryaieBHqa on 5 (17) aapixa 18 
Focyxapa coÔcTBeHHopyuio najiKacan «i 
n Baaoïn cxyiai ne Hory coriacHTaca n 
aexeaie npniia OrroHa na npecran Ôesa 
naïuiaro oÔaaaTencraa seMeiAienEO npi 
opaBociaBEy» atpy". Oa aTun pteenea 
riacBiHca Tasse Aiiriia h ^paaiûa a^naBO 
caHi Bopoia ÔaBapcBii. 

Apyroe saipy^Beaie sasimiaioca sai^ 
Tpeia BoapoBMTencTByDflMiMB xepsaBaHB 
va Fa 60 bbiiIobobi ^paHBOBv BOiopHi 
nia Aoissa 6iua aaBJuouiTa. B& ocoôeai 
aeniftcKoe upasareucTBO oxxaaiiBaioca 
TaKyio rapaarii). Hasofleni obo ycryasio 
yciOBieni, ^m>6% bbjwui b» Tpezs n/sfA 
nopyHBiaca toiuo sa 20 HBxrio«»& tpaai 

Aaiie, ÔaBapcBit Bopoia, ora bbobb ( 
D^aro rpe^ecsaro Bopoia, noTpelk>Baj% an 
Bis rpaBBQi rpe^ecBaro BopoieBcna, aa < 
cil Bxi pacmapesia aacqen TypiiB. Bel 
AopxaBU saTeiopBHecBB OTBaaau va yaaa 
9Toro TpeôoaaBia. 

HaBOBem, bcI rpa A^psaBU-BOBpoBii 
BBKU exBBoxyflrao orsepriB TpetfoBaBie 
lecaaro aapoxa ycTpoBva y seio BOBerBryi 
oui Bopaxosa npaBieBiA, capas^AiBBO aai 
rpe^ecaifl napcxi cosepmeBBO ae BO^rona 
HtnrB Aïs SHSBB noA^ ciosBian BOBcn 

lUOHBUBl peZBHOHl. 

HaaoHeii'L, ai «ai 1832 roxa, ((lua boxbbc 
Bi JoBAOBi BOBBCBiUa BO rpeiecBBHa xio 
KOTopoK) KOBCTaxBpyeTca cocTOBBBneca aei 
TpeBA BeiBKBBB yp^BBaMB ■ BaBapJtff 1^ 
meaie (J^ 440). HysBO sastana, iro Bon 



int r. 



^ 440—147. 



29 



ogBte non pas le 7 (19), mais le 18 (25) 1889. 
MiiB lord PiJmenton a demandé de rapporter 
cette date an 7 mai qni précédait nne défaite 
seuible rabie par le ministère an parlement. 



On a tenn compte de ce désir. 

En ce qni concerne le H 441 ci-dessons, c'est 
u acte qoi se borne à établir Vorére de snc- 
CMsion ponr le rojaome de Grèce. 



}ft 440. 

Les Cours de Russie, de France et 
de la Grande-Bretagne, exerçant le 
pouvoir qui Leur a été déféré par la 
nation Grecque de choisir un Souverain 
ponr la Grèce érigée en Etat indépen- 
dant, et voulant donner à ce pays une 
nouvelle preuve de leurs dispositions 
bienveillantes par l'élection d'un Prince 
isu d'une Maison Royale dont l'alliance 
ne peut qu'être essentiellement utile à 
la Grèce et qui déjà s'est acquis des 
titres à son affection et à sa gratitude, 
ont résolu d'offrir la Couronne du nouvel 
Etat Grec au Prince Frédéric Othon de 
», fils puiné de S. M. le Roi de 



De son cAté, S. M. le Roi de Ba- 
nèsre agissant en qualité de tuteur du 
dit prince Othon, pendant sa minorité, 
entrant dans les vues des trois Cours, 
et appréciant les motifs qui les ont en- 
gagées à fidre tomber Leur choix sur 
in prince de sa Maison, s'est décidé à 
icc^ter la couronne Grecque pour son 
fis puîné, le jnrince Frédéric Othon de 
Bavière. 

En conséquence, et à l'effet de con- 
venir des arrangements, que cette ac- 
e^tation rend nécessaires. Leurs Ma- 
jestés r£mpereur de toutes les Russies, 
le Roi des Français et le Roi du Roy- 



nU 6iua Vh xiicTBirei&HOCTa noxoicana ne 
7 (19), HO 13 (25) Maa 1832 roxiu Ho lopxi IIai&- 
xepcTOHi npocan othccth a^bi saKiD^eBifl 
aa 7 xaa, ito6u c^ararB ero cocToaRmnica lo 
HaneceBia xHHiCTepcTBy bi napiaiieBTi \jb- 
CTBBTeifcflaro nopaxesia. 

dro xejaBie 6uio jBaxeBO. 

^TO aacaeTca usecjrbxyDn^aro ^s 441, to 
8TH1II asTOirb Tonso jCTaBaanBaDTca flOxpo6- 
BOCTi BopiABa npecTOiOflacjlAîa bi rpenecaoMi 

BOpOieBCTBl. 

}ft 440. 

^Bopu PocciËcsitt, ^paHqyBCsift h Be- 
iHSoÔpHTaHCsifi, noJBsyscL xaneinfi mth 
on rpenecsaro napoxa no^HOMotieicB na 
HB^pame Focy^aps ajui otfpan^eHHOft bi 
HesaBHCHMoe rocyxapcTBo Tpei^H, h se- 
itJL xaTB ceft crpanii noBoe xOKasaTejL- 
CTBO Hxi 6jaropacnoioseHifl BHÔopoin» 
npHHi^k, npHHaxJesan^aro si Kopcjes- 

CKOMy AOMy, C0H>SI CL SOTOpiDCL MOSeTl 

611TL CTOXB cyn^ecTBeHHUM'L o^pasoifB 
nojeseHi x'fl Fpei^H h aoropiitt yse 
npiotfpiJii npasa na e^ xpysôy h npn- 
SHaTejLHOCTB, piouuH npex^osHTB so- 
pony Hosaro rpenecicaro rocy^apcrsa 
lua^meicy cuHy E. B. sopoifl EaBapcsaro, 
npHHqy ^piixpnxy OrroEy BaBapcsoMy. 
Cl CBoeft CTopoHH, E. B. BopojiB Ea- 
sapcait, x^ftcTsyfl bi BanecTBi^ onesyna 
Haxi CBasaHHUMi npHHqeMi Ottohomi 
BO Bpeiui ero MajoiiTCTsa, h ^eisffbjuia 

BHxu Tpexi ,2(B0p0Bl H Oq^HHBafl MO- 

THBH, notfyxHBnne hxi ocraHOBHTBCfl na 
Bii6opi ^pHH^a Hsi ero AOMa, pimHJCfl 
npHHaTB rpenecsyio sopony bi nojiLay 
CBoero luaxmaro cuna, npHHqa ^pH;^' 
pnxa OrroHa BasapcKaro. 

Bcxi^ACTsie cero, h a^a onpexi^jeHis 
TpeôyeMuxi chmi npHHSTieicB ycjosift, 
Hxi BeuqecTBa: HunepaTopi Bcepoc- 
cittcsifi, KopoJL ^ani^ysoBi h sopoJib co- 
eAHHeHHaro BopoiescTBa BejHsoCpHra- 



80 



M ééO. 



r. 



aume-Uni de la Grande-Bretagne et 
d'Irlande d'one part et S. M. le Roi 
de Bavière de l'antre, ont nommé ponr 
leurs plénipotentiaires savoir: 

S. M. l'Empereor de tontes les Rnssies 
le sieur Christophe prince de Lieven, 
général d'infanterie de ses armées, son 
aide de camp général, ambassadeur 
extraordinaire et plénipotentiaire près 
S. M. Britannique, chevalier des ordres 
de Russie etc. 

et le sieur Adam, comte Matuszewié, 
Conseiller privé de Sa dite Majesté, cheva- 
lier de l'ordre de St. Anne de la I classe, etc. 

S. M. le Roi des Français, le sieur 
Charles Maurice de Talleyrand Péri- 
gord, prince-duc de Talleyrand, pair 
de France, ambassadeur extraordinaire 
et plénipotentiaire de Sa dite Majesté 
près S. M. Britannique, grand' croix de 
la légion d'honneur, etc. 

S. M. le Roi du Royaume Uni de la 
Grande-Bretagne et d'Irlande, le très 
honorable Henri Jean, vicomte Pal- 
merston, baron Temple, pair d'Ir- 
lande, conseiller de Sa Majesté Britan- 
nique en son conseil privé, membre du 
Parlement et son principal Secrétaire 
d'Etat, ayant le Département des af- 
faires étrangères; 

Et S. M. le Roi de Bavière le sieur 
Auguste, Baron de Cette, son envoyé 
extraordinaire et ministre plénipoten- 
tiaire près S. M. Britannique, 

lesquels, après avoir échangé leurs 
pleins-pouvoirs, trouvés en bonne et due 
forme, ont arrêté et signé les articles 
qui suivent: 

Article I. 
Les Cours de Russie, de France et 



de la Grande-Bretagne, dûement auto- jHBOÔpiiTaHcsift, Haxiesan^e jmaai^ 



mn ■ HpjaHXÎKy c% oxhoI cropom, i 
E. 6. KopoiL BaaapcKii, ce xPTTot, la- 
sna^ouH CBoran jnoJHOvo^ieHHHHi: 

E. 6. HiinepaTopi Bcepoccitciil 
iu8£ XpacTO^pa JlnBena, enoero re- 
nepan-on-HH^^aHTepiM, reneiMm-axuh 
TaHTa, HpesBHuiHaro ■ nanoMomaro 
Hocia npa E. B. EpiTaHCBOirb, lasaiepa 
poccificsHXi opxenon ■ t. x- 

H rpa^ AxMa Marymemna, Tai- 
naro GoBiraHBa, Banajiepa opxeuon 
CB. Ahhh nepBol crenenn ■ t. a* 

E. B. BopojL ^^pam^yson Bapia Mas- 
pmûfl TaJiepaHa IlepHropi, snasa-rep- 
qora Tanepana, napa ^pampM, npes- 
BiiHafinaro h nonoMOinaro nocia Ero 
penennaro Bejx^ecTBa npn E. B. Epi- 
TancsoMi, saBaxepa opxena IIoYeTHaro 
jeriona ÔOAmaro speera ■ t. x« 

E. B. lopojL coexneHHmro «^oat- 
CTBa BejnnotfpHTaHiH ■ HpxauÎH xo- 
CTono^Tesnitmaro bekoete FeHpixi 
Heana IlamfepcTOHa, (Sapona Tumdo, 
nopa Hpianxin, coBiTHHva E. B. ^n- 
TaHcsaro vh ero Tafinom CoFirt, uem 
napjaifeHTa h ero riaBHaro craici-ceK- 
poTapfl Vh AenapraMCErt Hnocrpti- 

H £. B. BopoiL Banapcsit ((apon 
ABrycTa Cerro, CBoero Hi>e8BinalBiro 
nocJUHHHKa H nojHOMO^maro MHiuc î y 
npH E. B. EpHTaucBomy 

ROTopue, no pasMinib CBonx% bojbo- 
MOHift, HaftxeHHHxi vh Ha^esaqen 
uopflAsi) nocTauoBHJH h noxnncaji cA 
xyion^ifl craTBH. 

Ctatla I. 

^Bopu PoccittCKitt, ^pam^ysciii i Be- 



18» r. 



M 440. 



31 



risées à cet acte par la nation grecque, 
oflrent la soaTeraineté héréditaire de la 
Grèce an prince Frédéric Othim de 
BaTière, fils puiné de Sa Majesté le Roi de 
Bavière. 

Article II. 

S. M. le Roi de Bavière, agissant an 
nom de son dit fils, encore mineur, ac- 
cepte pour loi la souveraineté hérédi- 
taire de la Orèce aux conditions déter- 
minées ci-dessons. 



Article III. 

Le prince Othon de Bavière portera 
le titre de Roi de la Orèce. 

Article IY. 

La Orèce, sons la souveraineté du 
prince Othon de Bavière et la garantie 
des trois Cours, formera un Etat mo- 
narchique indépendant ainsi que le 
porte le protocole, signé entre les dites 
Cours le 3 février 1830 et accepté, 
tant par la OrèCe que par la Porte 
Ottomane. 

Article V. 

Les limites définitives du territoire 
grec seront telles qu'elles résulteront 
des n^odations que les Cours de Rus- 
sie, de France et de la Orande-Bre- 
tagne viennent d'ouvrir avec la Porte 
Ottomane en exécution du protocole du 
26 septembre 1831. 

Article YI. 

Les trois Cours s'étant réservé de 
convertir en Traité définitif le proto- 
cole du 3 février 1830, dès que les né- 
gociations relatives aux limites de la 



YeHHHe SI ceify asTy rpenecRHicL na- 
poxoMi, npexxaraDTb HaciixcTBeHHyH) 
BepxoBHjK) BJiacTL wb Tpei^ÎH Mjaj^meify 
cimy £. B. sopcui EasapcKaro, npHHi^y 
^pHxpixy OTTony Basapcsoicy. 

Ctatla il 

E. B. KopoA EasapcKift, x^ftCTsys 
OTh HMeHH en^e MaiojrtTHflro penenearo 
CBoero cuna, npHHHMaerB x^a nero na- 

CjixCTBeHHyH) BepXOBHyiO BJiaCTB FB 

rpeqiH na onpexijeHHux'L HBse cero 
ycjOBiflxi. 

Ctatla III. 

IIpHHi^'B Ottoh'b BasapcKift Ôy^eTi 
HOCHTL THTyj'B Kopojfl Tpe^ecKaro. 

Ctatla IV. 

Fpei^ifl, nox'B BepxoBHOK) BxacTBio 
npHHi^a OrroHa EasapcKaro h rapanTieio 

TpeXl ^BOpOBl, ÔjfifiTh MOHapXHHeCSHlfL 
HesaBHCHMHlfL FOCy^apCTBOMl, RSKl 

Ton nocTanoBJieHo vh npoTOKOji otb 
3 4^Bpajifl 1830 r., noxnHcaHHOifL csa- 

SaHHHlCH ^BOpaiCH H IipHHflTOMl KSB'L 
Fpei^ieH), TaS'L h OTTOMaHCBOK) IIopTOio. 

Ctatla V. 

OBOHqaTeAHUfl rpaHEi^u rpeneoBoli 
TeppHTopÎH ÔyxyTi onpeffijieRu nepero- 
BopaMH, soTopue Ha^ani ^BopaicH Poc- 
cifiCKHifL, ^paHqyscxHii'L h BejHBo6pH- 

TanCXHlfL Cl OTTOMaHCBOK) IIopTOH), Bl 

HcnojHeHie npoTOBOja otb 26 ceniflÔpH 
1831 ro^a. 

Ctatla VI. 

TpH ^Bopa, npej^ocTaBHBi ce6i npaso 
o6paTHTb npoTOBOJH orB 3 (|)eBpa4a 
1830 F. wh OBOHHaTejBHufi TpasTaTi, saBi 
tojîbbo ÔyxyT'B oBOH^eHii neperoBopu 



32 



X éiO. 



ISMi 



Grèce seront terminées et de porter ce 
traité à la connaissance de tons les 
Etats avec lesquels elles se trouvent 
en relations, il est convenu qu'elles 
rempliront cet engagement et que S. M. 
le Roi de Grèce deviendra partie con- 
tractante au traité dont il s'agit. 

Article VII. 

Les trois Cours s'employeront dès à 
présent à faire reconnaître le prince 
Othon de Bavière en qualité de Roi 
de la Grèce par tous les Souverains et 
Etats avec lesquels elles se trouvent en 
relations. 

Article VIII. 

La couronne et la dignité royales 
devant être héréditaires en Grèce pas- 
seront aux descendaus et héritiers di- 

• 

rects et légitimes du prince Othon de 
Bavière par ordre de primogéniture. Si 
le prince Othon de Bavière venait à 
décéder sans postérité directe et légi- 
time, la couronne grecque passera à son 
frère puiné et à ses descendaus et hé- 
ritiers directs et légitimes par ordre de 
primogéniture. Si ce dernier venait à 
décéder également sans postérité directe 
et légitime, la couronne grecque passera 
au frère puiné de celui-ci et à ses des- 
cendans et héritiers directs et légitimes 
par ordre de primogéniture. 



Dans aucun cas la couronne grecque 
et la couronne de Bavière ne pourront 
se trouver réunies sur la même tète. 

Article IX. 

La majorité du prince Othon de Ba- 
vière, en sa qualité de Roi de la Grèce 



rpenecurb rpaniiMai, h xoBecn 
STOTL TpasrarL xo CBix^mji B&krb roc; 
xapcm, Cl soTopHMH OHH flaxoxiiTca v 
CHomeHiflzi, nocTaHOBinoTB, tto Hcnoj 
HarB cie otfflsaTeACTBO h hto E. B. Fpe 
necsift sopoxB ÔyxerB AoronapHBaion^eic 
CTopoHOK) n arom TpasTaxi. 

CTÀTfca vn. 

Tpu XBopa npuoaaarL hbhï se en 
pâme, hto6ii npHm^'L Ottohi BaBapcii 
Ôiui npHSHaKB vh BaHecTBÏ rpenecEar 
sopojui BcbwsL rocyxapaMH ■ rocyxap 

CTBaMH, Cl SOTOpUMH OHH HaXOAflTC 

El CHomeniJixi. 

CiÀTLa Vin. 

TaEi xasi Bopona h aoctohhctbo bo 
pojeBCBia fl TpeipH xoxsmi ôhtb ei 
cxbxcTBeHHHJi, TO Hepeftxyn no hecxo 
Xflu^eË iHHiH n npHMim h saBOE 
Hiun» HaciixHHxam npHm^ Ottobi 
Basapcxaro vb nopaxK^ nepBopoxcTBi 
EcjH npHHi^i Ottohi BaBapcBiË ynper 
6e3i npmoro h saionuro noTOHcrsa 
TO rpenecsan xopona nepeixerb v 
ero HJUtxmeHy 6paTy h bi ero hecic 
Aflu^HHi npinaiHa» h sasoHHinn esc 
jiXHHsaH'L El nopEffi nepBopoxcni 
EcjiH 8T0TI nociixHift pasHB» o6pi 
soHi ynperb Ôevh npjuioro h aaioHEar 
noTOHCTEa, TO rpenecBaH lopona nepel 
ACTi El ero HjaxmeMy ôpaxy h es er 

HHCXO^n^HH'L npiUUDIl H SaBOHHHK 

Hacjr^XHHBaHi si nopExs^ nepHopexcrsa 
Hh El sasom ciynai Kopona rpe 
qecEafl e sopoea Ôasapcsan ne moitt] 
6iiTh coexEECHii na oxnoft rjEasi. 

Ctatee IX. 

CoEepmeHHO j^rie npHm^a Ottohe Et- 
Bapcsaro bi ero SEanin rpenecEaro bo- 



r. 



X 440. 



33 



Lée à Tingt ans révolns, c. à d. 
' juin 1835. 

Akticls X. 

idant la miDorité dn prince Othon 
.yière, Roi delà Grèce, ses droits 
iveraineté seront exercés en Grèce 
tonte leur plénitude, par une ré- 
composée de trois conseillers qui 
ront adjoints par S. M. le Roi de 
re. 

Abticls XL 

prince Othon de Bavière conser- 
a pleine jouissance de ses appa- 
en Bavière. S. M. le Roi de Ba- 
'engage en outre à faciliter, autant 
sera en son pouvoir, la position 
nce Othon en Grèce jusqu'à ce 
dotation de la couronne y soit 



Akticle XII. 

exécution des stipulations du prp- 
du 26 février 1830, S. M. l'Em- 

de toutes les Russies s'engage à 
ir, et Leurs Majestés le Roi des 
is et le Roi du Royaume Uni de 
ode-Bretagne et d'Irlande s'enga- 

recommander l'un à son parle- 
l'autre à ses chambres, de les 

à même de se charger de garan- 

conditions suivantes un emprunt 
irra être contracté par le prince 
de Bavière en sa qualité de Roi 
jrèce. 

*e principal de l'emprunt à cou- 
sons la garantie des trois Cours 
s'élever jusqu'à la concurrence 

ante millions de francs. 



pojs ycTaHaBUBaoTCA no xocTHseHÎH 
HHX 20 rfra, T. e. 1 iioM 1835 ro;na. 

Gtatla X. 

Bo Bpeiu HecoBepmeHHOjiTifl npHHi^a 
OrroHa Easapcsaro, sopoui rpenecsaro, 
ero npaBa BepxoBHOi bjulcte Ôyxyri 
ocyn^ecTBjfleioi fb Fpei^iH, fb nonoirB 
Hxi o&heuif pereETCTBOMi, cocTOfln^HifB 

H8l TpeXl COBiTEHEOBl, SOTOpUO 6y- 

xyTi Kl HeMy HasHaneHu £. B. zopoxewh 
BaBapcsHHx. 

Gtatla XL 

IIpHHi^x Ottohi BaBapcsiË coxpa- 
BRTh sa coÔOK) naiHoe noiBSOBame npu- 
Hax^esan^HMH eiiy yxiiaicH bi EaBapin. 
£. B. sopojL BaBapcsiË oÔasyeTCfl, 
csepxi Toro, o(5aerHHTB, HacsoiLso aro 
6yxen» fb ero BjacTH, noiosenie npBHi^a 
Orrona vb Fpei^iH, nosa ne nocjA^yerb 
ex OHOË HasHaHenifl coxepsamfl soponi. 

Ctatla XII. 

Bi Hcnoneme nocTaHOBiemË npoTO- 
soaa OTX 26 j^Bpajui 1830 roxa, E. B. 
HHnepaTopi BcepocciËcsiË npHHHMaeT'B 
na ce6a nopyHHrejbCTBO, a Hxi BejH- 
qecTBa sopojB ^pani^ysoBx h RopojB 
coeAHHeHHaro RopojescTBa BejHBOÔpH- 
TaeiH H HpjiaHAiH oÔflsyioTCii npeA^o- 
shtb: nepBHË cbohmx najaTaMi, BTopoË 
CBoexy IlapjaiieHTy — upcAOCTasETB hmi 
npaBO BSJiTB na ceôn nopy^HTejiBCTBO, 
Ha HHsecjiAyioii^Hxx ycjOBiAxi, bi 

SaËMib, KOTOpiIË MOSeTl ÔJblTB SaSJIH)- 

qeHi npHHi^eM'B Ottohomi EaBapcKHMi» 
Bi BanecTBi rpenecsaro Bopojfl. 
1. KanHTaJiBHaii cyMMa saBJiioqaeMaro 

nOA'B nOpyqHTCJIBCTBOM'B XpeXt JI,BO- 

poBi saËMa MoseTi npocTHpaTBCii ao 
60.000.000 <j[)paHBOB'B. 



u 



M 440. 



18ttr. 



2. Le dit emprunt sera réalisé par 
séries de vingt millions de francs chacnne. 

3. Ponr le présent, la première série 
sera seale réalisée et les trois Cours ré- 
pondront chacune pour un tiers de Tac- 
quittement des intérêts et du fonds 
d'amortissement annuel de la dite série. 

4. La seconde et la troisième série 
du dit emprunt pourront être réalisées 
selon les besoins de l'Etat grec à la 
suite d'un concert préalable entre les 
trois Ck)urs et S. M. le Roi de la Orèce. 

5. Dans le cas où à la suite d'un 
tel concert la seconde et la troisième 
séries de l'emprunt mentionné ci-dessus 
seraient réalisées, les trois Cours répon- 
dront chacune pour un tiers de l'ac- 
quittement des intérêts et du fonds 



2. OsHaneHHHft saeiTB 6yxon peau- 
soBam cepiiiiiH, no 20.000.000 ^pansoBi 

3. Gna^ajui Ôyxen Bunyn^eHa oxhi 
TOJEBKO nepaan cepis, h rpn A^opa (y- 
xyn OTBinan BasxHft vh TperBCi u- 
CTH eseroxHOft yniam npoi^enron h 
4K>Hxa noramenûi osHaneHEOi cepii. 

4. Bropafl h rperBa cepis ynoimy- 
Taro saftna Moryn 6iitb peajusoBann 
no Mipi nysxK rpeqecsaro rocy^apcTsa, 
no npeABapHTOJiBHOMy cor jamemio Mez- 
Ay TpeMJi j^BopaMH h £. B. rpeqecsHMi 
KopojeMx. 

5. EciM BCjr&ACTBie xasoro coname- 
nia BTopaa h Tperta cepin BsnneosHa- 
Hennaro saiiia ÔyxyrB peajHSOBaHH, lo 
Tpn ^opa npHiiyrb sa ce6a OTB^TcrBeH- 
HOCTB sasA^ft sa oxny Tpen yuara 
eseroAHHXi npoi^enTOBi h noramcHii 



d'amortissement annuels de ces deux i bthxi AByxi cepift, sas'B h nepsoi cepii. 
séries, ainsi que de la première. 



6. Le souverain de la Grèce et l'Etat 
grec seront tenus d'affecter, au paye- 
ment des intérêts et du fonds d'amor- 
tissement annuels de celles des séries 
de l'emprunt qui auraient été réalisées 
sous la garantie des trois Cours les 
premiers revenus de l'Etat, de telle 
sorte que les recettes effectives du tré- 
sor grec seront consacrées avant tout 
au payement des dits intérêts et du dit 
fonds d'amortissement, sans pouvoir être 
employés à aucun autre usage tant que 
le service des séries réalisées de Tem- 
prunt, sous la garantie des trois Cours, 
n'aura pas été complètement assurée 
pour Tannée courante. 

Les représentants diplomatiques des 
trois Cours en Grèce seront spécialement 
chargés de veiller à l'accomplissement 
de cette dernière stipulation. 



6. rocyxapB rpeqecsift h rpenecxoe 
rocyxapcTBO oÔ^siiBaioTOH ynoTpeÔHTi» et 
yuary eseroxniixx npoi^CHTOBi h no- 
ramenia Tixi cepift saftiia, BOTopm 
ÔaxjiL peajiHSOBaHii sa nopy^UTejBCTBOJii 
Tpexi ^BopoBi, nepBHO xoxoah rocy- 
xapcTsa, Tasi hto nocTynnBmie bi rpe- 
^ecKoe RasnaqeftCTBO c6opH Ôyxyn bi- 
sHa^eHH npeotcde eceto na junrj eu- 
saHHHxi npoi^eHTOFB H noramenii, i 
ne MoryTL noftTH hh na Kasoe xpj^ 
ynoTpeÔjteme, nosa njaie^icH no Bimy- 
n^eHEHirB sa nopyqHrejBCTBOirb rpen 
JlfiOfowb cepiflMx saftMa ne 6yxyTB bs 
TeRyn^ifi ro^i Bnojni oÔesneneHu. 

HaÔJfOAenie sa HcnojraemeirB aroro 
nocj^AHAFO oÔflsaiejiBCTBa Bosiaraerci 
ocoÔjhbo na ^^HnjoiiaTUHecKHX'B npe^t- 
cTaBHTejieft Tpexi ^Boponi fb Fpep- 



CTÀr« 








JY SIW-Et. 



mAcsi. '}<T%xac,ÊC^ f» 



Ces 
à la diqiashm ém t—iui— i et 
&M.leB«delftGrteJM««ararmê>r EL 
da coq» iwlio— r ci à ■■! Dès q«e 
ce corps se tnwTcrm tm Grèce 
pes de ralUiBce, doat fl rîeat d 
parlé, se reCireroBt et éTacaeroat toa 
lement le territoire grec. pnopÛD 



& rpnccs;ar» sfîf^rvu 



te 

r*> s>>p-ZTea. Eass rocnso 
E»:<r& czasaao. txijjtci 



AariCLa XV. 

S. M. le Roi de BaTièie £icîlitera 
également an prince Othoo les moyens 
d'obtenir l'assistance d'an certain nombre 
d'officiers bararois, lesquels <»ganiseront 
en Grèce une forte militaire nationale. 



Ctaiâi XV. 

E. B. KopoA Eaaapcsii paenuiix 
•>6pa30Ki oCder^ar^ npaniiT Orrony 
cpeiCTBa sapTYsnci coxticTBîem HsifL- 
cTHaro uicja 6aBipcia» o^'HqepoBi. 
xia opraHH3aiUM n» FpeiuH naiiioBajL- 

HOt BOeHHOt CB.1U. 



4 * 



36 



M 440. 



18» r 



Article XVI. 

Aussitôt que faire se pourra, après 
la signature de la présente Cionyention, 
les trois conseillers qui doivent être 
adjoints à S. A. le prince Othon par 
S. M. le Roi de Bayière, pour compo- 
ser la régence de la Grèce, y entreront 
dans Texercice du pouvoir de la dite 
régence et y prépareront toutes les me- 
sures dont sera accompagnée la récep- 
tion du souverain, lequel de son c6té 
se rendra en Grèce dans le plus bref 
délai possible. 



Abticlb XVII. 

Jjes trois Cours annonceront à la na- 
tion grecque, par une déclaration com- 
mune, le choix qu'elles ont fait d^ S. 
A. Royale le prince Othon de Bavière 
pour Roi de la Grèce et prêteront à la 
régence tout l'appui qui pourra dépendre 
d'elles. 

Abtiolb XVIII. 

La présente Convention sera ratifiée 
et les ratifications en seront échangées 
À Londres dans six semaines ou plutôt, 
si faire se peut. 

En foi de quoi etc. 

Fait à Londres, le 7 Mai 1832. 



(L. S.) Lieven. 

(L. S.) Matuszewic. 

(L. S.) Talleyrand. 

(L. S.) Palmerston. 



(L. S.) B. de Cetto. 



Ctatbs XVI. 

Kasi roxbwo OBasercx iiosMOXHinn 
Torqaci se no no^uncaHÛi Bacroin^el 

BOHBeH^iH, Tpn COB^THHSa, BOTOpH 

XOJisHU 611TB HasHaHOEH vh E. B. npHHi^ 
Orrony E. B. sopoieirb BanapcsBin 
vftoôu cocraBHTb pereHTcmo FpeipH, npH 
crynsTL ran zi> orapauem» npur 
CBasaHuaro perenrcTBa h noxroroBir 

BCi MipH, BOHICH ÔyAOTL COUpOBOSX&TBC 

npiem Focyxapa, KOToptft, ci CBoe 
CTopoHH, npHÔyxeTL vh ^pe^iK) vh bos 
MOXHO spaTHafindt cpoKX. 

CTÀTBa XVIL 

TpH XBopa BOSBicTATL rpe^ocBoir 
uapoxy otfn^es) x^Biapaipei) cxins 
Hom HMH Budoipi Ero EopoieBCtti 
BiicoHecTBa upHEi^i OrroHa BaBapcBai 
El rpenecsie sopoju h oxasyn Bcnyï 
saBHCflu^yi) on mixi nouons pereHTcn] 

CTÀTBii xvm. 

HacTOJin^aii soBBeHopui tfyxen pan 
(j^HBOBana h paTHJ^HmaipM OHOi ÔyxjT 
pasMineHii m JIOHXOHft vh Teneme meci 
Hex&Jiei Hjn h CBopie, eon npexcn 

BHTCil BOSMOSHOCTb. 

Bi yBipeme cero h t. x» 

B'h JIoHAOHft, 7 mu 1832 ro^a. 

(M. n.) AuBewb. (M. n.) BapoHi xe-Cenc 
(M. n.) MaTymoBEHi». 
(M. II.) Taju»epaH*b. 
(M. n.) lIajn>iiepcTOHi. 



18tt r. 



Xé4î. 



87 



Les Cours de Rassie, de Bavière, de 
France et de la Grande Bretagne, re- 
connaissant l'ntilité de mieux préciser le 
sens, et de compléter les dispositions de 
l'article VIII de la Convention signée 
entre les dites Cours à Londres, le 7 Mai 
1832, sont convenues de ce qui suit: 



ÂSTICLB UNIQUE. 

La succession à la couronne et à la 
dignité royales en Grèce, dans la branche 
du prince Othon de Bavière, Roi de la 
Grèce, comme dans les branches de ses 
frères puinés, les princes Luitpold et 
Adalbert de Bavière, lesquelles ont été 
éventuellement substituées à la branche 
du dit prince Othon de Bavière, par 
l'article VIII de la Convention de Lon- 
dres du 7 Mai 1832, aura lieu de màU 
en mâle^ par ordre de primogéniture. 

Les femmes ne seront habiles à suc- 
céder à la couronne grecque, que dans 
le cas de l'extinction totale des héri- 
tiers légitimes mâles dans toutes les 
trois branches de la Maison de Bavière 
ci-dessus désignées: et il est entendu 
que dans ce cas, la couronne et la di- 
gnité royale en Grèce, passeront à la 
princesse ou aux descendans légitimes 
de la princesse qui, dans l'ordre de hi 
succession, se trouvera être la plus rap- 
prochée du dernier Roi de la Grèce. 

Si la couronne grecque vient à passer 
sur la tète d*une femme, les descendans 
légitimes m&les de celle-ci, obtiendront 
à leur tour, la préférence sur les fem- 
mes, et monteront sur le trône de la 



M 441. 

^Bopii Pocciicnft, BaBapcxitt, ^pan- 
i^yscsiË H BeJUBo6pHTaHCBift, npiSHasafl 
nojesHHirE Ôojie Tomoe H&ioseme 
cMucja H xonoxHome nocTaHOEiemi 
CTaTBH Vin KOHBeH^iiI, noxnHcaHHOË csa- 
saHffinfH j^BopaMH fb JIoHxoeik, 7 Maa, 
1832 roxa, coraacuHCB o nisecxi- 
xyDn^em. 

Ctatbh bxhhctbbhhah. 

Hac jixio xopoHH h xocTOEHCTsa xopo- 
aescKHxi vh Fpei^iH, bi JHmH npHHi^a 
OrroHa BaBapcsaro, Bopoxa Ppenecsaro, 
pasHO Baxi H vh jHmax'L ecQ itia^mExi 
6paTBeBi,iipHHi^eB'B JlynrnoiBxa h A^ajiB- 
Ôepra BaBapcxiixx, soropiiA bx hsb^ct- 
Huxi cjynaaxx sacrynanrB jHHiio npHHi^a 
OrTona Basapcsaro, na ocHOsaniH CTaTBH 

VIII JlOHXOHCKOi XOHBeHI^iH 7 Maji 

1832 roxa, — Ôyxen nepexoxHTB otm 
Âum MyoïcecKato nojta m juuy Myoêce" 
cxato nojNi, fb nopaxsi nepBopoxcTBa. 
JlHi^a seflcxaro ncia Ôyxyn xonyn^enH 
£*& Hacjf&xoBaHiK) rpenecsoi Boponu 
TOXBKO wb cxynai noxHaro npocinenifl 
sasoHHHXi HacjixHHXOBx Mysecsaro 
noxa bo Bcixi Tpex'B BinneosHaHeHHUxi 
jnraiaxi Basapcsaro xoMa, npHieMi 
pasyifieTCA, ^o wh cewb cxyvai xopona 

H AOCTOHHCTBO KOpOieBCKifl FB TpCI^iH 

nepeixyn si npiiHi^ecc6 hj» si hhc- 
xoxfln^exy sasoHHOxy noTOxcrsy upen- 
i^eccH, KOTopaa, wh nofaxtA nacjixo- 
Banifl, 6yxeTL 6iHsaËmeK> si nocxix- 
Hexy rpevecKOxy aopoxK). 

EcjH rpeiecsaji sopona nepeËxen 
El XHi^ sencxaro noxa, to sasoHHHe 
Myxecsaro noxa uotohkh e& noxyurB, 
Wh CBOK> o^epexB, npeHM yn^ecTso nepexi 
xHi^iMH iKCHCxaro nojia h Ôyxyn uacjii- 



38 



X 4M. 



18» r. 



Grèce par ordre de primogénitnre. Dans 
aacuD cas, la coarooDe grecque ne pourra 
être réunie sur la même tête ayec la 
couronne d'un pays étranger. 

Le présent article explicatif et com- 
plémentaire aura la même force et valeur, 
que s'il se trouvait inséré mot pour mot 
dans la Convention du 7 Mai 1832. Il 
sera ratifié, et les ratifications en seront 
échangées le plutôt que faire se pourra. 

En foi de quoi etc. 

Fait à Londres, le 30 avril 1833. 

(L.S.) Lieven. (L.S.) A. de Cetto. 

(L. S.) Talleyrand. 
(L. S.) Palmerston. 



}ft 442. 

1S39, 7 (19) avril. Traité de Lon- 
dres, conclu entre la Bussie, la Qrande- 
Bretagne, l'Autriche, la Belgique, la 
France et la Prusse, au sujet de la dé- 
limitation de la Hollande et du Boyaume 
des Belges. 

Tandis que se poorsaivaient les pourparlers 
diplomatiques ci-dessns exposées an snjet des 
affaires de Grèce et de Belgique, Tattention des 
grandes Puissances de TEurope était particuliè- 
rement absorbée par les événements qui eurent 
TËmpire Ottoman comme théâtre d'action. Le 
créateur de l'Egypte moderne, l'intrépide et for- 
tuné M6hémet-Ali leva l'étendard de la révolte 
contre son souverain légitime, le sultan, et s'ap- 
pliquait ouvertement à conquérir l'indépendance 
complète de son pachalik. A mesure que la guerre 
entre la Porte et l'Egypte manifestait tout le 
désarroi et toute l'impuissance du gouverne- 
ment turc, se dressait à la face de l'Europe la 
terrible question de l'existence ultérieure de 
l'Empire Ottoman sur ce continent. Cette fatale 
question d'Orient réclamait de nouveau les ef- 
forts réunis de la diplomatie européenne pour 



XOBaTB rpeneciit jspectojtb no nopax^y 
nepBopoxcTBa. Hh vl saKon ciyiai 
rpeieesax Bopona ne uomerh 6iitb coexi* 
nena na o^Hoft r jani e% sopoEO» no- 

SeMHOft CTpaHH. 

HacToan^afl otf'UlCUTei&Has h xonoi- 
HHTediBHaA craTui 6jieT% rartn laiy» 
se CKiy ■ xUcTsie, lasi ecjmfo ora 
6iua xocjOBHO BHeeeHft n lOHBeHini) 
on 7 Maa 1832 roxa. Osa ÔyxerB pan- 
4»noBaHa h paTH(|^HxaipH pasiiÏHeHsi n 
csopbftmee no BOSMOXHOcm BpeMfl. 
Bi ysipenie vero h t. x- 
Bi JIoHxoHi, 30 anptui 183S roxa. 

(M. U.) JlHiieHi. (M. n.) A. xe-Geno. 
(M. n.) Tajoepaui. 
(M. n.) naj&MepcTOHi. 



M 442. 

1839 r., anpiu 7-ro (19-ro). JbH- 
XOHOKii TpasTaTb, aasnraeHHiit MSMy 
Poooie», BenxoôpsTameVy AnorpiaD, 
Bej[u*ie», ^ampe» h Ilpjooien othooi- 
TOJiBHo rpamnrB rojuastxûi ■ Benrii- 
osaro xopojieBOTBa. 

Bi To caMoe BpeM Ji Korxa npoHcxoxHii noK- 
HSJoxeHHue xHuioMaTH^ecKie neperoBopu lo 
xtjiairb TpeitiH h Bejnritctaro RopojeBCTBa, 
BEHnanie Beiuuixi eBponeftcRHZ'L xepxan 6b» 
oco(5eHHo norion^eno coôUTiaMii, TeaipoMixii* 
CTBifl KOTopuxi Ôuja ÛTTOMaHCKas na^ 
TBopem» coBpeMOHHaro EmnTa, npexvpinramii 
H cqacTJiHBiift MereHer&-AiB, noxHJUi snii 
BoacTaniii npoTHBi CBoero rocjxapi^ Tjpemftro 
cyjiTaBa, h otkputo cxpeirHJca ki nojHofl ee- 
saBHCHMOCTH cBoero namajusa. IIo xipt Toro 
RaKi Bofisa Mezxy TjpuieK) h ErHUTOin» ct&is 
oÔHapyxHBaTB nojrayD ÔesnoMon^ocTB i 6&- 
cHjie TypcuRaro opaBareiLCTBa, no Mipi Toro 
cflJOK) oÔcToaxejBCTBi cxaBHicji rpo3Hul vy 
npocb xaJLHiffmeirb cyn^ecTBOBaHiB bi Eipoii 
OTTOMaHCRoft BicnepiB. CTpanrauâ Bocmnt 
Bonpoci cBOBa TpeÔoBanxpyxauxi ycHjdft eipt^ 



18S9 r. 



M 442. 



39 



neficiot AUuoMaTiH n Bo;(Bopesii> xKpa Hez^y 
oôtnra BonDmHini cTopoeaira h n cnacenii) 
coBepmeHHo pacnaTaHHoft Hirnephi rypenBin 
cyiraHOVb on HeiatftxHoi riôeiH. 

I^tn, BOTopjio ce(^ nocraBiia noisma 
Bejnixi eBponeficKHxi» xepxain, 6uja ;(octh- 
rayTa: HecMorpa ua no.iHoe nopaxeme lypea- 
KHxi apMii H BoficEi MereiieTOMV-Ajv, Bce-raxH 
nocjixHÎft npirayxxeHi Ôuxb npiSHan bmx^ 
co6oi> cioaepenHTi) aiac» cyiiaBa. Ho ecji 
9Ta ut» Ôjua AOCTHrayra h OKOHUTejBHoe 
paspimeaie Boctovuto aonpoca Ôujo orcpo- 
HCHO, TO EBpona oôasaaa 6u.ia TaKixi pesyj^ 



rétablir la paix entre les deux belligérants et 
saiiTer d*Qne ehote imminente le pouToir com- 
plètement ébranlé du snltan. 

Le bot que s'était proposé la pditiqne des 
grandes Puissances de TEorope fut atteint: 
malgré la défidte complète des armées tnrqoes 
par Mébémet-Ali, eelni-ci fnt obligé de recon- 
naître la suzeraineté du snltan. Mats si ce but 
fat atteint, et la solution définitire du problème 
oriental —«joamée, TEorope était redevable de ce 
résnltat principalement à la Russie et à la poli- 
tique perspicace de TEmpereur Nicolas L Un 
programme très préds fut imposé à la politique | Taion, npejue Bcero, Poccis a AanuoBixnoft 
russe par la Tolonté du souverain — celui de nojMTuat HmiepaTopa Husojas L Pyccxoft 
conserver à tout prix le pouvoir du Sultan sur nojHTHrfc xepzaBuo») BO-ie» Uapa 6uja nociaB- 
les bords de la mer de Marmora, car il était Ijeaa coBepmenHO onpe;i'k]eHBaa ntii: ope^y- 
bien plus avantageux pour la Russie d'avoir ' upeAUTi Bcim cpe;icTBaMH paspyneflie npecTOja 
comme voisin TEmpire Ottoman complètement , cyiiana aa Ôeperaxi Mpauopaaro xops, hôo 
défiûllant, qu'un nouvel Etat musulman parfsi- ! xia Poccia HecpaBHeHHo Buroxaie aifiri coct- 
tement viable. Avec son intelligence et ses talents : xowh 6e3caAHyi) Ottomabcetii) UMnepiio, Hezeja 
politiques éminents Méhémet-Ali avait toutes I uoBoe a xasuecnocoÔHoe MycyuxaacKoe ro<fy- 
les données pour renverser le trône des sultans, j Aspcrno. MereMerv-AjH, npa ero orpouHOMi 
Toccuper lui-même et appeler à une vie nouvelle > noiaTaiecaon Taiaerb h Biuaion^eMca y ut, 
TËmpire Ottoman, ébranlé par le malaise inté- Buojai bi cocToaaiB Ôiui BaaiozHTB ci 
rieur et des troubles incessants. Voici le motif npecTOja cyiTaHa, sanaTi» arorb npecTOXb 
pour lequel l'Empereur Nicoks I ne cessait de • a BxoxByn hobt» ausn bi pa3Cja6.ieBBufi 
soQlenir de toute son énergie le pouvoir du nocToaHHHm cHyraïui a BRyipenaaMu BCAyraxa 
mltan et de le protéger contre une perte im- opraBBsxi OrToxaHCKoi annepiH. Bon noneuy 
minente. En poursuivant ce but d'une manière HjuiepaTOpi Haxojai I aHepraiecKiiMi u ne- 
conséquente et inflexible, la politique russe s'as- ' yaJOHBim oôpaaoïrb nouepsnBaxb BepxoBBy» 
sarait un gage de succès durant le règne de . Biacn cyiiana a cnacaji ee on neuaôtzBoi 



l'Empereur Nicolas I. liC gouvernement anglais 
était lui-même obligé de reconnaître ^la sagesse 



FHÔejB. Bi» co3HaTe.ibBOxi> a nocjitjiOBaTejbBon 
CTpezieBiB m» 9Toft atia 3aaji)Ha.ica 3ajon 



et le désintéressemenf de la politique russe j ycntxa pyccKoi BOjaTBan vh uai^cTBosaBie 
dans la question de l'Egypte. En apprensnt la ; Haneparopa Hnaoïas L JUze caxo aaraificaoe 
mission dont le lieutenant-général Mouraview npaBarejicTBO Dpaayzieao 6uio opussan ^xy- 
était chargé par l'Empereur Nicolaa, lord Pal- ;ipocn a ÔesaopucTie" pyccKoft oojhtoko bi> 
Bieraton ne put s'empêcher d'admirer avec en- Eranercaoxi» Bonpoci. Kor^a iop;ii na.ibxep- 
thoosiaame la politique généreuse de l'Empereur ctobi ysnaji o nopyieBia, aosiozesBOxi» Hnao- 
et dut convenir que l'Angleterre était impuis- jaexi I sa reBepaiviefireBaBra MypaBBeaa. 
laate à prêter à la Porte le même ai^ui que la owh oraponenao BocTopraica «BdBKOAymien" 
Russie. (Ri4>port du prince de Lieven du 25 sep- noiaraKa pyccxaro Haneparopa a apaasaBajca^ 



tembre (7 octobre) 1832). 



Il semblerait à première vue, en présence de 



TTO Anriia ae n cocToaaiu Ôuia OKaaaib Typ- 
lÛB Taay» noxoom aark Pocciit. (JoBeceaie 
EBssa jlBBesa orn 25-ro cearsOps (7-ro oxTaôpjf ) 
1832 roxa). 

Cl nepBaro B3rjii,ia xazeTcs. hto bi Baxy 



l'intention manifeste de l'Angleterre de soutenir noiozBTejbaaro aantpeais raaze b AHrjiu dox- 
à tout prix l'Empire Ottoman, que la Russie et lepznBan Bctxa cBiaxHOTTOxaBcayio uxoepiio, 
l'Angleterre fussent appelées à agir dans la Poccia a Aariia aojzbh Ôiub 6u jitficTROBaTL 
question d'Egypte en parfsite intelligenee. Les ai EraneTcaon aonpoct anojut corjacao n 
traditions de la politique anglaise en Orient xpyzecaan o<>pa3oxi>. Tpa^aniu aBriificKoft 
imposaient à lord Pahaerston robligation de i boctoiboé noiarnaa BMisaja lop^y Ilajbxep- 



40 



Je 4iM. 



UMr. 



taoTer qnind même la Porte d*mie perte im- 
minente. 

Malhenreosement, cet accord si désirable 
entre les vaes politiques des deux grandes Pais- 
sances n'existait pas de fiait Tout au contraire, 
à; mesure qae se compliquait la question Egyp- 
tienne, une complète diTorgence s'accentuait 
entre les Cabinets de St. Pétersbourg et de Lon- 
dres, au point d'amener en 1833 presque une 
rupture entre les deux Puissances. Cette di?er<- 
gence s'explique en grande partie par des sen- 
timents de défiance mutuelle et de Jalousie in- 
▼étérée. L'Empereur Nicolas I ne pouvait avoir 
aucune confiance dans la politique anglaise, aussi 
longtemps que lord Palmerston voyait dans l'ac- 
cord avec la France le moyen le plus efficace 
pour la solution du conflit turco-egyptien. L'Em- 
pereur savait que la politique de Louis-Philippe 
dans cette question différait entièrement de ses 
propres vues. Le gouvernement français encou- 
rageait ouvertement les aspbrations de Mébémet- 
Aii à une complète indépendance, et l'Empe- 
reur Nicolas I ne comprenait pas le manque 
de perspicacité du Cabinet de Londres qui s'était 
laissé entraîner au conmiencement par les chi- 
mères d'une alliance anglo-française. D'une autre 
part, les succès éclatants de la politique russe à 
Constantinople et au Caire qui ont abouti au 
fameux traité d'alliance d'Unkiar-Skelessi de- 
vaient nécessairement provoquer des sentiments [ 
de jalousie et de dépit chez tous les hommes 
d'Etat anglais sans cUstinction de parti. 

Ces considérations suffisent à expliquer la 
marche des négociations diplomatiques entre la 
Russie et l'Angleterre dans la question d'Egypte. 

Pénétré de ce sentiment de défiance pour la 
politique anglo-française, l'Empereur Nicolas I 
ne cessait de recommander à ses représentants 
à Londres de prévenir toute proposition qui 
aurait eu pour objet une intervention coUeeHve 
entre le Sultan et son pacha rebelle. Il tenait à 
se reserver une pleine liberté d'action car «les 
vues qui dirigent actuellement les Cabinets de 
Londres et de Paris différent trop des nôtres", 
écrivait le comte Nesselrode au prince de Lieven 
en septembre 1832. 



Au commencement de l'année 1833 le prince 
de Talleyrand, accrédité à cette époque en qua- 
lité d'ambassadeur de France à la Cour de Stw- 
James, proposa au gouvernement anglais de ccn- 



CTony n otfaaamocn evacarb no iro (Sh to n 
CTaio nopry ùt% yrpoBamn^et ra6eii. 

Ho sa caMOMi xirt raBoro sejutTexuiK 
coriacia iiejuy noiUTHiecann BVxaMi o6iir 
BexixHx% xepsan ne cy^ecTBOiaio. Haaponn 
no Mipt Toro san jciommmmcm Eranercii 
Bonpoci, oôsap jsnaica nonmi pmsgrb lev 
C.-neTep6yprcRnra h Johxohckmmi Ba^Snenn 
vyn ne npinexinit Wk 1883 roxy b% nolni veu 
(MwMM xopsaBai». Tasoe pasHoriacie o6m( 
nacTca, wh snaniejaHot creneHi, l y B ctB w 
Bsannaro Hexontpia ■ aasopeaiioi saiKUi 
BocTH AnniH. HmiepaTOpi HvBOjai I ne im 
niran Huasoro xontpia Kh aarjôiesot loii 
Tuxi, noxa lopxi IlaïuiepcTOHi ycMarpuan i 
cox>3ie%OpaHuiei>iyimeecpeACTBojua pasptan 
nia TypenBO-emercBot pacnpa. rocyxapa aui 
1T0 nojuTiKa Ajm fainnna bi Enseiciov 
Bonpodk conepmeHHO pacxoxviaca c% en coït 
CTieHHinn nojvTHiecKHm BixMH.^pftii7sao 
npaBHTencTBO onpino noxxepaKnaio erpeuc 
nia MereMCTa-Aji ai nouoiaesaBicnaocTi,] 
HmiepaTop^ Hnoiai I ne von noBantaso 
pjKOCTH JfoHxoHcxaio xaÔHHera, nepBOHaïaïui 
yaieKaBmaroca HeiraHi o&k aHrjo-^iaiiTi 
cKOWh conal. Ci xpyroi croponu, diecrivii 
ycnixi pyccKOt nomuan n BoHCTmBTiioiar 
H Raapî, Bupaanuniftca n sHAMeasTOM» eon 
Eowh TpaRTarb yHaiapb-HcKeieccKOHm, ne war 
ne BUSBan ^yncTBa xocajm ■ sanHcn n aniil 
CRHxi rocyxapcTBeHmxi xiaTexari, Bce pan 
Kl lasoi 6u noxnH^ecBot napriv cm n ipi 
naxiesaiH. 

diniH cooôpaxeniaMH Moiaera tara mCiiÊt 
Eewh xoxi xaïuoHaTHHecKHX'L Keperoioiiov 
MexxT Poccien h Anrjiei) no Enmerciov 
Boupocy. 

PyK0B0xcTByac& ^yBCTBon nexosipii i* 
aHriOH|>paHii73cxoft noiaiBst, HvnepaïopiHi 
KOJiaft I nocToauHO nopyqaji cbobmi np^i^raii 
reiairb vh JoHxoni: npexyDpejKxaTa bcibo 
npexioseHie o6i oôu^ejn nocpexHKvecTBi nen 
aixi xepaum Mexxy rypeiULnra cyjTanon i 
ero cTpoHTHBun eruercaivi nMioiK On 
xeiaji coxpaHHTa sa co6od noxHy» cboÔox] 

AtftCTBia, h50 pBKXU, KOTOpUMH Bl BaCTOmf^ 

BpeMH pyaoBOACTByioTca KaÔBBOTU JoBXoacsil 
H napHZCKii ciamaoBi pacxoxaTca c% Basm 
BHAaMH'', — nacajTb rpail»^ Heccexapoxe au» 
JlHBeHy Bi ccBTHÔpb 1832 roxa. 

Bi naïaii 1833 roxa anasa Tanepaai, tO' 
CToaBmift bi 9to apena (ftpanuyscBavi nocion 
npH C.-AxeBCKon ABopb, npexioxBxi amrjil' 
cRony npaBHTeiBCTBy saKxvHBTa BOBBesaii) au 



m T. 



M 442. 



41 



are une coiiTeiitioii pour le plan d*ane action 
i commun dans le conflit tnroo-égyptien. Le 
«▼emement anglaÎB déclina ces ouTOitures, 
m d*iine antre part il confirma sa résolution 
igir de concert ayec le gonvemement français 
or sanrer FEmpire Ottoman d*one dissolution 
finitive. (Rapport signé en commun par le 
ince de Lieren et le comte Pozzo di Borgo 
i 17 (39) janvier 1838). 

Bedoutant de compromettre la liberté d*ao- 
m de l'Angleterre en l'unissant aux destinées 

govYemement de Louis-Philippe, lord Pal- 
srston crut toutefois pouToir s'arrêter au 
ojet d'une couTcntion d'alliance entre TAngle- 
rre, la France, l'Autricbe et la Russie, qui 
rail en quelque sorte légitimer une interyen- 
o constante de ces Puissances dans les affaires 
/érieores de la Turquie. Le prince de Lieren 
rlina catégoriquement d'entrer dans un échange 
dées quiconque au sqjet de cette conrention, 
le ministre d'Autriche à la Cour de St-James 
osa également de signer le pacte projeté. 
ipport du prince de Lieren du 2B mai (9 juin) 

Le prince de Lieren s'^>p]iquait à démontrer 
jrd Palmerston, que la Russie ne songeait pas 
iterrenir dans les affsires intérieures de l'Ëm- 
e Ottoman, mats qu'elle était seulement dis- 
iée à prêter un ^>poi au Sultan dans sa lutte 
c on nuet rebelle. Lord PalmersUm se refu- 
i de comprendre cette distinction entre une 
érence et un secours, tout comme il n'était 
; 4 même d'a^irécier les mobiles réels qui 
ptrmient la politique russe dans la question 



la chute du Sultan*, arouait le noble lord 
baron Neumann, ministre d'Autriche, «donnait 
I à l'établissement d'un gouremement fort à 
letantinople, soit moyennant une régence 
it IbrahÛB-Pacha serait le chel^ soit par l'élé- 
ion de ce dernier an trône, l'Angleterre s'ac- 
UBBoderait d'an tel état des choses; car tout 
qpie la politique lui commande est l'existence 
ne asKnité ind^eodante et solide dans ce 
s* (c a. d. en Turquie). 

Les deux représentants de la Russie ~ le 
Bce de Lieren et le comte Poszo di Borgo — 
ient indignés de cette manière de roir du 
datre anglais, et affirmaient que par ce rai- 
aement lord Palmerstoa •traldsBiit non seu- 
te&t le secret du gouremement anglais, mais 
9ore sa pitipre ignorance*. ConuMat le gou- 
nement anglais, demaadaientrils, poorait-ill 



oopexiienia oôonaro niana xiftcTBia bi lypeitao- 
ermercKot pacnpi. AnniftcKoe npaBUTej&CTBO 
ne npHHajo 8Toro upexiozenia, no, ci xpyroft 
CTopoHu, OHO noATBepAHio cBoe pimenie x'^i- 
CTBOBaiK cooôflia ci (ftpanuyscxnrb opasHTeiB- 
CTBon „xja cnacenia OTTOMancBoi annepia on 
OKOH^aTeiBBaro pacnaj^enia''. (OÔniee AOBeceaie 
XEasa JlHBeBa h rpa4ia IIoïKiio-AH-Bopro on 
17-ro (29-ro) SHBapa 1833 roxa). 

Hexeiaa cBsauBaTiCBOÔOAU xtftcTBia Annia 
cb cjA^ÔOD npaBHieucTBa Jlya ^uanna, lopxi 
IlajbMepcTOHi npHxyMajTb npoeaTi cods- 
Boft KOBBesniH Mezxy AHriien, ^pamUe», 
ABCTpie» a Poccieio, xoTopum ysaaoBsiocb 
nocTOSBBoe BMimaiencTBO 9thxi consEuxi 
xepsaai bo BByipesnia x'i^a Typitia. Kaasb 
JlBBeai KaieropH^ecKB oixasaica BCTynHT& 
Bi oÔniBi» KBicieft o6i dxoft aoBBesiiiB, 
B aBCTpiftcRii oociaBBBK'b npB C.-A^Ken- 

CKOMl ABOpi paBBUlTb OÔpaSOHl OTKJOHHl'b BOA' 

BBcaBie npoesTBpoBauBaro aara. (AoBeceaie 
xBaaa JlBBOBa on 28 naa (9-ro inaii) 1833 r.)- 



Kbxsi JlBBeai xoxasuBarb lopxy IlajBMep- 
CToay, HTO Poccia ne BHimBBaeTca BOBByTpeaBis 
xtia OrTOMaBCKoi annepia, bo rorosa oaa- 
saTB BOMonu cyjTasy npoiBBi ero nouftHaaro- 
ÔjBTOBBqiaa. Jlopxi najinepcToai OTxasuBaica 
noBSTi Taxoe paaianie nezxy BMimaTeiBCTBOin 
H oKasaBieMi bomobVi boaoÔbo Toay KaKi oai 
ae Bi cocTOSBin Ôiui ypaayniTB b aocTosmaxi 

MOTBBOBl pyccaoi flOlHTBKB Bl ErflfleTCKOlfb 

Bonpoci. 

„Ecifl'', upaanaBaica Ôiaropoxauft lopAi bb- 
CTpiftcKOMy nociaBBBxy Ôapoay Hefiicafly, „nsAe- 
aie cyiTaaa Ôyxen airbTB BociixcTBieirb ycxa- 
BOBjeaie ai KoacTaBiBBonoii cBJBBaro opaBH- 
TencTsa nocpexcTBOxv-iH y^pexxeBis pereai- 
CTBa Cl HÔparBxoMi-namoio bo nast, hjh no- 
cpexcTBOHi BoaaexeBia ero xe aa npecTOJi, to 
Aania apanapaTCx ci Taaaxi nopuxxoMi» bc- 
Bieft. Bce,Hero xoÔBBaeTca aarjiftcxaji oojHTaaa, 
9T0 — cyB^ecTBOBaaie aesaBncBMaro b nponaaro 
BpaBBTejbCTBa ai droft crpaat" (t. e. bi Typaiv). 

06a npexcTaBBTeia Poccia — sasab .Imbcbi» 
fl rpa^i Uoimo-xa-Bopro — 6ujh BoaMyflieBu 
TaxflXB BsriaxaMB aariittcxaro MUBHcrita ii 
TTBepsxaia, qro jopxi» IlajBMepcTOfli» sujiaji» 

TOl&aO-ITO apBBOXBlUIMB CJOSaMB „Be TOJbKO 

Taiay aariiicKaro flpaaBTejbcTBa, bo Tsaxe 
oÔBapyxajx cnoe aestaLecTBO*'. KaKHxi» o6pa- 
MMVcapaBBBaiB OBa,aBriiftcBoe apaBarejwrTBo 



42 



Je 44J9. 



18l»r. 



admettre que la transformatioii de tout le ré- 
gime poUtiqae en Turquie, telle qu'il la désirait, 
pût 8*opérer, sans produire les plus grandes per- 
turbations dans tout TOrient? (Rapport du prince 
de Lieven et dn comte Pozzo di Borgo dn 24 fé- 
Trier (8 mars) 1833). 

n nous semble, que le prince de Lieven et 
le comte Pozzo di Borgo étaient iigustes dans 
le jugement porté sur lord Palmerston. Sa défi- 
nition du but de la politique anglaise manifeste 
bien moins son ignorance, que la parfaite con- 
science des véritables visées de cette politique 
à l'égard de la Porte. Le gouvernement anglais 
jugeait possible et désirable rétablissement dans 
l'Empire Ottoman d'un régime politique mieux 
organisé et plus durable. Le gouvernement im- 
périal trouvait, au contraire, cette création d'un 
nouvel ordre de choses ni possible, ni désirable. 



Aussi longtemps que les deux gouvernements 
se plaçaient à des points de départ complète- 
ment opposés, et visaient à un but également 
différent, un accord entre eux sur le terrain 
d'Orient ne pouvait être qu'accidentel et éphé- 
mère. Dès que le gouvernement britannique aura 
reconnu que cette transformation politique de 
la Turquie n*était ni possible, ni désirable, un 
accord complet avec les vues de la Russie s'éta- 
blira de soi-même. 

Ce moment n'était pas venu dans les années 
trente, pendant le différend turco-égyptien. 
Aussi des conflits sans nombre et des défiances 
mutuelles devaient résulter naturellement de 
cette tension de rapports entre la Russie et 
TAnglcterre. Cette situation s'accusa particuliè- 
rement immédiatement après la conclusion, entre 
la Russie et la Porte, du traité d'Unkiar-Ske- 
Icssi, en juillet 1833. 

Dans une lettre confidentielle adressée au 
prince de Lieven le 24 juillet 1833, le Vice- 
Chancelier comte Nesselrode félicite l'ambassa- 
deur et se félicite lui-même de Theureuse solu- 
tion (lu conflit turco-éjîyptien, grâce au succès 
de la mission confiée par l'Empereur au général 
Mouraview et an comte Orlow, X Constantinople. 
I/Emi)ereur réussit à éi>arKner :\ l'Europe les 
conséquences fatales que n'eut pas mani^ué d'en- 
traîner à sa suite la chute de l'Empire Ottoman. 

,Si la paix de l'Orient est établie", écrit le 
comte Nesselrode, „si le pouvoir de l'Egypte se 
trouve comprimé et refoulé au-delà du Taurus; 



Mosen AyMan, no xejieiuii hmi nepenopon 
Bcero roc jxapcTBeRHaio nopaxia Typ^in Hosen 
coBepnniTBca ôesi cuBiiitmBX'b Horpacenil 
Bcero BocTOKa? (JoHeeeme kh. JiBeiia h rp. 
nonno-XH-Bopro on 24-to ^Bpajji (8 siapra) 
1833 roxa). 

HaiTB Kazerca, hto xHasa JLmwevy h rpt^i 
Qoano-XH-Bopro ne conciMi cnpaBejuvBO or- 
HocHiHCB El lopxy IlanKepcTOHy: wh ero onpe- 
;iiieHiH atin aHrjitcBOt noiHTnui hicboiuo ae 
oÔnapysoBaiocb ero neaisecTBO, a, HaopOTHBv 
npor.iaxuBajo nojHoe cosHanie X'^ftcTureAsu» 
nijeft anriiftcKOft noiHTHKH bi OTHomeHia Typ- 
uiu. AnrjiftcKoe npaBHrejbCTBO c^rarajo bosvox- 
HUMi n zejaTejBHUMi noinopenie wk OrroMai- 
cRoft HM uepifl jyimaro rocjxApcTWHiiaro nopaxia 
■ 5ojte npoHHaro nparaTejbCTBeHHaro crpof. 
HiinepaTopcKoe se upanareiBCTBO spodHaBaio 
ycTaHOBjenie hobuxi h jy^mnx'b iipaaireA- 
('TBeHHuxi» nopa^BOBi vb TypaiH HenoaMOSBUvi 
II BesejaTejLBU]r&. 

noKa o6a npaBHTeucTBa hcxoxhjb m co- 
BepmeHHO npoTHBonojozHuxi TOiexi sptaia i 
CTBBHJH ceôt coBepmeBBO npoTHBonojoxnu 
nt.iH — corjacie Meauy bbvb b% BocTO^ion 
Bonpoci Morjo 6vnh toibbo cj^ntHoe h xno- 
jeiHoe. Korxa HacTynHn apeiia cosamBia, co 
cTopoHu BeiHROÔpHTaHCKaro npaBvrejBCTBa, ae- 
B03M0ZB0CTII H BexejaTejBBocTH coaxaBii n 
TypaiH BOBaro ii .lyqmaro nopa;iKa nemeft, boi- 
Hoe ero cor.iacie ci BnxaMH pyccRoft nojiriii 
oÔnapysHTCH caMO co<k)R). 

31011 MOMcan» en^e ne saciynaji n30-» 
roiaxi, BO apexH TypeaKO-eruneTCKot pacnpi. 
noaToxy nocTOiiBBiiia cTOiRHOBenia h BsaHvaoe 
Be;ioBtpie aBB.incB BopMaABUMa nocj^cTBiixi 
R3aRXBUxi OTBomeflift Pocciii ii AHrjiiH. Bi oco- 
ÔeflBOCTH pejLec^BO noATBepxnjocB aro oojose- 
Bie flenocpe;icTBeBBO nocji 3as.iioqeRia VExiapir 
Hcae.ieccKaro conanaro TpaRtara xesjty Pocciei) 
Il OiTOxaBCROio nMoepieio, bi inii 1833 ro^i- 

Ri ceapeTHOMT» nHCBxi ori» 24-ro iixu 1833 r. 
RI KHsaio JlnacBy, BBae-Raflajepi rp. Heccejfc- 
po;(e no3;(paB.iaerB anasa n ceôa ci ^jaronojy^- , 
HUMi OKOBqaHiexi TypeaRO-eraneTCKOt pacnpi, 
6.iaru;^apfl cqacTiHBOMy Bcxo^y nopyieHift, bo9- 
.loxeHHUxi Tocy^apexi sa renepaja HypaaieBi 
H rpa4|)a Op.ioaa bi RoBcraHTaHonojî. Focy* 
,xa})H> o;iHOMy y;ia.iooi> npexoxpaHHTi Espoiy 
oTi> nocjliACTRift, BcxHByeMO xoizeecTByDBiixi 
BUTeKaTb nai na;ieBifl OTTOxancsoi xxnepii. 

^Kcjn'', nameii rp. HeccejBpoxe^ »vipi n 
BocTOKb BosciaBOBjcHi, ec.iH BjacTH Enran 
no.ioHwCBu npextju h oaa OTOXBXHyra » 



M 442. 



43 



aiion et le commerce jouissent encore 
losphore de la protection qne nos 
r accordent; enfin, si le trône da 
heure qn*il est, se tronre encore de- 
nniqnement parceqne TEmperenr Ta 
r le repos de l'Europe et dans l'in- 
entendn de la Rossie.* 

té d'alliance défensive, signé entre la 



TanpiK ecjH c7;ioxoictbo h loprouii eine oojb* 
synTCJi Bi Boc^opi DOKpoBVTej&CTBOirfc, o6e3- 
nenenHiurb sa hihh Hanm TpaaTarairH, naso- 
nem, ecin bi nacToanee BpeMs npecTOJi» cyi- 
Taaa en^e iriiv, to HCBJioHHTeAHO Ôjaroiapa 
FocyAapi) HiinepaTopy, KOToput aroro zeaaai 
Xjii cnoKoicTBia Espomi n bi Biuy paayMBo 
noeaToft nojisu PocciB**. 

nojuiHcaHHuft Bi yBBiapb-HcKejeccB rpax- 



a Porte à Unkiar-Skelessi, avait ponr ' Taxi cÔopoEnrej^naro coiosa m exxy Poccieio h 



rer la sécurité de ravenir, après atoir 

ire et la paix dans le présent. D'après 

do comte Nesselrode, ce pacte as- 

lussie deux avantages incontestables: 

*d, il servira à décourager les desseins 
du pacha d'Egypte, qui n'aimera pas 
\ Russie pour ennemie. En second 
léchera dorénavant la Porte de flotter, 
le l'a fait cette fois-ci, entre TAngle- 



Tjpaiei) HMten icbiBio o6e3ne<iHTB Ôyj^ymee, 
nocj'b Toro xarb nacroaiuee yjyinieBo h yno- 
paAOHeHo. ^TOTb aKTT» ;ia€'rb Poccin ;^Bt hb- 
covHtHHiia BuroAU. DO c.iOBairB rpa4»a Hec- 
cei&poxe: 

„Ba-nepBKix'b, on ocTaBOBun» <iecT0JK)6flBiiie 
saMucju emnercEaro namfl, xoTopuft ne noze- 
jaen HMtTB Bparoxi Poccin. Bo-Biopuxi, ohi 
Ôyxerfc upenaTCTBOBari» roxy, htoôi OTHUHi 
nopra, Karfc osa xluaja bi nocji;(Hee spexa, 
rance et la Russie; attendu que c'est | xojeÔajacL xez;(y AHrjiei), ^paHuieio h Poe- 
ière seule qui, par une transaction | cie», noroxy-iTo tojbxo nocji;^aa xepzaBa, 
ient de lui promettre aide et pro- i nocpe;iCTBOxii <|M)pxajMaro aKia, oôasajiacB OKa- 
rotre intervention armée dans les af- ; auBaTB eft noxoniB n BOKpoBHTe.iBCTBO... Hame 
rurquie vient d'acquérir une base de BOopyzenHoe BMimareiBCTBo bi itja Typiiin 

nojy^HJO aaKOBBuft 6a3Bci... 3aEjir)qeBie aioro 
axTa HxterB BecBxa nojoxuTe.TBBoe sBa^ienie". 
KHssio jlBBeny se Ôujo nopy«ieflo cooÔmuTB 
jIoBj^oBCKoxy KaÔuHeiy leECTa pyccKO-iypeu- 
xaro coi03Baro ipaETaia, no;inncaHuaro rpatl^OMi» 
OpjOBBixi» H EyTeucBUMi. DOKa caxa Ilopia ne 
onpeAiiBT'B xoxeBia laEcro coo6meHia. Ho, 

BXtCTt CB TiVB, BOCiy 6hi.\0 OÔiaCBeHO, HTO 



La conclusion de cet acte est d'une 
j réelle.* 

ice de Lieven n*était pas autorisé de 
ler au Cabinet de Londres le texte 
d'alliance turco-russe, signé par le 
}w et Boutenew, avant qne la Porte 
lo même le moment pour cette corn- 
u Mais, en même temps, l'ambassadeur 



lé que la Porte a désiré signer ce 
loment, où les armées russes, arrivées 
tinople pour sauvegarder le trône du 
sient quitter cette ville ponr reprendre 
de la Russie. 

t que l'une des clauses principales de 
était l'article secret, imposant à la 
t>ligation de fermer les Dardanelles 
)o8phore) au pavillon de guerre de 
nations. Cet article, selon les propres 
la dépêche du comte Nesselrode du 
it 1833, „n'impose à la Porte aucune 
onéreuse, et ne lui fait contracter au- 
lement nouveau. M sert uniquement i\ 
le fait de la fermeture des Dardanel- 
illon de guerre des Puissances étran- 
tème que la Porte a maintenu de tout 
dont elle ne saurait dévier en effet 
er préjudice à ses intérêts les plus 



caxa nopra nozeja.ia nojnncaTB 3tot% ahii 
BB xoxeBTi» BOSBpameflia pyocEKiB bohckb, npii- 
mcAmaxi vh KoBCTaHTBHono.iB xi a cnaceHiA 
npecTOja cy.iiaHa, oÔpaTHo bi Poc(i»>. 

HsBikTHo, HTO naii^o.ite BazBUMî. nocTano- 
BjeBiexi 3Toro comsHaro TpaKiaia Owja ceKpei- 
naa ciaTLii, BxtHiiii>maa IlopTt bi> oÔiisaHHocTb 
3aEpuBaTb J(ap;iaHe.ibCKifi (ae r>oc(t>opcKiri) upo- 
.lUBt xia BoeuHuxi cyAOBi> Bctx-h uauifi. ^la 
CTaTBJï. no c.ioBaMT. ;ieucniii rpa4»a Ilecce.iLiMao 
OTi 5-ro (17-ro) aarycTa 1{^33 r.. ..ne Ha.iaraoTi. 
Ba nopiy BAKaKoro oÔiieMeHiiTCiBHaro yi lOBia 
u ne aaciaB.iiieT'b ce iioamiihiitlch naKOMy- 
HUÔy^^B HOBOxy oôa.iaTo.iLCTBy. Ofla to.u.ko 
ciysiiTT» no,iTBepHîjeHio5ii 4»aKTa :wKpi4TiM Jap- 
AaHe.uoBT» A.^H BoeHBMxi. cyjoBi. iiHocTpamiuM. 
AepHiaB'b, T. e. cuctcmu, KOTopoTi Dopia Bioua 
Aepxa.iacB h ott, Koiopoft ona ,i+'"t'TBnTiMi-no 
He xoJKeT'b OTKaaaTLCii 6031 napyoïciiiit crohxi. 
BaHÔojte 6jM3Kii]Li HaTepecoB-b". 



44 



M 142. 



\9»T. 



En présence de ce fait positif, ni l'Angle- 
terre, ni la France n'ont aucun droit de prote- 
ster contre cet article secret du traité d'Unkiar- 
Skelessi, car de tout temps Ifii détroit des Dai^ 
danelles était fermé aux b&timents de guerre des 
Puissances étrangères. D'ailleurs, ce principe gé- 
néral est également applicable aux bâtiments de 
guerre russes, en faveur desquels n'est statué 
aucun privilège. ^Aucune Puissance maritime 
ne saurait donc se plaindre de la privation d'un 
droit, que la Russie n'a point établi par excep- 
tion en sa propre faveur. ** 



Après s'en être préalablement entendu avec 
la Porte, le gouvernement impérial recommanda 
à son ambassadeur de communiquer au Cabi- 
net de Londres la copie du traité d'Unkiar-Ske- 
lessL Le prince de Lieven s'acquitta de cette 
mission au commencement d'août, en donnant 
lecture à lord Palmerston de la dépêche expli- 
cative du comte Nesselrode du 19 juillet. Bien 
que le noble lord eut déjà connaissance de ce 
pacte par le Cabinet de Vienne, cette commu- 
nication ne laisse pas que de l'émouvoir con- 
sidérablement. A son avis, le mystère qui a pré- 
sidé à la conclusion de ce pacte, produisait par 
lui-même une pénible impression. La signature 
de cette pièce a été soigneusement cachée à 
toutes les autres Puissances En présence des 
relations amicales existant entre la Russie et 
l'Angleterre, le gouvernement anglais semblait 
pouvoir compter sur plus de franchise et de 
confiance Quant au contenu de ce pacte, „il pla- 
çait évidemment la Porte sous le vasselage de 
la Russie, et dès lors la place qu'avait occupée 
la Turquie dans le système européen étant ef- 
facée, il devenait indispensable d'y suppléer par 
d'autres combinaisons politiques'*. Lord Palmer- 
ston finit par déclarer que pour l'Angleterre le 
traité d'alliance entre la Russie et la Porte 
était „non avenu". (Rapport du prince dei Lie- 
ven du 4 (16) août 1833). 

L'ambassadeur ()e Russie lut quelque peu 
surpris de ce senti^ieft d'indignation, avec le? 
quel le ministre anglais accueillit la communi- 
cation du traité. 11 s» rappelait que dernière- 
ment encore, au nioiàs de mai de cette jpnéme 
année, lord Palmerston partit avec entj^ousi- 
asme de la générosité du Tsar, qui était venu 
au secours du Sultan pour lé sauver d'une perte 
imminente. Le noble lord souvenait à ce mo- 
ment que l'Angleterre n'était pas /à même de 



Bi BHxy 9Toro nojoxHTenBaro tasra, n 
AHTiia, BH ^paHitiji ne HirbiDn iipasa npore- 
CToaaTBnpoTKBi aroft cexperHoft CTaTM Fiuiapv 
HcKeiecciaro TpaxTaia, noroMy ito ci Wf 
HHXi speiieHi AapxaHeji&CKii npounik 6im 
saRpim AiA BoeHHHxi cyxon HBocrpumcn 
rocyxapcTVE. Kpoirb Toro, »to oônee upaïuo 
AOisHo uoiy^HTB opuMineHie paBmufb o6pa- 
soiTb El pyccKnfb BoeHEUMi cy^avL, Wk Hoiuy 
KOTopuxi He ycTanaBiHBaeTca HEiaBOi Hpi- 
BHjeriH. CjixoBaTejBHO, bh o^iia Mopcimc xep- 
saBa pBe hosoti xaioBaTica na nmene ei 
upasa, KOToparo Poccia, bi Bix'i^ HCUD^ena, le 
ycTaHOBHia bi cbok> co^cTBOEHy» noiuy*. 

nocit upeABapHieiBBaro coriamema ci IIop- 
Ton, HiinepaTopcKoe npaBHTeiBCTBo opeAucaio 
cBoeify uocjy bi JoHAOsi cooÔkbts auiil- 
cROHy KaÔBBCTy Koni» ci FHKiapi-HcBeiee- 
CRaro TpaxTara. KHasb JiBBeHi ■cnonoui no 
npexnHcaHie, bi savait aBrycra, npo^reaien 
lopxy UaiBMepcTOHy oÔiacHiTCAHoi a^mvi 
rpîuiMk HecceiBpoxe on 19-ro iioiJi. Xora (Sia- 
ropo^Buft jopxi yze snan o6i 9Ton acri 
^pesi BiiCKift KaÔHBerb, Bce-rasH cooônieue 
pyccsaro uocia npoHSBejo sa Heio narpact»- 
n^ee BnenaTjiBie. Uo ero MBiBi», yxe raiia, 
npH KOTopoft 9TorL aari 6urh saxw^eBi, ipo- 
BSBoxHTb BenpiaTBoe Bue^aTj'bHie. On ocnur 
Buxi xepxaBi BcxycHO cspuBaioc» nojpiicaue 
dToro asTa. npB xpy^ecsBxi oTHOiieiliiixi, cy- 
niecTByioniHxi irexxy ABriie» h Pocciei», ai- 
rjificKoe opaBuxencTBO niiiio BpaBO paaen- 
TUBaTB fla 56iBBiyi> OTEposesHOCTB H xovtpie. 
^To ze sacaerca coxepsaaia droro aBim, to on 
„0HeBBXB0 cTaBBTi Ilopry bi Baccaïuiy» sbbi- 
CBMOCTL on Pocciu, H noTOMy irlcTO, aasaroe 
Typuien bi eBponeftcKoft cBcreirfc, oBaaiaieici 
cBoÔoxBUM'b, B BacTynBja aeoôxoxnocn Boe- 
nojBBTB 9Ton npoi^i xpynniB noun^eeim 
KOHÔRBauiaiffl''. Bi saKin^eBie lopxi Ilanr 

irepCTOBl OÔIJIBBIl, 1T0 XIM. AHMiB ooflwnd 

ipaxTan icexxy Poccie» b Typ^ie» ^ne eyve- 
CTByen**. (Aosecenie anasa JaBena on 4rff0 
(16-ro) asrycTa 1833 roxa). 

' Pyccxift nocoxB 6iui sicaoABo oaaxaieai 
HyBCTBoxii Bosxyn^eaia, ci Boropim airiil- 
caift MHHHCTpi OTsecca ai coo6fl(6BHOBry eay 
TpasTary. Obi bcooxbbji, hto aecuia H^xuaa, 
Bi Mai irbcaui, ron ze lopxi IlaauiepcTon 
ch BocToproMi OTSuaaica o aejnuoxyns pyc- 
cKaro Uapa, xoTopuft cbobjib BoeHEiou csiaHi 
npumeji» sa boxobib cyiTany ■ caaci nociifr 
uaro orB raôeia. Torxa ÔiaropoxHui lopix» eo- 
ssaBaica, <ito Auriia ne ÔBua bi cocroami 



18S»r. 



M éiU. 



4i 



prêter à U Porte un secoars aassi efficace- (Rap- 
port da prince de lieyen da 18 (80) mai 1833). 

Aivoiird*hiii, an contraire, lord Palmerston 
ne se faisait ancnn scmpole de blâmer en termes 
fiolents la manière d'agir dn gonvemement im- 
périal qoi, par le traité d'Unkiar-Skelessi, ne 
poat8ni?ait qae le seul but d'assurer à TaTenir 
à la Porte le même secours de la Russie que 
le ministre anglais n*hésitait pas, en été 1^, 
d'exalter hautement, comme un acte de noblesse 
et de désintéressement 

En dehors de lord Orey et de lord Palmer- 
ston, l'esprit pablic en Angleterre s'irritait de 
plM en idus contre la Russie à l'occasion du 
traité aTOc la Porte, et déclarait que c'était un 
aflront à toute la nation anglaise. Le gouverne- 
■ent prenait des dispositions pour accélérer 
fiérreiisement les armemens de la flotte, et la 
nation anglaise semblait désirer une guerre a?ec 
la BiiBsie. 

Le 17 (29) octobre le ministre d'Angleterre 
à 8t Pétersbourg remit une note au Vice-Chan- 
celier, qui était une protestation formelle contre 
le traité de juillet Cette pièce commençait par 
que le gouTemement britannique a?ait 
avec regret la conclusion de ce pacte. 



.That treaty**, poursuit la note anglaise, „ap- 
to His Mijestj's goremement to produce 
a chttnge in the relations between Turkey and 
Bana, to which other Enropean States are 
Mtitlad to object; and the nndersigned is in- 
•tnieted to déclare, that if the stipulations of 
that Treaty should hereafter lead to the armed 
ialeifer ence of Russia in the internai affaira of 
l^vkey, the British Goremement will hold itself 
9X libertjr to aet upon such an occasion in an y 
ler, which the drcumstances of the moment 
appear to require, equally as if the Treaty 
•bore menlionned were not in existence." 

Le gouTemement de Louis-Philippe protesta, 
tes des termes anolognes, contre le traité de jnil- 
htLe gouvernement impérial répondit aux deux 
Oibinela par des notes du 24 octobre. U disait 
W se refusait de comprendre les causes du 
^^laisir du gouTemement anglais, tu que celui- 
^ sTabstenait de les énoncer. En effet, le traité 
^ 8 juillet est, par sa nature, exclusivement dé- 
^^laiC, il était conclu entre deux Puissances in- 
dépendantes, qui se trouvent en pleine jouis- 
de leurs droits de souveraineté; il ne porte 



saTB Taaoft A'^ftcTBHTeiBBoft noxoniH TypuiH. 
(Aonecenie se. JlnBena on 18-ro (dO-ro) Ma» 
1833 roAa). 

TenepB se lopA'b IlajBMepcTOH'b ne saTpvji- 
Hflica vb pisKHxi Bupazenisxi nopHuaiB 06- 
paai A'i^ficTBifl HirnepaiopcKaro npaBHTejbCTBa, 
no XHtBiio KOToparo ^Bniapi-HcKeieccKift co- 
K>3Biift Tpaxiarb aojsbbi Ôlui tojbko oôeane- 
UBaiB HaÔyxyniee Bpens salIopTOiD ly caMyio 
noxoDD(B 00 cTopoBu PoccIh, GaasaHie KOTopofi 
liroMi 1833 roxa JopA'B IlaiBMepcTOHi» cani 
npHSHaBaii nocTynxoirb BejHKOAymHiiiirB h 
ÔiaropoAHUiTb. 

Mezxy Tini», ne tojbko lop^u Tpefi u, Qajb- 
HepcTOHi^BO Bceo6mecTBeBBoe MBieie BiAflrjiH 
Bce Ôojie h Ôojie oxecTO«ia.iHCB npoTHsi Pocciu 
no noBoxy coDSBaro xpaKiaia ci Typiiieio, oôisa- 
ma ero ocKopÔieBieici xii Bcero aflriificKaro sa- 
poxa. IIo pacnopazeBiio aBniftcKaro npaBniejb- 
CTBaBoopyseBieaBrjificKaroBoeBBaro(|>iOTanpii- 
najo iBxopaAO^Byio nocntmaocTB, b aarjiifteKiii 
napox'B, xasajocB, zejaji» sofinu cb Poccieio. 

AnrjiflcKifi nocjaflBBK'B bi C.-IleTep6ypri 
noxaji 17-ro (29-ro) OKxaôpa 1833 roxa Bniie- 
Kaniuepy Boiy, saxiD^aBBiyn bi ce6t (t^opicajB- 
Hufi nporecT'B npoTHsi inxBCKaro pyccxo-Typea- 
xaro TpaxTaïa. Bi dTCMi npoTecii Ôuio cxasaBo, 
Bi Basait, MTO BejHKOÔpBTaBCKoe npaBBTeiB- 
CTBO CBropecTBK) ysBaio oaaEiiDHeBifl aioro ania. 

^BroTi TpaaiaTi**, npoxoixajia aflrjiftcKas 
Boia, „KaseTcs, no xaiBii) npaBBTeiBCTBa Ero 
BeiB^ecTBa, npoBdBOXHTi» BSMtBeaie OTBomeBift 
nexxy Typijieio b Poccie», npoTBBi» Hero xpy- 
ria esponeftexia xepsaBU bmÎiot'b upaso npo- 
recTOBaiB. HBzeflOXBBcaBmificfl ynojBOXoqefl'B 
o6iiiBBTB, 9T0 ecjB nocTaBOBjeBlA cero rpan- 
Tara MorjB 6bi BnociixcTBifl npBBecTB xi bo- 
opyzesHOMy BMtmarexBCTBy Pocciu bo BByipea- 
Bifl x'i^s Typuifl, TO BejEKoÔpiiTaBCKoe npaBii- 

TBIBCTBO OCTEBJiaeT'B 3a COÔOiO, Bl> T.IKOM b 

oxydai, cBoÔoxy x'^âcTBOsaib cooÔpaaBO ci no- 
TpeÔBOCTXMn spenaBB, xaxi ÔyxTo BumeosBa- 
nennaro rpaarara ne cyiuecTBOBajo'". 

CoBepmeHBO bi TaREXi se Bupasefliaxx npo- 
TecTOBaio (^paBKyacRoe npaBUTejbcTBO .lyn $u- 
iinna npoTABi iioiBcxaro TpaKiara. IlMoepa- 

TOpCKOe SpaSUTeiBCTBO, BOTaXU OTl 24 ORTA- 

6pa, OTBtnaio oÔoeicb Ka6ufleTaMi>. Oho oixa- 
SBiBaeTca bobstb spa^OBbi BeyAOBOJborBiA aa- 
riificRaro npaBUTexBCTBa, noioMy ?to uoc.ikj.Bee 
CBMO flxi Bc BucRaabiBaeT'b. Bi caMOMb a^iI», 
TpaxTaTi OTi 8 iioia BCRJEo^niejbBo 06 >poBU- 
TeiBBBiâ; OB-BÔuii saRjiDHeBi xezxy abvmh se- 
saBBCBXBiMD xepzaBaMB, Bceutjo noibayiDo^B- 



48 Xi 

aiiuî aucune atteinte ani intérêts d'nn Etat' 
quelconqae. .Coniinent sartont poumieut les 
autres Puissaoccs déclarer, qu'elle) ne lui reeon- 1 
Dsissent aucune valeur, à mains qu'il n'entre i 
dans lears vues de renvers<!r un Empire, que 
le traita est destiné à conserver?' 



Le Vice-Chancelier ei[jrime l'espoir qae le 
gouTemement anglais, une fois qa'il aura pris 
connaissance du texte du traité (eu octobre 
1833 !}, voudra bien se convaincre de son erreur 
et reconnaîtra .la vBieur et l'utilité d'une trans- 
ikction, conclue dans un esprit aussi imcifiquc 
que conaer valeur". Le gouvernement ira|iérial 
tinit par notifier que malgré les objections de 
l'Angleterre et de la France, il se proposait de 
persévérer dans son attitude à l'égard de k 
Turquie, sans tenir compte des déclarations non 
motivdas de ces deux Puissances. 

Le Vice-Cbancelier ne dissîniulait pas nu 
prince de Lieven, que lett.n de la réponse russe 
différait considérablement du langage habituel 
des communications de ce genre avec le gou- 
vernement anglais. C'est qu'il était provoqué par 
la déclaration hautaine du gonvcmement bri- 
tannique lui-même, qui selon les paroles du comte 
Malnszevic, marque une date dans les annales 
de la diplomatie, vu que jamais protestation n'a 
été faite sang aucune allégation de niotib. 

,.11 n'y a i>as en jusqu'à présent", iioursnit le 
comte Matuszevic dans sa lettre an comte Nes- 
selrode du 2 décembre 1833, „le divorce avoué 
entre la diplomatie et le bon sens, or le bon 
sens veut quand on objecte on fasse connaître 
l'objection et quand on ])roleste qu'on dise 
pourquoi? II étAit réservé au ministère de 
lord Orey de mettre— lia réforme ces principes 
généralement 



Cette critique acerbe de In protestation 
anglaise est d'nutant plus curieuse sons la plume 
du comte Hatnszevic, que ce diplomate émînent 
était,de tDuttemi)S,nn défenseur ardent del'atliance 
anglo-russe dons tontes les questions de la politique 
du jour. Le comte Maïusjieïic ne déclara pas 
moins catégoriquement au comte Nesseirode 
que ,'i In Russie reculait devant un Palmerston, 
elle descendrait du haut rang où elle s'est placée 
en Europe, elle sacrifierait ses droits, ses inté- 
rêts, sa dignité et son indépendance". Selon 
l'avis de cet homme d'Etat, la Russie devait Hre 
tottjours prtte de prendre en moins >les cl^ de 
l:i mer Noire" et de prévenir ses ennemis par 



I8S9 r. 



HBca cBOnH npBBaHH; i 

pnuaerb UBTppecoBi KaioroCu lo sa 6um ro- 

ciïapcTBa... -KaaaB-b o6pa30Mi Bt ocoCeaHocii 
ipyria iiepaasu worfri, oflM&iaTb, sto oat ue 
npBsuaioT'ï 30. ipaaTaTOH'ï bu Majifimaro aaa- 
leaia, ecjH Toitao oh* ne KuinTi, ai aiuï co- 
KpTmHTi. rocy.iapcTBO, aOTopoe tpaxTaTt uaiert 
ntibn oipaHUT»''" 

llBue-Kaamepi supaxaen uajiexiT. ito 
Kor.ia BeiBKo6piiTaBCKoe npaBurejMTBO oïBaao- 
■HTca Cl TBKCTOirii TpaKTaTa (ai. oataûpt IKW 
nixa.'), OBO yfitjuTca bi caoeai jaCaysiesia ■ 
apBSBaei'b .uta; b bojist aara, noinucaesaro 
Bii xjvb cTOitKO xe MBpaoHi, ciojhao aoE- 
cepBaTUBaoai<". HaKoaeiti, UMneparopcaoe npa- 
BBteiiCTBO ofiiaBiaerii. ito aecMorpa bb npo- 
teciu Aariis a '^pallI[iH, obo saKtpeao npu- 
XoJxatb lificTBOBaTL nooTBomesiio ai. Tvpnia, 
cosepmeaBO se aaapaa na uii BU'gfcai. He »o- 
TuBHpoBaBBua aaaBjeHÎH. 

BBue-Kaaujept ne cspuBOJi, on, BBa.^a .Ih- 
sesa, iTO lOBt pyccEaro oretTa sa aBrjïHcKil 
npotecTi afta^BTeifcHO oiJUiaeTca on oCuisani 
TOBa pTccKKit couOnteBifl ci asMilcanHi npa- 
Bireji.cTBoit'b. Ko oai fluji BU3BaBi> AepiaiBi 
»aaBJeHieHi> caaoro BejnKo6paTaBCEai« npaii- 
TeJbCTBa, KOTOpoe. no cjosaHii rpailia MaiyniF- 
BB^a, octaseTca DaMaTBbiHi> bi, Thronacait 
j,unjoiiarin, nOo anBoria npoiecfb ue saïaïajci 

„Jo CBii nop-k', npojoixaerb rpa<^ Hin* 
neauiiii bi cBoea-b ntici,Mi n rpa^T Heccen- 
poje l'Tt 2 MBaCpa 1333 roAa,.8e(iujooTspH- 
laro pasBOAa aeVAy AunioMarien w axpanm 
dtucjOHi; ajtpaaun xe cmicn TpeOyeni 
ITO ec.iB ETO BOspaxaeTi, to oSasas^ Mf 
caaMTt BOapaxeHie, n aorja «to npoïecTytn, 
TO lo.txeHi, caaaaTk noieny. MaaicTepcny 
Tpea Owjo npeiocTaRieBo BiuDVBTk wa aCnt- 
upHiuaMHuanpaBUjaBiiBciocBoBi'b-pe^pval* 

HsAo saatTBHi. ^to Taaoe ptaaoe ocyxjtsBia 
aBrjiAcaaro npoiecTa upoTEai yHuapvHcM- 
lecciaro TpaKTara co cto)K)bu rpaf» Marjw- 

BB^a TtMl CoJ'Ip JK)6onUTBO, ' 

nmlRcii pyccaill AanjoHan. 6ujn jôimxtaaon 
BofiopnuEDHi pycrKo-aBriiflciarocOB>3aBOB<:tn 
BOJBTB^ecKMMi BonpocaHi. Ko rpa^i Matyw- 
BB^-b KBTeropB^ecNK aaiiBHii, rpai^y llecce» 
poje, ^To ,eciK Poceifl orcrynin-L aepeii 
KaBBin.-to n«Jfcaei)CioHO»T., to obs aasoUen 
Cl Toro Bucoaaro HicTa. sa loropoe i 
Bi Esponi H BozepTByen, cboqvh npk~» . 

CBOBHII UBTepecailM, CBOUrb AOCTOBBCTBOn ■ . 

CBOen ueMaBcBHoCTb»". HoBataimaTorororT' 



1M9 r. ■* 

one flotte et ane armée qui paieseiit en toui 
tenps occnper )ea détroiu du Bosphore et des 
Danianelles. (Lettre da comte MstuszeTÎc en 
date de Milton le 2 décembre 1833). 



Lb réponse de la Russie à la protestation 
iDglaise v»ntiL nn Tif dèplai^r !i Londres, k> 
ministres anglais U trouvaient ,dure et hau- 
uine' L'ambassadenr de Russie s'applique 4 
expliquer à lord Palmerîlon que la note tatuv 
correspondait porbïtement, quant à la fomie el 
un contenu, 1^ la protestation anglaise Le nécon- 
lenlement .le l'Angleterre se traduisait dans 
le lêle a\ec lequel elle poursuivait ces arniemene 
et ses efforts à chercher partout des alliés, dans 
l'«Tenttialité d'une guerre avec la Russie. Heu- 
ressèment ces efforts reatcrent complètement 
siériles en 1833. Le Cabinet de Vienne déclara, 
sin^ détour, qu'il approuvait enlièremenl le 
tnité lureo-rnsse- L'entrevnie des trois souïe- 
riins h MQnchengraetz servît \ conbrmer 
l'accord complet entre la Russie, l'Autriche et 
Il Prusse (voir t. IV, p. I, pag. 435 et suiv.) 
dans les principales questions politiques du jonr 
Les efforts du Cabinet de Londres de prendre 
U Suède dons ses filet», resta égalemeut Eans 
iDccès, car le gonvemement de Stockholm s'em- 
ftt'^» de dérUrer qu'il se proposait de garder 
sa nentralité dans l'éventualité d'une guerre 
entre la Russie et l'Angleterre. Kestait teule- 
anit la France, qui signiKa qa'ellc élait dis- 
posée de prendre part & orie démonsiratiou mi- 
litaire contre U Kussïe, mais qu'elle ne se trou* 
nit pss dans les condiiions nécessaires pour 
conunencer une guerre avec rEm|>ire du Xoid, 
i cause (le U situation intérieure du puju. En 
outre, le gouvernement anglais devait le recon- 
naître, dés l'année 1S3H que dans la question 
d'Egrpte, il ne pouvait se reposer sur la France 
dont tes vues et les aspirations différaient trop 
euentïellement des siennes. 

Dans va conditions, lord Palmerstou se vit 
obligé de modérer quelque peu son ardeur belti- 
qoenae qui ne trouvait pas un écho saSsant 
dans la partie înHueiite de la société anglaise — 
nlle-ci désirait le maintien de la paix à tout 
pri». I* représentant d'Angleterre ù St. Péters- 
bonrg remit au Vice-Llliancelier une note, en date 
I in 21 novembre (3 décembre), dans laquelle le 
I (onvememenl anglais exprimait l'espoir que le 
traité de juillet n'altérerait point les bonnes 
nlatioiu entre U Russie et l'Angleterre. A 



fé2. 4T 

lapcTsesHaro leiorbEa, Poccii xo.txua Bcer.ta 
/ian roTosa ssari b% cbod bjbcts ..aJrifu m 
'lepBOH.' Mopin". npejirupexxaa cBoaxi. BpBroB^ 
^OTOMt H apHieri. lOTopue bo bcikoc npeaa 
HorjH 6h 3aHSTt npoiRBU Boc^pcaiB a .1a|i- 
u&eiiu-iiiS. (IIbc&iio rp. UaTfmeBaia 2 le- 
caGpa 1»33 rou sn MantoBi.) 

PTCcKifi oTBtT^ HaauTJÎScBiB upuiecrboieub 
ue noBpaBBjca bi .'loB;ioHt: aBrjiBcaie aanii- 
cTpu uaxoxBJU era rXecTKBiii> u bucoedhIp- 
HUMT.'. PyccKiÉ nocoji bobcbh» jopjj Diut- 
■epcioHT, tro pycciad botb snoint cooTsir- 
ctBjerb tOBV u coiepsoBin anr.iîBcEaro opo- 
Técra. UeijoBOiwTBie ABfjiu ofisapti 
«h jcujenl&aBriiBcRUii BOOpfZeHifl u 
I paaiiii ea posctiji otuckim 
cJj^aflBoBBU D[iOTBin> PocciB. Kl ciatriiu, 9TU 
ciapaaii OBavaiscb bi> 1833 rosf coaepnieBHo 
GesujoiHUku. BiBciiB EafiBnen. upuau ofn^ 
iiBnrii. ^To DHi Bno.tB'b oioTipaerii pyi'eiii><iv- 
penKJB rpsRTan. MmaieBriteaaoe cBuiaait 
T|icii lC0BflpIoB^ (cm. r.lV.i-I.cTp. W5HC41.J.) 
EDOiB'b noiTBepADjo nojaoc couarie Pocoin. 
ABcrpin illp]rci-iu an bc^hi rJaBBtAniRii'L uu- 
jBTB'^eCEDirb Bonpocaa'i. Crapaniii .liiBAOBcaarci 
KsfiHBeTa jiuAhutl bi, cboh ctTH lIlBeuil) TauXi- 
ocTaiBCi 6e.iïint,uiBHiiB, 
apaBBTejK'TBo aupasujo eauipenie o 
BeST|uu>>Buiii> Bi Bofiai veai)]' Poccievi ii .\b- 
rjie». Ociajact ojaa 'I^suii. aoropaa lui- 
aaïua [otobuoctii upuanTb jiacTic bi> bovu- 

HOfi ACMOBCTpaaiB DpllTBBIi POCCÎH. llo BOCBaTK 

upoTHBi Be.tHiiofl ciBepBol xepxaBU ^P^bu'^i- 
CBoe npaBUTejbCTBO ciiirajo ce6a BecBocuCBUH'L 
Bi> Buiy BB>ipeBBaro cocToasia 4>pauni]i. Ila- 
Eoueni. asuiBcBoe BpaBUTejM:TBO yme ai. iriSS 

ro«ï joiXBO fiujo .laiitTBTi, iio wfc KruueT- 

CEOMl BOnpOct OBO RC SDXeTl nOJOXHTbCa UQ 

'l'pauuiio. BnrjBiu BOTopoB sbbhbtcimio pacio- 
taTCH Cl éio coficTBeBBMBB BBTepecaHH u crpe- 



DpU TSKUIl oArlOHTejlCTBSI'h JOp.J-b UflJb- 

nepCTOBi BpuDyxjeBi 6uii> noTCasuTh CBom bu- 
HBCTBeBBTK upiKfc, KOTopaa npB To«i. ue aaio- 

ABJSBUJXepXKBBlBeCMUBjilITeJïBoB IBCTH BH- 

rjîBciaio oOntecTBi, aiejanmet cuipaBCflia auiiu 
Bo «To du 10 BU crajo. AurjincaiB uocjaBHHxi. 
Bh C.-Ilerepéjprt spjqBj-L liane-KaBU.iepi nory 
on 2I-ro Buafipa (3-ro lenaôpa), bi. KOTupoli 
BUpBxaeTCB Ba;iexM aHrjiltcKaro upaBHTe.ii.- 
cTsa. qTo iinjMMrfi Tpaivan. ue uapymuTb jio- 
6pUX-h oTHomesiR Mezjiy Aarjieiii u l'occiest. 



48 



M éé2. 



lfi»i 



Londres lord Palmerston cherchait à s'expliquer 
à fond avec rambassadenr de Russie au siuet 
de la teneur et du but réel du traité d*Unkiar- 
Skelessi. Ces entretiens du ministre anglais 
avec le prince de Lieven méritent une sérieuse 
attention, tant par le contenu que par la forme. 



Lord Palmerston invita Tambassadeur à son 
château, et après un bon dîner la conversation 
suivante s'engagea entre les deux hommes d'Ëtat. 
Le ministre anglais commença par accuser la 
Russie de velléités belliqueuses (sic!), vu qu'elle 
armait sa flotte dans la Baltique et la mer 
Noire. Ces armemens devaient nécessairement 
être dirigés contre l'Angleterre. Mais, demandait 
le noble lord, quel pouvait être le motif qui 
portait la Russie à vouloir faire la guerre à 
l'Angleterre? Le gouvernement anglais se borne 
à attester le fait incontestable qu'à la suite du 
traité d'Unkiar-Skelessi, le sultan est devenu 
le vassal de la Rpssie. «Au lieu d'avoir sur la 
frontière un Etat indépendant, la Russie y sub- 
stitue désormais un Etat vassal. Au lieu d'avoir 
à craindre, en cas de guerre, les attaques d'un 
ennemi, elle acquiert les droits à l'assistance 
d'un allié^ 



Lord Palmerston ne s'arrêta pas à cette seule 
altération des faits, il continua à accuser la 
Russie de violer sans cesse les droits de l'Angle- 
terre, en élevant des fortifications aux tls d'Aland! 
Quand l'ambassadeur de Russie, sans aucune 
nécessité, s'appliquait à démontrer au ministre 
anglais que les fortifications russes aux tls 
d'Aland ne menaçaient pas plus l'Angleterre que 
ne le fait Cronstadt, le noble lord se mit à ré- 
futer cette opinion affirmant ^que les tles d'Aland 
étant situées à l'embouchure du golfe de Bothnie, 
qui n'est presque jamais pris de glaces, les mou- 
vements de la Russie en cas d'agression seraient 
beaucoup plus libres et plus indépendants à partir 
de ce point, qu'ils ne le sont à partir de l'autre** . 
Il ajoutait que, se trouvant en possession de la 
forteresse d'Abo, la Russie était entièrement 
couverte du côté de la Suède et „qu'en consé- 
quence, en nous fortifiant aux lies d'Aland, nous 
(la Russie) ne pouvions avoir en vue que l'Angle- 
terre" (sic!). 

Le prince de Lieven eut le tort de ne pas 
interrompre cet entretien, en signalant les droits 
incontestables de souveraineté territoriale de la 
Russie sur les lies d'Aland. Si en 1856, au con- 



Bi JohxohI lopAi namiepcTOEi Bcryum 
noxpoÔHua oÔiacBCHijL ci pyccsm nocioi 
Hac^erfc àmÛemêntiêeÂèmno coxepxaHia ■ ai] 
yHBiapi-Hcieieceiaro TpaBraïa. &n pasroBOf 
Mejuy jopAom nauMepcTOHon ■ Buaenl 
BenoMi sacJiyxHBajD'n cepbesHaro BHmii 
Kaxi no CBoeft ^pMi, lan ■ no csoeiy c 
xepsaHi». 

Jopxi naibiiepcTOHi npnrjacojib ■ocu i 
ceôl Bi rocTH, Bi CBOft saiioBm, ■ ■ocii xop 
maro 06^ Mejuj himo lasmaaioi cMÏMjtm 
pasroBopE. AHMiftcaift moucTpi Bai&n cio 
BiHenia Poccia bi BOHHCTBeBflom nacrpoea 
(sic!), h6o ona Boopjxaerca ha BajnlcBon 
^epHOMi Mopaxi. GaMo co<k>m pasyMierea, t 
dTH Boopyxenia BanpaBjeui toi&bo nporai 
Asuii. Ho, cnpamiBaen dxaropoARiii jopx 
noveiiy Poccia xeiaen BoeBan ch Aujiei 
BiAB aBriiftcKoe BpaBHTeiBCTBO Tomo m, 
TBepxAacTi Ton HecoMBiBHiit ^asn, v\ 
BCiixcTBiB yealapi-HcBeieccxaio Tpaim 
Typuia cxijaiaca BaccajBHo» bi onoBem 
PocciH ffipM»Botx «BBtcTO BesaBBCBBaro roc: 
AapcTBa sa caoei rpaaiui", xoBasiuarfcaïuii 
cxift MBHicTp^ «Poccia OTBUBt Ôyxen mil 
Baccansoe rocyxapcTBO. BHicro xoto no^k, 1 
cjyqal BofiHU, 6oaTica BamueBia eo eiopoK 
Bpara, oaa noiynen apaso ba BOBom « 
nssBEa**. 

JLopjk'h DanMepcTOBi Be ocrmBOBUca 1 
TaxoMi BcxaxeBiH ^axiOBi; on Bpo^ojxaj 
oÔBHflaTB PoccijD Bi oocTcaBBon Bapyseii 
npaai BeiBEOÔpiraBiH— BOcpexcrioMiyipteB 
nia AiaHACERxi ocTpoBOBil Korxa pyccaii m 
cou, xasi 8T0 Bi cTpaBBo, cran xoBaaau 
aHuiftcaoBy KBBBcrpy, «to pyccKii ysplaieii 
Ha AjiaHxcEHxi ocipoaaxi ctojuo se yrp< 
xaioTi AHFJiiH, caoj&ao yrpoxaen ei Kpâ 
nnaATi, 6iaropoABufi iopA% cxan onpoBepni 
dTo MfliHie, roBopa, hto «AjaaxcKie ocipoi 
pacnoioseau bi Hawaii BoTBi^ecxaro sam 
ROTopuft no4TH BAKor^a He saMepaaerv 1 cil 
AOBaiejiBHo ABHiKeBia Poccia, bi cxyui lau 
ACHia, 6jM,jrb ropaaxo cB0<k>ABie b BeaaBiciBi 
ch dToro nyHKia, BeaceiB ci Apyroio**. Obi ipi 
ÔaBHii», ^To Bia^ta apinocTb» A(k>, Pocdi 
iiMteTTt noiny» ôesonacBOCTL co cTopoBU lOie 
uia H ^TO nCJitAOBaiejiBHO, yapinaaacB aa AiaU' 
CKHxi» ociposaxi, MU (Poccia) MoxeMi Hxin h 
BHAy ToiBKo AHiiix)" (sic!). 

Kl cosxaiiHix), KuasB jIbbcbi ae npepBan 
aroro pasroBopa nac^CTi AjiaBACKHxi ocrposon 
npocTHMi yaaaaHieMi na BeoTieHjeMHa optit 
TeppHTopiajBHaro BcpxoBencTBa aaii Ajabji- 



18» r. 



M 4â2, 



49 



grès de Puis FA i gk lg uc 

fûre TBloir sod încrojmUe yétwUw n 

de ces lies, oele posfail s'apfiqwràla 

M lendemain d*itte gnerre t 

Rissie. Mais en 18S3 fl n*j availpMde 

entre les devx Fiwaanfwi, el c'est 

rédamalion de kxd Palaenlon était 



Le prince de lieien i^^pKq«di,deaiHieêté. 
à démontrer an ninistre animais qne si la réponse 
du govremement impérial atait été aeerfee, c'était 
pareeqne le Cabinet de Londres n'avait pas été 
sesl à éloTer sa protestation, mais qnH Fa fût 
eoiQointenient avec la France. Lord F^merston 
s'slnise en ovtre cosqiiètenient en peniiint qne 
diaprés le traité de jnmet, la Porte prenait 
rengagement d'assister la Rnane dans le cas 
d'ime gnerre de cdle-ci stoc nne Psôssanee 
européenne qndcooqne. Le traité dUnkiar- 
Skelessi ne contient point de claase de cette 
natnre. 

A ces mots lord Palmerston se lera, retira 
de son Inirean le traité en qnestion et Isi fit 
la lecture de l'article séparé, statnaat snr cette 
obligation de la Porte. L'ambassadeur objecta 
ETec raison que cette danse, pcntée dans le 
projet primitii, avait été écartée dans la soite 
et ne se troofait pas comprise dans le traité 
signé entre la Bosne et la Porte. Le ministre 
anglais ne cmt pas rambassadear sor parole et 
le pria de loi apporter son exemplaire. Ce désir 
fst anssiuyt exécuté et il dat se cooTaincre que 
le texte du sien était déféctaeuxl II s'est trouTé 
que In copie, communiquée par la Porte au 
gooremanent anglais, était inexacte et ces inex- 
actitudes proTenaient, d'après les explications 
du prince de Lieren, d'une traduction insufifisante 
du texte original turc en français, &ite sous 
les aaqdces de la Pmrte eUe-méme. 

Le ministre anglais se lirra ensuite à une 
critique amère de l'artide séparé au siget des 
Dardanelles. H s'attacbait à démontrer, qu'en 
vertu de cet article, les Dardanelles seraient 
désormais fermées an payUlon de toutes les 
Puissances qui seraient en guerre avec la Russie, 
et accessible seulement à la flotte militaire russe. 
L'acte d'Dnkiar-Skelessi révoquait ainsi le traité 
anglo-turc de 1809 par lequel l'Angleterre avait 
pris rengagement de respecter la fermeture des 
Dardanelles, si elles restaient fermées an pavillon 
de guerre de toutes les nations sans exception. 

En réponse à cette déclaration du ministre 
auf^ais l'ambassadeur lui fit la lecture de la 




Texscmonv tto Jo^xonodl 



rian otfnoa- 

leoxnv 
cBoi apoTOcrv. 
; Kponi voro. jopxi llannepcTon aecroxo omu- 
Ôaerca, HOiaras,.YTO no innciony TpaKiarj, 
n cjy^ai notm Poccin ci saiov>-jH6o eipo- 
■etcioD jiepxanoi), Typû o6s3ajacb aoeian 
aa cToponi Poccin. Iloj[o6naro locranoaieais 
ntn n Tpaarark yaxiapv-HcKejeccsow 

Torjia Jopxi nannepcTon ncraiv xocran 

\ osaa^Hmt rpaaran ■ ipoieji evy ceuapar- 

\ HT» crami. vcTanasjHBanmyD xoioÔuoe o6s- 

' aareACTBO Typtia. flocon capaaexiaBO nospa- 

SHJV TTO Taaoe o^ssareAcno 6iuo BUDieao n 

' neimonaujunit ipoesn TparraTa, ao noron 

' jcTpaaeao, a ^no ero ntn n BoxnBcaHHoy& Poe- 

ciex> a IIoproD Tpaarari. AnrjiicKii vancrpi» 

■e Bosipan bocjj b npocui ero npanecTB 

I CBOt SEsenuspi 9Toro aara. Ero sejanie 6iuo 

BCBOJHeHO, a OBI BpBByxj^en 6im TiocTOBi- 

pBTMs n omBôonocTB cBoero 9K3eMnjspa 

yBBiap^HcxejeccKsro TpaxTara* OsasaiocK tto 

cooômesHHft aBriiicKony DpsBBTejicTBT Uop- 

Tox) cBBcon TpasTara 6uTh BeroHen, b ary 

BerO^BOCTB KBJ3B JaBCBl O^lSCBBJl. njoxflin» 

^paBBTSCKBn nepenoxon ci rypeiixaro opani- 
BSiiBaro Texcra, cxtiaBBiai» canox) UopTOX). 
Bcit;(i 3arbn aBrjiicxift MBBBcrpi sans jcx 

XXOBBTOK) XpBTBBOK) CeBapaTBOft CTSTEB Jap- 

XSBCJjaxi. Obi xosasman, iro fb cbjj droit 
craiBB JapxaBeAcxift bpojbbi Ôjxeri OTBUBik 
aaxpiin xix noeuBuxi» cyxoBi Bcibxi Boi)K)nuixi 
npoTBBi Poccin x^pxaBi b oripiin tojmo jjk 
pyccxaro soeanaro <^0Ta. TaxBMi o6pa30Mi 
yaxiapi-HcKejeccKifi axrb onrfcBBJi aarjo-iy- 
penxift ipaxTan 1809 ro;(a, bi CBjy xoroparo 
AHrjis o6s3aiacB ysaxaTi saxpKrrie ÂApxaHen- 
cxaro BpojBBa, ecjB nocj-j^;uiift 6y;(erB saipuTi 
XJS BoeHBUxi cyxoBi Bcbxi, 6e3i Bcxjuo^eBis, 

BapOAOBl. 

Bi OTBin» Ba raxoe sasajeaie aBrjîftcxaro 
MBBBCTpa Bocojii npoHeii evy xenemy rpa4»a 



50 



X éi2. 



18Wr. 



dépêche da comte Nesselrode du 5 août qai 
démontrait, de la manière la plus catégorique, 
que le passage da détroit était interdit à tous 
les bâtiments de guerre sans exception, et que 
le traité d'alliance turco-russe ne statuait ainsi 
aucun privilège en faveur de la Russie. L'ambas- 
sadeur saisit cette occasion pour signaler la 
générosité de son souverain qui se garda de 
profiter de circonstances très favorables pour 
obtenir au profit de la Russie des avantages 
exclusifs. 

Là-dessus lord Palmerston adressa au prince 
de Lieven non sans une certaine ironie la que- 
stion suivante: «Mais si ce traité ne vous appor- 
tait ni avantages, ni privilèges nouveaux, qui | 
vous a donc engagé à le conclure?** L'ambassadeur \ 
répondit que la Porte elle-même insistait sur la ^ 
conclusion de ce pacte dans Téventualité de nou- 
velles agressions pour avoir „une garantie morale 
équivalente à toutes les sûretés matérielles"! 

Ainsi „selon vous", répliqua lord Palmerston, 
,ce serait donc la Porte qui a proposé cet acte 
la première? Cependant nous savons de science 
certaine que la proposition est venue de vous, 
que m-r de Boutenew avait reçu ordre de la 
faire, même avant l'arrivée du comte Orlow à 
GoDstantinople, et qu'à cette époque, elle y pro- 
voqua des objections de plusieurs membres du 
Divan". Lorsque le prince de Lieven se mit à 
contester cette assertion du ministre anglais, 
celui-ci lui posa à brûle-pourpoint la question 
suivante: „En ce cas, pourquoi en avez vous fait 
mystère?" La conclusion du traité d'Unkiar-Ske- 
lessi fut gardée dans le plus profond secret et 
soustrait à la connaissance, non seulement de la 
France et de l'Angleterre, mais encore de 
l'Autriche qui ne cessait d'exalter le désinté- 
ressement de la politique russe en Orient. Ce 
pacte fut signé le 8 juillet et encore le 1 août 
le prince de Metternich en ignorait l'existence 
et déclarait sa signature— impossible. 

L'ambassadeur expliquait la nécessité de ce 
mystère par l'attitude hostile de la France et 
de l'Angleterre à l'égard de la Russie. Alors 
lord Palmerston ne se fit aucun scrupule d'avouer 
franchement que l^Angleterre n'élèverait aucune 
objection à ce que le trône du Sultan fût occupé 
par Méhémet-Ali. L'ambassadeur fit observer à 
ce sujet que la Russie ue saurait jamais admet- 
tre une pareille éventualité. (Rapport du prince 
de Lieven du 15 (27) d'^cembre 1833). 

Toutefois à mesure que l'Angleterre se rendait 
compte de l'impossibilité de faire la guerre à la 



HecceJBpo^e oti &-ro asrycTa, vh Koropoft y6i- 
AHTei&HUMi oôpasom AOKasuBaioci, ^to o6iKee 
aaupen^eHie npoxoAlk soesHUxi cjAon orio- 

CHTCa BO BCiMl, 6e9l HCKJlOieHLif BOeHHU» 

cyAam h ito, cjixoBaTeiLHo, fl nonsy pyc- 
cKUxi BoeHHUxi cy^OBi se ycTaHOueno mu- 
Koft npHBUjieriH pyccKO-rypeiiBim coramm 
TpaKTaTOHi. KcraTU nocoji» CTan Bocxsaim 
BCJiHKOAymie cBoero PocyAl^pa, aoTopiift se boc- 
uoi&soBaica ^pessuufiHO âxaronpLiTHioa o6- 

CTOaTeiBCTBaMU, ITOÔl AOÔDTbCJI BaBHxvHi6yx& 

nc]Lii)<iHTeiBHux'& Aia PoccIm Burox'^ 

TorAlk JfopAi naiBiiepcTOHi» xoboaho isu- 
TeiBHO cnpocui pyccaaro nocia: „OAHaio,euB 
dTOTi TpasTarb He opHEeci san ni butoxv 
HH HOBUxi npHBKJuerifi, ETO ze Bftci sacraBiA 
saEJD^nTb ero?" Ha aion» Bonpoci khasi JLœn 
oTsiTiui», <iT0 Ilopia HaciaHBaia Ha ero saia)- 
^euiH Bi Boxy bosmoxhuxi hobuxi Baoueiit, 
<iTo6i HMlT&saicoÔoi) nMopai&Hy» rapaHii», pas- 
HocHiBHyD Bcln MaTepiaiBHuiTb rapaiiTiiii'^- 
„HTaKi no Bameiiy", BOspasHJii jopxi Haa- 
MepcTOHi, ^Ilopia nepaaa npeAioauua wm 
axTi»? OAHaao, mu SHaein man» Bipsaro iciof- 
HHKa, ^TO on Baci hcxo^kio Epejuoseiif, 
<iTO ByTCseBy ôuio npixasaHo cxtian Tt- 
Koe npej^oxeide Aase lo opHÔiRla bi Soi- 
ciaHTHHonojiB rpa4>a Opiosa m ito bi to 
Bpeiia MHorie meau xHBaHa BoacTaBaii npo- 
TUBi uero**. RorAlk khasb Jobchi cxan ocnapi' 
BaiB TaKoe yTBepxA^Bie aHrilÊCKaro MHHicTpt, 
uociixuift eiiy vh ynopi nocTaauxB BOipocv 
yfi-h TaaoïTB cjfy^ai, noveiiy bu oKpysu n- 
KO» TaftHO» dTO A'^o?" He toxbso on Asiiii 
u <^paHuiH, HO Aase on ABcipis, Bcer^a ropoi» 
cToasmeft sa ÔesBopucTie pyccBoft nonroi 
sa BocTOKi, sauD^euie yEHiap^Hcaeiecciaio 
ipasTaia Ôujio coxpaHeHo vh BeiH^iafaen 
I ccKpeTt. noAUHcaHi tui'h 3Ton am 8-ro inUi 
eiue 1-ro asrycTa KoasB MeHrepsExi nun) 
ne SHaxi o ero cyn^ecTBOBaHiv h oôubba ero 
noAnucasie HeBoaiioSHUirB. 

PyccKift nooojTB oôiachhjtb coxpaHeele laliH 
BpaSAe<$HO]o nojiHTHEOK) AHuiu H ^paHuii ipo* 
THB'B PocciH. TorAa lopAi OaiBHepcTOHi coiep- 
î ineHHO oTKpoBeHBo upHSHaica, ?to AhuIi H' 
<iero ne UMieii npoTEBi aasETia MereHerovi* 
Ajiu Typeusaro npecTOia. Ha bto eocotb daii* 

THJT>, HTO HMCHBO dTOFO PoCCia BBEOrAE 86 X^ 

uycTETi. (AoHeceBie ehese JEBesa on 15-io 
(27) AeEa6pa 1833 roAa). 

ÛAHaBO, no Mtpt Toro ^eee-b Amuii 7^ 

XAaJiaCB Bl» BeBOSMOSHOCTE BOeBETB CB PoC- 



18» r. X 

Bnssie. (aiiU d'alliés sur lesquels elle pût k 
reposer, lord PalmersIoD baissait de ton dans 
n» eiplicAtioos avec l'ambasêadear de Rossie- 
Dang le cours du mois janvier 1834, il prétendait 
n'atoir jamais consenti à voir le pacha d'Egjpte 
snr tfl trAoe da Sultan- D crut devoir se rectifier 
u&nrant avoir dit: si l'Empereur de fiossie de- 
vait octniper le trône du Sultan, il eut pré(ér6 j 
voir Hébémet-Ali. Lord PalmentOD fit plus, il 
cWgea lo-r Bligh, ministre d'Angleterre, de 
déclarer an gonvernement impérial, qn'it était 
entièrement satisTait des etplications qae le 
prince de Lieven lui avait données au sujet du 
l'origiDe et dn but du traité torco-russe. 

En présence de ce cbangement d'attitude da 
Cabinet anglus, l'Empereur Nicolas I jugea 
également possible de modifier la nature de ses 
nplications avec l'Angleterre quant i la forme 

, Puisque l'AugletErre devient aimalile". écri- 
vait le comte Nesselrode en janvier 1U3*, .nous 
le serona aussi. Nous la payerons toujours 
«lec la propre monnaje'. Comme le gouver- 
nement anglais demande avec politesse des 
uplicMïons sur quelques points, sans l'exiger, 
l'tmbasaadear est autorisé h les donner. Il peut 
ifinner avec certitude que la flotte militaire 
rautj dans la mer Noire n'a pas été augmentée. 
Le nombre des bAiiments de guerre dans la Bal- 
tique est aujourd'hui le même qu'à l'époque de 
Catherine II et d'Alexandre I. La ville d'Abo 
n'est pas fortifiée. Ou n'a construit qu'une 
..caserne fortifiée* pour 2 bataillons nui lies 
d'Alacd. U serait puérile d'affirmer qu'elle pût 
nenacer k sécurité de l'Angleterre. Les plaintes 
de l'Angleterre, an sujet des armemens de U 
Russie dans le rojaume de Pologne, semblent 
tout aussi étranges en présence du fait qne les 
Puissances limitrophes n'étèveot aucaue récla- 
mation à ce sujet. Enfin, demande le Vice- 
Cïancelier, le consentement éventuel de l'Angle- 
terre de remplacer le Sultan, ami du gouverne- 
toent russe par Méhémet-Ali, son adversaire, ne 
pré»enIe-t-U pas bien plus de danger ponr la 
Baasïe qu'une caserne fortifiée sur les lies 
d'Alaod— ponr l'Angleterre. (Dépêche du comte 
Kewelrode du 1 (16) janvier 1834), 

n ne fat pas réservé au prince de Lieven de 
pouTBOivre cet pourparlers au sujet du but et 
dn contenu du traité tnrco-msse. A l'occasion 
d« U majorité dn Grand Duc Héritier Cégare- 
TÎteb Alexandre Nicolaévitch l'Empereur nomma 
le prince de Lieven cnrateur auprès de Son 

5 • 



51 



Be inrtii BBBaaui oaiexEU» cous- 
Bi. no Mtpt Toro lopj,!. n&miepcTOBi, 
va» Ton> CBOHii oôiacHcniB ci piccihhi. 
I. Bi iBBapt 1834 roM on cran Jiaxe 
oipHoaib, Tio corjamaica Buirb enneTcaaro 
Dam; sa npecToit CTiiaBOBi. Obt, noopasHics 
«t Tors CHUcxh, TTO 6tJLT0 ccaaaji: ecji tj- 
peDKifl npecTOA joixeni aasaTt pjccaiS Hune- 
paTopii, To OHi npejiDo^ej^ Cu nutrb aa Hen 
MereMeva-Ajif. JIopji IIai).iiepcTOB» Aaae uo- 
p;qHJi.aHrjiBcKOi(î aocJauHBsj Mr. Bligh o6i.a- 
BUT& UiiuepaTopcEOHj opaBnTejLCTBji, ira oui. 
yioRieTBOpeHi AaHuljiiH en; Eusaeaii JIhbcbohIi 
ofitscHeHiJiim nacsei'i upouciouesis ii atJB 
pTCCio-TipeuBaro ipaaiaia. 

Rh BUAJ Tatofi uepeHtBU noBPAeiiis anuifl- 
csaro KaânneTa, MiinepaTopi. llBRojaii I cnen. 
BOïHOXHUM-s rasze u'jatHUTt toh-l u co^epsa- 
aie CBOHiTi ofiisciieHiB et Aar^ieio. 



.Tast Basil Aflrjii cTaaoeuTcs jinCeLmon", 
i riHcaji rp. Hecce.»pOAC m suBapb 1834 roAa, 
„T0 H Hu rasMe fifiea'b ii:>6e3BU. Hu BccrjiaOv- 
ACHi efi njRTHTb ea coficTBCflaoïu KOHetai)". 11 
! laaiKaKiaHrjilcioenpaBnieiMTBOjiiaBonpo- 
irunn (He TpeO;eTi) ofi'UicHeiriû ao HhKoropuHi. 

j BOUpOCSHl, TO DOCOJ'b HOXerii OHJ Mil laTb. Obi. 

Momeii nojoMHTEjtHo TTsepsiarb, iio pïccBifl 

BOBBBUB ^lOTb Bl 'lepBOH-b HOp'fe BBOIOUKO H'> 

I fseju^eH-b. Bi BairiâcsoMi Hopb qHcio Boes- 
I HUIT. cjAOBi TO»e caHoe, ito 6ujo Bpu KsaTe- 
I pKB-b II H Ajeacaajipt 1. Bt ropoA* A(ki coBctii e, 
I Btri jEptujeBiH. Ha AiauACKUxiiOCTpoBat'suo- 
crpoeaa sa 2 eaiaiioBa „ïBptuieflaaH aasapaa". 
ViBepa^BTi, HTO 3ia aa.TttpMa yrpoxaen. ûeao- 
UBCBOcin ABriiH — no Mestmefl Mtph catniBu. 
He «ente cTpaauoio DpeACiaBJueTca auiiKla Ab- 
riia aa pjcciifl BOopyseBiH bi, Uapcrat Uoit- 
cKom, KorAa coctABii ci Pocciem rocjAapcrnu 
HHiero se BoapaJKaioTb nporuBi sraii j'spliu- 
.leHifl. HaKoaem, cnpamBBaeTi Bane-KaBUiepi,. 
pa3B-Ë coriacie AHnia aa mIicto ^tyi^ectiatii 
Bo oTBomesi» Et Poccia cjiraBa Bo^iaecTH aa 
lypenKifl upecTOJii spara ea — Mereaera-Ajir, 
Be BpeAcrawaerfc ropasAO 6ojbnijii ajs Poccîk 
ooacBocTi, HcmejB ajs Aariiii jsphnMauaH 
EBsapaa aa AsaBAcaun ocrposaiVi' (^cDeinn 
rp. UeccejbpoAc ort 4-ro (IG-ro) aasapn IH.14 r.). 
Kbssb Jhbcbj bb ciatABBO Ohim iipoAOJïatb 
3Ta neperoBopu aacseiii nija a cuepHiauiii 
pjccao-Tïpen«aro coiusaaru rpaaraTa. Ilo cji- 
fa» AoctaKeaia HacjlAaaaoaT. Uecapesaii'a.. 
AjeacsBApoMi llaiojaeBHieMi. coBepmeaaojl. 
Tis, Focjiapfc HBnepaTopi Ba;iaa'iHJi. sii«.i« 



52 



» U2. 



18»i 



Altesse Impériale par un oakaze da 22 avril 
1834. Le prince de Lieren fat très satis&it de 
cette nomination flatteuse et quitta son poète à 
la Goor de St-James en été de la même année. 
Lord Palmerston ne diasimnia pas sa joie à 
Toccadon da rappd do prince de lieren, mais 
cette joie devait se dissiper aasdtôt qaand il 
apprit que le comte Pono di Borgo, qu'il con- 
naissait comme un diplomate habile et on homme 
ayant la conscience de sa dignité,— était i4[>pelé 
à le remplacer. 

Le comte Modem, conseiller d'ambassade à 
Paris fat provisoirement transféré à Londres 
poar gérer les affaires de l'ambassade impériale. 
Les vues du gouvernement impérial sur les 
relations avec l'Angleterre se trouvaient expo- 
sées dans les instructions au comte Modem, en 
date da 1 (18) juin 1834. Les ministres anglais, 
était-il dit dans ce document intéressant, ne 
démordent pas de la pensée que la Russie est 
pénétrée d'intentions hostiles à l'égard de l'Angle- 
terre. Us croient voir partout des ennemis poussés 
par la Russie contre les intérêts anglais non 
seulement en Europe, mais en Asie et en Amé- 
rique. Le comte Modem devait toi^ours avoir 
en vue la ferme résolution de l'Empereur d'entre- 
tenir avec l'Angleterre les relations les plus 
amicales «qui depuis tant d'années unissent la 
Russie à la Grande Bretagne". 

„Ge désir*, poursuit le comte Kesselrode, ,a 
dirigé de tout temps, et ne cessera de diriger, la 
politique de l'Empereur, parcequ'il croit l'union 
des deux pays également avantageuse à leurs 
relations commerciales, et nécessaire à la con- 
servation des grands intérêts de l'Europe, nom- 
mément à l'affermissement de la tranquillité 
générale". 

L'Eknpereur ne désire pas intervenir dans 
les affaires intérieures des autres Etats, mais 
il n'admettra pas non plus une ingérence dans 
les siennes. »Mais si jamais le Ministère bri- 
tannique*, déclare le Vice-Chancelier, ^venait 
à blesser Notre Auguste Mattre dans l'exer- 
cice légitime de ses droits, par rapport à une 
question vraiment russe, une rupture en de- 
viendrait la conséquence infaillible; TEmpereur 
en accepterait les chances avec une pleine con- 
fiance dans la justice de sa cause". Gr&ce à 
Dieu, le conflit au siyet du traité turco-russe 
se termina. Lord Palmerston l'avait provoqué 
uniquement parcequ'il sentait combien le réle 
de l'Angleterre était effacé dans les affoires 



^JueHa,yaa30]n on 22-ro anptia 1834 ioxa,n 
nenrejem ai Beiiaoïiy Beaid. BHasB Jbatm 
6im ^q[)e8BinaiH0 xonoiena 9T0t sHcoioft v 
CTU3 n liTom loro se roxa loaiHyjn cnoft noci 
npi C-Aseiicsom XBopft. Jlopxi HaïuiepcToi 
■e capinan cBoei pa^ocTH no ciyvuD yxyi 
Hie KHaaa JEaBOHa. Ho ara pa^ocT^ npoxojs 
lacB lecuia aexoiro: ohi aecuia caopo yioat 
iTO Ha aocTi pjcciaro nooia b« Jlouxort m 
aaauieTca rpa^i IIoiwo-xa-Bopro, ■oroparo oi 
auan, xan JOBxaro xsujouta ■ cossamMi 

CBOe AOCTOIHCTBO leioB^Ka. ^ 

Aia BpeMeHBaro jupaBiema xiiaMi Hn< 
paTopcaaro nocoiLCTsa ôtui uepesexen n 
Uapixa Bi Jionovh coaiTHurb noconcras- 
rpai^ Mexeirk Bl EHCTpyKuia ora 1 (13) ii>i 
1834 roAa rpa^J Mexeiiy o^iacHaerca ociom 
Toua aptuia HiinepaTopcEaio opaBnettcn 
Ha OTiomeHLf ero ki AHrjiu. AHriitcun n 

HHCTpaMl, roBopHTca Bl BTOn JDÔOBimOl 

aari, saciia bi foiob j mien, tto Poccia ap 
HEKEyra apas^eônon aamiciaiiM nporm Ai 
riin. Beaxiii m MepeniaTca apan, jjmjiu 
Poccie» npoTiva aariiftcEaxi BBrepecoBi i 
TOibBO Bi Eaponi, ho Tasse b& Asii i A» 
puai. Ho rpa4% Mexen oôaaaHi HOCTom 
HiiiT& Bi BHXJ HenoBoieômoe pineHie Foc] 
xapa Hou^psHBan ci AHriiei» canna xpy» 
caia OTHomema, lOTopua „Bb upoxoiseiii ya 
CTOiiKHxi Arh exMffLExmh Poccii> ci Beiin 
ôpHTaHieD**. 

„Bto sejanie", npoxoisaen rp. Hecceii 
poxe, „BcerxapjBOBOXUOHHeiiepeeTaenp7ioii 

XHTB DOJnTHBOD Foc JJU^MI HsTOpftTOpa, 1^ 01 

yOtsAOBi Bi TOHi, iTO coDsi o5oixi lapoxoi 
HacTouBO se Buroxesi au ixi Bomepiecm 
HHTepecoBi, HacBOiBBO HeoÔxoxm xu oxpi 
HCHia BeiHBHxi HHTepecoBi Eaponii n ai oo 
ÔeHHOCTH XM Tapinienia Bceo6iiet T maag * 
Focjxap& HiinepaTOpi ho seiaen.BHiBi 
BaT&ca Bo BHjTpeHHia ji^^mk xpynm roeyxapcrv 
ho oHi laxse ne xodjcthti BHteaTeocna i 
CBOH coÔcTBOHHua x^a. nOxHaso, ecutjiiorji 
ih6o aBMificcoe npaBHTeACTBo", aaaBiaenBi 
ue-KaHuiepi, „nocarHjjo na ocyn^ecTBiene n 
mHMi aBrycT^ftaraiTL Focjxapem cBOHn n 
KOHHuxi npaBB vh OTHomeniH aaKoro jn6o xU 
CTBHTeiBHo pjccKaro Boupoca, paspHBi 6iu 
tu HOMHHyeMUMi nociixcTBien h Focyx^ 
npHHaii 6u Bci BirrexaDiiûa isi Horo o6eT0i 
TeucTBa Cl nojHox) yaipeaBoeruo ai capaicsi 
jHBOCTH cBoero jii^MK*^. GjuuBa Bory, cnopi bi 
sa pyocKO-Typei^xaio TpaaTara KOHVuca. lopii 
IlaibMepcTOHi BUSBaxi aro croïKBOBeHie loni 



18W r. 



X ééM, 



53 



d'Orient eompAntÎTement à celai de la Rnssie, 
si éclatant 

Lord Palmenton accoeillit le comte Medem 
de la manière la plot aimable et se plaça aussi- 
tôt snr on pied de franchise avec lai. Il ?oalait 
peut-être proayer ainsi an goavernement impérial 
qa'on chargé d'affidres, comme le comte Medem, 
était pins à même, qae le comte Pozzo di Borgo, 
d'entretenir la bonne intelligence entre les Coors 
de 8t. Pétersboorg et de Londres. Ainsi, en 
8*entretenant avec lai des affaires d'Asie, et 
particolièrement de celles de la Perse, le noble 
lord s'écria an joar: y,I)è$ que la Russie d 
r Angleterre t^entendeni la paix de VAsie est 



De grandes paroles, même dans la boache de 
lord Patanerston! n est à regretter qae les 
hommes d'Etat anglais oablient trop facilement 
cette grande Tenté contenae dans les paroles 
précitées da célèbre ministre des ai&ires 
étrangères. 

Le chargé d'affûres de Russie s'empressa 
d'aller aa devant des dispositions bienveillantes 
de lord Palmerston, ce qui porta celai-ci à plus 
de franchise encore. Le comte Medem lai dit 
sans détour, qa'il ne comprenait positivement 
pas les errements de la politique anglaise. D'une 
part, le noble lord ne cesse del'assorer de ses 
intentions de marcher d'accord avec la Russie 
dans les affaires d'Orient, et de l'autre l'ambas- 
sadeur d'Angleterre à Gonstantinople, lord 
Ponaonbjr agit dans un sens directement opposé. 
Lft Roflsie applique tous ses efforts pour détour- 
ner le Sultan d'une marche agressive contre 
rEgjrpte, et le gouvernement anglais ne croit 
pas moins qu'elle encourage les intentions de 
M^émet-AH et cherche par tous les moyens à 
amener une catastrophe en Orient, et la perte 
de l'Empire Ottoman. 

Comment concilier des contradictions aussi 
mamisates? 

Lord Palmenton fit à cette interpellation 
airec beancoup de franchise la réponse suivante: 
,Peot-ètre est-ce faux que nous attribuons à 
votre Cour des vues secrètes ayant trait ou à un 
partage ou à un démembrement de l'Empire 
Ottonaa; mais il n'est pas moins vrai que cette 
idée prévaudra ici aussi longtemps que la Turquie 
se trouvera dans l'état de dépendance, où Ta 
placée le traité du 8 juillet.. Nous rendrons 
justice à la modération de l'Empereur, nous 
reconnattroos ses efforts pour le maintien de la 
paix, mais nos craintes ne cesseront pas relati- 



uoTony, HTO ^lyscTBOBaii, nacRoiBRO niaiesHa 
ôuia poiB AnniH ite boctoïïbuxi xtiaxi cpas- 
niTeiKHO Cl ôiecTan^e» poi&x) Poccîh. 

Jopxi DanMepcTOHi apaHsii rpa4>a Mexena 
Becuia jio6e3HO n neMexieHEo BCTynui ci 

BHMl Vh OTXpOBeBHOCTB. ObI MOSeTb 6UT& XC- 

lan xosasaTB HirnepaiopcKony npaBHrei&cTBy^ 
no Tasoft noBipeBBuft vh xiiaxi, xani rpa4)i 
MexeifB, lyvne, ^iiMi rpafrb IIoiwo-XB-Bopro, 
xosen nouepxBBaTB conacie Mexxy jIobxob- 
CKHxi ■ G.-neTep6yprcunfi xBopaMB. TaKi», 
roBopa Cl MexenoMi o6i aaijiTCKBxi A^iaxi 
B Bi HacTBocTB IlepciB, ôiaropoABuft lopAi 
pa3i BocunEByn: ^Ci moio MOMeuma^ icam 
Poceis u AntMH Meoiedy coôofo coumchu^ Mupi 
Sh Asiu oÔeaneHemf* 

BejBxia cjoaa, xaxe bi ycraxi JopAa Ilaii- 
nepcTOHa! KiKpaftBenycoxai'fcBiK),BecBiia piMjao 
BeiBBOÔpHTancRie rocyxapcTBeBBue iDxn Bcno- 
MHBanTi BeiBKOft flCTflflt, 3auioqaK)n^efica bi 
npBBexeHBuxi cjOBaxi SBanesHTaro aBniftcKaro 
xnHHCTpa BBOcipaBBUxi jf,'hrb, 

PyccKÎft BOBipeBHUfl Bi x'biaxi oxoTBO no- 
mexi sa Bcrpi^y ÔiaroxynŒoxy BacTpoeHiio 
lopxi UanvepcTOBa ■ BuaBan ero na eme 
Ôouniix OTEpoBeflBocTB. Obi eny OTKpoBeBHo 
CKasan, TTO coBepmeBBO se noBBMaeTi annift- 
cBoft nojHTBKB. Cl oxBoft CTopoBU, Ôjaropo^Buft 
lopxi BOCToaBBo yBipaerb ero bi CBoeMi sa- 
nipeiii bi bocto^buxi ffkitkTh hath pyxa o6i 
pyay ci Poccie»; ci Apyroft se cTopoBbi, an- 
riiftcKift nocon bi RoBCTaHTHBonojii, lopAi 
noHCOBÔH, AitftcTByeTi Bi npoTHBonoioxflpxi 
cxHCii. Poccia BciMB CHianB cTapaeTCfl yAep- 
SBBaTi cyiiBBa on BOHBCTBeflBuxiaaiiucjoBi 
npoTBBi ErBBTa, ho aHriiftcKoe npaBHTejBCTBO 
yBtpeHO, ^To Poccia, HanpoTHBi, noAAepxHBaeTi 
MereMera-AjB h bcèmb cHiaMH xejaeTi BU3BaTB 
KaTacTpo<i>y na BocToat h ruôeib OTTonaHcsofi 
annepin. 

Raai se noHaTiTaBissBBuanpoTBBop'i^qU? 

JopAl naibMepCTOBl OTBiTHll Ha 9T0TI BO- 

npoci Becina OTaposesHo citAyion^nMH ciona- 
Mi: nMOsen 6uTb bto josho, ho mi npHnHcu- 
BaeMiBameMy npaBHrejBCTBy ceapeTHue niaHU 
Hac^en pasx'^eHia hjh pac^ieHeHiii OiTOMaH- 
cRoft HMnepiH- OxHaRO, ribxi hc xen'&e b^pho, 
HTO BTa HAca ÔyAeii SAicE rocnoACTBOBaTi ao 
T'bxi nopi, noaa Typuia ÔyAeri HaxoAHTBca bi 

COCTOaHiH SaBHCHMOCTH, BI ROTopoe 66 nocTa- 

BHii TpaaraTi on 8-ro iioiii... Mu oiAaeai 
cnpaBeAiBBOCTi yvipeHHOCTH Bain6ro FocyAapa; 
mi npHBHaeici ero ycHiia a" coxpaH6Hia mpa. 



54 



X 442. 



18t»r. 



vement aux coDséqaences de la soprômatie rosse 
en Orient*. 

Ainsi, d*aprë8 les paroles de lord Palmerston, 
ce n'était qae le traité d*Unkiar-8kelessi qui 
excitait et entretenait les sentiments de jalousie 
et d'hostilité de l'Angleterre à l'égard de la 
Russie. Mais révénement prouva bientôt qae la 
révocation de ce traité ne contriboa nullement 
à dissiper ces dispositions malveillantes. 

Aussi le comte Medem avait-il par&itement 
raison de résumer les résultats de ses conver- 
sations avec les hommes d'Etat anglais dans les 
trois points suivants: ^1)4^6 jamais nous ne par- 
viendrons à inspirer à l'Angleterre une confiance 
véritable dans notre désintéressement et notre 
loyauté, quels que soient nos efforts pour arriver 
à ce résultat; 2) que le gouvernement britanni- 
que croira devoir profiter de chaque nouvel 
incident pour chercher par tous les moyens en 
son pouvoir à nuire à nos relations d'intimité 
avec la Porte; 3) que si la Cour de Londres 
témoigne le désir de s'entendre avec nous pour 
maintenir et consolider l'Empire Ottomaa, elle 
y est portée par le besoin de conserver la paix 
et de contrôler le degré de notre influence". 
(Rapport du comte Medem du 14 (26) septem- 
bre 1834). 

Cette appréciation de la politique anglaise, 
faite par le comte Medem, obtint la complète 
approbation de l'Empereur Nicolas I qui ins- 
crivit comme annotation sur ce rapport: „Medem 
a parfaitement parlé*, et fat en outre justifiée 
par tous les événements ultérieurs. Le comte 
Medem eut lieu de s'en convaincre lui-même à 
l'occasion du changement du ministère en 
Angleterre. Le Cabinet de lord Grey, y com- 
pris lord Palmerston, dut céder la place à un 
ministère tory, en tète duquel se trouvaient lord 
Wellington et sir Robert Peel, en décembre 1834. 

Tant qu'ils n'étaient pas aux affaires ces 
deux hommes d'Etat blâmaient hautement l'atti- 
tude de lord Palmerston et de lord Grey à 
l'égard de la Russie, particulièrement dans la 
question du traité de juillet. C'est pour ce motif 
que le gouvernement impérial crut devoir re- 
commander au comte Medem, par une dépêche 
du 26 décembre 1834, d'expliquer avec franchise 
aux nouveaux ministres les circonstances qui ont 
présidé à la signature du traité. Le comte Medem 
s'empressa de chercher l'occasion de donner à 
sir Robert Peel et à lord Wellington ces expli- 
cations. Il se fit un devoir de leur communiquer 
la copie des dépêches reçues de St. Pétersbourg 



HO Hamk onaceHia ne nciesnyTB Hacien do- 
ciixcTBift rocnoACTBa Poccii na BocTOKi*. 

TaKnrb oôpaaoïrb, no cionan jopxa Ilan- 
MepcTOHa, Tonso ymûapi-HcKeieccxift rpai- 
ran nosôyamâiik ■ nouepxiBan lyBcna sa- 
BucTi ■ HenpiasHH AHriiu vh OTHomeHii Poccii. 
Ho Bec&Ma cBopo OBaaaiocb, ^ro OTMina noro 
TpasTara hicbouko le yxeHBnuua ea npaxxeô- 

HUXl lyBCTBl. 

Bor& noiejiy rpa^ Mexevb ôuxb coaep- 
meHHo npan, sorxa ohi HsiOTKpoBeHHHnpaï- 
roBopoBi Cl aHriiftCKIHH TocyxâpcTBeHHUHi 
iDABin BUBen citeyi>nii' TpH 3aui><ieBii: 
1) „HHaorxi MU ne ycnien Bceiro Aiiriii 
AiftcTBiTeiBHaro xoBtpia ki Hameiiy 6e»opH- 

CTi» H XOÔpOCOBiCTHOCTH, KaKÛ 6h JCHlil BU 

HB x'i^iuH AU BTOfi Qin; 2) aHuitcBoe npi- 
BHTei&CTBO ôyxen noiuoBancx ii»fffw% bo- 
BHMi ciyYaeKi, hto6i Bcin airtDiUHMBca j 
nero cpexcTBâini bpoabtb Hanraiii xpys^un 
OTBomeHiiMi wh Ilopri; 3) een JfoHXOBcsil 
XBopi H3iflBiaerb seïaHie corjacHTBcxciBaBi 
XiB DOXxepxaHia n ynpoveHia OrroKaBCBOt n- 
nepiH, TO OBI vax^mj^twk wso f^wth bi CBiy wt- 

OÔXOXBMOCTH COXpaHBTB KBpl M BOHTpOIHpOBan 

xiftcTBie Hamero BiiaHia*. (AoHeceHÎe rp. Ht- 
xeiia on 14-ro (26-ro) coHraÔpx 1834 rox»). 

XapaBTepncTHsa aHriiicBot BonrsBH, xsi- 
Haa rpa^OMi MexeiioBi, ne toxmo Busiaa 
nojHoe oxoÔpeHle HiinepftTopa Hhkoibb I, Bt- 
BBcanmaro na ero xoHeceBiH: «Mexen otjxibo 
roBopBJTb'', HO OHa BHOiHi onpftimiBaiact bo ici 
nociixyB>niiB BpeiieHa. HaKOHeiii, ounMciHeHi 
MOFB Bi 9T0MI y(Hg(Hncj[ no cjqri*H> nepeaim 
aHriiftcsaro miHHCTepcTBa. Ba6men a^ 
Ppea, BirbcTià c%JopxomIIamiepcTOBon,AOi- 
mswh 6uxB ycTynHTB cBoe irbcro TOpUcioij 
MHHHciepcTBy, BO riBB^ BOToparo cran repB<H% 
BeiiHHTTOHi» H cBpi Po6epn IlHn. dro ciy- 
^Hjocb vh xeaaôpl 1834 roxa. 

Iloia 8TH o6a locyxi^pcTBeHHHe veioBist 
6iUH ne y X'^n, ohh ropano ocyxxMH o6ps» 
xificTBia jopxoBi nanvepcTOHa h Fpei n 
OTBomesiB Poccin no hoboxt inncBBio rpts- 
Taxa. Bon noievy HmiepaTopexoe spen- 
TcncTBo, xeneme» on 26-ro xemaÔpB 1834 roi^ 
npexiiHcaio rpa<|>y Mexeiiy orsponenBO o6v 
acHHTB BOBinrb KABBcrpaxi oÔCTOateACTit, 
npB KOTopuxi ynovBHynift Tpastan 6im box- 
nHcani». rpa4>i Mexexi nocnibniHXfc oÔiiicEinci 
ci> capoMi Po6epTOMi IlBiexi h repuoion Bei- 
JEBrrOHOMl». Owh bmi cocôh^kh BOSifl Cl 

noiynennuxi B3i C.-neTep6ypra xenesi fl ci 
yBieqeBieMi xosasuBan, ito HCKAkiBreiùo 



18Wr. 



X éi2. 



55 



et 8*mppliqiiait à démontrer myee ardeur que le 
traité tvroo-msse était uniquement provoqué 
par le dédr de saaver la Turquie d'une perte 
imminente. 

Quel lut Taccaeil que firent les deux célèbres 
hommes d'Etat anglais à ces épanchements du 
chargé d'alEsires de Russie? 

Sir Robert Peel ne contesta pas la réalité 
des circonstances qui ont présidé à la conclusion 
du traité de juillet, et consentit même à en 
reconnaître l'action bienfesante sur la Turquie. 
Hais il se refusa de convenir de la nécessité 
de conclure ce pacte, et surtout de celle d'y 
insérer Fartide séparé sur les détroits. «Pour- 
quoi ce traité,* demandait-il au comte Modem. 
^pourquoi la stipulation relative aux Dardanelles, 
pourquoi cette ^ithèté de êéparé, lorsque le 
Cabinet russe s'efTorce de démontrer qu'il ne s'est 
assuré par là aucun avantage exclusif, aucun 
droit qnll n*eut pas d^à possédé antérieurement. 
Il B*7 a guère une différence bien tranchée 
entre la partie d'une alliance difentive ou d'une 
^efMlM, car tout dépend de l'interprétation 
qu'on Tevt donner à ces mots quand il s'agit 
d'en fyre l'indication*. 

Le comte Modem interrompit sir Robert 
Peel et mit tout son sèle à lui prouver, que son 
Sowerain n'avait en vue que d'épargner à la 
Porte une chute imminente. Le ministre anglais 
■e eontestait point les intentions généreuses de 
l'Empereur de Russie, mais se refusait de com- 
prendre le mystère impénétrable dont les pour- 
partet du comte Orlow avec la Porte étaient 
eatovrés. Finalement Robert Peel posa au chargé 
d'àffdres de Russie la question suivante: «Que 
fers TOtre gouvernement si une Puissance mari- 
time, se trouvant en guerre avec lui, voulait 
forcer les détroits et que les Turcs ne se crus- 
sent pas en état d'en empêcher le passage?* 

En réponse à cette grave et délicate question, 
le comte Modem déclarait que, si la Porte 
cédait à la menace et accordait le passage des 
détroits, jjtM<b deviendrait notre ennemie*. Si elle 
s'y opposait, «nous aecourerons à son secours 
avec toutes nos forces disponibles*. 

Tel fut l'entretien de notre chargé d'affaires 
avec l'honnie d'Etat anglais qui par ses capa- 
cités politiques remarquables et par son intelli- 
gence, était dans le véritable sens du mot l'âme 
du BO«vea« ministère tory. Il est à remarquer 
que dans la question de la portée du traité 
tarco-russe sir Robert Peel partageait entière- 



xeianieirb cnacTa Typnix) on HeMHHyeHoft 
FHÔejn 6iuo BnsBano sauiaiieHie pjccKO-rj- 
peuxaro cox>3Baro TpaxTaïa. 

RaXl se OTHeCJUCb ri 9THMI OTKpOBeHBO- 

cravi pjccKaro noBipennaro vh xt^axi o6a 
sHaMesuTue aHriiftcKie rocyxapcTBeHHbie xi- 
aieia? 

Cdpi Po6epn> Uhib ne ocnapBBarb o($ctox- 
leiMTBi, npu ROTopuxi inncKifi ipaxTaTi 
ÔurbsaKiDïïeHi, h xaxe coriacRJcs upusHan ero 
6iaroTBopHoe Biiasie na Typi^i». Ho ohi se mofl 
npHsnaTi Heo6xoAHMOCTH saRiDieHis dToro axia, 
H xeHBme Bcero BKiD^enis vh nero OTAtiBHofi 
cTaiiR npojHBaxi. „Jlis nero dTOTi ipax- 
TarB*, cnpocHii obi rp. Mexena, ^.XJifl vero no- 
ciaBOBieBie o AapxaBeiiaxi; x^s ^ero 9to aa- 
SBaflie: ùmdnAhnœ^ eciH pjccKifi Ka6afleTi ch- 

IHTCS AORaSETb, HTO OBX 9THMI aRTOMl BC o5e3- 

ne^Hjn» sa co6oio BHRaRoft ucuioqHTeiEBoft bu- 
roxu, BBRaRoro irpasa, ROTopuirb obi paeime 
ne odiaxATL? Hiri oco5eBBO pibRofi pasBBUu 
nexxy o6opoHumtM%uhun n HaemynamtM%HUMh 

CODOOMl, b50 BCe SaBHCHTb OTl TOJROBaBifl, 

ROTopoe seiaeniL xstb sthmi cjobemi bi ciy- 
laii Baxo5BocTR". 

rpa4»i MexeMTi upepsaii Cdpa Poôepra IIrjx 
H ropxHO CTaii xoRasmaTB, hto ero FocjxapB 
seiarb toibro cnaciB Tjpuix) oti BeuEByeMot 

IBÔeil. ABTlifiCRift MRBBCTpl BB OTpBUaJil BejIB- 

ROxyniBuxi BanipeBift pyocxaro Uaps, bo bcb- 
TaRB Be vorB noBXT&, no^eMy TaRow BenpoBBuae- 
MO» TaftBox) 6iuH ORpyseBU neperoBopu nexxy 
rpa4K)Mi OpiOBUiTb B UopTOK). HaROBem^ cdpi 
PoôeprL Uhii nociaBBii pyccROMy noBtpeBEOMy 
crj^xyion^ifi Bonpocb: ^^to c^'^a^eTi Bame upasH- 
reiBCTBO, eciB RaRafl-jiH6o nopcKafl x^^psasa, 
Baxoxsmaaca bi Boftat ci saMB, noxe.iajia 6u 
npopsaTiCR Hepesi npoinsbi, b ecin TypRU se 
c^iBTaiR Ou ce6fl B'b cnjaxi npenflTCTBOBaTB 

npoxoxy?" 

rpa4»i MexeiTb otb^tbjii be diorb o^efli» 
BaxBufl E n^eROTJiHBuft Bonpoci: eciH IIopTa 
ycTyBBTB yrpoat r nponycTBTi. qpeai. npoieeu, 
To oBa pCxtjaeTcii BamHirb BparoMi.". Ec.iu ohe 
BOcnpoTHBHTCs, ^MH nocnliinein. Kh Hefi na no- 
Mom» CD BctMn BamHMii cBOÔoxHUMn cnjaMB.*" 

Taxosa Ôwia Ôecixa pyocxaro noBtpcHHaro 
Bi x'^&xi Cl T^Mi aeriificKBirB rocy,\apcTBeH- 
Buin» MyjseMi, ROTopwft no cbohmi mytiareib- 

flUMTi B0.1HTHHeCXHMl CnOCOOEOCTaiIl H yMT ^UA-h^ 

BT» noiflOMi CMUCji cjosa. xynioio noearo Topift- 
CRaro HHEHCiepcTBa. HejB3s bo 3aMt.TnTb, hto 
Bi Bonpoci 3BaiOBiB pyocRO-Typousaro coioa- 



56 



» UM. 



18» r. 



ment les vues de lord Palmenton. G*6tait même ' 
peut-être la seale question sur laquelle ces deux 
hommes d*Etat anglais fussent complètement 
d*accord. 

Quelle fut Tattitude de lord Wellington par 
rapport à ce pacte depuis qu'il eut pris posses- 
sion de son siège ministériel? D commença son 
entretien avec le comte Medem en* l'assurant 
que, d'après sa profonde conviction, la Russie et 
TAngleterre devaient toujours être unis par des 
liens d'entente et d*amitié. Mais, igoutait*il, ces 
derniers temps deux nuages surgirent à Thorizon 
dans leurs relations mutuelles: la question polo- 
naise et le traité turco-russe. Dans le Royaume 
de Pologne l'Empereur agit d'une manière par- 
faitement légitime, et lord Wellington n'hésita 
pas à approuver sans réserve la révocation des 
inmiunités accordées aux Polonais par l'flmpe- 
reur Alexandre I. 

L'autre question fut celle du traité de juillet. 
Le duc s'ahstint de discuter sur les circon- 
stances et les motifs qui ont pu amener la con- 
clusion de ce pacte. Mais, poursuivait-il, .un fait 
patent et positif— c'est V existence de ce iraUé qui 
est envisagé par le public de tous les pays 
conmie plaçant la Turquie dans un état de vas- 
selage vis-à-vis de la Russie. Cette opinion est 
générale, elle durera aussi longtemps que le traité 
subsistera et il n'y a pas un de nous qui osera 
à entreprendre de défendre cet acte, quoique 
j'admette qu'il n'est au fond d'aucune valeur 
pour le gouvernement impérial, l'article séparé 
ne lui assurant aucun avantage nouveau et 
exclusif^. 



„Je vais plus loin, je prétends que cet acte 
non seulement n'assura point à la Russie une 
action prépondérante en Orient, mais même 
qu'il n'augmente en rien les chances pour le 
maintien de la paix dans ces contrées". (18641) 
A titre de preuve lord Wellington cita le fiait 
que Méhémet-Ali dut se soumettre non seule- 
ment à la volonté de la Russie, mais à celle des 
autres grandes Puissances. 



„Après cette expérience*', disait le duc, „après 
que la Cour de Russie est convaincue et qu'elle 
nous prouve que ce traité n'est au fond d'au- 
cune importance réelle pour elle, pourquoi, si 
le Sultan s'y prêtait de son côté, ne résilierait- 
elle pas un acte qui éveille contre elle à un 



naro ipasTaTm C9pi Po6epn Umn coiepaeiio 
pasxijui Bsriaxii lopjjÊL nanMepcTonu Mo- 
iKer& 6im exmcTBeHHO bi Mon Boipoci oéa 
aeriiftcKie locyxapcTBeiiHue xtcTeu Ôua co- 
sepmeHHO oxnnioBaio wEimm. 

nocMOTpnn Tenep&, xan OTHeccji repaon 
BexnHTTOHi ai aroiiv caMOiiy axTy nocit sa- 
Haiia mi nraHcrepciaro apecja. Qhi uann 
cBon Ôecixy ci rpa^m MexemoMi ci ystpemi, 
no, no ero riy^oioxy yf^texeiin, Poccii i 
Airjiia Boet» hmmbu 6mh CBuanu Tsan 
coDsa H M^jm6u. Ho, npiÔABin ovk, n bo- 
cjiAHee BpeiuL na ropiaoRrb mx% BSUMMiiin 
OTHomeiii nouuHc& xst Ty^n: noncaoe xin 
H pyccKO-rypemift ipasTaiv B% Ifapent IIoa- 
cBOMi rocyxapB HifoepaTopi nocryimn eoiep- 
menno aaiomiorb oÔpaaoKi, m rep^on Beum^ 
Towb BnojHi oxo6paen orvisy Bomocret, 
jMtpoBaHHUxi no.iaBaKi HHBepaTopoMi Aw- 
RcaHxpoiTb L 

Apyro^ X'i^o: iDACBii TpaxTark! Tepuonie 
CTEii cnopHT& Hacven oÔcroiTencTBi ■ boti- 
BOBi, npHBeABim ki sauD^emi) noro aira. 
Ho, npoxoxsaji ohi, ^Bv^erca oxisi aanit i 
nojosBxeibBuft ^n, arc — fjmucwiOBaiif 
9maw mpaiMMima, Koroput, no oC^ecTBeBBOiy 
MBiiHii) Bcixi cTpavB, CTBBHn Typiû» B» BO- 
.loseuie aaccaiBHocTH no OTHOBrens) ki Poecii. 
3to oÔn^ee luiHie, soropoe 6jffir% ejmficno- 
Bail M.0 rbxi Bopi, noxa Ôyxen cyBiecTBOian 
9Ton> ipasTan, h Mojuy Hawi (HHHBcrpafli) 
ne HaftAeica, hebofo, kto ocirfcnicji 6u »- 
oiiiinuiT& dTon asTi, xora m. xosycia», no n 
cjn^HOCTH ovb ne Bv&en wuemmoto ssaieaii 
A.ia HnepaTopcsaro spaBarejocTsa b no o^ 
xtuHaa CTBTM ne o6e»neRUM/n% aa bbabb- 

SaSOft BOBOft BJB BCBlDHBTeJÙOt BUFOXH'^-. 

„H Bxy en^e jfjkihme*", npo^onsan cnfai 
repuon ci ptiBOD nposopiBBOcriB», i^ yiB sp 
z^an, HTO aroTi axTi» ae tojuco bo o6e»Ria- 
BaerB 3a Poccie» npeo6iaxai>niaro Biiaaii as 
BocTOKi, Bo Aftse OBI BB Bi ven ae yBeiaw- 
naeii py^ieAciBa coxpaHeBia mpa bi itn 
CTpaHaxi". (1854 roxi!) Bi bvx& xonnnift- 
cTBa repuon BeiiBBrroBi npBBOJi ton tÊMn^ 
qro MereMerfc-AiH loimen Ôurh Bosopanci 
ne TOjbBO no Boit Poccis, ho Tasse xpyrm 
BeiHKHxi xepxaai. 

^Bi BHAy Taaoro onura", npoxojxan cbod 
piq& repnorB, „b fb BHxy Toro, ^iro cane Hane- 
paiopcRoe npaBHTeACTBO jûtmjfiBo b aan 
XOsasbiBacTi, no aron Tpaxtara, bi cyviocTi, 
ne Hid^Ti BHKasoro ttojoxBreuHaro xia aeio 
3HaqeHia, noveiiy, eciH cyiraBi, ci cBoeft crops- 



18S9 r. 



M U». 



67 



n haut d^gré rudmofité nationale dans toos 
les paya et priiidpalenient dang celui-ci? Je le 
déetoie en tonte franchise, anssi longtemps que 
ce tnité sera en force, il nons sera impossible 
de ne pas aToir parfois à nons reprocher des 
réticences enTen totre gonfemement aToc le- 
quel noos aimerions tant nons entendre snr 
tons les points." (Rapport dn comte Medem du 
22 janTier (3 fémer) 1885). 



Toutefois, le dnc de Wellington s'empressa 
d'igonter qn*il ne se permettait pas de s'adresser 
à rEmperenr Nicolas I atec une réclamation. 
se bornait k exprimer nn Toen personnel., en 
Tae dn grand avantage de bonnes relations et 
d*nne entente entre la Rassie et l'Angleterre. 

n est hors de doute que les paroles précitées 
du duc de Wellington diflèrent notablement de 
TapprécUtion du traité de juillet teUe qu*il IV 
Tait énoncée au prince de Lieven et an comte 
XatusMnc L'influence du poste ministériel et 
de la responsafaifité qu'il incombe se trahit 
dans cette droonstance d'une manière manifeste. 
IFune autre part, l'impartialité nous commande 
de reconnaître dans les paroles du duc an grand 
fond de logique et une vue nette sur la situation 
politique crée par Palliance turco-msse sur la 
mer de ICarmara. Le duc de Wellington était 
parfrûtement d'accord aTCC lord Palmerston 
dans cette question, mais son argumentation 
était pénétrée dn désfar sincère d'entretenir de 
bonnes relations avec la Rassie. 



L'Empereur Nicolas I ne fit aucune annota- 
tion sur l'intéressant rapport du comte Medem, 
qui rendait compte des entretiens susmentionoés 
a?ec sir Robert Peel et le duc de Wellington. 
Mais il sufit de se rappeler le profond respect 
qae l*£iiq>ereur mcolas I professait pour le héros 
de Waterloo pour comprendre l'impression que 
Isa paroles dia duc ont dft fûre sur ce souve- 
rain. H est fort possible que ces épanchements 
dn dnc aient contribué pour une bonne part à 
décider l'Empereur de ne point renou?eler le 
traité dUnkiar-Skelessi et de couTerUr l'article 
séparé en un acte international, obligatoire pour 
tous. Cette transaction fut signée en 1841. 



Toutefois, lorsque le comte Posso di Borgo 
srrira à Londres pour prendre possession de 
son poste, on lui recommandait de ne point en- 



nu, HS-MBiTi cBoe corjiacie^ ne OTninn» oho 
aaia, BoaÔfXAftvvaro bi Taaoft CTenena h bo 
Bcizi cipaHaxi, a bi oco6eHHOcTn bi AsrjiH, 
HaiiioHanHji) HenaBicTB? A coBepmcHHO OTKpo- 
BesHO o6%aBJuii), noaa btoti» TpaxTan ôyxerb 
HvtTB oÔssaTei&iji) eu y, Haai» BeB03M0XH0 
Ôyxen ynpeaaTb ceôa HHorAa Vh neACBipiE si» 
Bameny npaBHTeiBCTBy, ci soTopim mu Taai 
zeiaeai 6utb bi coriaciH no Bctn Bonpo- 
cavb*'. (Aonecesie rp. Mexena on 22-ro xHBapii 
(3 4»eBp.) 1835 roAa). 

BnpoHeiTb, repiiorB BeuBHrTOB'B se saMe^- 
iHii npHÔaBHTB, 1T0 owh BB ocirkinBaeTca 
oÔpaTBTBca El HnnepaTopy HBKOjaio I ci Tpe6o- 
Basieni. Obi TOJbRO Bbipaxaeri» cBoe cepxev- 
Hoe xeiaBÎe bi» BH^y BejBKOfl boxbsu AoÔpuxi 
OTBomenift h coriacia nesxy ÀBrjieif) h Poccie». 

Htrb coMBtBiii, <iT0 BumcnpflBe;(eBHbia cioBa 
repliera BeuBBrroEa sHaiHiejuBO OTXRHawTcii 
orb oatBKB lioiiCKaro TpaaiaTa, BUcxaaaBBoft 
BMi npexAe xHaa» JlBBesy h rpa<|>y Mary- 
mesB^y. Biinaie MflBBCTepcKaro nocra e cbx- 

aaSBOft Cl BBMl OTBtTCTBeEBOCTB OpOXBJJieT- 

ca n Bi AaBBOMi oxydai Bec&Ma pexBei|»flUMi 
oÔpaaoMi. Ho, ci APyrofi CTopoBbi, ÔeanpBCTpa- 
crie TpeÔycTi npBSBaTi sa cxoBaMH repmora 6oxb- 
myx) xorasy b Bec&na rpesBuft BsrxxAi» Ba noxn- 
TB^ecKoe floxosesie, cosxaBBoe pyocao-Typea- 
KBMi coDSOMi Ba Ôepenxi Mpanopaaro uopx. 
FepAon BexxflnrroBi Taaxe cxoxnxca ci xop- 
AOMi nax&MepcTonoMi bi AasBom Bonpoct. 
Ho ero apryMeflTaiiia npoBBKByTa BcapeEnnin 
sexanieui flouepsBBaT& AoÔpux OTBomeflia ci 
Pocciex). 

HnnepaTopi Hnaoxaft I ae cxixaxi BasaKoft 
BaABBCE aa BHrepecBOMi xofleceflin q>a4»a Me- 
Aeaa, bi aoTopoMi 6uji xaai OTHeTi o Bume- 
apBBexeBBUxi ôect^axi ci cdpoai PoôepTOMi 
UBjeni B Cl repaoroMi BexjBflrTOBoifi. Ho ecjH 
BcnoMBDTB, Cl KaKBMi rjyÔOBBMi yBazeflîeMi 
OTBOCflxca HanepaTopi HBKOxaft naB.ioBHqi ki 
repo» BaTepjoccKoft 6btbu, to Ôyxeii noBXTBO 
BneuTxiaie, npoB3BexeBBoe aa flero cioBaMu 
repaora BejuBBrroBa. Moxen Ôute BconiBÔOHBO 
6yAeTi xyuaiB, ^to BumenpBBexeBBua OTapo- 
BeflflocTB repaora cyn^ecTBeBEuai oôpaaoai no- 
Bxixjifl Ba ptmeaie Haneparopa ne bo3o6hobxxtb 
Yflaiapi-HcKejeccRift TpaKTari ii oôparuTb cro 
cenapaTByK) CTaiB» bi oco5eBHufi oÔn^eoÔH.ui- 
TexBBufi aesxyBapoxfluft aaii. 3to ciyHu.iocB 
Bi 1841 roxy. 

Bopo^eai, aorAa rpa4»i Hoimo-XB-Bopro, bi 
Banarb 1835 roxa, xBajca bi JIobaobi iir 3a- 
BXTifl cBoero BOBaro nocra, eay 6uxo npexnH- 



58 



X 44S. 



16S9 r. 



trer eu discuçainn asec le gouTernement anglais j csBO He aCTTnart Vh cnop* ci «BriiBci 
an BDJet du bat et de la portée da traité de npaHHTe.iMTSOici. aac^eTt ntieB 
jnillel 1833. L'Empereur exprimait son désir iiiui.i-Kar(i ipauraTO 1833 roja. Tocyiapt ll«ne- 
aincère de ne nasciter ancnne diSicaUé au mi- patopi Bupaxaji moe acapesBee zejaaie se 
nistére du duc da Wellington. La poaitioQ da BoajBHraib ■aaBCTepcTBT r^pnora liejjiaarTOHa 
gonvernemenl impérial ù l'égard de l'Angleterre BHKaanïi aaipyisealB. HojoxeBie IlMneparop- 
deTftfl rester „forte, calme et romplf'lement in- rKaro npaaaTPncTBa Odasprca, no oTBOineBiin 
dépendante", at Aariia, .cnjtHMBi.. cnoKofiHM»x b raaep- 



Qnant aa traité de jnillet, aux termes des Ito aaracica imjbcaaro rpaKTaraiTOHaofBa- 
inBtnictioDS da t4janvîer 1635, le comte Poz20 eaiiiH aacTPTKiiio on U-ro aBsapa 1835 roia. 
di Borgo deTaitae rappeler que „lant qae durera rpaifii IIonao-sn-IJopTo ofiasaHi. 6un bohbhtv 



1 état de pai;< si ronforme à nos 
traité reposera dans bob archives comme n 
document historique dont la Russie se fait gloiri 
mais dont elle n'est nallement empressée d'in 
Yoquer les etfetB." 



1TO ,BOEa 6jxft-b apojtoJzaTtcB ifB|i&oe co- 

cTOHBie, ciojt corjacBoe ci BantHMn Bajtava, 
' 9I0T1. rpaaraTT. ociaBeTcn m, aaniBii. apia- 
I Bail BcTopnwrKBBi lOKTMearoin, KoTopMBi 

rnp;iBTca Poccia, bo soioparo x-bficTBÎe osa aa- 

cKojiiEO se cntmaTi BUjaaTL". 

llHaepaToprEoe BpaBBTejïctao npHnBaauo, 
I B-b IIK35 roiT, coxpaBeaic iontsaro conaBara 

TpaaTaia hp toiiko ^.jttjOHi loeroBBcisa ■ 
' secTB", no Taaxe „iioinTHWcaoi) aeofiioifl- I 

HOCTiK)'. lioTi B01ËH7 rpaifti Keccejbpojie b« 
fir-tMR apBTBïecauMH it- 



Le goucemenient impérial considérait en 
1835 le maintien du traité d'alliance .non seole- 
ment comme une question* de dignité et d'hon 
neur, niais encore comme une nécessité politique". 
C'est le motif pour lequel le comte Nesselrode 
ne pouvait accepter les observations du dac au 

sujet de ce pacte. On derait rappeler an chef Mt^aBiauB repiiora Beunarrona aa iauMsil 
du Cabinet anglais qu'après le traité d'Andri- rpaaiaTi. repunrj citjTCTi nanoasHT^ in 
nople, il avait attribué à la Russie l'intention aocjt AipiaHoaoï&cisro Tpaarara obi MJai- 
d'amener la chute de l'Empire Ottoman, tandis na.ii Poccin ai savipcniB pa.ipTmBTb Otto- 
qu'aujonrd'hui, il lai reprochait la conclusion aaRCajui aanepin. Teucpb xe obi, oBarK Be^»- 
d'un acte qui a uniquement pour hnt de sauve- ' anjeai Poccien 3a saunieBie aara, nxinituo 
garder l'existence de ce même Empirel (Instruc- 1 PiancTaenHo» atjiio coipasenie toB xe Ono- 
tionsaucnmiePazzodiBorgodul4janTierl835/ 'vaBCKoH BMBPpia! (UBCTpjKitiii rpa^j Honao- 
! .xu-lioprn OT1. 14-ro SBBapa 1835 rojia). 

Dès sa première enirevue avec l'umbassa- 1 Di BepaoS ae 6ec*rt, aoTopjii bobuI pje- 
deor de Rassie, le duc de Wellingti 



de la manière la plus calfBoriqne. sur la néces- 
sité que l'Empereur Nicolas fît une déclaration 
dans le but de rétablir la parité de toule> 



BMiii. Cl, repnoroin Beinarro- 
BOHi., Boci-tjtBia KareropHiecan BftciiBB&n M 
aeoOioiUHOCTH aaiaBii HKnepaTopOHi. Haio- 
I leajapanin. aoscTaHoBJinnteB aip}- 



grsndes Puissances vIs-A-vis de la Forte que le meBaoeimtiCBBHiTpaKTaTOaii paaeHCTBOBcbfc 
traité de juillet avait compromise. La comte | BejHaaiijiepaaBi Biotaomenia TypnÎB.rpa^* 
Pozzo di Borgo annonçait sans détour que ja- , Ilonuo-ja-liopro ctojt xe pbmaTejbBO o**»- 
mais son souverain ne ferait une i)8reille décla- bhji, ito BHïorja ero TocjAapfc ne BBjiacn 
ration. D'ailleurs l'ambassadeur ne voyait au- hoioCboI leajapania. Docoji ne Bixin ■»■ 
cnne nécessité de poursuivre cea débats au | aoObocib npoiojaiaTs noioCaue pasroBo^oi ofli 
sujet du traité de jaillel, car il prévoyait avec ' imJicBOin. ipaaTart y^e noio«y, tto «ra 
surelé la chute prochaine du ministère tory roBepmPHHo yatpeai bi Ojh3«o«i nuesii w- 
avec le duc de Wellington en tête. ' piflcaaro MBBHCTepciBa ci repnoroici BeiiMMt- 



En effet, en mira 1835 le ministère Welling- 
ton— Peel dut se retirer et un nouveau Cabinet 
Int constitué sous la direction île lord Melbourne, 
comme premier-minislre, et de lord Palmerston, 
comme secrétaire d'Etat pour les affaires étran- 
gères. IVaprès les informations de l'ambassa- 



;itBrTBaTt'ji.Ho, m. Mapr-t 133& roj» «i- 

LIBCiepCIBO RpJJHHrTOHa- IIbjh aojxbo fiUM 

iiojftTt Bi OTcraBKj, B BO r.iaHt aonaro npa- 

BHTPJtCTBa CT3JE JOpJl MpJbtjOpBl, Un 

npe»i>epi>, B jopxi najbaepcTOB-b, bsbi ctatcv 
ppEpeTBpi no HBocipaBBUMi jibaJtt. AsrjiBciil 



1S39 r. X 

dMT, le roi d'Angleterre Teru des larmes en 
fvWWt tmgé do dac de Wellingloii. Quant bu 
mtnmm Cabinet, le comte Pozzo di Ilor^ia était 
fni> «que nous rencontrerons dea formes nieil' 
ksres, et U même mBDTaise volonté." 

Pour justifier cette manière de voir, le noa- 
val unbusadeur crnt devoir esquisser une ep- 
préciaiJOD du régime politiqne intérieur de l'An- 
^lerre. A son avis, la dernière crise mil au 
jour l'existence en Angleterre de deux grands 
ptrlit: d'une part, noua trouvons le roi, la ma- 
jorité des membres de la rhaiiibre des lorJs, 
l'igtise protestante, reconnue par la loi, les 
Hmmités commerciales et industrielles et la 
Btjorité des propriétaires dans tes trois Rojau- 
uei-Unis. — de l'autre; les membres du vieux 
parti whig, qui s'est détaché de Taris 1 oc ratie, 
les sectaires et les dissidens. la petite bouT- 
iwisie avec les républicains d'Ecosse et les ca- 
Ikoliqaes d'Irlande. 

Ces derniers ont dans la personne d'O'Conell 
u leader, très habile et intelligent, qui exerce 
nw grande influence dans les splières da gou- 
KToement. L'ancienne répartition des partis' 
politiques et .l'ancienne constitution" n'existent 
plm. I^ pouvoir royal se trouve réduit en An- 1 
ïleterre à „nne ombre sans corps" et n'a plus les 
moyens ,ni d<^ se faire craindre, ni de le taire 
ûner.' Il a perdu toute iniluence et taute 
portée réelle. 

Depuis l'époque, s'applique à démontrer le 
comte Poi^o di Borgo b son gouvernement, oii 
le roi et l'aristocratie terrienne ont été déponil- 
Iti du poQToir politique qui a passé entre 
les mains des classes industrielles, un coup 
mortel a été porté à la monarcbie, et celle-ci 
est dcTenue une formule dépourvue de toute 
nlenr intrinsèque. Tout le régime politique 
iclnel de l'Angleterre repose sur l'alliance des 
whigs avec les radicaux. , L'esprit de parti a 
dHniit en Angleterre l'esprit politique." 

En présence de ces faits, on comprendra les 
motifo pour lesqueU le nonveau gouvernement 
ugUis ne dissimule pas une animosité déclarée i 
ponr les grandes Puissances conservatrices dn I 
eantinent. C'est ce qni etplique l'ascendant ac- 
quis par lord Palmerston sur l'administration 
ictnelle. .Devenu jacobin", écrit l'ambassadeur, 
,parceqa'il est apostat, il réunit ù la violence 
(ta caractère un mauvais naturel et un fond de 
ffluiTaise volonté. Son esprit, quoique actif, est 
wwt et brouillon; il ne se prêtera jamais & 
tin qui Mit conciliant ni qui tende à établir 



&9 






nuocia, njsEOJt. 






EOpOJfc, 

voua pascTasaicH ri, rcpitoroui' Be.u 
CaMt we rpailn llomio-au-Eopro Cbjt. toto 
MBbHîs, ïTo oT'b nonnro HURUrrepcTsa -mu 
BCTpbiUHi. jjimin ij^puti n Ty xe cax;io 33^f 

Cl ut.jtiii joBa.iari. oeHOBare.itHOMb OBoero 
MHtnia. BOBuli noco.ii saripocaj-b xapasiepii- 
irpcHDDii np3BJtre.iiiCiecBiiui'fc nopajt- 
■jin. IloeroiiHtHiBi, nocj-kiaift Epnanci. 
ofinapyKnjTi ctmecîsoBaflie ut Anr.iiu jwvxi 
rjaBnusinapiift:Baoiao(lcT0pOBt. HBXo.wica — 
Bupoib, OojimnncTBO i.ieHoai, nuiain jop^onv 

nilOTeCTaUTCEB.» UpnSHHHHBfl 3BROB0irb nepEOR^ 

iiMCHHToe KyueiecTBn n fio.iiranocTBo aexjewa- 
j+.jbueai ipcxi coejnHeHBHiT. «opojeBCiBi; na 
jpTro& — cTapue Born, nssiRnnmie apaCTOKpa- 
tin. tifBti cesTt H jtDcrxjeBTU, MejBas flyp- 
syaaia, BuLcTt ci biotjbbj.crumr pocnyCinRaB- 
iiaHn Il BpjanicEuiiii KaTo.inKnHn. 

UocJ^lanie im-tioni, bi .inat O'KoHse.Hfl, aa- 
H'iiarejtBo joBiîaro u ynaaro noroboad. met' 
Riniaro orpoiiaoe uiiiBie hh tei ptmcBifl npB- 
BuiMtcTBa. Crapoe pas^ijenie ao.iniuïïecKiixi. 
uapriA ii „ciapBa uoHCTiiTyiiiR" yxe Gojlie ne 
cymecTBTmTi.. Ko|H)jeBci!a« BjacTi. ofipaTniaci 
Bi Aauin „bi. i-tui Oeat Ttia" n ne HVÈeii 
cpeACiBT., BU „qioO^ aocTaBuib cefia ÛouTtea, 
BB iToCt. 3acTBBUTbceCa.iioCuib". Osa jumu.iBCfc 
BCflEuro B.ii.nBla u .xiAcTsnteisBaro aBaieain. 

Cl toro BpencBn, jtosasuaaeT-h tpa^'h Ilonao- 



IB-Bopro cBoeuy opaanTe: 
noseiieiiBaa apucTouparin 
■gecEoil niacTU, nepemeAmeB 
JCBBOB HapoABoi) uaccu, uo 
eeai cKepTejtauD yjapt, u * 
4)opHy, 6e: 
lia C0K>3'b 






I pyBH npoHuni- 

oOparniBCb bi 
ijT|ioBHaro coiepŒBBia. 

pUlDKil.l 



SHKJteTCJI COH]H?HeBHufi UpaBUTejïCTBCHBtll 

pajoKt Aarjiu. .IlapTifiBua lyii. yOii.it 
ABriiH jiTii nojBTU'iecKifi''. 

Hâta Bii Bu;ty »th oficTomciic 
GyjCT'L, noieity noaoe aarjiHcGoe npnBitre.tï- 
CTBo OTBOcUTca cf, BeoKpMBaeïOKi acuaBucttu 
u-b BejnEHKi. KOBcepBaTUBBbiMi lepxBBaMT. ua 
esponeficEOHi, uaTepoEi. Itoit EoicHy jopAi 
UaibBepcioai BOjyiajii Tanoc cjieoO.iMaKinici' 
BJiiBÏc Bi aBuificBoin. npaBiiiejbCTBt. „Cjtt.- 
jieaiBCb sKoOiiHueMi"', nirincTi. pyocBill nocoai. 
npo ejaropo^aaro jopjia, ^uoioMy-iTOom-OTuic- 
neaeni. obi coeAnB"eï''' v^. ce6t, BictcTi ci. 
fiyflBOCTbio xapOBTe|ia. aïoB B|iaBi r iraoro aiofl 

BO.IU. ErO VHK lOTfl it.JlTlMCBt, BCC-TSRn He- 



60 



X 142. 



18S9r. 



des relations amicales entre l'Angleterre et les 
grands alliés monarchiques." 



Sar le compte de lord John Rnssell, qui com- 
mençait à percer, Tambassadeur écrivait que „c'est 
on petit homme froid, ambitieux, rancunenx, 
avec beaucoup de persévérance et prêt à mar- 
cher, s'il est nécessaire, pour conserver son pou- 
voir, de réforme en réforme, jusqu'à la républi- 
que. . . La hante aristocratie à laquelle il appar- 
tient n'a pas un ennemi plus inexorable". 

En présence de cette influence de lord Pal- 
merston et de lord John Russell sur la politique 
anglaise, il était difficile de compter sur de 
bonnes dispositions durables de l'Angleterre à 
l'égard de la Russie. Ces deux hommes d'£tat 
exploitaient habilement l'opinion publique en 
Angleterre, fortement excitée contre la Russie. 
Les whigs et les radicaux considéraient ce pays 
comme „la pierre fondamentale de l'édifice mo- 
narchique". Sans parler des révolutionnaires, 
^presque tout le monde" en Angleterre, écrivait 
le comte Pozzo di Borgo, „est animé de haine 
contre la Russie". (Rapports du 16 (28) avril et 
du 3 (15) septembre 1835). 

Les dispositions personnelles du comte 
Pozzo di Borgo et ses vues sur le ministère 
libéral, nouvellement constitué, ne pouvaient 
guère contribuer au rapprochement des deux 
gouvernements. L'ambassadeur de Russie avait 
souvent des conflits avec le chef du Foreign 
Office et ne dissimulait pas ses défiances à son 
égard. Il était indigné entr'autres du procédé 
suivant de lord Palmerston: celui-ci avait prié 
l'ambassadeur de lui confier pour son informa- 
tion personnelle une dépêche du comte Kessel- 
rode, qui parlait de la satisfaction de la 0>ur i 
de Russie au si^jet de la nomination projetée 
de lord Durham au poste d'ambassadeur d'Angle- 
terre à St. Pétersbourg. Le noble lord ne se fit 
aucun scrupule de montrer cette dépêche au Roi, 
qui fut très indigné de ce qu'on parlait et de 
ce qu'on écrivait de cette nomination avant 
qu'il Teut sanctionnée. Le comte Pozzo di Borgo 
avait écrit à sa Cour de la nomination de lord j 
Durham comme d'une hypothèse et ne pouvait ! 
pas se douter que la dépêche confiée à lord | 
Palmerston tomberait entre les mains du roi ! 
d'Angleterre. (Rapport du 21 juin (3 juillet) 1835). 

„ Votre Altesse", écrivait le comte Pozzo 
di Borgo au prince de Lieveu, gérant ad inté- 
rim du ministère des ai&ires étrangères, „com- : 



Aajesift H cxjTBuft. HnRorxa ohi ne corjacircji 
na ïïTO BHÔyxB npBMïpnrej&Boe h enoco^Hoe 
ycxatfoBHT&xpysecKifl oTBomcHia Mejixy AHriie» 
n BCJHSHMH coDSBinni vaBapxism". 

IIpo jopxa J[zoHa PocceM, Torxa ronio- 
HTO BuxBnraBmarocji, pyccKift nocorL nncan, 
HTO dxo „MajieHBKift xoio;iBiift, HecTomÔnat i 
sjonaifaTBiiit neiosiKi, HviDiuii moro bh- 
xepxsE H roTOBuft HATE, ecjH ByxBO, xia co- 
xpaHesifl cBoeft BiacTH, orb oxbo pe|K>pini n 
Apyroft— AO pecny5iBSH... Y Biicmeft apicTOipa- 
xiH, Kl KOTopoft OBI npHBaxiesETi, Hirb 6oiie 
aaiumaro Bpara". 

npH TasoMi BiiasiB na aBriiftcKyD non- 
THsy .lopxoBi nai&MepcTOBa h Axosa Pocceia, 
Be^ero Ôbuo pascHHTUBaTi Ba nocToaHCTBO ao6- 
piixi OTBomeBift AsriiH ki PoccIb. 06a ara ro- 
cyAapcTBCBBue neiOBisa jobko dKUJiyaTBpyDn 
oÔmeciBCHBoe MEinie AsrjiE, ctojb cbjbbo bos- 
ôysACHBoe npoTEBi Poccin. Betb e paAUcaiH 
ycEarpHBaio'rb vh Poccin ^spaeyrojLsuft la- 
Meflb MonapxEiecKaro s^asia". HeBaBEcn» n 
PocciH npoBBKByTU Be TOABO aBriiicKie ptwh 

.IlOniOEepU, BO pEO^TE BCi Bl 9T0ft CTpasi"— 

nncajTb rp. IIouuo-AE-Bopro. (£ro xoBeceBÎa on 
16-ro (28-ro) anpija b 3-ro (15-ro) ceBTa6pi 
1835 roAa). 

JlEqBoe BacrpocEie rpa^Mt IIomio-XB-Bopro a 
ero va,vjsLXb Ba bbobe oÔpaaoBaBHoe ji6epan- 
Boe anrjiiftcKoe MBEBcrepcTBO ae MoriE co- 

AtfiCTBOBaTB c6jESeBil) OÔOEXl npaBETeifcCTBV 

PyccKifl nocojii nacTo BMin CTOïKBOBeHiE ci 
r;iaB0K) aBuificiaro Foreign Office ■ owh m 
CKpuBarB Toro BexoBipia, ci Boropion ohi n 
Hciiy oTEOCfljiCE. Obi 6im BosxyniieHi, Mesxy 
npo^HMi, ciixyv)mHn nociynsom Jiopxi Dan- 
McpcTOfla: nociiAHift npocEii y nocia, xia jon- 
Baro npoqTeBifl, xenemyrpa^a Heccenpoxe, n 
KOTopoft BHpaxaerca yxoBoncTBie pyoeiaio 
ABopa no ciy^aw npexnoioxeBHaro Hassaieiîa 
lopAa Ai)p9]ia BeiEBOÔpETaBCKBVfc nocjcnn n 
C.-nerepÔyprB. BiaropoABHfi lopxi HOBisan ary 
xenemy Ropono, KOTopiift BoaifyTEjCE rfan, m 
TaROMi BasBa^cBiB roBopan e BEiryn paaun, 
Him OBI ero oaoÔpejtl. Ppa^ IIomio-xH-EopfO 
oHcaii cBoeMy XBopy o aasBaieBin jopxa Xih 
pdMa, saKi EpexnoioseBiE, ■ coBepnieaBO wt 
sBaii, HTo xoBipeBflaji emi jopxy Danvep- 
cTOBy xenema nepeilxeTi vh pysE aHriiiciaio 
Ropoifl. (j^oBeceBie oti 21-ro ii>HE (3 inu) 
1835 roxa). 

„6ama GbItiocte", UEcan rpa^ IIoipio-xi- 
Bopro RBa3i) JlEBeay, BpeiieBBO ynpaBJUBHesy 
MEEECTepcTBOMi HBocTpasHinn X^JTfc, «jyiae 



preDi] mieox qoe personne la iliflicQltQ de se 
coadnire avec un tel bomme que lord Falmerston. 
Elle en a (ait l'eipérience pénible dorant de 
loDgnes ftonées. Je pois voqb assurer, mon prince, 
qae loin de s'améliorer, son maavaia naturel 
tugmente chaque jour. Pour ce qui me concerne, 
je ne M pennettrai pas de prendre envers moi 
un ton et des libertés que je ne dois pas souffrir. 
(Jnant A ses plans hosUles, ils ne nous échap- 
peront pas. et comme nos intÉrdts directs les 
plus grands sont eur les points où se porte son 
KtÎTité malfaisanCe. la nôtre ne sera pas moins 
rîTe, vigilante et efficace, poar les contrarier et 
lei combattre'. (Rapport da 19(31)jaUlet 1635). 



L'EmperooT Nicolas I appi^nvait complète- 
nt la manière d'agir et les dispositions de 
I amboasadeor à la Coar de Londres. 11 ordonna 
ta Tice-Chancelter de lui transmettre qu'il par- 
tageait entièrement ses vues, et qu'il considérait 
udépécbesorla situation inlériearede l'Angle- 
Icire ^comne écrite sons sa dictée'. aNotre Aa- 
gaste Maître", écrivait le comte Nesselrode au 
comte Poizo di Borgo k la date du 10 avril 1836, 
.n'a jamais eu pour principe de trop compter sur I 
le bien, ni de trop appréhender le mal, qui peut 1 
noua arriver de l'Angleterre*. La Russie est | 
sortie victorieuse de toutes les complications! 
(orgies tant en Orient, qu'en Pologne. 

„Ces rËsnltats", écrivait le Vice-Chancelier, 
,Tons le sarei, Monsieur le comte, n'ont été obte- 
nus qoe parcequ'un seul principe a présidé k 
Dotre système de conduite: celui de noos mon- 
trer franchement décidés à accepter lea cliances 
d'one guerre Unies les fois qu'il s'agissait de 
défendre nos intérêts et nos droite dans une 
question tnr laquelle la Russie peut exercer une 
action directe; mais de modérer nu contraire 
notre langage et de uons abstenir de toute 
démarche compromettante à l'égard d'une qnes- 
tion, lorsqu'elle est placée matériellement hors 
de notre portée et qu'elle ne concerne pas les \ 
intérêts réels de la Bnssie, telle que nouimcmenC 
les adirée da Portugal et de l'Espagne", 

En ponrsoivant cette politique si essentielle- 
ment rationelle, dit le comte Nesselrode. la 
Bnuie n'a Jamais proclamé des résolutions. 
qu'elle n'aurait pas été en mesure d'eiécnter et, 
d'une antre part, elle a toujours été à même de 



ua. m 

I Bc'Ëii.aalSiicTe,BacKoiuiu.taTpy;iBUTejiigoiM'tTb 
Liijo et laKuifii HejostROMi, nasr jopji Qaii.- 
Mep^'toBii. Bu ca»» itHteie rnpiKitt aaun an 
' HBoru j-kTt. H Kor)' nai-i. khssi. jstpyTb, ito 
iTo AVpBoS Bpaei se TOJbiio ne yjjqmajca, uu. 
unnpoTUBi,, Cl i>axj,u]ti> jneirb jxvAnaeTi'i. Hro 
Kacaetcii Ke&a. a Cjxi usOiraTb BttnuBflTt ero. 
Ho a He no3BOJ[n eMj si. OTHomeaiii xeua Tona 
u BoitHocieB, BoTopuii ne aory TepuiTt. Ito 
aacaeTca ero BpaXj;efiBuxi njanoai., ^o mu 
HZ-b OTupoeMi BOBpeHa. II tbkIi jiaKi, naiDU 
uaBCojhinie npaMue HBiepecu cocpe;[OTOiiiBa- 
KiTca fluesHO bi. Tasait ntciaii, Ej^a Banpa- 
BjneTCH ero sjoBpejaafl :i,iaTejhBOCTb, to u 
Hama jiateiiiBOi'Tfc CyjteTi Be Mcste ziiboki, 

ÛAUTejbBO» H n.I0.IOTB0pBO» c^ ntjbBi Bapti- 

iBaoeaTï u jauiTosuTb ero n.iaau". (JloBeceuie 
oit l'>ro {31-ro) itoan l(i35 loja). 

HiÉuepaTopi ilnuojail I nno.iHt 0A(i6puA-b 

uCpa3i i^BciBia b nantiiCBia caoero noc.ia opB 

.1ob;(obcsoii% ABopi. Obi noaejtji DaKe-Koui- 

M\)j nepejaib esy, iio Tocïiiapb BOïiojfcEO 

pa;t;itjjiCTi> eru Bjrjsjiu, ito apasBacn. ero lO- 

HeceBia u aHirpeaBCHii oojoxeBia AHrjis Ba- 

mrcauuuiui .uasi. 6u uo eto .tUKTOBEl;''. „Hanra 

aurjciiBniifi Moaapxi,'', naciu'b rp. Heccejbpoje 

()-ro aupkifl 1835 roAa cpaity Douno-jiH-Bopro, 

BBKOTAA se pjKOBOjtfl.icfl npaBUJOHb cjarnsovi 

Aoûpo HJB cjnmKoiiT. onacanca 

KOTopoe BaHii Hoaterii cxtiart ABrjïa". 

noôijiOBocBo Bunua n3i Bctii aaipy,!- 



Beuia, (ÎUBn)BX£ eski 
no.ibinl^. 

„3Ta iie.ijjuaTbi. j 
Boue-KaBOiepii, ..(Jbij 

lOMJ, iro OJlBBt 






;iaCTHrB}TU TOJbKO BO- 

I TOTii se npBBUHnb .te- 
xaji. Bi ocBonaniH Bamefl cacTevu ],tflCTBil, 
a UMeHBo: otbputo nasMaiii rOTOeaucrb noflATM 
sa pHCEi) BoftHU BCflKifl pa^, EorAa rpeSo- 
BiLtocii ^aniBn^Tb naniB HBiepecu u Bamn 

upasa B-b BaUOMb-JIlGo BOUpOCt, B'b EOTOpOXb 

PucciH MoaLeri imliTb BeuocpejLCTseiiBoe ;LtO- 
cTBie. Cl ipjroB iropouu, hu yntpjiju Bnniu 
cjosa u BoaiepxiiBii.iucb oti Bcniinro pncno- 

BOflpOCt., ^OBTHICClill nOI-TB- 

BiesBOH-b BBli HameB ci|iepu .ytlirrain n bi- 
BacawnteMCB itflctBureabHtiii. HBTepecoBi. Poc- 
civ, RaKii. Bi, lacTBorTH, x^a noptymiiu a 
HcnaBiH". 

CjtjiaTaBoflfieajcjoBBopaariiHoÛuoaniniit, 
Poccia, nojTBepKjaeTi rp. HecceJbpo.ie, BUKor» 
se BosBinnua o ptmeBÎni'b, KOTopui'b osa bc 
«b cocToKBiu Gtua DpnBecTB bi BcuajBi-BÎe, a 
Cl ipjrofl CTopoBU, OHa Bi-er^a Hor.ia oi'yuiect- 



L 



63 



X 442. 



18» r 



■\ 



réaliser les plans reconnus par TEmpereor 
conune conformes aux avantages et à la dignité 
de la nation. 

En s'inspirant de ces principes sensés dans 
sa politique étrangère, l'Emperear Nicolas I pou- 
vait garder son sang-froid le plus parfait au 
milieu des cris belliqueux qui retentissaient, de 
temps en temps, en Angleterre. Ainsi lordPal- 
merston parlait à Tambassadeur tantôt sur un 
ton familier, tantôt avec une visible aigreur, de 
rintentiun de la Russie de prendre Khiva et de 
faire ainsi „un pas de plus vers les Indes". 

Lorsqu^après les conférences de Tœplitz 
(voir t. IV, partie I, ^ ld8X les trois Puissances 
alliées du Nord prirent la décision de supprimer 
la République de Cracovie et de Toccuper par 
les troupes autrichiennes, le gouvernement 
anglais protesta dans des termes très énergi- 
ques contre cette mesure. L*Empereur Nicolas I 
donna Tordre à son Yice-Gbancelier de laisser 
cette protestation sans réponse. 

La confiscation du vaisseau anglais ^Tixen", 
par les autorités russes dans la mer Noire, sou- 
leva des cris encore bien plus violents dans la 
presse et dans la société anglaise. Ce bateau fut 
saisi dans le port de Soudjouk-Kale avec un 
chargement de poudre et de munitions de guerre. 
Aux termes de Tart. IV du traité d'Andrinople, 
les côtes du Caucase, depuis Tembonchure du 
Kouban jusqu'au port Saint-Nicolas, se trouvent 
sous la souveraineté de la Russie; Anapa et 
Redout-Kale sont les deux seuls ports ouverts 
au commerce de toutes les nations. Le bateau 
«Vixen" avait violé scienmient cette clause, ainsi 
que la disposition interdisant le commerce avec 
le littoral du Caucase, sauf les deux ports sus- 
mentionnés — disposition qui avait été notiiiée 
par l'ambassadear de Russie à Gonstantinople 
à toutes les légations auprès de la Porte. 

C'est en vertu de ces faits que le bateau 
nVixen" fut capturé avec son chargement. 
L'ambassadeur de Russie à liOndres fut prévenu 
que toutes les protestations anglaises rencon- 
treraient de la part de la Russie un refus 
formel, et „que Sa Majesté ne reculera devant 
aucune conséquence*^, qui pourrait entraîner à sa 
suite le verdict porté dans cette affaire. Il fut 
en outre recommandé à l'ambassade à Londres 
ainsi qu'à toutes les autres ambassades et lé- 
gations d'avoir sans cesse en vue, que la Russie 
ne saurait jamais admettre que ses droits ter- 
ritoriaux, reposant sur les traités conclus avec 
la Porte puissent être discutés par une Puis- 



BHT& cBOi nianu, npuaHainnie rocjxapeMionl- 
HaniuHMH noiuaMi ■ lecTH caoero napoxa- 

P jiOB0ACTBjac& TaBBMH pasTMHiDa npoxi- 
nam bi cnoefi iiexATHapoxHot noimsi. Hue- 
paiopi HiKOiat non co6ji>xaT& loxHoe xiapo- 

KpOBie BO BpeiU BOHHCIBeimUXl SpiCOBl, BOIO- 

pue orb BpeMen xo BpeMeu iMaxiaBauc» b& 
AHuiH. Tasi, lopxi Ilai&iiepcTOBv to TOion 

<^HlfcapHOCTH, TO Cl BBAHMO» UO6OD, lOBOpm 

pjccKOMj nocjy o aBHon Hanipeui Poedi 
saBoeaaTb Xhbj h CAtiaiB .san Bsepex» n 

Kor;(a, nocii TeniHiucaro coBtniaHûi (ci. 
T. IV, ^. I, ^ 138), Tpn ciBepuia codshiu i^ 
saBU pimHJH OTMtHBT&RpaBOBCKyvpeciiyÔiiXT 
n BBCCTH Tyxa aBcipiftcKia Boflcsa, mHrjiicioe 
npaBHTex&cTBO upoTecioBaio, bi secBMa cm- 
Huxi Bupaxeniaxi, npoTHBi »T0ft vtpiL Hne- 
paropi HHBOiaft I noBeitn cBoeHy Bnie-Kam- 
lepy ocTaBiT& dion npoxecn Ôe oratra. 

FopasAO cu&Hie 6iuh apHu wh aHriiicioi 
nepioxHvecBoi HeiaiH ■ oÔmecTvb no BOBOixy 
BOH(|>HCBauiH pjccxmfH BiacTam vh Hepion 
Mopi aHrxiftcKaro cyxHa ^Fûmi»*. dio cyxpo 
61U0 saxBa^cHo si raBaHH Gyx^KV-Baie es ipy- 
30MI nopoxa h booehuxi npHnacoBv B» eaiy 
IV-ft CTaT&H A;(piaBonoi&CKaro TpaxTara, aee 
noôepexbe KaBKaacsoe, on ycneBi Bytaii xp 
nopra Cb. Huxoiafl, HaxoAiuoc& nox& pyeeiOD 
BiacT&x), H TOJMO ABa nopra: ARaneiift ■ Fb- 
Ayrb-Raie, 6ujh otkphtu Aia ToproBicn 060- 
poTOBi Bolxi Hauift. CyABo ^Yixen* yna- 
leHHo Bapynuiio xarb vto nocTaHOBiene, lan 
paBHo H oÔisBieHHoe pyccKmrb nocoocTBon 
El» KoHCTaHTiiHonoxi Bcim KHocTpanaon; 
cisjfb npH Ilopri pacnopaxenie o 
ToproBjH Cl KaBKascKBMi noÔepesMMi, m 
Hciun^eHieMi xsyxi ynoMaByruxi nopioBb. 

El BHAy BTHXl 06cT0£Tej[LCTBl aHUilCI06 

cyAHo „yixen", Birbcrb ci rpysoin, 6hjo vmr 
(|)HCR0BaH0. HMnepaTopcKifi nocon bi Jta- 
AOHi 6uji upeAynpexxeHi, ^rro Bci aranloia 

npOTeCTU BCipiTSTl CO CTOpOHH POCCÎB ^Uf" 

MaibHufl OTKaai h „^to Focyxipi Hiuiepifopft 
Be OTCiynen bh upe^i KaKioiH noorii^cTBiJDa*, 
BOTopua Moryn 6ut& BuaBanu asTOXi upanh 
cyAifli coBepmeHBaro bi OTHomema „YixeB*. 
Csepxi Toro, JIoBAOBCBOMy h xpyrni HMnept- 
TopcKBMi nocojiBCTBaMi ■ VHCcian 6iuo np^x- 

DHCaHO nOCTOflBBO BMiXb Bl BHXJ, ITO HIB(W 

Poccia ne xonycTBn, hto6i en TeppiTopiaiv 
HUH npaaa, ocBoaaBBua na TpaxTaraxi, saxn»- 



s&Dce tierce qoi n'y aurait ptM pris part. (Dé- 
pêches dn comte Neneirode du t (16) janvier 
et du 22 fén-ier 1837). 

Lord Dorham, ambassadeur d'Angleterre à 
la t'onr de Riusie, arrivé k St. Pétersbourg 
avec one grande solennité par la Méditerranée 
tt la mer Noire, «e montra coin plète ment gulis- 
!ûl des expiicationa du comte Nesseirode an 
sujet de l'incident .Viien'. Lurd Palmerston 
JDgea cette affaire d'une manière tonte diffé- 
rsiite, et s'appliqua avec ardenr à démontrer ft 
i'sinbuudear, <|ae la souveraineté de la Russie 
ne s'éteadoit pas sur tout le littoral du Caacase, 
«t qne Is Porte n'a jamais pa lui céder des 
droits de possession dont elle ne disposait pas 
elle-même. Le comte Pozïo di Borgo déclara 
la-dessus d'une manière catégorique que son 
loaveraiD considérait ces territoire» comme 
placés sons son sceptre, et qu'il ne reconnaissait 
i personne, sauf it la Porte, le droit de discuter 
sur ses titres de possession, dûment acquis de 
celle-ci. Néanmoins lord Palmerston se plut à 
démontrer pendant une henre qae le Caucase 
n'appartenait pas à la Russie et que les aatori- 
lés rnases n'étaient pas appelées h y eiercer 
Itnt pouvoir. 

Malgré ces attaques violentes contre le gou' 
Iffunement rosse A l'occasion de l'incident 
l^Tisen*, l'ambassadear ne croyait pas moins 
4M le gouvernement anglais ferait tout son 
possible pour liquider cette affaire un plus vite. 
Hais il ne dissimulait pas „que les préjuges de 
ce pajs contre la Russie sout presque univer- 
sels. Le peuple anglais est jaloux et ignorant 
des matières étrangères". 

Tontefois le comte Poizo di Borgo dut se 
CDoraincre bientôt qu'il s'était trompé en attri- 
bauit un esprit de conciliation au gonverne- 
ment anglais. Durant un mois lord Palme rs( on 
gardait le silence au snjet de l'incident .Vixen". 
U ëritait ostensiblement de canser avec l'ambaa- 
«deiir de Russie, mais le 18(30] avril le noble 
lord 6clata par nue philippiqne violente contre 
la BsHle- Il se mit avec plus d'ardeur que 
jam«is à contester ses droits sur le Caucase, 
reconnus par le traité d'Andrinople. Le comte 
PoxM di Borgo prolesta de nouveau avec énergie, 
et s'éleva contre le rôle que prétendait assumer 
l'Angleterre d'un tribunal suprême d'an traité 
entre Puissances indépendantes. L'ambassadeur 
infinait ensuite sur la modération de la politi- 
que rnsse i l'égard de la Porte, à laquelle une 
psrtie de la contribution de guerre avait été 



(iJ 



Typuien), Ûuju Ou uOcjaiMeaiu 
Tpeibel) jtepaUBou, wb auxt Be j^scTBOBasmeio. 
(JlenemR rp. Heccejbpojte on 4 (lii) sasapi u 
22 4ieiipa.is 1637 cou). 

BejDEoOpuTaacKill nocoji opo picckomIi 
ABDpt, Jop» .lupaiTEi, QpBOuBmiB c^ Ooihnion 
TopxecTBeHaocii» «b C-UeTepOrpri ipesi Cjh?- 
jtBseMBOe u 'lepHoe Kope. enojai 6uit jto- 
BojeH-L oStscBeBi^mi rp. Ueccej&poje no itij 
cTJBfl ^Viien". CoBO[imeBB0 usaie oiaeccn bt. 
3T01I]r nLly IDpXb UajLHepCTOBI., EOTopuictaji. 
Cl xapom AOKSïHBaTt pjccKOBy uoc.if, 4To 
Poe -la ae HicteTt npasa aa Bce Kassasciioe no- 
fiepexE>e, a iio Tfpiiiii ae Horia jtjjaun, Pocciu 
Taaazi upasi BiaAiaii, KOTOpuii ona caaa ae 
aatia. Ha 3tu cjosa rp, Doiitio-ja-Bopro cbhumi 
KareropaiecKBirb oOpason 3aaBBJi>, sto ero 
l'ucyAapb ciuTaeii stb aemiB aaiOASUiEiiBCB 
uoA'b ero RiacTBBj a bto oai bbeoh; (spoMt 
DopTbi) Be no3B0jHT-b To.iKOBaxï ero Gjatoupi- 
oOptTeHBUu uTii Tjpuiu upasa. Ho JOpAt IlajL- 
■epcToui BceTUEU, rb npo^oixesiu otjaro i&ca. 
tfiKoaumub., ^To KaBKB3% ae upuaajueiaj'b 
Poccia a itù ptccbIb B.iacru rasii pacflopi- 
BiarbcK ae uorin.. 



HecaoïpB BB jBeprB^ecEue Banajteaie na 
pjccBOe npBBHiejiCTBo no nosojy uj^aa „Vixen'^, 
Bocoji OABaRO upeiuoiaraji, iio aar.iiBcBoe 
tipaBDTexLCTBQ BCB cj^jacTi, iTofil cEopte no- 

BOaiBTS 3T0 AtjO. Ho OBI HB CEpUaUJI., STO 

„Dpejipa3CfAKU 3ioB i-rpuau upOTuBi Pocciji 
noiTU Bceoôutie. AarjiAL'itiB auiHiji. peBBUBi, 

lIBOCipaBBUXI. 



lio rpaifi-b Ilon,ito-AB-l>opro aojxcbii Gujii 
csopo fOiAErbco bi> omaOoiaocTU i-Boero B^Ofl.ia 
Ha cieTT, sjia npBBBpeatB, apaancanaaro but. 
aBrjiftcKOH)' BpaaBiejbcTBf. Bi npoj,o.iseBiii 
utiaro xtcBua jopiii tla.uHepeToa'b xpaauji. 
aojiaBÎe BacieTi A'^a ^Vixen". Gai asao 
HsG'Èraj'b pasroBapBHBTb cl pjcckub'B no- 
cjOMt. Ho 18-ro (30-ro) anpÈjs fijaropo^aufl 
japj,i paapaaaicfl acBtpoAiao» 4>ajBauBK0iii 
npoTBBii PoccLB. Obi eoïc Cl Ooxbmcn cujosi 
craji ocaapuBaTt npasa Pocciu aa Kaasasi, 

OpH3BaaHUII AAPiaHOBOlbCEBHl HBpBLUCb TpBK- 

TaTOKT.. rpaitii Hoiino-AB-Bopro l'Boaa aacprH- 
lecRU npoTecTOBajii a orpaiiart npaBO Aariiit 
npHRHHaTb aa ceCii po.ib „BepioBaaro Tpa- 
Ojaaja aaai Tpaïiaio»!. Mea^jr aeaaBBCB- 
HUBB AepXBsaNH'. AaJlie, nocoxii ptoinTe.ibBii 
aaniniiiajii THbpesBOCT» pji^cKoR aojBTiri:i[ ri. 



u 



X 442. 



18S9 



remise, les Principaatés Danabiennes — resti- 
tuées etc. Ici lord Palmerston ne pot garder son 
sang-firoid; ces paroles de Tambassadeiir firent 
éclater sa colère, et il répondit par on yiolent 
réquisitoire contre la Russie. 



^Oni, dit-il, l'Europe a été endormie trop 
longtemps; elle se reyeille enfin pour mettre 
un terme à ce système d'enyahissement que 
r£mpereur Teut accomplir sur toutes les firon- 
tières de son yaste Empire. En Pologne, il se 
fortifie et menace la Prusse et rAutriche; il 
a évacué les Principautés, et y sème des troubles 
pour avoir un prétexte d'y revenir; il construit 
de grandes places en Fiidande, afin d*intimider 
la Suède; en Perse, votre ministre provoque le 
Sbah à des expéditions insensées et qui le 
ruinent, et s*oifre d'aller lui-même combattre dans 
ces guerres désastreuses pour Tafiisiblir et le 
mener à sa perte. Maintenant, vous voulez vous 
approprier la Circassie, mais il se passera plus 
de quarante ans avant que vous parveniez à 
vous rendre mattre de ce peuple brave et indé- 
pendant". 

Le comte Pozzo di Borgo écouta avec beau- 
coup de sang-froid ce réquisitoire contre son 
gouvernement, et quand lord Palmerston eut 
fini il lui dit seulement qu'il s'étonnait de le 
voir si inquiet du sort do la Prusse et de 
l'Autriche — de Puissances qui vivent dans 
l'accord et l'amitié la plus sincère avec la 
Russie. 

nVous avez raison de dire cela*, répliqua le 
noble lord, „elle8 ont tort; mais l'Angleterre 
doit remplir son rôle comme protectrice de 
Vindêpendance des nations et lorsque les mou- 
tons sont muets, le berger doit parler*. 

L'ambassadeur fit observer en souriant que 
„le berger aura beaucoup à faire s'il veut 
prendre sur lui la charge de conserver ce qu'il 
appelle des moutons, qui n'en sont pas et qui 
ne cherchent pas sa protection*. Quant à la 
Suède, le comte Pozzo di Borgo crut devoir 
rappeler qu'elle se trouve dans les meilleures 
relations avec la Russie, et qu*elle ne songe pas 
à réclamer contre des armements en Finlande. 

Ces calmes objections de l'ambassadeur firent 
perdre patience au ministre anglais. Il s'attacha 
à démontrer avec ardeur „que le Sultan fortifiait 
les Dardanelles à l'aide des ingénieurs prussiens 
que l'Empereur lui avait fait envoyer, pour 



OTHomemn Typiiia, soiopot 6iua npomei 
nacTb K0HTpH5y](iH, Jlysaftcsiii KusecTBa k 
BpameHu h t. x. Tyn lopxi IlajLMepcTon i 
Buxepsaji»: 9th ciona pyccKaro uocia oio 
Haienno ero na^icus, h ohi ce xapoMi on 
Han emy cxfeAyDnvnrb oÔBUHSTeuHum asToi 
opoTHBi Poccin: 

„Aa*, csasan ohi, ^Espona ciunnoirb xoj 
cnaja. Ona HaiOHem npocnyxic^ hto6i o 
losHTE npextxL cicTeMi saxBâTOVb, soiop] 
Hifuepaiopi HaKipem npisecTM BiHcnonei 
Ha Bcixi rpanuMixi CBoet oÔnnpHoft Hmepi 
Bi Uonmi owh Bosnoxm yspr^uenia h yri 
xaerB IIpycciH h Ascipiu. Owh Bunen es 
BoftcKa H3i KuasecTVb, ho cien ran cnyï 
vtoÔT» HMin npeiAiorb xyxa BOSBpaTnr&ca. Oi 
cTpoHTb 6oiBnda KpinocTH vh taHianxii < 
uii&i) HaBecTH cipaxi na IIlBeiiii). Bi Depc 
Bami nociaHHun yniecaeTi maxa na 6< 
paacyxHue noxoxHi ero pasMpavnue, h npexi 
raen emy upusm iHHHoe ynciie n nn 
onycTomHTei&HHxi Boinax^ ch it^jw ero oa 
6ht& h noryôsn. TenepL bu sejneie saxB 
THTL RaBsaai, ho npoftxerb 6oi&oie copoiaifa 
paH&me Tbirb Ban yxacTcm mo6i^wn noi 
xpaôpuft H cBoôoxmft Hapox>*. 

rpa<irb nonuo-AK-Bopro Bucjymaxb noi 

OÔBHHHTejLHUt KETb HpOTHVb CBOerO OpaBRCJ 

cTBa Cl noiHim xiaxBOKpoBiem, h Korxa j<^ 
naiBnepcTpHi Eommrb^ on eiiy toiuko csasaj 
CTpaHHo, TTO OHi Tan ÔeanoBOHTCH na cie^ 
cyxBÔu IIpycciH h Abctpîh — xepxasv xn 
mjiTb Bi nojHOMi mpi h HCKpeHnet xpyx^ 
cb Poccie». 

„Bu Bi npasft bto ciasaTB'', BospasHn 6i 
ropoAHuft lopx^ y,oiA BaxoxHTCH vh sadiy: 
AeniH. Ho Annia xoisua HcnoiHHT&cBO»pa 
noiqM>eumejnmmu nesasucuMOcmm mt^podon^^ 
oBuu Moj^aii, To nacTyxi M.oimewh roBopm 

C'b yiuÔBOi) na ycTaxi saHi^THn wh on^ 
pyccRifi nocoxi: ^nacryxy hhofo Ôy^en xii 
ecjH owb zeiaerb hphhjitb na ce6a otaa 
HocTB oxpaHU rbxi, soio on HaauBaen o 

liaMH, HO ROTOpHO HO OBIIH H He HH^yn SI 

nospoBHTeiBCTBa*. Hto xacaoTCH niaeniH, i 
rpa<^'b nouuo-AH-Bopro savbTKTB, Tto OBa m 
xoAHTca Bi HaHjiyHnnix'b oxHomeHiaxi bi Po 
ciH H HH Ha Basia Boopysenia wh ^eeimsjù 
HHKorAa se zaïoBaiacb. 

3th xjraAHOBpoBHua Bospasenia pycczai 
nocia BUBejH hsi Tepuinia anniftcsaro hmih 
CTpa. Cl xapoMi cxai'b owb xoiasuBan, n 
^cyjiTaB'b yRptnjaeii AapxEHexm cinovoDii 
npyccRHX'B HHzenepovb, nociaHHiix'b evy i 



j^ éà2. 



65 



scandale d'employer des officiers rasses". 
rambassadenr arrêta lord Palmerston 
sant obseryer que le Saltan avait le 
fortifier toote localité sur son territoire 
nlièrement les Dardanelles qui protègent 
lie» le noble lord s*écria: «Non, mon- 
fortifie les Dardanelles eonire nous, car 
pas d*aatre Pnissance qni pourrait 
B les forcer*. 



passant à l'affaire pTixen** il dit qa'il 
pas préjuger «les droits que TAngle- 
réserve d'exercer dans d'autres endroits 
toral (da Gancase)"!! 

tte étrange déclaration l'ambassadenr 
catégoriquement que „la Russie ne 
isait pas ces droits et qu'elle maintieu- 
siens*. 

ntretien avec lord Palmerston, que le 
>ozzo-di-Borgo trouvait avec raison 
linaire et presque incroyable", amena 
ideur à la ferme conviction que le 



npHKaaanii) HMnepaTopa a^h Toro, qxoôi se 
BU3BaTB cKan^aia nocBiJiKOin pyccsHX'b o<|)nue- 
pon-B**. Kor^a pyocsift nocoj'B ocTaHOBHJii Jiop^a 
naiBMepcTOHa sani^anieirB, ito cyjuaH'b HMieTi 
npaso yspiniaiL Kas^oe MicTo na csoeft lep- 
pHTopia, H wh ocoÔeHHocTH Jlap,^aHei.iiii^ oÔesue- 
^HBaioiiiie ÔesonacHOCTb ero ctoibuii, Ôjaro- 

pOAHUft lOpXl» BOCKllRHyii: ^Htri, m HJIOCTHBUfi 

FocyxapB, npomu9h nach ohi yKptnjaexi Jap- 
Aanexui, h6o nirb xpyrofl AepzaBU, Koropan b% 
cocToaniH 6i>ua 611 npopBaiLCH npeai» Hflxi>''. 

Hasoeei^'b xoipxh IlaiBiiepcTOBi nepeme.ii 
Kl xbjij cyAHa nViKen** h csada-i-b, ^TO^ÀBniM 
ocxauneTi sa co6ok> Bci npaBa, ROTopua oea 
HaMipena ocynieeTBjaTB bi ,ipyrHxi nacTiix'i. 
noôepezBa (RaBRascKaro)''!! 

Ha 3T0 yAHBHTeiBHoe saiiBjeHie-pyecKifi no- 
coi'b saTeropanecKB oÔ'bjibbji, qro ^Poccin ne 
opESHaeii dTHxi npaBi h no4,iepzBTi cbob 

COÔCTBeHHIiIfl**. 

SroTb paaroBop-b cb jopAOïrb UaiBiiepcTO- 

Boirb, KOTopuft rpa4»i Uoimo-AH-Bopro cnpaBe;^- 

JHBO nasBaii ^asyifHTeiBHiui'b h ho^th neBipo- 

aTHinrs'^^npBBej'BnocjaBi TBepAOMy yÔ^xAeniio, 

anglais voulait une rupture et qu'il 1 hto aHr,iiftcBift mhhhctpi xeiaerb Bofieiii b ecjiH 

it son but, s'il restait encore longtemps 1 ohi eme AOjro ocTaneTea y A'^i'b^ to aoctiif- 

ires. Il ne pouvait se résigner à la neTi» CBoeft utoi. Obi ne noseri noMBpBTbCH ci 



ne la nation anglaise n'avait pour lui 
spect, car tout ce qu'il entreprenait 
par un échec complet II espérait par 
Te avec la Russie devenir «populaire 
homme**. C'est dans le roi qu'il trouvait 
grand appui pour ses velléités belli- 
Le roi, écrivait l'ambassadeur à sa 
eut la guerre avec la Russie d'autant 
sment, qu'il n'en sait pas lui-même la 
Peut-être se laisse-t-il entraîner par 
I que l'humiliation de la Russie pourrait 
piédestal à sa propre grandeur. 

i remarquable rapport du comte Pozzo- 

du 20 avril (2 mai) 1837 l'Empereur 

[ fit de sa propre main l'annotation 

pour le Vice-Chancelier: 

oos autorise de faire la lecture de 

:e in extenso à Durham, comme une 

5 mon estime et de ma confiance, vous 

tz que je ne changerai en rien de 

que je resterai calme, mais que je 

nos droits quand même''. 

«reur était en général très satisfait 
»rt8 de son ambassadeur à Londres et 
e Vice-Chancelier de lui dire «qu'ils 



MUCJiBK), iTO aHriiflcaift napoA'B ero ne ysa- 
zaeT'B, b6o lero ob'b AOÔBBaeTca, oKasHBBaeTcn 
nojiBUMi 4^iacR0 Ajix sero. nocpeACTBOMi BofisBi 
cb Poccie» OBI HaxieTca cAiiaiBca „nonyjflp- 

BBIM-B B BeiBRHirB ^eiOBiROM'b''. FjiaBByiD DCA- 
XepXRy Bl CBOBM'B BOBBCTBeBBOirB BaCTpCSHilI 
JOpAl» IlaiBliepCTOBl BaxOABTl» B-B Ropoxt. „Ko- 

pojB*^, nflcaii» CBoeiiy XBopy nocoii, „aKejiaeT^ 
BOfiBBi CB Poccieio Tim» 6ojite 9Beprfl?ecRfl, hIïm'l 
MBBBme cam nouHMaei'B ea npBqBBy'*. PasBt 
TOXBRO ero yBJBRaex'B mbicjb, hto yBua^enie 
PocciH MOxeTb 6htb oBeAecxajiOMi ;ua ero c'o6- 
cxBBflBaro BejiB^ia. 

Ha dxoMi saMt^axeiBBOMi AoseoeHiii rpa(|)a 
Homio-AB-Bopro 0x1» 20-ro anpt^ui (2-ro Maa) 
1837 roAa HHnepaxopi» HBROjafi I CA-kiajx cji- 
AynniyK) coÔcxaesBopyinyio sa^nHCB Aia Baue- 
aasmepa: 

„H Bam pasptmaio npoqecxB axo AOHeceHie 
unâUKOMh J(K>p3My, bi AORasaxejBcxBO Moero ri> 
Heiiy yBasenia b AOBipia. Bu npaÔaBuxe, 1x0 
a BB Bi ^ewh se rsht^bjo Moero o6pa3a x^ik- 
cxBis; 1x0 a ocxasycB xiaABOKpoBHUM'B, ho qxo si 
6yxy sau^Bu^axB samn npasa bo qxo 6u xo hh cxajio''. 

Boo6ii;e rocy^apB 6biii oqeHB AOBOjeei ao- 
BeceBiaifH CBoero nocjia vh JIoH;iOHt> h nopyiHJi l 
CBoeMy Biiae-Raniuepy CRasaxt eny, mo ero ;^OHe- 



60 X* 

«ont nne nonvelle preuve de cette grande anpé- 1 

riorité de tsleut et de celte haute énergie de 
caractère* avec lesquels il n'a cesg6 de dé- 1 
rendre les droits el l'hanoenr de la Russie. Le 
SDurernement Impérial fut fermement rfsola. ' 
dans l'affaire .Viien", de s'en tenir anx deux 
principes Buivants: 1) de ne point permettre à 
l'Angleterre de contester la légalité de cette 
confiscation, et 21 de la considérer comme un fait 
accompli irrévocable. (Dépêche du comte Nessel- 
rode au vomCe Pozzo-di-Borgo du 31 mars IS)?). 
A mesure (ju'il se persnadaït de l'énergie 
inébranlable de la Russie dans la défense de 
se« droits sur les c6(es du Caucase, le gouver- 
nement anglais modifiait son ton belliqueux. 
Les elTorta du Cabinet Impérial d'isoler l'Angle- 
terre et de l'amener b. la conscience de ce complet 
isolement, furent couronnés d'un plein succès 
Lord PalmersIOD resta sans alliés contre la 
Russie, et l'opinion publique en Angleterre même 
se iirononçait ouvertement pour le maintien de 
la paix en Europe. Dans ces conditioas le gonver- 
nement anglais s'est vu forcé de reconn^tre la 
légalité du jugement porté par les tribunaux 
russes dansl'affaire.Vixen'.Enmai 1837, lecomte 
Po7zo-di-Borgo fut dans le cas d'informer son 
gouvernement i)ue lord Palmerston était très 
satisfait de la solution de cet incident, bien que 
l'Emperenr Nicolas I ne reculât pas d'un iota 
de SA décision primitive. Tette condescendance 
imprévue de la part du gouvernement anglais peut 
s'exjiliqner par le consentement de la Russie de 
libérer un autre bateau anglais .Lord Cb. Spen- 
cer", également captnréprès des cOtes du Caucase. 
Ce bateau fut mis en liberté, et la Russie con- 
sentit à indemniser le capitaine et l'équipage des 
[lertes subies par suite de cette saisie irrégolière. 



La question de la mer territoriale ajant été 
discutée à l'occaBion de cet incident, le gonver- 
nement impérial s'éleva avec énergie contre le 
principe de fixer son extension à trois milles. 
Le Vice- Cbance lier comte Nesselrode écrivit, 
à la date du 10 mars 1837, à lord Durbam 
ambassadeur d'Angleterre, nue lettre qui mérite 
tine altentiou particulière à cause de la clarté 
avec laquelle fut iwsée cette question des limi- 
tes de lu mer territoriale, restée en suapens 
jusqu'il nos Jours. 



18M r. 

ivxaTt .BOBini lOKaaarejvcTBom voro 

il BUCUEOÙ 

CHiu xapauiepa", ci. KOtopUMU oui, acer^ la- 
in,uu(ui npaaa h lecTt Pui'ciD. llMne|>aTopriae 
upaBBTe.iwTBO TBepio ptoia.ioci, vh j-titcvABa 
nVixen" npHAepxuBaTbca jiByxi na^aj'k: 1) bc 
DOSBOiHTb Aur.iiH ocuBpHBaTb saioBBOCTB sa- 
iBara aioro cyj,Ba h 2) c^avaTii aoB^ucBaDiti 
aroro cjrAua CeanoBoporao coBepmuBniHvca ^- 
Toii'b.(,ii,euema rp, Uecieiiipoie ai rpa^j Iloauo- 
AU-liopro OT-b 31-ro mapra 1837 ro^a). 

no Htp^ TOTO EaKi afli.iiftcioe upaBBTejb- 
cTBO TfltxM-iocï Bi BenuKOJCiSBiiocTH aucptiii 
PocciB Bi> aaniUTt cbouiii npaei ua EaaBaacioe 
noCepexi>e. no utpt loro obo craio uaictBaii 
CBuA BOiiBcrBeuHufi iobi. Ciapauia IliiuepaTO]i- 
caaro EaCuBeTa H30.iBpoBaTb Auraiii a npiBc- 
cTH ee Kt cosuaHi»' ea coBepmeuBuS hsojh- 
posaoBOCTU yatusajucii ddjhijhi. mention.. 
JIopAi- llaibsepcTiiB-b ocTajcx 6e3i> BcxaniiiCO- 
tnaBUKOBi. nporHBi> l'occis, h .laxe oCutectaee- 
Boe MfltBie caHofi Aariiu oiapuTO Bucaasu- 
Bajocb sa coipaneaie eaponeficiaro napa. Dpa 
taKUXi olk'TOHTejiiCTBax'b BHr.iiticKOe npBBHTejfc- 
CTBO [[pBBTa:ieuo 6u.io npuDnaTï saioanocTi 
ptmeBia pyccaaro c>,ia bi nti% KOH^RciaiiiN 
KOpaCia ^Vixen". Gt. uat 1837 raja rpa^ Iloqqo- 
Au-Bopro Mort, aobcctb CBoeHf apauBTeiu^ay. 
, qTO jopii. DajfciiepcTOB^DqeBbpajiiokOBWiii 
I At.ia aaiBaiii cyjau nVixen", xoTa HMaepi- 
Top^ Haaojail 1 ru bs oiny ioi} se oTciyuan 
OT^ iBoero iiepaoHaïajfiiBero ptnreaU. Oron 
BResanuafl tct jD^HBocTb co rropoHU aarjUciani 
! DpaBHTe.iLCTBa Hoseii, Gurb uO-ucseBa coru- 
fiem l'oiciB oTnycTUTb Apyroe aurjtftcioe cjoo 
„Lard Ch, Spencer", TBKze naïaaieaBoe (>iau 
KaBiaaCEBro Cepcra. Ho bto c^abo 6iuo mty 
uteBo BB cBotSoAj, a saDUTaBB H ïBBBaxi en 
Poccia corjBCBjacb sonBarpa^nTi saaoBeceHBiw 
jOuTan u ym.ep6i, BciiAcTBîe aenpaBBJuaro 
aaiBara cjabb. 

npu oncysjieBiB BoaCyxAeaBaro, bo le- 
Bojty wiBBTa ^Lord Cb. Spencer", aonpo» o 
ogmcTpaBCTBli TeppBTOpiajbaaro Mopa, HÏiflepa- 
TD|)f Boe npaBHTeibCTBD aBeprHiecEHm oCpaaoai 
ott|)OBeprajo oOasaTCjbuocTb antHiaorpeiaBD- 
aoHi, paactoaaiH ot-s Ciepera, cocTaaiaiiiaeai 
GyATO du apocTpBBcTBO TeppiiTopiajsaaro moinl 
SHiic-EaBoiepii rpa4>i' Ilecce:tfcpoj,e aanacan *r- 
jHEoQpuTaHcKoM]' nocjy, JopiT JlKipanj. uacsin 
OTi lO-ro Hapia 1837 ^o,(a,3acJfXBBaB>u(eeo('u- 
l5euBa^o B 



lonpoca rpaaanaxv itp- / 



ISS9 r. M 

Le goavernement anslaii contesUit U lëga- 
Ulê de la saisie du bateau ,The tord Cb. Spen- 
cer*, eu se basant txa te principe que la mer 
lerritoriale s'étendait seulement à trois milles. 
et [{ue le bateau fut arrâté à Doe bien plus 
paode distaoce du littoral. Le comte Nesselrode 
rtpondit à cela en posant la question siiivan' 
.La distance de 3 milles fixée par la législati 
uglaise pour i'eiercice de ce droit de juridictii 
peat elle èUe considérée comme un principe 
iniTersel et consaiTée par la toi des nations V 
Nous sommei loin de partager cette opinion. En 
effet, ai l'on s'en réfère à l'antoritft des pabli- 
dites, OD acquiert laconTiction qu'il n'a jamais 
«liste de règle générale pour déterminer la 
joridiction qu'une Puissance quelconque a droit 
d'exercer sur la mer circonToisine de ses eûtes. 
Les ans étendent ce droit & 60 milles, à l'horizon 
apparent. 4 3 lieues de distance, tandisqne les 
antres prétendent en restreindre les bornes à la 
portée seule du canon" (sic!). 

Le Tice -chancelier aignale ensuite la diver- 
gence des dispositions des traités qui atteste 
l'absence d'un principe généralement accepté 
Ainsi, d'après le traité de Paria de 1763, la li- 
berté de la pèche dans le golfe de Saint-Lau- 
renl est limitée à 3 milles du littoral britan- 
nique et à 15 milles du cap Breton; les traités 
U sujet de la traite des nègres fixent une di- 
ilance de 30 milles des eûtes pour les mesures 
rèpressÎTes que les Puissances sont autorisées 
k appliquer. 

Le vice -chancelier, conclut avec raison .qu'il 
n'existe pas non plus un accord général ifui ait 
Mtnsacrè un principe obligatoire jiour tontes 
lei Puiaaances et dans toutes les localités. On 
ferra, au contraire, que chaque gouveroement 
l'est réservé, de son plein gré et sans cantrAle, 
la faculté de statuer sur cette matière, selon 
•es convenances et ses intérêts. Mais, s'il est un 
principe sur lequel les publicistes et les gonver- 
Kmeots ont été toujoars d'un avis unanime, c'est 
eelui que chaque Etat est en droit, comme en 
devoir, de consulter avant tout le besoin de la 
propre ■Areté.* 



Le gouvernement anglais ne partageait pas 
1m vues dn Cabinet de St. Péterabourg et înai- 
■tait sur nne distance de trois milles pour la 
mer territoriale affirmant, bien à tort, que ce 
principe avait été confirmé de temps immémorial 
fàr la législation anglaise. En réalité, ce n'est 



t43. 87 

AHrjJBcBOe npaHaiejkCTBO ocnapasaio sa- 
KOBBoCTb saiBaia cjana „The Lord Cb. Spencer" ! 
Ha TOKt oCHOBaHJB. 1T0 TeppHTopiaiiBoe HO]ie 
npociMpaeics T0.91EO na 3 Mopciaxi mhjji. 
cj'j.HO se fiujo aaiepxano sa ropasio rioJbnieHi. 
pa.-n'Ti)BBiH on, fiepcra Ha aTO rpaijfb Heccejt- 
poje oTBtqaeTT, rjiiynmBin. Bonpoconii; «Tpex- 
HHjLBoe paacTOiHie, ycTaBORieuBoe SBrjiflcaBMii 
saaoBo.U'rejbCTMHi (no CBHi'bTejscTB]' aBrjin- 
csaro DpasBTeiUTBa) u» ocyntecTBjeaia caoero 
npaaa lopHciHKKiH, noxen, n Ou» npHsnaHo. 
Kaai rocnoïcrarnntee upasujo, ocBamensoe 
aexAîHapojBUMi. npaBOHi.? Mu «uesH oti, 
Toru. ïToih, paa^tuTb TanoeMHtnie, Ili.caMou'b 

A'blt, CCJR oOpaTBTfiCB Bt aBTOpHTCTJ BTttJH- 

UBCToBi. To yOtKAaemtca si toki, itc\ BBBorjia 
He cfniecTBoaajo oOiaaro upasuja, oapextjisj- 
utaro npasa lepzaBU na boju, oBUBanmln 
ea Oepera. Oabh pacapocTpaB^iwrt srj i)pHc- 
ABKoiti na 60 mbjl. .io BDjXHaro ropHaoHTa, un 
3 MUJL, nexxj rtiii, s&s-b ipjrie orpaBuiuBatovi 
es npej-tjT. tojbko sa njmeiBuft BUCTpikit (sic!)", 
Jajte Baue-aasiuepi, yaaauBaeTt Ba |>a3B(>- 
o6pa:<ie nocTaBOBjeaili TpaKiSTOBi,, ioiui.<tUBaiii- 
mee OTcjTCTBie nômeycTanoBji'HBaro npasBja. 
TaEi. no DapaxcKoiiy TpaiTary 17IJ3 ro» cbo- 
6oia pLiikijoBCTBa bi mjBBl Cb. JIsBpeBTls 
orpaBR^eBa 3 hujshh oti SpBTanCKaro (ïepera 
B 15 MBisaH OTI Huca BpeTOBCJcaro. Bi CBjy 

Xe TpaKTSTOBl OTBOCBTCJliBO BerpoToproB.iH 

peDpeccHBBua Mipu, npHBBBaeMux lepsasanH. 
pacBpocrpaBJioTcs sa 20 iisjb ott, fîepera. 



Bune-KaDiuepi coBepmeHBU 
cnpaBCWHBo saatiaeTi, ito „BecyraecTBycTi, u 
oOiaaro corjanieBia,yrTaHOBUBmaro oûaïutTejiiBoc 

XlH BCill lepXaSI, B BO Bctlli M'tcTHOCTSI'L 

npaBHio. HanpoTBBi., hoxko BSitTS, ito aaa;- 

Aoe npBBBTejkcTBD ocTaaisjo sa coOon npano. 

co^ScTBeBBoay ycHorptain it fieaaauTpojBBO, 

pasptBiaTÏ 3T0T s BOnpOCIi COOTBtTCTSeBU CBOHM-b 

yioficTBaHi B BBTepecaift,. Uo eciu ecTï iia- 
^uo, aaciGTii ROToparo b uyOïunacTU, h njia- 

BHTeibcTBa Bceru Ouib ojiBBaioBaro hb^hIr. 

ci-tjtyniaee: ssxjtoe rocjxapCTBOiateTi 
npaso a ofiasaBuocib coofipaaOBariics opex^e 

Cl noTpeOnocTBHH csoefi coOciseBaoB 

OeSOBBCBDCTB". 

ABrjiEcioe npaBnTejtciBO Be conamajoct 
HBiBieai C^neiepCyprciaro EaCBacia ir 

iTauBOJO sa 3-xi>-aBii>B0in, pascTosain 
TeppBTopiaabHsro aopi, cosepBieBBO joxbo 
jtBcpmina, ^td aBrjiDcEoe saaoBOAaTeibctBo 
yae iniaBBa yisepanjo aïo uiieBBo saia.io 



68 



X 442. 



18» r. 



qa*en 1878 (Territorial Waters Jorisdiction Act) 
qne ce principe fut reconno par la loi anglaise. 

Tel était Tétat peu satisfaisant des relations 
entre la Russie et TAngleterre à Tépoqae où le 
roi Goillanme IV monrait et la princesse Victo- 
ria montait snr le trône d'Angleterre. C'était 
en juin 1837. La jeune Reine ayait à peine dix- 
huit ans. Le comte Pozzo-di-Borgo communi- 
quait à son gouTernement des données intéres- 
santes au sqjet de ce charactère énigmatique. 



Elle reçut une éducation étrange; on a cru 
devoir la garder de tout contact avec Thuma- 
nité. La duchesse de Kent, sa mère, Ta entourée 
de personnes chargées de la suivre à chaque 
pas et d'empêcher tout entretien intime avec 
qui que ce fût Elle ne pouvait causer en tète- 
à-téte qu'avec sa mère. Pendant nombre d'années, 
la princesse n'échangea pas une parole même 
avec sa première dame d'honneur, la duchesse 
de Northumberland, autrement qu'en présence 
de témoins. Aussi personne n'avait aucune idée 
ni de ses vues, ni de son caractère (Rapport du 
comte Pozzo-di-Borgo du 8 (20) juin 1837). 



La duchesse de Kent, sa mère, le roi des 
Belges Léopold I, son oncle, le frère de celui- 
ci et lord Melbourne, comme premier ministre, 
telles étaient les personnes qui avaient le plus 
d'influence sur la princesse Victoria à son avè- 
nement au trône. 

Mais la reine s'affranchit bientôt de l'in- 
fluence de sa mère, et son indépendance à l'égard 
de ses ministres se manifestait également à 
différentes occasions. Le roi Léopold I continuait 
seul à jouir de sa confiance illimitée, elle ne 
cessait de suivre ses conseils. Le baron de 
Stokmar était spécialement attaché à la personne 
de la reine pour ses relations avec le roi des 
Belges. Elle n'entretenait de relations intimes 
qu'avec madame Lehzen qui s'est trouvée auprès 
d'elle dès son enfance, en qualité de gouvernante. 



Le premier ministre était journellement reçu 
par la reine pour le travail politique, mais 
d'après les informations du comte Pozzo di 
Borgo, „elle garde une réserve et un secret à 
toute épreuve, ne parle jamais de quoi que ce 



Bi xiftcTBHTejdHOCTH, TOiBBO Bi 1878 roxy(Te^ 
ritorial Waters Jurisdiction Act) dio Haïaioèmo 
npHSHaHO aHMiftcBmi aasoHoxaTejLCTBOirk 

Bi Tason xaio yxouerBopiTejuion eo- 
CTOJLHiH naxoxiuHCb OTHomeHia mexAy PoccieD 
H AHMie», Borxa CBOH«uica sopon Bm- 
renirb IV h he aHuiftcsift npecTOXb BCTjiua 
npHHnecca Baxropia. 3to ciyvuocb n irai 
1837 r. Moioxoft Kopoiert tœbko hto hcboiii- 
lOCL 18 lin. Fpa^ IIoiuo-AB-Bopro cooÔoMun 
CBoeMj npaBHTeucTBj iDÔoniimiu aahidii ot- 
HOCHTejUiBO saraxoHHoft jbihocth mojoxoI eo- 
poienu. 

Osa BOjyqBja cBoeoÔpasHoe conepmeflBO bot- 
BHTaBie, ocHOBaHBoe sa nojHiftnKnoTiyxxeBii 
OTi JDxeft. Maxb ea, repuoraHa BeiiTCBai, oBpy- 
zaïa ee ik>xbmh, BuiBBiBMH o6B3aHHOCT& aa- 
(SiDA&Tb sa aasAimi ea maron ■ ho xaaan 

eft B031I0XH0CTH lOBOpBTB HaeXHHt Cl stMl 011 

To Hfl 6iuo. Tonao co cBoe» Karepuo osa mo> 
rjra roBoparb ria» sa riasi, eciH 6u noxeiait. 
Ho Aaxe co CBoe» nepBOK) CTaTcs-xaiiOD, rep- 
BorBBeu Hopar jMÔepiaHACBon, npnmecca Bbi- 
Topia, B& opoAOïxeHiB mbotkxi xtT^ se ro- 
Bopnia HB ciOBa BHane, sasi bi npBcyr- 
ctbIb Apyraxi uo^eff. Botb noieify hbbto ae 
BKin ODpejcbieBHaro nonaria hb o ea Bsru- 
xaxi, HB ea xapasTopi. (JoHeceBie rp. llomp- 
XB-Bopro or& 8-ro (20-ro) iDHa 1837 loxa). 

Ror^a npBHitecca BasTopia bct jmia sa ape- 
cTon», nepBOHavai&HO sa aee airbiB aHaiBreiuioe 
Biiasie mbtb ea, repnoPBHa BenrcBaa, sopoA 
ÔeiBriftacBi JeoBonA'B I, ea poxHoft jjijifLy 6pan 
nocii^Haro b lopxi MenÔopH^ Kacib b^bhI 

MBBBCTpb. 

Ho BecBMa csopo BopoiOBa ocBo6otxuac& on 
BiiaBia cBoeft iiaTepa, b ea caMOcroBTeiuioen 
vh OTHomoBiB CBOBii MBHBCTpoBB Tmxse ctait 
oÔBapyxBBaT&ca bi paaiB^iBiix'b cxj^mmxu. Ton- 
BO Bopojib JeesoiBAi I npoxoixan nojuoBancs 
BeorpaBBveBBtm ea AOBipieit^ h ero coaitaBi 
OBa nocTOBBBO pyBOBOABiacB. BapoHi IIItob- 
Mapi, AOBipeBBoe lai^o sopoia BeiBrit^eav oo* 

CTOflJll BpB MOJOXOft BOpOXeBi JUB CBOBfiBil 

MezAy nen b sopoien. BixiftcTBBTeiiHO bbtbb- 
Buxi OTBorneBiaxi bb Bopoxeai HaxoxBiack 
ToibKO HtEaa r-BLa Lehzen, cocToasmaa Bpa sel 
CB MaioitTCTBa, Bi aaiecTBi rysepHEETBa a boc- 

BflTaTeiBBBOH. 

EpenBepi» xasAuft xesB Ôiltb npHHBBaeas 
BopojieBOK) AJis AOBiaxa. Ho osa, no cjosaai 
rp. nouno-AB-Bopro, „coÔii>xaeTB Ôesyciosaoe 
Moi^asie b laftay, HBBorxa ne paaroBapaater^ 
HCMB BBÔyxB, fl]iiK>n(eirB OTBomeiiie kb boh- 



18Mr. 



j^ 442. 



09 



soit qui ait rapport à la politique oo à Tadmi- 
nistration, recuit da monde à dîner presque 
tous les joors avec Pexclosion de toat ce qui 
appartient à Topposition, et c'est dans cette 
sorte de mystère*, termine l'ambassadeur, «que 
les choses se passent*. (Rapport du 28 janvier 
(9 féTrier) 1838). 

Le comte Pozzo di Borgo admirait la dignité 
et le tact arec lesquels cette jeune reine de 
19 ans remplissait ses pénibles devoirs, mais il 
ne dissimulait pas sa conviction intime que la 
reine n'était ,que le symbole de la royauté*, qui 
se produisait sur les indications du premier mi- 
nistre et sur les conseils de son oncle sincère- 
ment vénéré, le roi des Belges. 

L'avènement au trône de la reine Victoria 
ne devait certainement pas arrêter l'évolution 
progressive des affaires politiques, dont la direc- 
tion restait entre les mains de lord Palmerston. 
Les pourparlers se poursuivaient sur les ques- 
tions d'Egypte, de Belgique, de Grèce et autres. 
Les affaires de l'Asie Centrale reçurent à cette 
époque une gravité toute particulière. 



Nous allons résumer les données les plus 
intéressantes concernant ces négociations diplo- 
matiques. 

Lord Palmerston en qualité de patron de 
toutes les aspirations libérales s'est cru appelé 
à contraindre le roi de Grèce Othon à donner 
une constitution à son peuple. Beaucoup d'hom- 
mes politiques, et dans ce nombre le comte 
Poxzo di Borgo, étaient opposés à cette fantaisie. 
L'ambassadeur s'attachait avec énergie à dé- 
montrer à lord Melbourne et à lord PaJmerston, 
que la nation grecque, i^pauvre, sans éducation 
préalable, sans finances, sans force publique ni 
moyens de l'entretenir et presquesans lois", n'avait 
pas la maturité nécessaire pour un régime con- 
stitutionnel (Rapport du 25 février 1838). Mais 
lord Palmerston réussit à faire adopter son 
projet, et la nation grecque fut dotée d'une 
constitution qui amena pour elle des conséquen- 
ces très fatales. 

En général, on ne pouvait contester à ce 
ministre anglais ni de l'énergie, ni une absence 
de scrupules dans le choix des moyens pour 
arriver à ses fins. Lorsqu'il s'est persuadé que 
lord Durham était tombé sous le charme de 
l'Empereur Nicolas I et s'était fait le défenseur 
de la politique russe, lord Palmerston s'empressa 
de le rappeler de St. Pétersbourg pour lui 



THKt ujH aAunnucTpaiiiu; ona noqiu Kaz^un 
jifiEh npHnamaeTi» ki» oôt^y pasHuxi ocoôi. 
HCKiio^aji Bcixi» Jinm, npHnaAiexauiHxi» ki 
onnosHaiH". ^H bt» xaRoft Kah^ 6u laftet". 
saKjm^aeT-b nocojrb, „coBepmaioTCH A^-ia*^. (Ao- 
Heceeie oii 28-ro HHBapa (9 (frespaja) 1838 r.). 

Fpait)!» IIouuo-AH-Bopro BOCTopra.ica aoitoiih- 

CTBOM'b n laKTOM'b, Cb ROTOpUMH MOJOAaM 19-.lt.T- 

Haa Kopojesa HcnojiHajia cboh ipy^nua oÔaaaH- 
HOCTU, HO OHi» ne capuBaii csoero BuyTpeHHaro 
yÔtxAenia, hto ^KOpoieBa ecib tojibko ciim bo.il 
BopojieBCKOft BjacTH'', npoaBiaiomirica no TKaaa- 
HiaiTB nepaaro MHHucTpa h nocoBl^TaMi» ncKpeHHo 
noiHTaeiiaro eio aaah, Kopcia ISejEriilueBi. 

BcxynjieHie na BejuKo6pHTaHci£ifi npecTo.ii> 
KopoieBBi BHRTopiu, caMO C06010 paavMteTca. 
ne ocTaHOBHio nocTynaTejBHaro ABUîKeHia no- 
jUTH^ecRUXi» Atji'h, rjaBHoe pyKOBOAHTeibCTBO 
BOTopiiiiiH ocTajocb Bi pyaaxi jopAa najiBMei>- 
CToea. UpoAOJxajHCb neperoBopu no rpe<iecE0My, 
eraneTCROMy, rojijaHACKO-ôeiBnâcKOMy h Apy- 
iHirb jk^siwh. CoBepmeHEO ocoôeunoc ana^eHie 
noJiy^HJH Bi> aTo caMoe BpeMa ('pe;iHea3iaTCKiA 
AtJa. 

nocTapaeifca coo6u;htb BKpaTut Hanôcite 
HHTepecHua AanuLia, OTHOcamiaca ri ainMi ,v\- 
nJiOMaTM^ecRHirB nepcroBopaMb. 

Aopxi» IlaiBMepcTOH'b, B^ HanecTBi} noRpci- 

BHTCia BOixi JHÔepaJBHLIX'B TeHACHUiA, CHHTa.l I. 

ce6a oÔaaaHHiiiMi» aaciaBHTB rpeqecRaro Kopo.iM 
OiToea A&TB soHCTHTyaiio cBoeMy eapo^y. Mmo- 
rie rocyAapcTBeHHue iioAii, h bi> huc.iè h. m. 
rpa(|)i» IIouuo-AH-Bopro, 6uju coBepmeHHO npd- 
THBi» aiofi sax'feH. nocojiT> aneprHiecKHMi oO]m\- 
30Mi> AORasuBaii JiopAaMT» MciBÔopHy h IIa.TF>- 
MepcTOHy, qic rpeqecRifi Hapo^i., (yy^j^^ n^*A- 
HBiM'B, 063% npcABapHTCJiBHaro o6pa30BaHia, 6e3i> 
<|)HHaHC0B'b, Ôeai oÔmecTBeHHoft BjacTH, Ôeai» 
cpeACTB^ co;iepaiaTB ee h noqiH 6e3^ 3aR0H0BT>", 
eme ne Bupoci jko KOHCTHTyuioHHaro nopa^Ka 
ynpaajeHia. (JJoHeceHie OTb 25 ())eBpa.ia 1838 r.). 
Ho JopAT> najiBMepcTOHt HacToa.TB Ha cbocmi., 
H rpeiecRift Hapo^i» noiy^nii cBom RoncTiiTy- 
ui», ■M'bBniyio AJa Hero BecBMa ujïaHeBHHa 10- 
cjiiACTBia. 

Boo6nie nejibaa 6ujo oTHasaiB axoMy annifi- 
CROMy MUHHCTpy B% BHepriH, pasHO H Bt or- 
cyicTBiH sacTtH^nBOCTH BT. BuCopt cpe;ïCTBi. 
AJa AOCTMxeHia cbohx'b u^jeft. Kor^a oht. yôl;- 
AHJca, ^TO jopjki» J^IDp^M'B coBC^MT. noAna.!!. ^o;^'I» 
oÔBopoxHTejiBHoe Bjianie HMoepaxopa Hhro- 
laa I H nocToaHHO 3a^^H^^aï^ pyccRyio ncin- 
THRy, jiopA'B HaiBiiepcTOHi OTOSBaj^ ero nru 



70 



X 442. 



18» r. 



offrir le poste plos honorifique de goavemenr 
général an Canada. Lord Dnhram fnt remplacé 
par le marqnis Glanricarde en Juillet 1838. 

Lord Palmerston ne se resignait à céder que 
devant nne volonté inébranlalable. Dans Tind- 
dent nVixen*, il ne céda que devant le reins 
péremptoire de TEmperenr Nicolas I de restituer 
le batean confisqué. Sons main il insinuait le 
conseil aux industriels anglais de ne pas envoyer 
des armes et des marchandises dans les ports 
du Caucase, en contravention des lois russes. 
Mais, il ne partageait nullement Tavis de son 
chef de Cabinet, lord Melbourne, qui avait dit à 
l'ambassadeur de Russie que le meilleur moyen 
de mettre un terme aux menées des chercheurs 
d'aventures anglais serait la conquête de tout le 
Caucase par les Russes. .Tftchez de le faire le 
plutôt possible**, disait lord Melbourne an repré- 
sentant de Russie. (Rapport du comte Pozzo di 
Borgo du 20 juiUet (1 août) 1838). 

Cette même divergence dans les paroles et 
les actes, entre le premier ministre d'Angleterre 
et son collègue, qui dirigeait presque sans con- 
trôle la politique étrangère, se manifestait dans 
la question d'Egypte, quand elle entra dans une 
crise aiguë en 1838, grâce à Mehemet-Ali. 

Comme nous l'avons vu, lord Palmerston 
était tous disposé de voir Méhémet-Ali sur le 
trône de Turquie. Mais s'étant persuadé de la 
ferme décision de la Russie d'empêcher la réa- 
lisation de ce plan, et ne pouvant compter avec 
sûreté sur l'appui de la France, il Jugeait plus 
sensé de conseiller au pacha d'Egypte de ne 
pas chercher à obtenir une complète indépen- 
dance. Il savait en même temps, que Méhémet- 
Ali ne croyait pas à la résolution des grandes 
Puissances, sauf la Russie, d'arrêter le cas 
échéant, par la force des armes, sa marche sur 
Constantinople. 

En présence de cette situation et du traité 
d'alliance turco-msse, le Cabinet de Londres s'est 
imposé, comme programme, d'empêcher quand- 
même une intervention isolée de la Russie dans 
les affaires turco-égyptiennes. Il considérait 
comme moyen le plus efficace pour atteindre ce 
but, de coDcentrerles pourparlers diplomatiques 
sur ces questions à Londres, où une conférence 
des représentants des grandes Puissances devait 
être convoquée. La présidence de cette réunion 
devait appartenir, de droit, à lord Palmerston. 
S'étant rendu compte de ce plan, le noble lord 



C.-IIeTepdypra, npexioxHBi eiiy eiue 6oiie no- 
Yemift uocTibreHepaTb-ryôepHaTopaRaHaACKiro. 
Ha KtcTO lopxa Âiopama nocjom 6vun> Basea* 
^evh Mapairai RiaHpmapx'B vb iicot 1838 toil 

ToiBSO npexi» HecoBpymnifoi) Boien jopib 
Ilaji&MepcTOHi c^niraii nyxHim ycTynan. Ih 
rtJit cyAHa „Vixen" oni ycTymm vb muy pt- 
nniTeiBBaro OTsasa HiraepaTopa HHsaïai soa- 
BpaTHTB BOH<|»icBOBaHHoe cyAHO. Ofb xase noxi 
pysoD cTajTb OTcortTUBaTi» aHrjiftcBim npoui- 
nueHHiiKairb nociuaTi» opyxie h xpyrieTOBspii 
Vb KaBRaacKie noprii, bi Hapyineaie pyccsni 
saBOHOBB. Ho OHi coBcpmeBHo ee paâiAiim 
MHtHia CBoero npeMBepa, lopxa Mejn(k>pHa, ces* 
3aBmaro pyccsomy nociy, hto ly^mee cpexcrBo 
Aia yHHiTOxeHia npoHcsovb anniftcBExi icu- 
TCjieft npHUDYeHift 6iuo 6u cKopiftmee aaioe- 
Basie pyccREMB Bcero RaBKasa. „nocTapaftTeci 
3T0 CA'iiaTL nocsopie*', CKaaarb lopxi Men- 
6opHi> pyccEOny nocjy. (j^oHecenie rp. Iloimo- 
AH-6opro on 20-ro ima. (1-ro asr.) 1838 roxa). 

TaRoe ze npoTUopi^ie vh cjOBaxi h xtft- 
cTBiaxi MexAy aHuiftcBHxi nepsim nsi- 
cTpoiTB ■ ero TOBapHiuem, ynpasjiaBiiDm BO^n 
ôesROETpoiBBO BHinrae» noiSTHsca) Aniii, 
oÔHapyxEBajocB boctojihho vh erBnercBOHi so- 
npocî, Borxa ori ci 1838 roxia oebtb 6im lo- 
CTasieHi» pe6pon no BOii MereMera-An. 

Binne mu Bixi^H, vro lopx'B HaïufepcTOii 
se npoHB 6iLrb bba^tb MereiieTa-Ajai sa tt- 
peuROH'B npecTOxk Ho y6iA>BoiocB wh a6coJI)^ 
Hoft pimHifocTH PocciH npenBTCTBOBaTB ocy- 
mecTBJieHiir) aroro niasa h hc 6jjijtk yvlpet- 
HtiirB vh cepBe3Hoft nouepxrb co cropoiu 
^paHuiR, owh npisnarB 6oiie diaropasymiarb 
OTcoBiTOBaTB enineTCBOMy nanrb xoôiBanci nu* 
Hoft EesaBRCHiiocTE. Ho, BKtcrl Cl rlvB, on 
snai'B, HTO MereMerB-Am hhckoibko me vl^in 
wh ptmHMOcTB BeiHKHxi xepsftB^ 8a MCUDie- 
HieiTB OAHoft Poccin, bi cjy^a'b HaxoÔHocn ci- 
JOK) opyxia ocTanoBHTB ero he nyrH vh Koi- 

CTaBTRBOnOIB. 

B-B BBAy TaKoro noioxesix BeiKeft ■ pyccio- 
TypeuRaro consHaro TpasTaia, JloBXOHCBit tt- 
ÔEEBTh nocxaBHJTB ceôt savane»: npexynpexiTK 

BO HTO 6U TO BH CTaJO, OABOCTOpOHHee BVtlBI- 

TCJiBCTBO Pocciu BT. TypeuRO-erHneTCsij Aii*. 
j[ah dToft ntiu RaaajiocB eiiy caMBnrB jy^nsn 
cpcACTBOMi cocpcAOTOienie Bchxi» Aunioxari- 
^ecKHxi neperoBopoBB no bthitb xiiaxi n 

JIOBAOBi, FAt AOJiSBa ÔIiITB COSBaHE ROH^pes- 

uifl H3T> npeACTaBHTejeft bcihehxi esponeftcim 
AepjsaBi. IIpeActAaTeiBCTBO na aroÊ ROB<^pes- 
uiH no opaBy npBnaA-iexajio 6u lopAy naii- 



(nTiilIa 1 sa réalisation avec le niaDqne de 
fcropales qui lai était propre. 

En «eptembre 1838, le comte Pozio di Borfto. 
en TeriQ de ses instniclioas du 10 tnaj. s'ailres- 
uit & lord PalnerstoD avec la démande de lui 
ïier une entreme. Le ministre anglais la fixa 
10 leademain ai heures. I^raqae l'ambassadeor 
te présenta à l'heure indii)Qée à Downingstreet. 
il trouva chez lord Paloierston les représentants 
i\t la France, de l'Aotricbe et de la Pnuse. Le 
sable lord voulait, jar ce moyen élémentaire. 
imprOTiscr une conférence sur le conflit turco- 
(gvptien, en rénnisBant ainsi, à la même heure 
Jana son cabinet, les représentants des cinq 
rrandes Puissances. Le ministre anglais oatrit 
les débats, en exprimant son désir, de voir l'ac- 
rord s'établir entre toutes les grandes Paissan- 
c«9 Bor la question d'Egypte, 

Hais le comte Pozzo di Borgo, indigné de 
ce piège orRuûsé par lord Palmerslon. ne pro- 
féra pas une seule parole- Les ministres d'Au- 
triche et de Prusse suivirent son exemple. Le 
lénéral Sébastian], ambassadenr de France, 
montra seul disposé k commencer immédiate- 
ment les poorpftrlera sur la question d'Egïpti 
TontefoÎB, le morue silence des troia autre 
awmbrea de celte conférence diplomatique im 
pro*isée, dissipa lea illusions du ministre onglait 

Lord Uelboarne n'approuva nnlleineutcemode 
de coûTOCatiou, et blâmait ouvertement la ma- 
uiire d'agir de lord Falmeraton. Il exprimait à 
l'ambttSMdeur de Bossic son désir sincère de 
n^ UD accord complet s'établir enlre les gran- 
des Pnîssances, et partageait l'avis de lord Pal- 
OMnton Ut-deasns que l'intervention isolée de 
la Russie, dans les affaires de ta Porte, n'était 
pu désirable. Hais lecbefdu cabinet était loin 
de trouver que tous les mojens et que tous les 
^ëges étaient permis. 

Voici pourquoi le comte Pouo di Borgo 
avait raison de conseiller à son gonvemement 
de taire de sérieux préparatirs pour le moment, 
OÙ le soi tan. en vertu du traité d'alliance, i-écla- 
merait l'assistance de ta Russie. Cette assistance 
devait étie donnée par une armée conaidéroble, 
car .déaqn'tm seul bataillon russe entrera dans 
le Bosphore, lei mots: de Conetantinople, de 
Dardanelles, des Indes, d'ambition de la Russie, 
feront le bruit du tonnerre à Londres et à 
Paris. Si doue une démonstration insuffisante 
excitenût contre nous tous les obstacles que la 



us. 71 

I HepcTouy. BtjscHHBi cefil vrv n1un>, fijaropoi- 

JHHil JOpJT, l'Ta-Il CTpPUHTWn « Ued CT, CBOB- 

I oTBeaHosi eHv ôeaaacrtHiiiBocii.»). 

I Ht. reuTsIîpt 183éi roja rp, Uonrto-in-Bopro, 

I aa ocBonaniu uo-iyneunuxt HHcrpj'Knifi (on 
lû-ro Mas), oCpaTBica ai jopjj na,ib!iepcTOBï 
et niwctûon Haauaiuîb cmjt cBSwaip. AuriiB- 
CBiB wBBUCTpi. Hasuaîu.it c.rUsvmmift Jteub ai 
4 laca. Korja p^ri-iiifl uocoji ubii.ics m Do- 

^ wningstreet. ni. na:iHaieBEiuft tacv. aai, jxi' 
aamej-i. y jojija TlaibiieiiciOHa ppescraBUicjeil 
*pBH!(i«, ABfTpin u Opyociu. TaBuai, uikh-tubi. 
cuoi'Otioiii, OaaroïKJAHwfl .lopii se.iaji. ujtnpo- 
BjnapoBaTï SUiL.ioMaTiiiecKîio nontlieppBiiii'i oOi. 
eriraeTCKO-rïpeuKoll pacnpt, colipairb vh o.\gBT, 

BBTe.iPÙ 5 Be.iHKHXT. jppataBi. AflrjiflcKiii ire- 
BBCTpi. oTKpuji, cuBtiaaBie oji.BBjeBiea'h cbo- 
ero sejofliB l'ouacia Hexjf flctBB BejuKBHn 

AepXaBBMU «h erHUeTCROHl. BOapOl't. 

Ho T]*»^^ IIouuo-jtH-Bopro. finaiijiiieBBufi 
TCTpocaaoïii .lopjoirb najbHepcTOBorb josthi- 
KoiD, ne upoMojBBj-b Hti ejifHoro c.ioBa. Ero 
npuatpy uocjiiOBa-iK aBCTpîïcEiii n upyccKiA 
noc.iaBHHitH. To.iiKo (bpaHiiyacKifl uoioj-b, reae- 
pajx CefiacTÎaBH, BHpa.iH.li rotOBBotii aeMej- 
.leHHO BaiBTi, neperoBopu o6i primeTcioin, 
Boupoci. OmaKO, r])oAoBoe HojiaHie ipexii ipy- 
rnxt iieBoBt BKnpoBuSQRaHBofi jnujoiiaTH- 
lecKolt KOB^iepeaniB pa-ipTinii.io Nife HjJu.iiH 
anrjiftcKaro HBBHCTpa. 

.TopAi MeiifiopHi coBcpmeBHO Be ojoOpa.i-b 

EorocnoroGacoaBaBia Koattepeauln a OTRpuro 

ocyKiaii. otSpa-Ti, l'hAcTRiii .lopin IlaisifeiicTOBa. 

, BUCKoauBOj'h pfccKOHy oocjy CBoe 

HexAT BejBKtiHa lepxaBaaB u pa.ii'biBn Hstaïe 
lopia DajiBepcTOBa aarieTi. BPKPjaTejtaocTH 
oiHOCTOpoHBsro ButmareibCTBa ai tJpenKia 

la OABOft PoCciH. TO.IIKO BP Bct CpPACTBa 

joB;mBB Kasa-iupb aBrjiflpEoHjr npciiicp)' 

JIOSBOjeBHUHlt, 

Bot* noie«ï rp, Ilrmu.o-AK-Bopro Oiui. 
npaB-ï, roB-trjï CBoeMT BpaBiiTejfccTB)' cepteïBO 
roTOBaritca si. Tony BpeMeBH. Korxa cjtiTafli, 
vh cajy TpHKTaTa, oOpaïuTCK nt Pocciii sa 

comason nouoniiiin, ^ra uonoiuk lo.izBa OuTb 

OKfUlBBa JHniUTPJfcBOIil npHJeili, UOTUHT tTO.Ka» 

ro.ii.Ko oiBBi pycCKÎfl (iaTn.itoHT. Bcrynuii. bt. 

Boc4<Op^. CIOBO: KoHlTBBTBBOUOJb. JlapMBP.I.lU, 

Bsiia. TnieoiaBie Porciu rpoMOBua-i. jacKaroici 
pasHPPVTca mi .loBjiOHli h bi IlapBKt. llo.iTony, 
ec.iH Bej.o»TaToiHaB «eMOBPTpauia ao.tiJUCTT, 
upoTBBi nai-i BC* nperpaiH, iiaKiJt TOJtao 



72 



M 4éM. 



18» 



jalousie peut nous opposer, la prudence et notre 
salut nous commandent de conyertir cette dé- 
monstration en nne occnpation solide et capable 
de repousser les attaques de nos ennemis*". 

„Dès que les années de l'Empereur*, affirme 
très justement le comte Pozzo di Borgo, «.seraient 
établies sur les rives du Bosphore* et qu'elles 
tiendraient les Dardanelles de manière à ne pas 
craindre d*en être délogées, la Russie peut at- 
tendre, sans d'autres mouvements excentriques, 
ce qui arrivera ailleurs. Nous n'irons pas nous 
éloigner des rives du Bosphore et des Darda- 
nelles pour faire la guerre à Mehemet-Ali en 
Syrie et encore moins en Egypte.* (Bapport du 
comte Pozzo di Borgo du 21 juin (8 juillet) 1838). 

L'ambassadeur de Russie a prévu d'une ma- 
nière prophétique l'alliance entre l'Angleterre 
et la France contre la Russie dans le but de 
paralyser son intervention isolée dans les affai- 
res de Turquie. Il comprenait parfaitement les 
motifs dont s'inspirait la politique anglaise. 

«La puissance de l'Empire britannique*, ecri- 
vait-il à son gouvernement à la date du 26 août 
1838, «est sans doute immense, si on en examine 
séparément chaque chapitre; mais il manque 
d'hommes, surtout dans le Ministère actuel, pour 
en former un ensemble et lai donner l'action. 
La politique étrangère est réglée par les passions 
et les doctrines; on cherche des collaborateurs 
révolutionnaires et non pas des alliés, selon la 
véritable signification du mot II résulte de cet 
esprit clnbiste qu'ils ont des complices de cir- 
constance et pas un ami de système, de la pe- 
titesse dans les conceptions et de l'insuffisance 
dans l'exécution. Un Empire qui embrasse le 
monde connu*, conclut avec beaucoup de raison 
Tambassadeur, „tracasse8ur une infinité de points. 
11 trouble la paix des faibles et ne leur permet 
pas de goûter leur bonheur, mais il s'arrête de- 
vant les forts ou il cherche à leur nuire par 
des moyens infimes et obscurs. Devant ce petit 
nial-faire, la prudence me semble conseiller de 
rester graves, augmentant les ressources, forti- 
fiant la position. C'est, monsieur le comte, celle 
de rEropereur", termine le comte Pozzo di Borgo 
son rapi>ort du 26 août (7 septembre^ 1838. 



L'Empereur Nicolas I était complètement 
d'accord avec son représentant à Londres, si 
remarquablement intelligent. Il le chargea de 
décliner catégoriquement le projet d'une confé- 
rence vu que toutes les grandes Puissances se 



■0JMTiBiOBanpeBH0cn,T0 (SiaropasyMieiMai 
6iaro HaMi npexnicHBai)'» oÔpaTin dry a^ho 
CTpaiûx) n npoutyx) oKsynaiiiK), cnocoôi; 
jfxh OTnop% Haïuu^eHijiMifc Baouxi sparon*. 

„Ofc Toro MOMenra*, cnpaBeAixBO saasuei 
rpai^ nouuo-AH-Bopro, «Korxik HmepaTopcs 
BOftcKa saftHyri npovuiMi oôpaaoMi^ 6epe 
Boc4K>pa ■ JlapxaHeiioBi, Ôesik onacesia bot 
paiB ixi, Poccia cnoaoftHO Moxerb oxixai 
ôesi BcaKKxi xpynm ^scKeETpavim j^mm 
Hift, rpuAynuixi coÔHiift. HavB HenysHO ôyxei 
yxaiaT&ca ci Ôeperon Boc4K>pa h ^ap^aHcuoi 
AU BoftBu npoTHBi MeieMOTa-AjE hi bi Cipi 
H eiue Mcnie n Emnerb*. (J^oneceBie rp. noua 
AB-Bopro on 21-ro ix>Ba (3 ima) 1838 roxa) 

PyccKift nocon npopoiecBB BpeABUxij 

C0X)81> BCBLAT ABTXieX) B ^paBlUen BpOTBVb Po 

ciB Cl niiuo napaiBaoBaiB OAHOcropoBBee i 
BMimaTCiBCTBO Bi Typcusia A^^ft- Obi oubii 
noBBBan ocbobbiic botbbu, Boropumi pyn 

BOABJaCB nOlBTBKa ABfxiB. 

„Hiin coMBiBia", nBcaji obi cBoeBj api 
BBTeibCTBy 26-ro aBrycra 1838 roAa, „ito bot 
B^ecTBO BeiBBOÔpBTaBiB orpOBBO, eciB ee wz\ 
Harb Bi OTAixBBiixi ea vaciaxi. fio y ae 

BliTh JUDAeft, Bl 0C06eBB0CTB B& BBCTOBB^ei 
BBBBCiepCTBi, HTO61 COeABBBTl 9TB ttCTl 

flanpaBHTB bxi. Ba'IbmBaa ea bojbtbbb aaip 
Biaeica CTpacraMB b AOBTpBBepcTBOin. Hj^ji 
coTpyABflKOBi-peBoix>aioBepoBi, a Be codsbi 
KOBi vh BacToan^CMi CBUcii cxoBa. Peayj&n 
TOMi Taaoro siyÔBaro Ayxa aBiaeTca to, vi 
ABrjix BB'^rb cjiyHaftBux'L coo6b(bbbobv ■ 
BH OABoro BOCToaBuaro APyra: hto ea bobûi 
BauÎH jierKOBtcBiii b BeyAOBierBopBTeiuio w 
uojiBanTca''. „HBnepia*, saMl^iaTeiuio Bips 
saKjiioHaeTi nocoii», „o6BBBax>aiaa bocb B3Bici 
Buft Bipi, npBABpaeica ki BceBoanoaLBinn m< 
lo^aMi. Oaa BapymaerB BBpi cja6m b i 
uosBoiaen bmi BaciaxAftTBca CBoam ciacri 
CMi»; BO OBB ocTaBaBiBBacTca npeAi ^-■ yi^gg* 
Ujiu ciapaerca hbi speABib bc^oudub b lei 

BUMB CBOCOÔaMB. Bl BBAy T&KBXIk JUllIX 

npicBOBb AiuaiB 310, pasyin, Baxerca, coii 
ryerb aaBi ocraBarBca cnoBoftBuiiB, yimosaT 
CBOK) cBiy B yspiniarB csœ noioxesie*. ,Ti 
BOBO noioBCCBie FocyAapa'', aasaBiBBaen n 
nouuo-AH-Bopro CBoe AOBecesie on 26-ro ai 
rycia (7-ro ceuiflôpa) 1838 roAa. 

HBnepaTopi» Hnsojaft I ôuxi coBepmeHii 
conaceH'fc ci cbobmi sax^HaTexuso yBBur 
upeACTaBBieieMi ei JoBAOBi. Obi nopyur 
CMy ptmHTejbBo otbjobbtb bac» koe^ 
penniu, n6o set BejBaia Aepxaau Mexji: 



18t» r. 



M 44». 



73 



trovraient d'accord sur la nécessité de maintenir 
le statasqno en Orient. ,La crise est passée", 
écriyait le yice-chancelier à Tambassadear à 
Londres à la date du 9 septembre 1838, ,et rac- 
cord entre les grandes Puissances est complet. 
Pourquoi donc provoquer une délibération sur 
les éTentoalités?* «Rien n'est aussi dangereux en 
politique*, selon Taris du comte Nesselrode, «que 
de Youloir mettre en discussion des éventualités 
plus ou moins éloignées, qui peut-être ne se réa- 
liseront jamais". Cest pourquoi la convocation 
d'une conférence pour les afiaires turco-égyptien- 
nes ne saurait être justifiée que par „une néces- 
sité absolue" ou „une crise imminente". Cette né- 
cessité n'existe pas, et c'est pourquoi le gouver- 
nement impérial ne voit .ni en principe, ni en 
pratique" l'utilité d'uneconférence internationale. 
Le gouvernement anglais fut très mécontent de 
ce refus péremptoire de la Russie de participer 
à la conférence. Il déclarait par la bouche de 
lord Palmerston qu'il ne tolérerait jamais l'inter- 
vention isolée d'une grande Puissance dans les 
aiEaires de Turquie, „même au risque d'amener 
la guerre". Cest le motif pour lequel l'Angleterre 
entretenait des relations intimes avec la France, 
car les troupes françaises unies à la flotte d'An- 
gleterre étaient en mesure d'opposer une forte 
résistance à la Russie. (Rapport du comte Pozzo 
di Borgo du 30 septembre (12 octobre) 1838). 

L'£mpereur Nicolas fit sur ce rapport de sa 
propre main l'annotation suivante: „I1 &llait s'y 
attendre; mais c'est à (k^nstantinople qu'est le 
danger, et c'est là qu'il faut recommander toute 
vigilance à Boutene^ pour que nous ne soyons 
pas trahis par la Porte". 

Eo attendant, d'après les informations de 
Coostantinople, le sultan cédait^ de plus en plus, 
aux influences anglaises, et ne se proposait pas 
de renouveler le traité d'alliance avec la Russie 
ni de Cabre appel à son secours contre Méhémet- 
Ali. Le (^inet de Vienne commençait également 
à pencher du côté de la politique anglaise- Si 
l'on prend en considération ,,que la France contre 
now mettrait dans la balance un poids immense"— 
comme s'exprimait le comte Pozzo di Borgo — 
on comprendra la résolution de l'Empereur de 
prévenir la formation d'une coalition des gran- 
des Puissances de l'Europe contre nous. C'est 
pour la solution de ce problème que le baron 
Brunnow, un des diplomates les plus éminents 
fut envoyé à Londres en 1839. 



coÔoi) conacHU, «ito na BocTOKi nysHO coxpa- 
HHTB statusquo. nKpHsucfc npomej'b'^, UHcaji 
Baue-Kanmepi nociy vb JIoflAOHt 9-ro ceuTSÔpa 
1838 roAa, "a conacie nesAj AepzaBaiin nojHoe. 
^la vero se busubetb oôcyx^enie bo3moxhuxi 
ciy^aAnocTcfl?" IIo MHtHii) rpajia Hecce.ib- 
poAe, ^Bi noiHTHKi uiTi» HHHero Ôojite onacHaro, 
saxi» xejaHie BuauBaTB o6cy3K;ieHie Ôojte n.iH 
neete OTAa.iCHHux'b cjyHa&HOCTcâ, xoiopuii, no- 
scTi» ÔBiTb, HEKoria He ocyuiecTBaTCA". IIo- 

dTOny TOIBKO „a6c0110THOiO Heo6xOAUMOCTBk>" H 

^HeifHHyeMUMi KpHsucoMi"* MOxerB ÔBiTB oupa- 
Bj^BiBaeno cosBanie KOH<|>epeHuiH no TvpeaRO- 
erHneTCKHM'fc A'i^airB. Tasoft se HeoÔxoAHMocTH 
se cyo^ecTByeT'b, b boti noqeM y HunepaTopcxoe 
npaBHieibCTBO, „hu vh npHHiiHnt, bh bi npaK- 
Tuat", He BDAHTi Boibsu OTi MexAyHapoxHoft 
B0H<)»epeHaiH. AHrjificKoe npaBHiexbCTBO ôujio 
vpesBiiiHaAHOHeAOBOibHO TaKHMi pimnieibEUMi 
0TKa30Mi Poccia ynacTBOsaiB bi KOfl<i>epeHaiH. 
Oho oÔiaBHio, ycTaxH lopxa UaiBnepcTOHa, hto 
OHO He ^^onycTHT'b OAHocTopoHHaro BMimaieib- 
CTBa vh Typeuaia itja oaboA BejHKoil ;iepaEaBu 
H „roTOBO ;^axe pHCKOBaTB boûhoio'^. Boti» uo- 
veny Anrjiia no^AepxHBaia 6iu3Kiii OTHomeHia 
Cl ^paniiieio, ii6o (|>paHuy3CBia BoficKa, cobah- 

HeHHIiia CL aHriiftCKHMl» (|)J0T0MI, B1> COCTOilHiH 

6iuH AftTB CUIBHI1I& OTBopi Pocciu. (^OHCCe- 
Hie rp. nouao-An-Bopro on. 30-ro ceHTHÔpa (12 
OKTflôpa) 1838 roAa). 

Ha dTOifb AOHeceHiH nocja HanepaTopi Ha- 
KOiaft I cxtiaii coÔCTBeHHopy^HO cjtAviomyio 
Baj^oHCB: „3Toro nysHO Ôuio oxuAaiB. Ho 
onacHOCTB H^eii hsi KoHCTaHTUHonojiH h laMi 
nyzHo peKOMCHj^oBaTfc ByTeneBy Ôuts BecBMa 

OCMOTpHTeibHUlTB, ^TOÔl» Uopia HaMB HB HSlft- 

HHja". 

MezAy rfeMi», no naatcTiaMi bsb Kou- 
cTaHTHHonoia, cyiiaHi. ace 60.1 te u 6oite 
HOuaBaica BjiaHiio aflrjiiâcKHxi> npOHCEOBi u 

ne HaMipeHl ÔUJl HH B0306HOB.TiITb COi03HaiO 

TpaKTaia ci Poccieio, hu upocuib ea noMouui 
npoTHBi McreMeTa-Ajiif. BtucKiâ KaôuHexb 
Tasxe CTaji cRJiOHaTbca na cTopoey aHrjiûcKofi 
noiHTnRH. Ec.iH eme npuÔaBiiTb, «ito ^^paeuiii 
npoTHBi PocciH no.io2KUTT> Ha Btcu cTpamHVk) 
TaaecTb" — KaKi BupasHJCii rpacjn nouua-jiii- 
Bopro — TO noHaTHO Ôvactt. ptinenie IlMne))a- 
Topa Hnaoïaa I npe;iyni)eauTb cKptii.ieHie coio3a 
BejHKHxi aanaAHO-eBponeftoKHxi ^ep^caBi npo- 
THBi PoccIm. A.m pa3pimeHiii ^toù aa^anii 
OAHBi U3'b 3aMiHaTe.ibHi^ûiniixi> ;^iin.ioMaTOBb, 
ôapofli BpyHHOBi, (Îhjt> bi. 183i> voxi KOMaHA"- 

pOBaHl Bl .lOHAOHl. 



74 



M 142. 



18Mr. 



Avant d'exposer les résultats de cette mis- 
sion, nous devrons nous arrêter sur les affaires 
de TAsie Centrale qui ont acqnis à cette époque 
une importance particulière. 

Nous avons eu l'occasion d'élucider plus haut 
(voir t. XI, pag. 265) les vues qu'entretenait le 
gouvernement russe au commencement du siècle 
au siget des relations entre la Russie et l'An- 
gleterre dans l'Asie Centrale. En 1816 l'Empe- 
reur Alexandre I se plaisait à démontrer que 
les relations de la Russie avec les peuples et les 
tribus de l'Asie Centrale sont d'une nature si 
exceptionnelle, qu'on ne saurait y appliquer les 
principes qui servent de base aux relations po- 
litiques en Europe. A cette époque la Russie 
proclamait le principe d'une non-intervention 
absolue des Puissances de l'Europe, et particu- 
lièrement de l'Angleterre, dans ses relations 
avec les peuples de l'Asie Centrale, car elle 
nies considérait plutôt comme des affaires do- 
mestiques**. 

Cet ordre de choses se modifia considéra- 
blement dans les années trente du siècle actuel. 
A mesure que s'accentuait l'action de la Russie 
sur les affaires de Perse et que se répandait en 
Asie Centrale la crainte inspirée par cet Empire, 
cette partie du continent devint l'arène d'une 
lutte entre les intérêts russes et anglais. Lorsque 
le Shah de Perse entreprit en 1838 une cam- 
pagne contre le Hérat, que l'on considérait comme 
placé sous le sceptre de Témir de l'Afganistan, 
le gouvernement anglais n'hésita pas à attribuer 
cette expédition à des insinuations de la Russie. 

Les Anglais accusaient le comte Simonitch, 
ministre de Russie, d'avoir exercé une pression 
sur le Shah pour le porter à une guerre avec 
le Hérat. L'opinion publique en Angleterre s'émut 
pour la première fois de l'idée d'une conquête 
des Indes par la Russie. Cette idée, écrivait le 
comte Pozzo di Borgo à la date du 30 septembre 
(12octobre) 1838, ^travaille presque toutesles têtes 
ici. nonobstant son invraisemblance naturelle et 
sa réelle fausseté." Le comte Pozzo di Borgo s'aj)- 
pliquait à démontrer à lord Palmerston que ce 
projet de conquête des Indes, imputé à la Russie, 
n'était autre chose qu'un moyen de jeter l'alarme 
contre la Russie, et d'entretenir sans cesse l'agi- 
tation (les esprits en Angleterre. 

Le ministre anglais, qui excitait systématique- 
ment l'opinion imblique de son pays contre la 
Russie, répondit qu'il ne pouvait être naturelle- 
ment i)as question de ce plan dans ce moment, 



PaE&me, Tiur& npiCTynHTB si laioxeni) pe- 
syi&TaTOBi mccii (Sapoua BpyHHona, Beoôxo- 
Avvo ocraHOBHTBca Ha neperoBopftxi o epedm- 
oiijtmemun xi'ax'b, noiymnuHX'b m aro speii 
coBepmeHHO vcKJiovHTejBHoe ana^eHie. 

Bume (cm. t. XI, crp. 265) mh KMtiH ciyul 
BuacHHTB BariflAi pyccKaro npaBHrencTBa hs- 
Haja cTOjrbTia na OTHomenix xexxy Poccie» i 
AHrjiiei) m CpexHcft Asiu. Bi 1816 ro^y Hne- 
paropi A jeKcaii;qyb I ;(0Ba3UBar&, ito omoBe- 
Hia Pocciu ki> cpe;(Hea3iaTCB0ir& Rapoxan ■ 
n.ieMeHairB lo rasoft cieneHE CBoeoÔpasm, m 
HHKaBi Heiisa npHMiBan si Him naun, 
lermia m» ocHOBame noiHniHecBBX'L OTHoneBii 
EBponu. Tor;ia Poccia npoBoarxacMja npnuan 
uoisaro HeBMimareACTBa eBponeftcKBxi xep- 
xaBi, ir Bi ocoÔenHocTH AnniH, v& cboi otbo- 
menia ki cpexHeasiaTCKinrB Hapoxan, 160011 
MpascMaipHaaia 9th OTHomeHia cxopte, lan 
AOifaniHia ;(tia''. 



Tasoe nojioseHie senieft cyniecTBeBBinn 

OÔpaSOMl HSMiHHlOCB Vb dO-Xl TOMJÊJi'b HUEiB- 

Haro cTOjrbTia. IIo Mipi Toro baki oôsapysi- 
sajocb pibmBTejBHoe Bjianie PocciB eb xiis 
nepcifl H no irtpib loro sasi vb CpexHel Asii 
ciaii pacnpocTpaHBTLca crpaxi npex> pyccBOD 
BJiacTbH), no Mipib loro CpexHaa Asia ctbbo- 
BHiacB apenon 6op&6u MexAy pyccBUMB 1 
aHrjiftcRHXK BHrepecaMB. Korj^i nepcixcxil 
maxi» npexnpEHBii bi 1838 roxy noxoxi npo* 
TEBi répara, cviTaBmaroca noxi BiacTB» a^rur- 
csaro dMHpa, aHuiftcsoe npaBHrencTBO wpÊ- 
uEcuBaio dTOTB 00x0^1 pyocKHTb BHymeHim. 
Pyccsift nociaHHHBi, rp. Chxohhtb, oÔbihuci 
AHrjHqaHaMHBinoAcxpeBaTejncTBi nepcBxcaaro 
maxa si» Boftsi npoTHBi Pepara. 06n(ecTBeB- 
Hoe MH-fenie AnniH bi nepBui pasi 6iuo 
cepbesHO BCTpeBOxeno pyccKH]r& npocBroBi 
sasoeBaHia Hs^iH. „dTOTi npoeErb**, nncan rp. 
IIouuo-xH-Bopro 30-ro ceuraôpa (12-ro OKiiÔpi) 
1838 roxa, ^sackn» 3xic& bo Bcbxi rojOBarK 
ne B3Hpaa ea cboi) ecxecrBenHyi) HeBtpoaivocn 
n no.ioxHTejBHyH) 4»a.iBmb". fpai^ nomio-jii- 
Bopro xoEasuBaji .lopxy IlajBMepcTOHy, wo 
upHUHCUBaeM uft PocciH QjiaH'b saBoeBaHÎa HHxii 
ecTb ne ^to khoc, Kaai cpeACiBO 6htl vh Ha(Jan 

UpOTHBT. PoCCill H HOMCpSHBaTB nOCTOIHHTI) 

TpeBory ht. AuraiB. 

AHrjiflCKift MHHHCTp'fc, KOTOPUA CBITE CICTe- 

MaiH'îecKH Boaôyaixaj'fc o<5mecTBeHHoe MBtiie 
cBoero Hapo,\a njWTHBi PocciH, OTBiiark, «o, 
pasyM-feexca, bb HacToan\ee Bpena ho MO«en 



18S9 r. 



X 142. 



75 



,iiuiis*,igoatait-îl,,lorsqa*on veat prendre nnepla-lôuTB ptnu o6i Hcno.iHeHîii aroro n.iaHa. „Ho". 
ce on ne commence pas par la brèche: on fait des I npHÔaBDji ohi, „ec.iu xoiaii BaaTB KaKVM 
reconnaissances et des approches de loin pour : Hu6y;^i> KptnocTi», to ne HRHHHamT^ ocaAH 
Tenir projn'essiYement à Tattaque". (Rapport du I Gpcmbio, ho ;it.iaioTi peKorHOcuHpoBKii ii iiajajii 
comte Pozzo di Borgo du 11 (23) octobre 1838). 

L'Empereur Nicolas I Jogea nécessaire de 
refoter ayec énergie les accusations portées 
sontre la Rossie an sujet de ses projets de 
xmquète aux Indes. Après avoir communiqué 
m comte Nesselrode ses idées au sqjet du pro- 
gramme de la politique russe en Asie Centrale, 

1 le chargea d'élaborer des instructions détail- ! BHpaôoTaiB no;ipo()HyK) iiHCTpyKuiio xth rna4ia 
ées au comte Pozzo di Borgp. Le Vice-chan- ! Uouuo-jii-Bopro. Bime-KaHn.iepi Haniica.n> sa- 
blier rédigea la dépêche remarquable du 20 oc- j Mt^aiejbHyio gênera y ott. 20-ro OKiaôpH laSH 
obre 1838 qui répondait à un tel point aux vues I ro;ia, ROTopaji HacrojBKO yiOBjeiBopiua Focy- 



HaquHaH>rb ])ur& anpomu ch iitjkK) Ma.TO-no- 
Maiy no^roTOBniB aTTaKy^.CJoHeceHierp.IIoimo- 
;^u-Bopro ott» 11-ro (23-ro) OKiaÔpa 1838ro;ia). 
HstnepaTopi» HiiKo.iaft I npii3Ha.n» Heo6xo- 
AUMUMi» onpoBeprHyTb caMuxi» aHeprunecKiiifi 
oÔpaaoMi» oÔBUHeHia Poccin bi> aaBoeBarejbHux'b 
saMUCjaxi» HacqeTi HH;^iu. Coo^iuHB'k rpa(|)y 
Hecce.ibpo;^e cboh mmc.ih o nt.iaxb pyccKoft 
no.iiiTnKU Bi Cpe;iHcû Aaiu. ohl nopyiu.ii eMy 



le TEmpereur qu'il fit sur cette pièce manu 
>roprio Tannotation suivante en français: „c'Mf 
lius que parfaW^. 

Nous croyons devoir nous arrêter sur ce 
locument historique, qui n*a pas perdu de son 
mportance même à la fin du XlX-e siècle. On 
oit d'après les entretiens de lord Palmerston 
.vec le comte Pozzo di Borgo, dit à son 
!ébut la dépêche du mois d'octobre, que le gou- 
emement anglais attribue à la Russie des in- 
BBtions sérieuses au siget des Indes. Os sns- 
idons doivent nécessairement réagir d'une 
lanière lâcheuse sur toutes les relations mu- 
selles entre la Russie et l'Angleterre. En at- 
mdant^la politique de l'Empereur s'inspire eu 
,sie des mêmes principes qu'en Europe. „Loin 
e toute idée d'envahissement, cette politique 
'a pour but que le maintien des droits de la 
;ii98ie, et le respect de ceux, légitimement ac- 
■is à toutes les autres Puissances*. 

•La pensée de porter atteinte à la sûreté 
t au repos de l'état de possession de la Grande- 
retagne aux Indes, ne s'est donc jamais pré- 
iotée, et ne se présentera jamais à l'esprit de 
otre Auguste Maitre. H ne veut que ce qui 
rf juste, et ce qui est possible. Par ce double 
olif, il n admet point une combinaison qaelcon- 
le, dirigée contre la puissance britannique aux 
ides. Elle ne serait pasjustej parceque rien ne 
lurait provoquée. Elle ne serait pas possible, 
cause des distances immenses qui nous séparent, 



;iapA, HTO OHT. ^J^t.^aJi^ na Hcfi coôcTBeHHopyiHo 
<t>paHny3CKyio naAnircB: ^.9tH0 6oAne nnMh npe- 

âOCXOdHO''. 

Mh npUBe;(eM'k bt» no,\i>o6HOCTH 31011. aaMt^a- 
TejbHMftncTopniecKift ;iOKyMeHTi, HenoTepasmift 
CBoero seaicHia jase vb Koeut XIX BbKa. II31 
paaroBoposi jiop;ia IlaJbMepcTOBa cb rpa4)0Mi> 
noimo-;iH-Bopro, Ha^nnaeTca OKiaÔpbcKaa ^e- 
uema, bujbo, hto aHrji&cKoe iipaBHTejbOTBo npii- 
nucLiBaerb Pocciu cepbeaaue aaMucju npoTUBi 
aHrjiftcKoft HB;^iii. Tania no;io3p^uia ne MoryTi 
ne 0T03BaTbca naryÔnuMi o6pa30Mi> sa Bctxi> 
BdaMMBUxi» oTHomeHiaxi Pocciu u Anniu. 
Mexjiy T'feM'L nojuTUKa rocy^apa bt> Aain npo- 
HHKHyTa T^Mn se pyKOBo^aiiiUMu aanaïaMn, 
KaKitUBi» ËBponk „Jla.ieKaa oti BcaKoii Mucjn 
saxadTaxi, dia nojinTHKa UMteTi» ut.ibH) TOjibKo 
coxpaHenie npaBi Pocciu u yBasiesie ki 3aK0H- 
HonpioÔptTeHBbiMi) upnBaMi Bct.xi» ;ipyruxb 
;iepsaBT.". 

„MHC.ib uocaraTejibcTBt. Ha 6e:wiiacH0CTb 
u cnoKoflcTBio B0.^^Ko6pHTa^cKux^ B.ia,xt.Hift bt> 
IIh^^îh HUKor.xa ne BosHUKa.ia h ne Bo:muhHOTi, 
BT. ysiii Haïuero aBrycïtûraaro Moeapxa. Ouh 
moAhKO otce.Mefm mow^ nmo cnpaeeàAueo u ymo 
eosMOJtCHO. BoTb noHOMv OHb HO ;ionycKaeTi Ka- 
Koft Ou TO HH 611IJO KOMCuBauiir, nnopaR.ieHHon 
^poTHB^ aenificKoft B.iacTu bi. lluAin. Ona r)i>i.ia 
6u neenpaeedAuea, u6o oua HH4tMi> hc bu- 
BBaHa. Oua He Cu.ia 6m eojMojtcHu, no npii- 
Hont rpoMa;iHUXi. pajcToauin, uaci OTAt..iah»- 



es sacrifices qu'il faudrait faire, des difficultés ' nxuxi., xepTB^, or) PuiuBacMuxi.. ipyinocTeii, 
l'il faudrait vaincre, et tout cela pour réaliser Koxopua uyHiuo r>u.i(» ni.i (no.if.TF>.— 11 bco :no 
ne conception aventureuse qui ne saurait jamais ;i.ia ucno.iHCHia piicKOKaiiiinro ii.iann. horopuii 



accorder avec une politique saine et raison- 
ible. Un seul regard jeté sur la carte, devrait 



HHKOua He MO/KCTT» 6uTb o.ionpeHi. :upaBOh> 

u pîl3yMH0I0 OO.THTIfKOh». .loCTaTOHHO OpOCHTb 



iffire iH)ar dissiper à cet égard toute préoccu- B3r.iiiAb na Kapiy xia Toro, moCn, ycTpamiri 



76 



X 442. 



18S9 T. 



pation et pour convaincre chaque homme im- 
partial et éclairé que nul dessein hostile envers 
l'Angleterre ne saurait diriger en Asie la marche 
politique de notre Cabinet/ 

£n ce qui concerne la Perse en particulier, 
la Russie ne saurait ne pas reconnaître les pré- 
tentions du Shah sur Hérat et son droit de pro- 
téger ses sigets contre les agressions continuel- 
les des Afghans. Si le souverain de la Perse, 
contrairement aux conseils du gouvernement 
impérial, s'est mis en marche Contre le Hérat, 
il serait pour le moins injuste d'imputer à la 
Russie .cette entreprise fatale'. 

Le comte Simonitch, ministre de Russie à 
Téhéran, proposait au Shah d'établir un accord 
avec le khan de l'Afghanistan et de reconnaître 
l'indépendance de ce pays. Cette transaction 
„aurait rendu cette contrée accessible au com- 
merce et ii l'industrie de toutes les nations, 
intéressées à l'exploitation des ressources de 
l'Asie Centrale''. Le gouvernement impérial est 
convaincu que l'Asie Centrale est assez riche 
„pour être librement ouverte à l'activité com- 
merciale de tous les pays qui, sans vouloir s'ex- 
clure les uns les autres, doivent rivaliser entr'eux 
par une franche et honorable concurrence. Pour 
notre part, Monsier l'Ambassadeur, nous consi- 
dérons cette concurrence comme toute pacifique 
et industrielle, mais nuUement comme politique, 
ni comme hostile*". 

La Russie n'a rien à cacher quant à sa po- 
litique en Asie Centrale. Elle ne conteste pas 
le voyage de Witkévitch à Caboul, qui s'explique 
par la mission à St-Pétersbourg en 1837 de 
Dost Mohamed, agent du khan Afghan, qui avait 
exprimé le désir d'établir des relations commer- 
ciales avec la Russie. Aucune Puissance étran- 
gère ne saurait élever de réclamations contre 
la mission de Witkévitch à Caboul qui n'avait 
pour objet ^ni traité de commerce, ni combi- 
naison politique quelconque". 

S'il est une Puissance qui aurait un droit 
légitime de se plaindre, ce serait la Russie, car 
les voyageurs et les agents anglais répandent sy- 
stématiquement au sein des populations de l'Asie 
Centrale des germes d'inquiétude et de troubles 
qui s'étendent jusqu'aux confins de la Russie. 
Celle-ci ne réclame, pour sa part, que le droit 
de iiarticiper à la libre concurrence du com- 
merce en Asie Centrale, que les Anglais cher- 
chent au contraire à confisquer à leur profit 
exclusif. 



Ha dTOTi» cven Bc^xyio ÔoasHB h «ito(^ y($ton 
KaxAftro ÔesnpHCTpacTHaro h npocBimeHHaro 
lejoBiisa vh toici, hto HMsaKoft spazA^Hut bi 
OTHomeniH AnniH samiceii ne Mozeri» pyioBo- 

, XHTB nojHTHBOH) Hamcro KaÔHHeTE Bi Aaii**. 

ÛTHOCHTe jbHO xe, wh MacTHocTH, Ilepcio Poccii 
He voxcT'b He npHsnaTB npasi maxa na Fepan 

, H ero npasa oôesneHETb ôeaonacHOCTB cboixi 
nouanHuxi npoTHsi nocTOiiHHux'b Hana^eiii 
co cTopoHU A<|iraHueirb. Ecjh nepcixciift 
maxi, BonpeKH contrairb Hm nepaTopcKaro npt- 
BHTe.iBCTBa, Hawaii noxOA'b npoTHBi Teptra, to 

BHHHTB „B1» dlOMl pOBOBOlTB UpejUIpi^triH" PoCCi», 

no MCEBmeft xikpï, HecnpaBeAuiBo. 

rpafrB Chmohhh, pyccKift nocjaHHHrb n 
Terepani, upe^Josiiri maxy BCTjnHn bi co- 
rjiameHie ci zanom aj^raHCKHxi h npiranaTi Be- 
aaBHCHMOCTb A<|iraHHCTaHa. IIoxoÔBai cxtixa^oT- 
Kpujia 6u dTV CTpaey xke ToproBjin h npoiim- 
jeHHOCTH Bcixi HapoAOBi, dEcnjjaTHpynDum 
6oraTCTBa Cpe^Heft Asin". HiinepaTopcRoe npa- 

BHTCJIbCTBOyôiiXACHO.HTO CpeAHflX Aslfl HaCTOA* 

Ko(5oraTa, ?to „cBo6oAHOMOzerb6uTBOTKpuTaxii 

TOprOBOA X'i^TCJIBHOCTH BCbxi HapOXOBl, XOTO- 

pue, He HCUDHaa Apyri» xpyra, aojzhh Bcry- 
HHTB Apyr* Cl Apyrom bt. otkputjv) k ^ecTByi» 
KOHRyppeHuiK). Ci Hameft CTopoHu, r. nocon, 
MU noHHMaem 9to copennoBanie sasi snani 
MHpHoe H npoMinnieHHoe, ho hhckoiuo le 
KaKi noiHTHHecKoe h BpazAeÔHoe**. 

PocciH He^ero cspuBarb nac^erb CBoeft cpex- 
HeasiflTCKOft dojhthkh. Ona He orpHnaen no- 
isjuLH BHTseBHqa bi RaÔyji^ BiiBBaBHoft lo- 
ciuRoi) Bi 1837 ro^y bi C.-IIeTepôyprfc areRTt 
Ji;ocT'b-MoraMexa, xana a4»r&HCKaro, Biipasn- 
maro xejiaBie saBasaiB ci Poccie» Topronn 
cHomeHiii. Ha MHCciv) BHTReBHva HHiaRai ihd- 
CTpaHHaa A^pxaBa se moscti 6uTb bi DpereEsii, 
h6o STon. arcHTi ôun OTupaBjeni bi Ka6yn 
„HH AJH saRJiioHeHiji ROMMepHecsaro TpaRran, 
H H \ÂR npecji*AOBaHiji RaRnxi-jra(5o ^OJnmff^ 
cRHxi ROMÔHnanift**. 

Ecjh cctb AepauiBa,HMtx)ma< aaROHHoeiipaBa 
xaioBaiBca, to bto— Poccia, h6o aHrxiftcRie ly- 
lemecTBeHHHRH h areniu CHCTeMaTH^ecRi ci- 
loTi MexAy cpeAHeaaiaTCRHMH HapoxaHi ct- 
MCHa 6e3noRoftcTBa h CMyxi, Aoxojuiniflxi |0 
pyccKnxi rpaHHui. Poccia aeiaen toibro npan 
ynacTBOBarB bi cboÔoahoR ROHsypeHiÛR » 
apcHlî cpe^HeasiaTCRoft ToproBXH, soropyi). Ht- 
npoTHBi, aHFjiHqaHe zeiaion R0H<|»HCR0Ban ■» 

CBOK) HCKJIOHHTejBHyi) HOJMy. 



189» r. Je 

,La Grande Bretagne, comme la Russie, doit 
•toir k coenr le m?me intérft: celui de main- 
tenir la |iaii au rentre de l'AEÏe et dVviter 
'in'il ne survienne, dans cette vaste ywirtie dn 
elobe. nne conflagration gënèrnle*. 

.Or, iMjnrempêciiercegrand malheur", pour- 
suit le Vîce-Cbancelier, ,il faut cnnserver soi- 
^tutement U repos des paj/g interiitèdinirm 
qui séparent les passestîoits de la Siissie de . 
r«Uu de la Grande Brelagne. Consolider la 1 
tranquillité de ces contrées; ne point les ex- 






e les a 



lenrs haines muluelles; se borner à rivaliser 
d'industrie, mais non pas s'engager ilins une 
Intle d'influence politique; enfin, plus que tont 
le reste, respecter l'indépendance des pays in- 
termédiaires qui nous séparent, tel est à notre 
tris le Kystéme que les deux Cnhinets ont un 
mmmnii intérêt à suivre invariablement, afin 
d'empêcher la possibUitc d'un conflit entre deux 
grandes Ptâtaances qui. pour rester irmief, ont 
besoin de ne pas se louelter et de ne pus se 
heurter au centre de l'Asie'. 



BBZBiie Bcero ociaibBoro— ysaxart eesanui-u- 
MOCTEi npoHexTioiBmv B^'^t- pn3A'tJ'»aiiit'). 
crpaat, — xanoBa, uu BamcHf natHiii), CHCTCHn. 
i[oio[iafl ofîa upaBUTej&i'TBa laixuu BCBait'ËBiio 
citiosati Bi, BUiT oGmell Q» nojiiau ii et 

•iH.ji.in npedijnpaneiieHiit aoiiuuimnrtiiu rmoAvm.- 



On r 






rôles remaninables de la dépêche d'octobre 1836 
dn comte Nesselrode énoncent, pour la première 
fois et avec nne clarté étonnante, la célèbre 
théorie des tampons qui doivent séparer les 
possessionB rosses en Asie Centrale de celles de 
la Grande Bretagne. En ce qai concerne la 
Perse, les intérêts de la Russie et de l'Angle^ ' 
terre j sont complètement tdentiqnest les deux 
Puissances n'ont qu'à désirer le maintien de 
l'ordre et de la tranquillité dans ce pays. Voici 
pourquoi il sérail désirable qae l'Angleterre 
renonçit à user de proTocations à l'égard de la 
Perse, en rappelant sa flotte du golFe Persique 
et en restituant à la Perse l'tle de Karak. 
occupé par un détachement anglais. Le gouver- 
nement impérial a lieu d'espérer que l'Angle- 
terre ne se refusera pa.*^ de faire droit à cette 
réclamation équitable, car c'est dans ce même 
•eofi que le marquis de <^'lan ri carde, ambassadeur 
d'Angleterre, s'est exprimé dans sa note au Vice- 
Qiancelier du 28 octobre (9 novembre) 1838. 

Tel était le contenu de cette note remar- 
qeable do mois d'octobre dn comte Nes^elrode. 
Ble avait pour objet: 1) d'exposer à l'Angleterre 
franchement les mobiles de la politique russe 
en Asie Centrale, et 2) de forcer le gouveme- 
Bent anglais à se prononcer an s^jel de l'ho- 



là. 7T 

.BejBRofipBTBBÎa, KaiTb a Poccih, sojxHa 

B«tTi Bi BHjj iiinai n TiiTi a;e HHTeiwct. a 
BHKHRo: noxTepxBBaTt XHpi Bt Cp«iBelt Asin ii 
npejnipeiB'Tb BO^BHKBoaeBie bi> aTofioCmapsoli 
laCTii CB^Ta oOuL.tro nozapa". 

^HBOn,'',npojojaLaerbBHue-KaHUJe]H,,qTo(ri. 
usCtzaTbaToruRejHRarn ueciacTiï, BeoAiojiiuo 
miaflmeMnnMi o6p"30Mi coxpnitnnaenoKO^cmaie 
n npoiteoKymoMttun ctupaitaxt, omdni.tiiniiium 
«iMdnNÏJi Pocciu omt s.iadniàû BeAUKOfipumaHiu, 
Ysp'ïaMiTh TBmnny tn. arnii CTpaaas's; se aa- 
TpaniHTb nxi oibï npornai jpïroft norpei,- 

CTBOKl DOTBOpCTBa BIl BMBHBClA BeHSBIICTU: 

orpanniiiBarbCH cojX'BBOBiiBieirt na nonpuutt 
D]io]iuDueBuocTB. Bo Be BiT^Baib 81 nopbCy 



retitti MexCy dayu» tetumiMii oepM'UaMU, ko- 
mopu». \inii6h oemaaomtcn dpf/itnxu. oOttianv 
ne u.UH.ms at U,eitmpaMnoi Ami nu ennputioeiKh 



^an'iLBux-b cjoBaxi, oKta6pi^icofi xenemii 1838 
rnjia tpa^a Hcrcejbpo;[e BDOist peitei|)Bo u 
Wb DepBuR pa:n. BMcKaauBaetcit iiBaaeBUTaii 

„Teopia I^I^^pOSl", KOTOpUHU pfCCKIM BJB- 

;i'ËBiii Bi CpeiBeA A3\a jojzbu CuitOTlt- 
jeRU oTi. nBr.iiDcb-nii>. Mru xe hacaerca m, 
^acTBOPTB HepciD, TD UBTepecu Pocciii n 
AarjiB coBepmeaBo TauT, iiieHTBiBu: o6k Aep- 
nanu Koryrs rojkKo xciatt rnoiioflcTBia ir no- 
pajUta Bi aroD cipaat. Boti. Boscay acrbiift 
xeaaieibBO ^toiHAbi 
j BU lUBawniaTO ofîpaja il^Dii 
nepiin OTOJBaBi cboU (Jwott. hti IlepcBjcBan 
aajBBa b BOSBpaTHBi. Hepciu saBSTufl aurjifl 

CEHITb OTpBAOMIi nejlCBlCBlIt OlTpOBI. KapiaT. 
HunepaiopCKoe npaxBTPjbLTBO Haj.1itTCti iio 
AurjiH iicnoiBKTi aro cnpaBejuuBoi rpeCosa 
Rie ui^o Bi> raKOHi se rnucii BUCKasajcs raifi 
BPjnaofipnTaBLKill nocnit uapKns'b h laBpiiaapAi 
wh Bort BT. liiine KaBa.sepr n. J-<-rii OBiafipa 
(9-ro BoaOpa) I83n roja 

Bon, cojepxaHie aaMiiaTejbBoil oETafipi.- 
CKofl BOTH rpaifa HeiH'ejipojie. Htii aroll botw 
Cuja ABOSKaa: Il bjxbo 6uja oiKiioBesBO oAi- 
HCBRTb ABrjjn KOTitBU pfccKoA nojiirnKit Bi, 
Cpe,IBeA A^iB ii â) bvsbi 

riiflCIEOe U|iaBIITI>JMTBO 1 



78 



M é42. 



18Wr. 



Btileté de sa )>olitiqne à Tegard de la Perse. 
Par ane dépêche confidentielle de cette même 
date du 20 octobre, le comte Pozzo di Borgo 
était invité à provoquer un échange d^idées tout 
amical avec lord Palnierston. 

^Dans le cours des contestations", écrivait le 
comte Nesselrode, «que nous avons eues à soutenir 
depuis ces dernières années avec TAngleterre, 
il n'en est aucune dont les conséquences se pré- 
sentent à nos yeux sous un aspect plus sérieux 
que celle qui vient de naître. L*étrange préoc- 
cupation qui porte le Ministère anglais à nous 
attribuer des desseins hostiles contre la puis- 
sance britannique aux Indes, Tentraine vers des 
moyens extrêmes qu'il considère comme des 
mesures de précaution destinées à prévenir le 
mal qu'il redoute, mais qui, dans le fait, tendent 
précisément à ammcner ce conflit qu'il voudrait 
éviter". 

La ])olitique anglaise est pleine de contra- 
dictions qu'on ne saurait expliquer. Elle redoute 
un conflit en Asie Centrale et l'altération du 
statuquo, et elle s'empare en même temps de 
territoires persans, et compromet le statuquo. 
Elle redoute des perturbations en Turquie, et 
cherche en même temps à paralyser l'influence 
conservatrice de la Russie. 

Le comte Pozzo di Borgo se fit un devoir 
de donner connaissance à lord Melbourne et à 
lord Palmerston de la note d'octobre du comte 
Nesselrode et de leur en laisser une copie. Le 
chef du Cabinet fut complètement satisfait de 
la note russe. Lorsque l'ambassadeur rappela 
à lord Melbourne la note de lord Palmerston du 
5 septembre 1834 qui insistait également sur la 
nécessité d'un accord avec la Russie sur les 
affaires de l'Asie Centrale, le premier Ministre 
répondit: „("est tout ce que nous voulons, it shall 
bc so. Nous rétablirons les choses dans l'état où 
elles étaient en 1834". (Rapport du comte Pozzo 
di Borgo du 29 novembre (11 décembre) 1838). 

Lord Palmerston ne mit pas d'empresse- 
ment à répondre à la note russe d'octobre. Il 
se borna au commencement à exalter „la géné- 
rosité et la supériorité d'idées" de l'Empereur 
Nicolas, ('e n'est que par une note du 20 dé- 
cembre, qu'il jugea opportun d'attester que le 
point de vue russe sur les aifaircs de l'Asie 
Centrale est exposé dans la note d'octobre d'une 
manière ^entièrement satisfaisante". L'entente 
et l'amitié existent de tout temps entre la Grande 
Bretagne et la Russie. Voici pourquoi il serait 
opportun d'écarter toute circonstance qui pour- 



ero BpaxAeÔHoft bi oTHomeHii IlepciH nojmii. 
rpa<)»y IIoiwo-;(H-fiopro, vh ceBpeTHoft xeneai 
OTb Toro ze 20-ro OKTiiÔpii, 6buo nopyroio 
BCTjnniB Cl jiopxoirB IlajBMepcTOHon m et- 
xuft xpyxecKift oÔMiHi» inicjei. 

,,61 npoAOjseHÎH pasHoriacift", BHcan rp. 
Hecceji&po;(e, .KOTopHa ean npvxoxHJO» n 
TeneBiH nocjtxHoxi lin HMiT& ci AiiTiieD, 
ne 6ujo hh oxHoro, Boropoe bi BOBraxi rit- 
aaxi npeACTaB.iiiJoc& 6u (kuie cepfceaBion, 
HiBi TOJbKO qTo Bapo;(nBmeecB. CrpasBai 6o- 
fl3Bb, sacTaB-ianinaii aBrjiftcBoe BBBBCTepciBO 
npunucBiBaT& Baifb Bpaz^^eÔHHe saïaicju ipo- 
TUBi ÔpHTaHCKaro B.ia;iiivecTBa BAXk HflxieD, 
yBjeRaeTi» ero ki BpaftBBMi Mipain, BOTopiu 
ABjflioTcfl Bi ero rjaaaxi irtpaifB npexocTO- 
pozeocTB, HMtnmBBH Btju) BpexyBpeABn (Ha- 
cTBie, KOToparo oho onacaeTCB, ho BOTopiii,n 

Jltji, HBeHHO MOryTB SUSBaiB CTOJBBOieiif, 

npe;(ynpeAHTb Koropoe oho zeiaen»". 

AHrjiftcBan noiHTHKa nojHa HeoGiacBBBHxi 
caMOupoTHBopinift. Ona ÔonTcii BiGpexHeftAaii 
KOH(|>.iuKTa B HapymeHiji statosqao, bo n to 
:Ke epeMfl aaxBaTUBaen nepcDAcsia aexii i 
sapymaeTi stoti statosquo. Ona OBacaercx bi- 
pymeHia Miipa bi TypniB H bi to se ipeu 
ciapaeica napaiBSOBaiB BOHcepBaTBBBoe Biii- 
Hie Poccin. 

rpa4rB nouuo-AH-Bopro npoien lopiyn 
MeiBÔopey h UaibBepcTOBj 0BTB6p&cRyD bott 
rpa<)»a UecceiBpoAe n ocTaBHJi nn ci Bei bp- 
niii). AHFJiificRift npeBBepi Ôiutl cosepaen» 
^lOBoieHi pyccKOH) BOTOD. KorxE se bocoa Mt 
uoMHBJi lopAy MejiBÔopny hotj lopjM^ Ilai^ 
MepcTosa OTi 5-ro ceHTaÔpB 1834 rojUL, TaBseiP- 
KaaiiiBaBinyio Heo6xo;(HifOcn corJtameHU ci I^ 
cieio 110 cpeAHcasiiiTCKHMi x'i^airi, to opeauf» 
oTBtxH.ii: „3to Bce, ^eroBu xejaeiii. Tan on 
H (iy^eii. Mli BOscTanoBBiii noioxeBÎe sevI, 
ÔiiiBmee bi 1834 roxy". (AoBecenie rp. Iloor 
AH-I]opro on 29 HoaÔpa (11 xcBaÔpa) 1838 4 

JopAi najibMepcTOHi He cBopooninn^ 
pyccKyio OKiaÔpBCKyio BOTy. OeicBepBaoïfiV' 
HHBaicH BOcxBajeHiaBB „BeiBxoj[yBiiR ■ M 
meuBocTH H;ie&" HjinepaTopa HBBOiax. Toflif 
BOTOB) on. 20-ro AeRaÔpa Jop^i naiMtcpcr* 

CqëJl> B03M0XUUMI nOATBepABTl, TtO pftdM 

ToiKa :)ptHia na cpeAHeaaiaxcBia x*^ isiOi'' 

uail Rl> OKTHÔpbCKOA HOrfe, nBBOJBi jxou^ 

puTciLHa". Mez^y BejHBoôpBTaBie» ■ Poco* 
cymecTByioTi na^aBBa codsi b Apys^^ ^ |T: 
iioHOMy citAyeii ycTpaHBTi Bcaxoe o6c!» 
Te.ibCTBo, Borymee sapyniBTi ctoji «wart»" 



18» r. 



JSââ2. 



79 



nH co Mp roiettre eeila «tante entre lee dea 
Btati, li etile et li dénmUe. Mate lord Pel- 
■anton crat defoir à eetto oecMion eip r i» e r 
le Toen, que lee aseae ruMe en Aiie Cwinle 
règlent déeorBaie lenr cendifte, en eonfonnité 
tnz înitnetîoni de lenr gonvemenwnt 

LetoneoncfliantdeUnoto anglaiee ne trahie- 
nit pns l'intention tlneàre dn gonfemenent en- 
ginie de rétablir le ilaf«f«o en Aaie Gentrato,qn'il 
avait eotopienya L'Enperenr Nieolae I ne le 
eonaidérait paa aatia&it, anni kngtempe qne 
reaeadre anglaiae n'eût qaitté le golfe Peniqne 
et qne lile deKarak ne fitreatitnée àlaPene. 
En attendant, l'AngleteRe força le Shah à lerer 
le aiège de Hént et ne songeait paa à realitaer 
lile de Karak qn'dle eontinnait à oocnper. Par 
eontre, la Rassie s'eapreiia de rappeler de Ga- 
bonl le lientenaDt Witkéfitch et notifiait an 
• Bhak et à l'Eodr Alghaa, par l'entremise dn 
général Dnhaael, qni avait sneeédé an comte 
BtasMÛtch, qn'eDe se propoeait d'entretenir ayec 
FAfihanistan des rdations ezclnsif ement com- 
nerdalea. (Dépêche dn comte Nesseirode du 
SI lérHer 183a) 

Pins l'action de la Rossle était conciliante, 
pins celle de l'Anglettere devenait hardie en 
Asie Centrale. Le comte ¥oêmo di Borgo expri- 
mait sa conviction, qne de fUt le Cabinet an- 
imais ne désirait nnUement nn accord avec la 
Bnssie an s^jet des aiUree de la Perse, mais 
travaillait an renversement dn trône dn Shah et 
à la révolation dans ce pays. 

Cette politiqne provoquante était dési^ 

pronvée en An^eterre, même par des personnes 

compétentes. Ainsi le fiunenx gonvemenr-général 

des Indea, marqnis Welleslej, firère dn duc de 

W ettington, disait à rambaasadenr de Russie: 

«qnnnt à la Perse, nous ne pouvons pari plus mal 

ttre qne de jeter le Shah dans vos bras. Tous 

Il sontiendrei et la présence du pins petit 

éétacliement, qui serait censé envoyé contre 

iona, retentirajnsqn'aa Ganges. Ma politique a 

iN^onra éte de ne paa voas donner le moindre 

métezte de passer votre frontière; on veut vous 

y forcer, — nons ne pourrons résister sur le ter- 

Htoire persan et bien pins loin; et cette preuve 

^^inttriorité, n'importe où elle se montre, ébran- 

ie«n tontes les tètes des natifr." 



Toutefois, ni lea vues d*nn expert aussi corn- 

t dans les aibires de l'Asie Centrale que 

'^toit le marquis de Wellesley, ni la sincérité 



i*, 



Hoe n noxesnoe conacie nesxj oôcana rocy^ap- 
cmann. Ho vpa droni cjy^aî, jiopa'b Ilaibnep- 
CTon% npnsnan Bosnoxnim nupaan» a^ejanie, 
1T0(K OTHioi pyccaie arsETH si Cpexneft Asia 
xUcTBonam oorjacno ci noiyvenHiniH hmh oti 
cBoero npaaarejMTBa HncTpyanijuH! 

npHMnpHTeiuaift ton anrjiilcKoft hotu ne 
XOaasuBarb acKpeHHaro nantpeain aeriilciaro 
apaBureucTBa BoscTaHoanrB si Cpexaeft Aaia 
Hapyaeaul mark aiahaquo, Haneparopi Ha- 
aojaft I ne apaanaBaii ce6a yAOïueTBopeHHUM'k, 
Hoaa anrjiftcaaa acaatxpa ne noaaayia Ilepcix- 
caaro saïaaa a noaa ocrposi Kapaai ne 6ujrb 
BOsapan^eHi IlepciB. Mesxy rhn Anniji sacra- 
BBia maxa caan ocaxy Tepara; ho osa ae 
xyuaia Bosapanum saxBaveaHaro en nepcHj(- 
caaro ocrposa. Poccia se, EanpoTHBi», oto- 
saaia nopyiaxa Baraeenva asi» RaÔyia a vpesi 
reaepaia JijonM^MA^ sacrynaainaro irbcTO rp. 
CavoHHHa, oÔiaBHja maxy a ait^raHcaony dMapy, 
VTO oaa xeiaen Hojg^epacBBaTb ci A<|iraflHCTa- 
HOV& Bcaimarejuio BonnepHecsia cHomeHin. 
(j^enema rp<4* Hecceibpoxe on 21 (j^espaia 
1838 roAa). 

mbxh npanapHTej&Hiie A'^ftcTBOsaia Poi'cifl, 
Tin ôoiie x^penan CTaaoBBiea oôpasi A'i^ft- 
CTBia Annia bi Cpe^Heft Asia. rpa4rb Ucmio- 
AH-Bopro BupaxajTb CBoe yÔixxeaie, qro aariifi- 
caift aaÔBaen, na a^J^ Hacaoïbao ae xejaen 
conameHia ci Poeciei) Hacverb nepcHAcsHX'L 
xin, Bo AOÔBBaeTca HasBepxeHia ci npecTOja 
aapcTBynmaro maxa a pesonouia bi caaoft 
llepcia. 

Taaaa ausuBaioaiaii nojHTHsa ocyxAaiacb 
Bi cancft AHriia aecbMa aoMneTeHTnunH JioAib- 
MB. Taai, 3HaneHBTiiiA HHAiftcaiA reHcpaii-ry- 
ÔepaaTopi», MapsBSi HejiJiecjeft, ôpaxi repuora 
BejiBHrTOBai caaaarb pyocaony nocjy: ^Mto 
aacaerca IlepciH, to nu se Moria nocTyuHTb 
xyze, i.^wh aacTaBBTb maxa Ôpochtbca bi samB 
oôiaria. Bu Ôy^eie ero noMepzHBaTb, a npii- 
cyrcTBie canaro MaieH&aaro orpaMi nocjaH- 
Haro, noBBXHMOMy, npoTBBi» eaci, oraoBeTca ao 
ÔeperoBi Faera. Moa noiBTHsa BcerAa 3aajii>- 
vaiacB Bi TOMi, qTO<h> se xasarb Bam hh na- 
rUmaro noaoAa A^a nepexoAa Bamefi rpaHaau. 
Baci xoran npBHyABTb ai drcay. Mu hc bi 
cocTOSHiH AepxaTicii aa nepcBACRoft TcppaTopia 
fl eme ropasAO xai^me. Taaoe AoaasaTejitCTRo 
Ôescajia, ace paaso, r^t 6u oao hb oônapysH- 
joc^ BcapyzHTi roioBU Bciai ryscaiiaMi". 

OxHaao, HB BariAAU Taaoro asTopaTeTHaro 
SBaToaa cpeAHeasiaTcaaxi A'bn, aaai Mapaasi 
BejxecjeA, bh HeapeaaocTBaaiiBJieHift Haoepa- 



80 



Méà2. 



des déclantionB de rEmpereiir Nioolms I n'ar- 
rêtèrent lord Palmerston dans cette Toie de l'ex- 
citation systématiqiie des passions nationales, sur 
laquelle il se troa? ait irrévocablement engagé. 
Le fait sniTant prou? e, jnsqn'à qnd onbli des 
convenances et jusqu'à quelle hatne manifeste 
à regard de la Russie, se lirrait impunément 
lord Palmerston. 

Lorsqu'on avril 1889, le comte Poszo di Borgo 
eut connaissance de TarriTée à Londres du 
M'Neill, minirtre d'Angleterre à Téhéran, connu 
par son animosité à l'égard de la Russie, 
et de rinterpellation au parlement au siûet des 
alEsires de Perse, il crut devoir prévenir immé- 
diatement la propagation de bruits erronés con- 
cernant les visées de la Russie contre la domi- 
nation de l'Angleterre aux Indes. 

L'ambassadeur adressa une lettre à lord Pal- 
merston avec la demande de lui fixer san$ retard 
une entrevue. Une journée entière se passa sans 
réponse. Le jour suivant le comte Pozio di Borgo 
se rendit au Foreign Office, sans y trouver le 
noble lord. L'ambassadeur se rendit à son domi- 
cile; lord Palmerston était à la maison, mais il ne 
daigna pas recevoir l'ambassadeur sous prétexte 
qu'il se pressait de se rendre au pariementi H 
fit prier l'ambassadeur, par son valet de chambre, 
de passer le lendemain, à quatre heures, au 
Foreign Office. L'ambassadeur s'y rendit le len- 
demain à 4 heures précises, mais il dut faire 
antichambre près de deux heures avant que la 
porte du cabinet ne s'ouvrit, et que lord Pal- 
merston ne daignât se montrer! Jamais un mi- 
nistre et un gentleman anglais n'avait encore 
poussé jusque là son insolence. On a de la peine 
à s'expliquer comment le comte Poszo di Borgo, 
connu pour sa fierté, a pu tolérer une conduite 
aussi blessante de la psxt du ministre anglais. 
Dans sa dépèche du 24 mars (5 avril) 1839 
l'ambassadeur se bornait à faire remarquer que 
lord Palmerston ,ne fait aucun cas de ces sortes 
de procédés qu'li n'épargne à personne!.* Après 
l'avoir fait attendre deux heures, il le reçut 
^ordinaire", avec sa fiuniliarité, sans lui donner 
aucune réponse précise. Lorsque l'ambassadeur 
lui remit copie delà dépêche du comte Nessel- 
rode du 21 février, constatant que l'Empereur 
Nicolas I a non seulement renoncé à ratifier le 
traité conclu par le comte Simonitch avec l'émir 
Afghan, mais qu'il a en outre rappelé le lieute- 
nant Witkévitch de Caboul, lord Pabnerston, 
n'a pas cru devoir renoncer à son idée que 
Texpédition projetée par le gouvernement anglais 
contre TAfghanistan était nécessaire et que l'tle 



Topa Hnoiaa I ne ocmnoBui Jiopgta Rai 
MopcTORa na mjrm cacreMamecnaro motôjmjk 
Eif tuipofMUTh cTpacTet,EaBOiopoK& HOCToan 
saxoxuca 9Ton anjdlcBii jnHMcrp^. j|o la» 
(SesiiepeMOHHOCTH B& oôpaaienn h xosaioroo 
xpHTaro npoaueiia cioei HeBaucm si Pocci 
non tfesHaïasauo aoItk Jiopxa UaïuiepcTOB 

KoIW^ n aiphii 1889 roxa, ipa^^ Rom 
AH-Bopro ysnan o npitfinii BhIonMjom% èmibï 
caaro nodannia b& Terepurh, ITKaiU, ■ 
BicTHaro BpaxxeÔHocnm n Poedm, a pan 
aanpoci n npiaMenrt o lepemcmn xi 
xaxi, on cien wjmaurk neMeixieu» 191 
Mjwpexm pacspocTpanene Jioxnm Tonoi 
nacierb saHHcicBm Poecii wpfnmwh aariilcia 
uacn n Hhxûl 

Hocon nncfcMOHi ipo^iik muiidÂmmaio em 
MjÊMïM. vh xopxpv» RaiumpcTcnKnn. Rpomei 
n-fcjnii xen 6en ontia. Ha ciimyDvl xa 
rpa^ Rono-xit-Bopio cav» onpaBucji n Fi 
reign Office, ne xoaxi^nnca ontra. Biaropou 
Haro Jiopxik Tavfc ne onasaiocK noooii» loixai 
Kk neny na xovb. lopx'B Ôiun xo]a^ m s 
yXPCTOui npieiia pyccaaro nocia sa toan aem 
BaniH, 1T0 y nero stTi Efemsam^ m6o on emi 
mm n napmienn! ^epe» xaMepjuraepi ci 
vpocun nocja npiôun sa criUyiMui xen, 1 
4 uca nonoiyxm, bi Foreign (Nlice. Ha MpfiQ 
xen^ poBBo n 4 laca, npaôiu^ ipb4^ Hm 
XB-Bopro vb Foreign Office. Ho arh ne 601 
TôT^aci se npBHan (SiaropoxHion jmpMfm%: m 
npoxojJceHiB hohtb d«y«i ucoBm pyocxii Hm 
paTopcBift Bocon, rpa^ib Qono-xp*Bopro,«xu 
wh nepexBoft MESHCTepcsaro BaÔnem, bobBi m 
BOHOBi, onpiuacB XBep& màémm&t^ m ami 
iopx> nanaepcTORi! Xo Taiol xeptocTH b 
XOxoxBii HB oxBHi aHuiftcaii mnaerp» 
XseHTnBeHi. OcTaerca toabo coBepmsBB 

HeBOHBTBUirb, KBBl ropXHft TpÊi^Th DOBV 

XH-Bopro Mon BoaaoxBn aariiicBOMy bbbi 
cTpy Taaoe ocBopÔHieiMroe ch wmwh o6pam 
Hie. Ho rpa4% toabo sartiaer», sa CBoel 
xenenrb on 24-ro n^ra (5 anpfcxa) 1889 n» 
TTO jopxi» naiBMepeioH% ^npisma lasa o6pi 
QaTbca co BciHB*! SaeraBBBa Hocja igta» i 
nepexBeft xsa laca, oh% apHaaia ero saTte 
„ci oÔuiHOK) ^NUiBJBapHOcm)'' (sic!), HO Bec 
TaKB ne yxocToan ero HHsaBBMa onpextjeBBHB 
oTBiioMi. Korxa nocon Bpyvub eiiy KOBi» c 
xenemH rpa4)a Hecceupoxe orb 21-ro ^eapau 
Bi noxTBopxxoHie Toro, no HimepaTopa Hbbo 
laft I HO TOXBEO He yTBopxHii aajumeBBan 
rpa4K)Hi CHMOflHvevb Tpasiaxa ca a^nuicBHBi 



de Kusk MTkil détenue pu l'ADgltiierre tassi 
longtemps qu'elle D'ann obtenn une complète 
uliabction de U Perse. 



Après aToir fait anticbarabre deux heures 
rambassadear se retira da ministre anglais sans 
aiotr obtenn un réenllat quelconque. Us'ailreBm 
Ivdeanu & lord Melbourne poor tni demander 
one «ntreme. Le premier ministre se rendit im- 
médiatement chei l'ambassadenr et, après l'avoir 
teovté, it conTeDait qne, poor sa part, il tronvait 
l'expédition dans l'Afghanistan inatile et m^me 
duigereaa«, mais il Était malheDrensement im- 
psisrant k l'arrêter. Lorsque rambassadeur 
s'attachait ft démontrer qne la paix et l'entente 
derait «xister entre la Russie et l'Angletc 
comme antrefois. le premier ministre s'écria 
presque avec désespoir: .Vous avez raison; 
mais toDtes ces affaires sont entre les mains dn 
Uinistr« do Déparlement, et il est difficile de 
prérenjr et d'éviter tonjonrs celles qu'on n'ap- 
prosTQ pus entièrement Je n'intéresserai su 
objets, qni ont fait le snjet de noire conversa- 
tion, et j'eapére que la paii et la bonne harmo- 
nie entre nous seront conservées". 

Quelques jours apré», lord Palmerston s'en- 
tretenait en effet aiec l'ambassadenr de Rossie 
dans OD esprit plus conciliant, et dans ea note 
dn 4 avril, il eiprimait même sa satisfaction an 
■Djet des explications données par le gouveme- 
ment impérial. Toutefois, il ne jngeait pas pos- 
sible de réduire les réclamatioDS adressées à 
la Perse à la snite de l'arreststion dn conrier 
anglais par les autorités persanes. 



Le gODvemement impérial, qaoiqne très 
soucieux de sa pleine indépendance dans les af- 
faires de l'Asie Centrale, oe jugeait pas op- 
portun d'intervenir directement dans le condit 
anglo-persan. Hais d'nne antre part, il désirait 
Ôncèrement qu'il abooilt & Que Eolntion pro- 
chaine et que 111e de Karak fat restltaée à la 
Perse — ce que l'Angleterre promit au gonver- 
nement dn Shah d'exécuter. 

En juin 1839, le comte Pozio di Borgo re- 
ferait ane lettre de St. Pétersbonrg, adressée 
par la premier ministre de Perse & lord Pal- 
merston, dans laquelle le gouierneuient persan 
cansentait k donner pleine satisfaction A l'An- 
0eUrre M souerinit à tostet ses demandes. 



81 



aHHpoH-S HO taaxe oioasaji nopTimu fiiTKe- 
BH^a ■3'^ RbCt-i^ Jopn llajfcMppcTOHi Bce-raxi] 
ocTRjca Dp§ CBoen HBtsiH, ito CBapaxaeHaa 
aarjificiaj Boèsnas sicnexHQia b% A^raHicraBi 
Beodionsaa s "îio ociposi. Kapan. OfTaneTca 
n aDrjiacRiii pytaii, noaa Hopcii ne lacn. 
Asrjix noxnaro TiouietBopeuia. 

PjccBia nocon,, DpOKAasms ina laca si ne- 
pe^BeB, ymen oti> anrjiAcKaTO MiuiifcTpa nn e% 
•itKt. Torja ont. BauHcaji lopij Mej^Oopsy h 
npocui CBBjiaBia y aero, AHMiBi-aiB npeMïepi 
BCMeuesBO caMi npsmeji ai nocjj n, Bucjy~ 
masi ero, cosaaica, ito a uo cro «HtBin oi- 
npaBiseiiaa jm Hajiii m, AifiraBHcTBBi ascne- 
ABQîa coBepmenBO huhkha m lajce onacna, bu 
4TU CescueHT, OBI ocraBOBHTi, ee. Kerj,B nocoj% 
ciajij(OEa3HB8T»,itoiie«r Poccien h Anrxieu 
loïKBU 6uTk BcerAS mpi. h corjacie, Kan, 
Dpezjie, aBriiifail nepsufl HHH■cTp^ nomH n 
OT^asHin Bocuianjji: ,Bu upaBu. Ho Bci an 
jcfeia BaxojiBTca et pjKaxii HuaHcrpa HaocTpaB- 
HUii Iti* n Tpyjiuo BcerAB npejijnpeayiaii i 
jcrpaBAib i^a, auTOpuii. mu bc SDOJBt oxo- 
ûpaeH'^ JI 6tii uuin bt. bhaj ;iij8, o koto- 

pUIl vu rOBOpHJB, H a UD.linCfc, ito UHp'b u 

AoOpoe corjscic ■exAf uamiOjAyTicoîpaBeuu". 



lepeai B'k:xouKo xsef jopiii IlBJUfepcTOBi, 
AtBcTBBTejbso rDB0]i8i'& et pfccxaMt bocjohi, 
n Sojt.e fijarocuoBBOin tohI h, hotod ort, 
4-ni anpbjia, jtaxo Bupaauji cBoe yiOBOiii* 
ciBie nn nosoij nojyicuaim on. Hunepaiop- 
CKaro npsBBTejiLcT&a uôischcbiA. IIo Bee-raiiH 
osi. BB c^niu^ soaiioiiBuiii yOssBib cboii 
îpe3«-6pBus ipcCoBaBia, DpejiijBjeHBua nep- 
cB^cKOay niBxy BCj-JijtCTBie aa^iepxaBiA nepcBji- 
"B BiacTSHB aHriiBcEBro jBnioiiBTBiecaara 
Kfpiepa. 

HKBepaTopcBoe DpasatejiicTBO, 3s 
By» CBDU canocToaTeuBocTh i 

It, BC C<IBTSJ0 B03M0XBIUI1. BpSKO BBt- 

.cfl BT. BBrio-BepcHjicEyio pacBp». Ho, vi, 
jpyrofi CTOpOBU, ohu Bcapenae Kejajo CBoptS- 
maro oxoBiaBii eroA pacnps b BOSBpanieBia 
Ilepcia ocTpoBa Kapaai — ito 6ujo o6im.aau 
Aarjieio Hepcia. 

Il ijoat 1839 rojia rpa^ Honuo-Au-Eopro 
noiyïBJi. B3i C.-0eTep6yprB bbckbo uepaaro 
ncpcBACsaro MHBBcTpa ai. Jopjiy IlBjbaepcTOBy, 

BT, XOTOpOMli nepCKJCEOe BPBBBTGJICTBO BSIMB- 

juCTi cBoe corjBcîe ASTh ABriiu nojBoe yiOBje- 
TMpeBie H noxaucuBacTi, Bci ex TpetwBaBijj. 



82 



Ȏ42. 



L'ambassadeur devait chercher roccaiion de 
remettre cette lettre perKmnellemeDt à lord Pal- 
merston. Mais 8*11 croyait que cette dtearehe 
pourrait être interprétée par le nuiiistre anglais 
conune ane iogérenee ou one médiatioii de la 
Russie, il devait la remettre an ministre de 
Perse à Londres ponr la fidre par? enir à sa 
destination. (Dépêche dn oomte Nesselrode dn 
8 (15) Join 1889). 

n &Qt croire que le oomte Pooo di Borgo 
ne réussit pas à remettre à lord Palmerston la 
lettre en question, car le ministre reivsa de 
recevoir même Oonssein-khan, ambassadeur 
extraordinaire du Shah, arrivé à Londres, en le 
considérant comme .un simple voyajeurl*. Cette 
conduite de lord Palmerston détermina le oomte 
Pozzo di Borgo à prendre sa démission. Mais 
avant de quitter son poste à Londres, il Jngea 
opportun d'exposer très franchement à l'Empe- 
reur ses vues sur la politique anglaise en Asie 
Centrale, n les consigna dans un rapport remar- 
quable an comte Nesselrode du 11 (23) avril 1889. 

D'après ses affirmations c'est à lord Pal- 
merston et à son aifidé, Mac-NeiU, ministre 
d'Angleterre à Téhéran, qu'appartient l'honneur 
d'avoir soulevé l'opinion publique en Angleterre 
contre la Russie au sujet des affaires de l'Asie 
Centrale. On attribue à riniluence du comte 
Simonitch les deux campagnes du Shah contre 
Hérat. La présence de Witkévith à Kaboul fut 
aussitôt exploité comme une démarche de la 
Russie contre les Indes Anglaises. Ix>rd Pal- 
merston et ses nombreux agents dans les terri- 
toires du centre de l'Asie recueillent avec soin 
les moindres faits, qui pourraient entretenir une 
agitation fébrile au sein de la nation anglaise, 
provoquée par la crainte poor l'intégrité de ses 
possessions aux Indes. Le gouvernement anglais 
crut devoir publier tout un recueil, contenant 
des renseignements sur l'expédition projetée par 
la Russie dans cette direction. Mac-NeiU reçut 
l'ordre du Bain de la première classe pour la 
rédaction de ce recueil, et pour l'activité qu'il 
avait déployée en Perse, et presque tous les 
Anglais croient aux projets deoonqué te, imputés 
à la Russie. 

„ L'opinion publique**, écrit le comte Pozzo di 
Borgo, „e8t contaminée par le souffle du gouver- 
nement et par ces doctrines les plus subversives, 
et irritée, eo même temps, par l'idée qu'il existe 
une Puissance que l'Angleterre rencontre sur 
le chemin de son ambition sans bornes et de 
ses ii\justices*. Tout dépendra du champs de 



Uoeon jfomtwk 6im nocrapanca wpj^wn ca- 
MOMj lopxy OaïuwpcTOHy aïo ncuro. Ho een 
0H% nrten ocHonanie xy^^a, vio agriitciii 
mnerpa ycMorpm wk annn mari nsteir 
tencno un ■oepejcnraeeno oo eropom Poc- 
cin, To AOisea» ten qiynn BvcaMO Bepeax- 
caoMj noftiamEy wk JLomxoiA ku wBfitff^^ 
no ipnaAiexBoen. (Xenema ip. Heecei:^!^ 
on 8 (15) ii«a 1889 roxa). 

Xoixio XTMan, iro ipa#y nono-xn-Bopio 
■e yxMoea wp^enMwn Jopxy llaiumpeioij 
■■eum nepaaro mncrpa maxa, 160 lopxa xun 
■e apnuum mpa^samMio wk ionniKk \ffnat 
ttinaro nepcixcxaio nocia ryceelBvxaHa. On 
ero apitian «npoennn Typnetova*! IIobqk»- 
Hie lopxa DaiumpcTOHa aàetaBKio monak 
rpa^ no«aa-X)i-Bopro noxHTa wk OTcrmisy. Ho 
paH&me, lin nonHyra ciol mocrk wk Ixmjuu^ 
OBI cvnan nymaHM^ conopmenro onpoBeno 
uieiaaaTaroeyxjapD caon nrMXH nacien «ial 
aHriiicaoi nonnxi wk Cpetxiel Aain. On tio 
cxiian n saiiiiaieiuoKa x<neceHii ipi^T 
Heccenpoxe crk ll-fo (^ro) aapiia 1839 im- 

Uo cjosaMi rpa^ Dono-XK-Bopro, jopxi 
namiepcTOHy ■ ero xieapery MÎiie-Keill, aniii- 
csoMy nocjanHnay b& Terepasft, ipnaKi&* 
sm leen BosÔyag^enJa o6^eeTBeH■aro wêHt 
nia AnriiM nponn Poccin HacieT% cpexie- 
asiaTCEira xtn. 06% aaci^ffii» maxa iponn 
Pepaxa apmciaaDn miijirim rpa^ Gno- 
I BMHtL Rt% HeyxaiA HO ycHOBOua AÎuiun. 
Ddanienie Baneinu va Katfyii nea^ueno 
61U0 aacnxyaTipyeMO, sac» HOial mira Poccii 
npoTHva aHuitcBOi EBfim. ÂopKk llaïunp- 
CTOva m ero iraorowcjeHmie aieam sa epepe- 
asiiTcuxi aexxara Tn^aienao coôipamn id 
<^Tii, vorjnUe lOMepsaBaTa laxopaxoimM n- 
CTpoenie anr jdtciaro napo^a, niBBaHHoe (kMau) 
sa CBOB HHxiicKia niaxinia. AarjUcBoe ips- 

BHTeiBCTBO MJàMe MBJijUO ^^JOlt CÔOpBBSa, 'B0|- 

BHi cvixtBiaaB aaiiHKueaom PocdeD bo- 
xoxi npoTBn SaxiB. Mao-Neill mMrpêMjtfinn 
cocTaBieaie aroro ctfopBBsa b aa cbod xfneiir 
BOCT& Ba DepciB opxeaova Bbbh Be^oi ere- 
nesB, B no^TB Bci ABriviaBO b^^bts bb saaoe- 
BareiBBHe uaBii, apBBBcuBaeMHe Poecin. 



„06n(ecTBeBBoe MBiaie*, namen rp. nono* 
XB-Bopro, „8apaseB0 xyBoaeaieKa apaasTeiir 
cTBa B caMUMB paspjBiBTeiMnnra xosTpasaii 
n, Bi Toxe Bpeiia, Boa6ysxeRo WHCian, no 
cyii;ecTByeTi xepjuaa, BOtopym ABuia Bcrpi^ 
^aerB sa ayra caoero (^esapextiaHaro meut' 
Bia B cBOBxi BecBpaaexiBBOCTel*. Bce éyxn^ 



18» r. 



MâiM. 



83 



bAUiDe: moÎM la 
Mteralla de m 




delabMe 



.Plv j'euHBM*, emdaX le eonte Pobo di 
fiorgo*, lee frits qpi provieueet d« Gebiaet 
•B^ale et pies je ckerehe d'en pénétrer let mo- 
tîfe, pte il iM aeable qoe le plu d^Mtflité systé- 
■atiqM omtre U Rwîe te iMatre dATmntage.* 

Selon Tarâ d« oooite Neeselrode, le comte 
Pono dl Borgo eaYÎsigeeit lee aiurei de l'Asie 
Cealrale et les rdatiom catre le Reesie et l'An- 
^elerre soie nn jonr trop sombre. L'Emperenr 
meolas pertsgesit, sons qaelqnes réserves, les 
▼«es de won '^^ee-Cbancelier. 

Toid l'annotatioo qu'il fit de se propre main 
sv la pièce de Yice-ChaBcelier, qui accompa- 
gnait les rapports de comte Pozxo di Borgo: 
«Je sois de votre avis, mon cher ami, mais il 
est bon d'être sur nos gardes, et si la folie, car 
cfen est vne, poosnit l'Angleterre à vouloir se 
■Mearer avec sms tronpes dans les déserts de 
la Perse, J'espère en Dten, et dans la bravoure 
de nos troupes pour les en faire repentir.'' 



Ni en 1889, ni jusqu'à l'heure actuelle les 
troupes anglaises et russes n'ont eu l'occasion 
de se mesurer sur les chsmps de bataille dans 
les déserts de la Perse. 

n nous reste d'i^onter encore quelques mots 
as siûet, de la transaction internationale ci- 
dcflsoos (H 443). 

A l'époque où nn échange d'idées se poar- 
saivait entre la Russie et l'Angleterre au siget 
de toutes les questions politiques ci-dessus ex- 
posées, des pourparlers diplomatiques forent 
également renouvelés à Londres au sujet de la 
question belge qui, comme on sait, n'avait pas 
été définitivement réglée par les actes de 1831. 
(T. XI, JêJê 487-439). Le roi de Hollande re- 
fosa de signer le traité d'octobre 1833, qui con- 
tenait les £uneuz 24 articles. Mais il s'était 
ravisé en 1838 et consentait à signer ces artic- 
les tels qu'ils étaient consignés dans le traité 
de 1833, avec de légères modifications. Les re- 
présentants de la Russie, de l'Autriche et de 
la Prusse étaient tout disposés à accepter les 
ouvertures de la Hollande. Mais l'Angleterre 
et la France insistaient sur la revision des 24 
articles vu que la situation avait complètement 
changé. 

En décembre 1838 un protocole fut signé 
à Londres constatant Tadhésion du roi de Hol- 



^ saaaciTS on noxs Ôpaau: Tkn ueume Poccis 
'■ yxauTca on ecrecneuHaro Ôaasca csoero mo- 
I rjr^ecTsa, rln lyme. 

j ,^iHi 6oile*, sauDuen rpa4»i Houno-Au- 

. fiopro, ^ isnai) <H^TH, iczoAsoiie on aariii- 

cxaio laÔmeTa ■ Tkn 6oile crapaioci shhk- 

j mjn n un nHjrpeuDift cmicxi, rin Ôoiuse, 

urt aaserca, oÔnapysasacTcs niun cicreMa- 

Tnecioi BpaxAeÔnocTH npoTUsi Pocciu". 

Fpa^ Heccej&poAe naxoAsiv ^ito rpai^i 
IIoiwo-AH-Bopro BUAan cpeAneasisTcsis Atia 
H OTHomenis Poccii a Anriia si curnsoirb 
MpanoMi cniri. Huneparopi» Hssojaft pasAt- 
MMn MBisie csoero BHAe-KaBAjepa, bo ci at- 

KOTOpiniB OrOBOpKaMH. 

Bon ^TO OBI sanBcan coôcTBeBBopyHBo 
sa aauBCKi BHAe-saBiuepa, nps soTopoi aobo- 
ceaie rp. Eoiuio-AB-Bopro 6ujo npeACTasjeBo 
sa Bucoiaimee ycMorpiaie: „fl paa^tis») 
sajui BsnsA'^ uoft iDÔesauft Apyn, bo noieaso 
611IT& ocTopojLBuiTB, S ccis cyuamecTBie — 
b6o dTO Taai — aobcio 6u Annin ao seia- 

Bis BCTynSTB Vh 6oft ci UOBXH BOftCRaMU Bb 

BjcTUBsxi Oepcia, s ynoBaio sa Bora u ua 

ZpaÔpOCTB BaniBXl» BOftCKl, HTOÔl saciaBUTb 

Bzi vb dTOMi» pacsasTBcs''. 

Hh Bi 1839 roAy, bb ao HacTosmaro Bpc- 
MesB, Kl cvacTiK), pyocsis s BejHKoÔpBTaucKi/i 
BOftcKa en;e se noMtpsjBCb sa nojfa cpaxeuiji 

Bl nepCBACBBXl nyCTLIBSZ'B. 

OciaeTcs eo^e npH^aaHTb HtcBoibRO cjodi» 
Bflsecx&AyioiiieirB MezATH&poABoxi aKxt 
(J«442). 

Bl TO caMoe apcMA, KorAa Mcx^y PoccIor) h 
Aariiex) npoHcxoAHj'L oÔm^hi Mucjcfi uo BctMi» 
BumesaTpoHyTiiiMi» nojHTuqccKHM'L BonpocaMi., 

BOaOÔHOBUlHCb TaKXe Bl JIOBAOllt AHIIJOMaTH- 

^ecKie neperoBopu ÔeAhtiûcKo-toAAaHÔCKOM^ bo- 
npoct, KOTopufi, saKi asatcTBo, ho 6uji i» okoii- 
HaieibBO yjasKen-L aKTaMii \HM lo^a (r. XI, 
/éJ6 437—439). TouaHACKift Kopojib oTKaaiucii 
Tasse noAnHcaib OKTaÔpbcsift TpaKTaib IH'X) 
roAa, Bl KOTopufi Cum BSJioieHbi aHaMCiiHTUH 
24 CTaTbu. Ho bi 1838 roAy ohi uopcAyMaji, h 
HSisBBii corjiacie noAnacaTb 3th cTaxbH Bb 

TOUl BBA"]^, KaRl OHt 6uiH HSJiOXeHbl Bl TpaK- 

laii 1833 roAa, ci HesHaHBxejibQbiMH HSMtHc- 
BiaMH. IlpeACTaBHTejH PoccIh, ÀBcipiH H Ilpyc- 
ciH roTOBLi 6biiH npHHATb upCAJioxcHic Fojjau- 
Ais. Ho Aarjiji h 4>paHuifl HacraRBaju Ha nc- 

peCMOTpt BCtxi 24-Xl CTaxeff, bi BH^y H3Mt.- 
HHBmHXCS OÔCTOATeJibCTBI. 

Bl AeKa^pi 18.'J8 r. bi JoHAoefe 6uji boaiih- 
caai npoTOKOii, ROHCTaiHpyioiiiiA corjacic ro.i- 



84 



^éàli. 



Unde à deux projets de traité: le premier ^ 
entre les cinq grandes Puissances, d*iine part, et 
la Hollande, de Tantre; le eeeond — entre la 
Hollande et la Belgique. Tontes les grandes 
Puissances, sanf la France, accueillirent avec 
empressement cette combinaison pour en finir 
avec Téternelle question belge. (Rapport du 
comte PosEO di Borgo du 17 (29) Janvier 1889). 
Le 7 (19) avril 1899 fut enfin signé à Londres 
le traité ci-dessous qui constatait définitivement 
le fait de la séparation de la Belgique et de la 
Hollande. Au dernier moment, lorsque la France 
consentait à signer le protocole de décembre, 
les plénipotentiaires belges soulevèrent des dif- 
ficultés en insistant sur la cession du Luxem- 
bourg et du Limbourg à la Belgique contre 
une somme de 60 millions de francs. Mais cette 
proposition, ainsi que d'autres exigences de la 
Belgique, furent déclinées par la conférence. On 
peut signaler un détafl curieux dans cette cir- 
constance. A la detnande de Tambassadeur de 
Russie, lord Palmerston fut seul chargé de com- 
muniquer la décision de la conférence aux plé- 
nipotentiaires belges, inrités d'une chambre voi- 
sine à passer dans la salle où siégeait cette 
assemblée; les représentants de Russie, de France, 
d'Autriche et de Prusse n'étaient pas présents à 
cette formalité. Les délégués belges, disait le 
comte Pozzo di Borgo, „pourraient voir quelque 
différence dans nos physionomies qui les aurait 
porté à refuser*, et il fit valoir cet argument 
pour amener les représentants des quatre grandes 
Puissances à quitter la salle des séances. 

An nom de la trèB-salnte et Indirl- 

sible THnlté. 

S. M. l'Empereur de tontes les Ras- 
sies, S. M. TEmperenr d'Autriche, Roi 
de Hongrie et de Bohème, S. M. le 
Roi des Français, S. M. la Reine du 
Royaume Uni de la Grande Bretagne 
et dlrlande, et S. M. le Roi de Prusse, 
prenant en considération de même que 
S. M. le Roi des Belges, leur Traité 
conclu à Londres le 15 noYembre 1831, 
ainsi que les Traités signés en ce jour 
entre Leurs Majestés l'Empereur de 
toutes les Russies, l'Empereurd' Autriche, 
Roi de Hongrie et de Bohème, le Roi 



lauxcsaro sopoia es apoesTaïf h mmjx% ipam- 
TOBi: nepemo — memxf 5 aenann xepsaian, 
Cl OAHoi CTopoHU, ■ FouaHxîe», ch xpyiot; 
êmopoto—meMMj Fojua^ffiei) h Beuriei). Bck wt- 
jHKia xepxaBii, xpoai ^panUi, ReiceAieiBO oo- 
TMBcmiMCh nosoMUTB ua tiom ÔeaiORemii 6ea- 
riftcKO-rojuagxcaii nonpoc^ (AoHeceme ipaét 
nomio-AB-Bopro 0T% 17 (29-io) axBapa 1839 r.). 
HasoRem^ 7 (19) anpiia 1839 roxa <(iin 
ffOAuicaHi Bi JoBXOHi UDBecjrteyD^ift ^mui- 
xaii, KOTopinn osoHiaTeiMO ■pReranpjeTci 
^aan oTxîieHûi Bei&ria on H^^epiavACiaro 
KopojencTBa. B% cêMjio nocii^HTO) naT^Ti 
Korxa jse <^paHi|ia corjacBiac& aoAracan 
xesaÔp&cKift upoTOion, saTpyxHeBia bosCjxui 
Ôeibriftciie jnoiHoiioieHHHe, aoTopae, uesjiy 
ffpOHiirb, HacTaoan na jcTymi Benrii 
.iDKceMÔjpra ■ dlmôjpra sa 60 nuioHon 
^paRKOirb. Ho 9to np^xios^Hie, san ■ XPTni 
Ôenritcmûi TpeÔosaHia 6im 0TBe[»B7ni boh- 
^pemâe». JboÔoiaiTHO, iro, ao Tpeôoaaiii) 
pjccxaro nocia, pteenie ■oa^penôa 61110 
otfiaueHO 6eiuiicKHn 7IOihokov6IHiiki,^i- 
r jameHHim mn cocixHel soxHani ai saio 
saci^AHii, oxHm jiopAOv» UanMepcroiovv 
Bi OTCjTCTBia npexcraBReiei Poccia, ^pamii, 
ÀBcrpin a Ilpyceia. Fpa^s Uoimo-xi-Bopio id- 
TKBupoBan BHxoxi npexcTaBReiei lempen 
ne jasaxi xepxftBi m saia «a^^M^* rhn co- 
oôpaseaieirb, iro 6eiBriicsie ynoxHOMOieaiBe 
Horyn sairbTHn „iiiBOTopoe paaiaiie tek n- 
maxi ^asioHoiiiaxs, Morj^ee iioôyxm m le 
noAiHHKT&ca" prbmeHini soR^pemiia. 

Bo au npeeMTOi a aeytijitjnati 

Tpoa^B. 

E. B. HanepaTopi Bcepoeciiciit, 
E. B. HanepaTopi ABcrpitcail, sopott 
BeHrepcslË h Boreaciitt, E. B. sopon 
$paHi](780Bi, E. B. BopoieBa eoeffaei- 
naro sopoieBCTBa BejBio((pawHia i 
HpjaHxiH H E. B. BopoiB npyocsii, 
upHEABi Bo BEHHame, Bifécrt cr& £. B. 
sopojeiTB EejnriËi^eBi, etl Tpasran, 

SaBJOOHeHHHË B% JIOHXOHÏ 15 Hoa6pf 

1831 roxa, paBHO xasi TpasTani, nox- 
nHcaHHHe cero ^Hcja aes^T ^^'^ Bea- 
HecTBaMH HanepaTopcai Bcepoccifi- 
csHMi, HanepaTopoai ABcrpitcnnn, 



ISS» r. Jf : 

des Français, la Reine do Royaume Uoi 
de la Grande Bretagne et d'Irlande et 
le Roi de Prusse, d'une part, et S. M. le 
Roi des Pays Bas, Grand Duc de Lu- 
xembourg, de l'aulre part, et entre 
S. M. le Roi des Belges et Sa dite' 
Majesté le Roi des Pays-Bas, Grand 
Duc de Laxemboorg, Leurs dites Ma- 
jestés ont nommé pour leurs plénipoten- 
tiaires, savoir: j 



S. M. l'Empereur de toutes les Rnssies, 

le sieur Charles André, comte Pozzo 
di Borgo, général d'infanterie de ses 
armées, son aide-de-camp-général, Am- 
basaadear extraordinaire et plénipoten- 
tiaire près S. M, Britannique, chevalier 
des ordres de Russie etc. 

S. M. l'Empereor d'Autriche, Roi de 
Hongrie et de Bohême, 

le sieur Frédéric Chrétien Louis, comte 
de Senfft Pilaach, grand croix de l'ordre 
impérial de Léopold et de celui de 
St. Joseph de Toscane, etc., chambellan 
et conseiller intime actuel de S. M. 
Impériale et Royale Apostolique et son 
Envoyé extraordinaire et Ministre plé- 
nipotentiaire près S. M. le Roi des 
Paya Bas; 

S. M. le Roi des Français, 

le sieur Horace Fraai^is Bastien, comte 
Seb&stiani Porta, grand croix de son 
ordre royal de la I^ion d'honneur, etc., 
Ueutenant-général de ses années, membre 
de la chambre des députés de France, 
son Ambassadeur extraordinaire et Mi- 
nistre plénipotentiaire près S. M. Bri- 
tannique; 

S. M. la Reine du Royaume Uni de 
)a Grande Bretagne et d'Irlande, 



142. 85 

Kopojeui BeHrepcKHH'i h Boreucsuiii., 
Bopo^eifL ^pauqysOB'B, sopojieBoio coe- 
ABBennaro KopojeBCToa BejHaofipnTaHJu 

U IlpjiaH^iH R EOpOJICH'b IIpyCCEHlI'L Ch 
0;iHOa CTOpOHU, H E. B. KOpOJCUt Hlf- 

;tep.iaH;icsBHi,BejiRKHii-brepiioroM'b .Iiok- 
ceufiyprcEHMi ci ApyroË, k iiesAy 
E. B. EOpo.ieii-b EejibriBiieB'L u Ero pe- 
leHHUH'B BejBqecTBOU'B Bopojevb Hh- 
tfipx&Enaax-i, Be.iBRBifb repqoroM'B 
JIiOKceiiCyprcKHBi'b, IIx'l peiennua Be- 
JB^eciea nasBainjui cbohub ynojnOHo- 
HeHHUMH, a HMeHHo: 

E. B. UMueparopi BcepocciBcKitt 
rpa<{ia Kapjia AnApoa Iloi;a,o-AB-Bopro, 
reEepa.Ta ot-h Ha(}»aHTepiB, CBoero rene- 
pa-n-aAitoTanTa, ipesBuiaBBaro h uoâ- 
Boiio>iBaro nocja npa £. B. BpBiaH- 
CKOHi, aaBajepa op^eHOB'L pocciflcEHXi. 

H Ip., 

E. B. HHnepaTopi ABCTpiBcEiB, eo- 
pojb BenrepcKiB h BoreucRiâ 

rpaijia ^pBjipHxa XpBCTiana JlK);[OBBEa 
cea^Th llBJib3asa, RaBajiepa opAenoDi. 
HiinepaTOpcKaro Jleonojb^a GoJitmoro 
EpecTa K Cb. IocH<i)a TocEascEaro a up.; 
CBoero BEHueprepa a ^'ÊficTB. Tafin. Co- 
BiTBBKa, CBoero qpesBuiaSBaro bocjub- 
BBKa H nojBOMoqBaro uBBBcipa npB 
E. B. Bopojili Ha^epjaBACKOMi ; 

Ë. B. Eopo.3b ^pani;y30B:b 

rpa4>s Popaiiia '[ipaHitHCKa BacTiana 
CefiacTiaBB IIopTa, Easaiepa ero Kopojes- 
CKaro opxeaa IIoveTBaro jterioHa ôojb- 
moro specTa h np.; reBepaju-ieËTenaBia 
CBOBXi apuift, qjCBa ^lipaBiiyscEOË Ila- 
laTU AeuyraTOBi, CBoero iipesBuqaBHaro 
nocxa H nojraoMOiHaro KBBBcrpa npn 
E. B. EpaiaBCEOHx; 

E. B. Bopo.ieBa coeABsenaaro Eopo- 
jCBCTBa BeiBEoUpHTasiB h HpjiaBAiB 



86 



JêéàB. 



ISMr. 



le très honorable Henri Jean, vicomte 
Palmerston, baron Temple, pair d'Irlande, 
Conseiller de S. M. Britannique en son 
Conseil Privé, chevalier grand croix dn 
très honorable ordre du bain, membre 
du Parlement et Principal Secrétaire 
d'Etat de S. M. Britannique pour les 
Affaires Ertangères; 

S. M. le Roi de Prusse, 

le sieur Henri Guillaume, baron de 
Bulow, grand croix de l'ordre de l'aigle 
rouge de Prusse de la seconde classe 
etc., son chambellan, conseiller intime 
de légation, Envoyé extraordinaire et 
Ministre plénipotentiaire près S. M. 
Britannique: 

Et S. M. le Roi des Belges, 

le sieur Sylvain Van de Weyer, son 
Envoyé extraordinaire et Miniâtre plé- 
nipotentiaire près S. M. Britannique, 
officier de l'ordre de Léopold etc. 

Lesquels, après s'être communiqué 
leurs pleinspouvoirs, trouvés en bonne 
et due forme, sont convenus des articles 
suivans: 

Article I. 

S. M. l'Empereur de toutes les Rus- 
sies, S. M. l'Empereur d'Autriche, Roi 
de Hongrie et de Bohème, S. M. le 
Roi des Français, S. M. la Reine du 
Royaume Uni de la Grande Bretagne 
et d'Irlande et S. M. le Roi de Prusse 
déclarent que les articles ci-annexés et 
formant la teneur du Traité conclu en ce 
jour entre S. M. le Roi des Belges et 
S. M. le Roi des Pays-Bas, grand-duc 
de Luxembourg, sont considérés comme 
ayant la même force et valeur, que s'ils 
étaient textuellement insérés dans le 
présent Acte, et qu'ils se trouvent ainsi 



^li 



XOCTonoHreHHaro nHnonra FeHp] 
loanna HaiLicepcTOHa, Ôapona Tenii^ 
Hpjanxcxaro napa, ConirHEKa K E 
EpHTancsaro vh e^ TaftHom Coskri, 
xaBaJiepa 6oxfcmoro specra xocTononrei- 
naro opxena Bann, ^jena HapiaifeBii v 
H rjaBHaro CraTCB-Cesperapii E. B. 
EpHTancsaro no HnocrpanHim Jl^kMÈOÊXi 

E. B. KopojB HpyccKit 

(Sapona FeEpexa BuLrexBMa B mij w ^ : 
sanaiepa Hpyccsaro opxena tfuiiHM ^ 
specTa Rpacnaro Op aa nropot cienH 
H np.; CBoero xamieprepa; Tain. Jhnr ^' 
i^onnaro GoiriTHHKa; ^peanmatHaio i^ ^ 
cjiaHHHva H noxHOMoqnaro mnneijpi ^ 
npn E. B. EpHraHCBOin; ^ 

a E. B. KopojB EeiBrifti^eFb 

CHnB8Ha Ban j^t Betepa, csom 
ipesBinaftHaro nocjanEnsa a nonoiof- 
Haro MHHHCTpa npn E. B. SpHraHcraOi 
o^Hi^epa opxoHa JleonojBx^ h np. ^ 

KOTopue, no cooiSn^enia BsaHHMVi^ 
CBOHxi noiHOMOHift, HaftxeHHmi b» wifr ^* 
xesan^eai nopuxHi, corjacaxHCB ceii* ^ 
xyion^Hxi craTBCXi: ^ 



Ctatbh L 

E. B. HanepaTopi Bcepocdloili 
E. B. HanepaTopi ABcrpiftcaii, np» 
Benrepcsii h EoreMCsii, E. B. JSJsfm 
^pani^aoBi, E. B. Kopoxena Cooi* 
HOEHaro BopcxencTBa BejiaKo6]HRaiii i 
HpxaHxiH H E. B. RopoiB Hpyeai 
o(SiiiBJuiK)n, HTO npajoseHHBa sieeif 
craTBH, cocTaBjiinn^iii coxepsaaie sainn 
HOEHaro cero ^acia Tpaarara aesxf 
E. B. Ropojeai EejLriffi^eKE h E. B. 
Kopoxeax HaxepxaExcKSM^, Bemm 
repi^oroai JbosceafiyprcKEm, noQ- 
TaioTCE HaiK)ni(EME Tasy» se cuf i 
A'itftCTBie, Kasi ecjntfi onï tfyBBaiM 






18» r. 



Jf 442. 



87 



placés sous la garantie de Leurs dites 6iiu BSJiDHeHii vh HacTOjm^ift asrb, h 



Majestés. 



Article IL 

Le Traité du 15 novembre 1831, 
entre Ijeurs Majestés l'Empereur de 
toutes les Russies, l'Empereur d'Autriche, 
roi de Hongrie et de Bohème, le Roi des 
Français, la Reine du Royaume Uni de 
la grande Bretagne et d'Irlande et le 
Roi de Prusse et S. M. le Roi des Belges, 
est déclaré n'être point obligatoire pour 
les hautes Parties contractantes. 



Articli IIL 

Le présent Traité sera ratifié et les 
ratifications seront échangées à Londres 
dans le délai de six semaines ou plutôt, 
si &ire se peut. Cet échange aura lieu 
en même tems que celui des ratifica- 
tions du traité entre la Belgique et la 
Hollande. 

fki foi de quoi etc. 

Fait à Londres, le 7 (19) Avril 1839. 

(L. S.) Pozzo di Borgo. 

(L. 8.) Senfit 

(L. S.) Sebastiani. 

(L. 8.) Palmerston. 

(L. 8.) BQlow. 

(L. 8.) ^Ifain Van de Weyer. 

Annexe. 

Article I. 

Le territoire Belge se composera des 
provinces de Brabant Méridional, Liège, 
Namur, Hainault, Flandre Occidentale, 
Flaiidre Orientale, Anvers et Limbourg, 



HTO ont rbxh camm npH3HaK>Tca otfes- 
neHeHHHMH nopy^HreACTBOicx Hsb pe- 
HeHHuxx BeiH^ecTBi. 

CTATbfl IL 

TpaRTarB 16 Hoa($pii 1831 roxa ice- 
sxy Hx^ BejiH^ecTBaMH HiinepaTopoirb 
BcepocciftCBHMx, Hicneparopoicx Abct- 
piftcRHMx, KopojieMx BeHrepcRHMx h 
BoreMCKHirB, KopojieMx ^paui^yBOBx, 
EopojieBOi) coexHueuHaro KopojieBCTBa 
BeiHKotfpHTamH h HpiauxiR h Ropo- 
jLtwb HpyccRHifB H E. B. Kopojen 
BeiLrifti^eFB o($xaBJ[aeTca HeH]rbx>n(Hir& 

HHSaROft OfiflSaTeJBHOft CHJEH Ji,ÂSL BHCO- 

KHxx xoroBapHBax>n(Hxca CTopoui. 

CTATbfl m. 

HacTOfln^ift TpaKiarB 6jffirh paTH^u- 
BOBaHi H paiH^Hiai^iH (SyxyTi otfMiueHH 
Bi JIoHxoHÏ Vh mecTHuexiJBHHft cposi 
H JE H pau^, ecu osasercii bosm osHim. 
Stoti ofiirbffL nocjixycTi oxHOBpeiieHHO 
ex pasMinoMi paTH^Hiai^ift TpasTaia 
Mesxy Eejnriex) h Fo^iaHAieio. 

Bx ysipeuie nero h np. 

Bx JIOHXOHÏ, 7 (19) anpiia 1839 r. 

(M. n.) noi](uo-xu-Bopro. 

(M. n.) 3eH4>Tx. 

(M. n.) GetfacTiaHH. 

(M. n.) najaiiepcTOHX. 

(M. n.) Bkuobx. 

(M. n.) CHibBeux BaHx-Ae-Beftepx. 

npHjioHceHie. 

CTATba I. 

EeiBrificaaa reppeTopia oôpasyeTca 
Hsx npoBHHi^ft lOsHaro EpaôaHTa, 
JlBesa, HaMiopa, FeEueray, Sana^Hoft 
^lasApiH, BocTOHsoft ^laExpiu, Ast- 



88 



Jt éâ». 



I8N1 



telles qu'elles ont fait partie da Royaume 
des Pays-Bas constitué en 1816 à l'excep- 
tion des districts de la province de Lim- 
bonrg désignés dans l'article IV. 



Le territoire belge comprendra en 
entre, la partie du Orand Duché de Lu- 
xembourg indiquée dans l'article n. 

ARTICLE IL 

S. M. le roi des Pays Bas, grand duc 
de Luxembourg, consent à ce que dans 
le grand duché de Luxembourg, les 
limites du territoire Belge soient telles 
qu'elles vont être décrites ci-dessous. 

A partir de la frontière de France 
entre Rodange, qui restera au grand 
duché de Luxembourg et Athus, qui 
appartiendra à la Belgique, il sera tiré 
d'après la carte ci-jointe une ligne, qui 
laissant, à la Belgique la route d'Arlon 
à Longwy, la ville d'Arlon avec sa ban- 
lieue, et la route d'Arlon à Bastogne, 
passera entre Messancy, qui sera sur le 
territoire Belge, et Glemancy qui restera 
au grand duché de Luxembourg pour 
aboutir à Steinfort, lequel endroit restera 
également au Grand Duché. De Steinfort 
cette ligne sera prolongée dans la direc- 
tion d'Eischen, de Hécbus, Guirsch, 
Ober-Pallen, Grende, Nothomb, Parette 
et Perlé, jusqu*à Martelange; Hecbus, 
Guirsch, Grende, Nothomb, et Parette, 
devant appartenir à la Belgique, et 
Eisclien, Ober-Palleu, Perlé et Marte- 
lange au Grand Duché. De Martelange, 
la dite ligne descendra le cours de la 
Sure, dont le thalweg servira de limite 
entre les deux Etats, jusque vis-à-vis 



BepneHa h Jlmi^ypra, n tûmi bkxI 
Bx BaBom oni bxoxuh Vh cocrav 
yHpesx6HHaro vh 1816 roxy Hflxei 
laHXCBaro sopoiencTBa, sa HC&noHemeir 
OBpyroBi JlHXÔyprcBOtt npoBMHipH, oshi 
HeHHHxx m ly crani. 

Bi EeiLrittcKyK) leppETopim Boftxen 
CBepxx Toro, ysasaHEas bo II cran' 
^acTB BejoKaro repi^orcTBa Jboiceiiôypi 
csaro. 

GTATBii n. 

E. B. Ropon HnxepjiaHXCBii, sen 
Bit repi^on JlDBceM^yprcBit, coria 
maerca, no6H rpannipi Bei&ritcio 
TeppHTopiH Bx BejraBOicB repi^orcTB 
JlDBceMÔyprcBOMi ($euh TasoBHa, Bas 
HHse cero onHCHaaiorcA. 

HaHHHafl OTL ^pani^CBOË rpaniip 
Mesxy Poxansx, BoropHtt ocTaHeTca b 
BdHBOirE repi^orcTB^ JIx>KceM6yprcB0]n 
H Atioci, BOTOpiitt ($yxen npnnaxic 
saTb EejDbriH, npoBOXHTCH, cor^acnoc 
npHxaraeifOX) npn ceicx BapTox), innij 
BOTopaji, ocraBHBi sa Bei&rieio xopor 

HS'B Ap JOHl Vh JIOHrBH, B TaSSO FOpO^^ 

ApjEOH'B Ch ero OBpyrom h xopory es 
ApiOHi BX BacTOHL, ni^erb icexi 
MesancH, Boropuft 6yxeTx na BeAril 

CBOft TeppHTOpiH, H RieiCaHCH, BOTOpH 

ocTaneTca bx BejraBOKx repi^orcTB 
J[ioBceM6yprcBO]fx, h npHMBHerx bx ni 
cre^By IIlTeftH^opTX, Boropat ocranerc 
paBHHMx o6pa80Mx BX BejnBOKX rej 
qorcTBi. Otx inTeftH4K)pTa ara xm 
nofi^erx xaj'be no HaupaBjenii) bx El 
menx, FeB^iocx, FHpmx, 06epnajeHi 
FpeHxx, HoTOMÔx, Ilaperix h IIepj< 
AO Maprejansx, hsx bohxx FeBÔDCi 
FHpmx, FpeH;^x, Hotom($x h napen 
6yxyTx npHHax^esaTB BeixriH, a El 
meHx, Otfepnaienx, Ilepjie h Maprt 



U39 r. Je : 

Tintange, d'où elle sera proloogée aussi 
directement qne possible vers la frontière 
actuelle de l'arrondissement de Diekîrch, 
et passera entre Surret, Harlange, Tar- 
champs, qu'elle laissera aa grand duché 
de .Luxembourg, et Honville, Livar- 
champs et Loatremange, qui feront partie 
du territoire Belge: atteignant ensuite, 
aux environs de Doncols et de Soûlez, 
qui resteront au Grand Duché, la fron- 
tière actuelle de l'arrondissement de 
Diekirch, la ligne en question suivra la 
dite frontière jusqu'à celle du territoire 
Prussien. Tous les territoires, villesi 
places et lieux situés à l'ouest de cette 
ligne, appartiendront à la Belgique, et 
tous les territoires, villes, places, et lieux 
situés à l'est de cette même ligne, con- 
tinueront d'appartenir au grand duché 
de Luxembourg. 



Il est entendu qu'en traçant cette 
ligne et en se conformant autant que 
possible à la description qui en a été 
faite ci-dessns, ainsi qu'aux indications 
de la carte, jointe pour plus de clarté, 
au présent article, les commissaires 
démarcateurs, dont il est fait mention 
dans l'article VI, auront égard aux 
localités ainsi qu'aux convenances qui 
pourront en résulter mutuellement. 

Article UL 

IPoor les cessions faites dans l'article 
précédent, il sera assigné & S. M. le roi 



S&BX.1. BCJiHBOMy repiiorcTBy. On. Map- 
TeJiaBXi CEasannaa Jiama néfliers 
UHH31. no Teienix) Ciopu, raJibBerb eo- 
Topofi ÛyAeTi cjySBTb rpaHEi^eKi Kemy 
ABjuR rocyflapcTBaHH, jo «icTa, .leza- 
maro npOTHBi TenianMa, oiByja noË- 
neTh jfisie HacEOJii.KO sosHoatno b-l npa- 
MOMT. naupaBjeniH kx cyniecTByi}n(eft 
Huni rpanni^t j^nEHpmcKaro ospyra h 
npoS^eri nex^y Cioppe, FapjiaBsi, 
TapmaBi, EOTopufi ocraHerca bi bcjih- 
BOU'B repqorcTBi JliOECeii6yprcE0irL, h 
roHBRjiJb, JlBBapmaHi. h JlyTpMaHXi, 
EOTopue Bofi;iyT^ b-l cocTae'L Beitrifl- 

CEOfl TeppHTOpiH; JOB^a SaTËMl Bl OE- 
peCTBOCTflXl JlOBROJI H CjA9, KOTOptlC 

ocTaHyTCA El BeiHKOMi repitorcTBt, a» 
cyntecTByfOuieË nuHt rpaannu ^ESHpui- 
CKaro OEpyra, JHuia sra HaapaBHTCa no 
CEasaBHOË rpasHi^'È xo rpaonnu Ilpyc- 
CEofi TeppHTOpiH. Bct seujiu, ropo^a, 
ysp^ujeBiâ h )tiCTe^aB, jesan^ie na 
sanajcb OTi 3T0fi jibbIb, ôy^yT'L npHBa;i- 
jiesaTb Bejbrin, a bcè seKjn, ropojta, 
yEpiujenifl a iitCTe^EH, jezau;ie ua 

BOCTOKl OTt TOfi Xe ZEbIh, ÔjUJTh UO 

CTapOHy nponajijexaTB BejREoiiy rep- 
qorCTBy .IioEceiiâyprcEOHy. 

QpH ceicb pasyii'ieTCA, iito npn npo- 
Bexesiu 3ToQ Jinnin, sacEOJbKO bosuosbo 
cooôpaxascb ci c^ibjiaHHïiii'B Bume ohh- 
cameHi oHoS H et yEasaniflicH npH.ia- 
raevoS usa ôojibmeB achocth ei na- 
CTonn^eË CTaTbii sapru, Eomifccapu no 
paarpaHiiHeniio, o soexi ynoHnnaeTCJi 
Bi ctetbI y I, npnHyn bo sHUManie ntcT- 
Hue BuTepecu, paBHO Eaai h BsaBHHu;! 
Moryntia npOKciesarb aax cero y;(oOcTBa. 

CTATba m. 
3a cjdi'MBHua cor.iacHO upe^uAymeH 
CTaibi ycTynRH Ôy^eri xauo E. B. 



90 



Jf 442. 



1819 r. 



des Pays Bas, grand dac de Laxem- 
boarg, une indemnité territoriale dans 
la province de Limbourg. 

Article IV. 

En exécution de la partie de l'article I, 
relative à la province de Limbourg, et 
par suite des cessions que S. M. le roi 
des Pays Bas, grand duc de Luxem- 
bourg, fait dans l'article II, Sa dite 
Majesté possédera, soit en sa qualité de 
grand duc de Luxembourg, soit pour 
être réunis à la Hollande, les territoires 
dont les limites sont indiquées ci-dessous: 

1) Sur la rive droite de la Meuse: 
aux anciennes enclaves Hollandaises sur 
la dite rive dans la province de Lim- 
bourg, seront joints les districts de cette 
même province, sur cette même rive, 
qui n'appartenaient pas aux Etats Gé- 
néraux en 1790, de façon que la partie 
de la province actuelle de Limbourg, 
située sur la rive droite de la Meuse 
et comprise entre ce fleuve à l'ouest, 
la frontière du territoire prussien à 
Test, la frontière actuelle de la province 
de Liège au midi, et la Gueldre Hol- 
landaise au nord, appartiendra désor- 
mais toute entière à S. M. le roi des 
Pays-Bas, soit en sa qualité de grand 
duc de Luxembourg, soit pour être réunie 
à la Hollande. 

2) Sur la rive gauche de la Meuse: 
à partir du point le plus méridional de 
la province hollandaise du Brabant sep- 
tentrional, il sera tiré, d'après la carte 
ci-jointe, une ligne qui aboutira à la 
Meuse au dessus de Wessem, entre cet 
endroit et Stevenswaardt, au point où 



RopoiH) HHxepjaHXCBOMy, BexHsoicy rep- 
i^ory JIx>iceM($yprciOMy leppHTopiaAHoe 
BOBHarpaMxeme vh JbmfiyprcBOtt npo- 

BHHI^II. 

GTATBii IV. 

El HcnojHeme ^aera I eranH othch 

CHTeiLHO JlHMtfyprCBOtt npOBBHI^H H Bl 

BHxy cxiitaHHiixi, coriacHO II craTBH, 
E. B. RopojieMx HHxepianxcBHm, se- 
jiHKHiTB repi^oroMx JIi)sceM($yprcum 
ycTynoKx, Ero pe^ennoe BejraHecmo 6y- 
xerb Bjax'l^Tb, no SBanix) sejunutro rep- 
liera JlDKceMÔyprcBaro, HJra x'ji npH- 
coexHHemA vh FoxiaHxiH, seiuiiMH bi 
HHseosHaHeHHHxx rpamn^axi: 

1) Ha npaBOiTB 6epery Maaca: n 
CTapnm FojjaHXCKHMx ynacTsam na 
HasBaHHOMi ((epery wh JlHii($yprcBoft npo- 
BHHi^iH (Syxyr'B npHCoexHHeint rt oipyra 
Toft se npoBHHipH Ha BTOiTB tfeporj, 
KOTopue ne npHHaxi[esaiH TeHepan- 
HUMi niTaraiix bi 1790 roxy, raun 
otfpasoiTB, HTO ^acTB HHrtnraett JIbm- 
6yprcRoft npoBHm^H, lesan^aii sa npa- 
BoiTB 6epery Maaca h sa&noiaD^aici 
Mesxy 9T0K> p6K0x> Cl saiiMlty rpan- 
i^eK) HpyccKoft TeppHTopiH a BoeroBa, 
HHBimnex) rpaHm^en JlLescKOtt iqpo- 
BHHi^iH Cl lora h FouaH^cum Fen- 
xepHOicB CB c^Bepa, ($yxen OTHmri bci 
npHHaxi[exaTB E. B. Eopoi» H«xep- 
jiaHACKOicy no SBanix) Bejsiaro repi^ort 
JIioBceMÔyprciaro, hjdi x^u npncoexne- 
nifl Vh FojJiaHAiH. 

2) Ha jrbBom 6epery Maaca: nan- 
nafl OTB caicaro Dsnaro nyHKxa Foi- 
jiaHXCBoft npoBHHi^iH C^BepHHt Bpa- 
ÔaHTB, 6yxerb npoBexena, coriacHO ci 
npHjoseHHOH) npH cem laproD, jndi, 
KOTopafl npHMBHerx bi Maacy Hise 
BecceMa, icesxy sniirB Micrenon i 



us» r. Je 

te tOQchent sur U rive gauche de la 
Hense, les frontières des arrondissemens 
«etnels de Raremonde et de M&estricht, 
de manière qne Bergerot, Stamproj, 
Neer-ltteren, Ittervoordt et TLoro, avec 
leare baolienes, ainsi que tons les autres 
endroits sitnés au nord de cette ligue, 
feront partie du territoire hollandais. 



Les anciennes enclaves hollandaises 
dans la province de Limbonrg snr la 
rive gsoche de la Mense, appartiendront 
l U Belgique, à l'exception de la ville 
de MacBtricht, laquelle, avec un rayon 
de territoire de donze cents toises & 
partir dn glacis extérieur de la place 
tor la dite rive de ce fleuve, continuera 
d'être possédée en toute souveraineté et 
propriété par S. M. le roi des Pays-Bas. 

Article V. 
S. H. le roi des Pays-Bas, grand duc 
de Luxembourg, s'entendra avec la Con- 
fédération Germanique et les a^ats de 
la Maison de Nassau, snr l'application 
des stipulations renfermées dans les 
articles m et IV, ainsi que sur tous 
les arrangemens que les dits articles 
poorraiest rendre nécessaires, soit avec 
ks agnats ci-dessus nommés de la maison 
de Nassau, soit avec la Confédération 
Oennanique. 

ASTICLK VI. 

Moyennant les arrangemens territo- 
liaux arrêtés ci-dessus, chacune des 
deux parties renonce réciproquement pour 
jamais k tonte prétention snr les terri- 
. toires, villes, places et lieux situés dans 
tes limites des possessions de l'autre 



143. 91 

CreBencBaapjiTOHi, m nyasH, rx^cxo- 
HBTCJi Ha jIibohi 6epery Maaca rpa- 
HHitu HQntniBHX'L ylisxOBi PiopeiroHA- 
caaro h MaCTpBXTCKaro, TaEnx o6pa- 
sOMi, 1T0 Bepxepo, CTaHnpofl, Heepi- 
HrrepeEt, HTrepBoops'n, h Topni, ci. 
ax-h setuBUB, paeno EaKi set xpyria 
Kicre^KH, jesantifl si cbaepy ort aroS 
JHniB, Bofiflyn Bi cocraei rojjtaaxcwft 
TeppHTopiB. 

Giapue roJidiaHACEie y^acran m, JIhh-- 
(SyprCKoB upoBBHqiB na x'Ïbomi fiepery 
Maaca 6fAyri npHHaxJexaTb BexLria, 
aa HCKJHneHiein, ropo^a MacrpaxTa, 

KOTOpufi, BM^CTil Cl TeppHTOpiSJBflHlIl 

paBoBOHi B-h 1200 lyasoBi, cinras ora 
Bapyznaro riaCHca Epinocra aa osna- 
^eHHOHi. (tepery stoB ptKH, fiyxen no 
CTapoMy BO Kia^niH, na upasaxi xep- 
XtaBHHXl R C06CTBeHH0CTB, y E. B. 

HHjtepjanACBaro sopoi^. 
CTÀTta V. 
E. B. Ropoib KwnepstLancxii, B&n- 
Kifi repifont JIioKceHiSyprcBifi Boixen 
vb conamenie ci TepiiaBCKBirb Con- 
soKi H Cl arnaTaiiB Uaccayciaro xoMa 
na cien, npRH-bBeniâ nocraaoBjeHifi, 
BomeAmBxi bt. III n IV ciarbR, paBHO 
KSKi R fi^a saKiioqeuia ncixi yciosifi, 
KOTopua 8TH CTaTbB Moryn cxi^an 
HeodxojiBiu'MB, 2h6o Cl BumeBassaa- 
nuiia arnaraMB Haccayciaro xoiia, jb6o 
Cl repHaHCBaiTL Codsomi. 

CtiTba VI. 
IIo BOcnocri;iOBSBmeHi, sasi nocra- 
aOBjeao BHme, TeppaTopiajiHom pac- 
npe;itjeBiB, o6% croponn ssaHUBO ot- 
Basu&atOTCâ naBcer^a on BCAKaro npa- 
Tssaais Ha seiUB, ropojta, yipinjenia 
H iflCTe^RH, lexaniie bi rpaHxqaxi 



92 



Je 442. 



partie telles qu'elles se trouvent décrites 
dus les articles I, n et lY. 

Les dites limites seront tracées con- 
formément à ces mêmes articles, par des 
commissaires-démarcatenrs belges et hol- 
landais, qoi se réuniront le plutôt pos- 
sible en la ville de Maestricht. 



abticli vn. 

La Belgique, dans les limites indi- 
quées aux articles I, Il et IV, formera 
un Etat indépendant et perpétuellement 
neutre. Elle sera tenue d'observer cette 
même neutralité envers tous les autres 
Etats. 

Articli vm. 

L'écoulement des eaux des Flandres 
sera réglé entre la Hollande et la Bel- 
gique d'après les stipulations arrêtées 
à cet égard dans l'article YI du Traité 
définitif, conclu entre S. M. l'Empereur 
d'Allemagne et les Etats Généraux le 
8 novembre 1786, et conformément au 
dit article, des commissaires nommés de 
part et d'autre, s'entendront sur l'appli- 
cation des dispositions qu'il consacre. 



Article IX. 

§ 1. Les dispositions des articles CYIII 
jusqa' CXVn inclusivement, de l'Acte 
général du congrès de Vienne relatives 
à la libre navigation des fleuves et 
rivières navigables, seront appliquées 
aux fleuves et rivières navigables qui 
séparent ou traversent à la fois le 
territoire belge et le territoire hollan- 
dais. 



Biaxftait MpjTOÈ ciopoHH, lavs oi 
oena^eHH m I, n h lY craTuon. 

3n rpamnpi cor lacHo cb rfan j 
craTiaioi 6jjçjt% nponexenn bohmecc 
paMH no pasrpanvieHii) Benrilcsn 
H rouanxcBHiiM, soTopHe eotfepjTCi 1 
B08M0SH0 ciopUmen BpemeBM wk r 
poxA MacrpHxri. 

Ctâtbh vn. 

BeAri< 6yxen eocra&un, n rpi 
HH^axi, jiasaHHim bs I, n h lY C! 
HesasHCHMoe h BÏvio-HelTpajuioe roc 
X^pcTBO. Ona odasmaeTCc cotfnoxi' 
Tasott se HeUrpanTen m cfmomoi 
BC^Tb xpjTWTh rocyx»pcTBik 

GTATBa vm. 

noiBSOBame ^mkejijpcemmm boxmii tf 
xen onpex^eno ices^y FojuaHxia» 
BeiBrie» coriacno npaBuin, nocr 
HOBjeHHHiix no dTOiiy npexH^ i 
VI crani oiosttTeiunro tpaxiai 
saun^esHaro mosxt £• B. Himepaii 
poMi repMaHCBmrB h reHepanma 
niTaxaME 8 H0Ji6pa .1785 roxa, ■ i 
ocHOBaniii cet craTui nocxixyen c 
rjameme MesxT xoioaccapaiiBy Basa 
^eHHmiH on odiwt'h cropOH&i be cisi 
upHiriHema coxepsançoLCc vk on 
nocTaHOBjenitt. 

Gtatbh IX. 

§ 1. nocTaHOBiema craiel Cvill; 
GXVn BunnrexBHO Fenepaïuau 
AsTa BiHCsaro aoHrpecca o CBo6ai 
cyxoxoxcTsa no cyxoxoxHHm pteai 
noiy^TL npHMiHeme vh riwh cyxoxo; 
nuMi ptaan, aoropiia paaiximon u 
nepecisaDTE oxHonpeMemio Teppnofi 
EexBriftcayK) h roixaHxcKyi). 



intr. 



M 4â2. 



98 



§ 2. En ce qui oonoerne apédalement 
la nayigation de TËBcaut et de ses 
embonchiireei il est convenii qae le pilo- 
tage et le balisage ainsi que la conser- 
Tation des passes de l'Escant en aval 
d'Anvers, seront sonmis & une snnreil- 
Isnee commune et qne cette sonreillance 
commnne sera exercée par des commis- 
saires nommés & cet effet de part et 
d'antre. Des droits de pilotage modérés 
seront fixés d'un commun accord, et ces 
drmts seront les mêmes pour les navires 
de tontes les nations. 

En attendant et jusqu'à ce que ces 
droits soient arrêtés, il ne pourra être 
perçu des droits de pilotage plus élevés 
que ceux qui ont été établis par le tarif 
de 1829, pour les bouches de la Meuse, 
depois la pleine mer jusqu'à Helvost, 
et de Helvost jusqu'à Bottôrdam en pro- 
portion des distances. Il sera au choix 
de toot navire se rendant de la pleine 
en Belgique, ou de la Belgique en 
mer par l'Escaut, de prendre tel 
pilote qu'il voudra; et il sera loisible 
d*aprè8 cda aux deux pays d'établir 
dans tout le cours de l'Escaut et à son 
cmboiiclnDre, les services de pilotage qui 
seront jugés nécessaires pour fournir les 
pQotes. Tout ce qui est relatif à ces 
établissemens sera déterminé par le règ- 
lement à intervenir ctmformément au 
I 6 d-après. 

Le serviee de ces établissemens sera 
sons la survôUance commune mentionnée 
an commencement du présent paragraphe. 
Les deux gouvememens s'engagent à 
conserver les passes navigables de l'Escaut 
et de ses «nbouchures, et à y pUcer et y 
entretenir les balises et bouées néces- 
saires, chacun pour sa partie du fleuve. 



§ 2. ?T0 xacaercji vh ocofienHOCTH 
cyxoxoxcTBa no Illeujrb h bx ex ycTBsxx, 
TO nocranoBJiseTca, tto jioipiaHCKaA 
^acTB H pascranoBxa f6xx, pasHO xaxx 
oxpana npoxoxosx no mejixi nuse 
Anmepuena 6yxyn nox^sneKH otf n^eny 
naxsopy, h ^o drorb o6ii^itt naxsopi 
6yxerB nponsBOXHirL HasHaneHEHiiH x^i 

cet J^kXK TOK) H XPyrOK) CTOpOHOK) XOM- 

MHCcapaMH. YirbpeHHiie loipiaHCsie c6o- 
pH 6yxyTB ycTanoBjenH cb oôn^aro co- 
nacia, h oth c6opH fiyxyn oxHHaxoBHe 
Xia xopa($j[ett bc^xi nai^ift. 

^0 Toro se spenenH, noxa 9th c6opH 
6yxyn onpex^eHH, Taxosiie ne MoryTx 
ÔHTB BBHMaeinii Bx ÔOAmeMx pasirbpi 

CpaSHSTCAHO Cl yCTaHOBjeHHHMH TapH- 

4k)m 1829 roxa x'fl ycTLesi Maaca, on 
oTBpHTaro Mopfl xo XejiLBOCTa h on XejB- 
Bocra xo PoTTepxaica, copasirbpHO ex pas- 
CToaniaMH. Rasxoicy Kopa($jiH), HanpaB- 
laion^eicyca hbx orspiiTaro MopjaL bi EejL- 
rix>, HJH Hsx EejBriH b% OTspiiToe Mope, 
no ine.iLxi, npexocTaBJiaeTca 6paTB jeoi^- 
Mana, nasoro ohh nosejaion, h o6i 
crpaHH (SyxyTB noAsosaTBCfl csotioxoio 
yHpesxftTL no Bceicy TeneniH) mejiBAH 
H Bi ea ycTLAxi lOlpcaHcsie nocTH, 
xasie naft^eHEt 6yxyTx HeotfxoxHMUMH, 
^Totfii nocTasjiflTB jEoipcaHOB'B. Bce ot- 
Hocan^eeca vh chitb y^rpes^emaicE 6y- 
xen onpexiftjEeHO penaMeETOicE, HMiio- 
n^mrB 6htl cocTaBjenHinrs corjacHO 
HHsecj'bxyion^eMy § 6. 

Ciystfa CEXi y^pes^enift Ôyxerx co- 
CTOflTb noxx otfn^HiTB naASopoicL, o soeicB 
ynoicflHyTO b% nanaj]^ HacTOfln^aro na- 
parpa^^a. 06a npasHTejBCTBa oôâsu- 
saiOTca oxpaHflTB cy^oxo^Hue iipoxo;^u 
niejBXH H ea ycTBeBx h pascTaBJATB bi 

OHBix'B H co^epsaTB HeOÔXO^HMLie BiXH 

H 6ytH, sasxaa na CBoeft nacTH pisH. 



94 



J» âéJÊ. 



18Nh 



§ 3. Il sera perça par le gouveme- 
ment des Pays-Bas snr la nangation de 
TEseaat et de ses emboochares on droit 
unique de flbrins 1,50 par tonneao, 
savoir florins 1,12 poor les nayires qui, 
arrivant de la pleine mer, remonteront 
l'Escaut occidental pour se rendre en 
Belgique par TEscant on par le canal 
de Temeoze, et de florins 0,88 par 
tonneau des navires qui, arrivant de la 
Belgique par FEscant ou par le canal 
de Temeuze, descendront l'Escaut occi- 
dental pour se rendre dans la pleine 
mer. Et afin que les dits navires ne 
puissent être assujettis & aucune visite, 
ni & aucun retard ou entrave quelconque 
dans les rades hollandaises, soit en remon- 
tant l'Escaut de la pleine mer, soit en 
descendant l'Escaut pour se rendre en 
pldne mer, il est convenu que la per- 
ception du droit sus-mentionné aura lieu 
par les agens néerlandais à Anvers et 
à Temeuze. De même les navires arri- 
vant de la pleine mer pour se rendre 
à Anvers par l'Escaut occidental, et 
venant d'endroits suspects sous le rap* 
port sanitaire, auront la faculté de con- 
tinuer leur route sans entrave ni retard, 
accompagnés d'un garde de santé, et 
de se rendre ainsi au lieu de leur des- 
tination. Les navires se rendant d'Anvers 
à Temeuze et vice versa, ou faisant 
dans le fleuve même le cabotage ou la 
pêche (ainsi que l'exercice de celle-ci 
sera réglé en conséquence du § 6 ci-après) 
ne seront assujettis à aucun droit. 



§ 4. La branche de l'Escaut dite 
l'Escaut oriental, ne servant point dans 
l'état actuel des localités, à la naviga- 



i S. rouaHxcioe upanneACTBO dj- 
xen B8HiiaT& ci eyxoxoxcTBa no IIIeiMJl 
H n ea jcrua% e^namussA e6ops n 
1,50 ^lopma Ch tohhh, a menao: 
1,12 ^opma e% Tixi Kopatfiet, loio- 
pse, npnxoxa ci Mopa, noixrn nepn 
no sanaxHot Dlenxi, nanpaniucb n 
BejBriio no Illenxi un «qpesixanaB 
TepHOseiii, h 0,38 ^op. « tohhhc» 
xopa&iett, npnxoxan^nn mn BejLrin no 
ŒeAx^ un TepHescsnrL xanajon 
H cnycBaDn^nxca no sanaxHOi menxi, 
no6H BHlxn wh nope. ^u toto se, 
HTotiH OBHaHenHBe xopa((jH ne norji 
noxBepraTBca nnaBOiiy oeMOTpj, mii- 
Kott saxepsrt un sasoiiy-jnCfo noMft- 
maTeucmy m roixaHxcKH» pelxpuni 
na Hxi nyni ssepxi no IIIeAxi a 
Mopa HJH BHH8% uo IBLei&xt n m^e, 
nocraHOBuercx, hto ssmame ynouHy- 
TOTh BHme côopom (Syxen npoiBO- 
XHTBca rouaHxcBHMH areHTaioi wk As^ 
Bepnert h m TepHesft. Tohho Taise 
Bopadn, npHxoxanpe « Mops s nxyiipe 
no sanaxHOtt meJBxï n AHTBepiieiiSy 
H BHmeAune nsi sien, wh camni^ 
Hosi OTHomenis cosnHreiBHiixs, 6jj{jn 
nojEBsosaTbca CBotfoxo» npoxouaaTB csoe 
nxaBanie (Sesi nostmaiejocTBa h »- 
xepsBH, HO vb conpoBoxxems easmp- 
naro najicsoTpn^Hsa, xo stora snaa- 
sHanema. Kopa&iH, nxyuûe ssi Ahtb^ 
nena vh Tepnesi h o6paTHO, hjh cosep- 
maion^e na casott j/ivi Ba($OTasHoe 
uaBanie eih sanimaionpecs pii6oiOB- 
CTBOMi (nojbsoBanie sasoBinrE fiyxen 
onpex^eHO, aasi nocTanoueno mise 
cero, vh § 6), ne Ôjkjtl o&ioseiB 
HHsasHMi c6oposi. 

§ 4. CyxoxoxçTBO no pysany meMh^i 
HasHBaesosy Bocro^naii IBLejBxa, xonn, 
npH HUHÏmHes'B cocroanis npHJieni>- 



18S»r. 



X 44$. 



95 



tion de 1a pleine mer & Anvers et à 
Ternenze et vice versày mais étant 
employée & la navigation entre Anvers 
et le Rhin, celle-ci ne pourra être grevée 
dans tout son cours, de droits on péages 
plus élevés que ceux qui sont perçus, 
d'après les tarifs de Mayence du 81 mars 
1831, sur la navigation de Gorcum, 
jusqu'à la pleine mer en proportion des 
distances. 



§ 5. U est également convenu que la 
navigation des eaux intermédiaires entre 
PEscaut et le Rhin pour arriver d'Anvers 
an Rhin et vice versA, restera récipro- 
quement libre et qu'elle ne sera assu- 
jettie qu'à des péages modérés, qui 
seront les mêmes pour le commerce des 
deux pays. 

§ 6. Des commissaires se réuniront 
de part et d'autre à Anvers, dans le 
dâai d'un mois, tant pour arrêter le 
montant définitif et permanent de ces 
péages, qu'afin de convenir d'un règle- 
ment général pour l'exécution des dis- 
positions du présent article et d'y com- 
prendre Texercice du droit de pêche et 
du commerce de pêcherie dans tonte 
rétendue de l'Escaut sur le pied d'une 
parfaite réciprocité et égalité en faveur 
des sujets des deux pays. 



§ 7. En attendant et jusqu'à ce que 
le dit règlement soit arrêté, la naviga- 
tion de la Meuse et de ses embranche- 
mens restera libre au commerce des 
deux pays, qui adopteront provisoirement 
à cet égard les tarifs de la Convention 
signée le 31 mars 1831 à Mayence, pour 
1a libre navigation du Rhin, ainsi que 



n^Hxi vh HOMy iriteTHOcrett, ne hojb- 
syDTCn A^A nxaBamii hsi orspuraro 
Mops Bx AHTBepneni h fb TepHesi h 
otfpaTHO, HO no xoeicy coBepmaercs 
cyxoxoxcTBO, Mesxy AHTBepneHOMi h 
PeËHOM'B, ne Mosen, na Bceiix ero npo- 
TssemH, ($UTB otfxaraeico 6arte bhco- 
BHMH cÔopaMH EJH nonuHHaMH no cpas- 
nenix) cb BSHMaeiciiMH no Matm^csoicy 
Tapn^y 31 Mapra 1831 ro^a ex cyxo- 
xoxcTBa OTi Topsyiia xo OTxpHTaro m opa, 

FB COpaSMipHOCTH CB paSCTOSHifllOI. 

§ 6. PaBHuirB o6pa8om nocTanos- 
jscTCJi, HTO cyxoxoACTBO Ha npoMesy- 
TOHHuxi BOAHHX'B HyiAxi Mes;^y nie^iB- 
XOK) H PeftHom, npH cjixoBaHiH ori 
AHTBepneHa xx Pefiny h o($paTHO, ocTa- 
HercA BsaHMHO CBo6oAH£iMx H (SyxeTx 
o($xoseHO yifbpeHHLiMH nomjnraaifH, oxh- 

HaXOBUMH ^jIS TOpFOBJIH OtStHX'B CTpaUX. 

§ 6. RoMMHCcapH OTX Toft H xpyrott 
CTopoHu co6epyTca fb AuTBopuenib bx 
M'bcjiHHHft cpoxx saxx n,JLSi ycTanoBJie- 
nifl osoHqaTejBHaronocTOflHHaro pasM'bpa 
osHaneHHuxx cyAOxo^Huxx nomjsHX, 
TaRB H AJfl cocTaB-ienis renepajiBEaro 
perjaMeHTa xacaTe^LHO HcnojiHeHifl no- 
CTaHOBJieHifl HacTOsn^eft CTaTBH, co brjk>- 
^enieicx bx onuft npaBSJx o nojiBSOBa- 

HiH npaBOMx puôOJOBCTBa H puÔHOft 

ToproBJH na Bceicx npocTpancTB'i IIIeJiL- 
AK[, na na^ajiaxx nojraaro BdaHMCTsa u 
paBencTsa ^jlsl no^uanHiixx o6iHxx 
crpanx. 

§ 7. ^0 BpeiceHH cocTaBjenifl ynoMfl- 
HyTaro perxaiceHTa cy^oxo^CTBO no 
Maacy h ero pasBiTBjemaMx ocTaneTca 
CBOÔOAHUMX ^a ToproBJHOÔiHXx CTpanx, 

SOTOpUA BpeiCeHHO 6yAyTX pySOBO^CTBO- 

BaxBCA no ceny upe^HCTy TapH(|>aMu 
xoBUBeni^iH, noAnncaBHOfl bx Mafinq^ 
31 icapia 1831 roxa, o cbo6oahomx 



8 



96 



J» éiJÊ. 



18S*nl 



les autres dispositions de cette Gonven- 
tion en autant qu'elles pourront s'appli- 
quer à la dite riyière. 

§ 8. Si des événemens naturels, ou 
des travaux d'art venaient par la suite 
& rendre impraticables les voies de navi- 
gation indiquées au présent article, le 
gouvernement des Pays-Bas assignera 
à la navigation belge d'autres voies 
aussi sûres et aussi bonnes et commodes, 
en remplacement des dites voies de na- 
vigation devenues impraticables. 



AttTICLB X. 

L'usage des canaux qui traversent à 
la fois les deux pays, continuera d'être 
libre et commun à leurs habitans. Il est 
entendu qu'ils en jouiront réciproqueihent 
et aux mêmes conditions, et que de part 
et d'autre, il ne sera perçu sur la navi- 
gation des dits canaux que des droits 
modérés. 



ARTICLE XL 

Les communications commerciales par 
la ville de Maestricht, et par celle de 
Sittard, resteront entièrement libres, et 
ne pourront être entravées sons aucun 
prétexte. 

L'usage des routes qui, en traversant 
ces ^eux Tailles, conduisent aux frontières 
de l'Allemagne, ne sera assujetti qu'au 
payement des droits de barrière modérés 
pourl 'entretien de ces routes, de telle 
sorte que le commerce de transit n'y 
puisse éprouver aucun obstacle, et que 
moyennant les droits ci-dessus men- 
tionnés, ces routes soient entretenues 



cyxoxoxcTBÏ no PeftHj, panno h npc 
^EMH nocTanoBJieHiaKH cet soHBempi 
HacBOJDbBO TaxoBUA MoryTx 611TB npi 
irbEenii ai Haanannott pis'i. 

§ 8. EcJH ecTecTBeHHHJi eo6muL m 
HCByccTBeHHKia pa6oni cxbisxm bdo 
ciixcTBiH HeroxHmcH n nonaoïami 
Ti cyxoxoxHHO nyn, soropiie oenaieD 
vh HacToan^ett craTB'i, to roxiaHXCMi 
npaBHTejBCTBO npexocTaBHTL Ôeiuil 
CBOMy cyxoxoxcTBy Apjne ctoa se n 
xesHiie H CTOA me xoponde h yxotfiui 
nyTH, BsaxÏBi csasaHHHX'B cyxoxoxHHXi 
nyret, cxixaBnnxcfl HeroxHmn. 

Gtatla X. 

noASOBame nepecisaion^HiiH oabo 
apeMCHEO o&b crpaHii aanaïaMw npo 
XOisaerB ($iitb CBOÔoxHmfB h oômjtm 
xu Exi sHTeieft. IIpH ceicB paayxieiei 
HTO OHE 6yxyn nojoaoBaT&oi sue m 

EMEO E sa OXHEaEEXl yCJiOBiEn E1V 

ex Toft E xpyrott CToposH 6yxyn bsi 
EaeMH sa cvxoxoxctbo no csm laHt 
laMx yM^peESHO c6opH. 

GliTBE XI. 

ToproBHE cnomoEiji ^epen rop(W 
MacrpEXTi h GErrapxx ocraByrca co 
BepmenEO cboÔoxehms e He Moryn ((ht 
saTpyxEjieMH ee noxx sasEirB np^MO 
roEi. 

noJDbsoBanie npoxoxanpDiE npesx o(Si 
dTE ropoxa xoporaME, KoropHE Bexyr 
El rpasEi^aMx FepMaEiE, 6yxen o&io 
SCHO yEipessHME sacTaBEHME nonun 
EaEE, Exyn^EME Ea coxepsanie sthi' 

XOpOrB, TaKX HTOÔH TpaSSETEafl TOprOBX 

ne noABeprajiacb sa eexi hekeboit 
npenETCTBiio e irotfii Ea cnerB Bmne 
ynoMAEymxx nonuEEi ote xoponi co 



ltt»r. 



M 44M. 



97 



en bon état et propres à faciliter ce 
commerce. 

Article XII. 

Dans le cas où il aurait été construit 
en Belgique une nouvelle route, on creusé 
on nouveau canal, qui aboutirait à la 
Meuse vis-à-vis le canton hollandais 
de Sittard, alors il serait loisible à la 
Belgique de demander & la Hollande, 
qui ne s'y refuserait pas dans cette snp- 
positiony que la dite route, ou le dit 
canal fussent prolongés d'après le même 
plan, entièrement aux frais et dépens 
de la Belgique, par le canton de Sittard 
jusqu'aux frontières de l'Allemagne. Cette 
route, ou ce canal, qui ne pourraient 
servir que de communication commer- 
ciale, seraient construits, au choix de 
la Hollande, soit par des ingénieurs et 
ouvriers que la Belgique obtiendrait 
l'autorisation d'employer à cet effet dans 
le canton de Sittard, soit par des ingé- 
nieurs et ouvriers que la Hollande four- 
nirait et qui exécuteraient, aux frais 
de la Belgique, les travaux convenus, 
le tout sans charge aucune pour la Hol- 
lande, et sans préjudice de ses droits 
de souveraineté exclusifs sur le terri- 
toire que traverserait la route ou le 
canal en question. 

Les deux parties fixeraient d'un com- 
mun accord le montant et le mode de per- 
ception des droits et péages qui seraient 
prélevés sur cette même route ou caoal. 

Abtigli XIU. 

§ 1. A partir du l'^ janvier 1839, 
la Belgique du chef du partage des 
dettes publiques du Royaume des Pays- 
Bas, restera chargée d'une somme de 



xepsajHCL vh xopomeMx cocToaHiu h 
cnoco6cTBOBajH 6h ofijEeraernio ceft 



TOprOBJH. 



GTATBa Xn. 



Bx cjynai, ecjH vb BeiBriH 6yxeTi 
coopyseua nosafl xopora hjeh ây^ers 
npose^^eHi hobuA sanan, xoTopue noft- 
xyn Kl Maacy, no HanpasjieHiio wh 
rouaHACBOMy xauTony CHTxapA'B, to 
BejbriH npexocraBifleTca npocHTb Foj- 
laHxix), soTopaA vb TaxoifE cjiyqa'6 hc 
OTBaserE, ^to($ii ynoicAHyTHte xopora 
Hjra xanaix (Shjih npoxoiseHH, no To- 
ny se njAHy h noxHOCTbio na CHen 
6e.i]>riH, Hpes'B CHTrapxcsitt saHTOH'E 
xo rpanni^ repicaniH. 3th xopora hjih 
Banaji, HasHanaeiaie Hcsxio^HTejiBHO 
AJa soMMep^ecKHX'B CHomenift, Moryn 
6htb nocTpoeHu, no Bii6opy FoJuaHAiH, 
HiH EEsenepaicH h pa6oHHMH, xoTopunn 
Ôyxen pasp'bmeno Eej&riH noxLsosaTbCfl 
X^a OTOft i^iJEH BX GHTTapACBOMX san- 
TOHÏ, HJ[H HEsenepaicH h paÔo^eicH, 

BOTOpHXX nOCTaSETB ToJUlKVLfiSL H KO- 

TopHe na c^erb Beibrin HcnoJHarb yc- 

JOBJieHHUfl paôOTH, — BCe 9T0 6e3X BCfl- 

Baro yn^ep6a x^a FouanxiB h 6e8x 
ynajenifl ea HCRjiiOHHTejbHux'b xepsaB- 
HHxx npaBx na leppeTopin, no BOTopofl 
noftxyTX xopora hjeh xana^x. 

0($i CTopoHH onpextjim ex oôn^aro 
conacifl pasicbpx h cnocoôx c6opa 
nomiHHX, BOTopua (Syxyrx BSHMaeicH na 
OToft xopori HJH no Banaxy. 

CTATbB XIII. 

§ 1. HaHHHaa ex 1 ansapa 1839 roxa 
BeJbria, BCJ^xcTBie pasxi^ nyôiHH- 
HHXX ^ojLvowb HHxepianxcBaro BopojieB- 
CTsa, npBHHMaerx na cetfa yniaty 



98 



X éâ:^. 



r. 



cinq millions de florins des Pays-Bas 
de rente annuelle, dont les capitaux 
seront transférés dn débet dn Orand 
livre d'Amsterdam on da débet dn trésor 
général du royaume des Pays-Bas, sur 
le débet dn Grand livre de la Belgique. 

§ 2. Les capitaux transférés et les 
rentes inscrites sur le débet du Grand 
livre de la Belgique par suite du para- 
graphe précédent, jusqu'à la concur- 
rence de la somme totale de 6.000,000 
florins des Pays-Bas de rente annuelle, 
seront considérés comme faisant partie 
de la dette nationale Belge ; et la Bel- 
gique s'engage À n'admettre ni pour le 
présent ni pour l'avenir, aucune distinc- 
tion entre cette portion de sa dette 
publique, provenant de sa réunion avec 
la Hollande, et toute autre dette natio- 
nale Belge déjà créé, ou à créer. 

§ 3. L'acquittement de la somme de 
rentes annuelles ci- dessus mentionnées 
(le 5.000,000 florins des Pays-Bas aura 
lieu régulièrement de semestre en seme- 
stre, soit à Bruxelles, soit à Anvers, 
en argent comptant, sans déduction 
aucune de quelque nature que ce puisse 
être, ni pour le présent, ni pour l'avenir. 

§ 4. Moyennant la création de la 
dite somme de rentes annuelles de 
5.000,000 florins, la Belgique se trouvera 
déchargée envers la Hollande de toute 
obligation du chef du partage des dettes 
publiques du royaume des Pays-Bas. 

§ 5. Des commissaires nommés de 
part et d'autre, se réuniront dans le 
délai de quinze jours après l'échange 
des ratifications du présent Traité en 
la ville d'Utrecht afin de procéder au 



6.000,000 rouaHxcucrb ^opnHOBi exe- 
roxHoft peHTH, lanHTaiH soeft fiyxyn 
nepeHeceHH ci x^^Sera Eojamott khiot 
AMCTepxaMCKOft iih ci xeôera riaBuaro 
sasHa^ettCTBa Hvx^P-iAHACKaro Kopojes- 
CTBa Ha ^eôerh Boumott kheth Bcib- 

ritCKOtt. 

§ 2. IlepeHeceHHiie BamiTajDi h peara, 
sauHcaHHiie n xetfen Eonmoft ram 
Eejnrittcxoft, coriacHO npepixyn^eiiy 
naparpa^y, ncero na cymcy 6.000,000 
rou. ^lopHEOBi eseroxHOË pesm, 6y- 
fjTh noHnaTBCA «ctb» naipoHaiBHaro 
6enriËCBaro j^ozvhj h BaiBrix odasii- 
BaercA ne xonycsaTB hh TenepL, hh bi 
(Syxyn^em HHsaKoro padjoni^ Mexxy 
8T0x> HacTLK) CBoero nyÔiH^Haro xo^i^ 
npoHcmexmaro etb e& coexEEema ci 
FojJEaHxieK), h bcebemi xpyrsn sa- 
^ioHaJBHU]Il BejLriiCBHMi xoiron, 
KOToputt yse cx^asi hjdi 6yxen 

§ 3. ynjiaTa BmneynoiuuyTOtt ese- 
roxHoft peHTH Ha cyniiy wh 5.000,000 
rojii. ^op. (Syxen npoHBBOXHTLCE npa- 
BHJBHO, no ceiiecTpaMi, hih ke BpK)^ 
cejrb, EXE vb AHTBepnent, HajDiiHHMi 
xeHBraMH, 6es% ncaxMrh xaBoro 6h to 
HH 6ujo poxa BmeroBi hh Tenepb, ei 
wb 6yxynieH'&. 

§ 4. HpEHEBi Ha cetia yuaTy 08Ea- 
HeHHoft cyiofH Wh 6.000,000 ^op. ese- 
roxHoft peHTH, BoArin ocBotfoxxaeTCX 
no OTHomeniK) vh FouanxiE on Bcaxaro 
xa JBHiftmaro otSasaTeiBCTBa no pasxiT 
nyÔJHHHux'B js,ojTOVb HExepjiaHxcBaro 
sopojeBCTBa. 

§ 5. HasHaneHEHe o6iHM E CTopoHaMi 
soMMECcapii coôepyrcE, bx xsyxHexi^- 
HEift cpoRi no pasMini paTH^Exaipi 
HacTOfln^aroTpaBTaia, wh ropoxï FTpexii 
XiE npoESBOxcTBa nepoBOxa KanHraioBi 



18M T. 



M 442. 



99 



trtngfert des capitaux et rentes qui, 
da chef da partage des dettes publiques 
du royaume des Pays-Bas, doivent 
pisser & la charge de la Belgique jusqn' 
à la concurrence de 5.000,000 florins 
de rente annuelle. Ils procéderont aussi 
à l'extradition des archives, cartes, 
plans et documens quelconques appar- 
tenant & la Belgique ou concernant son 
administration. 

Aeticli XIY. 

Le port d'Anvers, conformément aux 
stipulations de l'article XV du Traité 
de Paris du 30 mai 1814, continuera 
d'être uniquement un port de commerce. 

Abticlk XY. 

Les ouvrages d'utilité publique on 
particulière, tels que canaux, routes, 
on autres de semblable nature, con- 
struits en tout ou en partie aux frais 
da royaume des Pays-Bas, appartien- 
dront, avec les avantages et les charges 
qui y sont attachés, au pays où ils sont 
situés. 

n reste entendu que les capitaux 
empruntés ponr la construction de ces 
ouvrages, et qui y sont spécialement 
affectés, seront compris dans les dites 
charges pour autant qu'ils ne sont pas 
encore remboursés, et sans que les 
remboursemens déjà efièctués puissent 
donner lieu à liquidation. 

Abticli XYI. 

Les séquestres qui auraient été mis 
en Belgique, pendant les troubles, pour 
eanse politique, sur des biens et do- 
patrimomaux quelconques, seront 



I peHTH, BOTopHO BCjAffime pasx^jia 
nyfinriHiiTB ffijoovh HHxepiaHxcxaro 
xopojeBCTBa xojshh nepeftTH na cnerE 
BejBriH vh soJEHecTsi 5.000,000 $jop. 
eseroxHOft penTH. Ohh satMfTCA pas- 
Him o6pa80Mx nepexaneio apxHBOBx, 
Baprs, HjiaHOBi h pasHiixx xoRyiieH- 
TOBx, npHHaxjesan^Hxi EeAriH hjeh 
OTHOCJin^iixcA xo ea axMHHHcrpai^iH. 



CTÀTLa XIV. 

AHTBepneHCsift nopTi, corjacHO no- 
craHOBjernio XV cranH IlapHSCBaro 
TpasTaia 30 icaa 1814 ro^a, ^yxon 
ocrasarBca HCBJiOHHTejBHO BOimep^e- 
CBHiTB noproiTB. 

CTATba XV. 

Ofin^enojesHHfl ujCjamniisL hjh nacT- 
HBH coopysenifl, Kasi-ro: Banara, j^o- 
poFH E xpyria uojifldEBTo po^B, no- 
crpoeHHHB BuojiHi Hjra OTHacTH Ha c^erb 
HHxepjEBHxcBaro BopojieBCTBa, Ôy^yTi 

npHHBAJesaTB, CO BCilCH COe^^HHeHHHtMII 
Ch HHIIH BHFOAaMH H 06fl3aTeJ[bCTBailIi, 
TOfl CTpaH'6, Bl BOTOpofl OHH HaXO;^flTCfl. 

npH cem pasyicbcTCB, ^to ynjiaTa 

BanHTBJIOFB, SaHBTHtX'B HB HOCTpcfisy 

dTExi coopysenift h c^e^iaJIbHO tsko- 
BiniH oÔesneHeHHHX'B, ôy^erB bxoxhtl 
FB HHCJEO ynoMBHyTux'B Bumc o6B3a- 

TO^BCTBl, HBCBOJLBO 8TH BanHTBJU eiUe 

ne ynaanemi, h cb t^icb, ^to c;^^aH- 
HHe yse uBTesn He MoryrB cjiysiiTf» 
noBOxoMi Kl pascHeTani. 

CTATbB XVL 

HajoacoHHHB bi Beibrin, bo spenn 
fiesnopaxBOB'b, na Kanie 6u hh 6hjo 
BiaxiJbHecsie HMiHiii h xomchu, no 
nojSTH^ecBHMi BHxaicb, saupea^enifl 6y- 



I n 



100 



Xàii. 



IStti 



leyés sans nal retard, et la jouissance 
des biens et domaines susdits sera 
immédiatement rendue aux légitimes 
propriétaires* 

Article XVII. 

Dans les deux pays dont la sépara- 
tion a lieu en conséquence du présent 
traité, les habitans et propriétaires, s'ils 
veulent transférer leur domicile d'un 
pays à l'autre, auront la liberté de 
disposer pendant deux ans de leurs 
propriétés meubles ou immeubles, de 
quelque nature qu'elles soient, de les 
vendre et d'emporter le produit de ces 
ventes, soit en numéraire, soit en autres 
valeurs, sans empêchement ou acquitte- 
ment de droits autres que ceux qui sont 
aujourd'hui en vigueur dans les deux 
pays pour les mutations et transfei:ts. 

Il est entendu que renonciation est 
faite pour le présent et pour l'avenir 
à la perception de tout droit d'aubaine 
et de détraction sur les personnes et 
sur les biens des Holhindais en Belgi- 
que, et des Belges en Hollande. 

Abtigle XVIII. 

La qualité de sujet mixte, quant à 
la propriété, sera reconnue et main- 
tenue. 

Article XIX. 

Les dispositions des articles XI jusqu' 
à XXI inclusivement du Traité conclu 
entre la Russie et l'Autriche le 3 mai 
1815, qui fait partie intégrante de l'Acte 
général du Congrès de Vienne, dispo- 
sitions relatives aux propriétaires mixtes, 
à l'élection de domicile qu'ils sont tenus 
de faire, aux droits qu'ils exerceront 
comme ujets de l'un ou de l'autre 



xyn HeM^x^esHO cburh, h osHaHeBmi 
Hirinii! i xoicesH TOTian se 6yxyT 
BOSBpan^eHH ncL saKOHHuirE eoôenei 



CTÂTLa xvn. 

BfB oôtexi CTpaRaxi, ota^oehhx 
xpyn on XPTI*>^ Hacroan^Hn Tpaixa 

TOm, SHTOXH H C0($CTBeHHSKH, UOSC 

laBmie nepenecTH CBoe nocTosHEoe au 

TeiLCTBO HSl OXHOtt CTpaHH Bl XPFT^I 

(SyxyT'B vb Te^eniH XByxi jin cboÔoxh 
pacnopasaTBCfl CBoe» xbhshmok) h hc 

XBHSHM OK) CO(SCTBeHHOCTBK) BCflBaTO pOJP 

upoAaBaTB ee h tfesnpeiuTCTBeHHO 6pai 
Ch coÔOK) Bopy^OEHiui OTE npoxa* 

XeHLrH H XPyrifl I^HHOCTH, HO luaT 

HHHxi najioroBi, vpoiA cjmfiCTBjvmÊi: 
wawb Bi o&bEX% CTpauax'L npH nepc 
xoxt H nepeBoxA HMyn^ecTBtB. 

OxM^HaeTca naBcerxa BSHCKame ne 
ULIHHH H Bsn&tovb Vb sasiiy sa bbbos 
H nepeBo;^^ sa-rpanHi^y HacjixcTBes 
max H KPjrBTh HMymiecTFL ch rouas^ 
czETb noM&HHHXi wb EeiBriu h c 
ÔejiBrittcKHXx vb FoiJEaHxiH. 

CTÂiLa xvin. 

Ilpaaa cirbniaHHiixx noxxftHHHX'b n 

BiaX^uilO HeXBHSHMOH) CO(SCTBeHH0CTU 

npH8Hax>TCfl H coxpaHJUon cboio cbj] 

GTATBfl XIX. 

nocTaHOBxeHia CTaTeft XI — XXT tpai 
TaTa, sasjnoHeHHaro icesxy ABCxpie» 
Poccieio 3 Mafl 1815 ro^a h cocTasjiAK 
n^tro uepasx'ÈJBHyK) nacTL r^asHai 
ARTa BiHCsaro soHrpecca, o CMimai 
Huxi coôCTBeHHHsax'B, o6i ofiflsaTen 

HOITB H86paHiH HICH nOCTOAHEErO IfiCK 

SHTOJiLCTBa, upasaxi, kohkh ohh 6] 
xyTi uojiBsoBaTbCA Vb sa^ecTBi nojwi 



UWr. 



J» éé». 



101 



Etat, et aux rappcnts de roirinage dans 
leB propriétés coupées par les frontières, 
seront appliquées anx propriétaires, 
ainsi qn'aoz propriétés qui, en Hol- 
lande, dans le Grand Daché de Luxem- 
bourg, ou en Belgique, se trouveront 
dans les cas prévus par susdites dispo- 
sitions des actes du congrès de Vienne. 



n est entendu que les productions 
minérales sont comprises duis les pro- 
ductions du sol mentionnées dans l'article 
XX du Traité du 3 mai 1815, sus- 
sllégué. 

Les droits d'aubaine et de détraction 
Étant abolis dès & présent entre la Hol- 
lande, le Orand Duché de Luxembourg 
et la Bdgique, il est entendu que, 
parmi les dispositions ci-dessus men- 
tionnées celles qui se rapporteraient 
nux droits d'aubaine et de détraction, 
seront censées nulles et sans effet dans 
les trois pays. 



Abtioli XX. 

Personne dans les pays qui changent 
le domination, ne pourra être recherché 
ai inquiété en aucune manière, pour 
;ause quelconque de participation directe 
3U indirecte aux événemens politiques. 



Article XXI. 

Les pensions et traitemens d'attente, 
le non-activité et de réforme seront 
icqnittés & l'avenir de part et d'autre, 
i tous les titulaires, tant civils que 
nilitaires, qui y ont droit conformé- 



HHXi Toro I xpyroro rocyxapcTBa, h 061 
OTHomemflX'L coc&xckhx'b bi hoxbhsh- 
uuTb nimaxi, nepecÏBaeiaix'B rpa- 
HHi^aMH, 6yxyTB npniHeHH vh co5- 
CTBeHHHsaMi H SX nimaii'B wh Foj- 
janxiH, BensoMi repi^orcTsi JIx>sceM- 
ÔyprcxoiTE H vh BeuriH, ecjra TaxosHC 
BaxoxHTCfl vb noiosenis, npexycMorpiH- 
Hom ynoMaHyTHMH nocTaHOBjeHiflMH 
axTOBi Btecxaro sourpecca. 

IIpH cem pasyiiieTCA, hto npoxf xtu 
MHHepaAHHe OTHOcaTca xx ucjiy npo- 
HSBexenift bcmie, xoTopHxx ynoicflnyTO 
vh XX craTbi BumenasBaHEaro xpas- 
TaTa 3 Maa 1816 roxa. 

Bx BHxy Toro, iro nomjrHmi h bei- 
Hera BX aasHy sa bhbosx h nepesoxx 
sa-rpaHHi^ Hacj^xcTBeHHiixx h xpyrnxx 
HMyn^ecTBx HHocTpaui^eBx otehh^ otm'6- 
HOEH Mesxy FojJEaH^ex), BeiHRHMx rep- 
i^orCTBOMx J[K)xceM6yprcKHMX HBejLrieH), 
pasyMiercii, ^to rt hsx BiimaynoMany- 
Tuxx craieft, xoTopHa othochtca bx 
OTHUX nomjDiHaMx h smeTaicx, 6yAyTx 
noHHTaTxca neHiiinii^Hini HHxaBofi chjeu 
H x^ftCTBia BX 9THXX Tpcxx Tocy^ap- 
CTsaxx. 

CiATLa XX. 
Bx o6j[acTaxx, nepexoxfln^nxx no^x 

HOSyiO BiaCTB, HHRTO HB MOSeTX 6uTb 

noxBepFHyrx sasoicy ih6o npecjri^AOBa- 
nix) HJH tfesnoxofiCTBy no noBO^y npji- 
Moro EMM BOCBeHHaro yqacTifl bx nojiH- 
TH^ecBHXX npoHcmecTBiaxx. 

CTATBfl XXI. 

IleHciH H sajosaHLe, npoH8Bo;^H]coe 
BaHAHxaTaux na ^^oxshocth, a Taxace 

OT^HCJeHHUMX BX B^^OMCTBO H OCTaB- 

niHMca sa mTaTOMX, 6yxyTx BnpexByn- 
laHHBaeMEi tod h xpyroio CTopoHOio 



102 



M un. 



ment aux lois eu vigueur avant le 
1 novembre 1830. 



Il est convenu que les pensions et 
traitemens susdits des titulaires nés sur 
les territoires qui constituent aujourd'hui 
la Belgique, resteront à la charge du 
trésor Belge, et les pensions et traite- 
mens des titulaires nés sur les territoires 
qui constituent aujourd'hui le royaume 
des Pays-Bas, à celle du trésor Néer- 
landais. 

Article XXII. 

Toutes les réclamations des sujets 
belges sur des établissemens particuliers, 
tels que fonds de veuves et fonds con- 
nus sous la dénomination de fonds des 
lègues, et de la caisse des retraites 
civiles et militaires, seront examinées 
par la commission mixte dont il est 
({uestion dans l'article XIII, et résolues 
d'après la teneur des réglemens qui 
régissent ces fonds ou caisses. 

Les cautionnemens fournis, ainsi que 
les versemens faits par les comptables 
belges, les dépôts judiciaires et les con- 
signations seront également restitués aux 
titulaires sur la présentation de leurs 
titres. 

Si du chef des liquidations dites 
françaises, des sujets belges avaient 
encore à faire valoir des droits d'in- 
scription, ces réclamations seront égale- 
ment examinées et liquidées par la dite 
commission. 

ARTICLE XXIII. 

Seront maintenus dans leur force et 
vigueur les jugemens rendus en matière 



B&kwk mAïï>mflMi> na hhx'b npano, lan 

rpaS^AHCKEMl, TEKl H BoeHHum n- 

i^airb, coriacHO Cb xttcTBOBasnnnfM xo 
1 Hoa6pa 1830 roxa saBOHan. 

npH vtowh ycjioiuieHO, ttoÔki Bune- 
ynoMaHyTua nencin h saionaELe bi 
nojBay jrai^, poxHBmHzcA na seiuiixi, 
cocTaBUD^HXi HHHi BeAriv), lesajn 
Ha oÔasaHHOCTH fiejBrittcsaro sasHanel- 
CTBa, a nencin h sajOBanse jœh^j poxiB- 
mHXCH Ha aeifuixi, cocTaBJUnon^Exi mai 
HHxepiaHACKoe sopoieBCTBo, — na q6r' 
saHHOCTH HHxepjanxcKaro sasHaHeicTBa. 

Gtatbh XXII. 

B&k TpefioBama (SeAritcBHX'E noA- 
xaHHHxi KB HacTHiDrL yHpesxemiiii, 
a HMeHHo: kb b^obbeitl {^Exan i n 
iffOEjsfiLWbj HBBicTHinrB noxi HMeHen 
OTsasHHXi H KaccH OTCTaBHHxi rpas- 
xancBHX'B H BOOEHuxi iHi^, 6yjçjt% pas- 
CMOTp^Hu CKimaHHOio KomadeD, o 
BOTopoi csaaano vh XQI craTBi, h pu- 
pimcHEi Ha ocHOBamH xUcxBysopn 

Aia CHXl 4^HX0Bl EME saccB yCTaBOBl. 

BnecenHiifl otiesneHema, a raue 
B8H0CU, cjsfbnEBue fieiBriftCKEME noAOT- 
leTHUMH XHi^axH, cyxeÔHue aaioni i 
BKJLdLjsji na xpaneme paBEsm oôpasom 
6jjs,jrh BOSBpan^eHu Hiiiion^HirB na wm 
npasa, no upexcraBiems Ha to xoian- 

EcjHÔ'B 6ejiiBrittCKie nouaHHue HMiii 
en^e TpeÔOBaHia no xasi HasiiBaeicHm 
^paHi^yscBHifB JHBBHxa^i«'B, TO I n- 
ROBHfl 6y;^yTi» pascMOTpiHii h paso^rcHU 

OSHa^eHHOK) ROMMHCieK). 



Ctatbh XXIII. 

Cyxe6Hiia pimenia no rpajUaHCum 
H ToproBUMi xijaMx, anu rpax^H- 



1810 r. 



M éàS. 



103 



civile et commerciale, les actes de l'Etat 
civil et les actes passés deyaot notaire 
ou autre officier public sous l'admini- 
stration belge dans les parties de Lim- 
bourg et du Grand Duché de Luxem- 
boui^, dont S. M. le Roi des Pays- 
Bas, Grand Duc de Luxembourg, va 
être remis en possession. 

Artiolk XXIV. 

Aussitôt après l'échange des ratifica- 
tions du présent Traité à intervenir 
entre les deux parties, les ordres néces- 
saires seront envoyés aux commandans 
des troupes respectives, pour l'évacua- 
tion des territoires, villes, places et 
lieux qui changent de domination. Les 
autorités civiles y recevront aussi, en 
même temps, les ordres nécessaires pour 
la remise de ces territoires, villes, places 
et lieux aux commissaires qui seront 
désignés à cet eflfet de part et d'autre. 
Cette évacuation et cette remise s'effec- 
tueront de manière à pouvoir être ter- 
minées dans l'espace de quinze jours, 
on plutôt si faire se peut. 

(L. S.) Pozzo di Borgo. (L. S.) Sylvain Van 

De Weyer. 
(L.S.) Senfit 
(L. S.) Sebastiani. 
(L. S.) Palmerston. 
(L. S.) BlUow. 



M 443. 



1840, 8 (15) juillet Oonvention de 
Londres, oonoemant l'Egypte, oonclne entre 
la Bussiey l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse 
et k Toiquie. 



CBaro cocTOfluifl, HOTapiaJiLuye h xpyrie 
uy6iHiHue aRiy, coBepmenHye bo speiifl 
6ej[LriflCBaro yopaBjenia vb rbrb qa- 
CTAXi JIhm 6ypra h BejHxaro repi^orcTBa 
JlfOBceifCyprcRaro, soTopufl oToftAYTi bo 
BJiaA'bHie £. B. KopojiA HH^epjiaHACKaro, 
BOJïHKaro repliera JIioBceMÔyprcKaro, 6y- 

XyTl COXpaHATL CBOK) CHJy H A'^âCTBie. 
CTATbfl XXIV. 

HeiiexJieHHO no pasM 'ibuià paTH^Hsai^ift 
uacToan^aro TpaxTaTa, sasjiOHaeMaro 
MesAy AByMfl cTopouaMH, Cy^yT'B no- 

CiaHU BOMaHAyiOII^HM'B HXl BOftCXaMH 

HaxJiesaii^ifl upEsasanifl A<ifl o^Hu^euia 
seiiexB, ropoAOB'B, yxpinjeHiË ii MicTe- 
HCEx, nepexoxAD^HX'B hoa'b Hosyio BJiacTb. 
OxHOBpeifeHHO TaMomHifl rpas^aucBifl 
BxacTH TaRse nojynarB Heo6xo;^HMUfl 
upHRasanifl o c^a^'ib chxx senajiB, ropo- 
AOBi, yxpinjieHift h MicTeHeBi bommii- 
capaifB, ROTopue Ôy^yTi» ]i,JL& dTott i^iju 
HasHaneHEi CTopoHaMH. TaROBua OHHn^e- 
nie H CAa^a nocxi^yioT'B TaRHirB o6pa- 
soifB, mto6u MorxH 6utb oroehchm b'b 
XByxueA'i^JBHHft cpoRi hjih h CRopie, 

eCXH ORaseTCA BOSMOaRHUM'B. 

(M. n.) IIo^^o-AH-Bop^o. (M. II.) CHJbBeHi» 

Bani Ae Beôepi. 
(M. n.) 3eH(|)<|)rL. 
Q/L, n.) CeÔacTiaHH. 
(M. n.) najiBnepcTCHT,. 
(M. n.) BroJOBi». 



J« 443. 

1840 r., 3 -PO (15-ro) iiOM. JIoh;^oh- 
cxafl KOHBeHiua 0TH0CHTejn>H0 ErHOTa, 
saKjnoHeHHaa Mes^y PocoieH), AHrjrieio, 
AscrpieH), lIpyocieH) h Typi^ieio. 



104 



MJV éâS^iàÔ. 



1840 



Ift 444. 

1840, 2 (14) août. Protocole seoret 
oonoemant la participation de la Fnune à 
la oonvention de Londres. 



}« 445. 

1840, 5 (17) septembre. Protocole 
de désintéressement des quatre Poissances 
contractantes de la convention de juillet. 



Par on rescrit impérial da 26 décembre 1839 
le comte Pozzo-di-Borgo, en vae de l'altération 
de sa santé, fnt admis à la retraite dans les 
termes les pins gracieux et les pins flatteurs. 
L'Empereur Nicolas I savait apprécier les ser- 
vices d'hommes d'Etat anssi éminents qne l'était 
incontestablement le célèbre Corse, diplomate 
russe. 

Avant d'exposer la marche ultérieure des 
négociations diplomatiques entre la Russie et 
l'Angleterre après l'admission à la retraite du 
comte Pozzo-di-Borgo, nous croyons devoir nous 
arrêter un moment à la dernière époque de sa 
mission à la Cour de Londres. En 1839, avant 
sa retraite, survint un événement, qui laissa in- 
contestablement pour de longues annés une 
trace profonde dans les relations entre la Russie 
et l'Angleterre. Ce fut le séjour en Angleterre 
du Grand-Duc Héritier Césarevitch Alexandre 
Nicolaevitch. Les conditions, dans lesquelles se 
fit le voyage du futur Tsar-Emancipatenr en 
Angleterre, et l'impression produite par lui sur 
la jeune reine Victoria et toute la nation an- 
glaise, étaient d'une nature si particulière qu'elles 
fixent involontairement l'attention de la postérité. 

Lorsque l'Empereur Nicolas I prit la déci- 
sion de faire à son auguste fils premier-né une 
tournée en Europe pour son instruction et son 
développement, il prépara ce voyage de la ma- 
nière la plus rationelle du monde. Par ordre 
suprême, il fut adressé à tous les chefs des am- 
bassades et légations un questionnaire sur le pays 
de leur résidence, le régime politique, la légis- 
lations, les moeurs, les hommes politiques les 
plus éminents etc. Les représentants diplomatiques 



Ift 444. 

1840 r., 2-ro (14-ro) tBiyora. Ot 
KpevHHt npoTOson othoorm&ho f« 
cnn llpyocii n JIohxohoboI BOHBeHqu 



Jft 445. 

1840 r., 6-ro (17-ro) 06HTfl6p«. IIpi 
TOKOJn, noxTBepswnnpi ôesxopuori 
Honipez» X^psan - xoHTpareHTon i 
im&cxot B0HBeH]p& 

BfiiconiniHn pecspuiTom on 26-rD xt\ 
6p< 1839 Toxa ipa4« IIovio-XH-Bopro, n m 
ÔoiisHesnaro CBoero coctoahU, 6ujeh ysoiei 
on ciyx6u m camixi MHiocnuixi ■ lec 
HHXi xiA Hero Biiposeiriaxi. EMoeparopi H 
lojaft I yiiin i^iHin sacxyra maxi aaii^ 
TeAHun rocyxapcTBeHHUxi iiyset, laiii 
6hii, 6e3i Bcaxaio coHFbHia, SHaiieHEniixo 
cHKanem ■ pyccxift AHniOMan. 

Ho paume, vbn nepeftTH si xann^iBei 
laxoxeHii) AHn<ioifaTiiecKHx% ■epennopoi 
Meauy Poccien v Afiriien, no Biixoxt n c 
cxasBy rpa4Mi Ilomio-AH-Bopro, HeoÔzoxmo ei 
pa3% BOSBpaxiTBCji n nocjixHeiiy Bpeiiene 

AlaTeiBHOCTI npH JOB^PHCKOirb XBopii 1 

1839 roxy, xo Buxoxit rpa^ bi OTcnsKy, a 
qHiocB coôuTie, Hecon'hHHO ocraBiBoee : 
KHoro lin rxyôoaift cjix% bo BaanaHX'B on 
meHiaxi Poccii h AnniB. dro co6iiTie — ■! 
6iiBaHie bi AHriii B. R. HacrixBixa HfSL 
pcBHHa AieBcanxpa HisoiaoBB^ia. 06cTaBou 
npfl KOTopoft coBepniBjacB noisxxa Ôyxyma 
Uapa-OcBo6oxBTeja bi AsmIi), ■ BnewTiti 
npoHSBexeHBoe hitb sa Moioxy» Bopoiesy Bi 
Topi» H Bec& aETiiftcKift napoxi, 6iui bbctoii 
cBoeoôpasHU, HTO bcboilho npBKOBUBannBB 
Manie noroMCTBa. 

Rorxa HiinepaTopi Hsioiaft I ptaan ( 
npaBHTB cBoero aBrycTiimaro nepsesita lyi 
mecTBOBaTL no EBponi xi' ero caMOoÔpaaoBaii 
H pasBHTiA, oHi noxroTOBHii 8T7 noi9(xxy < 
MUM-b pai^ioHaiBHBiiTB oôpasoMi. no Bhcou 
meMy noBerbBinHaiaiBBHsairLHiinepaTopcu 
nocoiBCTBi B MBCcift 6un npenpoBoxx^Hi i 
npocHUftiBcn, coxopsanmift vh ce6i BOiipo< 
oTBOCBTejBBO CTpaHH Bxi npe^HBaHÎJi, rocyxi 
cTBesHUxi nopjixKOBi, saBOBOxareiBCTBi, o6 



1840 r. 



JtJi 413—445. 



105 



de U Basde à VéUWÊger deyaioa formuler des 
réponeas détaillées à tontes ces questions. Pmm 
les méBKrires, rédigées par les diplomates russes 
de cette ^oqae, celai da comte Poiso-di-Borgo 
sar l'Angleterre et son régime politiqne toat 
exceptionnel mérite nne attention particalière. 
Ce trawl mit le Grand Dac Héritier tellement 
an éonrant de la sitaation intérienre de FAngle- 
terre, qa'il fiaisait les qaestions et les obserya- 
tions Toalaes à toos les hommes d'Etat émiaents, 
appelés à se présenter à lai. 



Mallieareasement, la place noos manqae pour 
reprodoîre m-extênso le mémoire da comte 
Poxxo-di-Borgo da 22 mars (3 avril) 1838 qae 
TEmpereor Nicolas I qaalifiait de „beaa trayail* 
et de «docnment historiqae*. Noos noos borne- 
rons à en signaler les passages principaux. 



I/anteor commence par faire an aperça gé- 
néral de rhistoire d'Angleterre, depnis l'époqne 
des Stnarts, et considère Gnillaome d'Orange 
comme le fondateur da régime constitationnel 
sctseL, qni repose sur le respect àbsoln de la loi 
et de la jostice- «Le nom de la loi, toi^oors 
révéré plas oa moins en Angleterre**, dit le comte 
Pozso-di-Borgo, .devint on otijet de cnlte depois 
cette époqae... Ce qoi concerne l'administration 
de la jastice est* si on ose s'exprimer ainsi, di- 
vinisée. Le plas infime Breton a la conviction 
d*ètre aossi protégé qae le premier, lorsqu'il est 
devant son jage. Ni la différence d'opinions po- 
litîqaea» ni aocane cause au monde ne peuvent 
înapirer le soqiçon, que la jastice ne soit scru- 
psleoaement et impartialement administrée*. 

Voici poarqaol tout Anglais a .un certain 
lentîment d'estime envers lai-mème; il sait qae 
l'iiûaatice ne saurait l'atteindre, et il en est fier*. 

Le comte Posso-di-Borgo fait ensuite un 
tableaa reoBarqaable da régime constitationnel 
en An^eterre, et s'implique à élucider les mo- 
hilea intériears qai ont amené les formes ac- 
taellea de ce régime. Dafirme, entr'aatres avec 
rmiaon,qae la position insalaire de l'Angleterre 
iai U protégeait contre toate invasion étran- 
|ère se présente comme la condition essentielle 
la coora origîBal qa*a saivi le développement de 
Cordre polîtîqne dûs ce pays. «Si la Grande-Bre- 
tagne n'était pas séparé da coatîBent, cette forme 



laesv Bii»aK>B(axc4i rocyxitpcTaeHHuxi xiato- 
let a T. n. Ha ara aonpocu iommbu 6uim noA- 
poÔHO oratian ABuonaTaiecaie npeACTaaa- 
leia Poccii sa-rpaanaei). Hsi cocTaaieHHuxi 
TOTAaaraBiiH pjccann xiniOMaraMB oÔctoji- 
reABuxi sanacoBi saciyxiBaDn ocoÔeHaaro 
anaaniji sanacxa rp. IIouuo-XB-Bopro o((i Aar- 
lia a ea acun^arenHuxi nopajuuix'b. Oea xaia 
HaciixHBBy Ilecapena^ noinyï) bosmoxhoctb 
^yacTBOBaTB ce6a bi AHnia, aasi» Vb crpaat 
eny xopomo sBasoMOft, a ajb sasxftro upexciaB- 
lanmaioca emj BBAHaro noiBiaiecBaro xiarcia 
OBI BaxoABJTB noxiexan^ie Bonpocu a saai- 
laaia. 

Kl cosaiiaii), utero ae nosBoiaeri» upa- 
secTB aiiBBOBi sanacay rp. IIomio-xB-Bopro 
on 22-ro napia (8-ro anpiua) 1838 roxa, boto- 
pyn HxnepaTopi Hasoiaî I oatBHji Basi «npe- 
BOCxoxBfiift Tpyx'B'' a „BCTopBiecBii xoBjMeBn''. 
Mu orpaBBiBMca upaBexcaieMi naBiiiftmflxi 
ea miciei. 

Bi aanarb sanBCBB asTopi xi^aeii» aparsift 
BCTopBHecaift onepsi Aariia co BpeMeai Gtio- 
apTOBi B ycMaTpBBaeii bi Baj&rei&Mt Opaa- 
cBOMi ocBOBaieia BUBtmaeft BOBCTBTyAioBBoft 
cflcieMu, Bi ocBOBy BOTopoft BoioxeBo aeorpa- 
BBHeBBoe yaaxeBie bi sancfly a cyxy. ,,HMa 3a- 
BOBB*, BBmen rp. Uoimo-xa-Bopro, „Bcerxa 
ôuio 6orbe bjb Meaie uoiaxacMO vb Aania, ao 
Cl Toft anoxa oao xi^aeica apexnexoirB xjjBTa... 
Orapaaieaie apasocyxis, ecia moxbo lasi Bupa- 
sflnca, oôoroTBopeao. Gaaiift nociixaift ^païa- 
Bem y^ixxcBi, no nepexi cbobbi» cyx^a) 
OBI nonsyerca TaxaMi» se nosposaTeiBCTBOirb, 
sasi caioift nepBui aariaHaBBai». Hn paaia- 
tie BOJUTBiecxBX'b ydlxxeBii, bb aasas xpy- 
raa apaiBBa ai nipî ae MoryrB BaymaTk no- 
xospiaie vb toitb, hto Bpasocyxie ornpaBueTCJi 
ae xoÔpocoBicTBO b laueupisTao*. 

Bon noieMy aaxxoMy ABrifliaaaay npacyme 
nBSBicTBoe vyBCTBO caHOyBaaMBia: oai .laaerT., 
HTO aeBpaBocyxia xia Bero ae cyoïecTByerb. 
dravi OBI ropxBTca*. 

Bciix'B aariHi rp. Uoimo-XB-Bopro xaeri. 
saBivarettayio xapaaTepacTasy aariiAcKaro 
BoacTBTyiuoBBaro nopaxaa a ciapaeTca busc- 
BBTb rfc BayTpeBBia npaqaBU, aoropuii npBBejii 
Bi BoaifimairB ^piiaai aroro nopsxaa. Mexji y 
apovBMi, OBI copaaexJiBBO yTBepxxa^;Ti, <ito 
ocTpoBBoe noioxenie Annia, oxpaasBinef' (*(i oti. 
BBOCTpaBBUxi BamecTBiff, saiiieTCs ncitnuMi. 
ycjoaieMi pa-iBirria cBf>f;o<ipa3Haro sHrjiiArKaro 
rocyx^pCTBeaaaro Bopaxaa. „fxJs6^ lU-jutnoCfim- 
raaia ae 6uul orxiieaa on» KftmHnt-ina, ;rra 



106 



JtJt 443 — 445. 



1840 r. 



da goavernement aurait péri cent fois dans les 
lattes qa*elle aarait dû soutenir avec ses Yoisins*. 
En dehors de cela, Tinflaence des classes supé- 
rieures. Tordre de succession des grandes for- 
tunes, le niveau général de l'instruction et tout 
particulièrement „la nature des temps* ont créé la 
constitution anglaise de nos jours. Mais le comte 
Pozzo-di-Borgo est persuadé que «si TAngleterre 
était condamnée à se donner une constitution 
acgoard'hui, elle n'en aurait aucune* (sic!). 



La réforme de lord Grey a fait perdre au 
gouvernement anglais, pour toujours, un terrain 
solide, en déplaçant le centre de gravité de 
Taristocratie à la «classe moyenne". Le parti 
tory est impuissant et celui des whig est à bout 
de ressources pour contenir les passions popu- 
laires qu'il a soulevées lui-même. Il n'y aura 
plus jamais en Angleterre de gouvernement 
stable et de majorité constante et fortement 
constituée au parlement. 

On gouvernera, poursuit le comte, et on se 
partagera les avantages du pouvoir, mais ce 
gouvernement sera impropre à soutenir l'Empire 
et la nation à leur hauteur habituelle. 

En parlant de l'Irlande, le comte Pozzo-di- 
Borgo fait observer, que bien que cette tle soit 
occupée par les Anglais depuis six siècles, de 
fait la conquête n'est pas encore consommée 
jusqu'à nos jours. Il compare les relations de 
l'Angleterre avec l'Irlande avec ceux de la Porte 
avec la Grèce avant la constitution du royaume 
hellénique. 

Le comte Pozzo-di-Borgo termine par un 
tableau circonstancié de l'organisation politique 
intérieure de l'Angleterre, des relations de la 
métropole avec les colonies etc. 

Bien qu'il ait obtenue des témoignages de la 
satisfaction impériale pour ce mémoire, le comte 
Pozzo-di-Borgo n'a pas cm devoir dissimuler à 
son gouvernement que, d'après sa conviction intime, 
le voyage du Grand- Duc Cesarévitch en Angle- 
terre devait être ajourné, vu que l'opinion publi- 
que dans ce pays était tellement excitée contre 
la Russie, qu'on pouvait redouter quelques dé- 
monstrations hostiles; l'ambassadeur signalait 
particulièrement les Polonais dont le nombre 
était assez considérable à Londres. (Rapport du 
comte Pozzo-di-Borgo du 24 mars (5 avril) 1839). 

Toutefois, l'Empereur Nicolas I était résolu 
do ne pas ajourner le voyage du Grand- Duc en 



^pMa npaueHia nonôia 6u cto p«3i bo speu 
Ôopiôu, lOTopy» OHA npffHyxxoHa 6iua (Sa 
Becn npoTHirb CBom cocixei". Cnepn Toro, 
BiiaHie BHcmHX'B xiaccoBi, nopaxoKi Baciix- 
CTBeBHOCTH ôojiimzi cocToaait, oônûft ypo- 
Besa oôpâdOBania ■ bi ocoÔeHHocTB y,vnjpi 
BpeifeBi* co3xaifl coBpeMesHyi) aBriitcKjD xoh- 
CTBTyiui). Ho rp. Uomio-XH-Bopro tmj6oeo ytite- 
ffiWb Bi OABOHi: „ecjDi6i Aeriia 6iiia npi- 
cjMMfintL MjBLTh ce&k BOBcrflryiUi) wb Bacroi- 
my» MBHyry, oaa ae urbia 6u HHsaioft ici- 
CTBiyiiiH*' (sic!). 

Pe<|K)pMa jopxa Ppaji nmua EBriiÊcsoe apt- 
BHTejBCTBO BaBcerxa TBepAoft bo^bh, nepeneci 
ncBipi TaxecTB ci apacroxpaiiB aa cpexaift 
Biacci. Ilapria Topieai Ôeacajaaa, a nHnrii 
Birovi» se bi cocroiaifl cnpaBanca ci B096y- 
aueaauaH e» aapoxainia crpacTBiia. Onnot 
BHKorxa BB ôyxerb vh AanisycrotHaBaronpt- 
BBTe ACTBa a ae 6yxen bi napxaHeari nocroii- 
Baro a pinmieiBBaro ÔOAmaHCTBa. 

„Byxyn ynpaBiaTa*, npoAOïautera rpa^ ,k 

6jXfTh JfihiaTh BIirOXKI BiaCTB, BO BTO BC éj- 

xeT& ynpaBieaie b coxpaaeaie amtepia b Bapoxii 
aa Bxi> oÔfii^iBoil Bucorb". 

nepexoxa saiin si Hpjaaxia, rpa^ Iloaao- 
XB-Bopro saaiHaeri, hto xotb aron ocipon 
yxe 6 cTOiiTifi xoay aasa^i daaoeBurb Abtji- 
lanaMB, bo, vh x'^icTBarenaocTa, BrosasoeBS- 
aie B vh aacToan^ee Bpeaa enie ae oaoaiefla 0^ 
BomeHÎfl AarjHHaBi bi HpiaBOTavi cpasHi- 
BacTi» OBI Cl OTBomeBiBMB TypoBi Bi rpeian 
xo y^pexxeaia BeaaBacBaaro rpenecstro lopo- 
lescTsa. 

HasoBem, rp. IIoiwo-xa-Bopro xmti nojnpD 
aapTBBy BByTpeaaaro rocyxapcTaeHHaio ycrpol- 
CTBa AHniH, OTBomeaii! aariiftcKOft MerpoDOiii 
Kl KOioBiam h t. b. 

noiyHHBi aoaapBiyx) ÔjaroxapHocn sa cbod 
saniicKj, rp. Uoimo-xa-BopTO, oxHaBO, cman 
ce6a oÔasaBBuai OTKpoBeaao cxasan cioeBy 
npaBHTencTBy, hto, bo ero riy<k>BOMy jdiMffi- 
BiK), notsxBa Haci^xBasa I^ecapesavi bi AH^ 
jiK) xoixaa ôutb OTCpo^aa, b6o o6fl(ecTBeBBoe 
MHtHie BacToxiKO BoaÔyxxeao aporasi Poccii. 
^To ciixyeTi oxBxaTi BpaxxeÔRuxi aporm 
I^ecapeBHHa xeMoacipanii. Uocon, bi ^acno- 
CTH, ysasaji ea Doubobi, vicio Boropax'b 
6hLio BI jIoBxoHt xoBoiiBO SBauTeuBo. (Jloie- 
ceHie rp. IIouuo-xa-Bopro on 24-ro sapn 
(5 anptia) 1839 roxa). 

Ho Hanepaxopi Hasoiaft I BceiaBB ptauci 
ne oTKiaxuBaTB nyiemecTBiji cBoero Bepaens 



1840 r. 



MM UB^éà6. 



107 



Angleterre, n était décidé. écrÎYait le Yice- 
Chanoelier à l'ambaiwiadeor à Londres à la date 
da 5 ftTTil 1899, «de placer son fils ayec nne 
entière confiance sons la samregarde de Thonnear 
et de U loyauté de la nation anglaise. Telle 
est la sécvité <in'inspirent à Notre Angoste 
Maître les sonyenfars qu'il a gardés lui même de 
raecoell qa*il a trouYé en Angleterre, lorsqu'il 
a Tinté ce grand pays, dont le séjjoor a laissé 
en Ivi des impressions profondes qni ne s'effisce- 
ront jamais*. 

Le Orand-Dnc Héritier-CesaréYitcli arri?a 
à Londres an commencement de mai, en 1889. 
n était accompagné du comte A. OÎrlow, qoi 
avait été déyà denz fois en Angleterre: à l'occa- 
sion da conflit entre la Belgique et la Hollande 
et à l'aTénement au trône de la reine Victoria, 
porteur des félicitations de l'Empereur Nicolas I. 
Le Grand-Duc Alexandre Nicolaevitch resta en 
Angleterre durant tout le mois de mai. Il y 
troora l'accueil le plus brillant, autant de la 
part de la reine, que de la part du gouYeme- 
ment et de la nation. D sut littéralement 
charmer tout le monde, depuis la reine jusqu'au 
dernier des ouvriers aux usines, qu'il eut l'occa- 
sion de Tisiter. L'université d'Oxford s'empressa 
d^oArir à l'héritier du trône de Russie le grade 
de docteur en droit honoraire, et le nouveau 
lauréat inscrivit son nom dans le livre d'or 
dea docteurs honoraires de la célèbre univer- 
sité anglaise. 

i^ai été pénétré d'admiration*, écrivait le 
comte Pozzo-di-Borgo an Yice-Chancelier à la 
date du 32 avril (4 mai) 1839, .de sa tenue, de 
sa réserve, de sa facilité et en même temps de 
sa bonté qui s'annoncent dans chaque mot et dans 
toutes ses manières*. «Sa générosité*, écrivait 
l'ambassadeur après le départ du Grand-Duc, 
et judicieusement appliquée, selon Texpres- 
du duc de Wellington, a obtenu le respect 
des riches, l'aifection des pauvres et l'approbation 
de tout le monde*. Le comte Pozzo-di-Borgo 
constatait avec une satisfiaction particulière 
J*elfet politique* de la risite du Grand-Duc Héri- 
tier en Angleterre. Durant sa présence sur le 
sol anglais ont cessé, comme par un effet magi- 
que, toutes les attaques haineuses contre la Russie 
et sa politique. Si considérable était .l'action de 
la puissance morale, exercée par la personne de 
Son Altesse Impériale*,— conclut l'ambassadeur 
son rapport du 19 (31) mai 1839. Nous devons 
en même temps rendre justice au tact de la 
nation anglaise, qui a fait cesser les clameurs 
habitoelles contre la politique et le gouveme- 



n AHiiix). Oui pbmucji nocTasETb cBoero 
CHua ^noxi sanuiTy hccth h loaj&BocTn annift- 
CBOft uaKia*. ,rTaK0B0 xonipie*, nucaii 6 an- 
piia 1839 roxa Bsiie-BaHmepi nociy vh Joh- 
xoui, „B0T0poe nnymaerb nameiiy aBrycTiftmeu j 
Mouapxy naujiTb, coxpanuBmasca fb bomi o(5Î 
oiasaHHOiTB euy fb AnniE npieui, xor^a oui 
noctTHJTB dTj BejHxyK) cTpany, npeôuBaHie fb 
KOTopoft ocTasuo Bi Hcin riyÔOKoe h Heusna- 
XHXoe BueiaTiinie*. 

Bi naïait uaa 1839 roxa HacitAHEBi Ue- 
capenuTb npBÔiui fb JIobxoei. Eps Heui co- 
cToaii rpa4rB A. G. OpiOBi, ôusmift yxe xsa 
paaa vb AsrjiH: 1) no noBoxj 6ejBrificKO-roi- 
laBACKoft pacnpH ■ 2) no ciyqaK) BocmecTBia 
sa npecTOii Kopoiesu BixTopiH ci nosxpaBie- 
Bieui on HunepaTopa HHBOiaa I. Beiixift 
Ressb AieacaBxpi HHxoiaeBHq'B ocTaBaica vh 
ABuiB BecB uaft Micam». Euy 6uii> osasaBi 
caMuft ÔjecTin^ift npiem, Kasi» cocTopoBU ko- 
poiOBu, lasi ■ npaBETeiBCTBa h aapoxa. Obi, 
FB ôyasaiBBOirB CMucit ciosa, oÔBopoxHii» 
Boixi, BaqEflaa ci cauoft Kopoiesu b KOBias 
BOciixBBirB paôoiHMi sa ocuoipisBuxi bmi 

JMtÔpBXaX'B. OKC(|K)pACKiÊ yBBBepCBTeTl B03BeJIl 

HacitxBBBa pyccKaro npecTOia fb ncHeiBue 
XOKTopa npaBi, n bbobb noauLioBasBufi aok- 

TOpB BBCCl CBOe BMA Bl „3010TyK) KBHry'' 

Bcïxi no^eiBUxi xoKTopoBi SBaueBBTaro aa- 
niÊcsaro yaBBepcsTera. 

„fl ôuii npoBBSByTi yABBieBiem^, nucaji'b 
rp. Hoimo-AB-Bopro BHi^e-BaBmepy 22-ro anpt- 
u (4-ro Mas) 1839 roxa, ,,£1 ero noBexeBiio, 
ero ocTopoxBOCTB, ero yuiBBio oôpaniaTBca n. 
FB TO se speux, ero xcôpori, Bupaxasineileii 
FB sasAOBi ero ciost b bo Bcixi ero MaHc- 
paxi**. j^Eto Myxpoe BejHKOxyniie''^ nHca.ii> no- 
coji nocii OTBiaxa Haci'fexHBKa I^ecapesHia, 
B pasyMBUMi oÔpasoMi ocyniecTBiAeiioe, npio6- 
ptjo euy, no ciosaMi repiiora BeiiEBrrosa, 
yBaseaie ôoraïuxi, jdôobb Ô'^abuxi u oxoôpc- 
Ble bcIxb". Fpa^)!» Uoimo-AB-Bopro ci ocoôen- 

BUMl yXOBOlBCTBieMl KOBCTaiEpyeTl „aOIBTH- 

qecsoe x'^ficTBie" nocimeBiA AaniH HacitAHii- 
KOMi I^ecapeBBHeifi. Bo BpeMii ero npeÔuBaniH 
Ha aBniftcKofi TeppEiopin, xaKi no MasoBeniKi 
BOimeÔBaro xeaia, npeKpaTHiECB Bci aaobhtuh 
HanaAXfl aa Pocciio a eji noiETEKy. Jlo raKoû 
CTeneaE MorymecTseBao 6uio ^x'^ficTsie MopaiB- 
Boft cHiu** lE^BOCTB HaciixBHsa I^ecapeBE^a— 
sauDHaeTi aocoii caoe xoaeceaie oti 19 (31) 
HaB 1839 roxa. Ho cnpaBexxBBOCTB ipeôyeTi 
OTxaiB Tasse xaaB yeaseaiB nyacTay laKia 



108 



J\9M 443 — 145. 



1840 r. 



ment russe pendant tont le temps qae l'héri- 
tier dn trône de Russie était son hôte. 



Le voyage du Grand-Dac Héritier en Angle- 
terre coïncidait avec l'explosion d'one crise 
aigne dans ce pays. 

Le ministère de lord Melboome snbit on échec 
an parlement et dût prendre sa retraite. La reine 
dût s'adresser aax torys et proposa le portefeu- 
ille de premier ministre an duc de Wellington, 
qui ne Jouissait pas de sa confiance particulière. 
Le duc déclina cette honneur à cause de son 
Age avancé. La reine invita sir Robert Peel à se 
rendre chez elle et se proposait de lui confier 
le sceau de TEtat. Sir Robert Peel posa comme 
condition pour la formation d'un nouveau Cabi- 
net tory que toutes les dames et les personnes, 
connues par leurs intrigues continuelles contre 
le ministère tory, fussent éloignées de la Cour. 
La Jeune reine qui n*a jamais eu de grandes 
sympathies ni pour le parti tory, ni pour le 
duc de Wellington et sir Robert Peel en parti- 
culier, répondit par un refus catégorique à cette 
exigence du leader. Celoi-ci déclina la mission de 
prendre en mains les rênes du gouvernement, et 
lord Melbourne resta premier ministre bien que 
son parti fondait, conmie la neige sous les rayons 
dn soleil au printemps. Mais la jeune reine Yicto' 
ria, ^irritée jusqu'à l'exaltation contre les tories*, 
se prononçait ouvertement pour la continuation 
de l'oeuvre des reformes commencée par lord 
Orey et le parti whig, notamment la re vocation 
des lois constitutives de l'Eglise anglicane, 
l'extension du droit de vote aux élections etc. 



„Si la reine se met à la tète des réformateurs 
extrêmes*, écrivait le comte Pozzo-di-Borgo à la 
date du 19 (31) mai 1839, „elle parviendra à 
détruire les restes de la puissance politique de 
l'aristocratie et de Téglise et à réduire celle du 
trône à une pure et insignifiante formalité*. 

Nous allons reprendre l'exposition des pour- 
parlers diplomatiques entre les Cabinets de 
St. Pétersbourg et de Londres après la retraite 
dn comte Pozzo-di-Borgo. M-r Kisselew est 
resté pour très peu de temps comme chargé 
d'affaires à Londres. L'Empereur Nicolas 1 tenait 
à arriver quand même à un accord avec l'Angle- 
terre sur les principales questions politiques 
encore pendantes. Aussi eut il soin de faire 



amiftcKaro lapoM sacTasmieMy yMomyn 
Bci oôinmie apnui nporm pyccioi Hoonn 
■ npaBvreiBCTBa na to Bpeiia, motmm Hacilx- 
nm pyccsaro npecroia 6Bn roereHi aniil- 
cxaro Hapoxa. 

Bi TO canoë apema, aan Hacjijcnn I^e- 
capeBiTb nyremecTBOBan noAmiB, ravapas- 
pasuca nec&ifa ocTpiit npaBnejncneHHHi wsm- 
SHci. MmicTcpcTBO lopxa MenÔopn norep- 
uiio nopasenie n napiaMeHTft ■ xotisao (buo 
BHftTH wb OTCiaBBy. Kopoiena MfiMmmk 6uiM o6- 
paTiTBca n Topian h npexAMura nopi^feik 
uepsaro m HHHcrpa lopxy BeumroHy, Boropaio 
ona ne ocoôemio saionaïa. Fepiion omaaiea 
OTb BHcoBOt vecn, ccKuaacB sa erapocn Jin. 
Torxa Kopoieaa npiiriacua nce($i cspaPoÔepn 
IlHia H seiaia apyun eiiy rocyxapcneaHyD 
neiaTB. Capi P. Ûnn noeraBui ycionieva o6- 
pasoBania noBaro Topiftcsaro xa6iBeTa: yxan- 
Hie on ABopa Bctxi xui% u xnnk, ■aaic r mi ^ 
nocToaHHum HHrpHraMH nponm Topiftcuro 
lunracTepcTBa. Moioxaa Bopoiena, Euorxa le 
nviaBmaa pacnoioxeaia n naprin ropien 
Boo6n;e n n repnory BeuraTToiiy n capy P. 
IIhik) vh HacTHOCTD, OTBtrua xaTeropneemn 
OTsasoMi na TpeÔOBanie la^epa napris Topiei^ 
BciixcTBie aroro nocxinHii oruonxa nopj- 
venie Bsan bi cbob pyu 6paaxH ipatieaii. 
JLopi'b MenôopHioeraica nepBim nraicrpoiv 
necMorpa na to, vto ero nouraieeBaa aaprii 
HeyAepsHMO ras la, laxi entra nojra xyian ne- 
cennaro cojnina. Ho Eopoiena BneiopiA, aBOS- 
ôjMffiEEtLM. xo Kpaftneft creneu sporm to- 
picBi", oTBpuTO BBciasHBaiaca sa npQxoiBe- 
nie pe^KipHi lopxa Fpea v napria nnon, s 
HMemo, sa OTir^ny soHCTirymncn WÊMoaan 
aHMHsaHCBOt iiepKBv, sa pacaipeiie npaM rs- 
joca na BHÔopaxi a t. x- 

„EciH*, nncan rp. nomo-x>-Bopio llMt) 
(31-ro) naa 1839 roxa, ^lopoieBa eraseTi bo 
riast KpaftHixi pe^pifatopon, to oaa xoixen 
xo paspymeaia ocTaTiOBi nonrc^eeiaio aory- 
mecTsa apacTOiparia a ^epaaa a aanexeri 
noiHTavecRoe aorymecno apecTOia xoapoeiol 
H BHvero aesaa^flieft ^paanaoera*. 

BosBpaTBaca Tenep& n aaioseaiD xoio- 
aaTHqecaaxi neperoaopon aeaxy d-nerep- 
ÔyprcKHMi a Joaxoacsaai aa6aaeTam aoeii 
BBixoxa vh OTCTasay rpa^a IIoiiio-xPHBopiS. 
Uostpeanuai bi xiiaxi aa Joaxoai oeraici 
BecBMa aexoiro RaceievB. Ho Hmepaiopa Hi- 
Boiaft I sejarb bo hto 6u to m eraio xo- 
6aTfcCii conameais ci Aarden no naaaiiai 
cuopaHai BOiaTaHecaaaib Boapoeava. Iloaioay 



XX 443 — 445. 



109 



cbdx de l'nii des diplomates rosses les plus 
opibles et de lut confier la mission de se 
Kodre à Londres pour s'expliqner directement 
■ne les miusLres anglais. 

_ C« diplomate était le baron BruoDow. L'Em- 

Mnar poQTait faire difficilement nii choix plus 
iBieai. En dehors de sa connaLasance profonde 
li français, c'était on homme de capacités 
Wnentea, qni se distingnait en particnlier par 
Il clarté remarquable de ses Tnes et de sca 
IWeptions- Ses rapports et ses lettres resteront 
•HT toqjoiirs des modèles comme élégance de 
1^ diplomaliqae et comme profondeur de 
fmtie. Si l'oti prend en considération qae le 
InoB BmnDow connaissait très bien le terrain 
Il Q était appela k se prodnire 4 Loodrcs, on 
■■^rendra facilement le sDccês éclatant de sa 
tt^n- Il a été durant plusieurs années secre- 

' Urt d'ambassade à Londres, ti l'époqne du 
rrioce de LieTen, qui l'appréciait haatement, 11 
avùt accompi^né en^oite le comte A. Orlow 
■Uns sa mission à Londres pour le rfeglement 
da conflit entre la Hollande et la Belgiqae. A 
SOD retour de Londres, le baron Brunnow reprit 
i SL Fétersbourg son poste de Conseil! er-rédac- 
Wor de notes diplomatiques auprès do Vice- 
Aucelier. 

W En 1899, le baron Brnnnow fat nommé au 
|Hte de minirtre de Rossie à Stuttgart. 11 fut 
tharge à cette occasion d'une mission eitraor- 
diaabe très importante, il devait se rendre k 
Londres par la voie de Berlin et chercher k 
établir one entente avec le gouvernement anglais. 
Il derait se rendre ensnite ï Stuttgart pour 
prendre possession de son nouveau poste. Le but 
de la mission importante, confiée au baron Bmn- 
oow était clairement exposé dans les instructions 
dont il était muni, k la date du 16 août 1839. 



Dwia le cours des dernières année s, les relations 
entR U Rnuie et l'Angleterre ont prt9,malheu- 
rensement, nn caractère peu amical. Mais.d'après 
le* dernières informations, le gouvememe lit anglais 
t'est cooraiocu des intentions conciliantes de la 
politique mase et semblait disposé à renoncer 
k set dispositions hostiles. Le baron Brunnow 
était chargé de constater ce fait, en entrant dans 
un échange d'idées avec les ministres anglais. 
,Vons inviterez", était-il dit dans ses instructions, 
.le gouvernement anglais franchement à nous dire 
a qo'il pense, ce qu'il désire et où il veut aller". 



oni Bufipaji ojLBOro Hsicanu» TaiaBmaui'k 

PTcciHii, AHDioaaTOBi II nopyiiui eny OTnpa- 
aaTtoB n AoRnoat j^ia intami, oOiacHcniS 

et aHuilcKBME MHBOCtpaHH. 

TaEBHi. ABajosaTOHi, CujiSapoeiEpTBBOBii. 
Jljiraaro BuOopa hc non. cAtiait rocywpi. Hii- 
oepaTopi. Ëapoflii llp^nHoet ne TOJbKO apeso- 

CXO;|BO BiaA'bj'b 4>PaBnT3CKUM'l 83 UEO Kl, U 

BepoHi, BO oCiajtait Taaxe Bu^auutuiiBca 
cnocoCBOCTaHH h bt- oco6eBBOCTB OTiBiaica 
sairbiaTenBoio icBOCTbn narjiaAOBi u cT|icaje- 
Eifl. EroiOBeceBia u nnciiiia ocTABjTCa Basccrjta 
oCpa3naHBapeBociOAiiam|,flujoxaTinecKarocTn- 
la a lijOasoS coAepxaiejbnocTii. Ecrn eutc 

HMiTb B^ fiHAJ, ITO OapOH-b fipfHHOBl OTJBIBO 

6uji> SBaaoH-b et uo^bo», nn aoropofl eaj npB- 
miocb jtficTBoaaTb bi, .loBjoai, to fijccra- 
Hiitt jm-ÉiT, ero Mnccia Cjnerb coBcpineBBO 
noBaTBUat.. IIpj'bhobi. cacToa.ii Btcaoïiso 
livb ceaperapeiii, UxnepaTopcitaro nocoj&CTBa 
B% JIoBAOot Bc Bi>eMeHa EBaaa JiBBeBa, aoTopufi 
ero o^esb Bucoao stsaji. Sarbvi OBt npitiajii 
onaTb BI JloBAOUii vb 1H32 rojtj, ci rpa^mici. 
A, 6. OpioBUHi^jua T'*^"^Bia jiacnpn vuka)' I'oj- 
iBBAieiD H Bejiirie». lia B03B|ianieBiB e31> JIob- 
AOBB Bt, C.-lIeTepCnin> Bpj'BBOBt sanaii cboii^ 
npeKBWio lOJKBûcrt cOBtxHBKa-pejaaTOpa ab- 
n.iOHaTB<iecEiixi Ron npa BBni^ïaHnjept. 

Bt 1839 roAJ rtapoB-i DpjBBoai fiujtnaaBa- 
leai Ba Bocit pjccKaro Bac.jaBBBaa npa IllTyr- 
rapTCKOHi ABopt. HonosTOHjcjfian aa Bpyn- 
BOBa Cujo BoaioxcBO ocofioBBoe B ipesBu^aflEO 
BaXHOe nopjqenie: qepesi, BepiUBt OBt not- 
neat, 6un oiopaseTtcs Bi JIobaobi h nocra- 
parbcfl BOiliB Bi> coriarncBie ci aBnificEBKi 
iipaBHTeibCTROH-L. ÏSaTtiii, jxeoBi lOixewb (Suii 
Butiaib Bi UIiyTrapn. iàh saBarin CBoefl soboB 
jtoizBOCTB. ABHBaa tiapoBj lipyBBOBf EBCtpyE- 
Uia oti, 16-ro aBrycta I:^H ru^a Bec^aa OT^eTJti- 

BOOfi'bacHJICT'b Hilt, BD.liOXeHBarO EB Bero BOX- 

Baro uopyiesia. 

B'b npoxojxeBJB flocitAVuit tin CBOmesia 
Mcxj,T Poccion u ÂBnieio, ai coxajtnin, npn- 
BAiB Beipfxejni'ieuA lapaarepi. Ko, cy^a ao 
bocjI^ABBhl Bsetcmai., aer^ificaoe BpaBBiciL- 

CTBO yCI^SBJOCfc B1 MBpOJIofiÎB pjccBofl noju- 

TUKH B roTOBO OTBasBTbca orb CBOBiii Bpax,(e6- 
HHX'b BairtpeBiB. liapoBj BpyBBOBT noppaeica 
KOBcTaTHpoBars aTOxi. 4) ami nocpejii-Tsoiii 
BCTTDjeaia ci aHrjiitcEBHB vaBBCTpaMn ri ot- 
xpoBeBBui) oCHtBi Hucjeii. „Bu BperjBcuTe*, 
caa^aBO Cuio ai BBCTpyanÎB, „aHrjiBcBoe npa- 
BBTeiacTBO Bcapeane BaH-t caaaaTii, o ^eHi, ubo 
ATMaeri. tero xeiaen, h ayAa aairhpeBo uatu". 



110 



MM éàS—UB. 



1840 r. 



Les pourparlers du baron Bmimow devaient 
porter snr trois questions: 1) les affedres de Tur- 
quie, 2) celles de Perse et 8) la Grèce. En ce 
qui concerne les deux dernières questions, elles 
doivent nécessairement passer au second plan 
comparativement aux aibdres de Turquie. C'est 
sur celles-ci qu'il devait porter particulièrement 
son attention et s'appliquer à arriver à un ac- 
cord avec l'Angleterre. An si^et du conflit turco- 
égjptien, le baron Brunnow devait poser au gou- 
vernement anglais catégoriquement la question, 
s*il désirait établir une entente avec la Russie 
sur les bases suivantes: 1) Les Puissances ma- 
ritimes (la France et TAngleterre) renoncent à 
ridée de proclamer l'inviolabilité de toutes les 
possessions de TEmpire Ottoman; 2) elles con- 
sentent à ce que la fermeture des Dardanelles 
et du Bosphore en temps de paix, comme en temps 
de guerre fût proclamé comme un principe de 
droit internationale de l'Europe, obligatoire pour 
toutes les Puissances, sans exception et, 3) les 
Puissances maritimes renoncent à faire entrer 
les bâtiments de guerre français et anglais dans 
la mer de Marmara pour protéger la capitale 
de la Turquie. 

La Russie de son côté 1) garantit collective- 
ment avec les autres Puissances Tarrangement 
conclu entre la Turquie et Méhémet-All, 2) s'en- 
gage à ne pas renouveler le traité d'Unkiar- 
Skelessi et 3) si elle se voyait obligé de faire 
passer le Bosphore par ses forces militaires pour 
le salut de l'Empire Ottoman, elle prendrait cette 
mesure, non pas en vertu d'un accord spécial 
avec la Turquie, mais comme mandataire de 
l'Europe entière, et particulièrement au nom de 
tontes les grandes Puissances. 

Le gouvernement impérial est convaincu que, 
si l'Angleterre accepte les conditions susmention- 
nées, la France, l'Autriche et la Prusse ne tar- 
deront pas à y adhérer. Il serait désirable qu'un 
traité définitif sur les affaires turco-égyptiennes 
fut conclu sans la convocation d'une conférence 
internationale spéciale. 

Le baron Brunnow arriva à Londres le 
:î (15) sei»tembre 1839 et se présenta immédia- 
tement à lord Palmerston qui le reçut très ai- 
mablement comme une ancienne connaissance. 
Lorsque le plénipotentiaire de Russie s'efforçait 
i\ démontrer au ministre anglais que son sou- 
verain ne songeait ni à renouveler le traité 
d'Unkiar-Skelessi, ni à s'attribuer un protectorat 
exclusif snr la Turquie, lord Palmerston en parut 



rpexi Bonpocaxi 6ap0H% BpynHon xoj- 
seul 6im necTU neperosopu: l)o Tjpeuxuxi x\r 
jaxi, 2) nepcuxcKHxi xtiaxi h 3) o Ppeuia. Hto 
xacaeTcx nocxbxHuxi Asyxi BonpocoB'b, to obb 
BuoiBi OTCxynaDn HAsaxHii umms% BicpauieHiH 
Cl TypeuKBin xtiam. Uwioitfvh ocoÔenHOcn 
na 9TH Aija ohi j^oimsah 6im.o6paTro cepus- 
Hiftmee BEnfanie h uocTapaT&cx npixTH n 
xaBOM 7 HiôyAB conameRii) ci Aar jien. Bi o^ 
Bomenii lypeuso-aHriiftcKot ptcnpi Ôapon 
BpyHHOBi Aojsesi 6im nocraBHn aHuiicBOiy 
npaBHTencTBj saTeiopniecKit Bonpoci: se- 
xaerb n obo saun^m ci PoccieD xoroBopin 
cjixTDBlKxi ocBOBaHixxi: 1) mopcxia x^psiu 
(Auriia b ^paBuiji) oTBaaiiBaDTCJL on naui 
BpOBOsriameEiB BenpBBOCBOBeHHOCTB sein 
BjaxtBift OnoMaBCBoil Bunepia; 2) oBiooriacni, 
iTofd saspuiie JapAaneucBi b Boc^pa, nn 
Bo BpeMH mpa, lasi b BofiBU,6iuo 6u npoBoani- 
meBOxaBiBa^aio espoueicsaro iiexxyHapoxHiro 
npaBa, oôasaTei&Boe ;ub Bcixi, 6m Bcume- 
BiB, xepsaBi, B 3) OTKasBBanTCB on Bsii- 
peBiB BBecTB aBriiicBia b ^^paaityscKiB bwi- 
Biu cyxa BiMpaxopsoe MOpe xu aai^Bni tJ' 

peUKOft CTOJBUBI. 

Cl CBoeft CTopoBU, BsaifiBi, PoccIb: 1) jjutm 
CBOi) rapaBTi», BMicii ci xpyrBBB x^P*^ 
BBMB, sa sBBjioHeBBoe iiexxy TypuieD b Mère- 
MCTOMi-AjE corjameBie; 2) ona oÔBSUsaeTCi 
Be BOsoÔBOBiBTB YEsiapi-HcBeieccBaro rpai- 
rara b 3) ecJBÔi obb upaByx^ena 6Hja BBeeri 

qpeSl BoC^Opi CBOB BOOpyxeHBIU CBIH jiu 

cnaceaia OrTOMaBCBOt BiinepiB, to upuBua 6u 
Taxyx) Mipy bb bb ocBOsaBiB ocoôeaflaro coruir 
menia ci Typuiei), bo bbki 6u no nopy^eiiD 
Bcet EBponu b, bi ^uictboctb, on bhobb Bcin 
BejBKBxi xepxaBi. 

HMoepaxopcKoe upaBBieiicTBO y6izxeBO,iio 
eciE Aariia npBMen BumenpBuexeBHua ycjouii 
TO SI EHMi Taxze upHciynan ^paaiiis, Ab* 
CTpia u UpycciB. ÎKejaieibBO, ^toôi aeiei* 
leBBO 6iui aasiDncBi OBOBiaTensui Tptf- 
Tarb no TypeuKO-erBueTCBBin xtxBHi, ^ 
cosBaBia ocoÔeBBOÊ MexxyBapoABOft loi^ 
peBuiu. 

BapoHi BpyEHOBi npBÔuii bi Jobxobi 15-n) 
(3-ro) ceHTBÔpa 1839 roxa b HeiieAieBBO npo* 
ciaBHjca jopxy IlanMepcTOBy, KOTopufl ipi* 
Bsii ero OHCHb inôeaso, sasi ciaparo aauo' 
Haro. Rorxa pyccsift ynoiBOMOieBBuft cm^ 
XOKasuBaTb auniftcROMy MBBBctpy, hto ero Fo- 
cyxapb HHCKOiBKO. HO xeiaen BOdoÔBOSieBii 
yesiapi-HcReieccsaro xpaaraTa b bo xt^b^ 
npncBauBaxB ce5i BCBJDHBTex&Buft uporesTo- 



JfX 443—445. 



111 



._■ surpris et ent 
ropres oreilles. 



fi la peine à ( 



le sanraû. M, le comte", écrivait le baron 
[ aa Tice-Chancelier à la date du 12 
H) j<eptGiiibrei ,vous dépeindre la geoEatioD 
e langage a produit sur lord P^lmerston. 
inre qae je loi développais les intentions 
et lea TDes de Notre Augnste Maître, tons ses 
traits anDriDcèrenC on seotiment de Eurprise 
antant qnt' d'admiration. Il m'a exprimé ce 
p double aentiDi«ot lans bésitation aucune*. 

Lord PalmerstoD convenait que les objeutions 
B l'Angleterre contra Je traité d'Uakiar-Ske- 
; concernaient point les Dardanelles. 
rapport; il ne parigeait nnllement lea 
a extrêmes de lord Poosonbj qui ne cessait 
ister anr le pasaaRi: de la fiotle anglaise 
^«r les Dardanelles „de gré nu de force'. ,Ahso- 
rémenl'.poursoit le ministre anglai3,„»iron pon- 
lait effectuer ce passage pour toujours et d'une 
maniëre pennanenle. comme ol' pratique une 
, Miïertnre k travers nn roc,— je conriens que la 
B pourrait être utile pour noua. Hais que 
s a forcer le détroit et même à 
dans la mer Noire? D nous TandraittoD- 
en reaxortir. Ce serait k rncommeDcer 
à chAqne fois. Vous n'avei pas plus de motifs et 
~a profit à paraître dans la Médiierranée que 
kurions & entrer dans la mer Noire. 
■ rien ^ gagner de part et d'autre. 
Conséquemmenticequi doit non» conveuir réci- 
proquement, c'est de considérer les denx détroits 
comme fermés pour toujours'. 



f Enfin, lord Palmerslon consentait à recnn- 
I uitre l'ioBuence de la Russie en Turquie comme 
(naturelle et légitirne". .Elle (inâncnce) tient", 
^ODtait'il, ,k votre position géographique" 

Après avoir cansé avec lord Palmerston, le 
baron Bmnnow désirait s'eipliqner avec le pre- 
BÎer Ministre d'Angleterre, Hais, connaissant 
combien lord Palmerston était soucieux de son 
indépendance sur le terrain des relations eité- 
rienrea, il réosBit à mancenvrer si habilement 
qoe le ministre lai proposa lui-même de s'ex- 
pliquer avec lord Melbourne. C'est ce qu'il fit. 
DÈa Hon premier entretien il eut l'occasion de 
oonstater une profoade divergence d'opinions 
entre les denx hommes d'Etat 

Lord Palmerston ne voulait pas abandonner 
laSjrrie à Méhéraet-Ali; lord Meibonrne était 



part HiATi ^Typnieu. to topii, najtMepcTom. 
Chïi noBHjtHiio«r o:iaj(aieHT, u ne xorhjt B-fe- 
pBTS cBoaiTb coûeTBeHHwat fmam. 

,.fl ae KorjBam.onHfaTMiapijeBLe", nncjUT. 
BpjBHOBT, Bnne-Kaunjepj 12-ro(24-ro)ceHTH6pn, 
.upoBSBeAeHHoe araiiH cjoBama ua lopia Tlajih- 
MepcTona. IIo Htpii roro, aasi a craji iiubh- 
sar^ eaj BaH^peaLa b bbiu Bamero aBrycTiB- 
maro FocjAapa, bc^ ero lepru oSasiiratiiBiLan 

CTOJMO se ^JBCTBO BeOXUXaBBOCTU, CKOJIbKO 

TiBBjeaia. Obi caNt xat Bupaaajt ara ija- 
CTsa, HBcaojtBD BB CTicnaacb", 

Jlopx'b naïuiepcTOBi cossaica, mto Gospa- 
xeaia AsriiH nponiBi yBaiap^Ucaejeccaaro 
Tpaarara BOBce se aacaiicï aaaputia Jlaïua- 
Bejjbcaaro npojBBa. Bi, aroHi. OTBomeaiu obi. 
Bscaoï&Eo ne pau'tja.iii apafisHi-b aariajioab 
jopAa UobcobCb, aoiopuA nocToanuo naciaH- 
Bait na npoioAt ipeji> J(apjMiBeiJU aarjin- 
caaro «tioTa, ci conacia Oopru bim cbio». 
„CaMO coflo» poïTiffeeTca", npoioixa» BBrjlD- 
caifl MBBBcrpi, „ecjH&bHOXBoOuio oOeiueiuTb 
3tDrbni)oxoxiiBaBoer.iaBnocToaBBUMiio6pa30Mi., 
aan hoxbo jcrpourb OTsepcrle «peai caajf, 
a corjBceBi, fjo no aoxen Outï um aaci 
BOjesBO. Ho iTO au Buirpaen, ecji npopaeiica 
ipeai npoiBBi h «axe boOapmi bt. ïepBOe «opeï 
BceTBKH, au acerjaAojxBu ^jacut. buAth m 
Bero. H7XB0 <3TAeT-b saxAufl paai. HaiBBaTb 
CBOBa. y Baci.BËT-bGojLnieaofifiBTejbBbix'bnpu- 
iHBi H BBTepeca DoaBJirbca ai CpeABseaBoui 
aopl, vbm, j saci BiOAUta ai 'lepaoe uope. 
Home. oCouaiBioCoBii cjjiaaziBeOyjterbBB- 
aasoro Buarpuma. CitioBareibBO 10, ^Touaa'b 

otfOBMIi B-iaBHBO aOKeTl fiUTb IlOieSHO, 3T0 3A- 

xpuTic oCoaxi npoiBBOfi-b aascerjia". 

Hasoseni iopit IlajLMepcTOBi. saxe corja- 
CHJca npBBBari. Biianie I'oi;ciB bi> f^pitiH ,ec- 



HOaBHn. oBT^ ,ori Bamero reorpaijiaïecaaro 

■OKeBia*. 

neperoBopBBi ci iopAoïn IlajïHepcTOBon, 
, fiapoBi FipyBBOBi xeiait laaxe iirbib otfiac- 
Besie Cl BBriiflcBBMK apeniepon. HosBaa, bb- 
' KoxLKo lopsi UajbHepcTOBi BteuerEjeBi ua- 

Bl OOjaCTB BHtm- 



CBNoro lopM apejtioxBTb eBT oCtacBaTLca ci, 
BepBUHii auBBCTpom. dro OBI HCAljaji. Ujj> 
BepBuib »!■ o6iacBeBiA lipyBBOBi, ^aatTaii. 
cymecTBoiiaBie paiiaiia bo aGrjajiaxi' o6oaxi. 
■aBBcrpont 

JIopxii llnibaepcToHi, ae xeiaii ocTBBHTb 
sa MeieiteToa L.-AJa Capln; lop» HeibCopat 



112 



MM 443—446. 



1840] 



disposé à consentir à cette cession. Le premier 
ne Tonlait pas agir sans le concours de la 
France bien qa'il admettait, le cas échéant, la 
possibilité d*ane entente à quatre et même à 
trois; le chef dn Cabinet consentait fihdlement 
à sacrifier la France. 

Quand il fat question de la France, le baron 
fimnnow profita de l'occasion pour expliquer 
les relations de son sonverain aTeele gouYeme- 
ment de Loois-Philippe. L'Enqperenr, dit le ba- 
ron, n'a pss en hant estime le gomremeDient 
français actnel, parceqn'il ne loi inspire ancme 
confiance et qn'il se Toit obligé de louToyer 
entre tons les partis. 

,,yoilà poorquoi^, poorsoit le baron Bninnow, 
,,PEmperenr établit une distinction constante 
entre la France et TAngleterre. L'nne n*est pas 
an poavoir régulier sar lequel on puisse compter; 
l'autre est une puissance avec laqueUe on peut 
traiter, pârceque fondée sur des bases légitimes 
elle saura toi^ours remplir et respecler les enga- 
gemens qu'elle aura contractée*. 

L'Empereur Nicolas souligna de sa propre 
main le passage ci-dessus et fit l'annotation sui- 
yante: «Ce sont mes propres paroles*. 

Le baron Brunnow se fit un deyoir de nier, 
d'one manière catégorique, l'intention attribuée 
àla Russie d'interrenir dans les afTaires intérieures 
de la France. L'Empereur n'y songe pas et désire 
seulement voir le gouyemement français respec- 
ter l'ordre établi dans les autres Etats. 

L'Empereur Nicolas fut si satisfiût du rapport 
du baron Brunnow qu'il fit sur cette pièce l'in- 
scription: Jbnpossible de mieux dire*. 

Cest ainsi que le baron Brunnow posa une 
base solide pour les négociations ayec FAngle- 
terre au siget de l'Egypte et de la question des 
détroits. On ne saurait perdre de vue que, si le 
traité d'Unkiar- Skelessi ne parlait que de 1s 
fermeture des Dardanelles, le gouyemeosent 
Impérial lui-même a étendu en 1899 l'application 
de ce principe au Bosphore. 



Le baron Brunnow fut naturellement honoré 
d'une audience chez la reine Victoria, qui le 
reçut d'une manière très gracieuse. Il eut fetcile- 
ment Toccasion de se convaincre que la reine 
était encore toujours sons le charme séduisant 
du Grand Duc Héritier, car elle se plaisait, dans 
sa conversation, à revenir au séjour de son Al- 



ÔBUi Ha 9T0 coriaceni. Uepuift ne seisj 
xiftcTBOBan Ôesi ^panniu, xova owb Aonyciaj 
BOSMOXHOCTB, vh KpaiHeBi ciynai, ycipom o 
riamenie toibio nernepon KnxuM nrpoeir 
npeiœpi se leno coriamaica noxepnojpac 
^pasupei). 

KoTffL pi« ma o ^paai^i, 6ap. B^ysEoi 
Bocnonaonaica cjyuMMi, nto&h oôsa^nmo 
Bomenie csoero Focyxitpfl n apaBATencTi 
Âjm taïunna. rocyxitp» HmiepaTOiy», ciasaj 
ÔapoHi, ne ysaxaen raiHiimiee ^pamysen 
npaBvreucTBO, h6o oho ne nceiae^^ hh uarti 
maro n ce(^ xovlpia h xonano boctoiki 
BuiTB Mexxy Bcin napriaMK. 

„6on noveiiy*, npoxoixavb BpynHovfc, JL\ 
nepaiopi nponoxm uoctoJihbo pasxiHieiiesj 
^panuiei) ■ Auriiei). Bi uepnot crpart uii 
upaBUinaro upaBurencna, na xoropoeiiosi 
du. 6uM0 noiojuncia; no nropot cymecmyei 
opaBirencTBo, «i aoropim moxbo wâin 
neperoBopH, H6a ^yxy^H ocBOBano na dêMOBoan 
iiamax%,OHO ocerxa ciynien sacrmim icio 
nan n ynajuiiB npuuiTiui o^asatencna*. 

Tonio ito npœxeHHiu ciona HnepaTOi 
HHBOjai céÔcjBeEEOpjwEO nox^epEsyn n m 
uHcan: .9fo non co^craenniu cjioBa*. 

Aarie, ^6apom BpyHHon xaTeropneci 
orpman npnucuBaeMoe Poccia naii^ieB 
BMimiBanca bo BByrpeBBia xtim ^^êmmx 
IIoxoÔBaEo . BavIpeBia rocyxm» ne Bxlen, 
OBI TOJ&BO seiaenb, htoÔi ^paHiyacxoe np 

BBTCttOTBO yBasaiO BByTpeSHie BOpiXBB xp] 

ruxi rocjxnpcTVB. 

HtfnepaTopi Hasoiat Hacronso octbk 
XOBOiCBi xofleceHieMi 6apoHa BpyaflOBa, fi 
Hsx^ncan aa Hevii: „HeB08]iosBO roBopn 
iy4me*. 

TasBifi oôpason boxosbx» 6apoBi Bpji 
BOBi BpofBoe ocBOBasie aepeiOBopsan n Ab 
lie» Bacien ErBBra a Boxoxeaia Boc^o] 
csaro H Aapxaaencxaro apoiBBOVk He ei^ 
xyerb ynycBan mn bix7i 'no ecxa Fasi^r 
HcKeieccaii TpasTavi toi&bo roBC^inn o a 
Bpiiria Ai^pxBaeuiOBi, to caao HmepasopcK 
npaBBrencTBO pacmapaio bb 1839 roxy aron b 
npoci, pacnpocTpaHBVfc aanaio saupinia laia 
Ha Boc4k>pb. 

BapoBi BpyaaoBfc, caao co6on pasyaiere; 
7X0CT0BICJI Tasse ayxieaiiiB y BopoxeBH Bn 
TopiH, xoTopaa apaBBia ero aecuia aBJOcn 
Buxi oépasoai. Oai Beaexieaao y6ixn<>ca, fi 
Kopoiesa Bce eii;e aaxoxBTca nox& oÔasBÎeH 
oÔBoposBTeiiBOft iBfBOCTB Hacx|xHBBa Ileci 
pcBBf a, noToay no oaa, bi^ paaroBopi, bock 



,mo r. 



IfX 443—445. 



113 



tMte Impériale en Angleterre. I* jeune reine 
parlait «Tec tant de chaleur du Grand Dac et 
de rKmperear Nicolag, qae le baron Bmiinow 
iTsta confaÏDca qn'elle ne donnerait jamais son 
eoDaentemeot à nne mptore avec la Russie. L 
baron Brannow ironTait en elle non pas „un mat 
qne d'énergie, mais plntAt an cxcéa de volonté' 

Le miniitxe de Russie Était en même temps 
profond âment indigné dea attaijoes dont elle 
«ait l'objet de la part du parti radical. Il di- 
rait à U souveraine et à toat le monde, ,que 
plu on attaqaera le gouvernement de la jeune 
feine, plus elle pourra compter sur l'Emperenr 
comme aar nu ami sincère et conataDt*. Il c' 
donteux l'nne pareille déclaration d'an dipli 



« étranger ait pu 



19 les Anglais. 



Toutefois, lord Palmerston était si amicale- 
aent dbpotéponr le baron Brannow, qa'il n'ë- 
lera probablement ancane objection contre ces 
wntimenta d'indigiiaLioD. 11 ne Boarit mfinic pas. 
lorsque le prince Esterhazy, ambassadeur d'Au- 
triche, sons la pression du baron Brunnow et 
contrairemenl à ses propres assurances données 
u ministre anglais, renonçait à l'insister lar 
la garantie collective de l'intégrité de l'Empire 
Ottoman. En parlant du prince de Hetternich, 
qui avait recommandé à l'ambassadeur de se 
prononcer en faveur de cette garantie, le baron 
Briuiiow le qoalifiait de span-cynocmamt et 
l'Empereur Nicolas inscrivait en français au 
deasoni de ces deni mots russes: ,11 n'a jamais 
ceKé de l'être". 

Le b&ron Bmnnoiv attendait avec impatience 
la réponse du gouvernement anglais aux ouver- 
tures, qu'il venait de lui adresser. Les réunions 
dn conseil se suivaient l'une après l'autre, et 
l'impatience du baron était mise i l'épreuve. Ces 
liêsitatioDS du gouvernement anglais provenaient, 
Mieune sasnrait le baron, de son impuissance. 
Les ministres anglais ne savent pas eni-mâmes 
ce qn'il* veulent et ils ne sont convaincus que 
d'une seule chose— de leur propre faiblesse. ,11 
eit trist«*, écrivait Bnmnow au comte Nesseirode 
k la date du 18 (30) septembre 1639, „de voir 
cet immente pa;s que l'on nomme la Grande 
Bretagne, préoccupé de l'idée de se trouver k la 
veille de n'avoir ni pain, ni argent". 

La crise économique, qui sévissait ft cette 
époque en Angleterre, semblait insuffisante pour 
expliquer cette faiblesse du gouvernement. 

D'après les paroles de Bmnnoir: .Tout était 
dâMleplnsgrauddéurroi Un'yaTaltpasdecom- 



aaBO BOSBp&maiacï B^ npeâmam» Ero Hanc- 
paTopcaaro Buco^eersa wh Anriiii, Mojo.iaA 
xopoiesa ronopHJia ci, Tami xapomb o Bcjh- 
tawh Rniat ■ Hanepaiopt Hmoja^ 1, ?to 

, ÔapoBt EprenoBi upemei^ ai ffitvjieBÎi), ^to 
OHU ae nacn caoero coriacia na paapuat ci. 

I Poccie». EpiTHBOBi Baiotui n, aefi .se oe^to- 
craTOBi SBeprÎH. do ciopie bsSutokx bojii". 

B-b rose Bpeaa pTucxiB 0003088x1. Aorif- 
rîHBU lymo aosHTmaercA BauaAaaao h» Kopo- 
jeaj eo ctopoBU opranoBi pajiasaiiBoBuapTiii. 
Owk cUMOB Kopoiee-b Bairopio s Bciin roBO- 
pHTb, iTO .hIiki Cojbme ôfjjTt oaaajtaTr na 
npBBBTcjM:TBO KopoieBU, Tioi Oojbmc ooa HO- 
sert pasc^BTUBar^ hb Ilunepaiopa, xaRii sa uc- 
EpeRBflro B nocTOSHHaro ipyra". CoHnarejbBO. 
iToGu laiLie saaBjeaie HHOcTpaBRaro x 
MorJo nonpasHTbCM BcËii ABMBiaoam. 
Bopo^en, lopai Haibuepcro 

HaCTOJII.BO IpyxejKinBO Kl CapOBT EprBOOBf, 1TU 

uastpAO Be BoiiposaJi npoTHBL BupastcoHaro 
BMt ivBCTBa B03M;in,eflia, Obi. Jtaxe oc ymO- 
BTJca, Korjia aBcrpiScBlI noeoji,, sBask Bciep- 
raao, ooii> Aasieoiew^ co CTopoou Bp^BsoBa u 
BonpeKR TOHT, ^To ooi> BesaBBO lOKaatinaj-L 
aBniflcKOHjHBOBCTpy, CTa.11 OTEaauBaTfccs ott, 
ipeCosaBia BceoGmeft rapaariH oeupBiiocBOBeu- 
BOCTB OrTOHaocBOfl BHnepio. Epj^BOBi BasBa-ir. 
KBaaa Merrepaoïa, npejinBcaBniaro aacTpIfi- 
cBowy nociy oaciaoBan la TaioB rapaBiio: 
^apatt-cjfnocmami' , a UonepaTOpii HBEO.ian 
naBioBBîT. oanHcan nojii stomb Afij*i pjc- 
CKBHB cjoRaBH 00 i^paBiiTSCEn: ,Obi BHsorAa 
ae nepecTSBaji bhi Quib*. 

BapoBi lipysaoBt ch neTepntBïeiii xjia.ri, 
OTB^Ta aBriiBeaaro npaBBTejACTsa Ba CAluan- 
Bua HHi upeAsoxeHÏa. OABHicoB'bn MBancipoii j. 
cofiapajca aaApyrHBt, u BetepuljiBouB fiuponi. 
ae BB&ii, saKii j,oxj|aTM;a csopbflmaro otbètu. 
^TB ■ojefiaoia aHriiBcxaro upaauTejbciBa oC-b- 
■CBiKiTca, 00 ero ciosaiTL, nojBun ero OescH- 
jien. CaHBaBriiBcxie UBBBcTpuBenBanT'b, qero 

OBB X0TJIT1., B OBB fntXieBU TOJIKO Bl OAHOBt, 0. 

BMeHBO m, CBoem coCcTseaBoiii fleacniiii. Ile- 
laifcOQ BBiiiTb ,1111 Benxyn crpaoy", bhco^ i. 
BpfHBOBii rp. Ueccftibpojie 11^ (3U) cesTAfipu 
IH39 roia, .BaauBaeiiyn BeiBKofipBtaBieB), oaa- 
fioqoBBOio Hucjïi), vto crpaaa 3Ta naKanyai la», 
Boria y oei ae GyjteT'i. bb irbûa, bb xcaerb". 

Ho ne tojïbo cBaptocTBOBaRDiiB vh to BpeMB 
Bi ABriiu aioBOHHiecKJB Kpo^Bct oOiacBaji! 
itcacBiie BpaBUTeiKTBa. 

llo cJoBaut Epyoaoua: „Bce Vh ûoitmom, 
Seanopajuck rjaBuoxoHaBAyiontaro airb. Ha- 



114 



MM 443 -- 416. 



1840 r. 



mandant en chef, pas de chef d'Etat-miJor. Très 
pen de provisions de boache et d'argent comp- 
tant*. Après avoir énoncé en russe ce jugement 
sur le goavemement anglais, le baron Bmnnow 
continue en français sa lettre an comte Kessel- 
rode da 26 septembre (8 octobre) 1839 et dit 
qn*il est sartout frappé de Tabsence de tont 
plan arrêté pour le règlement da conflit tmrco- 
égyptien. Il est arrivé à la conviction «qae pour 
le moment les Anglais ne veulent et ne peuvent 
rien fiûre''. Le centre de gravité de tous les 
pourparlers diplomatiques se trouve inconte- 
stablement à St Pétersbourg, et la solution de 
la question turco-égyptienne dépend entière- 
ment de l'Empereur. 

Dans ces conditions, le ministre de Russie 
pouvait hardiment insister sur ses exigences. 
Aussi, protesta-t-il avec énergie contre rentrée 
d'une flotte anglo-française dans la mer de 
Marmara. Il s'appliquait à démontrer qu'un 
semblable ^^pique-nique maritime" ne ferait que 
provoquer le fanatisme turc et créer de nou- 
velles difficultés au gouvernement du Sultan. Il 
rappelait aux ministres anglais les paroles ju- 
dicieuses du prince Metternicb, qui disait: « Vou- 
lons nous faire vivre la Porte, laissons la tran- 
quille*. Profitant de sa connaissance impar* 
faite de l'anglais, il ^martelait** sa diction, pour 
user de ses propres termes, et trouvait que «c'est 
une excellente manière de se faire bien com- 
prendre, en se fesant pardonner bien des choses*. 
A la fin de septembre, il pouvait déjà affirmer 
que ni' Angleterre n'est pas encore à nous, mais 
elle n'est plus à la France^. 

On ne saurait ne pas signaler que l'influence 
de lord Ourham et du marquis Glanricarde ont 
notablement contribué au succès des négocia- 
tions du baron Brunnow à Londres. Lorsque 
lord Durham se rendait en Russie, en qualité 
d'ambassadeur, il était pénétré de défiance pour 
la Russie et d'hostilité pour l'Empereur Nicolas. 
En quittant son poste après trois ans, il se mon- 
trait à toute occasion comme un défenseur ar- 
dent de la Russie et un admirateur sincère de 
l'Empereur. Le baron Brunnow eut l'occasion de 
constater personellement que «tous les Durham 
sont Russes". Les filles de lord Durham écri- 
vaient des lettres en russe et chantaient des 
romances russes. 

La personnalité séduisante de l'Empereur 
Nicolas I opéra cette métamorphose. Lord Pal- 
merston lui-même dut reconnaître ce fait. Il 
racontait, en riant, à Brunnow, qu'en nommant 



lanHHBa mraôa Hin. npo^oBoncnia a sam- 
nuTb xenen nec&Ma mio". Bucmaan nopjc- 
CKM Taioe ocyxxesie aHriiftcEOny upasHTeucrsy, 
6apovfc BpyHBom npoxoisaen no ^panityseu 
CBoe nHC&MO si rp. Heccei&poAe ùvh 26-ro oei- 
Ta6pa (8 osraôpa) 1839 roxa ■ TOBopnn, no 
vh ocoÔeHHOCTB efo nopaxaen orcyTcnie bu- 
saro niaia Hacien yiaxenia TypeuKO-emer- 
cioft pacnpR. Owh npvmejn n TOMy y^texemn, 
vto vb j,wb sacToan^ee Bpeiia Ahtimvmo Hnero 
ae zoran a aanero ae aoryn cxiiara*. Ilearpi 
lasecTB Bci» xKniOMaTa^ecaaxi neperose- 
poBi Ôeacnopao aaxoxKTca vb G.-nerepÔyprfc, i 
on Focyxapa Haneparopa anoiai saiacm 
paspimeaie Typenao-eranercxaro aonpoca. 

npa TaKHzi oÔCToaTencTsaxi pyccaii so- 
cjaaaaBi caiio mofb aacTaBaaTL aa cBoan Tpe- 
(k>Bauiaz'&. Tasi, oai aHepraiecsa aospaxan 
npoTBirb Bsexeaia aario-^^paaiiyacKaro ^ora 
Vb Mpaxopaoe aope. Ob% xoEasinarb, no no- 
XOÔHHi „MopcBoft naiBaxi* aoxen Tonaoni- 
saaTB lypeusift ^aBarasHi a aoaiu saTpyxae- 
aia xu Typemaio apaBareACTBa. Oai aaaoai- 
aarb aariiftcxaai KaaacTpavi ocrpoyaBHi 
cjOBa aaasa Menepaaia: ȣcjn mh zoTaav 
iToÔi Ilopra eme XBJn^ to xoixbh ocTasm 
ee Bi noBot*. nonsyack aiozam cBoan saa- 
Eiewh aariiftcBaro asioa, oai „py6ajn* ao* 
aariiicBB cbob mucib (màVh on Biipaxaerca), 
BaxoxB, no dTO nOTiBHaaa aaaepa smcTaBan 
ce6a xopomo nonan, Buayxxaa aponuin mom 
Ben^H*. Vme Vb Boant cearBÔpa oai aon 
jTBepxxaTB, HTO „ecia AariiB en^e ae ci aaai, 
TO oaa BceTBBB ÔoiBme ae apaaaxiejun 
<>paBuiB*. 

HejBsa ae oraiiBTB, no ycnixy Bopy^ea- 
Buxi 6apoBy Bpyaaoay neperoBopoai vb sbb- 
HBTeiBBoft CTeneaB coxîicTBOBaio vb JLobxowï 
BiiaBîe jopxa A^paaa a aapsBaa KiaapaBapxa- 
Korxa lopxi Àk>P9>i'^ ytsxan vb Poccii>, vb 
KavecTBi BejfBBOÔpBTaacBaro nocxa, oai ôua 
BpoBBRByrB noxospareiBBocTBfl) ai Poccin s 
BpasxeÔBOCTBi) ai Haflepaxopy HaBoias) I. Rorjis 
oHi ocTaBBii cBoft uocTB, BO BCTO^ieHia Tpen 
lirB, OBI nocTOSBBO BBiaica apson 3afl(BTBi- 
KOMi Poccia B BCxpeaBBai noaiOBBaBoai pyc- 
cRaro Focyxapa. Bapoai BpyaaovB MoniBVBO 
KOflciaTBpoBaTB, HTO „Bci JiopdiiH— Pyccsie'. 
/(o^epB lopxa jDpaaa nacaia pyccaia nacBaa i 
niiB pyccsie poaaacBi. 

Tasy» aeTaaop<|K)3y BpoBaaeia o6Bopou- 
TeiBaaa ibiboctb HanepaTopa Haaoïafl I. Can 
jopx'B UaiBaepcTOBi xoixevB ÔHxa apflSBsn 
dTOTB 4»aBrB. GaiacB, pascKasara ovb Bpyaaosy 



IMO r. 



XX 443 — 445. 



115 



Isrd CI&nTJcarde au poste de St. Pétersboarg, 

j « remplacement de Dnrham. il l'arertiasait do dc 

pM M lAîaser .attraper", comme son prèdéccBsenr. 

CUuricArde le raesoraiL, disant qu'il était un 

I homme calme, dânué d'ambition, et qu'il ne se 

^ louerait pas attraper. 

„Eh bien", poorraivil lord Palmerston, , quinze 
jonre aprè» son arrivée à St. Péterstonrg, 
ClasHcarde m'écrivait: j'ai rn l'Empereur à 
Tkarskoe-Sélu; il m'a parlé; je dots vous avoaer 
foe je me sens attrapé (canght) comme lord 
Dorharo"! fironnow assurait il lord Palmeretun 
qne, s'il parlait lai-méme avec l'Emperear, il 
■erait certainement .attrapé" comme 
lord Dnrbam et lord Clanricarde. 

Dans toot état de cause, les rapports du 

■arquia Clanricarde et l'iaQuence personnellt 

'ée lord Dnrham ont notablement contribué A 

Ure accepter, par le Cabinet anglais. 

tares conciliantes de la Russie. Ai 

ttent d'octobre, lord Palmerston fit connaître ï 

Branaow les décisions prises par le Conseil des 

■înislres anglais. Il déclarait, que l'AuRleterre 

Mnaentait ftagir, dans le conflit lorco-égyptien, 

de concert avec tontes les grandes Poissances 

«t avec In Russie, en particulier. Si Héhëmet- 

, Ali marchait sur Constantinople, l'Angleterre 

„ neoQD&issail & la Rosaie le droit d'envojcr son 

, 'Irmée pour assister le Sultan. Mais, elle se ré- 

' niTait en même temps le droit de prendre part 

I % ces memres. Admettre j'eiclnsion de l'Angle- 

I larre aérait protoquer sfirement la chnte du 

H igoBveroement actuel. Voici pourquoi, d'après la 

.Meiaionnnanime du Conseil des ministres anglais, 

K'TlDtervention militaire de la Russie dans les af- 

' Aires de Turquie doit être combinée avec le 

|i*MDC0Qrs de la flotte anglaise. Il u't a pas de 

'^âtceaaité que tes forces militaires des deui Puis- 

J^Hmcea agissent en commun. Ce ne serait nnlle- 

v,M(uit désirable. Mais si des bâtiments russes 

{^|É8saient par le Bosphore, des bâtiments anglais, 

Hti nombre de 3 ou 4, devront nécessairement 

'''Atrer par les Dardanelles dans la mer de Mar- 

JhBsni. Ce sont nniquemcnt des considérations 

ITy^rlementaires, disait lord Palmerston, qai obli- 

.|''^«it le gouvernement anglais d'insister, d'une 

l'aanière absolne, sur l'acUoD simultanée des farces 

i^Bflitaires rosses et anglaises. 

Le baron Bmnnow réfutait, d'une manière 
iJMtégorique, la nécessité de la présence des lorces 
^Militaires anglaises dans la mer de Marmara. 
LLorsqne", disait-il ati ministre anglais, „no3 
MKlueaQx de gaerre sortent du port de Croostadt 



Korja oB-b Ha-tBainii. xapaurta Kuupui!np,i,a 
Ft nereptSypn., nacti lop^a itwpaiia, 
ri) npejioc repérait ero „ae aonacTfcca". KaKi, 
ero apeAmecTsennuKi. RjaupnKapuT^ ^cdokouji, 
ero, csasani, vta oht, mjobIiki. uajiHoitpoB- 
HtiB, ne TiueciasBull h ito obi ae nonajeTCji. 
„H Bon", nponojïaiT. lOiiA* naimepcioni., 
,iBt aei'liB nocji caoero npifeja vb C.-Ilereii- 
0;pn., KjaBpnEapAi> Hat UBineTi: a SHA^Jt 
l'ocTAapa Vb IlapcKOH'i Cei'Ë. ob£ co hbobi ro- 

BOpDJli: a XOlKCHt BaM-B DpH:iBaTÏ4;a. ^TO qjrfl- 

VTsrin, iTO nonajci, Kaai, .iliopaiiii". BpyHHORi, 
jB-bpiUl lopAa IlajiHepcTona, tto pj^aerca, 
1T0 eciiCi OHi cam rosopuii ci HirnepaTO' 
pOH-b, TO aaatpBo Taaze .nonajca* Ou. Kaai. 
jopiu ..^EipaiHi n KjanpBEapji. 

Bu BcaKOHt ciy^a-b, lOBecoBia Hapiffia Kian- 
pHKûpAa u jHïUoe BJisBie jop»a J,wp3Ma ne 
Haio coilflCTBOBajiH npBHBiin anrJiicKirMii lut- 
OBBeroMi npuMHpnTejiHUn. pjccRHï-b npej,to- 
xeuifi. El naïaji oBTaCpa lopA^ Haii,» éperon h 
oOïaaniii BpjSBOBr ptmenia, npuHaTUa cobI>- 

liilCaBIl HBBBCTpOBV ObI «UIBII.1I. (i 

ABrjia j-HcraoBaTi bt, lypenso-enr- 
Bonpoci cooi^DiB co bc^mb sepsaBann 
Poccien B^ laciBOCTB. EcjhOi Merenen- 
nomeii aa KoBCTaaTBHoaojb, to Aarii» 
QpBJBaerb au Poccien apsao otnpaBHTi. cboii 
Boilcaa ea noHonib CTJTasT- Ho, Baicil ci. 
riHi, OBB octafiiaeTt TUKxe n :ia cofior npnBO 
jHacTBosaTb BT. aTHïT. «■ÈponpinTiaiTi. Aonyc- 
TUTb Bcun^eaie AarjtB ^bb^kio Su HexHoire- 
want oGpaaoHt nussart naieaie Huatmaarn 
aarjifltaaro npaBQTejbCTaa. Bott. noieiiy. no 
ejiBBorjaoBoifj p^mesiio coatra aBrjiflcKHxi. 
HRHacTpoBi, BoeBBoe BH'bniaTejbcTBO Poccin ni. 
j-6jift TypniB xojïBO fiuTfc coeinaeao ci coaIni- 
CTBiem aBriificaaro ituoia, Htit ea.to6BortH. 
iTOÔi BoeaBua cnju oCtaxii sepsasiA^ficTBO- 
iH coo0n(a. 3to coBepateano BeKejareJiiBo. 
eciB ipeai. Eociitopi noBAJ« pvocKifl cy^n. 
qpeai ^aptaseuH BenpeiiiaBO jloizru Boit- 
ai Mpaxopaoe itope aBrjiJtcaU cyia, ai ko- 
iH^ecTBt 3 Bin 4- 'l'oitao napianeaTCKia cooOpa- 
Kaaaii Jopsi> na.ibiiepcToiii>, aacTa- 
aBniScKoe apaBOTCiicTao aScoinTBO 
BacraBBaTi na coB«+J:Taoin> itficTain pjrccEHVi. 

iACRHIl B 



BapOHi BpyBBOBi aaieropaïecBa onpo- 
BPprsjT. aeofiiojHMOCTt iiosBieaia narjifi- 
CBJ^ BT. MpaMopuoHi. «oph. 
OHi aBr.iiBcïOiiï mhhhi'tpj. 
. Kpoii- 



116 



JtJS é4B^àà5. 



1840 



pour manœayrer dfti» U Baltique, tous nous 
dites qae le pablic 8*en inquiète chez tous. 
Maintenant, que pensez toiib de l'impression 
qae nous dorons épronver chez nous, si vos 
vaisseaux viennent jeter l*ancre dans la Mer de 
Marmara? Supposez que la situation géogra- 
phique de TAngleterre fdt semblable à la nôtre, 
que votre commerce pour communiquer avec le 
reste du monde fdt contraint de passer par un 
canal étroit, et figurez-vous que des vaisseaux 
russes soient placés à rentrée de ce canal! Je 
vous laisse à deviner ce que dirait votre com^- 
merce*. 

«Depuis l'époque des Croisades*, affirmait 
hardiment Brunnow, ,4'ontrée des Dardanelles 
n'a été au pouvoir de personne. Laissons les 
choses telles que le temps les a faites. N'y 
changeons rien". 

Finalement, le baron Brunnow posa au mi- 
nistre anglais catégoriquement la question sui- 
vante: «Youlez-vouÉ la conservation de l'Empire 
Ottoman ou ne la voulez-vous pas? Si vous tenez 
à son existence, laissez la Russie tranquille, re»- 
pectez la fermeture des Dardanelles et ne mettes 
pas l'Empereur dans la nécessité de s'en emparer. 
Car sachez le bien, le jour où vous en forcecez le 
passage, la Russie se mettra en marche et la der^ 
nière heure de l'Empire Ottoman aura sonné*. 

La franchise du baron Brunnow fit une pro- 
fonde impression sur le ministre anglais. Il 
avouait, qu'il redoutait de fortes attaques de la 
part de l'opposition au sein du parlement, s'il 
consentait à reconnaître la fermeture des détroits, 
comme principe du droit international de l'Eu- 
rope. L'opposition ne se fera pas fitnte de dire 
que maintenant la Russie est ^invulnérable*. 

Dans le cours de ces explications intéressantes 
avec lord Palmerston, le baron Brunnow eut l'oc- 
casion de constater le fait suivant: «le nkinistère 
anglais, tout en craignant que l'Empereur envoyât 
son escadre à Constantinople, craini Umi autani 
d peut-être encore davantage qu^U ne Venvoie 
pas''. L'Empereur souligna ces mots et inscrivit 
en marge: „et c'est ce qui arrivera positivement*. 
Lord Palmerston craignait sérieusement que, si 
la Russie ne venait pas à temps au secours de 
la Porte, le trône du Sultan s'écroulerait irrévo- 
cablement. Voici pourquoi le calme et le sang- 
froid de l'Empereur Timpressionnait fortement, 
et il n'est pas, sûr s'il n'eut pas préféré voir la 
flotte russe arriver à Bonjoukdéré pour sauver 
le trône du Sultan. 



mriMKTa mâm mHeBpupoiaBix wh Bairiftcioi 
Mopt, To BU nun lonopne, mo sto rpenon 
naniy nytfuay. Teneps, no bh xyvaeM Haef« 
nneiaTiiELi, xoiopoe upouBexen y sac» i 
nicrie o noanieHii Bamnn cyxoBi wb Mpaio 
HOMi Mopi? AonyernrB, no reorpa/^sveeioe a 
loseuie Auriix 6umo 6u oxieaBOBoe c% Bamn 
vto Bam ToproBiift ^jum xu cHoaraHii < 
ocTai&HHm npon 6hii 6u Busimfjopk ^ox 
Aimpeai yaiift xasan, H Dpexcnaate eetffti T 
pyccxia cyxa 6hib 6u HOcraBiem upi bzod 
»k 9Torfc xasan! & np^xPcrasuD bum» caHn 
orrwtTb, no 6u csasaia Bâaia BiMonpiial* 

«Go BpeiieHi xpecTOBUxi hoxoaob»*, cMk 
yTBepsxan BpyHHOBi, ,bxoik^ wh faputaHenB i 
EaxoxBica HB 9k neft bibctb. OcrasBai bbbui] 
Ton caHOxi BOXoseHiB, xasi ycrposio mx% wç 
UM. He B8irhnM% Bviero Bi^arov^ BoioaMBii 

Haxosem, <{ap. BpyBBOBi^ BocnBin aaui 
cBOHj MBBBcrpy pftnnenHiit Boipoev ,X 

Tflte IB BU COXpaBOHii OnOKlBCBOt BHBepJ 

BiB ne sexaere? Ecib bu xoposate ea c 

u^ecTBOBaBlexi, Torxa ocraBate wk nowofï Pc 
cix>, yBasaftre aaspurie JtapuaBUBioBa h i 
cTaa&Te HiinepaTopa n BeotfxoxxHoen saxi 
Tsn mrh, H ssaiTe, no wk Ton cimhI a^i 
Borxa BU cfljoi) Bpofixere ^epen npoxBBv Pc 
cia XBBHen cbob Boicia, b Torxa ■acryxi 
nocxlxBii laci kmm OnoHaHcxoft auBepifl*. 

OrapoBeBBOCTb 6apoBa Bp^noBa BpoBSBe 
Ha aBriitcBaro umcTpa riyÔOBoe BneuTiiB 
Ho OBI cosBaiCB^ no ÔOBTca cbxbuix» bbi 
Mfivh Ha Bero bi^ BapiaHOBrl ce cvqposu obi 
sHuiu, eciB corxacBTca bb npBBiaBie sasp 
lia npoxBBOBifc npHHiUinoirE eapooeicBaio xa 
xyaapoxBaro npaBa. Ouobb^ûi ne BpexBBO 
csasaiB, no Tenep& Poccia „BeBpBCT7BHa*. 

BmpoxoxseHiHaroiOHHTepecHaio otfiacBei 
ck lopMfln nax&MepcTOflon (^poB% BpjBBO 
cxixan cxi^yDiiiee HeoxHxaHHoe savluBJ 
«aBriiftcBoe BpaBBrex&CTBO, n ommoè eropoi 
ÔOHTca, no HÏinepaTopi bohiot» cbox> acxax 
Bi KoBCTaHTBHonoxa, e% Apjroft me, emoâkïïo* 
a MOoteem% 6um% daoÊee (foMme eu^ goswwca, « 
OUI ee ue nonueiiit*. dra cxosa FocyxaiA xbb pi 
noAiepBHyji» h Bauporan nauBcara; «a 9 
HMCHBO Ha xiit ciy viTca*. Jopxi IlaïuiepcTO 
CBiBHo ôoaica, no eciH Poccia ae HOCBiiii 
Bo-BpeMa Ha nouoniib Typi^ia, to cyixaHCBii a] 
cTOii pyxHen ÔesBosBpaxBO. Bon HOieMj ut 
HoapoBie h cnoaoicTBie Focyxapa nposanox^ 
Ha Bero orpoMuoe BneiautBie, a obi ho aBaer 
ne ijmae ih ôuio ou BB^in pyccaift ^on 
ByDBAepe aib cnacema cyiraBCBaro npecroi 



1840 V. 



»» US—US. 



117 



Sar ce rtpport très intérasmit du baron 
àm S6 septembre (8 octobre) 1839, 
Nieolas I fit rannotation siii?ante: 
«Parfiiit; ee que j'ai marqué est frappant de 
▼érité et de précision, car c'est positiToment 
ce que J'^ résohi*. 

Hal^ré la réponse asses conciliante de lord 
Palmefston, le baron Bmnnow arrivait à la 
eoonetioii qa'fl n'y arait pas de nécessité ponr 
lai de prolonger son séjour à Londres. Le mi- 
nistère de lord Melbonme était si fidble et si 
discrédité, qnil ne pourrait se maintenir long- 
tempe au pouToir. En debors de cela, lord Pal- 
merston jouait un double jeu : d'une put il assu- 
rait à Bnmnow, que l'Angleterre est décidée, dans 
tous ka cas, de se séparer de la France, et de 
Paotre, il chercliait à inquiéter le gouvernement 
français par la présence de Brunnow à Londres 
et la poesibilité d'un accord séparé avec la 
Russie. Enfin, les efforts de l'ambassadeur 
d'Antriehe pour amener une entente entre les 
cinq grandes Puissances parurent suspectes an 
baron filnmnow. H se demandait s'il ne serait 
pas ptas profitable à la Russie de continuer, 
comme par le passé, à occuper une position 
isolée à l'égard de la Porte. 

Le baron Brunnow ne fit aucune réponse à 
cette qaestion intéressante et laissa également 
ovferta celle des détroits. Il apprit du prince 
Esteriusy que lord Palmerston, la veille d'une 
rénioB décisive du Conseil des ministres, dit à 
l'teBbaasadeur d'Autricbe mot-à-mot ce qui suit: 
^e sais déddé à me prononcer pour l'acceptation 
des propositions de la Russie telles quelles. 
Cest BBe occasion unique qu'il ne faut pas 
laisser échapper et qui pourra ne se reproduire 
jamais. Si nous jetons de l'eau froide sur le bon 
vouloir de l'Empereur, il nous dira une antre 
fois: vous n'avei pas voulu de mes offres, — 
votre refus me dispense d'agir de concert avec 
vous; Je ferai désormais à moi seul, ce que je 
croirai nécessaire et utile*. (Rapport très secret 
du baron Brunnow du 26 septembre (8 octobre) 
18S9). 



Cette fiwichise du ministre anglais devait 
donner à penser au gouvernement impérial; le 
gouvernement anglais était éridemment très 
satisfait que la Russie se soit volontairement 
désisté du traité d'aUiance d'Unkiar-Skelessi. 
Quant à la fermeture des détroits, lord Pahner- 
ston avait raison de compter que la Porte ne 



Ha STOMi necuia HHTepecH0]r& xoneceniK 
Ôapona BpjHHOBa on 26-ro ceHTsÔps (8-ro os- 
TsÔps) 1839 roxa HnnepaTopi Hnsoiaft I naini- 
can: „Otih^ho; to, qic s noAHepKHjrB asyiiH- 
Tei&HO nipHO ■ TOHHo, m6o 9to noiosHreiLHO 
TO, no M ptmHji**. 

He Bsapas na xobojbho npiniipHTejBHufi 
OTBin jopxa naïufepcTOHa, BpynHOBi BceTaui 
npnnen si Tony saKinHenii), tto eiiy h^tl 

HaXOÔHOCTH OCTaBaT&CS Bl JIOHXOHi. ÀHriiftcKoe 

nHHCTepcTBO lopxa MeiKÔopea HacTonso ciaôo 
■ XBcapeAKTHpoBaRO, hto xoiro npo^epsaiBcs 
ne Mosen. Kpoirft tofo, lopx'B IlaiiifepcTOHi 
Hrpaen xeoftHy» Hrpy: ci oahoA CToponu, obi 
roBopnrb BpyBBOBy, tto Aerjis, bo BcsKOirB cjy- 
lai, OTxiiHTcs on ^pasi^iH, a cb xpyroft, obi 
nyraen ((^pasi^yscKoe upaBBieiBCTBO npacyT- 
CTBien Bl JIoBAOBi BpyHBOBa ■ bosmosbocteio 
OTAinnaro conamesia ci Poccien. HaEcaeiiii, 
CTapanis aBcxpiftcsaro nocia bi noiisy o6niaro 
coriameais no TypeKKBMi x'^am nes^y BctMU 
nsTuo AepxaBaMH BHauBaiH noxospHTeiiHocTb 
BpyHHOsa. Ohi ciaii ceôs cnpamHBaTB: ne 
ijHme JH CyAen aih Pocciu npoxoixaTB sasH- 
MaTB, no upeaKHeny, ocoÔesHoe b H30iflpoBaBHoe 
noioseaie no OTBomesiK) ki Typi^ifl? 

Ha 3T0TI BHTepecBuft Bonpoci sanero ae 

OTB^TBJl CaUl ôapOBl BpyHHOBl. PaBBUMl o6- 

paaom ocTaBHJioBioTKpuTUMi xpyrofi Bonpoci: 
OTBOCBTeiiHO upoiBBOBi. Oti KBii3Ji 3cTepra3H 
OHi ysBan, qio JopAi naibM epcTOBi, BasanyHt. 
ptmBiejiBaro saclx&Bis coBJ^Ta anniftcKHxi 
MHHHCTpoBi, csasaii aBCTpificKOMy nociy. ciOBo 
Bl CIOBO, cj^fjDJuee: „H pimBica BucEaaaTBCji 
Bl noiBsy npBHSTifl pyccKHxi npexiozcHifi bi 

TOMl BBXi, Saai OBB CXtiaHU. BtO eABHCTBeH- 

HKift cjyHaft, KOTopufi se ciixyeTi ynycaaTB 
n BOTopiift, MOSCTi ÔUTB, HnKorxa ÔojBme hc 
npeACTaBBTca. Ecjh mu nycTHMi xoioxHBift Aynii 
sa xoôpoe pacnojozeBie Hnoepaiopa, to oht» 
Ham Apyroft pssi cKaxeTi: bu BenpHBii jb mohxi 
opexiosKCHift; Bann OTKaai ocBo6oxAaeTi née a 
OTi xeiaHia x'i^ftcTBOBaTB cooônui ci Bann; ot- 
HKiHi a cBepmy oabhb to, ito mh^ npexcTa- 
BBTCS HysEuvi H noieaBUMi". (BecBMa cespeT- 
Boe xoneceme 6ap. BpyBBOBa oti 26-ro ceniflÔpA 
(8-ro OKTflÔpa) 1839 ro^a). 

OrEpoBeHBocTBaHrJiftcKaro MHHBCTpa Aojxsa 
ÔBua aacTaBHTB npHaaxynaTBCA HMnepaTopcKoe 
npaBBTeiBCTBo: oqeBnAna 6uja paxocTB aHrjifl- 
CKaro laÔHHeTa no noBOAy xoôpoBoiBHaro oTRaaa 
PoccIh on yBRiapi-HcaeieccKaro coK>3Haro 
TpasTara. Hto se sacaeTca xo saspuiifl npo- 
jnBOBi, to Jopxi HaiBnepcTOBi BecBna ocbo- 



118 



XM 143—445. 



1840 r. 



se ferait pas faaie de les oo?rir en itTeiir d*an 
allié. L'Angleterre pouvait devenir cet allié — 
ce qai arriva en 1854. 

Le baron Bronnow s'est borné à transmettre 
an Yice-Chancelier an avoen intéressant de lord 
Palmerston, an sojet des motifs, qni Pont porté 
à consentir aux ouvertures de la Russie. Il lui 
communiqua, également sans aucon commentaire, 
le désir exprimé parle ministre anglais an si^et 
de rétablissement de relations diplomatiques 
entre la Belgique et la Russie. D'après les assu- 
rances de lord Palmerston, c'était un voeu ardent 
de la Reine de voir un agent diplomatique russe 
accrédité auprès de son oncle, le roi des Bel- 
ges, Léopold L L'Empereur Nicolas inscrivit la 
résolution suivante sur le rapport du baron 
Brunnow du 1 (13) octobre 1839: «Tant qu'un 
seul Polonais restera au service de Léopold, 
aucun Russe ne mettra les pieds cbez lui*. 

Convaincu de la fiEÛblesse du ministère de 
lord Melbourne et ne prévoyant pas la possi- 
bilité d'un accord avec l'Angleterre dans un 
avenir rapproché, le baron Brunnow quitta 
l'Angleterre le 1 (13) octobre pour se rendre à 
Stuttgart. Avant son départ, il eut encore une 
explication avec le premier ministre et une 
conversation intéressante avec le duc de Wel- 
lington. Lord Melbourne avouait franchement 
que les plus grandes difficultés, pour la solution 
du conflit turco-égyptien, provenaient de la 
France où l'opinion publique se prononçait, de 
])las en plus, énergiquement, en faveur de Mé- 
hémet-Ali. Selon l'avis du premier ministre, le 
gouvernement français se trouvera dans la néces- 
sité de céder à la pression de l'esprit public et 
de ne point prendre part à l'accord entre les 
grandes Puissances. Lord Palmerston croit, que 
le ministère français ne cédera pas, et qu'il 
s'associera aux mesures de coercition contre 
Méhémet-Ali. L'événement a prouvé que lord 
Melbourne avait raison et non pas lord Pal- 
merston. (Rapport du baron Brunnow du 1 (13) 
octobre 1839). 



En voie de regagner le continent, le baron 
Brunnow s'arrêta à Walmer-Castle, où séjour- 
nait le duc de Wellington. Connaissant l'autorité 
et le prestige qu'il exerçait, il jugea opportun 
de s'arrêter chez lui et de lui exposer la situa- 
tion politique. Après avoir écouté avec attention 
le récit du diplomate russe au si^et de ses 
pourparlers avec les ministres anglais, le duc 



naTeifcHO pascaruBan Ha orspuTie wn co 
cTopoHU Typiui Bi nonsy ea conssiKâ. TaioD 
conanoi) xepsaioi) noria 6ut& AHuin — hto 
cjiywoc& Bi 1854 roxj. 

BpjHHOBi orpamimcA toaio Hepejutie» 
Bii^e-KaHiuepj iDÔonumaro Hpmuuria lopxs 
naimepcTOHâ sac^en mothbobi ero corjucii 
Ha pyccKia npeiMoseHia. Taio» se HpoeTO» 
nepexftvei) orpaHHYHicx OffB b% OTHOHemi » 
aueHia aHriiiciaroMHHicTpaotfiycTaHOBieHii 
XHuoHaTHf ecBHn CHOBemft memxj Pocciei) i 
BeiBrie». JLopxh IlaïuiepcTOHib nepexan cep- 
xe^Hoe xeiaHie KopoieBu, Tro6% npH ea MAli, 
sopoji BeuriftAOBi, Jeononjcib I, 6im py^ 
cxit xiniOMaTH^ecKit areHT^ HuepaTopi 
HHsoiaft (^tian» cjiAji>niyi> peaoïDiuD sa 
Aonecenii BpjHHOBa on 1-ro (IS-ro) omôps 
1839 FOX»: «noKa xora oahhi Doxan ocra- 
neica na cjyx6i ileononMi hh oxnn Pyociil 
He nepeftxen vepesi nopon ero xom". 

Byxjf H jBipeffB Bi ÔeacKiiH MHHHcrepcTBa 
lopA» Mex&6opHa h ne upeABBXJi bi dxMsaiBien 
ôjfijmfiwh BoaiioxHOCTH coriameHix c% Aniien, 
ÔapoHi BpyiiHOBV cipaspimeHia upaaneacna, 
Birbxan l-ro (13-ro) onaôpâ h» Amia n 
miyrrapTi. Ilepexi CBonr& onisiKon on 
vxù% emfi odiacHenie ch aHuitcBm lep- 
BUMi MHHBCTpoMi ■ iRepecmit pasioBop^ Ci 
repuorom BeuHErroHoiii. diopxi Mex&6opn 
oTKpoBeHHo npHSHaica, no rxaBHoe aaTpyxne- 
Hie AiJi OKOEHasia TypeRBO-ennercBaro Bonpoca 
HCXOAHTl OTh ^paEiuH, r^t oôniecTBOKHoe MSt- 
Hie Bce 6ojie ■ 6oiie aneprB^ecBM Bucia- 
auBaerca bi Hoi&sy MereiieTa-Ajn. IIo ni- 
Hii) aHMiftcjsaro miHBCTpa, ^panityacxoe npa- 
bhtcjbctbo npiiHysACHO Ôyxen ycTyiisn xtaie- 
ai» oÔmecTBeHHaro MHiBla ■ ne j^acTBoian 
Bi coriameuH iiejuy BeuxHiia x^psftBaai. 
no MHtHiioxe lopxa IlaïufepcTOHa, .^panays- 
caoe MHHHCTepcTBo He yciynarb" oÔniecTsea- 
HOMy MHtHix) H npicoexHHiTCH Kl npHHyxi- 
TeiEHum MiponpiaiiaHi npoTHFb MereKeia- 
AiH. CoÔKiiia Hosasau, hto npavL 6un Jopx> 
MeibÔopei, a ne lopxi HaniiepcTOHi. (Xe- 
necenie BpyHHOBa on 1-ro (13-ro) 0KTi6px 
1839 roxa). 

Do xopori na eaponeficaift KOHTHHeHn» 6a- 
poEi EpyHHOBi ociaHOBUca bi Walmer Castle, 
rxt XHJi repiiorb BejiiiHrTOHi. 3Haa npoouufl 
aBTopHTeri» h BiLsHie repAora, BpyaHOBi upi* 
3Hai'L noiesHUMi ociaHOBHT&ca y Hero h o6mc- 
HUTB eMy noiHTH^ecxoe noiosenie. Buciyman 
00 BHHHaBicM'B pascsasi pyccaaro xnnoHara o6% 
ero neperoBopaxi ci aHriiftcxraiH HHHHCTpaii, 



IMO r. 



Jê/ê 443—445. 



119 



réfléchit un momeot et dit; ,1e grand poiot est 
Je commencer par poser le principe: que la 
Porte est le gardien des dâtroila". Si la Porte 
Mrs reeounue toot-à-fait indépendante et la 
Her Noire — proclamée mer fermée, on pourra 
considérer U question de Torqoie comme défini- 
bvement réglée (sic!). 

Quant à l'alliance anglo-française, le duc ne 
croyait nnllemetit à sa solidité. .Cette alliance 
de papier-m&clié tire vers sa fin. Tous ponvez 
en être asniré. Jamais nons ne pourrons tolérer 
les empiétements de la France dons la Médi- 
terranée- Sef arrière -pensées relativement à 
l'Egypte Bont en opposition directe avec nos inté- 
rêts. Ici, l'alliaoce a échoué et devait écboner*. 



Sur son chemin de Londres h Stnttgart, le 
baron Brannow s'arrêta ponr quelqoes jours à 
Johannïsberg chez le prince de Metternicb, pour 
le consoler du mécompte qo'il venait de subir. 
Le chancelier d'Autriche avait proposé de con- 
voquer à Vienne nne conférence diplomatique 
pour régler le conflit tnrco-égjplien. L'Angle- 
terre accepta sans difficulté ces ouvertures, mais 
l'Empereur Nicolas 1 refusa catégoriquement. 
Le prince de Metternicb en éprouva du dépit 
et déploja tout son zélé pour intriguer k Lon- 
dres contre la Russie (voir t. IT, partie I, 
Tr^tés avec l'Antricbe, page 4(J2 et sniv). 

En novembre 1839. l'Empereur donnait l'ordre 
i Branno» de revenir & I«ndres et de s'appli- 
quer, en qualité d'envojé extraordinaire, à mener 
i bonne fin les négotiations commencées. Il reçut 
la mission de tacber de conclure le plutût pos- 
sible une convention au sujet de l'Egypte entre 
les cinq grandes Puissances. Si la France ne 
couaentajt pas;, on devait se passer de sa signature. 

Le baron Bmnnow arriva en Angleterre â 
la moitié de décembre. Un incident diplomatico- 
eomiqne signala son passage fi Douvres. Le com- 
mandant de la forteresse le reçut en grand uni- 
forme et une salve de 17 coups de canons fat 
tirée à cette occasion. .Vons savez, monsieur le 
C0Dite*,écrivait-il au Vice-Chancelier, „que je n'ai 
pat la voix assez forte ponr faire taire les ca- 
nons dn chiteau de Dover, une fois que ces 
respectables canons veulent absolument parler*. 

Lea impressions que Brunnovr avaient empor- 
tées d'Angleterre, en octobre, ne s'étaient pas 
efactes. Il se rappelait avec plaisir de sa visite 
cbei le duc de WelUngton à Walmer-Castle, où 



repRorb, iiocjtpa3MumjeBLa,cta3ajb: .Basute 
Bcero BAiaTï ci, jcraBonjcBia opBUiBna. ^to 
I Uopra cTpaKanKi upoinBOB-b". Ecjii Ilopra 
' 6jieTi npBSRasa coBcpnieBHO Besasiictiuoio je|i- 
auBou H lepaoe nope Ojapti. npoBoii'janieHO 
saKpuTutrbHopeHi,, TorAasecïTjpeitKifi BOapoc^ 
MOKBO ciHiaTï pimeBBUHt (sici). 

Hio se KacatTca jio a8rio-TjpeaKO-4ii)aHiiya- 
CKaro cos)3a, ro rcpnon, cOBctm se sipHii bt. 
ero upOMBOCTi. „aTOTi. C01031 H31 papier-rnSchy 
npaCiifxaeTCH s-h CBoeMj uoBiif. Bi. stohii bu 
aoKete Cutb fs^penu. llunor^a mu ae itotiu 
6u AODjcTiiTb 4>paHay3CEie aaxuaTu bi> Cpexu- 
Hopt. HuTsekna ^pannicio sainia 
ErBsra upavo BpoTUBO|rbqaTi. 
BamBM'b BBtepecaHii. Ha 3tohi cosjsx, pymuica 
B ;^0lxeB^ Oujt, pjmHTiea". 

lia nvTH Bt lilTjTraprt (iapom, EpyHHom, 
ocraHosajcs ua Htcsoibico jiBefi bi, ,lobannis- 
berg't, j BBSsa MeTiepBuia, itoOi, ero jvk- 
niHTi HacwTi nocTiirmefiero BcyjaïB. ABcipifi- 
csiB Ksacuepi npcA-ioXHJ'b co.iBauie bi, Bint 
tuujosaTHiecEoB KUHi|iepeuutB usa yiaxesis 
Ty[jeiiBo-ernucTCBnfl paciipu. Aflr.iia oiotbo upa- 
nua 3T0 DpeAJoisenie, bo IlMneparopt Hdro- 
lafi I na-orp'bai OTaa:iaj-b. Kaant Menepauxi. 
6ujii ipesBHiaBBO oncioieai. b — cTaii. ycepxHO 
UBTparoBaTS m, JloBAoat, opotunt l'occia (Cpaa. 
TOUT, IV (TpaaraTU ci ABCipie»), lacts I, 
crp. 482 B citiX 

Ht noa6pt IMif ro^a Pocjjaps noaejtn. 
EpyuBOBy BOsBpaTHTbcs euie pa3L ai, .Iohaobt. 

patbCH AoaecTB \o Oiarooojyiaaro aoBua aa- 
laïue ueperoBopu. Exy Oujo nop^ieso oocra- 
paTbCB aaEJsiHUTb uocKoplie aoBBCHiiii» oraocrr- 
leiLBO Eraura uexsf BctHii naTbH> si'JUK»mu 
AepxaBBNH. Kcjuxe 4'pBBitii( OTHasercB, TorA.i 
BOAUHCBib aoBBeanim Cesb nex. 

Bt DO.iOBUBi Aeuaflpa Oapoui Tipysaosi Dpi- 
tïaj^onaii B-tAuraiB, Bi .lyspi ci Bnnicjy- 
ïBJocfc BajeBiKoe ,intenneiîo-diplomatico-co- 
mico". KoMCBjiaBTi, RptBOCTU BCTpirujt ero Bl. 
UDJBoft napaiBofi 4>opi(t, h iiai, nymest euf 
OTiBBi Cujii cainit m, 17 BbicrptiOBi, „Blj 
suaere" nncait Capnoti Bnne-KaBiiiepy, .tto sioik 
roioci aeaocTaTOHHo ciMeut, "iTofi-b :incTaBiitt. 
saMoiiars uyujHB ,I,;BpcKaro iiauun, ecju yaii. 
3tn no<iTeBBbia oyuiBH BeapeM-feaso xorarb ro- 
Bopnti". 

B^ BpynflOB't Guju cbëxh BUeiaritais. ci, 

KOTOpUHH OBI, BOIBByi-b B'b OBTflCpK ABnllil, 

Obi> Ci yxoBiijKTBieiii> BcnoHBBaji, o uodtrnt^ 
ain repitora BejiunrroBa B^ Walmer-Castle 



130 



JKX 448—445. 



18M] 



il s'était promené a? ec loi pendant denx heores 
sur la terrasse da chàteao, en yoe des côtes de 
France dans le lointain, et entonré des canons 
qui avaient fonctionné à Waterloo. Tontes les 
fois qne le baron Brnnnow prononçait le nom 
de son souverain, le héros de Waterloo s'arrê- 
tait pour faire le saint militaire. 

Le baron Bninnow se rappelait également 
dn résultat de ses pourparlers avec les ministres 
anglais, des divergences qui les séparaient et dn 
désarroi complet, qui régnait dans lenrs mes 
politiques. Il savait qne le gouvernement anglais 
était disposé de signer un act concernant les 
détroits et applaudissait an projet de proclamer 
la Mer Noire comme mer fermée; mais il regret- 
tait de n'avoir pas réussi à forcer l'Angleterre 
d'agir énergiquement avec Méhémet-Ali. 

Toutefois, dans une lettre curieuse, le baron 
Brunnow écrivait au comte Nesselrode de Johan- 
nisberg, à la date du 10 (22) octobre 1839: 

^Souvent, quand j'ai prêché lord Palmerston et 
Melbourne pour les décider à agir, j'ai cru voir 
devai^t moi les lunettes et le long nez oriental 
de notre brave général Fonton (un agent poli- 
tique russe connu en Orient). Il a semblé me 
dire: „Brunnow, mon ami, tu te donnes trop de 
peine. Laisse les Anglais se mettre dans la boue 
jusqu'aux oreilles. Nous n'avons rien à gagner 
aux yeux des Turcs, si nous parvenons à fedre 
jouer à l'Angleterre un rôle prépondérant Ce 
qui nous convient à nous, c'est de prouver à la 
Porte qu'elle n'a rien à espérer des belles pa- 
roles ni de TAngleterre, ni de la France, ni de 
l'Autriche. Moins les autres feront pour la Porte, 
plus celle-ci tournera les yeux vers l'Empereur**. 

„ Voilà'*, poursuit le baron Brunnow, «ce que 
semblait me dire la figure orientale de notre 
brave général. Je vous avoue que ce raisonne- 
ment m'a singulièrement paru juste et profond. 
Cela me console de l'inaction des Anglais.... Leur 
faiblesse nous profite plus que ne l'aurait fait 
leur énergie.... Nous devons ne pas regretter 
l'inertie, j'allais écrire l'ineptie anglaise. En 
1839, comme en 1833, ils ont manqué complète- 
ment le rôle qu'ils avaient à jouer". 



C'est très habilement que le baron Brunnow 
signalait ainsi une légère divergence entre ses 
propres vues et ses instructions, en vertu des- 
quelles il devait chercher à amener quand même 
un accord avec l'Angleterre, dans la question 



rxi on xna laca ryian c% mon ■& Teppta 
sama, ci loropot uxin 6iin ^P^x^pei 
6epen bmmmm^ h ettuuM xpjroH» Hjvnn, 6u 
rnia vb epaxenii npn Baiepioo. g«^Erf p^ 
■orx» Ôapon Bpynon nponsaoem na cb 
ero Tocyxiipa, lepot BaTepioociot Ôam oen 
HauMBaica h no Boennoiiy OTxiBan lecn. 

BcnoMman BpyiiHon Tassa o peaynni 
CBonxi neperoBopon c% aHrjdtcsnwMmcTp 
m, pasHoriacii memxf wam cjwificmfvmfin 
ÔeanopiAsi, rocnoxcTBOBaiaeH» nmioii 
TnvecBHX'b BHXM'b. On snaim, no aniiteA 
npaBRei&CTBo rorono noxnean axn onoei 
lenno nponnoisib, ■ paxonaicx loicn o ip 
Bosnamenin Hepnaro Hopa saspiniDn m 
pen. Ho BpjHHOBi cosaiïiv no emj ne yi; 
JOC& 8acTaBnT& Aeriii) x^tcTnoBan raepm 
cxHin oôpaBcn npom MereMerarAin. 

BnpoieMi, Bi MJûÙomuTEOWk nicurt n rpa^ 
Hecceupoxeasi lorannacttepra on 10-ro (Àf 
OBTaÔpa 1839 roxm BpynoBi cooômien: 

„HacTO, Koigtn a yioBapinan loptxon Qai 
HepcTona ■ MenÔopHa xtftcTsoBATB^ xai na 
JOC&, TTO a WMMj npex> coÔodouk n xmaa 
BOCTo^HHt Hoci Hameio xpaôparo leMopaia ^ 
Tona (navIcTHaro pyccaaro nonnvecxaro jt 
leia na BocTOvb), aoroput, aavb 6yxT0, msA i 
Bopm: „BpyHHon, Hot xpynbf m emno) 
cTapaemica. GciaBb aErjunan lOBfn nrps 
Ao ymet. Mu ptmxrenHO Hnvero ne i 
arpaen n tÂOsaan Tjfpon^ ecjn mÊM% jMMCt 
sacTaBHTB aeraun nrpan nepBeHCTByDm: 
poiL. To, <iTo nan noiesno, bto ~ xoaaas 
Uopri, vto et neiero osnxitn on vptKpÊicua. 
^pa»b Anuin, ^pamUn m ABcrpix. Htos i 
Hte Apyrie cxtiann au nopni, rtm 6oiu 
ona oÔpaTHTi cboh BBopu si Focyxnpi)*. 

nBoTL HTO HHt xasaiocb**, npoxoxxaen Bp] 
HOBi, ^roBopHia BOCTOinaa ^nrypa nun 
xpa6paro renepaïa. & Bam npH8HaDC&, vro s 
ero pascyxxcHia mbI nasaucB ^rpenniai 
cnpaBexnBKiMi n riy(k)BOiiucieHRiaiii. 9 
Mena yiimaen iracien Ôe^xticnia Anrjnnai 
Hxi Ôescuie nan ôoiie bhtoxbo, nese 
Hxi anepria... Mh ne aoimmm coxartn o 
Hxi 6e3AiaTeii>HOCTH (a xorin csmsan, n 
nocTH AHuaian). B% 1839 roxy, mun ■ 
1833 roxy, OBI coBepmeHHO ynycTua ly pa 
KOTopyx) HM'L noAO($aio KrpaTi*. 

TaKHiTB oqeni lOBKim npicHOirBoÔHapyzK 
6apoHi BpyHHOBi Haien&Boe necoriacie cBoe 
uojyqeHHUYB EWb HHCTpyBuiam, bi cBjy boi 
puxi on AOixen 6urb Bctmr cua]uixo<$BBan 
coriamenia ci AHriie» Bi BocTO^nom Bonpoc 



1840 r. 



X» 443 — 445. 



121 



l'Orient. Il ne Tojait poar sa part aDcaoe oéceB- 
tité de précipiter Ira choses poar le r^lement 
des &&ires d'Orient Hais, l'Empereor Nicolas I 
insislMt EUT 1s liqaidatioD immédiate du con- 
tttt torco- égyptien et craignait sérieusement qae 
la p&ii de l'Europe ne fût compromise. Drnn- 
now devait se soumettre au ordres de soo goa- 
TBrnemeiit. 

ÂprÈi sea entrevues atec les ministres anglais 
et les membres da corps diplomatique, le baron 
Brannow s'eK *a presque ao désespoir, tellement 
lotit était embrouillé et, pour user de ses pro- 
pret termet, .misérable au dernier point". C'est 
ce qu'il éprouTB durant 48 heures: t) Le chargé 
d'affaires d'Autriche NeumauD te priait de lui 
faire obtenir de Vienoe, par l'interrention de 
lord Ptlmerston, tes pouvoirs aécesiiaires pour 
pourBOÎTre les pourparlers id sujet des affaires 
d'Egiptc. 2) Lord Palmerston demandait à 
Brunnow d'agir sur lord Melbourne, lord Rns- 
Kll et les autres ministres afln que, dans lenrs 
Totes au Conseil, ils ne s'écartent pas du pro- 
gramme arrêté par les deui négociateurs. 3) L'am- 
bassadeur de France, général Sebastiani, avouait 
au ministre de Russie que son gouvernement 
était impoisïant b museler les criears dans les 
Chambres et dans la presse françaises. 

.Voilà le charmant tableau de la situation 
sctoelle*— termine Brunnow son rapport do 16 
(X) décembre 1839. 

Malgré ce triste étst de choses, le baron 
Bmnnow devait s'acquitter de la mission qui 
faâ était confiée. En aliordant cette tâche dif- 
ficile, il commenta, en suivant te conseil de lord 
Palmerston, par chercher à persuader les autres 
ministres de la nécessité impérieuse d'en finir 
as plus vite avec le conHit turco-égyptien. 11 
s'est entretenu entr'autres avec lord Claren- 
don qui fut connu dans la suite comme un 
homme d'Etat éminent Brunnow lui démontrait 
la nécessité de régler cette question, mf me sans le 
concoori de la France. Lord Clarendon protes- 
tait éoergiquement contre cette combinaison en 
assurant que .l'Empereur peut se passer parfai- 
tement de la France, mais nous ne le pouvons 
pas", car cliaque parti radical an parlement 
s'empresserait de tomber sur le ministère. 

En effet, l'opposition au parlement ee pré- 
parait à renverser le minislËre de lord Hel- 
bounte, s'il se décidait de sacrifier ta France 
au gré de la Russie. Les organes de la presse 
anglaisa se fesaient une guerre acharnée au sujet 
da l'incident turco-^rptien, et Brunno» se plaint. 



Obi, oienBABO, se Bajtiii hbuuoB HutoCnocTH 
Bi ciimiOHi fiojbmoS uocntutuociB bi paa- 
ptmeBiH BOCTO^BUci. jckn. Ho Hunepatopi 
HsEOiaB I HacTBBBan sa cuoplflmeni oaon- 
^ania TypeitEO-erBiieTCKoB pacnpH a ceptesao 
onac&icx sapïmenia espoueScKaro Mupa. Ep^H- 
B0B1, loi&eui 6ufh ôeaponoTBO noxiBBaïu-s 
Bojcb CBoero DpaBHTeiKTBa. 

noBBiaeniHCb, BOc<t upiiCuTia m, JIoHjtoHt, 
Cl aBrjificiHHH ■HHacTpaKB a uesaiiB ahujo- 
Hara^ecEaro Kopnjca, BpjusoBi upumeii udith 
Bi OTiassIe, 10 TaaoR CTeaeBB ace Obuo itepe- 
a;TaBO, bib, caii ont cain> roBopBTi, .m buc- 
meB CTeneBB ne^iaibBo". Boti> 4to OB-b BcnUTait 
Bi npoxoixeBîi 48 ^acoBi. Bo I) ascipilcKifi 
aoBtpcBBuB B-b A^aii, UeBaatn npocaj-t, ero 
froBopHTii [lajLuepCTOHB BaoBcaTb «b B-bnj, 
iToOt enj jAiti nojBOMo^ïe secTH neperoBOpu 
no erenercBOu; a^T- Bo 2) jop» HajkKep- 
r.towh npocHTi BpyBBoaa, iiofri obi aocTapsjcit 
yioBopBTb lopiOBX MeibCopBa, Pocceja a xpy- 
rBi'fc aBnilIcBBix hbbbctpob% aojiaTï rojoci> 
BirhcTt Cl Bauv UaKoneni, bi> 3) 4>paHi(y3CEifi 
nocoii,, TCBepaji CefJacTiaHa, npBïBaetca pyc- 
cKoiiy BociaHBBEj «V, aojBorb ÔeacBiiB CBoero 
upaBBTCJMiBa npOTBBi upBEyHOBii so ^paBuyj- 
cKHii naiataii b bi BepioABiecaoB neUTB. 

.BoTinaici, apciecTBas Baprasa BacToaniaro 
DOioseaisr— saBJioiaeTL ËpynsoBi CBoe aobc- 
cesie on 18 (30) AeEaCpa 1839 tdab. 

ïlecHorpa aa raaoe aetaibnoe ooioseBie 
BcneB, Capcai, EpfBBoni. Bcevasa AOiseat (mit, 
ucuojBBTb BOSiozenBoe sa aero rpjxaoe oopy- 
«enie. Oa* opncTynaji Bij^jy h, upexAé Bcero, 
nocTspaJcs, no costry KaAMepcTOBU, yroeopaib 
Apyrait aBriiScEBi'b HBHBCtpoBi bi> seoijov- 

B0& fleoOlOJlBMOCTH BOCIOptC BOKOBIBTfc CL 

Type UKO-eraBerc ion pacapen. Oai, roBopa», 
aexjiT apoiBHi, cb jDp],oin> Kja])eBj;oBoui, uo- 
jyqaBmBH'b BnocjlxcTniH asiopsTeri. neckaa 
BUjianniarocK rocyABpcTBeBBSTO Myxa. Epya- 
BOBi AoaasuBaji eiiy Beo^iioiBuocTi noBOB^ati 
jltio xase 6esi ^paunia. DpoTBBi aroro saep- 
riiecKB Bospaxaii RiapcBjtoai,, lOBasunaa, 4to 
„Bamii Focyiapi otjb^bo noxen, oCoBtrc^ Ceai' 
4>p&BniH, BO MU aroro ae Hoaten", b6o Bc^anaii 
pajtBEanaas napris Bi DapjaaeBTt BeveuesBO 
BasEBerca aa ■BBBCiepcvBO. 

H xtBcTBETeiiBo, ouDosBtiis Bi BapaaMeart 
roTOBBiacb HBSBeprByib MBBiciepcTBO Jupja 
MeJbûopBa, eciB obo ptaiBicK RoxepTBOBaTL 
itpaaitieio Vb yroAy Poccia. Bi aBrjiBcEBi'b ra3e- 
Ta» Beiacï oxecTOieaBaa boSbu do boboat tj- 
peiuto-erBuercia» A'bai, ■ BpyBBOBii ci rpycTtt> 



122 



MM 443—445. 



1840 r. 



avec amertome, que ces journaux loi gâtent le 
sang. Il constate aTec déplaisir le hit qne tont 
le monde en Angleterre, à commencer par les 
enfants, s'occupe de politique. Gomme exemple il 
dte on fait corieox arrivé an chateaa de Stratli- 
fieldsaje, chez le duc de Wellington, où la fille 
de lady Wilton (nièce dn dacX âgée de six ans, 
refusait d'admirer le cordon rouge de Sainte- 
Anne dn baron Brunnow, parcequ'il était d'une 
couleur si affectionnée par les libéraux et les 
radicaux. (Voir mon étude : ^PEmpereor Nicolas I 
et la Reine Yictoria. Messager de l'Europe, 
novembre 1896). 

Mais ce qui était le plus difficile, c'était de 
pousser les ministres anglais et particulièrement 
lord Palmerston à prendre une décision. «La 
chose la plus difficile dans ce pays", écri- 
vait-il au comte Nesselrode à la date du 31 
janvier (12 février) 1840, — .c'est de savoir ce que 
les Ministres veulent. C!ela devient d'autant plus 
difficile, qu'ils ne le savent pas eux-mêmes. Pour 
obliger lord Palmerston de se rendre compte lui- 
même de ce qu'il veut et de ce qu'il peut faire, je 
l'ai amené enfin à consigner ses idées par écrit, 
dans une dépêche qu'il adressera à Glanricarde. 
Quand je lui en ai fait la proposition, savez- 
vous ce qu'il m'a répondu?** 

„Ah, mon Dieu, qu'est-ce que je lui écrirai? 
Je ne lui ai pas écrit depuis si longtemps. Il 
me faudrait remplir des volumes pour récapi- 
tuler tout ce que s'est passé! Jamais je n'en 
trouverai le temps*! Cette conversation se ter- 
mina de la manière la plus incroyable: le mi- 
nistre des afTaires étrangères d'Angleterre pria 
le ministre de Russie d'écrire, en son nom, une 
dépêche à l'ambassadeur britannique à la Cour 
de Russie. Le baron Brunnow se rendit à ce 
voeu de lord Palmerston, et la dépêche rédigée 
par lui, après quelques corrections faites par le 
ministre, fut expédiée au marquis Clanricarde. 
Il serait difficile de trouver un précédent d'une 
semblable collaboration d'un diplomate étranger 
avec le ministre des affaires étrangères de la 
Puissance, auprès de laquelle il se trouve 
accrédité. 

Toutefois, Brunnow réussit à décider lord 
Palmerston de se prononcer avec plus de préci- 
sion au sujet des ouvertures de la Russie. Il 
profita d'une invitation à Broadlands, un château 
de lord Palmerston, pour obtenir de lui une 
réponse catégorique. C'est dans ce but qu'il lui 
communiqua sa dépêche à Tatistchew à Vienne, 



saiyerca na to, no ara raseni noprm eiy 
apoBB. Boo6i^e on HeAOBOieHi rfan oôcrot- 
leucTBOMi, no bi AhuIi Bci, Banmui a 
ManoTon, pascyx^aDri o noiimecxoi rlir 
laxi. B'b BEffk npniipa on npinoxm oien 
HsrepecHut ^^ti, ciy^iiBBiifica in» saiiii 
Strathfieldsaye, y repuora Beuararrona, ixt 
mecTHiiTHaji xo^aa idAi 7u&Ton (uem- 
HHmi repi^ora) orsasaiacb npiSBar^ spacnoD 
aHEeecsyi) leeiy Ôapona BpyHHona, iotomt no 
OHa apacHaa, naixa ctou npiaTHaro paxnann 
H nôepaian. (Cm. non cTan»: „HnepaTOp« 
HiBOxat I n Ropoiena BasTopia" bi Bftemrt 
Espoini sa noaôpb 1896 roxa). 

Ho canoë Tpyxaoe 6iuo noxaaHyn camn 
anriiftcuxi mhhhctpobi ■ b% oooÔeHiocTi 
lopxa namiepcTOHa na ÔÔAmyi) pisixocn. 
„Beni& Ban6ojie Tpyxeaa b% not cTpart', 
nncai'b offB dl-ro ansapa (12 ^npau) 1810 ta» 
rp. HecceApoxe, ,910— snaTL, ^ero co<kïTBeno 
xoTarb MMHHCTpu. 8to Tin ôojie xpyxao, no 
OHE caxi aToro ne SHaDn. Ob niiuo aacTann 
lopxa naimepcTOHa xftn caMOMy ce((i onen 
8% Ton, no on MeAaetm xixaTa h no on 
MOMenn xiiaT&, a ero HaaoHeqirTO y^Hutin 

B8I0XHT& CBOl MUCIH Ha nHC&lli, Bl X^IK^ 

KOTopyi) on OTupaamiopAy KxaBpHKapx7i n 
C.-neTep6ypr&. Rorxa a emy cxiian Taioe 
upexioxenie, snaeTe, ^to on ni OTBiTan?* 

„Axi, Boxe Moft", caasan dxaropoAHHt 
JopA'B, „9T0-xi a eMy naunny? & xàMamn-- 
xasHO HH^ero eiiy ne nacarb. HyxHO Ôjxen 
HanHcaib utiue TOMa, hto6i noBropiri lee, 
HTO npoHSomio! Hasorxa a ne Haixy A^a^ non 
BpeifeHHl'^ KoHHHica »tot% paaroBopi camm 
HeBipoflTHii]r& oÔpasoMi: aHriitcait Mamcrpi 
HHOcxpaHHuxi J^krb nonpocnn pyccxaro oo- 
cjaHHBKa HanHcaib, oti ero hhoeh, xonemy n 
BejKKOÔpHTaHCKOify noci j npv pyocaoïrb XBopi 
Bapon BpyHHOBi acnoiEHii npoctôy lopi^ 
naiBMepcTOHa, h HauHcaEEaa m xenema, c» 
HiaoTopuME EonpaBaaifE e ■BxiHeEiaxH co 
cTopoEu naiBMepcTOHa, 6uia OTEpaBxefla n 
MapsEsy SiaHpEsapxy. Tpyxso noxncsaTk xpi^t 
npEifipi noxoÔEaro coTpyxEHvecTBa EHOcrpai- 
naro xHniOMaxa MaHEcipy HHocTpaHHuxi ^in 
Toft xepxanu, npa xoTopoft on aEspexEroBaiv 

OxHaso, BpysHOFL Eacioaji na tomi, noéi 
jopx'B naïUfepcTOH'b BKicaasaica Ôoiio oape- 
xiieHEun oôpaaon EacnerB pyccasxi wpejjo- 
xesift. Owb BocnojBSOBaica npanameEieHt n- 
HHcxpa HaaicTETB ero bi Broadlands, saxii < 
jopxa naiiMepcTOHa, vto&b norpeÔoBan on 
Hero KaxeropE^ecaaro orsira. Ci »tok) ïï^sud 



lUO r. 



JêJê 443 — 445. 



123 



co date dn 9 (21) décembre 1^39, dsna laquelle 
le troOTUt eipHMé le conUna des deni «ctes 
projeté* p&r la Raaiie: l'oii au»nj«t de l'Egjitte 
et l'antre ao nget des détroits. Le miniGlre 
anglais approuva complet ement la teociir de la 
dèptebe do baron Brunnow, mais il cnl devoir ' 
lignaler les difScallé«, proyeaaal de la France 
ifiii cberchait dans ta MéditerranËe an appui pour 
Kl poasOBionG en Afrique, 



Le plénipoteutiaire de Boasie ne 
pu de ce cooseDtemeDt platonique de la part 
da ministre anglais. 11 lui réunit qd mémoire 
(irconslAocié intitulé: , Détails ear l'arrangement 
i conclure*. On proposait dans ce bctum de fixer 
deux principea: I) de proclamer comme principe 
du droit international de l'Europe, la fermeture 
des deux détroits et celle de la lier de Marmara 
et de la Her Koire; S) i titre d'exception et 
et pour la sauvegarde de l'Empire Ottoman, le 
détroit des Dardanelles pouvait être rendo acces- 
sible k une escadre anglaise et frsD(ai»e, et le 
Bosphore — k nne flotte militaire russe. L'escadre 
d'Angleterre et de France sera appelée à dé- 
fendre la «ureté des Dardanelles, celle de la 
Russie — la sûreté du Bosphore. La flotte anglo- 
française aura eu outre la mission de tenir en 
échec Méhémet-Ali en Egj7>le et en Sfrie. 

Lord Pahnerston approuva complètement le 
projet du baron Brnonow et. quant à la forme 
de l'acte à conclnre. il était également d'avis 
qu'il fallait consigner le tout dans un seal docn- 
meot. D déclina ainsi le projet autrichien de 
ccnclnre deux actes séparés. 

Le ministre anglais se mit en outre à exposer 
au plénipotentiaire tout un système de mesures 
c«>ercitiTes que l'Angleterre se proposait d'appli- 
quer à la Porte et à l'Egypte, dans le cas où ils 
se refuseraient de se soumettre à ta volonté des 
grandes Puissances. Si la démouatration mari- 
time n'aboutissait i aacun résultat, poursuivait 
lord Palmerston, .nous occuperions Candie en 
rétablissant dans cette Ile l'autorité du Sultan'. 
Si noua ne devions pas réussir H expulser 
Ibrahim- Pacha de ta Syrie, il faudra faire nne 
descente sur les c4les d'Egypte. Comme l'Angle- 
terre ne saurait admettre l'occupationde l'Egypte 
par des troupes françaises, et que la France, d'une 
antre part, verrait avec déplaisir la présence 
d'une armée anglaise dans ce pays, il serait 
préférable de confier cette mission & .qQelqoes 
Dilliera d'Autrichiens avec te concours d'un 
déUcbement turc*. 



BpyEHOBX cooCnu» llaitMepcioBj caon jienenT 
n TarurneBi n Bini (on 9(21) jieRaCpa 1839r.), 
rb lOTopot 6iuo luozeBO coiepxauie oCoan 
DpoeiTHpoBaHniiL Poccieu aaiost: ojasi d6i 
ErDDTt. a xpyroi o upoiuaxii. AsMiBcui 
HEBicrpi anoiBi OAoApui co^epxauie jenenH 
ÛapoBa BpyHROBa, ko on ysasusaji Basarpyjt- 
ueuia. uciOAsutia co CTopoBM ^paaiûA, toTO- 
pas Hiaen> onopu si CpeinseBsoHi Mopt um 

CBOBIX a^pBEaUCEDI'b BJajltBifi. 

PyccsîH yaoïaoHoieHHuft se yAOBOJUTBO- 
>aici KsuBjenieai raioro uiatoBB^ecKara co- 
riacifl co cropoau aarxiScsaro xuBacrpa. Oai 
ea; upexcTasHji noApoOsyiD aanuciy, noji> ia- 
tiaeiem'. .Détails sur l'arrangement à conclure'. 
B'b 3Tom axrt npeuoxeno 6ujo onpeitxiTii 
ua Bauja: bo 1) npoBosrjacBib Haiaioai eepo- 
ueAcuro MexxjBapojiKara opaaa saapuiie 
o6oBii> npojBBOBt a ofioixi MOpeS: MpaHopaaro 
■ lepHaro; bo 2) n bbiI BCUBi^eBia b ub 
oipaBesia OrroHaBcsoB BitnepîB, A^PI^Bencsil 
npoiBBi oiapuTii JUS annificiofi i ^pauuyscaoft 
acEaip^ a Boc^pcsifi ua pyccaaro hkb- 
aaro it^oia- •I'jotli Aarxia a tpasalB Oyjtyri 
oipanars gGe^onacaocTb" AftpASnejjoBi, a pyc- 
riiifi 4ixoTi6e30DacBocTfc Boc^pa. Kpoirt loro, 
aBijo-<tipaBaj3CEiâ «txoiT. jiojxeBi Cjjieri jtl- 
CTBOBBib npoTUBii MereneTB-AjB si Eniurt h 

Jlopjtx naj&uepcTOH^ Bnojat oioCpan Bpyn- 
BOBCEÎfl npoesn., n oiBOCBTe»BO ^pau miK- 
laeiiara aira obi Taize snojnt curjacijca, ita 

HVKHa BBJlÛÎBTt BCC Ft OJHHT, aKTT,. Taitliai. 

oCpasoHi ont oiBepri. ascrpiScaifl upoexri. o 3a- 
umeBiH uyii. oTA^buuii aRTOBi- 

CBepii Toro, aarxiicaift MHBUcipi ctaji. 
paSBBBaTb pyccEOHj yaojBOHO^eBBOiiy cscreMy 
opBByjiHTejbHux'b Bipi., liOTOpua Auriia aa- 
■tpeaa npinan npoTHBi. Typsia b Ernura. 
ecjK oHH Be noKopaTCA Bojt BejBEBXii xepKaBi, 
Ec.iB Bopcxaa AevoBCTpauia ae upase^erii xi. 
itiju, To hKu', upOAtijxaninajLiiepoTOHi, „3ai- 
uen ocipoBii Kaajiiii jtia BoacrasoBjeBi' ua 
ïToicb ocTpOBtasTOpBTCTa CMTaBa". EcibOi Be 
yjaiocs oporsaTS wi\ Capiu UôparBua-namy, 
TO nyxBo riyieTi aucajaib boAckb ua erHner- 
CKiû Oeper-L. U raai laii Anuia ae Boxeri 

lOIiycTBTb, >IT06l. j'P'HnjJCEis BOfiria MBSJB 

Eraner-b, a cb JtpyroB ciopoBU. '^paaniou ae 
nomeiaionBBA'tTLBiErBnTtaBrjiBcaia BoScsa. 
TO IlajbHepctOBi uojaraxb. ïto .BtcaoïbBO 
TUCB^-b ABcrpiRuCBi ci> nouonia» Typeqxaro 
oTpiAa" jyHoie scero MOrjii du sanarb Eraneri. 



124 



MM éàB—446. 



1840 



n est corieax, qa*ane entente complète s'est 
établie entre Palmerston, Bronnow et Nemnann 
sur tons ces points, et que le minisire anglais 
se chargea de rédiger lui-même le projet de 
l'acte international. 

Gela se passait à la fin de décembre 1889. 

L'Emperevr Nicolas I approvTait complète- 
ment Tattitade de son plénipotentiaire, loi don- 
nait Tordre d'insister sor la oonclosion d'nn 
seul acte, et énonçait l'espoir que tont serait 
terminé à la date da 10 (22) ami 184a (Dépêche 
dn comte Nesselrode an Bmnnow dn 1 férrier 
1840). Dans une lettre particolière, de la même 
date, le Yice-Ghancelier exprimait ses regrets 
qae les pourparlers sur la question turco-égyp- 
tienne avançaient si lentement L'Angleterre a 
tort de tant s'occuper de la Russie dans le 
règlement de cette affdre. „A proprement 
parler", continue le comte Nessefarode, ^nous 
sommes en dehors de la question (sici). Nous 
ne sommes point des acteurs principaux; nous 
ne jouons qu'un rôle purement secondaire. Le 
débat n*est point entre la France et nous, mids 
entre TAngleterre et la France". Celle-ci propose 
d'abandonner à Méhémet-Ali toutes ses con- 
quêtes, l'Angleterre insiste sur la restitution à la 
Porte des provinces envahies; la Russie, l'Autri- 
che et la Prusse s'associent au projet anglais. 

„Ceci posé, de quoi s'agit-il aujourd'hui pour 
le gouvernement anglais? Non point d'opter entre 
la France et nous, mais entre la France et 
lui-même". 

Bmnnow avait de la peine à faire comprendre 
à lord Palmerston que la question turco-égyptienne 
n^avait pour la Russie qu'une importance secon- 
daire, et que l'Angleterre se préoccupait bien inu- 
tilement de la Russie, tandis qu'elle aTait unique- 
ment à briser l'obstination de la France et à régler 
ses comptes avec elle. La lettre du comte Nessel- 
rode persuada encore d'avantage le baron Brun- 
now, que la question d'Egypte ne présentait aucun 
danger et que c'était simplement un ^embarras", 
dont on pouvait se rendre maître avec de l'ha- 
bileté et du calme. 

Yoici pourquoi le baron Brunnow recomman- 
dait à son gouvernement de ne pas perdre pa- 
tience, afin que TAngleterre et la France ne 
puissent mettre la Russie complètement à l'écart. 
„J*08e croire", écrivait-il au Vice-Chancelier à 
la date da 31 janvier (12 février) 1840, „que ce 
qui nous convient le plus, c'est de laisser durer, 
traîner cette négociation. Plus elle se prolonge, 
plus elle aigrira les rapports mutuels de l'Angle- 



jDÔonuTHo, no Mexxy IlaaHepeTon» 
BpyiHoraiMi I HetaaBOMi cocTOuoca min 
coriameRie no sein oyEaram, m araiilci 
mncrp^BSJuca camcocTaBmnpoesn mai 
HapoxHaio aara. 

9to 6uio wh canon loeiit x«xatfpji 1839 

H]uiepaTop% Hiaoïai I nnoirt oxo((pi; 
oôpasi x^CTRia caoero yBOJHOMOieHiaro, a 
Bex&n exy HacTanan sa saKoo^aHiu eina 
aara ■ Bupasan saAeauy, no wh 10 (22) anplj 
1840 roxa ice aro xiio 6yxen oxoHieio. (X 
nema rp. Heccenpoxe va BpyHHoay on 1- 
^Bpaia 1840 roxa). B» lacTHon meurt v 
Toro se ^vcia Bm^e-BaHmepi uipaxaen ci 
coxaiieie, no neperoeopu no Typemo-env 
cioiry Bonpocy lanb nxo xanuorca nepiii 
HaopacHO romo bi Anriiu ran noro su 
iiaDTca Poecie» npn yiasenii Typemo-enn 
caaro x^nu «C^rporo roBopa*, ■poxojana 
rp. Heccenpoxe, n>u Haxoxmca art aroio i 
npoca (sic!). Mii hhcioimo ne riasma aciei 
mi arpaem tojmo Booirt Bropocreien] 
poJB. Cnopi npoBcxoxan ne iiesxy ^^mudim 
H sai», HO Mesxy AHriie» m ^paHuie»*. Il 
cj^Haa xepsaaa npexiaraen ocraaKn sa 1 
reMeTon-An Bcfi, no on sanoesan; Aan 
Tpe6yen Boespanteiiia TypAii sasBaieam 
oÔiacToi; Poccia, AncTpia ■ Ilpyccia npaeoe^ 
EjoDrca Kk aETiitciOMy uasy. 

Jdro BHacHeHo; cnpamaBaerca: vero frae 
xeiaiB aHTiitcKOiry upaBneAcny? Haaan 
Bu(k)pa Mesxy ^paiiQiei) ■ aam, ho voê 
^pamûei) ■ caifan coôoft*. 

BpyuHOBy xobouho TpyxHo 6iuo yôixi 
jopxa DajBMepcTOHa bi Tova, ^nro rypem 
erHneTcxit Bonpoci Hiiien xu Poccii vio] 
cieneHHoe snaYenie, ■ vto Araiin naupae 
Tan MHoro sanaMaerca Poccien, sorxa et nyx 
HcuDHHTei&HO yiOMan ^^paÉitii) h ci » 
CBCCTH CBOH c^OTu. IliculO rp. Hecccopc 
en^e 6oiie y(^Hio BpyuHOBa vh toh%, \ 
erauercKit Bonpocs ho cocTasiaen ooacioci 
HO ecTfc TOJSiBO nSaTpyxReHie", soropoe nos 
no(k>pon ne HHai e, aava HcayccTBOH» ■ n 
nluieMi. 

Bon no^eif y BpyHHOBi y6tax^n cBoe iq 
BHTeiv^TBo ne lepaTB TepntRia, no6ib Aan 
H <>paHuia HO nom 6ii coBopmeRHO ycrpaai 
Pocciio. JL ocMtiHBaDCfc xyiiftn»"f nmcan o 
Baue-KaHiuepy dl-ro annapa (12 ^ap.) 1840 
„no lynme Bcero cooTvbTCTByen HamaM» i 
xaiTB npeAocTaBHTB neperoBopam npoxoixan 
H saTarEBaiBca. HiorB xonme ohh npoxoiiju» 
TivB 6ojBme ohh acnopraTi i»M^"wifWff on 



1840 r. 



JfJê 443 - 445. 



126 



terre et de I& France... LUssodb leur le tempt de 
se quereller et de se débattre. Mais ne les lais- 
sons pas toateeala. Mettons DoesdeniéreVÂDgle- 
terre ponr loi dire: tenez bon; doue eommes 
»Tec vous, ne cédez pas mal à propos au exi- 
gencee da Cabinet tivnçais qui vent vona imi>o- 
ser la loi'. 

Cs Rossie, selon l'avis de Bmnnow, devait 
assister t'Angleterre, mais ne pas la laisser se 
mettre an premier rang et ne paa permettre an 
Csbinet aoglais de répandre l'opinion, que Brun- 
now est arrivé k Londres dans le bnt unique 
de seconder la poiitiqne anglaise. 

Toutefois, en vue de l'intention décidée de 
['Emperear d'en finir an plaa vite avec l'inci- 
dent tnrco-égjptien, Brnnnow devait insister 
énergiqDement noprès de Palraerston pour qoe 
la question soit réglée sans délai. Il appliquai) 
tonte son éloquence ponr lui prouver que le 
gonvenietnent français se moquait du (.'abinet 
anglais avec ses contre-projets, et qu'il ne cher- 
chait qa'à paralyser les meanres de coErcition 
contre Mé h émet-Ali. 

Enfin, le 19 janvier 1840, lord Falmerston 
donna lecture au baron Bronnow de son projet 
de convention, dont celui-ci resta pea satisfait 
va qn'il ne Axait ni les limites de l'Egypte, ni 
l'hérédité du pouvoir du khédive, ni ses rapports 
de vasselage avec le Snltao. Il semble qu'en 
rédigeant ion projet, lord Falmerston n'avait 
qu'un aeul but— de laisser une porte ouverte ii 
la Frsnce. 



En effet, le ministre d'Angleterre avoDait qu'il 
espérait toigonrs entraîner la France. Brunnon 
protestait énergiqnement contre cette pensée et 
rappelait Jt Falmerston la stérilité des résollats 
obtenos, quand il s'agissait d'entraîner la France 
dans la question belge. 

Finalement, k la demande de H. Neamann, 
plénipotentiaire d'Antricbe, le baron Brunnow 
consentit k rédiger lui-même nn projet de con- 
vention, qui différait sor plusieurs points de celni 
de Falmerston: 1) Brnnnow déplaça le centre de 
gravité de Constantinople à Alexandrie et mis 
en avant le cfité égjptien de la question; 2) il 
posa l'adhésion dn Snltan comme condition 
absolne de l'entente projetée; 3) la question des 
limites restait ouverte en vue de la nécessité de 
l'adhésion du Soltan; 4) les mesures de coercition 
contre Méhémel-Ali étaient fixées; G) la néceasité 
d'une action commune pour la défense des dé- 



nesis Mexij AHMie» a ^panaler... Amb"i> hmi 
Bpe»H nocnopBTb a nofiopoTfcca Jtpyri. ri ipy- 
roHi. Ilo ne ocTaBunii hxt. coaepnieBBO oahhii. 
liera aewi nosaiH AErjiii, ■îrofii CEaaaTteB: »ep- 
jiHTeci., MU Cl BSHH, BB ycTYuaîre fiesi. najiofi- 
BocTH TpeftoBAHisHi 4)piiB>lT3<^aara itaAHBeTa, 
KOTopiit KeiaeTt npejinHcaTt Bam cbob bojïi". 

Porcin, no MB-tfli» EpyBBona, joixna noao- 
raTb AarilH, bo Be noasoisTi efl euABHraTb ee 
snepeji, s ne joasojatt aHriiflcsovy aa^BBerj 
pacnpocTpaBXTb xriBie. qvo BpjBHOBi Dpn6u.iT. 
m, ^OBjiofli, TDJiiBO Cl nt-itiiD noxuepsanifl 
anriilcioft nojHTBiB. 

OABaKo, Vb BBXj ptmHTejtnaro xejaBix 
focyjiapfl nwiKopte nosoB^BTb ci TypetiKo-era- 
neTCKHMi BonpocoHi, BpTBHOBi jojixeHii 6arh 
aBepraigeciB BacTaBBarii y llai^MepcTOBa na 
GEoptËme¥i OEOB?aain SToro sonpoca. Ob^ cts- 
pajca apacBoptiBBO xoaasuBaii eaj, qio ifipaB- 
nyscKoe upasBieuciBo toii>ko caÈetca naii 
aHriiBcBBHi KaOBBeiovi ceoRai aoB-rpi-opei- 
joMeBiflBB B ciapaerca Bctau cbishh uapiuN- 
sonaTS BpaxjteCnus wbpoa^'unia npoiBBii Mere- 
aera-AiB. 

Haioneni., 19-ro anBapti 1840 roja jopii, 
OajfcaepcTOBT. uponeat BpyBBOsy CBofi npoeKTh 
aoBseBQÎs, EDTopuHi nocj'ïtHiH octaicfl Beciwa 
neiOBOiesi, b6o eti aeai ne 6uia oupeji'bieHiii 
aa rpaHBnu ErflOTa,nBBaci'tjicTBeBnocTbBjai^TB 



cjJîaBa. Kasajoc^ "îio, coianaa cBoiinpoeKTT., 
BajfcaepcTOBi bmIh bi bbij tojïeo o^ny n,ttb: 
ocTaBHTb OTEpuTon jsept AH ^panniB. H xtt- 
ctBBTeiLBO, aBriiBcKÎR aBnBCTpi. cossajcs, ^to 
OBT. Bce ein.e naaieTca ^yweit" 4>paBuiKi. 
BpjBBOB-b 3BeprHiecBB anapaxan npOTHSii 

TBKOB IIUCJB, flpOCII IlajItHepCTOBB BCOOH- 

BHTk, Kl leuf npBseju bi BejïriHcKOMii bo- 
apoci cTBpanis yaie^L «tpaaiiyacKoe upaeu- 



Haioaeui, no opoctOi aBcipiScsaro ynoiao- 
NO^eBBaro HeflasBa, CapoBi IipyRROsi c«riH- 
CHjca cociaBBTb CBoQ npoesTi KOBReaniB. Bo- 

apoesTa najbaepcTOBa. Bo 1) BpyRBOBi nepe- 
eeci. neBTpii TSMecru kst, KoBi'TaBiUBonoja bi 
AjeacBRupiio b auABBHyji anepejtt eranercsyio 
CTopoay Bccro sonpoca; bo 2) obi nocTasnji 
corjacie cyiiasa, saKi neodiojiBHoe ycjoBic 
Bcero coriamenia; m 3) eoopoci o rpasunaii, 
ocraica ornpuTuai si BBjty BeoOxoinaocTii 
coriacia cjjTaBa; bi-1)Giub onpo^iieau ripiisy- 
AavejiiBua itipu opotaBi Mercueta-AiB; n. 



126 



MM 443-^445. 



1840 r. 



troits était établie seulement pour le cas, où un 
danger imminent menacerait le trône da Snltan, 
et enfin, 6) on proclamait le principe de la 
fermeture des détroits. 

Tootefois le baron Bmnnow, en parlant de la 
Mer de Marmara et de la Mer Noire, eat soin 
avec beaacoup de raison de ne pas user du 
terme de mer fermée, qui avait donné lien à des 
mal-entendos et qai, à piy>prement parler, ne 
saurait s'appliquer ni à Tune, ni à l'autre. En 
ce qui concerne les détroits, le projet du baron 
Brunnow disait, qu'en temps de paix et de guerre, 
ils resteraient fermés aux pavillons militaires 
de toutes les Puissances, ^^aussi longtemps que 
la Porte se trouvera en paix avec èUes (les 
Puiêsanees)**. Par ces mots, ajoutés au texte 
primitif, le gouvernement turc obtenait le droit 
légitime d'ouvrir les détroits en temps de guerre. 

Mais les doutes et les hésitations du Cabinet 
anglais ne se dissipèrent pas de nMi- Brunnow 
fut dans le cas de poursuivre ses pourparlers 
avec Palmerston, dans le cours de plusieurs 
mois, et de seplaindre de son incroyable légèreté. 
Ainsi, il fut indigné du fait que le projet anglais 
de convention fut communiqué au général Séba- 
stiani. A la suite de ce procédé, il s'abstint de 
se rendre chez lord Palmerston à une réunion 
fixée pour en discuter les bases, et crut devoir 
effacer du projet anglais les concessions qu'il 
avait déjà faites. En général, Brunnow arriva 
à la conviction que le ministère anglais était 
dépourvu d'énergie et de talents. Quant à la 
France, il ne dissimulait pas sa satisfaction de 
savoir, qu'il était devenu un objet de hatne dans 
ce pays- Sur le rapport du baron Brunnow 
concernant ces pourparlers, du 12 (24) janvier 
1840, l'Empereur fit l'inscription suivante: r^Brun- 
now a supérieurement agi et parlé*. 

Les vues du baron Brunnow sur le ministère 
de lord Melbourne étaient, en tous points, con- 
formes à celles du duc de Wellington, qui disait 
à Brunnow: y^Je vous l'avais dit: les ministres 
ne sont capables de rien faire. Ils ont mis le 
pays dans un tel état qu'ils ne peuvent pas se 
m on voir dans aucun sens. Nous n'avons pas de 
gouvernement... Ils ont dés organisé la constitu- 
tion du pays. Quand ils ont fait la réforme, ils 
ne savaient pas ce qu'ils faisaient''. 



Le duc de Wellington était en outre indigné 
de la faiblesse du gouvernement à l'égard d'une 
secte, connue sous le nom de ^socialistes". 



5) HeoÔxoxnocTb oônuni ftÈcniÈ xia samni 
npoxiBOBi 6iixa yeTaHoueHâ ronso na ciyni 
juHoft ovacHOcn ii& npecrojn cyjraaa i, la- 
KOHei^i, wh 6) 6im npososuaneHi npmin 
saspuTia npoinon. 

ToAio BpyHHO]r& MCBMa Ôxaropasyirao ne yio- 
Tpe(5HjrB no OTHomeHin n MpaMopHOiiy ■ Hep- 
HOMy MopoTB lepiiua aSaspHrua Mopa**, nnxy 
BHSUBaeiiHxi 9Twm TepiiMHOirB Hexopasymiml, 
h6o hh to, m xpyroe Mope ne cyn aaapima 
Mopa. OraocsTenHO se ■poxhbobi b% npoeart 
6apoHa BpynHOM 6iuo exasaHo, «no eo Bpeii 
Mopa H BoftHu OHV ocTaHyTca saspumn xa 
BoeHHUx'b cyAOBi Bclxi Eauit »^ uêoû nofu, 
fioflca Uopma (fjfdemè noxodumbCM Ck depoKoeam 
n Mupn*. 9toi) npH6aBB0i> Typensoe npaaiTeiir 
CTBO noiy vHio saxoHHoe npaBO, m» oiy^ai Boin, 
nponrcBaib npesi npoxnu cyxa coDsmxi a 
flen AepsaiTb. 

Ho enie ne ciopo ioh^hjhck coxHimi i 
HeptnmeiBHOCTB anuitcxaro KaÔHHera. Bpyi- 
HOBy npnnxocB, m» npoxoxseHiH enie nicxojir 
uxi irbcanen bocth neperoBopu ci Ilaniep- 
cTOHOiTB H cepxKTBca Ha ero „HeBipoaTHoe Ie^ 
Bomiciie**. Taxi, owh Ôun BOSiiyn^eBi #ax- 
Toin cooômeeia aHuitcxaro npoexTa soHBeHili 
roHepaiy Ge6acTiaHx. BciiACTBie «roro ois 
HO ToiBBO HO Bomeii ea coBt^anie, wxaar 
qeHHoe y lopxa IlaïuiepcTOHa, ho n Buvepc- 
Ejn» H3i aHriiftcsaro npoesTa cxtiamoia wa% 
ycTynxn. BooÔn^e BpyHHOBi npEmen n loiy 
yÔixxeHiio, tto aHriitcBoe MHHHCTepcTBO le 
HMieii HH duepriH, hh TaïaHTon. ^to se la- 
cacTca ^panuin, to ohi BupasHXfc cbod pa- 
AOCTB, HTO cxiiajcfl jtO&beETon HenaBicTi* 
A-TX dTOft CTpami. Ha xoHeceHiH BpyHHOBa (j6% 
aTHii neperoBopaxi otb 12(24) xHBapx 1810 r. 
FocyxapBHaAHHcaxB: „Brunnow a aupéneuremeid 
agi et parlè^, 

OntHxa aHTiiftcxaro MHHHcxepcTBa lopis 
MeiLÔopna co cioponti BpyHHoaa Buoini lox- 
TBcpxxaiacB OTSUBOITB HeifB repliera BexIXI^ 
Tona. „<ff BaiTB roBopan", cxaearb obi Bpyi- 

HOBy, „^T0 KHHICTpU HH Wh lOMy HeCHOCOélB. 

Ohh AoneiH cxpany xo Taxoro cocTOXHix, fio 
Hu Bi> xaxyK) CTopoHy ne noijrh xBHHynci. 
IIpiicKopÔHO BBA^Tb xaxyK) BeiHsyx) crpany XP* 
BeACHBOK) xo laxoro cocToanix. Y naci xin 
npaBEre.ibCTBa... Ohh npHBeiH vh pascipoicno 
BecB rocyxapcTBeHHut opraHHBirb. RorxaoHi ipo- 
Boxnin pe4K)pMy, ohh ho snaiH, tto xiiai>rb*.. 
dar^Mi repnorB BexiHHrroRi Bosxyniaiei 
c.ia6ocTBi) npaBHxeiBCTBa vh oxHomeniH «oxioi 
cexTU, nsBtcTHoft noxB meHexi coniancron'* 



1840 r. 



JKJl éâS^iâô. 



127 



Le héros d'Angleterre fit an baron Bninnow 
•Ihisioii, dans cette circonstance, à on conflit 
qill aTait en récemment avec la reine à la snite 
dn désir de celle-ci de placer le doc Albert, de 
Saxe-Coboorg, son fiancé, an dessus des dacs, 
membres de la £ynille royale. Wellington protes- 
tait contre cette violation dn droit de préséance, 
et la reine efbça son nom de la liste des invités 
à sa noce avec rinscription: Je n*inTiterai pas 
le Tienx dac rebelle!" Mais tonte la société 
tngiaîse prit fiit et canse ponr lui avec une 
telle ardenr, qne lord Melbourne fut obligé de 
dire à la jeune reine: ^il y a des choses que la 
nation anglaise peut supporter, il y en a d'autres 
qu'elle ne saurait jamais admettre". La reine 
Victoria dut céder. Le duc de Wellington fat 
invité an mariage et accueilli avec enthousiasme 
par le public et la haute société qui assistait à 
cette cérémonie. (Rapport du baron Brunnow du 
8 (20) février 1840). 



L'insuffisance du gouvernement anglais, pour 
Biener à bonne fin les pourparlers sur la question 
taroo^égyptienne, se manifestait tout particuliè- 
rement an moment où le ministère Guizot tom- 
bait en France, pour ûdre place à celui de Thiers, 
On ne devait s'attendre à aucune concession de 
celû-cî car, écrivait Brunnow, «le nom de Thiers 
leul a jeté de la consternation parmi la diplo- 
■aiie". Le général Sebastiani fut rappelé de 
Londres et remplacé par Guizot. Geloi-ci insis- 
tait sur l'abandon de la Syrie à Méhémet-Ali, 
et refusa catégoriquement son adhésion et son 
concours aux mesures de coercition contre le 
pacha d*£gypte. 

En vue de ces dispositions du gouvernement 
français, il était étrange de la part de lord Pal- 
■erston de compter sur la participation de la 
France à la convention projetée, n déclara en 
plein parlement ^Qu'il ^^ impossible de montrer 
plus de bonne foi que la Russie ne Ta fait 
en toat ce qui concerne cette question. L'Empe- 
reur fit à ce-siget l'annotation: ^U était tempa"". 

Lord Palmerston accueillit avec enthousiasme 
la nouvelle, que le Cabinet impérial consentait 
à assoder le ministre de Turquie aux négocia- 
tioos, qui se poursuivaient à Londres, et disait 
à Brunnow: Je vous engage à annoncer à votre 
Cabinet qne nous disons otit, avec son oui ; non^ 



Upi vrowb ciynat aHriiftcsifi repoft HaaeK- 
mjTh Ôapony BpyHHOBy na nexaBHO 6uBmee y 
nero ci Kopoiesoio cTOJKHOBeHie, BciiACTsie 
ea seiania nociaBaiE npHHiiia casceHi-ROÔypr- 
csaro Auôepia, HapeqenHaro xenexa aopoie- 
Bu, Btime repuoroBi, HieHOBi sopoieBCKoft 
ceifBH. BejiHHrroHi npoxecTOBai'B npoTHB'BdToro 
HapymeHifl droit de préséance, n sopoiesa bu- 
lepanyja ero hma nsi cnacKa ocoôi, npHr.ia- 
meHHKixi na ea ÔpaKOCOHexaHie, ciOBane: „R 
ne npHriamy axoro cxaparo ÔyHiOBiiiHRa rep- 
uora**. Ho aoieenie, oxBaxHBmee HeMeAiesBo 
Bce anniftcRoe oÔmecxBO bi nojbsy repKora 
BeuHHrxoHa, 6uio Hacxoibao chjbho, <ito iopAi> 
MeiBÔopHi npHHyz;(eHi Ôiwh cEaaaTB moioaoA 
Kopojeirb: „Ecxb seinH, xoTopua aHriiftcKift na- 
poAi MOseiB nepenecxH. Ecxb xpyria bbiiih, 
KOXopux'B OHi HHKorxa ne AouycxHxi". Ropo- 
jesa BHsxopia xoJZHa Ôuia ycxynaxB. Fepuon» 
BeiJHHrxoH'B noiy^aji opanameHie ea Ôpaso- 
coHOTaHie a et Bocxoproni» Ôkixb Bcxpineei. 
nyÔiHKOX) H SHaxBi), npHcyxcxBOBaBmeio npa ue- 
penoHiH ÔpasocoHexaeifl. (JI^OHecenie 6ap. Bpyn- 
Hosa OTi 8 (20) 4»eBpaia 1840 ro^a). 

HecnocoÔHOcxB aHTiiftcRaro npaBHxejBciRa 
npHAXH Kl oaoHHaHix) neperoBopoBi» no xypeu- 
KO-eraneTCKOMy Bonpocy bi ocoÔennocxH of)Ha- 
pysHiacB, Korxa bo ^panuin naio MHHHcxepcTBo 
Fhso h Kor^a TBepi CAiiaica nepBUMi mhhh- 
cxpoiTB. Oxi nocitAHaro HeiBaa Ôbijo osHjiaxB 
HHsaxHX'B ycxynoai), h6o „oaho hmh TBepi na- 
aeio yxaci aa xanjoifaxiio*' — Kaai» nacaii 
BpyHHOBi. FeHeparB CeÔacxiaHH Ôui-h oxosBani» 

H31» JIOHAOHa H Ha ero MiCTO 4)paHIiy3CKHIf'L 

nocioiTB ÔiiJi HasHaHeni» Teso. IIocjtj^Hifi cTajih 
HacxaHsaxB na ocTaBJCHiH sa MereMeTOMi>-AjH 
Gapia h saxeropaiecKH oxKasaica 0A06pHXB ujih 
yqacxBOBaxB bi» npnHyAHTeiBHBixi» iftpaxi» npo- 
xnBi erenexcRaro namu. 

Bi» BHAy xasoro HacipoeHiA 4)paHay3CRaro 
npasHxeiBCXBa, cxpaano Ôujo co cToposu JopAa 
naJBMepcxoHa BcexaxH HaAtAibca ea ynacrie 
^paania bt> npoeRXHpoBaHHoft KOHBeeiiiH. Ohi> 
OTxpiixo 06'BABHi'B bi> napjaMeHT'È, hto „hcbo3- 
MOXHO nosasaxb Ôojie Ao6pocoBicTHOCTu, itMi> 
Poccia noKasaia bo bccmi, hto Kacacxcn nacToa- 
n^aro Bonpoca". dio ero sa^Bjeaie Buasajo :ui- 
MiiaHie rocy,Tapfl: ^Tlopa 6uao!'^ 

.lopJ^^ najbMepcTOHT> npiimeii bi» Bocioprb 
OTT» conaciii HanepaiopcKaro icaÔHHCTa Aony- 
cxHXB ynaciie lypciiKaro nocjaeHHKa bi ni)OHc- 
xoxaniHxi» neperoaopaxi h cKa:mji> Bpyn- 
HOBy: „H yuojHOMoqHBaio Baci oKO^tarB BamcMy 
KaôuBeiy, hto mu CKaseai» da^ ecjiu ohi> cKa- 



128 



MX us—un. 



1840] 



avec son non*. Néanmoins, les pourparlers 
traînaient en lon^enr, et Pl^pereor Nicolas I 
fit rinscription saivante sor on rapport da ba- 
ron Bronnow da 7 (19) mai 1840, annonçant la 
proposition de la France de se coostitoer mé- 
diatrice entre les grandes Puissances et Méh6- 
met-Ali: 

nToat ceci est pitoyable, et je ne prévois 
aucune fin à tout ce bavardage; je perds pa- 
tience, et si dans un mois tout n'est pas fini, 
j'aviserai à d*autres moyens pour terminer 
rafEaire comme il Test de notre dignité". 

Malgré cela, un mois s'est écoulé sans que 
raffaire fut réglée. Ce n'est qu'an commencement 
de juillet, que le gouvernement anglais prit la 
décision de procéder à la conclusion de la con- 
vention projetée, sans le concours de la France. 
Lord Palmerston en fit part aux représentans 
de Russie, d'Autriche et de Prusse, sous le 
sceau du plus grand secret, dans les termes 
suivants: .Lorsqu'on ne peut pas fidre un voyage 
ensemble avec tous ceux avec qui on a voulu 
voyager, on finit par marcher avec ceux qui 
veulent marcher avec vous". La dernière • ten- 
tative faite pour engager la France à marcher 
de concert avec l'Angleterre resta stérile, et 
c'est pourquoi, disait Palmerston, le gouverne- 
ment anglais prit la résolution de signer cet 
acte avec la Russie, l'Autriche et la Prusse. 
Palmerston fut chargé par le Cabinet des mi- 
nistres de rédiger le projet définitif, de le sou- 
mettre inmiédiatement à l'approbation de ses 
collègues et d'en donner ensuite communication 
aux représentants des trois Puissances. 

En prenant congé de Brunnow, le ministre 
anglais ne put s'empêcher de lui dire: «Je dois 
vous avouer que je suis dans l'étonnement de la 
longanimité que nous a montrée l'Empereur. Le 
ministre de B^isaie répondit à cela: „il était donc 
temps de la justifier". (Rapport du baron Brun- 
now du 26 juin (8 juillet) 1840). 

Le 3 (15) juillet fut enfin signé à Ix>ndres 
l'acte international ci-dessous, qui demeure 
jusqu'à DOS jours la Magna charta libertatum 
pour la population de TEgypte. Cet acte a servi, 
en même temps, à constater la rupture entre 
l'Angleterre et la France sur le terrain d'Orient 
Voici pourquoi le baron Brunnow a été si sa- 
tisfait de la signature de cette convention. Mais, 
il s'abusait en croyant que Palmerston ne par- 
donnerait jamais à Thiers et à Guizot d'avoir 
soulevé contre lui ses propres collègues au mi- 



aen da; mvm^ ecjoi on ciasen mmhi*. Oj 
naso, neperoBopu BceraaE ne xBiHyiici c 
MicTa, ■ HirnepaTOpi Hnoiat cji^an ea x< 
necenii Ôapona BpyHHona oti 7-ro (19) n 
1840 loxa, Bi xoTopoMi coo6ni(aiocB o npeA» 
xeHiH #paHuia 6utl nocpexmmeD Mea^xy seii 
BEXH xepsaBaiu ■ MereiieTOMi-AxE, cjrixyi 
myx) Hajunc&: 

„Bce 9T0 imepHO, ■ a ne npetxBxxy m 
■oro KOHuaarofiÔoxTOBHx; a Tepa» Tepâine, 
eciv Bi npoxoxBeHia Micaiia He 6yxen m 
OBOHieio, To noxyiiai) o xpynai cpexcnai 
Xia pimenia aroro xiia coriacBO naei 

AOCTOHHCTBy". 

Ho BceTaKH lepesi ifieam x'fc'o ne 6iu 
OBOH^eno. He paH&me, aasi va Havuti iu 
vicma, aHTiificBoe npaBHTexacTBo pteam 
npBCTynBTB i% aasiDi emx) npoeKnpoBaaBi 
BOEBCHuiB 6e3i ^paiiQiB. OCrh vtowk SBaieB 
TCiBHoirB pimeaii lopxi IlajuiepcTOBi coo 
n^Bxa npeACTaBBTeiam Pocciv, Abctpîh 
Hpyccia nox^ BeiBVktnonrb ceapexoM^ bi ci 
Xftmja'h cJoaaxK ,!!^^a. leiisa syreHeen 
Ban Birlcrt co Bciu, c% stira xoriio 
nyTemecTBOBâTB, pimaoBoca OTnpABincx i 
nyn ci lixi, kto xoien Btxm c% Ban 
ïïocxitaHaa nonKTsa, cx&iaiiaaa bi otbmi 
Hix ^paHipB, no6i ydixara ee b(xtb bb 
cri Cl AHTiiex), osasaxaca Tm^eTHox) h botoi 
caasan naniiepcTOHi, aariiftcBoe opasBrei 
CTBO pimaioca noxDxcan asTi ci Poociei 
ABCTpiex) ■ npycciex). QaïuiepcTOHy lopyra 

saÔBHeTOBl MBHBCTpOBl COCTaBITl OXOEUffiJ 

Hut npoexTi ■ HeMexxeHHO ero npexcraBC 
aa oxoôpeirie cbobxi loixen, a sarfan coo 
n^ETK ero npexcTaBrAejum Tpexi x^psasi. 

npB nponiaHiB aHriitcxit MBOuerpi i 
non yxcpxaTBca, ^toÔi ne CBasan Bpyi 
HOBy: „H xoixem aaMi npiBBaTica, «o jx 
BiBDCb xojn^repniiiii), voxasanHoiiy naai r 
cyxapem HmiepaTopoMi". nocxmHmBi on 
thu: n^opa 6iuo onpaaxan erol* (Xoieoei 
on 26-ro iDna (8 inxa) 1840 roxia). 

HaBonem 9-ro (15-ro) ii>xa 6iui boxibcsi 
Bi JoHxoHi BaxecriUyDnUi BesxyBapoxn 
asTi, BOTopuft xo BacTOXBiaro spexesB ocnev 
Magna charta libertatum xib eranercBan) i 
poxa- Ho, spoMi Toro, aixai axTOMidoio^ 
BaiBEinii oÔpasoBi soBCTaTBpoaaBi ^ 
paspuaa Bexxy ABriien b ^paaiiiei) ai o(i 

CTH HXl BOCTOïHOt EOJBTBBB. BOTl BOYCBjô 

poHi BpjHHOBi Taxi oépaxoBaxcB Boxncaii 
3Toro axia. Ho obi cbilbo OBUÔaica, boisis 
^TO Hxaorxa lopxi HaïuiepcTOBi ae npocm 



1840 r. 



X^ 443 — 445. 



129 



nistère. L'erônemeiit proQTa bientôt qae Pal- 
menton ne cherchait pas moins de marcher de 
concert avec la France. 



U noos reste à %joater qaelqaes détails an 
siQet de la signatore de la convention de juil- 
let Peu de Jours avant qu'elle fut signée, il 
fut décidé d'adresser un ultimatum à Méhémet- 
Ali, par lequel en lui fixait un terme de dix jours 
pour accepter les propositions qu*on lui fesait. 
En cas d'acceptation, il recevait l'hérédité du 
trône d'Egjpte et une firaction méridionale de 
la Syrie avec le fort de St-Jean d'Acre. S'il ne 
ie soumettait pas dans le courant de dix jonrs, 
il ne recevait pas la Syrie. 

Quant à la nécessité de sauver Constanti- 
lople par des forces réunies, lord Palmerstoo 
xmvenait que cette éventualité devait entrer 
laiis les prévisions de l'avenir, mais seulement 
A second plan; Méhémet-Ali et l'Egypte dol- 
ent être au premier plan. D'après l'avis du 
oinistre anglais, la France considérait toigours 
réventoalité de Gonstantinople comme chose 
ssentielle, nous— comme raccessoire". ^^N'allons 
•s retomber à notre tour dans la même faute", 
oarsoivnit le ministre. Quant à l'éventualité 
e Gonstantinople, plaçons la comme elle doit 
être» en seconde ligne; — selon ma conviction 
ersonneDe, le cas n'arrivera point". L'Empereur 
Miligna cette dernière phrase et inscrivit en 
large: «c'est d'une vérité incontestable; ce sont 
les convictions, presque mes propres expres- 
ions*. 

Si ce cas, peu probable, devait se présenter, 
ird Palmerston exprimait l'espoir que la ilotte 
use agirait de concert avec la flotte anglaise 
ans In Méditerranée. L'Empereur fit à ce 
^et Tannotation en russe: «noKopno Ôiaroxapio"! 
Herci bien!) 

Kn ce qui concerne l'article IV de la con- 
aition de Londres, proclamant le principe de 
. fermetnre des Dardanelles et du Bosphore, 
fid Palmerston commença par chercher des 
•gnmentaà l'appui dans le droit international: 
s'appliquait à démontrer que les deux rives 
ipartiennent à la Turquie, et que la distance 
itre elles était au dessous de 3 milles. Mais 
Cabinet des ministres déclina ces arguments 
, stnton de se référer à l'ancien principe de 
» fermetnre des détroits, n croyait, que c'était 
: seul moyen d'empêcher que l'opposition n'ac- i 
isât le ministère d'avoir voulu complaire à la ! 



<>paHuiH, HTO T&epi h Fhso BOsÔysAftJH npo- 
TÊVh nero ero coÔCTBeHBux'B KOiierb no mhhu- 
CTepcTsy. GoÔKiTifl BecBMa cKopo AosasaiH, hto 
nai&MepcTOHi BceraKH crapaica bx^vl pyaa o<h» 
pjRy Cl ^panuieio 

OcTaexcfl toako npnÔaBHTB HtcRonao no- 
XpoÔHOcieft sacaTej&HO oejuiHcanis IdibckoA 
KOHBeHuiH. Bi nocii^Hie xhh ao noAnecaniii 
9Toro aaia 6imo ptmeHo nocTaBHiB MereiieTy- 
AiH yjBTHMaTyMi», htoÔi obi Bi 10 Aneft Bce 
npHHxxB, HTO eMy npeAioxeHo. ëcih opHHeTi— 
OHi nojyHHTB Hacit^CTsesHocTB eiHueTcsaro 
npecTOia h nsHyio qacTB Onpie cb spinociBio 
St.-Jean d'Acre. Ecjh ne ooahhhhtca bi npo- 
j^oizeniH 10 Aneft, to bb noiyiHT'B Onpin. 

HacHCrB neoÔxoAnMocTH oÔiuhmh crjumb 
cnacTH HoncTaBTHHono.iB IlajiBMepcTOB'B corja- 
maicfl, ^TO 3T0TB cay^afi nysBO npeABUA'^TB, bo 
TOiBKO Ha BTopoifB BiaHi; Ba nepBOMi niant— 
MereiieTx-AjH h ËrHnex'B. ^pasiiis, no cjOBam» 
aHriiftcRaro nHHHCTpa, Bcer^a c^nraia „ciyHaft- 
HOCTB CB KoHciaHTHBonoieMi sa cymecTBeflBoe 
Atjio, MU «e— sa BTopocieneBBoe". „He citAyeii 
BaifB BnacTBBiTy xecaityiooniHÔRy'*, npoAo.ixaj'B 

MHBBCTpB." flHlO BSU^aSTCA ^0 CIV^aiSBOCTH CT. 

KoHCTaHTHBonoieifB, TO nocTaBBiTB ee Ty^a, ix^ 
ona AOissa Ôutb, —Ha BTOpOMi niast. TIo Moeiiy 
jHiHOMy yÔiuKxeHiio, ciy^aft dTOTi» cobc^m-b ne 
npoHSoSAeT'B". Uocj^ahiof) (|)pa3y HiinepaTop'B 
noAHepaByii n HaAnHcaii» HanoiAxi»: „dTo ne- 
onpoBepxHMaa HCTUHa; 3to Moe yÔisAOHie u 
nO^TH MOH COÔCTBeHBBIfl BupanLeflifl**. 

EcjH-ze dTOTi» coBepmeHHo HestpoflTHuâ 
ciynaft npoH3oflAeTi, to jopab IlajBMepcTOH'B 
BBipasHii» HaxezAy^ ^to pyccaifl 4)jot'b, BMtcT'k 

Cl» aflnifiCRHM'B, Ôy^CTl A'^fiCTBOBaTB Bi> CpeAH- 

seMHOiTB Mopt. Ha 3T0 Hmdepatopi no-pyccKH 
saifiTiiJx: „noRopHO 6jiaro;iapio"! 

Aia IV-d CTaTBH JIoflAOHCKoft ROBBenniB, npo- 
BoarjacHBmefi npHHUHni» saspuTia Boc(|)opcKaro 
H J^apAaneiBCRaro npoiBBOBi, UaiBHepcToni» 
cnepBa noA'BUCKaji'B mothbbi bi ifex;iyRapoABOM'B 
npasdk: obi» AOKaGusaii^ <ito o6a Ôepera npnsa;^- 
lexaTB TypaiH h paacTosBie MesAy bhmii iieBte 
3 MHJB. Ho KaÔBBerB mhhhctpobt> OTeepn. sxy 

MOTHBnpOBRy H nOCTaHOBHJ'B cocjaTBca Ha AP^B- 

Bee npaBBjio o BaRpuTiH npojHBOB-B. Obi» ncia- 

rail», HTO TOJBRO TaRHXl MOTHBOIfB MOXHO 

ÔyACT-B npcAynpcAHTB, co cToponu onnosimiu, 
oÔBHHeHie bi yroAHiiqecTBt no OTBomeHiio ni 
Poccin. 



130 



M» 443—446. 



1840 r. 



Bninnow proposait de stipuler: 1) an acte ! 
séparé concernant Taccord entre le sultan et^ 
le pacha d*£gypte et 2) on protocole résenré an 
siuet des mesures de coercition contre Méhé- ' 
met- Ali. Ce projet obtint tons les snifrages et 
fut agréé. 

Lord Palmerston ent beaaconp de peine à ; 
convaincre ses collègues de la nécessité impé- 
rieuse d'en finir avec la convention. 11 dut me- 
nacer de prendre sa démission pour les forcer 
à céder. Il se rendit en personne chez la reine, 
et lui fit un rapport sur cette affaire à la suite 
duquel elle sanctionna manu proprio le projet 
de convention par ces mots: .Aighly approved.** 

Quand le public eut connaissance de la con- 
clusion de ce pacte, beaucoup d* Anglais repro- 
chèrent à Palmerston de s*être vendu à la 
Russie (sicl). 

Sur le rapport du 5 (17) juillet dans lequel 
Brunnow rendait compte de ces détails, r£m- 
pereur Nicolas I fit de sa propre main Tins- 
cription suivante: «C'est fort intéressant et je 
suis parfaitement content de Brunnow**. 



J«l443. 

Convention. 
Au nom de Dieu très misérieordieux. 

Sa Hautesse le Sultan ayant eu recour8 
à Leurs Majestés l'Empereur de toutes 
les Kussies, r£mpereur d'Autriche, Roi 
de Hongrie et de Bohème, la Reine du 
Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et 
d'Irlande, et le Roi de Prusse, pour recla- 
mer leur appui et leur assistance au milieu 
des difficultés dans lesquelles il se trouve 
placé par suite de la conduite hostile de 
Méhémet-Ali, pacha d'Egypte, difficultés 
qui menacent de porter atteinte à l'inté- 
grité de l'Empire Ottoman et à l'indépen- 
dance du trône du Sultan, Leurs dites Ma- 
jestés, mues par le sentiment d'amitié sin- 
cère qui subsiste entre Elles et le Sultan; 
animées du désir de veiller au maintien 
de l'intégrité et de l'indépendance de 



Aaiie, Bpjhbobi upexioxm cocTasin lo 
1) OTximmt axn o corianeHlB memMj cyira- 
HOiTB H eruneTCXiirB namen ■ bo 2) «protocole 
réservé* OTHOcuTenHO npiHyAiTeiuuxi Mipi 
npoim MereMeia-Aiv. dra mien HOHpaBuaci 
■ 6iua npnMTa. 

.ilopAy IlaïuiepcTOHy erouo uoro rpju, 
YTo6i j&bKm cBoni louen b% •Ôcojonwot 
HeoÔxoxHMOcn noionuTb ci loasemûen. Tomo 
ero yrposa bhAti v% orcraBxy sacrasua m 
ycTyuHn. On orapanucA can xi xopoiert 
H cAiian et AORinxk no 9T0iiyxtiy;BB0crlA- 
cTBie oea coÔciBOHEopy iho noxucaia npoem 
BOHBeHuiH ciOBam: «BuoiEi o^oôpeno*'! 

Ho Korxa CAtiaiocb v% nytoiBi mricTHO 
aaKiDHeHie aroro aaia, morie Aimiase craii 
roBopHTfc, ^TO naaxepcTOffB npoxaJCA Poe- 
ciHÎ (sic!) 

Ha xoHeceHii, on 5-ro (17-ro) inxa, n, lo- 
Topom BpyHHOBi paacKaaaan o Bcin Biuie- 
npnBeAeHHHX'b noApoÔHOCMX», HMinpATon Hi- 
BOJut Uabiobb^i coôcTBeraopynBO Hamcan: 
„3to oien ixTepecHO ■ m Bioiai AOBoien 



J«443. 

Kaneem^. 
Bo MMji Bon BMKMJioennnro. 

BcjrtxcTBie otfpan^eHiii E. B. Gjmu 
Rx Hxx BejuraecTBaifi HimepaTopy Bce- 
pocciiCBOM y, HimepaTopy ABcrpittciOHj} 
Bopono BenrepciOMy ■ BoreMcxoMy^ 
Bopoiesi coexHHeHHaro KopoieBCTBa Be- 
juKOÔpHTamE H HpiaHxiH h Kopon) 
npyccsoMy ex npocbôo» o uoMjffipmM/k 
H noMon^H cpexH saipy^HeHit, vh xoto- 
pufl OHx nocTasjeHX uenpiiisHeHHiuii 
noBeAemeMx MereMera-AjB, nanu En- 
noTCKaro, h soropiiii yrposanrb vfkio- 
CTH OrTOuaHCBOË HiinepiH h HeaaBHCi- 
MOCTH CyjiTaHCKaro Tpona, Hxx penei- 
EusL BeuqecTBa, abhshmiui ^bctbo» 
HcspeuEeË xpys6ii, cyn^ecTByDn^ei le- 
sAy HEMH H CyiTaHOMx; oxymeBJueiitta 
seianieMX ÔjnocTH sa coxpaneHien i^- 



1840 r. 



M 443. 



131 



l'Empire Ottoman, dans l'intérêt de l'af- 
fermissement de la paix de l'Enrope; 
fidèles à rengagement qn'Elles ont con- 
tracté par la note collective remise à la 
Porte par leurs représentans à Constan- 
tinople le 27 juillet 1839; et désirant de 
pins prévenir l'efFossion de sang qu'oc- 
casionnerait la continuation des hostilités 
qui ont récemment éclaté en Syrie entre 
les autorités du pacha d'Egypte et les 
sujets de Sa Hautesse; 



Leurs dites Majestés et Sa Hautesse 
le Sultan ont résolu, dans le but susdit, 
de conclure entre Elles une convention, 
et ont nommé à cet effet pour leurs plé- 
nipotentiaires, savoir: 

S. M. l'Empereur de toutes les Russies: 

le sieur Philippe, baron de Brunnow, 
chevalier de l'Ordre de Ste.-Anne de 
première classe etc., son Conseiller privé. 
Envoyé extraordinaire et Ministre plé- 
nipotentiaire près S. M. Britannique; 

S. M. l'Empereur d'Autriche, Roi de 
Hongrie et de Bohème: 

le sieur Philippe, baron de Neumann, 
commandeur de l'Ordre de Léopold d'Au- 
triche etc., son Conseiller aulique, et 
plénipotentiaire près S. M. Britannique; 

S. M. la Reine du Royaume-Uni de 
la Orande-Bretagne et d'Irlande: 

le très honorable Henri Jean, vi- 
comte Palmerston, baron Temple, pair 
d'Irlande, Conseiller de S. M. Britan- 
nique en son Conseil Privé, chevalier 
Grand'Croix du très honorable Ordre 
du Bain, membre du Parlement et son 
principal Secrétaire d'Ëtat ayant le Dé- 
partement des affaires étrangères; 

S. M. le Roi de Prusse: 



JOCTH H HesaBECEMOCTH OTTOMaHCKOË 

HMuepiH, Bi HHTepeci yspinjenia espo- 
neiCBaro MHpa; Bipuiia ofiasaTejt&CTBy, 
npHHflTOMy HMH Ha ce6a bi BOJMesTiiB- 
HOË HOTi, nepexaHHOË ïïoprt rxi npex- 
craBHTeuMH bi KoHCTaHTRHonojA 27 
iK)ia 1839 roxa, h sejiaji, csepxx tofo, 
npexynpeAHTb Kposonpoiurie, soTopoe 
upHHHHHJOCB 6u npoxojsemeiTL neupia- 
TexbCKBTh xiftCTBiË, BCHUXHyBmHxx ne- 
xasHO Bx Capiu Mesxy BiacTHMH Eni- 
nercsaro namu h noxx&HHEncH Ero Bh- 
coHecTsa ; 

Hx'B peneHEiifl BejHHecTBa h E. B. 
Cyjiraux j^inanÂU ci BumecRasanHO» 

I^'bjBK) SaSJIOHHTB MeSXy C060K> BOHBeH- 

i^iK) H HasHaHHJH ;çia cero cbohmh 
y no JHOM OHeHHUMH : 

£. B. HiinepaTop'B BcepocciËCRifi : 

6apoHa iHAwausL EpyHuoBa, Kasajiepa 
opAena Cb. Ahuh nepsofi CTeneuH h aPm 
CBoero Tafinaro GovbTHHsa, qpesBinaË- 
uaro nocjuiAHHBa h nojHOMO^Haro mh- 
HHCTpa npn E. B. BpHTaHCKOicB; 

E. B. HiinepaTop'B ABCTpiËcaiË, bo- 
pojb BenrepcBiË h BoreMCBiË: 

Ôapona ^HJHona HefiMana, BOMMau- 
Aopa opAena JleonojiBxa ABCTpiËesaro 
H AP*> CBoero Ha^BopHaro CoB'bTHHBa u 
ynojiHOMoqeHHaro npn E. B. EpHTau- 

CBOlfB; 

E. B. RopojieBa coexHuenHaro Bopo- 
jieBCTBa BejHBo6pHTaHiH h HpjiaHAiH: 

AOCTonoHTeHHaro BHsoHTa renpHxa 
HsaHa IlajbMepcTOHa, 6apoHa TaitajiB, 
napa HpjiaHACRaro, coB'J^THHsa E. B. 
EpHTaHCsaro b'b ea. TaËnoicB CoB']&r&, 
sasajiepa (iojiBmaro specTa AOCTonoiTeH- 
Hifimaro op^eHa EauB, HJiena nap.ia- 
MeHTa H rjaBHaro CTaTCL-CespeTapA bi 
^enapTaMeHT'6 HHOCTpaHHux'L A^j'b; 

E. B. KopojB IIpyccBiË: 



132 



X 4à3. 



1840 r. 



le sieur Henri Gaillaamey baron de 
Bolowy chevalier de l'Ordre de TAigle- 
Rouge de première classe de Prusse etc., 
son chambellan, Conseiller intime actuel, 
Envoyé extraordinaire et Ministre plé- 
nipotentiaire près S. M. Britannique; 

et S. M. le très Majestueux, très Puis- 
sant et très Magnifique Sultan Abdul- 
Medjid, Empereur des Ottomans: 

Chekib-Effendi, décoré du Nichan-Ifti- 
har de première classe etc., son Ambas- 
sadeur extraordinaire près S. M. Bri- 
tannique; 

lesquels, s'étant réciproquement com- 
muniqué leurs pleins-pouvoirs, trouvés 
en bonne et due forme, ont arrêté et 
signé les articles suivans. 

Article I. 

S. H. le Sultan s'étant entendu avec 
Leurs Majestés l'Empereur de toutes les 
Russies, l'Empereur d'Autriche, Roi de 
Hongrie et de Bohême, la Reine du 
Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et 
d'Irlande, et le Roi de Prusse, sur les 
conditions de l'arrangement qu'il est de 
l'intention de S. H. d'accorder à Méhé- 
met-Ali, conditions, lesquelles se trou- 
vent spécifiées dans l'acte séparé ci-an- 
nexé, Leurs Majestés s'engagent à agir 
dans un parfait accord et d'unir leurs 
efforts pour déterminer Méhémet-AIi à 
se conformer à cet arrangement, cha- 
cune des hautes Parties contractantes se 
réservant de coopérer à ce but selon les 
moyens d'action dont chacune d'elles 
peut disposer. 



(Sapona FeHpHxa BHiBrejEBiia BKKiosa, 
sasajLepa npyccsaro opxena EpacHaro 
Opia nepBOi CTeneHH h ;ip., CBoero Ban- 
M eprepa, JifiAcTNcreihEBTO TatHaro Co- 
BiTHHsa HpesBinaiHaro nocjuiSHEia i 
nojHOMO^naro MHHHcrpa nps E. B. Bpi- 
TancBOifL ; 

H E.B.BjiHCTaTeiBsiftmiftjBceMorynMl 
H BejHKOiinEiftmift GyjraHi ACjfjn- 
MexsHxx, HicnepaTopx OrroMaHCiift: 

XesHÔa-Ej^HAH, yspameHHaro opxe- 
HOMi HHxaHi-H^Tiapi nepeci CTeneni 
H np., CBoero ^pesBunaftHaro nocjn npi 

E. B. BpHTaHCBOlfL, 

KOTOpue, no BsaHiinoM'E cooÔn^eHii 

CBOEXl nOJHOMOtii, HaixeHHHxi Bl 

HaxJiesan^eM'& nopiixB^, nocraHOBUH i 
noxnscajH cjAKp[>în,i& craTBH: 

CxÀTLa L 

Bi BHAJ coFJLameHÛi E. B. Gynana 
cb Hxi BejHqecTBaMH HicnepaTopoiii 
BcepocciftcBHiTB, HimepaTopoirb Abct- 
piftcBHicL, Bopoiem BeHrepcKHM'B h 6o- 
reMCBBifL, BopojLeBOfo coexHHeHHaro 10- 
pojicBCTBa BejHBo(SpHTaHiH H HpjaHxiii 
H BopojieMi npyccKHM'B Ha CHen ycio- 
BiË, BOTopufl £. B. HaicipeHi npej^o- 
SBTB MereM ery-AjiH h soTopiur osHanesu 
Bi npHJEOJBeHHOMi y cero otx^^hoitb 
aBT%, VLtl BejHHecTBa npHHHMaK)TL na 
ce6fl oÔflsaTejBCTBO x^ftCTBOBaTB Bi noi- 

HOlfL OAHHOXymiH H COe^lHHHTb CBOH ycH- 

jiifl Bi noÔyjBAemH) MereneTa-AiH co- 
FjacHTBCfl Ha 8TH ycjOBifl, npn Hem 
BucoBifl AoroBapHBaion^iiicfl CTopoHii 
coxpaHfliOT'L sa co6oH) npaBO coa^^ëctbo- 
Baib dTofi i^'bjH, cooÔpasyflCB ce cpex- 

CTBaMH, BOHMH BaSA&A H3X HHX'B ÔyACTB 

pacnojaraTb. 



1840 r. 



^ éi3. 



133 



Article IL 

Si le pacha d'Egypte refusait d'ad- 
hérer aa susdit arrangement qui lui sera 
communiqué par le Sultan avec le con- 
cours de Leurs dites Majestés, celles-ci 
s'engagent à prendre, à la réquisition 
da Sultan, des mesures concertées et 
arrêtées entre elles, afin de mettre cet 
arrangement à exécution. Dans l'inter- 
valle, le Sultan ayant invité ses Alliés 
à se joindre & lui, pour l'aider & inter- 
rompre la communication par mer entre 
l'Egypte et la Syrie, et à empêcher l'ex- 
pédition de troupes, chevaux, armes, mu- 
nitions et approvisionnemens de guerre 
de tout genre d'une de ces provinces à 
l'autre. Leurs Majestés l'Empereur d'Au- 
triche, roi de Hongrie et de Bohême, et 
la reine du Royaume-Uni de la Grande- 
Bretagne et d'Irlande, s'engagent à don- 
ner immédiatement à cet effet les ordres 
nécessaires aux commandans de leurs 
forces navales dans la Méditerranée; 
Leurs dites Majestées promettent en 
outre, que les commandans de leurs es- 
cadres, selon les moyens dont ils dis- 
posent, donneront, au nom de l'alliance, 
tout l'appui et toute l'assistance en leur 
pouvoir & ceux des sujets du Sultan qui 
manifesteront leur fidélité et obéissance 
à leur souverain. 



AsTiOLx ni. 

Si Méhémet-Ali, après s'être refusé 
de se soumettre aux conditions de l'ar- 
rangement mentionné ci -dessus, dirigeait 
ses forces de terre ou de mer vers Gon- 
stantinople, les hautes Parties contrac- 



GTÀTBa IL 

EcjH nama ErHoercsifi OTicasen vh 
CBoem coFjaciH na BHmeynoMflHyTHfl 
ycjosifl, soTopHfl 6yxyrB coo(Sn^eHH eiiy 
GyjTanoiTL npu ynacTin IIxi penenHuxi 
BejonecTVh, to nocjfijçBia ofiasyiOTCii 
npHHaTi», no TpeÔOBaniio Gyjrana, ycTa- 
HOBjeHHHfl no corjameniio Mesxy hhioi 
Mipu Bi upEsexeniio chxi ycJiOBift m 
Hcnoinenie. fl,o Toro se BpeM euH, bcj^x- 
CTBie oôpan^ennaro' GyiTaHOifB si ero 
coiosHnsaMi opuriameHifl coe^HHHTBca 
CL HHifB x-iH osasaHifl eiiy oomou^h bi 
apespan^eniH MopcRaro coeôn^enia m esxT 
EninTOiTL H GHpieio h js^h BOcnpenaT- 
CTBOsania OTupassi hs'b OAHOftnpoBHH- 
i^iH Bi ApjrjK) BOfiCBi, jomaxeft, opy- 
sifl, aiiyHHi^iH h Bcasaro poxa BoenHuxi 
npnnacoB'B, Hxi BejHHecTBa Hiinepa- 
Topi ABCTpiËcsift, BopojB Benrepcsift h 
BoreMCsift, h sopoieBa coeAHHeHHaro 
Bopo JCBCTBa BejiHBo6pHTaHiH H HpjiaHAiH 
oÔjisyiOTCA HeMeAJeHHO xaxB neoôxoxu- 
Mua no ceMy npexMeTy upHaasania na 

HajBHHBaM'B CBOEXl MOpCBHX'L CHU Ha 

GpexHseMHOifB nopi; CBcpxi Toro, llxi 
pencHEua BeiH^ecTsa oÔin^aiorB, hto 
Ha^aJibHHBH wTh dcaaxp'b osasyrB, co- 

OÔpaSHO CE CpeACTBaMir, BaBHMH ohh 

pacnoiaraiOTb, otl mceuH coiosbhbobi, 
BCflByio noMon^B h Bcaaoe sasHcan^ee 
OTB HHxi cox'bfiCTBie rtm H8X noxxaH- 
Hux'B Gynana, BOTopiie safiBUTi cbok> 
BipHOCTB H noBopHOCTB HX^ Focy^ap». 

GTÀTBfl III. 

EciH MereMCTL-AiH, OTBasaBmHCB 
noxHHHHTBca ycJiOBiairL BiimeynoMflHy- 
Taro conamenia, HanpaBHTi cbob cyxo- 
nyTHHfl HJH MopcBia chiu na RoHCTan- 
THHonoiB, TO na ceft cay^afi Biicoaia 



134 



^ 443. 



1840 r. 



tantes, sar la réquisition expresse qui 
en serait faite par le Sultan à leurs re- 
présentants à Constantinople, sont con- 
venues, le cas échéant, de se rendre & 
Tinvitation de ce Souverain et de pour- 
voir & la défense de son trône au moyen 
d'une coopération concertée en commun, 
dans le but de mettre les deux détroits 
du Bosphore et des Dardanelles, ainsi 
que la capitale de TEmpire Ottoman, & 
l'abri de toute agression. 

Il est en outre convenu que les for- 
ces qui, en vertu d'une pareille entente, 
recevront la destination indiquée ci-des- 
sus, y resteront employées aussi long- 
temps que leur présence sera requise par 
le Sultan; et lorsque Sa Hautesse jugera 
que leur présence aura cessé d'être né- 
cessaire, lesdites forces se retireront 
simultanément et rentreront respective- 
ment dans la mer Noire et la Méditer- 
ranée. 

Article IV. 

Il est toutefois expressément entendu 
que la coopération mentionnée dans l'ar- 
ticle précédent et destinée à placer 
temporairement les détroits des Darda- 
nelles et du Bosphore, et la capitale 
Ottomane, sous la sauve-garde des hau- 
tes Parties contractantes contre toute 
agression de Méhémet-Âli, ne sera con- 
sidérée que comme une mesure excep- 
tionnelle, adoptée à la demande expresse 
du Sultan et uniquement pour sa défense, 
dans le cas seul indiqué ci-dessus. Mais 
il est convenu que cette mesure ne déro- 
gera en rien à l'ancienne règle de l'Em- 
pire Ottoman, en vertu de laquelle il a 
été de tout temps défendu aux bàtimens 
de guerre des Puissances étrangères 



AoroBapiiBannpacii cropoHH, no noiy- 
HeniH ^^pxajBHaro Tpe<k>BaHia, aao- 
lennaro GyjTaHOicx hxi iipexcrame- 
Aswh vh EoHcraHTHHonort, corjacHjna 
npHHJiTB npHriameHie cero rocyxikpi ■ 
osatSoTHTLCJi san^HTOK) ero npecroia no- 
cpexcTBOMi coo6n^a ycjiOBJieHHim cob- 
MicTHiixi xiiCTsii ctL JslbMMo orpax- 
xenia on BCHKaro Hana^eslii o6om 
npojHBOBi Eoc^pcsaro h ^pxaeen- 
csaro, paBHO saRi h CTOJmpi Ortomor 
CROft HMnepiH. 
Gsepx'L Toro, nocTanoBjreHO, hto ao- 

CHEHa CHJS, BOTOpUfl BCJi^XCTBie TaiOTO 

coriamenifl noiyun BumeyBasaHHoe 
HasHaqeHie, (Syxyn ocTanaTLCfl Ttn 
jHmB CTOJBBO BpeMeHH, CBOjrBRo norpe- 
6yerb Cyxians, h Rorxa £. B. npi- 
snaerB, hto npscyTCTBie hxi ne npex- 
CTaBiaeTCH 6oiibe HeoôxoxHMHifB, oHi 
yxaJiflTca OAHOBpeiieHHO h BOfij^yn n 
?epHoe H GpexHBeMHoe Mopa. 

Ctatlh IV. 

npH dTOifB, OAHaRO, pasyiiieTca, no 
ynoMflHyTua b'b upexuAyn^ei crani ooi- 
irbcTHUfl A^ftcTBifl, npexnpiHXMaeiott 
CB i^iAK) nocxaBHTB BpeiieHHO ,2(apfft- 
neibCRift H Eoc4K)pcRii npojiHBu h cto- 
iHi^y OTTOMancRyio no^i sau^Hry Bu* 
coanxi AoroBapHBaion^Hxcii CToponi npo- 
THEi BCflBaro Hana^ema MereiieTa-Aii, ^ 

ÔyxyT'L CHHTaTBCA MipOK) HCRJS)^ITeA- ^ 

HOH), npHHaTOK) no oco6oft npocBtii CyJ- 
lana h tojuro a-ia ero san^ETu wh tffOr 
CTBeBHOifB Bume cero osHaHenHom cif* ' 
qai. IIoceMy nocTaHOBjflerca, hto ait ' 
ifipa ne Ôy^CTi hh fb RaRon otbo- ^ 
meniH OTifinaTL CTaparo npaBua 0^ 
TOMancBoft HMnepiH, vb CHjy Roropiro l» 

BOeHHUlfL CyxaMl^ HEOCXpaHEIIXl fift" ^ 



1840 r. 



J^ 443. 



135 



i'entrer dans les détroits des Dardanelles 
Bt du Bosphore. Et le Snltan, d'une part, 
déclare par le présent acte qu'à l'excep- 
tion de l'éventualité ci-dessus mentionnée, 
il a la ferme résolution de maintenir à 
Tayenir ce principe invariablement établi 
comme ancienne règle de son Empire, 
et tant que la Porte se trouve en paix, 
de n'admettre aucun bâtiment de guerre 
étranger dans les détroits du Bosphore 
et des Dardanelles; — d'autre part, Leurs 
Majestés l'Empereur de toutes les Rus- 
sies, l'Empereur d'Autriche, Roi de 
Hongrie et de Bohème, la Reine du 
Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et 
dirlande et le Roi de Prusse, s'enga- 
gent & respecter cette détermination du 
Sultan et à se conformer au principe 
ei-dessus énoncé. 



Article V. 

La présente convention sera ratifiée, 
et les ratifications en seront échangées 
à Londres dans l'espace de deux mois, 
on plus tôt si faire se peut. 

En foi de quoi etc. 

Fait à Londres, le 3 (15) juiUet, 1840. 

(L. S.) Brannow. (L. S.) Gbekib. 
(L. S.) Neumann. 
(L. S.) Palmerston. 
(L.S.) Bulow. 

Acte séparé. 

Sa Hautesse le Sultan a l'intention 
l'accorder et de faire notifier à Méhé- 
met-Ali les conditions de l'arrangement 
ci-dessous: 

§1. 

Sa Hautesse promet d'accorder à Mé- 
hémet-Ali, pour lui et pour ses descen- 



saBi Bo Bci BpeMena sanpen^aiocb bxo- 
XHTB vh jD^apxaHejBCBift h 6oc4K)pcBift 
npoiHBH. BciixcTBie cero, ex oxuott 
CTopoHu GyiTaffb oôiABiaerB nacToa- 
n^HMi aRTOMi, ^TO, sa HCBJiOHeHieM'b 
BinneynoMflHyTaro ciynaa, ohi HM^en 

TBepxyH) ptoHMOCTB coxpaHflTB Ha (Sy- 

xyn^ee Bpeica bto Hanajio, HeoTM^HHO 
ycTanoBJieHHoe, aasi xp^Bnee npasHjio 
ero HMnepiH, h nosa IIopTa HaxoxHTCfl 
Fb MHpi ne AonycKaTb HERasoro boch- 
naro HEOCTpannaro cy^na wh npojHBu 
^apAaneiBcsift h Eoc4K)pcBiË ; ci xpyroft 
CTopoHu, Hxx BejraqecTBa HiinepaTopL 
Bcepoccificsifi , Hm nepaxopi ABcrpiftcsiff , 
BopojiB BeHrepcsiË h EoreMCsifi, aopo- 
lesa coexHHeHHaro RopoiescTBa Be.iHRO- 
ÔpHTaniH H HpjiaHxiH h RopoA Ilpyc- 
CRiff oÔasyioTca ysasaTL 8to pimenie 
CyiTana h A'J^fiCTBoaaTB conacno cb 
BumeosHa^eHHUM'B na^ajorn. 

Ctatbh V. 

HacTOflu^afl ROEBeni^ifl Ôy^ers paTH- 
^HROBana h paTH(|)HRai^iH onoft ÔyxyTi» 
pasM^Henu vh .loExoni vh TenefliE xByxi 
M^CAi^eB'B ME, ecjE BOSMOSflo, E pasi^c. 

Bi ysipesie nero e t. a- 

Bi JIoEAOHi, 3 (15) iioja 1840 ro^a. 

(M. II.) BpyEEOBi. (M. n.) XeKE(Si. 
(M. n.) HefiMaEi. 
(M. n.) IlajiiiMepcTOfli». 
(M. n.) Bdiobi. 

OmdthAhHuû QKfm. 

E. B. CyjTaEx BirÈerB EaiiipcEie 
EOCTaBETB E opERadaTb oÔiabutb Me- 
reMCTy-AjiE EEsecjixyion^ifl ycjoBia co- 
r^amesia: 

§ 1- 

E. B. ofiinjaeT'B ox^aTi» MereMeiy-AjE 

Bl lEHEOe B EOTOMCTBeEEOe BX npHMOft 



136 



^ 443. 



1840] 



dans en ligne directe, radministration 
du pachaiik de TEgypte; et Sa Hau- 
tesse promet en outre d'accorder & Mé- 
hemet-Ali, sa vie durant, avec le titre 
de Pacha d'Acre, et avec le comman- 
dement de la forteresse de St. Jean 
d'Acre, l'administration de la partie 
méridionale de la Syrie, dont les limi- 
tes seront déterminées par la ligne de 
démarcation suivante: 

Cette ligne, partant du Cap Ras-el- 
Nakhora, sur les côtes de la Méditer- 
ranée, s'étendra de là directement jusqu'à 
l'embouchure de la rivière Seisaban, — 
extrémité septentrionale du Lac Tiberias; 
longera la cAte occidentale dudit lac; 
suivra la rive droite du fleuve Jourdain 
et la côte occidentale de la Mer Morte; 
se prolongera de là en droiture jusqu'à 
la Mer Ilouge, en aboutissant à la pointe 
septentrionale du Golfe d'Akaba; et 
suivra, de là la côte occidentale du Golfe 
d'Akaba et la côte orientale du Golfe de 
Suez jusqu'à Suez. 

Toutefois, le Sultan, en faisant ces 
offres, y attache la condition que Méhé- 
met-Ali les accepte dans l'espace de dix 
jours après que la communication lui en 
aura été faite à Alexandrie par un Agent 
de Sa Hantesse, et qu'en même temps 
Méhémet-Ali dépose entre les mains de 
cet Agent les instructions nécessaires aux 
commandans de ses forces de terre et 
de mer, de se retirer immédiatement de 
l'Arabie et de toutes les villes saintes 
qui s y trouvent situées; de l'île de Candie; 
du district d'Adana; et de toutes les 
autres parties de l'Empire Ottoman qui 
ne sont pas comprises dans les limites 
de l'Egypte et dans celles du pachaiik 
d'Acre, tel qu'il a été désigné ci-dessus. 



HHCxoxflu^eft ero lums ynpaaieme nami 
jiHBi EnineTCBift, h, Rpoirt Toro, E. I 
o6in^aerb npexocraBHTL Mereicery-Aj 
nosusHCHEoe, Ch TETjjiowb Aspcsai 
nams h ci BOMaE^OBaHieifB rp&uoctb 
GhWh'SRdLWh'jC Azpb, ynpaBJfenie uai 
lOSHOH) HaCTBK) CHpii, rpaHHi^ii KOTopc 

ÔyAyTi onpex^eHH cjribxywn^eio Heproi 



IIorpaHH^Hafl nma, HaHEnaflCB y lUK 
PacB-dJib-Haxopa, na ((epery Cpe^inie] 
Haro Mopa, noÈjifiTh orcioxa vb npsmoià 
HaupaBieniH xo jcrhsi pisn CeisaÔaE 
cocTaBiflioo^aro c^Bepuyio OKone^HOCi 
THBepiaACBaro osepa; HanpaBHTCfl i 
sana^HOMy fiepery dToro osepa, noroi 
no npaBOMy Ôepery p^rh lopjiana h a 
na^HOMy 6epery MeprBaro Mopa; np 
AOisHTCii oTCioxa npflMO xo BpacHai 
Mopa, ynHpaacB wh c^BcpHyio TO^Ry si 
jiHBa ARa6a, ■ cjrbjijti OTCioxa bxo: 
sana^uaro Ôepera sajHBa ARaÔa h i 
BOCToqnoMy 6epery Cyaii^CRaro saiHi 
AOËACTB fifi Cysi^a. 

jD(ijaa bth npo^iosenifl, Cyiiai' 
OAHaRO, npHCoeAHHAen r'b hhitb ycjOBÎ 
HToÔu Mereiiers-Ajra npHHAjr& wTb i 
TOHeniH xecATH XHOft no cootfn^emfl ix 
eiiy Bi AjoRcaHApiH areETOMi Ero Bi 

COHCCTBa, H HTOÔU FB TOTB Xe CpOI 

]\IereMerB-AjiH Bpy^Hi'B ceMy areni 
na^jesan^ia HHCTpyRi^iH, oÔpan^enHii 
R'B HaHajBHHRaifB ero cyxonyrHHXB 

MOpCBHXB CHJIB, HeMeXJeHHOlfB BIIXOX 

uxi BSB ApaBin h hs'b bc^^X'b TaMOO 
BHTi» CBfln^eHHuxB Popo^OBi; ch ocrpoB 
Kanxia; hs'b oRpyra A^ancRaro, h i3 
Bci^xB ApyrnxB nacTeft OrroMaHCXO 
HHnepiH, ROTopua ho Bomjra vb Bum 
osHaHeHHiiii rpaHHipi ErnuTa h Axp 
CBaro namajuRa. 



1840 r. 



X 413. 



137 



§2. 

Si dans le délai de dix jours fixé ci- 
dessus, Méhémet-Ali n'acceptait point le 
susdit arrangement, le Sultan retirera 
alors l'offre de l'administration viagère 
du pachalik d'Acre; mais Sa Hautesse 
consentira encore à accorder à Méhé- 
met-Ali, pour lui et pour ses descendans 
en ligne directe, l'administration du 
pachalik d'Egypte, pourvu que cette offre 
soit acceptée dans l'espace des dix jours 
snivans, c'est-à-dire, dans un délai de 
vingt jours & compter du jour où la com- 
munication lui aura été faite, et pourvu 
qu'il dépose également entre les mains 
de l'Agent du Sultan les instructions 
nécessaires pour ses commandans de terre 
et de mer, de se retirer immédiatement 
en dedans des limites, et dans les ports 
du pachalik de l'Egypte. 

§3. 

Le tribut annuel & payer au Sultan 
par Méhémet-Ali sera proportionné au 
plus ou moins de territoire dont ce 
dernier obtiendra Tadministration, selon 
qu'il accepte la première ou la seconde 
alternative. 

§4. 

n est expressément entendu de plus, | 
qœ dans la première, comme dans la' 
seconde alternative, Méhémet-Ali (avant | 
l'expiration du terme fixé de dix ou de 
vingt jours) sera tenu de remettre la 
flotte turque, avec tous ses équipages et 
armemens, entre les mains du préposé 
tore qui sera chargé de la recevoir. 
Les commandans des escadres alliées 
assisteront à cette remise. Il est entendu 



§ 2. 

EdH Bi ynoMflnyTuft ;^ecflTHAHeBHLifi 
cpoR'L MereMeTx-A.iH ne upuMeTi no- 
craBJieHHiix'B eny yciOBifi, to GyjraH'B 
BOSBMOT'B Hasa;^^ CBoe upe^Joseuie o 
noJBHdHeHHOiCB ynpaBjeniH ABpcEHifB 
namajuBoifB; ho Ero BuconecTBo Bce- 
TasH Ôy^eTi corjiaceH'B upe^ocTaBUTB 
MereHCTy-AjiH bx iHHHoe h noTOMCTBen- 
Hoe Bx ero HMCxo^flu^eft np^Mofi JEuiB 
ynpaBjenie ErnneTCEift naïuajuB'L, ch 
rbwby HTOÔii aïo upeAJOsenie Ôaâo npe- 
HJiTO Bx TeneniH cJi^KJvymflX'h a^cath 
^ueâ, T. e. Bi ABaAi^aTH;i(HeBHLift cposx, 
CHHTaa co AHfl c^'i^januaro eiiy coo6- 
n^enia, h hto6u ohx Tasse BpyHHJTB 
aroHTy CyjTana Ha^Jesan^ia HHCTpysi^iH 
AJifl Ha^aJibHUBOB'B cyxonyTHuxx b Hop- 
CBUxi CHJix HeMBAJieHHOM'B Hxx y^a- 
jeniu B'L npex'i^JLi h bi nopTu EraneT- 
CKaro namajuRa. 

§ 3. 

EseroAHafl no^ari», njraTHMafl Gyji- 
Tany MereMCTOM'B-AjH, Ôy^eri copas- 
M^pea Ôojbmefi hjiii iieHbmeft Teppn- 
Topiu, KOTopyH) nocJitAHiô nojyiHT'B bi 
ynpaBjeuie, CMOipa noTOMy, npHMeTx-.iH 
OHX nepBoe hjh BTopoe npeA^osenie. 

§ 4. 

Epoid^ Toro, nocTaHOBJiaeTca, hto u 
Bi nepBOMx, H BO BTopoifB cjyHa']^ Mere- 
Meix-AjH, pau'i^e iiCTeHenia AecaTH^HeB- 
naro ujh ^^Ba^i^aTH^HeBuaro epoKa, 6y- 
jsfiTb oôfisani» nepe^aib lypei^Kift 4^.iotx, 
co BciifB ero dKHna«eM'B h Boopyjse- 
HieMx, ynoJiHOMoqeHHOMy rt» ero npieny 
Type^ROMy HHHOBUHRy. HaqajLHHBH co- 
losHuxi acRa^p'B Ôy^yTi upHcyiCTBOBaTL 
npH 9T0Ë nepe^ant. Hh bx RaROMx cjry- 



188 



X ééS. 



184Dr. 



que, daos aucun cas, Méhémet-Ali ne 
pourra porter en compte, ni déduire du 
tribut à payer au Sultan, les dépenses 
qu'il a faites pour l'entretien de la flotte 
ottomane pendant tout le temps qu'elle 
sera restée dans les ports d'Egypte. 

§5. 

Tous les traités et toutes les lois 
de l'Empire Ottoman s'appliqueront à 
TEgypte et au pachalik d'Acre, tel qu'il 
a été désigné ci-dessus, comme & toute 
autre partie de l'Empire Ottoman. Mais 
le Sultan consent qu'à condition du paie- 
ment régulier du tribut susmentionné, 
Méhémet-Ali et ses descendans perçoi- 
vent, au nom du Sultan et comme délé- 
gués de Sa Hautesse dans les provinces 
dont l'administration leur sera confiée, 
les taxes et impôts légalement établis. 
Il est entendu en outre que, moyennant 
la perception des taxes et impôts sus- 
dits, Méhémet-Ali et ses descendans 
pourvoiront à toutes les dépenses de 
l'administration civile et militaire des- 
dites provinces. 



§6. 

Les forces de terre et de mer que 
pourra entretenir le pacha d'Egypte et 
d'Acre, faisant partie des forces de 
l'Empire Ottoman, seront toujours con- 
sidérées comme entretenues pour le ser- 
vice de l'État. 

§7. 

Si, à l'expiration du terme de vingt 
jours après la communication qui lui 
aura été faite (ainsi qu'il a été dit plus 
haut, § 2), Méhémet-Ali n'adhère point 
à l'arrangemeut proposé, et n'accepte 



qai ne paapimaeTCfl MereMery-Aii hi 
crasHTB vh CHen, hr BHviTan m 
uaTHMoi CyiTaHy noxftTH pacxoxon, 
cxiiaHHax'B wwh na eo^epsame Typei^- 
saro 4^jiOTa bo nce speiu, nosa on 
ocTaBajiCii vb noprax'B Ernara. 

§6. 

Bc6 TpaKTaTH H sdà saKOHH Otto- 
MancKOft Hiinepii Ôyxyrb oxHHasoBO or- 
HOCHTBCA vh EfHnry h wb Aspcioxy 
namajKisy, bi BumeosHa^eHHiix'B ero 
rpanHi^axi, RaKi ■ bo Bcasoi xpyrol 
qacTH OrroMaHCKOfi HMaepin. Ho Gyi- 
Tarn AftCTi corjacie, hto6u Mereiierb- 
AiH H ero noTOM KH, uoa'b ycjOBien hc- 
npaBHOfi ynjaxH BHmeynoMflHyToi x&hm, 
caMH co6HpajiH on HMeHH CyiiaHa i 
saKi ynojiHOMoqeHHue Ero BiieoqecTBa 

SaKOHHO yCXaHOBJieHHHe BO BBi^peBHHXl 

Axi ynpaBjeHiK) npoBIIH^iflX'B no^aiH i 
najorH. IIpH cem pasyMierca, hto hsi 
CHxx cofiHpaeMuxi noxarei h najoroBi 
MereMeT'L-AjiH h ero uotoukh ôyxyrB 
noBpuBaTB Bci pacxoxH no rpax^aa* 
CKOHy H BOOEHOMy ynpaBjremio oana^eH- 

HUXl ^pOBIIH^ift. 

§ 6. 

CyxonyTHKa h MopcKia chjui, soTopui 
6y;i(eT'B co^epsaib ErnnercBiË h Axp- 
CBift nama, sasi cocTaBjann^ûi vicr^ 
BoeuHLix'B CHii OTTOKaHCROt unepii, 
Bcer^a Ôyxyi^ no^HTaTBCn cp^epsuiHia 
AJTji cjiysôu rocyxapcTBy. 

§7. 

EcjiH MereHerL-Aiir, bi Te^eniH Asai- 
i^aTHAHesHaro cposa no&rt cxiLiaHHaro 
eify cooÔn^ema (sasi csasano Bume, n 
§ 2), ne npoMeTi upeAiosennaro co- 
namenia h nacji^ACTBeHHaro ynpaBJteHiii 



1840 r. 



X 143. 



139 



pas Thérédité dn pachalik de l'Egypte, 
le Sultan se considérera comme libre de 
retirer cette ofire, et de sulyre en consé- 
quence telle marche ultérieure que ses 
propres intérêts et les conseils de ses 
alliés pourront lui suggérer. 

§8. 

Le présent acte séparé aura la même 
force et valeur que s'il était inséré mot 
à mot dans la convention de ce jour. Il 
sera ratifié, et les ratifications en seront 
échangées & Londres en même temps que 
celles de ladite convention. 

En foi de quoi etc. 

Fait à Londres, le 3 (15) juillet, 1840. 

(L. S.) Bmnnow. (L. S.) Ghekib. 
(L.S.) Neumann. 
(L.S.) Palmerston. 
(L.S.) Bolow. 



ErHneTCBHiTB namajHROM'L, to GyjraH'B 
Ôjx'àTb CHHTaTB cetifl wh npasi bsatb 
nasaxi aro opeA^tosenie h HSÔpaTB sa- 
rln xftJBH^finiift nyTB, Basoi euj yaa- 
mjTh coÔCTseHHue ero uHrepecu h co- 

B^TH ero C0I03HHB0BI. 

§8. 

HacTOflii^ift OTA&ibHiift aBTx (Sy^eTi 
HM^Tb Tasyio se CHjy h x'J^ficTBie, sasi 
ecjiuô'h owb 6ujii> AOCJiOBHO BOHcani b'l 
saiLiioqeHHyio cero^HA ROHBeHi^iH). Ohi 
ÔyxerB paTH4)HK0BaH'L n paTH4)HBai^iH 
ero ÔjfijT'h pasMineHu OAHOBpeMeHHo cb 

paTH(|)HBai^iflMH Cefi BOEBOHI^iH. 

Bx ysipenie nero h t. ;^. 

B-B JoHAOHt, 3-ro (15-ro)iH)M 1840 r. 

(M. n.) BpyHHOBX. (M. n.) XeKHÔi. 
(M. n.) HefiMaHx. 
(M. n.) naAMepcTOHi. 
(M. n.) Bdjiobi. 



PrUoeole signé à Londres le 3 (15) 
juUlêt 1840. 

En apposant sa signature & la con- 
vention de ce jour, le plénipotentiaire 
de la Sublime Porte Ottomane a déclaré: 

Qu'en constatant, par l'article IV de 
ladite convention, l'ancienne règle de 
l'Empire Ottoman, en vertu de laquelle 
il a été défendu de tout temps aux b&ti- 
mens de guerre étrangers d'entrer dans 
les détroits des Dardanelles et du Bos- 
phore, la Sublime Porte se réserve, comme 
par le passé, de délivrer des firmans 
de passage aux bâtimens légers sous pa- 
villon de guerre, lesquels sont employés, 
selon l'usage, au service de la corres- 
pondance des légations des Puissances 
amies. 



npomoKOAh, nodnucaHHuû 6z Jondonth 
3 (15) ifOJM 1840 toda. 

IIpH noAnHcaniB BOBBeni^iH otl ce- 
FOAHxmHflro qflCJra ynojHOMOHeBHuff Ejih- 

CTaTeJbHOfi OTTOMaHCROff IIopTii OÔX- 

HTO yAOCTOB'i^pjifl CTaTteio IV osHaneH- 
Hoft BOEBCHi^iH ApeBHBe npaBfljo Otto- 
MaHCBofi HMnepiH, bx CHJiy BOToparo bo 
Bcb Bpenena sanpen^aiocb HHOCTpaHHUM'B 
BoeHHUifB . cj^SiWb BxoAHTb Bi ^ap^a- 
HejbCBitt H Boc(|^opcBiâ npojHBu, Bjh- 
CTaTejbHaa UopTa coxpaHfleT'b sa coôoio, 
BasT» 3T0 6ujio H ufe3Rji,e, npaBO Bbi;i(aHH 
4)HpifaH0BX Ha nponyoKi JierKHX'b Boen- 

HUXT» CyAOBl UOXh BOeHHUM-b ({)JiarOMT>, 

BOTopuii, no o6uqaK), ciysari a-vh 
cooÔn^enifl Miiccift ;^pyHtecTBeHHux^ 
^epxaBi. 



140 



M 44S. 



1840 r. 



Les plénipotentiaires des Cours d'Au- 
triche, de la Grande-Bretagne, de Presse 
et de Russie, ont pris acte de la pré- 
sente déclaration pour la porter à la 
connaissance de leurs Cours. 



(L. S.) Neumann. 
(L. 8.) PalmerstOD. 
(L. S.) Bulow. 
(L. S.) Brunnow. 



(L. S.) Chekib. 



Protocole réservé^ signé d Londres le 
3 (15) juiUet 1840. 

Les plénipotentiaires des Cours d'Au- 
triche, de la Grande-Bretagne, de Prusse, 
de Russie et de la Sublime Porte Otto- 
mane ayant, en vertu de leurs pleins- 
pouvoirs, conclu et signé en ce jour une 
convention entre leurs souverains res- 
pectifs pour la pacification du Levant; 

Considérant que, vu la distance qui 
sépare les capitales de leurs Cours res- 
pectives, un certain espace de temps devra 
s'écouler nécessairement avant que 
l'échange des ratifications de ladite con- 
vention puisse s'effectuer, et que les 
ordres fondés sur cet acte puissent être 
mis à exécution; 

Et lesdits plénipotentiaires étant pro- 
fondément pénétrés de la conviction que, 
vu l'état actuel des choses en Syrie, des 
intérêts d'humanité aussi bien que les 
graves considérations de politique euro- 
péenne qui constituent l'objet de la solli- 
citude commune des Puissances signa- 
taires de la convention de ce jour, 
réclament impérieusement d'éviter, au- 
tant que possible, tout retard dans 
Taccomplissement de la pacification que 
ladite transaction est destinée à atteindre; 

Lesdits plénipotentiaires, en vertu de 
leurs pleins-pouvoirs, sont convenus 



ynoJUOMOHeHHiie jl(Bopon Ascrpii- 
cxaro, BensodpRâHCKaro, Ilpjeciaro 
H PocciftCRaro cocTanuE asn Bacrof- 
n^eft xeuapaipi xjm xoB^esû ohoI xo 

CV^XbBisi CBOHXl jl(B0p0KB. 

(M. n.) HeftNan. (M. n.) Xeii^s. 
(M. n.) IlajBNepcTOHi. 

(M. n.) BDJIOBIb. 

(M. n.) BpyHHon. 



Ocùdfdû npamoKOjn, nodnueaHHuû n 
londoMh 3 (15) WKMH. 

ynomoMOHOEHue ^BopoRB AbctihI- 
CKaro, BeiHSodpHTaHCsaro, Ilpycciaro, 
Pocciftcsaro h RiiCTaTaiKHOi OnoMaH- 

CBOft nopTH Wh CMf CBOHX'B nOJHOMOlift 

sasiioqHBi H noAHHcaBi cero HHCja boi- 
BCHi^iio MesAT h» FocyxapAMH au 
yMEpoTBopenifl JleBaHTa; 

npuHHMaa bo BHHicaHie, hto BCiix- 
CTBie pascToanifl, OTA^JUiDn^aro croiaipi 
Exi ^BopoBi, HeotizoAHMO xoiSHO npoftn 
HSBicTHoe BpeMii paHBme, "Awh nocii- 
xyerb pasMin'B paTH^^ncaipt osHaHeHHoi 

BOHBeHI^iH H aBHTCH BOBMOJLHOCTb Upi- 

BOCTR vb Hcnojueme ocHOBaHHiui sa 
dTon aRi4 pacnopiisema; 

ynoMaHyrue ynoJiHOMOHeHHiie, 6yxy« 
FjyÔOBO npoHHSHyTu yâis^emeirL, hto 
wh BHAy nacToan^aro noiosemfl xIa 
Bi> CnpiH HHTepecH ^ejOBiROJDoÔia, pasBO 
BaBi H BasHUE cooÔpaseHiji eBponei- 
CBofi noiHTHRH, cocTaBJUDnuji np^xMon 
o6n^aro noneHenia ^epsaBi, noximcaB- 
mnxx nacToan^yio ROBBemux), eacroa- 
TejBHO TpeÔyiorL nsÔiraTL, CBOjn» bos- 
MOSHO, Bcasaro npoMex^enifl bi fjkA 
yMHpoTBopema, cocTaBiaion^aro Vijkih cero 
corjiamema; 

ynoMAHyTue ynoiHOMO^eHHiie, vh chjj 
HX'B nojiHOMO^fi, conacHJHCB MexxT 



1840 r. 



M 443. 



141 



mtr'eox que les mesures préliminaires 
nentionnées à l'article II de ladite con- 
rention seront mises & exécution tout 
le suite, sans attendre l'échange des 
"atifications; les plénipotentiaires respec- 
j&constatent formellement par le présent 
kcte l'assentiment de leurs Cours & Texé- 
lution immédiate de ces mesures. 

Il est convenu, en outre, entre lesdits 
plénipotentiaires, que S. H. le Sultan 
Tocèdera de suite à adresser & Méhé- 
aet-Ali la communication et les offres 
pécifiées dans l'acte séparé, annexé à 
h convention de ce jour. 

n est convenu de plus, que les agens 
«msulaireB de l'Autriche, de la Orande- 
iretagne, de Prusse et de Russie, & 
Uexandrie, se mettront en rapport avec 
'agent que S. H. le Sultan y enverra, 
Knir adresser & Mébémet-Ali la com- 
Biinication et les offres susmentionnées; 
[ue lesdits consuls prêteront & cet agent 
oate l'assistance et tout l'appui en leur 
loaToir, et qu'ils emploieront tous leurs 
doyens d'influence auprès de Mébémet- 
LH, à Teffet de le déterminer & accepter 
'arrangement qui lui sera proposé d'ordre 
le S. H. le Sultan. 

Les amiraux des escadres respectives 
lans la Méditerranée recevront les in- 
tmctions nécessaires pour se mettre en 
ommnnication à ce sujet avec lesdits 
onsnls. 



(L. S.) Neumann. 
(L. S.) Palmerston. 
(L.S.) Bulow. 
(L. S.) Bmnnow. 



(L. S.) Chekib. 



COÔOK), qT06u OdHaHeHHHA Bl CTaTL*! II 

CBasaHHOft BOEBeni^iH npeABapHTejbHUH 
Mipu 6ujLE npHBeAeHU wh Hcno^Henie 
TOTHaci se, ne AOSH^aflCb oôifina pa- 
TH^Hsai^ift; corjaciH cbohxx ^BopoBx 
na HeMeAJeHHoe HcnojHeHie csasaHHuxx 
irtpi ynojiHOMoqeHHue y^ocTOB'i^pflioT'B 
HacToan^HMi axTOMi. 
Kpoirt Toro, ycjOBjeHO Mes^y yno- 

MflHyTHMH ynOJIHOMO^eHHUMH, HTO E. B. 

CyxraHi HeMeAJOEHo oÔpaTHTCJi bi Me- 
reMery-AiH ci cooÔn^eHieifB b cl npex- 

JOSeHiflMH, OSHa^eHHHMH Bl npHJIOJBeH- 
HOMl Bl cet BOHBeHI^iH OT^'blBHOM'B 

asT^. 

yciOBJieHO Taase, hto6h BoncyjibCBie 
arenru ABCTpiH, BeiBBOÔpHraniH, Ilpye- 
ciH H PocciB Bx AxeBcai^piH BomjH bi 
CHomenie ci arcHTOifL, nociuaeiiUMi 
Tyxa £. B. CyxTaHoicb x^a cooôn^eHifl 
MereiieTy-AjH BumeynoManyTux'b coo6- 
n^emft h npeAJOsemfi; hto6u HasBanHue 
BOHcyjni OBasa-iH ceiiy arcHTy BCflBoe 
coA^ftCTBie H saBHCfln^yH) on nnxi no- 

MOn^b, H TTOÔl OHH yUOTpeÔHJH BCi 

cpexcTsa CBoero BjiAHix na MereMera- 
AxH Cl i^JiBH) noÔyxHTB ero opheatl 
corjrameme, Boropoe Ôy^en, no npn- 
Basaniio Ero GyjiTaHCBaro BuconecTBa, 
eiiy npexioseHO. 

A^MHpajni noAiesan^Hxi dCJtajsfi'b na 
CpeAHseMHOicB nop*! no^ynaTi necôxo- 

AHMUA HHCTpyBI^iH, HT06u BOâTB Bl 

CHomenifl no ceiiy upeAMery ci CB<a- 

SaHHUlIH BOHCyjaMH. 

(M. U.) HeflMaHi. (M. II.) Xckhôt.. 
(M. U.) najibMepcTOHi. 
(M. II.) Bdjiobi. 
(M. n.) BpyHHOBi. 



142 



X 444. 



1840 r. 



m 444. 

Protocole réservé, signé à Londres^ 
1840, 2 (14) Août. 

Les plénipotentiaires des Cours d'Au- 
triche, de la Grande-Bretagne, de Prusse 
et de Russie ayant signé avec celui de 
la Sublime Porte Ottomane le 15 juillet, 
au nom de leurs augustes Souverains, 
une convention pour la pacification du 
Levant, la Cour de Prusse a jugé né- 
cessaire de préciser l'esprit et le but 
dans lesquels elle s'associe & la dite 
convention. Le plénipotentiaire de Prusse 
a donc, en vertu d'ordre exprès de sa 
Cour, déclaré ce qui suit: 

La Prusse fidèle aux principes qui 
depuis le commencement de la compli- 
cation turco- égyptienne ont réglé sa 
conduite à l'égard de cette affaire, a 
signé et ratifiera la convention du 
15 juillet 1840 uniquement pour con- 
stater le bienveillant intérêt qu'elle prend 
à la conservation de la Sublime Porte 
et à l'intégrité de l'Empire Ottoman 
sous la dynastie actuellement régnante, 
ainsi que sa sollicitude pour la solution 
pacifique de la question d'Orient. 



Ce but du concours de la Prusse & 
Tacte du 15 juillet serait manqué, si 
l'affaire d'Orient donnait lieu à un con- 
fiit entre les Puissances plus directement 
intéressées à cette affaire qu'elle ne 
l'est elle-même. Pour ce cas la Prusse' 

I 

se réserve une entière liberté d'action 
et notamment celle de prendre l'attitude 
d'une stricte neutralité. 



J«444. 

OeodM npomoKOJn, nodnucoÊmmû n Itm- 
doHfh 1840 t., 2 (14) angema. 

npH noxnHcaHii ynojHOMOHeHHiim 
^BopoBi ABCTpiftCKarOy BejHBotipHTaH- 
csaro, IIpyccBaro h PocciiCBaro ci 
ynofflOMO^eHHtm RncTaTCJBHOft Otto- 
MancBOft nopm 15-ro Idju, on uieHi 
Hxi aBrycriftnnxi Focyxapei, koebchiûi 
061 yMEpoTBopeniH JleBaHTa, ^Bopi 
IIpyccBift Hamen HeoÔxoxHium no^c- 
HHTb HaMipenie h i^iJB, ci bohmh ohi 
npHcoexHHAercA si osHaneHEOi soHDeH- 
i^iH. Bcj^xcTBie cero, no npHsasaHii) 
CBoero Jifiopskf ynaraoMOHeHHiift npyccsii 

npyccifl, ocraBEACB b^phck) nau- 
jam, BOTopux c% caxaro BOSHHKHOBeHii 
Typei^KO-erHuercKaro ycjiosHemil ciy- 
SHJIH xu Hea pysoBOXCTBom bi et 
OTHomeHiH vh ceuj x^y» noxnHcaii 
H paTH^HByerB sosBeHipi) 15-ro inu 
1840 roxa exHHCTBeHHO, nto&k noxasan, 
saBoe xoôpoe pacnoiosenie mmen oea 
Kl coxpaHem» RiHcraTeuBOi nopm 
H ai i^ocTH HifnepiH OnoiakHCBOi 
noxi BiacTbK) Hiini i^apcTBynn^ei xi'* 
eacTiH, paBHo sasi ■ CBoe noneHemeo 
MEpHOMi paspimeniH Bocro^Haro bo- 
npoca. 

dra ufkxh yqacria Ilpyocis bi airt 
15-ro iioifl Ôiua on HexocTHFHyra, ecjufii 
BocTOHHiia x^^A npiBeJU ki ctoibho- 
Beeiio Mesxy x^P^u^BaiiH, (SuuKCy HejKejH 
oua, saHHTepecoBaHHUMi vh stexi x^- 
jiaxi. Ha ceft ciynai Ilpyccix npexo- 
CTaBJiaerb ce6i noiny» CBo6oxy x^i* 
CTBia, H HMCHBO upaBO saHETB CTporo 
HeËTpajibHoe noioxenie. 



1840 r. 



Je 445. 



148 



Le plémpotentiaire de Prusse a de- 
mandé qae sa déelaration fat insérée 
dans le présent protocole résenré que 
les plénipotentiaires d'Autriche, de la 
Grande-Bretagne et de Russie porteront 
à la connaissance de leurs Cours. 

(L.S.) Neumann. 
(L. S.) Ptlmerston. 
(L. S.) Bulow. 
(L.S.) Brunnow. 



Protocole iigni à Londres le 5 (17) 
septembre 1840. 

Les plénipotentiaires desCiours d'Au- 
trichOy de Grande-Bretagne, de Prusse 
et de Russie, après avoir échangé les 
ratifications de la convention conclue le 
3 (15) juillet dernier, ont résolu, — dans 
le bat de placer dans son vrai jour le 
désintéressement qui a guidé leurs Cours 
dans la conclusion de cet acte, — de 
déclarer formellement: 

Que, dans l'exécution des engagemens 
résultant de la susdite convention pour 
les Puissances contractantes, ces Puis- 
sances ne chercheront aucune augmen- 
tation de territoire; aucune influence 
exclusive; aucun avantage de commerce 
pour leurs sujets, que ceux de toute autre 
nation ne puissent également obtenir. 

Les plénipotentiaires des susdites 
Cours ont résolu de consigner cette dé- 
claration dans le présent protocole. 

Le plénipotentiaire de la Sublime Porte 
Ottomane en rendant un juste hommage 
à la loyauté et au désintéressement de 
la politique des Cours alliées, a pris 



IIpyccKift ynolHOMOHeHHHi npocHji 
saHecemi OTOft ero xcBJlapa^iH vh na- 
CToao^ift oco6iift nporoKon, Roropidl 
ynolHOMOHeHHHe AscrpiftcBiJI, BejHRO- 
(SpHTancaift h Pocciicaii xose^yn ;^o 

CSix^HÛl CBOHXl ^BOpOBl. 

(M. n.) UeftMaHi. 

(M. n.) naiBNepcTOHi. 

(M. n.) Bdjobi. 

(M. n.) BpyHHOBx. 



Jft 445. 

IIpomoKOjnj nodnucauHbiil e$ JLotidoMk 
5 (17) cmmaSpH 1840 %oda. 

ynoiHOMOHeHHiie ^Boposi ABCTpin, 
Be^HBOÔpHTanin, Ilpyccii ■ Poccin, pas- 
MinsBi paTH^^HBai^iH KOHseHi^iH, saïuK)- 
HOEHOft 3 (15) npomiaro ii)i£, piniHiH, 

Ch I^ijBK) BUCTaBHTB Vh HCTHEHOMl 

CBii4 fiesBopHcrie, pysoBOXHBmee hxi 
^BopaMH npH sasjiiOHeHiH btofo asTa, 
4>opMajn>HO oirbSNLTh: 

?T0, npH BUnOJlHeHiH OÔSSaTOJIBCTB'B, 

npHHATUx'B Ha ce6s, no BiimeosHa^eHHOft 
soEBeHi^H, AoroBopHBmHMHCH ^epsa- 
BSHH, FOcyAapcTBa 8TH ne HaMipenu 
HcsaiB HHsaBoro yBe.uiHeHifl TeppHTopiH, 
HHBaBoro HCBJiio^HTaibHaro BJiisHifl, ni 
nojyHenia Basoro-xHÔo npeHiiyii^ecTBa 

Vh TOprOBli AJiSL CBOeXl nOAA&HHUX'L 

npex'B ApyniMH nai^iflMH. 

ynoxHOMOHeHHue BumeosHaqeHHux'B 
^BopoBi nojiOJBHJiH cIh) ACBJapai^iH) hsjio- 
xHTb wh HacToan^em» nporoROJi'b. 

ynaiHOM OHeHHuft BiHCTaxejiBHOfi IIop- 
T£i OrTOMaHCKOË, OT^asafl Aoasnoe ysa- 
senie npsMOft h ÔesBopucTHOfi nojiHTHBi 

COiOSHUXl ^BOpOB'B, npHHfljn Bl cbI* 



1 1 



144 



M 446. 



1841 r. 



acte de la déclaration contenue dans le 
présent protocole, et s'est chargé de la 
transmettre & sa Cour. 



(L.S.) CheUb. 



(L. S.) Neomann. 
(L. S.) Palmerston. 
(L. S.) Bulow. 
(L. S.) Brunnow. 



m 446. 

1S41, 1 (13) joillet. Oonyention de 
Londres au sujet des détroits. 

Les plénipotentiaires de Russie, d'Angleterre, 
d'Antriche et de Prusse, en signant la conven- 
tion de juillet concernant TEgypte n'avaient pas 
définitivement réglé cette question. Il importait: 
1) de procéder à Texécution du pacte signé à 
Londres et 2) de paralyser l'hostilité de la 
France, très irritée de la décision prise par 
les quatre Puissances sans son concours. 

En attendant, la convention de JuiUet lai98ait 
ouverte la question des mesures de coercition 
contre l'Egypte dans le cas où Méhémet-Ali 
refuserait de se soumettre à la volonté des 
quatre grandes Puissances. Avant la signature 
de cet acte, il fut question d'appareiller une 
escadre russe avec un corps de troupes de des- 
cente dans le but de vaincre le cas échéant, la 
résistance de Méhémet-Ali. Mais TEmpereur 
Nicolas I, connaissant les susceptibilités du 
gouvernement anglais, refusa catégoriquement 
d'accéder à cette combinaison. On proposa en- 
suite confidentiellement au Cabinet de Vienne 
d'expédier des troupes en Egypte. Le prince de 
Mettemich ne montrait pas beaucoup d'empres- 
sement à accepter ces ouvertures, bien qu'il ne 
les déclinait pas d'une manière absolue. Son 
attitude pleine de duplicité donna lieu à une 
espèce de vaudeville à Londres. En présence 
du baron Brunnow, le baron Neumann, ministre 
d'Autriche, interpellait de la manière suivante 
le premier lord de l'Amirauté: „Eh bien, lord 
Minto, ôtes-vous prêts? Vos vaisseaux sont-ils en 
état? — Oui, répondit lord Minto, ils sont prêts 
pour embarquer 35,000 Autrichiens "". 

«Pourquoi dites-vous des Autrichiens", répli- 
quait le ministre d'Autriche, „ pourquoi ne dites- 
vous pas 35,000 Russes **. Ici Brunnow intervint 
dans la conversation et dit: ,Lord Minto a raison. 



X^HÙo xeuapaip», saRJODunn^ynci n 
EacToan^eicx uponoMoAu ù6sdtLMCtL nepe- 
xan» ee csoeiiy Asopy. 

(M. n.) HeiMaHi. (M. n.) Xaudi. 
(M. n.) naJOMepeTOH^ 
(M. n.) Bdiobi^. 
(M. n.) BpTHHOVb. 



m 446. 

1841 r., 1-ro (13-ro) iiuu. Jbmm' 

OKafl KOEBOHipS OTHOOITeXBHO npOOBOIl. 

IIoxiracaBiem ini&CKoi KOHBeHiaH onoei- 
leiBHO EiHiiTa ynoiHOK o^esHum Poocia, Anuii, 
ABCTpiH H npycciH eme ne 6urh piteen lea 
ErmeTcaift Bonpoci. Bo 1) Tpe6oBaioci e^e 
npHBecTH Bi HcnoiECHie uoxnHCAHHHi n Joi- 
XOHt asn H BO 2) Hymo 6iuo napamoBan 
BpasAeÔHOCTi» ^^paHiuH npoTHVb npiHjmji le- 
TupBif a xepsaBam, Ôe» ex yracTÛi, ptaeni. 

Mejixy Tim vb inncKOt KOBBenna ocrtra 
OTBpuTHVb Bonpoci o npxHyxBTeiuaixi iV* 
paxi npoTKBi EniiiTa wh cij^aA Hecorndi 
MereiieTa-AiH noKopnTBCJi noxb venipen Ben- 
BExi xepxaB^ Xo noACHcaeia »Toro aira ôim 
BOSÔysACHa micib o CHapxxeHÛi pyccBol ic- 
saAPu c-b orpaxom xeccaHTBiixs Boicn au 
ycMEpenia MereiieTa-AiB. Ho HMoepaTop» 
HHKOiaft I, SHaa noxospHtenHocTB aHiiilciiro 
npaBHTencTBa, naorptsi orxasaica corjacmef 
Ha TaKyD K0]i6HHaiu:D. Torxa BfaicxoMy n6t- 
nery Ôiuo KOHJ^HXOHiiiai&Hinrb odpaaon ipiA- 
loxeno OTupaBin cBon Boftcxa vb Emen- 
Ho KHX81 MerrepHExi He ncKasman ocoÔet- 
Haro co^BCTBûi BTOify HpexioxeHi», xorion 
n He OTBeprnyjrb ero KaTeropaiecunn o6fÊr 
soin». Ero noBexenie 6iuo XBycMHcieHHO ■ ipi- 
Beio Kl ci^Mjnmfiuj „BoxeBHxi>" vb JoHXOii 
Bi npHcyTCTBiH ÔapoHa BpyHHOBa, aBcrpiiciii 
nociaHHHKi, 6apoHb Hetvaffb, oôpamaerci n 
xopxy Mhhto, nepBOMy lopxy axKHpairelcTBa, 
cb cxiAyDiUHirb Bonpocom: „Hy ^to, lopx^ 
Mhhto, roTOBu-xH BU? BamH cyxa CHapueEii?* 

nM", OTBiTHll lOpXl» nOBH FOTOBH... XU lO* 

caxaH Ha HHX'b 35,000 ABCipiftiieBi*. 

^no^eiiy roBopHTC bu ABCTpiftAeBi*'? bo9- 
pasHii aBcrpitcKift nocjaHHHK'b, «no^eiiy bu le 
roBopHTC 35,000 PyccsHX'b'? Tyn BMimaici 
Bi pasroBopi ÔapoHi BpyHHOBi h ciasan: 



1841 r. ^ ■ 

Noua avons dei TaJie«aiix sons mjines pour 
embarquer nos soldats!" 

Lord Uinlo s'adressa là-dessns avec le plus 
grand aérieni et le pias profond ging-froid au 
baron SnmDOK avec ces mota: .Voua n'avez 
pas d'idée de tonte la peine que nouj avons 
ponr retenir ces Autrichiens. Us sont d'onn 
ictiTÎtÉ, d'une fougue, d'une Jeunesse exlréme. 
Des soldats par ri; des vaisseaux par li. Ils 
sont partout. Ils vealent aller partout. On ne 
sait Traiment que faire pour les tenir tran- 

Cette franchise du ministre anglais déplat 
an ministre d'Autriche qui voulait la tourner 
en plaisanterie; mais l'inexorable Anglais l'inter- 
rompait avec calme en lui disant: „Nc vous' 
fichez pas. Je n'ai nullement voulu vous faire i 
de la peine. Nous serons toujours bons amis 
avec l'Autriche. Vous êtes les meilleurs gens du | 
monde dans votre genre (in ;our own way) 
lorsqu'on ne ïoqs demande rien". (Rapport du 
baron Bronnow du 5 (17) juillet 1810;. 



M«. 146 

^Jopit Mbhto upaei. i' nacL cattuii uvtioTca 
cvja ;ufl nepesoaKU uaniBii coJxaTii''. 

Toria lopii Mhhto ci> sejuiaHmeio cepie»- 
BocTbin a uaiBOBpoBieHi oCpaTUJca k^ fiapouy 
BpfHBOBy u CBBaaii; „llu ae MoseTe ce6t 
npeicTaBBn, nan-b bbhi. tpjabo CAcpXHBaib 
3Tnii ABCTpititeBi. Obu OTiBianica b3jmu- 



!t ainsi que finit c 

:e et l'Empereur Nirolas 1 Et sur le rap- 
port, qui en rendait compte, l'annotation suivante: 
.,Le vaudeville ett bon". 

Quant à la France, on sait l'impression foud- 
royante qu'a produite k Paris la nouvelle de la 
si^atnre de la convention de juillet. Guizot, 
occupant h cette époque le poste d'ambassadeur 
de France i la Cour de St.-James, se refusait 
de croire à la réalité du fait accompli, .^u mo- , 
ment où lea plénipotentiaires des quatre Cours 
lignaient la convention, Guizot assurait ï l'am- 
hassadeur de Turquie qu'il espérait trouver avec 
les quatre grandes Puissances une combinaison 
propre ï garantir pour toujours la paii de 
l'Orient. En apprenant la nouvelle, il ne put 
dissimuler son profond mécontentement et di- , 
sait ourerlemont que c'était un affront mortel . 
h la France qui exigeait une réparation. 

Dans cet accès d'irritation, l'illustre bomme 
d'Etat oubliait les considérations remarquables 
qu'il avait énoncées an baron Brunnow sur le 
rûle que la France était appelée à jouer dans 
la politique du monde, 

„Je crois", disait Guizot, „que la France pour 
se placer au premier rang des nations, n'a pas 
besoin de faire usage de ses armes. Les conquêtes 
qu'elle doit faire, sont celles deriotelligence. Elle 
doit étendre et propager son influence autour 
d'elle par la domination seule de la pensée. C'est 



iï^ttct coiuTu; laui KopaCiu. Obe uobcioaj. 
Obb Bcniy loiarb hatb. Ilpasu. ne anaeiob, 

ITO Cl BBHB nOA^ail^ "noOti Bit jrOMOHHTb". 

! ABCTpiicBOHy nocjauHna; ae uoBpaBUjiae& 
^ TBiaa OTKpoBeHBOCTb aerjiflcaaro MUBBCTpa u 

OBI lortji oCpatiiTb ee et, mjTKjr. Ho Heyuo- 
'jBHuS ABnuigaBUBt uaABOspoBuo upepeaji 
I ero cjuBaiiH: „Ile cepAareci. â BBcaoïiKO 

se zejaii sacL oSajctrii. Mu Bcer^a Cyseicb 
I Cl ABCTpieio AoCpUHU ipyaiaMB. Su cauue 

HBlUe JIOAB Bl CB^TÈ, B-ï CBOeHl pOJtï (io 

yonr own najj, ecja ott, boci Bu^ero ae 
xejoeniL uHtTï". (^OBeceaie fispoaa Bp^BBOsa 
'oTt 5 (17) iojfl 1640 r.). 

Ha 3TBI1. cjosaii osOB^Bjca eroti uare- 
pecHufi paaroBopb. ot^^ti o sOTOpOHii sacra- 
61131, Miinepaiopa Haaojaa I nocTaBBTii peso- 
.iiouiio: .BoAeBHib lopom-b!" 

Hto Kacaerca 4'paBi(iii, to iisbIictbo, saBoe 
noTpBcaiontee Bue'iaTj'lBie upOBSBejoBinapBxt 
BaBtcTieonoAoïicaBiu iioJbi'Eofi aouaeuiiiir. Faso, 
ObiBUiiB Bi> TO Bpeiia 4'paBa]r3<:KHin> bocjomi, 
upn C.-jI,xeHciioNi ABopi, aipuTt ae lOTiii, 
mo 3I0T1. 4>aBTb coaepniBJCfl. Bt lo canoë 

BpeHfl, BOfAB jnOJBOMOHeHBUe leTHpeii Acp- 
xaB-b noAUBcuaajB KOBBenniio, Fb^o fBtp^ji 
TïpeuBaro uocja, •no obi, saiteTca, BM'iicrb 
e-h iCTupsua sejubiibb AepBaBauu, npBAïHaiii 
laBon BOBUft nopsAOKi, EOTopuS BSBcerAa oCea- 
neiHTiuBp}. ucooEOBcTBieBaDocToali.KorAaxe 
aajt o BOBBcnaie, obi se non ciipuTii 
rjyûoaaro HeïAOBojscTBis: obi oiKpuio 
roBopBji.^TO^paHuiH saseceBa sjBCTBUTejmafl 
oGsAa, TpeCj»m,ai BoaHeiiAiu. 

Bi HHByT!' ranoro paaipaseaja, ^uaMeBBruI 
«lipaanjacBia rocyAapcTBeBBMft Myxi. oaGuii 
cj-ÈAyioniïio Midi'jaTejtBrij lapaaTepHCTBEiy ni- 
poBoB poju 4'paBiiiu, cuo6iD,eBByKi bhi Ca)H)Bf 
lîpyBBOBy. 

.il AyMajo", cuaïaji Faao, n-gro 4>paBuîa 
se BvSAaeTCB Bi ynotpeûjeBiu opTXiB, ito<Ju 
CTarb RI oepBud paAi aapOAOBi» SaBoeBaaii, 
EOTOpUB oaa AOJSHa Atjaib, otbocitci m 
ofijacTB jna. Osa jtoiXBa pacu|>ocTpaBJirb m 
DponaraBABpoBarfc Kpyrouii ceOa cBoe atiuBie 
10 



146 X 

ainsi qu'elle devra eicrter u prépondfraoce 
politique et morale. eu élargissant Ift sphère de 
si£ conquêtes pacifiques*. (Rapport da baron 
Brannow du 7 (W) janvier 1841). 



Gniiot se rassnra en etfet bientôt, sartont 
lorsqD'&près la retraite du Cabinet Tbiers, il 
se trouva placé à la tête dn gouvemement fran. 
ÇHis. Hais Thiers ne se gêna pas de dire à 
Itulwer, ministre d'Angleterre ù Paris, que l'al- 
liance entre les deux pays était rompue par la 
convention de juillet, parcequ'on n'avait pas jugé 
nécessaire d'inviter le gouvernement français à < 
signer ce document (sici). Uais Thiers s'era- 
pressa d'ajonter: „il est vrai, cela eût été Tort 
inutile, car nous ne l'aurions pas Cait". 

D'aillenrs, le Cabinet Thiers pouraniTtit les 
préparatils de guerre avec tant d'ardeur, que 
lord Melbooroe crut devoir écrire nne lettre au 
roi Léopold pour le prévenir que, si ces arme- 
ments ne prenaient pas nne fin, une guerre avec 
l'Angleterre et ses alliés deviendrait inévitable. \ 
Le roi des Belges montra cette lettre an roi 
J.iOoiB Philippe, qui invita aussitôt Thiers à don- 
ner sa démission. Un nouveau ministère fui 
constitué sous la direction de Onizol et dn Ma' 
réchal Soult. 

Le baron Brunnow caractérisait de la ma- 
nière suivante, avec nne pointe d'ironie, la po- 
litique française dans la question d'Orient aous 
ces trois miniatèresquiBe sontsnccedés; „rerji- 
i'er«er — BOUS le (premier) ministère Sonll; me- 
nacer—sous Thiers; menrfier — boub le ministère 
Bclnei, voili comment la Franco a entendu 
traiter les grandes affaires de l'Orient, qu'elle 
a prétendu régler de concert avec nous". (Rap. 
port dn baron Brunnow dn b (17) novembre 1640). 

Dans tout état de cause, la convention de 
juillet eat comme conséquence directe d'amener 
an rapprochement entre la Russie et l'Angle- 
terre. Lorsque le gouvernement de Thiers bran- 
dissait le sabre et l'Angleterre se préparait 
Gérieusement fi une guerre, lord Paimerston dit 
an baron Bruimow qne, dans le cas d'une col- 
lision avec la France, le gouvernement anglais 
comptait snr le concours de la Russie. Avant qu'il 
eut le temps de mander â son gouvernement 
ces espérances de l'Angleterre, le baron Brun- 
now reçut l'ordre de son Souverain de déclarer 



lS4Ir. 



iiecTBOHi KuciB. Bon 
laKUHi ofipa3on> oaa jojHna nojjtepxBMii 
CBoe uojBTiiiecBoe b HopajiBoe npeoCjajiaBie 
B pacmHpaib npeji^u cbobii. hbpbuii. aaaoe- 
saBifl". (JtOHecenie lipjBBORa ot> T (19) sasapi 
IWl roAa). 

ÎBao, jttBcTBUtejbBO, csopo jcuosobjci. si 
ocoCennocTB iior.a,a, nocjt oTCTanaa aenucT^p- 
CTsa Tbepa, ouii npBBjxj.eBi nsui cavx cran 
BO rjani ijipaBitjiicxaro opaBHrejurTea. Ho Ttcpi 
ne nonepeiiuBnjca CEa-tartaBriificBONV nocjai- 

HUE)- ut llapBXt, B]'J1>Bi'pr, ^TO COKI31 4'p«BtlB 

Cl Anriiesi paaopaaat ijoJMBOiD BOBseuniesi, 
nfio jipnHuyacEoe upasarencTBO xaxe se npi- 
rjacHjii uojtuacan aroTii am (sictj. Uo Tirpi 
nocflt.muj'b BeHeiieuBO npNCaauTb: .npasjia. 
STO Cujo eu conepneBBO aaianiRe, 160 au ae 
noABBcajB Cu cro". 

Bnpo^eicb, HKBUCTepcTBo Ti>epa ctdil ue- 
ocTopoxBci CTBJO BoopïxaTi. 4>panuiD <t^. Bulnt, 
HTO lopit MeibCopaii ciejt BymuMBi bidi- 
caTL UDCbHO Kl Bopoi» .leopoibAy, n eoio- 
OHi npejiocieperaji ero, ito ccjh wn 
BoopjKeBia Be aoBiarca, to BoRua cb Aariier 
B ea coi>3BBRaiii Cfjteii BCBsCisna. Ecjs- 
riAcEid lopoiii noKasaji sro nuciiHO BopoJ» 
JITR 4'n:iBun;, EOropuB aeiiejMeBBO saeraRan 
Tbepa BuBiB ni OTCiaBif . Buio jcipoeBo boboc 
NnsBCTepcTBO, BO rjaG-b Boioparo, BvhcTi cb 
l'u30, CTSJt Hapmajii Cf. 

BapoHi BpjBHOBi. ocrpoïMBO oxapaBTepK- 
aoBBXi. «tpaanjacRfs) noiartiK)' Bi fiociov 
uoHi Bonpoct npu rpeiii iiBBflcTepcTBaiv 
citinaaBniHi'b o|,Ba sa Apirnui,, Bt cj-fcjiJ»atBiv 
ciDBaii: ,£tLwimb npu (.nepBOHi) HiBMciep- 
cTsi Cji yijwaieomi — npu Tbept; iiponait 
DpH BUB-tmaeiir BHHncTepcTat,— 
oCpasoMt 4>|iaBnia xi***^ Berri 
liia, KOTopua osa Bastpt- 
najocL ycTpaHBais BicbcTl ci naBB". (J^OBeceaie 
ûapoBB BpfBBOBa on fi-to (17-ro) BoaSpi 
1810 roia). 

Bo BcsxoBi cjyiat inibCKaa toBvennii 
■irUa DAHB-b iienocpe;tCTBeHBuB pe3vjkT«rv: 
ona upaseja ni câjuxeniD HCKiy AHTJiei) 1 
Poccieio. Korja ^ip^Hiiyscsoe opasBreuciM 
Tbepa Gpanajo opjxieicb, u Aarjia cepbeafo 
roTuBHjacb Kl, Buiiu'b, lopAi najumpcTOBi 
ciasarii (iapouj CpjBBOBj, no, ■» ciTiat 
BoilBU Cl 'J'paBiiieB. aBriiflcBoe opaBaruvcTio 
pasciBTUBaet'b oa conanjo nOKonb Poccia. 
BpjHBOBii eme ne hmIl» Rpeseua cooSnan 
TBBnH HBieKjt AarjiB CBOeaj npaBMTUKTiT, 
Baa-s oBt nojT^B» or* CBOero Poc^upa iopi- 



an goaTemement anglais qo'aDe eteadre russe 
Tiendrait de suite l'asùster, dans le eu d'une 
agression fran(ai»e. 

,11 me sérail impossible", écrivait le baron 
Bmiinow an Vice-Cliaiicelier ^ la date du 
30 jDiUet (11 aoftt) 1B40, ,de voqs donner une 
jQste idée de la aensalion que cet atFre, si gé- 
nerease et si spontanément faite, a prodait aar 
l'esprit de lord Palmerston. Voici le langage 
qn'il m'a tenni „N'otre confiance dans l'appoi de 
t'ijnperenr a été grande. Sa Majesté vient de 
la justifier d'une manière qai met le comble et 
loua nos voetu. Noqb savons maintenant sur 
quoi Dons pouvons compter. Cette certitude est 
un secoara immense pour nous". Lord Palmer- 
ston avouait linalement que c'était lord John 
Russell, qui avait soulevé au sein du Cabinet la 
question d'nn recours k l'assistance de la Russie 
contre la France. 

Après la signature dn .protocole de dësînté 
ressèment', lord Palmerston affirmait au ministre 
de Russie qn'il n'j avait aucune nécessité de 
signer nu acte de cette nature. „La Knssie", di- 
sait-il an baron Brunnow, „a conliance en nous, 
et noos avons confiance en elle. Il n'j avait 
donc pas de nécessité absolne d'exprimer par 
écrit que nous ne ciiercherions aucun avantage 
exclusif dans l'exécution des engagemens. que 
nons avons contractés en commun". Ce n'était 
que pour le public, ajoutait le ministre, que la 
signature de cette pièce était nécessaire. (Rap- 
port du baron Brnnnow du 6 (IB) septembre 
1840). 

A. mesure que le gouvernement français ma- 
nifestait son intention de défendre, par la force 
des armes, la cause de Mébémet-Ali et de s'op' , 
poser k l'exécntloQ de la convention de juillet, 
les relations entre la Russie et l'Angleterre 
devenaient plus intimes et plus amicales. Le 
roi Louis Philippe substitua an ministère belli- 
qaeui Thiers — le ministère incolore Soult- 
Oniiot. Les armements français ne poursuivaient 
pas moins leur eonra. Le roï Louis Philippe 
crofait devoir lui-même en justifier la néces- 
sité par des considérations très étranges: ,Au 
lieu de se montrer alarmés de nos armemens', i 
disait le roi an compte Appoun;, ambassadenr ' 
d'Autriche, ,les Etats voisin) devraient au con- ' 
traire j puiser un nouveau motif de sécurité. Car , 
ces annemeus sont pour moi le meilleur mojen 
dont je puisse me servir ponr réprimer et con- j 
teoir la révolution. An fond, je ne puis compter, 
anr l'armée. Elle m'est dévouée. D'ailleurs, { 



Mtf. 147 

«caie offuBBib aarxilcaOK; npaBHiejLCTBj. 
•no ptccaaa araajpa nocntniHT'b ua noHOU(b 
Anrjiii, M> cjy^at aana^enia Bs sec co cto]«hiiI 
'l'paBiiiH. 

gMa-b fiiuo Gu nesoaiiozHO*, nacaj'L Epyn- 
HOBi ;«>ro i»xs (ll-ro aBrycia) 1840 roja Uuue- 
Kaau.iepy, ,iaTt Bail Btpnoe uoHiTie o tohi, 
BuMaTitsin, KOTopoe cponancio aro BejUKO- 
jiiniBOP H HeoKBjaaBoe npeuowesie sa jopia 
llaJbaepcToaa. Botii «to oui kbI csaaaji: „tla- 
ma yaipeHHOOTb bt> noiiepxai roeyiapa 6uja 
BejuKa. Ero Ucjuhe'Ctbo uoxTBepjtxj'b ee laKUMii 
ofipaiom, "îTO Btt Bamu xejaBÎa b 



aaci BejuKyn cbjt". UBaoseui, jopAL Ilau- 
HepcTOBi ro^isaica. ito Bonpoci o6i oOpaoïeBiu 
%-h Pocciu sa DOHOinbxi npoTuBi, '^pasaîB Boa- 
CïAHJit Bi BafiuHett jopii A*- Pocce.ib, 

Ilocjt DosniieaBia .apoToso.ia o OojKopu- 
ciii'', lopjt DajiiiiepcTOfli npH3Ha,ica pïceKOKj 
nooiaBBHBy, ïto, uo er« HotBiKi, bo Cu.id bu- 
EaioB BaAOÔBOCTB Bii TBBoat BErb. .PocciB*. 
ciiasan obi> OapoBj fipjBBosj, ^lOBtpjcerb saxi, 
B MU HHteHi> Kl BeB jOBtpie. IIo3Toxr ne Cujo 
ai!icojK)TBO& Ba,iorJHOcTB BupaiUTb sa nuctitb. 
nto xu Be Hinexi, anaaKoB ucKJioqnTc.ifcBoil 
BuroAti npn BcnoiaeniB oÔtaataibCTtn,, coo6ii[b 
BaMB DOAaiicaHHUii", TojiRO XJB n76.inKn a 
onuoiiBuin ni uapjaMeBit, DpBûuBUJt Hunucipi,. 
fljKBOûujo noAnHcavi iaKofl anri. (ioneceuif 
fiapoHa IJprBBuaa ott, (i-ro (13-ro) ceHTa6pa 
1H40 roAaJ. 

Ho MtpÈ TOro, EBE'b ^ipaHUîSCBoe npaan- 
TejhcTBO Bupaxajo uautpeaie laxe cdjo»i 
opysia aacTjuuTbCH aa MereneTa-Aja n upo- 



afpe anr l'armée. Elle i 



Mlipt Toro oiHomeniH aexxj Pocciem n .^Hrjîe*) 
c Ta HO saxe H Gojte 6iB3KniiH a ipvKecKBsru. 
Kopojb .lyH 4'BJnnn'i> cxteaji BOSBCTseanoc 
«HanciepcTBo Tiepa uafiesnatTaoe MoaHcvep- 
CTBO Cy-Faso. Ho Bte-Taxa ifrpaanyacKia Boopy- 
xeaia npojojxajacï, Cavb jlya '^bjbbdi onpas- 
lUBiun, aeoCiojiBHocTb Tusaxi BoopyxeaiS 
BectMB oparsHa-iLBUXH cooCpaseaiN us. „ nuliCTO 
Toro, iToOi TpeBoxnTbcn rbdiuhb aoopyxe- 
HisHu", cao-taji, aopojt ascxpiScEOMy nocay, 
vpa*y AnnOBH, „cociAB]E A^psasu, BanpOTiiBï, 
ffliKEU 6u BBiijt B-ï HBii, BOBoe ocBUBaaie 
cBoeB Oe^onacBOcin. IlOTOiiy <jto avu BoopyKeBis 
cocTaBiB»Tt wa xeHB Baajyîmee cpeicTBo, 
uHliKimeecE bi Hoex'b pacnopaKouijt xak vcmu- 
ppuin H of>j3j>BiB peso.TuaiE. Un ;i,i.Tt, a uory 



148 



X 446, 



1841 r. 



c'est par principe et par goAt que le Français, 
lorsqn'il prend le fosil, contracte l'habitude de 
Tobléisance. Qne Yoalez-yoos, noos sommes feiits 
comme cela. Mettez à un émeatier un pantalon 
garance, et vous en faites un soldat fidèle*. (Rap- 
port du baron Brunnow du 23 décembre 1810 
(4 janvier 1841). 

Cette explication ingénieuse du roi sur le 
but des armements français ne pouvait naturelle- 
ment pas rassurer le gouvernement anglais. Des 
bruits encore plus alarmants lui parvenaient de 
Paris: on racontait que la chute du ministère 
Thiers aurait tellement rassuré l'Empereur de 
Russie, qu*il aurait pris la décision de se rap- 
procher de Louis Philippe, et de conclure avec 
lui un accord séparé sur les affaires turco-égjp- 
tiennes. Il est heureux que ces bruits fussent 
parvenus Jusqu'au baron Brunnow, qui a pu en 
démontrer aussitôt la complète inanité. 

Le baron Brunnow était très satisfait de la 
convention de Juillet, irétait convaincu qu'elle 
servirait à continuer l'action du traité d'Unkiar- 
Skelessi, qui avait perdu sa force obligatoire 
par suite de l'échéance du terme stipulé. .11 y 
sgoatait tant de prix qu'il s'est fait un devoir 
de dissiper chez les ministres anglais toutes 
les suspicions que des intrigues diplomatiques 
ou des insinuations ont pu faire naître dans leur 
esprit. Le baron Brunnow énonça franchement 
à lord Palmerston ses vues au siget du change- 
ment de ministère en France. En octobre 1840, 
il profita d'une occasion pour lui dire que la 
chute du ministère Thiers devait fournir au gou- 
vernement anglais la preuve évidente, combien 
il était insensé de sa part de compromettre ses 
relations avec la Russie, par amitié pour la 
France. 

„Si d'une part", disait Brunnow à lord Pal- 
merston, aVous vivez en paix et en bonne intel- 
ligence avec le gouvernement français, il ne 
s'en suit aucunement pour cela, que de l'autre, 
TOUS soyez dans la nécessité d'être mal avec 
nous, pareeque vous êtes bon avec la France. 
Au contraire, Je soutiens qu'il est de votre 
propre intérêt de vous maintenir constamment 
dans de bonnes relations avec nous, précisé- 
ment pareeque vous réussirez par là à retenir 
la France dans la voie, dont il est utile pour 
vous qu'elle ne dévie point.. La faute politique 
que vous avez commise précédemment c'est de 
vous être brouillé avec la Russie. Dès que le 



noioxHT&ex TOAKO Ha apiriD. Osa mvIk npexuuu 
Buponeirb, ^paHi^ysi, no vpvHiiMiiy h uevenn, 
Bsam» FbpysH pyxBe, npiotfptaien ipasmij n 
nociymaniK). Hto xiiark, mu yxi Tan cosxau. 
HaxiHBTC ÔjETOBB^ny spacmu naHTaioui, h 
BU otfpaTHTe ero vb Bipiiaro coixaTa". (Xoueee- 
Hie Ôapona BpyuHOBa on 23-ro xeiaôpx 1840 r. 
(4 jiHBapx 1841 r.). 

OcTpoyMHoe oiKacHene Kopou Jym tamia 
iliiB ^paHuyacBBxi Boopysemit, camo eo6oD 
pasyiiieTCH, He Morio ycHOBoro aiiriiiciaro 
npaBHTeiBCTBa. Hai UapHita aohocbjicb ao Hero 
en^e 6orbe TpeBOXRue cjyxn: paacBasiiBUi, 
qto naxeHie MHHHCTepcTBa T&epa HicTonio 
yxoBieTBopuo pyccsaro HMnep«Topa, yto obi 
ptmBica c6iB3BTBCii Cl Bopojen ^paniyaoBi 
n BCTymiTB ci hb¥i bi oco6eHHoe corjmmeBie 
flac^CTB Tn>eiiKo-erBneTCKBxi xin. Xopoao, 

TTO 8TH CiyXH XOBUB xo (U^Ba BpyHHOBa, B 

OH-B More BeMexieBHo xoaasan bxi nonyï) 
HecocTOBTeiuiocn. 

BapoBi BpjBBOBi Ôun YpesBuiatao xobo- 
lesi iioncBOX) xoBBeH^iei>. On 6um% jH- 
xx^Hi, no BTBMi asTon BpoxaiseBO xii* 
cTBie yHBiapvHcBeieccBaro TpastaTa, sorepaB- 
maro oÔjisaTeAHyx) cBjy no BcreieHiB ycraio- 
BieHBaro cpoxa. Obi sacronBO xoposm in»- 
CBBirB asTOMi, vto BpBBHaBan sa xom Bciai 
CBiBMB sariymaiB vb aBriiicBBxi MiBBcrpaxi 
ciMena noxospBrexBHOCTB, saBaxaBBda bi bxi 
xyniB BciixcTBie BHCBHya^ii m xnuoMaTBie- 

CKBXl npOBCBOB1».BapOBl BpySBOBl COBepHeBBO 

oTKpoBOBBo BucBasBii lopxy IlaïuiepcTOBy 
cBoft BsriJixi Ha npoBBomexBiyB) bo ^^paBiia 
MBHHCTepcByi) nepeirlBy. Bi oiTBÔpi 1810 roxa 
oHi Bocnoj&aoBaica cTyiaeMi,<iTO0% csasan eay, 
^To naxesie moHcrepcTBa Tiepa Tonxo xoisbo 
OTBPUT& riasa aHuiicBOMy HpaBHrciMTBj, 
BacxoABO ÔespascyxRO 6uio mn xpystfn n 
^panaiB nopTBn cboh OTHomeHia n PoodB. 
„EciB*, cBaaan BpyHBOBi lopxy llaïuiep- 
cTOHy, .BU XBBere bi Mflpft h xoôpom oorjacîH 
Cl ^paHayscBMMi HpaBBTencTBom, to mn troro 
HBKasi fle cxftxyeri, ito6i bu, ci xpiroi cro- 

POBU, ÔUJH BUHySXGHH ÔHTl Bl CCOpl Cl 

HaMH, noTOMy hto bu bi xoôpuxi oraoBeHiaxi 
Cl ^paflaiei). HanpoTBBi, a yrBepiixuD, iro 
Bama coÔCTBoanaji noiua TpeÔyen BOCToaHBO 
noxxepsHBaTB ci HaMH xotfpua OTHOBeBia,B(k) 

BU BMCHBO TaXBMl OtipaSOMl Bl COCTOBHiB Cj^t- 

Te yxepxHBaTB ^pauiUi) Ha tohi HyrH, ci boto- 
paro oHa ne xojui^ cxoxht& bi BHxy Basei 
co6cTBeHHoft nonsu... UoiHnntecBaa obb^bb, 
Bl BOTopyx) BU Hpe«xe BnaxM*, 8aiiB>iaaac& bi 



1841 r. 



J\^ 446. 



149 



Cabinet des Tailleries vous a va engagé dans 
des relations pea amicales avec noas, il a pensé 
qœ ¥008 ne poayiez plas yoas passer de lai. Dès 
lora, il est devena envers voas, exigeant, intrai- 
toble*". (Dépêche da baron Bninnow da 18 (30) 
octobre 1840). 



L*£niperear Nicolas I inscrivit sar ce rap- 
pmt da baron Bninnow ces mots: r^Fori juste**. 
Lord Palmerston ne fit ancane objection, mais 
son ancienne amitié poar la France ne lai fit 
pas moins regretter les relations tendaes que la 
convention de jaillet a sascitées entre les deax 
PinaBances maritimes. Il n*ajoatait aacane foi 
anx broits, an siget d*an rapprochement entre 
les Cabinets de 8t. Pétersboarg et des Taille- 
ries, car il connaissait les sentiments de TEmpe- 
reor Nicolas ponr Loais Philippe. Mais d*une 
antre part, il désirait sincèrement voir cesser la 
frcndeor qae témoignait le gouvernement firançais. 
n disait au baron Brunnow: 

,11 est juste et prudent de témoigner des 
égards envers la France. 11 ne faut pas la heurter. 
liais on ne peut ni se fier à elle, ni lui faire 
des concessions. L*idée de vouloir en offrir à 
Mr. Goisot dans Tintérét de le soutenir person- 
neUement, est une erreur et une illusion. Guizot 
n*est qu'on accident II disparaîtra demain, après- 
demain. Le roi le laissera tomber, comme ses 
prtdécessears, lorsqu'il en aura tiré tout le parti 
qn'il peut Alors Guizot ne sera plus rien; reste- 
raient alors les concessions qu'on lui aurait 
accordées, et alors on s'apercevrait trop tard 
qn'on les avait faites en pure perte.*" 

L'Empereur Nicolas I approuva pleinement 
le point de vue de lord Palmerston sur le nou- 
vean ministère Guizot et fit sur le rapport du 
baron Bmnnow du 23 décembre 1840 (4 janvier 
1841), en marge des paroles susmentionnées du 
ministre anglais, l'annotation suivante: n^est de 
tonde rériU*. Ce n'est que lorsque le gouverne- 
ment anglais s'écartait de ces vues et se montrait 
disposé à faire toute espèce de concessions à la 
France qae l'Empereur Nicolas, fidèle à ses 
convictions, se mit en opposition directe avec 
la politique anglaise. 

En aoikt 1840, le roi des Belges Léopold I 8e 
trouvait avec son épouse en visite chez la reine 
Yictoria, à Windsor. Inépuisable dans ses combi- 
naisons politiques, le roi des Belges profita de 
cette occasion poor amener one reconciliation 



TOMi, 9T0 BU ccopuHCB Cl Poccleio. Cl» Toro 
MOMenia, aor^a TBmepificRifi xaÔHHeTx saMt- 
THii, ^TO BU BaxoAHTecB Bi HeocoÔeHHO Apy- 
zecKHxi OTHomeHiflX'b ci aaMH, obi BOo6pa- 
snii, ^TO BU 6ojBme se bi cocToaBiH oÔofiTHCb 
6e3i Hero. Ci toio speneBE ohi CAtjiajca si 
OTBomesia aaci TpeÔoaaTejBBUMi h BecroBop- 
^BBUM'B*.( AoEeceaie 6apoBa EpyBBOBa on Id-ro 
(30-ro) OKTsÔpa 1840 r.). 

HnnepaTopi Hasoiafi Banacaji aa 3tomi> 
AOEeceEiE BpyBBOBa cjOBa: ^^Fori justt^, JEcpAi 
naiBnepcTOBi EBiero ae aospasEii, eo Bce-iaRU 
ero ciapaa iioÔobb ri ^paEuia sacTaBjaia ero 
ECRpeBHe cosaitTB G BaTflByTuxi OTBomesiaxi 
nesxy HCH) E ÂBnieio, BusEaBEUxi iiojB- 
CROH) KOBBefliiieH). Obi se stpajn cjyxaMi o 
cÔJiB.-^eBiE C.-neTep6yprcKaro n TBiojiBepificRaro 
saÔEEeiOBB, flôo oeb ssaiB nyacTBa HMoepaiopa 
HBROiaa naBjoBBqa kb Jlya ^ujinnny. Ho, cb 
Apyroft cTopoEU, aBriificaifi mbbbctpb HCEpeEse 
zejajB upeapaTETB oxiasACsie, oxBaiEBmee 
<])paEiiy3CRoe upaBEieiBCTBO. Obb cKasajB 6a- 
poEy BpyEEOBy: 

nCopaBCAiBBO H pasyMBO saflBBTB ysaseaie 
KB ^paBiiin. He EysEo ee cÔusaiB. Ho EejB3it 
efi EE AOBipsTB, EB A'i^aTB yciynoRB. Mucib 
cxiiaiB ycTyoRE Feso, cb iciiBio no;u(ep- 
saTB ero jibibo, ecTB saÔiysLAesie e caMO- 
oÔMaEB. Feso tojbro — ciyiafi. Oeb ECHesEeiB 
sasTpa EJiE oocjisaBTpa. KopoiB ÔpocBTB ero, 
EaxB ero opeAmecTBeBEEKOBi, juibb tojbko 
ycnierB BOcnoiBSOBaiBca bhb, BacROJBKO sysEo. 
Tor^a Fb30 oÔpaTEica bb be^tg. Tor^a ocTa- 
Byica yciyuRE, eiiy CA^JaBEua, e lor^a Ôy^eii 

ClOmROMB nOSAEO BEA^TB, ITO OH^ 6UJH C^kiaBBI 

coBepmeEBO EanpacEO*^. 

HMnepaiopB Hiixoiafi 1 BnGJHi OAo6pujB 
3Ty Toqay spisia jiopAa IlajiBMepcTOBa aa 
BOBoeMEBECTepcTBO Fudo, fl Ba AOBCceniu Ôaposa 
BpyEBoaa otb 2d-ro ACKaÔpA 1840 r. (4 aEsapa 
1841 r.), npoTHBB BumenpBBeAesBUXB cjobb 
jopAa, OEB BanHcajB: „Cest de toute vérité^. 
TojBKO Ror^a aeriificRGe npaBnTejBCTBO cTa.io 
ESM'bEflTB cBGeMy EepBOBaïajiBBOMy yÔtsA^Biio 
E CTajo BuaasuBaTB roioBBOCTB uo&TE sa BceBoa- 
MOZEua ycTynKE ^paEEifl, Tor^a HanepaTopB 
HEROJafi naBJOBflqB, bc usm^bah cbgbmb y6i- 
ZABElaMB, OBATB pa3omeiCA CB BH^aME aBriifl- 

CROfi nOIBTBBE. 

Bb aBrycTi 1840 ro^a, kgpojb BejBrifiiieBB, 
JleonojBAB I, BMtcrfe cb CBoejo cynpyroio, fgcthjb 

BB ÂBrilB, y ROpOJBBU BflKTOpin, BB BHHA30pt. 
HeyTOMHMUfi bb BGJETEieCREXB KGHÔUBaaiflXB, 

6eiBrificKift BopojB BOcnojB30Bajica 3thmb cjy- 



150 .V- : 

entre la France et l'Anglelerre. 11 ne disseitiu 
lait pua qu'âne hostilitf sérienGe entre cei deux 
Puissances poorrait Ini faire perda son trânr. 
Voici ponrqaoi il proposa de moditier la conven- 
tion de jnitlet dans an sens plas favorable à 
MÉhémet-AIi. I.ord Palmersion refusa aa com- 
mencement catêgoriqnenent de donner suite à 
cette demande. Le roi ne s'en tint pas à cette 
démarche; il trouva une combinaison, en verta j 
de laquelle, il s'agissait de conclure une nouvelle | 
transaction internationale dans le but de gann- 1 
tir l'inviolabilitâ de la Porte Uttomano par | 
les cinq grandes Puiasancei. Lord Pulmerston 
ne voyait pas la néceaaité absolue ni de cette 
garantie collective, ni de la conclusion d'un acte 
internaliontil à cet effet; mais il demanda en 
passant aa baron Brunnow, s'il ne jugeait pas 
opportun de procéder k la signature d'un acte 
spécial an sujet de la fermeture dea détroits? 

C'est ainsi qoe (ut soulevée la question de la 
convention des détroits. (Rapport du baron ^ 
Itmnnow da 13 (25) août 1840). 

Quelques jours après, lord Palmerston reprit 
cet entretien avec le baron Brannow et lui expri- 
mait son intention de proposer de conclure avec 
la France une nouvelle transaction dans te but 
de conUrmer ces deux points essentiels: 1) l'aC' 
cord intervenu entre la Porte et l'EgypIe, et 
2) la fermeture du Bosphore et dea Dardanelles. 

Ce brusque changement dans les vues da | 
ministre anglais était nécessairement dA ft l'in- 1 
fluence du roi Lèopold I. Celui-ci ne pouvait 
lui pardonner la conclusion de la convention de 
jullet et l'exclusion de la France. Gr&ce au roi ' 
des Belges, la position de lord Palmertton était , 
sérieusement ébranlée. Dans ces conditions, il i 
jugeait pins prudent de céder et de consentir à | 
la combinaison d'un nouveau pacte international | 
à conclure. (Rapport du baron Brnnnon du 
37 août (S septembre) ISIO). 

Le gouvernement impérial pouvait difficile- 
ment se rendre compte de ces tergiversations 
conlinaelles de la politique anglaise- Il recon- 
naissait le côté faible de la convention de juillet 
consistant dans l'absence de dispositions aa sujet 
des mesures de coercition i prendre contre le 
pacha d'Egypte. ,0n ne prend pas un ours avec 
un balai", disait à ce sujet le comte Nesselrode. 

L'Empereur Nicolas I ne voyait aucune néces- 
sité de signer une nouvelle convention et inscri- 
vit ?ur an rapport da baron Brunnow, A la 



■-IC. 1841 Ht I 

^aeat,, ^ToCi ycTpontt. apujtapenie nemtf 
AnrjiiB» H *paBnieio. Oat ne cipunaj-i, «o 
cepM^Boa apajuta MexAl aiava «pzaaaMi 
KOKeii CTOBn eMj npecToja. Bot* aoieii| o» 
npejiJroxHJi. isniBBTb îDJuarn KoaseBiiiB n 
CMUcjt 6ot%e (ijaronpiaTBoHi jji Heieaera- 
Ajn. .lopii. DaihHepcTOBi coepaa sa oiptst 
oTuaaaicB BcnoiBMTt. Taaoe Tpefiosuie. Ho 
Kopoib se TCDoaoBJca: oat npHJTMajii HOiyu 
ROM0aBaitiK>, *h caiy aoTopofi cj'bioBaio n- 
BOBuH iiezjijiBapoxBuB aan Bopfu- 
niTn BejniHi'^ xepxarb aa seapi- 
OTToMaBCioB ■■oepiB. Jlopjti 
nojbHepcTuBii ae fcBarpna» ocofiesBol Bt- 
laéaocTB BR Kl, laion ofiiset rapasTiH, br n 
aaRin^eRlH Boaaro MeMAjnapojtBaro ana. Bo 
OBI, saKi Ou BCKojbii, cupocDJi CapoHa Epp- 
Bona: se opnaaaeTi-jn obi, DOjesBum aacji)- 
leaie ocoOeasaro aiTa o aaspuiia npojiion? 

Tant, Guji nocTaMPHi aoBpocii o «aaiw 
lenin KO&Beania o npojBBaxi. (/loBocesie 
Capona lipysaOBa on 13-ro (25-to) aarjeta 
1840 ro*aj. 

Mepeai niiciOJïKO iBefi iopxi. Baj^HepcTORi 
BOSBpaTaicfl Kl nocTaajeBBOiiy ara GpyBBOi; 
Boupocf. Ohi npHSBaica bi caoen BaiiïptRia 
DpejjoxBTt saKJKi^cBie Boaaro aara n 4paB- 
aie», m. KOTopoHi nojTBepxjt&nca Ou ;ua riai- 
Rua DOJOxeBia: bo 1) corjameHie, cocTOJtraeecj 
MexjiT nopTOn a EruoioMii, a ao 2) aazpurie 
Boc^npcRaro h J(apxaBeifcciaro npojHBOBi. 

Taaaa BBesaoBas nepeirtna n aoaspiBtaii 
aBrjiacBaniMiBHCTpa.o<ieBBjtBo,apexcTaBJieTcs 
peayjïTaTOHi ajlNBia Bopoja Jeonoiiia I. 
tlocjtjiHia Be non npocTBTb lopjt; llaiv 
HepcTDBj injicKoB ROBBesain s acaioieRix 
^ipaBuiB. Bjarojiapa Geifcrificioaj Kopojai, bo- 
lOMesie aantOcKaro aiBBcrpa SBaiBTfikBa 
BomaTByjocb. Torjta obii npBaaaji Coite Giat» 
pavyaauai jct7DBTi> a corjacBTira na aoHea- 
sanin o bobohi aexjjBapoABoaii airt lipar- 
ceBieBpyHBOBa oti aT-roaaryeralis-ro ceaTiAps 
1^140 roia). 

HanepBTopcEoe npaanTencTBO cvorptio n 
BejtoyB-taierL sa nocToanBwa Rojefiasia aBrtil- 
cRoS nojBTHiiB, Oao coanasajo cja£fo ctopoaj 
iwjfcCRon ROBBeaniE, aauniaDnfnca bi onjt- 
CTBio BiiBeB nocraBOBjenit onocBTeiuo apv- 
U)iUTGiLBUii atpï npoTBBi eraneTCKaro BaHi. 
„Heji>3a DoBaaTb HCiBtja aeTjoB)', CRaaan aa 
9T0BJ noBOAJ rpaijit Hecceji.pojie. 

BaaepaTOpi. IluaojaS 1 ae BBitj-i Baaajml 

BUIoCbOCTB B1 ROBOMl BRrt, O BB OJBOM-V lOI»- 

ceBÎK flapona BpjBBoaa, Koana 1840 nua, on 



1841 r. ^ ■■ 

ia de V^onée ISW, nne dÉcision i ce sujet en 
ns termes: .Nom d'btods rien h ajuster ft toat 
ce qui a déji été dit; 11 faut donc garder le lî- 
leace et voir Teniri c'est le seul parti uge*. 

Enfin le baron Brunnow protesUit également 
contre tout projet d'an acte apécial k «gner pour 
garantir t'iniegrllé de l'Elmpire Ottoman. 

En (ne de ces diapositions da gouvernement | 
msse, OD comprend que les onvertares de la | 
France faites par l'entremise do baron de Boor- , 
qnenej, MD chargé d'affaires, aient été décli- 
nées. Ce projet était assez complexe. H. 
Gnizot proposait de eonclnre nne nouvelle trans- 
action à Londres, comprenant les diapositions 
snivantes: 1) garantie de l'inviolabilité de la 
Porte; 2) ,Toeoi chrétiens en faveur des popnla- 
lioDsde la S7rie'';3) .rente commerciale ï travers 
l'isthme de Sne?:*, et 4) fermetnre des détroits. 

Ce projet français se heurta à nne forte oppo- 
sition non pas seulement de la part du baron 
SrunnoH. Lord Palmerston lui-même crut dcToir 
décliner le premier point da programme fran- 
çais, en assurant qne tout le monde se douterait 
qn'il lisait la Russie. Qnont au second point. Je 
ministre anglais et le représentant de Russie 
s'accordaient à trouver qu'il établissait en 
fireor de la France un droit d'intervenlian dans 
les affaires intérieures de la Turquie, — ce qui 
n'était guère désirable. Le 3'°' article étati 
également décliné par lord Palmerston ponr le 
motif que chaque Puissance avait un traité de 
commerce avec la Porte qui lui réservait le droit 
d'nser de la route commerciale par l'isthme de 
Snei, Restait ainsi le seul i"' point au sujet de 
la fermeture des détroits. 

Lord Palmereton et le baron Brunnow con- 
rinrent entre eni de rédiger, chacun de son 
cûfé, nn projet de convention avec un article 
aniqne sur la fermeture des détroits, k la con- 
frontation,, les denx projets ont été trouvés connus 
dans an esprit complètement IdenllqDe, (Rapport 
du baron Brunnow du 17 février (1 mars) 1B41). 

Tontefois, la convention ne fut conclue déâ- 
nitîTement qn'en juillet 1841. Le gouvernement 
français ne voulait toujours pas renonrer â ses 
qoatre articles et particulièrement ï la garantie 
de l'intégrité de la Porte, Ensuite, sarvint te 
prince de Hetternicli qui ne pouvait pas se faire 
ï la pensée que les affaires de l'Ënrope se ré- 
glaient i Londres, loin de Vienne, en dehors de 
sa direction imméiliate. Aussi reconi mandait -il 



151 



Taa^i) pejojtiniu: „Uaiii> ueiero 
npiCuHTh 10 Bceiij Dpe:KAe ceosoiboiiv. Ciajo 
6im BTXBO MOiiari, n uocHoiptTb, ito (i;Acn. 
'àto ejiiacTBeBHO paajBUoe ptotenie", 

HaaoueKi, 6apoai. Ep^naon Taaxe npore- 
cTOaaJii opoTBBii Bcaaofl hhcjh o saunieniu 
ocofieBBaro asia nopjiBiejLCTBa bi aenpa- 
iDCBOBesBOCTB OrTOMaBccofi nnepiD, 

Bi BujtT Taioro Hacrpoeaiii pjccaaro apasu- 
Te.ibCTBa. noRareHi SyieiT OTsaai upasaib 
^pannyscEoc Ipexioxenie, ciijaBQoe ^peat 
Capoaa BypKaei, ^paanjsciaro noBipeusaro bi, 
jtiian Bï JoBjiOHt. Obo Cujoaobohho cjoxaoe. 
Bo Djaay l'iao, cjiAOB&io iSu aaucquib si. JIob- 
ADBt BOBufl aarb nai. cjtijBDUii nociaHO- 
BieaiB: 1) rapasTia seapiiocBOBeBaocTuTypain; 
2) „ipBCTiaBcaia nosejaBisBinoiMjcapiBcKaro 
BacejeBÎa"; 3) „KO»«epïeci[aa jiopora ^pem, 
CranKil nepemeei-b", H 4) saspuTic iipojunoBi, 

'àto (|»pBBiij3c«oe npejjOKenie acTptTujo 

CBJLBfn 00DO3BailO ne TOJbSO CO CTOpOBU 

Gapoaa BpiBHoaa. Jase Jop;i-L UaJtHepcTOSii 
jiojxeai 6uii> oTBcprnn^ nepauB aynarii 4>pa[t- 
nvacKod npoipanHU, ctosas^ qro aaxjiuft aoB- 
Merv^roatacTaibi anapaïueBanpoTHBi Pocciu. 
OrHOcBTCibBO 2-ro nvaKra BBrjiBcRÏB MBBUCTpi 
u pjccaiB BocjaBBBiii 6ujn conacBU, qTO uni. 
ycTBBauuBaeica Dpaso BatmaTeii>ctBa ^pannin 
BO BHjTpeBBÎfl ntja TjpaiB— sero BUKait Hejwa 
xejSTb. TpeiMi CTarLa Taaxe 6bua OTseprayra, 
jDpiOMii, najfcaepcroBOMi. sa tohi. ocBoaaBiu. 
qio Kaxjuia xepxaBa nn-ber'^ cdoB EOHaepHe- 
CKiB Tpaataii ci TjpaieFii, bi cajy aoioparo 
MOZKO n 01130 BaTica KOHHcp^ecao» jtoporoiD 
qpesi CysnBiB oepemeeKV TaxHa-^ oôpaaoxL 
oCTaaaica TOibao oinni, 4-ii DjaBrii othocu- 
Te]tHO saKpuria npojBBOBi>, 

JIop,ti Hoi&HepCTOBi a CapoBi BpTHnoBi 
coriacBJHc» uemxi coSoio bi ton., sto aaxiun 
BsiBHiicaaocToaTeibBococraBUT'bCBonnpoiiKTii 
KOBBeBnxH cii eAnaon crarben o saipurin npo- 
juBOBi Boc^iopcKaro b J1,npAaBeat>cEaro, Uo cjn- 
iieniu oiliouiTi npo3KTOBi>. osaiBjact, iro osa 
coBepmeaHO oAnnaKOBu, (Aonereaie Oap, DpjH- 
BoBa OTt 17-ro 4'eBpajH (1-ro MnpTBl 1847 r,). 

aara Bce-raïn coctobjoci bc psaie im.ia l,^i 
roia, <l>paBuyjcKoe ntiaBiiTCJhcrBO BBiiaii-i, ne 
xe.iajo OTEoaaTKa ot-b CBOBi^icrupeiicTarefl, 
u Bt ocofieBBOCTH oTT. rapaBTîu nt.iooTii Tipuiu, 
BcjtAi aarbMi bmctïhujt. KHi3t McTtepmrsi, 
soTopun BBiaBb se HoncuuKayTbcii ci muc.ikfh, 
«0 BT JIoHioat. .«LieKO 011. BbBij. rteai. acno- 
cpPiCTBeBHaro ero l'yaoBo.inie.ibi'Tna, ofi.vb.m- 



152 



M 416. 



1841t. 



an ministre d'Aatriche à la Cour de St.-James de 
soalever de noaveao la question de l'inviolabi- 
lité de la Turquie, de ses relations avec les 
Pnissances de TEnrope etc. Il ne dissimulait 
pas en même temps son vif désir que la con- 
vention de Juillet fût remplacée au plutôt par une 
transaction revêtue de la signature de la France. 
L'Autriche et la Prusse redoutaient sérieuse- 
ment une rupture avec la France à cause de la 
convention de juillet. 

Lord Palmerston refusa catégoriquement de 
mettre à Tétude les questions posées par le 
Chancelier d'Autriche. Il esquissa à cette occa- 
sion pour le baron Brunnow le portrait suivant, 
d'après nature, du prince de Metternich: 

„Le prince a mille bonnes qualités, mais il 
ne faut pas s'y fier toujours, et savoir comment 
s'y prendre avec lui. Il faut être très poli envers 
lui; lui montrer do la déférence; lui laisser 
le plaisir de croire qu'il a raison; — ensuite ne 
rien faire de ce qu'il propose et, s'arrêter tout 
court. Alors il arrive que par la surabondance 
des idées qu'il a en tête, une combinaison nou- 
velle finit toigours par en chasser une autre. Il 
en résulte qu'en dernière analyse tout ce qu'il 
a proposé tombe de lui-même. Il se charge ainsi 
du soin do détruire ce qu'il a inventé, et de 
renverser ses propres projets". (Rapport du baron 
Brunnow du 14 (26) mars 1841). 



Le baron Brunnow ne put s'empêcher de 
reconnaître que ce portrait du chancelier au- 
trichien, dessiné de main de maître, était très 
réussi et en fit compliment à lord Palmerston. 
£n général, notre diplomate était à cette époque 
très satisfait de l'attitude de son ^noble ami 
anglais". Lorsqn*au commencement de l'année 
1841, lord John Russell prononça au parlement 
un admirable discours pour la défense de la 
politique russe, le baron Brunnow fut très heu- 
reux que ce ne fat pas lord Palmerston qui était 
chargé de répondre aux membres de l'opposition. 
Cette satisfaction ne provenait pas de quelques 
sentiments de défiance à cause de ses actes de 
perfidie d'autrefois à l'égard de la Russie. Tout 
au contraire; le baron Brunnow affirmait que 
si lord l*almerston avait répondu, c'eût été re- 
grettable, parceque ^Palmerston passe aux yeux du 
public pour un véritable Séïde de la Russie" 
(sic!). (Lettre particulière du baron Brunnow au 
comte Nessclrode du 2 (14) février 1841). 



Banrca esponeiCKia xtia. no9TOM7 ohi npejt- 
nscaxi aBCTpiicKOMj HOciaHHHEy npH C-Xiiei- 

CBOMl XBOpl CHOBa DOXHaTl BOlipOCl Beipf- 

KOCHOBeHHOCTH Typi^ifl, OTHomeHixzi n let 
eBponeicBHzi xepxaBi n t. n. BMicrt cirln 
OHi HO capuBaji CBoero niaxenHaro xeiaiia, 
TîoÔi iDiBCKaa soHBeHaix nocBople Ôiua si- 
MiBOHa TaKHin» axTOMi, soTopuft 6im (Sh 
noxuBcaHi Taxxe ^paeiuei). Ascxpûi n Ilpycdi 
cHi&HO onacajBCB paspiua ci ^paHiiieD oo oo- 

BOXy ilMIBCKOt KOHBeHAlH. 

Jopx'B naiLMepcTOVb BaTeropavecn or- 
Kasaica saHaTBca isyneHien nocraueEiiiii 
aBcipiftcssm Kaeiuepoifi BoopocoBi. IIpi 9Ton 
cjyqai OHi Hanacaii ai« ÔapoHa BpysBOBS 
ciîxyion^ift «nopTpeii ci HaTypu" xHasa Mer- 
TepBHxa: 

M y BBoa MeiTepBHza xBoro xopomus 
sanecTBi, ho ho ciixyeTi Bcerxa Ha hhzi aoja- 
raiBca, h hb^o SHaTb, sasi ai Rexy othochtmi 

HyXBO Cl HHMl 61ITB O^OHB BiXJMBHHl; DOIB- 

suBaTi eHy noneHie; npexocxaBiaïB exy xy- 
MBT^ ^TO oHi npaai, h noTon — mraeio se 
npHHVMaTi Bsi Toro, TTO OHi npejiianen, i 
ocTaHOBBnca 6e3i paacyxxesift. Torxit OBaseici, 
^To 6jaroxapa HBOÔnii» Mucjeft, Bxinmzci n 
ero roioBi, oxna HOBaa B0]f6HHa](i< noroam 
xpyry». Bi soBui kohuobi, ace, no ran Bpeji- 
jozeeo naxen caMO coôo». Tasaxi otfpasoBi 
OBI caMi ÔepoTi Ha ceOaipyxi paapyniHTi to, 

^TO OBI OpHXyMUl, fl yHH^TOBLHTB CBOB C06- 

CTBeBHLie npocRTu". (Aofleceflie Ôap. BpyBBOSt 
OTi 14-ro (26-ro) Mapra 1841 roxa). 

BapoHi BpyHHOBi ae Mon He npHSHaiB aron 
MacTepcKH HaÔpocaHBuft noprpen aBcrpiiciaro 
Kaamepa BecBMa yxaqauMi h BucBasaji jopxy 
najbMepcTOfly nojHoe CBoe oxcôpenie. Boo6me 
Hami xHuiOMaTi Ôiui bi dTO BpcMx oien 
XOBOjeHi» noBexenieifi cBoero „6iaropoxBBro 
aHriificsaro xpyra". Korxa bi Hanarb 1841 roxs 
Jiopxi AzoHi PoccejB npoHSHeci npeBoczoxiy» 
pi'iB Bi oapjaMeHrb bi samaiy pyccKoi bou- 
THRH, 6apoHi BpynaoBi 6un CHacTJUiBi, ffo 
ne Jiopxi najBMepcTOHi oiatun uenami ono- 
3HuiH. 9to ero yxoBOJiLCTBie Buresaio ho m 
HexoBipifl Kl IlajBMepcTOHy Bi Boxy npexnn 
ero BtpoiOMHUzi nocrynsoBi bi OTHomeaii 
PocciH. Htii, HaupoTBBil BapoHi BpyHBOSt 
yraepsxaeTi, hto ccjhÔi lopxi UanMepcTOBt 
oTBtqaii, To Ôiuo 6u xyze, b6o nUai&MepcroHi 
BBiaeica bi rjaaazi nyÔiUBH HacTOin^m 
cenxoMi PocciH " (sic!l). (^aciaoe hhcbmo Bpys* * 
Hosa Kl rp. HecceiBpoxe on 2-ro (14-ro) (^spaii ji 
1841 roxa). '-, 



ISil r. X i 

£aKéDérftl,BraDDawG'appUqae& cette ^poquo 

ïDcienoe opinion suc le compte 
i angkis. Il noiu semble, que lady 
Palmersion a notatlemeot contribué à ce rap- 
prochement avec son mari. Ladj Palmerston. 
qoe BruDaow apprécLiit comme une femme d'an 
esprit rare, cherchait à le conTaJncre, combien 
la posîtioQ de son mari était pénible au cein du 
miniitère. 

,11 eatbien difficile", disait-elle, , de se faire 
uDe jnite idée de la position de mon mari. Il 
lui arrive aDJourd'hui tout juste ce qui est 
arrive il f a sept ans. Alors, les Turcs nous ont 
demandé quelques vais)ieaux. Falmerston s'est 
mis en quatre pour prouver bu conseil qu'il (al- 
lait les leur accorder. he& collègues ne Tout pas 
Touln. Ils t'ont contrarié de toutes manières. 
Qn'en est il an-ivéï Vous vons êtes mis en avant. 
Tons avei fait ce que nons aurions dû faire. 
Tous avez secouru la Turquie. Tout l'honneur 
et tout l'avantage en a été pour rons; la honte 
et le ridicDie ponr nous.— Alors, qucnd il n'en 
était plus temps, toat le monde est tombé sur 
Palmenton. Tout le monde s'est écrié: vous 
n'aviei pas prévu cela! Pourquoi ne pod nous 
te <lire? Ponrqaoi ne l'avoir pas empêché? Voilà, 
JM qui a'est passé alors". 

Il 

.Aojourd'bai les choses prennent exactement 
la même tournure. Palmerston a beau leur parler 
raison. Personne ne l'écoute. Tous se mettent 
d'accord pour le contrecarrer. Le vieux llolland 
le premier, qui n'a absolument rien à faire> 
s'amuse à lai écrire chaque jour des lettres 
qui soDt des volâmes. Cela n'a pas le sens com- 
mun. Voilti comment le temps se passe et que 
rien ne se fait." 

LDan» sa lettre an Vice-Cliancelier du 12 (24) 
rs 1811, le baron Brunnon se fit un devoir 
d'attester que ces plaintes de la femme du mi- 
nistre anglais étaient entièrement fondées. H 
lui est arrivé plus d'une fois, en causant avec 
tord Palmerston des négociations avec la France, 
4e chercher à lui prouver la thèse suivante: 
Li^tre négociation est facile, ou elle est impôt 
mbte. Facile, si vous savez parler à la France 
Momme il convient de le faire; impossible, si 
1^ permettez de vous dicter la loi." 
il Lord Palmerston partageait ces vues du 
teiiiiatre de Russie, mais il ue pouvait rien faire 
Zx cause de l'opposition de ses collègues. 

Il 



IG3 

BooCme CpjHBOBi CTapaercH, m. bio apena, 
:Boe npexaee MBisie BacieTi aHrjîB- 
ciiaro MiiBHCTpa. Hain. aaaeica, -ito mut 
IlajïifepcTOBii aeaiUTejbBo coj,tflcTBOBaja la- 
Boiij jipysejiï6H0Mt oTHomeHii) Bt ea cjnpj- 
rj. Jajn najtMepcioni., BOTopj» Bpjbhob-l 
npHanacTi sPBWBBOin et ptAanxi fHOHi, jflt- 
AHTe])>no jioua.iuBBJa aocjannnKj, ito bojo- 
xeaie en ii^xa bi MUBBCTepcTat ipeiiBu^aBBO 
TpvjiHOe. 

.BecbHa BGjerKo'', cxamja oaa enf. „ca- 
CTBBSîi. ccGt Bipeoe noBniie o uojoseaiu aoero 
Mjxa. Tencpt ci buhi BpOBcxo;tiit'b coaep- 
tncHao Toxe caitoe, iro cjyîBJOcfc 7 rtii 
TOMJ oaaati.. TorAU Typau DonpocajB y saci 
HtCEO.IÏKO CJAOBl. UaiiNepcToBi BuQuBajca 
1131 cn«, iioOi. loaaattTS coBtij BeoOioiUMocTi 
AaTb nicb 3TU cyja. Ero BOJiera sioro bc no- 
zejajH. Obu eHr jtJaJU BcesoSMOSBua ac- 
npiaiBOCTO. Ito se usi, 3Toro sunuo? Bu nonun 
TypEam BU ncTptvy. Bu cAtjajii to, vso hu 
lOJSBU Cujit CAtiaTk. Bu Bpumiu uni. sa no- 
HOBib. Bca lectb n nca Butoxa Cuib Ba Bamefl 
l'iopoBti necii CTuai h cpaMi— aa BameB. Bao- 
cjtACTBiu, Eorja jx-l 6hjo bosibo, act Banajn 
sa HaimepctoBa. Bc-fc ciaiu ipaiaTï: ,bu 3T0ro 
se irpejiBB],tJu! no^enj bu Baai> aioto ne ckb- 
aajn? Ilo^enj bu bto se npejij'apeïajH? Bon 
^To TorAa cJi^Bioci". 

,,61, BacToanee spcHa", upnjtojzaja nin 
DajtxepcToai, „xija apuBUMaiDTi coBepmeaao 
TBKoB xe oOopoTi. HajfcMepcTOBb TDieTBO cra- 
paercfl ^M-mn Hbkto ero ne cjymneii.- Bct. 
corjacau bi OABont: npoTnBOjiUcTaoBaTb eaj 
CTapuB Fojiaajii, KOTopoKj ptmuTejfcDO ne^cro 
.ttjaTS, BcpBun saCaB.iaeTca T%wh, ira Biimerii 
en; saxAuB Acat nucbua paairËpoa'b m, Toaa. 
Sto bcbubociixoI BoTi aan npoiOABTt Bpeaa. 
u Bu^ero ae A'^aerca". 

BapOBl BpïBBOBl BBO.IBt nOAIBCpAHIIi, B1> 

CBoeMi. nHCbM-fe OTi 12-ro (24-ro) HapTa \»i\ t. 
Ei> Buite-Kaaiijepy. ocBOBareibBOCTï sajoflb 
cjnpjru aBriiflcBaro MaancTpa. Eav caBoav 

I OpUXOADJOCL BeOABOKpUTBO AOKB.lUBaT'b JDpAV 

I DaJbiiepcTOBy, roBopH o nepeioaopai'b ci 4>pan- 
Bien: .nauiu aeperoBopu *ei*«, ma onn hiboi- 
I moMciM, Obu jerau — ecju bu :<aroBOpnTe cb 
, "tpaHaieio aauKoab, xiji nea bobhtbmiii; obu 

BaiTb ea bojd". 

JIopAi Da.ibHepcTOBï paristiaeti btoti 
BsrjaAt pTCcaaro uocjanausa, ho aatero ae 
MOBeTt CA'feja» Bb bbaj l'onpomaieHia caoun. 



L 



154 X 4^. 

Toutefois, BninBOw n'approirrait pM entière- ] 

ment la manière d'agir du ministre — il loi otfp 

reproche an grand Csible — „c*e8t nne passion nn 

malhenrense qn'il a de Tonloir tout rédiger crp 

et tout fidre lâ^méme. Il écrit ses billets d*in- On 

▼itation. Jogei s*il laisserait à un antre la faculté 6bj 

de rédiger un traité*. cia 

Prenant en considération cette attitude de 1 

lord Palmerston et du baron Brunnow à Tégard u ( 

des ouvertures de M. Guizot, on comprendra nos 

facilement que la signature de la conven- on] 

tion des détroits ne présentait aucune diffi- en 

culte, du moment où la Russie donnait son con- cor. 

sentement à étendre le principe de la fermeture ^i 

du Bosphore aux Dardanelles. Comme la France jhb 

avait également indu ce principe dans son pro- nan 

gramme, tout obstacle se trouvait écarté. sai 

En effet, la convention des détroits, dont 

Tapplication n*est contestée par personne jusqu^à JLoi 

rheure actuelle, a été signée k Londres le o6s 

l (13) juillet. Bae 

L'Empereur Nicolas I était très satisfait de 

ce pacte, dans la pleine conviction que la Porte, aro 

étant détenteur des deux détroits, ne manquera npii 

pas de remplir scrupuleusement ses engagements cbo 

à l'égard de la Russie. Il était convaincu qu'elle hiii 

ne se laisserait jamais entraîner à une action qic 

hostile contre celle-ci avec d'autres Puissances Foc 

et qu'elle ne serait jamais dans le cas de laisser xai 

passer par les détroits leurs bâtiments de guerre. ' ipe 

TUE 
OCH 

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COB 

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D 

py( 

6o^ 
185 
Bai 
np( 

CHJ 



En outre, il avait lieu de croire que si les forts 
du Bosphore et de Dardanelles étaient entre- 
tenus selon les exigences de l'artillerie moderne, 
il serait impossible de forcer le passage des 
détroits. En un mot, dans la pensée de l'Empe- 
reur Nicolas I, la convention des détroits aurait 
assuré à la Russie la pleine sécurité de ses 
possessions dans la mer Noire. 

L'événement n'a pas justifié ces prévisions. 
La guerre de Crimce en 1854—1856 a prouvé 
que les flottes ennemies pouvaient librement 
pénétrer dans la Mer Noire, et le fait que l'es- 
cadre anglaise a forcé le passage des Darda- 
nelles en 1878 a servi a constater toute l'in- 
suffisance stratégique des forts destinés a leur J,a 



ISttr. 



I» 




ir^5 HKt^fcttfw^ i vî>**/ 











.Je In ai 
»toit liwfi n 
irilé le tnilé ée I8Q» 
■rifflim 

^ de TEÊÊfm Offiie; ■» ^'alon, il 
iiil été fmaàU^ ramt la Fpcte roamr les 
irdaaeDei à w le té, ca Imps ée paix, et 

le PtwihBfr; «as rAagkCem 

la Porte à 
taat qae celle-n y teaaît: 
ik qae n la Perte erait voali Cure aae excep> 
« à cette rè^ ca Ikfcar de F AagteterTe et 
[■flttielefaTilleaaagiaiidaBslaBer Koire,— 

Baltaa ea aaraît ca iadabitalleBent le ditût^ 
ai riaflaenee da tiaité de 1809.* 

.Maii qa'a^joard'bai cela ae te poorrait plos. 
l'afrès la lettre de aotre coBTeation acta- 
le. c^était la Porte qai t*est eagagée rarers 
mm à Baisteair raarieaae règle de son Eapire; 
I aorte qa*eUe B*a pias la fmadu d*oiiTrir à 
loalé les détroits, nais qa'elle est obh'ffée de 
iteidr fenaék* 

Telles étaîeat les facs d'an diplomate anglais 
iiiienl sa s^jet de la ooarention des détroits, 
a présenee de ees appréciations, le baron Bmn- 
iw se croyait d'entant pins antorisé à se féli- 
ter de la signatare de cette transaction inter- 
iHonale. 



»A Bospasax^ eaj, Tr\> >ivt% apaataav c>^ 
C¥ jKoaax^ spifwMrv Oa%. ^rai* 
Dpaais» TpàSTàT^ 1:^^ i^io^iL «h 
EnT'^eaaiiâ c% AaMÎess jaNuayi^ i>6v »i<«v 
aauxk lasi o ipeiveav spaaaii i>Tto>aaacev«iii 
ibnepia. Ho *¥ to speas oao teio via llv^YU 
^lae yj i B ie B iBias . ' oaa aorn OTapusaxK av^ tvav^ 
rpiaisu a ao apeaa aipa JlaftisBeawaii a|^>* 
laav a Taaxe oiapuBan BiK^opv Aarau 
Touso o<S«3ajac» ysaxâT¥ no aa^ajK^ aacTwxwKvv 
aacsoxuo Ilopn roro tti\a:e3aeTV Ho ^N-^^ef^v 
Hopra Bozejaia ciiiaT^ aculL'1l^aie B3v»Ton> 
apasajâ *¥ ncauy Aarjia ■ AOBjcrati aaraît- 
cKii 4jar¥ 9% Hepaoe Mope, to cyjTaav a<vx^ 
«Biaao lain ba »to ni^aa^ bobbbo TpairaT* 
1809 Tojia*. 

,Ho n aacTomee speas*, spiucuxai^ c^% 
PoÔepn TopjioBv «aioro (kavBie ^uih mt ai^ 
zerv. Ho ÔjKvt iiuu'Koi Koaieaais, IK^pt* 
o6s3aiaci no OTBOBteBi» rk Poccia ct^iaatv 
ApesBee npaiBJO caoero rociAspcTBa, rat^ ^t\> 
oaa (kuMie ne aaien npa^Q apoBaacavaooTBpu- 

BBTL BpOJDBy, BftBpOTBBV OBB OdMMmi A^pSâTk 
nT% SaKpUTUMB*. 

Tason 6ui\ saruxi aarjilcKsro iuAaii>- 
maroca xnnJOBaTa aa KOBBeaaii) opojaMtiv. 
B\ BBxy Taaoro BsrjsAa (^poai HpvBBoii c<ib> 
TarE ceèji eme 6oivme si npaat BOEi^Bse paxo- 
bbtecji noxnBcaBiR> atoro aesAysap^UHaro SKra. 



M Nom da Dle« très mlsérleordlevx. 

Leurs Majestés TEmpereur de toutes 
ss Russies, l'Empereur d'Autriche, Roi 
e Hongrie et de Bohême; le Roi des 
^Tançais; la Reine du Royaume Uni de 



Bo MMa Bora aceMajocTaaaro. 

Hzx Beju^ecTBallMnepaTopxBcepoc- 
ciicKii^IlMQepaTopxÂBCTpiftCKiA.Kopojik 
BeurepcKii h EoreiiCKifi, Kopojb 4^paH- 
qysoBi, Kopojesa coexHucHnaro xopo- 



156 



Ji à46. 



1841t. 



la Grande Bretagne et d'Irlande, et le 
Roi de Prusse, persuadées que leur union 
et leur accord offrent à l'Europe le gage 
le plus certain de la conservation de la 
paix générale, objet constant de leur sol- 
licitude; et leurs dites Majestés voulant 
attester cet accord en dbnnant à Sa 
Hautesse le Sultan une preuve manifeste 
du respect qu'ËUes portent à l'inviola- 
bilité de ses droits souverains, ainsi que 
de leur désir sincère de voir se conso- 
lider le repos de son Empire; 

Leurs dites Majestés ont résolu de se 
rendre à l'invitation de Sa Hautesse le 
Sultan, afin de constater en commun par 
un acte formel, leur détermination una- 
nime de se conformer à l'ancienne règle 
de l'Empire Ottoman d'après laquelle le 
passage des détroits des Dardanelles et 
du Bosphore doit toujours être fermé aux 
b&timens de guerre étrangers, tant que 
la Porte se trouve en paix. 

Leurs dites Majestés d'une part et Sa 
Hautesse le Sultan de l'autre, ayant 
résolu de conclure entre Elles une con- 
vention à ce sujet, ont nommé à cet 
eflfet pour leurs plénipotentiaires savoir: 

S. M. l'Empereur de toutes les Rus- 
sies, — le sieur Philippe, baron de Brun- 
now, chevalier de Tordre de l'Aigle blanc 
etc., son Conseiller Privé, Envoyé extra- 
ordinaire et ministre plénipotentiaire 
près S. M. Britannique. 

S. M. l'Empereur d'Autriche, Roi de 
Hongrie et de Bohême, le sieur Paul, 
prince Esterhâzy de Galantha, comte 
d'Edelstett, chevalier de la Toison d'Or 
etc., chambellan, conseiller intime actuel 
de S. M. l'Empereur d'Autriche et son 
Ambassadeur extraordinaire et plénipo- 
tentiaire près S. M. Britannique, 



JieBCTBa BejfHKOÔpHTamM h Hjuanxii i 
Ropojn Dpycciit fl yrtpeHHOCTH, m 
Exi C01081 H coriade np^cTauinn 
Esponi Bipnibftmii saion coxpaHeû 
Bceo6n^aro MHpa, npexMera hxx noeroii- 
Hiixi noneHemft, h sejuui dtLCBuxkteiir 
CTBOBaiB 9T0 coFJiacie, iipexcruian Ero 
BejiHHecTBj G jiraHj jiBHoe xoxasaTen- 
CTBO yBasenifl, mnaeiiaro hmm xi se- 

npHKOCHOBeHHOCTH OFO Bjaj|fa*eucuxi 

npaBi, a panno h wtb HCKpeHHxro mex^' 
ni^ yspinHTB nosoi ero HxnepiH; 

Hx'B BejHHecTBa noiosKu corjacHn- 
CR Ha npHrjameme Ero GyjnraHCiaro 
BeiHHecTBa, xJiji noxTBepsxem^ coo6iqi 
^picajBHiiMx asToxib Hx% QffHHoxynraaro 
p^menis cooÔpasoBaT&cji cl xp^beh» 
npaBuon HmiepiH OnoiiaHCiot, n 
CExj Boero npoxox'B npesi npojnBH fjÊf- 
xanexn h Boc^pa hoctosheo ocraeici 

SaKpUTim ]14R BOeHHHXl HHOCrpiB- 

HHxx cyxoFL, nosa Hopra HaxoxHTCi n 
MHpi. 

Hxx BejiHHecTBa Ch oxHoft cropora 
H E. B. CyjrraHi c& ^jtoÈj noiosm 
aasjioHUTB Mesxy hmh he ceft xonei^ 

ROEBOHI^iK), HaSHaHUH: 

E. B. HnnepaTopx Bcepoccitcxil 
Ôapona <^HJ[Hnna BpyHHOBa, sanaiepa 
opAona Bijiaro Opjia h np., CBoero ni- 
Haro coBi^THHBa, HpesBH^aftHaro hocah- 
HHsa H nojraoMOHHaro KHHicrpa npi 
E. B. BpiTaHCxoiTB; 

E. B. Huneparopi ABcrpiicxift, lo- 
pojiB Benrepcsift h Borencxift xHisf 
HaBja dcTeprasH xe FauEra, rpa^ 
dxejiBmTeTCBaro, BaBajepa SojOTaroPria 
H np., KaMneprepa, x^ëctb. Tafa. cosir 
HEsa E. B. HunepaTopa ABcrpiftciaro 
H CBoero HpesBUHaftEaro e noxHOMOHEUt) 
nocja npH E. B. BpEraHCxoirL, 



1841 r. 



M 446. 



167 



et le sieur Philippe, baron de Neu- 
mann, commandear de Tordre de Léopold 
d'Autriche etc., conseiller anliqne et son 
plé&ipotoitiaire près S. M. Britannique. 

S. M. le Roi des Français, le sieur 
François Adolphe, baron de Boorqneney, 
commandear de l'ordre royal de la Lé- 
gion d*honnear, Maître des requêtes en 
son conseil d'Etat, s<m chargé d'affaires 
et plénipotentiaire à Londres. 

S. M. la Reine du Royaume Uni de 
la Grande Bretagne et d'Mande, le 
très honorable Henri Jean, ricomte Pal- 
menton, baron Temple, pair d'L*lande, 
cimseiller de S. M. Britannique en son 
Conseil Privé, cheyalier grand'croiz du 
très honorable ordre du Bain, Membre 
dn Paiement du Royaume Uni, et Prin- 
cipal Secrétaire d'EUt de S. M. Britan- 
nique ayant le Département des Affaires 
Etrangères. 

S. M. le Roi de Prusse, le sieur 
Henri Guillaume, baron de Balow, che- 
Talier de l'ordre de l'Aigle Rouge de 
première classe de Prusse etc., son 
Aambellan, conseiller intime actuel, 
EnToyé extraordinaire et Ministre pléni- 
poleiiÂiaîre près S. M. Britannique; 

et S. M. le très majestueux, très puis- 
sttit, et très magnifique Sultan Abdul 
Médjid, Emperair des Ottomans, Chékib 
Efie&di, décoré du Nichan Iftihar de pre- 
mière classe, Beylikdgi du Divan Impé- 
rial, conseiller honoraire du Département 
les AJEaires Etrangères, son Ambassadeur 
extraordinaire près S. M. Britannique; 

Lesquels, s'étant réciproquement com- 
muiqaé leurs pleins pouvoirs, trooTés 
en bonne et due forme, ont arrêté et 
signé les articles suiyans: 



H 6apomi <^Hjranna HeftHana, BOMMau- 
xopa opxena JleonojiBxa ABCTpiicBaro 
H np., naxBopHaro coB^THEKa h esoero 
ynonoMOHeuHaro npu E. B. EpHTau- 
cxon; 

£. B. Kopojn ^^paui^ysoBi Ôapoua 
4^Hi^HCxa AxoA^^a Eypseua, souiiaH- 
xopa KopoJieBCBaro opxemi IIoHeTHaro 
JlerioHa, peseTMeicTepa FocyAapcTBeH- 
naro CoFira, cBoero noBipeuHaro bx 
xi^axx H yuoiHOMOHeHHaro vh JIohxoh']^; 

E. B. RopojieBa CoeAHHeHHaro sopo- 
jieBCTBa BejiHKOÔpHTaHiH h HpjiaHAiH, 
BHCOBoncHTeHuaro sHBOura FeupHxa 
loaBHa najBMepcTOHa, ôapoua Tdunjifl, 
Hdpa HpjaHxiH, coBiTHHsa E. B. Epu- 
Taucsaro vh ea TafiHOMi GosiTi, sasa- 
jiepa BucoKonoHTeHHaro opAesa EauE, 
HJieHa IlapjiàMeHTa CoexHueEuaro sopo- 
jieBCTBa H rjiaBHaro CTaTCi-cespeTapA 
E. B. EpHTaHCxaro no ^enapraMeuTy 
HHOCTpaHHHXx ji!kjn»\ 

E. B. Bopojn» npyccxift ôapoua Feu- 
pHxa BHAreAMa EiojiOBa, saBajepa 
npyccsaro opAena EpacHaro Opja nep- 
Boft CTeneHH h np., cBoero saMMeprepa, 
xiiCTB. TaËH. coB'i&THHRa, HpesBUHafiHaro 
nocjiaHHHKa h nojiHOMOHHaro MHHHCTpa 
npn E. B. EpHTaHCKOMx, 

H E. B. xepsaBHMmift, MoryiiiecTBeH- 
Hibfimifi H BeJiHBOJr&nH'bftmift Cy.rraH'L 
A6xyjix MexsHX'B, HMnepaTop'LOTTOMaH- 
cxii, XesHÔa £^M[>eHXH, nifibion^aro opAeni» 
HHxaHi» Hj^TExapi» nepBofi CTeneuH, 6efi- 
jiHBxsifl HMnepaTopcBaro ^HEana, no- 
HeTHaro coBi^THHBa no ^enapTaMenry 
HHOcrpaHHuxx A'J^Jii», CBoero ^pesBunafi- 
Haro nocja npH E. B. EpHTancKOifL; 

sasoBiie ynojHOMOHeHHue, ssaHuno 
coo6n^Œi CBOH nojiHOMOHifl h Haft^fl nxi 
Vh HaxJesan^eMX nopflxs'J^? nocTanoBHjH 
H noxnHcajH cj'lxyion^ifl CTaiBH: 



168 



M aie. 



IStir. 



Artioli I. 

Sa Hautesse le Sultan, d'ane part, 
déclare qn*il a la ferme rësolotion de 
maiDteDÎr à rayenir le principe inyaria- 
blement établi comme ancienne règle de 
ion Empire et en yertn dnqael il a été 
de tont temps défendu aux bàtimens de 
guerre des Puissances étrangères d'entrer 
dans les détroits des Dardanelles et du 
Bosphore, et que tant que la Porte se 
trouve en paix. Sa Hautesse n'admettra 
aucun bâtiment de guerre étranger dans 
les dits détroits. 

Et Leurs Majestés l'Empereur de tou- 
tes les Russies, l'Empereur d'Autriche, 
Uoi de Hongrie et de Bohème, le Roi 
des Français, la Reine du Royaume Uni 
de la Grande Bretagne et d'Irlande et 
le Roi de Prusse, de l'autre part, s'enga- 
gent à respecter cette détermination du 
Sultan, et à se conformer au principe 
ci-dessus énoncé. 

Article IL 

Il est entendu qu'en constatant l'invio- 
labilité do Tancicnne règle de l'Empire 
Ottoman mentionné dans l'article pré- 
cédent, le Sultan se réserve, comme par 
le passé, de délivrer des firmans de pas- 
sage aux b&timeus légers sous pavillon de 
guerre, lesquels seront employés, comme 
il est d'usage, au service des Légations 
des Puissances amies. 

Article III. 

Sa Hautesse le Sultan se réserve de 
porter la présente convention à la con- 
naissance de toutes les Puissances avec 
lesquelles la Sublime Porte se trouve 
en relation d'amitié, en les invitant à 
y accéder. 



GTATaji L 

E. B. GyjTan, ci oxHoi croponi, 
oÔMBiien, iTO 0B% ncieTK tb^k 
HavipeHie aa éjjçjmee wpemM cotfnwn 
nattio HenpexosHO ycnHo&ieHHoe, nn 
XpeBHee npanuo ero Hiine^ ■ n 
cuj Boero sca^xa 6umo Boenpei^eio 
BoeHHHinb cyxan iHOcrpuraim fff- 
savL BXOXHTB » npouBu ^pxmin 
H Eoc4K)pa, H noxa IIopTm Hmxoxnci 
vh MHpï, Ero GyjTaHCBoe Bemecrao 
ne xonycran hi oxHoro BoeHnroDO- 
crpaHHaro cyxHa vb cxasaHHHe npomiL 

H Hxi BejuHecraa HimepaTopi Bee- 
pocciicsitt, HifoepaTopi ÂBcrpilcxii, 
KopoxB BeHTepciit h BoreMCKîft, Eopon 
^^pam^yaon, Kopojena GoexiHeHHaro 
BopoxeBCTBa BeiHBotfpnrnmi m HpiaHxii 
H EopoxB HpyccBii, c% xpyroft cropoHB, 
oôin^aion ynasaxB 9to p^bmeaie Gymaa 
H coo6pa80BaTBca Ch BinneHaxoseHHinn 
Ha^axom^. 

Ctatbx IL 

HoxoseHO, HTO noxTBepxx&fl neupi- 
BOCHOBOEHOCTB AP^Bsaro iipasKja Otto- 
MancBOfi Hk aepiH, HsxoseHHaro Binpe- 
;^iixyn^6ft ctatBi, CyxraHx np^ocra- 
BJifleT'B ce6i, no upesneiiy, BuxaBSib 
4)HpMaHU Ha npoxox^ MCJiaHxx cyxon 
uoxh BoeHHHifx 4^aro]fib| coctoiqixIy 
no oÔiiHaK), Bi pacnopaaaeEdH uocoactbi 
ApysecTBeHHuxx ^epaaaBi. 

Ctatbh III. 
E. B. GyjTaH'B npexocxaBxaerb ce6i 

dTy BOHECHI^iK) AOBCCTH AO CB^X^Hia BCtll 

^epsaB'B,c'LBOHMH ExHCTaTBjnHaa BopT» 

HaXOAHTCfl B'B XPySeCTBeHHHXX CHODie- 

ni;!!!», H npexxosHTB hitb npHcrynin 

B'B OHOfi. 



1841 r. 



MM 447^460. 



169 



Article IV. 

La présente conyention sera ratifiée 
et les ratifications en seront échangées 
à Londres à l'expiration de deax mois 
on pins t6t si faire se peut. 

En foi de quoi, etc. 

Fait à Londres, le 1 (13) juillet 1841. 



(L.8.) 
(L.8.) 
(L S-) 
(L.S.) 
(L.S.) 
(L.8.) 



Bmnnow. 

Esterbizy. 

Nenmann. 

Bonrqaenej. 

Palmerston. 

BOlow. 



(L. 8.) Chékib. 



Ctatbji IV. 

HaCTOHII^UI XOEBCHI^iji 6jfifiTh paTH- 

4»HK0BaHa H paTH^^Hxai^iH pasif toeHH Bi 
.loHAort Hpeai Asa Micin^i HJHpaHie, 

eCJH BOBMOSHO. 

Bx yB^penie nero h t. x- 

Bi JIoHXOHi, 1-ro (13) iK>jfl 1841 r. 

(M. n.) EpjHHOBi. (M. n.) XeKHfo. 

(M. n.) dcTeprasB. 

(M. n.) HeftHEHi. 

(M. n.) BypseHa. 

(M. n.) naibMepcTOHi 

(M. n.) Bdjobi. 



mu7. 

1841, 8 (20) décembre. Traité concer- 
nant la traite des nègres, conda à Londres 
entre laBnssie, l'Angleterre, l'Autriche, 
la Frosse et la France (Beoueil des lois 
lA 15.429). 



J«448. 



1845, 21 septembre (8 octobre). Traité 
de Londres, conda dans le but de modifier 
certains artides du traité de 1841, ci-des- 
sus inséré sub M 447. 



J«449. 



1848, 12 (24) février. Acte d'accession 
de la Belgique au traité de Londres sub 
)ft447. 



Jft 447. 

1841 r., ;^eEa6pa 8-ro (20-ro). TpaK- 
Tan» oTHOCHTexLHO ToprcBjDi Herpan, 
BaxjDO^eHHufi Bi JIoHAOHi iiesAT I^oc- 
cieD, AHTxiei), ABCTpieH), IIpyccieH) i 
«paH^ieH). (n. 0. 3. M 16.429). 



J«448. 



1846 r., ceHTBÔpa 21-ro (cet. 3-ro). 

JEoHAOHOSii TpaKTaTLy 8aRJD0^eHH£lft Wh 

BBMtaeHie Htscrcpun cTaTOit Bume- 
npHBCxeHHaro TpasTara 1841 r., nc^i» 
M 447. 

}«l449. 

1848 r., (jWBpaia 12-ro (24-ro). Abti 
npHcryueHifl BeuriH ki JIoHj^CHCKOvy 
TpaKTaTj no^i Jft 447. 



1 2 



160 



XX 447—450. 



\m r. I« 



]«450. 

1879, 17 (29) man. Le traité de Lond- 
res de 1841 renouvelé. L'Empire d'Alle- 
magne y eit snbrtitné à la Fruese (2-e Se- 
oneil des Lois M 60.418). 



Dans le compte renda poar Paimée 1840 soo- 
mis à Sa Majesté, le comte Nesselrode énonçait la 
certitude qae la convention de 1840 an si^et de 
TEgypte établirait à Tavenir entre la Roasie et 
r Angleterre ^un sentiment profond de confiance 
et d'estime réciproques**. Il est vrai que la poli- 
tique anglaise tient compte non des sentiments, 
mais des intérêts réels, et qae la Russie ne sa- 
crifiera jamais à l'Angleterre ses avantages légi- 
times. Toutefois, poursuit le Yice-Cbancelier, 
on a tort de voir un certain antagonisme d*in- 
téréts entre la Russie et TAngleterre. Cet an- 
tagonisme subsiste bien plus dans Timagination, 
que dans la réalité. 

,,Ne voulant", dit le comte Nesselrode, ^u\ 
lutter d'influence maritime avec les Anglais, ni 
faire un lac Russe de la Méditerranée, ni briser 
TËmpire Ottoman, ni renverser la puissance 
britannique aux Indes,— ne demandant à TAngle- 
terre qu'une juste part des avantages commer- 
ciaux qu'offrent aux deux pays, sans préjudice 
pour l'un ou pour l'autre, les vastes espaces de 
l'Asie centrale, nous ne voyons pas où serait 
pour eux, si cbacun se montre animé des mêmes 
sentiments de conciliation, le tbéâtre d'une col- 
lision sérieuse. ï)ii effet, il n'a jamais existé 
entre eux que de simples préventions. Ces pré- 
ventions, la politique erronée de l'Angleterre à 
l'égard de la Turquie en avait été la cause 
principale." 

A la suite de la signature de la convention 
de 1840,1e rapprochement qui s'est opéré entre 
la Russie et l'Angleterre en 1839 est devenu 
„une alliance effective", et „le système fédératif 
des Etats, Européens" s'est ainsi trouvé rétabli 
„sur ses anciennes bases". 

Après la signature de la convention des dé- 
troits en 1841, le comte Nesselrode exprimait la 
même satisfaction au sujet du rétablissement d'une 
alliance effective entre la Russie et l'Angleterre. 
Dans son compte rendu de 1841 le Vice-Chance- 
lier se moquait, d'une part, de Guizot qui assu- 



]«450. 

1879 r., Mapra 17-ro (29-ro). Bo- 
BofooBieHHiii JIoHXOHOEii Tpacnn 
1841 roxa. FepMEHGiaji EanepU saorj- 
mua KioTO Ilpyoeûr. (2-oe IL 0. 3. 
M 60.418). 

Bo BcenoxxaHHitmen orverb rpa^e He^ 
ceupoxe sa 1840 toxb SHCKasunaerca ystpo- 
HocTB, YTO JoHAOflCKai BOKBemUx 1840 roia 
OTHOcureABO Ernnra yeraHOBn^ sa 6jXTVee 
Bpeica, MexxT Poccie» h AHnie» i,riy6oBoe 
qjBCTBO BsaniHaro xosipia m jBaseHia". Ilpaaxa, 
aariificKaa noiBTBKa c^iraercx ae n v[^ 
cTBavfl, BO Cl peanBUMB BHrepecaini, h bbbow 
Poccia se vpBnecen bi xeprBy AhmIb cbo» 
aaBOBBjD noiBsy. ûabebo, npoxojJKaen Bne- 
Rasmep^ saupacao ycMftTpKBai>n Baioi lo 
BenpBMBpBinift aBraroHBavb ■BTepecoBi Meauj 
Poccie» B ABuieD. Taioi aHTaroHBSMi 6ojie 
cyBiecTBjen bi Boo6paxeBiH, nemesm bi j^Hr 
cTBvrenBOCTB. 

„He xeiaa", npoxoixaerb rp. Heccenpojie, 
wBB conepflBHan ci Biiaflien AiniB^aBi bs 
Mopi, BB o6paTflT& CpeABBeiiHoe Mope bi pye- 
CKoe 03ep0,BBC0BpyBiBn0TT0]raBCKyB> BXBepii», 
Hfl BBSBeprayn ÔparaBCBoe BiaxmecTBO n 
HBxiB, B Be TpeÔya orb ABrjris BBiero, Kposi 
cnpaBeAiHBOft xoib bi ToproBUzi Buroxan, 
npeACTaBjaeifux'B o^inMi crpaBain, Ôesi yiaep- 
6a sazAoil b8% bbxi, oÔnnpHHMB o<liacT<ii 
Cpexaeft Asia, mi ae ycMaTpBsaevfc, rxi bbio- 
AHTca Teaipi cepM9?aro lÊemxf hekh ctojbho- 
BeBia, ecjH Kasmia Ôyxerb npoHHKByra rbn se 
npBMBpflTeiiBiDiB HyBCTBaMB. Bi caMon xM 
BBKorxa Be cymecTBOBaio iiesxy bbioi BBiero, 
apoMt nycnixi npexy^^isxeBift, BUSBaEBHn 
riaBBiiifi oÔpasoMi obib6oirob> boibtbbod 
AeriiB bi OTBomeaiB Typiiia". 

BciixcTBie se noxvHcaHia iaxiLcxot BOBsei- 
uiH 1840 roxa, BOSBBKBiee vh 1839 roxy ctooieBie 
Mezxy Poccie» b Aariie» speapaisjocB «n 

XtfiCTBHTeiBBUi C0»3l", B TaKBITb OÔpaSOBl 

Ôuja BoscTaBOBjCBa, aa npexBBxi ocaoBaflim, 
nCHCTeaa <|)exepaiUB eBponeicKarLrocyxapcTBi^. 
TaRoe se yxoBoncTBie ao aoBoxy Boacn- 
BOBieaia aesxy Poccie» b Aariie» ^ificTU- 
TeiBBaro coioaa" sucBasuBan rpa^ Hecceiv 
poxe nocit saKin^eaia soBBeaiûa o aponnan 
1841 roxa. Bi cBoeai Bcenoxxaaaiftaieai oriert 
sa 1841 rox'b, Baiie-Kaamepi, ci oxaoi cTopoHB 



1841 T. 



JêJê 447 — 450. 



161 



rait que la couTeation dfB détroits a fait ad- 
mettre «laTonjnie dans le droit enropéen" et de 
i'antre, il se ftlicitait de voir que l'oiipoBition 
dans les chambres françaiseB avait pariaiieuient 
compris que la conventiuii de lS4t Ëtait la 



de l'oi 



car l'importai 

Rnssie coDsisIait dans le fait, qae l'accès de la 
ïler Noire était fermé à tout pavillon de guerre, 
â reiceptioQ (te celui de ta Kussie. La conven- 
tion de l&ll a converti .celle garantie de séco- 
rilê* en one agaraniie permanente" et reconone 
de tont le inonde. 

Ainsi le gonvernemeut impërial avait Hei 



fMteTCB Hait l'iao. jTBepxAaBntUH., tjo bob- 
BVBnien opojiifBBXL Typoia r^ci]nvi& bi 
cBponeiScKoe npaao". Ho, ch ipyroft cto]iobii, 
oat paAOBBJca rouf, ito ouuo^iuuia bo ^pau- 
Btpno aaHtruja, <no kou- 
lie ynEiapii- 
bjtnifi QETT, 
BB'bji. UG PocciH Toibao oji^y ictit: naope- 

TKTb BIOA'b Bl lepSOe HOpe BCiUt, BOeBHUHI. 

cfABHi, sa BcajKiieBiem pfccanii. KoBBeenia 
xe 1841 roja npespaTHja 9T} ^rapantiia Ooa- 

UUBCBOCTU" Bli oOuieBpunBaBBp) B „BDCtO;IBH)'lll 

rapaBTiio'', 

Uiaui, UmiPpaTOpCKOe npaBBTejiiCTBO Cujo 



do IrailÉ d'Unkiar-Skulessi. BUBoin 1H41 ro^a npoAOJSBja xtBi 
de ce dernier pacte pour la Hoaejecciaro ipasTnia, 



d'être parfaitement satisfait des deux actei; diplo- coBcpmeBBo AOBujfBo oCohhb ]iex;iyBapojtBiiHB 



matiqaes, signés en 1840 et 1611. Us 
h consacrer nne alliance effettive avec l'Angle- 
terre et à assurer, pour uu temps indéfini, la 
sécarilé des cAtes russes de la Her Noire. I.ee 
événements potitiqoes nltériears ont prouvé que 
ces prévisions étaient un peu léméralres. car 
l'Angleterre ne s'est pas ronsidérée comme l'al- 
liée de la Russie, et la Butte anglo-française a 
pu sans olratacle bombariter le tilloral rnsse de 
la Her Noire en 1854. 

Il a été reconnu bientûl que Ips vastes régious 
de l'Asie Centrale étaient trop étroites pour 
l'Angleterre et la Russie. Ces questions soale- 
Ttuenl sans cesse un échange d'idées entre les 
deux Puissances qui ationtissaît rarement i^ 
accord complet. Tout au contraire, bien des 
choses restaient non élucidées, ce qui donnait 
lien & de nouveaux malentendus et A. dts con- 
flits inévitables. 

La fameuse expédition de Khivii en ltS40, 
sons le commandement dn général PerofTshy, fut 
te point de départ d'un de ces conflits entre la 
Russie et l'Anglelcn'e. Le droit de la Russie 
de punir le khan de Kbiva, pour les 
brigandage dont les caravanes russes étalent 
victimes, ne pouvait foire l'olijet d'aucune coq- 
lestation. Le gouvernement anglais ne lit pas 
moins tout son possible pour compromettre le 
SUCCÈS de cette expédition et ne cessait de prendre 
le parti de ce brigand. Il poussa les choses jus- 
qu'à envoyer h Khiia le capitaine ALbot avec 
la mission secréle d'y organiser la résistance 
do Khan. 

Le baron Itrunnow recommandait avec insis- 
tance à son gouvernement de ne prêter aucune 
attention aux menées de l'Angleterre, et d'avau- 
I ccr sons crainte. „Sojei sons la moindre inquié- 
I tode", écrïTait-il à son gouvernement à la date 



aïraMU, aojmucaBuuun bi> \f<U.< h 1841 rojtaii: 
Hvu yTBepxiajcB „BacToamiB cokisi" ci Anr- 
lien a oOeaneHHBaiacb aa ab'iHua speneBa 
DOjaaii SesonacBocTL pyccKaro BoSepexta ua 
MepaOHT. ¥opt- Docxlîsyioinia nojniaîecKia 
coOmis DoaaaajH, 'ito laBoe aaKjmieBÎe ho- 
rieTb oCouxT. auTOBL (Juio BeiiBoro onpoHcr- 
fBBD.uOoABrjîn se «yBciBosaja ceOacoiDaBBiiciii 
Pucciu u BHrja-ij>|iaHiiy3CRiB ^iioTb cno6osi<o 
l'iotiCapAHpoBai I, pycciifr Oepert sa IcpaoKi. 
Hopt M, 1854 roA}. 

BecBHa cKopo oaaaajocB, >ito oOmupBUn 
oOjacTB CpejneU A.)iu BceraKU cibukohi itcnu 
AJflAurjiu u Pocci». CpeiBeasiaicaifl jiiia bo^- 
C;siaju CesnpepuBBuA o(iiiïflii HucieS uesAy 
oOiiuNU AcpzaBaHH, K0TO])un p^juio kob^ojcs 
nojBUHii coriacieut. HauporaBi, Bcerjta ocia- 
anjocï HBoroe BejocKasBBO it iiBorae Beausc- 

Besifl CujH coBepmeaBo BeipfitxBu. 

BlUKafinjDB'b DOBOXOMli ïl TaEOMt CTOXEBOBC- 

Hiùj neaaï Poccien u Asrjie» nocjyaiHJ-b bi, 
tM40 rojty usBtcTBufi noxojtb aporuBi Xbbu, 
uoi,!, BaïajiicrBOHi reaepoja Ilepoecsaro. Hpaso 
Pocciu flai[a:tnri. iHBuacKaro laua sa boctohb- 
BUH pai^rioitBBiecEifi nauajiCHia ua jiyccEie Eapa- 
BUBu ae Horjo uouesaTb bu Ma^iflineHy couBt.- 
Bir>. Ho aBrjiflcEoe upasurej^cTBO cTapa.ioci. 

UpOf BBOAiRcIBOBaTb BC^HB cpeACTBaKB ji'u'lxy 

aroJl »BCBei«nia " ne nepeciaBajo ^epuart 
CTopouy xUBBBCBaro pai6oflHBKa, Oao ïïocjbxo 
naMe B'E. XuBj EarjBTaBa ifSCora cl TaRatiMi. 
nopyiefliein, opiannaoBars coupoTaBieuio xu- 
BHBCKaro laBa. 

lia CapoBT. BpynBOBx nacTOHTejïuuM'B lA- 
paaouii corÈTOBaji cbockj npaBiiiejtCTfly ne 
oOpautatï BUBaKoro BBUHauiii aa aurxiQcEic 
upoucKB H OeafioasueuBO B.ITD Ruepex^.: .ByAbie 
coBepmeBBo nosofiBu", nncaii oux 31 asBapi 
U 



du 31 janvier (12 févrierj 1840, , pourvu que 
Peroffskj Tasse son affaire, qn'll chatse le khan, 
iiu'il le pende, qu'il le fustige,— il fera tonjoura 
bien, personne ne pourra nous eD empêcher. 
Mais, de gr4ce, préféret Us faits atix écrilures. 
Elles valent peo, par le temps qui coori, mfme 
en Europe. Elles valent encore moins en Asie; 
et sans nous donner plus de sécurité à nous, 
raêines, loat atle patent que non» sîgnerioDa 1 
avtc qnelque chef brigand de Ehi va, serait un I 
docament qui noua ferait beanronp de mal en j 
Angleterre-' 

Toutefois, si le gouvernement anglais, dans 
la personne de lord Palmerston, blâmait avec 
ostentation l'expédition de Khiva, le duc de 
Wellington et d'autres hommes d'Etat anglais' 
n'bëaitaient pas à l'approuver onvertement. 
Voici ce que le héros de Waterloo disait à ce j 
«ojct au baron Brunnom I 

.L'affaire de Khiva est ce qu'elle doit être. I 
L'Emperenr de Russie est en Asie le maître, — 
comme la Reine d'Angleterre dans le Canada, — 
d'empècber que des brigands ne viennent infecter 
leurs fronliËres, piller leurs sujets, méconnaître 
leur autorité. Personne n'a le droit de blâmer 
l'Empereur, lorsqu'il prend les armes pour punir 
de pareils actes de brigandage." Lorsque le baron 
Brunnow fit part au duc de Wellington que 
lord Palmerston protestait rentre tes termes 
.d'influence légitime' dont avait usé la déclara- 
tion russe sur l'expédition de Khiva, le duc s'é- 
criait avec vivacité; , L'influence de la Russie est 
un fait; entendez bien ce que je vous dis, 
fluence de la Russie est un fait. On ne peut le 
nier ni le contester. Peot-êlre vaudrail-îl 
pour voua de ne point en parler, mais cbez 
serait absorde de vouloir le disputer." 



Ce viens capitaine anglais ne cessait, au dé- 
clin de l'Age, de professer pour l'Empere 
t'olas 1 et sa politique un profond respect et une 
sincère sympathie. Le duc de Wellington ne 
pouvait pactiser ni avec les reformes de lord 
Qtey, ni avec les principes de lord Palmerston, 
et de Jobn Rassell qui se laissaient entraîner par 
le mouvement novatenr et révolutionnaire. Pour 
le dqc, le maintiendet'ordrelégal-telqne le pour- 
suivait avec conséquence e! énergie l'Empereur 
lie Russie,- et ait bien plus sympathique et d'après 
1» convielion intime, bien plus fécond en résul- 



'—450. 1841 r. 

(12 itieap.f 1&4U r. caoeiij npaauiejKVBj. ,,jRmi 
OuTOJtBO IIepoBCKiflci.tjaii cnoe jtfcjo: n^cn 
OBt nporoHHT'b laHa, ujb noBtenrii ero ois 
BunopeiT njcTSKH— Bce pas no, obi Doctjnin 
OTiHiHO, u HuiTO Bavii Bi roHii ■'tmaib ne lo- 
JSeTi.TojfcKO jMOint}Bi.cv."ptàno'mi«me^aw»u 
nucaMuiMt! 3th nucania b^ HacTOniitee BpeKi. 
iBxe ai. Espooi, oieni. Najo BMiv<Th sBa^esis. 
Ente HesLine croiorii obh wb AbIh. BcaiiA ot- 

RpUTUli flET-ï, DOXUECaBHUB naHH Cl RaiBIII. 
BBfifXt' IBBHBCBUMIi pasAoBaBEOMIs Bt MCTl 

eaKi 6ojsme fiesonacHOCTB, ho aasipsoe fiyjen 
juaBBrio^eBbBpeiHuirbBtrjasaxiABTiH^aBi'. 
Bnpo^eHi, ecJH aBriiïcBoe npasHTejbCTBO, 
Bi junli jop;ia IlajfcHepcTOBa, OTBpuTO ocfs- 
lajo xnBBBCST» SEcneAHniD, to, ci> xpjtot 
CTOpoBU, repnori. BejjiBHrroHi h B^BOTopue 
APiTte rocjAapcTBCBBue itaiejH Aariii se 
MeBte OTEpHTo OAoCpxjH ee. Bor& <ito cu- 
sajt fiapoBj BpjBBOBj tepoB BarepjoocKol 

„XBBBBCBoe liio TBioe itio, KaiHVi ono 
JIOJXBO tuji. UHneiaTopi. BcepocciflcaiB ecvii 

BiacTBieai AsIh, boaoObo toh^ lasi Bopoieai 
aBTjiBcEBH BjacTHf cTi Bajt']. Ilasa^toD, n botobt 

OBB MOr|Tl npBBHMBTS MipU, ^TOOl pBaCoSBBU 

BCHaDBAajB Baeit rpaBBniJ,nerpa6BJirBiino]- 
laBBLiii H He nocHnUB na Hii. aBiopHrerv 
IIbkto se BK'bcT'i. npasa ucfxxavb Hanepavcpa 

Bia 3a dojioCbub paaCoBsUHsu lija*. Rorja *e 
fiaposi. BpyBBOBi coofinuai repuory Bejjiai- 
TOBT, ito Jopiii UaitxepCTOBi nporecTOBaJi 
; npoTBBi. CJOBV .saioBBoe BJiiBie' m. pycciol 
' jieEjapaitiH o iubbbckoB sacnejBniB, repnon ci 
' XBBOctim BOCKiuKByjii: ^BjiBBie Foccifl In 
Aaia) — bto noioaHieoauB ^aaiv 3aiii»iF 
lopomeHiRO, ^To u eaux roBOpn: BJÎaBÎe Pocci* 
ecTfc ^oiTi, soToparo Beii>3B bq OTpnaBr^ ■■ 
ocnapBBiTb. MoiieTi, r>uTï,fîujo Ou ij^niejui 
aaci BOBce ae roBopBtb o seNi; bo 6ujo Ou ci 
BameB CTopoBU rivno xorlrt ero ocnapisars*. 
CTapuR aariiBcKiB noiKOBOjieitt, sa cuoBt 
' CBoaii lirt, ne nepecrsBaii Buisausan Hi- 
nepavopy IlHBOjaK) I b ero nojBTsrt tijdo- 
laflmee ysaMenie b BCBpenBee coiyncTnie- Pep- 
Bon. BejjBBrTOBi ae non co^yBCTBOBa» U 
pe4>opiiaHi lopia Fpea, bb yBie<9eBiaini peM- 

JBUiMMH U BOBUHH BOpSUHailH, KOTOpHB* ■«- 

AaBajBfti jopjiu DaibuepcTOBi h Ji.xùaT. Pw- 
cej^ ^ia repiiora CToflias b nocrtjtoraiejsBas 
m, oipaséBiB cyaiecTBjKiDiaro aaioBBaro lO- 
puAia nojaTBca pycciaio Pocviapa Cata Becp**- 
BeBBO Coite CHHnarBiBB r. no ero riyCotoiJ 



1841 r. 



j^jf 447— 450^ 



163 



tali. Cest pourquoi le baron Brnnnow se faisait 
■B devoir de tenir le die de Wellington an coo- 
iBBt des alEures politiques, car il savait qne 
FBHparenr Nicolas I ijontait une grande impor- 
taaee à Topinion de cet éminent homme de gnerre. 
(Tort pourquoi le due, fut -il ministre on loin 
die affaires, était toujours initié à tontes les 
ilMordes et à tons les conflits entre les deux 
goaremements. Aussi l'Emperenr fot-il très satis- 
fiiit de Tarâ, ûioncé par le dnc de Wellington, 
a« si^eC de la légalité de l'expédition de Khiva 
de 1840. 

Mais le dnc ne se borna pas à approuver 
hastement cette expédition, en vue delà néces- 
sité de mettre fin au brigandage des habitants 
da Khiva. Il crut devoir adresser un avertisse- 
ment as si^et des conséquences éventuelles de 
eetta campagne et énonça, à ce sqjet, des consi- 
dérationB qu'on ferait Ûen de ne Jamais perdre 
de vue dans la gestion des aiEsires de TAsie 
Centrale. Yoid textuellement les paroles qa'il 
dit as baron Brunnow. 

.De ce cdté4à (de l'Asie Centrale) tout est à 
craindre: le succès comme le revers. Si la for- 
tune est pour vous, vous ne savez pas jusqu'où 
vous ires dans ces déserts. Si la fortune vous 
est contraire, vous ne savez pas comment vous 
ea sortires*. ^Dans de$ entreprises de et genre,*^ 
i^touta le duc après une longue pause, ^souvenez 
fOKf Me» gif'tl est faeUe de faire, pas facile de 
défaire.* (Rapport de Rmnnow du 24 novembre 
(6 décembre) 1840). 

Os paroles d'or du duc de Wellington se 
sont bien souvent Justifiées dans le cours des 
afiures de l'Asie Centrale, et ont été encore bien 
plus souvent oubliées. L'histoire des conquêtes 
en Asie Centrale présente une suite continue 
d'événements imprévus, qu'il était de toute impos- 
sibilité au gouvernement de refaire, selon ses 
convenances. Cn pouvait les provoquer par une 
nmrcbe intrépide en avant, poussée comme par 
la force des déments. Mais il est rare, qu'on ait 
pu las re&ire à son gré, par un mouvement de 
recul rationnel et opportun. La Russie et TAngle- 
terre ont dû se convaincre de cette vérité déjà 
en 1840, à la suite de la malencontreuse expé- 
dition à Khiva, sous le commandement de Pe- 
roflikj. 

A cette époque, c'était la fameuse compagnie 
des Indes Orientales qui dirigeait la politique de 
l'Angleterre en Asie Centrale. Il y avait, il est 
vrai, à Londres un ministre pour les affaires 
des Indes, et dans le Cabinet de Lord Melbourne 



jdiMMfiBÎK), ôoiie ôiaroTBopea. Bon noneuy Ca- 
poBi BpyHHonnocTOSHHO AOua^uBaii repaory 
Bexirarrony o TexyniHx'B nojSTuqecKHZ'b ^t- 
lazi, anas, ito Hunepaxopi HnKOjaft I npu^a- 
Bail ocoÔCHBoe ssa^eBie uatsiK) uacTniaro au- 
rjificiaro repoa. Bon» no^euy repaon, 6y;iyHH 

HBHICTpOMl, HJB BC yAil'B, BCCPAa SESaT» BCtll. 

pasBoriacixxi b cTOiKHOBesiaxi Mez^^y auriift- 

CKBHl B pyOCEBMl OpaBBieiBCTBaBH. U B0T1> 00- 

leuy FocyAapb ôun» xpefine AOBoieai oTauBou'b 
repuora BejJHBrroBa o saxoEHocTH xEESHcxaro 
noxoxa 1840 roxa. 

Ho repuon» ne orpaHBHBJca rpoMESMi on- 
pas^aBieMi dioro noxoxa bi BB^y HeoTJoxHoft 

BeOÔXOAHMOCTH BOJOXBTB KOHem> paSÔOfiHH- 

lecTBy XBBHBueB'B. Obi opexocTeperaii nac^eTi 
BOciiACTBifi 9Toro Boxo^a B Bucxasaii mucih, 
KOTopux Bcerxa cji;iyeT'B noMHBTb vh bbachIu 
cpexBeasijiTcxBxi x^'h. Bon ero noAJUHHUJi 
cjoBa, cxaaaBBux ôapoBy EpyBBOBy. 



«Tani», Cl 9T0Ê cTopoBu(CpeABefi A3iii),Bceio 
AOJZBO onacaiBca: RaRi» ycnixa, TaKi> u uo- 
rpoMa. EcjB sa Bamefi cxoponi 6yAeTi> yontx h, 
By BO ôy^eie ssaib, saxi as^cko bemi hath bi> 
t4xi flycTUBSxi. Ecjh xe cyAi»6a ôyAciii npo- 

TBBl BaCl, TO BU HB ôyACTC 3HaTI>, KaKl> BUSaTH 

OTTy^a". „JB» noàoCnuxi npednpîHmiAXh'^y npu- 
ôasBJi repiion BejjHBrroHi nocii Aoiraro pa3- 
XJMhn, y^noMHume eceida^ utno aciko udmu enc- 
peàhy HompyàHOudmuHOsadh*^. (JI,oBeceHic Bpyn- 
BOBS OTi 24-ro BOiiÔpA (() ACKaôpa) 1840 ro^aj. 
•3tb sojOTua cjOBa repuora Be.uHDrT0Ha 
BBCBMa qacTO onpaBAUBajHCb u eme namc aa- 
ôuBajHCb Bi cpeAHca3iATCKuxi> Afejaxi>. IICTOpiH 
aaBoeBaeifiRi CpcAHcfl Aaiii cctb rieimpopuBHiJîi 
pjixi cjiyHaftBOCTefl, xoiopua nepcAliJUBaTb iic- 

ÔIiIXO BBXaKOft BO:mOXHOCTH. M0»CH0 ÔU.IO MX1> 

BU3BaTi> CTUxiâHi)iMi> ABBiKenioMb uiiej)eAi>- Ho 
p^ABO mo»;ho 6hjo uxi uepcAtjaTbno cBocMy 

XeiaHiK) pa3yMHUMT> u CBOCBpeMeHHI)IMl> abmxc- 

Bieui sasaxi- Ki raxoMy iiMeHHO 3aKJK)'icHiH) 
AOXZBU 6uxB upuATH Poccia H Aurjin yHio ri. 
1840 roAy no noBOAy Hec^aciHoô 3KcueAHniH iia 
XHBy^ noAi BanajbCTBOM^ IlepoBCKaro. 



BlTO BpeMA CpSAHeasiUTCKOK) flOJHTHKOU) Ah- 

rjÎH ynpaBjaja 3HaMeHHTaa OcTT»-HUACKaji kom- 
naBiH. IIpaBAa, Hut-icfl bi .1ohaoh1> mhhhctpt, 

no A'bl&B'b HbAÎH, KOTOpUMli fîUXT», Bl KaÔUUCTt. 

JopAa Mejib6opHa, jiopAT» To^rayai. Ho pojb jToro 



164 



MM 44r^é50. 



tttti 



ce poste «Uit coaié a lord Drtl i B i w MâSà le 
rôle de ce Ministre «tait très cftcé: il wTufwSà 
avcmi povToir iM. Le ge^niftat entrai es 
Angleterre n'irait mMW posaMIlé rairêter 
Tardev aventirewe des dMfc de FiMie des 
Indes. entretcBM par la (Nipagnh En 1810 
elle était coBBandée par lord Ascklasd, fû 
rendait compte de ses actes mb pas wm 
très anglais, nais à radsûustnrtioB de la O 
pagnie. Il informait celle<i« ^il s'est 
jnsqn'à Randabar cC Oaboal, ^H ji«caft 
saire d*occnper ces Tilles cC ^*fl se proposait 
de 8*aTancer jnsqn'à Herat. Le goTt its s en t 
anglais était impuissant de Tarréter, car to«t 
dépendait de la Compagnie. 

Lorsque le l»aron Brmnow insistait aaprès 
de Lord Hobbonse sur la nécessité impérieuse 
de rappeler de Khira le capitaine Abbot, le 
ministre anglais conrenait que cet oi&der n'avait 
rien à faire dans cette localité, et que sa présence 
y était inutile et dangereuse. Inutile, parcequ*il , 
était impuissant d'arrêter la marcbe de Tannée 
russe, et dangereuse parcequ'il compromettait 
l'Angleterre. Mais la Compagnie des Indes arah 
seule le pouroir de r^>peler Abbot ~ c'est ee 
qu'elle fit 

I^rd Hobbonse ne put s'empécber de rire en 
apprenant du baron Brunnow que, selon l'aTis | 
du comte Nesselrode, tous les Kbans et les 
Emirs de l'Asie Centrale étaient des misérables 
dont le commerce était soigneusement à éTiter. 
Il était complètement du même STis, et disait à 
Brunnow : «Pour notre repos ticbons de ne pas 
nous quereller à cause de ces misérables*. (Rap- 
port du baron Brunnow du 80 avril (12 mai) 1840). 

Le baron Brunnow partageait entièronent 
les vues dn ministre anglais et ne cessait de 
prémunir son gouvernement contre les dangers 
d'une marcbe inconsidérée dans les déserts de 
de l'Asie Centrale. Mais d'une entre part, déjà 
en 1840, il voyait dans le mouvement agressif 
de la Russie en Asie Centrale un moyen politi- 
que de nuire et d'inspirer des craintes à l'An- 
gleterre. Voici ce qu'il écrivait au comte Nés- 
sel rode dans une lettre particulière à la date 
du 6 (18) mai 1841. 

^Vous n*avez pas d'idée combien l'Angleterre 
nous craint de ce côté-là! Je vous avoue, que, 
pour punir Palmerston de ses pécbés, quelques 
officiers russes à Téhéran, ne feraient pas mal. 
Mais, en pareil cas, la difficulté n'est jamais 
dans le commencement] il faut toigours songer 



HM i c ipa 6iija AMonno Me^anwf oni 
nrin nnaot xUennenaoi uacn. Amîi 
cBoe lenpanaoe ipanTencno ae miM i 
lUBoi BOSMHUoen ocraiaBiHBan ■pmppli 
wMwaT%fMaammaaBMXfMmMrk ■milcvAapd 
BOTOpaa eojiepBâiaca lOMairiftWK B» 1810 m 
rjaBMftioMaixyBmMS Ôha lopuc» Ajimi 
Hrropiii xoan onen o cbouxi xUenii: 
■e anjîlcBnn MnoerpaHm, bo ipuBM 
Ocruixcsol «nnaBiH. Iloarixvevy on XM 
cu^ YTO nomoA ■aRaixarap» ■ RaÔyivi 
oTb cnraen BjmmMjn saBim ara ropinà 
YTO on UMipen xoira xo Tepaïa. Ho si 
lilcEoe ipanTencno ne va cocToniM (Ibjo < 

ocranonura, w6o nce samiciio on ipaaiei 
OcnoxcBol lOHianH! 

BocKa 6apoB% Bpyniova mennan ipi 
joptxoM% ro6rajaoM% la Beouosiol ■eo6x<v 
Hocra OToaaan m Xhbii MMMwnmt 806o! 
wjriiftgia Hnncrpra eorjaBaica^ ^ro sro 
o^nu^y ae^ero x^ïm^a va Xnvi ■ tto eio i] 
cyrcnie Tava laiumne ■ ^lexpo. Hannne i 
TOMy, YTO 0H% m» ocraaouTa pyccsnxs loia 
npexno noroMy.Troon lOHnpoMerapyen Ai 
lim. Ho Toiuo Ocnnxcnui BOMnania soi 
oToaaan d6<{0Ta nn Xmbu— -yto onaicxin 

Jlopn Foôcayn own cviucji, yuan o 
tepoia Bpynnoia, vro, lo xsinm rpa^t H( 
cenpoxe, nci cpexv^asijTCBie xam ■ »ni 
^neroAiH*, c% aoropinn nyxHO crapanci i 
uen^ne Hnin xtia. On nnoiivb corjacuei 
Tasnni» MninievL ■ ciasan BpynoBy: Jt 
namero ciosoficrnia Ôjx^wk cn^ianea le ci 
puTE XpjTh n xpyroM% lavsa arara nercwieii 
(Xonecenie BpyHBona vn dO-ro aBp%ia(12 n 

1840 roxa). 

Bapon Bpynon conepmeBBO paaxiis 
9T0 jH^MMfiEie anriilcBaro i mn crpa i i 
CTOsnno upexocreperan cnoe ■panarencnoo 
neocToposnaro xwnMnia wepen w% x^pt^ 
H nycnnara Cpex^el Asii. Ho, n xpiro* ^ 
poni, on yxe n 1840 nxf ycnrpnan 
HacrynareMOMi xBixenn PocdM va Cpexi 
Asii nojramecBoe cpexcno spexira i nnyai 
crpaxi Anuin. Bon hto on Mcan ips 
Heccei^poxe m» ^acTHon nacavà ora 6(18)i 

1841 roxa. 

r,Bu ne Mozere ce6i npexcTannra, nacKOA 
AHMis naci Ôoirca n arol nMOEHO cTopoi 
(CpexHeii Asii)! A npisBanca nava, iro. x 
BasasaHis Ilaj&HepcTOHa sa nci ero rpixs, i 
lesHO Ôujo 6u nociaTa Hicaoïaxo pyccxs: 
o4»mepon n Terepan. OxBaao, wh Tasoi 



1841 r. 



MX 447—150. 



165 



à la /Ifi; et» d'aniforme en uniforme, d'officiers en 
olfideri, on pourrait en Tenir plus loin qu'on 
M Tovdrait aller. Ce sont des affidres si grares, 
q«e je ne me permettrai jamais de vous enga- 
ger dans nne combinaison dont les conséquences 
aéraient incalcalables". Toutefois, tout en recom- 
à son goufernement de ne pas se lais- 
enfratner par des ?isées de conquête, il ne 
U conseillait nullement de témoigner au gouver- 
sement anglais une condescendance exagérée 
dans les aiEûres de TAsie Centrale. Ainsi, pour 
citer un exemple, il ne pouvait pas pardonner 
à lord Palmerston sa conduite, pleine de dupli- 
cité, dans la question de Tile de Karak. Il avait 
expressément promis de restituer à la Perse 
cette Ue, illégalement occupée par une escadre 
anglaise dans le golfe Persique, aussitôt que les 
Persans auraient restitué Ghorian à TAfganistan. 
Gborian était restitué, et l'Angleterre ne con- 
tinuait pas moins à détenir Karak. Bmnnow 
croyait pouToir expliquer ce manque de foi, nou 
lenlemait par l'ambition politique insatiable do 
FAngleterre, mais encore par l'esprit de contra- 
diction qui était un trait distinctif du caractère 
de lord Palmerston. 



.Proposez lui de garder Karak", écrivait 
Bninnow au comte Nesselrode à la date du 10 
(22) juin 1841, «son premier mouvement sera 
de le rendre. Proposez lui de le rendre, il voudra 
le garder. Cest Tbomme tel que le bon Dieu Ta 
crée pour nos péchés*. 

Cette activité hostile de lord Palmerston à 
l'égard de la Russie prit fin pour quelque temps 
eo été 1641, lorsque le ministère de lord Mel- 
bourne fut obligé de se retirer. Sir Robert Peel 
fut placé à la tète du nouveau Cabinet tory et 
lord Aberdeen reprit le poste de secrétaire 
d'Etat pour les affisires étrangères. 

Lord Palmerston en se retirant des affaires, 
changea immédiatement de langage dans ses 
entretiens avec le ministre de Russie: il devint 
un défenseur ardent d'une entente anglo-russe. 
Il ne trouvait pas de paroles pour exalter la 
politique désintéressée de l'Empereur Nicolas. 
U profita d'une occasion, en septembre 1841, pour 
faire an baron Bmnnow une déclaration d'amour 
en tonte forme: 

.Je ne pourrai jamais reconnaître assez hau- 
tement", dit-il au mimstre de Russie, «combien 



cjyiai Bca tpjahoctb HHKorAa ne apoeTcii vh 
HaHOMk, HO nocTOSHHO HaAO AyuaTb KOHHfb^ u5o 
nociuaa oahhi nyHXHpi sa ApyrHMi u oi|)Hue- 
poBi» sa o<t)HuepaxH,MOZH03a&TH ropa3AO A&iBme, 
<iiir& caMony xeiaTeiBHO 5iuo bi Hawaii! ^o 
Taaia cep&esHua Atia, hto a HHKorAa ne nos- 
Boi» ce6i yaie^b saci b-b aoMÔHHauiEO, nocilA- 
CTBia KOTopofi HeBOSHOZHO npexBHAiTb". Bnpo- 
lejn, coBiTya CBoeny npaBHTeibCTBy se ysie- 
lanca saBoeBaTeibHUXH saKyciaiiH, 5apoH'i> 
BpyHHOBi BHCKOiBKO He apeAiaraii BUKasusaTE 
anniftcKOMy npaBHTeiBCTBy HaiMmuefi ycTyn- 
qvBOCTH Bi cpeAHeasiflTCRHX'b A'^ftxi. Tasi, 
nanpHMipb, ohi ne non npociHib lop^y Ilaib- 
uepcTOHy ero BtpoioHnaro noBCAeEia vh y^ep- 
zaBia nepcHACKaro ocTpcea Kapasa. Owh nojio- 
ZETexbBo oôtniai'b sosepaTUTb Uepcie aioTi 
ocTpoBi, He3aK0HHiiiir& oÔpaaoM-b saxBaieHHufi 

aHMifiCKOI) dCKSApOK) Vh nepcBACKOMi SaJilBt, 

eciu TOJbso A(|>raHHCTaHy Ôyxei'b BoaBpaoïeH'b 
HepciaaaMH TopiaB-b. nociiAnie BosBpaiiuu Fo- 
piaffb, HO Auriia upoAOïsaia y^epsuBaib Ka- 
paai. BpyuHOBi oÔiacHiu'b Taaoe BipoiOM- 
CTBO ne TOibKO BenacuTHuirb BiacTOiioÔieirb 
AhmIh, HO laaxe xHiHUH'b xapaxTepom lopAa 
DaibuepcTOHa, y soToparo npoTHBopi^ie Ôuio 

CTpaCTb». 

„npeAiozHTe eMy**, nucaii BpynHOBi 10-ro 
(22-ro) iEOHx 1841 ro^a rpajiy HecceibpoAe, 
„0CTaBHTb sa AHriie» Kapaai, ero nepsum 
ABHzenieMi Ôy^en BosBpaTHXb ero. IIpeAiczure 
eicy BOSBpaiHTb ero,— ohi noxeiaerb ero coxpa- 
HUTb. TasoBi yzi qeiOBtKi, cos^aHEuft 6010111 
sa HamH rpixa!" 

Broft BpasAeÔHofi bi OTHomeHlH PocciH ^ta- 
TeibHOCTH lopAa naibMepcTOua 6uji> nojoxeHx 
BpeiceHHO KOHem> itiOMi 1B41 ro^a, aor^a mii- 
HUCTepcTBO JopAa MeibÔopsa aoizho 6biJ0 
uoAaxb Bi OTCTaBKy. Bo riSBi HOBaro xopificKaro 
xaÔHHeTa CTaii cap-b PoÔepr-b HHjb h cTaxcb- 
ceapeiapeMi no HHOCTpaHHuiii A^aMi> onaib 
CA'^aicH iopAi dÔepADHi. 

Kor^a lopAi UaibiiepcTOH'b Bumeji bi ot- 
cTasay, ohi HeiieAieHHo nepeniHui-b tohi> cbo- 
Hxi ÔeciA'^ Cl pyccKHH'b iiociaHHHKOiii: ohi 
cA'^aica spuicb saoïHTHHKOM'b aHrjo-pyccKaro 
consa! Obi ne HaxoAHj'b cjobi j^r Bupaseain 
cBoero yABBienia ai ÔJiaropoAHoâ nojuTUKi; 
HiinepaTopa HHROjaa I. Bi cenTaôpt 1841 ro^a 
OBI BOcnojbsoBajca cjy?aeMi>, hto6i> npaao 
xaKB oÔ'bscHHXbca vh JioÔBH cb 6apoHOMi> Bpyn- 

HOBUMl. 

„A HUEOFAa ne ôuib 6bi m» cocToaQiu**, cKa- 
aajii OBI pyccEOMy BOciaflBHEy, ,,AocTaxo4iio 



166 



MJf 4^^-450. 



1841 r. 



noas deToos de rfoonnaûmiee cl d'adairmlk» 
k U eondaite de T Empereur. Elle e été 
pleine de TériUble graodev. Elle » porté rea* 
preinte d*ane Tolonté qai a coMcienee de ta 
force*. L'Empereur Nicolas, es poescenon d*aae 
armée et d*ane flotte, restait traaqiille quand 
toot antoor de loi s*agitaiL .Cest là*, dit lord 
Palmerston en terminant «ce qni noos a para 
vraiment grand, et c*est ce que personne de 
noos ne saurait onblier*. Malhenreasement, lord 
Palmerston fat le premier à Foublier quand, 
bientôt après, il s^est trouTé replaeé à la tête du 
Foreign Office. 

I/ancien chef de Cabinet, lord Melbourae, 
parlait arec bien plus de sincérité des relations 
entre la Russie et l'Angleterre. Il exprimait sa 
sincère satisfaction au si^et du rapprochement 
plus intime interrenu entre les deux Puissances ' 
depuis quelques années et 8*appliquait à démon- 
trer au baron Brunnow, que oe rapprochement i 
répondait complètement aux traditions du parti ' 
Whiget. en particulier, aux couTictions do célèbre 
Fox. ..La Russie/ disait lord Melbourne en ter- ' 
minant, ^est celle de toutes les Puissances dont 
TAngleterre a le plus besoin pour tenir en 
équilibre Tambition de la France*. 

Si les ministres anglais, retirés des affisires, 
qui se distinguaient par leur hostilité à l'égard 
de la Russie affectaient de parler dans un esprit 
aussi conciliant de la politique russe, on comprend 
que lord Aberdeen, sir Robert Peel et le duc de 
Wellington, qui faisaient partie du nouveau Ca- 
binet torv, mettaient encore plus d'ardeur à 
plaider pour Tamitié et Talliance entre la Russie 
et l'Angleterre. C'est particulièrement lord Aber- 
deen qui fut le défenseur le plus sincère d'un 
rappro<^hement entre les deux Puissances. (Rap- 
port de Bruanow du 26 août (7 septembre) 1841). 

Le nouveau ministre, préposé à la direc- 
tion de la politique étrangère en Angleterre 
était visiblement inquiet des relations entre la 
Russie et la France. Il semblait redouter une 
rupture entre les deux Puissances en vne du des- 
accord complet subsistant entre TEimpereur Ni- 
colas I et le roi Louis Philippe. Cette question 
préoccupait lord Aberdeen à cause des bruits, 
répandus par le prince Metternich, au sujet de 
l'imminence d'une guerre entre la France et la 
Russie, à laquelle l'Angleterre serait nécessaire- 
ment appelée à prendre part 

Le baron Brunnow profita de la première 
occasion pour exposer à lord Aberdeen les vues 
du gouvernement Impérial sur le régime de la 



rpoHKo MiTBepxmii ccotnio ■posEETeAiocn 
n jtjnnnM mh oÔMmau Boaxnn oôpasy xtt- 
cTBîa HnnepaTopa. dion oôpa» xtlcTBii oui- 
ujca icTunim nemieva. On nocnn one- 
iaTonBon,eoanuD^el enom cn^^.HMHepaTqn 
Hnnottt I, o6jaua n iqiHie» ■ ^otovs oen- 
■ajca CHOioluHV norwa née mpjrowh nxtni- 
joca n rpenork „Bora laenHo ^no**, sauDun 
jopAi IlAiurepcTonViii*v^ inaaioca no lenii 
■eiHum H lero sncro nn naci aatfim ae lo- 
sera*. RicosaiimDi,iopx> n&iuiepcTon ctn 
3T0 saôiiA, BOfxa on ncnopi onan cxijaici 
FABOD Foreign Office'a. 

C% ropasjto 6àAaiei> ncspeKHOCTiD roiopiA 
Ôiumit npenepv lopxi MenÔopn, o6i ono- 
neniaxi memxj Poeciem ■ AHrjieD. Obi nips- 
San CBOD ncapennoD pnxocra no dobo^t co- 
cToaiHaroca n loeiiiiHie roxu Ôôianuo cta- 
jKenia memxf oôionn AepjLannMn, xonsmu 
a^pouj BpjBHOBj, iTO Tasoe cdinsenie Bioni 
cooTBÎrcTByen TpaïUDiian naiyrin mon i, 
Bi ncTBocTH, yC^texenian anaMeiBraro ^ica. 
nPoccia**, aasiDTU^ cbod piu lopxi Mei^ 
(k>pn ,B» Bcira xepxaai ecra bhoebo ts, 
B% KOTopot naBÔojle nysiaerca Aniia jui 
npoTBBOBkca lecTOiDÔim ^panuin*. 

EciB ByneiABiie n orcTaBiy aHuitcaie n- 
HBCTpu, Bcerxa ouBiaBadeca enonn nenpii»- 
neanm OTHOHenieni rb Poccin, saroBopan 
TaaBHi jtpyxecBBMi lonon o pyccBot boji- 
Tist, To noHBTno Ôyxen^ tto lopxi dôepxnv, 
C3pi Po6epn Unn m repnon BeuBHiron, 
Bomexoiie bi cocTaBi HOBaro Topiiciaro siôf- 
Heia, en^e ci 66j&mei) objod aaiMnutiB xpys^J 
n C0D31 nexAy Pocciem b Anniei). Bi oeo6eH- 
HocTB lopxh 96epABn 6ui% ncEpeHHBn npi- 
BepseBuen rfccHaro côimm^RÏM, memMj oôinn 
xepzaBaMB. (AoBecesie BpynnoBa ov% 26-ro 
asrycTa (7-ro cear.) 1841 roxa). 

Ho BOBaro pyaoBOXBieia aHuitcaot BBia- 

HCft nOlHTHKH ^peSBilUtBO ÔeSnOKOBA BOHpOCk* 

Kaai OTBOcBTca Poccia ki ^pani^iB? He ôyxen 
.TH paspuBa Mexxy 9tbiib AepxaBaMfl bi buu 
noisaro paanoriacia bo Bcen nes^y HHnepS' 
TopoMi llBKOjaeMi I H aopojeiTfc jlyn ^Bjini- 
noMi»? .lopAa dÔepxBBa TpeBOXHn aron to- 
npoci no npH^Hui pacnpocTpaBaexuxi aai aen 
MeTTepHHxoiTb ciyxoBi o aeiniHyeMOCTH Boftsu 
MeBLAy 4>paHnieK) h Poccie»,— BOfiau, wb aoropoi 
Annin Aoisea Ôyxen BeB36'bxBO npEHin 
yqacTie. 

BapoHi> BpyuHOBi Bocnoj&soBajca nepsun 
ciynaen A-ia oÔiacBenia JopAy dtfepxBBy es- 
CToan^aro sariaxa HxnepaTopcaaro npaBOTeji»- 



1641 r. 



MJf 447—430. 



167 



France à l'époque de Looia Philippe. Il lui 
f&is&it comprendre que l'Empereur Nicolas 1 
n'avait aocnne animosilé pour lu nation (raoçaise. 
Ce qu'il ëproQTUl pour la France était plutôt 
on sentiment de peine et de la pitié car, en 
effet, q ne Toj'ona noos dans ce pajra?, Mépris de 
l'autorité, abgence de reli^on, domination du 
journalisme, émeutes, cbangement de HinÎBtâre 
ebaqae année'— telle est k situation intérieure 
de la France. Mais l'Empereur Nicolas 1 ne 
songe ni à intervenir dans les affaires intérieures 
de la France, ni à lui imposer ses propres con- 
fictions politiques. 

liord Alerdeeu resta très satisfait de ces 
explications du ministre de Hnssie et lui donna, 
comme réponse, l'a^nrance iiue \v mnmeiit où 
une alliance était possible entre la France et 
l'Angleterre est inévocablement perdu. Le dnc 
de Wellington et sir Robert Peel partageaient 
complètement \es vaes de lord Aberdeen sur le 
gonvemement français. Bnlwer, l'écrivain et le 
diplomate bien connu, a notablement coutrihué 
fc propager ces vues dans les sphères ofBcielles 
en Angleterre, en faisant un tableau peu tlatteur 
du roi Louis Philippe. D'aprè^j les paroles de 
Bnlwer, le roi aime la paii — pas une paix 
ttlroe. mais agitée. U est toujours en mouvement 
et jamais tranquille. Loais Philippe a horreur 
d'un gouvernement ferme et solidement établi; 
i] a la passion de nommer et de congédier des 
ministres, de faire et de défaire des ministères. 

Sir Robert Peel se prononçait dans ce même 
Hns au sujet du roi de France, En parlant du 
projet de Louis Philippe d'arranger le mariage 
de son Sis le dac d'Aumale avec la reine Isa- 
belle d'Espagne, le premier [iiinistre terminall 
■es rellesions par ces mots anglais: „After ail, 
LoDÎs Philippe must be ■ vulgar fellow" (sic!). 
Sur Robert Peel rajouta en outre ces paroles qu'il 
tenait d'un ministre français, monsieur Mole: ,en 
a&ire d'argent,onbiens'il s'agit d'an mariage,— 
on ne devait jamais se fier au roi Louis Philippe"' 

Pour achever la caracolé ri stique du roi de 
France, sir Robert Peel raconta bu baron Brun- 
BOIT l'incident suivant; lors de son dernier 
d^our à Paris, il fut mandé cbez le roi qui dësi- 
nit s'entretenir avec le célèbre homme d'Etat 
ftnglais. Celui-ci s'appliqua à démontrer au roi 
la nécessité de fosionner tous les éléments con- 
aerrateurs de la France. Le roi interrompit sir 
Robert Peel avec ces mots: ,je vais voos expli- 
qoer pourquoi cela ne se peut pas,* ,A ces mots", 



CTBB na pesKiii. *paHuiM spaiieHi. jT^h *u- 
jBuno. Obi. uCiacnaji, eaj, ito IlHuepatopi, 
HuuojaS I BP nsTaeii bu Hajtflmeft ueaaBHCTu 
HT. i|ipaHni3i'K0i(ï napoij. To qïBcTBO, Koropoe 
OHt nniaeiT. si ^pauniH, ecTt csopie sïbctbo 
cosajËHin u Aaxe xajocTU, hOo ito mu biuiihi. 

HO •tpaBUiuï nHej-BOXeuie St BjaCTH, OTCJICTHÎe 

peiKiiH,rocaoxcTBO xrpHaiii3Ha,0]H'rti itxerajt- 
uuH nei>eMliHU HUBHCTepCTBi"— boti> fmjTjieH- 
Hce nojuKeuie 4-paHULH, Ho HHuepaTuin. Ua- 
KOiai 1 BHCKUJbKU He sejacTt nu BicbmuBaTbL'ii 
Bo BBjTpeuais itja 'tpanuia, sa naaasuBaTb 
eS CBOBii coOcTBeauui-b uoiUTuiecKsii jùt- 

Jopii 36epj(BH'fc ocrajcji oqeub josoient, 
TaKMKii o6iKacHeBi«MH pyccsaro nocjauBUsa ji, 
Bi Bujt oTBiTa, yu^pni-h ero, ^to âeanoaBpaïuu 
uponuo BpeHS coioaa Aurjlu et ^tpaunieii, l'ep- 
uorii liejjHBrtoB-b b capi PoikpTi. llmb rosep- 
loeBuo posjtjiciu B3rjH;(i. jopAa itOepAUBa ua 

<tpaHUÏ3CBOe UpaBBTeibCTBO. l'cTaHOBjeHi») BToro 

Berjaja rb auriificEDit npaBHTejbOTBeu&uiii 

l.>4>epaib 3BaiHTejI,B0 COAl^itCTBOBaili H3BtCTHUD 

aBrjIBcRiH jiHnjoHaTi. h uucarejb BiribBept, sa- 

fipocaBDiiB Btpaufi, no iiajo lecrsuA oopipeTi 
Kopoia Jlia 4>ii.iBnna. Do cjoBaaii Bfjbsepa, 
Kopnjfc juâuTb Hupi, HO se cuosoAHLifi, a „Tpe- 
BaXBuA". Obi nocTonniio Bi,j[BHxeBinHBiiEorjta 
HecooKoeHi.. jI;h <tnjHnni. ueBasBjtBTii opasu- 
lejbCTBO TTofiEoe n aoctoKBBoe: 0B^ jinOuTi, 



CTBBisTb KUBBcTepcTsa U paspjmatb ui-b. 

Bt 3T0Hii caHUHi CMbicit UTauBoica o itipaB- 
urscKOn Eopoit taixe cafrt. PoûepT'b TlBjb. 
PoBopi o upoeKTt jIjh il'HJBuna ycipoHii fipaiti 
CBoero CHBB, repuoro VOiiaji, ci HcnaacKor) 
EOpoieBon Uaofieiio», annincEifi npeHbepb sa- 
EiDiurb no aarjiflcia; ^Âfter ail, Louis Philippe 
muBt be a vulgar fellow'* {sic!.) Csepx'b Toro. 
llBib BpflOaBu.tt cjoBa, cnasaBUbis eMy ^puB' 
UfacKBH'h HHBncTpoHi Mojci „Bi> jieHexnuiii 
Atiaii, B,iB sofAa xluo nacaerCB Cpaaa, — 
HBKOrAa se cjÈAT^T'b loBËpatbca EOpoj» jlyii 
ifaiHany". 

Ain Jij'inieii eme lapBKTepiiiTUKH jU'iaocui 
iJipaunrarKaro ko|mijii. Iluib ]ia3CKB.ia.ii. i^apouj' 
BpfBBOB) ciiiTiouiiAciyiafl, Bo Bfnnta uot'jtj- 
BHTo npe6uBauiii Ubji Fb Uapixt. uopo.ib -lya 
'tujBuB'b uoxejaiiBBA'iTb3Toro3aaiicBKiaro aa- 
rjiBr Karo rocjJiapcTBeBHaro qejOB^Ka. Iloci^jHiA 

cm.!!. AOKBSUBaTb KOpOJ» BeO(>XOAI[MOl'Tb coeAB- 

Beaia BultCT'Ë bc'Iiii> KOBcepBaTBBauiii BjeaeH- 
TOHT. ^fiauiiiB, Ko]ioji DjiepBftjt IliUJi iMoeaiCK; 
.Jl BaKi nCvicBio, noqeny Btoro ae.ib:!» ej^l- 



168 



XX àà7--i60. 



1841 r. 



continiu sir Robert Pcel, ^le roi me prit par la 
main, me conduisit à travers plosienrs chambres, 
et s*arrêta dans nne grande pièce où il se troa- 
vait ane table entourée de plusieurs sièges. 
.Yoyez-Tons cet appartement", me dit le roi, «c'est 
ce que nous appelons la chambre du conseil; et 
voyez-Tous cette chaise;— c'est ce que nous appe- 
lons le fauteuil du président. C'est sur cette 
place que M M. Mole et Gnizot veulent s'as- 
seoir tous deux; et voilà ce qui vous explique 
pourquoi ces deux hommes ne peuvent pas mar- 
cher ensemble.*' 

En rendant compte de ces confidences de sir 
Robert Peel, le baron Brunnow fait observer 
avec raison qu'elles sont assez intéressantes 
pour être conservées dans les archives du Mini- 
stère des affaires étrangères. Dans ces mêmes 
archives se conserve l'annotation autographe 
faite, comme toigours,en français, par l'Empereur 
Nicolas I sur le rapport secret ci-dessus exposé 
du baron Brunnow du 22 octobre (3 novembre) 
1841. 

Cette annotation était ainsi conçue: „Je re- 
connais bien là mon L. P. (Louis Philippe) tel 
que je me le suis toujours tiguré; le tems 
approche où personne ne sera plus dupe de son 
impudente fourberie". Au moment où s'opérait 
entre les Cabinets de St. Pétersbourg et de 
Londres l'échange d'idées ci -dessus exposé au 
s^jet de la situation politique générale, on pro- 
céda à la fin à la signature du traité international 
concernant la défense de la traite des nègres. 
lies pourparlers diplomatiques se poursuivaient 
à ce si\{et depuis nombre d'années, et sans la 
saisie du bateau russe ^Goloubtchik" avec des 
nègres-esclaves, ils n'auraient probablement pas 
abouti à la signature du traité ci-dessous. La 
Russie se refusait de signer un acte international 
de cette nature qu'elle considérait sans objet 
pour ses intérêts. (Voir mon ^Traité de droit 
international", Paris 1883, t. I, p. 436 et suiv.) 



Dans le cours des pourparlers diplomati- 
ques qui ont duré 25 ans, les plénipotentiaires 
russes étaient toigours appelés à décliner les 
ouvertures de l'Angleterre, qui avait pour but 
de soumettre le pavillon russe au pavillon anglais 
et d'établir des droits exclusifs en faveur des 
croiseurs anglais. Les représentants de la Russie 
déclinèrent catégoriquement de conclure le traité 
pour un terme indéfini; ils imposèrent deslimi- 



laïb". „ Ilpi 9THXI ciOBaxi. lopon Ba&n Meu 
3& Vl^l^^ npoxojxan CBoit pascias» C9p% Po- 
Ôepn Dhii, „noBejn Mena lepesi Bibcionio 
KOMHarB H ocTanoBUCA m 6oi¥Kom aajo, 

Bl KOTOpOHl HaXOAUICL CTOJl Cl HiCKOlMVMII 

Kpecjaif 8**. «Bon BH^Bre ary KOHHaTy**, caaaan 
KHi KopoiB. ,3to— KOBuaTa, KOTopyn MH iiasy- 
aaeiTb saio coBlTa, a Bon bhxbto aion cryn^ 
9T0 TO,^TO MU EasuBaeMi specio npexcfcji^Teia*. 
„Bi 9T0 HHeHHO Bpecjo rr. Moie m Piao o6a 
xeiaDTi cicn, ■ Bon tIxi o(^CBaeTca, ho- 
•leify BTB o6a xiareja ho bi cocTOAHii iath 
BHtcrt**. 

CooÔŒiaA dTOTi paacKasi co cjobi» capa Po- 
6epTa IlHia, 6apoHi BpyHHOBi cnpaBejuKBO aa- 
xi^aerb, ito obi BacTOi&ao HBiepeceH'K, vto 
Aoixeni xpaHHTBca bi apxHBaxi MnsHCTepcTBa 
HHOCTpaHHUxi Aiii. Ho bi rixi se apxHBaxi 
xpaHHTca coÔcTBesHopyiBaa HajuiBc& no ^paB- 
i^yscKH (aasi Bcer^a) UxnepaTopa Hutoiaa 1, 
CAtjaBHaa hmi ea toj&bo-hto HaioseBHovfc 
Bec&xa ceapoTBOirb AOBeceniH Ôapooa BpyiHOBa 
OTh 22-ro OKTaôpa (3 Boaôpa) 1841 roxja. 

HaxnHCE ara riacim: „JI otihvbo ysHa» 
Bo Bcein» aroMi Moero l*, P. (IjOuIb Philippe), 
BasBxi a ero acer^a ce6i upexcramiuv 
Bjhsko Bpeaa, aor^a hbbto Ôoiune ne noia- 
xeTca sa ero ÔescTUXBoe uiyroBCTBo". — Bi 
TO canoë Bpeiia, Korxa npoBcxoxui toabo 
qro nsjoxeHHufi oÔkIhi Muciel xesxy G.-IIe- 
xepôyprcKBMi ■ JoHxoHcxnrb KaÔHHeraMH or- 
HOCBTeiBHo otfn^aro noiiTBiecxaro noioseaii, 
cocToaiocb BaaoBem» noAnHcanie xesxyBapoji- 
Baro Tpaaraia o sanpenieBiH Berpo-Toint>Bii. 
JiBnjoicaTHiecBie neperoBopH. no aroMy npexnerj 
iipoHcxoABJB Bi npoAOïxenin xnomx^ xbn, i 
eciBÔi se cjyiBica saxaan pyocnaro cjxia 
nroiyÔiBBi** Cl nerpaxn-neBOAnnxann^ to ri- 
poaxBo onn ne osoBiBincb 6u noAnncanieii 
HHzecitAyDBiaro Tpaarara. Poccin onasiiBa- 
lacb noAnncaTb noAoÔmt Hexj^ynapoxBuA aan 
Bi BHAj noiBoft ÔeanoiesnocTn ero xu csoin 
BBiepecoBi. (Cpaa. noe „CoBpeneHHoe neiuy- 
BapoAHoe npaao uBBuuaoBannuxi rocyxiapcriv 
3-e B3A., T. I, cxp. 332 n crJbA.). 

Bi> npoAOïxeBiH 25-TE-jtTHnx'B xnniOHaTi- 
qecKHxi neperoBopoBi pyccnie ynoiBOXoienaue 
oocToaHBO XO.TZEU ÔiuB OTCTpaHATa aHrjùicxiJ 
opeAiozenia, aniamia uiai» nopaÔOTnn pyc- 
caift ^AOTh aariiftcaony n ycTaflOBnn ipesm- 
ïafiHua npaaa ai noiBsy aEriitcinxi apeice- 
poBi. Dpe^cTaBETeiH Poccin Kareropn^ecu or- 
BJOHHJH 6e3cpo«iEocT& saRiD^aenaro TpaaraTa; 
OBH nocTaBHjiii ocymecTBjeBie upeciOByraro 



ua V. 



JiejlÊ 447—450. 



tci ftMez précises à l'applicalioa du Tsmeux 
droit de Tisiie; sur leur insistance, les batcani de 
1b compagnie Russo-AméricaiDe devaient en ^tre 
affr&Dcbïs; enfiD le baron Brunnow avian pour 
empêcher la saisie de bateaux finlandais avec 
chargement de planches, sona prétexte de partl- 
cipatiou k la traite. (Rapport du baron Bran- 
Bow du 19 i31) août 1841). 

La lettre du comte Nesaeirode au baron 
Brunnow du 24 janvier IB43 est d'une partie 
trëa significative poar l'éclaircissement dn traité 
ci-dessous concernant la traite des nèHres. 

Le Tice-Chancelier rappelle que, lorsqu'au 
congrès d'Aix-la-Chapelle lord CaBtelreai;b s'effor- 
çait de convaincre l'Empereur Aleiandre I de 
la DËcessité pour la Huasie d'accéder ani traités 
sar la défense de la traite, l'Empereur répondit: 
.Entendez-vous avec la France, et une fois que 
Tons serez d'accord avec elle, j'adhérerai à ce 
qui aura été convenn entre vous deux". C'est W 
dessus que l'Angleterre coudât les conventions 
de 1831 et 1B33. 

La condition posée pan'Empcrenr Alexandre I 
fut ainsi remplie, et rétablissement du droit de 
visite consacré. En signant le traité de dècembie 
1841, l'Empereur Nicolas s'acquittait de l'enga- 
gement contracté par son frère de bienhenreoBe 
mémoire. Les légistes allemands, poursuit le 
comte Nesselrode, disent: cessant rallonei legis, 
cessât les ipsa. Il en résulte que. si l'Angleterre 
bit des concessions à la France dans la question 
dn droit de visite et s'abstient de l'appliquer aux 
bateaux Irançais, les antres signataires du traité 
de décembre ont un droit incontestable de récla- 
mer la modification de ce pacte. 

Ces considérations, communiquées par le rai- 
ntstre de Russie au Cabinet de Londres, ne 
manquèrent pas de produire l'effet voulu: le 
gonvemement anglais prit la décision de ratifier 
le traité sans le concoure de la France. 

Le traité signé à Londres entre lu Russie, 
l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse et la France 
souleva une tempête dans ce pays qui obligea 
le gouvernement français de refuser la ratifi- 
cation de ce pacte. Ce refus provoqua l'indigna- 
tion des ministres anglais qui ne décidèrent pas 
moins de procéder & l'échange des ratifications 
entre les autres contractants. Cet échange fut 
opéré le 34 février IS42. 



Dans la suite, quelques dispositions du traité 
de 1S41 fiirent modifiées en l&j5 (H 44B), et la 



upaaa ocMorpa m. joeojbHO oupei'LieKBua rpa- 
Bsati: ouu uaCTaBBajH ua ocBoCoxjeuia ott, 
ocKOTpa cT^tOB-b P^ccKO-aMepHiaucKoB aoiurBBiu: 
BaaoBeici,, 6aponi GpTBaosi. apeATnpej.HJii aa- 

XSatt 4)BBiMBJ,CRBIl CJAnBli Cl rppoiHi JtOCOUl., 

ROTOpufl non. coBepinHTM;a no.» npcjjoroiti au- 
Aosptuia at ^lacrin vb uerpo-roproaji. (^one- 
ceBie BpyouoBa 1<I (:il) asrycTa 1Ô41 roAa). 

S,M xapaKTepacTHKi BDKecj1ij,Jioiqaro ipai;- 
taia otBocatejbBO eerpo-ToproBja naterioco- 
ficBBoe SBaiesie lacTuoe nuc&KO rpa^ia Ueccejï- 
poie KiiCap. BpfBEosjt an, ■li-to auBapa 1843 r. 

BDue'iiauajepit paGcKaiiUBaeri,, ^to eofab 
Ba AxeBcKoMt Koarpecct. lop^t KacTJbpa ctq- 
pajca jÙ^xUTb HuuepaTOpa AjeacauApa I ai 
HeoûiotuKOCTU upHctjrnieuiji l'ucciu si, TpaK- 
Taraa-b o apeapanesia toproaia Bcrpaau, Mh- 
uepaTopii OTBiTBii.: .Coriacurect a ilipauttien, 
u eciii BU ycTpoute corjautenie ci> aein, ro a npB- 
CTyaja> k-l iohj', <ito Oy^ert 
■exij saHu o^-bHua". Torja AurjiH 
lEOBBenain 1831 a 1833 roAoBi>, 

TaGHH'k oGpa30Hi fiaio auuOJBeBo uocra- 
aieBHoe HMnepftiopOMi AjeacaajipoBi I ycio- 
aie, soTopuMi. yTBepXj(a.iocb npaso ocHorpa. 
llMoepaTopi IlBKOiafl, aaiimaa xeKaCpbcsifi 
rpasTan. 1&41 roju>, BunojBUJt ofitiiiBBie, 
»BBoe ero b% Eoat uoiHBmBHi Ôparoaii. Ht- 
Hcuaie ripicTH roBOpsTi., upo;LOJxaeTï rpailii> 
lleccejfcpoje: Cessant rationes legis, uessat lex 
ipsa. OTcmxa c.rtjtyoTi: ec.iH Anrjia yciyauTi, 
'tpaaiiiu BiBonpoctonpuHtBeuiu npaaa ocaorpa 
u uciLiiu<9Rn> ero ai cuomeaiai'b eb it^pannya- 
cEHBii cyMvii, vo ipytia AoioBapuBaiDininca Bt 
leKafiptcaoMi TpaaTaT-t xepxaau HMim aeco- 
XB-ËHBoe npano Tpe6oBaTi> asMiBenia 9Toro aara. 

t)TK cooOiiaKeHiji, nepejtaBBUB pjcauaii uo- 
ciaBBHKoai JoB.toBcKoHy KaC user y, n pousse ju 
xejaieJbBoe ;i-tllcT8ie: aar^iBcEoe apaiijrtejt- 
CTBO ptmujocfc J,BT& csom paTH^iiiEaDi» rpaa- 
Tsiy, 6i'ST. y^acTia ipaania. 

UojluucaBBuB B'b JloBi,i>u^ Tpaaraii Hex^) 
PocL'ict), ABrjier. ABcrpiem, Opy^i'ieiu u itpaB' 
aievi, noxBHj'L ntjyr 6ypiiB%nocjij|Bea-i, iocï> 
MpcTich, EOTopaa sacTBBii.ia i^paajiyacKne upa- 
ABBaTb cBoeii paru^tHRatiiu aa 
■OTT. OTKiun> Bf. caoni oiepejit bu- 
aBnificKHK^ linnucTpoBT., ko- 
TopuD ptmn.iu BceTBKQ nponasecTU pa.iutBi. 
auTOB-b paraitiHEaniB Hezxy ocTa.iiBuuii ki>iitp- 
aresTaidi, itoiopuft h coctobjch 24 (IwBpa.iii 
1842 roAB. 

Sarim, Bt 1845 rojty. niaoïopua doctbuo- 
aiesia TpaK»Ta liMl rojia Cm.iii iiaMt.aeBU 



170 



Af éé7. 



1841 r. 



Belgique y accéda ea 1818. Enfin, à la suite des 
noQTelles transformations politiques, l'Empire 
d'Allemagne entra dans le traité comme partie 
contractante en remplacement de la Prusse. Un 
nouveau traité fut conclu à ce sujet en 1879 
(«^ 450) en tous points conforme au précédent. 



! (J^ 448), ■ vh 1848 foxj n nemy BpicTjnui 
I Benrûi. HaaoHem, BcrtocTBie npeoôpaaoïaui 
' coBpeiieHHOi FepiiaHiH bbok yipes^esHaa Fep- 
xaECKaa uraepûi ncTyoHja si rpucrarb 1841 r^ 
BMicTO Dpyccin, lasi» AoroBapvnaiofliaacj cro- 
pona. 9to cjywocL b% 1879 r. (^ 450X BorAi 
ÔBUi sauDiCHi Houiil Tparran», cosepaeiio 
corjacHuft ci npezHiini arraiiH. 



Aa nom de U très sainte et indi? isible Bo sha Ilpeeuroi ■ HepasA'ijibnai 

Trinité. Tponn(H. 



Leurs Majestés l'Empereur de toutes 
les Russies, l'Empereur d'Autriche, Roi 
de Hongrie et de Bohème et le Roi de 
Prusse, voulant donner un plein et en- 
tier effet aux principes déjà énoncés dans 
les déclarations solennelles faites par la 
Russie, l'Autriche et la Prusse, d'ac- 
cord avec d'autres Puissances Européen 
nés, au Congrès de Vienne, le 27 jan 
vier (8 février) 1815, et au Congrès de 
Vérone le 16 (28) novembre 1822, décla- 
rations par lesquelles lesdites Puissan- 
ces ont annoncé qu'elles étaient prêtes 
à concourir à tout ce qui pourrait assu- 
rer et accélérer l'abolition complète et 
finale de la Traite des Nègres: et Leurs 
Majestés ayant été invitées par S. M. 
la Reine du Royaume Uni de la Grande 
Bretagne et d'Irlande, et par S. M. le 
Roi des Français, à conclure un Traite 
pour la suppression plus efficace de la 
Traite, Leurs dites Majestés ont résolu 
de négocier et de conclure ensemble un 
traité pour l'abolition finale de ce trafic: 
et à cet effet Elles ont nommé pour leurs 
plénipotentiaires, savoir: 



S. M. l'Empereur de toutes les Rus- 
sies, le sieur Philippe Baron de Brun- 



Hz'B BejnHecTBa HicnepaTopi^ Bce- 
pocciftcKift , Huneparopi AncrpiicKil, 
Ropojb BenrepcKift h BoreMcsit, h Ko- 
pojB npyccKift, sejan npHBecn bi 
iTOJiHoe H cosepmeHHoe A'i^ttCTBie npa- 
Buja, Hs^oseHHUfl yse bi» TopxecTBeH- 
Hux'B Aeiuapai^iiiz'B, CA^anHim Poe- 
cieio, ÂBCTpieio h Qpyccie» no corja- 
ciH> ch xpynnni esponeftcKinn A^psi- 
BaMH, na BiHCsoicB Koerpecci 27 jih- 
sapfl (8 ^Bpaju) 1815 h h» BepoH- 
CKOM'B Konrpecci 16 (28) HOii((pfl 1822 
roxa, ROTopuMH AeuapaI^)ual same- 
pe^eHHUfl /(epsaBu o6iaBua, tto oai 
roTOBu coA'bftcTBOBaTB Bcim irfcpan, 
cnoco6cTByH>n^H]rB si ynpoïïemD h ycso- 
peniio coBopmennaro h ptauiTejLHaro 
yBE^TOxenifl Topra Herpann: ■ xasi 
llxi BeiHïïecTBa 6ujai npHrjutmemi E. 
B. KopojeBOK) CoeABEeenaro KopoieB- 
cTBa BejHKo6pHTaHiH h HpjutHxiH ■ 
E. B. Ropo^en ^pani^yBOBi si sasiD- 
^eniio TpasTara ajisl BtpHiftmaro hcko- 
peneuifl Tasosaro Topra, to hxi pe^en- 
HUfl BejHqecTBa pimuncB npicrymn 
icB neperoBopan h saKjnuTL cobo- 
Kynno xpasTaTi j^jisl coBepmeHHaro yniv 
Tosenifl cero Topra: h na ceft Bonei^ 
nasHaHHJH cbohxi noJHOMOvmxi, h 
HMeHHo: 

K. B. IlMnèpaTopi Bcepocciftcaii, 
Ôapona ^HJnnna BpjHOBa, xanajepa 



1841 r. J* '■ 

now, chevalier de l'orilru de l'Aigle 
Blanc, son Conseiller privé, Eavoyé extra- 
ordinaire et Ministre pléuipotentiaire 
près S. M. Britannique. 

S. M. l'Empereur d'Autriche, Roi de 
Hongrie et de Bohême, le sieur Auguste 
Baron de Koller, chevalier de l'ordre 
de St. Ferdinand et du Mérite de Sicile, 
conseiller d'ambassade, son chargé d'af- 
faires et pléuipotentiaire à Londres. 

S. M. le Roi des Français, le sieur 
Louis de Beaupoil, comte de St. Aulaire, 
pair de France, grand officier de Tordre 
royal de la Légion d'honneur, grand 
croix de l'ordre de Léopold de Belgi- 
que, l'un-des Quarante de l'Académie 
Frant^ise, son Ambassadeur extraordi- 
naire près S. M. Britannique. 

S. M. la Heine du Royaume Uni de la 
Grande Bretagne et d'Irlande, le très 
honorable George comte de Aberdeen, 
vicomte Gordon, vicomte Formartine, 
lord Haddo, Methlick, Tarvis et Kellie, 
pair du Royaume Uni, conseiller de Sa 
Majesté en son Conseil Privé, chevalier 
du très-ancien et très-noble ordre du 
Chardon, et Principal Secrétaire d'Etat 
de Sa Majesté ayant le Département des 
Affaires Etrangères; 



Et S. M. le roi de Prusse, le sieur 
Alexandre Gustave Adolphe baron de 
Schleinitz, chevalier de l'ordre royal du 
St. Jean de Jérusalem, son chambellan, 
I conseiller de légation actuel, chargé 
[d'affaires et plénipotentiaire & Londres; 



1 Lesquels, après s'être communiqué 
ilears pleinspouvoirs, trouvés en bonne 
[et due forme, ont arrêté et signé les 
Ltrticles sutvans: 



opAena IJtjaro Opja, cBoero laBuaro 
coBtTanKa, qpesBuqaBnaro nocJianaBKa 
a nojiHOJioiHaro iiunucrpa npii Ea Be- 
JUEoCpHTaHCKoM'b BejniecTBt; 

M. B. IInnepaTopi .VncTpiftCRia, Ko- 
pojL BeHrepcaifl a BoreMCKiB, Oapona 
AarycTa (})Oht, Eojjepa, Kasa-iepa Ciiuh- 
JîficKaro opAeaa Cb. 't'epjiHHaH;ïa h aa 
XoeTOaacTBa , coBiiHasa nocoJiLCTea , 
CBOero noBlipenaaro Bt ;itjiaxi n noji- 
HOHoiHaro BT. .ToH^oai; 

E. B. KOpojt 'ï'paauysoB'L, .Iy;iBi[ra 
je-Bonyaafl, rpaffia fle-Ceari-O-iepa, 
uepa <l>paBiiiH. KaaaJiepa opjeaa no^jeT- 
aaro Jierioaa ii Co.ii.maro Kpecia Be.it- 
riftcKaro op^ena JleouoJb;(a, ojeofo nst 
copoKa 'iJieaoBT. ^paaiiyacKoB AKa^eiiia, 
ceoero qpesBuqaftaaro nocia npii Ea 
Be.iBKo6piiTaHCK0Mt Be^iiiqecTBt; 

E. B. RopoJiesa CoeAnnenHaro Ko- 
pojeBCTsa BejDKoCpuTaaiH n IIp-iaHAin, 
BucoKono^Tennaro rpa(|)a TeopriH AOep- 
AHaa, BHBODTa rop;(OBa, BUKoaia ^op- 
uapTeBaa, .lop^a Pa^-io, MeTJBKi., Tap- 
Buci H Keja, nepa Coe;tuaeBHaro Ko- 
pojeBCTBa, cOB-ÈTHiiKa Ea Be.iiiiecTDa 
Bt Ta&Hout es CoBtrt, KaBajiepa Apea- 
aifimaro ii nOHeTa'fcllmaroopjeHa Bojqqa, 
l'jiaBaaro CTaTCi-CeKpeTapa Y.n Be.in- 
qeCTBa, yupaBJifliomaro /lenapTaMenTOMi. 
llHocTpannuxt il,t.i^; 

H E. B. KopoJi. npyccttiH, A^e- 
Kcanftpa TycraBa A^o-ibifia Capona i^owh- 
Ul.TeflRRita, Kasa-iepa KOpojiesCKaro op- 
.tena Cb. loauna lepycaansicKaro. caoero 
BaHueprepa, coBiTHnsa Macciii, noet- 
penaaro Bi Ai.iast tt noiaoHoisaro bi. 
JIoHAoai. 

KoH, no BsauHnoMi coo6u(L>niii cbo- 
axi no.iaouoqin, HanjeHByx'b bi. aa.x- 
.ie«aii(eiii nopaaKi, saK.iioqHjH ii no,;- 
nacajH cj1>iyiou^ifl crarbii: 




172 



X 447. 



1841 r. 



ARTICLE I. 

Ijeurs Majestés l'Empereur de toates 
les Russies, l'Empereur d'Autriche, Roi 
de Hongrie et de Bohème et le Roi de 
Prusse, s'engagent à prohiber toute Traite 
des nègres, soit de la part de leurs sujets 
respectifs, soit sous leurs pavillons res- 
pectifs, soit au moyen de capitaux ap- 
partenant à leurs sujets respectifs; et à 
déclarer un tel trafic crime de piraterie. 
Leurs Majestés déclarent, en outre, que 
tout navire qui tenterait d'exercer la 
Traite des nègres, perdra, par ce seul 
fait, tout droit à la protection de leur 
pavillon. 



ARTICLE II. 

Afin d'atteindre plus complètement le 
but du présent Traité, les Hautes par- 
ties contractantes sont convenues d'un 
commun accord, que ceux de leurs bà- 
timens de guerre qui seront munis de 
mandats et d'ordres spéciaux dressés 
d'après les formules de l'Annexe Â. du 
présent Traité, pourront visiter tout na- 
vire marchand appartenant à l'une ou 
l'autre des Hautes parties contractantes, 
qui, sur des présomptions fondées, sera 
soupçonné de se livrer à la Traite des 
nègres, ou d'avoir été équipé à cette fin, 
ou de s'être livré à cette Traite pen- 
dant la traversée où il aura été ren- 
contré par les dits croiseurs; et que ces 
croiseurs pourront arrêter, et envoyer 
ou emmener les dits navires, afin qu'ils 
puissent être mis eu jugement d'après le 
mode convenu ci-après. 



Ctatla I. 

Hxi BeimecTsa HiinepaTopi Bce- 
pocciftCRift, HifnepaTopi AncrpiftCRit, 
RopoA BeHrepcKift h BorencBift, h So- 
poMb HpyccKift o6fl8yK>TCJi BOcnpeTirb 
BCflKOft Topn HerpaMH, npoHSBOXHirat 

HX'B nOAXaHHUMH, HIH nOX% HTb 4^- 

ra¥H, HJH se nocpexcTBon Katmaion, 
npHHaxJesan^HX'B hxi nouftHEHn, i 

06lflBJflH>rB TaROBUft TOpPB MOpCRREl 

pasÔoftHHqecTBOMi. Hxi BeiHHecTBa ah- 

HBJLAfOTh CBepXl TOTO, ^TO Boisoe cy^HO, 

BOTopoe noBycHJocB 6u npoesBOXiri 
ToprB HerpaMH, chitb camiMtE noxyme- 
HieiTB jHmaeTCH Bcnsaro npaBa na no- 

RpOBHTeJrBCTBO BTh ^ÂMA. 

Ctatbh II. 

Jl,ÂJi xocTEsenifl BnojHi i^i^ cero 
TpaRTaTa, BiicoBin J(O^OBapHBaK>I^iflCf 
CTopoHU nocTanoBUH ch oôu^aro co- 
rjacifl, HTO Ti BoennsA cyxa hxi, ko- 
Topuii ôjKjTb CHa6EceHn ooo6eHHUEi 
nojHOMO^ijiMH H npexnHcaHÛiMH, cocn- 
BjeHHUMH no ^opiiairB, npajioseHHion 
R'B ceMy TpasTary no^h jiht. A., Morjn 
o6ucBHBaTB BCflEoe ToproBoe cyxHO, npi* 
naA^easau^ee TOfl hje xpyroft m Bu- 

COREXl AOrOBapHBaiOn^HXCfl CTOpOHl, 10- 

Topoe, BCjiACTBie ocHOBaTejBHiixi np^- 
nojosenitt, 6yxerB noxospi^BaeMO bi 
npoHSBOACTB'b Topra HerpaMH, hih vb 
TOMi, TTO OHO CHapiiseHo Ha ceft KO- 

Hei^'L HJH SaHHMaJOCB TaROBHMl TOp- 

roMi BO BpeMA HJiaBaHiH, b'b npoxoJ- 
seHiH ROToparo 6ujio BCTpiqeHO BHme- 
CRasaHHUMH RpeftcepaMH, a xaRse m 
ci M Rpeficepu 6yAyrB BnpaB'6 sa^epsH- 
saib, OTCUJiaTb hjih otboahtl raROBUi 
cy^a ji,Â& npeAaniii ohux-b cy^y no ycra- 

HOBJieHHUM'B EHSC COPO IipaBH.iaMl. 



IMl r. 



J^ éà7. 



173 



Toutefois le droit ci-dessas mentionné 
de visiter les navires marchands de Tune 
oa Pantre des Hautes parties contrac- 
tantes, ne pourra être exercé que par 
des bàtimens de guerre dont les com- 
mandans auront le grade de capitaine, 
ou celui de lieutenant dans la Marine 
Impériale ou Royale à moins que par suite 
de décès, ou autre cause, le commande- 
ment ne soit échu à un officier d'un 
rang inférieur. L'ofKcier commandant un 
tel bâtiment de guerre sera muni de 
mandats conformes à la formule annexée 
au présent Traité sub littera A. 

Le dit droit mutuel de visite ne sera 
pas exercé dans la Mer Méditerranée. 
De plus, Tespace dans lequel l'exercice 
du dit droit sera renfermé, aura pour 
limite, au nord le 32-me degré de lati- 
tude septentrionale; à l'ouest, la c6te 
orientale de l'Amérique, à partir du 
point où le 32-me degré de latitude 
septentrionale touche cette c6te, jusqu'au 
46-me degré de latitude méridionale; au 
sud, le 46-me degré de latitude méri- 
dionale, à partir du point où ce degré 
le latitude touche la e6te orientale de 
l'Amérique, jusqu'au 80-me degré de 
longitude orientale du méridien de Green- 
irich; et à l'est, ce même degré de Ion- 
ptnde, à partir de son point d'intersec- 
tion avec le 45-me degré de latitude 
méridionale jusqu'à la cAte des Indes 
Orientales. 

Article III. 

Chacune des Hautes parties contrac- 
tantes qui voudra armer des croiseurs 
pour la suppression de la Traite des 
nègres, et exercer le droit mutuel de 
riâte, se réserve de fixer, selon ses pro- 
pres convenances, le nombre des bàti- 



OxHaso cie npaso o6ucBa ToproBuxi 

CyXOKb TOft HJIH APyrOft H31» BuCORHXl 

XoroBapHBann^Hxcfl CToponi» ôj^erb npe- 
AOCTa&ieno oahhmi tojibko BoeHHUMi» 
cy^aMi», KOHXi KOMaHAHpu ôyxyn bi 
iHHi KanHTana ejb jeËTenanTa bi Hm- 
nepaTopcKOMi» hjh sopojeBcsoirB 4>JiOTi, 
passi TOJBKO no caiynaio CMopra ejol 
no BasoË jih6o xpyroft npHHHni, na- 
qajLCTBO AOCTanerca o^^ui^epy MOEBmaro 
HHHa. 04»Hi^epi», BOManxyion^ift TaBOBum 
BoeHHum» cyAHOin», ôyxen» cnaôseni 
nojHOMOHiflMH cooÔpasHHMH 4^op]ii, npH- 
joseHHOfi Bi ceMy TpaBTaTy eoa'b jht. A. 
BumepeqeHHoe BsaHMHoe npaBOo6ucBa 
ne ôyAOTi» HMiTi» fjbÈCTBia vh CpexH- 
soMHOM'B Mopi. KpoMi coro, npocrpau- 
CTBO, Bi Boem TaBOBoe npaBO ôy^eri 
A^fiCTBOBaTb, orpaHHHHBaerca bi Ci- 
sepy, 32-Mi» rpa^ycom G^BopHoft mn- 
poTu, Bi Sana^y, boctoheihtb 6eperoMi» 

AMepHBH, HaHHHafl OTl» TOft TOHBH, BO- 

Topaa noA^ 32-mi rpa^ycom» GisepHOft 
mHpoTu BacaeTCii cero Ôepera fifl 45-ro 
rpa^yca K)»HOft rnupoTii; bi K)ry, 4ô-m'l 
rpaAycoM'b lOsHofi mHpoTu, saHEHafl 
OTl TOË TOHBH, FA^ coft ppa^yci» mHpOTU 
BacaoTCA BOCTOHHaro Ôepera Amophbh, 
AO 80-ro rpa^ca BOCTOHHOft aojfotu no 
rpHHBHHCBOMy MepH^iany, a bi» BocTOBy, 
CHMi se caMUMi rpa^ycoMi aojfotu, 
HaHHH&a OTh to^bh nepecinenifl oearo 
cb 4Ô-M1» Fpa;iycoMi» lOxHofi mHpoTu ao 
ôeperoBi BocTO^noft IlH^iH. 

CTATBfl III. 

EasAOft H31» BucoBHxi AoroBapH- 
BSion^HxcA CTopoHi», ROTopaji nosejiaeTi» 
BoopyxHTB BpeficepoBi» A-ifl npeBpa- 
n^enifl Topra nerpaiiH, h nojbsoBaTBCA 
BsaHMHUMB upasoMi oÔucBa, npeAOCTa- 
BjaeTCfl, na coficTsennoe en ycMOTpinie; 



174 



X éé7. 



1841 r. 



mens de guerre qni sera employé au 
service stipulé dans l'article II du pré- 
sent Traité, ainsi que les stations oii 
les dits bàtimens feront leur croisière. 

Les noms des bàtimens désignés à cet 
effet, et ceux de leurs commandans, se- 
ront communiqués par chacune des Hau- 
tes parties contractantes aux autres; et 
elles se donneront réciproquement avis 
chaque fois qu'un croiseur sera placé 5 
une station, ou qu'il en sera rappelé, 
afin que les mandats nécessaires puis- 
sent être délivrés par les gouvememens 
qui autorisent la visite; et restitués à 
ces mêmes gouvernemens par celui qui 
les a reçus, lorsque ces mandats ne 
seront plus nécessaires à l'exécution du 
présent Traité. 



ARTICLE IV. 

Immédiatement après que le gouver- 
nement qui emploie les croiseurs aura 
notifié au gouvernement qui doit auto- 
riser la visite, le nombre et les noms 
des croiseurs qu'il se propose d'employer, 
les mandats autorisant la visite seront 
dressés d'après la formule annexée au 
présent traite, sub littera A., et seront 
délivrés par le gouvernement qui auto- 
rise la visite à celui qui emploie le 
croiseur. 

Dans aucun cas, le droit mutuel de 
visite ne pourra être exercé sur les 
biUimeiis de guerre des Hautes parties 
contractantes. 

Les Hautes parties contractantes con- 
viendront d'un signal spécial, à l'usage 
exclusif de ceux des croiseurs qui seront 
investis du droit de visite. 



HasHa^eHie HHCJa BoenHuxi cy^OBi xn 
cooÔpasHaro ci II-k) crarBeio cero rpai- 
Tara ynoTpeâxenia, a rause h r&ii 
nyHKTOBi, ^;^i omia cy^a ÔyjiyTi ipei- 
ceposaTi». 

HasBaniaxi cy^OBi, x^a Toro aa- 
sHa^eHHuxi, H HMenax'B soMaHAHpoBi 
Hxi, ôy^oTi BsaHMHO cooôn^aeMO xPTi^ 
Apyry Kas^OK) hs'b Bucobhxi xoroaa- 
pHBaion^HXca CTopoHi; h OHib ne ocra- 
Ban BsaHMHO HBBin^aTfc Apyn vn^ 
Baswft pft8^9 Rorxa speftcepi nasHa- 
HHTca na saKOft-jraÔo nysarB hjh orryxa 
ÔyAOTB OTOBBani, \\^ Bu^a^H noTpeÔHuxi 
noJHOMO^ift orb rtxi npaBBTeji>CTBi, 

KOTOpiia XOBBOJUIOrL 06lICK!B, H ^ÏL B03- 

apan^enia ohiixi chmi se upaaneiB- 
cTBaMi on Toro, Roropoe nojyHHJio m, 
Ror^a cin nojHOMOHia ORasyTca yace ae- 
HyxHHMH RI HcnoJHemio cero TpaRara. 

Ctatla IV. 

Kor^a npaBHTejbCTBo, aoropoe yno- 
Tpe6HTi apeftcepoBi, o6xaBHrL ^PT^^T 
npaBHTOJbCTBy, soTopoe xojsho ao3bo- 
xvLTh oÔucKi», HSLtA H HaBBamH xpei- 
cepoB'L, Tor^a 6yxyTi HeMexxenHO co- 
CTaBjenu no ^^piri, npHxoseHHOt xi 
ceMy TpaxTaTy noxib jiht. A, xosboud- 
u\ia o6ucR'B HojHOMOHia, h ohhh bu- 
xaxyTca npaBHiejbCTBom, xo8bojux>- 
n^HMi oÔtiCRi, T0¥y npaBHTe.ibCTBy, xo- 
Topoe ynoTpe6Hn apeftcepa. 

Hh Bi RaRom cxyHa'6 BsaHMHoe npaso 
o6iiiCRa nejbsa pacupocTpanan» na Boea- 
Hua cyxa Bhcorbxi» xoroaapHBaion^HXCJ 

CTOpOHl. 

BucoRifl AoroBapHBaionUaca cropoHH 
ycjiOBBTca ocoÔeHHOMtB cnrHaii, IM 
HCRJiioHHTejiBHaro ynoTpe<{xeHia rfcvH 
RpeficepaMH, Roropun xosipeno ôyx^ 
npaBO oÔucRa. 



1841 r. 



M 44/. 



175 



Article V. 

Les croiseurs des Hautes parties con- 
tractantes, aatorisés à exercer le droit 
de visite et d'arrestation, en exécution 
da présent traité, se conformeront exac- 
tement aux Instructions annexées au dit 
traité snb littera B., en tout ce qui se 
rapporte aux formalités de la visite et 
de l'arrestation, ainsi qu'aux mesures à 
prendre pour que les bàtimens soup- 
çonnés d'avoir été employés à la Traite, 
soient livrés aux tribunaux compétens. 



Les Hautes parties contractantes se 
réservent le droit d'apporter à ces In- 
structions, d'un commun accord, telles 
modifications que les circonstances pour- 
raient rendre nécessaires. 

Les croiseurs des Hautes parties con- 
tractantes se prêteront mutuellement as- 
sistance dans toutes les circonstances oh 
il pourra être utile qu'ils agissent de 
concert 

Article VI. 

Toutes les fois qu'un bâtiment de 
commerce naviguant sous le pavillon de 
Tune des Hautes parties contractantes, 
aura été arrêté par un croiseur de 
l'autre, dtlment autorisé à cet effet, 
conformément aux dispositions du pré- 
sent traité, ce bâtiment marchand, ainsi 
que le capitaine, l'équipage, la cargaison 
et les esclaves qui pourront se trouver 
à bord, seront conduits dans tel lieu 
que les Hautes parties contractantes 
auront respectivement désigné à cet 
effet; et la remise en sera faite aux 
autorités préposées dans ce but par le 
gouvernement dans les possessions duquel j 



CTATbfl V. 

Kpeftcepu Bhcoehx'l xorosapHEaio- 
n^HXCA CTopoui, ynoJHOMOHeHHue bo 
HcnojiHeHie cero TpaxTaTa ex oôiicsy h 
sa^epsaniK) cy^OBi, ^lOJanH kb toh- 

HOCTH COOÔpazaTLCfl CL npHJOSeHHUMH 

vb csasaHHOMy rpaETaTy uoxh jiht. B 

HHCTpyXI^iEMH 60 BCCMl», ^TO EacaCTCfl 

AO npoHBBOACTBa oÔucEa H sa^epsaulfl 
cyAOKb, a Tasse ci t^mh MipaMH, sasia 
j^ojxHO npHHBMaTb, qrofiu cyAa, no^o- 
spbBaeiiufl b'b upoHSBOACTB'b Tasosaro 
Topra, 6iMH nepe^aBacMu HaxJexaii^HMx 
cy^eÔflUMi MicTaMi. 

Bucosifl AoroBapHBaion^iflCA CToposu 
upexocTaBJEioTL ceôi epaso a'^^i'^ c'b 
oÔn^aro corjiacifl Tasifl nepeirbHiii bi» 
OHuxi HHCTpyEi^iflxx, Basifl MoryTi osa- 

SaTbCA HyZHUMH no OÔCTOflTeJBCTBaMl». 

Epeftcepu Bucoee» AorosapnEaio- 
iHHXca CTopoHx 6yAyrL osasHBaTb Apyri 
Apyry ssauiiHoe BcnoMosenie bo Bcin'b 
cxynaax'L, fa* oôn^ee exi A^ftcTsie 
OEasoTCE nojedHUMi». 

Ctaiba VI. 

Kasx^ft paa-L, Eor^a ToproBoe cyAHO, 
njiaBaioiiiee hoa'b ^jaroifL oAHott hsi 

BUCOSEXI AOrOBapHBaiOII^HXCfl CTOpOH'L, 

ÔyACT-L sa^epaano EpettcepoM'L Apyroft, 
HaAJe«amHMi oÔpasoM-L ex ceMy ynoji- 
HOMOHeHHUifB, no cvLJL'b nocTanoBJCHili 
cero TpaETara, TaEOBoe syneiecKoe 
cyAHO, EanuTaHi onaro, dKiinas'L, rpy3x 
H EaEie MoryrL oxasaTLCii na ohom'b 

HeBOJLHHEH, ôyAyTX OIBC^eHU BX TO 

MicTOjEOTopoe BucoKia ^oroBapHEaiomifl- 

Cfl CTOpOHH, SaSAafl CB CBOeft CTOpOHU, 

AJHi Toro HasHaiarB, h tslwl ôy^yTi» 
nepe^aHU B^acTSMi, ynpeaAeHHUM'L na 
cefi Eonei^'B TtEX npaBHiejibCTBOMx, bx 



176 



M 447. 



1S41I 



ce lien est situé, afin qu'il soit procédé 
à leur égard devant les tribunaux com- 
pétens, de la manière ci-après spécifiée. 

Lorsque le commandant du croiseur 
ne croira pas devoir se charger lai même 
de la conduite et de la remise du navire 
arrêté, il confiera ce soin à un officier 
du raug de lieutenant dans la Marine 
Impériale ou Royale, ou pour le moins 
à l'officier qui sera actuellement le troi- 
sième en autorité à bord du bâtiment 
qui aura fait l'arrestation. 



ARTICLE Vn. 

Si le commandant d'un croiseur de 
l'une des Hautes parties contractantes 
a lieu de soupçonner qu'un navire mar- 
chand naviguant sous le convoi on en com- 
pagnie d'un b&timent de guerre de l'une 
des autres Parties contractantes, s'est 
livré à la Traite des nègres, ou a été 
équipé pour ce trafic, il devra commu- 
niquer ses soupçons au commandant du 
bâtiment de guerre, lequel procédera 
seul à la visite du navire suspect, et dans 
le cas où le susdit commandant recon- 
naîtrait que le soupçon est fondé, il fera 
conduire le navire ainsi que le capitaine, 
l'équipage, la cargaison et les esclaves 
qui pourront se trouver à bord, dans un 
port appartenant à la nation du bâti- 
ment arrêté, pour qu'il y soit procédé 
devant les tribunaux compétens, de la 
manière ci-après ordonnée. 



opeA'bMX'L KOToparo HaxoxHTc^ ci 
MicTO, x^A nocTjnjieHia cb bhmh b 
HaA.iesan^HX'B cyxeÔHHX'B xicTaxi hhj 
cero yBasaHHinfi otipasom. 

Korxa KOManxHpi xpeficepa ne n( 
qTOTB sa nysHoe npHHATB sa ce6A jx^i 
npenpoBOSAenie h cxa^y saxepsâHHai 
cyxna, Tor^a owh xoB^pHn HcnojHeH 
cero x^a o^Hi^epy JieftTeHaHTCKaro qxi 
Bi HMnepaTopcKOMi hih sopoieBcxoi 
^jori, HJH no xpaineft lA^ toi 
o^Hi^epy, KOTopHft ôyxerb coctoatb Tor; 
TpeTLHiTB Bi HaHajn»CTB% speftcepa, cjd 
jasmaro aaj^epsame. 

CTATBil VII. 

Esejni Ha^aACTByvn^ifi xpeftcepoi 
oxHoft H8i BucoRHxi AoroBapHBaioii(n< 

CTOpOHl BM^bjTB 6h npHHHHH nOXOSp 

BaTB, HTO ToproBoe cyxHO, njaBax)ii](< 

nOX'B KOHBOeM'B HJH COnyTHO Cl Boei 

HUMi» cyxHOM'B Toft HJiH xpyroft ff 
XoroBapHBaion^HxcA CTopoH'B, ÔBJio yn 
Tpeôjeno x-ia Topra nerpaiiH Hjn ce 
pflxeHo A-ia TaxoBaro Topra, to ci 
o6fl8aHi cootfn^HTB CBOBxi noxosp 
niflxi xoManxHpy Toro BoeHnaro cyp 
KOTopuft oxHHi AO^seH'B npoHSBeci 
0611CK1 noxospi^BaeMaroToproBaro cyxH 
H ecJH osHaHeHHuft KoxanxHpi nai 
AeTi, HTO noxospi^nie ocHOBaTeaLHO, ' 
OH'L pacnopirxHTCA, ^to^h isasi cax( 
cyxHO, Taxi H BanHTaHi, dxxnas 

rpyS'B H HeBOJBHHRH, XOTOpHe Morji 

HaxoABTBC£ Ha' cyxHÏ, 611JU1 OTse^ee 
vh nopTi, npHHaxJesan^ift Ha^in saxe] 
sannaro cyxna, xa^k ThMrb vh naxJ^ 
«an^HX'B cyxe6H£ixi M^Taxi Ôhjo n( 
CTynjeno yxasanHiurB nnse cero (X 
pasoMi. 



1841 r. 



^ U7, 



177 



Article VIII. 

Dès qu'un bâtiment de commerce, ar- 
rêté et renvoyé pour être jugé, arrivera 
dans le port où il devra être conduit 
conformément à l'annexe B. du présent 
traité, le commandant du croiseur qui 
l'aura arrêté, ou l'officier chargé de sa 
conduite, remettra aux autorités pré- 
posées à cet effet, une expédition signée 
par lui, de tous les inventaires, décla- 
rations et autres documens spécifiés dans 
les instructions jointes au présent traité 
snb litera B ; et les dites autorités pro- 
céderont, en conséquence, à la visite du 
bâtiment arrêté et de sa cargaison, ainsi 
qu'à l'inspection de son équipage et des 
esclaves qui pourront se trouver à bord, 
après avoir préalablement donné avis du 
moment de cette visite et de cette in- 
spection, au commandant du croiseur, 
ou à l'officier qui aura amené le navire, 
afin qu'il puisse y assister ou s'y faire 
réprésenter. 

Il sera dressé par duplicata, un procès- 
verbal de ces opérations lequel devra 
être signé par les personnes qui y auront 
procédé ou assisté, et l'un de ces docu- 
mens sera délivré au commandant du 
croiseur ou à l'oflBcier chargé par lui 
le la conduite du bâtiment arrêté. 



Article IX. 

Tout bâtiment de commerce de l'une 
3a l'autre des cinq nations, visité et 
irrëté en vertu des dispositions du pré- 
sent traité, sera présumé, à moins de 
preuve contraire, s'être livré â la Traite 
des nègres, ou avoir été équipé pour 
ce trafic, si dans l'installation, dans 



CTATba VIII. 

KojB CKopo saxepsaHHoe h otocjcsh- 
Hoe Kl cjiiACTBiH) ToproBoe cyxHO npH- 
6yA6Ti Bi HoprB, bi soTopuft, corjiacHO 
CL npHJioseHieM'L si ceiiy TpasTaTy 
^o;^•L jiHT. B., OTBecTH ero caii^yerB, to 
KOMaHXHp'L saxepsaBmaro speftcepa vlxsl 
0(i>Hi^ep'L, npHBOAmift BSJiToe cyxHO, o6fl- 
sani Bpy^HTB ycTaHOBjeHHinrL na to 
BjacTflifL, noAnHcannyio hmi somio co 
Bciii onHceft, x^KJiap&i^ift h npo^Rxi 
XOsyiieHTOB'L, osea^eHHux'B bi npHJio- 
seHHHX'L Kl ceny TpasTaTy noxi jiht. B. 
HHCTpyKi^iflX'L; h ciH BJiacTH npHCTy- 
ujirB Tor;^a si oÔucRy sa^epsannaro 
cyxna h ero rpysa, a TaRse ri ocmo- 
Tpy aRHna»a h HesojiBHHROB'L, roto- 
pue Moryii na ohomi ORasaTBCA, ysi- 
;^OMHB'L npeABapHTejLHo o BpeiceHH cero 
o6ucRa H ocMOTpa ROMasAupa Rpeftcepa, 
HJiH o<{)Hi^epa, npHBexmaro cyxRO, j^du 

OHl MOFL HaXOAHTbCfl UpH CCMl J^JL^ 

lUH OTpfl;^HTb xpyraro na MicTO ceôa. 
Bceny npoH3Bo;^CTBy TaROBaro xi<ia 
AO^seni 60Tb cocTaBJieH'b npoTOROdU 
BABOfini, ROTopuft ÔyAOTi noxnHcaHi> 

BCiMH T^MH JIHI^aMH, ROTOpUH HpOHSBO- 

AH^H x'&jo HJH npe TOMi naxoxHJHCb; 
H o;^HH'b Hsi CHXi AORyMCHTOBi Ôy^^erb 
Buxani ROMaHAHpy Rpeftcepa lun o(I)h- 
i^epy, npHBeAmeMy no ero pacnopaaReuiio 
3a;^epsaHHoe cyxno. 

CTATba IX. 

BcflRoe ToproBoe cyxHO Toft hjh xpy- 
roft HSi lUTH nai^ift, oÔucRanHoe u sa- 
xepsaHHoe no CHjrb nocTaHOBjenift cero 
TpaRTaTa, 6y;^erb no^ospisaoïio (npn 
HCHMiniH xoKasaTejbCTBi» npoTHBnaro) 
Bi npoHSBOACTBi Topra nerpaiiH, hjh 
Bi cnapAseniH ri coMy Topry, ese.iH 

12 



178 



Jlf tf#7. 



IMlr. 



rarmement, ou à bord du dit navire 
durant la traversée pendant laquelle il 
a été arrêté, il s'est trouvé l'un des 
objets ci-après spécifiéSi savoir: 



1-e. Des écoutilles en treillis, et non 
en planches entières comme les portent 
ordinairement les navires de commerce. 

2-e. Un plus grand nombre de eom- 
partimens dans l'entrepont ou sur le 
tillac que ne l'exigent les besoins des 
bàtimens employés à un commerce licite. 

3-e. Des planches de réserve prépa- 
rées pour établir un double pont on un 
pont dit à esclaves. 

4-e. Des colliers de fer, des chevilles, 
ou des menottes. 

5-e. Une plus grande provision d'eau, 
en banques ou en réservoirs, que ne 
l'exigent les besoins de l'équipage de ce 
bâtiment marchand. 

6-e. Une quantité extraordinaire de 
banques à eau ou autres vaisseaux pro- 
pres à contenir des liquides; à moins 
que le capitaine ne produise un certifi- 
cat de la douane du lieu du départ, 
constatant que les armateurs du dit 
bâtiment ont donné des garanties suffi- 
santes, que cette quantité extraordinaire 
de bariques ou de vaisseaux, est uni- 
quement destinée a être remplie d'huile 
de palme ou employée à un autre com- 
merce licite. 

7-e. Un plus grand nombre de gamel- 
les ou de bidons que l'usage de l'équipage 



n pasiiin^eHÛi un Boopysemi cero 
cyxHa UH sa obomi^ bo speiu uaBaHii, 
n npoxoxsemi loroparo oho 6iijo si- 
xepaaaHO, salx^Hi 6yxen oxnm m 
npexvcTOM, HHse c6ro ossawHHBxi, t 
meHHO: 

1. KiftnaTHe nomm, a ne xociaTiie 
riyxie, laiOBiie o(huHOBesHO nrlimx 
sa ToproBHxi eyxaz«. 

2. Bonmee ocio pasxtjemi bo bij- 
TpesHem xen^ ■Jn ha muytfi, mem/àMM 
cboabo norpetfHO sa eyxax!&, jmnpe6u' 
emixi^ xu noBBOdieHHaro Topra. 

S. 3anaeHiii xocis, opntnroBjeHHHi 
vh yerpoemm ^BOtnaro xexa, un tan 
nasmaeiiaro x^ia HeBonuKOBi. 

4. Seifeme omelmuu, ((oitb in 
pyiHBi BanxaiH. 

5. Bonmee BOineeno boxh vh 6o- 
qensaxi^ un Boxoipasunn^arb, wemuM 
CBOABO HysHO x" norpo^HOCTet sn- 
nasa cero loproBaro cyxHa. 

6. Heo(SiiBHOBeHHoe hhmo 6oieflxon 
AJii BOXH EJH Kpjne cocyxB xu xpt- 
nenifl sHXBOcreft, — ecjn BanstaHi 
ne npex'uiBHn CBBxiTejtBcraa TaMOsn 
Toro nopra, orsyxa Bsmejn, yxecro- 
B^pann^aro, hto BopatfjiexoiuieBa npex- 
craBBiH xocraTOHHHi xosasaTeACiBa n 
TOMi, TTO TaBoe neo(SmHOBeHHoe «cio 
ÔoqeHBOBi Hjn cocyxoBi upexHaanaveso 
exHHCTBeHHO Bi^ Hanouemi) et% nan- 
MOBym Maeiom, mh j^me Baioro-nôo 
xpyraro xesBOienHaro Topra. 

7. Bonmee ^bcjo nanrL ub n- 
COB^, nesejB cboabo HysHO x'i yno- 



dc ce bâtiment marchand n'en exige. JTpeÔjeHia na ceiii ToproBon cyxai. 

8-e. Une chaudière ou autre ustensile | 8. Eorejnb hih xpyrol x^x sapn 
d^une dimension inusitée pour apprêter - ciiCTHuxi npBuacon cnapAx^ necôia- 



les provisions de bouche, et plus grande 
ou propre â être rendue plus grande que ne 
l'exigent les besoins de l'équipage de ce 



HOBOHEOft BennHH H 6oAmaro pt3- 
Mipa HiH npHcnoco(SjieHHiitt 6un yse 
jiHqeHHmi'L 6or6e, nesen norpeÔHO 



IMlr. 



M 447. 



179 



bâtiment marchand on pins d'une chan- 
dière, on antre appareil de enidne, de 
dimension ordinaire. 

9-e. Une quantité extraordinaire de 
riz, de farine du manioc du Brésil, ou 
de cassade, appelée communément „ fa- 
rina*, on de mais, ou de blé des Indes, 
on de toute autre provision de bouche 
quelconque, au-delà des besoins proba- 
bles de l'équipage; à moins que cette 
quantité de riz, de farina, de mais, de 
blé des Indes, ou de toute autre provi- 
sion de bouche, ne soit portée sur le 
manifeste, «comme faisant partie du 
chargement commercial du navire. 

10-e. Une quantité de nattes, en pièce 
ou en morceaux, plus considérable que 
ne l'exigent les b^oins de ce bâtiment 
marchand, à moins que ces nattes ne 
soient portées sur le manifeste, comme 
faisant partie de la cargaison. 

S'il est constaté qu'un on plusieurs 
des objets ci-dessus spécifiés se trouvent 
à bord, ou y ont été durant la traver- 
sée pendant laquelle le b&timent a été 
capturé, ce fiât sera considéré comme une 
preuve priwiâ fade que le bâtiment était 
employé à la Traite, en conséquence, il 
sera condamné et déclaré de bonne prise; 
à moins que le capitaine ou les arma- 
teurs ne fournissent des preuves claires et 
irrécusables, constatant à la satisfaction 
du tribunal, qu'au moment de son arresta- 
tion ou capture, le navire était employé 
à une entreprise licite et que ceux des 
différens objets ci -dessus dénommés, 
trouvés à bord lors de l'arrestation, ou 
qui auraient été placés à bord pendant 
la traversée qu'il faisait lorsqu'il a été 
capturé, étaient indispensables pour 
accomplir l'objet licite de son voyage. 



Xifl dSHnasa cero Toprosaro cy^ua; mjih 
jinniHiË soTon hih ;(pyroft ByxoHHuft 
cnapax^ oÔuKHOBeHnaro pasicipa. 

9. HeoÔiiBHOBeHHoe sojiHHecTBO pnca, 
MyiH BpadHJLCsaro Mamosa, Hjra npoca 
(cassade), oÔHBHOseHHO HasuBaeiiaro 
„$apHHa* HAE[ Manca, hjih psn Huxift- 

CKOft, YLME BCflBOft HHOft CliCTHOft OpO- 

BHsin, upesHmaDu^eft b^posteha no- 
TpeÔHOCTH dSHnasa, ecjH bto sojiHqe- 
CTBO pnca, ^apHHu, Manca h psn Hh- 

XiftCBOft, HJIH BCSKOft XPyrOft CliCTHOft 

npoBHsiH, HeÔyxerB nosasano b'l Kopa- 
ôejLHoft HaBJiaAHOft, saRi cocTasjiflion^ee 
qacTB Toprosaro rpysa cero cy^na. 

10. EoJibmee ^hcjo porosi hjh no- 

CTHIOBI, I^ilbHHXX HJH Vh SyCSaXl, 

HeseiH CKOJibBO HysHO ji,JkSL norpeÔHO- 
CTOft cero Toprosaro cyxna, ecjra cIh 
nocTHJBH He 6yxyTB nosasaHu vh bo- 
pa6eiLH0ft ESBiaxHOft, bsbi cocTaBJiflio- 
n^fl ^acTB rpysa. 

EseiH Ôy^eri AOBasano, hto oxhhi 
HJIH HicBOJBBO HSi BBnnenponHcaHHux'L 
upexHOTOBi Ha cyxHi, HaxoxATCfl hjh 
HaxoxHiHCB na ohomi bo speiiH nja- 
Banis, vb npo^o^seniH BOToparo cyxno 
ÔHjio saxepsaHO, to cie o6cTOflTejBCTBo 
ÔyxerL cjiysHTB nepsoio Ha^aJibHoio 
yiHBOH) (prima fade), hto cy^HO 6hjio 
ynoTpeÔjeno na Topr^ nerpaïui; bcjïx- 
CTBie ^ero oho Ôy^erB oeys^eno h 
o&bUBJieuo saBOHmofB npHSOMi, ecjra 
BanniaHi hjih BopaÔjexoaaeBa ne npex- 
CTasarB flCHux'B h HeocnopHMux'L ^ozsl- 
saTCJiBCTBi, yÔisxaion^HX'L y^OBjeTBO- 
pHTexBHO cyxeÔHoe MicTO, qTO bo spenii 
saxepsamH hjih ssATia, to cy^no ôlijio 
ynorpaÔiCHO j^xa sasoEHO xossojenHaro 
HdiaBaHifl, H qTo t^ hsi» BumenoHMeHo- 
BaHEuxi upeAMCTOBi, BOTopue na ohomt» 
611JIH HaftxeHu npH ero sa^ep^anin, hjih 



180 



Je l^. 



18411 



Article X. 

Il sera procédé immédiatement contre 
le bâtiment arrêté, ainsi qu'il est dit ci- 
dessns, son capitaine, son équipage et sa 
cargaison, par devant les tribunaux com- 
pétens du pays auquel il appartient, et 
ils seront jugés et adjugés suivant les 
formes établies et les lois en vigueur 
dans ce pays: et s'il résulte de la pro- 
cédure, que le dit bâtiment a été em- 
ployé à la Traite des nègres, ou équipé 
pour ce trafic, le navire, son équipe- 
ment et sa cargaison de marchandise 
seront confisqués; et il sera statué, sur 
le sort du capitaine, de l'équipage et 
de leurs complices, conformément aux 
lois d'après lesquelles ils auront été jugés. 



En cas de confiscation, le produit de 
la vente du sus-dit bâtiment sera dans 
l'espace de six mois, à compter de la 
date de la vente, mis à la disposition 
du gouvernement du pays auquel appar- 
tient le bâtiment qui a fait la prise, 
pour être employé conformément aux lois 
du pays. 

Article XL 

Si l'un des objets spécifiés dans Tar- 
ticle IX du présent traité est trouvé à 
bord d'un bâtiment marchand, ou s'il 
est constaté qu'il y a été durant la tra- 
versée pendant laquelle il a été capturé, 
nulle compensation des pertes, domma- 
ges ou dépenses résultant de l'arresta- 



BOTopiie norpyseHH v& OHoe bo spes 
njasaHÙi, n npoxojuBeme Koropai 
cyxHO saxna^eHO, 6iuh Heotfzoxn 

HySHH Bl XOCTRSemi) XOSBOieSHO 

niiE ero ompanjieHix. 

Ctatbx X. 

Kl npoHSBOxcTBy x^a o saxepzai 
HOirb cyxui, BaKi Binne cero CKasani 
ero sanHTaffi, BKmasi h rpysi 6] 
fifiTh npHCTjnieHO HeiieAieHHO bx sa^K 
sau^Exi cyxe^HHXi Mtciaxx Toro roc; 
xapcTBa, BoeMy OHoe npnaaxjejunn 
cyx'B H npiroBopH xoishh coBepmaTM 
no yqpesxeHHOMy xam nopiixBy b i 
cymecTByioii^HirB vh roi seiui saK 
Hairs; h ecJH no cyxonpoHSBOACTBy om 
scTca, vto xaKOBOe cyxHO tfiuo yn< 
Tpefiieno na lopra Herpai», Hjn 6m 
cnapaseno MM cero Topra, Torxa c 
cyxHO, cnapaxi h lOBapHiit rpysi onai 
ÔyxyTi BOH^HCBOBaHH; ci BanHTaHOi 
se, BKHiiaseifi h hxi coy^acTHaïai 
6yxerB nocTyiueHO no sasoBaiii, i 

BOHMl OHH 6h1H CyAHlfH. 

Bi cjy^a*! BOH^HCsaf^H, Biipynas 
npoxasy BinnepenenHaro cyxHa 6yxei 
;^0CTaBjieHa, vb npo^ojaLemi mecTH iri 
caufivhy CHHxafl co xhi npoxasH, toi 
npaBHTOJiBCTBy, soropoMy npHHaji(jiesn 
speftcepi, CAiiasmiË npHsi, x-ui coo( 
pasnaro ci saBOHaini Toft aeiUH ym 
TpeÔiemH. 

CTATBfl XL 
EseJIH XOTfl OAHHl HSl OpeAMOTOBI 

HC^HCjeHHuxi Bi IX CTaTB^ cepo Tpai 
TaTa, ÔyxerL Hafixem na ToproBOn 
cyxni, HJH eseJiR ÔyxerB xoKasano, ht 
TaROBOft npexMerb HazoxHicJL na ohom 
BO BpeMfl luaBamn, bi npoxojseniH k( 
Toparo cyxHO Ôuxo saxBa^eHo, to hhki 



1841 r. 



Jf U7. 



181 



tion de ce bâtiment, ne sera dans aa- 
cnn cas accordée, soit au capitaine, soit 
à l'armateor, soit à tonte antre personne 
intéressée dans l'annement on dans le 
chargement, alors même qn'nne sentence 
de condamnation n'aurait pas été pro- 
noncée contre le bâtiment, en suite de 
son arrestation. 



Abticli XII. 

Tontes les fois qu'un b&timent aura 
été arrêté conformément an présent traité, 
comme ayant été employé à la Traite 
des nègres ou équipé pour ce trafic, et 
qu'il aura été jugé et confisqué en con- 
séquence, le gonvemement du croiseur 
qui aura fidt la prise, ou le gouyeme- 
ment dont le tribunal aura condamné 
le bâtiment, pourra acheter le vaisseau 
condamné pour le service de sa marine 
militaire, an prix fixé par une personne 
capable, choisie à cet effet par le dit 
tribunal Le gouvernement dont le croi- 
seur aura fait la capture, aura un droit 
de préférence pour l'acquisition du bâ- 
timent. Mais si le vaisseau condamné 
n'a pas été acheté de la manière ci-des- 
sus indiquée, il sera totalement démoli, 
immédiatement après la sentence de 
confiscation et vendu par parties après 
avoir été démoli. 



Article XIII. 

Lorsque par la sentence du tribunal 
compétent, il aura été reconnu qu'un 
bâtiment de commerce arrêté en vertu 
du présent traité, ne s'est point livré à 



Boro BOSHarpasAenifl sa yÔiuH, yÔiiTRH 
HjiH pacxoxu, npoHcmeAmie otb saxep- 
sanifl TasoBaro cyxna, hh no;^!» sasHifL 

BHXOMl BHXftBaeMO HO 6^JifiVh HH KaUH- 

Tany, hh KopaÔjexosAHHy, nnse Basoiiy 
ApyroMy iHi^y, ynacTBOBasmeiiy bi cna- 
pBseniH cyxna hjth bi ero rpysi, x&se 
H Torxa, Rorxa Ou HHBasoro oÔBHHHTejL- 
Haro npnroBopa o tomi cyxBi BCjix- 
CTBie saxepsania onaro ne coctoaiocb. 

CTATba XII. 

KasAOft paai, sorxa cy;(flo Ôy^eii 
sa^epsano corjiacHO cl chmi TpasTa- 
TOMi, no npHHHHi ynorpeÔJieHifl onaro 
Ha TopPL nerpaMH, h^h no npo^Hni cna- 
pAsenia onaro ji^iR cero Topra, h Bor^a 
BCjr&ACTBie Toro lasoBoe cyxno Ôy^eii 
ocysxcHO H BOH^^HCKOBano, Torxa npa- 

BHTeXBCTBO TOFO Bpoftcepa, KOTOpuft Cxt- 

jcaji npHSi, HJH npaBHTeJTBCTBO Toro cy- 
AeÔHaro ir&CTa, soTopoe ocyxHJio cy^HO, 
ôyffiTb hmItb npaBO KynHTb ocys;^eH- 
Hoe cyAHO flAn ynoTpeÔJieHifl bi CBoem» 
BoennoifL ^Jiori, sa lasyio i^iny, RasaB 
6yxerB HaananeHa CB^xyu^HMi JiBi^eifL, 
HSÔpaHHUM'B f,ÂSi Toro noMBHyTUM'B cy- 
ffiÔEuwb MicTOMi». npasiiTejibCTBO speft- 
cepa, cxi^aBinaro opusi, ôyAei'L hmItl 
npeAno^THTejLHoe npaBO bi» noBynBÏ 
cy^na. Ho ecJiH oÔBHHeHHoe cyxHO ne 
ÔyxerB BynjieHO BumeosHaqeHHUMi o6pa- 
soMi, TO OHO 6y;^eTB coBepmeHHO pas- 
joMaHO HeMeAJeHHO nocjrb npHroBopa o 
BOH^^HCBai^iH, a no pasJiOMBi npo^ano 
no qacTBM'B. 

Ctatbb XIII. 

EorAa no npuroBopy naA-iesan^aro 
cy^eÔnaro MicTa ôy^eri npHdHano, ^to 
saxepsaHHoe no chjA cero xpaBiaTa 
ToproBoe cy;^H0 ne 6hjio ynoipefijieHO 



182 



Je ur. 



IMlr. 



la Traite des nègres, et n'a point été 
équipé pour ce trafic, il sera restitué à 
Tarmatear, on aux armateurs proprié- 
taires légitimes. Et si dans le- cours de 
la procédure il venait à être prouvé que 
le navire a été visité et arrêté illéga- 
lement on sans motif suffisant de sus- 
picion, ou que la visite et l'arrestation 
ont été accompagnées d'abus ou de vexa- 
tions, le commandant du croiseur, ou 
l'officier qui aura abordé le dit navire, 
ou celui à qui la conduite en aura été 
confiée, et sous l'autorité duquel, selon 
la nature du cas, l'abus ou la vexation 
aura eu lieu, sera passible de domma- 
ges et intérêts envers le capitaine et 
les propriétaires du bâtiment et de la 
cargaison. 



Ces dommages et intérêts pourront 
être prononcés par le tribunal devant 
lequel aura été instruite la procédure 
contre le navire arrêté, son capitaine, 
son équipage et sa cargaison ; et le gou- 
vernement du pays auquel appartiendra 
l'officier qui aura donné lieu à cette 
condamnation, devra payer le montant 
des dits dommages et intérêts dans le 
délai de six mois à partir de la date du 
jugement, lorsque ce jugement aura été 
rendu par un tribunal siégeant en Eu- 
rope; et dans le délai d'une année lors- 
que la procédure judiciaire aura eu lieu 
hors de TEurope. 

Article XIV. 

Lorsque dans la visite ou Tarresta- 
tion d'un bâtiment de commerce, opérée 
en vertu du présent traité, il aura été 
commis quelque abus ou vexation, et que 



Ha Toprb HerpaMH, h ne 6hjio cnapi- 
seno xJUi Toro Topra, vb tbxowb ciyiai 
OHO Ôyxen Boaspan^eno Bopa&iexosiiHy 
MH sopa6iexo8aeBan, sasoEHim ero 
Biax^^i^am. H emea fl npoxojfseme 
npoHSBOxcTBa x^a 6yxen xosasano, tro 
cyxHO 61110 oÔHCBâHO H saxepsftHO ne- 

SaKOHHO, MJH 6081 XOCTaTOHEETO UOBOfJk 

Kl noAOspi^Hiio, UH YTO o6hcki h sa* 
xepsaHie Ôiijra conpoBOsxaeicH sioyno- 
TpeÔJieHiaMH h npHricHemeii'B, n Taxon 
cjiyqai KOManxip'B xpeftcepa hjh 0^1- 
i^epi, aÔopxnpoBaBmift CBaaaHHoe eyxHO, 
un Ton, KOMy otbox^ osaro 6urh no- 
py^eni, h noxi iBHn HanancTBOin, 
CMorpa no oÔCTOiTexBCTBairL, nponcxo- 
Aun içasoBHii sioynorpetfjieHiii eu npx- 
rtcHCHia, ÔyxerB noBHHeHi cx^Lun bos- 
HarpasAonie sa yÔiiTxi h yii^ep6i xami- 
Tany h xosaeBaifB Toro cyxHa h ero 
rpysa. 

TasoBHe yôiirsH h yn^eptfi Moryn 
ÔHTb onpexi^eHU npHroBopom Toro cy- 
xeônaro MibcTa, bi xoTopoiCB Ôyxen 
npoHSBOXHTBca x^o saxepjKaHHOiTE 
cyxni, BKHnasi h rpysi^ onaro; h 
npaBHTexBCTBO TOPO rocyxapcTBay xoeifj 
npHHaxxexHrE o4»HAepi, noxaBmit no- 
BOX'B vh ceMy npiiroBopy, oÔasaHO sania- 
THTb cnoxHa sa TaxoBHe y6iiTBH ci 
npoi^eETanH bi npo^oisemn mecra xi- 
csufiwh co xHfl npnroBopa, ecra oHid 
cocToaicA Bi cyxe^HOiTL irtcri, Haxo- 
XAo^eMCfl wb EBponi, hjh se bi Te^emi 
roxa, ecjH cyxonpoHSBOxcTso 6hio sHi 
Esponu. 

Ctatbh XIV. 

Korxa npH oÔHCxi h ttaxopsanii Top- 
roBaro cyxna, npoHSBexeHHiix'L no eut 
cero TpaxTaxa, Ôyxyrb y^HHenii xaû 
ae6o sjioynoTpeÔiemx hjh npHTicHeHii, 



1841 r. 



Méà7. 



188 



le navire n'aura pas été livré à la juri- 
diction de sa nation, le capitaine devra 
fidre, 8008 serment, la déclaration des 
abos on vexations dont il aura à se 
plaindre, ainsi qne des dommages et in- 
térêts auxquels il prétendra, et cette 
déclaration devra être fidte par lui de- 
vant les autorités ccnnpétentes du pre- 
mier port de son pays où il arrivera, 
ou devant l'agent consulaire de sa na- 
tion, dans un port étranger, si le navire 
aborde en premier lieu dans un port 
étranger où il existe un tel agent. 



Cette déclaraticm devra être vérifiée 
au moyen de l'interrogatoire sous ser- 
ment, des hommes principaux de l'équi- 
page ou des passagers, qui auront été 
témoins de la visite ou de l'arrestation; 
et il sera dressé du tout un procès ver- 
bal dont deux expédition seront remises 
an capitaine, qui devra en faire parve- 
nir une à son gouvernement à l'appui 
de sa demande en dommages et intérêts. 

D est entendu, que si un cas de force 
majeure empêche le capitaine de fidre 
sa déclaration, celle-ci pourra être faite 
par le proprittaire du navire ou par 
tonte autre personne intéressée dans l'ar- 
mement ou dans le chargement du navire. 

Sur la transmission officielle d'une ex- 
pédition du procès-verbal ci-dessus men- 
tionné, le gouvernement du pays auquel 
appartiendra l'officier à qui des abus ou 
vexations seront imputés, fera immédia- 
tement procéder à une enquête; et si la 
validité de la plainte est reconnue, ce 
gouveniement fera payer au capitaine 
on an propriétaire, ou à toute autre 



UH aor^a to cyxHO ne Ôy^en nepe- 
xano cyxetfHOMy nicTy csoeft nai^iH, 
Torxa sanaTaHi ouaro otfflsaux y^HHHTi» 
noxi npucaroH) o6iABKy o sjcoynoTpe- 
ÔMemMTh H iipErbcHeHifl», na BOTopufl 
npuHOCHn zaio6y, pasHuicL otipasoni 
yÔHTBaxi H yn^epd, o Roexi ôy^erB 
noaasHBaTB, h Taxosafl ofiiAEsa AOJisHa 
6htb yuneua hmi opexi Haxjesan^HMH 
uacTiMH nepsaro nopra ero Hai^iu, vh 
BOTopyft OHi iipH6yxerB, hih nepex^ 
BOHcyiBCXEifL arcHTOirb ero Hai^in si 

EHOCTpaHHOlCL UOpT^, OCJIfl Cy^HO UpH- 

craserB cnepsa b% HHOCTpaHHnft noprL, 
rxi HaxoAHTca laROBHft areni-B. 

OÔiJiBia cifl AOJsna Ôeitl nposipena 
AonpocoMi nox'B np^CAroio ciapmHxi 
iDXeft BBHiiasa ejn naccasHpoFB, so- 
Topiie 6iuH CBHxiTejiaMH otiucsa h 
saxopsaniA; h ceicy xonpocy ÔyxerB 
cocraBJieHi nporosojrB h xsa dasen- 
ojupa ouaro Ôyxyrb Buxauii xanETany, 

BOTOpuft AOISOH'B AOCTaBHTB OJiflK'b HBl 

HExi CBoeMy npaBHTejBCTBy bi noA- 
Kpinieme npocBÔu CBoeft o Bosearpa- 
«xenin vb yÔuTsaxi h yn^epôi. 

Pasyn^TCfl, vto esejH bi» cjiyHai 
HenpeoAOJiHMaro npenflTCTsia sanHTaH'B 
ne MoserB cani cA^itaTB cboh) oÔiflSKy, 
TO TaaoBaJi MOserL ôeitb CAtJiaHa xo- 

SSHHOM'B CyXHa HJH BCASHMl KPyTEWh 

jLwnfiUT>, HMiioD^HM'B yqacxie b% cHapa- 
seniH HJiH rpysi cero cvAHa. 

IIo AOCTaBjemH oj^Hi^iaJkHoft Bonin 
CB BiimecKasaHHaro npoTOsojia, npaBii- 
TejBCTBO Toro rocy^apcTBa, BOTopoMy 
npHHaxjesnrB o^EJs,epb, oÔBunaeMuft 
B'b sJioynoTpeôjeHiiix'B iijih npHTicHe- 
uiAxi, sejETi HeMeAJenflo npncTyiiiiTb 
B'B cj^ACTBiio; H ec^H sajoôa nposnana 
ÔyxerB ocHOBaTeiBBOio, Torxa cie npa- 
BHTexBCTBO opHRascTB saojaTHTB Kanu- 



184 



XX 147. 



1841 r. 



personne intéressée d&ns l'armement on xany uh Bopa6iexo8flHHy ejh ncuoMy 
chargement du navire molesté, le mon- kpjtomlj Jni^y, y^acTByion^eify n ch&- 
tant des dommages et intérêts qui lui pasenin hjih wb rpysi nocrpaxaBinaro 
seront dûs. cy^^ea, sa Bci yÔHTsn h yn^eptfi, crojibko 

OHHxi npn^HTaTBCA Ôyxen. 



Abticlb XV. 

Les Hautes parties contractantes s'en- 
gagent à se communiquer réciproque- 
ment, sur une demande à cet effet et 
sans frais, copies des procédures inten- 
tées et des jugemens prononcés, relati- 
vement à des bàtimens visités ou arrê- 
tés en exécution des dispositions du pré- 
sent traité. 



Article XVI. 

Les Hautes parties contractantes con- 
viennent d'assurer la liberté immédiate 
de tous les esclaves qui seront trouvés 
à bord des bàtimens arrêtés et condam- 
nés en vertu des stipulations du présent 
traité. 

Article XVU. 

Les Hautes parties contractantes con- 
viennent d'inviter les Puissances mari- 
times de l'Europe qui n'ont pas encore 
conclu de traités pour l'abolition de la 
Traite des nègres, à accéder au présent 
traité. 

Article XVIII. 

Les actes ou instruments annexés au 
présent traité et qu'il est mutuellement 
convenu de considérer comme en faisant 
partie intégrante, sont les snivans: 

A. Formules des mandats d'autorisa- 
tion, et d'ordres pour guider les croiseurs 
chaque de nation, dans les visites et arres- 
tation à &ire en vertu du présent traité. 



Ctatla XV. 

Bucosia xoroBapHBann^iacA eropoEH 
o6a8yK)Tca BsaKMHO cooôn^an xpyn 
Apyry no rpeiSoBaHiio, Koropoe o Ton 
CA^iaHo 6yAerb, h 6e8i bchbhxi na to 
HSxepscB'B, Bonin ci nponsBOXHiuixi 
CJ^ACTBift H cocTOflBnraxcji npiroBopon 
OTHOCHTejbHO oÔucBaiiHux'L HJTO sa^cp- 
saHEuxi no chj^ nocTaHOBJieHift cero 
xpasTara cyxoBi. 

CTATba XVL 

BHcoBia xoroBapHBaDn^iiCA CTopoHii 
otiasyioTCA HeiieAieHHO oÔeane^HTL cbo- 

60AY BCixi HeBOJLHHBOBtL, BOTOpHe ÔJ- 

xyrB Haftxenu na cyxan, saxepjUH- 

EUTb H OÔBHHeHHIIX'B UO CHji HOCTa- 

HOBJtenift cero TpaBTara. 

Ctatbb XVIL 

BucoBia AoroBapHBaK>nÛ£CJ[ cropoHii 
nocTanoBEjra npnriacHTB B&k Mopcsii 
EBponeftCBii ^epsaBH, Boropiu ne sa- 
BiioujiH emfi TpaBraTOBi o yneTroxe- 
uin Topra nerpaiiH, npscTynHTL si cex y 
TpaBTary. 

CTATba xvm. 

EpuoscHEue Bi ceiiy TpasraTy aBm 

HIH AOByMCHTII, BOTOpHO BSâMMHO HO- 

cTaHOBJCHO npHseaBaTB sa Heoneiije- 
My» vacTB onaro, c^tb CJixyna^ie: 

A. ^opMH no.iHoifoiit H np^mcasii 
AJifl pysoBOACTBa BpeftcepoFL Basxoi 
nai^H npH npoHSBOACTBi oÔhcbobb i 
saxepsBHift no CHii cero TpasTaxa. 



1841 T. 



Je 447. 



185 



B. Instructions poar les croiseurs des 
forces naTales employés en vertn dn 
présent traité ponr la suppression de la 
Traite des nègres. 

Abticlb XIX. 



B. Hncipysi^iH RpeficepaM'B BoeEnuxi» 
Mopcsni CHJTL, ynoTpeÔiflemncB no 
CHJii cero TpaBiara j^âb opespan^eHifl 
Topra HerpaMH. 

GTATBfl XIX. 



Les présent traité, consistant en dix- Ilpexieaumift TpasTarb, cocToan^ifi 
neuf articles^ sera ratifié et les ratifi- hsi AesAinaAi^aTH ciaTeft, EiAeTb 6sTh 
cations en seront échangées à Londres, paTH^uKOBaH'B h paTH4>HKa^iH onaro 
à Texpiration de deux mois, à compter EiAjorh 6urh pasMineHii wb JIoH;^OHi no 
de ce jour, ou plus t6t si faire se peut. , HCTeneniH ^Byxi nicai^eB'B oti HHse- 

nHcairaaro qHCja hjih pauie, eseJiH 



En foi de quoi etc. 

Fait àliondres, le 8 (20) décembre 1841. 

(L. S.) Brunnow. 
(L. S.) KoUer. 
(L.S.) Ste. Aulaire. 
(L. S.) Aberdeen. 
(L.S.) Schleioitz. 



B03M0SH0. 

Bi y;^0CT0BipeHie h t. x* 
Sa&iiOHeHi vh AoEjifiwb 8 (20) j^e- 
saÔpA 1841 roxa. 

(M. U.) BpyHOBi. 
(M. n.) Rojcjapi. 
(M. U.) CeHTi-Ojepi. 
(M. n.) A6epAHHi. 
(M. n.) lUjieftHHU'B. 



Annexe A. UpuÂOOKeHie nodz jmm. A. 

Au traité entre la Russie, l'Autriche, ; Ex ipasTaiy iiesxy Poccieio, As- 
la France, la Grande-Bretagne et la CTpieio, ^pam^ieio, BejiHRo6pHTaHieH) h 
Prusse pour la suppression de la Traite Ilpyccieio o yEH^TOseniH Topra a^^pn- 
des nègres d'Afrique, signé à Londres. BaHCBHMH HerpaMH, saxJioqeHHOiiy bi 
le 8 (20) décembre 1841. .IohxohI 8 (20) xeRaÔpfl 1841 ro^a. 



I-^e Formule: 
Mandats, en yertu desquels un croi- 



fPopÀM I. 
IIojiHOMOqifl, wh CHjy bouxi Rpeftcepi» 



seur d'une des Hautes parties contrac- oxHoft hsi» Bucorhx'l AoroBapHBaioii^uxcfl 
tantes pourra visiter et arrêter un na- CToponi moscti oôucsaTk h sa^epsaTL 
vire de commerce appartenant à une . cyAHo ToproBoe, npHHaA>ie«aii^ee Apyroff 
antre des Hautes parties contractantes, ! hst» Bucorhx'l ;^oroBapHBaK)ii;iixcii cto- 
ou naviguant sous son pavillon, et soup- poni hjih njaBaion^ee no;^!» (|)jiaroM'i> 
çonné de se livrer à la Traite des nègres, ' onoft h noAOsplBaeMoe bi npouaBOACTB^ 
on d'être équipé pour ce trafic. Topra nerpann, hjih bi tout», ?to oho 

CHapHseno ;^Jifl TaBOBaro Topra. 



186 



Xéêff. 



1841 r. 



Le traité conclu entre la Roffiie, 
rAutriche,* la France, la Grande-Bre- 
tagne et la Prusse, signé à Londres, le 
8 (20) décembre 1841, pour la sup- 
pression totale de la Traite des nègres 
d^Afrique, ayant stipulé que des croi- 
seurs appartenant à Tune on l'antre des 
dites Puissances seraient autorisés à 
visiter et à arrêter dans l'étendue de 
limites déterminées, les navires de com- 
merce des Hautes parties contractantes 
se livrant à la Traite des nègres, ou 
soupçonnés d'être équipés pour ce trafic, 

et le gouvernement ayant jugé con- 

veuable d'employer à ce service le bâ- 
timent que vous commandez, et de vous 
munir d'Instructions spéciales pour vous 
servir de règles dans le dit service: Vous 
êtes, en vertu de ces Instructions et du 
présent mandat, autorisé à visiter dans 
les limites indiquées dans l'article II 
du dit traité, les navires de commerce 

sous pavillon soupçonnés de se livrer 

à la Traite des nègres, et à agir à l'é- 
gard des navires qui se seront livrés à 
la Traite des nègres, ou qui seront soup- 
çonnés d'être équipé pour ce trafic, se- 
lon qu'il est prescrit dans le dit traité, 
et dans les Instructions qui y sont an- 
nexées. 



Donné à 



le 



Au commandant de 

Il-mt Formule. 

Ordres pour guider le commandant 
d'un croiseur d'une des Hautes parties 



TaB% EWB Tpanaion, saxiio^eH- 
mm iiesxy Poccien, Ancrpie», ^pau- 
VJL&Dj BernoÔpHTame» h Hpycciei), 
noxnncaHHim n Aoem/obA 8 (20) fifi- 
satipa 1841 roxa, amr coBepmeHnaro 
yn^Tosenia Topra a^psKancKEMM ne- 
rpau, nocTanoueno, no spetcepn, 
^p■HaJ(Ieauu^ie loft kih xPTi^l^ ^^ 
CHXi ^epsan, 6yxyn bx npasi oôn- 
cBHBan ■ saxepsHBaTL na npocrpan- 
CTBi onpexiieHHHZi^ rpamn^ ToproiuM 
cyxa Bhcoux'b xoroBapnBann^Hxca cto- 
poHx, nponsBoxaupa Topn Herpan hii 
noxospiiiaeMHi fl Tom, ito dn cyxii 
cnapasemi au TasoBaro Topra, ■ rasi 

aasi npa- 

BHTejnCTBO npHSHaio sa nysHoe yno- 
TpeÔHTB na cie spetcepcrao, cocroiniiee 
uojnh na^aiLCTBom Banumi» cyxno h ceèô- 
MfiTh aaci x^i pyaoBOXCTBa namero oco- 
ôeHHHMH EHCTpysipiiia no cBasaimoMy 
HasHaHemi); to no ceA chx!& hhctpji- 
i^ift H cero noinoiio^ii, bh HMiere npaao 
o6iiCBKBaTb wb npex&nur&, osHaieHmxi 
BO H craTBi noxasyraro Tpakiata, Top- 
roBiia cyxa noxi ^- 

roirb, noAOspiBaeiaie bx nponsBOxcrri 
Topra Herpan, h nocrynHTL C!& cjfjua, 
BOTopua 6yxyn saHmiaTLCJi cmwh lop- 
roMi Hjra KOTopHi Ôyxyro^ noxospisacioi 
Bi TOMi, no OHH cnapaseHH xjli to^ 
Topra, Tasi aasi o toux nocTanoBieHO 
wh CKasaBHOifL TpasTart h npHiosei- 
Huxi Kl OHOMy mcTpyBi^axi. 

^ano Bi 

ÂHa 



BOManxHpy 



0qpMa IL 



HpexnHcama x^a pysoBOxcTBa KOian- 
AHpa apeftcepa oxnoft hsi Bhcokhx'b xo- 



1841 r. 



X 4âr. 



187 



contractantes en ce qni regarde la visite 
et l'arrestation d'nn navire de commerce 
appartenant à une antre des Hantes 
parties contractantes on naviguant sous 
son pavillon. 



roBapHBann^HXca CToponx othochtcaho 
oÔHcxa H saxopasanifl Toprosaix) cyxna, 
npHHajiiesan^aro xpyroft m Bhcobhxi 
AoroBapHBann^Hxca croposB Hjra nja- 
BannuiFO nox'B ^arom onoft. 



Le traité conclu entre la Russie, 
rAutriche, la France, la Grande-Bretagne 
et la Prusse, signé à Londres, le 8 (20) 
décembre 1841, pour la suppression to- 
tale de la Traite des nègres d'Afrique: 
ayant stipulé que des croiseurs appar- 
tenant à l'une ou l'autre des dites Puis- 
sances seront autorisés par les Instruc- 
tions spéciales y mentionnées, à visiter 
et à arrêter dans l'étendue de limites 
fixes, les navires de commerce des au- 
tres Parties contractantes se livrant à 
la Traite des n^es, ou soupçonnés d'être 
équipés pour ce trafic: et le gouverne- 
ment ayant jugéconvenable d'employer 

à ce service le bâtiment que vous com- 
mandez et de vous munir des dites In- 
structions spéciales, nous vous envoyons 
ci-joint copie du dit traité du 3 (15) 
décembre 1841 et des Instructions y 
annexées, ci-dessus mentionnées, consé- 
quement, et en vertu du présent ordre 
et du mandat ci-joint du gouvernement 

de vous êtes autorisé à visiter dans 

les limites indiquées dans l'article II du 
dit traité, les navires de commerce na- 
viguant sous pavillon soupçonnés de 

se livrer à la Traite des nègres, et à 
agir à l'égard de ceux de ces navires 
qui se seront livrés à cette traite, on 
qui seront soupçonnés d'être équipés 
pour ce trafic, ainsi qu'il est indiqué 
dans le dit traité, le dit mandat et les 
dites Instructions, et nous vous char- 
geons et requérons de vous conformer 
très-strictement à toutes les dispositions 



Tan sasi TpasTaToiii, saano^eH- 
HiufB Mesxy Poccien, ÀBCxpieio, $paH- 
i^ieH), BejHKo6pHTaHieH) h Ilpyccieio, 
noAiiHcaHHinri» bi JIoHxoHi 8 (20) x^ 
saôpfl 1841 roxa, au coBepmeuHaro 
npoRpan^emA Topra a^pHKancBHMH ne- 
rpaMH, nocTaHOBjeno, hto speftcepH, 
npHHaxJiesan^ie Toft rjh xpyroft hsi 
CExi ^epsasi, Ôyxyr'L ynojHOMO^eHu 

OCOÔeHHHXH HHCTpyU^iflMH, yUOMflHy- 
TUMH Bl TOWh TpaSTart, OÔHCBHBaTB H 

saxepsHBaTB ua npocTpancTB^ oupe^i- 
jOEHUxi rpaHHi^'B ToproBHfl cyxa xpy- 

TETh AOrOBapHBaiOII^HXCfl CTOpOEl, saHH- 

Maion^iflCfl ToproMT» uerpaiiH ejhl no- 
AOspÏBaeioifl Bi TOMi, ^To ciu cyxa 
CHapaseHH A^fl TaxoBaro Topra: h lasi 
saxi» .... npaBHTexBCTBO npH- 
SH&io sa HysHoe ynoTpeôUTB na cie 
xpeftcepcTBO, no cxasaBHOMy HasHa^eniio, 
cyxHO, KOHMi Bii HaiaxBCTByeTe, h CHa6- 

ABTB BaCl BinneCBasaHHHMH OCOtfeHHUIfH 

HHCTpyK^iaMH, TO MH npenpoBOSA&eifB 
Kl Bam npn cen soniu ci noMAny- 
Taro TpaxTaTa, sasuo^enHaro 8 (20) xe- 
saôpfl 1841 roxa, h cl HHCTpyxi^ift si 
OHOMy npHJioseHHKix'B; hcxbffiTBie ^ero, 
no CHJii cero npexnHcaHia h npnjio- 
seHHaro Sfjbch HOiEOMO^ia . 

npaBHTejbCTBa, bu ynojHOMO- 
qeHu oÔucBHBaTb bi npeA^Jaxi, osna- 
HeHEUXi Bo II CTaTbi noMjiHyTaro rpas- 
TaTa, ToproBUfl cyxa, njaBaion^ifl noAi 

^jLSiVowh, no- 

AOsp^BacMUfl Bi> npoHSBOACTBl Topra 
HerpaMH, h nocTynaTb ci rbun hsi chxi 



188 M éB. 1841 



f^ ifipilitiiM j twàtSÊÊÊ/Bk, afSHl nii vfjfm^ nvofHi tfyxfn npoisBopr 
d'exercer raolfliTté dMl fm êtflt ÎBfvti, cet npn mn tfyxTn noxospfaaei 
de 1a ■ftoière la pin dmce cl aYcr n i«r^ «o om cnpaseHH xu tac 
tous les égards qpe se doiiCBt te aa- mio lapn, Taxa Bun o Toira aa noa 
tioDS alliëes et ans: et de l es pùu afiova TpaBark, nmuayrom non 
cordialenent afcc ks mMiaïadtas de »mx a novaiiyTiixa aacrpyaipj] 
toot bâtiment de gaerre — eaifloTé oaaaaeao, a mb nopyiaeva aaai h oi 
aa même serrke. saca Tpe6jan eo<(ii>xan ai tovioci 

aei saanoiaaN^iaca aa aaxa nocTSH* 
aiana a paenopaseaiay crapaacB iq 
Tosa ynotpefiuTa astpenayi) sai 
aiacia caHma apononra oôpasoaa 
ro ace«> ^nanTenHOcn», aaaosy 
coBtaiia H xPTsecraeHHiu iiesxy c< 
tfom aaïqa oaasaaan xpyra xpjry o& 
saHH; paaaiDn oi^pasoira acapeaBO o 
jUcTBOBaTa aaaaBXBpaira aeaaaro xp] 
rara aoeaaaro cy^aa . 
yaoïpefijeaBaro aa Taaoaoe se apel 
oepcrao» 

Donné à ^aao aa . . . 
le xaa 
Au commandant de aoaaaxapy 

Les présentes formates de mandats et Ilpexiexan^ia ^paii nojraoMOvi 
d'ordres seront annexées an Traité signé ' npexnacaHift 6y;(yYa npaaoxeHH aarpai 
aujourd'hui entre la Russie, rAntriche, rarj, saaoDieHHoay eero xaa aexx 
la France, la Grande Bretagne et la , Poccie», Aaerpieio, ^panipem, Benxo 
Prusse, pour la suppression de la Traite \ tiparaHien a npyccie» XJUi npeapaqe 
des nègres d'Afrique et seront considé- 1 ma ropra a^paaaHcaHMH Herpaai i 
rées comme faisant partie intégrante de fiyxyn noviTaeiai sa HeoTaeaieayi 
de ce traité. nacTB caaaro rpaaraTa. 

En foi de quoi etc. Bo yaipeme nero a t. x- 

Fait àLondres, le 8(20)décembre 1841. 3aaiK>ieH0 n JoHxoai 8 (20) xe 

aa6pa 1841 roxa. 

(L. S.) Bruunow. (M. II.) BpyHOBi. 

(L. S.) Koller. (M. II.) Kojuepi. 

(L. 8.) Ste. Aulaire. (M. II.) CeHTB-Ojepi. 

(L. S.) Aberdeen. (M. II.) AÔepxsHa. 

(L. S.) Schleinitz. (M. II.) IIIjeftHHi^i». 



1841 r. 



X éâT. 



189 



AtMêexe B. 

An traité entre la Russie, rAutriche, 
la France, la Grande Bretagne et la 
Pmsse, poor la suppression de la Traite 
des» nègres d'Afriqne, signé à Londres, 
le 8 (20) décembre 1841. 



InstrueUans pour les croiseurs. 

1-e. Tontes les fois qn'nn navire de 
commerce appartenant à l'une des Hau- 
tes parties contractantes, ou naviguant 
sous son pavillon, sera visité par un 
croiseur de Tune des autres Hautes par- 
ties contractantes, l'of&cier commandant 
le croiseur, avant de procéder à la vi- 
site^ exhibera au capitaine de ce navire 
les ordres spéciaux qui lui confèrent le 
droit exceptionnel de le visiter; et il 
remettra au dit capitaine un certificat, 
signé de lui, indiquant son rang dans 
la marine militaire de son pays, ainsi 
que le nom du bâtiment qu'il commande 
et attestant que le seul but de sa visite 
est de s*assurer si le navire se livre à 
la Traite des nègres, ou s*il est équipé 
poor ce trafic, ou s'il a été employé à 
cette Traite durant la traversée pen- 
dant laquelle il à été rencontré par le 
dit croiseur. Lorsque la visite est faite 
par un officier du croiseur autre que 
celui qui le commande, cet officier devra 
avoir le grade de lieutenant, dans la 
marine militaire, ou au moins être ac- 
tuellement le second en rang à bord du 
navire qui fait la visite; dans ce cas, 
le dit officier exhibera au capitaine du 
navire marchand une copie des ordres 
spéciaux dont il est fait mention ci- 
dessus, signée par le commandant du 
croiseur, et remettre en outre une dé- 



HpuMotcenie nodi Aum. B. 

Kl TpaxTaTy nesxy Poccieio, Ab- 
crpien, ^pam^ien, BeiuROÔpHTaHieio h 
Ilpyccieio, o ynEHroseniH Topra a(i>pH- 
xaHCBDiH nerpaMH, noAnHcanHOMy bi 
JIoHAoni 8 (20) xeKaÔpa 1841 ro^a. 



Hncmpymiu ftpei^epaMh. 

1. KasAuft pasi, Rorxa ToproBoe 
cyxHO, npHHax^esau^ee oxHoft hsi Bu- 

COBUXl XOrOBapHBaiOn^HXCfl CTOpOH'B, HJIH 

njiaBax)n^ee noxi ex ^jaroirs, ÔyxerB 
oÔHCXHBaeno RpeftcepoicB oxHoft hbi 
Bhcokhxi^ AoroBapHBaioii^Hxcfl CTopoui, 
Torxa o4»H]^epx, HanajiBCTByioii^lft speft- 
cepoMi, npesxe nesejE npucTynHTB wh 
otfHcay, AOJnLBH'B upexiABUTB sanETany 
cero ToproBaro cyxna ocoÔenHiifl nose- 
AmsLf KOTopufl AaiorL eiiy ucbjio^h- 
TeAHoe npaso otiHCsa, h Bpy^uTB Toicy 
sauHTaHy sa cbohmi noAnHcameiii cbh- 
xi^TencTBO CBoem ^unt vh BoeHHOiTB 
^lori rocyxapcTsa ero, a Taxse o uasBa- 
niu HaïaiBCTByeMaro hmi cy^ua, o^xaba 
npH TOMi, HTO exHHCTBeHHafl i^iiB ero 

OÔHCXa COCTCHTl Vh TOMl, 9T06lI y;(0- 

CTOB^pHTBCfl, ne saHHMaercfl-JiH to cy;^HO 
ToproMi HerpaMH, hjh ne CHapflseHO-JiH 
OHO ;^Jifl cero Topra hjih ne Ôhjio-jb yno- 
Tpe6ieH0 Ha TaBOBuft Toprb bo speMA nja- 
sanifl, vh npoxojiseHie xoToparo BCTpi- 
qeno csaaaHHinrb RpeftcepoMi. Esejii 

OfinCKl UpOHSBOAHirb Ôy^CTl He CaMHM'L 

HavaJBHHKOM'B speftcepa, a xpyrHM'L cb 
onaro oj^ii^epoM'B, to ceiiy o<j[>ifi^epy 

AOJISHO ÔKITB Bl 9HFb JCefiTCHaETa BOeH- 

naro (i>J0Ta, hir no Rpaâneft Mipi co- 
CTOflTB Torxa BTopimi no HHHy ea xpeft- 
cepi, npoHSBOAan^eMi oÔucri; wh ceux 
cjynai TaxoBHft o^Hi^epx, npexiHBHT'B 



190 



Méa. 



Wlu 



cUnUioû signée par taMièBe iadiqaant 
le rang qo'il oeeape dans la marine 
militaire de son pays, le nom da com- 
mandant soos les ordres doqnel il agit, 
le nom dn croiseur anqœl il appartient, 
et le bat de la yisite, ainsi qu'il est dit 
ci-dessos. 



aannianj fopfonaro cjxia raiD ci 



Si cette visite constate qœ les pa- 
piers de bord du navire sont en règle 
et ses opérations licites, Tofficier inscrira 
sur le journal de bord, que la visite a 
eu lieu en vertu des ordres spéciaux 
dont il est fait mention ci-dessus: et 
lorsque ces formalités auront été accom- 
plies, le navire sera libre de continuer sa 
route. 

2-e. Si, d'après le résultat de la vi- 
site, l'officier commandant le croiseur 
juge qu'il y a motifs suffisans de sup- 
poser que le navire se livre à la Traite 
des nègres, ou qu'il a été équipé pour 
ce trafic, ou qu'il s'était livré à ce tra- 
fic durant la traversée pendant laquelle 
il a été recoDtré par le croiseur, et s'il 
se décide, en conséquence, à l'arrêter, 
et à le faire soumettre au jugement de 
l'autorité compétente, il fera dresser 
sur le champ, par duplicata, l'inventaire 
de tous les papiers trouvés à bord, et 
signera cet inventaire en double, ajou- 
tant à son nom, son rang dans la ma- 
rine militaire, ainsi que le nom du bâ- 
timent qu'il commande. 

Il dressera et signera de la même 
mani(>re, par duplicata, un procès-ver- 
bal constatant l'époque et le lieu de 
l'arrestation, le nom du navire, celui de 



' eami, sa noxnneu) lOHaaxTDn^roKpefi- 

i eepcnn, ■ xi^cn caeprb Toro n CBom 

jnoxmcaaieMi ofisnjeme, nioropon 

I ]R»aiaBO 6yxeni n laion on «Hi 

ejyxm n loeHHOMi fpssfA rocyx^p- 

CTBa erOy a lasse xMa lammsa, 

noj^i saïaAcnoirB soroparo on fA- 

cnyen, nname speio^a, n koto- 

poHy on npnHaxiesMn h qiiB o6neu, 

TaB% lan BHme ciaaaHO. 

EseiM no oeMorpy oiaserei , îto 
■et xoKyHeHTH sa syneiecion cyx^i 
n naj|ie»aïï^eM% nopixai, ■ xUcnii 
ero saxosHB, to o^^epi sammenn 
sypnaji Toproaaro eyxHa, no otfucn 
6im np(n8iiexcHi^ no ocotfeHHHn smoe- 
ynoifanymm npexnHcaniairb, i lorxi 
Bce cie ff^jffn ncnojraeHo, TorxacyxHO 
6yxen cboÔoxhç npoxanuiTB nyn csoi. 

2. Esen nocji otiHCsa nanaïusn 
apeftcepa ôyxen^ Toro MHÏHii, iro ecn 
XOcraTOHHiui npH^HHu si npexnoioae- 
Hin, 9T0 cyxHO aamnaerca Topro» 
HerpavR, mh 6hjio cnapaseno jm ^^ 
Topra un npoHsaoxHJio cet Topri bo 
BpeMa njaBania, n npoxojuBeme loro- 
paro Bcrpi^eno spelcepom; a ^mksl 
Bc^ACTBie cero ohi pinmrca SM^p- 
saTB TO cyxHO ■ noxneprayTB once w- 
jesau^eicy cyxy, to HeiiexJteHHo aeim 
cocrasHTB BABOftni onncB Bcftm (ym- 
raifL, HaftxeHHim na Topronom cyxrt) 
H HOXUHmen ci» onncB ^^BOtni, npi* 
coBoayna ai HMenn cnoeiiy, «m cboI 
BtL BoeHHOirb 4^0TÏ, H HasEame naian- 
CTByenaro mrs cyxna. 

TaKHifL se oôpasom ohi B^Boiri 

COCTaBHTB H nOAUHmeTT» npOTOKOJl BU 

oÔxjiBJieHie o apeMenn h MicTi, rxi 
ocTanoBieno cyxno, o HasBamB osaro, 



son capitaine et cenx des hommes de 
son équipage, ainsi qne le nombre et 
l'état des esclaves trouvés k bord. 

Ce procès-verbal devra en entre con- 
tenir une description eiacte de l'état 
do navire et de sa cargaison. 

S-e. Le commandant da croiseur con- 
duira ou eDverra sans délai le navire 
arrêté, ainsi que son capitaine, son équi- 
page, ses passagers, sa cargaison et les 
esclaves trouvés à son bord, 6. l'un des 
ports ci-après spécifiés, pour qu'il soit 
procédé à leur égard, conformément aux 
lois du pays dont le navire porte le pa- 
villon; et il en fera la remise aux au- 
torités compétentes ou aux personnes 
qui auront été spécialement préposées 
& cet effet par le gouvernement à qui 
appartieudra le dit port. 



4-e. Nul individu ue devra être dis- 
trait du bord du navire arrêté; et il ne 
sera enlevé non plus aucune partie de 
sa cargaison, ou des esclaves trouvés à 
son bord, jusqu'à ce que le dit navire 
ait été remis aux autorités de sa pro- 
pre nation; excepté dans le cas où la 
translation de la totalité ou d'une partie 
de l'équipage, ou des esclaves trouvés 
à bord, serait jugée nécessaire, soit pour 
conserver leur vie, ou par toute autre 
considération d'humanité, soit pour la 
sûreté de ceux qui seront chargés de 
la conduite du navire après son arres- 
tation. Dans un tel cas, le commandant 
du croiseur on l'of^cier chargé de la 
conduite du bâtiment arrêté, dressera 
de la dite translation un procéa-ver- 
bal, dans lequel il en énoncera les mo- 
tifs; et les capitaines, matelots, passa- 



1*7. 191 

HueBaxi KanHTaBa h Bcixi jH).iefi 
SKHQaKa, a Tasse o ^bcj^ hcocto^hIh 
Bclix-E BaBseHBUXi na cy^Hi Beaojb- 

HHEOBl. 

B-h lou-h xe npoTOKO.rii jiojixbo sa- 
E.3K)qaTi.ca CBepxt Torn TO^Boe onacanie 
cocToaaia fy,ïHa h ero rpysa, 

3. HaHaJitHHKi. Kpeflcepa npoBojBii 
HJiH OTom.ierb Heiie;ijeBHo sa^epsaBHoe 
cyjHO, BuicT'i cil EaunT&HOHi oaaro, 
CB aKiinaKeut, cl naccasHpauH, co 

BClËHl rpySOMI. H BCiHB HaR;t6BHllMH 

na nev-h HeBCibunEaMU B'l o.iuh'l «st. 
nopTOBi, KOTopue HHœe cero osHaiesu, 
^^o6h^ Taux 6uso nocTynjeuo c-l hbub 
cofJiacBO c-h saBOHaHii Toro rocyA&pcTBa. 
no Ail ijuaroMï KOroparo njiasaeTi to 
cyjHo; H c^acTi Bce to Ha^JieîKaiitiiMT. 

B.taCTflMli HJIH T'ÈM'b JIBUaUT,, BOB OCO- 

i5eHR0 juia cero Gy^yTi Hassaienu mi, 

UpaBHTeJITiCTSa, ROTOpOHy UpHHa.ïJeXBT'b 
TOT'B nopTt. 

4. Hb o^HOro ^L'joBiaa ne jojikbo 
CHHuaTb cb sa^epsaBBaro cy,!iBa, if n«- 
KaKolt qarTB bst. rpysa hjr as-h iiicia 
HaBjueBBuxT, aa TOMt cyant nesojtHB- 
KOBT,, ne nosBOJfleica CBoaaTt ci onaro, 
noaa oao ne dyACTi nepeiaBO BjacxaMT. 

TOfi Hai(iH, BOTOpOlt OBO npHHaA.ieSBTli, 

ECEJiioiafl TaEÎe toji.bo c^yiaii, KOPAa Ou 
□epeuiuteuie Bcero u-ih lacTit osHnaxa 

HJIB HaliAeBHUX'L H» TOU'B CyAHÎ HeBO.lB- 
BBEOB'L, ÛUJO npBltliaBO HyXflUUl, AJS 

cospaaeBifl xhsbh rxi, bjib BOol>n[e no 
lyscTBy qejoB'bEOjioôiB hjb xe a-^'I 
! ôesonacHOCTH t4xi, KOMy nopyieno 6y- 
jeTT. ynpaBJJiTt njaBaniesn. cyxHa no 
aa^epataHiB onaro. I!o bcbeomi raKOMi. 
Cîyiab, BaïajtBBEi. Kpeftcepa hjh tott. 
oiî)Hiiep'b, KOTopoMy nopyseHO Oyseri 
ynpaBJieHie sa^epsaueuMi cyABOHi, X"Ji- 
xeu'L cocxasMTb npoTOBOJii, bi EoiopOMb 



192 



M 447. 



1841 r. 



gers ou esclaveSy ainsi transbordés, se- 
ront conduits dans le même port que 
le navire et sa cargaison ; et leur récep- 
tion aura lieu de la même manière que 
celle du navire, conformément aux dis- 
positions ci-après énoncées. 



Il est entendu qu'aucune des stipula- 
tions du paragraphe ci-dessus ne sera 
applicable aux esclaves trouvés & bord 
de navires russes, autrichiens ou prus- 
siens, il sera disposé de ces esclaves 
conformément aux dispositions contenues 
dans les paragraphes suivans. 



5-e. Tous les navires russes qui se- 
ront arrêtés aux stations d'Afrique ou 
d'Amérique par les croiseurs des autres 
Parties contractantes, seront conduits et 
remis à la juridiction russe à Gronstadt 
ou à Reval, selon que la saison permettra 
au navire d'atteindre l'un ou l'autre de 
ces ports. 

Mais si des esclaves sont trouvés & 
bord d'un tel navire russe au moment 
de son arrestation, le navire sera envoyé 
d'abord pour déposer les esclaves dans 
le port où il aurait été conduit pour 
être jugé s'il avait navigué sous pavil- 
lon français ou anglais; le navire sera 
ensuite envoyé et remis à la juridiction 
russe à Gronstadt ou à Reval, ainsi qu'il 
a été stipulé ci-dessus. 

Tous les navires autrichiens qui se- 
ront arrêtés aux stations d'Amérique ou 
d'Afrique par les croiseurs des autres 
Parties contractantes, seront conduits 



djAJTb Hsiosemi opH^HEH, nofiyxHBinii 
SX TasoBOMy nepeirtn^emio ; a BanvraHi, 
MaTpocH, naccasHpu eme HencAEnH. 
TasHifB otfpasoiTL nepeiri^mieHHHe, 6y- 
Ayn OTBeAeHH vb Ton se noprb, syxa 
OTne^eno ^y^en h cyxno cl rpysom, i 
TaifB Ôyxyn npHHATii TaKinrB se o6pa- 
80111, saK'B cyxHO, coriacHO ci Hsiosea- 
HUMH HHse cero pacnopflsemflMH. 

PasynieTCii, hto hh oxho hsi nocra- 
HOBjenift, coxepsan^HXCii ni BnmenH- 
caHHOiTL naparpajA, ne Mosen 6ïm 
upEMineHO rb HeBOJLHHRamb, Haft^eH- 
HHicB Ha cy^axx pyccsHX'B, aBCTpiftcsHxi 
HJiH npyccBHXi; ci chmh HeBOJn>HBxa][i 
AOJSHO 6jjffiTb nocrynaTL cooÔpasHo Ch 
npaBHjaicH, saBjnoHaion^HMHCii fl cjii- 
Ayion^nxi naparpa^Mixi. 

5. Bci pyccBifl cy^a, soropiifl 6yxyr& 
saxepsanu na BpeftcepcTBaxi a4>pHBaB- 
CBExi HJiH aicepHBaHCBHX'B, BpeftcepaMH 
Apyruxi xoroBapHBaioniiBxcA cropoHi, 
ôyxyrB OTBOXHMU H nepe^anaeiiH poc- 

CiftCBHlCB BJaCTfllfB Bl KpOHmTaXT^ HIH 

PcBeji, cMOTpfl no Tony, xasi Bpeiu 
ro^a nosBOJHn cyxny boëth bi totb 

HJH XpyrOft H3l CHXl nOpTOBl. 

Ho ecjH Ha TasoMi pyccsoifB cyxni 
Bo BpeMfl saxepaaaHia Haftxenn Ôyxyn 
HeBOJBHHBH, TO cyxHO 6yxen oiBexeso 
cnepBa p^JLa. BucaxBH HeBOJLHHSOBi rs 

TOTB nOprB, Bl KOTOput OHO 6ujio 6u 

oTBcxeno x'fl upexania cyxy, ecjn 6ii 
njiaBajio noxi ^^pam^scBmi hjh anrjit- 
CBEMi 4>-iftroM'b: a nocjii to cyxHO 6j- 
xeri OTOciano h nepexano pocciftCKHiTB 
BJiacTAifB Bi EpoHmraxTi exe Peseji, 
BaBi B£ime nocTaHOBjeno. 

Bci aBCTpiftCBifl ToproBHfl cyxa, boto- 
pHA Ôyxyii saxepsaHH na aMepHBan- 
cBBxi HJTH a^^pHRancBExi KpeftcepcTBai'B 
BpeftcepaMH xpyrexi xorosapHBaion^HXCâ 



1841 r. J^ 

et remis à ta juridiction autrichienue 
& Trieste. 

Mais si des esclaves sont trouvés & bord 
d'un tel navire autrichien au moment de 
son arrestation, le navire sera envoyé 
d'abord pour déposer les esclaves dans 
le port où il aurait été conduit pour 
£tre jugé, s'il avait navigué sous pa- 
villon français ou anglais; le navire sera 
ensuite envoyé t:t remis à la juridiction 
autrichienne à Trieste, ainsi ((u'tl a été 
stipulé ci-dessus. 

Tous les navires français qui seront 
arrêtés sur la côte occidentale d'Afrique 
par les croiseurs des autres Parties con- 
tractantes, seront conduits et remis <i 
la juridiction française & Corée. 

Tous les navires français qui seront 
arrêtés sur la côte orientale d'Afrique 
par les croiseurs des autres Parties con- 
tractantes, seront conduits et remis k 
la juridiction française à l'Ile de Bourbon. 

Tous les navires français qui seront 
arrêtés sur la côte d'Amérique, au sud 
du 10-me degré de latitude septentrio- 
nale par les croiseurs des autres Parties 
contractantes, seront conduits et remis: 
à la juridiction française à Cayenne. 

Tous les navires français qui seront 
arrCtés ou dans les Indes occidentales, 
ou sur la côte d'Amérique au nord du i 
lO-me degré de latitude septentrionale, 
par les croiseurs des autres Parties con- 
tractantes, seront conduits et remis ii , 
la juridiction française i. la Martinique. 
Tous les navires britanniques qui se- 
I ront arrêtés sur la côte occidentale 
I d'Afrique par les croiseurs des autres 



i47. ]9S 

crt)poHi,(5yAyTioTBUAHMU iinepeAanaeuu 
aBCTpiBcBBUi BjacTflu^ B-b TpiecTi. 

Ho ecjm H a Tasoui. ascrpifiCKOHi 
cyjiHi Bo Bpeua aa^epacauifl iiaS^ieBU 
6yA|fTi HeBOJibHiiKH, To cyAHO 6y;ieTi. 
OTBeaeHO cnepaa wa eaca^iKB HeBCib- 

RHK0B1> B-h TOTl nopT^E, Bl KOTOpuB OHO 

6ujio 6u OTBeAeuo n-ns npeWHia ryay, 
eciii 6u njiauajo no^ii (})paHiiy:icKiiMi 
HJiH aHrjiScEnMi. <t)-iiaroHi. : a nocj'Ë ra- 
KOBoe cyaao (ïyaeTi OTOCjano a nepe- 

MHO aBCTpiflCKHHl B.iaCTflMl BT, TptecT*, 

KaKi Bume nocTanoB-ieBO. 

Bci 4>P^uity3Ci:iA cyM, EOTopua 6y- 
Ayn sajiepaïaHu na sanaAnoui Cepery 
A^pHBH KpetlcepaMn jpyrBiT, floroBapii- 
Baioniuïcfl cTopoiii, Cyx^'T^ otbo.ihmu n 
nepe^aBacub) lilipauiiy^CKHMi B.tacTaHi. 
Bii uopîi Fopet. 

Bci {[)paBity3CEin cy;(a, KOTOpua 6y~ 
nyTh saxepKaau KpeficepaHH jipynixii 
AoroBapHBaiomHxca cTopon-B na boctoh- 
HOMi Cepery AijipiiKH, ôyjiyrb utboahmu 
H nepejtasaeHU (ftpam^yscKiiui Bxacisun, 
na ocTpoB'È HypOont. 

fic^ (|)paHi(y3CKiH cyxa, ROTopuA 6y- 
ayii aa^epsanu y aMepHEauCKast ôejie- 
roBi Kl H)ry oti 10 rpaayca cisepHOfi 
umpoTU, RpeflcepauH Apyruxi jnroBnpii- 
saioutaxcs CToponi, {>y.iyTi> otboaihu ii 
nepe^asacifu t}>P''iiPy'"^K>'*i'^ oJiacTAM'L 
Bi Kaen'b. 

Bct (fpaHiiyacKia cy^a, aoTopuA Cy- 
nyTh aa^epsanu h.]b bi, iJanaAHofl llii^in 
HjH y aMepHKancKHxi. ôeperOBi et. ct- 
Bepy OTh 10 rpajiyca ctBepnofi mHpoTu, 
BpelicepaHH j^pyruxi .loroBapiiBaiontiixcJi 
CTopOBi.,6yflyTt otbojhmli h neptjjiaBaeMiJ 
(îipaHqysCEHii^ sjiacTBMiBi MapTuaHKt. 

Bci tipiiTancEia cyaa, Koropua 6ynyTh 
sajiepmaBU y saiiaAuaro ôepera A(|)p!iKJi 
KpeltccpaHH APyI'HX^ AorouapiinaiotiiBXCA 



194 



M 4^. 



1841 r. 



Parties contractantes, seront conduits et ' 
remis à la jaridiction britannique & 
Bathnrst sur la rivière de Gambie. 

Tons les navires britanniques qui se- 
ront arrêtés sur la côte orientale d'Afri- 
que par les croiseurs des autres Parties 
contractantes, seront conduits et remis 
& la juridiction britannique au Gap de 
Bonne Espérance. 

Tous les navires britanniques qui se- 
ront arrêtés sur la cAte d'Amérique par 
les croiseurs des autres Parties contrac- 
tantes, seront conduits et remis à la 
juridiction britannique, ou & la Golonie 
de Déméraire, ou au Port Royal dans 
la Jamaïque, selon que le commandant 
du croiseur le jugera plus convenable. 

Tous les navires britanniques qui se- 
ront arrêtés dans les Indes Occidentales 
par les croiseurs des autres Parties con- 
tractantes seront conduits et remis & la 
juridiction britannique au Port Royal 
dans la Jamaique. 

Tous les navires prussiens qui seront 
arrêtés aux stations d'Afrique ou d'Amé- 
rique par les croiseurs des autres Par- 
ties contractantes, seront conduits et re- 
mis à la juridiction prussienne & Stettin. 

Mais si des esclaves sont trouvés & 
bord d'un tel navire prussien au moment 
de son arrestation, le navire sera en- 
voyé d'abord pour déposer les esclaves 
dans le port où il aurait été conduit pour 
être jugé, s'il avait navigué sous pavil- 
lon français ou anglais, le navire sera 
ensuite envoyé et remis à la juridiction 
prussienne à Stettin, ainsi qu'il a été 
stipulé ci-dessus. 

6-e. Dès qu'un navire de commerce 
qui aura été arrêté, comme il a été dit 



CTopon, 6yxyn otboxhmu h nepexiuuieini 
tfpHTaHCBHifB BiacTflMi vh BàTjpcti Ha 
pixi FaiftfiH. 

Bci 6pHTancBifl cyxa, kotopha 6yxyrB 
saxepsaHU y BOCTO^raaro Ôepera A^piiH 
speftcepaMH xpyraxi xoroBapHBaDmiHzcii 
CTopoHx,6yxyn otboxhmu h nepexanaeiiii 
tfpiTaHCBHirL BiacTflMi Ha uu&k ^otfpot 
HaxesxH. 

Bci 6pHTaHCBia cyxa, BoropiiA tfyxyn 
saxepsaHH y Ôeperon AicepHKH Kpei- 
cepaM H xpymi xoroBapHBann^Hxcii cto- 
poHX, 6jjfjTh OTBOXHiui H nepexaBacMii 

tfpHTaHCBHirB BiaCTflMl SIH Wh Kojo- 

HiH ^eiiepapH uh vl Ilopn-Pojijrt na 
ocTposi SbtAÈtAy CMorpa no Tony, lan 
BOManxHpi speftcepa Haftx^ri yxotinie. 

Bci 6pHTaHCBifl cyxa, soropiu 6yxyn 
sa^epsanu wb Sana^Hoft Hexii spei- 
cepaM H xpyrHzi xorOBapEsann^ixca cro- 
poH'B, Ôyxyn otboxhmh ■ nepexuiaeini 
6piiTaHCBHiii RiacTiiirB vb nopr^Poiji 
na ocTpoB^ SbuMh. 

Bci npyccBifl cyxa, Boropiu tfyxyn 
saxepsaHBi na a^^pHKaHCsnx Hjn aiie- 
pHsaHCBixx speftcepcTBaxi speËcepain 
XpyrHxi xoronapiiBaion^Hxcfl cropons, 
tfyxyr'B otboxhmh ■ nepexanaeini npyc- 
CBHiTL BJiacmi Bi niTeTHHi. 

Ho ecj« Ha TasoBOMi npyccson cyxni 
BO BpeMfl saxepsamA ntJkffiEu tfyAyn 

HeSOJBHHSH, TO CJMflO 6jMfiTh oTBexeHO 
CnepBa M^Â& BHCaXKH HeBOAHHBOBl Bl 
TOTL noprb, Bl KOTOput OHO tfiUO 6u 

nosexeno x^a npexaBia cyxy, ecji (h 
n jaBa jo noAi ^pani^yscKEn emm aHriii- 
CBHM % ^jiaroM i : a nocii TasoBoe cyxHO 
tfyxen oTOCjauo h nepexano npyccmn 

BiaCTfllfB Vb niTeTHHi, UBl BHDie DO- 

CTanoBieno. 

6. Kou cBopo ToproBoe cyxHO, sa- 
AepautHHoe, lan Binne CBasan), npi- 



1841 r. 



^ éé7. 



195 



, arrivera dans an des ports on 6jMfiTh bi oxhhi hsi BumeynoMJiHyTHX'B 



lieox dont il est ci-dessns fait mention, 
le commandant dn croiseur, on l'officier, 
chargé de la condnite dn navire arrêté, 
remettra immédiatement anx antorités 
dûment préposées à cet effet par le 
gouvernement dans le territoire duquel 
le port ou lieu ci-dessus désigné se 
trouve, le navire et sa cargaison, ainsi 
que le capitaine, l'équipage, les passagers 
et les esclaves trouvés à son bord, et 
en outre les papiers saisis à bord et 
Ton des deux exemplaires de l'inventaire 
des dits papiers, l'autre devant demeu- 
rer dans sa possession. Le dit officier 



nOprOBl HJH lACTh, TO HaqaiBHHS'B 

Kpeftcepa hjih o4^Hi^epi, BOTopoMy nopy- 
qeno ynpaBjenie sa^epsanHiiMi cy^- 
HOifB, HeMexJieHHo nepe^aerB BjacTAMi, 
HaAJeJKan^HifB o6pa30Mi x^a cero Hasna- 
^euHinrB on npaBHrejbCTBa, bo Bjaxi- 
mH KOToparo totx noprB hjth m^cto 
HaxoxHTCfl, Basi BumeoBHaqeHHoe cyxno 
Cl rpysoifB, TaKi h sanETana, BBHnas'B, 
naccasnpoB'B h hcbojibhhbob'b, na ohoicb 
Haftx^HHHX'B, H CBepxi TOPO ÔyicaPH na 
cyxiri BSjiTHfl, n oxhh'b hsi xsyxi aRseii- 
niflpoB'B onHCH CHXX 6yMarB; APyi*oft se 
aKseMnjup'b jifizmewh ocTasaTLca b'b ero 



remettra en même temps À ces autori- ' pysaxi. Bi to se speiffl ynoMBHyTHfi 



tés, en original, une des deux expéditions 
da procès-verbal faites selon ce qui est 
ci-dessus spécifié, et il y ajoutera un 
rapport des changemens qui pourraient 
avoir eu lieu depuis le moment de l'ar- 
restation jusqu'à celui de la remise; 



O^EJJfiph BpyHHTL CHlfB BJaCTflM'L B'B 
nOXlHHHHBi OXHHl H3X XByX'B dRSeifnjfl- 

poBX npoTOBOja, cocTaBjeHnaro, k&k'l 
Bume cero otfxflBJieHO, h npHCOBOBynHTi 
Kl TOMy xoHeceuie o nepeMinaxi, ko- 
Topufl MorjH nocjixoBaTb ci Toro spe- 
aoBsi bien qu'une copie du rapport deJHeuH, BaBi cyxno Ôujio saxepsano, xo 
tels transbordemens qui ont pu avoir JToro BpeiieHH, Borxa oho cxano; — ohi 
lieu, ainsi qu'il a été prévu ci-dessus. iBpyHHTB TaRse Roniio cl panopTa o 

I nepeif&nteHiaxi, ROTopua mofjih ciy- 

|HHTbCfl, TaRHMi oôpasoifB RaRi BBime 

CBasaHO. 

En remettant ces diverses pièces, Tof- Bpy^aa Bci cIh xoRyMCHTii, 0(I)Hi^ep7> 

ficier en attestera la sincérité sous ser- noxTBepxHTi xocTOBipHocTL ohuxi noxi 

ment et par écrit. InpHCBroH) h nHCBiceHHO. 



7-e. Si le commandant d'un croiseur 



7. EcjH ROMaHXMp'B Rpeftcepa oxHoft 



d'une des Hautes parties contractantes hsi Bucobhx'l xorosapHBaioii^Hxcfl cto- 



dûment pourvu des Instructions spécia- 
les ci-dessus mentionnées, a lieu de soup- 
çonner qu'un navire de commerce navi- 
guant sous le convoi, ou en compagnie 
d'un bâtiment de guerre d'une des autres 
Parties contractantes, se livre à la Traite 
des nègres, ou a été équipé pour ce 
trafic, ou qu'il s'était livré au trafic des 
nègres durant la traversée pendant la- 



poEi, HaxJiesan^HifB oÔpasoMi» cnaf)- 
seHHuft BumeynoMAHyTUMM oco6eHH£iMH 
HHCTpyRi^iAMH, HM'IeT'B noBOX'B RX no- 
xospiniio, HTO ToproBoe cyxno, njianaio- 
n^ee nox^ ROHBoeifB hjih conyTHO ci> 
BoeHHUifB cyxHOM'B xpyroË Hsi» xoroBa- 

pHBaiOII^HXCa CTOpOH'L, SaHHMaeTCA TOp- 

roMi HerpaMH, hjh CHapiiseno x-^^ cero 
Topra, hjh sauHMaJiocB ToproMi» nerpaMH 



196 



J^ U7. 



1841 r. 



quelle il a été rencontré par le croi- 
seur, il devra se borner & commaniqaer 
ses soupçons au commandant «du b&ti- 
ment de guerre, et laisser à celui-ci le 
soin de procéder seul à la visite du 
navire suspect, et de le placer, s'il y a 
lieu, sous la main de la justice de son 
pays. 

8-e. Par l'article IV du traité, il est 
stipulé, que dans aucun cas le droit mu- 
tuel de visite ne pourra s'exercer sur 
des bAtimens de guerre des Hautes par- 
ties contractantes. 

Il est convenu que cette exemption 



Bo BpeMfl njaBaHiji, bi npoxojuaeme boto- 
paro 6iuo bctp^hobo speftcepon, to cei 
Rpeftcepx xoJiseHi orpanHHHTbCA toabo 
cootin^enieifi BOKaHXHpy Boesnaro cyxna 
CBOHxi noAOspiHiflxi, h upexocTaBim 
en y OAHOMy npoHSBecTH o<$hck'b no^ospH- 
TexiHaro cyxna, a ecjH HysHO, to h nepe- 
xaTB oHoe Fb cyxe6Hoe iricro ero Hai^iH. 

8. CTaneK) IV cero rpaxTara nocra- 
HOBJOHO, HTO HH vh BasoMi cjyvai Bsa- 
HMHoe npaBO otfucKa ho MOserB hmIti» 
A'IfiCTBiA Haxi BoeHHHMH cyxaMH Bnco- 
BHxi AoroBapHBaK>n^HXCJi cropoHi. 

CBepii Toro nocraHOBuercfl, hto cie 



s'appliquera également aux navires de la j HCBJDoqeme .pacnpocrpaHeHO Tasse na 
Compagnie Russe Américaine, lesquels, ! cyxa Pocciftcsoft AicepHBaHCBoft Kom- 
étaut commandés par des officiers de la 1 naniH, KOTopiu, HaxoxflCb noxi na- 



marine impériale, sont autorisés par le 
gouvernement Impérial à arborer un 
pavillon qui les distingue de la marine 
marchande, et sont armés et équipés 
d'une manière semblable & celle des trans- 
ports de guerre. 

Il est également convenu que les dits 
navires devront être munis d'une pa- 
tente Russe, qui constatera leur origine 
et leur destination. La forme de cette 
patente sera arrêtée de commun accord. 
Il est convenu que cette patente, expé- 
diée par l'autorité compétente en Russie, 
sera visée à St. Pétersbourg par les Con- 
sulats d'Angleterre et de France. 

9-e. Par Tarticle IX, § 3 du traité, 
il est stipulé, qu'à moins de preuve 
contraire, un navire serait censé s'être 
livré à la Traite des nègres, s'il se trou- ' npoTEBuaro) bx Topri uerpaii h, Borxa 
vait à son bord des planches de réserve, I HaftxyTCA na ohoml sanacHiifl xocsi, 
préparées pour établir un double pont npHPOTOBjeHHUfl si ycrpoemio XBOftnaro 
ou un pont dit à esclaves. xeia, hjih xcKa, HasHBaeiiaro xesovi 

HCBOJbUHKOB'B. 



qajiBCTBOMi o4»Hi^epoBi HicnepaTopcsaro 
4»jOTa, HMiK>rb xosBOJeme or& Hicne- 
paTopcsaro IIpaBHTejncTBa Ha noxHarie 
(f^jara, oTmaion^aro hxi otb synene- 

CBHX'B CyXOBX, H BOTOpHH BOOpySeHH 

H CHapaseHH hb noxo6ie BoeHHiixi 
TpaHcnopTOBi. 

PaBHini i otfpasoiTB nocTBHOBJieHO, ^iro 
cifl cyxa xojshh siriTL pocciftcBil na- 
TeHTB, 03Ha^aiouiift hxi npoHCxosxenie 
H HasHaqeHie. ^opica cero naTesTa 6y- 
xen ycTaHOBiena ci otfn^aro corxacii. 
TaBse ycJOBieHO, hto oeft nareHri, 
BiixaHHuft orb HaxJiesa^^lro pocciftcBaro 
na^aibCTBB, 6yxerb sacBBX'^TeibCTBOBaHi 
B'b C.-IIeTeptiypri aHriiftCBEMi h $paH- 

I^ySCBHlfb BOHCyJIbCTBaMH. 

9. CrarbeiD IX, § 3 cero TpaBTaia 
nocTaHOBJCHO, ^TO cyxHO 6yxerb noxo- 
spbBaeMO (ecjH jAtl xoBasaT&ibCTBi 



1841 r. 



Ji 447. 



197 



Afin de prévenir tout abus qni ponr- 
nit résulter d'ane interprétation arbi- 
traire de cette clause, il est spécialement 
recommandé aux croiseurs de ne pas en 
étendre Tapplication aux navires russes, 
Autrichiens et prussiens, faisant le com- 
merce de bois, dans le cas où il sera 
ecmstaté par leurs expéditions que les 
planches et poutres qu'ils ont ou ont 
eu, à bord, font, ou ont fait, partie de 
leiir cargaison comme objet de commerce 
licite. 

Par conséquent, afin de ne pas entra- 
ver on commerce licite, il est expressé- 
ment enjoint aux croiseurs d'appliquer 
les dispositions contenues dans le § 3 
de l'article IX, seulement aux cas où 
il ae trouverait à bord du b&timent vi- 
sité des planches de réserve évidemment 
deatinées pour la formation d'un pont 
dit à esclaves. 

Les plénipotentiaires soussignés, con- 
formément À l'article XYIII du traité 
de ce jour, sont convenus que les Ins- 
tructions ci-dessus seront annexées au 
traité signé ajourd'hui entre la Russie, 
l'Autriche, la France, la Grande-Bre- 
tagne et la Prusse pour la suppression 
de la Traite des nègres d'Afrique et 
qu'elles seront considérées comme faisant 
partie intégrante du dit traité. 

En foi de quoi, etc. 

Fait àLondres, le 8(20)décembre 1841 . 

(L.S.) Brunnow. (L. S.) Aberdeen. 
(L. S.) Koller. (L. S.) Schleluitz. 
(L. S.) Ste. Aulaire. 

Ratipié à St. FÉTiBSBOUBa, le 3 (15) JAimEE 
1842. 



JlfiÔu npeAynpe^HTb BCARoe 3.ioyno- 
TpeÔjeuie, Morym^ee npoHsofiTH oti npo- 
HSBOJBHaro TOJiROBaHifl cero nocTanoB- 
xenifl, CHifb oco6eHHO npeAnHCUBaeTCA 
KpeftcepaMX ne pacnpocTpaHATL A^ficTBin 
cero nocTaHOBjeuifl na cy^a pocciftCRifl, 
aBCTpiftCKia h npyccKis, juoTpeÔMeuua 
MM Topra licoMi, ROFAa Ôy^eTi AORa- 
sano KopaÔejBHUMH AORyifeHTaMH, hto 

AOCBH H 6peBHa, ROTOpUfl HaXOAflTCA 
EJH HaXOAHJIHCb Ha OHIiIX'B, COCTaBJIfliOn> 

HiH cocTaBxàjH ^acTL rpysa, RaRi npe^- 
MCT'B xosBOxeHHaro Topra. 

CjrixoBaTejBHO, fi,2L6u ne ;i[ijaTB npe- 
njiTCTBift AOSBOJeHHOMy Topry, chmi oco- 
6eHH0 npeAnHCHBaeTCfl xpeËcepaifL npH- 

MiHflTB nOCTaHOBJeHifl § 3 CTaTLH IX 
TOJIbRO RX TilfL OÔUKHOBeHHUM'B Cy^aMl», 

Ha ROEXi Hafi^eHu fiyxyrb sanacHuji 
AOCRH, flBHO HadHaneHHiiifl AJia ycTpoe- 
nia Taax nadUBaciiaro x^Ra HeBOJiB- 

HHKOBIb. 

HHsenoxHHcaBmieca noJHOMOHHue, co- 
rjacHO CTaTBH XYIII TpaRiara cero ahh 
saRJio^eHHaro, nocTanoBHJiH, hto Bume- 
npHBexeHHUfl HHCTpyai^iH Ôy^yTi npnJio- 
scHH RX TOMy cero ?HCJia noAnHcanHOMy 
TpaRTaTy Me»Ay Poccieio, ABcipieio, 
^paHi^ieio, BejHRo6pHTaHieio h Ilpyc- 
cieK), A-3fl yHHHTOseHifl Topra a4)pHRaH- 

CRHMH HerpaMH, H HTO Cin HHCTpyRI^lH 

Ôy^yn cocTasjiflTB HeoTxeMJieifyK) qacTb 
caMaro TpaRTara. 

Bo ys'IpeHie nero h t. a* 

SaRJDHeno bx JloHxoHi 8 (20) ji^e- 
RaÔpfl 1841 ro^a. 

(M. n.) BpyHOB'B. (M. n.) A6epAHH7,. 
(M. U.) KojJiepx. (M. n.) ULieftHHi;!.. 
(M. n.) CeHTB-Ojep'B. 

Path«hkobaux Bi C.-UETEpr.ypri;, 3 (15) «h- 
BAPE 1842 roAA. 



198 



M 4à8. 



1841t. 



}« 448. 



}A 448. 



A.a nom de U Très-Sainte et IndUlsible , Bo hm< IIpeeuiToi h Hepm^tjuoi 

Trinité. | Tpou^i. 

Lears Majestés rEmpereor de toutes Hxi BenMecTBa HimepaTopi Bc^ 
les Russies, rEmpereor d'Autriche, Roi i pocciftcsift, HiinepaTopx ABcrpiloôi, 
de Hongrie et de Bohème, la Reine du KopoxB Benrepcsift h BoreMCsit, Bo- 
Royaume Uni de la Orande Bretagne ' poiesa CoexHHeHHaro Bopo^eBCTBa Be- 



et d'Irlande, et le Roi de Prusse, en 
exécution de l'article XVII du traité 
conclu entr'Elles & Londres le 8 (20) 
décembre 1841, pour la suppression de 



la Traite des nègres d'Afrique étant con- yEH^TOsenlH Topra a^pnsaHCSHiiH ee- 



jHBotfpHTamH H IIpjaHxiH H Eopoa 
IIpyccBift, vb Hcnojraenie XYII crani 
TpasTara, saïuiOHeHHaro Mesxy hhh n 
JIoH;^OHi 8 (20) AesaÔpji 1841 roxa o 



venues de commun accord d'inviter S. 
M. le Roi des Belges & accéder au dit 
traité ; 

Et S. M. le Roi des Belges, appré- 
ciant les motifs qui ont dicté l'invita- 
tioD qui lui a été adressée & cet effet, 
et désirant assurer plus efficacement 
l'application des principes consacrés par 
la législation en vigueur en Belgique, 
laquelle répute la Traite crime de pira- 
terie, et prononce notamment la confis- 
cation des navires qui s'y livrent, et dé- 
sirant contribuer à Taccomplissement 
du but d'humanité du dit Traité, par 
une sanction publique et formelle de ses 
principes et de ses dispositions, a donné 
son assentiment à la proposition qui lui 
a été adressée; 

Leurs dites Majestés ont, en consé- 
quence, résolu de conclure un Traité 
pour constater en due forme l'accession | kjiiohhtb TpaaTaTi, a^slôu na^je^aan^HMi 
(le S. M. le Roi des Belges au dit Traité, | oÔpasoMi yAOCTOBipHii» o npncTynjeHiH 
et l'acceptation de cette accession par JE. B. Kopojfl Bejibrifti^eB'B si Buiue- 
les quatre parties contractantes, qui ont , noManyTOMy TpaKiaTy h o upenfliiB cero 
ratifié le Traité; et Leurs Majestés ont, | ripHCTynjiema HeTupbifa AoroBapHBaiO' 
en conséquence, nommé pour leurs plé-j'u^HMiica CToponaMH, paTH4)HK0BaEuiHi!H 



rpaMH, no EsamcHOMy conaciK) nocn- 
HOBMH npHrjacHTB E. B. Ropoju Een- 
rifti^eB'B npHCTynHTB si osHaneHEOiiy 
TpasTaTy; 

H E. B. Kopojn» BejiBrifti^en, jbulu 
notiyxHTeAHiia npiraHHu cero uparn- 
menia h sejaa npHBecTH ea canon 
fifbjii Bi Hcnojraeme npanKia busA xU* 
CTByion^aro bi BeiBriH sasoHOxaTeiBCTBa, 
BOTopoe npHSHaen Toprb Herpan Hop- 
CBHifB pastfoftHH^ecTBOirL H noxBepraen 
BOH(f)HCBai^iH cyxa, 8aHH]faH)n^flCiI onmii, 
sejafl Taase cox^ftcTBonaTb xocthschId 
HejOB'&BOJK)6HBoft v/biÀ BHmeosHaHeH- 
naro TpaaraTa, nyÔJHHHnifE h ^pifan- 
Euwb yTBepsAemeifB saajnoqaiontHxai 
B'B HeMi npaBHzi h pacnopaxeml, 
HS'LflBHi'B corjacie CBoe ea cx^jansoe 
eny npeAJOJKenie; 

BcjixcTBie cero hx'b BSimepe^eE- 
HUA BejMïïecTBa satfjaropascyxniH sa- 



uipotentiaircs, savoir: 



TpainaiL; h na cett Konei^i Ilxx ]>.\ih4« 



Sa Majesté l'Empereur de toutes les 
Bassies, le Bieur Philippe Baron de 
Brunnow, son Conseiller privé, Envoyé 
extraordinaire et Ministre plénipoten- 
tiaire près Sa Majesté Britannique, 
chevalier de l'ordre de St. Alexandre 
Newsky, etc. 

S. M. l'Empereur d'Autriche, Uoi de 
Hongrie et de Bohême, le sieur Mau- 
rice comte de Dietrichsiein, grand" croix 
de l'ordre impérial de Léopold d'Au- 
triche, chambellan, conseiller intime-ac- 
tuel de S. M. Impériale et Rovale Apo- 
stolique, son ambassadeur extraordinaire 
et plénipotentiaire près S. M. Britan- 
nique; 

S. M. la Reine du Royaume Uni de 
la Grande-Bretagne et d'Irlande le très- 
honorable Henri Jean vicomte Palmers- 
ton, baron Temple, Pair d'Irlande, etc., 

S. M. le Roi de Prusse, le sieur Chré- 
tien Charles Josie Bunsen, conseiller 
intime actoel de S. M, le Roi de Prusse, 
son envoyé extraordinaire et ministre 
plénipotentiaire près S. M. Britannique, 
etc.. 

Et S. M. le Roi des Belges, le sieur 
Sylvan Van-de-Weyer, envoyé extra- 
ordinaire et ministre plénipotentiaire de 
S. M. le Roi des Belges près S. M. 
Britannique, etc. 

Lesquels, après s'être communiqué 
lenrs pleinspou voira respectifs, trouvés 
en bonne et due forme, ont arrêté et 
conclu les articles suivans: 

Article I. 
k S. M. le Roi des Belges accède, tant 
i poor loi qne pour ses héritiers et snc- 
[ eessears, au Tnité ponr la suppression 



CTBa BaSHa^HJB CBOHHH nOlBOUO^HUUH, 

a HHenno: 

E. B. IlunepaTopi. BcepocciScEiB 6a- 
pona ^HJHuna EpyHosa, caoero TaOnaro 
CoBiÈTBBEa, MpesBHiaBBaro ntifjaHHBKa 
Il noJiHOHUiBaro uuBBCTpa npn En 
Be.iuBoGpHTaHCEOU'L BeJiHiecTBi, Kasa- 
jiepa opaena Cb. AjeKcaH;ipa HeBCsaro 
H T. A-; 

K, B. HunepaTOpi. ABCrpifiCKiS, Ko- 
poib BenrepcKiS h BoreHCEiÛ rpaijja Ma- 
BpHEifl ^^^uTpHxmTefiHa. Kasajepa 6ojb- 
maro speCTa IlHuepaTOpcEaro aBCxpilt- 
cEaro opAena Jleonojibjia, Raueprepa, 
AtBcTB. Taflnaro CoBtinaKa E. H. K. 
AnocTOJiHiecKaro Be.iH'jecTBa, CBoero 
ipesBu^aflearo u no.iBouo4Haro nocja 
npH Ea BejiHKoSpHTaBCEOHi. Be^H^eciBÈ; 

Efl B. KopojeBa CoeflEHennaro K.o- 
|)o.ieBCTBa Be^HEoCpHTUBiH H lipjianjiiH 
BHBOHTa l'eHpiixa /Ixona DaJibtiepCTomi, 
Bapona TaMUJia, Ilepa Ilp^iaH^in n t. a.; 

E. B. IiopoJt IIpyccEifi XpHCTiana 
Kapja lociio ByHaeua, ^ificTBHreji.Haio 
TaflHaro CoBtTHnKa E. B. liopoJifl Dpyc- 
CKaro, CBOCTO ipesBti'jaDHaio nocjannuKa 
II no-iHOMOquaro HnniiCTpa npii Eb Be- 
jnKoOpHiaHCROui lîejnqecTBi n t. a. 

II E. B. lîopojb Be.iibriSi;eBi. Chjl- 
Bana Bani-^epii-Befiepa. cBoero qpea- 
BuqaBnaro noCJaBHHEa h nojBOHOHBaro 
uHBifCTpa npn Ea BciuKoCpiiTaBCKOUi 
BejHieCTBt u T. s.. 

KoK, no BaaiiuBoui coofinieaia cboiisi 
noaaoxoqifl. HaOAeBBHM wi BaA.iexa- 
uteH-B nopflAX^i nocranoBiuu u uaK.iio- 
qMju c.it;iyB)tttia CTaxta: 

Ctaibb 1. 
£. B. KopoJib BeJbrifliieB'L EaEi ^a 
ce(?js, Tasi H aa cbobsi. nac^it^HnEOBi 
H npeeuBBKOB'b, upHCiynaeri z-h rpaii- 



200 



M 448. 



1841 1. 



de la Trmite des nègres d'Afrique, signé | 
à Londres, le 20 décembre 1841, par 
les plénipotentiaires de Russie, d'An- 
triche, de France, de la Grande Bre- 
tagne et de Pmsse, leqnel a été ensoite 
dûment ratifié par Leurs Majestés l'Ëm- 
perenr de tontes les Rossies, l'Empereor | 
d'Autriche, la Reine dn Royaume Uni 
de la Grande-Bretagne et d'Irlande et 
le Roi de Prusse; l'accession de Sa dite 
Majesté le Roi des Belges étant néan- 
moins sujette à certaine modification de 
l'article IX dn Traité susdit, laquelle 
modification a été relatée dans le Pro- 
tocole de la conférence tenue à Londres 
le 3 octobre 1845, entre les plénipo- 
tentiaires de Russie, d'Autriche, de la 
Grande-Bretagne et de Prusse; et S. M. 
le Roi des Belges s'engage à remplir 
fidèlement toutes les obligations résultant 
des dits Traité et Protocole ( desquelles 
pièces des copies imprimées se trouyent 
annexées au présent Traité) de la même 
manière que si elle avait été partie con- 
tractante au dit Traité. 



Et Leurs Majestés l'Empereur de tou- 
tes les Russies, l'Empereur d'Autriche, 
Roi (le Hongrie et de Bohème, la Reine 
du Royaume Uni de la Grande-Bretagne 
et d'Irlande, et le Roi de Prusse accep- 
tent formellement l'accession de S. M. 
le Roi des Belges. 

Article II. 

Tous les navires belges qui seront ar- 
rêtés aux stations d'Amérique ou d'Af- 
rique, comme se livrant à la Traite 



TaTj fHaiTOxeHiH Topra a4»pHKaHCiiii 
HerpaMH, noAncannoMy fb J[oHxoHi20-ro 
xeBa6pi 1841 roxa naiHOMO^mnai : poc- 
cilcsan, aicrpiftcBan, ^paHi^yscim, 
neiHio6pHTaHCKur& ■ npyccsnn, lo- 
TopHl 6uM% n nocrtxcTBii BaM^ss^ 
n^an otfpaaom paTM^BsonaEi Hn 
BejiHHecTBaïai HiinepaTopon Beepoe- 
ciftCBHiTL, HiinepaTopom Ancrpilcim 
KopojeaoD CoexanenHaro Ropojeicni 
BejrasoôpiraHiH h Hp^anxiH h Kopojsn 
IIpyccKim, HO npi TasoBon npier; 
oiemn Ëro peneHnaro BejiMvecTBa Ko 
poju BeArifti^OBi Kl BHmeasEanemioM] 
rpasTaTy IX ctana onaro noxJiesiTi 
HisoTopoMy ■siriHeniio, o xoropoMi 
o6iacHeHO vh npoTOsoji cortoiaHiJ 
6uBmaro vb JoExoni^ 3-ro osTHÔpi 
1845 roxa Mesxy noiBOMo^Huin poc 
ciftCBHMX, ancrpiftCKHirB, BejHEofipirai 
CBHiTB H npyccBHicE, H E. B. Ropoii 
BejiBrifti^eBi npHHHiiaerL na cetfa icnoi 

HHTB Cl TO^IHOCTiH) BC6 OitasaTOACTBa 

npoHCTeBaion^ia bsi sHmeosHaHennan 
Tpaarara n npoTOso^a (ci kohxi ne^ar 
Hiia sonin upajaraiorca ki sacToan^eM] 
TpasTaTy), Tasi Basifiii Ero Bejn^ecT» 
ôuji'h oxHOK) Hsi xoroBapHBaion^EXCi 
CToponi npn sasjioqeHiH BumeosHa^eH 
Haro TpaaraTa. 

A Hxi BexHqecTBa llMneparopi Bce 
pocciËcsift, HicnepaTopx ÂBCTpiftcKit, 
Kopojik Benrepcsift h EoreMcsiff, Kopa 
jesa CoexHHeHHaro KopaieBCTBa Beis 
KotfpBTaHiH H Hp.iaHxiH H KopoiL Ilpyc- 

CBitt ({)OpMaJIBHUM'B oÔpasoifB npiCMJlOTI 

npHCTynjiesie E. B. Eopojifl Beabrifii^esi 

GTATbfl II. 

Bcj^ ÔejbfificBifl cyxa, soropua éj- 
jijTh saxepsaHu na aMepBBaHcaan hji 
a({)pHKaHCBHX'L crani^ioHaxi, bx saHariii 



X 449. 



201 



;res, seront conduits dans le port 
rs on d'Ostende, pour y être pro- 
>ntre les armateurs, le capitaine 
^s de l'équipage, conformément 
s en vigueur en Belgique. 

ndant, si lors de l'arrestation il 
; esclaves trouvés à bord, ceux-ci 
préalablement déposés dans le 
k le bâtiment aurait dû être con- 
il avait navigué sous le pavillon 
seur qui en aura fait la capture. 

Article III. 

résent Traité sera ratifié, et les 
Lions en seront échangées à Lond- 
18 le délai de trois mois À par- 
la date du dit Traité et plus-tAt 
se peut. 

bi de quoi, etc. 
à Londres le 12 (24) février, de 
grice 1848. 

J.) Bmnnow. 

}.) Dietrichstein. 

$.) Palmerston. 

l) Bunsen. 

i.) Sylvan Vander-Weyer. 



m 449. 

Protocole, 

plénipotentiaires des Cours d'Au^ 
de la Grande-Bretagne, de Prusse 
Russie, prenant en considération 
ur de l'art. Y du Traité conclu 
Ires le 20 décembre 1841, rela- 
Dt à la suppression de la Traite 



ToproMi HerpaMH, 6jajti> otboxhmu bi 
nopra AHTBepneHCsift hjh OcTCExcRiË, 
AJfl nocryueHix Taici ci apicaTopaMH, 
co mBinepom h cb BKHnaseifB cooô- 

paSHO Cl HUH'& xiftCTSyiOn^HlIH FB BejB- 

rin saiOHaMH. 

MesAT Tfath OAuaROse, ecjH bo Bpeiifl 
saxepauiHifl cy^na ORasyrcji Ha Hem 

HeBOAHHSH, TO OHH fifiJiMEU ÔLITB npO^- 

BapRTeJiBHO BucaseuH bi tomi noprib, 
ay^a Hax-ieaRaio 6h orsecTH cy^uo, ecm6T> 
OHO mjo noxi ^aroMi Toro Rpeftcepa, 
ROTopuft ero saxBaiHrB. 

Ctatla III. 

HacTOAH^ift TpaaraTi HifieTi 6uTh pa- 
TH^iROBam H paTHJ^HRai^iH ouaroHifiioTi 
6htb pasMinenu bi JIoH^OHi bi rene- 
uie rpezi MiciH^eBi, c^Hraii co aha 
saRjnoHeHifl cero TpaRTara, hjh panie, 

eCJIH MOSHO. 

Bt yxocTOBipeuie ^ero, h t. a. 

SaRUOveHi vb JoEXoni 12 (24) 4>^- 
Bpaia BX jAto on Pos^ecTBa Xpn- 
CTOBa 1848. 

(M. n.) BpynoB'B. 

(M. n.) J^HTpHxmreiHi. 

(M. n.) najiBnepcTOHi. 

(M. n.) ByHaeHX. 

(M. n.) CHJBBaHi BaH'B-xep'B^Beftep'B. 



JA 449. 

UpomoKOJtz. 

nojHOMOHHue aBCTpificKift, BejnRO- 
ÔpHTaHCRiË, npyccRifi u poccittCRifi, npii- 
HHMaa BO BHHMaHie coAepjRaHie V CTaTbH 
TpaRTaia, saRjrioieHHaro bt» JIoHAont 20 
xeRa6pa 1841 ^o;^a Racaie.ibHo yniiMTO- 
senin Topra nerpaMH, ROTopoio CTaibtMo 



1841 r. 




4ekétoîL 

à cette M«ntîM iw n .. 

le w% ceM% MxnÎH, ot& crpMmro npni- 
§ 5 an. IX. ei rera tef^ tiMt hèti- Raû «rpaBiwni, sm&ii>VLi>]i^HXCi n 
Méat aymai à terl w plas ftiarfc S $ cr. EL, wm cmA soero mcMMoe cjxho, 
d*eaB« a tan^MK. a ca ■■iii^ff (niiiiMff nuamecno boxh bi 
|w M redgcBl k» h n ia i CManxi ub MjioqianLnaiaxs, se- 
4e réqaiptige. » iTMTe cxptGé à toe sea cbmu» mpao xmm mnpeÔmocréÈ 
àéitmm cMiae sc«pçiBBè d'aTtîr éÊé wi»i. Mxpepnercji sMepsaHÛo no 
éfnpê pov le tnic des Nos. aQgvoBiirfadis ^ro oao campameHO ;(ii 

BecomiaiBiBt la MiUMi é d^écaitcr Ppraitii ngioflaoer^ ycrpaHm 9to 
cet eapêf^beaeBt iaq«el se tnwTe a»- ■peancnie* Koevy nojcaepxeHa npt- 
iMy^xi an toniBerte regvlifr et lidte,.wivii h nagnmnii Toproiju, nano- 
Us plénipotentiaires ont résolii d*appor- MO^siie nocrawMun cxtjmn n n- 
ter lai instructions, dont les crcttseiirs crpTupaiv aonn CBaÔsem npeicepa. 
^Dt minis, la modiâcatioii cî-après: * wixecjrljji>^ee PMiReirie: 

,S'i] se t]T*aTait à bord d'nn bâti- ,£cji na naiov^ jk6o KjneiecKon 
ment marchand, de Tone on de Tantre ,CTjiBi oXBoi un ipyroi m Bhcou» 
des hantes Parties OHitractantes, nne ,jioroBapoai>i(nxca cropon% naflUcHO 
plos i^ande provision d'eaa, en bariqaes,| ,6Tjien ôojuoee nan^ecno noiH bi 
ou en résenroir, qoe ne l'exigent les ^ôo^ensaxi hh lOjioxpamLnntaxi ee- 
bes^/iûs de l'équipage, cette circonstance «sejui ckojuo nyiLHO xim norpetinocrei 
$euU ne sera point considérée comme nn .aumaxa, to aïo e^w j uc w g uN oe oôcroi- 
motif valable pour autoriser Tarresta- ^reACTBO ne 6jjien c^rranca jiocn- 
tJOD et la détention du susdit navire. ,toihoi> npaiMHOi) ;ua apecroeanij i 
p<;arva que les papiers de bord, dont ^sa^tepsama BBmeoaHa^eHHaro cyist. 
il eât m uni, soient en règle, de manière , janu» 6u Tonso sopaôejmu 6jaan. 
à constater qu'il est engagé à faire uni ^kohiih oho CHateeno, 6iijx n eâji^ 
trafic licite*. > «atan^eMx nopa^pci, ■ xottsman 6b. 

,Tro OHoe npexHasHa^eHO x<a npcnraBOi- 
,CTBa sasoHHdl ToproBjn*. 






ISIS r. 



JfJg 450—451. 



En coasignant cette rt^solation d&ns 
le présent protocole, les plénipotentiaires 
des Cours d'Autriche, de la Grande- 
Bretagne, de Prnsse et de Russie dé- 
clarent, que leur unique objet est df 
protéger le commerce licite et de 
n'admettre aucune restriction à ce com- 
merce au de-là de ce qui puisse être 
nécessaire pour donner effet aux mesures 
arrêtées en commun, afin de parvenir 
k la suppression de la Traite des Noirs. 

Dans ce but, et d'après les principes 
énoncés dans le présent protocole, les 
hautes Parties contractantes continueront 
à s'entendre et à agir dans un parfait 
accord jusqu'au moment où l'abolition 
de ce trafic aura finalement accompli 
l'objet de leurs efforts réunis. 



Foreign Office. 
3 octobre 1845. 



BKJuoqaa lasoBoe noCTanos^enie Vh 
nacTOHQtiS nporoKOJi'L, noJiHOMOiBue ae- 
CTpiBcKJfi, Be.iHBo6puTaHCEiB, npyccsiB h 
poccifiCKill o6'bj]Bj£iOT'b, qro obii BiLkvyr-h 
e;(BBCTBeBEioio qijbio uoapOBUTeJibCTBO- 
' BaTb saBOHHofi Toprooii K ne jony csaTb 
flo OHOft HHKaEoro cTicHenia, CBume 
Toro, ïïTO Hoserb 6uTb seoCxo^axo ^ja 
npHBeAcaiaBiA'^ftCTBie nocTaBOBjennuxi. 
coBOsynBO iiipi> u& ynu^TOseBiA Topra 
BerpaHB. 

C'L 8T010 i^'ÊJbH) H coofipasHo iipasH- 
.laMi, BSJioseBHEiifi Bi BaCToameicb npo- 
TOKOJt, BucoEiji AoroBapHBawuiiacfl cto- 
poflti fiïjiïTii upoAojataTb chocbibcii 
ueKJiy couOH} n A'I>B''7B0BaTb ci coaep- 
meHHUMi e;iHH0jymieM'B jto cauaro Toro 
BpeMeHH, EOr^a yBBHTOxeaieu'L sToro 
Topra oKOH^aTejbHO AOCTHrneTca npe;(- 
wèn, Hxi coBOKynHUXi ycHJiia. 

MHHHCTepCTBO IlBOCTpaBUXl ;t'ljti. 

3-ro 0BTa6p4 1845 roa»- 



mm. m 450. 

En vue de l'identité absolue du traite fii. BH^y nojiHaro corjiacifl TpasTaxa 
de 1879 avec celui de l'année 1841 (je 4471 [1879 rofla m. aETOMi 1841 rofla Jft 447 
VinBertion du texte de cet acte a été re- aln. Ha^oânocTB aepeaeHaTUBaTti ero. 
connue inutile. 



Ml 451. 

1842, 30 décembre (1843, U janvier). 
Traité de commerce avec l'Angleterre, 
signé à St. Fétersbonrg. 



Lea rapports du baron Bmnnow avec le 
DODTeBO TnÎDÏBtÈre tory se sont âtablis Enr nu 
pied très amical. I.e miDÎBtre éiait particolière- 
ment satisfait de lord Aberde«n avec lequel il 
traitait de toates les questions coarantes. 
Brannoii ne pouvait mieux faire l'éloge de lord 
Aberdeen qae de constater dans sa manière de 



M 451. 

1842 r., wnaépa 30-ro (1S43 r., 

£EBapfl U-ro) KoMKepqeoKiB TpaRTari 
c% ÂHruieio, noAnHcaHBi>iS vh C.-IIe- 
TOpfiyprt. 

Mi'XAV GapoBOHi. BpyBBOBUMi. ir noRUnri 
MiLlcKUMii aDBUCipasin D31 ita)iiii[ mjiii'Ri. 

ocofleBHoi'Tii nociaBBUii-ii fiu.11, Aoeoieni. inji- 

JOMT. WeiMIIBOMIk, ClKOTOpjmi OHlTpaKTl>R;I.II 

n Bi'1;it TCKjBiiixi. Boiipocaïi.. -lyimi'ii iiiixBa.ii.i 
BpïHBOBT. ae Kon. BUCKn:iaTi o .(0|uli iWi'jiAiiH li. 



304 



M 451. 



1842 T. 



procéder des traits de ressemblance a?ec le 
comte Nesselrode. .11 aime comme tous," écrivait 
l'aimable baron à son cbef à la date du 9 (21) 
septembre 1841, „à traiter les choses les ânes 
après les autres.* 

.Je vous assure, Monsieur le comte,* poursuit 
le baron, .que si je me suis retrouvé si facile- 
ment à traiter avec Aberdeen,— qui ne ressemble 
en rien à Palmerston —, j'en suis uniquement rede- 
vable à rhabitude que j*ai eu de travailler avec 
vous. Il a étonnement de ressemblance avec vous. 
Ce quMl dit est solide, vrai et porte le cachet 
de la probité. Mais, ne me pondez pas si je 
vous dis qu'il tient, conmie vous, la dragée haute 
aux pauvres ministres étrangers. Il leur mar- 
chande les paroles, et ne leur dit tout juste que 
ce qu'il croit nécessaire de leur communiquer. 
Au reste, il pousse cette tacitumité encore plus 
loin que vous". 

I^ baron Bmnnow entretenait également de 
bonnes relations avec sir Robert Peel, bien qu'il 
lui arrivait parfois de lui dire de pénibles vérités. 
Ainsi, le premier ministre anglais s'est permis 
un jour de se prononcer au parlement contre le 
système de russification introduit par l'Empereur 
Nicolas I dans le Royaume de Pologne. Sir Ro- 
bert Peel blâmait les mesures adoptées par le 
gouvernement russe. Brunnow, pour sa part, était 
pour le maintien de „Ia ligne morale*" devant sé- 
parer la Pologne de l'Empire, car .les Polonais 
ne sont pas Russes*". Mais il ne trouvait pas 
moins, qu'il était impossible de laisser passer sans 
protestation le discours du ministre anglais, qui 
désapprouvait les mesures intérieures du gou- 
vernement Impérial. Le baron Bmnnow n'hésita 
pas à s'expliquer franchement dans ce sens avec 
Robert Peel, aussi bien qu'avec lord Aberdeen. 

Le baron Rmnnow s'inspirait dans cette 
circonstance d'un principe qu'il formulait dans 
les termes suivants : «Pour vivre avec les Anglais 
de bonne amitié, il ne faut jamais leur mâcher 
les paroles II faut leur dire nettement la vérité. 
Se conduisent-ils bien envers vous, il faut leur 
dire que l'on en est content. Vous donnent— ils 
Heu (le plainte, il faut le leur dire rondement, 
(-'est ce <iuo j'ai fait**. (Rapport du baron Bmn- 
now du 23 juin (5 juillet) 1842). 



L'Empereur Nicolas I approuva complète- 
ment la conduite du baron Brunnow et le chargea i 
de redire à sir Robert Peel que son discours 
sur les affaires de Pologne fut pour son souve- 



aasi ciasanv iro obi ipesiunatHo noxon n 
caMoro rpa^ Heccej&poxe! «Ob'& jmôm, nn 
bu", nucaii JioÔesBtfimii 6apoH% cBoeHy wt 
lai&BHiy 9 (21) cenriôpa 1841 roxa, .paaôipan 
Aiia OABO Docit Apyroro". 

.A Baci ysipaio, rpa^**, npoxojxaen Bpyi- 
B0B1», .ecjB MBi Taai jerao ôiuo nalna 
Bi cBomesiaxi ci BÔepAMHOirfc, xoTopuS ni» 
lem Be noxoian Ea Ilaj&HepcTOBa, to a nwn 
BCBJDHnTeiiBO oÔaaaHi npBBUHxt, lorqiyBi 
npioôptji, paôoiaa ci Bas h. Obi» yjgiBBTeiui 
noxoxi» Ha Baci. To, ito obi roBopBTV <kbi- 
BaiejKBO, BipBo H saneiaTJiiBo lecTBOcna 
TojKRo Be cepAHTeci aa MeBA, ecjB a itn 
cKazy, HTO OBI, uoxoÔbo Bairb, ne 6aiyen (Hu- 
Buxi HflocTpaBBux'B MHBBCTpoBi. On ciyn 
aa cjOBa b roBopin hmi» TonKO to, «o 
ciuiaen ByxBinrb cooÔniBTb. BnpoieHV n 
dTofl cBoefi MOJHajBBocTB OBI» flxen twfi 
;(ajKme BacT»**. 

Cl capoMi PoôeproMi II uem» 6apon Bpyi- 
BOBi raaze nojuepxBBaji npiasBesBiu ono- 
meaia, xoia BHorxa sasBiaji eay BeipiI^ 
ayio npaB;(y. Tasi», aBriiftcaift opeaiepi lo- 
3B0jn.iT» ceôi bi napjaMeB-ri uicsasaTMi 
upornBi .cncTCMU oôpyceaia**, BBexesEofi Hi- 
nepaTopoMi HuBoiaein» I n IlapcTBi Ilon- 
cKOMi». Capi PoÔepn IlHib ocyxxan npiu- 
Tua pyccRDMi upaBBieiicTBoin» Mtpii. Bpyi- 
HOBx lUHEO cTOflji 3a coxpaBeflic „Mopajuol 
jHBin**, AOJxeHCTBynnieft OTitiaTi IlojiByon 
HvnepiH, h6o .IIojaKH ae Pyccaie**. Ho on R 
cHuraji» BosMOSBUMi ocTaBBTb 6e3i nporecTt 
p^Hh aarjiftcKaro MRBBCTpa, ocyauaBmy» BBJ^ 
peHHifl MiponpiaTifl HimepaTopcKaro opasi- 
Te.ibCTBa. BapoBi BpyaHOBi OTBpoaeHBO Bucn- 
3a.icji Ri dTOMi CMucji BaKi caifOBy Ohjih nn 
H .lopAy cHJepAHBy. 

Di 3T0MI cjyqaii ôapoBi BpyBBOBi pjio- 
BOACTROBaica npaBBJOin, aoTopoe obi Bupt- 
3HJI Bi c.itA7K>niuxi cjoaaxi: ^ Jjj Toro, ito6i 
ZHTB Cl AHriHqaBaiiH Bi npiaTeju;aHxi o^ 
Bomeniaxi, Bcer^a cjt;(yeTi roBopoTi ci biu 

6e3l OÔHBaKOBl. HyXHO obi OTKpOBeBHO 91- 

aBjuTK npaRAy. Ecjh ohh ceôa xopomo wxynn 

OTHOUICHilI RaCl, HyXHO BMl rOBOpHTl, ITO BU 
HMU ,'iORO.lBHU. ECJIR OHH SaCl OÔflXaDTl, TO BSJiO 

HMI axo cKasaib HaupsMHKi ~ hto a h c^tiiLn*. 
(AoueceRie BpyBBoaa oti 23-ro iioBi (5 imi) 
1842 roAa). 

llMDepaTopiHBKOiafi I coBepmeBB00A06pan 
noBCAenie 6a])0Ba BpyaaoBa h nopyiHJi eiy 
en^e paai BucRasaTB II ai», ito ero pi*iB on 
Atjain nojbmfl ^pesBunaftao jAHBBja Focyjiapi- 



184â r. M : 

rain UD sujet de grand éiODoemeiiL Ptr contra, 
loraqae !ord Aberdeen prît U i& chimbre des 
lords ËaergiqoemeiiL la défense de k politique 
rnsae en Serbie, contre Iob itltaqnes dont elle 
ét&it l'objet de la part de quelque» membres de 
cette assemblée, l'Empereur Nicolas [s'empressa 
(l'expricDer sa satisfactioD. A U suite de ces 
dïspositioDB amicales de lord Aberdeeo, le baron 
BmmioA eut l'iJée de lui communiquer les 
transactions de HQDchengraetz qui étaient encore 
ÎDCannues au goarernemeot anglais, nais Bran- 
Dow rmt devoir demander préalablement l'auto- 
risation souveraine. L'Empereur Nicolas 1 iuscri- 
«it la décision suivante eut le rapport du mi- 
nistre do 20 avril (2 mai) 18*2; ,Je n'ai rien 
contre, nais le apan. rynocTan. (le prince Met- 
t«rnich) aara peur; je vddb te prédis". 

En effet. la thancelier d'Autriche iiriait d'a- 
jonnier de quelque temps la communication des 
ftctes de Manrhengraeti an Cabinet de Londres. 

Toutefois, si sir Robert Pcel parlait quelque- 
fois dans ses discours parlementaires avec peu 
de bienveillance de la politique russe, c'est qu'il 
y était forcé par sa position précaire nu parle- 
menL son impopularité augmentait journellement, 
grftce au mécontentement que provoquaient 
l'tmpAt sur le revenu, la révocation des lois sur tes 
céréales et la situation de l'Irlande. On lui repro- 
chait de chercher plutôt à désarmer ses enne- 
mis, qn'JL s'attacher ses amis. Si on disait 
trefoie de Ca5telreaKh qu'il dépense largement 
sa majorité comme un gentleman, ou pouvait 
le dire également de sir Robert Peel qui dépen- 
aait aussi largement sa majorité au parlement, 
«n provoquant sans cesse le méconleotement de 
son parti. (Rapport de Grunnow du 6 (18) juil- 
let 18431. 

^ En général, ta situation intérieure de l'Ang- 
■Hnre «onlevait de graves inquiéludei dans les 
«irfières officielles. L'irritation des Irlandais et 
des dispositions frondeuses très répandues an sein 
de la nation fesaient redouter des troubles se- 
lïeax. Un nouvel attentat à la vie de la reine 
Victoria, en mars 1843, était un symptôme de cet 
4tAt des esprits. Un certain Prani;is tira snr 
elle nn coup de pistolet presque à bout partant. 
heareosement sans l'atteindre. Toute la nation 
anitlaise était indignée de ce forfait et récla 
mait une punition exemplaire dn criminel, tin 
obstacle imprévu snrvtnt pour l'application de 
peine capitale. La loi anglaise de l'époque 
geait dans cette circonstance la preuve que le 




HaD|)OTiisi.. Korxa jopiii ^0epl■il1i si lIa.iaT't 

-lopAOBi. anepriciecSB aamuujajt pyccKvni no- 

rHKy Bi> L'epfiin npoTUBi Hauajtoai na née 

CT0|>0HH otuoTopmt i.ieuOBT, Haiaru, Hh- 

ROjaD 1 ne aaiiejiju.ii, aucKasarb cBoe yjio- 

'. BcjtiCTBie laEoro jpvaeciiaro pac- 

jopja ijfiepAHaa Oa|)OBy PipysHOB)' 

upamja huci^ coolioinTï evy MnHieBrpciiaie 

;tu, EOTopuc enie ne (insu iisalieTuti aarjUI- 

:oMy upasutejiiCTBy. Ho TijiyBHOBi npeiBapa- 

:JbBO (-npocuji paapimeHii rocTA^P" b: 

iu6uieBie. HuKOjalt I doctobiui. aa loseceniK 

uocjaHHUKa on 20 nnpli.ia (2 Haa) 1842 roja 

ci-b-tymutym peaoïiouiii): ,JI Hiiiero Be u«tio 

n)>OTHBi, Bo Bi>arL cynoiTaii. (KBSsb Meriep- 

ix-b) Cyjeti GoKitca. R Barii sto apejcEa- 

H sËili'TBHTejfcBO, aBcrpilicBÎD kaanicpi npo- 
:i-b uoBpeiieBHTb cooGnteaieit-b MnBxeBriiea- 
riti aKTOsii JIoBioBCKOny iinûuHeTy. 

lîujwteiiT., eau uaorja c3pt PoÔepn IlH.it 
:0Ai)(ipHTejbH0 oTuuHajcM, Bt CBOuxt. napja- 
p-tqaii, n pvccBod oojntnKt, lo 
CtiBa.!!! ^T. Touy npHBysiaeiii. marKoc»*) 
nap.iaHCHTt. Ero aenonj- 
"b KaKAUirii xsfifb. 
fuaro.iapii pouory. KorupuB Busuaajji ero no- 
AOïOAHufl Ba,ion., OTMtaa i.itOflun. aaKOBOBt 
Hp.iBBjtin. F.Ky ciaBUjn bt. bhhï, 
OoAbine crapaeTf a oOcsopyisuTb cbouxi 
sparOBi. HexeJD upaHmari. bIi cefît cbouxii 
,lpynell. Ecjh npo JopAa KacT.itpH. Bi cbop 
BpeMM, roBopu.iii 110 ,i>m. niBpoKO, itaKi laen- 
teiïxeBt, TpaTHTii caoe no-iimnacTBo" Bi. nap- 
jaHeBTt, TO caivt PoOepii Ilnjfc raKKe mupoKO 
pacxoiOBaiii caoe nap.iavF'BTCKoe CoihmaacTBO, 

BUaUBOB nOCTOHBUO BeVAOBO.tbCTBie CBOUXl npD' 

BepKeHuem,. (JloBeceBie F.p» bbobb un d-TO [If) 
iioja 1843 tOAa). 

BooOnie, BByTpeBsee cwTOHBic Be.iuKofipHra- 
bIb BD:i6yKiajnB^upBBnTCJtcTBeBBUsi>c4>^pBxi 
cepbesBiia ouaceaiii, Pouort Up.inBj,neBfc n 
ciLttBO pBcnpocTpaaeaBDe oeyiOBoibcTBie bi. 
cpej-t BBrjificKaro uapOAa mcTaBJU.tu oxir.tarE. 
cepieauHXT. fieaaopaiROBi, Casuioiinsi TBKoro 
BacTpoeBla aapo.ia aBH.iocv, m. «aprt. 1H43 r. 
BOBoe nouymeaie BaxiijBb Knpo.ieBU liiiKinpiu, 
HtBiB +paBn>ict BUCTpt.iirj-b bt, née U3i 
nnc-rojeTa aa secbua (l.innKOH^ paacToaaiir ii. 
Kf, cqacrim, DpuHaxBv.tca. Bi'ct aBr.iIflcBifl aa- 
poA-b Shi.i-b apanae Boaiiynieai axauii ^t.iojtn- 
cTBOMi. H TpefiOBHjii upuuhpBaro HaBa;inBia upe- 
cTynHBBo. Ho tîtb cayiH.iocb coBcpmi'aBo bc- 
oxHxaBBoe apenarcTaie mjb upscyxieBia upe. 



206 



J^ 451. 



1848 r. 



criininel ait fait usage d'ane balle, et cette balle 
était introuvable. On ne savait comment sortir 
de cette terrible impasse pour condamner le 
malfaiteur à la peine de mort qu*il méritait. Fi- 
nalement la situation fut sauvée par un soldat 
qui se trouvait posté auprès de la Reine, au 
moment où elle montait en équipage, et où Fran- 
cis procédait à Tattentat Ce soldat déposait 
sous la foi du serment qu'il avait entendu voler 
la balle à côté de lui. L*oeuvre de la justice 
pouvait ainsi suiyre son cours et le malfaiteur 
fut condamné à mort. Mais la reine Victoria 
lui fit grâce de la vie et il fut condamné aux 
travaux forcés à perpétuité. L'Empereur Nico- 
las I fut profondément indigné de cet attentat 
à la vie de la jeune reine d'Angleterre et fit 
sur le rapport du baron Brunnow du 19 (31) 
mars 1842, qui rendait compte des détails sus- 
mentionnés, l'annotation autographe suivante: 
„C'est afireux, et le courage de la Reine est au- 
dessus de tout éloge." 



Néanmoins, au mois de juin de la même an- 
née, il 7 a eu un nouvel attentat à la vie de la 
jeune reine, — heureusement il a aussi complè- 
tement échoué. 

L'Empereur Nicolas ne laissait jamais échap- 
per l'occasion de témoigner à la reine d'Angle- 
terre ses sentiments de profond respect et de 
sincère bienveillance. Mais il restait en même 
temps inébranlable dans ses convictions malgré 
les insistances de la reine. Ainsi, dans leurs 
entretiens avec le ministre de Russie, sir Ro- 
bert Peel et lord Aberdeen revenaient souvent 
à la question de l'opportunité d'établir des re- 
lations diplomatiques régulières entre les Cours 
de Russie et de Belgique. La reine Victoria, qui 
avait des sentiments d'estime sincère pour le roi 
des Belges, son oncle, désirait avec ardeur le 
voir reconcilié avec l'Empereur de Russie. 

„La reine craint pour l'avenir de son oncle/ 
écrivait Brunnow au comte Nesselrode à la date 
du 6 (18) janvier 1843. „Elle croit que tant que 
l'Empereur lui refuse l'appui moral de la pré- 
sence d'un ministre à Bruxelles, la position de 
Léopold en devient d'autant plus précaire. Elle 
en éprouve du chagrin. Elle fait un appel aux 
sentiments personnels de l'Empereur." 



I CTynmû ki CMepTHOft sasHi. IIo TorxasHm 
aHriitcum saxoHair&fXJu cMepraaro npnroBopa 
TpeÔOBaiocB AOKasan, hto npecryniun Nicrpi- 
jui nyien. MejUT r&Mi, HHsaKi Beiua 6iuo 
uafiTH 9T7 n jm— OHa nojeriia ueiiairbcTHo Kjxit. 
He seaii, Kaai ButTi irai ysacuaro sarpyxHe- 
Hia, HTOÔu npnroBopHTB sioa^ji ki saciysea- 
BOHj HasasaHiio. Hasoneui, upasocyxie Ôiuo 
cnaceno cojxaTOMi, ciOAvmmth 6iwsk aopo- 
jcBu, Korxa oea caxHjacB vh sKraaxi d corxa 
Bi née Bucipiioxb ^paHUBci. 3toti coixan» 
noxi npHcaroio uoBaaaii, hto ohi eiuman 
saKT» njia npoiCTiia mémo! Aiio opaBocy^is 
ôiuo cnaceuo, h aioxift 6un npiroBopen bi 
CMepTH. Ho KopoiCBa BHKTopia noMUOBaia ero 
H OBI 6ur& BpscysACHi Kl noauraHeHHOft es- 
TopxHoft paôoii. HiinepaTopi HHsoxaft I 6ujn> 
KpaAHe BOSMymeEi sthui oocaraTexLCTBon ea 
XH3H& voiOAofl aHFjificKoik BopojieBu B ea Ao- 
BecealB BpyHHOsa on 19-ro (31) ifapTal842 roxa, 
El KOTOpOMl npHBOXJITCa Bct BumeHsioxeBBui 

noApoÔBOCTH, coôcTBeHBopyHBO BaxuBcan: „dTO 
yxacBO, H vyxecTBO Kopojeau Bume BcasHxi 
noxBan**. 

ÛAsaKO, Bi iDHi Toro se roxm ^ujo hoboc 
aocaraiejvcTBO aa xbsbi Mojoxot KopojeBu i 
Tasse, Kl ciacTi», BooiHi Eeyxa^Hoe. 

Haneparopi HBKOiaft IlaBJOBflHi HBKorxa se 
ynycKaii cjynaa, ^toÔi BucKasari aHriificKoft 
KopojeBi lyBCTBa nyôo^aftmaro no^Tesia h 
HCKpeHHflro pacnojoseHifl. Ho bi to se Bpeui 
OBI ocTaaaica BenoKOjeÔKMUin» bi cbobxi yôi- 
s^eniaxi, secHOTpa na EacTotviBua seiasii 
KopoieBu. TaKTi, cdpi PoÔepn Haib b lopjii 
36epxBB'B seoABOKpaTBo Bosapan^aiHCb, bi pas- 
roBopaxi Cl pyccKHMi nocjiaBBHKOiii,Ki Bonpocy 
o6i ycTpoficTBt npaBHJKHUxi AHUiOMaiHie- 
cKBxi cBomenifi Mex^y pyccBBMi HirnepaTop- 
CKum B KopojeBCKO-(5ejBriftcKBiri xBopaMB. Ko- 
pojcBa BHBTopia, BCBpeBne oo^nrTaBmaa cBoero 
XflXBOi ÔejBnftcBaro Kopoia, <ipe3BKnaflH0 seiaia 
npnMflpHTb ero ci pyccKHHi HirnepaTopoMi. 

„KopojeBa 6obtcx sa ÔyxynïHocTi cBoero 
j^ |an BpyHEOBi 6 (18) KBBapa 1843 r. 

«BCTBeBBOl 

lOcaaBBiia 



Pour complaire à TEmpe^ 
roi Léopold fit éloigner de s 




% le _ 

- î' 



1848 IV 



M 451. 



207 



UÎB Sknyiiecki, le dender des Polonais qui en 
fesait eneore partie et notification en fat donnée 
an baron Bmnnow. 

L'Empereur inscrlTit de sa propre main la 
décision sniTante sor le rapport dn baron Bran- 
now de janTier: ^Depuis qa*ane mission hollan- 
daise se trovre à Bruxelles, il n'y a jamais en 
d'antres obstacles à ce qn'il s'y en tronve nne 
à noos, qne la i»^sence de Skrzynocki et d'antres 
Polonais an serrice de Léopold; s'itôt qne Je 
serais officiellement informé qu'ils sont iou9 mis 
dehors, j'euTerrai un ministre après que Léopold 
m'aura euToyé le sien." 

Cest ce qui arriTa dans la suite. Dès que 
l'Empereur Nicolas I fut informé de l'expulsion 
de Tannée belge du dernier officier polonais, il 
consentit à recoToir un ministre du roi des Bel- 
ges et à nommer à Bruxelles un ministre de 
Russie. Mais cela a pris du temps par la raison 
que toutes les conmiunications entre St Péters- 
bourg et Bruxelles passaient par la Toie de 
Londres et portaient uu caractère accidentel. 
Les communications par courrier entre St. Pé- 
tersbourg et Londres ne reclamaient pas moins 
de dix jours, et le baron Brunnow fut enchanté 
quand un fel^Jaeger réussit à fidre le yoyage 
entre les deux capitales eu 9 jours et demi. Il 
n'arait jamais tu „une telle rapidité extraordi- 
naire**. 

Le conunencement de l'administration de sir 
Robert Peel fut signalé par la conclusion d^nn 
nouyean traité de commerce entre la Russie et 
l'Angleterre. La conyention de commerce de 1797 
(Toir t. X J^ 400) a été reconnue insuffisante par 
la raison que les conditions des transactions 
commerciales et industrielles entre les deux pays 
se sont complètement modifiées depuis cotte 
époque. La question de la conclusion d'an traité 
de commerce ayait déjà été souleyée plus d'une 
fois, mais un accord pouvait difficilement s'étab- 
lir parceque les Puissances partaient de points de 
vue diamétralement oM>osés. Finalement, après 
la solution dn conflit turco-ég jptien par le traité 
de Londres en 1840, lord Palmerston pris cette 
alidre en mains ayec énergie, mais il ne lui a 
pas été réservé de l'amener à un résultat définitif 
. Le nourean ministère anglais a trouvée cette 
•^ ^ " »• passe qu'avec quelques 
«tre, elle devait néces- 
ccord complet, 
parfaitement qae la 
lement le gouveme- 



dixnaro Ilojuxa, ntaoero CKpsHHeusaro — o 
\eKh 6iuo oÔMEJCHO ($apoH7 fipynHOBy. 

Ha aHBap&CBOirb xoneceniH ôapona Bpyn- 
Hoaa FocyAapB nocTaBUi coÔCTsenHopyiEO cji- 
xyi>mi> pesoiDiUi): „Gi rlxi nopi, saxi roj- 
laHxciai MHCcia HaxoAHicx wb Bpncceii, ne- 
6iuo Hssasixi xpyrHzi npensicTBift Aia na- 
snaveniacDxa nameft MBCciH, xpoMi npHcyrcTBis 
GpsBHenBaro h Apyraxi IIoJiiBOBi na ciysôi y 
Jeonoi&Aâ- Kasi toibbo MeHa ojxftfluiaiBHuifb 
oôpasovk BSBkMaTi, no ohh 9cn Burflanu, ji 
nonm) nocjaHHnxa, nocii loro saxi Jleononj.i 
HasBann csoero bo MBi**. 

Taxi OBO B ciy^BiocB BBociixciBiB : Korj^a 
HnnepaTopi Hasoiail I 6iui naBin^eBi o6i 
BarnaBiB bsi 6ei&riftcxoft apnlB nocjiAHsro 
noiMsaro otl^Biiepa, obi corjacBjcji npflBiiT& 
BOCjaBBBxa Bopois BeiiriftueBi b BasBaisib 
pyccsaro BOCjaBBBRa vh BpDCceiB. Ho jua 
STOio TpeôOBaiocB Bpena yse no roft npn- 
iBBi, YTO Bci cBomeBia C-Heiepéypra ci 
BpDCceieirb npoBcxoxflJfl vpesi Âonxowh ii 
BifiiB coBopmeEBO ciy^afiBuft xapasiepi. J[iJi 
xyp&epcxBxi cBomesift nexiAy G.-neTep6yproMi 
B JoBxoBOirb TpeôOBaiocB Be noBte 10 Xfleft, 
B ÔapoHi BpyBBOBi opamerb vh BOCToprB, Korxa 
OABony i^Bx^repi) yxaiocB bi 9V* Aneft cosep- 
niBTB nyiB nexAy oôiBiiB ctoibubiib! Obi 
BBXorAa Be sBAiii „Taxoft ^pesBuiafiBofi 6u- 

CTpCTll". 

Bb caMOMi flaqaii yspaBieais A'i^aMB ÀBrilH 
cdpa P. Hbjji C0CT0JI10C& aaïuioieflie BOBaro 
KomfepiecBaro TpasTaia nes^y Poccieio b Ab- 
riie». RomepieoBaji BOBBeaulB 1797 ro^a (t. X, 
J^ 400) cxtiajacB coBepmeBBo BecocTOJiTejbBOio 
Bi BBAy coBepmeHflaro BSMtBeBia ycjioBift Topro- 
Buxi o<k)poTOBi B BpoMunueHflocTn MBXAy Poc- 
cieio B ABriie». HeoAEOBpaTBO uoAHHM&ica bo- 
npoci 3aKJio<ieBiH Bosaro soMMepHecKaro TpaK- 
TaTa^Bocoriameflie aeMorjio cocTOflTbCA, h6o o6I; 
Aepnuuiu BuxoxBJB bs'b coBepniefluo pa3JB<ifluxi> 
TO^eBi apisia. HaBOflea'B, nocji'b OBoaqaHifl xy- 
peuxo-eraneTCKoft pacnpB JIoflxoBCRBirb TpaKTa- 
TOiTB 1840 r., lopAi naiBMepcTOBi» SHeprHHecKii 
BSJiica 3a dTO A^jo. Ho eicy ae 6ujio cyx^eHo 
^osecTB dTO xtio AO 6jiaronojy9Baro soBua. 
HoBoe aBniftcRoe MBBncTepcTBo sacrajio aïo 
xtjio VB laROici noiosefliu, <ito, ope HtKOTopofi 
ycTyniBBOCTB ci Toft H Apyrofi CTopoeu, oho 
XOJSBO 6ujo BOfliUTBca nojiBuiTB corjiacieML. 

Capi Po6epTi IIbjb SBaji, hto aHriificKifi 
flapoAi BOHBTaeTi tojibro to npaBBTejiBCTBo. 



208 



X 451. 



1848 r. 



ment qui réassit à 8aa?egarder les intérêts de 
son commerce et de son industrie. Voici ponr- 
([uoi il appliqua toat son zèle à terminer cette 
affaire d*une manière satisfaisante. 

Le premier projet da traité de commerce 
fut rédigé par le Board of Trade anglais et 
communiqué au gouvernement russe. Le baron 
Osten-Sacken, premier conseiller du ministère 
des affaires étrangères, fit un mémoire contenant 
des observations critiques très Judicieuses au 
stget de ce projet. Le gouyernement anglais 
8*était engagé à cette époque dans une voie 
nouvelle de sa politique commerciale — celle de 
la liberté du commerce. Il exigeait de la Russie 
rentrée en franchise des produits anglais manu- 
facturés. Lie comte Gancrine, ministre des finan- 
ces, et le Vice-Chancelier comte Nesselrode 
s'élevèrent contre cette prétention qui ne pou- 
vait être acceptée dans la mesure réclamée par 
les Anglais. 

Une autre pierre d'achoppement provenait 
des lois anglaises de navigation. En vertu de 
TActe de Navigation de Cromwell les bateaux 
russes, visitant les ports anglais étaient placés 
dans des conditions bien moins avantageuses 
que les bateaux anglais dans les ports russes. 
De fait, il n'y avait pas un traitement de réci- 
procité. D'après la loi russe, les bateaux anglais 
jouissaient dans les ports russes identiquement 
des mêmes droits que les bateaux indigènes. 
Quant aux bateaux russes visitant les ports an- 
glais, ils pouvaient profiter de quelques privilè- 
ges seulement en vertu d'une ordonnance secrète 
du gouvernement anglais à ses autorités de dou- 
ane de ne pas leur appliquer les dispositions 
de l'Act of Navigation. Le gouvernement Impé- 
rial insistait sur la révocation de ces disposi- 
tions, mais le Cabinet de Londres refusait d'y 
consentir, car les concessions faites à la Russie 
auraient été aussitôt étendues aux autres nations. 

Le Vice-Chancelier fit les observations sui- 
vantes sur le rapport du baron Brunnow du 
6 (18) janvier 1842 qui exposait en détail les 
faits susmentionnés: „ Après avoir lu ce rapport, 
il me parait que )K)ur nous la question à déci- 
der est celle-ci : vaut-il mieux conserver le statu 
quo ou retirer aux Anglais les avantages dont 
ils jouissent chez nous sans réciprocité sous le 
rai)port des droits de navigation? Faire un 
traité sans qu'ils admettent notre définition de 
la nationalité des navires serait une duperie. Nous 
no pouvons pas y consentir, le traité ne nous 
offrirait aucun avantage et nous ferait perdre 



BOTopoe yirfeeTi oxpaBun ero soHMepieexie i 
npoMumieuEue nrepecu. Bon» noieMyonn 
ocodenHUMi» pnenieMi naiica sa OxaronoiyiHoe 
OKOEHanie droro m^^mbl 

DepnoBa^Ukiuuift npoesn soHMepHecnro 
ipaETaia Ôuji oocxaBJeirb aBriilcsan Bosrd 
of Trade ■ cooÔiieHi pyccKoiiy apaBirencny. 
Ha 9Ton npoesn Hanncaj'b Becuu xiuiiu 
KpHTB^ecKia sEHtiaHia crapiul coBimn 
MHHHCTepcTBa HBocTpaHHuz'b Ain tfapon 
P. 0. OcTeEvCaseBi^ ÀBrjiiicBoe opABReo- 

CTBO BCiyUBlO Bl TO BpCHB HA HOBHÉ lyn Bk 

cBoeft ToproBoft aojBTBBi: cboÔoah ToproBn. 
Obo ipeÔoBaio orb Poccin cBoôoxBaro BpoBycn 
asr.iificKHxi HaBy4»aBTypBiu'b nponBix^i- 

QpOTBBl TBBOro TpeÔOBBSiB MiflBBailCB BB» 

MBEBcrpb taBBECOBi, fpA^ KaflspKBi, nn 
H Bnue-KaBiuepL, rpa4i Heccenpoxe. Oio Be 

MOrJO 6UT& BpBHBTO Bl xeiATejuHom JUI 

ABrjBHafli oÔMMt. 

Apyroi BaHOBB uperBEOBeBûi sa&uoiBica n 

anriiftcBBxi sasoEan o cyAOzoxcTB^ BicBjy 
RpoHBeueBCBaro HaBBraaioHBaro acra pyecBÎJ 
cyxa, nocimaion^iB aBuitcBie Bopm, 6iiji 
nocTaBiCBu bi EecpaBHeHHO xyjpnee bojo- 
scBie, Tbn aariitcBia cyxft bi pyccasxi Bop- 
TBxi. Ha Atii ne Ôiuo EBBaBoi BsaKHBOcn. 
Ho pyccBOHy saBOHOxaTencTBy aBuitcxiB cjn 
vb pyccBBxi nopraxi Morjfl nojuaoBancB paa- 
BUMH Cl pyccKBMB cyABMB upaBBiiH. PyccBii 
ace cyAa, nocin^aBmia aariitcBie nopni, Morifl 
noiB30BaTBca HiBoropuMB nroraMB Tonio 
BCJiiACTBie cespeTBaro npeAnBcaBia aiiriiftcBaro 
npaBBieiBCTBa cbobmii Tau OBcenHum bjuictbxb— 
ne npBMiHBTB ki bbmi uocTaHoaieHii Ad of 
Navigation. HMuepaTopcBoe ipaBinrencTBO aa- 
cTaflBaio fla OTMiei nocTaBOBjeaii aroro asia. 
na HTO JIoEAOECBift BaÔHHen ae non coria- 
cBTbca, h6o ycrynBB, cAiiaHHiia bi Boasy 
Poccin, BeiieAieBBO pacnpocTpaHBiHci 6u aa 
xpyrie sapo^u. 

Ha AOBecesia Ôapoaa BpyHHOsa on 6 (18) 
BEBapa 1842 roxm bi soropom noxpoôBO 
BdioxeBu BumenpEBexeEHua oÔCToaTeibcnâ. 
Baiie-KaEiiiepi cAtiaii cjr|AyioB|iB aasiia- 
Bia: „IIo npoYTeBiB dioro xoneceBia, Mai xa- 

BLeTCH, HTO EBMl npO^CTOErb pifllETb CjiAJK>- 

mift Bonpoci : noiesBO-jB coxpaBan status quo, 
BJB me cj^Ayeri jamuTB AEria^aai aiiroxii 

ROTOpiiIlCB OBH y BBCl nOlBSyDTCB Bl OTBOBe- 

EiE cyxoxoABUxi nonuBEi Ôesi BsaaiiHocTi? 
Bujo Ou rjyno aasjDHaTb ci ebhb Tpaaran 
6e3i npBEBTiB bhb Bamero onpeAtieEia Eaaio- 
EaiBEocTB KopaÔiefi. Mh se Hoseai na 9to 



1848 r. 



M 451. 



209 



pentrétre ceax qae nous assure la tolérance 
actuelle des aatorités anglaises.* 



Lorsque cette résolution du gouvernement 
Impérial de s'en tenir à Tancien régime et de 
ne faire à TAngleterre aucune concession, 
réclamée par les principes de sa politique 
commerciale, fut communiquée au Cabinet de 
Londres, celui-ci se dédit aussitôt de ses pré- 
tentions. Robert Peel tenait lui-même particu- 
lièrement à la conclusion du traité de commerce, 
qui fut signé à St. Pétersbourg, à la fin de 
Tannée 1842. Ce pacte assurait aux bateaux 
msaea dans les ports anglais les mêmes droits 
dont ils jouissaient jusque-là en yertu des ordon- 
nances secrètes aux autorités de douane anglaises. 
Le comte Gancrine refusa également de modifier 
le tarif russe en vue de complaire uniquement 
à l'Angleterre. 

Sir Robert Peel réussit à briser la résistance 
de ses collègues, lord Aberdeen et lord Uipon, et 
le traité fut signé, mais le célèbre homme d'Etat 
anglais ne laissait jamais échapper une occasion 
pour con?aincre le ministre de Russie que le gon- 
yemement Impérial faisait fausse route dans sa 
politique financière. Le baron Brunnow croyait de 
son doToir de communiquer à son gouvernement 
ces pensées et ces conseils du célèbre orateur. 
Voici ce que sir Robert Peel disait à Brunnow. 

A son avis, la Russie est appelée, par la na- 
ture même, à être un pays agricole et non indu- 
striel. Pour assurer les progrès de Fagriculture, 
elle a besoin de deux instruments essentiels: la 
main d'oeuvre et le capital. Dans ces conditions, 
il ne serait nullement dans les intérêts de la 
nation russe de protéger l'industrie aux dépens 
de l'agriculture. D'ailleurs, la Russie doit avoir 
ses fabriques, mais elle ne doit pas les faire 
surgir d'une manière factice, par un système de 
protection continuelle de l'industrie russe. 



,Et notez bien," disait sir Robert Peel «que 
lorsque vous entrez une fois dans la carrière 
du système protecteur, vous ne savez plus 
jusqu'où vous irez pour satisfaire les exigences 
de vos industries. Tous veulent gagner le plus 
possible. Jamais vous ne les contenterez en 
entier. Rien n'est plus ingrat que l'intérêt ma- 
nufacturier. Il ne vous sait pas gré de son gain. 
Mais toi^ours il vous reproche ses pertes. Ainsi, 
de concession en concession, vous vous laissez 



coriacHTbca; ipasiaTi ne n pe^ociaBiaerB naïf -b 

HHSaKHXl BUSOKb H lEmETb Hacb, Moserb 6UTB, 

Tixi BuroA'&, KOTopiiMn mi nonayeMca Ôjaro- 
Aapa HUBimneft tcpurmocth aHriificKHxi» Bia- 
ciet". 

Ror^a dTO pimeuie HiinepaTopcRaro npa- 
BHTCJMTBa ocTanaTBCJf npu ciapom» pesuMi n 
ue xiiaTb ABriia HEsasixi ycrynosi, neconac- 
Buxi Cl BauiaMH ero Toprosoft uoirtheh, 6ujo 
cooÔnieBO jIoBAOBCsoMy BaÔBneiy, nociiAnifi ne- 
MCAiesBO OTsasaica oti cbobxi upeieBsift. Bi» 
oco6eBBOCTB CToaii caMi Uuih sa saBuoiesie 
KOMMep«cecBaro TpaKiaia, a obi ôuât» noABHcaBL 
Bi C.-IIeTepÔyprt, B'b canoin» BOHui 1842 r. Bl 
CBiy dToro asia sa pycccBBMB cy^aMu B-b aBuifi- 
CBflxi» nopraxi 6uiu oÔesneieBu ri se camia 
npaBa, xoiopuiiH obb lo rixi nopi noiBaosa- 
jBCb BB CBjy ceEpeiBuxi upeABBcaBift aariift- 
CKBMi laMOseBBuiTb BiacTBirb. rpa4)i>KaBKpHHx 
Tasse BC coriacBJca Ba ASMifleaie pyccKaro 
laMOseBBaro Tapu(i>a bi> yro^y o^Bofi ABriia. 

Cdpi P. IlBXb cjOMHj'b conpoTBBjeBie cbobxi 
TOBapBQefi: lopAOBi 36epABBa b Pefinosa, u 
TpaRiari» 6iui noAUBcaBi». Ho sBaMeauTufi 
aBriiftcxift rocy^apcTBOBBiift Mysi bc ynycKaji 
ciy^as, Tio&b yÔiABTB pyccsaro nociaBBORa bi> 
omBÔOHBOCTB 4>BBaBC0B0fi noiBTHBB HMnepa- 
TopcBaro flpaBBTejbCTBa. BapoBi BpyBBOsi chu- 
Taii CBOBifb xojroM'b coo6ii;btb cBOCMy npasu- 
le.iBCTBy aiB mucjh b coBiiu .BejBsaro Ûnia, 
Borb HTO roBopuii IlHJb ÔapoBy BpysBOBy. 

Ho ero mb'Mio, Poccia caMOio npnpoAOïu 
cosAaaa 6utb seMieAtiBHecKOio, a Be MaHy(i)aK- 
TypBO» cTpaBO». Ajia passBria cBoero aeMje- 
Aiiia Pocciji BysAaeTca bb AByxB opy;^iiixi: 
BO-nepBBixB, BB pa6oHHxi pyaaxB a, ao-BTcpiiixi, 
BB Banfliaii. Bps laxHXB o6cTOiiTejibcTBaxL 
coBepmcBBO Beconacao cb nojB3oio pyccKaro 

BapOAa BOBpOBBTejBCTBOBaTB 4>&^PHHB0& OpO- 

MunueBBOcTB Bac<ieTB seMjeAtjiii. BuponeMi», 
Poccia AOJsaa bm^tb cbob (i^aÔpuKU, ho hc 

AOlSBa BCByCCTBeBBUKBOÔpadOMB BUaUSaiB IIXL 
SB SB8BB BOCpeACTBOBB UOCTOABBarO lIOKpOBH- 

TejBCTBa OTeqecTBeBBofi npoMumieBBOcTH. 

„H saMiiBTe xopomeaBso**, csasaiB capB P. 
OiiiB, „ecjB BU pa3B BCTynBjH sa nyTB uospo- 
BBTeiBCTBeHBoft CHCTeMLi, TO Be SHaeie ysie, kenb 
AajeRO BU nofiAeTe bb yAOBjeTBopeaie opeTesain 
BamuxB MaHy4)aRTypi>. Bct sexaioTB easHiB 

CKOJB B03M0SB0 ÔOJBme. HHKOfAa BU UXB BUOJIU l 

Be yAOBieTBopBTe. H^tb HBHero BeÔ.TaroAapHie, 
KaKB4)a6pB9Bafl npoMumieBBocTB.OHa Ec6)xeTh 
ce6a ciHTBTB oÔfldaHHOH) BaMB CBOHMU ôapumaMii. 
Uo ofla ficer^a Ôy^eiB craBMVB BaMB bi> Buey 



210 X i 

aller petit à petit à avancer dans le ayitènie de ' 
protection au point d'arrlTor k la lin b nne pro- 
hibition complète. Lorsque tous en fteo venu 
là, vouB êtes ëtonné de Toir coaiment il se fait, ' 
qae. nonobatant la fiivear exclusive que tous i 
accordez à l'indastrie que tous protégei, elle 
demeure statioDiuiire et lanKaisunte, Cela est 
dans la nature des choses. Affraochie de toute 
concarrencfl, Bùre d'être en powesBÏoD exclusive 
de TOtre marché, l'industrie indigène se ralentit 
et M néglige... Elle vous impose sa loi. Vous 
defez acheter les mauvaises marchandises qu'elle 
TOUS donne... Le système protecteur qui devait 
servir à ta taire vivre, la frappe de stérilité; 
car, en industrie, il d'j a da progrès qae lorsque 
TOUS êtes forué de lutter sans cesse contre ane 
concarreoce rivale qui vous tient toigoure en | 
haleine*. i 



Enfin le celËbre reformatenr des lois financi- 
ères de l'Angleterre croyait devoir mettre en 
garde son interlocuteur contre l'insatiable avi- 
dité de pouvoir de l'industrie. Elle ne cesse de 
rè])éter an gouvernement: „Vooa devez continuer 
éterneUement & m'accorder an droit de protec- 
tion exclusive, parce que vous l'avez tait depuis 
nombre d'années." (liapport du baron Brunnow 
du 19 (31) janvier ISiS). 

Ces considérations de sir Robert Peel inté- 
ressèrent si vivement le Vice-Chancelier qn'il 
s'empressa de les communiquer au Ministre des 
finance», comte Cancrine. Celni-ci en restituant 
BU comte Nesselrode le rappport de Brunnow 
crut devoir l'accompagner d'une lettre dans la 
quelle il réfutait en détail les opinions du mi- 
nistre anglais sur les dangers du système pro- 
lecteur. Il combattait l'assertion de sir Robert 
Peel que la Russie devait être exclusivement 
un pays agricole et s'appliquait à démontrer que 
l'indostrie rasse. encore peu développée, n'était 
pas de force à supporter la concurrence des 
produits fabriqués en Angleterre et dans les 
antres pays de l'Enrope occidentale. Aussi a- 
t-elle besoin d'être protégée par un système de 
droits de douane élevés il percevoir sur les pro- 
duits de fabrication étrangère. 

Ao nom de U trèH-sainte et IndlTlsIble 
Trinité. 
S. M. l'Empereur de tontes les Rus- 
sieB et S. M. la Reine dn Rojanme-Uni 



51. 1S42 r. 

cbOH noTepu. TasHvi ofipason. on ycrriin 
Kb ycrynst. bu loBjtere naio do ■&!]- n n- 
lueA noipoBiiejicTBenBofl chctchI jo nnjBtU- 
maro saupeuieHia. Horjta bu AOCTumere 3Tur<> 
oyBKTa, Bu Cl» |j(HBjeBieMi» yBuj^HTp, iTu se- 

CNOTpH Ha ircUtl4RTejI>H0e UOKpOBBTejU'TBa, 

saHU npoHumieanocTH, ohb are- 

HenOjlBHXH0t> B OTCTajUll. ^0 Bli 

apH)iojtiBeiiteB. r>yinBorBoGDSj[CBauTi>B(Miol 
lîOBayppeHuiH h fly^y^n fsiipeBa bi icajBia- 
leitmwh BJBiiBÎH aaoïHHi puheobi, Tyseanai 
apoMumiennoc» ocraBaBjuBacTCB bi> csoen 
pasBHïia H najiBeTi... Ohb ta,w^ ope.iuHctiBaen> 
caol sasnni. Bu upHnyxjieRu uoRynaTï aïoiol 
Tosapi, EOTopuI OHB Bavi xaers... UoKpoBiTejt- 
CTBeBHBB CHCTenA. HiTÏBCiaJi atjtn un xauv 
npoMUDuenaocTH, iluaen ee (tesujo^no». aA» 
s^ oCiacTU upoHUffljeBHOCTN B-tn nporpecca. 
ecjH BU ae npHByueau OesnpepuBBO eoportca 
npOTnsi. onacHoll BORaj'ppeBniB, aoTopu net- 
nocToaHHO sacTaaiaeTi crpeMa-ttca anepejn* 

HasoBeai, aeaKeBBTufi pe^paatopi aattil- 
caaro «ttasaBcoearo saioBoiaTeiicTBA Bpejtocie- 
peraiii eine upoTHSi. ueBacuTBaro BiacTOinOix 
upoMunueBBOcTH.Ona BeuperTaBHOTnepin-nro- 
cyjtapcTGy: „ru ofisaanu stiBO oAesDeiiBaTi n 
MBOiii npasn sa HCuviiHTej&Boe noipoBattta- 
CTBO, hSo BU 3T0 A'^aiB vt upoAoueHii ne- 
TBib ittii". (JloHCceBie Cap. BpyHBona on 19 
(.SI) aBBapn 1843 rou). 

CysACBiH capa Po(>epTa IIbm noaasaji» 
SHoe-KaBajepy BacToiLKH aaTepecBuas. nu 
OBI DocntmiJi. coofintUTi Hii MaBBCipy *!■ 
BBBCOB^, rpa^f KuBKpHBy, Dui'jrlABÎfl aoiift' 
THii xoBeceuie I>pf bhom upu UKCbKii r» rp^) 
Hecceibpojie, et ROToponi. nsi uojipoOBO ouft- 
sepracTi Mstaie aarjificBaro HanacTpa □ Bpeirt 
noEpoBHTeibCTBeBBoi cBcieHU. Obii ocnappHii 
vta Poccia jtoïKaa fiim- 
iHTejiBO KMjejctifc^ecKDai cTpaBO». ■ 
nepasBBTaa pyccaaa BpoiN- 
^octosbIh BujepxaTt aoai;f 
peBQiH Cl npouaBeABBiiMB aarjîflcaai^ ■ i\'Y 
THxi saDBAHo-eBpoaeflCKBX'b ^afipaav flosTOi^ 

DBB ByZABOTCI B1> nOEpOBITejtCTrt BOCp^l' 

ctBoHi BucoEBii TBHDxeuHuii noBum u 
npBBOsauic Hsvaa rpasunu i^aSpRiaua B3jiiii>' 



Bo Kia irpeciHTHii ■ aepasxtjuiu 
Tpon^u. 

E. B. Maneparopi Bcepoccilcnl ■ 
"?.. B. KopoieBs CoexHHeHBaro Kopoie»- 



te: 








S. 
le 

Ni 

Vi 

PEnpire, 

et de plMÎeoB airtRt, ce k 

coaite de Cumamt, gtminl i'mhmunt^ 
Minutie des FiMaoes, McaWe da Cob- 
adl de TEi^ire, deralier da wdres 
de Bnvie et de ptaoean aaUes, et S. 
M. la Beiae de Boyanie-ru de U 
Grande-Bretagne et dlriinde, k très- 
lionorabk Chirks baron Stoart de Rotb- 
say dans Tlk de Bvte, Pair da Parle- 
ment, Membre dv Conseil PriTé, cbe- 
yalier grand crmx de trèa-bonorable 
ordre da Bain et de l'antiqae ordre de 
la Tour et de l'Epée de Portugal, Am- 
bassadeur extraordinaire et plénipoten- 
tiaire près S. M. l'Empereur de toutes 
les Rnssies. 

Lesquels, après s'étreeommuniqué leurs 
pleins pouvoirs respectift, trouvés en bon- ' 



El B. IiMW|wif% B iP> y ic< i tittttt. 
ipa^ Sa^a Pi«efm Hemn|Ni«iK <4NK 
«• JlUm. Taissn» CWInnnk Raw- 

ikn. opjieson Poccittaai:!. m }im$mu\% 
■nocrpaniix^ saaajepa. m rpa^a Knii|N^ 
Kannpna, renepan - i^r^ • aniliain^iMax 
MHHnrrpa ^aBanconv "Uina lVT\ap* 
CTBeHHaroCoBiTa^ opJ^^■olt^ l\EMvilcaiix v 
■ pasmn ■HocTpaaaux^ aaaaJK'pa^ a 
E. B. Kopojeaa coeianenaaro st^p^u^n- 
CTBa BenioôpiraHii ■ Hpjaujiii. no^* 
TeHHtimaro itepoua Rapja l>ii>apTa ^o 
PoTcei ua ocrport Biori, nopa Uii)ua* 
neura, ueua Taluaix) Coirkra, saMJiopa 
6oiunaro ipecra no^tTuilinaro opAt^ua 
BauH m xpesuro IIopryraJi^CKaixi o|v« 
xeua BamuH a Mena, cbo^to ^piniHu^aà* 
Haro H nojiHOMO^Haro noc4a npN K. Il 
Hnneparopi Bcepoccilclcoll^. 

Koa, no ssaHiiHOiii coofiiuoniii ohonxii 
nojmonoqii, aalAennux^ vh naAJioMa- 



1 s* 



212 



M 451, 



IMSr. 



ne et dae forme ont airèté et concla les 
articles snivans: 

Abticle I. 

II y aara réciproquement liberté de na- 
vigation et de commerce poar les na- 
vires et sujets des deu Hantes Puis- 
sances contractantes dans tontes les par- 
ties de lenrs Etats respectifs, où la na- 
vigation et le commerce sont permis à 
présent, ou seront permis & l'avenir, aux 
sujets et navires de quelque autre nation. 

Abtiolb II. 

A dater de l'échange des ratifications 
du présent traité, les navires anglais qui 
entreront dans les ports de S. M. l'Em- 
pereur de toutes les Russies, ou qui en 
sortiront, et les b&timens russes qui eAtre- 
ront dans les ports du Royaume-Uni 
de la Grande Bretagne et d'Irlande, et 
dans ceux de tout^ les possessions de 
S. M. Britannique, ou qui en sortiront, 
ne seront sujets & aucuns droits ou char- 
ges, de quelque nature qu'ils soient, 
autres ni plus élevés que ceux qui sont 
actuellement, ou pourront par la suite 
ùtre imposés aux navires indigènes, à 
leur entrée dans ces ports, ou & leur 
sortie. 

Abtiole III. 

Eo considération de ce que les vais- 
seaux anglais arrivant directement d'au, 
très pays que ceux appartenant aux Hau- 
tes Parties contractantes, sont admis avec 
leurs cargaisons dans les ports de l'Em- 
pire de Russie, sans payer d'autres droits 
quelconques que ceux que payent les 
vaisseaux russes; et en considération des 
avantages que, sous ce rapport, le pré- 



mfiwh nopaxBi, noeraHomura m zêmmo- 
HHjiH ciixyx>n^i< craTBM: 

Ctàtia L 

GyxaMi H nowkEEMM% otfiM» ftieo- 
BHxi xoroBapHBaK>n(HXC< JlfipmMM% (ff- 
xen upexocraBiena BsaHmaa eBofcii 
MopeuaBania h ToproBjn bo Bciz% «- 
crarh oÔodxhhxi ixi Bjax^mi, ixi 
MopenjiaBaHie h Toproun mai xop^ 
jieHu, HJiH na tfyxyn^ee Bpeiui tfyxyn 
XOSBOJieHH nou^EHiDn H cywiTL Baioi 
jih6o xpyroi Ha^iH. 

Gtàt&b n. 

Go XHB pasirtHa paTi^Hsai^ii hbcto- 
an^aro Tpaxiaxa, aHrjiiCBiji cyxa, bxo- 
xan^ia bi nopra E. B. HiinepaTops 
Bcepocciftcsaro, hjih 0TX0XJin(ia m 
OHuxi, H pyccKia cyxa, Bxoxaoqi n 
nopra coexuBennaro BopoiencTBa Be- 
jiBBOÔpHTaniB b HpjtanxiH h bo bcI npo- 
Hie noprii BjiaxiHift Ea BejHBo6pBTaB- 
CBaro BejBHecTBB, bjib orxoxBoûa b» 
OBuxi, ne Ôyxyn noxJiesaTB HHBasnn 
sBUMi nomjBBam bib noBBHHOcrixi, 
nox^ BaBBin 6u to BasBanien hb 6ijo, 
BBBi TOJibBO TaBBMx so, Basûi cyqe- 
CTByH)rb BUfli, bjib Bnpex& 6yxyn no- 
CTaBOBjenu xu TysenBiixi cyxoB%, npi 

BXOXi AXl, BJIB npfl BHXOXib H8X TtXl 

nopTOBB. 

Gtàilb III. 

Bi yBasenie Toro, tto bht jiicBia cyxa? 
npBxoxan^ia npBMO bsi xpyrnx'L deiceiB, 
HenpBHaxjesan^BX'B BucosBirb ^orosa- 
pBBaion^HMCB CTopoBaMi, xonycBaH)TC^ 
Cl Bxi» rpysBMB Fb nopra Pocciftcsoi 
HMnepin 6eai njareaRa sasaxi jb6o 

BEUXl» nOmJBHl, BpOMi TOJBXO TaBBXl 

«e, Kasia BSBicanTca ci cyxoBi poc- 
ciftCKBxi, B Bi yBasenie tïx'b butoxI) 



184S r. 



M 461. 



213 



sent traité accorde nommément an com- 
merce Britannique dans le Orand-Daché 
de Finlande; il est convena qa*à dater 
de réchange des ratifications da présent 
traité, les bàtimens russes venant de 
rembonchore de la Yistnle, du Niémen, 
oa de tout autre fleure, dans lequel se 
jette une riyière navigable prenant sa 
source dans les Etats de S. M. l'Em- 
pereur de toutes les Russies, ou traver- 
sant les dits Etats, seront admis avec 
leurs cargaisons dans les ports du Roy- 
aume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Ir- 
lande, et de toutes les possessions de 
S. M. Britannique, exactement de la 
même manière que si ces vaisseaux ve- 
naient directement de ports russes ou 
finlandais, avec tous les privilèges et 
immunités convenus par le présent traité 
de navigation et de commerce. De la 
même manière, des bàtimens russes, ex- 
pédiés d'un port de la Grande Bretagne 
ou des possessions Britanniques pour 
l'embouchure des fleuves susmentionnés, 
seront traités comme s'ils retournaient 
vers un port de l'Empire de Russie, ou 
du Grand-Duché de Finlande. Il est en- 
tendu toutefois, que ces privilèges, ne 
s'appliqueront aux vaisseaux russes et 
à leurs cargaisons, par rapport aux pla- 
ces situées à l'embouchure des fleuves 
susmentionnés qu'aussi longtems que les 
vaisseaux anglais et leurs cargaisons y 
seront traités, à leur arrivée et à leur 
départ, sur le même pied que les vais- 
seaux russes. 



Article IV. 

Toutes les productions du sol, de l'in- 
dustrie et de l'art des Etats et des pos- 



KOTopiiA Bi ceMi OTHomeniH npo^^esa- 
n](H]rBTpaKTaTOMinpeAOCTaB.ieHii hmchbo 
auniftCBOft Toproui wh BejiHBOM'B Eha- 

SeCTSi ^HHJULHXiH, nOCTaHOB.IiieTCA, HTO 

co XHfl pasMina paiHJ^HBaipft cero ipaR- 
Taia poccificaifl cy^a, npHxoxfln^ifl otb 
ycT&eBi Bhcjh, HiMana hih BCAsoft xpy- 
roft 6ojnmoft p^rh, vh xoropyio sna^aerB 
BaaaA-JiHtio cyxoxoxHaji piaa, HMiion^aA 
HCTOKi CBoft Bo BJiaxiHiflxi E.B. IlMnepa- 
Topa BcepocciftcRaro, hjih npoTCBaion^aA 
Hposi rt Biax^uifl, ÔyxyrB xonjcsaoïcii 
CB Hxi rpysaMH wh nopni coeAHHCHHaro 
KopoiOBCTBa BejraKOÔpHTaniH h HpjiaHxiH 
H Bcixi BJiaAiHifi Efl EpHTaucRaro BejH- 
HecTsa TOHHO TaRHMi se oÔpasoMi, RaRi 
6ii cyxa ciH npHXOxHJUi np^Mo hsi nop- 

TOKB pOCCiftCRHX'B H ^^HHJAHACRHX'B, UOJLh" 

syacb BciMH npeHMyn^ecTsaMH h ji&roTaMH, 
nocTanoBJieHHiiMH b'l HacToan^eicb TpaR- 
TaTi MopenjaBaHiH h ToproBji. PaB- 
HHicb oÔpasoM'B pocciâCRifl cy^a, OTnpa- 
BdUeMHfl Hsi RSRoro-JiHfio nopTa BejH- 
BOÔpHTaniH hih BpHraHCRHX'B BjiaxiHitt 
RI ycTBH) BuinenoHMeHOBaHHuxi 6ojib- 
nraxi piRi, 6yxyn xonyoRaeicii, Raai 

6yXT06lI OHHBOSBpaiI^aJIHCLB'BRaROft-JHÔO 

Hsi nopTOBi PocciftcROft HicnepiH hjih 
BejiHRaro KHflsecTBa ^HHJflHAin. Pasy- 
MieTCA OAHaRO, HTO TaROBUMH npeHMyii^e- 
CTBaMH ÔyxyTi nojbsoBaTLca pocciâCRiii 
cyxa H rpysH nxi OTHOCHTejLHo icIctb, 
jEesan^Rxi npH ycTMXi BumencHMeno- 

BaHHHXl fiOJBIHHX'B p^Rl, Jifi TOrO TOJbRO 

BpeiceHH, noRa h ÔpHTancRifl cyxa ci hxi 
rpysaMH Ôy^yn AonycRaeMu wb t^xi 
MicTax'L no npHÔUTin h OTUJiuTiH oxHHa- 
RHiTB oÔpasoicL, RaRi H cy^a poccittcRin. 

CTATba IV. 

Bcb npoHBBe^^eHia hohbii, npoMumjien- 
HOCTH H xyxosecTB'B oÔJiaCTefi H Bja- 



214 



M 451, 



1848 r. 



sessioDs de S. M. rEmpereur de toutes 
les Russies, y compris les dites pro- 
ductions doDt Texportation pourra avoir 
lieu par les fleuves on rivières mention- 
nés & l'article précédent et qui peuvent 
être importées dans les ports du Roy- 
aume-Uni et les possessions de S. M. 
Britannique; de même que toutes les 
productions du sol, de Tindustrie, et de 
l'art du Royaume-Uni et des possessions 
de S. M. Britannique, qui peuvent être 
importées dans les ports de S. M. l'Em- 
pereur de toutes les Russies, jouiront 
réciproquement, à tous égards, des mê- 
mes privilèges et immunités, et pour- 
ront être importées et exportées exac- 
tement de la même manière, sur les 
navires de l'une comme sur les navires 
de l'autre des Hautes Parties contrac- 
tantes. 

Article V. 

Tous les objets qui ne sont pas des 
productions du sol, de l'industrie, et de 
l'art des Etats respectifs ou de leurs 
possessions, et qui peuvent légalement 
être importées des ports de S. M. l'Em- 
pereur de toutes les Russies, ainsi que 
de ceux des fleuves et rivières dont il 
est fait mention & l'article III, dans les 
ports du Royaume-Uni de la Grande- 
Bretagne et d'Irlande, et de toutes les 
possessions de S. M. Britannique sur 
des vaisseaux russes, ne seront soumis 
qu'aux mêmes droits que payeraient ces 
mêmes objets, s'ils étaient importés sur 
des vaisseaux anglais. 

De même tous les objets qui ne sont 
pas des productions du sol, de l'indus- 
trie, et de l'art des Etats respectifs ou de 
leurs possessions, et qui peuvent légale- 



ximft E. B. HmepaTopa BcepoocitCBaro, 
ne HCKJDD^aA h rtxi npoEsnexenift, koh 

MOSHO BHBOSHn UO 60JI&niHm EMM xp7- 

rnicB pÏKaiTB, OBHa^eHHHm n npex^ 
HxyuKeft craTBi, h soropiu vosho npi- 
B08HTB vh nopm CoexHHeBHaro Bopo- 
jieBCTBa H BJOA^mii Eii Bejnno((pRaH- 
csaro Bejnraecna, a paiiHHm otfpaao» 
Bct npoHSBexemii uotob, npoManueu- 
HOCTH H xyxosecTBi CoexsHeHHaro xo- 
poxeBCTBa H Biaximi En Bejnneo6pi- 
Tancsaro Bejnraecma, soropsA vobho 
npHBOSHTb Bi nopm E. B. HMnepatopa 
Bcepocdftcsaro, 6yxyn nojisoBanci 

BSaHKHO BO BCÏXl OTBOmeHÛlXl paBBBHI 

npeHMyui^ecniaira b iBroran, h voryn 

tf HTB npBBOSBMB B OTBOSBMB COBepmeBBO 

paBBinrB otfpasoiTB, na cyxax'L sasi Tot, 
Taxi B xpyroi bsi jçBjTh Bscobbxi ^oro- 

BapBBaK>n](BXCB CTOpOBl. 

Ctàtbb V. 

Bel npexMem, xoropse ne cyrb npo- 
BSBexenia bohbs, npomnueHHOCTB i 
xyxosecTBi otfonxBnx'L rocywpcTBs i 
Bxi Bia^init, B BOTopse Moryn 6uTh 
saxoBflmci otfpasoMx npBBOSuni wn 
noproKB E. B. Huneparopa Bcepoedi- 
csaro, a Taxse cb rtxi <iajanna% i 

XPyPBXl pÏBl, XOTOpHXl ynOHBByTO 

vh craibi III, vb nopm GoexiHeHBaro 
xopoxeBCTBa BexBxotfpBraEiB h HpnB- 
xiB B B&bx'h Biaxisii Eb EparaBCBaro 
BejnraecTsa, sa pocciiCBBXi cyxaxs, 
6yxyrL noxxesaTB to ibbo TaxBm nornn- 
Ehwhy BOTopHB ciixoBaxo 6u BanATin 
sa laxie se npexMerH, ecjn 6m obb 6ua 
npBBeseHH sa anriitcxBXi cy^ax^. 

PaBBim otfpasoMx Bci np^weni, 
BOTopiie se cyTB npoBSBexemB noua, 
npoMHmxeHBOCTB B xyxosecTBi o6oi)x- 

BHXl FOCyXl^pCTBl B BX% BU^teli, I 



1848 F. je 

ment être importés des ports du Royau- 
me Uni et de toutes les possessions 
de S. M. Britannique dans les ports de . 
S. M. l'Empereur de toutes les Russies, 
sur des vaisseaux augla», ue seront 
soumis qu'aui mêmes droits que paye- 
raient ces mêmes objets, s'ils étaieal 
importés sur des vaisseaux russes. ' 



S. M. Britannique accorde par le 
présent traité h la navigation et &a com- 
merce rosses, tons les béntîfices et pri- 
vilèges de navigation et de commerce 
dont jouissent actuellement ou dont 
ponrraient jouir par la suite, soit par 
les lois existantes et actes du Parlement, 
soit en vertu d'ordres du Conseil, ou 
par traités, les nations les plus favorisées. 

Article VI. 
Toutes les marchandises et objets de 
commerce qui, d'après les stipulations 
convenues par le présent traité, ou d'a- 
près les réglemens et ordonnances en vi- 
gueur dans les pays respectifs, peuvent 
être légalement importés dans les Etats 
et les possessions des Hautes Parties 
contractantes, ou exportés de ces mêmes 
Etats ou possessions, soit sons pavillon 
anglais, soit sous pavillon russe, seront 
également assujettis aux mêmes droits, 
qu'ils soient importés par les navires de 
l'antre Etat on par les bàtimens natio- 
naux et il sera accordé pour toutes les 
marchandises et objets de commerce dont 
la sortie des ports des deux Etats est 
.permise, les mêmes primes, rembourse- 
'Bens de droits, et avantages que l'ex- 
'portation s'en fasse par les navires de 
[ron on par ceux de l'autre Etat. 



151. 215 

KOTopue HO%no saKOHHum oCpasoMi 
upitBOSBTb BS'b nopTOBï CoeABBeBBaro 
itopojeBCTBa a bc^xi oja^liHiB Ea BpR- 
Tancsaro BejiH<iecTBa bi uopTu E. B. 
HiinepaTopa BcepoccifiCKaro, sa aBr.]ifi- 
cKHX'b cyaaxï. Cy^yrE nowcatarb tojlko 

TaSHKl UOmJIHHaM'L, KOTOpUA CI^AOBaJO 

6a saujaTHTb sa rasie se npeAueTu, 
eoiH iSu OHii 6uJiB npHBeBenu Ba poc- 
CifiCEHX'L cynAXT.. 

Efl BpHTanCEoe BezHqecTBO npejto- 
cTaBj^eTi CHMt TpaKTaTom pocciicKofi 
ToproB.it H MopexoACTBy Bcl Buro,tu H 
upeHNvntecTBa HopenjaBania h TopruB.iii, 
ROHMH nojibsyiOTca Buni BJH 6y;iyTi. 
noJBSOB&TCfl sa fiy^yniee Bpeu^, no casi 
ryntecTByfoniaxi saKOBOBi a aaroBit 
[lap.iaMeHTa, hjh no ycraHOBjernaifii 
CoB'^TE, HJH no TpaETaTam Bcit saH- 
6o^'ke fijiaronpi^TCTByeMUfl naniB. 

CxATba VI. 
Bci TOBapu H npeAHeru, ROTOpue, no 
nocraHoaieaiHKi. cero TpaaiaTa hjh no 
cymecTByioiHHin. yaaEOHeHiflMi h yqpe- 
XA^niaitii vh oCioiOAHuxi» rocyjapcTsaxi. 
MoryTii saEOHRUii'ii oôpason 6uTh bbo- 
3BHU B1> odacTH H B^ia^i^niji BUCOBRXI^ 
soroBapHBaioniHxca CTOpom hjh bubo- 
3HHU HSi CHX1 oCjacTeB B B.iaAtHili nojti. 

pOCCiBCSBHX HJH aHrjifiCKHHl 4>'s !'<*)' l, 

6^S,yTh paBSO no^JesaTi. ojHBaEOBUHi. 
nomJHHaiii, saieh 6u oeue npHseBeHbi 
HH QuJH. Ba cyjtaxii-jB jipyraro hst. 
jlByxi roiyx&pcTBi hjh sa cy^iaxi Ty- 
seKHUX-b, B Bdu-i TOBapam h npejMe- 

TaHt TOprOBJB, KOBXl BUB031. HS'i. nop- 

TOBi 060BX1 roey;iapcTBi aaaoBB'i xos- 
: BOJeHi, ôyjiyT'b lapoaaHu rb xe npe- 

Mill, B03BpaTU BOmJHHl H BhlrOAU, EaKi. 

6u TaaoBuB bubosi bh npOH^isOAHJca. 
na cyxaxt roro hjh Apyaro rocyMpcTBa. 



L 



216 



X 451. 



imi 



Article VIL 



CTÀTBiE VIL 



Toutes les marchandises et objets de , B&b Tosapii m Dpexveni TOpione, 
commerce qui seront importéSy déposés Boropse tfyxyTi np^nesem, oïdium • 
on emmagasinés dans les ports des Etats ' coxpaHenie, hj» aïojseHsi wh nam]»^ 
et possessions des Hautes Parties cou-Ibi nopraxi ofijutcreft h «j^jffcfn* Bt 
tractantes, seront soumis pendant la durée cokh» XoronapHnanii^iixcA CTopas^ 
de Temmagasinage, aux mêmes régie- Ôyxyn noxieiutTB wb npo^ousam leai 
mens, conditions et droits, qu'ils aient cs^axonnaro Bpeii ens oxHHaxoBmi m- 
été importés sur des navires anglais on \ CTaHOBjeniAMi, jcMOBiawh m nomt* 
sur des navires russes. De la même ma- Haici, BaB'L 6u oniie nposeseui m 
nière la réexportation de ces marchan- 6sjih, na pocciicKMxi mmm aa aarjîl- 
dises ou objets de commerce sera sou- ckhxi cyxaxi, a pasHo h oôpanmi 
mise au même traitement et aux mêmes bubosi chxi Tosapoei ux lopronn 
droits qu'ils soient exportés sur des i npexueroBi ÔyxerB npoHSBOxnMi ia- 
navires anglais ou sur des navires russes, shmi se oôpasom h noxJiesan Ofut 

HaKOBiiMi se nonMHHaiTB, lan (te 

OHH BUB03HMH HH ÔHJIH, Hft pOCOl' 

CKHXi HJiff na anrJiiftcBHxi cyxix^ 



Abticls VIII. 

Il ne sera donné, ni directement, ni 
indirectement, ni par l'un des deux gou- 
vememens, ni par aucune compagnie, 
corporation, ou agent agissant en son 
nom ou sous son autorité, aucune pré- 
férence quelconque pour l'achat d'au- 
cune production du sol, de l'industrie, 
ou de l'art de l'un des deux Etats et de 
ses possessions, importée dans les ports 
de l'autre, à cause de la nationalité du 



CiATba VlII. 

Hnsasoro npexno^remfl npinio su 
eenocpexcTBeHHO hh co cropoEu loro 
HJiH xpyraro hs'l abjx'l npaBKTeACTFi», 

HH co CTOpOHH KaBOt-JIHtfo BOMnami, 

oÔn^ecTBa hah arenTa, x^ftCTsyno^aro 
Hxi HxeHexi, ftiH no mx'h npHxasy, 
He 6yxerB OBasHBaeico npH noKynxi 

lUlROrO 6h TO HH 6iuo npoHBB^eHU 

noHBu, npoMHDLieHHOCTH HjiH xy^osocm 
Toro HJIH Apyraro hsi xnyxi rocy- 



navire qui aurait transporté cette pro- xapcTsi h ero Biaxinift, npHBeseHHaro 
duction; l'intention bien positive des deux B-B nopin xpyraro rocyxapcTBa, no 
Parties' contractantes étant, qu'aucune npn^H* Ha^ioHaJI»HOCTH Toro cyxna, 
différence ou distinction quelconque n'ait na BoropoMt upuBeseno TasoBoe npo- 
lieu à cet égard. BSBexenie, h6o HenpeiciHHoe HaMipenie 

06'bHX'B AoroBapHBann^HXCfl cropoHi ecn 
TO, HTo6u Bi cexi OTHOmenin ne 6uio 
AonycBaeMO HHBaaoro HepaBOHCTBa hjh 
pasjH^iH. 



1848 r. 



M 4ÔÎ. 



217 



Abtiolb IX. 

Quant aa commerce à faire par les 
vaisseaux russes avec les possessions 
anglaises dans les Indes-OrientaleS| S. 
H. «Britannique consent à accorder aux 
sujets de S. M. l'Empereur de toutes 
les Rnssies, les mêmes aTantages et 
privilèges dont jouissent ou pourront 
jouir, en conséquence de tout traité ou 
acte quelconque du Parlement, les sujets 
on citoyens de la nation la plus favo- 
risée, soumis aux lois, règles, réglemens 
et restrictions qui sont ou peuvent devenir 
applicables aux vaisseaux et aux sujets 
de tout antre Etat jouissant des mêmes 
avantages et privilèges pour faire le 
commerce avec les dites possessions. 



Abtiolb X. 

Les stipulations du présent traité ne 
s'appliqueront point au commerce de 
cabotage oitre les ports indigènes d'une 
des Parties contractantes, par les bâti- 
mens à voile on à vapeur de Tautre, 
pour ce qui regarde la prise à bord de 
personnes, de marchandises, ou d'objets 
de commerce; ce genre de transport étant 
réservé exclusivement aux bâtimens na- 
tionaux. 



Abticlb XL 



Ctàtla IX. 

OrHOCHTexbHO loprosn pocciftCBHX'B 
CfxoBi, BOTopaa npoHSBOXHTbCii 6yxen 
Cl aHrjiftCKHMH BiaxiniflicH vh Bocroi- 
HOft HnxiH, En EpHTancBoe BeiH^ecno 
corxamaercH A^posaTi» nowamniicb E. 
B. HicnepaTopa Bcepocciicsaro nci 
rt BiiroAU H npeiMyn^ecTBa, botophmh 

nOJbSyDTCA HHHt HXH CjATTh UOA- 

soBaTLCA BnpexB, BCxixcTBie Bcaxaro 
TpaxTara hxh sasoro-XHÔo napianenr- 
CRaro aara, noMAUHHe hju rpaiwHe 
EhEdojAe 6jaronpiaTCTByeicoft naipH, 
noAHHHiiACb rtm se sasoBaMi, npa- 
BHiaicB, ycraBaicb h orpaBH^emam, bo- 
Topiie HHBi cyn^ecTByioTB bjb BupexB 
Moryrb othocbtbch ao cyxoBi b hom^h- 
BHX'Jb BCJiRaro Apyraro rocyxapcTBa, noA- 
8yK)n^arocB 'Ame me Buroxaiffl b npoB- 
My^ecTBaiffl vh upoESBOjicrB^ xoproBU 
Cl BHmepe^eBBUMB BiaxiniaiiB. 

Ctatbb X. 

IIocTaBOBJieHia sacToanutro tpasTaia 
ne OTHOcaTca vh npB6pejuioi (aatfo- 
tasBOi) ToproBji nesxy ryseiiBHMB 
nopraMB Toft bjb Apyroi nn xoroBapB- 
BBDBUixca CTopoBi, npoBBBOxnol napy- 
CBHMB cyxaifB Bju napoxoxaMB xpyrol, 
BO Bcen, iTO xacaercj xo nepeaosBB 
naccasBpoBi, ToaapoBi bjb xpyrBXi 
ToproBHxi npexneTOBi, b6o cia Top- 
roBia upexocTaBJuerea BCBJB>iBTejBHO 
cyxam ryseifflHm. 

CTATfcB XL 



Les vaisseaux et sujets des Hautes IIo CBji cero TpasTara, cyxa h nox- 
Parties contractantes jouiront par le pré- xannue odimx'h Bhcobbxi xorosapBsa- 
sent traité, réciproquement, de tous les K>n(Bxca cropon 6yxyTi noÂhèOBàrycn 
avantagea, immunités, et privilèges, dêm BsaufBO n nopraxi o<(oioxbuxi rocy- 
ka porta de leva Etala r e ap ec tiis et MMfcm b n% aiaxinit, lefa b niro- 



218 



M 461. 



Uttr. 



possessions, dont jouissent présentement 
la navigation et le commerce des nations 
les plas favorisées; Tobjet en étant d'as- 
surer dans le Royaame-Uni et les pos- 
sessions britanniques, aux vaisseaux et 
sujets Russes, les avantages pleins et 
entiers de navigation et de commerce 
accordés par les lois existantes et actes 
du Parlement, ordres du Conseil, ou 
par traités, à d'autres Puissances, ou 
qui pourraient être accordés & l'avenir; 
et de même, les vaisseaux et sujets Bri- 
tanniques jouiront dans les ports des 
Etats et possessions de S. M. l'Empe- 
reur de tontes les Russies, des avanta- 
ges pleins et entiers de navigation et 
de commerce accordés par les lois exis- 
tantes, réglemens, ordonnances, ou par 
traités, à des Puissances étrangères, ou 
qui pourraient être accordés à Tavenir. 
Et Leurs Majestés l'Empereur de tou- 
tes les Russies et la Reine du Royaume 
Uni de la Grande Bretagne et d'Irlande 
s'engagent réciproquement à n'accorder 
aucunes faveurs, privilèges, ou immuni- 
tés quelconques, en matière de commerce 
et de navigation, aux sujets ou citoyens 
d'aucun autre Etat, qui ne soient en 
même tems accordés aux sujets de l'autre 
des Hautes Parties contractantes, gra- 
tuitement, si la concession en faveur 
de l'autre Etat a été gratuite, ou en 
donnant, en autant qu'il sera possible 
de le faire, la même compensation ou le 
même équivalent, dans le cas où la con- 
cession aura été conditionnelle. 



AaMH, Jibroraïui h iipesicyii^ecTBaiii, u- 
BOBiuci HiiHi nojBsyioTCJi no ToproBii 
H MopenjasaHiK) BÊmdojAe fijnroupn- 
CTByeMHji nai^H; h6o tebobo ecn sa- 
Mipenie, htoÔu vh coexHBeHHom m- 
poxeBCTBi H aiax^Hi^xi BpEraBCiixi 
Aia pocciftCKHXi cyxoKb m noMjvasm 
(SiMH ofiesnenenH nnoxHi m coBepmeimo 
Bcï rt BiiroxH no ToproBji h vopeun- 
Baniio, sasia no cyn^ecTByx>n(Hm saio- 
HaiTB H aiTaifx napjaMesra, no ycra- 
HOBJieHiaMi CoBiia, un no rpucraTan 
HHOCTpaHHHirB ^epjuiBaMi npe^ocTi- 
BJieHK Hju BnpexB 6yxyn npejiocn- 
BdUCMii; a paBHiDrL otfpasoin cjujk i 
noMftHHue Bexnu>6pHTaHCxie tiyxyn 
noAdOBaTbCii wh nopraxi odiacrei i 
Biaxinii E. B. HifnepaTopa Bcepooc^ 
CBaro BHOJiHi H coBepmeHHO Bcim bb- 
roAaMH, Baxia no MopenxaBaHii) h Top- 
roBii cyn^ecTByH>n^HMH saBonaiiH, yipe- 
sxcHiaMH, nocTaHOBjeHiffMH hju Tpam- 
TaMH HHOCTpaHHiim ^epjKEBam yxe 
npexocTasjieHH, uh Koropua Bupexi 
Moryrb 6iiti> xapoBanii. H Htl Ben- 
HecTBa HicnepaTopi Beepoccitcsift i 
KopojeBa coexHHeHHaro sopoieBcm 
BejiHBOÔpHTaHiH h Hpjumxin oCSasiiBa- 
lOTca BsaiiMHO ne xonycsaTB oraocHTeAflo 
ToproBJiH H MopenjiaBaHifl nnaKiii 
TaKHxi BuroA'B, npemcyn^ecm e jiBron 
Bi nojiLsy nouftHHHX'B hjh rpaimiBi 
saBoro-iHÔo xpyraro rocyxapcTBa, bo- 
Topufl b'l to se BpeHfl ne 6iuh 6b 
AapoBaHU uofljfiLEBUMi» xpyroft hbi Bh- 
coBEXi AoroBapEBaioo^HXCA CToponi 6esr 
BosMesAHO, ecjH BHFOAUy upexocTaBies- 
HEifl Bi nojiLsy xpyraro rocyxapcTBa,6uii 
6e3B03Me3AHHfl, HJH se HasHa^aTb, no- 
KOJiHRy MOSHo dyxcTi, Tasoe se boshs- 
rpasAcnie hjh ypaBHeme, ecjni xapo- 

BaHHHa BUrOAH HVilOrB tflITB yCJOBHIUI. 



Article XII, 

Il est entendu que pour ce qui con- 
cerne le commerce et Is navigation dans 
les possessions russes snr la cdte Nord- 
Oaest de l'Amériqne, la convention con- 
clue & St. Pétersboarg, le 16 (28) fév- 
rier 1826, est maintenne en vigueur. 

Article X[II. 

Tout vaisseau britannique ou russe, 
qui sera Torcé par des tempêtes ou par 
quelque accident de se réfugier dans 
lee ports de l'une ou l'autre des Hau- 
tes Parties contractantes, aura la liberté 
de s'y radouber, de s'y pourvoir de tous 
les objets qui lui seront nécessaires, et 
de se remettre en mer, sans payer d'au- 
tres droits que ceux de port et de fa- 
naux, lesquels seront pour lui les mê- 
mes que pour les bàtimens nationaux. 
Si, cependant, le patron d'un tel navire 
se trouvait dans la nécessité de ce dé- 
faire d'une partie de ses marchandises , 
pour subvenir è. ses dépenses, il sera tenu | 
de se conformer aux ordonnances et aux 
tarifs de l'endroit où il aura abordé. 

En cas de naufrage, arrivé dans un 
endroit appartenant à l'une ou à l'autre 
des Hautes Parties contractantes, noni 
seulement il sera donné tonte sorte d'as- 
sistance aux naufragés, mais encore les 
marchandises et effets qu'ils auraient 
jetés à la mer ou qui auraient été sau-^ 
vés, ne seront point saisis on retenus | 
Boas quelque prétexte que ce soit. Les 1 
dits effets et marchandises seront au , 
contraire conservés et rendus, moyen- 1 
Duit l'acquittement du même taux de 
sauvetage, ainsi que des mêmes droits ' 



Ctatis XII. 

PasyKieTCd, tto OTHOCBrejrbHO ToproB- 
SB B HopenjasaHi^ wi PocciflcsHxi B.ia- 
xbaiBit. na ClBepo-3anaxHOHi 6epert 
: AHepHSB EOBBenips, sasjitoHeHBaa bi 
CaHKTi-IIeTeplSyprli 16 (28) ^i^^pa.!» 
1825 rof,tL, ocTaerca bi CBoefl CHJit. 

CTATtJi XIII. 

RcflBoe poccificKoe hjh fipHraHCKoe 
cyjïHO, KOTopoe otî (Sypti, h.ih no Ka- 
BOMy-jtHÔo ciysaro npBB^fsxeno Cy^eTi. 
BcsaTi. y(5txBii;a bi nopTaxi TOfl hjih 
Apyrofi R3i> BucOBHxii ;iorOBapHBaK>niHics 

CTOpOBT., MOSeTl CBofio;iHO Taït nOHH- 

HHBQTbCJi, sanacaTbCfl bcImb ma nero 
noTpeônocTHMH h CHOsa otxoahti. bi. Mope, 
ne njiaTfl HHsasflX'L jipyrox'L nom.iHH'E, 
spoH'l noproBuxi h Haainuxt, to^ho 
TaBHXi. se, RaKifl nJcaTSTi. cy^a ryseii- 
Hufl. O^naso me, ecjiH Kopa6jexo3£BBi 
TEKOro cyAHa HaB;ieTC£ bi neoÔxOAB- 
HOCTH npo^arb ^aCTb cbobxi TosapoGi. 
AJS noEpuTia cbohxi esAepmesi, to 
oHi oGAsani. bi rasoHi oiynai coo6- 
pasoBaTiiCA c-b noCTaaoBJeHisiiH h lapH- 
^iuE Toro Hi^ia, xy^a obi npHCras^. 
EcjB cjy^BTca BopafijeKpymeme bi 
KaKOHi jih6o M'itcri, npBHajtJeKanteHi 
TOfi BJH ;ipyrott hs'l Bucokbxi xoiOBa- 
pBBaioniBxcE CToponi, to ne tokmo uo- 
Sfisa. CyACTi. Bcsaas noKouib Jiiojifliii. 
npeTepn^BmHMi sopaCjeBpymenie. bo 
enie CBepxi Toro Bci Tosapu b xpyriH 
Ben(H, HMH <5pomeHBUfl kt, Mope, hjb 
KOTOpus Cy^yrt cnaceBU, ne KoryrB 
(JuTi. cexEecxposaBU bih saxepxaHU. 
nojTb xaRBiii 6u to upe^iJorom bb 6qio. 
TaKOBua aeiuH h Tosapu 6jnjTh aanpo- 
THBi cDeperaeira h Buj(aBaeHU o6paTB0 



220 



M 451. 



18tt 



de douane oa autreSy que payerait en 
pareil cas un bâtiment national. Dans 
l'un et Tautre cas de relâche forcée on 
de naufrage, les Gonsub, Yiee-Consnb, 
ou agens commerciaux respectift, seitmt 
autorisés â intervenir pour prêter l'as- 
sistance nécessaire à leurs nationaux. 



Article XIV. 

Les Consuls, Vice-Consuls, ou agens 
commerciaux de chacune des deux Hau- 
tes Parties contractantes résidans dans 
les Etats de l'autre, recevront des 
autorités locales, toute l'assistance qui 
pourra légalement leur être accordée 
pour la restitution des déserteurs des 
navires de guerre ou marchands de leurs 
pays respectif. 



Article XV. 

Le présent traité restera en vigueur 
pendant l'espace de dix ans â dater de 
l'échange des ratifications, et au-delà 
de ce terme jusqu'à l'expiration de douze 
mois, après que l'une des Hautes Par- 
ties contractantes aura donné avis à 
l'autre de son intention d'en faire ces- 
ser l'effet, chacune des Hautes Parties 
contractantes se réservant le droit de 
donner un pareil avis à l'autre à l'ex-i 
piration des premières neuf années; et, 
il est convenu entr'elles, qu'à l'échéance , 
de douze mois après que pareil avis de 
l'une des Hautes Parties contractantes 
aura été reçu par l'autre, le présent 
traité, et toutes les stipulations qu'il 



no ynjark Taaoft se nepeeiuoi non 
JSHH (taux de sauvetage) ■ xaiExi i 
TaMoseHHHXi H xpyrnxi noniun, i; 
aiâ sanjaTKn 6u n noxoÔHom cj; 
tai ryseniii cyxa. B% Ton h xp; 
ron cjyiai, TO-ecTb, BiiHysAOEBai 
Bxoxa n nopn um BopaôxespymeHl 
o6oK>AHHe BoHcyjoiy Bui^e-KoHcyjH u 
KOMMepHecsie arenni 6yxyn n npii 
xo^aTaiCTBOBaTL o6b osasamn nysic 
noMOUMi Bi noAsy cbohxi coareiecTBei 

HHIOBI. 

CTATBfl XIV. 

KoHcyiaicB,BHi^e-RoHcyjum ui loi 
Mep^ecsHicB areHTam aasxoft mn xbjx 
XoroBapraaion^HXcii Bhcokhxi cropoHi 
npeÔUBann^HirB bo BJiaxi^Hiax'L xpjro 
CTopoHH, MicTHHa HaujBCTBa 6yx7t 
ORasHBaTb Bcaaoe, sasoe tojlko mou 
oiasaTb HMi, saKOHHoe coxUcTBie xj 
BHAft^H xosepripoBi sair& ch BoeuEiii: 
TarB H Ch ToproBHXi cyxoBi o6ok>xhiix 
rocyxapcTBi. 

Ctateh XV. 

HacToaui^ift rpasTan fiyxerL HMii 
cHxy H A^âCTBie wh npoxojuaeHin xecai 
jiiT'B, CHHTafl co xHfl pasMJ^Ha paTE^i 
saipft, H CBepxi cero cposa en^e vb np 
XOJseHiH xBinaxi^aTH nicai^eBi nocj 
oÔiaBJieHia oxhok> hsi xayxi Bhcobb] 
AoroBapHBann^HXCA CToponi xpyroft, 
HaMipeniH CBoeifx npespaniTB aUctb: 
cero TpasTaTa; sax^aa hs'b xayxi Bi 
coBEXi AoroBapHBaioiE^HXca CToponi np 
XOcraBitfleT'L ce6i npaso o6iaBHTb 
TOMi xpyroi CToponi no HCTe^eHiH ne] 
Buxi A6BATH jAtl: h CEWh corjameE 
Mesxy HMH, HTO no MEHOBaniH xB^saj 
i^aTH Micai^eBi nocii Taxoro o&hSBii 
nia, nojyneHHaro oxhok) hsi Bhcobex 



1848 r. 



M 451. 



221 



renferme, cesseront d'être obligatoires xoroBapHBann^HXca CToponi oti ^pyroft, 
ponr les denx Parties. Bci otfusaTeJiBCTBa no ceicy ipaKTaiy 

H saunoHaioii^HMCA wh neici nocTanoBjie- 
mswh ji^si oÔi^EXi CToponi, npespa- 
n^aioTCfl. 



Abticlb XVI. 

I^e présent traité sera ratifié et les 
ratifications en seront échangées & Lon- 
dres, à l'expiration d'nn mois, on plas 
tôt si faire se pent. 

En foi de qnoi etc. 
Fait à St. Pétersbonrg, le 30 décem- 
bre 1842 (11 janvier 1843). 

(L. S.) Nesseirode. 

(L. S.) Gancrine. 

(L. S.) Stnart de Rotbsay. 

Ratotié à St. PAtkbsbouro, le 2 jahyikb 1848. 



Artide séparé L 

Les relations commerciales de la Rus- 
sie avec les royaumes de Snède et de 
Norvège, étant réglées par des stipula- 
tions spéciales qui pourront être renon- 
vdées dans la suite, sans que les dites 
stipulations soient liées aux réglemens 
existans pour le commerce étranger en 
général, les deux Hautes Parties con- 
tractantes voulant écarter de leurs re- 
lations commerciales tonte espèce d'é- 
quivoque ou de motif de discussion, sont 
tombées d'accord que ces stipulations 
spéciales accordées an commerce de la 
Suède et de la Norvège en considéra- 
tion d'avantages équivalens accordés 
dans ces pays an commerce du Grand- 
Duché de Finlande, ne pourront dans 
aucun cas être invoquées en faveur des 
relations de commerce et de navigation 



CTATLa XVL 
HacToan^ift Tpanaii HM'ben» 6hti> pa- 

THJ^HBOBaHl HpaTHJ^HSai^iHOHarO HMilOT'L 

6uTi> pasMineHii fl JIoH^^OHi no ncre- 
Henin oxHoro icicAi^a hxh panie, esejiH 

BOSMOSHO. 

Bi yxocTOBipenie nero h t. a. 
SasjioieffL Bx CauBTneTepÔypri, 30 
j^eBa6pfl 1842 roAa(ll anBapa 1843 ro^a). 

(M. II.) HecceiLpoxe. 

(M. n.) RaHKpiHi. 

(M. II.) CToaprb Ae PoTcei. 

Path«hkobahi Bi G.-llBTBPByprft 2-ro hhbaph 
1843 roxi. 

CmamM amdf^huoji L 

Tasi sasi ToproBua CHomenia Poc- 
cin ch BopojieBCTBaMH IIlBexcxHirL h 
HopsescKHiTL onpex^jieHu ocoÔeHHUMH 
nocTaHOB.ieHiaMH, aoropHa MoryrB 6mh 

BOSOÔHOBJieHlI BHOCJixCTBiH H HC HM^iOrB 

csasH ch cyii^ecTByK)n^HMH npasHJiaMH x-ia 
HHOCTpaHHOft ToproBjH BOOÔG^e, TO o6i Bu- 
coBia AoroBapHBaioni^iaca CToponu, seiaa 
ycrpaHHTb hsx nxi ToproBuxi CHomeHitt 
BCHBaro poxa HexopasyMinia h noBOxu 
Bx cnopanx, corjacHJiHCB, ^To6^» ocoôen- 
Hiia jiBroTH, npeAOCTaBjeHHUfl IIlBeACBofi 
H HopsescBOfi ToproBj'b, bx saM'i&H'L pas- 

HOCHJIbHKIXX BUrOA'B, npeAOCTaBJieHHUXX 

Bx dTHXx CTpanaxx ToproBJ'È BejiHBaro 
KnasecTBa ^HHjAHACRaro, hh bi BaKOMi 
ciynai ne mofjih 6eiti> TpeÔyeMU ex 
noj[i»8y CHomeHiâ ToproBuxx h Mopenja- 
sania, yTBepsx^HHuxx Mesxy oÔtHiiii 



233 



M 462. 



184» r. 



sanctionnées entre les deux Hantes Par- Bhcobuii Aoroiapnai>nqDuea cvopo- 
ties contractantes par le présent traité. ' Ham Hacroan^ito TpaxTaTOv». 



Article séparé IL 

Il est entendu de même, que ne seront 
point censés déroger au principe de ré- 
ciprocité qui est la base du traité de 
ce jour, les franchises, immunités et 
privilèges mentionnés ci-après, savoir: 

1) La firanchise dont jouissent les 
vaisseaux construits en Russie, et ap- 
partenant à des sujets Russes, lesquels, 
pendant les premières trois années, sont 
exempts des droits de navigation; 

2) Les exemptions de la même nature 
accordées dans les ports Russes de la 
mer Noire, de celle d'Asoff, et du Da- 
nube, aux bàtimens Turcs venant des 
ports de l'Empire Ottoman, situés sur 
la mer Noire, et ne jaugeant pas au 
delà de 80 lastes; 

3) La faculté accordée aux habitans 
de la c6te du Gouvernement d'Archan- 
gel, d'importer en franchise ou moyen- 
nant des droits modérés, dans les ports 
du dit Gouvernement, du poisson sec 
ou salé, ainsi que certaines espèces de 
fourrures, et d'en exporter de la même 
manière des blés, cordes et cordages, 
du goudron et du ravendouc; 

4) Le privilège de la Compagnie 
Russe- Américaine ; 

5) Celui des Compagnies de Lubeck 
et du Havre pour la navigation à va- 
peur; enfin, 

6) Les immunités accordées en Russie 
à différentes compagnies anglaises, di- 
tes , Yacht-Clubs." 

Les présens articles séparés auront 
la même force et valeur que s'ils étaient 
insérés, mot à mot, dans le traité de 



OtnawiM owidtbJih9UM II. 

PtLBnuwb otipasoifE nocraHoaueia, 
YTO ne 6jfjTh no<nrraTBCfl HapymaDo^iiii 
BsaHMCTBO, cjiyxan^ee ocHOBamem m- 
CToan^aro rpanaTa, HiseoeHa^eimBi 
Aroni, HruTia h npinuieriK, a naflo: 

1) JEbrora, soropo» nounsymca eyii, 
nocTpoeHHiia bi PoocIh h npisaxiess- 
n^iji pyccBHii'B noMftHHiafL, sasoBiu 
cyxa HS'BaTu vh npoxaisemi nepsui 
Tpexi ATh on uaresa cyxoxoxHHxi 
nonuHH'B; 

2) Taaoro se poxa HsiuiTiii, npexo- 
CTaBjeHHua vh pyccxnxi nopraxi ko- 
pet ^epnaro h AsoBcsaro ■ na J(jBai 
Vh noxBsy Typei^SHXi cyxoKL, npixo- 
xan^HX'B HS'B noproBi OrrovaHCBOt n- 
nepin, Haxoxan^ixca sa ^epmowh Mopi, 
BirlcTHiiocTBK) HO 6ojte 80 JaCTOBi; 

3) Hpexocra&ieHHaa Ôeperomim mm- 
rejBWh ApxaHrejBCBOtt ryôepran nron 
npHBOsa, Ôesi uomiawh emm Ch nia- 
TOK) yiiipeHEux'B nomuH'fc, n nopru 
8T0ft ryÔepHin, cyxott h cojieHOtt paôu, 
a Tasse HisoTopuxi poxoBi nymHHXi 
TonapoB'B, a pasHo a Bunosa OTryxa ha 
TOMi se ocHOBaniH xiib6a, sepesosi 
H BanaTOB'B, xorrA h paneHxyKa; 

4) IIpHBHjeria Pocciftcso-AifepuaH- 
CKoft KOMnamn; 

5) npHBHjeria soMnanift JK)tfexcBOl 
H FaBpcKOft Vh OTHomemn napoBaro 
cyAOXOACTBa; 

6) JIbfotu, upexocTaBjenHiia wh Poccii 
pasHUMx anfiiificKHirL KOMnaHiim'B, H3Bi- 

CTHUMX nOA'B HMeHeiCB HxTB-XJiyÔOBl. 

HacTOfln^ifl or^bsbRUR CTariH ôjfjn 
HMiTB Ty se CHjy h xiftcTBie, xasi 
ecJin6T> oni 6iuh BBjnoHeHsi on CJOBa 



18M r. 



X 46Sè. 



228 



ee jour. Ils seront ratifiés, et les rati- 
fications en seront échangées en même 
temps. 

En foi de qaoi etc. 
Fait à St. Pétérsboarg, le 30 décembre 
1842 (11 janvier 1843). 

(L. S.) Nesselrode. 

(L. S.) Gancrine. 

(L. S.) Stnart de Rothsay. 



1A452. 

ISéSy 2 (14) septembre. Oonvention 
d'Athànes ooncemant Pempront helléni- 
qne de 1882. 

La coDclnsioii da traité de commerce termi- 
nait la liqnidatioii des aflfaires courantes entre 
la Russie et F Angleterre. . Pendant la durée du 
ministère de sir Robert Peel les relations entre 
les deux Puissances continuaient à suivre une 
é?olntion pacifique. Aucune diTergence sérieuse 
ne ponrait surgir, principalement à cause du 
caractère condliaat de lord Aberdeen, chef du 
Foreign-Office. Toutefois sir Robert Peel désirait 
sincèrement lui-même entretenir de bonnes rela- 
tions a?ee la Russie. Malheureusement la posi- 
tion du Cabinet était très précaire. La reine 
Victoria n*aimait ni sir Robert Peel, ni le duc 
de Wellington, ni le parti tory. Tout le parti de 
la Cour Toyait dans le premier ministre un 
ennemi mortel. 

Lord Palmerston se plaisait à prédire a?ec 
obstination la chute prochaine et inévitable du 
ministère de sir Robert Peel, parce que, selon 
Ini^ le temps était passé sans retour où le parti 
tory pouvait gouverner TAngleterre. L'opinion 
publique du pays ne sympatisait plus aux vrais 
principes de ce parti. Robert Peel semble le 
reconnaître lui-même, et voudrait donner satis- 
faction aux aspirations libérales de Tépoque. 
Dans ses efforts, il se heurte aux principes 
conservateurs, trèi arrêtés, de son parti. Dans 
la lutte avec Topposition, c'est-à-dire avec le 
parti whigSf les adhérons de Peel, c'est-à-dire les 
tories, sont tout disposés de le soutenir. Mais, 
pour ce qui concerne l'administration des affaires 



AO cjOBa vh TpasTaT'B, sasjioqeHHiitt 
cero ^HCJa. Oni fiyxyr'B paTH^^HsoBaHii 
H paTH^^Hsai^iH HX'B Ôyxyn pasMiHeHu 

OXHOBpeMeHHO CL OHUITE. 

Bi yxocTOF&poHie nero h t. ;^. 
Bi G.-neTep6ypri, 30 xesatipa 1842 r. 
(11 iHBapii 1843 r.) 

(M. n.) HecceJBpoAe. 

(M. n.) KaHspHHi. 

(M. n.) Cnoapn xe Porceft. 



JA452. 

1843 r., oeHTAÔpfl 2-ro(14-ro). Aoeh- 
caaH KOHBOHipA OTHOOHTejiiHo rpe?ecxaro 
eaftiia 1882 ro^a. 

3aBJiX)HeBieM'b KOMMep^ecaaro ipasTara Ôuio 

OKOBHeHO OAHO HSl TCKyiIlHX'b X^l» MBS^y POC- 

ciex) H AHiiiei). Bi m HUMCiepcTBO capa PoÔepra 
nma OTHomeuia uexAT oôiaua ;iepxaBaMH 
npoAOjauuH hath nyieMi Mapaaro paasuiis. 
HHBaKHxi cepBesHuxi paaHorjacifi ne uorio 
ÔUTB, Ôjaro^apa vh ocoôenHocTu npufHpuTeii»- 
Houy xapasTepy rjasu aHriificsaro Foreigii 
Office— jopAa dÔepAHHa. Boponeui, cam Uifjb 
Taaxe HCKpeHHBMi> oÔpaaoMi zeiaii noMcp- 
XDBaTB Cl Pocciex) Ao6pua cHomeBiji. Tojbko 
xaiBjHTO noioxeeie KaÔBBera liais 6ujo BecBMa 
maiKoe. Kopoiena BBBTopia bb jio($Bja bh cdpa 
P. naja, Bfl re puera BeuBsiTOBaf bd napTiio 
TopicBi. Bca npBABopBaa napTia Bu^tia bi> 
npeMBept CBoero sjtfimaro spara. 

j^opAi IlajiBMepcTOBi BacTofi^HBo npe,^- 
CKasuBaii 6jB3Koe b BeB36'kKBoe na^eaie mb- 
BBCTepcTBa nais, noTOMy hto, no ero cjoBaMi>^ 
6e3B03BpaTB0 nponuo speua, aorAa TopificKaji 
napTia uorja ynpaBJSTB A'^jaMH AaniB. Oôiue- 
CTBeBBoe MBiaie Aariia yse ae noBiiMaeTi» 

HflCTUXl TOpifiCKBXl OpABaBBOBl». Caifb IIbJI» 

aïo co3BaeTi h zejaeTi aatb yAOBjeTBopeBie 
nporpeccBBBUM'B CTpeMieaisMi Bosaro speMeaB. 
Ho Vh aiOMi CTpeMieaiB ob'b scTpt^aeTCJi ci 

yBCpailMl KOBCepBaTH31fOM'b CBOefi TOpifiCKOÛ 

napiia. J(ja 6opi»6u Cb onB03Biiieio, t. e. ci. 
napTieio BBroBi>, apaeepseBau Ilujfl, t. e. 
Topia, roTOBu batb BMicrfe ci bami. Ho bi. 
yflpaaieBiB x^dMUL rocy^apcTsa obh ero ho 



224 



X 452. 



ISMr. 



de TËtat, ils ne le couiprenneut })as et ne Tap- 
prouvent pas. Voici pourquoi la chute de son 
Cabinet était inévitable. 

Ce ministère n*a pas moins duré Jusqu'à 
l'année 1Ô46. Dans le cours de ces quatre années, 
les négociations diplomatiques ont eu pour objet: 
les affaires de l'Asie Centrale, les rapports de 
la Russie et de l'Angleterre avec la France, le 
voyage de la reine Victoria en France, l'arrivée 
de l'Empereur Nicolas I en Angleterre, les 
affaires de Grèce etc. 

A toute occasion lord Aberdeen est resté 
fidèle à un échange d'idées conciliant et au 
maintien de relations amicales entre la Russie 
et l'Angleterre. Mais, en même temps, dans des 
moments de franchise, il ne dissimulait pas au 
baron Brunnow la crainte que ses dispositions 
amicales pour la Russie ne soulèvent contre lui 
de \iolents attaques au sein de la presse anglaise 
et de l'opposition au parlement. 

„0n a partout", disait le noble lord au mi- 
nistre de Russie, „et chez nous plus qu*ailleurs 
une si terrible idée de l'habileté de votre Cabi- 
net, que lorsqu'on entreprend de vous défendre— 
quand on vous attaque — on a toigours l'air 
d'avoir été mis dedans* (sici). Cette judicieuse 
observation de lord Aberdeen s'explique par- 
faitement par le prestige énorme excercé par la 
diplomatie russe, lorsque les oeuvres émanées 
de sa plume étaient reconnues par tout le monde 
comme des modèles tant par l'élégance du style 
que par la profondeur des pensées et des combi- 
naisons. Ce prestige, parfaitement mérité, de la 
diplomatie russe présentait l'inconvénient qu'on 
était disposé à attribuer à toute proposition du 
gouvernement impérial, quelque inoffensive qu'elle 
fût, la portée d'une combinaison machiavellique 
et d'un piège. Toutefois, par ces craintes de l'ha- 
bileté de la diplomatie russe, les gouvernements 
étrangers contribuaient à augmenter justement 
ce prestige qu'ils redoutaient à un si haut degré. 

Il est hors de doute que, dans la première 
moitié du siècle présent, la politique russe était 
redevable de ce prestige principalement à 
l'esprit et au caractère chevaleresque de l'Empe- 
reur Nicolas I. Nous avons eu l'occasion de 
signaler plus haut le charme exercé par l'Empe- 
reur sur les ambassadeurs anglais, accrédités 
auprès de la Cour Impériale. Nous en donnons 
encore un exemple. 

Voici ce qui s'est passé à Londres, en juin 
1843. Le baron Brunnow rencontrait à un bal 
aristocratique lord Aberdeen qui lui dit en faisant 
semblant de ne pas y ajouter d'importance : »Si 



I noHHMaiorb h ho oxoÔpaDT^ Bon noievj u- 
' Aenie capa Poôepra IlHia 6uio Hera^teHO. 
i 

Ho Bce-TasH HnnacTepcTBO Iliifl ^poc7^^ 
CTBOBaio Ao 1846 roxa. Bi npo^oisenii anxi 
^erapexi j^ti npeAMeToifb xiBiovamecsni 
neperoBopoBi Ôujh cpeAHeaaUTCxU xin. 
OTBomenifl PoccIb h AHriiH ki ^paHuiE, lo- 
isAsa KopoicBU BHKTopiB Bo ^pftmin» ■piW» 
HiinepaTopa HHKOiajt I bi AHriiD, rpeieoii 
Atja H T. A* 

JIopA'bBÔepAHHi ociaBaica BOBciz'b cjytaaxi 
cTopoHBHROMi» MEpHâro oÔirhHa Myciei ■ XPT* 
xecKHxi OTBomeBit MesAj PoccieD ■ Asuiei). 

UO, BlftCTi Cl Ttlfb, Bl MUHJTU OTKpOBeHBOCTI, 

OBI Be cKpuBari» on 6apoBa BpjHHOBa cBoero 
onaceaia, hto ero APJsecBoe pacnoioxeiie n 
Poccia BusoBeTi cHj&Hitmia aanajiKB sa aero 
co cTopoBu aBrjitcKHX'b raaen u onnosivii bi 
napjaiieETi. 

nBesAi**! CKasaji ÔjaropoAnui loptxi pyc- 
cKOMj nocjaBEBKj, „H j Baci 6omie, vin 
Bi Apyraxi CTpasaxi, uMinn ctoib cTpaa- 
iioe opeACTaBienie o6i HcsyccTBi Basero ntfi- 
Bera, hto eciB Hanaenn Bacb saiiiBian on 
HanaAOKi Ba Baci, to BcerAa Hirbenifc bhav ^to 
ocTaemBca BiAlpasaxi" (sic!). 9to opirBian- 
Boe saiitqaBie lopAa dÔepAVBa BBOirt o6u- 
csaeTca rpoMaABun upecmen pyecBOl xi- 
BJOMaTiB, KorAa npoBSBeAeaia et nepâ Bcti» 
npu3flaBaiHc& oÔpasaoBUM h, bebi bo BsamecTBj 
cTRjs, TaRi n no rjyÔvBt Bu&ieft h soBÔBBadi. 
droTi BnojiBt sacjyxeBBuft npecTBXi pyeeiot 

ABBJOBaTlB BMin TO fleyA06CTBO, TtO MMMr 

AOMy,Aaxe caMOMy npocTOBy BpeAioseBi» Haie- 
paTopcsaro npaBBTeiLCTBa npiABBaiocb sBafeaie 

MaBRiaBeUBCTBVeCKOft KOBÔBSaïUH B JOByHBl. 

ÛABaKO, lasoi) 6oa3B&i) apeA'fc bckjcctbobi 
pyccKofi AnujOMaTiH HBOCTpasBiu BpftBBien- 
cTBa TOibKO coAitcTBOBaiB yiptaieBii) Toit) ca- 
Maro npecTBxa, KOToparo obh Tan crpMinjBCk 
Hirb coMBtBia, hto 9tevb CBOBm Bpeen- 
xeMi pyccBaa nojHiBBa iiepBoi ooiobbhu bh- 
Btmflaro cxoiiTia Ôtua vh ocoÔeBBOCTBOtfaaaBa 
yMy E punapcKOft iB^BOCTHHMnepBTopBUBBOjaa 
llaBJOBE^a. Vxe npexAe bu ib^jb ciy^al yia- 
rtaib Ba o^BopoxRTeiBBoe Ai^ftcTBie,BOTopoeliai* 

UP0B3B0AB11 Ba BeiBK06piTaBCBflXlBOCIOBl BpB 

BucoHafimeBi ABopi. Mu npRBeAevb e^e oabbi 
iipnwipi. 

Buio dTO Bi insi, Vh 1843 roAy, bi JoBioai. 
Ha OABOBi apBCTOKpaiBHecKOBi 6aiy 6apoBi 
BpyBBOBi BCTpiqaerb JopAa 96epABBa, Boropul, 

aasl-ÔU BBBOXOAOBl, lOBOpBTb BMy: .EciB(K 



1843 r. Jii 

vous étie^ bien habilei et liieu sages, vuua uous 
proposeriei de tous envoyer Strafford-Canning 
comme ambassadeur à St. Pétersbourg. L'Empe- 
rvUT le mettrail dans sa pocLe. 11 ea ferait ce 
qu'il voudrait et vous ne l'auriez |ilus fi Con- 
stantiDople." 

Le baron Bmiinow s'empressa de tenir compte 
de celte carienae proïKwition de lord Aberdeeo 
et il en conclut que air Robert Peel désirait 
éloigner de Coustanlinople StraSbrd-CanninK. 
si inquiétant et ai obstioé. Connaissant les 
talents de séduction de l'Empereur, les ministres 
anglais èlaîcut convaincus que Strafford-Cau- 
ning se transformerait à St. Pc-tersbourg de 
niEBO-pbobe, qu'il était, en russo-pbite passiouni'. 
Brannow ne trouTait pas moins impossible de 
prêter son consentement à ane pareille expé- 
rience en vue du refus catégorique de l'Empe- 
reur Nicolas de recevoir ce diplomate an$t!ai5, 
en qualité d'ambassadeai'. Aussi Urunuovr 
s'erapressa-t-il le leiiiieniain dn bal de se rendre 
chez lord Aberdeen pour lui faire part d'une 
lettre confidentielle du Vice -Chancelier conla- 
ni&tit la phrase saivante an sujet de ijtrafford- 
Canning: .pour rien au monde jv ne voudrais 
être exposé à devoir livre avec lui". (Elapport 
du baron Brunnow dn 2& mai lâ juin) 1813)- 

C'est ainsi que fut écartée encore nue fois la 
candidature du diplomate unglais. auquel le 
touvernement russe persistait k refuser ses 
Sfoipalhies— au poste d'ambassadeur britannique 
à St Pétersbourg. LorJ Stuart RoIhEay étant 
tombée malade, c'est le duc de Beauford, recom- 
mandé également par Brunnow, qui fut appelé 
i le remplacer. Il fut. entre autres, chargé de 
la mission d'exposer sons son véritable jour le 
TOjage de la reine Victoria en f'rance et son 
entrevue avec le roi Louis-Philippe, Ce vojage 
de ta reine attirait l'attention générale eu Enrope 
et faisait surgir les bruits et les combinaisons 
lei plus contradictoires. Même en Angleterre 
bien des personnes ne l'approuvaient pas. Le 
dac de Wellington trouvait que c'était ,une véri- 
table faute", et crojait devoir prémniûr le pays 
contre les dangen d'une alliance anglo-française. 
Beaucoup d'Anglais en étaient mcioutents, i<ar- ' 
ceqoe la reine n'avaient pas encore fait de 
vofage sor le sol anglais Tout le monde savait i 
que la reine avait forcé la main au Cabinet de ' 
air Bobert Peel pour obtenir son consentement 
à cette combinaison. 

En général, le baron Brunnow devait, comme 
bien d'autres, recoimaltre .que lâ reine Victoria 



153. 226 

BU Ouju oient jobku h yMBU, to oCpajujins Hm 
Kt. naH-h c-k npejJoaeHÎeMt naiinaïuTi Crpoiji- 
ciiopAa KasHKHra nocjoMi. bi C.-IleTepOypn.. 
Huneparopi. BoioaiUTT. ero at oaofl Kapsaai,. 
Oa-h et BHMi c;ct.iaeTi. bcb. iio noae.iaeifc, u 
au ae CyjieTe Oojbiue iikIti ero iii< KoncTan- 
THHonoib". 

EpjBBOBi Be octai!U4'i> (iQ.i'b BBUHanis JIU- 
rjoDUTUOC upejJOxeBie jopja QOepxuaa: mï 
nero ont Buseji aaRuiiirBiB o Keiaein capa 
P. Uuja «AajHTi. B3i KoncTaBTBBonoia Gea- 
uoBofiHBro II cTpoaTuaaro CTpiuJMtopiaKauBUHrB, 
^Inaa TuaBii p^ccauro Uapa oCBopusuBari, 
Bcaaaro, aBrjificsie kbhhctpu Oujii yutpeau, 
HTO CTpa44op.li' KaBBUBn oOiistuich bi IleTe])- 
(JyprÈ H3b pycco^wOa at pjccwliHja. Ilo lîpyu- 
uoBii ne ciBTaj-b HOSNOxiruiii cotJaouibcH du 
.4T0iii onuTi Bi Bujy CuBmaro asTcropii^je- 
cKaro OTiiaaa Munepaiopa Hniîojaa 1 npiiiiHTi. 
KOSBaBBaro aBrjiBcaaro sanjOHara ni, ks'ii.'- 

CTBt DOCja. IlOJTOMÏ BpJBHOBl OTUpBBUJCn Bn 

.ipjrofl jieub nocjb fioia at JopAï BCepAuay ii 
uoaaaaji cmy KouijiBAeBaiaibBoe nacïiio BBite- 
Kaniuepa, n aoropoBi, Bato^njaci, cj-fcAïnmoji 
•tpaaa Bacierii CrpaiHiopAa KauBHBra: ,bu au 
4T0 na CBtjb a ae xejaj'b Ou Curt BUByuiACB- 
BUitb auif, Ci BHUb Buterb". (AoaeceHie ria]>. 
BpjBBOBa oit 2b-T0 vas (0 iii>Ba) 1843 roial. 
TasHNi. oCpasOHt cBoea Tiu.ia ycTpaseBa Kaa- 
iMJlSTïpa Beupiaisaro pycciioay npaBBTejLciBy 
aar^iilcEaro junjoaaTa na uocn, BejHUolïpHTau- 
ciiaroHocja BiC.-Herepfirprt. Ha utero aaCo.il.B- 
maro jopia Ciioapia l'otceii Cm.M, aasBaicni. 
peEOHeujtOBaBBufi raixe OpyouoeuMii lepuon. 
Bo4iopj,v Ha uocjtABaro ûUJa, uexij npoiicm,, 
B03JoateBaoCn:iauuociSBUrraeBn bibcthuboU), 
CBtrÈ notsABT aopoieau Dhktopiu bo 4paniiili> 
Aia cBBjania ci sopojeiii.iyn >I>ujjrunoiiv 'Jia 
BO-^SAia aBrjiflcsoA aopojeBU oCparaja sa cpiin 
Bceo^mee BBUKaaie Esponu h iiij;tuBaja caNU'- 
npoTUBopt.iBBiiie cjyxR h aox''HHaiiiK. Jtaare 
Bi> caKofl Aurjiu nnorie bc OAOCpajB aToro iiytc- 
necTBia sojoaoS aopojeau. Tepuon Be.MnDr- 
TuiTb Ba.taaji. ero .HacToauicu omBrutoai'' ii 
npejoe repérait nacieTi ODacBocteD aurju- 
4ipaB!ty:iCKBro cotjra. Mnorie AnriHiaBe (iu3\i 
noisiKDiri no roB upHimili, 
KopojeBa eute ue ayteuecTBOBaja do anr.iiA' 
n senjaHii. TIo acb iiuoiu, ito caaa aopn- 
jeaa BaKTOpia iiacTaaiija MiianciepCTBO Hii.rii 
corjBCHTi«a aa trtù nyiemecTBie. 

BooCnte fiapout EpyaHOKfc, BHl,crt co «ho- 
riMM ipyrHau. lojxein 6ui% ripasiiaT^ ■un 



riM ^ ûLL IMSlb 



1*11* - f^ -:.:- ir-* TiT~* 'jr TtHOBJ^ h ÈUitKlt iM ^jÊPimjM'^^ JflBcrnvnc iir.jaiftm nior cns le 

iiu' uf>-"ii -: :• «xr nz ^ >«ar '*^B3iîr « ' 'tm:*. ^« aa n nui ■ !■& ■lscaIVIji efD lUÉ 

•-1.7T»- '-^ VIT - rr-Bi» «nff B'Wï^-z» ^ ^BBxt m-i xr«f«Ba n mycnii- 

.» L.<.;sk.a irai^'-^^ [i- ' '«tv-x k -.iv -■• db lArr^n^EyEst aiv% a err ueaoBV Obba 
:l «"'.^^ ^qc--^ *. T qr^ioii. m "»ais w iv**- bum^sb bbkitia w TryrsuB annijiMii- 
[.kt: .iULxj» [»* *:»• i£- 3r.*r*^s >'i:ninka w rr^^rsiri Bi.fiMi.-Mi& Abtxîb. Boropuew 

Li- : 'Il.ir: CLIzr r ' ' MT' à ILiACSttl C*Zx 1ji::iJli SayXBBBB K\ r|i. A. 8. (IpJOIJ CA 

■*Tis.Lj«r k i-TT-Tii*— lat* TfcnK > âonii timt- ^rk*; rriaxkir kc&xtv B omB i e cayi? Wh 

:■- l'.xr i :* -i-ij* l/'*:-i 1.- «rs Ti.xi«rf* w f «i^ ir-i« lymMinBû. SoriA pjcciit i 

• Lr?* :' ±ir:"i'i»* afaixiiLi.»-!»" i "rt auc^ kK vjLtrcI rKJBKZBEi bpmbxb JOpv SfrP' 
: — : :*^ •iT.urxt i.-« -or jf loc :« ii nt*:* K nxB i*î-**:xr^ kb% xijimoro BBsm unil- 
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1' : * .;*: r-ai:i2:i- .:t- i; i *i -^^ ?** js i«:izxi jro^n r7vi7B.n. no^BtrbBHBUitei 
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Il -iif* i^"* i-"tr*T*t &L3tf f»! 3"*r-»-ir «rw^* xn — v:j:xbi zcskbbb. soropâi, xon i 
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---r- -Il H' * "^ • 1 1 î-* :«i« r-*-^'- tc'-î- :^ ii:* iTT*»KT»rrTv BCTptiAir>rcj ■ otfviii- 

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S:7i»:«ffT^17 »»» orycTB 1843 ro»). 

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:•;: ..:iA:-.r:~i i^:::::*^:^: 1* re.T-» « :^»J.. :i£»L\ctepw3BUfl cobbIbU fxeniU! 

• •-: : - r:: I •-> Fi- :??•? -*? -i.' - î^^-" •■^" H^^l, ^to Jopi\ 36epiiHi npoiozAn 

• "^ r^' -:*:: -Ttr^r^r*-: ::zfi*r'r :* Gtir:-: K:;*:jtiy. i rv30~Bopau Jtb ^jmi. Riii- 
î-r : r: .».>-:-•- I. :^k.;èi:: :*::< iirz-fiK *u se Iix* ma lopia c<*epiKBa GaponBpji- 

T .:..^-: ::ï=.t :.:..: ,=eV :i: ::c^:r.A:: i^j icfî ;^*Ek teucj. Obi Basusaji »to uiiiK 

;-i' .::- >. ij -:::■: :- ?^ :;^^*r *.*< *r:ir^i:« .xrjimf-.Knn BArBBTW3Bon^, saKir^aiviv- 

:ur. :. r.r:-. c -re ':..-: 4:*:t *b*:î*. -.r.iyiMr :j f* ■.ifccTirt Fw» BpiiaBBTib ce<Jt M» 

■i- T r>r ;-;•. \zi * rt: •> fre«::r* •:< pr- f«ycjoiio lecTBaro ^ejoBisa. BOTopui le n 

f ;:■. î-rr.riii: au Vir::. BrnLc:w jl;:* :iL^rr*u rocr.MiiH boxv>-ib6o i)6BaBUBtn. ^n ,ipe 

.- ..À : ur'-rr.r*" if Tuerie Lr:îrt ic *iroB :tsx^ leciBOcii* bb3Bjcb fipyaaoBj 6osU 

!■:.::: » ^u : =:!r A Tr. 'V. w :- 3 l^ c-caoevbv aezeiB «bivtbb* Ti«pB. Œiciio 

:•. : -s r^pTBHo» rk rp. A. 8. OpiOBj or* 3 (15) nmn 

1>43 roiiî. 

ï':. rj-.: i'^-^ -^ \:yàz- i-? ii rrir.- Vîctcrii UsBicTHO. <ito oTreBecTBie Bopoaesu Bino* 

en Ir.i:. e i •:• ^:.: -r- 'iun jrar.i rclat. l.« pin b-.^ «I^sabr^ coctoijocb npi cBBOft 6je- 

r 'i I.- lis Il.iiiîie a:ri:,Tiait t.:.n: f-n esiritei cTimeS oÔcraHOBst. Eopoiib Jiju *BJHnD^ 

s-.ii 3::..iî:l:!- p ur c-rr.piaire à !a enne reine, laompiii» CBoft tb* b cbo» JD^esBocik, itoÔi 

Un acvord cccilei ::.>r%:r.t à ihAtraîi dEo yioiBiL boioaoI BBrjitcKOl BOpoiesi. Fi 

r-ntre U-rd Aberdeen e' Guizot an «lyet do la Château d'Eu cocToaiocik aezxy jopAOBi d6€\- 

i{ -.estion des mariages espaenoles. — accord qui htbomi» h Tudo noiBoe corianieBie bichcti 



dans It Buite fut violé par le roi des Fniifaii, 
aaa aacDD scrnpole. 

i^aoi qu'il en ïoit. l'opinion publique eu An- 
glelerre ne se laissa pas entraîner par tons cet 
prodiges de courtoisie de Louis Philiiipe. Tout 
aa contraire, le séjour de la reine en France 
continuait i provoquer des observations mordan- 
tes- On signalait entr'autres l'incident snivant. 
A l'arrivée de la reine à Dieppe, an moment oii 
le ohBT-à-banc fut avanré pour la course à cb&- 
teau d'En, le prince Albert évitait de se placer 
à eùté de son épouse, eu réservant eu roi cette 
place d'Iionnenr entre lui et la reine. Louis 
Philippe reftiaa catégoriquement de jirendre la 
place du milieu, força le prince Albert à l'oc- 
cnper et loi dit en plaisantant Je sais bien que 
je suis un peu gros, mais je me mettrai de cAté*. 
Ces paroles courtoises du roi des Français don- 
nèrent lieu en Angleterre ani comme ntairea 
Buivante assez malicieux: ,Ën vérité Louis Fhi- 
]ili|>e où ne rén^sirait-il pas k se placer, après 
avoir trouvé mo^en de s'asseoir sur le trâne de 
France*? 

D'ailleurs, tous les amateors de boas mots, 
unis et ennemis, admiraient les Rnes reparties 
^ roi des Français. Ainsi, lorsque le protocole 
K 74 de la dernière séance de la conférence de 
Xjondres sur les affaires de Grèce lui fut soumis, 
le roi après en avoir pris connaissance dit avec 
finesse: .Je vois bien ce que c'est; c'est nn 
adroit moyen de fermer boutique". Le baron 
Brunnow, qui n'avait aucune STmpathie pour le 
roi, ne put s'empêcher de s'écrier avec enthou- 
tiasme à cette occasion: .Cette expression 
(dn roi) est souverainement bourgeoise, mais 
bourgeoisement spirituelle.* (Rapport dn baron 
ir dn 10 (22) décembre 1B43). 



C'était en même temps de la part de baron 
firunnow nn cri de joie à l'occasion de la clâlure 
des travaux de la conférence de Londree pour 
les affaires de Grèce. Pendant nombre d'ann 
cette coDféreuce était appelée i organiser 
affaires du rojaume bellénique qui tombaient 
de plus en plus en désarroi. L'événement a prouvé 
que la constitution libérale octroyée à la Grèce 
mr les instances de la France et de l'Angleterre 
ne répondait nullement au dévelop]>ement poli- 
tique de la nation. Le gouvernement du roi 
Othon ne s'est pas montré à la banteur de 
«a mission dans l'administration de ce jeune 



SS. 227 

Bonpoca q6% RcnaBcinxi Opaaax-b, Koropoe 
BoociijicTBiB (imo HapTmeHO j.obdju<o Kesnepe- 
MOHBuM'b oSpaaoHi, BopoieHi •tpanny^oBi. 

UAHaao, aecHOTpfl na uducaaHHyu jioOe»- 
HOCTL Jlya 'tBJHnaa, BceîaKK o6ii[ecTBeBBoe 
MUliBie AurjiBBiti ne ysieiaioci.. HanpoTHBi. 
nperJuBaHie Kopoj«Bii bo ^paaniu npojtojxajo 
bu;tuBaTt aojRÏa san-biania. Memjj npoiBHii, 
pacaastjsajca citjyii>nj.ifi cj^^afl. Koraa aopo- 
.leaa BKETopia apaSuja at. j[iennii u nu.ii> 
aOAaai KO|)ojeBCKiâ mapadas'b us notajaii «], 
CbAteau d'Eu, upaniii, AjtOepTi> uu aa 'im 
se xoT^i cËcrt paxoMi. co CBoen aBrycttù- 
me») cynpjroio, npeiociaBJsa Kopojn noqeTBuc 
MicTO Hexiy BBic» H EopoieBOM. .SyB ^HjRnn-i, 
ua-otpta-ii otsaîBJCa otl aïoil lecia » npit- 
ByiHjiii DpBBua AjbCepia aasaTi. ero Htcro, 
CBn^taBi, jju6aacb: .a otjbibo aaaio, ^to ji 
neHBoXBO TOJCTi, B noTOMy a ca^y ciioay*. 
c>TH jK^easua cioBa jipaBiiyacBBro sopoiii 
BbCiBajB Bi AarjiB cjtAyiuiuee eiHARoo :>a- 
Hl^'iaHie: ,Iloi[CTUBt<, rji'h .lyu ^'HjnuBj bi' 
yjiajoci 6a bbBtb ce6t xicra, nocii. loro 
Kaaii oui ycn-bjii ycicrwa Ba tpaanyscKoin. 
upecToi-t?' 

IJDpoiein.,Beco«BtHnwin.ocTpoy)iiei(i4ipi"- 
nyaciaro aopoja Bocroprajiicb ecfc jnCgicin 
jOHïHii CI0BHOH1., — aasi nfijats ero, Tasi. b 
Bpara. KorAB eiiy 6itfh upeAcraBjeuii nporo- 
KOii {K 74} oucjt.j.Haro MctuBia jloBjOBCBon 
HesiyaapojBoB soHi^epeBuiB do jtjaiiii l'pe- 
nin, TO, no DposTeBÎH ero, obi ocrpovyao 
saii'feTB.i^: ,J1 OTJUiBO DHzy, 1TO »T0 rasoe: 
dTO iOBBiS cnocoûi> saapUTb jaaoïEy". liapoui, 
EpyBBuBt, ae DB-raBmift Bauanoro pacnoioxenin 
Kl KopoiB> ^pauitysoBi, yanaai, opo aïo u:ip'k- 
leHie, Cl BOCToproH-k bockjhkbvji. ' .'Jto aupa- 
xenie (sopoia) cjBepeBBuHi oCpa^oHi 6)p- 
a;yaaHo, Ho 6yp«ya3BUB-boGpa»OMiocTpoyBno". 
{AoBcceaie lîpyBBOsa on 10 (22) leaafips 
1843 roAB). 

TaKoe BocKJBuauie BpyBBOBa 6ujo raKKc 
ïpflxoMi paAOCTU no cjjMasi Maputia Jloujon- 
faofl KOB^^peaiiiu bo x^jani l'peiiiH. IiT> npo- 
lOjxeBie HBoraii jtn^TaKOBJiepeBninio.ixna 
6uja ycTpaBBaib Atia rpe^ecaaro BopoiesCTRa, 
ROTOpua oDCTOiBao npaiOAnJH ace Bi>OÔJbuicc 
pascTpoficTBO. JlauBaa TpesaHi, no HaCToasiiinh 
•^paBsia B ABnia, jnGepajbuaa KoacTnTyiiîa 
OBBaajact. coBepmenBO BecooTBtTCTRyioineti bo- 
jBTKïïecKOH]' pasBBTin rpc^ecaaro Bapojta- flpS' 
BHiejbCTBO Kopota Uttobb osasajocb pbiiiii- 
TejkBO BecBocotiBUHi ynpaBiBTi A'iiaHH aroro 
■oioxoro roeysapcTsa. XpouH^ecKait nyctoTa 



228 



.¥ 452. 



1841 r. 



royaume. I«a |iénarie efaroniqve di trésor grec 
obligeait les trots grandes PaisBaiices protectrices 
de Tenir en aide à la Grèce, en se chargeant de 
garantir renpmnt qu'elle eonclnait. Enfin lors- 
que le fisc hellénique n*était pas en mesure de 
senrir les intAréU de Femprant et Pamortisse- 
ment aux termes fixés an tirage, les govreme- 
ments de Rossie. d'Angleterre et de France de- 
vaient ?erser les sommes exigées. Tontes ces 
questions étaient traitées à la conférence diplo- 
matique de Londres. 

L*acte ci-dessous, basé sur les décisions de 
cette conférence et signé à Athènes, consacre 
les droits et les obligations des trois Puissances 
protectrices d'une part, et ceux de la Grèce — 
de Tautre. 



S. M. le Roi de la Grèce, de concert 
avec S. M. le Roi des Français, S. M. 
la Reine da Royaume Uni de la Grande 
Bretagne et d'Irlande et S. M. l'Em- 
perear de tontes les Rnssies, reconnais- 
sant l'utilité de compléter et de mieux 
définir les dispositions nécessaires pour 
donner un plein et entier effet aux en- 
gagements qui résultent de l'Article XII 
de la Convention conclue à Londres le 
7 mai 1832, relative à l'emprunt con- 
tracté par le gouvernement grec sous 
la garantie de la France, de la Grande 
Bretagne et de la Russie; 

Leurs Majestés ont résolu de con- 
clure entre elles, dans ce but, une con- 
vention spéciale et ont nommé à cet effet 
pour leurs plénipotentiaires savoir: 

S. M. le Roi de la Grèce, 

le sieur Jacques Rizo Néroulos, son 
Secrétaire d'Etat au Département de la 
Maison Royale et des ^relations exté- 
rieures, commandeur de son ordre royal 
(lu Sauveur etc.; 

et le sieur Georges Rhallis, son Se- 
crétaire d'Etat au Département des 



rpe^ecBoi rocjjapcraenoi nsau sacrann 
Tpn KJUKifl xepxaBu-HOEpoBiTexbnilu ipnn 
■a lOMOUb rpevM HocpeAcnoMi mopjvmnr 
CTM 3a 3aKiiHeiaHi e» nevb. Haioiesi. 
lor^a rpeieciaa sasu me n coeroaui Ôiua 
uaruTb BpoveiTii uo satHj ■ lonuHaneron 
TcraioBif BSHe npaxKue cposn, pyccioe, si* 
rjiicBoe h ♦paHijxioe ■paBirencrm xoniu 
6uim BBCCTU Tpe6jeMiu cymMU. 06o Bcixi srm 
xiiaxi npoBcxoxuB ^ÊacjMxemÎM m JLouor 
CBol XBBJommecBOft Bow^epeH^ia. 

HBxecjtj|TV>BUi acn, ocaoBaHHiii aa pi- 
BicBiaxi» aroi BOB^epeniÛB ■ ■oxBscaBBHi n 
AoBBas-b, TTBepz;(iien BsaBMiuM opaaa b o6i* 
saBBOcTB rpexi xepxaB^BOKponrejibBBii., n 
OABOi CTopoBU, B rpenifl, c% xpyroi. 



£. B. FpeiecKitt Kopan, no corji- 
memx) Ch £. B. Eopoien ^pani^- 
30BX, E. B. BopojenoK) Ck>eAHHeHHaro 
KopojeBCTBa BejHBoÔpHTamH h Hpiae- 
aIh h E. b. HicnepaTopoirb Bcepoceit- 
CKHifB, HamefB nojesHiiirL fifinoMsan 
H TO^flte oupeA^^uTL iriponpîJTii, 
HeotixoxufHa x^anonaro h coBepmeB- 
naro xMcTBia oÔasaTeJiLcm, BBie- 

SaiOn^HX'B H3l CTaTbH XII KOHBeHiÛI, 

saRiiioqeHHOft vh JIohaoh'6 7-ro nu 
1832 roxa, no npexMery satiia, cxins- 
naro rpenecsnifL npaBHTeji»CTBon sa 
nopyHHTejBCTBOM'fc $paH^iH, BeusotipH- 
Tanin h Poccin. 

Cl 3T0I0 i^i^K) Hxi BejHHecTsa pi- 
mHJH saRJiioqHTB ocoÔenHyio sosBeHiûio 
H sa cefi Konei^'B nasHa^nuH cbohm h ynoi- 

HOMOqeHHHMH: 

E. B. FpeqecBift RopojB: 

lasona Phso Hepyjoca, CBoero CTaici 
cespeTapfl ^enapTaMCHTa KopojeBCKaro 
^Bopa H BH'ImHHX'B CHomenift, KOMaH- 
Aopa KopojeBcsaro opxena CnacHTeifl 

H T. A. 

H Feopra PajJH, CBoero CTaiCB-ce- 
spcTapji ^enapTaMCHTa ^HnancoBi, ko- 



1843 r. 



J\ê 452. 



229 



Finances, commandenr de son ordre 
royal dn Sanveor; 
S. M. le Roi des Français, 



icaBAopa BopojeBcsaro opxena CnacH- 
tcjm; 
E. B. RopoiB ^paHi^ysoBi: 



le sienr Ch. Piscatory, chevalier de^ in. IlHCBaTopH, sasa^epa aopojes- 
son ordre royal de la Légion d'Hon- 1 csaro opAena HoieTHaro Jleriona h t. a», 
nenr etc., son Ministre plénipotentiaire caoero nojHOMOHHaro MHHHCTpa npn 
près S. M. le Roi de la Grèce; E. B. TpenecsoirB Eopoji; 

S. M. la Reine du Royaume Uni de E. B. Ropoiesa CoexHHeHnaro Kopo- 
la Grande Bretagne et d'Irlande, ijescrsa BensotipHTamn h Hpian^iH: 

sir Edmnnd Lyons, Baronet dai capa dAMynxa 'JlaËOHca, (Saponera 
Royaume Uni de la Grande Bretagne et i CoexHHeHnaro KopoiOBCTsa BeiHsoÔpH- 
d'Irlande, commandeur de l'ordre royal Tanin h Hpianxin, aoiiaHAopa BopoieB- 
de Hanovre (des Guelphes), et son Mi* ! csaro op^ena FanoBepa (FseJo^BL) h 
nistre plénipotentiaire près S. M. le Roi ! CBoero nojEOMo^Haro MHHHcrpa npn E. B. 



de la Grèce; 

Et S. M. l'Empereur de toutes les 
RussieSy 

le sieur Gabriel de Gatacazy, son 
Conseiller privé, Envoyé extraordinaire 
près S. M. le Roi de la Grèce, che- 
valier des ordres: de ^ Anne de 1;^ 
classe etc; 

Lesquels,aprè8 s'être communiqué leurs 
pleins pouvoirs, trouvés en bonne etj 
due forme, ont arrêté et signé les ar- 
ticles suivants: 



PpenecKOiTL Kopoji; 
H E. B. HifnepaTopi Bcepoccificsitt : 

FaspiHja KaTasasH, CBoero Tainaro 
coBiTHHsa, HpesBuqaftHaro nocjanHBKa 
npn E. B. PpenecaoïcB Ropoii, sasaiepa 
opAOHOBi Gb. AnHH 1-tt CTenenn h aPm 

BOTopiie, no pasMint cbohxi nojno- 
Motifi, Hatt;(eHHiixi vh HaAieaumei» 
nopaAsi) nocraHOBHJH h nOAUHcaJH 
cj6xyK>nUii craTbH: 

Gtatbb I. 

Bi oôesnenenie ynjaTii npoi^eoTOBi 
H noramenia rapanTaposanHaro rpeica 
^epsasaicH rpeqecsaro saftiia, loropue 
cocTaBjaion 3.635.922 ^pansa wb roMj^ 
BHOiaqHBaeifiie wb ffitL cposa, si napri 



Abtiolb L 

Le payement des intacts et dn frad 
d'amortissement de l'empront grec, ga- 
ranti par les trois Puissances, s'élevant 
à la somme de 3.635,922 'francs par an, 
payables en deux semestres de mars et 
de septembre, S. M. le Roi de la Grèce | h cenTsÔpi, E. B. rpe^ecsiË Kopojib 
s'engage à affecter spécialement au ser- oôasyercii cnei^iaAHO naasaun nocry- 
vice du dit emprunt les recettes effec- naDupe bi rpenecaoe xa3HaqeftCTB0 
tives du Trésor grec, provenant de la [ xoxoau on TaMOsennuxi h rep6oBuxi 
perception des droits ie douane et du ! uomxHHi. 9th aoxoah tiyxyn orxjiaAU' 
timbre. Ces recettes seront mises à part Baenu no Mipi hxi nocrynjeuiH h ne 
au fur et à mesure de leur rentrée, et j noryn 6im ynorpe^jeHU hh sa xasyio 
ne pourront être employées à aucun ; ;y>yryio naj^oônocT^, noaa njatexii no 



230 



* éU. 



184Sr. 



antre mige, tint q«e k senrice de 
rempnuit o'anra pas été coBiriéteBeiit 
assuré pour l'aniiée conrante. 



■e 67x7» BOiBOcm) oôesnewm 
Tesjflpl rotxi. 



Article II. 

Dans le cas où les recettes spécifiées 
à article I seraient insnffisantes ponr 
coQYrir en entier le serrice de l'empront, 
le gonvemement grec anra soin d'y sup- 
pléer en tenant en réserve à cet effet 
une partie da produit des taxes directes, 
nommément de l'impôt des patentes et 
des impôts fonciers. 

Abticli IIL 

La maison Rothschild à Paris étant 
chargée par le gouTemement grec de 
pouryoir en son nom, au service du dit 
emprunt, il est convenu qu'elle désignera 
à Athènes un Agent spécial, entre les 
mains duquel le gouvernement grec 
remettra les recettes spécifiées à l'ar- 
ticle I, au fur et à mesure de leur 
feutrée, pour être transmises successive- 
ment à la dite maison, afin qu'elle soit 
nantie à temps des fonds nécessaires 
pour effectuer régulièrement le payement 
des intérêts et du fond d'amortissement 
de l'emprunt grec, à l'échéance de se- 
mestres de mars et de septembre. 

Article IV. 

Les représentants des trois Cours à 
Athènes étant, en vertu de l'article XII 
du Traité du 7 mai 1832, spécialement 
chargés de veiller à l'accomplissement 
des stipulations contenues dans les trois 
articles précédents, S. M. le Roi de la 
Grèce chargera son Ministère d'offrir 



Ctatm n. 

B% ciyu§ ecn otHm^resmie ncnni I 
XOZoxH onsjTCi HC^ocnTO^raïuni jim 
noiHaro nospHria njaresdl no salij, 
TO rpe^ecioe npameAcmo oaationTCf 
nonoraernexi nm, mA^kMmtrh xu sisl 
nkMM wh sanaci lacn xoxoxa on npi- 
MHxi sajorov^ a meiHo: naTennaro 
'h a Hexanamoi ooôcn&oùcn. 

Ctâtm m. 

napnscxoiiy xoiiy Pormsj&x^ looj 
rpeiecioe npaBnencno nopy^uo npo- 
HSBOxm sa nero njaiesn no ynoiuHf- 
TOMy Aoiry, npexocra&uieTeji Hassaim 
vh AoHHu cneipaiLHaro areHim, BoeHj 
rpe^ecBoe npaBnr&iLCTBo 6yxen BHOCin 
osnanenHiie bx CTaTbib I xoxoxh, no 
Mipi Hxi nocTynjenia, xja nocreneHiot 
nepexa^H hx'b nasBaHEOiiy xony, xaÔH 
OH'B saÔjaroBpeMeHHO 6urh cnateesi 
HeoÔxoxHMiiMH ^Hxam xu npasiA- 
naro nponsBOxcrsa yniam npoi^enron 
H noramenia no rpeïïecKOMy satiif npe 
nacTynjeniH MapTOBCsaro h cenratipcEaro 

CpOKOBl. 

Ctâtla IV. 



Tasi Rax'B npexcTaBHTejH Tpex'B ^bo- 
poBi» Bi» AoHHax'B, vh CHjy craTBH XII 
TpsKTaTa 7 Maa 1832 roxa, asiaioTCii 
cnei^iaJBHO ynojHOMOHeHHiiMH x^a na- 
6jK)xeHia sa HcnojraeHieirB nocTaHOBJie- 
nifi, coxepsau^Hxca b'b Tpexi npexnie« 
CTByion^HX'B CTaTBaxi, to E. B. Tpe^e- 



184S r. 



Jt 452. 



231 



à ces représentants tons les renseigne- ! csift sopojB bos^oshti na CBoe MHHHCTep- 

ments dont ils poarront avoir besoin 

pour s'assurer régalièrement de la mise 

à exécution des arrangements ci-dessus 

indiqués. 



AsTiOLi y. 

Les remboursements des avances faites 
[>ar les trois Cours pour le service de 
l'emprunt grec s'effectuera de la manière 
inivante: 

Par une ordonnance royale S. M. le 
Roi de la Grèce autorisera son Ministère 
des Finances à déposer entre les mains des 
représentants de trois Cours à Athènes, 
des bons du Trésor grec, échéants de 
mois en mois, jusqu'à la concurrence de la 
somme dont chacune des trois Cours aura 
Eait temporairement l'avance pour compte 
io gouvernement grec. 

Ces bons porteront 5 pour cent 
l'intérêt à dater du jour où l'avance 
inra été faite jusqu'à celui de leur 
leqnittement. 

Le produit des salines est spéciale- 
ment affecté au remboursement de cette 
dette de l'Etat. 

Afin de gêner le moins possible la 
marche de l'administration, les repré- 
sentants des trois Cours à Athènes 
s'entendront avec le Ministre des Fi- 
nances pour fixer d'un commun accord 
l'époque à laquelle les bons mensuels 
déposés entre leurs mains devront être 
graduellement réalisés. 

n est entendu que le montant des 
remboursements à effectuer d'après le 
mode établi ci-dessus sera reparti en 
proportion égale entre les trois Cours. 



CTBO AOCTaBJCHie 9THMI OpeACTaBETC- 

jum Bcixi CBiffkmÈj bi kohx'b ohh 
Moryn ut^tb HaxoÔHOCTb ^u na^iejui- 
n^aroyAOCTOB^peniji m HcnoxEeniH Biime- 
osHaYenHuxi nocTaHOBienift. 

Ctâtba V. 

YnjaTa cxi^anHuxi ipeifA jD^sopaiiH 
aBancoBx bi c^evh njareseft no rpene- 
CKOMy safticy 6y;(eT'B npoESBe^ena cj^xyio- 
n^mfx oÔpasoicB. 

Ropo.ieBCKH]r& yBasoifB £. B. Fpeqe- 
csitt EopojB ynojHOMoqim CBoe xhhh- 
CTepcTBO ^HHancoB'B BUAftTB opexcrasH- 
TejaifB Tpex'B j^Boposi bx AoHHaxx cbh- 
xiTeiBCTBa na rpeqecsoe BasHanettcTBO, 
noramaeiuia noicicflnHo, na bck) cymiy, 
BOTopyio aasAuft nsi Tpex'B ^BopoBx 
BpeMeHHO ynjaTHJTB sa chct'b rpenecsaro 
npaBHTejiBCTBa. 

9th CBHX^TeJBCTBa 6yxt^ uphhochtb 
5 npoi^eHTOBx xoxo^a, c^nrafl co ahh 
BEixaHH asanca xo aha ero noramenifl. 

Ha ynjaTy cero rocy^apcTsennaro 
xojra cnei^iaJBHO nasHanaioTCfl xoxoxu 
Cl cojeBapeHb. 

Ji^JUL B08M0SH0 MCEBmaro crbcHenifl 
xoxaaxMHHHCTpai^iH npexcTaBHTejH Tpexi» 

^BOpOBl BI» AOHHaXX BOfi^yTl Bl COFJia- 

menie cb mhhhctpomx ^^HHancoB'B x-i^ 
onpexixeHifl, cb oôn^aro corjacifl, Bpe- 
MOHE nocieneHHoft peajHsai^iH BUAaH- 

HHX'B mX MiCflHHUXX OBBAiTeiBCTB-B. 

IIpH ceMi pa3yMteTCfl, hto cyMna 
HM'bioni^HX'B BOcaocjrbAOBaTB BumecKasaH- 
HuiTB o6pa30Mx ujaTeseft, Ôy^eTi pac- 
opex^ena bi pasHuxi nacTaxi Mem^y 

TpeMfl ^BOpaMH. 



332 



Je 453, 



1850 r. 



Article VL 

La présente conTention sera ratifiée 
et les ratifications en seront échangées 
à Athènes dans l'espace de deux mois ou 
plutôt si faire se peut. 

En foi de quoi, etc. 

Fait à Athènes, le 2 (14) sep- 
tembre 1843. 

(L. S.) J. Rizo. (L. S.) Catacazy. 

(L. S.) Ch. Piscatory. 
(L. S.) G. Rhallis. 
(L. S.) Edmund Lyons. 



CTATlfl VI. 

HacToan^aa BOEBempH 6yxen pan^ 
BOBana h paTH4»uuupH tfyxyn pani- 
Henii B% AoHHax'B vh TeHems XBjn 
uicBTifivh HJH, ecjn bosvojbho, h paâie. 

Bx yF&peHie qero h t. x- 
Bi AoHHaxi, 2-ro (14-ro) eenriôpi 
1843 roxa. 

(M. n.) I. Phso. (M. n.) Karausi. 
(M. n.) m. IlHCBaTopi. 
(M. Q.) F. Paxu. 
(M.Q.) djQijHXi JlaftoHci. 



}A 453. 

1850, 21 juillet (2 août). Protocole de 
la conférence de Londres au sujet de 
l'intégrité de la monarchie Danoise, signé 
par les plénipotentiaires de la Bussie, de 
PAngleterre, de PAutriche, du Danemark, 
de la France, de la Suède et de la 
Norvège. 

Le 11 (23) janvier 1844 le baron Brunnow 
dînait chez lord Aberdeen, ministre des affaires 
étrangères d'Angleterre. Il avait pour voisin de 
table sir Robert Peel, premier-ministre à cette 
époijue. Celui-ci exprimait an représentant de 
Uassie son vif désir de voir TEmpereor Nicolas I 
visiter l'Angleterre. 

A celte môme date TEmpereur Nicolas I 
entretenait à St. Pétersbourg lord Bloomfield, 
ministre d'Angleterre, de son projet de se rendre 
en Angleterre. Cette coïncidence remarquable 
devait nécessairement être un pronostic favorable 
pour un événement qui s'est accompli en effet 
en mai 1844. 

Dans sa conversation avec le ministre 
(l'Angleterre l'Empereur exprimait sa haute 
satisfaction au sujet de l'accueil si éclatant 
dont sou auguste frère, le grand-duc Michel 
Pavlovitch fut l'objet, durant son séjour en 
An^'leterre. Il ajoutait en même temps qu'il 
serait hcuroux lui-même de faire une visite à la 
J(Minc reine oi de voir l'Angleterre, dont il a 



J«463. 



1850 r., inu 21-ro (aBryora 2-ro). 
IIpoTOKOjrb JIoHxoHCBoi KOBcliepeHipi 
oTHOCHTejano HenpHKOOHOBeHHOon JSfit' 
CKoft MOHapxiH, noAnvcaHEuft ynonoio- 
^eHHina Pocoiv, AErjOH, Anorpiv, j^aeii, 
^amâi, IIIBe^iI i Hopserix. 



ll-ro (23-ro) JiBBapa 1844 roxn (SapoHi Bpyi* 
BOBi oôtAaxB 7 aHriiftciaro MimacTpa Hbo- 
cTpaHHuxi J^hiT», jopAa 36epAaBa. Cociixon 
pyccsaro nociaBBBKa aa cToion 6un C9p% 
Po6epTi IlHjBt Tor^aniflift npemepi-Mmicrpi. 
nocjtAHift Bucsasaii BOcaaflRHKy cBoe ropitee 
sejanie, hto6i HMoepaTopi Hnaaial I ooci- 
TUji ABriiio. 

Bi TOTi se caMuS xgbb, m» C.-UeTepôjprfc, 
HMnepaTopi Bupaaaj'b aBriitcaoMy nocjaBiuy 
jopAy BjyM(t)Uji»Ay, CBoe HaMipenie nocinn 
AHrjiio. Tasoe yAHBHTej&Boe coBoiueRie jioiuo 
6ujo cjyxHTB c^acTiHBuifbnpQxsBaxeBOBaBie» 

COÔUTifl, KOTOpoe A'^ACTBETeiBRO COBepmflJOCi 

R-b Mai 1844 roAa. 

IlHKoiat I, Bi» pasroBopt ci aaraificKim 
aocaaHBHKOMi, BupasBii CBoe yAOBoncTBie oo 
ciynav) 6jecTJiiiiaro npieiia, OBaaaaBaro n 
1843 roAy ero aBrycrifimeMy Ôpary, B. R. Mi- 
xaH.iy IlaBJOBB^y, bo Bpeiia npeÔuBaHifl ero n 
AHrjiH. Upn stomi ciynai rocyxapB npaôaBiJV, 

4T0 OBI CaMl OXOTBO BOCtTflll 6u UOIOXflO 

aBriiftcRym RopojeBy h Aariiio, o KOTOpoi y 



1850 r. 



Je 463. 



288 



conservé les melllears sonrenirs après son pre- 
mier Toyage. Bloomfield fit part de cet entretien 
à lord Aberdeen, qui s'empressa de porter ce &it 
à la connaissance de la reine. Celle-ci donna 
aossitôt l'ordre d'informer son agent à 8t Pé- 
tersboorg qa*elle serait très heoreose de voir 
TEmpereor en Angleterre. Selon les paroles de 
lord. Aberdeen, cette visite serait le moyen le 
plus efficace de confirmer ,,rentente cordiale 
i^Tec la Rasûe". (Rapport da baron Bmnnow 
da 22 février (6 mars) 1844). 

Cest dans ces conditions que fat arrêté en 
principe le projet de voyage de l'Empereor 
Nicolas en Angleterre. Il est hors de doute que 
la première pensée en fut donnée par sir Robert 
Peel qoi, dans on brillant discours an dtner 
annael de la Société «The Rnssia Companj**, 
énonça le voeu que le Tsar de Russie visitftt 
l'Angleterre. Il termina son discours par un 
toast ,for perpétuai amitj between Great Bri- 
tain and Russia*. Lord Aberdeen saisit cette 
idée avec empressement dans l'espoir que la 
seule présence de TEmpereur NicoUs à Londres 
suffirait pour mettre fin à toutes les ^sottises 
polonaises*, en comprenant sous ce terme les 
menées des émigrés contre le gouvernement russe. 

An commencement d'avril le baron Brunnow 
était en mesure d'informer le gouvernement 
anglais que l'Empereur acceptsit l'aimable invi- 
tation de la reine, mais sous une double réserve: 
premièrement, il désirait faire ce voyage sans 
obaervation d'étiquette et, si possible, en inco- 
gnito et secondement, il ne saurait prolonger 
son séjour en Angleterre au-delà de 10 jours. 

La reine Victoria éprouva une véritable 
satisfartion au reçu de cette nouvelle. Elle prit 
elle-même les dispositions au s^jet de l'apparte- 
ment destiné à l'Empereur au palais de Bucking- 
ham et entrait dans tous les détails. Elle le fit 
seoianent prier de ne pas arriver avant la fin 
du mois de mai espérant qu*à ce terme ses 
ooadies seraient heureusement terminées. 

L'Empereur Nicolas I arriva à Woolwich le 
20 mai (1 juin), où selon son désir aucune 
réception officielle ne fut préparée. Le baron 
Brunnow avec le personnel de la légation et 
quelques représentants des autorités anglaises 
de second ordre y étaient seuls présents. De 
Wooiwich l'Empereur se rendit à Asbumham- 
house qui à cette époque était le siège de la 
légation de Russie. Il j passa deux jours. Le 
lendemain de son arrivée il écririt au prince 
Albert pour lui demander quand il lui serait 



nero coxpaHHiucB caiius jy^mis BocaoMBHaHlA 
on nepsaro ero nyiemecTBiji. BiyiKi)^^^^ 
xoneci CBoeMi pasroBopt cb I^apeirB jop^y 
96epAUHy, aoTopufi TciHacb cooônuiii o 
newb Kopoiesi. UocitAnsa npHaaaaia HCMe* 
AieHHO HaoHcaTB nociaHHHKy, hto ona Ôuia 6u 
OHCHB cHacTJHBa BBxtTB pyccKaro I^aps Bl 
Anniu. IIo cjOBaiii» lop^a 36epxBHa, Taaas 
uoi^AKa HaHiyqmaifb oôpaaoMB noATsepAHia 6u 
aCepxeHHoe conacie ch Pocciex)''. (Âoeecenie 
ôapona BpyneoBa oti 22-ro (f^espaia (5-ro Mapra) 
1844 roAa). 

TasHMi oôpaaoïfb ycTpoHiacb noidAsa Hm ne- 
paiopa HHKOiaii I bi AHrjix). UepscHa^aiBBaji 
micjb neft Ôuia, Ôeai Bcasaro coMHiBis, no- 
Aana capoMi PoÔeproMi nnieMi, KOTopufi, bi 
ÔiecTan^efl pi^H na exeroxBoifb oÔiA'i^ KOUBaBiu 
„The Russia Company", BucKasaii zeiasie, 
no6i pyccsifl I^apB noctTHji AHriiio. Cboio 
pi» OHi OBOHïHj'b TOCTOMi „3a si^Hyx) Apys6y 
nexxy BeinKOÔpHTaaieJo h Poccieio*'. JopAi 
dÔepABBi CT» xapoMB yxBaTBjca sa dry uucjb, 
Bi HBAexA'i^, HTO iipncyTCTBie Hm neparopa Huko- 
laa I Bi wIoBAOHi AocTaroHEo Ôy^eii aïs yBH- 
HTOxenia Bcixi „oojbCKBXB nynocTefl", noApa- 
syniBas noAi nocitAHUMu arniaiiix) noiBCBuxi 
BuxoAiieBi upoTBBi» pyccxaro npaBHTejbcTBa. 

Bi Banaii anpiia 6apoHi> BpyaHOBi uorb 
coo6niHTbaHrjiflcKOMy npaBHieibCTBy, ^ToHiine- 
paiopi opHEBM aeri jioôesBoe npurjameBic Kopo- 

leSU BHKTOpiu, BO TOlbKO OOAB AByMA yciOBin- 

Mu: BO-nepBuxi, oei xeiaerb oyTemecTBOBaTb 
6e3i oco6eBBaro uepeiiOHiaia h, no bo3moxboctb, 
cb coÔiDAenicMî» incognito, u Bo-BTopuxii, obi 
HO Moxerb ocTaTbca bi Annin Coite 10 Aseil. 

Ropoiesa BasTopis buahmo oôpa^osaiacb 
dTony H3BicTiio. Osa caMa saHsiacb ycipott- 
CTB0M1» Aïs FocyAapa noKoeBi> bb BaRUBreif- 
cKOirb ABopui u BxoAHia bo set noApo6flocTn. 
ToibKO 061» OAHOMi osa npocBja I|aps: ne 
upiisxaTb paBbme KOEua Mas Micsua, u6o ao 
aroro cpoaa ona BBAtsiacb ÔiarooojyHBo paapi- 
mHTbca OTb ôpeMeflu. 

20-ro Mail (1-ro iioBJi) HMoepaTopi HiiKoaari I 
npnÔuJB Bi ByjBHHi, rAt, no zejaBiio ero, bo 
Ôuio BBKaEoro npieMS. Euju HanpucTaBu to.ii>ko 
ÔapoBB BpyBBOB'b ci HjeHaMu MHcciii u ntKo- 
Topue BpeACTaBiiTciii aBrjiilcKnxi BjacTcu bto- 
poro pasra. FocyAapb u^^ ByjBiiqa iiotxa.ii ni, 
Asbnrnhamhouse, rxi bi> to speMA noMtiua.iach 
BMuepaTopcBaa unccifl. Tyxi obi nposej^ aboo 
cyTOKi. Ha APJrofl agbl, norjt npi1i3,Ta. Tooy- 
Aapb sanHcaji bbcbmo npuauy AjbÔepTv, 41061. 
ero cnpocBTb, xorAa obi Moxen. bua^tl Kopo- 



234 Jf ■■ 

possible de loir la reine. Le prince Albert se 
rendit anseMt à U légation de Rassie |>onr se 
présenter f> l'Empereur, Le lendemain le prince 
vint chercher Sa M^ueslË et ils se rendirent 
ensemble & Backingtiam-Fiilace où la reine des- 
cendit poor recevoir son augoste hâte sur le 
perron de l'escalier. Toutefois l'Emperear déclina 
Taimable proposition de la reine d'habiter son 
palais. Mais il consentit i, se rendre & Windsor 
où il demeura au palais du 3 au 7 juin. 

Durant ce court séjour en Angleterre l'Empe- 
renr Nicolas I réussit à charmer tout le monde 
par sa courtoisie chevaleresque et soi 
jestneax. 11 a non seolement gagné par son abord 
aimable les sympathies de ta reine, du Prince- 
coDsort et de tons les hommes politiques émi- 
nents de l'Angleterre avec lesquels il cherchait 
à se rapprocher et à entrer dans uo érhange 
«i'idées, mais il Gt en m^me temps une proronde 
impression snr la nation anglaise qni en foule 
le suivait dans les rues avec des manifestations 
d'enthousiasme. Il se fit un devoir de faire des 
visites aax dames de la hante société anglaise 
telles que lady Robert Peel, Palmeratoo, Can- 
ning, Clanrikarde et autres. La générosité tonte 
Impériale da Souverain produisait one forte 
impression snr la société anglaise. Il remit au 
dac de Wellington 500 1, st. ponr le monument de 
Nelson, Il Et don de la même i^omme poor con- 
stituer an prix annuel aui courses anglaises 
d' A scott auxquelles il assista en personne. D'ant- 
res sommes considérables lurent offertes en don 
ù différentes institutions de bienfaisance et 
d'ntilité publique en Angleterre, 

On ne saurait ne pas constater que durant 
le séjour de l'Empereur & Londres .les sottises 
iralonaises" n'aient eu en quelque sorte un temps 
d'arrêt. A l'exception de l'attentat du comte 
l^aronsk; qui a vainement cherché ^ pénétrer 
jusqu'à l'Empereur on subornant les laquais de 
la Cour, il n'y a pas en de démonstrations 
hostiles et inconvenantes de la part des Polonais 
et de leurs protecteurs. 

On est porté k se demander quelle influence 
politique produisirent cette visité de l'Empereur 
Nicolas 1 à la reine et son séjour en AngleterreV 

Dans une lettre détaillée an comte A, Th. 
Orlow, en date du 6 (18) juin I8M, le baron 
Itrunnoff se charge de répondre It cette question, 
D'ajirës les assurances do ministre, l'Empereur 
produisit une immense impression en premier 



\&S. 1850 r, 

jeBT.TorjLB rtpnBn-E. AjUtefm neMejueHuo ipi- 
-biai-b Bi pïccKj-r Mieci», ttoCi miu npeii- 
cTaBHTKci ÛapH). Ha crtiinatii tfiVi opnn 
AJUSepri opitiaii sa TocyMpeMi i on 
BirtcTt notiajB bi Bucbtngliam Palace, nt 
■opoiesa BeiTopifl Bcipiraia CBoero aBrrcrti* 
maro rocTB sanaf, ua njontusi j'hcTBinu. Ho 
FocfAapb otiuoBaiii jUkaBoe upexioMesie ta- 
pojeeu XBtii «h ea jtBopnt. 3b to obi corjacai- 
ca nepeiiaiK si Banisop^, rjt-b obi xan, n 
BopoJeBCïO¥i> isoput, et, 3-ro no 7'e ÎBBa. 

Bi npoj,ojxeHie CBoero KpaiKOBpeueaBtra 
npeCuBaiiis Bi.IonjiOBt HiinepaTop'bllBiojal I 
ptmBTeibBO Bciii o0Boposu.li CBoer> pioap- 
CKOio inOesHOCTin h napcBBXi BeiHiien- Ob\ 
ne TOjtEO o^apoBarb cBoeu cepie^Bon mOesao- 
cTbm EOpojeB; BuaTOpin.eflCTnprrs ■ BUSoiite 
BujiamwHica rocy;iapctBeBHUi't, A^reiei roi- 
AamBe3 ReisKoCpHTaHiB, ci KoropuvB OBfccn- 
pajcn clïJusBncfl h bcttubti m, oCrtui hhc- 
ieQ. Oa-b ne TOJbKO Atjait. bbsbtm Aasan uh* 
maro aBniScEaro oCuiectsa, Kaaii j»j[> Quk 
DaitiiepcTORi, KauBBBn, RjaBpiutpj[nBif>r 
rifl. Ho OBI TBBXe npoHSBOiBJi orpOKBoe bbcw- 
TjiBieHaanrjiAcKii Bapoj,vrojnu Koroparocn 
npoBozaju na jjunaii> ci BsuBjeHiaut csoen 
BOCTopra. Ha aBriiftcioe ofinieiCTBa upoK 
rpoaaAHoe Bne^arituic [lapcKai me^ipocn p}t- 
caaro rocfiapi. Obi nepejuui repnory Baui 
TUHj 500 41. L'T. na uaMBTBHicii HeiMoH;; on 
CTOJb&o xe noxepTBOBSJi sa exeroj,aiifl apn» 
Ba AcKOTcinxi cuisa», na aoTopui-» oai 
iuiHO upBcyrcTBOBai't. Jlpfria asawrejHKi 
cjBau Clijb noxepTBOBaBU bbi aa pa^aui <Sj>- 
roTBOpBTeiSBua h oSmeuojesBua fipcxjtaôi 

Uei&u Bc caasatfc, <<to bi npoxoixeaie rpe- 
GuBaBîs l'ocTiapu b« JobaobI xUcnareiuo 
npeapaTBJHct ,Boitcaia rjjDocTii*. Sa bckjbw- 
nievb nosjmenii qia^a OxapoBccaro, leTWiio 
nuTasmaroca, nocpeicTBom. nojutraa npUBOf 
Biiii> jaBeeBt, AoôpaTKB 10 rocfxapa. le Oiuo 
UHKaEBi^ oenpxjBiiBuit hjh BpaxjieÔHsn 
jieuoBCTpauiB co ciopoHU IIojiBon> oii an 
.loCpoxejarejcA. 

Tenepb capamanaeica: satoe noiara^ecw* 
AtficTBie npoHssejo nocImieBie BvnepaTopoct 
IlBKOjaeHii I aarjiiAcKoA aopo.ieBU BRxropii ■ 

ABMiH? 

Ha arort Bonpoci jueii npocrpanuil otstn 
UBCiMO Capoua Ëp^BBOBa ai rpa^; A. 0. OpJoB] 
OTt G-ro (IS-ro) inaa 18M tojia. Ho uonn 
BpjBBOBa, HanepaTopi npoasBeji otponot 
BBeiaTjtBie, BpexAeacero, bb aopojeBT,toTop4i 



18M r. 



Je 453. 



235 



Uesinr la reine qn cette foifl-d «n'a pas montré 
la eonfianee d*elle-mèine qa'on a Ungoars recon- 
um en elle dans tonte antre oecanon*. Elle s'est 
yennadée elle même qu'elle «était intimidée" et 
m fM explique les sentiments de gêne et le 
BMique d'aMurauee qu'on pouvait obserTor dies 
aile dorant les premiers jours après rarri?ée de 
rEmpcreur. Grâce au bon sens qui loi est propre 
la reiBe n'a pas mis beaucoup de temps pour 
éédder la question, d elle devait aimer ou balr 
le Tftar de Russie? Ce qui contribua notable- 
à une résolution ûtTorable c^était le rappro- 
sineére qu'elle avait remarqué entre 
P Km pe r eur et le prince Albert .Son amour- 
propre de femme, et de femme sincèrement dé- 
nmée, s'est senti flatté des témoignages d'aflfection 
qaa l'Empereur n'a cessé de donner à ce jeune 
piinee. Elle en a été viTement toucbée, et cela 
d'autant plus que la baute sristocratie anglaise, 
iaqniète de l'ascendant du prince Albert le re- 
garde souvent UTec un mélange de jalousie et 
de froideur*. 

Dans ces conditions, à la fin du séjour de 
rEmpereur, la reine Victoria reprit toute la 
BMifianoe en elle-même qui lui était propre et 
IB*eUe semblait avoir complètement perdue au 
Dommeneement. Lord Aberdeen constatait avec 
ntiafiiction l'immense influence, très favorable, 
goe l'Empereur exerçait sur la jeune reine et 
eqirimait l'espcûr qu'elle serait durable. La reine, 
sBMi bien que lord Aberdeen parlaient avec un 
enthousiasme sincère de la lettre que l'Empereur 
lai avait adressée de La Haye, à son retour 
d'Angleterre, pour lui exprimer sa gratitude de 
ton hospitalité. 

En effet, on ne saurait ne pas partager l'avis 
de lord Aberdeen qu'il serait difficile de se 
représenter une lettre «mieux pensée et mieux 
écrite" que la lettre autographe de l'Empereur 
du 30 mai (12 juin) 1844. 

«Mes sentiments poor la belle Angleterre sont 
connus, depuis près de trente ans, les plos beaux 
souvenirs de ma jeunesse s'y attachaient, com- 
ment ne sersi-je pas heureux d'y avoir retrouvé 
la même bienveillance dans la Souveraine et 
tous ses sigets. Vous dire, Madame, que mon 
attachement et ma reconnaissance vous sont 
voués à la vie, c'est vous confesser la pensée 
intime de mon &me; daignez donc compter sur 
moi, comme j'ose croire à Tamitié de Votre Ma- 
jesté, et que ces sentiments là. Madame, soyent 
la garantie de bonnes et loyales relations entre 



Ibi xitHHOMi cjj^ai „He Busasaia toI cauc- 
jBftpeuBOCTH, BOTopaa npHSBaBaiacB sa nei) 
Bcerxit Bo Bcixi APJrHxi ciyutaxii'*. OHacaus 
j&bMMMÈCh Bi CBoeft poÔocTa. drEui» oÔctoji- 
lex&CTBOMi o6ixcBax)Tca rb ^jBCTsa CTlcHe- 
Hia H HejBipeHHOCTH, soropua moxbo 6uio 
uaduoAUTB Bi net bi nepaue ahh npeôuBa- 
Hia FocyxApa. Ho Ôiaro^apa cBoftciBeHUol ko- 
poieai pascyjiHTeJuocTH, ona secuia caopo 
ÔesaoBopoTHO ptmua aonpoci: idôbti-ih et 
Mim ueBBBEM^^th pyccxaro Itapa? BiaroopiaT- 
HOMj pimenlD aroro Bonpoca bi SHaHHTei&Hoi 
cTeneuH coAtlcTBOsaio saut^enHoe ex) acapea- 
aee côiaxeaie nex^y Itapeui ■ ex cynpjroui. 
»Ea cauoinôie xasi xeuniiiHu h seau, acapen- 
HiAme npexaHuoft uyxy, 6uio noiuaeeo rbMa 
AOxasaTencTBauH pacnojoxeHia, aoropua focy- 
xapB ue nepecTasaii jutBaTi» MOiOAcay upanuy. 
Oaa 6iua dTaai ^pesauiafiao rpoeyra, rtui 
Ôoiie, <iTO BHcmaa aHriificxaji apacroxpaTia, 
TpeBoxacB BiixHieai npaaua AiBÔepia, «lacTo 
Ha uero CMeTpan ci cMimauuuirB «lyBCTBOui 
pesHocTH a HenpiasHB*. 

Hpa Taaaxi oÔCTOXTej&CTBaxi xopoiesa 
BxKTopia, ai aoHuy npeÔuBaaia Focyxapa, bo3- 
BpaTBja ce<^ cboio ecTecTseBeyi) caMoyatpeH- 
jsocT&y KOTopy» ona Baa^aii coBepmeaHO noie- 
païa. Aopxh 36epxHHi ci yxoBOiiCTBieMi boh- 
ciaTaposaii orpoMHoe h „cHacTjHBoe" aiiasie, 
npoH3BexeHHoe ea Mojoxyio xopoieBy I^apem, 
H OHi BupaauLrfc Haxeauy» hto obo ne 6yxerL 
npexoxaniiiMi. Kaxi xopoiesa BaBiopia, Taxi 

H lOpAl di^pXBHl Cl HCXpeBHHMl BOCTOprOMl 

OTSUBaiacfc o nucbifi Focyxapa, HanHcaHBOMi 
HMi KopojeBi H3i PaarE, sa oÔpaTBOMi uyTH 
H3i AHriia, hto6i enie paai BupasuiB crod npu- 
SHareibBocTB sa oxaaaBHoe eiiy rocTenpiHHCTBO. 

H xtficTBBTeiBBO, fleiisa ne conacBibca ci 
lopxoMi 36epxHH0Mi, HTO ipyAHO ce6t npex- 
ciaBHTL nHciMO «jy^me npoxyifaflHoe h jy^me 
HanHcaHHoe ",71^X1910 co6cTBeflBopy<iHoe nHCBMo 
rocyxapa oti 30-ro usa (12-ro inex) 1844 roxa. 

„MoH HyBCTBa Kl upexpacHoft Aaniu hb- 
BiicTBU Bi npoxoxxeHie nonia ipaxiiaTH xtii; 
HaaÔoxte opiaiHux BocuoMHHaBix aoefi iohoctu 
Cl ne 10 cBa3aBU. Kaxi xe ae Ôutb nab cnacT- 
lUBuui, HaAxx laMi cnoBa ly se caMyio r)jaro- 

CKJOBBOCTI» XaXl Bl KOpOJeBt, XaXl H El Cil 

noxXBEHUxi. HucKa3UBaA Baai, rocy^apuBj!, 

HTO MOJI npexaHHOCTI» H NOS npHSHaTejLHOCTL 

opBHaxjezaTi Baai sa bcio moio znsHb, h 

TOJBKO OTXpUBaiO BaMl IICTHHHym MUCJB Moefl 

! xymE. CoÔjaroBOjETe xe nojozuTbCA na aeRii, 
Kaai a ocMtxHBavHB BtpnTi> bi APysÔy liamero 



236 



M 453. 



1860 r. 



nos deux pays pour la paix do monde et la 
prospérité générale, et au besoin pour la terreur 
de ceux qui Tondraient tenter de la troubler, et 
qne Dien m'entende!» 



Si la reine Victoria conservait nne profonde 
impression de ses relations personnelles avec 
r£mperenr de Russie, le prince Albert fut pour 
sa part, comme rassurait le baron Brunnow, 
charmé par la courtoisie exquise de Thôte 
auguste de l'Angleterre. L'Empereur eut avec 
lui un échange d'idées prolongé sur toutes les 
questions politiques du jour. Il s'énonça en outre 
vis-à-vis de lui avec une entière franchise au 
siget de la mort imminente de ^l'homme malade** 
sur le Bosphore et lui signalait un accord entre 
la Russie et l'Angleterre comme très désirable 
dans l'éventualité de cette catastrophe qui sem- 
blait inévitable. 

L'Empereur Nicolas I se livrait à des épan- 
chemcnts analogues dans ses entretiens avec les 
hommes dirigeants de l'Angleterre tels que Ro- 
bert Peel, lord Aberdeen et lord Palmerston. 
Cette franchise n'atteint pas le but désiré. Tout 
au contraire, elle inspira anx hommes politiques 
en Angleterre nne certaine méfiance au sujet 
des visées de la politique russe en Orient. La 
guère de Crimée n'était qu' une suite inévitable 
de cette franchise dangereuse au sujet de modes 
de solution de la fameuse question d'Orient 
Aussi est-il préférable de tenir en réserve son 
mode de solution et de l'appliquer avec succès 
dans le cas, où les événements politiques prévus 
de longue date venaient à se réaliser. 

Quoiqu'il en soit, le prince Albert qui exerçait 
sur la politique anglaise une influence de jour 
en jour plus accentuée, fut flatté de la franchise 
et des bonnes dispositions à son égard de l'Em- 
pereur de Russie qui en imposait à l'Europe 
entière. Plus la société anglaise se montrait 
malveillante à son égard, plus il ajoutait de prix 
aux preuves de confiance que lui donnait TE^- 
pereur. Lorsque ce Souverain daigna conférer | 
au prince de Galles, âgé seulement de cinq ans, 
les insignes de l'ordre de St. André, le prince 
Albert ne dissimulait pas sa satisfaction surtout 
lorsqu'il avait remarqué, comme l'assurait le 
baron lîrunnow, (|ue le jeune prince au moment 
où il avait été revêtu de cet ordre le plus élevé 
en Russie, u en a témoigné sa joie avec beaucoup 
<le vivacité et a parfaitement compris qu'il le 
devait aux bontés de Sa Majesté l'Empereur". Il 



BeiHHecTBa. j^a uf^eôjxjTh ara lyBCTBa, Foej- 
AapuHfl, nopjKOJo xoôpux'b h ioilahiixi ono- 
menift MexAy HamHMH rocy^apcTBam ha (Siaro 
BceoÔinaro mipa h ÔjarococTOuLi b, b% eiriat 
HaAOÔHOcTE, Ha cTpan rbin, soropue Haaipeu 
nocarHyTB sa hh». Ja jciuimrfc meuM Bose"! 
Ecjra BopoieBa BhktopIb bubocja riytkttoe 
BnenaTjiHie hsi iHHnaro aHasoiiCTBa ci pyc- 
cKHMi I^apem, to, no ciOBain 6apoHa Bpyi- 
HOBa, npHHm Anôeprb Ôun Buoiai oupoaan 
HSucRaHHoir) jDÔesHocni) i^apcTBeRBaro rocTi 
AnniH. Foc jAap& HMiji ch HBm BpoAOUuiTen- 

HUfi OÔMtEl BUCJeft Bcixi TeByfllBXl nOJBTI- 

HecKHxi» Bonpocaxi. Obi eBy cOBepmeHBO oripo- 
BeHHO BucKaaajca Bacnerb BeiiBByeMoi cMepri 
»6oibBoro** sa Ôeperaxi Boc4^pa b yBAsan ea 
zeiareaBHocTB corjamcBia iiexAT Poccien h Ai- 
riieio sa cjy^aft HaciynjeBiB »TOi BeB36taHofi 
Baracipoi^u. 

Bi Tasia se OTKpoBeHBocTB BCTyaaji Uflie- 
paiopi HHKOjaA I bi 6eciAAxi c% pyiOBO- 
AHiuBMn rocj;(apcTBeBHUBB ivjibBB ABriii, 
saKi-To: cb IlEjeirs, lopAOMi 3<^pabbobi i 

JIOpAOBl naibBepCTOBOMl. UO BTB OTSpOBei- 

HOCTH ne AOCTHTaiH xeiaBBOt AtiB. HaflpoTBii^ 

OH-b BCejHlH Bl aBriifiCKBXl BOJBTBieCBVXl 

;iiaTejefi ecTecTBeBByD noxosparenBOGn bb- 
cHerb nijefi boctohboI bojbtbbb Poccis. Kpia- 
cKaa BoHea xBHjacB BeB36tsBiur& Bocxtx- 
cTBicMi TasoA onacHol OTKpOBeBBocTB Bacven 
cnoco(5oirb paspimenlB opeciOByraro Bocro^Biro 
Bonpoca. .ïjqme ^epsaiB cboI cnùeo6% npo 
ceôa H npBBtHaTi» ero bi cjyni BBcrynieBii 

XaBBO OXBAfteMUXl BOJBTBieCBBXl OÔCTOa- 
leJBCTBl. 

Kasi 6u TO HH Ôtuo, bo flpBBm AxMSepn, 
BjiaBie KOToparo na aBrjitcKji) BOiBTBKy yse- 
jHinBajocB Cl KaxAUBi ahcbi, 6ui% now^eaB 
OTBpoBeBBOcTBD B pacBOioseBieHi Bi Beaj 
pjccBaro I^apa, ope^i MorjniecTBOHi BOToptro 
Tpeneiajia Bca Espona. HiBi BexoÔposejatejB- 
Hte Kl npHHny otbocbjocb Bucmee aBriiicBoe 
oÔniecTBo, TtBi lecTB-fee Ôuio aib Bero ^oBripie, 
BUKaaaHBoe CBy HMnepaiopoBi. Rorxa Hi- 
BOJiafi I noauuoBBJi naiBiiiBeMy BauilcKOBy 

npHHUy SBBBB opACBa Cb. ABApeB, BpHBlH AlB- 

6epTi Be xon CKpuTB cBoero yxoBOJiCTBifl. bi 
oco6eHHOCTU Borxa obi yBHAiJi, bo ciOBaBi 
Ôapona BpyBHoaa, hto npHBui - ii&ii>TKa« aa 
KOToparo Ôtui Bouosesi Bucmii pyocsil op- 
ACHi, „Bupaa(aii cbo» pa^ocn ci ÔojBmoD 
xuBocTBii), uoBnBaa, qro obi oôaaaBi aroi) 
«lecTBio Ao($poTi Ero HMnepaTopcBaro Ben^e- 



1850 r. 



M 453. 



237 



est rare de trouver chez on enfant de cinq ans 
cette faculté de comprendre la gravité d*une 
décoration conférée. 

L'Emperear Nicolas I honora natarellemeut 
le dac de Wellington de sa visite et ne laissait 
échapper aaame occasion pour lui donner des 
témoignages de son respect II s'entretenait avec 
lui de tontes les questions politiques du jour et 
admirait sincèrement la fraîcheur de mémoire 
et la force de raisonnement de cet éminent 
vieillard. 

Sir Robert Peel éprouvait une satisfaction 
particulière au si^et de la visite du Tsar en 
Angleterre. Il se considérait en quelque sorte 
l'initiateur de cet événement qui s'est accompli 
au cours de son ministère. D'ailleurs l'Empereur 
le distinguait tout exclusivement et lui donnait 
des preuves de confiance très flatteuses en 
causant avec lui firanchement de l'avenir de 
l'Empire Ottoman. L'Empereur produisit une 
impression encore plus forte sur lord Aberdeen, 
qui depuis lors devint un admirateur sincère du 
Tsar et un défenseur ardent de la politique 
rosse. Lord Aberdeen assurait le baron Brunnow 
que depuis ce moment il avait une confiance 
entière dans l'Empereur et sa politique. 

Toutefois, dans ses conversations politiques sm* 
les questions du jour l'Empereur Nicolas ne crut 
pas devoir s'en tenir aux hommes qui se trou- 
vaient au pouvoir à cette époque. Il ne laissait 
pas échapper l'occasion de se montrer aimable 
avec les membres de l'opposition dont les dispo- 
sitions hostiles à son égard et à celui de la 
Russie lui étaient parfaitement connues. Ainsi il 
distingua tout particulièrement lord Palmerston. 
C'est à un raout chez la reine que le noble lord 
fut présenté à l'Empereur qui le distingua à la 
face de tout le monde et s'entretint avec lui 
d'une manière si gracieuse que lord Palmerston 
fut lui-même dans l'enchaÂtement et disait 
ensuite au baron Brunnow qu'il a trouvé l'Em- 
pereur précisément tel comme il se l'était re- 
présenté. 

n est hors de doute que le voyage de l'Em- 
pereur en Angleterre y a laissé une trace pro- 
fonde et qu'on en a ressenti les effets dans la 
suite à mainte occasion. Dans son dîBcours du 
trône à l'ouverture de la session parlementaire 
de 1845 la reine a dit à ce sujet quelques paro- 
las Uen senties qui ont été très appréciées par 
'. Le comte Nesselrode fut si satisfait 
«« «i*Q ehargea le baron Brunnow 
que la seule crainte de 



CTBa**. Tasoe noHUMaBie BasHOCin nosajoBau- 
Haro opAena ue Bcer;(a BCTptHaeics y naiHiix- 
Hiro peÔeHsa. 

HunepaTopi Husoiafi I, cauo coôoio pasy- 
HteTcs, ocHacTJiiBuii Tasse repuora BexiHHr- 
Toua CBOHSTL nocimcHieifi» o ooKasusaii, npn 
Bcasoirb ciynai, ocoôennoe si Hevy ysaxeBie. 
Obi cb Bum» ÔeciAOsaii o bc^xi TeKyn^Hxi 
noiHTBHecKHX'b Bonpocaxi h HcapeaBe jjm- 
BiHici cBisecTo naMSTO h cHji joniHecRaro 
MunueHifl nacTHiaro ciapua. 

OcoÔeHBoe yAOBOiBciBle no cjyqaio nociiue- 
Bis IlapeMi ABîjiH Bupasajn» capi PoÔeprB 
UiUB. Obi ôli-i-l bubobbukoh'b dioro SHaueBa- 
lejBBaro coômifl b obo ciyqHjocB bo BpeMfl 
ero MBHociepcTBa. CBcpx'b topo, UMnepaTopi 
OKasuBaii eiiy ihhbo coBepmcBHO bckidhh- 
lejBBoe BBHvaBie h npesBLiqafiBo jecTBoe ao- 
Bipie, Ôec^AyA ci bbmi oispoBeBBo o Ôy^ymeft 
cyxBÔi OiTOMaBCKofi aicnepiu. £me 6oji>mee 
Bne^rai-iiBie apcASBeii» HiinepaTopi Ba lop^a 
BÔepAOBa, KOTopuft cb Toro speneBo craji» 
j&bKieEEuwb noKJOBBnKOM'b pyccEaro l^apii 
H HCKpeBBHifb saniBTBnsoM'b pyccKoft nojfl- 
THKH. JUcpAi dÔepAHB-b cKa3aji> ôapoBy BpyB- 

BOSy, HTO OTBUBt OBI BnOJBt BipUTb Bl 

HnnepaTopa h bi» ero noiBinKy. 

O^BaBO HunepaTopi Husojaft I bc orpann- 
qaicfl HieBaMH TorxaniBflro aBnificBaro npa- 
BBTejiBCTBa Bi cBcoxi» Ôcct^axi» noiHTn^e- 
cHExi Bonpocax'b. Obl bc ynycKaii ciynaji, 
^TOÔi BuaaaaTB cboh) uapcsy» JioÔesBocTb 
Aasé ueBaiTb onnosHuin, BOTopuxi Bpaz^cÔ- 
Boe HacipocBie npoiUBi aero u Poccin Ôujo 

euy AOnOAJBBBO U3BtCTB0. TaRl, OBI» ocor)eBBO 

OTinnHji iop;(a na.ibMepcTOHa. Ha payrt y 
KopojeBU eny 6i>iJi> npeACTaBJteBi» ÔiaropoABHiî 
jtopAi, H FocyAapB, b-l npBcyTCTBiH Boix-b, 

CTOJI» ero OTJBHUJI'b H MBIOCTOBO Cl BBlfl pa^)- 

roBapaBaji, hto caMi lop^i IlaibMepcTOBi 

ÔUlTi Bl BOCTOpri B BBOCltACTBiH CKa3aJIl 

ÔapoBy BpyBBOBy, hto ghi yBH;^tJi Tocy^apn 
HxeHBO lasuMi, KaKOMi OBI Bcer^a ero ce6t 
DpeACTaBiflJi. 

HtTi coMHtBiii, qio uota^Ka llMnepaiopa 
HHKOJax I Bi Aeriiio ociaBnja xaMi r.iy6oKii1 
citxh u BnocjfacTBiu Heo^noKpaTHo .\aBa.ia 
ce6a qyBCTBOBaTB. Bt> p-femi, Koiopoio Kopo.iCBa 
Bi 1845 roAy OTKpHja cecciio nap-iaMonia, o6i, 

dlOMl BBaHlt ÔU.îO CKa3aflO ntOKO.lBKO npO'IVB- 
CTBOBaBHUX'bCJIOBl), BU3BaBmnX'b UCTIIBHOC yxiu 

BOibCTBie Focy^apa. rpa4)i Heccejfcpojc umvi. 

SaCTOJbKO AOBOJeBl. i)TOK> pl.'IBR), TTO lIopVHM.l |. 

6apoBy BpyBHORy CKasaib ^o\\\y 36eiuiiny, mto 



2S8 



X 468. 



t. 



blesser les moears anglaises rempéchait de 
Tembrasser sur les denx joaes. Ces paroles firent 
rire de bon coeor lord Aberdeen et plurent 
beanconp à la reine. 

Bientôt après TEmperenr, son Jeune fils, le 
grand-dnc Constantin, se rendit nne seconde fois 
en Angleterre, à bord de la frégate le Ingerman- 
land, sons pavillon du yice-amiral Th. Latke. 
Le grand-dnc visita l'Angleterre nne première 
fois en 1844 et il y revint en Juin 1845. A 
ehacane de ces visites il fat Tobjet de l'admi- 
ration générale par ses connaissances, son intel- 
ligence et son tact remarquable. Ainsi se trou- 
vant à Alger il avait appris que les Français 
proclamaient que si la flotte russe s*alUait à 
celle de la France elles réussiraient à .balayer 
de la Méditerranée* les Anglais. Le grand-duc 
s^empressa aussitôt d'effacer l'effet de ces paroles 
en redoublant de courtoisie avec le consul anglais. 

En général, les Souverains et les honmies 
politiques de l'Europe continentale visitèrent 
TAngleterre en grand nombre dans le cours de 
Tannée 1846. Le comte Nesseirode passa Tété à 
Rrighton et se rendit également à Londres et à 
Windsor. Le roi des Français, le roi des Belges 
et celui des Pays-Bas ont été également les 
hôtes de la jeune reine. Celui-ci réussit à arriver 
à Londres le lendemain de Tarrivée du roi des 
Beiges Léopold I. Lord Aberdeen eat toute la 
peine du inonde de convaincre la reine de lui 
faire une réception convenable car elle estimait 
profondément son oncle, le roi Léopold, sMnspi- 
rait de ses conseils et partageait son animosité 
pour le roi des Pays-Bas. La reine se rendit an 
désir de lord Aberdeen, mais la haute société 
de Londres ne trouva pas moins qu'elle n*a pas 
été suffisamment aimable avec le roi de Hollande. 
(Lettre du baron Brunnow au comte Nesseirode 
du 81 juillet (12 août) 1845). 

Le roi Louis Philippe arriva à Londres en 
octobre dans des conditions toutes particulières. 
Au mois d*août, l'hostilité entre la France et 
l'Angleterre s'était accentuée au point qu'une 
rupture paraissait imminente. Les prétextes ne 
manquaient pas. En premier lieu, le fameux 
incident du missionnaire anglais Pritchard à 
l'île de Taïti. (Voir Calvo. Droit international, 
t. III, pag. 233). En second lieu an Maroc les 
Français s'élevaient ouvertement contre l'influence 
anglaise. Ils allèrent jusqu'à bombarder Tanger. 
Ces conflits semblaient devoir ébranler pour 



TOMiMO jiaseHie n anriiicKnn apAMn il- 
■aen eMy pasvfcioian ero va oM ^^n. dis 
saaueHie uiSBaio lespeEni cm%M% fiarapoi- 
Hiro lopxa H vpesBiiiaiBO ■o«p—moct is- 
poieBi. 

Bcjrtai 8a HiraepaTopov& mropnMO ipiten 
n AHrjri» loioxoi ero cum%^ B.K.KoBeniTin 
HiBOJUABTO, lA ipersrfc «HaiepiHamia^xa*, » 
lOxianeMca noxB 4Miut>n B«me-Mwpaii à H. 
.TiTse. BeiiBii Siasa weh Kepsiii pt» ian 
Bi Annix n 1844 roxy. Bo BTOpoi pan— n 
iDit 1845 roxa. (Ma pata owk nmoiLn yxv- 
uenie sctxi cBoma noaHaaiuni, cionra yion 
■ cBom HurluTeiuiim Tanoa». Korjia oiv 
nanpnrbpi, ÔyxT» n AJXMpib, jBian, tn 
^pamyau roBOpwu: eciH pyccBii ^Mn% tôt 
XiHHTca e% ipaBijKBHMi, To OBI Birtert.iB* 
xeiyn on AHUiun Bce CpexneHSoe sope*, 
TO napansosan xiftcnie 8tbx« exon oct- 
ÔeHBO MuocTDBuira o6pai^eBi6M% e% amil- 

CBIMl BOHCJJOira. ' 

BooÔme n 1845 roxy Aarjdx> noci^an oxm 
sa xpyriMi xoHapxH ■ rocyxiipcneaiue um 
BOBTEHenTaiMoi Esponii. Bim nM% Bdk- 
RaBiuepi rpa4»i Hecceiapoxe, BOTOi»ii ipoMU 
jiTO Bi BpaiTOBi, bo TBBXse aocirin JloBjv»n 
B Bbbx30P%. Bujb wh rocTBxi y MOioxoft Bopo- 
leBu BopoiB ^paBuy3CBii,6enriicBii b roinax- 
csifi. UociixBiA XBxe jxhtpbjcb spiixan n I 
.loBxoBi Ba xpyrofi XCBB no npi^axt Tjxa Mt to- 
pojH BeiBriftacBi, Jeoaoï&XB L He mbio ctoho 
rpyxa jopxy BÔepxBBj yroBopm Bopojeiy 
BHRTopiK), noHBTaBBijx) cBoero XBX» B coiir 
HBBa,.IeonoiBxa,u,crîxoBaTaiaHo, paaxiiBBBjD 
BeBasHCTB ero e% BBxeptiaBxcBOMy Bopon», 
apBBBTi» xopomo nocjrbxBBro. RopoieBâ icioj* 
Boja sejaaie lopxa BÔepxaaa, ho Bucnee u- 
rjiftcRoe oÔniecTBO BceraBO HaxoxBio, no xopo- 
jcBa BexocTaro^iBO 6uia JDÔeaaa c% Bopoien 
BUxepjBBxcBBMi. (IlBcaMO ÔapoHft BpyBBon n 
rpa(|)y HecceApoxe on 31-ro iB>iJi (12-ro aBrjcn) 
1845 roxa). 

B% OBTflÔpi npm6ui% va Ahtjîb) Bopon ifi 
^BJBBDi npB coBepmesBO ocoÔeBHinn o6cioi* 
TejbCTBaxi. Bi aBrycrb BsaBHiniB OTBoaeiii 
MeiKxy ABriieio b $paBuiex> oÔccrpaiBa st- 
cTOJbKO cepbesBO, vto boIbb Basajaca cosep- 
DieHBo BeBdÔizBOK). noBOxoBi xiB paspun 
611IJO BtcKoi&KO. Bo-nepBux^ naMesBroe xiio 
aariiftcKaro BBccioaepa IIpBTiapxa aa ocrpoBi 
TaiiTB. (Cm. C(Uvo. Droit international i IH. 
p. 233). Bo-Bropuii, n Mapoaso ^^[«bqjsii 
OTKpuTO bosctbib BpoTBva aBTjiftcBaTO Bjiisii. 
OflHxàke 6oM6apxBpoBaiBTaBxepi».3TBCTOixB0- 



longtempt l'unitie entre \ea deut PaiEgances 
uritimu. L'ftffaire Prilchard, en particalkr. 
■f[iU lei eiprib à dd baat degri^ en Angleterre. 

L'Emperear Nicolu I fît de sa prnpre m&in 
l'annotation suivante en russe, très caracteria- 
tjqae sur le rapport do baron Brannowdn S (30) 
ao&t IMS. qui eipoiait lea péripéties de ce^ 
tiraillemeota eotre la France et l'Âiiglcterre: 

.Pendant mon séjour en Angleterre il m'a 
été facile d'observer que déjà à cette époqae 
l'amitié arec la France était illusoire et qu'il 
tte l'en fallait qne d'an cheven ponr une rap- 
tnre d£GnltiTe; je me bornais naturetlement à 
Acouter, à me taire et à rirel" 

^Tela sont lea frnilH d'une ptr/idie ') de 
quatorze ans*. 

Tonlerois, ces tiraillements entre la France 
et l'Angleterre se dissipèrent d'une manière tont- 
à-Ut satisraisante. L'Angleterre obtint entière 
tatisfaction dans l'affaire Pritchard après la 
retraite de Thiera, et on traité de paii tut corn-lu 
entre la France et le Maroc qui n'était pas 
hostile au intèrâta de l'Angleterre. 

Ce n'est qa'après le règlement de eei 
conflits que le roi Louis Philippe jngea posslbli 
de faire une visite à la reine d'Angleterre. Le 
baron Brunnow communique quelques détails 
intéressants sur le séjour da roi des Français en 
Angleterre. 

Le roi évita de se montrer à Londres, il n'a 
été qu'à Windsor, redoutant quelque démonstra- 
tion bostile de la part de la population de la 
capitale. H déclina également la revue des 
troupes qu'on se proposait d'organiser en son hoo- 
Dear. Par contre, il ne cessait de prononcer des 
diai'Onrs en réponse anx adresses que lui remei- 
laient différentes dépotations. t'es discours 
produisaient de l'effet, car il avait le don de la 
parole. Il s'appliquait sans cesse à développer 
de» thèses: de 1» nécessité de la paix et de 
l'amitié mire la France et l'Angleterre, et de 
rboapitaltté des Anglais qa'il plaçait au-deatns 
de tout éloge. 

ToDtcfois, les discours du roi provoquaient 
souvent des observations critiques en Angleterre 
et particulièrement dans les organes de la presse. 
Les Anglais semblaient ne pas oublier que 
celte hospitalité, tant vantée par Loais Philippe 
qn) avait habité le pays encore comme prince 



sesia, uaaioct, buojto ptapyinaTi ipjmôj 
HeKiT odtHHH MOpcBHHB jtepxaGaxB. Bt, oco- 
QeuBOCTi BoaÔTXjtaio aerojioBaBie AurjBiaBi. 
itio DpBTqapAa. 

IlaxoneceaiH fiapoaaBpfBBOBa on, Ëi-ro(20-ro) 
aarjcTa ltM5 roia, et. soTOpOHi Bsiarantca sci 
nepHDeTÎH bthxi 4ip>H>0'*BriiBcBBi'[. ctojsho- 
aenilt, Haneparopii HBiojafl coOciBeBBopj^no 
cj,'bjajiiCjlijt;iam]'uxapaKTepHCTB<]Hj»Hainiict 

.Kor^a a Cujrii wh Aar^iit, Hst se xripeBO 
(iujo aaMtTETfc, ïTo ;ipyMCa ci, ïpantiieir) jrxc 
Torja 6uja junuMan, h ^to Bce lepsaioct aa 
■ojocai RI co se paies BOMj paspuBj; pa-irifibeTCM, 
1T0 a ciToaii, Moj^a» h CHtajcal* 

„Bon> ttxoxH H rbiBsB nod^ocmul *). 

OABaio, 3TB cTOJEHOBeBia Hexjt; ABrjiem 

H i^paenien EOB^gjBCfc BnoiB^ CjaronojjiBo. 
Anrjiia nojyiaja, no l'itj IIpHT^apia, doi- 
Hoe jjEOBieTBopeRie nocii OTCiasER Tupa, h 
aexif j'panaiein b MapoKKo fiuji saE.oiqenr, 
NHpHbilt Tpaxrar'b, KoropuB se San, BpoTBBeB^ 
BHTcpecaMt AHrjia. 

ToitBO aorji yjazesia arnii c 

KOpOlï -TTB 'l-HJBDD'b cil 

taih M.tOTi, aHMiflcEol Ropoieai. Eaposi I>pfR- 
HDBt coofiniaeTi o npeCuBBBin bi Aariia 4>]>aii- 
njaraaro lopoj^ naipoOBOCTU. sacJTZKBairiuiiji 

Kopojb cosclai se 6ut% bi, .Tdbaob'Ë: obi 
0ujiiTOitEOBiiBHBS3opi.B(k)onacajca epaxjeG- 
Bux'h jteuoBCTpaaiS co cTopoBU cTojHBsaro Ba- 
sil. Obi, Taase oTEaaaicaoTi napa^asoilca-h, 
KOTopull loTtjH ycrpoETb Bt ero lecii. 3a to 

EOpOlK DOCTOBBBO OpaBaBOCHIIi ptlB Bl OTB-faTl, 

BanojBOCBMueeiiypaoBUHnAenirTaiiliiiBBXpecu. 
Ero p'biu upoHSBOjtHjB A'hBcTBie, dotomj ito 
EOpojï BHtjii Aapi cjosa. Obi bo^tobbbo pasan- 
Art reHu: BO-BepsLii's, lipaBoia b AhmIh 
AOiKHU Knr» Bt ApTxQi b Hspi, b, Bo-Biopuii, 
rocTeapiiKCTBO AansfaBii Bume bcjikoB no- 



Be KCBie, piia EOpoja 
Becbaa kboto apHTaiecauxi jaHinaaifl co cto- 
poBU AariBiaBii b opraaoBi oCatecTSeaBani 
HB^Bia Aariii. AariBiase ae saOuia, ^to boc- 
XBUJieHoe JlfB itBABuQOKi., fiuBmna-b wh Abtj'ui 
ene opieaBCEBBi, apHaneai, rocieopiMucTBO 

' ToCJAapl I10»MpiBJ<l * 



240 



X 453. 



18M] 



d'Orléans, n'avait provoqué qu'une noire ingra- 
titude de la part des princes de la branche 
ainée des Bourbons. En parlant de ceux-ci avec 
le ministre de Russie, lord Aberdeen dit avec 
beaucoup de raison: ^Dans les Jours de leur 
prospérité, Ix)uis XYHI et Charles X, ont eu le 
tort d'avoir honte du souvenir de l'adversité^. 

D'ailleurs le roi des Français «a bien parlé, 
mais trop*. La familiarité dont il faisait montre 
choquait les Anglais car en Angleterre «la roy- 
auté ne descende point tendre la main à la 
foule". 

Le roi des Français parlait avec une remar- 
quable franchise avec le premier ministre qu'il 
connaissait de longue date. Il avouait à sir Robert 
Peel que les Français redoutaient extrêmement 
une rupture avec l'Angleterre. Si les hommes 
{lolitiques en France réclamaient ouvertement 
une guerre, ce n'était que pour renverser Ouizot. 
Ils en faisaient franchement l'aveu au roi lui- 
même. En parlant de ces épanchements an baron 
Brunnow, Robert Peel ne pouvait s'empêcher de 
s*écrier: «Vous voyez jusqu'où peut aller la dé- 
pravation (profligacy) des hommes publics en 
France". 

Du reste, le roi lui-même fit sur le ministre 
anglais une impression très peu favorable, il 
était trop familier et trop bavard. „I1 a mis une 
trop grande emphase à manifester sa partia- 
lité en faveur de l'Angleterre", disait Robert 
Peel an ministre de Russie. „I1 ne serait guère 
profitable au roi que ses préférences à ce si^'et 
fussent connues en France. Ce qu'il m'a dit sur 
la marine française, — dépasse toute croyance. 
Quand je l'ai complimenté sur la victoire rem- 
portée à Isly par le maréchal Bngeaud, le roi 
s'est retourné vers M-r Guizot et lui a dit: je 
vous demande pardon de l'avouer, — le maréchal 
Bugeaud s'est trouvé vis-à-vis des troupes du 
Maroc comparativement dans la même situation 
dans laqneile une flotte anglaise se trouverait 
en face d'une flotte française — le résultat n'en 
serait pas douteux (sic!)". (Rapport du baron 
Brunnow du 30 octobre (1 novembre) 1845). 



Dans le cours de ces augustes .visites les 
questions politiques du jour continuaient à faire 
l'objet d'un échange d'idées entre le représentant 
de Russie et les ministres anglais. Les affaires 
de l'Asie Centrale entr'autres préoccupaient sans 
cesse le baron Brunnow, qui prévoyait dans 
l'avenir un conflit entre la Russie et l'Angle- 
terre, rendu inévitable par les envahissements 



OTuaHCHO Ôiuo lepHo» BetfxmroxikpKoenD < 
CTOpoHU ^pftHuyacKHxi npHHKevb BypÔoieifl 
iBHin. nocrbABUxi jopn 36epjura% Becu 
yxaHHO Bupaauca, Fb Ôect^'b c% pyccui 
nociaufliBOin, ciaaani: ,Bi xam 9z% fimoi 
jjiia .Idxobhsi XVIII ■ Rapn X 6110 i 
npanu ctuaitlcj naïuTH o CBoem Mecucrii 

KpoMi Toro, ^paHujacBii Kopon «xopoi 
HO cinuoMi MHoro roBopuj^". Bioftnaaen 
HMi ^aMULapHocTfc osaAa^iB&ia ABrium 
noTOMj HTO n ABriis «BopoieBcxaji Biacn 1 
BBCxoxHTb xo Toro, iTOÔi noMjàB9,rh pysy Toui 

Cl yAHBHTejLBOX) OTspoBeBHOCTix) roBopu 
^paHuyscxifi BopojbciaBniftcBBM'bBpeM&epoB 
KOToparo OBI SBaii bs^abba. Oh% cosBasaK 
IIhix), 4T0 4»paBBy3U yzacHO ôobtcb paspin 
Cl AariieD. Ecib se ^paBujacKie BOiBTBiecii 
xtaTeiu oTKpuTo TpeÔoBaiH BotaB, to Toni 
X4< BBSBepxeBiii Fbso. Bi Bron obb otbim 
BCBBO cosBaBaiBCB caBoxy KopoiBK PaBCBaim 
ù&h BTBxi OTspoBeBBocTBxi ÔapoBy BpyBBOB 
ïLEih BOCBJBBBjn: »Bh BBABxe, xo ^ero ^n 
XBTi x6BopaiB8auiH BOjBTBiecBBZi x^Teic 
^paHuin". 

BnponeMV, caBi sopou npoBSBen bb aariii 
cBaroxHBBCTpa BnenaiiiBie Bec^iia HeBmoxBo 

OBI ÔUJTb CIHmBOXl (JMXBABpeBl B ÔOXTUK 

nOni ciHmROxi cTapaJCH noKasaTi CBoe npi 
CTpacTie vb AHriia**, cxasaii capi Po6epi 
UuiB pyccBOMj nocjanenKy. „Bkuo 6u secu 
HCBuroxHO AJa xopoia, eciE&b ero hbbjohhoci 
Ha 9Ton» cneii ciaiH HSBicTBU bo ^paanL 
To, HTO OBI MBi roBopHii BBcien ^paaay 
cxaro ^lora, conepmeHBO HeBtpojiTHO. Korxi 
ero nosxpaBHii c% noôixo» Bapmaia Bi>so np 
HcJH, BopoiB noBcpHyica Ki Ebso b cxasan 

npOCTHTC, HO a XOlXeBl npHSBBT&CB, HTO BS] 

raaii Bioso HaxoxHica bi OTBomeHiB Bapoi 

CRHX'b BOftCKl, CpaBHHTeifcHO rOBOpB, Bl TOI 

ase noioseniH, bi» KasoBi BaxoABJca 6u ai 
rjificRift 4»iorB, hm^ji npoTHBi» ce6B ^panay 
csift 4^iOT-B. HcxoAi Tasofi BcrptiB bo boaii 
BUkii ÔLi coxBiBi»" (sic!). (AoBeceHie 6apoi 
BpyHHona orb 20-ro ORixÔpa (l-ro Boaôpi 
1845 roAa). 

Bo BpeHa BTHxi aBrycrlfimBxi bbsbto] 
TeKymie noiHTHqecKic BonpocH Bpoxoxsai 
cjyxHTi DpeAMCTOBi oÔBiBa micjei Mesj 
npeACTaBHTejexi PocciB h aBriiicBma biii 
cipaMH. Tasi, Bes^y npoun, epexpeiiiii 
ckIh' Atia nocTOHBBO TpeBosxjK Ôépoia I^ 
HOBa, soTopufi npexBBxin vh 5jJUHMH ctoi 

KBOBCHie PocciB B ABTliK Sft 



1850 r. 



M 453. 



241 



continiiels des agents du gouvernement anglais. 
Bninnow dit franchement aox ministres anglais: 
«Si TOUS ne vous gênez pas, attendez tous à ce 
qae de notre côté, nous ne nons gênons pas 
davantage. Gela une fois dit, chacun fera ce 
qa^il croira de son intérêt et, le cas échéant, 
nous tâcherons de rester bons amis. Cela sera 
possible, aussi longtemps que nous vivons à 
distance. Cela sera difficile, lorsque nous finirons 
par nons coudoyer*. (Lettre de Brunnow au comte 
Kesselrode du 18 (30) septembre 1845). 



Lorsque les affaires de Turquie et de Grèce 
donnaient des craintes au sijet du maintien du 
status quo dans le midi de l'Europe, le Chimcelter 
de r£mpire chargeait le baron Brunnow de rap- 
peler à lord Aberdeen la conversation que 
TEmpereur avait eu avec lui à Londres au sujet 
de l'avenir de l'Empire Ottoman. L'Emperear 
exprimait l'espoir, que le gouvernement anglais, 
fidèle à ses engagements enverrait à St. Péters- 
bourg une personne de confiance, autorisée à 
prendre les mesures commandées par les évé- 
nements. 

On n*a pas eu lieu de remplir cette volonté 
de l'Empereur, car les affaires greco-turques ont 
été réglées sans crise aiguë. D'ailleurs la position 
da ministère de sir Robert Peel était si ébranlée^ 
qu'il n'osait se laisser entrainer à aucune action 
politique extérieure. Lorsque Robert Peel rede- 
vint chef de cabinet, en décembre 1845, l'Em- 
pereur applaudit sincèrement à cette issue de 
la crise. Il chargea même son ministre de dire 
à lord Aberdeen qu'il serait heureux de voir le 
duc de Wellington faire partie du ministère, son 
nom glorieux pouvant contribuer à en assurer 
la vitalité. Le duc de Wellington était contraire 
aux reformes de Robert Peel au sujet de la 
révocation des lois de céréales, mais il consentit 
à entrer dans ce cabinet pour agréer au désir 
de l'Empereur de Russie. 

Toutefois, malgré cet appui de la Russie, le 
ministère Robert Peel ne fut pas de longue 
dorée. U se retira en juillet 1846 à la suite du 
refus de U Chambre des Communes de sanction- 
oer les mesures de coercition contre Tlrlande 



n fit remplacé par un ministère whig avec 
lord Jolm Bo«di en tête. Lord Palmerston 
redéfini chef de JPoreiahMieÉL Qe éhaiigement 

iMYerne- 



cBira, BuauBaeMoe nocxojiHHusni saxBaTaiiH co 
CTopoHU areHTOB'b aHuiftcRaro npaBHrejBCTBa. 
BpyHHOBi coBepmeHHO orsposesHO cKaaaji. 
aeriiftcsHMi MnencipairB: „ecjH bu se nepe- 

VOHHTeCB, TO SARTC Cl HamCfi CTOpOHU, HTO MU 

emfi ifCBime Ôyxeirb uepeMoeniBcii. Pasi» bu cb 
dTHMi conacHu, TO nycTb sazAufi i^MTh to, 
([TO OHi c^rnTaerb ajs ceôs noieseuMi, h htô 6u 
HH cjynuJiocB, vu nocTapacMCH ocTaBaT&cn 

AOÔpUUU KpySKSMH. djO ÔjJfiT'h BOaifOXHO, 

noxa MU suBCMi ;(a.ieRO Apyn> otl xpyra. 3to 
ÔjMfiT'b TpyAHO, Bor;(a MU CAtjaeMCs coc^aamb*. 
(Qhc&mo BpyHHOBa ri rp. HeccejBpo^e on» 18 
(30) ceBxaÔpfl 1845 ro^a). 

Kor;(a Typeuais h rpenecRis jcLia oniiTi» 
BUSBaiH onacenifl sa coxpaHesie status quo Bt 
roxHoft Eapoiit, FocyAapcTBeHHufl KaniuiepT. 
nopy^uji ôapoHy fipyoHOBy nanoMBUTB j[op,iy 
BÔep^eny ôec^Aj, Roiopyio FocyAapb dm^ji c^ 
HUMi Bi JIoHAOHib Ha cHCTi ôy^TymnocTH Otto- 
MaHCKoft iiMnepÎH. FocyAapb Bupaauji-b yBtpcu- 
H0CT&, HTO aHrjiflcRoe npaBHTejBCiBO, conacHo 
oôiniaHiio, npnmjeTi> bi> DerepÔyprb j^oBipee- 
Hoe inno, ynojHOMO^eHHoe na npHHHTie Bctx^ 
BUSUBacMuxi oÔcTOATejibCTBaMU MibponpiiiTiâ. 

^^o seianie Focy^apa ne Ôujo ncnojHeoo, 
noTOMy ^TO rpcRO-TypeuRia ;i'kia yiaAifjucL 
6e3i ocTparo RpnsHca. KpoMi Toro, noioxenic 
MEURCTepcTBa capa PoÔepra IlHjfl 6ujo na- 
CTOJBRO maTRoe, hto oho ne Mono yBjexaTBCA 
HHRaROK) aRTUBHOH) BBimeeK) nojHTUKO». Koua 
wb AeBaÔpl 1845 ro^a Uiiii» onars craji npcMBc- 
poM-b, FocyAapB ncRpenno o6pa;ioBa.icfl TaaoMy 
ucxoAy RpHsnca. Obi» A&me nopyiuji» cBoesiy 
nocjaHHBRy cKaaaTB jop^y 36epAnHy, hto ohi> 
OHBHB xeiaii 6u anj^tiB bi> MiiHHCTepcTBh 
repuora Be^JUBrroHa, rpoMRoe nxa Roioparu 
Morjo ou npDAaiB ôojBme znsHeHHUx'b ch.i^ 
MHHBCTepcTBy. Fepuon. BeuHHrToni 6ujn» npo- 
TUBi pe4K)pMu Iln.ia o6i otm*h b Corn laws, ho 
Bi BEj^j zcjaHia pyccaaro l^apa corjacnicn 
BCTyoHTB Bi KaÔDHeTi C3pa PoÔepra Ilujii. 

(UnaRO, HecMOTpa Ha tslkj lo nowepHCuy 

co CTOpOUU PoCCIh, MHHHCTepCTBO IlHJfl BCC- 

TaRH npoAepxajocB aeesMa He^oiro. Bi» ifoah 
1846 roAa oho Bumio bi oTCTaBRy, BCjt.^cTBic 
OTRasa najaiuOôniHH'b oaoôphtb npeAJozeuHUH 

MUHUCTepCTBOMr. npHHyAHTeJIBHUfl MtpU n])0- 

THBi Hp.iaHAiif. 

lia eio MtcTO BcxynHJO miihuctcpctbo bu 

rOBl, CB JOpAOMl JI,X. 1*0006.16X1 BO F.iaBli. 

JlopA'B HaiBnepcTOBi» onosa 0Ta.ii> bo rjasl; 
Foreign Office. TanaA nepextua hc Morja bu- 

16 



242 



^ 45S. 



18Mr. 



ment Impérial qui comiaîssait de longue date 
les errements proTOcateurs de la politique de 
lord Pal menton. Il ne chargea pas moins le 
baron Brannow d'exprimer sa satisfaction à ce 
sujet, se basant la -dessus que les ministres 
anglais pouvaient changer, mais que TAngleterre 
restait néanmoins une puissance amie, telle 
qu'elle avait été pendant des siècles vis-à-Tis de 
la Russie. D'ailleurs lord Palmerston n'avaitil 
pas signé les actes de 1840 et 1841, qui consti- 
tuaient les bases des relations mutuelles entre 
la Russie et l'Angleterre eu Orient (Dépêche 
du Chancelier de l'Empire du 18 (25) Juillet 1846). 

Malheureusement, la Russie dût se convaincre 
bientét que lord Palmerston, malgré la courtoisie 
toute exceptionnelle dont il avait été Tobjet de 
la part de TEmperour Nicolas, était resté un 
ennemi dangereux dans toutes les affaires poli- 
tiques. Il protesta à 8t Pétersbourg contre 
rincorporation de la république de Gracovie à 
l'Autriche et s'appliquait à contrecarrer partout 
ouvertement les vues de la politique russe. On 
comprend qu'une pareille attitude du gouverne- 
ment anglais ne pouvait guère lui gagner les 
sympathies de l'Empereur Nicolas I. Lord Pal- 
merston eut l'occasion de s'en convaincre bientôt 
à l'occasion du fameux incident, lors des mariages 
espagnoles. L'Empereur Nicolas I refusa au 
gouvernement anglais de signer le protocole 
qu'il lui proposait en voe de confirmer la valeur 
obligatoire du traité de 1713. 



En attendant, lord Palmerston considérait ce 
protocole comme une satisfaction personnelle 
pour un manque de procédé de Louis Philippe 
à son égard. Lors de son séjour à Château d'Eu 
avec la reine Victoria, le roi des Français prit 
vis-à-vis de lord Aberdcen l'engagement formel 
d'ajourner le mariage du duc de Montpensier 
avec l'infante Louise jusqu'à ce que la reine 
Isabelle ne se mariât également et que la nais- 
sance d'un héritier n'assnrât l'hérédité du trône 
en Espagne. Cette promesse fut aussi confirmée 
à lord Palmerston. 

Néanmoins, dans le courant d'nne nuit, le 
roi Louis Philippe fit tous les arrangements pour 
le mariage de la reine Isabelle avec le duc de 
Cadix qui, d'après toutes les prévisions, devait 
rester stérile et celui du duc de Montpensier 
avec rinfante Louise. Le roi des Français espérait 
ainsi assurer an plus jeune de ses fils les droits 
à la couronne d'Espagne. 



VÊÊiîh covjBCTBÎA HHieptxopcBaio apMReA- 
CTua, BOTopoe xiuunon-xiaBBO 6iuo auioio 
Cl BU3iiBai)iiiei> nonmo» jopxn Ilaiiiep- 
CTOHâ. Ho 010 Hopjwo ÔâpoHy BpyHOByiii- 
pasm ero jxoioncTBie Ha TOVb ocioaaiii, 
VTO anuiftCBie MiBicrpu Morjn catianca, lo 
Ajirjia ocraercA to» me cave» xpjsecioD 
xepsaBOD, laBO» osa 6iua w% oraoBeiii 
Poccii nnpoxoxsesiK siiOBv HaBOBei«,jopxi 
IlaïuiepcTOBi lOAiHcan arm 1810 a 1841 n^ 
BOTopue leria n ocHOBaaie BsaaMUixi ono* 
meuift Poccii h Aariia na Bocrort. (Jleieas 
rocjxapcTBeHiaro Raamepa on 13-ro (25-n>) 
iDJX 1846 roxa). 

Kl coBailHii), Poccia aec&iia csopo jifoaxk 
Ôuia j6teaTi»ca aa xtii, vto jopxi Ilaïuep- 
cTOBv aecMorpa aa oaasaBay» eaj hcbiihi' 
Tei&Bji) jnÔesBocn co cropoMH HaBapaiopt 
HBKOjai I, Bce-Taaa ocTaica ooacauMaiparon 
ea BO Bcixi aojflTHvecaax% xiian. Jopn 
QaiMepcTOBi BporecTOBan b% C.-IIeTepôjpri 
apoTBn BpBcoeiMUieBia Kpaaoacaoi pecajiSiiiui 
ai ABCTpiB a orapuTo cran ■poraaQixîicno- 

Ban BOBCDXJ BBABBl pjCCBOi BOlBraBB. IIo- 

HiTHo, iTO Taaoe noBexeaie aarjiicaaro apan- 
TeiBCTBa se aorio Buaaan xpyxecBaio aiBeaj 
pacnoioseaia co CTopoau Haaepaiopa Hi- 
ROiai I. Bi 9T0B% jopx> naiiaepcTOBi }sar 
sesi 6uxh Bec&aa csopo j^ijumca ao bomju 

HSBiCTHOft HCTOpiB t\ BCBaBCBaBH ÔpaiBBi. 

Hanepaiopi Haaoïaft I oraasara aariiftcioij 
npaBBieibCTBj aoABflcan apexioseaBuft un 
npoTOBOii, noATBepsAU>miA cÔasaTenayDCUi 
VipexTCBaio Tpaaiara 1713 roxa. 

MeaLAT xlai, lopxi IlaïaaepcTOBi ycsarpi- 
Bail vh dToai npoiOBOii aaiaoe yxonierso- 
penie sa BaaeceBHyx) eay Jfya tauBion 
oÔBAj. ^paBUfacaii Bopo», HaxoAac& b% Cbi- 
teau d'Eu aatcrh t\ aopojeaoH) BaaTopieD, 
noioxHieiiBO oôioian lopxy dÔepxBay, ito 
OHi noBpeaeBBrb ÔpasoBi repaora Moaiascbe 
Cl uH4»aHT0X) JlyBBOx), noaa ae Bulaen saijav 
Kopojeaa HsaÔeua a noaa pojueaieai aacjiii* 
HBxa npecTOja ae Ôyxeti oôeaaeieao apeeroio- 
naciixie bi HcnaBiu. ^T0 odin^aaie 6iuo taïae 
noxTBepsACBO lopxy IlaiiaepcToay. 

Ho JlyH ^BiHoni n oxay aovi ycrpoiA 
Ôpaai Haaôejju ci repaoroai KaxaacaBav on 
KOToparo neibSii Ôujo osaxari x^Tet, a ôpsrv 
repuora MonnaecLe ci BH^aaroR) jlynaox). Tt- 
KBMi o6pa3oai ^panayacsift aopan xyaarw 
oôesoe^HTi sa cbohbi aiaxiaaai cuaoai opaia 
na BcnaacBift npecioji. 



18M r. 



Je 458, 



243 



Lord Palmentoa, très indigné de cette con- 
duite du roL, s'empressa d*61ever à Paris des 
protestations énergiques. Quand à TEmpereur 
Nicolas I, il ne parut nullement surpris de ce 
procédé. Voici dans quels termes sévères il 
résumait l'appréciation de cette conduite dans 
une annotation sur le rapport du baron Brunnow 
du 10 (22) septembre 1846: 

«Cette nouvelle fourberie ne derrait étonner 
personne, si Ton ne s^eiforçait de s*ayeugler sur 
le caractère de Louis PbiÛppe et d'oublier par 
quelles infamies ce misérable est parvenu an 
pouvoir et sait s*j maintenir. Sous ce rapport 
cette nouvelle leçon est fort salutaire. Mais je 
crains qu'elle ne reste perdue comme tant d'au- 
tres. Heureusement que mot Je n*en n'avais pas 
besoin pour rester à mes convictions constantes 
depoîs 15 ans". 



Il est curieux que sir Robert Peel partageait 
complètement l'indignation de lord Palmerston 
au sijet de la perfidie du roi des Français dans 
TaiEaire des mariages espagnoles. 11 disait au 
baron Brunnow, que s'il avait été au pouvoir 
il n'e&t certainement pas pardonné au roi cette 
conduite. Mais il redootait surtout que cet 
incident ne réagisse sur la politique de lord 
Palmerston qui jugera certainement nécessaire 
de donner une satisûtction à l'opinion publique 
en Angleterre et à lui-même. Il cherchera à 
obtenir un succès éclatant quelconque et pour 
arriver à ces fins, il pourrait se placer à la tète 
du mouvement révolutiounaire de TEurope 
entière- 

Lorsque le ministre de Russie s'appliquait à 
démontrer à sir Robert Peel que les intérêts 
commerdanz de la nation anglaise exigeaient 
le maintien de la paix iutemationale et que cette 
raison suffirait pour contenir l'ardeur belliqueuse 
de lord Palmerston, le célèbre homme d'Etat 
I»oiiottça, avec une chaleur inaccoutumée, les 
paroles prophétiques suivantes: 

,,Remerciex le Ciel qu'il en soit ainsi. Félicitez 
vous, que jusqu'à présent l'intérêt commercial en 
Angleterre l'emporte sur l'intérêt politique. Je 
n'en disconviens pas. Mais souvenez vous bien, 
qu'il peut arriver des circonstances où un homme 
d'Etat qui se sent le pouvoir de réveiller les 
passions endormies du pays, serait capable de 
les agiter fortement Rappelés vous des paroles 
de Canning lorsqu'il a fait entendre à l'Europe 
qu'il dépendait de lui de placer l'Angleterre à la 



Jlopjcb naibNepcTOHi Ôaii» nacTOJBRO bosmj- 
Q^en oÔpasoMi A'^ficTBia 4^paHuy3CKaro Bopojn, 
^To auepmecxHirb oôpasoui npoTecTOBajrb ope- 
TUBi nero Billapasi. Ho Huneparopa HHBOJaa I 
HHCxoi&BO ne jaubiji nocTyocsi Jlyi ^Hjuaaa. 
BoTb ero ptexai outusa noBe;(eHiii HeuaBHOT- 
Haro eicy xopcja ^paHuyBOBi m» Haxancu ea 
AoeeceBia Ôapona BpyHHOBa on 10-ro' (22-ro) 
ceHTHÔpa 1846 roxa: 

,3TOBOBoeBaAyBaTej&CTBO Hnxoro hcaojxho 
Ôujo 6u 7XHBHTb,ecjH6-b ne CTapaiHCB saxpiiiBaTb 
rjasB Ha cierb xapaxiepa Jlyu 4»HJiiana h sa- 
6uBaT&, xasHMH MepaocTjiHii diorb Ôezxhih- 
nuKh AOÔHJCA npecToia h cbyMtji» aa iieMi> 
Yj^epxAncu. Ci diofi toheb sptHÎfl aiOTi ho- 
Buft ypoKi BccbMa noieseH'b. Ho a ôodcb, <[to 
OHi npoftxeTi» ôesi ooji»3u, xas^ MHorie Apyne. 
^TO xacaeTca jk^m/i, to, si CHacTiBo, a ne nys- 
Aaica BiHeM'b, «ito6i> ocTarBca ntpeurb mohmi» 
nocTOHHHuifB y6ta£AeHiflMi> bi upo;(o.iseHiu 
15 Jtrb". 

JIio(k>nuTBO, HTO cdpi PoÔeprL IIhjb buojbIï 
pasAtiaii Hero;(OBaHie jopxa HaibMepCTOHa no 
ooBOxy BipoJOMCTBa 4^paHuy3CKaro Ropoja bi> 
Atit 061 HcnaHCSHX'b Ôpaxaii. Oui cksouâu 
BpyHHOBy, 9T0 ecieôi obi Ôun» y BjacTu, to 
BasipHO ne npocTHii 6u Kopoi» ero eàpojioM- 
CTsa. Ho owb vh ocoÔCHBOCTH onacaica BpeA- 
aaro Biiania dioro nocTynxa âje ^HjHooa iia 
noiHTUxy jop^a Ilai&MepcTOBa, KoropuA co- 
merb ByxHiiiM'B Aari yAOBJeiBopenie oÔnvecTsen- 
HOMy MutBi» AnniH n caMOMy ce6i- Oui) ^02- 
seul ÔyACTi Hcxan xaKoro-HnÔyAb ÔjecTamaro 
ycnixa 11 ^Ja 9to& nfbiE oui bi cocTosHiu 
CTBTB BO riBBi peBOJiouioHHaro ABOxesia Bceft 
Eaponu. 

KoFAa se pyocxift nociaHHUK'b craji Aoxa- 
3UBaTB capy P. IIhjih), hto KOMMepHecxie HRre- 
pecu auriiftcxaro napoAa, TpeÔymmie coxpaHc- 
Bia MeiKAyBapoAHaro Hapa, npnHyAarb .lop^a 

IlaJIbHepCTOHa UOyHtpiITb CBOfi BOUHCTBeHHUn 

nuji>, TO saaMeBHTiiifi aurjiificBiA rocyAapcTBen- 
Huft Myacb, ch neÔUB&JUWh zapoMi, DpouaHeci. 
cJitAyiomia npopoqecKia cjoBa: 

„6jaroAapuTe Bora, »ito 3to laKi. IIosApasbie 
ce6a, \T0 10 chxi> nopi bt» ÀBrjin soMMepqe- 
cxift HHTepeci» ôeperi sepii uaAi» ocjUTane- 
cxnci». fl cb 9TBM1» corjaceHi». Ho ee aaôueanTC 
HHKorAa, 9T0 Horyrb Hacryanib oÔrToaTCJbcTRa, 
BorAa rocyAapcTBeHBuA leiOBiKii, cnoco^iiuii 
npoôyAUTB aacHyBmia CTpacTH eapoAa, bi> ci»- 
cTOflBin ÔyAeTi» BOSÔyAHTb uxi ciMbiiuMi. 
oôpasoMi. npHnoMHHTe cAoea KaneHura, KorAa 
OHi oÔbflBHj'b Eaponi, ^to oti> ueio aainicnri. 



244 



-¥ 453. 



18Mr 



tôte du moaTemeot. Si, à Theare qa*il est, un 
homme de courage, tel qu'était Gauning, se trou- 
vait au timon des affaires,— Je ne sais ce qui 
pourrait arriver... Qui sait où s'arrêterait le 
mouvement qu*il aurait imprimé au flot de l'opi- 
nion populaire*. (Rapport du baron Brnnnow 
du 2 (14) novembre 1846). 

Le baron Brunnow crut devoir attirer Tat- 
tention particulière de son gouvernement sur 
ces paroles du célèbre homme d'£tat anglais, 
parceque c'était un homme politique «dont la 
carrière publique était encore loin de toucher 
à sa fin*. 

Malheureusement pour l'Angleterre, et ]>eut- 
(trc pour la Russie, les jours du grand réfor- j Ai< PoccIhiABh Bejiiaaro aHriiAcsaro pe^^pn 
matcur anglais étaient comptés et quelques Topa Ôuih coiTesu h lepesi HicBOiifcEO Jii 
années ai>rès il n'était plus de ce monde. Robert ero yxe ne cteio. Gair& Ôhib, sasaiocL, opej 



nocTaBHTi AHMi» BO FjaBi ABUEeHÙi. Ecntf 
Bi HacToaniee Bpeiiii j BopMHja iipaBieai 
nazojiHicH TaRoft OTBasnufiiejOBtKi, san Eai 
HUHn, TO a ne seai), ito ciynuocb 6u...Ki 
sHaerb, r^t ocTanoBUoci Ou. xBHseHie, soTopc 
OBI m» cocTOiBifl ÔiLTb 6u xftTB BoiBEn o6m 
CTBeHflaro MBiBia**. (AoBecesie 6ap. BpyBBoi 
OTb 2-ro (14-ro) BoaÔpa 1846 rojut). 

BapoBi £p7BB0Bi oÔpaTBj'b ocoÔeHHoe ibi 
HBBie cBoero npaBnreiMTBa sa btb ciOBa m 
MeBBiaro anniftcsaro rocyxapcTBeHiiaro hjs 
noTOMy HTO 9T0 ÔuiT» AtarejB, «soToparo d; 
ÔJa^Baa Eap&epa a&icko en^e ue BOBieBa'*. 

Kl BecHacTi») m^m AsmIb u, Moxen 6uti 



Tccl semblait avoir le pressentiment de sa mort 
prématurée. N'ayant aucun ami, comme l'assurait 
lord Aberdeen, il épuisait ses forces vitales dans 



HyBCTBOBaji cbo» npesA6Bpe]feHH7D bobub] 
He BMia, no ciOBairb jopxa ^6epxflBa, bbh 

SBZl APySeË, OBI BCTOinail CBOfl XBBneBBIl 



une lutte politique incessante et stérile. Il disait < cuu bi BeycraBBoft b BeÔjaroxupHoA nojBTi 
avec un sentiment de profonde tristesse an baron , necKoft ôopBÔt. Ci ^yncTBon Tij6ovAut 
Brunnow, à la fin de l'année 1845, les paroles rpycTB csasarb obi, bi scHiii 1845 roxa, 6t 
suivantes: „Au pouvoir comme hors du pouvoir pony BpyBBOsy ciiAynmia ciOBa: «y bjoct 
je ne cesserai de porter à l'Empereur les mêmes hjb 6e3i oBOfi, a se nepecraBy nnran k% Hm» 
sentiments de respect et d'attachement II pourra ! paxopy ri se nyacTBa novreBiji h npejutf» 
compter aussi sur ma ferme volonté de faire le j ctb. Obi> laBse Moserb pasciHTiiBaTL aa BOi 
bien et d'empêcher le mal, autant que je pourrai. inepAy» boj» ^iiftTB Ao6po b npexynpesjiai 
.l'ai h me féliciter d'avoir pu contribuer à raf- 3J0, nacsoibRO a vh CBjaxi. H kotj ce6M m 
fermir les bonnes relations entre l'Angleterre j SApasuTB, hto uni yAaioc& saKpimnb X0( 
et la Russie. Dans la Chambre des Communes pua oTHomenia iiexjiy AHriien h Pocciei 
les préventions, qui existaient autrefois, se sont ' Bi Ilajarli 06n;nBi upex^e cymecTBOBaBBi 
dissipées. La présence de l'Empereur a essentiel- 1 upe^yÔts^eBia BcneaiB. IIpscyrcTBie rocyw 
lement contribué à effacer les mauvaises impres- cyniecTBeBBUifb oôpasom coxtAcTBOBaio yii 
sions. Pour ma part, je n'ai cessé de travailler , HTOzeniK) AypBLixi laiaBifi. Hto Kacaeica MeBi 



ù les faire disparaître. Je continuerai à agir 
dans le même esprit. Vous pouvez en donner 
l'assurance à l'Empereur. Mais, s'il me veut du 
bien, il doit désirer que je sois délivré d'une 
position qui m'accable''. 

Une mort prématurée a&anchit finalement 



TO fl se nepecTaBaii» ipy^arsca x" bxi bc» 
pefleni/r. A 6jxj npo;(OJ3KaTL AtficTBOBan i 
TOMi> ze ;iyxi. Bi aiOMi bu MOjaeTe ysipn 
FocyAapii* Ho eciB obi» xeiaeri Mat xo5p 
TO AOJxefli seia», htoÔi m 6iui ocBoé< 
xj^eEi» OTb nojosesia, KOTopoe Mena yrseraen 
DpesjieBpeiieBBaa cMeprb OBOHHaTeiu 
sir Robert Peel de toutes les agitations de la | ocBOÔe^nja capa PoGepra Ilaxa OTh Bcixi sa 



vie politique. Les bonnes et équitables disposi- 
tions pour la Russie font croire naturellement 
que cette mort a été une perte pour ce pays. 
Il est fort possible, si Robert Peel avait été au 
nonil)re des vivants, lord Palmerston n'eut pas 
réussi à entraîner la nation anglaise à une 
i;uerrc avec la Russie. Avec la mort de Robert 
Peel en 1850 est descendu dans la tombe le seul 
homme d'Etat anglais qui eut été en mesure de 
<l« tourner la nation et le parlement de la guerre 



neoift nojHTBqecRofi sbsbb. Ho BuiasaBBC 
iivb xoôpoe u cnpaBCAiBBoe OTBomenie ri Poi 
eÎH sacTaBiacTi AyMarx», hto ero RonnuBa 6ui 
noTepeio fl,m Poccin. MoaRerL 6ut^ npH ei 
3Rn3BH lopAy HaiBMepcTOBy Be y^aiocb 6 
yBjeiB aanifiCRift Bapo;(Ti ao boAbu ci Pocciei 
Co cBepTBK) cdpa PoÔepia Enja bi> 1850 roj 
comeji Bi iforujy eABBCTBeBBuft aBiiiAcRi 
rocy^apcTBOBSufl Mysi, Roxopufi 6urh 6u i 
cujaxi ocTaBOBBTB Bapo^i u napj&HeBn or 



1860 r. 



Jt 458. 



•24! 



:) 



de 1854 dont les regrettables effets se font sentir 
jusqu'à nos jours. 

L'année 1848 ne trouva plus sir Robert Peel 
aux affaires, il ne lui restait qu'à critiquer la 
politique insensée de lord Palmerston. Il est 
intéressant de poursuivre, d'après les rapports 
et les lettres du baron Brunnow de Londres, les 
péripéties de la politique anglaise à mesure 
qn*on y recevait les nouvelles du continent au 
sujet du mouvement révolutionnaire dans les 
différents Etats de PEarope. 

.L*bistoire des peuples*, écrivait le Cbancelier 
de l'Empire dans son compte-rendu de Tannée 
1848, „ou du moins l'histoire contemporaine, offre 
peu d'exemples d'une année aussi désastreuse, 
aussi féconde en ruine que celle de Tannée 
passée*. La première révolution française n'a été 
fatale qu'aux pays voisins, et l'Empire de Na- 
poléon I, tout en apportant de la confusion dans 
l'état de possession des territoires, a laissé 
intactes les institutions sociales. ^Cette fois, insti- 
tutions et territoires, Tordre moral et politique 
ont été également frappés*. 

«Deux causes principales*, poursuit le comte 
Nesselrode, «ont concouru à soulever partout les 
peuples: la passion désordonnée des institu- 
tions démocratiques, et la folle idée de recons- 
truire le droit public sur le principe imaginaire 
de races, de la langue et de la nationalité*. A ces 
causes principales est venue s'ajouter encore la 
propagande criminelle du socialisme et du com- 
munisme. 

Les nouvelles idées, proclamées par la révo- 
lution française de 1848 troublèrent même les 
hommes d'Etat anglais. Personne n'aurait pu 
s'attendre à une chute aussi précipitée de la 
monarchie de juillet et personne ne pouvait 
préToir Tissue de la révolution de février. 

Au reçu des premières nouvelles, le baron 
Brunnow s'empressa de se rendre au parlement 
pour voir lord Palmerston. Il craignait sérieuse- 
ment que le ministre anglais ne reconnût im- 
médiatement le nouveau gouvernement révolu- 
tionnaire. .Voici pourquoi je le priais*, écrivait 
le baron en russe, «de ne faire aucune démarche 
sans s'être préalablement entendu avec les Puis- 1 
sauces alliées. J'insistais auprès de lui pour 
qu'il ne suivit pas Texemple de notre respectable 
duc en 1830, et qu'il ne mtt pas de hâte à recon- 
naître le nouveau régime en France. Mes obser- 



BoftBU 1854 roAa, npucKopôHuii nocitacTBi» 
ROTOpofi fjBJOTb ce6i qyBCTBOBaTB no HacTOflinec 
Bpeifii. 

Kor^a Haciynnjt 1848 toxi»., C3pL Po(îepTb 
UuAh Chu-b y se ne y a'^ji» u Mon» lOJbKo Kpu- 
THKOBaTB Heo6;(yMaHHyfo nojUTUKy .iop;(a IIa.TT>- 
McpcTOHa. Becbxa nerepecHO cjt^uTi» no x<^Be- 
ceniAifL n uHCbiiaMi Ôapoua BpyHHOBa ii3i> 
.ToHAOua, Hepest KaKiA nepuneiiu npoxoAHja 
aHrjiftcKaa no.iUTUKa iio Mtpt uojfy^eHiH ci. 

EOBTHHeBTa U3BtCTi& pCBOJIOUionHLIX'b ;(BII- 

seniaxi» bt> pa3Huxi> rocy;^apcTBax'b «'^aua;;Hori 
EBponu. 

„HcTopiji HapojtoBi", niica.n. Focy^apcrBeii- 
Buft Kanujep-b b-i> cbocmi fo^oboxi orueH an 
1848 ro;^^, „nin iio xenBincfi Mbpb coBpoMCu- 
Baa BCTopifl npeACTaBjfleTX Ma.io opnMt.poBi. 

rOJlOB'B CTOJt ÔliACTBCHBLIXl H CTOJB o6lI.ll,- 

Buxi pasBajnHaxn, KaKi> ucreKinifi to^v*^. lle)>- 
Baa (|)paBuy3CKai{ pcBOJiouiH 6u.ia onacua to.ibko 
Xifl coct^BUX'b rocyAapcTBi», ii iiNiicpiA Uano 
jeofla I oeperacoBaja TeppuTopiajBoufl B.ia,ihiii>i. 
BO ocTaBBia BenpiiKocBOBeHHUMU o6iTiecTBen- 
Bua ycTaBOBjeniji. „TenepB jkc, ycTanoB.ieBi;i 
H TeppuTopin, nopji;(OK'L BpaBCTBeHBUil ii no.iii- 
Tuqecsift oAUHaKOBuxi o6pa30Mi> nocTpajajn''. 
nAni naBnufl npuHHHu'', upo^o-ixaeTi rpail)i> 
HecceiBpoAe, „coAtficTBOBaju Bceo6nieMy ko:»- 
craBiK) Bapo;iOB'B: ÔescxucjeBBafl cipacTB kt. ,u'- 
MOKpaTBHecKUM'BycTaBOBjeBiAX'B H cyMacr)po;iBaii 
BAca nepecT})0(iTB ny6jH?Boe npaso na Boo6pa- 
zaexoM'B npoBunnt pacu, asuEa u BaKioaa.iB- 

BOCTH*. Kl BTUMl rjaBBBIMl npUHHBaMl> CmC 

npBCoeABBBJiacB npecxyuBaa nponoBt;iB coiua- 

JUCTOBl» u KOXXyflUCTOBl. 

HoBBifl n^eiT, npoBOsrjameBBBiA <l)panuy:u'K()K» 
peBOJiouieH) 1848 ro^a, c6u.iu ci tcirv 4.a;Kr 
aflFJiftcKEX'B rocyAapcTBOuuBixi A'^AieJoH. llnKTn 
HC oxHAa.n» TaKoro cKOparo Hc^iesHOBeuiji ipi.ii.- 
CKofi xonapxiii Jlyii ^u.iiiuna u biikto bc mou. 
npexcsasaTB, n^u-h rob^htch (i)eBpa.iBCKaH peso- 
iiouia. 

Kor^a ôapoBi BpynBOBi no.iyqiub iiopBu/i 

BSBtCTiil (i)paBUy3CR0l1 peBOJK^uiu, 0II1> BC- 

ifCAJieBBO nocntmuj'B bi uapjaMeBTi>, hto- 

6U BBAilBCa Cb J[0PA0MT> na.lBMepCTOUOM !.. 

Obt> cepBe3B0 onacajcji, hto aHrjificKiil mii- 

BBCTp'B BeMBA-ïeBBO npU3Baeïl BOBOC pOBO- 

jfouioBBoe npaBHTejBCTBo. IIo3TOMy, iiiiraen. 
ÔapoHT» no-pyccKH, „« yCtAHTCjbiio u iiacTo>i 
TCJBBo npocHJ'B ero, ^1061. owb ue ,\tnrTBOBa.ri. 
HBa^e, RaRT. ct> corjacia ci coi«»3humu ,iopaca- 
BaMii. H yÔ-fe^nTejBBO h ciuBno ipeCoBa.n» on. 
Bero, nToOt OBI ae citAOBaji. iipjiMt.py non- 



246 



X 463. 



18Mf. 



vations Ini parurent fondées. Mais tout dépend 
ici des circonstances, j'ai peu de confiance dans 
les paroles; nous allons voir les faits. Je tâche- 
rai de mon mieux de prévenir la décision irré- 
fléchie d'une si grave question sans s'être en- 
tendu avec les Puissances alliées; mais je ne 
saurais vous dissimuler que l'exemple de notre 
respectable duc sera d'un effet puissant sur l'ad- 
ministration actuelle*. 



Le baron Brnnnow ne s'était pas trompé 
dans ses craintes au sujet de la conduite du 
gouvernement anglais !1 s'appliquait à démontrer 
avec ardeur à lord Palmerston qu'il n'y avait 
que deux Puissances en Europe qui, par leur 
force et leur position, étaient en mesure de sou- 
tenir les bases de Tordre social et la paix inter- 
nationale— c'étaient la Russie et l'Angleterre 
.Réunies dans leurs efforts*, disait-il, «elles auront 
le pouvoir de garantir la paix générale. Divisées 
d'intention et d'action, elles feraient perdre à 
l'Europe le meilleur gage de sa tranquillité". 
Il cherchait à rencontrer lord Palmerston, tant 
au parlement que dans les maisons particulières, 
pour le convaincre de ne pas suivre l'exemple 
du respectable duc de Wellington en 1830 et de 
ne pas reconnaître immédiatement le nouveau 
régime en France Dans la nuit du 25 au 26 il 
adressait une lettre remarquable à lord Pal- 
merston, dans laquelle il mettait son zèle à dé- 
montrer la nécessité pour l'Angleterre, la Russie, 
l'Autriche et la Prusse, d'agir en commun à 
l'égard de la France révolutionnaire. Il formu- 
lait de la manière suivante la thèse principale 
qu'il développait dans cet acte: 



,^Si nous voulons la paix, restons fermement 
unis; si nous ne la voulons pas, agissons isolé- 
ment chacun pour soi". 

Le ministre de Russie appliquait tout son 
zèle pour convaincre lord Palmerston que c'était 
un devoir pour les quatre grandes Puissances 
d'agir en commun en vertu du traité d'alliance 
de 1815. L*£mpereur Nicolas I approuva en 
tous points Tattitude de son représentant et fit 
sur son rapport du 25 février l'inscription sui- 
vante: ^Parfait; impossible de mieux faire et 
vous le lui direz particulièrement*. Au début 
des événements de février, lord Palmerston sem- 
blait incliner vers les vues du représentant de 
Russie. Mais, il inspirait à celui-ci si peu de 



TeHHaro Banero lepuon^^Wh 1890 roxy,— no(^ 
OBI ne Toponujca aacven BpHSBâBÛ Bomo 
jupaBienia bo ^paB^is... Ilpuirivolj moi id- 
lasaiBCb eMy ocBOBaTeiusHMB. Ho ace aancm 
Uic& on o6ctoMteMictwkl Ha ciOBa a buo 
noiarancb. yBBABB%, vro ôjMfirh mm xiii. fl 
ynoTpe6ji) BceBOSMOsaoe cTap^Bie, xiU^ onps- 
TBT& BeoÔxyMasfloe pimeBie cron BaxBaro bo- 
npoca 6e8i covlBMUiia ch coansiuiB ypgaiBi 
Ho a se Mory cspim apexi Bêmm^ m Bdaiie 
ÔHBBiaro npBMipa Banero BoneBBaro lepaen 
cnjnBo noxiicTByen be BiiHiBuee yspaBieaie*. 
EapoHi BpyBBon Be omH(k:ji wh cBom 
onacesiaxi Bac^en oôpasa AiAcTBiji aarjU- 
ciaro npasBTeucTBa. Owh Kp«cBopi«BBO xoia- 
auBtn lopxy IlaïuiepcTOHy, no wh Espoii 
ociaiBCB Tonso Ani xepsaBu, soropiu tm 

Bl COCTOHBiB CBOBn MOryOïeCTBOirB B BOIO- 

seBioMi BOuc^pjUBan ochobh oôniecraei- 
Baro nopaxiA ■ xeauyHapoxHuft MJipv dro- 
Poccia B ABuia. «Byxyu co^xuieoH wh CBOixi 
cTapaBiaxi**, xoBaauBan ob^ «orb wh coerof- 
bIb rapaBTBponan BcecônUi upv Byxyv 
panexaneBu wh cbobxi bmmjilx^ h xiieni- 
axi, OBt iflnian Espony lymei OBOpH ei 
cnoKoficTBia*. Obi orucKBBaii lopx» Uaïuep- 
CToaa vh oapiaMeBTt b b& ^bctsux^ xokaxv 
HTOÔi yroBopB» ero Be ciixosan BpBsipj 
no^Tenaaro repiiora BeuBBROHa wh 1830 roxi 
n Be upBBBaBaTfc BeMexieBBO BOBaro BopiAia 
nenieft bo ^paaiuB. B% boil cb 25 sa 96 ^ 
paia OBI Banacarb aopx