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Full text of "Recueil de Voyages et de Mémoires publié de la Société de Geographie"

Vi- ^ 1\ 



X S39.C. 






GÉOGRAPHIE D'ÉDRISI. 



TOME SECOND. 



ff~Û3g. ^- 



><j£iH Ji^ 



Jai\ ^\y^\ J ^3 



U^ 



GÉOGRAPHIE D'ÉDRISI 

TRADUITE DE L'ARABE EN FRANÇAIS 

D'APRÈS DEUX MANUSCRITS DE Lk BIBLIOTHEQUE DU BOI 
ET ACCOMPAGNÉE DE NOTES 

PAR P. AMÉDÉE JAUBERT 

CHEVALIER DE L'ORDRE ROÏAL DE LA LÉGION D'HONNEDR, DE L'AIGLE ROUGE DF PRUSSE 

DU NICHÂNI IFTIKHÂR DE TDRQDIE, DU LION ET DD SOLEIL DE PERSE 

MEMBRE DE L'INSTITDT ( ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES ) 

CONSEILLER D'ÉTAT EN SERVICE EXTRAORDINAIRE 

PROFESSEDR DE PERSAN AD COLLÈGE DE FRANCE 

PROFESSEUR DE TCBK À L'ÉCOLE SPECIALE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES 

ETC. ETC. ETC. 

TOME SECOND 




PARIS 



IMPRIME PAR AUTORISATION DU ROI 

A L'IMPRIMERIE ROYALE 

M DCCG XL 




TABLE DES SOMMAIRES 

DU TOME SECOND. 



IV' CLIMAT, i" SECTION. Suite et fin de l'Afrique occidentale. — Ceula. — 
Tanger. — Espagne ou Andalousie. — Algéàras. — SéviUe. — Badajoz. — 
Merida. — Coïmbre. — Lisbonne. — Talavera. — Tolède. — Calatayud. — 
Saragosse. — Tortose. — Valence. — Alicante. — Carthagène. — Murcie. — 
Alméria. — Grenade. — Cordoue Page i 

2' SECTION. Des de la Méditerranée. — Sardaigne. — Corse. — Elbe. — Pianosa. 
— Capri. — Strangelo. — Stromboli. — Cossra. — Lampedouse.' — Descrip- 
tion de la Sicile. — Païenne. — Messine. — Taormina. — Catane. — Syra- 
cuse. — Noto. — Agrigenle. — Sciacca. — Mazzara. — Marsala. — Trapani. — 
Castro-Giovanni. — San Filippo. — Corleone. 68 

3' SECTION. Description d'une partie de la Calabre et des côtes de l'Adriatique. 
— Reggio. — Tarente. — Gallipoli. — Otrante 116 

II' SECTION. Péloponnèse. — Isthme de Corinlhe. — Lacédémone. — Argos. — 
Des de l'Archipel 122 

5' SECTION. De de Chypre. — Latakié ou Laodicée._ — Antioche. — Adana. — 
Tarsous. — Alep. — Racca. — Malatia 129 

6° SECTION. Djeziré ou Mésopotamie. — Anbar. — Haditha. — Mossoul. — Nis- 
sibîn ou Nisibis. — Amid. — Roha. — Iràc. — Bagdad. — Holwan. — Modaïn. 
— Djebal. — Hamadan. — Rei. — Cazwîn. — Ispahan. — Maragha. — Ardebil. 1^2 

y' SECTION. Suite du Djebal. — Coum. — Cacban. — Deïlem. — Djordjan. — 
Tous. — Meherdjan. — Moucan. — Nesa ly/i 

8' SECTION. Suite et fin du Khorasan et du Mawar'el-Nahar. — Lac d'Aral. — 
Boukhara. — Samarcande — Kech. — Ferghanah. — Osrouchna. — Rives 
duChach ou du Jaxartes. — EUâc. — Farab , . 187 

9' SECTION. Asie centrale. — Pays des Rhizildjis 21a 

10' SECTION. Asie orientale. — Pays des Kimakis 221 

V CLIMAT. 1" SECTION. Suite et fin de la description de l'Espagne. — Sant- 
iago ou Saint-Jacques de Compostelle. — Burgos. — Ségovie. — Huesca. 



VI TABLE 

— Tortose. — Tarragone. — Barcelone Page 226 

2° SECTION. Description de diverses parties delà France et de l'Italie. — Tou- 
louse. — Agen. — Vienne. — Lyon. — Limoges. — Bourges. — Mâcon. — 
Troyes. — Genève. — Lausanne. — Ravenne. — Gênes. — Pise. — Rome. 

— Pavie. — Naples. — Amalfi 239 

3° SECTION. Itinéraires de la Calabre , de la Fouille , des environs de Naples et 

des côtes de l'Adriatique. — Brindisi. — Bari. — Lésina. — Lovrana. — Zara. 

— Raguse. — Des de l'Adriatique. — Matera. — Venosa. — Potenza. — 
Cours des rivières de ces pays 261 

à' SECTION. Suite des bords de l'Adriatique. — Antivari. — Cattaro. — Ra- 
guse. — Albanie. — Okhrida. — Serès. — Nissa. — Castoria. — Ancienne 
Thessalie. — Larissa. — Andrinople. — Armyros. — Platamona. — Salo- 
nique. — Ancienne Thrace. — Gallipoli. — Rodosto. — Constantinople. — 
Ancienne Bithynie. — Nicée 386 

5° SECTION. Itinéraires d'une partie de l'Asie mineure etdel' Arménie. — A'mou- 
ria. — Derb ou Derbe. — Meledni ou MeUtène. — Kamldi. — Angora. — 
Libadhia. — Camroun 3o5 

6" SECTION. Portions de l'Arménie et de la Géorgie. — Berda'a. — Derbend. — 
Cali-Cala. — Tiflis. — Lac de Van , . 320 

7° SECTION. Mer Caspienne. — Iles et côtes de cette mer 32 

8' SECTION. Lacs d'Aral et de Ghorghoz. — Pays des Ghozzes et autres situés 
à l'orient de la mer Caspienne 338 

9" SECTION. Asie centrale. — Pays d'Adbkach. — Lac de Téhama 3àà 

10' SECTION. Asie Orientale. — Pays de Gog et de Magog.. 3/i9 

Yl° CLIMAT. 1" SECTION. Itinéraires de la Bretagne. — Nantes. — Rennes. 
— Vannes. — Saint-Malo. — Dinan. — Saint-Micbel. — Climat, productions, 
etmœursdes habitants de ce pays • 352 

2' SECTION. France. — Angers. — Tours. — Orléans. — Chartres. — Reims. — 
Bourgogne des Francs. — Langres. — Troyes. — Normandie. — Bayeux. — 
Rouen. — Pontoise. — Bourgogne des Allemands. — Lausanne. — Besançon. 

— France. — Paris. — Arras. — Flandre. — Gand. — Courtray. — Bruges. 

— Allemagne. — Mayence. — Utrecht. — Elingen. — Ratisbonne. — Vienne. 357 
3' SECTION. Itinéraires de la Bohême, delaHongrie, delà Saxe et de la Pologne. 

— Belgrade. . . ... . 376 

li° SECTION. Itinéraires d'une partie de la Bulgarie , de la Servie , de la Pologne 

et de la Russie méridionale. — Nissa. — Atrawa. — Neocastro. — Armocastro. 

— Ackerman. — Cap Eminèh 38a 

5' SECTION. Description du Uttoral et des îles de la mer Noire. — Héraclée. — 

Amastra. — Kidros. — Sinope. — Lanio ou Enoe. — Vona. — Cérasonte. — 
Trébizonde. — Matrakha. — Russie méridionale 391 



DES SOMMAIRES. vu 

6* SECTION. Suite de la mer du Pont ou de la mer Noire. — Istiberia. — AUa- 
nia. — Comania. — Boulghar. — Khozaria Page Sgq 

T SECTION. Pays des Basdjirts ou des Bachkirs. — Namdjan. — Ghourdjan. 
— Caroukia 4o6 

8° SECTION. Pays au nord de la mer Caspienne. — Simriki ou Simbirsk. — Ghau- 
ran. — Dademi. — Pays Fétide. — Sisian ^lo 

9° SECTION. Digue (ou muraille) de Gog et de Magog 4i6 

io° SECTION. Suite et fin des pays de Gog et de Magog 42 1 

VIP CLIMAT, i" SECTION. Irlande et Ecosse ^22 

2' SECTION. Angleterre ^28 

3' SECTION. Côtes delà Pologne, du Danemarck, de la Suède et delà Norwège. A27 

4' SECTION. Suite de la Russie. — Finmark. — Esthonie. — Pays des Madjous. 43i 

5' SECTION. Russie et Comanie septentrionales 434 

6' SECTION. Comanie intérieure et Boulgharie 435 

7' SECTION. Suite et fin du pays des Bachkirs et des Badjnaks 437 

8° SECTION. Vallée inconnue de l'Asie orientale 438 

9° SECTION. Suite et fin de l'Asie orientale 43g 

10' SECTION. Océan Ténébreux 44o, 



GÉOGRAPHIE 



D'EDRISI. 



QUATRIÈME CLIMAT. 



PREMIÈRE SECTION. 

Suite et fin de l'Afrique occidentale. — Ceuta. — Tanger. — Espagne ou Andalousie. 
— Algéziras. — Séville. — Badajoz. — Merida. — Coknbre. — Lisbonne. — 
Talavera. — Tolède. — Calatayud. — Saragosse. — Tortose. — Valence. — 
Alicante. — Carthagène. — Murcie. — Alméria. — Grenade. — Cordoue. 



Cette première section commence à la partie de l'extrême occi- Feuillet i ig verso. 
dent baignée par l'océan Ténébreux dont émane la mer de 
Syrie ( la Méditerranée ) , qui s'étend ' vers l'orient. C'est là qu'est 
situé le pays Andalous ^j^JJo! i^o, que les chrétiens appellent 
Espagne ou presqu'île d' Andalous, attendu que sa forme trian- 
gulaire se rétrécit du côté de l'orient au point de ne laisser entre 
la Méditerranée et l'Océan, qui l'entourent, qu'un intervalle de 

Je lis ici tjU et non IjL^, malgré l'aulorilé de don Joseph Antonio Conde, 
auquel on est redevable de la reproduction du texte arabe et d'une version de la des- 
cription de l'Espagne. — Madrid, Imprenta real, X789. 

II. 1 



2 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 119 verso. 5 joumées. La plus grande largeur de cette presqu'île est d'en- 
viron 1 7 journées, à partir d'un cap ' de l'extrême occident où se 
termine la portion habitée de la terie ceinte par la mer Océane ^. 
Personne ne sait ce qui existe au delà de cette mer, personne 
n'a pu rien en apprendre de certain, à cause des difficultés<ciu'op- 
posent à la navigation la profondeur des ténèbres, la hauteur 
des vagues, la fréquence des tempêtes, la multiplicité des ani- 
maux monstrueux et la violence des vents. Il y a cependant dans 
cet Océan un grand nombre d'îles, soit habitées, soit désertes; 
mais aucun navigateur ne se hasarde à le traverser ni à gagner 
la haute mer; on se borne à côtoyer, sans perdre de vue les ri- 
vages. Les vagues de cette mer, hautes comme des montagnes, 
bien qu'elles s'agitent et se pressent, restent cependant entières 
et ne se brisent (littér. ne se fendent) pas. S'il en était autre- 
ment, il serait impossible de les franchir. 

La Méditerranée, d'après ce qu'on raconte , était autrefois un 
lac fermé, comme l'est aujourd'hui la mer du Tabaristan (la Cas- 
pienne) dont les eaux n'ont aucune communication avec celles 
des autres mers , de sorte que les habitants de l'extrême occi- 
dent faisaient des invasions chez les peuples de l'Andalousie et 
leur occasionnaient toute sorte de dommages. Ces derniers, à 
leur tour, résistaient aux Africains et les combattaient de tout 
leur pouvoir. Les choses demeurèrent ainsi jusqu'à l'époque où 
Alexandre pénétra dans l'Andalousie et apprit des habitants de 
ce pays qu'ils étaient en guerre continuelle avec ceux de Sous 
jj~j,-*Ji J.^] . Ce prince fit venir des ingénieurs et leur indiqua le 
lieu dit el-Zakak (i\ij.l\ (le Détroit), dont le terrain était aride, 
leur prescrivit de le mesurer avec le niveau et d'en comparer la 
hauteur avec celle de la surface de chacune des deux mers. Ceux- 
ci trouvèrent que le niveau de la grande mer était plus élevé 

' Le cap Sainl-Vincenl. 
' Voyez tom. I", pag. 3. 



Feuillet 1 20 recto. 



PREMIERE SECTION. 5 

que celui de la Méditerranée d'une quantité peu considérable '. Feuillei 120 recto. 
On exhaussa (donc) les terrains sur le littoral de cette mer, et 
on les transporta de bas en haut; puis on creusa un canal entre 
Tanger *^s?-is et l'Andalousie (jJ^ill i^V? , et l'on poursuivit le 
creusement jusqu'à ce qu'on eiit atteint la partie inférieure des 
montagnes. Là on construisit sans peine une digue en pierres et 
en chaux. La longueur de cette digue était de 12 milles, dis- 
tance égale à celle qui séparait les deux mers; on en construisit 
une autre en face , c'est-à-dire du côté de Tanger, en sorte que 
l'espace existant entre les deux digues était de 6 milles seule- 
ment. Lorsque ces ouvrages furent achevés "', on creusa (un canal) 
du côté de l'Océan , et les eaux , par leurs pentes et leurs forces 
(naturelles), s'écoulèrent entre les deux digues et entrèrent dans 
la Méditerranée. Elles occasionnèrent une inondation par suite 
de laquelle plusieurs villes situées sur les deux rives furent dé- 
truites, et un grand nombre de leurs habitants périrent submer- 
gés, car les eaux s'élevèrent à la hauteur d'environ 1 1 coudées au- 
dessus des digues. Celui de ces ouvrages qui avait été construit 
sur la côte d'Andalousie est encore parfaitement visible, durant 
les basses marées, au lieu nommé el-Safiha iia^juaJI (le Plateau). 
Il s'étend en ligne droite , et son épaisseur est d'une coudée. 
Nous l'avons vu de nos propres yeux, et nous avons marché tout 
le long du détroit sur cette construction que les habitants d'Al- 
géziras Hj^.jJ?- appellent Alcantar» iJkxii] , et dont le milieu cor- 
respond au lieu nommé la Pioche-du-Cerf Jo^l -S-, près de la 
mer. Quant à la digue qui se trouvait du côté du pays de Tanger, 
les eaux y ayant pénétré et ayant creusé le terrain qui se trouvait 

Voici le texte de celte observation qui est très-jusie au fond :j,.^01 ^j'^^-^'}i 
jJmj (5&J j^UiJlj.^?JI ^^ ojj^s Ui-&^,jxxS\- On sait que, vers l'isthme de 
Suez , la différence des niveaux est de 3o pieds 6 pouces à marée haute. 

' Le ms. A présente ici une lacune que l'édition espagnole du texte nous met à 
portée de remplir. 



4 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 120 recto, derrière, l'ouvrage s'est entièrement écroulé, en sorte que la 
mer touche aux montagnes de tous côtés. 

La longueur du détroit connu sous le nom de Zakak ^ïbjJI est 
de 1 2 milles. Sur ses bords, du côté du levant, est la ville d'Al- 
géziras Sjmi 'ij~>.j^r (ou l'île Verte) \ et du côté du couchant 
celle de Tarif >_A_j^ ïr-^/"^ (Tarifa), vis-à-vis de laquelle, 
sur la rive opposée, est situé le château dit Cassr Masmouda 
iàj-Hjai <^y^\ ^^-"ûjull ^. Vis-à-vis d'Algéziras , sur la même rive , 
est la ville de Ceuta xc»^ &àjJv>o (ou Sebta) , située à i8 milles de 
distance. Entre Tarifa et le château de Masmouda, la distance est 
de 1 2 milles. Telle est également la largeur du bras de mer qui 
sépare ces deux points. Le flux et le reflux ont lieu deux fois 
par jour dans cette mer, et cela constamment, par un efl'et de 
la toute-puissance et de la sagesse du Créateur. 

Au nombre des villes dépendantes de la présente section et 
situées sur les rives de la grande mer, on remarque Tanger ajsvJs 
(ou Tandja), Nekour ^^.^aj ^, Bades u-iL, Mezma *-«^, Mehia 
iiUX.<,Huneïnt;^Ai&, Beni-Wazarj!j!j ^,Oran ySytij (ouWahran) 
et Mostaghanem^^U***.» . 

SEDTA ou cEiTA. La villc dc Sebta sju^ (Ceuta), située vis-à-vis de l'île Verte 
(ou d'Algéziras), est bâtie sur sept collines qui se touchent. Elle 
est bien peuplée, et sa longueur, de l'ouest à l'est, est d'environ 
j mille. On voit à 2 milles de distance le Djebel Mousa (^j..* J^a»- , 
montagne ainsi nommée à cause de Mousa ben-Nassir^ji^aj ^ ^^y, , 
personnage qui fit la conquête de l'Andalousie dans les premiers 
temps de l'islamisme. Sebta est entourée de jardins, de vergers 
et d'arbres qui produisent des fruits en abondance. On y cultive 
la canne à sucre , et l'oranger dont les fruits sont transportés des 
environs de cette ville dans divers autres pays. Toute la contrée 

En espagnol is\a de las Palomas (île des Colombes) , auprès d'Algéziras. 
" En espagnol Alcazar. 
' Le texte imprimé à Madrid porte .«Ji Tekrour. 



PREMIÈRE SECTION. 5 

porte le nom de Beiiounech (ji^^J^; il y a de l'eau courante, Feuillet 120 verso. 
des sources d'eau vive et toute sorte de productions. 

Il existe à l'orient de cette ville une montagne dite Djebel el- 
Mina AJuil J^Ai- , et sur le plateau qui couronne cette montagne, 
une muraille construite par ordre de Mohammed ben-beni-A'mer 
à l'époque de son retour d'Andalousie. Il voulait transférer la 
ville sur ce plateau; mais la mort le surprit lorsqu'il venait d'en 
achever les murs. Les habitants de Sebta n'eurent pas la possibi- 
lité de se transporter à el-Mina; ils demeurèrent dans leur ville, 
et el-Mina resta privée de population. Quant au nom de Sebta 
ÏM^ '■ , il lui fut donné parce qu'en effet elle est bâtie sur une 
presqu'île close par la mer de toutes parts, excepté du côté du 
couchant, en sorte qu'il ne reste (à sec) qu'un isthme de la 
largeur de moins d'un jet de flèche. La mer qui baigne ses murs 
au nord se nomme mer de Zakak (jjt)J! ^; celle du côté du 
midi porte le nom de mer de Bosoul Jj-mj jj^ ; Sebta est un port 
excellent où l'on est à l'abri de tous les vents. 

« Il existe auprès de Sebta des lieux où l'on pêche de gros pois- 
« sons'-^. Nulle côte n'est plus productive, soit sous le rapport de 
"l'abondance, soit sous celui de la qualité du poisson. On en 
« compte plus de cent espèces différentes, et l'on se livre particu- 
« lièrement à la pêche du gros poisson qui s'appelle le thon (jJI , 
« et qui se multiplie beaucoup dans ces parages. On s'embarque 
« dans des nacelles, muni de lances (ou de harpons); l'extrémité 
" de ces lances renferme des ailes qui, en se déployant, pénètrent 
« dans le corps du poisson et n'en sortent plus. Le bois du harpon 

' L'étymologie proposée par l'Edrisi consiste à faire dériver le nom de Ceula du 
mot latin septa , qui signifie enclos. 

^ Ainsi que nous l'avons fait remarquer dans la note explicative placée en tête du 
tome I", p. XXIV et ailleurs, les passages compris entre guillemets n'avaient jamais été 
traduits. Les deux manuscrits de la Bibliothèque du roi présentent donc un texte 
beaucoup plus complet que ne l'est celui qui a été reproduit en arabe et traduit en 
espagnol par M. Conde. 



6 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 120 verso. « est garni de longues ficelles de chanvre. Ces pêcheurs sont tel- 
« Icment exercés et tellement habiles dans leur métier, qu'ils n'ont 
« au monde point de rivaux. 

» On pêche également le corail aux environs de Sebta. Cet 
'< arbiiste ' y donne ses produits dont la beauté surpasse ce qu'on 
« peut voir de plus admirable en ce genre dans toutes les autres 
« contrées et dans toutes les autres mers. 

«On choisit, on dispose, on perce, enfin on travaille dans le 
«marché de Sebta les conques de Vénus (sorte de coquillage) 
« destinées à l'exportation. La majeure partie est transportée à 
« Ghanat «jls et dans tout le Soudan où on en fait grand usage. » 

On compte 1 2 milles de Sebta io:**- à Cassr Masmouda jjkoi 
»i^.*Aa^, « château fort situé sur le bord de la mer, où l'on construit 
« des navires et des nacelles destinés à la navigation sur les côtes 
« d'Andalousie. Ce fort est bâti sur le cap elMîdjan yLai!, le plus 
« voisin des possessions espagnoles. » 

TAND.iA ou TANGER. Dc Cassr Masmouda à Tandja A^^ds (Tanger) on compte 20 
milles. « Cette dernière ville est ancienne et connue. Bâtie sur une 
« montagne assez haute qui gît parallèlement à la mer, ses habita- 
« tions sont situées à mi-côte et s'étendent jusqu'au rivage. Cette 
«ville est jolie: il y a un marché, des fabriques, et divers quar- 
« tiers. On construit à Tanger des navires, et c'est un port d'où 
« f on fait voile et où Ton aborde. La ville e.st bâtie sur un terrain 
«qui touche à une plaine cultivée, ensemencée et habitée par 
« des Berbers appartenant à la tribu de Sanhadja'^. » 

A partir de Tanger, la mer Océane forme un coude et, se diri- 

Fciiilleti2i rccio. géant vers le midi, atteint le pays de Techmes (j«-<i«, « dont la 
« capitale fut autrefois considérable. Entourée de murs et de bons 
« pâturages, cette ville est située sur les bords d'une rivière dite 

N'oublions pas qu'au temps de i'Edrisi les Arabes regardaient le corail comme 
une production végétale. 



PREMIÈRE SECTION. 7 

« Safardad ^:>jJu>', à près d'un mille de la mer. Ses environs sont Feuillet 121 recio. 
« peuplés de Berbers querelleurs et méchants, et vivant dans un 
« état de guerre et de disputes continuelles. » 

De Techmes (on se rend) à Cassr A'bd al-Kerim /»->ji3l ^*cj-iai, 
bourg situé dans le voisinage de la mer à 2 journées de distance 
de Tanger, « et sur les bords de la rivière de Lukus ^j^j^. Il 
« y a des bazars dont l'importance est proportionnée à celle de 
« l'endroit, et où l'on trouve toute sorte de marchandises. » 

De Tanger à Azila îVjji on compte une faible journée. « Azila 
« est une très-petite ville dont il ne reste actuellement que peu 
«de vestiges; ses marchés étant situés auprès des terres (culti- 
» vables). On l'appelle aussi Assilaî^ço! ; elle est ceinte de murs, et 
« située à l'extrémité du détroit (de Gibraltar). On y boit de l'eau 
« de puits, bien que la rivière de Safardad, qui coule entre elle 
« et Cassr A'bd al-Kerim , n'en soit pas très-éloignée. Cette rivière 
" est assez considérable pour recevoir des navires; ses eaux sont 
« douces, et les habitants de Techmes, ville dont nous venons de 
« parler, en font usage. Elle est formée par la réunion de deux 
« affluents dont l'un prend sa source dans le pays de Denhadja 
« iUa-l^ji et dans les montagnes de Bassra »yaj, et l'autre dans la 
« contrée de Kethama aJ^S'. Les habitants de Bassra naviguent 
« sur cette rivière et s'en servent pour le transport de toute sorte 
« d'objets. De Techmes à Bassra on compte un peu moins d'une 
«journée en suivant ses bords. 

« Bassra syoj ( ou Bassra du Gharb vy^' i «r^ ) ^^^ une ville 
" fréquentée. Ceinte de murs mais non point forte, elle est en- 
« tourée de villages et de cultures. Ses principales productions 
« consistent en coton, en blé et en autres céréales; elles y sont 
« Irès-abondantes. Le pays est bien cultivé, le climat tempéré, 
« les habitants polis et d'un caractère facile. A dix-huit milles, ou 
«environ, de distance, on trouve Babakelam -y-ïl^L, ville bâtie 
« par ordre d'Abdallah ben-Edris, au milieu de montagnes très- 



8 QUATRIÈME CLIMAT. 

Fcuiliei I ■• 1 recto. « boisées ' dont l'accès n'est possible que d'un seul côté. Cette 
ville est forte. Il y a de l'eau et des fruits en abondance. Non 
loin de là est Fout k=>^, ville sans murs d'enceinte, située sur 
le sommet d'une montagne escarpée ; il y a beaucoup d'eau et 
d'habitations agglomérées ; on y cultive surtout du blé , de l'orge 
et d'autres céréales. Tout ce pays dépend de Tanger et fait partie 
' du territoire de cette ville. 

« Au midi de Bassra et sur les bords de la Sehon yf-i>^ j^ , rivière 
qui vient du côté de Fez, est un gros bourg nommé Masna iCi«L» . 
i C'était jadis une ville entourée de murs et pourvue de marchés; 
' mais elle fut ruinée. On remarque dans son voisinage el-Hadjar 
•'j^\ ville fondée par les Edrisites, sur le sommet d'une mon- 
■ tagne très- escarpée; cette place est forte et d'un accès très- 
1 difficile, car on n'y parvient que par un chemin tellement étroit 
1 et rapide qu'un homme n'y peut passer qu'après un autre. Le 
: pays est fertile , abondant en ressources de toute espèce , cou- 
vert d'habitations et de jardins. » 
De Sebta lUx^ au fort de Tetouan yj^ks (ou Tetawan), en se 
dirigeant vers le sud-est, on compte une faible jom'née. Tetouan 
est une place forte « bâtie sur un terrain plat, » à cinq milles de 
distance de la mer Méditerranée. Elle est habitée par une tribu 
Feuillet 12 1 verso, berbère dite Mahkesa &-«-Xs;. De là à Anzelan y^!, port floris- 
sant, bien habité et situé sur la limite du pays de Ghomara 
àjU-t a^o Jjl , on compte environ 1 5 milles. « Le pays dont nous 
« parlons est très-montagneux et très-boisé. Il s'étend sur un es- 
« pace d'environ 3 journées. Il touche, du côté du midi, aux 
« montagnes dites el-Kewakeb <^\^\ (ou des Etoiles), qui sont 
« également habitées et très-fertiles ; elles comprennent un espace 
« d'environ Ix journées et se prolongent jusqu'auprès de Fez 
« jj«ls B^^y^A. Ces montagnes étaient autrefois habitées par une 
«population nombreuse, mais le Tout-puissant en purgea le 



PREMIERE SECTION. 9 

«pays, détruisit les habitants et ruina leurs demeures à cause Feuillet 1 2 1 verso. 
« de l'énorniité de leurs crimes, de leur peu de foi, de leur im- 
«pudicité, de leur dépravation, de leur haljitude du meurtre 
« illicite. Juste châtiment réservé aux méchants ! » 

De Sebta pour se rendre à Fèz on a 8 journées à faire en 
marchant sans se presser '. « A la distance d'une demi-journée 
« du port d'Anzilan y^l i^j^ on trouve le fort de latghasas 
«(j-Ukjiiù», dont les habitants sont en état de guerre continuelle 
ic avec les peuplades de Ghomara if;l$ . » De latghasas à Cassr 
Tazeka aS^hjMu , port de mer, on compte 1 3 milles. 

De là à Hissn Mostâsa iUulk*»-* (jAa=», fort appartenant aux 
Ghomara, une demi-journée. 

De là à Hissn Kerkal JtS^(j*i=-, dépendant aussi des Gho- 
mara, i5 milles. 

De là à Bades (j-al», une demi-journée. 

« Bades est une ville bien habitée où l'on trouve des bazars 
« et des artisans, et où les Ghomara viennent chercher les objets 
« qui leur sont nécessaires ; c'est l'extrême limite de leur pays. 
« Elle est située à 4^ milles vers le nord d'une montagne ancien- 
« nement habitée par une peuplade dite Mazkala iiiSj^, qui se 
«composait d'hommes audacieux, entreprenants, querelleurs et 
« sans cesse incommodes à leurs voisins; mais le Tout-puissant 
, « en a délivré le pays. » 

De Bades à Bouzkour jjS3^ , port « qui fut jadis une ville dont 
«il ne reste pas de vestiges, et qui est désigné dans les chro- 
« niques sous le nom de Tekouz jpS, " 20 milles. 

Il existe entre Bades et Bouzkour une montagne connue sous 
le nom d'Adjraf tj^j-irU où l'on ne trouve aucun port. 

De Bouzkour à Mezma a^jII , « bourg autrefois peuplé et port 
« où l'on chargeait des navires, » 20 milles. 

Le Iraducleur espagnol, n'ayant pas bien lu les mois ^Lsa-j jijJs, a cru 
qu'il s'agissait de journées marines, et a mis mal à propos (page 18) : pormar. 



10 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 121 verso. Mezma est piacée non loin d'une rivière située à 12 milles 
de distance du cap Ba'lan y^^xj ojJa ^ qui s'avance beaucoup dans 
la mer. De là aii port de Kerta 'ûs^ on compte 20 milles ^. A 
l'orient de Kerta coule une rivière qui vient du côté de Sa' ç.Uo. 
De Kerta à l'extrémité d'un golfe, 20 milles. 

De Kerta à Melila iCUU, par mer, 12 milles. 

Et par terre, 20 milles. 

« Melila ïXfXt Hmô^ est une ville jolie, de médiocre grandeur, 
» entourée de fortes murailles et dans une bonne situation sur 
« le bord de la mer. Il y avait, avant la présente époque, des 
« maisons contiguës et beaucoup de cultures. On y trouve un 
« puits alimenté par une source permanente dont l'eau est abon- 
« dante et sert à la consommation des habitants. Cette ville est 
« environnée de tribus berbères, issues des Betaouïa «.jjii?. » 

De Melila à l'embouchure de la rivière qui vient d'Akarsif 
oU*yjl, vis-à-vis cette embouchure, est un petit îlot; et dans le 
désert une ville du nom de Haraoua ' «jl,>-=-. On compte 20 milles. 

De cette embouchure au port de Tafir Kenit owjS'^b-, où est 
un châteavi peu considérable mais bien fortifié, 4o milles. 
FeuiUei 122 recto. De Tafir Kenit au fort de Tabahriat is!jjs?b, par terre, ào 
milles*. 

(Ce fort est bien construit, bien peuplé et domine un port 
de mer très-fréquenté. De Tabahriat à Henïn (jAÀd> on compte, 
par mer, 1 1 milles ^ ) 

Et de là à Telmesan yU-lvï, par terre, 4o milles. Entre ces 
deux lieux (Henïn et Telmesan) on remarque Nedrouna i^}j<\j, 
«ville considérable, bien peuplée, ceinte de murailles, pourvue 

' La version espagnole ne donne pas le nom de ce cap. 

' Cette distance manque dans le ms. A. 

' Ces indications manquent dans le ms. A. 

* La version espagnole porte seulement 8 milles. 

' Le passage compris entre deux parenthèses manque dans le ms. A. 



PREMIÈRE SECTION. Il 

«de marchés et située sur une hauteur à mi-côte. Des champs Feuillei 122 recto. 

« ensemences et arrosés par une rivière en dépendent. Sur la 

« hauteur, du côté de l'orient, on trouve des jardins, des vergers, 

« des habitations et de l'eau en abondance. Henïn (jaàa est une 

■(jolie petite ville sur le bord de la mer; il y a un marché, et les 

« environs sont couverts de cultures. » 

De Henïn, en suivant le rivage, au port dit Ourdanla iUj\:>jji\, 
6 milles. 

De là à l'île (ou à la presqu'île) de CachcarjUt*ïb »^>=-, 8 milles. 

De là à l'île de Archcoul JyiAÎjl '^jjj-^ , « cju'on appelle aussi 
« Ardjeloun yj^jlS où était autrefois un château fort « et où 
l'on trouve des citernes et beaucoup d'eau pour l'approvision- 
nement des navires (la distance manque). 

(I Cette île est habitée et située vis-à-vis l'embouchure de la 
« rivière dite Melwia *jjX«. » 

De cette embouchure au fort d'Aslan y^-uil, par mer, on 
compte 6 milles. 

De là à un cap qui s'avance dans la mer, 20 milles. 

Vis-à-vis ce cap est l'île des Moutons (^»!l »/^>=?-, à une dis- 
tance de 1 2 milles. 

De cette île à Benl-Wazar jlj^ csv^, 17 milles. 

Du cap Diwaly Ji^i Cjio au cap el-Harcha Li^l o^i , 1 2 
milles. 

De là à Wahran ylyi>j (ou Oran), dont nous avons parlé en 
détail dans le troisième climat , 1 2 milles ^. 

Nousrevenons maintenant à la description de l'Espagne (j^ Jvjili , 
à celle de ses routes , « au détail de la circonscription de ses pro- 
« vlnces et de ses limites, des sources de ses fleuves et de leurs 

' L'île dont il est ici question est celle de Rachgoun , bien connue comme faisant 
partie des possessions françaises en Afrique. 
' Le ms. A porte iKj ^^ Beni-Warad. 
* Cette distance manque dans le ms. A. 



12 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 122 recto. « embouchures dans la mer, de ses montagnes les plus célèbres, 
« de ses raretés les plus remarquables ; et cela sans négliger d'in- 
« voquer le secours divin. » 

Nous disons donc que l'Espagne forme, dans la plus grande 
extension de ce terme, un triangle. Elle est, en effet, bornée 
de trois côtés par la mer, savoir : au midi par la Méditerranée, 
à l'ouest par l'Océan, et au nord par la mer que les chrétiens 
-jjJi nomment mer de Galice ^jAioJJiJI ^.^ \ Elle s'étend en lon- 
gueur depuis Keniset el-Ghorab v'j-*-" «--»-**5'(le cap Saint- 
Vincent ou l'église du Corbeau), situé sur l'Océan, jusqu'à la 
montagne dite Heïkel el-Zahira i^ji] JSjJ> (le temple de Vénus 
ou le cap de Creuz près CoUioure^) sur ime distance de onze 
cents milles, et en largeur depuis l'église de Saint-Jacques (de 
Compostelle) <-j^[t <.>j»». a-w.a*^', située sur un cap de la mer de 
Galice (le cap Finistère), jusqu'à Alméria *-j,It ii-»_jj^_«, ville 
située sur les bords de la Méditerranée, svir un espace de six 
cents milles. 

La péninsule espagnole est séparée en deux sur toute sa lar- 
geur par une longue chaîne de montagnes qu'on appelle Charrat 
cjljUJI (Sierra'), au midi de laquelle est située Toleïtala sM^jJia 
(Tolède). Cette ville est le centre de toute l'Espagne, car de 
Tolède à Cortoba iUkyi (Cordoue), au sud-ouest, on compte 9 
journées; de Tolède à Lichbona «jy.AJ * (Lisbonne), à l'ouest, 9 
journées; de Tolède à Saint-Jacques v^*^ '.^^^à^, sur la mer de 

' L'abrégé porte [.j\_»uJjijiJ! y.^ , ce que les traducleiu-s lalins ont rendu par 
mare Anglorum. M. Conde adopte cette leçon. 

' Voyez, au sujet de ces dénominations, Y Edrisii Hispania de Harlman. — Mar- 
bourg, 1802. 

•' Dans la présente version de la description de l'Espagne, les noms modernes des 
lieux sont placés entre deux parenthèses. Nous avons généralement adopté les judi- 
cieuses concordances proposées par M. Conde à cet égard. 

" La deuxième, la troisième et la quatrième de ces indications manquent dans 
le ms. A. 



PREMIERE SECTION. 13 

Galice, 9 journées; de Tolède à Jaca *.ïU-, à l'orient (ou plutôt Feuiilct 122 recto. 
au nord), 9 journées; de Tolède à Balensia Hf^^lii (\'alence), 
au sud-est, 9 journées; enfin de Tolède à Alméria xj^II, 9 jour- 
nées. 

La ville de Tolède était, du temps des chrétiens, la capitale 
de l'Espagne et le lieu de la résidence de ses rois. On y trouva 
la table de Salomon, fils de David, ainsi qu'un grand nombre de 
raretés qu'il serait trop long d'énumérer. Le pays situé au sud des 
monts Charrat se nomme Espagne iC+ili-»! ; la partie située au nord Feuiliei 122 verso. 
de ces montagnes porte le nom de Castille iOLjUij. « A l'époque 
« actuelle encore , le sultan des chrétiens des deux Castiiles et de 
« l'Andalousie, qui composent ce qu'on nomme l'Espagne, fait sa ré- 
« sidence à Tolède '. Ce pays comprend diverses provinces, diverses 
« régions cultivées, et un grand nombre de villes que nous nous 
« proposons de décrire une à ime, » en commençant par la province 
connue sous le nom de Boheïra H^,»^ , qui s'étend depuis les bords 
de l'Océan jusqu'à ceux de la Méditerranée, et qui comprend (dans 
ses dépendances) l'île de Tarif ou^ *r'>=?- (Tarifa) , l'île Alerte 
iyji »^^ (Algéziras) , l'île de Cades ^ilï Sj~-^=- (Cadix), le fort 
d'Arkoch ,ji>^J (j*aa> - (Arcos de la Frontera), Beka *â3J ( \ ejer 
de la Miel), Cherech ^fiJ^ (Xérès), Tasana ajUJo ^ (Tocina), 
Medinet ebn Selam |.5K-w (jjl ii-uJ^, et un grand nombre de châ- 
teaux forts comparables en population à des villes « et dont nous 
« traiterons en leur lieu. » 

Vient ensuite la province de Chedouna &_ij<x*ï (Sidonia), située 
au nord de la précédente (de celle de Boheïra), qui compte au 
nombre de ses dépendances Echbiha aaAaa-S! (Séville), Carmouna 
i^j^ji (Carmona), A'ichana iULiAt , et divers autres lieux fortifiés. 

' Nous croyons devoir transcrire ce passage important : j, XXJx-aJIs A-i_,J^, 

' La version latine porte par erreur Sabrissa ou Hobrissa. 
La version espagnole porte AjUils ou Taxêna. 



14 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuilki , 2 j verso. Cette province est limitrophe à celle d'el-Charf (j,j.^i (Alxarfe), 
située entre Séville, Lebla xXj,J (Niel)la) et la mer Océane, et com- 
prenant, entre autres lieux fortifiés, Hissn el-Cassr ^^jnxJ! (j-»aa- 
(Castro Maiin), la ville de Lebla SU (Niebla), Welba iuJ^ (Huelba), 
l'île de Saltich (ji^^kL. »>/^ (l'île d'Huelba), Djebel O'ïoun J^^=. 
y^AA (la montagne des Sources, en espagnol Gihraleon). 

Puis vient la province dite Kanbania iujU*^' (Campiiia), dont 
dépendent Cortoba iUJa^Ji (Cordoue), el-Zahra »;-Apl (Zara), Esidja 
*aR.^I (Ecija), Biana xiLu (Baena), Cabra iy^ et Alichana *_jLiijJI 
(Lucena). 

Puis la province d'Ochouna «o^t (Ossuna), comprenant des 
châteaux forts , tels que Lora ijyJ et Ossuna. Cette province , d'une 
étendue peu considérable, confine du côté du midi avec celle de 
Hiat iijj (Rute), dont les villes principales sont Malca *_JLjL-<> 
(Malaga), Archidouna ioj JUyi , Mortela »y^jj> (Montilla), Bister 
^A*«uu, Bechkessar jl*aXj;o et autres. 

Puis la province d'Alboucharat caijUjJ! ( Alpujarras) , dont la 
ville principale est Djian yUs- (Jaen), et qui compte, indépen- 
damment d'un grand nombre de châteaux forts, plus de six cents 
villages d'où l'on tire de la soie ^ 

Puis la province de Bedjaia ajU?, comprenant dans sa cir- 
conscription les villes d'Alméria Jb^l de Berdja as-^ (Vera) , et 
plusieurs lieux fortifiés, tels que Merchana A_iU>-« (Marchena), 
Burchana ii-jUyo (Purchena), Toudjala a!U-^ (Tuegla), Baies 
ltJW (Vêlez Blanco). 

Puis, vers le midi, la province d'Elbira ijM^S (Elvira) , où sont 
Garnata iUslj-c (Grenade), Wadi Ach ^\ ^s^lj (Guadix), el- 
Monkeb t-*-iliii (Almuneçar), et autres lieux fortifiés dont nous 
traiterons ci-après. 

' Le texie arabe porte yjyÂ. Wj O^-^Sî '^.j^ ^J*-» '-*^ ' °" "^ *^' pourquoi 
M. Conde traduit ces mots ainsi qu'il suit : Caentanse hasta seiscienlas alguerias, y se 
hallan mâchai fuentes. ' 



PREMIERE SECTION. 15 

Puis ie pays de Tadmirj.iy»Jsj hy^'-> o" sont Murcie ii-*-^^^, Feuillet i:. 2 verso. 
Oriwala *!j->jjî (Orihuela), Cartliagène iUs-Uo^, Lorca iCïyJ ( l^ur- 
ca), Mou]a a!_j-« (Mula), Handjiala *3U^?>a- (Chinchilla), située 
sur la limite de la province de Kounka tSjy^, ^ (Cuença), et de 
plus Oriwala i»3jj;jl (Orihuela^), Elcha (jsJi (Elche), Lecant c-viJil 
(Alicante), Kounka *Xj^±=j (Cuença), Chacoura »;yU; (Segura). 

Puis la province d'Arghira «>-*-»)t (Alcira), où sont Chateba 
ii.Aj3U; (Xativa), Choucar^^Jui (Xucar) Dania iùjl.i (Dénia), et un 
grand nombre d'autres lieux fortifiés. 

Puis la province de Murbathr^L^ (Murviedro), où sont Ba- 
lensia *.a«..àî1j (Valence), Murbathr^l^ (Murviedro) ^ Buriana 

Puis, en se dirigeant vers l'intérieur des terres, la province 
d'el-Caratam^^,— LljJiJi , où sont Alcant c>.ÀJiJI et Santa-Maria t:**»» 
*_j^, également connue sous le nom d'Ebn-Razin (j~jjI_) m— ?I 
(Albarracin). 

Puis la province d'el-Ouldja «4->" (Alulgha.^), où sont : Séria 
*j^*« (Sarrion?), Meya *-»_« (Moya.^), Cala't Rabah ^\—jj &__ s_Ji-i 
(Calatrava). 

Puis celle d'Albilalta iCkliUll (Villada de Montesa.^), où sont 
divers lieux fortifiés dont les plus considérables sont : Betrous 
u«j_)-Jaj, Ghafec (>jl*, Hissn ebn-Haroun yj^l* ^^\ tr'^a-, etc. 

A l'occident de cette province est celle d'Alfaghar jjUJI , où 
sont : Santa-Maria n^j^ cU-: (Santa-Maria de l'Algarve), Martela 
Aki|U (Mertela), Chelb t^Li (Silves), et diverses autres. 

A cette province est limitrophe celle du Château d'Ebn Abi Feuillet. 23 recio. 
Danes ^J^\:> ^} (jji) Lj,j^ki\jj^\, où sont : labor? ojj^l (Tabora), 
Batalios (j^^tu (Badajoz), Chericha H^Ajj^ (Xérès de Extrema- 

' La cotijecture de M. Conde se trouve ici parfaitement fondée; nos manuscrits 
portent aSjy^s et non sS-ïy^:, . 
"' Sic. 
'' L'ancienne Sagonle. 



16 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 23 recio, (lui'a) , Marida «ijU (Merida), Cantarat el-Seïf 0U.JI s^JaÀi (Al- 
cantara) et Couria iùj^ (Coria). 

Puis vient la province d'el-Belath loiVJi , où est la ville du même 
nom et Medellin; puis la province de Belatha «JoSVj, où sont : 
Chancharin ^j^jJmJH (Santarem), Lichbona «-jjj«iJ (Lisbonne) et 
Chintra ayJUi (Cintra); puis celle d'el-Charran yîjUiJi (ou des Mon- 
tagnes), qui comprend : Talhira ijjJi^ (Talavera), Toleïtala «UaAAla 
(Tolède), Madjlit k^Osî (Madrid), el-Cabemin cjrvyiJi, Wadil'- 
hidjara «jW ^ilj (Guadalaxara) ', Eclich ,Ji~>M^ et Weheda »J^j 
(Huete), et qui est limitrophe de la province d'Arlith hj^ij (Ari- 
za) , dans le territoire de laquelle sont situés Cala't Aïoub *-*Aï 
vyj' (Calatayud), Cala't Darouca \ijj^ **Aï (Daroca), Saracosta 
ah^^jM (Saragosse), Wechka m^^ (Huesca) et Tuteïla iuLx-îaj 
(Tudèle). 

Vient ensuite la province d'el-Zeïtoun y^-*^' (ou des Oliviers) , 
qui comprend Djaca xsU- (Jaca), Larda mjH (Lerida), Meknasa 
a^LXo (Mequinenza) et Afragha iC*!^! (Fraga), puis le pays des 
Bortat i::jLijjJi (fliïl (des portes ou des Pyrénées), où sont : Tor- 
toucha iùi^is^ (Tortose), Tarrakona «j^^j^j (Tarragone) et Bar- 
chelouna iU^Xii^i (Barcelone); puis enfin, vers l'occident, le pays 
de Marmeria *j;-^, qui contient des forteresses abandonnées "\ 
et, sur les bords de la mer, le fort de Tachker ^^X^ , Kachtali 
JUÀi.^= (Castello de la Plana), et Kenawa o^s^s ^. 

Telles sont les diverses provinces de l'Espagne , pays dont l'en- 
semble porte le nom d'Andalous. 

Djeziret Tarif oIj^Jo H^j^- (Tarifa) est située sur les bords de 
la Méditerranée, au commencement du détroit de Zakak. Elle a 
du côté de l'occident la mer Océane. C'est une ville peu consi- 
dérable » dont les murs sont en terre , et l'enceinte traversée par 

' Ces mois signifient : la rivière des pierres. 

' Le texie porte : iùJlà. y_>*«»- ***} ■ 

' Lien dont la situation n'est pas déleraiinée d'une manière précise. 



PREMIÈRE SECTION. 17 

« un cours d'eau. On y voit des marchés, des caravansérails et des Feuillet 123 recio. 
" bains. " Vis-à-vis sont deux îles qui portent le nom d'el-Cantir 
,-jçXiJiJt , et qui sont situées à peu de distance du continent. De 
Djeziret Tarifa Djeziret el-Khadra s^mi 'ij^j=r (l'île Verte ou Al- 
géziras), on compte 18 milles. 

On traverse Wadi'1-Nesa LyuJl ^^ilj (la rivière des Femmes). 

De là à Algéziras (la distance manque). 

« Cette dernière ville est bien peuplée. Ses murs sont en pierres algéziras. 
« et consolidés avec de la chaux. Elle a trois portes et un arsenal 
" situé dans l'intérieur de la ville. Algéziras est traversé par un 
«ruisseau appelé Nahr A'sel J-^lc^.^, dont les eaux sont douces 
« et servent aux besoins des habitants et à l'arrosage des jardins 
« et des vergers. C'est un lieu de travail, d'embarquement et de 
« débarquement; le détroit maritime qui le sépare de Sebta iJj;^. 
« a 18 milles de large. Vis-à-vis est une île connue sous le nom 
" de Djeziret 0mm Hakim (<%X=- -1 'iyjs>- , où l'on remarque une 
" chose singulière ; c'est un puits profond et abondant en eau 
«douce, tandis que l'île, en elle-même peu considérable, est de 
« surface plate, à tel point que peu s'en faut qu'elle ne soit sub- 
« mergée par la mer. « 

Djeziret el-Khadra Sjmi »jj^ (Algéziras) fut la première 
ville conquise par les musulmans en Andalousie durant les pre- 
miers temps, c'est-à-dire en l'an 90 de l'hégire. Elle fut prise 
par Mousa ben-Nassir de la tribu de Merwan, et par Tarek fds 
d'Abd-allah le Zenaty ' qu'accompagnaient des tribus berbères. Il 
y a du côté de la porte de la mer une mosquée dite la mos- 
quée des Drapeaux ( c^Lipi .x^tn^ ). On rapporte que ce fut là 
qu'on déposa les étendards des musulmans venus par le Djebel- 
Tarek (Gibraltar), nom qui fiit donné à cette montagne parce 
que Tarek, fds d'Abdallah le Zenaty, lorsqu'il eut passé (le détroit) 

L'Abrégé et le ms. B portent : j_t j^j ben nemou; le ms. A porte : jli)JI »JS, . 
C'est la leçon que nous croyons devoir adopter. 

"■ 3 



18 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 123 recto, avec ses Berbers, s'y fortifia. Mais réfléchissant que les Arabes 
pourraient bien ne s'y pas maintenir, et voulant prévenir ce mal- 
heur, il ordonna que l'on brûlât les navires avec lesquels il était 
passé ; précaution qui lui réussit. De là à Algéziras on compte 
6 milles. 

Cette montagne est isolée à sa base; du côté de la mer on voit 
une vaste caverne d'où découlent des sources d'eau vive ; près 
de là est un port dit Mers el-Chadjra, iij^^\ jg<y-o (le port des 
Arbres). 
Feuillet 123 verso. D'Algéziras HjMi 'h^j^ ^ SéviUe on compte 5 journées, et 
d' Algéziras à Malca «JdU (Malaga), 5 journées faibles, c'est-à-dire 
100 milles \ 

D'Algéziras à SéviUe &AAjij-wi il y a deux routes, l'une par eau, 
l'autre par terre. Voici la première : 

D'Algéziras à el-Piommal jU^i (les Sables), à l'embouchure de 
la rivière de Berbât \s^-i_ y^^ dans la mer, 28 milles. 

De là à l'embouchure de la rivière de Beka iS^\ j^, 6 milles. 

De là au détroit de San - Bitar ^jJsju caà-« (San-Pedro), 12 
milles. 

De là à el-Canatirji>Ui!i (les Ponts), vis-à-vis la presqu'île de 
Cades i^slï (Cadix), 12 milles. 

(La di.stance entre ces deux points est de 6 milles.) 

D'el-Canatir à Rabeta Rota ^jj ^ij, 8 milles. 

De là à el-Mesadjid <x=-mi (San-Lucar), 6 milles. 

Ensuite on remonte le fleuve en passant par Tarbichana iuUi^ 
(Trebuxêna), el-0'touf ci^laxJi (les détours), Cabtourj_5JUi, Cabtal 
JUajJi (Cabtour et Cabtal sont deux villages situés au milieu du 
fleuve^), Djeziret lenchtalat ^JIaAàj »>^>»-, Hissn el-Zahar (j*a=- 

' M. Conde croit que la journée est de 100 milles. C'est une erreur, car le texte 
arabe dit : Jj^ ioU jg_j C^i^^ Jj..!^ U*^ «Ji!U <J! 'iyiiM. '^j^j^ y-» • 

' D'après M. Conde, ce sont les lieux connus sous la dénominalion de /as lAas 
lie las Maresmas. 



PREMIERE SECTION. 19 

jj»)JI; puis on arrive à Séville. De cette ville à la mer on compte Feuillet 1 23 »erso. 
60 milles. 

Quant à la seconde route (la route parterre), elle est comme 
il suit : 

D'Algéziras on se rend à Aretba Hxsj] , puis à la rivière de 
Berbât loiijjj.^, puis à Nisana iiiU^ , village ; puis à la ville d'Ebn- 
Selim rfvLy (j^i MjuS^, puis à Djebel Mount c^^;^ Jus-, puis à 
A'slouka sS^L./^, village où est une station [posada); puis à el- 
Modaïn yjijm, puis à Deïrat el-Djemala a31*4 »^a, station; de là 
à Séville une journée. 

« Cette dernière ville est grande et bien peuplée. Les édifices séville. 

• y sont hauts, les murailles solides, les marchés vivants et ani- 
« mes par une population considérable. Le principal commerce 
" de cette ville consiste en huiles qu'on expédie à l'orient et à 
« l'occident par terre et par mer; ces huiles proviennent d'un ter- 
« ritoire dit el-Charf o^l, dont l'étendue est de ào milles, et 
« qui est entièrement planté d'oliviers et de figuiers; il 3e prolonge 
« depuis Séville jusqu'à Lebla aKJ (Nlebla), sur une largeur d'en- 
« viron 1 2 milles. Il y existe, dit-on, huit mille villages florissants, 
« un grand nombre de bains et de maisons de plaisance. De Sé- 
« ville au lieu où commence ce territoire on compte 3 milles. 

• 11 se nomme el-Charf o>i-!i , parce qu'en effet ^ c'est la partie 
« la plus haute du district de Séville ; il se prolonge du nord au 
«sud, formant une colline de couleur rouge. Les plantations 
« d'oliviers s'étendent jusqu'au port de Lebla .î^ (Nlebla). » Sé- 
ville est bâtie sur les bords du Wad al-Kebir^,JSAfii ilj, c'est-à-dire 
du fleuve de Cordoue A+la^^^. 

Lebla iskJ est une ville ancienne, jolie, "de moyenne gran- 
« deur, et ceinte de fortes murailles, » à l'orient de laquelle coule 
une rivière venant des montagnes, et qu'on passe auprès de cette 

Celte élymologie donnée par l'Edrisi paraît préférable à celle que propose 
M. Conde, pag. lyy. 

3. 



20 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 123 verso, ville sur un pont. « On fait à Lebla un bon commerce, et on en 
« tire diverses productions utiles. On y boit de l'eau des sources 
« existantes dans une prairie située à l'occident de la ville. '■ De 
Lebla à la mer Océane on compte 6 milles. " Là est un bras 
« de mer auprès duquel est située la ville de Welba iL«Jj iUjj^ 
"(Huelba), ville peu considérable mais bien peuplée, ceinte 
« d'une muraille en pierres, pourvue de bazars où l'on fait le né- 
« goce , et où l'on exerce divers métiers. L'île de Chalticb «^vh?- 
« ^ji._A_Ja-JL-w est entourée de tous côtés par la mer. Du côté de 
Il l'orient, elle est séparée du continent par un bras de mer qui 
«n'a de largeur que celle d'un demi jet de pierre, et par le- 
« quel on transporte l'eau nécessaire à la consommation des 
« habitants. » 

Cette île a im peu plus d'un mille de long, et la ville princi- 
pale est située du côté du midi. 

Là est un bras de mer qui coïncide avec l'emboucbure de la 
rivière de Lebla, et qui s'élargit au point d'embrasser plus d'un 
mille. Les vaisseaux le remontent sans cesse jusqu'au lieu où il 
se rétrécit et n'a plus cpie la largeur de la rivière, c'est-à-dire la 
moitié d'un jet de pierre ^ La rivière provient du pied d'une mon- 
tagne au-dessus de laquelle est la ville de Welba iUij, par où 
passe le chemin de Lebla. 
Feuillet 12)1 recto. « Quant à la ville de Chaltich , elle n'est point entourée de mu- 
« railles, ni défendue par une citadelle. Toutefois les maisons y 
sont contiguës; ily aun marché. Ony travaille le fer, sorte d'in- 
« dustrie à laquelle répugnent de se livrer les habitants du pays, 
« et qui est très-commune dans les ports de mer, dans les lieux 
« où mouillent les vaisseaux, et dans ceux où l'on charge et où 
« l'on décharge des marchandises ^. » 

' Nous suivons ici l'Abrégé ; ce passage manque dans le ms. A. 
■ Ici le texte du ms. A contient, relativement à de prétendus sorciers, un conte 
que nous nous abstenons de traduire. 



PREMIERE SECTION. 21 

De la vilie de Chaltich (ji-AkLi aàj"^-» à la prescpi'île de Cades Feuillet i ai recto. 
(j«ils ij-?j^ (Cadix) on compte loo milles. 

De Cades à l'île de Tarifa, 63 milles. 

De l'île de Chaltich en se dirigeant par mer vers le nord à 
Hissn Kastala i^jj^ ^ya^ , 18 milles. 

C'est entre ces deux points que sont situés, 1 " l'embouchure de 
la rivière de lana *jljj-f-> (la Guadiana), qui est celle qui coule à 
Marida »i,U et à Bataleos ^J^.yM^ (Badajoz), et 2° le château de 
Mertola ^j^ (j>«=^, si connu par la bonté de ses fortifications. 
Hissn Kastala est im fort construit sur les bords de mer. De là à 
Tabira «^aj, à proximité de la mer, 1 Ix milles. 

De Tabira à Santa-Maria el-Gliarb tr>'^' %-« ^-^à^. 1 2 milles. 

Cette dernière ville est bâtie sur les bords de l'Océan, et ses 
murs sont baignés par le flot de la marée montante. « Elle est de 
« grandeur médiocre et très-jolie; il y a une grande et une petite 
« mosquée ; on y fait la khotba ( le vendredi ) ; il y aborde et il 
« en part des navires. Le pays produit beaucoup de figues et de 
« raisins. » 

De la ville de Santa-Maria à celle de Chelb t-J*; (Silves en 
Algarbe), 28 milles. 

« Chelb t_J*i (Silves), ville bâtie dans une plaine, est entourée 
" de murs et défendue par une citadelle. Ses environs sont cultivés 
<' et plantés en jardins; on y boit l'eau d'une rivière qui vient à la 
« ville du côté du midi \ et qui fait tourner des moulins. La mer 
« Océane en est à trois milles du côté de l'occident. L'embou- 
<• chure de la rivière forme un ancrage, et les montagnes envi- 
" ronnantes produisent une quantité considérable de bois qu'on 
« exporte au loin. La ville est jolie et l'on y voit d'élégants édifices 
•■ et des marchés bien fournis. Sa population ainsi que celle des 
« villages environnants se compose d'Arabes de l'Iémen et autres , 
« qui parlent un dialecte arabe très-pur; ils savent aussi réciter 

' Ou plutôt du nord. 



22 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuilieii2i recto. » dcs vers, et sont en général éloquents et habiles. Les habitanis 
« des campagnes de ce pays sont extrêmement généreux; nul ne 
« l'emporte sur eux sous ce rapport. La ville de Chelb fait partie 
'< de la province de Chenchir^,jvAjLi , dont le territoire est renom- 
" mé par les figues qu'il produit, et qui sont d'une bonté et d'une 
Feuillet 124 verso. „ douceur incomparables. » 

De Chelb à Batalios u-j-s^ (Badajoz), 3 journées. 

De Chelb à Martola «XjjU, fort, ajournées. 

De Martola à Welba iuJj (Huelba), 2 journées faibles. 

De Chelb au détroit de Zawaïa A — jjtyil ,jJ^, port et village, 
2 milles. 

De là à Chakrach jij — »-û, village « sur le bord de la mer, . 
1 8 milles. 

De là au cap des Arabes çj^jJI ô^Jo , qui s'avance dans l'Océan , 
1 2 milles. 

De là à l'église du Corbeau vlr*^' *-»*J>^, 7 milles. 

« Cette église, depuis l'époque des premiers chrétiens, n'a point 
« éprouvé de changements; il y a des richesses qu'on emploie à 
« faire des aumônes et des offrandes, et qui y sont apportées par les 
« chrétiens. Elle est située sur un promontoire qui s'avance dans 
« la mer '. Sur le faîte de l'édifice sont dix corbeaux; personne 
« ne sait pourquoi ils y existent, personne n'a jamais pu consta- 
« ter leur absence ; les prêtres desservant féglise disent que ces 
■ » oiseaux ont quelque chose de merveilleux. Du reste il est im- 
« possible de passer par là sans prendre part au repas hospitalier 
« que donne l'église; c'est une nécessité, un usage dont on ne se 
« départ jamais, et auquel on se conforme d'autant plus exacte- 
« ment qu'il est ancien, transmis d'âge en âge et très-connu. 

« L'église est desservie par des prêtres et des religieux. Il y a 
« un trésor et quantité d'objets précieux; la majeure partie de ces 
«richesses a été recueillie dans les contrées occidentales, et est 

' Le cap Saint-Vincent. 



PREMIERE SECTION. 



25 



« employée en totalité ou en partie aux besoins de l'établissement. » 

De cette église à Alcassar^^aJU!, 2 journées. 

De Chelb à Alcassar, k journées. 

Alcassar est une jolie ville de grandeur moyenne, bâtie sur les 
bords du Chetawir _^^* ', grand fleuve qui est remonté par 
quantité d'embarcations et de navires de commerce. « La ville 
« est de tous côtés entourée de forêts de pins dont le bois sert 
« à de nombreuses constructions. Le pays, naturellement très- 
« fertile, produit en abondance du laitage, du beurre, du mil 
« et de la viande de boucherie. ■> D' Alcassar à la mer on compte 
20 milles, et d' Alcassar à lebora «jjjo (Evora), 2 journées. 

« Cette dernière ville est grande et bien peuplée. Entourée de 
« murs, elle possède une Cassaba (ou château fort), et une grande 
« mosquée. Le territoire qui l'environne est d'une fertilité singu- 
« lière; il produit du blé, des bestiaux, toute espèce de fruits et 
« de légumes. C'est un pays excellent où le commerce est avanta- 
« geux soit en objets d'exportation, soàt en objets d'importation. » 

De lébora à Batalios ^yi^ (Badajoz), vers l'orient, 2 journées. 

« Batalios est une ville remarquable , située dans une plaine 
« et entourée de fortes murailles. Elle possédait autrefois vers 
« l'orient un faubourg plus grand que la ville même, mais il est 
" devenu désert par suite des troubles. Cette ville est bâtie sur 
« les bords de la lana «jl>j-(^ (la Guadiana), fleuve qui porte aussi 
>i le nom de fleuve des Précipices parce qu'après avoir été assez 
«grand pour porter des vaisseaux 11 se perd ensuite sous terre, 
« au point qu'il ne reste pas une goutte de ses eaux; il poursuit 
« ensuite son cours jusqu'à Martola AjjU (j«u>- (Mertola), et finit 
Il par se jeter dans la mer auprès de l'île de Chaltich ij — jjs-- 
Il Mrt-..^ra*.w » 

De Batalios à Séville on compte 6 journées en passant par 
Hadjar ebn-abi-Khalid <xXà> ^\ (jjlj^, et Djebel O'ioun y^^s* J>s>-. 

' Le ins. A porle wjJo Tavir. 



Feuillet i ai verso. 



Feuiliet 125 recto. 

MERIDA. 



26 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet i2i verso. De Balalios à Cortoba AjJo^â (Cordoue) par la grande route, 
6 journées. 

De Bataiios à Marida «.sjL. (Merida), en suivant les bords de 
la lana ajLj.^, à l'orient, 3o milles. 

« Dans l'intervalle est un fort que le voyageur qui se rend à 
« Marida laisse à sa droite. Cette dernière ville (Merida iii^U) fut le 
« siège du gouvernement de la reine fille du roi Hersous ^J-^.u.JJ^, 
« et il y existe des vestiges qui attestent la puissance , la grandeur 
« et la gloire de ce roi. Au nombre de ces monuments est le pont 
«situé à l'occident de la ville, remarquable par la hauteur, la 
« largeur et le nombre de ses arches. Au-dessus de ce pont on a 
« pratiqué des arceaux voûtés qui communiquent de l'extrémité 
« du pont à l'intérieur de la ville, et qui sont destinés à y con- 
« duire les eaux, sans être visibles. Les hommes et les animaux 
n passent au-dessus de cet aqueduc dont la construction est des 
« plus solides et le travail des plus curieux. Il en est de même 
« des murs (de Merida) qui sont en pierres dç taij^e et d'une 
« grande solidité. 

<• On voit dans l'une des Cassabas ' un pavillon tombant en 
« ruines qu'on nomme la cuisine, et voici pourquoi : ce pavillon 
« était placé au-dessus de la salle d'assemblée du château. L'eau 
'< y parvenait au moyen d'un canal dont il subsiste encore aujour- 
« d'hui des traces, bien qu'il soit à sec. On plaçait des plats d'or et 
« d'argent dans ce canal , au-dessus de l'eau , de telle façon qu'ils 
« arrivaient devant la reine; on les posait ensuite sur des tables. 
« Lorsque son repas était terminé, on remettait les plats sur le 
« canal, et au moyen des circonvolutions de l'eau, ils revenaient 
« à la portée des cuisiniers qui les enlevaient. L'eau s'écoulait 
« ensuite par les aqueducs du château. » 

«Ce qu'il y avait de plus curieux, c'était la manière dont 

Nous hasardons ce mot dont la signification est bien connue en France, surtout 
depuis la conquête de l'Algérie. 



PREMIERE SECTION. 25 

«on amenait les eaux à cet édifice. On avait élevé quantité de Fenillei 125 recto. 

« colonnes nommées ardjelat ^'^^J'i \ qui subsistent encore sans 

« avoir souffert en aucune façon des injures du temps. 11 y en 

«avait de plus ou moins hautes, selon les exigences du niveau 

« du sol au-dessus duquel elles avaient été placées, et la plus haute 

« avait six coudées. Elles étaient toutes construites sur une ligne 

« droite. L'eau y arrivait au moyen de conduits pratiqués sous 

« terre. Ces colonnes étaient construites avec tant d'art et de so- 

« lidité qu'on pourrait croire (encore aujourd'hui) qu'elles sont 

« d'une seule pierre. Au centre de la ville on voit une arcade au- 

« dessous de laquelle peut passer un cavalier tenant un drapeau. 

« Le nombre des blocs de pierre dont se compose cette arcade est 

"de oïae seulement, savoir : trois de chaque côté, quatre pour 

" le cintre et une pour la clef de la voûte. 

« Au midi des murs de la ville était un petit édifice surmonté 
« d'une tour, où était placé le miroir où la reine Merida regardait 
« sa figure. Ce miroir avait 3o choubras (environ 6 pieds 8 pou- 
« ces) de circonférence. Il tournait sur des gonds dans le sens 
« vertical. Le lieu où il était subsiste encore. On dit qu'il avait 
« été fabriqué par (ordre de) Merida pour correspondre avec la 
« femme d'Alexandre , qui exerçait ses talents dans le phare 
« d'Alexandrie. » 

De Merida à Cantarat el-Seïf oiA*Jî i^lax:» (le pont de l'Epée), 
2 journées. 

« Ce pont est une des constructions les plus singulières qu'il 
« soit possible de voir. Il est surmonté d'un fort pour ainsi dire 
« imprenable ; on n'y peut pénétrer que par une porte seule- 
« ment. » 

De Cantarat el-Seïf à Coria isuj.», 2 journées faibles. FeuiHei 125 verso. 

« Coria est maintenant au pouvoir des chrétiens. C'est une 

' n s'agit ici des sou-terazi, ou des siphons, dont on trouvera la description dans 
l'ouvrage de M. le général Andréossy, intitulé : Constantinople et le Bosphore de Thrace. 
n. /, 



26 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 125 verso, «ville fortc , ancienne, bien bâtie, entourée d'un territoire ex- 
« trêmement fertile, qui produit en abondance des fruits, et sur- 
« tout des raisins et des figues. « 
coïMBBE. De là à Colimria »~,.J^ (Coïmbre) on compte 4 journées. 

«Cette dernière ville est bâtie sur une montagne ronde, en- 
« tourée de bonnes murailles, fermée de trois portes, et fortifiée 
« en perfection. Elle est située sur les bords de la rivière de 
« Mondic ^J_>J^-À_fl (Mondego), qui coule à l'occident de la ville 
■■ vers la mer, et dont l'embouchure est défendue par le fort de 
« Mont Maïor ji_j_A_..<> o«^À_j) (Montemor), et sur laquelle sont des 
« moulins. Le territoire de cette ville consiste en vignobles et en 
, « jardins. Dans la partie qui s'étend vers la mer, du côté du cou- 

« chant, sont des champs cultivés où l'on élève des bestiaux, La 
« population fait partie de la communion chrétienne. » 

D' Alcassar -laJiJi , dont il a été fait mention, à Achbouna Ajjj-ii 
(Lisbonne), 2 journées. 
LisEONxii. " Lisbonne est bâtie sur le bord d'un fleuve qu'on nomme le 

« Tage «^b-, ou fleuve de Tolède; sa largeur auprès de Lisbonne 
» est de 6 milles, et la marée s'y fait ressentir violemment. Cette 
" belle ville s'étend le long du fleuve , est ceinte de murs et pro- 
« tégée par un château fort. Au centre de la ville est une source 
« d'eau chaude en été comme en hiver. 

« Située à proximité de la mer Ténébreuse (ou de l'Océan , 
« cette ville a vis-à-vis d'elle, sur la rive opposée et près de l'em- 
« bouchure du fleuve, le fort d'el-Ma'aden yJ>jdl ou de la Mine 
» (Almada), ainsi nommé parce qu'en effet la mer jette des pail- 
« lettes d'or pur sur le rivage. Durant l'hiver les habitants de la 
" contrée vont auprès du fort à la recherche de ce métal , et s'y 
« livrent avec plus ou moins de succès, tant que dure la saison 
« rigoureuse. C'est un fait curieux dont nous avons été témoins 
« nous-mêmes. » 

Ce fut de Lisbonne que partirent les Maghrourin (j^î^jjw, lors 



PREMIÈRE SECTION. 27 

de leur expédition « ayant pour objet de savoir ce que renferme Feuiiieti 2.5 verso. 
« l'Océan et quelles sont ses limites. » Ainsi que nous l'avons dit 
plus haut^, il existe (encore) à Lisbonne, auprès des bains chauds, 
une rue qui porte le nom de rue (ou de chemin) des Maghrourin. 

Voici comment la chose se passa : ils se réunirent au nombre 
de huit, tous proches parents (littéral, cousins-germains); et 
après avoir construit un vaisseau de transport ils y embarquèrent 
de l'eau et des vivres en quantité suffisante pour une navigation 
de plusieurs mois. Ils mirent en mer au premier souffle ^ du 
vent d'est. Après avoir navigué durant onze jours où environ, 
ils parvinrent à une mer dont les ondes épaisses exhalaient une 
odeur fétide, cachaient de nombreux récifs et n'étaient éclairées 
que faiblement. Craignant de périr, ils changèrent la direction 
de leurs voiles, et coururent vers le sud durant douze jours, et 
atteignirent l'île des Moutons («jJ! »^j,.=-, ainsi nommée parce que 
de nombreux troupeaux de moutons y paissaient sans berger et 
sans personne pour les garder. 

Ayant mis pied à terre dans cette île, ils y trouvèrent une 
source d'eau courante et des figuiers sauvages. Ils prirent et tuèrent 
quelques moutons, mais la chair en était tellement amère qu'il 
était impossible de s'en nourrir. Ils n'en gardèrent que les peaux , 
naviguèrent encore douze jours, et aperçurent enfin une île qui 
paraissait habitée et cultivée; ils en approchèrent afin de savoir 
ce qui en était ; peu de temps après ils furent entourés de barques , l'euiilet 1 aO recto, 
faits prisonniers et conduits à une ville située sur le bord de la 
mer. Ils descendirent ensuite dans une maison où ils virent des 
hommes de haute stature, de couleur rousse et basanée, por- 
tant des cheveux longs (littéral, non crépus); et des femmes qui 
étaient d'une rare beauté. Ils restèrent trois jours dans cette mai- 

' Voyez t. I", p. 200 et 201. 

Le ms. A porte : iUï,.&JI -gjJI jj-yJa Jjl i « aux premiers feuillets du vent 
« oriental. » 



28 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuilleti 26 recto, son. Le quatrième ils virent venir un homme parlant la langue 
arabe, qui leur demanda qui ils étaient, pourquoi ils étaient 
venus, et quel était leur pays. Ils lui racontèrent toute leur aven- 
ture; celui-ci leur donna de bonnes espérances et leur fit savoir 
qu'il était interprète. Deux jours après ils furent présentés au 
roi (du pays), qui leur adressa les mêmes questions, et auquel 
ils répondirent, comme ils avaient déjà répondu à l'interprète, 
qu'ils s'étaient hasardés sur la mer afin de savoir ce qu'il pouvait 
y avoir de singulier et de curieux, et afin de constater ses ex- 
trêmes limites. 

Lorsque le roi les entendit ainsi parler, il se mit à rire et dit 
à l'interprète : Explique à ces gens-là que mon père ayant (jadis) 
prescrit à quelques-uns d'entre ses esclaves de s'embarquer sur 
cette mer, ceux-ci la parcoururent dans sa largeur durant un 
mois, jusqu'à ce que, la clarté (des cieux) leur ayant tout à fait 
manqué , ils furent obligés de renoncer à cette vaine entreprise. Le 
roi ordonna de plus à l'interprète d'assurer les Maghrourin de sa 
bienveillance afin qu'ils conçussent une bonne opinion de lui, ce 
qui fut fait. Ils retournèrent donc à leur prison, et y restèrent jus- 
qu'à ce qu'un vent d'ouest s' étant élevé on leur banda les yeux, on 
les fit entrer dans une barque et on les fit voguer durant quelque 
temps sur la mer. Nous courûmes, disent-ils, environ trois jours 
et trois nuits, et nous atteignîmes ensuite une terre où l'on nou.s 
débarqua les mains liées derrière le dos, sur un rivage où nous 
fûmes abandonnés. Nous y restâmes jusqu'au lever du soleil, dans 
le plus triste état, à cause des liens qui nous serraient forte- 
ment et nous incommodaient beaucoup; enfin ayant entendu des 
éclats de rire et des voix humaines, nous nous mîmes à pousser 
des cris. Alors quelques habitants de la contrée vinrent à nous, 
et nous ayant trouvés dans une situation si misérable , nous déliè- 
rent et nous adressèrent diverses questions auxquelles nous ré- 
pondîmes par le récit de notre aventure. C'étaient des Berbers. 



PREMIÈRE SECTION. 29 

L'un d'entre eux nous dit : Savez-vous quelle esj la distance qui 
vous sépare de votre pays? Et sur notre réponse négative, il 
ajouta : Entre le point où vous vous trouvez et votre patrie il y 
a deux mois de chemin. Celui d'entre ces individus qui parais- 
sait le plus considérable disait (sans cesse): Wasafi (hélas!) voilà 
pourquoi le nom de lieu est encore aujourd'hui Asafi. C'est le port 
dont nous avons déjà parlé comme étant à l'extrémité de l'ocident. 

De Lisbonne , en suivant les bords du fleuve et en se dirigeant 
vers l'orient, jusqu'à Chantarin ^J^J-iU<^ (Santarem), on compte 
80 milles. On peut s'y rendre à volonté par terre ou par eau. 
Dans l'intervalle sont les champs dits de Belat L^o . Les habi- 
tants de Lisbonne et la plupart de ceux du Gharb ijj disent que 
le blé qu'on y sème ne reste pas enterre plus de quarante jours, 
et qu'il peut être moissonné au bout de ce temps. Ils ajoutent 
qu'une mesure en rapporte cent, plus ou moins. 

« Chantarin (jj^JuU; (Santarem) est une ville bâtie sur une mon- 
« tagne très-haute , au midi de laquelle est un vaste enfoncement. 
« Il n'y a point de murailles, mais au pied de la montagne est 
« un faubourg bâti sur le bord du fleuve (du Tage); on y boit de 
« l'eau de source et de l'eau du fleuve. Il y a beaucoup de jar- 
« dins produisant des fruits et des légumes de toute espèce. » 

De Chantarin à Batalios ^J*J_-Jk_Lk-J (Badajoz) on compte 4 
journées. 

A droite de la route est Belch u*— L. (Elbas) ', ville forte située 
au pied d'une montagne. « Dans la plaine qui l'environne sont de 
« nombreuses habitations et des bazars. Les femmes y sont d'une 
I' grande beauté. » 

De là (d'Elbas) à Batahos u-^a^ (Badajoz), 12 milles. 

De Marida ssjU (Merida) à Kerkera ^^j-^^j^^ (Caracuil] 
teresse, 3 journées. 

' L'Abrégé perle ySJb ou lelch. 

' L'Abrégé porle ^ j ^=^ ^'i^ Kerekouï. 



Feuillet 1 26 reclo. 



for 



Feuillet i 26 verso. 



50 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet luo verso. De Kerkera à.Cala't Rabah ^Ij Hjiki (Calatrava) , sur les bords 
de la lana ajL>j^ (Guadiana), (la distance manque). 

« Ce dernier fleuve prend sa source dans des prairies situées 
" au-dessus de Cala't Rabah ^Lj iixks, passe auprès de cette place, 
» puis auprès de celles d'Iana ajL (j*!t=>- et de Obra «^j! (j »n -> 
« (ou Obda), puis à Merida SijU, puis à Badajoz ( ,j*,^a)J3j ) , puis 
« auprès de Chericha ^-i>j^ ^y^ J' , puis à Martoia ikijl, (Mer- 
« tola), puis se jette dans l'Océan. » 

De Cala't Rabah ^[>j &jJï (Calatrava), en se dirigeant vers le 
nord , au fort de Belat Ly^ (j.,i a . -~ , 2 journées. 

De ce fort à Talbira ovuiL (Talavera), 2 journées. 

De Cantarat ei-Seïf oiji-Jl HjhJ^t à Almalchada iu&Ui!, ajournées. 

D'Almakhada à Talavera, 2 journées. 

De Merida à Medebn tJ^J^x^ ty"»»! " forteresse habitée par des 
« hommes très-braves et des cavaliers très-considérés parmi les 
« chrétiens, » 2 journées faibles. 

De Medelin à Tordjala ■à^jS (Truxillo), 2 journées faibles. 

« Cette dernière ville ressemble à une forteresse ; il y a des 
«bazars bien approvisionnés. Les habitants de cette place, tant 
" piétons que cavaliers , exercent continuellement des brigandages 
« sur le pays des chrétiens. Leur caractère dominant est l'amour 
« du pillage et la perfidie. Leurs murs sont très-solidement cons- 
« truits. 

« De là à Câsseres ^«-«ols \ 2 journées faibles. Cette dernière 
« place est également forte , et ses habitants pillent et ravagent le 
« pays des chrétiens. 

«De Meknasa iL«,U_£a^ à Makhadet el-Belat LîV-jJI iC-ôLit, 
« 2 journées. 

« D'el-Belat Jo^-JI à Talavera «jjuAIs, 2 journées. 

' Le ms. A nous met à portée de remplir ici une lacune assez considérable qu on 
remarque dans l'Abrégé , et par conséquent dans la version latine et dans la version 
espagnole. 



PREMIERE SECTION. 31 

« ïaiavera *;-^-*-U= »-àjA^ est une grande ville bâtie sur les bords Feuillet 126 verso. 
"du Tage, parfaitement bien fortifiée et remarquable par sa tal.weiia. 
" beauté comme par l'étendue de son territoire et la variété de 
« ses productions. Les bazars sont curieux à voir, et les maisons 
« agréablement disposées ; un grand nombre de moulins s'élèvent 
« sur le cours du fleuve. Capitale d'une province importante , 
" Taiavera est environnée de cbamps fertiles et de riants paysages. 
« Ses édifices sont solidement construits , et ses monuments très- 
« anciens. Cette ville est située à /jo milles de Tolède itMaUls. 

« La ville de Tolède, à l'orient de Taiavera, est une capitale toiJ-de 

« non moins importante par son étendue que par le nombre de 
■' ses habitants. Entourée de bonnes murailles, elle est défendue 
« par une Cassaba bien fortifiée. L'époque de sa fondation est 
« très-ancienne (littéral, remonte aux temps des Amalécites). Elle 
« est située sur une éminence, et l'on voit peu de villes qui lui 
" soient comparables pour la solidité et la hauteur des édifices, la 
«beauté des environs, et la fertilité des campagnes arrosées par 
« le grand fleuve qu'on nomme le Tage. On y voit un poni très- 
« curieux, composé d'une seule arche au-dessous de laquelle les 
« eaux coulent avec une grande violence et font mouvoir une ma- 
» chine hydraulique qui fait monter les eaux à 90 coudées de 
» hauteur; parvenues au-dessus du pont, elles suivent la même 
« direction (littéral, elles coulent sur son dos) et pénètrent en- 
» suite dans la ville. 

« A l'époque des anciens chrétiens, Tolède fut la capitale de 
« leur empire et un centre de communications. Lorsque les mu- 
« sulmans se rendirent maîtres de l'Andalousie, ils trouvèrent Feuillet 127 recto. 
" dans cette ville des approvisionnements et des richesses incal- 
« culables, entre autres cent soixante-dix couronnes d'or enrichies 
" de perles et de pierres précieuses, mille sabres damasquinés de 
«l'espèce dite melki, des perles et des pierreries par boisseaux, 
« quantité de vases d'or et d'argent, la table de Salomon, fils de 



52 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuiiiet 1 27 recto. « David , qui , dit-on , était enrichie d'émeraudes et qu'on voit ac- 
« tuellement à Rome. 

« Les jardins qui environnent Tolède sont entrecoupés de ca- 
« naux sur lesquels sont établies des roues à chapelet destinées 
'( à l'arrosage des vergers qui produisent, en quantité prodigieuse, 
« des fruits d'une beauté et d'une bonté incomparables. On ad- 
« mire de tous côtés de beaux domaines et des châteaux bien for- 
1 tifiés. 

«A quelque distance, au nord de la ville, on aperçoit la 
"Chaîne des hautes montagnes dites el-Charrat i:aijUi.J! (Sierra), 
" qui s'étendent depuis Medinet Salem ^U, iO^J^ jusqu'à Colimria 
« *_)_^ji (Coïmbre), à l'extrémité de l'occident. Ces montagnes 
'I nourrissent quantité de troupeaux de moutons et de bœufs qui 
« sont ensuite conduits par des pâtres voyageurs ' dans d'autres 
« contrées. Il est impossible de voir des bestiaux plus grands et 
« donnant du beurre d'une qualité supérieure. On n'en trouve 
« jamais de maigres ; c'est un fait proverbialement répandu dans 
« toute l'Espagne. 

« Non loin de Tolède est un village connu sous le nom de 
« Ba'am -L*} , dont les montagnes produisent une terre comestible 
« supérieure à toutes celles qu'on peut rencontrer dans l'univers. 
« On en expédie en Egypte, en Syrie, dans l'Irâc et dans le pays 
« des Turks. Cette terre est très-agréable au goût et son usage est 
" très salutaire. On trouve également dans les montagnes de Tolède 
1 des mines de cuivre et de fer. Au nombre des dépendances de 
« cette ville et au pied des montagnes est Makhrit la~>,Jà. , petite 
« ville et château fort; du temps de l'islamisme, il y existait une 
« grande mosquée où l'on faisait toujours la. khotba. Il en était de 
« même d'el-Bahmïn (j,Jjy„«Ji, jolie ville, bien habitée, pourvue 
« de beaux bazars et d'édifices où l'on voyait une grande mosquée 
«à khotba. Tout ce pays aujourd'hui est, ainsi que Tolède, au 
' Le texle porte /.jjîX^» . 



PREMIÈRE SECTION. 55 

«pouvoir des chrétiens dont Je roi, d'origine castillane, est Feuillet 1 27 recio. 
« connu sous le nom d'Alphonse ^iJ-U! (j«-j}ji^! . 

«A 5o milles ou 2 journées à l'orient de cette capitale est 
« Wadi'lhidjara »j\-W ts^'j (Guadalaxara), ville dont le territoire 
« est fertile et abondant en productions et en ressources de toute 
« espèce. Elle est entourée de murs et bien fortifiée, et l'on y boit 
« de l'eau de source. A l'occident de cette ville coule une petite 
« rivière qui arrose des jardins, des vergers, des vignobles et des 
« campagnes où l'on cultive beaucoup de safran destiné pour 
Il l'exportation. Cette rivière coule vers le sud et se jette ensuite 
Il dans le Tage. 

Il Quant à ce dernier fleuve, il prend sa source dans les mon- Feuillet 127 verso, 
Il tagnes qui touchent à ei-Cala' ii_*JjLl! (Alcolea.^) et à el-Font 
Il ci._»_jiji, puis, se dirigeant vers l'occident, il descend à Tolède 
« «MaUL, puis à Talavera ïj-Ajdio, puis à Almakhada iLeUii , puis 
Il à Alcantara »,JaJ«Ji!! , puis à Canitra Mahmouda »i^ Hj ^ .■ ■? . 
11 puis à la ville de Santarem {^jm^ *^;J^, puis à Lisbonne ^^-sX! , 
Il où il se jette dans la mer. 

Du Wadi'lhidjara ij. — W'j^ilj (Guadalaxara), en se dirigeant 
vers l'orient, à Medinet Salem ^L-w à-à-^Os,^ ( Medina-Céli ) , 5o 
milles. 

« Cette dernière ville est jolie; située dans un bas-fond, elle 
« est vaste et possède un grand nombre d'édifices, de jardins et 
Il de vergers. 

De là à Santa-Maria ebn-Razin (^^jl; (jjI iùjL. ti«-u, (ou d'Albar- 
racin), 2 journées faibles. 

De là à el-Font oOiJi ', 4 journées. 

De Santa-Maria à el-Font o._«jDi , 2 journées. 

Ces deux villes sont belles , » bien bâties, pourvues de marchés 

' M. Conde lit CAJJiJt et pense qu'il s'agit ici d'Alcaniz; mais le ms. A, d'accord 
avec l'abrégé, porte <^>À,i)l . 

ij. 5 



34 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 137 verso, «permanents et d'édifices contigus. C'étaient, au temps de l'isla- 
« misnie et des seigneurs du Caratam xJsîyUI \ deux stations. » 
c,\LATAïUD. De Medinet Salem à Cala't Aïoub vj-tî' **^ (Calatayud) , 5o 

milles vers l'orient. 

« Cala't Aïoub est une ville considérable, forte et bien défendue, 
" et dont le territoire est planté de beaucoup d'arbres et produit 
« beaucoup de fruits. Des sources nombreuses et des canaux fer- 
« tilisent cette contrée où l'on peut se procurer de tout à bon 
"marché. On y fabrique le ghizar j\^ — s- (sorte d'étoffe tissue 
« d'or) qu'on exporte au loin. » 

De Cala't Aïoub vj-^;' **^ (Calatayud), en se dirigeant vers le 
sud , à Daroca *ijji , on compte 1 8 milles. 

« Cette dernière ville est peu considérable , mais populeuse et 
«bien habitée; ses jardins et ses vignobles sont remarquables; 
(' on y trouve de tout en abondance et à bon marché. » 

De Daroca Aijji à Saracosta aLu-jj— (Saragosse), 5o milles. 
De Cala't Aïoub à Saracosta, également 5o milles. 
SAHAGOSSE. « Saragosse &k««ï^-« est l'une des villes capitales de l'Espagne. 

« Elle est grande et très-peuplée. Ses édilices publics sont consi- 
" dérables, ses rues larges, ses maisons belles et contiguës. Elle 
« est entourée de vergers et de jardins. Les murailles de cette 
I- ville sont construites en pierres et très-fortes ; elle est bâtie sur 
.' les bords d'un grand fleuve qu'on nonnne l'Ebre ajj\ . » Ce fleuve 
provient en partie du pays des chrétiens pjyJi i5Vj, en partie des 
montagnes de Cala't Aïoub, et en partie des environs de Cala- 
horra «j^iAs s'^j tr^ • La réunion de ces divers cours d'eau s'ef- 
fectue au-dessus de Tudèle «Xa^^j ^. « Le fleuve coule ensuite vers 
« Saragosse , puis vers Hissn Hamra »^— .^ (j. »n-w '\ où il reçoit les 

' Nom d'une parlie du pays d'Albarracin qui était renommé pour la culture du 
Carthame. Voyez la Descripciende Espaiia, trad. de M. Conde, p- 192- 
" Le ms. A porte Ak_A.laj , sans doute par erreur. 
' Le même ms. porte SJv^. 



PREMIÈRE SECTION. 35 

« eaux de la rivière de Zoïtoun ijy-ji-jjj-^ (la Cinea) , puis vers Feuillet 127 verso. 

« Tortose àUJa^s, ville à l'occident de laquelle il se jette dans la 

1 mer. Saragosse porte aussi le nom d'el-Beïdha l <^ « Ji , ou de 

" ville blanche , à cause de ses fortifications revêtues de chaux. 

" Une particularité remarquable , c'est qu'on n'y voit jamais de 

" serpents. Lorsqu'un reptile de cette espèce y pénètre ou y est ap- 

« porté du dehors, il périt à l'instant. Il existe à Saragosse un très- 

« grand pont sur lequel on passe pour entrer dans la ville dont 

« les murailles et les fortifications sont d'une grande hauteur. » 

De Saragosse à Wesca ajuu^ (Huesca), ào milles. 

De Wesca à Larida «.sj^ (Lerida), 70 milles. 

De Saragosse à Tudèle AAij ', 5o milles. 

« Lerida est une petite ville bien habitée, entourée de fortes 
« murailles et bâtie sur les bords d'une grande rivière. » 

De Meknasa iL-u,lj_JL« ( Mequinenza ) à Tortose on compte 2 Feuillet 128 recto. 
journées ou 5o milles. 

Tortose « «« Wj Jo est une ville bâtie au pied d'une montagne tortose. 

" et ceinte de fortes murailles. Il y a de beaux édifices, un château, 
« des bazars et de l'industrie. On y construit de grands vaisseaux 
' avec le bois que produisent les montagnes qui l'environnent, 
« et qui sont couvertes de pins d'une grosseur et d'une hauteur 
« remarquables. Ce bois est employé pour les mâts et les an- 
« tenues des navires; il est de couleur rouge, très-sain, très- 
« solide et il n'est pas, comme les autres, sujet à être détérioré 
«<par les insectes. Il a de la réputation. >• 

De Tortose »^jlsj.\o à l'embouchure du fleuve, 12 milles. 

De Tortose à Tarracona iCjj.»^ (Tarragone), 5o milles. 

Tan-agone est une ville juive bâtie sur les bords de la mer. 
Ses murs sont en marbre , « ses édifices beaux et ses tours très- 
fortes. » De Tarragone à Barcelone Hj^j^ , en se dirigeant vers 
l'orient, 60 milles. 

Le ms. A porle encore ici «k^isj ■ 

5. 



36 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 s8 recto. De Tarragone à l'embouchure de l'Ebre, fleuve qui est ici 
d'une grande largeur, 4o milles. 

De cette embouchure en se dirigeant vers l'occident et près de 
la mer à Rabeta Kastaly J. — . W m^ iùJajj (Castellon de la Plana), 
1 6 milles. 

« Ce dernier château fort est solidement construit et habité 
« par une population estimable. Sur les bords de la mer, et auprès 
■ n de ce fort est une ville assez considérable environnée de cul- 
« tures. 

« De là à lana *jl) , vers l'occident et près de la mer, 6 milles. 

«De là à Peniscola SXif*i.Àj, place forte sur le rivage, entourée 
« de cultures et de villages où l'on trouve de l'eau en abondance 
« (la distance manque). » 

De Peniscola «iXi ^^, à Aljicha iwi.Aj!, (.montagne très-haute 
«qui s'élève au-dessus du rivage, d'un accès difficile et dont le 
" sommet est très-escarpé, » y milles. 

De la même ville à Buriana *oL^, «jolie ville abondante en 
« ressources de toute espèce, entourée d'arbres et de vignobles, 
« et bâtie dans une plaine à 3 milles ou environ de la mer, » 2 5 
milles. 

De Buriana à Murbatr^ial^-o (Murviedro), réunion de bourgs 
bien peuplés entourés de vergers arrosés par des eaux courantes et 
" situés à proximité de la mer, » 20 milles. De là à Balensia iUm^j 
(Valence), en se dirigeant vers l'cccident, 12 milles. 
VALENCE. « Valence, l'une des villes les plus considérables de l'Espagne, 

« est bâtie dans une plaine et bien habitée. Sa population se 
« compose (surtout) de marchands. Il y des bazars, et c'est un 
« lieu de départ et d'arrivée pour les navires. Cette ville est 
« située à trois milles ou environ de la mer où l'on parvient en 
« suivant le cours d'un fleuve qui se nomme Djar jU» (Guadala- 
« viar), et dont les eaux sont utilement employées à l'arrosage des 
« champs, des jardins, des vergers et des maisons de campagne. » 



PREMIÈRE SECTION. 57 

De Valence à Saragosse, en passant par Kentera a, — kjS \ k Feuillet 128 recto, 
journées. 

De Valence à Kentera iiywS', 3 journées. 

De Kentera à Hissn el Riahïn (jv^-l^rJ' (j*^^ > deux journées. 

De là à el-Font c>_aJI, 2 journées. 

De Valence à Djeziret Choucar jJui «jvj*-, lieu situé sur les Feuillet 1 28 verso. 
bords de la rivière du même nom , « d'un aspect agréable, planté 
« d'un grand nombre d'arbres fruitiers, bien arrosé, bien peuplé 
« et sur la route de Murcie iLx^jy> , 1 8 milles. » 

De Djeziret Choucar à Cbatiba ic+LU (Xativa), 12 milles. 

« Xativa est une jolie ville possédant des cbâteaux dont la 
« beauté et la solidité ont passé en proverbe ; on y fabrique du 
" papier .x_ffLë= tel qu'on n'en trouve pas de pareil dans tout 
« l'univers. On en expédie à l'orient et à l'occident. « 

De là à Dania iUiïi (Dénia) ^,26 milles. 

Et à Valence iU«*ÀAj, 32 milles. 

De Valence à Dénia, en se dirigeant par mer vers le sud, 65 
milles. 

Le château de CoUeira ijAi (Cullera), situé près de l'embou- 
chure du Choucar _JLil , est bien fortifié; de là à Valence on 
compte ko milles. 

« Quant à Dania iUila (Dénia), c'est une jolie ville maritime 
1 avec un faubourg bien peuplé. Elle est ceinte de fortes murailles 
« et ces murailles, du côté de l'orient, ont été prolongées jus- 
« que dans la mer, avec beaucoup d'art et d'intelligence. La ville 
« est défendue par un château fort qui domine les habitations. 
« Elle est entourée de vignobles et de plantations de figuiers. Il 
« s'y fait des expéditions de navires pour les contrées les plus 
« lointaines de l'orient; il en part aussi des flottes et des arme- 

' M. Conde Ht ici Kentada el pense qu'il s'agit peut-être de Cutanda (Descripcion 
de Espana, p. 2i4)- 

' L'ancienne Diomum, d'après le même auteur. 



38 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 128 verso. « meiits pouF la guerre ', et il s'y fabrique des navires, car c'est 
« un chantier de constructions. » 

Au midi de cette ville est une montagne ronde du sommet 
de laquelle on aperçoit les hauteurs de labesa iU^l. (Ivice) en 
pleine mer. Cette montagne s'appelle Ca'oun y^lï. 

De Xativa à Bekiren y^^Jô (Bocayrente), vers l'occident, ko 
milles. 

•< Bekiren est un lieu fortifié qui a l'importance d'une ville. 
«Il y a un marché renommé, et, à l'entour, beaucoup d'habi- 
" tations contiguës. Il s'y fabrique des étoffes blanches qui se 
« vendent à très-haut prix et qui sont de longue durée. Elles 
« sont incomparables sous le rapport du moelleux et de la sou- 
« plesse du tissu; c'est au point que, pour la blancheur et pour 
« la finesse, elles égalent le papier. 

" De Bekirin à Dénia, 4o milles. 

. Et à Elch jiJt , ko milles. » 

Elch ji,.'! (Elche) est une ville bâtie dans une plaine traver- 
sée par un canal « provenant d'une rivière. Les eaux, après avoir 
«passé sous les murailles de la ville, servent à alimenter des 
« bains et coulent dans les bazars et dans les rues. Les eaux de la 
« rivière dont nous parlons sont chaudes et salées. Pour boire , 
« les habitants sont obligés d'apporter, dans des vases de terre , 
« de l'eau du dehors, c'est-à-dire de l'eau pluviale. 

« D'Elch ijiJi à Oriwala aSIj^jj! (Orihuela), ville bâtie sur les 
« bords de la rivière Blanche (jo-ui)! ^.^\ ou du fleuve de Murcie 
«**.«;..» -vj, 28 milles^. 

« Les murs d'Oriwala s'élèvent sur la rive occidentale de ce 
» fleuve traversé par un pont de bateaux qui donne accès à la 
« ville. Cette ville est défendue par un château très-fort, bâti sur 
« une éminence , et environnée de jardins et de vergers qui pro- 

* Le ms. A porle 20 milles. 



PREMIERE SECTION. 39 

« duisent des fruits en quantité prodigieuse. On y jouit de toutes feuillet 128 verso. 
« les commodités de la vie. Il y a un marché public. 
« D'Orihuela Alij,)jji à Murcie *A->y-<i, 12 milles.» 

Et à Cartliagène iiÀs-Ua^, ^5 milles. 

De Dania aaj!^ (Dénia), ville maritime dont d a été plus haut 
fait mention, à Alcant tiwJiJi (Alicante), en se dirigeant vers 
l'ouest par mer, 70 milles. 

«Alicante est une ville peu considérable, mais bien peuplée. Feuillet j 29 lecio. 
« Il y a un bazar et une grande mosquée où l'on fait la khotba. alicante. 

« On fait venir d' Alicante , pour tous les pays maritimes , des 
«hommes habiles dans l'art de calfater (les navires). Le pays 
«produit beaucoup de fruits et de légumes, et particulièrement 
" des figues et du raisin. Le château qui défend cette ville, cons- 
« truit sur une montagne que l'on ne peut gravir qu'avec beau- 
« coup de peine, est très-fort. Malgré son peu d'importance, Ali- 
« cante est un lieu où l'on construit des vaisseaux pour le com- 
« merce et de petites embarcations'. » Dans le voisinage, c'est-à- 
dire à 1 mille de distance est un très-beau port nommé Eblnasa 
iUsUAji (Blanes) , qui sert à abriter les navires destinés à la guerre. 
Vis-à-vis de ce port est le cap dit el-Nadher jJàUJI <j^ (Castillo 
Santa-Pola). De là à Alicante on compte 10 milles^. 

D' Alicante à Elch jiJ!, par terre, i journée faible. 

Et d' Alicante aux bouches de Baies (j«.Jl. (i^^, 67 milles. 

Baies, avec son port et ses embouchures, est un grand étang 
où entrent les navires ^. 

De Baies à Djeziret el-Firan ^j^jjji^ 'bij-^^ ' mille. 

De cette île à la terre ferme , 1 mille et demi. 

De là au cap el-Cabtal JUiUJi cj>-!», 12 milles. 

' Le texte porte : ^ij\jyi\j *,jyu<-I' i-*^>ij.iS U-> UlUi U-^yi*= *-« ■ 

■ Ces distances manquent dans le ms. A. 

' M. Conde lit ji.yji^^ &jiji , au lieu de ijM.^i *Jijl ■ 



40 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 29 recio. Dc ià à Bortoman ' el-Kebir j^AA^i J^j->, port, 3o miiles. 

De là à Carlliagène &À=-U»>j>, 12 milles. 
CABTHAGÈNE. Cartliagène »s=~\^jj est le port de la ville de Murcie. C'est 

une ville ancienne, «possédant un port qui sert de refuge aux 
« plus grands comme aux plus petits navires, et qui offre beaucoup 
« d'agréments et de ressources. Il en dépend un territoire connu 
« sous le nom d'el-Candouna yjJwÀïJI, d'une rare fertilité. On rap- 
« porte que les grains qu'il produit, arrosés seulement par les 
« eaux pluviales, sont d'une qualité parfaite. » 

De Cartliagène sur mer J-s-LJI ^^c iiÀ=-Usjj à Sedjana ii-iUât , 
"bon port d'où dépend un village, » 2 4 milles. 

De là à Hissn Ecla *Kii ^jj^o^ (Aguila), «petit port situé sur 
« le bord de la mer, marché principal de Lourca ^ijp , dont il est 
« éloigné de 2 5 milles, 12 milles. » 

De Hissn Ecla à la rivière de Beyra Ïjm j^si^ (Vera), au fond 
d'un golfe, ^2 milles. 

Près l'embouchure de cette rivière est une montagne sur la- 
quelle est bâti le fort de Beyra Sjm (jj*a»., qui domine la mer. 

De là à l'île nommée Carbonera ijjMyi, 12 milles. 

Puis à el-Rassif oi^yo^l, 6 milles, 

A Chamet el-Beïdha Ij^juJ! iU>\Ji, 8 milles. 

Au cap de Cabitat ebn-Asouad i>^^ ^j?! aUjIï, 6 milles. 

De là à Alméria *jjit, 12 milles. 

De Carthagène à Murcie on compte, par terre, 4o milles. 
«cRciE. Murcie jUj^j^, capitale du pays de Tadmir jjv9.Xj , est située 

dans une plaine sur les bords de la rivière Blanche (js^oi" j-^j . 
«Il en dépend un faubourg qui, ainsi que la ville, est entouré 
« de murailles et de fortifications très-solides. " Ce faubourg est 
traversé par des eaux courantes. Quant à la ville , elle est bâtie 
sur l'une des rives de la rivière; on y parvient au moyen d'un 

' Le même auteur pense que ce nom est une altération de Portas magnas. Cette 
conjecture paraît très-plausible, 



PREMIERE SECTION. 41 

pont de bateaux. » Il y a des moulins construits sur des navires. Feuillet ug recto. 

«comme les moulins de Saragosse, qui peuvent se transporter 

« d'un lieu à un autre, et quantité de jardins, de vergers, d'ha- 

« bitations et de vignobles complantés de figuiers. De cette 

«ville dépendent divers châteaux forts, maisons de plaisance et 

« métairies d'une beauté admirable. » De Murcie à Valence on 

compte 5 journées ; 

A Alméria sur mer Jj..UJ! t^ *j4' ' 5 journées; 

A Cortoba iUls^ (Cordoue), lo journées; Feuillet 129 verso. 

A Hissn Chacoura itjyU; (j*»»- (Segura), ajournées; 

A Djindjala iJL^vj» (Chinchilla), 5o milles. 

« Djindjala aSIs^^ts- (Chinchilla) est une ville de moyenne gran- 
« deur défendue par un château fort , et entourée de vergers. 
« On y fabrique des couvertures de laine qu'on ne saurait imiter 
«ailleurs, circonstance qui dépend de la qualité de l'air et des 
" eaux. Les femmes y sont d'une rare beauté. » 

De là à Counka iiiTjy» (Cuença), « ville petite, mais ancienne, 
« et fréquentée à cause des objets qu'on y fabrique, » 2 journées. 

" Cuença est environnée de murs , mais sans faubourg. Les 
« étoffes de laine qu'on y fait sont d'excellente qualité. » 

De Cuença à Calssa iu^, vers l'orient, 3 journées. 

« Ce dernier lieu est fortifié et construit sur le revers de mon- 
« tagnes où croissent beaucoup de pins. On en coupe le bois et 
" on le fait descendre par la rivière jusqu'à Dania iUjIi (Dénia) 
« et à Valence iL^^^mJJ^. En effet, ces bois descendent de Calssa 
» à Djeziret Choucar ^^ *^i>^' ^^ ^^ ^^ ^^ ^^^^ '^^ Belbera sur 
« mer SjA^; là on les embarque pour Dénia où ils sont employés 
« à la construction des navires, ou pour Valence où ils servent à 
« celle des maisons. » 

De Calssa à Santa-Maria, 3 journées. 

De Calssa à Alicante , même distance. 

De Cuença àWebde oOs^j (Huete), même distance, 
n. 6 



42 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuiiipi.ig verso. Webde «^j et Ouclis ^Jx^>^i\ (Ucles) sont deux petites villes 
« entourées de champs cultivés et d'habitations , et » distantes l'une 
de l'autre de 18 milles'. 

D'Ouclis à Chacoura sjyU; (Segura), 3 journées. 

Chacoura ijyLi (Segura) est un fort hahité comme une ville, 
situé sur le sommet d'une montagne très-haute et très-escarpée. 
Ses constructions sont belles. Du pied des montagnes surgissent 
deux rivières, dont l'une est celle de Cordoue ou le Nahr el- 
Keh'iT jM^\ j^ (la grande Piivière), et l'autre celle de Murcie ou 
le Nahr el-Abiad uix>j^\j^ (la rivière Blanche). 

La première (celle de Cordoue) sort d'un lac formé par la 
réunion des eaux, au sein de la montagne , puis se précipite 
sous les rochers et en ressort , se dirigeant à l'ouest vers le 
montNidjda s^x.*^, puis vers Ghadira iijil* et Ebda sj^I (Ubeda), 
passe au pied des murs de la ville de Biasa a — «Us-j (Baeza), 
puis auprès du fort de Andoudjarj-s-jJs—il (Anduxar), de Cosseïr 
j-j. tn :i , du pont d'Istichan yL^iJuil ( Puente de Estefan ) , de 

Cordoue « t-Joj—i , des forts d'Almodovar jj^li (j*"^^ > de Djarf 

Oy.=- , de Lora sj^ , de Coleï'a axaXs , de Cateniana «jUÀkï ', d'Al- 
zerada «it^^JI , de Séville iUiMuSi^ , de Cabtal Jlk+ï, de Kabtour 
jy^, de Torbichana iuUo^ (Tribuxêna), d'el-Mesadjid Js-a-L-i! , 
« de Cades UA,ilï (Cadix), » puis se jette dans l'Océan. 

L'autre, c'est-à-dire la rivière Blanche ou de Murcie, sort des 
mêmes montagnes (on prétend qu'elle dérive du même lieu que 
la rivière de Cordoue), se dirige vers le midi en passant par 
Alcarad ijii] ', Moula aJj.» (Mùla) , Murcie &_»-«y_*, Oriwala aII^jj! 
(Orihuela), Almodovar jj»Kil, puis se jette dans la mer. 

De Chacoura ij^jUi (Segura) à Sora Sjy^, " ville assez consi- 

' M. Conde fait observer que ces distances sont trop fortes. 

' M. Conde propose de lire ici Constantina. 

' Le même auteur lit ici Alfered : ne serait-ce point Alcaras ? 



PREMIÈRE SECTION. 43 

"dérable, dont la construction est belle et le territoire fertile, Femiiei 129 verso 
<■■ située dans le voisinage du fort de Cana »m , 1 journées fortes. » 

De ce fort à Toleïtola iUouJia (Tolède), 2 journées. 

Celui qui veut se rendre de Murcie à Alméria doit passer par Feuillet i3o recto. 
Cantarat Achkana xiUU;! ijAû ( Alcantarilla ) , Lebrala 'A\jj^ ( Li- 
brilla), Hama X.«UL et Lourca «ijjJ (Lorca), «ville importante, 
" fortifiée sur une montagne , avec bazar et faubourg entouré 
« de murs et situé au-dessous de la ville. Il y a un marché 
« aux farines et un marché aux drogueries. Le pays produit de la 
"terre jaune (de l'ocre) et de la terre rouge (de la sanguine) 
'• dont il se fait une grande exportation. » 

De Lorca à Murcie on compte 4o milles. 

A Abar el-Racba iUîy! ^Ll et à Beyra ijM (Vera), « place forte 
« dans un vallon auprès de la mer, 1 journée. " 

De là à la montée de Choucar jJi^ *+*«, montée tellement 
escarpée qu'un cavalier ne peut la gravir qu'en mettant pied à 
terre' (la distance manque). 

De cette montée à Rabeta iikjljJI , qui n'est point un fort ni un 
village, mais une station où sont des gardes chargés de veiller 
à la sûreté du chemin, 1 journée. 

De là à Alméria Ajjit, 1 journée faible. 

« Alméria ii^t était une ville musulmane à l'époque des Mo- almébia. 
« ravides AAil -Ll i . Elle était alors très-industrieuse et on y 
«comptait, entre autres, huit cents métiers à tisser la soie, où 
« l'on fabriquait des manteaux précieux, des brocarts, les étoffes 
« connues sous le nom de saclatoun y^yjLw , de isfahani jL^j^i , 
« de murdjani ^1=-^ (ou couleur de corail); des voiles ornés de 
« fleurs »U5il jyc«JI , des vêtements riches et épais XÀwdi vUÂ^I , le 

' Voici le texte de ce passage qui ne me paraît pas avoir été bien rendu par le 
traducteur espagnol : yU^jjJl U5 j>.i.l, Lci_j l^^>i_; lj^î_>.=>- Ja »XjkI j.>o»j i/j 

6. 



44 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet iSorecio. " liaind .x^ , le a'tliabi ji^AC, le mucâdjir^^j-UU et divers autres 
« tissus de soie. 

« Avant l'époque actuelle Alméria io^l était également re- 
« nommée pour la fabrication des ustensiles en cuivre et en fer 
« parfaitement travaillés. La vallée qui en dépend produisait une 
« quantité considérable de fruits qu'on vendait à très-bon marché. 
«Cette vallée, connue sous le nom de Bedjana iOU?, est située 
« à d milles d' Alméria. On y voyait nombre de vergers, de jar- 
« dins et de moulins, et ses produits étaient envoyés à Alméria. 
« Le port de cette ville recevait des vaisseaux d'Alexandrie et 
« de toute la Syrie, et il n'y avait pas, dans toute l'Espagne, de 
«gens plus riches, plus industrieux, plus commerçants que ses 
« habitants, ni plus enclins, soit au luxe et à la dépense, soit à 
« l'amour de thésauriser. 

« Cette ville est bâtie sur deux collines séparées par un fossé 
« où sont des habitations. Sur la première est le château si 
Il connu sous le nom de Hissana iOUa».; sur la seconde, dite 
« Djebel el-Ainïm ^is-obl] Jj^^ , est le faubourg : le tout est 
« entouré de murs et percé de portes nombreuses. Du côté de 
«l'orient est le faubourg nommé el-Haudh cr>-=^5 entouré de 
«murs, renfermant un grand nombre de bazars, d'édifices, de 
« caravansérails et de bains. En somme Alméria était une ville 
« très-importante , très-commerçante et très-fréquentée par les 
< voyageurs; il n'y en avait pas en Espagne déplus riche et de 
" plus populeuse. Le nombre des caravansérails enregistrés à la 
« douane était de mille moins trente (970). Quant aux métiers 
« à tisser, ils étaient , comme nous venons de le dire , également 
" très-nombreux, 

« Le terrain sur lequel est bâtie cette ville est, jusqu'à un cer- 
« tain rayon de tous côtés, fort pierreux. Ce ne sont que roches 
" amoncelées et que cailloux roulés comme des dents molaires 
« sous la terre végétale ; c'est comme si on avait passé au crible 



PREMIÈRE SECTION. 45 

«ce terrain et qu'on eût fait exprès de n'en conserver que les Feuillet i3o verso. 
« pierres. A l'époque où nous écrivons le présent ouvrage , Al- 
n méria est tombée au pouvoir des chrétiens. Ses agréments 
«ont disparu, ses habitants se sont dispersés, les maisons, les 
" édifices publics ont été détruits et il n'en subsiste plus rien. » 

Les dépendances ou succursales jjIjU de cette ville sont Berdja 
ë^j^ et Delaïa ioili (Dalia). 

La distance qui sépare Alméria de la première de ces villes 
est de 1 forte journée. 

De Berdja à Delaïa on compte 8 milles. 

«Berdja, plus considérable que Delaïa, possède des marchés, 
« des fabriques et des champs cultivés. » 

On peut se rendre d' Alméria à Malca iUJU (Malaga) par terre 
ou par mer. 

La première de ces voies est montueuse ; la dislance est de 
1 journées. 

Par mer on compte i8o milles; 

Savoir : 

D' Alméria au bourg d'el-Bedjanis (j~jU? ' sur mer, 6 milles. 

( La route de terre de Berdja et de Delaïa passe par el-Be- 
djanis. ) 

De ce bourg à l'extrémité du golfe où est une tour où l'on 
allume du feu pour avertir de l'approche des bâtiments enne- 
mis, 6 milles. 

De ce cap au port de Nafira 'iyJiJi\ is^^, 22 milles. 

De là au bourg d'A'dra sur mer _s^-M j^ Sj'>^, 12 milles. 

«Ce bourg n'est point un lieu de marché, mais il y a des 
« bains et il est très-peuplé. A l'occident est l'embouchure d'une 
"grande rivière qui vient des montagnes de Cheblir ^^nsV^î (ou 
«peut-être Chelir), reçoit les eaux de Berdja iù=-^ et autres, et 
« se jette ici dans la mer. 

' M. Conde lit Ben-Egas. 



46 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuiiiei i3o verso. D'A'dra à Beiisana &jL^ , « bourg peuplé sur les bords de 
« la mer, » 20 milles. 

De là à Mers el-Feroudj ^i;-*i^ .sv^' ^^^^ o" P^tit port, 12 
milles. 

De là à Baterna H^ji^, « où l'on trouve une mine de mercure, 
« métal qui est ici d'une qualité supérieure, « 6 milles. 

De là à Clieloubania iCçu^iu; , bourg, 12 milles. 

De là à el-Mankeb i^SiVi , sur mer, 8 milles. 

« Cette dernière ville est de moyenne grandeur, mais jolie. 
« On y pêche beaucoup de poisson et on y recueille beaucoup 
« de fruits. Au milieu de cette ville est un édifice carré comme 
" le piédestal' d'une statue, large à sa base, étroit à son sommet. 
« Il y existe deux ouvertures parallèles des deux côtés et se pro- 
• longeant de bas en haut. Vers l'angle formé par un de ces côtés 
« est un grand bassin creusé dans le sol et destiné à recevoir 

Bien que le mot À^a signifie généralement une idole, il paraît que dans le dia- 
lecte de l'Edrisi on l'employait aussi pour exprimer l'idée d'une base, d'un piédestal. 
Cette dernière acception résulte évidemment du passage que nous mettons sous les 
yeux du lecteur, et justifie suffisamment, ce nous semble, la manière dont nous avons 
cru devoir traduire le mot /4v« dans la première partie de la présente version { 1" cli- 
mat , 1 " section ) , et au sujet de laquelle nous avons reçu de M. de Macedo , secrétaire 
perpétuel de l'Académie des sciences de Lisbonne, de judicieuses et bienveillantes 
observations. 

Voici le texte de ce passage curieux : 

XA+j'>» y.» yl^A*». «Jj (3-Aa» »!5\ilj J-^lj AkjL4yl /ÂAaJfe" fJ^ Lij (^li*»^ ij 
Jl ^\.J^ ^yS!.i ^y^^\ iéx^UiJl J! Jj^;, jU4i ^Vsl Jt Jsjunj yir Ul 

( ï- A «— «O Sj 

Cette description correspond parfaitement avec ce qu'on sait des soa-terazi. Voyez 
là-dessus l'ouvrage de M. le général Andréossy, que nous avons cité p. 26. 



PREMIÈRE SECTION. 47 

«les eaux amenées d'environ i mille de distance par un aquo- F^uiilfi ..io verso, 
« duc composé d'arcades nombreuses construites en pierres très- 
« dures. 

» Les hommes instruits du pays d'el-Mankeb disent que l'eau 
" s'élançait autrefois au sommet de l'obélisque jUIl et descen- 
" dait ensuite du côté opposé où était un petit moulin. On voit 
« encore aujourd'hui, sur une montagne qui domine la mer, des 
« vestiges dont personne ne connaît l'ancienne destination. » 

D'el-Mankeb i-JCii! à Grenade *t)Ly.s, par terre, ko milles. 

De la même ville au bourg de Chat tU; i^jj, 12 milles '. 

" Ce bourg produit quantité de raisins secs de couleur rouge , 
«et dont le goût approche de celui du vin sec et doux^ On 
« en expédie dans toute l'Espagne, et il est connu sous le nom 
« de raisin de Chat. » 

De ce bourg à celui de Tarch ^jla , sur le bord de la mer, 
1 2 milles. 

De là à la ville et château de Balich ^jJ^,» lieu l'ortiiié sur FeuiilcuSi ipcto. 
I le bord de la mer, à l'occident duquel est l'embouchure d'une 
" rivière dont les eaux sont salées et qui vient du côté du nord 
« . . .milles. Cette rivière passe à Alhama ^ ,» i! , traverse des 
« campagnes fertiles où elle reçoit quantité de bonnes eaux, 
« descend au bourg d'el-Besath LL-jJi , puis se jette dans la mer 
« à l'occident de Balich (jsJIj . » 

De cette ville à Seira ijMs, bourg, y milles. 

De Seira à Bezliana «jUJjj, « gros bourg situé dans une plaine 
«sablonneuse, pourvu de bains, de caravansérails; et de ma- 
1: dragues destinées à la pêche du gros poisson , lequel s'expédie 
« dans les pays environnants , » 7 milles. 

De Bezliana à Malca «iJU (Malaga), 8 milles. 
L'auteur reprend ici son ilinéraire cFAlméria à Malaga. 



48 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet i3i recto. « Malaga iiJiJL. est une ville très-belle, très-peuplée, très-vaste 
« et très-célèbre. Ses marchés sont florissants , son commerce 
« étendu et ses ressources nombreuses. Le territoire environnant 
« est planté en vergers de figuiers, produisant des fruits qu'on 
n expédie en Egypte, en Syrie, dans l'Irâc et même dans l'Inde; 
« ces figues sont d'une qualité parfaite. Auprès de la ville sont 
« deux grands faubourgs; l'un se nomme Casala ^U-j, et fautre 
« el-Tebànïn y>il*JI . Les habitants de Malaga boivent de feau 
« de puits, et cette eau, prise à la source, est d'une douceur 
" extrême. Près de la ville est un torrent dont les eaux ne coulent 
« que durant l'hiver et le printemps, et qui est à sec le reste de 
«l'année. Notre intention étant, s'il plaît à Dieu, d'en reparler 
« plus loin , nous revenons à Alméria aj)II . » 

Celui qui veut se rendre de cette dernière ville à Garnata 
Albira »,jsjJI *Jsl>£ (Grenade), doit faire d'abord 6 milles pour 
parvenir à Bedjana ^Vs?, ville jadis célèbre dont la population 
fut transportée à Alméria , « et dont il ne reste plus maintenant 
que les ruines et une grande mosquée qui est encore debout. 
Autour de Bedjana sont des vergers, des jardins, des lieux de 
promenade, et des vignobles produisant un revenu considérable 
aux habitants d' Alméria ë^jX^ . » A droite et à six milles de Be- 
djana ioLs? est el-Hama iLoUI, «forteresse située sur le sommet 
d'une montagne. Les voyageurs dans les pays lointains rap- 
portent qu'il n'en est point au monde de plus solidement cons- 
truite et qu'il n'est point de lieu dont les eaux thermales soient 
plus efficaces. De tous côtés il y vient des malades , des infirmes; 
ils y resteiit jusqu'à ce que leurs maux soient soulagés ou to- 
talement guéris. Comme les habitants de la ville, dans la belle 
saison, prennent ces bains avec leurs femmes et leurs enfants , 
et y dépensent beaucoup d'argent, soit pour leur nourriture, 
soit pour leur entretien, il arrive que le loyer d'une habitation 
s'y élève quelquefois jusqu'à trois dinars (moravides) par mois. 



PREMIÈRE SECTION. 49 

» Les montagnes voisines d'el-Hama sont en totalité formées de FtuilletiSi recto. 
« gypse. On en extrait cette substance, on la brûle et on la trans- 
« porte à Alméria pour être employée à la construction des édi- 
« fices. Elle s'y vend à très-bon marché à cause de son abondance. » 

De Bedjana iULs? au bourg de Béni A'bdous y-j-J^ — s-» (s^, 
6 milles. 

De là à Mondoudjar ^^.=-j^i^ (Monduxar) , lieu où est une 
auberge pour les voyageurs qui viennent d' Alméria, 6 milles. 

n Le fort de Mondoudjar est construit sur une colline dont 
« la terre est de couleur rouge, et auprès de laquelle coule une 
« rivière. L'auberge est dans le village ; on trouve à y acheter du 
« pain , du poisson et toute sorte de fruits selon la saison. 

De là on se rend à Burchana iLjL^j~> (Purchena), lieu situé Feuiileii3i verso. 
près le confluent de deux rivières et fort très-solidement cons- 
truit; puis à Beledzouz i^ Jvij (Bolodui), puis à Hissn el-Cosseïr 
^^jsASJiJ! y*3o-, fort très-solide, construit dans la partie la plus 
étroite de la vallée et par laquelle il faut nécessairement passer ; 
puis à Khandak-Cabir -a+s ^;5J^ÀÀ., puis à Ratbat iUij (Artebat), 
puis à A'bla aW, puis au fort de Finana iUUù, puisa Sansara 
tjMiiJM, bourg, puis au commencement de la fertile plaine d' A'bla 
ïXac qui a 1 2 milles de longueur, sans courbure ni embran- 
'• chement. Le voyageur laisse à sa droite la montagne dite Chelir 
« el-Tedj J^W ^-Ai (ou de la Neige), où l'on remarque divers 
« lieux fortifiés , tels que Fereira tjjjj , aussi appelé le fort des 
« Noix, parce qu'en effet le terrain en produit en quantité extraor- 
« dinaire et d'une qualité supérieure, et Dar^ia (j*aa., dont les 
« environs produisent d'excellentes poires; une seule de ces poires 
«pèse quelquefois un rotl (une livre) d'Andalousie; communé- 
« ment deux atteignent ce poids. >> 

De l'extrémité de la plaine d' A'bla XL** ^aji on se rend à 
Khandac-As y-i ijJU^ et de là à Wadi Ach ji\ j^il^ (Guadix), 
«ville de médiocre grandeur, ceinte de murailles, où l'on peut 
"• 7 



50 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet i3i \eiso, "faire des bénéfices dans le négoce, abondamment pourvue 
« d'eau, car il y a une petite rivière qui ne tarit jamais; » puis 
à Dachma iUiii> (Diezma), bourg où est une auberge; puis à 
Ratbat «-+j;, puis à Afrafaranda »oo|;_st^t (Farayana), puis au 
bourg de Wad iij »^ji, «dont les maisons sont contiguës, «et 
situé à 8 milles de distance de la ville de Grenade. 

WadiAchuiii t^itj est un point où aboutissent plusieurs routes. 
Le voyageur qui (par exemple) veut se rendre de là à la ville 
de Basât k*«o (Baza), gravit le mont A'ssim^,-«U, passe au bourg 
de Beroua !jy.j i^jï et parvient à Basât k*>»j après avoir fait 3o 
milles. 

« Cette dernière ville est de grandeur moyenne, agréablement 
« située et bien peuplée; elle est entourée de fortes murailles et 
« possède un bazar très-propre et de belles maisons. Il s'y fait du 
« commerce, et il y a des fabriques de divers genres. Non loin de 
« là est le cbâteau de Tachkar^Xû^, qui par sa hauteur, la soli- 
« dite de ses fortifications, la bonté du sol et la pureté de l'air, est 
" préférable à tous les forts de l'Espagne. Il n'est possible d'y gravir 
« que par deux points distants entre eux de l'espace de 1 2 milles 
« et par des sentiers très-étroits ^; au sommet de cette montagne 
« sont des champs cultivés , extrêmement fertiles et parfaitement 
« arrosés. » 

De Wadi Ach yi! j^ilj à Djian yU=- (Jaen), on compte 2 fortes 
journées; 

Et de Basât la*«o à Djian yU^ (Jaen), 3 journées faibles. 

«Jaen est une jolie ville dont le territoire est fertile, et où 
« l'on peut se procurer de tout à bon compte , principalement de 
« la viande et du miel. Il en dépend trois mille villages ^ où l'on 
'1 élève des vers à soie. La ville possède un grand nombre de 

' Littéralement : « semblables à des courroies de souliers ou à des escaliers de 
«fourmis,» J^^l ^j'S^j JosàJ! ii)!_^ JvX«- 



PREMIERE SECTION. 51 

« sources qui coulent au-dessous de ses murs, et un château des FeuiiieiiSi verso. 
« plus forts où l'on ne peut parvenir que par un sentier étroit. Elle 
'< est adossée contre la montagne de Kour j^â», entourée de jar- 
« dins, de vergers, de champs où l'on cultive du blé, de l'orge, 
« et toute sorte de céréales et de légumes. A i mille de la ville Feuillet 1 32 n-cio, 
« coule la rivière de Heloun yjl=^ j.^^ > <î"' f'st considérable et 
« sur laquelle on a construit un grand nombre de moulins. Jaen 
« possède également une grande mosquée très-honorée et à la- 
" quelle sont attachés de savants docteurs. » De là à Biasa ii— «Lo 
(Baeza), on compte 20 milles. De Jaen on aperçoit Baeza, et ré- 
ciproquement. «La deuxième de ces villes (Baeza) est bâtie sur 
" une colline de terre noire, près des bords du Wadi'lkebir (Gua- 
« dalquivir), fleuve qui passe à Cordoue, ceinte de murailles et 
■ pourvue de bazars. Les champs qui l'environnent sont bien cul- 
« tivés et produisent beaucoup de safran. » A 7 milles de distance 
vers l'orient, non loin du même fleuve, est Ebda «o^ï (Ubeda), 
petite ville dont le territoire est également très-fertile. 

Dans l'espace compris entre Jaen, Baeza et Guadix, sont divers 
lieux fortifiés, florissants, bien habités et produisant de tout en 
abondance. Tels sont, 1° Choudhar jij^ (Jodar), forteresse im- 
portante, située à l'orient de Jaen et vis-à-vis Baeza, d'où la tein- 
ture écarlate ^ dite choudari tire son nom. De là au fort de Touna 
iiijL'', vers l'orient, on compte 12 milles. 

2° Kidjata aJoUaj (Quesada)', fort peuplé comme une ville, 
possédant des bazars, des bains, des caravansérails et un fau- 
bourg. « Ce lieu est situé au pied d'une montagne où l'on coupe 
<< le bois qui sert à fabriquer des écuelles, des plats et autres us- 
« tensiles dont il se fait un grand débit, tant en Espagne que dans 

" Le ms. A porte n^jis ■ 

' Ce nom de lieu devenu célèbre à jamais, grâce à l'admirable roman de Michel 
Cervantes, est écrit iUaUiukS dans l'Abrégé. 

7- 



52 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 32 recto, «la majeure partie de l'Afrique occidentale. Cette montagne se 
« prolonge jusqu'auprès de Baeza. » De là (de Quesada) à Jaen, 
on compte 2 journées; 
A Guadix, 2 journées; 
Et à Grenade, i journées; 
Et de Guadix à Grenade , ko milles. 
GRENADE. „ Gamata AJab^ (Grenade) fut fondée à l'époque de l'invasion 

musulmane en Espagne. La principale ville de ce pays était 
(auparavant) Elbira ojj}\ (Elvira) dont les habitants émigrèrent 
et se transportèrent à Grenade. Celui qui en fit une ville, qui 
la fortifia, l'entoura de murs et fit construire son château, fut 
Habous le Sanhadji ^y^^ ltj— ^*■l auquel succéda Badis i^i>\>, 
son fils. Celui-ci acheva les constructions commencées et l'éta- 
blissement de la population qui y subsiste encore aujourd'hui. 
Cette ville est traversée par une rivière qui porte le nom de 
Hadrou jj.x_j». . Au midi coule la rivière salée qu'on appelle 
Chenil J-v»^, et commence la chaîne de montagnes dites Chelir, 
ou montagnes de Neige. Cette chaîne s'étend sur un espace de 
2 journées; sa hauteur est considérable, et les neiges y sont 
perpétuelles '. Wadi Ach gi! (^itj (Guadix), Gamata iL_LLj^ 
(Grenade), et la partie des montagnes qui s'étend vers le sud 
peuvent être aperçues de la mer à une distance de loo milles 
ou environ. Dans la partie inférieure, vers la mer, sont Beni- 
Hamr ^ (g^ (Benimer) et Delaïa o«_ji)i. (Dalia), dont nous 
avons déjà parlé. » 
De Grenade à el-Mankeb t^.O-11 (Almuneçar), sur mer, on 
compte ^o milles. 

De Grenade à Loucha **!jJ (Loja), en suivant le fleuve, 2 5 
milles. 

D'el-Mankeb <.;JiiX\ (Almuneçar) à Alméria iojAl , par mer, loo 
milles. 

' Littéralement : « y durent été comme hiver. » 



PREMIERE SECTION. 53 

D'el-Mankeb t-Jol! à Malca iUUU (Malaga) \ ville capitale du 
pays de Riah «-jj, 8o milles. 

De Malca iUJU (Malaga) à Cortoba iUL^j (Cordoue), en se di- Feuillet ,32 verso. 
rigeant vers le nord, k journées. 

De Malaga à Grenade, 80 milles; 

A l'île Verte (Algéziras), 100 milles; 

A Séville, 5 journées; • 

A Marbila »Xij^ (Marvella), sur la route d' Algéziras, ^io milles. 

« Marblla '»^j^ (Marvella) est une ville petite, mais bien ha- 
«bitée, et dont le territoire produit des figues en quantité. Au 
« nord est le fort de Boubachtera ir^ujiM , d'une très-bonne dé- 
« fense et d'un difficile accès. » Entre Malaga et Cordoue sont 
divers lieux fortifiés et peuplés d'habitants à demeure fixe; parmi 
ces lieux on remarque Archidouna i^j^^j] et Antekira a^joUji 
(Antequera), villes situées à 35 milles l'une de l'autre, et à 35 
milles de Malaga. « Ces deux villes étaient (continuellement) en 
« état de guerre à l'époque de l'invasion musulmane , et même 
« après la domination d'Ebn-abi-Omar, qui gouvernait le pays au 
« nom des khalifes Ommiades. » 

D' Archidouna s^j^yjZjt à Achir^l, «forteresse contenant une 
" population nombreuse et de vastes bazars, » 20 milles. 

Et de là à Bagha iiclj, 18 milles. 

« Bagha a-sL» est une ville de peu d'étendue , mais extrême- 
« ment agréable, à cause de la quantité d'eaux qui la traversent. 
« Ces eaux font tourner des moulins dans l'intérieur même de 
" la ville dont le territoire , couvert de vignobles et de vergers , 
« est on ne peut pas plus fertile. » Ce pays confine du côté de 
l'orient avec celui du fort dit el-Fandak (jA-âjUI ^, «bâti sur le 

' Le ms. A contient ici une description de Malaga confonne en tout à celle qu'on 
vient de lire ci-dessus , pag. 48. 

' L'Abrégé et la version espagnole portent Algaïdac ^ïl JsajïJ!, nom de lieu dont 
l'emplacement correspond, selon M. Conde, à celui d'Alcaudete. 



54 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuiiipti Sa verso. " sommet d'une montagne qui fait face à l'occident, et où est un 
« marché renommé. » 

De là à Biana *jUj (Baena), château fort «bâti sur une émi- 
« nence entourée de vergers, d'oliviers et de champs ensemen- 
« ces, » 1 journée faible. 

De Biana au fort de Cabra Hjm, « comparable par son impor- 
« tance à une ville, solidement construit et situé à l'entrée d'une 
« plaine couverte d'habitations et de cultures, i journée faible. « 

De là à la ville de Cortoba iuL^ (Cordoue), lio milles. 

Entre le sud et l'ouest (de cette ville) est Alisana *_jU*,<w.^1 
(Lucena), «autrement dite Elbira e^-A-JI (Illora?), d'où dépend 
« un faubourg habité par des musulmans et par quelques juifs, 
« pourvu d'une grande mosquée, mais non point entouré de murs. 
« Quant à la ville, elle est ceinte de bonnes murailles et de toutes 
« parts environnée par un fossé profond et toujours plein d'eau. 
n Les Juifs habitent l'intérieur de la ville et n'y laissent pas pé- 
« nétrer les musulmans. La population (je veux dire les juifs) y 
« est plus riche qu'en aucun des pays soumis à la domination 
n musulmane; elle y est à l'abri de toutes entreprises hostiles. » 

D'Alisana xjL»AJi à Cordoue on compte lio milles. 

>• Ce pays est limitrophe de celui de Belaï j^y^ (Velay) et de 
« Mesouk ii)jj*»«, qui furent jadis des lieux fortifiés et habités par 
« des Berbers. » 

Du fort de Belaï jg^o à Cordoue, 20 milles. 
jeuiiletiSS recto. Daus le voisiuage de Belaï est Sant-Iala *ll. cajUÎ (Santaella), 
>' lieu fortifié, dépourvu d'eau de source, si ce n'est à une grande 
« distance. » 

De là à Esidja «—^I \ vers l'occident oriental, on compte i5 
milles. 

Et à Cordoue, 28 milles. 

Esidja iuâti est une ville bâtie sur les bords du fleuve de Gre- 

' L'Abrégé et la version espagnole portent Ajsv»»! Eslidja; mais l'orthographe du 



PREMIERE SECTION. 55 

nade , qu'on appelle le Chenil JmM, (Xenil). « Cette ville est jolie; Feuillet 1 33 recto. 

« elle possède un pont très-remarquaLle , construit en pierres de 

« taille d'excellente qualité , des bazars très-fréquentés où il se 

«fait beaucoup de commerce, des jardins et des vergers où la 

« végétation est très-vigoureuse ', des enclos où croissent des arbres 

'< fruitiers. » 

D'Esidja A^l à Cortoba iUJoyS (Cordoue), 35 milles. 

D'Esidja, en se dirigeant vers le sud, au fort d'Ochouna mn-w 
*jj-»i;t (Ossuna), «place dont la population est considérable , ^ 
une demi-journée. 

Et de là à Belichana iuliAj (Belicena), «place bien habitée et 
« dont les fortifications sont entourées de vergers, d'oliviers, « 
2 milles. 

D'Esidja à Carmouna iijj^ (Carmona), ^5 milles. 

« Cette dernière ville est grande, et ses murailles sont com- 
« parables (littéral, semblables) à celles de Séville. Elle était pré- 
>> cédemment au pouvoir des Berbers, et ses habitants actuels sont 
« encore très-méchants. Située sur le sommet d'une montagne , 
« elle est très-forte. La campagne qui l'environne est extrêmement 
« fertile et produit en abondance de l'orge et du froment. » 

De là, en se dirigeant vers l'occident, à Séville, dont nous avons 
déjà parlé, on compte i8 milles. 

De Carmouna à Clierich iji-?j^ (Xérès), ville dépendante de la 
province de Chidhouna *_>j.x-w Hjy^' (Sidonia), 3 journées. 

De Séville à Xérès on compte 2 fortes journées. 

« Chirich L|ii-j^ (Xérès) est une place forte de grandeur moyenne, 
«entourée de jardins d'un agréable aspect et de quantité de 
« vignobles. On cultive aussi dans ses environs l'olivier, le figuier 
« et le froment. Les vivres y sont à un prix raisonnable. » 

ms. A paraît préférable, puisqu'il existe en eifet, sur le Guadalquivir, une ville 
bien connue sous le nom d'Ecija. 

ÀJUXa fc:;^lA>j 0;^LwMJ . 



-56 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 33 recio. De Xerès à l'île de Cadès i^-ib »^-^=- (Cadix), 12 milles, sa- 
voir : de Xerès à el-Canatir ^L»JiJI (les Ponts), 6 milles; 

Et de là à Cadès (j-^iï (Cadix), 6 milles. 

" De Séville à Cordoue on compte 3 journées, et l'on peut s'y 
« rendre par trois chemins différents, savoir :par el-Zindjar^L*^!, 
«par Lora Hj,^, ou par le fleuve (le Guadalquivir). » Le premier 
de ces itinéraires (nous l'avons déjà donné) est ainsi qu'il suit : 

De Séville à Carmouna, 1 journée. 

De Carmouna à Esidja, 1 journée; 

Et d'Esidja à Cordoue, 1 journée. 

« Quant à la route de Lora ij^ , la voici : de Séville on se rend 
« à la station d'Abar jUjI , puis à Chirich (ji_j^ ( Xerès ) , puis 
« à Coleïah iùiAXiiJt , où est la station. Entre Chirich et Coleïah , 
« on aperçoit le fort de Catania iUiUaj jj-wa». , situé au nord. La 
« route de Coleïah se prolonge sur les bords du Nahr el-Kebir 
(i^^VjJîl j^ (Guadalquivir), fleuve qu'on traverse au moyen de ba- 
« teaux. De Coleïah on se rend à Ghaïran yl^-A-iUI , puis à Lora 
« Sj^, lieu situé à la distance d'à peu près un jet de flèche de la 
« route. A droite du voyageur est une grande citadelle, bâtie sur 
Il les bords du fleuve. De Lora on va au bourg de Saf ci^ ^^, 
« en face duquel , sur la gauche du voyageur, est un fort construit 
" sur une haute montagne. Ce fort s'appelle Saiila iiiyX»\M, et c'était 
» anciennement un entrepôt de marchandises pour les Berbers. 
Feuillet i33 verso, n De Saf cjUo '■ OU sG rend à Melial JLkX», fort situé sur les bords 
« de la rivière de ce nom, qui porte aussi celui de rivière de Ca- 
« randjiloch yiijJi:^ _^ . De ce pont ^ à Carandjiloch yjijX^^^j , 
« on compte 1 2 milles. Du même pont on se rend au bourg de 
" Mourchan yU>^ ', situé sur les bords du Guadalquivir, puis au 

' Ou Sadf ti <is,<o . 
' Sic. 
Ou Sourchan yV*yj«,w . 



PREMIÈRE SECTION. 57 

" fort de Meradouba io^il^.», où est la station. » La distance totale Feuillet 1 33 verso. 
de Séville à Cordoue est par cette voie de 80 milles. 

« D' Almodovar jj.xit , dont nous avons déjà parlé, à Farandjo- 
« loch (jiJjjsl^, ville agréable, forte, entourée de quantité de 
« vignes et de vergers, et dans le voisinage de laquelle sont des 
« mines d'or et d'argent situées dans un lieu nommé el-Marh 
« ^^i (ou el-Mardj ^M), " 12 milles. 

« De là à Constantine du Fer .Kj-Jv^ xiAlai*»5 , lieu renommé 
» par l'abondance et l'excellente qualité du fer qu'on en tire et 
" qui s'exporte dans tous les pays , . . . milles. Non loin de Cons- 
« tantine est le fort de Farch uSyj (j^i^- , où l'on taille une espèce 
« de marbre renommé par sa beauté et connu sous le nom de 
« Farchi i^j~ii^ A^j^^ • Ce marbre est en effet le plus blanc, le 
« mieux veiné , le plus dur qu'il soit possible de voir. De ce fort 
Il à celui connu sous le nom de Djebel O'ïoun y^-^s-^ cX-!^-=- ( la 
n montagne des Sources) , on compte 3 faibles journées. » 

Celui qui veut se rendre par eau de Séville à Cordoue s'em- 
barque sur le fleuve et le remonte en passant par les moulins 
dits el-Zarada SiljjJI U-jt , par le coude dit Menzil Aban uXJa-c 
ylil J)-J^, par Cotaniana xjUÀla5, par Coleï'ab iL«AAJiJi , par Lora ïj^ , 
par le fort el-Djarf Oj-^ o-'^'^> par Souchenil J_a-iy« , par le 
confluent de la rivière de Melbal JLjX» -^ (ou Melial JUA^) , par 
le fort d'Almodovar jjJd! (j^a»- , par Wadi Romman yU, ts^'j- 
par les moulins de Nasih g=b l^jl , d'où il arrive à Cordoue. 

« Cordoue est la capitale et la métropole de l'Espagne et lu cobdoce. 
« siège du khalifat parmi les Musulmans. Les tribus qui com- 
« posent sa population sont trop nombreuses et trop connues 
« pour qu'il soit nécessaire d'en faire mention , et les vertus qui 
" caractérisent les habitants sont trop évidentes pour qu'il soit 
Il possible de les passer sous silence. Ils possèdent au plus haut 
« degré l'élévation et la splendeur. Sommités intellectuelles de 
«la contrée, sources de savoir et de piété, ils sont renommés 
n. 8 



58 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuilieii 33 verso, «parla pureté de leur doctrine, l'exactitude de leur probité, 
et la beauté de leurs coutumes, soit en ce qui concerne leur 
manière de se vêtir et leurs montures, soit en ce qui touche 
l'élévation des sentiments qu'ils apportent dans leurs assemblées 
et dans l'assignation des rangs, ainsi que dans le choix des ali- 
ments et des boissons; joignez à cela qu'ils sont doués du ca- 
ractère le plus aimable, des qualités les plus dignes d'éloges, 
et que jamais Cordoue ne manqua de savants illustres ni de 
personnages distingués. Quant aux négociants, ils possèdent 
des richesses considérables, des ameublements somptueux, de 
beaux chevaux, et ils ne sont mus que par une noble ambition. 

" Cordoue se compose de cinq villes contiguës les unes aux 
autres, entourées chacune en particulier de murailles^ et pos- 
sédant en quantité suffisante des marchés ouverts, des marchés 
fermés, des bains et des édifices pour toutes les professions. 

«La ville s'étend en longueur de l'occident à l'orient, sur 
un espace de 3 milles. Quant à sa largeur, depuis la porte du 
pont jusqu'à celle des Juifs, située vers le nord, on compte 
1 mille. Elle est bâtie au pied d'une montagne qu'on appelle 
Djebel el-A'rous u-j»^! J~^^ (ou de la Nouvelle-Epouse). C'est 
dans le quartier central que se trouvent la porte du pont et 
la grande mosquée qui, parmi les mosquées musulmanes, n'a 
pas sa pareille, tant sous le rapport de l'architecture et de la 
grandeur des dimensions, que sous celui des ornements. 

« La longueur de cet édifice est de loo toises i^j^ ^l, et sa 
largeur de 8o-. Une moitié est couverte d'un toit, l'autre est 
à ciel ouvert. Le nombre des nefs couvertes est de dix-neuf. 

' «.=-U». , agger, mur ou rempart. 

" M. le comte A. de Laborde {Description de l'Espagne, tom. II, pag. 7) porte ces 
dimensions à 620 pieds de long sur àào de large. Pour que le rapport indiqué par 
1 Edrisi fût exact, il faudrait réduire le premier de ces nombres à 55o pieds, ou 
porter le second à Ag6 ; la valeur de la toise arabe dite la murseht serait, dans cette 
dernière supposition, d'environ 6 pieds 2 pouces. 



PREMIERE SECTION. 59 

On y remarque des colonnes (je veux dire des piliers portant Feuillet 1 34 recto. 
chacun un cintre qui s'étend d'une colonne à l'autre en face), 
grandes et petites. En y comprenant celles qui soutiennent la 
grande coupole, elles sont au nombre de millet 

« On compte dans cette mosquée cent treize candélabres desti- 
nés à l'illumination. Le plus grand de ces candélabres supporte 
mille lampes, et le moindre douze. 

« La charpente supérieure de cet édifice se compose de pièces 
de bois fixées au moyen de clous sur les solives de la toiture. 
Ces bois proviennent des énormes pins de Tarsous y^-^v-= cj^ 
ijo}.»»;.kJ! jjjjUa!! ^. La dimension de chaque pin est, savoir : en 
épaisseur, sur une face, de i grand choubra (de 9 à i o pouces); 
sur l'autre face, de 1 choubra moins 3 doigts (de 8 à 9 pouces); 
et en longueur, de 87 choubras (environ 20 pieds 3 pouces). 

« Entre une solive et l'autre il existe un intervalle égal à l'é- 
paisseur d'une solive. La charpente dont je parle est entière- 
ment plate et revêtue de divers ornements hexagones ou treil- 
lages; c'est ce qu'on appelle chatons, cercles ou peintures. 
Ils ne sont point semblîdiles les uns aux autres, mais chaque 
charpente forme un tout complet sous le rapport des orne- 
ments qui sont du meilleur goût et des couleurs les plus bril- 
lantes. On y a employé en effet le rouge de cinabre, le rouge 
orangé, le blanc de céruse, le bleu lapis, le vert de gris, le 
noir d'antimoine ; le tout réjouit la vue à cause de la pureté 
des dessins, de la variété et de l'heureuse combinaison des 
couleurs. 

« La largeur du pavé de chaque arcade cintrée est de 33 
choubras (environ 2 3 pieds 1 1 pouces). La distance qui sépare 
une colonne de l'autre est de i5 choubras ( 1 1 pieds 3 pouces). 

' M. le comle A. de Laborde dil : huit cent cinquante. 
Le ms. A porte de Tortose; mais je crois que la vraie leçon est celle que donne 
le ms. B. 

8. 



60 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuilleii34recLo. «Chaque coloDiie s'élève sur un piédestal en marbre et est sur- 
« montée d'un chapiteau de même matière. 

« Les entrecolonnements consistent en arceaux d'un style ad- 
« mirable au-dessus desquels s'élèvent d'autres arceaux portant 
« sur des pierres de taille très-dures ; le tout est recouvert en 
« chaux et en plâtre , et disposé en compartiments ^ ronds et en 
« relief exécutés en mosaïques de couleur rouge. Au-dessous (et 
« dans l'intérieur) des arceaux sont des ceintures j!)l en bois, con- 
■< tenant (inscrits) divers versets du Coran. 

«La kibla^ de cette mosquée est d'une beauté et d'une élé- 
« gance impossibles à décrire , et d'une solidité qui dépasse tout 
« ce que l'intelligence humaine peut concevoir de plus parfait. 
« Elle est entièrement couverte d'émaux' dorés et coloriés en- 
« voyés en grande partie par l'empereur de Constantinople à 
« Abderrahman Nassr-eddin-AUah l'Ommiade. 

« De ce côté, je veux dire du côté du sanctuaire du mihrab ', 
« il y a 7 arcades soutenues par des colonnes ; chacune de ces ar- 
« cades se fait remarquer par une délicatesse d'ornements supé- 
« rieure à tout ce que l'art des Grecs et des Musulmans a produit 
« en ce genre de plus exquis. 

« Au-dessus de chacune d'elles sont des inscriptions encastrées 
« dans des cartouches formés d'émaux dorés sur un fond bleu 
« d'azur. La partie inférieure est ornée d'inscriptions semblables, 
« c'est-à-dire composées d'émaux dorés sur un fond d'azur. La 

' Le lexte porlejj_rf, mot technique dont il ne m'a pas été possible de trouver 
i'exacle signiûcalion. 

' Lieu indiquant avec précision la direction vers laquelle les Musulmans doivent 
se tourner pour faire leurs prières. 

' J'entends par émaux ces fragments cubiques de marbre artificiel , de pierres de 
couleur ou aulres , qu'on employait dans les mosaïques et dans les arabesques du 
moyen âge, et qu'à Constantinople on fait monter en bagues encore aujourd'hui. 

'' Le mihrah est une sorle de niche indiquant d'une manière générale la direction 
doni il s'agit. 



PREMIERE SECTION. 61 

surface même du mihrab est revêtue d'ornements et de peintures Feuillet 1 31 verso. 
variées. Sur les côtés sont quatre colonnes dont deux sont 
vertes et deux jaunes d'or d'une inestimable valeur. Au-dessus 
du sanctuaire est une coupole' en marbre d'un seidbloc, cise- 
lée, sculptée et enrichie d'admirables ornements d'or, d'azur et 
d'autres couleurs; tout autour règne un encadrement'- en bois 
orné de précieuses peintures. 

» A droite du mihrab est la tribune (ou chaire à prêcher) qui 
n'a pas sa pareille dans tout l'univers. Elle est en ébène, en 
buis et en bois de senteur ^. Les annales des khalifes Ommiades 
rapportent qu'on travailla à la sculpture et à la peinture de ce 
bois durant sept ans; que six ouvriers , indépendamment de leurs 
aides, y furent employés, et que chacun de ces ouvriers recevait 
par jour un demi-mithcal mahmoudi d'or. 

« Au nord est un édifice contenant quantité de vases d'or et 
d'argent destinés à l'illumination de la 27° nuit du ramadhan. 
On voit dans ce trésor un exemplaire du Coran que deux 
hommes peuvent à peine soulever à cause de sa pesanteur, et 
dont quatre feuillets sont écrits de la main d'Othman fds d'Af- 
fan (que Dieu lui soit favorable!); on y remarque plusieurs 
gouttes de son sang. Cet exemplaire est extrait du trésor tous 
les vendredis ". Deux d'entre les gardiens de la mosquée, précé- 
dés d'un troisième portant un flambeau, sont chargés du soin 
d'apporter l'exemplaire renfermé dans un étui enrichi de pein- 
tures et d'ornements du traA'all le plus délicat. Une place par- 
ticulière (littéral, un trône) lui est réservée dans l'oratoire. 
L'imam , après avoir lu la moitié d'une section du Coran , le 
remet à cette place. 

Atn.T, ■ 
' Le ms. A porte : tous les jours. 



62 QUATRIÈME CLIMAT. 

Kcuiiicii 3/1 verso. « A droite du mihrab et de la tribune est une porte servant à 
« la communication entre la mosquée et le palais (el-cassr) et don- 
« nant sur un corridor pratique entre deux murailles percées de 
« huit portes , dont quatre s'ouvrent du côté du palais et quatre 
n du côté de la mosquée. 

« Cet édifice a vingt portes ^ recouvertes de lames de cuivre et 
« d'étoiles^ de même métal. Chacune de ces portes tourne sur 
« deux gonds très-solides; les murs qui leur font face sont ornés 
« de mosaïques travaillées avec art en terre cuite rouge et formant 
'. divers dessins. 

« Les parties extérieures des ouvertures ou des fenêtres qui 
« régnent tout autour et au haut de l'édifice pour donner passage 
« à la lumière, et l'intérieur (de ces fenêtres) sont soutenus jus- 
« qu'au plafond de la toiture par des entablements de marbre dont 
« la longueur est de 1 toise , la largeur de 36 pouces et l'épaisseur 
« de Zj. doigts. Tous ces entablements sont travaillés en hexagones 
« et en octogones sculptés, taillés en creux^ de diverses manières, 
» de sorte qu'ils ne se ressemblent point entre eux. 

« Au nord de la. mosquée il existe une tour dont la construction 
« est singulière, le travail curieux et la forme d'une beauté rare. 
« Elle s'élève dans les airs à une hauteur de 1 00 coudées rechachè. 
«De la base au balcon où se place le muedzin (le crieur) on 
« compte 80 coudées, et de là jusqu'au sommet de la tour 20 cou- 
« dées. On monte au haut de ce minaret au moyen de deux 
« escahers dont l'un est situé à l'ouest et l'autre à l'est de l'édi- 
« fice, de sorte que deux personnes parties chacune de son côté 
« du pied de la tour et se dirigeant vers son sommet, ne se re- 
Feuincti 35 recto. „ ioignent quc lorsqu'elles y sont parvenues. La façade de cet 
« édifice se compose de pierres dures jointes ensemble, et revè 

' M. de Laborde dit : dix-sept. 

' C'est ainsi du moins que je crois devoir rendre le mot »iyu.« . 



PREMIERE SECTION. 63 

tues, à partir du sol jusqu'au sommet de la tour, de beaux oi- Feuillet 1 35 recto. 
nements, produits des divers arts de la dorure, de l'écriture et 
de la peinture. 

« Sur les quatre côtés de la tour régnent deux rangs d'arcades 
reposant sur des colonnes du plus beau marbre. Le nombre des 
colonnes existantes dans l'intérieur ou à l'extérieur de l'édilice 
s'élève à trois cents en y comprenant les grandes et les petites. 
Au haut est un pavillon avec quatre portes destiné au logemenj 
des crieurs qui doivent y passer la nuit. Ces crieurs sont au 
nombre de seize employés chacun à son tour, de telle sorte qu'il 
y en a toujours deux de service par jour. Au-dessus de la cou- 
pole qui couvre ce pavillon on voit trois pommes (ou boules) 
d'or et deux d'argent \ La plus grande de ces pommes pèse 60 
rotls (ou livres de l'espèce de celles dont on se sert pour le 
pesage de l'huile). Le nombre total des personnes attachées 
au service de la mosquée est de soixante. Elles sont sous l'ins- 
pection d'un intendant chargé de veiller à leurs intérêts. Lorsque 
l'imam a commis quelque faute ou négligence, il ne fait point 
ses adorations avant la cérémonie dite le selam, mais bien 
après. 

«A l'époque où nous écrivons le présent ouvrage, la ville de 
Cordoue a été écrasée sous la meule du moulin de la discorde; 
les rigueurs de la fortune ont changé sa situation, et ses habi- 
tants ont éprouvé de très-grands malheurs, en sorte que sa 
population actuelle est peu considérable. Il n'est pas (cependant) 
de ville plus célèbre dans toute l'Espagne. 

« On voit à Cordoue un pont qui surpasse tous les autres en 
beauté et en solidité de construction. Il se compose de dix-sept 
arches. La largeur de chaque pile et celle de chaque arche même 
est de 5o choubras (environ H pieds 3 pouces). Ce pont est cou- 

Le texte ajoute ici les expressions suivantes : «.«uô « ■ '•, wj.m iji,,!,, ce qui signi- 
fie : « et les feuilles de lys sont (au nombre de) neuf. » 



64 



QUATRIÈME CLIMAT. 



Feuillet 1 35 recio. « vert de tous côtés de parapets qui s'élèvent à hauteur d'homme. 
« La hauteur du pont, à partir du plancher sur lequel on marche, 
« juscp'au niveau des plus basses eaux dans les temps de séche- 
«resse, est de trente coudées Uji. Lors des fortes crues, l'eau 
« atteint à peu près à la hauteur des ouvertures. En aval du pont 
« et au travers de la rivière est une digue construite en pierres 
« de l'espèce de celles dites Cobtïé ii^la*i, et portant sur de solides 
; piliers de marbre. Au-dessus de cette digue sont trois édifices 
« contenant chacun quatre moulins. En somme la beauté et la 
"grandeur (des édifices) de Cordoue sont au-dessus de tout ce 
« qu'il est possible d'imaginer. » 

De Cordoue à al-Zahira iyt^\ on compte 5 milles. 

« Cette dernière ville subsiste encore avec ses murailles et les 
« vestiges de ses palais habités par un petit nombre d'individus et 
« de familles. C'est une ville considérable bâtie en étages (littéral, 
«ville sur ville), en sorte que la ville supérieure est parallèle 
«(ou correspond) à celle du milieu, et celle-ci à l'inférieure. 
« Toutes sont entourées de murs. Dans la partie supérieure il 
" existait un château dont il est impossible de donner la des- 
« cription. Dans la partie moyenne étaient des jardins et des ver- 
« gers, en bas les maisons et la grande mosquée. Mais cette ville 
« est en ruines et en état de décadence. » 

De Cordoue à Alméria »^jX\ on compte 8 journées; 
Feuillet 1 35 verso. A Séville H-Amm] , 8o milles; 

A Malca (Malaga) iiJiJU, loo milles; 

A Tolède i^Ja^Xis, g journées. 

Celui qui, partant de Cordoue, veut se diriger vers le nord, 
passe par le col d'Arlecli ^jsJ;! x<JU (ou d'Awlech usJj'), i i milles. 

De là à Dar el-Bacra ayuîljb, 6 milles. 

De là à Betrouch ^fi^Jll^, [yo milles. 

« Betrouch est une place forte, bien bâtie, bien peuplée et pour- 
« vue de hautes fortifications. Ses habitants sont braves, courageux 



PREMIERE SECTION. 65 

« et toujours prêts à repousser leurs ennemis. Les montagnes et Feuiiloti 35 verso. 

» les plaines environnantes produisent une espèce de chêne por- 

« tant un gland bon à manger, et qui surpasse en qualité tous 

« les autres ; aussi les habitants de ce lieu ont-ils soin d'en con- 

« server des provisions pour subvenir à leur nourriture durant 

« les années de disette. " 

De Betrous à Ghâfec yjU, y milles. 

« Ce dernier fort est un bon lieu de refuge; ses habitants sont 
«braves, courageux, et entreprenants. Ils s'exercent surtout à la 
« poursuite des chrétiens ; lorsque ceux-ci sortent de leurs do- 
«maines, ils les réduisent en captivité et se partagent le butin. 
«Les chrétiens, connaissant leur force, exercent beaucoup de 
<• surveillance sur ces terres, et se mettent, autant que possible, 
« à l'abri de leurs attaques. » 

De là à Djebel A'mir^^U J-s=-, i journée; 

Puis à Dar el-BacarjJùJt jli, i journée; 

A Cala't Rebah ^ly iùiAï (Calatrava) , jolie ville dont nous avons 
déjà parlé, i journée. 

«L'itinéraire de Cordoue à Batalios ^y^^ A-A-kj (Badajoz) est 

« comme il suit : 

«De Cordoue à Dar el-Bacar jJixIi j!i, dont nous avons déjà 
«fait mention, i journée. 

« De là au fort de Seïderj<XA.w o-«i=- (probablement) i journée. 

« Puis à Zouagha **!jj, fort situé sur une éminence et dont le 
« mur d'enceinte est de terre, i journée; 

«Puis à la rivière d'Athana iUSl \ i journée; 

«Puis àHonach (jS^Âi- (Honachez), fort très-haut, très-bien cons- 
«truit, d'une très-bonne défense et protégeant bien le pays, 
« 1 journée. 

« De là à Marida «ijU, i journée agréable. 

«De là à Batalios (j-^+Aisj (Badajoz), i journée faible. 
Le ms. A porle : Abana ^ij| . 

II. 9 



66 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet i35 verso. « Ce qui forme , pour le total de la distance qui sépare Cordoue 
« de Badajoz, 7 journées. 

« A partir de la première de ces villes , en se dirigeant vers 
« le nord , on trouve à une journée de distance le fort d'Abal 
« JLjI (j, *a.-<-, auprès duquel sont situées des mines de mercure, 
« d'où l'on extrait ce métal ainsi que le cinabre, destinés à être 
« exportés dans toutes les parties du monde. L'exploitation se 
« fait au moyen de plus de mille ouvriers dont les uns descendent 
« dans les puits et travaillent à la coupe des pierres , les autres 
« sont employés au transport du bois nécessaire pour la combus- 
« tion du minerai, d'autres à la fabrication des vases où l'on 
« fond et où l'on sublime le mercure, él enfin d'autres au service 
« des fours. 

«J'ai visité moi-même ces mines, et j'ai été informé que leur 
« profondeur, à partir de la surface du sol jusqu'au point le plus 
.' bas , est de plus de 2 5o brasses aJi . >• 

De Cordoue à Grenade iily* on compte ajournées ou 100 
milles ; 

Et de Grenade à Djian yU=- (Jaen), 5o milles ou 2 journées. 
La mer de Syrie (la Méditerranée), qui baigne les côtes mé- 
ridionales de l'Espagne, commence vers le couchant ^jj-ii^ et se 
termine à Antakié iUj&Uajl (Antioche). La distance qui sépare ces 
deux points est de 36 journées de navigation. Quant à la largeur 
de cette mer, elle varie beaucoup; ainsi, par exemple, de Malca 
Feuillet i36 recto. &ilu (Malaga) à Mezma a^yHi et à Badis (j»jil? , lieux situés sur la 
rive opposée, on compte 1 journée de navigation, en supposant 
un vent de force moyenne et favorable. A Alméria &jji.\ corres- 
pond sur l'autre rive Henïn (jvjiA, et la distance est de 2 journées. 
Dania ioùli est située vis-à-vis de Tenues ltIj, et la distance est 
de 3 journées. (Enfin) de Barcelone *iyUjl. à Bougie ajU»?, ville 
située en face , sur la côte de l'Afrique moyenne la^yili cj^^i! , on 
' Le ms. A porle : de plus de cent cinquante coupes. 



PREMIERE SECTION. 67 

compte par mer d journées. Or, la journée de navigation équi- Feuillet 1 36 recto. 
vaut à 100 milles. 

L'île de labesa «-*l)1. Ïj^^^ (Iviza) est jolie, « plantée en vigno- 
« blés et produisant beaucoup de raisin ; on y remarque une ville 
« petite, mais agréable et bien peuplée. » Le point le plus voisin 
de cette partie du continent de l'Espagne est Dania iUiti, ville 
située à i journée de navigation. A l'orient de cette île et à i jour- 
née de distance est l'île de Maïorca aSjyt^ (Majorque), « dont la 
« capitale est grande et dont le prince gouverneur commande une 
« brave garnison et peut disposer de beaucoup d'armes et de res- 
« sources. » Egalement à l'orient, on remarque l'île de Minorque 
*ijjjO), située en face de Barcelone, à i journée de distance. De 
Minorque à l'île de Sardaigne iUjii,^ iijjjsi., on compte 4- jour- 
nées de navigation. 



68 QUATRIÈME CLIMAT. 



DEUXIÈME SECTION. 

Iles de la Méditerranée. — Sai-daigne. — Corse. — Elbe. — Pianosa. — Capri. — 
Sirangelo. — Slromboli. — Cossra. — Lampedouse. — Description de la Sicile. 
— Païenne. — Messine. — Taormina, — Catane. — Syracuse. — Note. — Agri- 
gente. — Sciacca. — Mazzara. — Marsala. — Trapani. — Castro -Giovanni. — 
San Filippo. — Corleone. 



Feiiilieii 36 recto. Cette sectioii comprend la description d'une partie de la mer 
de Syrie ; celle de diverses îles , soit habitées , soit désertes , « soit 
« célèbres, soit peu connues, et d'une partie du pays des chrétiens 
« dont nous parlerons ensuite , s'il plaît à Dieu. » Nous disons donc 
qu'au nombre des principales îles comprises dans la présente 
section, il faut ranger les îles de Sardaigne iUiîa^, de Corse »^ji 
et de Sicile ^^J»-» , et parmi les moins importantes celles d'Elbe 
*-sJ! , de Banosa iCvajjL (Pianosa) , de Strangelo et la montagne du 
Volcan yl(^j J-s=-j _jl3*^yu»l (Stromboli), l'île du Volcan y\^ ï>-!i>=*i 
l'île de Libari ^^^ (Lipari), l'île des Herbes sèches *_«<x^i ïrir^' 
celle dite 0mm el-Khammar jUil^,i, Tarfania iL-j^lijJs (Favi- 
gnana?), Ankouza «SjJi! , Oustica iJù-it (Ustlca) , Albalia iL^JUJI, 
l'île du Moine t-u^î^l Hj^j-' , Cosra »^— wj-ï ^ , l'île du Livre H/^j^ 
tjUfi!, Nemousa *.wjjc (Linosa), Kemouna «j^i» (Cumino) et Malte 

Quant aux parties des côtes situées sur le continent, on y re- 
marque : Barcelone «-j^A-*i;o, Girone »Jvj^_=- , Anbouris fjij^*^^ 
(Ampurias), Narbonne i^^ij et Carcassonne iO^s^ji (villes), qui 
dépendent toutes de la Gascogne iUjjXii . Dans la partie orientale 

' Le mot borkan pour volcan paraît évidemment être d'origine latine. 
4 - Ou oj-uai, d'après le ms. A. 



DEUXIÈME SECTION. 



69 



de cette section, et au nombre des dépendances de la Calabro Feuillet 1 36 recto. 



iL^j^, sont : Reggioj.^, Almassa iùall (Mozza), Atraba 
(Trapea), et Sainte-Eupbcmie ^^^ c^.^. 

De l'île de Minorcjue HJij^ aux côtes de Barcelone on compte 
1 journée de navigation , et de cette même île , en se dirigeant 
vers l'orient, à celle de Sardaigne, 4 journées. 

La Sardaigne iUjii^ est une île considérable, montagneuse 
et peu pourvue d'eau '. Elle embrasse en longueur un espace de 
280 milles, et en largeur un espace de 1 80 milles; cette dernière 
dimension est de l'orient à l'occident. Sa longueur est du midi 
au nord, en se dirigeant un peu vers l'orient. On y remarque trois 
villes principales, savoir : 1° Fitana iulkAi (Oristani.''), ville bien 
peuplée et située dans la partie méridionale de l'île; 2° Calmera 
»_Hs (Gallura?), près le cap situé sur le détroit qui sépare la Sar- 
daigne de !a Corse; et 3° Castala is3Lj;-ii.-S (Castel Sardo.^) '. Les 
habitants de la Sardaigne sont d'origine romaine, c'est-à-dire des 
tribus issues de Piomains et devenues barbares et sauvages; « ils 
«sont braves, entreprenants et ne quittent jamais leurs armes. « 
L'île renferme des mines d'argent; ce métal est d'excellente qua- 
lité et on l'exporte dans diverses provinces romaines. La largeur 
du détroit qui sépare la Sardaigne de la Corse est de 2 o milles. 

Cette dernière île a^ji isj-jj=', entourée de rochers abruptes, 
a vers l'orient la mer qu'on nomme en langue barbare Terrana 
s~j\j2s ( Tirrhenum mare ) , et elle possède , dans sa partie occi- 
dentale, une ville jolie, de grandeur médiocre et bien peuplée ". 
La longueur de l'île est de i 5o milles, et sa largeur de 27. « La 
« Corse ILmjS est une île fertile , bien peuplée , et dont les habi- 



Feuiilet ] 30 verso. 



' 11 est difficile de se rendre compte du motif sur lequel repose une telle assertion. 
Peut-être l'ancienne Phausania ou Fausina , dont il est question dans les géo- 
graphes anciens. Voyez Azuni , Histoire de la Sardaigne, 1. 1 , p. 24- 
' Le ms. B porte Casilia. 
* Probablement Ajaccio. 



70 QUATRIÈME CLIMAT. 

Fcuîiiet 1 36 verso. « tants fréquentent le pays des Romains ou des Chrétiens. Ce sont 
« les plus voyageurs d'entre les peuples chrétiens. » 
i:i-BE. Parmi les îles qui avoisinent ce pays il faut compter l'île d'Elbe 

«_«JI Hj-^^, distante de la Corse d'une journée de navigation, et 
dont le circuit, en suivant le contour de la côte , est de i oo milles. 
C'est une dépendance de Pise (jiUju JU! t^* • 
piANosA. De l'île d'Elbe à celle de Banosa a-wj-jL (Pianosa), en se diri- 

geant vers le nord-est, on compte 2 5 milles. Cette dernière a 
milles de circonférence, et elle est dépourvue d'habitants. 

De Pianosa à Cabreira Sjjjj^ (Capraia) , i3 milles. 

De Cabreira à la rivière de Pise (jSuo j^^'j, 34 milles. 

De Cabreira à Cabra «^ ^ (Capri), vers l'orient (la distance 

manque). 

cAPur. Capri est peuplée , et ses habitants issus de ceux de Malfi JJU 

(Amalfi) « élèvent des troupeaux; » il y a dans cette île une ville 

de médiocre grandeur, au milieu de laquelle surgit une source. 

De Capri à Sorrente ci«j^ on compte 1 2 milles. Cette île pos- 
sède un petit port dans sa partie orientale. 

De là à Nabel J^b (Naples), 3o milles; 

Et à l'île de Chikla iikCi (Ischia), île peu considérable, située 
à l'occident de Nabel la maritime (Naples), 6o milles. 

Les habitants de cette île sont d'origine romaine , et ils vivent 
avec leurs femmes et leurs enfants dans une jolie ville qui s'ap- 
pelle Maïor, d'où l'île a pris le nom de Chikla Maïor j^a.» iUXii. 

De là à Naples on compte 3o milles; 

EtàBantobera isj^ oOj^ (Vantodena?), île où l'on voit une ville 
et un arsenal pour la construction des navires creusé dans le roc, 
ainsi qu'un aqueduc creusé vis-à-vis de cet arsenal (l'eau parvient 
à la ville au moyen de ce canal creusé dans le roc), 5o milles. 

De Bantobera Sj.^ ciOv à Gaïta «Ja-il» (Gaëta), 20 milles. 

' Le ms. B porle e,^. 

" Le ms. A porte ttjobùjj , et la version latine, Pantatera. 



DEUXIÈME SECTION. 71 

A 3o milles de Bantobera, en se dirigeant vers le sud-ouest, Ftuiiieti 36 verso. 
sont des îles peuplées dont Tune se nomme Monsa à «» ■■^..o et 
l'autre Bonsa âi.-wj^ (Ponza) '. 

De l'île de Capri à celle de Strangelo ^Ltf^Xwl , située au sud- 
est, vers la Sicile (la distance manque). 

De Malfi JX« (Amalfi) à cette dernière île on n'en trouve au- 
cune autre que Capri. 

Strangelo j_Jj*'!jX«I est une île située au nord-est de l'île du stbaxgeio. 
Volcan yt^l '^j^j^'i il y a des sources d'eau vive, mais point de 
port; « c'est une montagne très-haute où l'on voit du feu de temps 
« en temps ^; » le continent le plus voisin de cette île est celui 
de Mantia iLA_A_JOi (Amanthea), en Calabre, à la distance de ^o 
milles. 

De Strangelo à l'île du Volcan on compte 3o milles. 

Cette dernière, yl^^l »j-'j=r (Stromboli), n'est pas très-grande, stromboli. 
mais il y existe une haute montagne où l'on voit à certaines 
époques un très-grand feu ; il est rare que ce feu cesse de pa- 
raître. Au moment des éruptions , la montagne vomit des pierres 
embrasées , et l'on entend un bruit épouvantable qui , à ime grande 
distance, ressemble à celui du tonnerre. On trouve dans cette île Feuillet 137 recto. 
des chèvres sauvages. La plus courte distance de là à la côte de 
Sicile, c'est-à-dire à Dendara «Jl^Oi, est de i5 milles. 

De l'île en question à celle de Liparij^i*} ij^j^, qui n'est ha- 
bitée qu'à certaines époques et où il existe une forteresse, on 
compte, en se dirigeant vers l'ouest et tirant un peu vers le nord, 
Ix milles. 

On trouve à Lipari du bois, de l'eau et un petit port. 

De là à la petite île de Dendema ii_«Xji, dépourvue de port, 
on compte, en se dirigeant vers le nord, 3 milles; 

' La version laline porte Tanesa et lunesa. 

- Nous croyons devoir suivre ici , de préférence à toutes autres, les leçons qui nous 
ont données par le ms. B. 



72 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet i Sy recto. Et à Celle de Faikoucllia ii^Cù , inhabitée et dépourvue de port , 
vers le rnidi, lo milles. 

De cette dernière à Arkoudlia iii^^i ', lo milles. 

La première de ces îles est située au sud-est de la seconde 
qui, bien que peu considérable, offre cependant un refuge et 
un petit port aux navigateurs. 

D'Arkoudha »ij_^=;f à Ustica iULyUïji , île où l'on trouve de 
l'eau et un bon ancrage, ko milles. 

Cette dernière est située en face et à ko milles de distance de 
Balcourin, dépendance de Palerme en Sicile il-i-ji>>^ ^^ (j^^_jii_. 

Au midi d'Ustica est l'île du Moine i-..-J>!pi ij^j^, qui dans la 
partie du sud et dans celle de l'est possède divers ports où peu- 
vent mouiller tranquillement les navires. Elle est située au-dessus 
et à i5 milles de Trabanas u-^l^t (Trapani ou Drepanum). Au 
nord de l'île du Moine est la petite île d'el-Babsa iU^LJI (Le- 
vanzo?), dépourvue de port et d'eau douce. Le pays de Sicile le 
plus voisin de cette île est Trabanas (j-Jol^Jo (Trapani), qui en est 
distant de lo milles. De fîle du Moine, du côté du couchant, 
à celle de Melitma iUtiAX*, située vis-à-vis de Tunis-lez-Carthage -, 
où il n'y a point d'ancrage et où l'on trouve des chèvres et des 
daims, on compte 3o milles. A l'orient de Melitma et au sud-est 
de l'île du Moine, est celle de Cossra ij^^i, située (d'un côté) 
en face de Nabel ou Napoli d'Afrique, (et de l'autre) en face de 
Sciacca et de Mazzara !j|>«j *ïU, à la distance de loo milles. De 
Cossra au continent de l'Afrique, on compte également loo 
milles. 

' La version latine donne à ces îles les noms de Didima, Phenicode et Hericode. 
D'après l'ouvrage de M. l'abbé Ferrara , intitulé : / campi allegri délia Sicilia, p. 2o3 
el a/iG, Messine (iSio), Didima est l'île connue sous le nom de Salina; Arkoudha 
ou Ericodes est aujourd'hui Alicuri, et FaUoudha , Filicuri. 

- La version latine porte : e re(jione Tunis Carlhaginiensium ; mais le mot i^'^y—i 
signifie : qv-i correspond, qui est situe parallèlement ou en face. 



DEUXIEME SECTION. 



75 



Cossra 0,-wyi ^ est une île fortifiée. H y a des puits, des rivages 
(cultivés) et des oliviers. On y trouve beaucoup de chèvres sau- 
vages qui fuient à l'aspect des hommes. Il y a du côté du midi un 
port très-abrité contre plusieurs vents. Précisément vers l'orient 
et à loo milles de cette île est celle de Ghodos u-^j-» (Gozzo), 
où se trouve un bon ancrage. De là on se rend à une petite île 
nommée Koumena ïJ^j^i (Comino), à l'orient de laquelle est 
Malte iJalU, île considérable et remarquable par la bonté de son 
port situé à l'orient de l'île , <■ auprès duquel est une ville. L'île 
« abonde en pâturages et en troupeaux de moutons, en fruits et 
« en miel. » De là au point le plus voisin de la Sicile, c'est-à-dire 
au lieu dit Akeronta iUj^.^=l, on compte 80 milles. Après Malte, 
en se dirigeant vers l'orient et vers le midi , il n'existe point d'autre 
île que celle de Crète (jSJa,j^i . Quant à Lampedouse iUy<XAjJ , la 
distance qui sépare cette île du point le plus rapproché de l'Afrique 
iUîbji], c'est-à-dire de Caboudia iijijjj, est de 2 journées de na- 
vigation. Lampedouse possède un port abrité contre tous les vents 
et capable de contenir des flottes nombreuses. Ce port est situé 
au sud-ouest ^\~*i '^ de l'île, « où l'on ne trouve d'ailleurs aucune 
« espèce de fruits ni d'animaux. » A 5 milles du côté du nord, 
en tirant un peu vers l'ouest de Lampedouse, est une jolie île 
qu'on nomme île du Livre ob^! et qui est très- agréable. De là à 
Nemousa iCi;_^ (Linosa.^*), en se dirigeant vers le nord-nord-est, on 
compte 3o milles. « 11 n'existe à Nemousa ni port ni arbres, mais 
« quelques champs ensemencés. Le mouillage y est dangereux. « 
De l'île de Ghodos u-^j-* à Nemousa ii^j-c on compte 2 journées 
de navigation. Grâces à Dieu, après avoir sommairement traité 
de ces diverses îles en indiquant ce qu'elles offrent de remar- 
quable , il nous reste maintenant à parler de la noble Sicile aaXjI» 



Feuillet 137 reclo. 

COSSItA. 



LAMPEDOUSE. 



Fciiillcf 1 37 verso. 



' .le suppose qu'a s'agit ici de l'île de Panteilaria. 
Voici la première fois que nous trouvons employé par notre auteur le mol Lihnrij 
(Lebeccio ou Libyque) 

ir. 10 



74 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 37 verso. t-dJI , "à indiquer clairement ses diverses régions, ses villes, et 
'1 ses lieux un à un ; à dire ce dont elle a droit de se glorifier, à 
« expliquer l'importance des avantages dont elle jouit, le tout avec 
« le moins de paroles et le plus de sens qu'il sera possible ', s'il 
n plaît à Dieu. » 
SICILE. „ Nous disons donc que la Sicile est une perle du siècle en 

« fait d'excellence des productions, de fertilité du sol, d'agrément 
« des villes et des habitations. Depuis les époques les plus an- 
n ciennes, tous les voyageurs qui y sont venus du dehors et qui 
" ont comparé entre elles (littéral, discuté sur) les mérites des di- 
« verses villes et capitales, se sont plu à vanter cette île, à exalter 
« l'étendue de son territoire, la beauté de ses sites, la variété de 
« ses produits et en général les avantages dont elle jouit. Ses 
«rois sont les plus fortunés des princes, et ils inspirent la ter- 
« reur à leurs ennemis, car ils disposent d'un très-grand pouvoir. 
Il sont entourés d'une grande considération, doués d'une haute 
Il sollicitude et .placés dans le rang le plus glorieux. 

Il Ce fut en l'an 453, d'après le comput des Arabes (1061 de 
<i l'ère chrétienne), que l'illustre, sage, excellent et puissant mo- 
11 narqûe Roger, fils de Tancrède, conquit la meilleure partie 
Il de cette contrée , et avec l'aide de ses compagnons parvint à 
" humilier l'orgueil des rebelles qui s'opposaient à sa domination 
Il et qui résistaient à ses armes. Ce prince , l'élite des princes 
i< francs , y-A^s^iJ! ii!jX« Ïjm-. , ne cessa de disperser les ennemis 
" de la Sicile, de combattre les révoltés, de faire chez eux des 
Il incursions, de leur occasionner toute sorte de dominages, de 
«les détruire, de les passer au fil de l'épée, jusqu'à ce qu'il se 
« fût rendu maître par ses victoires dé toute la contrée , et qu'il 
« l'eût conquise province par province, et château (fort) par châ- 
«teau; et cela dans fespace de trente ans. Lorsc[ue le pays fut 
« soumis à ses ordres et qu'il y eut établi sa puissance sur des 
' Le lexle porte : ^\x^\ Iui^Um] ^ JyiJl (j^ j.jl=-jJI ■ 



DEUXIEME SECTION. 75 

fondements solides, il répandit les bienfaits de la justice sur Feuillet. 37 verso. 
les habitants; il les tranquillisa sur l'exercice de leurs reli- 
gions et sur l'observation de leurs lois; il leur assura la con- 
servation de leurs biens, de leurs vies, de leurs femmes et de 
leurs enfants. Ce fut ainsi qu'il gouverna durant le temps de 
sa vie, jusqu'à sa mort qui fut naturelle et qui arriva en l'an 494 
(1100 ou 1101), tandis qu'il se trouvait dans le château de 
^kAo (Melito) en Calabre, où il fut enseveli. Il laissa poiu- héri- 
tier son lils, le grand roi qui porte le même nom que lui, et 
qui, adoptant les mêmes principes de conduite, marche sur 
ses traces. Roger II, en effet, a constitué la puissance, orné 
« l'empire , ennobli la souveraineté , donné aux affaires une équi- 
table impulsion; et cela au moyen d'une surveillance évidente 
et d'actions louables jointes au maintien de la justice, de la Feuillet 1 38 recto. 
paix et de la sécurité, en sorte que des rois se sont soumis 
à son obéissance, se sont fait honneur d'être ses auxiliaires et 
ses adhérents, lui ont confié les clefs de leurs états, et se sont 
de toutes parts rendus auprès de lui pour se mettre sous la pro- 
tection de ses lois et à l'ombre de sa clémence. La considéra- 
tion, la gloire, la grandeur dont ce prince jouit à l'époque 
où nous écrivons le présent ouvrage, sont au delà de toute 
limite. 

« Quant à la Sicile, dont il vient d'être question, c'est une île 
d'une importance majeure et dont les dépendances et les villes 
sont nombreuses, les agréments et les avantages infinis. Notre 
intention est de les énumérer avec soin et de décrire l'état de 
ce pays ville par ville; dessein dont l'objet est glorieux et les 
moyens d'exécution difficiles. Nous ferons cependant tout ce 
qui dépendra de nous pour servir de guides à nos lecteurs et 
pour atteindre le but que nous nous sommes proposé. 

« Nous disons donc que cette île, à l'époque où nous écrivons, 
« c'est-à-dire sous le règne du grand roi Roger, comprend cent 



10. 



76 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet» 38 recto. « trente viUes ou châteaux, sans compter les villages, les lieux de 
« station et les hameaux. Nous traiterons d'abord sommairement 
« de la partie maritime de l'île, en n'indiquant que ce qui carac- 
« térise particulièrement les rivages, et en procédant de manière 
1 à revenir au point d'où nous serons partis; puis nous passerons 
« à la description des villes, forts et dépendances habités de l'in- 
«térieur, pays par pays, s'il plaît à Dieu. 
pAt-EnaiE. „ La première de ces villes est Palerme pjJj , cité des plus re- 

« marquables par sa grandeur, lieu des plus célèbres par son 
«importance, métropole^ des plus illustres de l'univers. Elle 
« réunit en effet tous les genres de gloire et tout ce qu'il y a de 
« plus noble en fait de splendeur. Siège du gouvernement dès les 
" temps primitifs et les époques les plus anciennes de l'islamisme , 
" c'est de là que sortaient les flottes et les armées conquérantes , 
« comme elles en sortent encore aujourd'hui. 

« Cette ville est située sur le rivage à l'orient de la mer, et en- 
ce tourée de hautes montagnes. Le rivage offre du côté oriental 
«un coup d'oeil ravissant. Il est couvert de quais magnifiques, 
" et d'où le voyageur (littéral, le cavalier) peut contempler la 
«beauté des édifices, ainsi quela perfection du travail et l'élé- 
« gance des arts qui présidèrent à leur construction. 

« Palerme se compose de deux parties, c'est-à-dire du château 
« (el-Cassarj.*aiIi ) et des faubourgs. Le château est un antique édi- 
« fice renommé dans tout l'univers , qui se divise en trois quartiers 
« (littéral, étages)^; celui du milieu comprend divers forts, diverses 
« belles et nobles habitations, beaucoup de petites mosquées, de 
«bazars, de bains et de magasins de gros négociants. Quant aux 
« deux autres quartiers, 11 s'y trouve aussi de beaux hôtels, de 
« hautes maisons et beaucoup de bains et de marchés couverts. 
« C'est là qu'on remarque la grande mosquée qui était destinée 

' Le texte porte : j-jà* > lieu de prédications. 



DEUXIÈME SECTION. 77 

«à cette partie de ia ville dans les temps anciens. Elle subsiste Feuillet 1 38 verso. 
« encore, à l'époque actuelle, dans son état primitif, comme elle 
« était auparavant, et surpasse tout ce qu'il est possible de con- 
« cevoir d'élégant, de rare et d'exquis en fait de peintures, de 
« dorures et d'inscriptions. » 

Le faubourg entoure la ville de tous côtés. Il est bâti sur l'em- 
placement de la ville antique qui portait le nom de Khalessa 
iàaJUw, où résidait le sultan, et où étaient le palais particulier du 
prince du temps des musulmans \ le port de la marine , l'arsenal ^ 
pour la construction des vaisseaux. 

De tous côtés, aux environs de la ville, on trouve des eaux 
courantes , des fontaines et des canaux ; « les fruits y sont en 
«abondance, les habitations belles, délicieuses à tel point qu'il 
« est impossible à la plume de les décrire et à l'intelligence de les 
« concevoir; le tout offre un admirable coup d'œil. 

« Le château dont il vient d'être fait mention (el-Cassar) peut 
« être rangé au nombre des places les plus fortes ; il est très- 
« haut, très-susceptible de défense et (pour ainsi dire) imprenable. 
« Au sommet est un fort bâti par les ordres du grand Roger. 
«Construit en pierres de tailles très-dures, la disposition de 
« cet ouvrage est très-forte, sa hauteur considérable, ses tours et 
« ses casemates ' très-solides ainsi que les pavillons et les appar- 
« tements intérieurs. Cet édifice, d'une hauteur considérable, est 
« couvert d'inscriptions tracées avec un art surprenant et d'oi'ne- 
« ments admirables. Tous les voyageurs attestent la splendeur 
« de Palerme et font une description séduisante de cette ville. Ils 
« conviennent qu'il n'en est point dont les édifices soient plus 
« curieux, les habitations plus nobles, les palais plus imposants 

' Le texle porte : (j,.lv«Jll pLi i iUÀÂj yLkLJI (^Sm> Uj (jdl • Il y a donc 
inexactilude dans la version latine : prœsertim tempore Moslemanoram erat sedes regia. 
À_tLMaII jià dar essarta t, d'où viennent les mots darce, arsenal, «jU«.jj, etc. 



78 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 38 verso. « et les maisons plus agréables. Le faubourg qui environne l'an- 
« cienne citadelle dont il vient d'être fait mention est très-vaste , 
« car il contient un grand nombre de maisons, de caravansérails, 
« de bains, de boutiques et de marchés. Il est entouré d'un mur 
« et d'un fossé servant de clôture. Dans l'intérieur du faubourg il 
y a beaucoup de jardins, de promenades charmantes, de ruis- 
« seaux d'eau courante provenant des montagnes qui avoisinent 
« la ville. Au midi de Palerme coule la rivière d'A'bbas (_f«,Usj^, 
« qui fait tourner des moulins en assez grand nombre pour suf- 
" fire aux besoins des habitants de la ville. A l'orient et à une 
«journée de distance on voit le château de Thermé » — ^ *-«^ ' 
•' bâti sur une saillie qui domine la mer ; c'est une construction 
« des plus belles et des plus vastes. Il est entouré de murailles 
« et l'on y voit des vestiges d'anciens monuments et d'édifices 
« parmi lesquels on remarque un amphithéâtre magnifique , qui 
«atteste la puissance de ceux qui l'élevèrent; des fortifications, 
« deux bains d'eaux thermales très-beaux , voisins l'un de l'autre 
« et surmontés de constructions antiques. » A l'occident est un 
lieu très-agréable connu sous le nom de Tarbi'at « — «-^jH» (ou 
Carré), «où coulent des ruisseaux dont les eaux font tourner 
« plusieurs moulins et où sont de vastes habitations dans les- 
« quelles on fabrique une sorte de pâte filamenteuse , « — ^^^Ja! 
« (vermicelle ou macaroni), dont ii se fait une exportation consi- 
«dérable, soit en Calabre, soit dans les province musulmanes, 
« soit dans les pays chrétiens. Là coule aussi la Sella aL«!, rivière 
«considérable dont les eaux sont douces, et où l'on pêche au 
«printemps le poisson connu sous le nom de Raï ^^S. Dans la 
« baie (de Thermé) on se livre à la pêche du thon. « A 1 2 milles 
de distance est le château de Bourcad i\ij^ , « bâti sur une émi- 
« nence où l'on voit de nombreuses habitations, un marché, une 
« citerne pour les eaux pluviales. Auprès sont des cours d'eau , 
' Termini. 



DEUXIEME SECTION, 79 

« des moulins, des vergers, des villages populeux, des champs Feuillet 1 39 recto. 
« cultivés. Ce château est situé à 2 milles de la mer. » De là à 
Sakhrat el-Harir j.^ iij^s:? (le roc de la Soie), « petit fort bâti sur 
<i un cap escarpé qui s'avance dans la mer, » 1 2 milles. 

ic Du côté de la terre sont des dunes sablonneuses, des champs 
« fertiles et des lieux parfaitement cidtivés. De là à Djefaloudi 
« ^^ijjji»- (Cefalù), 1 faible journée. 

<i Djefaloudi est une ville fortifiée , bâtie sur les bords de la 
limer, possédant des bazars, des bains, des moulins, et dans 
« l'intérieur de laquelle est une source d'eau douce et fraîche , 
Il servant aux besoins des habitants. Il y a un bon port où l'on 
■I aborde de toutes parts. Le pays est très -florissant et défendu 
« par un château bâti au sommet d'une montagne presque inac- 
II cessible. " 

De là à Touz'a iCcjJo (Tusa) ', 1 journée faible. 

« Ce fort., de construction ancienne, est solidement bâti et en- 
<i vironné d'habitations. Le faubourg est situé au sommet d'une 
Il montagne escarpée , et l'on n'y parvient que par des chemins 
« difficiles. Le territoire, formé de campagnes d'un sol excellent, 
'< est très-fertile, très-peuplé, très-bien cultivé. Touz'a est à en- 
i< viron 2 milles de la mer. De là à Cala't el-Cawareb vj'jJlII iUlï, 
« fort également très-ancien, avec faubourg, de toutes parts en- 
II touré de champs cultivés, fertiles et bien arrosés, 12 milles. » 

A la distance d'un mille et demi de ce foi't est un mouillage 
fréquenté par les navires qui viennent y effectuer leurs charge- 
ments. 

De là à Carounia ^jû^jUJI ( Coronia ) , fort où commence la 
province de Demones jjS-àv«û poiii , 1 2 milles. 

i< Ce fort , composé de constructions très-antiques et d'ouvrages 
'< d'une époque plus récente, est entouré de jardins, de ruisseaux, 
Il de vignobles et de bois. Auprès du port situé à la distance d'un 
' La version latine porte Tac/ha. 



80 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 139 recto. <' mille on remarque des filets (madragues), où l'on pêche quan- 
« tité de thons. » De là à San-Marco j-^U cA.i-w , château très- 
important où l'on voit des ruines d'anciens monuments et de 
beaux édifices, 10 milles. 

« San-Marco possède des marchés, des bains. On y trouve en 
« abondance toute sorte de fruits, car la campagne qui l'environne 
« est vaste, fertile et bien arrosée. Il y croît partout quantité de 
" violettes qui embaument l'air des plus délicieux parfums. Le 
« pays produit aussi beaucoup de soie, et sur la côte qui est fort 
"belle, on construit des vaisseaux avec les bois provenant des 
« montagnes environnantes. » 

De là à Bassou^-ol», " château situé à 2 milles de la mer, sur 
" une éminence environnée de champs fertiles, de jardins, de 
" cours d'eau, de moulins, dans un paysage riant et offrant les 
« points de vue les plus agréables , » 1 o milles. 

De Bassou à Bactes (j-Jai?, « fort bâti à 1 mille de la mer, dans 
(■une contrée également vaste, fertile, bien habitée et arrosée 
«par des eaux courantes, » 12 milles. 

De là à Lebiri (SjMfi, lieu remarquable par sa beauté, « et châ- 
Fouillei 1 39 verso. „ ^g^^ fg^ 355^2 important, sur les bords de la mer, avec marchés, 
«bains, habitations, champs cultivés, vignobles, eaux courantes 
« et moulins , » 3 milles. 

« Dans la baie , qui offre un bon mouillage , on pêche quantité 
« de thons. « 

De Lebiri à Milass ^5V.a-« (Milazzo), 12 milles. 

« Milass est une place forte importante, bâtie sur les flancs d'un 
« cap qui s'avance dans la mer. Les constructions en sont très- 
" solides et très-hautes. C'est un des lieux les plus beaux, com- 
« parable aux villes les plus populeuses , renommé par la grandeur 
« des édifices, par la liberté dont on y jouit et par les ressources 
•< de toute espèce qu'offrent ses marchés. Cette place est environnée 
« par la mer de tous les côtés, excepté du côté du nord. On peut 



DEUXIEME SECTION. 



81 



" s'y rendre par mer et par terre. Il s'y fait une grande expor- Feuillet i.lg verso. 
n tation de très-bon lin; les campagnes environnantes sont bien 
« arrosées et très-fertiles. Il y a sur la côte des pêcheries de 
" thon. " 

De Milass à Messine <^ys-»-« on compte i faible journée. 

La ville de Messine est située vers la pointe la plus orientale messine. 

de la Sicile et entourée de montagnes (surtout) du côté de l'oc- 
cident. « Ses rivages offrent un bel aspect; son territoire se com- 
« pose de vergers et de jardins produisant des fruits en abondance, 
« et sillonnés par des cours d'eau qui font tourner plusieurs mou- 
« lins. C'est une ville des plus remarquables, des mieux bâties et 
« des plus fréquentées par les allants et les venants. On y cons- 
« truit des vaisseaux et on vient y jeter l'ancre de toutes les 
« parties maritimes de la chrétienté. C'est là qu'on trouve réunis 
« les plus grands vaisseaux , ainsi que les voyageurs et les mar- 
" chands des pays chrétiens et musulmans qui y arrivent de toutes 
« parts. Ses bazars sont bien approvisionnés , et on peut y conclure 
n des affaires avantageuses, car il y a grand concours de vendeurs 
« et d'acheteurs. Les montagnes environnantes produisent du fer 
« qu'on transporte dans les pays circonvoisins. » Le port est l'un 
des plus admirables qui soient au monde; caries plus gros bâti- 
ments y mouillent si près du rivage, qu'une personne à terre 
peut facilement recevoir un objet quelconque des mains de celui 
qui est à bord du vaisseau. 

C'est auprès de Messine qu'on voit le détroit cjui sépare la 
Sicile de la Calabre, et dont le passage est difficile alors surtout 
cjuc le vent souffle dans une direction contraire au courant, ou 
lorsque les eaux de la marée montante rencontrent celles du cou- 
rant descendant; alors le navire qui se trouve placé entre ces deux 
forces ne peut se sauver que par la permission de Dieu. La plus 
grande largeur de ce détroit est de lo milles, et la moindre 
de 3 milles. 



FeuHiet iSg verso. 

TAORMINA. 



Feuillet 1 4o reclo. 



82 QUATRIEME CLIMAT. 

De Messine à Tabarmin (j-«^>l5 (Taormina) on compte i journée. 

« Taormina est une place forte des plus anciennes et des plus 
respectables. Elle est bâtie sur une montagne qui domine la 
mer, avec un joli port où les navires viennent de toutes parts 
opérer des chargements de grains, des caravansérails et des 
marches. C'est le rendez-vous des caravanes et des voyageurs qui 
viennent à Messine. A l'entour sont des villages populeux et des 
champs fertiles, une mine d'or, une montagne nommée Tôtj^, 
renommée par les miracles qui s'y opèrent; des cours d'eau 
qui font tourner divers moulins, et un petit nombre de jardins. 
On y remarque aussi un pont magnifique attestant l'habileté et 
la puissance de celui qui le construisit, un amphithéâtre an- 
ciennement destiné aux jeux scéniques des Romains et dont 
les vestiges prouvent aussi une noble domination et un grand 
pouvoir ^ « 

A 1 journée de distance est Lebadj ^^ (Aci Reale), « bourg 
situé sur les bords de la mer et dont les constructions sont 
anciennes. Les chamips qui l'entourent sont très -fertiles, et 
l'époque des moissons y est plus précoce que dans le reste de 
la Sicile, à cause de la chaleur du climat. On en exporte de la 
poix résine, du goudron, du bois et divers autres objets. A l'oc- 
cident de ce lieu est la montagne connue sous le nom de Djebel 
el-Nar^UIl uKa=-, ou la montagne du feu (l'Etna). De là à Catania 
«jùUaï on compte 6 milles. 

« Cette dernière ville, également connue sous le nom de Beled 
el-fil J^t <xXj, est belle, considérable et renommée. Située 
sur les bords de la mer, on y voit des marchés florissants, des 
habitations charmantes, de grandes et de petites mosquées, 
des bains, des caravansérails. Le port en est beau, très-fréquenté, 
et on y charge toutes sortes de marchandises; les jardins nom- 

' Les Jeux manuscrits répèlent Ici la mention qui vient d'être faite de l'existence 
d'une mine d'or. 



DEUXIEME SECTION. 85 

« breux et parfaitement arrosés. Il y existe une rivière présentant Feuillet 1 40 recto. 
« un phénomène des plus singuliers qui consite en ce que , durant 
« certaines années, les eaux y grossissent au point de faire tourner 
« des moulins et de remplir une vallée, et que, durant certaines 
« autres, elle est à sec au point de n'y point trouver à boire. Les 
« édifices de Catania sont vastes, son territoire fertile et ses mu- 
« railles très-fortes. L'éléphant d'où provient la dénomination de 
« Beled el-fil est un talisman qui se compose de la représentation 
« en pierre de cet animal. Ce talisman s'élevait autrefois sur une 
« éminence ; on l'a transporté depuis à l'église d'un couvent dans 
« l'intérieur de la ville. » A l'occident de Catania coule une rivière 
considérable dite la rivière de Moïse, se jetant dans le golfe de 
Catania, et abondante en poissons d'une grosseur énorme et d'un 
goût exquis. 

Les villes de Taormina, Lebadj et Catania sont bâties du 
côté de l'orient et au pied du mont (Etna) dont il vient d'être 
fait mention. On compte 1 journée de Catania à Lentini (^aaàJ, 
" château bien fortifié, possédant des marchés fréquentés qui 
«lui donnent l'aspect d'une ville,» et situé à six milles de la 
mer sur les bords d'une rivière du même nom, rivière que les 
navires peuvent remonter tout chargés, et qu'ils remontent en 
effet; les marchandises sont débarquées ensuite vis-à-vis de la 
ville à l'orient. A l'occident sont de vastes plaines et des cam- 
pagnes d'une vaste étendue. « On pêche dans la rivière des 
« poissons aussi rares qu'excellents qu'on transporte dans tous 
« les environs. Les marchés de Lentini sont en bon état ainsi 
« que les caravansérails. On y voit toujours beaucoup de monde. » 
De là à Saragousa « — w^j-^ ( Syracuse ) on compte 1 forte 
journée. 

"Cette dernière ville est l'une des plus célèbres et des plus syi\acuse. 
« remarquables du monde. On y voit nombre de bourgeois et 
« de paysans, et il y vient des marchands de tous les pays. » JBàtie 



84 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet i/io recto, sur les boi'ds de la mer, qui l'entome de tous côtés, il n'y a 
pour y entrer et pour en sortir qu'une seule porte située au nord. 
« Au reste la célébrité de Syracuse nous dispense d'en parler avec 
« beaucoup de détails ; tout le monde sait en effet que c'est une 
» métropole des plus illustres et un marcbé des plus renommés. » 
Il y a deux ports qui n'ont pas leurs pareils dans tout l'univers; 

feuillet i4o verso, l'un, le plus vaste, au midi; l'autre, le plus connu, au nord. On 
voit à Syracuse la source connue sous le nom de Fawarat el- 
Caboudhi ^^ij-oU! it^ly (la fontaine d'Aréthuse), qui surgit d'une 
caverne sur le bord de la mer, « et qui est vraiment surprenante. 
« En fait de bazars, de marchés aux provisions, de caravansérails, 
«de maisons, de bains, de beaux édifices, de places publiques, 
« on y voit ce qu'il est possible de trouver de plus remarquable 
« dans les plus grandes capitales. Le territoire qui en dépend 
" est vaste, couvert d'habitations, fertile et parfaitement cultivé. 
« On y charge du blé et d'autres productions pour tous les pays. 
« Les jardins environnants produisent des fruits en quantité pro- 
« digieuse. » 

De Syracuse à Notos (j-^aj (Noto), i journée. 
''°^° « Notos, défendu par un fort très-haut et très-solidement cons- 

« trait, est une ville remarquable par sa beauté, par son éten- 
« due et par l'excellence de ses productions; il y a des bazars 
« d'une construction élégante, des édifices d'une grande solidité, 
« des cours d'eau douce qui font tourner beaucoup de moulins, 
« des dépendances considérables, des champs parfaitement ense- 
" mencés et très-fertiles. La ville est ancienne et possède divers 
« monuments. » Elle est à huit milles de la mer, et dans l'in- 
tervalle qui l'en sépare, on trouve une station « dite Castir- 
11 noun ijjjXmj, dans un site agréable et entouré de champs 
« cultivés. » 

De Notos au cap qui formé l'extrémité orientale ' de la Sicile 
' Ou plutôl méridionale. 



DEUXIEME SECTION. 85 

on compte i journée; cet espace est entièrement désert. Le cap Feuillet lio verso, 
se nomme port de Bawales u^lyJi ^v^' {'^^V Passaro). De Notos 
à Chiklé AJsli (Scicli), fort situé sur le sommet d'une montagne 
à 3 milles de la mer, on compte i journée. 

« Ce fort est dans le meilleur état possible; ses environs très- 
« bien cultivés se composent de campagnes très-peuplées où se 
« tiennent des foires frécpientées par les habitants de tous les au- 
«tres cantons. Ces champs sont vastes, fertiles et entremêlés de 
«jardins produisant beaucoup de fruits. On y vient par mer de 
« tous les points de la Calabre aj^jAs, de l'Afrique iUxjjj\ , de Malte 
« «JaJU, et d'ailleurs. La situation de Scicli est des meilleures, 
« ses grains des plus estimés et les affaires de commerce qu'on 
« peut y entreprendre, des plus sûres. Ces campagnes sont arro- 
« sées par des cours d'eau sur lesquels sont divers moulins. « On 
y voit une source connue sous le nom de source des Temps, et 
offrant cette particularité, qu'elle coule aux moments prescrits 
pour la prière, et qu'elle tarit en tout autre temps. De là à Ra- 
ghous a^j^j (Ragusa), lieu bien fortifié et petite ville " ancienne, 
« entourée de cours d'eau et de rivières qui font tourner beau- 
« coup d'usines et de moulins, et située au milieu de vastes et 
« de fertiles campagnes, » i3 milles. 

Cette ville est à sept milles de la mer. La rivière qui porte 
son nom coule du côté de l'orient ' , et forme à son embou- 
chure dans la mer un port où les vaisseaux peuvent entrer, 
charger et décharger leurs marchandises. « On y vient de tous 
« les pays. » 

De Raghous à Buthira ijXij (Butera) on compte 2 faibles jour- Feuilletai recto. 
nées ou 45 milles. « Buthira est un château fort bâti sur une émi- 
« nence et environné de campagnes bien peuplées. Il a l'aspect 
« d'une grande ville, car les édifices y sont beaux, les maisons d'une 
« remarquable solidité et les bazars bien disposés. H y a plusieurs 

' Ou plulôl du midi. 



86 QUATRIÈME CLIMAT. 

FcuiUei l 'il lecio. « mosquées principaies, des bains et des caravansérails. La ville est 
« entourée par une très-grande rivière dont les eaux servent à ar- 
" roser de tous côtés des jardins produisant quantité de fruits ad- 
« mirables. >■ De Buthira à la mer on compte environ 7 milles, et 
à Lenfiadha siLjxiJ \ 1 journée ou 26 milles. Lenfiadha est 
ime place forte bâtie sur un rocher ceint par la mer et par une 
rivière , en sorte qu'on ne peut y pénétrer que par une seule 
porte. Il y a un port fréquenté par les navires qui viennent y 
opérer leurs chargements, des édifices, un marché et des dépen- 
dances considérables produisant d'excellent blé. La rivière qui 
se jette dans la mer s'appelle Nahr el-Melh JJi\j^ (Fiume Salso). 
On y pêche beaucoup d'excellent poisson. De là à Ghirghent ou5^ 
(f ancienne Agrigente) on compte i journée ou 2 5 milles. 
AGr.iGENTE, « AgrigCHtc est une ville habitée par les plus nobles familles et 

fréquentée par les voyageurs. Son château est très-fort et très- 
haut. La ville est agréable, antique et renommée dans tous les 
pays, soit à cause de l'importance de ses fortifications, soit à cause 
des avantages qui la distinguent. C'est un lieu de réunion pour 
les navires et un centre de communications. Ses édifices sont des 
plus hauts et ses quartiers des plus dignes d'attirer l'attention 
des voyageurs. Il y a des bazars où l'on trouve à acheter toute 
sorte de productions et de marchandises. La ville est entourée 
de jardins et de vergers admirables qui produisent diverses es- 
pèces de fruits. L'importance de ses monuments atteste une 
antique splendeur. Les plus grands vaisseaux peuvent y trouver 
de quoi opérer leurs chargements , même dans les temps de 
disette, à cause de la quantité d'approvisionnements contenus 
dans ses magasins. Les jardins et les blés d' Agrigente sont en 
grand renom. Elle est située à 3 milles de la mer. >< De là à 
Chaca iLïUiJI (Sciacca) on compte 1 journée ou 26 milles. Chaca 

' Il s'agit probablement ici d'Alicata, anciennement nommée Finziada, d'après 
Cluverius , cité par M. Orlolani dans son Nv.ovo Dizionario (jeocjrafico délia Sicilia. 



DEUXIEME SECTION. 87 

est une petite ville située sur les bords de la mer occidentale '. Feuillet lii recio. 
« Il V a des édifices publics, des marchés et beaucoup de mai- 
ci sons. Elle est actuellement le chef-lieu de divers districts et des 
« dépendances qui l'environnent. Son port est constamment en 
« bon état, et des navires y arrivent sans cesse de Tripoli iy.jXj[^ 
« et (du reste) de l'Afrique iC-AJb^l . L'une de ses dépendances est 
« Caia't el-Belout - tjJuJi iUki (ou des Chênes), château fort cons- 
« truit sur le sommet d'une montagne d'un difficile accès , entouré 
« de campagnes fertiles et de villages où l'on trouve en abondance 
« diverses espèces de fruits d'un goût excellent. Le pays est ar- 
« rosé par des eaux de source et par des rivières qui font tourner 
<i des moulins. Il y avait naguère une population nombreuse qui 
« a émigré et s'est transportée à Chaca. Il ne reste plus à Caia't 
«el-Belout qu'une faible garnison pour la défense du château, l'cuilieti/u verso. 
« situé à 1 2 milles de distance de la mer, à 9 milles de Chaca et 
« à 1 forte journée d'Agrigente. » 

De Chaca à Mazara^jL* (Mazzara) on compte 2 faibles journées. mazaka. 

« Mazara est une ville charmante, bien bâtie, et qui n'a pas sa pa- 
« reille en fait de situation et d'agréments. La beauté de ses cons- 
« tructions est au-dessus de tout éloge , et les avantages dont elle 
«jouit dépassent tous ceux qu'on pourrait trouver dans d'autres 
n résidences. Elle est entourée de murailles hautes et solides; les 
" maisons y sont belles, les rues larges, les quartiers et les bazars 
« en bon état et remplis de boutiques de marchands et d'ouvriers. 
« Les bains y sont bien tenus, les caravansérails vastes, les jar- 
" dins fertiles et parfaitement cultivés. On vient à Mazara de tous 
« les côtés , et on en exporte une quantité considérable de pro- 
« ductions. La province, qui est très-étendue, comprend un grand 
« nombre de belles habitations et de villages. » Au pied des murs 

' Ou plutôt méridionale. 

' Calalabellotla, lieu connu par une victoire remportée en io35 par Roger I" sur 
les Sarrasins. 



88 QUATRIEME CLIMAT. 

Feu.iieii4i verso, de la viile coule la rivière dite Wadi'l-Madjnoun y>^! i^^lj (ou 
la rivière du Fou); elle sert, soit au chargement des navires, soit 
à l'hivernage des navires. 
MABSALA „ j)e Mazara à Mars A'iy ^^ ^j^ (Marsala) on compte 8 milles. 

« Marsala, qui jadis avait été l'une des villes les plus anciennes et 
« les plus nobles de la Sicile , fut ensuite ruinée ; mais elle a 
« été restaurée par le comte Pioger I" Jjifl jW-j (j<»^jJiJ! , qui l'a 
« entourée de murs. Elle possède maintenant des habitations , 
" des marchés et des caravansérails. Son territoire est considé- 
" rable et sa juridiction étendue. Il y vient beaucoup d'Africains 
« »-.*Jij^ji Jj&l . On y boit de l'eau de puits pratiqués dans les mai- 
« sons et de l'eau des sources existantes dans le voisinage. Il y a 
" des bazars, des bains, des jardins et de bonnes cultures. » De là 
à Trabanos (j/._^àj1^ (Trapani), on compte i journée ou 2 3 milles. 
inAPANi. Cette dernière ville, ancienne ou plutôt antique, est située sur 

les bords de la mer dont les eaux l'environnent de toutes parts, 
en sorte qu'on n'y peut 'parvenir qu'au moyen d'un pont et d'une 
porte situés à l'orient de la ville. Le port est au midi et parfaite- 
ment sûr et tranquille. La plupart des navires y passent l'hiver à 
l'abri de tout danger maritime. « On y pêche quantité de pois- 
« sons, et notamment l'espèce de poisson connu sous le nom de 
« thon, au moyen de très-grands fdets (ou de madragues), et de 
« très-beau corail. Près de la porte de la ville est un marais d'où 
« l'on extrait du sel marin. Le territoire environnant est cultivé 
« et fertile. Trabano§ possède en outre de grands marchés où l'on 
« trouve des provisions en abondance. » Dans son voisinage sont 
l'île du Moine t;.v_ô|jJi ij^y=- (Favignana.**), l'île de labesa «->wL 
(Levansa.^) et l'île de Melitma ii-JaAo (Maretimo). On trouve dans 
chacune de ces îles un port, des puits et des buissons. « Quant à 
« Trabanos, on y mouille même en hiver, à cause de la bonté de 
» son port et de la tranquillité de la mer qui l'environne. » De 
cette ville à Djebel Hamed >x_<iL=- J~v=-, montagne très-haute , très- 



DEUXIEME SECTION. 89 

escarpée , au sommet de laquelle il existe un plateau fertile , beau- Feuillet 142 recto. 
coup d'eau et un château fort abandonné, environ 10 milles. 

De là à el-Hâma jL^\A ^ on compte 20 milles. 
El-Hâma est un château très-fort, compté au nombre des meil- 
leures citadelles, et ayant la mer au nord à la distance d'environ 
3 milles. Le port qui en dépend, défendu par un château connu 
sous le nom de Madradj ^1; J-.j» ^, est fréquenté par les navires « et 
" on y pêche le thon avec de grands fdets. Quant au nom de 
« Hâma iuUÎ , il fut donné à ce château parce qu'en effet on y voit 
Cl une source d'eau thermale sortant d'une roche voisine et où 
« l'on vient se baign«r. La température de cette eau est modérée 
« et sa saveur douce et agréable. Auprès de là sont des ruisseaux 
« et des cours d'eau faisant tourner des moulins, des champs cul- 
« tivés , des promenades et des jardins produisant des fruits en 
« abondance. Les dépendances d'el-Hâma sont vastes et fertiles. » 
La distance qui sépare ce lieu de Trabanos est d'une faible jour- 
née. D'el-Hâma à Cala't Nawa ^^y «.xJ^i on compte 1 o milles. 

« Ce dernier château est très-fort, environné d'un fertile terri- 
« toire, et distant de la mer d'environ li milles. Il en dépend un 
port « où l'on vient charger du blé et d'autres grains en grande 
" quantité, et une carrière ^ d'où l'on extrait des meules pour les 
« moulins à eau et pour les moulins à manège. » De Cala't Nawa 
à el-Hâma inAÂ , 1 o milles; 

Et du même lieu à Bartenic ^>A*^3JJ (Partenico), 1 2 milles. 
« Bartenic est une jolie petite ville d'un aspect extrêmement 
« agréable , et entourée de fertiles campagnes où l'on cultive beau- 
« coup de coton, le henné * et diverses autres sortes de végétaux, 

' Alcanio ? 

' Ce nom de Madradj , donné à un lieu si voisin d une pêcherie de ihon, porte à 
penser que ie mot madrague , sorte de fdet desliné à cette pêche , est d'origine arabe. 

Voici le texte de ce passage qui paraît assez curieux : L^ «Uii 7 ^ iXjw *j, 
iC_A.wjLiI!_j iU*Ui U-ji/1 ^LS-I . 

* Lawsonia inermis, plante bien connue qui sert à teindre en rouge , en orange , etc. 
H. 12 



90 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 1/12 recto. " et arrosée par un cours d'eau qui fait tourner plusieurs mou- 
« lins. Le fort est bâti sur une éminence connue sous le nom de 
■< Djenan yU=- . Quant au port, il porte le nom d'el-Rokn (j^»pi 
« (l'Angle), et est situé au nord et à environ 2 milles de la ville. 

De là à Chiniclî jUm^ (Cinisi '), «station assez importante, 
« située au bas d'iine montagne, dans un territoire où la végéta- 
«tion, les pâturages et les fruits sont aliondants, » ayant la mer 
au nord, à 4 milles environ de distance ^. De là à Acarnich 
iji~fjji\ '', 8 milles. 

« Acarnich est une ville petite, mais jolie et bien fortifiée, dont 
« le territoire produit beaucoup de fruits. Ses marchés sont nom- 
« breux et, ainsi que les bains et les maisons, plus vastes que ne 
« le comporte la population. On exporte de ce pays beaucoup 
« d'amandes , de figues sèches et de caroubes qu'on charge sur 
« des embarcations et qu'on envoie dans la majeure partie de la 
« contrée. Il y a de l'eau douce qui se répand dans les environs 
« et pénètre dans les jardins, et un fort construit sur une émi- 
'<■ nence distante de la mer d'environ 1 mille. » De là à Palerme -Pv 
on compte 1 2 milles. 

Tels sont les trente-cinq lieux (de la Sicile) situés sur le litto- 
ral de la mer. Il existe un grand nombre d'autres châteaux, forts. 
Feuillet 1 42 verso, bourgs et villages dans l'intérieur; nous nous proposons de les 
décrire un à un en commençant par donner l'itinéraire de la A'ille 
(Palerme) à Cassr lani ^lyai (Castro-Giovanni), lieu situé vers 
le centre de l'île. 

De la ville (Palerme) au château de YÈmir j-f^^\ jmu , « retraite 
« agréable , lieu fortifié et arrosé , entouré de champs ensemencés, » 
en se dirigeant vers l'orient , 6 milles. 

' La version latine porte Sis, mais c'est évidenunent une erreur. 
° Je pense qu'il s'agit ici de la distance qui sépare Cinisi de Partenico; car le pre- 
mier de ces lieux n'est pas à plus d'un mille de la mer. 
' Le ms. B porte Carnich iJiMy'i ; la version latine. Partis. 



DEUXIÈME SECTION. 91 

De là à el-Khazan y|>=i ', " très-beau fort construit sur le sommet Feuillet 1/12 versu. 
" d'une montagne, entouré de champs des plus fertiles, et dans un 
« état des plus prospères, " 6 milles. 

C'est là que prend sa source la rivière dite de l'Emir, « qui , 
i< descendant par divers canaux, réunit ses eaux à celles de la rivière 
" de Cadjana &jl=ï, lieu situé au nord, à 9 milles de distance de 
« Hicla XXi=. (l'ancienne Hyccara.^). La jonction a lieu au-dessous 
«de Mirnao ^bj-*, station qui reste à droite du voyageur, à 1 
« mille et demi de Cadjana. Ces eaux coulent ensuite vers Menzil 
« e\-Emir j-jui,il\ ^y^, qui reste au nord et à 1 mille et demi de 
« distance de la rivière. De Mirnao à Menzil el-Emir on compte 
« 6 milles ; 

« Et du même lieu à la mer, 1 fort mille. » 

D'el-Khazan yljil à Hicla i^xs^ ^, une demi-journée ou 1 o milles. 

De Menzil el-Emir à Hicla iiXJU-, même distance. 

« Ce dernier lieu est situé dans un bon pays et possède de 
"Vastes dépendances, des villages, des auberges, des eaux qui 
« sont distribuées et répandues dans la campagne , des champs 
" cultives. » D'el-Khazan à Bicoua ^ lytu , « château fort et lieu de 
«refuge très-bien fermé, entouré d'eaux courantes et de nom- 
« breuses cultures, » situé à i mille de distance de la rivière qui 
coule vers Termèli «.«^j, dite el-Saïlah aKa->«Jî, i5 milles. 

« De Bicou à Betrana ii_jIj_A_j (Petralia?) , château fort bien dé- 
« fendu, dont le territoire est fertile en grains et dont les dépen- 
'< dances habitées sont limitrophes au territoire de Bicou, 9 milles. » 

D'el-Khazan yPyil à Djatoua i>iU-, environ i5 milles. 

« Djatoua est un fort construit sur une éminence et d'un très- 
« difficile accès. La campagne qui l'environne est fertile en grains 

' La version latine porte Alchoraz. 

La version latine perle ad Cifalam. 
'' La version latine porte Nico, ce qui semblerait indiquer qu'il s'agit ici de Nicosia. 

1 2. 



92 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet ii2 verso. " d'une qualité parfaite. H y existe une prison destinée à renfermer 
« ceux qui ont encouru la colère du roi. Mais ce fort n'est pas 
« pourvu d'eau courante , et il n'y a dans les environs aucune 
« rivière. « 

De Djatoua à Torri (ou Torzi, selon le ms. B) ^J^ ou i^jj-io, 
« château remarquable par son antiquité et la solidité de sa cons- 
« traction, et la fertilité de son territoire, » 9 milles. Ce territoire 
confine du côté du nord avec celui de Djatoua, et du côté du 
midi avec celui de Corlioun yj^i^ (Corleone), ville située à environ 
8 milles de distance. De Corlioun à Cala't el-Tarik ^j^v^i iijJs, en 
se dirigeant vers le nord, on compte 9 milles arabes, ce qui équi- 
vaut à 3 milles francs; car ce dernier vaut 3 milles arabes. 
coRLEosE. «Corlioun ^jy^yi (Corleonej est une place très-forte dont les 

«maisons sont contiguës, et située non loin d'une rivière du 
«même nom, » à la distance de 8 milles, en se dirigeant vers 
l'occident, de Raïah ajIj, de 5 milles francs de Djatoua I_^1.î=-, de 
10 milles, en se dirigeant vers l'orient, de Bozroua ijy^ (Pozzo 
Reale?), « bonne forteresse, environnée d'un faubourg bien peu- 
« plé, d'eaux courantes, de fontaines et de champs cultivés d'une 
« grande fertilité et d'une vaste étendue , » et à 12 milles de 
Cassr Novo ^y^-waï ( Castro-No vo), «lieu très-agréable, offrant 
«toute sorte de productions, de choses utiles, et arrosé par des 
« eaux courantes. » 

De Cassr Novo jjy jj>ai à Raïah «_)Ij ( en se dirigeant vers 
l'occident) on compte environ 12 milles; 
Feuillet ii3recio. Et de Corliouu à Raïalî , 8 milles '. 

Au reste Bozroua !jj_).j est située au nord, Cassr Novo _^_jj j-ias 
à l'orient; Corlioun y_^J;j au couchant, et Raïah ii_jl; au midi. 
Cette dernière station est noble, « éminente et remarquable par 



Ceci esl une répétition que nous croyons devoir conservei' pour éciaircir, s'il est 
possible, l'obscurité qui règne dans ces noms de lieux; nous suivons en général les 
leçons du ms. B. 



DEUXIEME SECTION. 93 

la fertilité (en grains) de ses champs, qui sont des terres de Feuillet 1 13 recto. 
bénédiction '. 

« Quant à la rivière d'el-Saïla «kA—J' j-t-J, qui n'est autre que la 
rivière de Termèh x«^j-^ (Termini?), elle prend sa source dans 
la montagne dite Raïah «->tj ^^^^^ J^, vers l'occident; coule 
vers le nord jusqu'à ce qu'elle atteigne les eaux de Bozroua 
qu'elle laisse à droite vers l'est, à 3 milles de distance; continue 
son cours vers la station de Marghana A-ji^, située au nord à 

1 mille de distance. (De Marghana à Bozroua on compte 4 
milles.) Cette rivière passe ensuite au-dessous de Bicou j-*-aj , qui 
reste vers la droite à i mille. (De Marghana à Bicou on compte 

« 3 milles.) Là elle mêle ses eaux avec celles du Rigonovo ^jjuoj , 
qui prend sa source dans la montagne de Zarara isji^j , vers un 
lieu nommé el-Ghadran (jlj<x*JI (les Etangs), où elle reçoit les 
eaux du Menzil lousouf oi^-j^ J>-à-« (la Station de Joseph), lieu 
« situé vers la droite. Toutes ces eaux se réunissent au-dessous de 
« Bicou yù-j, se dirigent ensuite vers Betrana AjSyù (Petralia?), 
qui reste à droite à 3 milles de distance (de Bicou jJuj à Be- 
trana «j^ on compte g milles); coulent vers Alaberdja L=-^i)l , 
qui reste à droite à 3 milles de distance (d' Alaberdja à Betrana, 

2 milles); passent auprès de Cacabech jSiaJii, qui reste à droite à 
2 milles (d' Alaberdja ^-;JVl à Cacabech (jS-ajU, 2 milles); enfin 
cette rivière termine son cours à Termèh *— «^-i', qui reste à 

» droite ( de Cacabech (jii.AJiï à Termèh , i o milles), et se jette dans 
• la mer. 

«De Hicla SXji=>, dont il a été question, à Khassou^^U^, lieu 
« fertile en grains de toute espèce, on compte 2 milles francs. 

« De Khassou j-oU- à Bicou yùj , 2 milles. « 

De Corlioun y^i>J^ à Batalari ^5J2UaJ, vers le midi, /j milles. 

« Batalari est un fort antique, solidement construit, entouré 
« de montagnes et de sources d'eau vive , à i o milles de distance 

' Sic. 



9^ QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet i/i3 recto, « de Cala't el-Belout is^JI ioJi(CaltabeHota) dont nous avons déjà 
" parlé , et qui est à l\. milles francs ou à 1 2 milles arabes de 
« Chaka *5L; (Sciacca). >■ 

De Touri ^^j^ (ou Tourzi isjjj-^) à la station dite Rahi el-Marat 
ii\jX\ J^^j (ou de la Femme), «Heu bien habité, produisant du 
« blé, du lait, du beurre en abondance, » 18 milles arabes ^ 

De cette station à Bartenic (f~fj^jj (Partanna?), 1 faible jour- 
née ou 1 8 milles; 

Et à Alsanam -li^aJI , en se dirigeant à l'occident sur la route 
de Mazara jijU (Mazzara) ^, 9 milles arabes. 

«Alsanam est un bourg considérable, très-peuplé, défendu 
« par un château fort très-élevé, entouré d'arbres, de jardins et 
« d'eaux courantes. » D' Alsanam à Mazara jjU*, ville dont nous 
avons déjà fait connaître l'importance, 7 milles francs ^ 

Revenons à Cassr Novo y^y>jMu (Castro-Novo) dont il a déjà 
été question. Nous disons donc que c'est là que la rivière de Bla- 
Feuiilci 1 13 verso, tanoua Ij-jUaî^^ (Platani, l'ancien Lycus) prend sa source. Cette 
rivière, qui est considérable , passe à Cammarata aIoI^', puis àBla- 
tanoua ^yJ^"^, puis se jette dans la mer. De Cassr Novo à Cam- 
marata on compte 10 milles; et de Cammarata à Blatanoua, 3o 
milles ou 1 journée. « Cammarata est une ville assez importante 
« dont les vergers sont bien cultivés, la citadelle forte et domi- 
«nante, et dont les alentours produisent beaucoup de fruits. Il 
« en est de même du fort de Blatanoua, situé sur une éminence, 
« et à environ 6 milles de la mer. 

« Revenant sur nos pas , nous disons que du fort de Djatoua 



' Je lis iCAjj^ d'après le ms. B , et non «juj* . 

' Cette indication est parfaitement juste, et il en résulte que la position d' Alsanam 
répond à celle de Castelvetrano. 

' Les deux manuscrits et la version latine, pag. 175, portent ici l'indication d'une 
distance (de 3 milles fi-ancs) qui est en contradiction avec ce qui précède. C'est un 
point de fait à vérifier sur les lieux. 



DEUXIEME SECTION. 95 

« t^^-, dont il a déjà été question , au fort d'Aubi j j! , également Feuillet 1 43 verso. 
" indiqué ci- dessus \ on compte 5 milles francs. 

D'Aubi à A'icamt H-j^kt, « station vaste et commode, champs 
« cultivés, marché permanent, commerce, industrie, >> i mille et 
demi arabe. 

D' A'icamt mSs à Mirdja U=-^jy>, «petit château fort avec iau- 
« bourg, terroir fertile, » i mille vers le nord. 

De là à el-Hâma iC«Ui dont nous avons cléjà parlé , i mille franc. 

D'el-Hâma à Madradj -Ij^Xj», « château fort remarquable par la 
" solidité de ses constructions situées sur une éminence, et par 
« les fossés qui l'environnent et qui , creusés dans le roc , ne 
« laissent d'accès qu'au moyen d'un pont de bois qu'on peut 
«supprimer ou rétablir à volonté, jardins fruitiers, vignobles, 
" petit port, » 2 milles francs. 

De Madradj ^t;>>^ à Aubi ^j^S, ci-dessus mentionné, 3 milles 
francs. 

D'Aubi à Bartenic (^jJis^, ci-dessus mentionné, 3 milles. 

De Bartenic à Djatoua lyW-, ci-dessus mentionné, i3 milles. 

Revenant de nouveau sur nos pas, nous disons que d'el-Hâma 
iLti à Cala't Afimi ^^^ ajJï, » château fort de construction 
"ancienne et irréprochable, avec faubourg floris.sant, champs, 
« bosquets, peu d'eau, » environ 1 8 milles. 

De là à Cala't Alsanam |<viaJ! jùJi, dont nous avons déjà parlé, 
1 2 milles. 

De là à Rahl el-Caïd j^jUI! J.^j, lo milles. 

De là à Alasnam j.U*>i)l , sur les bords de la mer, i o milles. 

C'est dans la montagne d'Alsanam |<uJl que la rivière de Thouth 
lajio (du Mûrier) prend sa source. Elle traverse le territoire d'Al- 
sanam qu'elle laisse à l'occident, et continue de couler vers la 
mer où elle se jette dans le voisinage de Mazara^jL-», point d'où 

' Nous n'avons pu retrouver ce nom de lieu dans les manuscrits. 



96 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 1 43 verso, nous repieiions notre itinéraire, en disant que de là à CassrEbn 
Matkoud i^Xiu ^^ij^aS, situé au nord-est, on compte i5 milles. 

De là à la station de Sindi j^^xà-u, 6 milles; 

Puis à Rahl el-Annal J^jiJ! J^^, au nord-ouest, 9 milles. 

De Sindi ^^SJ^ à Cala't Mourj,j_« \aXi, à Batalari, en se diri- 
geant vers l'orient, 6 milles. 

" Cassr Ebn Matkoud ajXL. (^\j.>^ est un château fort dont le 
« territoire est vaste et les dépendances considérables. H y a des 
« champs, des jardins et un marécage fertile. Beldja iid^ est éga- 
» lement un lieu très-fort, très-haut et très- susceptible de dé- 
« fense , car il est entouré de tous côtés par des montagnes et 
« protégé par des marais. A l'entour sont des bosquets et quelque 
"peu de champs cultivés. » La rivière d'el-Careb cjjUJIj^, qui 
coule dans son voisinage, prend sa source dans les montagnes 
Feuillet i.u recto, qui Ceignent, du côté du nord, le territoire de Corlioun u^-jJjj 
(Corleone); passe à l'orient de cette ville, se détourne ensuite 
vers foccident, baigne la partie occidentale du territoire de Sindi 
^j^u^, traverse un pays montagneux situé au midi, passe à l'orient 
de Beldja ^j, puis à A'ïn el-Huboub <-jy»^ (j>£, et finit par se 
jeter dans la mer auprès d'Alasnam |.U«.i)| . Son cours, à partir de 
sa source jusqu'à son embouchure, est de 5o milles. 

« De cette embouchure à celle du Salmoun yj-l^ , cours d'eau 
n de peu d'étendue qui prend sa source dans une montagne, et 
« distant de Chaca iisUi (Sciacca) de 1 2 milles, on compte 5 milles; 

Et de Chaca a-ïi^ à Blatanou ^àLîVj, 1 j milles. 

« Blatanou ^Js^Vj (Platanella?) est un lieu de refuge remar- 
i-quable, environné de campagnes fertiles, de jardins, de bos- 
« quets, fréquenté par les voyageurs et bien peuplé. « La rivière 
qui porte le même nom coule à l'orient de ce lieu d'où, en se 
dirigeant vers l'orient, on se rend à Ghardouta ajjï^, « station 
« agréable et peuplée, dont les environs sont parfaitement culti- 
« vés ; » puis à Sotirj^ik*y (Sutera), « lieu situé au nord, environné 



DEUXIEME SECTION. 97 

« de toutes parts de montagnes, florissant, peuplé, fréquenté par Feuillet lU recto. 
« les allants et les venants. La distance que l'on parcourt est de 
« 9 milles. » 

De SotirjjJaAM (Sutera) à Cammarata «il^-ï, dont il a déjà été 
question, 18 milles. 

De même, de Djirdjent c>.i=-^.=- (Agrigente) à el-Menchar jUi.Ài! 
(la Scie), en se dirigeant vers le nord-est, i8 milles. 

« El-Mënchar jLùjdl est un fort bâti sur le sommet d'une mon- 
« tagne escarpée , habité , florissant et environné de terrains cul- 
« tivés et fertiles. De là à el-Kita'a ç.UaJiJi (Siculiana), lieu égale- 
« ment situé vers le midi, sur une éminence, bien peuplé et dans 
«le meilleur état de culture, 10 milles. » 

D'el-Kita'a ^Uaill à Djirdjent ooj=-jj=- (Agrigente) , en se diri- 
geant vers l'ouest, 12 milles; 

Et à Blatanou ^J^s^») , en se dirigeant vers le nord, 20 milles. 

De Djirdjent oU=-jj=- (Agrigente) à Naro jjU, en se dirigeant 
vers l'orient, 12 milles. 

« Naro est une résidence agréable où l'on voit des bazars très- 
« fréquentés et une industrie active. Il y a un marché à jour fixe, 
« des champs contigus et des édifices publics. » De Naro à el-Kita'a, 
en se dirigeant vers le nord, lo milles; 

Et à Sabouca *j>jjUm, vers l'orient, 12 milles. 
D'el-Kita'a à Sabouca, également 12 milles. 

De Menchar à Sabouca, en se dirigeant vers le sud-est, 1 1 
milles. 

« Sabouca *ijjU, (Sambuca) est une place forte dont la popu- 
« lation est considérable, et un lieu d'entrepôt pour les grains, 
« abondant en ressources, où l'on trouve toutes sortes de produc- 
" tions utiles. » De là à Cala't el-Nisa L.-1I! nAi (Caltanisetta, le châ- 
teau des Femmes), sur le chemin de Djirdjent c>..â_=.;jj=- ^^.-^ j, , 
1 2 milles; 



Feuillet lid recto. 



Feuillet i44 ' 



CASTEO-GIOVANNI. 



98 QUATRIEME CLIMAT. 

Et de Naro à Cala't el-Nisa, en se dirigeant vers le sud-est, 
2 1 milles. 

« Cala't el-Nisa LwJji iUU, château d'une belle construction, se 
» fait remarquer par ses habitations contiguës et par l'abondance 
« des ressources que son territoire offre en grains et en fruits. » 
La rivière Salée A-llj_^l (Fiume Salso) coule à l'orient et à 
peu de distance de ce château, situé à i8 milles de Cassr lani 
jl — jj, m.'i (Castro-Giovanni). 

« La ville de Cassr lani j\ijMu ' est bâtie sur le sommet d'une 
« montagne et défendue par une citadelle très-forte. Ses dépen- 
« dances sont vastes, ses édifices imposants, ses bazars d'une 
«belle disposition, ses maisons d'une construction solide. On y 
«exerce divers arts et divers métiers, et l'on s'y livre au com- 
« merce. La juridiction de cette ville s'étend au loin; ses champs 
« sont fertiles , les grains de bonne qualité , la température de 
« l'air fraîche et de nature à rendre la santé aux personnes qui y 
(c arrivent. En somme c'est une résidence des plus agréables. Bien 
« qu'elle soit située sur une montagne , cependant on y trouve 
"des champs cultivés, et de l'eau courante qui n'a pas besoin 
« d'art pour être répandue sur le sol , qui est d'excellente qua- 
« lité. C'est, d'ailleurs, une place de difEcile accès et (pour ainsi 
» dire) imprenable. » 

De Cassr lani jL.j-kaï à Madjkian yKs£, en se dirigeant vers le 
nord, i8 milles. 

«De Madjkian à Cassr ^ en se dirigeant vers le sud-est, 

« 1 5 milles. » 

De Madjkian à Sotir^jik^i, (Sutera), en se dirigeant vers l'oc- 
cident, 1 5 milles. 

' Castro-Giovanni étanl considéré comme le centre de la Sicile , c'est vers ce point 
que notre auteur a dirigé ses premiers itinéraires. Voyez ci-dessus , p. go. La descrip- 
tion qu'il en fait est conforme à ce qu'en disent les voyageurs. Voyez Orlolani , p. Sb ; 
le Voyage en Sicile de M. le comte Auguste de Sayve, t. II, p. 62 , elc. 

' Ce nom de lieu manque dans nos manuscrits. 



DEUXIÈME SECTION. 99 

« De Sotir jAî^ (Sutera) à Djirdjent oO^-j.^ (Agrigente), 36 Feuillet lU verso. 
« milles ou ] forte journée. La route passe par Gharcoudha n^yji, 
« déjà mentionné; par el-MencharjLsJll, par el-Kita'a ^Uai!!, et 
« aboutit à Djirdjent cxà=-,,=- . « 

De SotiTjAiM à Cassr Novo^^yj^ai, lieu situé vers l'orient, 
2 4 milles. 

« (Nous avons décrit ces divers châteaux et lieux de refuge du- 
n rant le cours du présent ouvrage.)» De Djirdjent o>_i_j>-,_a- à 
Carcoudi ^^i^jjJi, vers l'orient, on compte 1 18 milles \ 
De Carcoudi à Naro j^b , 2 4 milles. 
De Naro à Djirdjent c:*J^=-j^ , 1 2 milles. 
De Naro à Cala't el-Nisa L»jJi ïjtXi , 2 i milles. 
De Cala't el-Nisa L»uiJi iUtJi, en se dirigeant vers le midi, à 
Carcoudi (^ij-ï^ , 1 5 milles. 

" Carcoudi ts^j^ est un joli pays situé sur une montagne du 
plus difficile accès. Cependant le terrain y est très-productif et 
les cultures très-renommées. La rivière Salée Ail _^ (Fiume 
Salso) coule auprès de là, vers l'orient. Cette rivière prend sa 
source dans un pays boisé dit Cha'ra Nouar j!y I_>*i, qui est 
situé dans le voisinage (à i mille et demi) de Hicla iiXJi». Elle 
dirige ensuite son cours vers le midi, passe vis-à-vis (à i mille) 
de Hicla 'Ax=~, atteint ensuite Hama iU^, puis la station nom- 
mée Haraca iUil_,j^, qu'elle laisse à droite à la distance d'un jet 
de pierre (on compte 6 milles entre Hicla et Hama). Durant 
toute cette partie de leur cours, les eaux de cette rivière sont 
douces; mais parvenues dans le territoire et à droite de Madj- 
kian yKsî, elles traversent des marais salants et y deviennent 
saumâtres. Cette rivière passe ensuite à l'occident de Cassr lani 
jLjj-iaJi (Castro-Giovanni) et à l'orient de Cala't el-Nisa U«jiJt Hjtki, 
à 5 milles de distance, puis à 2 milles de Hadjar el-Mathcoub 

' Il y a évidemment erreur dans cette distance donnée par nos manuscrits et par 
la version latine. 

i3. 



100 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 1 i/i verso. « cjj.'ijii,\ j^ (la roche Percée), lieu situé vers l'orient à 2 milles 
" de distance, puis à l'orient deDarcouni jjjji, lieu situé, comme 
« nous l'avons déjà dit \ à 9 milles de distance , et où la rivière 
» change son cours et se dirige exactement vers l'occident. Par- 
« venu à Lenbiada iiLaJ (Alicata?), elle tourne vers le midi et se 
«jette dans la mer, à peu de distance de cette ville. 

«De Darcouni jj-iji à Buthira y^ (Butera), en se dirigeant 
" vers le midi à travers la montagne, on compte 1 2 milles; 

« Et en passant par la plaine, 2 4- milles. » 

De Buthira à Lenbiada iiiL-^AÀJ, ig milles. 

« Nous avons déjà fait mention de Lenbiada dans la description 
•1 des villes du littoral. » 
Feuillet! 45 recio. De Buthira SjXAi à Cheliata iUsULï on compte, en se dirigeant 
vers le nord-est, 12 milles. 

« Cheliata «-LULi est située dans une plaine arrosée par des 
« eaux courantes, connue par sa fertilité et par l'abondance de 
« ses productions. La rivière dite d'el-A'sl J_**jt_JI (ou dvi Miel) 
(1 coule à l'occident de cette plaine; de là, en se dirigeant vers le 
« nord et à 10 milles de distance, on trouve Ablatana iLJ<Js'^\, 
«château fort où se tient un marché à jour fixe, environné de 
« champs cultivés produisant beaucoup de grains , et de jardins 
« abondants en fruits. C'est auprès de là que la rivière dont nous 
« venons de parler prend sa source. D' Ablatana à Darcoudi (S^jij^ , 
«vers l'occident, on compte environ i5 milles; 

«Et à Hadjar el-Mathcoub tjyiiil^s-, même distance. 

« Hadjar el-Mathcoub c-j_^*iilj.s- (pietra Perzia) est un fort de 
«bonne défense et un lien de refuge très-sûr dont les dépen- 
« dances sont vastes, fertiles et bien arrosées. » De ce lieu à Cassr 
lani ^IjjMLi (Castro-Giovanni) on compte 12 milles; 

A Cheliata ^l+Li , 2 5 milles ; 

A Cala't el-Nisa U-^l &jtX5 (Caltanisetta) , au nord-ouest, 7 milles. 

' Nos manuscrits ne font pas mention de cette distance. 



DEUXIEME SECTION. 101 

De Cheliata à Cala't el-Djenoun {jy^ **U (le château de la feuillet Wi5 recto. 
Folie), qu'on nomme aussi el-Khanzaria isjj!;>J>iL iOtAi, «fort cons- 
« truit sur le sommet d'une montagne et entouré de champs 
" cultivés où l'on recueille beaucoup de miel, » lo milles. 

D'el-Khanzaria ^ji>À=I à Ragous ^y-s-j (Ragusa), 26 milles. 

« Cette dernière résidence est agréable. Les maisons y sont 
« solidement bâties et fort hautes, le château de bonne défense. 
» Auprès coule une rivière qui porte le même nom. De Ragusa à 
« la mer on compte 1 2 milles ; » 

Puis, en se dirigeant vers l'orient, à Chikla «>Xi (Scicli), 12 
milles (Chikla est à 8 milles de Modica &ii^); 

Et, vers le nord, à Modica &_ïi^, 5 milles. 

« Moflica &_ïiy^, située dans un pays de montagnes, est cepen- 
« dant fertile en grains et en productions de toute espèce. De là 
« à Cala't Abl Chama ii^Ui jt ioJï, en se dirigeant vers le nord, 
« 1 6 milles. » 

D'Abi Chama iULï jl, vers le midi, à Ragous (_y3j_t;, 1 6 milles; 

Et à Lentini ^^uJ, 2 4 milles. 

<' Abi Chama iC_«U; jl (Ruscemi) est un château fort et un lieu 
« de refuge situé dans un pays montueux et boisé , où les ri- 
« vières nommées el-Arou j^ilî et Rentargha Hs-Ji^Uj prennent leur 
«source. Celle-ci (la Rentargha) a son embouchure auprès de 
«Syracuse iLwji^, et l'autre (l'Arou) décharge ses eaux dans la 
« mer vers l'angle le plus méridional de la Sicile. » 

De Lentini à Rizini ig^^ (Vizzini), en se dirigeant vers le nord- 
ouest, 2 5 milles. 

De Ragous ^^j à Rizini, 20 milles. 

De Cheliata iUsUA*; à Rizini ^^^ , « lieu environné de terres 
« excellentes et bien cultivées, et situé sur le penchant d'une 
« montagne d'où découlent deux rivières qui se réunissent à une 
« certaine distance , traversent la montagne , longent un pays 



102 QUATRIEME CLIMAT. 

Feiiiiiei i /|5 rertn. « boisé , et, prenant le nom de rivière d'Akarlamou .j-l^^»' cs^'j , se 
« jettent dans la mer, « 1 5 milles. 

De Bizini is^jj à Abl Chama iUUi j;!, 2 5 milles. 

D'Abi Chama à Notos u-jJai (Noto), 3o milles. 

De Notos à la mer, du côté de Malte, «JaJU ii.^ <j-., 20 milles. 

De Notos à la Bentargha «i^lxjo \ « rivière qui coule autour des 
« montagnes de Syracuse , après avoir pris sa source , ainsi que nous 
« l'avons dit, auprès d'Abichama, » 19 milles. 
Feuillet 1 45 verso. De Cette rivièrc à Syracuse, en se dirigeant vers l'orient-, 19 
milles ; 

Et à Lentini, vers l'occident, 12 milles. 

De Lentini à MinaoujUi-o (Mineo), «joli château fort situé dans 
« les montagnes de Bizini ^j^jj (Vizzini) , entouré de sources d'eau 
«jaillissante, de champs ensemences, de vergers et de pâturages; 
« sol excellent; » en se dirigeant vers le sud-ouest, 2 4. milles. 

«De Minaou jUjç* à Bizini (J^y^-, ^^rs le midi, \k milles; » 

A Khanzaria iLjJijX^, vers l'ouest, 10 milles; 

A Cala't el-Far jUJ! iùJï ^, vers le nord , 3 milles ; 

Et à Menzil Meldja Klialil J-s^à. ii^ J>i^, 9 milles. 

« Cette dernière résidence est très-populeuse et très-fertile. Au 
« midi sont des montagnes où la rivière dite Boukrit k^^S^ ^^itj 
« prend sa source. » De Menzil AJ^i Khalil J-vAii. ji Jjjw à Khan- 
zaria «_jj!;,.jvi. , vers le sud, 9 milles. 

De Menzil Khalil J^^Ai^ Sjm à Cassr lani ^^^jMsi (Castro-Gio- 
vanni), 24 milles. 

De Minaou jLà_*.« , en se dirigeant exactement vers l'orient à 
travers les montagnes, à Boukir -aXj, 18 milles. 

' C'est à lort.ceme semble, que les auteurs de la version latine ont pris, pag. 177, 
Bentargha pour une ville. 

' Pour rectifier ce que cette indication a d'inexact, il faut supposer que par l'orient 
notre auteur entend l'orient d'été. 

' La version latine porte 4/507-. 



DEUXIEME SECTION. 103 

« Bouliir -ajCj (Biiccheri) est situé dans une plaine parfaitement Feuillet j 45 verso. 
« cultivée, remarquablement fertile en grains, en fruits, et con- 
« tiguë du côté de l'occident à la forêt de sapins connue sous le 
« nom de Bénit iajuu . » 

De Boukir à Lentini, ville située au nord, 20 milles; 

A ALi Chama, vers le sud, 7 milles. 

« Les territoires de ces deux villes se confondent et se tou- 
« chent en quelques lieux. >> 

De Cassr lani jL.j-^aï (Castro-Giovanni) à Ablatsa ii-wis^oi \ « fort 
« situé au midi entre el-Khanzaria i^j}y et Hadjar ef Mathcoub 
« cjjJijll^^s- (pietra Pierza), à i/l milles de ce dernier lieu, » 20 
milles. 

« D' Ablatsa ii->J=5Xji à Cbeliata iUsUU, vers le midi, 1 2 milles. 

«De Menzil Khalil J->S^ J>vo à Baterno j-j^-IsIj (Paterno), 20 
« milles. 

« D'Alil Chama à Balensol J^^JJ^ (Palazzuolo), 2 milles. 

«De Balensol à Kiri ^^aS (oii Mouri (Sjj^, d'après le ms. A), 
« 22 milles. » 

D' Ablatsa à Aïdouli Jj^—j! (Aidone), vers le nord, 9 milles. 

C'est à Aïdouli que prend sa source le Ronbolo y^j , rivière 
qui, coulant vers l'orient, réunit ses eaux à celles de Boukrit 
la^jS^ ^, dont nous venons de parler, puis à celles du Wadi'1-Tin 
t) — * — '^'' ts^'j (ou la rivière Bourbeuse), au bout de 8 milles. 
Toutes ces eaux se dirigent vers la mer et, après s'être réunies 
au Wadi Mousa t^^^ ^^iîj , ne forment plus qu'un seul affluent 
qui se décharge dans la mer. D' Aïdouli à Cassr lani ji> j->aS (Castro- 
Giovanni) on compte, en se dirigeant au nord-ouest, i5 milles; 

Et à Meldja Khalil J^Ai. ii-^À^, environ 10 milles. 

De Cassr lani jLj. ^ ï, en se dirigeant vers le nord, à Tabès 
(j-jUa (Tavi?), 10 milles. 

' La version laline porle Plaza. 

' Ou Incarit, d'après la même version. 



104 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuitieii 45 verso. « Tabes cst un cliâteau fort et un lieu de refuge construit sur 
« une éminence; il y a de l'eau et des cultures. Le Wadi'1-Tin 
« yvkJi j^iîj prend sa source auprès de ce fort, coule vers l'orient , 
«puis se jette clans le Wadi Mousa ^^^|^:>^.J, dans le voisi- 
« nage de la mer. De Tabes j-^Uo à Djoudica ii_j(i_jj» , vers l'orient, 
« 1 2 milles ; 

" Et d'Aïdouli à Djoudica ' , vers le nord, également 1 2 milles. 

« Djoudica iiji}.=- est une résidence considérable, très-peuplée, 
« et environnée d'un vaste et fertile territoire qui produit beau- 
« coup de grains. » De là à Meldja Khalil J^^As^ iL:^, vers le 
midi, 1 3 milles. 

De Tabes (j«*jUsi à Sant Filit ow*^ lmum (San Filippo), vers le 
nord , 1 1 milles " ; 

A Chentorb tjy„xi.c; (Centorbi), i5 railles. 

« Chentorb est un très-beau lieu dont les campagnes sont très- 
Feuillet i le recio. «productives, très-vastes et très- populeuses. Il est exactement 
« situé à l'orient de Sant Filit o^aJj oui^y (San Filippo d'Argiro), 
« et l'une des résidences les plus agréables et l'un des plus nobles 
« séjours. La majeure partie de son territoire est cultivée en grains 
« et en autres productions utiles. 

« De Chentorb vjj'***' ^ Adernô jjjit , vers le nord , 1 3 milles. 

"C'est au-dessus d'Aderno qu'a lieu la jonction du Tarkliis 
« ^J^f:s^JJ , du Djcrami i^|;~- et du Caïsi ^g»^ ', et de divers autres 
« cours d'eau. Aderno est une petite ville bâtie sur une éminence. 
" Il y a des bains, un bazar, d'agréables promenades, beaucoup 
« d'eau. Cette ville est située sur le penchant méridional du Djebel 
" ei-Nar jUii J^a=> (du mont Etna). » De là, en suivant les contours 
de cette montagne, à Baterno _jj;Jaj (Paterno), «lieu fortifié et 

' La version iatine porle Gudata. 

' Celte distance manque clans la même version. 

^ Le ms. A porte H.«^Li- Klianis, et ^ U — Djeradji. 



DEUXIEME SECTION. 105 

« de très-bonne défense, construit sur une double colline; champs Feuillet 1 46 recto. 
« cultivés, vignobles, jardins et vergers, » 6 milles. 

De Paterno à Anastasia ii.A^lk*Mj|, vers le sud-est, 7 milles. 

D'Anastasia à la mer, 12 milles; 

A Lentini ^ajuJ, vers le midi, 19 milles; 

Au Wadi Mousa ^^ ^^iîj , 2 milles et demi. 

Le Wadi Mousa se compose de la réunion de quatre affluents 
dont l'un est le Djerami t^V>.-=- \ qui prend sa source dans les 
montagnes de Caïsi (Capizzi) ^, et le second découle des montagnes 
et des jardins du même nom. Le Djerami poursuit son cours à 
travers les montagnes durant l'espace de 2 milles et demi, se 
joint ensuite à son confrère ^, en sorte qu'ils coulent ensemble 
jusqu'auprès de Djerami ig[}~=- (Ceraml). (La distance entre ce 
confluent et Djerami est de 6 milles.) Ils passent au-dessous et à 
I mille vers l'occident de ce lieu où sont des moulins (de ce même 
confluent à Hadjar Sarlo ^-J,L^ ^,_s-, 8 milles). Auprès de ces 
moulins et à 1 fort mille de Djerami ils reçoivent les eaux de 
la rivière de Nicosïn (j-ii,juj . La rivière ainsi formée coule entre 
San Filit c:*~isJj oi-Uî (San Filippo) etGhaliana xjUU (Gagliano), 
de manière à laisser ce dernier lieu vers l'orient à la distance 
d'un demi-mille, et San Filippo vers l'occident à la même dis- 
tance. Elle descend ensuite vers Antar Nastiri ^£J^x,^J-i^\ (Mis- 
terbianco), entre Adernô et Centorbi , de manière à laisser le 
premier de ces lieux à 1 mille vers l'orient, et le second à 1 mille 
et demi vers l'occident. C'est là qu'a lieu la jonction du Wadi 
Mousa jg*j^ t5:>ij avec la rivière qui vient de Tarliines u«.-iA=^jL 
(Traina), ainsi qu'avec le Theiia àuAs et l'Anbala «kjji \ de sorte 
que la distance de Tarhines à ce confluent est de 8 milles. 

' Le ms. B porte constamment Harami j^lj.». ■ 

' La version latine porte Capizi. 

= Sic. 

' La version latine porte Falna et Antalla. 

II. lA 



106 QUATRIÈME GLIiMAT. 

Feuillet 1 .'i6 lecio. De Thelia au même lieu, k milles. 

D'Anbala au même lieu, 5 milles. 

Une fois réunis en une seule rivière, ces divers cours d'eau 
se dirigent vers Djourta nJojs^, laissant à l'orient Paterno^jJaj 
et Sant Anastasia ii,v>M,v.».jl u**^, savoir : le premier de ces lieux 
à un demi-mille, et le second à 2 milles de distance. 

Le Wacli Mousa opère sa jonction avec le Wadi'1-Tin ^^ilj 
(jviaJi, le Ronbolo ^jjjj , le Krit iajj.^i, à peu de distance de la 
mer, où il finit par jeter ses eaux. 

Revenant maintenant à notre sujet, nous disons que de Bicou 
jjU) à Betrana «j!_)-ij on compte 9 milles. 
Feuillet j 46 verso. De Betrana à Saclabia iixjîXJUy ^ (Sclafani), 5 milles. 

De Saclabia au fort d'Abi Thourjj_i' ^} (Caltavuturo.''), «lieu 
« populeux, cultivé, fertile, situé vers l'orient, » 6 milles. 

De là à Boles (j«J^ (Pobzzi), « fort construit sur la cime d'une 
« montagne et entouré de terrains fertiles, » vers le midi, 5 milles. 

De Boles à Betralia ioJ^^ (Petralia), vers l'orient, 6 milles. 

« Petralia a^l^hj est un château très-fort et un excellent lieu 
« de refuge. Les cultures de ses environs sont contiguës et très- 
« productives. Il y a un bazar et une citadelle dignes de figurer 
« dans les plus grandes villes. » 

De Petralia à Becara «jVJl) ^, « fort entouré de beaucoup de mai- 
1 sons, de champs cultivés, » 8 milles. 

De là à Sberlengha &5jJfj^i (Sperlinga), «lieu considérable, 
> productif, fécond en ressources de toute espèce, bien peuplé ; 
' vaste territoire; » en se dirigeant vers le sud, 10 milles. 

De Sperlinga à Cammarata iiis\jï dont nous avons précédem- 
ment fait mention , 2 3 milles. 

Et à Nicosïn y;,*i.JiAÀJl , « lieu des mieux lortifiés, avec faubourg 
« bien habité, beaucoup d'édifices contigus, et de campagnes par- 

' La version latine porte Sucalonia. 
' On Megara, d'après la même version. 



DEUXIEME SECTION. 107 

" faitement cultivées,» en se dirigeant vers l'orient, 12 milles. Feuillen ^16 verso. 
De là à Tarliis (j<,wi&^ (Traina) \ « ville fortifiée et populeuse, 

« lieu de refuge entouré de cultures et d'habitations contiguës, >■ 

vers le nord-est, également 12 milles. 

De Tarhis ^J,,J.^Jl> (Traina), en se dirigeant vers l'occident, à 

Djerami ^]j — =- (Cerami), «lieu fertile, peuplé, avec de l'eau 

» douce en abondance , » 8 milles. 

De Djerami à Caïsi ^^w^ (Capizzi), vers le nord, 9 milles. 

« Caïsi t5«»A-s (Capizzi) est une place très-forte entourée de vi- 
"gnobles, de champs fertiles qui produisent toute sorte de biens 
" de la terre , et située à 1 5 milles à l'ouest de Djaras u-|j(~=- (Ge- 
" raci) , lieu abondant en fruits et en céréales, avec vaste faubourg 
« et habitations éparses ^, situé au milieu des montagnes et de 
« dépendances contiguës. « 

De Djaras à Betralia (Petralia), environ 10 milles. 

Aux champs de Basili Juv*«l *-j, , « renommés par l'abondance 
" et l'excellente qualité de leurs productions, » en se dirigeant vers 
le nord, 9 milles. 

(Ces champs sont situés à 10 milles à l'est d'el-Hamar^l ♦ 4!, 
caravansérail bâti sur le sommet d'une montagne.) 

De Djaras à el-Hamar jU^, 1 3 milles. 

D'el-Hamar à Boles (j»Jjj (Polizzi ) , vers le sud-ouest, 6 milles ; 

Et à Cala't el-Serat ls\yai\ nAi, vers l'ouest, 9 milles. 

« Cala't el-Serat est un fort construit sur une colline très-haute 
« où il y a beaucoup d'eau et de pâturages, et dominé par une 
« haute montagne sur le sommet de laquelle était une citadelle 
" extrêmement forte où l'on remisait des bœufs et des moutons. 
« Cette citadelle a été démolie et transférée sur l'emplacement 

Ou Trahino, d'après la version latine. 

SyMiXM ej|_jl4. Cette expression, en opposition avec ii^j^x^ cjtjljf , est tout 



à fait remarquable 

i/t 



108 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet l'i 6 verso. « qu'elle occupe actuellement, en exécution des ordres du grand 
« roi Roger. » 

De Cala't el-Serat à Djefaloudi la maritime iUia.l..AwJi ^^i^Us, 
(Cefalù), 8 milles. 

(On trouve sur la route un fort peu considérable, nommé Fou- 
tiroch ^JiJ.Als^.) 

De Cala't el-Serat à Thermè *^- (Termini), sur les bords de 
Feuiliei I i7 recto, Jg mer, en se dirigeant vers l'ouest-nord-ouest, i5 milles. 

Des cbamps de Basili à Targha xs^Js (ou Tougha <xi^) dont 
nous avons déjà parlé ', 1 5 milles. 

Reprenant notre récit, nous disons que de Tarbines (j«uvs»-^ 
(Traina) à Maniadj ^LaA^, qu'on nomme aussi Ghaïran el-Dakik 
jj_aSjJ! yt^c, on compte 20 milles. 

«Maniadj ^Uà-* (Maniace) est un bourg florissant, bâti dans 
« une plaine où l'on trouve un bazar bien fourni, du commerce 
« et toute sorte de provisions en abondance. » Ce bourg est situé 
vers l'angle septentrional du Djebel el-Nar (du mont Etna), à 5 
milles de distance, « sur les bords d'un cours d'eau qui prend sa 
« source à 3 milles et qui f\iit tourner des moulins. » De Maniadj 
à Adernô_jj;iî dont nous avons déjà parlé (le chemin longe les 
bords du Wadi Mousa i5*><t5^'j), 20 milles. 

De Maniadj à Randadj ^iJwj (Randazzo), en se dirigeant vers 
l'orient, 10 milles. 

« Randadj ^''>>-3; (Randazzo) est un bourg ou plutôt une petite 
" ville avec marché florissant, commerce, industrie. On en exporte 
«beaucoup de bois.» De là à Castilion y_5JJa**s (Castiglione), 20 
milles. 

Dans l'intervalle est un petit fort ou une station dite Almodou 
j Jv-li (Mojo). « Castilion est une place forte bâtie sur une éminence , 
« bien peuplée et très-commerçante. » De là à Mascala «kjuw (Mas- 
cali), bourg situé sur l'angle maritime de la montagne (du mont 

' Tusa? 



DEUXIEME SECTION. 109 

Etna) «et sur une éminence considérable, bien peuplé et Ira- Keuillei 1/17 recto. 
« versé par des cours d'eau » (la distance manque); 

Et à Tabarmïn y^-^^ji) (Taormina), sur le rivage, 6 milles. 

Entre le premier et le second de ces lieux on traverse la ri- 
vière dite el-Bared ijW (ou la rivière Froide) , qui prend sa source 
dans les montagnes qui s'élèvent à l'occident de Maniadj ^ly-o 
et coule sans faire aucun détour à l'orient vers la mer. La lon- 
gueur de son cours est de 80 milles. 

De Randadj ^^<>-i^j (Randazzo) à Sant Alban yUJ! ci^^«, (Mont- 
aibano), « château situé au milieu des montagnes, d'un accès des 
« plus difficiles , où l'on élève beaucoup de bestiaux et d'abeilles, » 
20 milles. 

De Montalban yUii i_»à^ ' à Mandjaba JoUsOo et à A'iat Isî*^ 
( Galati ) , n lieu de refuge bien fortifié , situé dans un pays mon- 
« tagneux, peuplé, cultivé, où l'on élève des troupeaux et où l'on 
« cultive beaucoup de lin au moyen d'arrosages, » en se dirigeant 
vers l'orient , 1 o milles. 

De là à l'église de San Marco ^ï;U l:^*^, vers le nord-ouest, 
7 milles. 

De San Marco à Filadent oùi5Lo, 5 milles. 

De Filadent à Carounia ioùjyUJI, i/t milles. 

« Carounia iL*jjjljiJI (Caronia) est un château fort bâti sur une 
« éminence qui domine la mer. Il en dépend une pêcherie de 
« thon , des vignobles et diverses habitations. » 

De là à Cala't el-Cawareb vj'^-*^' ^^ (ou fort des Bateaux), 
situé à 2 milles de la mer, g milles. 

De ce fort à Touz'a iLs-jis (Tusa), 7 milles; 

Et de ce dernier lieu à Djefaloudi ^gi^JAa- (Cefalù), 1 2 milles. 

Revenant sur nos pas nous disons que de Messine ,^u-^ au 
fort de Rametta aS^j on compte 9 milles. 

De ce fort à Monteforte ej^-iù cajO», vers le sud, 4 milles. 

' D'après le ms. B. 



110 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuiiici 1 47 reoto. De Monteforte , vers le nord, à Milass ^j='A-jy<> (Milazzo), i5 
milles; 

Et, vers le midi, à Micos (j«Jts», lieu situé entre Messine et 
Taormina , dans un pays dont les chemins sont difficiles , 1 5 milles. 

De Loughari (sJ^jJ à Bubalos u-^j^ , vers le nord-ouest , 1 5 
milles ; 

Et de Monteforte à Bubalos, vers l'ouest, 20 milles. 
Feuillet liy verse. « Bubalos (j^-Xjjj est un fort d'une construction spacieuse et 
«belle, et dont les habitants sont riches. » De là à Almod J^l 
(Mojo?), vers le midi, 5 milles; 

A Montalban yUJ! e*jL«, 12 milles; 

Et de Montalban à Almod, 10 milles. 

C'est ici que se termine la description de la Sicile. « Nous ne 
« connaissons pas , dans l'univers , d'île située au milieu des mers 
« qui contienne un plus grand nombre de villes et de lieux ha- 
« bltés. » Mais il nous reste à indiquer ses ports ou ses mouillages, 
unàim, et à donner leurs distances respectives; c'est ce que nous 
allons faire, en invoquant le secours divin. Nous disons donc que, 
de la ville si connue sous le nom de Palerme ^/^^, à Barca *jjj 
(Parco), on compte, en suivant les contours du rivage, 5 milles. 

De Barca à Mers el-Tïn (jJaJi ^j^ (le port Vaseux) , 5 milles. 

De Mers el-Tïn à Ghala i«]Ls, 2 milles. 

De là à Algezira '^j-?jM., k milles; 

Et à Mersa Carinos u*.»^ is-y*' ^ milles. 

De là au promontoire situé au-dessous de Hanach lt**»- \ 3 
milles. 

De là à l'aiguade du même nom , 3 milles. 

De là au promontoire situé entre ce dernier lieu et Bartenic 
i^jùJajj (Partenico), 3 milles. 

De là à la rivière qui passe auprès de ce dernier lieu, i mille 
et demi. 

' Le ms. A porte Djanach iA.m>. , la version laline Hanas. 



DEUXIEME SECTION. 111 

De là à la rivière de Castelnovo ^y aaIï (Castel a mare?), Feuillet 147 verso. 
5 milles; 

Puis à celle de Madradj j!;<>w«, k milles. 

De Madradj à San-Pietro ^J^aj <.>^^ , 1 2 milles. 

De là à Trabanos ^iJot^L (Trapani), 26 milles. 

De Trabanos à Mars Aly (^ (g*y-o (Marsala), 2 5 milles. 

De Mars Aly au cap situé entre ce lieu et Mazara ijjU (Mazzara) , 
I 2 milles. 

De Mazara au cap el-Balata ty^Ji tju\j (du vieux Palais), 6 milles. 

De ce cap aux fontaines d'Abbas ^y^J>s. y^**, 6 milles. 

" De ces fontaines à Alasnam -LUs^I , 1\. milles. 

n D' Alasnam à Abi Nour ^^ ^1 \ 6 milles. » 

De là à Wadi'lcareb vj^' ts^^i (la rivière du Bateau) , 6 milles. 

De là au cap (littéral, au bec) de l'Aigle j-«.jJi oi-ii , 6 milles. 

De ce cap à Chaca iuUJi (Sciacca), 6 milles. 

De Sciacca à Wadi'lbou ^1 j^^Ij , 8 milles. 

De cette rivière au cap formé par la rivière d'Ablatanou^^5*ol , 
9 milles. 

De ce cap à Tourchet Abad ilt icû^-, 6 milles. 

De Tourchet Abad à el-Oukhteïn ^vj^j^i/l (les Deux-Sœurs), 
9 milles. 

De là à Ghirghent c-wL^v^ê, (Agrigeute), 9 milles. 

De Ghirghent à Wadi'lzakoudji 5^ JJI ^^ilj '^, 3 milles. 

Delààlapierred'Ebn el-Fetni ^^uuJl y.jl (ouFenti^^Ui), 9 milles. 

De cette pierre à Besraria -Vji^-w '\ 1 8 milles. 

De là à la Saline iU=~5m , 3 milles. 

De là à el-Enbiada eiL»Aii;l , 3 milles. 

D'el-Enbiada à la rivière Salée ^U ^^il^ (FiumeSalso), 1 mille. 

De cette rivière au port d'el-Chelouk ^jjXtJI ^j^, 8 milles. 

' Ou Ahi Thour, d'après le ms. A. 
Le ms. A porte ^^_^jpi j^ilj ■ et la version latinejlumen Arracuhi, 
Ou Besrana, d'après la même version. 



112 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 'i7 verso. De ce port à celul de Buthira »^j ts^j^ (Butera), 8 milles. 

De là à Wadl'l-Sawari t<ylj— Jt ^gilj , i 2 milles. 

De cette rivière à la rivière Grecque yijj_s j^iîj, 12 milles. 

De là à l'île des Colombes -L^ t^^J)^' ' 2 milles. 

De cette île à Kerni ^j-^^ , 7 milles. 

De Kerni à la i-ivière de Bagous i^ySj ^^slj (Bagusa) , 1 2 milles. 

De cette rivière à Djarf el-Tafî JolkJ! Oj^ (écueil de l'Enfant), 
4 milles. 

De cet écueil au port de Chikla i^S^Mi ^j^ (Scicli), k milles. 

De là à l'étang de Charchour_,^-i^-sJ!j.jO>^, 2 milles. 

De cet étang au port de Dareïn j^IoJi jg-y-» ', 4 milles. 

De là au port de l'Arbre iij.^\ tg-y-o, 1 mille. 

De ce port à l'île des Porreaux ^sd\j^\ ij^^^s- (isola delli Porri), 
3 milles. 
Feuillet liS recto. De cette île au port d'el-Bawaless (jaJ'^i isv^^ ^ milles. 

De là à l'île de Djerman yU)4^ ï^iH?"' ^ milles. 

De cette île à la vigne d'el-Ziouh ^jjjJi , 3 milles; 

Puis au cap Bacbinou ^ j-^UiL J^lsji ( Pachino ou Passaro ) , 
3 milles. 

De ce cap à l'anse d'el-Kissa'a eUaJJi «Ki^i, 6 milles. 

De là au port des Colombes ^,LwJi (^-y-*, 6 milles. 

De ce port à l'anse d'Ebn Dakni <>^>i j^j! «X^^i , 6 milles. 

De là à Alcata iUaliii , 6 milles ; 

Puis à Wadi Castellari t^;Ax**j> ^^iSj , 1 2 milles ; 

Puis au port d'el-Hodhak ^i!«x^ (S-y*' 6 milles; 

A Ankana iuiTjill , 6 milles ; 

Au cap du Porc j.,^jjiil oui , 8 milles ; 

A Syracuse xwjj^ , 6 milles ; 

A la fosse de la Submersion (^^^ ^ij^xià-, 6 milles; 

' Le ms. B porle Deramen (j.,t,i , la version latine Car. 

' Par suite d'une inadvertence , les auteurs de la version latine onl écrit ici Vadam 
Maseno. 



DEUXIEiME SECTION. 113 

A l'île du Cl0UjUv»m 'ij^j^, 4 milles; Feuillet i 48 reclo. 

A Aksifoua |yU-*^l , li milles ; 

Au cap el-Saliba HmJmîI] (j»!; (de roche Dure), 6 milles; 

A Wadi Zeïdoun y_5<>^jj ts^'ji 6 milles; 

A el-Rokn (j-^^pl (à l'Angle), 6 milles; 

A Wadi Lentini <^uJ ^^iîj , 3 milles ; 

A Wadi Mousa (S*>«tâi'j (la Giarreta, rivière), 3 milles; 

ACatana «jlkj (Catane), 6 milles; 

A Ankana iuSjill ', 3 milles ; 

Aux îles de Lebadj ^\j^jj\js=-, 3 milles; 

A la rivière du même nom , 3 milles ; 

A San Chikli JJuï o>jLw, 6 milles. 

A la fontaine du Roseau t^^jaJill (j%.c, 3 milles; 

Au cap Mascala XJoC-^o S^Ja^ (Mascali), 3 milles ; 

A la rivière froide ijUJi t^il^Ii , g milles ; 

A el-Fossouss ^JO^JnÀi\ , 3 milles ; 

A ei-Anbassi i^j^lxii)!, 5 milles; 

A el-Daradja ^ij>>.Jt - ; 

A Saint Eli Jl o>jLw (Sant Alessio?), 5 milles; 

A el-Adjassa x»l.=-i/i ', 6 milles; 

A el-Daradja el-waseti J»^^' «_=>!_, ^Jl (ou du milieu), 6 milles; 

A la fontaine du Sultan ylk^-Jî yv.c , 2 milles. 

A el-Daradja el-sogheïra iijjJual\ iù=-ljj>vJI (ou petite), 2 milles; 

A la pierre d'Abi Khalifa iU^dà. s}j^^ ^ milles; 

A Sant Astabin (j^^+k-»' cxà^ (Saint-Estienne), 3 milles; 

Aux Trois-Eglises (j».jU^3 eJiJi , 7 milles ; 

A Messine i^-«, 6 milles. 

De Messine au Phare _jjUJI, 12 milles; 

A Wadi O'boud ^^a* ^^^ij, 1 2 milles; 

' Sic. 

La distance manque dans nos deux manuscrits, mais l'Abrégé porte lo miUes. 
' La version latine porte Sant Ascabin et Alabassa. 

II. i5 ■ 



11^ QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 i8 recto. A Milass ^^oi.* (Milazzo ) , 12 millcs ; 

Au cap (j^l;.J!, 6 milles. 

Du cap, en suivant les contours du golfe, à Lebiri (<^jJ (Li- 
Lrizzi.»'), 2 milles; 

Au cap Dendari j^jtiXJi ,j*,lj, .3 milles; 

ABactis Lr-kJij (Patti), en suivant les contours du golfe, 4milles; 

Au cap Khali J^-i. jj-ij, 2 milles; 

Au port Dalia &_<Jli tg^-o, k milles ; 

A Djefaludi el-soghra ^^JMal\ is^j^^ (la petite), 3 milles; 

A Sa'afa *à*« et à A'icanara SjLàxU \ 26 milles; 

A Carounia iL^j^jUJI (Caronia), 12 milles; 

ACala't el-Cawareb tjjijJUi &*Aï (le fort des Barques) , 6 milles. 

A Touz'a iLsjls (Tusa), 6 milles; 

Au cap du Chien t-J^I oiji, fi. milles; 

Et, en suivant les détours du golfe, à Djefaloudi ^5ijJ.i=- (Ce- 
J'alù ) , 8 milles ; 

A Hadjar O'mar jL^^jS-, 2 milles; 

Au Cap extrême j-i-i)! obi)!, A milles; 

A la Roche ij^J] , 6 milles ; 

A Wadi'l-Sawari tg;i_>— J' t^^^j , 3 milles ; 

i< A Wadi Abi Rokad ili; ts^ij, 3 milles; » 

A Thermi a^' (Terinini), 6 milles ; 

Au Tarbi'at «jsA^j ^, 3 milles; 

A Chebka iCiÂ^ (aux Filets), 3 milles; 

Au bourg d'el-Saïr^^JuaJî ë^j-'i, 6 milles; 

A Wadri-Émirj-A^iit ^^ii^ (la rivière du Prince), par les dé- 
tours, 2 milles; 

A la ville iCij>x^ (de Palerme), 6 milles. 

Nous avons dit dans la présente section tout ce qui nous pa- 
raissait utile et convenable. L'île de Sicile est de forme triangu- 

' Ou Alcomara, d'après la version laline. 

^ Pour la descriplion de ce lieu, voyez ci-dessus p. 78. 



DEUXIEME SECTION. 115 

laire. Son côté oriental, c'est-à-dire depuis Messine jusqu'à l'île Feuillet as i 
du Lièvre ^j^^ iK>^> s'étend sur un espace de 200 milles. 

De cette île à Trabanos u-y^^ ( Trapani ) on compte 260 
milles \ et c'est-là le côté méridional. Le troisième côté, qui 
s'étend depuis Trabanos jusqu'à ei-Heras ^J^\)~^ et jusqu'au Phare 
jjLiJI , embrasse également vm espace de 260 milles. 

' Le ms. B poile ùbo. 



116 QUATRIÈME CLIMAT. 



TROISIÈME SECTION. 



Description d'une parlie de la Calabre et des côtes de l'Adrialique. — Reggio. 
Tarenle. — Gallipoli. — Olranle. 



FeuHleti/i8 verso. Cette troisième section du quatrième climat comprend la des- 
cription de la partie de la Méditerranée où se trouvent les îles 
de Corfou (j»jjj, de Leucata iilali^, d'Ithaque j^-, de Céphalonie 
Aj^y^, et de Djadjito ti«j?-U- (Zante), et celle du littoral où l'on 
remarque Sainte-Euphémie ^^^aj o.-Lu,, Atrabia &A^^i (Trapea), Al- 
massa A^aii, Codjensa (j«ois.ys (Cozensa), Djaradji (^^\y^ (Garace), 
Martos o^jftjU (Mortorano?), CalliLoli Jl+*Aï (Gallipoli), Castera 
o,ia*<.; (Castro), Odrant t^iî (Otrante), Abrandes ,j«4Xj^! (Brin- 
des), Ledja ± (Lecce) , Lablouna Hj^fi^ (Avlona), Budrint ovjjJ^ 
(Butrinto), Djoumara »;l^, Facbkio^i^*;!;, Bendesa ii^Ovij, Ader- 
nopoli Joj_j;il (Andria?), et laltha XiJL,. Notre intention est de 
procéder à cette description ville par ville et contrée par contrée. 
Nous disons donc que la partie de la mer comprise dans la 
présente section embrasse en largeur, du côté de l'occident, un 
espace de 6 fortes journées de navigation, c'est-à-dire depuis 
Reggio j-j; jusqu'à Cabes Rousia iU*ujy (j«-s»- Reggio, dépendance 
de la Calabre «^,3^, est située sur le bord du détroit de Sicile, 
à la distance de y milles de Messine, ce qui forme la largeur du 
REGGIO. détroit sur ce point. « Quoique cette ville (Reggio) soit peu con- 

«sidérable, on y trouve en quantité des fruits et des légumes; 
« elle est bien peuplée, et on y remarque des bazars florissants, 
« des bains et une muraille en pierres; » elle est bâtie sur la côte 



TROISIEME SECTION. 117 

orientale du détroit. De là, en suivant la côte, au cap Caiama Feuillet 1 48 verso. 
x«yo (del Armi?), on compte 6 milles ^ 

De ce cap à Bothra ojju (Bova.»^), 3 milles. 

De là à Catala JiUiS, par terre, 3 milles. 

De Bothra à la rivière du Miel J-»jJI ^^il^, 6 milles. 

De là à Tabela SXjUs (San Giovanni d'Avolo), bourg, 6 milles. 

De Tabela au cap Djefira ijjJis=-^, de ce cap à la rivière de 
Batricona iijji^ et à Borsana ajUc^j (Bruzzano), 6 milles. 

« Borsana iijUo^ est un lieu situé sur une montagne, et d'où 
« dépendent des terrains fertiles. Les habitants possèdent des 
«bœufs et des moutons, des champs contigus et des revenus 
« assurés. » De là à la rivière de Djaradji ^^s>•\ys- ^gilj (ou de Ga- 
race), 12 milles. 

«La ville qui porte ce nom (Garace), et qui s'élève sur les 
«bords de cette rivière, est jolie, assez considérable, bien bâtie; 
« à l'entour sont des champs ensemencés et des vignobles. « 

De là à la rivière d'Alana *ji(I (l'Alaro), qui provient des mon- 
tagnes de StilojiAA^I, on compte 2 4 milles. 

De là à la rivière de Nedjelaïa aj^Vj*', sur laquelle sont des 
moulins , 1 2 milles. 

De cette rivière à celle d'Esteladja iC=-5U^! (Squillace?), qui 
est navigable, 10 milles; 

Puis à la rivière de Tadjnou^Às-lL, 10 milles; 

Puis à celle de Salmira iyJ^, 1 2 milles. 

De Salmira à Ousela iCX^jl (Isola?), île agréable, et à Porto- 
Maria kjji,lsjj, «port considérable, mais rempli d'herbes qui 
« croissent dans la mer, » 6 milles. 

' La version latine porte 1 1 milles. 
Je suis porté à croire qu'il s'agit ici du cap Spartivenlo, qui portait autrelbis le 
nom de Zephyriam. 11 est à repiarquer que, du temps de l'Edrisi, il y avait un grand 
nombre de lieux donl les noms anciens subsistaient encore; exemples : Péloponèse-, 
Abydos, Lacédémone, etc. La dislance indiquée entre le cap Djelira et Borsana, 
ou Bruzzano, autorise ma conjecture. 



118 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuiliot 1/18 verso. De Porto-Maria à Afloumat el-Sawâri (^jt_j*Jt iUjii! , où l'on 
remarque des constructions antiques, 6 milles. 

De là àCotrouna xj^ki (Crotone), « ville dont les constructions 
« sont anciennes, l'étendue vaste, et la population considérable, » 

Feuillet 1 ',9 recto. loniiUeS; 

Puis à l'embouchure de la rivière de Santarina Kjsj^jJi-y , formant 
un port exposé à trois vents, 1 2 milles. 

De là au cap el-Badja ii^^I u-.!j, 2 4 milles. 

De là à l'église bâtie sur le cap Abracana *Àji^i (j«ij ',12 milles; 

A Piosiana iS^j (Piossano), 20 milles; 

A Wadi'l-Kebir^^^AjJli ^^iîj (la grande Rivière), 12 milles; 

A San Rocbit i.:vs-«ij; ci»jL4«, 1 2 milles; 

A la roche dite Sokn ^jj!» ij.^ , formant la limite entre les 
Lombards et les Francs (Francavilla?), 12 milles. 

De cette roche à la rivière Sakna aàXIw ^ilj , qui est navigable 
et qui offre un excellent mouillage, 6 milles. 

De cette rivière à celle de Bratana *JiL|^ (le Brandano^), 
« couronnée de montagnes couvertes de forêts de pins, d'où l'on 
" extrait du goudron et de la poix résine qui s'exporte au loin , » 
2d milles. 

De là à Akra o^Sl (Agri? ), rivière, 6 milles; 

A Nahr ei-Moudjez j.=>^!j^, rivière, 18 milles; 

A riraghna &Às|^!, rivière, 3 milles; 

A la rivière de Latino (jjJa^ (Lato?), i5 milles: 

A celle de Limna xU, , 3 milles ; 

A la rivière Tortueuse 2,y<-ll t^*'^ , 6 milles ; 

A celle dont les eaux font tourner les moulins de Tarente 
t-ùjUa (ja-Ua^, 3 milles. 
lAEEME. De là à Tarente i^Ua, 6 milles. 

« Tarente est une ville grande, ancienne, et (même) antique, 

' La version latine porte Abramia. 

" Rivière qui sépeire la Basilicate de la terre d'Olranle. 



TROISIEME SECTION. 119 

« remarquable sous le rapport de la beauté des édilices publics ot Feuillet 1 49 recto. 

« des maisons particulières, fréquentée par un grand nombre de 

" marchands et de voyageurs. Les vaisseaux y opèrent des charge- 

« ments et les caravanes y arrivent, car elle est riche et commer- 

« çante. » Il existe à l'occident de la ville un port rempli par les 

eaux de la grande mer. Au nord-est est un lac qui environne la 

ville, en telle sorte que l'espace compris entre le pont^ et la porte 

de la ville est de 1 2 milles. Ce pont sépare le lac de la grande 

mer; sa longueur, depuis la porte, dans la direction du sud-ouest, 

jusqu'à la terre ferme, est de 3oo coudées, et sa largeur de 1 5. 

Le pont est percé de soupiraux au moyen desquels, deux fois 

par jour et deux fois par nuit, les eaux du lac s'écoulent dans la 

grande mer, et réciproquement. La profondeur du lac varie de 1 o 

à i5 et à 3o brasses. Au reste de tous les côtés, excepté du côté 

du nord, Tarente est entourée par la grande mer et par le lac. 

De cette ville en se dirigeant à l'orient vers la rivière d'Astoura 

«jjii^i, où les navires peuvent mouiller, on compte 12 milles, 

De là à la rivière d'Aclouïa i^jXi] , 3 milles. 

DelààCatilouca*ïjXklaï(Catolica.>*),oiiestunefontaine, 1 2 milles. 

De là à Mersa Madjeloud i^^ .s-^' port à l'abri de tous les 
vents, où l'on trouve des citernes et des puits, 12 milles; 

Puis à Mersa Noderos wij^J^ ^sv"^ petit port qu'on appelle 
aussi Nartos (j-^Jojb (Nardo), et qui est situé à A milles de la mer, 

I 2 milles. 

De là à Mersa Tradja i^\jls is^j-', bon port, eau douce en abon- 
dance, 1 2 milles. 

De là à Gallipoli J^M^ii, «ville considérable, ancienne, bien (jaliitolt. 
" peuplée , construite sur une langue de terre baignée de tous 

II côtés par la mer en sorte qu'elle forme une presqu'île, j 6 milles. 

De Gallipoli à Mersa Anbana «jL»! j^*^ (Taviano), où est une 
source d'eau douce, i5 milles. 
' Sic. 



120 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1^9 verso. De là à Leïca ioi-J (Leuca), promontoire qui s'avance dans la 
mer et où l'on trouve deux fontaines, i5 milles. 

De là à Castra oycAylï (Castro), petite ville sur le bord de la 
mer, i o milles. 

De là à Roîita Mart e^^ bjy ( Martignano ? ) , ville située dans 
les terres, 12 milles. 

De là à Salit oLJ^, 3 milles. 

Puis à Ledj À. (Lecce), ville, 26 milles. 
oTHANTE. Puis à Odrant ovyil (Otrante), 3o milles. 

« Cette dernière ville est ancienne , très-peuplée , très-bien bâtie ; 
« il V a des marchés florissants où il se fait beaucoup de commerce. « 
Ses murailles sont, de trois côtés, entourées par les eaux de la 
mer, en sorte qu'Otrante ne touche au continent que par un 
isthme situé du côté du nord. Près de là coule une rivière venant 
du même côté, passant auprès de la porte de la ville, et se diri- 
geant vers le golfe de Venise &_ïiUJl yj^=- et vers Abrantes u«*aj;j! 
ou Abrandes ij^j^.j^l (Brindes). La distance qui sépare ces deux 
villes est de ko milles. Les habitants de Brindes sont Lombards, 
et la ville appartenait anciennement au seigneur de Constanti- 
nople. Quant à Otrante, elle est à l'entrée du détroit qui sépare 
la Méditerranée J^\ j^ de la mer des Vénitiens (^^-viLyJ! jj? 
du coté du couchant, et de cette ville à Adraso u-j^! (Durazzo), 
on compte 70 milles. 

«Adraso (j*yiî (Durazzo), ville florissante, abondante en res- 
« sources, pourvue de nombreux marchés et dans une situation 
« prospère , est située sur la rive orientale du détroit. » 

De là à Lablouna xijAJ (Avlona), ville située sur les bords 
de la Méditerranée, on compte 100 milles; 

Et en suivant les contours du golfe ,126 milles. 

De Lablouna à Djoumara ij^, ville considérable et populeuse, 
en suivant les contours du cap, 100 milles. 



TROISIEME SECTION. 121 

(Le nom de Djoumara est en grec Barento ycyo ' . ) De là à Feuillet lig verso. 
Butrinto_5Xi^j, petite ville bien peuplée, avec marchés, etc. on 
compte 4o milles. 

De Djoumara, en suivant le littoral, à Fachkio jj^ililj , ville de 
grandeur médiocre, à l'orient de laquelle il existe un canal très- 
étroit, mais cependant accessible aux navires, 60 milles. 

De Fachkio _ySJi\i à Bendesa iL«,^Àj (Prevesa.^^), «petite ville 
« ceinte de murailles et commerçante, » 3o milles; 

Et de Bendesa à Nabakta ixii+i (Lépante, anciennement Nau- 
pactus"^), i5o milles. 

Près de Djoumara, c'est-à-dire à 3o milles de distance, il existe 
une île jolie et boisée où est un port et qu'on nomme Thacou 
^ (Ithaque). Au sud-ouest de cette île est celle de Corfos u^ï 
(Corfou), qui est considérable, puisque sa longueur est de 100 
milles. H y a une ville florissante « et un fort construit sur une 
« cime escarpée. Les habitants de cette île sont braves et en état 
« de résister à leurs ennemis. » De Thacou yJô à Corfou ^y^y» 
on compte 3o milles. 

De Corfou à Otrante , dont il a déjà été fait mention, 90 milles, 
ou 1 journée de navigation. 

De Corfou à Lablouna ^yj (Avlona), 90 milles. 

Parmi les îles situées dans ces parages est celle de Djefalounia 
*^>^ ( Céphalonie ) , située à l'orient de Corfou , ayant 200 milles 
de circonférence, bien peuplée, et où l'on remarque une ville. 

De Céphalonie à Djadjito tiv=-U- '^^j^ (Zante), île également 
peuplée et qui a 80 milles de tour, on compte 5o milles. 

De Céphalonie, en se dirigeant du côté du nord, à l'île de 
Leuca *i>!, qui a la forme d'un triangle dont chaque côté est de 
•10 milles, ko milles. 

La version latine porte Corinthus, Tarentum, Paschio, etc. 

Les Turcs ont encore plus défiguré ce nom. Ils nomment Lépante Atm-Balchli 



122 QUATRIÈME CLIMAT. 

QUATRIÈME SECTION. 

Péloponèse. — Islhme de Corinthe. — Lacédémone. — Argos. — Iles de l'Archipel. 



Feuillet i5o recto. Cette scction comprend la partie de la Méditerranée où sont 
pÉLOPosÈsE. diverses îles et entre autres celles de la Romanie «ajU, , le Pélo- 
ponèse u^j^+Aj , grande presqu'île entourée par les eaux de la mer 
sur un espace de looo milles, sans autre communication avec le 
continent que par un isthme de la largeur de 6 milles; isthme 
sur lequel l'un des empereurs romains fit construire une muraille 
de même largeur, c'est-à-dire de 6 milles. « Le Péloponèse ren- 
« ferme treize villes principales et bien connues, sans compter 
« un très-grand nombre de lieux fortifiés , de villages et d'habita- 
« tions. » Dans cette section sont également comprises l'île de Crète 
ijiJsji, comptée au nombre des plus grandes de la Méditerranée , 
vingt-huit autres petites îles dont les unes sont désertes et les 
autres, en plus grand nombre, habitées. Nous allons entrer dans 
quelque détails sur leur état actuel , s'il plaît à Dieu. 

Ainsi que nous l'avons expliqué plus haut, de Rendesa xm^Sm 
(Prevesa?) à Nabacto jJaJCo (Lépante), on compte i 5o milles. 

Mais en suivant le littoral de Faskio^ASCwls', ville dont nous 
avons déjà parlé, à la rivière salée ^\i,\j^, « sur les bords de la- 
« quelle est bâtie la ville de Rendesa , à 3 milles de distance de 
« la mer, « 6 milles. 

De cette rivière à celle dite d'Eau-Douce jMj^, où sont un 
grand port et des fontaines jaillissantes, 2 4. milles. 

' Il s'agit ici de la ville dont le nom est écrit Fachkio pages 1 1 6 et 1 2 1 ci-dessus. 



QUATRIEME SECTION. 125 

De là au port de Leucata ^LUJ ^^J~«, qui est également très- Feuillet i5o recto, 
vaste et où Ton trouve de l'eau douce , 1 2 milles. 

De là à Elmira s^li , tour bâtie à l'entrée d'un détroit qui isthme 

porte le nom de Mers 'el-SaLbaghïn jjAtCoaJI j^*^ (portdesTein- de corinthe. 
turiers '), 3 milles. 

Ici le bras de mer se rétrécit au point qu'une personne placée 
sur l'une des deux rives peut facilement distinguer presque tous 
les objets sur la rive opposée; mais ensuite il s'élargit et s'étend 
jusqu'à l'embouchure de la presqu'île du Péloponèse. La ville de 
Nabacto ^Jaijù (Lépante) est située sur ce bras de mer, du côté 
du nord, au bas d'une montagne et vis-à-vis (en déclinant un peu 
vers l'orient) de la ville de Corinthe du Péloponèse. La distance 
qui les sépare en ligne directe est de 35 milles. 

De Nabacto, et suivant par terre le rivage, à 7 5 milles on trouve 
Astifas j-UjA^yl qu'on nomme aussi u^-buO^l Astibas (Thèbes), ville 
située à 6 milles de la mer. Quant à Coiinthe o«j_j^ aàjiX^, c'est 
une ville grande et populeuse, bâtie sur le rivage de la mer, à Feuillet i5o verso. 
3o milles (de l'entrée) du détroit. 

La circonférence du Péloponèse est, ainsi que nous l'avons 
dit, de 1000 milles, et l'isthme par lecjuel cette presqu'île com- 
munic[ue avec le continent a 6 milles d'étendue. Les petites 

embarcations pénètrent dans le golfe des Sabbaghïn ^J^ => 

(jAÉlÂ*aJi , parviennent à l'extrémité du canal et sont transportées 
(littéral, traînées) par terre durant 6 milles. Cette voie est la plus 
courte pour les personnes qui désirent arriver promptement, 
mais les grands vaisseaux ne sauraient la prendre ; ils sont obligés 
de faire le tour de la presqu'île, c'est-à-dire 1000 milles, pour 
parvenir à l'entrée du Péloponèse: il ne leur est pas possible 
d'éviter ce détour. 

H existe ici clans le ms. B une lacune que nous essayons de remplir d'après les 
indications qui nous sont fournies par le même ms. p. 282 et 283, par le ms. A et 
paf la version latine. 

16. 



124 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet i5o verso. Cette presqu'île est florissante, et l'on y compte à peu près cin- 
quante villes parmi lesquelles seize ou environ sont importantes 
et renommées. Il y a de plus nombre de Lourgs et de villages, de 
cours d'eau, et une nombreuse population ^ La première des 
villes de l'intérieur et sur le littoral est Corinthe oo^, dont nous 
venons de parler. De cette ville à Poras ^rî^o on compte 3o milles. 

De Poras à Djentina xj.j.hx^, 28 milles. 

De là à Nadjina" AÀ^=-b, port considérable défendu par un 
château fort, fio milles. 

De là à Batra o^L (Fatras?), promontoire où sont une église 
et une ville, io milles. 

De là au fort dit Arbat-Ablana ëj"^] ioj!, près duquel une 
petite rivière a son embouchure , 1 2 milles. 

De ce fort à celui de Bend-Camales yaJtiJUj , 1 2 milles. 

De ce dernier lieu au cap Astalaria ly^j:^! la distance manque. 

De la ville de Camales jJU i>Mù^ à celle d'Arkadie *jJ^^=;!, 
qu'on écrit aussi Arcadie Ajt>vï,l par un caf, 100 milles. 

Arcadie est une ville grande et peuplée où les navires abordent 
et d'où ils mettent à la voile. De là au port d'Irouda (Navarin), 
qui est très-vaste, 3o milles. 

De là à Motonia *AjyÂ^ (Modon), ville défendue par un fort 
qui domine la mer, 3o milles. 

De Modon à Nama A^b (port Lambro), 12 milles. 

De là à Coronia iUjjji (Coron), petite ville avec un fort qui 
domine la mer, 28 milles. 

De Coron à Maïtha iiSjU.^, ville grande et peuplée, 20 milles. 

De Maïtha à Malaïa *j5>^, 2I1 milles. 

' C'est par erreur sans doute que la version latine porte salioihas ubundans. Le texte 
dit seulement jjt^ is^^^i ■ 

' Les auteurs de la version latine pensent qu'il s'agit ici d'Egine. 

° La version latine porte Mathia, le ms. B »ôjw et indique une distance de 60 
milles. Je suis porté à croire qu'il faut lire ici Maîna. 



QUATRIÈME SECTION. 125 

Malaïa est aussi le nom d'un promontoire (Malée) à partir Feuillet i5o verso. 
duquel la mer forme une courbure vers le nord. De là on peut 
apercevoir, par un temps clair, les montagnes de l'île de Crète 
,j«ii^!. Ce passage, que doivent nécessairement franchir ceux 
qui veulent pénétrer dans la Romanie ou en sortir, a 60 milles 
de largeur. 

De Malaïa à el-Kedemona aj^Jv-SÎ (Lacédémone) on compte ucédé.mone. 
56 milles. Lacédémone est une ville considérable et florissante 
située à 6 milles de la mer. De Lacédémone à Mallassa iUsUXa 
( Monembasia ) , ville défendue par un château très-élevé qui 
domine la mer, d'où l'on aperçoit l'île de Crète , à la distance 
de 90 (d'autres disent de 68) milles, 90 milles. 

De Maliassa à Gethuria «jjj» (Astros?), lieu distant d'en- 
viron 8 milles de la mer, 3o milles. 

De là à Argho ^jl (Argos), lieu célèbre et beau paysage, aegos. 

70 milles. 

De là à Anaboli Joli (Napoli de Romanie), 90 (ou plutôt 
9) milles. 

De là à Hadjiria ii-jj^, jolie ville située dans une plaine 
sablonneuse, non loin du fort d'Achkala S.vXi! (^j^ai-, à la base 
d'un promontoire qui s'avance dans la mer sur un espace de 
5o milles, et qui a 25 milles de largeur, 90 milles. 

De Hadjiria à la ville de iLt^M^M Bendesia, par la route di- Feuillet i5i recto. 
recte, i35 milles. 

Cette ville est située à 5o milles du cap Achkala '^^] i_y.\j, 
et dernier contrefort d'une montagne qui s'étend dans l'inté- 
rieur du Péloponèse sur un espace de 100 milles. De ce cap 
à Maliassa xoULo (Monembasia), 280 milles. 

Entre les deux caps (dont les noms manquent) on compte 
6 milles. 

De l'entrée du détroit du Péloponèse à Bendesia, /i.5 milles. 

Ces diverses villes de la presqu'île sont célèbres, et on y trouve 



DE L ARCHIPEL. 



126 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet iDi recto, des marchés permanents. Les villages et châteaux qui en dé- 
pendent sont trè.s-nombreux ; les habitants (de ce pays) possèdent 
des navires de transport, mais ils ne communiquent avec le 
continent que par l'isthme de 6 milles dont nous avons déjà 
parlé. 
"■ES Du Péloponèse à l'île de Crète (j^Jaj^i on compte 80 milles. 

Cette île, grande, peuplée et fertile, contient diverses villes 
florissantes. Elle s'étend, en longueur, du couchant au levant, 
c'est-à-dire depuis le cap de l'Epée ou^JI um\j (capo Spada) 
jusqu'à l'autre cap qui regarde le levant, sur un espace de 
.3 5 G milles. Les largeurs du cap de l'Epée et de l'autre cap 
(opposé) sont de 100 milles. Du cap de l'Epée au cap Tini ' 
(^ ij^^j (Saint-Jean) on compte 3 journées (d'autres disent 
2 journées et demie) de navigation. « Mais cette différence 
" d'évaluation provient de la différente marche des navires amsi 
« que de la force ou de la faiblesse des vents. » 

Ainsi que nous venons de le dire, l'île de Crète est considé- 
rable, et l'on y remarque, entre autres villes, celles qu'on 
nomme Piabdh el-Khandac jj^nJuSI (jàj^ (le bourg du Fossé ^) et 
Rabdh el-Djobn (^y*Â (jàjj (le bourg du Fromage). Auprès de 
cette dernière il existe une mine d'or « et des jardins fruitiers. 
ti On y fabrique d'excellents fromages , qu'on expédie dans les 
« autres pays. Les montagnes environnantes sont peuplées de 
«chèvres sauvages (ou de chamois). » L'étendue de l'île est, en 
longueur, de 12, et en largeur de 6 journées; et la distance 
qui la sépare de l'île de Chypre ov**' située vers l'orient, est 
de à journées de navigation. 

Il faut compter au nombre des îles de Romanie (de l'Archipel ) 
comprises dans la présente section, l'île de Barenbala Aajjj, qui 

' La version latine porte Thini. 

■' Une note inscrite en marge du ms. B nous apprend qu'on nommait ainsi la ville 
de Candie iijiô\jS', à l'époque où noire auteur écrivait. 



QUATRIÈME SECTION. 127 

est déserte et qui gît à 5o milies du cap de Melassa iLa":^ dé- FeuilleiiSi recio. 
pendant du Péloponèse, et à 26 milles de l'île de Milo jXw; le 
Péloponèse étant à l'occident et l'île de Milo à l'orient de cette 
île. De l'île de Milo à celle de Bolinou yuJ>J (Polino), qui est 
habitée, li milles. 

De cette dernière à celle de Belicantra jJOJd? (Polycandro), 
située vers l'orient et habitée, 6 milles. 

De Polycandro à Nio yù, île habitée, fertile, où sont deux 
ports, 10 milles. 

Dans le voisinage, c'est-à-dire à 20 milles vers l'orient de 
Nio, est l'île de Stanbalaia aj^^s**^' (Stanpalia), qui a 12 milles 
de circonférence, est cultivée et peuplée, où l'on trouve des 
ressources, des bœufs et des moutons. De Stanpalia à Santorini 
ig^jjiJM (Santorin), île peuplée, 4 milles. 

De là au cap septentrional de l'île de Crète on compte 5o 
milles. 

De même du Péloponèse, c'est-à-dire du cap Skilia UJsL«i Feuiilenji verso. 
[Scyllœum proniontoriam) , à l'île de Skilo jXiX^vI (Skiro, l'an- 
cienne Scyros), dans la direction dil sud-e.st, 108 milles. 

« L'île de Skiro est habitée; il y a même une jolie ville. » 

De là à l'île de Bsara e^Uaj (Ipsara), qui est déserte, 5o milles. 

D'Ipsara à Khiojj^i^ \ île grande, très-peuplée, et où il existe 
une jolie ville, 96 milles. 

De Khio^Aj^ (Chios) à Samo j-oUo, 35 milles. 

« Samo ^Us (Samos) est une île considérable, peuplée et 
« boisée , où l'on trouve des bœufs et des moutons. H y a une 
«jolie ville. » On y recueille la gomme de mastiki J^^hui^, qui 
se mâche , et dont il se fait une grande consommation , tant dans 
les contrées voisines que dans les pays lointains. « Cette île est 
« très-giboyeuse. » 

Au lieu de Pano. En général nous croyons devoir nous écarter des leçons qui 
sont ici fournies par la version latine. 



128 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet i5i verso. De Samos à Laro jj^ (Lero), en se dirigeant vers le nord, 
3o milles. 

Du cap du Péloponèse connu sous le nom d'Askalfa UJsL«,i 
( ou Aksiloufa I-^^mS! ) à l'île d'Andros SjOol , en se dirigeant 
vers l'orient, 12 milles. 

« Cette île est florissante et populeuse ; vis-à-vis l'un des 
«caps d'Andros, à 4 milles de ilistance, on remarque l'île de 
11 Tino yM (l'ancienne Tenos); puis, à 3 milles de celle-ci, 
«celle de Mikoula X>^ (Miconi), qui est d'une étendue plus 
« vaste que n'est l'île de Tino , et où l'on voit une haute mon- 
«tagne, une jolie ville et des habitants. De Miconi à Dllo^i 
"(Délos), île de forme ronde, déserte, sans population, mais 
« possédant un port, » en se dirigeant vers l'orient, 1 2 milles. 

De Délos à Naxia *ju»Jij (Naxos) , « île considérable et peuplée 
« de Grecs -j^, qui y font paître des bœufs et des moutons, » en 
se dirigeant vers le midi, 3o milles. 

De Naxia à Namorgho ^*;.jC (Amorgos), " île importante, très- 
« peuplée et où il y a beaucoup de bénéfices à faire, » 3o milles. 

« D'Amorgos à Laro jjiJ (Lero), île florissante et peuplée, dé- 
« fendue par un fort, 4 milles. « 

De là à Calmo ^\i (l'ancienne Calymna), jolie île, peuplée, 
avec un bon port, 4 milles. 

De là, en se dirigeant vers l'occident, à Koui ^g^(Cos), île 
également peuplée, avec un port, 20 milles. 

De là, en se dirigeant vers l'orient, à Tisali Jl-«wç> (Nisari), 
île habitée, agréable et possédant un port où l'on est à l'abri 
de tous les vents, 24 milles. 

De Tisali ou Nisall J-^Lû à l'île de Rhodes u-^jj, située en 
face du golfe de Macri t^yiU yjj=- , on compte 1 00 milles. 

De Rhodes à l'île de Chypre (j->jl=-, dont, s'il plaît à Dieu, 
nous traiterons ci-après, ainsi que de plusieurs autres, 3 jour- 
nées de navigation ou 3oo milles. 



CINQUIÈME SECTION. 129 



CINQUIÈME SECTION. 

He de Chypre. — Latakié ou Laodicée. — Antioche. — Adana. — ïarsous. 
Alep. — Racca. — Malatia. 



La présente section contient la description de la partie de Feuillet i5i verso. 
la mer de Syrie où sont les îles de Rhodes u^^jj et de Chypre 
^J^J—J^, et celle de diverses contrées sur la côte septentrionale 
de cette nier, appartenant, soit aux chrétiens, soit aux musul- 
mans, jusqu'au point où se termine le littoral sur lequel on re- 
marque, parmi les dépendances de la Syrie, Antarsous ^j^^^jhj^, 
Ladikié iUSiSMi ( Laodicée'), Antakié &A^tkii (Antioche), Almassisa 
iùaAAai! (l'ancienne Mopsuestia), A'in-Zarba iy^j y^*, Tarsous Feuillet i Sa rccio. 
u-j-w^, Kirkes u*^ (Kirkesia), Hamarnas o-ly-^, Antalia l'in- 
cendiée iisj^l iuJl.laj! , Antalia la neuve *S\kjil iiJUaj! , Batara 
ijiolf (Patara), el-Myra iijj^\, le golfe de Macri ^j^JiH y>»-, le 
fort d'Astroboli Jo^^iwl tj*»*-; et dans l'intérieur du pays de 
Syrie, Famia iu^li [Apamœa), le fort de Salamia iuis^ (j^"^^, 
Kinnesrïn 0jj.*»âï, el-Castel JJa-.JiJi, Haleb ou Alep <-vXa. (Beroë), 
Ressafa iiiU»pi, Racca *ïjJi, Rafeca xiiljJl, Badjerwan yljy.r>.t.. 
el-Djeser j-w4^, Munbedj gOL», Mara'ch ij*>Jy-«, Saroudj tjj-»», 
Harran y[).»- , el-Roha Uè^î (l'ancienne Edesse), Hadeth i±)j«JI, 
Samosate IsUi^^ii, Malatia iùkU (l'ancienne Melitène), le fort 

' Nous continuons de placer entre parenthèses ceux d'entre les noms de lieux 
appartenant à la géographie ancienne ou moderne dont la connaissance nous est 
acquise de la manière la plus probable. Si cette partie de notre Iravad est jugée 
digne de quelque approbation, c'est surtout aux travaux de d'Anville, de feu 
M. Rousseau et de M. le capitaine Cailler qu'il convient de l'attribuer. 



130 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 52 recto. Mansour jiyaÀx) (j*a=- , Zabatra iij^j, Djersoun y^.w,j»., el-Leïn 
tjvAiî, Bedandour jjJvj.>yJI, Corra djJi et Touleb t-JjJs. 

Comme il est de notre devoir de donner des notions précises 
sur ces diverses contrées, sur leurs limites et sur leurs chemins, 
ainsi que nous l'avons fait pour les autres pi'écédemment, 

ILE DE ciiïPRE. nous disons que l'île de Chypre est d'une vaste étendue , puis- 
qu'elle embrasse un espace de 1 6 journées de chemin. Il y existe 
nombre de villages, de champs cultivés, de montagnes, de bois, 
de prairies et des mines de vitriol, substance d'où elle tire son 
nom et qu'on exporte, soit dans les pays circonvoisins, soit au 
loin. Cette île contient trois villes, savoir : i° el-Nimasoun 
y^*».K*ÀJi (Limasol), «jolie ville située dans la partie méridionale, 
" avec des marchés et de nombreux édifices; » 2° Lefcosia iU..JUi 
(Nicosia); 3° Kernebia «et Kalta xwJ^S' et UIS" « formant deux 
« villes agréables , avec bazars où Ton trouve toute sorte de pro- 
« visions, d'objets fabriqués et de marchandises. Le pays produit 
« beaucoup de miel. » 

De l'île de Chypre à Tripoli de Syrie -UJi ^j«jAjI^ on compte 
2 journées de navigation, et à Djebelé &U=- (Gabala), i journée 
et demie. Cette île fut, de temps « immémorial, renommée, tant à 
« cause de la fertilité de son territoire que par l'abondance des 
« ressources qu'elle présente. Le point du continent le plus voisin 
«du côté du nord est le fort de Kirkes ^jM-ij.» (Cirrhus.*'), d'où 
« l'on aperçoit les montagnes de Chypre à la distance d'environ 
« 70 milles. » A forient de cette île est un golfe où se termine 
la mer de Syrie aux rivages de la province de ce nom, province 
dans laquelle sont situées les villes dont nous venons de donner 
la nomenclature. Antarsous (j-jAwjlki! est une petite ville près 
de la mer, avec marchés et commerce assez étendu , à 8 milles 
de distance d'el-Marcab i^'iji\ [Castrum Merghatum) , fort bâti 
sur une montagne de toute part inaccessible. D'el-Marcab à 
Balinas ou Banias u^'^mJo (Apollonie de Syrie), «petite ville si- 



LATAKIE 

OU 
I.AODICÈE. 



Feuillel I Sa verso. 



CINQUIÈME SECTION. 151 

«tuée à k milles de la mer, bien peuplée, et dont les environs Feuiiieii 52 recto. 
<! produisent des fruits et des céréales en abondance , » 8 milles. 

De Balinas à Djebelé ïAa=- (Gabala), «jolie petite ville bâtie 
« sur les bords de la mer et près la côte, » 1 o milles. 

De là à Ladikié iUxiii) (Latakié ou Laodicée), « ville florissante 
«et populeuse, offrant des ressources de toute espèce, bâtie sur 
n le bord de la mer, avec un joli port où peuvent mouiller les 
«navires et les bateaux, » 10 milles. 

De là à Herbadé siXij^, « place forte, bien peuplée, et remar- 
« quable par l'industrie de ses habitants, » 18 milles. 

De Herbadé à Souaïdié aj»Kj.^^ (Séleucie), entrepôt du com- 
merce d'Antakié iiAS'Uaji , sur le bord de la mer, i 5 milles. 

D'Antakié i^ÇS'Uajl (Antioche) au point de la côte où l'el-A'ssi 
i^\jÙ\ (l'Oronte) a son embouchure dans la mer auprès de Souaï- 
dié, 1 2 milles. 

« Antakié iC*5'llaji (Antioche) est une ville peu considérable, 
« mais bâtie dans un site agréable et dans un pays fertile. Il n'en 
«est point, après Damas i>-iiwoi, dont les environs et l'intérieur 
« présentent un plus riant aspect. Il y a quantité d'eaux courantes 
«qui rafraîchissent les bazars, les rues et (même) les édifices, 
« un mur d'enceinte et des jardins. Ce mur, d'une solidité sur- 
« prenante et construit en pierres, entoure la ville ainsi que la 
« montagne sur laquelle s'élève Antioche, et il embrasse dans son 
« enceinte des moulins, des jardins, des vergers et des promenades 
« charmantes. Les marchés de cette ville sont florissants, ses édi- 
« fices magnifiques , son industrie active , son commerce prospère , 
« ses ressources et ses productions bien connues. On y fabrique 
« de belles étoffes de couleur unie, et de plus les riches tissus de 
«soie moirée, les brocarts dits destouri j5jiyu.i, isfahâni jLju»I , 
« et autres. » La ville est bâtie sur le fleuve à contours sinueux 
qu'on nomme (ici) el-Arbat LLjili , et dont la source est dans le 
territoire de Damas vers l'embranchement de la route d'el-Boraïd 

'7- 



ANIIOCHE. 



152 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 102 verso, Js!;jJI . Il passc ensuite à Hems u^:^ (Emesse), puis à Hama »l^ 
et à Chaïzarjj^jUÏ \ puis dans la partie méridionale d'Antioche, où 
il détourne son cours vers le midi, et, continuant de couler dans 
cette direction, il va se perdre dans la Méditerranée au midi de 
Souaïdlé x)<Xjj*u. 

De cette dernière ville à la montagne formant le cap dit Ras 
el-Khanzir^y^)j>iLl u-i_; (ou du Porc) on compte ao milles. 

Sur cette montagne il existe un grand monastère situé sur 
l'extrême limite de l'Arménie (j^j5(! iiV? et de la Syrie -IsJ! i^o. 
De ce Heu de difficile accès au fort de Rosous (j-j.--, ^m-w (Rho- 
sus), bâti près d'une rivière qui coule exactement au-dessous 
du cap el-Klianzir, lo milles. 

Du fort de Rosous (j-j^ (j«a-> à celui d'el-Tebnat v»U*jJt ( des 
Pailles), «qui domine la mer, et auprès duquel on coupe les 
« bois de pins qu'on transporte ensuite dans le reste de la Syrie, » 
1 6 milles. 

De là au fort d'el-Mathcab vJUll (de la Vrille), 8 milles. 

De ce fort à la presqu'île dite el-Boussa ts«i+JI , i o milles. 

De là au fort el-Mulawwen y^i (Coloré), i5 milles; 

Puis à Kirkes (j^yi , « fort qui domine la mer, » 2 5 milles ; 

Puis à Kirkous u">>>*J>, fort du haut duquel on aperçoit les 
côtes de l'île de Chypre, i3 milles. 

Revenant sur nos pas, nous disons que, de la ville d'Antioche 
iuS'Uiil *àjO»^ à Adana *ji! on compte 3 journées. 

D'Antioche à Skanderoun y^^ JOiXi.;! ( Alexandrette ) , place forte 
bâtie sur le bord de la mer, auprès de laquelle sont beaucoup de 
palmiers^ et de champs cultivés et fertiles, 45 milles. 

De Skanderoun à Naias ifXtri', i journée faible. 

De Naias à el-Massissa iUajy^i , i journée ou ko milles. 

' La version latine porte Saiza. 

t.«>fi.^j (LaiVtj ijM^s cjyjj uK+s*" ^_j • 
' La version latine porte Cabas. 



CINQUIÈME SECTION. 133 

El-Massissa porte en grec le nom de Mamestra »,j«<^U [Mop- KeuiHetiSave 
saestia). Celte ville est divisée en deux quartiers séparés l'un de 
l'autre par la rivière de Djeïhan ylîs^=-, « sur laquelle est un pont 
" en pierres. Le nom du premier de ces quartiers est al-Massissa 
" ii*aA«ii! , et celui du second Kafrina Uj^.i5^ On voit , aux en- 
« virons, des cultures contiguës et des jardins. » 

La rivière de Djeïhan yl^^i»^^ (l'ancien Pyramus) prend sa FeuUieii53rc 
source dans le pays de Roum -jj^î i^j (l'Asie mineure), coule 
auprès de Massissa, traverse ensuite le territoire du fort el-Mu- 
lawwen y^l (jAa=~ (Mallus^), puis se jette dans la Méditerranée. 
De Massissa à la mer on compte i 2 milles ; 

Et de cette ville à A'ïn Zarba ioy j^jac (Anazarba), « pays qui 
«ressemble à el-Ghaur jyiJl (auprès de Damas), produisant des 
« fruits en abondance, très-agréable et très-productif, » 1 journée. 

« Adana iijal est une ville belle, florissante, industrieuse, com- adan*. 

«merçante, fréquentée par les voyageurs, et située sur la rive 
•' occidentale du Seïhan y^^iv»« ( l'ancien Saros ) , rivière moins con- 
« sidérable que le Djeïhan yUa.=>, sur laquelle est un pont de 
« construction singulière et d'une grande longueur. Cette rivière 
« prend sa source dans le pays de Roum -j^Jt i5>o. D' Adana à 
" Massissa , 1 journée. 

« De Massissa (comme il vient d'être dit)àA'ïnZarba, »i journée. 

D'A'ïn Zarba à Antikié (ou Antioche), 2 journées; 

Et en prenant la direction du nord , d'Adana à Tarsous u-j-v^is , 
1 journée. 

« Tarsous u«.^*yij est une ville considérable , renfermant deux taesois. 

" bazars construits en pierres, et très-commerçante. Entre cette 
« ville et la frontière de Roum il existe des montagnes entre- 



' On sait que les Orientaux arabisent ou turcisent volontiers les noms étrangers. 
J'ai cité , dans un précédent ouvrage , les mois Ehgia, Harpassus , Tekhès. On peut y 
joindre Malins, Anazarba, Zeugma, Resaina, transformés en Malawwen, Ain-Zarba, 
Tchechmèh, Ras-A'în, qui ont tous des significations. 



154 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 53 recto. « coupées de fossés {pUœ GUciœ) qu'on dirait destinés à servir 
« de lignes de défense aux deux provinces \ De Tarsous à la nier 
« on compte 1 2 milles. » 

C'est là qu'on remarque le fort d'Arlach J^^j^ (ou d'Avlach 
^V^!), qui est l'entrepôt (du commerce) de Tarsous. De ce fort 
à Selevkia iUS^*» (Séleucie) on compte a journées; 

Et de Selevkia à Antalia l'incendiée iiï^! iiJUflj! , /j. milles ^. 

«Cette ville, actuellement peu habitée, était anciennement 
" florissante et très-peuplée. Elle est tombée en ruines, et la po- 
« pulation s'est transportée à Antalia la neuve «iKjiX^-I ^JUail (Sa- 
« talia), ville située à 2 journées de distance sur le sommet d'une 
« haute montagne. De là au havre dit Mina'l-mu'ta Ja*li Ivy», qui 
« est très-beau , » 1 8 milles. 

De ce havre aux deux îles dites Chedoniat caUjjJ^ [Chelidoniœ 
insulœ) on compte i journée de navigation où 53 milles; la dis- 
tance qui sépare ces îles du continent est de i o milles. De ces 
îles au golfe d'el-Falica &iuU!i y^.^-, dont la profondeur est de 
2 o milles, et à l'extrémité duquel sont l'embouchure d'une grande 
rivière et le fort dit Hissn Dharsoua ^y^j^ tr^^i^- (Castel Rosso) 
(la distance manque). 

De l'extrémité du golfe d'el-Falica «Ji^lOi yj>^ (Finika) à el- 
Mira SjA\ (Myra), 3o milles. 

C'est par là , et entre deux montagnes dites el-Caïcab vJùiJI , 
dont la longueur est de 2 milles, que pénètrent les navires. De 
là à Batara s^L, (Patara) , ville située sur le continent, 20 milles. 

De cette ville au golfe de Macri j^jjii! (jy=-, qui fait face à l'île 
de Rhodes, en suivant les contours du rivage, 200 milles; et en 
ligne directe, 70 milles. 

' Voici le texte de ce passage intéressant : JLj._=-^ijy_!l iXa- (jv-^j ^-*-*-*-^ 

' Bien que tous les mss. portent à milles, je pense que c'est ajournées qu'a voulu 
dire notre auteur. 



CINQUIÈME SECTION. 155 

De l'extrémité de ce golfe à Astroboli J-jjjJu.( , «petite ville Feuillet 1 53 recto. 
« bien peuplée, sur le bord de la mer, » 5o milles. 

De là à Cachanchoun y^AÀûj, lieu situé sur la crête d'une 
montagne qui domine la mer, 120 milles. 

De là à Sam -Lw ', 5o milles. 

De Sam à Sourent cxjj^^joi, « monastère considérable habité 
" par des prêtres et par des religieux, » 5o milles. 

De là au port de Bost c>-»«j , 1 2 milles. 

Puis au fort de Mateli JJsU ^ , « bâti sur le sommet d'une 
« colline à^ . . . milles de la mer, qui forme un golfe du même 
« nom, » 1 20 milles. 

De ce fort à l'embouchure du détroit d'Abydosyf^ «Jwl *i 



De là à Constantinople iUÀliÀla««.ï , 3 journées de navigation. 

Reprenant notre itinéraire nous disons que, pour se rendre Feuillet 1 53 verso. 
d'Antakié ii^Slkil (Antioche), ville célèbre ainsi que nous l'avons 
dit, à Racca A_ij, on passe j^ar Haleb i^s~ (Alep), c'est-à-dire que 
d'Antakié à Kinnesrïn (^j.^'J^ on parcourt un espace de 4o milles. 

« Kinnesrïn ^^^j^tM est une ville qui donne son nom à une pro- 
« vince. Elle fut jadis entourée de fortes murailles qui furent 
« démolies à l'époque du meurtre de Hussein, fils d'Aly, par les 
«ordres de Yezid, fds de Moaviah; les vestiges (même) de ces 
«murailles ont aujourd'hui disparu. La ville, défendue par un 
«château fort, pourvue d'un marché commerçant, est située sur 
« les bords du Koïk yjjj» ou de la rivière d'Alep, qui, après avoir 
« coulé près de Kinnesrïn , va se perdre dans un marais. » De 
Kinnesrïn à Alep, 20 milles. 

' Le ms. B porte jjj.^>».^i Aï, et ^^Li . 
' La version latine porte Makesa. 
' La distance manque dans nos deux manuscrits. 

' La version ialine porte ostium Andi , mais les manuscrits nous mettent à portée 
de rectifier cette errem-. 



AI.EP. 



136 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuiiieii 53 verso. « Haleb t-Jt». (Alep), capitale de la province de Kinnesrïn jii 
uALEP. « ^^J.„^JJu SjUilt, est une ville extrêmement peuplée, située sur la 

« grande route ' de l'Irâc , de la Perse et du Khorasan , et ceinte 
« de murailles en pierres de couleur blanche. La rivière de Koïk 
« i>j>>, qui coule auprès d'une des portes^, est peu considérable; 
« mais au moyen d'aqueducs on a introduit ses eaux dans la ville 
" de manière à les faire couler dans les rues , dans les bazars et 
« (même ) dans les maisons. Ces eaux sont employées à tous les 
« usages de la vie par les habitants. Le Koïk prend sa source au- 
« près d'un village qui s'appelle Sinab tjUuw (Seniab), à 6 milles 
« de Dabec (>jià. Cette rivière parcourt, avant d'arriver à Alep, 
« un espace de i8 milles, passe ensuite à Kinnisrïn, 20 milles; 

«Puis à Merdj el-Ahmar j-ç-if) ^^', 12 milles. 

« Là elle se perd dans un marais. La totalité de son cours 
« embrasse un espace de /ta milles '. Dans la Cassaba d'Alep on 
» trouve une source d'excellente eau. » 

Pour se rendre d'Alep à Racca ii-ïj on peut choisir entre deux 
routes dont l'une est celle qui passe par Naghoura ij^ilj, par 
Khochab oUiâ. , par Balech ,jmJIj et par Danser j-u-ji. » Piacca, si- 
« tuée au milieu du pays de MoàhsiT jmi^ , centre de communica- 
« tion pour les voyageurs et entrepôt de commerce, est une jolie 
« ville bâtie à l'orient de l'Euphrate. H y a des bazars, des mar- 
« chands, des fabricants, et ses habitants sont riches. » Capitale 
du pays de Modhar, ainsi que nous venons de le dire, elle s'appe- 
lait autrefois en grec Anikos u-yuji [Nicephorium). On compte 
au nombre des villes qui en dépendent Badjerwan yijj__=-L, 
Harran y^^.^' el-Roha U^Jl (l'ancienne Edesse), Saroudj ^jj^, 

' Tel est évidemment le sens des mois j ., t->!l i_jU.«oj (^ , sens qui n'est ex- 
pliqué dans aucun de nos lexiques. 

C'est la porte indiquée sous le nom de Djenainè, ou des Jardins, dans la carie 
dressée en 1818 par M. Rousseau. 

Ce lieu porte aujourd'hui le nom de Merdj el-Sultan, ou la prairie du Prince. 

En additionnant les nombres ci-dessus, on trouve 5o milles. 



CINQUIÈME SECTION. 137 

Samosate LU-^ci, Ras-A'in ^J^s: ^]j, Kafar Touta hyij.iS' {le vil- Foùllei, 53 verso. 
iage des Mûriers), Tel-Mouran y!jj_<> Jo, el-Zaoui j^jiyJl, Nissibïu 
(jA+A*ii (Nisibis), Aderma x«ji! et el-Ressafa &jLopi. 

Quant à la route de Racca à Hems ,ja:î- (ou Homs), elle est 
comme il suit : de Racca à el-Ressafa iiiLojJi , « lieu où les khalifes 
« Ommiades firent construire divers châteaux dont les environs 
" sont habités et couverts de villages, et où sont des marchés 
« florissants ,"24 milles. 

De là à Maragha ILi\ji\ ' , « fort situé sur la limite du désert et 
« dont le territoire est sujet aux incursions des Arabes, « 2 4 milles. 
De Maragha à el-Castel JJa-JiJi , 36 milles. 
De là à Salamia iu^^, « fort et petite ville sur la frontière du 
« désert, " 3o milles. 

De là à lieras (ja^- (ou Homs), « dont nous avons déjà parlé, » 
2 4 milles ou 1 journée. 

La présente section comprend FEuphrate Li^i, fleuve célèbre 
qui est compté au nombre des six ^ plus grands fleuves de l'uni- 
vers, lesquels sont le Nil J^\, le Dedjlé ^^i (le Tigre), le Frat 
loi;.*)! (l'Euphrate), le Mehran du Sind <x^Ji yt,..^ (l'Indus), le 
Ganges u-.^?U.i , le Baghanoun de la Chine ^a^)' u^*?, et le 
Djeïhoun du Khorasan yUI;.^- u>=ry^ (l'Cxus). 

L'Euphrate prend sa source dans l'intérieur du pays de Roum Femlieii54reci... 
(de l'Asie mineure), non loin de Cazala gi]yi et dans les mon- 
tagnes de Cah-Cala ^.5 Jlï; poursuivant son cours dans ce pays, 
il passe à Kemkh ^, puis auprès (à 2 milles) de Malatia iUkJu, 
puis à Samosate lalii.^, où il commence à devenir navigable jus- 
qu'à Bagdad :>\.y^; coulant vers le midi en déclinant un peu 
vers l'orient, il se dirige vers Djarian yLj^ (ou Harian), vers le 
pont de Sandja a.sj_u, _,.*,^ , vers el-Rafeca iJUI^I, et vers Racca 
*-*,, qu'il laisse à l'orient. Il atteint ensuite Mohammedia a,j^ 

Lai. 36° i5', long. 56° !^o' , d'après l'Euphrate et le Tigre de d'Aaville. 
" Lisez sept. 



II. 



li 



138 QUATRIÈME CLIMAT. 

FcuillciiS'uccto. qu'il laisse à l'occident, el-Khalouca AS^Aii, Kerkisia «xwï^ [Cir- 
cesium), où s'opère sa jonction avec le Khabour ji_^UL! (le Cha- 
boras); Rahabet-Malek J.JU iUs~j, Dalia xJ!i (la Vigne), A'na iUU 
(Anatho), Hit livs^ [jEiopolis), Anbar^UjI, où est son confluent 
avec le l'sa (^w***, où il se rapproche de Bagdad iliXxj^ ville 
située sur les bords du Tigre. L'Euphrate descend ensuite à Ra- 
haba iiM>-j à travers le désert, où il se divise en plusieurs branches 
dont l'une est celle qui passe à Sura-Sura ^^jo^m , la deuxième 
celle d'el-Cassrj-waJiJI , la troisième celle de Soura Ijj-w, et la qua- 
trième celle dé Koufa iLjjS^ Ces diverses branches s'écoulent et 
se perdent ensuite dans les marais dits el-Batâïh ^Ua+Jt. 
HALATiA. Malatia ii.AkL«, place forte , « fut une ville considérable jusqu'à 

" l'époque des invasions romaines ; alors sa situation changea et 
« sa prospérité disparut. « Elle est située à 5 1 milles de Samosate 
laUi^i , Il ville et château fort situés sur les bords de l'Euphrate, 
« dans la partie orientale d'une vallée qui s'étend le long de ce 
« fleuve. Les montagnes environnantes produisent en abondance 
« des noix, du raisin, et d'autres fruits d'hiver et d'été qui n'ont 
« pas de propriétaire. » 

Il existe entre Samosate et Malatia une petite ville connue sous 
le nom de fort MansourjiyaÀ.* (j-ioa-, « qui est jolie et renommée 
« par la fertilité des campagnes qui l'environnent; » elle est située 
à 1 journée, c'est-à-dire à 22 milles de Samosate, à 3o milles 
de Malatia et à 1 5 milles de Zabatra spajj '. 

La distance qui sépare Munbedj ^J^ de Malatia est de 5 jour- 
nées; 

Et de Samosate, de 2 journées. 

« Munbedj ^m [Hierapolis] , ville considérable, située à 1 forte 
«journée de l'Euphrate, est entourée de murailles construites 

Je traduis ainsi par conjecture. 

Le ms. B porte ii . U-^ , mais c'est évidemment une erreur. 



CINQUIÈME SECTION. 159 

«par ies anciens Romains*. H y a des marchés bien fournis, un Feuillet 1 54 recto. 

« commerce élendu, beaucoup de richesses, beaucoup d'approvi- 

« sionnements en tous genres. » Non loin de là est Sindja ii^v.-«, 

« petite ville bien peuplée , dans le voisinage de laquelle est un 

n pont construit en pierres de taille avec beaucoup d'art et beau- 

« coup de solidité; il est connu sous le nom de pont de Sindja 

« iCïs?.^ j.*uLS- ^, et, sous le rapport de la grandeur, c'est l'un des plus 

« remarquables qu'il soit pcssible de voir, car il embrasse toute 

« la largeur de l'Euphrate. » 

De Munbedj gwL« à Mara'ch (jS^^ on compte 3 jorn^nées; 

C'est-à-dire de Munbedj à Hadeth e^jv»., 2 journées; 

Et de Hadeth à Mara'cli , 1 journée ; 

La distance qui sépare Munbedj ^J^ de Haleb t-J^»- (Alep) est 
la même, c'est-à-dire que de Munbedj à Coros u-jjj (Cirrhus) 
on compte 2 journées; 

Et de Coros à Haleb, 1 journée. 

«Coros est un fort bâti sur une montagne qui fait partie de Feuillet 1 54 verso. 
« la chaîne du Lekiam -UXMI (ou du mont Taurus). » 

De Munbedj ^J^ à Malatia ii-ikto, 5 journées; 

Et à Samosate 3 journées (d'autres disent 2 journées). 

«De Samosate au fort Mansour jjjaÀ.« (j-xi:»-, 1 forte journée. 

« Du fort Mansour à Hadeth ^.x=i- , 1 journée. 

" De Haleb à Hems ija^, » 5 journées; 

A Ma'ra 'ij*^, dépendance de la province de Kinnesrïn, 1 forte 
journée. 

« Ce dernier lieu, qui se nomme Ma'rat el-Na'man yUjcJt »^jw, 
« est habité et peuplé. H y a des édifices et des marchés; mais on 
'■ne trouve, dans ses environs, ni eau courante, ni fontaine; la 
« majeure partie du pays est sablonneuse, et les habitants n'y boi- 

On trouve, en effet, dans la Table Théodosienne une station ad pontern Singie, 
sur la route de Samosate à Zeugma (d'Anville, TEaphraie et le Tigre, p. 7). 

18. 



140 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuilieii 54 verso, «vent ouc de l'eau du ciel. Cependant on y récolte quantité de 
« productions, et notamment des olives, duraisin, des figues, des 
« pistaches, des noix, etc. 

« Hadetb i^^Xs- et Mara'ch (jS^j-« sont deux villes d'importance 
« à peu près égale; entourées de bonnes murailles, pourvues de 
« bazars, et fréquentées par les voyageurs qui y viennent à cause 
« des profits qu'oEfre le négoce. 

« D'Antakié «.(^llij! , dont il a déjà été fait mention, à Scande- 
« rounia aajj^jo^ (Alexandrette), on compte 4o milles. 

« De même d'Antakié au fort de Baghras y«!_^ tj->«^, situé sur 
« la route de la frontière\ où est un menber (pour faire la khotba) 
« et une population nombreuse, en se dirigeant vers le nord, i 2 
« milles. 

« Le fort Arias Q>.ilJ jj^a»-, situé sur le littoral, est de bonne 
. Il défense. » La distance qui sépare le fort Baghras de Scanderounia 
XKjjj-yjSi,. (Alexandrette) est de 9 milles. 

« Les divers forts existant sur ce littoral dépendent de Souaïdié. 
" On se rend (d'abord) à Naias ^-Ui (l'ancienne Issus), puis à el- 
« Mathcab t-JLÂJL! , puis à la rivière d'el-Massissa , puis à celle 
« d'Adana, puis à Tarsous, lieux qui sont tous situés sur le rivage 
« de la mer. 

«De Scanderounia HMjj^s.xSiui à Naias u«Uj, 1 faible journée. 

« De Naias, par terre, à el-Hàrounia iUjjjL(JI , 1 5 milles. 

« D'el-Harounia à Mara'ch ^^j^, place forte sur la frontière du 
« Djeziré »jj>=> (ou de la Mésopotamie), 1 forte journée. 

« De Naias à el-Massisa, 1 forte journée'. 

« D'el-Massisa à A'in-Zarba \>jj jja* , 1 journée. 

« D'el-Massisa à Adana, 1 journée. 

«D'Adana à Tarsous u^^y^jis, 1 journée. 

« De Tarsous à el-Djouzat ^^jy4, ' forte journée. 

' Baqras Calé' si est, en effet, d'après la carte de M. Rousseau , un fort bàli sui- le 
revers oriental de l'Amanus. 



CINQUIÈME SECTION. l4l 

« El-Harounia iiAJjjL^i est un petit bourg sur l'une des branches Feuillet 1 54 verso. 
« de la chaîne du Lekiam (du mont Taurus). II fut construit par 
« les ordres du khalife Haroun el-Rechid. Nous traiterons de Bag- 
<> dad et du reste de la Mésopotamie dans la section suivante. » 



142 QUATRIÈME CLIMAT. 



SIXIÈME SECTION. 

Djeziré ou Mésopotamie. — Anbar. — Haditha. — Mossoul. — Nissibïn ou Nisibis. 
— Amid. — Roha. — Irâc. — Bagdad. — Holwan. — Modaïn. — Djebal. — Hamadan. 
■ — Reï. — Cazwïn. — Ispahan. — Maragha. — Ardebil. 



Feuillet 1 54 verso. Les contrées décrites dans la présente section sont : la majeure 
partie du Djeziré Sj^jÀ.^ (ou de la Mésopotamie), une partie de 
l'Arménie «hv^;' , une partie de l'Adherbaïdjan ylscy^il , et le 
Behlous u->^->, également connu sous le nom d'el-Djebal JL»4.I '. 
DJEiiRii. On entend par Djeziré le pays compris entre le Tigre xWa et 

l'Eupbrate ls]jj, et les villes (principales) de ce pays sont: Racca 
ii-j, , Rafeca iijiilj , Khabouca AijjLà. , Badjerwan ^j^^j^L , A'rban 
yl?^, Sokn el-A'bbas u-UxJ! (^Si^, Thalban yLjAL, Tankir ^^-oLo, 

Feuillet 1 55 recto. Mohammedia «J4X.#!, Kerkisia iU«»-sij-ï, el-Rahaba iU:>^i, Dalia 
xJI>>Jl, A'na iijU, Hitt-vL*,Zab vb^'' Anbar jUiifi, Sura-Suraj-.»^^ , 
el-Cassrj.*iiiJI , Soura \j^^ , Koufa ajjS', Maksïn y>-«*SU (Macbusa) , 
Sindjar jL^Lw, Hadhar j->àAl , Mossoul J^j-«, Beled o^Ao, Djeziret 
ebn-0'mar_^ ^jl ij^y^, Barca'ïd >Xa*ï^, Adrania iUji! , Nissibïn 
^JJMJlai , Ras' el-A'ïn (jv*!! ^y.\J , Mardïn (jJijU , Roha LiDji] , Harran 
yt^.=., Saroudj ^^y-w, Djarian ylj^^^, Djarnis ^ja^-i^^-^, Batri j^^, 
Hini <^La-, Amid .x^ï, Nikoua I^JUj', Calsabour j^LJï, Kerdi 
Tamidi ^^<i\Js t^s^, Ma'laïatba iiiLdiM , Souc el-Ahad t>..».V! ^J^*y 
(le marché du dimanche), Haditha aSj Jv^^ , Sor^,.» et Barama 
Ujl. Toutes ces villes sont comprises dans le Djeziré; quant à 
celles qui dépendent de l'Irâc, ce sont : Tharthar jlyj' , Zoura \jjj, 

' Ou le Curdistan persan (Malte-Brun, Précis de la Géoc/T. amv. t. III, p. 2^3). 

La version latine porte Harian et Harbas. 
' La version latine porte Benhii. 



SIXIÈME SECTION. 143 

Sorra-Men-Ra' ^^i; t^.J|-w , (littéral, lœtatus Juit (jui vidit) , A'hh Feuillet 1 55 recto. 

i,J^ , Djarlt i^i^j^^, O'kbara \j\jSs., Bagdad il«xjv> , Djeïloun 

yjJu=- , Rauha l=-jjJi , Nahrowan y'jy-(^ , Djardjaïa liU-;;.^- et Dodjaïl 

Jyv=-i.DuDjebalJlA=- dépend ent Daskara »^X*»ijKhanekïn yjuoU-, 

Cassr-Chirïn ^^J^JMaJ, Chirwân yij,j^^, Saïmara s,-ey>s, Car- 

masïn (ja*,U^, Daïnour jjjus , Zouzan yijj^) (ou, d'après la version 

latine , Rudhan ) , Kerdj ^J^el Diawend »>OjLi ; du Behlous ^j^^i^'K 

Raï j^yi , Ispahan y^^-yci, Hamadan y!<x$, Nehawend Ov_ijLj_i, 

Muhu^dja-Foundouk^ï.>XJO W-j-tf-*' Masendanyl Jv-U.U',Cazwïn yj^ 

et la Cité bénie lîJjUl' *^>^^; du Deïlem ^ji , Abherj-^t , Zendjan 

W^J (ou plutôt Zenghian), El-bir^Jl , Tilasan yLAJ», Deïlem 

L>ù , Amol* Jwo), Saria *jjU«, Mamitliirj.Ait«U et Thamesa iLj,^. 

Enfin dans l'Arménie sont compris Tebriz yjjXi *, Berda' iCci^ 

(Berde), Djanda »>kâ»-, Salmas ,j«l^ et Khoï ^sj-i^, pays qui 

tous sont peuplés et couverts de villes florissantes, et dont nous 

donnerons une description détaillée d'après la méthode que nous 

avons suivie dans le présent ouvrage, s'il plaît à Dieu. 

Nous disons donc que le Djeziré iij-?j4-'^ est le pays situé entre 
le Tigre et l'Euphrate qui comprend, dans ses limites, le Dïar 
Rebi'a iixMj jLi et le Modharj..>àLo. « L'Euphrate prend sa source 
« dans le pays de Roum «j^Ji iîVj (l'Asie mineure), ainsi que nous 
«l'avons déjà dit; ce fleuve arrose diverses contrées dont nous 
«avons donné la description, et d'autres dont il nous reste à 
« parler. «Nous donnerons d'abord l'itinéraire de Bagdad à Racca, 
en se dirigeant vers l'occident. 

' La version latine porte Harib et Hailan. 

'' Notre auteur vient de dire que le Djebal et le Behlous ne forment qu'une seule 
et même contrée. Il le» distingue ici apparemment pour spécialiser ce qu'il veut dire 
des lieux compris dans chacune des deux circonscriptions. 

' La version latine porte Masebadan. 

' La version latine porte Ahela. 
Les mss. portent Naziz, la version latine Nariz; mais c'est évidemment par 
erreur. 



14/j QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 1 55 recio. De Bagdad à Seldjïn (jv^.-», 12 journées. 
■■'^r.,\i:. De là à Anbar jLsi^! , 2 4 journées. 

" Anbar est une petite ville bien peuplée, avec un marclié, des 
« fabriques, et dont les environs produisent beaucoup de fruits. 
«Elle est située auprès de l'entrée du canal dT'sa ^g^j^j-^, 
« (ou de Jésus). En effet, dans les temps anciens, les eaux de 
" l'Euphrate ne parvenaient point du tout au Tigre, mais elles se 
» perdaient entièrement dans les marais. A l'époque de l'isla- 
« misme on creusa le canal d'I'sa, afin de pouvoir, par ce moyen , 
» arriver à Bagdad; maintenant c'est une rivière considérable sur 
« laquelle des navires flottent jusqu'à Bagdad '. » 

D'Anbar^Lù! à Zab cjIj,, «ville florissante entourée de villages 
«et de vastes jardins, » 21 milles. 

De Zab à Hit c^uJb, «ville fortifiée et des plus peuplées, à 
• l'occident de l'Euphrate , » et dont la situation correspond à 
celle de Tekrit o^jj-Si, ville située dans la partie septentrionale 
Feuillet 1 55 verso de l'Irâc et à l'occident du Tigre, 36 milles. 

De Hit à Nawsia iU^jb^, petite ville bien peuplée, environnée 
« de jardins qui produisent des fruits et toutes choses en abon- 
«dance,» et située dans une île (lisez une presqu'île) formée 
par l'Euphrate, 2 1 milles. 

De Nawsia à Rasa i^^t ^ lieu situé à une certaine distance 
de ce fleuve, 21 milles. 

De Rasa à A'nat v^aUc, «petite ville au milieu de l'Euphrate, 

' Ce passage nous paraissant assez curieux , nous croyons devoir en donner le lexte ; 

Si 

" La carte de d'Anvilie porte Naâsa. 

' La version latine porte Dasa ou Vusa; le ms. B, A»»,, . 



SIXIEME SECTION. 145 

« et entourée par les eaux de ce fleuve, avec marchés, fabriques, Feuillet 1 55 verso. 
« etc. « 2 1 milles. 

D'A'nat à Dalia a^JI;», petite ville sur la rive occidentale de 
l'Euphrate, 21 milles. 

De Dalia à Raliabé-Malek ben-Taouk (^^ (jj liUU Xm^-j, ville 
florissante et peuplée, située sur les bords et à l'orient de l'Eu- 
phrate, «ceinte de murailles en terre, pourvue de marchés, 
«ornée d'édifices, etc.» 3o milles. 

De là à Khabour jjjli- (Chaboras), en suivant les détours du 
fleuve, 2 journées. 

« Khabour^^U. est une ville petite, mais très-agréable, située 
« sur les bords de l'Euphrate. Elle est environnée de jardins et 
« de vergers produisant beaucoup de fruits. De là à Khabouca 
«iCï^U., qu'on nomme aussi Khalouca iiijJli., petite ville avec 
« marché fréquenté, faisant un assez bon commerce, » 2 journées. 

De Khabouca à Racca iL^j , « dont nous avons donné la des- 
« cription et dont nous avons fait connaître l'état actuel, » 2 jour- 
nées. 

La distance qui sépare Bagdad de Racca est donc de 1 5 jour- 
nées, mais il existe une autre route, par le désert, qui n'est 
que de 1 G ou environ. La voici : sortant de Bagdad vous vous 
rendez à Nawsa *-»jb; là vous quittez l'Euphrate en vous diri- 
geant par la droite et à l'orient de ce fleuve à travers le désert, 
vous parvenez à Rasa a-»j ou Wasa amj , 2 1 milles. 

De là à A'djima iUçé, 18 milles; 

Puis à Tehenié ë^^, par le désert, 36 milles; 

Puis à Doraki jsj^i, 18 milles; 

A el-Fardha iùi^l (ou l'Entrepôt), 18 milles. 

A Wadi'l-Seba ^U*JI ^ù]^ (ou la vallée des Lions) i5 milles; 

«Au canal de Beni-Djoumah ^s>- ^ gi^^, i5 milles; 

Aux montagnes de Kerkisia Lv«*ï;j JLs=- , 21 milles; 

A la rivière de Sa'id Ovu«*'j-t-J, 2 4 milles; 



146 QUATRIÈME CLIMAT. 

reuiiietiSàvers... A Djerdan yliy4, ^2 milles; 

A el-Mabrak '^yy., 33 milles; 

A Racca, 2 4 milles. 

Le total de cet itinéraire se monte 3872 milles '. 

Il existe une troisième route de Bagdad à Racca, en passant 
par Mossoul d-^yi. On se rend d'abord à Tharthar^lj^', «l'une 
« des dépendances de Tekrit c:«— jjJo' JLî! (j-« • " De Tharthar à 
O'kbara îjU^, " petite ville sur la rive orientale du Tigre, » on 
compte i5 milles. 

D'O'kbara \j\jSs. à Badjesa ii-'.s-L, 9 milles. 

De là à Cadesia iU*-^^' , « lieu où l'on fabrique le verre dit 
« de l'Irâc , et qui est marqué du nom de cette province ^, » 21 
milles. 

De Cadesia à Sorra-men-Ra ^^i; ij->j^, 9 milles. 

« Cette dernière ville fut fondée par le khalife el-Mansour, 
« fds d'Abbas. Elle est entièrement ruinée, mais on y voit encore 
« divers châteaux, des villages, des troupeaux, et même il s'y 
« tient des marchés où l'on vend du fruit et où il est possible 
« de renouveler ses provisions. » 

De Sorra-men-Ra à Karkh ^jS', «petite ville bien peuplée, 
Feuillet! 50 recto, «à l'orient du Tigre,» 6 milles. 

De Karkh à Halitha UxU-, « gros bourg, » 18 milles. 

De là à Senn ^j.», [Cœne), «petite ville entourée de fortes 
«murailles, » auprès de laquelle le petit Zabjjt«iJt c_>ly!i [Zahus 
minor) se jette dans le Tigre, i5 milles. 

La distance qui sépare Senn de Tekrit est de l\.o milles, et 
de Medinet el-Bewareh ^Jyti^ iiijj^.* de 1 2 milles. « Cette der- 
« nière est bâtie sur les bords et à l'occident du petit Zab, 
« vers son embouchure, à la distance d'un jet de flèche de Senn. 

' En admettant (chose assez vraisemblable) que la distance de Bagdad à Nawasa 
est de 86 milles, le calcul de noire auteur est exact. 
- Le texte perle &Jil^ «-«wij • 



SIXIEME SECTION. 147 

«Elle est comptée au nombre des dépendances de Djeziré (de Feuilieii56reci. 
«la Mésopotamie) et du Modhar. » 

De Senn à Haditha hm-Ks- on compte 36 milles. 

« Haditha est une ville florissante où l'on peut se procurer hauhha. 

« des grains et toutes choses en abondance. » Elle est bâtie sur 
la rive orientale du Tigre et auprès du confluent du grand Zab 
jj^aîTi i^\ji\ , à la distance de i o milles de la montagne de Barama 
U;L> ', Sur les bords du Zab et non loin de cette montagne est la 
ville de Djeiloun y^Xv=-- (Aloni), ville très-jolie, très-agréable et 
très-fortifiée. Sur le Zab (même) et du côté de l'Arménie est la 
ville de Rauha la-jj '. 

Les deux Zab sont deux grandes rivières qui, si elles étaient 
réunies, formeraient un volume d'eau égal ou même supérieur 
à la moitié de celui du Tigre '. 

De Haditha *âjjsa. k Beni-Tamian yU..J3 <jo, 2 i milles; 

Puis à Tekrit owj_^ , 2 1 milles. 

Tekrit ovj^^j, l'une des dépendances de Mossoul J^o^, est 
située à l'occident du Tigre «Wi , vis-à-vis de Hadher ^jAs~ 
(Hatra), ville agréable sur la rivière de Thirthar jbjs _^, dans 
le désert. « Les habitants de Tekrit sont pour la plupart chré- 
« tiens; les édifices y sont construits en plâtre et en briques. » 
C'est auprès de là qu'a lieu la dérivation du Dodjaïl J~i=-i, qui 
découle du Tigre, arrose les campagnes de Tekrit, puis celles 
de Sorra-Men-Ra ^^Ij cj- j-««, et aboutit ensuite auprès de Bagdad. 

' La version latine dit Carema. 

' La carte de d'Anville porte Ghilon. 

' Lat. 37°, long. 62° 25', d'après d'Anville. 

" Notre illustre géographe s'exprime en ces termes dans son mémoire surleTigre 
etl'Euphrate, p. 90 : «Il y a quelque défaut dans la traduction de l'Edrisi ou il se 
« trompe lui-même dans la VI' partie du iv' climat, en disant que les deux Zab lorsqu'ils 
« se joignent, quando in unum coalescunt, égalent et surpassent même la moitié du 
«Tigre. » D'Anville a raison, el il suffit de jeter les yeux sur le texte pour voir ce que 
notre auteur a voulu dire réellement : bl^. L*.<v=-i lil yl.«>lis uW' 0^!>".J 

'9- 



148 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 56 recto. Le voyageur qui désire se rendre de Tekrit à Racca as, par le 
désert et par le Diar Rabia' «jix>j jlp a 9 journées de chemin à 
faire; celui qui veut aller (de Tekrit) à Mossoul, par le Tigre, 
n'en a que deux faibles. 
MOSSOUL. Mossoul J-e^ est une ville sise sur la rive occidentale du Tigre, 

« dans un terrain fertile et sous un climat tempéré. Les habitants 
« boivent les eaux de ce fleuve. Il y a une rivière qui traverse 
« cette ville par le milieu , et dont les eaux sont d'environ 
« 60 coudées plus basses que la surface du sol. Les jardins (de 
«Mossoul) sont peu nombreux, mais les villages et les champs 
« cultivés aux environs sont considérables. La ville est bâtie en 
« plâtre et tn pierres. Son territoire et ses dépendances sont 
«très-vastes. On y remarque, entre autres, Niniva !_^ \ ville 
« antique où l'on voit des vestiges d'anciens monuments, où fut 
« envoyé (le prophète) Jonas, fds de Sa, ainsi que le rapportent 
«les Ecritures,» et qui est située à l'orient du Tigre, vis-à-vis 
de Mossoul. Le territoire (de Ninive) confine avec celui de el- 
Merdj ^jX\ ( la Prairie ) , qui est également très-vaste et où l'on 
trouve une ville connue sous le nom de Souc el-Ahad 0s.3.5(i (^^^ 
« (ou le marché du Dimanche), où viennent les Kurdes à cer- 
« taines époques précises et convenues. Cette ville est fortifiée 
« et bâtie parallèlement à une haute montagne. » Dans le voi- 
sinage de ce lieu est Kafar Ara ^^J jXS', ville habitée par des 
« chrétiens et par des musulmans. Les premiers sont connus 
« sous la dénomination de chahardjé «-=-,1^ . » Il existe entre 
Kafar A'ra et Souc el-Ahad deux districts nommés, l'un le grand 
Zab^^^ i>]ji\, et l'autre Harra <>j.s~ , dont les territoires produisent 
du froment en quantité. Fanda IJwli et el-Berenda !<xj;j sont 
deux gros bourgs voisins l'un de l'autre, situés à l'orient du Tigre 
et remarquables par leurs fabriques ainsi que par leur richesse. 

C'est à tort que les auteurs de la version latine ont écrit Lino. Nos deux, manus- 
crits sont d'accord et portent ij^. 



SIXIEME SECTION. 



149 



Le district de Khabour j^Ui. comprend plusieurs villes et de Feuillet 1 56 recto. 
vastes dépendances ^ Il est voisin de celui de Sindjar j\.^^^ 
et touche aux montagnes. Quant à Ma'lia ULw et à Calsabour 
jjjUJs, ce sont (également) deux cantons très-fertiles. 

Au-dessus de Mossoul, et comme cette ville, sur la rive occi- Feuillet 1 56 verso. 
dentale du Tigre, à 2 i milles de distance, est la ville de Beled 
oJb, «renommée par la fertilité de ses champs, où il n'y a pas 
« (cependant) d'eau courante autre que celle du fleuve, dont les 
«habitants se servent, soit pour leur boisson, soit pour tout 
" autre usage. » 

De là à Sindjar jW>-w on compte 2 1 milles. 

Sindjar est situé à l'occident dans le désert et au pied d'une 
montagne. «On y trouve de l'eau, et tout autour sont des vil- 
« lages. Cette ville est ceinte de murs en pierre très-solides. On 
« y recueille des fruits en abondance ^. » 

Auprès de là coule le Hawaii J!_>i>-, rivière qui vient du Diar 
Rebia', iUk>jJi,:>, » et sur les bords de laquelle résident des Arabes 
« qui possèdent des troupeaux, des vignobles et des habitations 
«fixes.» Auprès, c'est-à-dire à 18 milles du Hawaii ^jij -^ à 
36 milles de Beled o^, et à 47 milles de Nissibïn (jv^A^aj (Nisi- 
bis), est la ville de Barca'ïd <Xuû^. 

Celui qui veut se rendre de Mossoul à Nissibïn doit passer 
d'abord par Beled Ovij, 21 milles; 

Puis par Baghina Uw, 18 milles; 

Par Barca'ïd <Xa.xj^ , 1 8 milles ; 

Par Adrama x«,il, 18 milles; 

Par Tel Ferasa iu»l;j Jj ', i 5 milles. 

De là à Nissibïn (j-iui*aj on compte 1 2 milles. 

«Barca'ïd j^a-x-ï^ est une ville considérable, jolie, où l'on 

' Voici le texte : iùt«,l^ Jl*Ij ijMi^> y«><-« **» ji_>oliI (i^Ji^j- 

' La version latine porte Nedasa, mais nos deux manuscrits sont d'accord. 



Feuillet i 56 verso. 



150 QUATRIÈME CLIMAT. 

« trouve beaucoup de ressources et qui est habitée par une 
« peuplade de la tribu de Taghlib t-^Xi; y^ -jj. Adrama «^al est 
« également une ville assez importante et bien bâtie. » Kafar 
Touta [ijj _^àS' [\e village des Mûriers) se fait remarquer par la 
fertilité de ses champs et par la beauté de sa situation. Ras el- 
A'ïn (jvjil! (j«j_, est une ville considérable, où l'on voit près de 
trois cents sources , environnées de grillages en fer pour qu'on 
ne puisse y tomber. Ces eaux forment la source du Khabour 
jjjU. (Chaboras), rivière qui va se jeter dans l'Euphrate auprès 
de Kirkesia \j^jjii\ , sur les bords de laquelle les habitants de 
Ras-el-A'ïn (jvx!! ^«r, possèdent de nombreuses dépendances, et 
entre autres A'rban yLj.^, jolie ville située à i journées de Kir- 
kesia. Entre A'rban et Khabouca «SjjI^ on voit à peu de distance 
des bords du Khabour diverses villes, et particulièrement auprès 
d' A'rban, Thalban yl-^Us, Hasania iUÀ*i»3., Belban (^jvJo (ou 
Belian) et O'beïdia iijiX.iSA*JL «Tout ce pays est en proie aux 
incursions des nomades, et, quoique les villes soient entourées 
de murailles, cependant leurs habitants sont souvent obligés 
de se réfugier dans des cavernes. Mais, pour revenir à Nissibïn 
(j.-ytfcaj (Nisibis), nous disons que cette ville, l'une des dépen- 
dances du Diar Rebia' ii.»iU,jL;i, est grande, bâtie dans une 
plaine et entourée de fortes murailles; qu'elle possède des 
marchés florissants, des lieux de rendez-vous pour le com- 
merce; qu'il y a de l'industrie, et notamment des fabriques de 
belles étoffes, et de l'eau en abondance. La principale source 
de ces eaux surgit d'une gorge de montagnes qu'on appelle ei- 
Wasa Lu<pi. C'est un site des plus agréables. De là les eaux se 
répandent dans les jardins, dans les champs et dans la plu- 
part des édifices et des maisons de Nissibïn. Tout autour, et 
à une grande distance de cette ville, il y a de vastes territoires, 
de jolis villages, de fertiles collines où abondent les céréales 
et les troupeaux. On y rencontre ( aussi ) des scorpions dont 



SIXIEME SECTION. 151 

« la piqûre est mortelle. Non loin de Nissibïn est la montagne Feuillet 1 56 verso. 
«de Mardïn (j — ji^ Jj>=-, dont la hauteur, depuis la surface 
« du sol jusqu'au sommet, est d'environ 6 milles. Sur le sommet, 
« Hamdan, fils de Hassan, fit construire un château qui porte Feuillet 137 recto. 
" le nom d'el-Bâc ^ijUil , et qui , tant à cause de la solidité de sa 
«construction que de la situation des lieux, est imprenable. 
" On trouve dans cette montagne de très-beau cristal de roche 
" jl. — z^jjl j-j:>\j~=- , qu'on transporte dans tout le Djeziré; » on 
y trouve aussi beaucoup de serpents dont la morsure est mor- 
telle. 

On compte au nombre des cantons du Diar Rebia': Nissibïn 
(jv»AAaj, Arzen yjjl, Amid o^i, Ras el-A'ïn y^*!! ^|j, Meïa-Fare- 
kïn (;ji5;lsLw, Bagherbaïa Llyi-L, Beled oUj, SindjarjLsU«, Farda 
i^i^, Barida i.XjjL et Thour A'bdïn ^,iy.As.j^. De Nissibïn à 
Dara Ijb, «jolie petite ville environnée de champs cultivés, » on 
compte 1 5 milles. 

De là à Kafar Touta by jjiS", 2 1 milles. 

De Kafar Touta à Khabour jjjUI , i5 milles; 

Puis au fort de Maslema xU»,»^ (j>n.-.., 18 milles; 

A Badjerwan yljjjs-L, «petite ville bien peuplée, avec bazar, 
«où l'on fait quelcjue commerce,» 21 milles; 

Et à Racca «ï^JI , 9 milles. 

« Le fort de Maslema iLk>*»^ (j-«^i=» fut construit par un per- 
» sonnage de ce nom, fils d'Abdalmelik, fils de Merwan, sur une 
« colline dite Tel beni-Senan yU-« (^ Jg. On n'y boit que de 
« l'eau de pluie. La ville de Tel beni-Senan yU*, ^ Jo iUuJ^ est 
«peu considérable, ceinte de murs en pierres et à la distance 
« d'une journée de Ras el-A'ïn (jv*!' u-b- " L'itinéraire de Nissibïn 
à Amid est comme il suit : 

De Nissibïn à Dara \j\:>, i5 milles. 

De là à Cassr ebn-Bare'i ^jL (jji_,jai, Sg milles; 

Puis à Tel Toura'a «j^j J<i, iS milles ; 



152 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 57 reclo. Et à Amid «X^l , 2 1 IllilleS. 

"iiu. «Amid J>^P est une belle ville, bâtie sur une éminence, à 

«l'occident du Tigre, à la hauteur d'environ loo brasses. Elle 
« est entourée de murailles construites en pierres meulières, 
«de couleur noire, et de beaucoup d'arbres. Dans l'intérieur 
"de la ville on voit de l'eau courante et même des moulins, 
« des bosquets et des jardins. » 

On passe ensuite le Tigre et on arrive en 2 journées à Meïa- 
Farekïn (jv-ïjljU.», ville qui est comptée par quelques personnes 
au nombre des dépendances de l'Arménie, et par d'autres au 
nombre des villes du Djeziré. « Située à 2 journées à l'orient 
«du Tiffre, Meïa-Farekïn est une ville considérable, belle et 
«forte, située dans une gorge de montagnes^. On y fabrique 
«des cordages qui égalent, s'ils ne surpassent en qualité, ceux 
«de Salmas, et de plus des mouchoirs, des i'raz (jbl^ et des 
« voiles de lin dits sabaniat \:Ajmm. >• 

Pour aller d'Amid à Racca on prend à droite, et d'abord 
d'Amid à Samosate on parcourt 70 milles'. 

De Samosate à Tel Mouran y^j^ Jj , 1 5 milles ; 

De là à Djarian yly=-, «johe petite ville, » 18 milles; 

Puis à Tame'ada bU^b, i5 milles; 

Au fort Djallab v^*^ (j*o^-, 2 1 milles; 

A Roha Uspi , 1 2 milles. 
EonA. « Roha ^j}\ * est une ville de moyenne grandeur, située dans 

« un territoire qui touche à celui de Harran yïj». La majeure 

' L'ancienne Amida , plus connue aujourd'hui sous le nom de Diar-bekir. 

' C'est ainsi, du moins, que j'entends J^j,.s- (jn» ^-» j,. 

' Je ne comprends pas trop, je l'avoue, pourquoi ce détour par Samosate. Ou la 
carie de d'Anville est inexacte, ou notre auteur a voulu donner l'itinéraire suivi par 
les caravanes seulement. Dans tous les cas c'est un point à vérifier par les per- 
sonnes qui , dans l'avenir, voudront bien éclaircir parleurs recherches les nombreuses 
obscurités que présente le texte de notre auteur. 

* Aujourd'hui Orfa , l'ancienne Edesse. 



SIXIEME SECTION. 155 

«partie de la population se compose de chrétiens, et l'on y voit Feuillet 157 recto. 

« plus de deux cents églises, couvents ou lieux habités par des 

« religieux. Il y a même une église, qui est la plus considérable 

«d'entre celles des chrétiens, où l'on conservait le suaire' du 

« seigneur Messie; mais le roi des Romains (l'empereur de Cons- 

« tantinople) le prit aux habitants de Roha, et leur accorda (en 

« échange) une trêve perpétuelle. » 

De là on se rend à Harran yf^y^. , 1 2 milles. 

« Harran y|^=^ est la ville (principale) des Sabéens; ils y 
« possèdent une colline sur laquelle est un oratoire qu'ils vé- 
« nèrent beaucoup et dont ils attribuent la fondation à Abraham, 
«sur qui soit le salut! C'est un très-beau pays, cependant l'eau Feuillet 1 .S7 verso. 
« et les arbres y sont rares. Divers villages et habitations en 
« dépendent. Harran est située dans une plaine entourée de 
« hautes montagnes, qui s'étendent sur un espace de 2 journées 
« de distance. » 

De là à Nadjera l_,.j?-b (ou Badjera Î,Ht"'?)> 12 milles; 

Puis à Badjerwan (jljj^=-[j, 21 milles; 

Et à Racca ».ij , 9 milles. 

ITINÉRAIRE DE MOSSOUL À AMID. 

De Mossoul J-o^ à Beled .xL, soit par terre, soit par le 
Tigre, 2 1 milles. 

De Beled à Djeziret ebn-0'marj.* (jji «;j>=-, 69 milles. 

« Djeziret ebn-0'mar (Zabdicena) est une petite ville oii il y 
« a des arbres et de l'eau courante , et environnée de murs. C'est 
« un entrepôt du commerce de l'Arménie ou du pays des Ar- 
« méniens, de Meïa-Farekïn et d'Arzen, et c'est là que s'arrêtent 
« les navires chargés de marchandises pour Mossoul. « Ce lieu 

Cest ainsi que je crois devoir traduire le mot niundil, dont dérivent les mois man- 
tille, mante, manteau, etc. 

II. 2 



154 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 57 verso, est adossé à la chaîne des montagnes de lemanïn (j-i<-, de 
Masourïn (j.jjj.*<U et de Calsabour j^LJi, dont fait partie le 
mont Aldjoudi t^^y^, qui touche à Amid J^^l du côté de la 
frontière. Le mont lemanïn est le même que l'Aldjoudi, sur 
lequel s'arrêta l'arche, je veux dire l'arche de Noé, sur qui 
soit le salut! De Djeziret (ebn-O'mar) vous vous rendez à l'em- 
bouchure de la rivière de Soraïth Iajj-«<, qui se compose de deux 
affluents provenant des montagnes de Barema U,L, se réunis- 
sant auprès du Tigre et déchargeant ensuite leurs eaux dans 
ce fleuve. Sur les bords de cette rivière est la ville de Tel 
Jo «JuiX^. Du lieu où se joignent ces deux affluents à l'em- 
bouchure de la rivière de Barema (la distance manque). 

Cette rivière, qui est considérable, a sa source dans l'Arménie 
et se décharge dans le Tigre, à l'orient de ce fleuve. De cette 
rivière à Natira ^^jj^ \ « petite ville à l'occident du Tigre » ( la 
dislance manque); 

Et de là à Amid (la distance manque); 

En sorte que la distance (totale) d'Amid à Djeziret ebn-O'mar 
est de 3 journées. 



ITINERAIRE DE BELED A RACCA. 



De Beled à Tel el-Khaïr ^,JsiJI Jo, en se dirigeant vers l'occi- 
dent, i5 milles; 

Puis à Sindjar JLs^_«,, 2 1 milles; 

A A'ïn el-Djebal Jl « 4 (j^ — « (la source des Montagnes), 

i5 milles; 

A Sikket el-A'bbas ^J«L*-*Ji <^ ^ <» , sur le Khabour jj — jU» , 
2 1 milles; 

A el-Nahareïn (jjj.^1, sur la même rivière, i5 milles; 

A Maksïn (ji**SU , sur la même rivière , 1 8 milles ; 

' La version laline porte Maiira. 



SIXIÈME SECTION. 155 

A Kerkisia U>-Jsïr*' sur l'Euphrate et sur le Khabour, 2 1 milles. Feuillet 107 verso; 

De Kerkisia à Racca, k journées. 

Racca mj et Piafeca *.iijlj sont deux villes qui, quoique conti- 
guës (en apparence), sont cependant séparées (en réalité) par 
un grand nombre de coudées d'intervalle. « Chacune d'elles 
«possède une grande mosquée, des édifices, des villages et de 
« l'eau en aljondance. » 

D'Amid à Samosate on compte 3 journées. 

De Samosate à Nissibïn, 90 milles. 

De Nissibïn à Ras el-A'ïn, 3 journées. 

De Ras el-A'ïn à Racca , k journées. 

De Ras el-A'ïn à Harran, 3 journées. 

De Harran à Racca, 3 journées. 

De Harran au pont de Munbedj , 2 journées; 

Et de Roha à Samosate, 3 journées. 

Saroudj ^j^-- est une ville dépendante du Dlar Modhar jl;» 
j->à^'; ses environs abondent en fruits; elle est située au nord 
de la route de Harran au pont de Munbedj, à une journée de 
distance de Harran. Voilà tout ce que contient le Djeziré «^J>=- 
(ou la Mésopotamie) en fait de pays connus et de résidences 
remarquables. 

Quant à l'Irâc ^ïl;-£^! , il s'étend en longueur depuis Tekrit mAc. 

ow^- jusqu'à A'badan yiilsc, à feutrée du golfe Persique, et en 
largeur depuis Cadesia ïA-uil; jusqu'à Roufa iiiyS', Bagdad iiJv».; 
et Elwan ytji=-. Du côté de Wasit k^-i^ cette largeur s'étend 
presque depuis Kathib L^tS, Corcoub <-<Sjj et Bassora ayaj yis- FeuHleu 58 recto. 
qu'à Haï s- La distance qui sépare Tekrit de la mer, du côté 
de l'orient, peut être évaluée à un mois de route, et en revenant 
de la mer vers foccident, par une ligne courbe, à un pareil 
intervalle. 

' Le lexlo porte wià^jlii iUj'X-s r^^y^; mais je ne crois pas que « à_jiX_« 

signifie ici metropolis, comme l'ont pensé les auteurs de la version latine. 

20. 



156 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 58 recto. De Bagdad à Sorra-Men-Ra ^^\J (j-J-u. on compte 3 journées. 

De Sorra-Men-Pia à Tekrit, 2 journées. 

De Bagdad à Koufa, 5 journées. 

De Koufa à Cadesia, 3 journées. 

De Bagdad à Wasit, 8 journées. 

De Wasit à Bassora, 7 journées'. 

De Bagdad à Halwan, 6 journées. 

De Bagdad à Chirwan ij\jj^ et Saïmara «^-içyo, 6 journées. 

De Koufa à Wasit, par le chemin des marais j^UjjJI, 6 journées. 

De Bassora à la mer, 2 journées. 

Ainsi la largeur de l'Irâc, si l'on prend la route de Bagdad et de 
Halwan jusqu'à Cadesia, est de 1 1 journées; et de Sorra men Pia 
à Chehrezour jjjiH-i, dépendance de l'Adherbaïdjan, de 5 jour- 
nées. Mais l'espace cultivé dans cet intervalle est de moins de 
1 journée. Quant à la largeur du pays qui sépare Wasit du 
Khouzistan yUuy^, elle est d'environ A journées. La distance 
existante entre la frontière du pays de Bassora à Haï est de 
1 journée. 
RAGD.in. Nous commencerons par Bagdad i! j^ju la description de l'Irâc. 

Cette grande ville fut fondée sur la rive occidentale du Tigre, 
par le khalife el-Mansour, qui divisa le territoire environnant en 
fiefs jjUaS qu'il départit ensuite entre ses amis et ses adhérents. 
El-Mohdi, lorsqu'il gouverna Bagdad, établit ses troupes sur la 
rive orientale ensorte que le lieu de ce campement fut nommé 
le camp d'el-Mohdi; alors chacun ayant élevé des constructions 
sur le terrain qui lui était échu en partage, il arriva que ces cons- 
tructions s'étendirent depuis Karakh ^1^5^ au-dessous de Bagdad 
jusqu'à Hadith e»jO^=-. Le palais d'el-Mohdi se trouva placé au 
milieu de ces édifices vis-à-vis du palais d'el-Mansour, bâti sur la 
rive opposée, et les maisons de Bagdad se prolongèrent jusqu'à 
Kelwad il^ « ville qui possède une grande mosquée. Entre les 
' La version latine porte 6 , ainsi que le ms. A. 



SIXIÈME SECTION. 157 

« deux villes dont se compose Bagdad il y a deux ponts construits Feuillet, 5S recto. 
« sur des navires, et par lesquels tout le monde peut passer. Ils 
n sont destinés à faciliter les communications entre la rive occi- 
« dentale et la rive orientale , et réciproquement. Cette dernière 
« rive est remarquable par la quantité de jardins et de vergers 
« dont elle est couverte. Elle est arrosée par les eaux duNahrowan 
" u'iJ-fr' et du .... ' qui sont deux rivières considérables. On en 
« tire toute l'eau nécessaire, soit pour l'arrosage, soit pour les autres 
<i usages de la vie, sans qu'il soit besoin d'avoir recours au Tigre, 
« si ce n'est pour une quantité très-minime. La rive occidentale 
« est arrosée par le Nahr 'Isa ^^xwACj-ftj, canal dérivé de l'Euphrate, 
«ainsi que nous l'avons dit, à l'embouchare duc[uel est un pont 
« dit de Dina Lui. De ce canal dérive un embranchement moins 
« considérable qu'on appelle el-Sirra s^joJi, et dont les eaux ar- 
" rosent les jardins, les villages situés sur la rive occidentale de 
«Bagdad, et pénètrent jusque dans la ville où elles servent aux 
« besoins des habitants. Le Nahr 'Isa n'est obstrué par aucune 
« digue, par aucun obstacle, et il est navigable depuis l'Euphrate 
«jusqu'à Bagdad. Il n'en est pas de même du Nahr Sirra s^fAaJIj.^ 
« sur lequel 11 existe beaucoup d'écluses, beaucoup de moulin.s. 
« Sur le Nahr 'Isa on remarque Badzrouia iùjyil?. ville où il existe 
« une douane très-productive, et divers canaux dont les eaux cou- 
« lent dans les bazars et dans les rues. Sur leurs bords on voit 
« des édifices, des villages et des jardins. » Le pays compris entre 
Bagdad et Koufa est couvert d'une inllnité de villages et de cam- 
pagnes arrosées par des cours d'eau dérivés de l'Euphrate , et 
notamment parle Sar-Sar j..c,.*2, canal navigable, sur lequel est 
bâtie la ville du même nom « située à 9 milles de Bagdad, dont Feuillet 1 58 verso. 
« le commerce est florissant, et les marchés nombreux et pourvus 
« de fruits et de denrées de toute espèce, mais non entourée de 
« murs. Il y a un pont de bateaux sur lequel toiit le monde passe. 
' Mot illisible dans nos deu.\ inanuscrils. 



158 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuiiioi 1 58 verso. « Ce Canal cst séparé d'un troisième qui est très-considérable ' 
«et qu'on appelle Nahr el-Malik dJU^^, sur les bords duquel 
« est une jolie ville bien peuplée dont les environs sont couverts 
« de palmiers et d'autres arbres, avec un pont de bateaux. Vous 
«allez de ce canal à Cassr el-Hobeïra \j^xi>j.tai, ville importante 
« par les marchés et par les édifices qu'elle possède, la plus con- 
«sidérable, la plus riche, la plus abondante en ressources de 
'toute la contrée environnante, située à un jet de flèche de 
« l'Euphrate et à 3 faibles journées de Bagdad; et de là à Soura 
« Ijj-y, ville de grandeur moyenne, située sur les bords de l'Eu- 
"phrate, entourée de plantations de palmiers et de campagnes 
» vastes et fertiles. » C'est de là que les eaux de l'Euphrate se 
répandent dans la contrée de Koufa ^ijS'il^.w, puis vont se perdre 
dans les marais. 

Kerbela yojS'est un lieu situé à l'occident de ce fleuve vis-à- 
vis de Cassr ebn-Hobeïra \jMdb ^^jI^^. On y voit le tombeau de 
Hussein, fils d'Aly, visité à certaines époques de l'année par un 
nombreux concours de pèlerins. 

« L'excédant des eaux des marais forme de nombreuses flaques 
« auprès desquelles sont des villages et des domaines. » 

De Bagdad à Nahrowan y'_y-ej on compte i 2 milles. 

« Nahrowan est une petite ville située sur la rive orientale et 
" traversée par la rivière du même nom dont les eaux arrosent 
«une partie du territoire de Bagdad, c'est-à-dire jusqu'à Iskaf- 
» beni-Djesed J^-..»- ^ ôIs^I et à DjirDjeraï ^^\j^j.=~, lieu distant 
« de 2 journées de Nahrowan. Cette dernière ville est environnée 
« de jardins, de villages populeux et de fertiles campagnes; mais 
« à mesure qu'on remonte la rivière en se dirigeant par Daskara 
« ij^Mi vers Holv\'an y'_ji=^, sur la route du Khorasan, les eaux 

L'Edrisi veut dire sans doute que le Nahr 'Isa est le premier, le Nahr Sar-Sarle 
second, et le Nahr el-Melik le troisième d'entre les canaux dérivés de l'Euphrate au- 
près de Bagdad. Ce dernier est le Nahar Malka de d'Anville. 



SIXIEME SECTION. 159 

<•■ tarissent et le nombre des palmiers diminue. » De Nahrowan à Feuiiieii 58 verso. 
Racouca *J>^', sur la rivière, on compte 2 4 milles. 

ITINÉRAIRE DE BAGD.^D À HOLWAN. 

De Bagdad ilj^jb à Nahrowan yljj-.^ 12 milles. 

De là à Deir Barema «^L jj.i 1 2 milles. 

De là à Daskara »,X«i 2 4 milles. 

« Daskara est une petite ville entourée de palmiers et de cul- 
« tures, auprès de laquelle est une fortification en terre dont l'en- 
" ceinte est abandonnée (et même) cultivée. On dit que le prince 
« »i).U! résidait là durant certaines époques de l'année , et cpie 
« c'était pour ce motif que le lieu reçut le nom de Daskarat-el- 
« Melik dUi! iijX^i. 

De là à Haloula ii^A». (Halus), «petite ville, » 2 1 milles. 

De Haloula à Khankïn y_*-^^ «petite ville bien peuplée, » 
27 milles. 

De là à Cassf Chirïn ^jj^iy^i (la distance manque). 

C'est à Cassr-Chirïn que les deux routes de Chehrezourjjjw^ 
et de Holwan yîj^a- se divisent. Celui qui veut aller à la pre- 
mière de ces villes prend à droite, l'autre se dirige vers l'orient 
et parvient à Holwan y'^X=-. Le premier, parti de Cassr Chirïn 
se rend d'abord à Deïr Karan yî/S'_^i, 6 milles. 

De Deïr Karan à Chelirzourj^jj^, 54 milles. Feuillet 159 recto. 

« La ville (principale) de ce pays, qui se nomme"Adhera eijii, 
" est située à moitié chemin de Modaïn où est le Pyrée d'el-Chir^ 

Le voyageur qui se dirige vers Holwap 326 milles à faire de- 
puis Cassr Chirïn jusqu'à cette ville, d'où il résulte que la dis- 
La version laline porle Rafuca, mais les deux manuscrits sont d'accord sur la 
leçon que nous proposons. 

' Voici le texte de ce passage , d'après le ms. A : oUaJ i ôljii J^ L^O^j 



160 QUATRIEME CLIMAT. 

FcuiiieiiDgrecio. tance totale qui la sépare de Bagdad est de 6 journées ou de 
1 1 4 milles. 
iioi.wAN. " Holwan y'_jli=. est une ville considérable bâtie au bas et à 

« 6 milles d'une montagne qui se prolonge dans l'Irâc. La gran- 
« deur de cette ville est à peu près égale à la moitié de celle de 
« Deïnourjj.iji. Ses environs sont couverts de palmiers; et si l'on 
1 en excepte Bassora, Koufa et Wasit, il n'est dans l'Irâc aucune 
« ville qui surpasse celle-ci en population, en étendue et en abon- 
« dance de ressources. On vante beaucoup, entre autres fruits, 
« les figues que produit le pays. Il n'y a dans l'Irâc aucune autre 
« ville qui soit plus rapprochée de la montagne. Il y tombe de 
« la neige quelquefois, et dans la montagne il en tombe tous les 
« ans. " 

ITINÉBAIRE DE BAGDAD À BASSORA. 

De Bagdad à Modaïn (j^l j<.l! , i5 milles. 

« Modaïn est une ville petite, mais célèbre et royale, située sur 
« la rive occidentale du Tigre. On y voit des ruines imposantes 
« et des vestiges d'édifices les plus remarquables par leur gran- 
« deur et leur élévation; la majeure partie des grosses pierres 
(i dont ils se composaient a été et est encore (de nos jours) trans- 
MouAïN « portée à Bagdad à une journée de distance. Modaïn ' fut la 

« résidence des Cosroës. On y remarque un palais dont la vaste 
» étendue est passée en proverbe, et qui fut construit en briques 
« et en plâtre. Il n'existe aucun monument des Cosroës qui soit 
« comparable à celui-ci. » 

« Le pays porte le nopi de province de Babil lK?^ ij=y'- Le vil- 
" lage de ce nom est peu considérable , mais il remplace une ville 
« importante , la plus antique ville de l'Irâc , et dont la fondation 
« remonte à l'époque des Kanaaniens (j^IàhîTi , qui l'habitèrent. 

' Dans le ms. A il existe une lacune considérable; nous tâchons d'y suppléer au 
moyen du ms. B, fol. 2 33 et 2 34. 



SIXIÈME SECTION. 161 

Ses édifices royaux ont subi les effets des révolutions des temps , Feuillet . 59 verso. 
mais il en subsiste des vestiges encore debout, qui attestent 
que c'était dans les temps anciens une ville immense ^lic j.*a^. 
On rapporte qu'elle fut bâtie par Zohak JUnJ! , qu'elle fut en- 
suite la résidence des rois de l'Arabie heureuse ^.jt^LxjJi , et 
qu'elle fut visitée par Abraham, sur qui soit le salut! A l'orient 
de Babd est Koutharia ^.Ji^, petite ville, où l'on raconte que 
ce patriarche s'établit au milieu des flammes. Elle se compose 
de deux villes dont l'une se nomme Koutha-'ltarik ,>jjialt b>r 
et l'autre Koutharia L,jli>^ H y a dans celle-ci des collines 
composées de cendres devenues adhérentes. On dit que ce sont 
celles qui provinrent du feu de Nemrod ij^, au miiieu duquel 
s'établit Abraham , sur qui soit le salut ! Il existe auprès de Mo- 
daïn et sur les bords de l'Euphrate deux petites villes dont dé- 
pendent des villages florissants et de fertiles campagnes. De 
Modaïn, en descendant le Tigre, à Djerdjeraia \^\j^j^ , petite 
ville, on compte ko milles. 
«De là à Djabbel jj;=-, ville également petite, où est le con- 
" fluent du Nahrowan yi^j^JI c-.^. l^\ 26 milles. 

«De là, toujours en descendant le Tigre à Wasit, /je milles. 
« De Wasit on descend à Nahr La'an (^j.^, puis à el-Farareth 
« ^j\ji^\, puis à Diz el-Sal JUJI j^a, puis à el-Hawanit c^j!^ (les 
«Boutiques), à el-Cassr j.^^JI , dans le Nahr Abi'1-Asad o.} j~Y ^ 
«^-wi)|, dans le Dedjlet el-Ghauza 1)^1 XWi i, dans le Nahr 
« Abi Ma'akel JoLjc-o jt^^^j, dans les grandes eaux de Bassora 
« ijMul] (jiAJ; puis à Bassora ijjoj^]. 

«De Wasit à Ahwaz jlytl , à l'orient du Tigre, on compte 100 
« milles. 

« Parmi les villes habitées on remarque Wasit kwlj, el-Madar 

' Je présume qu'il y a quelque erreur dans la dénomination de ce canal. La carte 
de d'Anville porte ici le nom d'un lieu dit Na'amanié, où se trouve en effet l'embou- 
chure d'un cours d'eau connu sous le nom de Zab. 



162 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet iDQ verso, «jtjvil, el-Meftah gjil! i Baïan yLo, Suleïmanan ybU>X*w, Obolla 
« xXji/I; nous avons déjà parlé de ces divers pays d'une manière 
« suffisante'; » il nous reste maintenant à décrire le DjebalJlAjI. 
MEBAL. Nous disons que cette province contient plusieurs villes célè- 

bres et résidences remarquables parmi lesquelles les plus consi- 
dérables sont Hamadan (^^o^ (l'ancienne Ecbatanes), Deïnour 
j^jÀîi, Ispahan yL^-i«>î et Coum fj»; et diverses autres moins im- 
portantes, telles que Cacban (jUïlï, Nebawend J^jl^, Roudhan 
ylijy, Karkb ou Kardj ^^S'ou ^j^^ , El-Bordj ^j-Ji , Abber^.^! 
et Cazwïn (^.<,j.'i, bien que quelques personnes rangent cette 
dernière ville au nombre des dépendances du Deïlem loi. 
uAMADAs. « Hamadan y!'>>4 est une ville très-considérable et très-peuplée 

" possédant des bazars où il se fait un commerce fort étendu. 
« Les habitants de cette ville se font remarquer par leur intelli- 
11 gence et leur instruction , ainsi que par la pureté et l'aménité de 
« leurs mœurs. Le prix des denrées y est (généralement) modéré. 
« On y trouve en abondance de la viande de mouton et autres 
11 animaux, du beurre et toute sorte de laitage. " 



ITINERAIRE DE HAMADAN A HOLWAN. 



Feuillet! Go recto. De Hamadan à Asterabad il!j.jc^i, li5 milles. 

La géographie d'Ebn-Kbordadbèh ne porte que 2 4 milles. 

«Asterabad est une ville agréable, très-commerçante et en- 
« tourée de cultures contiguës. « De là à Cassr el-Lossous j^^ii 
^j^yaii] (le château des Voleurs), «ville jolie, agréable, d'un 
« aspect ravissant, et lieu de passage fréquenté par les voya- 



' geurs, » 2 1 milles. 



De là à Maderan ^i^iU, «petite ville bien peuplée et indus- 
« trieuse , » 2 i milles. 

De là à Cantarat el-Na'man yL»*À5! «pais, « petite rivière, » 
1 5 milles. 

' Voyez 1. 1", pag. 369. 



^ 



SIXIEME SECTION. 163 

De là à Cantarat Abi Eïoub <-j^} j! *paÀï, 12 milles. Feuillet 160 recto. 

De là à Beheclîoun yyi-jp' ou Behecliouz jyi^ (la distance 
manque). 

« Behechoun est une montagne très-haute, sur laquelle est 
« un village qu'on nomme Sansanaï j^IL-JUp , et une caverne 
« creusée et sculptée ( de main d'homme ) où l'on voit la repré- 
« sentation d'un ancien roi, à cheval ^r-» ^^ tsj-xS', connu sous 
« le nom de Cheïdan yl^x-ui \ » 

De Behechoun à Carmachïn (j-iU^ ou Carmachiz^^^Ujj par 
un za t^ijJL», «ville agréable, commerçante, bien bâtie, entourée 
« de gras pâturages, de sources d'eau vive et d'eaux courantes, « 
2^ milles. 

De Carmachïn à Zobeïda e»>v-ujJI , « station agréable , » 2 /i milles. 

De là à Mardj el-Cala' iùJill ^j— « (le pré du Château fort), 
«ville qui n'est entourée que de murs en terre, mais qui est 
« remarcjuable par la beauté de ses maisons et de ses lieux de 
«plaisance, par l'abondance des ressources qu'elle présente et 
■-' par la fraîcheur de ses pâturages, « 27 milles. 

De là à Holwan yî_>^, dont nous avons déjà parlé, 3o milles. 

Pour se rendre de Ilamadan à Deïnour jjjji on passe d'abord 
par Asterabad, ainsi que nous l'avons dit, 44 milles^; 

Puis par Sohba iU:^, 27 milles. 

De là à Deïnourjyui, 2 4 milles. 

« Le territoire de Deïnour est très-fertile et très-abondant en 
«fruits, en céréales, et les habitants de cette ville sont natu- 
« rellement plus subtils que ceux de Hamadan. Beaucoup d'eau , 
« beaucoup de jardins. » 

' Bien qu'il paraisse exister une identité complète entre Bechehoun et Bisutoun , 
l'indication donnée par l'Edrisi ne nous semble point indigne de fixer l'attention des 
voyageurs futurs. 

' Ou plutôt A5. Voyez ci-dessus , pag. 162. 



164 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 60 recto. , ^ » », 

ITINERAIRE DE IIAMADAN A REI ^^\;J) . 

De Hamadan à Sawah «jL» , « ville située sur le chemin de 
" rirâc, fréquentée par les chameliers, et plus encore par les 
« pèlerins qui se rendent à la Mecque montés sur leurs propres 
« chameaux, » go milles. 

, De Sawah à Pieï (^!jJ! ( l'ancienne Rages ou Arsacie), 5o milles. 
heî. Reï est une ville considérable, dont l'étendue en longueur 

«était anciennement de 4 milles, et la largeur de la moitié 
« de cette surface. Ses murailles sont en terre et ses maisons 
« en terre, en chaux, en plâtre et en briques. Elle a plusieurs 
«portes, plusieurs bazars où il se fait beaucoup de commerce. 
« Dans la citadelle on voit une grande mosquée. La ville est en 
« majeure partie ruinée, mais le faubourg est peuplé. On y boit 
n de l'eau de puits et de l'eau amenée par les canaux. H y a 
« deux rivières, l'une qui traverse la ville et le bazar dit el-Roudah 
« oij^'t; on appelle cette rivière Soura |;j— »«; l'autre, qui se 
«nomme Khoulani jij^, coule auprès de la ville. Comme les 
« eaux en sont pures, on les boit (sans inconvénient). » 

nilNÉRAIRE DE HOLWAN À REI, EN SE DIRIGEANT D'OCCIDENT 
EN ORIENT. 

De Holwan à Mader Waasian yU-<î^ _jiU , village , 1 2 milles ; 
Aux châteaux de Ziad :>i,j jynï, 12 milles; 
A Zobeïdié aj^x^uj,, 18 milles; 
Feuillet 160 verso. A Khachkarem |.jls::iij^ , 9 milles; 

A Cassr A'mrou jj.5__,.«iï, 12 milles; 

A Carmachïn y>_iUj_j, distante de Masandan yt^XÀ^U de 
9 milles sur la gauche, si vous voulez prendre la route du 
Khorasan, en allant ensuite à Dokkan ij^^, 2 1 milles. 

Si vous voulez aller à Nehawend •>^jjUj et à Ispahan yl^jusi. 



SIXIÈME SECTION. 165 

parvenu à Dokkan, vous prenez à droite et vous vous dirigez vers Feuillet 160 verso. 

Maderan y^iU, dont il a déjà été question; puis à Nehavvend, 

'< qui est l'une des villes dont se compose la province dite Kour 

« el-Djel)el Jo^JIj^S'. Les autres sont Hamadan yl^x^, Roudhan 

» y!ij,^JI , Buzurdjerd ij.=-;jj , Karkh ^jJTi , Ravendah s>xjjIj, 

« Cassr el-Lossous ^«jjaoMI jj^aS , Sohba *jj:?, Asterabad iLlyc*.!, 

« el-Mardj ^jX^ , Tour Haousa a^^^-^^, Cbehrezour ^^jj-^.^ , 

" Riban y^j , Abber^^l, Samnan yUîw, Coum ^„,t-», Cachan 

« yUils, Rouzab «jjj, Bersné iJ^j^ , el-Kardj ^jJi', el-Bordj ^j-îJ', 

« Ispaban yL^ju=i, Khan el-Djan yl4 y^, Barema il«,lj, la ville 

n de Saïmara o^-ey^J' iUj<X^, Masendan y!0\ji*»U, Nahr Djacabdac 

« ^(jj^jtjl=- j^j, le district de Koufa, c'est-à-dire Deïnour aj^TI «U 

«jiyoi ,gj; celui de Bassra, c'est-à-dire Nehawend jojLj; Ha- 

'< madan y !>>._$ et Coum ^^. 

De Dokkan à Cassr el-Lossous, 21 milles; 

Puis à Asterabad, 2 1 milles; 

Puis à Cariet cl-A'sel J.-»ji!! Hij-i (le village du Miel), 9 milles; 

Puis à Wadhifat Hamadan ylj^^ ^^j, 7 parasanges; 

Puis à Hamadan, i5 milles. 

De Hamadan à Adhernou jjjii , village, i5 milles. 

De là à Tarza ojds, village, 12 milles; 

Puis à ei-Asavvara »jjU»i)î, gros bourg avec bazar, 1 2 milles; 

A Dared Abad ill i,b, 12 milles; 

A Sousanïn yv»-r>*' ' 9 milles ; 

A Sawah «jl.*w, ville dont il a déjà été question, i5 milles; 

A Maskouna iujil^, 27 milles; 

Et enfin à Reï ^^jJI \ 2 1 milles. 

ITINÉRAIRE DE HAMADAN À ISPAHAN. 

De Hamadan à Piamen (^..Ij , ville florissante , 2 1 milles. 
De là à Buzurdjerd ^j^-jyj , « ville plus considérable et plus 
' iSic. Nos manuscrils portent tanlôt (^!J! et tantôt ^^J] . 



166 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 160 verso. « importante sous tous les rapports que Ramen, dont le territoire 
«produit en quantité des fruits qui sont transportés à Karrlj 
« 2j5', à Ispahan et à Reï, » 33 milles. 

De Buzurdjerd à Kardj, 3o milles. 

« Kardj ^jS^ (ou Karkh ^jS', d'après le manuscrit A) est une 
«ville plus importante encore, mieux bâtie, plus riclie, plus 
« industrieuse et plus commerçante que Buzurdjerd ij^s-jj^. » 

De Kardj à Bordj ^jj, «jolie ville, » 36 milles. 

De Bordj à Khonidjan yW^j^ii., village, 3o milles; 

Et de là à Ispahan yUJuoI, sans aucune ville dans l'intervalle, 
90 milles. 



ITINERAIRE DE HAMADAN A ICHOUZISTAN. 



De Hamadan à Roudhan y'ijjJl , 1 7 milles. 

« Roudhan est le nom d'un canton agréable , dont le territoire 
« est fertile et produit du safran tel qu'il n'en existe pas de pareil 
«dans l'univers. La ville principale, qui s'appelle Roudhan, est 
«peu considérable.» De là à Nehawend «^jj*.-^, 21 milles. 

« Nehawend est une jolie Aalle, bâtie sur une éminence et 

« entourée de murs construits en terre, ainsi que les maisons. 

« Aux alentours sont des jardins, des vergers, des promenades 

« parfaitement arrosées. Cette ville est très-commerçante et son 

Feuillet 161 recto, «territoire très-peuplé. 11 

De Nehawend à el-Asir j^iAwill , 3o milles. 

De là à Saber Djas u-U-^U« et à Lour_,^i, 90 milles, sans 
trouver de ville ni de village. 

De Lourj^î à Cantarat Andamas ^j«w«ij^il i^iai» et à Djondi 
Sabour jijjUi ^^.xir^ \ 6 journées. 

De Hamadan à Sawah »jUy on compte 90 milles. 

De Sawah à Coum *j>, 36 milles, qu'on parcourt en 2 jours. 

« Coum est une grande et belle ville, ainsi que Cachan yUlï. 
' Cette ville est considérée comme la capitale du Khouzistan. 



SIXIÈME SECTION. 167 

« L'une et l'autre sont riches, commerçantes; mais les habitants Feuillet 161 recto. 
" de la première (Coum) sont pour ia plupart Chi'ites, et ceux 
« de la seconde (Cachan) de la secte des Hachawites ^^yta.. » 

De Hamadan à Narestan yLï*yb on compte 3o milles. 

De Narestan à AvedijI, ik milles. 

D'Aved à Cazwïn y.jj_ys, 2 journées. 

« Il n'existe aucune ville entre Hamadan et Cazwïn. Il est peu cazwïn. 

" de villes comparables à Cazwïn. Ses bazars et ses édifices sont 
" contigus; son commerce est considérable; ses habitants se font 
« remarquer par la politesse de leurs manières et par leur péné- 
« tration dans l'étude des sciences. » 

De Hamadan à Deïnour j,^^ » — ji on compte un peu plus de 

60 milles. 

De Deïnour à Chehrezourjjjj..o^, 4 journées. 

De même de Holwan à Chehrezour, 4 journées. 

De Deïnour à Chirama »^y>Ji , 1 journée. 

D'el-Lourj^l à Kardj ■^j^-, 6 journées. 

D'Ispahan à Cachan yUilï , 3 journées. 

De Coum à Cachan, 2 journées; 

Et de Coum à Sawah i^M, 1 journées. 

« Ispahan tj^.^"S«î se compose de deux villes, dont l'une se ispauav. 

«nomme el-Iehoudia b^py-y^\ et l'autre Cheliriana *jLj.>,*i, 
» situées à la distance de 2 milles l'une de l'autre. Ces deux 
«villes ont chacune un menber'^, mais la première, iijij^Jl , 
« est deux fois plus grande que la seconde. Les maisons de l'une 
« et de l'autre sont construites en terre. Cette ville est la plus 
« importante de tout le Djebal, soit sous le rapport de l'étendue, 
« soit sous celui de la population et des richesses. C'est le marché 
'1 (ou l'entrepôt commercial) du Fars, du Djebal, du Khorasan 
« et du Khouzistan. On y trouve quantité de chameaux propres 
« à servir de monture et au transport des fardeaux. Il existe à 
' Chaire oii l'on fait la A7ioràa. 



Feuillet iGi recto. 



Feuillet 161 verso. 



168 QUATRIÈME CLIMAT. 

« Ispahan des métiers où l'on fabrique de riches étoffes de soie, 
«telles que l'itahi **jU£, l'ouchi ,s^i et autres, et des tissus de 
« coton. Beaucoup de marchands y viennent, et achètent ces 
« étoffes pour les transporter ailleurs. On y trouve aussi de beau 
1 safran. Il n'est pas, après Reï, de ville plus grande qu'Ispahan \ » 
De Holvvan à Chirwan yîjj-ui on compte 2 fortes journées. 



De Chirwan 



{jiij^ a Damiara Hj-eyo, 1 journées. 



De Chirwan à el-Lour^^l, a journées, qu'on peut évaluer à 
une très-forte journée, sur les flancs d'une montagne. 

«De là à Bagdad, g journées. 

« Chirwan yijj.(V-i et Saïmara »,-«>*= sont deux petites villes dont 
« les maisons sont pour la plupart construites en pierres et en 
«plâtre, comme celles de Mossoul Jv^^. On y trouve quantité 
«de fruits, tels que la datte, la noix et (de plus) les fruits 
«des pays froids. Il y a beaucoup d'eau courante, soit dans les 
« bazars , soit dans la plupart des maisons. Ces deux villes sont 
« extrêmement agréables et leurs environs ravissants. 

«Quant à Cazwïn yjj|>5, c'est une belle ville et une place 
« forte située sur la frontière du Djebal, à 90 milles de Reï et à 
« 36 milles du lieu où le roi du Deïlem fait sa résidence. Talecan 
« yUJUa est plus rapprochée du désert. Il n'y a pas, à Cazwïn, 
«d'eau courante-, on est obligé de boire celle qui est amenée 
« par des conduits, et elle n'est pas d'une parfaite douceur. » 

« Abherj.vji et Zendjan y^j (ou Zenghian) sont deux petites 
« villes fortifiées dont les environs sont boisés, bien arrosés et 
«bien cultivés. La seconde (Zenghian) est plus considérable que 
« la première; mais les habitants d'Abher sont plus spirituels et 
« plus instruits que ceux de Zenghian; car ceux-ci sont bien connus 
« par leur ignorance et par leur paresse. De Zenghian à Deïnour 
« on compte 90 milles. 

« A la contrée nommée Behlous u-j-^-i^ ou Djebal JU4 touche 
Le lexle porle : yL,j,As! jj^jjSl ^^1 o^aj (J«^Jj- 



SIXIEME SECTION. 169 

« le Tabaristan ybu-^+îs, pays très-peuplé, très-arrosé, produisant Feuillet 161 verso. 

" beaucoup de fruits et couvert d'arbres et de forêts. Les maisons 

« y sont construites en bois et en roseaux, et les pluies presque 

« continuelles. Les principales villes de ce pays sont : Amol 

«Jo«!, Natha lib, Ghilan ^J'i>S', Mila id*-», Mamtir ^,jJa^U , Sari 

« iijjLw, Tamisa iw*^, Asterabad ilr,ju«i, Djordjan yU-,.=-, De- 

« mestan yb:*fc«i, Sekoun yjXui, Salous ^J«JJU^, Moghan y^>-«, 

« Talecan yUJU», RimaiU;^, Khawar^lji., Samnan yU«v„ Damghan 

« yl — x_«!ii, Bastam ^,Ua*yo , Douman yU^a, Terdji syi, dans la 

« contrée montagneuse du Deïlem i>oi. En venant de Reï j^jJI y.4, 

«l'entrée du Tabaristan est par Salous jj*jJU«, ville située sur 

« les bords de la mer Salée, qu'on appelle mer de Khozar^. *? 

icjjjJi ou de Tabaristan yU-^^^Lj^, dont nous parlerons en son 
« lieu, si roccasion s'en présente et s'il plaît à Dieu. » 

L'itinéraire de Reï à Amol est comme il suit : 

De Reï à Burzian yl>jyj ', 1 journée faible. 

De Burzian à Tathend OwL^jb, «grande ville,» 1 journée. 

De Tathend à Achek J-cil , 1 journée. 

D'Achek à Belloun y^ , 1 journée ; 

Et de Belloun à Amol J-<! , 1 journée. 

D'Amol à A'ïn el-Hamm xs.-J! (j>£ (ou la fontaine des Soucis), 
près l'embouchure de la rivière d'Amol dans la mer, 1 journée. 

Pour se rendre de Reï à la frontière du Djebal on passe 
par Castana Ajlia-»s, 1 journée; 

Par Meskouna *jj5iwi, 1 journée. 

De là à Savvah »jU«, 27 milles. 

ITINÉRAIRE DE DEÏNOUR ;ijJS>i À MARAGHA iisi^ ET À ARDEBIL J>*Ji;i . 

De Deïnour j^uà à Tchenardjan y\.=-jUù., «petite ville bien 
« peuplée ,"'27 milles. 

De là à Tel War jl^ Jj , 1 8 milles ; 

' La version latine porte Buzian, lamsekend, Aseh. 

II. 2 2 



Feuillet 1 (il verso. 



Feuillet 16:! recto. 



170 QUATRIÈME CLIMAT. 

Puis à Saïsarj,».iw, 21 milles; 
A Anderab <_>lj JvjI , « ville , » 1 2 milles ; 
A Beïlcan yUilo, i5 milles. 

« Beïlcan est une ville agréable, entourée d'arbres, de jardins 
« et de vefgers, sur les bords d'une rivière dont les eaux font 
'< tourner des moulins. Celui qui veut se diriger vers l'orient par- 
I court un espace de 2 4 milles et arrive à Berdha' iici^o (Berde), 
' grande ville dont la longueur est de 3 milles et la largeur 
I moindre. On y trouve d'abondantes ressources, des arbres, 
' des eaux courantes, et c'est la capitale de tout le royaume de 
i Ran L^JS'ytp! ùSVj -I. Celui qui se rend à Ardebil Jyu^j' va de 
' Beïlcan à Borza ijjj , » 1 8 milles. 

De Borza, dépendance de l'Arménie, à Cha-Ber-Khast _j Is, 
i^*.U., «village,» 2I1 milles; 

Et de là à Maragha ii*i^, « ville bien bâtie, dont les environs, 
couverts d'arbres à fruits, de jardins et de culture, sont vastes, 
fertiles et agréables. De certains villages qui en dépendent 
on apporte à Maragha des melons de forme allongée, dont 
l'écorce est rouge et l'intérieur vert, et dont la douceur sur- 
passe celle du uîiel. » 



De Maragha à Kharcan ^j^jà- 
De là à Tebrizjjj.Aj (Tauris) 



33 milles. 
2 7 milles ; 



Puis à Nuriz 



AKh 



an 



.,UI. 



>;j^' 



1 2 milles. 



1 2 milles ; 

A Khawast o..Awljiw, 3 milles; 

A Kouaser ^y^.ijS', 3o milles; 

A lama ^, i5 milles. 

Puis enfin à Ardebil J-u^j' (la distance manque). 

«Ardebil est une grande et belle ville, chef-lieu de gouver- 
nement et quartier général des troupes et des armées, dont 
les dépendances s'étendent sur un espace de 90 milles dans 
tous les sens. Les édifices y sont construits en terre et en 



SIXIEME SECTION. 171 

«briques, les approvisionnements permanents, le commerce Feuillet i6j recto. 
«avantageux. Cette ville est entourée de villages, et, sous le 
« rapport de la grandeur, on peut la comparer à Maragha , dont 
« nous venons de parler. >> s 

ITINÉRAIRE D'ARDEBIL À ZENDJAN ( OU ZENGHIAn). 

D'Ardebil au pont de SandourjjJOU, s^Jaw, i journée. 

De Sandour à Sarat i!^, i journée. 

De Sarat à Bouï (^_jj \ i journée. 

De Bouï à Zendjan y^jj, 2 journées. 

« Sarat si^-u- est un château grand comme une ville. Il y a un 
«bazar et un lieu de pèlerinage aussi fréquenté, et même plus, 
« que n'est le mawcaf de la Mecque. Ebn-Haukal en parle lon- 
«guement et il en fait une description qui dépasse toutes les 
« bornes ^. Il est situé sur la route de Maragha pour celui qui 
" vient d'Ardebil; mais si l'on préfère passer par Mananedj .^^U-o, 
«ville agréable, entourée de jardins, où toutes les denrées sont 
« à bas prix, etc. on a 60 milles à parcourir. » 

De Mananedj à Khoïdj g;^ (aujourd'hui Khoï), 1 journée. 

« Khoïdj est également une ville agréable, commerçante, in- 
« dustrieuse et riche. Il y existe un lieu d'observation (un bureau 
« de douane) sur tout ce qui sort de l'Adherbaïdjan, en fait de 
«farines, de bêtes de somme, et sur toute espèce de marchan- 
« dises et de bestiaux. « 

De Khoïdj à l'Adherbaïdjan yla5.^ji), 1 forte journée. 

De Mananedj à Zendjan, sans passer par Khoïdj, 2 journées. 

D'Ardebil à Moghan ^j\m (province) sur les bords de la mer 
(Caspienne), 2 journées. 

La version latine porte Bara. 

Voici le texte : ^^^ UiS^L A^j-i .X.^Hi..<j ^ÏJ-«- A iUu.yV^ jm^jmu »I^-» 



Feuillet 1 62 recto. 



172 QUATRIÈME CLIMAT. 

ITINÉRAIRE DE CHEHREZOUR À MARAGHA. 

De ChehrezouT jjjj~Y^ à Hadran y[,<Xii., village kurde au 
pied des montagnes, par un chemin difficile, i journée. 

De Hadran à Foc (3^, fort de peu d'importance au pouvoir 
des Kurdes, i journée. 

De là à Narizjj^j, i journée; 

Et à Maragha *i!^, 2 journées. 

Voici la route de Djeziret ebn O'mar j^ (^ji Ïjjj^ au pays 
d'Arménie : 

De Djeziret ebn O'mar à Tel Jt_j, gros bourg très-peuplé, 
situé sur les bords du Sorit l^jj^j.^, 1 journée. 

De Tel au mont Djoda'n yUjv^a- Jj.i=-, sur les bords de la 
même rivière, 1 journée. 

« Il existe dans cette montagne une mine d'où l'on extrait 
« en quantité d'excellent fer, qu'on transporte en divers lieux. » 
De là à el-Djebel J^, 1 journée. 

« La station est sur le haut de la montagne où sont des sources 
« d'eau vive , des eaux courantes et des champs cultivés par les 
«Kurdes. L'hiver, et même l'été, il y tombe de la neige, mais 
« elle fond par intervalles. » D'el-Djebel le voyageur se rend à 
Madhlan yilj"-*, «ville ruinée, autrefois considérable, mais qui 
« fut dévastée et dépeuplée par les Kurdes, en sorte que ses 
« richesses et ses habitants ont disparu , et qu'elle est actuelle- 
« ment en ruines. 

De Madhlan yiJ<k.« à Marsan ylo^-o, 1 journée; 

Et de là à Salmas u-U^^u, en Arménie, 1 journée. 

Cette dernière ville est bâtie à une certaine distance dq lac 
de Kanoudan yi^yS', Kendan ^J\ù^x^> (ou d'Ormiah), dont les 
eaux sont salées à tel point qu'on n'y trouve aucun être animé, 
aucun poisson. « Ce lac est traversé par quantité de navires pro- 
« venant de l'Arménie, de Maragha, des dépendances de Sari 



SIXIÈME SECTION. 173 

» t5j-w JlS! et de Dakhercan ylï^li. Ses bords sont de tous côtés Fouiiieti62 recto. 

>> couverts de villages florissants et de champs cultivés et con- 

« tigus. De ce lac (en se dirigeant vers l'est) à Maragha on compte 

« i5 milles, (en se dirigeant vers l'ouest) à Orminiah amj^j] , Feuillet 162 verso. 

« 6 milles; » 

Et à Dakherkan yiï^li, 12 milles. 

La longueur de ce lac est, du nord au sud, de Ajournées, et 
sa largeur, depuis Maragha jusqu'à Orminiah , est d'environ 
60 milles. Les vagues s'y élèvent, (surtout) en hiver, à une 
hauteur telle que les navires y périssent. « Au milieu sont des 
«montagnes de difficile accès, habitées par des mariniers qui v 
« vivent avec leurs familles , mais qui n'ont à boire que de l'eau 
'< de mauvaise qualité et peu abondante. » 



174 QUATRIÈME CLIMAT. 



SEPTIÈME SECTION. 



Suite du Djebal. — ■ Coum. — Cachan. — Deîlem. — Djordjan. — Tous. 
Meherdjan. — Moucan. — Nesa. 



Feuillet 162 verso. La présente section comprend ce qui nous reste à décrire du 
Djebal <JW4, de l'Adherbaïdjan y^^j^', de la partie du Couhestan 
yU*»d>ji qui touche au grand désert, et de diverses portions du 
Khorasan yLwl^. 

Nous disons donc que les montagnes de Lachan yLûi) s'éten- 
dent depuis Ispahan jusqu'à Reï. Dans cette contrée se trouvent 
comprises les villes de Coum ^nï et de Cachan yUilï, et c'est par 
là que doivent passer ceux qui veulent se rendre de Reï à Is- 
pahan, savoir : 

De Reï à Dorza ijj^, petite ville où est im menber^ et où coule 
un faible ruisseau (il n'existe pas de lieux habités dans l'inter- 
valle , si ce n'est à la distance de six milles au milieu de la 
route), 1 journée. 

De Dorza à Deïr el-Hissn (j ^ Aj^i (le couvent du Château 
fort), 1 journée « à travers tm pays désert. Deïr el-Hissn est un 
« château très-fort entouré de murailles construites en briques 
« et en plâtre , habité par des gens mariés préposés à la garde du 
« chemin , et servant d'asile aux voyageurs. Il n'y a tout autour ni 
« arbres, ni cultures, et les personnes qui y résident n'ont à boire 
" que de l'eau saumâtre d'un puits ou de l'eau de pluie recueillie 
« dans deux citernes situées hors du couvent, que le désert en- 
ci vironne de tous côtés. » 

' Chaire où l'on fait la khotha ou le prône du vendredi. Voyez ci-dessus , pag.167. 



SEPTIEME SECTION. 



175 



Feuillet 162 verso. 



De là au village de Kakh ^fe'&j^, i journée. 

" Cette station est misérable. On y boit de l'eau de pluie re- 
ic cueillie dans des citernes où elle contracte un goût saumâtre. » 

De Kakh à Coum #(>■*, i journée « à travers un désert où l'on coum. 

«ne rencontre point d'habitations, si ce n'est dans le voisinage, 
" c'est-à-dire à la distance de 6 milles de Coum, ville importante, 
» bien peuplée, ceinte de fortes murailles en terre. On y boit de 
" l'eau de puits ; quant à celle qui est nécessaire pour l'arrosage 

< des jardins, on l'extrait de la terre au moyen de manèges mus 

< par des chameaux. Cette ville possède des champs cidtivés, des 
«jardins plantés en arbres à fruits et surtout en noisetiers et en 

< pistachiers. Ces arbres ne croissent pas dans les contrées voi- 
' sines; mais à Coum on recueille en si grande quantité des 
«noisettes et des pistaches \ qu'on en exporte en beaucoup de Feuillet 1 63 recto. 
> pays et de régions. Les habitants de Coum sont pour la plu- 

< part sectateurs d'Aly. » 

De Coum à Cariet Madjous o*^ *^, i journée, « par im pays 
I cultivé. On trouve dans ce village une peuplade d'ignicoles. » 

«De Cariet Madjous à Cachan yUib, ville d'ime étendue peu cachas. 

I considérable, mais peuplée, commerçante et industrieuse, dont 
■ les maisons sont construites en terre, i journée. 

« Les autres lieux de cette contrée sont peu importants. » 



ITINERAIRE DE REI A NISABOUR. 

De Reï ^^1 à Ma'kel Abad àU Juùw, 18 milles. 
De là à Farandïn (jj.K>t^^, «bourg peuplé, » 2^ milles; 
A Kehda ï-^^^, « bonne station, avec de l'eau et des cultures, » 
2 1 milles ; 

A Khârjîyi-', 18 milles. 

Ce dernier fruit se trouve en abondance dans les environs de Cazwïn. 
' Ou CoTundin, d'après la version latine et d'après le ms. A. 
Il est question de ce pays, ainsi que de Semnan et de Bastam ou de Bostan , dans 



176 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 63 recio. « Khâr cst Une Ville jjeu cousidérable , mais peuplée d'hommes 
" distingués , qui vous répondent avec bienveillance et urba- 
« nité. Il y a un cours d'eau provenant des environs du Dinawend 
« JOjLso (ou plutôt Demawend), et plusieurs villages et champs 
« cultivés en dépendent. Le Dinawend est une montagne très- 
« haute ; on prétend même que , entre trois et quatre heures 
" après midi , l'ombre qu'elle projette couvre un espace de 
« 1 2 milles. Son sommet est remarquable par la fumée qui en 
« sort continuellement. « 

A Cassr el-Melh ^îj.^ (le château du Sel), i8 milles; 

A Ras el-Kelb ^\ ^J.]J (la tête du Chien), 2 1 milles ; 

A Semnan yW»-, 2 4 milles. 

« Semnan est une ville de grandeur médiocre, avec bazar et 
« fabriques. C'est la première dépendance du pays de Coumes 
« LT^^ ù%j, qui comprend dans ses limites Damghan yljt«ti et 
" Bastam -Ua-^j. Cette dernière est plus petite que Semnan, et 
I Semnan plus petite que Khâr, dépendance de Reï. » 

De Semnan à Adjouïn yj^r»-!, 27 milles. 

De là à Coumes du Damghan yljC»l.xJI (j«-<>^, 2 A milles; 

« En sorte que la distance totale qui sépare Reï de ce dernier 
« lieu est de 189 milles. » 

De Coumes à Djerada »à!;j=-, 1 journée ou 2 1 milles. 

De là à Bedhech ui;<Xj ', 1 journée ou 2 1 milles; 

Puis à Mourdjan yU-j^, 1 journée; 

A MehraiY j\jjy> , 1 journée ou 36 milles; 

A Hachkida so^J-iJ', 2 1 milles ; 

A Behmen Abad il.i (j^yj , 1 8 milles ; 

A Noun ^Jy, 18 milles; 

le Mémoire de M. le capitaine Truilhier, inséré dans le lome IX, pag. 1 18 et suiv. 
du Bulletin de la Société de géographie (cahier de mars i838). 

' M. !e capitaine Truilhier parle d'un lieu du nom de Bedeschtdans son Mémoire, 
pag. iSg. 



SEPTIEME SECTION. 177 

A Djeser Wadjerd i,.^!jj.*,.=- , 18 milles; Feuillet 1 63 recto. 

A Djeser Abad iM^,.*.^», 12 milles; 

A Nahnabad iijWj, i5 milles; 

A Behech Kend ouS'jjS^, 18 milles; 

Et de là à Nisabour j^jU-uù (Nichapour), i5 milles. 

« Adjouïn yj^s-i , dont il vient d'être question ( dans cet 
« itinéraire ) , est une petite ville ornée d'édifices et entourée de 
«champs cultivés; Djerada »it^.=- est un gros bourg peuplé, 
« adossé à ime montagne; Bedhech ^iJv un château fort; Mour- 
« djan y^-jj-* ^^ bourg important, très-peuplé, très-étendu ; 
'■ Mebrarjl^jw« ou Mebdar ji.Xj^ une petite ville, ainsi que Nah- 
« nabad iljU^, première dépendance du pays de Nisabour. Quant 
« à Djeser Wadjerd i, — =-lj j-^.,..;^, c'est un gros bourg situé à 
«6 milles à l'orient de Sarawan yl_)|jUg, ville agréable et bien 
« peuplée. » 

ITINÉRAIRE DU TABARISTAN À DJORDJAN. 

D'Amol J~^\ à Malia a-Xo, « gros bourg fortifié, ou plutôt ville 
« de grandeur moyenne et jolie, » 6 milles. 

De Malia à Terdja sj^, «village, » 9 milles; Feuillet 1 63 verso. 

Puis à Saria ajjU (Sari), «ville bien peuplée, mais petite, » 
1 journée. 

De là à Narest owuyli , 1 journée ; 

A labadan yliLL., 1 journée; 

A Tamisa iû-^.^ \ « bourg considérable et bien peuplé; » 

A Asterabad iLlyu-î , « ville de grandeur moyenne et bien 
« peuplée; puis à Bobat Hifs Qaia~ LL,, 1 journée. 

De Robat Hifs , « château important où est un marché et dont 
« la population est considérable, » à Djordjan J^j^ , on compte 
1 journée. 

' La version latine porte Taisani. 

II. o ?> 



178 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 1 63 verso. «A partir de Miala iUu-» on peut prendre par Mamitir vsk*U, 
1 journée; 

« Par Derech ji;i , i journée ; 

« A'ïn Rasis (j*.-»oî_, (j%.£, i journée ; 

«Nadjeran yj^;*, i journée; 

« Et enfin Asterabad iLlyc*»! , i journée. 

« Mais la première des deux routes est la plus fréquentée , 
« attendu qu'on y trouve deux menbers ( lieux où l'on fait la 
« khotba). » 

L'itinéraire d'Amol J^^\ aux montagnes du Deïlem i>j^! JU»- 
est comme il suit : 

On part d'Amol et on se rend à Nabel J jb, petite ville, 

1 journée. 

De là à Salons ^^-jJUm, «ville bien peuplée, ceinte de fortes 
«murailles, avec marché florissant, " i journée. 

De là à Kelan y^fe", « ville dont l'état est prospère et la popu- 
« lation nombreuse, » i journée. 

De là au Deïlem Vii, i journée. 
DEÏLEM. „ Les habitants du Deïlem (ou Dilem) habitent des montagnes 

« d'un difficile accès. Le lieu où leur roi fait sa résidence se 
« nomme Koum ^^jS"; c'est la métropole de la secte des Ho- 
» saïnis et le siège du gouvernement. On dit que les Dilémites 
« tirent leur origine d'un lézard. Leurs montagnes sont couvertes 
« de forêts , principalement du côté qui fait face à la mer du 
« Tabaristan (la Caspienne); ils sont cultivateurs, mais dans 
« leurs travaux ils ne font aucun usage de bêtes de somme. Leur 
« langue est une langue à part, qui n'est ni le persan, ni le rani 
« A+jtjJI, ni l'arménien. Ils sont en général maigres et peu velus, 
« d'un caractère versatile et de peu de constance dans les affaires, 
« ne s'inqui étant de rien et ne pensant pas même aux maux qui 
•• peuvent leur arriver d'une manière soudaine. Ils furent infi- 
« dèles jusqu'à l'époque de Hosaïn, fils de Zeïd, fils de Moham- 



SEPTIÈME SECTION. 179 

« mecl , fils d'Ismaïl, fils de Zeïd, fils de Hassan, fils d'Aly, fils Feuillet 1 63 verso. 
« d'Ahou Taleb. La plupart d'entre eux devinrent alors musul- 
« mans et embrassèrent la secte d'Aly. 

« Les montagnes du Deïlem sont au nombre de trois, savoir: 
"Celle de Badhousian yU*M;ilj, celle de Roundj -r^j et celle de \ 

" Faran y^ls (ou Caran yjlï). Elles sont de difficile accès, gou- 
« vernées chacune par un chef particulier, et excessivement 
11 agréables et fertiles. La dernière et ses dépendances sont cou- 
« vertes de villages et de cultures, mais on n'y voit d'autre ville 
11 que celle qui porte le nom de Sahmam cW«, et qui est située 
«à une journée de distance de Saria iojLu (Sari), où réside le 
11 chef du Faran; c'est depuis un temps immémorial le refuge 
Il de ces peuples et l'entrepôt de leurs approvisionnements. Le 
11 Badhousian ne possède, pour la résidence de son chef, qu'un 
«village nommé Azam ^/«jl, éloigné de Saria d'une journée de 
« distance. 11 n'y a du reste aucune ville. Quant au Roundj ^^j, 
11 le chef de cette contrée montagneuse habite un château fort 
11 d'où dépendent des champs cultivés, situé entre le Tabaristan 
« et Reï. Le passage du Tabaristan à Reï a ( également ) lieu par 
" Salous (j«jJLw, ville fortifiée sur les bords de la mer. De ce pays 
« de Deïlem à Asterabad et à la mer on compte i journée. Les Feuillet 1 64 recio. 
« montagnes touchent à la mer, et depuis le lieu où elles com- 
11 mencent jusqu'à la mer on compte plus de 2 journées. Du 
■ côté de l'occident elles atteignent Abher y^\ , Zendjan yUtfj, 
■1 et Beïlcan yUAAj . » 

«Les pays voisins de Reï sont: Khawar^ty^, Cheliba àUxU;, 
« et Zenima iLi^ij ; ceux qui dépendent du Coumes (j*-o>J> sont : 
« Semnan yl*<w, Damghan yUxili et Bastam j.U3*-j; du Tabaris- 
»tan, Amol J^l, Nabel Job, Salous tj-_>JU,, Kelan y5fe', Rouban 
« ybjj, Maïla «Xa.*, Beridji (^j^, A'ïn el-Hemm f,~J\ (j>«, Ma- 
« mitirjali*U et Tamesna iH-j,».^; du Djordjan, Djordjan yU-^r^, 
11 Asterabadan yliLiyuiI, Ale.skoun y^^l et Demestan yU«^i. 

23. 



180 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet iG/i recto. «La majeure partie du Djordjan se compose de montagnes. On 
« y coiBpte peut-être sept cents châteaux forts. Djordjan et 
« Tabaristan sont deux villes situées entre les dépendances de 
DjoBiijAN. a Rcï et et celles du Khorasan. La première (Djordjan), dont le 
« territoire touche à celui du Tabaristan , est une très-grande 
« ville, avec laquelle nulle autre, dans la contrée, ne peut entrer 
« e§ comparaison. Les édifices y sont en terre, et (cependant) 
« il y pleut continuellement. Elle se compose de deux quartiers 
« séparés par une grande rivière sur laquelle est un pont soli- 
" dément construit; le premier, bâti sur la rive orientale de 
«cette rivière, s'appelle Djordjan ^1=-,^^; l'autre, sur la rive 
« occidentale , et moins considérable , porte le nom de Benker 
« Abad ait jijb. Les environs sont couverts de cultures, de jardins, 
« d'habitations et de vignobles. On y recueille beaucoup de 
« fruits , et entre autres beaucoup de figues et d'olives. Les ha- 
« bitants sont bienveillants et polis, et l'on compte parmi eux 
«beaucoup de savants. La monnaie du- pays, ainsi que celle du 
«Tabaristan, est le dirhein et le dinar. Djordjan possède, sur le 
« bord de la mer, un entrepôt qu'on nomme Aleskoun yjX»JI : 
«c'est une ville agréable et jolie, où l'on s'embarque pour le 
« pays des Khozars jj^=L 05*0 , pour le Bab el-Abwab v'j^'^' V'i 
« (Derbend) et pour les montagnes du Deilem. Nous en reparle- 
« rons ci-après dans le cinquième climat , quand il s'agira de la 
« mer (Caspienne). » 

Le chemin pour se rendre de Reï à Cheliba ^AxLi et à Zenima 
passe par le Dinavend j>ojUji ^, «montagne située à 1 journée 
«de distance (de Reï), d'une hauteur et d'un escarpement tels 
« que peu de personnes parviennent jusqu'à son sommet, d'où 
» découlent des eaux en abondance. Sur ses flancs est bâti le 
«fort de Dinavend ^jjUji-, entouré de divers villages, tels que 

Je présume qu'il est ici question du Demavend, volcan dont notre auteur a déjà 
parlé. 



SEPTIÈME SECTION. 181 

Denberani ^jî^jji, Derhié *A^i, Namel J-«b, Rabca *jijj, Sedhar Feuillet leirerto. 
«j\j>y^^ et Newbian yWy- On ne connaît, dans cette contrée, 
« aucune montagne plus haute que le Dinavend. » De là à Cheliba 
et à Zenima on compte i journée. 

«Ces deux villes sont situées entre Dinavend et le Deïlem; 
«elles sont moins considérables que Khawar^î^; cependant 
« Zenima iLe^j est plus grande que Cheliba iU*Li. Elles sont en- 
« vironnées de cultures, de jardins, de vergers, de vignobles et 
«de treilles. Khawar^i^ gît, du côté du sud, entre ces deux 
« villes, et il y fait extrêmement froid. Cette ville est bâtie dans 
«le voisinage du grand désert qui s'étend entre le Khorasan, 
« le Sedjestan, le Fars et le Kerman. » 

Voici l'itinéraire de Djordjan au Coumes : 

De Djordjan ^1»-,.^^ à Djoheïna aâa.|-=-, «joli village bâti sur 
" les bords d'une rivière, » i journée. 

De Djoheïna à Dliehel J^i , i 8 milles. 

De Dhehel à Bastam -Ua*»^, « jolie ville ceinte de murs en terre, Feuillet i6/i verso. 
«marché fréquenté et lieu de perception d'impôts, » i journée. 

De Bastam à Vastaria iojUa^j , château fort dépendant du 
Coumes (la distance manque). 

De Vastaria à Damghan yU^Si \ « ville plus considérable que 
« celle de Khawar du pays de Rcï t^jJI jl>à- (j^ jj^^>\ et la mieux 
«peuplée du Coumes, » i journée. 

« ITINÉRAIRE DE DJORDJAN À NISABOl^R DU KHORASAN. 

«De Djordjan à Djerha ^j^^, village, i journée. 

«De là à Deniar Razi isj^jj^^, ville petite, mais florissante, 
« I journée. 

« De là à Amloubalou jAjjX«I , joli village sur les bords d'une 
« petite rivière, i journée. 

' L'ancienne Hécaton-pylos. 



182 



QUATRIÈME CLIMAT. 



FciiiiieiiGi verso. «De là à Akha' fi-1, station très-populeuse, avec château fort 
et bazar, i journée. 

" D'Akha' à Sendasb i_w*li>>JU(, ville petite, mais florissante, 
1 journée. 

« De Sendasb à Ascaras u«IyLal , ville de moyenne grandeur, 
bien peuplée, riche et commerçante, i journée. 

« D' Ascaras, première ville du pays de Nisabour, à la ville de 
ce nom , 5 journées. 

n Nisabour _,_yjL»jù ' est une ville célèbre et très-ancienne dont 
les constructions sont en terre. Située dans une plaine , elle 
s'étend sur un espace de 3 milles dans tous les sens, et un 
vaste faubourg l'environne. C'est là qu'est la principale mosquée. 
Cette ville est défendue par un château fort ( cassaba ) et a 
quatre portes, savoir : celle du Pont 'ijiaijill tjL, celle du Che- 
min du Refuge JJUil ^■^.■i v^t celle de la Cassaba iUAaJilt t_>L. et 
celle du pont de Der Mekïn (jX«ji éjiaXi cjL II y coule une 
rivière dont les eaux servent à la consommation des habitants 
et à l'arrosage des campagnes. Les dépendances de Nisabour 
sont très-considérables et ses campagnes très-peuplées. On 
compte dans ses environs plusieurs villes bien connues; telles 
sont Bouzdjan yU-j^, Malin (jJU. , Djaïmend JOU:U-, Sawamek 
iiL«jLw, Sikian yUiCv^ (ou Sebkian), Zournan yljjj (ou Zouzan), 
Kaïder j.Xa5^ (ou Kaïderm), Barsïn (j-wjj (ou Barchïn), Khan 
Zowan y'jj y^' Aradwan yijijjl , Kharoukerd :ij^sjjj^ (ou 
Kharkhara), Behmen Abad iLi (j<yj, Ascaran y|y«— 1, Houdjan 

' Comparez ce que notre auteur dit ici de Nisabour avec le passage traduit 1. 1", 
pag. 45 1 du présent ouvrage. On lit, en marge du manuscrit A, la note suivante : 
« On dit que cette ville fut ainsi nommée parce que Sabour, fils de Hormuz, prince 
« de la dynastie des Sassanides , lorsqu'il vint en ce pays , en fut émerveillé et dit : Il 
« est convenable de fonder ici une ville. Comme il y croissait beaucoup de roseaux, il 
« les fit couper, et, par ses ordres , la ville s'éleva sur cet emplacement. Lorsque la 
« construction en fut achevée, on nomma cette ville Naî Sabour, c'est-à-dire Roseaux 
« de Subour, attendu que le mot naï signifie roseau en persan. » 



SEPTIEME SECTION. 183 

Il yU-jj»-, Denkerwan yij.j.-^o, Mouncan yULjj_« et Berdghour Feuillet i6i verso. 
«j^ijj. JNisabour est une métropole , un centre de communi- 
« cation avec divers pays. En effet, de Nisabour à Asterabad 
"<-AjjLm\, extrême limite du pays de Coumes (j«-«>>, on compte 
« 9 journées. 

« A Sarakhs ^jh-j^^jm, 6 journées. 

« De Sarakhs ij„j^jm à Mervv Chahidjan (jUskjèLû ^j-o ( ou à 
« Merw el-Pioud, d'après le ms. A), 5 journées. 

» De Merw }^ à Amol J-«l , sur les bords du Djeïhoun (ou de 
Il rOxus), 6 journées. » 

Depuis les premières dépendances de Nisabour, du côté du 
Coumes, jusqu'à ce fleuve (l'Oxus), en ligne droite, 2 3 jour- 
nées. 

« De Nisabour à Bouzdjan yU»)^ , 4 journées faibles. 

«De Bouzdjan à Bousih ■^y> (ou Boucliindj), ajournées. 

«De Bousih ^-w^ ou Bouchindj, à Hérat i:a]j_d>, i jour- 
II née. 

« De Hérat à Ascaran y[;Jù»t , 3 journées. 

« D' Ascaran à Dorac ^ji , dernière dépendance de Hérat , 
« 2 journées. 

« De Dorac au Sedjestan yU*»^, 17 journées. 

«En somme, depuis l'extrémité des dépendances de Nisabour 
«jyUj jusqu'au Sedjestan, en passant par Dorac ^ljJi, on compte 
« 19 journées. 

«De Nisabour à Tous lyy^., en se dirigeant vers le nord-est, 
« 4 journées. 

« De Tousa à Nesa L.j, 6 journées. 

« De Nesa à Gorawa »jly>, 4 journées. 

«De Nisabour à Fanen, principale ville du Couhestan ^jU 
« yL>L»(.Ajj «+*3ï, vers le sud-ouest, environ 9 journées. 

« De Fanen yjlj à Hérat, 8 journées. 

«De Nisabour à Behnabad sLU^^, vers l'occident, 5 journées. 



184 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 16/1 verso. «De Nisabour à Djeser Wadjerd ^,.^1^ ^--ç- , dépendance de 
« Nisabour, à 1 journée de distance de cette ville, 2 journées. 

«De Nisabour à Barcbic ,j^j^ (Tarchiz j^j.j?), Ajournées'. 

«De Nisabour à Khan Rewan yî^j yl^, vers le nord, 1 jour- 
« née. 

« De Khan Rewan à Meherdjan yl=-^.(_<i, 1 journée. 

« De Meherdjan yU»-,^ k Aradwan yi_5iiji , 1 journée. 

« D'Aradwan y'jil;! à Denawada Sii^i, 1 journée. 

«De Denawada iiijji, 1 journée. 
Feuillet! 65 rccio. « Tous (j*^ est Une ville considérable, bien bâtie, bien peu- 
« plée, avec de nombreux marchés offrant beaucoup de res- 
« sources, et dont les environs, qui sont très-beaux, contiennent 
« diverses villes avec menber, parmi lesquelles on remarque 
« Ratekian ylsilj, Taberan y^^-îJo et Berdeghour jj^ijj. La pre- 
« mière est une petite ville , avec marché fréquenté où il se fait 
« un bon commerce. Il en est de même de Doudan ybji, ville 
«bien peuplée, où l'on trouve diverses productions utiles, de 
« beaux édifices, de larges rues et des constructions solides. 
MEiiEKDjAM. « Mclierdjau yU-^.^ est une ville dont les maisons et les 

'< marchés sont en bon état, les ressources abondantes et les 
" productions recherchées. Elle est entourée de murs en terre 
« et d'un faubourg bien peuplé. On y boit de l'eau apportée 
« du dehors. De Meherdjan à Denawada iiiijji, ville florissante, 
« environnée d'une muraille et d'un faubourg construits en terre 
« et en chaux (on y boit de l'eau de puits qui est très-douce), 
« 2 journées. 
MoccAx. « Moucan yliy» est encore une ville des plus remarquables par 

«ses marchés, ses murailles et ses fortifications construites en 
« terre. Il y a beaucoup de richesses, de commerce et d'industrie. 
« Elle est défendue par une bonne citadelle, et l'on y voit le 
« tombeau d'Aly ben-Mousa el-Riza. Dans la montagne de Mou- 
Cette indicalion manque dans ie ms. A. 



SEPTIÈME SECTION. 185 

« can est une carrière d'où l'on extrait la pierre qui sert à fabri- Feuillet 1 65 recto. 

« quer des mortiers ou des chaudrons ( Jj^ ) pour tout le Kho- 

" rasan. Il s'y trouve aussi des mines d'argent, de fer et de cuivre 

« d'où l'on tire des turquoises, une sorte d'émeraude ^i et du 

« cristal (de roche). Moucan ylïj-« était la capitale du Khorasan 

n à l'époque des Taherides; mais depuis cette époque le siège 

« du gouvernement a été transféré à Nisabour, et la splendeur 

« de Moucan a disparu. 

« Sarakhs (j«-iy-w est située entre Nisabour et Merw, dans une 
« plaine; nous en avons précédemment parlé d'une manière suf- 
« fisante. 

« Nesa L»j est une ville dont les environs sont fertiles, bien nesa. 

« arrosés et cultivés en jardins ; égale , sous le rapport de l'éten- 
« due, à la moitié de Sarakhs, arrosée par de l'eau courante qui 
'■ circule dans les maisons et dans les rues, elle est extrêmement 
«agréable et belle. Son territoire, qui est très-productif, est 
« abrité du côté du nord par des montagnes. 

« Cazawa ifjly est un lieu bien peuplé, mais il n'y a pas plus 
« de commerce et d'industrie que n'en comportent les Besoins 
« des habitants. C'est une dépendance du Khorasan, située près 
«d'un désert qui, s' étendant sur un espace de 12 journées, 
« n'offre ni cultures , ni villages , ni maisons. Les habitants de 
» ce lieu boivent de l'eau d'une fontaine qui surgit du creux 
« d'un vallon et dont l'excédant, peu considérable, sert à l'arro- 
« sage des légumes. De Cazawa «jJjj, en se dirigeant vers l'ouest, 
« à Bestih g->;*-.< , bourg entouré de fortes murailles (avec marché 
«suffisant), où l'on boit de l'eau de puits, et également situé 
« sur la limite du désert qui s'étend jusqu'à Djordjan ij^=y^ , 
« Il journées. 

« De Nesa L<j à Ascaras Q.\jJLm] , dépendance de Nisabour, en 
« se dirigeant vers l'occident, 4 journées. 

« (On trouve dans l'intervalle des villages et des habitations.) 
II. 2 h 



186 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 65 recto. „ D'Ascaras à Tous, 6 joumées. 

« ( Dans l'intervalle on rencontre Râwnah ^^j , ville située à 
« à journées de Cazawa. ) 

«De Râwnah -rjl_, à Meherdjan, vers le nord, on compte 
« '2 journées. 

« De Meherdjan à Nisabour, 2. journées. 

« D'Ascaras (j«!_,jUit à Meherdjan, 5 journées faibles. 

« De Khan Rewan ylj^ yU- (ville) à Meherdjan, 1 journée. 

« De Khan Rewan à Nisabour, également 1 journée. 

« D'Aradwan y'jiijl à Debwada »il_jji, 1 journée. 

« De Debwada à Meherdjan, 1 journée. 

« Ces divers lieux sont comparables entre eux sous le rapport 
« des productions, des ressources, de l'aspect et de l'étendue. 
« L'itinéraire de Nisabour au fleuve (l'Oxus) est comme.il suit : 

« De Nisabour à Baghnach (jiJut> , 1 5 milles. 

« De Baghnach à el-Hamra t;-*.^!, 18 milles; 

« Puis à Morcan (j^_y (ou Moucan), 18 milles; 

« Puis à Merw Chahidjan yLâ-UJI jj^, 12 parasanges. 

« De là à Nekba «.«XiJi (ou Nekia), village, 2 4 milles. 

« De là à la \dlle de Sarakhs (j«j.y_w on compte 1 8 milles. 

« De Sarakhs à Merw el-Roud i^yt j^, en se dirigeant vers 
« le nord-est, i35 milles. 

« De Sarakhs à Amol J.^1, directement, 8 journées. 

« Nous allons traiter plus explicitement de ces divers lieux , 
« s'il plaît à Dieu. » 



HUITIÈME SECTION. 187 



HUITIÈME SECTION. 

Suite el iin du Khorasan et du Mawar' el-Nahar. — Lac d'Aral. — Boukhara. — Sa- 
marcande. — Kech. — Ferghanah. — Osrouclma. — Rives duChach ou du Jaxartes. 
— Eîlâc. — Farah. 



La présente section comprend la description d'une partie du Feuillet 1 65 verso. 
Khorasan, celle du fleuve et des pays situés au delà (du fleuve), 
c'est-à-dire le Ferghanah *jU^, Osrouchna ïjUijy^l (ou Ochrousna 
iU^jijMj\), les pays de Chach jÀ&.l\ , de Farab cjtjlj et des Ghozzes 
ji^iii , vastes contrées où l'on trouve quantité de lieux florissants 
et peuplés, quantité de villes et de capitales célèbres. 

'< Quant à ce qui concerne le restant du pays de Merw i%j iUJb 
'jj^, c'est-à-dire Kechmecli jji-^Ni.S' (ou Kechmehïn), Hormuz 
« Cawah (>jjj..«jj6, et Nachan yUib, nous en avons déjà parlé dans 
« le troisième climat'; nous ajouterons cependant que Kechmech 
« ^Ji..cMS', lieu et menher situé à une journée de Merw el-Roud 
" i^i jyji, sur la lisière du désert et sur les bords d'une grande 
« rivière, est environné de jardins fruitiers. Il y a un petit bazar 
« bien approvisionné, des caravansérails et des bains. A 3 milles 
« du côté du nord est la ville de Hormuz Cawah (ou Cotta) ynjj» 
« oji OU ey y^^, situéc sur la route des déserts sablonneux de 
« Senca UlLu, (ou de Senfaïa iijU*.«i) lesquels s'étendent à l'occident 
« du fleuve (de l'Oxus) jusqu'à Djordjania »m\j>-j^, dépendance 
« du Khowarezm. Ces déserts sont vastes, contigus, inhabités, 
" bien que l'eau y soit abondante dans le voisinage du fleuve. 
« Quant au Mawara' el-Naharj_^l »l;jU, il commence à Zem -j, 
« et se termine au lac bien connu sous le nom de lac de Kho- 
« warezm (vj'y- (ou d'Aral). Nous avons parlé de Zem et d'Amol 

' Voyez ci-dessus, t. I", p. 467 et suiv. 



188 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 65 verso. « dans le troisième climat, et les détails circonstanciés dans les- 
« quels nous sommes entrés à cet égard nous dispensent d'y 
« revenir. Amol est situé à 3 milles du fleuve et à 1 2 journées 
« de Djordjania du Khowarezm. De Djordjania au lac qui porte 
« son nom on compte 6 journées. » 

ITINÉRAIRE D'AMOL À KHOWAREZM. 

« D'Amol J^Â à Wabrali oj^^ , petite ville bien peuplée , avec mar- 
« chés et habitations qui touchent au fleuve, i journée. 

« De Wabrah à Mardous u-ji'j-», grand village bien peuplé, dont 
Feuillet 1 66 recto, «le territoire très-ferlile et très-productif s'étend sur une rive 
« du fleuve, i journée. 

« De Mardous à Asnas y^-^À*»', joli petit bourg entouré de mu- 
« railles, mais sans faubourg, lieu de marché sur les bords du 
« fleuve, i journée. 

« D' Asnas u^\x^\ à Senfaïa iOUjU; , première dépendance du 
"Khowarezm, 2 journées faibles. 

«De Senfaïa à Taheria Ji.j;.^'tl3, ville très-belle, très-commer- 
« çante entourée d'un territoire bien ensemencé , fertile en pro- 
« ductions de toute espèce et surtout en fruits dont l'abondance 
'■ excède les besoins de ses habitants, i journée. 

«De Taheria à Raset o^a«|j lieu fortifié, situé à proximité du 
«fleuve, bien peuplé, et environné de cultures et de jardins, 2 
«journées. 

« De Raset à Hanwa de Djordjania ajùIs-^ tj^ »y*-i belle ville 
« où l'on trouve toute sorte de choses utiles, ceinte de fortes mu- 
« railles, et environnée d'un territoire vaste et fertile en grains et 
« en fruits, 2 journées. 

«De Hanwa s^às- à Djordjania iUjl=-^j>-, i journée. 

« Cette dernière ville ^ est la plus importante et la capitale de 
« tout le Khowarezm; elle se compose de deux quartiers bâtis sur 

' Conférez cette description avec ce qui a été dit deDjordjan , p. 8o, ci-dessus. 



HUITIEME SECTION. 189 

les deux rives du fleuve, et communiquant entre eux au moyen Feuillet 166 recio. 
d'embarcations. Le nom du quartier oriental est Darghach ji^j^, 
et celui de l'occidental Djordjania iUA^jss-. La ville est grande, 
florissante, ornée de bazars et environnée de faubourgs ceints 
de murailles. Elle a près de sept milles de long sur autant de 
large. C'est l'entrepôt du commerce des Ghozzes, et c'est de la 
que partent les caravanes destinées pour le Djordjan; ancienne- 
ment elle en expédiait pour le pays des Khozars et pour tout 
le Khorasan. Khowarezm est le nom de la province, laquelle est 
distincte et séparée du Khorasan et du Mawar' el-Nahar; cette 
province, de toute part environnée de déserts, est considé- 
rable, ses dépendances sont vastes et ses villes nombreuses. 
On y remarque (entre autres) Darghach (ji-sji qu'on appelle 
aussi Darghaz jl*;^ , Hezarest o^^l;^ , Hanwah «jJu». , Ardekha- 
chemïn (^r,#i^i.ijl , Chacouran yt^^Ui, Bouran ylj_>j, Karmwan 
ij^yj^, Haras (j-lj.^»- (ou Hanwas ^^l_JJ^^-), Kerdan (ji^',le village 
de Franghïn y;Ji^ *^, Mardadjeghan yUi>.li^ et Kath life". 

« La première d'entre les dépendances du Khowarezm est Ta- 
heria io^HiJI , située à l'occident du fleuve, et dont le territoire 
s'étend le long de la rive occidentale du Djeïhoun (ou Dji- 
houn). Sur la rive orientale il n'y a pas d'habitations, et celles 
qui existent entre Taheria et Hezarest c;**»jt),is '^ sont d'une 
largeur peu consirable. Les cultures sur les bords du Djeïhoun 
jusqu'à la ville de Khowarezm s'étendent sur un espace d'environ 
9 milles. Elles se terminent au village de Khabt oy>iw iij^, et 
non au delà. Ce village est situé au pied d'une montagne d'où 
jaillissent des eaux et des fontaines d'eau courante ; derrière 
n cette montagne est le désert. A partir de Hezarest o»_*yt)_;6 

' Ou Kerdounn, d'après le ms. A. 
Ce nom est écrit Mezarasb dans la carte de G. de Lille , Khizarist ou Hezarasp 
dans celle du capitaine Burnes , Khizarist dans celle de M. Fraser, Hazarasp par 
d'Herbelot. 



Feuillnt i6fi recto. 



FeuilicL 1 66 verso. 



190 QUATRIÈME CLIMAT. 

« en se dirigeant vers la rive occidentale du Djeïhoun\ il existe 
« des rivières (ou des canaux) parmi lesquels sont : i° le Hezarest 
« qui est dérivé du Djeïhoun du côté d'Amol. 11 est considérable 
« et porte bateaux. Hezarest est bâtie sur ses bords. 2° à 6 milles 
« de distance de Hezarest est la rivière (ou le canal) connue sous 
" le nom de Kerdewan-Kbawas (j~ljji- ylji^, qui est plus consi- 
« dérable que la précédente. Khawas, petite ville construite sur 
« ses bords, est bien habitée, florissante et entourée de cultures 
« et de jardins. 3° la rivière de Hanwa i^ .-> j^ , plus considé- 
« rable encore que celle de Kerdewan-Khawas , et d'où les embar- 
« cations descendent vers Hanwa. /i° puis à deux milles de distance, 
« celle de Medri ^^^-x^ qui est également très-forte et sur laquelle 
« les navires descendent à Medri, ville jolie, bien peuplée, en- 
« tourée de murailles et possédant un bazar. 5" puis celle de 
« Morda ^:ij.^ qui arrose les alentours de Djordjania et qui porte 
« aussi le nom de Woudal Jbj. Elle est navigable et décharge ses 
« eaux ^ au-dessous de Djordjania à 6 milles de distance de cette 
«ville. 6° puis la rivière de Boura ij^j^, qui prend sa source 
« dans une montagne limitrophe du désert et qui verse ses eaux 
» à peu de distance et au-dessous de Darghach uSiU,i. 

« A 36 milles de distance de la ville (de Djordjania) dans la 
«partie inférieure du Khowarezm et en face de Leith <i*jJ, 
" du côté du nord , il existe une ville connue sous le nom de 
« Mednitha HSjù^jo, et située à 12 milles du Djeïhoun. Elle fait 
» partie (du territoire) de Djordjania, bien quelle ne soit pas sur 
" les bords du fleuve. Elle est florissante. 

« Entre Kerdan yli^et le Djeïhoun on remarque le canton 
« ij>U.«y de Mardadjaghan (jlji=-!i^. La ville de ce nom est petite 
« mais très-peuplée. Ses environs sont souvent fréquentés par les 

' Ce passage étant important, mais assez obscur, nous croyons devoir en donner 

le texte : ^J^^ UJ-^^S=?" ii.^ (i^ ^ >!^ <i' i^<_wjlyti (j.^. 

' Probablement dans le Djeïhoun ou l'Oxus. 



HUITIEME SECTION. 191 

« Ghozzes. Elle est située à 6 milles de distance du Djeïhoun et Feuillet 166 verso. 

« vis-à-vis du pays des Kliizildjis *a4>^ ts^^ Si- A partir de là 

«jusqu'au lac de Kliowarezm (ou d'Aral) il n'existe pas de cul- 

« tures. Les bords de ce lac sont habités par des pécheurs qui ne 

«possèdent ni villages, ni maisons. Le lieu de l'embouchure du 

« fleuve dans le lac est connu sous le nom de Khalidjan yUrJ^i.. 

« Sur les bords du lac et en face dti pays des Ghozzes est une 

« peuplade très-brave qui , en temps de paix , fréquente le bourg 

« de Carankïn (jJjI^. De l'autre côté de Djordjania, c'est-à-dire 

« depuis l'embouchure du fleuve (le Djeïhoun ou l'Oxus) jusqu'au 

« lieu où le Chas ^^LiiJI (le Jaxartes) décharge ses eaux, on compte 

«environ lo milles [sic). 

« D'après ce que nous avons pu savoir, la circonférence du lac lac d'aral. 
« de Khowarezm est d'environ 3oo milles. Ses eaux sont salées et 
« elles n'éprouvent pas de crues ou d'augmentation apparente. Di- 
« verses rivières, telles que le Djeïhoun, le Chas, le Berk ^iijjj.^, le 
« Eïlac ^jîXjt j.^, y versent leurs eaux. Ces eaux ne changent jamais 
« de nature et leur volume n'éprouve ni augmentation ni dimi- 
«nution. On rapporte, Dieu seul sait ce qui en est, que ce lac 
« communique par des canaux souterrains avec la mer de Khozar 
« (la Caspienne). La distance qui les sépare est en ligne directe 
« d'environ i 8 journées. Il est permis de douter de la vérité de 
« cette assertion. 

« Les habitants du Khowarezm sont (en général) dans l'aisance, 
«doués d'un caractère bienveillant, pour la plupart amateurs 
« de voyages et possesseurs de grandes richesses. On tire de ce 
« pays des étoffes de coton et de laine, et diverses marchandises 
« destinées à l'exportation. La langue qu'on y parle est un idiome 
« spécialement distinct (de tout autre). Ces peuples sont grossiers 
« mais braves. Les Ghozzes redoutent beaucoup leur puissance et 
« se garantissent avec soin de leurs attaques. On y amène du pays 
« des Ghozzes et des Khozars des troupeaux, des bêtes de somme 



192 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 66 verso. '< et des esclavcs. On y apporte aussi des fourrures, telles que des 
«peaux de belette, de marte-zibeline, de renard, de lièvre et 
« autres. Voici les distances respectives des lieux situés dans ce 
« pays : » 

Du Khowarezm, c'est-à-dire de sa capitale, qui se nomme Kath 
e>\i', à Hanwa «_)-«>- , on compte i journée. 

De Hanwa à Hezarasb (.^^Jy^ \ i journée. 

De Kath à Djordjania, 3 journées, savoir : 

De Kath à Azdekhamsin ty.*»ç-iji , i ; 

De là à Bourouzem rjjij^ i ; 

Et de là à Djordjania iuj\.==-^.=» i. 

De Hanwa à Saferzen y^U,^, i6 milles. 

De Saferzen à Mednitha ici^jj»^, g milles. 

De Mednitha à Kerdan ij^jS', en passant par Dokhares u-^Ui-i ', 
3 journées; 

Car de Dokhares i^-j'i-i-i à Kerdan on compte i journée, 

Et de Kerdan à la ville de Mednitha, a journées. 

Mednitha et Cariât Carankïn (jvXjSy» ioj.s sont deux lieux de 
grandeur à peu près égale. Mednitha est plus voisine duDjeïhoun, 
n'étant éloignée de ce fleuve que de 1 1 milles. 

Le pays situé derrière, (c'est-à-dire au midi) du fleuve appar- 
tient au Klîorasan. D'Amol on se rend à Ferebr jj^, jolie ville 
située dans le voisinage du Djeïhoun, ainsi que Madhmouma 
iL«^..jii-«, qui fait partie de la même ville; puis à Boukhara ^^jUs?. 
De Ferebrjj^ à Beïkend •y-i^ on compte en effet i faibles jour- 
nées, savoir : de Ferebr au fort d'Omm Dja'afar j.à*=- -i ^Jia^, 
1 8 milles; 

La version latine porte mal à propos Haouas. 
Ou Sacurii, d après la même version. 

Les auteurs de celte version ont interverti l'ordre des stations suivi dans nos 
manuscrits. 



HUITIÈME SECTION. 193 

Et de là à Beïkend <y.*SUi, 18 milles. Feuillet 1 6C \eiso. 

Cette dernière ville possède de jolis bazars et de beaux quar- 
tiers. Elle est à 21 milles de distance de Boukhara. 

" Boukhara t^yls? est comparable aux plus grandes villes sous bockhara. 
« le rapport de l'étendue, et les surpasse sous celui de la beauté 
« de l'aspect et des agréments. En effet ses quartiers sont beaux, 
« ses environs couverts de végétation et d'arbres à fruits. Elle est 
« bâtie dans une plaine et les maisons y sont en bois disposé en Feuillet iGvrecio. 
«forme de treillage \ Autour de ces maisons on voit des palais, 
«des jardins, des places publiques, des rues pavées, et des 
« villages contigus embrassant un espace de i3o milles dans tous 
« les sens. Cet espace est entièrement fermé par une muraille 
« environnant tous les palais, tous les quartiers, toutes les habi- 
« tations qui sont censées faire partie de la ville, et où demeurent 
« en effet ses habitants durant l'été comme en hiver. 

« A l'intérieur est une seconde muraille qui s'étend sur une 
« longueur et sur une largeur d'environ 3 milles, et qui embrasse 
« les constructions aussi belles que solides de la ville (propre- 
« ment dite). Cette muraille est revêtue en plâtre. Il existe au 
« dehors de la ville une Cassaba, espèce de petite ville, où sont 
« une citadelle, des maisons de plaisance et de belles habitations 
« dont l'aspect réjouit les yeux et enchante les regards. Ce fut là 
« que les Samanides établirent leur résidence et le siège de leur 
« gouvernement à cause de la beauté et de l'étonnante solidité 
« des constructions. 

« De la ville de Boukhara dépend un faubourg vaste et bien 
« bâti. La plupart des marchés publics sont dans ce faubourg. On 
« y voit aussi une grande et magnifique mosquée qui attire un 

' Le lexle porle : dLÂ-l^-o - - ■•■•■ ■=- UtijUj^ . Noire auleur ne s'explique pas sur la 
nature des malériaux qui bouchent les ouvertures de ces treillages. M. de MeyendoriT 
nous apprend (p. 1 6g de son Voyage) que c'est de la lerre mêlée de paille hachée et 
maintenue à l'aide de piliers en bois de /l à 5 pouces d'épaisseur. 

n. 25 



194 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 167 recto. « nombreux concours. Elle est située près la porte (qui conduit) 
« de la Cassaba dans la ville. 

«La population de Boukhara est considérable, innombrable, 
«prodigieuse, et elle se distingue par sa politesse, et par l'état 
« d'aisanceetparlesrichessesdont jouissent les habitants, qui font 
« un commerce immense. Le faubourg est traversé par la Soghd 
« ci^Àui}\j^, rivière dont les eaux circulent dans la plupart des 
«maisons, des rues et des marchés, et qui est elle-même une 
" dérivation de la rivière deSamarcande, sur laquelle les habitants 
» de Boukhara possèdent de nombreux moulins. Ses bords sont 
« couverts de promenades charmantes, de vergers, de jardins, de 
« campagnes ombragées d'arbres et couvertes de belles cultures. 
« L'excédant de ses eaux s'écoule dans un lac situé dans le canton 
« de Beïkend »xàJC«, et auprès de Ferebr^^j^j. Le nom de ce lac 
« est Sam-Djas ^-U- j.U. ^ 

« De la ville de Boukhara dépendent plusieurs autres villes. 
« Telles sont Tawawis (jM.jji^l, Miniat iUM (ou plutôt Kerminia) 
" Mandjekath e^iCs^^, Wardana ï-jiijlj, Beïkend j^iS^, Ferebr 
«jj^j, Ma'akan (jS'\j>^ et Khadjada ou Hadjada »il^. « 



De Boukhara à Chora'a ^jJi , i 2 milles. 
De là à Dabousia !>.AMy:>, i5 milles; 

' Ce lac porte dans la carte de M. de Meyendor£f le nom de Cara-Koul; je ne le 
trouve pas mentionné dans la savante notice du Mesalek-alahsar, insérée dans le 
lome XIII des Notices et extraits des mss. de la Bibl. du roi, où on lit Madjiath au 
lieu de Mandjekath, Maharkelan au lieu de Maakan , et Hadjara au lieu de Khadjada. 

' Voici le même itinéraire , d'après le ms. B :. 

De Boukhara à Chora'a c. vhÎ , 1 2 milles ; 

« Puis à Toul-Seifan i^.x-^.m JjL, 1 8 milles; 

Il A Koud i^^j , 18 milles; 



«A Kerminia iLAÀx.flwfe , 18 milles; 
« A Dabousia iLxMifj^ , 1 5 milles ; 
Il A Artihan (jLw^AJjl 1 1 5 milles ; 



HUITIÈME SECTION. 195 

A Koud ijS', 18 milles; Feuillet 167 verso. 

A Kerminia *xiA^5", 12 milles; 

Au fort d'Alcama iJiâsjMi, i5 milles; 

A Sarmacande, 6 milles. 

« La distance totale qui sépare Samarcande de Boukhara est 
« de 121 milles, à partir de l'intérieur du mur d'enceinte de 
« Boukhara. Quant aux villes situées en dehors de ce mur, telles 
«que Beïkend ô^jSm, Ferebr^^», Kerminia aaàa,»,.^, Tawawis 
" tr-y'.?^' Kharmakïn (j,X«^, Djera'ankath e^Jjls,.^ , Merma- 
« Mandjekath e*_5r.^.« U^-o, la plus considérable d'entre elles est 
«Tawawis (j*.jjt_jJ3, qui est florissante et qui possède un marché 
« vers lequel, à une époque déterminée de l'année, les habitants 
" et les marchands se dirigent de toutes les parties du Khorasan , 
n soit pour vendre, soit pour acheter. On y apporte beaucoup 
« de marchandises, et on en exporte des étofles de coton des- 
« tinées, en majeure partie, pour l'Irâc. Ces étoffes sont fabri- 
« quées sur les lieux, où l'on trouve également des fruits de 
« toute espèce, car il y a beaucoup de jardins arrosés par quan- 
« tité de cours d'eau , et très-fertiles. Tawawis est défendue par 
« un château et par une muraille qui l'entoure. On y voit une 
" grande mosquée. De là à Boukhara on compte 1 journée ou 
« 2 7 milles. 

" Mandjekath iaS^s^, est une ville moins grande que la pré- 
« cédente; elle est florissante, peuplée et environnée d'un mur 

« A Zerman y^^j < ' ^ milles ; 
« Au fort d'A'lcama iLjJlc , 1 5 milles ; 
« A Samarcande iX_À.i\.<w , 6 milles. ■ 

La version latine ajoute à la station de Dabousia une station du nom de Arsan on 
de Artihan, à la distance de i5 milles. 

Ainsi, d'après lems. A, la distance totale entre ces deux villes serait de 78 milles; 

D'après la version latine, de gS milles ; 

Et d'après le ms. B, de i.3i milles. 

C'est ce dernier nombre qui semble se rapprocher le plus de la vérité. 

25. 



196 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 167 verso. « en terre. Elle possède beaucoup de fabriques, des jardins, des 
11 vergers, des habitations contiguës. Elle est située au nord de 
" Boukhara, à la distance de ad milles. 

« Wardana &jla;!j est comparable à Mandjekatli sous le rap- 
« port de la population et de l'étendue. Pourvue d'eaux cou- 
" rantes, elle possède des jardins fruitiers. Elle est située à 12 
«milles au nord de la ville, et à un mille et demi du grand 
« chemin. 

n Ma'aken (j^jU-o est également un gros bourg avec des mar- 
« chés et un commerce essentiellement permanent \ Possédant 
" des jardins et des habitations contiguës, ce bourg est situé à 
» g milles sur la droite du chemin qui mène à Beïkend. 

« Hadjada »il^ est de la même importance et de la même 
« étendue. Possédant aussi des marchés et des édifices contigus , 
« ce bourg est situé sur la droite du voyageur qui se rend de 
« Boukhara à Beïkend, à 9 milles de distance (de cette dernière 
« ville), et à 3 milles environ du chemin. 

"De Tawawis ^j^^^'j^ à Kerminia x*_vy«,.^>, sur la route de 
«Samarcande, on compte une journée; mais Kerminia est plus 
" florissante et plus populeuse que Tawawis. Le territoire en est 
n plus fertile , surtout en fruits , et la température de l'air plus 
« agréable. On y voit une grande [mosquée et un menber, et 
" nombre de villages en dépendent. 

« De Kerminia à Kharmekïn (jXo^ on compte 6 milles , en 
.1 longeant le pays de Soghd J^ji^aJi à5Aj Jlj U. Kharmekïn est si- 
« tué à un jet de flèche du chemin, vers la gauche du voyageur 
« qui se rend à Samarcande. Mandjekatli iiXsi_« -, est une ville 
«située au delà de (littéralement, derrière) la rivière de Soghd 
« .i^juai] ^^ilj oiAi-, à six milles au-dessus de Kharmekïn. Ces 
« divers lieux sont à peu près de même étendue, de même po- 

' Le texte porte : L^jji jsj iix\s cyijLsi' ■ 
" Le ms. A porte o«~:tf'L>j-^. 



HUITIEME SECTION. 197 

npulation, de même importance. On trouve dans chacun d'eux Feuillet 167 verso. 
« une mosquée et un menher où l'on fait régulièrement la khotba. 

« Djera'ankath e»Jôlij^=- est situé vis-à-vis t»k.s? de Kerminia, 
« à une parasange au delà du fleuve. Son territoire touche du 
«côté de l'orient au Boukhara, et du côté du midi au pays de 
« Soghd .>oua ^JpJ^. Et d'abord, si vous dépassez Kerminia, vous 
« vous rendez, en vous dirigeant vers l'orient, à Dabousia iU-w^a, 
(' 1 journée ou 2 4 milles. 

« Dabousia &A-wjji est une jolie ville dont dépendent quantité 
«de jardins, de villages, de champs cultivés et de belles habita- 
« tions. Elle est ceinte d'une muraille en terre, et possède de 
« l'eau courante. • 

«De Dabousia à Artidjan (j.^i>ôj(, ville de moyenne grandeur, Feuillet. C8 recto. 
«avec marché, commerce, fabriques, cultures et jardins, 1 jour- 
« née faible ou 1 5 milles. 

«De là à Zerman yUy, 18 milles. 

«De Zerman à A'icama aJiSs, château, i5 milles. 

«De là à Samarcande J^j.ï,.jw, 6 milles. 

« Samarcande <XÀï,.<w, grande et belle ville située au midi de samarcande. 
« la rivière de Soghd, est la capitale de la province de Soghd. 
« Les rues et les places publiqueé y sont vastes, les édifices très- 
« hauts, ainsi que les bazars et les bains. Elle est ceinte d'un 
« mur en terre et environnée d'un fossé. Son territoire est très- 
fertile et produit quantité de fruits. Elle a quatre portes. L'eau 
« nécessaire à la consommation de la ville y pénètre , du côté du 
« midi, par la grande porte. Il existe, sur les bords de cette ri- 
"vière, une construction (une digue ou une chaussée) qui, en 
« quelques endroits, s'élève à une grande hauteur au-dessus du 
« niveau du sol ; c'est par là que l'eau entre dans la ville et se 
« répand dans la plupart de ses édifices. On y a établi des gar- 
« diens, des préposés, qui exercent une surveillance extrême 
>' pour empêcher que rien d'impur n'entre dans la ville. La cita- 



Feuillet 168 recto. 



1^8 QUATRIÈME CLIMAT. 

délie est belle et forte, et la grande mosquée, située au-dessus 
de la citadelle, en est séparée par une grande chaussée. Il y a, 
dans Saniarcande, quantité de maisons et de palais, et il esl 
peu d'édifices de quelque importance qui soient dépourvus de 
jardins, de vergers et d'eaux courantes. 

« Le siège du gouvernement était autrefois Samarcande, mais 
il fut transféré à Boukliara. A l'époque où nous écrivons, la 
majeure partie de cette belle ville est en ruines, et la popula- 
tion est allée s'établir à Boukhara, par suite de la translation 
dont il s'agit. D'après ce qu'on rapporte, Samarcande doit sa 
fondation au Toba el-Akbar (roi de l'Arabie Heureuse), et ses 
progrès à Dhoul-Carneïn (Alexandre le Grand). C'est un lieii 
de rassemblement pour les esclaves du Mawara' el-Nahar. 

« Quant à ia rivière de Soghd, qui coule à Samarcande et qui 
descend ensuite vers Boukhara; elle a sa source dans les mon- 
tagnes de Botm |A.j, au midi de Sagbanian yUjU.»; après avoir 
surgi des montagnes, ses eaux tombent dans un réservoir donf 
le nom est lourghach (jA^jj, puis se subdivisent en divers ca- 
naux, dont le plus considérable est celui qui arrose Samar- 
cande. 

«Ces canaux sont : i" celui qui est situé du côté de l'orient, 
auprès du réservoir de lourghach (ji~*;-j, et qui porte le nom 
de Barsen (j-»yj ; 2° plus bas, celui de Barmes u~^j[>; ^° celui 
de Bachemi ^^«u^. Le premier (celui de Barsen f^y^j^), coule 
au midi de Samarcande, et c'est de lui que dérivent tous les 
cours d'eau qui entourent la ville et les villages, depuis le pre- 
mier jusqu'au dernier. Le second, celui de Barmes u»^ji, 
coule parallèlement au précédent, du côté du midi. La lon- 
gueur de son cours est de 1 journée; ses bords sont partout 
couverts d'habitations contiguës et de villages florissants. Quant 
au troisième, celui de Bachemi i^t^, il est dérivé du précé- 
dent. De ces cours d'eau, les plus considérables sont ceux de 



HUITIÈME SECTION. 199 

« Barmes (j»..^,L et de Barsen (j^j->, puisqu'ils sont navigables. Feuillet 1 08 recto. 
« On en dérive quantité de canaux dont les eaux parviennent 
«enfin à la rivière dite Wara'ch ^^s.JJ (ou (ji^j). A l'endroit 

n où commence le Barmes u« «jL. on remarque le canton de 

'. Dargham ^s-j.^, dont le territoire a en longueur 3o milles, 
«en plus grande largeur i3 milles, et en moindre largeur 3 
« milles. 

« Dans le voisinage el au-dessus de Samarcande, trois canaux 
1 dérivent de la rivière qui coule vers celte ville, savoir : i° ce- 
lui de Bouzmakhan (jii.L.jjj, dont la prise d'eau est du côté de Feuillet 1 68 verso. 
l'orient; il arrose divers cantons, jusqu'à ce qu'il soit parvenu 
à celui de Rabdar_,î»Xjj; 2° celui d'Asbandjan y,:^^!, dont les 
eaux ne sont d'aucune utilité pour l'arrosage depuis son origine 
et durant un espace d'environ i 2 milles. Il se divise en deux 
branches qui arrosent un territoire de 27 milles d'étendue, et 
se teiinine k Asbandjan yL^A*«i , dont il fertilise les dépen- 
dances; c'est le plus considérable de tous ces canaux. 3° celui 
de Kikhkat c^^i^i^^j ; il passe auprès de divers bourgs et de di- 
vers villages situés sur des hauleurs^^^=U«i, et arrose les ter- 
ritoires de Kikhkat c^vJ^^s, de Marzeban yly;.A> et autres; passe 
auprès de Kachania iL^ila.^^, et se prolonge jusqu'aux limites 
de l'enceinte de Boukhara j^jLir k.jU.. L'excédant, ou plutôt la 
majeure partie des eaux de ces divers canaux et de la rivière 
de Soghd ^Ji^ j^i, parvient à Samarcande, et coule sous un 
pont situé près la porte de cette ville. Là ces eaux forment un 
courant très-large, très-considérable et très-profond, qui s'ac- 
croît encore lors de la fonte des neiges des montagnes de Botm 
« et d'Osrouchna. 

« Samarcande compte au nombre de ses dépendances quantité 
« de villes et de villages, parmi lesquels on remarque Dabousia 
« &.x*«joa, Artidjan (j-sï'ji , Kecb (j*^», Nasef oU-J, Barka «.^^jl, 
« Webzar jl;^.)j, Astidjan (jsa.x*«I , Kachania ii^U.fli, Manhakath 



200 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feiiiilci I fis verso. "OU Mandjekath ci*i^^Oi, Djera'nkath «iJjU,.ç-, Carankalh «iiJGyS 
« et Boumendjekath «i»Xsv^_jj. 

ITINÉRAIRE DE SAMARCANDE À BALKH. 

«De Samarcande à Kech (J«^^ ', 2 journées. 
KECH. « Kech est une belle ville très-peuplée et très-commerçante, 

« avec deux faubourgs entourés de murs; elle possède une grande 
« mosquée et un château non fortifié. Elle (ou plutôt son terri- 
«toire) s'étend sur un espace de 9 milles dans tous les sens; ses 
« constructions sont en terre et en bois. Le pays produit beau- 
« coup de fruits en partie destinés à la consommation de Samar- 
« cande et de Boukhara : il n'est pas sain. La ville intérieure est 
« fermée par quatre portes en bois revêtu de fer. Deux rivières 
«considérables arrosent cette contrée : l'une, connue sous le 
«nom de rivière des Cassarïn yj,UaJiJl j.>,j, provenant des mon- 
« tagnes de Botam ^/%^ JW^r-, coule au midi de la ville; l'autre, 
« l'Asroud i>_y-wl , prend sa source dans le territoire de Kachk 
« tiJA.^^ j^Luy, et coule au nord; il reçoit plusieurs affluents. 
« Toutes ces eaux se réunissent auprès de Nasef i^*.j. On tire 
« de Kech du sel gemme très-blanc, dont il se fait une grande 
«exportation, et les montagnes (environnantes) produisent en 
« abondance du terendjebïn (sorte de manne). 

« Kech possède aussi diverses dépendances , et entre autres 
« Bouberferis yi^jjjj^, Soundj ^^^ (qui dépend aussi de Djeraz 
«j]js>- (j,\ji-^j (j-), et Asklfcan yJi.«Air^i. Bouberferis est une petite 
« ville bien peuplée, avec un marché suffisamment approvisionné. 
«De là à Kech on compte 1 petite journée, et à Soundj 1 jour- 
« née. Soundj est une ville bien peuplée, entourée de murs en 
« terre et dont les édifices sont contigus. De Soundj à Nasef 
« on compte 1 journée. Bouberferis est à la gauche du voya- 
« geur qui se rend de Kech à Nasef. Askifcan est à 3 milles de 
' On sail que ce fui à Kech que naquit le fameux Timour. 



HUITIEME SECTION. 201 

«Soundj, c'est-à-dire plus rapproché de ce dernier lieu que de Feuillet 1 68 verso. 
« Nasef , dont il est à 12 milles, ou une demi-journée de dis- 
« tance. 

"De Samarcande, en se dirigeant sur l'orient, à Barkath 
« iiA.^sjif, 1 journée ou 21 milles. 

Il Barkath, sur les confins du pays d'Osrouchna hX^jjmiH xç-Iï^, 
« est un bourg peu considérable et sans menber. De là à Webzar 
«jiJvj, on compte une faible journée. Cette dernière ville j!.>oj Feuillci 169 recto. 
« est de grandeur médiocre; on y fabrique les étoffes dites iveb- 
« zarié , tissues de coton sur coton, et faites avec un art surpre- 
« nant; on les emploie écrues et sans en rien retrancher. Il n'est 
» point de prince, de ministre, de cadi, dans tout le Khorasan, 
« qui n'en porte en hiver par-dessus ses vêtements. La beauté 
" de ces étoffes est évidente, leur éclat de notoriété publique : 
« elles sont de couleur tirant sur le jaune safran, douces et moel- 
« leuses au toucher, et( cependant) très-épaisses, d'un excellent 
« usage et d'une longue durée. Le prix d'un manteau varie de 3 
"à 20 dinars, selon la qualité. En somme il est impossible de 
" rien voir de préférable, soit sous le rapport de la beauté, soit 
« sous celui de la solidité. 

«De Webzar dépendent des villages, des métairies, des 
» champs cultivés dont quelques-uns sont limitrophes des dé- 
« pendances de Merzeban yl^j^ . De Webzar à Samarcande on 
" compte 6 milles. 

« Il faut ranger au nombre des dépendances de cette dernière 
" ville Banhakatlî ii«.î^ , ville florissante et jolie , avec menber, 
« dont le territoire est vaste et extrêmement fertile, et située à 
« 27 milles de Samarcande. Entre Banhakath et Samarcande on 
«trouve Borgach ij^j~>, petite ville bien peuplée, très-agréable, 
" et dont le territoire produit beaucoup do fruits. Ce territoire 
« est arrosé par un canal dérivé de la rivière de Samarcande et 
« dont les eaux fertilisent les cultures. De là à Samarcande on 
n. ' 26 . 



202 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 169 recto. « Compte 1 2 mllles. Bandjkath <iXs?.j ' est adossé contre les mon- 
« tagnes de Sawdar jlijL» , traversées par de vastes vallées et 
» par des rivières dont les eaux servent aux habitants des villages 
« et à l'arrosage des champs cultivés. La partie solitaire de ces 
« montagnes contient diverses espèces de gibier. Entre le Sawdar 
«jtijU». et Bourgaz j.ffjijj, du côté de Samarcande, sont les can- 
« tons de Maiza' ?ajU et de Seïhen (jasV", lesquels sont très- 
« boisés, couverts de villages, et possèdent de l'eau douce en 
« abondance. » De Samarcande à Kanoud-Badjkath ^ ii*-S^ ^y*^', ' 
jolie ville dont le territoire est très-fertile en grains d'excellente 
qualité, 6 milles. De Samarcande à Astidjan ylsswùwl , en se di- 
rigeant vers le sud-est, 2 1 milles. 

« Aîstidjan est une ville très -remarquable »i^ par les agré- 
« ments qu'elle présente et par la quantité de ses jardins. Son 
«territoire est couvert de cultures, de lieux de plaisance et de 
« promenades. Ses maisons sont belles et construites avec élé- 
« gancc ; on y voit un beau château fort; on y boit de l'eau de 
« rivière et de l'eau de source. Il y a un faubourg considérable 
«et très-peuplé.» De là à Kachania ii-A-jl. &^]i on compte 27 
milles. « Cette dernière ville est également comprise dans le pays 
« de Soghd Jsji-jaJi yJ^ Qy,. Elle est comparable à Astidjan sous 
«le rapport de l'étendue; cependant Kachania est plus considé- 
«rable, plus abondante en ressources et plus peuplée. Quant à 
« Astidjan, elle possède un plus grand nombre de villages et un 
«territoire plus peuplé et plus vaste, car il s'étend sur les flancs 
« de la montagne de Saghra I^U» S*=^ jusqu'à Kachania, c'est-à- 
« dire sur un espace de 2 journées au nord de la rivière de 
« Soghd -y - " j^iîj, tandis que Dabousia «Hs--r>-?^ et Artidjan 
.. ylaaôjl sont au midi de cette rivière, sur la grande route du 
« Khorasan. 

' Sic. 

' La version latine porte Kanud-Mahchelh. 



HUITIÈME SECTION. 205 

« Non loin de la ville de Kachania, à i journée de distance, est Feuiiiei 169 rccio. 
" Djera'nkath e*X>lcjj-, ville dont le territoire est limitrophe de 
«l'enceinte de Boukhara, du côté du nord. Elle est peu consi- Feuillet 169 verso. 
"dérable; on y jouit d'un air pur et frais; il y a beaucoup de 
" fruits, beaucoup de céréales, beaucoup d'eau douce. De Samar- 
'. cande à Mandjekath e«X^L«, en suivant la rivière, on compte i 
«journée. 

«Mandjekath est une dépendance de l'Osrouchna ^j_)!>x_« (j_« osnoucHNA. 
« «jUïjy.^! ; car Osrouchna est le nom d'une province , de même 
« qu'Irâc 0^;— c, Châm j.L_i; (la Syrie), Soghd <>Jtjo , Ferghanah 
« AjUjj, el-Châch ijSiUJI désignent des circonscriptions de ter- 
" ritoire comprenant nombre de pays et de villes. Osrouchna 
a A_À_i_j_,_^! est donc une province du Mawar' el-Nahar , bornée à 
" l'orient par quelques dépendances du Ferghanah et du Camen 
« (j-alii, à l'occident par le Soghd et le Saghanian yUj^J«^'j JsjiiaJI , 
« au nord par le Châch ,jiLjJt, et au midi par Souman yL*j_«, 
« Wasdjerd :>j^\j et Raset ci^^ipi . La ville la plus considérable 
« de cette province est Bou Mandjekath c*5C^Jw«_yj; les autres sont : 
« Arsanikath e^Jlù^)', Koukath e«^j.^>, A'rac (<)j~&, Boukhikath 
« (i»Xvi. jj, Sabak JLU», Ramin ou Zamin yv.»!j, Djizak ii)>j^»- et 
« Kharcanah *jli^. Quant à Mandjekath (i«X^^, c'est une ville cé- 
.1 lèbre, siège du gouvernement, entourée de murailles très-fortes 
« et d'un faubourg également ceint de fortes murailles qui touchent 
" à celles de la ville, au milieu de laquelle coule une grande ri- 
« vière où sont des moulins. Le plus grand marché est situé dans 
" le faubourg extérieur. Les murs de ce faubourg embrassent un 
« espace d'environ 3 milles occupé par des jardins, des champs 
" cultivés et des vignobles. La ville possède une grande mosquée 
« et est construite sur les flancs d'une montagne. 

« De l'Osrouchna dépend aussi Djizak iàjj<^ \ ville située dans 

On Ht Jezzak sur la carie du Ferghanah, joinle à la version anglaise des Mé- 
moires de Baber. 

26. 



204 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1G9 verso. « unc plaine et dans la partie inférieure de la province. Il y a un 
« caravansérail pour les habitants de Samarcande. Cette ville est 
«bien peuplée, de grandeur médiocre, et ariosée par de l'eau 
« courante. Kharcanah ajIï^ , Raniin (jy»lj et Sabat islLw sont des 
« lieux situés sur la route de Samarcande au Ferghanah et au 
■< Châch. Voici l'itinéraire de Samarcande àRamin, lieu d'où l'on 
« peut se rendre ensuite au Ferghanah et au Châch : 

« De Samarcande à Barkath c:*_^L , 1 2 milles ou une demi- 
« journée. 

« De là à Robat Sa'd o^*-., tL,, i5 milles ou 1 journée. 

«De là à Ramin (jv'j, 1 journée. 

« Ram in ou Zamin est une ville bien peuplée, abondamment 
« pourvue de tout ce qui lui est nécessaire , soit en objets de con- 
« sommation, soit en produits d'industrie. C'est là que se bifur- 
« quent les routes du Ferghanah et du Châch. Celui qui veut se 
» rendre à la première de ces provinces passe d'abord par Sabat 
« iaLL., petite ville avec bazars et fabriques, 1 journée; » 

Puis à Ouzkend ^x^^jj], 1 journée; 

Puis à Sarkat «.-i^jjLy, 1 journée; 

A Khodjenda «-xi^, 1 journée; 

A Keïda «.Xa^ a^ï, 1 journée; 

A lasoukh ^.>*»j\ 1 journée; 

A Bakhsan yL».i.!j, 1 journée ou 18 milles. 

« Bakhsan est au centre du Ferghanah, et la distance totale 
«qui sépare ce lieu de Samarcande est de 160 milles. De 
« Bakhsan à Kena Liï , dont il a été précédemment question , 
« on compte 1 journée. 

« Kena est l'une des villes les plus remarquables (de cette 

' La version latine offre, dans la transcription de ces noms de lieux, diverses va- 
riantes qui s'expliquent par la position plus ou moins exacte des points diacritiques. 



HUITIEME SECTION. 



205 



contrée) et des plus abondantes en ressources de toute espèce 
Son territoire est très-vaste, et, sous le rapport de l'étendue 
cette ville peut être comparée à Akhchikath e^^AA^' • Elle pos- 
sède un château fort et une belle mosquée. Le faubourg qui 
i l'environne est entouré de murs et de nombreux jardins arrosés 
I par des eaux courantes. On dit qu'elle doit sa fondation à Resri- 
i Nouchirewan, qui la peupla en y transportant des habitants de 
' tous ces pays et lui imposa le nom de ez her khanéh ^s-jU. /-* j', 

■ ce qui signifie de toutes maisons. De Kena Lxï à Khodjenda iOvÀ* 
' on compte 48 milles. Entre ces deux villes on trouve celle de 
1 Baklîsan jL^-s-^lj , située à 3o milles de Kena et à 27 milles de 

■ Khodjenda. De Kena à Ouch ijijl, grande ville dont nous avons 
I déjà parlé \ on compte 6 parasanges. De là on se rend à Ader- 
' kend j^.iS^iI (ou plutôt Uzkend <yj^^.jj]), dernière dépendance 
I du Ferghanah , du côté du Tibet. Nous en avons suffisamment 

■ parlé dans la 8"= section du 3"= climat. 

« Revenant sur nos pas, nous disons que la ville de Bou Mandje- 
1 katb e«X^Vw« ^_) est la capitale de la province d'Osrouchna , et 
< que parmi ses dépendances on remarque La'kath <i*JotJ , petite 
I ville avec marchés, champs cultivés, etc. située à gauche de la 

■ précédente, sur la route de Khodjenda; A'rac (ij^, petite ville 
I avec marché et forteresse , située à 6 milles de La'kath eJGJ . 

■ De là à Khodjenda ï-yj^^ on compte 1 8 milles. La'kath et A'rac 
' dépendent l'un et l'autre de l'Osrouchna et sont sur la route 

de Khodjenda à Bou Mandjekath. 
« Kharcanah «jlsj-i. est également une ville de cette province. 

■ Elle est d'une belle apparence et d'une vaste étendue. De là à 
1 Ramin (jv^l; on compte 2 7 milles. De Kharcanah àDjizak éj^^s- , 

■ en se dirigeant vers le nord, i5 milles. Djizak est une ville 

■ florissante et peuplée , située dans un bas-fond et entourée d'un 

■ territoire qui porte le nom de Feknan yl kJL» , au nord d'Os- 

' Voyez t. I", p. 448. 



Feuillet i 70 recto. 



^ 



206 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 1 70 rerio. « Touchna. C'est là que stationnent les habitants (les caravanes) 
« de Samarcande. Il y a de l'eau courante en abondance et des 
" jardins. De Piamin (j.^!; à Sabat UjLw , 9 milles. De Ramin , en 
" suivant la direction de Kliaws (j^j^^^, à Kerkath e*5^.^5, sur la 
«gauche du voyageur qui se rend au Ferghanah, 89 milles. De 
«la ville d'Osrouchna à Sabat, en se dirigeant vers le sud-est, 
«5 milles. De Bou Khaikath e^SC^iw ^ à Kharcanah, également 
« vers le sud-est, 6 milles. 

^' « Arsiankath eJjlji^yl est sur les limites du Ferghanah, à l'orient 

« et à 27 milles de distance. 

« Telles sont en détail les dépendances du pays d'Osrouchna. » 
Quant au Châch ,jiUi et à l'Eïlâc i^î*^! \ l'étendue de ces pro- 
vinces est de 2 journées de largeur sur 3 (de longueur), « et il 
« n'en est point dans le Mawar' el-Nahar où l'on trouve en plus 
« grande quantité des lieux de prédication jjU« , des villages bien 
« habités, de vastes cultures. Elles s'étendent depuis le fleuve du 
« Châch ^ jusqu'à la Porte de Fer, là où commence le district 
« dit de Calach ^f,'i>^ , auprès d'Esfindjab oL^ij^i . Le Châch se 
«compose de pays de plaines; on n'y voit ni montagnes ni col- 

Feuilici 170 verso. « lines, mais quantité de vergers, de jardins potagers et de lieux 
« de plaisance. C'est l'un des postes avancés contre les invasions 
« des Turks '\ car ses habitants sont braves et capables de résis- 
« tance. Les plus fertiles d'entre ses cantons sont ceux de Nikath 
■■ •A.i^xi, Dehanakath c*^.U;!>i., Djinandjikath viSu^Vj^, Djakath 
« .i.^=l=-, Niakath ^.«SUi, Kharchikath uiS/^j^, Chincou ^JiÀA*i , 
« Aderlakath ci>S^it , Khadnikath <ûXùJ«i., Kankerat i;:}[yJLi^= , 
« Aklesdjik dLa^i, Gharkendèh oJ'JS^, Ghanadj ^Ui, Habouroun 

' Ce mot, ou plutôt (i'^\f ïaïlâc, signifie en turk oriental pâturages d'été. 

" L'ancien Jaxartes. 

' Le texte du ms. B porte : 3jjil\ ys: i ^1 jyiiJI fc^. g^-. <-'e que ia version 
latine rend mal à propos, selon nous, par ces mois : ex propugnucalis maris Tarca- 
ram. Le ms. A porte : IsHy^ ^ ii)^S *A»-b i iff^^ jy**" tr* Si ' 



HUITIEME SECTION. 207 

« yj_j_Aa., Wardouk 'i^j^jj, Kirtha «-j^hv^», Nemourank dLjlj^x, Keuillei 170 verso. 
« Boudjkhath <i»X=-j-j , Ghazk éys^, Isourkath iiA,^>ji^**jI , Baghankath 
« iùSjJu, Berkouch jiy^=jj, Khanounkath (iXjyU., Djighoukath 
« e^^ytAr* , Carankath c*ij^, Kedak >i)ij.^, Bekalik dUlsC? • Telles 
«sont les dépendances du Châch. 

« Nikath eJÇù est une ville dont l'étendue est considérable, la 
« population nombreuse et le commerce important ainsi que les 
« richesses et les productions. Elle est entourée d'une forte mu- 
« raille, d'agréables promenades et d'eaux courantes. Hors de la 
« ville est un faubourg entouré de murs, et c'est dans ce faubourg 
« que se trouvent les bazars les plus fréquentés. 

« Une rivière autre que le Châch décharge ses eaux dans ce 
« fleuve. Connue sous le nom de Berk ày>j^, elle vient en partie 
« du canton de Bastam ^,lkwj et en partie de celui du Khergbal 
«cK*;.i-; mais sa source (principale) est dans le pays des Turks 
« Khizildjis. Elle tombe dans le fleuve vis-à-vis de Niakath cuSlo- 

« Une autre ville, comparable à Niakath ^a^jUj sous le rapport 
« de la grandeur, est Kharchikath ^^^jJij^ , ville florissante , très- 
« agréable et très-peuplée. Il en est de même de Isourkath e»S]|^*»j, 
« place forte dont les environs sont fertiles , bien arrosés et bien 
« habités. Les autres villes du Châch sont moms considérables, 
« moins riches et moins peuplées. 

« Quant au Eïlâc ^^5X,Jl , cette province est contiguë à celle du e'^âc. 

« Châch du côté du midi. Sa capitale se nomme Noukath ' •'• « ^^ jj, 
« et les autres villes : Sakakend .xà^jIsCw, Khadjach ,jSil^i, Balaïa^_ 
» yliilli, Bakath <i»_JL), Ilkh A-^^ lussoudakh ^!i^-.a_., Lahnoi;lP 
«Jajjiji, Boudjkath, <A>Jé=-^, Kehchïm ^A.^^=r>, Zadjkath e.._X_=-), 
« et Kharkhakath lùSi, ^ '. 

« Noukath ca£5j,j, capitale du Eïlâc, est une grande ville avec 
« faubourg bien peuplé. Elle est ceinte d'une forte muraille percée 

' La terminaison en katk de la plupart des noms de lieux semble résulter de l'al- 
tération du mot hend «Xà^ , qui signifie en persan village, bourg, ou même ville. 



208 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 170 verso, «de plusicurs poi'tes. Ses marchés sont florissants, ses revenus 
" considérables; ses rues, ses dépendances et ses champs sont 
« arrosés par des cours d'eau. Bien qu'elle soit la principale 
« du Eïlac , cette ville est cependant d'une moindre étendue que 
" la moitié de Noukath «1*5^3 (capitale du Châch); mais elle est 
" forte, ses marchés et ses faubourgs s'étendent sur les bords du 
» Berk <àj.-: , et son territoire touche à celui dEsfidjab oLssvjLw! . 
■'C'est (au surplus) une ville florissante, construite sur un ter- 
" rain uni, et possédant diverses dépendances au nombre des- 
« quelles il faut ranger Badakhkath uiSï^.s.j, Sanankath eJoU—, 
" Taran yl^, Amlah A-*') Salkhi (5^— »-, Reden (j.xê5, Sekend 
« OvjXw, Chafghan yUàLi, Sabran y5>+*= et Wasekh #j. 

« Sanankath e*5jUA« fait partie du district de Kendjdèh ov>..^v«^> , 
« tandis que Keden y>x^3 dépend de celui de Farab vb^' ''•nsi 
« que Wasekh g;^ . Quant à Sabran y t;j-<o , c'est une ville où les 
« Ghozzes se réunissent pour conclure la paix ou la trêve, et pour 
FARAr,. " faire le commerce en temps de paix. Farab t-:\j\i est le nom 

« d'une province dont l'étendue dans tous les sens est d'un peu 
« moins d'une journée. Cette province est bien fortifiée et sus- 
» ceptible de résistance. C'est un pays reculé où l'on trouve des 
« forêts (_>=U* ^^ii et des champs cultivés. 

« Seïkend <kâ5j^ , mcnber et lieu de réunion des Turks, est situé 

« sur les bords du fleuve, non loin du lieu où la rivière de Berk 

Feuille! 171 recto. „ ji)^ y décharge ses eaux, et sur la rive occidentale du fleuve. Le 

^pays compris entre Farab et Kendjdèh »Js-^i.^> est couvert de 

^P cultures et de pâturages excellents. Tout autour habitent des 

« tribus turques et ghozzes qui ont depuis longtemps embrassé 

" l'islamisme et qui élèvent des bestiaux dans ces pâturages. 

« Taran yi^îs est un lieu de passage pour les musulmans qui y 
« ont établi des fortifications contre les Turks ; car ce pays est 
« borné du côté du nord par celui des Turks Khizildjis avec les- 
« quels les musulmans sont la plupart du temps en état de guerre. 



HUITIEME SECTION. 209 

« Lorsqu'il y a des trêves, alors il s'établit entre ces deux peuples Feuillet 171 rccio. 
«des relations de commerce en marchandises, en bestiaux, en 
« fourrures, etc. 

« Khodjenda s^ÀS-, limitrophe du Ferghanah , existe sous une 
« administration séparée. Cette ville est située sur la rive occiden- 
« taie du Châch et elle est plus longue que large. Rend .xà_Sj, à 
«3 milles de Khodjenda, est une jolie ville, environnée de vi- 
« gnobles et de jardins. Il n'y a, dans ce canton, d'autre ville que 
« Kend jOu^, qui se compose de maisons et de jardins épars 
« au milieu desquels on voit une citadelle et une grande mos- 
« quée. L'hôtel du gouvernement est dans une place publique qui 
« dépend du faubourg. Le fleuve coule tout auprès. 

« Ce fleuve est le Châch (jil*iJt , formé de plusieurs affluents 
" qui se réunissent dans le pays des Turks auprès d'Aderkend 
« o^.»-.^i! . D'autres cours d'eau viennent s'y joindre ensuite, et 
« la totalité du fleuve coule auprès d'Akhsikath e.JCy<*ii.i \ puis 
«passe àKhodjenda s^às-, à Banikath e^Xil (probublement Finâ- 
" ket , qui reçut depuis le nom de Scharokhia), puis à Seïkend -sjS^xm 
« (Tachkend?) dans le Farab. Après avoir dépassé Sabran (jÎ^j-*», 
« il entre dans le désert appartenant aux Turks Ghozzes , passe à 
« 3 milles de distance de la ville de Ghozzia la Neuve ici'jj^ii iy>*, 
« puis décharge ses eaux dans le lac de Khowarezm f^'j-i- ïj^s; 
« (le lac d'Aral), à une distance de Ghozzia la Neuve qu'on peut 
« parcourir en 2 journées de chemin en temps de paix. 

« Quant à Ghozzia la Neuve, bien que cette ville soit la capitale 
" du pays des Ghozzes et que leur roi l'habite durant l'hiver, ce- 
« pendant on y trouve des musulmans aussi bien qu'à Kodjend 
« jsÀA. et à Hawara ijl^»- dont les sultans sont Ghozzes. De Ghoz- 
« zia à Khowarezm on compte 1 2 journées; 

La carie jointe à l'excellente version anglaise des Mémoires de Baber perle 
Akhsi, ce qui vient à l'appui de notre conjecture sur la signification du mot kath. 
Voyez ci-dessus, pag. 207. 

U._ 27 



Feuillet 1 71 recto. 



Feiiiilel 171 verso. 



210 QUATRIEME CLIMAT. 

« Et à Farab, 20 journées. 

" Ferghana «jlc^ ou Ferghanah ajU^ est le nom d'une vaste 
Il province qui, indépendamment de nombreux villages, compte 
Il sept villes dont la principale est Akhsikath e^A*»iwi , bâtie sur 
■I les bords du Châch, dans une plaine, à 1 mille et demi de la 
Il montagne. Elle est située au nord du fleuve et possède un fau- 
II bourg bien peuplé. On voit des bazars, tant dans le faubourg 
Il que dans la ville ; mais la majeure partie de ces marchés est 
11 dans la ville dont les rues sont arrosées par des eaux courantes 
« ou embellies par de nombreux bassins. De l'autre côté du fleuve 
" (du Châch) on voit quantité de prairies et de pâturages. Les 
Il sables commencent à 1 journée au delà. » 

De Akhsikath à Kena \Xi on compte 3 journées; 
Et à Aderkend »xj_^5ji! , 4 journées. 

La distance totale qui sépare le Djeïlioun y^^a^^^ (l'Oxus), 

à partir de Ferebrjj^, et Aderkend JOL^yil, est de 20 journées '. 

« Aderkend, dont nous avons déjà parlé, est un lieu de passage 

situé à l'entrée du pays des Turks. Il y a beaucoup de jardins, 

de vergers et de cultures , et beaucoup d'eaux courantes. 

11 On compte au nombre des dépendances du Ferghanah : Basa 
la Supérieure LaJ*JI L»».j, Basa l'Inférieure JuuJ! U».j, Roudhan 
yiijj , qui en est voisine , Khad'al JscJ^iw - et Oursia iU-wj^i . Basa 
l'Inférieure J—Ju^i U»j est le premier canton du Ferghana quand 
on vient du côté de Khodjenda » JvJkâ- '. Ses dépendances sont : 
Wankath e«ijlj, lasoukh ^y^., Kharakenda »^i^>l;.iw et Rasian 
yL-s.-«j . Basa la Supérieure L^lUI! L«o est contiguë et compte au 
nombre de ses dépendances : Mar'achan yL**jj>, Anderamech 



' C'esl ici que, dans la version latine, se termine la 8' section du à° climat. 

" Le ms. A porte Ji^<X=, . 

' VoyezV Oriental Geography d'Ebn Haukal, trad. de M. Ouseley, p. 271 . Au lieu 
de l.A-jf ?! L»o , on y lit ryjyjj (^U*».j • D'autres noms de lieux s'y trouvent égale- 
ment changés. 



HUITIEME SECTION. 211 

^jSwotjJoi, Bedjrenk liLj^, Asfinan yUxwl , Izkian ylsC.»! et Heli Feuillet 171 verso. 
Jl-ô. Ces deux cantons du Ferghanah se composent de pays de 
plaines et on n'y voit point de montagnes. Quant à Sira ijj^, 
c'est une ville dont le territoire est coupé de plaines et de col- 
lines, et qui compte Tamakhes y«.i..UJ3 et Bamkakhes (j«à.K*L) 
au nombre de ses dépendances. 

« lasoukh ^^*.^) (ou Bisoukh ^.>-<j) est une ville située au pied 
des montagnes, possédant 60 villages et extrêmement agréable. 
Awal Jlji est le nom d'une ville dont dépendent divers villages. 
C'est un canton montueux, mais fertile, qui porte le même 

i nom, et qui ne compte d'autre ville que celle-ci et Ouch (jijl . 

! Kena Uï est également le nom d'une ville environnée de nom- 
breux villages, mais unique dans le canton. A 6 milles de dis- 
tance de Ouch ^j! ' est une autre ville qui porte le nom de 

: Medwarj!j<x_*. Aderkend Ov-lJS^ii est le nom d'une ville entourée 
de villages, mais unique dans le canton. Cachan yl^li est un nom 
de ville et de canton qui compte dans sa circonscription beau- 
coup de villages. Khad'al J.c.Xi- est le nom d'un canton dont 

: la capitale et la ville unique porte le nom de Ardoulankath 
«iiviii'jijl . Mïan Pioudhan ylijy yW» - est le nom d'un canton qui 
comprend beaucoup de villages, et dont la ville principale s'ap- 

: pelle Kheïla ï^à. . Kouran ^jy^= est le nom d'une ville envi- 

: ronnée de villages. Nedjem ^^*-^ est le nom d'un canton. Aurast 

: <=*_»u,j( , Senakend j^à^jLu, et Helat ^:S:k& , également entourés 
de nombreuses habitations, sont, ainsi que le Mïan Roudhan 
ylijy yU.« ct Adepkend ^i^jjil , des lieux de passage pour entrer 
dans le pays des Turks. » 

ITINÉRAIRE DE SAMARCANDE AD CHÂCH ,jiU5 ( L'ANCIEN lAXARTEs). 

"De Samarcande à Barkath e^^^^L, i journée. 

' Ce passage manque dans le ms. A. 

' Ce mot signifie en persan entre-rivières. 



212 QUATRIEME CLIMAT. 

Feuillet 171 verso. «De Barkatli à Robat Sa'ad .x**, Ll,, 1 journée. 

« Dfi là à Barousa if^jjj, 1 journée; 

«Puis à Ramin (jv'j, 1 journée; 

« A Sabat JsLLw, 1 journée; 

«Et à Cotwan-deré »,i {j^ji^, 1 journée. 

« Si vous voulez, vous pouvez prendre par Kharcanah A-ibji.. 

" De là à Djizak ii)).*=- on compte 1 journée. 

» De Djizak à Bir el-Hassneïn (j^m^Ajm, 1 journée. 

« De là à Bir Hamid ^x^jm , 1 journée. 

« Puis à Dibgherd i Jjji, 1 journée. 

«De là à Astourkath ci.^jyu«! , 1 journée; 

« A Nikath c:*iCù , 1 journée ; 

« A Robat el-Calass ^îXJiJ) IsL^j , qu'on appelle aussi el-Barc 
« (ij~Ji^\ , 1 journée; 

«A Gharkeré Sj.^,j^, village, 1 journée; 

« A Esfidjab tjUsryi*.!, 1 journée; 

« A Badakbkath ciJCi.j>o, 1 journée. 

« De Badakbkath à Taran y!^ !» on compte 2 journées sans 

« gîte, sans habitations, sans cultures. Celui qui préfère prendre 
« par Benakath uu^àXj passe par Barkath e^^j^L, par Robat Sa'ad 
<i Jsjtw t>L,, par Ramin cj-oîj, par Kharous ^«jyLi. , par Benakath 
„ civ^iU; et par Astourkath e«^=jijX*ni . La distance totale entre le 
« fleuve Djeïhoun et Taran y' J=> est de 2 3 journées. Les dépen- 
« dances du Châch u^U;, du Eïlâc ^35^! et d'Esfidjab tjL^^_juMl 
'• sont respectivement voisines, et leurs cantons sont enclavés les 
« uns dans les autres. 

'■ D'Akhsikath e.^,v>^ ! à Chakath ii«_JLi , où commence le 
« Mïan Roudhan y'iji; u^'» on compte 27 milles. 

«D'Akhsikath à Silab tj^-u, où finit le Mïan Roudhan, envi- 
« ron 5 journées. 

«D'Akhsikath à Kerwân yi_y.s>, 27 milles. 



HUITIÈME SECTION. 215 

« (Le pays d'Akhsikath touche à celui d'Eïlâc, ainsi que nous Feuillet 171 verso. 
" l'avons dit plus haut.) 

«De Kend >Xji.fe au fleuve de Châch ji\~Jij^, 3 milles. 

« De Wankath eXilj au fleuve, un peu plus de 3 milles. 

« Kena Ui-ï est un canton situé à 1 journée de distance du 
" fleuve. 

« De Kena à Asfinan yljwju»! , 9 milles. 

« De Asfinan au fleuve, 21 milles. 

« Les pays d'Asfman , de Kakhchak A. £.-£- , d'Ardelankath 

ci*5oi)i,l, de Baskath eX«j et de Sisouk ày»^ ^ embrassent un Feuillet 172 recio. 
espace d'une journée. Ceux qui sont situés entre Benakath 
«i*^>Lv, Nikath cJTaj, le Châch ySiU:^, et le fleuve Eïlâc^^ 
^j3^)t, c'est-à-dire, Ghoudjia iiAî?.^ , Khach u«U., Nedjkath eX*', 
Nikath e*X»j ' et Kouhchïm ^a^^^s , s'étendent sur 2 journées 
de long et sur moins d'une journée de large. Quant aux pays 
compris entre les fleuves Châch et Eïlâc, à l'occident de Noun- 
kath e«J3jj, c'est-à-dire Azilakh ^jil et lamoudakh ^^^x-, leur 
étendue est de i5 milles. Djankath e*.Jljl=- est sur le chemin 
qui conduit de Beïgherd ^pCo à Nikath <i«Xvj, à 6 milles de dis- 
tance du Châch. Lehakatlî 4i*^.Li est sur les bords de ce fleuve' 
et près du confluent, je veux dire près du lieu où les eaux du 
Berk tôj—iij^^ s'y déchargent. De là à la rivière de Hablakath 
>J«J^CJ^ on compte 9 milles. Khanounkath e». .■^■j— ^à. est sur le 
Berk td^ ^ ^ et dans le voisinage de Khadnikath (i»_SlAj>x.à> . 
De là à Kharminkath tiiSxMjà., en se dirigeant vers l'orient, on 
compte 1 2 milles. 

« S'il plaît à Dieu , nous décrirons ci-après les autres parties 
« du pays de Châch ,jiUiJl ^5*0 iUij . » 

' Sic. ■' • ' 



214 QUATRIÈME CLIMAT. 



NEUVIÈME SECTION. 

Asie centrale. — Pays des Khizildjis. 



Feuillet 172 rocio. La présente section comprend une partie du pays du Khacân 
des Kliizildjis et des Turks-Khizildjis, c'est-à-dire le Roudhan 
ylijij, rialan yi)L, le Bersadjan inférieur JJuJI ^Uï^, le Khil- 
khia *x=i.a., avec leurs villes et leurs châteaux, ainsi qu'une partie 
du Kimakia îU^s^r^ , " que nous décrirons d'après ce que nous 
« en avons pu savoir de plus certain, ainsi que nous l'avons fait 
« pour les pays précédents. » 

Nous disons donc que la route, depuis Akhsikath ■■•■^ C . ^ ■^i 
jusqu'à Caranitia iUki^ \ dépendance du Bagharghar ^j*J! i.2Vj , 
est ainsi qu'il suit : 

D' Akhsikath à Kachoukath --■■g^j ■■:■■■=-, 1 journée. 

De là à Anecht t:«-ioi , 1 journée ; 

A Kanchkat tjIsCiA^j '\ 1 journée ; 

A Boukend ùj^^,^, 1 journée; 

A la montagne S*4-, 1 journée; 

A Haulak JJ^^.., 3 journées; 

Et de ce villa§,e à la ville du Khacân des Khizildjis, 33 milles. 

« Cette ville, où réside le Khacân (ou l'empereur) des Khizil- 
« djis, contient beaucoup d'édifices, de lieux fortifiés, d'hommes 



' courageux. » 



De là à Atracana blil^i , « ville considérable, faisant partie du 

Voyez, sur les Caranites , la relation de Plan-Carpin , publiée avec de nombreuses 
et intéressantes observations par M. d'Avezac , pag. làà et ibà- 
La version latine porte Kansat. 



NEUVIEME SECTION. 215 

(' pays des Khizildjis, très-fortifiée , pourvue d'eau de sources, et Feuillet 172 recto. 
« peuplée d'hommes braves qui obéissent aux ordres du roi des 
" Khizildjis , » 6 journées. 

D'Atracana à Caranitia ijJaj^, 10 journées. 

« A travers un désert peuplé de Turks nomades qui possèdent 
•' des troupeaux, des chameaux, et qui vivent dans un état pros- 
« père. La ville de Caranitia est la première qu'on rencontre en 
« entrant dans la Kimakia *_a-^ïI«>^=. Elle est grande, (puisque) 
« sa longueur est de 9 milles et sa largeur de 3 , et située sur 
« les bords^ d'un grand lac qui s'appelle lac de Ghaghan iy^ 
« yUU, et qui embrasse en longueur un espace de 6 journées 
« sur une largeur d'une journée et demie. Le roi de Caranitia est 
« puissant et brave, et il commande à de nombreuses troupes 
«de soldats, de cavaliers et d'archers; tous ces peuples tirent 
« de l'arc. » 

De là à la ville (principale du pays) de Kimakia on compte Feuillet 172 verso. 
2 II journées en se dirigeant constamment de l'occident vers 
l'orient. De Caranitia iL.ji3jj.i à Bakhouan yi^-i-L, y journées. 
D'Atracana blïl^t (ou Atracatha) à Bakhouan, 3 journées, en se 
dirigeant vers le sud. « Le lac connu sous le nom de Ghaghan 
« (jLcU a sur ses bords occidentaux une ville du même nom, 
«située à 6 journées de Caranitia. Cette ville (Ghaghan) est jolie 
" et abondante en ressources et en productions. On y fabrique 
« des étoffes de soie, et l'on peut s'y procurer de riches vête- 
« ments formés de fourrures; les marchands turks en exportent 
« considérablement dans le reste du pays des Turks. De la ville 
« de Ghaghan yUU &Ju>x^ à Damouria tyj^i, vers l'occident, 4 
«journées. Damouria est une ville dépendante de la Kimakia 
« &A^5U>^3, florissante et très-peuplée. De Damouria à Saraous 
« ^ju)lyM 2 journées , à travers un pays couvert d'habitations et 
« de villages turks-kimakis. Saraous est une ville grande, ceinte 
«d'une forte muraille, et contenant quantité de braves Turks, 



Feuillet 1 72 verso. 



216 QUATRIÈME CLIMAT. 

de chevaux et de juments. De là à Ghaghan, en se dirigeant 
vers le sud, 3 journées. 

« Damouria L>jj^i et Saraous ij-j!j-» sont situés sur les bords 
du Charia L>j^*ii, fleuve considérable, dont le cours est peu ra- 
pide, et navigable pour des embarcations de diverses espèces qui 
servent, soit à descendre, soit à remonter. Ce fleuve a deux 
sources : l'une qui est située au pied du mont Achloub J — m=- 
c_)^.il , l'autre auprès de Damouria L>jj~oi . Il coule vers l'orient 
jusqu'auprès de la ville d'Aous (j«ji , puis il va verser ses eaux 
dans la partie inférieure du lac Ghaghan yLiLt «^^ys?, du côté 
du nord. La longueur de son cours, depuis sa source jusqu'à 
son embouchure, est de 7 5 parasanges ou de 226 milles. La 
route entre Saraous (j«ji^-i« et Bendjar jL^ (ou Bendjaw) passe 
à travers des contrées stériles et désertes; elle longe la partie 
inférieure des monts Ghirghizj.sji Jy-^?-, durant un espace de 
10 journées, mais elle est parfaitement silre. BendjarjU^ est 
une ville considérable , habitée par des Turks-Kimakis. H y a 
de nombreux soldats et des ressources suffisantes pour les be- 
soins de ses habitants. Les montagnes environnantes contiennent 
des mines d'argent; on y chasse diverses espèces de martres- 
zibelines, d'ïalghach ^fJ^., et quantité d'autres animaux. Il s'y 
fait un commerce d'exportation de fourrures considérable. » 
Celui qui veut aller par eau à Ghaghan yUU, ou à Caranitia 
, ou à Sarous ^J'J)J^, ou à Damouria \ — jjj— «i, se rend de 



Bendjarjl^ (ou Bendjaw) au Dehrat i::>l^i, où il se trouve 
des bâtiments de transport. Ce bourg est sur les bords du lac, à 
1 journée et demie de distance, savoir : de BendjarjL_^ à Ras 
el-A'caba iùJùJi ^ij (le haut de la JMontée), où est la station, et 
de là à Dehrat o.i^i, où il s'embarque. Celui qui préfère aller 
à Caranitia ï^hjjj longe Jes bords du lac durant 6 journées , à la 
rame , sans s'éloigner du rivage. S'il prenait la voie la plus directe, 
à la voile, sa traversée serait de 3 journées (seuleniept). Celui 



NEUVIEME SECTION. 217 

qui veut aller à Ghaghan yUU directement traverse le lac dans Feuillet 172 verso, 
sa largeur en un jour et une nuit, si le vent est favorable. S'il veut 
se rendre à Sarous o-^^-w ou à Damouria L.jj-<i, il s'embarque à 
Dehrat c:j!yi>i , arrive à l'embouchure de la rivière de Sarous j_^j 
u«jy-AM, et remonte cette rivière jusqu'à la ville de Sarous ou jus- 
qu'à celle de Damouria, selon sa volonté, soit à la voile, soit au 
moyen du halage. De Damouria à la ville du Kbacân Kliizildji 
ly^ yiï^ on compte i 2 journées , à travers un désert tellement 
dangereux que nui ne peut le parcourir sans une forte escorte. 
Ce désert sépare le pays des Khizildjis du pays des Kimakis. 

L'espace compris entre Taran yljJs et Besardjan l'Inférieure, 
bourg entouré d'habitations et de champs cultivés, est de 33 
milles. 

De là à Kesse Aïaïn ^ (j_>L.t^»ajÊ>, 6 milles. 

« Ce lieu est situé vers le midi , et c'est un hivernage pour les 
« troupeaux des Turks-Khizildjis. Dans le voisinage et près de la 
« montagne sont les pâturages d'hiver desKhilkhis x-iâkii, espèces 
« de Turks nomades. » De là à Keuk Choub vj-* '^t^' > 1 2 milles. 

« De là à Djebel Choub <->yi. Jj.»- , bourg habité par des Turks , 
« 1 2 milles. » 

De là à Kulan-Ghaïa LU yi)j^j, i5 milles. 

De là à Bcrk àj^ , village , 1 5 milles. 

La rivière de Berk 'àjjj.^ prend sa source dans une montagne 
voisine de ce village dont elle conserve le nom, puis elle traverse 
l'Eïlâc (^"^j] et va se perdre ensuite dans le Châch JÀ^ (ou dans 
le Jaxartes). 

De là à Achabra s^j-ciP, i5 milles; 

Puis à Ghana-Bourkath li*^^ Us, 2 4 milles ; 

A Djerk àj^, «bourg considérable, « i2milles; 

" Puis à Sâ'a ^l-*«, bourg considérable, 2 1 milles; » 

' La version latine porte Ayas. 
Ou Asiru, selon la même version. 

II. 28 



218 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet j 72 verso. Puis à la vllle du Khacân ytsli- Mmù^^, 12 milles; 

A Nawakatlî uit^^ljj , 1 2 milles ; 

A Kobab oU^!, 36 milles; 

Puis à Bersadjan la Supérieure, 10 journées de marche de ca- 
ravane « par un pays où l'eau et les pâturages sont abondants. 
'■ Pour un courrier turk, le trajet n'est que de 5 journées. •' 

La distance qui sépare Taran de Bendjar jlsKo, dépendance du 
Kimakia, est de 36 journées. En effet, de Taran à Kesser on 
compte A5 milles. Puis on traverse une montagne et l'on par- 
vient à Demirtaklî ^\ij-^i, en à journées. 

« Demirtakh est une petite ville située au pied d'une montagne, 
« habitée par des guerriers braves et bien armés. De là à tra- 
« vers un désert inculte, bien que très-fertile ^, et habité par dés 
« Khilkhis insoumis qui logent sous des tentes de poil comme 
Feuiiiei 17.3 recto. « les Arabes, » au fort de Khaïkam ^^«.s^i.. \xXi, 20 journées, en 
se dirigeant vers l'orient. « Ce fort appartient aux Turks-Khilkhis 
« «iAàiil id^jJi , et sert de résidence à leur roi , qui commande à des 
« troupes braves et nombreuses, et qui possède un pays fertile. 
« Ce château est construit sur le sommet d'une montagne, taillé 
" dans le roc et entouré d'eau. Ces eaux forment une espèce de 
« lac circulaire où l'on pêche des poissons gros et petits , d'un 
" goût excellent, en grande abondance. De là au fort de Dehlan 
« yiiVdi iisAï , ■y journées. Ce fort est également de bonne défense 
" et habité par de braves soldats. C'est la première dépendance 
« du pays de Kimak ii)U>£> . Au pied du fort est un vaste lac d'eau 
« douce, situé au milieu des montagnes, et dont les eaux servent 
« à l'approvisionnement des habitants du fort. « 

De Dehlan à Bendjar jU?o, à journées, durant lesquelles on 
rencontre souvent des habitations et des champs ensemencés de 
blé, d'orge et de riz. 

' Celle indicalion est précieuse en ce qu'elle prouve jusqu'à quel point les géo- 
graphes arabes connaissaient la nature du sol des steppes de celte partie de I Asie. 



NEUVIEME SECTION. 219 

De là à Khanaouch ,j!ijL»i^, 6 journées, en se dirigeant vers le Feuillet 173 recto. 
nord. « Cette ville appartient aux Kimakis a^-jSLf^ et est située 
'I sur les bords d'une rivière qui prend sa source dans la mon- 
« tagne voisine de Dehlan , et qui reçoit les eaux d'une autre rivière 
« provenant de la montagne de Lalan yifi) Jm^ . » 

De là à la ville de Lalan y^i) m^jù^jo , en se dirigeant vers l'oc- 
cident, 6 journées. 

«Lalan est bâtie sur une haute montagne au sommet de Feuillet 173 verso, 
n laquelle est une idole en marbre de dimension colossale. Les 
" habitants de toute la contrée adorent cette idole, ont foi en 
« elle , et viennent de tous côtés ,3_js4 i. Js' y.< la visiter en pèle- 
« ri nage. « 

Pour se rendre de Demirtakh ^^j^^ à Lalan yiliJ il y ^ deux 
routes; l'une, la supérieure, est celle-ci : de Damartakh à Salo- 
nia AAjjJlw, en se dirigeant vers l'orient, 4 journées. 

De là à KhozaTjhj.^ , ville et château fort, 6 journées. 

De là à Lalan ^J^^ , 7 journées. 

De Salonia à Djinkou j-JUxa- , en se dirigeant vers le nord , 
4 journées. 

De Djinkou à Naghran^ ul/*'' ^ journées. 

« Naghran yl^ est une jolie ville, située sur le plateau d'une 
« montagne, défendue par une bonne citadelle et entourée d'ha- 
« bitations et de cultures contigucs. Les habitants boivent de 
"l'eau de puits creusés dans le roc. De là à Lalan y^li), en se 
« dirigeant vers l'orient, 6 journées. 

« L'enceinte de cette dernière ville est vaste , et les habitations 
« y sont nombreuses. Elle est située sixr un plateau et abritée du 
1 côté du midi par une chaîne de montagnes qui portent aussi 
«le nom de Lalan. A 2 journées de distance, vers l'occident, 
« coule une grande rivière qui se dirige (aussi) vers l'occident, et 

' La version latine porte Baghoran et Hohaian. 

28. 



220 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 173 verso. « dont les caux se déchargent dans un grand lac où l'on pêche 
« beaucoup de poissons. 

De Demirtakh ^l^i \ dont nous avons déjà parlé, à Bendj- 
« takh ^^, jolie ville, 5 journées. 

«De Bendjtakh à Djinkou jJUjçs»-, ville considérable et bien 
" peuplée, 5 journées. 

« De là à Naghran yl^ij, 6 journées. » 

' Ce mol signifie en turk montagne de fer. 



DIXIEME SECTION. 221 

DIXIÈME SECTION. 

Asie orientale. — Pays des Kimakis. 



La présente section comprend ia description d'une partie de Feuillei 173 verso. 

la région située au delà du fleuve qui arrose le Kimakié àîX j 

iLA^>Lfi5rt, «pays où sont diverses habitations, plusieurs rivières 
'< et beaucoup de pâturages. Cette section terminera le qua- 
« trième climat ; puis nous passerons au cinquième , sans nous 
"départir, pour les détails, de la méthode que nous avons 
" adoptée dans la description des précédents climats. » Nous disons 
donc que ce royaume de Kimakié est l'un des plus considérables , 
des plus célèbres et des plus peuplés. Les Kimakis sont inhdèles 
et adorateurs du feu, « et l'on compte parmi eux des individus 
« sans religion aucune, qui vivent dans les forêts, au milieu des 
" arbres touffus, et qui se nourrissent d'herbes. » 

De Taran yî^ta à la ville capitale où leur roi fait sa résidence 
on compte 81 journées, à travers les déserts des Turks-Khilkhis 

Le Kimakié est une contrée extrêmement vaste et fertile qui 
a au sud le Baghargharj.*;jo , au sud-ouest le pays des Khizildjis 
«^s4>=^ ^^^ côté qui touche au Tibet c^oJi iU=.b Jlj U, à l'ouest 
le pays des Khilkhis, et à l'orient la mer Ténébreuse (la merde Feuillet 1 74 recio. 
Chine), dans laquelle on remarque diverses îles habitées où les 
marchands ne parviennent qu'en traversant les eaux à gué et 
montés sur le dos de bêtes de somme. Ils sont obligés de passer 
toutes les nuits sur les arbres , tandis que leurs montures restent 
attachées dans l'eau aux racines de ces arbres. 



222 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuillet 17/1 lecio. Lcs villcs de ce royaume de Kimakié sont au nombre de seize, 
parmi lesquelles on remarque AstouT j^'k^\ , Nedjfa xis?, Bowa- 
regh ij!^ (ou Fowaregh), Sisian yU-,uv«,, Manan ybU, Mostanali 
j-U*.*.^ , la capitale qui se nomme Khacanah *jlïU^ , Bendjari 
i^jlj^i , Dehlan ^■^KH'b et Khanaoucli ^ijUi^ . L'itinéraire de Ben- 
djari à Khacanah est comme il suit : en partant de Bendjari , vous 
vous dirigez exactement vers l'orient et vous arrivez à Astour 
jj.Ja-«-i , 6 journées à travers un désert. 

« Astour j,jJa«! est une ville habitée par des Turks, entourée 
« de champs ensemencés et sillonnée par de nombreux cours 
« d'eau. On cultive dans ce pays le froment et le riz. On s'y livre 
« à l'exploitation des mines de fer, et l'on y fabrique avec ce métal 
« des ouvrages d'une rare perfection. La ville est située sur les 
« bords de la rivière de Ghamach yiUj^; ses habitants sont très- 
« braves et toujours sur leurs gardes, ne marchant jamais qu'armés 
« de toutes pièces. Les qualités de l'air et de l'eau sont telles en 
« ce pays, qu'ils sont les plus courageux, les plus intelligents, les 
«plus soigneux de la garde de leurs frontières, et les plus en- 
«treprenants d'entre les Turks. Ils tiennent un rang distingué, 
« jouissent de beaucoup de considération auprès de leurs princes, 
« et sont très-riches et très-puissants. » 

D' Astour à Sisian yU*»*-- , en se dirigeant vers l'orient, on 
compte 1 2 journées par terre, et moins par eau (littéral, par la 
rivière). '■ La ville capitale du Khacân el-Melik dUi! ybU- est très- 
« considérable, ceinte de fortes murailles et fermée de portes de 
« fer. Le roi commande à de nombreuses et braves armées. Les 
« princes du Turkestan respectent sa souveraineté , redoutent sa 
« colère et cherchent à se garantir de ses attaques; car ils savent 
« pai- expérience que c'est im prince très-puissant. Le gouverne- 
« ment est héréditaire dans sa famille. Le roi des Kimakis é~J^ 
,, ^_A.^>UJil revêt des vêtements tissus d'or et une tiare du même 
«métal, et il se fait voir à ses sujets à quatre époques (diffé- 



DIXIÈME SECTION. 225 

" rentes) de l'année. Il a un premier ministre et des vizirs. Son leuîiittivi «oio. 

■ administration est juste et vigilante, et ses sujets l'aiment à 

n cause des bienfaits qu'il répand sur eux, de la sollicitude qu'il 

« apporte à régler leurs affaires, et du soin qu'il prend de les pro- 

» téger contre leurs ennemis. Il possède des châteaux, des édi- 

" lices très-hauts, et des lieux de plaisance très- agréables. Au 

" reste, ce prince est d'un caractère sage et généreux, et les ha- 

« bitants de la ville ne sont ni tourmentés de soucis, ni accablés 

" par la misère, mais au contraire ils sont les plus riches, les 

» mieux nourris, les plus solidement établis de toute la contrée. 

" Les plus considérables d'entre eux s'habillent d'étoffes de sole 

« de couleur rouge et jaune; mais il n'y a que les grands person- 

» nages qui aient le droit de porter de tels vêtements. Les rues, 

i> les bazars et la plupart des maisons sont traversés par des cours 

« d'eau. Ces peuples professent le sabéisme (ja-*j^*^' (^i, et ils 

« adorent le soleil et les anges iOLiyJLl . » De la ville du Khacân 

el-Melik à Mostanah ^Ua**.« on compte /j journées. La distance 

est moindre en descendant le fleuve. 

'1 Mostanah , d'après ce qu'on rapporte , était anciennement la 
« capitale du pays; mais le siège du gouvernement a été trans- 
" féré dans la ville où il est actuellement établi. » De là à l'Océan 
on compte 6 journées de distance. 

Toutes les villes dont nous venons de parler, et au sujet des- Feuillet 171 verso. 
quelles nous sommes entrés dans des détails circonstanciés , sont 
situées sur les bords d'un grand fleuve qui, prenant sa source 
dans les montagnes de Bendjar^L^ JW=-, coule en se dirigeant 
à l'orient vers la ville d'Astour j^J^m] , située sur sa rive niéi'i- 
dionale; puis il descend vers Sisian yU*»^*«, ville sur la rive sep- 
tentrionale, puis vers la capitale, bâtie sur la rive méridionale. 
De là le fleuve détourne son cours et se dirige du côté du 
nord vers la ville de Mostanah ^U***/», bâtie sur la rive occiden- 
tale; puis, reprenant (sa direction primitive) l'orient, il va se 



224 QUATRIÈME CLIMAT. 

Feuilloi i7i verso, perdre dans la mer. «Ce fleuve est extrêmement poissonneux, » 
et, d'après ce que rapporte l'auteur du Livre des Merveilles, on 
y trouve le sandjali a^L» , sorte de poisson au moyen duquel les 
médecins de l'Inde et de la Chine préparent un poison qui donne 
la mort d'une manière tellement soudaine, qu'on n'en connaît 
point de plus actif ni de plus mortel. Ce poison existe dans le 
fiel de l'animal, et ses propriétés peuvent subsister sans alté- 
ration durant quarante ans. n Divers affluents tombent dans ce 
« fleuve et augmentent le volume de ses eaux ainsi que la rapi- 
« dite de son cours. Ses bords sont couverts d'épaisses forêts et 
« de quantité d'arbres parmi lesquels on remarque le kurkumar 
"jl^-S= dont la racine, d'après le rapport contenu dans l'ouvrage 
" d'Aboubekr ben Wahchic , a la propriété de guérir à l'instant 
« les mauvais effets du poison. » De la ville capitale du Khacân à 
Bowaregh ijl^ \ ville située au sud-ouest, on compte ajournées. 
« D'Astour à Nedja' *«*■, petite ville bâtie sur le sommet d'une 
«montagne absolument inaccessible (la distance manque). C'est 
« là que sont les richesses et les magasins du roi, gardés par des 
« soldats préposés à cet effet par le prince. » 

Sur toutes les côtes du pays de Kimakié, la mer, au moment 
des tempêtes, dépose de l'or. « Les Turks riverains vont à la re- 
« cherche de ce métal dans des lieux connus d'eux; ils l'extraient 
« et le ramassent selon l'usage , le lavent ensuite à grande eau 
« y^y^ , puis mêlent les parcelles d'or avec du mercure , mettent 
fc le tout en fusion dans de la bouse de vache ^ et en recueillent 
« des quantités considérables. Le roi prend ce qui lui est dû, 
« achète ce qu'on veut lui vendre , et le reste passe dans le com- 
« merce. » Il y a dans ce pays beaucoup de bêtes à musc, mais 
le musc le plus estimé est celui du Tibet, qu'on préfère à celui de 
l'Inde et de la Chine, 

' La version latine porte Buragli. 



DIXIEME SECTION. 225 

« Le reste de cette contrée est couvert ou de flaques d'eau pro- Fcuiliei 174 verso. 
« duites par l'abondance (temporaire) des pluies, ou de champs 
« cultivés et fertiles où les Turks font paître leurs troupeaux. Ces 
« peuples se transportent d'un lieu à un autre, mènent un genre 
« de vie nomade, comme les Arabes et les Berbers, et s'occupent 
Il à élever des chameaux et des chevaux. Tous les Turks mangent 
« de la chair de cheval, qu'ils préfèrent à celles du bœuf et du 
«mouton. Ils vivent de riz, de viande et de poisson, et font 
« peu d'usage de liqueurs fermentées. Leurs femmes sont d'une 
Il beauté remarquable et en général plus robustes que les hommes, 
Il plus ardentes à obtenir ce qu'elles désirent , tant à cause de la 
Il véhémence de leurs passions que de la fierté de leur caractère. 
Il Chez ces peuples l'huile est employée comme cosmétique, mais Feuillet 175 recto. 
II pour l'éclairage, dans les lanternes, on fait usage de suif. Le 
«lait, le beurre, le miel et le poisson sont très-abondants dans 

I ce pays. La monnaie est de cuivre, et le vêtement des habitants 

II est celui qu'on nomme techmir j-t-ci^iiS., là les plus longs jours 
«sont de quatorze heures; il y pleut beaucoup, les brouillards 
Il y sont très-fréquents , et la neige n'y fond jamais sur les mon- 
II tagnes. 

Il Nous voici parvenus au terme de la description des contrées 
« comprises dans le présent climat. Nous avons rempli cette tâche 
Il selon nos forces , avec tout le soin et tout le zèle dont nous 
n avons été capable. « 



FIN DU QUATRIEME CLIMAT. 



29 



CINQUIÈME CLIMAT. 



PREMIÈRE SECTION. 

Siiile et fin de k description de l'Espagne. — Sant-Iago ou Saint-Jacques de Compos- 
telle. — Burgos. — Ségovie. — Huesca. — Torlose. — Tarragone. — Barcelone. 



Feuillet 175 recto. Cette section comprend une partie du nord de l'Espagne JU* 
A_AjL«-»v!, où se trouvent la Galice «-Ajixl»-, une partie de la Cas- 
tille 'iiXxAj (Castilla la Vieja), de la Gascogne Hmj^As- dans le pays 
des Francs, et une partie du Portugal Jljis^j, qui compte au nombre 
de ses villes Colomria iC^^-lo (Coïmbre), Mont-Mayor j,^.a.» lm^, 
Nedjau jLss' (Viseu?), Sartan yb^ (Zaratan), Salamanque «JUivi, 
Samora ïj^^ (Zamora), Abela «1^' (Alba de Tormas?). 

De la Galice dépendent Ségovie *-a-j_jJU; , Léon y^ , Soria ^ 
ioj_j,.i;, Burgos u*..ç;j, Bahira Sj^[> (Beyra), Lokroni jjy.f (Lo- 
grono ) , Castila «XAla**j (el-Castilo) , Bont-Lerina Hmj} tx^ (Puente- 
la-Reyna), Pampelune s^jXjm, Santa-Maria xj^ oO*, (Vittoria.^), 
Dabelia K»X>:= (D'Abelia), Sant-Djuliana AjUi> oO^i (Santillane), 
San-Pedro JiAj owU;, Sant-Ardem^.,a;! o^JUi (Santander.^), San- 
Salvador Dhoulbeira s^AJji j^ivi*» caA^, et Bayonne iCi^v ^- Di 
pays de Heikel Soull J^*- J^xH» (temple de Sella ou de Salelles) dé- 

' Les versions latine et espagnole portent Liria, mais nos deux manuscrits mettent 
à portée de rectifier cette leçon ainsi que la suivante. 
' Sic. 



PREMIÈRE SECTION. 227 

pendent Tudèle XU,y , Huesca iU^j , Djaca ii3\=^ ( Jaca) , Calahorra i-euillet . 75 recto, 

«rj-^; de la Gascogne «^yCii, Carcassonne iUyij^ï, Comminges 

i^Àï, Saint Jean (de Luz) y!j^ c:»jUi, Bayonne iq^ , Auch ^^1, et 

Bordai Jb^^ (Bordeaux); du Poitou ^-çj, Bedares u«;!jw_j 

(Poitiers), Balkir ^^, Saint-Jean (d'Angely) u\y^ ^^.j^, h 

Rochelle aIU-,, Angers u^j-^' ; et du pays de Cahors j^jl ..y 

Angoulême *.«jJ»j! et Ablakia iUS^ol (Blaye). « Notre intention est 

« de traiter des pays ci-dessus dénommés et compris dans la pré- 

» sente section, de décrire leur état actuel, et d'entrer dans les 

'< particularités qui les caractérisent. » 

Et d'abord nous disons que la mer occidentale comprise dans 
cette première section est l'océan Ténébreux dont il a déjà été 
question. « A l'extrémité de cette mer, l'obscurité remplace le 
«jour. » Sur ses bords on remarque Cintra »,-^c_a_i, Lisbonne 
«_y^, qui dépendent de l'Espagne, ainsi que Colomria »^j.J^i 
(Coïmbre), ville « petite, mais bien peuplée et florissante, dont 
•< les environs couverts de vignobles produisent beaucoup de fruits, 
«tels que des pommes, des poires, etc. Il y a des sources d'eau 
« vive. La ville est bâtie sur le sommet d'une montagne de terre, 
« de bonne défense et de difficile accès, non loin d'une rivière du 
« nom de Mondik :j-^<>.J^ (Mondego), qui coule à l'orient de la 
« ville et qui fait tourner des moulins. » De Colomria à Santarin 
(j-j;-ia-£ (Santarem), on compte 3 journées, en se dirigeant vers 
le sud. De Colomria à la mer, vers l'occident, 12 milles. C'est 
là qu'est l'embouchure du Mondik, rivière auprès de laquelle il 
existe un château très-fort, nommé Mont-Mayor j^a^ «iU^, bâti 
sur les bords de la mer « et entouré de terrains fertiles. « 

Voici l'itinéraire de Colomria à Sant-Iacoub ^^l c:.^ (Sant- FeuillcuySverso. 
lago de Compostella) : si vous voulez vous y rendre par mer, en 
partant du fort de Mont-Mayor jj^v o^ (j^a^ , vous allez à 
l'embouchure du Nahr-Boudhou j^^^i (le Rio-Vadeo), rivière 
navigable sur la frontière du Portugal, 70 milles. 

29. 



228 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 175 verso. « Le Portugal JUj^j est un pays florissant, couvert d'habitations, 
« de places fortes et de villages contigus. On y élève des chevaux ; 
« on y trouve des guerriers ardents à faire des incursions chez 
« leurs voisins , et qui n'ont nul besoin de leur secours ^ Le Nahr- 
« Boudhou j— B.JJ j~.^ est une rivière considérable qui porte de 
•• grosses et de petites embarcations. La marée y remonte à la dis- 
« tance de plusieurs milles. » De là à l'embouchure du Douira 
»;oji (le Duero), i5 milles. 

Cette rivière est considérable, rapide, et remarquable par le 
murmure et par la profondeur de ses eaux. C'est sur ses bords 
que s'élève la ville de Samora s^^-jw (Zamora) , située à 60 milles 
de la mer. 

De là à l'embouchure du Mino_jÀA.« (Minho), 60 milles. 

Le Minho est un fleuve large, considérable et profond, dans 
lequel la marée pénètre et où quantité de navires viennent , soit 
pour jeter l'ancre, soit pour remonter le fleuve, soit pour visiter 
les bourgs et les châteaux, forts bâtis sur ses bords. Au milieu de 
ce fleuve et à 6 milles de distance de son embouchure dans la mer 
est un fort construit dans une île. 11 est d'autant plus susceptible 
d'une vigoureuse défense , qu'il s'élève sur le sommet d'une émi- 
nence de difficile accès et de médiocre hauteur. On nomme ce 
fort Abraca ^j.!\ . Du Minho j— i-A-«j~-^ à l'embouchure du Taron 
yjj.W (Piio de Castropol), cours d'eau considérable, où la marée 
pénètre à plusieurs milles de distance, 60 milles. 

A peu de distance de la mer et au milieu du Taron sont une 
île et une place forte dont les murailles sont de tous côtés bai- 
gnées par ses flots. « Cette place est bien habitée et ses dépendances 
" sont considérables. » De là à l'embouchure d'el-Adra^ii)!, ri- 
vière petite, mais navigable, et où viennent mouiller beaucoup 
de navires, 6 milles. De cette rivière à l'embouchure du Merar 

' Le texte arabe porte J'Aju LwàJU^j i). ; littéral. qui ne cherchent point à s'é- 
« clairer de leur feu. n 



PREMIERE SECTION. 



229 



SAINT-JACQDES 
DE COMPOSTELLE. 



Jj~«, 6 milles. Le Merar est une grande rivière où la marée pé- Feuiiiei 175 verso. 
nètre et où viennent mouiller de gros navires. Son cours est de 
peu d'étendue, mais à son embouchure dans la mer il existe une 
île petite et déserte , où l'on trouve un port et où il est possible 
de s'approvisionner d'eau et de bois. De là à l'embouchure de la 
rivière de Sant-Iago, qui porte aussi le nom de Nahr Anachtj...(j 
o>-iS^I, on compte 6 milles. Le lit de cette rivière est large, et ses 
eaux sont profondes; la marée s'y fait sentir, et les plus gros na- 
vires la remontent durant un espace de près de 2 o milles. « A cette 
« distance on remarque un beau pont soutenu par cinq arches tel- 
« lement grandes, que de gros navires peuvent passer dessous à la 
« voile. Auprès de ce pont est une place forte du nom de Anacht 
« cu-ûbl , distante de l'église de Sant-Iago d'environ 6 milles. L'église sast-ugo 
« dont il s'agit est célèbre par les pèlerinages dont elle est l'objet. 
« Les chrétiens y viennent de toutes parts, et, si l'on en excepte 
Il l'église de Jérusalem, il n'en est pas déplus imposante. Elle peut 
« même être comparée à la Comamé x»U' (de Jérusalem) , sous le 
Il rapport de la beauté et de la grandeur des constructions , comme 
« aussi sous celui des richesses qu'elle renferme, produit de libé- 
II ralités et d'aumônes. On y remarque quantité de croix d'or et 
« d'argent enrichies de pierreries telles que saphirs, émeraudes 
Il et autres. Ces croix sont au nombre de plus de trois cents, 
« grandes et petites. On y compte environ deux cents colonnes 
Il recouvertes d'ornements en or et en argent. Cette église est des- 
« servie par cent prêtres, sans compter les serviteurs et les subal- Feuillet 17O recto 
■I ternes. Elle est construite en pierres et en chaux mélangées ^ , 
« et entourée de diverses maisons où logent les prêtres, les reli- 
II gieux, les diacres et les y^î^j'j^, et de marchés où l'on vend et où 
« l'on achète. Il existe, tant auprès que loin de l'église, des bourgs 

' Le texte porte lîiLjI , ce qui signifie , je crois , a mélangées sous forme de mor- 
» lier ou de briques moulées. » 

Le sens précis de ce mot nous est inconnu. 



230 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 17G recio. « qui par leur étendue peuvent être comparés à des villes, où l'on 
« fait beaucoup de commerce et dont la population est immense. » 

A partir de l'église de Sant-Iago, la mer Ténébreuse forme 
un coude qui se dirige de l'ouest à l'est en déclinant un peu vers 
le sud, et qui s'étend jusqu'à la ville de Bayonne. La route de 
l'un à l'autre de ces deux points, " en longeant la côte, » est ainsi 
qu'il suit : 

De Sant-Iago vous vous dirigez vers la rivière de Tamarkat 
A^j^bj^j (Tambre), qui est navigable et où les navires peuvent 
mouiller. De là vers Ras el-Tarf cj^JaJ! u^l, (cap Ortegal), qui s'avance 
beaucoup dans la mer. De là vers la rivière Rouge j-jj-ili j^itj ( la ria 
de Aroza), qui est considérable et qui coule auprès d'une grande 
église voisine de Bort-Tama ài_«Us Ljj (Puerta-Tama). « Sur ses 
bords on voit beaucoup de villages et d'habitations. » La distance de 
ce point à Sant-Iago est de 4.2 milles. De cette rivière vous allez à 
Armeda » J»-^! , « place bien fortifiée , non loin de la mer et entou- 
« rée de villages. » De là à Alfaro ^jUJi \ place également très-forte , 
où l'on voit les vestiges d'une grande église. De là à la rivière 
d'Artakira SjjxîJ [el rio de Camarinas), où la marée pénètre et 
sur les bords de laquelle est un fort nommé Mont-Saria-Dabelia 
aA)2> ikjjM ij.'Jui [Sierra de Ahella) , on compte 60 milles. « Ce fort 
« est environné de champs ensemencés. » De là à Wadi-Calam- 
bira »jjs*i0i ts^'ji rivière dont l'embouchure est très-large, où la 
mer pénètre et où l'on voit un grand phare ^ auprès duquel est 
l'église de Santa-Giuliana *jUXî=. ^j^Xm, 60 milles. 

De Wadi-Calambira à Wadi-Sindria «jjA.Lw j^iîj [rio de Ce- 
deyra), petite rivière dont l'embouchure est cependant assez large 
pour offrir un mouillage aux navires et auprès de laquelle est 
l'église de San-Pedro^Jaj ov.u«, 3o milles. De là à Wadi-Regina 

La version latine et la version espagnole portent Algar ou Algara. 
Le texte porlej_Aj,^, , U; ^i^Jl^, ce que la version espagnole rend par ces mois : 
« j sobre el hay ana atalayu grande. » 



PREMIÈRE SECTION. 231 

>-j ^i!j , rivière auprès de laquelle est l'église de Sant-Ardem Feuiilfi 176 recto. 



j.i>_,l ovjLw (Sautander?), 45 milles. Cette rivière est considérable; la 
mer, pénétrant dans son lit, y forme un bon port, et on y remarque 
plusieurs îles habitées. De là à Wadi-Salvador Dhoulbeira ^^iij 
ij-f^jli j^kjXw (Saint-Sébastien, ou port du Passage?), 5o milles. 
Les eaux de cette rivière servent à l'arrosage de quantité de 
champs cultivés et couverts d'habitations et de villages. De là au 
cap de Baskirj.-JC&j Cjlo (Biaritz?), auprès duquel est la ville de 
Bayonne, 3o milles. «Les voyageurs parcourent cette distance 
« en vingt-trois jours, plus ou moins. Bayonne est située à l'ex- 
« trémité de ce cap. « A partir de là (le rivage de) la mer reprend 
sa direction et fait face à l'occident. C'est au fort d'Alfar j\-ii\ 
ou Alghar, dont nous venons de parler, que commence la chaîne 
des montagnes de Chibah *jjU;' (Ceva de Pyreneo) qui longent 
les bords de la mer jusqu'à Bayonne, tantôt s'éloignant de la mer 
à la distance d'une journée, et tantôt s'en rapprochant à la dis- 
tance de 1 5 milles. Ces montagnes s'étendent sans interruption 
jusqu'à Bayonne ; là elles atteignent les montagnes du temple 
de Vénus s^jJl JSLl* Jjj» (de Port-Vendres) , et leur longueur Feoilleuvei 
est de 9 journées, en évaluant la journée à 3o milles. Les mon- 
tagnes du temple de Vénus, situées à l'extrémité de la presqu'île 
d'Andalousie , s'étendent en largeur et ferment l'espace compris 
entre la nftr Ténébreuse ou la mer des Anglais (j_AJJiji)lj.rf 
et la Méditerranée , c'est-à-dire entre Bayonne et le pays de 
Barcelone. Ces montagnes sont très-hautes et portent le nom 
d'el-Bortat u»b^! ^ (les Pyrénées). Elles séparent l'Andalousie 
du pays des Francs. La longueur de ces montagnes, du nord 
au sud et par des lignes (plus ou moins) courbes, est de 7 jour- 
nées. Il y a quatre portes à l'entrée de défdés tellement étroits 

' Et non Sehta, comme il est dit dans la version espagnole. 

" M. de Sacy considérait ce nom à'el-Bortat comme une dërivalion du mot porte. Il 
est certain que divers passages des Pyrénées ont conservé cette dénomination. 



232 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuiiiei 17e verso, qu'il ne peut y passer qu'un cavalier après un autre. Ces portes 
sont larges et spacieuses , mais les chemins y sont affreux. L'une 
d'entre elles, située du côte de Barcelone, s'appelle la Porte de 
Djaca «JsU- ca^; une autre, voisine de la précédente, s'appelle 
Achmora i^siil ; la troisième est celle qu'on nomme la Porte de 
César jjLii i^j-^, et elle s'étend en longueur à travers la montagne 
sur un espace de 35 milles; la quatrième est la Porte de Bayonne. 
Non loin de chacune de ces portes, et des deux côtés (des mon- 
tagnes) , on trouve des villes; ainsi, du côté de la Porte de César, 
on remarque Pampelune, et, du côté de la Porte de Djaca aïU», 
la ville de ce nom (Jaca). «Nous traiterons ci-après, s'il plaît à 
«Dieu, des pays situés au delà de ces montagnes et dépendants 
« de la chrétienté -j^J! i5*o; mais, reprenant à ce que nous avons 
« commencé, nous disons que » l'itinéraire par terre de Colomria 
H-jj^ (Coïmbre) à Sant-Iago s'^-J'lî '^^*^^ est comme il suit : 

De Coïmbre à Abah A_jT(Rivadavia), village, 1 journée. 

D'Abah à Wetaria iy^Ja^ (Hueteria), village, 1 journée. 

De là à la frontière du Portugal, 1 journée. 

Le chemin passe à travers les terres du Portugal durant une jour- 
née au bout de laquelle on parvient à Bouna-Carjlï «j^, village 
situé sur les bords du Douro a^ji , qui est le fleuve de Zamora 
ifjj.** j.,-j . On traverse le fleuve sur des embarcations disposées 
à cet effet. De ce lieu à la rivière de Minhoj-U^j..^-3^ou (plutôt) 
au fort Abraca iij!^l (j^a». , 60 milles ou 2 journées. Puis à Touïa 
HijL (Tuy), ville «peu considérable, mais jolie et dans un pays 
« fertile, » 2 journées. De Touïa à Sant-Iago, que nous avons dé- 
crit avec assez d'étendue pour qu'il ne soit pas nécessaire de reve- 
nir sur ce sujet, 1 journée. 

«De Colomria a-j;— t^ (Coïmbre) à Salamanque «Ji-i_t«-î on 
« compte, dans la direction du nord-est, 3 journées; de Zamora 
« iijyF^ à Salamanque, 1 journée. Zamora est une ville célèbre et 
« l'une des capitales du pays chrétien. Elle est située sur la rive 



PREMIERE SECTION. 235 

« septentrionale du Douro, et ceinte de fortes murailles en pierres ; Feuillet 176 verso. 
" son territoire est fertile et couvert de vignobles , ses habitants pos- 
« sèdent des richesses et se livrent au commerce. « De Zamora à 
Léon yj-*J iiÀjvX.» on compte ajournées ou 100 milles. «Léon 
« est l'une des villes capitales du pays de Castala Xjlxso (Vieille- 
■ Castille); elle est florissante et peuplée d'hommes très-braves. 
« On y fait un commerce avantageux. Ses habitants sont économes 
« et prudents. De Léon à Astorba *j^l (Astorga?), ville petite, 
« mais bien peuplée ; « de là à la montagne nommée Mont-Wad 
ilj ovJL* \ 12 milles; à celle dite Mont-Cabrir^.,)^ o»j-<> (Monte- Feiiilleti77 recto. 
Cabrero) et à Sant-Iago v^^lî o>ju;, 3 journées, « par un pays cou- 
« vert de villages et d'habitations. » De Léon à Algharo jy^— «-!' ^, 
situé sur les bords de la mer des Anglais, 3 journées. L'itinéraire 
de Léon àPampelune, en se dirigeant vers l'orient, est, savoir : 
de Léon à San-Fa'oun y^_)«-jU^ (Sant-Facund), « place fortifiée et 
«bien peuplée, dont les environs sont très- agréables, » 1 jour- 
née; de là à Carioun y^ï (Carrion de los Condes), «ville bien 
« peuplée, de grandeur moyenne, entourée de terrains fertiles et 
«bien cultivés, » i journée; de là à Burgos (Ji-s^, 1 journée. 

« Burgos (jS^-j est une grande ville, traversée par une rivière cuncos. 

« et divisée en quartiers entourés de murs. L'un de ces quartiers 
« est particulièrement habité par des juifs. La ville est forte et 
» susceptible de défense. Il y a des bazars, du commerce et beau- 
« coup de population et de richesses. Elle est située sur la grande 
« route des voyageurs ; ses environs sont couverts de vignobles , 
« de villages et d'autres dépendances. » De Burgos à Nadjira iijs=-\j 
(Naxera), ville bien peuplée, 1 journée; de là à Castilia aaAaIsuvj, 
« place forte habitée par une population belle, brave et vigilante, ■> 
1 journée; de là à Mont-Lerina iLjsyJ oo.*, « place forte entourée 

' Le ms. B porte ji, i^mi. Mont Raz. 

' Je pense qu'il faudrait lire ici ..Ix!) , on le Phare. Il s'agirait en ce cas de la 
Corogne. 

II. 3o 



254 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 177 recio. « de beaucoup de vignes et de vastes dépendances, 1 journée; de 
là à Pampeiune, 1 journée. De Painpelune à Bayonne, en sui- 
vant les bords de la mer\ on compte 2 journées. L'accès de l'une 
à l'autre de ces villes a lieu par la Porte ca^! de Bayonne , ainsi 
que nous l'avons remarqué plus haut. De Léon à Tolède on 
compte 7 journées; de Burgos à Tolède, également 7 journées; 
de Sant-Iago à Tolède, par la route ordinaire, 9 journées; de 
Salamanque à Abila «>ol , « réunion de villages dont les habitants 
« montent à cheval et sont très -braves, » 5o milles; de là à Se- 
koubia iLM^Sin (Ségovie), 5o milles, en se dirigeant vers l'orient. 

ff GoviE. „ Ségovie lU^jSiii n'est point une ville , mais un assemblage de 

« villages nombreux, voisins, séparés les uns des autres et entre- 
« mêlés d'habitations dont la population est très- considérable. 
« Ses habitants sont des cavaliers au service du roi de Tolède. 
« Ils possèdent des haras et des troupeaux, et sont très-renommés 
« par leur bravoure et leur patience à endurer les périls et les 
" fatigues de la guerre. • De Ségovie à Tudèle iiX^jJaj, en se diri- 
geant vers le sud-est ^, 1 00 milles; de Tudèle à Saracosta Hi^Mti^ 
(Saragosse), 5o milles. La distance totale entre Salamanque 
ii-Ck^ui et Saragosse iila«*ï^ est de 1 o journées. « Nous avons suf- 
'■ fisamment parlé de Saragosse et de ses environs dans la des- 
« cription des pays compris dans le quatrième climat. » 

De même, de Tudèle ' à la ville de Salem ^Uu îLàjJv^, 1 jour- 
née « et un peu plus. » De Saragosse à Wechca »X&j (Huesca), 
5o milles; de Huesca àLarida ïaji) (Lerida), 70 milles; de Huesca 
à Meknasa ii-«,U5l« (Mequinenza), 70 milles; de Lerida à Mequi- 

HCEscA. nenza, 5o milles. « Huesca »XSij est une ville jolie, bien peuplée, 

" commerçante, avec bazars bien fournis et industrie permanente 
■ et productive. De même Mequinenza *-«iUJC« est une petite ville 

' Sic. 

' Il eût fallu dire : vers l'est-nord-est. 

' Le ms. B porle Soria, mais en marge on a changé ce nom de lieu. 



PREMIÈRE SECTION. 235 

qu'on peut compter au nombre des places fortes, et qui sert en Feuillet 177 recto. 
efifet à la défense des frontières de l'Andalousie. 

1 Lerida ssjV est une ville de grandeur médiocre, mais abon- Feuillet 177 verso. 
dante en ressources. Elle est située sur les bords de la rivière 
dite des Oliviers y^-Ji^lj^, qui, prenant sa source dans les Py- 
rénées, passe à l'orient de Djaca xi(l=-, baigne la partie orientale 
des murs de Lerida, et parvient à Mequinenza où elle se jette 
dans l'Ebre Sj-ji^^, en sorte que Mequinenza est située entre 
les deux rivières. De Lerida à Afragha *-ij_jj!, place forte avec 
marchés et fabriques, et dont les habitants sont très-braves, 5o 
milles. » D' Afragha à Tortose A-i^I»^, 5o milles. «Cette der- tobtose. 
nière ville est agréablement située sur les bords de l'Ebre j.^ je 
»^!, à 20 milles de la mer Méditerranée, et défendue par un 
château fort. Les montagnes qui l'environnent produisent des 
sapins jjjjUj dont le bois égale en beauté, en éclat, en épaisseur 
et en longueur, ce qu'il y a de mieux au monde. Il s'en fait une 
exportation considérable , soit pour la construction des édifices 
royaux et autres, soit pour la mâture des vaisseaux de guerre, 
soit pour la fabrication de divers objets de service militaire , 
tels que tours (de siège), grues cjL-.A.rj, échelles, etc. » 

De Tortose à Tarragone des Juifs aj—^—JI k-iyj^, Ixb milles. 
Tarragone est située sur les bords de la mer et ceinte d'une 

« muraille qui se compose de blocs de marbre blanc et noir d'une 
rare beauté. Cette ville, aujourd'hui florissante, était autrefois 

« dépeuplée à cause de sa situation limitrophe entre les musul- 
mans et les chrétiens. Elle est jolie, mais on y rencontre beau- 
coup de serpents dont la morsure est dangereuse. Il y a un bon 

a port et de l'eau douce. « De là à Barcelone iC-j^X^i^ on compte 

5o milles. 

« Barcelone s^^kdjj est une ville située sur le bord de la mer. 

« Son port est peu profond, et les vaisseaux n'y peuvent pénétrer 

« que lorsque ceux qui les dirigent en connaissent l'entrée et qu'ils 

3o. 



TARRAGONE. 



BARCELONE. 



236 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 177 verso. « sont experts en fait de navigation. Barcelone possède un fau- 
•> bourg et est défendue par de fortes murailles. L'accès de cette 
« ville en Espagne a lieu par un déiilé (littéral, par une porte) 
« situé dans les montagnes dites du Temple de Vénus i|y^) JSLiA , 
" ou, en langage chrétien, de Bortoniourjij_AÀj^ (Port-Vendres). 
« C'est à Barcelone que réside le roi des Francs ; cette ville est 
" sa capitale. Il possède des navires destinés aux expéditions ma- 
« ritimes ou militaires. Les Francs sont doués d'une force irré- 
» sistible et d'une bravoure à toute épreuve. On dit qu'ils sont 
« issus de la race de Djafnah aàjU^ ^ Le territoire de Barcelone 
« produit beaucoup de froment et d'autres céréales, du miel, etc. » 
De là à Carcassonne «jyijjj, «jolie ville située sur une éminence 
« et entourée de vignobles et d'abondants cours d'eau, » ajour- 
nées. De Carcassonne k Comminges xsJu, par les montagnes si- 
tuées au nord, 80 milles. « Comminges «. - 5 ^, .{ est une ville de 
« grandeur médiocre, mais jolie et abondante en ressources. Ses 
« murailles sont construites en pierres, et l'on y boit de l'eau de 
'■ sources et de fontaines. » De Comminges à Toulouse «m^Hs, en se 
dirigeant vers le sud-est, 2 journées. De Carcassonne àToulouse, 
vers l'orient, 60 milles. De Comminges àMorlans ^J»~ii>J~* (Mon- 
tauban?) 80 milles. De Comminges à Saint-Jean y'^=- '^>^>^ (Saint- 

Feuiilet 178 recto. Jean-Pied-de-Port ?) , par la montagne, 60 milles. «Saint-Jean 
« est une jolie petite ville bâtie sur une éminence. On y remarque 
" une église très-belle et très-fréquentée. » De Saint-Jean à Morlans 
^J,^i!J^, 65 milles. De la ville de Saint-Jean à celle de Bayonne 
xj^ju, en se dirigeant vers le nord, 2 journées. De Saint-Jean à 
Aucb uijl, en se dirigeant vers l'orient, 70 milles. De Bayonne 
à Bordai Jii^ (Bordeaux) , 80 milles. Toute la contrée dont nous 
parlons dépend de la Gascogne H^j^Jii, qui est bornée par le 
Djebel el-Bortat <:alijjJi Jy.=- (par les Pyrénées). «Les villes 
1 (principales) de cette province sont : Gironda »<xjj^a- , Comminges 
' Nom d'un ancien roi de Syrie. Voyez d'Herbelol , Bibl. orient, au mot Gassaniah. 



PREMIERE SECTION. 257 

« *jsj»:, Toulouse ajiyh, Carcassonne iijyijj.s, Auch u^jî, Merlans Feuillet 1 78 iccio. 
« ^J^'^J^ (Montauban?), Saint-Jean yi_^s- oJ^ et Bordai Jlijo (Bor- 
« deaux). Entre cette dernière ville et la mer on compte 1 2 milles. 
« Les provinces limitrophes de la Gascogne iUjjXiii sont : la Pro- 
« vence iUaijjo, le pays de Cahors o"jj'' i^— ^', celui de Burgoch 
« (jS—èj-j (fl.Jiïi , et le Poitou jh. a-j |<>Ji! , qui confinent toutes à la 
« Gascogne vers l'occident. Cependant la province de Burgoch ' 
« confine à la Gascogne parallèlement à Bayonne du côté du 
«midi , et à la province de Cahors -, qui a au nord le Poitou. 
« Au nombre des villes principales du pays de Burgoch ^,,_a_Lj! 
« (jS--*^, on compte les villes d'Ach L)i;T(Auch?), de Burgoch, 
« d'Ancolazmia xji-«jyaj| (Angoulême) , d'Agen yç-î, dépendante 
« du pays de Cahors j^^lï. Nous devons ajouter que cette ville de 
« Burgoch est entourée de murs et qu'elle donne son nom à la 
« province. Elle est florissante et peuplée. Ses environs sont fer- 
« tiles, bien arrosés et bien cultivés. « De Burgoch à Ach jiTon' 
compte 5o milles; de Burgoch à Agen (^=-1, dépendance de Ca- 
hors, 5o milles; d'Agen à Cahors, 60 milles, en se dirigeant vers 
le nord; de Burgoch à Angoulême, 100 milles; et de là à Bor- 
dai Jli^j (à Bordeaux), dépendance de la Gascogne, 100 milles. 
« Ancolazmia iU>,5>Jij! (Angoulême) est une ville considérable, 
« florissante, entourée de fortes murailles et de campagnes très- 

« fertiles. » De là à Iblakia ' « K-i"^ >\ (Blaye), dépendance du 

Poitou, 90 milles. «Blaye est une ville peu considérable, mais 
« florissante et située sur les bords d'un fleuve dont les eaux ser- 

« vent à la consommation des habitants. » De là à Bordai J!ij > 

(Bordeaux) on compte ^o milles. 

« Bordeaux est une ville parfaite , renfermant toutes les res- 

' La silualion de cette ville de Burgoch ou de Burgos est trop obscurément in- 
diquée par notre géographe pour qu'il soit possible de la déterminer avec précision. 

' J'ai préféré la leçon du ms. A qui porte m« ,»lï fO.Ai! ii_}jlr>. ^j à celle du 
ms. B qui porte (j-;jlï foiil »^y>s=- ^j • 

' Les versions latine et espagnole portent mal à propos Aila/na. 



258 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 178 recto. '< sources imaginables et où l'on trouve des fruits en quantité. » De 
là à la mer on compte 1 2 milles; et de la mer à Blaye « — a-*^' , 

I 5 milles '. 

D'Angoulême à Saint-Jean, dépendance du Poitou y'>?- i^^-i-^ 
^Aj ubjî er« (Saint- Jean -d'Angely), lio milles; d'Ifclakia iLjU»5Vji 
(Blaye) à Radjala «Jls-j (la Rochelle), 1 journée. « Cette dernière 
« ville, qui dépend du Poitou, est peu considérable et située sur 
« les bords de la mer. » De la Rochelle à Balkir^^AJiL, ville située 
sur les bords de l'océan Ténébreux , près l'embouchure du fleuve 
d'Orléans u^\^J j-^ (de la Loire), 1 journée maritime. De la 
Rochelle à Saint-Jean (d'Angely), dépendance du Poitou, 5o 
milles. De Saint-Jean à Balkir, même distance. « Betares (j~;Lù 

II (Poitiers?) est la capitale d'une province du même nom qui 
« confine avec celle du Poitou jJaju ^bj! ^Us . C'est une grande et 
«belle ville et une capitale célèbre, rangée au nombre des plus 
« importantes de la chrétienté. On compte au nombre de ses dé- 
« pendances Andjirs (_fy-*='l (Angers) , ainsi que d'autres villes dont 
« nous parlerons et que nous décrirons ci-après avec tous les 
« détails convenables. » 

' E V a évidemment erreur de chiffres dans ces évaluations. 



DEUXIEME SECTION. 



239 



DEUXIÈME SECTION. 



Description de diverses parties de la France el de l'Ilalie. — Toulouse. — Agen. 
Vienne. — Lyon. — Limoges. — Bourges. — Mâcon. — Troyes. — Genève. 
Lausanne. — Ravenne. — Gênes. — Pise. — Rome. — Pavie. — Naples. 
Amalfi. 



La présente section contient la description de plusieurs villes Feuillet 1 78 verso. 
principales du pays des chrétiens situées dans diverses provinces 
« parmi lesquelles sont une partie de celles de Cali ors, la totalité de 
'- la Provence, c'est-à-dire : Narbonne iijj^j!, Mont-Beslierj.jJU«j owL» 
« (Montpellier), Sandjili J-^v^ (Saint-Gilles), Bezars ^j^Jj., (Bé- 
• ziers), Afinoun yy^ù' (Avignon), Balensia iC-A-^wjiJj (Valence), 
« Biana &jLu (Vienne), Lyon yjjsi; et parmi les dépendances de 
«la Gascogne : Toulouse AM^iis , Auch yi^l et Morlans jm^j^, 
« voisines des pays de Cahors u-yj'*' et d'Agen ^.=-1 . Du côté de 
" l'orient , ces dernières contrées touchent à celle du Puy ^sj-j 
>! et de Clermont o>.à^X^!, et du côté du nord» à celle de la 
Bourgogne des Francs (^.:^\jà1\ iUjyS-jj , qui compte au nombre 
de ses villes : Mosins L(~i*«ui) (Moulins?), Nifars (j-jliUi (Nevers) 
et Maskoun yjX«^ (Mâcon). Cette dernière province est limi- 
trophe de la Bourgogne des Allemands yvjl^l Hm^jj, où l'on 
remarque : Djinevra syJ<=. (Genève), Lausanne ii_i)J et Aghintz 
ii*À**! (Aix en Savoie .»>). La présente section comprend égale- 
ment une partie de la Souabe *j!_^ (<>JjI , de l'Askandja «^0C«1 
(d'Echingen) des Grisons jj-jj^^ , et Ulm «-Il (pays limitrophes 
de la Tarentaise ajJaj!^), ainsi que les rivages de la mer de 
Venise , et le pays d'Aquilée &jy«^t , oti sont situées les villes 
de Pesaro <>y^, de Castello ^Ak^aï, de Rabina iOuo, (Ravenne), 



240 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 17S verso, de Comalglia xJiiU (Comaccl)io), de Kradis ^j^jiV^ (Gradisca) el 
d'Astadjanko _^lsiv-wi , et de plus un grand nombre de contrées 
situées sur les bords de la mer des chrétiens , telles que Narbonne 
iO^jt, Montpellierj^k-liio ts^jU, Saint-Gilles ^J-sàm, Hières (Jû^— >l, 
Beniglo aX*àj (Oneille?), Savone «jyi*», Gênes oj-«»-, Pise jji_*_j, 
Lucc[ues *^, Levano »Jji, tout le pays de Sinigaglia ii-AJlxU» aSVj 
et ce qui le touche du côté des Longobards oi^-Jii a^Vj, des Véni- 
tiens iuiUj et des Francs; les parties adjacentes de la Lombardie 
iùi^i , telles que Turin y_yJ3, Saousa iU-jLw (Suze) , Ombria isy.*»! , 
Ghamendio_jj<Xji-s, Mediolan yil^jO^ (Milan), Babia iUil (Pavie), 
Sino _^jvuo (Sienne.''), Ferrare Hjj^, Bologne iosjpo, et enfin une 
portion de la Calabre ajj_^ et des contrées voisines , telles que 
Melfi uô^ (Amalfi), Sorrente aaj^-w, Bénévent i^^MXj , Saman- 
djelo ^ij^w* (Sant-Angelo dei Lombardi). «Notre intention est 
« de déterminer les limites de toutes ces contrées, de dire ce 
«qu'elles offrent de remarquable, d'en indiquer les routes, les 
« parties inconnues, et en général tout ce qui vaut la peine d'être 
n décrit, ainsi que nous l'avons fait pour les précédentes régions. " 
TODLotisK «Nous disons donc que Toulouse » — m,^, qui dépend de la 

« Provence ^ iUaA^j rfvis! y^ c^Ji, est une grande et belle ville, en- 
" tourée de champs ensemencés et de dépendances considérables. >< 
De Toulouse à Narbonne, sur le littoral, on compte 70 milles. 
De la même ville à Carcassonne, en passant par les montagnes 
connues sous le nom d'el-Bortat ^[ij^ (les Pyrénées), 60 milles; 
à Béziers o"j!>?i « johe ville, ceinte de fortes murailles, entourée 
« de champs cultivés et de villages, et dépendante de la Pro- 
« vence, » en se dirigeant vers l'orient, 80 milles. Egalement de 
Toulouse au Puy ^^^j -, « ville importante , renfermant de nom- 
«breuses habitations, entourée de campagnes fertiles, et dépen- 
« dante de la province de Clermont, » 280 milles. « Cette province 

' Sic. 

' C'est par eneur qu on lit Berry dans la version latine, p. 330- 



DEUXIÈME SECTION. 241 

« a pour limites, à l'orient, la Provence; à l'occident, le pays de Feuillet 179 recto. 

« Cahors ; et au nord , le Berri j^ rfsAït . De Toulouse à Morlans 

" ^JMJ^J^ (Montauban?) on compte 1 2 milles. Toulouse est située 

«à mi-chemin d'Auch ^fijl à Morlans (j-JiJ^, ville considérable, 

"florissante, peuplée, abondante en ressources et dépendante 

« de la Gascogne iUijXi* a]Iî (j^. »De Morlans à Saint-Jean, ville 

bâtie au pied d'une montagne, 80 milles. De Morlans à Agen 

(js-t, en se dirigeant vers le nord-est ' 5o milles. De Morlans à 

Auch (jSi), 80 milles; d'Auch à Agen, 60 milles. 

» Agen est une ville peu considérable, mais bien peuplée, dont agen. 

« le territoire produit beaucoup de froment et dont les environs 
« sont très-agréables. Elle dépend du pays de Cahors (j<y^b , ville 
«importante de la chrétienté, possédant de nombreux édifices, 
" de l'eau courante , des vignobles et des vergers. De là à Agen 
« (j— ^I, dont nous venons de parler, on compte 60 milles. » De 
Cahors à Burgos ^Sj*^ , « grande ville dont nous avons déjà fait 
« mention , » on compte 80 milles. 

De la ville du Puyj^^ *Js>'>^, ci-dessus indiquée, à Vienne «jUj, vienne. 

n ville située sur les bords du Rhône y^j^j..^ j^c, on compte 80 
« milles; du Fuy à Lyon y_^, ville bâtie sur les bords du même lïon. 

«fleuve, 70 milles. Vienne est sur la rive orientale, Lyon sur la 
« rive occidentale du Rhône. L'une et l'autre sont des villes peu 
« considérables, mais bien peuplées. On y voit des bazars où il 
« se fait des achats et des ventes. Dans l'intervalle qui sépare ces 
« villes on trouve des habitations contiguës, et à l'orient, du côté 
« du Mont-Djouzj^sa- tx^w J-j.s- (des Alpes), des villages, des champs 
« cultivés et des eaux courantes. » Du Puy ,5^ xJu<x^ à Clermont 
(en Auvergne) o^jU^As.!, jolie ville dont les alentours sont très- 
fertiles, on compte 60 milles; de Vienne à Lyon, 3o milles; de 
Lyon à Nifars y«jLjU*_i (Nevers), i3o milles; de Lyon à Mosins 

' Je suis porté à croire qu'il existe ici quelque erreur de copiste, et qu'il faudrait 
lire : vers le sud-ouest. 

n. 3i 



Feuilict 179 recto. 



Feuillet 179 verso. 



242 CINQUIÈME CLIMAT. 

D»*Â*»-« (Moulins?), 80 milles; de Clermont à Cahors, 60 milles; de 
Clermont à Nevers (j«jUaj , 80 milles ; de Clermont à Mont-Luçon 
yj-ii-1 c-uL«, ville peu considérable, mais bien peuplée, et dont 
« les environs sont pittoresques et le territoire très-productif, dé- 
pendance du Berri, » en se dirigeant vers le nord, 70 milles. 
De Mont-Luçon à Limoges (j*w.=-^.«J, « l'une des villes de l'Anjou 
ysri jfljjl (j^ , chef-lieu d'un district séparé qui porte le même nom 
(de Limoges), et qui a au midi le pays de Clermont, au nord 
celui de Nevers , à l'orient le Berri , et à l'occident le pays de 
Burgos, en se dirigeant vers l'ouest, 60 milles. 

« Limoges jh^-o-^-^ est une ville bien bâtie , forte , abondante 
en ressources; elle est environnée de villages florissants, de cam-' 
pagnes vastes et bien cultivées, et de vignobles contigus. De là 
à Nevers on compte 60 milles; de Mont-Luçon à Bourges en 
Berri ^g^ ^rj»-^, 3o milles, vers le sud; de Mont-Luçon à 
Nevers, en se dirigeant vers l'orient, 3o milles. 

" Bourges ^J„sfJ-) est la capitale du Berri, et (même) la seule 
ville remarquable de cette province. Elle est, ainsi que Mont- 
Luçon yyiJ c->-jU, environnée de villages bien peuplés, de ter- 
rains fertiles et de vignobles. C'est l'une des principales villes 
du pays des Francs. Quant au Berri, c'est une province parti- 
culière qui a au midi le pays de Clermont, au nord celui de 
Troyes ^yi^jis rfvXïi , à l'occident celui de Nevers u-jLjUj jc-U! , et à 
l'orient la Bourgogne des Francs y^^sïl^iil Hm^j^. De Bourges 
(j«^£=-^ à Nevers on compte 80 milles. Nevers u-;Lvsj est une ville 
célèbre , dont les habitants sont très-braves. Elle est considérée 
comme l'une des plus importantes du pays. Ses environs sont 
très-peuplés et très-riches. De là à Dijon y^^i, en se dirigeant 
vers l'orient, 3o milles; à Langres *XÂJ , 60 milles; à Troyes, 
60 milles; de Dijon à Langres, 70 milles; de Maskoun y^-C^ 
(Mâcon) à Lyon ^^aJ , 90 milles. Mâcon est une jolie ville, 
bien peuplée, environnée de cultures contiguës, de vignobles 



DEUXIEME SECTION. 243 

« et de jardins. De là à Besnis ^J>*MMJ on compte d5 milles. Cette Feuillet 179 verso. 

« dernière ville (Besnis) est située à l'entrée des montagnes ap- 

■< pelées Mont-Djouz jyj- c.*Xo (les Alpes). La longueur du défilé 

«est de 80, et même, selon d'autres relations, de 100 milles. 

« Au débouché de ces montagnes , du côté de la Lombardie *ji;AiI , 

«est la ville d'Anbouria iojyji (Novarre?). Ces montagnes (les 

« Alpes), d'une hauteur immense, ceignent du côté de l'occident 

« la Provence iu^À^, la Bourgogne des Francs (jv^î^ifi iLoy^, 

« la Bourgogne des Allemands (jjI^I «jyji^ , la Souabe ajI^-» , la 

« Tarentaise tjlaj\j2s . Du côté de l'orient sont la Lombardie iU>&j+jI , 

« le pays de Gênes »j.ir?- i5>o, Pise (ji^, Bome »^jj, et ce qui est 

« contigu à ces contrées du côté des Longobards <>:>jjSj] i^o . Il y 

» a, dans ces montagnes, cjuatre issues pour pénétrer dans le pays 

« romain. Elles sont de tous les côtés d'une hauteur très-consi- 

« dérable, d'un accès des plus difficiles (du moins) jusqu'à leurs 

« cimes, et d'une largeur énorme. Il en sort diverses rivières dont 

« nous parlerons lorsque nous aurons terminé ce qui nous reste 

« à dire relativement aux pays situés à l'occident de ces mon- 

« tagnes. 

" Nous disons donc que la Bourgogne des Francs est bornée 
« du côté du midi ^ par les montagnes dites Mont-Djouz j_jj=- c*x«, 
« vers l'orient par la Bourgogne des Allemands, à l'occident par 
n le Berri ^^J-^ et par quelques parties de la Provence rfv-Xjt uix» 
« iiuiMj.3 , et au nord par la France iL^-mjjS\ «tvJojI . Les principales 
« villes de la Bourgogne des Francs sont : Besnis (j(-.jyÀ*»j , Mâcon 
" (j^Ck.», Dijon y>=-i, Nevers ,j«jUjû, Ikchoun y_>.iJijl (Auxonne), 
« Troyes ^yi^J.JJ^ et Langres xJCJ. Il a été déjà question de Besnis 
« (j«w_Ajuio. De là à Mâcon y^JL.*^, ville dont les ressources sont mâcos. 

« abondantes, les édifices vastes, les marchés fi:'équentés, les ha- 

La version laline et le texte du ms. A sont ici tellement tronqués, que nous 
croyons devoir nous en tenir exclusivement aux leçons fournies par le ms. B , quelque 
imparfaites que puissent être ces leçons. 

3i. 



Feuillet 179 verso. 

GENÈVE. 



Feuillet 180 recto. 

DIJON'. 



244 CINQUIÈME CLIMAT. 

« bitations et les cultures enclavées les unes dans les autres, 
vers l'orient, 45 milles. De Mâcon à Genève, ville située sur 
les bords et à l'orient du Rhône , sur la frontière de la Bour- 
gogne des Allemands (j^jl^l i>Mys.j^ i^o^t-i-Uï gj, entourée de 
villages florissants et de nombreuses habitations, ko milles. De 
Mâcon à Dijon y.>^i, ville située au milieu d'une vaste plaine, 
dans une situation agréable et dans un pays fertile et abondant 
en ressources, 60 milles. De Dijon à Langres iiXJ, ville située 
sur une éminence considérable, et entourée d'un territoire vaste 
et fertile, de vignobles et d'eaux courantes, 70 milles. De Lan- 
gres à Troyes (jS^.^^ , ville solidement bâtie, dans une situation 
pittoresque cyL^ iùs-^j , et réunissant toute espèce d'agréments 
et de ressources, 60 milles. De Troyes à Orléans (j«j\jJ;I, dé- 
pendance du pays de France, 60 milles; de Troyes à Nevers 
,j«;Uaj, dont il a déjà été question, 60 milles; de Nevers à Lan- 
gres iSj.\, 60 milles; de Langres à Besnis (j»jvà«o, 80 milles; de 
Nevers à Dijon y.^»-*, 35 milles; de Mâcon y^-X«M> à Lyon, dé- 
pendance de la Provence », tn l }jj ^y,J^ (^ y.^-*-', 85 milles; de 
Nevers à Antichoun yj^JUal (Auxonne?), ko milles; d'Antichoun 
yj-Sùij! à Troyes , ko milles ; d'Antichoun au Berri dont la ca- 
pitale est Bourges q*-;»^, ko milles. 

« La Bourgogne des Francs est un pays couvert de villages et 
offrant de grandes ressources, soit en vignobles, soit en cé- 
réales. Ses habitants sont renommés par leur bravoure à la 
guerre et par leur capacité en affaires. Ils passent pour les plus 
belliqueux d'entre les Francs , et leurs rois sont les plus consi- 
dérables d'entre les rois (de cette nation). A cette province 
touche la Bourgogne allemande , qui compte au nombre de ses 
villes : Aghints e«Jvv»S (Aix en Savoie?), Djinevra «;+«?- (Genève), 
Lausanne xjp, Besançon ijy^y> et Verdoun yj>^ (Yverdun.^), 
et qui est l'une des contrées les plus fertiles , les plus abondantes 
en productions et les plus peuplées qu'il soit possible de voir. 



DEUXIEME SECTION. 



2'i5 



" Le roi des Allemands y réside et s'y maintient '. Cette province FeuiUet 1 80 recto. 
<i est bornée au midi par le Mont-Djouz jjjj>- oiJLo (les Alpes) , au le- 
« vant par l'Allemagne , au couchant par la Bourgogne des Francs , 
" et au nord par le pays de Lotaringa iSjyô (la Lorraine). 

« La ville de Aghints ciO**! (Aix en Savoie .>>) est située sur une 
« éminence attenante au Mont-Djouz, dont la chaîne s'étend sur 
« son territoire qui est très-beau , très-bien cultivé , très-productif, 
Il couvert d'habitations et d'eaux courantes. De là à Genève i^-u» genève. 

«on compte 45 milles. Cette dernière ville, très-florissante et 
« entourée d'un vaste territoire, est fortifiée. Elle est située sur 
Il la rive orientale du Rhône. De Genève à Lyon dont nous avons 
Il déjà parlé, on compte 100 milles. De Genève à Lausanne, en 
Il se dirigeant vers l'orient, 35 milles. Lausanne iijjJ est bâtie sur lacsanse. 
Il les bords d'un grand lac qui reçoit toutes les rivières provenant 
Il du Mont-Djouz, et au nombre desquelles il faut ranger le Wadi 
Il Rodon yjij t^ilj (le Rhône), dont nous avons précédemment fait 
Il mention. Ses bords sont couverts de cultures, de vignobles et 
Il de fertiles campagnes. De là (de Lausanne) à Besançon y^*^. 
Il 60 milles, en se dirigeant vers le nord-est ^. De Besançon à 
Il Langres iSii, ville qui, comme nous venons de le dire, dépend 
Il de la Bourgogne des Francs, 60 milles. Nous terminerons la 
Il description de la Bourgogne des Allemands dans le sixième cli- 
« mat, s'il plaît à Dieu. 

Il Une étroite langue de terre sépare de l'Allemagne la Bour- 
11 gogne des Allemands, et sur ce territoire est bâtie Bazela iAy-> 
Il (Bâle), ville située sur la rive occidentale ^ du Rhin j_jjj_^ et 
Il très-jolie. Ses murailles sont en terre et le territoire qui l'en- 
II vironne est populeux et fertile. (Nous en reparlerons quand il 
a sera question de tout le pays des Allemands.) A l'Allemagne 

' Le texte porte : UftiljXj 4 àijjw) • 



Feuillet 1 80 verso. 



246 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 180 recto. « Supérieure tJv^l ijb,! iVc! touche la Souabe ajIj^, qui est limitée 
« au midi par les montagnes, à l'orient par la Baïrj — »-> (jbjl (la 
« Bavière ) , et à l'occident par le pays des Allemands. » De la 
Souabe dépendent Sekendja iCssX»» (Ecliingen), Akriza \y-ùj.£s\, 
Ulma ii_i! (Ulm) et Augsbourg ôj^j^S . Sekendja ou Eskendja 
n^-isS^tS (Echingen) est située sur une éminence qui fait partie 
des montagnes où le Danube ys^^ prend sa source. Entre cette 
source du Danube et Eskendja on compte 1 2 milles. D'Eskendja, 
en longeant les bords du fleuve dans la direction du nord-est , à 
Ulm ii_ii, on compte 60 milles. Cette dernière ville est agréable, 
forte, entourée de villages, d'habitations, de vignobles, de ver- 
gers et de champs très -fertiles. D'Ulm à Bazela 'Ay^ (Bâle), dé- 
pendance de la Bourgogne, on compte 170 milles; de Bazeia à 
Augsbourg, 3o milles. 

« Augsbourg 'Ùj^ji\ est une ville de grandeur médiocre, mais 
« florissante, peuplée et fréquentée par de riches marchands qui 
« apportent toute sorte d'objets dans la contrée. La ville est bâtie 
« sur les bords du Danube *; nous en reparlerons ci-après. A cette 
« province touche la Carantara «jUisr^ (la Tarentaise?) dont l'une 
« des villes est Akriza Sy^j-^s^ (Goritz) et qui est limitrophe du 
«pays d'Ankilaia uséSjS (d'Aquilée) et des heux situés sur les 
« bords de la mer des Vénitiens *3ilyJI j-s? . Quant à Akriza t)^! , 
« c'est une petite ville bâtie sur le penchant d'une montagne, et 
« dont dépendent un district florissant, des villages nombreux et 
« bien arrosés, des vignobles, des jardins, des champs cultivés en 
« céréales. C'est un pays très-agréable. » 

La route depuis Ancône jusqu'à l'extrémité du golfe est comme 
il suit : d'Ancône à la rivière d'Ozmoum p>-»>jl (Osimo) qui est 
peu considérable , 1 1 milles. « De là à la rivière de Sinigaglia 
« iCjJljtU;, i5 milles; de la rivière de Menino _j.ijy>« (Cesano.^) qui 
.< est considérable, k milles; de là à Fano^Li, ville appartenant 

• Sic. 



DEUXIÈME SECTION. 247 

aux Vénitiens, ii milles; de Fano à Bensara ij^^ (Pesaro), Feuillet iSo verso. 
ville située sur les bords d'une grande rivière qu'on nomme 
Foglia &aJjj, jolie, entourée de fortes murailles, de villages, 
d'habitations et de lieux fortifiés, 6 milles. » De Pesaro à Arin- 

minis jj^^iv^jï (Rimini), 25 milles. «Cette ville est située sur 
les bords d'une grande rivière nommée Marekela sJéjU (la 
Marechia) dont le lit se rétrécit auprès de la ville, s'élargit 
à mesure qu'on en remonte le cours, et prend sa source dans 
un lac situé au pied des montagnes. Quant à la ville, elle est éloi- 
gnée de la mer et entourée de champs cultivés et d'habitations 
agréables. » De là à la ville de Serfia « — isJ;— »» (Cervia '), « ville 
considérable , commerçante, riche, située à 6 milles de la mer, » 

1 5 milles. De là à Ravenne H-mj , « ville située au milieu des bavenne. 
Vénitiens, qui la considèrent comme l'une de leurs capitales et 
qui y possèdent cent vaisseaux, 26 milles. Les habitants de Ra- Feuillet 181 recto. 
venue sont des hommes braves et des marins entreprenants. De 
là à Comalga *«JU (Comacchio), ville considérable, forte et ma- 
ritime, 5o milles. » De là à Fathoua l^ls (Padoue ^), kk milles. 
Padoue est également l'une des capitales des (états) vénitiens. 
Leur roi y réside, il commande à des troupes et possède des 
flottes. Cette ville est de tous côtés entourée par la mer '. » De 

à à Atrila 'ikijls\ (Adria .•*), 28 milles. « Atrila est une ville floris- 
sante et extrêmement peuplée ; il y a beaucoup de vaisseaux de 
guerre ii^-fj\^ t-^^sijn.», des villages, des cultures et une petite 
rivière dont on boit les eaux. « D' Atrila à Bonsa (jojjj, 1 8 milles. 

« Cette dernière ville est grande et commerçante ; il y a une 

« douane productive et beaucoup de vaisseaux destinés aux expé- 

' La version latine porle Sarsiaa. 

" Dans la transcription de ce nom de lieu, comme dans celle du nom de la rivière 
de Foglia , j 'observe que les copistes de nos deux manuscrits ont employé la lettre 
(j surmontée d'un point, et non le <j de l'alphabet arabe-africain. 

' Sic. 



248 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 181 reoto. « ditions commerciales que font les habitants. » De là à Gradis 
(j«àl,.S> (Gradisca.»*), «ville considérable, très-peuplée, très-fré- 
« quentée , et possédant beaucoup de navires destinés à l'exporta- 
« ti on et à l'importation , »38 milles. Delàà Astadjanko_j_iiU-Ua*st, 
« ville importante , lieu habité par des militaires , des marchands et 
« des fabricants , place forte bâtie sur les bords d'une rivière dont 
«le volume des eaux est considérable, bien que sa source soit 
« peu éloignée, » 5 milles. C'est là que se terminent et le golfe 
de Venise et les états vénitiens. « Cette ville est l'entrepôt prin- 
« cipal ( du commerce ) du pays d'Aquilée «jiVXîI sy>> , et l'on y 
" équipe des flottes pour des expéditions guerrières '. 

Feuillet 181 verso. '< Tels sont les pays compris dans la partie inférieure de la pré- 
« sente section. Nous allons maintenant décrire en détail ceux 
« qui sont situés sur le littoral de la mer de Syrie (de la Médi- 
« terranée). » 

De Narbonne «j^i à Mont-Beslier^^«-* ouU (Montpellier), 
ville située à 18 milles de la mer ^, « remarquable par ses 
«nombreux édifices, et très-fréquentée par les voyageurs,» on 
compte 38 milles. De Montpellier à Arles (j*J,l , près la mer et 
près l'embouchure du Rhône , 1 journée. De Montpellier à Saint- 

' Le ms. A el TAtrégé contiennent ici un passage qui manque dans le ms. B et 
dont nous nous bornons à donner la transcription , d'après la version latine, p. 222 
et 2 23 .De regionibas autem mediterraneis Aqmleiœ sunt Verona quœ et Verana dicitar, 
aLjjj et y.^U .lu . Urbs Verona magna est distatque a ^J»^_Jl2^«U^ stations Irevi. Etiam 
ab wrbe eadem ad urbem itXjjj ix M. P. et ab hac ad Ammelam sive Angelam, cujas in- 
colœ sunt de gente Francorum, m M. p. Ab Ammela ad ,9iK_)<XÀ3 Francorum, m m. p. el 
ab hac ad Veronam scu Veranam, il M. P. Veram de regionibas maritimis est d'Istria quœ 
distat a ,..^U .lU urbe Aqaileiœ, xxxiii M. P. Ab hac ad arbem Mogh, quœ et Vmago 
dicitur, ix M. P. Parker quoque ab arhe Verona mediterranea ad arbem Vmago mariii- 
mam, cujus incolœ sunt Franci, xvin M, P. Ab hac ad urbem Gentebona, quœ recens est 
et ad Francos pertinet, et a Gentebona ad Parengio, quœ etiam Parenzo vocatar, xii m. 
p. Et ab hac ad Ruigo, quœ ad Francos quoque spectat, xv M. p. Ab hac ad urbem Polam 
xn M. P. Ab hac ad Molodiam xvi M. p. Ab hac ad Albon xl m. p. Ab hac ad Flamonu 
VI M. p. a Flamona ad Vrana, quœ ultima est inter regiones Aquileiœ maritimas, iv M. p. 

■' Sic. 



DE'IXIÈME SECTION. 249 

Gilles Juja- c-wJL-w, 6 milles. « L'une et l'autre de ces villes sont Feuillet 181 verso. 
t situées sur les bords du Rhône ', mais Saint-Gilles est situé 
sur la rive orientale ^ de ce fleuve , à 1 2- milles de la mer. 
C'est une ville florissante, agréable, dont les environs bien ar- 
rosés sont couverts d'arbres fruitiers. » De Saint-Gilles à Mas- 



MARSEIL1.E. 



silia x_A— )la m, ,< (Marseille), près la mer, 26 milles. « Massilia 
est une ville peu considérable , mais bien peuplée et entourée 
de vignobles et de champs cultivés. Elle est bâtie sur le pen- 
chant d'un monticule de terre qui se prolonge jusqu'à la mer. » 

De Massilia à leres ^-^-.1 (Hières), « ville située dans le voisinage 
de la mer, entourée de fortes murailles, dans un territoire 
agréable, couvert de vergers et d'habitations, et très-fertile, » 

4o milles. De Hières à Albengala «^«.àaJI (Albenga), «lieu très- 
fort avec une bonne citadelle, bâti dans un territoire couvert 
de cultures contiguës et abondant en productions de toute 
espèce, » 35 milles. De là à Sagona &jyt^ (Savone), «jolie ville, 
dans une situation délicieuse, et dans une contrée fertile et 
boisée, » 35 milles. DeSavoneàDjenouao^Às- (Gênes), 2 5 milles. 

« Gênes «jjks- est une ville très-ancienne dont les environs sont gènes. 

agréables, les édifices hauts et solides. Son territoire produit 
des fruits en abondance; il est bien cultivé et couvert d'habita- 
tions. La ville est bâtie non loin d'une petite rivière ; ses habi- 
tants se livrent au commerce; ils sont fort riches, voyagent par Feuillet 182 recto. 
terre et par mer, et entreprennent avec une égale hardiesse les 
choses faciles et les choses difficiles. Possédant des flottes for- 
midables, ils sont experts en fait de ruses de guerre ainsi que 
de manœuvres militaires, et ils jouissent de beaucoup de célé- 
brité parmi les chrétiens. » De là à Facarra «yij ' ( Carrara ) , 
place forte bien habitée, » 70 milles. De Facarra à Levna *j^ 

' Sic. 
' Sic. 
' La version latine porte Capra. 

n. 32 



250 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 182 recto. (Levaiio), « ville située auprès de la mer, entourée de cultures et 
« de villages, » 12 milles; de là à Bich ^^iM (Pise), 4o rnilles. 
risE. « Pise fji^i , l'une des villes les plus importantes et les plus cé- 

" lèbres du pays des chrétiens , possède de nombreux édifices et 
« des marchés florissants, de vastes dépendances, beaucoup dejar- 
" dins , de vergers contigus et de champs cultivés. Les vicissitudes 
'• qu'elle éprouva furent très-grandes, et son histoire oSre le récit 
« d'événements terribles ^. Ses fortifications sont hautes, ses envi- 
" rons fertiles, ses eaux abondantes, ses monuments très-remar- 
« quables. Elle possède des vaisseaux et de la cavalerie, c'est-à- 
« dire, tout ce qu'il faut pour faire la guerre par mer et parterre. » 
Cette ville est située sur les bords d'une rivière considéiable qui 
vient des montagnes de la Lombardie, et sur les bords de laquelle 
sont des moulins et des jardins. 

De là au port de Khanziria iL>jjy*à. , défendu par une bonne 
citadelle, 60 milles. 

De ce port à Djebita-Beka aX. ex*»- ( Cività-Vecchia ) , 5o milles. 

De Cività-Vecchia à l'embouchure du fleuve de Rome, qu'on 
appelle Tanabri ^^jjWs (le Tibre), 5o milles. 

Quand on prend par l'intérieur des terres on se rend de Pise^ 
à Levna iLs^J (Levano), sur mer, Ao milles. 

De là , par terre , à Besterkan (j^sjji^ , puis à Silinkia ii^Jùi-. 
(Sienne), ville , puis à Mont-Alwat U^J) Jj^, puis à Rome ; car la 
mer forme un golfe entre Rome et Pise, c'est-à-dire qu'elle se 
détourne vers le fort Argentaro Jm>£=-j^ (j*a^ , vers Cività-Vecchia 
et vers Rome, située à 12 milles de la mer. 
'^o'iE. Rome est l'une des colonnes de la chrétienté et le premier 

d'entre les sièges métropolitains. Les autres sont Antioche iuSikit , 
Alexandrie x>jOoX«ii et Jérusalem (j-SjLl! c*aj ; mais ce dernier, 

' Cette version est un peu libre , j'en conviens ; mais il me parait difficile de rendre 
autrement le sens de ces mots : xkjl^ Ia<1«à.I« ^j£Uui ^j^U 
' Ou plutôt de Levano à Pise. 



DEUXIEME SECTION. 251 

le plus récent, n'existait pas du temps des apôtres, et il fut ins- Feuillet 182 recto. 
titué depuis pour la glorification de la maison sainte. L'enceinte de 
Rome est immense; car, d'après ce qu'on dit, cette capitale a 9 
milles de circonférence. Elle est entourée d'une doxibie muraille 
en pierres. L'épaisseur de la muraille intérieure est de douze cou- 
dées, et sa hauteur de soixante et dix. Quant à la muraille exté- 
rieure, elle a huit coudées de large sur quarante-deux de haut. 
Entre les deux murs est un canal pavé au moyen de plaques de 
cuivre qui ont chacune quarante-six coudées de long\ Le marché 
s'étend depuis la porte orientale jusqu'à la porte occidentale. On y 
voit des colonnes de pierre d'un diamètre considérable et de trente 
coudées de haut. Auprès de chaque colonne centrale sont deux co- 
lonnes de bronze dont la base, le fût et le chapiteau sont creux, et 
auxquelles sont adossées des boutiques de marchands ^. Devant ces 
colonnes et ces boutiques coule, du levant au couchant, un fleuve 
dont le fond est pavé en lames de cuivre , en sorte qu'aucun na- 
vire ne peut y jeter l'ancre^. Ce fleuve est pour les Romains un Feuillet 182 verso. 
moyen de compter les dates, car ils disent : « à partir de l'année du 
cuivre. » Les embarcations naviguent sur ce fleuve et parviennent 
toutes chargées jusqu'auprès des boutiques des marchands. 

Dans l'intérieur de la ville on remarque une grande église, 
bâtie sous l'invocation de saint Pierre et de saint Paul. Les corps 
de ces deux apôtres y reposent dans un tombeau. La longueur 
de cet édifice est de trois cents coudées clji , la largeur de cent, et 
la hauteur également de cent. Les colonnes qui soutiennent le 
toit sont en bronze, et les plafonds sont revêtus de cuivre jaune. 
On compte à Rome douze cents églises; les marchés et les places 

J'ignore ce qui peut avoir donné lieu à celte fable absurde dont aucun auteur, à 
ma connaissance , ne fait mention. 

' D en est ainsi, de nos jours, de la colonne brûlée, de la colonne Marciane et 
d'autres monuments de Constantinople. 

' Voyez ci-dessus, note i. 

32. 



252 CINQUIÈME CLIMAT. 

FcuiHet 182 verso, publiques sont pavés en marbre blanc, ou en marbre bleu. Il y a 
dans celte ville mille bains. On y remarque une église d'une belle 
construction, bâtie sur le modèle du temple de Jérusalem et dans 
les mêmes dimensions, soit en longueur, soit en largeur. L'autel 
sur lequel on célèbre le sacrifice (de la messe) a dix coudées de 
long, et sa surface est entièrement enrichie d'émeraudes vertes. 
Cet autel supporte douze statues d'or pur de deux coudées et 
demie de haut et dont les yeux sont formés de rubis. Les portes 
de l'église sont couvertes de lames d'or pur, et d'autres, à l'ex- 
térieur, sont revêtues de lames de cuivre ou d'ornements en bois 
habilement sculpté. 

On voit à Piome le palais du prince qu'on nomme pape *-jI^ . 
Ce prince est supérieur en pouvoir à tous les rois ; « ceux-ci le 
« respectent à l'égal de la Divinité. Il gouverne avec justice , 
« punit les oppresseurs, protège les faibles et les misérables, et 
« empêche qu'il ne soit commis de vexations. Sa puissance spiri- 
« tuelle surpasse celle de tous les rois de la chrétienté, et nul 
« d'entre eux ne peut s'opposer à ses arrêts. La grandeur et la 
« magnificence de Piome sont telles qu'il est impossible de les 
« décrire convenablement. Les dépendances de cette ville sont 
« nombreuses et célèbres. Au nombre de ces dépendances sont : 
« Orta isjjl, Malmalian yU^ JU (Magliano?), Westo _jXw^ (Spo- 
«lete.''), Mont-Iani ^jl. c^^jw et Castal JUaj> (Cività-Castellanai'). » 
Voici l'itinéraire de Rome à Ancône, ville située sur la mer 
de Venise : de Rome à Orta Jajjl, ville de grandeur moyenne, 
située sur la rive occidentale du Tibre, avec marchés, et ceinte 
d'une muraille en terre, 2 journées. C'est au-dessus d'Orta que 
la rivière de Torei f^j^ (de Terni) se réunit au fleuve de Rome. Ce 
dernier passe auprès de la ville de Todi ^^û^', laquelle est située 
sur la rive orientale, vis-à-vis d'Amalia îCaJU! (Amelia), très-belle 
ville, bâtie sur la rive opposée ^ De là (d'Orta), en suivant le fleuve, 
' Sic. 



DEUXIEME SECTION. 255 

à Naraoum «Ij^ (Narni?), ville bâtie sur la rive orientale de la ri- Feuillet 182 verso. 
vière de Terni ^ (la distance manque). Non loin de là est Rati 
tï»!; (Rieti), ville agréable, bien peuplée et située sur la rive oc- 
cidentale de la rivière. De là on se rend à Camerino (j^jï, belle 
et noble ville; de là à Ozmoum ^j^j\ (Osimo), « ville florissante 
« et abondante en productions de toute espèce; » et de là à An- 
cône xjjXii , « ville considérable et comptée au nombre des plus 
«importantes de la chrétienté, bâtie sur les bords de la petite 
« rivière d'Ozmoum |._j-*j! , qui prend sa source auprès de la ville Feuillet 1 83 recto. 
« de ce nom. El-Iaki ïUll (Jesi) est une ville située sur la rive oc- 
« cidentale de cette rivière, à 9 milles de la mer. » 

La route qui conduit de Gênes «jà;?- à la Lombardie passe par 
Bordja i^j^ (Borgo.''), 2 journées; 

De là à la rivière dite Nadhema «.^JiLi (Tanaro?), 2 journées; 

De cette rivière à Turin «jj;^, 2 journées. 

« Turin a^jjia est une ville florissante , agréable , bien peuplée , 
« commerçante , riche et industrieuse. » De là à Ghamandwa 
ij^À-oU , (I ville considérable , entourée de villages , située sur 
« les bords du Tesin (jv-j j-^-» ^, entourée de murailles, riche et 
« commerçante, » on compte 2 journées; 

De Ghamandwa à Pavie «-*jIj, 2 journées. 

« Pavie «jul est l'une des principales villes de la Lombardie. pavie. 

« Ses édifices sont beaux, ses quartiers florissants et peuplés, ses 
« marchés permanents. On y trouve de bonnes spéculations à faire, 
«beaucoup d'objets fabriqués, beaucoup de lessources. Elle est 
« située sur le Tesin, vers le confluent de cette rivière avec le 
Il Badi j^ilj (le Pô). L'un et l'autre de ces cours d'eau prennent 
« leur source sur le revers oriental du Mont-Djouz (des Alpes), 

' Et non du Tibre , comme on lit dans la version latine. 

* Toute la géographie de cette partie de l'Italie est extrêmement obscure et ne pa- 
raît basée que sur des itinéraires fautifs. Nous croyons pourtant devoii' préférer à 
toutes autres les leçons données par le ms. A. 



254 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet! 83 recto. " dirigeant leurs cours vers le sud -ouest ^ jusqu'au point où le 
« Tesin atteint la ville de Nadliema ii-Jib . A partir de là il prend 
« la direction du nord-est, se réunit avec le Pô, et coule de ma- 
« nière à ne former avec lui qu'un seul fleuve. Ce fleuve se divise 
« ensuite en deux branches dont l'une coule de Pavie vers Man- 
« toue \jJiM, ville considérable, située sur la rive orientale; puis 
« vers Ferrare Hjl)-», sur la rive occidentale. Auprès de ce point le 
« fleuve se divise en deux branches, dont l'une se dirige vers Bo- 
« nona *jjj« (Bologne.'*), lieu situé sur la rive occidentale, puis 
« vers la mer. La seconde branche passe non loin de la ville de 
« Crémone xjj.«jjS5, située à l'occident de ce canal, puis vers Ba- 
« dra ô^iL (Adria?), puis se jette dans la mer. De Ferrare à Bo- 
" nona iLijju on compte i forte journée ; de Badra Sj^Li à la mer 
« on compte 3 milles. » 

L'itinéraire de Gênes à Borne, en suivant les bords de la mer, 
est ainsi qu'il suit : 

De Gênes à Lucques iL$, 2 journées. 

« Lucques ii-fi^est une ville ancienne, remarquable par la beauté 
«de ses édifices, la solidité de ses monuments, la fréquentation 
« de ses marchés et l'industrie de ses fabriques. » De Lucques à 
Florence HmjjJa ^, « ville considérable et florissante, située au pied 
« d'une chaîne de montagnes et sur les bords de la rivière de 
« Pise ^ji^ij^, » 70 milles. De Florence à Salankilia ii_A_X^sJi*L. , 
« bourg bien peuplé, avec marchés et fabriques, >> 2 journées. 

De là à Mont-Alwat y^Jl Ja» ( Monte- Bosi.?), i5 milles; 

Et de là à Bome, i5 milles. 

' Sic. 

' Cette partie de l'itinéraire manque dans le ms. A. Nous laissons à l'érudition des 
savants italiens le soin d'établir la concordance des noms de lieux. 



DEUXIÈME SECTION. 



255 



ITINÉRAIRE DE GÊNES À ANCÔNE SUR LA MER DES VENITIENS. Feuillet 1 83 recto. 

De Gênes à Levna a_>P (Levano), sur le bord de la mer, ko 
milles ; 

De Levna à Lucques ii-È^, 5o milles. 
«De Lucques à Florence iù«j^, 70 milles. 
« Si l'on veut , on peut passer de Lucques à Besterkam ^Sj^^é^. , 
«bourg à 26 milles à l'orient de Lucques, peu considérable, 
« mais bien peuplé, entouré de murs et où il se fait beaucoup 
Il de commerce. Ce bourg est situé à l'entrée d'un défilé de mon- 
«tagnes, par lequel on passe pour se rendre en |Lombardie, et 
« à ko milles de Florence. De là à Sankalilia iUUUiu, on compte 
« 60 milles. Sankalilia est une grande ville bâtie dans une plaine. 
« De là à Satarian ylj^^Cm , ville considérable , en se dirigeant vers 
«le nord-est, on compte 70 milles. Feuillet 1 83 verso. 

■t De là à Monte-Tïn (j_j caàji, petite villes à l'orient de laquelle 
« est celle de Kelounsi ^^«^-j^, 70 milles. 
«De là à Aretsin (jjv*»»^,! (Arezzo), 5o milles. 
« Arezzo ys^l est une ville florissante ,. forte et peuplée , bâtie 
« dans une plaine à quelques milles de la rivière de Pise, qui ar- 
« rose la majeure partie du territoire (arétin). 
« De là à Sant-Iani ^jl. o._J<^ , 2 5 milles. 

«De là à Bebeno j_u_) (Bibbieno), petite ville bien peuplée, 
« ko milles. 

«De là à Castal JU*»j (Città di Castello), 26 milles. 
« De là à Asia ii_A-wt (Jesi) , jolie ville sur les bords d'une ri- 
« vière , 2 5 milles. 

«De là à Ozmoum j.j_*)i (Osimo), ville également baignée par 
« une rivière , 2 5 milles ; 

« Et de là à Ancône iOjXil , sur la mer de Venise , 1 1 milles. » 

Celui qui désire se rendre àRavenne la Maritime iUJb..UJl iU>j, 

en partant de Gênes ou de Pise, prend ia route que nous avons 



256 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuiliei. 83 verso, déjà décrite jusqu'à Castal JU«»i (Città di Castello) , puis gravit, 
en se dirigeant vers le nord, la montagne de Berdoun yjs^j J-».^ 
et parvient à la ville de Samangelo ^ \ -r^^-ew (Sant-Angelo), 26 
milles. 

De là à Sant-Lao ji) ouU, (San-Leo), ville bâtie sur le penchant 
d'une montagne , 1 5 milles ; 

Et de là à Piavenné iiÀjj, «ville qui est, ainsi que nous l'avons 
« dit, au centre des états vénitiens, » 45 milles. 

« La distance totale qui sépare Gênes de Ravenne est de 2 80 
« milles. » 

ITINÉRAIRE DE ROME À REGGIO yj SUR LE DETROIT DE SICILE , 
EN SUIVANT LE LITTORAL. 

De Rome à Astouna XijJa**! (Nettuno?), 3o milles. 

De là à Andja iùtfi, port sûr et profond, 10 milles. 

De là à Djlrindjo jj*jj?- , « qu'on nomme aussi DjerdjebojAayj»- 
« (Circeo), ou le Magasin des Arabes <jh«^' ^J^a*» (Torre Moresca), » 
haute montagne au pied de laquelle coule une rivière considé- 
rable, 3o milles. 

De là à Terradjina ias-^s (Terracina), «jolie ville dont le ter- 
« ritoire est fertile , mais » dont le port étroit n'est d'aucune uti- 
lité (pour les navires), 76 milles ^ 

De là à Gaïta ida+c (Gaëte) , 2 a milles. 

'< Gaïta iCia+c est une ville considérable et très -peuplée, bâtie 
« sur une presqu'île avec un joli et bon port où l'on trouve un sûr 
« hivernage. Ce port communique avec la terre et avec la mer, et 
« les armements de troupes s'y réfugient. On y construit de grands 
« et de petits navires. » De Gaïta à Garilian yL*J;Lè ( Garigliano ) , 
lieu situé à l'embouchure de la rivière de Sasa *_u.U« (Sessa), 
10 milles. 
' La version latine porte vi m. p. , ce quiparait moins éloigné de la vérité. 



DEUXIÈME SECTION. 257 

Cette rivière est considérable et son cours est rapide. Les na- Feuillet 1 83 verso. 
vires peuvent y entrer. On voit deux tours à son embouchvire. 

De là à l'embouchure du Djalah ^y>ç- , n'offrant qu'un port 
ouvert incapable de recevoir de gros navires, 12 milles; 

De là à l'embouchure de la rivière de Capoue iySj^ (Vol- 
turno), également ouverte et peu sûre, 6 milles; 

De là à Baterma «»«jiv, village et mauvais port, 12 milles; 

De là à Cuma iC«j.s. (l'ancienne Cumes), petite ville un peu 
éloignée de la mer, 6 milles ; 

De Cuma à Misina iU^u»» (Misène), 12 milles. 

« A Misène est un port sûr, quoique peu profond, où se réfu- 
« gient les troupes (je veux dire les soldats de terre et de mer). » 
De Misène à Castelli J, x A, s (Pouzzole), château fort habité, et 
petite ville adossée à un cap auprès d'un golfe, 8 milles; 

De là à Nabel el-Kitan yU^I Job (Naples du Lin), 12 milles. Feuillet 184 recio, 

n Naples yUfii Job est une ville belle, ancienne, florissante, napi.es. 

« peuplée , et pourvue de bazars où l'on trouve à faire d'utiles 
« spéculations en marchandises et en objets de toute espèce. > 
De là à Scaïa Hj^ii^] (Castel a Mare ^?), port excellent, très-pro- 
fond, situé au fond d'un golfe et à l'embouchure d'une rivière 
dont l'eau est douce, 3o milles. 

Celui qui veut se rendre directement par terre à Malfi ljS-JU 
(Amalfi) doit parcourir i5 milles. 

Entre Naples et Scaïa on remarque le Djebel el-Nar jUJl Jy^?. 
(le Vésuve), «montagne que l'on ne gravit pas attendu qu'elle 
« vomit continuellement du feu et des pierres. » Celui qui préfère 
suivre le littoral doit se rendre de Scaïa à Sorrent tx_jj_« (Sor- 
rento), 3o milles. 

" Sorrento est bâtie sur un cap qui s'avance dans la mer. C'est 
«une ville agréable, bien peuplée, offrant d'abondantes res- 

' Il est à remarquer qu'un peu plus haut (feuillet 268 verso) le ms. B porte en 
toutes lettres ces mots KL» Jlx&S Castali-Mara. 

II. 33 



258 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuille! 184 recto. « sources et entourée de fertiles vergers. Elle possède un port étroit 
« où non-seulement on peut hiverner, mais encore trouver toute 
« sorte d'agrément^. On y construit des navires. » 

De là au cap Montira s^jùU* (Punta di Montalto?), 1 2 milles; 

Puis à Testaïa «jUa-^ô, petit port, i5 milles; 

Et à Malfi olL. (Amalfi), 18 milles. 
AMALFi. „ Amalfi est une ville florissante et un port bien fortifié du côté 

« de terre. Si l'on voulait s'en emparer par mer, la chose serait 
« facile. La ville est ancienne, entourée de murailles et extrême- 
« ment peuplée. » De là à l'embouchure du Badraoua 'jjil?, lieu 
où les flottes peuvent trouver un mouillage , 1 o milles. 

« Cette rivière tire son nom d'un lieu situé sur une emmenée 
" voisine, lieu d'un difficile accès, où l'on ne peut parvenir que 
« par deux points (littéral, par deux portes), et où l'on trouve de 
« l'eau et du bois. » De cette rivière à Salerne ^j^ , ville remar- 
« quable avec marchés et centre de communications où l'on trouve 
« des céréales, etc. » 2 milles. 

De Salerne à Silasa iCwXi^ , rivière et port de peu d'importance, 
.5 milles ; 

De là à la rivière d'Abselo jA«oi (Sele) , 1 2 milles. 

Cette rivière est profonde et navigable , « ses bords sont cou- 
» verts de forêts et de marais salants impraticables. Le port, sans 
' cette circonstance , serait susceptible de recevoir et d'abriter des 
" vaisseaux et (même) des flottes. » De là à Groboli d^jj^ {-^g^O' 
poh) et à l'île de Baghouda n^^-i-^, située près du continent, 
mais sans port, 20 milles. 

De cette île à Castel-Damar jUa JIjUo, 10 milles. 

De là à Bouha iOJjj (PoUica.^) où se jette la rivière de Sant-Si- 
mari ^g/*>« ouU/, i3 milles. 

DelààPolicastro_5jIi*«j J^, « citadelle importante et peuplée, » 
au nord de laquelle coule une rivière, 2^ milles. 



DEUXIEME SECTION. 259 

De là à Atrabis jj,.^^!, qu'on nomme aussi le port du cap de Feuillet i8i recto. 
Policastro, 6 milles. 

De ce cap à Castro-Koli ^ .y^a-»* , ' 2 milles. 

De Castro-Koli à Dascalia x_JlJu«a (Scalea), citadelle , 1 2 milles. 

De Scalea au cap Djezlé %=- (j~!j, 9 milles. 

Djezlé aJjj?" (Lac) est aussi le nom d'une rivière où peuvent 
entrer les navires légèrement chargés. 

De ce cap à Almantia xa_a^I (Amantea), jolie ville située au 
fond du golfe d'Alba *-Jl . 38 milles. 

D' Almantia à Sainte-Euphémie ^g^ t>jL«,, i4 milles. Feuillet i8i verso. 

De là à l'embouchure de la rivière de Cazaletto c*jJ_^ ' (la dis- 
tance manque); 

Et à celle de la rivière de Makhata iiU^, 2 milles. 

De cette rivière à Indjitalo jAk*^!, citadelle bien habitée, 
1 3 milles. 

D'Indjitalo^JJaju^! à Banbouni ^yu^ (Zambrone), 12 milles. 

De là à Atrabia iUj^jI (Trapea) , 1 2 milles. 

De là à Vaticano _jjUjIj (on dit aussi Baticamo par un mim), 
6 milles; 

Ce qui fait , pour la distance totale d' Almantia à Vaticano , 
65 milles. 

De Vaticano àReggiojjj on compte 60 milles. 

Du cap Vaticano yUjL ^j^\j au lieu de ce nom, 6 milles. 

De ce cap à Atrabia »mjj] (Trapea), ville jolie et célèbre parmi 
les chrétiens, 6 milles. 

D' Atrabia à Nicotera «jJayij on compte 12 milles; 

Et de Reggio j_jj au Phare jjUJI , 1 2 milles. 

« Nous traiterons de la partie du continent voisine de Reggio 
« dans la section suivante, qui a pour objet d'expliquer la carte 
» troisième; mais il nous reste, pour terminer la présente, à indi- 

' Nous suivons ici les leçons données par le ms. B. 

33. 



260 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet iSiverso. « qucr en quelques mots les pays voisins de Salerne ^-j^-L-* , ville 
Il dont dépend celle de Bénévent '^M^y^ ■ » 

De Salerne à Avellino jjU)b! on compte , en se dirigeant vers le 
nord, 2 4 milles. 

De Salerne à Bénévent osJtj^, 60 milles. 

D' Avellino à Vietri «^3**=- , 2 o milles. 

De Salerne à Vietri ij. ta,»» -y, 3o milles ^ 

Il Bénévent est une ville très-ancienne et bien peuplée, Avel- 
« iino n'est qu'un gros bourg fortifié. » 

De Bénévent à la ville de Sarh ^ -« , en se dirigeant vers l'oc- 
cident, i8 milles. 

De cette ville à Argento c:*Ài?-jl (Caserta?), «belle ville ornée 
Il de beaux édifices et dans un état prospère, » Sa milles. 

D' Argento à Capoue s, — <-i, «ville bâtie sur les bords d'une 
I grande rivière (le Volturne) qui vient du côté de Bénévent, « 
3o milles. 

De Capoue à Agersa A-w,j»i (Aversa), 8 milles; 

Et d' Aversa à Naples J^b , 1 2 milles. 

' Sic. 



TROISIEME SECTION. 261 



TROISIÈME SECTION. 



Itinéraires de la Calabre, de la Pouille, des environs de Naples et des côtes de 
l'Adriatique. — Brindisi. — Bari. — Lésina. — Lovrana. — Zara. — Raguse. 
— Iles de l'Adriatique. — Matera. — Venosa. — Potenza. — Cours des rivières 
de ces pays. 



La présente section contient une partie de la Calabre iîX i Feuillet 1 8/, verso. 

*jj^ et du pays des Lombards »i^*Jol iiVj, la majeure partie du 
canal des Vénitiens (jvjàUJt ^v^ et les principales villes qui sont 
situées sur ses bords. Parmi ces villes on remarque sur la rive 
orientale : Righnoj-«b, (Rovigno), Bola *i^ (Pola), Drouna «j^^a 
(Vrana.'*), Moscala ve Asia «a^uT, AJOLia^ (Moschenizza), Santo- 
Baoulos ijaJ^j jVti..», Djadra ijiU» (Zara), Sant-Andji ^Ljl-u«, 
Ragous (j-^j (Raguse), Sbatalo j-UsIa*.! (Spalatro), Borgorouz 
jij^fj^ (Gorizza), Cabra «^lï (Cattaro), Antiberia ii-^j_AXit (Anti- 
vari), Deldjina ^àa^-^ (Dulcigno) , Derast (^«-.«Iji (Durazzo), Bu- 
terla >ijji^ (Butrinto?), Cania UjIs (Canina), Camanova i^JL.«b et 
Kira iy^; 

Et sur la rive occidentale : Ibrindes ^jo^ujI (Brindisi), Sal- 
mona & — jj^, Monopoli J^y^, Canborsano yL-»aj._«uo, Molfent 
ciKxito (Molfeta) , Bichalia «-JUo (Bisceglia) , Atrana *j^t (Trani), 
Barlet *Jj-j (Barletta), Fani jlj, Sebnita i=*_*_iA*3 qu'on appelle 
aussi Bastia ajOC^L , Rodana &jti>jy (Rodi), Lachina *Àwi) ou Lezina 
iLjyi (Lésina) , Canbo-Marino (j-j,U <_*ij ( Campo-Marino ). Toute 
cette contrée dépend du pays des Lombards ^ sur la côte occi- 
dentale (de l'Adriatique). 

' Le texte porte : s^^aS^I à^Vj (j^ oÀjt JS^ 



262 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet i84 verso. En fait de villes matitimes, on remarque aussi Termoles (j»X«^ 
(Termoli), Otrana « — jl^I (Ortona a Mare), Mocca *ï^ (Torre 
Mucchia) et Ancône *j^I . 

En ce qui touche les lieux situés sur les rives de la mer de 
Syrie (de la Méditerranée), on peut citer Tadjana &-À_r=-U3, Co- 
trona iUijjJaS (Crotone), Rossana « — jLwjy (Rossano), Rossianto 



C^AAawbj 



(Cassano) et Tarente 



,U=. 



Feuillet 1 85 recto. Parmi les dépendances de la Calabre a^j^ : Catansano yL«jUaï 
(Catanzaro), Martorano o'jj^j-», Bidjnak ii)l — à^' (Bisignano.-'), 
Castroboli jLjjyJa-wj (Castrovillari), Benbent c^i-à-aàj (Bénévent), 
Melfi la Méditerranée i^;A)t oil», Consa jjaAï (Conza), Betounsa 
XAajj,kj (Potenza) , Sant-Ghathi ^l* oiÀ.«< (Santa-Agata) Klarmount 
(^iKj^JX^i (Chiaramonte), Sinis (j*àx*u (Senise), Bestiano yLjs-**>o 
(Viesti), Sant-Mari j^jj» oui-u (San-Marco?), Estirangeli ;J^\jjj!m\ 
(Strongoli), Tergharco _jjs;l*jj (Tricarlco) et Djerasna « — «-»yj?- 
(Acerenza). Tout ce pays fait partie de la Calabre. 

Quant aux. dépendances de la Lombardie iC_ji^_»Xji ai^j (j^, ce 
sont : Matira «yuu, Gharnilia *aUj^ (Cerignola.''), Motoli JJs^ 
qu'on appelle aussi Mâteli J^tU ou Mâti j^L», Grabina x. — «-?]>* 
(Gravina), Consa hj^oj^ (Conza) \ Otrouna xijjJsl (Ortona), A'z- 
cala ikijs- qu'on écrit aussi A'scala *Xiy*c par un sin (Ascoli) , Sant- 
Laurin (jj;^ cxJUi, Sant-Badjous u-j-^ c:*à« (San-Biagio), Djen- 
tata laUiÀs-, Sant-Sebirjjç»-o oui*- (San-Severo), Sant-Angeli ooi*. 
Jjtfl (Sant-Angelo), Lésina iUm.1, Canb-Marin (jj^U t-Uï, et Ter- 
moles (jJuyj (Termoli). Notre intention est de faire mention de 
ces divers pays, un à un, et d'en indiquer les itinéraires, ainsi que 
nous l'avons fait pour les autres climats. Mais comme nous avons 
précédemment décrit, dans la 3*= section du 4^ climat ^ la route 
qui , suivant le littoral de la Méditerranée , conduit de Reggio ^j 
à Otrante ciojàl, ville située à l'entrée de la mer des Vénitiens, 



■ Voyez ci-dessus , p. 1 1 6 et suivantes. 



TROISIEME SECTION. 265 

il nous reste à continuer notre route en suivant les bords de Feuillet 1 85 recto. 
cette mer jusqu'à Ancône ii_jj_ii_)l iLJo.Xj). 

Nous disons donc que d'Otrante à Brindisi Lr<Xj^l , ville située 
sur ses bords, on compte 58 milles; savoir : 

D'Otrante au cap Suda if:>ym JyJa^J, 12 milles. 

De là à Saint-Jean Martopoli d^yij^ y'>=?- <-^'^*-^, «jolie petite 
'■ ville, » 1 2 milles. 

De là à Konka Isoj-S» (Chianca), 6 milles. 

De là au cap San-Gennaro jUr?- c*^ui "-M»;^, la milles. 

De là au cap Mawra «jjU J^ji, 12 milles; 

Et de là à Brindisi y«»>vj^!, 4 milles. 

"Cette route est donc de 58 milles, en suivant les contours brindisi. 
« des golfes; elle ne serait que de 48, si l'on allait directement. « 

Ibrindes ,j«J<j^t (Brindisi) est ime ville remarquable, entourée 
de trois côtés par la mer, ainsi que Constantinople la Grande, « et 
«bien bâtie; ses rues et places publiques sont spacieuses; on y 
« trouve beaucoup de ressources et de facilités pour voyager. » De 
à là Gharchit <^m^jÀ ou Ghawchit cajç,w^, lieu qui se compose de 
trois îles agréables, situées à un demi-mille du continent, 12 
milles. 

De là à Saint-Nicolas de Bozeul Jj^ «lyù (^jUm (Torre di Poz- 
zelli ), port agréable et sûr où l'on trouve de l'eau douce, 1 2 milles ; 

De là à Monopoli dy^^M, ville peu considérable, mais bien 
peuplée, 2 4 milles. 

De là au fort de Boulian yLJa (j^aa- (Polignano) , non loin du- 
quel est un pays nommé Conbarsan yUo,.+« (Conversano), situé 
à 9 milles de la mer, 6 milles. 

De Polignano à San-Pietro ^. k.^j c-^;^»., port, 2 milles. 

De San-Pietro à Bari ^^jl, « ville considérable, peuplée, située b.iri. 

« au fond d'un golfe, l'une des principales (du pays) des Lom- 
« bards, lieu de construction pour les navires, très-renommé par- 
« mi les chrétiens, » 12 milles. 



264 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 85 recto. De Bari à la tour d'Agilo^\A=-' ou d'Asilo ^Aa*,I , située vis-à-vis 
de la ville de Bitent ouUaj (Bitonto), laquelle est sur le conti- 
nent, à 6 milles de distance de la mer (la distance manque). 

De là à Djebinas u"^'=?- (Giovenazzo), 6 milles. 
Feuillet i85 verso. De Djebinas à Molenfet caààLo, « qu'on nomme aussi Molfefet 
« i^xiLo (Molfeta), » située vis-à-vis de Ruba *-jjj (Ruvo), «jolie 
«ville de grandeur moyenne, » à 6 milles de la mer (la distance 
manque). 

De Molfeta à Bichtalia iUJbc*io (Bisceglia), vis-à-vis de Mourat 
ctfly-^, « ville agréable, bien peuplée, dans un beau site, et dont 
« le territoire est abondant en fruits et très-fertile , à 9 milles de 
« la n>er (la distance manque). De Mourat à Trani àb^'> ^^^ 1^ 
(. rivage , 8 milles. » 

De Bichtalia iuJUAo dont il a déjà été question (Bisceglia), 6 
milles. 

« Trani est une ville de grandeur moyenne , ceinte de murailles , 
« avec un marché très-connu. » De là à Barlet *-J^ (Barletta), sur 
le bord de la mer, 6 milles. 

Vis-à-vis de Barlet et à 9 milles de la mer, sur le continent , 
est une ville nommée Andra ajù^\ (Andria) ; « elle est considé- 
c< rable et bien peuplée. » 

De Barlet la Maritime «-aA^-LJ! iijj (Barletta) à la rivière de 
Ludra ojby I ^^:>^J on compte 6 milles. 

« Sur les bords de cette rivière on remarque un grand monas- 
« tère connu sous le nom de couvent de Santa-Maria t-i_i_ui j_ji 
« iyjU. » De là à Cani jLï (Canne), « ville peu considérable, mais 
« riche et commerçante , située à quelque distance de la mer, » 
/l milles. 

De Santa-Maria à San-Nicola Bebetra »j—Xm >3yL> c^—iw (Torre 
San-Pietro), lieu situé sur un cap, vis-à-vis de la ville de Saî j^L» 
Tre Santi), laquelle est à 6 milles de la mer, j 2 milles; 

De San-Nicola à la rivière de Rigolo jixjj t^i'j ou Nicolo jijui 



TROISIÈME SECTION. 265 

(Torre Rivolo), 12 milles. Le nom même de cette rivière est Feuillet 1 85 recto. 
Canalar j^LàS (Canclelar). 

De la rivière de Rigolo à celle de Kata iUsl^, 1 1 milles. 

De la rivière de Kata à la ville de Sibonto ^ o>.jjjy«i (Siponto) , 
située dans le voisinage de la mer, 2 milles; de là à Matenata 
iiisUtiU (Mattinata), près la mer, 12 milles. 

De là à Sant-Angelo j_L*'l i^mm, lieu situé à quelque distance 
de la mer, 8 milles. 

De Matenata à Sant Valenji ^^^^Jj c^^Cw, «village avec une 
grande église , » 1 2 milles. 

De là à Bestia «jÇU-j (Viesti), au fond d'une anse formée par 
un cap qui s'avance dans la mer, 1 2 milles. 

La distance qui sépare la ville de l'extrémité du cap est d'un 
jet de flèche. » La largeur du cap est d'un demi-mille à son ex- 
« trémité , et de A milles à sa base. » 

De Viesti à Beskich (jA-*5C«*j (Peschisi), 12 milles. 

De Peschisi à Rodna iijijy (Rodi), 8 milles. 

De Rodi à Canian y^ÀS (Cagnano), 12 milles. 

De Cagnano à Dabia *-Aj'i, 1 i milles. 

De Dabia à Lésina *à«J, 8 milles. 

« Lésina, qu'on nomme aussi Lazina Ajjil, est située auprès de lesisa. 

«la mer. » De là à Canb-Marin ^^Jl, t-Uï (Campo-Marino), 12 
milles. 

De Canb-Marin à Termola «X — „«j_:i (Termoli), « qu'on appelle 
«aussi Termolos, 20 milles. 

« (De Lésina à Termoli, le golfe se détourne vers le sud.) » 

De Termoli à l'embouchure de la rivière de Bescar jl<xï^ (Pes- 
cara) on compte 5 9 milles. 

De Termoli à la rivière de Toronto>_j^ (le Trigno), 36 milles. 

«Cette rivière est considérable, et sur ses bords, à une cer- 

' Le nom de ce lieu semble indiquer que l'antique ville de Siponto (près Manfre- 
donia) existait encore à l'époque où notre auteur écrivait. 

n. 34 



266 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 1 85 verso. « taine distance de la mer, est la ville de Toront o>— j^Ja, qu'on 
«nomme aussi Terent <^ — ij-j (Trivento), et qui est grande et 
« abondante en ressources de toute espèce. » 

De l'embouchure de la rivière de Toront à Cama «-v«lï, ville 
considérable, située sur les bords de la mer, et environnée de 
jardins et de vignobles, 58 milles. 

Feuillet 1 86 recto. De. Cama à l'ancienne et célèbre ville d'Ancône « — i^\ dont 
nous avons déjà parlé, 6 milles. 

« Entre Campo-Marino (^jL» t^ et Ancône on compte 1 9 jour- 
« nées ou 3oo milles de pays désert. Dans ce pays il existe une 
«population qui vit dans les bois, s'occupant de chasse et de la 
" recherche du miel. Nous avons déjà décrit, dans la précédente 
« section, la contrée comprise entre Ancône et l'extrémité (sep- 
« tentrionale) du golfe appartenant aux Vénitiens. Nous avons 
« également parlé du pavs situé à l'orient de cette extrémité, c'est- 

COTES O i l J 

DE LA CROATIE. " à-dirc dcs dépendances d'Aquilée iCoîfeCji \ et nous en sommes 
LovBANA. „ restés à Lovrana «-jjjifl , ville qui est sur la limite de ces dépen- 
« dances. Cette ville est considérable, peuplée, et on y construit 
« continuellement des navires." 

Il nous reste à décrire la côte orientale du golfe (de Venise), 
et nous disons que de Lovrana *_jjiji)! à Buccari i^^-ij, ville ma- 
ritime agréable et bien peuplée, première dépendance de la 
Croatie n^^^ly^, qu'on appelle aussi Dalmatie i;-v*yUi , on compte 
lo milles. 

De là à Koubara «^-j^^j, « ville considérable et peuplée, sur le 
« penchant d'une montagne, » i 6 milles. 

De là à Sounna iil«. (Segna), «jolie ville bien peuplée, dont 
« les habitants sont Slaves iùJUùa L<iiî>! et possèdent beaucoup de 
« navires, » 3o milles. 

De là à Castilasca &Juy>Xa«j> , « petite ville dont la population 
« est Slave et ne possède que peu de navires, >• i5 milles. 
' Voyez ci-dessus, p. 2/18. 



DALMATIE. 
ZAIÎA. 



TROISIÈME SECTION. 267 

De là àMascala xJoua^, « appartenant aux Dalmates (j^-JUkiJJ, » Feuillet 186 recto. 
20 milles. 

" De là à Ames ,j^! (Arbe?), ville de grandeur moyenne, ap- 
" partenant aux Dalmates et possédant quantité de navires,» 
i5 milles. 

De là à Sato_^lo ou Satwa l^LUs, « appartenant aux Dalmates, 
» qui y possèdent des navires dont ils se servent pour des expé- 
« ditions militaires, 3o milles. » 

De Sato à Nouna *-jy, qu'on nomme aussi Ninos qojm (Nona) , 
« ville considérable, jolie et naturellement très-forte, » 20 milles. 

De là à Djadra Sji>\. — .=> (Zara), « ville dont l'étendue est vaste , 
<t les édifices contigus; pays de vignobles, très-agréable, dont les 
« habitants sont Dalmates. La mer baigne les murs de la ville. » 
(La distance manque.) 

De Zara à Dograta iUsJ^ti (Novigrad), «ville dont la popula- 
"tion, mélangée de Dalmates et de Slaves, est très-brave; lieu 
« considérable dans la chrétienté, » 3o milles. 

De là à Sanadji sbU, (Sebenic.^), «ville considérable, rendez- 
" vous des marchands qui y font des expéditions par mer et par 
« terre, » 20 milles. 

De là à Ourghouri ^^jy — cji, qu'on appelle aussi Lourgharo 
jjUp , « ville remarquable par les agréments qu'elle présente et 
« par ses fortifications , peuplée de Dalmates qui se livrent au 
« commerce et entreprennent de lointains voyages ainsi que des 
« expéditions militaires, » 5o milles. 

De là à Tar Goris (j*j.Cjj, qu'on nomme aussi Tar Gori (<).c »j 
(Trau?), «lieu dont les habitants, d'origine dalmate, sont con.s- 
« tructeurs de navires, guerriers ou marchands, » 6 milles. 

De Tar Gori à Sbâlto ^U^! (Spalatro), 12 milles. 

Spalatro est une ville appartenant à la Dalmatie, florissante, 
«vaste, bien bâtie, commerçante, entièrement pavée en dalles et 
« possédant des vaisseaux de guerre. » De là à Sigono j.ji**v (Sliono) , 

34. 



268 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet i8C verso, «ville peuplée de Slaves, qui y possèdent de vastes domaines et 
« des édifices contigus, et qui sont pour la plupart navigateurs, '• 
2 milles. 
KAGosE. De là à Ragorsa a^j^j, qu'on nomme aussi Ragusa H^^j, 3o 

milles. 

« Les habitants de cette dernière ville sont Dalmates; ils pos- 
« sèdent des navires de guerre et sont braves et courageux. C'est 
« là que se termine la Croatie iU^\j)jj>. i^o ^-=..1 . » 

De Raguse à Cattaro _^iï ou Cadharo j^ib, «ville florissante 
« et peuplée de Dalmates guerriers et voyageurs qui possèdent 
«nombre de navires, » 20 milles. 

De là à Antibaro jjUajI (Antivari), « lieu habité par des Slaves, 
« résidence agréable et renommée, "Se milles. 

De là à Deloudjia ivs=-pi (Dulcigno), « ville importante de l'Es- 
« clavonie «hùjJJu»! »x^!^ t^, peuplée d'habitants (originaires) de 
« Laodicée yysJiiiJ ^A*' > " 70 milles. 



De là à Adrasto (Durazzo) des Francs (jv?*>JÎ 



50 milles. 



Ile 



Ce point est le plus rapproché du continent de la ville d'O- 
trante, et la largeur du détroit n'est ici que de 70 milles. De 
Durazzo à Djemada ifil^r, en suivant le contour des montagnes, 
la distance est de 226 milles. L'ancien nom de Djemada était 



Butrinto 



4-)wÂ.J . 



ILES DE LA MER 
ADRIATIQUE. 



Telle est la description des rivages du golfe (Adriatique) « et 
« des pays et des forts situés sur ce littoral ; description qui pa- 
« raitra suffisante aux personnes douées d'esprit de recherches et 
« de curiosité. Quant à ce qui existe dans cette mer en fait d'îles, 
« notre intention est d'en parler en détail et de manière à remplir 
« le but que nous nous proposons et que nous avons expliqué. « 

Il existe dans cette mer une île du nom d'Ousar^-wj! ( Veglia.^), 
qui d'un côté est à S milles de la terre et de l'autre se prolonge 
dans la mer. Elle est située dans le golfe d'Istrie iL}jJ^\ y_jj=- et 
s'étend sur un espace en longueur de 20 milles, et en largeur 



TROISIÈME SECTION. 269 

de 12 milles. Elle est hal)itée et n'est séparée d'une autre île, F<^u'ileiiSo verso. 
dite Djersa iU;^_=> (Cherso), que par un intervalle de 5 milles, et 
du continent que de 6 milles. Cette dernière est grande, très- 
peuplée , et plus longue que large, puisqu'elle a environ 6o milles 
de long sur 26 de large. Il y a un comte Lr~«jj> et un évoque 
oiXw! . De là à l'île d'Arba iL-iJ (Arbe) on compte 6 milles. Celle- 
ci gît en face des montagnes de Croatie, située à 12 milles du 
continent. Elle a environ 3o milles de long sur 18 de large. Il 
y a un comte et un évéque. De là à l'île de Baga «_éL (Pago), ■ 
située en face de Nona «j>j, à 4 milles du continent, longue de 
20 milles et large de 10 ou environ, on compte ^ milles. Toutes 
ces îles sont babitées et dépendent de la Croatie. Quant aux îles 
vénitiennes, elles sont au nombre de six, savoir : trois disposées 
sur une ligne, et trois sur une autre. Elles sont toutes habitées 
et situées au milieu des possessions de Venise, dont elles portent 
le nom, ainsi que la mer. 

« Dans le détroit dont nous avons déjà parlé, et dans le voisi- Feuillet 1 87 recio. 
«nage de Lablouna aj^A+J (d'Avlona), il existe une île petite et 
« déserte. En face de Brindisi il y en a trois autres connues sous 
«le nom de Goucbta iouij*, voisines du continent, peu considé- 
« râbles et désertes. Telles sont en somme toutes les îles , soit 
« habitées, soit désertes, qui existent dans cette mer \ » 

Revenant maintenant à la description du continent (de l'Italie), 
à celle des routes, des distances, de l'état des habitants et des 
lieux les plus remarquables , nous allons donner l'itinéraire de 
Tarente , dont nous avons parlé , à Naples. 

De Tarente à Matira Sj~!m> (Matera), 60 milles. 

De là à Agharbilia iL>SjjÂ\ (Gravina?), 60 milles. 

De là à Fanousa ii-oy* (Venosa^), 20 milles. 

' Sic. 

' 11 est remarquable que les deux manuscrils portent x^to^ii , et non « as»às. 

Voyez à ce sujet notre précédente observation , p. 2/17. 



270 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 187 recto. De Venosa à Andra «jJ^jI (Andretta), 18 milles; 

Puis à Atraca ii^]jL\ (Trevico?), 18 milles; 

A Bera », 1 , 1 5 milles ; 

A Bradjanto _5iaÀi».!^j, 26 milles; 

A Djibiterra «,ju+a=- (Acerra?), 18 milles; 

Et de là à Naples la Maritime iUU-UJi J.-jb, 3o milles. 

« Toutes les villes que nous venons d'indiquer se ressemblent 
'< beaucoup entre elles et sont fréquentées à cause des ressources 
• « commerciales qu'elles présentent en divers genres, de la ferti- 
» iité de leur territoire et de la sécurité dont on y jouit. Elles 
« dépendent pour la plupart ou, pour mieux dire, en totalité de 
« la Calabre iipjjfki et de la Fouille a-a-Jjj , provinces dont la cir- 
« conscription comprend un grand nombre de villes dont la pre- 
« mière est Reggio^—:^, petite ville avec marchés et commerce, 
« située sur le détroit de Sicile. 

« De R.eggio à Terdjes (j,*_3-jj on compte 1 journée. 

«De là à Djeradji si_,-=- (Garace), 1 journée. 

«De là à el-Mass ,_j=Ul, petite ville avec marchés, fruits, etc. 
« 70 milles. 

« De là à Gastal JLii*^, petite ville, 3o milles. 

« De Castal à Cotroni ^jjJ^'i (Crotone), par mer directement, 
« 1 3 milles; 

'Et en suivant les contours de la côte, i8 milles. 

« De Cotroni j^^ la « , si l'on veut traverser la mer dans sa lar- 
« geur, on a à faire 1 journée maritime et 3o milles. Nous avons 
« indiqué les particularités qui caractérisent le reste de la contrée. 

" De Djeradji s}j-^ ( Garace) à Stillo ^-Lfh^\ , petite ville floris- 
" santé et abondante en ressources, on compte 2 4 milles. 

«De Djeradji on va à Catantaro jLkjJiï (Catanzaro), jolie for- 
«teresse, située à 12 milles en se dirigeant vers l'occident. 

«De là à Sainte -Euphémie ^^^ caà-w dont nous avons déjà 
« parlé , 1 2 milles 



TROISIÈME SECTION. 271 

« Tout ce pays fait partie de ia Calabre. Feuillet 187 recto. 

«De Cotroni iUi^laS (Crotone) à Tadjena a-j-e-LL, lieu situé 
« dans les terres, 3 milles francs ou 9 milles. 

« De Cotroni à Djanco-Castro^pa*»jiyUa- (Belcastro.^), 9 milles. 

« De Tadjena iUs-Ua à Djanco-Castro jj tawi»y>À=- (la distance 
« manque ) ; 

« Et à Samiri ^SJJf^ (Soveria), lieu situé à 3 milles de la mer, 
« 1 5 milles. 

«Ces divers lieux sont peu considérables, mais bien peuplés 
« et commerçants. 

«De Samiri tg^jysw à Catantaro jUaUai (Catanzaro), i5 milles. 

«De Samiri à Tabarna iLj^ (Taverno), 18 milles. 

"De Samiri à Strongeli J^j.Ji.^] (Strongoli), 21 milles. 

«De Strongoli à Cotroni, i4. milles. Feuillet 187 verso. 

« De Strongoli à la mer, 6 milles. 

«De Strongoli à Abrianco yijl.jj! (Umbriatico), i i milles. 

« D'Umbriatico à Bâter Boli ^^y\i, 27 milles. 

« De Bâter Boli à Absakhwa j^^^-o', 33 milles. 

« D' Absakhwa à Rossiano la Maritime ii-Ja-UJI yW-^j (Rossano), 
« 1 5 milles. 

"De Rossano à Sant-Mauro j^j-^ c:«j^, 5 milles. 

« De Sant-Mauro à la mer, 6 milles. 

« De Sant-Mauro à Arment cx^«,i , 3 milles. 

« D'Arment à Sant-Archangelo J-s\^.jl e*jL«, , 6 milles. 

« De Sant-Mauro à Besniano yL^Uw , 9 milles. 

«De Besniano à Akrat ^\j.^=\ (Cariati?), 12 milles. 

« D'Akrat à Sant-Archangelo _j_A_^v.^ji ^'X^, 12 milles. 

«De Sant-Archangelo à Rocca-Felib ^J* «jj (Rocca-Nova), 
« 6 milles. 

« De Sant-Archangelo à Calabrat Uj-idi (Calabraro), 1 2 milles. 

« DArchangelo ^i^^i<Sj\ , en prenant vers la droite, à Sinis , 
« (Senise), 12 milles. 



272 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 187 verso. " D'Arcliangelo à Ghanano yUc , vers la gauche, 12 milles. 

« La rivière d'Akri ^ç,J^=^ (Agri) sépare ces deux lieux. 

" D'Archangelo à Castal JU-**, lieu bien fortifié, 6 milles. 

«De Castal-Michal JLû^ JU«j à Cabeli Job, 2 milles. 

«De là à Bens Adrat (^l^il lt**-), vers l'occident, 6 milles. 

« De là à Castel-Laurente c^wj^ JU^-wï , 6 milles. 

«De là à Sant-Martino , 3 milles. 

«De là à Monte-Moroj^ c;«-l<i (Monte-Murro), 6 milles. 

« De là à Bedjal JVss?, 6 milles. 

« De là à Mursica la Vieille ii-c JviUl iULw^ (Mursico Vetere ) , 
« 6 milles. 

« De là à Sabonara 'i^^i\M , 1 2 milles. 

« De là à Sarcouna io^s^ , 3 milles. 

«De Sinis (j*uyUv< (Senise) à Tursa ii-w^j (Tursi), 12 milles. 

«De Tursa iUyj à Sant-Archangelo jJ^i^^ji <iv.Uy, 12 milles. 

« De Sant-Archangelo au fort d'Akloun yj-^^sl (j^a^i- , 6 milles. 

«De ce fort à Sanghara s^jUas, 12 milles; 

« Et de là à Tarente oo^lL», /i8 milles. 

« Reprenant notre itinéraire , nous disons que : 

«De Sinis ltaà-» (Senise) à Tursa iUyj (Tursi) on compte 12 
« milles. 

« De Tursa ii-w;~> à Sant-Archangelo _>X;BÀ^feji o^^w, 12 milles. 

« De là à Akloun y^i^j' , 6 milles. 

« De là au fort d'Archangelo cM>^' tr«>*- , 1 8 milles, ainsi que 
«nous l'avons déjà dit'. 

«De Sant-Archangelo j-L^Jw^i c^ijU, à Corioun yj-j^» (Cori- 
« gliano), 1 8 milles. 

« De Corigliano au fort de Calabrat JoI^-^As (j-ua». (Calabrara), 
« ik milles. 

«Le fort de Calabrara est opposé à Corioun y>j^, derrière la 
« montagne. Telle est aussi la situation de Corioun par rapport 

' Sic. 



TROISIEME SECTION. 275 

«à Calabria *-^jj^, ville située à 6 milles de distance, et à un Feuillet 187 verso. 
«lieu nommé Castro-Novo o_^^jia*«i (Casai- Nuovo?) , situé à 3 
« milles de Calabria i>^jjj>ki . 

« De Castro-Novo à Betberan ij\}~t^ on compte 3 milles; 

« Et de là à Sinis (j«»-vU» (Senise), 6 milles. 

« Ces quatre derniers lieux sont derrière la montagne. 

» De Sant-Arcliangelo ^i^js^-^^J lmm, à Rocca-Felib <-<-*ij a »j 

« (Rocca-Nova.^') on compte 6 milles. 

« Revenant à Tarente, nous disons que de cette ville à Galli- 
" poli la Maritime iUA».UJ! JuxXï, en se dirigeant vers le sud, on 
" compte 60 milles; 

« Et de là à Otrante civj^il, vers l'orient, 3o milles ^ 

« D'Otrante à Ledj 1 (Lecce), ville, par terre, 72 milles. 

« De Lecce à Brindisi, ville dont il a été question, située sur 
" les bords de la mer des Vénitiens, 72 milles, 

« De Tarente à Bentanki t^! j-»^ , 1 8 milles. 

« De là à l'étang ii^^l, 18 milles. 

« De l'étang à Castalnouta wy JU*o (Castellaneta) , 2 li milles. 

«De Bentanki au fort dit Djibita-Leberal J!^ «iaxAr» (Cività Feuillet 188 recio. 
« d'Albero-Bello?), 24 milles. 

« De là au fort de Mont-Afrid Js?^' c^uL», au moins 1 5 milles. 

«De Mont-Afrid à Sanala ijjlu=. (la Stella .^), 2/i milles. 

« De Sanala à Sanghara SjJims, 27 milles. 

« De Djibita-Leberal J!^ *iiAA=- à Sanala, 2 4 milles. 

«Nous ajouterons que de Bentanki Jii) Hm à Lama «-^il, for- 
« teresse ( Lato ? ) , on compte 2 1 milles. 

« De Lama à Cardjara Hj-^'j-ï, 27 milles; 

« Et de là à la ville de Sanghara ijJiiM XmJ^, i5 milles. 

« De même , de Lama x«i) à Djibita-Leberal Jl^ iUa*"?-, 1 5 milles. 

« De Lama à Tarente ciwjUa aju-y^, 6 milles. 

«De Tarente au fort de Badjitera iyi^lj, 18 milles; 

' Les mss. portent 33o , mais c'est évidemment une erreur. 

II. 35 



274 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 188 recto ' De ce fort à celui de Birkel ii-^j^ (ou de l'étang) , 1 2 milles. 

n De Birket à Cardjara Hj-^j^, 12 milles. 

«De là à Sanghara iijJt-iM ^J^.^, 12 milles. 

« Du fort de Badjitera »;.>^l> à loulian yUAj (Palagiano ?) , jolie 
"citadelle, 18 milles. 

« De là à Balascoura Sj^JmJIj, i5 milles. 

« De Balascoura à Sanghara ijJuuo , 1 2 milles. 

De Balascoura au fort de Basila «X-iiL (j^a^ (San-Biagio), vers 
1 l'occident, 18 milles. 

« De Balascoura à Castalnouta «ly JLu<j (Castellaneta), 6 milles. 

« De là à Beskasarla ii\j\.^ xJJi^, bourg ou petite ville, 8 milles 
« francs, c'est-à-dire 2 4 milles. 

«De là au fort de Sant-Donat i=bi cu^, 2 4 milles. 

«De là à Bocca-Albano ^JuJ! Hjj (Monte-Albano), i8 milles. 

«De la à Djarwa îjjys- (Graua.^), place forte, i5 milles. 

'< Du fort d'Albanoj-iJt (jJ'^^ à Sanghara jjUta , ville, 1 8 milles. 

«Du fort de Castro jj-k-i^j à celui de Beraï J[^, 2k milles. 

«De Beraï à Sanghara, 18 milles. 

« De Sant-Donat Lbi i.j>J^ à Piocca-Chebekh g^-i iUjj, 1 8 milles. 

« De là à Fedenia *AiJsjLl!, 3 milles. 

« De Fedenia à la ville de Sanghara ijJùua , 1 2 milles. 

«De Rocca-Delibo ^j-Ji xSj à Fedenia, 18 milles. 

« De Djarwa ]j,j^ à Afnia iU«l (Alvano?), 12 milles; 

«Et de là à Sanghara, 18 milles. 

« Revenant encore sur nos pas, nous disons que : 

« De Sanghara au fort d'Akloun on compte 36 milles. 

« D'Akloun à Meksterniata iUsUi^i-X», sur la droite, 9 milles; 

«Et en se dirigeant vers le nord, à Baterandent okj.Kj!o^lj, 
« 1 5 milles. 

« Du fort de Blana iLi5>o , si vous allez vers Sanghara , vous 
«trouvez au nord Fordjara «jU-^j et, en vous dirigeant un peu 
«vers la droite, le fort de Bedjenbro jy-s^s?, à 18 milles. 



TROISIEME SECTION. 275 

«De Blana xi^lo à Sanghara, 36 milles. Feuillet 188 recto. 

i< Du fort de Djarwa dont nous venons de parler à Falfal JlUi, 
« 2 4 milles. 

«De là à Sant-Donat Jabi cjijLw, 18 milles. 

■< De là à Ascanou _j-»jlu.! \ 2 4 milles. 

' Puis à Bascoura <v,j_Ji>M^ (ou Balascoura), 2 1 milles. 

« De Balascoura «jyu^JL à Mont-Dedjoun yj-^j-^ o>Jui, 1 8 milles. Feuillet 188 verso. 

« De là à Lama iU«iJ (Lato?), 2 4 milles. 

" De Lama à Tarente oOjUo iiM>y^, 6 milles. 

« De Lama à Bentanki Jii\ ojj, 1 8 milles. 

« Du fort de Bentanki à Arbelan ^J5^;1 , 2 4 milles. 

« D'Arbelan à Farnaghal JoijjU, 2 4 milles. 

« D'Arbelan au fort de Monte-Bal JL c^vj^, 18 milles. 

« De ce fort à Lama, en ligne directe, 2 4 milles; 

« Et en outre , de Falfal JUAi à Mont-de-Morwa »jj «0 o._À^ 

« (Alta-Mura?), 28 milles. 

« De Matera «^jU à Cast-Djorazd ^jj-=r la«*» (Gioia?) , 1 5 milles. 

« Puis à Mont-de-Morwa »jy_«i o>_;^ (Alta-Mura.-^) , 1 5 milles. 

» De plus, de Calcas u-UXs à Castelnis (j*àU*<j, 18 milles. 

« De Castelnis à Cast-Djorazd i.y-=- la*»3 , 9 milles. 

«De Carancal JULjjIï à Castelloun yj-Wa*»o (Castellaneta?) et à 
« Meksernata ^Jsb^-wXo , 2 4 milles. 

«De Meksernata à Sanghara iSj-XMo, 2 4 milles. 

«De même, de Monte-Ferand J^ i^m (F'errandina.^) à Cas- . 
« telloun y^Aiiwj (Castellaneta.**), 18 milles. 

«De Castelloun à Falfal JbtU, 2 4 milles. 

« La ville de Falfal est située au pied des montagnes de Cas- 

" telloun. De Falfal à Lesious ^yé^-fM.i, lieu situé au pied des mon- 

« tagnes de l'Alberal JI^jJI, et de là à Djerawa ^jj-^, lieu situé 

« au pied des mêmes montagnes, i5 milles. 

' Le ms. A porte Asfira «waju»! . 

35. 



276 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 188 verso. « De Monte-Mello jJXo oOU ail fort d'Anklouna iij^ÀJiji , situé au 
«pied des mêmes montagnes, 18 milles. 

« De Ghardia xji^ au fort de Carancala «kJij^ , situé à l'extré- 
« mité de ces montagnes, 18 milles; 

« Et de là à Djibita-Leberal Jl^ &kAA=-, 33 milles. 

« Ce pays est habité par une population qui s'occupe de l'ex- 
« ploitation des mines. L'espace compris entre le mont Beral J>«?- 
« J\j^, le mont Mabal jLu Jj,=- , et les villes de Djibita-Leberal 
« JI^ *!*!*+=- et de Bentanti J^\ t^, est de 2/i milles. 

Il De Bentanki au fort de Lama dont il a déjà été question on 
«compte i5 milles; 

«Et de Lama à Tarente, 6 milles. 

«Revenant (de nouveau) sur nos pas, nous disons que : 

«De Djibita-Leberal au fort de Borat ca[jj (j-»aô- on compte 
« 1 8 milles. 

« De ce fort à celui de Beratour^y.!^ , jolie place bâtie au pied 
« des montagnes susdites, 18 milles. 

« De Beratour à Balana &ji)l, autre fort au pied des montagnes, 
« 36 milles. 

« De là à Rocca-Corali J|ji>i &ï; , 2 /t milles. 

« Puis au fort de Gara ojlï y — »n .-> , au pied des montagnes , 
« i5 milles. 

« De là au fort de Tan j^Js ^j>n.->, au pied des montagnes, di- 
« rectement , 1 2 milles. 

« De là au fort de Câra-Bechkara «jIsCao ojlï (Pescara), 9 milles. 

« De là à Atrana la Maritime iUi»-LJi &_iljjl , qu'on écrit aussi 
« Athrana par un tha iUl^! (Ortona a Mare), 18 milles. 

«Revenant (encore) sur nos pas, nous disons : 

« De Carichtaloun y^Jx.»^ au fort d'Anklouna &j>AJijl , 1 5 milles. 

«D'Anklouna à Rocca-Batsi i^wSj «-ïj, 18 milles. 

«De là à Djibita-Leberal J^ *iaA+=-i première dépendance du 
"pays des Romains, 33 milles. 



TROISIEME SECTION. 277 

« De là au fort de Tan ^^ t)-"-»^, situé au pied des montagnes, Feuillet i8S verso. 
« 2 4. milles. 

«De là au fort de Bobolo j-ij^ t^'^» (Popoli?), situé au pied 
» des montagnes , 1 2 milles. 

« De là à Ankhazma «.«jX»!, 2/i milles. Feuillet 189 recto. 

« De là à Atrana ou Athrana la Maritime iUX=»UJI xji^l (Ortona 
« a Mare), 36 milles, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut. 

«De même, de Carichtaloun ^j^LiU^ à Balbasen (jj--«,Ls_Lj on 
« compte 5 journées. 

«De Canb-Marino (^j^ v*** à Ghardia-Art Isjl «Ji;* (Guar- 
« dialfiera) , petite ville bien peuplée , 1 2 milles. 

« De là à Carichteloun ij^XiUij^i, 2 4 milles. 

«De même, de Balma «il à Balbasen yAuL<Jo 




« De Balbasen à Arkelan y5)^! , 1 2 milles. 

«De même, du fort de Venedo-Bonsa 
« Djenes jj^Jw», 18 milles. 

«De celui-ci à Balmela «Ul, i5 milles. 

«De là au fort de Cazancal JLiijjlï, 12 milles. 

«De là à Venetatli J^b «Ju, qu'on appelle aussi Venetopoli 
« J^-j>> *ÀJ , 1 5 milles. 

«De même, de Sanghara s^jcUs à loulian yU^, 4 milles; 

« Et d' Arkelan à Venetotoli J~j^ «àj , 9 milles. 

«Du fort d'Arkelan y2VS,t (j*a=* à Monte-Bal Jl> i^yJ^ (Mono- 
« poli.»*) , 18 milles. 

« De Monte-Bal à Lama iL^'H {j-«i=- , en ligne directe, 6 milles. 

«De là à Tarente oùjUs, 6 milles. 

«De même, de la ville d'Atrouna «j^jisl à Lentisca J-ajl.âJ , 
« 6 milles. 

« De ce dernier fort à Venetotoli Joy; xjj , 1 5 milles. 

«De là à Rocca-Mont-Arblan y^oj! ouO» *S; (Mont-Albano), 
« 1 2 milles. 



278 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 189 recto. «De Lentisca é-Axxl à Bonsa iUaJjj , 9 milles. 

« De Bonsa à Bentanki (J^\ ciO-j , 1 5 milles. 
.'«De Bentanki à Tarente cj.ij\ls, 27 milles. 

«De Bentanki à Tan ^jJ», 9 milles. 

« De même , du fort de Lentisca liLsuJ à Venetotoli Jjy *^ , 
« 1 5 milles. 

«De là à Rocca-Monte-Belan y^^ o.--^-* iLjj (Montepeloso?) , 
» 1 2 milles. 

« De même, d'Artouna ^jlsji, dont il a été question, à Bonsa 
I, iUajjj , 2 4 milles. 

« De Bonsa à Bentanki JLj] c:*ju , 1 5 milles. 

n D'Artouna à Retina xUij, 9 milles. 

« De Retina à Bonsa «.^j^j , 9 milles. 

« De Retina à Rocca-Monte-Belan ^5)^ c^u^ Hij, 12 milles. 

«De Monte-Belan à Toutli Juiy> (ou Venetopoli), 9 milles. 

«D'Atrana iLjl^l (Trani?), ville sur les bords de la mer, à 
« Buklano y!^*^ , 1 2 milles. 

«De Biiklano à Piétina HJmj, 12 milles. 

«De Buklano à Tat caLi", 12 milles. 

« D'Atrana «j!^I à Tat >^{-i , lieu distant de 6 milles d'une ri- 
« vière, i5 milles. 

« De Tat à Anghazma iL^jS^\ , 1 2 milles. 

« D'Angliazma à Buklano y5ÀiC_j , 9 milles. « 

D' Anghazma i^>53l à Atrana &j|yj! , sur mer, 36 milles. 

Nous disons en outre que : 
MATERA, De Tarente à Matira »j_ax^ (Matera), « ville considérable et 

«jolie, » située vers le nord-ouest, on compte 180 milles; 

Et de Tarente à Bari ^^jl, en se dirigeant vers l'orient, 180 
milles. 

De Matira îijjJJo à Agharbilia i^-f^j^^ , « ville de peu d'impor- 
« tance, mais dont le territoire est fertile, » en se dirigeant vers 
le nord-ouest, 60 milles. 



TROISIEME SECTION. 279 

D'Agharbilia iUAj_^i à Venosa iL«jAj, 180 railles. Feuillet 189 recto. 

« Venosa est une ville célèbre appartenant aux Lombards. » De venosa. 

là à Bari ^^^W on compte, en se dirigeant vers l'orient, 65 milles. 

De là à Andra 6jJs.-j! (Andria), en se dirigeant vers l'orient, Feuillet 189 verso. 

54 milles. 

D' Andra à Atrana la Maritime &AAa-L»J! «ji^LI ( Trani ) , vers 
l'orient, 45 milles. 

De Venosa *-«.yj à Mont-Bendjos u-j^ o^m. (Montepeloso.'') , 
70 milles. 

« Mont-Bendjos (j*.^^sJo civU est un lieu très-fertile, couvert de 
« vignobles et de bosquets. » 

De là à Agharleto^kJjit , « petite ville bien peuplée, » 1 8 milles; 

Puis à Alb-Djowan yl^s- t-J!, 6 milles; 

Puis à Anzigharco ^ — 3jLJu>^] , quon nomme aussi Anzikarko 
_>fe,Xjjj! (Tricarico.'*), 18 milles. 

D' Alb-Djowan yî_>i- <~^\ à Bendjos (j-^^, 6 milles. 
D'Anzigharco jjjUj^! à Aslan y^-wi (Acerenza.»'), 27 milles. 
D'Aslan y2A..^! à Ankeloun y_jXjl, 2 4 milles. 
(Ce qui fait pour la distance) de Mont-Bendjos à Anzigharco 
63 milles, vers l'occident. 

D' Anzigharco à Djirasna iu^-t»,_=- (Acerenza?), ville, on compte 
72 milles. 

De Djirasna à Babotera tsi;-j>H (Volturara?), 18 milles. 
De Djirasna à Botansa iû«oL*j (Potenza), 60 milles. 

« Potenza est une ville très-considérable, très-peuplée et en- potenia. 
'< tourée de vignobles ainsi que d'habitations. » 

De là à Monte-Melvi ^gj-L* i^-m on compte, en se dirigeant 
vers l'occident, i5o milles. 

De Potenza iUjUj à Melfi la Méditerranée iC^-JI oCl^, vers 
l'occident, 54 milles. 



280 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 180 verso. De Melfi uiXo à Consa ^JM.i^i (Conza?), 108 milles ^ 

De Consa u*Uï à Canbania &ajIaàï (Campagna), 60 milles. 

De Campagna iLjk_iLA.-jU> à Ebola *)ol (Evoli), vers l'occident, 
2 7 milles. 

D'Evoli à Salerne ^j^JLu, , 72 milles. 

De même , de Campagna , ville et citadelle importante , au 
fort de Balcas ^j^Ji^, 72 milles. 

De là au fort de Diaba Ji-jLi , également 72 milles. 

De ce fort à Cabouali ^'.j-m (Capoue), 72 milles; 

Et de Capoue à Salerne, 36 milles. 

Nous reprenons notre itinéraire de Melfi la Méditerranée^ oiJu 

A ^.*J! à Lésina *_À-aJ , ville située sur le bord de la mer des 

Vénitiens. 

De Melfi à Piocca-Sant-Ghathi 3U ciOU, x», (Santa-Agatha) , en 
se dirigeant vers le nord-ouest, 5!^ milles. 

De là au fort d'Ascala iiXjusl (j^a- (Ascoli), 36 milles. 

« Ce fort s'appelle aussi A'zcola 'ikiys. et A'scola «kiU»*. » 

De là à Otrouna iojj^! (Ordona), 54 milles. 

De là à Sant-Lorenso u^j^ c:*jU., 5/i milles. 

De là à Toudj ^y, 27 milles. 

De là à Castelnovo oy JIa*»ï, 63 milles. 

De là à Sant-Aklarko ^-S^X^ji owi-y, 36 milles. 

De là à Sant-SabirOj_A*«. oi^u, (San-Severo), 54 milles; 

Et de San-Severo à Lésina, 63 milles. 

Lésina est dans le voisinage de la mer des Vénitiens. 

La route depuis Otrouna «JjjJ»! (Ordona) jusqu'à Salerne, en 
passant par Bénévent ovàxàj , est comme il suit : 

D'Otrouna à Arnana iuLji (Ariano), ville, 16 milles. 

D'Arnana à Andja g"î , ville , 1 8 milles. 

De là à Bénévent o>_àaàj, ville considérable, 27 milles. 

' Sic. 

' Notre auteur s'exprime ainsi pour qu'on ne confonde pas Melfi avec Amalfi. 



TROISIÈME SECTION. 



281 



De là à Abellina iU^\ (Avellino), 72 milles. 

D'Avellino à Salerne jj^U», ya milles. 

De même, de Bénévent à Djengala «JUi=>, 27 milles; 

Et de là à Naples Job, 36 milles. 

De même, de Bénévent à Monte-Choudj ^^ ciui.*, 54 milles. 

De là à Abroula «]_5^t, 54 milles. 

De là à Ardjent c:vi-=^i (Acerra.^), 42 milles. 



De là à Djengala a]Uàj=-, 2 1 milles. 

De là à Balma iUL (Palma), 12 milles. 

De là à Serna io^ (Sei'ino), 36 milles ; 

Et de là à Salerne ^j^'u» , 72 milles. 

L'itinéraire d'Otrona * — bj—^^ (Ortona a Mare) à Ancône est 
comme il suit : 

D'Otrona à la rivière de Leucado ^o^ï^j^, jS milles. 

De là au fort d'Anezca &.Syi tj*»^» , 2 o milles. 

De là à la rivière de Pescara jlsCijj..^, 90 milles. 

De là à Batlan y^Ji?, 90 milles. 

De là à Trania »~kj\j.î, 69 milles. 

De là à Acama UbI, ville, 1 74 milles; 

Et de là à la ville d' Ancône, 18 milles. 

" Comme nous avons suffisamment parlé de ce dernier pays 
« et que nous en avons donné les itinéraires dans la section pré- 
« cédente, nous allons maintenant passer à l'indication des prin- 
« cipales rivières qui baignent la contrée , et cela avec toute 
« l'exactitude qui dépendra de nous. 

« La première de ces rivières est celle de Sinis q^jU*. ou de Se- 
« nise (le Sinnio) ^ Elle prend sa source dans les montagnes de 
« Carioun y^^ JWi coule entre Calavrata iLij^Jlï (Calabraro) et 
« Castronovo vj-j j?^-»* (Piocca-Nova?), passe ensuite devant et 
" non loin de Sinis i^m^ (Senise), puis, à peu de distance, réunit 



Pour plus de clarté nous croyons devoir indiquer approximativement les lati- 
tudes et longitudes des lieux où les rivières en question ont leurs embouchures. 

II. 36 



Feuillet 189 verso. 



CODRS 
DES RIV1ÈKE3. 

Lat. io°. 

Long. i4° 20', 

à l'est du méridien 

de Paris. 



FeiliUet i 90 recto. 

Lat. io" 1 5'. 
Long, li" 25'. 



Lat. lio" 20'. 
Long. 14" 3o'. 



Lai. ko° 25'. 
Long. ii° 32'. 



Lat. 4o' 35'. 
Long. ii° 35'. 



282 CINQUIÈME CLIMAT. 

" ses eaux à celles de la rivière de Sanka kX«-«, passe devant Fiadh 
«ijbUi, devant Sant-Bardekira «^ i^^jU o».**» (Policoro) , et se 
«jette ensuite dans la mer. 

« Quant à la Sanka ii-Cu- , elle sort de la montagne de Serine 
« (j-jj— Ja=- (monte Sivino), se joint à la précédente, passe devant 
« Fiadh ^Vj^ et Bardekira ij-(^:>j[i (Policoro), puis se jette dans 
" la mer. 

« La montagne dont nous venons de parler est située vis-à-vis 
« de Djinal JUs-, à la distance de i 2 milles d'Aklarmonte o»À-«^i 
« (Chiaramonte) et de i5 milles de Djinal JU=-. 

« La rivière d'Akri ^j.^s\ (Agri) prend sa source à l'occident 
« du mont Sivino, passe à Sarcoun y^j;— ., à Sant-Martino ci..j^^ 
« (j-j^-o, à Sant-Iouliano yLjJjt ci^i*,, à Akloun yji^jl, à Balcouri 
" tyy*^' piiis se jette dans la mer. 

« Celle de Botensia iU,^j> x.; , qu'on nomme le Branthal JLijijj 
" (Basente), prend sa source auprès de Botensia *a*j«jcj (Potenza), 
«passe auprès de la ville nommée Atrigarco jjjljij^! (Tricarico), 
« dont elle baigne les murs; puis auprès et à l'orient d'Aghourt 
« ^j^\ (Grottola), puis à 4 milles et demi à l'orient de loulioun 
« yjA), puis à l'église de Sant-Ioudezjijj ti»À*», puis auprès d'un 
» lieu nommé Taghrir j^^, qui reste en face vers l'orient, puis 
" se jette dans la mer. 

« Quant à la rivière de Bradano ylii^^j ou de Bratano yj^\j^ 
(Brandano), elle ne mêle pas ses eaux avec celles du Branthal 
Jl-iit^, car elle se compose d'abord de deux petits cours d'eau 
qui coulent entre deux pays dont l'un se nomme Locbara «jUiJ 
et l'autre Potenza «-mm. Ces cours d'eau se réunissent auprès 
de Rocca Fandjoulan yy^js^j (San-Giuliano) où ils prennent le 
nom de Bradano jji!^ , et coulent ensuite , à travers des lieux ha- 
bités, jusqu'à la mer. Les bords de cette rivière sont couverts de 
bois de sapin ; ce bois parvient au moyen de flottage jusqu'à la mer. 
On en extrait de la poix et du goudron , qui s'exportent au loin. 



TROISIÈME SECTION. 283 

« La rivière de Fortola J^ (Fortore) sort de la montagne de Feuillet 190 verso. 
« Caterchal JU^a , descend vers Riba «— m_; (Riccia?), laissant ce lieu Lat. ii" 55'. 
« à 3 milles sur la droite , puis vers Castel-Mare «jU JbcAi, qui reste °°^ ' " 
« sur la droite à la distance d'un jet de flèche; puis vers Tufara 
« ojUL, qui reste vers le nord à 3 milles; puis à 3 milles de la 
« ville de Djerasna »J^j^, puis à 1 mille de Macala iUoU, puis à 
« San-Giovanni-Maggiorejjr*-o j'>=t- '^«•^, à 3 milles de distance; 
« passe ensuite à 3 milles ou environ de Lorente ti«_3jP (Lauritel- 
« lo?), laisse à droite Dragonala*!bj_s,ii , dont elle baigne les murs, 
« Djentata calkis- (Civitare?) et Ribalda I^U, (Ripalta), à la distance 
« d'un jet de flèche; puis enfm se jette dans la mer auprès de Lasina 
« u^i), qu'onnomme aussiLazina Hjj^ (Lésina), comme nous l'avons 
« déjà dit. De l'embouchure de cette rivière à Lésina on compte 
« 3 milles, vers l'occident; à 18 milles de cette embouchure, on 
<. voit une petite ville qui porte le nom de Canb-Marin jj^jL» t^ 
« (Campo-Marino), et qui est située à 9 milles de la mer. 

» La rivière de Neto jiai prend sa source auprès de Sila 5V_«flJi Lat. 39° 20'. 
« (Sellia?), à droite de Djirintia iux^j.=r (Cerenzia?), et dirige son Long.irso. 
« cours exactement vers l'orient ; puis elle se joint à un autre 
« cours d'eau provenant d'une source à gauche du pays susdit, 
» située près d'un lieu connu sous le nom de la Saline iU=».5U! ; 
« laissant Cerensa oy'j^ ' (Cosenza) à 9 milles de distance, elle 
« passe à 1 mille et demi de Sant-Semiri j^^j-**- •■^mm ( Sant-Seve- 
« rina) , coule entre Crotone jjyJaï et Strongoli Jj*J;_**,i , et se dé- 
« charge dans la mer. 

« La rivière d'Àkri i£j.éh\ ne coule point entre Sant-Archangelo 
«Jk^^.&jl tiJuy et Betrisa Hi^yù, mais vis-à-vis de l'un et de 
«l'autre de ces lieux, de manière à passer très-près du pre- 
« mier et à 1 mille et demi du second, en suivant, à 1 2 milles de 
« distance, les contours du Monte-Maggiore^j— »-* t:<_À_« (Monte- 

' Le manuscrit B porte «JM».=- , ce qui peut donner une idée de la négligence 
du copiste. 

36. 



Feuillet 1 go verso. 



Lat. k i" 25'. 
Long. 12" 25'. 



Lat. kl" 
Long. 1 2 



25'. 

'35'. 



Feuillet 191 reeto. 



284 CINQUIEME CLIMAT. 

«Albano?). Cette rivière prend sa source dans le Monte-Secco 
«_jJL« Jj.ia- , se dirige ensuite vers Betrisa *_-uy— x_j et Archangeio 
« Jw^^i, ainsi que nous venons de le dire. 

« La rivière de Sabato ^U-i (Sabbato) sort d'entre deuxrocbes 
« situées au nord dans les montagnes voisines de Serin (j — jj.^ 
(Serino), à 1 mille et demi d'intervalle. Elle continue à couler 
en passant adroite de Monte-Abrou^^l o>.i.«(Monte-Morano.^), 
puis à 1 mille et demi à droite de Sant-Bernat lab^j oi-i.«,, puis 
au-dessous et à 1 mille et demi d' Afrantio j_*Aj!yi , qui reste au 
nord; puis au-dessous de la montagne d'Abratna «àLî^jI ^x^ \ 
puis à droite et à un jet de flèche du fort de Tocco ou de Toc 
yilo ou (3^5, puis auprès de Piocca-Belta ëjAi Hj, puis à i mille 
et demi du fort de Djeberoun yjy-s=- iy^^=^- Le fort de Monte- 
Fosc (^^JciM (Montefusco) et ses dépendances restent à droite. 
La rivière en question poursuit son cours entre les districts de 
Montefusco et de Djeberoun, et se termine au faubourg de 
Bénévent ci.~MJo oàjj qu'elle laisse à droite '-. 

«La rivière de CalourjijJï (Calore) prend sa source dans la 
montagne dite Montai JlXL«, passe ensuite à Tarcli ijiyis, à tra- 
vers des gorges de montagne, poursuit son cours jusqu'à 1 raille 
et demi de Cantana ioUais, puis au-dessous à droite et au nord 
de Montefusco a-*,^ ca_m> qu'elle laisse à 6 milles de distance. 
Cette rivière coule ensuite entre le fort d'Actaranda «.Xjî^l et 
Fusco (3-*j , de manière à laisser ce dernier lieu à 1 mille et 
demi de distance, puis passe à droite et à la distance d'un jet 
de pierre d'Abendja ^î, puis au-dessous de Bedhoula *_Jjj^_j 
(Bonito), lieu qui reste à droite et à 1 mille et demi de la rivière 
« et à un demi-mille de la montagne; puis elle coule sous le pont 
« de Balentekis tj*A*:aJL. (Mancusi) qui s'élève à 3 milles de Béné- 

' Le nom de cette montagne manque dans le ms. B. 

* Cette description du cours du Sabbato est remarquablement exacte. En effet 
c'est au-dessous de Bénévent que la rivière en question se joint au Vulturne. 



TROISIÈME SECTION. 285 

«vent, puis elle se joint, auprès de Sant-Filos (j<y L>s oJUx, au Feuillet 191 recto. 

« Sabbato ^kjlû^.^. 

« La rivière de Lania &Aji/ ^gilj (Lao ou Laino) prend sa source Lat. 39' 45'. 
« auprès de Marcori (Sj^^ (Maramno), passe auprès de Dascalia ^""S- '3°3o'. 
« *JUU,i (Scalea), puis se jette dans la mer. 

« Celle de Raml J.^ (ou du Sable) prend sa source dans une Lat. 39° 5o'. 
« colline auprès de Castroboli J^j,jJ:t.^ (Policastro?) et de Ma- ^°°g- '3°3o'. 
« ratbia Uilj_<> (Marathea '■) , puis se jette dans la mer, à 6 milles 
« de Dascalia iùJLJLwi et à 1 mille de Marathia Uii^ . 

« Celle de Polieastro !j^,J3*«JUÀ.j prend sa source auprès de Sant- Lat. io° 5'. 
" Saïri ^j~>\jia cxÀ*, (Sanza), puis coule vers Policastro ljjJ3-«Jd) où Long. i3° 25'. 
« elle a son embouchure dans la mer. 

« Celle de Molia iuJ^ dérive de la montagne de Castelnos Lat. io°. 
« ^j»_Uj:«*ï, passe devant Camerata *i=!_^; parvenue auprès de Mo- ^""S- '3°. 
« lia iUJj.^, elle se jette dans la mer. 

«Celle d'Abourca i4_i;_^l (Alento) descend du Monte-Forte Lat. /,o<> 20', 
« ^j~» L.'J^ , passe devant Carbala XXj^ (il Vallo?), devant Terdjel ^°"*^'' "" ''° • 
« J-s-j^i, de là à Abourca *ï;jjI, puis à la mer. 

«Celle d'Adiana «jlil (Diano) prend sa source à Monte-San Lat. 40" 35' 
« yLo i::KM (Monte-Rotondo, près de Sanza), passe ensuite auprès Long. ,s'i5'. 

« de Badida aJjJw (Padula), puis entre Adiana * iLi! (Diano) et 

«Sala iila (Salla), puis auprès d'Ebla «Kjt (Evoli), puis devant 
« Ewellat <oi)jl , et parvenue dans le voisinage du mont Tava o>^« 
« (£jJs, elle se joint au Silo ^Xs* (Sele). 

«Celle de Cazalo jJjj», que les habitants du pays nomment 
« Cazala iiyi (Casalnuovo), prend sa source auprès du monastère 
« dit Deïr Akran ^Jl^\ j^s, passe ensuite auprès de Cazala, puis 
« décharge ses eaux dans la rivière de Policastro jy.k«JUjj.^. 

« Enfin la rivière d'Aglioura ojyS^,\ (rocca Gloriosa.^) descend 
«des montagnes de Rofran yi^j (Rofrano), coule ensuite vers Lat. 40". 
«Agliourao;yJ^I et vers Camerata iUal^i" où elle se jette dans la mer. « ^°"S' '^°- 

L'orthographe de ce nom de lieu est parfaitement représentée par notre auteur. 



286 CINQUIÈME CLIMAT. 



QUATRIÈME SECTION. 

Suite des bords de l'Adriatique. — Antivari. — Cattaro. — Raguse. — Albani. 
Okhrida. — Serès. — Nissa. — Castoria. — Ancienne Thessalie. — Larissa. 
Andrinople. — Armyros. — Platamona. — Salonique. — Ancienne Tlirace. 
Gallipoli. — Rodosto. — Constantinople. — Ancienne Bithynie. — Nicée. 



Feuillet 191 recto. Cette section comprend le pays de Raguse a*,j_s, i.i»o, l'Escla- 
vonie iloyJùù-I , la Germanie iUj\^j.s- i5Xo , le canal de Constanti- 
nople «jjkkÀk-*i ^^^1 ainsi que les villes principales situées sur 
ses bords, et quelques parties de la contrée située au delà (du 
Bosphore) '. <> Nous allons traiter ce sujet avec tous les détails pos- 
«sibles, autant que nous le permettront nos forces et l'état de 
Il nos connaissances, s'il plaît à Dieu. » 

Nous disons que le pays des Vénitiens ii-ïaUJ! iîVj, le pays des 
Slaves «JliùaJI i5Vj, et (en général) tout ce qui est baigné par la 
mer des Vénitiens est entouré comme d'une zone du côté de 
l'orient par tme chaîne de montagnes qui commence à 3o milles 
d' Andrinople J-jy^il . Ces montagnes se nomment Lesso j — ~J 

' Le lecteur sera sans doute agréablement surpris de trouver ici de nombreuses 
concordances de noms de lieux établies d'après les écrivains grecs du moyen âge. 
Ces rapprochements donnent en effet un intérêt tout particulier à la présente 
pai-tie de notre travail , car ils tendent à prouver que les Arabes possédaient des 
notions précises sur un grand nombre de localilés fréquentées par les voyageurs 
du xii' siècle, et à peu près oubliées ou inconnues de nos jours. Nous ne saurions 
cependant revendiquer tout l'honneur d'avoir dissipé les obscurités que présentaient 
nos itinéraii-es. Éclaircies pour la plupart avec un rare bonheur, ces obscurités ont 
été l'objet d'un examen très-approfondi et de notes infiniment curieuses dont nous 
sommes redevables à l'obligeance et au savoir de notre confrère M. Hase. 

Nous transcrirons les noms anciens en caractères italiques et les modernes en 



caractères romams. 



QUATRIÈME SECTION. 287 

( Aiessio), et à leur sommet il existe une ville du même nom. Elles Feuilietigi verso. 
se prolongent vers le nord jusqu'à Castorina iLvjy;«*s, et il en dé- 
rive un embranchement vis-à-vis de Durazzo c>-wija ^ par lequel 
passe le chemin qui conduit à cette dernière ville et ailleurs. Là la 
montagne prend le nom d'Altamora ojyj^i^ . Trois rivières dont le 
cours se dirige vers Avlona &j^i et Durazzo t:A_4.tja y prennent 
leur source, puis se déchargent dans la mer. La première, qui 
est celle d' Avlona, se nomme la Chouzza A*y^ (la Voïoutza), la 
seconde porte le nom de Dabli J^li , et la troisième celui de 
Strina iimjX^\ (le Drin). Cette chaîne s'étend ensuite dans la 
direction de Durazzo ci>.-wiji. jusqu'à ^o milles de Djadra «,aLs- 
(Zara). L'embranchement le plus voisin d'Andrinople Jlaj;^! et 
de la ville de Cania Lijlï (Camio?), se dirige vers les bords de la 
mer du Péloponnèse ^J^yJ^ j^ , et se termine à 80 milles d'As- 
tibos fj,jLfjiMi\ (de Thèbes) « d'où ses cimes dominent la mer. » 

« Quant à la montagne de Lesso j-J J-y=- , dont nous venons de 
" parler, elle est située à 1 5 milles de Durazzo. De la ville de 
« Lesso ^*J iUoO^^ à Deldjina la Maritime AJUi^ (Dulcigno), on 
« compte 3 G milles; 

« Et de Deldjina à la montagne, 1 2 milles. 

« Cette montagne se prolonge jusqu'auprès , 1° d'Antibara o^jiiji antitaei. 
« (Antivari), jolie ville bâtie sur le penchant d'une colline, à 
« 3 milles de distance de la mer; 2° de Cataro^yilï (Cattaro), lieu cattaro. 
« situé à 3 milles de la montagne ; et 3° de la ville de Raguse raguse. 

a Vis-à-vis de la ville de Cadara «jilï (Cattaro) dont il est ici 
» question , et au delà de la montagne , à une distance de i 5 
« milles, est Camio ^.«lï, ville florissante, située sur un embran- 
« chement et entourée de montagnes qui affectent la forme d'un 
« kiej' J7 en sorte qu'on ne peut y parvenir que d'un seul côté. 
« La chaîne se dirige ensuite vers Staghno jJUiu,! (Stagno) et là il 

' La version laline porle mal à propos, ce me semble, Drast. 



288 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 191 verso, «s'en détache un pic très-élevé ; puis vers Sbalato _5JaJL!.*>,i (Spa- 
« latro), situé à 6 milles de la montagne » derrière laquelle sont 
deux villes, savoir: Nidjau ^L^ (Glissa.'*) et Kitra o^-j^aS'; la pre- 
mière à 1 2 milles de Spalatro et à 1 journée de la seconde. " L'une 
« et l'autre sont environnées de montagnes d'un difficile accès. » 
La chaîne se prolonge après vers Targhouri tsj^*^' (Traw) et vers 
Sinadji gL^ioy» (Sebenico) , ville bâtie sur un contre-fort de mon- 
tagnes; puis vers Djadera »j^\^ (Zara), située dans une plaine 
à 1 journée des montagnes; puis vers Nouna la Maritime «jjj 
(Nona), située à 12 milles; puis vers Sana *jU< (Segna) sur le pen- 
chant d'un coteau. Là ces montagnes atteignent, par une ligne 
droite, les environs de Lobara i;LjJ (Lovrano), lieu situé sur une 
agréable colline; puis par une ligne droite, les terres voisines 
d'Aquilée iCjydCj!, «hautes et d'un difficile accès. La chaîne de 
« montagnes dont nous venons d'indiquer la direction ceint et 
« protège toutes ces villes. 

« Entre la mer des Vénitiens et le détroit de Constantinople il 
« existe quantité de lieux et de résidences célèbres. Nous allons 

Feuillet 192 recto. « les indiquer en détail. » Nous disons donc que la route de Durazzo 
U«lji à Akhrisoboli Jo^^^i [Christopolis] est comme il suit : 

De Durazzo sur les bords de la mer de Venise , en prenant par 
terre la direction de Constantinople , on se rend d'abord à Teberla 
nij^ (Debra?), « lieu situé sur une éminence, » 2 journées, 
a De là à Okhrida «.x^a-l (Ochrida), à journées. 
ocHEiDi. « Okhrida ^ est une ville remarquable par le nombre de ses édi- 

« fiées et par l'importance de son commerce. « Elle est bâtie sur une 
agréable éminence et non loin d'un lac considérable où l'on se 
livre à la pêche avec des embarcations. Autour de ce lac sont di- 
vers lieux habités. Sa circonférence, située vers le midi de la ville, 
embrasse un peu plus de 3 journées. A 2 journées de là est Bol- 

' Ce nom de lieu fort important a été omis, on ne sait pourquoi, par les abrévia- 
teurs. Il est quelquefois écrit Okhrinda » ^vj^i^I dans nos manuscrits. 



QUATRIÈME SECTION. 289 

ghoura \j-idj [Pologos?), jolie ville située sur le sommet d'une Feuillet 192 recto. 

haute montagne, « à la distance de Ajournées, en se dirigeant vers 

« le hord-est de Sconia «_*jyL«! (Scopia ou Uskup) , ville considé- 

« rable, entourée de beaucoup de vignobles et de champs cultivés. 

" De là on se rend à Cortos ^jJLsj^ \ lieu également situé vers le 

«nord-est, après avoir traversé le Fardari t^j'^jj (leV-ardar), 

« grande rivière. Cortos est une ville florissante et peuplée, envi- 

« ronnée de cultures et de vignobles. » De là à Strina &Àri;jL4w! (ou 

Stranissa ii.^,»-vO,JUwl ) ^, «ville bâtie sur une éminence et remar- 

« quable par la quantité de vignobles et de jardins qui l'envi- 

« ronnent, » en se dirigeant vers l'orient, 1 journée. 

De Stranissa iUoyyuuI à Piaghoria ■!Vj_>*î; {Ropelia?), «ville 
«considérable, célèbre, des plus anciennes de la Romanie, en- 
« tourée de villages et de cultures, » en se dirigeant vers le nord- 
est, 1 journée. 

« Au nord de cette ville coulent quatre rivières dont les eaux 
» viennent se mêler à celles du Vardar (^J^^. » 

De Raghoria &_.j^!j à Serès ^J^JM^ on compte 1 journée. 

« Serès est une jolie ville bâtie sur une colline, dont les en- sEiés. 

« virons sont très-agréables , les habitations nombreuses et les 
« ressources abondantes. » 

De là à Rahna iUa-j (Drama), «ville agréable, bien peuplée, 
« entourée de vignobles, d'habitations et de cultures, » en se diri- 
geant vers l'orient, 1 journée. 

De là à Akhrisoboli Jo^-«^! {Christopolis) , grande ville située 
sur les bords du détroit de Constantinople, 1 journée. 

« ITINÉRAIRE DE DURAZZO ,j«iji À SALONIQUE >iLjjA« . 

"De Durazzo à Teberla >l^j (Debra.^), comme nous l'avons 
« dit, 2 journées. 

' Karaloba, aujourd'hui Slutzaïlza. 
" SlroumniUa , aujourd'hui Osiroumja. 

n. 37 



290 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 192 recto, «De Teberla à Okhrida «J^^i , Ajournées. 

« D'Okhridaà Toutili J->^y (Tourboli?), ville agréable et jolie, 
« vers l'orient, 2 journées. 

« De Toutili à Aberlis lt-*^' , lieu situé sur une éminence dont 
« les alentours sont habités, cultivés et couverts de vignobles et 
« de cultures, 1 demi-journée. 

« D'Aherlis à Ostrobou ^jjJLwI (Ostrovo), 1 journée et demie. 

« Ce pays est entouré par les eaux d'un lac de 1 journée et 
« demie de circonférence, où l'on pêche beaucoup de poisson. 

" D'Ostrobou à Boudiana « — >L>ij-j (Vodina, l'antique Edesse], 
« lieu situé sur une éminence , par la route la plus fréquentée , 
« 1 journée. 

« De là à Salonique dLo^Xo, ville située sur le détroit de Cons- 
« tantinople, 2 journées. » 

ITINÉEAIBE DE DURAZZO À BELGHRADOUN y^i^jd; (bELGBADE) 
SCR LE DANUBE. 



De Durazzo à Teberla 'iijM, 2 journées. 

De là à Okhrida, 4^ journées; 

Puis à Boulghar jjiJ^, 2 journées; 

Puis à Scopia iL*jyLwl (Uskup), 1 journée. 

« (Nous avons déjà décrit ces pays.) « 

De Scopia à Cortos u>.jloj3, 1 journée. 
Feuillet 192 verso. Là VOUS laissez à droite la route d'Akhrisoboli Jj^.»^! et, des- 
cendant vers le nord, vous arrivez à Formendos ij«iy.«;j, « ville 
« bâtie sur le sommet d'une montagne et environnée de vignobles 
Il et de cultures, » 2 journées. 

De là à Malsouda »a^*JU , « lieu situé sur un plateau et remar- 
II quable par la quantité de vergers, de jardins et de cultures qui 
«l'environnent de tous côtés, » 1 journée et demie. 

De là à Bermania iHùl^jj (Vrana), «jolie ville située dans une 



QUATRIÈME SECTION. 291 

« plaine , au milieu de vignobles et de champs cultivés et fer- 
» tiles, » 3 journées. 

De là à Stobouni ^j^_**-«i, « village, » i journée. 

De là à Atralsa iL^\j3\ , «lieu bien peuplé et situé dans une 
«plaine fertile, » i jovirnée. 

De là à Atroubi jjjjI ou Atrouni, «lieu situé sur une mon- 
« tagne d'où découle un cours d'eau qui se dirige vers la Morawa 
« il)j_o, « i journée. 

«De là à Nisou_j-»jo (Nissa), i journée. 

« Cette dernière ville est bâtie dans le voisinage d'une rivière 
« qui se nomme la Morawa Uiji^ et qui descend des montagnes 
« de Serina tJujM JU^ (le Balkan). 

«De Nissa ^*»jù à Piabna ajuj (Rachna), i journée. 

« De Rabna à Afridesfa bUwJv^' (ou Akrideska), ville florissante, 
« bâtie au sommet des montagnes qui s'étendent le long du Da- 
« nube, 1 journée et demie. » 

D' Afridesfa à Belghradoun yji,_*Xj, ville sur les bords de ce 
fleuve \ 1 journée. 

De la ville d'Avlona «jjJol , située sur les bords de la mer de 
Venise, à celle d'Armiroun ^j)j~mj\ [Armyros), sur le détroit de 
Constantinople, la route est comme il suit : 

D'Avlona à Adernoboli dyi^j^^ {Drynopolis), parterre, ajournées. 

A 1 journée de là est lalna iiÀJl, (lanina) , ville « bâtie sur une 
« éminence, bien peuplée, environnée de beaucoup d'eau et de 
« vergers. » 

D' Adernoboli à Castoria «j^y^ô, 2 journées. 

« Castoria est une ville agréable, riche, bien peuplée, en- 
« tourée de villages et d'habitations. Elle est située sur une émi- 
« nence baignée par les eaux d'un grand lac où l'on pêche, au 
« moyen de barques, beaucoup de poisson. » 

Celle indicalion , qui nous est fournie par le ms. A , et d'une manière incomplète 
par la version latine, manque dans le ms. B. 

37. 



Feuillet 192 verso. 



292 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 192 verso. De là à Taroufnika «JUjjjUs (Tricala ) \ « ville située dans une 
« plaine et entourée de vignobles et de cultures, » 3 journées; 
LABissA. De là à Larissa A^jii (Larisse), «ville considérable, entourée 

« de plantations de figuiers, de vignobles et de champs cultivés, » 
1 journée. 

« De Larissa à Armirioun ^j^j^J , ville située sur le détroit de 
<i Constantinople (nous en reparlerons ci- après), 2 fortes jour- 
« nées. » 

De Saint-Georges la Maritime sj^ o«jUi (cap Saint-Georges?), 
en se dirigeant vers l'intérieur des terres, on rencontre à 2 jour- 
nées Rousio ^jjçwjj [Rhoasion), «ville sur le penchant d'une haute 
montagne,» vis-à-vis et à 1 journée de Tabos ^J>.^b [Thasos?], 
sur le rivage. 

De Rousio y^^tj à Kobsila XX+«iy.^3 ( Ypsala), « ville située à 1 2 
« milles de Rodosto^Lu-ijj, non loin d'une rivière qu'on appelle 
«la Mariso j-^yU (Maritza), rivière considérable et qu'on passe 
« en bateau, » en se dirigeant vers le nord, 12 milles. 

De Rousio j~fr^jj à Abrous o«^î [Apros ^), « ville florissante de 
» fintérieur, entourée d'habitations et de vignobles, » 1 journée. 

D' Abrous (j-yjl à Nicolowa I^Ji^j, 1 journée. 

De là à Sorloua »jJ^ (Tchorlou), «après avoir traversé une 
« rivière , » 1 journée. 

«Tchorlou est une ville de l'intérieur, bâtie dans une plaine, 
« au pied d'une montagne, vis-à-vis et à 5o milles de Bandhos 
« la Maritime u« JoL (Panados). » 

De Tchorlou i^lyw à Arkadioboli J^-j^jil^,! [Arcadiopolis^), 
1 journée et demie « ou 4o milles. » 

D'Arkadioboli à Adrianoboli jLjjj,i! ( Andrinople ) , 5o milles. 

' Une note en marge du ms. B semble indiquer qu'il existe ici quelque transposi- 
tion de noms de lieu. 
" Aujourd'hui Aïnadjik. 
' Le Bergula des itinéraires romains. Aujourd'hui Tchatal-Bourgliaz. 



Feuillet 193 recto. 



QUATRIÈME SECTION. 293 

« On traverse dans l'intervalle une rivière qui se nomme Akh- Feuillet içi3 recio. 
« lioun y_j.jJi.i [Agrianès^]. 

n Andrinople Jo^js! est une ville continentale, belle, floris- «dhinople. 
« santé, peuplée et entourée de nombreuses cultures. » 

De làà Thamianos ^J»j^MÎ [Damianos), «après avoir également 
«traversé TAkhlioun ijyXi>^\ j^, » 60 milles. 

De Thamianos (j«}->tf à Carwi tsj_;l» [Karpos?), «ville au pied 
« d'une chaîne de montagnes, » 1 journée 

De là à Costantiniah n^iiaiiaM.ï (Constantinople), en se diri- 
geant vers l'orient, 160 milles. 

De même, de Carwi t^jji à Lighoigho ^AxWi, «ville impor- 
« tante , située au sommet d'une montagne , en se dirigeant vers 
« l'occident, » 1 journée. 

De Carwi ^s^jis à la chaîne de montagnes qui la domine vers 
le nord, 20 milles. 

Constantinople «x*li*k<<»i est une grande ville, très-peuplée, 
remplie d'édifices et dont les environs sont bien cultivés. Elle est 
située à Ao milles"^ de Filibobolis (j^Jj^aX» [Philippopolis) ; «on 
«traverse une rivière dans l'intervalle. » 

De Philippopolis à Andrinople, en se dirigeant vers l'orient^, 
5o milles. 

« D' Andrinople à Arcadiopolis, comme nous venons de le dire 
« en faisant mention de ces deux villes, 5o milles. 

« D'Arcadiopolis Joj-J'>^^'j' à Sorloua s^J^ (Tchorlou) dont 
« nous avons déjà parlé , Iio milles. 

« (La rivière d'Akhlioun y^A^' passe dans le voisinage de l'une 
« et de l'autre de ces villes. ) » 

De Sorloua ijijM à Zaghoria *jj^!j' (l'ancienne Develtus), « ville 
« située auprès d'une chaîne de montagnes, » 160 milles. 

' En turc Erkené. 

" Sic. 

' Eam regionem Balgari cam accepissent, Zagoram appellarunt. Zonare, Annal. 
t.U,p. i56. 



29^ CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 193 i-eoto. De Zaghoria «jjj*!j à Salonique la Maritime iCJjs-LJl ^Ui^wa, 
1^0 milles. 

« La montagne de Zaghoria se prolonge entre Zaghoria et La- 
« risse ci-dessus mentionnée, sur un espace de 220 milles. » 

De Larisse au passage de l'île d'Egribos ^j>^js-\ ( ou de Négre- 
pont) on compte 80 milles. 

« La rivière de Lycostomi ^j-j^^-JuJ ( le Pénée) passe dans le voi- 
» sinage de Larisse iUyii . De cette dernière ville à Taroufnica 
« «JuÀijjUs (Tricala ) on compte 120 milles; 

« De Larisse à un pays situé sur les bords de la mer et nommé 
« Kharista o.-iyU. (Caritza), 3o milles. 

«Taroufnica A-JuÀi^jUa, ville située dans l'intérieur des terres, 
« est également voisine de la rivière de Lycostomi ^^.j^-UL^, la- 
« quelle se jette dans la mer entre Kharista o«-w;U^ et Athina *À*3l 
« (Athènes), ville maritime peu éloignée du détroit du Pélopon- 
« nèse Lf«>>j.AUj (^mh^-, cette rivière coule entre Larisse et Athènes. 

« Entre l'embouchure de cette rivière et celle du Fardari ^s^l^jj 
« (l'ancien Axius, aujourd'hui Vardar) on compte 5o milles. 

«La montagne d'el-Lacoudemonia n^^^^yXl J-m>- (Lacédé- 
'• mone) ' se prolonge du midi au nord à la distance de 1 25 milles 
« de Costantiniah &AÀliÀli*j (de Constantinople), et de ^o milles 
" de Carwi t^^^lï . De cette montagne à la montagne la plus voisine 
« on compte 3o milles. Un embranchement se dirige de l'occi- 
« dent vers l'orient, et un autre du nord au midi, à la distance 
Feuillet 193 verso, «de 2 mlUcs de Carwi tsjyl». Toutes ces montagnes portent le 
« nom de montagnes de Lacédémone. Les deux chaînes sont sé- 
« parées par la rivière d'Akhlioun y^A^i^i , laquelle est grande 
«et célèbre. Elle vient du côté du nord et coule à 120 milles 

' n est évident que notre auteur veut ici parier du Balkan, ou du moins de la 
partie de celle chaîne qui s'étend entre Kirk-kilissia et Aînada. La dénomination bi- 
zaïre qu'il lui donne ne peut provenir que de l'extrême imperfection des cartes qu'il 
était à portée de consulter. 



QUATRIÈME SECTION. 295 

«de Constantinople. Cette rivière passe à 12 milles de Phi- Feuillet 1 93 \erso. 

« lippopolis, se détourne vers l'occident, puis vers Andrinople; 

« dont elle baigne les murs à l'occident ; puis vers Sorloua i^^^ 

» (Tchorlou) , puis vers Arkadoboli Jkjji\(,i , puis eniin directe- 

« ment vers Akhrisobouli la Maritime Jo^^-^i [Christopolis) où 

n elle prend le nom de Mari ^^jU (ou de Maritza). » 

» Pour se rendre de Durazzo jj«.lji à Constantinople Ajyv^iiÀla-J» , 
« en suivant les contours des rivages, on passe d'abord par Lab- 
« iouna «jj^aJ (Avlona) , puis on double la pointe du Péloponnèse 
Il (jw-jjjJj »^j,j3- (j^ J^ji, puis on longe les côtes de cette pres- 
" qu'île jusqu'au détroit dont l'entrée est sur le côté opposé près 
« le cap Acbkala ^XXil l?-Ij ( cap Skyllo ou Promontorium Scyl- 
« lœum). Nous avons déjà décrit cette route dans le quatrième 
«climat'. Nous disons donc que d'Anaboli J^b (Napoli de Ro- 
« manie) à Hadjiria *j^ on compte 90 milles; 

«Et de Hadjiria à Bendesia &_**««>^ (Vostitza?), en ligne di- 
« recte et par terre, i35 milles. 

" De Bendesia au cap Acbkala, 5o milles. 

« Ce cap est formé par une cbaîne de montagnes qui pénètre 
«à 100 milles dans l'intérieur du Péloponnèse. 

« Du cap Achcala à Malbasa iUsUXx. [Monembasia), 280 milles; 

«Et d'un cap à l'autre (dont le nom manque), comme nous 
«l'avons dit, 6 milles. 

«De l'entrée du détroit de la presqu'île à Bendesia iLjs--«'>.«, 
«ville maritime, bien peuplée et commerçante, 45 milles. 

«De Bendesia à Athina ax>3\ (Athènes), 5o milles. 

« Athènes est une ville populeuse, environnée de jardins et de 
« champs cultivés. 

«De là à Kharista <^ — ^jLâ. [Carystos] , ville maritime, très- 
« peuplée, entourée de champs cultivés et de vergers, 60 milles. 
Voyez ci-dessus, p. 122 et suiv. 



296 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 193 verso. «De là à l'extrémité de l'île d'Egribos (j<h.^_^1 (Négrepont) et à 
« la ville d'Armiroun yjyjy^' ',88 milles. 

«L'île d'Egribos (l'ancienne Eubée) a 100 milles de circonfé- 
« rence, et on y remarque deux villes, savoir: celle qui est voisine 
« de Kharista ( de Caiystos ) et qui se nomme Aghinis (j«.M*i 
« [Hagios loannis?), et dans la partie orientale de l'île, près le cap 
«Eskel-Fara «jUK^l (le port de Fara.^), la ville de Fasimont 
« ci^^ jg^ii [Phalasia?). 

« Le climat d'Egribos est salubre , son territoire fertile , cou- 
« vert de cultures et produisant toute sorte de fruits en abon- 
Ar.Mvnos. « dance. La ville d'Armiroun yjy-s^i [Armyros), située à l'entrée 

« du détroit, est considérable, peuplée et commerçante. C'est là 
« que les Grecs entreposent leurs marchandises. » De là à Deme- 
« triana xjL^i [Demetrias] , petite ville bien peuplée, on compte 
« 3 G milles. 

DeDemetrianaàAblatamouna xi^*J35>oI(Platamona), 1 lomilles. 

« Entre ces deux villes coule la rivière de Lycostomi ^ — t\*JUJ 
« (le Pènée). 
PLATAMONA. « AblatamouR Ajj^yo! (Platamona) est une ville florissante 

« dont les maisons sont hautes et magnifiques, et le territoire 
« agréable et productif. Son port offre im bon mouillage. » 

De là à Kitros u-jX^' (Kidros) , « ville considérable, forte, com- 
« merçante et bien peuplée , u 1 2 o milles. 
sALONiQUE. De là à Salonique (fM^X^o, par la voie la plus directe, 20 milles. 

« La mer forme ici un golfe peu considérable à l'extrémité 
Feuillet igi recto. « duqucl est bâtie Salonique, ville agréable, célèbre et possé- 
n dant une nombreuse population. » 

De là à Piendhina «ju jvj;^, « ville entourée de murs et possédant 
'I des marchés, » 26 milles. 



' Le ms. A porte Armioun m »j>-«)Î ■ 

° La Rentina des Byzantins, actuellement déchue, mais existant encore sous les 
noms de Vaslra ou de Rondino. 



QUATRIÈME SECTION. 297 

De Rendhina à Akhrisoboli la Maritime J-jy*»^! [Christo- Feuillet 1 94 recto. 
polis), 26 milles. 

\« Cette dernière ville est agréable et remarquable par la beauté 
« de ses marchés et par l'importance de son commerce. Auprès de 
" ses murs coule une rivière connue sous le nom de Marmari 
« t^jWr* (^^ Maritza). » 

D' Akhrisoboli à AkhristoboliS(j«Jjyi.»«;jwl on compte 2 5 milles \ 

« Vis-à-vis de ce dernier lieu et dans son voisinage il existe 
« une montagne auprès de laquelle est un pays connu sous le 
« nom de Filibcs u*^**^ {Philippes'-) , où il y a beaucoup d'indus- 
« trie et de commerce, soit d'exportation, soit d'importation. Ce 
«pays, couvert de vignes et de plantations de toute espèce, est 
« situé sur une éminence à 8 milles de la mer. Entre le premier 
'< et le second de ces lieux, coule une rivière connue sous le nom 
" de Magrobotami ^^^3^ [Makropotamos ou Mavropotamos). Ce 
« fut à Filibes [Philippes) que naquit Alexandre. 

« De la rivière en qiîestion à Akhristobolis j„—i^^ v: ^^ .■=>l on 
« compte 1 2 milles. « 

De Filibes (j<»aA» à Kalah Aj& (la Cavale, anciennement A^ea- 
polis), «ville maritime, forte et jolie,» 26 milles. 

De là à Sant-Djordji 5;.=- c:.oU< (Saint-Georges), «ville impor- 
« tante, avec de magnifiques bazars, de larges rues, de belles 
«maisons, peuplée, riche et commerçante, » 26 milles. 

De là à Calliboli jH'jJui (Galiipoli), «belle et grande ville,» galupou. 
100 milles. 

De Galiipoli à Nabdhos y-jjvb [Panados), « ville importante, 
« dont les maisons sont nombreuses, les rues, les bazars et les 
«places publiques larges, et vis-à-vis de laquelle est située, sur 
«le continent, à 3o milles de distance, la ville de Rousio jjs«jj 
« dont nous avons déjà parlé, » 65 milles. 

' Il y a évidemment ici quelque confusion. 

" Lieu célèbre par la défaite de Brulus et de Cassius. 

II. 38 



298 CINQUIÈME CLIMAT, 

FeniHetigiretto. De là à Rodosto jOLwijj , «jolie ville dont les maisons sont con- 
BODosTo. " tiguës, la situation riante, et les environs couverts de vignobles , « 

2 milles. 

De là à Iraclia iUÀjjjl , qu'on nomme aussi Heraclia ik-f-kJèj-ib , 
« ville très-peuplée et très-commerçante où s'abritent les flottes 
« et les armées, » 26 milles. 

D'Heraclia àSelimiria s^jj^^ô^ [Sclymbria , aujourd'hui Silivri), 
« ville forte et résidence bien connue, " 2 5 milles. 

De là à Bathoura isj^i» [Athjra, aujourd'hui Buïuk-Tchekme- 
"djé), «lieu remarquable par ses vignobles, ses vergers et ses 
« champs cultivés, » 20 milles. 

De là à Rio_^j [Rhegium , aujourd'hui Kutchuk-Tchekmedjé), 
«pays commerçant, agréable et très -fréquenté ',» 20 milles. 

De là à Costantiniah AxiAk.Ua*M.ï (Constantinople) , 20 milles. 
coNSTANciNOPi-E. Cctte cEpitale est bâtie sur une langue de terre de forme 

triangulaire. Deux de ses côtés sont baignés par la mer; le 
troisième comprend le terrain sur lequel s'élève la porte Dorée. 
La longueur totale de la ville est de 9 milles -. « Elle est ceinte 
« d'une forte muraille dont la hauteur est de vingt et une cou- 
« dées et revêtue d'un parapet haut de dix coudées, tant du côté 
« de la terre que de celui de la mer. Entre ce parapet et la mer il 
« existe une tour âs-^j qui s'élève à la hauteur d'environ cinquante 
« coudées rechachi. La ville a environ cent portes dont la princi- 
« pale est celle qu'on nomme la porte Dorée ; elle est en fer recou- 
Feuiiietig't verso. « v'crt de lames d'or, et l'on n'en connaît pas qui lui soit compa- 
« rable en grandeur dans toute l'étendue de l'empire romain ^ 

' Cette indicaKon manque dans ie ms. A. 

'' La version latine contient en outre la mention suivante : hubefque staçjnum aqiue 
daims duodecim milUarihas protensam. Heureusement notre texte nous met à portée de 
rectifier cette erreur ; car il ne s'agit point ici d'un étang d'eau douce auprès de Cons- 
tantinople, mais bien du lac de Nicée, ainsi qu'on le verra plus loin (p. 3o2). 

' ii^fj jUaï^yi [^jjj^t i L^Ji-o cS;*N! LT^J 



QUATRIÈME SECTION. 299 

«Cette ville renferme un palais renommé parla hauteur, la Feuillet i g 4 verso. 
« vaste étendue et la beauté de ses constructions, et de plus un 
« hippodrome yjij>>v par lequel on arrive à ce palais, cirque le 
« plus étonnant qui existe dans l'univers. On y marche entre deux 
« rangs de statues en bronze d'un travail exquis , représentant des 
« hommes, des chevaux, des lions, etc. sculptées avec une per- 
« fection de nature à faire le désespoir des artistes les plus ba- 
il biles. Ces figures sont d'une stature plus haute que la grandeur 
«naturelle. Le palais contient également un grand nombre d'ob- 
«jets d'art inliniment curieux. 

«Au delà du détroit et dans la direction de l'Arménie, il 
11 existe onze provinces ou dépendances, savoir : i " l' Ablakhonia 
11 xij^sXji ' (la Paphlagonie ), qui renferme cinq forteresses du 
« côté de la mer de Syrie. 

Il 2° La plus éloignée d'entre ces provinces est celle de Mala- 
11 tia JiA-o (ou de Mélitène) dont le nom signifie les yeux et les 
'i oreilles, qui renferme trois forteresses. 

11 La ville de Nicomédie ïjiyjjj , située à 8 milles de la mer, est 
« actuellement ruinée. 

11 3° La province deLamchik ^JJ^i.^i) [Opsikion) dont dépendent 
« Nicée «-^ouA-j , grande ville , et dix autres places fortes. Auprès 
11 de Nicée est un lac d'eau douce dont la longueur est de 
11 1 2 milles. 

« li° La province d'el-Afachïn (jjv&i^l (Ephèse), qui contient 
11 quatre places fortes. La ville du même nom est située dans le 
11 district d'Alawasi (g«.ijVt . » On dit qu'Afachïn (jvAil est la ville 
des possesseurs de la caverne (des sept Dormants); mais il n'en 
est rien : ceux-ci sont dans une caverne qui existe entre A'mou- 
ria *jy.*« et Nikia *ajùj (Nicée) , et sur une montagne d'envi- 
ron mille coudées de haut. A la surface du sol on voit une 
caverne et une espèce d'escalier conduisant au lieu où sont les 
Nous avons cru devoir numéroler chacune de ces provinces , pour plus de clarté. 

38. 



300 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet igi verso. Sept Dormants. Sur le sommet de la montagne est une ouver- 
ture qui ressemble à un puits, par lequel on pénètre jusqu'à la 
porte de la caverne. Au bout de trois cents pas on aperçoit de 
la clarté , et l'on voit un portique soutenu par des colonnes , puis 
diverses nicbes, parmi lesquelles il en est une de la hauteur 
d'une coudée, avec une porte en pierres taillées. C'est là que 
sont les morts connus sous le nom de possesseurs de la caverne 
(utgJTi çjUï=i). Ils sont au nombre de sept, dormant sur le côté; 
le lieu dans lequel ils reposent est jonché de bois d'aloès, de 
myrrhe et de camphre. A leurs pieds est un chien couché, dont 
la tête touche à la queue, mais dont il ne subsiste que le crâne 
et la majeure partie des os parfaitement distincts. 

Les habitants de l'Andalousie se trompent au sujet des sept 
Dormants, lorsqu'ils disent que ce sont les martyrs de la ville 
de Loucha x<ij,J . 

« L'auteur du présent ouvrage s'exprime en ces termes ' : En 
« l'année 5 lo (1117 de J. C), j'allai voir cette caverne en com- 
« pagnie d'autres personnes. Nous descendîmes dans un puits 
« profond à peu près d'une toise, puis nous marchâmes pendant 
« quelques instants dans un souterrain obscur. Arrivés à l'endroit 
« où la caverne s'élargit, nous trouvâmes les morts couchés sur 
« le côté, au nombre de sept. A leurs pieds gisait un chien dont 
«la chair et la peau avaient disparu, et dont il ne restait que 
«les os et le crâne. On ignore à quelle époque ces individus 
« entrèrent ou furent introduits dans cette caverne. Le premier 
« d'entre eux avait le col très-gros et la tête énorme. Les habi- 
« tants de l'Andalousie rapportent une autre tradition relative- 
Feuillet 195 recto. « ment à ce sujet; mais la vérité est que les sept Dormants sont 
« ceux dont nous venons de parler. 

« 5° Une autre province est le Batalous y-j-AJal. [Analotikous ?) , 

' Ce passage semble prouver que notre auteur avait voyagé dans l'Asie mineure , 
à l'époque où régnait Alejds Comnène. 



QUATRIEME SECTION. 301 

« où l'on remarque el-A'lamïn (^.IwtJI , Merdj el-Chahm «.i*.JI ^ ^ , Feuillet i gS lecto. 
« Macbkensïn (j_M~i--Sr*iw<i, et, particulièrementA'mouria *j,^ (l'an- 
« cienne Amorium) ', belle ville dont les tours sont au nombre 
« de quarante. 

«6° Puis vient le Djarsloun y^jç^j-s- [Kharsianon] , province 
« située sur la route de Malatia A_*JaA.«, comprenant quarante 
«villes, dont la principale est Housba aj^y:-. 

«7° Puis, le Baclan y^ob [BoakeUarion], où l'on remarque 
« Ankira <>jX>\ (Angora), Tamalo ^LJs [Andabilis, aujourd'hui Ande- 
« bal.^), Caïssaria iij,Uxv> [Cœsarea ad Anjœum) et seize autres villes. 

«8° Puis, l'Arminiac (i^'^.-j.-X^Ji {Armeniacon) , qui compte au 
«nombre de ses dépendances Coniah aajjï [Iconiam), Khizlassa 
« iUsV^ [Lystra?), et seize autres villes. 

«9° Puis la Djaldia ioiX^- [Chaldia], dont l'extrême limite 
« est Arsia iU-wj! (Erzeroum), et qui comprend six places fortes. 

« io° Puis la Seleukia axi^Li^, province située du côté de la 
«mer de Syrie, gouvernée par l'intendant des routes ^ et qui 
« compte au nombre de ses dépendances Selefkia *wsS^-v ou Se- 
« leukia iUïjXw, et dix villes. 

« 1 1° Puis le Benadec ^jj^Uj [Lycandas) , qui a pour limites les 
«montagnes de Tarsous ^j^y^jlo J-^s- (le Taurus), Adana «jil et 
« el-Massissa iùajyail [Mopsuestia) , et qui comprend au nombre 
« de ses places fortes Corra o^ [Koron?), Tibra \J~.J^^^a (Tyane?), 
« el-Adjouf cj^=>^i, Dzoul'kila' ^îX-^i ^i, et quatorze autres moins 
« considérables. Nous parlerons de ces diverses contrées lorsque 
« l'occasion s'en présentera. » 

Le détroit de Constantinople communique avec la mer de 
Syrie, et sa largeur, auprès de Constantinople, est de 4 milles. 
L'une de ses embouchures est vers le midi, auprès de la 
ville d'Abidah oJ^jI aJo<x^ [Abydos), lieu où sa largeur ne dé- 

Voyez , au sujet d' Amorium , le remarquable ouvrage de M. Leake , p. 86. 
C'est du moins ce que j'entends par ces mots : tj, , jJi J^[s Ufti)»Aj . 



502 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 195 recto, passc pas la portée d'un jet de flèche, et où sont deux tours et 
des gardiens. La longueur de cette partie du canal est de 260 
milles. L'autre extrémité atteint la mer du Pont ^jJaXij^, et sa 
longueur, à partir de Constantinople, est de 60 milles, « en sorte 
« que la longueur totale du détroit, depuis la mer du Pont jus- 
« qu'à la mer de Syrie, est de 820 milles. A l'entrée de la mer 
« du Pont est la ville de Musnah o1.à>ww« ', où la largeur du canal est 
" de 6 milles. Du côté de la mer de Syrie , sa partie la plus 
Il étroite est vers Abydos. Au-dessous de cette embouchure, et à 
«l'orient de la mer de Syrie, est la ville d'Azah ou d'Azila bjI 
«(l'ancienne Assos), qui est peu considérable, mais bien peu- 
« plée et industrieuse. De là à la ville de Damala iCUi (l'ancienne 
«Damalis, aujourd'hui Scutari), ajournées; 

«Et de Damala à la ville d'el-A'bra ^ ^^jjJ! «jvjJ^, située à 
« 3 milles de Nicée iCoi-o, 100 milles. 

« Nicée est à l'Orient de el-A'bra, place forte et bien peuplée. 
« De là à l'entrée du canal (de Constantinople) on compte 2 li milles. 
« On transporte des légumes de Nicée à Constantinople, villes 
« séparées l'une de l'autre par une distance de 3o milles. 
« De Nicée à la mer on compte 3 milles. 
sicÉE. „ Nikia t^i^ (Nicée) est une ville ancienne, ou plutôt antique. 

<> On isnore le nom de son fondateur. Elle est sur les bords d'un 
« lac d'eau douce , de 1 2 milles de long sur 7 de large , où sont 
« trois montagnes. Il existe une petite porte de communication 
« entre le lac et la ville. Lorsque les habitants sont effrayés par 
« un danger, ou pressés par une nécessité quelconque, ils sortent 
Feuillet! 90 verso. « en foule de la place, se jettent dans des barques et vont cher- 
« cher un refuge dans les montagnes en question. Du reste la 
« ville est grande et belle. 

' L'ancien Templam Jovis Uni , près le nouveau château d'Asie. 
' Eribolum. La même ville est indiquée sous le nom d'Eriboea sur la carte de 
Ptolémée. 



QUATRIÈME SECTION. 305 

« DeNicéeàCamoudia *ji_>4 (Nicomédie)on compte /i journées. Feniiiet 195 verso. 

«Cette dernière ville est très-ancienne et très-connue; c'était 
« autrefois, avant la fondation de Constantinople , la capitale de 

« l'empire romain ^jj Jl (->J[C^jli. De là à Constantinople on 

" compte 1 60 milles. 

« De Nicée à Damlia iU^i, petite ville bien peuplée et abon- 
« dante en ressources, k journées. 

« De Damlia à Azla *ijl (Assos), petite ville sur les bords de la 
« mer, 4 journées. 

<( D'Azla à Abydos «^.ji, ville située sur la rive orientale du dé- 
« troit, 3 journées. 

" D' Abydos, en se dirigeant vers l'orient, à la ville d'Atramito 
«jA^i [Adramyttium], ville très-forte et lieu de refuge très-sûr, 
« auprès duquel coule une rivière du nom de Noumar j\^y (ou 
«Koumar), 3 journées. 

« D'AJjydos à Befkhia Uà^o [Pefkia] , lieu situé sur une émi- 
« nence , à 4o milles de l'emboucbure du détroit d' Abydos, 
« 2 faibles journées. 

« Une rivière considérable, nommée Finica AJi_*.A-i (l'ancien 
« Limyrus), sépare Satalia &Jlk*« [Attalia] de Batra iiyj[> {Patara); 
« cette rivière prend sa source dans les montagnes de Befkhia 
« UàJo dont il est ici question. 

De Befkhia à Afachïn (j-Ajl (Ephèse), ville des sept Dormants, 
« on compte, en se dirigeant vers l'orient, 3 journées. 

«Ephèse, actuellement ruinée, était bâtie sur le penchant 
« d'une montagne; de là à Amtelïn (jJk^!, qu'on nomme aussi 
« Mateli J-LU (le mont Latmus), château fort très-élevé, gardé 
«par des hommes très-braves, en se dirigeant vers le midi, 
« 2 journées. 

«De là à Djoundiou ^>xj^j?- (l'ancienne Myndus, aujourd'hui 
« Mentecha), fort près les bords de la mer, 4o milles. 

« De ce fort à la montagne de Zermi ^jj ( Ceramus), qui touche 



504 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feiiiiiei! 95 verso, « à la mer de Syrie et qui contient des mines de fer, beaucoup de 
« gibier et quantité de plantes aromatiques, 1 journée. 

« D'Amtelïn (jJJb^l à Chorent ow^, dont nous avons parlé dans 
«le quatrième climat, 4 journées. 

« De Nicée iU-Juj à Kidros u«;Jwi^5 ou jj«j,j>xj> [Cedrea) , ville 
«peu considérable, maisforte , peuplée et située auprès d'une 
« montagne qui la domine, par une contrée déserte, 7 journées. 

«De Kidros à A'mouria ibjjH^, 1 faible journée. 

« On trouve dans le lac de Nicée un petit poisson d'un Jîtr (en- 
« viron 3 pouces) de longueur, de couleur verdoyante et rempli 
«d'arêtes très-minces, qui, lorsqu'il est cuit et mangé avec de 
« l'origan , a la propriété de couper instantanément la fièvre. On 
« y pêche aussi des écrevisses dont le bouillon , mêlé avec du 
«vinaigre, est un remède souverain contre la paralysie. Enfin 
« on trouve sur ses bords des pierres jaunes, creuses et légères, 
'I qui, lorsqu'elles sont suspendu^es sur les hanches d'une femme 
« enceinte , hâtent singulièrement son accouchement : la chose 
« a été éprouvée. Ces pierres sont connues sous le nom de pierres 
« de Nicée , et il en est question , ainsi que de leurs propriétés , 
« dans les livres des médecins. » 



CINQUIEME SECTION. 305 



CINQUIÈME SECTION. 

Itinéraires d'une partie de l'Asie mineure el de l'Arménie. — A'mouria. — Derb ou 
Derbe. — Meledni ou Melitène. — Kanikh. — Angora. — Libadhia. — Camroun. 



La présente section comprend le Natos (j-^Wb (Anatolie), pays Fenillet 196 recto. 
dont le nom signifie l'orient, 011 sont situés A'mouria »~>jyS [Amo- 
rium), le fort d'el-A'lamïn jjr^l (j*a^ (ou des deux Drapeaux), 
Merdj el-Chahm __y*~=^\ ^^ (l'ancienne Germa), le fort de Bar- 
ghouth vi'j*j-«JI (j-i-a»-, Mechkenis ^J,.JJSAX\ \ la province de Bough- 
lan y^ob i^u [Boukellarion] qui renferme Ankira 'iyù\ (Angora), 
TAWiouTjyj^ [Tabla?], Tokhat Llic' (Tocat) et Khazlassa iùoi))^ 
[Cyhistra?); la province d'Arminiac ijjLvwjl J^ [Armeniacon) où 
sont : Coniah *AJy> (l'ancienne Iconiam), Ladikié *JS^=i>iJ ( Laodicea 
combasta), Dirakio^Ji, Caloumi tg^, Belouti J=^ ; de plus, 
toutes les places fortes d'el-Cabadic jjjiUiJi (de la Cappadoce), 
province qui s'étend depuis Tarsous (j<._j.w^ jusqu'à el-Leïn (jvMt 
[i'Halys], et divers autres lieux dont nous avons fait mention dans 
le quatrième climat, «tels que le Lamchik (^-A^^i/! [Opsikion) où 
«sont Nicée iUÏAJ, el-Iehoudi ^^ij^l [Hehraïcus?), Gharoboli 
« J-j^, Aghradlî ii^^i)! [Aorala), et la ville de Libadhia iOyôUJ 
« [Lopadiam). Notre intention est maintenant de donner la descrip- 
« tion de ces lieux et l'indication de leurs distances respectives, 
« soit en milles, soit en journées, d'après la méthode que nous 
« avons suivie dans les précédentes sections. » 

De Nicée ^ajUj à A'mouria ij,j5 on compte 8 journées, savoir : 
de Nicée à la rivière de Mastara «^ jl-ww«j^ (l'Ascanius ou YHylas) , 
1 journée; 

' Le ms. B porte Mechechki jCiwi.», la version latine Almostasca. 

u. 39 



306 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 1 96 recio. De Cette rivière à Batransia ii_i.*j^_jiLj, «bourg bien peuplé, » 
1 journée. 

De là à Libadhia iijiUi ' [Lopadiam, aujourd'hui Loupadia), 
« ville considérable, avec divers édifices et bazars, » située sur les 
bords d'une rivière navigable pour de gros navires qui y par- 
viennent par le détroit (de Constantinople), « entourée de vigno- 
" blés, de jardins et d'babitations contiguës, » 1 journée. 

De Libadhia iU^U! à Massissa a «»..v~.«, village, 1 journée. 

De là à Castora «jjX^j, 1 journée; 

Puis à la rivière de Maderi ^^jiU^^-^j (le Thymbris ?) , 1 journée; 

A Kidros ^j^jjii^^s [Cedrca), «petite ville bien peuplée, avec 
«marchés, édifices, etc. » 1 journée; 

Et à A'mouria ^jyS, 1 journée. 

Voici une autre route d'A'mouria auKhalidj ^A^ (le Canal). 

Sortis d'A'mouria, vous vous rendez au village des Poissons 
lijijjl *j>j, 1 5 journées ^. 

De là à la rivière qui coule à l'occident d'A'mouria, 2 journées; 

Puis à Fandj fj, 12 journées; 

Puis à Calahi el-Ghâbé &jU!! ^2V» (ou de la Forêt), i5 jour- 
nées; 

Puis au fort du Juïi ^g:>yy>^\ ^JJ•a:a. {Hebraïcus ?) , fi journées; 

A Sendaberi ^£j^\.ysXM [Santabaris, aujourd'hui Seïd el-Ghazy), 
1 8 journées; 

A Merdj Djania el-Melik Baderwana « — iij^il d-U! * — :r- j^, 
3o journées; 

Au fort de Gharoboli J^jj* tJ**=-' ^ journées; 

Aux Églises du Roi Jiil u»jU^=, 3 journées; 

A Mulawwen yj^, 2 5 journées; 

«A el-Aghradh ii^ili [Aorata), 1 5 journées;» 

' Les manuscrits portent tantôt XjuéUl et tantôt iCjiUJ. 

^ M. Hase pense qu'à partir d'ici jusqu'au bout de l'itinéraire , partout où il y a 
journées , il faul lire milles. 



CINQUIÈME SECTION. 507 

A Meladjena &Aa-5*-« (l'ancienne Melagina, près la moderne Feuillet 1 96 verso. 
Aïnigheul), 1 5 journées; 

A i'Étable du Roi JJdl Jyiu.1, 5 milles; 

Au fort d'el-A'bra t^A*li (j*aji-, 3o milles; 

A el-Khalidj ^~XÂ (le Canal), 24 milles. 

« A'mouria H^j^ [Amorium) ' est une ville considérable qui a'mocru. 

«jouit d'une grande célébrité, soit dans le pays des chrétiens 
« ^^.yJi , soit dans le pays des musulmans. Cette ville, très- 
« ancienne , fut successivement prise et reprise par les armées 
« musulmanes et chrétiennes. Ceinte de fortes murailles, » elle 
est située sur les bords d'une grande rivière , qui coule vers le 
midi et finit par se perdre dans i'Euphrate ^. Le nom de cette 
rivière est Cobakeb t-oUï. Cette ville est un centre de commu- 
nications et un lieu de passage, tant vers les pays circonvoisins 
que vers les pays éloignés. Nous allons donner (entre autres) 
l'itinéraire d' A'mouria à Tarsous : 

D' A'mouria *-j;j^ à Wadi'lhour^j-ii ts^'j, 12 milles. 

De là à Andusiana «jU-^ooI, «place forte, » 12 milles; 

A Meldjis LT-JS^, 20 milles; 

Au faubourg de Coniah aaj^, i5 milles; 

A la rivière d'el-Ahsa L.j».i)l^^, 1 8 milles; 

Aux fontaines de Barghouth e^j*^ ^Jy^ , 1 6 milles ; 

Au fort de Chamachki Jii.^ ^ *3.--, 16 milles; 

Au commencement de la forêt iijUJi (j-l,, 16 milles; 

A la ville de Leïn (jJil âJoJv», i5 milles; 

A el-Bahasi ^^vw-^l, 3 journées; 

A la rivière de Tarfa IjjJaJI ^^i!^, 20 milles; 

A Mo'askerjX,^! (le Camp), I2 milles; 

' D'après M. Leake, lat. 89° 20', long. 3i° 4o' à l'est du méridien de Greenwicli. 

* Voici le texte: talylllj.^ i t;*«ij y) <JI lojJe=- jlç ^^^-jJ• Cette indica- 
tion n'est point exacte. Voyez toutefois , au sujet d'A'mouria ou d'Amorium , 
Leakes Journal of a tour in Asia minor, p. 86 et 88. 



308 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet ig6 verso, A Derb tjji [Derbc ^), lieu dont il est question dans les poé- 
DEBii ou DERBE. sIbs d'Amrulcaïs. C'est une montagne qui sépare le pays d'Antalia 
«jJlkii (Satalie) et le Djersoun y^.«u^j^ (l'ancien thème, Kharsia- 
non), et qui s'étend de l'ouest à l'est. H y a des portes [Pylee Ciliciœ) 
fortifiées et gardées par des troupes qui exercent leur surveil- 
lance à l'égard des allants et des venants. 

De Derb à Bedendoun yjiXjJvj [Podandus ou Padyandus) (fort), 
12 milles. 

De là à Hardacoub <->^bj^ (fort) , 1 2 milles. 

Puis à el-Djewzat caljyJI, 7 milles; 

A el-Zahra Hy^^ , 12 milles; 

A el-A'Uoïc (^Âxl\ , 1 2 milles ; 

Et de là à Tarsous j^yxjio , 1 2 milles. 

ITINÉRAIRE DE TARSOUS À ABYDOS u«jJvv^l VERS L'EMBOUCHURE 
DU CANAL DE CONSTANTINOPLE. 

De Tarsous ij«^*yi= [Tarsus) à el-A'lloïc, 12 milles. 
De là à el-Zahra iij^ji\, 12 milles; 
Puis à el-Djewzat <^lj>4 (fort), 12 milles; 
A Hardacoub tj^i^j». (ou Djardacoub), 7 milles; 
A Bedbedoun yjJv>>v (ou Bedendoun), 12 milles; 
Puis à el-Keroum ^»jy_fi!, en prenant à gauche, 12 milles; 
A el-Berria iy^jJI , 1 9 milles ; 
A el-Kenaïs (j<»jU.fi'i (les Eglises), 20 milles; 
A Touleb ^^ , 2 o milles ; 
A Randa «oo; (ancienne Laranda), i5 milles; 
A Belkisa x*Ji)j, i5 milles; 
A la prairie de l'Évêque >.>JùJ! j^, 9 milles; 
A Faloughari (^^-^jJj (château fort), 12 milles; 
Au village des Idoles -U^ii! i^ji, 20 milles; 
A Wadi'1-Rih g^î j^ilj (la rivière du Vent), 17 milles; 
' Lat. 37° 20', long. 33° ào' à l'est du méridien de Greenwich. 



CINQUIÈME SECTION. 309 

A Molouteni ^IsjA^ \ lB milles; Feuillet 1 96 verso. 

A el-Sonaïma &.«yuaJt (la petite Idole), i4 milles; 

A A'mwa I_j5 , 1 g milles ; 

A Modhonos ^J«yj>^ (ou Madernos, d'après le manuscrit A), 
20 milles; 

« A Madjassa x^U: (ou el-A'thasïn yvwUa*!!, d'après le même 
«manuscrit), 18 milles; 

« A Cariât el-Djouzj,^ ii^r'siG milles; 

« A el-Ghathasïn (j-wlkxJI, 22 milles; » 

A Cariât el-Batric i>^JI H^jJi, 20 milles; 

A Merdj Bacoulia ^^L j^-*, i5 milles; 

A Denos (j«jji , 2 o milles ; 

Au fort de Baloumïn tjv»j^ y*»^ , 9 milles ; 

Au fort de Mandouthia aaLjJvjw (j*^»., 12 milles; 

A el-Roustac ^JbiuyJ!, 2 milles; 

Enfin à Abydos (j-j«>vl, sur le détroit, i3 milles. 

« La distance totale de Kamkh ^^ (l'ancienne Kamakha) à 
« A'mouria %)_>*, et de là à Constantinople «AÀlaÀla**J>, est de 1 86 '^ 
« berid; or le berid équivaut à 3 milles. De même, de Kamkh à 
« Ankira «yii! , ville ruinée, à Amtalïn (j>Ua.«i et à Abydos (j-jiKjI , 
« la distance est de 1 2 8 berid. » 

De Kamkh ^y^> à Badhelou on compte 1 journée. 

De là à Sadekha Ai..aUo (ou Thadna, d'après la version latine), 
2 journées ^ ; 

Puis au Chammouj «ci, rivière sur laquelle est un pont, Feuillet 1 97 recio. 

1 journée; 

Puis à Harchana xJUl^a., ville, 1 journée; 

A Castoreta «Js^ju-j, petite ville bien peuplée, 3 journées. 

' La version latine porte Pelouti, et elle indique, ainsi que le ms. A, i5 milles 
au lieu de 2 5 milles. 
' Le ms. A porte i36. 
' La version latine porte 1 journée. 



310 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 197 recto. « La route passe à travers de fertiles prairies. » 

De Castoreta à Cartisa iL-jXsyi, 3 journées. 

De là à la rivière el-Leïn yvi!i^>-^^ (l'Halys), 2 journées; 

Au lac de Bousrenda 04Xjj.*,^ Hjj^ (lac Eber de M. Lapie), 
y journées; 

A Melouten (jlajXo [Polyboton, aujourd'hui Bulouadin), une 
demi-journée; 

A A'mouria *jji^, une demi-journée; 

Et d' A'mouria au détroit (de Constantlnople), 196 milles. 

La route qui conduit d' A'mouria à Antalia iUlltiji (Satalie), 
ville située sur les bords de la mer de Syrie , est ainsi qu'il suit : 

D' A'mouria à Melouten (jJs^, une demi-journée. 

De Melouten au lac de Bousrenda «JOj-iw^ Hj*^, une demi- 
journée. 

« Ce lac est considérable, et l'on y pêche des poissons de di- 
« verses espèces. » 

De là à Faloumi ^^ [Philomelium, aujourd'hui Ilghin), « pe- 
«tite ville, » 1 journée; 

De Faloumi à Ladikia Aj^ijii' [Laodicea comhusta), 2 journées; 

De Ladikia àConiah &aj^ [Iconium), « belle ville où les routes 
« divergent, i journée. 

« Celui qui veut aller à Antalia ioJUajl [Attalea ou Satalie) sort 
n (de Coniah) du côté du midi, et se rend d'abord à Amrouni 
" cii>-«'. 1 journée; 

« Puis à la rivière de Coucha iLiijij^, 1 journée; 

» Puis à Adjerousta iik*»^^.»-!, 1 journée; 

« A Foum A'rous u«jy.c f>j [Homona?), 3 journées; 

« A Kouthra i^jS', 1 journée; 

« A Antalia &AJUajl (Satalie), 1 journée. » 

De Coniah *aj>S à Meldeni j«>X) \ 3 journées. 

De Coniah à Khazlassa M^iljj^, vers l'orient, à journées. 
' La version latine porte MeliU. 



MELlTliNE 



CINQUIÈME SECTION. 311 

ATaghlUjixj, 2 journées. Feuillet 1 97 redo. 

De Taghlu à Caïssaria isyUaAi (Césarée de Cappadoce), vers 
l'orient, 3 journées. 

De Caïssaria à Sindou j>x-<«>, 3 journées. 

De ia ville de Sindou à Ablasta ido-J^i, 3 journées. 

De là à Meldeni joXi (l'ancienne Melitène), 3 journées. 

« Meldeni est une ville de grandeur moyenne, bâtie sur les meli.em 

« bords d'une rivière qui coule vers le nord et se jette dans la 
« mer du Pont. C'est un centre de communication, un lieu où se 
'• rassemblent les caravanes et où les chemins se divisent. » 

De Meldeni à Kamkh g^^, et de là à Tokhat kU«? (Tocat '), 
4. journées. 

De Tocat tlis? à la ville d'Amasia iixwUI, 3 journées. 

D'Amasia à Kamkh ^5", 6 journées. 

«De Kamkh à Arzinkian ylS^jj' (Erzinghian), sur les bords de 
« l'Euphrate, une demi-jouruée. 

« Kamkh ^S'est, ainsi que nous l'avons dit, une ville forte et 
« d'un bel aspect. On y fait un négoce avantageux et il y a de 
« l'industrie. 

n Pour se rendre de Coniah à Antakié iù^Uail (Antioche), on 
« peut passer par Ankira »^ijt , qu'on appelle aussi Ankori tsj—S^^^ 
« (Angora), ville extrêmement agréable et belle, 5 journées; 

De là à Laranda »j^j,iJ, ville, l\ journées. 

De Laranda à Santi (^Jus (ou Siti, d'après la version latine), 
5 journées. 

De Santi à Mancara i^y^j-^, (3 journées. 

De là à Khandaka iLStj^Ài., 5 journées; 

Au fort Mansour jya.».* (j*a^, 3 journées; 

Et enfin à Antakié *<*Slkil (Antioche), 3 journées. 

« Celui qui veut aller à l'orient de Coniah se rend à Ancori 

' La version laline porte mal à propos N achat. 



512 CINQUIEME CLIMAT.^ 

Feuiiiei 197 recto. " i£j-^'^ \ jolie Ville qui fut ruinée dans les temps de troubles, 
« 5 journées. 

« De là à Amasia iU*t,Ul on compte 1 journée. 
" D'Amasia à Gharghara oj^js^ [Gangra, aujourd'hui Kankiri), 
5 journées. 

« De là à Castamouni (^Ua*«ï, 1 journée. 

«De Castamouni à Coniah, 5 journées. 

« De Coniah à A'mouria *j;yî, également 5 journées. 

« ITINÉRAIRE DE NICEE À ANTALIA LA NEUVE «-S^^! JCJUail . 

«De Nicée iUJuj à Abrousia iOu^' (Brousse), ville célèbre et 
« bien peuplée, avec bazars et édifices, 1 journée. 

«De là à Libadhia iù-elJ [Lopadiam) , ville grande et forti- 
« fiée , bâtie sur les bords d'un fleuve navigable que les vais- 
« seaux descendent et remontent (la distance manque). 

« De là à Narba «jjb (ou Naria), ville, 4 journées. 

« De là à la rivière de Djelmata^ »hi^='j^ [YHermus?) , 2 jour- 
« nées. 

« De là au fort de Zahrac (iyt>j^\ (j*^*- . situé au bas d'une mon- 
«tagne, mais ruiné (la distance manque); 

« Et de ce fort à Antalia ioJUaji (la distance manque). » 



LIBAOIUA. 
OU LOPADIUM. 



Feuillet j 97 verso. 



ITINERAIRE DE MELEDNI jJsXo (mELITÈNe) 
VILLE D'ARMÉNIE. 



À TIFLIS u*usAjij, 



De Meledni à Kkartbourt cujjlJ^ (Kharpout), petite ville bien 
peuplée, 2 journées. 

De là au fort de Hamechka Ulû.^ (ou Habechka), 2 journées. 
De là à Mazghit iau^ijU, 2 journées. 

' n paraît qu'il s'agit ici de l'Ancyre de Galatie, qu'il ne faut pas confondre avec 
la ville du même nom qui existait en Phrygie. Au surplus la direction indiquée par 
l'Edrisi est inexacte; il aurait fallu dire au nord, et non à l'orient, 

' Le ms. A porte Khalfassa ïjaiXi. • 



CINQUIÈME SECTION. 513 

De là à Balou^L (Palou), petite ville, 2 journées. Feuillet 197 verso. 

De Palou au fort de Djendjkou_JJ^^^^=>, 3 journées. 

De là au fort d'Amouch ji^\ ^JJ.a^ (Mouch) , situé sur une 
haute montagne, 3 journées. 

De Mouch à Tiflis lt*^", ville considérable et célèbre dans le 
pays d'Arménie i^jXoJ jLi i, 3 journées. 

ITINÉRAIRE DE MELEDNI À ANTAKiÉ kjS\hj\ (aNTIOCHE). 

De Meledni à Bahsana (^.m^ , 4 journées. 

De là à Kaïsoum ^,^*.»ÇS', fort, 2 journées; 

Puis au fort Mansour j j-xuL» ^yaa~, k journées; 

Au fort Hadith ci> J^.a. ^^y*as>. , qui est à proprement parler une 
ville, 1 journée. 

De là à el-Harounié iUjjjLJ!, i journée; 

A l'Eglise-^'oire li._^-JI iwAÀSTl, 1 faible journée; 

A Tarsous ^^.ymjis., 1 journée; 

A Adana «jil, 1 journée; 

A el-Massissa x^ajuai! {Mopsuestia) , i journée; 

A Antakié ii^^lkit (Antioche), 2 journées. 

Il existe une autre route de Meledni à el-Massissa, savoir : 

De Meledni au fort de Marach uii[;U (j*3i.. \ 3 journées. 

De là à Amasia *jt*«Ul , 2 journées; 

Puis à Kamklî gCS', 5 journées; 

A Khazoumi i^}j^ (ou Djaroumi) et à Tell-Hamdoun y^Jv^ jo-, 
5 journées; 

A Nadhia *A*i>b, ville, 5 journées; 

A el-Massissa îua^iAaK, 3 journées. 

ITINÉRAIRE DE KHAZLASSA *«i))^ À EL-MASSISSA. 

De Khazlassa [Cybistra?) au fort d'Irène iHjJ (j*a=^ ^, 3 journées. 

' Qu'il ne faut pas confondre avec le Marach /ji«.£wo dont il est question t. I", 
p. 336 et ailleurs. 

' La version latine porte Abrana. C'est VIrenopolis de Ptolémée , d'Hiéroclès , etc. 
II. /lo 



314 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 197 verso. De là au mont Neiiious u-j-jf tr'^'^ > 2 journées; 
Au fort Nitno jjJoAj \ 2 journées; 
A l'Egiise-Noire, 2 journées. 
De là à Tarsous u*,j_-u-Jo, 1 journée; 
A Adana «jii, ville, 1 journée; 
A el-Massissa iùaju<xl! , 1 journée. 

ITINÉRAIRE DE MELDENI j<xL<> À MEÏA - FAREKIN (jv-SjULa.* , VILLE 
DE LA PETITE ARMENIE ^g^Ji^iJ! X*ÀA^i/l yJv.^ (j.< iiÀjJ^ . 

De Meldeni au fort d'Iani jl), dans le mont Nemous Jyj» i 
ij^yé, 1 journées; 

De là au fort Chehid «>vs^, 1 journée. 

Au fort d'el-Rommana «jU^I (de la Grenade), « gros bourg de 
n bonne défense, » 3o milles. 

Delà àWadi'l-Bacar^UJi ^^iij (la rivière des Bœufs), i 8 milles. 

De là à Gharca lï^ , « petite ville dont le territoire est très- 
« fertile, » 18 milles; 

De Gharca au Cabakeb t-«jl»J>, « cours d'eau venant des monts 
« el-Hamam pL^ JU^?- et affluent de l'Euphrate ; » puis au bourg 
d'el-Hamam pU^ ^^^j, 12 milles. 

En face de ce bourg et à la distance de 1 2 milles, du côté du 
midi , est situé le fort de Malatia x»kU (^y^aa- . 

De là à Tell-Batrik (^^ Ju (la colline du Patriarche) , 1 2 milles. 

De là à Tell-Arsanas jj-U-y! Jj [Anenial'), lieu situé sur les 
bords d'un affluent considérable de l'Euphrate, qui se jette dans 
ce fleuve au-dessous de Simsat [Arsamosata] , i 2 milles. 

De Tell Arsanas à Hissn Ziadel-Kebir ^+«^1 il) (jj<aa-, 9 milles. 

De là à Hiat tuU* , « ville , " 1 2 milles. 

De là à Dhia't ^ el-Cass u«Jdi &**« ( village ) , 1 5 milles. 

' La version laline porte labler. 

' C'est de Dhi'al que vient le mot espagnol Aldea. 



CINQUIÈME SECTION. 315 

De là à Ardis (j»oiji [Artagi-certa] \ «jolie ville de grandeur Feuillet 198 recto. 
«moyenne, entourée de jardins et de bois, » 12 milles. 

De là au fort de Dzou l-Carneïn (j-j^jO! ji (ou d'Alexandre), qui 
est d'une très-bonne défense , i 8 milles. 

Puis à celui d'el-Hiadj ^U^' ty^"^ (du combat), 18 milles; 

Enfin à Meïa-farekïn y^jrjlslv» {MartjropoUs) , place forte et 
belle ville, dont nous reparlerons, s'il plaît à Dieu, 18 milles. 

« ITINÉRAIRE d'aMID .>w»I k CAMROUN yj^j-ot) , LIEU SITUE AU NORD , 
« SUR LA RIVIÈRE DE SERABA iijU*s j^ . 

D'Amid <x^l au fort de Nedram j«|;>^j, 1 journée. 
De là à la rivière de Cliith iix^j^, 1 journée; 
A Ardjouna iOj^ji [Argana^), fort ruiné, 1 journée; 
A Ardis (jvJijS, ville dont il a précédemment été question, 
« 1 journée; 

A Gbighani ^^iji*», gros bourg bien peuplé, 1 journée; 

A Châtia iCsA-i, 1 journée; 

A Damia *-s«li, 1 journée; 

A Amoucb (jii^l, ville ci-dessus mentionnée, 1 journée; 

A Bitha *!»;«, 1 journée; 

A Calchana xiUiAï, 1 journée; 

A Ghitana iOlx» , joli village, 1 journée; 

A Matgbouri j^^yiia-o, fort, 1 journée; 

A Chidhi f^S^, fort, 1 journée; 

A Gbichta aaAc, 1 journée; 

A Coumaïa x>U, 1 journée; 

A Tebanisterj-iiM-jl»j, 1 journée; 

A Camroun y^j^lï [Maron?], 1 journée. cambodn. 

Cette dernière ville est bâtie sur les bords d'une grande ri- 

' Voyez l'Euphrate et le Tigre de d'AnviUe, p. 81. 
Lat. 37° 80', long. 67° 10' à l'est du méridien de l'ile de Fer, d'après la carte 
de G. Delisle, Paris , 1 786. 

4o. 



316 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 198 recto. « vière que remontent les navires de guerre et autres. Cette 
« rivière est d'un cours égal et peu rapide , très-large et très- 
« poissonneuse. Elle se jette dans la mer du Pont, entre Trébi- 
« zonde »»>o)j!^! et Achkisia *x«»-J^i [Dioscurias). 

« Tous les lieux que nous venons d'indiquer se ressemblent 
« beaucoup entre eux, sous le rapport de l'étendue et sous celui 
Il des constructions ; mais ils ne sauraient être comparés aux pays 
«musulmans, relativement à la beauté des édifices et à la régu- 
11 larité de l'administration. 

« ITINÉRAIRE DE LIBADHIA «A*> W À CAMRODN yjy-»b . 

Il De Libadhia [Lopadium), en se dirigeant vers l'orient, àHissn 
lehoud II i'_j-^ (j*aa-, 3 journées. 

Il De Hissn lehoud ij-^j (j^-^s^ à Nitha iJauù, 1 journée; ' 

Il Puis à Kerdedja iC=-i;_S', village, 1 journée; 

Il A Djoun y^=-, village, 1 journée; 

Il A Nidja x*J , place forte , 1 journée ; 

Il A Dherouta «jjji, village, 1 journée; 

Il A Bïnch (ji^ÀAj, village, 1 journée; 

Il A Khachtach fjuJa^iij^, 1 journée; 

«A Cabaniebech (jiwjAx«, 1 journée; 

Il A Dhounia iUiji, 1 journée et demie. 

Il Dhounia est une ville agréable , dans un pays cultivé et fer- 
"tile, sur les bords d'une rivière qu'on nomme la Grande jjs»^!. 
« Cette rivière prend sa source dans les montagnes situées à 1 
«journée vers l'occident de Dhouni jji 1. Dans l'origine elle se 
« compose de deux affluents qui se réunissent ensuite et coulent 
Il simultanément. Les personnes qui désirent descendre son cours 
"jusqu'à Camroun yjy-»b peuvent le faire à partir de Dhounia 
« et en se rendant d'abord à Namouni ^^\j, ville. 

« Puis à Camroun , 2 journées et demie. 
' Sic. Je présume qu'il s'agit ici de la rivière de Batoum ou de Batoumi. 



CINQUIÈME SECTION. 517 

« Celles qui préfèrent la voie de terre ont 12 journées à faire Feuillet 1 98 recio. 
« à travers des pays diCBciles, montagneux, boisés et peu habités. 

.1 En partant de Namouni jj-«b pour se rendre à Tiflis ^ji*Ajo , 
» on se dirige vers le sud -est, savoir : 

«De Namouni à Bendabwa I^ÎJ^, 3 journées vers le sud, à 
« travers des prairies, des marécages, des terrains bas remplis de 
« bêtes fauves et de gibier. Bendabwa est situé sur la rive septen- 
« trionale de la Sebaba *jlye j..^ (Zezoula?). On passe cette rivière 
« et l'on se rend à Makri^l^ , château fort situé sur le sommet 
« d'une montagne accessible seulement par un côté ; chemin dif- 
« ficile. De cette montagne sort une rivière qui fait tourner des 
« moulins. 

« Du fort de Makri jjU (j->a»- à celui de Matghouri t^jyia^ y-^=- - 
« 2 journées par des montagnes escarpées, des gorges, des tor- 
« rents ; chemin difficile. 

« De Matghouri ^^jijjilaU à Tiflis (J(*jvX*j, dont nous reparlerons , 
« 3 journées. » 

Pour se rendre d'A'mouria ivjj.* (Amorium) à Tiflis, on se di- 
rige vers l'orient par les prairies de Falan (^Ai 2--*, savoir : 

D'A'mouria à Cabakeb el-Naliarj..^! ^-«jUji, 2 journées. Feuillet 198 verso. 

De là à Chuchou j-a-i , 5 journées « à travers des prairies, des 
« champs fertiles remplis de gibier, des cours d'eau. Point de 
« montagnes. Chuchou est une ville agréable et bien peuplée. » 

De là à la ville d'Afrana «j|^! , « en traversant quantité de cours 
« d'eau de distance en distance , » 3 journées. 

D'Afrana *ji^l à Bedhlan yif-Jy, «lieu fortifié, sur une émi- 
« nence de difficile accès, » 3 journées. 

De Bedhlan à Tiflis on peut choisir entre deux routes : l'une à 
droite et vers l'orient et par Behed ^^ (ou Fehed), ajournées; 

Amouch ji^i (ou Mouch), Ajournées; 

Et Tiflis (j*jlUj, 3 journées; 

« Et l'autre à gauche par Feloudja xa-jJj, petite ville, ajournées; 



318 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 198 verso, « Bendabwa 1_^<XÀJ, Ajournées faibles; 

« Le fort MakrijjU (^^-Kaa-, dont il a été question, 6 journées. 
« Le fort Matghouri ^^jy»!»-» (j^^'^^^ 2 journées; 
« Et Tiflis, 3 journées. 

« ITINÉRAIRE DE DHOONIA ii-ùji À MELDENI j<>Xi ( LANCIENNE 
« MELITÈNE ) , EN SE DIRIGEANT VERS LE SUD. 

Cl De Dhounia iujji au mont Akourant c-oj^l Jy^^, vers le sud, 
« 2 journées. 

« Après avoir gravi cette montagne on arrive , en suivant la 
« même direction, à Chuchouj-si.^ (ou Chuchweï ^gyi>^), lieu si- 
" tué dans la prairie de Falan (jX» ^^, 2 fortes journées; 

« De Chuchweï ^^yi-i à Castamouni ^^wk-^i ' , vers le sud , 
« 4 journées. 

« De Castamouni à Khartbert cj^jJsjji. (Kharpout) , jolie petite 
« ville, 2 journées. 

« De Kharpout à Meldeni jJvA-<>, vers le sud, 2 journées. 

« De Chuchweï on peut également prendre à droite par Sindwa 
« ijiX^Lw, petite ville au sud de la prairie de Falan, 4 journées; 
« traverser la rivière de Cobakeb t^Wij^, et se rendre à Ablatsa 
« «-«JoSVj! , 3 journées; 

« Et de là à Meldeni j<xi», vers le sud, 3 journées. 

« D'après ce que rapportent les Arméniens, il existe, au nord 
« des prairies de Falan , un grand lac dont les eaux éprouvent des 
« vai'iations annuelles. Ce lac est très-poissonneux, et ses bords 
« sont de tous côtés fréquentés par des oiseaux. Au bout de sept 
«ans, les eaux disparaissent et le lac reste entièrement à sec 
«durant la huitième année. Puis, par la permission de Dieu, 
« il se remplit de nouveau, et le poisson s'y multiplie au point 

' Chuchou ou Chuchweï et Castamouni sont des Heux bien connus , mais il ne 
semble pas possible d'expliquer comment noire auteur peut conseiller une telle 
direction au voyageur qui voudrait se rendre de Dhounia ou de Batou à Melitène. 



CINQUIÈME SECTION. 319 

« qu'on en débite dans toute la contrée. Ce lac est situé entre la Feuillet 198 verso. 

« ville de Nedjah a^ et celle de Chuchweï ^^yi-i , au nord de 

« cette dernière. A 1 journée et demie de distance, on remarque 

« le mont Gharghouri isfy^ où se trouvent une caverne et, à 20 

» toises eL de là, un puits très-profond. Si l'on y jette une pierre, 

« on entend un bruit qui ressemble à celui du tonnerre et qui 

11 cesse ensuite. Si l'on répète l'expérience, le même phénomène 

« se reproduit. Dans cette montagne on trouve une mine de fer 

« empoisonné. Les couteaux et les armes qu'on fabrique avec ce 

« métal occasionnent des blessures mortelles. 

« Au nord et à 2 journées de la ville de Nedjah &:*' est Aber- 
« thouri tg;j-i>jl , ville peu considérable , mais située dans im ter- 
« ritoire extrêmement fertile. Il s'y tient un marché à jour fixe. » 



320 CINQUIÈME CLIMAT. 



SIXIÈME SECTION. 

Portions de l'Arménie el de la Géorgie. — Berda'a. — Derbend. — Cali-Cala.- 
Tiflis. — Lac de Van. 



Feuillet 199 recto. La présente section comprend la majeure partie de l'Arménie, 
diverses parties de l'Aderbaïdjan, tout le pays de Ran y'jJI a5>^, 
« le mont Caucase tjjJUi Jj.=- et les portions de l'Arménie qui s'y 
« trouvent enclavées, Meïa-farekïn yvS;lsl-ç«, Bakhenis l)*hsà=«-^ (Khe- 
«nès.**), Menardjird aj.s-,LL<i (Melezghird), Bedlis (j«J«>v (Bitlis), 
« HalatLiVa- (Akhlat), Ardjis (j*a=-,! (Ardjich), Chitan ^jUa-i, Zou- 
« zan y'jjj, Nesoua lj-«»j (Tesouidj?), Cali-Cala y.» Jls (aujourd'hui 
« Erzeroum) , Dabil JoiJi, Seradj ^l;-» (Chiragvan), Barkouzi t^jS^j, 
« Khoï 45^ , Salmas ^-l^ et Arminiah xajU.^1 . En fait de dépen- 
dances du pays de Ran y!^l i^o , Berda'a xci^j et le Bilacan 
«yUiyJI, Borzendj -s'Jyj, Samakhia a_*^Uv^' (Cliamakhia), Ser- 
« man yU^ , Alaïdjan ylssili , Sabiran y|_^LJt , Kila AÎyiJ» (Kabala.**) , 
« Sakli JiXw , Hathwa Syis- ^ Samkoun yjX«w , Tiflis (ji^s^ , Ahar 
«j_£t>l et Racan yls;; et en fait de dépendances de l'Aderbaïdjan 
« yUssojil , Kouwaherjji>i_^â5 , Ardebil Joui;' , Elend JvjJ! (Elwend?), 
(1 Bourend Jo;^ , Warthan ylijj et Moucan yb^ (Moghan). Cha- 
cune de ces villes jouit d'une certaine célébrité et mérite que 
«nous en parlions avec détail, ainsi que nous lavons fait pour 
« diverses autres précédemment. » 
BEBDA-A. Nous commençons donc par la ville de Berda'a iCsi^j ^, car 

' Ou »»Ai. , d'après le ms. A. 

' Il s'agit ici de Berde , lieu situé non loin des rives du Kour par 4i° 5' de lati- 
tude et 47° ^o' de longitude du méridien de Greenwich. 



SIXIEME SECTION. 521 

c'est la métropole du pays de Ran yS^i iSX-i ^^1 el la ville la plus Feuillet 1 99 recto. 

importante de cette contrée. Elle est très-considérable en effet, 

puisqu'elle a environ 3 milles de long sur une largeur un peu 

moindre. « C'est une résidence très-agréable et offrant infiniment 

« de ressources, entourée d'un territoire très-fecond, et couverte 

«de vignobles, de jardins et de vergers. A 3 milles de cette 

« ville est un canton nommé Anderab cjlooi, qui s'étend sur un 

« espace d'une journée dans tous les sens, et couvert, comme 

«d'un réseau, de jardins, de maisons de campagne, de vergers 

« contigus et d'arbres fruitiers. Ce canton est d'un revenu consi- 

« dérable, et il s'y fait beaucoup de commerce. On y recueille 

« des noisettes et des châtaignes d'une grosseur et d'un goût. 

«comparables à ce qu'on trouve de mieux en Syrie, ainsi que 

« le racban yUïj, sorte de fruit d'une qualité supérieure à tout 

« ce qu'on peut voir en ce genre dans tout l'univers : ce fruit est 

« doux quand il est mûr, et amer avant d'avoir atteint sa matu- 

« rite. De la ville de Berda'a acï^j au fleuve de Kour ^^sj^j 

« (le Cyrus), on compte environ 9 milles. Berda'a est fermée par 

« une porte qu'on nomme la porte des Kurdes i^.s=i/! t^L, .et elle 

« possède un marché connu sous le nom de Souc el-Kurki (^^^ 

<• i|^t. Ce marché s'étend sur un espace d'environ 3 milles; on 

« s'y rend en foule tous les dimanches; il y vient du monde de 

« tous les pays, et l'on y vend toutes sortes d'objets manufacturés 

« et de productions. » 

La route de Berda'a à Bab el-Abwab v'^^' V^^ (Derbend) est, Feuillet 199 verso. 
vers le nord-est, comme il suit : 

De Berda'a à la ville de Beroundj g^^ Ai..x^, 54 milles. 
De Beroundj à Chamakhia iUà.Uâ (nova Chamakhia) , ^2 milles. 
De là à Serwan y'j^-w, 3 journées; 
De Serwan à la ville d'Alaïdjan yla?i)!, 2 journées. 
D'Alaïdjan au port de Semmourji^i^j.*,^-, 36 milles; 



322 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 199 verso. Et de là à el-Bab cjW' (Derbend), 60 milles. 
Total, 3oo milles. 
DERBEND. gab el-Afawab v'j^^' V^ (1^ Porte des Portes ou Derbend) est 

une ville considérable située sur les bords de la mer de Rhozar 
j\yâ.j^ (de la Caspienne). Au centre de cette ville est un port pour 
les vaisseaux, et à l'entrée du port sont des constructions sem- 
blables à deux môles, qui le ferment des deux côtés. Cette entrée 
est fermée au moyen d'une chaîne qui empêche d'y pénétrer et 
d'en sortir, si ce n'est avec la permission de celui qui est maître 
de la mer. Les deux môles sont faits de pierres très-dures, scel- 
lées, dans leurs intervalles, avec du plomb fondu. « La ville est 
« considérable , et ses jardins sont nombreux, mais peu productifs, 
" en sorte qu'on est obligé de faire venir des fruits du dehors. Les 
« murs de Derbend sont construits en pierres, en briques et en 
"argile, avec une extrême solidité. 

« Cette ville est l'entrepôt du commerce de la mer de Khozar 
« (de la Caspienne), et le trône de la puissance ' pour les autres 
« parties du Tabaristan et du Djordjan. On y fabrique en quan- 
«tité des toiles de lin, que les habitants portent au-dessous du 
« costume (ordinaire) de ceux du pays de Ran yljJi a5V;, de l'Ar- 
« ménie *ajLoj! et de l'Aderbaïdjan yl^>j,i!, 

« Quant à Beroundj, dépendance de Chamakhia iU^UiJ! ^^, 
« à Serwan yïj,)-»«, à Alaïdjan yW^' et à Semmour jyr*- y^^ , ce 
« sont des lieux qui se ressemblent beaucoup entre eux sous le 
>c rapport de l'étendue et de la quantité des habitations. H y a 
« des marchés fréquentés, des fabriques, beaucoup de vergers et 
«de jardins. Le pays est très-fertile, et ses habitants se livrent 
« au commerce extérieur avec avantage. 

' Notre auteur emploie ici le raoijjjM , qui est consacré par les historiens orien- 
taux quand il s'agit de Derbend. Voyez Richardson, Persian and Arabie Dictionary, 
édit. de 1829. 



SIXIEME SECTION. 523 

ITINÉRAIRE DE BERDA'A **a^ À ARDEBIL Jouij! , EN SE DIRIGEANT Feuillet 199 xerso. 

VERS LE SUD-EST. 

n De Berda'a à Bouban ylyj , ville agréable, entourée de jardins, 
n d'habitations et de lieux de plaisance, de vergers, arrosée par 
« des eaux courantes (dans le voisinage sont des rivières qui 
"font tourner des moulins), 2 i milles. 

« De là à Warthan ylijj, ville plus considérable, plus peuplée, 
« plus commerçante que Bilcan yULu , entourée de murailles et 
« d'un faubourg, 2 i milles. 

« De là à Bilcan yUi*o, 36 milles. 

«De Bilcan à Nadjab vW-'jî bourg peuplé, avec des caravan- 
« sérails où descendent les voyageurs, 21 milles. 

« De là à Bezrend ->4^ (Betzirvan), petite ville bien peuplée, 
« entourée de jardins, de moulins et d'habitations, 2 1 milles. 

« De là à Ardebil J^iji , 45 milles. 

«Total, i63 (ou plutôt i35) milles. 

«La route (ci-dessus) traverse des villages bien peuplés, des 
«vergers, des jardins, qu'on voit, tant sur la droite que sur la 
« gauche. Ardebil Jv-ua,! est l'une des principales villes de l'Ader- 
« baïdjan. » 

ITINÉRAIRE DE BERDA'A *-6a^ À TIFLIS (J(«u4j»J- 

De Berda'a à Hanwa a^ — <_»-, «jolie ville avec faubourg, vi- 
« gnobles, jardins et cultures, » 27 milles. 

De là à Samkoun y^i^ « ( Samuch ) , ville qui , sous le rapport 
« de la culture et des eaux , ressemble beaucoup à la précédente, » 
3o milles. 

De Samkan yLCsw ^ à Haïan yL*_»- , « lieu de marché , place 
« frontière bien fortifiée avec faubourg bien peuplé, » 63 milles. 

De Haïan à el-Cala'a iOJjiJt, «château fort dont on attribue la Feuiiiei 500 recto, 
« fondation au fils de Kodiman yW>x^> (jj!, » 3o milles; 

' Sic. 

4i. 



524 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 200 recto. Et d'el-Cala'a à Tiflis (j«hsJ^ , 36 milles. 
Total, 186 milles. 

ITINÉRAIRE DE BERDA'A À DABIL Ju^ji . 

De Berda'a à Calcatous fj^jJs\Jiki \ « petite ville entourée de 
« murs, avec marché florissant, » 27 milles. 

De là à Mires a^^y;^, -petite ville bien peuplée, » 3 9 milles. 

De là à Kaïla Kouther^jJU^. , «bourg considérable et bien 
<• peuplé (la distance manque); » 

Et à Sisdjan ^1.^^^^^», ville agréable, dont le climat est sain, 
«l'aspect riant, l'étendue considérable et le sol couvert de jar- 
dins fruitiers très-productifs, » 48 milles. 

De là à Dabil Ju^i, l^S milles. 

Total de la distance, 162 milles. 

« La route de Bezrend «>4^, dont nous avons déjà parlé, passe 
« par Ardebil. De Berda'a, on se rend à Dabil ^ De Berzend 04^ 
« à Meïmad, petite ville, 3 journées. 

« De là à Ahar^l , 3 journées. 

« De là à Warzecan yU)jj, ville florissante, agréable, ceinte de 
«fortes murailles, 4^ journées; 

« Et de là à Dabil J-ui, 2 journées. » 

Total, 3 00 milles. 
DABIL. «Dabil Jj^i ' est une ville plus considérable qu' Ardebil, et 

« même la ville la plus remarquable de l'Arménie intérieure. 
« Elle est la capitale, le chef-lieu du gouvernement de toute l'Ar- 
« ménie \ comme Berda'a *£i>j est la capitale du pays de Ran 
« ytj i^o, comme Ardebil Jooàjl est la capitale de l'Aderbaïdjan 
« yUsJojil. Cette ville est entourée de murailles très-hautes et 

' La version latine porte Calcateres. 
Je présume que l'intention de l'Edrisi a été de donner un second itinéraire de 
Berda'a à Dabil. J'ajouterais donc volontiers ici le mot savoir. 
' On lit dans le ms. A JkAja et Jjjj. 
Le texte porte : iLMiij\ iSXo^L. yji Sjl,il\ j\ii l.jjUAaj; . 



SIXIÈME SECTION. 525 

« très-solides. On y fabrique les tissus_cle laine dits meraiZj£[^, Feuillet 200 recio, 
•> des tapis, des feutres, des coussins et divers autres objets fa- 
« briqués en laine, qui sont supérieurs à tout ce qu'on peut ob- 
« tenir en ce genre de plus parfait. « 

L'Arménie se compose de deux contrées, dont l'une est l'Ar- 
ménie intérieure et l'autre l'Arménie extérieure. La première 
comprend Dabil J^i, Naswa ^j^-o, Call-Cala 5)0 <jU, Aheryi>l, 
Warzecan y^)jj et leurs dépendances. On remarque dans la se- 
conde Barkouri cy.j'^j^- Khalat Js^^ (ou Akhlat), Ardjis o~.A=-ji , 
Chetan yUoi, Zouzan ^J^j}j, ainsi que les divers châteaux, can- 
tons et territoires enclavés dans ces limites. Cali-Cala 3Vi JU est cam-oala. 
une ville dont le territoire s'avance dans celui des Romains ( des 
Grecs), et une place forte située sur les limites de l'Arménie 
et de l'Aderbaïdfan. « Agréable et bien peuplée, elle tomba plu- 
« sieurs fois au pouvoir des Romains ; mais les musulmans l'ont 
« reprise et elle est actuellement en leur possession. De Cali- 
" Cala à Meïa-farekïn (jiJjULç* on compte 3 journées, et de Cali- 
« Cala à Tiflis (J-uçUj, 4 journées. 

« Tiflis est une ville bâtie sur les bords du Kour j.^= (Cyrus), TiFr.is. 

« et entourée de murailles de terre. Le territoire de cette ville 
« est infiniment agréable et fertile, et ses habitants se font re- 
« marquer par leur caractère bienveillant. Il y a des bains qui. Feuillet 200 verso. 
« comme ceux de Tabarié a^jjds (Tibériade), sont naturellement 
«chauds, sans qu'il soit nécessaire de les échauffer artificielle- 
« ment '. On y recueille beaucoup de miel et de beurre, et ces ob- 
n jets y sont à très-bon marché. » 

De Tiflis ij~A«j à Trébizonde on compte 8 journées. 

De Cali-Cala 2W Jlj» à Tiflis, 4 journées. 

De Cali-Cala à Trébizonde, 12 journées. 

Trébizonde oJwjjI^I est une ville considérable bâtie sur les 

' Les mots Tiflis, Tœplitz, Tœpel, désignent généralement des sources d'eaux 
thermales : aquas tepidas. 



326 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 200 verso, bopds du Pont yjAxM j.^ j^ ^, et d'où l'on peut partir pour se 
rendre dans le reste du pays des Romains. " Nous en ferons ci- 
« après la description, s'il plaît à Dieu. » 

Meïa-farekïn (jvj>;liLv» est sur les limites de Djeziré »>.^>=- ( de la 
Mésopotamie) et de l'Arménie iU^vj'- «Quelques personnes la 
considèrent comme faisant partie de l'Arménie, d'autres la 
comptent au nombre des dépendances du Djeziré. Elle est si- 
tuée à 2 journées, vers l'orient, du Tigre, et c'est pour cela 
qu'on la place en Arménie ^ Cette ville, ainsi que Cali-Cala 
5\_s (iL.ï, Erzen yjj! (Erzeroum), Seradj ^!^_*., Menadjerd 
5^j=-Ul<i ( Melezghird ) , Bidlis (j*ukJ>>^j (Bitlis), Nisvva l^*«j et Bar- 
kouri i^y^sjj se ressemblent beaucoup entre elles sous le rap- 
port de l'étendue et de la quantité des édifices : il n'existe pas 
entre elles une grande différence. Leurs territoires sont, en gé- 
néral, fertiles, productifs, peuplés et sujets aux mêmes vicissi- 
tudes (littér. changements) que ceux des autres pays du monde. 
Dans cette contrée et dans ses environs, il se fait un commerce 
considérable d'exportation, et l'on y trouve tout ce qu'il est 
possible de désirer en fait de bêtes de somme, de troupeaux 
de moutons et de tissus destinés à l'exportation, et, de plus, 
les feutres d'Arménie, qui sont fabriqués à Salmas jj-Lt-w, et 
qui se débitent à Merend Jo^ ^ à Meires ij^jm (Tebriz?) et 
à Dabil Jyui; les coussins, les petits tapis de pied d'Arménie si 
estimés, les voiles de lin teints en noir, dits sabani; ceux con- 
nus sous le nom de ma'arifat tijUjUv» et les serviettes JiU« qui 
se fabriquent à Meïa-farekïn , et qui sont d'une incomparable 
beauté. 
« La route d'Ardebil à Maragha à^\j^ est comme il suit : 
« D'Ardebil à Kour Souwa i^^ j^£>, beau château et place très- 



' Le texte porte : ^ J^j«_sJ iiLJ<xJj ^-^J»-» (:j;r*^^»-j"« (i^ iXa-i Ïjm u-» ^j 
' Les mss. portent J<.jj..«, mais c'est évidemment une erreur. 



SIXIEME SECTION. 327 

« forte, d'où dépend un territoire très-vaste et où se tiennent des Feuillet 200 verso. 
« foires à diverses époques de l'année (nous en avons déjà parlé), 
« 36 milles. 

« (La distance de Sourat i\jM>, ville remarquable par la salu- 
« brité de son climat, par ses productions, ses jardins fruitiers, 
« ses eaux, ses moulins, ses caravansérails et ses bazars, à Ardebil, 
« est de 2 I milles.) 

« De cette ville à Maragha ii*!^, 84 milles, à travers des can- 
« tons agréables, des villages bien peuplés, des bois et des cul- 
» tures contiguës. 

« Pour se rendre d'Ardebilà Amida »<x-o! (aujourd'hui Diarbekir), 
«ville frontière du Djeziré (ou de la Mésopotamie), on passe par 
«Maragha &*ij-«. La distance qui sépare Ardebil de Maragha est 
«d'environ 120 milles ^ » 

Si l'on veut, il est possible de se rendre par le lac (d'Ormiah) 
de Maragha à Arminia iU**-îj' ; la distance est de 72 milles. 

D'Arminia à Salmas (j«U>*«, 48 milles, ou 2 journées. 

De Salmas à Rlioï ^^^ , 2 7 milles. 

De Khoï à Barkouri (^^.^3^, 90 milles. 

De là à Ardjis u*—is=-i (Ardjich), 45 milles. Feuillet2oi recto. 

De là à la ville de Khalat LiVâ^ (Akhlat), 3 journées ou 76 milles. 

De Khalat à BidlizjJjvj (Bitlis), 76 milles. 

De là à Erzen yjjt (Erzeroum), 76 milles. 

D'Erzeroum yjyî à Meïa-farekïn (j>S;U\jy>, 4 journées ou 112 
milles. 

De là à Amida «<x^t, dépendance du Djeziré (ou de la Méso- 
potamie), 2 milles. 

Au midi de Khalat et d' Ardjis est un lac salé ( le lac de lac de va\. 
Van), dont les dimensions, de l'orient vers l'occident, sont de 
55 sur 27 milles. «On y pêche une espèce de petit poisson 

' En additionnant les deux nombres 36 et 84 ci-dessus , on trouve en effet la 
distance indiquée par notre auteur. 



328 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuiiieiaoi recio. " connu SOUS le nom de tarikh g^k '; on saie ce poisson et on 
"le transporte au Djeziré, à Mossoul J-œj-o, à Racca &i), dans 
« rirâc (ilyi^ et à Harran ^1;.=- . Dans les environs du lac on 
« trouve quantité de roseaux qui sont transportés dans l'Irâc et 
« ailleurs pour les boulangers ^, et diverses fentes de rochers et 
« fosses, d'où l'on tire de l'orpiment rouge et de l'orpiment jaune, 
« que l'on exporte au loin. Sur les bords de ce même lac de Le- 
« noudan yl^^J (ou Keïoudan yli^x^», d'après le ms. B), en 
" Arménie, on trouve une espèce d'argile qui sert à fabriquer les 
« bardaques j'^h (sorte de pot à l'eau) qu'on expédie dans l'Irâc, 
« en Syrie, en Egypte, et qui s'y vendent à très-haut prix. 

« Ardis (j«»ji)i'i (ou Ardenin (j-jij! d'après le ms. A) est une 
« place forte sur la frontière du pays des Romains. Dans l'inter- 
. « valle compris entre cette place et Hissn-Ziad ily, (jin-> on trouve 
« un arbre dont nous ne connaissons ni l'espèce ni la dénomina- 
« tion. Cet arbre porte un fruit qui ressemble à l'amande, qu'on 
« mange avec son écorce et qui est plus doux que le miel. 

"La route de Maragha iiil^ à Dabil, par Arminia et Khoï, 
« est comme il suit ; 

'I De Maragha à Khoï i^^, iSg milles. 

« De Khoï à Niswa t^^-»-», 5 journées. 

« De Niswa à Dabil J^aj* , 4 journées. 

« Total, 3o5 milles. 

" On peut également se rendre de Maragha à Djanwa iyu»., 
« 1 8 milles. 

«De là à Mousa-Abad iLi i5*j-«, i5 milles. 

« De Mousa-Abad à Burzah «jjj, i5 milles; 

" Et de là à Arminia «jà*.*;! , ^2 milles. 

« Cette dernière route passe au nord de la précédente. » 

' Cette indication est encore aujourd'hui parfaitement exacte. Voyez mon Voyage 
en Arménie et en Perse, p. iSg. 

" C'est en effet au moyen de roseaux qu'on chauffe les fours dans cette contrée. 



SIXIEME SECTION. 



329 



On dit que les villes de Kouran y!ji^_S=, de Harzan ^^jya. et Feuillet 201 recio. 
de Sisdjan yL^-yyw faisaient ( autrefois ) partie de l'empire des 
Khozars, et que les cantons de Dabil J^ui, de Niswa (^j—o, de 
Surah ^l^-w , de Khilat IsîVi. , d'Ardjis (j"-A=>-ji et de Badjasis ^j,***..».!» 
(Bayazid?) dépendaient de l'empire romain. Les Persans s'en em- 
parèrent et poussèrent leurs conquêtes jusqu'au Chirwan y!jy-i, 
pays où se trouvent, dit-on, la pierre de Moïse et la fontaine 
cachée des animaux. Ce fut le roi Cobad (Caï-Cobad?) qui fut le 
fondateur des villes de Bilcan yUUj, de Berda'a ilcijo , de Kila 
iikjs'» et de Madalïn (jv.J!<x^. Ce fut Nouchirewan qui fit construire 
la ville de Chabran ijij.j<^, située près de la mer Caspienne, 
Kurkura oj^'^, Bab el-Abwab v'^^' V^ (Derbend), et plus de 
trois cent soixante châteaux à l'entrée des défilés des montagnes 
de Cabc (^:i (du Caucase). Il fortifia aussi les approches de Bab 
el-Abwab, du côté qui touche au pays des Khozars, ainsi que 
Balandjar^,.^?Jo, Samandraj<XÀ<w et Beïdha Uiju. Dans le pays de Feuilletsoi verso. 
Khaziran y!;>i- ; il fonda Soghdabil J-U'J>ào et Firouz-Cobad 
il*» _)}>** ■ 

On compte au nombre des villes de la petite Arménie a-jsjwj! 

i^jJ'-ta^S ■ Kboï t5^, Sena-berria M^jj U-» (Sinna), Chach ^fi\ ^i, 

Kosal JU-,.^5 , Alaïdjan yUsri/l , ie fort de Djardiban yUji^^ , Han- 
wan yl^Às-, Chaca <^ et el-Bab oUit. 

Quant à el-Abwab v'j-j^' (les Portes), ce sont des défilés de 
montagnes dans le Caucase i^, où l'on voit des forteresses, 
telles que la porte de Soûl J^-o tjL, la porte des Alan yStfi cjL, 
(ou des Alains), la porte des Saïran yl^U-.Jt ol», la porte de 
Lazca »3jil iji (ou des Lezghis), la porte des Bârcah *-.ijL ljI , 
celle des Sesdjesdjis ,^;sin..^>\^ cjL. (ou des Tchetchenses'), celle du 
possesseur du trône j-j^-JI t-^=-U=. (_.L , celle de Kilan-chah yiUi 



Peuple bien connu par sa bravoure , surtout depuis les progrès des Russes dans 
l'isthme Caucasien. Les Tchetchenses habitent les bords de la Soundja, rivière qui 
a son confluent dans le Terek. 



n. 



/l2 



550 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 201 verso. «L-i , ccHe des Karouwian yL.jyfe' v^i celle des Iran-chah y!^l ijL 
»L-£, et celle de Liban-chah «Ui yUJ. 

Le Caucase ,3_aï Jj..» est une chaîne immense de montagnes 
renommées par leur hauteur. " Mas'oudi (Abou'l-Hassan bén- 
ie Ahmed) rapporte qu'il y a dans ces montagnes trois cents bourgs 
« ou villages, et que dans chacun d'eux on parle une langue dif- 
« férente. El-Haukali (Ebn-Haukal) dit : Je niais le fait et je le 
« considérais comme absurde jusqu'à ce que, m'étant rendu dans 
« divers villages de ces montagnes, je trouvai que les habitants 
« de ces montagnes parlaient des langues inintelligibles , et qui 
« différaient essentiellement du persan. 

« Du côté qui touche au pays des Khozars, il existe une chaîne 
« de montagnes portant le nom de Siah-Kouh «^S'sU^ (montagne 
« Noire), qui s'étend jusqu'au delà du pays des Khozars, se pro- 
« longe dans le pays des Ghozzes, puis, se dirigeant vers l'orient 
« du lac de Khowarezm ( du lac d'Aral) , parvient au Ferghanah 
« et atteint les montagnes de la Chine. 

« Le Zouzan (jIjjt, est également une contrée couverte de lieux 
«fortifiés et de montagnes qui, du côté de Hareth >ù>j\A et de 
« Houirath ^j-^y^^, touchent aux montagnes d'Aheryûi et de War- 
« zacan yiïjj^, et du côté du nord atteignent Tiflis ^yt~>Sxi . 

« Dans tout le pays de Ran yl^i i^j, (c'est-à-dire) depuis Bab 
« el-Abwab ij]^b)\ <_)Ip (Derbend) jusqu'à Tiflis, la garance croît 
« sur le sol et on en recueille des quantités considérables. Cette 
« substance est transportée par la mer Caspienne à Djordjan 
« yL=>^HT-, et de là à dos (de bête de somme) dans l'Inde. Elle est 
« supérieure en qualité à toute autre espèce de garance '. » 

' Voici le texle de ce passage intéressant : cjL .>>_=- ^^ uL^-" ^^ i*^ ^ 
i Jk_à.<Xj;i jHV*^' i^^ ^f-^ f^j »J^' ^-«y' à. *;-»-ss? cr-v^' ti' v'^»^' 



SIXIEME SECTION. 331 

Il y a dans l'Arménie deux fleuves célèbres; je veux parler du FemUeuoi verso. 
Ras (j^yJij.^ (l'Araxes) et du Kour^j^ (le Cyrus). Ils se diri- 
gent l'un et l'autre de l'occident vers l'orient. Le Kour est un 
fleuve grand et navigable. Il prend sa source dans les montagnes, 
passe à Tiflis (j»-vUajj.x: , se dirige vers les limites des pays de 
Hanwa iy^- et de Samkoiin yjX«u, (Samuch.'*), puis se réunit au 
Ras (à l'Araxes) et verse ses eaux dans la mer Caspienne. Le Ras 
L)«^i est également un fleuve considérable. Il prend sa source 
dans l'Arménie intérieure, non loin de Cali-Cala 5Aj Jlï ; passe 
auprès de Ran y!j, reçoit les eaux de la rivière de ce nom, puis, 
se dirigeant vers le nord, il atteint Warthan jjlijj, mêle ses eaux 
avec celles du Kour (du Cyrus). La ville de Bilcan est située 
entre ces deux fleuves, qui finissent par se jeter ensemble dans 
la mer Caspienne. 



à2. 



532 CINQUIEME CLIMAT. 

SEPTIÈME SECTION. 

' Mer Caspienne. — Iles et côtes de cette mer. 



Feuillet 202 recto 



Feuillet 201 verso. La présente section contient la description de la majeure par- 
tie de la mer du Tabaristan qu'on appelle aussi mer de Khozar, 
« ainsi que celle des contrées habitées par les Khozars et par les 
■< Ghozzes, notre Intention étant de compléter en peu de mots ce 
« que nous avons ébauché sur ce sujet. » 

Nous disons donc que la mer du Tabaristan ybiAwjUojjs? (la 
Caspienne) est isolée et sans communication avec les autres mers. 
Sa longueur de l'occident à l'orient, en déclinant un peu vers le 
nord, est de 800 milles, et sa largeur de 600 milles. Il y existe 
quatre îles. Ebn-Haukal rapporte que cette mer isolée diffère 
« des autres sous le rapport de l'augmentation et du mélange 
a (des eaux),» en ce qu'elle est principalement alimentée par 
le fleuve de Russie ^j^^J^j^ qu'on nomme Athil J^l (le Volga). 
Ce fleuve prend sa source dans le pays des Turcs et vient du 
côté de l'orient jusqu'à ce qu'il ait atteint Boulghar ^IxXj . Là il se 
divise en deux branches dont l'une coule vers la mer de Bab el- 
Abwab <->\y!il\ v'^ (Derbend), dont nous avons déjà parlé, tandis 
que l'autre ' se dirige à l'occident vers la mer du Pont u-Ja-ij jjs?, 
qui commence à Constantinople «jsÀJaik-^S et qui communique 
avec l'Océan par le détroit de Zacac (i,\>ji\ (ou de Gibraltar), d'où 
il suit que si un homme voulait faire le tour de cette mer en 

' N'oublions pas qu'au xii° siècle on considérait généralement le Don comme une 
dérivation du Volga. 



SEPTIÈME SECTION. 353 

revenant au point d'où il serait parti, il pourrait le faire sans Feuillet 202 recto. 
rencontrer d'autre obstacle que le fleuve Athil J3\ et les autres 
» fleuves qui s'y jettent et dont nous avons parlé. » 

Les eaux de cette mer sont salées et n'éprouvent ni flux ni reflux , 
et ses profondeurs sont de couleur obscure, contrairement à ce 
qui a lieu dans la mer de Colzoum |^jJiJi_^ (la mer Piouge) et 
autres, attendu que le fond de celle-ci se compose d'argile noire. 
« L'auteur du Livre des Merveilles prétend que cette mer com- 
« munique avec celle du Pont par des canaux souterrains. L'istbme 
"qui les sépare est d'environ 600 milles, et il se compose de 
« terres contiguës. Cette mer n'offre d'autres productions que le 
«poisson;» les négociants s'y embarquent avec leurs marchan- 
dises, et ils partent du pays des musulmans pour se rendre dans 
celui des Khozars, lequel est situé entre le Ran yl^! , le Djebal 
Jj-ii, le Tabaristan yU-(jUL et le Djordjan ^1=-,.;=-. « Les habitants 
« d' Athil J3\ J.d>i (ville) se rendent également par cette mer à 
« Djordjan et sur d'autres parties du littoral, ensuite ils reviennent 
« à Athil , s'embarquent sur de petits navires et remontent le 
« fleuve de ce nom (le Volga) jusqu'à Boulghar jUXj ; puis ils se 
Il hasardent sur la branche supérieure et parviennent jusqu'au 
" Pont (Euxin). 

« Il existe dans cette mer quatre îles désertes, et deux d'entre 
« ces îles, quoique inhabitées, contiennent de l'eau et des arbres. 
«L'une d'entre elles, qui se nomme Sakouna iLijiw (ou Sakouia 
« *_)j.^5U« d'après le ms. B) , est la plus grande et gît vis-à-vis 
« d'Aleskoun yjXJI (Abeskoun?); on y trouve des fontaines, des 
« bois , des pâturages, des bestiaux et des animaux sauvages. Elle 
« est voisine de Djedwellaghiz j,JlM!jj\.s-, île considérable où l'on 
« trouve également les pâturages, du bois et de l'eau. Il y croît 
" de la garance que des marchands forains de Berda'a A*a^ vont 
« chercher. Ils y transportent des environs de ce pays, qui en 
« est voisin, des bestiaux, puis ils les y laissent paître pour les 



334 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet :!02 recio. « engraisser K Dans ie voisinage de cette île il n'en existe point 
« d'autre; mais en s'éloignant vers le nord on en voit une qui 
11 s'appelle l'île de Sehilan ^J>K^M *^-!;>=- > qui est grande, sablon- 
II neuse et dépourvue de végétation et de cultures. Il s'y réfugie 
11 quantité d'oiseaux noirs comme des corbeaux, mais moins im- 
11 mondes. On ne trouve des oiseaux de semblable espèce que 
11 dans cette île seulement. 

11 Sur les côtes orientales de cette mer (de la Caspienne) il 
«n'existe ni villes ni villages, si ce n'est Daliestan ylJû«jÈi, qui 

Feuillet 202 verso. « dépend d'Aleskoun y_5X«JI , dont elle est à i 5o milles. Dahestan 
11 est une ville, ou plutôt un village dont la population est peu 
11 considérable. Non loin de là est une vallée où les eaux de la mer 
11 pénètrent, et où les navires se réfugient en cas de tempête. 
11 Diverses peuplades s'y rendent pour se livrer à la pêche, car 
11 on y trouve beaucoup de poissons d'espèces et de couleurs 
11 différentes, d'un bel aspect et d'un goût excellent. 

« A l'orient de cette mer il y a deux petits pays comparables 
11 à des villages, et situés sur le littoral. L'un d'eux se nomme 
« Diouthra »;i>=- et l'autre Titiri ^^^v ; ils sont adossés contre une 
11 chaîne de montagnes qui s'élèvent à l'orient de la mer, et qui 
11 atteignent ses bords. Ces montagnes sont d'un très-difficile accès , 
11 en sorte qu'on ne peut parvenir qu'avec beaucoup de peine à ces 
« deux pays, dont les habitants se livrent à la pêche. Ils font sécher 
« à la fumée le poisson et s'en nourrissent. Dans les montagnes 
11 environnantes il croît beaucoup de halfa UAs- (sorte de plante 
11 aquatique), qu'ils ramassent et transportent à Djordjan yU-j.»- 

' On trouvera la mention d'un usage semblable clans la relation de mon Voyage 
en Arménie et en Perse, p. i4o. Au surplus je crois d'autant plus devoir transcrire 
le texte de ce passage curieux du ms. B, qu'il ne paraît pas avoir été compris par le 
copiste du ms. A, lequel a laissé en blanc le mot _ ^u»ï : 

^ {wJS L^j Zy"'"^ ^^' **J^I i^-iJI «j^ s'y (J- v'j«^' Viv" à'^J 



SEPTIEME SECTION. 355 

«et ailleurs, où ils la vendent avec avantage : c'est leur (princi- Feuillet 20 
■1 pale ) ressource. 

«L'île de Siah Kouh o^S'oLyw est, de nos jours, habitée par 
«des Turcs qui, ayant eu des démêlés avec d'autres tribus de 
« même race , s'en séparèrent et vinrent se réfugier et s'établir 
« dans cette île, qui offre, comme nous l'avons dit plus haut ', 
<i de l'eau et des pâturages en abondance. 

«En se dirigeant d'Aleskoun y^C-Ji (ou d'Abeskoun) vers le 
«nord-, pour se rendre au pays des Khozars, on ne trouve que 
«peu d'habitations contiguës, du côté de Bab el-Aiwab <->[> 
« v'>?^' (Derbend) et de Rliozar; mais si vous voulez, vous pou- 
» vez vous rendre d'Aleskoun aux frontières du Djordjan, du 
«Tabaristan, du Deïlem et du Djebal; vous entrerez dans le 
«pays de Ran et puis dans le Moghan, d'où vous parviendrez à 
« Derbend en 2 fortes journées. » 

De Bab el-Abwab çjl^i)! t^l (Derbend) à Samandarj,XÀ<v. on 
compte 4 journées par un pays habité; et de Samandar à Athil 
J.ji , 7 journées. 

Athil J3\ est la capitale du pays des Khozars. Elle se compose athit 

de deux villes populeuses, bâties sur les rives du fleuve du 
même nom (le Volga). Le roi fait sa résidence dans la ville qui 
est sur la rive occidentale de ce fleuve; les marchands, les re- 
vendeurs et la populace habitent la rive opposée. La longueur 
totale d'Athil est d'environ 3 milles. « Cette ville est entourée 
« de fortes murailles. La plupart des habitations sont des tentes 
fi de feutre de forme conique, du genre de celles qui sont en 
« usage chez les Turcs. Les personnes plus riches se logent dans 
« des maisons bâties en argile. Le château royal est seul construit 

' 11 est à présumer que notre auteur veut parler de l'île qu'il a désignée ci-dessus , 
p. 333, sous le nom de Sakouna ou de Sakoaia. 

' Nous croyons devoir adopter ici la leçon du ms. A, qui porte LJl<i ^jS. au 
lieu de LjJU,c i^ ■ 



336 CINQUIEME CLIMAT. 

Feuillet 202 verso, «en briques ; personne n'oserait se servir de semblables maté- 
'1 riaux, de peur d'exciter la colère du roi. » 

Les Khozars sont ou chrétiens, ou musulmans, ou idolâtres; 
mais personne ne songe à inquiéter autrui relativement aux 
choses qui touchent à la religion. « Les campagnes d'Athil JcSl 
« sont dans le voisinage du fleuve et sur ses deux rives. A l'époque 
« des moissons, tous les habitants, soit voisins, soit éloignés, ar- 
« rivent, coupent les blés, les transportent en toute hâte sur les 
« bords du fleuve , et les chargent sur des navires. Leur princi- 
« pale nourriture est le riz et le poisson. » 

La branche orientale de l'Athil (du Volga) prend sa source 
du côté de Basdjirt i^j-^^ (des Bachkirs), coule entre les Bedjna- 
kias iiA^jU^^l et Boulghar jUL, en dirigeant son cours vers l'oc- 
FeuiUet2o3 recio. cident jusqu'à Boulghar jUX) ; ensuite il se détourne vers l'orient, 
traverse le pays des Pious u^<,j}\ ^ (des Russes), passe à Boul- 
ghar, à Barthas u-Ua^, à Khozar jj^ (ou à Athil), puis se jette 
dans la mer. « On dit que le nombre des canaux qui en dérivent 
« s'élève à plus de soixante et dix; mais le fleuve principal a son 
« embouchure dans la mer Caspienne. On dit (aussi) que si toutes 
« ces eaux étaient réunies, elles formeraient un fleuve plus vaste 
« et plus profond que ne le sont le Djeïhoun y>s?>=> (l'Oxus) et la 
« rivière de Balkli Ajj.>j. De ce fleuve dérive ime branche ou 
« un canal qui coule vers l'orient et se décharge dans la mer du 
- Pont, ainsi que nous venons de le dire. 

« Samandar j*xJUw iiÀj.x^ était autrefois une ville importante et 
« très-peuplée. Fondée par Noucliirewan, elle était entourée de 
«jardins et d'innombrables vignobles; mais elle fut attaquée par 
« une tribu de Rous o-^' *V«>ï (de Russes), qui s'en empara, et 
« sa prospérité s'évanouit. » 

De Samandar jjo^w aux limites extrêmes du territoire de cette 
ville on compte 3o milles; 



SEPTIEME SECTION. 537 

Et de ces limites à celles du Saheb el-Serir _^j^t tj^a-Ua (pos- Feuillet 203 recto. 
sesseur du trône), 5i milles. 

Les habitants de la ville où réside ce prince sont chrétiens, 
et le prince fut ainsi nommé parce qu'il possédait un trône d'or 
d'un prix inestimable, qui lui fut ravi par un roi de Perse. Ce 
trône avait été fabriqué anciennement; lors de l'invasion des 
Grecs ^y^jyJ! et du pillage qui s'ensuivit, ce trône fut respecté par 
eux et laissé dans son état ancien; les princes du pays prirent 
le surnom de Saheb el-Serir. 

La distance existante entre Aleskoun (_i^X«Jt et la mer Cas- 
pienne est de 900 milles, ce qui forme la longueur totale de 
cette mer. D' Aleskoun ' à Dahestan yL*~«»j>i on compte 5 jour- 
nées. 

D'Athil à Samandar, 8 journées. 

De Samandar à Bab el-Abwab (Derbend), Ajournées. 

D'Athil aux premières dépendances de Barthas ^-Us^j, 2 jour- 
nées. 

« On traverse cette mer dans sa largeur, c'est-à-dire depuis le 
« Tabaristan yU^jUt jusqu'à Bab el-Abwab <^\yjàl] <_.l. (Derbend), 
« par un vent favorable, en 7 journées; 

« Et dans sa longueur, également par un beau temps, en 9 jour- 
« nées. » 

Les vents qui soufflent sur cette mer se succèdent par périodes. 
Ainsi, lorsqu'un certain vent a soufflé pendant 3o jours, il est 
remplacé par un autre qui dure à peu près autant de temps; 
« phénomène qu'il convient d'attribuer à la sagesse du Créateur. » 

Cette assertion est en contradiction formelle avec ce que notre auteur a dit un 
peu plus haut. Nous laissons aux géographes le soin de concilier entre eux les deux 
passages, et de fixer la situation réelle d' Aleskoun et d'Abeskoun. 



à?, 



338 CINQUIÈME CLIMAT. 



HUITIÈME SECTION. 

Lacs d'Aral et de Ghorglioz. — Pays des Ghozzes et autres situés à l'orient 
de la mer Caspienne. 



Feuillet 2o3 recto. Cette section contient la description d'une partie du pays des 
Ghozzes ji).iill a^o, «savoir : Derniah oU,i, Noudjah «=-_jj, Dja- 
(1 jan ylp-l=>, Marcachan yUij,U, Darcou_^a, Darend «Xj;^, Gbar- 
« ban yl^ et Ghorghoz jj*^, ainsi que l'indication des fleuves 
" et des montagnes. 

" Nous disons donc que, d'après les rapports des écrivains voya- 
" geurs et de ceux d'entre les princes ghozzes j^^ci)! ii)jX<> qui ont 
LAC D'ARAL. « visité ces contrées, le lac de Kliowarezm ^v,ji^ iyji^ (d'Aral) 
» a .3oo milles de circonférence. Les eaux de ce lac sont salées 
» et n'éprouvent pas d'apparente augmentation. Les fleuves ou 
«rivières qui s'y jettent sont le Djeïhoun (j_j^?^=- (l'Oxus), le 
« Chach ijiUJi (le laxartes), le Bark Sjj, le Roudha lijy, le Mar- 
« gha UjU, et quantité d'autres cours d'eau moins considérables. 
« Cependant ses eaux ne s'adoucissent pas, et ne sont sujettes ni 
« à augmenter ni à décroître. La distance qui sépare l'embou- 
« chure du Djeïhoun de celle du Chach est de lo milles. Les 
« eaux du premier de ces fleuves gèlent fo-rt souvent en hiver, 
« dans le voisinage du lac, en sorte que les bœufs, les moutons 
« et les hommes peuvent passer sur la glace. La distance qui sé- 
" pare ce lac de la mer du Tabaristan yULuylJs^^ (de la Cas- 
npienne) est de 20 journées. On voit, près des bords du lac, 
« une montagne où les neiges ne fondent pas, même en été, et 
« de temps en temps, au-dessus de ses eaux, un gros poisson vo- 



HUITIEME SECTION. 339 

«iant, à figure prescjue humaine, et servant de guide aux pê- Feuillet 2o3 recto. 
« cheurs pour trouver du poisson. Il prononce trois ou quatre 
"mots d'un langage inconnu, puis il se plonge dans les eaux. 
« Son apparition est le présage de la mort de quelqu'un d'entre 
« les princes ghozzes. » 

Le pays habité par ces peuples s'étend au loin vers le nord et 
vers l'orient; il est remarquable par de hautes montagnes, sur les- FeuiHetsoS verso. 
quelles les Ghozzes ont élevé des citadelles très-fortes, où leurs 
princes se tiennent à l'abri des attaques et conservent leurs appro- 
visionnements. Il y a, dans le pays, des hommes préposés par le 
prince pour veiller à la conservation de l'ordre. « Ces hommes res- 
« semblent beaucoup aux Berbers sous le rapport de la manière 
« de se réunir. Ils habitent des lieux plus ou moins stériles, et 
« recherchent ceux où l'on trouve les pâturages les plus abondants. 
» Leurs tentes sont faites de poil. 

«A l'orient du lac (d'Aral) est le pays des Khandaghas ^1 
« Aioui-, peuples ghozzes braves et indépendants. Ils possèdent 
«d'excellents pâturages et de l'eau courante, mais le froid est 
« excessif dans leur pays, » dont la ville principale se nomme Hiam 
^^W^ • C'est dans cette place qu'ils se réfugient et qu'ils mettent 
à l'abri des attaques tout ce qu'ils possèdent. Hiam est, en effet, 
un lieu très-fort, situé sur une montagne presque inaccessible, 
au pied de laquelle coule une grande rivière venant de l'inté- 
rieur du pays des Ghozzes iùjjJI i^o J^i^li tr«^. Le nom de la 
montagne est Asfaroun y^yU»!, et celui de la rivière, qui est 
grande et navigable, est Roudha lijj. On peut se rendre par le 
lac à Hiam ^»U=-, et de là à Djadjan yU-L» : la distance entre 
ces deux heux est de 7 journées. Le premier est au nord, et le 
second au sud de la rivière : ils sont l'un et l'autre peu considé- 
rables, mais extrêmement forts. 

Au-dessous de la ville de Hiam ^Ur- , du côté du nord, il existe 
un grand fleuve , provenant d'une haute chaîne de montagnes qui 

/,3. 



340 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillet 2o3\erso, séparent le pays des Gliozzes de celui des Basdjirits va^^L (Bach- 
kirs); elle se nomme MorgliârjU^, et l'on ne peut atteindre à son 
sommet à cause des neiges et des glaces éternelles qui le couvrent. 
Le nom du fleuve est Morgha l*^. Lorsque ses eaux grossissent, 
on y trouve de l'or en quantité : on extrait aussi, du fond de ce 
fleuve, beaucoup de lapis-lazuli ^jjji « qu'on porte dans le Rho- 
« rasan. » Les forêts environnantes contiennent une sorte d'ani- 
mal appelé heher (ou neher) jju , dont la fourrure est de la plus 
grande beauté et d'un très-grand prix. On expédie quantité de ces 
fourrures dans l'Asie mineure^^^^JI iîXo et dans l'Arménie t^^^l . 
On trouve également dans ces forêts une espèce de renard de 
couleur jaune d'or; mais cette espèce est très-rare, et les rois du 
pays, qui font usage de cette fourrure pour se vêtir, n'accordent 
Feuillet 2o4 recto, à personne la permission de l'exporter; « de sorte qu'on n'en 
11 voit nulle autre part que chez eux. » 

Des flancs de ces montagnes dérivent plus de mille sources, 
dont les eaux viennent grossir le Morgha Is^, et vers leur som- 
met on remarque deux villes, ou plutôt deux places fortes, dont 
l'une se nomme Toudjali *=-^ (ou Noudjah *=-y), et l'autre 
Badegha iiiiL ; la distance qui les sépare est de i journée. «Dans 
11 cet intervalle coule vers l'occident une grande rivière, dont 
« les eaux tombent dans un lac jJU* de 5o milles de circonfé- 
« rence : ses eaux sont stagnantes, mais douces. Les environs du 
11 lac sont fertiles, et, durant l'été, les Turcs y font paître leurs 
11 troupeaux. » Entre ce lac et celui de Rhowarezm ^^jjij — à- 
(d'Aral) on compte 6 journées de distance. Le premier jJU^, 
est situé au nord du second ; « mais au nord de ce dernier les 
11 chemins sont impraticables, à cause des obstacles que présente 
a la montagne de Morghîr, dont nous venons de parler. 

11 La distance qui sépare des montagnes le laç le plus sep- 
II tentrional est de 5 journées. Le pays est couvert de pâturages 
11 appartenant à des tribus turques. » Au pied des montagnes 



HUITIÈME SECTION. 541 

il existe deux villes dont l'une se nomme Darenda s-i — j^i, et Feuillet 204 recto. 

l'autre Darcou jiji . La première est située à l'occident et à 

3 journées de distance de la seconde. « Elles sont peu considé- 

« râbles, mais il y a des marchés, de l'industrie, du commerce 

« et d'excellentes fortifications. Ce pays est constamment couvert 

« de neige ^ Les gens du pays font leurs moissons avant que le 

«grain ait atteint sa maturité, et ils font sécher à la fumée les 

(I épis encore humides ; ils y sont contraints par l'excès du froid 

« et par celui de l'humidité qu'occasionnent des pluies conti- 

« nuelles. 1) On trouve, dans les cours d'eau qui sillonnent ces 

montagnes, des rubis-balais, des turquoises '■' et d'autres pierres 

précieuses. 

De Darcou ^ïji, en se dirigeant vers l'orient, aux sources du 
Morgha \s-j^, on compte li journées. 

De Darcan à Djadjan yl.ç-U>, dont il a déjà été question, 
10 journées. 

« Le fleuve Rodoua ji.jj prend sa source dans la chaîne de 
« montagnes d'Asfaroun (jjyÀ-o!, dont nous avons déjà parlé. Ces 
« montagnes sont d'une grande hauteur, leurs sommets sont cou- 
« verts de neiges éternelles, et leur base ombragée de forêts con- 
« tiguës et extrêmement giboyeuses. Du côté septentrional de 
« cette chaîne, surgissent plus de vingt sources qui coulent vers 
« l'occident et vont aboutir au lac Ghorghoz'jj^ji 0^*^?. Ce lac lac de giiop.ghoz. 
« est considérable; il a 4oo milles de circonférence; les eaux en 
« sont douces et l'on y pêche en quantité du poisson, principale 
«ressource des habitants de la contrée. Il dérive également, des 
« monts Maghara I^U JU=-, plus de cinquante ruisseaux qui ont 

' Sic. 

' Le texte porte oj»jM ; c'est donc à fort qu'on a rendu ce mot par amethystas 
dans la version latine. 

' Les cartes anglaises indiquent en effet un lac du nom de Korgos ou de Kurgha, 
au nord-est du lac d'Aral. Lat. 46° 5o', long. 76° du méridien de Greenwich. 



Feuillet 2o4 recto. 



l'AïS PES GHOZZES. 



Feuillet 20/1 verso. 



542 CINQUIÈME CLIMAT. 

« leurs embouchures dans le même lac, et dont les bords sont cou- 
« verts de fertiles pâturages. 

« Ces peuples sont des Turcs-Ghozzes qui marchent toujours 
« arm:és, très-braves et toujours prêts à combattre les autres peu- 
« plades turques. Au midi du lac il existe une montagne dont les 
« rochers sont très-durs et très-arides ; sur cette montagne on 
«voit un grand fort, qui porte le nom de Ghorghoz ainsi que 
« le lac. » 

De Ghorghoz jj*j.* à Djadjan yUa-U-, vers le sud -ouest, 

6 journées. 

De Djadjan yU-l=-, vers le sud-est, à Dahelan yi^j^i, environ 

7 journées, à travers des déserts dépourvus d'habitations et de 
cultures. 

«Dahelan y^^i est une place forte, dont les habitants, peu 
« nombreux, font de temps en temps des incursions dans le Tou- 
« ran yl^ ou pays du Châs ^(«UJ! i^o (du laxartes). De Dahelan 
« yîAjSi à Boubekth eX^ , autre dépendance du Châs (jbjî y. 
«U-UJI, dont les habitants sont, de temps en temps paisibles, 
«(c'est-à-dire en état de trêve), /i. journées. 

« Le pays par lequel il faut passer pour pénétrer de Dahelan 
à Bouketh, est défendu par des montagnes et des dunes « sablon- 
« neuses d'un difficile accès. » 

De Dahelan ^j'iSJ>:> à Hiam ^U=-, dans la direction de l'occi- 
dent, on compte 12 journées. 

De Hiam à l'ancienne capitale des Ghozzes iU JoiJl i^jjtli , vers 
le sud-ouest, 4 journées. 

De Hiam à Nadja x=-b (ou Naha *^b), 8 journées. 

De Roudhan ylij^ à Dahelan, Ajournées. 

De même, de la ville de Dahelan y^^i ^J^ à Gharbian 
yLo^, vers le nord-ouest, 5 journées. 

« A trois milles de la ville de Gharbian yW?^ Hm^^ il existe 
« une mine d'argent des plus abondantes et des plus riches; on 



HUITIÈME SECTION. 543 

«dit que le minerai brut rapporte un quart d'argent pur : on FeuiHei2odve 
« en extrait des quantités considérables. Les marchands du Cbâs 
« ^^UJt jUbt s'y rendent avec des objets d'échange, achètent beau- 
ci coup de ce métal, et le transportent ensuite de tous côtés. 

« Le pays des Ghozzes io^l i5\j est très-fertile et ses habitants 
«sont riches. Courageux comme des lions, mais extrêmement 
« grossiers, ils vivent dans l'ignorance et dans le chagrin. Le liber- 
« tinage est, chez eux, chose publique; ils ne le considèrent pas 
« comme un vice et s'y livrent obstinément. » 



"ii, 'itH> 



544 CINQUIÈME CLIMAT. 

NEUVIÈME SECTION. 

Asie centrale. — Pays d'Adhkach. — Lac de Téhama. 



Feuiiici 20/4 verso Nous Comprenons dans la présente section la partie septentrio- 
nale du pays de Kimakié XA^.Uy^> et la totalité du pays d'Adh- 
kach (jSwSii, c'est-à-dire « les villes, les châteaux et les rivières de 
Il ces contrées, que nous décrirons d'après la méthode que nous 
« avons précédemment suivie , et cela autant que nos facultés nous 
Il le permettront; car tout secours vient du Très-Haut. » 
ATiHKACH. Nous disons donc que le pays d'Adhkach (jS^i' a à son occi- 

dent celui des Ghozzes jlj-ii'l :>'^, et que les peuples qui l'ha- 
bitent vers l'orient sont voisins des montagnes qui ceignent le 
ladjoudj jj.=-L> (Gog) et le Madjoudj ^j-^-U (Magog). « Cette 
Il terre d'Adhkach (jA5il ijbj! est fertile , et abonde en productions 
« de toute espèce et en troupeaux. On y trouve du beurre et du 
Il miel supérieurs en qualité à tout ce qu'on peut se procurer 
Il dans beaucoup d'autres pays, soit circonvoisins, soit éloignés; 
n car les troupeaux de moutons et de bœufs y sont innombra- 
II blés, à tel point que la viande est sans valeur, et que, quand un 
Il homme tue un ou deux moutons, c'est uniquement pour en 
Il avoir la peau , car il ne sait à qui donner la chair. La viande 
Il que préfèrent ces peuples est celle du cheval. » 

LAC DE TÉHAMA. Au midi dc cette contrée , il existe un lac dit de Téhama Sjms? 

iL«Lj dont la circonférence est de 260 milles. Les eaux de ce 
lac sont d'un vert foncé ; elles exhalent un parfum agréable et 
sont d'une saveur excellente. On y trouve une sorte de poisson 
plat de couleurs variées et que les Turcs considèrent comme 



NEUVIÈME SECTION. 345 

possédant des vertus aphrodisiaques à un plus haut degré même Feuillet 2o5 recto. 

que le sakankourjyiijù. \ « C'est un fait très-connu. Les pêcheurs 

« de ce lac savent qu'après avoir jeté leurs filets, s'ils prennent 

«un de ces poissons, ils en éprouvent sur-le-champ l'effet; cjue 

« cet effet dure tout autant qu'ils tiennent à la main le filet , et 

« qu'il ne cesse tout à fait que quand ils ont lâché prise. 

« Au milieu de ce lac il existe une espèce d'île dont le sol est 
« extrêmement fertile et toujours couvert d'une abondante végé- 
" tation. Les Turcs y font paître leurs troupeaux et y campent 
« durant toute la belle saison. Au centre de l'île est un puits sans 
« eau dont on n'a pu trouver le fond. L'île produit, à ce qu'on 
« dit, une plante dont les feuilles ressemblent à celles du so'ad 
« AjuJI ^, qui s'étendent beaucoup, et qui sont de couleur verte. 
« Cette plante porte à ses racines de petites graines d'une extrême 
« douceur, qui sont réputées parmi ces peuples comme un remède 
« souverain contre les maux d'yeux et contre l'impuissance. 

« Quatre fleuves ont leur embouchure dans ce lac. Le premier 
« est le Téhama, considérable, mais peu rapide, et très-profond. 
« Ses sources sont à 6 journées de distance du lac, et elles se 
» composent de trois fontaines surgissant en abondance, à la dis- 
« tance de 2 journées les unes des autres. Un de ces cours d'eau 
« coule à l'occident, et un autre à l'orient de la ville au-dessous 
n de laquelle ils se réunissent, forment une masse d'eau consi- 
« dérable et se jettent dans le lac. Les habitants du pays d'Adh- 
« kach ^j^i^^si! y conduisent leurs enfants pour les purifier dans 
« les eaux de ce fleuve, à l'époque de la puberté. Ces enfants de- 
« viennent en effet très-sains , ne sont point sujets à la gale, et 
« l'on n'en trouve dans le pays aucun qui soit impotent. Les effets 
« de ces ablutions sont considérés par les habitants du pays comme 
« incontestables. Ils disent qu'en buvant pendant sept jours de 

' Lacerta monitor. Voyez ci-dessus , 1. 1", p. 3i. 

' Je présume qu'il s'agit ici d'une sorte de galanga. 

II. àk 



346 



CINQUIÈME CLIMAT. 



Feuilipt f>o5 recto. « l'eau de ce fleuve, on a la certitude d'être guéri de quelque 
« maladie que ce puisse être ; qu'en se lavant la tête avec cette eau , 
« on est exempt de migraines pendant un an. Enfin ils ajoutent à 
« ce sujet tant d'assertions et tant de particularités merveilleuses, 
« qu'il (nous) paraît convenjible de les passer sous silence. 

» Le second des fleuves qui se jettent dans ce lac provient de 
« la montagne de Djenf oUu* J^»-. Son cours est rapide et son 
« lit rempli de cailloux roulés. On n'y trouve ni reptiles, ni gre- 
« nouilles, ni poissons, enfin aucun être vivant; car ses eaux sont 
n douces, mais excessivement froides. Le phénomène dont nous 
« parlons est généralement attribué à l'influence exercée au 
« moyen d'un talisman par le philosophe Marconos (flJTil ^J^yJ^ . 

« Le troisième prend sa source dans la montagne d'Ascaroun 
« yjyJCu.! J-«=- , coule vers f orient jusqu'à Rechaca XJiLi, *â><x^, 
«passe au midi, baigne les murs de cette ville, puis se dirige 
«vers l'orient, coule au nord de Baknoun ^jy^, ville auprès de 
« laquelle il détourne son cours vers le midi , longe la base des 
«montagnes de Ras ^Ij JUr=-, se jette dans la rivière de Djenf 
Feuillet 2o5 verso. " oU=-^.<_i , puis dans le lac. 

« Le quatrième vient du midi. 

« Au nord de ce lac il existe une colline de terre rouge parsemée 
« de trous de toutes parts ; à la nuit tombante il sort de ces ou- 
« vertures quantité de taupes noires qui paissent durant toute la 
« mut, et retournent au jour dans leurs demeures. Sur le som- 
« met de la collme il existe une ville du nom de Chanderan 
« ^J\JÙ^Ju^, dont les habitants se livrent à la chasse de ces animaux; 
«ils les tuent, mangent leur chair, et avec leurs peaux se font 
« des fourrures ' dont rien n'égale la finesse et la beauté. » 

A 4 journées de ce lieu est la montagne de Kharda Jj^»- 
iijU. ■*, très-haute et de toutes parts inaccessible, car ses flancs 

' En arabe «j ferou. 

^ Ce nom est écrit Giarda dans la version latine. 



NEUVIEME SECTIOTM. 347 

sont à pic et semblables à des murailles unies; mais au-dessous Feuillet 2o5 verso- 
de cette montagne on a taillé une grande porte, et, après avoir 
fait des excavations, on y a pratiqué un cbemin, ou plutôt un 
escalier avec des marches, par lequel on parvient au sommet de 
la montagne et à une ville extrêmement forte et capable de ré- 
sister, quand même il n'y resterait qu'un seul homme (pour la 
défendre). Au centre de la ville est une source d'eau douce très- 
abondante, qui sert à la consommation des habitants et à tous 
autres usages. L'excédant de cette eau s'écoule auprès des murs, 
sans qu'il en reste aucune trace, dans un trou dont personne ne 
connaît la profondeur. 

«Du fort de Kbarda îi^ à la ville de Chanderan yl_,.xÀ-i, en 
« se dirigeant vers l'occident, on compte 6 journées; 

«Du même fort à la ville de Téhama x<iL^, en se dirigeant 
« vers le sud, k journées; » 

Et du même fort à la montagne dite Cocaïa L.l5jJ», 7 journées. 
Cette montagne est celle qui ceint le pays de Gog et de Magog. 
Elle est tellement abrupte qu'il est impossible de la gravir, et 
quand même on y parviendrait, il serait impossible d'atteindre 
son sommet, à cause de la quantité de neiges éternelles qui y sont 
amoncelées et des brouillards épais qui toujours l'environnent. 
Au delà sont de nombreuses villes dépendantes du Gog et du 
Magog. « Il y a dans cette montagne nombre de serpents et de 
«reptiles énormes qui vivent au fond des vallées, d'où résul- 
tent des dangers et des obstacles pour quiconque voudrait la 
« gravir. Si, cependant, quelqu'un se hasarde à le faire, il ne le 
« peut qu'en deux jours et même davantage ; » et si quelque rare 
voyageur parvient au sommet pour observer ce qui s'y trouve et 
ce qui est au delà, il lui est impossible de revenir sur ses pas, 
soit à cause des animaux féroces, soit parce que les peuples de 
la contrée ultérieure font prisonniers tous les étrangers qui 
veulent pénétrer chez eux. Cependant, par une sorte de miracle, 

kk. 



348 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuiiiei2o5 verso, quelques persounes ont effectué ce voyage, et elles ont raconté 
que, durant la nuit, elles avaient vu quantité de feux allumés 
au delà des montagnes, et, durant le jour, rien autre chose que 
de grands nuages et des brouillards. 

Quant aux Turcs de la race de ceux qu'on nomme Adhkach 
^jiSit , on dit qu'ils ont la face large, la tête grosse, beaucoup 
de cheveux, les yeux très-vifs; qu'ils parlent un langage parti- 
culier, et qu'ils adorent le feu ainsi que tout ce qui brille. 

Au nord de leur pays il existe une chaîne de montagnes dites 
Farghan yl*;j \ qui s'étend en longueur, d'occident en orient, 
sur un espace d'environ 18 journées. Dans ces montagnes est un 
. plateau de forme ronde, au milieu duquel on voit un lac dont 
personne n'a pu savoir la profondeur. Tout ce qui tombe dans 
FeuiHet 206 recto, ce lac cst perdu sans retour; aucun homme, aucun animal ne 
peut nager dans ses eaux , et le bois même qu'on y jette reste 
englouti : « c'est un phénomène très-singulier. Au bas de la mon- 
tagne, du côté du midi et vis-à-vis du lac, est une caverne d'où 
« sort souvent un bruit terrible, qui se fait entendre puis cesse 
: tout à coup, sans qu'il soit possible d'en connaître la cause. 
L'entrée de cette caverne est habitée par des êtres animés; 
sont-ce des hommes ou des bêtes .^ c'est ce qu'on ignore. On 
dit (aussi) qu'il s'en échappe des rafales de vent assez violentes 
« pour renverser un homme, ce qui est une chose vraiment mer- 
« veilleuse. Enfm les particularités qu'on raconte de cette ca- 
verne ont beaucoup de célébrité dans le pays comme dans les 
autres pays des Turcs, et divers écrivains en ont conservé la 
«tradition. L'auteur du Livre des Merveilles (entre autres) ra- 
conte à ce sujet des choses tellement insipides et absurdes, 
qu'il convient de n'en pas parler. Au surplus le divin Créateur 
de toutes choses sait ce qui est la vérité. » 
' La version laline porte Faraan. 



DIXIEME SECTION. 349 

DIXIÈME SECTION. 

Asie orientale. — Pays de Gog et de Magog. 



La présente section est relative à la partie supérieure du Feuiliet2o6 recto. 
ladjodj '^fi=r^ (Gog), pays très-bien cultivé, habité par une popu- 
lation innombrable, « qui possède des terrains fertiles, des eaux 
« courantes, des plaines, des collines, de nombreux troupeaux. 
« Ces peuples sont issus de Sem, fils de Noé, et ce sont eux qui 
« sont désignés ' sous la dénomination d'hommes corrompus (qui 
« souillent la surface) de la terre. « Au delà de ce pays il existe 
des peuples de basse stature; mais dans le ladjodj, la taille des 
hommes et des femmes ne surpasse pas celle des habitants de nos 
pays. On ignore quelles sont leurs religions et leurs croyances. 

Quant aux peuples da Madjodj ^.j^U (Magog), ils habitent 
une terre inférieure à la précédente, et sont de si petite taille 
que les hommes et les femmes n'ont pas plus de 3 choubras 
( environ 2 7 pouces) de haut. Leur face est complètement ronde ; 
ils sont entièrement couverts d'une espèce de duvet, et portent 
des oreilles grandes, rondes et pendantes, « à tel point qu'elles at- 
« teignent leurs épaules. Leur langage ressemble à un sifflement. 
« Ces peuples sont essentiellement méchants, de mauvaise foi et 
« livrés à une honteuse dépravation. La neige et les rigueurs de 
« l'hiver se font ressentir chez eux durant tout le cours de l'an- 
« née sans exception. On dit que Gog et Magog furent deux frères 
« issus d'un père commun. 

« Les couleurs dominantes du teint de ces peuples sont le blanc 

' Dans le Coran , sur. i8, vers. g^. 



550 CINQUIÈME CLIMAT. 

Feuillei 206 verso « et le l'oux, leur tempérament est très-ardent et leur race très- 
« prolifique. Avant l'époque à laquelle Alexandre pénétra jusque 
" chez eux et fit élever une digue (ou une barrière) à l'entrée de 
« leurs montagnes, ils en sortaient pour se livrer à des incursions 
« chez leurs voisins, et ils exerçaient de tels ravages dans les 
« contrées situées à l'occident de ces montagnes, qu'ils les dépeu- 
« plèrent presque entièrement. Presque toute la surface de cette 
" contrée était devenue déserte, sans culture, inhabitée; les rep- 
« tiles s'y étaient multipliés, les eaux y avaient creusé des torrents, 
« la terre était devenue stérile. 

«Notre intention est de parler de ce pays, des contrées envi- 
« ronnantes et des Turquechs (ji-Sy , qui sont des peuples de race 
« turque, ou plutôt de véritables Turcs '. 

« La tradition rapporte que lorsque Gog et Magogse révoltèrent 
« et firent prévaloir l'injustice et le mal dans ce pays, il en fut porté 
« plainte à Alexandre. Le conquérant étant arrivé dans le voisi- 
« nage de ces lieux, trouva une partie de la population honnête, 
« pieuse, mais misérable, qui venait au-devant de lui pour invo- 
« quer sa protection, et pour lui exposer qu'elle était innocente 
« des crimes commis par ceux de Gog et de Magog, ce qui fut 
« confirmé par un grand nombre de tribus, qui attestèrent qu'en 
« effet ces peuples n'avaient, eu aucun temps, cessé de désirer 
" avec ardeur la paix et la sécurité. Alors Alexandre les laissa 
« vivre au delà de la barrière , et leur abandonna la possession 
« du pays. Les Arabes leur donnèrent le nom de Turcs, parce 
« qu'ils faisaient partie de la tribu des Turcs d'Alexandre, quoique 
« issus de celle de Gog et Magog. Ils se fixèrent donc au delà de 
« la barrière ; leur race se multiplia et leur prospérité s'accrut. 

«Toutes les peuplades turques, je veux dire les Khizildjis 
« iu4>=^i Ifis Thibétalns iUxM^, les Khirkhirs j^^jçiyi-, les Ba- 
« gharghars Hij^syt^ , les Kimakis iU^jl^, les Mokbamans AjùUUi 



DIXIÈME SECTION. 351 

« les Adhkachs (_fi5i>', lesTurquechsjji5y>, les Khafchakhs ^UiUi^, Feuillet 206 \ 
« lesKhilkhis ^^, les Ghozzesj^ et lesBoulghares Ajjjdj, furent 
« laissés par Alexandre au delà de la barrière. Elles se répan- 
« dirent sur la terre , et la cultivèrent : leur nombre saccriit ainsi 
« que leur bien-être, leurs richesses et leur prospérité. 

« Presque tous ces peuples sont idolâtres et adorateurs du 
« feu. Levir caractère dominant est la violence, la cruauté, l'inso- 
« lence et la présomption. Cependant ils obéissent à leurs chefs, 
« et font preuve de beaucoup de courage, de hardiesse et d'ar- 
« deur quand il s'agit de venger une injure , ou d'exiger le paye- 
" ment des contributions d'un pays. » 



FIN DU CINQUIEME CLIMAT. 



SIXIÈME CLIMAT. 



PREMIÈRE SECTION. 

Itinéraires de la Bretagne. — Nantes. — Rennes. — Vannes. — Saint-Malo. — 
Dinan. — Saint-Michel. — Climat, productions et mœurs des habitants de ce 
pays. 



Feuillet 206 verso. La première section du sixième climat comprend en totalité 
la Bretagne iUjUa^ , diverses parties des pays de Sais l(«*jLo ( Séez ) 
et du Poitou jisjo . Les principales villes de la Bretagne sont : 
Nantes LrJajb, Rennes u^Jv;, Saint-Michel JLus; c>.u«, Dol Jji, 
Dinan ^.,Lii, Saint-Malo jJjûU t-u.»», Saint-Mathieu jU.« c^^i*. (Saint- 
Brieux.5), LaïouneS(j«J^ (Lannion.^), Kirembïn (jv*j;5'(Quimper), 
Kinberlik ^j^jmS' [QuiimperU) , Faînes ^J,*Xfj (Vannes), Redon 

Feuiilet207 recto, yji^ et Raïs (j«>ilj (le Croisic). Du Poitou dépendent Sates ^«jI» 
(Saintes), Saint-Jean (d'Angely) yi_j^ c^^jU; et Balkir^y^Jiij . 

Cette dernière ville , ^j^oiL , très-peuplée, est située sur les 
bords de la mer salée, entourée de murailles et pourvue de 
marchés. « On s'y livre à la pêche du gros poisson , et on y 
« trouve d'abondantes ressources. » Comme cette ville est située 
au fond d'un golfe, les vaisseaux partent de là pour Saint-Jacques 
(de Compostelle) y^L. ^^«-i, et pour les ports circonvoisins. De 
Balkir _^AJil) à Saint-Jean yl^j=- ciuUî, en se dirigeant vers l'orient, 
on compte 70 milles; 



PREMIÈRE SECTION. 553 

De Saint-Jean à Ankelazma iUjiXiil (Angoulème), 4o milles. 

« L'une et l'autre de ces villes dépendent du Poitou. 

«De Nibars (j«;U> (Nevers) à Castal JljuiJ» (Cliâteauroux ?), 
« ko milles. 

« De Castal à Tours o-yJo, 70 Ynilles. 

«Tours est le nom d'une province peu considérable, qui a à 
«l'occident Angers Q^j-fjf\ , au nord, le pays de Sais ,ja-oUa i5*o 
« (Séez), et au midi, le Berry ^^ ^=,1 . 

« Castal Jbi*ij est une très-petite ville où il y a des marchés et 
« où il se fait un peu de commerce. Son territoire est (cepen- 
« dant) fertile, et on y élève des bestiaux. » 

De Balghir^jjiX. (ouBalkir) sur mer à Nantes (j«Jajb on compte 
70 milles. 

Nantes est située dans le voisinage de la mer, au fond d'un 
golfe. C'est la première ville de Bretagne ; » elle est grande, bien 
« bâtie, bien peuplée; les navires y abordent et en sortent. Elle 
«est très-forte, et son territoire est fertile. A partir de là, le 
«rivage de la mer se recourbe vers le nord, en sorte que, de- 
« puis Nantes jusqu'à Saint-Michel, dernière ville de Bretagne, 
« ou ne compte, par terre, que 1 10 milles, tandis que, par mer, 
« on en compte 83 o. » 

En effet la mer pénètre fort avant dans les terres, forme un 
golfe et se rétrécit au-dessus de la Bretagne, de manière à re- 
présenter une sorte de sac dont l'embouchure serait étroite et 
le milieu large. 

Celui qui veut aller de Nantes à Saint-Michel par terre passe 
par Rennes (J.US!; , « ville considérable, peuplée, abondante en res- 
« sources, entourée de fortes murailles, où l'on peut se livrer à 
« des spéculations mercantiles, et où l'on trouve une industrie 
« permanente , » 80 milles. 

De Rennes à Saint -Michel JLesî u-^Lû, ville bien peuplée et 
bien bâtie , sur les bords de la mer, on compte ko milles. 
n. !ib 



Feuillet 207 recto. 



354 SIXIEME CLIMAT. 

Feuillet 207 recto. Cclui qui préfère la voie maritime se rend de Nantes à Raïs 
(j*olj (le Croisic), «jolie ville où sont un chantier de construction 
« et un port_ très- sûr, et des bazars, » 5o milles. 

De Raïs LTji^ à Redon y^ij, « ville de peu d'importance, située 
« sur les bords du golfe dans un 'territoire abondant et fertile , et 
" dont les maisons sont jolies et bien habitées, » 60 milles. 

VANNES. De Redon y^ij à Faînes (j»*jiAi (Vannes), ville située sur un 

Feuillet 207 verso, cap, «à l'extrémité du golfe, extrêmement agréable et peuplée. 
Il où sont un port et des constructions navales, » 5o milles. 

QU15IPEBLÉ. De là à Kenberlïn ^J^lJ^JS'[ Quimperlé), « lieu situé au fond du 

«golfe, peu considérable, mais remarquable par ses marchés et 
« son industrie, » 1 20 milles. 

De là à Sant Kerenbïn ci.T-H>^ '-''■**' ( Quimper ) , « promon- 
« toire qui s'avance dans la mer, très-peuplé, très-fréquenté , com- 
« merçant et abondant en ressources, » 5o milles; 

Puis à Laïnos ^jji^J (Lannion), «ville agréable, bien peuplée 
" et bien approvisionnée, » 126 milles; 

A Sant Matha U-o cjwU; (Saint-Brieux?), «ville située sur un 
« cap où se termine le golfe de Bretagne, port sûr et bien fré- 
«quenté, dont les habitants sont riches et font beaucoup de 
« commerce, » i5o milles; 
sAisT-MALo. A Sant Mahlo j-V.^ c^^Ui (Saint-Malo), «ville dont les res- 

« sources sont nombreuses, la population considérable, le com- 
« merce riche et l'industrie active, entourée de champs cultivés 
« et d'habitations contiguës, » 100 milles; 
DnAN. A Dinani ^,bi (Dinan), «ville ceinte de murs en pierres, 

J « commerçante, et port d'où l'on expédie de tous côtés des raar- 

« chandises, » 5o milles ; 
DOL. De Dinan à Dol J^i, «ville située au fond d'un golfe, avec 

« marché et bon commerce. Beaucoup de grains. On y boit de 



PREMIERE SECTION. 355 

« l'eau de puits, bien qu'il y ait des sources; vignobles ' et plan- Feuillet 207 verso. 
« tations de toute espèce; » 5o milles. 

De là à Sant Midjial JLs: '-^X^ (Saint-Michel), «ville célèbre, saint-michel. 
«bien peuplée, de moyenne grandeur, entourée de vignobles et 
« de vergers, où il existe une église très-fréquentée et très-riche , » 
5o milles. 

De Saint-Michel, en se dirigeant vers le midi, on arrive à Sais 
(j<«jUo (Séez), « ville considérable, dépendante du pays de France 
« iiMfi\ ,_j=)l (j^ , environnée de campagnes extrêmement fertiles 
« ainsi que de vergers et de vignobles contigus, » 90 milles. 

«De Sais (j»jLo (Séez) à Manis ,j«xjU (le Mans), ville dont 
« nous reparlerons ci-après, 3o milles; 

«De Sais à Djaratrous (jiyJrijU- (Chartres), vers le sud-est, 
« 80 milles; 

« De Sais à Rennes ,j«^j en Bretagne, dont il a déjà été ques- 
« tion, 70 milles ; 

« De Rennes à Laïnos u-jJUJ, près la mer, lieu dont nous avons 
« également parlé, en se dirigeant vers l'occident, 90 milles. 

« Les pays que nous venons de décrire se ressemblent entre 
« eux sous le rapport des productions du sol et de l'état de la 
«population. Les maisons y sont contiguës, les ressources de 
«toute espèce et les céréales, abondantes; mais la population 
«y est généralement ignorante^, grossière et insouciante. Ces 
« pays étant baignés du côté du couchant par la mer Ténébreuse, 
« il vient continuellement de ce côté des brumes, des pluies, et 
« le ciel est toujours couvert, particulièrement sur le littoral. 

« Les eaux de cette mer sont épaisses et de couleur sombre ; 
« les A'agues s'y élèvent d'une manière effrayante ; sa profondeur 
«est considérable; l'obscurité y règne continuellement; la na- 

' Sic. 

' Le texte porte : iUJls LJijt! ^^ a!U4- 

AS. 



356 SIXIEME CLIMAT. 

Feuiiiet2o8 recto. « vigation y est difficile, les vents impétueux, et, du côté de l'oc- 
« aident, les bornes en sont inconnues. 

« Il existe dans cette mer quantité d'îles inhabitées. Peu de na- 
« vigateurs osent s'y hasarder, et ceux qui le font, bien que doués 
« des connaissances et de l'audace nécessaires, ne naviguent que 
« côte à côte et sans s'éloigner de la terre; encore le temps fa- 
" vorable pour ces expéditions se borne-t-il aux mois d'août et 
« de septembre. Les principaux navigateurs de cette mer sont ceux 
« qui sont connus sous le nom d'Anglais yv«-J^^! . ou d'habitants 
» de l'Angleterre ï^Jo^! , île considérable, qui renferme beaucoup 
« de villes, de lieux habités, de campagnes fertiles et de rivières, 
» et dont nous traiterons plus en détail par la suite, s'il plaît à 
« Dieu. 

« Malgré tout ce que cette mer présente d'effrayant , et malgré 
«l'épaisseur de ses vagues, elle contient beaucoup de poisson 
(I excellent, et on s'y livre à la pêche dans des localités détermi- 
» nées. Il y a aussi des animaux marins d'une grosseur tellement 
« énorme, que les habitants des îles intérieures emploient leurs 
« os et leurs vertèbres en guise de bois pour la construction 
« des maisons. Ils en font aussi des massues, des javelines, des 
« lances, des poignards, des sièges, des échelles, ert, en général, 
« tous les objets qu'on fabrique ailleurs avec du bois. » 



DEUXIEME SECTION. 357 



DEUXIÈME SECTION. 



France. — Angers. — Tours. — Orléans. — Chartres. — Reims. — Bourgogne des 
Francs. — Langres. — Troyes. — Normandie. — Bayeux. — Rouen. — Pontoise. 

— Bourgogne des Allemands. — Lausanne. — Besançon. — France.' — Paris. — 
Arras. — Flandre. — Gand. — Courlray. — Bruges. — Allemagne. — Mayence. 

— Utrecht, — Echingen. — Ratisbonne. — Vienne. 



La présente section comprend la France *x»<j;ji , la Normandie i>,iiiiet2o8 lecio. 
».j<yj^jj, la Flandre y-j-xii*!, le H&maut jmji> , la Lorraine a-Sj^J, 
une partie de la Bourgogne des Francs (jv>?^i)| iUjyt^ , de la ' 
Bourgogne des Allemands yvjl^i HmjÂjj, de l'Allemagne &-joHJi, 
de la Bavière j-is»!^, de la Carinthie ojLki!^, du pays de Louvain 
xfjii^ s5\j, de la Frise iijjjyjl , de la Saxe Hm^m^ et de l'Angle- 
terre «jLaJsCj! »^?>=- . 

Angers u-^a*?! est une ville dépendante de la Touraine i^j^, angebs. 

belle, considérable et très-peuplée. Son vaste territoire est cou- 
vert de vignobles et de cultures, et ses habitants sont riches. De 
là à Sais (jajUs (Séez) on compte 70 milles; 

A Nevers ,j-jLuj, yo milles; 

Et à Saint-Michel sur mer^jsiJI t^ J^s^~* o^jU,, 80 milles. 

De Sais à Saint-Michel, 70 milles. 

A l'orient d'Angers est l'Anjou j-:<l , province peu considérable, 
mais couverte de nombreux villages et de champs cultivés et 
fertiles. Au nombre des villes de cette province on remarque 
Thours (j-yJa, qu'on écrit également Tours (j-^j par un iï», ville toirs. 

agréable, entourée de nombreux vignobles et de champs cultivés. Feuillet 208 verso. 
qui produisent toute sorte de grains en très-grande abondance. 



558 SIXIEME CLIMAT. 

Feuillet 208 verso. De Tours à Nevers , en se dirigeant vers l'occident, loo- milles; 

A Castal JIa-^ï (Châteaiiroux.>'), 70 milles; 

Et à Olianos ,j(«jliJI (Orléans) , 60 milles. 
oBLÉAxs. ,< Olianos, qu'on écrit et qu'on prononce également Orlianos 

« j«-5UJjl , est une ville dépendante de la province de France , bien 
«peuplée, avec des marchés florissants, de l'industrie perma- 
« nente, des champs fertiles et abondants en céréales. » 

D'Orléans, en se dirigeant vers l'orient, à Djalous ^J^J JL_=- 

(Chàlons), 60 milles; 

A Anchoun yj-ijl (Auxonne.'^), dépendance de la Bourgogne 
des Francs, dans la direction du midi, 60 milles; 

A Chartres jj-jjjjU-, 80 milles; 

A Bonthiz j.AkÀj (Pontoise), 100 milles; 

De ce dernier lieu à Chartres, 80 milles. 

CHARTRES. «Chartrcs Lr^j^- > au nord d'Orléans, est une ville remar- 

1 quable par la fertilité de son territoire qu'arrosent des eaux 
n courantes, et par son commerce. C'est une dépendance du pays 
« de France, ainsi que Malis ou Maliz ts'jJl? ^^j^j O*'^ (Meaux.»*), 
« ville située à 60 milles de Chartres, qui renferme toute espèce 
« de ressources et de productions utiles , où les eaux sont abon- 
« dantes, les vignobles riches, les champs contigus et le sol ex- 
« trêmement fertile. C'est le centre du pays de France '. » 

De cette ville, en se dirigeant vers le nord, à Barmani jU^ , 
«petite ville du même pays, dont le territoire est très-boisé et 
«très-fertile,» 60 milles. 

De Barmani à Chartres ^j-^U- , vers l'occident, 70 milles. 
r.EiMs. De Châlons u-jJU- à Râmous ^y^ (Reims), «ville considé- 

« rable siluée sur les bords d'une rivière, entourée de vignobles, 
« de bois , de cultures et de pâturages ; chef-lieu d'un pays qui 
« confine du côté de l'orient avec le Hainaut, » 80 milles. 



DEUXIÈME SECTION. 359 

■■ De Chartres u«^jU=- ci-dessus mentionné à Sais ua^le (Séez), 
« aussi 80 milles. » 

A l'occident de cette dernière ville, qui dépend du pays des 
Francs, est el-Mans (j*jU! (le Mans), dépendance de la Touraine. 
La distance qui les sépare est de 3o milles. 

« Du côté du midi , la terre de France confine avec la Bour- 
« gogne des Francs, dont les villes principales sont : Mascoiin 
« y^ilwU (Mâcon), Nevers y-jUuj, Dijon y.>=-i, Langres * — JLU, 
« Troyes (j^ijiyJol et Anichoun y_>&Aj! (Auxonne?). Nous avons fait 
a mention de la première de ces villes dans le cinquième climat. 
«De là (c'est-à-dire de Mâcon) à Nevers ^J^JJLf.i, ville considé- 
« rable , commerçante et fréquentée , en se dirigeant vers le nord, 
« on compte yo milles. » 

De Nevers à Lyon yj.jJ , dépendance de la Provence , vers le 
sud-ouest, i3o milles. 

De 1,.., « •<, lieu situé auprès d'une montagne, à Lyon, 



LT— 



Feuillet 208 verso. 



« 80 milles. » 

De Mâcon à Dijon y>»-i , ville peu considérable mais bien 
peuplée, 60 milles. 

De Dijon, en se dirigeant vers le nord, à Lanka iLSxl (Langres), 
«ville remarquable par ses édifices, par son commerce et par 
« les facilités qu'on y trouve, soit pour se livrer aux affaires, soit 
« pour voyager, » 70 milles. 

De Mâcon y^^*»^ à Djinebra ijjM^- (Genève), vers l'orient, 
5o milles; 

De Langres «JU à Bezalsoun y_>— J>j (Besançon), dépendance 
de la Bourgogne allemande, 60 milles. 

De Nevers (j~;Uaj à Dijon ijyr^t vers l'orient, 35 milles. 

De Dijon à Mâcon y^5i!»^, 60 milles. 

De Langres à Anichoun ^Jyi^i] , vers l'occident, 80 milles. 

De Langres à Troyes fy,^jjio\ , 60 milles. 

« Cette dernière ville , résidence importante dans le pays des 



BCJLIBGOCNE 
DES FRANCE 



Feuillet 20g reclû. 



360 SIXIEME CLIMAT. 

Feuiiieiîogrecio. «chrétiens, sc fait remarquer par la facilité qu'on a de s'y pro- 
« curer toutes choses à bon compte, par ses vignobles et ses 
«jardins, et par la grandeur de son étendue. » 

De là à Anichoun yyi^! ou Antichoun yj-S^s*^' (Auxonne.^), 
«ville populeuse, entourée de murailles et de bonnes fortifica- 
«tions, en se dirigeant vers l'occident, » 3o milles. 

De Troyes à Orléans, dépendance du pays de France, dont 
nous avons déjà fait mention, 60 milles. 
NOBMASDiE. A Cette terre de France touche, du côté du nord et vers les 

rivages de la mer, la Normandie iùJU^ , dont les villes princi- 
pales sont : Bayeux (JûjUj , Evreux (jijl^l , Pontoise jj^om , Ro- 
thomagos y^êU^j (Rouen), Dieppe ajL.^, Cam ^ (Caen) et 
Costansa iù»jla*«j (Coutances). Cette province comprend en outre 
de nombreux villages et beaucoup d'habitations contiguës. 
BAïEtx. Bayeux ji^^^, ville agréable et populeuse, dont le territoire 

est très-fertile et dont les ressources sont abondantes, est située 
à 1 5 milles ^ vers l'occident d'Évreux jijijjl , ville qui présente 
les mêmes avantages, et à 3o milles de Rothomagos lt-sUjJs; 
ROUEN. (Rouen), ville très -importante et très-célèbre, sur la rive orien- 

tale du fleuve. 

De Rouen à Diaba «jLi (Dieppe), sur les bords de la mer, on 
compte 2 milles ^. 

De Rouen à Lezan yi^ on compte 4o milles ; c'est près de 
cette dernière ville , située sur les bords de la mer, que le fleuve 
de Rouen a son embouchure. 

De là à Hanflat i^yoUJ» (Honfleur.'') sur mer, 1 journée vers 
l'orient', ou 26 milles. 

De Honfleur à Dieppe, «ville et port où l'on construit des 

' Sic. 

' La version laline porte 18. 

' Sic. 



DEUXIÈME SECTION. 561 

>< navires et d'où partent des expéditions maritimes, » en suivant Feuillet 209 recto. 
la même direction, Iio milles. 

De là à Tonques AJij^ sur mer, ville à l'occident de la précé- 
dente, 3o milles. 

De Tonques à la rivière d'Esterham -Lit,-*.^! (l'Orne), 
60 milles. 

Cette rivière o£Fre un abri sûr aux navires ; son cours est d'en- 
viron ào milles, et son embouchure est située en face et à l'orient 
de Bayeux tj-jLvj . Cette dernière ville est à 12 milles de la mer, 
et à lio milles de Costansa ii,w,;>la.»>j (Coutances). 

De Bayeux à Saint-Michel, en se dirigeant vers l'occident, on 
compte 60 milles. 

De Bayeux à Rouen, vers l'orient, 45 milles. 

De Bayeux à Malis yJU, dépendance de la France, 60 milles. 

De Coutances à Ahrandjes Lr-^^r^l (Avranches), par terre \ 
3o milles. 

D' Avranches à Saint-Michel, vers le nord, 10 milles. 

D' Avranches à Saïs ^ajU» (Séez), dépendance de laTouraine, 
vers le sud, 4o milles. 

«D' Avranches au Mans u* — ilil, également en Touraine, 
« 3o milles. 

« D'Evreux (j-_j!^î à Chartres ^^«^JojU-, en France, 5o milles. Feuillet 209 verso. 

«De Saïs à Angers, 70 milles. 

« Du Mans à Evreux , 7 5 milles. 

« A droite du voyageur qui se rend d'Evreux au Mans est Mo- 
« rianl ^lij^ (Mortagne), qui, ainsi que le Mans, dont nous avons 
« déjà fait mention, dépend de la France. 

« De Rouen à Pontoise j-JaAji dernière dépendance de la Nor- 
« mandie du côté du sud, on compte 3o milles. 

' Sic. 

II. 46 



362 



SIXIEME CLIMAT. 



Feuillet 2 09 verso. 

PONTOI.'ÎE. 



BOURGOGNE 
DES FB.\iNCS. 



liESANÇOX. 



«Pontoise, située sur une rivière, est une ville populeuse, 
«florissante et remarquable par la beauté, la grandeur et le 
« nombre de ses habitations. » 

La Bourgogne des Francs confine, du côté de l'orient, avec la 
Bourgogne des Allemands, et ses principales villes sont Agliista 
U*«^l (Aix?), Genève «^-sÀa-, Lausanne *j)J, Besançon yj,wjUo, 
Bazla AÎjL (Bâle), Esbira ejM^\ (Spire) et Verdun yji^j. 

« Nous avons précédemment parlé d'Aghista comme d'une ville 
« située au pied du mont Djouz jy=- oou (des Alpes), à 5o milles 
«de Mâcon, et à une égale distance de Genève, ville sur le 
« Rhône. 

«De Genève à Lausanne, ville bien peuplée, réunissant tous 
« les genres de commerce, très-fréquentée et très-bien bâtie, en 
« se dirigeant vers l'orient, on coinpte 3o milles; 

«Et de Lausanne à Besançon y^-Jjo, 5o milles. 

«Besançon est une ville de grandeur médiocre, bien bâtie, 
«bien arrosée, chef-lieu d'une province florissante, possédant 
« des fabriques et des marchés bien fournis. 

«De là à Verdun yj^jj, ville industrieuse, commerçante, en- 
« tourée de vignobles et de vergers, en se dirigeant vers le nord, 
« 60 milles. 

«De Besançon à Bazila ^jj (Bâle), ville que quelques per- 
« sonnes rangent au nombre des dépendances de la Bourgogne 
«allemande, et que d'autres considèrent comme faisant partie 
«de la Bourgogne, château fort, pays bien peuplé, en se diri- 
« géant vers l'orient, 5o milles. 

«De Bâle à Verdun, vers le nord-ouest, 70 milles. 

«De Bâle à Esbir ^*^1 (Spire), grande ville, située sur les 
« bords du Rhin (^jj-^ (^ comme Bâle, (mais) sur la rive occi- 
« dentale de ce fleuve, 5o milles. 

«De Spire à Verdun, vers l'occident, Ao milles. 



DEUXIEME SECTION. 



563 



BOURGOGNE 
DES ALLEMANDS. 



Feuillet 2 10 rec(o. 



« La Bourgogne des Allemands est sous la domination d'un Feuillet 209 verso 
« prince de cette nation, qui la protège et en perçoit les impôts. 
« Elle est bornée, du côté du nord, par la Lohringa *i^<^ (Lor- 
" raine), province peu considérable, mais couverte de villages, 
« de champs cultivés, d'héritages agglomérés et de troupeaux. Au 
« nombre des dépendances de cette province on compte Mass 
« ^U (Metz), Liadj ^UJ (Liège) et Comraï ^^l^' (Coblentz?). 

«Metz est une ville considérable et jolie, dont les habitants 
« sont d'origines diverses , et où l'on fabrique divers ustensiles et 
« autres objets. De là à Verdun y^^s^-j on compte 3o milles; 

« Et à Liège, 1 00 milles. 

« La ville de Liège ^U! est agréablement située dans une pres- 
« qu'île formée par une rivière ou plutôt par deux , qui l'en- 
" tourent de tous les côtés. De là à Comraï ^5!;-:, en se dirigeant 
«vers le nord-est, 70 milles. 

« Cette dernière ville, située sur la rive occidentale du Rhin, 
« est grande et contient de vastes et beaux édifices. » 

De Liège à Raïs (j«^lj (Arras), en se dirigeant vers l'occident ', 
100 milles. 

De Raïs à Mouïch (j~j^, qu'on nomme aussi Mouiz par un 
za, ou Mouïss par un ssad (Mons), en se dirigeant vers le nord, 
60 milles. 

La Lorraine est un pays limitrophe à l'Aflandris (j*j;Jsj3*i! (de 
la France), qui est bornée, du côté du nord, par la mer. Au 
nombre des dépendances de ce dernier pays il faut compter 
Louns L)«jjJ (Laon), Abarizjj^l (Paris), Bontizj.Akij (Pontoise), 
Djindjors ^«^..^j-s. (Gisors), el-Zaïz j^ib^' (Beauvais?), la rivière 
de Saint-Walerïn (j^j o^xw j^ii^ (Saint-Valery), Rewa a^j (Eu) et 
Bort-Atrizj^^l ca^ (le Tréport). 

Raïs LT — ^b (Arras), ville florissante, peuplée, industrieuse, 
commerçante, et possédant de vastes dépendances, est située à 
' Sic. 

46. 



364 SIXIEME CLIMAT. 

FeuiUeiaioiecio. l'occident de Liège. D'Arras à Mouïch jjJxjj^ (Mons), en se di- 
rigeant vers le nord', on compte 60 milles; 

Et de Mouïch à Louns (j«j>J (Laon), ville très-ancienne et très- 
célèbre de la chrétienté, environnée de vignobles, de vergers, 
d'habitations, etc. 60 milles; 

De là à Abariz_>,^! (Paris), 70 milles. 
piRis. «Cette ville, de grandeur médiocre, environnée de vignobles 

Il et de bois, est située dans une île de la Seine jjyv*» wj, fleuve 
« qui l'entoure de tous côtés ; elle est extrêmement agréable , forte 
« et susceptible de défense. » 

De Paris, qu'on prononce également Abarich (jm.^1, par un 
chïn jii, au Mans (jaiU, en se dirigeant vers le midi, 4o milles; 

A Louns u*jy (Laon), vers l'occident, en déclinant un peu 
vers le midi ^, 90 milles; 

A Pontoise jalaÀ^ , «ville peu considérable, mais bien peuplée, 
« industrieuse et commerçante , située sur les bords d'une rivière 
« à l'orient de la Seine, » 3o milles ou environ. 

De Pontoise à Louns, vers l'orient, 5o milles. 

De Pontoise à Djindjors ^J^JJ^.^ (Gisors), «jolie petite ville, 
« en suivant les bords de la rivière ^, » 26 milles. 

De Djindjors à Raïs (jh^J^I (Arras), vers l'orient, 80 milles. 

De Djindjors à Rothomagos u,*.il>j.hj (Rouen), vers l'occident, 
3o milles. 

El-Zaïzjjlj^l (Beauvais?) est une ville considérable, bien peuplée 
et située à 80 milles de la rivière de Saint (Valéry) cxà*. t^^ij, 
très-petite ville sur les bords de la mer, d'où partent les vais- 
seaux destinés pour l'Angleterre s^kUil , île très-importante dans 
l'océan Ténébreux, séparée du continent par un détroit de 26 

' Ceci est une répélilion de ce qui vient d'être dit ci-dessus (p. 363). 
- Il eût fallu dire vers l'orient, en déclinant un peu vers le nord. 
° Sic. 



DEUXIEME SECTION. 365 

milles de largeur, et dont nous donnerons une complète des- Feuillet 2 lorecio. 
cription dans le septième climat. 

De Louns à Camraï i^\jJi (Cambrai), ville de Flandre, en se 
dirigeant vers l'orient, 60 milles. 

Revenant sur nos pas, nous disons que celui qui veut se rendre 
de la rivière de Saint (Valéry) ciU*« ^^i!^ à la rivière de Rewa ^^ii^ 
«jj (d'Eu), doit faire par mer 60 milles. 

De cette rivière au fort Walerïn (j-^j (j-**» ( Saint- Vallery- 
en-Caux?), vers l'occident, 3o milles. 

Du fort Walerïn à Bort-Atriz jj^i l:a^^ (le Tréport), ville si- 
tuée sur les bords de la mer, vers l'occident, 26 milles. 

Du Tréport à Diaba LLi (Dieppe), ville de Normandie dont 
nous avons déjà parlé, 26 milles. 

« Tous les pays que nous venons d'indiquer sont sous la domi- 
« nation du roi de France '. » 

La Flandre est bornée, du côté de l'orient, par le pays de fi.andrl- 

Louban yU! ^J=Jt (de Louvain), qui compte au nombre de ses 
villes Tournai j^lyJs, Gand kJo, Camraï j^I^j' (Cambrai), Bruges 
j*j»-jjÎ et Sant Mir^-s^ o^u. (Saint-Omer). « Cette contrée est par- Feuiiletsio verso. 
« tout extrêmement fertile, productive et couverte de villages et 
« de cultures. Elle est bornée, à l'orient, par la Frise »j^ji\ , au 
«midi, par la Lorraine «Jo^, et la principale de ses villes est 
« Gand k«, bâtie sur la rive orientale du fleuve h.\mzy3,j\j^ (la .;a\d 

'■- Lys), ornée de quantité de grandes habitations et de beaux édi- 
«fices, entourée de vignobles^, de vergers et de belles cultures, 
« distante de 35 milles de la mer. De Gand à Skela *LJU> ou 
« Chkela «MCi (Bruxelles), ville dépendante de laFrise et dont nous 
« reparlerons, en se dirigeant vers l'orient, on compte 80 milles. 
«De Gand à Tournai t^lyJs, ville agréable et bien peuplée, 
« avec des dépendances considérables, vers le sud-ouest, 3o milles. 

' Sic. ' 



366 SIXIER'IE CLIMAT. 

Feuillet 210 verso. «De Toumay à Atringlios (j~*j;j! (Courtrai), ville située au- 
coiiRTniï. „ dessous de Liège et au-dessus de Gand, sur les bords du fleuve 
« Awiz jjjt (la Lys), ko milles. 

«De Gand à Atringhos, en se dirigeant vers le midi, 5o 
« iTiilles. 

«DAtringhos à Ostrik dLj^^x-«,l, ville d'Allemagne ^^-^ (j- 
«iUjUJi, en se dirigeant vers le nord-est, loo milles. 

« D' Atringhos à Camraï i^\jA (Cambrai), ^o milles. 

«De Camraï à Ostrik, vers le sud-est, 126 milles. 

De Camraï à Lowanos (j^J^J (Louvain), ville de Flandre dont 
» il a déjà été question, vers l'occident, 60 milles. 
ruDGEs. «De Gand kw à Bruges (j^s-^l , ville de grandeur moyenne, 

« bien peuplée , offrant des ressources de toute espèce , entourée 
«de vignobles' et de fertiles campagnes, vers l'occident, i5 
« milles. 

«De Bruges à Sancola SXjUo (Saint-Nicolas), ville située près 
<> de la mer, sur les bords d'un fleuve et au fond d'un golfe qui 
« porte le nom de golfe de Saint-Nicolas, vers le nord, 3o milles. 

« De là à la rivière de Saint (Valéry) o^u*u ^^iij ci-dessus men- 
« tionnée, vers l'occident, 60 milles. 

« De cette rivière, par terre, en se dirigeant vers le sud, à el- 
« Raïz jj[^! (Arras), 80 milles. 

" D'el-Raïz à Bruges, 60 milles. 

«De Bruges à Sant Mïr jj^ ou«-u< (Saint-Omerj, petite ville, 
« 20 milles. 

n De Saint-Omer à Tournai tsli^i • ^ milles. » 

Le pays de Lïan yUJ est limité, du côté du midi, par l'Alle- 
magne, et entouré, vers l'occident, par la Lorraine et par la 
Bourgogne allemande. Il confine, vers le nord, avec la Souabe 
ibl_j-io et la Bavière j.ajL, et, vers l'orient, avec la Sassonia iLKiyia^ 
' Sic. 



DEUXIEME SECTION. 



367 



(la Saxe), et une portion de la Frise <i^>-^l iîVj (jà_*-j. On re- Feuillet ^ > o verso • 

marque, au nombre des principales villes de ce pays, « Bâle idjj, 

«Spire e,_*_vwi , Cormiza »j_iv^ï (Worms), Maïanssa ii-^ajU^ 

" (Mayence), Afrankborda <.i^,j! (Francfort), Mesla idu«U (We- 

« sel), Cologne a+jjAs, Ostrik d-^^l (Utreclit), Hardbourd s^-Ji^, 

« et Nebsa iCia+i (ou Bensa). 

"Nous avons déjà parlé de Bâle comme d'une ville considé- Feuilletsn recto, 
:< rable et belle, dépendante de la Bourgogne allemande. De Bâle 
« à Spire, ville située sur la rive occidentale du Rhin, on compte 
" 60 milles. 

«De Bâle à Ulma ^li (Ulm), dépendance de la Souabe, dont 
« nous nous proposons de reparler, 160 milles. 

«D'Ulm 41 à Augsbourg tiJ^ojj! en Souabe, 3o milles. 

«De Spire à Cormiza «jjytjj (Worms), ville grande, belle et 
«riche sur les bords du Rhin, et dépendance de l'Allemagne, 
« 3o milles. 

« Mayence iùaijU, ville remarquable par le nombre de ses ha- mayence. 
«bitants et par la fertilité de son territoire, est située à î'em- 
« bouchure d'une rivière qu'on nomme le Mourin f^j^ (le Mein) 
« dans le Rhin (jJjj^. De là à Cormiza oyucyi on compte, en se 
« dirigeant vers le sud, 3o milles. 

«De Mayence à Cologne «jù^j, grande et belle ville, située 
« sur la rive occidentale du Rhin, en se dirigeant vers le nord- 
« est, 60 milles. 

« De Cologne à Ostrik lil^x*! (Utrecht) , en se dirigeant vers 
«le nord, 100 milles. 

« Utrecht est une ville d'une beauté remarquable, située sur ltrecht. 
« la rive occidentale du Rhin. Ses édifices sont beaux, ses places 
«pubhques vastes, son commerce considérable. Son territoire 
« est couvert de nombreux vignobles \ de vergers et de pâturages 



368 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet 211 recto, " où l'on élèvc dcs bestiaux et des chevaux. Les habitants de cette 
«ville limitrophe de la Frise sont braves, résolus et fiers. 

«De Mayence à Massela SJ^L. (Wesel.»'), au centre de l'AUe- 
<c magne, en se dirigeant vers l'orient, 70 milles. 

«De Cologne à Massela, 70 milles. 

« De Mayence à Francfort «ijjjù^, vers forient, ^o milles. 

« De Cologne à Francfort, vers le sud, 60 milles. 

« De Francfort à Massela, vers l'orient ', 3o milles. 

«De Massela à Hardbourd i^*^, vers l'orient, 70 milles. 

« Hardbourd est une ville considérable , florissante et riche , 
« située sur les limites de la Saxe , et dont le territoire est cul- 
« tivé partout sans interruption. 

«De Hardbourd à Nebsa iuaxi, vers le sud-ouest, 60 milles. 

«De Massela «K-oU (Wesel?) à Nebsa -îusaj, /i5 milles. 

«De Cormiza i>j.j~^j.Ji (Worms) à Nebsa, vers l'orient, 70 
« milles. 

«Nebsa aaoaj (ou Bensa *>«>«) est une ville considérable, peu- 
« plée et forte , dont le territoire est fertile et dont les habitants 
« sont renommés par leur bravoure dans les combats. C'est la 
AUEMAGNE. » capltalc du pays des Allemands. La Saxe xkjyn^, la Pologne 
« *_AJ^, la Berania «xil^ (la Poméranie.'^), la Calantaria x^UiàAï 
« (la Carinthie) , les pays d'Aquilée AjtiV^j! ^Jo;i , d'Abernesia i'mûjj^] 
« (de Venise), la Doscana «jUuwi (la Toscane), laFransia *a*»j^I 
Feiiiiiet2ii verso, «(la Franconie), la Bavière ^^L, la Souabe *jIj«, la Lorraine 
« *5oj..(J , le pays de Louvain ^ajL^ , le Brabant Jlfj.i , le Hainaut 
« y^Ajt> et la Bourgogne allemande ; toutes ces provinces , au nombre 
« de quinze, obéissent au roi des Allemands. 

« Mais la Flandre ^-^ J«2Vi! , la Frise i4>^! , la Bourgogne des 
« Francs (jjcyî^l H^^y.-, la Normandie «-jJU^, la Bretagne «AiUo^j, 
«le Maine ^xJ^, l'Anjou jjc!, la Touraine *ajj^1=, le Berry j^^^ , 
« l'AlbarniasAJjljJ! (l'Auvergne), le Poitou_5Jaw, la Gascogne iiAj^^, 

' .Sic. 



DEUXIEME SECTION. 369 

!■ la Provence «aoàjjj; toutes ces treize provinces sont sous l'obéis- Feuillei2ii verso- 
« sance du roi des Franks. Le sol y est plus fertile en céréales, en 
«fruits excellents, et les habitants y sont plus riches que dans 
« le pays des Allemands. 

« La Carantara aj\lajyi est une province peu considérable dont 
« la ville la plus importante est Akrizaw _Ji>>^^^^l (Gratz?), située 
» à l'extrémité du mont Djouzjjç- civJL«, au delà de la livière de 
« Drava ijj^, commerçante et possédant des vignobles, des grains, 
« des troupeaux, etc. 

Il De là à Ulm iC-i!, ville commerçante et bien peuplée, 5o 
« milles ^. 

" D'Akrizawjt;^j.feI à Eskindja *asJl«,l (Ehingen), vers le nord- 
« ouest, 35 milles. 

« Eskindja (Ehingen) est une grande ville située dans le voi- ehincen. 
« sinage du mont Djouz (des Alpes), à 12 milles des sources du 
<i Danube_jjàj^. Telle est aussi la distance qui sépare ces sources 
« des montagnes. Cette ville, bâtie près la rive orientale du fleuve, 
«est belle, florissante, peuplée et très -agréable. Dans ses envi- 
" rons on remarque des jardins, beaucoup de sources et de cours 
« d'eau. Elle fait partie de la Carantara SjLky^ , province voisine 
« de la Souabe ajI_>-s, dont les villes principales sont : Ulm «m, 
« Augsbourg 4Ky' ' ^^1^ "b^ ^t Echir^^t (Spire?). La Souabe 
<• a peu d'étendue, soit en largeur, soit en longueur; mais c'est 
« une province fertile et très-peuplée. 

« D'Eskindja (Ehingen ) à Bâle, ville qui est considérée comme 
«faisant partie de l'Allemagne, ainsi que nous l'avons dit, on 
«compte 100 milles. 

« D'Ulm xJ,\ , ville considérable et florissante sur les bords du 
«Danube, à Auzbourk ^H^j' (Augsbovirg), 3o milles. 

«De là à Tebzawa o^yu ou Tebsawa ùj^iaxi (Leipsick.'*) , ville 
« importante et remarquable par son commerce , par son indus- 
' Sic. 

II. 47 



Feuilletai i verso. 



RATISBONNE. 



Feuillet 212 recto. 



370 SIXIÈME CLIMAT. 

>< trie et par les agréments et les ressources qu'elle présente, 80 
« milles. 

« De Tebzawa à Nebsa **a+j , ville d'Allemagne dont nous avons 
« déjà fait mention, 100 milles. 

« D'Augsbourg ^Tv'j' ^ Nebsa, également 100 milles. 

« D'Augsbourg à Francfort-sur-le-Mein (^^j^ ^ i^jJLi^ji , 70 
« milles. 

«D'Augsbourg à Rendjburk éjj ^j (Ratisbonne), 60 milles. 

«Rendjburk, dépendance de la Bâbir^juL ou de la Bâfir^j_jùL 
« (Bavière ) , est une ville dont l'enceinte est vaste et dont le ter- 
« ritoire est couvert d'une abondante végétation et de vignobles ^ 
<■ Elle est située sur la rive méridionale du Danube. Quant à la 
«la Bavière, c'est une province considérable, couverte d'habita- 
« tions , de villages et de châteaux forts. Ses principales villes 
" sont : Piendjburk t^^ ^j ou Reinchburg iàj~> ijiMj (Ratisbonne), 
« Batssaujjwoxj (Passau), Eïzercartha iUo^joi (Stuttgard.**) et Ghar- 
« maïcba ^ioU^ (ou Gharmasia). Limitrophe du côté de l'orient 
« avec la Bavière \ du côté de l'occident avec la Souabe, du côté 
« du midi avec la Carantara «jUaj^, et du côté du nord avec l'Al- 
« lemagne , cette province est remarquable par la fertilité de son 
« sol et par l'abondance de ses productions. 

«De Rendjburk, en se dirigeant vers l'orient, à Batssau _>*iij 
«(Passau), 70 milles. 

«De Batssau à Eïzercartha iUa^jjjl (Stuttgard?), ville considé- 
«rable, peuplée, riche, environnée de cours d'eau, de jardins, 
« de vignobles et de bois, 60 milles. 

«De Gharmaïcha xioU^c à Nebsa iùa+i, ville d'Allemagne ci- 
» dessus mentionnée, en se dirigeant vers le nord-ouest, 70 milles; 

«Et à Biana *jLu (Vienne), en se dirigeant vers l'orient, 60 
'. milles. 



' Sic. 



DEUXIEME SECTION. 371 

«Cette dernière ville dépend de la Noamia *^ç«!y, qu'on écrit Feuillet a 1 2 rect( 
" aussi par un IJ (la Bohême), province très-vaste, très-peuplée et 
« très-fertile , qui compte au nombre de ses principales villes : 
« Djikelburkii)^ JSLus- , Chebrouna «j,^yA*i(Soprony?), Vienne *iUj, 
« Massau yol» ou Bassau j-ol , Machla SX^U , Agrakta *laii^! et 
« Ostrikouna «Jj-S^iw! . Tout ce pays appartient à l'Allemand 
« 4jL^!. C'est lui qui perçoit les impôts, qui veille à la sûreté pu- 
"blique, qui gouverne à sa volonté, duquel émanent les ordres 
« suprêmes , qui nomme et dépose les agents de son autorité , 
» sans que personne ose s'y opposer ni enfreindre ses lois. 

« La plus célèbre , la plus vaste et la plus populeuse d'entre 
« les cités de la Bohême est Ostrikouna ou Ostrighouna &jj^=jXwi 
« iijyèjJiUgi iS)jSj (Estergom), qui est la capitale et le chef-lieu 
« du gouvernement. De là à Djikelburka ji..'=^ J^*=?-, ville agréa- 
«ble, qui offre d'abondantes ressources et des marchés pour le 
«commerce, dont le territoire est fertile en fruits de toute es 
« pèce et couvert de vergers et de vignobles , en se dirigeant vers 
« l'occident, 80 milles. 

« De Djikelburka à Chebrouna «jjj^jui (Soprony?), vers l'orient, 
« 60 milles. 

«De Chebrouna à Ostrikouna, vers le midi, 80 milles. 

« Chebrouna est une ville remarquable dont les dépendances 
« sont cultivées et fertiles, les marchés fréquentés, les maisons 
« hautes et les agréments renommés. Elle est située dans une 
« belle plaine, à 20 milles du fleuve. 

«De Chebrouna ïJjjjim à Vienne *jUj, en se dirigeant vers le 
« sud (ou plutôt vers le nord), 4o milles. 

« De même, de Vienne à Gharmachia AA*i-«y*, vers l'occident, 
« Ao milles. 

«De Vienne à Ostrikouna «.j^Syu-i (Estergom), vers le sud, 
« 5o milles. 

47- 



372 SIXIEME CLIMAT. 

Feuiilet2 12 recto. « Vienne est, ainsi qu'Ostrikouna , située à l'orient du Danube. 

« D'Ostrikouna à Bassau^*sL, vers l'orient, /io milles. 

« (Bassau est une ville considérable, que nous décrirons ci- 
" après. ) 

« De Bassau à Chebrouna, en se dirigeant vers le sud-est, 80 
« milles. 

» D'Ostrigouna ifjy~jXM\ (Estergom) à Belgraba A}\jàL (ou Bel- 
« grana iol_^), vers le sud, 3o milles. 
cARixTBiE, « Belgraba est une ville qui dépend de la Carantara ijMojjj (la 

« Carinthie), province bornée à l'occident par le pays d'Aquilée, 
" au midi par les états de Venise , à l'orient par la Onkaria i<jjS^\ ' 
«(la Hongrie), et au noi-d par la Bohême, dont il vient d'être 
« question. La Carantara est située entre le Danid^e yi et la 
n Drave Sj^i , et ses principales villes sont Bedhwara «jlj jv , 
Feuiliei 212 verso. « Bouzana *jtjyj, Ncïtlicrm ^^jiaAj, Belgraba *o!_^, Sinola ^y^^^ 
« et Bouza ajy . 

« Tous ces pays sont voisins des états des Vénitiens, et il s'é- 
« lève souvent, entre les deux peuples, de violentes querelles et 
« de sanglantes guerres. 

« Au nombre des villes de la Carinthie voisines des Vénitiens 
"Sont Bilwarjjixj (Bellovar), située sur la rive méridionale de 
«la Drave ejj:>j^, et Bouza ej^ (ou Boura). Cette dernière, à 
« 5 journées de distance, vers l'orient, de la précédente, lui 
« est comparable sous le rapport de l'étendue et de la population. 
" L'une et l'autre possèdent des champs bien cultivés. 

«De Bouza oj^ (ou Boura) à Sinola Hy-fr*», 3 journées. 

« Sinola (Szluin?) , ville considérable et jolie, située au midi de 
« la rivière (de la Drave), possède des bazars et offre toute espèce 
« de ressources. Il existe, dans les montagnes qui l'environnent, 
« des mines de fer , et ce métal y est d'une incomparable bonté , soit 

' Il est remarquable que notre géographe ne donne point à ce pays le nom de 
Madjar, ni à Vienne celui de Betch. 



DEUXIEME SECTION. 375 

«sous le rapport du tranchant, soit sous celui de la malléa- Feuillet: 
« bilité. 

«De Bouza à Chebrouna, en se dirigeant vers le nord, 3 
«journées; 

« Et à Djikelburka «5^ JJys=?-, vers le nord-ouest, 3 journées. 

" De Djikelburka à Chebrouna , 6o milles. 

« De Chebrouna à Ostrikouna, 8o milles ^ 

« L'Allemagne aajUJ! (jb;l est bornée au nord par la Frise ^ 
« x}^^\, au couchant par le pays de Louban yL^J (Louvain?), à 
■I l'orient par la Saxe iCoya^, et (également) au nord par l'Océan. 
« Les villes principales de la Frise sont Sikla «Ka-* ( Zell ou 
« Celle), Chwarss ij^J^ (Schwartzbourg), Akaroidindja «.^jJ^j.^.! 
« et Berna &j^ (Bremen). C'est un beau pays, dont les habita- 
II tions et les cultures sont comparables entre elles. 

«Sikla aJsCaas (Zell) est une importante ville située dans une 2e 

« plaine , dans un territoire agréable , possédant beaucoup d'ha- 
« bitations contiguës , des bazars et du commerce : c'est le centre 
«de la Frise. De là à Ostrik dLj^! (Utrecht), en se dirigeant 
c vers l'occident, 8o milles; 

« De Sikla à Chwarss i_yyl^ ( Schwartzbourg ) , ville considé- 
«rable, peuplée, possédant des marchés, des vignobles' et des 
«vergers, 8o milles; 

« De Sikla à Akaroulindja *JS^,.^>I, 70 milles; 

« D' Akaroulindja à Berna «j^ près la mer (Bremen), 7 milles. 

«Berna est une ville populeuse, entourée de vignobles^ et de 
« cultures, et située à 80 milles à l'orient des embouchures du 

' Ceci est une répétition de ce que vient de dire notre auteur. Voyez ci-dessus, 
pag. 371. 

* Les auteurs de la version latine ayant cru qu'il s'agissait ici de l'Autriche, ce 
qu'ils disent de toute cette contrée est absolument inintelligible. Nous avons donc dû 
considérer comme inédite et placer entre guillemets cette paitie de notre traduction. 

' Sic. 

' Sic. 



374 



SIXIEME CLIMAT. 



Feuilletai 2 verso. 



Feuillet 2 ]3 recto. 



" Rhin. Entre l'un des bras de ce fleuve et l'autre on compte 
« (également) 80 milles. 

« D'Akaroulindja «jbsJj^^I (ouLakaroulindja) à Cologne, 100 
« milles. 

« De Berna (Bremen) à Wurza sjj}, ville de Sajse, en se diri- 
11 géant vers l'orient, 100 milles. 

" De Chwarss jj°jl^ à Dhoulburk ti)^^i , ville agréablement 
« située au bas d'une montagne, avec des eaux courantes et des 
•> cultures, en se dirigeant vers le sud, 60 milles. 

«De Dhoulburk à Sikla aJê^,*-». (Zell), 70 milles. 

» Devant reparler ci-après de la Saxe , nous nous bornerons à 
« dire pour le moment que le passage ( d'Allemagne ) en Angle- 
« terre est par le golfe de Saint-Nicolas ïXjLw», déjà mentionné. 

« L'Angleterre 'Sj]aiJû\ est ime île très-considérable , couverte 
« d'habitations, de châteaux forts, de villages, de cultures, de 
«fleuves et de rivières, de montagnes, de vallées et de terrains 
« inhabités. La partie méridionale de cette île dewait être com- 
« prise dans la section qui nous occupe présentement, et dont 
« nous décrivons les villes les plus importantes. Cette partie de 
«l'Angleterre comprend divers lieux habités, savoir : Sansahnar 
«jU4*«À^ (Chichester?'), Gharham Syi (Wareham), Haïouna 
« jLjj.j_:fi (Corfe-Castle), Chorham »?>— w (Shoreham), Hastings 
« fj^XÀ/ji^J), Dobres (j-jji (Douvres), Djartmouda o^yJijja. [Nord- 
« muth, aujourd'hui the Nore), Barghik i^^s^ (Ipswichi*), Aghrimes 
« iji^ys-] (Lynn-Regis), Londres (j«;.xj^, Gharcafortcj;jJAS^ (Wal- 
«lingford), Ghounester jX»Jj* (Winchester), et divers autres 
Il lieux qui seraient convenablement placés dans cette section; 
« mais , nous proposant de donner une description complète de 
« l'île dans le septième climat, nous reviendrons alors sur les 
« villes, les provmces, les montagnes et les fleuves de ce pays. » 



TROISIEME SECTION. 375 

TROISIÈME SECTION. J 

Itinéraires de la Bohême, de la Hongrie, de la Saxe et de la Pologne. — Belgrade. 



La présente section comprend le restant de la Bohême aaa>î_5j, Keuiilet2i3 recto. 
la Hongrie *,^! , la Pologne aajjAj , la Saxe kùjmj^ et la Germanie 
*^m1.js=.. « Les villes les plus connues de la Bohême sont : Bassau 
"yol, Agra Sji\ , Ahiah aajI , Biths y-Jaj , Sinolaws fj^^H^M^, 
« ville de Carinthie; Beclhrawara ijjlji^ (Peterwaradin), Belgraba 
" *jt^jiL, Ostrigouna aj^^s^x*! (Estergom), Chebrouna iL-jjj^j.ui 
•■ {Soprony.3), Gharmasia **«w«^, Titlous (j-jJAy (Titul), Neïtherm 
- ^jJajj, (Nitra), Afrankbila aUj Jo^I et Ahranbata *Xaj^I . On 
« range au nombre des dépendances de la Hongrie : Montirj.AXi^ 
«(Modor?), Chent c>>U; (Szentes), Baghss o^-i->, Herengraba 
« ii^\ji.jjj=~ (Ovar?), Caworzowalj,jjjb(Kovar?), Calgradoun y^i^^jUis 
" (Galgotzium?), Akridisca iJLwJs^l (Gradisca.^), Tensibou _jAA*.*ij 
« (Kanyzsa.3) et Zanla «Xjtj; parmi celles de la Saxe : Hardburd 
«i,jjijj>, Dhalibourka &-;%^i, Nurezbourka «_S^^^ (Nurem- 
» berg), Hala *JL=- (Hall) et Mesla a)w^ (Breslau.^); parmi celles 
« de la Pologne : Zamiou_,.iwlj (Zamosk?), Cracal Jjl^ (Cracovie), 
« Djenazia « — jjLj_=- (Gnesen), Benkalaïa iLSH^Xj^ et Sermeli 
" ti-îr-"- " 

La ville de Calam pîU (Agram) dépend de la Carinthie et est 
située sur les bords de la Drave oj^a (ou plutôt de la Save). « Elle 
« est grande et belle , entourée d'eaux courantes et de vastes dé- 
■ tendances. Nous en avons déjà fait mention. » 

De là à Belgraba «ji^jiX. , ville située à une certaine distance de 



376 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuilletais recto, ia rivière en question, on compte, en se dirigeant vers le nord, 
70 milles. 

«Cette ville, remarquable par la beauté de ses édifices, est 
" entourée de fortes murailles et pourvue de bazars. Elle est 
« commerçante, industrieuse et fréquentée. Ses champs bien en- 
Feuiliet2i3 verso. « semencés produisent du blé et des légumes en abondance. >• 

De lààBouzana *jI>j (Bechka.3), ville de moyenne grandeur, sur 
les bords du Danube, 35 milles; 

De Bouzana à Bedhrawa «jljjw (Peterwaradin), sur le même 
fleuve, 60 milles. 

La Drave se jette dans le Danube entre ces deux villes. Bou- 
zana est la dernière dépendance de la Carinthie. 

De Belgraba à Ostrikouna (Estergom), 3o milles. 

De Bedhrawa à Neïtherm ^«^Ja^j (Niti'a), en se dirigeant vers 
le nord, 70 milles. 

De même, de Bouzana à Neïtherm, vers le nord-est, 70 milles, 
« attendu que le Danube coule au midi, à partir de la ville de 
«Bouzana, puis à l'orient vers Bedhrawa, puis se dirige vers le 
«nord. Neïtherm c_jJa*j est une ville florissante et considérable, 
« située dans une plaine bien arrosée , bien cultivée et couverte 
« de vignobles et d'habitations. 

De Neïtherm à Agra «^ïl, ville de Bohême, « en se dirigeant 
« vers le nord, » Ao milles. 

Deux rivières prennent leurs sources dans la Bohême, et, après 
avoir coulé vers le sud-ouest, vont se jeter dans le Danube. Ces 
rivières descendent des montagnes de Balawat cat^ , qui séparent 
la Bohême de la Pologne. Après avoir coulé séparément, elles se 
réunissent et versent, comme nous l'indiquons, leurs eaux dans 

le Danube. « Les villes d'Agra »^ï! et de Biths ^J^ k .1 ' (Pets 

«ou Fûnf-Kirchen ) sont bâties sur leurs bords. Biths est une 
^ Le ms. A porte Neiths jj^ V|.-. , 



TROISIEME SECTION. 577 

« vilie de peu d'importance, mais peuplée et environnée de vil- Feuillet 2)3 verso. 
« lages. » De Biths à Neïtherm, vers le nord-est, 4o milles. 

« D'Agra à Arinia «oiàjj!, petite ville, vers l'orient, 80 milles. 

« D'Arinia (Parkany), située sur la rive méridionale du Da- 
«nube, à Banssïn yvkaÀ? (Pancsova), ville célèbre, comptée au 
«nombre des résidences les plus anciennes, commerçante, in- 
« dustrieuse, habitée par de savants Grecs \ entourée de cultures 
« et d'habitations, où le prix des grains est constamment modéré 
« à cause de leur abondance, 60 milles. 

«De Banssïn (jj^ à Caworz jjjli (Carlowitz), ville importante 
«sur le Danube, vers l'orient, 60 milles. 

«D'Agra o^i (Arad?) à Caworz, en se dirigeant vers le sud, 
" 1 60 milles. 

« D'Agra à Bassau^^l (Passau.''), ville de Bohême, vers le sud- 
« ouest, 80 milles. 

« De Bassau à Machesala «)w-ii..« ou Machela iOvA^, ville agréable, 
« entourée de vastes et fertiles dépendances, et ceinte de fortes 
«murailles, i5o milles. 

«De même, de Sinolaws (j-ji)jj-v«, ville orientale dont nous Feuillet 2 a recio. 
« avons déjà parlé, à Afrankbila «Uj <àjji\ , 80 milles. 

« Cette dernière ville est considérable ; ses habitants boivent 
« de l'eau de puits et de fontaines, jouissent d'abondantes res- 
« sources, mais, pour la plupart, mènent une vie nomade^. 

« D' Afrankbila à Abrendes (j-<Xj^I , ville dont la population 
« est sédentaire iyksL^, possédant des bazars et située dans un 
«bas-fond au pied d'une montagne, vers le nord-est, 5o milles. 

«De là à Caworz jjjlï (Carlowitz), sur le Danube, 70 milles; 

"Et à Banssïn (j-ioà^ (Pancsova), également 70 milles. 

« L'une et l'autre de ces villes sont populeuses, riches et con- 
« sidérées comme des mieux habitées du pays de ilongrie. 

"• 48 



378 SIXIEME CLIMAT. 

Feuillet 2 1 /i recto. «Revenant sur nos pas, nous disons que de Bedhwara i(;!j»>^j 
n (Peterwaradin ), dont nous avons déjà fait mention, à Titious 
« ^J^^klM, sur le fleuve, en se dirigeant vers l'orient, y 5 railles. 

» De Titious à Banssïn, y 5 milles. 

«Titious u^jij^ï (Titul), située sur la rive septentrionale du 
Il fleuve, est une ville extrêmement riche et peuplée. Les habi- 
« tants de toute cette contrée, je veux dire de la Hongrie, sont 
" agriculteurs, riches et puissants. Leur pays, couvert d'habita- 
« tiens et de villages, est limitrophe de l'Esclavonie iU)j.XJi^i . 

« Cette dernière province, iUj^Jùwi, a été conquise en majeure 
«partie, à l'époque où nous écrivons, par les Vénitiens «j>iU«JI. 
« Elle était précédemment sous la domination du roi de Hongrie 

« De Titious ^j-)^*Aj ^ à Afrankbila .xKju liLyjl , en se dirigeant 
« vers le sud (la distance manque). 

« D' Afrankbila à Caworzjjjjlï, loo milles. 

« D' Afrankbila , en se dirigeant vers le sud-ouest, à Akoulia 
« iuJyt (Vukovar?), ville d'Esclavonie (on dit qu'elle forme la li- 
« mite de cette province ) , 7 o milles. 

« D' Akoulia iUJy»! à Sinolaws u-jilyjyw, 70 milles. 

« Akoulia, ville d'Esclavonie, possédant de vastes dépendances 
« et toutes sortes de ressources, est assise sur le penchant d'une 
« montagne, et fortifiée contre les attaques des Vénitiens. De là 
« à Balam ^»y.o (Bellovar) on compte 70 milles. 

» De Balam à Afrizizak é]j^^jj\ (Verôtze?), vers l'occident, 5o 
« milles. 

«D' Afrizizak à Rendjburk 4_? ^j (Ratisbonne), ville de Ba- 
il vière, 100 milles. 

« Akoulia, Balam et Afrizizak sont limitrophes de la Carinthie. 

« D' Afrankbila aJ^o dbyi à Abrandes u«>>4;jÎ, 5o milles. 

«D'Abrandes a Bania iUiL, petite ville bien peuplée et bien 
' Le ms. A porte ici Belounes |(«^j»Xj ■ 



TROISIÈME SECTION. 



379 



fortifiée, sur les bords d'une rivière nommée Lina iUxJ, qui a Feuiilei 21 1 recto. 
son embouchure (dans le Danube) entre Caworz jjjlï et Bel- 
grade uji\jjdj, 76 milles. 
« De Bania àAblana *j5>oI (Albana.-'), ville florissante, 90 milles. Feuiilei 214 verso. 
« D'Ablana à Rabna «àj;, ville considérable et bien peuplée, 
120 milles. 
« D'Ablana, en se dirigeant vers le sud, à Ghano yli (Novi?), 
1 ville prise et ruinée par les Vénitiens, située sur les bords d'une 
I grande rivière, à 4 journées par terre et à 2 journées par eau 

■ de Nisowa ^^m (Nissa), 4 journées. 

«De Nisowa à Rabna, 5o milles. 

«De Bania à Belgrade y^al^jtlo, vers le nord, 5 journées. 
«De Bania à Caworzjijjb (Carlowitz), 100 milles. 
De Caworz à Belgrade, 70 milles, ou 2 fortes journées; par 
' le fleuve, la distance est moindre. 

« Belgradoun yjai^jtL est une ville florissante et très-peuplée delgrade. 

■ où l'on voit de vastes églises. De là à Agridisca U^<>s!^I (Gra- 
cdistie), ville également importante et peuplée, par terre, 76 
' milles; 

« Et par la rivière, 2 journées. 

« De Belgrade à Rabna, par terre, i5o milles. 

'1 De Rabna à Agridisca, 2 fortesjournées équivalant, à ce qu'on 
I dit, à 100 milles. Cette dernière ville (Agridisca) est située dans 
' une plaine cultivée, riche, fertile en grains et bien arrosée. Elle 
1 est commerçante et comptée au nombre des dépendances de la 
I Makedounia iUijJOU (Macédoine). De là à Nisowa, autre dépen- 
' dance de la Macédoine, province que nous décrirons ci-après, 
I 5o milles. 

« Pour se rendre de Caworz ou Cawoz jjU vers la Hongrie on 
< se dirige vers le nord. La majeure partie de la Hongrie est arro- 
I sée par la Butent ciwijù (la Maros) et par la Tissa L-jiS (laTheiss). 
» Ces rivières prennent l'une et l'autre leurs sources dans les 

48. 



580 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet 21/1 verso. « montagnes de Kard ^j^= (les monts Crapaks), qui séparent la 
« Hongrie «j^j! de la Pologne a-ù^j et du pays des Madjous ^! 
" L)«y=-U : elles coulent vers le couchant. Parvenues à 8 journées 
« de distance de leurs sources elles ne forment plus qu'un seul 
« cours d'eau, qui se dirige vers le midi et finit par se jeter dans 
«le Danube, entre Caworz jjjlï (Carlowitz) et Banssïn (jv, <n à ; 
'( (Pancsova). 

« De Caworz à Client txjUl (Szentz), lieu situé sur la rive occi- 
« dentale du fleuve (ou de la rivière), /i journées. De là, par 
« eau, à DjerIgraLa iij\yùj£=- ( Visegrad), ville considérable et com- 
«merçante, 3 journées. 

« De Djertgraba à Tensinova jj<jv»jL> , aussi par eau, 4. journées 
"OU 12 milles. 

(1 Tensinova est une ville agréable , offrant d'abondantes res- 
« sources, et située au midi de la Tissia Ia**jç> (de la Theiss), ri- 
" vière. 

« Il est possible de se rendre de Djertgraba aj!^j«j^jb. à Zanla 
« SKitj en 5 journées , savoir : de Djertgraba à l'embouchure de 
«la Theiss, 1 forte journée; 
Feuillet 2i5 recto. « Puis, en remontant la Butent ouUjj..^, à Zanla, li journées. 

(1 Cette dernière ville (Zanla) est florissante, peuplée et située 
« sur les bords et dans la partie septentrionale de la Butent. De 
«là à Tensinova j^Lj^-woLj , en se dirigeant vers le sud, 4 fortes 
«journées. 

« On traverse des contrées cultivées et fertiles , situées entre 
« les deux rivières. 

« De Zanla *)oij à MontiourjAXJU (Modor.»*) ' grande ville sur les 
« frontières de Pologne , en se dirigeant vers l'occident, 5 journées. 

« La Pologne est un pays remarquable par le nombre des savants 
" qu'elle renferme. Beaucoup de Grecs ^jj amateurs des sciences 
«y sont venus de toutes parts. Ce pays est florissant et peuplé, 

' Le ms. A porte ManJottjAx*. 



TROISIEME SECTION. 581 

«ceint de tous côtés par des montagnes qui le séparent de la Feuillet j i5 recti 

« Bohême «jùI^, de la Saxe KKjyoM et de la Russie k~>~^)j. L'une 

« de ses villes les plus importantes est Cracal J^[^ (Cracovie), 

« remarquable par le nombre de ses édifices, de ses marchés, de 

n ses vignobles ' et de ses jardins. De là, en se dirigeant vers 

«l'occident, à Masla ïX^U (Breslau?), ville bien peuplée, i3o 

« milles. 

« De Masla à Biths (j«Jaj (Pets), vers le midi, 5 journées. 

«De Cracal à Djenazia ii.jjUj»- (Gnesen), ville florissante, vers 
«l'orient, loo milles. 

« De Djenazia à Benkiaia «j5UJu (Dukla.i*), 60 milles. 

« De Benklaïa à Sermeli Jw«^ , ville de la province de Sou- 
« bara sJj^m, (de Siewierz), 100 milles. 

«De Cracal à Hala «JU (Hall), ville de Saxe très-importante 
« et très-peuplée, 100 milles. 

« De Cracal à Nieuzburk ii)^j;^ , autre ville de Saxe, 100 milles. 

« De Nieuzburk à Hala ïi\J>, lio milles. 

«De Nieuzburk à Dhoulburka iiS^jJji, belle ville, vers l'occi- 
« cident, 60 milles. 

« De Nieuzburk, en se dirigeant vers le midi, à Cazlaza »ji{^, 
« 1 00 milles ou A journées. 

«De Cazlaza, vers l'occident, à Hardburd i^i^, ville d'Alle- 
« magne iU>UJl ^Jb;i (j.*, 60 milles. 

«De Cazlaza à Masla «X — A. — « (Breslau.^), vers l'orient, loo 
« milles. 

«De Hala iJU (Hall) à Masla, 80 milles. 

« De Nieuzburk àj^j^jj à Wurza ijjj, sur le fleuve, 2 5 milles. 

«De Wurza à l'océan Ténébreux, 2 5 milles. 

' Sic. 



382 SIXIÈME CLIMAT. 



QUATRIÈME SECTION. 



Itinéraires d'une partie de la Bulgarie, de la Servie , de la Pologne et de la Russie 
méridionale. — Nissa. — Atrawa. — Neocaslro. — Arinocastro. — Ackerman. — 
Cap Eminèh. 



Feuiiiet2i5 recto. La présente section comprend la Germanie *ajU,js., la Gé- 
thulie ^ *+Jy^ ( Servie ) et quelques parties de l'extrême Russie 
j^j^aJiJI iU-wj^l . Les principales villes de la première d'entre 
ces contrées sont : Nisowa j— «ù (Nissa) , Atrawa Ijyj! , Neocastro 
jjXu^^, Nidenouyj^Aj (Widdin?), Banwa t5_ys>, Bisa a-uu, Akri- 
disca ljù«j^^l , Aghrios tj~^^»*l et Mesinos u*.j-jia*»^. 

A la Germanie appartiennent aussi Carwi isjj^ , Ligholgho 
J.JLWJ , Akranos ^..^j^i, Estios ij«^_**-"l (ou Estimos), Denbeli 
jLjji , Krimial JUx^ (ou Caratamenial ) , el-Mas u-UI , Zakatra 
iSj^j-, Mighal Tliermé x«^' JU*^, Ghorli J^*, Bastres ij«;JUo , Akli 
JJil, Aksounboli Ju^-jj-*.^! , Delsina «ÀA^Ja, Tamtana * — jUa-^la, 
Bidhlos L)«JJv (ou Birlos), Akhiolou ^Axi.! (Ahioli), Eïmen ^^} 
(Eminèh), Bercanto^Ju»ï^, Melisia *a*»xL«, Berisklawa *-j5VXuyj, 
Mighali Berisklawa ■v'^ii^r^ à'^i~>^ , Aghirmanl (s~xjs.\ , Mersinous 
u-j.JHVuy-0 , Madhanios ,j«^iU, Calimalaïa L.i'UJlï, Boulia Khiscos 
j»Ji.».à. '^yi, Nebrowa iSij*j, Constantinople &AÀkÀk«*i, Adrasto 
y^^jil , Abloughis (j^otsjAjl , Basiliko jSAxm[> , Serboli J-j^-» et 
Akbiolou jJuàwl , résidences connues et villes célèbres de toutes 
ces contrées. 
xissA, « Nisowa y.^ (Nissa) en Géthulie est une ville remarquable 

« par son étendue et par l'abondance et le bas prix des provi- 
' Sic. 



QUATRIÈME SECTION. 585 

lisions, telles que la viande, le poisson, le laitage et les fruits. Feuillet 21 srecto. 
« Elle est située sur les bords de la Morafa \i]j^ (la Morawa), ri- 
11 vière qui vient des montagnes de Sirbia *ajj-w (de Servie) , et sur 
Il laquelle on a construit un grand pont destiné aux allants et aux 
11 venants. » 

De Nissa à Atrowa ij_^t, vers l'orient, ^o milles. 

Atrovva ijyjl est bâtie sur les bords d'une petite rivière provenant ateowa. 

des montagnes de Servie iUjj^ Jls=>, coulant à l'orient d' Atrowa, 
se jetant ensuite dans la Morawa, qui a son embouchure dans le 
Danube auprès d'Akridisca Li»oJv^ïI (Gradistie). « Sur les bords 
« de cette rivière on voit des moulins à farine, des vignobles et 
Il des jardins. » 

D' Atrowa à Atralsa x.«Jî^! « dont nous avons fait mention dans 
Il le cinquième climat, » ko milles. 

D' Atralsa à Estoboni ^^j^ycu,!, «jolie ville, » 1 journée. 

De là à Acartous u~^i, ville située sur une haute montagne, 
6 journées. 

D' Acartous à Carwi fsjjiî, •< sur la rivière d'Akhiolou 
iijXsi.1 », ko milles. 

De là, en se dirigeant vers l'orient, à Saloni 3^. dans une 
plaine, 5o milles; 

Puis à Rodosto y:-«ijj , «ville agréable, » 60 milles. 

De là à Constantinopie la Grande ^^JàjJI ^.liU:]^.,.-^^ vers l'orient, 

I 2 milles ^. 

De Saloni àLigholgho^xUJ, «ville considérable dont les en- 
« virons sont bien cultivés, située sur une montagne et non loin 
« de la rivière d'Akhiolou dont nous venons de faire mention, » 
en se dirigeant vers l'occident, 5o milles. 

« Cette rivière descend, en se dirigeant vers le sud, de Lighol- Feuillet 2i5v 

II gho à Carwi, lieux situés à 35 milles de distance; elle passe à 
« Philippopolis (j«Jj^, puis à Andrinople Jj^jil , puis à Sor- 

' L'erreur de cette évaluation est évidente. 



384 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet -.15 verso. « lowa ïfij«^ (Tcliorlou), puis à Arkadiopoli jLjjjil^yi, puis se 
"jette clans le canal d'Abydos ôJ^I auprès de la ville d'Akhriso- 
« boli (JojAiy.à.! [Christopolis) la Maritime, où elle porte le nom 
« de Marmara ^^jUjU (Maritza). 
Feuillet 21 6 recio. « Revenant sur nos pas , nous disons que de Nisowa^*wuvJ (Nissa) 
«à Ribna aAj, (Ribnltza), directement vers le nord, on compte 
« 5o milles. 

•< De Ribna à Akridisca U-y^x^i (Gradistie), sur le Danube, 6o 
Il milles. 

« D'Atrowa jj..i! à Banwa t^yj, ville peu considérable, sur une 
«montagne, en se dirigeant vers l'est-nord-est, 90 milles. 

« De Banwa à Nicha hjHm (ou Bicha *-i~u), au nord-est, 6 jour- 
» nées. 

«Cette dernière ville est située sur une montagne, vis-à-vis 
« (en se dirigeant vers le sud) d'Acarnous u-^ï! , à la distance de 
« à milles. 

«De Nicha ou Bicha, en se dirigeant vers le nord-est, à Me- 
« sinous (j«yU«<.^, grande et ancienne ville, 5 milles. 

«De Bicha à Bendi ^^j^j (Widdin?), grande ville au nord- 
« ouest de Bicha, sur le Danube, 5 milles. 

1 De Carwi ^^fji , dont nous avons fait mention , à Bouliakhis- 
" cos (j*^Ju*à.UJ^j , 4. milles. 

« La route passe à travers des champs cultivés sans intervalles 
« en friches, de grands villages, des vignobles, des vergers et des 
« pâturages couverts de bestiaux. 

« De Bouliakhiscos (j^-iu*i> Ll^j à Nebrowa tsjy-v, à travers des 
« plaines dont le sol est fertile, 70 milles ou 3 journées. Nebrowa 
« est une ville considérable et commerçante dont les habitants 
« sont industrieux et les dépendances fertiles. 

«De Nebrowa à Abloughis (j^ac^AjI [Philopatium) , ville située 
« sur une hauteur, à 1 2 milles du détroit du Pont u~ki-j gsU. , 
« en se dirigeant vers l'orient, 5o milles. 



QUATRIÈME SECTION. 385 

"De Nebrowa à Calmilaïa iL>5*^lï, 55 milles. Feuillet 2 16 recto. 

«De Nebrowa à Carwi ci-dessus mentionnée, vers l'occiclent, 
• par une contrée agréable, fertile et bien arrosée, 90 milles. 

« De Nebrowa à Constantinople «jukkÀi2-*ï , ville dont nous avons 
« donné une description aussi complète qu'il nous a été possible , 
« 3o milles. » 

L'itinéraire de Constantinople aux bouches du Danube, c'est-à- 
dire au lieu où est située la ville de Marich iji^j^ , est comme il suit : 

De Constantinople à Ablougbis <j-^jAjI {Philopatiam), 26 milles. 

Cette ville est située sur une éminence , à i 2 milles. « L'em- 
« pereur s'y rend tous les ans pour se livrer au plaisir de la chasse 
" aux onagres, et il y fait de longs séjours'. » 

D'Abloughis à Midia l»«>vjy>, « ville florissante, agréablement si- 
« tuée sur les bords de la mer, » 2 5 milles. 

De là à Agathopolis (j«J_j^Ui (Akhteboli), 2 5 milles; 

Puis à Wasiliko sur mer jXJ-u,ij, 2 5 milles. FeuilleuiGverso. 

De Wasiliko à Sizeboli sur mer J^jy^ , 2 5 milles. 

De là à Akhiolou j-Ui-t (Ahioli), 2 5 milles. 

Auprès d' Ahioli la mer forme un golfe dont la largeur est de 
12 milles, et la longueur de 20 milles. 

D'Ahioli à Eïmen sur mer (j-ci (cap Eminèh), 25 milles. 

D'Eïmen à Bidhlos (j«JJv (Pyrgos), lieu situé dans le voisi- 
nage de la mer, 5o milles. 



De là à Armocastro 



jy**^>*) 



I, 2 milles. 



« Revenant de nouveau sur nos pas nous disons que » d'Akri- 
diska LJuyo<x,!;j>I (Gradistie), en descendant le Danube, à Neo- 
castro jj.ji-Miy on compte 2 journées et demie. 

« Cette ville de Neocastro est située sur les bords du Danube, 
« qui y vient du côté du midi , non loin de l'embouchure de la 

Voyez, au sujet du mot Philopas, Geoffroy de Villehardouin , p. 70. Odon de 
Deuil, pag. 3i, s'exprime en ce» tenue» : ambitus spatiosas et speciosus, multimodam 
venationem inclndem. 

II. /,9 



586 



SIXIEME CLIMAT. 



ARMOCASTRO. 



Feuillet 216 verso. « Morfa \ij^^ (Morawa) et clans une contrée fertile. Les vivres y 
« sont à bon marché, les vignobles et les vergers nombreux. » De 
là, en descendant le fleuve, à Bideni j»>mj (Widdin), près du 
fleuve, 1 journée et demie; 

Et à Best Castrowa iijj-x**,!» owu, «jolie ville sur le fleuve, en 
« se dirigeant vers l'orient, » même distance. 

De là à Deristra syc^yi [Dristra, aujourd'hui Silistrie), « ville 
« dont les rues sont larges, les bazars nombreux et les ressources 
« abondantes, » vers l'orient, même distance. 

De Deristra, par terre, à Berisklawa ^iliAslLw^ , « ville sur les bords 
<i d'une rivière et près d'un marais, » vers l'orient, d journées. 

De là à Desina &ÀA*«a , ville dont les ressources sont abon- 
dantes et les dépendances fertiles, vers l'orient, 4 journées. 

De là, en se dirigeant vers le sud, à Armocastro jy_i-*«jy^jl , 
« ville ancienne dont les édifices sont hauts, les campagnes fer- 
« tiles, le commerce avantageux, située sur le penchant d'une 
" agréable colline qui domine la mer, » 2 journées. 

La route par terre de Bidhlos (j-J j»o à Constantinople est ainsi 
qu'il suit : 

De Bidhlos àButhra o^Jo, jolie ville, vers l'occident, 3o milles. 
De Buthra à Bercanto y^j^ , « ville située sur le penchant d'une 
•< agréable colline, » 3o milles ou 1 journée. 

« Entre le premier et le second de ces lieux coule une rivière 
« qui, se dirigeant vers le midi, traverse Sklawa «j^iiLw, puis se 
« jette dans la mer. » 

De Bercanto y^j^ à Mighali-Berisklawa \-i'i)^^j^ Jl**^ {Mar- 
cianopolis ou Pristhlaba, aujourd'hui Pravadi) , « ville de grandeur 
« moyenne, dans le voisinage de laquelle est une petite rivière, >> 
I journée. 

De Mighali-Berisklawa à Mebersinous ^y.yLx^yt^, ville ancienne 
et célèbre, pays bien cultivé, 1 journée. 

De là à Aghirmini (£-mjÀ\ , « ville également ancienne , ancien- 



QUATRIÈME SECTION. 587 

« nement ruinée, mais rétablie ensuite par Héradius II \ qui fil Feuitlei 216 verso. 
« réparer ses édifices, la repeupla, la rendit florissante telle qu'on 
«la voit aujourd'hui, et entourée de cultures," en se dirigeant 
vers l'orient, une demi-journée. 

D'Aghirmini à Estimes u-^^ïy:-! (ouEstios), «ville agréable et 
« bien bâtie, » vers foccident, 1 journée. 

D'Estimos à Bouliadjiscomos ^J«w^*-.^-UXJ (ou Bouliakhiscos), 
en se dirigeant vers le sud, 3 journées. 

« Cette dernière ville est située dans le voisinage d'une mon- 
« tagne d'où sort une rivière qui traverse la ville, réunit ses eaux 
« à celles de la rivière de Mesinos u^^J^^m^, et finit par se perdre 
« dans le Danube entre Monte-Castro^yc-ji oiÀ^etOdestraojXwijI. » 

De Bouliadjimiscos i^Jl^jt^ ^ à Calimalaïa LiJUJls, en se di- 
rigeant vers l'orient, 1 journée. 

« Calimalaïa est une ville florissante où f on trouve beaucoup 
« de grains et beaucoup de gibier. Le seigneur de Constantinople 
« va souvent chasser dans ses environs , qui sont montueux et très- 
« boisés. » 

De là à Madhanios ^j^iU, jolie ville située vers l'orient, i 2 FpuiUetsiy recto. 
milles ; 

Et à Betrowa isjj^, en se dirigeant vers le sud, 5o milles; 

Et de Betrowa à Constantinople, 28 milles. 

De même, de Madhanios à Melisia &.a*».vL«, 6 milles; 

Et de Melisia au point maritime où est la ville d'Eïmen y-xi 
(le cap Eminèh), en se dirigeant vers le sud, 6 milles. 

« Eïmen est situé, comme nous l'avons dit, sur les bords de la <;*? e^mmîh. 
'< mer du Pont. 

«Nous ajouterons que de Bonte-Castro ou Monte-Castro à 
« Aghranzinos ^j^yJujjjÂl on compte 2 journées ou 70 milles. 

Voici le texte de ce passage qui nous parait extrêmement obscur, ainsi que 
tout ce qui suit jusqu'à la fin de la section : ^^UJI JifA LêUaj «ji oOlS". 
' Sic. 

49. 



388 



SIXIEME CLIMAT. 



Feuiliel 2 1 -j recto. 



Fcuillcl 217 verso. 



«De là, en se dirigeant vers l'orient, à Mesinos (j«.j-à a m.», 
« ville commerçante où l'on fait beaucoup d'affaires, et où l'on 
«trouve d'abondantes ressources, située sur une montagne, ào 
« milles. 

«De Mesinos à Dhiniboli (J-mjî, bourg situé dans une plaine 
«couverte de vignobles et de cultures, i journée. 

« De Dbiniboli là Caratamenia JUjUI^, dans une plaine, et près 
« d'une colline couvertes d'arbres et de cultures, vers l'orient, 
n 1 journée. 

«De là à el-Mas ^yM,\ , ville bien peuplée, dont le territoire 
« est abondant en fruits et en productions de toute espèce , et 
« dont les dépendances sont vastes, vers l'orient, une demi- 
« journée. 

« D'el-Mas à Reknowa t^y^y , près d'une montagne , une demi- 
« journée. 

« De là à Rosso-Castro ij-^^^ï j-^-jy , ville importante dans une 
«plaine, vers l'orient, une demi-journée. 

«De Rosso-Castro à Mighali-Thermé *^' JUx«, petite ville 
«ceinte de murs, une demi-journée. 

« De là à Lino-Castro •,j~Jii>^ ^ , place forte, commerçante, et 
« centre de communications pour les voyageurs, vers l'orient, une 
« demi-joui'née. 

«De là à GhorloujJ;*, joli pays très-fréquenté par les mar- 
« chands, qui y apportent divers objets de commerce, vers l'orient, 
« une demi-journée. 

«De là à Basca *Ji.»wL, petite A'ille bien peuplée, une demi- 
« journée. 

« De là à Akli ou Akla Jw-ït , une demi-journée. 

« Cette dernière ville est située dans une plaine extrêmement 
« fertile et parfaitement cultivée. Ses dépendances sont considé- 
« râbles et bien arrosées. Au nord sont de hautes montagnes au 
« delà desquelles coule le Danube. Il y a de l'industrie et les 



QUATRIÈME SECTION. :589 

«ouvriers y sont très-habiles, surtout en fait de fabrication des Fcuiliei:. 17 verso. 

« ouvrages en fer. 

« D'Akii à Stlifanos u-^ J-J^' , ville considérable et qui était 
plus importante encore avant l'époque actuelle , 1 journée. 
Nous donnerons ultérieurement l'indication des routes cjul con- 
duisent de cette ville aux pays circonvoisins. Quant à la Pologne 
iOùjAj, ce pays de la science et des savants grecs, elle est fer- 
tile, sillonnée de cours d'eau, couverte de villes et de villages. 
La vigne et l'olivier y croissent ' ainsi que toute espèce d'arbres 
à fruits. Ses villes principales sont : Cracal Jj|^ (Cracovie), 
Djenazia *-jjU=- (Gnesen), Anklaïa «j^Jùi, Serdawa »jli^^, Ne- 

' ghrada »i|_^jij et Chithow j-iui (Kiew?). Elles sont toutes belles, 

1 florissantes et célèbres , particulièrement en ce qu'elles sont 
habitées par des hommes versés dans la connaissance des sciences 
et de la religion grecques, et par des ouvriers habiles autant 
qu'intelligents. Cracal JjI^ (Cracovie), Djenazia &jjUi=- (Gnesen) 
et les autres villes que nous venons de citer sont remplies 
d'habitations contiguës, présentent beaucoup de ressources et 
se ressemblent singulièrement entre elles sous les rapports de 
l'étendue et de l'aspect; les objets qu'on y fabrique sont à j)eu 
près tous de même nature. Cette contrée est séparée de la 
Saxe, de la Bohême et de la Russie par des montagnes qui l'en- 
vironnent de toutes parts. 

« DISTANCES DE (DIVERS LIEUX DE ) POLOGNE «i-A-JjAj iSVj »:alsU«w« ^ 

«De Cracal à Masela iiX^U (Breslau.''), i3o milles. 
" De Cracal à Djenazia Ky,U=., 80 milles. 
« De Djenazia à Anclaïa xjyjiil , 60 milles. 
« D'Anclaïa à Sermeli ^}.ye^, 100 milles. 
«De Sermeli à Zaca *j1j, 12 journées. 

' Sic. 

' Ces distances manquent dans le ms. A. 



590 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet 2 17 verso. «De Zaca à Bermowa ^s^j^, 180 milles. 

«De Bermowa à Galisia *.**«jyXs (Gallicie.'*), 200 milles. 

« Ces deux derniers pays appartiennent à la Russie. 

" Les rivières principales de la Pologne sont la Butent «-vjUù 
« (la Maros) et la Tessia iUm^ (la Theiss). Elles prennent leurs 
« sources dans les montagnes qui séparent la Pologne de la Russie , 
« du nord au sud; elles coulent vers l'occident, puis se réunissent 
« et ne forment plus qu'un seul cours d'eau qui se jette dans le 
«Danube à l'occident de Caworz jyjU (ou de Carlowitz). 

« Quant à la Russie, *aa»^j dv*' cesX une vaste contrée où les 
« villes sont peu nombreuses et les habitations éparses , en sorte 
« que pour aller d'un pays à l'autre il faut parcourir d'immenses 
« distances, à travers des lieux inhabités. Les Russes sont en 
«guerres et en disputes continuelles, soit entre eux, soit avec 
« leurs voisins. Au nombre des villes de Russie comprises dans 
«la présente section il faut compter Sermeli Jw»^, Zana « — itj, 
« Barmounia iLm^^jj et Galisia iLj»_«*AA*. La première de ces villes 
« (Sermeli) est située sur le Dniest o«^^«kAjij^ (le Dniester), dans 
« la partie septentrionale du cours de ce fleuve qui coule vers 
« l'orient jusqu'à Zana «jlj,, durant 12 journées de distance. De 
« Zana, ville sur ses bords, à Barmouni à^j^^ 9 journées; 
« Et de Barmouni à Galisia H-K - mAi , 200 milles. « 



CINQUIÈME SECTION. 391 



CINQUIÈME SECTION. 



Description du littoral et des îles de la mer Noire. — Hëraclée. — Amasira. 
Kidros. — Sinope. — Lanio ou Enoe. — Vona. — Cérasonte. — Trébizonde. 
Matrakha. — Russie méridionale. 



La présente section comprend une partie ou plutôt la majeure Feuiilet2 17 verso. 
partie de la mer du Pont, « et la description des villes, châteaux 
«forts, ports, mouillages, îles habitées ou inhabitées de cette 
•< mer; « une partie du Berdjan yU-^.^ et autres dépendances de la 
Russie, une grande partie de la Comanie «ajU et divers lieux de 
la Géthulie «_Ajy«?. . « Notre intention est d'apporter dans ces 
" explications toute la clarté possible. » • 

Nous disons donc que la mer du Pont ^j«iivJ' j— * est un vaste 
canal dont la longueur de l'orient à l'occident est de 3oo milles, 
et dont la largeur varie; la plus grande est cependant de 6 jour- 
nées de navigation. Du côté méridional qui touche à la partie 
occidentale de cette mer on remarque Héraclée iUkijJ>, puis le Feuillet 2 18 recto. 
Bilcan yUXu \ le Beltïm [<vlaL, la Khozarie *jj>i^, la Comanie 
*ajU , la Russie JU*Mjy.]i et le Berdjan y^^ ■ 

La mer du Pont commence auprès de Constantinople et com- 
munique par un canal à la Méditerranée, laquelle est en com- 
munication avec l'Océan. La largeur de ce canal à son embou- 
chure est de 6 milles, et la distance qui sépare Constantinople 
de cette embouchure est de 60 milles. En entrant de là dans la 
mer du Pont, la première ville qu'on rencontre estMesnah ol 



Je présume qu'il s'agit ici de la Bithynie et non de la Valachie, comme l'ont cru 
les auteurs de la version latine. 



Feniiict 5i8 rocto. 



392 SIXIÈME CLIMAT. 

Là, vers i'orient, commence un golfe qui se recourbe en forme 
de y et au fond duquel sont les villes de Nicomédie *-oi^ et de 
Khaldjidonia «aj^Jv^sL^ (Chalcédoine). Le canal aboutit, ainsi que 
nous venons de le dire, à la mer du Pont, et sa longueur est de 
60 milles. 



ITINERAIRE, PAR LE LITTORAL, DE CONSTANTINOPLE À TRÉBIZONDE, 
VILLE VOISmE DE l'arMÉME. 

De Constantinople on se rend à Mesnah «U-^ , près l'embou- 
chure du canal [Templum Jovis Vrii). 

De là, en se dirigeant vers le sud-est, à l'île de Dabisia *A*yuû 
(Kefken, anciennement Calpe), 100 milles. 

«Cette île, peu considérable et déserte, est située à 1 mille 
« de distance du continent. » 

De là à l'embouchure du Zaghra Sj.s.j (le Sangarius), fleuve 
considérable provenant du Bilcan yUU; (de la Bithynie), qui 
• porte de gros navires et dont le lit est très-large au point où il 
se jette dans la mer (la distance manque). 

De ce point à Héraclée iukàjj>, 60 milles. 

« Ce qui fait, pour la distance totale de Mesnah à Héraclée, 8 
«journées. » 

Toute la côte est dentelée de golfes et hérissée de montagnes, 
de roches et d'écueils. 

D'Héraclée à l'embouchure de la rivière de Barthano j -l-^ ■ 
(le Parthenios), 85 milles. 

De là à ChamastrojjjJiA^Uï (Amastra, l'ancienne j4ma5?n5) , i5 
milles. 

« Amastra est une ville de peu d'importance dont les habitants, 
«pour la plupart, mènent un genre de vie nomade. Ceinte de 
« fortes murailles, » elle s'étend sur la côte vis-à-vis de Barthouna 
3^5^, ville située sur la rivière de Barthano. Ces deux villes sont 
à 5o milles de distance l'une de l'autre. 



Feuillet 2 18 recto. 

KIDBOS. 
SINOPE. 



L4SI0 on CTOE, 



CINQUIÈME SECTION. 593 

D'Araastra à Sikothri ^^jiiiSifM (Kiclros, anciennement Cythorus), 
«petite viile au pied d'une montagne, sur la côte, » i5o milles. 

De là à Sinoboli J^y-w (Sinope), «petite ville bien peuplée, 
« située sur la côte à 4 journées par terre et au nord de Tamouni 
« ^yjtb (Castamouni), » i5o milles. 

«De Sinope à l'embouchure de l'Aly Jt m^ [YHaljs) \ fleuve 
«considérable où entrent les navires, loo milles. » 

De cette embouchure à Lanio^^i) (Ounièh, l'ancienne £^noe), 
1 5o milles. 

Lanio est une ville considérable et florissante, qui donne son 
nom à un canton du pays des Lazes jSWI , peuplade grecque nes- 
torienne *_)jjj3*»j^,jj . On y construit des navires et des embar- 
cations de guerre. 

De là à Cania «^ts 2, ville sur la côte, ào milles; 

Puis à Bona iuy> (Vona) , petite ville florissante dont le terri- 
toire est vaste et fertile, 5o milles. 

De Vona àKhazenti <s-ijU^ (l'ancienne Cerasus ou Cérasonte), 
«ville agréable, considérable et commerçante, d'où partent des 
« expéditions (soit militaires, soit commerciales), « 5o milles. 

De Khazenti à Atrabezouni j^sjol^i, qu'on nomme aussi Atra- Feuillet 2 18 verso 
bezonda «oojj^l^ (Trébizonde), i3o milles. 

« Trébizonde est une ville agréablement située sur les bords de nianomE. 
« la mer. A l'époque des khalifes ^ et depuis elle a (constamment) 
« été l'entrepôt du commerce des Grecs et des musulmans. Ses 
« habitants sont très-riches. » 



CERASONTE. 



Cette dénomination d'HalySj donnée an fleuve qu'on nomme aujourd'hui Kizil 
Ermak, est fort remarquable; elle prouve qu'au xu' siècle, l'invasion turke n'avait 
pas encore fait dans cette contrée assez de progrès pour y dénaturer les noms de 
lieux. 

Le ms. B porte Cabia. 

Par cette expression : oij5>^ (.Li i, notre auteur entend sans doute à l'époque 
des premiers khalifes. 

"■ 5 G 



594 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet 2iS verso. "De Trébizonclc à Constantinople on compte 9 journées et 
« demie de navigation; 

« A l'embouchure du Danube, directement par mer, 9 journées; 

« A ]a mer de Russie ii-iiMjjj^ (ou d'Azow), 5 journées; » 

Et à Tiflis (j~..JtUj, ville d'Arménie, 8 journées. 

Celui qui veut se rendre de Trébizonde s-xjjjjjI^I à Constan- 
tinople, parterre, passe d'abord à Bersenda sJ^^Cwjj, 2 journées; 

Puis à Kendia «_j.xjijfe, petite ville, 5 journées; 

A Ania «ajT, très-petite ville, 3 journées ; 

A Astinoboli J^y^ou-i, 2 journées; 

A Amastra la Maritime iL-sA=.LJ! »y:-iï..»U , 5 journées; 

A Herakla "H^J ou Heraclia ii_*J-ï^ (Héraclée), 3 journées; 

Et à Constantinople , 8 journées. 

Pour aller de Constantinople à Matrakha Li^l^Jx*, sur les rives 
septentrionales (de la mer) \ on se rend d'abord à Abloughis 
^J*^J_AJ^ [Pkilopatiiim), 25 milles; 

Puis à Amidia Ii^awo! (Midia), 26 milles; 

Puis à Agathopolis ij«Jj_^IéI, 26 milles; 

Puis à Basilico j-XvU-L , 26 milles; 

A Sizeboli ^^Aj^y^. , 26 milles; 

A Akhiolou jJuâ-î (Alîioli), 26 milles. Entre ces deux villes la 
mer forme un golfe ^ de 1 3 milles de largeur et dont le circuit 
par terre est de 20 milles '. 

D'Ahioli à Eïmen ^^} (cap Eminèh), 26 milles. 

De là à Hamas u«J^ (Varna), 5o milles. 

De Varna à Arraocastro j^jc^^^^l, 2 5 milles. 

D'Armocastro au Danube, 3 milles. 

De ce fleuve à Akliba i^xdi) , 1 journée de navigation. 

' Matrakha était en effet le nom d'une ville ancienne et considérable dans la pres- 
qu'île de Taman. 

■ Aujourd'hui le golfe de Bourghaz. 
' La version latine porte 1 5 milles. 



CINQUIÈME SECTION. 395 

De là à l'embouchure du Dniest c-v*»*»* (du Dniester), i mille; Feuillets 18 vers 

Puis à Caria &j^ (ou Carta), 5o milles; 

A Moules (jtJj-o, 5o milles. 

«De là à l'embouchure du Dlinabros u^jJmo j~^ (le Dnieper 
« ou le Borysthène ) ( la distance manque ) ; » 

Puis à Seknimil J^jç» ^^S^ (la distance manque); 

Puis à Kersona Ajj-y.^j (Clierson), un peu moins de 1 jour- 
née de navigation, c'est-à-dire 80 milles. 

De Cherson à Djalita iL.k_JL»., dans le pays des Comans \ 3o 
milles. 

De Djalita à Gharzouni ^jj^, ville florissante sur les bords 
de la mer, 1 2 milles. 

De là à Bertabiti ^Us._j, « ville petite, mais bien peuplée, où 
« l'on construit des navires, » 10 milles. 

De là à Lebadha iUôlJ, jolie ville, 8 milles; 

Puis à Chalousta iJa*<jJU; , ville importante près la mer, 1 o 
milles. 

A Soldadia «n^JaUiX*; (Soldaia ou Soudak en Crimée), près la 
mer, 20 milles. 

De Soldadia à Boutra^-s^, 20 milles. 

De Boutra à l'embouchure du fleuve de Russie k^m^^jj.^ Lms^ 
(le Don ou Tanaïs), 20 milles. 

De cette embouchure à Matrakha , 2 o milles. 

« Matrakha ii-iyJa.^ est une ville très-ancienne ; on ignore le matrakha. 
« nom de son fondateur. Elle est entourée de cultures et de 
«vignobles; ses princes, connus sous la dénomination d'Olou 
« Abas u«Ll ^j! (les Abazes) et renommés par leur force , leur cou- 
" rage et leur ardeur guerrière , se sont rendus très-redoutables 
« à leurs voisins. Cette ville est très-peuplée et très-florissante. 
« Il y a des bazars et des foires où l'on vient de toute la contrée 
« environnante , comme aussi des pays les plus lointains. » 

5o. 



596 SIXIEME CLIMAT. 

Feuillet 21 9 recto. Six grandes rivières mêlent leurs eaux à celles du fleuve de 
Russie dont il vient d'être fait mention et dont les sources sont 
dans les montagnes de Cocaïa Lby Jws=-, qui s'étendent depuis 
la mer Ténébreuse jusqu'aux extrémités du monde habité. Ces 
montagnes atteignent et dépassent les pays de Gog et de Magog 
à l'extrême orient, puis se prolongent du côté du midi jusqu'à 
la mer noire et ténébreuse connue sous le nom de mer de Poix- 
résine. « Elles sont inaccessibles , à cause de l'excès du froid et 
« de la permanence des neiges sur leurs sommets. Les vallées 
" sont habitées par les peuples dits Nibaria iùjUi , qui possèdent 
« six places fortes et qui savent tellement bien se défendre dans 
« leurs retraites, qu'ils y sont inexpugnables. Ils ont pour cou- 
« tume constante de ne point se séparer de leurs armes et sont 
« extrêmement belliqueux. Nous en reparlerons dans la descrip- 
« tion du septième climat. » 
ÎLES Les îles habitées comprises dans la présente section sont : 

1° Andisera »,.m(jJvj!, île couverte de pâturages et de troupeaux, 
dont la longueur s'étend d'occident en orient, et située à une 
demi-journée de navigation de Siousa xw^-sw, ville sur le conti- 
nent. 2° A l'orient et à 2 journées de cette île, celle de Saranba 
tMjM, située vis-à-vis et à une demi-journée de Cherson, et à 

1 journée et plus de Matrakha la Maritime. « Le sol de cette 
« île est fertile et couvert de vignobles et de pâturages où l'on 
i: élève de nombreux troupeaux. » 3° De l'île de Saranba à celle 
de Ghardia &j:>^é , en se dirigeant vers le sud , on compte /lo milles ; 

Et de Ghardia à Trébizonde, 3 journées de navigation. Cette 
île de Ghardia ibi;^ est grande et peuplée. 

à." De là, en se dirigeant vers l'orient, à l'île d'Azela Xi)), 

2 journées. 
Cette dernière île est située à mi-chemin entre Trébizonde et 

Matrakha, et c'est par là qu'on passe nécessairement quand on 
veut se rendre de l'une à l'autre de ces villes. 



DE LA MER NOlhE. 



CINQUIÈME SECTION. 397 

Pour revenir aux villes du Berdjan yWyj, nous disons que de Feuillet 219 recto. 
Zakanra ,^ji^j , ville continentale dont nous avons fait mention 
dans la deuxième section \ à Bestrinos ^rj^^Ji*»^ , on compte 1 
journée. 

De Bestrinos à Bosso Castro jy_x.«,«j _j-i-jy , 1 5 milles. 

De là à Meghala Tliermé a,*^' ilUjç» ci-dessus mentionné, i5 
milles. 

De Meghala Thermé à Neo Castro j^jù-j» yl , une demi-journée. 

De là à Ghoulouni J^^*, une demi-journée. 

De Ghoulouni à Basca «Ju»l;, une demi-journée. 

De Basca à Akli Juïl , une demi-journée. 

De là à Stlifanos ^«jjjuAJww! , « lieu situé à 1 journée versTorient 
« d'Aniksoboli J^^j^-wilit, » i journée. 

« D'Aniksoboli à Aghathoboli Jijj-ilii, vers l'orient, 1 journée. 

« D'Aghathoboli à Kirkisia «.ywj^ (Kirk-Klissia?), 1 journée. 

«De Kirkisia à Desina «ÀA-yi, vers l'orient, 1 journée. 

« De Desina (Sulina), lieu situé non loin de l'embouchure du 
« Danube, à la mer, 4^0 milles. 

«Ces divers lieux, se ressemblant beaucoup entre eux, peu- 
« vent être compris dans une description commune , et la plupart 
« d'entre eux ont été mentionnés ci-dessus. » 

En ce qui touche la Bussie, les lieux de ce pays compris dans Feuillet2 19 verso. 
la présente section sont : Lonsa ju*jjJ, Zala 'âVj, Seklahi (gyXw, russie. 

Ghalisia iU««juA*, Sinoboli jLjj_v.i;, Barmonsa iL«<jj-«jj, Armen tj-jt, 
Narasansa iù-jLwty , Loudjagha **j>-yJ, Saska «JLuiU,, Awsia **— jt, 
Kaw jU" (Kiew), Berizoula «Jjy^, Berizlaw jiijjo, Canojjlï, Tiwer 
j^-*— >■ (Twer), Aleska Ji^\ et Molsa iUJj.A>. 

Barmonsa iù»oj.«yj est une belle ville, bâtie sur les bords du 
Dnabros (j«;jbi (Dnieper). De là à Sinoboli Jij^j-i, grande ville, 
bâtie sur la rive occidentale du Danube, on compte 6 journées. 
' Sic. 



398 SIXIEME CLIMAT. 

Feuillet 21 9 verso. De Barnionsa, en descendant le Dnieper, à Kaw ^IS'(Kiew), 
ville sur les bords de ce fleuve, 6 journées. 

De là à Berizouia *îjjyj, ville au nord du fleuve, 5o milles. 

De là à Awsia *-^»wjt , petite ville bien peuplée , par terre , 2 
journées. 

De là à Barasansa **wL»i^ (ou Narasansa), par terre, 2 journées. 

De là à Loudjagba A*a-jJ, vers le nord, i journées. 

De Loudjagha à Armen (j^l , en se dirigeant vers l'occident, 
3 faibles journées. 

D' Armen, en se dirigeant vers l'orient, à Barasansa, Ajournées. 

De Barasansa à Molsa (j«J^-«, près l'embouchure du Dnieper, 
5 journées. 

Aleska 4^«J! est une ville (également) située près l'embouchure 
du Dnieper, et de là à Canoyis on compte Ajournées. 

De Berezoula «Jj,^ dont il vient d'être fait mention, en des- 
cendant le fleuve, à Berizlaw i^'jy.-, i journée. 

De Berizlaw, en descendant le fleuve, à Cano, i journée et 
demie. 

De Kaw ^Is» (Kiew) à Naï (^U, ville de Comanie iU»U, 6 jour- 
nées. 

« Nous traiterons ci-après de ce dernier pays. » 



SIXIEME SECTION. 399 



. SIXIÈME SECTION. 

Suite de la mer du Pont ou de la mer Noire. — Istiberia. — AUania. — Comania. 
Boulghar. — Kliozaria. 



La présente section comprend une partie de la mer du Pont Feuillet 21 9 verso. 
et des pays situés sur ses rives; une partie de la Comanie (jbjl 
ioùUUt , de la Russie extérieure *=-jUI iLt^^^] , de la Boulgharie 
&jjUXj , du pays des Basdjirts ^^^tj-^s^ ^5*^ (des Bachkirs) , de celui 
des Alains y!!S«l et des Khozars ^j-i- . 

Trébizonde, capitale « du pays des Grecs, connue par la préémi- 
« nence dont ses rois ont constamment joui sur ceux des peuples 
« (circonvoisins '), » est située sur les bords de cette mer. A 70 
milles vers l'orient de cette ville, est l'embouchure du Rousio 
j-v*«jj, qui prend sa source dans les montagnes du Cabc t^jJiJ) 
(du Caucase), coule au nord (de Trébizonde) et traverse le pays 
des Alains iLA_iyJi j=j] . Il n'existe sur ses rives aucune ville cé- 
lèbre, mais quantité de villages bien peuplés et de cultures. « Ce 
«fleuve dirige ensuite son cours vers le couchant, puis se jette Feuilletsso recto. 
" dans la mer auprès du lieu ci-dessus indiqué. Il est navigable 
« pour de petites embarcations et sert au transport des marchan- 
« dises de peu de poids et à celui des objets d'approvisionne- 
« ment d'une habitation à une autre. » 

De l'embouchure du Rousio à Askisia iLjuiXw! , ville agréable 
et place forte du pays des Alains, on compte i5o milles. * 

D' Askisia à Askala ëi^\ , ville « peu considérable , mais bien 
« peuplée >' du même pays, située à près de 6 milles de la mer, 
20 milles. 

' Le texte porle : ^^.^i/t liJsX.^^ iijjtJodS^^O^lj iiifjju> ».XJ)jI^i 



FcuilleL22o recio, 

ISTIBERIA. 



400 SIXIÈME CLIMAT. 

De là à Istiberia H^j^*x^\, en suivant le littoral, 20 railles. 

" Istiberia , située au bord de la mer, est florissante et peu- 
" plée. Ses marchés sont fréquentés, ses rues larges, ses maisons 
« solidement bâties, ses habitants pour la plupart commerçants 
« et riches. >> 

De là à AHania ^-o^UI , « ville d'où les Alains ont pris leur 
« nom et tellement ancienne qu'on ignore le nom de son fonda- 
« teur, » 2 /i milles. » 

De là à Khozaria ^i^J\yi^. , « ville considérable, bien arrosée, sur 
«les bords d'une rivière, et d'où dérive le nom des Khozars, » 
45 milles. 

De là à Kira »,.a^j, 26 milles. 

De Kira à Comania *_»jUi ou ville des Comans, 26 milles. 

« Cette ville, qui porte le nom de Comania la Noire lîj^I iUjU, 
« est séparée de Kira par une montagne escarpée , haute et de dif- 
« ficlle accès. On lui donne le nom de noire, parce que son ter- 
«ritoire, montueux et boisé, est traversé par une rivière dont 
« les eaux , avant d'arriver à la mer, sont noires comme de la fu- 
« mée. C'est un fait connu et incontestable. » 

De là à Matlouca *ijAlx*', cjui porte aussi le nom de Comania 
la Blanche tiiiA+J! ii-*jl; , a ville considérable et peuplée , » 5o milles. 

De Matlouca à Matrika Ub^, qu'on appelle aussi Matrakha 
«-ï>i^Ja_«, «grande ville dont les dépendances sont vastes, les 
«champs cultivés et les villages nombreux, située sur les bords 
« d'une grande rivière nommée Sakir^^AJU., qui dérive du fleuve 
« Athil Jol dont le principal affluent passe auprès d'Athil, ville 
» voisine de la mer Caspienne, » 1 journée de navigation ou 100 
milles. 

De Matrakha à Rousia i^jj, « ville dont les habitants sont en 
« guerre continuelle avec ceux de Matrakha, )> et qui est située sur 

' La version latine porte Matalona. 



SIXIEME SECTION. 401 

les bords d'une grande rivière provenant du mont Cocaia J— s-j»- Feuillet 2 20 recto. 
LlïjJi, 27 milles. 

De Rousia à la ville de Bouterj_jjj \ 20 milles. 

« On range au nombre des villes de la Comanie ou pays des 
« Conians : Kirah ojXi, Narous j^jij^, Nouchi ^y> et Kiniow jjyk*ï . 
«Nouchi (giij-j, environnée de cultures arrosées par une rivière, 
« est située à 5o milles au nord de Comania la Blanche. De là à 
« Kiniow ^JSÀAi , ville considérable au pied d'une haute montagne, 
«en se dirigeant vers le nord-est, Ajournées ou 100 milles. 

«De même, de Nouchi à Narous u-jyb, petite ville commer- Feuillet 220 verso. • 
" çante, vers le nord-ouest, 100 milles. 

"De Narous, en se dirigeant vers l'orient, à Slawa jîV-» , i35 
« milles. 

'< De Narous à Firah ou Rirah «;-+», vers l'occident, 5o milles. 

«De Firah à Naï ,^l>, vers l'occident, 26 milles. 

« De Slawa à Kokianah «-jUS^^^j , dépendance du pays de Boul- 
«gharjLjiX; ^i y.<, 8 journées. 

« Kokianah est habitée par des Turcs connus sous le nom de 
« Rousa Uvjy (ou de Russes). Les Russes sont divisés en trois 
« hordes dont l'une se nomme Beraws (j-^j^h ; son roi réside à 
« Kokianah. La seconde se nomme Slawia iLi^'^a , et son roi de- 
« meure à Slawa i(j5X-o, ville sur le sommet d'une montagne. La 
«troisième est Arthania *jsjli;1; son roi réside àArthan ylijl, jolie 
« ville , bâtie sur une montagne escarpée entra Slawa et Kokianah, 
n c'est-à-dire à 4 journées de la première et de la seconde de ces 
« villes. Les marchands musulmans parviennent à Kokianah. Quant 
«à Arthaniah, d'après le rapport d'Ebn-Haukal, aucun étranger 
« n'y peut pénétrer; car les habitants mettraient à mort infailli- 
« blement quiconque oserait s'introduire dans leur pays. On en 
«tire des peaux de tigre jjj noir, de renard noir, et du plomb. 

' La version latine porte Iiiter. Noire auteur ajoute, sans doute par erreur, qu'il a 
déjà été question de ce lieu ainsi que du précédent. 

II. 5i 



402 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet 2 20 verso, « Ce sont les marcliands de Kokianah qui se livrent à ce commerce. 

" Les Russes brûlent leurs morts et ne les enterrent pas. Quel- 
" ques-uns se rasent la barbe ; d'autres la réunissent et la tressent 
« à la manière des Arabes du Douab cjl^jJt ol^! . Leur habille- 
'< nient est court et de l'espèce de ceux qu'on nomme kurtak 
« t^l^, tandis que celui desKhozars, des Boulghars et des Badj- 
« nak (iJUiS? (Patzinègues) est le kurtak complet, tissu de soie, de 
'I coton, de lin ou de laine. 

« Les Boulghars forment une peuplade nombreuse dont la civi- 
'I lisation approche de la civilisation des Grecs ^ Quant aux Russes, 
« leur langue diffère entièrement de celle des Khozars et des 
" Bar tas. 
EOELGiun. "Boulghar jUXj est le nom d'une ville peuplée de chrétiens 

« t^jUaj et de musulmans. Ceux-ci y possèdent une grande mos- 
« quée. Dans le voisinage de cette ville il existe des constructions 
« en bois où les habitants se retirent durant l'hiver. L'été ils 
« vivent sous des tentes. 

« En Russie et en Boulgharie la longueur du jour n'est pas, en 
« hiver, de plus de trois heures et demie. Ebn-Haukal assure 
« qu'il a été témoin de ce fait, et il ajoute qu'en ce pays la lon- 
« gueur du jour, en hiver, suffisait à peine pour qu'il pût s'ac- 
« quitter sans discontinuation des quatre prières obligatoires de 
« la journée , et encore en ne faisant que peu de rika'at ^\ » -^j 



■ [de prosternations) entre Yedzan yti! (l'appel) et Vicamet «_«ljt 
< (l'action de se tenir debout). 

« La Khozarie j_>i!. ô^^j est un grand pays situé entre les deux 
( mers (la Caspienne et la mer Noire). Les habitants de ce pays 
« sont ou musulmans, ou chrétiens, et l'on rencontre parmi eux 
« des adorateurs d'idoles. Leurs villes principales sont : Semandra 
«j.yx.fw, en dehors de Bab el-abwab cj!j.jï(I çj^ (de Derbend) , 
«Balendjour ^^,^Jo, Beidha Ua+Jl et Khalidj ^M-- Elles furent 

' Texte : ^jjJ\ ijiS iJji S ^••-^j^ J->a^j 



SIXIEME SECTION. 403 

«toutes fondées par Nouchirewan-Cosroës ^^j m'=f-\ yîjy^^y, et Feuillet 2 20 verso. 
« sont actuellement florissantes. De Bab el-abwab à Semendra on 
« compte [\. journées. 

«Du même lieu au royaume du Trône (d'or) j-jj^\ ii— Si, 8 
« journées. 

« D'Atbil J>-j1 à Semendra, 8 journées. 

«D'Athil aux frontières du pays de Bartas, 20 journées. 

« Le Bartas u-Usjj est une contrée qui s'étend en longueur sur Feuilletai recto. 
« un espace d'environ 1 5 journées. 

« De ce pays à celui des Badjnaks Sms; ' ( des Patzinègues) on 
« compte 1 journées. 

«D'Atbil Jol au Badjnak, 1 mois. 

"D'Atbil à Boulghar jLxÀj , par le désert, environ 1 mois; 

« Et par eau , 2 mois , 
«A cause des détours (littéral, des montées et des descentes) du 
«fleuve, qu'on peut évaluer à environ 20 journées. 

«De Boulgbar à la frontière de Russie, 10 stations. 

«De Boulgbar à Kokianab iùjl(yâ., environ 20 stations. 

«Du Badjnak au Basdjird (Bacbkir) intérieur «X-à.i.>«Jl ^^lit^, 
« 10 stations. 

«De ce pays à Boulgbar, 26 stations. 

« Kbozar_^j-i. est le nom générique de cette dernière contrée, 
« et Atbil Jui le nom de sa capitale, comme aussi celui d'un fleuve 
« (le Volga) , qui , venant de Russie et passant par Boulgbar, dé- 
« cbarge ses eaux dans la mer Caspienne. La source de ce fleuve 
« est vers l'orient, dans une contrée déserte et fétide. Il coule 
« vers l'occident et vers Boulgbar, se détourne ensuite vers l'orient, 
« traverse la Russie , la Boulgbarie et le pays des Bartas , et par- 
« vient enfin à la Kbozarie où il se jette dans la mer. On dit qu'il 

' Il y a lieu de penser que c'est de Badjnak ou de Bodjnak que dérive le nom 
actuel de la Bosnie; de même que c'est de Boulghar, à l'est du Volga, que dérive 
celui de Bulgarie, province située au sud du Danube. 

5i. 



404 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuiiiet22i recto. « Se divIse en plus de soixante et dix bras formant ensemble le 
" fleuve qui coule en Khozarie. 

« Les Bartas sont des peuples dont le pays est absolument li- 
« mitrophe avec celui des Khozars. Ils possèdent des maisons de 
« bois et des tentes de feutre. Leurs villes sont au nombre de 
« deux , savoir : Bartas u-Ua^ et Sawan ylj-o • Us parlent une 
" langue qui diffère de celles des Khozars et des Russes. 

« Il y a deux espèces de Russes : les uns sont ceux dont nous 
Il traitons dans la présente section ; les autres ceux qui habitent 
Il dans le voisinage de la Hongrie et de la Géthulie. Ces derniers, 
Il à l'époque où nous écrivons, ont subjugué les Bartas, les Boul- 
II ghars et les Khozars; les ont chassés de leur pays, se sont em- 
|< parés de leurs possessions, en sorte qu'aux yeux des autres 
Il peuples il ne reste d'eux (c'est-à-dire des Bartas, des Boulghars 
Il et des Khozars) sur la terre absolument rien que leur nom. 

Il Dans le pays des Kliozars il existe une chaîne de montagnes 
Il dite Bâtera o^jl? J^m>-, qui s'étend du nord au midi, et où se 
Il trouvent des mines d'argent et des mines de plomb. Ces métaux 
(I sont de qualité supérieure, et on en exporte en quantité dans 
Il les pays les plus lointains. 

Il Nous devons ajouter que, dans la partie de la mer du Pont 
Il dont la carte est ci-jointe \ il y a deux îles habitées dont l'une 
Il se nomme Anbala .sOyj! et l'autre Nounechka &Xiwy . La pre- 
II mière est située vis-à-vis et à 2 journées de navigation de Ma- 
il trakha Âà^jJa-o, la seconde vis-à-vis et à 3 journées de Comania 
« la Blanche jo-aJ! a-jùU . Auprès de Nounechka, c'est-à-dire dans 
Il un port situé dans la partie occidentale de cette île , on pèche , 
Il quand la mer est houleuse, le chahria L,^ ^, poisson de la fa- 

' Voyez en effet, p. 365 du ms. B, l'ébauche de la carte en question. Quelque 
grossière qu'elle soit, eUe donne une idée assez exacte de la disposition des lieux 
mentionnés dans la présente section. 

" Mujus cephalus. 



SIXIÈME SECTION. 'i05 

" famille des sakankours jyUJu. . Il jouit des propriétés qui carac- Feuillet 221 verso. 

« térisent le sakankour, et même à un plus haut degré. En elFet, 

" lorsque le pêcheur en prend quelqu'un dans ses filets , il entre 

« aussitôt en érection d'une manière inaccoutumée , sans pouvoir 

« deviner la cause du phénomène. Ce poisson est très-rare ; sa 

« longueur varie entre une coudée et une choubra khassa », — h-^ 

«iLoLi., ni plus ni moins. Après l'avoir dépouillé de ses arêtes 

« on le fait saler, on le saupoudre de gingembre , et on f enveloppe 

« dans des feuilles d'oranger pour être offert en présent aux rois 

« de ces contrées. La dose qu'on peut prendre de cette substance, 

« en la plaçant sous la langue , est seulement d'un kirat. Ce lait 

« est certain ; il est connu de tous les voyageurs qui ont navigué 

« sur cette mer et qui ont étudié les particularités qui la caracté- 

« risent et les phénomènes qu'elle présente. 

« La mer du Pont s'étend depuis Constantinople jusqu'au pays 
« des Lazes <ojil sur un espace de i3oo milles. Sa largeur varie 
« de 3oo à /ioo milles. Au nord est l'embouchure du Dnabros 
« y-)-jl>i (Dnieper) , fleuve provenant du lac de Termi ^^jis ij-*^. 
« dont la longueur de l'est à l'ouest est de 3 00 milles, et la lar- 
« geur de 100 milles. Nous en ferons mention et nous en don- 
« nerons la carte ci-après ' . » 

' Voyez ci-après la cinquième section du septième climat. 



406 



SIXIEME CLIMAT. 



SEPTIÈME SECTION. 

Pays des Basdjiris ou des Bachkirs. — Namdjan. — Ghourdjan. — Caroukia. 



reuil!eL22i verso. 



PAYS DES BACHKIKS, 



Cette section comprend une partie de la mer Caspienne, di- 
verses dépendances des pays de Basdjirt l'Intérieur «Jvài^l jJi ta,.^~v, 
de Basdjirt l'Extérieur ^\Â i^j^^f^ (les Bachkirs), ainsi que ce qui, 
du côté du nord, dépend de la contrée d'Asconia iUjjJùu!. La 
majeure partie de ces lieux se compose de déserts contiens et de 
solitudes stériles '. «Les villages y sont en petit nombre, éloi- 
<> gnés les uns des autres, très-misérables, et les communications 
« difficiles et dangereuses à cause des constantes querelles des 
« habitants. 

«Nous avons déjà indiqué, dans le cinquième climat, les li- 
« mites du Basdjirt intérieur; » quant au Basdjirt extérieur, les 
principaux lieux habités de ce dernier pays sont : Caroukia Ui^jb, 
Namdjan yUso et Ghourdjan ^U-^. « La population y vit de ses 
«propres ressources, et le commerce qu'elle y fait comme l'in- 
« dustrie qu'elle y exerce sont (à peine) suffisants à ses besoins. 
« Ces peuples font continuellement des incursions les uns chez 
« les autres et tirent des pays circonvoisins les objets qui leur sont 
« nécessaires. Le pays est (cependant) fertile, les pâturages y sont 
«abondants, les troupeaux nombreux. Les Basdjirts se divisent 
« en deux hordes qui habitent l'extrémité du pays des Ghozzes, 
« non loin de celui des Boulghars. Ils mettent sur pied environ 
« deux mille soldats, se réfugient dans des bois où il est difficile 

' Les auteurs de la version latine auront lu sans doute .LifiP au lieu de .L^ ; mais 
nos textes sont précis et ne laissent aucune incertitude à cet égard. 



SEPTIÈME SECTION. 407 

de les atteindre, et ils sont braves autant qu'entreprenants. Ils Feuillet 221 verso. 

obéissent aux Boulghars. Leurs dernières limites touchent au 

pays des Badjnaks »i)Us? , peuples qui sont aussi bien qu'eux de 

race turke , limitrophes de l'empire grec , et la plupart du temps 

en état de trêve avec lui. De Boulghar aux frontières de Piussie 

on compte lo journées. 

«Le pays des Basdjirts confine, du côté de l'orient, au pays Feu.iiei 222 recto. 
fétide «Joall i2Vj dont nous parlerons ci-après, dans la huitième 
section. Du Basdjirt extérieur à Namdjan ylaso, vers l'orient, 
8 journées. 

« Namdjan est une ville de peu d'importance, mais bien peu- namdjan. 
plée , gouvernée de père en fils par des princes de race turke , 
qui savent se concilier l'amour et l'obéissance de leurs sujets 
par leur bonne conduite et leur extrême bienveillance envers 
les petits comme envers les grands. Cette ville est située sur 
les bords d'une rivière qu'on appelle Soucan yliyw (l'Oural ou 
le Jaïk?), et dans le voisinage d'une chaîne de montagnes où se 
trouvent des mines de cuivre exploitées par vin millier d'hommes. 
Le métal qu'on en extrait abondamment est transporté dans le 
Khowarezm^»^lj>à. , dans le Châs u-UiJi 05*0 et chez les Ghozzes 
jlj-ti)I i^Vj. On tire aussi de Namdjan des peaux de renard et 
de tigre jj^ c[u'on transporte , par la rivière , sur les bords de la 
mer de Khozar (de la Caspienne) et dans leDeïlem où elles se 
vendent à très-haut prix. On y fabrique aussi de la poterie et 
des marmites très-estimées. On trouve sur les bords du Soucan 
diverses sortes de pierres de couleur très-précieuses ainsi que 
du lapis-lazuli, et, dans ses eaux, tant de variétés de poissons 
qu'il serait trop long de les énumérer et de les décrire. Les 
habitants de Namdjan se livrent à la pêche avec autant d'ardeur 
que d'intelligence et de succès. C'est leur principale ressource 
pour subsister. Ils salent la majeure partie du poisson , le char- 
gent sur des navires qui descendent jusqu'à la mer Caspienne, 



408 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuiilei222 recto. « côtoicnt cnsuitc Ics bords de cette mer et parviennent à Athil 
« Jji et ailleurs , où ils effectuent la vente de cette espèce de 
« marchandises. » 
GHocnDJAv. De Namdjan y\ aso à Ghourdjan y>j?^ on compte 8 jour- 

nées. 

Cette dernière ville, qui dépend du pays d'Asconia des Turcs 
àjjù\ Ujj.Jùu!, est grande, populeuse et située dans la partie sep- 
tentrionale de l'Athil Jol^^ (du Volga), fleuve qui se jette dans 
la mer Caspienne. « Entourée de villages et d'habitations conti- 
n guës, il y vient souvent des marchands par le fleuve. C'est là 
« que réside le roi du pays d'Asconia des Turcs, qui commande 
« à des troupes nombreuses et qui possède quantité de châteaux 
« forts et d'armures. Dans ce pays, les habitations sont éloignées 
« les unes des autres. En fait de produits d'industrie , on y 
« fabrique des selles et des armes supérieures en qualité à tout 
« ce qui se fait de plus solide et de meilleur dans le pays des 
« Turcs. 
cARouKiA ., De Ghourdjan à Caroukia Uïjjlï \ en descendant le fleuve, 8 

«journées; 

« Et par terre, en se dirigeant vers l'occident, i6 journées. 
« Caroukia est une ville qui se compose de maisons de bois- 
" et de tentes de feutre. Elle est continuellement exposée aux 
« attaques des Boulghars qui habitent à i6 journées de distance 
« et qui lui font la guerre en tout temps. 

« De Caroukia au Basdjirt extérieur M-j^ <^j-¥'^ - i o jour- 
« nées par des montagnes escarpées et des chemins étroits et 
« difficiles. 

«De Caroukia au Basdjirt intérieur iiXà.l<iJ( i:a,_iS-o , 12 jour- 



« nées. 



« Le Basdjirt i::^-:*v est un pays où les habitations sont extrê- 
« mement éloignées les unes des autres. Du centre de celle de 

' On peut-être Cazoukia. 



SEPTIÈME SECTION. 409 

« ces contrées qu'on nomme intérieure , au centrede l'extérieure , Feuiiiet222 verso. 
« on compte 1 1 journées. 

« Les coutumes des Basdjirts sont les mêmes que celles des 
« Turcs Boulghars , et comme eux ils portent de grands man- 
" teaux^ » 



M- 52 



410 SIXIÈME CLIMAT. 



HUITIÈME SECTION. 



Pays au nord de la mer Caspienne. — Simriki ou Simbirsk. — Ghauran. 
Dademi. — Pays Fétide. — Sisian. 



Feuille{222 verso. La présente section comprend le pays Fétide xi^jd! ^j=j\ , le pays 
de Simriki (^j-^^ ,jb;l , c'est-à-dire des Turcs Khoulkhs ^j éjXi\ ; 
le Sisian yU-**^ > P^^js ruinés par la méchanceté des habitants de 
Gog et de Magog; contrées sauvages, lointaines, où peu de voya- 
geurs et de marchands osent pénétrer (les indigènes seuls y 
trafiquent) à cause de la stérilité du sol, de l'insalubrité du cli- 
mat, et de la continuité des pluies. Les principales localités du 

Simriki sont : Marsan yl «sy-^, Ghauran u'j^ , Dademi i^ab, 

Sikrah «I^Jlw, Khanmakhent ti^Ài-Uvà-, Nadjra' ^yf' , Arsah «Uyt, 
Khorman y-;~à. , Denbeha U-vji et Bakhman yU^? . Le Sisian Ji f ^j^ 
(Sysran.*') est une contrée presque entièrement déserte et dont 
les seuls lieux connus sont Sirmikia U*.«;-w et Taghoura tjjjit . 
siMBinsK. Le pays de Simriki <^j;-îw (Simbirsk) est ceint du côté du midi ' 

par des montagnes très-hautes et de difficile accès, qu'on ne peut 
franchir que par un petit nombre de sentiers étroits et rudes. Il 
est également entouré de montagnes du côté de l'orient. Marsan, 
Ghauran , Sikrah et Dademi sont quatre pays enclavés dans une 
montagne de forme circulaire comme est la lettre y , et l'on n'y 
pénètre que par une gorge tellement étroite, qu'elle peut être 
facilement défendue par un petit nombre de guerriers. Il existe 
sur cette gorge un pont (naturel) formé de roches compactes, à 
la sommité duquel est une espèce d'escalier. Au-dessous de ce 
' La version latine porte : du côté du nord; je pense que c'est une erreur. 



HUITIÈME SECTION. 411 

pont, qui facilite l'accès d'un pays à l'autre, coule une grande Feuiilet222 verso. 
rivière provenant de l'intérieur des montagnes , passant dans une 
étroite gorge et se dirigeant vers un grand lac situé au delà des 
montagnes. Les bords de ce lac sont habités par une peuplade no- 
made, vagabonde et indépendante, comme le sont tant d'autres 
dans tous les pays occupés par les Turcs et ailleurs. Il sort du 
lac une rivière dont le cours se dirige vers le midi et qui dé- 
charge ses eaux dans le fleuve dit Derenda sJOjij^. 

« Ghauran yt^j* est une petite ville où réside le roi des Turcs ghwras. 
« Khoulkhs. Ce prince commande à de bonnes troupes, possède Feuillet 223 recto 
« de vastes domaines et se fait remarquer par son intrépidité , par 
« son ardeur, et par le soin qu'il prend de protéger ses amis et 
« ses voisins. Le pays est bien fortifié. 

« De Ghauran à Derenda »^i , 4 journées à travers un pays 
'1 montueux et de difficile accès. » 

De Ghauran à Marsan ^J^J^, «ville située sur une montagne 
« escarpée , où l'on trouve des marchés , des fabriques et des 
« sources d'eau surgissant du sommet de la montagne, » en se 
dirigeant vers l'orient, 3 journées. 

De Marsan à Sikrah «I^JLw , « ville considérable (à peu près dans 
« les mêmes conditions que la précédente), » en se dirigeant vers 
l'orient, ajournées. 

De même, de Marsan à Dademi ^ali, ajournées. 

De Dademi à Sikrah, d journées. 

« Dademi ^i1» est située sur le penchant des montagnes dont il dademi. 

«vient d'être question. C'est un lieu de peu d'importance, mais 
«bien peuplé, où l'on cultive beaucoup de lin, et peu éloigné 
« des sources d'une rivière qui fait constamment tourner des 
« moulins. Il y a des vergers et des jardins. » 

De là à Ghauran yîj,^*, en descendant la rivière, 3 journées; 

Et par terre, 6 journées; 

Et à Chahadroudj ^j^j^_^, en se dirigeant vers le nord, 6 

52. 



412 



SIXIEME CLIMAT. 



Feuiliet223 recto, journées « à travers un pays montueux et difficile. Celui qui dé- 
« sire faire le voyage gravit, en partant de Dademi, une mon- 
« tagne, i journée. 

n De là aux bords de la rivière de Chawran ylji^*» j-^j , i journée ; 

« Puis à une station dans le désert et à Saharandj g/^ (la 
« distance manque). 

« Chahadroudj ^jj Jw^ est une ville située au centre d'une île 
« entourée par les eaux d'un étang. Cette ville est considérable , 
« peuplée , commerçante , industrieuse , abondante en ressources 
« et forte. Elle est située sur les limites orientales du pays fétide 

« La rivière qui arrose ce pays prend sa source dans les monts 
« Oscasca U-^Uu^I (les monts Ourals) qui se prolongent du nord 
" au sud avec une légère déclinaison vers l'orient. Les rivières 
« qui découlent de ces montagnes sont au nombre de cinq, dont 
« une est celle de Chaharoudj , et une autre qui coule, à 2 jour- 
« nées de distance, plus bas que la précédente. Ces deux affluents 
«réunis, au bout de deux jours, déchargent leurs eaux dans le 
« Charwan ^J\J,JMJ^ (ou Chawran), du côté du sud. Ce sont les 
« cours d'eau de la partie orientale du pays Fétide. Les trois autres 
« alimentent l'Athil J^^i (ou le Volga) \ 
PATS FÉTIDE. « Le pays Fétide «-oull j^j] est âpre , noir, stérile , et s'étend en 

Feuillet 2 23 verso « longueur sur un espace de 1 o journées. On n'y trouve ni dans 
« les plaines , ni dans les montagnes , aucune plante , aucune vé- 
« gétation. Dans cette contrée sauvage , les habitations sont loin- 
« taines et tristes, les guides toujours incertains, les voyageurs 
« toujours affligés. L'air y exhale de désagréables odeurs. Là point 
« d'habitation commode , point de route , point de paysage qui 
(■ réjouisse , qui console le voyageur. 

' Notre auteur répète ici les détails dans lesquels il est entré relativement au 
cours de ce fleuve, cinquième climat, septième section, et sixième climat, sixième 
section. 



HUITIÈME SECTION. 413 

«A l'extrémité de ce pays, du côté du nord, est Sokmania FeuiHetzaS verso. 
« ahsjUU- (ou Sokmakia), ville considérable et peuplée, qui n'est 
« point gouvernée par un roi ni par un chef, mais dont l'admi- 
" nistration est confiée à des vieillards ou à d'autres personnes 
« éminentes. Elle est située sur le sommet d'une montagne es- 
" carpée, au bas de laquelle les habitants possèdent des champs 
« cultivés. Cette montagne porte le nomde Taghora ^jyàs \ par 
« lequel on désigne également une autre ville de médiocre gran- 
« deur, mais offrant d'abondantes ressources. Ces deux villes 
" sont situées à l'orient de la terre Fétide et à l'orient du Sisian 

« Le Sisian (Sysran) est un pays complètement ruiné depuis sjsian. 

" l'époque à laquelle Alexandre fit construire la digue et n'y laissa 
« d'habitée que la ville de Raghwan y'>-s;, située, ainsi que nous 
■' l'avons déjà dit , au centre de ces contrées désertes dont la lon- 
« gueur est de 2 5 journées. 

« Pour en revenir au pays de Simriki ^j-f»' , nous disons que 
« de Dademi ^i\:> à Lokhman yUî-, ville située à l'extrémité de 
«l'orient, l'itinéraire est ainsi qu'il suit: 

« De Dademi on monte et on descend dans une contrée mon- 
« tagneuse durant l'espace d'une journée. 

« Parvenu au pied des montagnes, on peut remonter par le 
« fleuve (le Chawran) jusqu'à Khimakhith «^yLi-Uyi., 5 journées. 

« Par terre, même distance. 

« Khimakhith «a. — * — à-W^»- se compose de deux villes bâties 

« sur les rives du Chawran ytjj — ùj j_->. Celle qui est sur la 

« rive méridionale est entourée de cultures et de forêts. On y 
«apporte aussi en quantité, des monts Nedjou' »j— j*' JL_a__», 
" des bois destinés à l'exportation. La ville est peuplée, in- 
« dustrieuse ; on y prépare des peaux de zibeline et d'hermine 
« t-)\ ■<V i » ij jy-f ■ 

' On sait qu'en russe le mot gora signifie montagne. 



414 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuiiief 223 verso. « Quant à la ville de Khimakhith la septentrionale, située au 
« confluent de la rivière de Haïthan yUuu». wj dans le Chawran 
«yîj^, elle est très-considérable. On y voit des moulins, des 
« roues destinées à élever l'eau , et des pêcheries pour le gros pois- 
« son. La source de la Haïthan est dans les montagnes de Taghora. 

« De Khimakhith , en suivant le cours du fleuve vers le sud- 
« est, à Arsah oUojt, ville considérable, bâtie sur les bords d'une 
« rivière qui sort de la montagne de Chanan yUi Jota-, /i jour- 
« nées. Cette montagne est très-haute et les neiges y sont éter- 
« nelles. Il en sort deux rivières qui viennent grossir le Chawran. 
Feuillet 2 24 recto. « Au pied de cette montagne, du côté du midi, est Nedjeragh 
« i^^jé , ville considérable et dépendante de Simriki , peuplée 
« d'hommes braves et courageux , et qu'on trouverait bien unis 
« en cas d'attaque. De là à Arsah oUyt, 2 journées. 

«Entre ces deux villes il existe une montagne. Arsah est au- 
« près des sources d'une rivière, au nord, et Nedjeragh au midi 
■ de la montagne. « 

Celui qui veut se rendre d' Arsah à Kharcan ylï;-i- (ville qui 
donne son nom à une rivière considérable qui prend sa source 
dans le mont Morghar j^j-^^ J-s=- ) se dirige vers le sud -est. 
Nous avons indiqué (sur la carte) cette montagne dont la lon- 
gueur est de 8oo milles, et au delà de laquelle, du côté du 
midi , est une tribu turque-ghozze qui s'appelle Khanaketh e^SUà. . 
Cette peuplade indépendante fait quelquefois des incursions dans 
le Simriki , puis retourne dans son pays. Le mont Morghar sépare 
les Khanakaths du Simriki. 

La rivière sur les bords de laquelle est la ville de Kharcan 
est considérable. Elle prend sa source dans le mont Morghar et 
coule du côté du nord vers un très-grand lac environné de mon- 
tao^nes et de déserts. Son cours est obstrué par de grosses roches 
qui interceptent la navigation. Cependant on la traverse sur des 
barques dans les endroits les plus profonds. Ses eaux sont très- 



HUITIÈME SECTION. 415 

froides, et diverses personnes assurent que, lorsqu'on s'en sert Feuillets 2 i recto. 
pour pétrir, on peut se passer de levain. 

Celui qui veut aller d'Arsah oUojt à Denbeha »^i> se dirige 
durant 7 journées directement vers l'orient, à travers des plaines 
unies, couvertes de végétation et très-fertiles. Denbeha est une 
jolie ville sur la rive occidentale du Lokhman yl4- m-j . Lokhman 
est aussi le nom d'une ville commerçante et peuplée, dont les 
habitants se livrent à l'agriculture et possèdent de nombreux 
troupeaux. Quant à la rivière, elle décharge ses eaux dans le 
même lac qui reçoit celles du Kharcan dont nous venons de 
parler. Son cours est lent et navigable pour les embarcations 
qui vont de Denbeha au lac, et qui remontent ensuite à Kharcan. 

Au nombre des lieux remarquables du Simriki des Khoulkhs 
^>^ Sir^ > il faut ranger Lohnan yUi , ville considérable et 
bâtie sur le sommet du mont Chounia l*jyî , qui sépare le Sim- 
riki du Sisian, pays dont nous avons déjà fait mention. 



416 SIXIÈME CLIMAT. 



NEUVIÈME SECTION. 

Digue (ou muraiile) de Gog et de Magog. 



Feuillet 22'i verso, La présente section comprend une partie du Khafchakh ^Uj 

du Turquech (ji.^5jj, et la digue de Gog et de Magog jy=-l> ««x-" 
^j-s-Uij . Le Turquech , voisin de cette digue , est un pays froid 
où les pluies et les neiges sont très-fréquentes, ainsi que dans 
le nord du Khafchakh. 

Quant à la digue (ou muraille) de Gog et de Magog, son exis- 
tence est indiquée dans les livres et confirmée par les historiens. 
Ce qu'en rapporte Salam el-Terdjeman, ou l'Interprète, ce qu'en 
dit Abd-allah ben Khordadbèh dans son ouvrage, est répété par 
Abou-Nasser el-Djihani. Ces auteurs racontent que le khalife 
Wâthek billah\ ayant vu en songe ouverte la digue construite 
par Alexandre le Grand entre les pays de Gog et de Magog et 
nous, fit appeler Salam el-Terdjeman et lui dit : Va, examine 
cette construction et rapporte-moi des informations (précises) 
sur l'état où elle se trouve. Il lui adjoignit cinquante personnes 
pour l'accompagner, lui assigna pour cet objet une somme de 
cinq mille dinars, lui donna en main propre dix mille dinars, et 
ordonna que ses compagnons en reçussent cinquante mille, ainsi 
que des provisions pour une année, et qu'il leur fût fourni cent 
mulets pour le transport des vivres et de l'eau. 

Salam el-Terdjeman dit : 

Nous partîmes de Sorra-Men-Ra ^^J y.«J^ ^, avec des lettres 

' Prince qui vivait en 227 de l'hégire (842 de J. C. ). 
' Ville située à près de 2 5 lieues au nord de Bagdad. 



NEUVIÈME SECTION. 417 

par lesquelles le khalife recommandait au roi d'Arménie Ishaak Feuilletss'M 
ben Ismaïl de prendre soin de nous et de nous faciliter les 
moyens de bien remplir notre mission. Nous trouvâmes ce prince 
à Tiflis; il nous recommanda au roi du Trône d'or; celui-ci, 
lorsque nous fûmes arrivés auprès de lui, nous accueillit avec 
distinction, nous recommanda au roi des Allan y5\!I .JJLo (des 
Alains), lequel nous fit passer auprès de Filah-Chah. Nous sé- 
journâmes durant plusieurs jours chez ce dernier prince, qui 
nous procura cinq guides pour nous conduire dans les pays que 
nous avions à parcourir. 

Parvenus, au bout de vingt-sept jours, sur la frontière des 
Basdjirts e^,.i*v (des Bachkirs), nous etunes à traverser pendant 
dix journées une contrée vaste, noire et exhalant une odeur fétide ; 
mais pour obvier aux inconvénients qui pouvaient résulter de 
cette odeur, nous nous étions pourvus de parfums. Nous voya- 
geâmes ensuite durant un mois dans un pays désert, couvert de 
ruines et de vestiges d'anciennes habitations. Ayant pris des in- 
formations à ce sujet auprès de nos guides, nous apprîmes que 
c'étaient des villes anciennement conquises et dévastées par les 
peuples de Gog et de Magog. Après six (autres) jours de marche, 
nous atteignîmes des châteaux forts bâtis dans le voisinage des 
montagnes sur l'extrémité desquelles était la digue; nous y trou- 
vâmes des personnes qui parlaient l'arabe et le persan. Il y existe 
une ville dont le roi prend le titre dekhacanAdhkachijiSii ylïLà-, 
dont les sujets sont musulmans et possèdent des mosquées et 
des écoles. Ceux-ci nous ayant demandé d'où nous venions, 
nous leur répondîmes que nous étions des envoyés du prince 
des croyants Wathek. Cette réponse les surprit. Ils demandèrent 
alors si le commandeur des croyants était vieux ou jeune; et sur 
notre réponse qu'il était jeune, ils parurent encore plus surpris. 
Ils voulurent savoir le nom de la ville qu'il habitait; nous ré- 
pondîmes que c'était une ville de i'Irâc dont le nom est Sorra 
"• 53 



418 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuilici 223 recto, inen Râ : à quoi, manifestant un nouvel étonnement, ils nous 
dirent qu'ils n'en avaient jamais entendu parler. 

Nous les interrogeâmes à notre tour sur la question de savoir 
d'où leur était venu l'islamisme, et qui leur avait enseigné le 
Coran. Leur réponse fut : Il y a fort longtemps que nous avons 
reçu l'islamisme ; 11 nous fut apporté par un homme monté sur 
un animal de haute stature, à longues jambes et portant sur son 
dos une bosse (nous comprîmes qu'ils voulaient parler d'un cha- 
meau). Cet homme s'établit parmi nous, noiis parla de manière 
à se faire comprendre, nous enseigna les lois et les rites de la 
religion musulmane, nous expliqua le Coran ainsi que ses signi- 
fications les plus difficiles , et nous mit à portée de connaître ce 
livre et de le retenir par cœur. 

Suite de la relation de Salam. — Nous nous dirigeâmes en- 
suite vers la digue. Elle est située à deux parasanges environ de 
la ville; mais lorsque nous y parvînmes, voilà que nous aper- 
çûmes une montagne (ou une masse de pierres) taillée sur un 
ravin d'environ cent cinquante coudées de large, et vers le mi- 
lieu de cette construction , une porte en fer haute de cinquante 
coudées, soutenue par deux piliers, chacun de vingt-cinq coudées 
de large , avec des saillies de dix coudées. Toute la construction 
se compose de plaques en fer recouvertes de cuivre. Entre les 
deux piliers règne un linteau en fer, de cent vingt coudées de 
long, et se prolongeant au-dessus des deux piliers sur un espace 
de dix coudées. Ce linteau supporte un édifice construit en fer, 
recouvert de cuivre, s'élevant jusques au sommet de la mon- 
tagne autant que la vue peut s'étendre. Cet édifice est surmonté 
de créneaux en fer, armés de crochets (littéralement de cornes) 
entremêlés les uns avec les autres. 

La porte est munie de deux battants fermés, larges chacun de 
cinquante coudées, épais de cinq coudées, et reposant sur des 
gonds de forme ronde, qui s'élèvent jusqu'à la hauteur du linteau. 



NEUVIEME SECTION. 419 

Elle est fermée au moyen d'un verrou cylindrique long de sept Feuillet 225 recto. 
coudées, épais d'une et placé à vingt-cinq coudées au-dessus du 
niveau du sol, A cinq coudées au-dessus du verrou est une ser- 
rure plus longue encore que le verrou, et au-dessus de la serrure 
une clef d'une coudée et demie de long, garnie de douze anses, 
toutes plus épaisses que des pilons de mortier. A chacune de ces 
anses est attachée une chaîne de huit coudées de long, de quatre 
choubras (environ trente-six pouces) de diamètre, et dont les 
anneaux égalent en grosseur les anneaux d'une catapulte. Le seuil 
inférieur de la porte est large de dix coudées et long de cent, 
sans compter l'espace occupé par les piliers, dont la saillie appa- 
rente n'est que de cinq coudées. Toutes ces dimensions sont me- 
surées à la coudée dite sawdadi j^iSi^. 

Le commandant de cette forteresse monte à cheval tous les ven- 
dredis, accompagné de dix cavaliers portant chacun un marteau 
du poids de dix mines, et donnant trois fois par jour, à diverses 
reprises, des coups de marteau sur le verrou, afin que ceux qui 
sont de l'autre côté de la porte comprennent qu'elle est bien 
gardée, et que la gent de Gog et de Magog ne forme aucune 
entreprise contre elle. Après avoir ainsi frappé, ces cavaliers Feuillet225verso. 
prêtent l'oreille pour écouter ce qui se passe, et ils entendent 
(ordinairement) un bruit confus occasionné par la foule des per- 
sonnes qui sont derrière la porte. 

Dans le voisinage de ces lieux il existe un camp fortifié qui s'é- 
tend sur un espace de dix parasanges dans tous les sens, « et qui , 
» par conséquent, mesure une aire de trois cents milles. » La porte 
est défendue par deux forts de deux cents coudées carrées d'éten- 
due , et entre lesquels est une source d'eau douce. Dans l'un de ces 
forts on conserve les chaudières, les cuillers en fer et en général 
les ustensiles qui servirent à fabriquer la digue. Les chaudières 
sont placées sur des trépieds ; chaque trépied porte trois chau- 
dières semblables à celles dont on se sert pour la fabrication du 

53. 



420 SIXIÈME CLIMAT. 

Feuillet 22 5 vmo. savon. On trouve également, dans ce fort, les débris des plaques 
de fer qui servirent à la construction de la digue. Ces plaques, 
par suite de la rouille, sont devenues adhérentes les unes aux 
autres. Leurs dimensions sont d'une condée et demie dans tous 
les sens, sur un chobra (neuf pouces environ) d'épaisseur. 

Nous demandâmes , continue Salam , aux habitants de la contrée 
qui nous transmettaient ces informations, s'ils avaient vu quel- 
qu'un d'entre les habitants de Gog et de Magog ; ils nous répon- 
dirent qu'ils en avaient vu plusieurs sur les créneaux de la digue, 
et qu'un vent très-violent étant venu à souffler, trois individus 
de cette race étaient tombés de leur côté. La taille de ces trois 
individus était de deux choubras et demi (environ vingt-deux 
pouces et demi) de haut. 

J'écrivis, ajoute le narrateur, toutes ces choses, et j'emportai 
avec moi ma relation. Accompagnés de guides pris parmi les 
habitants des forts, qui devaient nous diriger vers le Khorasan, 
nous traversâmes les villes de Lokhman yl4-, de Gharian yl?;^, 
de Bersadjan yU>-Ly^, de Taran y^;.!», et parvenus à Samarcande 
•^Mj-fw, nous passâmes quelques jours auprès d'Abdallah ben 
Taher, qui me gratifia de cent mille dirhems, et qui fit donner 
à chacun de nos compagnons cinq cents dirhems. Chaque cava- 
lier de mon escorte reçut une solde de cinq dirhems par jour, 
et chaque piéton, trois dirhems. 

Nous nous rendîmes ensuite à Reï j^l, et de là à Sorra men 
Piâ t^îj (j-<j-w, ville où nous parvînmes au bout de vingt-huit mois 
de route. 

Telle est la relation de Salam el-Terdjeman au sujet de la 
digue, des pays qu'il traversa, des populations qu'il vit sur sa 
route, de ce qui lui fut raconté par les personnes qu'il rencontra; 
et c'est par ce récit que se termine la neuvième section du sixième 
climat. 



DIXIEME SECTION. 421 

DIXIÈME SECTION. 

Suite et fin des pays de Gog et de Magog. 



Cette section comprend une pai-tie du Gog et du Magog. Nous Feuillet 225 verso. 
n'avons rien à ajouter à ce qu'en dit Ptolémée dans l'ouvrage in- 
titulé Géographie. Il nomme à peine ces deux pays, et fixe leur 
longitude et leur latitude. Nous nous en rapportons donc aux 
indications et aux preuves données par cet auteur, et nous ter- 
minons ainsi la description des lieux compris dans le sixième 
climat. 



FIN DU SIXIEME CLIMAT. 



SEPTIÈME CLIMAT. 



PREMIÈRE SECTION'. 



Irlande et Ecosse. 



Feuillet 2 25 verso. Toute cette scction comprend une partie de l'océan Ténébreux 
et diverses îles désertes et inhabitées qui s'y trouvent. « La plus 
« considérable de ces îles est l'île de Berlanda ».x >V^ ( l'Ir- 

FeuiHet2 26 recto. « lande), dont nous avons déjà fait mention ^. De l'une des extré- 
« mités de cette grande île à la partie supérieure de la terre de 
« Bretagne, on compte 3 journées et demie de navigation; 

" Et de l'autre à l'île déserte de Scosia iUJUI x**»yu( (d'Ecosse), 
« 2 journées. » 

Cependant l'auteur du Livre des Merveilles rapporte qu'il exis- 
tait autrefois « dans cette dernière île » (en Ecosse) trois villes; 
que l'île était habitée; que des navires y abordaient et y jetaient 
l'ancre pour y acheter de l'ambre et des pierres de couleur; que 
quelques-uns d'entre ses habitants ayant voulu subjuguer les 
autres et régner sur eux, il s'ensuivit des guerres civiles, des 
inimitiés, des ravages à la suite desquels une partie des habitants 
émigra sur le continent, en sorte que leurs villes restèrent dé- 
sertes et ruinées. 

' Cette section manque dans le ms. B. 

^ Le passage où notre auteur fait mention de cette île se trouve dans la deuxième 
seclion du présent climat. 



SEPTIEME CLIMAT. DEUXIEME SECTION. 425 

DEUXIÈME SECTION. 

Angleterre. 



La présente section comprend la partie de l'océan Ténébreux Feuillet 2 26 recto. 
où se trouve l'Angleterre »,iaXiU! , île considérable , dont la forme 
est celle d'une tête d'autruche et où l'on remarque des villes flo- 
rissantes, de hautes montagnes, de grandes rivières et des plaines. 
«Ce pays est fertile, ses habitants sont braves, actifs, entrepre- 
« nants; » mais il y règne un hiver perpétuel. La ville la plus pro- 
chaine du continent est Wadi-Sant o>_.i-w ^^ilj (Wissant.-*), qui 
appartient à la France ^^ J^jl^t j^J y» ; et la distance qui sépare 
l'île du continent est de 1 2 milles. 

Au nombre des villes d'Angleterre situées à l'extrémité occi- * 
dentale et dans la partie la plus étroite de cette île , il faut compter 
Sansahnar jUj*,^;^ (Chichester.^), à 12 milles de la mer. Elle est 
jolie, florissante et sur les bords d'une grande rivière qui vient 
du côté du nord et qui se jette dans la mer à l'orient de la ville. 
De là à Gharham ^^j-» (Wareham), en suivant le rivage, on 
compte 60 milles; 

Et au cap le plus occidental de l'île, 38o milles; 

A Djartmouda oJ^^^a- {Nordmath\ aujourd'hui the Nore), 80 
milles ; 

Au dernier cap de l'île (ou de la presqu'île) dite Cornwalia 
\jii]^j^ (Lands End), 3oo milles'-'; 

Je suis redevable de cette indication , ainsi que de plusieurs autres relatives à la 
géographie de l'Angleterre, à M. William Platt, avocat, élève de l'École royale et 
spéciale des langues orientales vivantes. 

La version latine ne porte que loo milles, mais nos deux manuscrits sont 
d'accord. 



424 SEPTIEME CLIMAT. 

Feuillet226 recto. «La partie la plus étroite (littéral, la plus mince) de ce cap 
« ressemble à un bec d'oiseau. » 

De SansahnarjUg-uJUi à Salaberis (j«^y-w (Salisbury?) , dans les 
terres, du côté du nord, 60 milles. 

« Salisbury est une jolie ville, située sur la rive orientale de 
n la rivière qui se jette dans la mer auprès de Sahsenar. » 

De la ville de Gharham A.c (Wareham) au cap Haïouna ë^yJ> 
(Corfe-Castle) qui s'avance dans la mer, 26 milles. 

«Sur ce cap, du côté de l'orient, est Haïouna, ville floris- 
« santé, auprès de laquelle, du côté de l'orient, se jette la rivière 
« de Ghounester jXwJ^s (Winchester). 

Ghounester est «une ville située dans l'intérietir des terres, « 
à 80 milles de Haïouna et à ko milles de Salaboures l)-jj-o2X^ 
(Salisbury.'), en se dirigeant du côté de l'occident. La rivière de 
Ghounester prend sa source dans des montagnes qui s'étendent 
au centre de l'île (de l'Angleterre). 

De Haïouna xi^-uft à Chorham -Uft^ (Shoreham), 60 milles. 

« Cette dernière ville , située sur les bords de la mer, est belle 
FeHiliet2 26 verso. « et bien peuplée. Il y a des chantiers de construction et des édi- 
« fices (pulDlics). » 

De là à Hastings ij,SjmmJ>, « ville considérable, très-peuplée, 
« avec de nombreux édifices, des marchés, de l'industrie et un 
«riche commerce, » en suivant la côte, 5o milles. 

De là, en suivant la côte et en se dirigeant vers l'orient, à 
Dobres u-^* (Douvres), ville également importante, située à l'en- 
trée du détroit qui sépare (l'Angleterre) du grand continent, 70 
milles. 

De Douvres à Londres ^;<-_;.x_jy , ville de l'intérieur des terres, 
située sur les bords d'un fleuve qui se jette dans la mer entre 
Douvres et Djartmouda «J^i^js- «jolie ville du littoral, » ko 
milles. 

« De Douvres à l'embouchure du fleuve de Londres, 20 milles. 



DEUXIEME SECTION. 425 

« De cette embouchure à Djartmouda, dont il vient d'être ques- Feulllei2 26 verso. 
« tion, ko milles; 

Cl Et par mer, de Douvres à Djartmouda, 60 milles. 

« Le fleuve de Londres porte le nom de Rothaïda «J^^ ou 
« Rothanda «.JoUs; (la Tamise). Il est considérable et rapide. Il 
« prend sa source vers le centre de l'île , coule près de Gharcafort 
« ca;-» x-^ajs (Wallingford) à 5o milles de sa source, passe au 
«midi de cette ville, se dirige durant l'espace de ko milles vers 
1 Londres, puis va se perdre dans la mer. » 

De Djartmouda (Nordmuth) à Barghik (î-ts-j^ (Ipswich?), ville 
distante de lo milles de la mer, 90 milles; 

Et de Barghik à Aghrimes u«-Çj^l (Lynn-Regis), sur mer, 80 
milles; 

«En sorte que la distance totale de Djartmouda à Aghrimes, 
«par mer, est de i5o milles. « 

A partir de Djartmouda la mer forme un golfe de forme cir- 
culaire dont la direction est vers le nord. 

D' Aghrimes, ville ci-dessus mentionnée, à Afardik Js.i;j! (Ber- 
wick), autre ville située à une certaine distance de l'océan Téné- 
breux, et vers l'extrémité de l'île d'Ecosse ' qui est contiguë iiWiL. 
à l'île d'Angleterre, 80 milles. 

« L'Ecosse s'étend en longueur au nord de la grande île. Il n'y 
«a ni habitations, ni villes, ni villages. Sa longueur est de i5o 
« milles. » 

D'Afardik (Berwick) à l'embouchure de la Beska *5jio (de l'Est), 
1 4o milles. Beska est aussi le nom d'une place forte , bâtie sur 
les bords de la rivière de ce nom, à 12 milles de la mer. 

D' Aghrimes à Nicola iJyij (Lincoln), dans l'intérieur des terres, 
100 milles. 

C'est du inoins ainsi que j'entends ces mots : &_aauJLw »»_>y=- tivt ia . que 
ies auteurs de la version latine ont cru devoir traduire par ceux-ci : in extremitate 
insuliE Scotiœ. 

"• 54 



426 SEPTIÈME CLIMAT. 

reuillet226 verso. « Le fleuve traverse cette dernière ville par le milieu , se dirige 
" ensuite vers Aghrimes, et décharge ses eaux dans la mer, au 
« midi d' Aghrimes. » 

De Nicolas^ (j*Jy<J (Lincoln) l'Intérieure à Afardik >iL)i^l, 90 
milles; 

«Puis, en se dirigeant vers le nord, à Durhalma « — Il *;a 

« (Durham), ville située à une certaine distance de la mer, vers 
« le nord, 80 milles. » 

Entre l'extrémité de l'Ecosse, île déserte, et l'extrémité de la 
Hirlanda sjoij^jb (de l'Irlande), on compte 2 journées de naviga- 
tion , en se dirigeant vers l'occident. 

« L'Irlande oiSjHj» est une île très-considérable. Entre son ex- 
« trémité supérieure et la Bretagne on compte 3 journées et demie 
1 de navigation. » 

De l'extrémité de l'Angleterre i^JaXii! à l'île de Danes ^J*ja , i 
journée. 

De l'extrémité septentrionale de l'Ecosse à l'île de Reslanda 
•Jc-i5>-«y (l'Islande), 3 journées ^. 

De l'extrémité de l'Islande à celle de l'Irlande la Grande , 1 
journée. 

De l'extrémité de l'Islande, en se dirigeant vers l'orient, à l'île 
de Norbagha «èlyj (Norwège), 12 milles'. 

L'Islande s'étend sur un espace de /ioo milles de long sur 1 5o 
milles de large. 

■ Sic. 

^ La version latine porte 78 milles. 

' Sic. 



TROISIÈME SECTION. 427 



TROISIÈME SECTION. 

Côtes de la Pologne, du Danemarck, de la Suède et de la Norwège. 



Cette section comprend les rivages de la Pologne ioûjA, et de Feuillet 2 26 verso. 
la Suède »atj,j , le Finniark àjL-fsM , l'île de Darmarcha iLi>«,ii 
(le Danemarck) et l'île de Norwège a^iji «ri»^- Nous décrirons Feuillet 2 27 recto. 
ces rivages et ces îles conformément à la méthode que nous 
avons suivie précédemment. 

De la ville de Warzé ijjj (Odensee ?) , située sur les bords d'une 
rivière du même nom , à i 5 milles de la mer, à Nieubork 4^^ 
(Nieborg), 2 5 milles. 

De Warzé ijji à l'embouchure de l'Elbe, fleuve, xjii]j^, 100 
milles. 

De ce fleuve à l'extrémité (littéral, à la bouche) de l'île nom- 
mée Darmarcha ii-i,^! a, 60 milles. 

Cette île est de forme ronde; son territoire est sablonneux. 
On y remarque quatre villes principales, quantité d'habitations, 
de villages, de ports entourés de murs et florissants, et entre 
autres Sila iik,A_«JI (Seeland.^), ville située à gauche de celui qui 
entre par l'extrémité de l'île, et à 26 milles de ce point. 

Cette ville est peu considérable, mais bien peuplée. Il y a des 
marchés permanents et des édifices; elle est sur les bords de 
la mer. 

De là à Tordira »^ijJ=, port abrité contre tous les vents et 
entouré d'habitations, 5o milles. 

De là à Khaw j^ , port également stîr, où l'on trouve des 
puits remplis d'eau douce, 100 milles. 

54. 



'iSS SEPTIÈME CLIMAT. 

De là au port de la rivière Lescada »iU*J ^^ilj , lieu bien ha- 
bité, 200 mille.-;. 

C'est par ce dernier port et après 1 journée et demie de na- 
vigation qu'on parvient à l'île de Norwège iisl^ »>■:!>=- • 

De Lescada à Horch Hont aj^ ^JiJJ>, ville peu considérable, 
mais jolie, 200 milles. 

De là au fort de Landwina a-uj<xàJ, 80 milles. 

De ce fort à Sisaboli J^j— .a*, (ou Misaboli, d'après le ms. A), 
ville, 100 milles. 

De ce dernier lieu à l'extrémité de l'île, 12 milles. 

La circonférence totale de cette île (de Darmarch) est de 760 
milles. 

A partir de l'extrémité de l'île et en suivant la côte jusqu'à 
Djarta ajj^, ville bien peuplée, avec marchés florissants, on 
compte 100 milles. 

De là à Landchouden ^J:,^,s^i , ville considérable et floris- 
sante, 200 milles. 

De cette ville à l'embouchure de la Catlou ^Alaï ^..^ , sur les 
bords de laquelle est bâtie une jolie ville, nommée Sactoun 
yjjaxw , 190 milles \ 

De cette ville à Calmar jl.-.to on compte 200 milles. 

« Comme nous nous proposons de revenir sur cette partie du 
» littoral, nous disons que de Djerta i^j^ ou Djezta <îG).î?- la Ma- 
« ritime ii-jJjs-UJI à la ville de Zouada Siijy (la Suède) , en se 
« dirigeant vers l'orient, on compte 100 milles. 

« Cette ville , qui est considérable et peuplée , donne son nom 
« à toute une contrée remarquable par son peu de population et 
« par la rigueur de son climat. 

« De Zouada àElba xjJi (Elbing.5), en se dirigeant vers l'orient, 
« 1 00 milles; 

' Notre auteur répète cette indication un peu plus bas. 



TROISIEME SECTION. 429 

«Et de là, en suivant la même direction, à Fimia «jhn», ville Feuillet 2 27 recto. 
« située à loo milles de la mer, 100 milles. 

« Elba est vis-à-vis de Landchouden ya^j-wtXjJ , en se dirigeani 
« vers le nord et vers l'océan Ténébreux. 

« De l'embouchure de la Catlou , rivière dont le nom se pro- 
« nonce aussi Caterlou^J^ (laVistule),à CalmarjUw», on compte 
« 200 milles. 

« Caterlou est également le nom d'une ville bâtie sur les bords 
" de cette rivière qui est très-grande , et qui , après avoir coulé de 
« l'ouest à l'est \ se jette dans l'océan Ténébreux par deux embou- 
« chures distantes l'une de l'autre de 3 00 milles. 

1 La Norwège a*1^ est une île très-considérable, mais on ma- Feuiiiet227 verso. 
«jeure partie déserte. Cette île a deux caps, dont l'un, l'occi- 
« dental, touche à l'île deDarmardja^ ii=-^li (au Danemarck) et 
«fait face au port nommé Wendlescada »iU*Jj^jj, situé à une 
« demi-journée de navigation, et l'autre touche à la grande côte 
" du Finmark id,L,e>A». 

« On remarque dans la Norwège trois villes florissantes dont 
« deux confinent au Finmark, et la troisième au Darmardja. Ces 
«villes ont toutes la même apparence, sont peu fréquentées et 
« peu riches; car il pleut beaucoup dans ce pays et il y règne de 
« continuels brouillards. 

« Les Norwégiens, après avoir semé leur grain, le moissonnent 
« encore vert et le transportent dans leurs demeures pour le faire 
« sécher au feu, car le soleil les éclaire fort rarement. On trouve 
« dans ce pays beaucoup d'arbres dont le bois est d'une grosseur 
« énorme et d'une rare solidité. On dit qu'il y existe une race 
« d'hommes sauvages dont la tête est immédiatement fixée au- 
« dessus des épaules , en sorte qu'ils n'ont absolument pas de cou. 
« Ils vivent dans le fond des forêts , où ils se pratiquent des ha- 

' Sic. 
■' Sic. 



430 SEPTIÈME CLIMAT. 

Feu;ilet227 verso. « bitations et se nourrissent de glands et de châtaignes '. Enfin on 
« y trouve en quantité des animaux de l'espèce des martres, mais 
« plus petits que les martres de Russie , dont nous avons déjà fait 
« mention. i> 
' Sw. 



QUATRIEME SECTION. 431 

QUATRIÈME SECTION. 

Suite de la Russie. — Finmark. — Esthonie. — Pays des Madjous. 



La présente section comprend la majeure partie de la Russie, Feuillet 2 27 verso. 
le Finmark éj\.ç<^, le Tebest >-».»>43, la Lestlanda «JOSU-J et le 
pays des Madjous u«>=-U (ou des Idolâtres). La majeure partie 
de ces contrées est déserte et inhabitée, bien qu'on y trouve 
quelques villages peuplés. Les neiges y sont éternelles. 

Le Finmark, cependant, contient beaucoup de villages, d'ha- 
bitations et de troupeaux; mais on n'y remarque pas d'autres 
villes qu'Abreza «_yol et Calmar jlU», «qui sont l'une et l'autre 
«assez grandes, mais mal peuplées et misérables. A peine leurs 
« habitants y trouvent-ils les ressources nécessaires pour subsister. 
l' Il y pleut presque continuellement. " 

De Calmar à Sactoun y^kii*., en se dirigeant vers l'occident, 
200 milles. 

« Le roi de Finmark possède des lieux habités dans laNorwège, 
« île dont il a été précédemment question. » 

De Calmar à la seconde des embouchures du Caterlou Jpai 
(de la Vistule) on compte 80 milles. 

De cette rivière à Daghwada «iljili (Dago), 100 milles. 

Daghwada, ville considérable et très-peuplée, située sur les 
bords de la mer, fait partie du Tebest ok*»^, pays où l'on trouve 
beaucoup de bourgs et de villages, mais très-peu de villes. Le 
froid y est plus rigoureux que dans le Finmark, et la gelée ainsi 
que la pluie n'y cessent pas un seul instant. 

D'Anho j^l , ville remarquable par la beauté de ses édifices 



^132 SEPTIÈME CLIMAT. 

Feuillet r. 27 verso, etparson état florissant, et qui fait partie de l'Estlanda ».Xj5)u-«I ', 
à Daghwada «àijii, 200 milles. 

Au nombre des villes de l'Estlanda est Calowri ^j^, lieu for- 
tifié, de peu d'importance, dont les habitants se livrent aux tra- 
vaux de l'agriculture avec peu d'avantage, mais élèvent de nom- 
breux troupeaux. 

D'Anho ^\ à Calowri, en se dirigeant vers l'orient, 6 journées. 
Feuillet 2 28 recto. D'Anho , en Suivant la côte, jusqu'à l'embouchure de la Ber- 
now^j;o, ou de la Bernouwa Ijj^ (le Pernau), 5o milles. 

De là à Felmous u-^io, fort situé à une certaine distance du 
rivage, 100 milles. 

« Ce fort est abandonné durant l'hiver. Dans cette saison les 
« habitants se réfugient dans des cavernes éloignées de la mer, 
« où ils allument du feu qu'ils ne cessent d'entretenir tant que 
'■ dure la rigueur du froid. Quand l'été revient, et que les brouii- 
« lards épais et les pluies cessent de régner sur la côte , ils re- 
" viennent à leurs demeures primitives. » 

De Felmous à Madsouna *j^*»«k.o , « ville considérable et très- 
« peuplée, dont les habitants sont madjous (j-^, c'est-à-dire 
« infidèles et ignicoles, » 3oo milles. 

De là à Sounouyj^, dépendance des Madjous, sur la côte, 
70 milles. 

Au nombre des lieux de cette contrée les plus éloignés de la 
mer il faut ranger Cabi 3I5 ^, ville qui en est distante de 6 jour- 
nées. 

De là à Calowri isj^, 4 journées. 

De Calowri, en se dirigeant vers le midi, à Djintiar jlyi*=-, 
7 journées. 

' Il ne s'agit point ici de l'Islande, ainsi que l'ont cru les auteurs de la version 
latine, mais bien de lEslhonie, province à laquelle, encore de nos jours, les Russes 
donnent le nom <ï Estliandia. 

' La version latine porte Nay. 



QUATRIÈME SECTION. 435 

f Djintiar est une ville considérable, sur le sommet d'une mon- Feuillet 2 28 recio. 
" tagne inaccessible, où les habitants se défendent contre les at- 
'< taques des magiciens de Russie iU-Mjy ^ï'jJs- Cette ville n'est sous 
« la domination d'aucun roi. 

«On remarque, en Russie, Martori ^^jj^s^ , ville située près 
« des sources du Dniest o^*wo* (de la Diesna). De là à Sermeli 
" Ji y M on compte, en se dirigeant vers le sud, ajournées. 

«Sermeli porte en grec le nom de Touïa *j^ ( Toula .^), et, 
«ainsi que Martori, cette ville dépend de la Russie, vaste con- 
«trée qui s'étend beaucoup, soit en longueur, soit en largeur. 

« Dans l'océan Ténébreux il existe quantité d'îles désertes. Il 
« y en a cependant deux qui sont habitées et qui portent le nom 
« d'îles d'Amraïnes des Madjous (j«jji! (j^Jut;.»») . La plus occiden- 
« taie est peuplée d'hommes seulement; on n'y voit point de 
«femmes. L'autre n'est habitée que par des femmes, et on n'y 
« trouve point d'hommes. Tous les ans , au retour du printemps , 
« les hommes passent , au moyen de barques , dans la seconde 
« île, y cohabitent avec les femmes, y passent un mois ou envi- 
« ron, puis retournent dans leur île, où ils résident jusqu'à l'an- 
« née suivante , époque à laquelle chacun vient retrouver sa femme , 
« et ainsi de suite tous les ans : cette coutume est connue et 
« constante. Le point le plus voisin de ces îles est la ville d'Anho 
«_j^! , qui en est à trois journées de navigation. On peut s'y 

«rendre aussi de Calmar ^1 t^ et de Daghwada iit^i (Dago); 

n mais l'abord en est difficile et il est rare qu'on y parvienne , à 
« cause de la fréquence des brumes et des profondes ténèbres qui 
« régnent sur cette mer. » 



11. 55 



434 SEPTIÈME CLIMAT. 



CINQUIÈME SECTION. 

Russie et Comanie septentrionales. 



Feuillet 2 28 verso. La présente section comprend la partie septentrionale de la 
Russie et de la Comanie. Dans le premier de ces pays, qui est 
environné de montagnes, les lieux habités sont rares, et personne 
n'a pu nous en indiquer avec certitude les noms. « Un grand 
« nombre de cours d'eau découlent de ces montagnes et vont se 
« perdre dans le Termi j:j.h, lac très-considérable, au milieu du- 
II quel est une haute montagne peuplée de chèvres sauvages et 
«d'autres animaux nommés /eèer j^ . La majeure partie de ce 
« lac, du côté de l'orient, dépend de la Comanie iUilï. De l'autre 
«côté, c'est-à-dire vers le midi, le fleuve Dnabrous ^y.J — jba (le 
« Dnieper ou le Borysthène ) prend sa source au milieu de prai- 
" ries et de forêts , et là il porte le nom de Beltes (j^âAj . Sur ses 
« bords on remarque Sinoboli J^_yUy et Mounichka *-»■&,* jj^, 
« villes florissantes de la Comanie. » L'extrémité occidentale de 
l'océan Ténébreux touche à la partie septentrionale de la Russie, 
et s'étend du côté du nord , puis se détourne vers l'occident. Là 
il n'existe aucun lieu susceptible d'être traversé par les naviga- 
teurs. 



SIXIEME SECTION. 455 

SIXIÈME SECTION. 

Comanie intérieure et Boulgharie. 



La présente section comprend la Comanie intérieure iUiUUt FeuiiletaaS verso. 
«kà.(.>JI, et une partie de la Boulgharie *j)U>o. Dans la Comanie 
intérieure \ il existe deux villes, savoir : Troïa \jjjL (Troïtzk) et 
Akliba «aaAïI , qui sont l'une et l'autre florissantes et comparables 
entre elles sous le rapport des ressources et de l'apparence. De 
Troïa à Silan y^Mo, en se dirigeant vers le sud à travers des 
plaines désertes, ou du moins peu habitées, on compte loo 
milles. 

De Troïa à Akliba, dernière dépendance des Comans (jvjLfJi 
à l'époque actuelle, 8 journées. 

Dans la partie septentrionale de la Comanie on voit le lac de 
Ghanoun yy» ijj^ , dont les eaux sont gelées à leur surface en 
tout temps, excepté durant un petit nombre de jours d'été. Ce 
lac reçoit les eaux de huit rivières, dont une, la Cherwa iSj,jM, 
n'est susceptible d'être traversée qu'en été, à cause de l'extrême 
rigueur du froid de ses eaux, et il nourrit dans son sein beau- 
coup de poissons dont on extrait une grande quantité de colle 
tj*. Dans les forêts environnantes on trouve le beber (sorte de 
tigre). 

Il existe, dans le pays de Boulghar^UL, une ville du nom de 
Taboun y^b-, qui est forte, située sur le sommet d'une mon- 

Et non extérieure. Le ms. A porte A_s-,yi . Les auteurs de la version latine 
ont suivi celte leçon fautive. 

Le ms A porte Hamouni j_^^lA, et la version latine Babun. 

55. 



456 SEPTIÈME CLIMAT. 

Feuillet 2 28 verso, tagne, et entourée de champs fertiles et d'habitations. Au delà 
de ce pays sont les monts Cocaïa IjIsjj, au delà desquels on ne 
trouve ni habitations, ni êtres animés, à cause de la rigueur du 
froid. 



SEPTIEME SECTION. 437 



SEPTIÈME SECTION. 

Suite et fin des pays des Bachkirs et des Badjnaks 



Cette section comprend le reste du pays de Basdjirt à3)o iUju Feuillet 228 verso. 
^j^s^ (des Bachkirs), la partie septentrionale du pays Fétide 
*^j^! 0°;^' J^' ^t 1^ majeure partie du pays de Badjnak JUs?. 

Le premier de ces pays renferme deux villes peu considérables, 
Mastra ô,XwU et Castra Sjm^ \ où peu de marchands osent s'aven- 
turer, attendu que les indigènes tuent tous les étrangers qui vou- 
draient traverser leur pays. Ces deux villes sont sur les bords Feuillet 2 29 recto. 
d'une rivière qui se jette dans l'Athil J^ij-.^ (dans le Volga). 

Quant au pays de Badjnak, il n'y existe, du moins à notre 
connaissance, qu'une ville du nom de Banamouni j^bL. Les 
peuplades de cette contrée sont nombreuses et de race turque. 
Toujours en guerre avec les Russes et avec les habitants, leurs 
voisins, du pays romain, elles habitent des montagnes et des fo- 
rêts oit personne ne peut les atteindre. « Les Badjnaks ont les 
« mêmes mœurs et suivent les mêmes coutumes que les Russes. 
«Us brûlent leurs morts; quelques-uns se rasent, d'autres se 
« tressent la barbe. Leur vêtement consiste en manteaux courts, 
« et leur langue diffère , tant de la langue russe que de celle que 
« parlent les Basdjirts *Ai>;^>\AJI (ou les Bachkirs). » 

La version latine porte Masira et Casir 



lira. 



458 SEPTIÈME CLIMAT. 

HUITIÈME SECTION. 

Vallée inconnue de l'Asie orientale. 



Feuillet 229 recio. La présente section comprend une contrée misérable, où l'on 
trouve une profonde vallée « qui présente les plus singuliers phé- 
« nomènes. » El-Djihani rapporte en effet dans son livre que , lors- 
que les voyageurs (dont il a été précédemment question) furent 
sortis du pays Fétide, ils virent la vallée qui nous occupe, et en 
longèrent les bords durant une journée sans pouvoir y descendre 
d'aucun côté , à cause de la grande profondeur du sol et de l'as- 
périté des abords. Ils jugèrent cependant que ce pays était ha- 
bité , parce qu'ils y aperçurent en plusieurs endroits de la fumée 
en plein jour, et durant la nuit des feux qui, comme les étoiles, 
paraissaient et disparaissaient par intervalles. Ce qu'il y a de 
plus surprenant , c'est qu'il y existe un fleuve coulant du nord au 
sud, « sur lequel apparaissent des fantômes » et dont les bords 
sont couverts d'édifices. Mais il est impossible de descendre dans 
cette vallée ni d'en sortir, tant les bords en sont escarpés. Béni 
soit celui qui créa toutes ces choses et qui maîtrise toutes ces 
forces ! 



NEUVIEME SECTION. 459 



NEUVIEME SECTION. 

Suite et fin de l'Asie orientale. 



Cette section comprend une partie des pays intérieurs de Gog Feuillet 229 recto. 
et de Magog et une partie de la mer de Poix-résine, c'est-à-dire 
de l'océan Oriental, qui est constamment couvert de ténèbres. 
L'auteur du Livre des Merveilles rapporte qu'au fond du Gog et 
du Magog il existe un fleuve connu sous le nom d'el-Macherj-iiil, 
d'une profondeur inconnue, et dans lequel les habitants du pays 
précipitent leurs prisonniers, lorsqu'ils en ont fait dans leurs 
combats réciproques. Il ajoute qu'aussitôt après d'énormes oi- 
seaux sortent des cavernes situées sur les bords du fleuve, sai- 
sissent les corps de ces prisonniers avant qu'ils aient atteint le 
fond, et les transportent dans les cavernes, où ils les dévorent. Feuillet^jg verso. 
On dit aussi qu'il y a, au fond de ce fleuve, un feu qui brûle 
toujours; mais Dieu sait ce qu'il y a de vrai dans toutes ces 
assertions ' ! 

' Voici le texte de cette remarquable formule : aLs. ! jo» iC-ï-AJU' kc) <OJtj 



440 SEPTIÈME CLIMAT. DIXIÈME SECTION. 

DIXIÈME SECTION. 

Océan Ténébreux. 



Feuillet 229 verso, Toute cette section est occupée par l'océan Ténébreux, où il 
n'existe absolument aucun lieu habité, et au delà duquel on 
ignore ce qui existe. 



Telles sont, en somme, toutes les choses qui sont parvenues 
à notre connaissance relativement aux diverses régions , soit habi- 
tées, soit désertes, de la terre. Nous terminons donc cette descrip- 
tion en invoquant les bénédictions du Maître des mondes, du 
Tout-puissant, de l'Auteur de tout bien. 



FIN DU TOME SECOND ET DERNIER. 



TABLE DES MATIÈRES 



CONTENUES DANS CE VOLUME 



A badan yliLi^c, 



i55. 



Abi Nour 



!, 111. 



Abah » ,) (Rivadavia), 2 32. 



Abal JU 



tr*^^ 



fort auprès duquel 



sont situées des mines de mercure), 

66. 
Abar el-Racba ii_»iJi jU , 43. 
Abar (station d') ,L)I, 56. 
Abarizvjjjt (Paris), 363, 364. 
A'bbas (rivière d') ^wL*» >.j-i, 78. 
Abdallah ben-Edris, 7. 
Abdallah ben-Khordadbèh (auteur), 4 1 G. 
Abdallah ben-Taher, 42 o. 
Abderrahman Nassr-eddin-aliah l'Om- 

miade, 60. 
Abela a\j! (Alba de Tormas ?), 226. 
Abellina iCJuJij! (Avellino), 281. 
Abendja Ào! , 284. 
Aberlis (j«k-iJjo! , 290. 
Abernesia (pays d') «xiajjjl , 368. 
Aberthouri joj-jjot (ville), 3ig. 
Abherj.v^(, 1 43, 162 , 1 65 , 168, 179. 
Abiah xjuI (ville), 375. 
Abicha iC-ftajI (montagne), 36. 
Abi Chama iCelui j! , 102 , io3. 
Abidah »Ovj! ou Abdous^j^.o^j! {Ahy- 

(foj, ville), 3oi, 3o3, 309. 
Abila ikj\ , 2 34. 



Abi Thour jji jl (Caltavuturo?) , 106 
A'bla iUvA* (plaine fertile), 49. 
Ablakhonia *jj».i.!5\o! ( la Paphlago 

nie, province), 299. 
Ablakia iCAÏ^ol (Blaye), 227. 
Ablana «j^ul (Albana?), 379. 
Ablasta « \^„ i.l , 3 1 1 . 
Ablatamouna «. j«_>iW?^.-! (Plalamona 

ville), 296. 
Ablalana iuJoSJbi (château fort) , loo 
Ablatanou jJiisiV)! (rivière), 111. 
Ablat.sa iowJoyj! , 3i8. 
Ablalsa «_wJaJb! (fort), io3. 
Abloughisjjt^Jbl (Philopatium, ville) 

382,384,385, 394. 
Abou-Nasser el-Djihaui (auteur), 4i6. 
Abourca iiijkji (Alento, rivière), 285 
Abourca iiSjy>\ (ville), 285. 
El-A'bra Ljjtll (l'ancienne Eribolum 

ville), 3o2 , 307. 
Abraca «j\jl (fort), 228, 2 32. 
Abracana *JuLji (cap), 118. 
Abranbala «aajjjK 375. 
Abrandjes (j„j*''w)i (Avranches 
Abrantes ou Abrandes jj„i>wjj 

des), ii5, 120, 377, 378. 
56 



36 1. 
Brin- 



442 



TABLE DES MATIÈRES. 



Abratna «.âIoÎjj! (montagne), 28/i. 

Abreza Sjo! , 43i. 

Abrianco Jjjlj^i (Umbriatico), 271. 

Abroula n. Jj^jI, 281. 

AbrouSjuiwjl (ylproSj ville), 292. 
Abrousia iiAiuwI (Brousse, ville), 3i2. 
Absakhwa Ijjs-o! ,271. 
AbselojXhxoi (Sele, rivière), 258. 
El-Abwab cj!j|,jiil (les Portes), défilés 

des montagnes du Caucase, Sag. 
Abvdos oJv! (détroit d'), i35, 384. 
Acama UUl (ville), 281. 



Acarnicli 



Acarnous (j*,_j_jj.i! 



(jSwjUjj) (ville), 90. 



Acartous ^y^y-jjs 



384. 

Ille),383. 
Ach jjSiT(Auch.'), 237. 
Achabra y, ■ pj! ,217. 
Achbouna *jjjb,il (Lisbonne) , 26. 
Achek liLwJ, 16g. 
Achirj.x5l (forteresse), 53. 
Achkala aJsC^I (cap Skyllo ou Promoii- 

torium Scyllœum) , 12b, 295. 
Achkala «J^^iî (fort), 125. 
Achkisia Aji,t»jXiil {Dioscurias) , 3 1 6. 
Achloub tjjj^ûl J--*-=- (montagne), 

216. 
Achmoura iijyfi,\ (porte ou passage des 

Pyrénées), 2 32. 
Aclouïa &j Jiï) (rivière), 11g. 
Actaranda oJvjljJis! (fort), 284. 
Adana «jil, 182, i33, i4o, 3oi, 3i3, 

3i4. 
AderbaîdjanouAdherbaïdjan^jtsjyjiJ, 

i42, 171, 174, 320, 324. 
Aderkend ^À^sjil ( ou plutôt Uzkend 

J^i^jjji), 2o5, 210, 211. 



Aderlakath 



206. 



Aderma n^,:i\ , 137. 
Adernojjjil (ville), io4, 108. 
Adernoboli jjyjjii (Drynopolis) , 2gi. 
Adernopoli J^j^^at (Andria?), 116. 



.^tj^t 



Adliera oSjii (ville), i5g. 
Adhernou^jji! (village), i65. 
Adhkacb ^jix^sil (contrée) , 344, 345 
Adhkachs ^jiS'i,\ (peuplade), 848, 35 1, 
Adiana XjLil (Diano, ville), 285. 
Adiana ioLal ( Diano , rivière ) , 285. 
El-Adjassa A^(ol.s,i)i , 1 13. 
Adjerousta *iw . ».=» ! , 3 1 o. 
A'djima iCj\^, i45. 
El-Adjoufôjj3_iii, 3oi. 
Adjouïn (jj_5^1 (ville), 176, 177, 
Adjraf ot^J=-i (montagne) , g. 
A'dra if.jvs (bourg), 45, 46. 
El-Adra .-si)! (rivière), 228. 
Adrama «.«jil, i42, i^g, i5o 
Adraso (juiil ou Adrasto o>- 

(jV=?v»j' ou jjî^ai (Duiazio), 102, 

268, 382. 
Adrianoboli (Andrinople), 292. 
El-Afachïn (jjvAJi'l (Ephèse, province), 

299- 
Afachîn yvAil (Ephèse, ville), 29g, 

3o3. 
Afardik ^iLjûjj! (Berwick, ville), 42 5. 
Afmoun QjÀAit (Avignon), 23g. 
Aflandris (j«ijj<>wyji (Flandre), 363. 
Afloumat el-Sawâri -jl. w U âLvoJiàl , 

118. 
Afnia xvÀil (Alvano?), 274. 
Afrafaranda ifiXjl jjîjjl (Farayana) , 5o. 
Afragha iLsIjjI (Fraga, ville), 16, 235. 
Afrana &j!jjl (ville), 317. 
Afrankbila *Vaj viLjvs! (ville), 376, 

377, 378. 
Afrankborda »i>_«XijjI (Francfort), 

367. 
Afrantio jjyLjLj!, 284. 
Africains, 2. 
Afridesfa Li^tN_)j_»( (ou Akrideska, 

ville), 2g 1. 
Afrique iLjjujj\ , 72 , 78. 



TABLE DES MATIÈRES. 



443 



Afrique moyenne U ,., .ti tjyiJi , 66. 
Afrizizak (ilKjvioi (Verôlze), SyS. 
Agathopolis (j,Jlj»jIj1 ( Akhteboli ) , 

385, 394. 
Agen /js-i (ville) , 237, 24i. 
Agersa iL.ttj^.rs.1 (Aversa), 260. 
Agharbiiia ioJovsi (Gravina), 269, 

278. 
Agharleto JaI>.Éi (Barletta, \-ille), 279. 
Aghathoboli (Ji_>»jlcl, 397. 
Aghinis ,jm._àac! ( Hagios loannès ? ) , 

296. 
Aghinlz civJiAti (Aix en Savoie?) , 289, 

244, 245. 
Aghirmani ^^L«»sl ou Aghirmini (Ac- 

Iserman), 383 , 386. 
Aghisla Ui:*»-Ail, 362. 
Aghourt .■■,,^^1 (GroUola), 282. 
Aghradh ii^i)i (Aorala), 3o5, 3o6. 
Aghranzinos ^j*j.ÀrovSl , 387. 
Aghrimes (j»,^j.Éi (Lynn-Regis, ville) , 

374, 425. 
Aghrios (j^jjjjl , 382. 
Agilo_jXv=-) ou Asilo j,Jix*>,l ( lour) ,264. 
Aglioura n,. A^^ \ (Rocca Gloriosa?), 

"285. 
Agra »j_ïi (ville), 376, 376, 877. 
Agrakta «Jaii Jil (ville), 371. 
Agridisca LiUyiXj^ii (Gradislie), 379. 
Ahar ou Aher jjki , 32o , 324 , 325. 
Aher (montagnes d') wA! , 33o. 
El-Ahsa L*=^iJ| (rivière) , 307. 
Ahwaz ji «^1 ,161. 
Aïdouli Jj<Xji (Aidone), io3, io4. 
A'ïn el-Djebai JUii dJVC' i54. 
A'în el-Hamm^_^. Jl yv_S' 169,179. 
A'ïn el-Huboub cjvS:!! (j:*, 96. 
A'ïn Rasis ^j*.^lj (j^c, 178. 
A'ïn Zarba ioi) (^^^ [Anazarba] , 12g, 

i33, i4o. 
Akarlamou ^iw^sl ^^iij (rivière), 102. 



Akarouiindja x^Ujv^ii , 378 , 874. 

Akarsif i_ji-*.»uiji (ville), 10. 

Akeronta aajj-^jI > 73. 

Akha' fà-î, 182. 

Akhcbikatli .■•■. f . ,■:■. .^ I ou Akbsikalb 

.■•■. C". „J^ I , 2 o5, 209, 210, 212, 

2 i4. 
AkhioloujJUà.1 (Ahioli), 385, 382, 

394. 
Akhiioun yjjkXà.1 {Agrianes), 293. 
Akhlioun (rivière) , 294. 
Akhrisoboli i ,,,,v,.^ i [ Chris topolis ) , 

288, 289, 290, 295, 297, 384. 
Akhristobolis (j,,_jLijJUg)À.I, 297. 
Aklarmonle tikÀ^Jl^! (Cliiaramonle ), 

282. 
Aldesdjik dL^-J^!, 206. 
Akli jL»! (ou Akîa, viUe), 382, 388, 

389, 397. 
Akliba iLjuJiïS , 394,435. 
Akloun ytJ^i /jAras» (fort), 272,274, 

282. 
Akoulia aJjj! (Vukovar?), 878. 
Akourant o(jj»ji J-iç- (montagne) , 

3i8. 
Akra «j.^j1 (Agri? rivière), 118. 
Akranos /uijjjiî, 382. 
Akrat , 
Akri ^5j.. 

283. 
Akridisca LjLuiiX^I (Gradisca?), 375. 
Akridisca Lji*», Jsj Jil (Gradislie), 382, 

383,384, 385. 



(Cariali?), 271. 
o] (Agri, rivière), 272, 282, 



Akriza 



!>' 



(Goritz), 2 46. 



Akrizaw _jlw;.^t (Gratz?), 369. 
Aksifoua !j_iU*».S>l , 1 13. 
Aksounboli ^jMym.^] , 382. 
A'iab.^ (ville), i43. 
Alaberdja \_s-joi)I, 98. 
Alaïdjan yUs;i)i (ville), 320,321,32 2, 
329. 

56. 



444 



TABLE DES MATIÈRES. 



El-A'lamïn (j_t.»li , 3o5, 3o6. 
Alains (pays des) y5\Ji , Sgg. 
Alana iijiil (Alaro, rivière), 117. 
Alasnam ^^\juoi)\ (mont), yS, 96. 
Alasiiam ^^Ijursill , 1 1 1 • 
A'lati55\£ (Galati), 109. 
Alawasi j^jifl (district), 299. 
Alba A-JI (golfe), 269. 
Albalia ioJUl (île) , 68. 
Albarnia ioojUJ! (Auvergne), 368. 
Albengala iiXjiiJI (Albenga), 2Ug. 
Alb Djowan y!_jj». t^I, 279. 
Alberal J|^î (montagnes), 276. 
Albilalla iU2J5)L)JI (Villada deMontesa, 

province), j5. 
Alboucharat cjKL-i.>_<LJt (Alpujarras, 

province d'Espagne), i/l. 
A'icama ii_jii£ winji (fort), 195,197. 
A'icamt iCjLJi , 96. 
A'icanara «.LUJlc , 1 1 i. 



Alcant c:«jiJ| (ville), i5, 39. 
Alcantara «JaiJiJÎ (ruines), 3. 
Aicantara iiJa-iJiJI (ville), 33. 
Alcarad iJcIÎ , 42- 
Alcassar wiajill (ville), 23, 26. 
Alcata «ÎUJl (Alicata), 112. 
A'ichana *_jLSkXs (ville), i3. 
Aldjoudi ^>» -ii , appelé aussi lemanîn , 

montagne sur laquelle s'arrêta l'arcbe 

de Noé, iSà- 
Aleska J^^mJU 397. 
Aleskoun (.jJCmJI (ville), 179, 180. 
Aieskoun (.jjr.uJ! (Abeskoun?), 333, 

334,335, 337. 
Alexandre le Grand, 35o. 
Alexandrie ( phare d' ) , où la femme 

d'Alexandre exerçait ses talents, 26. 
Alexandrie iij, JsjiJl«l , 25o. 
Alfaghar yiil! (province), i5. 
Alfar^LiJI ou Algliar (fort), 23i. 
Alfaro j.UJi, 23o. 



Algezira g wjyii ,110. 
Algéziras i\jiàil ïyfy^ 1 ou l'Ile Verte, 
(ville ; en espagnol : isia de las Palo- 
mas, île des Colombes), 4, 18, ig. 
Algéziras (habitants d') iy^\Â., 3. 
.'UgharojjjLxJ 1,233. 
Alhama ii^Jt, 47. 
Alicanle, 4i. 

Alichana iijLjiKAJi ou Alisana ajUkjJ! 
(Lucena, ville), autrement dite El- 
bira ôvA+II (lUora), i4, 54. 
AUania &jù2XJl (ville), 4oo. 
Allemagne iLAjL^! , SSy, 373. 
Allemagne supérieure ^^jijjl^l , .p.i 5V*t, 

245. 
El-A'lloîc j;^i , 3o8. 
Almakhada ajôI.^1 (ville), 3o, 33. 
Almantia «jUàIL! ( Aman tea, ville), 269. 
Almassa iual! (Mozza, ville), 69, 116. 
Almassisa iUajwoil (l'ancienne Mop- 

suestia) ,129, 
Alméria &j»il (ville), 12, i3, i4, 4o , 

43,45,48, 52, 64,66. 
Almod ,sM (Mojo?), 110. 
Almodou_j,Xil (Mojo, fort), 108. 
Almodovarjj<>JLî /yiash. (fort), 42 , 57. 
.Alphonse liLU! (j«Jj*iili , roi des chré- 
tiens , d'origine castillane , 33. 
Alsanam ^^LmoJI (bourg) , 94. 
Altamora o,».,jJl (montagnes), 287. 
Aly jT(l'Halys, fleuve), 3g3. 
Alzerada Siî.jJ! , 42. 
Amalécites , 3i. 

Amalia iUJL») (Amelia, ville), 252. 
Amasia iU^gUi (viEe), 3ii,3i2,3i3. 
Amastra ovA«»-«Liiii 394. 
Amid j^^! , 3i5. 

Amid «>v_«5 ou oi>w«l (l'ancienne Ami- 
da, aujourd'hui Diar-Bekir), i42, 
i5i, i54, i55, 827. 
Amidia L^yi^l (Midia, ville), 39/1. 



TABLE DES MATIERES. 



445 



Amtah A^i , 208. 

Amloubalou jAj Joil (village), 181. 

Amol Jwol , 169 , 177, 178, 179, i83, 

186, 188, 193. 
Amouch ^ja»^i m""^ ( Mouch , fort ) , 

3i3, 3i5, 317. 
A'mouria àL>j»JÎ [Amorium, ville) ,299. 

3oi, Soi, 3o5, 3o6 , 307, 809, 3io, 

3i2 , 317. 
Amraïnes des Madjous u-jji! (j«ukjljj<! 

(Îles),i33. 
Amtalïn /wJJ-wl , Sog. 
Amtelin yJJa-ot ou J Ll « Maleli 

(mont Latmus), 3o3, 3o4- 
A'mwa Ij.î, Sog. 

A'na iLjlc (Anatlio, ville), i38, 1/I2. 
Anaboli Jobi (Napoli de Romanie), 

125, 295. 
Anacht os-ib! (fort), 22g. 
Anastasia x . ...lU... ■.! io5. 
A'nat caLlkC (ville), iZ(4- 
Anbala Aaj! (ville ) , io4. 
Anbala isK+ji (rivière), io5. 
AnbarjUjVI (viUe) , i38, 1/12, i44. 
El-Anbassi ^^.aUjiJi , 1 iS. 
Anbouria «jjjjjt (Novarre?), 2/i3. 
Anbouris ffy^jjj\ ( Ampurias , ville) , 68. 
Anchoun y «^Sj! ( Auxonne ? ville ) , 

358. 
Ancolazmia /^ ■ ,Ot ï .1 , Angolazma 

A.«vXRjt ou Ankelazma *^yjijl (An- 

goulême), 227, 237, 238, 353. 
Ancône ïjjXil , 346, 255,262,263, 

266, 281. 
Andalous (pays des) Qn ?■> •■! i5\_;, 

connu par les chrétiens sous les noms 

d'Espagne ou de presqu'île d'Anda- 

lous, 1. 
Andalousie , 2 , S , Si. 
Anderab «_>|)<Xjl , 170. 



Anderamech 



o*-^b 



i|,<>.j!, 210. 



Andisera »w.»«j^ji (île) , 3g6. 

Andja iùtfi (port), 256. 

Andja ^\ , 280. 

Andjirs yivJ*'! (Angers), 238. 

Andoudjar j_j».jOs.j! (Anduxar, fort), 

Andra »j>Xjl (Andretta), 270. 

Andra ojtXj! (Andria, ville), 26/1, 27g. 

Andrinople (Jo»J)àl, 286, 287, 293, 

295,383. 
Andros «jtXj! (île), 128. 
Andusiana i^j'u^oot (place forte), S07. 
Anecht ' ■•, A/l , 2 i4. 
Anezca iLïjjI • j'" — (fort), 281. 
Angers ^j^jM^] ou uiy-ctf ! ,227, 353 , 

357,361. 
Anghazma ii_«JoS ou Ankazma, 277, 

278. 
Anglais (j_,,J<iiJl , 356. 
Angleterre sJaJil, 356, 357, 364, 

374. 
Angleterre sJaJùLJ, 42 3. 
AnliOjjjl (ville), 43 1, 432, 433. 
Ania «_xil (ville), 894. 
Anichoun yj_i«jijl (Auxonne?), SSg, 

S60. 
Aniksoboii > ■« v: f -i , 397. 
Anjou ^^t, 357, 368. 
Ankana iUSTii)) , 112, 1 1 3. 
Ankilaia «j^J^iCji (pays d'Aquilée) , 246. 
Ankira «Jiil ou Ankori j<jXil ( An- 
gora) ,3oi,3o5,3o9,Sii. 
Anklaïa iùyjijt (ville), 889. 
Anklouna iijJLiijI (fort), 276. 
Ankouza iijXil (île), 68. 
Antaldé iU^jUajl (Antioche), 66, 12g. 

iSi, i32, i33, i35,Sii,3i3. 
Anlalia ioJUûjl (Salalie), 3o8, Sio 

3l2. 

Antalia la Neuve io^jjvji iùJUajl (Sa- 
talie), 129, i34, i4o. 



44fi TABLE DES 

Antalia l'Incendiée x-S^I a . ilU-.l , 

129, i34. 
Antar Nastiri ,^w_jÇu»J jJUt ( Mister- 

bianco?), xo5. 
Antarsous L)<,j_4y,Uajt , 129, i3o. 
Antekira ijAjiXj^ (Antequera), 53. 
Antibara o_,.jjjl , Antibaro «,L»Xj! , ou 

Antiberia ii_;!j_jjj! (Antivari), 261, 

268, 287. 



Aiitichoun 



yj-4»AJ 



I (Auxonne), 3 M. 



Antioche iU^sUajl, aSo. 

Anzelan /jiKj' (port), 8, 9. 

Anzigharco jjjljt^! , 279. 

Aous (jjgjl (ville), 216. 

Aquilée A_)5À<ji, 266, 288. 

Aquilée (pays d') iCjiX^,! , 239, 368, 

372. 
Arabes du Douab ui.jjt cjl^l,/i02. 
Arabes (cap des) tjjjtJ! cjvJâ. 22. 
A'rac Mjj-c (ville), 2o3, 2o5. 
Aradwan y!_jiM , 182, i8/i, 186. 
Arba iLjjl (Ai-be, île), 269. 
A'rban yU-' (ville), 1/12, i5o. 
El-Arbat islji)! (rivière), i3i. 
Arbat Ablana i05>o' •î'Jjl (foi'')' '^4. 
Arbelan /j^kj,! , 275. 
Arbre (port de 1') »,_ss^l (^»y.^, 1 12. 
Arcadiopolis Jtjj,j<x5^i , 298. 
Archcoul Jj^JUuji »*j>=» (île appelée 

aussi Ardjeloun mjAj»-^)! . aujourd'ljui 

Rachgoun y_j,ji^|j), 11. 
Archidouua «J.j^^jl (ville), i4, 53. 
Ardebil JkAjij! (ville), 169, ,170^,171, 

320, 323, 32/(, 326. . jiiiijol.ii. 
Ardekliachemïn (j^^^ij-^^ji , 189. 
Ardelankatb liAXii^iji , 2i3. 
Ardis (j».ji.j! (Artagi-certa , ville), 3i5, 

328. 
Ardjelat i:a5X..=-ii (colonnes-siphons ou 

sou-terazi) , 2 5. 
Ardjent caA.=-jI (Acerra?), 281. 



MATIÈRES. 

Ardjis fjtiM^j\ (Ardjicb), 320, 325, 

327, 329. 
Ardjouna ILi^s-j] (Argana) , 3i5. 
Ardoulankath ci^_53i)ji,t (ville), 211. 
Aretba iùjji (ville), 19. 
Aretsin yv_u«jji (Arezzo), 255. 
Argentaro jbL;ks-,I /jAOSk. (fort), 2 5o. 
Argenlo t:.>À=>,! , 260. 
Arghira «j-Atii (Alcira), i5. 
Arghojj.,! (Argos), i25. 
Arkelan (.5)6\i, 277. 
.fVrinia *xijjl (Parkany), 377. 
Arinminis ..v.vvçl.mI (Rimini), 2^7. 
Arkadie ii j4>>.J>)l ou Arcadie (ville), 

124. 
Arkadioboli jL_)j_ji,\^l ou Arkadoboli 

(Xj.ifejl Arcadiopolis), 292, 295, 

384. 
Arkoch yi— ^.i (j_Aa-». (Arcos de la 

Fronlera), i3. 
Arkoudha sij.5^! ("le), 72. 
Arlacb ijiii/jl , Arias lt^Jj! ou Avlacb 

uSiiij! (fort), i34, i4o. 
Arlech (col d') ifJj\ xjJls- ou Awlecb 

(jjj_5! , 6/i. 
Arles jj^jî , 2^8. 
ArlithlajJjt (Ariza, province), 16. 
Armeda »»y..^l, 23o. 



Armen (jjjl, 397. 



■ bài, 



Arménie mju>^ . 1^2 , i43, 320, 326', 
33i. 

Arménie extérieure, 32 5. 

Arménie intérieure, 325. 

Arménie (petite) ^yual\ iUk^j\ , 829. 

Aréthuse (fontaine d') , 85. 

Arment otÀ.<jt , 271. 

Arminia iokÀx.»)!, 327, 328. 

Arminiac ^ïLAÀ-«ji ( Armeniacon , pro- 
vince), 3oi, 3o5. 

Arminiali hmmA , 320. 

Armirioun mjJj-*;' (ville), 292. 



TABLE DES MATIÈRES. 



447 



Armiroun mj vi»-*;' ( Armyros, ville ) , 
291, 296. 

Armocastro jwA_*«^^woji (ville), 3S5, 
386,394. 

Arnana iijLjii (Ariano), 280. 

Arnes iwaiii (Arbe? ville), 267. 

El-Arou ,,JJ( (rivière), 101. 

Arsah aUsji (ville), Ziio, 4i4, 4i5. 

Arsanilcalh aiiSx*Mj\ (ville), 2o3. 

Arsia iU^,! (Eizeroum), 3oi. 

Arsiankath ci«— SoUj*)' ' '^06. 

Arlalcira iSjjji3j\ (el rio de Camarifias) , 
23o. 

Arthan yli,! (viUe), Aoi. 

Arthania iLAjliii (tribu), 4oi. 

Artidjan yUsXijI (ville), 197, 199. 

Artouna itjJo.i , 2 78. 

Arzen yj,! (canton), i5i. 

Arzinkian ij^ijj^ (Erxinghian, ville), 
3ii. 

El-Asawara o,jL*i^l (bourg), iti5. 

Asbandjan yta^AAyl (ville), 199. 

Ascala iiKiUst (wuar»- (Ascoli, fort), éga- 
lement connu sous les noms d'A'z- 
cala, A'zcola et A'scola, 262, 280. 

Ascanou »jiji.m! , 276. 

Ascaran ^.(^Jù»,! , 182, i83. 

Ascaras ^LjUxi , 1 82 , 1 85 , 1 86. 

Ascaroun yjjyùvl (montagne), 346. 

Asconia isjoyCuii (contrée), 4o6. 

Asconia des Turcs (contrée) , 4o8. 

Asfaroun yjjjust (montagne), 389, 
34i. 

Asfinan (.UAi*».! , 211, 2 1 3. 

Asia Ajçu,) (lesi, vUle), 255. 

Askala «J(jCil (ville) , 399. 

Askalfa UJSl*yi ou Aksiloufa li.liji.i ^il 
(cap), 128. 

Askandja \^Sm\ ■ Voyez Eskindja. 

Askifcan yUijuXlwi ,200. 

Askisia ikxASUi\ (ville), 399. 



El-Asir j^ywiJI , 166. 
El-A'sl J^^wjtJi (ou rivière du Miel), loo. 
Asian |.i\_w! (Acerenza?), 279. 
Aslan y5X_»iii (fort), 11. 
A'slouka *-=^«, ly ^g (village), 19. 
Asnas (j^LLuiI (bourg), 188. 
El-A'ssi ^^Ull (l'Oronte, riv.), i3i. 
A'ssim ^f.ja\s- (mont), 5o. 
Asroud i»>-«! (rivière), 200. 
Astadjanko »XjL^^l , 24o, 248. 
Astalaria LjilUAyt (c^p). 124. 
Asterabad i>LljA*«ii , 162, i63, i65, 

169,177, 178, 179. 
Asterabadan yliLLXw!, 179. 
Astidjan ^.l^vJCuil , 199, 202. 
Astifas ,j.„UaX*»I , Astibas ^J,»LJuA_*^) 

ou Astibos j,„jjOU»1 (Thèbes), 128, 

287. 
Astinoboli jJ^_j_*aa^I , 894. 
Astorba «jjjLui! (Astorga?), 233. 
Astouna iiij.la^i (Nettuno?), 256. 
Aslniir, . U ... 1 (ville), 222, 223. 
Astoura i«,»Ja^l (rivière), 11g. 
Astourkalli ci«5j«j;Aut ,212. 
Astroboli Jkjjyj:.*»,! (jaoï». (Ibrt),i29, 

i35. 
A'ihabi ^jUc (sorte d'étoffe fabriquée à 

Alméria) , 44. 
Athana ëJ^] (rivière), 65. 
Athil J^l_^ (Volga, fleuve), 332, 

333,336,4oo,4o8. 
Athil Jvii (ville), 335, 337, 4o3, 4o8. 
Athina aàaS! (Athènes), 294, 295. 
Atraba xjjj! ou Atrabia ii_A_)jj1 (Tra- 

pea, ville), 69, 116, 269. 
Atrabezouni ^jyJ\J\o\ (Trébizonde) , 

393. 
Atrabis lyt^J^] ,269. 
Atraca iLSlJal (Trevico), 270. 
Atracana blïiJoî (ville), 2x4, :ii5. 
Atralsa A_»jLji ,291, 383. 



448 



TABLE DES 



Atramito yc^-1 {Adramittium, ville), 

3o3. 
Atrana *jljJsI ou Aj!>ii (Trani, ville), 

261 , 278, 279. 
Atrana la Maritime AjLji (Ortona a 

mare) , 276, 277. 
Atrawa f^-l ou Atrowa (ville), 382,383, 

38^. 
Alrigarco _j_i,U^! (Tricarico, ville), 

282. 
Atrila ikjjls\ (Adria?), 2^7. 
Atringhos jj^oLj^i! (Courtrai), 366. 
Atroubi j«jj! ou Atrouni, 291. 
Alrouna *jjJot (ville), 277. 
Aubi jj\ (fort), 95. 
Auch (ji)ou jijt, 227, 236, 237, 

289, 24l . 



MATIÈRES. 

Augsbourg ii)vjjj! ,246, 367,369,370. 

Aurast uX«.yj!, 211. 

Aved ijl, 167. 

Avellino jjijjbi ,260, 

Avlona AjJbt (ville), 291. 

Awal Jl^î (ville), 211. 

Awizyjjl (la Lys, fleuve), 365. 

Awsia iixwjl , 397. 

Azah »j\ ou Aîila SXjj! (ancienne As- 

sos), 3o2, 3o3. 
Azam ^^jt (village), 179. 
Azdekhamsin <j^ m^ >^ , 192. 
Azela A]\i (île) , 396. 
Azila yoji , appelée aussi Assila llU—sal 

(ville), 7- 
Azilakh iioil, 2 13. 



B 



Ba'am ^^\m (village), 32. 

El-Bab oUJt (ville), 329. 

Bab el-Abwab <jtj_)iii çjL (la Porle 

des Portes, Derbend), 180, 32 1, 

322, 329,330, 335,337, 4o3. 
Babakelam j.>\.ïLL (ville), 7. 
Babia iCoL (Pavie), 2 4o. 
Babil JjIj jjoji (province), 160. 
Babil JoIj (village qui remplace la plus 

antique ville de l'Irâc) , i6o. 
Bàbir^y_jijL, Bàlir 5_Ail ou Baîr ^.J 

j-ji^ (Bavière), 2/16, 370. 
Babotera ^kjvjj , 279. 
El-Babsa iij«»jLJt (Levanzo, île), 72. 
El-Bac ^jjl^Jt (château construit sur le 

mont Mardîn par Hamdan, fils de 

Hassan), i5i. 
Bachemi ,^^i»j (canal), 178. 
Bachinou y-X^[> Xf^sjJi (Pachino ou 

Passaro, cap), 112. 
Baclan /j'usai (Bou/cellarioii , prov.) , 3o 1 . 



Bactes jj^JaJb (fort) , 80. 
Bactis j j-Uï. (Palti) , ii^. 
Badajoz ,■■ j . iU . (ville), 3o. 
Badakhkath <i«Ji».Ovi 208, 212. 
Badegha iiiiiL (ville), 34o. 
Bades (u,iL (ville), 4, 9. 
Badhelou, 309. 
Badhousian |.Ly«,iL, 17g. 
Badi ^iL (le Pô, fleuve) , 253. 



Badis 



cr»-j 



,L66. 



Badis (UiiU (fils de Habous le Sanha- 
dji, qui acheva les construclions d'El- 

vira commencées par son père). Sa. 

El-Badja iis^J! (cap) , 118. ">•/■• 

Badjasis (jj^jy^ors-L (Bayazid), 329. 

Badjerwan yijyjs-L (ville), 129, i36, 
i42, i5i, i53. 

Badjesa iU«.».lj , i46. 

Badjitera »yjts-lj (fort), 273, 274. 

Badjnaks ii)U;s? (Patzinègues, peuples), 
4o2 , 4o3, 407, 437. 



TABLE DES MATIERES. 



449 



Badra ôiiL (Adria?) , 2bli. 

Badiaoua l.jiL (rivière) , 2 58. 

Badula ^jjv^ (Padula), 285. 

Badzrouia ibjjib (ville), iSy. 

Baga àéiL (Pago, île), 269. 

Bagdad ilOvjL}, iSy, i38, iA3, làà, 
làS, 146, i56, 167, i58, 169, 160, 
168. 

Bagha iLèl (ville), 53. 

Baglianoun yyioJI m»-««j (fleuve de la 
Chine), iSy. 

Baghankath eAXiij, 207. 

Bagharghars H^ji-yi^ ( peuplade) ,21^, 
221, 35o. 

Baglierbaïa LiLysl» (canton), i5i. 

Baghina Uaxj, itiç). 

Baghnach (jixJwb , 186. 

Baghouda ii_»»jij (île), 2 58. 

Baghras (j«,t^ (j^*- (for')' '^o. 

Bahira »j.ac»L (Beyra) , 226. 

Baghss ija*> , SyS. 

El-Bahasi ^guM^l\ , 807. 

El-Bahmîn (j-^^jJ! (ville). Sa. 

Bahsana ^ ,„ ,, . 3i3. 

Baian yUj (ville), 162. 

Bakalh «iJô (ville), 207. 

Bakhenis, 320. 

Bakliman m^Ti 'i'O- 

Bakliouan /,ij_^L>, 21 5. 

Baklisan ^ \ ■■■■^ l- , 20A, 2o5 

Baknoun ijyiJU (ville), 346. 

Balam ^^y.j (Bellovar, ville), 378. 

Ba'lan y5Vx> cjJo (c^p), 10. 

Balana «ji)L (fort), 276. 

Balaîan /j^f^l» (^Me), 207. 

Balandjar -L^Uo , 32 g. 

Balascoura ijJùaJL, 274. 

El-Balata ia^^l u^]j (cap du Vieux- 
Palais), 111. 

Balawat caijij (montagnes), 376. 

Balbasen (j-wUXj ,277. 
H. 



Balcas iMjàj (fort), 280. 

Balcouri ^^^ylL , 282. 

Balcourin /joJiJb , 72. 

Balech (ji*JL>' '86. 

Balendjour jjj^Ut) (ville), /I02. 

Balensia iiAMkjijL» (Valence, ville), i3, 

i5, 36, 289. 
Balensol Jj.«jJ\j (Palazzuolo), io3. 
Balentekis (j,.oviiJUJl» (Mancusi), 284. 
Baies (j^L |jj_jJc»- (grand étang), 3g. 
Baies jj^L) ( Vêlez Blanco, fort) , là. 
Balghir jjyiX) ou Balkir jjuiij (ville), 

287, 238, 352, 353. 
Balich (j«Jj (ville et château) , 4.7. 
Balinas (j,wUAJb ou Banias (ville, Apol- 

lonie de Syrie), i3o. 
Balkh (rivière de) Aj, 336, 
Balma a^L (Palma) , 277, 281. 
Balmela «XiL, 277. 
Balou ^L (Palou ville,), 3i3. 
Baloumïn (jy«JL) (fort), 3og. 



Bamkakhes 



cr"=»- 



\stoL: 



Banamouni jj..«bL (viUe), 487. 
Banbouni j»aJo (Zambrone), 25g. 
Bandhos la Maritime m«i j>jl> (Panados), 

292. 
Bandjkalh o-JC^o, 202. 
Banhakath ii*XsV) (ville), 201. 
Bania iUil (ville), 878. 
Banikatli liwiiL, 209. 
Banosa iL«(«jli (Pianosa, île), 68, 70. 
Banssïn yv^aJu (Pancsova) , 878. 
Bantobera iL_j txAj (Vanlodena, ville), 

70. 
Banwa ^_jÀ> (viUe), 382 , 384. 
Barama Ujl, (montagne), 14". 
Barama UjL (ville), i42. 
Barca MJiyj (Parco), 110. 
Barca'ïd JsAxSj-j (ville), i42, 149. 
Barcelone xjAMyj . 16, 35, 66, 68, 

235. 

57 



450 



TABLE DES MATIERES. 



Barchic (^-w^j ( Taichiz^.^- ?) , 1 84. 

Bai'daques i>ii»j (sorte de pot à l'eau 
que l'on fabrique sur les bords du 
lac de Lenoudan, et dont il se fait 
des envois considérables dans l'Irâc , 
la Syrie et l'Egypte) , 328. 

El-Bared i,UJ! (rivière), 109. 

Barema <!c«jl», i65. 

Barema UjL (montagnes), ibà- 

Barenbala A^.xiw (île), 126. 

Barenio jjuj,j, 117. 

Barghik (i_*ffjj (Ipswich?), Syd, 425. 

Barghouth ci)»*.j (fort), 3o5. 

Barghouth i±!j.S)j (fontaines), Soy. 

Bari |-,|j (ville), 263, 278, 279. 

Barida ,i i>>o ,L> (canton), i5i. 

Bark J^ (fleuve), 338. 

Barka xSjii, 199. 

Barkalh ii*S^lj (bourg) , 201, 20/i, 211. 

Barkouri ^ojS^j (vUle), 325,326,327. 

Barkouzi j<j«5w > 320. 

Barlet iO_^ (Barletta, ville), 261, 364. 

Barmani jUw (ville) , 358. 

Barmes jj,.,„«,L, (canal), 198. 

Barmonsa « m '•» "« .■ ■ 397. 

Barmounia iLxi^jj (ville), 390. 

Barnas ijM~ij~> (Varna), 394. 

Barousa iL»yj «j ,212. 

Barsen awwjo (canal), 198. 

Barsîn m:j^vJ ouBarchïn, 182. 

Bartas ^uiUso (peuples), 4o4- 

Bartas (uiUajj (contrée), 4o3. 

Bartenic ijjj^jj (Partanna ou Parte- 
nico), 89, 94, 95, 1 10. 

Barthano »ilijj (le Parthenios , rivière), 
392. 

Barthas iu,\isj.i (ville), 336, 387, 4o/i. 

Barthouna Ajjj-J (ville), 3g2. 

Basa l'Inférieure jJol^uJ! t „ ■ 210. 

Basa la Supérieure UJoeJI Lmj . 210. 

Basât ^<,»j (ville, Baza), 5o. 



75. 



Basca «JuuLj (ville), 388. 

Basca iJuJj, ^97. 

Bascoura ojJlwo ou Balascoura, 27;. 

Basdjirt extérieur Hj^AM. i-.. -f^^ (con- 
trée), 406, 408. 

Basdjirt intérieur x \ ^ \,\. || ioj_:S-\j 
(contrée), 4o6, 4o8. 

Basdjirls cawr^^ Basdjirds ou Bachkirs 
^j -^ ' ( pays des), 336, 34o, Sgg, 
4o3, 4o6, 417, 437. 

Basila i(\_iL /wlo:». (San-Biagio, fort), 
274. 

Basili JuA^L» iiij (champs), 107, 108. 

Basilico jX^XauL , 382 , 394. 

Baskath ti,X»«u, 21 3. 

Baskir j_A_5[Jio (jJo (Biarilz, cap), 

23l. 

BassaUj^uiL, (Passau? viUe 1,372, 376. 
377. 



Bassora 



OjJOj , 



i55, i56, i6i. 



BassoUj_,oL (château), 80. 

Bassra Sjjaj (montagnes), 7. 

Bassra SyAoj ou Bassra du Gharb SwHj 

tj^jiJi S (^'ille), 7. 
Bastam ..H'im» (ville), 169, 176, 179, 

181. 
Bastam - 1 U .^ , (canton), 207. 



Bas très 



W^" 



382 



El-Batàih ^IkJI (marais) , i38. 

Batalari ^^,5Uaj (fort), 93, 

Batalios (j^kjJiij (Badajoz, ville) , i5, 

21,22,23,29, 65. 
Balalous («.«JdoL (Analoti/cous?), 3oo. 
Batara ïJjj (Patara , ville ) , 129, i34 
Baterandent tiOJ^ji Svj'Li 27/i. 
Baler Boli Jj_jjjL ,271. 
Baterma ^ ^jU. (village et port) , 267. 
Baterna ^ Jaj (lieu où se trouve une 

mine de mercure) , A6. 
Baterno jjJsli (Paterno), io3, io4. 

io5. 



TABLE DES MATIERES. 



451 



Batlioura »,»jlj ( Athyra) , 298. 
Batlan yikk-j, 281. 
Batra sy,[, (Patara), 3o3. 
Batra 6>jl> (Fatras?), \ilx. 
Batransia Ï^XMtJjXi (bourg) , 3o6. 
Batri ^Jaj (ville), i42. 
Balricona «jjjjJaj (rivière), 117. 
BatssaUjAaJj (Passau, ville), Syo. 
Bavière wAïL , SSy, 366, 368. 
Bawales jjoJlvJI fQ/iy* (cap Passaro) , 

85. 
El-Bawaless (waJLjJI i^y (port), 1 12. 
Bayeiix o-j^ (ville), 36o, 36i. 
Bayonne iCi«jij , 226, 227, 23i, 23/i , 

236. 
Bazela aJv? ou Bazla JsKlj (Bâle), 2/i5, 

362, 369. 
BebenOjJUj (Bibbieno, ville), 2 55. 
Becara aXio (fort), 106. 
Bechkessar .UaSTAj (ville), ili. 
Bedandour j.Jsj^aJî , i3o. 
Bedarcs ^u^i Jvj (Poitiers) ,227. 
Bedendoun yj «Xj vSj ( Podandus ou Pa- 

dyandus, fort) , 3o8. 
Bedbech lijvj (fort), 176, 177. 
Bedhlan [.iljvj, 817. 
Bedhoula iO.iko (Bonito), 28^. 
Bedhrawara 



bib- 



_j ou Bedhwara 



»j!_j«kj (Peterwaradin), 372, 375, 

378. 
Bedjaia Hj^-s; (province), i4- 
Bedjal Jls?, 272. 
Bedjaua &ils? (ville) , Zi8, Zig- 
Bedjana (vallée dç) iuls?, kU- 
El-Bedjanis (j,»j\.s? (bourg), 45. 
Bedjenbro , wvis? , 27^1 
Bedjnakias x. t<^ \:.^\\ , 336. 
Bedjrenk dijj-s? ,211. 
Bedlis lyAiSj (Bitlis) , 32o. 
BefkhiaU=S.. (Pefkia), 3o3. 
Behech kend .yj,,^s 



ijr~[i^ 



177. 



Behechoun ^.yù^ ou Behechouz jj^ii^ 
(montagne) , i63. 

Behed J'-.jj, 317. 

Behlous u^ Juj ou Djebal JUJI (con- 
trée), i42, i/i3, 168. 

Behmen abad iL.! (j^w ■ 176, 182. 

Behnabad iLU.j_, , i83. 

Beîdha UiAj (ville), 329, koi. 

Beigherd ijXu , 2 1 3. 

Beîkend »SjiXkj (ville), 192 , ig3, 19/1, 
195. 

Beïlcan yUiÀAj (ville), 170, 179 

Beka xXjy^ (rivière), 18. 

Beka aXj (Vejèr de la Miel) , i3. 

Bekalik JJKj , 207. 

Bekiren yv*^ (Bocavrenle,lieu fortifié), 
38. 

Belaî (pays et fort de) j^5)Lj (Velay), 
54. " 

El-Belat JaSJuJI , 29, 3o. 

El-Belath IsyjJI (province), 16. 

Belalha iilsîXj (province), 16. 

Belban yjij ou Belian (ville), i5o. 

Belbera (fort), 4i. 

Bclch jjsJb (Elbas, ville), 29. 

Beldja ii^^, 96. 

Beled 4)Jlj (canton), i5i, i53, i54. 

Beled jJb (ville), t42, 149. 

Beled el-Fil JyOJt jJL, (CalaDe),82. 

Beledzouz ij jjij (Bolodui), 49. 

Belgraba *jiyiij ou Belgrana «jLxL 
(ville) , 372, 375, 376. 

Belgrade y^ -.^^jUb , 379. 

Belghradoun yji^jiXj (Belgrade), 291. 

BelicanlrajjuuiAj (Polycandroj , 127. 

Belicliana AjLiij (Belicena, ville), 55 

Beliounech ^Jijyj^ (contrée) , 5. 

Belisana iOL»jiAj (bourg) , 46. 

Belkisa a.*mJlIU, 3o8. 

Belloun /jJij. 16g. 

Belouli JsJo, 3o5. 

57. 



h52 



TABLE DES MATIÈRES. 



Belles /|«jdl) (nom du Dnieper à sa 

source), à^à- 
Benadec (jiLo (Lycandas, province), 

3oi. 
Benakath «i^^sLu , 2 1 2 , 2 1 3. 
Bendabwa Ij_jIjXâj, 3 17, 3 18. 
Bend Camales /uJLt »>vÀj (fort), 12^. 
Bendesa iLu,<>Ji^ (Prevesa?), 121, 122. 
Bendesia HjmiiSm (vUle) , i25. 
Bendesia ii^i^<XJu (Voslitza ?) , 2()5. 
Bendi ^^ jOu (Widdin ? ville) , 38A. 
Bénévent eAÀjJoi 2^0, 260, 262, 280, 

281, 28L 
Bendjar j\.,^vj ou Bendjaw «L^v^ , 216, 

218. 
Bendjarjl.^ Jms- (monlagnes), 223. 
Bendjari ^\^^ (ville), 222. 
Bendjtakli ^i^j, 220. 
Benkalaïa iùyJU^ ou Benklaïa (Dukla?), 

375, 38 i. 
Béni A'bdous u„j,y,x£ ^_) (bourg), 

Béni Djoumah ^i,». ^ jjîLli» (canal), 
iA5. 

Beniglo ÂXjsÀj (Oneille?) , 24o. 

Beni-Hamrj.-» ^^ (Benimer), 52. 

Bénit lijvij (forêt de sapins), io3. 

Beni-Tamian yLy^ls ^, làj- 

Beni-Wazar jîjj ^ ou Beni-VVarad 
i!jj (^ , Ù, 11. 

Benker Abad iLl wXij (nom d'une par- 
tie de la ville de Djordjan ) , 1 80. 

Bens Adrat i::j!,i,i /j«w<j,272. 

Bensara >L ^ vi (Pesaro, ville), 2^7. 

Bentanki (^Ij! cxÀj, 273,276, 276, 
278. 

Bentargha i^jlxij (rivière), 101, i02. 

Bera 



oj-j, 270. 
Beraï j^Lj (fort), 274. 
Beral JL_j Jiji=- (montagne), 276. 
Berania *aj1o (Poméranie?), 368. 



Beratour ,»jLj (fort), 276. 
Beraws u-jl^ (horde russe) , 4oi. 
Berbâttl^j.^ (rivière), 18, 19. 
Berbers, 6, 28. 
Bercanlo j_>jujo , 382 , 386. 
Berda'aiCci^j (Berde), 143,170,320, 

321, 323,324,329, 333. 
Berdeghour jjiijj , i83, i84. 
Berdja iL~-Jl (dépendance d'Alméria), 

45. 
Berdja xs-o (rivière) , 45. 
Berdja ^^^.^(Vera, ville), i4. 
Berdjan yU-jo , Sgi, 397. 
Berdoun y^iwj (montagne), 256. 
El-Berenda SjO^j (bourg), i48. 
Beridji i^^, 179. 
Berisklawa *_»5feC_tjy.^ (ville), 382, 

386. 
BerizlaWjiKw;, 397. 
Berizoula iJ.j j_j , 397. 
Berk (i)j_j y^ (fleuve), 191, 207, 208, 

2i3, 217. 
Berk i^j (village), 217. 
Berkouch ySijS^j, 207. 
Berlanda s^jiJjo (Irlande, île), 42 2. 
Bermania iiAjUw) (Vrana, ville), 290. 
Bermowa j£»_owj , 390. 
Berna iLjwj (Bremen), 873, 374. 
Bernow jjj,j ou Bernowa (le Pernau, 

rivière) ,432. 
Beroua Uo iijjj, 5o. 
Beroundj -ry-) iUjJ»^ (ville), 32], 

322. 

£1-Berria ii^jjJt , 3o8. 

Berry ^^o ^^1 (contrée), 24i, 243, 

353,368. 
Bersadjan yU-Lw^j (ville), 420. 
Bersadjan yliK.j, 21 4. 
Bersadjan la Supériewe, 218. 
Bersné iLÀwjj , i65. 
Bertabiti ^^Usjj (ville) , 396. 



TABLE DES MATIERES. 



455 



Besançon ij*-* 

Mj.*uJ>< , 244, 245, 359, 362. 
El-Besath LUJ! (bourg), 47. 
Bescar.lsCi^ (Pescara, rivière), 266. 
Beska A5ij«j (l'Esk, rivière), 42 5. 
Beskasarla SjU» aJCû,^ (bourg), 274. 
Beskicli ■(:■■ ■fy,.. (Pescbisi), 265. 
Besniano /.Laàmo ,271. 



Besnis 



jw.AÂwbJ 



243, 244. 



Besraria H^Ajmj ,111. 

Best Caslrowa î , ■ v ,,, » '■■■ w; (ville), .S86. 

Besterkan /j^)w_JC*»o. 2 5o. 

Besterkoum j,V y,.,^. (bo 

Bestia « ■Vvfi,- ou Besliano ^.1 

(Viesli, ville) , 262 , 265. 
Bestih ^JiMj (bourg), i85. 



bourg), 2 55. 



Bestrinos 



jiw> fcjj.'»«w» ; 



, 397. 



10. 

, 238. 



Betaouïa a . , U . ( peuples 
Betares luoUo (Poitiers?) 
Betounsa &*aj»l3j (Polenza), 262. 
Betralia iLJt Jaj (Petralia , château fort) , 

106, 107. 
Ratrana « \] t . (Petralia?), 91, g3, 

106. 
Betrisa iCwjjj, 283, 284. 
Betrouch j-jj Vii ou Betrous ^jwJaj 

(place forte) , i5, 64, 65. 



Betrowa 



(SiJ^ 



387. 



Beyra iwo ,, -^-^ (fort), 4o, 43. 
Beyra Ïjm j^il» (Vera, rivière), 4o. 
Bezars /wjljj (Béziers), 2 3g, 24o. 
Bezliana àijLJv; (bourg), 47. 
Bezrend >XJ)>f (Betiirvan, ville) , 32 3, 

324. 
Biana iij\jL} (Baena, ville), i4, 54- 
Biana «jUj (Vienne, ville), 370. 
Biana iijLu (Vienne), 239. 
Biasa **iiUj (Baeza, ville), 42, 5i. 
Bich yiwu (Pise), 260. 
Bichalia «xILâo ou Bichtalia iUjlxjij 

(Bisceglia, ville), 261, 264. 



(cliàle 



385, 



Bicou jJUj ou Bicoua 

fort), 91, 93, 106. 
Bideni jOvsJ (Widdin), 386. 
Bidhlos («Jjvj (Pyrgos), 382. 

386. 

Bidjnak JUjs? (Bisignano?), 262. 
Bidlis (j^Jso ou Bidliz ijJ<Xj (Bitlis), 

326, 327. 
Bilacan yLiUjJI, 320. 
Bilcan (jLjjXaj (Bithynie, contrée), Sgi, 

392. 
Bilcan m^-»J^ (ville), 829, 33o, 33i. 
Bilwar jJuj (Bellovar, ville), 372. 
Bïnch (jJ>jUj (village), 3i5. 
El-BirjjçJl (ville), i43. 
Bir el-Hassneïn ^j . ;i^-!? ,... 212. 
Bir Hamid tX-*^ wu ,212. 
Birket S i. «=^ , (fort), 274 
Bisa Xwuu , 383. 
Bister^jjU»jo (viUe), i4. 
Bisutoun (monument de), i63. 
Bitent -,■■■ -M- (Bitonto, viUe), 264. 
Bitha iUsAj, 3i5. 
Biths ^J^ (Pets, ville), 875,376, 38i, 



Bizini 



tfVjJ 



(Vizzini), 101, 102. 



Biana iii5\^ (fort), 274, 276. 
Blanche (rivière) (jàAjiJI j..<^i , 38, 4o 
Blatanou j^îaiVj ou Blatanoua S^^UaîXj 

(Platanella, fort), 94, 96, 97. 
Blatanoua i, ; U'sV . ( Plalani , rivière , 

l'ancien Lycus), 94. 
Bobolojij»j f,.^— (Popoh, fort) , 277. 
Boheïra SjArf (province), i3. 
Bohême «jç«!»j, 872, 376, 38i. 
Bola *Jj_j (Pola, ville), 261. 
Boles (jjjj (Polizzi, fort), loG. 
Boles (j«J^, 107. 

Bolghoura jylVj [Pologos? ville), 289. 
BolinoujjiAJùj (Polino, île), 127. 
Bologne iL(ûJL>, 24o. 
Bona *j»j (Vona, ville) , 393. 



454 



TABLE DES MATIÈRES. 



Bonona «jyu (Bologne?), ibà- 



Bonsa 
Bonsa 






iUe), 247. 
278. 



Bontliiz _^.a1iàj (Pontoise, ville), 358, 

36o, 363. 
Bont-Lerina iiAjp c^ (PuenlelaRey- 

na), 226. 
Bonza iLjiujy> (Ponza, île), 71. 
El-Borakl J^jjJ i , 1 3 1 . 
Borat (fori), 276. 

Bordai Jti^ (Bordeaux), 227, 236, 237. 
El-Bordj 2^JI, 162, 165, 166. 
Bordja xs-w (Borgo), 253. 



Boreacli 



vrt^ 



(ville) 



, 261. 



Borgorouz\j|jjij.j (Gorizza,i 
Borsana *jUo).j (Bruzzano) ,117. 
Borl-Atrizj^^y c:^ (leTréporl), 363, 

365. 
Ei-Bortal tal^xll (les Pyrénées), 23 1, 

Borlat vial^^i (<vJii (pays des Perles 
ou des Pyrénées), 16. 

Borloman el-KebirwkA^i /jUro (porl), 
4o. 

Bort-Tama ii.^\]s Isj-j (Puerla-Tania), 
23o. 

Borza »jwj ,170. 

Borzendj ^jyj, 320. 

Bosoul (mer de) Jj^j«,j yj£? , 5. 

Bosl c>.A»o (port), i35. 

Bolam AX} JLvs- ouBotm^^^jj (mon- 
tagnes) ,198, 200. 

Botansa iL.Mj[xj ou Botensia HjMJiXj 
(Polenza), 279, 282. 

Botlira ôjjjj (Bova), 117. 

Boubachlera y,. "Aa.t (fort), 53. 

Bouban mIjjj (ville), 323. 

Boubektlî tiiio »j , 3^2. 

Bouberferis lu^yijjy^ (ville), 200. 

Boudiana &_iLjij_j (Vodina, l'antique 
Edesse), 290. 



Boudjkadi iiAiij=-5.j (ville), 207. 

Bougie iC>Ls? (ville), 66. 

Boughlan y5X_x-j (Boukellanoa , pro- 
vince), 3o5. 

Boukend JvÀ.^,jj , 2i4. 

Bon Khaïkath «ivXiji. jj , 206. 

Boukliara i^jtis?, 192, 193, 19g. 

Bou Khikath e^XvJi^ y, (ville) , 2o3. 

Boukirj..jjÇ (Buccberi), 102, io3. 

Boukrit kj^^jjj (rivière), 102, io3, 
106. 

BoulgliarjUJb (ville), 290, 332 , 333, 
336, /102 , 4o3. 

Boulghars (peuplade) , 35i, 4o2. 

Boulgliarie iijjUJij, 399, /135. 

Boulia i^y (Pollica?), 258. 

Bouliadjimiscos ^,.'i„'^\ -y. , 387. 



(_)***. 



LaJ 



'y-i 



382 



Boulia Khiscos 

38/1. 

Boulian yLJlj (Polignano, fort), 263. 
Bou Mandjekalh li^X^v^j^j (ville), 

200, 2o3, 2o5. 
Bouna-Car jts *jjj (village), 232. 
Boura Sjj_) ^^ (rivière), 190. 
Bouran i.^jy-i^ 189. 
Bourcad ilïwj (cbàleau), 78. 
Bourgaz vtjjj , 202. 
Bourges fj„.s=~j^ , 2Ùà- 
Bourges en Berry j^^ (j«^-=-^, 2/12. 
Bourgogne des AHemands iL-A_jj,_ff»_j 

(jjjl^l , 239, 243, 2àà, 357, 362 , 

363, 368. 
Bourgogne dts Francs « ■ '■ p è ■ 

y::-;tf'!jji/t , 239, 2/12, 243, 2^4, 

357, 359, 362, 368. 
Bourouzem >/Mjn^J • '92- 
El-Boussa ^^ioaJ! (presqu'île), i32. 
Bousib fH-Mij^ (ou Boucbindj), i83. 
Bousrenda oJOj..u<jj (lac), 3io. 



Bouter 
Boutra 






(ville), 4oi 
395. 



TABLE DES MATIERES. 



455 



Bouza ijy, (ville), 372. 

Bouzana «jlyj (Bechka? ville), 872, 

376. 
Bouzdjan m'^=-)»-' ' ^'^^ • '^3. 
Bouzend «Xjjjvj ,32 0. 
Bouzkour ,».^jj^ (port), g. 
Bouzmaklian (ji».Uj»j (canal dérivé de 

laSoghd), 199. 
Bowaregh cjIj.j (ville), 222, 223. 
Bozroua UiS-j (PozzoReale, forteresse), 

92,93. 
Brabant mLio , 368. 
Bradano jjîil wj ou Rratann ,, , 1 \,\ . 

(Brandano, rivière), 282. 
Bradjanto Jaira-ijj, 270. 
Branlhal JLajLj (Basente, rivière), 

282, 
Bratana Aiis^yi (le Brandano, rivière 

qui sépaie la Basilicate de la terre 

d'Otrante), 1 18. 
Bretagne «.«Uaw) , 352 , 368. 



Brindisi ^ô\.-jy^\ , 203, 270. 

Bruges (j*k=-oî, 365, 366. 

Bsara SjUaj (Ipsai'a,île) , 127. 

Bubalos ^j»Jljj^, 1 10. 

Buccari ^gJi^ (ville), 266. 

Budrint civjjJy (Butrinto), 116. 

Buklano yîfeCj, 278. 

Burchana «jUilio (Purchena), i/i, ài^\ 

Burgoch (contrée), 287. 

Burgos iiij.j^, 226, 233, 234, 2ài. 

Buriana »_it>>j (ville), i5, 36. 

Burzah ojy^, 32 8. 

Burzian yLjwj, 16g. 

Butent cxjwù (Maros, rivière), 879, 

38o, 390. 
Buterla lijX) (Butrinto?), 261. 
Bulliira SwÇSj i^j^ (Butera) , 80, lOO, 

1 12. 
Buthra ej.jj (ville) , 386. 
Butrinto »jjyi> (ville), 121. 
Buzurdjerd ij,».j\.j, i65, 166. 



El-Cabadic ij-jil.AjLli (la Cappadoce, 

province), 3o5. 
CaBakeb i^Ui (rivière), 3 1 4. 
Cabakeb el-Naharj,gÀJ! t_oUï, 317. 
Cabanlebech ^JiJdX^:i, 3 16. 
Cabc (montagnes du) ,iA3iII (Caucase), 

329,399. 
Cabeli Jkjlï, 272. 
Cadesia iÇymils, i55, i56. 
Cadesia iCA^iUJi (lieu où l'on fabrique 

le verre dit de l'Iràc) , i46. 
El-Cahemin (jsoJiJi (ville), 16. 
Cahors n-jj^ (province), 24i. 
Cahors (jiyjlii (ville), 227, 24i. 
El-Caicab (^ouJiJI (montagnes), i34. 
Caïsi (^wjki (rivière), io4- 
Caïsi i^wijS (Capizzi, ville fortifiée), 107. 



Caïssaria «j.Ua*i ( Cœsarea ad Argœam , 
ville), 3oi. 

Caïssaria ii.j,l»aAÏ (Césarée de Cappa- 
doce) , 3i 1. 

Cadjana *jUï, 91 ■ 

El-Cala'a iùJiOl (fort), 323. 

Cabes Rousia iLf^jj (j»**»' i'^- 

Cabi jlï (ville), 432. 

Cabitat ebn-Asouad i^_wl yji àLk^lï 
(cap) , 4o. 

Cabouali ^\y^ (Capoue), 280. 

Caboudia iùijAÏ, 73. 

Cabra Swaï (fort), 54. 

Cabra tjM (Capri, île), 70, 71. 

Cabra éyj<i (ville), i4- 

Cabra ojjlï (Catlaro, ville), 261. 

Cabreira if»j^*ï (Capraia, île), 70. 



456 



TABLE DES MATIÈRES. 



ils iy^\^ (île ou pre3- 



El-Cablal JLkjjiJi ti^a (cap), Sg. 
CaLtal JUaXii (village), 18, 42. 
Cablour .^Xj-î (village), 18. 
Cacabech ^j^'i, gS. 
Cachan yUllï, 162, i65, 166, 167, 

174, 175, 211. 
Cachanchoun ^ . (,; | A j i35. 
Cacbcar ,1 

qu'île de) , 11 
Cades^j,„alî (Cadix), 18,21,42, 56. 
El-Cala iuAjd! (Alcolea?),33. 
Calabrat JsLjJli (Calabrai-o) ,271,272. 
Calabre ajjjAï, 116, 24o, 261, 262, 

270. 
Calach ^yji (district), 206. 
Calalii el-Ghâbé ibUJt |^5X,j, 3o6. 
Calahorra ojyi,ki (ville) , 34, 227. 
Calam ^.,5*^ (Agram, ville), 
Calama x«^ (cap dell' Armi), 117. 
Calantaria AjyJajJi (Carinthie) , 368. 
Cala't Abi Chama àUUi ^j! ijtki (Bus- 

cemi, cliâteau fort), 101. 
Cala't Afimi ^^^ iLjtii (cbâleau fort), 

95. 
Cala't Aïoub «jjjI iùJï (Calalayud), 

16,34. 
Cala't Alsanam fiuni\ iixAs, 96. 
Cala't el-Belout Ij^aJI Kxii (Callabel- 

lota), 87, 94. 
Cala't el-Cawareb tjjijjill &«JU((ouforf 

des bateaux), 7g, 109, 11 4. 
Cala't Darouca xj>,,i «jiAï (Daroca, 

ville), 16. 
Cala't el-Djenoun ijulS. Hjtiii (fort, ap- 
pelé aussi el-Rhanzaria). 
Cala't el-FarjVjUI iUÀï, 102. 
Cala't-Mourjj_o iixki, 96. 
Cala't el-Nisa Um^! iUAï (Caltanisetta, 

le château des Femmes), 97, 98, 99, 

100. 
Cala't Nawa^^jj iùJS (château fort) , 8g. 



Cala't Rabah _L, ii*)li (Calalrava, ville), 

i5, 3o, 65. 
Cala't el-SerattlyiiaJt iù«Xs (fort), 107. 
Cala't el-Tarik ^ijJaJI iixXi, 92. 
Calavrata iiijjijj (Calabraro), 281. 
Calcas j,JiAï, 276. 
Calcatous (j^jJoUds (ville), 324. 
Calchana iOLûJù) , 3 1 5 . 
Calgradoun yji!^.jLiS (Galgotzium) , 

375. 
Cali Cala Jlï jb (ville) , 320, 325, 326, 

33i. 
Cali-Cala il\> jjtj (montagnes de), 187. 
Calimalaïa lji)L«Jlï, 382 , 387. 
Calliboli JlaaAï (Gallipoli, ville), 116, 

297- 
Calmar ,^ô, 428, 42g, 43i, 433. 
Calmera ijji (Gallura, ville), 69. 
Calmilaîa xj5)uib, 385. 
Calmo ^.ib (l'ancienne Calymna, île), 

128. 
Caloumi (^»Aï, 3o5. 
Calour jjAjj (Calore, rivière), 284. 
CalowTÎ (<i»Aji (ville), 432. 
Calsabourjj_jU«Jlï (ville), i42. 
Calsabourjj„.3L»(Aï (district), lAg. 
Calsabou^JJ,J^»J^i (montagne), i 54. 
Calssa iuaJiS (lieu fortifié ) , 4i. 
Cam _^»\j (Caen), 36o. 
Cama «_fllj (ville), 266. 
Camales /j«JU' (ville), 124. 
Camanova l«jL«b (ville), 261. 
Camen (w<li', 2o3. 
Camerata aJoIj', 285. 
Camerino i^Ji (ville) , 2 53. 
Camio»^ç«b (ville), 287. 
Cammarata iUoUji (ville), g4, g7, 106. 
Camoudia iiji»4 (Nicomédie, ville), 

3o3. 
Camraï (Aji (Cambrai), 365, 366. 
Camroun Mswots, 3i5, 3i6. 



TABLE DES MATIÈRES. 



457 



Cana iLjij (fort) , ^3. 

Canal des Vénitiens yvJjàljUJI «^Ai». > 

261. 
Canalar jilUï (Candelar, rivière), 26/i. 
El-Canatir^UJtll (lesPonU), 18, 56. 
Canb-Marin /jjjU c_v I 1» (Campo Ma- 
rine, ville), 261, 262, 265, 277, 

283. 
Canbania iiAjljuij» (Campagna), 280. 
Canborsano (jL*s>aâï (ville), 261. 
El-Candouna y, iXjijUi (territoire d'une 

grande fertilité), Ito. 
Cani ^U (Cannes, ancienne Cannœ, 

ville), 264. 
Cania L-*jlj( (Camio? ville), 287. 
Cania iLvilï (ville) , 393. 
Cania &jùls (Canina, ville), 261. 
Canian /jUà* (Cagnano), 265. 
Canilra Mahmouda «i.^ x . Ir ■ ; •.: 

(ville), 33. ■ 
Cano^lj, 397. 
Cantana AjUajIï, 284. 
Cantarat Abi Eioub <_ij_jI a,^ iyJaXi, 

i63. 
CantaratAchkanaiijISCiii! ijJaÀï (Alcan- 

tarilla), ^3. 



Cantarat Andamas 
166. 



^jMk^l(Xjt S)JâÀ_ï 1 



Cantarat el-Na'man (.L.»jwJI »>_îaÂ_» , 

162. 
Cantarat el-Seïf oU*JI sJaÀS (le pont 

de l'Épée), 16, 25, 3o. 
El-Cantirj.AXÀJiJl (îles), 16. 
Ca'oun ytclï (montagne), 38. 
Cap (le) ^y^J^\, iiA. 
Cap extrêmej_i.iJi uÀii'I, 11^. 
Cap ou Bec de l'Aiglp „il| ^j^\ ,111. 
Capoue «jAji, 260. 
Capoue (rivière de) sy,* w<j ( Vollurno), 

257. 
Cap Saint-Vincent, 2. 
n. 



Cara g, [5 />A3a. (fort), 276. 

Cara Bechcara SjljCio oji (Pescara), 
276. 

Carandjiloch ^iiSjfiji-, 56. 

Carantara iXhjyi (la Carinthie, pro- 
vince), 357, 372. 

Carantara «jUajKj (la Tarentaise? pro- 
vince), 2A6. 

El-Caralam ^^^iJiJ! (province), i5. 

Caratam ( seigneurs du)^^»j3lJi)t , 3i. 

Caratamenial JLkÀjciJ», 388. 

Carancal JUijjlï, 275. 

Carancala «XÏjJi (fort), 276. . 

Caranitia iU^jyï , 2 1 4 , 2i5. 

Carankath (i«Jij.S, 207. 

Carankin f^jSj\yi (bourg), 191. 

Carbala iJXjJj, 285. 

Carbonera ijxijj^ (île) , Ixo. 

Carcassonne iij»Aj>Si 68, 227, 236, 
237. 

Cardjara Sy-^Ji, 278, 27/i. 

El-Careb çjjUJ! j.^i (rivière), 96. 

Caria iL>>j, 396. 

Cariât Carankin yvSwlJi X)»3, 192. 

Cariât el-Batric (fcjjiajiJ! *j>J' Sog. 

Cariât el-Djouz\jJi is;»*, Sog. 

Cariet el-A'sel Jk!w.*!! *jJJ, i65. 

Cariet Madjous (w»:d iij»ï ( viEage ) , 
.75. 



Carichtaloun , 



, 276, 277. 



Carinthie ajLkjlJi, voyez Carantara. 



Carioun 



y>-^^ 



(montagnes) 



Carioun ijyiyi ( Carrion de los Coudes , 



ville), 233. 



Carmachin 



'A.^*Y 



, ou Carmasîn 



Carmachiz 



(viUe), i/i3, i63, \%h. 

Carmouna iijjjjJ» (Carmona, ville), i3, 

55, 56. 
Caroukia US.jlï , âo6 , 4o8. 

58 



458 



TABLE DES MATIERES. 



Carounia aajjjJiJI (Caronia, fort, point 
où commence la province de Dcmo- 
nes en Sicile), 79, 109, 11 4. 

CarthagèneiU=-U3j.ï (ville), i5,5ç),/to. 

Cartisa iûw-AlsjjJ, 010. 

Carwi <^jjb, 293, 294, 382, 383, 
384, 385. 

Casala iiJL»j (faubourg de Malaga), 48. 

Casalo »Jvï (rivière), 285. 

Caspienne (mer), 4o6. 

Cassaba ou château fort, 24, 3i. 

Cassarïn jjj,UajiJi (rivière), 200. 

Câsseres |u,wiobi (place forte), 3o. 

El-Cassr jj^xîi , i38, i42, 161. 

Cassr A'bd al-Kerim ^.^j^jf! Jy^c ^waï 
(bourg), 7. 



Cassr A'mrou 



ij~^j^ 



164. 



Cassr Chirîn f^^jjJijjoj (ville), i43, 

159. 
Cassr Ebn-Bare'i c-jL ^^ji , .^ v , i5i. 
Cassr Ebn-Matkoud a^X.*,* (jjl wiaï 

(château fort), 96. 
Cassr el-Hobeira LaaA jjiaji (ville), 1 58. 
Cassr el-Lossous ^jsya}i\ ytai (ville) , 

162 , 165. 
Cassr el-Melh Al! jMxi, 176. 
Cassr lani ^Lijjaï (Castro-Giovanni, 

ville), 90, 98, 99, 100, 102, io3. 
Cassr Masmouda x-.j, p,. - . ,^'i (châ- 
teau fort), 4, 6. 
Cassr Novo_yj|w jjûS (Castro-Novo), 92, 

94. 
Cassr Tazeka ii^sjbjjai (fort), 9. 
Castal JUA-î (Cività-Castellana ?) , 262, 

255, 270, 272. 
Castal JUA5(Châteauroux?), 353, 358. 
Castaia XJUas ( Vieille -Castille), i3, 

226, 233. 
Castala ii]\j;jij (Castel-Sardo? ville), 69. 
Castalnouta iijy JU,.^ (Castellanela), 

273, 274. 



Castana a \ \ \^ ,,. v , 169. 
CastDjorazd ijyja- k**ï (Gioia?), 275. 
El-Castel J^zli!! , 129, 187. 
Castel Damar jUi JU*>fcï, 258 
Castel Laurente cxJjkJ J •■•,■■ • 272. 
Castel-Mare o,U JUÂj, 283. 
Castelli JtXAi (Pouzzole, château fort), 

257. 
CastelJo_jAlaAa5 (ville), 239. 
Castelloun y«JJi»«»i, 276. 
Castelnis ^j/J^ij.^, z-jb. 
Castelnos ^j»jJa*»j (montagne), 235. 
Castelnovi ^_jj &*l5 (Castel a mare?), 

111. 
Castelnovo <_>y, JoCj^, 280. 
Castera oJa,u».ï (Castro), 116. 
Castila iiXjJa>«j (el-Castilo), 226. 
Castilasca iouJuOL.»*ï (viUe), 266. 
Castilion y^_Ui*»J> (Casliglione, place 

forte), 108. 
Castora ojkïixjs, 3o6. 
Castoreta x. \^;.„i (ville), Sog. 
Castoria iÇjjyùiMj (ville), 291. 
Caslorina ajuivùmj, 287. 
Castra «, v y.l» (Castro, ville), 120, 

437. 
Castro jJaoKj (fort), 274. 
Castroboli ^J .j,, U .„ -j (Policaslro?), 

285. 
Castroboli ^J .j, Vty» ( Castrovillari ) , 

262. 
Castro-Koli W'^ U...',i (cap), 259. 



Castronovo 1 



:>> J. 



gjt-lM«<(R 



lOcca-Nova ?) 



273, 281. 
Catala x.] \ U« , 117. 
Catana *jl^j ou Catania iijoUai (Ca- 

tane,viUe), 56,82,83, 11 3. 
Calansano /.L«(jU3j (Catanzaro), 262. 
Catantaro jUuJaï (Catanzaro, forteresse), 

270, 271. 



TABLE DES MATIÈRES. 



459 



Cateniana ajUàIiS, Aa. 
Calerchal JLijJcï (montagne), 283. 
Gaterlou»Jjiaï (la Vislule), voyez Catlou. 
Catilouca Is^Julai (Catlolica?), iig. 
Cadou Jkiii ou Caterlou JjJaS (la Vis- 

tule, fleuve), 428, Aac), A3i. 
Cattaro ^jJab ou Cadharo ,,ilï, 268, 

287. 
Caucase jixj J-s»-> 320, 33o. 
Caverne des Sept Dormants, 29g. 
Caworz jj.lj (Carlowilz, ville), 377, 878, 

379, 3go. 
Caworzowa Ijjjjlï (Kovar?) , 376. 
Gazala iiilvï, 137. 
Cazaletto civjjyï (rivière), 25g. 
Cazancal JUj;lï (fort), 277. 
Cazawa ï.lvi, iS5. 
Cazlaza ij^yi, 38 1. 
Cazwïn jj_yvS (ville) , i43, 162, 167, 

168. 
Céphalonie *AjJui=- (île), 116. 
Cerensa iyiyj>. (Cosenza), 283. 
Ceuta *Xj.**p ou Sebta (ville), A- 
Cha Ber-Khast c>-«/U«. w Uï (village), 

170. 
Chabran ylwjUï (ville), 329. 
Chaca iLïUlJI (Sciacca, ville), 86, gA, 

96, 111. 
, Chaca jC-i (ville), 32g. 
, Chach (jSiLiJI ouChàSi^Ui (le laxarles, 

fleuve), 187, igi, 20g, 217, 338, 

342,343. 
El-Châch yiUJi (province), 2o3,2o6, 

211, 212 , 407. 
Chach yiUiJi (ville), 32g. 
Chacoura o,jjù!i (Segura, ville et fort), 

i5, 42. 
Chacouran y|jj_jL«i, 18g. 
Chafglian (j\juU>i, 208. 
Chahadroudj —..Jw^, 4ii, Ai 2. 
Chaizar , \ji.i , i32. 



Chakath ti>Xi ,212. 
Chakrach yiwJUï (village), 22. 
Chalousta »U ... . Il ■•:•■ (ville), 3g5. 
Chalticli ,.;■ -m ■';■ iyj\ss- (île) ,20,21, 

23. 

Chaltich (ville) ,21. 

Châm ^^Uï (la Syrie), 2o3. 

Chamachki j^ jjj^ 'ii , 307. 

Chamakliia iCAi».\<ii, 320, 32 1, 822. 

Chamastro !j)j_jU«-oUi (Amastra), 3g2. 

Chamet el-Beîdha LjaxfJi iLoLii, Ao. 

Chammou ,_ç<i (rivière), 3og. 

Chanan /j*j>*ii (montagne), AiA. 

Chancharin ,, v. A, ^ à ou Chantariu 
^oyLuii (Santarem, ville) , 16, 2g. 

Chanderan yKoOL-ii (ville), 3A6, 3A7. 

Cha'ra Nouar ,Sjj L*,i, gg. 

Charchour .j^ij^iJI ^Ovt (étang), 112. 

El-Charf (jj,.iJi (Alxarfa, province), 
lA. 

El-Charf ^wSJI (territoire produisant 
l'huile qui forme le principal com- 
merce de Séville), 19. 

Charia L-Lw (fleuve), 216. 

El-Charran ^.1,1. A, !| (les Montagne.^, 
province), 16. 

El-Charrat ( Sien'a , chaîne de hautes 
montagnes), 12, i3, 32. 

Chartres ^y.>3\:>■ , 358, 359, 36 1. 

Chat IsU; Xf^Ji (bourg), 47. 

Château d'Ebn Abi Danes w_AaJiJt 

jjojlà J;t (J)^ LJyttjii , l5. 

Chateba ii_<JoUl; ou Chatiba (Xativa, 
ville), i5, 37. 

Châtia &ajCwi 3i5. 

Chawran /jt)»*il (rivière), A 12. 

Chebka ikSjJi (les Filets) , 1 1 A. 

Cheblir waX.),^ ou peut-être Chelir (mon- 
tagne), A5. 

Chebrouna ^k_j,jA*!; (Soprony?), 371, 
373,375. 

58. 



460 



TABLE DES MATIERES. 



Chedouiat caLjy«<>^ [Chelidonim In- 
sulœ) , lia. 

Chedouna iLimiSM (Sidonia, province), 
i3. 

Chehid Ova.j-£ (fort), 3i^. 

Chehrezour j.jj.^ , i56, iSg, i65, 
167, 172. 

Cliehriana a -Uigiv (nom d'une partie 
de la ville d'Ispahan), 

Chelb t,JUi (Silves en Algarbe, viUe), 
i5, 21, 22, 23. 

Cheliata «JsljJui (ville), 100, io3. 

Cheliba iUxJLÛ , 17g, 180, 181. 

Chelir el-Teldj ASJ! jJUi (montagne 
d'Espagne couverte de neiges éter- 
nelles), 49, 52. 

Cheloubania *juj»A*i (boui-g), A6. 

El-Chelouk (j_jXaJ! (5*^-0 (port) ,111. 

Chencliir j,jUijiÀî (province dont le ter- 
ritoire est renommé par les figues 
qu'il produit), 22. 

Chenil JwAÂi (rivière salée), 52. 

Chenil Jmmi (Xenil, fleuve), 55. 

Chent c*JUi (Szentes), 376, 38o. 



Chincou 



jJUa.1 



;, 206. 



Chentorb Lj.yuUi (Centorbi), io4. 
Cherech iùjm (Xérès, ville), i3, 55, 56. 



Chericha 



^^MhJ>uM 



(Xérès de Exlrema- 



dura), i5, 3o. 



Cherwa 



i£J)JM 



(rivière), /i.35. 



Chetan yUa^ï, 325. 

Chptawir .,U ,■?, (fleuve), 23. 

Chibah «AA*i (Ceva de Pyreneo, mon- 
tagnes) , 23l. 

Chidhi j^js+pCi (for')) 3i5. 

Chidhouna &_jj»X*; ihy^> (Sidonia, 
province) , 55. 

Chien (cap du) (..Ufi! i_ijl . ii^i. 

Chikla iJ^Aw ouChikla Maïor .^jy) i{JSl*î 
(Ischia, île), 70. 

Chiklé aJSIaÏ ou Chikla (Scicli,fort), 85, 



Chinich yi^yU; (Cisini), 90. 
Ciiintra ejMM (Cintra, ville), 16, 227. 
Chirama « n. ■ ;i 167, 
Chirich J^jj^ (Xérès), voyez Cherecli. 
Chirwan y i_y_xi ,i/i3, 156,168,329. 
Chilan y lUT-:'. 320. 
Chith ^ ■ " j(;> (rivière) , 3i5. 
Chithow^yLui (Kiew?), 389. 
19/i. 
3o/i, 



e/^ 



W^-w 



Chora'a 

Chorent 

Chorham J^wS)Shoreham), 87/1, à2à- 

Ghoucar (montée de) Ji^î iUJis , ^3. 

Choucar Juî (rivière) , 37. 

Choucar Jui (Xucar, ville) , 1 5. 

Choudhar jij^ (lodar, forteresse d'où 

la teinture écarlate dite choudari lire 

son nom) , 5i. 
Chounia ioOj^ (montagne) , 4i5. 

(Voïoutza, rivière), 287. 



X49 



?k>M 



Chouzza 

Chrétiens ^/«J!, 12. 

Chuchou ,Am ou Chuchweï , 



817, 3i8, 3ig. 
Chwaros ^^.L^Ci (Schwartzbourg, ville), 

373,37/i. 
Chypre iu,jm (île), 126, 128, 12g, i3o. 
Cité bénie ii),lAiI *À)*^vO (ville), i43. 
Clermont (pays de) o».jL«wi^! , 2 3g, 

2/io, 2Ù.1. 
Clou (île du)jl.<u»y 5wv,i?-,ii3. 
Cobad, roi (Caï-Cobad), 829. 
Cobakeb tj.oLO> •>-) (rivière), 307,818. 
Cobtîé (pierres dites de) Hiiaxi, Gà. 
Cocaïa Lbv» (montagne»), 847, 3g6, 

/loi, 436. 
Codjensa ijnj.z,-ji (Cosenza), 116. 
Coleï'ah iijtjiJlii]! , 42 , 56, 57. 
Colimria ou Colomria iijj^ (Coiinbre, 

ville), 26, 82, 226, 227, 282. 
Colleira jij.vAi (Cullera, château) , 87. 
Cologne iiAJjii, 867, 368, 874. 



TABLE DES MATIERES. 



kC) l 



Colombes (porl des) ^L*JI (C*w«,ii2. 
Colombes (île des) ^^\_«^ »._^y.s-, 

1 12. 

Comalglia iLji-A-ji (Comacchio) , aAo, 

247. 
Comamé iLalï (de Jérusalem), 229. 
Comania la Blanche \ -^ ■ ^ tl iLAjUî 

(ville), /ioo, /(oZi. 
Comania la Noire )ij.^| iijkjUi (ville), 

4oo. 
Comanie AjoLj' (contrée), Sgi, Sgg, 

4oi, 434. 
Comanie Intérieure isy>i«.|jJî &_A.jl4, 

435. 
Comminges ii^ij' ,227, 236. 
Comrai (^l>4 (Coblentz?), 363. 
Conbarsan ^.Luijjjj (Conversano), 268. 
Coniah HxjLi {Iconiam, ville), 3oi,3o5, 

307, 3io, 3i 1, 3i2. 
Consa ^jMM , _j*»jii ou *.>iaj^ (Conza) , 

262 , 280. 
ConstantineduFer iSjJsjI iÎM^^j^i, 

57. 
Constantinople « i ■ t-^ 1 t-i ■■. '^ i35, 296, 

309, 332, 382, 383, 385, 892, 894. 

4o5. 
Constantinople (canal de) . ^ 1 j- 

iôùLiÀl3.>iMi 1 286, 3 10. 
Corawa s.lwj, i83. 
Corbeau (église du) oS^iiUpjt*^, 

22. 
Corcoub t*ijȕ, i55. 
Cordoue ii_»_l3wj( (description de la 

grande mosquée de), 57 et suiv. 
Corfos (jwjj.» (Corfou, île), 116, 121. 
Coria iijjjji (ville), 25. 
Corinthe (isthme), i23. 
Corinthe ciw,^ (ville), i23, 124. 
Corioun ij^ji (Corigliano), 272. 



Corlioun m»*JjJ (Corleone, ville), 92 , 
93. 

Cormiza ivysJ» (Worms), 367, 368. 

Cornwalia *jj!»j)ji (Lands End), 420. 

Coronia iUÀ~S (Coron, viUe), 124. 

Coros (Wifc-ï (Cirrhas, fort), 189. 

Corra SjJ», 180. 

Corra ojJs [Koron? ville), 3oi. 

Corse (île de) iCwJ» iwjyj;», 68, 69, 

Cortoba ii.«Jsyï (Cordoue, ville), 12, i4, 
24, 4i, 42, 58, 54, 55, 56. 

Cortos (jwJaj^ (viUe), 289, 290. 

Cosra »j.joyiou «,.*i*jj (île), 68,72 , 70. 

Cosseïr «jyaï , 42. 

Costansa ^■.-■buf « (Coutances), 860, 
36i. 

Costantiniah k . ;V|:U„ï (Constanti- 
nople), 298, 294, 298. 

Cotaniana iijUjJaS, 67. 

Cotrona *jj|jjai, Cotrouna ou Coironi 
jjJaï (Crotone, ville), 118, 262, 
270, 271 , 288. 

Cotwan-deré 8ji /jMaï' 212. 

Coucha iUljj (rivière), 3io. 

Couhestan (jU*»j6y», 174, i83. 

Coumaîa ioUi, 81 5. 

Coum ^fi (ville dont le territoire con- 
tient des plantations de pistachiers) , 
i65, 166, 167, 174, 175. 

Coumes (j«w_«»ji, 176, 179, 188. 

Counka iSjyi (Cuença, ville), 4i. 

Couria KsjLi (Coria, ville), i6. 

Cracal J^_ji!j._a (Cracovie), 871, 38 1, 
889. 

Crémone iijyjiy^s, 2 54. 

Crète ^jJhj^à , ^ytia^JJ^ ou (jjJajjji (île), 
78, 122 , 126. 

Croatie xj-wKj»- , 266. 

Cuma ii.«j.^j (l'ancienne Cumes) , 257. 



462 



TABLE DES MATIERES. 



D 



Dabelia iUXji, (D'Abelia), 226. 

Dabia iCoti, 265. 

Dabi! Joji, 820, 32 i, 32 5, 826,328, 

329. 
Dabisia «A,u*Aji (île), 892. 
Dabli (JljI^ (rivière), 287. 
Dabousia Xj^tg^i (ville), ig4, 197, 

199, 202. 
Dachma xjiii (Diezma, bourg), 5o. 
Dademi j:,]^, Aïo, Ai 1, ài5. 
Daghwada SiLcIi (Dago, ville), i3i. 

432, 433. 
Dahelan ^.5\^i (place forle), 342. 
Dahestan (.(ju^di (ville), 334, 337- 
Daïnour ,»jui (ville), i43. 
Dakhercan ylïj.â»ti , i 78. 
Ebn Dakhni /<lSÎ> qw' SXj^i (anse), 

1 12. 
Oalia iUJIoJi (ville), i38, i42. i45. 
Dalia iCjJîi (^j^ (po^t) , 1 14. 
Dalmatie *A*<Uà, 266. 
Damala isiUi (Damalia, ville), 3o2. 
Damas j A.-> , 1 3 1 . 
Damghan (,ljC«là (l'ancienne Hecaton- 

P)'îos, ville), 169,176, 179, 181. 
Damia iijçoii , 3i 5. 
Damlia xJui (ville), 3o3. 
Damouria Lijj^a (ville), 2 i5, 2 16, 2 17. 
Danes /j«»ji (îl6)i '^26. 
Dania Kjùli (Dénia, ville), i5, 87, 38, 

3g, 66, 67. 
Dania xuli (rivière), 4i. 
Danube ^i (fleuve), 246, 869, 872, 

376 , 894. 
Dar.îi „ .^-^ (lieu dont les environs 

produisent d'excellentes poires) , 49. 
Dara ijli, i5i. 
El-Daradja i^î,iXJL 11 3. 



-IjJv.- 



J! 



El-Daradja el-Sogheïra ii. 

ifj-ouaJi (ou la Petite) , 1 1 5. 
El-Daradja el-Waseti Ja^J! iti>ijOJI 

(ou du Milieu), 1 13. 
Darcou »j,i (ville), 338, 34i. 



Darcoudi 



iS^^J 



i, 100. 



Darcouni At_S,i, 100. 
Dared-Abad aM i,ii, i65. 
Dareîn y^l^Jl ^^j^ (por')' ^'2. 
Dar el-BacarjJuJi jli, 65. 
Dar el-Bacra iSyJixi\ jiû , 64. 
Darend <Xj,i , 338. 
Darenda s J^i,i (ville), 84i. * 
Darghacli (i_p,i (nom d'un quartier 

deDjordjan), 189, 190. 
Dargham -,1*wk, (canton), 199. 
Darmarcha x ■•:. . ^ .\ n ou Darmardja 

&i»w»)i (Danemarck), 427, 429. 
Daroca «ijji (ville), 34. 
Dascalia iUJUuui ( Scalea , citadelle), 

269, 285. 
Duskara »\X«<i (ville), i43, i58, 159. 



Dauser 



J^i^ 



i36. 



David, i3. 

Debwada »iLja, 186. 

Dedjlé SXjs-i (le Tigre, fleuve), 187. 

Dedjlet el-Ghaura ijjjiJ! 'As=-i>, 161. 

Dehanakath <i»Jilii, 206. 

Deldan y5)L*a (ville), 222. 

Debrat ijjKjfti ,216,217. 

Deïlem Kji (contrée), 162, 169, 407. 

Deïlem l^^.iJ\ Jli.=- (montagnes), 178. 

Deïlem V,i (ville), i43. 

Deïnour .jJbi , 160, 162, i63, i65, 

167, 16g. 
Deîr Akran ^j\j.^,\ j^:, , 285. 
Deïrat el-Djemala aJU4 »^i (station), 

'9- 



TABLE DES MATIERES. 



463 



Deïr Barema *^L wi , i Bg. 

Delr el-Hissn q . .-i if , ■ n (fort), 17/i. 

Deïr Karau yK.^» wi, iSg. 

Delaïa iùi/i (Dalia, dépendance d'Al- 

méria) , ^5, 62. 
Deldjina la Maritime iU^^ii ou Delou- 

djia ÏAiï-Ji (Dulcigno, ville), 261, 

268, 287. 
Delsina &jiA*».Ji. 382. 
Demestan ^.by»«..«i>, 169, 179. 
Demetriana xj\jyi^i {Demetrias, ville), 

296. 
Demirtakh j^bw«i, 218, 21g, 220. 
Demones yioS^i ^lisl (province), 79. 
Denawada »i!»ji, i84. 
Denbeha UjJi- ^'0> àiS- 
Denbeli jLjji, 882. 
Denberani j|»Aji (village), 181. 
Dendari ^gjî,Xji ^J^\J (cap), 11^. 
Dendema iùo^ji (ile), 71. 
Dendara gjÎJOi, 71- 
Denhadja (pays de) *_->.Lj^i, 7. 
Deniar Razi j^jjîj jLùi (ville), 181. 
Denkerwan (.IjJiîi, i83. 
Denos (u,^i, 3og. 
Derast o>_wlii, voyez Durazzo. 
Derb ^J,^ (Derbe),3o8. 
Derech (ji,i, 178. 
Derenda »<Xj,i (rivière), /ii 1. 
Derhié *.Ai6ji (village), 181. 
Deristra »_,j:^,a (Dristra, aujourd'hui 

Silistrie, ville), 386. 
Dermah sUji, 338. 



Desina «jvç«iii(Sulina, ville) , 386, 397. 
Destouri ^,jjC.»yi et Isfaliàni ^jL,i*ut 

(riches brocarts fabriqués à Antioche), 

i3i. 
Détroit de Constantinople , 3oi. 

Détroit du Pont (j„J[aj>j ^#5^=^' 38'^- 
Dhalibourka x<^ .l,]^, 376. 
Dhehel Jtôi, 181. 



Dherouta iijjji (village), 3i6. 
Dhia't el-Cass (j«jjj! a*jV» (village). 

5iù. 
Dhiniboli (A-yoi (bourg), 388. 
Dhnabros (j.gjjU« (Dnieper ou Bcrvs- 

thène, fleuve), 3g5. 
Dhoulburg lil^^i (ville), 374. 
Dhoulburka x -iz, .1 y (ville), 38.. 
Dhoul-Carneïn ( Alexandre le Grand 



Dhouni 



i)' 



,,3i6. 



Dhounia KAjji (ville), 3i6, 3 18 
Diaba LLi (Dieppe), 36o, 365. 
Diaba iùLa (fort), 280. 
Diar Modhar -ji:v« jlii (contrée), i55. 
DiarRebi'a ijuoj j\>i , i/iS, i/i8, 169, 

i5o. 
Diawend «Xjjlià (ville), i/i3. 
Dibgherd iJOoi ,212. 
Digue (ou muraille) de Gog et de Wa- 

gog. Al 6, 4i 8, 419, 420. 
Dijon yj^?-a, 2A2, 2^3, 2 A4, 35; 
Dilo_^ù (Délos,fle), 128. 
Dina Ljiji (pont), 157.' 
Dinan ^,bi, 352, 354. 
Dinavend ^KjjUji (fort), 180. 
Dinawend oOjLiji (ou plutôt Deina- 

wend, montagne), 176, 180. 



Dirakio 



y^j' 



3o5. 



16, 



Diwaly Jtji ojia (cap). !!■ 
Dizel-Sal JLkaJi jji, 161. 
Djabbel Jil> (viUe), j6i. 
Djaca xJiU- (Jaca, ville), 3, 
235. 

DjadjanyU.U., 338, 339,341, 342. 
Djadjito cis-^-Us- (Zante, île), 116, 121. 
Djadra iji\s^ (Zara, ville), 261, 267, 

287, 288. 
Djafnah sJJus- (nom d'un ancien roi de 

Syrie), 236. 
Djaïmend <Xj>.cI^?-. i8n. 



464 



TABLE DES MATIÈRES. 



Djakalh (ivS>ls», 2o6. 

Djalah j,.5V>- (rivière), 267. 

Djaldia «jijJl». (Chaldia, province), 

3oi. 
Djalita &kAJU>-, SgS. 
Djallab <_>5Vs- ij*a^. (fort), 162. 
Djalous ^vyJU»- (Châlons, ville), 358. 
Dj anco- Castro «Jam^S jjiÀs» (Belcas- 

tro?), 271. 
Djanda J(>Xjv=», i43. 
Djankath tivXiUs", 21 3. 
Djanwa «jjj», SaS. 
Djar ,Ua- (Guadalaviar, fleuve), 36. 
Djaradji ^tws- tS^'s (rivière de Ga- 

race), 117. 
Djaradji ou Djeradji gij^ (Garace) , 

1 16, 117, 270. 
Djaras ^j«i_,U>, 107. 
Djaratrous yiJs!,^.^- (Chartres, ville), 

355. 
Djardiban yLoijj». (fort), 829. 
Djardjaïa «_jUa-w=- (ville), i43. 
El-Djai-f ci^ y^ia^ (fort),i2, 67. 
Djarf el-Tafl Joikîl 0^=- (écueil de 

l'Enfant), H2. 
Djai-ian /jW>=» (ou Harian, ville) , 137, 

l42, l52. 

Djarins jaAj,j>. (ville), i/t2. 

Djarit oij,j=» (ville), i43. 

Djarsioun ^-yAMy^ { Kharsianon , pro- 
vince). Soi. 

Djarta Xiyss- (ville), /128. 

Djartmouda i,J^j.s>- (Nordmuth, ville), 
374, Uii , 42^. 

Djarwa Uj-r» (Graua?), 27^, 275. 

Djatoua LjUa- (fort), 91, 9^, 96. 

Djebal JUi^ (contrée), i43, 162, 17^, 
333. 

El-Djebel Jy4' 172- 

Djebelé XX,o=- (Gabala) , i3o, i3i. 

Djebel el-Amim ^v^oi)! J>as» , lia- 



Djebel Amiral* Jy^^»- . 65 

Djebel el-A'rous y„jv*3t J^as» (mon- 
tagne de la Nouvefle Epouse) , 58. 

Djebel el-Borlat tijlyjJt J^a» (Pyré- 
nées), 236. 

Djebel Choub <_>v*i J>-»^=- (bourg), 217. 

Djebel Hamed (Xwol». J-«?- (monta- 
gne) , 88. 

Djebel el-Mina aJulL! Js*s» 1 5. 

Djebel Mounl ^^m Jyo- , ig. 

Djebel Mousa jo*j^ J'-^=»• (montagne 
ainsi nommée à cause de Mousa ben- 
Nassir), /i. 

Djebel el-NarjLJt Jj^ (l'Etna), 82, 
io/(, 108. 

Djebel el-Nar jUJ! Ja=- (ie Vésuve), 
267. 

Djebel O'ïoun ijyAS- Jjj>- (la monta- 
gne des Sources), i4, 23, 07. 

DjebelTarek (Gibraltar), 17. 

Djeberoun y .jJl». (fort) , 28^. 

Djebinas |u,LL<l^ (Giovenazzo) . 263. 

Djebita-Beka «_C_j um,«£>- (Cività-Vec- 
chia), 2 5o. 

Djedwellaghiz yO!ljj\.->. (île), 333. 

Djefaloudi A.jULi».L««-JI ^ga^-LjL:». 
(Cefalù, ville), 79, 108, 109, ii4. 

Djefalounia «_*j»A*ra. (Céphalonie, ile), 
121. 

Djefaludi el-Soghra ^^j.Junl\ (^û^Xis» 
(la Petite), 11/i. 

Djefira y, ' , « — (l'ancien Zephiriam, 
cap), 1 17. 

Djelhan yLsA-s- (l'ancien Pyramus, 
rivière), i33. 

Djeïhoun y»,j-Aj». (l'Oxus, fleuve), i83, 
189, 191, 210, 212, 338. 

Djeïhoun du Rborasan q, ^_ -y 

yUli^ (l'O.KUS), 137. 

Djeïloun y^jAwa- (Aloni, ville), iZi3, 
i47- 



TABLE DES 

Djelmata iCSa^wi»- ( /'ffermiis ? rivière ) , 

3l2. 

Djemada aiVçr, 268. 

Djenazia iijjUi?- (Gnesen), 5-]i>. 38i, 
389. 

Djendjkou j_Jls^.=-, 3i3. 

Djenes fj,^S^>- (fort), 277. 

Djenf oiÂs» (montagne), 3^6. 

Djengala iUjii»., 281. 

Djenoua otÂs- (Gênes), 2/I9. 

Djentata JsUaÀs-, 262. 

Djentata ejllais- (Civitare?), 283. 

Djentina AjyJaijs. , 124. 

Djera'ankath ci«Jjls^^=» , igS, 197. 

Djerada »it_>.»- (bourg), 176, 177. 

Djeradji ^\rss~, voyez Djaradji. 

Djerami j^K.»- (rivière), io4, io5. 

Djjerarai ,^t>^ (Cerami), 107. 

Djera'nkath ti<Xjlssj.=- (ville), 200, 
2o3. 

Djerasna 1 '•, ,m j -^ (Acerenza), 262, 
283. 

Djerawa !«»;?-, 276. 

Djerdan ylijjl, i46. 

Djerdjeraia L,L.r=-^j». (ville), i6i. 

Djerha \j>y:=~ (village), 181. 

Djerk ci)w»- (bourg), 217. 

Djerman ^Jl«yJ^ ?>^>=* (^^)' "2. 

Djersa iU»iw=>- (Cherso, île), 26g. 

Djersoun yj__4«ij,> , i3o, 3o8. 

Djerta *j).=- ou Djezta *jj.=>- la Mari- 
time, 428. 

Djertgraba ajUj^s- (Visegrad, ville) , 
38o. 

Ei-Djeser j,.,^ , 129. 

Djeser Abad iLl yMj>., 177. 



Djeser Wadjerd v, --1. , w,— 177, 

184. 
El-Djewzat caij^, 3o8. 
Djeziré »j_,j_->. (Mésopotamie), i42, 

i43, i55, 326. 



MATIÈRES. 465 

Djeziret Choucar jjUi; ïw >.=»•, 37, 4i. 
Djeziret Ebn-0'niar ._;J ^^.jl k •■ . -- 

{Zahdicena, ville), i42, i53, i54, 

172. 

Djeziret el-Firan ylwoiJI Swj.^» (îl^)- 

39- 
Djeziret lenchtalat ÂJoiiijj » 



5^i>=- 



18. 



Djeziret el-Kliadra x ^^ J! *rd>=?" (■'^'' 

géziras), 17. 
Djeziret 0mm Hakim |a5C»- (.! ïyjj^ < 

17- 
Djeziret Tarif ^_Xjjia »j.jy=>- (Tarifa , 

ville), 16, 17. 
Djezlé ïiy.:s- (cap), 269. 
Djezlé ï]y-^ (Lao, rivière), 269. 
Djian (jU=- (Jaen, ville), i4, 5o, 66. 
DjibitaLeberal Jij^ aIsaxs» (Civilà 

d'Albero-Bello?), 273, 276. 
Djibiterra SyXjM.s=- (Acerra?), 270. 
Djighoukath «i^^sotii», 207. 
El-Djihani (auteur), 438. 
Djikelburk Sj4 JCv=- (ville), 371. 
Djikelburka K^sjj JS^s- (ville) , 37 1 , 

373. 
Djinal JU=» , 282. 
Djinandjikalli <i«X<.:^lÀ=>-, 206. 
Djindjala *S>,s^~, (Chinchilla, ville), 

ài. 
Djindjors ^J„yJS^.^ (Gisors) , 363, 364. 
Djinebra if^vir», voyez Genève. 
Djinkou jJUats- , 219, 220. 
Djintiar^LoÀs, (ville), 452. 
Djirintia ^jtXjj.», (Cerenzia?), 283. 
Djirasna iiS^j.sf (ville), 279. 
Djirdjenl ci^jis»,.::». , voyez Ghirghent. 
Djir Djeraï ^^\jjs- .;=- , 1 58. 
Djirindjo yfysf , nommé aussi Djer- 

djebo (Circeo) ou le Magasin des 

Arabes (Torre Moresca), 256. 
Djizak liJl^As- ou {^y)p^, 2o3, 2o5, 

2 12. 

59 



466 



TABLE DES MATIÈRES. 



Djoda'n ^jlx<X=- (montagne), 172. 
Djoheîna x 1 ■ (j — (village), 181. 
Djondi Sabour jjjLw ^^iJsjiîa- (ville), 

166. 
Djordjan y !_=-,.=- , 169, 177, 179, 
180, 181, i85, 33o, 333. 

Djordjania « ùVi-w». , 187, 188, 

192. 
Djoudica iLïi«_&. (ville) , lo/i. 
Djoumara ïjV^T (nommée en grec Ba- 

renio , ville ) , 116, 120. 
Djoun /j>=- (village), 3 16. 
Djoundiou «jiKjy». ( Myndus , fort) , 

3o3. 
Djourta aJojj»-, 106. 
Djoulhra owj»j=- , 33A. 
T^ouij^,^ o«ji-o (montagnes), 869. 
El-Djouzat tj!jj4^ . iliO. 
Dnabros (j,ujj[ji (le Dnieper ou le Bo- 

rysthène, fleuve), 397, 4o5, àià- 
Dniest .— ,., ■-'• (Dniester, fleuve) , 390 , 

395. 
Dniest ■•■■ ,„ ■ ■•■ (la Diesna, rivière) , 

â33. 
Dobres /j*rJ^ (Douvres, ville), 37^!, 



à2à. 



Dodjaïl Ji,Ajs-i (canal de dérivation du 

Tigre), 147. 
Dodjaïl J^va-:> (ville) , i43. 
Dograta «Jaj^i (Novigrad, ville), 267. 
Dokhares (j»yLi.i, 192. 
Dokkan yl^i , i64- 
Dol Jji , 352 , 354. 
Don xkmijjj^ (fleuve), 396. 



Dorac 



^J' 



i83. 



Doraki Xjji- 1^5- 

Dorza «j.i (ville), 174. 

Doscana «jljuga (la Toscane) , 368. 

Doudan m'^j:» (ville), i84. 

Douira «jj.i (Duero), 228. 

Douman yU,:>, 169. 

Douro ôw.a (fleuve), 282. 

Dragonala Xjbj-iji! , 283. 

Drave »jç,i (rivière) , 369 , 372 , 376. 

Drouna «jjji (ville), 261. 

Durazzo '■■- vl,- ou (j^t.i, 261, 287, 

2&8, 289, 295. 
Durhalma &m_tf>ji (Durham, ville), 

426. 
Dzou'l-Carneîn ^jjjJLlI ,i , , .^-~ (fort 

d'Alexandre), 3i5. 
Dzou'lkila' c^JWî ji, Soi. 



E 



Eau douce (rivière d) J^ w^, 122. 

Ebda »Ovl (Ubeda), 42, 5i. 

Ebla ou Ebola iOvjt (Evoli), 280,285. 

Eblnasa x_oLjJji (Blanes, port), 39. 

Ebn-Abi-Omar, gouverneur d'une con- 
trée d'Espagne au nom des khalifes 
Ommiades, 53. 

Ebn el-Fetni /Àjiill (>ji ou Fenti (gj>i , 
lit. 

Ebn Haukal, historien, 332 , 4oi. 

Ebn-Selim joJu, yjl «ÀjJvo (ville), 
19. 



Ébre ùjJ\ yj^ (fleuve), 34, 36, 235. 

Echbilia «jJùjUïl ( Séville , ville ) , i3. 

Ecbirjji,^! (Spire?), 367, 369. 

Eclich (jiwiAjil ■ 16. 

Ecosse, 42 5. 

Edrisi (cet auteur semble avoir voyagé 
dans TAsie mineure trente-sept ans 
avant la publication de son ouvrage) , 
3oo. 

Edrisites, 8. 

Églises du Roi ^im! (j^U^j , 3o6. 

Église Noire IsjjimJ! &*»AifiJ,3i3, 3i4. 



TABLE DES MATIERES. 



467 



Eglise de Sainl-Jacques de Composlelle, 

229. 
Egribos ,»,kjjii (NégreponI, île) , 29^, 

296. 
Egypte, 32 , Z18. 

Eilac iï5V-jl j^j (fleuve) , 191, 2i3. 
Eï]âc^ï5)Lj( (province), 206, 212, 217. 
Eïmen ^^^i (Eminèh, ville), 382,385, 

387. 
Eïmen ifjc\ (cap Eminèh), 387, Sg/i. 
Eîzercarta ijsjjjvjl (Suutgard?) , 370. 
Elba A_J1 (Elbing?), 428,429. 
Elbas (viUe) ,29. 
Elbe(îled')iLjJ!,68,70. 
Elbe xj,J! (fleuve), 427. 
Elbira isy.xti\ (Elvira, province), i4. 
Elbira «>_J! (Elvira, ville), 62. 
Elcha ji.iv (Elche, ville), i5, 38. 
Elend j«jJ! (Elwend) , 320. 
Elmira Sw^i! ( tour ) , 1 2 3. 
Emir (rivière del), 91. 
Emir (cbâleau de 1') . * ^Ml , .-^•^, go. 
EI-Enbiada aiL*AJiil ,111. 
Epée (cap de 1') o«-**»J! tj^\j (Capo 

Spada), 126. 
Erzen |Vj,i (Erzeroum) , Saô, 327. 
Esbira »>Ajuil (Spire), 362. 



Esclavonie AAjJUUdl (province) , 286, 

378. 
Esfidjab cjLjÏvJLwI , 208, 212. 
Esfindjab cjl^LuLwi , 206. 
Esidja l^v_t»l (Ecija, ville), i4, 54, 

55, 56.' 
Eskel Para ô,UiSC*vl (cap), 296. 
Eskindja «^OCuit (Ehingen, ville), 246, 

36g. 
Espagne (j»JjOi)l , 11, i3, 36. 
Espagne iLûl^w! ,226. 
Esteladja iCa-^jUu! (rivière), 117. 
Esterham ^,\j>JiUt/\ (l'Orne, rivière), 

36i. 
Eslimos ^J,(^iu,t ou Estios ^^„*_x.*g| 

(ville), 382, 387. 
EslirangelijL^LjjLwl (Slrongoli), 262. 
Estlanda (Eslhonie) , 432. 
Estoboni jj^^x^i (ville) , 383. 
L'Étable du Roi J.Jiii JyJa*,! , 807. 
Eloffes fabriquées à Alméria , 44 ; — à 

Ispahan, 168; — à VVebzar, 201. 
EupliraleJaljj (fleuve), 137, i38, i42, 

i43. 
Evreux jj.,.^! , 36o, 36i. 

Ewellat i^îïji , 285. 



Fabrique de papier jv^l^à Xativa, 37. 
Facarra gjii (Carrara), 249. 
Fachkio ^j^jT^U (ville) , 116, 121. 
Faîkoudba oi>jX*j (îi^), 72. 
Faînes fj„MJ (Vannes) , 352 , 354. 
Falan (Jli j>--.« (prairies), 317. 
Falfal J^iJii ( v^e) , 275. 
El-Faliua A-ivJili y_ys- (Finika, golfe), 

i34. 
Faloughari j^j_CjJli (forl) , 3o8. 
Faloumi ^jXi { Philo melium), 3 10. 



Famia aji^Ij [Apamœa) , 129. 
Fanda ! Jvjlj (bourg), i48. 
El-Fandak ^^jvÀiîl (fort), 53. 
Fandj ;s>j, 3o6. 
Fanen /v-ils (vdle), i83. 
Fani jLs (ville), 261. 
FanOj_iU (ville). 246. 
Fanousa ti^ayii (Venosa) , 269. 
Farab <_)|,U (province), 187, 208, 210 
Faran ijU\i ou Caran mIjI*» '79- 
Farandîn qyjJvjIjJ (bourg), 175. 
59. 



468 



TABLE DES MATIÈRES. 



Farandjoloch fji,.A:g'jS (ville), 67. 
El-Fararelh cy,l^i, 161. 
Farch ^^y^ (j*a=- (fort)' ^1- 



Faichi 



iSV~ 



JI 



mé par sa beauté), Sy 



marbre renom- 



Farda 



tSV 



(canton), i5i. 



Fardari ^cjlijj [V ancien Axius , aujour- 
d'hui ie Vai'dar), 289, 29/1. 

EiFardha ii^jji]! , ii5. 

Farghanyliw» (monlagnesoù se trouve 
une caverne au sujet de laquelle on 
raconte des fables absurdes), 348. 

Farnaghal Juijjlj, 276. 

Fasimont li^Jw ^g*b (Phalasia ? ville) , 
296. 

Faskio j_jr.»»ij (viUe), 122. 

Fathoua Lj'lj (Padoue), 2^7. 

Fawai'at el-Caboudbi ^ij_i_iil| i(j!j_» 
(la fontaine d'Aréthuse), 8^. 

Fedenia LùiXiJi , 37^. 

Feknan fJjSâ (territoire) , 2o5. 

Feloudja ns-yi>i (ville), 817, 

Feimous ij^J^ (fort), 432. 

Ferebr j_jjj (ville), 192, ig/i, 196, 
210. 

Fereira Swjj (fort des Noix) , 49- 

Ferghana ou Fergbanah Ajlivi (pro- 
vince), 187, 2o3 , 210, 33o. 

Ferrare Sj^jj, 24o, 2 54. 

Fétide (pays) iMil,\ ,jb;1 , 4io. 

Fèz^J^\i (ville), 8. 

Fiadh (jbUi. 282. 

Filah-Chah, 417. 

Filadent o«ji5)Ui, 109 



Filibes (j»,uJj (Philippes), 297. 
Filibobolis (j^LyAi ( Philippopolis ) , 

293. 
Fimia *a^^j (ville), 428. 
Finana ajUaj (fort) , 49. 
Finica AJùÀi [Limyrus, rivière) , 3o3. 
Finistère (cap) , 12. 
Finmark lil^L^wù, 427, 429,401. 
Firouz Cobad iLjj jsv-s» . 329. 
Fitana iuUaji (Oristani? ville), 69. 
Flandre (j.,y Jv.jijljl , 867, 365, 368. 
Fleuve d'Orléans (j«^lJ,| j^ (laLoire), 

238. 
Florence ii_*«ijJlj , 254, 255. 
Fôc ràjj (fort), 172. 
Foglia lîtAjjj (rivière), 247. 
Fontaines d'Abbas |i*Uâ (j*** , 1 1 1 . 
Fordjara iij\s=-yi, 2-jà- 



Formendos 



tJ"^cj-V~' 



(ville) 



290. 



Fort du Juif ^^:>y^^\ i j"< — (Hehrai- 

cm?), 3o6. 
Fortola Jj-jj (Fortore, rivière), 288. 
Foum A'rous iwj v£^/»J ^ 3io. 
El-Fout O.JJ (ville), 8, 33, 87. 
Foutiroch ^£iy/is^ (fort), 108. 
Francs (bravoure des), 286. 
France ii.^Mji\ rfîisl , 348, 867. 
Francfort Si%_«jijjj, 368. 
Francfort-sur-le-Mein wgj ^^ iyjjX>yi\ 

(jjj^, 870. 
Franghïn (jjj^l ii^ (village), 189. 
Fransia *A*u.jjj! (Franconie), 868. 
Frise &^»il , 857, 865 , 378. 



Fusco 



(jJMi 



284. 



G 



Gaïta iibA* (Gaëta, ville), 70, 256. 

Galice (mer de), (^ i«_jLiiJI j_^*' , 

12. 
Galice iixJùXs- ,226. 



Galisia A..^ç,»wJi (Gallicie?), 890, 891, 

397- 
Gallipoli la Maritime iuJL:».L>J! , 
278. 



TABLE DES MATIÈRES. 



469 



Gallipoli (jijyjlj (ville), 119. 
Gand iiÀ_i , 365 , 366. 
Gange y,.,j^ijl (fleuve), iSy. 
Garace (ville) , voyez Djaradji. 
Garance ( lieux où l'on récolle cette 

plante) , 33o, 333. 
Garilian yUJ.lt (Garigliano), 256. 
Garnata iUsLij.* (Grenade, ville), i4,52. 
Garnata Albira »ij*aJI «^b».* (Grenade, 

ville), /18. 
Gascogne iUj»ii*£, 226, 227, 236, 

287, 24i, 368. 
Gênes »^ju»,2/i9, 253,255. 
Gênes (pays de) Sjjk.». tXJb, 243. 
Genève s^aà». , 289, 244 , 245 , SSg, 

362. 
Génois (mœurs et caractère des), 249. 
Germanie iCjûUjj»-, 286, 875, 38a. 



Gélhulie Hjjyjis- (Servie), 382, 391, 

4o4. 
Gethuria iij .^i». (Asiros?), i25. 
Ghadira s.ilc, 42. 
H-Ghadran y|,Js.x!l (les Etangs), 93. 
Ghafec /i^ii (fort) , i5, 65. 
Ghaghan (lac de) yL*li «wlST , 2i5, 

216. 
Ghaghan yliU x<jJ<m« (ville), 21 5, 

217. 
Ghaîran yl^xJl , 56. 
Ghala aJL^, 1 10. 
Ghaliana iijlJLè (Gagliano), io5. 
Ghalisia iLA^^xUs , voyez Galisia. 
Ghamach ijiLs w.(j (rivière), 222. 
Ghamandwa )jJv^L«ls (ville), 253. 
GharaendiojjjsjLj, 24o. 
Ghana-Bourkath <i«^=j»j Us, 217. 
Ghanadj j^Ut, 206. 
Ghanano^ljis , 272. 
Ghanat *jli (p^ys) > 6. 
Ghano jj\i (Novi ?) , 879. 
Ghanoun m»** (lac), 435. 



Gharb (pays du) tjji., 29. 

Gharban mIjj^ 1 338. 

Gharbian (.Ujjj (ville à trois milles de 

laquelle sont des mines d'argent très- 
riches) , 342. 
Gharca lï>_c (ville), 3i4. 
Gharcafort vijwj A^jw* (Walhngford, 

ville), 374, 425. 
Gharchitc<.AAi).s ouGhawchitci^A^^i, 

263. 
Gharcoudha *Jiyjvi, 99. 
Ghardia JLjivi, 276. 
Ghardia a^i^jS- (île), 896. 
Ghardia-Art ijjt ii^i^i (Guardialfiera, 

ville), 277. 
Ghardouta i{jjij..i, 96. 
Gharghara oyS-yi (Gangra), 3i2. 
Gharghouri i^yS-yS- (mont), 3ig. 
Gharham JfyS- (Wareham), 374, 423, 

424. 
Gharian ij\j)Â, 420. 
Gharkendèh o.XÀfej.s, 206. 
Gharkeré oy^^js- (village), 212. 
Gharmachia *_*»i_«wS ou Gharmasia , 

371, 375. 
Gharmaïcha xiloL^i (ville), 370. 
Gharnilia aaJUjvS (Cerignola), 262. 
Gharoboli Jo.ji, 3o5, 3o6. 
Gharzouni jjnv-C (ville), 895. 
El-Ghathasïn /j ... ll^jH , 309. 
El-Ghaurj^!, i33. 
Ghauran ^.!,ji, 4io, 4i 1. 
Ghazk làjj-, 207. 
Ghichla AJC&é, 3i5. 
Ghighani ^xac (bourg), 3i5. 
Ghilan ^XX, 169. 
Ghirghent '•. ' ^"^ ou Djirdjent 

t*Àrs->js- (l'ancienne Agrigente), 86, 

97' 99- "1- 
Ghirghizjj^ J'-w?- (monts), 216. 
Ghitana iLjLAff (village), 3i5. 



470 



TABLE DES MATIÈRES. 



Ghizar , j^j (étoffe tissue d'or), 3â. 
Ghodos M4,js^ (Gozzo, île), j5. 
Ghomara iXi (pays), 8, g. 
Ghorghozj^iji (lac), 338, 34i. 
Ghorghoz jjiji (fort), 5à2. 
Ghorli J^, 382. 
Ghoriou_yJ^, 388. 
Ghoudjia i^xs»»* , 2 1 3. 
Ghoulouni A»Jji, 397. 
Ghounesler^jLufjji (\Vinchesler),374, 

424. 
Ghourdjan ^Xs-jÂ, ào6, 4o8. 
Ghozzes (pays des) iijyjtJt siLj ou 
j\ys-bl\, 187, 209, 33o, 34o, 343, 
35ij^407. 



Ghozzia la Neuve x t..vi! iijyc, 209. 
Gibraltar (délroit de), 7. 
Gironda SiXjjj?- (ville), 236. 
Girone SiXjjjs- (ville), 68. 
Gog (contrée), 35o, SgS, 439. 
Gog et Magog (contrées), 35o, 421. 
Golfe d'Istrie ibyLwl m».»-. 268. 
Gouchta Ajii^ (îles), 269. 
Grabina *JLo!j,ff (Gravina), 262. 
Gradis (j.gi,L^ (Gradisca?), 248. 
Grand Zab^^lji! ^b-l' (district), i48. 
Grand ZabwijLSi tjKJ! (rivière), 147. 
Grenade iïbji (ville), 47, 53, 66. 
Grisons jçy_>jJSt (contrée), 239. 
Groboli ij^jys- (AgropoU) , 268. 



H 



Ilablakath ^iJiJJJ^, 2i3. 

Habouroun m )<>'*»• .206. 

Habous le Sanhadji gL_g.ji.ia]! (j«.jji^ 

(qui fonda la ville d'Elvira et l'entoura 

de murs) ,62. 
Hachawites ^yji,.:,. (secte), 167. 
Hachkida iiù\jJiiiJ>, 176. 
Hadliar j.>ill (viUe) , l42. 
Hadherj,^^». (Haïra, ville), 147. 
Hadith ci)Jv=>. /wka»- (fort), 3i3. 
Hadjada ijil^, 196. 
Hadedi ii)<X_^ (ville), 129, 139. 
Hadith ci«iX.=-, i56. 
Hadilha iouiX-s^ (ville), i42 , 147. 
Hadjar Omar ,ljï j,^, 1 14. 
Ei-Hadjar^' (ville), 8. 
Hadjar Ebn-Abi-Khalid ^\ ^^ ,1^ -a- 

J^Jl^, 2 3. 

Hadjar el-Malhcoub » ■. « 'i \\ .js - (la 

Pioche Percée, fort), 99, 100. 
Hadjar Sarlo j_î,Lw vô". io5. 
Hadjiria io»^ (ville), 126, 296. 
Hadran (.!,»><„:>., 172. 



Hadrou^j^.». (rivière), 52. 

Haig, i55. 

Haïan /jUi». (ville), 323. 

Haîouna « i. â ds (Corfe Castle, cap), 

374, 424. 
Haîouna iiivs^ (ville), 424. 
HainautjJyçÈ, 357, 368. 
Haîthan ^AjUs^ (rivière), 4i4. 
HalaisJU^ (Hall), 375,381. 
HalatisiX,;,. (Akhlat), 820. 
Halfa 1 « t -^ (plante aquatique), 

334. 
Haleb ou Alep t.,J^ {Beroê), 129, i35, 

i36, iSg. 
HalithaUJLa. (bourg), i46. 
Haloula iJJb». [Halos, ville), 169. 
Hama * ,-ii 99. 
Hama «Lj», i32. 
El-Hama iL<i\Jl (forteresse), 43, 48, 

89, 95. 
Hamadan ylj»^ (l'ancienne Ecbatane], 

i43, 162 , 164, i65, 166. 
El-Hamam «L»JL (bourg) , 3i4. 



TABLE DES 

El-Hamam^,!.^ JW=- (montagnes) , 

3i/i. 
El-Hamar ,L«^ (caravansérail), 107. 
Hamarnas ■««.bjl.^^ 129. 
Hamd iX^ (étoffe fabriquée à Aimé- 

ria) , lik- 
Hamechka Uxijj- (fort), 3i2. 
El-Hamra !^^, i86. 
Hanacli ^&m>- , 110. 
Handjiala iiJUisi^a. (Chinchilla, ville), 

i5. 
Hanflat <±,yjUdi (Honfleur?), 36o. 
Hanwa de Djordjania ^ « Ji. : -^ 

a+jU=-^ (ville), 188, 189, 190, 

192 , 323, 33i. 
Hanwa «j 1— , , ; (rivière), 190. 



Hanwan 



Haraca 
Haraoua g.t 



U'>«* 



Ha 



(J">=»- 



11e), 329. 

99- 
>. (ville), 10. 

ou Hanwas, 189. 



El-Harcha Lijjt cjjjs (cap), 11. 
Harchana i4JUi>r». (ville), Sog. 
Hardacoub cjjïiwsi. (fort) , 3o8. 
Hardbourd awjiwA (ville 

375,381. 
Harethvi^UI, 33o. 
El-Harounia 

3i3. 
Harran 



367, 368, 



'A;*~t-^' • 



Harran ^,1 



'u>=-' 



ville), 129, ik'2. 

(principale ville des Sa- 
béens, où est un oratoire dont ils at- 
tribuent la fondation à Abraham), 
i53, i55. 



Harzan yhw>- (ville), 329. 

Hasania a ■: (ville), i5o. 

Hastings (j,sJajOÙ«J> (ville), 37^, h-ilx. 

Hatwa «yïs.., 320. 

El-Haudh ^jbjii (faubourg), M. 

El-Haukali (Ebn-Haukal), 33o. 

Haulak liU vs». , 2 1 4. 

El-Hawanit tiAjùlj^, 161. 



MATIERES. 

Hawaii <j!j.a. (rivière), i/ig. 



471 



Hawara s,i. 



209. 



Heîkel Souli <Jv-w JSC_a_ê (temple de 
Sella ou de Salelles), 226. 

Heikel el-Zahira ii , dw M JsLa-A (le 
temple de Vénus ou le cap de Creuz), 
12. 

Helat cy^Vib ,211. 

Heli Ji_(6 ,211. 

Heloun y^jjjft ..vj (rivière), 5i. 

(Emesse), i32 , 



Hems ou Homs 



ij=>^ 



137, iSg. 

Henîn (j^j^ ou Hunein,4, 10, 1 1, 66. 
Heracla "^Ji ou Heracha iUJiivA (Hé- 

raclée), Sgi, 3g2, 394. 
Héraclius 11, 387. 
El-Heras ^y.\jj., 11 5. 
Herat lijijjft, i83. 
Herbadé i^\jyi> (ville), i3i. 
Herbes sèches (île des) iL<i.X^i *HV?- ' 

68. 
Herengraba AjLjij»:». (Ovar?), 375. 
Hersous luiyAMjJi' (roi), 24- 
Hezarasb t,^^ijlyÈ, 192. 
Hezarest •■_■■, .nnK.t". 189, 190. 
El-Hiadj ^lOl (j**». 3i5- 



i4o, i4i, Hiam^^Ua- (ville), 33g, 342. 



Hiat ti>U(l> (ville), 3i4. 

Hicla Xkjiï^ (l'ancienne flj'ccara.''), 91, 

93 ■ 99- 
Hières yiwt 1 2 4o, 24g. 



Hini 



iS-=- 



(ville), i42. 



Hippodrome Mjy Jv (deConstantinople), 

299- 
Hissana iijUa»- (château), 44. 
Hissn Chacoura «jJL*î /j-ia.»- (Segura, 

ville), 4i. 
Hissn Dharsoua ]^Miyà ryna^ (Castel 

Rosso, fort), i34. 
Hissn Ecia iiXil ,_ , ■«•^ (Aguila, petit 

port), 4o. 



472 



TABLE DES MATIÈRES. 



Hiss.i Ebn-Harrun (j»j^ t>jl , ]-^-^ 

(fort), i5. 
Hissn el-Cassr j.x3Ji!| ^x^ — (Caslro- 

Mawn, forl) , i^. 
Hissn el-Cosseïr wA.iax!l iyAa.s~ (fort), 

49- 
Hissn Hamra s. 



Hissn Kasiala kJoL»^ ^.^- (fort). 



Hissn lehoud i»— <-> tyi:^ , 3 1 6 



Hissn Kerkal Jfe^.^, /wxia. , g. 
Hissn MoslàsaiCwUa^au» /j-waî» (fort), g. 
Hissn el-Riahïn yv.ù.L,^( r^ "^— , Sy. 
Hissn el-Zaharjj6vJ! - ./^^ , i8. 
Hissn Ziad iL,-, , .^-^ , SaS. 



1 jjiA&i ily, (j 



Hissn Ziad el-Kebir 

5ià. 

Hit oyu* (Miopolis), i38, iZia, iA4- 
El-Hodhak ^^! j^l. (^^^(port), 112. 
Holwan yl^jAs^ , i55, i56, i58, i5g, 

160, 160, 164, 168. 
Honach ^jj^Àr^ (Honachez, fort), 65. 
Hongrie ii.jjX)t , SyS, Syg, 38o, l\oli. 
Horch Hont ovÀi» ^-y-"^ (viUe) ,428. 
Hormuz Cawah Syj j-<>^' '87. 
Hardjan y\_=_^a. , 182. 
Houirath ii)wjj.=- , 33o. 
Housba Hjf^ya. (ville), Soi. 
Huesca Axii», 227. 
Huiieïu ^JJÀ^, voyez Henïn. 



I 



labadan ytilL, 177. 
labesa ^^jL (Ivice,île), 38, 67. 
labesa **«jL, (Levansa? île), 88. 
labora ôj_jjL, (Tabora, ville), i5. 
ladjoudj 2_5ja-l, (Gog), 3/i4, SAg. 
El-Iaki ^ùji (lesi, ville), 2 53. ' 
laian m^'I;» 2 lA- 
lalna iCvIL (Janina), 291. 
lama ^•, 170. 
lamoudakh -.Sajx. 21 3. 
lana *^ljjjj (la Guadiana, fleuve), 
31,23,24, 3o. 



lana xiL 



(J*3= 



(ville), 3o, 36. 



lani ^L, (fort), 3i4. 

lasoukh ^>»kj ou Bisoukh «^«.««o , 2o4, 

2 10, 211, 
latghasas ^J^l*,(Jtj^, (fort), g. 
Iblakia \jS'X>\ (Blaye), 237, 238. 
Jbrindes u^,y_jj_j\ (Brindisi, ville), 

261. 
Idoles (village des) |.lMoi)l ii^, 3o8. 
lebora bjy^ (Evora, ville), 23. 
El-Iehoudi ^^i^.^\ {Hebraïcas?), 3o5. 



El-Iehoudia &ji.j,j_»Ji (nom d'une par- 
tie de la ville d'Ispahan) , 

leraanïn (^3^.^^ (montagne), i54. 

lémcn (Arabes de 1), 21. 

Ikcboun ^.^.jijij! (Auxonne), 243. 

Ile de Cades (wgilï iifj\^ (Cadix), i3. 

De des Porreaux i±)lj.fi| ifwjys- (Isola 
delli Porri ) , 112. 

Ile Verte ijMi »h!v4 (Algéziras), i3, 
53. 

Ilkh^i (ville), 207. 

Inde, 48. 

Indjilalo jAia*.:*'! (citadelle), 269. 

loulian ^.LjiJl) (Palagiano ? citadelle) , 
274, 277. 

loulioun ^.jjJb, 282. 

lourgach (jjxi-w) (réservoir dérivé de la 
rivière de Soghd), 198. 

Irâc ri\j] , 32 , 48, i42 , i55, 2o3. 

Iraclia SaXïwjI , nommée aussi Heraclia 



(ville), 298. 
Iraghna iiSi]jj\ (rivière), 118. 
Irène A_jjjl (j*aa. (fort), 3i3. 



TABLE DES MATIÈRES. 



473 



Irlande «vXjiK.* , ^26. 

Irouda (Navarin, port), 124. 

l'sa j^v44A£ w<_) (ou canal de Jésus), i38, 
ilili. 

Isfahani ^Ljusl (nom d'une étoffe fa- 
briquée à Alméria), 43. 

Ishaak ben-Ismaïl, roi d'Arménie, liiy. 

Iskaf beni-Djesed Js_„»,;a. ,^ o^S^' • 
i58. 



Isourkalh ti<S%<«<oi , 207. 

Ispahan yl>Jl»! (ville), i43, 162, 

164, i65, 16C, 167. 
Istiberia «^xUui (ville), 4oo. 



Istichan (pont d') yL.iii,i! (Puenlede 

Estefan), ^2. 
Ithaque >JLj (île), 116. 
lussoudakh ^iiyaj (ville), 207. 



Jaca jLsU». . Voyez Djaca. 



Jérusalem M^jiJiil 



, 25o. 



K 



Kabtour .jXffe ,42. 

Kachania iiAjUi^Ë! , 199,202, 

Kachk ilL>i.^j , 200. 

Kachoukath '■'■• ' V ■■:•■ ^^ , 2 1 4. 

Kachtali Jl v.-i-.^s:. (Castellode laPlana, 
fort), 16. 

Kafar Ara ^^j! j.i^ (ville), i48. 

Rafar Toula I-.-, •; , i •^^ (village), 137, 
i5o, i5i. 

Raïder jO^A^j ou Raîderm, 182. 

Raîlakoutherj^-J(iÇt^> (bourg), 324. 

Raîsoum^^j.j»,wi^5 (fort), 3i3. 

Rakh ^ iijJi (village), 176. 

Rakhchak S-A^-, 21 3. 

Ralah «J^ (la Cavale , ancienne Neapo- 
lis, ville), 297. 

RaltaLïX (ville), i3o. 

Ramkh »^s , 809, 3ii, 3i3. 

Ranbania ii_*_jLsÀ^3 (Campina, pro- 
vince) , i4- 

Ranchkat tutsCiiÂ^j , 2i4- 

Rankerat i^UXÂ^i , 206. 

Kanoudan yli^ÀJ, Raboudan ytij.AS' 
ou Rendan |.i<XLS'(lac d'Ormiah), 
17a. 

II. 



Ranoud-Badjkath ;û;ijr:s? -i . 1 -^ 202. 
Karakh j^ijS", i56. 
Kard ij.^3 (monts Crapaks), 38o. 
Rardj _ '^ (ville), iC5, 166, 167. 



46. 



xvcuuj — . «^ — t ^viiiej, iu;>, luu, 
Rarkh ^^t ou Rardj - ■<^ 

162 , i65. 
Rarmwan yij.«JS', 189. 
Rata kJo^ (rivière), 265. 
Rath lijfe', 189, 192. 
Rathib t,viS_^ , i55. 
Raw jW (Kiew), 397. 
K.ech , .■:•■ <=-. (ville) , 19g, 3 00. 
Rechmech (jSw<\iO, 187. 
Redak ii)|jO , 207. 
El-Redemona Aj»./»<x5Ji (Lacédémone 

125. 

, 208. 
ville) 



. 207. 



Reden i-c 

Rebcliim pv»-.^ v--^- 
Rehda x.v< -j^ . 175. 
Reida » JvaS', îo4. 
Relan ylife" (ville), 178, 179. 
Relounsi (^m*jj_X (ville), 2 55. 
Kelwad iip^, i56. 
Kemkh ^^—• - lij- 
Remouna mS (Comino, île), 68. 
60 



474 



TABLE DES MATIERES. 



Kena Liji (canton), 21 3. louca ÂSJlà. (ville), idz, i/i5, i5o. 

Kena LxJi (ville), 20/1, 210, an. Khabour ,jj\.i. (district), lAg. 

El-Kenaïs ^j^^Ufij (les Églises), 3o8. Khabour.^Uw (Chaboras, ville) , 1 45, 

Kenawa a^J^^i, 16. 

Kenberlïn (j^jjJijS'{QuimpeAé), 354. 

Kend «XÀâs (ville), 209, 2i3. 

Kendia &jJv.i^5 (ville), 3gU. 

Kendjdèh a<S.^<.^> (district), 208. 

Keniset el-Ghorab cj!,_jcJ! ï ui li^i 



b j^i,. — » (ville) , 



(le cap Saint-Vincent ou l'Église du 

Corbeau) , t2. 
Kentera « , •.•i<:z. (ville), 37. 
Rerbela •)k w^ (lieu où se trouve le 

tombeau de Hussein fils d'Aly ), i58. 
Kerdan yij^j, 189, 190, 192. 
Kerdedja As-i wS'( village) , 3 16. 
Rerdewan Khawas |u,ij.^ yt jà>-S'(ri- 

vière), igo. 
Kerdi Tamidi ^Js «b 

1^2. 

Kerdj ^^-S» (ville), i43. 

Kerkalh «i»S^.^> , 206. 

Kerkera ^^j,Sl^> (Caracuil, forteresse) 

29, 3o, i55. 
Kerkisia « ■ w ■ jil' {Circesium), i38 

l42. 

Kerkisia jL>.>»jjyj Jl+=» (montagnes) 

145. 
Kerminia iUjU.<jj , 195, 196. 
Rernebia îLaajv^j (ville), i3o. 
Kerni j ^«^^ ,112. 



El-Keroum ^fS\ , 3o8. 

Kersona *j».wj.^3 (Clierson), 396. 

Kerta Hisy^s (port), 10. 

Kerwân yljw.^, 212. 

Resser Aïaîn /v-jM , .^-j^- ,217. 

Kethama (contrée de) X. .{ ■j^^^ . 7. 

Reuk Choub tj»^ liLjfe ,217. 

El-Kewakeb o*^;!^^ (ou montagnes 

des Étoiles), 8. 
Khabouca iijjjlà., nommé aussi Rba- 



i5i. 
KhabourjjjliL (le Cbaboras, rivière), 

i38, i5o, i54. 
Rbabt chjlï». AjjJ, 189. 
Rhacan Adhkachjjis^si! ^.151^,417- 
Rliacan des Kbizildjis } \ ^ (.LïL-à. 

(ville du), 217, 2i8- 
Kbachcanah AjlïLi. (ville), 222. 
Rhacb (jiliw, 216. 
Khachkaiem ..l^.-:-. - i64. 
Rhachtach j.-;-. 17 .-:•. .;- . 3 16. 
Rhad'al J^j^i^ (canton), 210,211. 
Rhadjach niLs- (ville), 207. 
Khadjada iiilS" ou Hadjada, 194. 
Rhadnikath <i*J»Âj«X-à», 206, ai3; 



Khafchakh 
Rhafchakhs 




contrée), 4i6. 
(peuplade), 35i. 
Kbaïkham ^^«ja^i. iixJli (fort) ,218. 
Khalat tilL-i^ (Akldat, ville), 325, 

327. 
Khaldjidonia *AJj>xJ»à^ (Chalcédoine), 

392. 
Rhalessa iùajl^ (quEU-tier dePalerme), 

77- 
Rhali jL.iw y«tj (cap), 11 4. 
Rbalidj j^xU». (ville), 3o6, 307, 4o2. 
El-KhaloucaiijjJlil, i38. 
170. 






(ville), 219, 222. 
49. 



Rhan yU2. 

Rhanaouch 

Khandac-As 

Rhandaghas iis«SÀÀ. (peuplades ghoz- 

zes), 339. 
RhandEdca iC^jl J\,À=>. , 3 1 1 . 
Rhandak-Cabir jaAÏ |ï>XÀà., 49. 
Rhanekïn ^.TjijU». (ville), i43. 
,.,U^, i65. 



Rhan el-Djan yUl 



Khankïn 
Rhanmakhent 



ille), 159- 
LfvÀ. , 4io. 



TABLE DES MATIERES. 



475 



tribu lurque- 



Khanaketh ii»i 

ghozze), 4i4 
Khanounkath ii«X_)jjl=«. , 207. 
Khan Rewan ^\jj yLi., i84, 186. 
Khanzaria Aj.Kjij»., 102. 
Khanziria «jwjvJui. (port), 260. 
Khan Zowan ^.\y. yLi. , 182. 
Kharjljji. (ville), 176, 176. 
Kharakenda «OOi-ësiw^, 210. 
Kharcan yb^ (ville), 170, ^i^. 
Kharcanah Ajli^ (ville), 2o3, 2o4, 

2o5, 206, 2 12. 
Kharchikath ii«_SC»*; vi. , ao6, 207. 
KhardabjU» (fort), 347. 
Kharda lijUi. (montagne), 346. 
Kharista i^ „j\ i. {Carystos, ville), 

294, 295, 296. 
Kharkhakath linXi.^.^ (ville), 207. 
Kharmakin yi_JC«^, 196, 196. 
Kharminkath e^Xw^jj^, 21 3. 
Kharoukerd i^S^jwi. (ou Kharka), 182. 
Kharous ^jyli., 212. 
Khartbert ^jj^jà. (Kharpout, ville), 

3i2, 3i8. 
Khassou j,,oU^, q3. 
Khawjji. (port), 427. 

79, 181. 
ville) , lyo. 
Khawast ■-. lyt. ,;- , 1 70. 
Khaws Lf«5Là., 206. 
El-Khazan 



Khawar jtj^, 169 
Khawas ,^,1 



yrjil(fort). 



9'- 



Khazenti ^ ijl .:- (Cérasonte, ville), 

393. 
Khaziran J\jys^, 329. 
Khazlassa iC-«,i)^ {Cyhl^tra?), 3o5, 

3io,3i3. 
Khazoumi ^^j\è^, 3i3. 
Kheîla SUa. (ville), 211. 
Kherghal Jus^ (canton), 207. 
Khilat JoSLji. , 329. 
Khilkhia iUas!>,i., 21 4 



Khilkhis «jiiiiâ (tribu de Turks no- 
mades), 217, 221, 35 1. 

Khimakhith cx|Là.Li\à. (ville), 4i3. 

Khio^y_A^ (Chios,île), 127. 

Khirklurs ii_)>Ai». «.^ , 35o. 

KhizUdjis (pays des) a •. J\ & 221 , 
35o. 

Khizildjis »ji^^%j,M. ( tribu ) , 191,214 

Khizlassa iUailvi. (L)'s(ra? ville), 3oi. 

Khochab <_(Li»i. , i36. 

Khodjenda ÏJsj^, 2o4, 2o5, 209, 
2 I o. 

Khoî j^jA. (ville), i43, 320, 827, 
328, 829. 

Khoïdj ^^j^ (aujourd'hui Khoî), 171. 

Khonidjan yl^Vjjc». (village), 

Khorasan, 174, 187. 



166. 



Khorman 



tH« 



. , 4io. 



Khotba (la), 32 , 167, 174 et ailleurs. 
Khoulani ji/jjJI (rivière), i64. 
Khouzistan ybc^\j^ (contrée), i56. 
Khowarezm ^^\,!»ji. (contrée), 189, 

407. 
Khowarezm ^jj\^à~ »>j»>? (lac d'Aral), 

187, 191, 209, 33o, 338, 34o. 
Khozaria &j,lv,i. (ville) , 4oo. 
Khozarie iùjvi». ( contrée ) , 391. 
Khozars (pays des) jy-à. , 180, 21g, 

829 , 3o3 , 333 , 336 , 899 , 4o2 , 

4o3. 
Kidjata «JsUaj (Quesada, fort), 5i. 
Kidros m-j' ^ ■^-' ou (ui«)<X-S {Cedrea, 

ville), 3o4, 3o6. 
Kikhkath ci<i^ïV^j, 199. 
Kila ikfJi (Kabala), 820, 829. 
Kimakia aa^jLsv^, 2i4, 21 5, 221, 

344. 
Kimakis iU^âU«v^ (peuplade), 221, 

35o. 
Kiiiberlik ^^Lju»^) (Quimperlé), 352. 
Kiniow »AÀAi (ville), 4oi. 
60. 



476 



TABLE DES MATIÈRES. 



Kinnesrïn j, ■..if,. •■■ (ville), 129, i35. 

— (province), i36. 
Rira Swjl^j (ville), 561, Aoo. 
Kirah owaj (ville), Aoi. 
Kirembin (_y t'. jg^ (Quimper), 352. 
Kirkes y«jj.ï (Kirkesia), 129. 
Kirkes /u»jjji {Cirrhus? fort), i3o, i32. 
Kirkesia LÂ*^Ï^! , i5o. 
Kirkisia iU*».ïjj, Sgy. 
Kirkous ^j^^ïyXi (forl), i32. 
Kiri ç^y^i (ou Mouri jo%-« d'après le 

ms. A), io3. 
Kirtha Ajj„a^3, 207. 
El Kjssa'a cUajU! X.\„i.i (anse), 112. 
El-Kila'a cLlaxIi (Siculiana), 97, 99. 
Kitra oJU^s (ville), 288. 
Kitros (u,j.A^3 (Kidros, ville), 296. 
Rlarmount cxJv-«)J^ (Chiaramonte), 

262. 
Kobab oU^>, 218. 
Kobsila '^Xjmijl^s [Ypsala, ville), 292. 
Kodjend Js^iX , 209. 
Koîk (f^%ï (rivière), i35, i36. 
Kokianali *,i\.^t^3j,^5 (ville), Aoi,io3. 
Konka *Jj».^5 (Cbianca), 263. 
Kosa! JV^^, (ville), 329. 
Kouaser j,^!».£3, 170 
Koubara /«, ' j"^ (ville), 266. 



Koud ij^5, 19,5. 

Koufa a .« ..g^ ■ i38, i42, i55, i56, 

i58. 
Koubchïm rfv-fikri'j^j . 21 3. 
K.oui (cy^j (Cos, île), 128. 
Koukalh uî«,_^>t^3 (ville), 2o3. 



Koum ^j.^ (ville du Deîlem), 178. 
Koumena k\.j, .<^ (Comino, Me), 73. 
Kounka x5Ci».^> (Cuenca, province), 

i5. 
Kounka k .Ci , -g-^ (Cuença, ville), i5. 
Kour 



( montagne) 



Kour j_^3 y. \ (le Cyrus , fleuve) , 32 1 , 

325, 33i. 
Kouran ,.1. . g^ (viHe), 211, 329. 
Kour el-Djebel Jo^^ Ji%^' (province) , 

i65. 
Kour Souwa j ,, ^.. . . «^^ , 326. 
Koutba el-Tarik j^laJI lij^> (nom 

d'une partie de la ville de Koulharia ), 

161. 
Koulliaria Lj,li>^5 (ville), 161. 
Kouthra 'Sy3y^>-, 3 10. 
Kouwaber •_£6L.^3 , 32 o. 
Kradis (j«.ji!j,^, (Gradisca), 24o. 
Krimial JIa,^ >,ï , 382 . 
Kulan-Gbaïa \As- yifj^s, 217. 
Kurkura «v-^»^'^ ^29. 



Lablouna iLjJL*J (Avlona), n6, 120, 

121, 26g, 2C)5. 

Lachan (.Lii) (montagnes), 174. 
Lachina AJUïi) ouLezina AjyJ (Lésina), 

261. 
H-Lacoudemonia n^^^JiXi] (Lacédé- 

mone, montagne), 29^. 
Ladikia ii^ijbiii ou Ladikié «jtfeii) 

(Laodicea comhusla), 3o5, 3io. 
Ladikié iUJbii) (Laodicée) , 129, i3i. 



Lahnout isyti (ville), 207. 

Lainos M«.jJkA! (Lannion, ville), 554, 
355. 

Laïounes ^Jn~>y^^ (Lannion?), 352. 

La'kath cijjj (ville), 2o5. 

Lalan yiiil Jv+s- (montagne au som- 
met de laquelle est une idole qui at- 
tire en ce lieu de nombreux pèle- 
rins), 219. 

Lalan yili/ ii_ÀJiX^ (ville), 219. 



TABLE DES MATIÈRES. 

Lamaï^^ (Lalo ? foi-l), 273,275,276. 



477 



277. 
Lamchik ^j„fji^t^ [Opsi/iion, province), 

299, 3o5. 
Lampedouse iLCÎ.J^AjiJ (île), 73. 
Landchouden ^ji^ÀiiXÀj (vUle), ilzS, 

à2g. 
Landwina iCÀj.iXjJ (fort) , 428. 
Langres ^lSCàJ, 2/12, 2ii3, 2/i4, 2/i5, 

359. 
Lania iUjV (Lao ou Laino, riv.), 286. 
LaniOkAji) (Ounièli, ville), 393. 
Lanka a_SCJ (Langres, viUe), 35g. 
Laranda sj^j.^, 3ii. 
Larda ou Larida oiii) (Lérida, ville), 

16, 35, 234, 235. 
Larissa iuuji) (Larisse, ville), 292, 29^. 
Laro ,,i) (Lero), 128. 
Lasina ou Lazina iuji) (Lésina), 283. 
Lalino (jJoJ) (rivière), 118. 
Lausanne «.jyl, 239, 244, 245, 362. 
Lazes (pays des) iÇjji), 3g3, 4o5. 
Lebadha iùsl+J (ville), 395. 
Lebadj (île de) —LJ ïy^y^ , 11 3. 
Lebadj _L«J (AciReale, bourg), 82 , 83. 
Lebiri ^waaJ (château fort), 80, ii4. 
Lebla *)yj (Niebla, ville), i4, 19,20. 
Lebrala ajKjJ (Librilla), 43. 
Lecanto«jjiJ (Alicante, ville), i5. 
Ledj J. (Lecce, ville), n6, 120, 273. 
Lefcosia iLv>i*JUJ (Nicosia, ville) , i3o. 
Lehakath ii.»^=.li, 21 3. 
Leïca aJUJ (Leuca, promontoire) , 120. 
El-Leïn (J.JÎI {Halys, riv.), 3o5, 3io. 
Leïn (j\_J (vUle), i3o, 807. 
Leîth lisiS^' 19°- 
Lekiam^U53!i (Taurus, chaîne démon 

tagnes), i3g. 
Lenfiadba «îLoL^J (ville) , 86. 
Lenoudan (.iijÀlou Kaeïoudan (lac de 
Van), 328. 



Lentini ^^L.*:aJ (ville), 83, 102, io3, 

io5. 
Lenlisca dLiiJuJ (fort), 277, 278. 
Léon y_j-jJ iUjiX^, 226, 233, 234. 
Lescada Siljùj (port) , 428. 
Lésina iiÀwJ , appelée aussi Lazina, 262, 

265, 280. 
Lésions ^J«J.JMi ,276. 
Lasso j,..»J (Alessio, montagnes) , 286, 

287. 
Lesso »^ (ville), 287. 
Lestlanda ùù^-j'^UmJ (Eslhonie, pro- 
vince) , 43i. 
Leuca L-ïJ (île), 121. 
Leucado jJviJj,vj (rivière), 281. 
Leucala !i,^\iji (île) , 1 16. 
Lcucala iiUJ (porl), i23. 
Levna *_jjj (Levano), 24o, 249, 25o, 

255. 
Lezan yijj (ville) , 36o. 
Liadj ^LJ (Liège), 363. 
Lian yL-iJ (pays), 366. 
Libadhia AA*àUl ou iùàUJ [Lopadium], 

3o5, 3o6, 3i2 , 3 16. 
Libari (île de) (<,jk*J (Lipari), 68, 71. 
Lichbona iLj^xiJ (Lisbonne, ville), 

12 , 16 , 28, 33, 227. 
Lièvre (île du) t^ji/! ïjjjss., ii5. 
LigholghojjàjUl (ville), 2g3, 382, 

383. 
Limna ii_À_L (rivière), 118. 
Limoges ^j^^j^, 242. 
Lina A_iAj (rivière), 879. 
Lino Castro jyj;„^ _^ (ville), 388, 
Lisbonne ii_jjAAj , voyez Liclibona. 
Livre (île du) tjUjT! ij-iy^ ^ 68, 73. 
Lobara KLJ (Lovrano), 288. 
Locbara SjLvxI, 282. 
Lohnan yUJ. (ville), 4i5. 
Lohringa iiS^^ ou Lolaringa t^Jiiyii 
(Lorraine), 245, 367, 363, 368. 



478 



TABLE DES MATIÈRES. 



Lokliman yl^ (ville), 4i3, 4i5, ^20. 
Lokroni jjj,fi'(Logrono), 226. 
Lombardie iijajjjl , 24o, 2 43. 
Lombardie ioijjjol ^5X0,262. 
Londres ^j^j^j^, S-jU, 424. 
Longobards «ûw-ilSjI iîVj, 24o, 243. 
Loiisa a^tiJji, 897. 
Lora iij^ (fort), 42, 56, by. 
Lorca *jjJ (Lurca, ville), i5. 
Lorenle Ci>_J;jJ (Lauritello?), 283. 
Loucha xwjJ (Loja, ville), 62, 000. 
Loudjagha ,sui». J , Sgy. 
Loughari j^jlijJ, 110. 



Louns (j^^ (Laon), 363, 364. 
Lourj^^t, 166, 167, 168. 
Lourca iUjjJ (ville), 4o, 43. 
Louvain ( pays de ) x_ajIj_Î a^lLj , 
Lovrana iLjjjJ)! (ville), 266. 

yL._^ ou LT^ljJ, 355, 357, 366, 

368, 373. 
Lucques a_^, 24o, 254, 255. 
Ludra »jijJ (rivière), 264. 
Lukus (jwJT^^ (rivière), 7. 
Lycostomi ^^ii.J (le Pénée), 294, 

296. 

%°" U**'' ^^9' 2^'' ^^2' 2^^' 359- 



M 



El-Ma'aden y Jsjtil (Almada, ou fort de 

la Mine, en Portugal), 26. 
Ma'aken (j^,Ua> (bourg), 194, 196. 
Mabal JbU JU=- (montagne) , 276. 
El-Mabrak J^i , i46 
Macala x)kiU, 2 83. 
El-Macher^^! , 439. 
Machesala 'ik^i^M (ville), 877. 
Machkensïn /j . „ , '• Cft. i . 3oi. 
Macbia iik*iU (ville), 871. 
Macri ^^Jiii yj^»- (golfe). 128, 1^9, 

i34. 
Madalïn yvJî«>v^, 829. 
El-Madarjtjai (viUe), 161. 
Maderan yl.aU, 162, i65. 
Maderi (O^U (le Thymbris, riv.), 3o6. 
Mader Wasian yLjywIj jiU (village), 

i64. 
Madhanios |>.a}_joiU, 382 , 387. 
Madhlan |.i(Jvii> 172. 
Madhmouma iC.joj.^«K , 192. 
El-Madjan yUil (cap), 6. 
Madjassa ii m>\ aâ ou El-A'thasïn 

(jV-*»iUaxJ! , 309. 
Madjkian ylsCsî, 98, 99. 



Madjlit laJLs! (Madrid, ville), 16. 

Madjoudj ^_^=-U (Magog), 344, 349- 

Madjous (pays des) ^u,j.s-U, 38o,43i. 

Madradj p^Kjs^ (château), 95. 

Madradj ^j»Xj» ou Madrague? (pêche- 
rie de thon), 89. 

Madradj ^t,J^j« (rivière), 111. 

Madsouna ii_ij^<X^ (ville), 43a. 

Maghara U^U (monts), 34 1. 

Maghrourin (JJ^»Jt« (voyageurs), 26. 

Maghrourin (nom d'une rue de la ville 
de Lisbonne), 27. 

Magog g._^=-U (contrée), 896, 439. 

Magropotami ^^^^yt^ {Makropotamos 
ou Mavropotarnos , rivière) , 297. 

Mahkesa àû«X^ (tribu) , 8. 

Maîanssa iùajLç» (Mayence), 367. 

Maïla «XjM, 179. 

Maine *àjU, 368. 

Malor ,»ji,* (ville), 70. 

Maïorca ii_ï)j_*.« (Majorque, île), 67. 

Maïtha iiiùU (ville) .124. 



Ma 



,f->^." 



U (canton), 202. 



Makedounia iUj, JoCo (Macédoine), 379. 
Ma'kel Abad aU JJUx, 175. 



TABLE DES MATIÈRES. 



479 



Makhatlet el-Belat IsiUJi iUiUsî. , 3». 
Makhala iilsU^ (rivière), 25g. 
Makhrit JajJtf. (petite ville et château 

fort), 32. 
Makri j^U (fort), 3 17, 3 18. 
Maksïn ,j^^ m ^,1 , (Machusa, ville), 

1A2, i54. 
Malaïa Aj2V-o (Malée,cap), 12 4, 126. 
Malaïa AjÎX^ (ville), 124. 
Ma'laïatha ^_jl_»À*/o (ville) , il\i. 
Malatia iC_*_laJu, Meledni j J.^_^ ou 

Molouteni ^isJ^* (l'ancienne Méli- 

tène), 129, 187, i38, 189, 3o 1,309, 

3i/i. 
Malatia JaJl* (province de Mélitène), 

299- 
Malbasa iLjcUJU (Monembasia), 296. 
Malca iCJilU (Malaga, ville), ilx, 18, 

45,47, 48,53,64,66. 
Malfi iXo (Amalfi, ville), 70, 71, 24o, 

267, 258. 
Malia *aX« (ville), 177. 
Ma'lia UXiw (district), 149. 
Maliassa «.jcUJLo (Monembasia), i25. 
Malin qJU, 182. 
Malis j^iyL issys <^^ (Meaux?), 

358, 36i. 
Malraalian y 

262. 
Malsouda »ij_«iJU, 290. 
Malte AjaJU (île), 68, 73. 
Mamitirj.xlajoU, i43, 169, 178, 179 
Manan ytiU (ville) , 222. 
Mananedj ^\.m (ville) ,171. 
Mancara ^^ JiJLo , 3 1 1 . 
Mandjaba iCjL^L*, 109 
Mandjekalh ii»X:£Vw«, 194, 196 



Manis lt^U (le Mans, ville), 355. 
El-Mankeb 4^^il (Almuneçai-, ville), 

46, 47, 52. 
Le Mans (j»jLll , SSg, 36 1 , 364- 
Mansour ,^_,ia_ji_« ^a""~ ('<"'*)• i3o, 

3i 1, 3i3, i38, 139. 
Mantia KfSxja ( Amanthea, en Calabre), 

?•• 
Mantoue i»XjL», 254. 
Ma'ra ijxjn ou Ma'rat el-Na'man »j._ji^ 

yUJiiJI, iSg. 
Marach n-|jL» i^}*^^^ (fort), 3i3. 
Mara'ch li^s-j^ (ville), 12g, 139. 
Mar'achan yLi.cw», 210. 
Maragha iULII (fort), 187. 
Maragha iis-îw» (ville) , 169, 170, 172, 

326, 827, 328. 
Marathia USiwo (Marathea), 285. 
Maj-bila A^w» (Marvella, ville), 53. 
El-Marcab <-«j\^i ( Castram Merghalum , 

fort) , 1 3o. 
Marcachan |jl.*i,ïjU 1 338. 
Marcori ^ , . ■=^j t. (Maramno), 285. 
Mardadjeghan |.Ur=-!iw<«, 189, 190. 
Mardïn jjjiw» Jyja- (montagne), i5i. 
Mardïn yjijU (ville), i42. 
El-Mardj ^^1, i65. 



Mandouthia «.aJo. J>>jL* (fort) , 809. 
Manhakath i^/S^^j^-, 19g. 
Maniadj — Uà..» (Maniace, bourg), 108, 
10g. 



JU (Magliano?), Mardj el-dala' iùtXiiJ! '^ ^^ '63. 

Mardous (u,,iwo (village), 188. 

Marckela xfeSU (la Marechia, rivière), 
247. 

Margha lc,U (fleuve) , 338. 

Marghana iUéw», g3. 

ElMarh _ li ou El-Mardj ^1! ,57. 

Mari joU ou Maritza (rivière), 295. 

Marich mS-jw» (ville) , 385. 

Marida «i,L, (Merida, ville), 16, 21, 
24, 29, 65. 

Mariso^^U (Maritza, rivière), 292. 

Marmara ou Marmari (^ jl^U (l^ Ma- 
ritza, rivière), 297, 384- 



2 03. 



480 



TABLE DES MATIERES. 



Marracria (pays de) iijwowo, 16. 
Mars A'iy ^^ ij*w<> (Marsala, viHe) , 88, 

1 1 1. 
Marsan ijl^swo, 172, 4io, 4ii- 
Martela liOojU ou Marlola AKiV« m '^ — 
( Merlola , ville ) , i5,2i, aa, 23, 3o. 
Marlorano mÏj«-Î3j~<. 262. 
Martori i^j^jwo (ville), Zi33. 
Martos ijuAsXç (Morlorano?), 116. 
El-Mas u«m (ville) , 382 , 388. 
Marzeban (jiy»-«, 199- 
Masandan ou Masendan ,)l. v ; ,.. 1- 

(ville), as, i64, i65. 
Mascala IJKjùa.» (Mascali, bourg), 108, 

267. 
Mascala xXjù»^ J^isj-ï (Mascali, cap), 

ii3. 
Masela XK^U (Breslau?), 389. 
Maskoun (.j_jC>«fcxi (Mâcon), 239,2^2, 

2^3, 244. 35g, 362. 
Masla «X^U (Breslau?), 38 1. 
Masna iiÀwU (bourg) , 8. 
Mas'oudi , historien , 33o. 
Masourïn /»oj».u.U (montagne), i54. 
ille) , 270. 



El-Mass ^Ul 



Mass ijjU (Metz), 363. 

Massau j.t2U ou Bassau j.joL> (ville), 

371. 
Masseia SX^oU (Wesel?), 368. 
Massilia iL«JU*i(^ (Marseille), 249. 
El-Massissa A' .^i.^^ l [Mopsucstia], i33, 

i4o, 3oi, 3i3, 3i4. 



El-Massissa &ja_AAaJLi 
i4o. 



J^ 



Massissa A-t*j.**^ (village), 3o6. 
Masiara iy/jt,^ [Ascanius ou Hylas , 

rivière), 3o5. 
Masliki jCJa-ua-o (espèce de gomme que 

l'on récolle à Samos), 127. 
Maleli jJaU (fort), i35. 
Matenata itLUJsU (Maltinala), 266. 



Matera soU , voyez Matira. 
Malghouri ^.ysh^ (fort), 3i5, 317, 

3i8. 
El-Malhcab ^Jijîiî (fort), i32, i4o. 
Malira 'ijj.Xjti ou Matera ojj'U (Matera) , 

262 , 269, 275, 278. 
Mallouca «JjjiJa^ (ville), 4oo. 
Malrakha Li.îJt^ (ville), 894, Sgb. 
Matrika LïjJO» ou Matrakha k j^ , Vi .. 

(ville), 4oo. 
Mawar' el-Nahar w_(^kjl ^IjjU , 187, 

2o3 , 206. 
Mawra »j«U (cap), 263. 
Mayence aaqàjU, 368. 
Mazara ,jU (Mazzara, ville), 87, 96, 

95, ,111. 
Mazghit iaj^ïjU , 3 12. 
Mazkala iO^v^ (peuplade), 9. 
Mazzara lj!v«, 72. 
Mebrar jîw)^ ou Mebdar.l Jva^ (ville), 

176, 177. 
Mebersinous ^j^^MMiy*^ (ville), 386. 
Mechkenis (j«_tJiXim , 3o5. 
Medelin yvÎJ^x ^wia^. (forteresse), 3o. 
Medellin (ville), 16. 
Medinet Ebn Selam j,y.M, (jji aàj<3w<i 

(fort),i3. 
Medinet el-Bewareh _r,l_j_AJi AjuiX-o 

(ville), i46. 
Medinet Salem ^U». ii^<X^ (Médina- 

Céli), 32,33,34. 
Mediolan yiiLjJ^^ (Milan), 24o. 
Méditerranée «LiiJI j^ , 1,2,3, 1 ao, 

23l. 

Mednitha iijwo^x.* (ville), 190, 192. 
Medri ^jù^j.^ (rivière), 
Medri ^o<>-« (ville), 190. 
Medwar ,|j j^jo, 211. 
El-Meflah ^S (ville), 16a. 
Meghala Thermé *_«ji- «jLxjyi- Voyez 
Mighala Thermé. 



TABLE DES MATIÈRES. 



Melierdjan yLa-^^ (ville), i84, i85, 

186. ■ * 

Mehran du Sind .v vff.M ij'j-t--* (l'In- 

dus, fleuve), loy. 
Meïa-Farekin y\j)lsVA.« (eanlon), i5i. 
Meïa-Farekin (j^i,ljLv« (MartyropoUs , 

ville), i52, 3i5, 820, 325, 826, 

327. 
Meïmad (ville), 324. 
Meïres.u^uwyo, Sa 6. 
Mcknasa iCtyliXo (Mequinenza, ville), 

16, 3o, 35, 234. 
Meksernata « WlrjwCn , ou Mekster- 

niaia ^lolojj:*»^!», 27^, 275. 
iVIeladjena iLii»-5)L« (Melagina), 307. 
Melassa iUoîX^ (cap), 127. 
Melbal JLJu j..j_i ou Melial JUJU {ri- 

.vière), 57. 
Meldja Klialil JvyU.. «^y^, io4. 
Meldjis y„.Aaiv«, Soy. 
Mercure (emploi de ce métal pour le 

traitement des sables aurifères chez 

les kimaliis) ,2 24 
Modain ^^jl J>Jtî (Monuments et ruines 

de) , 160. 
Meledni j^xA-j. Voyez Malalia. 
Melfi v_jLll<i , voyez Malfi. 
Mell'i la Méditerranée iLjw-iJI »_i_L,.« 

262 , 279, 280. 
Melial JUU (fort), 56. 
Melila «KaJU (ville) ,4, 10. 
Melisia H ■to.-^ , 383 , 387. 
Melitma iL*kJU (Maretimo), 72, 88. 
Melilo jJïaJu (château de Calabre, où 

fut enseveli le roi Roger) , 75. 
Melki (espèce de sabres damasquinés), 

3i. 
Meloulen (JsJu, 3 10. 
Melwia ii_jJl» (rivière) , 1 1. 
Menadjird ù^pS-Lm (Melezghird), 820, 

326. 



48} 

' 97. 



El-Menchar .Ui^m (la Scie, fort 

99- 
Menino »jij»jLo (rivière), 246. 
Menzil Aban (.Ll Jv-i^, 67. 
Menzil el-Erair^ji^V! JyOo, 91 
Menzil lousouf i_i_^»j J\m (station 

de Joseph , rivière ) , 98. 
Menzil Khalil Jv,xlLi>. JyLo, io3. [r, 
Menzil Meldja Khalil x J . ^ J>-à-« 

J-xAi»., 102. 
Meradouba *j,i!w« (fort), 67. 
Mera'izyclw» (tissus de laine fabriqués 

à Dabi!), 32 5. 



Merar 



Jir-« 



(rivière) , 229. 



Merchana xiUiw» (Marchena, fort), là. 
Merde Bab el-Abwab cji^i)! <_)[. (de 

Derbend), 332. 
Mer de Colzoum -vAjJl vrf (la mer 

Rouge), 333. 
Merde Khozar ,tvii j^ (la Caspienne), 

169, 191, 322 , 407. 
Mer de Poix-résine ou océan Oriental, 

396,439. 
Mer des Vénitiens yvjiliUJl j^ , ou 

golfe Adriatique, 120, 246. 
Mer de Syrie (Méditerranée) , 2 48, 3o2. 
El-Merdj ^ 1 1 , i48. 
Merdj-Bacoulia iùJ«j>l> j» -^, 809 . 
Merdj Djama el-Melik Baderwana _ ^ 

*jIj5jiL »iUll AJT, 3o6. 
Merdj el-Ahmarj.--.yt ^,^. i36. 
Merdj el-Chahm *_^rUI ^ ^ (l'ancienne 

Germa) , 3oi. 
Mer du Pont j»Jaju y^ , ou mer Noire , 

3o2, 332, 39 1, 399, 4o4. 
Merend ,Xjw.«, 32 0. 
Mérida, reine, 26. ■ ' 

Mérida gi,U (ville), 3o. ; 

Merma-Mandjekath ii*X^v^Uj_«, 19?. 
Mersa Anbana *_>LajI (»<j-« (Taviano), 

119. :' iii:<uU 

61 



482 

Mersa Carinos |m<j_)J( («*>-*' ' 'O- 
Mersa Madjeloiid i»)^ tS*)-* (port), 

119. 
Mersa Noderos |j«,)i«_j ^^J-^ (petit 

port appelé aussi Nartos et Nardo) , 

119. 
Mersa Tradja «ç-IJa ^^wo, 119. 
Mers el-Chadjra »w=afi.Jt (O^y-^ (le port 

des Arbres), 18. 
Mers elFeroudj j^jjUI i^j~» (anse ou 

petit port) , 46. 
Mers el-Sabbaghin (j^Lj, in i! i^j—« 

(port des Teinturiers, détroit), laS. 
Mersel-Tïu (j-kJl (jj^wo (le port Va- 
seux), 1 10. 
Mersinous iui^^mmij-h , 882. 
Mer Ténébreuse , ou mer des Anglais 

Mer Ténébreuse (la mer de Chine ) , 
221, 23o, 396. 



TABLE DES MATIERES. 



Mertoia XXj 



iH (J* 



(château remar- 



quable par la solidité de ses fortifi- 
cations), voyez Martola, 

Merw j»», 187. 

Merwan (tribu) ,17. 

Merw Chahidjan yl^l.:iiJi «w«, i83, 
186. 

Merw el-Roud i«jJI jw«, 186, 187. 

Merzeban mIjj>-«' 201. 

Mesadjid J^.&.l.w.it (San-Lucar, ville), 
18, à-i. 






(rivière), 087. 
(ville), 382, 384, 



Mesinos 

Mesinos 
388. 

Meskouna xjjXm^, 169. 

Mesla XK*yU (Wesel), 367. 

Mesla j>}\AM^ (Breslau?), 376. 

Mesnah »l_JL«*jo, 391, 892. 

Mesouk ii)j_»»^ (lieu jadis fortifié et ha- 
bité par des Berbers), 54. 

Messine (détroit) ,8». 



Messine ^^wy«<u» (ville), 81, 109, 11 3. 

Meya iU^ (Moya, ville), i5. 

Mezma iocvi! (bourg) , 9. 

MezmaiLojII (ville) , 4, 66. 

Miala Aj^, 178. 

Mian Roudhan (jiijj mW« (canton), 

21 1, 212. 
Micos ^juJu,^, 110. 
Midia Ljvç. (ville), 385. 
Miel (rivière du ) J^^si] ^b\j ,117- 
Mighali Berisklawa & j^Aj^^j jUx» 

(Marcianopolis oa Pristhtaba, aujour- 
d'hui Pravadi ) , 382, 386. 
Mighali Thermé ii_-o»_j JLj«j».« (ville) , 

382,388. 
Mikoula iljXvje (Miconi, île), 128. 
Mila S}yy«, 169. 

Milass ^ciVAvo (Milazzo), 80, 110, 1 14. 
Milo_y_Âx.« (île), 127. 
El-Mina (ville), 5. 

Mina'l-Mu'ta JaxLl 1jVS-« (havre), i34. 
Minaou .U-w (Mineo, château fort), 

102. 
Mines d'argent , 342 , 896 et ailleurs. 
Miniat iùÀ.» ou plutôt Kenninia, 194. 
Mino^jijy) (Minho, fleuve), 228, 33a. 
Minorque HSjy^ (île)i 67, 69. 
El-Miras^l (Myra), i34. 
Mirdja L=-wyo (château fort), gb. 
Mires (^uws* (^iUe). 3^4. 
Mirnaojbw», 91. 
Misina xiA,,,,^ (Misène), 267. 
Mo'asker jX^^xii , 807. 
Mocca xJij^ (Torre Mucchia, ville), 

262. 
Modaîn ,^i<xJl! (ancienne résidence 

des Cosroës) , 19, 160, 161. 
Modharw_»à-«i (province), i36, i43. 
Modhonos ^jji^, Sog. 
Modica iUJi^.^ (ville), 101. 
Moghan yliû (province), 169, 171. 



TABLE DES 

Mohammed benbeni-A'mer, 5. 
Mohammedia Aj»X.^i (ville), iSy, 

Mokhamans &AiUUsî ( peuplade tur- 
que), 35o. 

Moine (île du) ^Mj.l\ iijjj.=- (Favi- 
gnana?),68,72,88. 

Moïse (rivière qui se jette dans le golfe 
de Calane), 83. 

Molenfelli ciotU/o, nommée aussi Mol- 
fentc-OuUlo (Molfeta, ville), 261,264. 

Molia &xl. 



Molia iuJ».« 



Mont-Beslierj^)„y»j 4.:^^., (Montpellier), 

23g, 3^0, 2/i8. 
Mont Cabrii-^,_j,_Aj i.aâ< (Monte Ca- 

brero), 2 33. 



Mont de Morwa ! 



hj~^- 



(Alla 



Mura?), 275. 
MontDedjoun y^.=-.i owCo, 276. 
Mont-Djouz jj,_». .-. \ _,, J i . (les 

Alpes), 24i, 243, 245, 362. 



MATIERES 

Monte Abrou 



iJ-^' 



483 

(Monte-Mora- 
(Monopoli?), 275, 



Monte Mello_jJjL« 



J^ 



Monte San ^Us 



Monte Tin 



Monte lani -,[> 



rivière) , 285 

ville), 285. 
Molsa iL«J»^, 397. 
Mondic ^^iX-jCo (Mondego, rivière). Monte Moro 

26, 227. 
Mondoudjar^y,=,j»KjL« (Monduxar, fort), 

El-Monkeb t,oiÀit ( Almuneçar , ville ) , 

i4. 
Monopoli Jj.j_jjC« (ville), 261, 263. 
Monsa X .„ -.j - (île), 71. 
Mont Afrid »X^I cx^» (fort), 273. 
Montagnes du Temple de Vénus J_iu=» 

iyijjl JïCa* (ou de Porl-Vendres), 

23l. 

Montai JUjL« (montagne), 284. 

Montalban yUJ! o«jL<>, 110. 

Mont Alwat Ja!^ | Jy,i=. (Mont Rosi ?) , 

260, 254- 
Mont-Bendjos ^j.^ c-iXo (Montepe- 

loso), 27g. 



no?),2S4. 
Monte Bal JL 

277. 
Monte Castro ,^j(.^ 
Monte Choudj «» »^ 
Monte Ferand iX-jj._S 

dina!*), 275. 
Monle Forle cjj^i cx.U), 
Monte Pose ^ .^^jX-m (Montefusco, 

fort), 284. 
Monte Maggiore j|_y.jk_« ov-à—o (Monte 

Albano?), 283. 




109 



285. 



, 276. 
(Monte Murro), 

( Monte Roton- 



de), 285. 
Monte SeccOjJug Jva=-, 284. 



(J— J CAjt^ 



(ville), 255. 

, 252. 



Montiour^^Xx* (Modor?) , 38o. 
Monlir^jyjj^ (Modor), 375. 
Monlira SjaXJ.^ (cap), 258. 
Mont Leriua iU^J u^Ujn, 233. 
Mont-Luçon y^îj t:i»JL*, 242. 
Mont Mayor j_j_^_« cii-Jw (Montemor, 

fort), 26. 
Mont Mayor j_j^y, 0.X0 (ville), 226, 

227. 



Monte Melvi 



S^ 



279- 



MontSaria Dabelia iojlji *jj-<o 

(Sierra de Abella, fort), 23i. 
MontWad i' 



>j c:^A^, 



233. 



291, 



Morafa \i\Jyji (la Morawa, rivière) , 

383,386. 
Morcan yli^ ou Moucan, 186. 
Morda ^^i^, nommée aussi Woudal 

Jtij (rivière), 190. 
MorgbaU^^ (fleuve), 34o. 
Morgbârj(.ç^ (montagne), 34o, 4j4. 
61. 



484 



TABLE DES MATIERES. 



Moriani jljwo (Morlagne, ville), 36i. 
Morlans jj»kji)w» (Montauban ?), 2.36, 

aSy, 289 ,2^1. 
Mortela «Xj^ (Montilla, ville) , 1^. 
Moscala ve Asia «_j^*y)j AVJUavo (Mos- 

chenizza) ,261. 
Mosnis ij„Jm,^ (Moulins?), 239,241. 
Mosquée de Cordoue (sa description) , 

58, 59, 60, 61, 62. 
Mosquée des Drapeaux caLLJ! <Xja«\.^ , 

(où furent déposés les étendards des 

musulmans venus par le Djebel- 

Tarek ) , 1 7 ■ 
Mossoul Jk.»3j-^, 1^2, i/(6, 147,1/18, 

i53, 168. 
Mostaghanem ajUjù*»* (ville), 4- 



Moslanah 



222 , 223. 



Motoli JJsya (Mateli ou Mati), 262. 
Motonia àUjjjU (Modon), 124. 
Moucan ijii^ (Moghan), i84, 820. 
Mouïcli |ji_)j^ (Mons), 363, 364. 
Moula âL» (Mùla, ville), i5, 42. 
Moules (j^^, 395. 



Mouncan fAjijjjt 



i83. 



Mouniclika hjHm^ (ville) , 434. 



Mourat 



j)jj^ 



(ville), 264. 



Mourchan yUlwo (bourg), 56. 
Mourdjan yL=-)wo (fort), 176, 177. 



Mourin ijjj^ (le Mein, rivière), 867. 

Mousa-Abad iU (gwuj^, 328. 

Mousa ben-Nassir, de la tribu de Mer- 

wan , conquérant d'Algéziras , 1 7. 
Moutons (île des) |<VxJi a^ys., 11, 

27. ^ 
Mucâdjir j_».UL« (étoffe fabriquée à Al- 

méria), 44. 
Muhurdja Foundouk jiXJLj 1 —- j . ' 

(ville), i43. 
El-Mulawwen y JUi (fort), 182, i33, 

.3o6. 
Munbedj .^sjut, 129, i38, 189, i55. 
Murbalhrj_i3Lw« (Murviedro, province), 

i5. 
Murbathr wJslfwo (Murviedro, ville), i5, 

36. 
Murcie (fleuve de) K\Miyt j^, 38. 
Murcie iu.wwo (ville capitale du pays 

de Tadmir), i5, 87, 39 , 4o, 4i, 42, 

43. 
Murdjani ^^Ls-wo ou couleur de corail 

(nom d'une éloffe fabriquée à Almé- 

ria), 43. 
Mursica la Vieille a_x<>OiJ! ii-iL,»»w» 

(Mursico Vetere), 272. 
Musnah »l ïav.l^ (ville), 3o2. 
El-Myra i^U , 129. 



N 



Nabacta iijJuLj (Lépante, anciennement 

Naapactas), 121. 
Nabacto jJaJuj (Lépante), 122, i23. 
Nabdhos (j«_j joli (Panados, Ville), 297. 
Nabel Job (Naples), 70, 178, 179, 

260, 270, 281. 
Nabel ou Napoli d'Afrique, 72. 
Nabel el-Kitan ybdS Job Naples du 

Lin), 267. 
Nachan (.Uïb, 187. 



Nadbema ii.»^b (rivière), 2 53. 

Nadbema (ville), 2 54. 

El-Nadher JàjJI oJs (Castillo Santa- 

Pola, cap) , 39. 
Nadhia iU^b (ville), 3i3. 
Nadja to-b ou Naha Aj>.b, 342. 
Nadjab <_>L»-b (bourg), 323. 
Nadjera L-s-b ou Badjera \jj>-\j, i53 
Nadjeran ^.Ijj*'' , 178. 
Nadjina *jU=»b (port), 124. 



TABLE DES MATIÈRES. 



485 



Nadjira i(jj>-U (Naxera, vilie), 233. 
Nadjra' c -:^> iio. 
Nafira ijjXii\ (g*;-» (port), àb. 
Naghoura ijj^lj, i36. 
Naghran M'jJiJ' ^'9' 220. 



CJ^/^' 



iJi, i54. 



El-Nahareïn 

Nahnabad iljLCjj, 177 

Nahr Abi'1-Asad J^.^i)i j;!^^ (canal), 

161. 
Nahr Abi Ma'akel JOU^ ji wjj (canal), 

161. 
Nahr Anacht <..j>ji^\ y^ (rivière), 229. 
Nahr A'sel Ji,u*c j^ (ruisseau), 17. 
Nahr Boudhou yà^ >jj ( RioVadeo ) , 

227, 228. 
Nahr Djacabdac ^ï i>waSIj» >4J , i65. 
Nahr el-Abiad ^ J>. ■ . M! . (1 \ (la rivière 

Blanche, ou rivière de Murcie), ki-. 
Nahr el-Kebir vA^ili ^gj (la Grande ri- 
vière, rivière de Cordoue ou Guadal- 

quivir), 42, 56. 
Nahr el-Malik >iUi!j^ (canal dérivé 

de l'Euphrate), i58. 
Nahr el-Melh J^l y^ ( Fiume Salso , 

rivière) ,86. 
Nahr el-Moudjez y». J^i j.^ (rivière), 

118. 



Nahr 'Isa 



lP»"»!^ j-i^ 



i (canal dérivé de 



l'Euphrate), 167. 
Nahr La' an jw«J w^, 161. 
Nahrovvan yijj^j (rivière), 167, 161. 
Nahrowan ^.],j^ (ville), i!i5, i58, 

169. 
Nai j^Li (ville), 398, 4oi. 
Naias ^j/Xm, i32, i4o. 
Naraa it^b (Port Lambro), 12I1. 
Namdjan yL^, /io6, 407. 
Namel Ji^L» (village), 181. 
Namorgho »ij_c (Amorgos), 128. 
Namouni j^/sb (ville), 3 16. 
Nantes yjJajb, 302, 353. 



Naples J^jb- Voyez Nabel. 

Naraoun yjtjb (Narni? ville), 253. 

Narasansa ^u»jL»uij.j , 897. 

Narba «j, b (ville), 3i2. 

Narbonne xjjjjl, 68, 289, 2/10, 248. 

Naresl (^^.jb, 177- 

Nareslan ylji*ujb, 167. 

Nariz vjjj ,172. 

NarOj^U, 97,99. 

Narous ^jnb (viUe), /ioi. 

Nasef ,_JumJ , 199, 200. 



Nasih (moulins de) ^b U»-,t , 67. 
Naswa ^^yttj, 32 5. 
NathaU'Li, 169. 
Natira ^ojilij (ville), i54. 
Natos nuJs\i (Anatolie), 3o5. 
Nawakalh .■■ A-^^ tj ', , 218. 
Nawsa A^.b, i45. 
Nawsia iU^.b (ville), i44. 
Naxia «_».,«Jij (Naxos,île), 128. 
Nebrowa ^jjm (ville) , 882 , 384 , 385. 
Nebsa iUajj ouBensa, 367, 368, 870. 
Nedja' iCxjtf' (ville), 2 2 4- 
Nedjah *_:*'' (ville), 819. 
Nedjau «Ljtf (Viseu?), 226. 
Nedjelaïa i^SK^ (rivière), 117. 
Nedjeragh é-:*' (ville), 4i4- 
Nedjou' t»i' (montagnes), 4i3. 
Nedjem ^^,_;tf (canton), 211. 
Nedjfa ajLtf (ville), 222. 
Nedjkath e,j:j*^,2i3. 
Nedram ^Kj^j (fort), 3i5. 
Nedrouna ionjsXj (ville), 10. 
Neghrada oiloij (ville), 389. 
Nehawend Jvj.L^j (ville), i43, 162, 

164, i65, 166. 
Nekba iU5^! ou Nekia (village), 186. 
Nekourj»_5C> ou Tekrour ,, J3' d'après 

le texte imprimé à Madrid (ville) , 4. 
Neïtherm -, . U 1 -, (Nitra, ville) , 372 , 

375, 376. 



486 



TABLE DES MATIÈRES. 



Nemourank liLjl,^, 207. 

Nemous (ji»jjf i^/'os- (mont), 3i/l. 

Nemousa xwj^ (Linosa, île), 68, yS. 

Neocasiro j_y(.«»iy (ville), 382 , 385, 397. 

Nesa L-»j, i83, i85. 

Nesoua L^^i^j, 320. 

Neto Jaj (rivière), 283. 

Nevers (pays de) ,j«jLiAJ rf>Jiil,2ii2, 

243, 35g. 
Nevers ^j^j\mj, 239, 24i, 244, 353. 
Newbian yUj^, 181. 
Niakath uik^^Lû, 206. 
Nibaria i^jLo (peuples), 396. 
Nicée ou Nikia «.*jUj (ville) , 299 , 3o2 , 

3o4, 3o5, 3i 2. 
Nicha XiSkAj ou Bicha hjAm , 384- 
Nicola 2<3yij (Lincoln), 425, 426. 
Nicolowa i_y)juj ,292. 
Nicoraédie iC-j,X,^Aj, 299, 392. 
Nicosîn yv,»iJiAÀjî (bourg fortifié), 106. 
Nicosîn yvAJUj (rivière), io5. 
Nicotera sJsJij, 269. 
Nidenou^jvAJ (ville), 382. 
NidjaiL.:^ (ville), 3i 6. 
NidjaujL^ (Glissa? ville), 288. 
Nidjda ï^i^ (mont), 42. 
Nieubork tCkjjjyj (Nieborg), 427. 
Nieuzburk ti)jjy«j (ville), 38i. 
Nikalh uijrAi, 206, 2 07, 212, 2i3. 
Nikia aaJUj ■ Voyez Nicée. 
Nikoua 1 JiAj (ville), i42. 
Nil J^l (fleuve),. 37. 
Eil-Nimasoun (..w ç-i^t (Limasol, ville), 

i3o. 



Nio ^j_*j (île), 127. 
Niniva l^j^o (Ninive) , i48. 



Nisabour 



186. 



JJ-? 



O (ville), 177, 182, j83, 



Nisana KjLuuo (village) , 19. 
Nisou ou Nisowa jj«,Ai (Nissa, ville), 
291, 37g, 382, 384. 



Nissibîn 



CJï+*'>^J 



(canton) , i5i. 



Nissibîn ^jjuuaj (Nisibis), 137, i42, 

i4g, i5o, i55. 
Niswa ^^ymj ou Ij.*,^, 326, 328, 329. 
Nilha ïJaAJ, 3 16. 
Nilnoyky (fort),3i4. 
Noamia Ji_*^!jj (Bohême), 371. 
Norbagha &iLjj (Norwège), 426. 
Normandie iLjJvjUw, 357, 36o, 368. 
Norwège KsLjj, 427, 428, 429. 
Norwégiens; 429. 

Notos (j^jJaj (Noto, ville) , 84 , 102. 
Nouchi 1^^ (ville), 4oi. 
Noucbirewan Cosroês ^^yjuS' jj\ty*Miy> 

(roi de Perse) , 32g, 4o3. 
Noudjah x=»jj , 32 8. 
Noukalh ev&_y (viUe), 207. 
Noumar.U^ ou Koumar, rivière) , 3o3. 
Noun M»j' 176- 
Nouna la Maritime «j»j ou Ninos ^ja**j 

(Nona), 267, 288. 
Nounechka iiXijjj (île) , 4o4. 
Nounkath ii\.Srjjj, 21 3. 
Nurezbourka aSjjijaj (Nuremberg), 

375. 
Nuriz vj j, 170. 







O'beîdia *jJ^^a«J1 (ville) , i5o. 
Obélisque jLii! del-Mankeb (en Espa- 
gne), jiy. 
ObollaâoiJi (ville), 162. 



Obra Svijt (j-«»=» ou Ohda (ville) , 3o. 
Océan ,i,2,i6,3o, 42- 
Océan Ténébreux, 227, 38i, 422, 433, 
434, 44o. 



TABLE DES MATIÈRES. 



487 



Ochouna *_jj^l (Ossuna, province), 
là. 

Ochouna Âjj^l (Ossuna, fort), 55. 

Odestra »jj:.»^aj! , 387. 

Odranl oijiil , voyez Otrante. 

O'kbara \j\jSs (ville), iZi3, 1/16. 

Okhrida o^jj^\ (Ochrida , ville) , 288 , 
ago. 

Oliviers (rivière des) mjjCjjJÎ w(->,235. 

Olou Abas ^[,\ jjjl (les Abazes, prin- 
ces) , 395. 

Ombria AjvAji , 2^0. 

OmmDja'afarj.i)t=-^,l (j^aa- (fort), 
192. 

Omm el-Rhammar (îled') . 1 , ^ ,t^ 
68. 

Onkaria x_j>Xi! (la Hongrie), 372. 

Oran m'j-*» o" Wahran (viUe) , 4- 

Oriwala 'Si^jj\ ou ijijjj.t (Orihuela. 
ville), i5, 38, Sg , 42. 

Orlianos (j,^UJjl (Orléans), 2^4, 358. 

Ormiah (lac) , 327. 

Orminiah «-AjU^i , 1 73. 

Orta isjjl ,252. 

Oscasca U^^U^i (les monts Durais), 

4l2. 

Osrouchna «_«-«, w»u i) 1 , 187, 201. 
Ostrikouna i>^^SyjjM\ ou Ostrighouna 

*jj.Sjj:,*tii (Estergom) , 871, 372, 

373, 375, 376. 



OstrikiLjya«t (Ulrecht), 366,367, 373. 
Ostrobou^jjjjwJUui (Ostrovo), 290. 
Olhman, fds d'Affan (il existait quatre 
^ feuillets de sa main dans l'exemplaire 

du Coran qui se trouvait dans la 

grande mosquée de Cordoue) ,61. 
El-O'touf (jj^JaxJI (les Détours), 18. 
Otrana ou Otrona Ajiwil ( Orlona a 

Mare, ville), 262. 
Otrante ovjiii, ouOdrant, 116, 120, 

12 I, 262 , 273. 
Otrona AjjJa! (Orlona a Mare), 281. 
Otrouna iCj^^î (Ortona), 262, 280. 
Ouch ^jij\ (vUle), 2o5, 211. 
Ouclis (j«yJii (Ucles, ville), 42. 
El-Oukhteîn0vjii.i)i (les Deux-Sœurs), 

1 11. 
El-Ouldja AiijJI (.\lulgha, province), 1 5. 
Ourdania iL*jlii_jJi (port), 11. 
Ourghouri j^,j__É,^i , appelée aussi 

Lourgharo jjlsjj (ville), 267. 
Oursia &a^,jI ,210. 
Ousar^,,^^! (Veglia, île), 268. 
Ousela JiLwjl (Isola, île) ,117. 
Oustica iUx^t (Ustica, île), 68. 
Ouzkend ù^X^jj^ , 2o4. 
Ozmoum (••-«;«i (Osimo, rivière), 346, 

253. 
Ozmoum ^^\\ (Osimo, ville), 253, 

255. ' 



Palerme ^.yAj , 76 , go , 1 10. 
Pampelune «jjJUij, 226, 2 34. 
Pancsova yviaÀj (ville), 377. 
Paterne, 106. 
Pavie iujL, 253. 
Pays de Cahors u«jjlï risAsI , 237. 
Pays des chrétiens -.Jl ^iHo, 34. 
Pays des Ghozzes jlvcill ^y^ , 338. 



Pays des Lombards ai,_k_! 

261. 
Pays Fétide, 4i2 , 437. 
Pêche du thon , 5 , 89. 
Pèche du corail, 6. 
Péloponnèse («»j»aXj, 122. 
Péloponnèse (détroit du) ji_ 

(JhJ^Xaj . 2g4. 



i»Lj, 



488 



TABLE DES MATIÈRES. 



Péloponnèse (mer du) /wj» 

287. 
Peniscola Hj^Li^ (place forle) , 36. 
Pesaro bjj^ (ville), aSg. 
Pescara^l^^j ^_yj (rivière), 281. 
Petit Zab oL«i)| tjKJI [Zabus Minor, 

rivière), làd. 
Phare (le) «lUJI , 1 13, 1 15, 269. 
Philippopolis ^juSjjXKi, 295, 383. 
Pierre d'Abi Khalifa ii_i_AÀà. cj' y^- 

11 3. 



Pi se 



LT^ 



, 2A0, 243. 



Poitou jJoAj (<nX5! , 227, 287, 352. 
Policastro jj..Ia«*ï (iw > 268. 
Policastro Ii|j.ti«»jtJj (rivière), ^85. 
Pologne ^AjjJl) , 268, 375, 380,389, 

^27. 
Pont-Euxin , 333. 

Pont de Sandour ,jiXÀ*g SjhXi, 171- 
Pontoise •. ■ h 1 ■ , 36i, 36/1. 



Foras ij»itw), 12 4. 

Porc (cap du)joj,JuîI oijl , 112. 

Porte i;:>jjjl de Bayonne (passage des 

Pyrénées) , 234. 
Porte de César jjLw i^j-i (passage des 

Pyrénées) , 232. 
Porte de Djaca *iLa- c:jjj ,232. 



Porte de KilanCliah »Lw /j5/L_aj <_>b , 

329. 
Porte de Lazca *i\V 

ghiz, 329. 
Porte de Liban-Chah «Uii 



cjli ou des Lez- 

Ui c_)L>,33o. 
Porte des Alan y2\!l cjL (des Alains) , 



jL, 329. 
Porte des Iran-Chah jtLi (j'v-j' 



Porte des Bârcah Aï,!, 



.L, 



^jw_»jG My ' 



33o. 



33o. 
Porte des Karouwïan 
Porte de Soûl J».» <_jL , 329. 
Porte des Saîran ytjoLuJi <->[>, 329. 
Porte des Sesdjesdjis ^^_:i>^.;S*^-w tjL 

(des Tchetchenses), 329. 
Porte du Possesseur du trône <_>l 1 

J^JmJ\ <.^a.S~\jIO , 329. 

Porto Maria &_j,U tw, 117- 

Portugal JUijo , 226, 228. 

Fouille iixLj , 270. 

La Prairie de l'Evêque oLJCuJ! j^ _^ , 



: ktajufj, 287, 2^0, 2/ii, 243, 



3o8. 
Provence , 

369. 
Ptolémée , 42 1 . 

Puy (le) ^yj (ville), 239, 24o, 24:. 
Pylœ Ciliciœ, i34, 3o8. 



R 



Rabca iijijj ,181. 

Rabdar ,I,Xj, (canal), 199. 

Rabdh el-Djobn (j^ yàjj (le bourg 

du Fromage) , 126. 
Rabdh el-Rhandac ^3^>>Â=1 (jà-y (ie 

bourg du Fossé, ville), 126. 
Rabeta Kastaly JJa^fe* Hia^j (Castellon 

de la Plana , château fort) , 36. 
Rabeta Rota Sls.j iUajtj, 18. 
Rabeta * t-- ljll (station), 43. 
Rabina MJmj (Ravenne), 239. 



Rabna iLÀjj (Rachna), 291. 

Rabna \_«j, (ville) , 379. 

Racan ylsi, 320. 

Racca iLSjl, 12g. '' 

Racca ii_ï, , en grec Anikos ^^JH^^] 
{Nicephoriam) , i35, i36, 137, i42, 
i45,i46, i48, i5i, i52, i53, i55. 

Rachgoun (île de), 11. 

Racouca \ijjij , 1 59- 

Radjala ïi\s^j (la Rochelle), 227, 238. 

Rafeca iyiiîj ou HJiiji] (ville), 129, i55. 



TABLE DES MATIÈRES. 



489 



Uaghoria Xj^^!, (Ropelia? ville), 289. 
Raghous ^^J*, ou Ragorsa a_^j_j^ 

(Raguse, ville), 85, 101, 261, 268, 

287. 
Raghwan mIj*_) (^'He) , /li3. 
Raguse (pays de) jC^jij ayo, 386. 
Rahaba iù,»-, , i38. 
El-Rahaba iUa-jJ! (ville), i42. 
Rahabé Malek ben-Taouk viUU «jls.-, 

Rahabet-Malek JlJU aaj».j, i38. 
Rahl el-Armal J^_o_,i;i J.=,j, 96. 
Rahl el-Caid J^_,UJ1 Jki^j , 95. 
Rahl el-Maral sl_^| J^^^j, gi. 
Rahna iLLa-j (Drama, ville), 289. 
Raï ^^J! (ville). Voyez Reî. 
Raïab A-jij, 92. 
Raïah \j\j igfMX\ J^JjA (montagne) , 

93. 
Raïs /j«~ji) (le Croisic), 352, 354- 
- Raïs (j*»-j!) ou vjij (Arras), 363, 364, 

366. " 
Ramen y,<I. (ville), i65. 
Rametta ii^j,. (fort), 109. 
Ramin m\,«'j °'^ Zamin , 2o3, 2o4, 

2o5, 206, 212. 
Raml J^ (rivière), 2 85. 
Râmous (j«5»<l) (Reims, ville) , 358. 
Ran (pays de) y!j aiV^ , 170, 320, 

324, 33o, 333. 
Ran ylj (ville), 33 1. 
Randa «iKj, (Laranda), 3o8. 
Randadj _|js,j, (Randazzo, ville), 108, 

109. 
Ras jj„t , y^ (l'Araxes , fleuve) , 33 1 . 
Ras jj^jt, (montagnes de) , 346. 
Rasa ii,Mijl\ , i44- 
Rasa «_t,y ou Wasa *_»»,., i45. 
Ras el-A'caba iùjixjl iwlii 216. 
Rasel-A'in (jv*" o"') (canton), i5i, 

i55. 



Ras el-A'ïn (jjJ' u-'j (ville), 137, 142, 
i5o. 



Ras el-Rhanzir 

l32. 



r^r- 



-L ^y.]j 



[cap), 



Ras el-Tarf (j JaJI q>Aj (cap Ortegal) 

2 3o. 
Raset ti(_»,!Ji , 2o3. 



Rasian ^La^,, 210. 



U"!;' 



176. 



Ras el-Kelb ,_jfii 

El-Rassif oUaas Ji , 4o 

Rasl owwlj, 188. 

Ralbal ii_o, (Arlebat), 49, 5o. 

Ratekian ylsi!,, i84. 

Rali i^lj (Rieli, ville), 253. 

RaubaU-j Jl (ville), i43, 147. 

Ravenne iijj) ou Ravenne la Maritime 

*-jyL>.LJ! iUj), 247, 255, 256. 
Ravendah o«Xj«lj, i65. 
Ràwnab ^jl, (ville), 186. 
Rechaca ïiLij (ville), 346. 
Redon M»^)> 352 , 354. 
Reggio^_jw, 69, 116, 259, 262, 270. 
Reî j^j ou El-Reï ^A\ (l'ancienne 

Rhagès ou Arsacie, ville), i43, i64, 

i65, 169, 174, 175, 180, 420. 
Reknowa ]yi^,., 388. 
Rendhina Ajojvj, (ville), 296. 
Rendjburk ,A ^. ou Reinchburg 

liLj (ji^ÀJ; (Ratisbonne),370, 378. 
Rennes (j«Juj , 352 , 353 , 355. 
Reslanda ».\_j5V u,. (Islande, île), 

426. 
El-Ressafa iLiLoJ! , 129, 137. 
Retina iU^J,, 278. 
Rewa «ji, (rivière d'Eu), 363, 365. 
Rhin y._jj ou j_i, (fleuve), 245, 367. 
Rhodes (j^ijj, 128, 129. 
Rhône j_ii)jj ^j (fleuve), 24i. 
Riah (pays de) a_>j , 53. 



Riat A—jj (Rute, province) , i4. 
Riba i>j)^s (Riccia?), 283. 
62 



490 



TABLE DES MATIERES. 



RibaWa ! jjlj (Ripalta), 283. 
Ribna «Jijj (RibniUa), 384. 
Righnojjjijj (Rovigno, ville), 261. 
Rigolo Jjbj ou Nicole _jJuuj (Torre 

Rivolo, rivière) , 264. 
Rigonovo j_jjjoij , (rivière), 93. 
Rihan /j^j' ^^5. 
Rima iC_f , , 16g. 
Rio «_), (Rhegium), 298. 
Rivière Grecque Jb^ tS^'j' "'^' 
Rivière Froide i,L«J! t£^'>J' ' ''S. 
Rivière de Ragous ^jo»-») c£^'j (^*" 

gusa), 112. 
Rivière Salée Ail j^ilj (Fiume Salso), 

111. 
Rivière Salée l.\X\ ^^ , 122. 
Robat el-Calass ^yjiJî ialj,, appelé 

aussi El-Barc \jjSi, 212. 
Robat Hifs (joi:»- JoIjj, i77- 
Robat Sa'd Jvx-ui isljj, 20A, 212. 
Rocca Albano _j.juJ! àii, (Monte Alba- 

no), 274. 
Rocca-Batsi ^giMXi ë^'ij, 276. 
Rocca-Belta iOJb *Sj, 284. 
Rocca Chebekli isiuï ii-ïj , 274. 
Rocca Corali Jljy» ii-Sj, 276. 
Rocca Delibo^^juJi iLjj, 274. 
Rocca Fandjoulan yiVj^ij ( San-Giu- 

liano), 282. 
Rocca Felib 4,AjJi Aij (Rocca Nova), 

271, 273. 
Rocca Mont-Arblan y^X^ji 

(Mont-Albano) , 277. 
Rocca Monte-Belan m5^ "^ 

(Montepeloso?), 278. 
Rocca Sant-Ghalhi ^L* 

(Santa Agatha) , 280. 
Roche (la) gydaaJI , ii4. 
Roche-du-Cerf (la), 3. 
La Rochelle *Jl=- , • Voyez Radjala. 
Rodana Aji^j, (Rodi, ville) , 261,266. 



*_») 



*jj 



Rodoslo k_A<4Pi«j (ville) , 298 , 383. 

Rodoua ,i,, (fleuve), 34i. 

Rofran ijiyij (Rofrano, montagnes), 
285. 

Roger, fils de Tancrède , conquiert une 
grande partie de la Sicile en 453 
(1061 de l'ère chrétienne) , 74- 

Roger II, roi de Sicile, 76. 

El-Roha IaJI (l'ancienne Edesse, au- 
jourd'hui Orfa,ville), 129, i36, i42, 

l52. 

Roi du Trône d'or, 417. 
El-Rokn (l'Angle, port), 90. 
El-Rokn (j^jjJI (l'Angle), ii3. 
Romanie a_ajUj, 122. 
Rome A^jn , 243, 25o, 266. 
El-Rommal JU^t (les Sables, ville), 

i8. 
El-Rommana xjUJi (fort), 3i4. 
Ronbolo Juj, (rivière), io3, 106. 
Roseau (fontaine du) l- -^ '^^ (JNC ■ 

n3. 
Rosiana «jU^ ou Rossana ii_jL-mjy 

(Rossano, ville), 118, 262. 
Rosous jnyMj (j*a«»- ( Rhosus , fort) , 

iSs. 
Rossiano la Maritime iùAfs-LnJI^Luyjj 

(Rossano), 271. 
Rossianto ci«-Ji_*_-wjj (Cassano, ville), 

262. 
Rosso Castro jJL«iô_>.*iij; (ville), 388, 

397- 

Rothaïda o J^oli^, ou Rothanda (la Ta- 
mise, rivière), 42 5. 

Rothomagos j^kS-U^ (Rouen), 36o, 
36i, 364. 

Rouban mI?})' ^79- 

Roudha lijj (fleuve) , 338 , 339. 

Roudhanylijy (ville), 162, i65, 166, 
210, 2i4, 342. 

Roudhan yiijJ! (canton renommé 



TABLE DES MATIÈRES. 



491 



par la bonté du safran qu'il produit), 

166. 
Rouge (rivière) -5»^! j^a!^ (la Ria de 

Aroza), 2 3o. 
Roum ^,j wJI i5X_j (l'Asie mineure), 

i33, i43. 
Roundj gîjj, 179. 
Rous (pays des) ^|«j_Jt (des Russes), 

336. 
Rousa L«in (tribu de Turks), 4oi. 
Rousia &A^,j (ville) , 4oo. 
Rousio »_jç.« ,j (fleuve), 399. 



Rousio 



y-^^ij 



{Rhousion, ville), 292, 

297- 
H-Roustac r;\ v ,«,» Il , 309. 
Routa Mart c:jw« b.) (ville), 120. 
Rouzah «j«3, i65. 
Ruba xjj, (Ruvo, ville) , 26/i. 
Russie ^g_jAaJiII ii-jywj Ji , 382 , 
Russie ii_x*«j j , 38i, 390, 3gi, 397, 

43 1, 433. 

Russie extérieure a — j ^'^ *_a_«1j Jl , 

399- 
Russes , 402 , 4o4. 



Sabiran yL_)L«Ji, Sac. 

Sacloun yjJaJL. (ville), 428, 43i. 

Sadeklia *i^iUo , 309. 

Sa' tL»s , 10. 

Sâ'a A_M (bourg), 217. 

Sa'afa HJut^a , 1 14. 

Sabak liJLLm (ville), 2o3. 

Sabal LsLLu, 2o4, 206, 212. 

Sabalo j_t>lA.i; (Sabbato, rivière), 284, 

285. 
Saber Djas lyXsa- >jl>uii 166. 
Sabonara s^bj^Lu;, 272. 
Sabouca Ai^Lw (place forte) , 97. 
Sabran yt wa.»o , 208. 
Saclabia a_*j2AJLw (Sclafani), 106. 
Saclatoun yjIoSXJL». (nom d'une étoffe 

fabriquée à Alméria) , 43. 
Saf (jUo (bourg) , 56. 
Safardad ài^xw (rivière) , 7, 
Saferzen (.j>_iLw, 193. 
El-Safiha ii^vjuaJI (le Plateau), 3. 
Saglianian (.LAjli<o , 198, 2o3. 
Saghra IwiUn Jj'S- (montagne), 202. 
Sagona «jj,x*u (Savone), 249. 
Saharandj -^ <> ... , 4 1 2 . 
Saheb el-Serir ^^,^1 (_^>.l*5 , 337. 



Sahmam ^^\,f^ (viUe), 179. 
Saï j^Ls (Tre Santi, ville), 264- 
Sa'id Js.*jv*u j^ (rivière), i45. 
El-Saïla aSo»«uJ! j^ (rivière), gi, gS. 
Saïmara oj.<yaJI (ville), i43, i56, i65, 

168. 
Saint-Eli J| cj^jUu (Sanl-Alessio) , 11 3. 
Sainte-Euphémie ^^jvi lmuju, 69, 1 16, 

269, 270. 
Saint-Georges la Maritime 3»=» lm^mi . 

292. 
Saint-Gilles ij~=- cj^Xmi, 2 4o, 249. 
Saint-Jacques fcj>j_ïL> o>-À.u<, 12. 
Saint-Jacques de Compostelle ti>-_«_u; 

<_>jÇ>, 227, 282, 233, 234, 352. 
Sain t- Jacques de Compostelle (église de ) 

Ç.>J.jsl> L>Mti XmMI^=>, 12, 22g. 

Saint-Jean m'»^?- ';>-«-<»" 237,241. 
Saint-Jean (d'Angely) j.î«_;» >■•■ i n, 

227, 238, 352. 
Saint-Jean (de Luz) /jljj». tivi.»» , 2 2 7 . 
Saint-Jean (Marlopoli) , ,1, 

iijjj^yji > 263. 
Saint-Jean ( Pied-de-Port) /jlj—s 

236. 
Saint-Malo JUaU '■■■.S.w , 352. 
62. 



492 



TABLE DES MATIÈRES. 



Saint-Mathieu jt__i^ Ok_»_Au (Saint- 

Brieux?) , 352. 
Saint-Michel JL*^ ljJmi,, 352 , 353, 

355,357. 
Saint-Michel-sur-Mer (^ JU^i.^ civ**ti 

^^1,357. 
Saint-Mirj._A^« o«_ii-w (Saint-Omer), 

365. 
Saint-Nicolas ïXjlmo (golfe), 366, 374. 
Saint-Nicolas de Bozoul »S».JLj '-^ ■ ,w 

Jj«o (Torre di Pozzelli, port), 263. 
Saint-Valenji ^^sOb '-yym (viEage), 

265. 
Saint-Valery civÀ*» tS^'j (""ère de), 

365, 366. 
Saint- Walerin /wj J, -i-^. A .m (Saint- 
Valery, rivière de), 363. 
El-Saïr^u^l iL, ï (bourg), ii4. 
Sais |j„k_jl« (Séez), 352, 355, 367, 359, 

36i. 
Sais (pays de) (jajUe i5V..j , 353. 
Sa.ïssLrj_„^Mt , 170. 
Sakakend ù-,a^.^s^^L» (ville), 207. 
Sakhrat el-Harir wj Ji Sw^p (le Roc de 

la Soie, fort), 7g. 
Sakila XJvxïLm (fort) , 56. 
SakirjjJuv (rivière), Aoo. 
Sakli JlXui, 32 0. 
Sakna A_ÂiCw j^ilj (rivière), 118. 
Sakouna iijjjCs». ou Sakouïa kj^^'uu 

(île), 333. 
Sala XlLc (Salla), 285. 
Salaberis ^ oîVau ( Salisbury ? ville) , 

A2/i. 

Salaboures (u,,^i\.m (Salisbury), à'ià- 
Salamanque iuLL^sM, 226, 232 , 236. 
Salam el-Terdjeman (auteur) , 4i6. 
Salamia iC^i»^ (j**'»- (fo""')- '29, 137. 
Salankilia «.UAJiiJug (bourg), 25Zi. 
Salée (rivière) A_I1 j_(^Ji (Fiume 
Salso), 98, 99. 



Salem ^ Lu iLjjJ^, 234. 

Salerne jjJLw , 258, 260, 280, 281. 

Al-Saliba iLjjyUaJi (j«.l) (cap de roche 

dure), ii3. 
Saline (la) ii_A&.5m ,111. 
Salit ci\_,jLui , 120. 
Salkhi f-ià.M , 208. 
Salmas |j«,l_t»«, i43, 172, 320, 826, 

327. 
Salmira iij.A.is^ (rivière), 117. 
Salmona X ;. ^ ,., ( ville ) , 261. 
Salmoun ,.,, ,t-..iv (rivière), 96. 
Salomon, i3. 
Salomon (table de), 3i. 
Saloni ^ Juï, 383. 
Salonia iLyJLw > 2 1 9. 
Salonique d).AjJUs ou jiAjJUs (ville , 

290, 296. 
Salonique la Maritime ii)w A__ij_L,<c 

Salons ^j*,jJUg ( ville ) , 169, 178, 179. 
Saltich (île de) ,jiyJaLy >ij-?jsr- (île 

d'Huelba), i4. 
Sam ^,L»«i, i35. 

Samakliia &A.i.UwJi , voyez Chamakhia. 
Samandar ,»x„;.jyj, 335, 336, 337. 
Samandjelo j_L^v.«v( (Sant-Angelo dei 

Lombardi) , 24o. 
Samandra .(XJUwi 329. 
Samangelo jJ^Lss* (Sant-Augelo, ville), 

256. 
Samarcande <XÀïj.4vu (ville), 195, 197, 

199,420. 
Samarcande «ivi^jj,^»,, 201, 2o4, 21 ). 
Sam Djas ,j„U,^,Lu( (lac), 19/i. 



Samiri 



iSyrf^ 



(Soveria), 271. 



Samkoun ^.^Hçm (Samuch ? ville), 320, 

323, 33i. 
Samnan yljtjw , i65, 169. 
Samo»^Uo (Samos,île), 127. 
Samora «jj-jw (Zamora), 226, 228. 



TABLE DES MATIÈRES. 



495 



Samosate isLù^i^S , 129, 187, i38, iSg, 
162 , i55, 3i4. 

Sana ajUm (Segna) , 288. 

Sanadji gbUu (Sebenic?), 267. 

Sanala XlLiko (La Stella), 273. 

Sanankalh ii«XiLUu, 208. 

San-Bilar j.laA_j o^j-m (San-Pedro, dé- 
troit), 18. 

San-Chikli ^^Jg^ owLui, 11 3. 

Sancola «Xjlmo (Saint -Nicolas, ville), 
366. 

Sandjili ^ -^ „, (Saint-Gilles), 239. 

San-Fa'oun y , » « 1 — (Sant-Facund , 
ville), 233. 

Sant-Filit ciyjli OuLw (San-Filippo) , 
io4, io5. 

Sanghara 5 jtJUs, 273, 27^, 276, 277. 

San-Gennaro jIàj». ■■•■ \ m (cap), 268. 



Sanhadja (tribu), 6. 
Sanka àXXw (rivière), 282. 
Sankalilia *AXJli«.«i (ville), 255. 
San - Marco j_ï,U ■ -yy & (église), log. 
San-Nicola Bebetra «Jùj xL ■ ; »,"^ \ „, 

(Torre San-Pieiro), 26/1. 
San-Pedro j.SaAj ci«j.»u, 226. 
San-Pedro Jo) 'j-^Xav (église), 2 3o. 
San-Pietro j.SaAj CiwL«« ,111. 
San-Pietro . U.. cjvÂaw (port), 263. 
San-Rochit CXA.W») ci'uLm , 118. 
Sansahnar ,L_i_<,.a<jk^ (Chichester?), 

37A, 423, /l2/t. 
San-Salvador Dhoulbeira ,^Iaxlu« ^"\k\v 

»j.AAJji, 226. 
Sansanai ^blirxJLiu (village), i63. 
Sansara iyajuo (bourg) , ^g. 
Santa-Giuliana iijUJiia- ■l'v.Lm (église), 

23o. 
Sant-Aklarko j_5^Jl&! cxÀ.™ , 280 



Sant-Alban yUJ! o^jCw 

château), 109. 
Santa-Maria, 4i. 



( Montalbano , 



Sanla-Maria Ebn-Razin «_>,> « 



/j—jjlj (vji (ou d'Albarracin), 33. 
; (Santa-Maria 



Santa-Maria d'el-Gharb 
jù\ (ville), 21. 



Santa-Maria «j 



^v.» 



de l'Algarve, ville), i5. 

sous le nom d'Ebn-Razin ( Albarracin, 
ville), i5. 

(couvent), 

( Vitloria ) , 



X- Jw« 



106. 
ville ) , 261. 

(Sant-Angelo), 



265. 



Santa-Maria ii_),U 

264. 
Santa-Maria 

226. 
Sant-Anastasia 
Sant-Andji ^^s:UÀ*y 
Sant-Angeli ^jLtf'l 

262. 
Sant-Angelo yA^ 
Sant-Archangelo jA^CS^t Ci«Ji^ ,271, 

283, 284. 
Sant-Ardem ^^ijt cii^Lui (Santander) , 

226. 
Santarem ^JCLw ïâjJv..» (ville), 33, 

227. 
Santarina x. i ■ , v ■ ly (rivière), 118. 
Sant-Astabin f j iU... t cxÀ-w ( Saint- 
Etienne) , ii3. 
Sant-Badjous (j«j3? o>»iAii (San-Biagio), 

262. 



^J^ 



, 28/i. 



(Poli- 



297- 



(Saint- 



(Santil- 



Sant-Bardekira »^ 

coro) , 282. 
Sant-Bernat labw 
Sant-Djordji ;^y—i 

Georges, ville), 
Sant-Djuliana xjU-aAs» ■■■^.^.^^r 

lane) ,226. 
Sant-Donat Ijbi t->-À-»«< (fort) , 27/i 

276. 
Sant-Filos (j.,Jui cajww, 285. 
Sant-Ghathi ^Is okÀ*« (Santa-Agata), 

262. 



494 



TABLE DES MATIÈRES. 



San-Giovaniii-Maggiore ^j!. 



jy^ 



283. 



Sant-Iacoub ou Sant-Iago cji»j>l» 

Voyez Saint-Jacques de Compostelle. 

Sant-Iala 'ii[, t^i^^Mi ( Sautaella , lieu 
fortifié) , bà- 

Santi (^Jua , 3ii. 



Sant-Iani iL> 



255. 



Sant-Ioudez 



ji^ 



282. 



Sant-IouJiano jjL-Jb! 
Sant-Kerenbîn /y f-'-v'^^ 

per) , 354- 
Sant-Lao ,V ciajLw 

256. 
Sant-Laurin ^ ... î 
Sant-Lorenso |j»_j,jj 
Sant-Mahlo »A.(-fl 

354. 
San-Marco jSjl» 
Sant-Mari 

262. 
Sant-Martino y%_jwo 
Sant-Matha U^ 

354. 



382. 
(Quim- 



( San -Léo, ville). 



262. 
, 280. 

Saint- Malo) 



Sant-Mir 



'ij^ 



r^ 



(château) , 80. 
(San-Marco?) , 

272 , 283. 
(Saint-Brieux?), 

, 271. 
(Saint-Omer, ville), 



366. 

Santo-Baoulos qoJj-j »-lajU«i (ville) 
261. 



Santorini 

127. 
Sant-Saïri 

285. 
Sant-Sabiro ou Sant-Sebir 



(S~-^J~ 



(£J- 



(Santorin, île), 
>_A-w (Sauza), 



(San-Sevei-o), 262, 280. 



. ^ i^v* 



Sant-Semiri 



isy^^ 



(Sant-Seve- 



rina) , 283. 
Saousa XwjL»»! (Suze), 24o. 
Saracosta iUa-*ï).-« (Saragosse), 16, 34, 

35, 37, 4i, 234- 
Saragousa ii_w»i«Au ■ Voyez Syracuse. 



Sarakbs j. ^. i^ ^ .... i83, i85, 186. 

Saranba &_ajw«» (île), 896. 

Saraous y^jL^u (ville), 215,216,217. 

Sarat sij-»i, 171. 

Sarawan ylji_;U» (ville), 177. 

Sarcoun (.jjjwur, 282. 

Sarcouna xjjj»»^, 272. 

Sardaigne (Ue de) *_A_jli>.io »w)ir>-, 

67, 68, 69. 
Sarh J-— w (ville), 260. 
Sarkat tA,^5,U,, 2o4. 
Sari iijjUM, 169. 
Saria iùjLw (Sari, ville), i43, 177, 169, 

179- 
Saroudj ^%Ym (ville), 129, i36, i42, 

i55. 
Sarous i^^jMj^ (rivière), 217. 
Sar-Sar yMsyio (canal dérivé de l'Eu- 

phrate), 167. 
Sar-Sar jjcwœ (ville), 157. 
Sartan m^wi» (Zaratan, ville), 226. 
Sasa iL»«iLi( (Sessa, rivière), 2 56. 
Saska «XwLw, 397. 
Sassonia h ^ '■. -n iv ■ Voyez Saxe. 
Satalia a_JUi*u (Attalea), 3o3. 
Satarian yLyJC»»! (ville), 255. 
Sates (j«,jLio (Saintes), 352. 
Sato JsUs ou Satwa ijJsL*», 267 
Savone A_iyuu, 24o. 
Sawah »,Lw (ville), i64, i65, 166, 

167, 169. 
Sawamek tjLijL», 182. 
Sawan ij\ya (ville), 4o4. 
Sawdar.iijUu, 202. 
Saxe HMyAMi, 357, ^^^' 366, 378, 

375, 38i. 
Sbalalo JaJLvwî ou Sbatalo ^JdsU*.! 

(Spalatro, viUe), 261, 267, 288. 
Sberlenga x5C<J»A*yi (Sperlinga, ville), 

106. 
Scaia *_)!<*»,! (Castel a Mare ?) , 267. 



TABLE DES 

Scanderounia iLx_>jiJ^_ÀX«. (Alexan- 

drette), i4o. 
Sciacca *_ïLii; 172- 
Sconia *AjyL»«l (Scopiaou Uskup, ville), 

289. ■ 
Scopia «'■■,« lyi (Uskup), 290. 
Scosia X-a-*»i*JCm* (Ecosse), Ixii. 
Sebaba iLiU-o w^j (Zezoula? rivière), 

,^17. 
Sebnita (;;>.»Àvia , qu'on appelle aussi 

Bastia (ville), 361. 
Sebou j_i.« j,^ (rivière), 8. 
Sebta iOU*», 4, 5, 6, 8, 17. 
Sedharjj64\^ (village), 181. 
Sedjana A_iL^ (bon port), 4o. 
Sedjestau ..l •■•,„■«£- i83. 
Ségovie iUjyUi;, 226. 
Sehilan y^Vx.^^ (île) , 334. 
Seïderj4Xx*u (j*aj»- (fort), 65. 
Seïban yla^,^ (l'ancien Saros, rivière), 

i33. 
Seîhen ,j^v,^, 202. 
Seïkend O^^ijCv^, 208, 209. 
Seïra ij*^, d-j. 
Sekend .yjSjM, 208. 
Sekendja iLs^Xw . Voyez Eskindja. 
Seklahi ^ilk^, Sgy. 
Seknimil Jjç« ^^lX«< , SgS. 
Sekoubia iixjjJui (Ségovie), 234. 
Sekoun (.jXw, 169. 
Seldjin (jv^^u,, i44. 
Selefkia ou Seleukia x.^sU jl... (Séleu- 

cie, ville), i3/i, 3oi. 
Seleukia aajjJUm (province) , 3oi. 
Selimiria X)j.«Ju (Selymbria, ville), 

2 98._^ 
Sella iiX^I (rivière) , 78. 
SeniandrajiX.i.jw (ville) , 4o2 , 4o3. 
Semmour ...jv» , 32 2. 
Semmour^j,^ j.„^j». (pont),32i, 322. 
Semnan yU<», (ville), 176, 179. 



MATIÈRES. 495 

Sena-Berria y^y, \Xm3 (Sinna, ville), 
329. 

Senakend iXi^)U.u< ,211. 

Senca ULLu; ou Senfaîa iijLi».»>i, 187. 

Sendaberi ^jj( J>.à.»m. 3o6. 

Sendasb ,_.^\,ySM (ville), 182. 

Senfaîa ioLii.^, 188. 

Senn j^^ (Cœne), i46. 

Seradj ^\j^ (Chiragvan), 320, 326. 

Serboli Jljw^, 382. 

Serdawa »jiij_»„ (ville), 389. 

Serès ^jj^ (ville), 289. 

Serfia iL^jm (Cervia, ville), nli'j. 

Séria Aj_»» (Sarrion, ville), i5. 

Serin /ww«u (Serino), 284. 

Serina ïmj^ (le Balkan, montagne), 
291. 

Serino çjjjM J-s» (Monte Sivino, mon- 
tagne), 282. 

Serman /jLww^w, 32 o. 

Sermeli Jl.»^ (ville) , 375, 38i, 389, 
390, 433. 

Sema iij^.w (Serino), 281. 

Servvan yijw.w, 32i, 322. 

Séville «IjL,A.ût (ville), i4, 18, 19,23, 
42,53,55,56,64. 

Siah-Rouh a^^s oXjmi (montagnes), 
33o. 

Siah-Kouh o^S> »U^ (île), 335. 

Sibonto cnÀ.j.x*>, (Siponfo, ville), 265. 

Sicile (île de) iL*JUJÙs,68, 71, 73, 110. 

SigonOjjUuu (Silono), 267. 

Sikian ^\jSjm ou Sebkian, 182. 

Sikket el-A'bbas jj»,Ljjil! 'iS^M, i54 

Sikla «)Cv^ (ZeHou Celle), 373, 374. 

Sikothri j^^jLSCut (Kidros), 398. 

Sikrah slJLu, 4io, 4ii. 

Sila «XjçuJI (Seeland? ville), 427. 

Sila5)L*^! (Sellia?), 2 83. 

Silab <_>y,.»» ,212. 

Silan y5*->o , 435. 



496 



TABLE DES MATIÈRES. 



Silasia iU^JUu (rivière), 2 58. 
Silinkia x^xàImi (Sienne), 260. 
Silo JUau (Sele, rivière), 286. 
Simriki j ^ ç^ (pays des Turks 

K.houlklis),/|io, /ii3. 
Simsat. Voyez Samosate. 
Sinab «jUji-u, (Seniab, village), i36. 
Sinadji gL^V-A-u (Sebenico), 288. 
Sindi ^^<SJ>.Mt , 96. 
Sindja &j^*»i yM>.s- (pont romain sur 

l'Euphrate), lâg. 
Sindja iC^Lk» (ville), iSg. 
Sindjar.Lsj^^ (canton) , i/ig, i5i. 
Sindjar jL^*»,, i/t2, lig, i54- 

Sindoujj. K-M (ville), 3ii. 

Sindwa I.OOi^ (ville), 3i8. 
Sinigaglia iUJlxUu (ville), 2^0. 
Sinigaglia «jkJliU; (rivière), 2Z16. 



Sinis (jmJw^ (Senise, ville), 262, 271, 
272 , 273. 

Sinis jjj_. I „. ou Senise (le Sinnio, ri- 
vière), 281. 

Sino «Jkx*s (Sienne?) , 2^0. 

Sinoboli J^_ji-i (Sinope, villeduPont), 
393,397. 

.Sinoboli JoyJ— (ville de Russie), 434- 

Sinola il_j_Àx*u (ville), 372. 

Sinolaws (j^jifjJU^ (ville), 375, 377, 
378. 

Siousa iLuiy^ (ville), 896-. 

Sira Swyw ( ville) ,211. 

Sirbia s^ij^ (montagnes de Servie), 
383. ' 



Sirmikia Uji.«wui 



4io. 



El-Sirra SwjaJi (canal qui arrose les 
jardins des environs de Bagdad), 167. 
Sisaboli jjj.A*<*AAy, 428. 
Sisdjan yLsi-y^w (ville), 32/i, 329. 
Sisian ^.Lkm.j,^ (contrée), Aïo, 4i3. 
Sisian ..La-wj.*» (vUle), 222, 223. 
Sisouk ■f'tw • IV- 21 3. 



Sizeboli Jo.>^, 385, 894. 
Skanderoun y.jJ^ÀXuil (Alexandrette), 

l32. 

Skela SXjLo ou Chkela «Jj**» (Bruxelles), 

365. 
Skilia iijJsCuiI {Scyllœam promontorium , 

cap) , 127. 
SkiloJuJTAul (Skiro, l'ancienne Scyros, 

île), 127. 
Sklawa xiydC-«,386. 
Slaves (pays des) iùJUuaJi i^o, 286. 
Slawa ,5)L«> (ville), 4oi. 
Slawia jij.y»io (tribu), 4oi. 
Sogdh -y - -^ Il (^il^ (rivière), 194, 

196, 199, 202. 
Soghd J^jiAoJt y<X« (province), 196, 

202 , 2o3. 
Soghdabil JijoO>j«as, 829. 
Soliba &j.:Sp, i63, i65. 
Sokmania JLfSiï^M (ville), 4i3. 
Sokn /j— JCui y.^ (roche formant la li- 
mite entre les Lombards elles Francs, 

en Calabre), 
Sokn el-A'bbas (j».U«J! igS^ (ville), 

i42. 
Soldadia *AÎ3UiA*y , SgS. 
El-Sonaïma *.«yuaJ! , Sog. 
Sor _>o (ville), i42. 
Sora SjyM/ (ville), 42. 
Soraïth lajwui (rivière) , 1 54. 
Soria iuj^jZt 226. 
Sorit hjyMi, 172. 
Sorlowa i^yM (Tchorlou, ville), 292, 

2g3, 295, 384. 
Soriowa jiJLj», (Tchorlou), 384. 
Sorra-Men-Ra ^!_, y^J^ (ville), i43, 

i46, 147, i56, 4i6, 420. 
Sorrent o>.J»^ (Sorrento, ville), 24o, 
257. 



Sorrente 1 



KJyMi 



(île), 70. 



Sotir^yjJo^ (Sutera),96,g7, 98,99. 



TABLE DES MATIÈRES. 



497 



Soiiabe *j( ».*» f<>Jij! , aSg, 2i3, 2Z16, 

366, 368,369. 
Souaïdîé «j<Xjk*»i (Séleucie), i3i, i32. 
Soubara HAj^mi (Siewierz, proyince) , 

38i. 
Soucan mIjj-" (rivière), /io-j. 
Souc el-Ahad t>v».i'i (i^^ (vUle), i42, 

làS. 
Souc el-Kurki <X»-Jfl (ïj-*" (marché de 

Berdasa), 32 1. 
Souchenil J ■ Viû. m. Sy. 
Soudan, 6. 
Souman yU».ui, 2o3. 
Soundj ^-Vw, 200. 

Sounna xiUs (Segna, ville), 266. 
Sounou »j»jo, ^32. 
SouraU^Mi (ville), 1^2, i58. 
Soura U^Mt (rivière), i38, i6i. 
Sourat is]j.ui (ville), 327. 



Sourent 



-^bj^J-?. 



Sous (habitants de) ^j^_^u^l] Jkjtl , 2. 
Sousanïn yOLi»..»,, 16 5. 
Spire. Voyez Ecbir. 
Staghno_j.ùOU«I (Stagne), 287. 
Stanbalaia «jSVajU^I (Stanpalia), 127. 



Slilo J^ui»»,! (montagnes), 117. 

Stillo_jJuk*«i (ville), 270. 

Sllifanos (j^jjL» JljU«! (ville) , 389 , 

397- 
Slobouni j_)_kXAu! (village), 291. 
Strangelo ( île de ) jJLsJ^Xwi ( Strom- 

boh), 68, 71. 
Sirina &À,?>JU^t (leDrin, rivière), 287. 
Strina HJuj^iu,] ou Stranissa iùi*AJjjL«l 

(ville), 289. 
Strongeli J^jj^] (Strongoli), 271, 

283. 
Submersion (fosse de la) ^v. v : j- 

i^j^lU 112. 
Suda b^j^ (cap), 263. 
Suède «iljj, 427. 
Suleïman yL.^Ju« (ville), 162. 
Sultan (fontaine du) ^LlaJuJI /j-a*' 

ii3. 



ja (monastère), i35. Sura-Sura 



Surah -]j., 



329. 



i38, \ki. 



Syracuse iuujjww, 83, 102, 112. 
Syrie , 32 , 48. 

Syrie (mer de) (la Méditerranée), 1, 
66, 12g. 



Tabahriat ib}.^b, 10. 

Tabarié (bains de) iùwjJa (Tibériade), 

32 5. 
Tabaristan yUUujUlo (contrée), 169, 

179, 180, 333, 337. 
Tabaristan (mer du) ^Lx-^jLjJo j.3? 

(la Caspienne), 2, 332, 338. 
Tabarmin (jj_^^j3 (Taormina) , 82 , 

83, 109. 
Tabarna s^yio (Taverno), 271. 
Tabela SJvjUg (San-Giovanni d'Avolo), 

117. 
Taberan yLAla , i84- 
II. 



Tabès ^yJ^ (Tavi? château fort) , io3, 

\oh. 
Tabira iytXî-, 21. 
Tabos ^j*,jj(ï (Thasos?) , 292. 
Taboun i^y^ (ville), A35. 
TachkarjXiJs (château fort), 16, 5o. 
Tadmir (pay.s de) wjysiKj , 1 5 , 4o. 
Tadjana iiira-Us (ville), 262, 271. 
Tadjn0u.jirs.U5 (rivière), 117. 
TaËrKenit ojjui^, wjb (port), 10. 
Tage iù».b (fleuve), 26, 33. 
Taghlib tjyJij (j.«^^jj (tribu), i5o. 
Taghlu ^jAii , 3 n . 

63 



498 



TABLE DES MATIÈRES. 



Taghora îjyiio (montagne), /li3. 

Taghoura ou Taghora tj^xL (ville), 
4io. 

Taghrir^j jij , 282. 

Taheria .k^^èUs (ville), 188, 189. 

Talavera ou Talbira «wsaJJo (ville), 16, 
3o, 3i, 33. 

TalhouT j^jfiis (Tabla?) , 3o5. 

Talecan yliUL . 168, 16g. 

Tamakhes ^^j^lnJo. 211, 

Tamaloj,AHJ3 (Amhbilis? viWe) , 3oi. 

Tamarkliat x. «^ Jv , , ■■ (Tambre , ri- 
vière), 23o. 

Tame'ada !j>jt»b, i52. 

Tamesna xJw^îoi 179. 

Tamisa iU^A^ts (ville), 169, lyy. 

Tamouni Jw«b (Caslamouni), SgS. 

Tamtana sjUa^lo , 382. 

Tan j_^ (jAaa. (fort), 276 , 277, 278. 

Tanabri ^ jLit (Tibre), 260. 

Tanger a^îUs ou Tandja (ville) ,3,4. 

Tanger ( pays de ) , 3 . 



Tankir 



'jJJiJû 



(ville), i42. 



Taran m'vÎs' ^o^, 212, 217, 221, 420. 

Tarbi'at *jwj»3 , 1 1 4. 

Tarbi'at Hm-^jj (lieu où coulent plu- 
sieurs ruisseaux dont les eaux font 
tourner des moulins et où sont de 
vastes fabriques de pâtes (vermicelle 
ou macaroni) , 78. 

Tarbichana iLj'iii.jj.ls (Trebuxéna) , 18, 
42. 

Tarch ijijls (bourg), 47. 

Tarch ^fiJa, 284- 

Tarek, fils d'Abdallah le Zenaty, con- 
quérant d Algéziras, 17. 

Tarenlaise ejJajtw», 289, 243. 

Tarente o^,Uo , 118,362,269,273, 
275, 276, 277, 278. 

Tarfa Ivt^ll (rivière), 307. 

Tarfania XAjlspo (Favigoana ?) , 68. 



Targha »i.jXs ou Tougha «^Jo, 108. 

Targhouri j^j^ijj- (Traw), 288. 

Tar Goris ijMy _j ou Tar Gori ^g,,» >ï 

(Trau?), 267. 
Tarhines u^J^a^^As ou Tarhis j,»as». Js 

(Traîna, ville), io5 , 107, 108. 
Tarif (île de) obJa ïh!>=?- (Tarifa), 

i3, 21. 
Tarif ou Js Hr^j^ { Tarifa , ville ) , 4. 
Tarikh fgJa (poisson que l'on pêche 

dans le lac de Van et dont il se fait 

un grand commerce), 828. 



Tarkhis 



w-f^y' 



(rivière), io4. 



Taron ijjJLs (Rio de Castropol) , 228. 
Taroufoika iUUijjUa [Tricala, ville), 

292 , 294- 
Tarracona «jyjJaOuTarrakona lU^Syi 

(Tarragone, ville), 16, 35, 36. 
Tarragone des Juifs nj jj .1 1 Hi^Ag, 

2 35. 
Tarsous (pins de) ^«.«ojJaJi • « j - i H 

59. 
Tarsous 

i4o, 3o5, 3o8, 3i3, 3i4 
Tarsous (montagnes de) ii»ij,»«wl3 JUb£>- 

3oi. 
Tarza ojJa (village), i65. 
Tasana *jUi»Ja (Tocina) , i3. 
Tat cjb. 278. 
Tatliend .XÀ.<jb (ville), 169 



Ij-j.*»^ (ville), 129, 133, 



Ta 



£J^ "^ 



(mont), 285. 



Tawawis ^,„^_)j!jJaJi , 194, igS, 196. 
Tchenardjan ^.Is-jLua. (vUle), 169. 
El-Tebânîn /jvoUjJi (faubourg de Ma- 

laga),48. 
Tebriz vj Ai (Tauris), i43, 170. 
Tebanisler^tji»jU.3, 3i5. 
Teberla ^jXi (Debra?), 288, 289, 

290. 
Tebest ex*»-*!; , 43i. 
El-Tebnat caUjjJi (fort), i32. 



TABLE DES MATIÈRES. 



499 



Tebzawa aj\Xi ou Tebsawa f ,, -r f ' 

(Leipsick ?), SSg. 
Techmes (pays de) ^jM^tij^, 6. 
Têhama iùsLj (lac), 344- 
Téhama iijoUj (rivière), 345. 
Tehama iC.«L j' (ville) , 347- 



Telienié 



^^rS»^ 



i45. 



Tekouz jjji , g. 

Tekrit ov^ (viUe), i44, i46, Uy, 
i48, i55, i56. 

Tel J^, 172. 

Tel Jtj iOjJ^ (ville) , i54. 

Tell Beni-Senan ^.1, 1 , w ^^ Jj (col- 
line), i5i. 

Tell Beni-Senan yliU» ^^ JiJ iUji>^ 
(ville), i5i. 

Tellel-Rhaïr^ Jci, i54. 

Tell Ferasa «.wiw» Jo, i49- 

Tell Arsanas ^uiUaujI Jij (Arsenia?), 
3i4. 

Tell Batric jjjjiaj Jô , 3 1 4- 

Tell Hamdoun (..Jv.-» Jô, 3i3. 

Telmesan ^.U<».l>j (ville), 10. 

Tel Mouran ijlj»-« J^> '^y, i5a. 

TelWar^ij Jlj, 169. 

Tel Toura'a *_Cw> Jo , 1 5 1 . 

Temple de Vénus »vAj JSyU* (monta- 
gnes du) ou de Port-Vendres , 236. 

Temps (source des) qui coule aux mo- 
ments prescrits pour la prière et qui 
tarit en tout autre temps , 85. 

Ténébreuse (mer) ou l'Océan, 1, 26. 

Tenues nuJ^j, 66. 

Tensibou ^Ajyu»Aj (Kanyzsa?), 376. 



Tensinova 



yMM»J^ 



A3, 38o. 



Terdja 5^- (village), 177. 

Terdjel ^^^=-^3, 2 85. 

Terdjes (j*=-^, 270. 

Terdjig^, 169. 

Tergharco »j»i^ (Tricarico) , 262. 



Termèh. Voyez Thermèh. 
Temii ^gj^ (lac), 4o5, 434. 
Termola 'i^^yj ou Termoles ^^ li .«, \ 

(Termoli, ville), 262, 265. 
Terradjina iL*&-j,l3 (Terracina, ville), 

256. 
Terrana (mer) «jKi> ( Tirrhenum mare) , 

69. 
Tesin (j-a-w -4J (fleuve), 253. 
Tessia*ju»J (la Theiss, rivière), 390. 
Testaîa iL)Ua*i»J (port), 2 58. 
Telouan ou Telavvan ,.j \ U-; (forl), 8. 
Thacou JLS (Ithaque), 121. 
Thalban yUUa (ville), i42, i5o. 
Thamesa x „ ,t^ (vUle), i43. 
Thamianos (j^Lu; ou ^yi\J; (Damia- 

nos) , 293. 
Thartliar.livi- (ville), i42, i46. 
Thelia iCjLS (rivière), io5. 
Thermè «_.»jjS iLxki (château), 78. 
Thermè x j, i (Termini), gi, g3, 

108. 
Thibet, 221. 
Thibétains HjiMfXi, 35o. 
Thirthar jljp ^j (rivière), 147. 
Thon (poisson), 5. 
Thour A'bdïn y_j>X,»,i ji-ls (canton), 

i5i. 
Thoulh IsAs (rivière), 95. 
Tibra LjuUa ( Tyane ?), 3o 1 . 
Tillis (j«_JiÀj , 3i3, 317, 320, 323, 

325, 33o, 33i, 394. 
Tigre àXss-:, (fleuve), i42, 147- 
Tilasan ijLJuis (ville), i43. 
Tinn . 1 1 ',• (l'ancienne Tenos, île), 

128. 
Tini ^^Uj (j».!) (Saint-Jean, cap), 126 
Tisali li-j^M (Nisari), 128. 
Tiliri ^cwÇùui 334. 
Tissa \^^'j ou Tissia l/w/? (la Theiss , 

rivière), 379, 38o. 

63. 



500 



TABLE DES MATIÈRES. 



Titlous ^jJaaj (Titul, ville), 376, 

377. 
Tiwer jjju (Twer), 397. 
Toba el-Akbar, loi de l'Arabie heureuse 

(auquel on attribue la fondation de 

Samarcande) , 198. 
Toccojjils ou Toc ij.ls (fort), 28/i. 



Todi 



lS^JH 



ille) , 262. 



Tokhat is\jè' (Tocat, ville), 3o5 , 3ii. 
Toleïtala iO^ajOis (Tolède, ville), 12, 

16, 3i, 32, 33, 43, 64,234. 
Tonqucs «JijjJo, 36 1. 
TorjjJa (montagne des environs de 

Tabarmin , renommée par les miracles 

qui s'y opèrent), 82. 
Torbichana & jLiio Ja ■ Voyez Tarbi- 

chana. 
Tordira ij^bJis (po''t) ,427. 
Tordjala isJUs-jj (Truxillo, ville) , 3o. 
Torei ^£^LS (Terni, rivière), 202. 
Toront tii_iJ3, nommée aussi Tarent 

i^jijyj (Trivento, viUe), 266. 
Toront tjijj» ( le Trigno , rivière ) , 

265. 
Torri ^g via ou Torzi (O J» (château) , 

92. 
Tortoucha iUïjJafls (Tortose, ville), 16, 

35, 235. 
Tortueuse (rivière) ^jaI! (^si_j, 118. 
Toudj f^j— ï, 280. 
Toudjah ns^^j ou Noudjah &__-=-»_> 

(ville) , 34o. 
Toudjala 'ii\ss-As (Tuegla, fort), i4. 
Touïa xjJs (Tuy, ville), 232. 
Touleb t^kla, i3o, 3o8. 
Toulouse iuijJis, 236, 237, 239, 24o, 

24l. 

Touna AjJo (fort), 5i. 



Touraine iUj) Jo, 357, 368. 
Touran (j'i^is (contrée), 342. 
Tourchet Abad iLl iUijJ, ni 
Tour Haousa iiLu,ya~ ips' '65. 
Touri ^oJo ou Tourzi ^<j,«J3, g4. 
Tournay fAiylo, 365, 366. 
Tours (Myls, 353, 357. 
Tous (uikis (ville), i83, i84. 
Toulili Jlajjj (Tourboli? ville), 290. 
Touz'a iiiJo (Tusa), 79, 109, ii4. 
Trabanos (jMjijijJo (Trapani ou Drepa- 

nam), 72 , 88, 111, ii5. 
Trani jl^I , 264. 
Trania ii_Ajt>j ,281. 
Trébizonde oiXjyjtJa! ou «iXjjVjijJoi ■ 

3i6, 325, 394, 396, 399. 
Tripoli de Syrie ^,LùJt ,j«j_Lj!j L, 

i3o. 
Troïa l», Jo (Tro'itzk, ville), 435. 
Trois Eglises (j«jIà.j liJlil! , 1 13. 
Trône d'or (royaume du) ..^^kJ! ajjjt, 

4o3. 
Troyes ^ji^jyis ou jj^w^jyJo! (ville), 

243, 244, 359. 
Troyes (pays de) ^J^Ja rfii-ïl - 242. 
Tudèle iiK*kj (ville), 34, 35, 227, 

234. 
Tufara «.Uis, 2 83. 
Turks-Gliozzes , 342. 
Turks-Khoulkhs (pays des) Ijit J^t, 

4io. 
Turks (pa\s des), 32. 
Turin mj}^ o*^ iOjJa, 24o, 253. 
Turkech , .•:•■ ^^ , •■• (contrée), 4i5. 
Turkechs , ,;■■ ^ . -; (peuplades lurkes) , 

35o, 357. 
Tursa iuuvJ (Tursi), 272. 
Tuteîla SXjOaj (Tudèle , ville) ,16. 



TABLE DES MATIÈRES. 



501 



Ulm «_l! , aSg, 246, 367, 369. 



u 



Ustica ioÇçc^j! (île), 72. 



Valence, 5-j, 4i. 
Van (lac de), 827. 
Vastaria *_),Ua*»« (fort), 181. 
Valicano _^ljijl; (cap), 269. 
Venedo-Bonsa Xi*j^a *« (fort), 276. 
Venetalli Jolï *ju ouVenetopoli, 277. 
Venetotoli JJi^ «_Ju, 278. 
Venise (états de), 372. 
Venise (golfe de) yAJiiUJi y^s-,120. 
Vénitiens xJiitVjj, 2/10. 
Vénitiens (pays des) ii_AjiUJi iîVj , 
286. 



Venosa iL>oy>i, 279. 

Vénus (conques de), 6. 

Verdoun yjij_> (Yverdun) , 2^4. 

Verdun yji^, 362. 

Vêtemenls riches et épais fabriqués à 

Alméria XjUxil oUiJt , 43. 
Vienne AjLu, 24i, 871. 
Vietri â,_iaAA=- , 260. 
Voiles ornés de fleurs «XKl! j^JC-^t 

fabriqués à Alméria, 43. 
Volcan (île du) ylT^ ï^j~" 68, 71. 



w 



Wabraho^j, 188. 

Wad i!j iL^ (bourg) , 5o. 

Wad al-Kebir^jjiAfîj ij^, voyez Wadi'- 

Kebir. 
WadhifatHamadanylOs^ iijUibj,i65. 
Wadi Ach ji,\ ^ù\j (point oùabou- 

ûssent plusieurs routes), 5o. 
Wadi-Ach^I ^ilj (Guadix, ville), i4, 

49, 52. 
Wadi'l-Bacar^JI ^^1^ (la rivière des 

Bœufs), 3i4. 
VVadi'l-Bouj_J! j^iij, 111. 
Wadi-Calambira ojj.aS^ ^i]j (rivière), 

280. 

WadiCastellari ^^^JU*w» j^itj. 112. 
Wadi'i-Careb «j.UJ! ,<il, (la rivière 



^^^J 



du Bateau), 111. 
Wadi'l-Émir^,.^i;i ^^àt, (la rivière du 
Prince), Il 4. 



Wadi'l-Hidjara àjL.^' ^^al^ (Guada- 

laxara), 16, 33. 
Wadi'l-HourjjJÎ ^àlj, 307. 
Wadi'l-Kebir^4J ^^1^ (Guadalqui- 

vir), 19,61, 118. 
Wadi-Lentini ^^uàJ tjilj, ii3. 
Wadi'l-Madjnoun y^Aai! ^^ii^ (ou la 

rivière du Fou) , 88. 
Wadi-Mousa ^^ ^^\j (la Giarrela, 

rivière), io3, io4, io5, 106, 108, 

ii3. 
Wadi'1-Nesa UwJ! ^^^^ (la rivière des 

Femmes) , 17. 
WadiO'boud ij^Afi j^alj, ii3. 
Wadi'1-Rih ^ JI il (rivière du Vent), 

3o8. '^■' 
Wadi Romman yl^ ^t,]j , 57. 
Wadi Regina iL^As-j ^5al_j (rivière), 

23o. 



502 



TABLE DES MATIÈRES. 



Wadi Pioclon mj^m 45^'j C® Rhône), 

245. 
WadiSalvadorDhoulbeïra.jiaA^w j^ilj 

Sjjijjji (Saint- Sébastien, ou Port 

du Passage), 23 1. 
Wadi-Sant -■■■ ^ ,w (^ilj (VVissant? 

vilte), ^23. 
Wadi'l-Sawàri j^.lj^l ^^ilj (rivière), 

112,1 \lx- 
Wadi'1-Seba' tU^t j^ilj. i45. 
Wadi Sindria iLyJvJi^ tS'^'j (^'° ''^ 

Cedeyra) , aSo. 
Wadi'1-Tin QwJaJ! t^ilj (ou 1^ rivière 

Bourbeuse), io3, io4, io6. 
Wadi'l-Zakoudji *j5jJ! j^iij , 1 1 1 ■ 
Wadi Zeîdoun (jj<X_)S (^iî^i ii3. 
Wabran /jlj-JÈj ou Oran (ville), il. 
Walerîn (>jJ« i^y*^^^ (Saint-Valery- 

en-Caux) , 365. 
Wankath tiA_$3l, , 210, 21 3. 
Wara'ch jjiJyj (rivière), 199. 
Wardana X_ii a ,1 , , igi. 196. 
Wardouk ii)ji,,, 207. 
Warthan j.lj,j (ville), 320, 323, 33i. 



Warzacan (montagnes), 33o. 
Warzé ojj. (Odensée ? ville) , 427. 
Warzecan m^jjS' 324, 325. 
El-Wasa LwJI (montagne), i5o. 
Wasîifi ou Asafi, 2g. 
Wasdjerd iwStlj , 2o3. 
Wasekh ^,, 208. 
Wasiliko_,j:AJlu,ij,385. 
Wasit la^U, i55, i56, 161. 
Watbek b'illah (khalife) , 4i6. 
Webde »iJvs_. ou Weheda » Jsjfc, (Hue- 

te, ville) ,16, 4i, 42. 
Webïar ,1 Àj , ( ville renommée pour la 

fabrication des étoffes de coton dites 

webzariè) , 199, 201. 
Welba iUj , xio >»« ( Huelba , ville) , 1 4, 

20, 22. 
\A endlescada »i\jL.JiXjj (port), 429. 
Wesca auùx» ou Wechka Mmj (Hues- 

ca, ville), 16, 35, 334- 
Weslo jA^« (Spolete?), 262. 
Welaria AjJa. (Hueteria), 232. 
Wurza ijjj (ville), 374, 38i. 



Xativa jù^Lm, 87, 38. 



X 



ZaboijJI (viUe), i42, i44. 

Zabatra « , U . j . i3o, i38. 

Zaca &j)j, 389. 

Zadjkath ciJ[i».j (ville) , 207. 

Zaghoria «j,j*lj (l'ancienne Dcveltus) , 

293, 294. 
Zaghoria iCj,»*tj (montagne), 294. 
Zaghra oji.j (le Sangarias), 392. 
Al-Zahira »^_j.Ji (ville), 64. 
El-Zahra ii^pt (Zara, ville), i4. 



El-Zahra iijj!>jl] , 3o8. 
Zahrac («jJ^i (fort), 3i2. 
El-Zaîzj_,|y! (Beauvais?), 363, 364. 
Zakak ^\iyi] (détroit de Gibraltar), 2, 

4, 16, 332. 
Zakâk (mer de) mjIsvJI w*? , 5. 
Zakalra j^jjifej, 382. 



Zakanra 



(ville), 397. 



Zala aJIj, 397. 



Zamiou 



y^'j 



(Zamosk), 375. 



TABLE DES MATIERES. 



503 



,1 (moulins), 



Zamora ï.yem-, 232. 

Zana xiK (ville), Sgo. 

Zanla «Kjlj , SyS , 38o. 

El-Zaoui (^jKJI > iSy. 

ElZarada 'ii>]jj !! L 

57. 

Zarara ïjljj (montagne) , gS. 

Zawaïa (détroit de) xj.KJI (•Jl»- (port 
et village) , 22. 

El-Zeïtoun (j^jt^yl! (province des Oli- 
viers), 16. 

Zeitoun m»*jj y-iA ('* Cinea, rivière), 
35. " 



Zem 



^T)' 



187. 



Zendjan /j^i' 168, 171, 17g. 



Zendjan (.L^j, , ou plutôt Zenghian 

(ville), 143. 
Zenima ii^iyjj, 17g. 180, 181. 
Zerman mW)' ^97- 
Zermi ^j\ [Ceramas, montagne) , 3o3. 
Ziad ûLjjyaS (châteaux), i64. 
El-ZindjarjL<y!, 56. 
El-Ziouh j.-«jjJ!, 112. 
Zobeïda o<Xjv<>I! , l63. 
Zobeïdié *jJ,.aj\, i64- 
Zouada ifiljj (la Suède), ^28. 
Zouagha «iijj (fort), 65. 
Zoura l.jj (viUe), lia. 
Zournan /jbjVj, ou Zouzan, 182. 
Zouzan m'jîj. i'l3, i48,320, 3a5, 33o. 



FIN DE LA TABLE DES MATIERES DU SECOND ET DÇRNIEB VOLUME. 




ERRATA. 



Malgré tous les soins qu'on a pris pour éviter les différences d'orthographe dans la trans- 
cription des noms de lieux, on ne peut se dissimuler que , durant le cours de l'impression du 
présent ouvrage, il s'est glissé diverses fautes provenant, soit de la multiplicité de ces noms, 
soit de la négligence des copistes arabes, soit du défaut de concordance des manuscrits. Pour 
obvier à cet inconvénient, on a tâché de rectifier ces erreurs dans la Table des matières, qui 
peut être considérée conime présentant avec une exactitude suffisante la transcription des 
noms dont il s'agit. Enfin, pour ne laisser, sous ce rapport, que le moins possible à désirer 
au lecteur, on met ici sous ses yeux la liste des corrections les plus essentielles. 



TOME PREMIER. 

Pages XV et suiv. jusqu'à la page xxii, ajoutez en marge : Feuillet i et Feuillet 2. 

Pag. XXIII , lignes 3 et 9 , au lien de deux cent trente-six et deux cent trente-sixième , Usez deux 

cent vingt-neuf et deux cent vingt-neuvième. 
Pag. 5i, en note, au lieu de Pocoke, lisez Pococke. 
Pag. 59, au. lieu de d'aprè, lisez d'après. 

TOME SECOND. 

Pag. 12 , en note, au lieu de Hartman, lisez Hartmann. 

Pag. iSi'ott lieu de Mertela, lisez Mertola. 

Pag. 22, lig. li, après les mots (_j)wxj| iÙMjvÂ^^ mettez le chiffre ^. 

Pag. 76 , lig. 7,8 et 9 , supprimez les guillemets. 

Pag. 3 18, en note, au lieu de Batou, lisez Batoum. 

Pag. 1 11, au lieu de Castel novo , lisez Castel novi. 

Pag. 117, 1 2 2 et suiv. au lieu de Péloponèse, lisez Péloponnèse. 

Pag. i34, au lieu de Pilœ Ciliciœ, lisez Pjlœ Ciliciœ. 

Pag. 1 55 et 1 56 , au lien de Elwan et de Halwan , lisez Holwan. 

Pag. 162, ott /icu (ï'Ecbatanes, lisez Ecbatane. 

Pag. 172 , an lieu de Kanoudan , lisez Kbabodan. 

Pag. 280, au lieu d'Ordona, lisez Ortona. 

Pag. 286 , au lieu (i'Albani, lisez Albanie. 

Pag. 3o3, au lieu d'âtialia, lisez Attalea. 

Pag. 3o8 , après les mots : l'ancien thème, supprimez la virgule. 

Pag. 32 1, lig. dern. au lieu de port, lisez pont. 

Pag. 3i8, 35o et ailleurs, au lieu de Turcs, lisez Turks. 

Pag. 3 5 1 , 4 1 6 et ailleurs , au lieu de Turquechs , lisez Turkechs. 

Pag. 388 , au lieu de Caratamenia , lisez Caratamenial.