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Full text of "Revue critique de paléozoologie"

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HARVARD UNIVERSITY 




LIBRARY 



MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOL.OGY 



REVUE CRITIQUE 



DE 



PALÉOZOO 




ET DE PALÉOPHYTOLOG1E 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice COSSMANfM 

avec la collaboration de MM. B ATHEE, F.CANU, G. DOLLFUS, H. DOU VILLE, 
L. JOLEAUD, ./. 'LAMBERT, P. LEMOINE, FRITEL, P. BÉDÉ. 

\ '1NGT-QUATIUÈME ANNÉE 

2STTJ3^lÈTî-0 1. — J^IST^'IEie, 19i30 



Prix des années antérieures, chacune : 10 fr. (sauf les années 1897-1899 
qui ne se vendent plus séparément). 

Le prix de ]a collection complète et presque épuisée des vingt premières années 
est de 750 fr. net, tables comprises. 

Le prix de la collection des années 1900 à 191G inclus est de 150 fi\ net, 

sans les tables. 

PRIX DE L'ABONNEMENT ANNUEL : 15 FRANCS 



Cm 



PARIS 

Chez M. COSSMANN, Fondateur-Directeur 

110, Faubourg Poissonnière, Parjs (X e ) 

10Î3O 



PUBLICATIONS DE M. COSSMANN 

Catalogue illustré des Coquilles fossiles de l'Eocèhe des environs de Paris. — Le 

cinquième appendice, avec 150 flg. et 8 pi 20 fr. 

Les trois appendices III à V réunis 50 fr. 

Essais de Faléoeonchologie comparée (1895-1916). Les dix premières livraisons 

(chacune avec sœ tabler des matières). (La X e livr. 25 fr.) 225 fr. 

Prix de la XL livraison. 300 p., 11 pi. 35 fr. 

Mollusques éoe.4niques de in Loire-Inférieure. — Bull. Soc. Se, naf. de l'Ouest, 

3 vol. L'ouvrage complet, avec tables, 56 pi , . . . . 100 fr. 

Observations sur quelques Coquilles erélaciques recueillies cri France. — Assoc t 

Franc. (1896-1904). 6 articles, 1 1 pi. et litre 15 fr. 

l re et 2 e tables décennales de la » Revue Critique » (1897-1916) 20 fr. 

Description de quelques Coquilles de la formation Santacruzienne en Patagonie. — 

Journ. de Conchyl. (1899), 20 p., 2 pi .' 3 fr. 

Faune pliocéuique de Karîkal (Inde française). — 3 articles. Journ. de Conchyl. 

(1900-1911), 85 p., 10 pi., avec table du I e * vol 15 fr. 

Etudes sur le Bathonien de l'Indre. — Complet en 3 fâsc. Bull. Soc. Géol. de Fr. 

(1899-1907), 70 p., 10 pi., dont 4inédites dans le Bulletin 15 fr. 

Faune éocénique du Cotentin (Mollusques). — En collaboration avec M. G. Pissaro 

(1900-1905). L'ouvrage complet, 5 pi., avec tables S0 fr. 

Note sur l'Infralias de la Vendée. — B. S. G. F. (1902-1904), 5 pi 7 fr. 50 

Sur un gisement de fossiles bathoniens près de Courmes (A. -M.). — B. S. G. F. 

(1902) ; Ann. Soc. Se. Alpes-Mar. (1905), 3 pi. les deux notes ^ 5 fr. 

Descriptions de quelques Péléeypodes jurassiques de France (1903-1915), l re série 

avec tables (n'est publiée qu'en tirage à part seulement) 25 fr. 

Le sixième article seul, avec 6 pi. et table de la l re série 10 fr. 

Note sur l'Infralias de Provenchères-sur-Meuse (1907), 4 pi 3 fr. 

Note sur le Callovien de Brieon'(1907), 3 pi 5 fr. 

Le Barré.micn urqoniîorme de Brouzet-les-Alais (Gard). — Mém. Pal. Soc. Géol. 

de Fr. (1907-1916), 11 pi. et fig 

A propos de Cerilhium eornueopiïé (1908), 1 pi. in-4° . . . 3 fr. 50 

Etudes sur le Charmouthien de la Vendée (1907-1916), 8 pi. in-8° 15 fr. 

Iconographie complète des Coquilles fossiles de l'Eocène des environs de Paris 

(1904-1913). L'atlas compl. en 2 vol. in-4°, légendes et tables 125 fr. 

Péléeypodes du Montien de Belgique (1909), 8 pi. in-4° ( Mém. Mus. ) 

Revision des Gastropodes du Montien. — l re partie, 1915 (rou. de Brux.) 

Conchologie néogénique de l'Aquitaine. — Péléeypodes : les deux vol. in-4°. 

54 pi., 3 cartes, suppl., tables et conclusions 125 fr. 

T. III, Gastropodes .' ; . 75 fr. 

The Moll. of the Ranikot série. — l re partie (1909), S pi. in-4°. Calcutta. 

Description de quelques espèces du Rajocien de Nuars (1910), 1 pi 2 fr. 50 

Les Coquilles des Calcaires d'Orgon. — B. S. G. F. (1917), 8 pi .V, 10 fr. 

Etude compar. des îoss. recueillis dans le Miocène de la Martinique et de l'Isthme 

de Panama ; 1 er art.. 5 pi., in-8°. Journ. Conch. 1913 7 fr. 50 

Description de quelques Pelée, bradfordiens et call. de Pougues . . 5 fr. 

Cerithiacés et Loxonematacés jurassiques (Mém. Soc. Géol. Fr.). 

Règles internationales de nomenclature zoologique, adoptées au Congrès de 

Monaco (1913) et annotées par M. Cossmann 5 fr. 

Monogr. illustr. des Moll. oligoc. des env. de Rennes 10 fr. 

Sur les limites du Bajoeien et du Bathonien dans la Nièvre, par MM. A. de Gros- 

souvre et M. Cossmann, avec 4 pi. foss 10 fr. 

S'adresser à l'auteur, 110. Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 
Envoi contre mandat postal 



Majoration de HiSi p. cent à partir du 1" janvier 19SO 



REVUE CRITIQUE 



DE 



PALEOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 



REVUE CRITIQUE 



PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice COSSMAIMN 

avec la collaboration de MM. BA THER. F. CANU, G. DOLLFUS, H. DOT VILLE, 
L. .TOLE AU D } ./. LAMBERT, P. LEMOINE, FRTTEL, P. BÉDÉ. 



VINGT-QUATRIEME ANNEE 
USTTTIk/lÈlELO 1. — JANVIER 19SO 



Prix des années antérieures, chacune : 10 fr. (sauf les année 1897-1899 
qui ne se vendent plus séparément). 

Le prix de la collection complète et presque épuisée des vingt premières années 
est de 750 fr. net, tables comprises. 

Le prix de la collection des années 1900 à 1916 inclus est de 150 fr. net, 

sans les tables. 

PRIX DE L'ABONNEMENT ANNUEL : 15 FRANCS 



Cm 



PARIS 
Chez M. COSSMANN, Fondateur-Directeur 

110, Faubourg' Poissonnière. Paris (X e ) 

ISgO 



R E V U E C R I T 1 Q U E 

PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHITOLOGIE 



lST"m.méro 1 Janvier 19SO 



SOMMAIRE : 

Pages 

Paléozoologie : 

Mammifères, par M. L. Joloaud 

Insectes, par M. F. Meunier \\ 

Paléoconchoeogie, par M. M. C'ossmaiiii 17 

CÉPHALOPODES, par M. P. Leiuoine :\i 

Paléophytologie, par M. V. Frite! 34 

Rectifications de nomenclature, par MM. L. Joleaud et M. Cossmami . 36 



A NOS LECTEURS 

A dater du présent numéro, la Revue critique de Paléozoologie et de 
Paléophytologie autorise la Revue de Géologie et des Sciences connexes 
à incorporer dans ses numéros mensuels le texte des analyses et autres 
renseignements bibliographiques qui font l'objet de notre périodique 
trimestriel, tout en conservant à la Revue critique son individualité 
distincte, son siège à Paris, son programme, ses collaborateurs actuels, etc. 

Conclue sans attendre 1922, date des « noces d'argent » ou vingt- 
cinquenaire de la Revue critique, cette union a pour but, non seulement 
d'éviter tout esprit de concurrence, mais encore d'unir nos efforts com- 
muns vers le but scientifique que nous poursuivons en France comme 
en Belgique, la recherche de la vérité et la propagation des faits et des 
découvertes qui sont de nature à y concourir. C'est avec une pleine con- 
fiance dans l'accueil de nos fidèles lecteurs que nous leur annonçons cette 
ère nouvelle de notre existence. 

M. COSSMANN. 



Paléozoologie 

Paleozoology Paleozoologia 

MAMMIFÈRES 

par M. L. JoLEAUD 

Boule. M.. Li;s grottes dk Grimaldi (Baoussé-Roussé). Tome I, fascicule 
IV : Géologie el Paléontologie (fin). Imprimerie de Monaco — 1919 — Grand 
in-4°, 125 pages, 12 PI. 

M. Marcelin] Boule vient de publier le troisième fascicule de sa belle 
Monographie géologique et paléontologique des grottes de Grimaldi. Le 
superbe volume grand in-4° de 125 pages et 12 planches en héliogravure, 
qui sort aujourd'hui des presses de l'imprimerie de Monaco, traite des 
Carnassiers, des Insectivores, des Chiroptères, des Rougeurs, des Oiseaux, 
des Reptiles, des Amphibiens, des Poissons et des Invertébrés. 

L'illustration y e^t aussi luxueuse que dans les fascicules précédents. 
Dans le texte sont intercalés six nouvelles cartes de répartition des pièces 
de Mammifères, toujours fort instructives. Parmi les planches, je signalerai 
spécialement une série de vues stéréoscopiques de la dentition du Lapin, 
des Campagnols, du Mulot, qui mettent merveilleusement en relief l'extrême 
différentiation des détails de la couronne des molaires de ces Rongeurs. 

Grâce à l'œuvre de M. Marcellin Boule, la faune quaternaire de la France 
méridionale est aujourd'hui la mieux connue de tout le glotte. Elle était 
particulièrement riche puisqu'elle ne compterait pas moins de 46 espèces 
de Mammifères. 

Le Loup de Grimaldi ne différait pas du Loup actuel, comme d'ailleurs, 
semble-t-il, tous les Loups pléistocènes d'Europe. 

Un autre Canidé plus petit a pu être soit le Chacal, soit plutôt le Loup 
indien : Canis familîaris paraît devoir être rayé de la liste des animaux qua- 
ternaires de nos contrées. 

Les Cuon, qui n'habitent plus que le Nord et le Sud-Est de l'Asie, ont vécu, 
au Pleistocène, dans les régions montagneuses de l'Europe centrale et méri- 
dionale, y compris la Corse et la Sardaigne. Ces Canidés, descendants des 
Daphœnus de l'Oligocène et des Tetniiocijon du Miocène nord-américain, 
seraient venus d'Asie en Europe au Quaternaire. 

Le Renard de Grimaldi était le Renard commun et non le R. du Corsac 
ou le R. bleu qui ont cependant été observés l'un et l'autre dans des gisements 
quaternaires, le premier de l'Europe centrale et orientale, le second, de 
l'Allemagne, de la Suisse et de la France centrale. 

UUrsus arclos de Grimaldi présente deux séries de formes dont l'une le relie 
à son ancêtre pliocène U. elruscus, et dont l'autre conduit à l'Ours brun actuel. 
:< Si l'on tenait à >< distinguer » la première par un vocable spécial, on pourrait 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE / 

choisir prsearcios.r> Ce type archaïque de petite taille a été signalé d'Italie 
par Forsyth Major en 1873 sous le nom U. mediterraneiis, dont aucune 
figure n'avait paru. Je rappellerai que cette dénomination a été employée 
par Marion, d'après une détermination de M. Forsyth Major, pour désigner 
le petit Ours quaternaire du Frioul (Marseille). Bourguignat avait indiqué, 
dès 1808, à Vence, sous le nom U. Pomelianus, un petit Ours, à prémolaires 
toutes persistantes, mais il ne l'avait pas non plus figuré. 

A la forme de faible taille de VU. arclos, caractéristique du Pléistocène 
ancien et affine de U. eiruscus, s'oppose une forme du Pléistocène récent, 
de taille assez forte, appelée généralement U. prisons, mais nommée aussi 
U. Bourguignali Lartet, U. libycus Pomel. Toutes les transitions existent 
entre ces deux types. 

L'ensemble des formes de VU. arclos était répandue dans l'Angleterre, 
la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, Malte et l'Algérie. 

L'Ours des cavernes de Grimaldi appartient plutôt à la petite race. Cet 
animal a prédominé au Pléistocène moyen et non au Pléistocène inférieur 
comme on le dit généralement. Sur la fort intéressante carte qui illustre le 
texte, on voit la limite nord de l'aire d'extension de ce Carnivore, en Europe, 
passer par l'Angleterre méridionale et par Odessa, tandis que la limite sud 
va de Lisbonne à Bari et à Sarajevo. M. Boule considère « la question de 
l'existence de l'Ours des cavernes en Algérie comme n'étant pas encore par- 
faitement résolue ». Ursas spelœus était un animal des latitudes moyennes. 

Une brève mais fort instructive synthèse de l'histoire paléontologique des 
Ours est résumée dans un tableau généalogique qui montre le type Ursas 
dérivant de la lignée oligo-miocène Cynodon-Cephaloifale-Hemicyon-U rsavus . 
Au Pliocène 3 phylums se différencient, dont 2 conduisent aux Ours hindoux, 
Melursus labiatus et Ursus malaganus. Le 3° donne au Pléistocène 5 rameaux 
différents. Ainsi donc le groupe des Ursidés était plus polymorphe autrefois 
qu'aujourd'hui. « Quelques rameaux seulement sont arrivés jusqu'à nos 
» jours... Et comme toujours, le représentant le plus puissant de ce groupe 
« de Carnassiers, le plus spécialisé des Ours, le plus ours des Ours, est préci- 
» sèment la forme la plus rapidement disparue. » 

La Hyène tachetée est le seul type du Genre représentée à Grimaldi. 
On n'y trouve ni la Hyène rayée, ni la Hyène brune, qui daiio le bassin du 
Rhône, les Pyrénées, le Portugal sont propres au Pléistocène inférieur. 
Il est vrai que la Hyène rayée apparaît déjà dans le Forest Bed. 

L'aire de répartition de la Hyène des cavernes, telle que l'a reconstituée 
M. Boule, s'étendait, en Europe, plus largement que celle de l'Ours des ca- 
vernes. Elle allait vers le Nord jusqu'en Angleterre et elle englobait au Sud 
toute l'Espagne et toute l'Italie. 

Un tableau généalogique — très parlant — des Hyénidés fait voir que le 
type Hyxna s'est différencié comme le type Ursus vers le milieu des temps 
miocènes. Dès le début du Miocène, les 3 rameaux actuels de H. striala, 
H. brunea et H. crocula se sont séparés : de remarquables séries de formes 
permettent d'en suivre l'évolution pendant tout le Pliocène. 

Les Grottes de Grimaldi constituent avec celles de l'Herm, de la Spezzia 
et de Pola, les stations l?s plus méridionales où l'on ait constaté la présence 
du Glouton, d'après les relevés minutieux entrepris par M. Boule pour l'éta- 



8 PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

blissemcnt de sa carte. Aujourd'hui Gulo luscus ne descend pas, en Europe, 
au-dessous du 60° parallèle. 

« La généalogie du Glouton nous est encore inconnue. Les débris les plus 
anciens qu'on en connaisse ont été recueillis dans le Forest Bed. > 

Les grands Chats des cavernes sont, comme l'a démontré M. Boule, des 
Lions et non des Tigres. C'est de la forme de Vence, Felis leo Edwardsi Boule, 
que se rapprochent surtout les ossements trouvés à Grimaldi. 

La carte de répartition du Lion des cavernes en Europe est très analogue 
à celle de la Hyène tachetée. 

Les restes de Panthères abondent à Grimaldi. Leur étude, ainsi que 
l'examen critique des superbes pièces de la collection Bourguignat trouvée 
à Vence, ont permis à M. Boule de démontrer, d'une manière indiscutable, 
l'inanité des nombreuses espèces de Panthères distinguées dans le Pléistocène 
par ses devanciers. 

Diverses particularités de Felis pardus fossilis établissent une certaine 
trarsition entre les Panthères actuelles et le F. pardinerisis de Perrier. 
\ Il y a là un fait des plus intéressants au point de vue de l'évolution ; il nous 
» donne une idée du temps nécessaire à des modifications légères dans la 
» morphologie d'un même type passant d'un étage géologique à l'étage 
« suivant. Il semble aussi que les Panthères pléistocènes représentent une 
» forme plus généralisée et que la différenciation des races actuelles ne soit 
» que la conséquence de localisations géographiques plus étroites. » 

Les Panthères habitèrent l'Europe centrale et méridionale pendant toute 
h durée des temps quaternaires. 

Le Lynx fossile de Grimaldi (Felis [Lynx) pardina spelsea) — par la morpho- 
logie de son crâne et de sa dentition- — réalise exactement un intermédiaire 
entre le Lynx du Nord et le Lynx d'Espagne. Aussi suggère-t-il à l'esprit 
critique de l'éminent professeur du Muséum ces réflexions empreintes d'un 
profond esprit philosophique et que feront bien de méditer nombre de des- 
cripteurs de fossiles : « Aux yeux de beaucoup de paléontologistes, la con- 
■ ception linnéenne des espèces larges avait du bon. Mais, avec les précisions 
» que comportent les recherches modernes d'ostéologie et de systématique, 
» les difficultés d'ordre taxonomique augmentent. Le plus simple évidem- 
» ment, dans tous les cas. est d'imposer un nom nouveau au fossile qui ne 
» se laisse pas facilement incorporer dans les formes spécifiques voisines. 
» Mais cette manière, généralement adoptée par les esprits paresseux, est 
» plus commode que scientifique. Elle a, entre autres inconvénients, celui 
» de dissimuler les rapports, de voiler les relations généalogiques. » 

L'utilité de la nomenclature trinominale apparaît ici comme indiscutable. 
L'examen comparatif des différents types de Lynx conduit M. Boule à 
nombre d'autres considérations du plus haut intérêt. 11 faudrait reproduire 
eu entier l'article de son beau livre qu'il consacre à cet intéressant Genre de 
Carnivore. Malheureusement je ne puis le faire ici, dans le cadre forcément 
très limité d'un article de revue. 

Le F. pardina se retrouve dans le Languedoc (F. servaloides Pomel), 
l'Aquitaine, l'Espagne, le Portugal, l'Italie. 

Le Chat sauvage d'Afrique (Felis ocreala Gmelin) a vécu au Quaternaire, 
en Europe, depuis Grimaldi et Gibraltar jusqu'en Belgique, en Angleterre 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE '• 

et en Irlande. Il habite d'ailleurs encore la Sardaigne, la Crète et même 
la Toscane. Il semble même avoir vécu dans nos pays dès le Pliocène moyen. 

Le Lapin est représenté à Grimaldi par de nombreux ossements. M. Boule 
avait eu autrefois l'occasion de signaler l'abondance ( v Eryclo lagus cuniculus 
dans le Pléistocène du Loi : cet animal, fréquent surtout alors dans la région 
sous-pyrénéenne, était certainement beaucoup plus rare vers le Nord. 

Le Campagnol des neiges, forme essentiellement montagnarde aujourd'hui, 
était représentée au Quaternaire à Menton. 

Le Campagnol souterrain [Piïymis subierraneus de Salys) est signalé 
pour la première fois à l'état fossile. 

Le grand Campagnol terrestre des grottes de Grimaldi ne se rattache pas 
aux formes méridionales de YArvicola terresiris L., mais au type de l'Eu- 
rope centrale et occidentale, qui ne descend plus aujourd'hui aussi loin vers 
le Sud. 

En utilisant les données zoologiques rassemblées par M. G.-S. Miller, 
M. Boule a pu faire une étude paléontologique du plus haut intérêt des petits 
Mammifères pléistocènes. Cette étude lui a démontré l'impossibilité d'appli 
quer à la nomenclature des types fossiles la classification des sous-espèces 
géographiques adoptée par les naturalistes modernes. 

Mais les examens comparatifs éclairent d'un jour nouveau la question de 
l'origine de ces véritables « races », qui n'étaient nullement diherentiées au 
Quaternaire comme elles le sont aujourd'hui. 

Le labeur considérable que s'est imposé M. Boule pour mener à bien 
ses recherches sera de la plus grande utilité pour ceux qui poursuivront 
désormais des études du même ordre. Ils auront, en effet, à leur disposition, 
accompagnant une synthèse critique remarquable, une iconographie de 
premier ordre. 

La Marmotte habitait jadis presque toute la France jusqu'au pied des 
Pyrénées et jusqu'à Menton. C'était alors un animal de plaine. Aujourd'hui 
elle est localisée dans les Alpes et les Carpathes. Ses principaux gi.-ements 
sont d'âge moustérien, mais elle a continué à vivre dans nos pays jusqu'à 
la fin de l'âge du Renne et ce n'est que peu à peu, en suivant le recul pro- 
gressif des glaciers, qu'elle est arrivée à ses cantonnements actuels. 

Arclomys bobac des steppes de l'Europe orientale, ne s'est jamais avancé 
au Pléistocène à l'ouest du Rhin, quoiqu'on en ait dit. 

Les restes d'Oiseaux des grottes de Grimaldi ont fait, de la part de M. Boule, 
l'objet d'un inventaire minutieux, alors qu'ils sont habituellement négligés 
dans les études de paléontologie quaternaire. On remarque ici l'absence de 
tout oiseau de mer. 

Tesiudo mauriianica. de l'Andalousie, de la Berbérie, de l'Anatolie, du 
Caucase, de la Grimée et de la Roumanie, vivait au Quaternaire à Menton, 
dans l'Hérault, en Catalogne et en Italie. << La paléontologie nous explique 
» ici une fois de plus la distribution géographique très étendue, mais actuelle- 
» ment discontinue, d'une forme zoologique. » 

Des considérations générales d'un haut intérêt occupent les dernières pages 
du magistral ouvrage de M. Boule. La succession des faunes quaternaires 
se présente ainsi en France : 1° Dans le Pléistocène inférieur, une faune 
» chaude, composée principalement d'éléments asiatiques et africains et 



I" PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTÔLOGIE 

» succédant, par transitions insensibles, à ia faune du Pliocène supérieur ; 
s 2° une faune froide, venant du Nord, apparaissant peu à peu. se maintenant 
» longtemps dans nos pays et disparaissant graduellement ou remontant 
» vers le Nord ; 3° la faune actuelle qui est principalement une faune rési- 
» du elle. » 

Ce ne sont guère que les faunes pliocènes et quaternaires, aux restes abon- 
dants et bien conservés, qui peuvent nous permettre la reconstitution de 
séries phylogéniques spécifiques assez sûres. 

Parmi les espèces éteintes du Quaternaire, il en est un certain nombre 
qui ne semblent pas s'être transformées en espèces nouvelles ; elles repré- 
sentent, en général, les différenciations les plus avancées de leur groupe. 
Tels sont l'Eléphant antique, le Mammouth, le Rhinocéros de Merck, le 
Rhinocéros à narines cloisonnées, le Daim de la Somme, l'Ours des cavernes 
et le Cuon d'Europe. 

D'autres espèces se sont transformées en des formes encore vivantes. 
Equus cf. Sienonis est l'ancêtre du Cheval actuel, Ursus prsearctos, celui 
d'Ursus arcios. 

Parmi les espèces vivant encore aujourd'hui, plusieurs montrent déjà les 
caractères des variétés géographiques actuelles, comme les Chevaux et les 
Cochons. 

« D'autres Mammifères des grottes de Grimaldi, tout en appartenant 
» aux espèces actuelles, présentent des combinaisons de caractères dispersés 
» aujourd'hui dans les divers représentants du Genre ou clans les principales 
» sous espèces ou races géographiques de ces espèces. Ce sont les plus inté- 
» ressantes au point de vue philosophique. » 

C'est le cas de certains Chevaux pléistocènes, affines à la fois d'Equus 
Sienonis, des Anes et des Zèbres. Des Sangliers du même âge se rapprochent 
à la fois de Sus scrofa et des Sangliers indo-malais : l'accentuation des diffé- 
rences entre ces animaux s'est faite par ségrégation et isolement. Le Chevreuil 
pléistocène offrait plus de variations que l'actuel et présentait des formes 
de passage au Pygargue asiatique. Les Elaphes quaternaires de nos pays 
possédaient des caractères plus synthétiques que les formes actuelles dont 
la différenciation est certainement plus avancée. L'étude des restes fossiles 
du Chamois montre que les formes vivantes, propres à chaque massif monta- 
gneux, ne sont que des races géographiques ayant acquis par l'isolement 
leurs caractères différentiels actuels. Il en est de même pour les Bouquetins. 
Le Lynx des cavernes méditerranéennes était un type primitif, synthétique 
qui se serait dissocié pour donner, sous l'influence de milieux différents, 
le Lynx du Nord et le Lynx du Midi. 

M. Boule envisage d'une façon plus générale le mode de formation tl 1 ^ 
espèces. La théorie des variations brusques ou discontinues renferme pro- 
bablement une part de vérité, difficile à prouver par les moyens dont dispose 
la Paléontologie. Ceux-ci appuient surtout la théorie des variations lentes 
et continues : ils nous montrent les espèces passant des unes aux autres par 
des graduations insensibles dues surtout à des influences physiques consé- 
quence des migrations et des changements de milieu. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 11 

Pilgrim, E.-E. et Cotter, E. de P., Some Newly Discovered Eocene Mam- 
mals from Burma. liée. Geol Surv., vol. XLVII, port. I 1916 - 

pp. 1-2-77, PI. I-VÏ. Calcutta. 1916. 

La découverte de Mammifères éocènes en Birmanie est un fait de la plus 
haute importance pour la reconstitution de l'histoire de ces Vertébrés. 
Grâce aux heajx travaux que M. Pilgrim avait déjà publiés sur les faunes 
acjuitaniennes du Beloutchistan, un jour nouveau avait été projeté sur les 
origines de plusieurs grands groupes d'Ongulés. Aujourd'hui l'actif super- 
intendant du « Geological Survey of India •> apporte une contribution bien 
plus importante à la connaissance de la phylogénie des Artiodactyles, en 
faisant reculer plus loin dans le passé les premiers témoignages recueillis sur 
ces animaux en Asie. Au travail que nous analysons aujourd'hui a collaboré 
M. Cotter, qui avait déjà publié d'importants travaux de stratigraphie sur 
le Tertiaire de l'Inde. 

Les Mammifères décrits dans cette Note proviennent de Myaing, dans le 
district de Pakokku. Les gisements indiqués, sur une carte géologique (PI. 1), 
paraissent nombreux et permettent de bien augurer pour l'avenir de l'explo- 
ration détaillée de cette région au point de vue paléomammologique. 

Au-dessous de la série oligo-miocène de Pegu, MM. Pilgrim et Cotter 
distinguent un étage de Yaw qui serait de l'Eocène supérieur, puis des 
« Pondaung sandstone « qui s'étendraient de l'Eocène moyen à l'Eocène 
supérieur. 

C'est dans ces '(Pondaung sandstone > qu'ont été découverts avec des restes 
de Poissons et de Tortues, les espèces ci-après : 

Famille des Anthracotheriidés. — Anthraeoliyus ehœroides, .1. ru- 
bricœ, A. pahistris. Anthracotherium pangan, A. crassus : .YiHhraeolieryx 
hirniauicus, A. lenuis. 

Famille des Amynodontidés. — Meiamynodon (?) birmairieus. 

Famille des Titanotheriidés. -- Telmalhevium (?) birmanienm. 

Comme cette liste l'indique clairement, la Famille des Anthracotheriidés 
est. particulièrement représentée dans l'Eocène de Birmanie (95 % du nombre 
total des spécimens de la collection rassemblée par le Geological Survey). 

M. Pilgrim avait déjà l'ait une remarque analogue à propos de la faune 
de l'Aquitanien supérieur de Bugti (Beloutchistan) et il avait conclu à l'ori- 
gine asiatique de cette Famille. 

Cette conclusion est confirmée par la découverte de la faune éocène de 
Myaing. 

A propos de l'âge des premiers Anthracotherium qui est discuté dans cette 
Note, je rappellerai les données très précises auxquelles est arrivé M. Stehlin : 
les Anthracotherium (A. alsaticum, A. monsvialense, A. dalmafinum) sont 
apparus en Europe au Sannoisien supérieur, exactement comme les Ancodus, 
un autre Genre d'Anthracothériidés. 

Ancodus est envisagé dans la Note de M. Pilgrim comme d'origine éthio- 
pienne. Quoi qu'il en soit, les Anthracotheriidés présentent, comme le font 
remarquer MM. Pilgrim et Cotter, de grandes variations de structure et de 
taille. 

Le nouveau Genre Anthracohyus avec ses 3 espèces, présente certaines 
affinités avec les Anthracotherium du même ffieement et avec les Microbunodon 



1? PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

du Néogène hindou (Aquitanien à Pontien). 11 s'éloigne davantage de Bra- 
chyodus et de Telmatodon, Genres hindous connus depuis l'Aquitanien jus- 
qu'au Vindobonien, ainsi que de Merycopotamus, du Pontien. 

Les Anthracotherium du Nummulitique de Birmanie s'éloigneraient sensi- 
blement des espèces européennes et présenteraient plutôt des alïinités avec 
A. bugtiense, cfe l'Aquitanien du Beloutchistan. A. pangan aurait été consi- 
dérablement plus grand que A . dalmalinum l'espèce la plus primitive du Genre 
bien que le développement moindre des styles externes y indique des condi- 
tions plus archaïques. 

Anlhracoheryx devrait être aussi rapproché d' Anthracotherium et de 
Microbunodon, ce dérider Genre présentant des analogues avec. Rhagatherium 
et Haplobunodon, 

Les nombreux Anthracothériidés de l'Eocène de Birmanie me semblent 
ainsi se rattacher tous à la sous-Famille des Anthracothériinés (Penta- 
cuspidati). 

Les Mérycopotaminés (Teiracuspidali), Ancodus, Brachyodus, Hemimeryx, 
Telmatodon, etc., qui sont représentés par une vingtaine d'espèces dans 
l'Aquitanien du Beloutchistan. n'apparaîtraient en Asie, d'après l'état actuel 
de nos connaissances, qu'après le Nummulitique. 

Quoi qu'il en soit, il parait bien démontré maintenant que les vrais Anthra- 
cothériidés sont d'origine hindoue. 

La l'aune du Nummulitique de Birmanie présente, indépendamment des 
Anthracothériidés. un Amynodontidé. que MM. Pilgrim et Cotter ont nommé 
Mélamynodon (?) birmanicum. 

Comme taille cet animal se rapprocherait de Cadorcoiherium minus, des 
Phosphorites du Ouercy : les autres espèces de ce Genre du Rupélien 
d'Europe (67. Cayluxi, C. Nouleti) et de l'Aquitanien de l'Inde (C indicum) 
étaient bien plus grandes, comme aussi Mélamynodon planifrons du Rupélien 
de l'Amérique du Nord. 

L'espèce birmane correspondrait à un type primitif d' Amynodontidé, 
que la compression latérale de ses dents inférieures — et la réduction en 
longueur et en nombre de la série des prémolaires — sépareraient complète- 
ment des Amynodon, du Ludien nord-américain, et placeraient à la base 
d'un rameau latéral dont Cadurcotherium et Mélamynodon représenteraiei t 
les stades les plus spécialisés. 

Par contre, la présence de pin 1 , les grandes dimensions et la direction 
rectiligne de la canine inférieure, la plus grande complication de pm 3 et la 
forme plus brachyodonte des dents, montrent que l' Amynodontidé birman 
avait gardé la physionomie primitive d' Amynodon, physionomie qui avait 
disparu dans l'espèce oligocène Metamynodon planifrons. 

D'autres caractères indiquent que le M. (?) birmanicum était plus près 
de Cadurcotherium que M. planifrons. 

Aussi croirais-je volontiers aujourd'hui que Cadurcotherium est un Genre 
d'origine hindoue, venu en Europe au Rupélien, mais ayant continué à vivre 
en Asie jusqu'à l'Aquitanien. 

Enfin la famille des Titanothériidés est représentée par Telmdtherium (?) 
birmanicum. Les dents de cet animal rappellent uu peu celles des Chalico- 
tbériidés, dont elles s'éloignent par divers caractères. Elles se rapprochent 



PALÉOZOOLOGlE ET PALEOPHYTOLOGIE 13 

plus de celles des Paléosyopinés de l'Eocène supérieur que de celles des 
Tithanothériinés de l'Oligocène. 

Telmatherium,en Amérique, débute dans l'Auversien-Bartonien et s'éteint 
au Ludien supérieur. 

Je rappellerai à ce propos que la sous Famille des Paléosyopinés est exclu- 
sivement américaine, sauf Brachydiasiematheriam trouvé en Transylvanie 
dans des couches attribuées à l'Yprésien supérieur ; cependant le stade d'évo- 
lution de cet animal le placerait au même niveau que Protilanolherium, 
c'est-à-dire dans le Ludien supérieur. Un vrai Tithanothériiné, Menodus 
rumelicus a depuis longtemps été décrit par Toula, du Pontien de Bulgarie: 
Osborn pense qu'il pourrait en réalité appartenir au Genre Megacerops, 
qui est exclusivement sannoisien en Amérique. 

Le Tithanothériidé de Pondaung se distingue nettement des formes déjà 
connues de l'Oligocène par l'absence de la 2 e cuspide interne aux prémolaires 
supérieures, tandis que d'autre part l'absence de la protoconule aux molaires 
supérieures indique un stade plus évolue que celui des Tithanothériens 
éocènes. 

La faune de Pondaung, au point de vue des Tithenolbériidés.se place donc 
vers la limite du Ludien et du Sannoisien. C'est à la même conclusion que 
l'on arrive par l'étude des Amynodontidés puisque MM. Pilgrim et Gotter 
les attribuent au Genre Melamifnodon. Enfin, certains au moins des Anthra- 
cothéridés de ce gisement, comme Anthracotherium pangan, indiquent des 
affinités avec le Sannoisien. 

Je crois donc que l'on devrait modifier légèrement l'interprétation strati- 
graphique des géologues de l'Inde et attribuer les « Pondaung sandstone » 
au Sannoisien. 

La faune marine du « Yaw stage » ne me parait comprendre que des 
espèces répandues à des niveaux très variés de la série nummulitique, 
Vêlâtes Schmideli, Cyprsea elegans ( x ), et je crois par suite que l'on peut 
très bien l'attribuer au Rupélien au lieu d'y voir de l'Eocène supérieur, 
comme le font MM. Pilgrim et Gotter. 

Enfin les <■ Pegu séries » qui ont fourni à la base Cadnrcolherium îndicum 
commenceraient selon moi vers l'Aquitanien, comme les Bugti beds, où ont 
été trouvés des restes de cette même espèce d'Amynodontiidé. Plus haut, 
les mêmes dépôts ont présenté Dorcatherium birmanicum, qui indiquerait 
le Miocène moyen. 

Ces critiques de détail n'enlèvent rien à la valeur de l'important Travail 
de MM. Pilgrim et Gotter, qui jette un jour nouveau sur l'origine des faunes 
de Mammifères asiatiques. Il est vivement à souhaiter que de nouvelles 
fouilles dans les gisements de Vertébrés birmans nous apportent de précieuses 
données sur les ancêtres des nombreux groupes de Quadrupèdes récemment 
découverts dans l'Aquitanien du Beloutchistan. 



( x ) D'ailleurs, ces déterminations spécifiques seraient à contrôler (Note de la Direction). 



1 I PALÉOZOOLOGtE ET PALÉOPIÎYTOLOGÎE 

INSECTES 

par M. F, Meunier 

Meunier. P., Nouvelles recherches sur quelques insectes des pla 
trières d'Aix en Provence. Verhandl. K, Akad. W'elensch.. 3 e sectie, 
deel XVII, n° 5 : 17 pages, 10 figures ri Y pi. Amsterdam, 1915. 

Cette Noie étudie plusieurs intéressantes espères du Sannoisien d'Aix. 
Citons notamment : Capnodis speçtabilis FIeer, Geotrupes alavus Oustalet, 
Cydnopsis pygmsea Heer. Cydnôpsis brevicollis Heer dont il complète les 
descriptions et donne de rigoureuses phototypies. Parmi les nouvelles formes 
nommons : Harpalus Oustaleti, odonlolarsns archaicus, Palomena Serresi. 
Cicada Serresi, Sceliphron lerliarius : Tenthredinites bifasciata nov. gen. n. 
sp. ; Bombylius Depereti. Anthomyia ? pulcherrima [Brôngniart] ; cette 
dernière espèce « /'/; sch. », de la collection Coquand de l'Ecole des Mines de 
Paris, est publiée pour la première fois ici ; puis, Tipula Bonati, Tipula 
Cossmanni et Eriopterites terliaiia nov. gen. n. sp. Parmi les Diptères Bibio- 
nidee, l'auteur donne la diagnose de Bibio l'ainvini. La Note se termine par 
de courtes remarques relatives à Culicites Depereti nov. gen. n. sp. Le Mémoire 
est accompagné de ô planches, soigneusement exécutées par la maison 
Van Leer. d'Amsterdam. 

Cockerell, T.-D., New species of Nqrth American Fqssil beetles, cqok 
roaches, and Tsetse Fîtes. Proc. IL S. Nal. Mus., vol. 54, p. 301-311, 
pi. LIV-LV. Washington, 1918. 

Ces glanures paléoentomologiques sont très intéressantes. L'auteur décrit 
Atirnoblatia reducta, dont il figure l'élytre chez qui les champs costal et anal 
ne sont pas représentés sur le schiste. Peut-être aurait-il fait chose utile en 
se bornant à le désigner comme Atirnoblatia, en attendant des documents 
en meilleur état de conservation, avant de lui assigner un nom spécifique. La 
diagnose de Phoberoblaila reliculata, liés soignée, n'est pas accompagnée 
d'un dessin au trait. 

Parmi les Archimylacridse, raideur décrit Cobaloblatla simulans nov. 
gen. n. sp. Cette espèce est représentée par deux spécimens dont la conser- 
vation pourrait être meilleure. Pour ma part, je me serais borné à la rappro 
cher de l'un ou l'autre Archimylacris. On sait qu'une trop grande profusion 
de noms a été déjà donné aux Orthoptères Blatiidse. Ment ensuite la diag- 
nose de Brachymylacris Jtassleri, qu'il rapproche de B. cordata Handl ; 
cette espèce nouvelle en diffère par de menus détails de la veination. Dans 
le groupe des Mylaeridœ, M. Cockerell signale l'iilomvlaeris niedialis 
nov. gen. nov. sp., qu'il rapproche des Genres Promylacris et Paramylacris 
Scudd. Ici, comme précédemment, nous ne voyons guère L'utilité d'une 
nouvelle coupe générique, si on en juge d'après la photographie de l'auteur, 
par la veination, qui est assez peu précise. M. Cockerell décrit encore Phthi- 
nomylacris ? pauper. De ces dernières espèces, il n'est donné aucun dessin 
restauré. 

Pour finir, l'auteur signale Atirnoblatia ? ilexuosa dont le champ costal est 
assez effacé. Parmi les Insectes tertiaires, l'auteur relate plusieurs Coléop- 



PALEOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOL0GIE 15 

tères. Nommons : Carabites ? arapahoensis, Balaninus Beeklyi, Ophryastites 
Hendersoni et Calàndrites ? ursorum nn. sp. Ces diagnoses sont accompagnées 
de bons dessins. Parmi les Diptères Muscidse, l'auteur mentionne Glossina 
veterna Gockerell et. passe en revue les autres espèces décrites naguère, 
tout en complétant sa description par quelques notes biologiques. Il est 
regrettable que la photographie de cette mouche tsé-tsé (similigravure) 
ne soit pas accompagnée d'un dessin restauré de l'aile et des parties buccales 
de ce terrible Muscide. Félicitons M. Gockerell du soin qu'il a mis à décrire 
ces curieux Insectes. 

Meunier, F-., Un Pompilid/e de l'ambre de la Baltique. Tijdschr. voor 
Eniom., deel LX. p. 181-184. 3 fig. La Haye. 1917. 

Après quelques mots concernant les Pompilidés tertiaires d'Oeningen, 
du succin et dessehistes miocéniques de Florissant (Colorado), l'auteur donne 
la diagnose de Pompilus scelerosus que, de prime abord, on serait tenté de 
grouper parmi les Sphegidœ du Genre Dolicharus Latr. Il en diffère d'ail- 
leurs par l'absence d'une lamelle frontale au-dessus des antennes et par la 
partie antérieure du prothorax n'atteignant pas la hase des ailes antérieures, 
comme c'est le cas chez tous les Sphegidse. Cette courte notice est ornée de 
trois dessins au I rail . 

Meunier, F., Sur quelques diptères (Bombylid/e, Leptid/e, Dolicho- 

POTID/E, GONOPID/E ET ChIRONOMID/e) DE L'AMBRE DE LA BALTIQUE. 

Tijdschr. voor Eniom., deel LIX, p. 274-286, 16 fig. La Haye, 1916. 

Les Diptères décrits dans cette Note sont rares dans l'ambre de la Baltique. 
Citons d'abord un Bombylidse, Palreoamietus spinosus nôv. yen. n. sp. Parmi 
les Leplidse, l'auteur complète la description d'Atheria evecla Meun.. qu'il 
place actuellement dans le Sous-Genre Symphoromi/ia ; il donne ensuite la 
description île Leplis sàmladiea. Dans le groupe, si gracieux, des Dolicho- 
podidss, l'auteur donne la diagnose de N emaioproclus subparvus. Les Cono- 
pidés sont représentés par Palfleosieus Loewi nov. yen. n. sp. Dans le monde 
des Diptères orlhoraphà, il signale Cricolopus minutulus et parvulus. La 
Note se termine par la diagnose du nouveau Genre Crieotopiella (Cr. rostrata 
génotype) dont la pipette, aussi longue que la tête, se rapproche de celle des 
Ceralopogoniure du Genre Psychophtena Philippi, du Chili. Le texte est 
appuyé par 1."» dessins intercalés. 

Meunier. F., Note complémentaire concernant Styringomvia venusta 
Loew di; copal récent de Zanzibar. Tijdschr. voor Entom., deel LX. 
p. 370-375, 7 fig. La Haye, 1918. 

Sîyringomyia venusta Loew a déjà été étudié par le célèbre diptériste de 
Meseritz. Cette Note donne une description très précise de cette espèce 
incluse dans le copal récent de Zanzibar. Elle est accompagnée de 7 dessins 
au trait, ce qui permet de bien apprécier les caractère^ morphologiques de 
de Tipulidse. 



16 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPîiYTÔLOGiE 

Meunier, F., Sur quelques insectes de l'Aquitanien de Rott, sept 
montagnes (Prusse rhénane). Verhcind. K, Akad. Wetensch.. deel XX, 
n° 1, 17 pp., 22 fig., IV pi. Amsterdam, 1917. 

L'auteur décrit les espèces suivantes : Dans le monde i\v* Homoptères 
AphidicUe Schizonearq patehi /;. sp., bien rec.ohnaissable aux veines des ailes. 
Les Coléoptères ne sont pas rares sur les schistes ligniteux de Rott. Cossonus 
robustus Menu, paraît être voisin de Cleo nus sexsulcalus Heer des couches 
d'Aix (Provence). Gonocephalum (Opairiun) pristinum Heyd. est une bonne 
espèce, il en est de même de Stenus scribai Heyd. Le Mémoire contient aussi 
la diagnose de Libellula cellulosa Hagen qui se distingue, à première vue, 
de L. martini Mîïun. des couches sannoisiennes d'Aix. Parmi les Hyménop- 
tères, il l'ait quelques remarques concernanl Formica banckhorni Meun., 
puis décrit Ponera ihenana n. sp. Les Diptères comprennent les formes 
suivantes : d'abord, un Bombylidse, Syalroptis rottensis n. sp., ensuite deux 
Mycelophilidœ, Brachypeza graciosa n. sp. et Syntenma sepultà //. .sp. 
Dans le groupe, si monotone, des Sciaridse,ï\ complète la diagnose de Sciara 
janassa Heyd., puis décrit Sciara Heydeni. Les Bibionidse font l'objet de 
remarques spéciales, il signale Prolomyia anlenala Heyd. et Prolomyia 
Sluiteri. Pour finir, l'auteur fait quelques courtes observations concernant 
les Tipulidse de Rott, décrits par v. Heyden. Block, en 1776, a signalé le 
Genre Tipula du copal récent, sans indiquer le lieu de provenance. Les 
22 dessins intercalés dans le texte, permettent, à coup sûr, de déterminer 
le.> espèces décrites dans ce Mémoire qui est accompagné de 4 planches en. 
photot ypie. 

Rosen, K. v.. Die fossilen Termiten : Eine kurze Zusammenfassung 
der bis jetzt bekannten Funde. Trans. Sec. Enlom. Congres*., p. 318- 
334. pi. XXVÏ-XXX. Londres, 1912. 

Après quelques considérations sommaires concernant la classification des 
insectes fossiles de A. Handlirsch, l'auteur est enclin à croire que les Ter- 
mitidœ doivent être apparentés avec les Protoblattines. Il signale que les 
Termites du Lias de Schamdelen doivent être rangés parmi les Orthoptères. 
On sait que Handlirsch les met parmi les Locustides du genre Elcana. 
Parmi les termites éocéniques des « Bagohit Beds » de Bouxnemouth 
(Hampshire), l'auteur décrit Maslotermes bournemouthensis. Sur les Ter- 
mites de l'Oligocène moyen de l'île de Wight, il signale Mastolermes anuli- 
eus, M. lîalheri. On a uissi trouvé, dans l'Oligocène allemand de Schôssnitz, 
en Silésie. Hodotermes heerianus Assmann. Les Termitiens du Miocène 
inférieur de Radoboj, en Croatie, ont été naguère soigneusement figurés 
et étudiés par Heer. Le Mémoire confient encore les diagnoses des formes 
suivantes : Mastotermes croaticus, Miolmnes nov. yen.. Calotermes œnin- 
gensis, Miolermes randeckensis, Entérines [s. I.) Fraasi. L'auteur s'occupe 
en détail des Termites de l'ambre de la Baltique et formule à leur sujet les 
conclusions suivantes : 1° tous les Termites hautement différenciés manquent 
dans cette résine. 2° on n'y rencontre que des imagos aptères ou ailés et non 
des travailleurs, des soldats et une seule larve. Il relate aussi que la faune 
incluse dans l'ambre a une extrême ressemblance avec celle des temps 
actuels. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOl'H VTOLOGIE 17 

M. v. Rosen se propose d'étudier dans un travail à part, la faune du si^ccin. 
Il décrit le nouveau Genre Xestotermopsls, puis il donne la diagnose de Archo- 
termopsis Tornquisti : il fait des remarques sur deux Tertnitidœ : Proelectro- 
tormes nov.subg. dont le type est Cahier mes Berendli. Pict.; et Eleetrol ormes 
nov. subg. dont le type est Calolermes affinis Hagen. La Note se termine 
par quelques renseignements concernant les Termites du copal. 

Comme l'auteur, on ne sait assez conseiller l'étude de ces êtres, au moyen 
de riches documents, qui sont destines à nous donner un coup d'oeil intéres- 
sant pour ce qui a trait aux variations d'une faune tropicale pendant les 
époques géologiques les plus récentes. Le travail de M. v. Rosen, fait avec 
le plus grand soin, est orné de 6 planches nous permettant d'étudier la vei- 
nation des ailes des TermilidsR décrits au cours du Mémoire. On le voit 
dans le monde des Insectes, les Termites sont à considérer comme des formes 
très archaïques. 

PALÉOCOXCHOLOGIE 

par M. M. Cossmann 

Williams, M. -Y., The Silurian Geology and Faunas of Ontario Penin- 
sula, and Wanitoulin and ad.taclnt Islands. Canada dep. of Minés, 
Geol. Surv. Mem. 111. n° 91, geol. ser.. 195 pp. in-8°. XXXIV pi. phot., 
2 cartes hors-texte. Ottawa, 1919. 

L'introduction et les premiers chapitres de cet important Mémoire sont 
consacrés à la classification et à la description des formations siluriennes, 
déposées au S.-W. du lac Ontario, région qui n'a subi aucune déformation 
violente depuis les temps précambriens. Comprise entre ce lac, le lac Erié. 
elle est limitée à l'Est par le Niagara et sa cataracte, de sorte que cette bande 
relativement étroite est qualifiée de « péninsule ». 

Le chapitre VII est consacré à la paléontologie de ces couches : il est très 
bref et ne comporte que la description des espèces nouvelles, ainsi que 
quelques notes ; mais les nombreuses planches qui y sont annexées repro- 
duisent — non seulement ces quelques espèces nouvelles — mais encore les 
formes les plus connues qui sont citées dans les diverses couches étudiées 
au point de vue stratigraphique par M. Williams ; elles ne font d'ailleurs 
que confirmer la compétence notoire fie l'auteur pour la détermination des 
différents niveaux qu'il y a désignés. 

Les fossiles recueillis proviennent, pour la plupart, des dolomites de 
Lockport, de la formation Medina-Cataract, de la formation « Rochester », 
dans les gorges du Niagara, etc.. Outre de bonnes figures de Fueoïdes sur 
des plaques de grès, de Cœlentérés, tels que Favosiles crislalus Edw. et H., 
Receplaciililes canadensis Rillings, Acervularia grûcllis Billings, Sirep- 
telasma cf. Hoskinsoni Foerste, PaUeofavosites asper d'Onu. , nous signa- 
lerons, parmi les Brachiopodes : Slrophonella slriala [Hall.], Orthis fia- 
belliles Foerste, Cœlospira planoconvexa [Hall], Dalmanella eugeniensis 
n. sp., avec la nouvelle variété palœoeleganlula. Rhipidomella hybrida [Sow.], 
Camarolœchia neglecla [Hall], Rhynchotreta cabovensis n. sp., R. Williamsi 
Fœrste n. sp.. Whilfldella calaraelensis n. sp., Alrypa Par-ksi n. sp., Lophos- 
pira pulchra n. sp. 



18 PAI ÊOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOG1Ë 

Puis, également dans les « Medina-Cataract », deux Gastropodes en mé- 
diocre état, Slrophostylus cf. cyclostoma Hall, Hormotomh subulata [Conrad] ; 
et quelques Pélicypodes : Plerinea undala [Hall], Modiolopsis helsoensis 
n. sp. Ctenoclonla machseriformis [Hall]. 

Passons aux fossiles de Clinton : Siricklandinia canadensis Billings, de 
grande taille ; Spirifer radialus [Sow.], Hyallidina congesla [Conrad]. 
Coelospira hemisphœrica [Sow.] en très bon état, deux Whitfidella déjà con- 
nues [Hall], Rhyncholreta robusta [Hall]; Tenlaculiles minutas Hall. 
complète la liste de ce niveau. 

Les fossiles de Rochester : outre un beau Dictyonema reiiforme [Hall], 
et deux crinoïdes connus, de nombreux Brachiopodes, particulièrement 
Spirifer niagarensis | Conrad], Sirophonella ? deeewensis n. sp. ; un l'Ia- 
lyceras et deux Diaphorosloma connus, représentée les Gastropodes; il y a 
aussi ries Trilobites antérieurement décrits. 

Les dolomites de Lockport sont remarquables par l'abondance des calen- 
térés, dont aucun n'est nouveau ; quelques Brachiopodes : Siricklandinia 
maititonensis n. sp., Penlamerus obkmgus Sow., Clorinda veniricosa [Hall] ; 
enfin Dawsonoceras annulaium [Sow.], Huronis vertebralis Stokls. qui a 
un faciès de Nérinée, cl Dalmanites limuluriis Green. 

Nous terminons par les fossiles de « Guelph formation ». des Pycnostylus 
décrits autrefois par Whiteaves, Amphicœlia Leidyi [Hall]. Megalomus 
canadensis Hall, assez bien conservé ; Myiilarca acutirostra [Hall] médiocre; 
Liospira perlata [Hall], moule à peine déterminable, avec d'autres Gastro- 
podes dont on n'a même pas les empreintes externes ; enfin les Céphalopodes : 
orlhoceras brucense n. sp., dv* Poiêrioceras non nommés, Melonoreras arcli- 
cameralum [Hall]. 

Cette intéressante contribution est surtoul précieuse par son abondante 
iconographie. 

Clark, T. -H., A Section in the Trenton Limestonl at Martinsburg. 
New-York, Bull. Mus. Camp. ZooL, vol. LXIII, n" I. 18 p. in-8°, 1 pi. 
phot. Cambridge, Mass, 1919. 

Martinsburg est une petite localité située à l'Es! du lac Ontario, sur des 
calcaires orclovieiens en contact avec les Gneiss précambriens. La liste des 
fossiles qui y ont été recueillis comprend cinquante à soixante espèces, 
dont quelques Trilobites, des Brachiopodes et Gastropodes en majorité, 
et seulement trois Pélécypodes ; deux Echinodermes sont figurés : Chiro- 
crinus anatiformis (Hall) et Carneyella Eaythondi n. sp. Outre l'espèce 
caractéristique de ce niveau, Rafinesquina minnesoiensis (Winchell), nous 
signalons ; de bons exemplaires de Triplecia cuspidata (Hall) et de T. 
Schucherli n. sp., forme très voisine qui se distingue surtout par le contour 
arrondi et non anguleux de son tissus ; la planche annexée à la Note de 
M. Clarck contient aussi la reproduction d'une coupe d'un échantillon de 
Phragmoliles compressas Conrad, qui semble avoir des cloisons de Ceraliles. 

Me. Evvan, Rula Davis, \ study of the brachiopod Genus Platystro- 
phia. Proc. V. S. Nal. Mus., vol. 56, pp. 383-448, pi. NUI LU phot. 
Washington, 1919. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 19 

Les Brachiopodes ''hissés dans le G. Plalystrophia présentent un grand 
intérêt a cause de l'abondance des espèces et de leur grande variabilité qui 
explique qu'on les ait rapportées tantôt aux Spirifer. tantôt aux Atrypa 
ou même au G. Dellhyris. Dès 1848, Davidson avait signalé l'analogie de 
leur structure interne avec celle (\es Orlhis ; mais, en L850, King proposa 
le nom Plalystrophia, avec Terebralulites bi forains Schl. comme génotype, 
D'après Cumings, on peut distinguer trois groupes de Platyslrophia : tonnes 
uniplissées, bipïissées, triplissées, dans le sinus médian. Les plus anciennes, 
les formes ancestrales de la base de l'Ordovicien ou du Cambrien supérieur, 
sont uniplissées. Toutefois ce Genre fournit de nombreux exemples de con- 
vergence dans le développement de la coquille ; d'autre part, on trouve - 
dans la comparaison des groupes biplissé et I riplissé — un bon exemple de 
développement parallèle, quant au galbe plus ou moins globuleux et à l'or 
nementation de la surface des valves. Certains types sont « phylogérontiques », 
non seulement par leurs dimensions, mais par l'obsolescience des plieâtions 
dans le voisinage des angles cardinaux. 

Ce chapitre systématique contient encore d'intéressantes considérations 
qu'il serait impossible de résumer dans une courte analyse sur les cas 
pathologiques, les mutations récurrentes, l'ont ogénic des espèces qui passent 
de l'état lisse et embryonnaire à l'état plissé, enfin et surtout à propos de la 
corrélation qui peut exister entre la phylogénie des espèces et leur succession 
stratigraphique : un tableau suggestif montre à ce sujet l'évolution des 
formes dont les dernières triplissées s'éteignent à la partie supérieure de 
l'Ordovicien ; ce premier tableau est confirmé par une liste complète de 
répartition des espèces, géographiquement et stratigraphiquement, par 
gisements. 

Voici maintenant rémunération des espèces figurées : 

Groupe uniplissé. -- Platyslrophia uniplicata n. sp>.. dans les couches 
de Trenton, du lac Champlain, d'une petite faille. 

Groupe biplissé, subdivisé en quatre sous-Groupes. - - P. prœcedens 
n. sp. ; P. régularis SiialEr ; P. daylonehsis | Foerste], avec la var. nouvelle 
laurelensis, des calcaires de Laurel [Niagara groupj ; P. trenlonensis n. sp., 
avec les var. nouv. champlainensis, perplana ; P. bmchynota [Hall], P. 
reversala [Foerste], P. hermilagensis n. sp. 

Groupe triplissé, subdivisé eu trois sous-Groupes. — P. exlensa n. sp. ; 
P. eleganlula, avec les var. nouv. triplicata, amplisulcata ; P. amœna n. sp., 
avec la var. nouv. lotïgicardinalis ; P. globosa n. sp. ; P. rhynchonelliformis 
n. sp. ; P. colbiensis Foerste, avec la var. mulala Foerste ; P. praecursor 
Foerste, avec les nouv. var taliformis. angustata ; P. jùvenis n. sp., P. 
pauciplicata Cumings P. slrigosa n. sp., P. nitida n. sp., P. morrowensis 
[James], P. corryvillensis n. sp., P. sublalicosta n. sp., P. acuminala James ; 
P. Fœrsiei n. sp., avec la var. nouv. ampla ; P. allemiala n. sp., P. clarks- 
villensis Foerste, P. Cumingsi n. sp.. P. annieana Fœrste, P. moritura 
Cumings ; P. acuUliraia [Conrad], avec les var. prolongata Fo;rste, senex 
Cum. ; P. elkhornensis //. sp., P. prœponderosa n. sp. ; P. ponderosa Fœrste, 
avec les var. auburnensis Fœrste, amheimensis n. v. ; P. pervalensis n. sp. ; 
P. profundosulcala [Meek], avec la var. hopensis Fœrste ; P. crassa [James], 
avec var. non dénommée ; P. lalicosta [Meek] ; P. unicostala Cum., avec 



20 PALÊOZOOLOGÎE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

la var. nouv. crassiformis ; P. cypha [James], avec les var. riouv. luinida. 
arda, bellatula ; P. Waîlowayi Fœrste. 

Il faut certainement une très grande attention pour distinguer, sur les 
excellentes figures, toutes ces formes bien voisines dont le nombre pourrait 
peut-être être considérablement réduit. 

Couffon, D 1 Olivier, Le Callovien di Chalet, commune de Montreuil- 
Bellay (M.-et-L.). Bull. Soc. El. Se. d'Angers, t. XLVIT (1917). pp. 
65-130 ; t, XLVIII (1918), pp. 225-321 ; t. XLIX (1919), pp. 15 à 97 ; 
tir. à p. in-8° de 245 p. (atlas de XY11I pi. in-4° phot. accomp. le 8 p. 
de lég.). Angers, 1919. 

Commencée en 1908, cette intéressante Monographie comprend, après 
une courte introduction historique et stratigraphique, la description et la 
iiguration presque complète de tous les animaux, du célèbre gisement de la 
carrière du Chalet, depuis les Crinoïdes, Anthozoaires, Bryozoaires, repré- 
sentés par des espèces déjà connues, jusqu'à la longue série des Mollusques 
et Molluscoïdes dont nous allons faire l'analyse, et se terminant par les restes 
de deux Vertébrés. 

Les Brachiopodes assez nombreux n'occupent pas moins de 26 pages 
dans le texte, et deux planches à peu près <lan> la Iiguration. Quoi qu'ii 
s'agisse d'espèces antérieurement décrites et- figurées, M. Couffon en discute 
la détermination, en fournit de bonnes figures (ce qui n'est pas à négliger), 
et pour quelques-unes d'entre elles, intercale dans le texte des croquis de 
l'appareil brachial qui sont une nouvelle contribution aux travaux bien 
connus de Deslongchamps et d'Œhlert. La nomenclature générique est mise 
en harmonie avec les publications modernes de M. 11. Douvillé, mais elle 
était déjà imprimée quand M. Rollier a publié tout récemment son Synopsis 
dans les Mém. de la Soc. pal. Suisse ( 1 ), 

Passons aux Pélécypodes dans la détermination spécifique desquels il eût 
été intéressant de comprendre la révision faite — (''gaiement par M. Rollier ( 2 ) 
dans le même recueil — de certains noms en tenant compte des mutations 
stratigraphique, notamment [tour Ctenostreon proboscideum [Sow.] dont la 
subdivision s'impose désormais. Une petite critique grammaticale à propos 
de Plagiostoma lenuislriala [Goldf. Lima] qu'il faut écrire lenuislrialum ; 
la même faute d'accord est à signaler en maint endroit de ce Mémoire, ce qui 
prouve que ce n'est pas un lapsus d'imprimeur, mais que l'auteur respecte 
à tort l'orthographe initiale de l'adjectif même quand ce dernier s'applique 
à un autre Genre ; or les règles de priorité' en nomenclature ne s'étendent 
pas jusqu'au solécisme ! 

11 est intéressant de retrouver en Maine-et-Loire Myoconcha Slrajeskyi 
[d'ÛRB. Mylilus], de l'Oxfordien des environs de Moscou : ce n'est qu'un 
fragment mais il montre la charnière. Dans les Arcidés qui sont assez nom 
breux, je remarque encore deux espèces russes (Beushausenia Lutugini 
|Boriss.jak|, B. Keyserlingi [d'ÛRB.], B Jlouilleri [Trautschold], plus 



( 1 ) Synopsis des Spirobranches Celto-souàbes, 1916-1917. 

( 2 ) Fos«. nouv. ou peu connus des terr. sec. du Jura, I-Vl (1911-1917).; Il p part. 1918. 



PALÉOZOOLOGIE ET VA LÉOPHYTOLOGIE 21 

B. Biyoti, encore plus triangulaire et oblique que B. Keyserlingi du même 
gisement. 

Trigonia Gcrmaini est une toute petite espèce connue par un seul échan- 
tillon, et l'ornementation quadrillée qui le caractérise est peut-être népio- 
nique ? Pachytypus aff. paucicosla est peut-être une mutation descendant 
de l'espèce ancestrale du Bathonien de la Moselle (Aslarie, Tcrq. et Jourdy) ; 
mais là encore, il n'y a qu'un seul échantillon de valve gauche, à charnière 
un peu fruste, de sorte que M. Couffon a eu raison d'être prudent. 

L'auteur m'avait préalablement communiqué Tancredia ? Cossinaimi et 
je lui avais conseillé le ? au point de vue générique, attendu que l'exemplaire 
est plus rhomboïdal que ne le sont d'ordinaire les Tancredia, et que la char- 
nière n'a pu être dégagée, le spécimen unique étant bivalve. 

Les Gastropodes constituent l'élément le plus abondant de cette jolie 
faune ; après la magistrale étude d'Hébert et Deslongchamp. M. Couffon 
n'a pu glaner que quelques rares nouveautés ; les déterminations génériques 
sont en conformité avec mes propres publications, de sorte que s'il y avait 
des critiques à formuler, c'est plutôt moi qu'elles devraient atteindre. 

Brachyirema spinosum Héb. et Desl. (non spinosal), remarquable par ses 
grosses épines, avait été méconnu et mal interprété dans ma collection 
dont M. Couffon a eu l'obligeance de faire la revision, lors d'une de ses visites , 
mais il est dommage que la figure 6 (de la pi. XI l de son atlas) ne soit qu'une 
reproduction de la ligure originale, et l'auteur ne nous dit pas si le type 
a été perdu ; il eût été bien désirable de saisir cette occasion pour le reproduire, 
Les figures 9 et 10 de Cryplaulax, intercalées dans le texte, sont la reproduction 
de mes propres dessins, que je me suis fait un plaisir le communiquer 
à l'auteur. 

En ce qui concerne Procerithium muricalum [Sow.], il nie semble que 
M. Couffon n'a pas été heureusement inspiré en rapportant à cette espèce 
leajocienne la mutation du Callovien, pour laquelle j'avais précisément créé, 
en 1913, la mutation Bhabdocolpus Œhlerli, après mûre comparaison entre 
les spécimens des deux étages : c'est un pas en arrière, à mon avis. 

Bourguetia deçipîens [H. et D. Ceriih.] est très intéressante parce qu'il 
est rare de trouver avec leur test des représentants de ce Genre, et que l'on 
constate l'existence sur la figure 5 d'une columelle presque rectiligne qui 
éloigne complètement ce Genre de Turritelles, et plus particulièrement de 
Mesalia dont il a un peu l'aspect. J'eusse été très heureux de voir ce spécimen 
quand j'ai rédigé la livraison correspondante de mes Essais de Pal. comparée. 
Purpurina Cottreaui paraît se distinguer par sa spire élevée, par la finesse 
de son ornementation et par sa carène non crénelée. 

Rigauxia Trigeri (Héb. et Desl. Chemn.) avait déjà été placée dans son 
véritable Genre à la VIII e livraison de mes Essais (p. 38) ; M. Couffon a omis 
cette petite référence synonymique ; il en est de même d'Hudlesloniella 
calloviensis [H. et D. Eulima], et de la plupart des Promathildia. Turritella 
eondensata H. et D. — qui n'est certainement pas une ïurritelle — se rap- 
procherait plutôt des Eucyclus, quoique le treillis de l'ornementation ne soit 
pas muriqué. 

On peut se demander si Monodonta granaria [H. et D. Trochus] n'est pas 
plutôt une Oolilicia, en tous cas cette coquille n'a aucune analogie avec 



22 PALÉOZÔOLOGIE ET PALÉOPHYT ÔLOGIE 

les Monodontes tertiaires et son ouverture a beaucoup d'analogie avec celle 
(YO. modesia [II. et I). Turbo] qui est décrit quelques pages plus loin et figuré 
sur la pi. XI (i). 

La série des Pleuroiomariidse est intéressante et déterminée avec assez 
de justesse, mais je m'attendais à trouver sur les planches de meilleurs 
échantillons avec dc^ ouvertures beaucoup plus intactes ; dans un aussi 
riche gisement, on a le droit d'être difficile sur le choix des plésiotypes à 
figurer. 

Emarginula Dollfusi dont le sommel est enlevé ce qui le fait "ressembler 
à un Balanus, est une assez grosse coquille dont la fissure marginale, heureu- 
sement conservée, est assez profondément entaillée, de suis toutefois surpris 
de constater qu'on n'ait pas, encore recueilli dans cette faune, ni Helcion, 
ni Patelles, ni Scaphopodes. 

Ici s'arrête l'analyse des Mollusques dont je me suis chargé : les Céphalo- 
podes qui terminent le volume seront l'objet d'un compte-rendu ultérieur 
de la pari d'un de nos collaborateurs spécialistes. 

La liste des travaux cités dans ce Mémoire est longue cl bien documentée ; 
il y manque toutefois les travaux de M. Rollier que j'ai signalés ci-dessus. 
Le tableau final de 230 espèces, avec leur répartition stratigraphique dans 
les deux zones et leur extension géographique, est très suggestif. 

Douvillé, Memi. Le Barrémien supérieur de Brouzet - Part iii ( 2 ) : 
les Rudistes. Mém. Soc. géol. Fr. PaléonloL, I. XXII, fasc. 1, pp. 1-28, 
in-4°, pi. I-IY phot. Paris. 1918. 

L'auteur rappelle d'abord les conditions de dépôt du calcaire crayeux 
de ce gisement, entre les marnes calcaires du Barrémien moyen et les calcaires 
marneux de l'Aptien inférieur (Bédoulien). Ce calcaire crayeux n'équivaut 
donc qu'à la partie inférieure de l'Urgonien d'Orgon où le faciès crayeux se 
prolonge dans le Bédoulien. De la comparaison des Rudistes de Brouzet 
avec ceux d'Orgon, M. Douvillé conclut que les premiers sont moins évolués 
que les seconds, ce qui indique une faune un peu plus ancienne. Il examine 
ensuite successivement les formes normales et les formes inverses de Brouzet. 

Formes normales. Elles dérivent vraisemblablement des Helerodiceras et 
Monnieria du Jurassique, les Toucasia représentant la forme primitive, à 
valve supérieure très saillante et carénée, avec une lame myophore, du côté 
postérieur, sur les deux valves : les Requienia t'en distingueraient par 
l'aplatissement progressif de la valve supérieure et par sa disparition consé- 
quente de la lame myophore de la valve inférieure. Malheronia. dépourvue 
de lame myophore sur la valve supérieure paraît former une branche très 
distincte, descendant directement <Y Helerodiceras. 

Toucasia preecarinalu II. Doux., l'appareil cardinal de la valve supérieure 
ressemble beaucoup à celui de T. çarinaia d'Orgon, mais la lame myophore, 



(*) Dans une noie additionnelle. M. Couffon a encore décrit Riselloidea Deglonschampsl 
Cossm. mss. qui se distingue de Tî. biarmala (M.). 

( 2 ) Voir Partie I. Mémoire n° 37; et Partie II, Mém. 1 n° 51 par M. Cossmann. Paris 
1918. 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE là 

au lieu de s'enfoncer au-dessous du plateau cardinal, est sur le prolongement ; 
puis elle s'en écarte de plus en plus dans les formes plus récentes, pour passer 
au G. Apriçardia. 

Requiènià Pellati Paquier n'a pas été rencontrée à Orgon, la présence 
d'une carène sur la valve supérieure lui donne un caractère ancien. 

Requienia gryphus, qui avait été confondue par Paquier avec Malheronia 
gryphoides (Math.), s'en distingue par sa l'orme générale et par la disposition 
des zones siphonales. R. Ammonia (Golof.) est trop connue pour qu'il soit 
utile d'y insister. Enfin Malheronia Munieri Paquier, représentée par un 
grand échantillon à valve supérieure décortiquée. 

Formes inverses. Monopleura michaillensis Pict. et Camp., très variable 
par suite de son mode de croissance en trois périodes inégalement dévelop- 
pées ; M. varians Math., caractérisée par sa forme générale arrondie ; M. 
marcida WmTE.dont la valve supérieure est particulièrement plate; M. 
imbricata [Math.], groupe de formes distinguées par d'Orbigny sous le nom 
Caprina Irilobala. Monopleara (Petalodontia) Bruni, petite forme très curieuse, 
avec une valve supérieure capuloïde et une valve inférieure très allongée ; 
enfin M. {Pelai.) mutabilis Math. 

L. G. Agria Math. (1878) est représenté par les deux formes : Radiolitis 
marlicensis cI'Orb., à charnière robuste et à section quadrangulaire ; et 
Hipparites Blumenbaclii Studer, à charnière plus grêle et à section trian- 
gulaire. 

Morgan, J. de, Considérations générales sur les Megathyridés, leur 
origine et leur croissance. Bull. Mus. Ifisl. naf.. 1918, n° 3, 9 p., 
24 fig. dans le texte. Paris, 1919. 

Dans cette Note très documentée, l'auteur l'ait ressortir l'analogie qui existe 
dans l'aspect général de certains types de Cislella et des quelques Megathyris 
actuellement connus, et notamment entre les plus anciens représentants de 
ces deux Genres : Megathyris cuneiformis (d'Ouiî.), Cislella pesanseris [E. 
Desl.], tous deux de la Craie supérieure. M. de Morgan a remarqué que les 
septums latéraux, caractéristiques de Megathyris, ne se développent pas 
toujours dans le jeune âge, et que par suite, la coquille semble — pendant 
un certain stade — appartenir au Genre Cislella, n'en différant que par la 
double courbure de chacune des lamelles apophysaires. et si ces lamelles 
ont disparu, par la forme seule de la valve. Les deux espèces étant contem- 
poraines, c'est au cours d'époques plus anciennes qu'il conviendrait de placer 
la répartition des deux phylums ; mais malheureusement on n'en connait 
pas encore de représentants avant le Sénonien supérieur. 

D'un tableau graphique dans lequel l'auteur a groupé les croquis de onze 
espèces de Cislella envisagées aux divers âges de leur développement, il 
conclut -- surtout pour l'Eocène -- que l'ontogénie est remarquablement 
régulière, partant du stade embryonnaire, lisse et semi-circulaire, pour aboutir 
à la forme plissée, subrhomboïdalc, analogue à Megathyris. Il est dommage 
qu'en raison du petit nombre et de la rareté des espèces de ce dernier Genre, 
il n'ait pas encore été possible d'établir la même filiation : entre les deux 
espèces crétaciques et les deux formes pliocéniques, il n'y a jusqu'à présent 
aucun lien de transition dans tout le Tertiaire inférieur et moyen. 



24 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

En terminant:, M. de Morgan ii joute que les espères antérieures à la Craie 
super. (Lias, Oolithe, Néocomien) sont encore trop douteuses, au point de 
vue générique, pour qu'on puisse l'aire autre chose que de signaler l'analogie 
de leur forme extérieure avec Megaihyris, et suggérer simplement que ce sont 
des Articulés attaches par un ligament aux corps solides, jamais adhérents 
par leur test, comme Thecidea ou Cranià. 

Newton, H. Bullen, On IUetomya. a new Genus of Pelecypoda from the 

TERTIARY ROCKS OF EGYPT AND SOUTHERN NIGERIA. PrOC. Mal. SoC, 

vol. XIII, parts III et IV, pp. 79-84, pi. I. Londres. 1.919. 

La coquille dont il s'agit a été primitivement recueillie dans les couches 
supérieures du Mokatammien (Eocène moyen) d'Egypte, et aussi dans le 
Sud de la Nigérie. Ce Pélécypode a la forme ovale de Callisla. avec une élé- 
gante ornementation de lamelles concentriques ; mais la charnière — qui 
est bien visihle sur quelques fragments — se rapproche de celle de Maclra. 
sans dents latérales, ou plutôt de Raeta, de sorte que M. Newton propose 
un G. nouveau Rsetomya dont le génotype serait Luvellia Schweinfuriht 
Mayer-Eymar. Gomme la dénomination Lovellia s'applique à l'espèce 
actuelle Lutraria canaliculaia Say, qui est le type du G. Raeta Gray, et que 
Rsetomya Schweinfurthi possède un cuilleron, ou plaque chondrophore, sur 
les deux valves, analogue à celui des Myidés, et absolument différent de ce 
que comporte l'appareil cardinal de Raeta. la création de M. Newton paraît 
justifiée ; l'auteur la complète même en proposant la Fam. Rsetomyidac 
dont on ne connaît encore que ce seul représentant. 

Harrîs, G.-D., Pelecypoda of the S'-Maurice and Clairorne stages. 
Huit. Amer. Pat., vol. 0. n° 31, 268 pp. in-8° carré. LVIII pi. phot. Ithaca, 
NVY.. 1919. 

Dans l'introduction de cette Monographie l'auteur rappelle que la série 
éocénique de la côte orientale des Etats-Unis se divise en cinq étages : 

Jackson - marin = Bartonien 

Claiborne - lignitique I = Lutécien 

St-Maurice — marin \ = 

Sabine-stage - lignitique = Cuisien 

Midway-stage -- marin = Thanétien 

La révision des Pélécypodes. entreprise par M. llarris en attendant la 
publication prochaine de Palseontologia americana, vise exclusivement le 2 e 
et le 3 e étages de cette série, correspondant à notre Lutécien. Dans notre 
analyse, il nous serait impossible de discuter chacune des nombreuses espèces 
décrites et figurées avec un grand luxe. Je me bornerai donc à signaler les 
particularités les plus intéressantes de ce grand Travail. 

Une mutation d'Ostrea vicksburgensis Conr., décrite sous le nom de var. 
nouvelle Ludoviciana, a un peu l'aspect de notre 0. cyathula Lamk., de 
l'Oligocène ; Une variété nouvelle Hammeili d'Anomia navicelloides est 
caractérisée par sa fine radiation rayonnante. La série des Pectinidés est 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 20 

surtout légèrement représentée dans les gisements du Mississipi : Peclen 
cawcawensis n. sp.. du Genre Chlamys, a les valves très inégalement ornées, 
obliques et follement échancrées pour le byssus. Pinna gravidà n. sp.. 
presque lisse, et P. cawcawensis n. sp. ornée de plis en zigzag ; Modiola 
cawcawensis n. sp. gonflée ei subanguleuse ; Mauricia houstonia (Harris), 
nouveau S.-G. de Modiola. caractérisée par les plis transverses et écartés 
de la région buccale. Les trois espèces de Crenella appartiennent évidemment 
à trois Sous-Genres distincts. 

La série des Trinacria, ne remplit pas moins de deux planches ; mais, 
dans le nombre, il me semble qu'il y a des Stalagmiuni, et d'autre part 
M. Harris propose 1 le nouveau S.-G. Pachecoa dont la surface est costulée 
comme celle des Arca, génotype Trinacria Cainei n. sp. ; ce groupe serait 
à comparer avec mon Genre Fossnlarca ? 

Peclunculus lisbonensis n. sp.. du Groupe de P. cor. est désigné sous le 
nom générique Glycymeris emprunté à la nomenclature de M. Dali et «pic 
nous n'admettons pas en Europe où i! remplace au contraire Panopœa ; 
Peciunc. sabinensis n. sp. orné de fortes eûtes rayonnantes et arrondies. 
Dans les Arca, il y a une nouvelle var. Ludoviciana d'une Barbalia du Groupe 
Obliquarca Sacco, et ce n'est certainement pas une Bijssoarca comme l'in- 
dique la légende des figures 8-16. sur la planche XXII. Une autre espèce du 
groupe Acar est sûrement à séparer de l'espèce actuelle reliculata Gmelin. 
avec laquelle l'a confondue à tort M. Dali ! 

Leda cœlaloides n. sp. est séparée de L. eœlala Conr. à cause de sa forme 
plus équilatérale, non rostrée ; L. Trumani n. sp. est un Lembulus très allongé 
qui diffère de L. opulenla Conr. par le large sillon anal de son rostre ; L. 
magnopsis n. sp. très voisine de L. magna Le a, mais beaucoup moins aiguë 
que la var. lisbonensis Àldr. ; L. pislorupes n. sp., avec quelques plis écartés 
et concentriques sur la surface dorsale ; L. killensis n. sp. semi-elliptique, 
ressemble à L. slriata ; L. ozarcola n. sp. entièrement lisse, de même que 
L. crassiparva n. sp., tandis que L. waniubbeana n. .sp.,se rapproche plutôt 
des Adrana plates, lisses et allongées. On voit par ces quelques citations 
combien les Leda sont richement représentées dans les couches claiborniennes. 
Les Nucules sont bien moins nombreuses et ne comportent qu'une seule 
espèce nouvelle, Nucula ripse, assez régulièrement ovale. 

En dépit de ce que j'ai publié dans le B. S. G. F., M. Harris conserve le 
nom planicosla pour la grande Vénéricarde des Etats-Unis ; j'ai démontré 
que sa charnière diffère complètement de celle de notre espèce parisienne et 
qu'on doit reprendre le nom densala Conrad pour la forme claibornienne. 
Par contre, la distinction des formes confondues sous le nom rolunda Lea, 
est faite avec beaucoup de soin. Venericardia nalchitoches n. sp. remarquable 
par le petit nombre de ses côtes. Pleuromeris ioriidens n. sp. subquadran- 
gulaire, paucicostulée. 

A la limite des Crassatelles, nous trouvons Lirodiscus smillwillensis 
[Harris] et Crusluloides psgchoplerus [Dal.l], le premier costulé comme 
Asfarie, le second irrégulièrement aplati ; puis L. protrachis [Meyer], 
L. lellinoides [Conrad] = Asiarte Niklini Lea : deux nouvelles Asiarle 
Iriangulaloides et neuseana ; Cuna parva [Lea], Cnna astarfoides n. sp.. 
Pleuromeris Aldrichi n. sp. 



26 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

Crassatella negreelensis n. sp. n'esl peut-être que le jeune âge sillonné 
d'une grande espèce lisse ? Les outres espèces bien connues de ce Genre sont 
étudiées très en détail. 

Nous remarquons ensuite Scintilla alabamiensis Cossm. pour laquelle 
il conviendrait d'adopter le nom générique Spaniorinùs Dall. puis Sporlella 
Gregorioi Cossm. ; Bomia îsosceles n. sp., B. perdila n. sp., Monlacuta clai- 
bornensis Dali, (au lieu de Clûibomiana) . 

Les Lucinidae sont énumérés sou- le nom (sensu laio) Luclnâ : ce sont 
pour la plupart des Phacoides appartenant ;'i plusieurs des S. -Genres que 
j'ai distingués, soit dans la Conchologie néogénique de l'Aquitaine, soit 
dans l'Appendice V du Catalogue illustré de l'Eocène des environs de Paris. 
Il n'y a d'ailleurs, dans cette Famille, mienne espèce nouvelle à signaler, 
pas plus «pie dars le Genre Corbis ; seulement Diplodonia corbiscula n. sp. 
qui est ;isse/. obliquement transverse. 

Parmi les Cardiidse, il y a principalement C. onachiiense n. sp., du Groupe 
de C. gigas, qui atteint une hauteur de 10 centimètres ; puis Hemicardium 
(et non pas Prolocardia) salrivale n. sp. finement rayonné sur la région anale ; 
Miocardla carolinœ IIarris, dont il serait essentiel de connaître la charnière. 

Meretrix sylvœrupis n. sp. est vraisemblablement une Callisla. de même 
que M. neusensis n. sp., tandis que M. Machaeni n. sp. se rapporte plutôt 
à Piiaria, comme Ci/lli. Poulsoni Conrad. Le groupe si variable de Cyth. 
trigoniaia Lea est étudié et ('lucide avec beaucoup de soin, l'auteur y dis- 
lingue quelques var. nouvelles, mais il me semble que ce sont plutôt des 
Vèneridœ dépourvues de la lamelle latérale A I. Clemeiilia mercenaroidea 
[Aldrich] est figurée d'après de bons spécimens montrant la charnière. 
Gemma sanciimaunicensis n. sp.. forme triangulaire ;'i ligament externe 
très court, Petricola claibornensis n. sp.. Coralliophaga (Oryclomya) clai- 
bornensis Dall. terminent ce Cénacle. 

Les Tellinidse sont nombreuses : T. cynogïossula u. sp. ressemble au S. -G. 
Tellinula non rostre ; mais T. (Angulus) euisenia Dall est vraisemblablement 
nue Psammobia à ligament saillant ; T. cherokeensis n. sp. est une Mœrella ; 
Macoma Danai n. sp. paraît bien classé, mais les Semele sont plutôt des 
Arcopagia, pour la plupart, car il n'y a guère que .S. ausiralina n. sp., dont on 
distingue Ni fossette ligamentaire. Cumingial kiiiensis n. sp.. très intéres- 
sante forme ornée comme Slrigilla. Pteropsis papyria Conrad n'est repré- 
sentée que par une reproduction de la figure originale : de Periploma, il n'y ;i 
toujours ipie des fragments de charnière, dont la coquille est fragile. Les 
Verlicordia son! beaucoup plus richement représentées, il faudrait écrire 
V. eocœnensis et non pus eocensis qui est un barbarisme. 

L'étude des Corbules occupe une dizaine de pages dans lesquelles l'auteur 
a consciencieusement délimité les espèces si variables. Ensuite. Panopsea 
ponrecloides Aldr.. Solen lisbonensis Aldr., Ensiculus Conradi Cossm. dont 
le type (de nui collection) reste encore actuellement le seul fragment déter- 
minable. Enfin Marlesia iexana IIarris, Gaslrocliœiia larva Conr., Xylo- 
phaga mississipiensis Mey-er, Phoïadomya claibornensis Aldr. terminent 
celte volumineuse étude. 

L'auteur ayant expliqué au début qu'il réservait, quant à présent, pour 
une recherche ultérieure la détermination précise des Genres, les observations 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 27 

que je nie suis permis de l'aire ci-dessus à ce sujet, n'ont pas le caractère 
d'une critique, mais plutôt d'indications que nous lui soumettons en vue de 
ce complément d'étude. La synonymie et toutes les références sont inscrites 
avec la plus scrupuleuse exactitude, de sorte que la Monographie de M. Marris 
constitue un catalogue précieux à consulter à tous égards. 

(iossniaiui, M.. Monographie illustrée des mollusques oligocéniques 
des environs de Rennes. Jourii. Conch., vol. LXIV - 1918-1919 - 
l'asc. 3. pp. 133-199, pi. 1Y-YII phot. Paris, 1919. 

Cette petite brochure est, en réalité, une revision complétée de l'Etude 
publiée, en 1880. par Tournouër sur les fossiles de l'étage Tongrien des 
exploitations ' de marnes, aux environs de Rennes (Ule-et- Vilaine). L'âge 
stampien de ces couches a été bien établi par ce géologue qui était — eu 
même temps -- un tin paléontologiste et qui a appuyé son opinion de la 
description de 29 espèces recueillies par un pharmacien de la localité, nommé 
Lebesconte. La comparaison des fossiles de cette collection, conservée au 
Muséum de Nantes, ainsi ([lie la communication de récoltes plus récentes, 
faites dans les nouveaux gisements en exploitation et conservées au Muséum 
de Rennes, qui m'ont été communiquées par le conservateur de ce Musée, 
avec l'autorisation de la Municipalité, enfin la communication des espèces 
recueillies par M. Silvestre de Sacy, m'ont permis de porter à 56 le nombre 
des Mollusques que renferment les gisements en question. 

Je signale ci-après les espèces nouvelles, ainsi que les particularités les 
plus intéressantes, relatives aux formes déjà connues. 

Oslrea cyalhala Lamk, race Bezieri, plus voisine d'O. hypermeces Cossm. 
de Gaas, que de la l'orme typique d'Etampes. Exogyra Sacyi qui n'est pas 
une monstruosité de la précédente, mais une vraie Exogyre. 

Peclen Sylvestroi-Sacyi est séparé de P. arcualus Brocchi. commun à 
Biarritz et en Italie, à cause de son ornementation intercostale beaucoup 
plus fine ; Chlamys Bezieri plus étroit que C. decussata [Munst]. ; Chl. 
(JEquipeden) gregoriensis orné de 20 côtes. 

Mylilus Itniiuulli de Grossouvre in sch. n'avait pas encore été publié ; 
les Meleayrina sont un peu incertaines, et l'auteur se borne à en rapporter 
les fragments à Avicula slanipinensis Desh. 

Luielia Munieri Tourn. est l'un des fossiles les plus abondants des couches 
de Rennes ; Phacoides occidenlalis Tourn. a été séparée avec raison de 
Lucina Thîerensi Héb Lœvicardicun discors yaasense Tourn. in sch. avait 
été séparé, dans la, collection Tournouër du véritable C. aquitanicum Mayer, 
et c'est bien la même dénomination qu'il faut appliquer au fossile de la coll. 
Lebesconte. 

Callista Sacyi, du groupe de Cylherea elegans Lamk. ; Marciu {Similivenus) 
lenuisuleata, première apparition de ce Genre dans l'Oligocène ; Tellina 
(Mœrella) Bezieri, différente de T. Raulini Desh.. qui e^t un Mocaliopsis 
également représenté aux environs de Rennes. 

Passons aux Gastropodes qui sont beaucoup plus nombreux que les 
Pélécypodes : Drillia (Tripla) clavaiuloides, le seul Pleurotomidé ; Uxia 
Sandbergeri (Tournouër), l'échantillon de la coll. Lebesconte reste toujours 
à l'état de type unique ; Ancilla Tournoueri ne peut, se confondre — comme 



28 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

l'avait fait Tournouër -- avec A. glandiformis Lamk. ; Marginella [Staz- 
zùnio) Sacyi. M. (Staz.) Behui. Cryplosptra (Gibberala) cf. perovalis (von 

K.O EN EN). 

Lirofusus (îaHicus, premier représentant en Europe de ce Genre écoénique 
de l'Alabama ; Melongena [Pugilina] Tournoueri, M. (Pug.) Bezieri, résul- 
tant d'un triage attentif de spécimens confondus par Tournouër avec Hemi- 
fusus polygonatus Brongn. non Grat. 

Murex Vasseuri Tourn., unique, coll. Lebesconte; Typhis (Cyphonochilus) 
intcrgymnus, à ne pas confondre avec Lyrotyphis cuniculosus ; un. fragment 
de Cyprsea non déterminable spécifiquement. 

Hemiceriihium subimbricalum plus étroil et plus finement orné qu'if. 
dissilum d'Etampes et de Mayence; Potamides subcinclus (cT'Orb.). P. con- 
juncius (Desh.), P. Lebesconiéi (Tourn.), ce dernier très variable, représentent 
largement la série des Potamides stampiens. Pirenella (Granulolabium) 
GaleoUii Nyst doit définitivement remplacer la dénomination Çerithium 
plicaium Lamk. non Brug., le type de Bruguière étant un fossile des marnes 
bleues miocéniques de Montpellier ! 

Sandbergeria Dollfusi Tourn. assez al tondante ; Diasioma hypermeces, 
à séparer de D. coslellatum [Lamk.], l'auteur l'appelle à cette occasion les 
autres races alpines ou landaises qui ont été (''gaiement confond les avec la 
mutation ancestrale du Lutécien. 

Melania (Eumelania) Bezieri: Bayania Tournoueri, race à séparer de 
B. semidecussata [Lamk.]; Turritella (Haustaior) myurelloides ; Littorino- 
lacuna quineuncialis qui a le galbe de^ Littorines et une arête ombilicale 
comme les Lacunidés, c'est un Genre intermédiaire entre les deux Familles. 
Hydrobia armoricensis [Tourn.] cm. pro armorica ; Amnicola globularis 
[Tourn.]; Deshayesia'Mïïom, Nafica (Labellinacca) Tounioueri; Crommium 
angusfatum [Grat.] et Megaiylôius crassatinus [Lamk.]. qu'on distingue 
toujours assez facilement. 

Collonia tenuizonata, Roxania Tounioueri, Tornalini exerla [Desh.], 
terminent ce modeste catalogue qui est accompagné de quatre planches en 
phototypie. 

Winkle, Kath. van. et Harris, G.-D., New or otherwise interestïng 
Tertiary Moi.luscan species from the East («oast of America. Bull. 
Amer. Pal., vol. S, n° 33, pp. 5-32. 3 pi. phot. tttiaca, N.-Y., 1919. 

M. Harris et ses élèves continuent l'étude des matériaux accumulés depuis 
20 ans, dans les collections : le présent Bulletin contient quelques remarques 
de Mrs K. van Winkle sur les fossiles éocéniques de la Virginie, et la des- 
cription de fossiles jacksoniens (Eocène supérieur) de la Caroline et du Texas, 
par M. G. Harris. 

La première Note ne contient que cinq diagnoses suivies d'une liste 
générale de la faune de l'Eocène moyen du Bassin de la Virginie : Leda 
eœlatella est un Lembulus très voisin de L. cœlaia Com. ; Aiiapieris regalis 
est le génotype d'un S. -G. de Pélécypodes dont l'auteur désigne la position 
systématique près de Corbula, mais on n'en connaît qu'une valve gauche, 
très aplatie, avec une expansion aliforme sur le bord buccal, et dépourvue 
de sinus. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 29 

Pirula aïliiii* qui ressemble à P. mississipiensis (Conrad) et que l'auteur 
dénomme génériquement Ficus ; Solarium Janlhinœ, qui a tout à fait le 
faciès d'un Xenophora, il faudrait voir la hase qui n'est pas figurée. Adeorbis 
novi-castr? doit probablement être un Tor-nus, et A ? v : rçjiniensis. simple 
fragment qui a plutôt l'aspect d'Homalaxis. 

La seconde Note réunit un certain nombre d'espèces nouvelles provenant 
de diverses localités de la partie moyenne de l'Eocène supérieur : Venericardia 
eulawcolen*. Métis eulavmisis moule interne; Crassalella oulawcolons moule 
interne plus cunéiforme qu'aucune espèce connue dans l'Eocène ; Miocardia 
(.aroliiiœ moule interne génériquement incertain ; Pecien trontensis qui est 
un Chlamys; Pecchiolia Dalliana intéressant ancêtre de ce Genre néogénique ; 
Meretrix Angelinœ qui est peut-être une Callista; Tomatina Angeliïise, Fu- 
soficula angelinensis. 

Une troisième Note comprend les remarques de Miss Winkle sur quelques 
nouvelles espèces du Miocène de la Trinité, recueillies en 1912 par Miss Maury: 
Àstarte Mauryana, A. Irinidadonsis ; Marcia parhvensis qui porte des sillons 
concentriques peu habituels dans le Genre Marcia ordinairement lisse, mais 
il faudrait connaître la charnière ; Macrocallistal Veatehi : Levifusus Whitei 
peu détermina ble ; Pseudoliva soldadoensis Eraio Yaughani ; le nouveau 
Genre Plpiirophophis devrait [dus correctement s'écrire Pleurophoropsis 
puisqu'il est placé par l'auteur dans le voisinage du (j.PleurophorusAe géno- 
type P. unioides et la var. îernandensis ne sont connus qu'à l'état de moules, 
de sorte qu'il est bien difficile de saisir les critériums génériques de tels Bi- 
valves ! Thyasira adoccala n'est pas mieux conservée et ressemble à une 
Grassatelle ; enfin Solariella godineauensis dont le niveau exact n'est pas 
bien certain. 

Roman, Fred.. Nouvelles observations slr les faunes continentales 

TERTIAIRES ET QUATERNAIRES DE LA BASSE VALLÉE DU TaGE. Communie. 

Serv. Geol. Posl, t. XII, in-8o. pp. 79-101, pi. I iu-4°. Lisbonne, 1917. 

Depuis la publication de son premier Mémoire, en 1907, l'auteur mis en 
possession de nouveaux matériaux, a pu fixer certaines précisions relative- 
ment à l'histoire géologique du Portugal. 

La nappe basaltique de Lisbonne pourrait peut-être se rapporter à la 
base du Tertiaire : ni les Vertébrés recueillis, ni Hélix ? basalliea ne permettent 
d'être tout à fait aflirmatif à cet égard. 

Les calcaires travertineux d'Alqueidao, attribuables à l'Oligocène, con- 
tiennent Archseozoniles Choffati qui est tout différent de l'espèce du Tuchoric, 
A. Haidingeri Reuss, en Bohême. 

La faune de l'IIelvétien moyen d'Almargem a fourni : Limn.ea cf. sphxro- 
gyra Bourg., Hélix Colteri Roman, et d'autres Hélicéens déjà connus, plus 
Saqda ? lagiea, Allix (Campylcea) iberica, Cyclostoma bisulcatoides Roman ; 
enfin quelques ossements et une canine d'un Traguliné voisin d'Hyœmoscus 
Jourdani. 

Trois espèces ont été signalées dans la faune de Pernes : Glandina aqùensis 
Math., Hélix (Macularia) Torresi Roman, Planorbis prsecorneus Fisch. et 
Tourn. ; cette faunule, d'abord attribuée au Pontique par M. Roman, devrait 
être baissée au niveau du Vindobonien, par suite de la découverte de frag- 



30 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGÏË 

ments de dents d'un Masïodon voisin de M. pyrenaicus Lartet ; ees molaires 
sont figurées dans le texte. 

Aux environs de Rio-maior, on a recueilli — dans le véritable Politique — 
Limnœa prsepalustris Roman, L. Larleli Bourg., L. heriacerisis Font., des 
Planorbes, Bithinia curta Locard, Streptaxis (Artemon) bicaensis dont le 
péristome réfléchi s'écarte de celui des Zonites qui est aigu ; Hélix (Gonostoma) 
Mazerani du groupe d'il, devexa Reuss, de Tuchoric ; Glandina aquensis 
Math, qui apparaît déjà dans les couches vindoboniennes ci-dessus signalées ; 
Verligo afj. codiolena Bourg. ; Melaina lusitanica Roman. Hydrobia (Bel- 
grandia) Seydieri Deperet et Sayn ; Aucylus afj. Neumayri Pont., un seul 
échantillon remarquable par son allongement. 

La faune du Quaternaire — qui occupe de vastes surfaces en Portugal - 
n'offre pas de signification particulière : ce sont des formes de climat tem- 
péré, un peu humide ; un nouveau gisement dans l'Alemtejo a fourni une 
petite variéré de Rumina decollala (Lin.) ; la l'annule de Ferreira se rapporte 
à un climat plus sec. 

Annandale. N., Tin; Gastropod Fauna of old Lake-beds in Upper 
Burma, lier. Geol. Surv. India, vol. L, pari 3, pp. 209-240, pi. XXXI- 
XXXIII. Calcutta, 1919. 

Les Gastropodes lacustres qui font l'objet de ce Mémoire appartiennent 
à trois niveaux de Birmanie qui peuvent être attribués soit au Pléistocène, 
soit au Miocène ; mais ces fossiles sont remarquables par leur tendance à la 
variabilité qui rappelle (-elle des nombreuses formes «lit Sarmatien d'Europe, 
étudiées par Neumayr, puis par Brusina dont M. Annandale ne cite pas les 
atlas bien connus et beaucoup plus récents qui' les publications de Xeumayr. 

Les deux Familles Hydrobiidse et Viviparidse, abondamment représentées 
dans les couches de Nomma et de Yenany. 

Dans la première de ces deux Familles. M. Annandale décrit deux espèces 
du G. Oncomelania Gredler : 0. fragilis et <>. conoidalis, d'après la restau- 
ration de bien médiocres débris, ce sont des formes analogues à celles vivant 
en Chine. Le (1. Paraprososlhenia (G.-T. : /'. minuta), caractérisé par ses 
deux carènes noduleuses, est bien voisin de certaines Prososthenia ; là encore, 
l'état vraiment lamentable *\f> types figurés dénote un travail de restauration 
qui commandait peut-être un peu plus de prudence dans la création d'un 
nouveau nom générique. 

Dans la Famille Viviparidse, le G. Taia (Annandale, 1918), brièvement 
décrit et figuré dans le t. XIV des « Records », et dont le génotype est Paludina 
naticoides Theobald (récente et pléistocénique), est divisé en quatre : Taia 
s, sir., Teinnolaia (T. incisa subfossile), C.rassilaia (G.-T. : T. infracrassata, 
du Pléistocène). Rivutarioides (G.-T.: T. spinifera, tiu Tertiaire moyen pro- 
bablement). A part ce dernier qui montre des épines — ou plutôt des tubu- 
lures - — écartées, saillantes et assez rares, présentant un aspect bien carac- 
téristique, les trois premières formes ont un aspect qui rappelle les nombreuses 
formes ornées fie Vivipara <\(^ couches de Slavonie et de Dalmatie ; Crassilaia 
possède en outre un callus columellaire dont une figure (bien informe, hélas !) 
de la planche XXXIII, nous montre à peu près l'emplacement présumé. 



PALÉOZOOLOGIË ET PALÉOPHYTOLOGIE 31 

En définitive, cette étude très consciencieuse, il est vrai, réclamerait 
quelque? compléments de matériaux eu meilleur état de conservation. 

(Mimer, Nils Ils., étudies on the MoRphology, tue Taxonomy and the 

RELATIONS OF RECENT C.HAMIDiE. Kf/l. Sv. Vel. Akdd. Hùiull., bd. 59, 

n° 3, 102 pp. in-4°, pi. I VIII phot. Stockholm, 1919. 

Bien qu'il s'agisse d'une étude concernant exclusivement les Chamidss 
actuelles, l'important Mémoire de M. Odhner se rattache à la Paléoconcho- 
logie par son chapitre final où l'auteur discute l'origine de ces Pélécypodes 
si particuliers. 

D'ailleurs, dans le chapitre 3, M. Odhmer entreprend de démontrer la 
nécessité de constituer un nouveau G. Pseùdochama pour les formes inverses, 
en conservant l'ancien nom Gharna pour toutes les formes normales; cette 
proposition est hasée sur les réelles différences (pie constate l'auteur dans la 
charnière des deux groupes, en prenant d'ailleurs comme point de départ 
l'homologie des dents cardinales d'après Munier-Chalmas et Bernard .et d'un 
autre côté en remarquant que ces formes inverses de Pseùdochama sont plus 
étroitement alliées à Echinochama qu'à Chama s. stricto, principalement par 
leur anatomie interne, car l'apparence externe de Chaîna et de Pseùdochama 
ne peut évidemment servir de critérium différentiel. 

Quant à l'origine de cette Famille, tous les manuels la comprennent dans 
un Cénacle (= superfamille) Ghamacea qui contient également les Diceras 
les plus anciens, avec la faculté caractéristique de posséder à la fois des formes 
normales et des formes inverses. Toutefois, pour pousser plus avant cette 
corrélation. M. Odhner ferait œuvre utile en se reportant — outre la nom- 
breuse littérature qu'il a dépouillée (p. 95-97) -- aux récents travaux de 
M. H. Douvillé pur les Budistes : les paléontologistes sont bien obligés de 
laisser de côté les comparaisons anatomiques dans l'étude de l'évolution des 
fossiles, et de ne s'en rapporter qu'à la constatation des transformations 
spécialisées de la charnière des Bivalves, en harmonie avec les conditions 
biologiques de ces animaux. 

CÉPHALOPODES 

par M. Paul Lemoixk 

Nieoleseo, C, Application des empreintes au collodion a la repro- 
duction des cloisons des Ammonoidés. Bull. Soc. Gèol. Fr., t. XVIII 
— 1918 — pp. 217-221, 2 fig., pi. II. Paris. 1919. 

Le procède' au collodion pour la reproduction des cloisons paraît effec- 
tivement pratique, simple et peu coûteux. L'auteur donne une planche de 
cloisons, appartenant à Pachyceras, Pelloceras, Bigotiles, Pelloceras, Ouens- 
ledliceras, Oppelia. Perisphinctes, Neclicoceras. Cette planche, d'ailleurs 
médiocre, représente évidemment les résultats bruts fournis par le nouveau 
procédé. 

Mcolesco, G. et Uebeaupuis, M., Nouvelles applications des kmpreintes 
au collodion a la reproduction des cloisons d'Ammonidés. Bull. 
Soc. Gèol. Fr., t. XVII — 1918 — pp. 222-23?. Paris, 1919. 



32 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 

Les auteurs exposent avec détails les divers procédés de reproduction des 
cloisons qui ont été imaginées jusqu'à présent. 

Il serait fort intéressant que, maintenant qu'ils sont en possession de leur 
technique, ces auteurs abordent la monographie d'un groupe d'Ammonites, 
présentant des échantillons dans les divers états de conservation, et y appli- 
quent la méthode qu'ils jugent la meilleure dans chaque cas. 

Petitclerc, 1'.. Ornementation peu connue chez certaines Ammonites 
jurassiques. Bull. Soc. Géol. Fr.. t. XVI 11 11)18 — pp. 233-234, 1 fig. 
Paris, 1919. 

Chez des Ammonites, dans un état spécial de conservation, en particulier 
chez Oxyceriles Fromenleli Coouand, de l'Oxfordien supérieur de Tarcenay 
(Doubs), on observe une ornementation spéciale. Ce sont des aigrettes fort 
ténues et sans relief, dirigées vers l'intérieur de l'animal. 

Cette ornementation ne paraît avoir encore été signalée chez aucun 
Ammonoïdé. 

Buckman, S.-S., Types Ammonites, pari XX. pp. 7-8, Il pi. Londres. William 
Wesley. 29 octobre 1919. 

Ce fascicule comprend la figuration de Golialhiceras ammonoides, Labyrin- 
Ihoceras perexponsum, Vidoriceras victoris, Hildoceras serpeniinum, Dichô- 
lonioeeras dichotomum, Trilôbitoeeras, trilobitoid.es, Oloités delicatus, Arnau- 
roceras ferrugiheum, Oxynoliceras oxynohwi, Fastiqiocéras clausum Rus^ieeras 

reversant, Beaniceras cenlaurus, />. erassuni. 11 n'y a que deux pages de texte, 
sans aucune relation avec les planches. Voici donc 1 noms de Genres et 1 noms 
d'espèces, nouveaux, lancés dans la nomenclature, sans diagnose, ni expli- 
cation d'aucune sorte, et cela contrairement à toutes les décisions des 
congrès. Les noms d'espèces sont donc nuls. Quant aux noms de Genre, 
il est douteux que — dans de telles conditions — on puisse les adopter sans 
critériums d'aucune sorte, .l'ai déjà dit, à maintes reprises, ce que je pensais 
de l'émiettement, de la pulvérisation des Genres, auquel se livre M. Buck- 
man : Je n'y reviendrai pas, en m'abstenant de qualifier cette méthode de 
travail. Toutefois l'iconographie jointf à cette livraison, comme à celles 
que nous avons précédemment analysées, constitue un fonds de documen- 
tation fout à fait précieux, et nous devons savoir très grand gré à l'auteur 
et à l'éditeur qui font les Irais d'une aussi riche publication et qui y consacrent 
leur temps. 



Petitclerc, Paul, Note sur un Pachyceras du Rauracien inférieur des 
environs d'C 
Vesoul. 1919, 



environs d'Ornans (Doubs). Bail. Soc. Ilisl. Nat. Doubs, n° 31 1010 



Cette espèce, découverte par M. Girardot, appartient au Musée de Dijon ; 
c'est, un nouvel exemplaire de ce petit groupe de Slepheoceras ou plutôt de 
Pachyceras (les deux noms sont synonymes et Pachyceras a la priorité) 
que j'ai désigné sous le nom Tornquisles, créant pour une fois — la seule fois 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 33 

- un nom de Genre nouveau et les détachant des Macr.ocephalites auxquels 
Tornquist les avait rattachés à tort. 

Je suis particulièrement heureux de voir M. Girardot, après R. Douvillé, 
adopter cette manière de voir-. 

Il est regrettable qeu l'échantillon d'Ornans ne possède pas rie cloison ; 
malgré cela, je crois qu'il appartient bien aux Pachyceras. 

M. Petitclerc l'a appelé Pachyceras (Tornquistes) Tornqnisli, var. Kobyi, 
adoptant ainsi franchement la nomenclature quadrinominale, et réagissant 
contre ce que Gaudry appelait, il y a déjà de nombreuses années, l'endette- 
ment du Genre et la pulvérisation de l'espèce. 

Grick, G. -G, On Ammonitoceras tovilense from the Lower Greensand 
of Kent. Pro<-. Malac. Soc, XII. parts II et III — nov. 1916 — Londres, 
1916. 

Cette nouvelle espèce est la quatrième espèce connue du Genre Ammoni- 
toceras créé par Emilien Dumas en 1875-187G, et ressuscité par Kilian en 
1910. Les autres espèces du Genre sont Ammonitoceras Uceliœ Dumas, de 
PAptien inférieur du Languedoc, A. transcaspicum Sintzow, de la presqu'île 
de Mangyschlak dans la mer Caspienne, et .4. Ackermanni, de Delagoa-Bay, 
dans le Sud-Est africain. 

Ce Genre, qui à mon avis n'est qu'un Sous-Genre ou peut-être une « bonne 
espèce », est intermédiaire entre les Crioceras et les Ancyloceras. Il me parait 
probable désormais qu'il est une forme ùbiquiste de l'Aptien et à cet égard, 
la découverte de M. Criek est particulièrement importante. 

Crick, C.-G., The type-specimen of Crioceras Bowerbanki. Proc. Malac. 
Soc, vol. XII, part IV. Londres, 1917. 

Cette espèce, créée par .1. de C. Sowerby en 18o7, provient du Crétacé 
de l'Ile de YYight. Le type qui se trouvait dans la collection Bovverbank, 
appartient maintenant au British Muséum. 

L'auteur signale la grande analogie de cette espèce avec Ammonitoceras 
tovilense et cette analogie va même jusque l'identité pour les paléontologistes 
qui comprennent l'espèce d'une façon pas trop étroite. 

Des descriptions de ce genre, relatives à des types d'anciens fossiles ont 
un grand intérêt pour établir une nomenclature définitive et on doit remercier 
M. Crick du soin qu'il met à rechercher et à publier ces vieux « types ». 
Mais on doit regretter par contre que l'organe international Paleonlologia 
Universalis qui avait été créé spécialement pour cela, par des Français et 
qui était dirigé par des Français, soit tombé dans une léthargie, voisine de la 
mort. 

Newton, IL Bullen, Aturia Aturi from \V. Australia. Proc. Malac. Soc, 
vol. XI 11, pi. V et VI. Londres, 1919. 

Aturia Atari est le Nautilidé le plus intéressant de l'époque 'tertiaire, 
car il paraît avoir une large distribution géographique et être caractéristique 
du Miocène, peut-être même du Miocène inférieur. 



34 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIÈ 

L'étude de M. Bullen Newton montre que c'est bien lui que l'on connaît 
en Australie sous le nom Aturia australis Hhapman, et cette identification 
pourra peut-être permettre de remanier un certain nombre d'attributions 
d'âge de couches tertiaires de Victoria en Australie, et de la Nouvelle- 
Zélande. 



Paléophytologie 

F*aleobotany Paleoiitologia 

par M. I*. Fiutel. 

Laurent, L., Contribution a l'étude des flores fossiles du centre de 
la France. Addition a la flore fossile des schistes de Menât 
(Puy-de-Dôme). Anh. Muséum d/hisl. nul. Marseille, t. XVII, l PI. 
Marseille. 1919. 

L'échantillon examiné dans cette étude appartient au Musée des Sciences 
naturelles de Lyon. Cette empreinte représente la l'ace supérieure d'un frag- 
ment de fronde pennée ayant certainement appartenu à un Palmier que 
l'auteur décrit sous le nom Calamopsis Poineli. Après comparaison avec 
différents Genres de cette Famille et de successives éliminations, M. Lau- 
rent- considère le fossile de Menât comme ayant les plus grandes affinités 
avec les types décrits sous les noms Calamus et Calamopsis, eu particulier 
avec ce dernier Coure. M. Laurent signale une fronde absolument analogue, 
vue par lui au Brifish Muséum of Natural History de Londres, et provenant 
des couches de Bournemouth (île de Wight). Cette fronde devra être rangée 
sous le même nom spécifique. 

Vu l'impossibilité de tenter un rapprochement quelque peu rationnel du 
fossile de Menât avec les espèces vivantes de Palmiers, M. Laurent croit 
préférable de maintenir l'empreinte de Menât et celle de Bournemouth dans 
les limites du Genre fossile Calamopsis, établi par Ileer. 

Berry, Edward-W., Contribution to the Geology and paleontology of 
the Canal zone, Panama, and geologically related areas in cen- 
tral AMFRICA AND THE WEST INDIES. THE FOSSIL HIGHER PLANTS FROM 

the canal zone. SmiUis. Iiislil. V. S. Nal. Mus., bull. 103, -- IÎM8, pp. 
15-44, PI. 12-18. Washington. 

La flore étudiée dans cette Note comprend au total 18 espèces réparties 
en un nombre presque égal de Familles. 

Les Cryptogames n'y sont représentées que par des fragments de frondes 
se rapportant au Genre Acsoriichum. Parmi les 17 Phanérogames indiquées 
l'auteur ne signale qu'un seule Monocotylédone représentée par un bois : 
Palmoxijlon palmaciles Stenzel, du groupe Lunaria, très voisin de P. 
mississipiense Stenzel, de l'Oligocène du Sud des Etats-Unis. 

Les Dicotylédones, au nombre de 16 sont toutes nouvelles, sauf deux, 
un bois de Légumineuse : Tœnioxyl&n mulliradiulum Félix, déjà signalé 



PALEOZOOLOGlE ET PALEOPHYÏOLOGIE ,)0 

à Antigiia; et une Euphorbiacée : Hieronymia nehmanli Engelhardt (?) 
du Tertiaire de l'Equateur. Les autres espèces appartiennent aux Familles 
suivantes : Môracées : Ficus culebrensis n. sp. Anonacées : Guaiteria cule- 
brensis //. sp., Myristicaeées : Myristicophyllum panamense n. sp., Légumi- 
neuses: Inga oligocsenica /;. sp., Cassia culebrensis n. sp., Malpighiacées : 
Hiraea oligocsenica //. sp., Banisleria proenunlia ri. sp. Sapi]idacées:.Sc7i//u- 
delia bejucensis n. sp., Lauracées : Mespilodaphiie culebrensis /;. sp., Myrta- 
cées : Calypiranthes Gatunensis n. sp., Mélastomacées : Melnslomiles mico- 
nioides n. sp.. Ebénacées : Diospyros Maerionaldi //. sp. el Rubiacées : 
Rondeleiia (loldmani /;. sp., Bubiaciles ixorcoides n. sp. ces deux dernières 
représentées par des fruits. 

M. Berry, pour étayer ses déterminations génériques, semble s'être plutôt 
basé sur la composition de la flore actuelle de la région de Panama, que sur 
la valeur réelle des empreintes recueillies dans celte région, lesquelles sont, 
pour le plus grand nombre, beaucoup trop rudimentaires pour justifier, 
par elles-mêmes, ces rapprochements génériques de façon indiscutable. C'est 
du moins l'impression qui se dégage de l'examen des figures données à la 
suite du travail de M. Berry, qui, au cours de sou Mémoire rappelle que les 
forêts de la région de Panama sont principalement composées, à l'époque 
actuelle, d'Arécacées (Palmiers éventails) de Morées, de Mimosées, de Papi- 
lionacées, de Sterculiacées, de Tiliacées, d'Euphorbiacées, d'Anacardiacées, 
de Myrtacées, de Mélastomacées et enfin de Rubiacées. 

Berry, Edw.-W., Miocène fossil plants from Northern Peru. Proceed. 
U. S. Nat. Mus., vol. 55- 1919, pp. 279 294, pi. I 1-17. Washington. 

Ce court Mémoire est consacré à l'étude d'une petite collection d'empreintes 
recueillies, en 1875, par G. -F. Winslovv dans une couche d'argile subordonnée 
à un lit de lignites au milieu des sables pétrolifères des environs de la 
ville de Tumber, sur la région côtière du Pérou. 

Les espèces qui constituent cette florale sont au nombre de 14 qui 
se répartissent, ainsi : 3 Monocolylédones : Iriarliles iumbezensis Berry, 
Slenospermation columbiense Engelhardt (?), Bambusium Slubeli Engel- 
hardt (?) ; 11 Dicotylédones parmi lesquelles 1 Urticacée : Ficus wiuslo- 
wiana Berry. 2 Anonacées : Anona winslowiana Berry et Guaiteria cule- 
brensis Berry; 1 Malpigbiacée : Banisferia incerla Berry, 1 Trigoniacéc : 
Trigonia varians Engelhardt (?), 1 Yochysiacée : Vochysia reiusifolia 
Engelhardt, 1 Anacardiacée : Tapiria lanceolaia Engelhardt, 2 Laura- 
cées : Mesphilodapne Iumbezensis Berry et Persea macrophylloides Engel 
hardt (?), 1 Styriacée : Styrax lanceotata Engelhardt (?) et 1 Rubiacée : 
Condaminea grandifôlia Engelhardt. 

L'une des 3 Monocotylédones constitue un Genre nouveau de Palmier : 
Iriarlites Berry comprenant une espèce également nouvelle : /. Iumbezensis ; 
les deux autres étaient déjà signalées dans les couebes de Santa Ana (vallée 
du Rio Magdalena) Colombie. 

Des 11 Dicotylédones reconnues dans cet ensemble, 4 seraient nouvelles 
et parmi les autres une se retrouve clans le Tertiaire de l'isthme de Panama, 
une dans les couches de Laja (Equateur) et le reste dans celles de Santa Ana, 
déjà mentionnées. 



36 PA-LÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YÏOLOGIE 

Il semble résulter de l'étude de cette association végétale, qu'au début 
du Miocène, la région côtière du Pérou était couverte d'une forêt tropicale 
dense constituée par une grande variété d'essences à large feuillage, è bois 
dur, entremêlées de lianes et de palmiers à frondes pennées. Cette contrée 
offrait donc, à cette époque, quant au climai et au régime pluvial, un con- 
traste frappant avec l'état de chose actuel, dans la même région. 11 semblerait 
qu'alors les Andes du Pérou et de l'Equateur n'interposaient pas encore leurs 
masses sur la route des vents humides venant de l'Est et que le désert côtier, 
qui caractérise aujourd'hui cette région, n'existait pas alors. 

L'âge de cette florule peut s'intercaler entre le Chattien et, le Burdigalien 
d'Europe, et d'une façon plus précise, on peut rapporter celle-ci à l'époque 
burdiyalienne. 



Rectifications de nomenclature 

par M. L. Joïjïaud 

Scymnorhinus n. (jeu. de Reptile (Broom, R., 1913, on four new fossil Reptiles 
l'rom the Beaufort Séries, South- Africa . Bec. Albany Mas., vol. 2) ; nom 
préemployé, car il existait déjà Scymnorhinus Genre de Squale (type 
S. lichia Cuvier). Bonaparte, 1846, Cal. Mel. Pesci Europei, p. 16 ; nom 
proposé pour le Genre de Reptile sud-africains Broomisaurus. 

par M. Cossmann 

En 1899. dans la présente Revue critique (p. 134), j'ai proposé le nom géné- 
rique Mooria pour remplacer Plerocheilos Moore (1867), non Pterochitus 
Alder et Hancock (1851), sans remarquer que cette correction de nomen 
clature avait déjà été faite par Fischer, en 1885, dans son Manuel de Gonchy.l. 
(p. 816). La dénomination Mooria, postérieure, doit donc disparaître. 

En 1900, M. Dali (Terl. Flor.) a créé un Cardium parile dont le nom spéci 
tique était préemployé par Deshayes pour une coquille éocénique du Bassin 
parisien ; l'espèce américaine doit donc recevoir un autre nom : C. subparile nob. 

Reuss a publié, en 1854, une espèce crétacique, Mytilus incurvus, qui a été 
reprise par Zittel dans son étude sur les Bivalves de Gosau ; or ce nom était 
préemployé, dès 1839, par Conrad pour une espèce miocénique ; l'espèce des 
Alpes devra donc porter le nom M. yosauensis nob. 

Dans son étude sur les Mitra néogéniques du Piémont, Bellardi (1887) 
a décrit deux nouvelles espèces dont les noms étaient préemployés par 
Briart et Cornet en 1869 et en 1877 : M. vicina, qu'il y a lieu de remplacer 
par M. Cortieli nob. ; et M. brevis à remplacer par M. perbrevis nob. 

En 1854, d'Archiac a décrit, dans le B. S. G. F. (t. XI, p.l XIII. f. 5). 
une Tellina gracilis du Turonien, dont le nom était préemployé par Pennant 
,1778) pour une espèce actuelle de l'Atlantique ; la coquille turonienne des 
Bains de Rennes devra prendre le nom T. balnearis nob. 

Terquem et Jourdy ont décrit, en 1870, clans leur Monographie du Batho- 
nien de la Moselle, Solarium formosum dont le nom était préemployé, dès 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPMYTOLOG1 E 37 

1862, pour une forme îïiiocénique ; l'espèce bathonienne doit par suite chan- 
ger de dénomination : «S. Jourdvi nob. ; ce n'est d'ailleurs pas un Solarium 
s. sir., mais un Colpomphalus (Y. Essais Pal. comp., livr. X, p. 137). 

Dans un Mémoire fondamental sur le Crétacé supérieur des Etats Unis, 
Meek et Hayden ont créé Nnlica ambigua, sans remarquer que ce nom spéci- 
fique avait été préemployé par Morris et Lycett (1850) poar une espèce juras- 
sique de Minchinhampton ; il est vrai que l'espèce de Crétacé a été ensuite 
placée dans le G. Vanikoro, mais ce classement n'est pas définitif et d'ailleurs 
il ne peut y avoir deux Nalica ambigua différentes : l'espèce américaine 
doit donc recevoir un nom nouveau, et je propose en conséquence, N. prse- 
nomînata nob. Une homonymie de la même sorte existe pour Nalica paludini- 
formis Hall et Meek (1854), du Crétacé supérieur, que Meek a depuis fait 
passer dans le G. Amauropsis où elle n'est peut-être pas à sa place définitive ; 
comme d'Orbigny avait publié dans le Prodrome, en 1850, Nalica paludi- 
meformis, du Suessonnien, et que les deux adjectifs sont homonymes (« 
ou i identiques), je propose Nalica Meeki nob. pour l'espèce crétacique 
d'Amérique. 

M. Dali a publié, en 1900, dans sa Monographie du Tertiaire de la Floride, 
7^ellina scilula. préemployé par Meek et Hayden (1856), pour une espèce 
crétacique des Etats-Unis : il y a lieu de substituer au nom spécifique du 
fossile tertiaire la nouvelle dénomination T. neoscilula nob. 

Le Prof. Tate a publié, en 1886, (Lamell. Old. tert. Ausfr., H, p. 18) 
Cytherea lenuis. nom préemployé par Hall et Meek, eu 1854, pour une espèce 
américaine du Crétacé supérieur) ; donc je propose C. Talei nob. pour la 
coquille du Balcombien de l'Australie du Sud, qui est d'ailleurs une Callisla 
comme celle du Crétacé. 

Young et Bird ont publié, en 1828, Bulla volvaria du Corallien de Scar- 
borough. qui ne serait autre que Cylindriies elon gains [Phill.] d'après 
Hudlestou (1896. Brif. jur. Gastr., p. 66). Dans ces conditions il paraît 
peu nécessaire de corriger Bulla volvaria Meek et Hayden (1856), du Crétacé 
supérieur des Etats-Unis, qui est en réalité une Bullinella : aucune confu- 
sion ne paraît possible avec l'espèce tertiaire. 

En 1880, dessin a publié une espèce vivante sous le nom Modiola 
angusta préemployé par A. Braun, en 1863, pour une coquille oligocénique 
d'Allemagne : je propose donc M. Clessini nob. pour l'espèce des mers 
actuelles. 

M. C. Dollfus a proposé, eu 1915. le nom Cerilhiuni Archiaci pour une 
coquille de l'Oligocène, sans remarquer qu'il existait déjà un C. Archiaci 
Piette (1855), du Bathonien ; il est vrai que ce dernier a été considéré par 
moi comme synonyme de Procerifhium Konincki cI'Arch., mais ce n'est pas 
un motif pour employer de nouveau cette dénomination spécifique, et par 
conséquent, l'espèce oligocénique doit porter un autre nom, si toutefois elle 
est maintenue clans le G. Cerithium s. sir. 

Dans son Etude sur le Miocène de Birmanie (1895), Noetling a publié 
Cassis Archiaci qui fait double emploi avec l'espèce éocénique de la Palarea 
(Bellardi, 1852) : la coquille de Birmanie devra prendre, par suite le nom 
C. birmanensis nob. 

M. Chapman a proposé, en 1908, pour une coquille silurienne d'Australie, 



OO PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

la dénomination Nuculci arcseformis, préemployée par Philippi (1887) pour 
une coquille crétacique du Chili : l'espèce australienne devra être dénommée, 
par conséquent, A 7 . < ihapmani nob. 

M. de Montërosato a donné en 1891, le nom apicina à une Nucule du Pléis- 
tocène de la Sicile dénomination préemployée, en 1887, pour une coquille 
crétacique du Chili : je propose N. Monterosatoi nob. pour l'espèce du 
Sicilien. 

Je relève Delphinula apenninica Schnakkenberger (1901) espèce céno- 
manienne dont le nom fait, double emploi avec, D. apenninica Sacco (1896). 
du Miocène : l'espèce cénomânienne doii donc prendre le nom /). pramo- 
minata nob. 

Pleurorhynchus aniiquus Owen (1852), du Silurien d'Amérique, en passant 
dans le G. Conocardium se, trouve primer la dénomination C. antiquum 
de Koninck (1885) ; il appartient aux auteurs compétents des Etats-Unis, 
de préciser si le classement de l'espèce d'Owen est définitif, et eu ce cas, de 
modifier le nom de l'espèce carboniférieune de Belgique. 

Odonlostomia angulala Seouenza (1880). du Miocène d'Italie, préemployé 
par Semper (1862) pour une coquille oligocène devra par suite porter le nom 
0. ScjjiH'iizai nobis. 

Une espèce des mers actuelles a été dénommée Nalica angulala par Jeffreys, 
en 1885, alors qu'il existe depuis 1831, une espèce sénonienne du même nom ; 
toutefois, il ne conviendrait de changer le nom de l'espèce actuelle que si elle 
est maintenue par les malacologistes. 

Philippi a décrit et figuré, en 1887, une espèce du Crétacé du Chili sous 
le nom Maclra ambigua, préemployé par Weinkaufï (1887) pour une espèce 
actuelle: l'espèce chilienne devra, par suite, porter le nom M. eliilensis nobis. 

Hélix alveolus Heude (1890) préemployé par Sandberger (1850) pour une 
Frulicicola pliocénique ; cette homonymie est à signaler pour le cas où la 
correction serait reconnue utile par les spécialistes d'Helicidse. 

11 existe, aux Etats-Unis, deux Cardita allicosla, l'une éocénique et très 
commune à Claibornc (Conrad, 1833), l'autre crétacique {in Gabb, 1869, 
Californie) ; cette dernière doit changer de nom et je propose, en consé- 
quence, C. iiiilthi nobis. 




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Bibliographie Scientifique Française 

ÉDITÉE A PARIS 

par lés sisins tin 

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À pour objet de donner périodiquement la liste des travaux publiés en France, 
indexés dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs, et concernant les sciences 
mathématiques et naturelles, conformément au tableau du Catalogue interna- 
tional de littérature scientifique siégeant à Londres. 

[Les lettres H et K s'appliquent à la Géologie et la Paléontologie]. 

Les fascicules de la Bibliographie Scientifique française, élaborés par les 
membres de la Commission du Répertoire de B. S., sous la présidence de M. 
Lacroix, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, sont en vente à la 
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REVUE CRITIQUE 



DE 



PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice COSSMANIM 

avec la collaboration de MM. BATHER, F. CANU, G. DOLLFUS, H. DOU VILLE, 
L. JOLEAUD, J. LAMBERT, P. LEMOINE, FRITEL, P. BÉDÉ, ETC.. 



VINGT-QUATRIÈME ANNÉE 
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Prix des années antérieures, jusqu'en 1918, chacune : 10 fr. (sauf les années 
1897- 1899 qui ne se vendent plus séparément). 

Le prix de la collection complète et presque épuisée des vingt premières années 
est de 750 fr. net, tables comprises. 

Le prix de la collection des années 1900 à 1916 inclus est de 150 fr. net, 

sans les tables. 

PRIX DE L'ABONNEMENT ANNUEL : 15 FRANCS 



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S'adresser à l'auteur, 110, Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 
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Majoration de 3$& p. cent a paiH.ii* du 1 er janvier 1930 
et de fifO p. cent à partir du 1 er janvier I9V1. 



DEC 1 1925 



REVUE CRITIQUE 

DE 

ZPA-LZEOZOOLOQ-IZE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 



nsr-ia.m.éro S — Avril 18SO 



SOMMAIRE : 

Pages 

Paléozoologie : 

Mammifères, par M. L. Joleaud 3g 

Reptiles et Amphibiens (texte anglais), par M. C. Wiman 4 5 

Crustacés, par MM. Cossmann, Dollfres et Asselborgs 4 8 

Paléoconchoi.ogie, par M. M. Cossmann 5o 

Crinoïdes, etc., par M. F. -A. Bather . . 57 

Annélides. par M. F.-A-Bather <>o 

Polypiers, par M. G. -F. Dollfus tio 

Foraminifères, par M. G. -F. Dollfus 63 

Bibliographie variée, (analyses sommaires), par MM. M. Cossmann, Fer- 

nandez Navarro, Issel, Sacco, Asselbergs, etc 71 

Paléophytologie, par M. G. -F. Dollfus, Hollick et M me Paul Lemoine . . 76 

Rectifications de nomenclature, par M. M. Cossmann 81 



Paléozoologie . 

Paleozooloffy. F'aleozooïoffia. 

MAMMIFÈRES 

par M. L. Joleaud 

Joleaud, L., Relations entre les migrations du genre Hipparion et 

LES CONNEXIONS CONTINENTALES DE L'EUROPE, DE L'AFRIQUE ET DE 

l'Amérique, au miocène supérieur. C. R. Acad. Se, t. CLXVIII — 
séance du 20 janvier 1919 — p. 177, Paris. 
— Sur les migrations a l'époque néogène des Hipparion, des Hippo- 
traginés et des Tragelaphinés. Id. — séance du 10 février — 1919 
— p. 310. 

4 



40 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

SUR LES MIGRATIONS DES GENRES HYSTRIX, LËPUS, ANCHITERIUM ET 

Mastodon a l'époque néogène. Id. — séance du 24 février — 1919 — 
p. 412. 

— Sur le rôle des chenaux maritimes nord-floridien et sud-caraïbien 
dans les migrations de mammifères tertiaires et quaternaires. 
Id. séance du 12 mai — 1919 — p. 935, 

— Les migrations des Mammifères américains et africains a travers 

LES RÉGIONS ATLANTIQUES PENDANT LES TEMPS NÉOGÈNES. BeV. géïl. Se, 

30 e année, n° 24, 30 décembre, pp. 704-713, fig. 1-9. Paris, 1919. 

Les Insectivores zalambdodontes, représentés au Sannoisien des Ellats- 
Unis par les Genres Aplernodus, Micropiernodus, etc., ont disparu du territoire 
nord-américain dès le Miocène moyen. Ils trouvèrent vraisemblablement 
alors un refuge aux Antilles, où ils vivent encore, avec un seul Genre, Sole- 
nodon, propre à Cuba et à Haïti. Les autres types actuels de ces Mammifères 
habitent le Congo, le Cap et Madagascar. Ils témoignent ainsi de l'existence, 
au Nummulifique récent, d'une liaison continentale entre l'Amérique du 
Nord, les Indes occidentales, l'Afrique et Madagascar. 

Un Equidé de l'Orégon, Kalobalippus gracilis, qui est plus petit que les 
formes aquitanieimes du même Genre, pourrait bien dater du début du 
Néogène. Un autre représentant du même Genre, observé également sur les 
rivages du Pacifique, A', prœslans. est sûrement aquitanien. Un troisième 
enfin, plus évolué que les précédents, quoique sensiblement de même âge, 
a été découvert dans les grandes plaines du centre des Etats-Unis. Ce type 
de Périssodactyle aurait donc, au cours de son développement, émigré à 
travers l'Amérique du Nord, de l'Ouest vers l'Est. Il serait représenté dans 
l'Ancien Monde par Anchitherium qui, arrivé en France au commencement 
du Burdigalien, aurait gagné l'Europe centrale à l'Helvétien et se serait 
avancé jusqu'en Chine au Pontien. 

Une migration synchronique,mais de sens inverse, aurait conduit les descen- 
dants des Palœomasfodon stampiens d'Egypte et des Hemimaslodon aqui- 
taniens du Beloutchistan, en Afrique mineure et en Europe au début du 
Burdigalien (Mastodon angusiidens pygmœwn),en Amérique un peu plus tard 
(M. conodon du Burdigalien du Nebraska, M. produclum du Vindobonien 
du Nouveau-Mexique). 

Les Hipparion, originaires, semble-t-il, de la Floride, auraient envahi, au 
Sarmatien-Pontien, d'une part les Etats-Unis et le Mexique, d'autre part 
l'Europe, l'Afrique (Algérie, Egypte, Ethiopie) et l'Asie (Perse, Inde, Chine). 

Les Porc-épics, qui auraient pris naissance à l'Oligocène, en Patagonie, 
étendirent leur aire de dispersion, à la fin du Miocène, à une grande partie 
du Nouveau et de l'Ancien continent : arboricoles en Amérique, ils sont 
devenus fouisseurs en Afrique, en Asie et en Europe : leur migration dans 
ces contrées a dû coïncider avec une période géologique défavorable à la 
végétation arborescente, sous l'influence sans doute d'un climat steppique 
(Pontien). 

Des Palseoryx, du Pontien et du Pliocène de l'Europe méridionale, seraient 
dérivés les Oryx d'Arabie et d'Afrique et le Neolragocerus, des grandes plaines 
d'Amérique. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 41 

Les Procyomdœ qui, pendant, tout le Miocène, restèrent localisés à l'Amé- 
rique du Nord, vinrent au Pliocène jusqu'en Patagonie, en Angleterre, en 
Allemagne, en Chine et dans l'Inde. 

Du Sannoisien à l'Astien, les Léporidés demeurèrent clans l'Ouest et le 
centre des Etats-Unis. Au Pliocène, ils se répandirent largement sur le globe 
par lès terres émergées de l'Atlantique central : les types archaïques de la 
Famille occupent une série d'aires disjointes en Amérique, dans les régions 
méditerranéennes, l'Himalaya, Sumatra et le Sud de l'archipel Japonais. 

Protragelaphus et Palseoreas du Pontien de Perse, de Grèce et du Villa- 
t'ranchien de Toscane, d'Auvergne ont donné: Tragelaphus et Oreas, répandus 
au Pléistocène dans l'Afrique du Nord, aujourd'hui confinés au Sud du 
Sahara; et Ilingoceros du Plaisancien du Nevada. 

Des traces subsistent, dans la faune quaternaire et actuelle des Antilles, 
des migrations qui se sont produites entre les deux Amériques, comme 
ont survécu au Pléistocène, et jusqu'à maintenant, des animaux européens 
et africains dans les îles de la Méditerranée. Mais tandis qu'en Corse, en Sar- 
daigne dominent des formes de petite taillé, aux Antilles se sont maintenus 
des types de fortes dimensions. La faune de Cuba, Haïti, etc., à faciès surtout 
sud-américain, était arrivée, à la fin du Tertiaire, à un stade plus avancé 
que la faune de nos îles, à caractère un peu éthiopien. Le milieu insulaire 
serait ainsi également favorable à la conservation des formes naines primi- 
tives et, par suite, insuffisamment spécialisées, comme des types géants 
très évolués et, en conséquence, spécialisés à l'excès. 

Analyse de l'auteur. 

Joleaud, L., Etudes de Géographie zoologique sur la Berbérie : II. Les 
Bovines. Revue Africaine, n° 295, pp. 33-86. Alger, 1918. 

Bos laurus était représenté au Quaternaire, en Berbérie, par deux types: 
B. t. primigenius mauritanicus P. Thomas (■== B. opisthonomus Pom.) et 
B. brachyceros iberiscu Sarson (= B. curvidens Pom.). 

B. t. primigenius mauritanicus, de taille sensiblement moindre que B. t. 
primigenius d'Europe, étaient apparentés à de petits Boeufs, du Postpliocène 
ou du Pléistocène très ancien du Val de Chiana, de Rosières, de Sùssenborn, 
de Crouver, descendants probables de B. elalus du Pliocène récent. 

B. I. brachyceros ibericus, le Bœuf domestique de l'Afrique mineure et de 
la Péninsule ibérique, semble devoir être envisagé comme la forme la plus 
archaïque des descendants actuels de B. brachyceros. C'est en Kabylie que 
l'on trouverait aujourd'hui la plus petite race de Bœufs et certainement 
l'une des plus primitive. B. L brachyceros proviendrait peut-être d'une forme 
du Pliocène récent d'Italie. 

Buffelus antiquus Duvernoy est une forme spéciale au Pléistocène 
algérien, contemporaine d'FJephas attardions, de l'Hippopotame, de l'Ours 
et de la Hyène des cavernes. Ce Bovidé ne semble pas avoir vécu au Nord 
de l'Atlas saharien après le Paléolithique moyen (Moustérien). Il habitait 
encore les Ksours oranais au Paléolithique récent et le Sahara au Néolithique, 
peut-être même aux temps historiques. 

Les formes affines semblent se retrouver dans l'Inde depuis la fin du 
Néogène jusqu'à l'époque actuelle. En Afrique, c'est le petit B. brachyceros, 



42 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

du Sénégal et du Congo, qui s'en éloigne le moins, quoique ce dernier appar- 
tienne nettement au groupe des Buffles africains, à l'opposé de B. antiquus. 
qui se rattache, au contraire, au groupe des Buffles indiens. C'est probable- 
ment dans les régions méditerranéennes orientales et méridionales que se 
serait réalisé au Miocène la disjonction de ces deux groupes: B. antiquus 
serait une forme géante dérivée assez directement du tronc commun des 
Buffles, vers la fin du Pliocène ou le début du Quaternaire, à une époque 
où certaines régions aujourd'hui désertes de l'Afrique et de l'Asie étaient 
occupées par de grands lacs ou arrosées par des fleuves considérables. Ce 
développement de vastes régions très humides, dans les zones tropicale et 
subtropicale de l'ancien continent, semble avoir exercé une influence pré 
pondérante sur l'évolution des Buffles, en les déterminant à s'adapter à une 
vie plus ou moins aquatique. Mais les modifications climatériques qui sur- 
vinrent vers le milieu du Quaternaire, l'assèchement de vastes espaces qui 
en fut la conséquence, provoquèrent la régression géographique des formes 
affectionnant les terrains 1»ms et marécageux, comme B. antiquus. 

Analyse de laideur. 

Joleaud, L., Etudes de Géographie zoologique sur la Berbérie : 
111. Les Hippotraginés. Bull. Soc. Géogr. Archéol. Oran, XXXV 111 — 
1918 — pp. 89-118, 9 fig. 

Des restes d'Oryx leucoryx ont été découverts dans le Villafranchien du 
Mansoura (Constanfine) et dans le remplissage pléistocénique d'une grotte 
de Taza (Maroc). Des gravures rupestres de cet Antilope ont été signalées 
à El Aria (Constanfine) et dans les Ksours oranais. Dans les temps histo- 
riques, ce Ruminant habitait l'Extrême-Sud marocain, où il était connu 
sous le nom « Lamt ». Aujourd'hui encore il habite le Sahara occidental, 
c'est 1' « Isem » des Berbères, 1' « Ouert » des Arabes. Bien connu des anciens 
Egyptiens sous les noms «Ma hez, Ran ma, Ran», il avait été semi-domestiqué 
par eux, comme, semble-t-il, aussi par les Hébreux, qui l'appelaient « Tach- 
mour ». Comme la plupart des formes caractéristiques du milieu steppo- 
désertique saharien, cet Antilope a donc dû habiter l'Aram aux temps 
historiques. D'ailleurs la forme la plus primitive du Genre, Oryx beatrix, 
vit aujourd'hui confinée dans une contrée voisine, en Arabie. 

Addax nasomaculala, comme tous les types sahariens exclusivement 
adaptés à la vie dans les dunes, est inconnu à l'état fossile en Berbérie. 

Hippolragus equinus. que l'on rencontre encore en Afrique, de la Nubie 
jusqu'au Cap. semble bien figurer parmi les dessins rupestres de Khanguet 
el Hadjat (Euelma) : il existait déjà en Egypte au Pléistocène, peut-être 
même au Pliocène. Analyse de l'auteur. 

Joleaud, L., Etudes de Géographie zoologique sur la Berbérie. Les 
Rongeurs. I. Les Sciuridés. Bull. Soc. Zool. France, XLIII — 1918 — 

pp. 83-102, 2 iih. 

Xerus getulus est l'hôte habituel, dans la région de Mogador, de l'Arganier, 
Sapotacée apparentée au Sideroxylon mermulano de Madère. D'autres formes 
résiduelles s'observent dans le Sud-Ouest marocain, de grandes Euphorbes 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 43 

de la section des Diacanthium, une Mustiacée, Warionia Sahariœ associées 
à des Mammifères spéciaux, Elephantulus Rozeti allantis, Crocidtira Witaheri, 
Mus calopus, Lepus shérif. Peut-être cette contrée est-elle le dernier refuge 
des associations animales et végétales de l'ancienne Atlantide. 

La région des Ksours oranais, qui fait suite, vers l'Est, à celle du Sud-Ouest 
marocain, offre actuellement, une faune de Mammifères bien moins spécialisée 
et à physionomie saharienne plus accusée. Celle du Rio de Oro et de la Mau- 
ritanie, qui la continue vers le Sud, est peuplée d'une proportion bien plus 
élevées d'éléments africains. 

Mais la Berbérie sud-occidentale et le Sahara littoral ont dû être autrefois 
dotés d'un climat à pluies régulières, quoique relativement faibles, comme 
la zone saharienne actuelle de l'Afrique occidentale. Aussi, au Paléolithique 
récent et au Néolithique, ces contrées ont-elles été habitées par des Mammi- 
fères que l'on ne retrouve plus aujourd'hui au Nord du Soudan. 

La présence constante de la Girafe dans le Sud de la Berbérie et le Nord 
du Sahara, aux temps préhistoriques et historiques, confirme l'ancienne exten- 
sion de la savane à mimosées dans ces contrées. L'extinction de ce Mammifère, 
de même que celle de l'Eléphant, de l'Hippopotame et du Buffle, semble indi- 
quer que la substitution de la steppe désertique à la savane à mimosées ne 
s'est effectuée, dans le bassin de la Saguiet el Hamra, qu'au cours des temps 
historiques. Au contraire, la sécheresse paraît avoir exercé son influence 
défavorable sur les grands Ongulés, dans les régions du Sous et du Draa, dès 
les temps néolithiques. 

Le processus de la différenciation des faunes sud-barbaresque et sénéga- 
lienne a donc consisté en un appauvrissement constant, déterminé par 
l'aggravation graduelle du climat. Il n'y a donc pas de limite tranchée entre 
la faune quaternaire et la faune actuelle de l'Afrique mineure : la disparition 
des Mammifères cantonnés aujourd'hui dans les régions tropicales, ne s'y est 
pas produite brusquement : elle s'est effectuée progressivement depuis \e 
Paléolithique récent jusqu'à nos jours. Analyse de Vauleur. 

Matthew, W.-D., Time ratios in tue évolution of mammalian phyla. 
A contribution to tue problem of the âge of the earth. Science, 
N. S., vol. XL, n° 1024 — 1914 — pp. 232-235. 

En étudiant les animaux tertiaires de l'Ouest américain, M. Matthew 
croit avoir observé que la progression de leur évolution s'effectue avec 
une vitesse constante. Il en déduit que l'on peut trouver là les éléments 
d'une mesure approchée de la durée des époques géologiques. 

Considérant en particulier le phylum des Équidse, il représente par 1 la 
somme des changements évolutifs qui séparent les espèces modernes des 
espèces alliées voisines trouvées soit dans 1' « Aitonien », soit dans d'autres 
formations équivalentes de la première période interglaciaire. Les modi- 
fications structurales observées dans la suite seraient représentées par 10 
entre Equus cabalhis et Equus Scoiti, par 10 entre Equus et Hipparion, 
et par 85 durant l'ensemble des temps tertiaires, de sorte que le temps de 
l'évolution tertiaire égalerait 85 fois celui de l'évolution du Pléistocène. 
Mais l'évolution n'a pas toujours marché d'un mouvement uniforme et la 
détermination du chiffre représentatif de la somme des différences constatées 



44 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

entre deux types successifs du même phylum, reste Bien arbitraire à quelque 
modalité que l'on se soumette pour l'évaluation numérique des changements 
survenus dans les dents ou les diverses parties du squelette. Une adaptation 
à ce genre d'études du « système des points » — préconisé jadis par le zoo- 
technicien Baron pour l'appréciation des animaux domestiques — donnerait 
sans doute des résultats intéressants. 

L. JOLEAUD. 

Matthcw, W.-D., Methods of Corrélation ry Fossil Verterrates. 
Bull, of the Geol. Soc. of America, vol. XXVII - 1914 — pp. 515-524. 
Proc. Pal. Soc. 

Il a déjà paru sur le même sujet une Note intitulée «General considération 
of Paléontologie criteria in determining tinie relations ». 

Après un court historique de la question, l'auteur expose les principes 
auxquels est suhordonnée toute tentative de corrélation faunale, puis il con- 
clut : les difficultés de la corrélation sont de deux sortes, les unes pratiques, 
les autres théoriques. Les difficultés pratiques sont la rareté des fossiles, leur 
fragmentation, le cloute sur leur véritahle position stratigraphique, comme 
sur l'exactitude de leur détermination. Les difficultés théoriques peuvent 
être résumées dans la distinction de l'homotaxie d'avec le véritable synchro- 
nisme. La supposition que les espèces très voisines, équivalentes ou iden- 
tiques, apparaissent et s'éteignent à la même époque dans toutes les parties 
du globe, est depuis longtemps reconnue théoriquement inexacte. Et cepen- 
dant, dit M. M.-D. Matthew, en pratique c'est encore cette fausse conception 
qui sert de base principale à nos travaux de corrélation. L'erreur est négli- 
geable dans un ouvrage de large corrélation, mais elle ne l'est plus dans 
les corrélations précises qui ont été élaborées dans ces derniers temps. 

Les dix pages de cette Note intéressante sont à lire avec soin pour tous 
ceux qu'intéressent les questions de paléontologie stratigraphique. 11 ne 
faut pas oublier que cette branche de la science de la Terre a eu pour point 
de départ l'établissement de parallélisme à grande distance basé sur l'évo- 
lution d'animaux marins pélagiques nectiques datant des ères primaires 
ou secondaires (Ammonites, Graptolithes). La durée relative des temps — 
correspondant aux zones paléontologiques de ces phases reculées de l'histoire 
de notre globe — équivaut à peine aux périodes qui se sont écoulées pendant 
que se déposaient les sédiments d'un étage ou même d'un groupe d'étages 
du Tertiaire. 

Déjà la paléontologie stratigraphique a perdu beaucoup de sa précision 
lorsqu'on a voulu appliquer ses méthodes à l'étude des Lamellibranches des 
récifs (Rudistes) ou des molasses (Pecten), des Foraminifères (Nummulites 
et Orbitoïdés) de la fin du Crétacé ou des temps cénozoïques. 

Elle demande, pour être rationnellement employée, dans la synthèse de 
l'histoire des Mammifères tertiaires, l'emploi de procédés d'investigation un 
peu différents. 

Il faut, en ce cas, accorder une place prépondérante aux « migrations ». 
Et bien des exemples récents montrent que les déplacements des grands Qua- 
drupèdes à la surface des terres ne se sont effectués qu'avec une certaine 
lenteur : c'est ce que nous constatons pour Cadurcotherium, Anchilherium, etc. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 45 

Puis, il ne faut pas oublier que nos étages tertiaires correspondent à une 
notion stratigraphique « infiniment plus précise » que les zones paléontolo- 
giques de l'ère mésozoïque. 

Le matériel biologique soumis à nos investigations est infiniment plus 
malléable. L'évolution des Ammonites, dont nous n'avons, d'ailleurs, qu'une 
connaissance rudimentaire, puisque nous ignorons tout de l'animal que ces 
coquilles protégeait, a été infiniment plus lente que celle des Vertébrés supé- 
rieurs : 1° parce que dans un cas il s'agit d'animaux marins, et dans l'autre, 
d'animaux terrestres ; 2° parce que les Mammifères tout dernièrement apparus 
sur le globe ont encore une plasticité que les Ammonites ont perdu depuis 
fort longtemps. 

La stratigraphie basée sur des faunes terrestres sera toujours beaucoup 
plus précise que celle basée sur des faunes marines. Mais c'est un instrument 
qui demande à être manié avec une prudence extrême. L. Joleaud. 

REPTILES ET AMPHIBIENS 

par M. C. Wiman 

Wiinaii, C, Ueber die Stegocephalen aus der Trias Spitzbergens. 
Bull. GeoL Inslit. Upsala, vol. XIII — Upsala, I9M — pp. 1-34, with 
9 plates. 

The material is collected by two différent expéditions, especially orga- 
nized for this purpose. Nearly ail of it consists of skulls, which are very well 
preserved in nodules of limestone. At the préparation the subject itself 
was taken away and a positive gutta-percha cast made after the impression 
in the rock. 

At least 9 species are represented Lyrocephalus euri Wn. Lonchorhynchus 
ôbergi Wn, Aphaneramma roslralum S m. Woodw., Platystega depressa Wn, 
Tertrema aculum{ 1 ) WN,Capiiosaurus polaris Wn and Cyctolos aurus ? spitz- 
bergensis Wn and in addition to thèse there are fragments of at least two 
more species. 

On several spécimens a close examination of the construction of the skull 
could be made. The occipitale région could be studied on three species. 
In one of thèse species, Lyrocephalus, the prooticum also was proved to exist. 
A large epipterygoid, developed as in the Turtles and in Sphenodon, was 
found in two spécimens of Lyrocephalus. In two of the species the basis occi- 
pitale was thich and ossified. In Aphaneramma there was an unpaired cen- 
troparietale behind the pariétal foramen. Eight species occur in exclusively 
marine beds and are regarded as marine animais. 

Togefher with the stegocephals a great number of excellently preserved 
ganoids were found. Thèse latter are to be described by the leader of the 
expéditions Phil. Kand. Erik A-son Stensiô in a memoir, which will soon 
be published. 

Author 's abslracl. 



( x ) Au lieu de Tertrema acula (Note de la Direction). 



46 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

Wiman, C, Neue Stegocephalenfunde aus dem Posidonomyaschiefer 
Spitzbergens. Bull. Geol. Inst. Upsala, vol. 13 — Upsala, 1916 — 
pp. 209-222. 2 pi. 

The material is from- the triassic Fish level and collected in the sumraer 
of 1915 hy Ewk A-son Stensiô. A new species, Peltosiega Erici is described. 
Only the large posterior part of the skull is preserved, and this is in the main 
developed in the usual manner. Especially noteworthy is the existence of 
a small foramen quadrati. In addition to the foramen jugulare there is ano- 
ther foramen on the condylus, probahly the foramen condyloideum for the 
exit of the nervns hypoglossns. The foramen pariétale is developped in a 
différent way, than what is generally the case, inasmnch as it lies in an 
impressed, not skulptured triangnlar area of the cranial roof. 

On a spécimen of the previously described species, Lyrocephalus Euri, 
a probably cartilaginous ethmoidal région is preserved and is perforated 
by the olfactory nerves. The interfrontale oecurring on the cranial roof 
of several stegocephalians might be homologons to the mesethmoidenm of 
the teleostom Fishes. The sphenoidenm is high and narrow. The epipterygoid 
also is preserved on the spécimen and is joined to the cranial roof by a possibly 
cartilaginous part. Behind the large trigeminus foramen lies the prooticum, 
which is likewise preserved. Between this bone and the cranial roof there 
is a bone, which is regarded as the sphenoticum. 

The reis a fragment of Lonchorhynehus Œbergi, which proves, that the 
snout of this species was even more elongate than what was previously 
known. Aulhor 's abstract. 

Wiman, C, Fin Plesiosaurier wirbel aus der Trias Spitzbergens. 

Bull. Geol. Inst. Upsala, vol. 13 — 1910 — pp. 223-226. Upsala. 

The vertebra is a pectoral one with four nutrition foramens on the ventral 
side. It is obtained from the Trentone séries. 

Aulhor 's abstract. 

395. 

Wiman, C, Blocktransport genom Saurier. (On the Transportation 
of stones by Saurians). Geol. For. Stockholm Forhandl., Bd. 38 — 1916 — 
pp. 369-380. Stockholm. 

In the fine-grained Mucronata Limestone at the Rabelof lake there has 
been found an accumulation of well-rounded stones, which hardly could 
be anything else than gastrolites of some Saurian. In connection with the 
description of this find the author gives an account of the occurrence of 
gastrolites in widely separated groups of living and extinct vertebrates and 
calls attention to the différent facts which aught to be taken into consi- 
dération when dealing with stones which might be regarded as gastrolites. 

Aulhor 's absiract. 

Wiman, C, Notes on the Marine Triassic Reptile Fauna of Spitz- 
rergen. Univ. Calif. Publ. Bull. Dep. Geol., vol. 10 — 1918 — pp. 63-73. 
Berkeley. 

The marine Triassic reptile fauna of Spitzbergen and of Europe in gênerai 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 47 

is comparée! to the corresponding fauna of North America. The relation 
between the gênera Microsaurus, Pessosaurus and Pessopteryx on the one 
hand and Phalarodon. Shastasaurus and Omphalosaurus on the other is 
especialy taken into considération. 

Author 's abslract. 

Wiman, C, Ein Archosatjrier aus der Trias Spitzbergens. Bull. Geol. 
Inst. Upsala, vol. 10 — 1918 — pp. 81-85. Upsala. 

In the Posidonomija Slates of Spitzbergen about 18 m. above the Fish 
level on the south slope of the Sassen valley there is a vertebra found which 
représenta a reptile species not previously known from Spitzbergen. It is 
an anterior pectoral vertebra and might originate from a Belodon skeleton. 

Author 's abslracl. 

Wiman, C, Uerer Gehirn und Sinnesorgane rei Tremataspis. Bull. 
Geol. Inst. Upsala, vol. 16 — 1918 — pp. 86-95. Upsala. 

On a spécimen of Tremataspis in the Upsala Muséum the shape of the 
brain is preserved. This the oldest of ail known brains shaws the greatest 
similarity to the brain of the Amphibia. The very narrow prosencephalon 
forms an anterior pointed tip on the diencephalon. The diencephalon bears 
the epiphysis and is separated by a contracted portion from the mesence- 
phalon, which latter is small but divided in two lobes. Behind a second 
contraction thèse follows the strougly developed mysencephalon.The différent 
parts are thus arranged in a line behind each other, and since thèse is no 
bend anywhere on the axis and since the différent parts never overlap one 
another this brain must be regarded as very primitive. At the sides of the 
brain casts of the bony capsula auditiva are seen. 

The « fossa rhomboidalis » and the two pairs of similarly couturated 
impressed areas at the sides are regarded as deornal sensory organs and are 
compared to similar organs in sturgeons. 

Author 's abslracl. 

Weber, Max, Ueber Choneziphius planirostris (C. Cuv.) aus der Web- 
terschelde. Samml. Geol. Beichs. Mus. in Leiden, n. folge, Bd. II, Heft 
VIII, 5 p. in-4°, 1 pi. lith. Ueide, 1919. 

Le Cétacé dont il s'agit dans ce Mémoire, a été recueilli dans la Zélande, 
sur la côte N.-W. de Kadzand, à une profondeur de 14 m. au-dessous de la 
mer, dans des couches que M. Max Weber attribue au Miocène supérieur. 
Choneziphius planirostris - — dont le rostre est représenté, dans ses trois vues, 
sur la planche jointe à cette Note — a d'ailleurs une grande extension géo- 
graphique, puisqu'on le connaît, non seulement dans le Boldérien d'Anvers, 
à deux niveaux différents, dans le Grag rouge de Suffolk, dans le Pliocène 
inférieur de Sienne en Italie, et qu'il est fort probable que c'est encore lui 
qu'on a retrouvé dans l'Amérique du Nord. 

Cuvier avait d'abord placé ce Cétacé — dont le type provenait d'Anvers — 
dans le G. Ziphius ; le G. Choneziphius a été séparé, en 1851, par Duvernoy, 



48 PATÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

parce qu'il s'en distingue par la position relative' des fourches alvéolaires 
du maxillaire par rapport à l'intermaxillaire ; le nom choisi pour ce Genre 
rappelle d'ailleurs l'aspect infundihulaire de la face inférieure du rostre. 
A ces divers points de vue, l'étude de M. Max Weber, documentée par des 
mensurations précises, offre un réel intérêt. 

M. COSSMANN. 

CRUSTACÉS 

par MM. Cossmann, 

DOLLFUS, ASSELBERGHS, BATHER 

1° Trilobites : 

Clarke, J.-M., Bunaia waterlines, A new merostome from the Silurian 
waterlines of New-York. Geol. Maçj., vol. VI, n° 666, — déc. 1920 — 
pp. 530 à 532, pi. XIV phot. d'après dessins. Londres, 1920. 

Dans les couches de calcaire hydraulique du Silurien de l'Etat de 
New- York, M. Clarke a identifié des Euryptéridés, deux espèces du rare Genre 
Pseudoniscas, enfin une nouvelle forme Bunaia Woodwardi qu'il rapproche 
de Bunodes lunula Eichw., à cause de la structure de l'encéphale garni de 
l'impression d'une sorte de bouquet de tentacules rayonnantes ; toutefois 
l'espèce américaine diffère de celle d'Oesel (Baltique) par la structure de 
l'abdomen. L'animal au complet mesurait environ 23 mm. de longueur. 
Les spécimens décrits proviennent de Bertie Waterlime, du « Salina group » 
à l'Est de Bufïalo (N.-Y.). 

M. Cossmann. 

2° Oslracodes : 

Chapman, F., Ostracoda from the Upfper Camrrian Limestone of 
South-Australia. Proc. Roy. Soc. Vicl., t. XXXI — 1918 — pp. 108-112, 
1 pi. Melbourne. 

Découverte de quelques Leperditise dans des calcaires appartenant au 
Cambrien moyen, provenant de Curramulka, dans l'Australie du Sud. 
Il y a Leperditia Talei, Leperdilia capsella et Isochilina Sweeti ; toutes ces 
espèces sont peu ornées et analogues à des formes déjà connues du Cambrien 
d'Angleterre et d'Amérique. 

G. -F. Dollfus. 

Kuiper, W.-N., Eene nieuwe ostracode lut de bovensilurische Mergel 
van Mulde op Gotland. Verhaiul. van hel Geol. Mijnbouwk. Genooischap 
voor Nederland en Kolonien. Geol. Série, deel III — 1916 — bl. 119-121, 
pi. II, fig. 13. 

Cette Note renferme la description de Ulrichia Molengraaffi, Ostracode 
nouveau du Silurien supérieur de Gotland. On n'en connaît que la valve 
droite.. 

E. Asselberghs. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 49 

Boimema. J.-H., Is de kennis der récente Ostracoden van relang 
voor de studie der Pal^eozoische ? Verhand. van het Geol. Mijnbouwk. 
Genooischap voor Nederland en Kolonien. Geol. Série, deel III — 1916 — 
bl. 15-19, pi. I. 

Contrairement à l'avis des paléontologistes américains Ulrich et Bassler, 
l'auteur est d'avis que la connaissance des Ostracodes récents est nécessaire 
à l'étude des Ostracodes paléozoïques. A l'appui de sa thèse, qui est du reste 
celle cle tous les paléontologistes, il montre que la connaissance de formes 
récentes lui a permis de distinguer la valve droite et la valve gauche de 
Primitia Tolli, de fixer quelle est l'extrémité antérieure des formes du Genre 
Beyrichia et d'expliquer la structure interne de la coquille de Leperdilia 
Hisingeri. 

E. ASSELRERGHS. 

Botke, J., Het geslacht Aechmina Jones et Hole. Verhand. van het Geol. 
Mijnbouwk. Genooischap voor Nederland en Kolonien. Geol. Série, deel III 
— 1910 — bl. 21-30, pi. II. 

Après un exposé des espèces connues du Genre Aechmina, dont l'extension 
verticale englobe le Silurien et le Dévonien inférieur et moyen, l'auteur passe 
à la description d'A. Covina Jones, de la variété punclala dont il fait l'espèce 
A. punclala (Krause) Botke, et de la nouvelle espèce A. Molengaaffi. Les deux 
premières formes proviennent du Silurien de Gotland, la dernière a été 
recueillie dans des blocs erratiques à Noordlaren et à Vollenhoven (Pays-Bas). 
Elle se trouvait associée à Acaste Downingise, Rhynchonella nucula, Chonetes 
strialella et à de nombreux Ostracodes (Sil. sup.). 

A plusieurs reprises, l'auteur attire l'attention sur l'importance, chez les 
Ostracodes, de l'impression musculaire que les auteurs ont négligée géné- 
ralement dans leur description et qui permet l'orientation des valves. 

E. ASSELRERGHS. 

3. Cirripèdes, etc. ; 

Bather, F. -A., Palaeozoic Cirripèdes from Sweden. Geol. May. — Dé- 
cembre 1914 — Dec. VI, vol. I, pp. 558-560. 

Mainly a review of J.-C. Moberg : Om Svenska Silurcirripeder (July 1914), 
but compares Lepidocoleus suecicus with American material in.the British 
Muséum, especially of L. Jamesi. Finds in L. suecicus the surface-sculpture 
described in L. Jamesi by Ruedemann. Dénies the echinodermal nature 
of the imprints from the Black Trinucleus Shales which Moberg regarded 
as cystid plated. 

F. -A. Bather. 

Bather, F. -A., The fossil track of a dying lobster. Knowledge — septem- 
ber 1914 — XXXVII, pp. 28-29, text-fig. 

Very few of the crustaceans preserved in the Kimmeridgian Plattenkalk 
at Solnhofen exhibit traces of a death-struggle or of any movement. This 
Note describes and figures a spécimen of Mecochirus longimanus, one of the 



50 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Glyphseidœ, accompanied by tracks indicating the mo'yements thai took 
place during the Iast few minutes of its life. Frorh the nature and the dis- 
tinctness oi' the markings it is inferred that the animal had been thrown 
on to a mud-flat exposed for a time to the direct rays of the sun. 

F. -A. Bather. 

PALÉOCONCHOLOGIE 

par M. Cossmann. 

Cayeux, L., Considérations sur l'Architecture du Squelette des 
Invertérrés. Rev. Gén. Se. — n os du 15-30 août 1918 — Paris. 

Toute question de composition minéralogique et chimique mise à part, 
les éléments du squelette des Invertébrés se ramènent à un petit nombre 
de types : chez les Radiolaires, par exemple, l'édifice tout entier se réduit 
à une seule pièce ; dans d'autres organismes monocellulaires, l'unité est 
un granule de forme quelconque qui emprunte au milieu ambiant les maté- 
riaux nécessaires à l'édification de son test ; dans le vaste groupe des Echino- 
dermes, les spicules font place à des pièces calcaires dont la structure est 
alvéolaire. Avec les Invertébrés tels que les Mollusques, on voit apparaître 
d'autres matériaux de construction, tels que prismes, lames, etc. ; le prisme 
feuilleté est la structure de beaucoup de Pélécypodes ; chez les Gastropodes, 
ce n'est plus le prisme, mais la lame feuilletée qui forme l'élément de la 
coquille. Dans les Brachiopodes, l'unité de structure disparaît, et plusieurs 
types d'architecture sont à distinguer. 

Quoi qu'il en soit de cette diversité plutôt pauvre, on constate que la 
microstructure du squelette se complique progressivement de bas en haut, 
dans l'échelle des Invertébrés ; mais elle se complique aux dépens de l'esthé- 
tique des coupes, car la matière se décompose en très petits éléments au lieu 
de l'unité initiale, qui était élégamment harmonieuse. 

Il est donc à souhaiter que tout ce domaine — un peu négligé — de la 
science des fossiles attire davantage l'attention des zoologistes et parti- 
culièrement des paléontologistes. 

M. Cossmann. 

Fraipont, Ch., Essais de Paléontologie expérimentale. Trad. de Géol. 
for. i Stockh. fôrhandl. — mai 1915 — pp. 431-455, 

Le but de l'auteur était d'obtenir — à l'appui des théories du professeur 
Nathorst — des traces du plus grand nombre possible d'animaux des mers 
actuelles et de les comparer aux fossiles problématiques de certains terrains. 
Malheureusement les intéressants moulages que M. Fraipont avait laborieu- 
sement préparés à cet effet, ont été détruits dans le pillage de l'Université 
de Liège par les barbares ! Les notes préliminaires dont je donne ici la brève 
analyse donnent un simple aperçu de tout ce travail et des premières con- 
clusions qu'il était permis d'en tirer. 

Ainsi, les Bilobites sont des traces, comme le pense M. Nathorst, et Echi- 
nocardium cordatum en a produit de semblables dans un sédiment crayeux ; 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 51 

les vers produisent des traces ramifiées analogues à certaines Chondrites ; 
des Nereites sont le produit du passage de quelques Crustacés en nageant 
près du fond. Pour les Mollusques, M. Fraipont a eu à sa disposition un certain 
nombre de Gastropodes siphonostomes ou holostomes : Naîica, progressant 
sous le sable qui la recouvre produit un renflement hémicylindrique dont le 
centre s'affaisse après son passage, Cerithium donne un demi-cylindre en 
creux, Murex une cuvette trapézoïdale, Conus quatre bourrelets séparés par 
trois sillons, Bulla circule dans un véritable tunnel de mucus et de sable 
aggloméré ; or ces traces rappellent diverses sortes de prétendues algues 
paléozoïques, précisément trouvées dans des psammites d'origine sableuse ! 
Quant aux Pélécypodes, ils n'ont donné aucune trace ayant l'aspect organisé, 
car ils progressent par bonds successifs, en appuyant fortement le pied sur 
le sédiment. 

A titre de conclusions, M. Fraipont peut déjà affirmer qu'à part quelques 
Graptolites, tout ce qui est décrit dans le Mémoire de Delgado, sur les fossiles 
des schistes à Nereites de Barrancos, ne représente que des traces de Crus- 
tacés, de Vers, de Mollusques. L'auteur a bien l'intention — et on ne peut 
que l'encourager dans cette voie — de reprendre ces expériences interrom- 
pues, en les corroborant par des sections faites en travers des fossiles problé- 
matiques, à l'identification desquels il s'est voué. 

M. COSSMANN. 

Cobbold, G. -S., Cambrian Hyolithid^: from Hartshill in the Nuneaton 
district, Warwickshire. Geol. Mag., déc. VI, vol. VI, n° 658, pp. 149-58, 
pi. IV — août 1919 — Londres. 

Ce Travail est consacré à l'examen critique d'un grand nombre de maté- 
riaux recueillis — pendant une durée de quatre ans — par M. Wills, et 
conservés dans les collections de l'Université de Birmingham. 

Les calcaires de Woodlands Ouarry, à Olenellus, se rapportent au Cambrien 
inférieur, c'est la même faune que celle du Massachusetts. 

M. Cobbold a identifié : Hyolithus (Orthotheca) de-Geeri Holm. — qui est 
le plus fréquent — montre l'empreinte externe et interne de l'opercule 
ayant un peu l'aspect d'une valve postérieure de Chitonidse et se distingue 
aisément des autres formes contemporaines. Hyolithus alatus a une forme 
beaucoup plus conique, avec une quille longitudinale, tandis que H. bieon- 
vexus a une section plus ovoïde mais on n'en connaît pas l'opercule ; H. 
Willsi, a l'état de simple fragment restauré au trait, ressemblant singuliè- 
rement à H . alatus ; enfin H. œquilateralis a une section tout à fait triangu- 
laire, à sommets arrondis. M. Cobbold figure ancore Salterella ? curvata 
Shaler et Foerste, Coleoloides typicalis Walcoltt, var. multistriata 
semblable à des spicules. Un seul Brachiopode, Micromilra cf. Phillipsi 
[Hall], trois Gastropodes (Platyceras primsevum Billings, Helcionella 
emarginata, Stenotheca abrupta Shaler et Foerste), moules internes dont 
la détermination générique reste — par suite — un peu indécise ; enfin 
un Pélécypode, Fordilla troyensis Barr., de très petite taille et peu caractérisé. 

Cette petite faune est fort intéressante, l'étude en est ardue et l'on doit 
tenir grand compte à l'auteur des difficultés qu'il a dû surmonter pour arriver 
à rédiger cette Note; les figures, d'aspect un peu pâle, sont photographiées 



52 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

d'après les dessins de l'auteur, qui aurait peut être pu donner des grossis- 
sements plus grands. 

M. CûSSMANN. 

Kindle, E.-M., The discovery of a Portage fauna in the Mackenzie 
river Valley. Geol. Surv. Mus. Bull., n° 29 — oct. 1919 — 5 p., 2 pi. 
Ottawa. 

Dévonien moyen et supérieur : un seul Brachiopode, Cyrlina (jlabra ; 
quelques Pélécypodes, Onlaria Clarkei Beush., Buchiola relrostriala v. Buch 
élégamment ornée de côtes rayonnantes, incurvées et guillochées ; Buchiola 
dilata plus transverse ; Teniaculites maekensiensis ; enfin trois Ostracodes 
du G. Entomis, dont une espèce nouvelle (E. Brookei); l'ornementation spi- 
roconcentrique de ces petits êtres est très fine et caractéristique. 

M. Cossmann. 

Buckman, S. -S., The Brachiopoda of the Namyau reds, Northern 
Shan states, Burma. Mem. Geol. Surv. India-Pal, indica, n. ser., vol. III, 
n° 2, 254 p., pi. I-XXI — Calcutta 1917. 

Les Brachiopodes qui font l'objet de ce volumineux Mémoire sont attribués 
au Jurassique inférieur, du Sinémurien au Vésulien. A l'occasion de la des- 
cription de cette faune, M. Buckman a appliqué la même méthode que pour 
ses Ammonites du Yorkshire, c'est-à-dire qu'il a multiplié excessivement 
les subdivisions génériques, en se basant sur le développement morpho- 
génétique de la coquille ; en outre la préparation des échantillons — par voie 
d'usure — a permis, pour un grand nombre, de reconstituer l'appareil bra- 
chial. Il arrive ainsi, pour les Bhynchonellidse seulement, à un total de 
45 Genres, dont deux seulement étaient connus! Je m'abstiens de tout com- 
mentaire et je me borne à en donner la liste avec les génotypes ; M. Buckman 
les avait déjà publiés en 1914 : 

Pisirhynchia {B. pisoides Zittel), Holeorhynchia (B. standishensis Buckm.), 
Gnathorliynehia (B. liostraca Buck.), Calcirhynehia (67. calcaria), Steno- 
rhynchia {B. plicatella Sow.), Calcirhynehia {B. yaxleyensis Dav.), Tropido- 
rhynchia (B. Thalia d'ÛRB.), Piarorhynchia (B. radstockiensis Dav.), Cunei- 
rhynehia(i?. Dalmasi DuM.),Curtirhynchia (B. oolilica Dav.), Homœorhynehia 
(B. acuta Sow.), Rhynchonelloidea (B. mihenensis Reyn.), Costirhynchia 
(67. eostigera), Grandirhynchia (67. grandis), Tetrarhynchia (B. teiraedra 
Sorv.), Quadratirhynchia (Q. quadrali), Gibbirhynchia (67. gibbosa), Rudi- 
rhynchia (B. rudis), Stolidorhynchia {S. stolidota), Ptyetorhynchia (P. penta- 
ptycla Buckm.), Globirhynehia (B. subobsolela Dav.), Burmirhynehia (B. 
gutta), Rhactorhynehia [B. rhaeta), Goniorhynehia (67. gonisea), Russi- 
rhynchia (B. Fischeri Rouillier), Cyraatorhynchia (C. cymatophorina 
Buckm.), Kutehirhynehia (B. kutchensis Kitch.), Maxillirhynchia (M. impli- 
cata), Parvirhynehia (B. parvula Desl.), Trieorhynchia (B. Deslongchampsi 
Dav.), Capillirhynchia (B. Wrighti Dav.), Fureieirhynehia (F. fnreata), 
Lineirhynehia {B. Colleswoldiae Upton), Rimirhynchia (B. rimosiformis), 
Prionorhynehia {B. serrala Sow.), Squamirhynehia [B. squamiplex Quenst.), 
Granulirhynchia (B. yramdata Upton), Flabellirhynehia (B. Lycetti Dav.), 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 53 

Cryptorhynchia {R. pulcherrima Kitch.), Nannirhynchia (R. subpygmsea 
Walker). Striirhynchia (S. dorsetensis Buckm.), Acanthorhynchia (A. pana- 
canthia Buckm. et Walk.) ; la liste se termine par Acanihoihyris cI'Orb. 
(G.-T. A. spinosa cI'Orb.). 

Dans la Fam. Dimerellidse, M. Buckman classe Rhynchonellina Gemm., 
Cardinirhynehia (Terebrat. acuticosla Zieten), Rectirhynchia (R. lopensis 
Moore), Rhynchonellopsis Bôse, ce qui termine le cycle des Rhynchonelles. 

Passant aux Terebraiulidœ, nous nous heurtons au même endettement : 
Orlholoma Ouenst., Pseudoglossothyris (T. curvifrons Oppel), Linguithyris 
(T. bifida Rothpl.), Nucleala Quenst., Enidothyris (E. extênsa), Ptyctothyris 
(T. Stephani Dav.), Avonothyris (A, plicatina), Heimia Haas, Charltonithyris 
(C. Uploni Buckm.), Lobothyris (T. punctaia Sow.), Cererithyris (T. inter- 
media Sow.), Stiphrothyris (T. lumida Dav.), Strondithyris (T. pisolithica 
Buckm.), Loboidothyris (T. perovalis Dav.), Kutchithyris {T. acuiiplicata 
Kitch.), Lophrothyris (T. Etheridgei Dav.), Tubithyris [T. Wrighti Dav.), 
Sphseroidothyris (S. globisphœroidalis), Goniothyris (T. gravida Szajn.), 
Epithyris Phill., Plectothyris (T. fimbria Sow.), Pleetoidothyris (P. poly- 
plecla Buckm.), Tegulithyris ( T. Renileyi Morr. Dav.); Terebratulina D'orb., 
Tricothyris [T. compressa Kitch.), Holcothyris {H. angulata), Rugithyris 
(R. subomalogasîer Buckm.), Cheniothyris (C. Morierei Desl.), Diciyothyris 
Douv.) 

Vient ensuite la description des espèces qui portent toutes de nouvelles 
dénominations dont l'énumération dépasserait le cadre de notre analyse ; 
puis quelques considérations sur la répartition géographique des principales 
formes ; enfin un appendice contenant des remarques supplémentaires, 
avec des tableaux de répartition stratigraphique et les tables de matières. 

L'ensemble forme un travail réellement considérable qui a nécessité un 
gros effort dont il y a lieu de tenir compte, quelque opinion qu'on ait sur 
la méthode de classement polynominal de l'auteur. 

M. Gossmann. 

Me. Learn, F. -H., New species of Pelecypods from the Gretaceous 
of northern Alberta. Canada Geol. Surv. Mus. Bull., n° 29, pp. 9-22, 
pi. III-V — Ottawa 1919. 

Les espèces nouvelles décrites dans cette Note proviennent de couches 
des vallées d'Athabaska et de Peace, attribuées au « Colorado group » ou 
à des formations précénomaniennes. 

Nucula Dowlingi se rapproche de N. pedinata Sow., de l'Albien d'Europe ; 
Dicranodonta Dowlingi — dont une empreinte laisse voir les dents obliques 
de la charnière — ressemble à D. obliqua Keeping, de l'Aptien d'Angleterre ; 
Nemodon Mac- Connelli a la même ornementation qu' Arca marullensis d'ORB., 
du Néocomien de l'Aube, mais rien ne prouve que ce ne soit pas une Bar- 
batia, la charnière n'ayant pu être étudiée. Un splendide échantillon de 
Pinna curvimarginata, de Peave River (Alberta), a quelques rapports avec 
P. petrina White, du Nouveau Mexique. Inoceramus Dowlingi, de petite 
taille, analogue kl. neocomiensis d'ORB., provient d'Athabaska River. Unio 
Dowlingi, forme commune à Peace River, se rapproche d'une espèce éocénique 
de l'Utah, U. Haydeni Meek, mais il n'y a rien de semblable dans le Crétacé 



54 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

jusqu'à présent. Trigonia albertaensis (du groupe Scabra), Brachydonles 
athabaskaensis, Tellina Dowlingi (du groupe de T. Carieroni d'ORB.), ter- 
minent cette intéressante contribution. 

M. Cossmann. 

Clark, Will.-Bullock, The .Upper Gretaceous deposits of Maryland 
[Stratigr. a. Petrogr.]. Systematic paleontology : Vertebrala, by 
E. W. Berry ; Arlhropocla, by H. A. Pilsbry ; Mollusca and Brachiopoda, 
by Julia A. (iardiier ; Bryozoa, by R. S. Bassler ; Vernies, by Julia A. 
Gardncr ; Echinodermata, by W. Bull. Clark ; Coelenterata, by Lloyd W. 
Stephenson ; Phytologia, by E. Wilber Berry. Maryl. Geol. Surv., 2 vol., 
in-4° carré, 901 p., 90 pi. — Baltimore 1916. 

Cette volumineuse Monographie fait suite à celle du Crétacé inférieur que 
nous avons précédemment analysée ; elle contient surtout des Mollusques et 
des Plantes fossiles ; les autres embranchements n'étant que pauvrement 
représentés, nous nous bornerons à les signaler sans en faire l'objet d'une 
analyse spéciale. 

Quelques débris de Poissons et dents de Lamna, ou de Corax, ou d'Actinop- 
térygiens, représentent seuls les Vertébrés ; dans les Crustacés décapodes, 
il y a deux Hoploparia et un certain nombre de Callianassa, décrit par M. Pils- 
bry (C. marylandiea, punctimanus, Clarki). 

Je passe aux Mollusques qui méritent — par leur abondance plutôt que 
par leur état de conservation — un exposé moins sommaire : d'abord, 
comme Céphalopodes, un petit moule d' Eulrephoceras Dekayi [Morton], 
des Baculites, puis des fragments de Scaphiles, de Plaeeniieeras, de Spheno- 
discus,de Mortoniceras, Belemniiella amerieana [Morton], qui précisent l'âge 
supracrétacique des gisements étudiés. Les Gastropodes — pour la plupart 
à l'état de moules ayant conservé la trace de l'ornementation externe — sont 
d'une détermination à peu près possible ; je me borne à signaler les formes 
le mieux caractérisées : Aclseon linteus [Conrad] est probablement une 
Tornatellsea ; Ringicula Clarki serait peut-être mieux placée dans le G. 
Cinulia ; Avellana pinguis médiocrement conservée, A, Lintoni décorti- 
quée ; Haminea cylindriea très voisine d'H. Morloni [Forbes] ; Cylichna 
recta [Gabb.] ; on sait que Cylichna préemployé doit être remplacé par 
Bullinella ! 

Le Genre Paladmele (incorrectement formé : il faut écrire Palseadmele) 
est proposé pour Trichotropis cancellaria Conrad, mais il n'a pas la plication 
columellaire des Cancellariidse ; il est vrai que ce n'est pas davantage une 
columelle de Trichotropis, je le rapprocherais plutôt de Purpuroidea qui a 
vécu jusque dans le Sénonien d'Europe. Dans les Peuroiomidse (on sait que 
Turris Bolten n'est qu'un nomen nudum qui n'a été légitimé qu'en 1906 !) 
je signale : Surcula terramaria, Turris Welleri qui est probablement un 
Drilliuta Wade ; de même que Turris sedeselara et Surcula arnica, tandis 
que T. monmouthensis se rapprocherait plutôt d' Hemipleuroloma. Olivella 
monmouthensis, très intéressante pour l'étage crétacique ; Volulornorpha 
perornata, une vue du dos seulement, de sorte que la plication columellaire 
n'est pas définie ; Liopeplum crelaceum [Conr.], assez bon spécimen, L. mon- 
mouthense est plus ventru et plus court de spire ; Fasciolaria ? juncea peu 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 55 

déterminable génériquement ; Pyropsis trochiformis [Tuomey] a le canal 
brisé, il ne reste que la spire globuleuse ; P. relifer [Gabb] est, un peu moins 
incomplet ; Pyrifusus marylandicus, monmouthensis, très médiocres, exac- 
tement déterminés néanmoins, mais Pyrifusus vittatus et P. Whitfieldi 
appartiennent à deux autres Genres absolument différents; il suffît de regarder 
la columelle pour s'en convaincre ! Exilia eretacea est indubitablement du 
même Genre que Fasc. juncea ci-dessus énuméré, mais sont-ce bien des 
Exilia ? ils ne sont figurés que du côté du dos. Morea naticella Gabb, M. 
marylaiidica, sont intéressants, mais à étudier avec des matériaux mieux 
préparés. 

Quant à Pugnellus Goldmani, je n'y aperçois pas les callosités caractéris- 
tiques de ce Genre supracrétacique, l'échantillon a plus d'analogie avec 
Hippocrene de l'Eocène ; Anchura ? monmouthensis est indéterminable. 

Les Scalidœ, baptisées à tort Epitonium Bolten (nom. nud.), sont repré- 
sentées par deux fragments (E. marylandieuni, eeeilium) sur lesquels il est 
difficile de mettre un nom générique ; la première espèce est-elle même une 
Scalaire ? Pseudomelania monmouthensis est probablement un Paryphos- 
toma ; Serpulorbis marylandica serait un Vermelus, si ce n'est une Serpula ; 
lurritella honaspes, delmar, paravertebroides, la première et la troisième 
peut-être identiques, sauf la taille. Solarium monmouthense, face de la spire 
bien conservée ; Gyrodes petrosus [Mobton], quelques fragments du test 
montrent des lignes d'accroissement extrêmement obliques. Polinices 
(Euspira) Halli [Gabb] est vraisemblablement un Ampullospira- ; Amau- 
ropsis compacta est en assez bon état pour me faire suggérer que c'est là 
précisément un Polinices. Toutes ces questions de Nalicidse ont été lar- 
gement traitées dans le t. III de la « Conchologie néogénique de l'Aquitaine»; 
il est regrettable que miss Gardner n'ait pas feuilleté davantage la biblio- 
graphie des Gastropodes ! 

Margarites clevata est un moule indéterminable ; en tout cas, il faudrait 
le ranger dans le G. Solariella, car Margariles (pro Margarita) est inexistant. 
(V. Essais de Paléoc. comp., XI e livr.). 

Je passe maintenant aux Pélécypodes, dont les échantillons mieux conservés 
se prêtent davantage à des déterminations moins approximatives, que celles 
dont il vient d'être question pour les Gastropodes. 

Nucula Slackiana [Gabb], du Delaware ; lafig.4 montre une extraordinaire 
saillie des dents sériales ; N. arnica, mierostriata ; Leda Whitfieldi est un 
Lembulus, L. rostrotruneata est une Leclina ; Yoldia longifrons [Conrad], 
très intéressante pour le Crétacé, Y. noxontovvnensis ; Perissonola prolexla 
Conr. et P. Littli représentent ce Genre qu'on place généralement près de 
Yoldia, avec un galbe de Cultellus, malheureusement la charnière n'en est 
pas visible. 

Dans les Arcidœ, Nemodon Stantoni, N. Cecilius, Cucullsea vulgaris Morton, 
C. Carolinensis [Gabb], C. anlrosa Morton, Barbalia Saffordi [Gabb], Arca 
Uandi à crochets écartés ; le nouveau S.-G. de Peclunculus, Postligata (P. 
Wordeni) est intimement voisin de Stalagmium, auquel miss Gardner ne l'a 
pas comparé (v. App. V, Catal. 111. Eoc). 

Pteria pelrosa [Conrad] et P. rhombica sont très intéressants. Parmi les 
Oslreidse, 0. faba ressemble plus à un Cubiloslrea qu'à une Alectryonia ; 

5 



56 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

Osirea subspalulala Forbes est un Pycnodonta ; une très belle série d'Exogyra 
coslala Say, tout à fait typique, et de Pycnodonta vesicularis Lamk. très 
abondante ; on sait que cette dernière n'est pas une Gryphée (v. les travaux 
de M. H. Douvillé !). Pecten argillensis Conrad ressemble plutôt à un 
Syncyclonema qu'à un Camptonectes ; P. venuslus Morton est probablement 
un JEquipecten, P. simplicius Gonr. un Pseudamussium ; puis Janira 
quihquecoslata [Sow.]. Lima serrata et L. obliqua appartiennent à deux 
groupes très différents, la seconde surtout, qui est aviculiforme. Paranomia 
lineala Conr. a une surface de Plicatule ; la charnière et les impressions 
non figurées sont-elles bien celle d'une Anomiidse ? Anomia fortéplieata, 
fortement costulée, est bien typique. On remarque ensuite : Modiola trigona, 
sedeselara, Liihodomus conchafodentis, L. linqua, L. Twitchelli, Crenella 
lerica Conr. bien typique, Dreissensia lippana Conr. très aiguë. 

Pholadomya occidentalis Morton, P. Conradi, représentent seules la 
Fam. Phaladomyidœ ; Liopisiha protexla [Conr.] vue externe seulement ; 
deux jolies Cuspidaria ampulla et eucurbila. Puis, l'auteur passe sans tran- 
sition aux Hétérodontes : Veniella Conradi [Morton], Crassatella vadosa 
Morton, 67. pteropsis Conr. ; MyrUea Stephensoni, Phacoides noxontow- 
nensis ; Cardium eufalense Conr. ; les autres espèces de ce Genre ne sont pas 
figurées ; quelques Veneridse, Cyclina, parva, Àphrodiha lippana [Conr.], 
Cyprimeria depressa [Conr.], Cyprimeria major abondamment représentée, 
sans lamelle A et avec un sinus atrophié. 

Arcopagia Gabbi est très probablement un Peronsea, Tellinimera eborea 
Conr. à charnière non visible, de même qii'Aenona eufalensis [Conr.], et que 
Solyma lineolala Conr. 

Leptosolen biplicalus [Conr.] porte — sur le moule — la trace d'arêtes 
cardinales très profondes et perpendiculaires à la longueur des valves. 

Cymbophora Berryi et 67. Wordeni sont attribués au Genre néogénique 
Spisula, malgré leur grande taille, à cause des stries bien visibles sur les 
lamelles latérales, mais le sinus palléal est particulièrement restreint. Il y a 
ensuite quelques Corbules intéressantes : 67. crassiplica Gabb, C. monmou- 
thensis, 67. terramara, 67. per compressa, 67. subradiata ; puis, Panopsea 
monmouthensis, P. bonaspes, Pholas pectorosa Conr., Marlesia cretacea 
[Gabb] non figuré, une valve assez bonne de Teredo rhombiea. 

Un seul Brachiopode (Terebralula Harlani Morton), un certain nombre 
de Bryozoaires déjà connus et publiés par M. R. Bassler ; Serpula trigonalis, 
Ornataporta nouv. Genre dont l'aspect externe est celui d'un Hipponyx 
ou d'une Crania ; Cardiaster marylandieus Clark, Hemiaster delavvarensis 
Clark ;Trochocyathus Vaughani Stephenson, Micrabacia rolatilis Stephens., 
M. marylandica Steph. ; enfin les Plantes qui seront l'objet d'une analyse 
spéciale, terminent le second volume de cette remarquable publication 
dirigée par le chef du service géologique M. Clark, qui a rédigé la plus grande 
partie du premier volume, consacrée à l'historique, à la stratigraphie et à la 
pétrographie de la région étudiée. 

M. COSSMANN. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 57 

Harmer, F.-W., The Pliocène Mollusca of Great Britain. Part III. 
Pal. Soc. — 1916 — pp. 303-461, pi. XXXIII-XLIV, part IV, pp. I-XII, 
463-483. Titre et index, vol. I. Londres, 1918. 

L'auteur a réussi, malgré les difficultés de la guerre, à publier la fin du 
premier volume de sa grande Monographie des fossiles du Grag de Grande- 
Bretagne. La livraison que j'analyse ici, avec quelque retard à cause de la 
crise actuelle, forme une sorte de supplément aux livraisons précédentes, 
tout au moins pour les cent premières pages, et le texte nouveau ne reprend 
qu'à la page 394, à la Famille Cancellariidse. Je me bornerai donc à signaler 
les points les plus saillants de ce supplément intercalaire : 

Hélix ( Macularia) Ogdeni Kenn. et Wodw., récemment décrite comme 
espèce éteinte ; les deux spéciments figurés de Cyprsea (Erosaria) spurca 
Lin. appartiennent évidemment à deux S. -Genres différents ! Cette déter- 
mination est à revoir, à moins qu'il n'y ait eu un mélange d'échantillons ? 
Les Nassidse ne comportent qu'une nouvelle figuration d'espèces déjà con- 
nues. Quelques nouvelles variétés sont proposées pour Purpura lapillus L., 
extrêmement polymorphe ainsi qu'on le sait. Murex (Alipurpura) olegantula, 
très jolie espèce à trois carènes torses ; Oeenebra similis, nouvelle variété 
d'O. pseudo-Nysli, à ornementation spirale plus écartée. Dans les Trophon 
il y a d'assez nombreuses variétés nouvelles, et même une espèce Tropho- 
nopsis Kitehini, précédemment confondue avec T.Fabricii. Neplunea tenuis- 
triata remplace Fusus slrialus (non Reeve). Dans les Pleurolomidse, je relève 
encore : Drillia Jefïreysi, Clalhurella minuta, Mangilia assimilis, Raphiloma 
substriolata, R. consimilis. 

La Famille Cancellariidse est représenté par les Genres Merica, Brocchinia, 
Svellia, Trigonosloma, Venlrilia, Bonellilia (B. ineerta), Admele, Babylonella 
(B. Wouueri). 

Les Cerithiacea sont peu nombreux : var. icenica de Plychopolamides 
Iricinclus ; Billium robustum, malheureusement en assez mauvais état ; 
Cerilhiopsis Barleei Jeffreys est définitivement séparé de C. lubercularis ; 
enfin, il n'y a, comme Triforis, que la var. adversa Mitgu, bien distincte de 
T. perversa [Lin.]. 

Les Chenopodidsene donnent lieu à aucune remarque particulière, et nous 
passons aux Turritellidse. qui terminent — avec les Vermelidse — la présente 
livraison : ce sont, pour la plupart, des formes bien connues, et cependant 
M. Harmer a séparé une nouvelle espèce du gisement de S 4 Erth, sous le nom 
T. erthensis ; d'après la figure, on ne peut en effet confondre cet individu 
avec T. triplicata, comme l'avaient fait S. Wood, Kendall et Bell ; d'autre 
part, ce ne peut être une variété de T. incrassaia ! 

L'œuvre de notre vénérable ami est considérable ; nous lui souhaitons de 
grand cœur l'achèvement de ce Travail qu'il conduit avec une activité 
juvénile. M. Cossmann. 

CRINO DES, ETC. 

par M. F. -A. Bather. 

Bather, F. -A., Eocystis, I. Eocystites prim/evus Hartt. Geol. Mag., 
Dec. VI, vol. V — Feb. 1918 — pp. 49-56, pi. V. 

C'est une étude de 40 spécimens provenant des assises à Paradoxides dans 



00 PALEOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 

le Gambrien inférieur de St-John, New Brunswick, assignés à cette espèce 
par G.-F. Matthew. On reconnaît : plaques étoilées de la thèque, ossicles 
biconcaves de la tige, et quelques plaques qui rappellent les ossicles proxi- 
males de la tige des Heterastelea, mais pas de brachiolaires. On en déduit 
qu' Eocystis possédait une thèque avec des parois flexibles, supportée par une 
tige mince et flexible. Il n'appartient pas aux Trochocyslidse, comme l'avait 
autrefois supposé Matthew, pas plus qu'aux autres Familles de Carpoidea. 
L'examen détaillé des plaques étoilées mène l'auteur à l'hypothèse de leur 
origine dans le stroma comme dépôts de calcite autour des points fixes 
et isolées. Ainsi se produisaient des plis rayonnants dans le stroma comme 
dans un drap légèrement étendu, ou dans la peau sur la surface d'une tasse 
de café au lait. Le contour étoile provient de la calcification progressive des 
plis. Ainsi le plan (ÏEocyslis représente une étape dans l'évolution avant la 
mosaïque mieux connue de plaques hexagones. M. Matthew a donné au 
British Muséum quelques-uns des spécimens dessinés. 

Analyse de raideur. 

Bather, F. -A., The Momologies of the Anal Plate in Antedon. Ann. 
May. Nat. Hist., ser. 9, vol. I. — Avr. 1918 — pp. 294-302. 

Depuis quelques décades on a considéré la plaque anale de la jeune Antedon 
comme l'homologue de la plaque anale x (brachianale) des Crinoidea Ina- 
dunata et Flexibilia. Récemment A. -H. Clark a voulu l'homologuer avec 
la plaque radianale (RA), thèse que l'auteur soumet à une critique destruc- 
tive. L'anale x et RA diffèrent, au point de vue de l'origine, du développement 
et du sort final. Les rapports de x sont supra-radiaux, ceux de RA sont infra- 
radiaux. Avant l'époque du Trias, RA disparaît par absorption pendant 
qu'il est encore dans les limites de la coupe dorsale ; x au contraire monte 
hors de la coupe et se perd dans l'armure générale du tube anal. Les plaques 
qui dans Promaehocrinus portent les bras surnuméraires sont des para- 
radialia, et on ne peut homologuer aucune d'elles avec l'anale x. La plaque 
anale de Promaehocrinus est empêchée dans sa montée par l'extension latérale 
du pararadiale postérieur. Elle est cependant l'homologue de x. 

Analyse de l'auteur. 

Bather, F. -A., The Antiquity of Parasitic Disease. Geol. Mag., Dec. VI, 
vol. VI — Juin 1919 — pp. 276-277. 

Roy L. Moodie (Journ. Parasilology, Juin 1918) a traité quelques tiges 
gonflées de Crinoïdes du Carbonifère inférieur comme « les premiers témoins 
de maladie dans l'histoire géologique ». L'auteur rappelle que, parmi les 
fossiles déjà décrits du Silurien supérieur, il y a plusieurs exemples de 
Crinoïdes et Cystidées attaqués de parasites. De plus, il cite des tiges atta- 
quées provenant de l'Ordovicien supérieur et conservées au British Muséum. 

Analyse de l'auteur. 

Bather, F.-A., A Mystery Crinoid. Geol. Mag., dec. VI, vol. VI — Avr. 1919 
— pp. 182-183. 

F. Springer, en établissant son Myslicocrinus W ilsoni (1918), le décrit comme 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 59 

un Crinoïde Dicyclique Inadunate « intermédiaires entre les Larviformia et 
les Fishilala », et il l'exclut définitivement des Flexibilia. Néanmoins l'auteur 
considère ce Crinoïde comme un type récifal des Flexibilia, et il le compare, 
quant à la plaque anale x, avec Lecanocrinus et Anisocrinus, quant aux bras 
avec Lecanocrinus, Mespilocrinus, et Pycnosaccus, quant à la plaque radia- 
nale avec Clidochirus et Ichthyocrinus. 

Analyse de l'auteur. 

Bather, F.-A. Hydreinocrinus verrucosus n. sp., Carroniferous Isle 
of Man. Trans. Geol. Soc. Glasgow, vol. XVI — Dec. 1917 — pp. 203-206, 
3 text-fig. 

L'échantillon holotype (numéro E.21591, Geol. Dept., British Muséum) 
est une patina complète qui provient de la zone supérieure de Dibunophyllum 
à Poolvash. Un caractère tout à fait spécial est une plaque interbrachiale 
qui est appuyée sur les épaules des radialia dans chaque interradius. 

Analyse de routeur. 

Bather, F.-A., Some British spécimens of Ulocrinus. Trans. Geol. Soc. 
Glasgow., vol. XVI -- Dec, 1917 — pp. 207-219, 3 text-fig. 

Dans les Crinoïdes fossiles qu'on a assignés à Ulocrinus et autres Genres 
semblables, les plaques anales paraissent avoir été dans un état de mouvement 
relativement rapide, au point de vue soit phylogénétique soit ontogénétique. 
La diversité qui en résulte dans la région anale n'empêche pas de placer dans 
un seul Genre clés variations semblables sous d'autres rapports. Les spécimens 
provenant de la Grande-Bretagne sont de deux formes principales : sous- 
conique (U. nuciformis M'Coy sp.) et globuleuse (U. globularis de Kon. sp.). 
On peut encore diviser ces deux formes : U. nuciformis en une forme conique 
et une forme de coupe ; U. globularis en une forme sphéroïdale et une forme 
allongée. Cette dernière paraît concorder avec Poteriocrinus Bockschii Geinitz 
(1846) de Silésie, et probablement le nom U. Bockschii devra supplanter 
U. globularis. L'auteur donne une liste de provenances des Ulocrinus en 
Grande-Bretagne, avec les mensurations de nombreux individus. Page 211, 
au lieu de « left posterior basai » lire « right posterior basai ». 

Analyse de raideur. 

Bather, F.-A., Cupressocrinus girrer n. sp. du Dévonien supérieur 
de Belgique. Bull. Soc. Belge Géol., — Février 1919 — XXVIII, Proc- 
verb., pp. 129-136, 4 text-fig., 1 p. errata. Bruxelles, 1919. 

L'échantillon unique, conservé au Musée Royal d'Histoire naturelle de 
Belgique, et provenant du Frasnien moyen, zone des schistes à Spirifer 
pachyrhynchus, de Boussu-en-Fagne, est composé des portions terminales 
des cinq bras d'un Cupressocrinus. La brachiale pénultième a une arête 
dorsale bien marquée, très bossue dans sa partie proximale. L'auteur compare 
les proportions de toutes les brachiales conservées avec celles des espèces 
et variétés déjà décrites. Le Genre Cupressocrinus n'était pas signalé aupa- 
ravant dans le Dévonien supérieur. 

Analyse de l'auteur. 



60 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 

ANNÉLIDES 

par M. F. -A. Bather. 

Bather, F. -A., Protoscolex latus, a new « Worm » from Lower Ludlow 
Beds. Ann. Mag. Nal. Hist. (9), vol. V, pp. 124-132, 2 text-fig. — January 
1920. 

Le genre Protoscolex Ulrich, 1878, était établi sur quatre espèces du 
Cincinnatien inférieur de Kentucky. Une autre espèce P. magnus Miller 
et Faber, 1892, provient d'un horizon un peu plus haut à Cincinnati. Un 
fossile trouvé par le Dr. Il.-L. Hawkins dans le Ludlow inférieur de Here- 
fordshire permet à l'auteur de reconnaître la présence de ce Genre dans le 
Silurien cisatlantique. Mais ce qui est encore plus important est la conser- 
vation — clans ce spécimen — d'un canal alimentaire, simple, et parcourant 
toute l'étendue du corps. Après une comparaison minutieuse, l'auteur assi- 
gne Protoscolex aux Oligochaetes. Il considère aussi Pronaidites carbonarius 
Kusta (1888) des gisements houillers près de Rakonitz en Bohême comme 
appartenant au Genre Protoscolex, qui s'étend ainsi de l'Ordovicien supérieur 
jusqu'au Carbonifère supérieur. 

Analyse de raideur. 

Bather, F. -A., The distribution of Terebella cancellata. Geol. Mag. 
Dec. VI, vol. VI, p. 466 — Oct. 1919. 

Cette Note supplémentaire au Mémoire de l'auteur sur «British Cretaceous 
Terebelloids » (1911) constate l'occurrence de T. cancellata dans : (a) l'Aptien, 
Lower Greensand, Surrey ; (b) le Turonien, zone de Holaster planus, Wilt- 
shire ; (c) Thanétien, Sables de Bracheux, près de Wizerne, St-Omer. Les 
tubes avec le caractère cancellata sont toujours associés avec un faciès 
glauconitique et une faune riche en Mollusques. 

Analyse de l'auteur. 

POLYPIEBS 

par M G -F. Dollfus 

Vaughan, T.-W., Fossil Corals from Central America, Cuba and 

PoRTO-RlCO, WITH AN ACCOUNT OF THE AMERCAN TERTIARY, PLEISTOCENE 

and récent Coral Reefs. Bull. U. S. N. M., ii" 203 — 1919 — pp. 189- 
524, pi. 68-152. Washington. 

Le travail de M. Vaughan sur les Polypiers des terrains de la zone du 
Canal de Panama et de quelques-unes des îles principales des Antilles, est 
de tout premier intérêt; c'est une œuvre très complète, parfaitement illustrée, 
qui comble une des lacunes les plus criantes de la littérature zoologique des 
Antilles, Nous ne savions où chercher la description et la figure des coraux 
des récifs de nos colonies des Indes occidentales ; nous marchions sur les 
vieilles figures d'Ellis et Solander, qui ont 140 ans ; les note des Duchassing 
sont lamentables; le bel ouvrage d'Edwards et Haime est sans figures. Nous 
étions — pour les espèces fossiles — un peu mieux outillés avec Duncan, 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 61 

Guppy, mais ce n'était que des débris fragmentaires. Maintenant M. Vau- 
ghan a visité à nouveau ces gisements, il est venu en Europe voir les types 
et il est à même de comparer les dépôts des Antilles avec les horizons coral- 
ligènes des Etats-Unis qui n'ont pas de secrets pour lui. 

Le groupe stratigraphique le plus ancien de la région est probablement 
Eocène supérieur, ce sont les conglomérats de Brito du Canal, les dépôts 
de St-Barthélemy et quelques-uns de la Jamaïque, les deux seuls fossiles 
à citer sont Astrocœnia Achiardii Duncan et Syzygophyllia Hagesi Vaug. 

Atteignant l'Oligocène, nous arrivons à des dépôts considérables en étendue 
et en épaisseur, un premier niveau Oligocène inférieur développé à Cuba et 
à Antigua — mais avec peu de Polypiers à Panama — a donné une liste de 
47 espèces en grande partie nouvelles. Les couches d'Anguilla peuvent être 
considérées comme Oligocène moyen avec 6 espèces, celles d'Imperador 
et des Cascades appartenant à l'Oligocène supérieur ont fourni respecti- 
vement 18 et 26 espèces. Au-dessus des couches d'Imperador, il survient un 
changement radical dans la faune :1a faune miocène- — dont les affinités, géné- 
riques tout au moins, avec la faune Caraïbe actuelle sont manifestes — débute 
à Gatun avec 25 espèces, elle forme un horizon très étendu aux Antilles, 
niveau de Bowden à la Jamaïque, à St-Domingue, Matanzar, Santiago de 
Cuba, Limon. Les couches de Caloosohatchie et de Limon viennent ensemble, 
les dépôts des IVP-Hope, Mt-Markey, IVP-Moine sont quaternaires avec 25 
espèces, la plupart sont communes avec celles habitant les récifs de la 
Floride, des Iles Bahamas, etc. 

Ici se pose une question: si les Polypiers sont de bons fossiles, il faut s'en- 
tendre, ce sont des fossiles très spécialisés, ainsi sur un même récif les espèces 
littérales, celles du bord de la falaise et celles de la falaise elle-même sont 
entre elles très différentes ; il faut connaître ces groupes contemporains avant 
de tracer un parallélisme. 

Il convient d'ajouter que ces faunes ne sont jamais bien nombreuses : 
elles comptent 60 à 70 espèces dans les récifs les plus différenciés du Pacifique 
et jamais plus de 25 à 30 aux Antilles. Aucune espèce de Polypiers des Antilles 
n'est connue sur le versant du Pacifique qui est remarquablement dépourvu 
de récifs. Voici la classification zoologique dans laquelle se placent les 127 
espèces étudiées, dont 72 sont nouvelles : 

Zoanthaires imperforés, 8 Familles, 25 Genres : Serialoporidse, Astro- 
cœnidœ, Oculinidse, Eusmiliidse, Astrangidse, Orbicellidse, Favidœ, Mussidœ. 

Zoanthaires Fungides, deux Familles : Agaricidœ, Oulastreidse. 

Zoanthaires perforés, 3 Familles, 6 Genres : Eupsammidse, Acroporidse, 
Poritidse. 

Zoanthaires-Hydraires. Milléporiens. Une espèce, Millepora alcicornis 
L. Pléistocène du Canal, IVP-Hope. Suivant Hickson la distribution de cette 
espèce serait tout exceptionnelle et mondiale. 

Fam. Oulastreidœ, Famille nouvelle, type Astrea crispala Lamk. Un exa- 
men attentif a montré que cette espèce était pourvue de synapticules 
entre les cloisons et devait former un groupe nouveau parmi les Fungiens. 

G. Archohelia génotype A. limonensis Waug ; c'est un Oculina ayant 
une corallite axillaire permanente, columelle trabéculaire paliforme; un bon 
nombre d'espèces de l'Eocène et de l'Oligocène devront passer dans 
ce Genre. 



62 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 

G. Antiqiiastrsea génotype A. cellulosa Duncan (Astrœa) Genre voisin des 
Orbicella, diffère par ses cloisons plus ou moins denticulées et par sa columelle 
lamellaire. 

Enfin, toutes les assimilations faites avec des espèces fossiles d'Europe 
ont été reconnues comme fausses. 

G. F. Dollfus. 

Hernaiidez Pacheco, E., Le Gambrien de la Sierra de Cordoba (Espagne). 
C. B. Ac. Se. Paris, t. 166, p. 611. — Les Arch^eocyathid/e de la Sierra 
de Cordoba. C. B. Ac. Se, t. 166, p. 691 -- 15 et 29 avril 1918. 

M. Pacheco, dans deux Notes à l'Académie de Paris, a annoncé la décou- 
verte — à Gorro de las Ermitas près Cordoue — d'un gisement nouveau très 
important de fossiles appartenant au G. Archseocyathus et permettant de 
classer dans le Cambrien des schistes très épais et très étendus dans le Sud 
de l'Espagne, dont il avait été impossible jusqu'ici de fixer l'âge. Ces cou- 
ches sont discordantes sur le Pré-Cambrien dont elles sont séparées par un 
fort poudingue ; elles sont recouvertes par des couches de grauwacke et de 
schistes noirs avec calcaires appartenant à l'âge carbonifère. 

La première découverte du G. Archseocyathus dans la péninsule est due 
à Mac'Pherson qui avait trouvé un échantillon nommé A. Marianus Rœmep 
dans des assisses schisteuses de la Sierra Morena (El Pedrosa). L'espèce 
de Cordoue a paru nouvelle à M. Pacheco qui lui a donné le nom Archseo- 
cyathus Navarroi, elle est accompagnée d'une autre forme Dictyocyathus 
Sampelagoi. Aujourd'hui nous connaissons ces organismes singuliers dans 
l'Amérique du Nord (Billings, Dawson, Meek), en Sibérie (Ed. de Toll), 
en Australie (Howchin), en Ecosse (Hinde), dans la montagne Noire (Ber- 
geron), en Sardaigne (Bornemann) et en Espagne. Que sont ces organismes ? 
Après discussion, il a semblé à M. Pacheco que c'était un groupe nouveau 
de Spongiaires ; il n'y a pas de spicules, mais il n'y a pas non plus de cloi- 
sons ; des échantillons nombreux et variés seraient nécessaires pour nous 
donner pleine certitude. 

G. F. Dollfus. 

Jennings Hinde, George, Geolog. Mag, mai 1918, bibliographie. 

Il est impossible, dans cette revue de Paléontologie, de ne pas dire un mot 
de la mort regrettable de M. Hinde, quia étudié, pendant tant d'années avec 
succès, les animaux inférieurs fossiles. 

Il naquit en 1839 près de Norwich et il est mort à Croydon en 1918, au 
milieu de sa famille et de ses collections. Il s'était occupé d'abord d'agricul- 
ture, avait visité l'Amérique du Sud et séjourné longuement au Canada, 
où il était devenu élève du Prof. A. Nicholson. On lui doit l'attribution — à des 
mâchoires d'Annélides — d'organismes problématiques dits Conadontes, ren- 
contrés dans le Cambrien et le Silurien du Canada, des Etats-Unis et ulté- 
rieurement de l'Ecosse et de l'Angleterre. Vers 1878, il commença ses recher- 
ches sur les Spongiaires fossiles et il visita les pays Scandinaves toute l'Europe 
et jusqu'à la Palestine ; il séjourna à Munich où il fut reçu docteur par Zittel. 
L'étude des spicules des éponges l'avait conduit à l'examen du squelette des 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 63 

Radiolaires, et ses travaux sur la Receptaculidœ vont de pair avec ceux du 
silex à Radiolaires de l'Ecosse, de l'Angleterre comme de l'Australie, de l'Ar- 
chipel néerlandais et de la Chine. Il avait étudié également les Ostracodes 
et les Archceocyathus, mais il revenait toujours aux Eponges de tous les 
terrains etde tous les pays, et spécialement aux formes critiques de l'Angle- 
terre, où il continuait d'excursionner. 

Longue vie utile, vie heureuse, d'un observateur consciencieux qui voyait 
la science se dérouler progressive devant ses efforts. 

G. F. Dollfus. 

FORAMINÏFÈRES 

par M. G. -F. Dollfus 

Douvillé, H., L'Eocène inférieur en Aquitaine et dans les Pyrénées. 
Mém. Serv. Carte Géol. Fr. — 1919 — 84 p., 7 pi. Paris. 

Ce Mémoire important est à la fois paléontologique et géologique. L'étude 
spéciale des Nummulites qui en constitue la base a permis de reconnaître 
la présence de l'Eocène inférieur en un dépôt continu au bord nord des 
Pyrénées. La coupe stratigraphique maîtresse est celle prise sur le chemin 
de fer de Pau à Oloron près de la gare de Gan et de Bos d'Arros, qui s'accorde 
avec les successions des assises fossilifères dans les forages du Bordelais. 

M. Douvillé a reconnu toute une série nummulitique inférieure, allant du 
Thanétien au Cuisien, et il a montré que la détermination des formes était 
erronée, qu'on avait donné à tort à ces Nummulites des noms d'espèces 
lutéciennes et même oligocènes. Dans l'épaisseur de ces terrains, qui atteint 
600 mètres du Crétacé au Lutécien, la faune se renouvelle fort peu et forme 
un tout général, cohérent et bien distinct des séries supérieures. 

Voici un tableau des espèces décrites, dans lequel nous indiquons par A 
les formes à loge initiale grande, mégasphérique, et parB celles à loge initiale 
très petite, microsphérique. 

GROUPE DE NUMMULITES ATACICUS 

B. N. atacicus Leym. {N. biarritzensis d'ARCHiAC — pars). Cette espèce 
dérive du type ancien N. pastulahis pour nous conduire à N. aqui- 
lanicus. 

Espèce lenticulaire, assez grande, filets tourbillonnants, pas de gra- 
nules ; elle fait couple avec la suivante et nous les avons toutes énu- 
mérées de cette manière. 

A. N. subatacicus {N. Queltardi Auct. non d'ARCH.). Espèce petite, bombée, 

filets rayonnants à peine arqués, pas de granules. 

B. N. pustulosus. Test lenticulaire, taille moyenne, filets rayonnants simples, 

une pastule centrale saillante, pas de granules. 

A. N. granifer. Espèce lenticulaire assez grande, filets tourbillonnants, 

granules sur et entre les filets. 

B. N. planulatus Lamk., forme typique connue dans la Cuisien de Paris, 

espèce plate, filets contournés, ni boutons, ni granules. 



64 PALÉOZOOLOGIE ET FALÉOPHYTOLOGIE 

A. N. subplanulatus (N. elegans Sow. pars). Espèce lenticulaire, filets courts, 

peu contournée, pas de granules. 

B. N. aquitanicus Benoist (N. Isevigatus aucl. non Lamk.). Espèce assez 

forte, déprimée, sublisse, filets et granules fins, confus. 

A. N. Girundicus Benoist (N. Lamafcki non Lamk.). Espèce médiocre, 

lenticulaire, fortement granulée, côtes courbes et fortes. 

GROUPE DE NUMMULITES GLOBULUS 

B. N. globulus Levm. (N. Bamondi non Defr.). Petite forme globuleuse, 

filets réguliers, bouton central, non granuleuse. 

A. N. Guellardi d'ARCH. Espèce très petite, rayons forts, espacés, sans gra- 

nules. 

B. N. Lucasi d'ARCH. Taille moyenne, convexe, pustules très grosses sub- 

égales, et subrégulières. 

La forme mégasphérique correspondante, A, ne peut être distinguée 
que par sa taille plus petite : on l'a confondue sous le nom N. Rouaulti 
avec d'autres espèces d'un niveau stratigraphique plus élevé. 
B. N. exilis (N. Orbignyi de la Harpe pars). Petite espèce, filets non pro- 
longés comme dans les Assilines, bouton central. 

A. N. subexilis (N. wemmelensis de la Harpe pars). Petite forme, cloisons 

rayonnantes, bouton central, sans granulations. 

GROUPE DE NUMMULITES MURCHISONI 

B. N. Murchisoni But. Espèce grande, aplatie, spire irrégulière, filets on- 

doyants. 

A. N. irregularis Desh. Taille plus faible, rayons droits ou peu courbés, 

bouton central, pas de granulations. 

B. N. distans Desh. Très grande espèce, sublisse, filets méandriniformes. S'il 

venait a être démontré que ce n'est qu'une variété de N. Murchisoni, 
le nom de Deshayes (1838) devrait être substitué à celui de Butimeyer. 
Forme A mal connue. 

GROUPE DES ASSILINES 

B Assilina granulosa d'ARCH. Espèce régulière, moyenne, granulée et 

costulée. 
A. Assilina Legmeriei d'ARCH. Espèce à dépression centrale très accusée, 

pauvre en granulations. 

Une partie des espèces de cette belle série remonte dans le Lutécien, 
d'autres ne se rencontrent que dans les niveaux inférieurs. On sait que l'Eo- 
cène inférieur a été parfaitement décrit dans les Corbiéres par les soins de 
M. Doncieux et que les différences qui le séparent de M. Douvillé sont 
d'ordre secondaire ; elles s'éclairciront, car dans les Corbiéres les Nummulites 
sont accompagnées d'une belle faune de Mollusques. 

G. F. Dollfus. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 65 

de Lapparent, J., Etude lithologique des Terrains crétacés de la 
région d'Hendaye.. — Paris 1918 — Matériaux Carte géol. de France. 
Imp. Nation. 4°, 156 p., X pi., fig. 

Le mémoire de M. J. de Lapparent est d'une nature toute spéciale; c'est 
un travail de paléontologiste écrit par un minéralogiste. 11 est consacré aux 
entités lithologiques des couches du Crétacé supérieur de la région d'Hendaye 
et un travail de cette nature ne pouvait être complet si on n'y jugeait pas 
l'étude des microorganismes qui y abondent. Il s'agit de masses minérales 
extrêmement puissantes qui se succèdent en un ordre plusieurs fois répété. 
Prenant la série à la base, on trouve un poudingue à éléments souvent très 
gros, avec parties bréchiformes tout spécialement curieuses ;ens'élevantdans 
la masse les éléments s'atténuent, on arrive à un calcaire pur de plus en plus 
fixe avec bandes siliceuses; puis la constitution devient argileuse, schisteuse 
en une série très épaisse qui se termine par un poudingue nouveau, et le cycle 
sédimentaire recommence. 

Les Foraminifères varient dans ces faciès successifs et leur ordre reste à peu 
près constant ; dans le conglomérat de base on trouve Roiatina Linnei 
d'ÛRR. en abondance et aussi Roiatina Cayeuxi ; il y a aussi quelques Orbi- 
tolina. Dans le calcaire fin ce sont des Lagena qui abondent : L. sphserica 
Kauf., L. ovalis Kauf., L. graciltima Seg. Enfin dans les calcaires durs, 
rubannés, on trouve avec Roiatina Linnei : R. Stuarti et un Texliaria 
(T. gobulifera Reuss) ; les spicules d'épongés sont nombreux. Dans les 
poudingues, des blocs de calcaire plus anciens ont donné Pulvinulina Mar- 
celine, Texlilaria trochus d'ORB., Discorbina globularis souvent transformés 
en calcédoine. Bien entendu, dans ces longues séries il y a des récurrences 
de faciès et les couches schisteuses à Cancellophycus alternent avec les cal- 
caires gris ; les autres fossiles sont très rares ; probablement les principales 
oscillations coïncident avec le début du Turonien, le début du Sénonien, 
et la base du Danien. 

Quelques mots sont utiles sur ces Foraminifères ; Roiatina Linnei est une 
espèce vivante de l'Ile de Cuba décrite par A. d'Orbigny, en 1839, et elle 
nous apparaît comme une espèce très étendue et persistante car c'est le 
Pulvinulina tricarinala de Quéreau signalé dans les calcaires d'Herg, on l'a 
signalée de la craie du Nord de la France et du Crag d'Angleterre. Mais est-ce 
bien l'espèce vivante des Antilles ? M. de Lapparent n'a pas eu d'échantillons 
originaux entre les mains, l'organisation interne de l'espèce d'Orbigny 
est inconnue et il reste là une petite question à poursuivre, la persistance 
si longue dans le temps et dans l'espace étant une anomalie zoologique. On 
trouvera, clans une Note de M. Douvilléà l'Académie, un commentaire impor- 
tant sur les brèches, mais de caractère trop exclusivement géologique pour 
trouver place ici. 

G. F. Dollfus. 

Douvillé, H., Le Crétacé et l'Eocène du Thibet central. Mem. Geol. 
Survey of India, N. S., t, V, pi. I, XVI, 52 p. — Calcutta 1916. 

Les fossiles confiés par MM. Hayden et Vredenburg à M. Douvillé, pour 
en assurer la détermination, ont été recueillis par une mission en plein Thibet, 



66 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

au Nord des montagnes de Sikkïm, au Sud de la vallée du Bramapoutra- 
La série stratigraphique est étendue, mais beaucoup d'horizons n'ont pas 
donné de fossiles, ou n'en ont fourni qu'un très petit nombre. 

Le niveau de Kampa est nettement Cénomanien et il en a offert quelques- 
unes des espèces les plus caractéristiques ; les calcaires du Turonien n'ont 
fourni qu'une carte de visite (Ostrea, Inoeeramus, Plicainla), mais le Campa- 
nien a donné divers Rudistes du G. Bournonia, et le Maestrichien des échantil- 
lons de Playiopiychus. Quant au Danien, c'est l'étage le mieux représenté : 
on y a trouvé un Vêlâtes qui n'est pas le V. Schmiedeli, plusieurs grandes 
Ovules (Gisortia), un Terebellum, une Voluia (Gosavia), Lyria, Chenopus, 
Drepanochilus, Campanile, Corbis, Lima, Chama, Venericardia, en un assem- 
blage de Genres caractéristiques ordinairement du Tertiaire inférieur, mais 
M. Douvillé estime qu'ils appartiennent encore au Crétacé supérieur, il 
se fonde, pour établir cette classification, sur la présence de grands Forami- 
fères caractéristiques, jusqu'ici du Crétacé, qui sont les suivants, décrits et 
figurés à nouveau avec soin : 

Orbiioides média d'Ap,CH. (craie supérieure) ; 0. Vredenburgi Douvillé 
(0. apiculala Vred. non Schlumb.) ; 0. tenuistriata Vred. 

Lepidorbiioliîes soeialis Leym. ; L. tibetiea Douv. espèce de grande taille, 
très mince, ornée de fines granulations serrées ; L. polycjonalis Douv. taille 
encore plus grande 25 mm., épaisseur 1 mm. concavo-convexe, logettes du 
plan médian bien hexagonales. 

Omphalocyclus macropora Lh. ancienne espèce très caractéristique du 
Maestrichien. 

Operculina canalifera d'ARCH., 0. Hardiei d'ARCH., ancienne espèces 
qui passent du crétacé dans le tertiaire. 

Siderolites miscelta d'ARCH. 

Il y a de plus une petite espèce problématique Delheidia Haydeni Douv. 
qui est une petite sphérule à enveloppes concentriques serrées, vermiculées, 
lesquelles s'appuient sur quelques piliers. Il y a au centre une cavité arron- 
die, qui serait soit une loge embryonnaire, soit un support, étranger initial. 
Evidemment la structure de cet organisme est discutable au voisinage peut- 
être des milleporoïdes près des Actinoslroma, des Clathrodictyon, mais nous 
aurions préféré lui voir donner un nom nouveau plutôt que de recourir au 
G. Delheidia, du Rupélien de Belgique, qui présente de fortes colonies tabu- 
laires bien distinctes. 

Il y a peu de formes admises comme provenant réellement de l'Eocène : 
Scalaria (Coniscala) tibetiea, Vulsellopsis legumen d'ARCH. (Vulsella), Lios 
traça Flemingi d'ARCH. {Ostrea), Alveolina oblonga d'ORB., bonnes figures, 
Orliloliles complanala Lh., bonnes figures ; évidemment nous sommes ici 
dans le Lutécien et, comme la sédimentation est concordante et continue 
avec les couches attribuées au Danien, il y a là une question embarrassante 
relativement à l'Eocène inférieur, à moins que ces couches daniennes ne 
soient en réalité éocéniques comme leurs Genres de Mollusques le donne à 
croire. Il y a là un désaccord entre les Mollusques et les grands Foraminifères 
qui appelle de nouvelles études et une vérification soigneuse. 

G. F. Dollfus. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 67 

Douvillé, H., Les Nummulites, évolution et classification. C.-R. 
Acad. Se, — 31 mars 1919 — 6 p. Paris. 

Comme conclusion aux études de détail que M. H. Douvillé poursuit 
depuis si longtemps sur les Nummulites, nous avons maintenant une Note 
de synthétisation générale. 

Il semble bien que les caractères sur lesquels on s'est appuyé jusqu'ici 
pour classer les Nummulites n'étaient pas appropriés et qu'ils n'étaient pas 
fondés en accord avec l'argument évolutif caractéristique d'un groupement 
naturel. 

Ce côté évolutif n'apparaissait pas, parce que le sujet était insuffisamment 
connu, les espèces étaient toutes supposées arrivées nombreuses au Lutécien. 

La série nummulitique du Nord franco-belge était bien faite pour nous 
tromper: elle ne représente en réalité que des essaims venus du Midi à diverses 
époques qui ne se sont pas maintenus dans le Nord ; la vraie souche et la 
réserve nummulitique est dans le bassin méditerranéen, où les formes nom- 
breuses et variées ont persisté dans tous les horizons. 

Mais, dans ce Bassin du Midi, une autre difficulté s'élevait : on n'y avait 
pas encore nettement reconnu la continuité et la généralité des Nummulites 
dans l'Eocène inférieur ; le dernier Mémoire de M. Douvillé a mis cette 
question hors de doute, on a pu remonter plus haut dans la filiation et les 
critériums se sont déplacés. 

Les granulations qui avaient semblé autrefois un caractère si important, 
à M. Douvillé lui-même, deviennent un argument général et secondaire ; 
les questions de taille, de forme, de nature des filets reprennent toute leur 
valeur. Il faut aussi avouer que la présence de Nummulites à la fin du Crétacé 
ne nous apparaît plus comme une hérésie: M. Parona en a trouvé dans le 
Maestrichien de la Tripolitaine, M. Seunes dans le Danien du Sud-Ouest, 
M. Douvillé lui-même dans le calcaire à Hippurites du Cap Passaro. Les deux 
groupes des planes et des bombées y sont déjà représentées ; parmi les 
premières, Nummulites Murchisoni, qui est une espèce vaguement oper- 
culiniforme dans le jeune âge, passe du N. distans et dans le Lutécien, à 
N. polygyratus et plus tard à N. irregularis et N. comptanatus. 

Les espèces lenticulaires évoluent parallèlement et en un groupe très 
ramifié, depuis N. Gueltardi et N. globulus, pour atteindre le N. Lucasi et 
plus haut N. alacicus. Cette souche donnera N. contortus-striatus dans 
l'Eocène supérieur. C'est dans le Lutécien supérieur que les espèces paraissent 
atteindre leur taille maximum, tandis que dans l'Oligocène la grandeur s'atté- 
nue, le nombre des espèces diminue; nous avons à la fois des types plans et 
d'autres subglobuleux, mais la décadence fatale, finale, de N. Fabianii n'est 
pas loin. 

Le mécanisme général reste le même, le perfectionnement se produit par 
l'épaississement de l'endosquelette par l'apparition de piliers, de pustules; 
mais la lignée ne tarde pas à atteindre une taille « optima » au delà de laquelle 
elle commence à dégénérer, elle touche au gigantisme et sa disparition 
devient fatale. 

Les colonies émigrées vers le Nord ont donné à l'Yprésien-Cuisien le couple 
N. planulatus et N. subplanulatus ; au Lutécien, le couple N. lœvigatus, 



68 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

N. Lamarcki ; à l'Auversien, N. Heberli et N. variolarius ; au Marinésien, 
N. wemmelensis et N. Orbignyi. 

L'auteur n'a pas fait entrer en ligne les espèces du Vicentin, et la faune 
thanétienne pure des Nummulites du Midi est encore à préciser. 

Cusham, J.A., Mac Donald, Vaucjhan, Pilsbry, Contributions to thé 

GEOLOGY AND PALEONTOLOGY OF THE CANAL ZONE, PANAMA, AND GEOLO- 
GICALLY RELATED AREA IN CENTRAL AMERICA AND WEST InDIES. U. S. 

N. M., no 103 ; pp. 89-102, pi. 34-45 ; pp. 45-89, pi. 19-33 ; pp. 185-188, 
pi. 67 ; pp. 525-543, pi. 151-154 ; pp. 547-612. Washington, 1918. 

La série de petits Mémoires sur les Foraminifères, les Cirhipèdes et les 
sédiments de la zone du canal de Panama, dont une belle brigade de savants 
américains poursuivent l'étude, nous apporte des renseignements très 
variés. Je donnerai en quelques mots la série stratigraphique de la région. 

Les couches les plus anciennes visibles sont au Bas Obispo ; ce sont des 
cendres et conglomérats sans fossiles ; mais à Tonosé, dans la province de 
Los Santos, on a découvert dans un dépôt semblablement placé l'ancienne 
Venericardia cf. planicosta de l'Eocène de l'Alabama. 

La masse principale des assises de l'isthme appartient à l'Oligocène ; 
elle débute par des conglomérats dits de Bohio, visibles au fond de la Culébra, 
auxquels succèdent des marnes sableuses marines très épaisses : calcaire du 
Haut Chagres k Lepidocyclina Chaperi, calcaire de St-David avec Nummulites 
davidensis Cuth., Lepid. duplicata, couches de la Culébra entre Mirafîores 
et Las Cascadas, avec nombreux fossiles : Turritella alliliria Conrad, 
Orlhaulax pugnax Heilp.; Foraminifères très nombreux: Nummulites pana- 
mensis, Lepidocyclina Canellei ; Polypiers déterminés par M. Vaughan ; 
Crustacés par M lle Rathbun ; enfin au sommet, des lits avec végétaux nom- 
més par M. Berry. 

Plus haut, il y a les assises volcaniques de Cucuracha, le calcaire à Echinides 
d'Imperador avec nombreux Polypiers, Lepidocyclina Vaughani, et fina- 
lement la formation à végétaux de Caimito. 

C'est en appui sur ce massif axillaire que se rencontrent les formations 
spéciales aux deux versants ; les assises miocéniques de Gatun du côté 
atlantique, les Tufs de Panama du côté Pacifique. Les fossiles sont très nom- 
breux dans la formations de Gatun, petits Foraminifères, Echinides (Cly- 
peastor Galuni), Crustacés, Mollusques très nombreux dont quelques-uns 
sont communs avec Haïti, la Martinique, etc. 

Comme Pliocène, il y a les calcaires de Toro dans la baie de Colon, et de 
puissants récifs coralligènes qui se rattachent peut-être au Pléistocène. La 
région opposée de Panama est alors toute volcanique, les Mollusques sont 
assez nombreux et ils se rattachent respectivement aux faunes actuelles 
pacifique ou atlantique sans présenter aucune espèce commune; on trouvera 
dans la Note de M. Vaughan des listes étendues, mais sans description d'es- 
pèces nouvelles. Nous ne pouvons entrer ici dans la discussion de la corré- 
lation des formations de Panama avec celle des Etats-Unis du Sud et avec 
l'Europe ; on reconnaît aisément l'Oligocène, le Miocène et le Pliocène, 
mais, quant à vouloir pousser plus loin et épiloguer si Gatun est burdigalien 
ou helvétien, cela nous paraît présentement comme inutile ; mais les compa- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 69 

raisons avec les divers dépôts des Antilles sont d'un considérable intérêt. 

Les petits Foraminifères de l'Oligocène de la tranchée delà Culébra ou des 
formations du Miocène de Gatun sont d'un intérêt médiocre ; les espèces 
de l'Oligocène sont différentes de celles du Miocène, beaucoup sont ubiquistes. 
Voici les espèces nouvellement créées : Textularia laminata, T. subagglu- 
tinans, T. panamensis, Chrysalidina pulchella, Crisiellariâ prohiberons, 
C. Vaughani, Truncatulina americana, T. eulebrensis, Nonionina panamensis, 
N. anomalina, Quinqueloculina panamensis, Triloculina bulbosa, T. pro- 
jecta. Les figures sont très bonnes et elles rendront les déterminations faciles. 

Les grands Foraminifères sont étudiés également par le D r Cushman ; 
ils sont au contraire importants pour la classification des couches qui les 
renferment. Voici les espèces décrites, la plupart sont nouvelles : 

Lepidocyclina Canellei Lem. et R. Dou. ; la Culébra, les Antilles. 

L. Chaperi Lem. et R. Dou. ; la Culébra 1904. 

L. Vaughani; Imperador; taille moyenne, forme aplatie, un bouton cen- 
tral, zone équatoriale très mince, cellules rhomboïdales, deux loges initiales 
grandes. 

Lepidocyclina Mac-I)onaldi au N. de David ; taille médiocre, forme épaissie 
au centre, quelques pustules, chambres équatoriales plus grandes à la péri- 
phérie, loges embryonnaires grandes. 

Lepidocyclina panamensis; niveau géologique incertain, espèce gonflée, 
cellules de la zone équatoriale très réduites, loge embryonnaire très grande, 
elliptique. 

Lepidocyclina (Multieyelina) duplicata. Cette espèce est le type d'un Sous-- 
genre nouveau, ayant dans la zone équatoriale des chambres en séries mul- 
tiples à la périphérie. 

Heterostcuhioides panamensis, nouveau Genre, nouvelle espèce, petite 
espèce subgloboleuse, chambres équatoriales plus larges que les latérales, 
deux loges initiales grandes, sphériques, toutes les loges très inégales et irré- 
gulièrement disposées. La Culébra. 

Orthophragmina minima ; Oligocène de David. Toute petite espèce très 
épaisse, réseau extrêmement fin et régulier, loges embryonnaires égales aux 
loges équatoriales. 

Nummuliles panamensis. Culébra. Taille un millimètre et demi, espèce 
à spire serrée, détails encore mal connus. 

Nummuliles davidensis. Formation de David, taille trois et demi milli- 
mètres, toujours rare, chambres deux fois aussi hautes que longues. 

Orbiloliles americana. La Culébra, cloisons concentriques très nombreuses 
et très serrées, logettes subquadrilatères. On connaît les deux formes; celle 
macrosphérique est pourvue d'une loge embryonnaire énorme, très disparate. 

Newton, R.-Bullen, Foraminiferal and Nullipore structure in some 
tertiary limestone from New Guinea. Geol. Magaz. — mai 1918 — 
pp. 203-212, 2 pi. 

Nous analysions dans notre dernier numéro un Travail de M. F. Chapman 
sur les Foraminifères de la région pétrolifère de la Terre des Papous; la Note 
de M. Newton est presque sur le même sujet ; il a examiné des calcaires de 
la région centrale de la Nouvelle-Guinée et des cailloux roulés des bords de 



70 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

la rivière Fly. Les sections microscopiques lui ont révélé l'abondance des 
calcaires à Alvéolines, probablement A. Wichmanni Rutten, d'autres avec 
Lacazina Wichmanni Schlum., Carpenieria conoidea Rutt. (un peu douteux) 
et en grande abondance Lilhoihamnium ramosissimum Reuss, espèce que nous 
avions indiquée également aux Célèbes. Il est donc probable que l'Eocène 
est représenté comme en tant de points de l'Archipel néerlandais, que l'Oli- 
gocène ne fait pas défaut ainsi qu'il appert de la présence d'une Orlho- 
phragmina du groupe de VO. Pratti, et enfin que le Miocène est présent en 
raison de l'abondance de certaines roches chargées de Textularia, de Quinque- 
lôculina et de Nullipores. 

Héron- Allen, E., Earland, A. On some Foraminifera from the North-Sea 
dredged ry the Fisheries-Gruiser Goldseeker. Joum. Microsc. Soc 

— 1912 — (I), pp. 382-389, pi. V ; — 1913 — (II), pp. 1-2G, carte, pi. I-III ; 

— 1913 — (III), pp. 272-276, pi. XII ; — 1917 — (IV), pp. 361-364, 
pi. XXIII ; — 1917 — (V), pp. 530-557, pi. XXVI-XXX. Londres. 

Depuis longtemps, dans ces Notes sur les Foraminifères,nous avons consi- 
déré comme impossible de séparer l'étude des espèces vivantes de celles fos- 
siles, car dans ce domaine le nombre des formes identiques est énorme, et 
leur limitation dans l'espace et dans le temps ne paraît pas être la même que 
pour les autres animaux. Les auteurs précités ont examiné, dans une série 
continue de petites Notes, les espèces les plus intéressantes fournies par de 
nombreux dragages sur les côtes de l'Ecosse et dans la mer du Nord : 

I. Technilella legumen Norman. Sorte de gaine en doigt de gant formée 
d'un feutrage de spicules. 

Psammosphœra riisliea. Dans cette autre espèce de Foraminifères agglu- 
tinants, toute l'enveloppe est formée de longs spicules fort artistement grou- 
pés ; dans P. Bowniaimi, les objets agrégés sont de petits grains de quartz, 
c'est tout à fait autre chose. 

Marsipella spiralis. Espèce cylindracée, le tube étant formé de fins spicules 
disposés en spirale oblique. 

IL Contrairement aux vues de Rhumbler, les auteurs maintiennent une 
distinction absolue entre Saccamina sphserica Sars, avec ses nombreuses 
variétés, et Psammosphsera fusca Schulze avec ses variations libres ou fixées : 
les matériaux incorporés sont bien différents, et leur agencement n'a aucun 
rapport. 

III. Comuspira foliacea; vieille forme de Philippi dont voici la référence : 
Orbis foliaceus Phil. Enum. Moll. Siciliœ, II, p. 147, pi. XXIV, fig.26, 1844, 
vivante et fossile, Palerme et Catane. L'espèce de Philippi est si incomplè- 
tement figurée qu'il est impossible de dire si le Comuspira diffusa de 
MM. Heron-Allen et Earland est réellement distinct. Le noyau central — 
figuré dans l'image du milieu de la pi. XII des auteurs — a cependant une 
grande ressemblance avec le dessin de Philippi ; il y a là un développement 
laminaire extraordinaire qui fait songer à une algue calcaire. 

IV. Nouria ruçjosa. Ce genre a été créé par les auteurs, en 1914, pour des 
Foraminifères agglutinants de la famille des Lagena et dont le test est ordi- 
nairement hyalin et très mince, la nouvelle espèce a renforcé son test par 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 71 

l'association de très nombreux spicules fins, qui encadrent quelques fragments 
plus grossiers. 

V. Thurammina papillata Brady est une des espèces les plus polymorphes 
qu'on puisse imaginer ; le test, le plus souvent sphérique, devient ellip- 
tique ou baculaire; sa nature est formée tantôt de vase très fine, tantôt de 
sable, tantôt d'éléments grossiers variés ; on y observe des protubérances qui, 
d'abord faibles et fugaces, deviennent nombreuses et fortes; quand on par- 
court les figures des cinq planches, on serait tenté d'y voir toute une Famille 
avec nombreux Genres et espèces et on se demande si les auteurs n'ont pas 
été un peu trop compréhensifs ; l'organisation interne est au moins singulière 
et le Thurammina papillata se développe où il peut. Un exemple figuré le 
montre occupant avec ses tubercules la cavité d'un autre Foraminifère bien 
connu : Orbulina universa. 

Heron-Allen, E., et Earland, A., Foraminifera of South Cornwall. 
Journ. Microsc. Soc., pp. 29-55, pi. V-IX. Londres, 1916. 

Les riches matériaux des plages et dragages de la côte sud du Cornwall 
ont été déjà souvent étudiés et nous avons autrefois analysé un premier 
Travail de M.Millett publié en 1884. Les espèces sont d'autant plus variées 
qu'il est souvent difficile de distinguer les échantillons vivants des spécimens 
fossiles remaniés après destruction des assises qui les renfermaient : craie, 
marnes et sables tertiaires et jusqu'au Pliocène de St-Erth. (Faujasina 
carinata) ; 256 espèces sont mentionnées, et de courtes observations critiques 
sont introduites, des figures des spécimens les plus intéressants sont repro- 
duites, aucune nouvelle espèce n'est créée, mais c'est un ensemble qui a un 
faciès très méridional et le plus chaud de ceux rencontrés jusqu'ici en Angle- 
terre. 



Bibliographie variée , 

analyses sommaires. 
(Chaque article porte la signature de son auteur). 

Sacco, J., I Mondi antichi. Alli di Soc. ilal. pel Progr. d. Se. — Rome 1913. 

C'est un bref schéma de la conférence que fit l'auteur en octobre 1912 
pendant la VI e réunion de la Société it. Pr. Se. à Gênes, comme illustration 
d'une nombreuse série de projections qui représentaient la reconstruction 
de paysages, plantes et animaux des anciennes ères géologiques, traçant 
en même temps le tableau de l'évolution biologique à partir de l'archaïque 
jusqu'aujourd'hui, ce que l'auteur a déjà largement développé dans son 
ouvrage spécial de 1910 sur « L'Evolution biologique et humaine» (Travail 
analysé en 1911 dans la Revue cril., t. XIV, p. 159). 

A. Roccati. 



72 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

Hernandez Paeheco, E., La caverna de la Peùa de Condamo (Asturies). 
Com. invest. pal. y prehistor., mém. n° 24, 281 p. avec 185 fig. et XXVII pi. 
— Madrid 1919. 

Bien qu'il ne s'agisse pas précisément de Paléozoologie dans ce beau volume 
illustré par MM. Juan Cabré et F. Benitez Mellado, nous ne pouvons le passer 
sous silence, non seulement parce qu'il représente une somme considérable 
de labeur et de connaissances préhistoriques, mais aussi parce que l'on peut 
y puiser quelques indications précieuses sur l'extinction de certains Mammi- 
fères, malgré la naïveté des dessins primitifs qui les représentent, le plus 
souvent avec des jambes grêles et des ventres trop proéminents : les Chevaux 
sont en majorité, les Bovidés et les Taureaux. Quelques têtes humaines aussi, 
ou du moins des anthropomorphes, dont la croyance a persisté chez les peuples 
de l'antiquité, et même au moyen âge, sous la forme d'êtres d'aspect à la fois 
zoomorphe et humain. Si cette croyance a persisté jusqu'à nos jours, il est 
juste d'ajouter que c'est en s'amendant dans le sens évolutionniste : actuelle- 
ment, en effet, nous relions cette fantasmagorie aux formes dont nous décou- 
vrons les ossements à l'état fossile, et nous en tirons la conclusion scientifique 
d'une spécialisation de plus en plus avancée. 

M. COSSMANN. 

Dantin Cereceda, Juan, Acerca de un nuevo « Rhinocéros » mioceno. 
« Rhinocéros austriacus » Peters, mutaciôn « hispanicus ». Bol. 
B. Soc. espan. Hisl. Nat, t. XIV — 1914 — pp. 391-397, 3 pi. 

Près de Palence (Vieille Castille) on a trouvé une faune miocène avec 
quatre formes de « Rhinocéros » : Bh. sansaniensis, Lartet ; Bh. simorrensis, 
Lartet ; Bh. austriacus, Peters ; Bh. austriacus mut. hispanicus. Dans 
le travail de M. Dantin on trouve la description de cette dernière forme et 
aussi quelques considérations générales sur les « C'eratorhinse » du Miocène. 

L. Fernandez Navarro. 

Revilliod, P., L'état actuel de nos connaissances sur les Chiroptères 
fossiles (Note préliminaire). C.-B. séances Soc. Phys. Hisl. nat. Genève, 
vol. 36, n° 3 — août-dée, 1919 — pp. 93-96. 

Cette Note est un résumé d'une publication très complète « Contrib. 
à l'ét. des Chiroptères des terr. tert. » qui a paru, en 1917, dans le vol. XLIII 
des Mém. Soc. Pal. Suisse et qui a été analysée par M. Joleaud dans cette 
Bévue critique. L'auteur conclut, d'après l'examen des molaires d'Archseo- 
nycteris, que ce type éocénique dérive vraisemblablement de Mammifères 
secondaires, tels qu'Amphitherium du Dogger de Stonesfield, et Peramus 
du Purbeckien. 

M. Cossmann. 

Faura y Sans, M., Una tortuga fosil en el eocénico de Gerona. Bol, 
B. Soc. esp. Hisl. Nat., t. XV — 1915 — pp. 291-295, 1 pi., 1 fig. 

Enumération des Tortues trouvées jusqu'aujourd'hui dans les terrains 
tertiaires de Catalogne et description d'un squelette de Thalassochelys 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 73 

carella L. trouvé dans les calcaires nummulitiques des carrières du Montjuich 
(Gérone). 

L. Fernandez Navarro. 

Hernandez Paeheco, Eduardo, Hallargo de tortugas gigantescos en 
el Mioceno de Alcalô de Henares. Bol. B. Soc. esp. Hist. Nat., t. XVII 
— 1917 — pp. 194-202, 2 fig. 

Le Miocène continental des deux Castilles est riche en restes de Tortues 
gigantesques ; elles abondent spécialement dans les environs d'Alcala de 
Henares, près de Madrid. 

L. Fernandez Navarro. 

Gomez Llucea, Federico, Sobre un Miliobatido fosil nuevo para Espaîia. 
Bol. de la B. Sociedad espanola de Historia Natural, t. XVIII — 1918 — 

pp. 507-509, 2 pi. 

Description d'un Myliobatide (Myliobalides aff. Dixoni Agassiz) trouvé dans 
le gisement fossilifère de « Els Terrers », près d'Agost, province d'Alicante. 

L. Fernandez Navarro. 

Sacco, J., Apparaît dentali di Labrodon e di Chrysophrys del Plio- 
cène Italiano. Alli B. Ace. Se. Torino, LI — 1915. 

Y sont décrits et illustrés par une planche photolypique plusieurs splen- 
dides restes mandibulaires d'actinopthériges appartenant à ces Genres avec 
quelques nouvelles variétés. 

Analyse de l'auteur. 

Gomez Llueea, Federico, Algunas especies de peces fôsiles, nuevas y 
de interés para el Neogeno de la provincia de Alicante. Bol. de 
la B. Sociedad espanola de Hisloria Natural, t. XVIII — 1918 — pp. 510- 
516, 1 pi. 

Description de Poissons fossiles du néogène de la province d'Alicante : 
Odontaspis conlortidens, Ag. ; 0. denticulata, Ag. ; Galeocerdo latidens, Ag. ; 
Carcharias (Prionodon) sp. ; Sphyrna prisca, Ag. ; Bhinoptera Daviesi, S. 
Woodward ; Baja sp. ; Chrysophrys sp. 

L. Fernandez Navarro. 

Abrard, R., Sur une faune mésoliasique de Sidi Mouley Yakoub 
(Maroc occidental) C.-B. Ac. Se., t. 170, n° 5, p. 278 ; séance du 2 fév. 
1920. Paris. 

A la bordure septentrionale du R'Arb, dans la vallée de l'Oued el Hannua, 
affleurent des couches calcaires très fossilifères, qui ont fourni à M. L. Gentil, 
le célèbre explorateur, une récolte dans laquelle M. R. Abrard a identifié, 
entre autres espèces : Amallheus margaritatiis Montf., Naulilus inornatu, 
d'ÛRB., Pleuroiomaria expansa cI'Obb., Pecten œquivalvis Sow., Oxyloms 
sinemuriensis d'ORB., Cardinia Philea cI'Orb., Pleuromya siriatula AGa 
Terebratula siibpunctala Dav., Zeilleria subnumisrnalis [Dav.]. 



74 PALE0Z00L0GIE ET PALEOPH YTOLOGIE 

Cette faune présente la plus complète analogie avec celle du Domérien 
supérieur néritique de l'Europe. Ce faciès a déjà été signalé au Maroc, par 
M. Gentil, auprès d'Oudjda ; il est intéressant de le retrouver dans le Maroc 
occidental. 

M. Cossmann. 

Issel, A., Lembi quaternari e recenti osservati dal Prof. D. Lovisato 
nella Sardegna méridionale. Bendiconti B. Accad. dei Lincei, Se. fis., 
mat. e nat., 5 e sér., vol. XXIII, fasc. 10, 12 p. in-4°. — Rome 1914. 

Les plus remarquables gîtes quaternaires qui forment l'objet de cette Note 
sont au nombre de 7 ; les plus riches en fossiles occupent la partie du littoral 
comprise entre le point nommé cap de S. Elia et le bord méridional de la 
Gala Mosca. 

M. Lovisato y a recueilli 153 espèces de coquilles marines vivant encore 
presque toutes dans la Méditerranée, 2 espèces de coquilles terrestres, 
2 espèces de Coraux, une d'Echinide et un Grustacé. Parmi les premières 
l'auteur a déterminé : Conus testudinarius Ghemnitz ; Conus Mediierraneus, 
Brug., var. Vayssierei Pallary ; Strombus bubonius Lamarck ; Trilonidea 
viverrata, Kiener ; Patella Lamarcki Payreaudeau, var; percosiafa De Gre- 
gorio ; Tapes senegalensis, Gmelin ; Cardium edule Linné, var. coironensis , 
Gignoux. Ces espèces ou variétés ne vivent plus dans la Méditerranée et 
sont caractéristiques des couches à Sfrombns illustrées par Gignoux, couches 
que M. Issel attribue à un nouvel étage nommé par lui ihyrrénien, postérieur 
à l'étage sicilien. 

Les dépôts fossilifères de la Spiaggia del Poetto et du cimetière de Cagliari 
appartiennent au même horizon géologique. Ils sont soulevés de 1 à 10 mètres 
au-dessus du niveau de la mer, tandis que le même étage s'élève en Ligurie 
dans une des cavernes de Grimaldi à l'altitude de 15 mètres et atteint en 
Calabre une centaine de mètres sur la mer. On n'a pas observé en Sardaigne 
de dépôts marins se rapportant au Pliocène, au Calabrien et au Sicilien. 
S'ils ont existé anciennement, un affaissement postérieur les a fait disparaître. 

M. Cossmann. 

Jimenez de Cisneros, Daniel, Noticia acerca de la existencia de la 
Spiriferina Moschi, Haas y de la S. alpina, Oppel. en los depositos 
del Lias ESPAnoL. Bol. B. Soc. esp. Hisl. Nat., t. XV — 1916 — pp. 435- 
437. Madrid, 1915. 

Notice sur quelques Spiriferina (Sp. roslrata Schloth., Sp. Moschi Haas, 
Sp. alpina Oppel, etc.) du Liasique espagnol. 

Jimenez de Cisneros, Daniel, Noticia acerca de una especie del genero 
Zeilleria encontrada en el Maestrichiense de Alicante. Bol. B. 
Soc. esp. de Hisl. Nat, t. XVII ,pp. 421-422, 1 fig. Madrid, 1917. 

Dans le Maestrichien de Palamô près d 'Alicante avec Siegaster allas Seunes, 
l'auteur a trouvé un Brachiopode du Genre Zeilleria, qui est presque sûre- 
ment une nouvelle espèce. 

L. FeRnandez Navarro. 



PÀLÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 75 

Faura y Sans, Mariano, Gontribucion a la fauna braquiopodica de 

VlLLACOLUM, PROVINCIA DE GERONA. Bol. B. Soc. 6SJ). Hisl. Nul., t. XVI 

— 1916 — pp. 287-288. 

La faune astienne de Villacoléem (Gerona) comprend jusqu'à présent les 
espèces suivantes : Oslrea Companyoyi Fontannes, O.cochlear Poli, O.Hœrneri 
Reuss, Anomia ephippium Lin., A. slriata Brocchi, Pecten pes-felis Lin., 
Pecten sp., Spondylus Gussonïi Costa, Hinniles Escolanianus Gocc, Mytilus 
sp., Perna sp., Arca Noœ Lin., Venus Bronni Mayer, V. multilamellata Lam., 
V. excentrica Agar., Terebratula biplicala Brocchi, Argiope decollata Ghemn., 
Meyerlia truncala Lin., quelques Bryozoaires et Polypiers. 

L. Fernandez Navarro. 

Thomson, J.-Allen, Brachiopod nomenclature : Spirifer and Syrin- 
gothyris. Geol. Mag., déc. VI, vol. VI, n° VIII, pp. 371-373 ; et n° IX, 
p. 411. Londres, 1919. 

D'après les recherches de l'auteur, le nom générique Spirifer doit être res- 
treint au groupe de Brachiopodes qui a pour type Anomifes cuspidatas 
Martin, c'est-à-dire qu'il remplacerait exactement Syringothyris Winchell. 

A cette occasion, l'auteur se défend d'avoir eu pour but la simple satis- 
faction de faire un déplacement de noms ; il rappelle qu'il y en a de non moins 
nécessaires qu'on hésite à proposer : ainsi, Proteosaurus Howe (1919) prime 
Ichthyosaurus Gonybeare 1821 ; Oelopus L. K. (1798) est postérieur à 
Oclopus Schneideb (1781). Il est regrettable que la Commission des Congrès 
internationaux ne publie pas la liste des noms conservés. 

M. Cossmann. 

Faura y Sans, M., Garacterizaciôn de la fauna briozoaria del Maes- 

TRICHIENSE EN EL MONTE PERDIDO (PlRINEOS CENTRALES DEL ALTO 

Aragon). Bol. B. Soc. esp. Hisl. Nat, t. XVII, pp. 191-194. Madrid, 1917. 

L'auteur a trouvé une faunule de Bryozoaires qui permet de fixer l'âge 
maestrichien du Monte Perdido (Mont Perdu), clans les Pyrénées de la pro- 
vince de Huesca. 

L. Fernandez Navarro. 

Faura y Sans, M., Sobre la presencia de un briozoo viviente, la « Cupu- 

LARIA CANARIENSIS » BuSK, DESCUBIERTO EN LOS TERRENOS MIOCENICOS 

de Gataluna. Bol. B. Soc. esp. Hisl. Nat., t. XIV, pp. 397-398. Madrid, 
1914. 

La « Cupalaria canariensis » Bryozoaire vivant actuellement dans la 
Méditerranée, a été trouvé dans les marnes de l'étage Helvétien de Villa- 
franca del Panadis, province de Barcelone, Espagne. 

L. Fernandez Navarro. 



76 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

Négris, Ph., Roches crystallophylliennes et tectonique de la Grèce : 
2 e Appendice. Vol. in-8° de I-XIII p., pp. 211-310, fig. 59-100 (texte), 
pi. XXVI-XLVII (phot.). 

De cet important ouvrage géologique — qui fait suite à un premier appen- 
dice sur le même sujet — je n'ai ici à signaler que ce qui concerne la Paléo- 
zoologie, c'est-à-dire les photographies de sections pratiquées sur les roches 
étudiées, et dont l'auteur publie un grand nombre de photographies, soit 
dans le texte, soit sur les planches hors-texte. 

Ces vues représentent des Fusulines carbonifériennes, des Crinoïdes du 
même étage, des Bryozoaires triasiques, des Foraminifères crétaciques ou 
éocéniques, dont la netteté n'est pas toujours aussi grande qu'on pourrait 
le souhaiter pour la détermination exacte des formes représentées. Néan- 
moins, c'est une tentative à encourager, car il est certain qu'en perfec- 
tionnant les procédés appliqués à cette étude on pourrait arriver à des 
résultats intéressants pour la classification de ces fossiles — et, par consé- 
quent, pour la précision des conclusions stratigraphiques relatives à cette 

région. 

M. Cossmann. 

Salée, A., Les « Fistulipora » globuleux du Dévonien moyen de la 
Belgique (Note préliminaire). Bull. Soc. belge Géol., etc., t. XXIX, 
pp. 46-48, 4 fig. Bruxelles, 1919. 

L'étude de lames minces exécutées dans des spécimens de Fislulipora 
triphylla permet à l'auteur de se ranger à l'avis des paléontologistes américains 
qui font rentrer dans la classe des Bryozoaires les Fislulipora, considérés 
jadis comme des Anthozoaires. Jusqu'à présent il a pu reconnaître en 
Belgique quatre espèces dont il donne une diagnose brève : F. trifoliata, 
F. triphylla, F. cyclostoma F. eiïeliensis. La plupart des échantillons pro- 
viennent des couches à Calceola sandalina (Couvinien supérieur) du bord 
sud et est du bassin de Dinant; quelques-uns auraient été recueillis dans le 
Givétien. 

ASSELBERGHS. 



Paléophyiologie 

F>aleobotany I Paleoiitologia 

1° TRAITÉS GÉNÉRAUX par M. G. DOLLFUS 

Bernard, N., L'évolution des plantes. Nouv. coll. scient., 314 p. Paris, 
1918. 

Le livre préparé par M. N. Bernard, qu'une mort prématurée nous a si 
tristement enlevé, a été édité par les soins de son maître le professeur Gos- 
tantin ; il nous a paru renfermer sur les questions de l'espèce et de l'évolution 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 77 

un résumé remarquable des recherches récentes des botanistes sur la matière 
qu'il était bon de porter à la connaissance des paléontologistes. 

Partant de ce point de vue que tous les êtres procèdent les uns des autres 
sans discontinuité, et qu'il est relativement facile d'expérimenter chez les 
plantes par la filiation et l'hérédité les conditions d'apparition des variations, 
on conçoit que la question de l'espèce se présente sous un aspect plus péné- 
trant qu'il n'a été possible de la poser jusqu'ici pour les animaux. 

Linné, dans sa classification, a toujours pris comme point de départ la 
stabilité de l'espèce, et jamais la variabilité n'est entrée dans ses préoccupa- 
tions. Cependant le choix des caractères qu'il adoptait pour délimiter chacune 
d'elles était au fond purement arbitraire ; les botanistes qui sont venus 
après lui ont modifié souvent les bases qu'il avait prises, ils les ont méconnues 
en changeant parfois les caractères qu'il avait choisis, ils en ont préféré 
d'autres qu'ils ont pensé plus typiques, ils ont créé beaucoup d'espèces 
nouvelles sans arriver jusqu'ici à fixer un critérium absolu pour chacune 
d'elles. Linné s'est servi des caractères les plus frappants, d'ordre très divers 
et la plupart du temps non opposables ; il pensait fixer des traits héréditaires 
et permanents et souvent il indiquait des caractères fugaces et individuels. 

Jusqu'à quel point les caractères sont-ils fixes ? Comment pouvons-nous 
distinguer ceux qui sont permanents ? Existe-t-il des caractères permanents ? 
M. N. Bernard a cherché dans les travaux déjà nombreux de la culture expé- 
rimentale une réponse à ces questions. Il précise son enquête par trois 
demandes : 

1° Quels sont les degrés et les modes de fixité héréditaire des caractères ? 

2° Quels caractères doit-on choisir comme spécifiques ? 

3° Quelle est l'amplitude de la variation ; peut-elle donner naissance à 
une espèce nouvelle ? 

Il faut dans toutes les expérimentations qui ont été faites se soumettre 
à des conditions rigoureuses : choix de graines identiques, éviter tout croi- 
sement, opérer sur des quantités importantes, mettre en variation autant 
que possible un seul facteur. 

Une mise à l'étude très prolongée de l'Orge (Hadeum distichum) a fait 
découvrir qu'on peut y distinguer huit groupes stables, à caractères absolus, 
qui n'ont pas changé depuis vingt ans qu'on les suit. Mais, brusquement, 
sans motif apparent, il apparaît un caractère nouveau ou mieux, une des 
parties seulement de la plante prend un développement inattendu; on dit 
que c'est un cas d'atavisme, un rappel de caractère ancien possédé par quel- 
que ancêtre et qu'il n'est peut-être pas entièrement nouveau, un caractère 
dormant devenu actif. 

Mais jusqu'à quel point la nature livrée à elle-même maintient-elle les 
formes et favorise-t-elle la reproduction des nouveaux caractères ? 

Le plus souvent, dans le champ le mieux préparé, le mieux surveillé, la 
variation apparaît sans que nous sachions pourquoi; et cependant c'est en 
partant de ces variations d'apparence spontanée, en les combinant avec 
des espèces bien connues, qu'on obtient des nouveautés horticoles. 

Que peut donner le croisement et l'hybriclité ? 

Il y a ici bien des questions qui restent inexpliquées ; l'hybridation donne 
des produits tantôt féconds, tantôt stériles. Bien des hybrides obtenus par 



78 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

un même croisement donnent des produits de caractères uniformes, et 
s'ils sont féconds ils donnent des formes qui se maintiennent fixes dans leur 
descendance, mais il existe tout à coup des retours inexpliqués vers le type 
primitif. Quand on rencontre des caractères intermédiaires, ils sont géné- 
ralement capricieux et ils ne peuvent servir à l'établissement d'espèces stables 
réellement nouvelles. 

Dans les croisements qu'on a beaucoup étudiés, la proportion des métis 
se présente analogue à celle que donne en mathématiques le jeu de hasard 
ordinaire des proportions. De plus, les cultures ont montré l'indépendance 
des caractères simultanés, ce qui a accru considérablement la difficulté du 
problème ; ce sont ces caractères qu'on a nommés « mendéliens » et qui 
flottent dans les sens les plus divers. On peut améliorer, perfectionner par 
la culture, mais toutes ces modifications tournent dans le même cercle sans 
qu'on arrive à dépasser d'étroites limites contenues dans une formule héré- 
ditaire, élastique, mais infranchissable. 

Hugo de Vriès a parfaitement vu ces faits et il attend l'espèce nouvelle 
d'un saut brusque; aucun fait précis expérimental n'a donné lieu ou provoqué 
ce saut et rien ne nous permet encore d'en dégager les motifs; nous ne pouvons 
à volonté en obtenir la répétition. Ainsi la culture, si intelligente qu'elle soit, 
ne permet cpie de fixer des formes fondamentales, d'en séparer des espèces 
qu'on y a réunies à tort, mais elle est toujours incapable de faire apparaître 
de toutes pièces une espèce nouvelle ; on peut éliminer les caractères acci- 
dentels, combattre des variations éphémères, perfectionner l'espèce, obtenir 
une taille constante, une coloration identique, une maturation précoce 
ou différée, mais aucune de ces modifications capitales qui sont d'ordre 
spécifique. Des statistiques importantes et prolongées ont été établies, des 
calculs de probabilités ont été appliqués au développement des séries, mais 
quand le nombre des observations est devenu assez grand, le fossé qui séparait 
les groupes s'est comblé et la liaison des variations autour d'une espèce type 
s'est précisée. 

Dans les grandes expériences culturales faites par de Vriès on a obtenu 
l'isolement et le renforcement d'espèces pures, toutes les modifications obte- 
nues se sont peu à peu stabilisées, les progrès se sont arrêtés, ils ont atteint 
une limite impossible à dépasser, qui restait comme une muraille infran- 
chissable. La sélection d'une élite marche d'abord assez vite, comme par 
exemple l'enrichissement en sucre de la betterave ; elle atteint progressi- 
velent un taux maximum au delà duquel l'amélioration devient insigni- 
fiante, s'arrête même totalement ; et, aussitôt que les soins cessent, le mou- 
vement rétrograde apparaît et la décroissance est rapide aussi ; les qualités 
de l'élite choisie cessent d'être héréditaires et la dégénérescence est conco- 
mitante avec la diminution des soins, engrais, arrosage, sarclage, etc. 

Ce qu'il est très important de noter, c'est que ces phénomènes d'hérédité 
sont les mêmes, qu'on emploie la multiplication asexuelle par boutures, 
marcottes, greffes, ou qu'on ait recours à la reproduction ovulacée , à la 
graine sélectionnée. 

Il semble qu'il existe pour quelques espèces stables, ou espèces élémentaires, 
une sorte de privilège qui les conserve et les maintient à travers les fluctua- 
tions saisonnières, qui les ramène, après des excursions sportives, dans le 
giron primordial dont elles sont les enfants terribles. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 79 

Il ne résulte pas cependant, de ces considérations, qu'il soit nécessaire 
d'abandonner les idées transformistes; elles constituent un instrument trop 
précieux pour que nous puissions les négliger ; mais nous n'assistons pas dans 
la nature au travail lent et continu que nous avions imaginé, nous ne trouvons 
nulle part que des espèces nouvelles soient sorties par des variations continues 
poursuivies dans la même direction d'espèces plus anciennes. Nous n'avons 
pas en face de nous une constante instabilité. L'adage de Linné « Naiura 
non fecit salins » est plus discuté que jamais et bien des botanistes arrivent 
à le nier, ils mettent en avant la théorie des mutations brusques, Œnothera 
Lamarihiana apparaissant spontanément au milieu d'autres Œnothera, sans 
préparation, et ayant acquis de suite sa fixité spécifique. Mais Œnolhera 
Lamarihiana est une espèce ancienne et quelques graines mêlées à d'autres 
ont pu provoquer sa réapparition ; on répugne à une apparition sans motif, 
car cette naissance nouvelle n'a en rien troublé la persistance d'espèces 
anciennes fixées, cultivées conjointement. Il semble à quelques-uns que la 
pomme de terre comestible a surgi brusquement au milieu d'autres solanées 
à caractères différents et sans aucun passage; heureuse apparition, mais 
apparitions isolées, très peu nombreuses et inexpliquées qui n'apportent 
aucune solution au problème de l'origine. 

En résumé, l'expérimentation en agriculture et horticulture, si développées 
qu'elles soient, n'ont fourni aucun document probant sur l'origine des espèces 
nouvelles; elles ne nous ont renseignés avec détails que sur la limite des va- 
riations entre lesquelles l'espèce peut osciller. 

On peut terminer en disant que les phénomènes examinés par M. Bernard 
sont de même ordre chez les animaux que chez les végétaux; les chiens 
offrent les mêmes variétés étendues que les roses, les bovidés ont éprouvé les 
mêmes modifications heureuses que les fruits comestibles. Certaines espèces 
sont plus plastiques les unes que les autres; et c'est sur la limite d'élasticité, 
supposée indéfiniment reculée, que le transformisme s'est fondé et qu'il 
paraît aujourd'hui venir s'échouer. Mais le maintien des espèces fixes 
n'est-il pas un phénomène aussi curieux et inexplicable que celui de la muta- 
bilité ? Le mur de la prison reste infranchissable, il est continu, et rien 
n'indique encore comment nous pourrons nous évader. 

G. Dollfus. 

2° ANALYSES SOMMAIRES 

Hollick, Arthur, and Britton, Elizabeth-G., A New American Fossil Moss. 
Forrey Bot. Club., Bull., vol. 42 — Jan. 1915 — pp. 9-10, figs. 1, 2a, 26, 2c. 

Description of a new genus and species of moss (Plagiopodopsis Scudderi) 
from the Tertiary (Miocène) shales of Florissant, Colorado. The illustrations 
include a photograph, natural size, of the spécimen, and enlargements sho- 
wing détails of the leaves and capsules. Its relation ship is, apparently, 
with the living genus Plagiopus. 

Sir A. Hollick. 



80 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Hollick, Arthur, A Preliminary Report by Mr. [Dr.] Arthur Hollock 
[Hollick] of the New York Botanical Garden, upon the Plants 
from the Pleistocene Deposits. Canada Géol. Surv., Départ, of Mines, 
Summ. Rep. for the Year — 1913 — pp. 133-135. Ottawa, 1914. 

This report consists of generic identifications of fossil plants impressions, 
mostly of leaves, contained in the Saint Eugène (Interglacial ?) silts of the 
Kootenay valley, British Columbia. The following gênera are represented : 
Iucca ?, Sticoria, Populus, Alnus, Fagus, Ficus, Ulmus, Cebalha, Cissam- 
pelos ?, Platanus, and Vitis. The leaves are closely similar to those of living 
species but, for the most part, are larger in sizz. 

Analyse de raideur. 

Hollick, Arthur, A Conspicuous Staten Island Bowlder Trail. Slaten 
Island Assoe. Arts and Se., Proc. vol. 5, pp. 8-9, — Oct. 1913, May 1914 
[Ap. 24, 1915]. 

Description of a bowlder trail of red gasperoid limonite on Staten Island, 
New- York, where it is a conspicuous feature which way be followed for 
several miles, from the front of the terminal moraine to the locality of the 
outerop. 

Analysis of the auihor. 

Hovve, Mars,hall-A., On some fossil and récent lithothamnieae of the 
Panama canal zone. Smiths. Inslif. U. S. Nat. Mus., bull. 103, pp. 1-13, 
pi. I-XI. Washington, 19 février 1919. 

Hovve, Marshall-A., Tertiary calcareous algae from the islands of 
S^Bartholomew, Antigua, and Anguilla. Carn. Instil. Washington, 
n° 291 — 17 octobre 1919 — pp. 9 à 19, 6 pi. 

Dans ces deux brochures, l'auteur décrit plusieurs espèces nouvelles de 
Mélobésiées de la région américaine ; dans le Nummulitique il signale : 

Lilhothamniuin Vaughani dans l'Oligocène de l'île Culebra, Lithothamnium 
isthmi dans l'Oligocène de la région du canal de Panama, Lithophyllum 
homogeneum de l'Eocène supérieur ou de l'Oligocène inférieur de St-Bar- 
thelemy, Lithothamnium concretum, Archœolitholhamnium affine, Litho- 
phyllum (?) molare, tous trois de l'Oligocène moyen de l'île Antigua. 

J'attirerai spécialement l'attention sur Lithothamnium concretum de l'Oli- 
gocène moyen d' Antigua, qui, d'après l'auteur, serait assez voisin d'une autre 
espèce fossile Lithothamnium Lacroixi Lem., découverte à la Martinique 
dans des roches rejetées par le volcan de la Montagne Pelée ; l'étude des 
Corallinacées n'avait pas élucidé l'âge de ces roches, qui est resté jusqu'ici 
indéterminé, car sur 7 espèces de Corallinacées étudiées trois seulement se 
retrouvent dans les formations aquitaniennes de l'île. Si l'identité des 
deux espèces L. concretum et L. Lacroixi était établie, ce fait apporterait 
un renseignement nouveau pour la détermination de l'âge de ces roches. 

Dans une série de gisements nummulitiques (Oligocène du canal de Panama, 
Oligocène moyen d' Antigua, Oligocène supérieur d' Anguilla, gisement de 
St-Barthélemy appartenant à l'Eocène supérieur ou à l'Oligocène inférieur) 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 81 

M. Howe a reconnu la présence d'un Lithoporella qu'il ne peut distinguer 
de l'espèce actuelle, L. melobesioides Fosl. de la région indo-pacifique, déjà 
signalée à l'état fossile en Nouvelle-Guinée sans indication d'âge. L'auteur 
met en évidence très clairement combien peu importants sont les caractères 
qui servent à différencier entre elles les quelques espèces de Lithoporella 
décrites jusqu'ici, et il est amené à comprendre l'espèce L. melobesioides 
d'une façon très large en y faisant rentrer une espèce américaine et une 
espèce africaine actuelles. Quels que soient les résultats des études ultérieures 
sur cette question, il est quant à présent très préférable que M. Howe n'ait 
pas cru devoir créer un nom nouveau pour les fossiles américains, puisqu'ils 
ne présentent pas de caractères distinctifs suffisants. 

M. Howe a découvert à l'état vivant, ainsi que dans le Pléistocène de la 
région du canal de Panama, une espèce d'Archseolitholhamnium Arch. 
episporum n. sp. Avant la découverte des deux nouvelles espèces d'Archœo- 
lithothamnium décrites par M. Howe, Arch. episporum et Arch. affine, dont 
il a été question plus haut, ce Genre était représenté à l'époque actuelle par 
7 espèces, et à l'état fossile par 11 espèces (1 espèce probablement carbonifère, 
9 espèces crétacées et nummulitiques, et 1 espèce miocène non décrite spéci- 
fiquement. 

En ce qui concerne la région américaine, on n'y connaissait qu'une seule 
espèce fossile : crétacée ; et de même à l'époque actuelle une seule espèce 
représentait ce Genre. Or d'après l'auteur Arch. affine et Arch. episporum 
n'ont aucune ressemblance avec les 2 espèces décrites jusqu'ici dans cette 
région. Par contre, il est très intéressant de constater que Arch. episporum 
aurait une certaine analogie avec l'espèce actuelle A. erylhrœum (Rothpl.) 
Fosl., de la Mer Rouge et de l'Océan Indien, dont on a cru voir un ancêtre 
dans Arch. Aschersoni (Schwag.) Foss. de l'Eocène de Lybie. D'autre part 
Arch. affine aurait des caractères communs avec Arch. Sibogae Web. et Fosl. 
de la région malaise. 

M. Howe fait remarquer combien il est difficile de déterminer les algues 
fossiles à l'aide des descriptions trop succinctes et des figures grossières que 
les auteurs ont le plus souvent données pour ces algues. Ainsi qu'il le dit très 
justement, il faudrait dans la plupart des cas avoir recours à l'étude des 
échantillons, ce qui est souvent pratiquement impossible ; cette insuffisance 
de documents a empêché quant à présent d'aborder l'étude méthodique de 
cette Famille. 

M me Paul Lemoine. 



Rectifications de nomenclature 

par M r M. Cossmann. 

En 1912, M. H. Hawkins a proposé un S.-G. de Pygaster : Megapygus, 
qui est homonyme de Megapyga Boehm, G. de Coléoptères (1850) ; toutefois, 
en présence des observations faites par M. Lambert sur le peu d'utilité 
de ce S. -Genre (v. Bev. crit., 1913, p. 35), on peut hésiter à proposer une 
nouvelle dénomination pour l'Echinide. 

Un double emploi de nomenclature générique ressort des tables de l'année 
1913 (t. XVII) de la présente Bévue : Nuculopsis Girty (1911), du Carbo- 



82 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

niférien, et Nuculopsis Rollier (1912), Pélécypode jurassique : comme il ne 
s'agit évidemment pas du même Genre, le second nom est à remplacer 
par Rollieria nobis. 

Dans ses Etudes sur les Veneridse (1913), Jukes-Browne a établi un G. 
Callizona sans en avoir vérifié l'homonymie : Ùallizona Westw. Lépid. (1850), 
Callizona Greef. Verni. (1876) ; il y a donc lieu de remplacer le nom du 
G. de Mollusques par Jukes-Brownia nobis. 

Biihinella alla Clessin (1888), espèce vivante, l'ait double emploi avec 
Valvala alla Dech. 1862 (= Biihinella alla in Gossm. 1888, Cat. ill. Eoc.) ; 
l'espèce actuelle doit être remplacée par B. Clessini nob. 

Boussac a proposé, dans son Etude sur le Nummulitique alpin, Solarium 
alpinum, dénomination préemployée par d'Orbigny pour une espèce néoco- 
mienne ; je substitue, pour l'espèce nummulitique, S. nummulitarum nobis. 

Je ne relève pas moins de trois Arca alala : la plus ancienne (1831) est 
une forme de Volhynie, décrite par Dubois comme Cuculla (sic) ; la seconde 
en date (1843) est une espèce crétacique de Matberon, que d'Orbigny a 
remplacée par subalata (Prod. et. 22, n° 677) ; enfin la troisième, du Portlan- 
dien de Russie, a été créée par. Retowski (1893) ; c'est pour cette dernière 
que je propose le nom A. Retowskii nob. 

Venus affinis Sow. (1855), espèce actuelle, est bomonyme d'une coquille 
oxfordienne nommée par Munster (in Goldf. 1839) ; l'espèce actuelle ne 
peut conserver son nom, et il appartient aux malacologistes d'examiner 
si la correction de nomenclature est réellement nécessaire. 

A ma connaissance, il n'existe pas moins de quatre Aclseon affinis : la plus 
ancienne (1836) est l'espèce cénomanienne de Blackdown, décrite par Sow. 
dans Fitton (Trans. Geol. Soc, t. IV, p. 242) ; d'Orbigny — qui avait employé 
le même adjectif pour un Aclseon du Néocomien (1842) — a lui-même 
rectifié son erreur dans le Prodrome (A. marullensis, t. II, p. 67) ; il reste 
donc A. affinis A. Adams (1850), du Pliocène, et A. affinis Muller (1851), 
du Maestrichtien ; mais il conviendrait d'examiner si ces deux dernières 
formes ne tombent pas dans la synonymie d'autres espèces et, dans ce cas, 
il serait bien inutile d'en changer la dénomination. 

Je signale encore deux Tellina œqualis, l'une de Mantell (Geol. Trans., 
t. III, p. 211), l'autre de Gabb (1869), également crétacique ; mais il n'est 
pas certain qu'une rectification soit bien nécessaire. 

Mayer-Eymar a proposé, en 1898, la dénomination Diplodonia Adamsi 
pour une espèce tertiaire ; or, en 1867, Angas a désigné sous le même nom une 
coquille des mers actuelles (Mysia) ; je propose, pour l'espèce de Mayer, 
Diplod. Eymari nob. 

Pecten aculiplicalus Alph. (1850), du Sénonien, a la priorité sur l'espèce 
jurassique décrite par Meek en 1864, sous le même nom ; il y a lieu de 
substituer à ce dernier P. oxycolpophorus nob. 

Seguenza a proposé, en 1880, Oslrea aculicosla pour une espèce miocénique ; 
or il existait déjà une Huître sénonienne de ce nom, Galeotti (1839) ; par 
conséquent je propose pour la coquille d'Italie 0. Soyuenzai nob. 

Triforis asper Jeffreys (1858), espèce actuelle, porte une dénomination 
préemployée par Deshayes (1865) pour une espèce lutécienne ; il y a donc lieu 
de dénommer la coquille vivante T. Jeffreysi nob. 

Le Genre Brachycnemius Williston (1913) est à peu près homonyme 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 83 

de Brachycneme Schaeff (Lépid. 1869), ou de Brachycnemis Schônh. 
(Coléopt.) ; peut-être y aurait-il à modifier le nom proposé par Williston ? 
Clarkiella Lambert (1916) est nettement identique à Clarkella Walc. 
1908 ; nous signalons cette homonymie à l'auteur, qui a peut-être déjà fait 
la rectification ? La même observation s'applique à Temnodiscus Lambert 
(1914), non Koken (1896). 

Je signale encore, sans proposer de rectification immédiate, l'homonymie 
évidente de Galeops Broom (1912) et de Galeopsia Rover. 1899, Galeopsis 
Jall et Calv. 1902. 

Pour Heleophilus Broom (1909), qui est identique, sauf la désinence mas- 
culine, à Heleophila Rondani (1856), je propose de le remplacer par Heleo- 
philtatus nob., qui a le même sens avec une aggravation superlative. De 
même, à la place d'.Ididops Broom (1912) — qui fait double emploi avec 
Iclidops Fick. (Genre d'Arachnide, 1875) ■ — je propose Homœptotus nob. 
Je relève — dans l'œuvre de Kiaer (1911) — les deux cas suivants d'homo- 
nymie : Micraspis (non Ghevrolat Col. nec Scudder 1894), qui est à rem- 
placer par Hirella. nob. ; et Plerolepis (non Rambur, Orthopt. 1841), à 
remplacer par Pteryjjolepis nobis. 

Pannonia Pallary (1916, Melanopsidé) était préemployé par Lôrenthey, 
en 1902 (Pannona), évidemment dans le même sens de la Pannonie ; c'est 
une correction que notre confrère d'Oran a peut-être déjà faite. 

Il semble bien que Pnigalion Watson (Rept. 1914) est homonyme de 
Pnigalio Schrank (Hymen. 1802); de sorte que M. Watson ferait bien de 
remplacer sa dénomination. 

Il y a identité complète entre Sienophragma Munro (1912, Cœlentéré) et 
Stenophragma Skuzze (Ins. 1890); je propose en conséquence Munzoa nob. 
pour le premier ; de même, en ce qui concerne Stenopora Munro (1912), 
non Lonsdale (1845), à moins que Munro ne l'ait interprété dans le même 
sens que Lonsdale ? 

M. Jousseaume a publié, en 1884, un Genre de Mollusques sous le nom 
Stolida, préemployé par Lesson pour un G. d'Oiseaux: je propose de substi- 
tuer Bistolida à la dénomination caduque du Mollusque. 

Le nom Cambodgia — que M. Mansuy a proposé, en 1914, pour une forme 
paléozoïque de l'Indochine — était préemployé, dès 1857, pour un G. de 
Lépidoptères (Guén.) ; je propose, par suite, Indosinia nob. à la place du 
plus récent. 

Conopeum Norman (1903), identique à Conopeum Gray (1848, Moll.), 
doit être désormais remplacé par Normanellina nobis. 

En dédiant à M. Guret (qui vient de décéder récemment) un S. -Genre de 
Nérinéidé, je ne m'étais pas aperçu qu'il existait déjà Curetia Stal. (1862), 
G. d'Hémiptères dédié à un autre naturaliste du même nom ; conformément 
aux règles de nomenclature, je remplace ma dénomination par Curetina nob. 
Porella Levinsen (1916), homonyme d'un G. de Mollusques (Roemer, 
1863) et d'un G. de Protozoaires (Gleve, 1899), doit être remplacé par Levin- 
seniula nob. 

Enfin il est à craindre que Stenocorys Lambert (1917) ne fasse confusion 
avec Stenocoris Burm. (Hém. 1835) ; peut-être notre confrère ferait-il bien 
de remplacer sa dénomination d'Echinide. 

M. GOSSMANN. 




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Bibliographie Scientifique Française 

ÉDITÉE A PARIS 

par les soins du 

MINISTERE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 

A pour objet de donner périodiquement la liste des travaux publiés en France, 
indexés dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs, et concernant les sciences 
mathématiques et naturelles, conformément au tableau du Catalogue interna» 
tional de littérature scientifique siégeant à Londres. 

[Les lettres H et K s'appliquent à la Géologie et la Paléontologie]. 

Les fascicules de la Bibliographie Scientifique française, élaborés par les 
membres de la Commission du Répertoire de B. S., sous la présidence de M. 
Lacroix, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, sont en vente à la 
librairie : 

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C 1 1925 

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REVUE CRITIQUE 



PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice GOSSMAiMS^ 

avec la collaboration de MM. F. A. BATIIER. F. CANU, G. DOLLFUS, H. 
DOU VILLE, FRITEL, L. JOLEAUD, J. LAMBERT, M. LERICHE, 
P. LEMOINE, ETC.. 



VINGT-QUATRIÈME ANNE E 

IsTTJls/L&ttO S. — JUILLET 1920 



Prix des années antérieures, jusqu'en 191(3, chacune : 10 fr. (sauf les années' 

1897-1899, qui ne se vendent plus séparément). 

Le prix de la collection complète et presque épuisée des vingt premières années 

est de 750 fr., majoration comprise. 

Le prix de la collection des années 1900 à 1919 inclus est de 200 fr., 

maj oration comprise. 

PRIX DE L'ABONNEMENT ANNUEL: }>o pR. ÎÎSS?) 



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PARIS 

Chez M. COSSMANN, Fondateur-Directeur 

no. Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 

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PUBLICATIONS DE M. COSSMANN 

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trois appendices III la Y 1 réunis 50 fr. 

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Franc. (1896-1904). 6 articles, 11 pi. et titre 15 fr. 

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(1900-1905). L'ouvrage complet, 51 pi., avec tables 80 fr. 

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Sur un gisement de fossiles bathoniens près de Courmes (A. -M.). — B. S. G. F. 

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avec tables (n'est publiée qu'en tirage ù part seulement) 25 fr. 

Le sixième article seul, avec 6 pi. et table de la l Te série 10 fr. 

Note sur l'Infr alias de Provenchères-sur-Meuse (1907), 4 pi 3 fr. 

Note sur le Callovien de Bricou (1907)^ 3 pi 5 fr. 

Le Barrémien ur g uniforme de Brouzet-les-Alais (G-ard). — Mém. Pal. Soc. Géol. 

de Fr. (1907-1916), 1 1 pi. et fig 

A propos de Cerithium cornucopïa" (1908), 1 pi. in-4° 3 fr. 50 

Etudes sur le Charniouthicn de ia Vendée (1907-1916), S pi. in-8° 15 fr. 

Iconographie complète des Coquilles fossiles de FEoeèue des environs de Paris 

(1904-1913). L'atlas compl. en 2 vol. in-4°, légendes et tables 125 fr. 

Pélécypodes du Monticn de Belgique (1909), 8 pi. in-4° ( Mém. Mus. ) 

Révision des Gastropodes du Montien. — l re partie. 1915 {roy. de Brux.) 

Concbologie néogéuique de l'Aquitaine. - Pélécypodes : les deux vol. in-4°, 

54 pi., 3 cartes, suppl., tables et conclusions \ 125 fr. 

T. III, Gastropodes 75 fr. 

The Moll. of thé Ranikot série. — l re partie (1909), S pi. in-4°. Calcutta. 

Description de quelques espèces du Bajjoeien de Nuars (1910), 1 pi 2 fr. 50 1 

Les Coquilles des Calcaires d'Orgon. — B. S. G. F. (1917). 8 pi 10 fr. 

Etude compar. des Foss. recueillis dans le Miocène de la Martinique et de l'Isthme 

de Panama ; 1 er art., 5 pi., in-8°. Journ. Conch. 1913 7 fr. 50 

Description de quelques Péléc. bradfordiens et eall. de Pougues 5 fr. 

Cerithiacee et Loxonematacse jurassiques (Mém. Soc. Géol. Fr.). 

Règles internationales de nomenclature zoologique, adoptées au Congrès de 

Monaco (1913) et annotées par M. Cossmann 5 fr. 

Monogr. illustr. des Moll. oligoe. des env. de Rennes 10 fr. 

Bajocien et Bafhonien dans la Nièvre. — En collaboration avec M. de Gros- 

s'ouvre (1920). B. S. G. F.. 4 pi 12- fr. 

S'adresser à l'auteur, 110, Faubourg Poissonnière. Paris (X e ) 
Envoi contre mandat postal, port en sus 



Majoration de "5&4S p. cent à partir du 1 er janvier 19SO 
et de »0 p. cent à partir du 1 er janvier 1991. 



1 192 

REVUE CRITIQUE 

DE 

PALÉOZOOLOCjIE 

ET DE PALÉOPHYTOLQGÏE 



3SrTjLm.ér«o 3 - J"u.illet 1990 



SOMMAIRE : 

Pages 

Paléozoologie : 

Mammifères, Reptiles et Amphibiens, par M. L. Joleaud 85 

Crustacés-Cirripèdes, par M. G. -F. Dollfus 102 

Paléoconchologie, etc., par M. M. Cossmann io3 

Céphalopodes, par M. Paul Lemoine ni 

Echinides, par M. .1. Lambert 119 

Crinoides, par M. F. -A. Bather isi5 

Foraminifèves, par M. G. -F. Doeefus . 125 

Paléophytologie, ]>ar M. P. Fritel 128 

Id. (Analyse d'auteurs), par M. A. Hoeeick i32 

Questions de nomenclatures, par M. A Cossmann 134 

Errata, par M. S.-S. Buckman . i38 



Paléozoologie 

IPaleozooloffy | JPaleozoologia 

M AM MI FEUE S, 
REPTILES ET AMPHIBIENS 

par M. L. Joleaud 

Moodie, Roy-L., Studies in Paleopathology. 

Sous ce titre général, M. Roy Moodie consacre, depuis cinq ans, une grande 
partie de son activité scientifique à des études de Paléopathologie, et il a 
bien voulu nous envoyer la série complète de ses travaux énumérés ci-après 
dans l'ordre habituel adopté pour les titres d'ouvrages analysés. Quoique 
ces recherches s'écartent un peu du cadre de notre Revue, il est indispensable 
d'en dire quelques mots, d'abord parce qu'il s'y agit — en somme — de 
Paléontologie, ensuite en raison du rôle que l'on peut attribuer aux influences 
pathologiques dans l'histoire de l'évolution, enfin pour mettre en garde 



86 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

les paléontologistes contre les erreurs de détermination qui pourraient 
résulter de déformations pathologiques dans les débris de Vertébrés qu'ils 
étudient. 

a) The caudal vertebr/e of a Sauropodous Dinosaur exhibiting a 
pathologicai. lésion. Amer. J Se. vol. XLI — juin 1918 — pp. 530-531, 
lfig. 

b) Bacteriologic and pathologic Evidences in post-geological Ages. 
Trans. Chic, pathol. Soc. — oct. 1916 — pp. 84-88. 

c) Studies in Paleopathology. I : Gêner. Gonsider. of the Evidences 
of pathol. cond. found among FOSsiL Animals. Ann. medic. HisL, I, 
no 4 — 1917 — pp. 374-393, 20 fig. 

d) Id. 11 : Pathol. Evidences of Disease among ancient Races of Man 
and extinct Animals. Surg. Gynecol. a. Obstelr., Chicago - - 1918 — 
pp. 498-510, fig. 1-45. 

e) Id. III : Opisthotonos and allied Phenomena among fossil Verte- 
brates. Amer. Naiur.. vol. LU — août-sept. 1918 — pp. 384-394, 8 fig. 

f) Pathol. Pesions among extinct Animals. Surg. Clinics of Chicago, II 
— 1918 — pp. 319-331. 

g) Paleontol. Evidences of the Antiquity of Disease. Scient. Monlhly — 
sept, 1918 — pp. 265-281, 21 fig. 

h) The Influence of Disease in the Extinctions of Races. Science, 

'N. S., vol. XLV — janv. 1917 — n° 1151 , pp. 63-64. 
i) Synthesis of Paleontol og y a. médical History. Science, N. S., vol. 

XLVIII — déc. 1918 — n« 1251, pp. 619-620. 
j) Opisthotonos. Science. N. S., vol. L — sept. 1919 — n° 1290, pp. 275-276. 
k) Paleopathology. Soulh. medic. Journ., vol. XII — avril 1919 — n° 4, 

pp. 182-184. 

c) Leidy, dès 1886, signalait un exemple de carie d'une dent de Mastodonte 
de Floride. Des os fracturés du vivant de l'animal d'une Hyène pléistocénique 
et d'un Anoplolherium ont été décrits depuis. 

Dans les considérations générales qu'il développe sur la Paléopathologie, 
M. R. Moodie insiste sur l'absence apparente de maladies chez les premiers 
animaux paléozoïques, sur l'immunité des Invertébrés actuels, sur l'origine 
des maladies, sur les lésions par parasitisme chez les Crinoïdes carbonifères, 
sur la pathologie des Vertébrés permiens, etc. 

Des cas de lésions osseuses s'observent aussi chez des Mammifères fossiles, 
Tithanolherium robustum de l'Oligocène du Dakota, Merychippus campeslris 
du Miocène, Smilodon du Pléistocène de Californie, Ursus spelseus d'Europe. 

Dans un tableau d'ensemble, M. Moodie nous montre les Bactéries non 
pathogènes (!) au Protérozoïque ( = Précambrien), l'absence de preuve 3 de 
maladies au Silurien et au Dévonien,la carie dentaire, la pyorrhée alvéolaire, 
les fractures, les calles, le parasitisme faisant leur apparition au Mississipien 
(..= Carbonifère), des lésions variées affectant les Reptiles du Mésozoïque, 
puis de nombreuses maladies se propageant au Cénozoïque. Cette vue 
synthétique — que renforcent des évaluations en millions d'années des 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 87 

temps géologiques — est peut-être bien en avance sur l'état de la Science-, 
mais elle témoigne d'activés recherches, de précieuses observations. 

e) L'attitude du squelette, dans les restes pétrifiés des animaux éteints, 
y révèle l'existence d'un phénomène analogue à celui que les médecins dési- 
gnent sous le nom d'Opistholonas. Dans cet ordre d'idées, M. Moodie insiste 
sur l'analogie des positions de Pterodaclylus micronyx d'Eichstadt, d' Archéop- 
téryx macroura, de Compsognathus longipes de Kelheim, de Struthiomimus 
alias, de Plesiosaurus macrocephalas, du Lias d'Angleterre et de Mosasaurus 
brasiliensis, du Permien du Brésil. Il y a là des faits qui paraissent, en effet, 
bien dignes d'attirer l'attention. 

f) M. Osborn a déjà signalé le rôle joué par les maladies dans l'extinction 
de certains groupes de Mammifères. Il s'est basé notamment sur l'existence 
de certaines maladies chez les animaux modernes comme celle connue au 
Texas sous le nom « rinderpest ». Des conditions favorables à la distribution 
des Tse-tse auront comme conséquence l'extermination de Quadrupèdes 
dont l'immunisation n'aurait pas été acquise. 

Troxell a suggéré que la phalange pathologique du Chameau pléistocénique 
du Texas était le résultat d'une exostose, que cette maladie avait pu être 
la cause de la mort de l'individu et avoir sa répercussion sur la destruction 
de l'espèce. 

i) Des traces de manifestations pathologiques ont été relevées depuis le 
Gambrien, où l'on constate que des Crustacés sont infectés par des Proto 
zoaires, jusqu'au Quaternaire (ostéophytes du fémur du Pithecanthropas, 
fractures de l'avant-bas de l'homme de Néanderthal, etc.). 

j) M. Moodie répond à diverses objections que MM. Dean et Matthew ont 
élevées contre son interprétation du phénomène dit opislhoionos, pleuro- 
Iholonos et emprosthotonos appliquée aux Oiseaux, Reptiles, Batraciens, 

Poissons. 

L: Joleaud. 

Moodie, Roy-L., A Coal Measures Amphtbian with an Osseous Tarsus. 
Amer. Journ. Se., vol. XXXIX — mai 1915 — pp. 509-512, 2 fig. 

Les os du tarse des Amphibiens des « Goal measures » de l'Amérique du 

Nord sont généralement en relation avec la spécialisation et la diversification 

des différents groupes géographiques. Leur forme combine, à un degré 

peu commun et remarquable, les caractères amphibien et reptilien. Les types 

décrits sont Eosaurus Copei Williston et IehthycanUuis plalypas Cope, 

l'un et l'autre de l'Ohio. 

L. Joleaud. 

Moodie, Roy-L., Some Récent Studies on Fossil Amphibia. Americ. 

Natar., vol. XL IX — juin 1915 — pp. 369-376. 

Les Mémoires analysés dans cette Note se réfèrent aux années 1912 à 1913 
et aux auteurs ci-après : F. Broili, R. Broom, E.-C. Case, E. Fraas, W.-K. 
Gregory, Fr. von Huene, D.-M.-S. Watson, S.-W. Williston, Cari Wiman. 

L. Joleaud. 



88 PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

DonthiU, Herman, Eryops ; Eryopsoides, Gen. Nov. from the New 
Mexico Permian. The Kànsas Univ. Se. Bull., vol. X. n° 10 — jantiary 
1B17 — pp. 237-242, in-8°, Lawrence. 

Le Genre Eryops a été créé par Gope pour des Stégocéphales Temnospon- 
dyles du Texas et du Nouveau Mexique. M, Donthitt propose le nouveau 
Genre Eryopsoides pour ceux du Nouveau Mexique qui ont reçu de Marsh 
en 1878 le nom Ophiacodon grandis, et de Gope en 1881, le nom Eryops 
reliculaius. 

Ainsi les Eryopsidss ne présenteraient — pas plus que les autres groupes 
de Vertébrés — des Genres communs au Texas et au Nouveau Mexique, con- 
trairement à ce qui avait été admis jusqu'alors. 

Les squelettes cVEryopsidte du Nouveau Mexique dénotent en particulier 
des animaux bien plus larges et plus courts que ceux du Texas. 

L. Joleaud. 

Lull, R.-Swan. On the Functions of the « Sacral Brain » in Dinosaures. 
Americ. Journ. Se, vol. XLIV — décember Jî)17 — pp. 171-177. 

Branco, dans ses éludes sur la faune de Tà'ndaguru, dons l'Est africain, 
admet, à la suite de Waldeyer, une certaine indépendance du cerveau sacral 
des Dinosauriens, qui serait spécialement en rapport avec les fonctions 
digestives et procréatrices. 

M. Lull ne partage pas celte manière de voir. Pour combattre cette hypo- 
thèse il discute le mode d'alimentation des différents groupes de Dinosau- 
riens. Les Théropodes carnivores auraient un système digestif qui rappellerait 
celui des Crocodiles et des Oiseaux granivores. Les Sauropodes, qui dérivent 
clairement des Théropodes. ont presque complètement abandonné les 
habitudes carnivores de leurs ancêtres pour se nourrir surtout de végétaux. 
Les Dinosauriens prédentés sont encore beaucoup plus différenciés : Campso- 
saurus et Laosaurus, du Jurassique et du Comanchien, étaient tout à fait 
analogue^ aux Ongulés avec leurs dents brachiodontes bien faites pour broyer 
les herbages comme celles du Cheval. Slegosaurus a un système dentaire 
moins parfait, composé de nombreux petits éléments ; il rappelle assez les 
Sauropodes et devait mener une vie aquatique ou amphibie. En somme, 
pour M. Lull, les Dinosauriens présenteraient des analogies à la fois avec 
les Crocodiliens et avec les Oiseaux et leur système digestif serait comparable, 
par le développement de ses différentes parties et par l'innervation, aux 
formes vivantes de ces groupes. Le professeur de Paléontologie de Yale 
University voit chez les Dinosauriens une gradation de développement des 
organes digestifs comparable à celle que l'on observe lorsqu'on examine 
comparativement, les Oiseaux granivores et insectivores. 

Chez les Reptiles, Pythons, Crocodiles, Tortues, le nerf vagus (10 e de la 
série crâniale) est le principal agent de transmission de l'action stimulatrice 
de l'activité digestive. Or les moules du crâne de Tyrannosaurus, de Sle- 
gosaurus et de Morosaurus nous font voir que, clans le groupe des Dinosau- 
riens, entre le 9 e et le ll e nerf crânien, existe un vagus relativement plus large 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 89 

que celui des Crocodiles. Il y a donc tout lieu de présumer. que ce nerf avait 
la même distribution et la même l'onction dans les deux grands Ordres de 
Reptiles; des faits tout à l'ait comparables s'observent chez les Oiseaux. 

Le canal spinal de Siegosaurus a été étudié en détail par l'auteur. Les dila- 
tations brachiales et sacrales du canal neural de ce Reptile, comme celles des 
autres Dinosauriens, étaient sans doute en relation avec le développement 
du système d'innervation de muscles de très grande taille. 

L. JOLEAUD. 

Willislon. S.-W. et Moodie, Roy-L., Ogmodirus Martinii, a new Ple- 
siosaur from the Gretaceous oe Kansas. The Kansas Univ. Se. Bull., 
vol. X, n° 5 — 1917 — pp. 71-73, pi. Î-V (phot.). Lawrence. 

C'est dans le Crétacé de Cloud coin il y, Kansas, qu 'a été trouvé ce nouveau 
fossile. Il possède des caractères intermédiaires entre les Elasmosauridse 
et les Plesiosauridœ, Familles dont les caractères différentiels, en dehors 
du crâne, résident surtout dans la structure de la ceinture pectorale. 

La diagnose du Genre FAasmosauriis a été donnée par M. Williston en 1906. 
Les dents sont remarquablement anisodontes ; le cou a soixante-seize vraies 
vertèbres cervicales et trois pectorales ; les centres augmentent de longueur 
jusqu'à la cinquante-huitième et ensuite diminuent jusqu'aux dorsales. 
Les cervicales postérieures et les dorsales sont beaucoup plus larges que 
hautes. La ceinture pectorale a de larges omoplates réunis sur la ligne mé- 
diane. 11 n'y a pas de foramen interclaviculaire, les caracoïdes sont lai - 
gement séparés, les côtes cervicales simples, les ischions courts. 

Les auteurs précités pensent que le nombre des vertèbres est sans doute 
un caractère spécifique et notent en passant que E. serpe mtinus a seulemenl 
soixante vertèbres cervicales. L'allongement des vertèbres, par contre, serait 
certainement un caractère générique, car il est commun à plusieurs espèces. 
Le rapprochement des omoplates, l'absence de foramen interclaviculaire 
pourraient être des caractères de Famille. 

Que le présent Genre soit distinct d'Elasmosaurus, c'est évident ; mais, 
tant que son crâne et sa ceinture pectorale resteront inconnus, sa position 
dans la Famille demeurera douteuse. 

Le Genre Ogmodirus (de ëypoç, allongé et deipT}, cou) a été fondé sur 
l'examen de cinquante et une vertèbres cervicales consécutives, de dix-huit 
vertèbres caudales, d'un humérus, d'un fémur, de divers os du carpe et des 
phalanges, d'un os iliaque, d'une portion de pubis, etc. Le tout, associé 
aux restes d'un autre Plésiosaure, a été recueilli probablement clans l'horizon 
du Foil Hays limestone de la base du Niobrara, ou peut-être, quoique im- 
probablement, dans l'horizon supérieur du Benton. 

Le seul autre Genre au long cou auquel Ogmodirus puisse être comparé, 
est Leurospondylus Brown, récemment décrit (1913). Les auteurs ajoutent 
qu'autant que la description et les figures de ce Genre s'appliquent aux 
présents matériaux, les deux Genres ne peuvent être distingués. On peut se 
demander, dans ces conditions, si la création d'un nouveau nom de Genre 
s'imposait réellement... 



90 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Quoi qu'il en soit, les descriptions et les mesures données par MM. Wil liston 
et Moodie faciliteront tous les rapprochements utiles dans le cas de découverte 
ultérieure de restes fossiles du même groupe. 

L. JOLEAUD. 

Gilmore, Ch.-W., Contributions to the geoi.ogy and paleontology 
of San Juan County, New-Mexico. 2) Vertebrate Faunas of the 
Ojo Alamo, Kirtland and Fruitland formations. U. S. Geol. Surv. 
Prof, paper 98-2. Washington — 1916 — pp. 279-302, fig. 28-42, pi. LXIV- 
LXXVIII. 

Dans cette Note, l'auteur a réuni toutes les données qu'il a pu se procurer 
sur la faune éteinte du grès de Ojo Alamo et des dépôts immédiatement 
sous-jacents. Cette faune a fait récemment l'objet de nombreuses descriptions 
dispersées dans des publications variées qu'il a compilées pour faciliter le 
travail des géologues. 

Les couches à Dinosauriens du bassin de San Juan ont donné Heu à la 
création d'un nombre considéra file de Genres et d'espèces, dont plusieurs 
malheureusement n'ont été établis que d'après des matériaux fragmentaires 
insuffisants pour fournir les éléments d'une description acceptable. Quelques 
diagnoses cependant sont bien établies et leur comparaison avec les formes 
voisines d'autres formations géologiques peut mettre sur la voie de l'âge des 
dépôts dont les fossiles ont été tirés. 

Dans une Note précédente, M. Bauer a divisé les couches à Dinosauriens 
en trois formations : 

1° La plus élevée ou Ojo Alamo, qui aujourd'hui comprend uniquement le 
grès supérieur, les conglomérats et les lentilles schisteuses interstratifiées ; 
2° le Kirtland et 3° le Fruitland. 

Des Vertébrés fossiles se trouvent partout dans ces dépôts, mais ils sont 
surtout abondants dans le Ojo Alamo et la partie supérieure de Kirtland. 
Clairsemés dans le grès Farmington (partie inférieure du Kirtland) et le 
dessous de ce grès, ils deviennent plus abondants dans le Fruitland. 

Les matériaux recueillis ne permettent pas encore de dire si chacune de 
ces formations possède une faune de Vertébrés caractéristiques. Actuellement 
l'on y a reconnu : des Dinosauriens (Kritosaurus narajovius Brown, Mono- 
clonius ? sp., Deinodon ?) : des Chéloniens (Neurankylus Baueri n. sp.. 
Bsena nodosa n. sp., Thescci^s rapiens Hay. Basilemys nobilis Hay, Adocus'? 
lineolafus Cope, A. vigoratus Hay, Compsemys sp., Plasloineims sp.. 
Aspidereles vorax Hay. A. ausîerus Hay, A. fonianus Hay) ; des Crocodiliens 
(Brachychampsa sp.) ; des Poissons (Myledaphus sp., Lepidosteus sp.) ; mais 
pas un Mammifère, ni un Oiseau, ni un Amphibie. 

Les Dinosauriens du bassin de San Juan, représentés par de nombreux 
fragments, ont été rencontrés en maintes localités et à différents horizons. 
Ce sont des os des membres, des vertèbres, des fragments de crânes et de 
dents détachées qui, pour la plupart, ont été chalcédonisés. Il en est commu- 
nément ainsi dans la formation du « Two Medicine » (NW "de Montana). 
L'on a observé le mode de fossilisation dans la « Judith River », mais jamais 
dans le « Lara mie ». 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH"VTOLOGIE 91 

Les Ghéloniens sont les mieux représentés clans les argiles schisteuses de 
Kirtland, où ils ont fourni deux espèces nouvelles, Baena nodosa Gilmore 
et Neurankylus Baueri Gilmore, qui appartenaient l'une et l'autre à la 
famille des Pleur osier nid-se. 

L'Ordre des Crocodiles figure dans les collections du bassin de San Juan 
sous la l'orme de nombreuses dents isolées, appartenant au moins à deux 
espèces distinctes. On en a trouvé fréquemment de semblables dans les 
formations de Judith River. Belly River. Two Medicine et Lance. 

Dans le Kirtland shale, on a recueilli des dents d'une espèce de Brachy- 
champsa de la Famille des Alligaloridse. 

Les Poissons sont représentés par ilvux Genres : Myledaphus qui a laissé 
un nombre considérable de dents en pavé, isolées ; Lepidosleus caractérisé 
par des écailles en losange. 

Des figures du Krilosaurus , de Neurankylus, de Baena, etc. accompagnent 
et complètent le texte de cet important résumé paléontologique. 

L. JOLEAUD. 

Matthew, W.-D., A paleocene Bat. Bull. Amer. Mus. Nal. HisL. vol. 
XXXVII, art. XX, pp. 569-571. New- York 1917. 

Cette Chauve-souris — que M. Matthew appelle Zpiiyeleris palaeocenus gen. 
et sp. nov. — n'es! représentée que par un crâne incomplet] provenant des 
couches situées à la base de !a « Wasatch formation)) du Colorado, qui appar- 
tient au Paléocène supérieur ou à l'Eocène inférieur. 

Dans Zanycteris sont combinés les caractères des . Stenoderminse, des 
Phyllonyderinse et des Sturnizinœ, de la classification de Miller ; mais il 
semble bien que le nouveau Genre appartienne aux Phylloslomatidse et spé- 
cialement à la Section pourvue de molaires frugivores. 

Les Phyllostomatidés actuels sont tous de l'Amérique tropicale, mais la 
découverte du nouveau Genre Zanycleris prouve qu'ils existaient déjà au 
Tertiaire dans l'Amérique du Nord ■; cette Famille était d'ailleurs repré- 
sentée dans les Phosphorites du Ouercy. La haute différenciation que 
présentaient déjà ces Phyllostomatidés tertiaires conduit à penser que l'Ordre 
des Chiroptères est fort ancien. Mais quand ces Mammifères ont-ils réellement 
apparu et à quelle époque se sont-ils adaptés au vol. c'est ce que l'on ignore 
absolument. 

L. Joleaud. 

Troxell, Edw.-L., The Verterrate Fossils of Rock Greek, Texas. Amer. 
Journ. Se, vol. XXXIX — 1915 — pp. 613-638, pi. IX. 

Le Peabody Muséum, de l'Université de Yale, ayant organisé en 19,12 une 
excursion à la Panhandle région du Texas, des ossements . variés furent 
rapportés de Rock Creek, parmi lesquels on reconnaît : 

deux Equidœ : Equus Scoili Giddey et Equus (Asinus) calobalus. n. sp., 

trois Camelidœ : Auchenia hesterna. Esehalius coriideus, E. macrocephalus ; 

quatre Canidse : Canis diTus, Canis lexanus, n. sp.. (cf. mississipensis), 



92 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

C. ? saevus, C. lemerarius; un Elephantidss : Elephas Columbi (ou un jeune 
imperaior), etc. 

Pour ces déterminations il a été fait usage, dans une large mesure, des 
rapports résultant de la comparaison d'un type avec un autre. 

Plusieurs paléontologistes, parmi lesquels Osborn, dans sa « Craniometry 
of the Equidœ», se sont servis du rapport d'une dimension avec une autre (\u 
même crâne, en appelant un tel rapport un indice. Pour compléter la des- 
cription des os longs et grêles, on peut de même y introduire l'indice de gra- 
cilité (index of slenderness), cpii s'obtient en divisant la moyenne de tous les 
diamètres du métacarpien par sa longueur. M. Troxell a trouvé ainsi 14,8 
pour l'indice de gracilité A E. calobatus dont- le canon est de très faible dia- 
mètre, 15,7 pour E. asinus, 17,00 pour E. caballus, 19,7 pour E. Scolli, 
qui était un animal pesant. 

L'indice de vitesse (speed index) s'obtient en divisant le diamètre trans- 
versal du corps du métacarpien par sa longueur. L'Ane possède le « speed 
index » le plus élevé, 8,68. Vient ensuite E. calobaias avec 8,17. puis E. caballus 
avec 7,20 et enfin E. Scolli avec 5.95. 

M. Troxell fait remarquer que si le « speed index » indique généralement 
le degi'é d'adaptation à la course, il est tout à fait probable que la légèreté 
a été excessive dans E. calobatus pour correspondre réellement à une grande 
célérité. C'est bien aussi mon avis et ce Cheval « échassier > s pourrait bien, 
d'ailleurs, n'être qu'un cas tératologique. 

Parmi les Chameaux fossiles rapportés de Rock Creek, Auchenia hesterna, 
plus élevé que le type de Camelus baclrianus conservé au Peabody Muséum, 
avait certainement les plus grands rapports avec le Lama de l'Amérique du 
Sud, quoiqu'il eût deux fois ou deux fois et demi sa taille. 

Eschatius conideus a des affinités bien plus étroites que Auchenia hesterna 
avec les Chameaux de l'Ancien-Monde. 

Quoique les Camélidés soient indigènes de l'Amérique du Nord, il n'y sont 
plus représentés dans la l'aune actuelle. Comme, d'autre part, le Pliocène 
inférieur de l'Ancien Monde en renferme déjà des restes, il faut admettre 
qu'une forme alliée à Auchenia a émigré antérieurement, vers l'Est, par la 
Terre de Behring. 

C'est par l'élude des rapports qu'ils présentaient que les ossements fossiles 
de Canidse ont pu être répartis par M. Troxell entre quatre espèces différentes. 

Les rapports peuvent fournir ainsi un moyen de distinguer les unes des 
autres bien des espèces voisines représentées seulement par des éléments 
dissociés. Evidemment certaines divergences individuelles seront parfois 
une cause d'erreur pour le paléontologiste, mais d'autre part la connaissance 
toujours plus exacte des limites — dans lesquelles se meuvent les variations 
spécifiques — conduira à une meilleure interprétation des rapports et indices 
résultant de la mensuration des ossements fossiles. 

L. JOLEAUD. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 93 

Fourlau. R., Contribution a l'étude des Vertébrés miocènes de 
l'Egypte. Minisiry of Finance Egypl. Survey Départ. — 1918. -- in-8°, 
110 p. nombr. phototyp. dans le texte. Le Caire. 

M. Fourtau vienl de nous faire connaître une importante série de Vertébrés 
du Miocène inférieur de l'Egypte. Cette faune complète fort heureusement 
les données que nous possédions sur les animaux supérieurs nord-africains, 
de l'Oligocène du Fayoum d'une part, du Pliocène inférieur de l'Oued 
Natroun d'autre part. 

Le gisement, décrit dans cet opuscule, est situé entre l'Oued Natroun et 
la vieille oasis d'Ammon (Syouch), dans les falaises qui dominent la dépression 
de Moghara. Découvert par M. Blanckenhorn, il avait été visité depuis par 
MM. Beadnell, Andrews, etc., mais n'avait fourni jusqu'à ce jour que de rares 
restes de Rhinocéros et de Maslodon. 

Pour M. Fourtau. Moghara serait burdigalien et non aquitanien comme 
on l'admettait auparavant. 

Parmi les Poissons qu'y indique l'auteur, je signalerai Prisiis sp., Mylio- 
baies variés, des Siluridés. Laies sp., etc. 

Les Reptiles sont très intéressants. Crocôdilus Llordi serait intermédiaire 
entre C. megarhinus Andrews, de l'Oligocène du Fayoum. et C. rhombifer 
actuel. Tomisloma Dausoni vient compléter la série des Gavialidés africains 
apparentés au petit Reptile de Bornéo et décrits précédemment, par M. An- 
drews, de l'Eocène et de l'Oligocène du Fayoum, et, par divers auteurs, du 
Miocène méditerranéen. Gavialis sp. est fondé sur un fragment de mandibule 
inférieure trop réduit pour que l'on puisse être affîrmatif sur son attribution 
générique : la présence, en Afrique, d'un vrai Gavial serait un fait nouveau 
intéressant au point de vue paléogéographique, si elle était confirmée. Le 
Gavialidé yen. et sp. ind. de M. Fourlau, paraît comparable à <*elui rapporté 
de l'Omo par M. Brumpt ; mais il est mal figuré. Le type auquel il appartient 
serait un Reptile africain curieux et relativement ancien, s'il y a bien identité 
entre les fossiles trouvés à Moghara et en Ethiopie. 

Les Chéloniens Pélomédusidés sont représentés, à Moghara, par Podoc- 
nemis segyptiaca Andrews, qui serait une simple mutation miocénique de 
P. fajumensis Andrews, de 1 Oligocène du Fayum. A côté de P. legyphaca 
déjà sensiblement plus grande que P. fajumensis, on trouve une seconde forme 
du même Genre. P. Bramlyi n. sp. de taille encore plus considérable. A ces 
débris sont associés des restes de Trionyx senckenbergianus Reinach. 

A l'Ordre des Cétacés appartiennent Cyrlodelphis aff. sulcalus P. Gervais 
et Delphi nus Vanzelleri. 

Aux Rhinocérotidés se rattache Teleoceras Snowi, plus grand que T. 
aurelianeme Noulet et T. brachypum Lartet du Miocène d'Europe. Cepen- 
dant T. Snowi semble, par divers caractères, être intermédiaire entre ces 
deux formes souvent confondues par les auteurs, mais distinguées par 
M. Mayet.qui y voit une mutation burdigalienne^et une mutation helvétienne 
d'un même phylum. Je crois qu'en somme T. Snowi pourrait être envisagée 
comme une race de grande taille et relativement évoluée de T. aurelianense. 

Un Acerolherium avait déjà été indiqué par Andrews à Moghara : 



94 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

M. Fourtau n'a pas eu de documents nouveaux intéressants sur cet animal. 

Par contre, la description de Brachyodus afrlcahus Andrews est heu- 
reusement complétée par notre confrère : l'espèce égyptienne, plus petite 
que B. onoideus Gervais, du Burdigalien de l'Orléanais, existe en Europe; 
c'est elle que M. Mayet nous a fait connaître des sables de l'Orléanais sous 
le nom B. inlertîiedius. D'ailleurs, B africains est incontestablement une 
forme à grande extension géographique, puisque M. Pilgrim l'a récemment 
signalée dans l'Aquilanien du Bélouchistaiï, avec B. giganteus Lydebber, 
forme géante du groupe. 

M. Fourtau décrit un deuxième Brachyodus de Moghara, B. Moneyi", petite 
forme de la taille des Cochons actuels. La détermination générique de cet 
Artiodactyle reste douteuse, puisque sa dentition supérieure nous est encore 
inconnue. 

Un Génie nouveau, Masritherium, représenté par une espèce inédite, 
M. Depereti, viendrait prendre place à côté de Brachyodus. La façon dont 
M. Fourtau tranche la question de l'attribution générique de ce type est 
faite pour surprendre : « Quant à l'attribution générique que je propose, 
elle me paraît justifiée par le seul fait que nous ignorons complètement la 
dentition antérieure de B. onoideus ou du moins que les documents la con- 
cernant sont trop peu positifs. Mais comme rien ne nous autorise à conclure 
que la formule dentaire de ces deux animaux était la même, j'ai cru plus 
conforme aux règles de les séparer génétiquement. » ' 

L'histoire du Genre Brachyodus a l'ait l'objet d'une série de Notes de 
M. Depéret (1895-1908). L'éminent doyen de la Faculté des Sciences de Lyon 
a suivi l'évolution de ce rameau phylétique depuis le Ludien (B. crispus) 
jusqu'au Burdigalien (B. onoideus). 

Tout dernièrement M. Martin Schmidt ( 1 ; a rapporté au même Genre 
une série d'espèces de l'Oligocène du Fayoum. Il serait, intéressant de pouvoir 
comparer les Brachyodus et types affinés du Burdigalien d'Egypte à ceux du 
Supranummulitique de la même contrée: malheureusement les simili-gravures 
du texte de M. Fourtau sont souvent d'une reproduction défectueuse et celles 
de M. Martin Schmidt laissent aussi à désirer. 

Les reconstitutions de crânes -- que donne M. Martin Schmidt -- de 
B. Cluai, du Sannoisien d'Europe, de B. brachyrhynchûs, du Stampieh d'Amé- 
rique, de B. Gorringei et B.Fraasi, de l'Oligocène d'Egypte, attribuent à ces 
animaux trois incisive^ et une canine. 

Le G. Mûsrilherium de M. Fourtau semble tout différent avec son unique 
incisive inférieure. On ne peut s'empêcher de rapprocher morphologiquement 
Masritherium et les Hippopotames archaïques, les Chœropsis qui n'ont aussi 
qu'une incisive inférieure. 

Evidemment aucun lien de parenté n'a existé entre Masritherium et Chœ- 
ropsis. Mais, dans ces deux types, comme aussi dans Aplerodon, dépourvu 
d'incisive, de l'Aquitariien de Beloutehistan, il fard voir l'indication d'une 
tendance qui se serait manifestée, vers le début du Miocène, à la réduction 
du système dentaire chez certains Artiodactyles pachydermes. 



t 1 ) Palaeontologische Abhandlungen, XV, 3, 1913, 112 p., 9 pi. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 95 

Un autre Mammifère africain, contemporain de Masrilherium, Merycops 
africanus Andrews, du Burdigalien de la région du Victoria Nyanza, 
malheureusement encore fort mal connu, a révélé un animal ressemblant 
à Merycopotamus et pouvant être l'ancêtre d'Hippopolamus, du moins 
si l'on s'en rapporte aux caractères d'une canine qu'on lui a attribuée. 

L'unique Hyracoïde trouvé auprès du Victoria Nyanza indiquerait que 
cet Ordre si abondamment représenté au Fayoum était en pleine régression 
au Burdigalien : ainsi s'expliquerait son absence à Moghara. 

Parmi les Proboscidiens, M. Fourtau distingue Masiodon angusiidens 
Iibyca nov. var. et M. Speneen nov. sp. La race libyca de M. angusiidens 
serait intermédiaire entre le Mastodonte du Burdigalien de l'Orléanais, et 
M. angusiidens ponfileviensis Mayet, de l'Helvétien du Blésois. Peut-être, 
pourrions-nous, voir dans cette remarque de notre collègue, une indication de 
nature à préciser l'âge du gisement de Moghara, qui se placerait entre le 
phase de dépôt des sables de l'Orléanais (Burdigalien) et celle des faluns 
du Blésois (Helvétien). Une telle conclusion serait d'accord avec les obser- 
vations rapportées ci-dessus sur le Teleuceras de Moghara, qui est aussi 
intermédiaire entre la forme burdigalienne (T. aurelianense) et la forme hel- 
vétienne (T. brachy pum) . Elle expliquerait Je stade d'évolution du Masiodon 
angusiidens libyca, qui est incontestablement beaucoup plus avancé que celui 
du M. a. pygmseus. du Burdigalien inférieur de Kabylie. 

Cette conclusion strafigraphique, qui ne semble pas expressément mention- 
née dans l'opuscule de M. Fourtau, est cependant conforme aux indications 
qu'il donne sur la faune marine des couches, à Vertébrés de Moghara, « faune 
qui est caractéristique des couches du Miocène égyptien située à la limite du 
Burdigalien et du Vindobonien ». 

J'ajouterai que l'un des éléments les plus caractéristiques de cette faune 
marine est Pecten Ziziniœ, que j'ai eu l'occasion de rencontrer abondamment 
en Provence, à Istres, précisément dans le Burdigalien supérieur. 

Masiodon Spenceri viendrait prendre place entre M. angusiidens et M. 
longirostris, entre les Trilophodon et les Telralophodon. Nous aurions dans ce 
type une confirmation que le Burdigalien supérieur de Moghara confine à 
l'époque et à la contrée où s'est effectuée la différenciation du type Masiodon. 

Les observations générales sur les Proboscidiens de Moghara • — que 
formule M. Fourtau — renferment une erreur sur la non-contemporanéité 
des premiers Dinolherium et clés premiers Masiodon en Afrique. Parmi 
ceux-là, le Dinolherium de l'Ouganda, D. Hobleyi Andrews, qui est burdi- 
galien, se présente comme moins évolué que D. Cuvieri du Burdigalien supé- 
rieur et de l'Helvétien. Au contraire, le Dinolherium d'Ethiopie (Orna) 
est au moins aussi évolué que D. giganleum du Vindobonien et du Pontien. 
Enfin un troisième Dinolherium qui vient d'être découvert dans les sables 
superposés aux phosphates du Kouif (Tebessa, Algérie) serait un D. Cuvieri : 
on pourrait donc peut-être voir dans les sables du Kouif non un représentant 
du Pontien, comme Je laisse entendre M. Brives ( 1 ), mais un dépôt datant 



i 1 ) Sur la découverte d'une dent de Dinolherium dans la sablière du Djebel Kouif près 
Tebessa. Bull. Soc. Ilist. Nal. Afrique du Nord, X, — 1919, — pp. 90-93. 



9fi PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

du Tortonien contemporain de ceux que l'on ;i observé dans la zone tunisienne 
voisine, au-dessus des phosphates du Redeyef.à l'O.de Gafsa ( x ).En tout cas, 
il reste acquis que les Masiodon et les Dinoiherium ont vécu simultanément 
en Afrique dès le début du Burdigalien. 

L 'attribution au Genre Hysena d'une dent trouvée à Moghara, si elle était 
confirmée par des observations postérieures, ferait reculer sensiblement dans 
le temps l'apparition de ce Genre, connu seulement jusqu'à présent du Plio- 
cène. 

Enfin l'intérêt qui s'attache désormais au gisement de Moghara est surtout 
accru par la découvrete de deux Simiidés. 

Sur le premier. Prohylobates Tantlyi nov. gen. et nov. sp,, M. .Fourtau ne 
donne malheureusement que de très mauvaises figurations d'une portion de 
la branche droite de la mandibule. L'auteur compare ce Simiidé à Pliopi- 
thecus antiquusidont il se distingue «par l'absence totale du bourrelet basilaire, 
par le moindre développement de la dernière molaire et par la position 
médiane du cinquième denticule de ses molaires ». Ce dernier caractère me 
paraît être du plus haut intérêt et je regrette que M. Fourtau n'ait pas 
comparé ses pièces fossiles au Parapilhecus Fraasi et au Propliopithecus 
Haeckeli, de l'Oligocène duFayoum: il aurait vu que c'était là l'un des élé- 
ments de différenciation le plus remarquable que l'on observe dans la série 
des Parapithecidœ-Hylobalidae ( 2 ) ; tandis que dans Parapilhecus et Proplio- 
piihecus;\e 5 e tubercule, l'hypoeonulidc d'Osborn, est dans l'axe de la dent, 
dans Pliopithecus et surtout dans Hylobates, il est situé à l'extérieur de l'axe 
de la dent. Par là donc le Prohylobates du Burdigalien d'Egypte vient se 
placer entre Propliopithecus de l'Oligocène d'Egypte et Pliopithecus du Vin- 
dobonién d'Europe. Le fait que le denticule postérieur est relié au tubercule 
postéro-externe (hypoconide d'Osborn) chez Prohylobates confirme cette 
interprétation. D'autre part, le bourrelet basilaire bien développé dans 
Pliopithecus manque dans Propliopithecus, d'où nouvelle analogie entre ce 
dernier et Prohylobates. 

Dryopithecus mogharonsis est, pour l'auteur, « une forme naine du Genre 
Dryopiiheeus ». Cette remarque tient à ce que les comparaisons de M. Fourtau 
n'ont porté que sur l.) Foniani Lartet. Mais M. Schlosser a, depuis 1902, 
rapporté au même Genre Paidopithex rhenanus Pohlig 1895 (= ? Pliohy- 
lobates Eppelsheimi Dubois 1897). du Pontien des Alpes, de la Souabe et 
d'Eppelsheim. Par sa taille, ce D. rhenanus est assez comparable à U. mogha- 
rensis. dont il diffère, d'ailleurs, nettement par l'absence de bourrelet 
basilaire. 

S'il est normal que le plus petit des Dryopithèques, D. mogharensis, soit 
eu même temps le plus ancien (Burdigalien supérieur), il est surprenant que 
l'espèce qui s'en rapproche le plus comme taille soit la plus jeune, D. rhe- 
nanus du Pontien supérieur. Ce Genre a eu son maximum au Sarmatien 
aussi bien dans l'Inde qu'en Europe. 



(!) L. Joleaud. Bull. Soc. Géol. France, 4, XVIII, — 1919, — pp. 189-190. 
{'-) V. par exemple Gregory, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist., XXXV, XIX. — 1916, — 
pp. 28 lig. 10. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 97 

Les documents rassemblés par M. Fou-rt.au sur les Simiidés du Miocène 
africain offrent un très grand intérêt. J'y vois, en effet, la démonstration 
que les deux Sous-Familles distinguées par les auteurs modernes dans les 
Anthropoïdes, les Hylobatinés (Gibbons et formes ancestrales) et les Simiinas 
(Gorille, Chimpanzé, Orang-outang, Dryopithecus et formes affinées) étaient 
déjà nettement différenciées au Burdigalien. Une telle conclusion ne doit pas 
nous étonner depuis que la découverte des faunes oligocènes du Fayoum 
a démontré la très grande ancienneté des Singes voisins de l'Homme. 

Une série de Vertébrés africains de même âge que ceux étudiés par 
M. Fourtau ont été décrits en 1914 par M. Andrews de la région du Victoria 
Nyanza. Aucune espèce ne paraît commune aux deux localités, sauf peut être 
Podocnemis segypliaca Andrews, mais seulement quelques Genres, Crocodilus, 
Podocnemis, Brachyodus et Mastodon. Par contre, les deux faunes se com- 
plètent remarquablement : les Gaviahdés, les Acératheriinés, les Téléo- 
cératinéSjles Hyeenidés, les Simiidés, que nous ne connaissons pas de l'Afrique 
orientale, sont représentés en Egypte, tandis que les Testudininés, les Céra- 
torhinés, les Dinotberiinés, les Hyracoïdes, les Rongeurs Théridomyidés, 
les Félidés, trouvés près du Victoria Nyanza, n'ont pas été signalés à Mo- 
ghara. D'ailleurs les Gavialidés, et les Simiidés, aussi bien que les Testu- 
dininés, les Hyracoïdes et les Rongeurs Théridomyidés, étaient également 
bien représentés déjà à l'Oligocène dans l'Afrique nord orientale. 

L. JOLEAUD. 

Hay, Oli /er P., On a collection of fossil Vertebrates made by Dr F. W. 
Gragin from the Eouus Beds of Kansas. The Kansas Univ. Soi. Bull.,. 
vol. X, n° 4 — janv. 1917 — pp. 39-51, pi. I-III. Lawrence, in-8°. 

Les ossements fossiles décrits dans cette Note se réfèrent à Tesludo equi- 
cornes, Mylodon Harlani Owen, Hipparion Cracjini, Eqaus complicatus Leidy 
Camelops huerfanensis Cr\gin. Canis occidentalis ? Richardson est un 
grand Félin inclét .. Ils proviennent des graviers de la terrasse inférieure du 
comté de Made, dans l'Etat du Kansas. 

Tesludo equicomes est distinct de Gopherus polyphemus et aussi de la grande 
Tesludo crassicincla, qui a habité le Kansas et les régions plus au Sud au 
début du Pléistocène. 

Mylodon Harlani est une espèce déjà connue, différente — quoique 
voisine — de M. Gavmani Allen. 

Hipparion Cragini est rapproché par M. Hay de H. gralum Leidy, qui 
est une forme bien plus ancienne, remontant au Pontien, de petite taille et 
à protocone elliptique. Il est assez étonnant qu'une petite forme de ce Genre 
se trouve dans le Pléistocène. M. Hay rappelle, il est vrai, que des Hipparion 
ont déjà été signalés dans le Pléistocène du Iowa et du Missouri. 

Equus complicalus Leidy est, paraît-il, bien distinct de E. Leidyi Hay. 
Celui-ci a été regardé parle docteur Gragin comme E. curvidens Owen : mais 
les dents de l'espèce sud-américaine ont l'émail moins compliqué. L'Equidé 
du Kansas est aussi comparé à E. excelsus Leidy. Je n'insisterai pas davan- 



98 PALÉOZOOLOGIE ET PALOPHYTOLOGIE 

tage sur cette question. On sait combien certains paléontologistes américains, 
et M. Hay en particulier, ont multiplié dans ces derniers temps les espèces 
d'Equidés quaternaires : une revision synthétique s'impose à la suite de 
ces recherches minutieuses ; il faudra réduire les types, dégager les formes 
prédominantes et grouper les autres autour d'elles à titre de variétés. 

Les dents de Camelops huerfanensis ne sont malheureusement représentées 
que par des vues latérales, sans figure de la couronne, ce qui rend toute com- 
paraison bien difficile. 

L. Joleaud. 

Dice, Lee-Raym., Systematic Position of Several American Tertiary 
Lagomorphs. Univ. Calif. Publ. Bull. Départ. Geol.. vol. 10 — ■ 23 mars 
1917 - n° 12, pp. 179-183. 

Différents Rongeur^ lagomorphes du Tertiaire américain avaient été 
jusqu'à présent placés parmi les Lepus et les Palœolagus L'auteur en fait 
trois Genres nouveaux. 

Arehaeolaçjus pour Lepus ennisianus Cope, de l'Oligocène supérieur des 
« John Day beds » de l'Orégon ; 

Hypolagus pour Lepus velus Kellogg, du Miocène moyen des « Virgin 
Valley beds » et du Pliocène des « Thousand Greek beds » du comté de Hum- 
boldt. du Nevada. 

Oreolagus pour Palœolagus nevadensis Kellogg, du Miocène moyen des 
« Virgin Valley beds » du comté de Humboldt. du Nevada. 

Hypolagus, pur les caractères de ses dents et de son squelette, est. en général 
beaucoup plus simple que Lepus et peut être considéré comme une forme plus 
voisine de l'ancêtre probable que les divers autres types actuels. 

Archseolagus est une forme beaucoup plus primitive que Hypolagus et 
pourrait bien être son progéniteur. 

Oreolagus doit être considéré comme un Ocholomidse aberrant; il n'est 
probablement l'ancêtre d'aucune espèce connue, car il a vécu dans l'Amérique 
du Nord longtemps avant l'apparition d'Ocholoma. 

Une telle conclusion paraît justifier la création de cette nouvelle coupure 
générique. Oreolagus aurait donc représenté dans le Nouveau-Monde les 
Lagomyidés à l'époque du Prolagus d'Europe. 

La distinction cl' Archœolagus el à' Hypolagus en tant cpie Genres spéciaux 
s'imposait peut-être moins . 

L'auteur nous indique bien un caractère différentiel entre Arclueolagus 
et Palseolagus, de l'Oligocène inférieur nord-américain; il eût été intéressant 
qu'il nous précisât la place, dans cette série de types tertiaires nord-américains 
de la Famille des Leporidse, rie Palseolagus, le seul Genre que l'on y avait 
jusqu'à présent distingué, 

L. Joleaud. 

Joleaud, L., Les Gazelles pliocènes et ouaternaires de l'Algérie. 
Bull. Soc. Géol. Fr., Je série, XVII -- 1917 — pp. 208-225. 

Pomel avait distingué 11 espèces de Gazelles fossiles en Algérie, où l'on 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 99 

n'en connaissait alors que 3 vivantes. Comme les zoologistes modernes- en 
distinguent aujourd'hui 6, la révision des formes de Pomel était devenue 
nécessaire. . .. .. 

A la Gazella dorcas, des plaines de la Berbérie, peuvent être rapportées 
G. Thomasi pliocène et G. subgazella quaternaire. 

G. Cuvieri, des montagnes de l'Afrique du Nord, a été signalée à l'état 
fossile sous les noms G. kevella, G. subkcvella et G. setifensis. 

Par contre, G. lepioceros Loderi,\a Gazelle actuelle des dunes, ne semble pas 
représentée dans la faune quaternaire algérienne. Son absence, comme celle 
de VAddax nasomaculala et du Fennec, conduit à penser qu'il ne s'est point 
établi au Pléistocène, en Berbérie, un réseau de dunes comparable à celui 
où vivent actuellement ces animaux dans le Sahara. 

G. isabella des plateaux (Lamadas) sahariens nous est connue, à l'état 
fossile, sous les noms G. allaniica du Taya, et G. nodicornis d'Ain Oumata. 
Cet Antilope est bien reconnaissable sur les gravures rupestres des Ksours, 
où Pomel l'a prise pour un /Egoceros. G. isabella a donc habité jadis les régions 
montagneuses de l'Est constantinois et du Sud oranais, comme elle vit encore 
aujourd'hui dans les hauts pays abyssins par 1.000 à 1.300 m. d'altitude. 

La Gazelle rouge ou Corinne nord-africaine (G. rufifrôhs rufina), qui nous 
est connue seulement par deux peaux achetées l'une à Alger par Loder, 
l'autre à Oran par Pallary, a été observée à l'état fossile depuis le Tell oranais 
jusqu'aux hautes plaines de Numidie (G. oranensis). 

G. dama (Nanguer) mhorr, que l'on ne trouve plus maintenant que dans 
le Sud-Ouest marocain et dans le Sahara central, remontait autrefois jusqu'au 
littoral méditerranéen (G. massaessilia de Béni Sof ; G. crassicornis d'Alger 
et de Constantine) : comme G. isabella. G. dama se retrouve jusque dans les 
zones élevées de l'Abyssinie. 

La Section très particulière Malschica, qui n'est connue que de l'Afrique 
orientale, était représentée au Quaternaire, en Berbérie, par une forme 
affine de G. Granli. 

Enfin un type très spécial de Gazelles, G, triquetricornis, des grottes d'Alger 
et de Bougie, semble se rapprocher de certaines Dorcades asiatiques, comme 
G. Bennelli. Celle-ci se présente, d'ailleurs, en quelque sorte, comme le 
trait d'union géographique et morphologique des Gazelles africaines et des 
Gazelles hindo-iraniennes (G. subgutturosa et gullurosa). 

Lilhocranius, Genre apparenté de très près aux Gazelles et limité dans la 
nature actuelle au pays Somali, était répandu au Villafranchien jusque dans 
le Nord de l'Afrique, où Pomel l'a, sous le nom Antilope leporina, confondu 
avec Grimmia. On sait que la Gazelle-Girafe est, par sa dentition, le plus 
primitif de* Antilopes actuels : il est donc intéressant de constater son 
existence en Algérie dès la fin des temps tertiaires. 

Analyse de l'auteur. 

Joleaud, L., Notice géologique et paléontologique sur la grotte 
des Pigeons (Constantine). Rec. Nol. Mém. Soc. Archéol. Constantine, 
XL — 191G — 11 p., 1 pi. phot. 

La faune de cette grotte comprend : un Zèbre à rapprocher de Equus 



100 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGI E 

Burchelli Granii de l'Afrique orientale ; le Sanglier ; la Gazelle de montagne ; 
la Chèvre, déjà représentée par un type sans cornes, encore aujourd'hui 
commun en Algérie ; le Mouflon à manchettes ; le petit Bœuf ; le Buffle 
antique. 

Analyse de l'auteur. 

Fortin, Raoul, Note sur la Marmotte fossile a Alizay (Eure). Congrès 
Millén. Norm. — 1911 — 1 p. 

'L'exploitation — pour une briqueterie — des limons superposés à la ter- 
rasse d' Alizay, sur le bord de la route de la vallée d'Andelle, a permis de 
recueillir des restes de divers Mammifères, Elephas primigenius, Equus 
caballus. Bisou priscus, Arçtomys marmolla : les ossements de cette der- 
nière espèce indiquent des animaux de taille plutôl faible. 

L. JOLEAUD. 

Fortin, Raoul, Notes de géologie normande. XII, Ossements fossiles 
de Marmotte découverts a Alizay (Eure). Bull. Soc. Norm. El. préhist., 
I XVIII — 1910 — Cep. 2 pi. phot. Louviers, 1912. 

Dans cette Noie. M. Fortin développe les observations qu'il avait exposées 
brièvement devant !<■ Congrès du Millénaire normand et qui sont résumées 
ci-dessous. 

Les dimensions des restes fossiles trouvés à Alizay révèlent un Rongeur 
de taille intermédiaire entre Arçtomys marmolla et A. primigema. Je crois 
donc que l'on peut voir dans ces trouvailles une nouvelle confirmation de 
l'identité spécifique (\e^ deux marmottes de nos pays. 

L. Joleaud. 

Fortin, Raoul. Notes de géologie normande. XIV. Ossements de Cervus 
elaphus Lin., du Limon des versants, découverts a Montfort- 
sur-Risle (Eure) Soc. des Amis Sci. nal. Rouen - - 1912 — 4 p., 6 
fig., 1 pi. phot. 1913. 

Au début de sa Note, M. Fortin dit que l'origine et le mode de dépôt 
des limons des plateaux demeurent encore dans le domaine des hypothèses. 
L'énoncé d'une telle affirmation étonne. Les limons du pied des coteaux ont, 
au contraire (!), un âge bien défini, qui en fait un des termes de l'époque qua- 
ternaire. 

Ce sont les limons des versants de la Risle qui ont présenté près de 
Montfort des bois d'un Cerf un peu plus fort, semble-t-il, que le Cerf actuel. 

L. Joleaud. 

Fortin, Raoul. Notes de Géologie normande. XV. Sur la présence 
de l'Elephas primigenius dans le Limon des plateaux aux environs 
de Rouen. Bull. Soc. des Amis des Se. nal. Rouen. -- 1914-1915 — 4 pi. 
1917. 

M. Fortin, signale comme ayant été trouvés à la briqueterie de Mesnil- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 101 

Esnard, près Rouen, un silex de type acheuléen, un silex de type moustérien, 
des ossements de Rhinocéros tichorinus, de Bos, cVEquus et cïElephas pri- 
migenius. 

L'auteur rappelle que, dans toute la région de Rouen, la zone supérieure 
des graviers de la basse terrasse est caractérisée par Rhinocéros tichorinus 
et Elephas primigenius, tandis que la zone inférieure de ces cailloutis renferme 
Elephas antiquus, Rhinocéros Mœrcki et Hippopotamus major. 

M. Fortin en conclut que la zone inférieure des limons de la région des 
plateaux de Rlosseville-Bonsecours-Boos est synchronique des graviers 
supérieurs des bas niveaux. Cette déduction n'est pas tout à fait exacte, 
comme l'ont démontré en particulier les beaux travaux du regretté Commont. 

L. JOLEAUD. 

Wills, L.-.I., The structure of thé iower jaw of Triassic Labyrin- 
thodonts. Proc. Birmingham Nal. Hist. et Phil. Soc, vol. XIV, part. 1 
— 1916 — pp. 1-16, 2 pi., 11 text fig. 

L'auteur donne la description des mâchoires de Diadelognalhus ? Miall 
et de Labyrinihodon lepiognalhus Owen, des grès keupériens inférieurs de 
Bromsgiove, Worcestershire ; à cette occasion, il fait la revision de l'ostéo- 
logie d'autres Labyrinthodontes du Trias d'Angleterre. La similitude de la 
structure de cette mâchoire avec celles des Stegocephalia, et de quelques 
Rhizodontes Ganoïdes du Permien et du Carboniférien, est prouvée par 
l'existence des pièces suivantes : articulai", pre-articular, angular, sur-angular, 
splenial and 2 ou, peut-être, 3 éléments coronoïds, dont l'un denticulé. 

Analyse de l'auteur. 

A cette analyse un peu brève, nous ajoutons que la suggestive compa- 
raison — faite par M. Wills — porte non seulement sur les deux espèces 
précitées, mais encore sur : Diadelognalhus varuicensis Miall, Labyrinthodon 
Jsegeri Owen, L. Lavisi Seeley, L. pachygnalhus Owen. avec de bonnes 
figures à l'appui ; ce sont donc de précieux matériaux pour l'étude de l'évo- 
lution des Vertébrés. 

Noie de la Direction. 

Dubois, G., La faune quaternaire de la base de l'Ergeron a Cambrai. 
C. R. Ac. Se, t. 170, n° 14, — séance du 6 avril 1920, p. 850 — Paris. 

Riche faune oe Mammifères quaternaires, au faubourg de St-Dmon. On 
peut remarquer dans cette faune : 1° des formes peu typiques et peu loca- 
lisées ; 2° des formes de steppes ; 3° une forme de montagne, Arvicola nivalis ; 
4° des formes arctiques, dont certaines très caractérisées des toundras ; 
5° une forme de climat tempéré, plutôt humide,- Arvicola amphibius. 

Un tel mélange de formes — si caractéristiques au point de vue climaté- 
rique — paraît dû à une avancée à la fois brusque et considérable du glacier 
septentrional, lors de la glaciation wurmienne. 

Résumé de l'auteur. 



102 PALÉOZOOLOGIE ET PAI ÉOPHYTOLOGIE 

CRUSTACÉS- GIRRIPÈDES 

par M. G. -F. Dollfus 

Withers, Thomas-H., The Girripede Genus Stramentum (Laricula), 
its history and structure. Ann. and Mag. N. H., — janvier 1920 — 
pp. 65-84, 2 pi Londres. 

La présente Note a été provoquée par l'arrivée — dans les collections du 
British Muséum — d'échantillons de Girripèdes de la craie de Niobrara dans 
le Kansas, et appartenant à Slramenlum Haworihi Williston sp. (Pollicipes) 
1896. Il n'est pas douteux que cette forme soit très étroitement alliée à Lorieula 
pulchella Sow. (1843) de la craie d'Angleterre, décrit à nouveau par Darwin 
dans, sa monographie en 1851. Mais ce nom Loricula ne peut être conservé, 
car il avait été employé antérieurement, par Gurtis (1833) pour un Hémiptère ; 
la correction en Slramenlum a été faite par Logan en 1897, au moment de la 
publication d'espèce* nouvelles de la même craie du Kansas. C'est une 
magnifique capitule à pédoncule trilobé couvert d'écaillés articulées très 
nombreuses, et dont le* valves demeurées en connection permettent une étude 
complète ; il en résulte que Darwin s'est mépris dans l'attribution des pla- 
quettes, car l'une d'entre elles manquait dans l'exemplaire qu'il avait eu 
entre les mains, et qu'il faut rétablir à nouveau aujourd'hui en entier leur 
nomenclature, bien que le nombre de dix indiqué par lui puisse rester le 
même. La distribution de S. Haworihi dans la craie, du Génomanien au 
Sénonien, en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, dans le Liban, est 
aujourd'hui d'un grand intérêt; il est toujours attaché à des corps flottants. 

Mais de la structure maintenant révélée du G. Slramenlum on doit conclure 
que c'est un groupe tout a fait anormal parmi les Girripèdes et qu'il doit 
former le noyau d'une Famille nouvelle, celle des Stromentidœ, dans laquelle 
toutes les valves du capitulum sont pairées et symétriques, et toutes les 
écailles du pédoncule ne se recouvrent pas en s'entre-croisant mutuellement. 
Ces observations font tomber toutes les conceptions phylogénétiques anté- 
rieures sur l'origine des Verrucidse et des Balanidse. 

G. -F. Dollfus. 

Withers, Th.-IL, Some pelecypod Shell fragments descrired as Girri- 
pèdes. Geol. Magaz., — avril 1918 — pp. 168-173. Londres. 

Examinant d'anciens échantillons, M. Withers arrive à montrer que des 
fragments d'Aile de Pecten ou d'Avicules ont été pris pour des plaquettes de 
capitule de Cirripède. Ainsi Zoocopsa dolichorhamphia Seeley 1870, du Lias, 
doit disparaître de la nomenclature, de même Pollicipes alalus Tate (1864- 
1870) également du Lias, et Scalpellum solidulum Steenstrup de la craie 
de Scanien; ce sont là des erreurs qui peuvent grandement troubler les ten- 
tatives phylogénétiques. ~ _, _. 

G. -F. Dollfus. 

Withers, Thomas H., The Girripede surgenus Scill/elepas and its 

PROBABLE OCCURENCE IN THE JuRASSIO ROCKS. Afin, ttlld M<IC). Ndl. 

Hisl. — mars 1920 — pp. 258-264, 1 pi. Londres. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 103 

L'auteur, dont nous avons déjà eu l'occasion d'analyser les travaux sur les 
Cirripèdes, a étudié cette fois un échantillon anciennement recueilli dans le 
Lias de Mickleton, dans le Glocestershire, mais qui n'avait pas encore été 
décrit. Presque toutes les plaquettes ont été trouvées : carène, tergum, 
scutum, mais aucune en connexion; elles suffisent cependant pour assurer 
l'attribution au G. Calantica (Scillselepas) Gaveyi. D'autres débris ont 
déjà été signalés du Lias et, de l'Oolite en Angleterre, en France et en 
Allemagne et rapportés au G. Pollicipes, mais qui entrent dans des Genres 
ou Sous-genres nouveaux et notamment dans le Sous-genre Scillselepas, 
caractérisé par le nombre de ses valve.- et par leur forme allongée. 

G. -F Dollfus. 

PALÉOCONCHOLOGIE, ete. 

par M. M. Cossmann 

Chapman, Fred., New or little known Victorian fossils in the Na- 
tional Muséum. Part XXIT : Paleozoic Worms ; with évidence of 
Soft Parts. Proc. Roy. Soc. Vicl. 31 (N. S ), part, II - 1918 — pp. 
315-324, pi. XIII-XIV. Melbourne, 1919. 

Cette Note est relative à la découverte d'exemplaires bien conservés 
d'appendices prostomiaux « gill plumes » d'un Chsetepoda attribué au G. Tra- 
chyderma Phillips : de l'axe se détachent des branches plumiformes, incur- 
vées et sigmoïdales, qui rappellent Dasyehone capensis où les pinnules sont 
garnies de nombreux « eye-spots ». Ce fossile silurien de Melbourne a aussi 
de l'analogie avec Nereiles cambriensis Murch., du Pays de Galles (Llandeilo). 
Ulrich a, d'ailleurs, déjà figuré — sous le nom Eotrophonia seligera — d'indu- 
bitables appendices prostomiaux d'un Annélide. 

A la fin de la même contribution, M. Ghapman signale une nouvelle espèce 
de Cornulites Schloth. (C. Youngi) Genre qu'on rapprochait, au début, des 
Ptéropodes, et qui paraît plutôt appartenir aux Serpulidse, malgré les anneaux 
réguliers et le galbe rapidement évasé de ce fossile recueilli dans l'Ordovicien 
inférieur à Graptolites de Noorebool River, près de Meredith. M. Chapman 
rapproche encore du même Genre Pleroconus mirus Hinde, abondant au 
pays de Gornouailles. 

M. Cossmann. 

Mansuy, H., Description de quelques fossiles paléozoïques de la 
région de Pho-Binh-Gia et de Thai-Nguyen, Tonkin. Bull. Serv. 
Géol. Indo-Chine, vol.V, fasc. 2 — 1918 — 13 p., pi. I et II, phot. d'après 
les clichés du Service. Hanoï. 

Les terrains observés par M. Giraud, dans la région de Pho-Binh-Gia, 
au Tonkin, présentent une extension verticale, de l'Ordovicien au Dévonien 
moyen. M. Mansuy y a identifié le premier Graptolite découvert en Indo- 
Chine, qu'il rapproche de Cliniacograpius scalaris [His.] ; puis Choneles cf. 
lepisma Sow., Orihis cf. lesitidinaria Dalm., Lephena cf. rhomboidalis Wilck. 



104 PALÉOZOOLOGIE et paléophytologie 

Stropheodonla annamitica Mansuy, Spirifer subcuspidatus Schnur, var. 
alatus Kayser, deux Pélécypodes, un Ptéropode, enfin Cyphaspis Giraudi 
analogue à certaines formes du v Niagara Group ». 

M. Co.SSMANN., ,• 

Sibly, T .-Franklin, On the distribution of Productus ..humerosus 

( = SUBLiEVIs) AND THE ZONAL RANGE OF THE BrACHIOPOD BeDS OF THE 

Midt.ands. Geol. Mag., vol. LVII, — jany. 1920 — pp. 20-22. Londres. 

Cette courte communication est plutôt consacrée à l'éclaircissement d'une 
question de stratigraphie locale du Carb'. inférieur, et en particulier à la 
présence du véritable Producius humerosus dans la zone à Dibunophyllum. 
Mais elle amène l'auteur à discuter la question de l'identité de ce Producius 
avec P: sublœvis, du Garboniférien de Belgique, qui apparaît déjà dès la 
partieisupérieure de la zone à Caninia, 

A-t-on bien minutieusement comparé dc^ échantillons de ces deux formes, 
et ne .constituent-elles pas des mutations ou des races distinctes ?. C'est ce 
qu'il eût été intéressant de vérifier, au point de vue paléontologique, pour ne 
pas déterminer exclusivement un fossile d'après son niveau présumé. 

M. COSSMANN. 

Béer, E.-.J., Note on a spiral impression of lower Vindhyan limestone. 
Bec. Geol. Surv. India, vol. L, part 11 1919 -- p. 139, pi. XXX. 

Calcutta, 1919. 

L'impression en spirale dont il s'agit a été trouvée dans un talus de calcaire 
carbonifère, à Saraidanr, près Bhotas, dans l'Inde. Il est probable que c'est 
la trace d'un animal dont la désignation zoologique reste indéterminée; aussi 
est-il prudent de ne lui attribuer à présent aucune dénomination précise. 

M. COSSMANN. 

(le Grossouvre, A. et Cossmann, M., Lambert, J., Lissa jous, M., Bajocien- 
Bathonien dans la Nièvre. B. S. G. Fr., 4° sér., t, XVIII -- 1918 — 
fasc 8-9, pp. 337-459, pi. XIII-XVI. Paris, 1919. 

Laissant de côté le chapitre de Stratigraphie, dans lequel M. de Grossouvre 
fait ressortir la succession régulière des couches, de la fin du Bajocien au début 
du Bathonien,avec quelques lacunes dans la région sud — ainsi que la paléon- 
tologie des Céphalopodes, dont l'étude l'a amené à ces conclusions, mais dont 
l'analyse incombe à un autre de nos collaborateurs, — je me borne ici à 
signaler les plus intéressants des Gastropodes et Pélécypodes dont l'examen 
m'avait été confié par lui. La belle conservation des spécimens des gisements 
d'Izenay et de Nuars m'a permis, à cette occasion, de préciser quelques 
points relatifs à l'identification d'espèces bien connues ailleurs dans le Bajo- 
cien, sans faire apparaître plus de deux formes nouvelles : 

Purpurina aspera Hudl. non encore signalée en France ; Eucyclus Orbi- 
nyanus Hudl. ('= Purpurina ornata d'OuB. non. Sow.) ; Proconulus Gros- 
souvrci ; Aleclryonia Asellus [Mérian] ; Pi-ospondylus luberculosiis Goldf. ; 



PALÉOZOOLOGIE ET PA LÉOPHYTOLOGIE 105 

Ptagiostoma dicolpophortim, séparé de P. duplicalum ; P. Schimperi [Branco]; 
Opis (Trigonopîs) Rogei Çossm., identique au type de Lorraine ; Thraeia 
(Corimya) Greppini, qu'il ne faut pas confondre avec la véritable T. lala 
[Goldf.] ; Pholadomya auguslala Sow., dont il faut restreindre beaucoup 
'extension stratigraphique, 

M.- GOSSMANN. 

KiSiiin. W. et Reboul, 1'., Contribution a l'étude des faunes paléocré- 
tacées du Sud-Est de la France : I. La faune de l'Aptien inférieur 
des environs de Montélimar (Drôme. Carrière de l'Homme-d'Armes); 
IL Sur quelques Ammonite? de l'Hauterivien de la Bégude ■'(•Basses- 
Alpes), Mém. explic. Carie géol. dél. Fr. [Minini. Trav. Pub.) — 1915- 
221 p., IX pi. Paris, imp. nat., 1915. 

Nous sommes très en retard pour l'analyse de cet important Mémoire 
qui a été seulement signalé à nos lecteurs (1918, p. 88) et qui comprend deux 
parties bien distinctes. 

Dans la première, qui est la plus volumineuse, MM, Iylian et Reboul étu- 
dient à fond la stratigraphie et la faune du Bédoulien (base de l'Aptien ou 
plus correctement Aptésien) d'une carrière de calcaires à chaux hydraulique 
sise près de Montélimar, au lieu dit « l'Homme-d'Armes ». Le chapitre II, 
consacré à la description des espèces, comprend quelques dents de Poissons, 
et notamment Notidanus aptiensis Pictet, des pinces de Crustacés et, en 
immense majorité, des Céphalopodes -- pour la plupart -- déjà connus, 
parmi lesquels il suffit de rappeler ici les plus caractéristiques : Belemnites 
(Duvalia) Grasianus Duval, B. (Aulacobelus) minaret Rasp. [vox barbara], 
B. (Aulacobelus ) beskidensis Uhlig ; Nautilus plicalus Fitton ; trois groupes 
de Phylloceras, et particulièrement P. Rouyanum [d'ORB.] représenté par 
plusieurs petits échantillons très bien conservés avec, leurs cloisons (pi. V, 
fîg. 1) ; deux Lytoceras, à cloisons non conservées ; dewx grands Gosiidiscus, 
auxquels correspondent des Macroscapkites encore pourvus de leur crosse : 
Puzosia Malheroni [cI'Orb.], P. pachysoma [Math.] ; Saynella Termieri Kil. 
et Reb. dont les cloisons sont figurées en détail dans le texte ; une note très 
étends- c et très suggestive sur les Hoplitidés de l'étage aptien, particuliè- 
rement sur le G. Douvilleiceras de Grossouvre. dont l'abondance et la 
diversité sont remarquables dans l'Aptien. MM. Kilian et Reboul y rattachent 
les Céphalopodes déroulés, tels que Crioceras, Leploceras, Ancyloceras, 
Ammonitoceras E. Dumas. Heteroceras, Toxoceras, Ptychoceras ; à cette 
occasion, M. Kilian distingue Ancyloceras Duvalianum [d'ORB.] - - qu'il ne 
faut pas confondre avec Crioceras Durali Lév. -- sous, le nom nouveau 
Crioceras eruasense pour éviter l'homonymie résultant de la réunion néces- 
saire clés deux formes dans un même Genre. 

11 n'y a que peu de chose à dire des Gastropodes et des Pélécypodes : 
Aporrhais Forbesi Pict. et Camp., Solarium aff. granosum d'ORB., Lima 
(Mantellum) Royeriana d'ORB., Velopecten Sluderi [Pict. et Rouxj, auquel 
il y a lieu d'attribuer désormais la dénomination générique Prospondylus 
Zimm. qui a la priorité sur Velopecten Douv. pour les faux Hinniîes méso- 
zoiqu.es. 



106 PAI ÊOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

Quelques Brachiopodes, un Echinoderrae et un Cœlentéré complètent 
cette consciencieuse élude, dont la portée systématique — principalement 
pour les Céphalopodes — dépasse de beaucoup l'importance d'une simp ] c 
Monographie régionale. Le dernier chapitre surtout mérite d'être consulté, 
pour les relations de cette faune avec celle des autres Bassins. 

Le même tome des Mémoires du Service de la Carie géol. contient une étude 
de même ordre sur quelques Ammonites de l'Hauterivien de la Bégude, 
gisement dans lequel les auteurs du Mémoire en question ont séparé plusieurs 
formes nouvelles : Naulifus begudensis, dont la face siphonale présente une 
série de bourrelets résultant de l'épaississement de certaines côtes; Neocomif.es 
nodosoplieatus, distingué d'Hoplites campyloioxus Uhlig ; Acanlhodiscus 
alpinojurensis, A. paludensis, l'orme voisine (VA. Vaceki [N. et Uhl.] ; 
A. (Kilianella) subhystricoides ; Leopoldia dubisiensis, var. bargemensis ; 
Puzosia issarpayensis, Spiîidiscus Cauviiii ; Taramelliceras compsum [Oppel], 
var. Zurcheri. 

Le chapitre IV est afférent à la comparaison des espèces de l'Hauterivien 
des Basses-Alpes avec celles des gisements voisins ; et le chapitre final V 
donne un aperçu sur la faune hauterivienne du Sud-Est de la France. Une 
copieuse bibliographie complète cette Monographie, comme la précédente, 
ci-dessus analysée. 

L'ensemble est tout à fait à sa place dans les Mémoires publiés par le Minis- 
tère des Travaux publics. 

M. Gossmann. 

Kilian, W., Communication sur le « Genre Oosterella ». C. B. somm. 
Séances de la Soc. Géol. de France — 1917 — p. 58. 

Le Mémoire posthume de Robert Douvillé sur les Oppéliidés de Dives amène 
M. Kilian à signaler que, sans doute, les Ammonites crétacées carénées du 
Crétacé supérieur (Oosterella) dérivent des formes à carènes telles que les 
Heclicoceres et les Ammonites du Groupe d'Oppelia villersensis. Elles sont 
par ailleurs étrangères phylogénétiquement aux Morloniceras et Schloen- 
bachia du Crétacé moyen et supérieur. 

M. GOSSMANN. 

Kilian, W., Remarques nouvelles sur la faune des étages hauterivien, 

BARRÉMIEN, APTIEN ET ALBIEN DANS LE SUD-EST DE LA FRANCE. C. B. 

Ac. Se, t. 166, — mars 1918 — p. 403. 

L'auteur donne des listes de la faune de l'Hauterivien de la région de 
Tarascon, du Barrémien. L'Aplien inférieur semble avoir existé dans la région 
de la Rogne-Esclapon avant, le dépôt des glaucomes albiennes,dans lesquelles 
des fossiles sont remaniés. De l'ensemble des listes M. Kilian conclut à l'homo- 
généité des diverses faunules successives du Paléocrétacé du S-E delà France, 
à la liaison de certaines formes aux faciès, à la présence de nombreux types 
jurassiens ou méditerranéens associés à des formes septentrionales, rares, 
enfin à la présence de formes isolées à affinités indo-pacifiques. 

M. GOSSMANN. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 107 

Kilian, W., Sur la faune de l'étage hauterivien dans le Sud-Est 
de la France. C. R. Ac. Se., t. 166 -- mars 1918 — p. 373. 

L'auteur signale en Provence méridionale une série d'Ammonifidées 
nouvelles, ainsi que des Symbirskiles et Polyplychiles considérées jusqu'ici 
comme spéciales au type jurassien. En outre, il mentionne toute une série 
de fossiles des environs de St-Just et Vacquières (Gard) qui prouvent que 
l'Hauterivien est complètemeui représenté dans l'Uzégeois. 

M. Gossmann. 

Kilian, W. et Diniteh, Iovàn, Sur des fossiles remaniés dans le Crétacé 
supérieur de Sassenage (Isère). C. R. sonim. S. G. Fr., n° 3 — 2 fév. 
1920 — p. 32. Paris. 

Le Campanien à Belemnilella mucronala, dans des bancs à rognons de 
phosphate de chaux, a fourni ■ — à Sassenage, carrières des Côtes — des fossiles 
remaniés de l'étage Albien : Naulilus Bouchardianus d'ORB., TurrilHes 
Hiigardianus d'ORB.. Hoplites interrupius [Brug.], Morioniceras inflalum 
[Pict. et Roux], Pleurolomaria gurgitis d^ÛRB., Nalica Gaullina d'ORB., 
1 noceramus conceiilriciis Park., Terebralula Dulempleana d'ORB., Hemiasler 
minimus [Desor], Troehocyalhus conulus E. IL 

Il en résulte qu'il a dû se produire une érosion qui a fait disparaître une 
partie du Gault avant le dépôt des assises campaniennes. 

M. Cossmann. 

Paro.na, G. -F., Fauna Cretaciche del Garacorum e degli Altipiani 
tibetani. R. Accad. dei Lineei, vol. XXVI, ser. 5 a , 2 e sem., fasc. 3 — - 
1917 — - pp. 53-57. Rome. 

Les fossiles récoltés au cours de l'expédition italienne en Asie centrale, 
par MM. Dainelli et Marinelli, dans le massif des Alpes thibétaines, près de 
Karakoroum. ont révélé l'existence d'une faune du Crétacé moyen et supé- 
rieur : Cénomanien et Sénonien, avec une lacune à l'époque turonienne. 
M. Parona y a identifié : Exogyra columba [Lamk.], Pecleii 'verdachellensis 
Forbes, Modiola typica Forbes, Pholadomya caranloniensis d'ORB., Lio- 
pistha liyeriensis [d'ORB.], Schlœnbachia gracillima Kossmat, Acanllwceras 
Jimboi Pebv. ; puis, Cieairea (Roudairia) cordialis Stol., Cyprina (Ve- 
niella) Forbesiana Stol., Radiolites indiens Stol. 

M. Cossmann. 

Douvillé, IL, La limite entre le Crétacé et l'Eocène, en Aquitaine, 
aux Indes et au Soudan. 67. 7?. Aceid. Se., t. 170, p. 154. — Paris 1920. 

Très nette dans le Bassin parisien, à peu près fixée aujourd'hui par M. Dou- 
villé en Aquitaine et dans l'Inde, la limite entre le Crétacé et l'Eocène était 
contestée au Soudan: on rapportait bien au Lutécien Plesiolampas et Nautilus 
cf. Lamarcki, mais M. Garde attribuait à Cardila Beaumonti, du Danien, 
toutes les Vénéricarcles des gisements soudaniens. Or M. Douvillé fait observer 
que les fossiles de cette région, mal conservés, peuvent aussi bien se rapporter 



108 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

à d'autres Vénéricardes à côte? tripartites, et que la présence d'Operculing 
canalifera à la bande de ces assises prouve qu'elle représente au moins 
l'Eocène. 

M. COSSMANN. 

Charpiat, R., Observations sur quelques Serratocerithium (Vignal) 
de l'Eocène. Bull. Mus. Hisl. nat. -- 1919 — n os 5 et 6, Paris, 13 p. 
(tir. à p.). 

Dans cette Note bien documentée, l'auteur examine successivement l'onto- 
genèse de Cerithium serralum Brug., de C. Jolieti Vass., de C. Clarœ Vass., 
de C. mutabile Lamk., de C. tuberculosum Lamk., de C. denticulatum Lamk., 
de C. JRenati Vass., enfin de C. Patricii Vass. et C. Hericarli Desh. Rappelant, 
à cette occasion, la pensée de Boussac, que « les périodes de mobilité de l'es- 
pèce semblent toujours coïncider avec la limite de deux étapes », M. Charpiat 
dresse un tableau schématique de l'évolution des sous-rameaux parallèles 
de Serratocerithium : ce tableau aboutit d'ailleurs à un ? pour le Priabonien, 
et il ne comprend pas les formes lutéciennes; de sorte que — comme je l'ai 
antérieuremenl répondu à Boussac — ces rameaux n'ont de parallèle que 
l'apparence à cause de la brièveté de leurs phylums, et qu'il faudrait en 
trouver l'origine et la bifurcation en descendant suffisamment loin. 

M. COSSMANN. 

DoIlJfiis, G.-F., Trois espèces nouvelles ou mal connues de Cérithes 
tertiaires. Bull. S. G. Fr., 4* sér., t. XVIII, Case. 5-7 — 1918 — pp. 274 
à 293, pi. V et VI. Paris, 1019. 

Dans cette Note, l'auteur examine trois espèces présentant un intérêt 
stratigraphique particulier par leur gisement, leur extension et leur syno- 
nymie. 

I. Cerithium (Polamides) Baunibergeri. des grès molassiques de Jensberg, 
près Bienne, paraît être la survivance -- dans le Miocène -- de Polam. 
Lamarcki, de l'Oligocène supérieur. Les échantillons sont malheureusement 
en médiocre état de conservation. 

II. Cerithium (Pirenella) Guebhardi, du Pré-pontien d'Eaulx, près de 
Gastellane, appartenant au groupe Pirenella picta ; cette mutation est remar- 
quable par la régularité de ses trois rangs de granulations. 

III. Cerithium (Tympanotonus) labyrinthicum Duch. in Nyst, dénomi- 
nation à substituer à l'ancien Polam. margariiaceus Sow. (non Brocc.) ; 
c'est Je submargarilaceum d'ÛRB. (nom postérieur à celui de Duchastel), 
Yelegans Desh. [non Blainv.), le Weinkauffi Tourn., le Vivarii Oppenh. 
On voit, par cette synonymie touffue, qu'une rectification de nomenclature 
s'imposait, et M. Dollfus l'a heureusement résolue. 

M. COSSMANN. 

Martin, K., Die altmioc/ene Fauna des west-Progo-Gebirges auf Java. 
A : Gastropoda. Samml. geol. Beichs-Mus. in Leiden, neue Folge, bd. 11. 
heft VI, pp. 223-261, III pi. phot. d'après des dessins — Leide 1916. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 109 

Les matériaux publiés dans ce Mémoire ont été recueillis par l'auteur 
au cours d'un voyage à Java en 1910. et la position stratigraphique des gise- 
ments a été déterminée par lui. dans de précédentes Notes (bd. IX, sér. I), 
comme appartenant au Miocène inférieur. Le nombre des Gastropodes 
déjà connus est faible en regard des espèces nouvelles, car cette faune déjà 
relativement ancienne. n'a que des rapports lointains avec celle des couches 
supérieures de Java qui sont plus intimement liées à la faune actuelle de 
l'Océan Indien. 

L'ordre suivi dans la description des espèces est à peu près conforme à celui 
de mes « Essais de Paléoconcbologie comparée ». de sorte que je n'aurai guère 
à signaler ici que les noms d'espèces nouvelles, avec quelques remarques 
çà et là : Roxania progoènsis, variable dans sou ornementation; 11. spolon- 
gensis, plus cylindracée que la précédente ; Bullinella triplicata appartient 
à un Genre probablement nouveau qui rappelle à la fois Acrocolpus par ses 
plissements axiaux et surtout Cylichnella par sa plication columellaire, 
mais ce n'est certainement pas une Bullinella ! Terebra jokkohensis. T. 
(Myurella) progoènsis, T. (Myurella) bomasensis ; Conus (Lithoconus) 
Vandijki. à spire complètement plane ; Conus (Lepïoconus) spoîongensis ; 
C. Arntzcni ; Sure u la kelirensis es1 certainement une Clavaiulaou un Trache- 
lochelus; Hemipleurotoma imitatrix précédemment confondue avec Rouaùltia 
coronifera Martin (err. typogr. Bouallia !) ; Drillia Molengraaiïi qui rappelle 
— par son ornementation — D. palabuanensis. 

Harpa (Eocilhara) mutieseformis, encore népionique ; Margitiella Ickéi, M. 
(Cryptospira) nànganeahensis ; Lyria Edwardsi [d'ÀRCH.j moins et âgée que 
l'espèce écoènique des couches de Ranikot, dans l'Inde; Mitra Molengraaîîi, 
M. homaensis, M. kelirensis, M. Arntzerii : M (Concilia) sc^kkobrensis. du 
groupe de M. flammea Ouoy; Turricula progoènsis, T. Deningeri, T. (Pusia) 
eheribonensis, complètent les Mitridse. 

Murex (Hausiellum) Wanneri est caractérisé par ses trois fortes varices 
axiales, avec deux côtes intercalées ; Gorallwphita sokkohensis, Eutriiônium 
homasense ligure du côté du dos seulement, Pèrsona djun(jyranganensis ; 
magnifique spécimen de taille moyenne ; Cassis (Semicassis) denseplicata ; 
Cyprœa (Puslularia) Everwijni antérieurement décrit ; Slrombus (Canarium) 
spoionejensis non adulte ; S. (Gallinula) kemedjingensis ; Rimellà mordax, B. 
sokkohensis qui rappelle complètement l'espèce burdigalienne de Dax, B. 
decussaia [d'Oun.] ; Terebellum papillifefum, T. cinctum. 

Les Ceriihiacea ne sont pas nombreux et consistent principalement - 
d'après M. Martin — en Potamides, sauf Vulgocerilhium Wanneri. qui n'est 
d'ailleurs figuré que du côté du dos : Potamides (Ijuntjgranganensis (Tere- 
bralia !), les autres Terebralia ressemblent plutôt à des Vulgocerilhium (P. 
Deningeri, P. kelirensis, P. Dolllfusi, P. Volzi) ; excepté toutefois P. Tcschi 
et P. (Cerilhidea), Ickei qui ont plutôt le faciès d' E.rechesloma, tandis que 
Ceriihidea progoènsis serait encore un Vulgocerilhium ; Planaxis (Otiàyia) 
densetriata. 

Pour terminer celte livraison : Turrilella spolongensis, T. Teschi; Solarium 
sokkohense fragment, Xenophora non dénommé, un fragment de Megaiylotus 
qui rappelle celui du Priabonien de Nanggulan ; Pyramidella kelirensis. 



110 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

P. (Otopieura) djunggranganensis, Nerita (Pelorofita) Ickei presque complète, 
Neritina jogjocartensis finement colorée. Nerjiina (Cliihon) Eastoni, Phasia- 
nella Tesehi. Turbo (Seneclus) djimggrauyanensis. Turbo (Lfevilurbo ?) Dp- 
nincjeri, Trochus boinasensis. 

Ouoique les planches aient été dessinées, car la photographie directe des 
spécimens n'aurait peut-être pas donné de bons résultats, on se rend compte 
que ces dessins sont fidèles et exécutés avec un talent artistique, sans tentative 
de restauration des échantillons mutilés. 

En résumé, le nouveau Mémoire de M. Martin vient heureusement com- 
pléter la l'aune néogénique des Indes néerlandaises, dont il s'était fait jus- 
qu'ici l'historien; on verra plus loin que ce Miocène inférieur est assimilable 
à notre Aquitanien. 

M. Cossmann. 

Martin, K. : I. Die Altmioctene Fauna des West-Progogebirges auf 
Java. B : Scaphopoda, Lamellibranchiata, Rhizopoda u. Allge- 
meiner Tell ; 2. Die Gattung Vicarva d'Archiac ; 3. Bemerkungen 
ueber Sogenannt Oligocène und andere Versteinerlngen von 
Gelebes. SammI. Geol. lieichs Mus. in Leiden, neue Folge, bd. II, heft VII, 
pp. 261-308, II pi. pliol. — Leide 1917. 

La première partie de ce Mémoire fait suite à celui que je viens d'analyser : 
Denlalium RuttenJ, D. sokkokense ; Oslrea bomasensis, 0. spolonçjensis, 
Modiola (Amydgalum) proçjoensis, M. (Amygdalum) barba tiseformis bien 
nummée à juste titre à cause de son ornementation peu habituelle ; Arca 
kelirensis, Barbalia malaiana, Barbàtia (peut-être Acar ?) sundaiana ; 
Leda radial a ; Cardium (Trachycardium) spolongense, C. (Tr.) sokkohense, 
C. (Loxocardium) djuiigyraiijianeiisc, C. (Lsevicardium) automolos, C. {Dis- 
cors) kelirense, C. bomasensc, C. (Nemocardium) jogjocartense. 

Meretrix (LiocOncha) Arnlzeiii. L. proçjoensis ; M. (Pilaria) Jonkeri, 
M. (Pilar.) jogjoeartensis ; Circe Jimghnlini ; Chione Lisleri Gray proba- 
blement Omphalodathrum ; Solenocurtus (Mâcha) peelinifer (non pectini- 
ferus !) Phacoides (Denlilucina) djunggranganensis, P. kemedjingensis ; 
Tellina sokkohensis, T. retiiera, Arcopagia permodesta. Enfin Alveolinella 
globulosa. 

C'est dans le chapitre final que M. Martin fournit les arguments à l'appui 
de sa conclusion que cette faune indopacifique est aquitanienne. 

Les deux pages consacrées ensuite au G. Vicarya réfutent les hypothèses 
que j'avais précédemment avancées pour le classement de ce Genre près de 
Faunus. M. Martin pense que sa place serait plutôt parmi les Polamidinse, 
et il a entre les mains de meilleurs éléments que ceux qui m'ont permis d'étu- 
dier cette question fort intéressante. 

Quant à la troisième partie, relative à l'Oligocène de Çélèbes, notre colla- 
borateur M. G. Dollfus, personnellement mis en cause, sera mieux qualifié 
que moi pour donner son opinion. 

M. Cossmann. 



PALÉOZ.O.0LOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 111 

Martin, K., Das accessorische schalenstuck von Corbula. Zool. med- 
deel. Rijks mus. Mal. Hisi. Leiden, d. IV, An. 1. pp. 51-53 - - Leide 191». 

Dans cette Note, l'auteur rappelle qu'il a publié, en 1880, une espèce néo- 
génique de Gorbule (C. problemaiica) possédant, à la suite de la valve supé- 
rieure (côté gauche), une pièce calcaire additionnelle qui recouvre le prolon- 
gement rostre de la valve droite ; il paraît qu'il existe une pièce libre sem- 
blable sur C. tunicaia Hinds, des Philippines. Or, en 1890, M. Vincent a créé 
la Section Cœstocorbula pour deux espèces du Paléocène et de l'Oligocène 
(C. regulbiensis Morris, C. Henckeliusi Nvst) qui possèdent une pièce sem- 
blable, avec une extrémité anale plus rostrée encore que celle des deux formes 
précitées. M. Martin ne voit pas la nécessité de cette création nouvelle, mais 
il ne donne aucun argument pour appuyer l'élimination de Csestocorbala, 
si ce n'est que le rostre de C. lunicaia est moins allongé que celui de C\ regul- 
biensis et, d'autre part, que Cuneocorbula Cossm. a les valves beaucoup plus 
rostrée? encore, sans aucune trace de pièce additionnelle. 

Ce ne seraient pas là des motifs suffisants pour rejeter Csesiocorbula, car 
il n'est nullement prouvé que la pièce libre n'ait pas, en effet, l'utilité envi- 
sagée par M. Vincent, à savoir de couvrir le siphon chez certaines Corbules 
plus ou moins rostrées, alors que cette utilité n'est pas nécessaire chez d'autres 
formes encore plus rostrées : il y a là un phénomène biologique dont le but 
peut nous échapper, mais dont la nature peut être indépendante de la lon- 
gueur du rostre ! D'autre part il n'a été nullement établi que la pièce libre 
en question soit le résultat d'une fragmentation accidentelle, de *orte que 
jusqu'à présent il paraît préférable d'admettre Cœslocorbula et d'ajouter 
seulement que cette Section se prolonge jusqu'à l'époque actuelle. 

M. COSSMANN. 

CÉPHALOPODES 

par M. Paul Lemoine 

Trueman, The Ammonite Sjphuncle. Geological Maaazine, LVII — janv. 
1920 — pp. 26-32. 

On sait que les différentes loges des Céphalopodes sont réunies par un 
organe, appelé siphon, qui traverse toutes les cloison^ au moyen de goulots 
siphonaux. Grandjean a montré que ce siphon est constitué par du phosphate 
de calcium. C'est la gaine solide d'un organe membraneux, que Trueman 
propose d'appeler plutôt le tube ou l'enveloppe siphonale. 

Ce savant a examiné de grandes sections d'Ammonites et s'est aperçu 
que le siphon n'est pas continu, même lorsque les sections sont parfaitement 
médianes ; ainsi, dans un exemplaire de Arieliles (Asleroceras) oblusus, 
il n'est pas visible dans les dix premières loges ; on est donc amené à penser 
que l'enveloppe siphonale ne se prolongeait pas dans ces loges. Des faits 
analogues ont été observés chez 6 autres Ammonites, où l'enveloppe siphonale 
n'existe pas dans un nombre de loges variant entre 6 et 50. 

D'autre part, des sections médianes montrent que l'enveloppe siphonale 



112 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

est discontinue à pari ird'un cerl ain diamètre ; chez Oxynoiiceras (/Elomoeeras) 
Sevpionianus, par exemple, on voit cette enveloppe siphonale brisée. 

L'étude des jeunes Ammonites bien conservées appartenant à Ilildoceras 
bifrons, Daclyloceras sp.. Amblycoceras sp. a montré l'absence d'enveloppe 
siphonale dans les loges précédant la chambre d'habitation. 

Ainsi, il apparaît comme un l'ait général que le siphon ne possède pas 
d'enveloppe dans nu certain nombre de loges précédant la chambre d'habi- 
tation. Le nombre de ces loges parait croître avec l'âge de l'individu, mais 
paraît dépendre également d'autres conditions . 

Ces faits ne paraissent pas avoir été observés antérieurement. 

Us posent à nouveau le problème du mie du siphon, qui a été abordé déjà 
par Blake, par Zittel, puis plus récemment par Spath. 

La conception ancienne était que le siphon permettait à l'animal de flotter 
à la surface de la mer, ou de s'enfoncer, en augmentant ou en diminuant la 
quantité de gaz obtenue dans ses loges non habitées ; cette hypothèse a été 
combattue en invoquant le caractère solide de l'enveloppe siphonale. Elle 
reprend sa valeur si cette enveloppe est interrompue dans les premières 
loges. 

Spath a pensé que le siphon empêchait l'animal de sortir de sa coquille 
lorsqu'il se projetait en avant pour former une nouvelle cloison : manière 
de voir qui est combattue par les sections laites par le docteur Willey sur 
Naidilus. 

Foord et fleuri Woodward croient que le siphon était utile dans le jeune 
âge, et que ses fonctions ont diminué quand les muscles se sont développés. 
Il jouerait en effet un rôle plus grand chez les Céphalopodes primitifs que 
chez les formes mésozoïques et actuelles. De même chez les Bélemnites, 
cet organe paraît en régression. 

Ce Travail très intéressant montre qu'il y a encore beaucoup à faire pour 
bien connaître les Ammonites et reconstituer le rôle physiologique de ceux 
de leurs organes dont nous retrouvons les traces à l'état fossile. 

P. Lemoine. 

(Ho (îrossouvre, A., Bajocien-Bathonien dans la Nièvre. Bull. Soc: Géol. 
France, (1), XVII 1 r - 1918 — pp. 337-413, pi. X-III-XV. 

Ce Travail est très important, au point de vue de la géologie locale : il 
apporte une contribution des plus intéressante à la connaissance de l'ooli- 
the inférieur de la Nièvre. 

L'auteur a de plus profité de l'occasion que lui fournissait ce Travail pour 
exposer quelques-unes de se.- vues sur la Stratigraphie générale (mais ce 
n'est pas le lieu t\o les analyser ici) et sur 1' « Espèce au point de vue géolo- 
gique ». c'est-à-dire au poiid de vue de la Paléontologie strati graphique. 

Il rappelle que dans les subdivisions de l'espèce, en plus des variétés et des 
races, le géologue doit tenir compte 'dé la notion de Mutation, dont l'exemple 
constitue un Rameau, une « Formenreihe ». 

Dans le rameau de 0. subradiaius (A. prseradiatus Baj. Moyen, A. subra- 
diaius, Baj. Sup. A. fusent Balh. Int. ; A. aspidoides Bath. Sup.), les trois 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 113 

derniers termes sont si voisins que certains paléontologistes les ont souvent 
confondus. M. de Grossouvre, malgré le polymorphisme de Â. subradiatus, 
n'y a jamais rencontré de formes reliant une mutation à une autre. Il y aurait 
donc, dans les diverses espèces, discontinuité dans le temps comme dans 
l'espace. Il n'y aurait pas de variation continue, il y aurait évolution par 
saltation. 

Par contre, il admet un polymorphisme très grand de l'espèce constituée 
par les individus d'une même zone : il pense qu'en multipliant le nombre 
d'espèces on encombre inutilement la nomenclature. » Un travail plus utile 
du paléontologiste consisterait à en réduire le nombre au strict minimum ». 
Il pense que la recherche des espèces jordaniennes chez les formes fossiles, 
outre qu'elle est extrêmement difficile, ne peut conduire à des conclusions 
précises. Il lui paraîtrait plus intéressant de rechercher et de définir les races 
locales. 

M. de Grossouvre aborde ensuite la notion de Genre. La multiplication 
indéfinie des espèces a amené à considérer comme Genre l'ensemble des 
formes autrefois attribuées à une seule espèce. Il cite comme exemple : 
Parkinsomz et, dit-il, » il importe de ne pas multiplier indéfiniment les 
Genres ; ceux-ci finiraient par ne plus correspondre, en réalité, qu'à de bonnes 
espèces et dans la même voie, les espèces ne seraient au fond que des variétés, 
souvent même que des individus isolés ». 

Les éléments qui caractérisent un échantillon donné de diamètre D, sont 
la grandeur de l'ombilic, la hauteur H au dernier tour, son épaisseur E, 
l'aplatissement H de ce tour, la hauteur intérieure H 1 du dernier tour, la 

H 

rapidité de l'accroissement des tours — - 

La forme, l'ornementation, la taille d'une même espèce d'Ammonites 
varient dans une large mesure. La grandeur de la chambre d'habitation paraît 
également très variable : il a constaté chez Cosmoceras Garanti qu'elle peut 
aller de la moitié à la totalité du dernier tour. 

Il rappelle que les cloisons sont très variables, comme l'ont montré The- 
venin sur Boideiceras nitescens et R. Douvillé sur Cosmoceras Bigoti et 
C. Jason. 

M. de Grossouvre aborde ensuite l'étude des Céphalopodes de la Nièvre. 

Il s'élève d'abord contre l'émiettement du Genre Cosmoceras (Garanlia, 
Baculaloceras, Keppleriles, Sigaloceras, Slrenocerax, etc.) ; il pense que ces 
dénominations ne doivent pas être adoptées. Chez Slrenoceras, par exemple, 
il lui semble que l'on a pris comme caractères génériques des différences 
tenant à une modification de l'ornementation qui se produit au cours du 
développement. Il décrit ou cite, Cosmoceras subfurcalum, C. minimum, 
C. niortense, C. Garanti, C. bifurcation, C. baculatum, C. longivicense, 
C. Caumonli. 

Dans le Genre Parkinsonia, la confusion paraît à son extrême': on a décrit 
sous le nom P. Parkinsoni, Sow. 1821, un grand nombre d'échantillons qui 
ne correspondent pas au type primitif, refiguré en 1908. La forme de P. Par- 
kinsoni représenté par d'Orbigny a reçu deux noms : rarecostatus S. Buekman 
1881 et Orbignyana Wetzel 1911, celui-ci ayant d'ailleurs figuré sous ce nom 



114 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 

un échantillon qui ne paraît pas présenter les caractères de la forme de 
d'Orbigny. 

M. de Grossouvre pense que les deux Genres Cosmoceras et Parkinsonia 
sont bien distincts, quoi qu'en aient pensé certains auteurs. Chez Parkinsonia, 
les côtes ne se correspondent pas de chaque côté de l'interruption siphonale, 
alors qu'il y a correspondance chez Cosmoceras. De plus, les lignes suturales 
sont bâties sur un plan différent. Les coquilles d'échantillons adultes de Par- 
kinsonia montrent parfois des contractions accidentelles qui correspondent 
probablement à l'emplacement d'anciennes bouches et qui sont bien diffé- 
rentes des sillons transverses si nets de Beineekeia et de Perisphincles. 
La loge d'habitation occupe en général 2/3 de tour et même parfois peut 
dépasser un tour. Il décrit, ou cite, P.Parkinsoni, P. suharietis, P. Schlippei, 
P. densicosla, P. neuffensis, P. ferruginea, P. Wurtembergica, P. postera, en 
précisant pour chacune de ces espèces leur véritable signification, souvent 
méconnue par les auteurs antérieurs. 

Parmi les Périsphinctidés, il donne au Genre Bigoliles Nicolesco ( 1 ) une 
valeur générique, ce qui à mon avis est exagéré, et décrit une espèce nouvelle : 
B. Nicolescoi. Il fait ressortir l'importance d'un caractère qui est l'allure des 
côtes sur le pourtour externe, où elles passent avec une forte inflexion vers 
l'avant, de manière à y dessiner un chevron bien marqué. Sans être toujours 
interrompues dans la région siphonale, les côtes y sont d'ordinaire très affai- 
blies. Je crois de plus en plus, comme je l'ai dit (Rev. crit. de Paléoz., janv. 
1918, p. 34), que Bigoliles est beaucoup plus voisin de Parkinsonia que des 
véritables Périsphinctidés. Cela paraît avoir été aussi l'avis de Munier-Chal.. 

Il admet le Sous-Genre Grossouvreia. Il y décrit Gr. aurigera. Il montre 
son identité avec Amm. proeerus Seebach et met en évidence les caractères 
très nets qai différencient cetl e espèce de Proceriles proeerus Schloenbach. 

Il fait ressortir que la bouche présente une expansion latérale très large 
qui s'allonge en se réfléchissant vers le bord de la coquille. Cette disposition, 
très analogue à celle de Morphoceras pseado-anceps, avait été figurée par 
d'Orbigny et niée par Siemiradzki. 

Quant au Sous-Genre Proceriles, M. de Grossouvre pense qu'il n'a pas 
pour génotype Amm. proeerus Seebach (laquelle tombe en synonymie de 
Grossouvreia aurigera), mais Proceriles Schloenbachi de Gboss. == Proceriles 
proeerus Schloenbach, non Seebach. 

Il en résulterait que Proceriles s'appliquerait à un groupe d'Ammonites 
qui ne comprend plus Am. proeerus. 

Cette manière de faire est absolument contraire aux lois de la nomenclature, 
Siemiraclski a désigné très nettement, comme génotype de Proceriles, Ammo- 
nites proeerus Seebach ; Siemiradski dit en effet que Proceriles comprend 



( x ) Je ferai remarquer à ce propos que je suis parfaitement d'accord avec M. Nicolesco 
[Rev. crit. de Paléoz., 1919) sur la priorité de sa rectification de nomenclature Bigoliles, 
pour Bigolella préemployé. Je lui avais, comme il l'indique, fait connaître ce préemploi. 
Sur le front à cette époque, je n'avais pas cru devoir publier ce préemploi par le méthode 
rapide d'une note au C. R. S. de la Société Géologique de France, mais par la forme moins 
importante, mais plus lente à cette époque, d'une analyse dans la Revue critique, où j'ai, 
deux mois après lui, proposé le nom de Pseudobigolella qui doit disparaître. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 115 

«grosse formen welch sich an Per. procerus und Per. congénère anschlissen» 
et plus loin il énumère « mutations-reihe des Per. procerus Seebach». Dans 
la description de Pr. procerus, dont il ne donne pas de figures nouvelles, 
il l'appelle Pr. procerus Seebach et il débute sa description par cette phrase 
« Ich will zu der trallichen Darstellung von Seebach nichts neues hinzu- 
fugen » — Il n'y a donc pas de doute qu'en établissant le Genre Proceriles, 
Siemiradski a eu en vue comme génotype Pr. procerus Seebach. Cette espèce 
est un Grossouvreia; le Genre Proceriles doit disparaître; en tout cas, il est 
absolument impossible de lui substituer un autre génotype P. Schloenbachi. 

De ce groupe, A. de Gfossouvre décrit P. zigzag qui doit en être l'ancêtre, 
et Pr. Schloenbachi. On peut donc penser que le Genre Proceriles serait avan- 
tageusement remplacé par Zigzagoceras (G. T. : P. zigzag). 

Le Genre Morphoceras est représenté par M. Defrancei, M. dimorphum, 
M. polymorphum, M. pseudoanceps, M. ienuiplicatum, M. transylvanicum , 
M. piiigue. 

En ce qui concerne le groupe des Coronati, M. de Grossouvre s'élève 
contre le nombre trop considérable des Genres et des espèces créés par 
M. Mascke : il a adopté, avec R.Douvillé, le Genre Cadomiles pour les Coro- 
nati du Bajocien et du Bathonien; il y cite C. reclehbatus, C. linguifer ( 1 ). 

Puis il aborde l'étude du grand Genre Oppelia {O-subradiala, où il recon 
naît les quatre variétés A, B, C, D, de E. Favre et une cinquième E : 0. fusca, 
0. ni\ ersensis. 

Le Genre Oekolrausles comprend, dans la Nièvre, Oek. genicularis, 0. 
snbf usais. Il ne donne aucun renseignement sur l'interprétation de ce 
Genre. 

Il décrit ou cite encore dans la Nièvre : Hecticoceras primaevum, H. deci- 
piens, Lissoceras Oolilhicum. L. psilodiscus, Slrigoceras Truelli. 

Enfin « Ammonites » Busqueti, du Bathonien de St-Benin d'Azy (Nièvre) 
lui paraît tout à t'ait nouvelle. Mais il ne se prononce pas sur son attribu- 
tion générique. Elle se rapprocherait de Slrigoceras et de Clydoniceras 
(Groupe de Oppelia fusca). 

Comme on le voit, le Mémoire de M. de Grossouvre est rédigé avec un 
grand souci de la correction au point de vue des lois de la nomenclature ; 
son choix de Genres me paraît extrêmement judicieux : il a adopté les 
grands Genres d'Ammonites, ceux qui à mon avis doivent rester, et n'admet 
pas les petits Genres « endettés » dont la création a embrouillé la nomenclature 
paléontologique plus qu'elle ne l'a fait avancer. 

Ce Travail restera un modèle de description paléontologique locale et j'es- 
père qu'il contribuera à la stabilisation nécessaire des noms de Genres d'Am- 
monites. 

P. Lemoine. 

Lissajous, Bélemnitidés. de Grossouvre, A., Bajocien, Bathonien dans 
la Nièvre. Bull. Soc. Géol. de France (4), XVIII — 1918 — pp. 413-415, 
pi. XIII (pars). 1920. 



C 1 ) Remarquons en passant qu'en bonne latinité linguiferus est un solécisme grave ; 
c'est pourquoi nous y substituons linguifer I {Noie de la Direction). 



116 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOI'H YTOLOGIE 

A part quelques débris de Megaleuihis gigantea, on trouve clans cette 
région des Belemnopsis, B. sub-Blainvillei, B. apiciconus, B. verciasensis 
(échantillon type de Verzé, près Mâcon, S.-et-L.), B. subfusiformis, B. Wur- 
lembergica, B. Anglicus Mayer-Eymar (Cette espèce est appelée B. termi- 
nalis Philipps, non Eichwald, par M. Lissajous, paire que B. terminalis 
Eichwald est considérée par lui, avec raison d'ailleurs, à mon avis, comme 
un Cylindroïeuthis. 

Le fait du classement actuel de ces deux espèces dans le même Genre 
n'empêche pas la dualité des dénominations dans le Genre Belemnites et 
rend nécessaire le maintien du nom Anglicus Mayer-Eymar. Si l'on ne 
suivait pas rigoureusement cette règle officielle de nomenclature, on arri- 
verait à changer constamment les noms d'espèce d'une l'orme, suivant que 
l'on adopte ou que l'on n'adopte pas tel ou tel Sous-Genre. 

Je substitue donc dans cette analyse le nom Anglicus Mayer-Eymar 
au nom terminalis adopté par M. Lissajous. 

La prédominance des Belemnopsis est un l'ait frappant. 

P. Lemoine. 

Couffon, 0., Le Gallovien du Chalet, Commune de Montreuil-Bellay 
(M.-et^L.). Bull. Soc. Eludes Scient. Angers, t.fXLVIl — 1917 — pp. 65- 
130; t., XLV1II -- 1918 — pp. 235-321 ; t, XLIX — 1919 — pp. 15-97. 
Tiré à part en un volume -- 1919 — 245 pp., 8 pi. (Nouvelles espèces; 
tableaux) et un Atlas (nouveau) in-4°, 18 pi. en phot. Grassin, Angers. 

Le" gisementduGhâlel , à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), est un gisement 
classique du Gallovien, dont la faune n'avait jamais l'ait l'objet d'un Travail 
d'ensemble depuis la description des Gastropodes et Céphalopodes par 
Hébert et Deslongchamps (1860). Aussi la Monographie que vient de lui 
consacrer le D r 0. Couffon sera-t-elle précieuse, car elle nous fait connaître 
d'une façon complète la faune de ce beau gisement callovien, où les fossiles 
sont clans un état de conservation parfaite. 

L'ensemble des animaux du Chalet présente un mélange de formes litto- 
rales (Gastropodes, Pélécypodes, Echinides) et de formes pélagiques (Ammo- 
nites, Belemnites. Nautiles), mais celles-ci peuvent aussi bien vivre près des 
plages que dans la haute mer ; cependant la fréquence des formes naines 
chez les Ammonites paraît indiquer des conditions biologiques défavorables. 

Le D r Couffon pense que l'on est là en présence d'un ancien cordon littoral, 
remué par la vague aux grandes marées et rapidement envasé dans l'inter- 
valle. 

Parmi les Céphalopodes décrits il y a quatre espèces de Nautilus : N. sub- 
biangulatus cI'Orb., N. Julii (Baugier in cI'Orb.) Guéranger, N. callo- 
uiensis Oppel, N. lexlilis Hébert et Desl., puis une espèce de Phylloceras, 
Ph. dispulabile Zittel, 3 espèces de Stringoceras, Sir. polygonium Zittel, 
S. cristagalli cI'Orb. , 8. puslulaium Rein., un Ouenslediceras primigenium 
Par. et Bonar., Oppelia calloviensis Par. et Bon., 0. slenorhyncha Oppel, 
Lissoceras Erato cI'Orb., Œkolrausles Salvadori Par. et Bon. et de nombreux 



PALÉOZOOLOGIK ET PALEOPH YTOLOGIE 117 

(9) Heciicoceras, H. heciicum Rein., //. monlreuilense ( x ), H. balinense 
Bonar., H. punctatum Stahl. //. pseudopunciatum Lahusen, H. nodosul- 
calum Lah., H. lunula ( 2 ) Rein., H. Pompeckji Par. et Bon., H. melompha- 
lum Bonar. 

On est frappé par l'abondance de ces Heciicoceras, ce qui tient peut-être 
à la pulvérisation de l'espèce dans ce groupe ; malgré tout, leur variété 
accentue l'analogie de la l'aune de Montreuil-Bellay avec celle de Savoie, 
si bien étudiée par Parona et Bonarelli. On est frappé de constater que — 
dans les listes bibliographiques relatives à ces Heciicoceras — l'important 
Mémoire que X. de Tsytowitch a consacré à ce Genre n'est pas cité une seule 
fois ; il est probablement inconnu de l'auteur, qui ne l'indique pas dans sa 
liste bibliographique. 

Le D r Gouffon décrit ensuite Bonarellia Zieieni P. et B. ( 3 ), Slepheoceras 
coronatum Brug., St. Banksii Sow., St. linguiferum d'ORR., Cadoceras 
modiolare Luidius, plusieurs Sphseroceras, S. globuliforme Gemm., Sph. 
Devauxi de Gross., Spk. Trigeri Her. et Desl., Sph. Bombur Oppel, 
plusieurs Macrocephatites, M. Canizzaroi Gemm., M. macrocephalus Schloth., 
M. iumidus Rein., M. iumidus Waagen, M. luguriensis H. et D., Œcop- 
lychius refractus Rein, trois espèces de Reineckeia, R. anceps Rein., R. 
Kiliani Par. et Bon., R. liffolensis Stzinmann., Cosmoceras Jason Rein., 
Keppleriles Gowerianus Sow., de nombreuses (10) espèces de Perisphindes : 
P. submulaius Nik., P. Steinmanni Par. et Bon., P. Recuperoi Gemm., 
P. curvicosta Opp., P. Colteauanus H. et D. (ceux-ci avaient écrit Coitatdi), 
P. Pottingeri Sow., P. subtitis Neum., P. retrocostatus Petitclerc, Per. 
convolutus Ou., P. annularis Rein., Aptychus Chalellerianus (Millet) 
Couffon, Paioceras calloviense Morris, P. Trigeri H. et D., Hiboiites 
hastatus Blainv. ( 4 ), Belemnitopsis latesulcalus d'ORB. ( 5 ), Belemnoteuihis 
antiquus Pearce. 



( 1 ) L'auteur indique comme date H. monlreuilense Couffon 1917; en réalité c'est 
Couffon 1919. Il est inadmissible d'admettre comme date de création d'une espèce celle 
où l'auteur a rédigé son étiquette dans ses collections ; les Congrès de Nomenclature se 
sont formellement prononcés dans ce sens ! 

( 2 ) On peut se demander pourquoi le Dr. Couffon adopte le Sous-Genre Lunuloceras 
pour les deux espèces suivantes et ne l'admet pas pour A. lunula qui est le type de ce 
Sous-Genre. Il est vrai que dans les tableaux finaux il reprend plus largement Lunuloceras. 

( 3 ) Après avoir rappelé, avec juste raison, que Bonarellia doit remplacer Dislichoceras t 
M. Couffon emploie à nouveau Distichoceras dans ses tableaux de la fin, par inadvertance 
très probablement. 

( 4 ) On ne saurait trop s'élever contre l'emploi du mot Hiboliles pour ce groupe. Comme 
l'a indiqué M. Douvillé dès 1892 (B. S. G. F., p. XXV), puis Kilian (Lethea, Palseocreta- 
cicum, p. 236), le type de Montfort est basé sur des figures défectueuses qui paraissent se 
rapporter plutôt à des Belemniles du groupe de Duvalia Emerici. Le nom Hiboliles doit donc 
disparaître, et provisoirement, jusqu'à ce qu'une revision méthodique du groupe et des 
noms de Genres ait été faite, on peut réunir les formes — désignées sous le nom Hiboliles — 
à Belemnopsis qui en est très voisin. 

( 5 ) Je crois ce Genre Belemnitopsis nouveau : à moins que ce soit une erreur d'impression 
pour Belemnopsis, l'auteur n'en donne aucune diagnose ? 



118 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Il y aurait donc au total, à Montreuil-Bellay, quatre espèces de Nautiles, 
trois espèces de Bélemnoïdes, et 48 espèces d'Ammonites, parmi lesquelles 
je compte : 

I Phylloceras, 2 Stringoceras, 9 Hecticoceras, 4 Sphseroceras, 5 Macroce- 
phalites, 3 Reineckeia, 10 Perisphincles, 1 Apiychus. 

On est trappe' 1 par la rareté des Quenstedticeras et Cadoceras et par l'abon- 
dance des Macrocephaliles , Beineckeia et Perisphincles, qui donne à cette 
faune un cachet plutôt méridional. 

J'ai cité toutes ces espèces d'abord parce qu'elles sont toutes figurées et 
bien figurées dans de lionnes planches en phototypie de la maison Tortellier 
et G ie , et ensuite parce que leur ensemble donne une idée de la faune. 

II est rare que l'on possède des listes aussi complètes d'un gisement. 
On peut se demander cependant si cette liste est réellement complète, 

car R. Douvillé et Goufïon (C. P. S. Soc. Géol. Fr., 1912, p. lit), avaient 
signalé Cosmoceras Elisabelhae et Pachyccras crassum, Hecticoceras Wrighii, 
var. subnodosa Tsyt. C'est probablement lui qui est décrit sous le nom 
B. Zieleni). Oppelia inconspicua, Oppelia inflexa, sans compter Ancyloceras 
callouiense et A. Trigeri. A ce point de vue, il eût été intéressant de donner 
une liste des espèces citées par Hébert et Deslongchamps avec indication 
des dénominations nouvelles que l'on est amené à substituer aux anciennes. 

Pour chaque espèce, le D r Gouffon donne une copie ou une traduction de 
la diagnose originale, par un scrupule naturel chez le secrétaire de « Palaeon- 
tologia Universalis », une Bibliographie parfois incomplète, les dimensions, 
et, souvent mais pas toujours, des observations personnelles ; de telle sorte que 
l'on est plutôt en présence d'un Catalogue que d'une Monographie critique. 

On aurait désiré voir, dans un Travail de cette importance. une discussion 
de l'attribution générique des espèces, des indications sur le nombre appro-. 
ximatif des échantillons rencontrés, ce qui eût fourni des données plus pré- 
cises_ sur le caractère de cette faune, et surtout quelques mots sur la répar- 
tition géographique des principales espèces. 

Ces indications se trouvent évidemment dans le tableau de distribution 
final. Mais il eût été intéressant de montrer quelles sont, outre les formes 
spéciales, les types ubiquistes, les types méditerranéens, les types boréaux 
ou russes, et de faire porter ce Travail non seulement sur les Céphalopodes, 
mais aussi sur les autres groupes animaux. 

Montreuil-Bellay est un gisement trop important et trop classique pour 
que sa monographie paléontologique se réduise à un assemblage de fiches, 
et je me plais à penser qu'un savant aussi averti cpie M. Gouffon nous donnera, 
dans un Mémoire ultérieur, les conclusions d'ensemble qu'il a lieu de tirer 
de l'étude d'un gisement aussi intéressant et d'une collection aussi belle. 

P. Lemoine. 

Clark, W.-M. Bull., The Upper Gretaceous deposits of Maryland. Ma- 
ry land Geological Survey — 1916 — 2 vol., 1022 pp., 90 pi., une carte 
en couleurs au 1/32.500. Baltimore. 

Cette très importante Monographie comporte des notions fort intéressantes 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 119 

de Stratigraphie générale et une description complète de la faune et de la 
flore du Crétacé supérieur du Maryland. Mais je n'ai à m'occuper ici que des 
Céphglopodes qui ont été étudiées par Julia-A. Gardner. 

Us comprennent , Nautilus Dekayi, pour lequel l'auteur croit devoir adopter 
le nom Euirephoceras Hyatt 1894, Baculites (le type Baculites veriebralus 
n'est pas une espèce de Lamarck, mais de Faujas de Saint-Fond), B. ovaius, 
B. asper, Pachydiscus complexus. Scaphiles Hippocrepis, Se. Conradi, 
Placenliceras placenta, Sphenodiscas lobalus, Morloniceras delawarense, puis 
des Bélemnites : Belemniiella americana, Morton. 

L'étude est faite avec soin ; l'auteur reproduit pour chaque espèce et pour 
chaque Genre, une lionne diagnose ancienne, sinon toujours la diagnose 
originale, ce qui aurait été préférable. 

Toutes ces formes sont figurées sur de bonnes planches, en simili hors texte, 
et malgré quelles échantillons soient en général très incomplets, ils sont par- 
faitement reconnaissables. 

P. Lemoine. 

ECHINIDES 

par J. Lambert 

Cheechia Rispoli, Gli Echinidi viventi e fossili della Sicilia (fasc. III 
à VI). Paleonlog. italica, in-4°, 60 p., 11 pi. Pise, 1916-1917. 

Malgré la guerre M. Cheechia Rispoli a continué la publh ation de cette 
importante Monographie, qui fait le plus grand honneur au savant Professeur 
de l'Université de Rome et à la Science italienne. Le troisième fascicule 
forma an appendice aux deux premiers antérieurement publiés ( x ). Il contient 
l'étude de deux espèces vivantes et de sept du Pliocène, notamment Psamme- 
chinus microtnberculatus, Echinas aculus et une forme nouvelle, E. siculus 
que distinguent son péristome un peu plus étroit et ses tubercules secondaires 
un peu plus développés. Fibalaria Lamberli est une autre espèce nouvelle 
plus épaisse et de taille un peu plus forte que F. pusilla. Schizasler Canavarii 
est destiné à remplacer l'anrien S. Scilhe Checchia [non Desmoulins). Spa- 
iangus ambigenns est un Prospalangus, qui se distingue de P. maeraulax 
par la forme de son sillon moins étroit et moins profond et par l'absence de 
très gros tubercules scrobiculés. 

• Le fascicule 4 e est encore consacré aux Echinides du Pliocène, dont sont 
examinées onze espèces, trois nouvelles et huit déjà connues, mais quelques- 
unes incomplètement, comme Dorocidaris margarilijera Meneghini, dont 
les radioles rappellent si étrangement ceux de Paracidaris florigemma 
jurassique mais dont les fragments de test rapprochent l'espèce de D. papil- 
lota Leske. L'auteur restitue à son Arbacina depressa de 1907 son nom légi- 
time A. romana Mérian 1856 (et non 1858). Malgré les indications de la 
couverture du 4 e fascicule de l'ouvrage d'Aradas, il attribue à cette publi- 



( 1 ) Voir Revue crit. de Paléozoologie, t. XII, pp. 59 et 198. 



120 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

cation une date de deux ans postérieure, et l'on regrette qu'il n'ait pas donné 
de preuve à l'appui de cette indirecte accusation de faux à la charge du 
savant sicilien. Psammechinns siciilus se distinguerait par l'absence de tuber- 
cules sur certaines plaques ambulacraires (1 sur 4), ce qui en ferait plutôt 
un Echinus, bien que le péristome mal conservé ne permette de rien affirmer. 
M. Ghecchia reporte mon Schizechinus Chaieleli dans le Genre Lylechiiius. 
Clypeaster Di-Stefanoi appartient à la Section Pliophyma et se place dans 
le voisinage de C. segyptiacus. À côté de Schizasler major est créée une espèce 
nouvelle S. Lambert!, du groupe de S. eurynotus. 

Le 5 e fascicule est consacré aux Echinides du Miocène, 19 espèces, dont 
9 nouvelles, avec un Genre nouveau Lainbertiella pour une espèce scuteUi- 
forme, sans sillons à la face orale, rentrant donc dans la Tribu Echinodiscinse, 
mais différant d' Echinodiscus par sa forme plus déprimée, à bords émarginés, 
son périprocte allongé comme celui de Laganum, ses pétales plus courts 
et mieux fermés. Une seule espèce L. pulebra des environs de Raguse (de 
Sicile). Autres espèces nouvelles, Clypeaster Portisi pour C. melilensis Stefa- 
nini (non Michelin) ; C. (larapezzai voisin de mon C. Guebhardi mais avec- 
marges plus courtes et pétales mieux formés ; C. Scbopeni, voisin de C. allas, 
est plus trapu, avec marges bien plus (''paisses. Hypsoclypus Lambert! se 
distinguerait de H. plagiosomus par ses pétales plus longs, ses tubercules 
plus serrés et son périprocte moins marginal. Citons encore deux Echino- 
lampas nouveaux : E. Caiiavarii et E. Paronai. Gregoryasier Mortenseni 
paraît bien distinct de ses congénères. Hemiasler Lovent, du groupe de 
Opissasler nax, en représente la descendance miocénique. M. Ghecchia 
n'indique pas si les tubercules sont sur socle oblique, mais l'apex ethmolyse 
n'a bien - que deux pores génitaux. 

Le 6 e fascicule est consacré aux Echinides de l'Eocène, d'ailleurs peu 
nombreux, quatorze dont ^ix nouveaux : Echinanlhus Distefanoi remar- 
quable par le développement de ses pétales, E. Lamberti différant à'E. ele- 
gans, par son périprocte plus large et arrondi, E. De-Lorioli à périprocte 
encore plus développé et pétales non renflés. Echinolampas Baklaccii est 
créé pour l'ancien E. Saessi de Gregorio non Laube). E. De Gregorioi, à 
pétales moins larges et zones porifères plus déprimées que le précédent, a ses 
pétales bien moins étioits et plus longs que mon E. Colloli de l'Eocène supé- 
lieur de la Provence. Brissoides Segrei est une grande espèce du groupe typique 
de B. cranium Klein = Spatangus veronensis Merian), mais à pétales plus 
développés et zobes porifères plus larges. 

J Lambert. 

Fossa-llaneiiii, Sulla struttura della corona di alcuni Ananchytid;e 
e sulla posizione dei génère Ananchothuri a. Rivisla ilol. di paleonl, 

pp. 59-77, pi. IV et V, anno 25. Rome, 1919. 

J'ai déjà rendu compte d'un Travail de l'auteur intitulé Un sîngolare 
Echinoide mesozoico delV Appennino centrale (Anancholhuria). La piésente 
Note est destinée à donner de nouveaux détails sur le même^uje-tvL'autenr 
rappelle les différences que présentent les sutures internes des plaques du 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLO.GIE 121 

test chez divers Genres comme Discoïdes, Echinocorys, Siireehinus, Melone- 
cliinus, les derniers considérés comme présentant une disposition alvéolaire. 
Ces préliminaires posés, M. Fossa Mancini, qui me paraît tenir trop peu 
compte des conséquences de la fossilisation et de la décortication si fréquente 
du test des Echinides, aborde la classification des Ananchilidse, parmi lesquels 
il place, à tort selon moi, des formes à apex dit compact comme Stenonia ( 1 ). 
Il fait yV An an chyle s concavus Catullo un Lampadaster , ce qui est certai- 
nement une erreur, car l'espèce de la Scaglia n'a pas son péristome au fond 
d'un sillon ; elle est d'ailleurs le type du Genre Scagliaster Mon. Ghalm. 
Il attribue avec doute Lampadocorys sulcatus Cotteau au Néocomien, alors 
que l'espèce est, en France, du Cénomanien de la Drôme. Le nouveau Genre 
Ananchothuria a été créé sur un fragment de Lest, d'origine douteuse, titho- 
nique ou néocomienne, avec plaques d'apparence dissociées, mais que l'auteur 
affirme indépendantes. Il en donne la diagnose et en piopose deux restau- 
rations hypothétiques, suivant que le fragment aurait appartenu à un 
régalien fig. A) ou à un bilatéral fig. B). Il cherche à démontrer l'analogie 
de ce débris avec certains Paléehinides à plaques imbriquées, puis il insiste 
sur ses rapports avec Lampadocorys et Holaster. 

Quels que soient les arguments donnés à l'appui cle la thèse de M. Fossa- 
Mancini pour établir l'indépendance relative des plaques de son Anancho- 
thuria, on ne peut se défendre — en voyant la figure — de penser à une disso- 
ciation par compression de plaques, originairement soudées, de quelque 
Holaster ou Cardiolampas. 

Notons en passant que l'auteur attribue au Lest des Echinocorys, d'après 
la fig. F de la page 72, une disposition des sutures ouvertes intérieurement 
qui n'existe pas clans la réalité et n'a pu être observée que sur un individu 
partiellement décortiqué. J'ai observé des milliers d' Echinocorys de divers 
niveaux et de toutes provenances, notamment plus cle 2.000 moules siliceux: 
sur aucun je n'ai trouvé trace cle sutures ouvertes ; les sutures sont à peine 
indiquées par une très légère inflexion, qui ne forme même pas sillon. 

J. Lambert. 

Stefanini, G., Echinidi cretacei e terziari d'Egitto. Boll. Soc. Geol. Hat., 
vol. 37. pp. 121 et 168, et vol. 38, pp. 39 à 63, 2 pi. Rome, 1911). 

L'auteur, comme l'indique le titre, étudie les Echinides cle la collection 
donnée au Musée de Florence par Antonio Figari Bey dans le cours du siècle 
dernier et particulièrement quelques espèces échappées aux recherches de 
de Loriol, Gauthier et Fourtau. Rachiosoma Broechiiest une espèce rotulaire, 
sans rangées secondaires de tubercules, avec majeures à 4 et 5 éléments 
au-dessus de l'ambitus. Un Archiacia resté indéterminé présente les carac- 
tères cle A. pescatneli Schweinfurth de la Thébaïde. Miotoxaster Fourtaui, 
du Cénomanien, est une petite espèce avec pores du pétale impair arrondis, 
disposés par zygopores très espacés, disposition qui n'existe chez aucun 



Le Genre Stenonia Desor, 1858 (non Gray, 1844) doit prendre le nom Stenocorjs. 



122 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

autre Toxasteridse. Hemiaster Mianii est voisin d'il, balnensis et un autre 
petit Hemiaster est rapporté à H. Orbignyi Desor comme variété minor. 
Linlhia insolita Fourtau, qui a conservé les pétales flexueux des premiers 
Hemiaster, serait plutôt un Periaster qu'un Linlhia. 

Le deuxième fascicule est consacré aux Echinides tertiaires, la plupart 
déjà connus. Eupaiagus Figarii du type du Brissoides formosus est soigneu- 
sement comparé à plusieurs de ses congénères. Schizaster Isidis est destiné 
à remplacer S. libyens Fourtau 1909 (no/7 1908). 

J. Lambert 

Lambert, J., Revision des Echinides du Nummulitique de la Provence 
et des Alpes françaises. Mém. S. pal. suisse. ln-4°. 61 p.. 2 pi., 
Genève. 1918. 

Ce Mémoire comprend la description de 58 espèces, 6 du Lutétien, 11 de 
l'Auversien, 17 du Bartonren, 29 du Priabonien et 2 du Tongrien ; il a été 
entrepris pour faire; mieux connaître le niveau stratigraphique précis des 
espèces et aussi le résultat des recherches de M. le D r Guébhard. Les espèces 
nouvelles sont au nombre oe 19 et 9 autres n'avaient pas encore été signalées 
en France. 

En précisant les caractères des radioles de Cidaris Van-den-Heckei j'ai 
reproché à Ponzi de s'être attribué la paternité de C. remiger, mais, le Cata- 
logue des Fossiles du Monte Va ticano étant un travail commun, Ponzi avait 
pu se charger de l'étude de ce Cidaris. C. Daguini Castex cl Lambert est 
destiné à remplacer C. spinigera Dames (non Colteau). Mon ancien Phala- 
crocidaris Gaulhieri reprend le nom P. numinulilica Sismonda (Cidaris). 
Fibularia Guebhardi diffère de F. subcaudaia Desmoulins par sa forme cir- 
culaire et plus épaisse. Clypeasler Boussaci est le plus ancien des Clypéastres 
connus, puisqu'il remonte à l'Auversien et que la forme citée dans l'Auversien 
de Biarritz n'appartient pas réellement au Genre. C'est un Clypéastre d'assez 
grande taille, déprimé, sans mfundibulum, mais à face inférieure concave, 
bords épais, laganiformes, pétales à fleur de test, très ouverts. C. loxopeialum, 
à peine moins ancien, en diffère par ses marges étendues, à bords tranchants. 
C. Sayni remplace C. priscus Boussac (non Oppenheim). Eehinanlhus 
Kiliani se distingue par ses pétales étroits, effilés. E. seulella Lamarck 
et ses variétés sont l'objet d'une étude détaillée. J'en sépare l'espèce du 
Chattien de Westphalie, E. herfordensis, et je sépare d'E. sopilianus d'AR- 
chiac l'espèce décrite sous ce nom par Dames ; elle devient E. Damesi. 
Je rappelle qu'il y a deux E. veronensis, l'un de Schauroth, simple synonyme 
d'E. seulella, l'autre de Defrance, qui doit être maintenu et dont E. bufo 
Laube est un synonyme. E. Desmoulinsi de Provence a pu être attribué 
au Bartonicn, ce qui permet de rajeunir singulièrement les couches de Blaye 
dans la Gironde, mais concorde avec les plus récentes études sur les Echi- 
nides des falaises de Biarritz. Les Echinolampas sont nombreux, neuf, et 
parmi eux E. Beaumonli Agassiz, E. eurhis Agassiz, puis des espèces nou- 
velles E. Colloti, E. Sarasini, qui remplace E. amygdala Sismonda (non 
Desor), E. varusensis, E. ventiensis, qui remplace E. Francei Sismonda 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGlk 123 

(non Desmoulins). Sont séparés d'Opissasler nux Desor (Hemiaster) du 
Priabonien, les formes lutétiennes 0. Pellati Cotteau, 0. globulus Dames, 
0. Fourlaui Lambert et l'espèce du Stampien 0. Boussaci Lambert. 

Schizaster Studeri Agassiz est l'objet d'une étude particulière et lui sont 
réunis les prétendus S. Leymeriei et S. rimosus cités en Provence. Le prétendu 
S. vicinalis de Provence est un S. eurynolus du Miocène. Sont des espèces 
nouvelles: S. Gazioti et S. Thieryi. Brissopsis Guebhardi Lambert est du 
Lutétien ; Macro pneustes ingens Lambert est connu par des débris. Bris- 
soides elongalus Agassiz est longement discuté et comparé à B. navicella 
Sismonda, si fâcheusement interprété par de Loriol et par Cotteau. Le 
terme générique Sarsella Pomel (non Hœckel) est remplacé par Vascouaster. 

Analyse de laideur. 

Checchia lîispoli. Rhabdocidaris remiger del monte Vaticano. Boll. Soc. 
Geol. iial., vol. 38, pp. 71-82, 1 pi. Rome, 1919. 

L'auteur rappelle comment la faune échinitique de ce gisement a été étu- 
diée par Van den Hecke et par Ponzi ; il reprend l'examen des radioles de 
Cidariche et attribue l'ancien Cidaris remiger au Genre Rhabdocidaris, en 
raison sans doute de quelques faibles traces de créneluies observées sur 
certains radioles. L'espèce semblerait mieux à sa place parmi les Leiocidaris. 
Elle a été pour le première fois citée par Van den Hecke en mars 1858 et 
par Ponzi en juin de la même année, mais extraite d'un catalogue commun 
aux deux auteurs. Les' Rhabdocidaris serraria et B. rosaria Brown ont 
leur facette articulaire nettement crénelée ; mais le premier semble devoir être 
réuni au second. 

J. Lambert. 

Lambert, J., Considérations sur la classification des Echinides 
Atélostomes. I. Brachygnata et Procassiduloida. Mérri. Soc. Acad. 
de VAu.be, t. 82. 48 p. Troyes, 1908. 

Ce Travail est une sorte de résumé de l'un des prochains fascicules de l'ou- 
vrage en cours de publication : Essai de Nomenclature raisonnée des Echinides, 
interrompu par la guerre. Il traite d'une partie des Aleloslomala de Pomel, 
c'est-à-dire des anciens Cassidulides d'Agassiz,à l'exclusion desSpalangoida, 
réservés pour une autre Note. Il est précédé de la discussion de certains 
caractères, comme la disposition des pores dans l'ambulacre impair 1 , les 
tubercules, leur transformation en tubérosités diverses et leurs scrobicules 
parfois remplacés par une saillie et aussi la disposition des plaques inter- 
radiales qui ne comportent pas les plaques doubles péristo miennes. Le 
caractère de la dépression des pétales est également discuté. 

Un tableau de la classification adoptée porte seulement sur les grandes 
divisions plus compréhensibles que le Genre et relatives aux 106 Genres et 
1.088 espèces étudiés. 

J'ai dû introduire dans la classification un Ordre Brachygnata pour les 
quelques formes à mâchoires imparfaites en éphémères, tandis que les formes 



124 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

bien plus nombreuses complètement édentées constituent l'Ordre Nodosto- 
mala. Le premier Ordre ne comprend qu'une Famille Echinoneidse Agassiz, 
avec une Sous-famille Desorellidse. pour les formes à péristome oblique et 
trois Tribus, Menopyginse à apex complexe, avec complémentaires, Globa- 
torinse à apex dicyclique, tétrabasal et Eeliinojjalerinœ à apex monobasal. 
Le G. Echinogalerus Kcenig, 1825, remplace Caraiomus Agassiz 1840 
(non Daim, 1820). La Sous-famille Echinoconidse ne contient que quelques 
formes à péristome régulier, dont les mâchoires, sans doute éphémères, n'ont 
pu encore être observées, mais que tous leurs autres caractères placent à la 
suite des précédents. 

L'Ordre Nodoslomala comprend deux Sous-Ordres Procassiduloida à 
péristome ave* phyllodes plus ou moins développés et plastron rudiment-aire, 
tandis que les Spatangoida ont leur péristome sans phyllodes et un plastron 
plus ou moins développé. Procassiduloida comprend quatre Familles: Galero 
pygidse à ambuiacres simples, composés de plaques biporifères et apex 
monocentrique, Echinobrissidse Wright avec mêmes caractèies, mais 
ambuiacres pétaloïdes,NeoIampadidse avec mêmes caractères que la première 
Famille, mais plaques ambulacraires uniporif ères, puis Collyritidse d'Orbigny 
à apex diplocentrique. Un Genre nouveau de Galeropygidae, Jolyclypus pour 
Galeropygus Jolyi Gauthier. La Famille Echinobrissidse comprend quatre 
Sous-Familles: Pygaulidae à péristome oblique, Nucleolidse à péristome régu- 
lier, pétale impair semblable aux autres et apex tétrabasal, Echinolampadidœ 
Bernard avec apex monobasal, et Archiacidse Cotteau à pétale impair 
différent des autres. Nucleolidse sont subdivisés en trois Tribus, Clypeinse 
déprimés, à périprocte supère, Caiopyginse ovoïdes, à périprocte postérieur, 
et Mepygurinœ lampadif ormes, à périprocte supère. Le Genre Echinopygus 
d'Orbigny remplace Pygurus Agassiz 1839 (non Dejean 1833) ; Porobrissus 
est proposé pour Echinobrissus anguslalus Clark ; .1 Arnaudasler est décrit 
dans un travail sous presse, Noie sur quelques genres nouveaux d'Echinides, 
avec Gentiiia et Thomasia( 1 ) pour Archiacia araidahensis Gauthier. Echino- 
lampadidse comprenant aussi quatre Tribus, Rhynchopiginse à périprocte 
supramarginal, Echinanthînse à périprocte postérieur, Faujasinœ à péripiocte 
infère et floscelle bien développé, etPlesiolampinse à floscelle peu développé. 
Genres nouveaux : Glossaster pour Cassidulus Sorigneti Cotteau, (Jarkella( 1 ) 
pour Cassidalus conoideus Clark, Protoîampas pour Echinolampas Arnaudi 
Cotteau. Rhyncholampas Al. Agassiz remplace Pygorhynchus Agassiz 1847 
(non 1839), Plagiopygus Lambert et Pleuropygus Lambert et Thiéry. Echi- 
nolampas avec plus de 250 espèces est divisé en plusieurs Sections. La Famille 
Collyrilidss comprend deux Sous-Familles, Pygorhylidse à apex allongé et 
Disasleridse à apex compact antérieurement. Un Genre nouveau Acrolusia. 

En résumé, les Genres conservés sont au nombre de 95, les nouveaux seu- 
lement de 11, tandis (pie 50 sont supprimés comme inutiles et 34 rejetés 
comme synonymes; en soi te que la classification proposée, loin de compliquer, 
simplihe la Nomenclature en essayant de la fonder tant sur la phylogénie 



( ] ) Voir à la fin du présent numéro Jes leetificalions faites au cours d'impression. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 125 

que sur des caractères de valeur physiologique. et non sur des variations de 
formes souvent reconnues spécifiques ou même individuelles. 

Analyse de l'auteur. 

CRINOÏDES 

par M. F. -A. Bather 

Batker, F.-A., Notes on Yunnan Gystidea : I. Sinocystis and Ovo- 
cystis. Geol. Mag,, Dec VI, vol. V, pp. 507-515, 7 text-figs. — Nov. 1918 

— Londres. 

Ces deux Genres ont été établis par F.-R.-C. Reed sur 90 échantillons 
des roches ordoviciennes de Shih-tien. L'auteur explique la terminologie 
et l'orientation qu'il emploie ici et dans ses autres publications, et les met 
en contraste avec celles qu'emploie M. Reed. Il admet le Genre Sinocystis 
avec génolectotype 8. Loczyi, mais, après avoir examiné scrupuleusement 
les caractéristiques prétendues de VOvocystis. il réfère son unique espèce, 
0. Mansuyi, à Sinocystis. La question principalement contestée, c'est que, 
d'après Reed. les diplopores de Sinocystis sont couverts et fermés par des 
tubercules d'épistéréom ; mais l'auteur figure dans S. Loczyi quelques pores 
comme s'ou\n»nt sur les côtés de tubercules très élevés. Les sillons subvectifs 
qui, d'après Reed, serpentent à travers la surface de VOvocystis, ne sont, 
d'après l'auteur, que des. sutures déprimées, mais accentuées — ici et là - 
par des dislocations posthumes. Les prétendues « facettes pseudo-brachio- 
laires » de Reed sont des racines adhérentes d'une Gystidée. 

F.-A. Bather. 

Balher, F.-A., Notes on Yunnan Gystidea : IL The species of Syno- 
cystis. Geol. Mag.. Dec. VI, vol. V, pp. 532-540, 5 text-figg. — Dec. 1918 

— Londres. 

Des dimensions et des notes supplémentaires à la description par Reed 
sont données pour S T . Loczyi, S. Y unnanensis , et S. Mansuyi. Les quatre 
branches du système subvectif sont asymétriques dans leur étendue et 
dans leurs rapports avec les ouvertures de la thèque. L'auteur, suggère 
qu'elles avaient leur origine dans un système triradié. Il décrit en détail les 
plaques péristomiales, le squelette subvectif et les ouvertures, de la thèque. 
Il fixe le holotype de chaque espèce. 

F.-A. Bather. 

FORAMINIFÈRES 

par M. G. -F. Dollfus 

Yabe, IL, Notes on Lepidocyclina Limestone from Cebu. Science Reports 
Tohoku Imp. Univ., vol. V, pp. 37-51, 2 pi. Tokio, 1919. 

Des échantillons de roches recueillis à Pantina; dans l'île de Gébu, l'une 



126 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 

des Philippines, ont fourni à M. Yabe des matériaux importants pour l'étude 
des Lépidocyclines; le reste de la faune est la même que celle des calcaires 
à Carpenteria et peut aider à les dater : Amphistegina Lessoni, Gypsina 
inherens, Carpenteria proleif orrais, Lithodendrun ramosissimum. Suivant 
M. Douvillé, ces calcaires doivent être classés dans l'Aquitanien (Miocène 
inférieur). Ici une étude plus approfondie des Lépidocyclines était possible 
et les espèces suivantes ont pu être distinguées : Lepidocyclina {Eulepidina) 
inonsirosa espèce subgobuleuse, à marge périphérique tout à fait réduite, 
L. formosa Schl. (très commune] de Nias, de Bornéo, etc. L. (jibbosa bosse 
centrale moins forte que clans L. monslrosa, mais chambres latérales de très 
grande taille, L. (Nephrolepidina) angulosa Provale; enfin appartenant au 
G.Spiroclypeus,des Sections, assez nombreuses, mais difficiles à préciser spé- 
cifiquement. Nous avons là, de la Malaisie au Japon, une magnifique province 
paléontologique dont les éléments sont restés longtemps constants et sous 
l'empire des mêmes conditions d'évolution. 

G. -F. Dollfus. 

Yabe, II., Notes on a Garpenteria-Limestone from Bornéo. Science 
Reports Tohoku Imp. Univ., vol. V, n° 1. Tokio, 1918. 

Les calcaires à Foraminifères sont fort développés à Bornéo et ont fait 
l'objet de travaux déjà nombreux dans une collection de roches rapportée 
par M. Noda, de Bukit-Tumango. M. Yabe a reconnu tout spécialement un 
calcaire pétri d'individus du Genre Carpenteria assez mal connu jusqu'ici, 
c'est un G. de Gray (1858) qui a pour type C. balaniformis Gray , dont le test 
est adhérent, spiral clans le jeune âge,branchu et très irrégulier dans l'adulte, 
et dont le système canaliculaire est rudimentaire et capricieux. C'est un 
Genre caractéristique des dépôts coralligènes tropicaux. Ces espèces sont 
jusqu'ici très mal délimitées et M. Yabe n'a pas osé attribuer un nom à celles 
qu'il a trouvées. Peut-être on peut en trouver des formes ancestrales dès 
le Crétacé, mais l'épanouissement est dans les mers actuelles, au Miocène les 
citations sont déjà nombreuses ; les Lilholhamnium sont ses compagnons 
habituels et dans le gisement étudié, il faut signaler également la présence 
des Genres Cycloclypeus,, Amphistegina, Gypsina. 

G. -F. Dollfus. 

Yabe, IL, Notes on Operculina Rocks from Japan, with Remarks on 
Nummulites Cumingi. Science Reports Tohoku Imp. Univ., vol. IV. 
Tokio, 1918. 

Ce Travail est une étude sur les roches à Operculines découvertes au Japon 
et qui se rencontrent dans des localités très éloignées les unes des autres. 

On sait que les Operculines vivantes habitent, des mers basses ne dépassant 
pas 40 tirasses et sur des fonds de sable fin ; abondantes dans les mers 
chaudes. on y distingue surtout Operculina complanata DEFR.et ses variétés; 
une autre forme, plus rare, plus petite, 0. ammonoides Gron. s'avance dans 
l'Atlantique jusqu'au Cercle Arctique et descend à la profondeur de 1,630 



PALÉOZOOLOGIF ET PALÉOPHYTOLOGIE 127 

brasses. Le Genre est connu depuis le Crétacé inférieur, mais bien des espèces 
indiquées comme appartenant à ce Genre appartiennent en réalité à des 
Genres voisins bien différents, comme O.angularis Gornuel du Néocomien ; 
l'extension est grande non seulement dans le Crétacé et le Tertiaire de France 
et d'Europe mais d'Afrique et d'Amérique; reste à savoir si les Operculines 
des Etats-Unis, désignées comme O.complanaia var. granulosa, sont seulement 
une variété ou une espèce. On considère paléontologiquement VO. ammonea 
Leym. de l'Eocène comme une étape ancestrale : MM. Douvillé en 1905 
et Rutten en 1912 ont examiné déjà cette question. 

Au Japon, les Operculines ont été trouvées dans une roche soulevée aux 
îles Riukiu; leur âge paraît quaternaire ; a Kiushu le gisement, peu étendu. 
paraît tertiaire, intercalé dans des cendres et débris volcaniques; à Shikoku 
la roche est à l'état de grès, les mollusques fossiles accompagnant sont 
franchement tertiaires ; à Honshu, qui est l'île principale du Japon, les 
Operculines se trouvent dans un tuf à éléments volcaniques dont le conglo- 
mératdebase renferme Vicarya ca//osa Jenkins, que l'auteur considère comme 
une espèce caractéristique du Miocène dans toutes les îles du Japon à l'Ar- 
chipel Malais, mais qui est peut-être plutôt de l'Oligocène; les échantillons 
qui sont figurés ne permettent pas de distinguer l'espèce fossile du Japon de 
celle d'Europe. 

Carpenter a indiqué la présence d'une Nummulite encore vivante sous le 
nom de N. Cumiiigi. Mais est-ce réellement une Nummulite ? C'est une petite 
coquille discoïde, renflée, ornée de doubles filets extérieurs ondulés ou sub- 
anguleux, distants et analogues à ceux ornant les Amphistégines; l'accrois- 
sement concentrique part d'un bouton un peu excentrique et l'ouverture 
à la périphérie du dernier tour est en tout semblable à celle des Operculines ; 
c'est une forme assez rare, des mers chaudes, descendant des rivasres 
jusqu'aux grands fonds. Dans la littérature paléontologique, il faut en rap- 
procher étroitement Nummulites radiata Fich. et Moll (Nautilus) et N. 
venosus du même auteur, puis Operculina Niasi Verbeek et peut-être 0. 
Gaimardi d'ORB. Dans tous les cas ce n'est pas réellement une Nummulite, 
les caractères externes sont bien différents, et la liaison de N. Cumingi 
avec les Operculines est très grande. M. Yabe propose donc le G. nouv. 
Operculinella ; c'est un chaînon entre les Nummulites qui s'arrêtent avec 
l'Oligocène et les Operculina du Néogène dont la lame spirale n'est pas entiè- 
rement recouvrante dans l'adulte. 

C'est à tort que M. Yabe fait remonter les Nummulites au calcaire car- 
bonifère; il n'a pas eu connaissance de la rectification publiée par M.Vanden 
Broeck; c'est par suite d'une erreur matérielle sur la provenance des échan- 
tillons cpie ces Nummulites variolaria ont été signalées comme trouvées dans 
le calcaire carbonifère de Belgique. Le Genre Operculinella est un rameau 
détaché des Nummulites ou d'un Genre voisin dès l'Oligocène, de même que 
les Helerostegina, les Cycloclypeus, les Spiroclypeus, etc., qui, en une superbe 
floraison, sont venus peupler les mers chaudes du Néogène, avec exclusion 
complète de la faune actuelle du G. Nummulites. 

G.-F. Dollfus. 



128 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Paléophytologie 

JPaleohotany \ JPaleoAtologia, 

par M. P. Fritel 

Walcott, Charles-D., Middle Cambrian Alg/e. Smiihs. Instii. miscell. coll., 
vol. 67, n° 5, pp. 217-260, pi. 43-59. Washington, 1919. 

La présence d'une flore algologique accompagnant la riche faune d'In- 
vertébrés des argiles schisteuses du Cambrien moyen (Acadien) de Burgess 
était reconnue, depuis plusieurs années, par M. Walcott, qui en a différé 
l'étude afin d'obtenir le plus de matériaux possible provenant des carrières 
de Burgess Pass (Colombie Britannique). 

Dans cette flore M. Walcott signale les espèces suivantes : Cyanophycées 
(Myxophycées). Algues bleues-vertes. Ordre des Hormogonées, Famille des 
Nostocacées : Morania confluens, eostellifera, elonyata, fraçjinenla, frondosa, 
Mor ? gîobosa, Mor. parasitica, Mor ? reticulata, Morpalia spissa, sequalis. 

Parmi les Ghlorophycées (Algues vertes), l'auteur ne cite que Yuknessia 
simplex. Enfin, parmi les Bhodophycées (Algues rouges), les Genres et espèces 
suivants : Wapulikia ramosa, Dalyia nitens, raeeniala, Wahpia insolens, 
mimiea, virgata, Bosworlhia radians et gigas. 

En comparant ces espèces avec les algues de l'époque actuelle l'auteur 
a pu faire les rapprochements suivants : Merania confluens, par ses caractères 
extérieurs, est voisin de Nosloc commune Vaucher et de Nostoc verrucosum 
(Linn) Vaucher : la comparaison peut être faite encore avec Anabœna 
variabilis Kutzing. 

Morania ? coslellifera peut être comparé à Nosloc parmeloides K-ûrz. 
et, par ses caractères extérieurs, à Nosloc verrucosum, comme l'espèce précé- 
dente. C'est aussi par leur aspect extérieur que les petites colonies de Morania 
fragmenta ressemblent à Nostoc sphtericum Vaucher. Les larges frondes 
perforées des Morania ? frondosa et reticulata sont très voisines de celles 
d' Anabœna variabilis Kiixz., que nous avons déjà vu citées à propos de Mor. 
confluens. 

Les disques délicats de Mor. ijlobosa peuvent être rapprochés de ceux de 
Nostoc pruniforme Agardh. actuel ; quant à Marpolia spissa, elle paraît 
voisine de Cladophora arda (Dillw.) Kûtz., et Cl. gracilis (Griffths) Kûtz., 
des mers actuelles. C'est avec quelques réserves que M. Walcott place son 
Yuknessia simplex parmi les algues vertes. 

Les Bhodophycées (algues rouges). Ce groupe est représenté par de nom- 
breuses espèces qui semblent indiquer que les algues du Cambrien moyen 
avaient atteint un développement d'organisation devançant le stade d'évo- 
lution présenté par les éponges, échinodermes, annélides et crustacés qu'elles 
accompagnent dans les mêmes formations, et M. Walcott a pu faire les rap- 
prochements suivants des formes fossiles avec les espèces vivantes : 

Wapulikia ramosa, par le mode de division de ses ramuscules, se rapproche 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGI E 129 

beaucoup de Dasya Gibbesii Harvey, et, par la forme de ses Liges et de ses 
rameaux principaux, de Eulhora crislaia (Linn.) J. Agardh. Dalya racemala, 
par la disposition de ses branches transversales, rappelle Halurus equiseti- 
folius (Lightf) Kûtz. et, par ses branches terminales digitées, Griffdhsia 
opunlioides J. Agardh. Wahpia insolens présente des rameaux disposés 
comme ceux d'Ahnfeldtia plicala (Huds) Fries et de Cysioclonium purpu- 
rascens (Huds) Kûtz., il pourrait être comparé aussi avec Aknfeldtia con- 
cinna Agardh et Gymnogongrus leptophyllus Agardh. Wahpia mimica, 
avec ses tiges et son mode de ramification, rappelle Ahnfeldtia plicala Fries 
et Ceramium rubrum (Huds) Agardh. Wahpia virgala rappelle Ceramium 
nitens Agardh. 

Bosworthia simulans ne différait probablement que par la taille de Du- 
monlia filiformis (Huds) Greville, et peut-être de Dictyota ciliala Agardh 
et D. fasciola (Roth) Lamour. 

Les algues calcaires sont représentées par deux espèces appartenant au 
Genre Sphserocodinium : Sph ? prsecursor, qui peut être comparée à Sp. 
Munthei Rothpletz et Sph ? cambria comparable à Sp. Golhlandicum du 
même auteur. 

M. P. Fritel. 

Bertrand, Paul, Succession normale des flores houillères dans le 
rassin houiller du Gard. Paris, C.-R. Acad. Se, t. 170 — févr. 1920 — 
pp. 331-333. 

Des études de M. P. Bertrand il résulte : 

1° Que l'étage stérile et les couches du Feljas sont équivalent^ à l'étage 
stérile et aux couches de Ricard, comme l'admet M. Marsault (1914), mais 
ne forment pas la base du houiller du Gard, comme le croyait Grand'Eury. 

2° L'étage stérile et les couches grasses de Gagnières constituent en réalité 
la partie la plus ancienne du houiller du Gard, alors que Grand'Eury les 
considérait comme plus récents que les couches supérieures de Bessèges et 
de St-Jean de Valériscle. 

Les autres résultats acquis par les études de l'auteur sont les suivants : 

1° Les couches supérieures de Bessèges sont équivalentes aux couches 
supérieures de St-Jean de Valériscle : la réapparition de Pecop. lamurensis 
Heer au milieu des niveaux à Aleth. Grandini et à Cord. lingulatus carac- 
térise cette zone. 

2° Les trois faisceaux de Fontanes-Cendras-Rochebelle, la série de la 
colline de Ste-Barbe, les couches 1-5 de Créai, situées sous l'étage stérile de 
Gagnières, font partie de la zone à Pecop. lamurensis. Cette zone atteint 
1.000 mètres d'épaisseur sans qu'il soit possible d'y distinguer des différences 
floristiques nettes. L'évolution de la flore est donc extrêmement lente. 

3° Le faisceau de Rive de Gier, dans le bassin de la Loire, appartient à la 
zone à Pecop. lamurensis ; la présence dans le bassin du Gard d'une zone plus 
ancienne, caractérisée par Mixoneura flexuosa Sterule, est, de l'avis de 
l'auteur, très importante. 

M. Bertrand joint à sa Note un tableau des principales zones végétales 
dans leur ordre chronologique, qui est le suivant à partir de la base. 



130 PALÉOZOOLOGTE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

1. Etage stérile de Gagnières (600 m. au moins), zone à Mi.roneura flexuosa 
Sterub. et à Estheria cebenriensis Gr. E. Espèces de Rives-de-Gier, sans 
Pecop. lamurensis (?). 

2. Série inférieure de Molières (couches I à XI), 300 m. environ. Zone à 
Mi.roneura =exuosa Sternb. Pecop. lamurensis fréquent, au moins à la 
partie supérieure. 

3. Série supérieure de Molières (couches XI à St-Alfred) -f de 1.000 m. 
d'épaisseur. Zone à Pecop. lamurensis et à Leoia cf. Bauischiana Geinitz. 
Sigillaires cannelées, très fréquentes. Extinction de Mixoneura flexuosa. 

Série inférieure de St-Jean (couches St-Alfred à St-Hubert). Flore de 
Rive-de-Gier. 

4. Série supérieure de St-Jean de Valériscle (Couche Pommier à couche 
supérieure) 310 m. Début de la flore de Saint-Etienne : Alelhopleris Grandini 
Brong. commun, Cordailes lingulatus Gr. E., présent. Extinction de la flore 
de Rive-de-Gier : dernières apparitions de P. lamurensis. 

5. Etage stérile Feljas-Ricard (700 m.). Couches du Feljos et de Ricard 
(sous l'étage stérile). Flore de St-Etienne : Cordailes lingulatus Gr. E. 
commun. Pecopleris arborescens Schloth. très commun, Dicranophyllum, 
présents. Persistance des sigillaires cannelés. 

0. Série de la Grand 'Combe, comprenant à la base le système de 
Grand'Baume : Flore de St-Etienne mais avec sigillaires cannelées encore 
nombreuses, au moins à la base. 

7. Série de Champclauson. Flore de St-Etienne. 

M. P. Fritel. 

Piequenard, Ch., Sur la flore fossile des bassins houillers de Ouimper 
et de Kergogne. C.-R. Acad. Se, t. 170, n° 1, pp. 55-57. Paris, 1920. 

En réunissant les documents fournis par le Muséum d'histoire naturelle 
de Paris, du Muséum de Nantes, du Laboratoire de géologie de la Faculté 
des Sciences de Rennes aux nombreux échantillons recueillis par lui-même, 
M. Picquenard a pu établir l'inventaire des florales fossiles des bassins de 
Ouimper et de Kergogne. 

Le fond de la flore de Ouimper se compose d'espèces stéphaniennes : 
Pecopleris Cyathea Brongn, P. arborescens Schloth, P. hemiblioides Brongn, 
P. polymorpha Brongn, P. unila Brongn, et de quelques autres à large 
extension westphalienne-stéphanienne : Calamités Suckowii Brongn., C. 
Cistii Brongn, Pecopt. dentala Brongn, Cordaites borassifolius Unger ; mais 
on y remarque trois espèces appartenant surtout au sommet du Westphalien 
et à la base du Stéphanien : Asterophyllites tenuifolius Sternb., Alethopheris 
Serti Brongn, Sphenopteris oblusiloba Brongn. 

Pour M. Picquenard, il résulte de l'examen de cette florale que le faisceau 
des couches — actuellement connues dans le Bassin de Ouimper — doit être 
classé à la base de la formation stéphanienne. 

D'après l'énumération des plantes du Bassin de Kergogne, qui comprend 
24 espèces, la flore de ce Bassin ressemble beaucoup à celle de l'étage des 
Calamodendrées tel qu'il existe à Blanzy et à Commentry. On y rencontre 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 131 

en effet, comme dans ces localités : Sphenopleris Matheti Zeiller, Pecopt. 
Cyathea Brongn., P. Candollei Brongn., P. Daubrei Zeil., P. densifolia 
Goepp., P. polymorpha Brongn., P. Biolii Brongn., Callipieridium pteri- 
dium Schloth., Aleih. Grandini Brongn., A. Costei Zeill., Odont. germina 
Gr., Calamités Cisii Brongn., Ann. sleltala Schloth., Cordaiies lingulatus 
Gr. 

Jusqu'à présent, l'auteur n'a pu rencontrer à Kergogne deux des espèces 
les plus caractéristiques de Blanzy : Callipieridium gigas Schloth et Walchia 
piniformis Schloth. 

A la fin de sa Note, M. Picquenard fait remarquer la lacune qui existe, 
au point de vue paléobotanique, entre le faisceau des couches connues du 
Bassin de Ouimper et le faisceau des couches du Bassin de Kergogne. Pour 
l'expliquer, il émet les hypothèses suivantes: ou les sédiments médiostépha- 
niens du Bassin de Ouimper ont été enlevés par érosion ou, s'ils existent, 
sont dissimulés sous la lèvre sud du synclinal qui, à la suite du plissement 
carboniférien du massif armoricain, paraît s'être renversée sur les dépôts 
sédimentaires préexistants. 

M. P. Fritel. 

Lebcdeff, Le terrain carronifère de la chaîne du Caucase. C.-R 
Acad. Se., t. 170, n° 1, p. 53. Paris, 1920. 

Le substratum des couches mésozoïques observées au Caucase a été attri- 
bué tantôt au Dévonien, tantôt au Carbonifère. La récente découverte 
de gisements fossilifères a permis à l'auteur de préciser l'âge des couches qui 
constituent ce substratum. Ce sont des alternances de calcaire gris, de psam- 
mites, de schistes plus ou moins cristallins, de grès et de conglomérats, 
comprenant des veines de houille. Celle-ci se présente sous forme de veines 
dont la puissance varie de m ,15 à 2 m ,25. 

Les schistes charbonneux et les grès ont fourni des plantes fossiles des 
Genres Pecopleris, Nevropteris, Lepidodendron, Sigillaria, Stigmaria, Cala- 
mites, Sphenophyllum. 

L'âge de ces couches carbonifères du Caucase peut être fixé approxima- 
tivement aux formations moyennes et supérieures du Carbonifère et notam- 
ment aux étages supérieurs. 

M. P. Fritel. 

Marty, P., Un fruit fossile de Lezoux (Puy-de-Dôme). Pœv. d'Auvergne 
— 1919 — p. 1. Clermont-Ferrand, 1919. 

Le fruit étudié par M. P. Marty a été trouvé dans le Stampien moyen de 
Lezoux par M. Jacob, pharmacien à St-Etienne. Ce fossile se présente sous 
forme d'une masse de calcite qui reproduit fidèlement la face externe de 
l'organe. Après en avoir donné la description, M. Marty le compare à certains 
fruits de l'argile de Londres (Yprésien) de l'île de Wight, décrits par Bower- 
bank sous le nom Cucumites variabilis. 

L'auteur résume ensuite la longue description de Bowerbank,puis repro- 
duit la critique de Heer concernant ces fossiles, que ce dernier compare 



132 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 

aux fruits de Apeiba Tibourbou actuel de la Guyane, en créant pour eux le 
Genre paléontologique Apeibopsis. 

Dans son résumé, M.Marty donne successivement les opinions de G. Tra- 
buceo, Saporta, Schenk et Schimper en ce qui concerne les Cucumiles et 
Apeibopsis, mais ne formule aucune opinion personnelle. Dans ses conclusions, 
il se borne à rattacher le fruit de Lezoux au Cucumiles variabilis Bower- 
bank comme étant, de tous les fossiles connus, celui qui s'en rapproche le 
plus, mais l'auteur semble méconnaître la présence, dans les grès de Belleu 
(qui se placent sur le même niveau stratigraphique que les couches du 
London Clay), d'un Apeibopsis, pour lequel Watelet a créé deux espèces : 
A. Bowerbanki Watel. et A. acuta Watel. ( x ), mais qui en réalité appar- 
tiennent à un type unique, également représenté par des moules ayant la 
plus grande analogie avec le fossile d'Auvergne. 

M. P. Fritel. 

Florin, Rud., Eine Uebersicht der fossilen Salvinia-Arten mit beson- 
derer Beruecksichtigung eines Fundes von Salvinia formosa Heer 
im Tertiaer Japans. Extr. de Bull. Geol. Instit. of Upsala, vol. XVI, 
1 pi. — 1920. 

L'auteur, en signalant la présence de Salvinia formosa Heer dans les 
couches charbonneuses tertiaires de Nakanoshima (Japon), passe en revue 
les espèces fossiles du Genre Salvinia connues jusqu'à ce jour; il reproduit, 
pour chacune d'elles, la diagnose originale et donne la synonymie ainsi que 
les observations critiques dont elles ont été l'objet. 

Les espèces mentionnées dans le Travail de M. Florin sont les suivantes : 
Salvinia aquensis Saporta d'Aix (Provence), S. cordata Ettingshausen 
de Bilin, etc. (Bohême), S. Ehrhardli Probst d'Heggbach (Souabe), S. ellip- 
lica Newberry de Garbonado (U. S. A.), S. formosa Heer rencontrée en 
Suisse, en Bohême, au Tonkin Yen Baï, et au Japon (Nakanoshima), S. Mil- 
deana Goepper trouvée en Silésie, au Samland, en Bohême et à Gergovie 
(Puy-de-Dôme), localité omise par l'auteur, S. oligocœnica STAUB,de Hongrie, 
S. Reussii Ettingshausen de Priesen (Bohême) et que l'abbé Boulaycite aussi 
à Gergovie, S. spinulosa Probst d'Heggbach, enfin S. Zeilleri Fritel de 
Gessoy (Seine-et-Marne). 

A la suite de cette revue critique l'auteur donne la liste des empreintes 
fossiles rapportées, à tort, au Genre Salvinia. 

En ce qui concerne les S. M ildeana G oepp et S. Reussii Ettingsh., il y a 
lieu de faire remarquer que l'auteur a omis de citer l'abbé Boulay (Flore 
fossile de Gergovie, pp. 30-32, pi. 1, fig. 1, 2, 3) parmi les auteurs ayant cité 
et figuré ces espèces. 

M. P. Fritel. 

Holliek, Arthur, A New Fossil Species of Ficus""and its Climatic Signl 
ficance. New York Bolanical Garden Journal, vol. 16 — Mch. 1915 — 
pp. 43-47, pi. 152, 153. 

( 1 ) Watelet, Description des plantes fossiles du Bassin de Paris. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 133 

A description, with discussion, of a new species of Ficus (F. inierglacialis) 
from the Pleistocene deposits of the Kostenay Valley, British Columbia. 

The spécimen upon which the species is founded consists of a fruiting 
brandi, along which the gigs are attaçhed in clnsiers. It is apparently, 
closely allied to the gênerai type represented by the living West Indian 
species F. populoides Warb. and F. populnea Wills. One plate shows 
the spécimen natural size, the other a part of the some enlarged. The occur- 
rence of 8 species of Ficus in thèse deposits is regarded as indicating a semi- 
tropical interglacial climat e in the région. 

Author s abslract. 

Holliek, Arthur, Some Botanical and Geological Features of the 
Silver Lake Basin. Staten Island Assoc. Arts Sci. Proceed., vol. 5, — 
Oct. 1914-May 1915 — (ap. 10, 1916), pp. 60-65, PI. 2-5. 

The Silver Lake basin in Staten Island, New- York, was originally a valley 
in the serpentinoid rock that was dammed at its outlet by morainal matërial. 
It was recently drained, enlarged and converted into a réservoir. The geolo- 
gical features revealed,and thecharacterof the végétation that took posession 
of the drained basin form the subject of the paper. 

A feature of considérable interest was the « creeping » or slipping of the 
silt along the margin of the basin, where crevasses were formed, due to con- 
traction of the deposit on drying, after the water had been drained off. 

The illustrations include photograps showing certain of the crevasses, 

shrinkage cracks in the silt, a peat bed at one and of the basin, and several 

wiews showing the végétation that occupeid the margin and the inner area 

of the basin. 

Author s abslract. 

Holliek, Arthur, A Fossil Féru Monstrosity. New York Bol. Gard. Mem., 
vol. 6 — Aug. 1916 —pp. 473, 474, pis. 31, 32. 

An illustrated description of a new genus and species of féru (Anomalo- 

filicites nionctrosus) from the Tertiary (Fort Union Formation) of Montana. 

The species is compared with the hetero morpbowe f ronds of the cultivated 

« Boston féru » (Nephrotepis exaltala) (L. Schott), two figures of which are 

included for comparison. 

Aulhofs abslract. 

Holliek, Arthur, Housman's Gave. Staten Isl. Assoc. Arts Se. Proceed.. 
vol. 6 — octobre 1915-janvier 1916 — (may 9, 1917) — pp. 69-71, illus- 
trated. 

A description, with photographie illustration, of an artificial cave exca- 
vated about the yaar 1790, in the serpentinoid rock of Staten Island, New- 
York. The excavation was said to hâve been made in search of gold. The 
jointing of the rock is a conspicuous feature which gives to the cave the 
appearance of having been carefully eut or blocked ont. 

Authors abstracl. 



134 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Holliek, Arthur, So'me Botanical Problems that Paleobotany has 
Helped to Solve. Brooklyn Bol. (lard. Meni., vol. 1 -- 1018 — pp. 187- 
190. 

This paper was prepared by invitation and presented at the exercises 
held in connection with the dedication of the laboratory building and 
plant houses of the Brooklyn Botanic Garden in Brooklyn, New- York, 
April 19-21, 1917. 

Phylogeny and taxonomy are discussed and also certain salient and signi- 
ficant tacts in phytogeography. 

Author's abslract. 

Marr, J.-E. and GardneiyMiss E.-W., AnArctic flora in the Pleistocene 
Beds of Barnwell, Cambridge. Geol. AJag., Dec. VI, vol. III -- lî)l(> 
— pp. 339-343. 

Announces the discovey of a very late Pleistocene flora near Cambridge, 
in lieds with remdeer. The flora is thaï of the Porideis End Beds of the 
Sea Valley, near London. 

J.-E. Marr. 

QUESTIONS DE NOMENCLATURE 

par M. M. Cossmann 

Iredale, Tom, Molluscan nomenclatural problems and Solutions. 
Proc. malac. Soc. London, vol. XIII, parts I et II — août 1918 — pp. 28-40. 
Londres, 1919. 

L'auteur nous informe qu'il inaugure, dans cet article, une série de com- 
munications relatives à la solution des problèmes qui se posent fréquemment 
en matière de Nomenclature. Dans ces questions fort embrouillées, il est utile 
qu'un spécialiste bien documenté, comme l'est en effet M. Iredale, se dévoue 
aux laborieuses recherches que nécessite l'application des lois de priorité, 
à la condition toutefois que ce ne soit pas un prétexte pour ressusciter des 
dénominations jadis proposées par des individus qui n'ont jamais eu la 
moindre compétence en Histoire naturelle, comme le sieur Bolten par 
exemple. Sous cette réserve, nous approuvons fort la tentative régulatrice 
de M. Iredale, et, bien qu'il s'agisse plus souvent de coquilles actuelles que 
de fossiles, nous en ferons bien volontiers le résumé dans cette Bévue. 

Tritonia Cuvier (1798). C'est seulement en 1801 que Lamarck — en 
adoptant ce Genre — a donné comme exemple T. clavigera Mull., tandis 
qu'en 1800 Meigen avait antérieurement appliqué le nom Tritonia à un 
G. d'Insectes, et que, dès 1774, Trilonium était préemployé par Muller. 
Il ressort de la discussion que c'est Euphurus Bafin (1815) — et non pas 
Triopa Johnst. 1838 - - qu'il faut substituer à Tritonia ; d'autre part, 
Sphœrosloma Mac-Gillivray (1843) s'applique à Tritonia Cuv. (1803). 

Dotona (= Dolo Oken, 181.'», non 1807). G-T : Milibsea fragilis Forbes. 

Laskeya (= Eumela Morch, 1868, non Walker, 1855). 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 135 

Collonista (G-T : Collonia picla Pease) ; M. Ireclale aurait, dû nous 
apprendre en quoi cette espèce actuelle diffère des véritables Collonia 
fossiles (V. Essais Pal. Gomp., livr. XI). 

Talapena (G-T : Monilea incerta Iredale) ; même observation ! 

Korovina (G-T \Vanikoro Wallacei Iredale), il paraît que les caractères 
de l'opercule de ce génotype ne sont pas les mêmes que ceux du G. Vanikoro. 

Forskalona (= Forskaïia H. et A. Ad. 1854, non Kolliker, 1853, Cœlent.) ; 
M. Iredale remarque, à cette occasion, que c'est la seconde espèce (Trochus 
fanulum Gen.) qui est le génotype admis, d'autant plus que la première par 
ordre alphabétique (!!) est Tr. declivis Froskal, qui n'était pas de nomen- 
clature binominale. J'ajoute que, en fût-il autrement, le choix — comme géno- 
type — de la première espèce citée risque généralement d'être une absurdité, 
malheureusement consacrée par les règles des Congrès de nomenclature ! 

Enigmonia (G-T : /Enigma rosea Gray) ; c'est l'espèce australienne connue 
sous le nom Tellina senigmaiica Ghemn., et le nom /Enigma Koch (184G, 
non Newman, 1836, Insecte) était préemployé. Mais pourquoi M. Ireclale 
n'orthographie-t-il pas plus correctement /Enigmonia ? 

Amyelina (G-T: Buccinum corniculum Olivi); M. Iredale ne nous rappelle 
pas ici pourquoi Amycla M. et A. Adams est invalidé 

Pyreneola (G-T : Columbella abyssicala Brazier) ; il eût été intéressant 
de nous expliquer pourquoi cette Golombelle mérite un nouveau nom géné- 
rique. 

Caporbis Bartsch (1915), décrit comme appartenant à la Fam. Vilri- 
nellidse, ne serait qu'un nucléus de Vermelidse ! 

Propebela (G-T : Murex lurricula Mont.) ; ce r'est pas une véritable 
Bêla ni une Œnopola Môrch. 

Calecolara (= Calceolina A. Adams, 1863, non Rafin.) ; le génotype est 
une coquille qui n'est pas la même que Neritina pnsilla G.-B. Ad., et pour 
laquelle M. Iredale propose le nom anomala. 

Colicryptns (G-T : Buccinum fusiforme Brod.) ; il faut rejeter Kryplos 
jEFFR.,qui est synonyme de Cryplus. A cette occasion, Siphonorbis MarshalH 
doit remplacer Fusus allenualus Jeffr. non Phil. 

Dans la révision des Cominella et Euthria, M. Iredale propose ensuite : 

Afrocominella pour C. elongala Dunk., Burnupena pour C. porcata Gm. 

Euthrena pour E. vittaia 0. et G., Japeuthria pour E. ferrea Reeve. 

Syntagma (G-T : Bucc. brunneum Don.) remplace Donouania B. D. D. 
non Leach (1814) ; et Acosttea d'ORR. 1851, Mulleria Fer. 

Je ne mentionne que pour mémoire la longue liste de noms génériques, 
introduits en 1848, dans le Manuel d'Etudiants par Gistel, et dont aucun ne 
doit être valablement admis. 

Damoniella (G-T : Bulla Cranchi Flem.) ; il ressort des explications cle 
M. Iredale que Boxania Leach était préemployé, avec l'orthographe Roxana, 
par Stephens pour un Lépidoptère : l'identité des deux dénominations ne 
semble d'ailleurs pas douteuse. 

Muricodrupa (G-T : Purpura fenestrala Blainv.) ; mais, pour Sislrum 
Montf., je ne puis admettre la substitution du nom bolténien Drupa, qui 
n'a aucune valeur scientifique ! 



136 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉ0PHYT0L0G1E 

Teretianax (G-T : Scalenosloma Suteri Oliver) ; à cette occasion, M. Ire- 
dale signale quelques erreurs commises par M.Bartsch dans la révision des 
Eulimidsp. ; en ce qui me concerne, je ne puis admettre que l'on ressuscite 
Melanella Bowdich à la place d'Eulima, attendu que le génotype, insuffi- 
samment décrit et figuré, sans la courbe en profil du labre, peut tout aussi 
bien être un Eulima qu'une Vitreolina ! Dans cette incertitude, il est préfé- 
rable de laisser Melanella dans l'oubli. 

M. GOSSMANN. 

Buckman, S. -S., Brachiopod Nomenclature : The Génotype of Spi- 
rifer. Geol. Mag., vol. LVII, pp. 18-20, 1920. Londres. 

Revenant sur la question précédemment posée par M. Allan Thomson, 
au sujet du génotype de Spirifer, M. Buckman dit, avec juste raison, que 
la règle qui conduit à choisir comme génotype la première espèce citée 
est une absurdité; je suis absolument du même avis! Or, si l'on reprend 
la diagnose de Spirifer, on s'aperçoit qu'elle ne s'applique guère à S. cuspi- 
dalus, qui a été placé dans le même G. que S. irigonalis, par « intuition » 
seulement ! 

M. Cossmann. 

Buckman, S.-S., Terminology for Beak and foraminai Development 
in Brachiopoda. Trans. N. Z. Insl., vol. LI, pp. 450-454. Wellington, 
1919. 

En analysant une précédente communication de M. Buckman sur le déve- 
loppement du foramen dans les Brachiopodes térébratuliformes (Rev. crit. 
1918 pp. 37-39) j'ai commis une erreur de traduction : le graphique inclique 
la position du foramen relativement à la ligne des carènes latérales du crochet 
et non pas par rapport à la ligne de séparation des valves. D'autre part, 
la forme du foramen n'est pas nécessairement circulaire. 

Cette rectification faite, l'auteur propose une série de termes destinés à 
préciser davantage cette position : Gastrothyrid, quand il est sur la valve 
ventrale ; Nolothyrid, quand il est sur la valve dorsale ; Symbolothyrid, 
quand il est sur la jonction des deux valves ; Siphov.olhyrid, quand il forme 
une sorte de tabe, comme chez les Siphonolrelidœ ; Cryplothyrid, quand il est 
masqué par le crochet, comme chez Alhyris ; Chistolhyrid, quand il est plus 
ou moins atrophié, comme chez Produclus ; Calcithyrid, quand il est clos par 
une matière calcaire, mais il serait plus correct d'orthographier « chalico- 
thyrid ». 

Il resterait toutefois à élucider la corrélation qui doit exister entre cette 
portion du foramen et les autres critériums biologiques d'un Brachiopode : 
ce serait intéressant, surtout s'il en résultait des conséquences relatives 
à l'évolution de ces animaux dans les temps géologiques. 

M. Cossmann. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉ0PHYTOL0GIE 137 

Rectifications de nomenclature 

par M. M. Cossmann 

Dans le n" 3 du t. XXVII (p. 33) du Bull. Soc. belge Géol. (1913), M. Mail- 
lieux, à propos d' « Observations sur un groupe de Mollusques acéphales 
voisin des Genres Plerinea el Liopteria», a proposé le nom Beushausenia 
pour Plerinea expansa [Maurer], qui n'est ni une Pterinée s. sir., ni une 
Avicule, ni un Actinodesma, ni une Liopleria (pro Leiopleria em.). Or celte 
nouvelle dénomination générique a été préemployée par moi, en 1897, pour 
Macrodon Morr. et Lyc (non Pisces) ; par conséquent je substitue à Beushau- 
senia Maillieux le nom Maillieuxia applicable à cet Aviculacea. 

J'ai proposé en 1918 (Essais Pal. comp., livr. XI, p. 252) le G. Brasilia 
pour Turbo Erinus cI'Orb., du Séquanien, sans me souvenir que M. Buckman 
avait déjà appliqué, en 1908, le nom de notre ami M. Brasil à un Céphalopode 
jurassique de Normandie ; en conséquence il faut adopter un autre nom géné- 
rique pour le Gastropode de Cordebugles : Buckmaiiina Erinus. 

Seconde erreur de mon fait, dans le même volume de mes «Essais» 
(p. 239), Moniliopsis n. subgen (G-T Gibbula parnensis) ; or cette déno- 
mination avait déjà été appliquée par Conrad à un tout autre fossile. Dans 
ces conditions, je remplace Moniliopsis (1918) par Amonilea nob. 

La dénomination Corsomia Vidal a été mal orthographiée par le typo- 
graphe dans la table annuelle de la Bévue critique de Paléozoologie (1917), 
c'est Corsania qu'il faut lire. 

M. Bruce Wade a appliqué, en 1917, à l'un de ses beaux Gastropodes du 
« Ripley Group » le nom Hyllus préemployé par Koch (1847, Arachn.) et 
par Stâhl (1867, Hémipt.) ; je substitue pour le Gastropode crétacique : 
Wadia nobis. 

Dans la même publication, M. Wade a aussi proposé Scobina pour un 
Gastropode du même niveau; ce nom était appliqué par Lepeletier,dès 1825, 
à un Hyménoptère ; nous le remplaçons par Brucia nobis ; en outre, Seminola 
Wade (1917) fait évidemment double emploi avec Seminolus Mulsant 
(1869, Goléopt.); on y substituera Ripleyia nobis. 

La dénomination Bhomalea — proposée en 1914, par Jùkes Browne, 
pour un G. de Veneridse -- était préemployée, dès 1839, par -Burmeister 
(Orthopt.), puis en 1873, par Koch pour une Arachnide. Il faut donc la rem- 
placer par Eurhomalea nobis. De même, en ce qui concerne Salacia Jukes 
Br. 1914 (non Lk. Pal. 1816 ; nec Brandt, Acal. 1835 ; nec Edw. Crust. 
1844, etc.) ; le Genre de Veneridse prendra le nom Eusalacia nobis. Enfin, 
Terentia Jukes Browne (1914) est homonyme de Tereniius Stal (1869) 
Hémipt.; il y a lieu d'y substituer Euteren lia. /?o 6 is. 

M. Ail. Thomson a appliqué, en 1915, le nom lEtheia à un Genre de Bra- 
chiopodes, tandis que l'on connaissait déjà lElheius Hubn. (1816) Lépid. 
et JEthia Hubn. ; pour le Brachiopode, on peut adopter la dénomination 
Thomsonica nobis. 

M. L. Vignal nous signale que, dans le n° 3-4 (juillet-oct. 1919) de cette 



138 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Revue, les G. Pleclothyris et Pseudokingena ont été — par suite d'un lapsus 
typographique — imprimés en caractères gras et repérés comme nouveaux, 
attribués à M. Rollier. tandis que le premier est de Buckman (1 C J15), et le 
second de Bôse et Schlosser (1900), fondés tous deux sur les mêmes génotypes. 
Nous appelons l'attention de nos lecteurs sur cette rectification, qu'ils auront 
peut-être déjà faite eux-mêmes, à l'instar de M. Vignal et de M. Buckman, 
ci-après. 

M. COSSMANN. 

Errata 

Permettez-moi, s'il vous plaît, d'attirer voire attention sur certaines 
cireurs, taules d'impressions et aul res choses de votre Revue, n os 3 et 4, 1919. 

Page 71, ligne 3 de bas, au lieu de « havesfieldensis » lise/, « haresficldensis ». 
('-'est une erreur orthographique de Davidson : le nom de la place d'origine 
est Haresiield, près de Gloucester. 

Page 72, au lieu de « Le nouveau S. -Genre Plecïothyris » et, page 122, au 
lieu de aPleclolyris Rollier 1918 ». lisez «Genre Pleclolhyris S. Buckman 1914 » ; 
voyez Brach. Namyau, Pal. Ind. n. s. III (2), 1917. p. 121. 

Page 73, au lieu de «le nouveau G. Pseudokingena» et, page 122, au lieu 
île « Pseudokingena Rollier 1918». lisez « Pseudokingena Bôse et Schlosser ». 
.le ne sais pas l'année réelle mais le Genre est cité par Schuchert (Eastman- 
Zittel Pal. Ed. 2, 1913, p. 40G) : il est donc plus ancien. 

Page 75, ligne 10, au lieu de « Belenmites », lisez « Biachiopodes ». 

Page 75, ligne 13. Le Toarcien était subdivisé en Yeovilien et Whitbien 
dans 1910, {Quart. Journ. Geai Soc. Londres, LXVI, 1910, p. 88 ; Yorkshire 
Type Ammonites, I, p. xvi). 

Page 76, ligne 1. « plusieurs Genres nouveaux qui n'ont chacun qu'une 
espèce ». C'est inexact. Pour Gleviceras quatre espèces sont mentionnées : 
G. riparium (Oppel), G. auriiulum (Ouenstedt), G. « atirilulumjglevense » 
(un nom trivial attend un meilleur échantillon pour type), G. glevense : ce 
sont dans leur ordre du développement catagénétique 

Page 70. Fimbrilyloceras. Le lectotype du Genre Lyloceras est Ain. fiini- 
brialus Sowerby figuré par d'Orbigny ; le génoholotype de Fimbrilyloceras 
est Fimbrilyloceras fimbrialum (Sowerby) figuré par Buckman. Les deux 
espèces sont tout à fait différentes. Les faits sont expliqués dans mon ouvrage. 

Pages 76 et 122, au lieu de « Erobaciceras », lisez « Eboraciceras » ; étymol. 
Eboracum. nom latin de York. 

Pages 77 et 122, au lieu de « Docodoceras », lisez Docidoceras. 

S. -S. Buckman. 

Je n'ai pu ajouter à temps à mon manuscrit, imprimé ci-dessus, les cor- 
rections suivantes, que j'ai dû faire pour cause d'homonymie : 

Genre Clarkella Lamb. non Walcott, 1908, à remplacer par Cossman- 
naster, nob. 1920; 

Genre Thomasia Lamb. non Pach, 1900, à remplacer par ïhomasaster, 

nob. 1920. 

J. Lambert. 




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Maurice COSSMANIM 

avec la collaboration de MM. E. ASSELBERGHS, F. A. BATHER, F. CANU, 
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Catalogue illustré «les Coquilles fossiles de l'Eoeène des environs de Paris. — Les 

trois appendices III à'V réunis . . 50 fr. 

Essais de Paléoconchologie comparée (1895-1916). Les onze premières livraisons 260 fr. 

(La XII e sons presse) .., ......... ..{. ' 35 fr. 

Mollusques éoeéniques de la Loire-Inférieure. — Bull. Soc. Se. nat. de l'Ouest, 

3 vol.. L'ouvrage compie:, avec tables; 56 pi. (1896-1905) 100 fr. 

1 er supplément (1920) 4 pi 15 fr. 

Observations sur quelques Coquilles erétaeiques recueillies en France. — Assoc. 

Franc. (1896-1904). 6 articles, 11 pi. et titre 15 fr. 

l re et 2 e ." tables décennales de la » Revue Critique » (1897-1916) 20 fr. 

Description de quelques Coquilles de la formation Sanlaeruziennc en Patagonie. — 

Journ. de Conchyl. (1899), 20. p., 2 pi , . 3 fr. 

Faune pliocénique de Karikal (Inde française). — 3 articles. Journ. de Conchyl. 

.(1900-1911), 85 p., 10 pi., avec table du 1 er vol 15 fr. 

Etudes sur le Bntkonien de l'Indre. — Complet en 3 i'asc. Bull. Soc. Géol. de Fr. 

(1899-1907), 70 p., 10 pi. , dont 4 inédites dans le Bullelin 15 fr. 

Faune éoeénique du Colentin (Mollusques). — En collaboration avec M. G. Pissarro 

(1900-1905). L'ouvrage complet, 51 pi., avec tables 80 fr. 

Note sur l'Infralias de la Vendée. — B. S. G. F. (1902-1904), 5 pi 8 fr 

Sur un gisement de fossiles bathoniens près de Courmes (A. -M.). — B. S. G. F. 

(1902) ; Afin. Soc. Se. Alpes-Mar. (1905), 3 pi. les deux notes.: 5 fr. 

Descriptions de quelques Péîéeypodes jurassiques de France (1903-1915), l re série 

avec tables (n'est publiée qu'en tirage à part seulement) 25 fr. 

Note sur l'Infralias de Provenchères-sur-Meusc (1907), 4 pi 3 fr. 

Note sur le Calfovien de lîricon (1907), 3 pi * 5 fr. 

Le Barrémien urgoniforine de Brouzet-les-Alais (Gard). — Mot. Pal. Soc. Géol. 

de Fr. (1907-1916), 11 pi. et fig 

A propos de Ceritliium coruucopise (1908), 1 pi. in-4° • ■ • - 4 fr - 

Etudes sur le Charmouthien de la Vendée (1907-1916), 8 pi. in-8° 15 fr. 

Iconographie complète des Coquilles fossiles de l'Eoeène des environs de Paris 

(1904-1913). L'atlas compl. en 2 vol. in-4°, légendes et tables 125 fr. 

Péîéeypodes du Montien de Belgique (1909), .8 pi. in-4° \ Mém. Mus. ) 

Revision des Gastropodes du Montien. — l re partie, 1915 }roy. de Brux.) 

Conchologie néogénique de l'Aquitaine. — Péîéeypodes : les deux vol. in-4°, 

54 pi., 3 cartes, suppl., tables et conclusions 125 fr. 

T. III, Gastropodes, texte in-8°, 17 pi. in-4° , . 75 fr. 

The Moll. oî the Ranikot série. — l re partie (1909), 8 pi. in-4°. Calcutta. 

Description de quelques espèces du Bajocien de Nuars (1910), 1 pi 3 fr. 

Les Coquilles des Calcaires d'Orgon. — B. S. G. F. (1917), 8 pi 10 fr. 

Etude compar. des Foss. recueillis dans le Miocène de la Martinique et de l'Isthme 

de Panama ; 1 er art., 5 pi., in-8°. Journ. Conch. 1913 8 fr. 

Description de quelques Péléc. bradfordiens et call. de Pougues \Soc. Nièvre) 5 fr. 

Cerithiaeea et Loxonematacea jurassiques [Mém. Soc. Géol. Fr.). 

Règles internationales de nomenclature zoologique, adoptées au Congrès de 

Monaco (1913) et annotées par M. Cossmann 5 fr. 

Monogr. illustr. des Moll. oligoc. des env. de Rennes [Journ. Conch., 4 pi.) 10 fr. 

Bajocien et Bathonien dans la Nièvre. — En collaboration avec M. de Gros- 

souvre (1920). B. S. G. F.. 4 pi 12 fr. 

S'adresser à l'auteur, 110, Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 
Envoi contre mandat postai, port en sus 



Majoration de «8$ p. cent à partir du l« r janvier 19SO 
et de 5SO p. cent à partir du 1 er janvier 1931. 



REVUE CRITIQUE 



DE 



IPJ^L IE O Z O OLO a-iE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 



IST-u.méx'o 4 — Octobre 1820 



S M M A 1 15 K : 

Pages 

Paléozoologie : 

Mammifères et Reptiles, par M. L. Joleaud, etc i3g 

Poissons, par M. M. Cossmann 149 

Crustacés, par M. M. Cossmann i5i 

Insectes, par MM. Pruvost, Meunier, Kerforne 354 

Paléoconchologie, par M. M. Cossmann 161 

Analyses sommaires, par divers auteurs 166 

Paléophytologie, par divers auteurs 169 

Règles bibliographiques, par M. F. -A. Baïher 173 

Rectifications de nomenclatures, par MM. J. Lambert et M. Cossmann. 174 

Table des matières pour 1920, par M. M. Cossmann 176 



Paléozoologie 

Paleozooloçry \ F&leozoologia 

MAMMIFÈRES ET REPTILES 

par M. L. Joleaud 

Stelanescu, S., Sur une nouvelle voie a suivre pour étudier la phylo- 
génie des Mastodontes, Stégodontes et Eléphants. C. R. Acad. Se, 
CLXVI — 1918 — pp. 739-741. — Sur la phylogénie de l'Elephas 
africanus. Id., CLXVIII — 1919 — pp. 97-99. — Sur les sections 
transversales des lames des molaires d'Elephas africanus. Id., 
pp. 464-467. — Sur la coordination des caractères morphologiques 

ET DES MOUVEMENTS DES MOLAIRES DES ÉLÉPHANTS ET DES MASTODONTES. 

Id., pp. 908-908. — Sur la structure des lames des molaires de 
l'Elephas indicus, et sur l'origine différente de deux espèces. 
d'Eléphants vivants. Id., pp. 1208-1211. — Sur l'application pra- 
tique DES CARACTÈRES DE LA RACINE DES MOLAIRES DES ÉLÉPHANTS 

et des Mastodontes. Id., pp. 1329-1332. — Sur les fosses alvéolaires, 

LES PÉRIODONTES, LES LOGES ALVÉOLAIRES ET LES ALVÉOLES DES ÉLÉ- 
PHANTS et des Mastodontes. Id., CLXIX — 1919 — pp. 148-151. 



140 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

M. Stefanescu croit que l'évolution des Proboscidiens révèle l'existence 
non pas d'un seul phylum Maslodon — Slegodon — Elephas, mais de deux 
phylums : un phylum éléphantide et un phylum stégodontide. Le phylum 
éléphantide débute par les Mastodontes hunolophodont.es et se continue par 
les Eléphants. Elephas africanus est issu directement des Mastodontes 
bunolophodontes à collines dentaires formées de deux tubercules congénères 
non alternes, et qui, par conséquent, appartiennent à une branche différente 
de celle de Maslodon arvernensis. Au contraire, E. indicus dérive de Masto- 
dontes bunolophodontes à collines des molaires formées de tubercules con- 
génères alternes, tels que M. sivalensis et M. arvernensis. Le Mémoire détaillé 
que prépare sans doute l'auteur permettra de se rendre mieux compte que 
par des notes sommaires de ces intéressantes données phylogénétiques. 

L. JOLEAUD. 

Andrews, G.-W., Note on some Fossil Mammals from Salonica and 
Imbros. Geol. Mag., déc. VI, vol. V, n° 654 -- 1918 — pp. 540-3, 1 fig. 
Londres. 1918. 

Le Pontien de Salonique a fourni cies restes de Hipparion gracile et de 
Jhjsena Salonicœ; cette dernière espèce est voisine de H. breviroslris Aymard 
(= H. robusta Weithofer), du Pliocène supérieur de France et d'Italie, et 
de H. giganlea Schlosser du Pontien de Chine. 

Le Pontien d' Imbros a présenté des fragments de mandibule de Telra- 
belodon pentelicus Gaudry. 

L. JOLEAUD. 

Stock, Chester, Structure of the pes in Mylodon Harlani. Univ. Cali- 
fornia Public. Bull. Deparlm. Geol., vol. X. n° 16 — 1917 — pp. 267-286, 
10 fig. Berkeley, 1917. 

La restauration du pied de Mylodon Harlani, d'après les matériaux de 
Rancho La Brea, montre que les 2 e et3 e phalanges du 3 e doigt sont identiques 
aux phalanges correspondantes du 2 e doigt de la main de M. robustus, 
d'après l'interprétation d'Ovven. Il y a eu sans doute une interversion dans 
la reconstitution de ce paléontologiste. La comparaison avec Selidolherium 
indique clés relations de famille entre ces deux Genres. La spécialisation du 
pied est plus accusée dans M. Harlani que dans les grands Edentés miocènes 
de Santa-Gruz. 

L. Joleaud. 

Hay, O.-P., Descriptions of some Mammalian and Fish remains from 
Florida of prouably Pleistocene âge. Proc. Un. Slal. Nal. Mus., 
LVI, n o2291 — 1919 — pp. 103-112, pi. XXV1-XXVIIJ. 

Les Mammifères pléistocènes de Floride décrits dans cette Note sont : 
1° Elephas imperalor Leidy; 2 Thinobadistes segnis, Genre nouveau fondé- 
sur une aslragale (!!) voisin de Mylodon et de Gnalhopsis; 3° Trucifelis 
floridanus Leidy, type voisin de Macheirodus ; 4° Eelis veronis, espèce nouvelle 
donl on ne connaît que la carnassière supérieure gauche, et qui paraît n'être 
qu'une forte race de Jaguar ; 5° Trichechus anliquus Leidy. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLGGIE 141 

L'étude des Vertébrés supérieurs quaternaires, orientée ainsi dans le sens 
de la pulvérisation d'espèces, d'ailleurs à peine définies, interdit toute 
comparaison nécessaire au développement des idées générales. 

L. JOLEAUD. 

Mayet, L., Nugue, P., et Dareste de la Chavanne, I., Découverte d'un 
squelette d' Elephas pt'imigenius Falconer dans les sables de Cha- 
gny, a Belcroix près de Chagny (Saône-et-Loire). C. R. Acad. Se, 
t. 171, n° 5 — 2 mût 1920 — p. 308. 

Le titre seul nous dispense de toute analyse, même sommaire. 

Chapman, F., On a Apparently New Type of Getacean Tooth from the 
Tertiary of Tasmania. Proc. Roy. Soc. Victoria, n. ser., XXX, pt. 2, 1 

— 1917 — pp. 149-152, pi. XXXVII. Melbourne, 1918. 

Scaptodon Lodderi est un nouveau Physeteridse, dont les dents mandibu- 
laires étaient coniques, légèrement incurvées et à section basale elliptique. 
On n'y observe pas de constriction comme dans Hoploceius. M. Chapman 
rapproche ce Cétacé d'un type décrit par Lankester, en 1867, du « Red Crag » 
de Sulïolk. Scaplodon provient vraisemblablement des « Janjukian » ou des 
« Kalimnan beds » de la « Table Cape série » de Tasmanie (Miocène ou Pliocène 
inférieur). 

L. Joleaud. 

Miller, G. -S., Gidley, Jr., et James, W., A New Rodent from the Upper 
Oligocène of France. Rull. Amer. Mus. Nat. Hisi., XLI, art. XVIII 

— 1919 — pp. 595-601. 

Dans cette Note, les naturalistes de l'American Muséum Natural History 
décrivent un fragment de palais et une mandibule d'un Rongeur du groupe 
des Spalax, découvert par B. Poirrier ( x ) à Pen Blanc (commune de Sorbier), 
au N-E de St-Gerand-le-Puy, dans des formations identiques à celles de cette 
dernière localité. 

Rhizospalax Poirrieri réunit oes caractères particuliers que l'on retrouve 
aujourd'hui dispersés dans les Genres Spalax, Myospalax et Trachyoryctes: 
c'est véritablement un type synthétique intermédiaire entre les Rhizomiidés 
et les Spalacidés. 

L. Joleaud. 

Granger, W., Notes on Paleocene and Lower Eocene Mammal horizons 
of Northern New Mexico and Southern Colorado. Rull. Amer. Mus. 
Nal. Hisl., XXXVII, art. XXXII - - 1917 -- pp. 821-830, bl. xcvn- 

XCVIII. 

Cette Note est le compte rendu d'une exploration organisée dans le «San 



( x ) Notice géologique et paléontologique sur la partie nord-.-st du Département de 
l'Allier, par B. Poirrier, maire de Montcombroux, Allier, Cusset, 1859, p. 24 (référence 
donnée par M. Cl. Gaillard.) 



142 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Juan Basin » pour procurer à l'American Muséum une collection d'ossements 
de Mammifères de l'Eocène inférieur de cette région. 

L. Joleaud. 

Gidley, J.-W., New Species of Geœnodonts from the Fort Union (Basal 
Eocene) of Montana. Bull. Amer. Mus. Nal. Hi.si., XLI, art. XIV — 
1919 — pp. 541-555, pi. XXVIII. 

Dans cette Note préliminaire. J. W. Gidley décrit Neoclsenodon montanensis 

de la base de l'Eocène du Montana. Ge Mammifère, dont l'auteur se réserve 
de discuter plus tard la position systématique exacte, se place au voisinage du 
genre Clœnodon créé par Scott pour des Gréodontes nord-américains, décrits 
par Gope sous les noms Mioclœnus ferox, M. corrugalus el prologonioides : 
les analogies de ces divers types les rapprochent ;'i la fois de Arelocyon et de 
Ursus, 

L. JOLEAUD. 

Andrews, G.-W., A description of new species of Zeuglodont and of 

LEATHERY TURTLE FROM THE EûCENE OF SOUTHERN NIGERIA. PrOC. 

Zool. Soc. — 1919 — pp. 309-319, pi III London, 1920. 

La localité d'Ombialla, dans le district de la Nigeria du Sud, offre un 
gisement de Vertébrés éocènes d'un très grand intérêt. 

On y a trouvé un Zeuglodonte, Pappocetus Lugardi, représenté par une 
mandibule, des dents isolées et des vertèbres. La mandibule rappelle celle 
de Prozeuglodon et de Zeuglodon. L'axis présente, sur sa face dorsale, une 
dépression postéro-centrale que l'on a déjà signalé chez l'Ours des cavernes 
et dans un Créodonte Apierodon. Ainsi ce nouveau Zeuglodonte suggère 
l'existence d'affinités entre ce Mammifère et. les Gréodontes-Carnivores. 
Fraas avait, dès 1904, émis l'hypothèse d'une telle origine pour Prolocelus, 
Zeuglodonte de l'Eocène moyen de Mokattam. Matthew et Gregory ont 
pensé au contraire cpie les Zeuglodontes dérivaient d'Insectivores primitifs, 
comme Pantolesles de l'Eocène. De curieuses analogies existent, d'ailleurs, 
entre les Zeuglodontes et certains Gentétidés, comme Hemicenteles: Il est 
donc probable que les ancêtres des Gentétidés auraient vécu en Afrique au 
début des temps tertiaires et que c'est d'eux que tireraient leur origine les 
Zeuglodontes. Il me semble que l'on peut objecter que les Zeuglodontidés 
étaient arrivés à l'Eocène inférieur à un stade d'évolution et à un degré 
de spécialisation beaucoup plus avancé que les Gentétidés : le plus ancien 
Centétidé connu est Palseoryctiles, du Thanétien du Nouveau-Mexique, et 
un autre Genre de cette Famille, Aplernodus, a été observé dans le Sannoisien 
du Montana ; le Zeuglodontidé le plus vieux serait précisément Pappacelus, 
qui pourrait aussi remonter à l'Eonummulitique. 

Cosmochclys Dolloi est un Ghélonien voisin de Psephophorus, de l'Oligocène 
et du Miocène d'Europe et de Dermochelys actuel de l'Atlantique, de l'Océan 
Indien et du Pacifique. Par son âge éonummulitique il se- pla-ce entre ces 
genres et les types crétacés Allopleuron, Proiostega, Archelon. 

L. JOLEAUD. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 143 

Matsumoto, Hikoschiro. On a New Archetypal Fossil Eléphant erom 
M* Tomuro. On a New Fossil Tryonyx from Hokkaido. A Contri- 
bution OF THE MORPHOLOGY, PALiEOBIOLOGY AND SySTEMATIC OF DeS- 

mostylus. On a New Archetypal Fossil Cervid from the Province 
of Mino. — On some Fossil Bisontines of Eastern Asia. Se. Bep. 
Tohoku Imp. Univ., ser. 2 (Geology), vol. III, n° 2 — 1918. 

Hikosehiro Matsumoto a publié une importante contribution à la faune 
mammologique moyenne du Japon. On peut, d'après ce travail, dresser la liste 
ci-après : 

Postpliocène de Shôzu-Schima (Sanubfi) : Stegodon sinensis, S. orienialis, 
Elephas namadicus, Bison occidenialis, Cervus (Sika) cf. nippon. 

Pliocène supérieur de Ikadachi-Musa (Omi): Stegodon sinensis, S. orienialis, 
Buffelus sp. 

Pliocène moyen de Tomuro (Katanga) : Elephas aurorœ 

Miocène supérieur de Kuji (Hitachi) : Telralophodon cf. lalidens. 

Miocène moyen des provinces de Teshiot, etc. : Desmoslylus japonieus. 

Miocène inférieur de la province de (Mino) : Trilophodon cf. angustidens, 
Teleoceras sp., Amphitro gulus minoênsis. 

Stegodon est un Genre de Proboscidiens caractéristique de la région 
orientale : ses espèces sont toujours groupes par deux dans les gisements 
fossilifères, ce qui laisse supposer chez ces animaux un dimorphisme sexuel. 
Le couple le moins évalué, «S. Cliftii-bombifrons, date du Pliocène supérieur 
et du Pliocène inférieur de l'Inde: S. ganesa-insignis,du Pliocène supérieur 
et du Postpliocène de la même carte, S. sinensis-orientalis , des mêmes étages 
de Chine et du Japon, S. airawana-lrigonocephalus du Postpliocène de Java. 

Elephas aurons, est un type intermédiaire entre Stegodon et Elephas 
comme E. planifrons du Pliocène moyen de l'Inde. Des Eléphants voisins de 
celui-ci ont été trouvés en diverses régions de l'Europe (Bessarabie, Autriche, 
Grande-Bretagne). 

Desmoslylus est un Sirénien particulier aux mers littorales du Pacifique. 
L'espèce japonaise est beaucoup plus évoluée et plus grande que l'espèce 
de l'Orégon et de la Californie, ce qui indique comme sens de migration 
un déplacement de l'Est vers l'Ouest. Ce curieux Mammifère pourrait dériver 
de Proraslomus, de l'Eocène cle la Jamaïque. 

Bison occidenialis, qui semble dériver de B. sivalensis du Pliocène supérieur 
de l'Inde, est une forme connue depuis lePléistocène ancienjdu Kansas, dans 
le bassin de l'Ohio, de l'Alaska, et la région de ITénissei, en Sibérie. En 
Transbaïkalie on trouve cette espèce dans le Pléistocène récent associée à 
Diceros anliqnilalis, Elephas cf. primigenius, Bison crassicornis. Cette seconde 
espèce de Bison vit depuis le Pléistocène récent dans l'Alaska, le Bassin de 
la Lena en Sibérie, et celui de la Vologda en Russie orientale. Bison sivalensis, 
B. occidenialis et B. crassicornis constituent une série de types de plus en 
plus jeunes et de plus en plus évolués, indiquant une migration de l'Inde 
vers le Japon, la Sibérie, l'Alaska et les Etats-Unis, d'une part, la Russie 
de l'autre part. 

L'archipel Japonais n'a donc pas cessé de faire partie intégrante du 
continent asiatique depuis le début du Miocène jusqu'au milieu du Pléis- 
tocène. Son isolement semble ainsi dater du Pléistocène récent. 

L. Joleaud. 



144 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Kepeliu, J., Aperçu sur la succession des faunes de Mammifères ter- 
tiaires dans le Sud-Ouest de la France. C. R. somm. Soc, géol. Fr, 
— 18 mars 1918 — pp. 65-68. 

M. Repelin donne, en quelques pages, un résumé de l'état actuel de nos 
connaissances sur la succession des faunes de Mammifères tertiaires depuis 
l'Eocène supérieur jusqu'à l'Helvétien,en indiquant les principaux gisements. 
Il admet comme bien distinctes une faune Indienne, une latdorfienne, une 
du Rupélien inférieur et moyen, une du Rupélien supérieur ; enfin il distingue 
dans l'Aquitanien une faune du calcaire blanc de l'Agenais (Aquit. inf.) et 
une de l'Aquitanien supérieur très bien connue aujourd'hui par les décou- 
vertes de Vasseur et les siennes dans le remarquable gîte de Laugnac, situé 
dans le calcaire gris au Nord d'Agen. Quant au Miocène, le gisement de 
Captieux paraît intermédiaire entre Laugnac et Sansan. L'auteur ne cite 
que pour mémoire les gîtes supérieurs de Simorre et de St-Gaudens déjà 
bien connus. 

L. Joleaud. 

Lull, R.-S., Triassic Life of the Connecticut Valley. Bull. Slale Geolog. 
Nat. Hisl. Surv. Connecticut, XXIV — 1915 — 285 p., 126 fîg. 

La faune des Vertébrés terrestres du Trias du Connecticut comprend 
neuf espèces de Reptiles représentées par leurs squelettes et appartenant 
aux Genres Slegomus et Ruliodon parmi les Parasuchiens, Anchis aurus, 
Ammosaurus et Podokesaurus parmi les Dinosauriens Théropodes. Anchi- 
saurus colurus et Podokesaurus holyokensis ont fait l'objet d'intéressantes 
reconstitutions de la part de R. S. Lull : le premier se rapprochant de Megalo- 
saurus, le second rappelant tout à fait Compsognathus longipes, du Jurassique 
de Ba^uère. 

Mais la partie certainement la plus originale du mémoire de R. S. Lull 
consiste dans l'étude des empreintes de pieds laissés par les Reptiles tria- 
siques. Malheureusement ce chapitre fait l'objet d'une nomenclature latine 
spéciale qui complique singulièrement la lecture de l'ouvrage : Bairachodus 
y désigne assez vraisemblablement les impressions digitales de Slegomus, 
Anchisauripus, celles d' Anehisaurus et d' Ammosaurus, etc. 

L. Joleaud. 

Hooley, R.-W., On the Integument of Iguanodon bernissartensis 
Boulenger and of the Morosaurus Becklesii Mantell. Geol. Mag., 
6, IV — 1917 — pp. 149-150, pi. X. 

Une heureuse circonstance a permis à R.-W. Hooley de trouver, en 1914, 
dans le Crétacé inférieur (Wealdien) de Brighstone Bay (île de Wight) un 
squelette entier d'un jeune individu d'un Dinosaurien Orthopode, Iguanodon 
bernissarlensis, partiellement recouvert d'une peau, ressemblant tout à fait 
par ses petits tubercules arrondis, à celle de Trachodon annectens découvert 
en 1908, dans le Kansas. 

Morosaurus Becklesii, qui est, ou contraire, un Dinosaurien Sauropode 
et dont les caractères de la peau sont connus depuis longtemps, présentait 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 145 

à la surface de l'épidémie des plaques hexagonales fortement convexes. 

L. JOLEAUD. 

Osborn, H. -F., Skeletal Adaptations of Ornitholestes, Struthiomimus, 
Tyrannosaurus. Bull. Amer. Mus. Nài. Hisl., XXXV, art. XLIII — 
1917 — pp. 738-771, pi. XXIV-XXVII. 

Plusieurs Genres île Dinosau riens Théropodes de l'Amérique du Nord 
présentent de curieuses particularités morphologiques, en rapport sans doute 
avec le genre de vie spécial de chacun d'eux. C'est le cas, en particulier, 
d' Ornitholestes, de Struthiomimus et de Tyrannosaurus, dont H. F. Osborn 
vient de reprendre l'étude. 

Ornitholestes H ermanni Osrorn remonte au Jurassique supérieur. Struthio- 
mimus allas Lambe et Tyrannos aurus rex Osborn datent du Néocrétacé. 

Le squelette de la main, dans Ornitholestes, est rem, rquable par la direction 
du doigt 1, qui diverge nettement par rapport à celle des doigts II et III ; 
les phalanges, remarquablement allongées, rappellent celles d'un Lémurien 
de Madagascar, le Aye-Aye (Cheiromys). Aussi la main de Ornitholestes 
ne me semble-t-elle nullement conformée pour saisir des proies. 

Celle de Struthiomimus en diffère sensiblement : les doigts, surtout le 
second, sont bien plus allongés et par suite à peu près dans l'impossibilité 
d'appréhender une proie. Leur aspect général est assez analogue à celui de 
la main des Edentés tardigrades de l'Amérique du Sud, l'Ai (Bradypus) 
et l'Unan (Cholœpus). H. -F. Osborn trouve certaines ressemblances entre 
Struthiomimus et les Autruches au point de vue de la forme du crâne et 
la courbure des phalangettes ; le grand développement de la queue et les 
proportions des membres du Reptile mésozoïque lui paraissent rappeler 
la morphologie externe de certains lézards, des Agames de l'ancien monde, 
des Iguanes et des Tegons du nouveaj monde. 

Ces analogies si diverses ont conduit les paléontologistes américains 
à des hypothèses variées et souvent assez inattendues sur l'étholo^ie des 
Ornithomimidés. H. -F. Osborn a vu dans Slrulhiomimus un animal se 
comportant comme un coureur à allure rappelant les Agames, et comme 
un herbivore susceptible de se dresser contre le tronc des arbres à l'image 
de certains Edentés. C.-W. Beebe le considérerait plutôt comme un insec- 
tivore, et B. Brown comme un Carnivore vivant de Crustacés et de petits 
Mollusques (!). 

Tyrannosaurus aurait eu un genre de vie tout différent: ce n'était plus, 
dit H. -F. Osborn, un herbivore coureur comme Slrulhiomimus ou Ornitho- 
lestes, mais un animal exclusivement Carnivore fort bien armé pour triom- 
pher de ses victimes. 

Les caractères communs à ces trois Genres, formule vertébrale semblable, 
disposition du bassin et de la cemture pelvienne, tridactylisme fonctionnel, 
faible développement des membres, remonteraient à leur ancêtre commun 
hypothétique, triasique ou éojurassique. 

L'extrême spécialisation d'un type comme Struthiomimus me paraît 
montrer une fois de plus que les modifications des organes, si elles sont fonc- 



146 PALÈOZOOLOGIE ET PALOPHYTOLOGIE 

tionnelles à un moment donné d'un ordre d'adaptation déterminé, ne le 
demeurent pas constamment, du moins dans le même sens évolutif. 

L. JoLEAUD. 

Lambe, L.-M., The Cretaceous Theropodus Dinosaur Gorgosaurus. 
Mem. Geolog. Surv. Canada, 100, n° 83, Ottawa. — 1917— 84 p., 49 fig. 

La découverte de Gorgosaurus libratus, dans les sables de la « valley of 
Red Deer river (Alberta) », présente un grand intérêt en raison de la rareté 
relative des ossements de Dinosautiens Carnivores par rapport à ceux des 
Dinosauriens Herbivores. Les restes fossiles de ce Reptile ont permis d'en 
reconstituer un squelette plus complet que celui de la plupart des Dinosau- 
riens Théropodes connus jusqu'à ce jour Aussi, L.-M. Lambe a-t-il pu en 
donner une description très détaillée avec restauration de la morphologie 
externe. 

Gorgosaurus libralus, grand Reptile d'environ 9 mètres de longueur, 
avait les dents antérieures du maxillaire tronquées à la face postérieure 
comme son contemporain le Dinosaurien crétacé Tyrannosaurus et comme 
son prédécesseur jurassique Allosaurus. 

Au contraire, par l'identité de sa première dent maxillaire antérieure et 
de ses dents prémaxillaires, le nouveau Dinosaurien de l' Alberta diffère de 
tous les autres Genres Crétacés de Dinosauriens carnivores; ses autres dents 
maxillaires, longues et puissantes, sont de type mégalosauroïde. 

La dernière phalange de chaque doigt était fort allongée, comme dans la 
main d'Qrnitholesles Hermanni, tandis que le 5 e métatarsien, par son extrême 
réduction, rappelait celui de Strulhiomimus altus. 

La disposition générale très spécialisée du membre antérieur des Théro- 
podes primitifs persiste donc dans ce type comme dans les autres Genresde 
Crétacés déjà étudiés 

L. JOLEAUD. 

Brown, B., A Complète Skeleton of the Horned Dinosaur Mono- 

CLONIUS, AND DESCRIPTION OF A SECOND SKELETON SHOWING SkIN 

Impressions. Bull. Amer. Mus. Nal. Hisl., XXVII, art. X, pi. XI-XIX 
— 1917 — pp. 281-306. 

B. Brown vient de donner une monographie d'un Dinosaurien armé d'une 
corne, le Genre Moiioelonius. 

La succession des Genres de Dinosauriens cornus ou de Cératopsidés se 
présenterait ainsi : 

Danien : formation de Lance : Triceraiops ; Torosaurus. 

Néocrétacé : formation d'Edmonton : Anchiceralops ; Leploceralops. 

Mésocrétacé : formation de Belly River : Monoclonius ; Ceralops ; Slyra- 
cosaurus. 

Mésocrétacé : formation de Two Medicine : Brachy ceralops. 

L'évolution de cette Famille d'Orthopodes, propre à l'Amérique du Nord, 
montre un développement graduel des cornes nasales et supraorbitales. 
Dans MonocloniusAa corne nasale est beaucoup plus grande que les cornes 
supraorbitales. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 147 

Deux espèces nouvelles du Genre Monoclonius décrites par R. Brown, 
M. nasicornus et M. Cutleri viennent prendre place à côté des types déjà 
connus M. flexus et M. crassus ( — M. sphenoceros). M. nasicornus possédait 
une corne nasale très forte, formée par un large épanouissement du squelette 
de la face. L'épidémie de la région fémorale de M. Cuileri, dont on retrouvé 
l'empreinte fort bien conservée, présentait une physionomie comparable, à 
celle de la peau de Trachodon, quoique les tubercules qui la recouvraient 
aient une forme polygonale. Cette découverte vient compléter celle de Hooley,. 
signalée plus haut. 

Dans l'état actuel de la science, nous connaissons donc les caractères de 
l'épiderme de trois des quatre Sous-Ordres que comptent les Orthopodes, 
à savoir : les Iguanodontes,les Trachodontes et les Cératopsidés. Seuls, les 
Stégosaures n'ont pas encore fourni de restes fossilisés de leur peau. On voit 
par ce simple exemple combien sont grands les progrès effectués ces dernières 
années dans l'étude des Dinosauriens. 

L. JOLEAUD. 

Lull, R.-S., The Sauropod Dinosaur Barosaurus Marsh. Redescrip- 
tion of the type Spécimens in the Peabody. Muséum Yale Uni- 
versity. Mem. Conneciicul Acad. Arls Sciences, VI — 1919 — 42 pp., 
7 pi., in-4°. 

L'auteur décrit en détail, dans cet important Mémoire, le squelette d'un 
gigantesque Dinosaurion Barosaurus lenlus, très comparable — -par sa taille 
et par la disposition générale de ses vertèbres à — Diplodocus Carnegiei, 
comme le montre la planche VIII de l'ouvrage. Cependant, la série des ver- 
tèbres caudales de Barosaurus est plus courte et moins large que celle de 
Diplodocus. Par contre, les vertèbres cervicales sont notablement plus lon- 
gues et plus larges chez Barosaurus que chez Diplodocus. Le type de Baro- 
saurus a été trouvé à Piedmont, dans le Dakota du Sud. 

La comparaison des différents Genres de Dinosauriens sauropodes du Cré- 
tacé inférieur nord-américain, basée sur les caractères de vertèbres, se pré- 
sente ainsi : 

Barosaurus : vert. cerv. énormes ; deux épines dorsales antérieures ; queue 
assez courte. 

Brachiosaurus : 1 épine dorsale ant. ; membres ant. égaux aux poster. 

Haplocanlhosaurus : vert, cervic. moyennes ; deux épines dorsales ant. ; 
queue longue, membres antér. plus petits que les poster. 

Sauropode nouveau de Tendaguru (Afrique Orientale) : vert, cervic. 
énormes ; queue courte ; membres antér. égaux aux poster. 

Il semble que l'on peut conclure de ce tableau que Barosaurus, de même 
que le Genre de Tendaguru, devait avoir un port un peu différent des autres 
Sauropodes. Ses vertèbres cervicales énormes devaient, semble-t-il, faire 
suite à une tête moins insignifiante que celle de Diplodocus ou de Bronlo- 
sa iirus. 

L. Joleaud. 

Gilmore, C.-W., A mounted skeieton of Dimetrodon gigas in the Uni- 



148 paléozoologie et pâléophytologie 

ted States National Muséum, with notes on the skeletal anatomy. 
Proc. Un. Stal Mai. Mus., LVJ, n° 2300 — 1919 — pp. 525-539, pi. LXX- 
LXXIII. 

Les paléontologistes placent généralement vers la base de la série des 
Reptiles, tantôt parmi les Rhynchqcéphales, tantôt parmi les Théromorphes, 
le groupe des Pélicos?uriens,dont on peut aussi faire un Ordre spécial. Dime- 
Irodon est l'un des Genres les mieux connus de ce rameau archaïque; un sque- 
lette, dans un remarquable état de conservation, de D. gigas a été récemment 
découvert dans le Permien de Seymour. comté de Baylor, au Texas. Il vient 
d'être monté au Muséum National des Etats-Unis par G.-W. Gilmore. La série 
des épines neurales, si remarquable et si caractéristique, y est parfaitement 
conservée : relativement peu développés au-dessus des vertèbres cervicales, 
les rayons de la crête dorsale soutenue par ces épines s'allongeaient considé- 
rablement à la hauteur des vertèbres dorsales, puis diminuaient progressi- 
vement dans les régions lombaires et sacrées. Une disposition un peu ana- 
logue s'observe aujourd'hui dans Basiliscus plnmifronsde l'Amérique centrale, 
mais ici une interruption de la crête se produit vers la ceinture pelvienne. 

L. JOLEAUD. 

Uogers, A.-W., The Occurrence of Dinosaurs in Bushmanland. Trans. 
Boy. Soc. South Africa, vol V. — 1915 — pp. 265-272, 1 plate and 1 fig. 

Dinosaur boues and a tooth wer found at 112 feet in a well on the form 
Kangnas in north-west Bushmanland lying in clayey grit derived from the 
local gneiss, wbich is exposée! in a tunnel at the boltom of the well. The 112 
feet of material sunk through is wash from the surrounding country, and 
the valley is nearly oblitéra ted by it. The climate of Bushmanland must 
hâve been approximately the same at if is today ever since the Dinosaurs 
lived there. Thus the discovery affords évidence of the long continued dry 
climat e of the région. 

Aulhovs abstracl. 

Andrews, W.,Note on two new Species of fossil Tortoises. Ann. Mag. 
N. Hist., ser. 9, vol. V, — janvier 1920 — pp. 145-150, 2 text.-fîg., Londres. 

Le premier des deux spécimens — qui font l'objet de cette Note — est 
le moule interne d'une grande Pleurodire, Trachydermochelys Rutleri dont 
une partie de la carapace et du plastron sont encore adhérentes ; les éléments 
du plastron sont assez distincts, ceux de la carapace en petit nombre. Dans 
les mêmes couches du gris vert supérieur, Seeley a déjà décrit T. phlyctœnus, 
dont Lidekker a signalé l'analogie avec le G. actuel Bhinochlys. 

Le second spécimen étudié par M Andrews, provient du Bartomen de 
High-Gliff (Musée de Jermyn Street, à Londres): Patanemys bartonensis; 
connue par la partie antérieure de la carapace, diffère de toutes les formes 
déjà connues par la largeur des plaques nuchales, par les dimensions étroites 
de ses plaques neurales et par ses plaques costales alternativement larges 
et étroites 

Ces critériums ont paru suffisants à l'auteur pour justifier la création d'un 



PALÉOÉOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 140 

G. nouveau dont cette espèce nouvelle est le génotype La position systéma- 
tique de Paianemys serait dans la Famille Emydidse; l'alternance des pla- 
ques costales rappelle le G. Testudo ; mais la forme des neurales et leurs 
relations avec les costales sont très différentes 

M. COSSMANN. 

POISSONS 

par M. Cossmann. 

Davidson, Pirie, A cestraci ont spine from the middle triassic of Nevada. 
Univ. of Calif. public. Bull. Départ Geo!., vol. II, n° 4, —mai 1919- 
pp. 433-435, 2 text.-fig. Berkeley. 

On ne connaissait encore qu'un seul spécimen de Cosmacunlhus elegans 
Evans, du Trias inférieur de l'Halo La nouvelle espèce recueillie dans le 
Nevada, C. humboldtensis, provient du Trias moyen et diffère de l'autre 
espèce parson ornementation, par ses proportions, etc. Cette espèce a quelque 
analogie avec Asleracanlhus ornarnenlissimus Agassiz, à cause de l'absence 
de carène antérieure, mais on l'en distingue par les autres critériums. 

M. Cossmann. 

Branson, E.-B., The lower embar of Wyoming and its fauna. Journ. 
of Geol, vol. XXIV, n° 7, — oct.-nov. 1916 — pp. 639-664, p. I-VI. 

Les calcaires carbonifériens d' Embar, dans le Wyoming, contient une faune 
ichthyologique dont six espèces se retrouvent dans le Carbonifère supérieui 
de la vallée du Mississsipi. Les dents palatales qu'on y a recueillies appar- 
tiennent au G. Helodus {H. subpolitus H. rugosus N et W). D'autre part, 
l'auteur décrit Crassidonta Stuckenbergi, nouveau G. dont il ne précise 
pas la position systématique, mais il rapporte ces échantillons à la même 
espèce qui a été figurée « genus a. sp. indeterm. » par Stuckenberg, dans 
son étude sur le Carbonifère supérieur de Samara. 

Sont en outre identifiés : Janassa unguiscula Easton, J. angularis, Del- 
todus Mercurii Newberry, Clenacanlhus Browni, C. amblyxiphias Cope, 
Eunemacanlhus Keytei; quelques débris d'Elasmobranches ; enfin quelques 
Brachiopodes et Pelécypodes en médiocre état. 

M. Cossmann. 

Chapman, Fred. Descriptions and Revisions of the Cretaceous and 
Tertiary Fish-remains of New-Zeeland. N. Z. Geol Surv. Nal. Bull.. 
n° 7 — 1918 — 47 + VII p., 9 pi. 2 text-fig., 1 carte, Wellington (N. Z.). 

Dans cet important Mémoire, M. Chapman fait la revision d'un Travail de 
J.-W. Davis, publié en 1888 sur le même sujet, (Se. Trans. Boy. Dublin Soc, 
ser. 2, vol. IV, p. 1-62, pi. 1-VII), 

Il décrit cinq nouvelles espèces (Syneehodus validus, Ceslracion eoleridgense, 
C. novozelandieum, Prislophonus napierensis, Diplomyslus coverhamensis). 
En outre, il a identifié un grand nombre d'espèces qui n'avaient pas encore 
été signalées dans les terrains de Nouvelle-Zélande. D'autre part, presque 



150 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

la moitié des noms proposés par Davis tombent en synonymie; de sorte que, 
sur les 39 espèces nouvelles d'après Davis, il n'en reste réellement que 14. 
Au total, il y a donc 43 espèces, dont 37 Sélachiens et 6 Téléostiens; 1 1 espèces 
crétaciques et 37 tertiaires, de sorte que 5 sont communes aux deux terrains. 
Il y a cependant hésitation pour quelques types des calcaires d'Amuri qui 
sont à la limite et dont l'âge exact n'a encore été bien précisé. 

On voit qu'en Nouvelle-Zélande, de même qu'en Europe, la coupure du 
Tertiaire au Crétacé n'est pas très nette. 

Les conclusions paléontologiques de ce Mémoire, à la suite d'une brève 
analyse de la faune, contiennent d'intéressantes remarques sur les Genres et 
espèces de Nouvelle-Zélande qui paraissent identiques à celles de l'Europe, 
nommées par Agassiz, du Génomanien au Pliocène. Or, il est bien évident que 
ces assimilations, fondées sur des dents isolées, sont sujettes à caution ! 

Un chapitre final, écrit par M. P. Morgan, contient la liste des Poissons de 
chaque gisement, avec quelques remarques, ainsi que le tableau très suggestif 
des formations tertiaires et crétaciques de la Nouvelle-Zélande. 

M. Gossmann. 

Llueca, F. -G., El Mioceno marino de Muro (Mallorca). Trab. Mus. Nac. 
Ciencias nal. ser, Geol., n° 25, 74 pp., in-8°, XVII pi. phot, Madrid, 1919. 

Muro est une localité classique pour la connaissance du Miocène marin 
de l'île de Majorque : après une courte introduction historique et bibliogra- 
phique sur ce gisement, l'auteur cite un certain nombre de Mollusques qui 
rappellent les formes burdigaliennes, puis il décrit très en détail la faune 
ichthyologique que nous analysons sommairement ci-après. 

Oxyrhina haslalis Ag., 0. xiphodon Ag., 0. Desori Ag,. dont on pourrait 
peut-être séparer certaines dents reproduites sur les figures 5 et 6 ; Odon- 
laspis conlorlidens, dubia, elegans, cuspidata (Agassiz) ; Carcharodon 
megalodon Ag., qui stigmatise exactement l'âge miocénique ; des Carcharias 
S. -G. Prionodon ; Sphyrna prisca Ag. ; de beaux débris de Mijliobales ; 
Aelobates arcuàtus Ag. ; une dent de Zygonales. Dans les Téléostiens, Chry- 
sophrys Agassizi Sisiu ; Sargus Oweni Ag. Dans les Siréniens, Melaxithe- 
rium Cuvieri Ag., mandibule remarquable. 

M. Gossmann. 

D'Erasmo, Ger., Su Alcuni ittioliti miocenici della Provincia de 
Siracusa. Rend. Fi. Accad. Se. Fis. Mal. Napoli, ser. 3. vol. XXVI 
— 1920 — Naples. 

Les fossiles décrits dans ce Travail proviennent d'un calcaire marneux 
attribué à l'IIelvétien, dans les environs de Fontana Blanche, province de 
Syracuse. L'auteur, avec sa compétence habituelle, y ? identifié : 

Sparnodus vulgaris Blainv., exemplaire comportant la tête et une partie 
du tronc, correspondant par tous ses caractères avec l'individu trouvé dans 
l'Oligocène moyen de Chinon. Pagellus siracusanus Gemm., ms ; incomplè- 
tement conservé, dont la longueur totale approche deux décimètres ; Serranus 
Casoilii (Costa), trois individus non figurés, dans un gros bloc de calcaire 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 151 

marneux. Callipieryx speciosus Ag., semblable au type qui a été décrit des 
environs de Vérone et différent des Callipieryx lutéciens de Monte Bolca. 
Enfin, les vertèbres de Carcharias, provenant des environs de Pachino et 
conservés au Musée Géologique de l'Université de Palerme. 

M. COSSMANN. 

Saeco, F., Apparaît dentali di « Labrodon » e di « Chrysophrys » 
del Pliocène italiano. Alti B. Accad. Se. Torino, vol. LI — 1915 — 
8 pp., 1 pi., Turin, 1916. 

Si l'on rencontre fréquemment des dents isolées de Poissons tertiaires, 
il est rare de trouver un appareil dental un peu complet. C'est pourquoi 
M. Sacco a été bien inspiré en publiant de précieux matériaux de débris 
d'Actonoptérygiens. récoltés dans l'Astien d'Ask et l'Ile de Pianosa, qu'il 
a identifiés avec des espèces connues ou comme variétés de ces dernières : 
Chrysophrys cinela, var. astensis, Labrodon pavimemtaium var. ligusticum, 
L. superbum, var. ex-Pisanii. La simple inspection des excellentes figures 
sur la planche, jointe à cette Note, font ressortir au premier coup d'œil les 
différences génériques de Chrysophrys et de Labrodon, beaucoup plus fugi- 
tives lorsqu'on ne dispose que de dents isolées. 

M. Cossmann. 

CRUSTACÉS 

par M. Cossmann 

Y r ogdes, A.-W., Paleozoic Crustacea, the publications and notes on 

THE GENERA AND SPECIES DURING THE POST TWENTY YEARS 1895-1917. 

Trans. S. Diego Soc. Nat. Hist, vol. III, n° 1 — july 1917 — 141 p., 5 pi. 

San Diego (Calif.). 

L'objet de ce fascicule est de fournir le résumé de toute la littérature 
relative aux Crustacés paléozoïques, ainsi qu'un index général du contenu 
de ces ouvrages, avec la liste des espèces et même quelques remarques à 
leur sujet. C'est donc plus qu'une liste bibliographique, par noms d'auteurs 
dans l'ordre alphabéthique ; c'est presque un manuel sommaire, accom- 
pagné de cinq planches reproduisant par la photographie les principales 
figures des ouvrages les plus importants, particulièrement les Trilobites. 
La bibliographie de quelques spécialistes, tels que Beecher, Raymond, etc., 
n'occupe pas moins de plusieurs pages pour chacun d'eux. 

Il est incontestable que cet ouvrage — qui fait suite à des résumés simi- 
laires pour les périodes antérieures, publiés en 1890 et 1893 par M. Vogdes — 
peut être très utile à tous ceux qui s'occupent de recherches sur les Crus- 
tacés. 

M. Cossmann. 

Etheridge, R., Jun., The cambrian Trilobites of Australia and Tasmania. 
Trans. a. Proc. Roy. Soc. S. Austr., vol. XLIII, pp. 373-393, pi. XXXIX 
et XL. Adélaïde, 1919. 

; La première découverte des Trilobites cambriennes, sur le continent 



152 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

australien, est due à Otto Tepper, en 1878. Une quinzaine de publications 
relatives au même objet ont été faites durant les quarante années qui ont 
suivi. Elles sont résumées et complétées dans la Note de M. Etheridge 
qui décrit les nouvelles espèces ci-après énumérées : Ptychoparia alroiensis, 
P. earolinensis, P. Johnstoni, P. (asmanionsis. Il y a lieu de signaler trois 
espèces appartenant au G. Eedlichia, Cossm. 1902, dénomination que j'ai 
substituée, dans cette Bévue eril. au nom préemployé Hœferia Redlich. 
Notons aussi que Dikelocephalus devrait s'orthographier Dicelophalus, et 
Crepicephalus, Crepidocephalus, pour être correctement formés du grec. 

M. Cossmann. 

Raymond, P.-E., Beechers Classification of Trilobites after twenty 
years. Amer. Journ. Se, vol. XLIII. — ■ Mais 1917. 

Dans cet article l'auteur discute la classification publiée dans le même re- 
cueil par Beecher, en 1897, et les objections qui ont été faites par Pompeckj 
en 1898, puis par Swinnerton, en 1915. Les plus graves de ces critiques por- 
tent sur le premier des trois Ordres : Hypoparia. M. Raymond examine 
successivement les Familles Agnoslidse, Eoclisidœ, Harpedidx, Trinucleidse, 
et spécialement le G. Oromelopus dont la place dans cette dernière Famille 
est douteuse, car il en diffère par les yeux et par sa glabelle. L'auteur 
approuve aussi l'opinion de Swinnerton au sujet de l'attribution de la Fam. 
Raphiophoridse aux Hypoparia. En résumé, ces deux premières Familles 
évolueraient vers l'Ordre Proparia, et les deux dernières vers l'Ordre Opis- 
Ihoparia. 

Quelques remarques intéressantes visent ensuite, dans l'Ordre Opis- 
Ihoparia, les jeunes individus de la Fam. Mesonaeidse ; l'auteur figure même 
un très népionique spécimen d'Elliptocepliala asaphoides Emmons, d'après 
Walcott, représentant l'état le plus primitif du développement des deux 
segments du cephalon : il en conclut ses préférences en faveur de la théorie 
de Beecher, en opposition avec les idées de Swinnerton relativement à l'appa- 
rition des yeux chez les Trilobites. 

M. Cossm ann. 

Raymond, P.-E., The gênera ot the Odontopleurid./e. The Ottawa Na- 
hiralist, vol. XXIX, n° 11 — fév. 1916 — pp. 135-139. Ottawa. 

Odonlopteura est essentiellement un Genre de Bohême : Clarke en a fait 
un des six S.-G. de Ceralocephale ; mais M. Raymond admet clans la Famille 
Odonlopleuridœles sept G. suivants: Odonlopteura Emmrich, Acidapsis Murch., 
Ceratocephala Wardèr, Dicranurus Conrad, Ancyropyge Clarke, Seleno- 
peltis IIawle et Corda, Glaphurus Raym ; puis il termine par une liste 
des espèces américaines. 

M. Cossmann. 

Raymond, P.-E., The Pygidium of the Trilobite. Geol. May., vol. LVII, 
pp. 22 — janv. 1920. — Londres. 

Déjà connu au temps de Barrande, le développement du pygidium des 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 153 

Trilobites n'a pas toujours été apprécié avec exactitude, puisque beaucoup 
d'auteurs pensaient que les formes les plus annelées étaient les plus primi- 
tives. Au contraire, d'après les constatations morphologiques et ontogé- 
niques les plus récentes, il appert que les grands pygidiums sont primitifs 
et que les petits sont plus spécialisés. 

A l'appui de cette théorie. M. Raymond cite et discute le pygidium de 
Sao hirsuta, de Dalmaniies eucentrus, celui des Agnostidse. Il rappelle que 
Swinnerton a introduit un nouveau point de vue en suggérant que le pro- 
taspis est une larve spécialisée, adaptée à la vie planctonique et que les ca- 
ractères de son développement n'ont aucune signification phylétique. Dans 
ces conditions, les conclusions relatives à la descendance de la plupart des 
Trilobites d'un ancêtre Agnosius paraissent évidentes. 

M. GOSSMANN. 

Raymond, P.-E., Some new Ordovician Trilobites. Bull. Mus. Comp. 

ZooL, vol, LXIV, no 2, pp. 273-293. Cambridge (Mass.), 1920. 

Dans ces Notes, M. Raymond propose plusieurs noms nouveaux dont 
quelques-uns devraient être accompagnés de figures pour être valables, 
conformément aux règles de nomenclature. Nous ne retiendrons donc que 
les dénominations fondées sur des formes antérieurement connues : 

Dionideidse nov. Fam., un seul G. Dionide Barr. 

Endymionidœ nov Fam. Type : Endymionia Meeki Billings. 

Anisonolus nov. Gen. G. -T. Shumardia glacialis Billings. 

Styginida 1 nov. Fam. Type : Slygina lafifrons Portlock. 

Bronteopsis gregaria (=Holomelopus Angellini) Billings. 

Xileoides nov. Gen. G.-T. Nileus Perkinsi Raymond. 

Hyboaspis nov. Gen. G.-T. H. Shuleri, non figurée ! 

Homotelus nov. Gen. ex. Isotelus oblusus Hall ; le génotype H. Ulrichi 
n'a pas été figuré. 

Eetenaspis nov. Gen. G.-T. Megalaspis Beckeri Slocum. 

Ectenonotus nov. Gen. Amphion Westoni Billings. 

Pour légitimer la plupart des espèces nouvelles, M. Raymond fera bien 
d'en publier promptement les figures, car les diagnoses de type ne suffisent 
pas. 

M. Cossmann. 

Pruvost, P., Découverte de Leaia dans le terrain houiller du Nord 
et du Pas-de-Calais. Ann. Soc. Géol. Nord, t. XLIII — 1914 — pp. 
254-281, pi. II double. 

Leaia est un petit Crustacé phyllolopode qui vivait dans les eaux 
douces de l'époque carboniférienne, le corps abrité par une coquille bivalve 
qui avait un aspect de Myophoriç, avec deux arêtes rayonnantes et des rides 
concentriques. Les plus anciennes Leaia sont dinantiennes ; sur l'initiative 
du professeur Barrois, les ingénieurs des mines d'Aniche en ont découvert 
dans un schiste gris, à végétaux flottés, qui a fourni aussi Naiadites carinata 
et un bel exemplaire d'araignée (Maiocercus orbicularis Gill). Leaia Irica- 
rinala PRUv.var. mininia ne se distingue que par sa petite taille et par son 
ornementation très serrée ; on le rencontre aussi à Lens. 

M. Cossmann. 



154 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Trauth, F., Ueber einige Krustaceenreste aus >den alpinmedi- 
terraneen Trias. Ann. NciturhisL Ilofmus., XXXII B. d., pp. 172-192, 
pi. I. Vienne, 1918. 

Cette Etude a été rédigée en utilisant les notes manuscrites du D r Kittl, 
qui les avaient laissées inachevées à l'époque de son décès, en 1913. Les 
Ostracodes sont rares à l'époque triasique, aussi est il intéressant de signaler 
Cypridina Ocwjana Kittl, et C. balbersteinensis, la première de Bosnie 
la seconde du Trias supérieur de la Basse-Autriche. Dans les Décapodes 
Brachyures, M. Trauth décrit des débris de Mesoprosopon iriasinun Stolley, 
puis il propose une nouvelle Fam. HemitrochiscidsB qui s'étend du Permien 
au Trias et dans laquelle il faut placer les Genres Hemitrochiscus Schau- 
roth, Oonocarcinus Gemm., Cyclocarcinus Stolley. De ces deux derniers 
il cite et figure : 0. puchoviensis Kittl, Cyclocarcinus serralus Stolley, 
Ç. stellifer T., C. reticulatus T., C. tenuicarinatus [Kittl], C. bosniaeus 
Kittl. Presque tous ces céphalothorax sont bien conservés, et proviennent 
soit de Bosnie, soit de Styrie (Aussee), soit de Hongrie, et ils figurent dans 
les collections d'Histoire naturelle du Hofmuseum de Vienne. 

M. Gossmann. 

INSECTES 

par MM. Pruvost, Meunier, Kerforne. 

Pruvost, P., Nouvelles découvertes d'insectes fossiles dans le houil- 
ler du Nord et du Pas-de-Calais. Ann. Soc. Géol. Nord, XLIII — 
1914 — pp. 282-94. Lille, 1920. 

Cette Note signale d'importantes découvertes d'insectes fossiles qui ont 
été faites en 1913 et 1914, dans le terrain houiller du Nord de la France et 
grâce auxquelles ce gisement doit être rangé parmi les dépôts les plus riches 
en débris d'Insectes de l'époque carbonifère. En particulier l'existence d'une 
« couche à insectes » au toit d'une des veines de Lens et Liévin a été reconnue 
et a enrichi considérablement les collections du Musée houiller de Lille. 
Mais d'autres empreintes ont été recueillies à tous les niveaux des Bassins du 
Nord et du Pas-de-Calais. Leur position stratigraphique a été chaque fois 
déterminée rigoureusement, de sorte qu'il est maintenant possible : 

1° d'établir les grandes lignes de l'évolution de la faune entomologique à 
travers les seuls temps westphaliens ; 

2° d'utiliser ces Insectes qui ont évolué rapidement, pour dater les faisceaux 
de veines qui les renferment et les comparer à distance avec des Bassins 
très éloignés. 

L'auteur esquisse les caractères des différentes faunes entomologiques 
successives et s'en sert pour assimiler les faisceaux houillers qui les ont four- 
nis, aux couches correspondantes de l'Amérique du Nord, de Grande Bre- 
tagne, de Belgique. Il décrit rapidement quelques-uns de ces insectes, se 
réservant de donner en un Mémoire plus étendu les diagnoses et les figures 
des types nouveaux recueillis en France. 

Analyse de fauteur. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 155 

Wiekham, H. -F., Fossil Coleoptera from Florissant, with Descrip- 
tions of several new Species. Am. Mus. Nal. Hisl. - - New- York, 
1911 —pp. 53-69. 

L'auteur décrit les espèces nouvelles suivantes : H ar palus maceratus, 
Miodytiscus hirtipes, Hydrobius prisconatator, Dryôps erupius, Dascyllus 
lithographus, Lymexylon lacuslrinuni. Ceruchus Fuchsi, Aphodius floris- 
santensis, Ligyrus eompositus, Elaphidion frac licorne, Callimoxys primordia- 
lis, Colaspis aetatis, Diabrotica exesa, Synchroa quiescens, Toxorhynchus gran- 
dis, Oliorhynchiles florissantensis, Cyphus subterraneus, Geralophus Seud- 
deri, Apio'n Cockerelli, Cleonus Rohwcri, Magdalis striaticeps, Balaninus 
miiiiiseuloides, Scyphophorus tertiarius, Craloparis adumhratus. Aucune es- 
pèce n'est malheureusement figurée, de sorte que la dénomination n'en est 
pas encore définitive. 

F. Meunier. 

Wiekham, H. -F., Fossil Coleoptera from the Wilson Ranch near 
Florissant, Colorado. Bull. Slale Univ. Iowa 1913. Authors Edition 
vol. VI, n° 4, p. 29, pi. 7. 

Ce travail est bien traité et copieusement illustré. Le vieux lac de Floris- 
sant s'étendait sur une superficie de plus cle neuf milles de long et près de 
deux milles de large. La station principale de Stump Hill a été explorée 
naguère par feu S. H. Scudder. Les Coléoptères Curculionidse prédominent, 
la même remarque s'applique généralement aux gisements fossiles européens. 
Les Staphylinidse ne sont pas rares à Florissant, les Bruchichse étaient plus 
abondants que de nos jours. La faunule signalée dans ce Travail se classe 
comme suit : Tachys Haywardi, Plalynus florissantensis, Hydrobius titan, 
CreniphilUes miocamus, Hydnobius tibialis, Atheta florissantensis, Lalhro- 
bium antediluviannni, Psederus adumbralus, Oxylelus subapterus, Homalium 
antiquoTum, Cicones obloyopunclafa, Mycetophagus Willistoni, M. extermi- 
natus, Colaslus pygidialii, Cychramites hirtus, Corlicaria petrefaeta, Eclopria 
laticollis, Hydnocêra Walcotti, Vrillelia tenuistriata, Aphodius prseemptor, 
Protoncideres primus, Bruchus florissantensis, Br. Wilsoni, Br. succinctus, 
Pylhoceropsis singularis, Movdellislena Smithiana, Auleles florissantensis, 
Trypanorhynchus exilis, Aralles exhumatus, Baris imperfeeta, B. florissan- 
tensis, B. cremastorhyneboides, Hylasles americanus, Hylargops piger. 

Los planche; faites à la « Caméra lucida » donnent, assez rigoureusement 
la morphologie des espèces étudiées. 

F. Meunier. 

Wiekham, H.-F., Fossil Coleoptera from. Florissant in the United 
States National Muséum. Proc. Unit. Slales Nal. Mus., vol. 45, pp. 
283-303, pi. 22-26. Washington, 1913. 

Ce Travail comprend des documents inédits et très intéressants. De bonnes 
figures accompagnent les diagnoses de l'auteur ; il aurait fait chose utile 
de joindre au texte quelques reproductions phototypiques très soignées. 

Les espèces décrites clans ce Mémoire se répartissent dans l'ordre métho- 



156 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

clique suivant : Agabus florissàntensis, Anisôioma sibylla, Aleacharopsis 
Caseyi, .A. seeunda, Staphyïinus volcan, Miolilhoeharis lilhographica, Lilho- 
coryne arcuata, Cryptophagus Bassleri, Terebroides corrugata, Anthaxia 
exhuma ta, Lucanus fossilis, Aphodius granarioides, Diplotaxis aurora, 
Lvplura antecurrens, L. ponderosissima, Systena florissàntensis, Bruchus 
doïmescens, Miôsteriosis Lacordairei, Blapstïnus Linellii. Pialydema Belhunei. 
On doit féliciter M. H. F. Wickham pour le zèle qu'il met à décrire la riche 
faune rniocénique de Florissant ; mais n'y a-t-il pas réellement un abus de 
créations nouvelles ? 

F. Meunier. 

Wickham, II. -F., New Miocène Coleoptera from Florissant. Mus. 
Compar. Zoology, vol. LV.III, pp. 423-494, pi. 1-16. Cambridge, 1914. 

Ce Mémoire est une importante contribution à la l'aune coléoptérologique du 
Tertiaire des Etat --luis, où on a rencontré jusqu'ici près de 500 espèces de 
cet Ordre d'Articulés, dont 210 ont été déci ites pa r Scudder et 6 par Gockerell 
et Beutenmûller. L'auteur établit d'intéressantes relations entre les espèces 
de la faune néarctique actuelle et les formes miocéniques. C'est ainsi qu'il 
signale, dans un tableau très suggestif, la distribution géographique des 
Chrysomelidae, des Cerambycidse et des Bruchidse des différents districts 
des Etats-Unis. Pour finir, il mentionne qu'il a reconnu à Florissant huit 
espèces de Byrrhidae. Ce Travail se termine par de bons dessins au trait 
des espèces observées, qui se groupent comme suit : Bidessus laminarum. 
Hydroporus sedimentorum, Silpha Bentenmulleri, Coccineîla florissàntensis, 
Triloma diluviana, Bhagoderidea striata, Cryptophagus Seudderi, Corlicaria 
occlusa, C. egregia, Chelonàrium montanum, Prolacnseeus tenuicornis, 
Miocyphon punetuialus, Eucnemis anliqualus. Dicerca eurydiee, Buprestis 
florissàntensis, B. -Scïiddêri, Chrysobothris suppressa, C. coloradensis, Pio- 
sima silvatica, Agrilus pnepolilus, Miocsenia pectinicornis, Podabrus 
ffagmentatus, P. florissàntensis, Téléphonas hesperus, Polemius crassi- 
eorjiis, Coliops priscus, G. desuetus, C. extrusus, Enoclerus florissàntensis, 
E. pristinns, Necrobia divinatoria, Ernobius effetus, Oligomerus florissàn- 
tensis. 0. duralus, Amphieerus subkevis, Oxyomus neârcticus, Aphodius 
médise »/ uSj .4. senex, Hoplia striatipennis, Miolachnosierna tristoides, Les- 
ir.ochelus puerilis, Anomald exterranea, A. Seudderi, Sigyr'us effetus, Slra- 
tegus çessatus, Phymatodes mioesenicus, Elaphidion extinctum, Sténophenus 
pristinus, Clylus florissàntensis, Gauroles striatopunetatus, Leplura nanella, 
L. ingenua, ProtipochusVajiàykei, Leptosiylus Seudderi, Lemafortior, Colaspis 
diluvialis, Ç. proserpina, Diabrotica bowditchiana, I). iileana, D. florissan- 
lella, Trirhabda sepulta, Tr. megacephala, Tr. inajuseula, Ilallica renovata, 
Pleclrolelrophan.es Hageni, Prochsetocnema florissantella, Odon lola amerieana, 
Spermophagus Philo, Bruchus primoticus, Br. submersus, Br. earpophilus, 
Br. aboriginalis, Proloplatycera laticornis. Cislela vuleanica, I soin ira floris- 
sàntensis, Hymenoris Haydeni, Capidila miocsenica, Palœdemera erassipes, 
Tomoxia inmidala, Mordella stygia, Liihomàcralria mirabilis, Corphyra 
Calypso, Tetraonyx minuscula, Epicauta subnegleeta, Canlharis litbophilus, 
Cyphus florissàntensis. 

F. Meunier. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÊOPHYTOLOGIE 157 

Wickham, H. -F., Twenty new Goleoptera from the Florissant shales. 
— 1914 — Trans. Americ. Eniom. Soc., XI, pp. 257-277, pi. V-VIH. 

L'auteur poursuit ses recherches sur les Coléoptères du célèbre gisement 
américain. Cette Note est particulièrement intéressante, car elle signale la 
découverte d'un Cucujidse, d'un Bupreslidœ, de deux Scarabeidse, de plu- 
sieurs Cerambycidae, de deux Tenebrionidœ et autres formes offrant un 
intérêt faunique incontestable. Comme dans ses précédents travaux, les 
diognoses de l'auteur sont très soignées et les dessins des planches qui accom- 
pagnent le Travail permettent de se rendre compte de la structure morpho- 
logique générale des espèces étudiées. La Note énamère les formes nouvelles 
suivantes : Lithocoryne coloradensis, Corticaria aelerna, Paciopus ameri- 
eanus, Melanophila Heeri, Necrobia sibylla, Gastrallanobium suheonfusuiii, 
Aphodius inundatus, Serica Cockerelli, Scdplolenopsis Wilmattae, Palseos- 
modicum Hamiltoni, Hylolrupes pûnctieollisj Acaiilhoderes Lengii, Sema Les- 
quereuxi, Supirodes submonilis, Mus minutus, Proteleales centralis, Isomira 
aurora, Mordellisiena Scudderiana, M. nearctica, M. protogaca. 

F. Meunier. 

Wickham, H.-F., The Fossil Elaterid/e of Florissant. Bull. Mus. 
Compar. Zool. Harv. Coll. Vol. LX, n° 12, pp. 493-527 et 7 pi. Cambridge, 
Mass. 191(>. 

L'auteur, dans ce Travail, donne un aperçu sur les Elatéridës fossiles des 
diverses formations géologiques qu'il résume en un tableau très suggestif. 
Il signale, entre autres, une espèce de Rott, Silicernius speclabilïs Heyd., 
que je n'ai pas encore retrouvé dans le gisement rhénan des Sept-Monts. 
L'auteur s'occupe ensuite des différents groupes d'Elatérides conservés à 
Florissant et il arrive à cette conclusion que, en dehors de la série des Bhyn 
chophoridse, la faune de cette localité comprend un lot d'espèces plutôt mo- 
notones et peu spécialisés. Les espèces sont rangées suivant le plan dressé 
naguère par S. H. Scudder. 

Ce très intéressant Travail est abondamment illustré ; il aurait été encore 
plus parfait si l'auteur y avait donné comme planches phototypiques, la 
mode de fossilisation de ces curieux taupins. Citons maintenant les nouvelles 
espèces suivantes ; Deltomelopus fossilis, Fornax relietus, Microrhagus vul- 
eanicus, M. mioesenicus, Lacon exhumalus, Cardiophorus lithographus, 
C. florissantensis, C. Coekerelli, C. rajuiescens, C. deprivatus, Horislo- 
nolus coloradensis, Cryptorypnus exterminatus, C r . hesperus, Anchastus 
eruptus, A. diluvialis, Monocrepidus dubiosus, Elaler Bohweri, E. florissan- 
tensis, E. Scudderi, Megapenlhes prinifevus, Cryplagriotes minusculus, 
Agribles nearticus, A. comminutus, Limonius aboriginalis, L. florissantensis, 
L. prsecursor, L. Shobonis, L. volans, Athous lethalis, A. contusus, A. 
fractus, Paranomus exanimàtus, P. lsevissimus, P. Heeri, Ludiophanus 
Haydeni, Corymbites submersus, C. restructus, C. propheticus, Oxygonus 

P rinms - F. Meunier. 

Wickham, H.-F., New Fossil Goleoptera from the Florissant Beds. 
Bull. State. Univers. (Lab. Nat. Hisl.) vol. VII, n° 3, 1 bi;. de 20 p. et 
4 pi. Iowa, 1916. 



158 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 



L'auteur poursuit, ses recherches sur les Coléoptères du gisement amé- 
ricain dont une série d'espèces ont été décrites par Scudder, Cockerell et 
Bentenmuller. Il arrive à cette conclusion que les Insectes du Miocène de 
Florissant ont les plus grands rapports avec ceux de la l'aune actuelle. 

En définitif, ce sont des Branches collatérales d'un tronc commun. La plu- 
part des spécimens décrits dans cet article viennent de Wilson Ranch, 
près de Florissant. Le Travail renferme une série d'illustrations faites à la 
« Caméra lucida », et sont généralement assez précises, avec la description 
des formes suivantes : 



ErOTYLIDjE 

Tritoma petrefaetà. 

Cryptophagid;e 

Cr.yptophagus petfieola. 

Nitidulid/e. 

Miophenolia eilipes. 

Ptinidve. 

Oligomerus brcviusculus. 

SCARABACID/E. 

Lachnosterna ? exlineta. 

Ckrambycid/e. 
Saperda ïlorissanlensis 



Rhynchitid/e. 

Rhynchiies vulcan. 

Bh. lammarum. 

Eugnamptidea robusta. 

CuRCULIONID/E. 

A pion florissantense. 
A. Scudderiamim. 

Cenlorhynchus Blaisdelli. 

Boris anlediltiviana. 

B. renovata. 

B. nearetiea. 

Miogerœus recuirons. 

Centrimus hypogreus. 

Scolytid;e. 

Piiyaphioridea diluvialis. 

A dipocephalus hydropieus. 

Phlocotribus Zimmermanni. 

F. Meunier. 



Wk'khani, LI.-F., Some Fossil Beetles from the Sangamon Peat. Amer. 
Journ. of Se, vol. XLIV, pp. 137-145. -- Iowa, 1917. 

Les Insectes du Pléistocène américain sont encore très peu connus Ils 
ont été récoltés dans divers schistes, notamment sur.les asphaltes La petite 
collection étudiée dans ce Travail provient du Prof. Savage. On doit consi- 
dérer ces Insectes comme datant de l'époque interglaciaire; ils sont très 
voisins de la faune actuelle, mais présentent un faciès plus boréal. Ce n'est 
qu'un premier jalon posés pour la faune quaternaire des Etats-Unis, \e< 
documents connus jusqu'à ce jour, étant encore trop fragmentaires. Néan- 
moins les types figurés ici sont curieux à connaître Nommons ; Carabas mean- 
der Fisch var. sangamon ; Patropus Henshawi, Plaiynus pleistocaenicuSj 
PL subçjelidus, I J I. Caloini, Chlœnius plicatipennis, Agabus Savagei, A. prselu 
gens, Bonacia stirioides. 

F. Meunier. 



Wiekbam, H.-.J., Fossil Beetles from Vero, Flûrida. Amer. Journ. of 
Se. Vol. XLVII, pp. 355-357. Iowa 1919. 

On a trouvé à Vero des restes humains associés à des Mammifères pléis- 
tocènes et aussi quelques spécimens d'Insectes bien conservés, notamment 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 159 

des ëlytres. Cette faune comprend aussi des restes de l'Eléphant colombien 
du Mastodonte américain et d'autres Mammifères éteints. L'auteur signale 
parmi les Coléoptères, les formes suivantes : 

1.) Carabid/e, Dipiochila lalicollis Lec, D. major Lec, Chlsenius œrlivus 
Say., Chl. iricolor Dej., Chl. sp., Oodes amaroides Dej. ; 2.) Scarab/eidje: 
Copris inemarginatus Blatch., Sirategus anlœcus Fabr. Cette Note com- 
plète les travaux publiés naguère sur les insectes quaternaires, de Flack, 
Fliche, Meunier et autres observateurs. 

F. Meunier. 

Meunier, Fer., Quelques insectes de l'Aquitanien de Rott, Sept 
Monts (Prusse rhénane). Konink. Akad, van Welenschappen. Deel. 
XXVIII, pp. 645-655, 2 pi. et 8 fig. dans le texte. Amsterdam, 1920. 

Dans ce petit Travail, l'auteur poursuit ses recherches sur les Insectes 
fossiles de Rott, les premières notes datent de 1884. On y trouve la des- 
cription des espèces nouvelles suivantes ; Ulmeriella Bauckhorni, Eucera 
mortua, Cryptus sepultus, Bibio Germari, et B. Heydeni, L'auteur complète 
aussi les descriptions des espèces suivantes, décrites autrefois par v. Heyden : 
Stenus Scribai, Anomala lumulaia, Empis melia et Boletina philhydra. 
Les phototypies, faites avec soin, permettent de se rendre compte de la 
structure morphologique des types étudiés. 

Analyse de raideur. 

Wickham, H. -F.. The Princeton Collection of Fossil Beetles from 
Florissant. Ann. Enlomological Soc. of America, vol. VI, pp. 359-366, 
pi. 38-41. Iowa. 

Cette Note contient les diagnoses des formes suivantes : Coccinella so- 
doma, Anlherophagus megalops, Altagenus aboriumalis, Telephorus hunia- 
tus, Trypherus alioriginalis, Xestobuini alutaceum, Callidiopsiles urandieeps, 
Lephira Leidyi, Cislela antiqua, Capnochroa senilis. 

Le petit Travail se termine par la reproduction des principaux carac- 
tères des types étudiés. 

F. Meunier. 

Lameere, Aug., Note sur les Insectes houillers de Commendry. Bull. 
Soc. Zool. de France, t. XLII, pp. 27-37. Paris, 1917. 

Dans cette Note, le savant professeur de l'Université cle Bruxelles, fait 
connaître ses vues personnelles et souvent dogmatiques sur les Insectes 
primaires du célèbre gisement de l'Allier. En 1893, feu le prof. A. Giard 
m'écrivait ce qui suit : « Sur presque tous les points, je suis en désaccord 
avec la thèse de M. Brongmiart.» Je pourrais émettre à peu près le même 
avis relativement à la classification nouvelle proposée par M. Lameere. 
L'avenir nous apprendra ce que vaut réellement cette classification pour ce 
qui a trait à la phylogénie des Insectes. En terminant, M. Lameere donne 
un très court aperçu de la physionomie du Stéphanien de Commentry et 
relate quelques nouvelles observations, non déjà signalées par son prédécesseur. 



100 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 



La Note est d'une lecture intéressante, mais répond-elle bien à la réalité 
des faits et à l'évolution probable des Insectes à ces archoïdes époques. 

F Meunier. 

Lameere, Aug., Revision sommaire des Insectes fossiles de Commen- 
try. Bul. Mus. Hisl. nat, n° 1, pp. 141-200. — Paris, 1917. 

Dans ce Travail, M. Lameere critique les espèces d'Insectes primaires 
décrites naguère par Charles Brongmiart et par Agnus. Il s'occupe aussi 
en détail, de mes recherches sur les Articulés de ce gisement, commencées 
en 1909 et dont le dernier fascicule concernant les Blattidœ, est en cours 
d'impression dans les Annales de Paléontologie. Le cadre de cette Revue 
critique ne permettant pas de longues discussions au sujet des observations 
de M. Lameere, (je me propose de les donner dans un travail ultérieur) je 
me borne ici, à quelques remarques générales. M. Lameere prétend que j'ai 
parfois mal interprété la topographie de la veination des ailes de ces archaï- 
ques insectes; suivant le professeur de Bruxelles, c'est surtout dans l'interpré- 
tation à donner au secteur du radius et de la première médiane que je me 
serais trompé. M. Lameere aurait fait chose utile, pour mieux permettre 
au lecteur de saisir ses critiques, d'indiquer par le dessin au trait, sa manière 
de voir. Ce Travail donne aussi la description de plusieurs espèces et Genres 
nouveaux de Commentry, qu'on ne peut admettre aussi logtemps que ces 
Genres et ces espèces n'ont pas été figurés.- Pourquoi M. Lameere ne s'est-il 
pas conformé aux règlements admis par les Congrès zoologiques, exigeant 
que toute forme nouvelle soit figurée ? Les conclusions de l'auteur sont inté- 
ressantes mais nous donnent-elles de la systématique et de l'évolution des 
insectes, lors du dépôt du Stéphanien de Commentry une idée claire et pré- 
cise ? La classification, si intéressante qu'elle soit (voir les pages 51 et sui- 
vantes) sera-t-elle acceptée, par la suite, par les paléontologistes ? Nous 
craignons fort qu'elle ne fasse l'objet de critiques aussi vives que celles faites 
autrefois par M. Williston, des Etats-Unis, concernant sa classification rela- 
tive aux articulés de l'ordre des diptères, non admise par les diptéristes. 

F. Meunier. 

Lesne, P., La Faune entomologique subfossile des Tourbières sous- 
marines de Belle-Ile. CM. Ac. Se., t. 167 — 1918 — pp. 538-540. Paris. 

De l'étude de cette faune ressortent les faits suivants : 

1° Au voisinage des eaux stagnantes où se formaient les tourbières de 
Belle-Ile, aujourd'hui submergées, s'étendaient des prairie 13 sèches que 
fréquentaient des mammifères herbivores. 

2° Toutes les espèces de Coléoptères jusqu'ici identifiées qui habitaient 
ces marais et ces prairies existent encore dans la faune actuelle ; mais deux 
d'entre elles, appartenant au Genre Donacia, constituent des races chroma- 
tiques particulières éteintes. 

3° L'une de ces espèces de Donocia, D. polila, qui ne se rencontrent plus 
aujourd'hui que dans la zone méditerranéenne, aurait émigré ver? le Sud 
depuis le début de la période géologique actuelle. 

F. Kerforne. 



PALÉOZOOLOGIE ET PAI.ÉOPHYTOLOG1E 16Ï 

PALÉOCONCHOLOGIE 

par M. M. Cossmann 

lleed, F.-R. Cowper, ^arboniferores Fossils from Siam. Geol. May. 
vol. LVI1, Mars-Avril 1920, pp. 113-120 et 174-178, pi. II. -- Londres 
1920. 

Au cours de l'expédition entreprise en 1899 par le Musée de Cambridge 
— dans les provinces malaises de Siam, — on a receuilli des fossiles du 
district de Patalung, que le prof. Hughes attribue au Carboniférien ou au 
Permo-carboniférien.Les spécimens ayant été déposés au Sedgwick Muséum, 
M. Cowper Reed les a identifiés dans la Note que j'analyse ici: 

Pronoriîes aff. cyclobus Phill., fragment de Gonialilidœ qui diffère sen- 
siblement de la forme typique d'Angleterre ; Pleuroiomaria (Mourlonia) 
aff. coriica Phill., fragment très déterminable dont l'ornementation est 
en partie conservée ; Euomphalus cf. subcircularis Mansuy, qui rappelle 
beaucoup l'espèce du Yunnan.; Helminlochiîon cf. priscus (Munst.), plaqué 
antérieure assez bonne; Parallelodnn aff. corrugalum de Kon., dont il fau- 
drait connaître la charnière pour en confirmer la détermination générique ; 
Edmondia sp. vue du côté du dos seulement ; Posidonomya Becheri Bronn. 
var. siamensis, ayant l'aspect et la taille d'un Inoceramus ; Pseudamusium 
cf. prseienue v. Kœnen, valve droite avec ses oreillettes intactes si — 
comme je le crois — il y a interversion avec Aviculopeclen densisiria Sandb. 
(fig. 8 et 9 ?) ; Alhyris sublilila Hall, Camarophoria sp., très médiocres; 
Produclus cancëniricus Sarres-Kayser, P. tsevipundatus Sarres, le pre- 
mier en assez bon état; Choneles cf. reclispina v. Kœnen, bien conservé ; 
Choneles aff. Buchiana v. Koen , plus fruste que l'autre espèce. 

Deux Trilobites, Proeias cf. coddonensis Woodw et Phillipsia aff. Sile- 
siaca Scupin et un Cladochonus cf Michelius Edw. et Haime, terminent 
cette intéressante contribution, à la faune asiatique: on ne sautait trop louer 
la prudence avec laquelle M. Reed a évité de créer des dénominations nou- 
velles pour les échantillons soumis à son examen, le but principal de cet 
examen étant surtout de confirmer l'attribution stratigraphique par des 
rapprochements avec des espèces bien connues du même niveau, d'autant 
plus que l'auteur n'a pu découvrir aucune ressemblance faunétique avec 
les couches à Produclus de l'Inde et des autres contrées asiatiques déjà 

explorées. 

M. Cossmann. 

Kittl, E.,Halorellenkalke vom vorderen Gosausee. Ann.K.K.Nalurlusl. 
Hofmus., XXX Bd. -- L916 — pp. 51-54, pi. III. Vienne, 1919. 

Voici encore une oeuvre posthume de Kittl, publiée d'après ses notes ma- 
nuscrites par M. Spengler. Nous y trouvons des figures ci-espèces connues, 
telles que Halorella amphilonia et pedalaBROXN.Bhiinclumella pirumBnTN. 
et ditalata. la description de Bhynchonellina tjosaviensis et de Trachyne- 
rita infranodosa. d'Oonia Gappi qui pourrait bien être plutôt une Cœlos- 
lylina ; à noter aussi un fragment de Dentaliûm, annelé mais non nommé. 

M. Cossmann. 



162 PATÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Buekman, S. -S., Type ammonites, fàsc. XXT. pp. 9-16. 14 pi. — Londres, 
Mars, 1920 — W. Wesley, editor. 

Le texte comprend — sous le nom « chronologie » — quelques explica- 
tions terminologiques au cours desquelles M. Buekman fait remarquer que 
le terme « pre-cordalam » a été employé par lui es 1911. comme division 
de l'Oxfordien, tandis que R. Douvillé a employé prsecordaium pour une 
espèce voisine de scarburgense. A mon avis, non seulement il n'y a pas de 
homonymie, mais encore le second nom est plus correctement formé en 
latin que le premier attendu que « pre » n'a aucune signification latine. 
D'autre part, l'auteur rectifie certains terme* relatifs à l'évolution des Am- 
monites (Palingenesis) : le D 1 ' Lang ayant imprimé (1919 « Lipogenesis », 
M. Buekman écrit avec raison « Lipopalingencsis ». et pour les autres phé- 
nomènes de retard ou de précédence, « Bradypalingenesis » « Propalinge- 
nesis ». Ensuite comme type stratigraphique, il suggère le terme « chorotype » 
(Xcop^ç, distinct) ; comme terme d'association, « syntopite » (cx»v, avec ; 
rOTrtryji;, à la même place). Pour la position des tubercules, il propose un 
ensemble de désignations un peu trop compliquées pour que je puisse les 
reproduire dans le cours de cette analyse sommaire : signifie tubercule. 
V bifurcation. 

Quelques noms nouveaux sont enfin à signaler : Lamberticeras (G. T. 
A. Lamberti Sow), Cardioceras cardia, séparé de C. cordatum ; Vertebriceras 
(G. T. V. dorsale), mais la ligure n'accompagne pas le diagnose dans la 
même livraison! Par contre, les planches reproduisent Papilliceras papillatum, 
Epalxites formosus, Masckeites densiis, Prionocéras prionodes, dont les 
diagnoses sont probablement à suivre dans une livraison ultérieure ? Cette 
division peut avoir quelques inconvénients pour la fixation de la date 
exacte de publication de certains types dont la figure est publiée en mars 
1920 et le texte à une date subséquente. Ne serait-il pas préférable de ne 
publier un nom que quand on peut y joindre texte et planches? L'auteur 
me permettra bien cette légère critique formaliste qui ne diminue aucune- 
ment le tribut de louanges que mérite la parfaite exécution de l'iconographie 
par M. Tutcher, ainsi que la rapidité avec laquelle est conduite cette coû- 
teuse entreprise, à une époque où le prix de l'impression devient presque 
inabordable. 

M. COSSMANN. 

Cossmann, Maurice. Un Gastropode du Bajocien de Dampierre. (M. et 
M.) C.-R. Somm. S. G. F. — Séance 17 mai 1920 — n° 10, p. 100. 

Amphitrochilia sybilloides ressemble beaucoup à Trochus Sybilla Hudl., 
de l'Oolite inférieure d'Angleterre, avec une seule couronne de crénelures 
au dernier tour; son ombilic circonscrit par des plissements rayonnants fixent 
sa position systématique dans le G. Amphitrochilia Cossm., dont le génotype 
est Trochus duplicaius Sow. 

Analyse de railleur. 

Bouillerie, (Baron de la), Guide paléontologique pour les terrains 
de la Sarthe. -- Brachiopodes jurassioues. Bull. Soc. Agric. Se. el 
Arts, 2e série, t. XXXIX, 1919-1920 pp.51-136, pi. I-VIII. Le Mans. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 163 

Le mémoire de M. de la Bouillerie comble une lacune relative à la faune 
paléont. du département de la Sartbe. sur laquelle il n'existe aucune mono- 
graphie d'ensemble ; ce ne sont encore que les Brachiopodes, c'est-à-dire 
les fossiles dont l'identification exige le plus d'attention ; d'ailleurs il est 
probable que l'auteur continuera ses recherches su ries autres Embranchements 
notamment en publiant les Mollusques. Les huit planches qui accompagnent 
ce texte très documenté constituent une précieuse iconographie à l'appui 
des déterminations qui paraissent très soigneusement étudiées. M. de la 
Bouillerie a évité— avec une grande prudence dont on devra lui savoir gré 
— de surcharger la nomenclature de nouveaux noms d'e c pèces eu de variétés : 
sur les 132 noms de Brachiopccles xatalcgués ou cités dans cet cuvrage. 
il n'y en a qu'un seul qui s'applique à une nouvelle espèce, Terebrahdo rullia- 
eensis, du Bajocien supérieur de Ruillé-en-Champagne. Une autre dénomi- 
nation nouvelle Rhyricfionella Gentili. du Rauracien. remplace R. Garanliana 
d'Orb. (Prod. I, p. 376, n°466) qu'il ne faut pas confondre avec espèce hajo- 
cienne de même nom (Prod. t. I, p. 286). 

La brochure se termine par un « Essai dichotomique sur les Bit ehiepedes 
jurassiques », basé sur les caractères internes et externes des Familles, 
Genres et espèces ; à titre de répertoire, ce tableau peut rendre de réels 
services, aux chercheurs en quête de détermination ; mais il ne pose nul- 
lement ce classement systématique, qui repose sur d'autres données dont 
l'évolution est encore obscure. D'ailleurs l'auteur nous laisse entendre que 
d'après son opinion, au fameux dicton « la fonction crée l'organe », on 
devrait substituer la formule inverse « l'organe crée la fonction ». 

La discussion de cette conclusion risquerait de nous faire sortir du cadre 
très restreint de notre brève analyse. 

M. COSSMÀNN. 

Vinassa de Regny, P.. Molluschi. Cretacei della Tripolitania. Itin. 
Geol. n. Tripol. occid. dell' Ing. Zaccagna. Parte pal. Mem. descr. 
Carie geol. Iialia. Vol. XVIII, 25 p. in-4° carré, pi. V-VIII phot. — Rome 
1919. 

Les Gastropodes et Pélécypodes décrits dans ce petit Mémoire proviennent 
de récoltes faites en Tripolitaine par M. Zaccagna, dans une région qui semble 
être le prolongement des couches crétaciques de Tunisie, étudiées par Per- 
vinquière. M. Vinassa y a en effet, identifié: Calyplrsea Bouei Perv., Âporrhais 
Duirugei Gag., Turritella Forgemoli Cag., un fragment de Natra lyrale d'orr., 
un moule cVAmauropsis Goleana Dacoué, Scala deserlorum Wanner, Pug- 
nellus uncatus Forres, Marginella garamantica Perv., Corbula striatu- 
loides Forres, Inoceramus regularis d'Orr., Amiissium membranaceum 
(Nills). Exogyra conica Sow.. Aleclryonia diehofoma Bayle..4. Renoui Gog., 
A. larva Kamk.), Trigonia spimulosocoslate Petho, Crassaiella Parondi De 
Stef, Siliqua Kayseri Pew. Une seule espèce est nouvelle : Cardium Zacea- 
cmai, du groupe de C. produefum. En outre, il faut changer le nom de Me- 
relrix analoga Forres, homonyme de l'espèce parisienne Cytherea analoga 
Deshayes ; je propose pour l'espèce crétacique : Meretrix Pervinquierei, 

D'après les conclusions de M. Vinassa on constaterait l'existence à Sinaun 
de tous les horizons compris entre le Gémomanien et le Maëstrichtien ; les 



164 PALÉOZOOLOGIE ET PAI ÉOPHYTOLOGIE 

autres localités n'ont guère fourni que du Turonien, du Campa nien et du 
Maëstrichtien. 

M. Cossmann. 

Lombardini, G., Sopra il nuovo lembo oligocenico d'Osoppo nel 
Friuli. Rio. ital. di Pal., Anno XXVI, fasc. I-II, pp. 18-41, pi. III - 
Parme, 1920. 

D'après les matériaux étudiés par l'auteur, les fossiles recueillis sur la 
colline d'Osoppo sont oligocéniques et non pas miocéniques, car il y a re- 
connu en abondance Megatyloius crassalinus comme à Gastel Gomberto. 

Je remarque d'abord Cyrena Stéfaninii, nouvelle variété de Cyrena 
cyrenoides Mich. qui a- plutôt l'aspect rostre d'une Corbule ; en tout cas, 
Cyrena cyrenoides Mich. est homonyme de l'espèce parisienne de Deshayes 
qui est un Isodoma. Arca foroju lion sis n'est certainement pas un Parallelodon, 
mais plutôt un Arar, Sons-Genre de Barbalia, comme A. Isseli Rov., à cause 
de la charnière à dents non parallèles au bord cardinal ! Quant à la coquille 
déterminée Psammocola aquitania Mayer, on n'aperçoit pas sur la figure 
assez médiocre, la saillie externe de la nymphe qui confirmerait le classe- 
ment de ce bivalve dans la Fam. Psammoblidaa. 

M. Cossmann. 

Oppenheim, P., Ueber die Erhaltung der Farbung bei fossilen Mol- 
luskenshalen. Cenlmlbl. Min. etc. 1918 n° 21-22, pp. 344- 

360 et'no 23-24, pp. 368-392, 

Dans cette communication, l'auteur reprend et discute un écrit anté- 
rieur (W. Deecke. 1917, Heidelb. Âkad. Wiss., pp. 1-14) sur le même sujet, 
la conservation de la coloration des coquilles chez les individus fossiles. 
D'après les listes d'exemplaires colorés qu'il publie, on peut se rendre compte 
que ce phénomène est beaucoup plus fréquent qu'on ne pense et qu'il s'étend 
à des terrains sédiment-aires très variés, du Dévonien au Tertiaire, aussi 
bien pour les Pélécypodes que pour les Gastropodes, même pour les Bra- 
chiopodes. 

Il est évident que la composition chimique des sédiments a une grande 
influence sur la coloration, et que les individus qui restent exposé, à l'air 
ou aux intempéries en sont totalement dépourvus. 

Dans ses conclusions, M. Oppenheim distingue : une série hématopor- 
phyrine analogue à la sécrétion biliaire des Vertébrés, les teintes sombres 
des Mélaniens qui rappellent des sécrétions de Sepia officinalis ; une série 
jaunâtre (Lipochrome) qui peut passer au vert ou au bleu par l'action du 
salpêtre ou des acides, au lieu d'en subir l'effet destructif. J'ai moi-même 
remarqué que certains sables silicieux se prêtaient mieux que les calcaires 
à la persistance des taches de coloration. 

M. Cossmann. 

Vidal, L.-M., Nota sobre très espicies ncevas y dos poco conocidas 
del eocenico del Pirineo Catalan. Bull, Instit. Calai. Hisl. Nat., 
Juin 1920, 3 p., 1 pi. phot, Palamos. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 165 

Cardita Doncieuxi est une Venericardia voisine de G. JBoriesi Donc, 
des Corbières ; C. Mengeli rappelle plutôt Vénerie divergens Desh., mais 
avec encore moins de côtes ; quant à G. agerensis c'est probablement une 
Cossmannella Mayer. A la suite de ces diagnoses nouvelles, M. Vidal publie 
d'excellentes figures de deux autres espèces déjà connues : Liotina decipiens 
(B ay an) et Bezançonia pyrenaica Gossm., ayant leur ouverture intacte. Cette 
précieuse contribution à la faune éocénique des Pyrénées catalanes pré- 
sente un réel intérêt. 

M. COSSMANN. 

Oppenheim, P., Die Eocenfauna von Besca nuova auf der Insel Veglia. 

Verh.K.K. Geol. Reichsansl. — \n\ — n™l et 8, pp. 190-201, 1 fig. texte. 

Vienne. 

Ces matériaux proviennent de deux gisements lutéciens ou auversiens, 
d'après les déterminations de l'auteur qui a identifié Dentalium tenuistria- 
tum Rouault (on sait que dorénavant, les espèces de Bos d'Arros doivent 
se rapporter à l'Eocène inférieur !) Turritella Oppenheimi Newton, Ceri- 
ihium lamellosum, Acrostemma coronalumlLAMK.ADendracis Gervillei Defr., 
Alveolina elongala d'Orb., Trochus (Tecius) Sœmanni B ay an, Callistoma 
Bolognai (Bayan), et une espèce nouvelle Trochus Remesi, dont l'ouverture 
n'est pas suffisamment intacte pour qu'on puisse affirmer qu'il s'agit d'un 
Callistoma ; mais son galbe et son ornementation ressemblent à T. gran- 
conensis Oppenh. 

M. COSSMANN. 

Oppenheim, P., Ueber fossilien aus dem Œstlichen Kleinasien. Zeilseh. 
d. Geol. Gesells., Bd 69, 1917, Monatsber. -14, pp. 72-84, fig. 1-3 texte. 

Les gisements d'Asie Mineure d'où proviennent ces fossiles ont fourni : 
Oslrea roncana Partsch (Mersifum, probablement Eocène supérieur) ; à 
Siwas, Callisia exinlermedia (Sacc), Crassatella sulcala Sol., Pholadomya 
alpina Math., c'est-à-dire un mélange de Bartonien et de Priabonien ; à 
Marasch, Pecten talissimus Brocchi, qui indiquerait le Miocène ; enfin à 
Aintal», ThraciaBellardii Pictet et Cyprsea cf leporina Lamk., la première 
de l'Auversien ou du Priabonien, tandis que la seconde est probablement 

miocénique. 

M. Cossmann. 

Oppenheim, P., Ueber das marine Plioc/en der Bohrung von Nutterden 
bei Cleve. Jarb. Koen. preuss. geol. Landesanst. — 1915 — Bd. XXXVI, 
Teil II, Heft 2, pp. 421-434, pi. 55. Berlin, 1916. 

Ce sont de beaux fossiles du Crag extraits du fonçage d'un puits clans un 
sable glauconitique, aux environs de Clèves. M. Oppenheim y a identifié 
Vénerie, scalaris Leathes in Sow.. Aslarle incerla S. Wood, Corbula gibba 
Olivi, Maclra ovalis Sow., Naiica millepunclala L., Dilrypa comea I,., ces 
deux dernières espèces non figurées sur la planche. 

M. Cossmann. 



1 66 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Douvillé, II.. Les Euostrea (Groupe de l'O. edulis), les Gryph.ea (Gr. 
de l'O. angulata) et les Crassostrtea (Gr. de l'O. virginiana), leurs 
origines. C.B. somm. séances S. G. F. -- 1920 — n° 7, p. 65. 

Cette courte Contribution à l'évolution des Oslreidœ rappelle la division 
— antérieurement proposée par l'auteur — entre deux formes primitives, 
l'une à valves simplement lamelleuses (Liosirea Dorw.) et l'autre à valves 
plissées (Aleclryonia — Lopha), puis dans le Ternaire. l'Huître à valve 
inférieure seule plissée ; cette dernière serait issue de la forme Aleclryonia 
par calcification incomplète de la valve supérieure, de sorte que les plis ne 
s'étendent pas sur toute la valve. Toutefois il est impossible d'admettre le 
nouveau nom Euoslrea ï)o\x. pour 0. edulis qui est le génotype d'Oslrea s. 
sir., attendu que les règles de nomenclature prescrivent impérieusement 
dans tout démembrement de Genre — de conserve]' toujours le nom primitif 
pour l'un des groupes. 

Quant à Crassostrea Sacco, M. Douvillé reconnaît qu'au lieu de dériver, 
comme Gryphsea. de Liosirea, ce sont Oslrea dont l'ornementation a été plus 
ou moins dénaturée par l'exagération de leur développement en longueur. 

M. GOSSMANN. 

Dollfus, G. -F., Malacologie du Gisement fossilifère de Pont de Gail 
près Saint-Clément (Cantal). C.-R. Somm. séance S. G. F., n° 8, 19, 
— Avril 1920 — p. 77. 

La liste des coquilles fossiles, obtenues par le lavement des marnes ligni- 
teuses dans le gisement étudié par M. Marty, comprend des éléments carac- 
téristiques : c'est une faunule de petite taille, comme à Hauterive, qui prouve 
que le station du Cantal est un intermédiaire géographique entre la région 
lyonnaise et le Portugal. Cette faune se poursuit au Pliocène inférieur, en 
Bavière, en Autriche et en Italie ; il n'y a aucune espèce orientale ni même 
danubienne. 

M. Cossmann. 

ANALYSES SOMMAIRES 

par divers auteurs. 

Yabc, II. Note on some Cretaceous Fossils from Anaga on the Island 

OF AWAJI AND TOYAJO IN THE PROVINCE OF Kll. Sd. Hep. Tolwkll. Imp. 

Univ., Il ser. (Geology) — 1915 — pp. 13-24, pi. 1-1II. 

The màterials treated in tbis paper are : 

I. Localities : Suhara and Toyajo in the province of Kii. 

a) Suhara séries, Genomanian. 

Acanthoceras sp. of the group of A. naviculare Mantell. 

h) Tayajo séries, Senonian. 

Gaudryceras denseplicalum Jimbo, Telrayoniles cf. cala Forbes, Turrilites 

Olsukai Yabe, T. Japonicus Yabe, 7 '. Oshimai Yabe var., Praviloceras 

sigmoidale Y'abe, Baculiles sp., Pachydisciis rolalinoides Yabe, Kossma- 

liceras sp., Inoceramus cfr reyularis d'Orb., L Schmidli Michael. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 167 

II. Locality Anaga on the Island of Awaji Toyajo séries. 

Pravitoceras sigmoidale Yabe, T. Otsukai Yabe, T. Oshimai var. 

The fossils named above, are ail described ; new aie Turrilites Oshimai 
var. and Pachydiscus rotalinoides. A remarkable type of Ammonite , witb 
sigmoidal coil, and called Pravitoceras, is fully illustrated to the second time 

Author's abstrad. 

Yabe, II., Ein Neuer Ammonitenfund aus der Trigonia Sandstein- 
gruppe von Provinz Tosa. Sci. Rep. Tohoku Imp. Univ., II ser. ( Geo- 
logy), vol. I, n° 5 — 191 i — pp. 71-74, pi. XII. 
A large spécimen of Puzosia Denisoniana found in the Trigonia sandstone 

group developed along the Monobegawa valley of the Province of Tosa is 

fully described. 

Auihor's abstrad. 

Oppenoorth, W.-F.-F., Foraminiferen van de Noordkust van Atjeh. 
Verh. van hel Geol. Mijnbouwk. Gen. voor Nederland en Kolonien. Geol. 
Série Deel II, 1918 pp. 249-257, pi. VI1I-IX. 

L'auteur décrit Cydopeus negledus Martin, Lepidocydina Verbeeki 
Newton et Holland, L. sumatrensis var. inornala Rutten, L. angulosa 
Provale et les espèces nouvelles : Lepidocydina parva, L. atjehensis, L. 
stereolata, L. planata. 

Ces Foraminifères ont été recueillis dans une couche calcaire aquitanienne 
de la côte septentrionale d'Atjeh (province septentrionale de Sumatra). 

E. ASSELBERGHS. 

Salée, A., Sur un genre nouveau de Tétracoralliaires (Dorlodotia) 

ET LA VALEUR STRATIGRAPHIQUE DES LlTHOSTROTION. Allll. Soc. Stieill. 

Bruxelles, t, XXXIX, — 1919 — pp. 139-148, 6 fig. 

L'puteur après l'exposé des caractères des Lithoslrotion branchus et spé- 
cialement de L. Marlini et de L. irregulare, fait remarquer que L. Martini, 
limité au Viséen, ne peut caractériser un horizon spécial de cet étage. 

Ces espèces ont été souvent confondues avec l'espèce type d'un Genre 
nouveau dont il donne la description. Le Genre Dorlodotia surtout voisin 
des Genres Lithoslrotion et Lonsdaleia, diffère des autres Polypiers paléo- 
zoïques par la présence d'un seul cycle complet de septa ; on ne le connaît 
jusqu'ici que dans le Viséen de la Belgique. L'espèce type est Dorlodotia 
Briarti dont l'auteur donne les principaux caractères. 

E. ASSELBERGHS. 

Yabe, H., Notes on Pellatispira Boussac. Journ. Geol. Soc. Tokyo, vol. 
XXVI., n° 308 — 1919. 

Pellatispira Douvillei Boussac and var. Madraszi Hantken are found in 
Eocene limestones of Bonin Islands and Riukiu Islands ; var. orbitoidea 
Provale in a contemporaneous limestone of Tji-Peunden, Tjilangkahan 
district, Java. Microscopieal study of thèse materials lead the présent author 



168 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

to believe that Pellatispira is by no means an ally of Assilina as hitherto 
supposed by many authors, but shows an undeniable affinity to Calcarina 
as once expressed by H. Douvillé. 

Aulhor's abslract. 

Yabe, Hisakatsu, Ueber Myriopora Verreeki Volz und Stromatopora 
japonica Yabe. Jour. Geol. Soc. Tokyo, vol. XXI, n° 253 — 1914, 
pp. 43-46, pi. XXI. 

W. Volz considérée] Myriopora Verbeeki Volz frora Sumatra and Stroma- 
iopora japanica Yabe from Japan to be congeneric ; but the former is typi- 
cally milleporoid in stucture and essentielly distinct from the latter which 
belongs to Sîromaiopora in the strict sence as defined by A. Nicholson. 
For comparison, there are figured a transverso and a longitudinal section 
of Myriopora pyriformis Yabe and Hayasaka from the younger Palaeozoic 
rock of Su pu in Wei nung «hou, province of Kwei schou, China ; this new 
occurence rather suggest the Younger Paleozoic âge of M . Verbeeki which 
was assigned to Jurasso Cretaceous by Volz. 

Aulhors abslracl. 

(îignoux, M. et Moret, L., Sur le Genre Orbitopsella Mun.-Ch et ses 
relations avec les Orbitolines. 6'.-/?. somm. séance S. G. F. — ■ 19 
avril 1920 — n° 8, p. 71. 

Orbitopsella est un grand Foraminifère localisé dans le Lias du Tyrol méri- 
dional : c'est une lentille biconcave, entourée par un bourrelet périphé- 
rique qui tend à s'hypertrophier et à se déverger sur la face supérieure et 
inférieure. Sa structure interne dénote un Orbitolidité à caractères pri- 
mitifs, ayant de l'analogie avec Spirocyclina et Choffatella, dont il se dis- 
tingue par l'apparition plus précoce du type cyclostique et par l'absence di 
réseau alvéolaire. 

La face supérieure correspond, trait pour trait (moins le réseau alvéo- 
laire) à celles des Orbitolines, tandis que la face périphérique (bourrelet) a 
la même structure que la face inférieure des Orbitolines ; mais le bourrelet 
arrive à s'atrophier complètement et ce Foraminifère devient alors dissy- 
métrique. 

On peut donc considérer les Orbitopselles basiques comme les formes 
ancestrales des Orbitolines qui n'apparaissent qu'au jurassique supérieur, 
et c'est un exemple intéressant de la méthamorphose des Orbitolitidés 
symétriques en dissymétriques. 

Les auteurs prénommés donneront d'ailleurs une Etude plus détaillée 
accompagnée de figures. 

M. Gossmann. 

Walcott, Cb.-D., Middle cambrian spongi/e, Smilhs. Mise. Coll., vol. 67, 
n° 6, pub. 2580 — 1920 — pp. 261-364, pi. 60-90, 6 text figs. Washington. 

Thirteen new gênera of sponges are described, from the Burgess shale 
Middle Cambrian of British Columbia, also two new families and 34 new 
species. Aile are fully illustrated in the 31 plates and 6 text figures. The 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 169 

author's object in this preliminary discussion « is to call attention to the 
sponges from the Burgess shale and to leave to future investigation the col- 
lecting of material and study of the sponges of the Cambrian ». 

The classification of Zittel is mainly folio vved, under the sub-class Sili- 
cispongise, with additions of forms unknown to him. Under order Monacii- 
nellida Zittel and sub-order Halichondring Yosmaer, are the new gênera 
Tuponia, Tahakkawia, Wapkia, Hazelia, Corralia, and Senlinelia, with 15 
new species. Under the family Suberilidse are two new gênera Choia, Hamp- 
(onia, and Pirania, with 5 new species. Under order Hexaciinellida 0. 
Schmidt, sub-order Lyssacina Zittel, and family Protospongidœ Hinde, 
is the new genus Kiwetinokia, with several new species. Under sub-order 
Dictyonina Zittel and new family Vauxininse Walcott are four new species 
of Vauxia. Under the family Ociaciinellidse Hinde is the new genus Eifelia, 
with one new species, and under sub-order Heieraclinellîda Hinde and new 
family Chaneelloridse Walcott is the new genus (Ihaneelloria, with four 
new species. 

Gomparison is made with récent spongies and considérable range of va- 
riation is observed. The Métis shale sponge fauna of Province of Québec is 
correlated with that of the Burgess shale in British Golumbia, five identical 
gênera being found, Halichondrites, Choia, Proiospongia, Diagoniella, and 
Kiwetinokia, and three hâve not been seen in the Burgess shale. The descrip- 
tions and figures comprise fauna from many localities besides that of the 
Burgess shale, inclucling, Alberta, Utah, Province of Québec, Georgia, Ida- 
ho, New-York, Alabama, Pennsylvania and Nevada. 

G.-R. Bric;ham. 



Paléophytologie 

Paleobotany | Paleoïitologia 

par divers auteurs 

Arber, E.-A., Newell. The earlider Mesozoic Floras of New Zealand. 
N. Z. Geol. Surv. Palaeontological Bull., n° G — UJ17 - - 80 + vu pp., 
14 collotype plates, and 12 fig. Wellington. 

The plant- remains described in this memoir were for the inost part col- 
lected by the N. Z. Geological Survey, but other collections were also exa- 
minée!. The âge of tbe rocks in which they occur vary from Triasso-Rheatic 
to Neocomian. No Palœozoic plants hâve yet been found in New Zealand, 
and, according to Arber, the statement that Glossopleris occurs in incorrect. 
Hence, he thinks, New-Zealand was never par of Goudwanaland. It appears, 
however, that Seward regards Arber's genus Linguifolium as very closely 
relatée! to, if not generically indentical with Glossopleris. The floras occu- 
ring at Mount Potts and Glent Hills (Canterbury), are considérée! to be 
of Rhaetic âge. Those of the Hokanui Hills (Southland), and Ovvaka Creek 
(Otago), are doubtfully assignée! to the Rheatic. From the Malvern Hills 
(Canterbury), Mokoia near Gore (Southland), and Mataura Falls (Southland) 



170 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

corne plants more less certainly of Lower Jurassic age.Waikawa (Southland) 
furnishes a flora of Middle or possibly Upper Jurassic âge. Hère occurs a very 
rerrnrkable fossil forest. Finally, the Waikato Heads (Auckland) flora, con- 
taining at least two species of angiosperms ; is found to be Neocomian. 

Arber, as a resuit of his examination of the plants described in his memoir, 
concludes that in Rheatic and probably also in Jussafic times New Zealand 
was united with Australia. During the Jurassic, New Zealand may also hâve 
been connectée! with Antarctica. 

Of considérable interest is Arber's discussion of his genus Linguifolium 
(1913) in which he places Lesleya Steinmqnni/SoLMS, Phyllopteris plumula 
Saporta, Phyllopleris Feislmanleli Etheridge, and a New Zealand species, 
L. Lillieanum Arber. Arber instituées a new genus, Microphyllopteris, to 
receive various species previously referred to Gleichenites and other gênera. 
As would be expected, a considérable number of new species is established, 
ail of which, together whit other materia, is adequately figured. One of the 
new species is the dicotyledon Artocarpidium Arberi Laur. from the Neoco- 
mian of Waikato Heads. The descriptions of this writtent by D r L. Laurent, 
of Marseille. 

P.-G. Morgan. 

Van Baren, J., Over het voorkomen van Azolla filiculoides Lam. in 

PLEISTOCENE ZOETWATERKLEILAGEN ONDER OOSTERBEEK. Vei'k. VCIU bel 

Geol, Mijnbouwk.Gen. voor Nederland en Kolonien. Geol. Série, Deel IV — 
1919 — pp. 311 313, 2"fig. 

Une découverte récente permet à l'auteur d'affirmer que Azolla filiculoides 
Lam., fougère actuelle, existe à l'état fossile dans les formations argileuses 
d'eau douce du Pléistocène des Pays Bas. 

E. ASSELBERGHS. 

Carpentièr, A., Observations paléobotanioues sur quelques gisements 
carbonifères de l'ouest dl la France. Anu. Soc. Scientif. Bruxelles , 
t. XXXIX, — 1919-20 — pp. 155-159, 4 fig. 

Le résumé de cette communication se trouve exprimé dans les conclusions 
que nous reproduisons ici : 

1° Aux environs immédiats de Laval existe un gisement à Ilhodea, qui 
rend la comparaison possible avec le niveau le plus inférieur du Culm qui soit 
connu dans le bassin de la Basse-Loire. 

2° Cardiopleris polymorpha, ou une forme bien voisisne, est signalée à la 
Baconnière (Mayenne) et aux environs de Sabbé (Sarthe). 

3° Les exploitations récentes à Juigné (Sarthe), puits de la Sanguinière, 
ont fait connaître un niveau de schistes fins à Sphenopleris elegans. 

E. Asselberghs. 

Renier, Arm., Un échantillon remarquable de Lonchopteris rugosa 
Brongniart, du Westphalien du Couchant de Mons. Bull. Soc. Géol. 
Belg. Ann., t. XLII, pp. 143-145 — Liège, 1920. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 171 

Un échantillon de Lonchopleris rugosa Brongn., remarquable par sa 
taille, a été recueilli dan? le schiste psammitique zonaire, gris, à rayure 
claire, de la concession de Bonne Veine, au couchant de Mons. C'est une 
portion importante de fronde bipennée, ou mieux, d'un fragment de fronde 
tripennée. Les primules sont moins contiguës au sommet qu'à la base des 
pennes secondaires ; en même temps, leur forme se fait plus nettement trian- 
gulaire. Cet échantillon constitue une preuve importante de la distinction 
spécifique de L. rugosa et de Bricei, que Zeiller a d'abord considérées 
comme identiques. Aussi est-il dommage que M. Renier n'ait pas publiée ■ — 
tout au moins — un croquis de cet échantillon si intéressant. 

M, COSSMANN. 

Doîîé, L., Note sur les Graphites du « Vall de Rires » Pyrénées 
Orientales (Espagne). Ann. Soc. Geol. Nord, t. XL1II — 1914 • — 
pp. 295-301, pi. III. Lille, 1920. 

M. Faura y Sans a recueilli, au niveau des schistes carbures du Goth- 
landien, un certain nombre de grapholites admira blement conservés, que 
M. Dollé aidentifié : Monograplus. dubius Suess, M. capillaceus Tullr., 
M. priodon Bronn, M. vomerinus Nichols. 

M. COSSMANN. 

Knowlton, F.-H., A Catalogue ot the Mesozoic and Cenozoic plants 
of North America. Bull. U. S. Geol. Survey., 096, 1919, 815 pp., 1 plate. 
Washington. 

The catalogue consist of three parts. First, a complète bibliography of the 
works and papers consulted, arranged alphabetically by authors. Second, 
the catalogue proper, which consists of an alphabetic list of ail species of 
Mesozoic and Gonozoic plants known from North America — exclusive of 
Mexico and Greenland — about 2800 in number, each with its complète 
citation in literature, synonomy, and géologie and géographie distribution. 
Third, complète floral lists for each of the America Mesozoic and Cenozoic 
plant bearing formations. A corrélation ehart shows the approximate stra- 
tigraphie position of the American plant-bearing formations involved. 

Author's abstrad. 

Rovereto, G., S ni ramponi di laminarie fossili detti fucoidi, e sull' 

ORIGINE DEI COLLOIDI MINERALI DI CUI SONO COSTITU1TI. Rend. B. Acad. 

dei Lincei, vol. XXIX — 1920 — pp. 155-159. Rome. 

Rovereto, G., Sur la nature des Fucoïdes du flysch éocénique. Compt. 
Rend, des Séanc. de la Soc. Géol. de France, n° 8 — 1920 — pp. 91-92. Paris. 
Il s'agit des crampons dichotomes de Laminaires, remplis par un composé 
colloïdal qui a passé à travers leur menbrane. 

Analyse de raideur. 

Walcott, Ch., Middle camrrian algae. Smilhs. Mise. Coll., vol. 67, n° 5, 
pub. 2542, Dec. 26 — 1919 — pp. 217-260, pi. 43-59. 



172 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

In this preliminary study of Middle Gambrian algal forms from the Bur- 
gess shale near Field, Britisch Columbia, 7 new gênera are described. Thèse 
comprise Morania, Marpolia, Yuknessia, Wapnlikia, Dalyia, Wahpia, and 
Bosworthïa under wicht are discussed and illustrated 19 new species, besides 
two new species of Shaerocodium Rothpletz. The first two gênera, with 
ten new species, the author places under the Gyanophycease (Blue-Green 
Algae). Under Chlorophyceœ (Green Algae) appear one new genus and species 
and under Rhodophycese (Redd Algae) are includedjfour new gênera with 
eight new species. Under Calcareous Algae there are two new species. 

The 17 plates represent, besides ail the species described, 3 plates of 
examples of récent Algae for comparison with the fossil forms. The author 
fînds, amond others, great resemblance between spécimens of the Middle 
Cambrian Morania and the récent gênera Nostoc and Anabaena. The fossil 
Marpolia bas its counterpart in the living Cladophora and other gênera. The 
fossil algae occur in association with sponges, annelids, crustaceans, etc. 

G. R. Brigham. 

Peraçjallo, M., Un gisement de Diatomées en Mauritanie. C.-R. Somm. 
Sé'anc. S. G. F., n° 7 — 12 avril 1920 — p. 64. 

L'échantillon recueilli par M. Hubert dans l'Afrique occidentale française, 
au pied de la falaise de Taraut, attribuée au Dévonien, provient d'une 
roche fine, d'aspect marneux et d'une couleur blanche, légèrement teintée 
de gris-rosé, qui semble due à l'évaporation d'une eau de surface, vers une 
époque relativement récente. 

Cette roche est presque uniquement formée d'une seule espèce deDiatomée, 
Melosira granulala Ralph., avec des variétés ; c'est une partie de l'ancien 
G. Gallionella Ehr.; les autres espèces sont les Epiihemia, Synedra, Cymbella, 
Rhopalodia, Pleurosigma. Cet ensemble démontre qu'il s'agit bien d'un 
dépôt formé so,is les eaux douces continentales, d'ur climat tempéré, vers 
la fin de l'époque quaternaire. Ces régions, aujourd'hui désertiques, étaient 
a loi s habitables. 

M. GOSSMANN. 

Blaauw, A. -H., De Kiezelwieren als « Gidsfossilen » voor onze allu- 
vial gronden. Verh. van bel Geol. Mijnbouwk. Gen. voor Nederland en 
Kolonien. Geol Série, Deel II -- 1917 — blz. 183-196. 

L'auteur qui publie la liste des Diatomées des couches superficielles de 
la région de Brielle (mare de Rockange), arrive à la conclusion que les Dia- 
tomées peuvent être d'une grande utilité pour fixer l'origine marine ou conti- 
nentale des couches holocènes des Pays-Bas. 

E. Asselberghs. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 173 

Règles bibliographiques 

par M. F. -A. Bathkr. 

The following recommendations hâve been made by ihe Commit! ce of the 
Britisch Association on Zoological Bibliography and Publication; and, by 
resolution of the Gommittce of Section D (Zoology), I am desired to réquest 
your favourable considération of them. 

Melhod of making Références to Previous Literature. - - The question is : 
What is the best way in which the author of a paper can introdude referances 
to the works which he quotes or otherwise alludes to ? No single method 
suits ail cases. At the outset a distinction must de drawn between 1 wo classes 
of papers : fir^t, brief articles, in which the références are corrcspondingly 
few and rarely repeated ; secondly, longs articles or memoirs, in which the 
références are correspondingly numerous and frequently repeated. 

In articles of the first class, références may quite easily be worked into the 
text, and can be repeated by giving the cited autlor's name, with a distin- 
guishing date when more than one of 1 is works has been mentioned. This is 
more economical of time, space, and money than footnotes, and is far less 
fruitful of error than the irrita ting ibid. and loc. cil., often used by writers 
who apparently do not know what the contractions really mean. 

For memoirs of the second class, it is more convenient for both autho'' 
and reader to hâve, either at the end or at the beginning of the memoir, a 
« List of Works referred to » (often erroneously termed a « Bibliography », 
even when lamentably lacking ail bibliographie détails). This should be 
arranged with the names ot the authors in alphabetical order, and with the 
papers under each author's name in chronological order. the date of publi- 
cation (month as well as year, if necessary) precedeng the title of the paper. 
In those rare cases when two or more papers by a single author from a single 
year cannot be distinguished by the month, the letters a, b, &c., may be 
added. Examples : 

Lambert, J., Etudes sur quelques Echinides de l'Infra-Lias. Auxerre, 
Bull. Soc. Sci. Yonne. LUI, 3-57, pi I. Janv. 1900. 

The références in the text will give the name ot the author followed (or 
preceded) by the date, with the addition of a précise page-number wheie 
required. Examples : 

« Mesodiadema simplex Lambert (Janv. 1900, p. 31), Middle Lias ». 

The Committee would repeat two suggestions made in 1897. First, that 
the title of a paper (or at least its opening words) should be quoted, as well 
as the journal from which it is taken. Secondly, that références should lie 
given in full (i.e. séries, volume, pages, date), so that an error in one may be 
corrected by the help ot the others. 

The Introduction of New Gênera and Species. — In Science for July 5, 1918, 
there appeared a set of rules adopted by the Entomological Society of Was- 
hington to govern publication in its Proceedings. Some of thèse are essen- 



174 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

tially tbe same as those already issued as suggestions by the Committee. 
Others, which seem to us worthy of gênerai adoption, are the following : — 

Rule 1. — No description of a new genus, or subgenus, wil be publisbed 
unless there is cited as génotype a species which is established in accor- 
dance with the current practice of zoological nomenclature. 

Rule 2. — In ail cases a new genus, or subgenus, must be characterised, 
and, if i is based on an undescribed species, the two must be charactericed 
separately ( 1 ). 

Rule 3. — No description of a species, subspecies, variety, or form will 
be published unless it is accompanied by a statement which includes the 
following information, where known : (1) the type-locality ; (2) of what the 
type material consits — with statement of sex, full data on localities, dates, 
collectors, etc. ; and (3) présent location of type material. 

Rule 5. — The ordinal (or class) position of the group treated in any paper 
must be clearly given in the title or in parenthèses following the title. 

Suggestion 3. - - !n discussion of type-material modem terms indicating 
its presise nature will be found useful. Examples of thèse terms are : type 
(or holotype), allotype, paratype, cotype, (or syntype), lectotype, neotype T 
génotype, etc. 

Suggestion 4. — In ail cases in the sériai treatment of gênera or species, 
and where first usecl in gênerai articles, the authority for the species, or genus, 
should be given ; and the name of the authority sbould not be abbreviated. 

Suggestion 6. — When a species discussed lias been determined by 
some one other than the author, it is important that référence be made to 
the worker making the identification. 

We would also add, as a Rule, That when a new genus, subgenus, species, 
or variety is introduced, it should be accompanied by a distinct statement 
that is new, n. g. by the addition of « /;. sp. ( 2 ), » etc. Also that a species, 
etc., should not be described as new when it bas been introduced in a pre- 
vious publication. 

F. A. Rather. 



Rectifications de nomenclature 

par MM. .1. Lambert et M. Cossmann. 

Nom ancien : Genre Stenonia Desor, 1858 ; Nom nouveau : G. Stenoeorys 
Lamrert , Cause : Genre différent de Stenonia Gray, 1843. ■ — Nom ancien : 
Genre Surcella Pomel ; Nom nouveau : G. Vasconaster Lambert ; Cause : 
Genre différent de Sarsella Hœckel. 

J. Lambert. 



( 1 ) Une ou plusieurs figures sont indispensables pour légitimer les noms nouveaux de 
genres ou d'espèces fossiles (Noie de la Direction) . 

( 2 ) On peut, à la rigueur, se dispenser d'ajouter n. g. ou n. sp. quand les noms sont 
imprimés en caractères gras (Note de la Direction). 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 175 

Teleochilus (Geo. Harris. 189, Essais Pal. comp , 3 e livre, p 191) ne fait 
pas double emploi avec Teliochilus, nom. mut. (Cossmann 1906, Essais 
Pal. comp., 7 e livr., p. 43) ; car l'éthymologie grecque n'est pas la même. 

M. Cossmann. 

A la page 273 du II e vol. de « Gonchologie néog. de l'Aquitaine, j'ai pro- 
posé Grandipecien pour remplacer Macrochlamys Sacco. préemployé par 
Benson; or, cette correction avait déjà été faite, en 1899, par M. Rovereto, 
qui avait substitué Giganlopeclen, et elle avait été signalée dans la Bévue 
Crii. (3 e année, p. 90, la première car il y a une autre page 90, par suite d'une 
erreur de l'imprimeur). Par conséquent, Grandipecien tombe en synonymie 
et il devra être rayé de la nomenclature. 

Nerita Bruni Gossm. (1916, Barrémien) étant préemployé par Roman et 
Mazeran pour une espèce turonienne d'Uchaux il y a lieu de remplacer le 
nom de l'espèce barrémienne par Nerita hrouzelensis nobis. 

A la page 40 du n° 1 (vol. LXV) du Journ. de Conchyl. M. Tomlin fait 
observer avec juste raison que le nom Marginella gracilis Fuchs préemployé 
a été remplacé par M. Fuchsi Gossm., et que par conséquent dans le cas où 
l'autre espèce M. Sacyi, de l'Oligocène de Rennes serait identique, il con- 
viendrait de remplacer Sacyi par Fuchsi et non pas par gracilis. Je doute 
fort cependant qu'il y ait identité. 

M. Cossmann. 



Table des Matières 



1° Table alphabétique des noms d'Auteurs d'ouvrages analysés. 



Revue Critique 

(Pages) 

Aerard (P..) 73 

Andrews (C.-W.) ! 10, 142, 148 

Annandale (N.) 30 

àrber(E.-A) 169 

Baren (t. van) 170 

Bassler(R.-S-) 54 

Bather(F.-A.) 49,57 i\ 60,125 

Beer(E.-J-) 104 

Bernard (N.) 76 

Berry(E.-W.) .. 34,35,54 

Bertrand (P.) 129 

Blaauw (A. -H.) 172 

Bonnema (J.-H.) 49 

Botke(J.) 19 

Bouili.erie (delà) 162 

Boule (M.) 6 

Branson (E.-P.) 149 

Britton(E.-G.) 79 

Brown (B.ï 146 

Buckman (S.-S.) 32,52, 136, 16? 

Carpentier (A.) 170 

Cayeux(L.) 50 

Cereceda(J.-D-) 72 

Chapman(F.) 4S. 103. 141, 149 

Charpiat (R.) 108 

Checchia-Rispoli 119. 123 

Cisneros (J.-D.) 74 

Clark (T.-H.) 18 

Clark (W.-B.) 54, 118 

Clarke(J.-M-) 48 

Cobbold (G.-S.) 51 

Cockereli, (T.-D.) 14 

Cossmann (M.) -27. 104, 137. 162 

Cotter (Fi. de P.) al 

Couffon (O.) 20, 1 16 

C.rick (G. -C) 33 

Cusham (J.-A.) ' 68 

Dareste de la Chavanne (S.) 141 

Davidson (P.) 119 

Pereaupuis (M.) 31 

D"Erasmo(G.) 150 

Dice(L.-R) . '. 98 

Dinitch(L.) 107 



Revue de Géologie 

(Numéros et pages) 
(517 p. 255. 

956 p. 414, 964 p. 416. 975 p. 423. 
269 p. 127. 
1157 i». 456. 



1158 p 


. 487 








496 p. 


206. 








405-406 p. 


176, 


'.98 p. 210, Î99-500-501 


502 


p. 21 1. 503-504-505 p. 2 


12. 506 p 


213, 


857 


>. 363. 858 p. 364. 




73 i p. 


314. 








627 p. 


258. 








120 p. 


66. 121 p 


. 67. 




863 p. 


367. 








403 p. 


17 5. 








404 p. 


175. 








117 p 


58. 








977 p. 


424, 








628 p. 


261. 








971 ]) 


421. 








274 p. 


129. 


m | 


). 205, 875-876 


p. 374. 


1159 | 


.487. 








490 p. 


202. 








610 p. 


254. 








401 p. 


175. 


731 


p. 313, 960 p. 


415. 


743 p. 


318. 








851 p 


358. 


855 


p. 362. 




619 p 


256. 


620 


p. 257. 




496 p. 


206. 


752 


p. 328. 




259 p. 


115. 








',00 p 


174. 








492 p 


204. 








252 p 


110. 








266 p 


123, 


735 


p. 314. 




118 p 


63. 








261 p 


116, 


751 


p. 326. 




276-277 p. 


130. 






60Ï p 


250. 








959 p. 


415. 








976 p 


423. 








867 p 


370. 








272 p 


128 








719 p 


308. 








740 p 


. 317 









178 



TABLE DES MATIÈRES 



Revue Critique 

Pages 

Dollé(L.) 171 

Dollfus (G.-F.) 108, 166 

Donhitt (H.) 88 

Douvili.é (H.) 22, 63, 67, 107, 166 

Dubois (G.) 101 

Earland (A.) 70 

Etheridge (R. jun.) 151 

Fauray Sans (M.) 72, 75 

Florin (R.) 132 

Fortin (R.) 100 

Fossa-Mancini 120 

Fourtau (R.) 93 

Fraipont (C.) 50 

Gardner (Miss E.-W.) 131 

Gardner (Miss J.-A.) 54 

Gidley (J.-W.) 141, 142 

Gignoux (M.) ] 68 

Giemore (C.-W.) 90, 147 

Grangfr (W.) 144 

Grossouvre (A. do) 104,112 

Harmer (F.-W.) 57 

Harris (G.-D.) 24,28 

Hay(0.-P.) 97,140 

Heron-Allen (E.) 70 

Hinde (J.) 62 

Hollick(A.) 79,80, 132, 134 

Hooley (R.-W.) 1 44 

Howe (M. -A.) 80 

Iredale(T.) 134 

Issel (A.) 74 

James (W.) 141 

Joleaud (L.) 39, 42, 9s, 99 

Kilian(W.) 105, 106 

Kindle (E.-M.) 52 

Kittl(E.) , 161 

Knowlton (F. -H.) 171 

Kuiper (W.-N.) 48 

Lambe (L.-M.) 146 

Lambert (J.) 104, 122, 123 

Lameere (A.) 159, 160 

Lapparent (J. de) 65 

Laurent (L.) 34 

Lesne (P.) 160 

Lissajous 104, 115 

Llueca(F.-G.) 73, 150 

Lombardini (G.) 164 

Lull (R.-S.) 88, 144, 147 



Revue de Géologie 

(Numéros et pages) 
1161 p. 488. 
744 p. 318. 

711 p. 298, 1093 p. 467. 
262 p. 119, 510 p. 216, 512 p. 218, 603 

p. 249, 742 p. 317. 
727 p. 312. 

606 p. 252. 
1058 p. 452. 



612 p. 255, 621 p. 257, 623-624 p. 257. 

867 p. 370. 

722-724 p. 310, 725 p. 311. 

852 p. 359. 

717 p. 303. 
491 p. 203. 

873 p: 372. 

496 p. 206. 
961-963 p. 416. 
1155 p. 485. 

714 p. 300, 973 p. 422. 

962 p. 416. 

735 p. 314, 749 p. 322, 750 p. 325. 

497 p. 209. 

265 p. 121, 267 p. 125. 

718 p. 307, 958 p. 415. 
606 p. 252, 607 p. 253. 
509 p. 215. 

628 p. 261, 629-630 p. 262, 868-869 p. 371, 

870-871-872-873 p. 312. 
968 p. 419. 
631-632 p. 262. 



874 p. 
618 p. 



372. 
256. 



961 p. 416. 

386 p. 166, 387 p. 167, 388 p. 168, 389 

p. 169, 720 p. 509, 721-722-723-724 

p. 310, 725 p. 311. 
736 p. 315, 737-733 p. 316, 739-740 p. 317. 
493 p. 204. 
1081 p. 462. 
1162 p. 488. 
402 p. 175. 



362. 



970 p. 420. 

735 p. 314, 854 p. 361, 856 p 

1077 p. 460, 1078 p. 471. 

511 p. 217. 

119 p. 66. 

1079 p. 461. 

735 p. 314, 750 p. 325. 

654 p. 255, 616 p. 255. 

1086 p. 465. 

712 p. 299, 867 p. 419, 972 p. 422. 



TABLES DES MATIERES 



179 



Revue Critique 

(Pages) 

Mac Donald 68 

Me Evan (E.-D.) 18 

Me Lea'rn (F.-H.) 53 

Mansuy(H.) 103 

Marr(J.-E.) 134 

Martin (K.) 108, 110, 1 1 1 

Marty(1>.) 131 

Matsi'.moto (H.1 143 

Matthew (W.) 43, 44, 91 

Mayet(L-) . .'. 141 

Meunier (F.) 14, 16, 159 

Miller (G.-S.) 141 

Moodir(R.) 85,87,89 

Moret(L.) 168 

Morgan (.1. de) 23 

NÈGRis(Ph.) L76 

Newell 169 

Newton (R.-B.) 24, 33, 69 

Nicolesco (G.) 31 

Nuque (P.) 141 

Odhner(N.-H.) 31 

Oppenheim (P.) 164, 165 

Oppenoort (W.-F.-F.) 167 

Osborn (H.-F.) 145 

Pacheco (E.-Hern.) 62, 72 

Parona(C.-F.) ' 107 

Peragallo (M.) 172 

Petitclerc (P.) 32 

Picouenard 130 

Pilgrim (E.-E.) 11 

Pilsbry(H.-A.) 54,68 

Pruvost(P.) 153, 154 

Raymond (R.-E.) 152 

Reboul(P.) 105 

Rf.ed (Ccwper) 161 

Renier (A.) 170 

Rf.pelin(J.) 144 

Revilliod (P.) 72 

Rogers (A.-W.) : 148 

Roman (F.) 29 

Rosen (K. van) 76 

roverf.to (g.) 171 

Sacco(F.) 72. 73, 151 

Salée (A.) 76, 167 

SiBLYfT.-F.) . 104 

Stefanescu (S.) 1 39 

Stefanini (Ci.) .... 121 

Stephenson (L.-W.) 54 

Stock (Ch.) 140 

Thomson (J.-A.) 75 

Trauth (F.) 154 





Revue 


de 


Géologie 








(Numéros 


et Pages) 






60 i D 


250. 










260 p. 


115. 










'.95 p. 


206. 










732 p 


313. 










873 p. 


372. 










7 45 p. 


319. 7'i« p 


32 


). 7i7 p. 321 






866 p. 


370. 










9«5 p. 


417. 










390-391 p. 170, 


"15 


p. 392. 






959 p. 


415. 










251 p 


110, 253- 


25 i 


]>. 111, 255 


256- 


257 


p, 112, 107.", p. 


466 


; 






ma p. 


416. 










708 p. 


296, 709-710 | 


. 298. 713 p 


2.9.9 




1155 i 


. 485. 










263 |». 


120. 











«25 p. 258. 

1157 p. 486. 

20'. p. 220, 278 p. 130. 005 p. 252. 

271-272 p. 128. 

959 p. 415. 

270 p. 127. 

1087 p. 465, 1089-1090 p. 466. 

1051 p. 484. 

969 p. 419. 

508 p. 214, 009 p. 254, 613 p. 255. 

741 p. 317. 

1166 p. 489. 

273 p. 128, 275 p. 129. 

86 i p. 369. 

118 p. 63. 

604 p. 250. 

1063 p. 454, 1065 p. 455. 

1059 p. 453. 
736 p. 315. 
1089 p. 462. 
1160 p. 487. 
966 p. 41.8. 
611, p. 254. 
97 ï p. 423. 
268 p. 126. 
257 p. 112. 
1163-1164 p. 488. 

608 p. 253, 615 p. 255, 1056 p. 451. 

«26 p. 258, 1152 p. 484. 

733 p. 314. 

955 p. 414. 

853 p. 360. 

496 p. 206. 

957 p. 415. 

622 p. 257. 

1064 p. 454. 



180 



TABLE DES MATIERES 



Revue Critique 

(Pages) 
Troxeli. (E.-L.) 01 

Trueman Il] 

Vatjghan (T.-W.) 60, 68 

Vidal (L. -M.) 164 

VlNASSA DE REGNY (P.) 163 

Vogdes (A.-W.) 151 

Walcott (Ch.-D.) 128, 108, 171 

Weber(M.) 47 

Wickham (H.-F.) 155 

Williams (M .-Y.) 17 

WlLLISTOiN (S.-W.) 89 

Wills(L.-J.) 101 

Wiman (C.) 45, 4 7 

Winkle (K . van) 28 

WlTHERS (T.-H.) 102 

Yabe (H.) 125, 126, 166, 107, 108 

Lebedeff 131 



Revue de Géologie 

(Numéros el pages) 
7 H5 p. 302. 
7'i8 p. 321. 

507 p. 213, 60 i p. 250. 
1088 p. 465. 
1083 p. 464. 
1057 p. 452. 

862 p. 366. ! 156 p. 485. 1165 p. 488. 

309 p. 174. 

1066-1074 p.p. 455-460. 

238 p. 113. 

713 ]). 299. 

392 p. 171. 393-395 p. 172. 395-396-397- 

398 p. 173. 
726 p. 311. 
267 p. 125. 
728-729 p. 312, 730 p. 313. 

859 860 p. 364, 861 p. 365, 11 19-1150 

p. 483. 1153 p. 484. 
865 p. 369. 



TABLE DES MATIERES 



181 



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Bibliographie Scientifique Française 

ÉDITÉE A PARIS 

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par les soins du - 

MINISTERE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 

A pour objet de donner j)ériodiquement la liste des travaux publiés eu France, 
indexés dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs, et concernant les sciences 
mathématiques et naturelles, conformément au tableau du Catalogue interna- 
tional de littérature scientifique siégeant à Londres. 

[Les lettres H et K s'appliquent à la Géologie et la Paléontologie]. 

Les fascicules de la Bibliographie Scientifique française, élaborés par les 
membres de la Commission du Répertoire de B. S., sous la présidence de M. 
Lacroix, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, sont en vente à la 
librairie : 

GAUTHIER-VILLARS, 55, Quai des Grands Augustins, PARIS (VI*) 



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l re Série (6 numéros par an). 
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Paris 

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REVUE CRITIQUE 



DE 



PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice COSSMANIM 

avec la collaboration de MM. E. ASSELBERGHS, F. A. BATHER, F. CANU, 

G. DOLLFUS, H. DOU VILLE, P. FRITEL, M. GIGNOUX, L. JOLEAUD, 

J. LAMBERT, P. LEMOINE, VAN STRAELEN, P. BÉDÉ, ETC.. 



VINGT-CINQUIÈME ANNÉE 

^TXJ3S^:ÈK.O 1. - JANVIER 1921 



^ Prix des années antérieures, jusqu'en 1916, chacune : 10 fr. (sauf les années 

1897-1899, qui ne se vendent plus séparément). 

Années 1917-20: 15 fr. chacune. Les deux tables décennales : 25 fr. 

Le prix de la collection complète et presque épuisée des vingt premières années 

est de 750 fr., majoration comprise. 

Le prix de la collection des années 1900 à 1920 inclus est de 220 fr. 

majoration comprise. 

PRIX DE L'ABONNEMENT 1921: 20 FRANCS 

POUR TOUS PAYS 



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PARIS 

Chez M. COSSMANN, Fondateur-Directeur 

110, Faubourg Poissonnière, Paris (X € ) 

1921 



PUBLICATIONS DE M. COSSMANN (1921) 

Catalogue illustré des Coquilles fossiles de l'Eocène des environs de Paris. — Les 

trois appendices III à V réunis 75 fr. 

Essais de Paléoeonehologie comparée (1895-1916). Les douze premières livraisons 400 fr 

Prix de la X« livraison, 360 p., 10 pi 40 fr. 

Mollusques éoeéniques de la Loire-Inférieure. — Bull. Soc. Se. nal. de l'Ouest, 

3 vol. L'ouvrage complet, avec tables, 56 pi 150 fr. 

1 er Supplément (1920) 4 pi. phot 20 fr. 

Observations sur quelques Coquilles erétaciques recueillies en France. — Assoc. 

Franc. (1896-1904). 6 articles, 11 pi. et titre . 25 fr. 

l re et 2 e tables décennales de la » Revue Critique - (1897-1916) 25 fr. 

Description de quelques Coquilles de la formation Santacruzienne en Patagonie. — 

Journ. de Conchyl. (1899), 20 p., 2 pi 5 fr. 

Faune pliocénique de Karikal (Inde française). — 3 articles. Journ. de Conchyl. 

(1900-1911), 85 p., 10 pi., avec table du l er vol 20 fr. 

Etudes sur le Bathonien de l'Indre. — Complet en 3 fasc. Bull. Soc. Géol. de Fr. 

(1899-1907), 70 p., 10 pi., dont 4 inédites dans le Bulletin . . 25 fr. 

Faune éoeénique du Cotentin (Mollusques). — En collaboration avec M. G. Pissarro 

(1900-1905). L'ouvrage complet, 51 pi., avec tables 120 fr. 

Note sur l'Infralias de la Vendée B. S. G. F. (1902-1904), 5 pi 10 fr. 

Sur un gisement de fossiles bathoniens près de Courmes (A. -M.). — B. S. G. F. 

(1902) ; Ann. Soc. Se. Alpes-Mar. (1905), 3 pi. les deux notes 7 fr. 50 

Descriptions de quelques Pélécypodes jurassiques de Franee (1903-1915), l re série. 

avec tables (n'est publiée qu'en tirage à part seulement) 35 fr. 

Id. 1" art. 2 e série, 4 pi. 1921 7 fr. 50 

Note sur l'Infralias de Provenchères-sur-Meusc (1907), 4 pi 10 fr. 

Note sur le Callovien de Bricon (1907), 3 pi 10 fr. 

Le Barrémien urgoniforme de Brouzet-les-Alais (Gard). — Mém. Pal. Soc. Géol. 

de Fr. (1907-1916), 11 pi. et fig 

A propos de Cerithium eornucopise (1908), 1 pi. in-4° 5 fr. 

Etudes sur le Charmouthien de la Vendée (1907-1916), 8 pi. in-8° 20 fr. 

Iconographie complète des Coquilles îossiles de l'Eocène des environs de Paris 

(1904-1913). L'atlas compl. en 2 vol. in-4°, légendes et tables 200 fr. 

Pélécypodes du Montien de Belgique (1909), 8 pi. in-4° \ Mém. Mus. ) 

Revision des Gastropodes du Montien. — l re partie, 1915 )rou. de Brux.) 

Conchologie néogénique de l'Aquitaine. — Pélécypodes : les deux vol. in-4°, 

54 pi., 3 cartes, suppl., tables et conclusions 150 fr. 

T. III, Gastropodes, en deux gros fascicules in-8°, 17 pi. in-4° 100 fr. 

The Moll. oî the Ranikot série. — l re partie (1909), 8 pi. in-4°. Calcutta. 10 fr. 

Description de quelques espèces du Bajocien de Nuars (1910), 1 pi 5 fr. 

Les Coquilles des Calcaires d'Orgon. — B. S. G. F. (1917), 8 pi 10 fr. 

Etude compar. des Foss. recueillis dans le Miocène de la Martinique et de l'Isthme 

de Panama ; 1 er art., 5 pi., in-8°. Journ. Conch. 1913 10 fr. 

Description de quelques Pelée, bradfordiens et call. de Pougues. Soc. Nièvre. ... 5 fr. 

Cerithiacea et Loxonematacea jurassiques (Mém. Soc. Géol. Fr.). 

Règles internationales de nomenclature zoologique, adoptées au Congrès de 

Monaco (1913) et annotées par M. Cossmann 5 fr. 

Monogr. illustr. des Moll. oligoe. des env. de Rennes (Journ. Conch., 4 pi.) 15 fr. 

Bajocien et Bathonien dans la Nièvre. — En collaboration avec M. de Gros- 

souvre (1920). B. S. G. F., 4 pi 15 fr. 

Deux Notes extr. C.-R. Somm. S. G. F., avec fig, 2 fr. 50 

S'adresser à l'auteur, 110, Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 
Envoi contre mandat postal, port en sus 






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PA LÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 



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PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOG1E 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice COSSIViANft! 

avec la collaboration de MM. E. ASSELBERGHS, F. A. BATIIER, F. CANU, 

G. DOLLFUS, H. DOU VILLE, P. FRITEL, M. GIGNOUX, L. JOLEAUD, 

J. LAMBERT, P. LEMOINE, VAN STRAELEN, P. BÉDÉ, ETC. 



VINGT-CINQUIEME ANNÉE 
IIXTTTIIVIlÈie-O 1. — J^.TST'VIEÏt 1921 



PRIX D E L'ABONNEMENT 1 9 2 1 : 20 F R A N C S 

POUR TOUS PAYS 




PARIS 
Chez M. COSSMANN, Fondateur-Directeur 

no, Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 

1921 



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DE 



PALBOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTGLOGIE 



ÏST-uLiméro 1 — Janvier 1921 



SOMMAIRE : 

Pages 

Avis aux lecteurs 5 

Paléozoologie : 

Mammifères et Reptiles, par M. L. Joi-EAUD G 

Vertébrés divers, par M. P. Bédé . . io 

Poissons, par 'M. M. COSSMANN 17 

Paléoconchologie et divers, par M. M. CosSMANN 18 

Echinodermes, par M. J. L.uibekt 3i 

Bryozoaires, par M. F. Canu 30 

Paléophytologie, par M. P. Feitel 4 1 



AVIS AUX LECTEURS 

En inaugurant la vingt-cinquième année de ï existence de notre Revue, 
nous croyons devoir faire un pressant appel à tous ceux qui publient des 
travaux sur les organismes fossiles, pour qu'ils nous communiquent, autant 
que possible, un extrait ou « tirage à part » de ces travaux. 

Sans doute, l'analyse sommaire — faite par V auteur lui-même du travail — 
constitue déjà un fonds intéressant de documentation paléontologique ; mais 
il est hors de doute que l'analyse plus complète et surtout la critique courtoise 
des opinions émises par l'auteur, développent des considérations qui peuvent 
être utiles à l'auteur lui-même, en appelant son attention sur les points 
qui ont échappé à ses investigations ou en insistant sur des conséquences 
que sa modestie a pu laisser dans la pénombre. 

Donc, lecteurs et paléontologistes en général, adressez-nous vos publica- 
tions, au besoin une analyse résumée, et nous vous accueillerons en véritables 
collaborateurs, dans l'intérêt des progrès de la Science. 

Note de la Direction. 



Paléozoologie 

Faleozooloffy \ Paleozooîog-ia 

MAMMIFÈRES ET REPTILES 

par M. L. Joleaud 

Adams, Leverett- Allen, A memoir on the phylogeny of the jaw muscles 

IN RECENT AND FOSSIL VERTEBRATES. Ami. N. Y. Acad. Se, XXVIII 

— 1919 — pp. 51-166, 4 fig., pi. i-xiii, New- York. 

L'auteur insiste, au début de ce Travail, sur la difficulté de détermination 
de l'homologie des muscles, pour laquelle on peut utiliser l'embryogénie, 
les données fournies par l'innervation, l'origine, le mode d'insertion et la 
fonction. 

Adams étudie ensuite les muscles des mâchoires de divers Vertébrés 
récents : parmi les Poissons, Acanthias, Polyodon, Acipenser, Amia, Lepi- 
dosteus, Esox, Anguilla, Palinurichlhys, Polyterus, Ceralodus (Neoceratodus ); 
parmi les Amphibiens, Piana, Cryptobranchus, Amphiuma, Amblysioma ; 
parmi les Reptiles, Chelydra, Sphenodon, Alligator, Iguana, Varanus ; 
parmi les Oiseaux, Gallus ; parmi les Mammifères, Ornithorhynchus, Echidna, 
Didelphys. Solenodon, Mus, Felis, Homo 

Un intéressant essai de reconstitution des muscles des mâchoires chez un 
certain nombre de Vertébrés fossiles occupe une quinzaine de pages du 
Mémoire de L.-A. Adams. Il a trait tout d'abord à des Placodermes Anas- 
pidés (Birkenia, Lasanius) et Hétérostracés (Lanarkia, Thelodus), du Silurien 
supérieur. L'ensemble de cet Ordre de Poissons forme, à ce point de vue, 
une véritable série progressive. Les Drépanaspidés (Drepanaspis, Pleraspis) 
marquent un progrès notable dans la différenciation des régions céphaliques. 
Le maximum de la spécialisation s'observe chez les Ostracodermes, tels 
que Cephalaspis, Tremalaspis. 

Les grands Artbrodires du Dévonien offrent une complication croissante 
depuis l'archaïque Coccosteus jusqu'à Dinichlhys. L'étude du mécanisme 
de l'articulation mandibulaire dans ce dernier Genre conduit, à admettre 
une origine commune des Arthrodires et Antiarches. 

Les Stégocéphales ont ensuite retenu l'attention de L.-A. Adams, qui a 
fait porter ses investigations sur Je Genre Eryops ; puis viennent des 
considérations sur la mandibule d'un Gotylosaurien archaïque, Labidosaurus 
et d'un Dinosaurien, Tyrannosaurus : pour la reconstitution des muscles 
de ce dernier Reptile, l'auteur a pu utiliser la momie conservée dans les 
collections de l'American Muséum. Cette revue de types de Vertébrés fossiles 
se termine par l'examen d'un Reptile à caractères de Mammifères, Cyno- 
gnathus. 

L'ouvrage nous offre un dernier chapitre sur les homologies des muscles 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 7 

de la mandibule chez les Poissons, les Amphibiens, les Reptiles, les Oiseaux 
et les Mammifères, qu'accompagne une série de tableaux. 

Youny, G.-W., The Geological History of Flying Vertebrates (Pre- 
sidential Address). Proc. Geul. Assoc, XXVI — 1915 — pp. 229-265, 
pi. xx-xxn. Londres. 

Les Vertébrés adaptés au vol, se répartissent ainsi d'après G.-W. Young : 
1° Poissons, Dolleplus (Trias moy.), Thoracopterus et Giganloplerus (Trias 
sup.), Panlodon (Viv.), Chirofhrix, Telepholis et Exocœloides (Crétacé sup.), 
Gaslropelecus, Exocœles, Pegasus et Dactylopterus (Viv.) ; — 2° Batraciens, 
Rhacophorus (Viv.) ; 3° Reptiles, des Ophidiens (Chrysopelea et Dendrophis, 
Viv.), des Lacertiliens (Gecko et Draco, Viv.) et tous les Ptérosauriens (Tria? 
à Crétacé sup.) ; — 4° tous les Oiseaux ; — 5° Mammifères, des Marsupiaux 
(Palseopelaurus, Petauroides, Pelaurus et Acrobates, Viv.), des Rongeurs 
(Anomalurus, ldiurus, Peiaùrisla, Sciuroplerus et Eu pelaurus, Act.j, un 
Insectivore (Galseopithecus Viv.) et tous les Chiroptères (Eocène à Actuel). 

Le seul Amphibien adapté au vol est Rhacophorus, de Bornéo et des Iles 
de la Malaisie ; il remplace dans ces régions les Rainettes, qui y font défaut. 
Les genres Draco, Chrysopelea et Dendrophis ont sensiblement la même 
répartition géographique que Rhacophorus. 

Les Ptérosaures offrent avec les Oiseaux des analogies, telles que pneu- 
maticité des os, aplatissement du sternum. Leur plus ancien représentant, 
Dimorphodon macronyx, du Lias inférieur de Lyme Régis, avait une tête très 
forte et une dentition formidable. Leur type le plus spécialisé, Pleranodon 
du Crétacé supérieur du Kansas, est le plus grand clés animaux volants 
connus, un Condor ou un Albatros apparaissant comme de grandeur insi- 
gnifiante à côté de lui. 

Parmi les Oiseaux, les Ratites sont évidemment dérivés des Carinates : les 
uns et les autres ont la main conformée très différemment (VArchœopteryx, 
aux caractères reptiliens si accusés. Us sont localisés à l'hémisphère sud 
(Amérique, Afrique, Madagascar, Australie, Nouvelle-Guinée, Nouvelle- 
Zélande), mais remontaient au Néogène jusqu'à Samos et aux Siwaliks 
(Srulhio, Hypselornis). 

Le groupe des Stéréornithes de l'Eocène de tout l'hémisphère nord (Gas- 
lornis, Dasornis, Dialryma) est localisé au Miocène et actuellement dans 
l'Amérique du Sud (Phororhachos, Coriama). 

Les Marsupiaux adaptés au vol sont tous localisés dans l'Australie orien- 
tale et la Nouvelle-Guinée. 

Les Rongeurs volants appartiennent aux Anomaluridés et aux Sciuridés. 
Ceux de la première de ces Familles sont propres à l'Afrique, ceux delà seconde 
à la région indo-malaisienne. 

G.-W. Young fait remarquer que l'on constate un perfectionnement 
graduel de l'adaptation au vol chez les Mammifères en passant des Marsu- 
piaux aux Rongeurs, des Rongeurs aux Insectivores, des Insectivores aux 
Chiroptères. 

Les ailes sont deux fois plus grandes chez un Reptile (Plerodon) que chez 
un Oiseau (Diomedea, Albatros) ; les ailes de ce dernier sont elles-mêmes 
deux fois plus étendues que celles d'un Mammifère (Pteropus, Chiroptère). 



8 PALÉOZOOLOGIE ET PAI ÉOPHYTOLOGIE 

Malihew, W.-D., The Dentition of Nothodectes. Bull. Amer. Mus. Nal. 
HisL, vol. XXXVII, art. XXXIII — 1917 — pp. 831-839, pi. xcix-cii. 

New- York. 

L'article de W.-D. Matthew traite de la dentition d'une nouvelle espèce 
de Aof/iodec/es, A. Gidleyi. Ce Genre, créé en 1915 par l'auteur, parait identique 
à Plesiadapis, décrit par V. Lemoine dès 1890. Ces Mammifères remontent, 
d'ailleurs, les uns et les autres, au Paléocène supérieur. La Famille des Plésia- 
dapidés comprendrait en outre différents types s'étageant sur toute la série 
éocène d'Amérique. Elle présenterait des affinités avec Chiromys, l'Aye-aye 
de Madagascar. Reste à savoir si ce dernier Genre est en relation étroite avec 
les autres Lémuriens de Madagascar, ou s'il dérive des Tarsioides éocènes 
d'une façon indépendante des Lémuriens malgaches, ou encore s'il dérive 
des Plésiadapidés ou d'une autre Famille spécialisée dès le Paléocène. 

Granger, W. and Gregory, W.-K., A Revision of the Eocene Primates of 
genus Notharctus. Bull. Amer. Mus. Nal. HisL, XXXVII -- 1917 — 

pp. 841-859, pi. ciii-cvii. 

Nolharclus est le type d'une Sous-Famille spéciale les Notharclhise dans 
la Famille des Adapidse (Primates Lémuriformes). Des deux Genres de cette 
Sous-Famille, l'un, Pelycodus, caractérise l'Eocène inférieur, où il est repré- 
senté par cinq espèces, qui se succèdent dans les niveaux ci-après : Sand 
Coulée, Gray Bull, Lysite, Almagre. L'autre, Nolharclus (== Limnotherium, 
Thinolestes, Telmalolesles, Thomilherium et Hipposyus) débute au sommet 
de l'Eocène inférieur, clans l'horizon de Lost Cabin, par 2 espèces [N. nunienus 
Cope, N. venlicolus Osborn]. Il n'en compte pas moins de 7 dans l'Eocène. 
moyen, au niveau de Lower Bridger [N. Matthewi, N Osborni (= N. for- 
mosus Greg. non Leidy), N. anceps Marsh, N. affinis Marsh, A r . tenebrosus 
Leidy (= Hipposiderus formosus Leidy et Thomilherium roslralum Cope, 
N. pugnax], mais est ensuite réduit à une seule espèce dans l'Upper Bridger 
[N. crassus Marsh (= N. robustior Leidy)]. Il est probable que c'est égale- 
ment à ce Genre qu'il convient de rapporter Mierosyops uinlensis. 

La Note de W. Granger et W.-K. Gregory se termine par la description 
d'Aphanolemur gibbosus du Lower Bridger. Par la forme de la cavité céré- 
brale et par la largeur des orbites, ce nouveau Genre rappelle les Tarsiidx 
éocéniques (Telonius, etc.). 

Moodie, Roy-L., Review of Osborn's Eouid/e of the Oligocène, Miocène 
and Pliocène of North America. Science, N. S., vol. XLVIII, n° 1233 
— 1918 — pp. 171-172. Newhaven. 

Résumé du beau mémoire d'Osborn déjà analysé clans la Revue crilique. 

Borissjak, A., Osteologia Indricoteria. Bull. Acad. Imp. Se. — 1917 — 

pp. 287-299. Pétrograd. 

Le Genre Indricotherium, qui emprunte son nom à un animal fantastique 
des légendes russes, a été découvert dans la région lacustre s'étendant au 
Nord-Est de la mer d'Aral. Les sédiments — où l'on a découvert ses restes — 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYT OLOGIE 9 

datent de l'Aquitanien. Il offre une curieuse association de caractères que 
nous avons retrouvés dissociés aujourd'hui dans des groupes variés. Ses 
pattes rappellent celles des Hipparion, quoique beaucoup plus massives. 
Son cou, fort long, n'était pas sans analogie avec celui de la Girafe. Enfin, 
sa dentition, très comparable à celle des Rhinocéridés archaïques, est 
remarquable par le grand développement en largeur des dents latérales 
antérieures. 

Un important Mémoire russe sur cet animal était en bonne partie imprimé 
au moment de la déclaration de guerre en 1914. 

La faune aquitanienne de la région de la mer d'Aral sera sans doute fort 
intéressante quand nous la connaîtrons. Elle reliera celle des Bugtibeds du 
Bcloutchistan à celle de l'Oligocène de l'Egypte. 

Joleaud, L., Sur la présence d'un Gavialidé du genre Tomistoma dans 
le Pliocène d'eau douce de l'Ethiopie. C .B. Ac. Se. — Paris, 1920 — 

pp. 816-818. 

lîouïentjer, G. -A., Sur le Gavial fossile de l'Omo. C. B. Ac. Se. — 1920 

— p. 914. Paris. 

Fourtau, R., Supplément a la Gontrirution a l'étude des Vertérrés 
miocènes de l'Egypte. Minislry of Finance, Egypt, Surveij Département 

— 1920 — pp. 111-121, fig. 67-68, pi. i-iii. Le Caire. 

L'un des Vertébrés néogènes les plus remarquables recueillis par le 
Dr Brumpt, en Ethiopie, dans la basse vallée de l'Omo, au Nord du lac 
Rodolphe, est un Gavialidé figuré, en 1911, par E. Haug { l ). 

Reprenant, il y a quelques mois, l'étude des fragments de rostres rapportés 
de cette localité, j'ai cru pouvoir les attribuer à une espèce nouvelle du 
Genre Tomisloma, T. Brumpii. Le mauvais état des débris profondément 
guillochés par les sables que j'ai eus en mains, se prêtait mal, d'ailleurs, à un 
examen minutieux. 

G. -A. Boulenger, dans une observation critique publiée à la suite de ma 
Note, crut devoir assimiler Tomistoma Brumpii à Gavialis gangeticus actuel. 

R. Fourtan (dont nous venons précisément d'apprendre le décès) a décrit 
depuis une tête complète de ce Reptile, découverte dans le Pliocène de 
Wadi Natroum (Egypte). Cette superbe pièce lui a permis de se rendre 
compte de la position taxonomique exacte du Gavialidé est-africain, qui 
était intermédiaire entre Gavialis et Tomisloma. R. Fourtan n'avait pas 
encore pris connaissance de mon Travail ni de la remarque de G. -A. Bou- 
lenger : aussi, a-t-il créé, pour ce Vertébré, la double désignation générique 
et spécifique Euthccodon Nitriœ, qui doit être remplacée par Eulhecodon 
Brumpii. 

Le dernier article de notre regretté confrère sur les Vertébrés miocènes 
de l'Egypte contient aussi d'intéressantes données sur un curieux Mammi- 
fère du Burcligalien de Moghara, Masrilherium Depereli. Cet Artiodactyle, 



(1) Traité de Géologie, pi. CXXX, fig. C. 



10 PAT É0Z00L0GIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 

qui ne possédait pas d'incisives, avait des canines comprimées latéralement 
et dentelées sur leur bord antérieur. « Ce type, dit R. Fourtau, est aussi 
aberrant parmi les Bunobrachyodus que parmi les Brachyodus. » 

Je ferai remarquer que la dentition de Masriiherium Depereii ne corres- 
pond pas à un cas unique dans la série des Artiodactyles. Il convient d'en 
rapprocher, en effet, la découverte par M. G. Forster Gooper, dans l'Aquita- 
nien du Beloutchistan, d'un Ongulé Aprolodon Smithi-Woodwardi, voisin 
peut-être des Hippopotames, mais, en tout cas, dépourvu d'incisives. 

Il y a néanmoins de grandes 'différences entre ces deux Mammifères, 
encore fort mal connus, d'ailleurs. Dans Aprolodon, la longueur de la sym- 
physe mandibulaire égale sensiblement la largeur de la partie antérieure de 
la mandibule. Dans Masriiherium, la longueur de cette symphyse est presque 
2 fois plus grande que la largeur de la partie antérieure de la mandibule. 

L. JOLEAUD. 

VERTÉBRÉS DIVERS 

par M. P. Bédé 

Sellards, E.-H., Fossils vertebrate from Florida, A new miocène 

FAUNA ; NEW PLIOCENE SPECIES ; THE PLEISTOCENE FAUNA, 8° Afin. Bep. 

Florida Siale Geol. Survey — 1916 — pp. 79-120, 4 pi. 

L'Eocène, ou l'Oligocène inférieur, représenté par des calcaires très purs 
de la formation de Ocala,ont fourni un certain nombre de fossiles, parmi 
lesquels des Poissons représentés par des dents de squales et de raies, et, dans 
les Vertébrés supérieurs, une forme marine de Zeuglodon (-— Basilosaurus) a 
été trouvée, mais était connue depuis la découverte faite par Wilcox en 1888. 

En 1913 et 1914, deux nouvelles espèces de ce Genre: Basilosaurus braehy- 
spondylus et B. cetoides ont été trouvées dans les bancs phosphatés. 

L'Oligocène supérieur et le Miocène sont représentés par des formations 
d'argiles calcareuses et de sables phosphatés, qui ont fourni seulement des 
plantes terrestres à Alun Bluff sur la rivière Apalachicola et une faune 
d'Invertébrés d'eau douce. 

En 1915, le Geological Survey reçut de la Plantation Griscom,à 15 milles 
au Nord de Tallassee, des fossiles vertébrés appartenant à une faune mio- 
cénique nouvelle parmi laquelle : Parahippus leonensis, un Equidé nouveau 
qu'il compare aux Genres et espèces voisins ; un Merichippus sp. ? un 
Canidae : Mesocyon iamonensis, un Gamelidé : Oxydaclylus sp. ? petite espèce 
représentée par une dent complète ; un Hypertragulide, Leplomeryx sp. ? 
petit cerf représenté par une seule astragale. 

Les Vertébrés pliocéniques sont représentés par un Mastodonte nouveau 
appelé Mammut proyenium, voisin de M. americanum du Pléistocène, un 
Hipparion, //. minor, de très petite taille, un ours Agriolherium Selmeideri, 
provenant de Brewster ; l'auteur, à l'occasion de cette nouvelle espèce, 
signale celles du même Genre déjà connues, savoir : A. insigne du Pliocène 
inférieur de Montpellier ; A. siualense du Pliocène inférieur et une espèce 
indéterminée d'Espagne ; il ajoute que l'assimilation de la nouvelle espèce 
à ce Genre n'est que provisoire, et que, lorsque plus de matériaux seront 



PALEOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE H 

trouvés, l'espèce américaine pourra être séparée génétiquement des restes 
de l'ancien monde. Un Chameau est aussi cité, Procamelus minor, mais les 
restes en sont rares. 

L'étude des restes des Vertébrés du Pléistocène est plus complète et 
détaillée par gisements, savoir: de Peace creek : Elephas Colombi, Tapirus 
Haysii, Mammul america.num, Chlamyiherium septentrionale, etc. ; de 
Caloosahatchie river : Elephas Colombi, Equus fralerculus, etc.: de Ocala : 
Equus-Leidyi, Elephas Colombi, Machairodus floridanus, etc.; cle Withla- 
cooches river : Tapirus Haysii, Mammul americanum, Elephas Colombi, 
Trichelus manalus, Equus Leidyi, Chlamyiherium septentrionale, etc. 

Enfin, l'auteur décrit un nouveau dauphin Globicephalus Baereekei, 
fondé sur un squelette bien conservé de Godrington, dont il donne le crâne 
à la planche XIV. 

Cette Note se termine par une bibliographie très complète des Notes ou 
travaux publiés sur les Vertébrés fossiles de la Floride. 

P. Bédé. 
Hay, O.-P., Description of some fossil floridian verterrate relonging 

mostly to the pleistocene, 8° Ami. rep. Floridia Slale Geol. Surv. 

— 1916 — pp. 36-76, 9 pi. 

La plus grande partie des matériaux étudiés dans cette Note ; accompa- 
gnée cle planches splendides, appartient à la collection du Florida State 
Geological Survey et ont été communiqués à l'auteur par le D r E.-H. Sellards. 

Sont décrits parmi les Mammifères : Hipparion plicaiile, Leidy ; ce 
spécimen a été trouvé dans la mine de phosphate de Juliette, à environ 
trois milles au Nord de Damelon; c'est un fragment de mâchoire très déter- 
minable. Parahippus sp. ? représenté par cinq dents qu'il est impossible 
d'identifier spécifiquement. 

Dans les Cervidés : Odocoileus osceola, Bangs, auquel appartiennent 
quelques dents, non dissemblable de l'espèce actuelle de Floride, quoique 
cette forme pour beaucoup d'auteurs soit seulement une sub-espèce cle 
0. virginianus. 

Les Reptiles sont traités, dans cette Note, avec beaucoup plus d'ampleur 
Nous notons parmi les Chéloniens : Tesludo ocalana, n. sp. à rapprocher de 
T. crassiscutata ; T. incisa, n. sp., voisine de Gopherus polyphemus ; T. 
distans, n. sp., intermédiaire entre T. ocalana et T. crassiculaia ; T. Sellardsi, 
n. sp., qui ressemble à T. crassiscutata, mais en diffère par divers caractères ; 
Tesludo Lucise, n. sp., un peu plus grande que T. crassiscutata ; un nouveau 
Genre Bystra, voisin du Genre Tesludo : Type B. nana, des dimensions très 
précises de ce nouveau Genre sont données ; Gopherus prœccdens, n. sp., 
plus grand que G. polyphemus actuel. Dans les Emydidse: Terrapene formosa, 
proche de T. carolina, T. antipex, grande espèce à rapprocher de T. triun- 
guis ; T. iiinoxia, de laquelle procéderait le T. major actuel ; Pseudoemys 
cœlala, Hay, déjà décrite, mais pour laquelle cle nouveaux et nombreux ma- 
tériaux permettent cle préciser la diagnose ; Trachemys delieata, voisine de 
T. scripta ; T. bisornala, Cope, T. sculpta, Hay ; T. euglypha, Leidy, déjà 
décrits mais dont l'étude est complétée par de nouveaux matériaux ; Pseu- 
demys floridana pcrsimilis, subsp., différant seulement peu du typique 



12 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOG1E 

P. floridana; Chelydra lalicarinala, n. sp., à rapprocher de C. serpenlina, et 
C. sculpta, voisine de C. lalicarinala. 

De nombreuses mesures comparatives sont données et des planches 
représentant les nouvelles espèces montrent le bon état de conservation de 
ces fossiles. 

P. BÉDÉ. 

Sellards, E., The pebble phosphates of Florida, 7° Ann. rep. Florida 
State Geol. Surv. — 1915 — pp. 25-116, 12 pi. 

Cette Note est consacrée surtout à l'étude géologique des phosphates de 
la Floride, mais de nombreux documents paléontologiques sont cités, décrits 
ou figurés dans les 12 planches qui l'accompagne. 

Les étages étudiés sont rapportés : 

La formation d'Ocala à l'Eocène. — La formation de Tampa à l'Oligo- 
cène. — La formation d'Alun à l'Oligocène supérieur. > — La formation de 
Bone valley au Pliocène. — Et la formation de Jacksonville au Pléistocène. 

Les dépôts de phosphates du Land pebble sont supposés être de la fin du 
Miocène ou du commencement du Pliocène. Dans ces couches phosphatées, 
se trouvent des mastodontes, rhinocéros, chevaux et tortues. Les masto- 
dontes sont représentés par Maslodon (Trilophodon) floridanum, Leidy. 
Parmi les rhinocéros, deux espèces, peut-être plus, existent, parmi lesquelles 
Teleoceras fossigerum, qui est bien représenté. La présence de ce Genre indique 
que les bancs de phosphates ne sont pas d'un âge plus récent que la fin du 
Miocène ou le début du Pliocène, puisque ce Genre n'a pas survécu en Amé- 
rique, après cette période. Tous les débris d'Equidés obtenus se rapportent 
au Genre Hipparion, et non à Equus actuel. 

Des Chéloniens aussi, quelques bons spécimens ont été obtenus. 

Les dépôts marins ont fourni quelques dents et vertèbres de crocodiles, 
dont une espèce Tomisloma americanum est nouvelle; des huîtres, déterminées 
par M. Dali comme Oslrea mauricensis Gabb et voisines de 0. virginica. 

Les couches de River pebble, d'âge pléistocène, ne sont pas moins riches 
en fossiles. Les Ecpiidés sont représentés par le Genre Equus : E caballus, 
E. Leidy i, E. litloralis, avec lesquels on trouve des restes d'Hipparion là 
où les couches pliocènes ont été remaniées. Puis l'on trouve Elephas Colombi, 
Falconer, Mammul americanum, un bison d'espèce éteinte : Bison lalifrons, 
et des restes d'Edentés glyptodontes. 

On y trouve encore Chlamylherium Humboldli et C. seplenlrionale, inter- 
médiaires entre les Glyptodontes et les Armadillos. 

Enfin, du gisement de Peace creek: Tapiras lerreslris, Bison americanus 
Odocoileus (Cervus ) virginianus, Glyptodon pelalifer, Megalonyx Jeffersoni , 
Manalus anliquus, Emys euglypha, Tesludo crassicincla, Ephippus gigas, 
et des Poissons de diverses espèces. 

P. Bédé. 

Sellards, E.-IL, Review of the évidence on which the human remains 

FOUND AT VERO, FLORIDA, ARE REFERRED TO THE PLEISTOCENE, 9 e Ann. 

rep. Florida Slale Geol. Surv. - — 1917 — pp. 69-82. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÊOPHYTOLOGIE 13 

Des objections à l'âge pléistocène des restes humains trouvés à Véro 
ayant été faites, une réunion de nombreux géologues et anthropologistes 
eut lieu dans cette localité, en octobre 1916. 

Ces objections sont de trois sortes : celle du D r Chamberlain, que les 
fossiles trouvés avec les restes humains proviennent des couches plus an- 
ciennes remaniées ; celle du D 1 ' Hrdlicka, qui croit que les ossements sont 
récents, et que leur gisement est seulement un lieu de sépulture récent, 
inclus dans des couches pléistocènes ; et enfin celle du D r Mc-Curdy, qui, lui, 
au contraire, pense que les os sont bien en place, mais n'est pas convaincu 
de l'âge pléistocénique des couches. 

Ces diverses objections ne se relient pas l'une à l'autre. Si les restes humains 
représentaient des sépultures récentes creusées par les hommes comme le 
pense le D r Hrdlicka, il n'y a pas de raison de maintenir l'idée que les fossiles 
pléistocènes ont été remaniés et ramenés dans des couches d'âge récent 
comme l'a suggéré le D r Chamberlain, ou que les dépôts eux-mêmes sont 
d'âge relativement récent comme l'a soutenu le D r Mc-Curdy. 

Ces objections ont été examinées par l'auteur dans une Note publiée dans 
1' « American Anthropologist » (N. S. ; vol. 19, pp. 239-251, n° 2, 1917). 

L'évidence que ces ossements sont bien en place, et non du fait d'une 
sépulture creusée, est exposée en détail ; de même que l'âge pléistocène des 
couches où ces ossements et ceux des Vertébrés qui y ont été recueillis est 
pleinement prouvée. Dans cette Note, l'auteur donne de très bonnes raisons 
à l'appui de sa théorie, ainsi que des photographies représentant les osse- 
ments en place et les couches où ils ont été trouvés. 

Il reste l'objection du D r Mc-Curdy, que les dépôts contenant les restes 
humains sont d'âge en comparaison récent et ne sont pas à rapporter à la 
période pléistocénique. 

Or, cette objection ne peut se soutenir, la contemporanéité des fossiles 
trouvés en même temps que les restes humains est prouvée dans la Note 
précitée, et, des deux strates qui forment le gisement, les fossiles humains 
ont été trouvés dans le plus ancien. En même temps, des Mammifères trouvés 
dans cette même couche, presque la moitié appartiennent à des espèces 
éteintes; des six oiseaux spécifiquement identifiables, deux appartiennent 
à des espèces également éteintes ; des Ghéloniens, d'après les déterminations 
du D r Hay, sur huit espèces, quatre sont inconnues dans la faune actuelle, 
et, sur les quatre autres, une peut être dite une sub-espèce des formes actuelles. 

Les plantes fossiles de cette couche ont été étudiées par le Professeur Berry, 
qui y a reconnu 27 espèces, dont une éteinte. Sur les espèces vivant encore 
actuellement, 5 n'étendent plus leur aire de dispersion à la Floride. 

La conclusion à tirer de ce qui précède est que cette couche, qui contient 
les restes humains, est bien d'âge pléistocène. 

En terminant, l'auteur affirme à nouveau que les restes humains sont 
bien contemporains d'espèces éteintes de Mammifères, Oiseaux, Reptiles et 
d'au moins une plante, aussi bien que d'autres espèces vivant encore actuel- 
lement mais dont l'aire de dispersion ne s'étend pas à l'époque actuelle à 
cette région et que l'âge des dépôts d'après l'interprétation actuelle des 
couches géologiques et des faunes est bien le Pléistocène. 

P. Bédé. 



14 PALÉOZOOLOGÎE ET PALÉOPHYTOLOGÎF 

Sellards, E.-H., Human remains and associated Fossils from the Pleis- 
tocene of Florida ry. 8° Ann. rep. Florida Sicile Geol. Surv. — 1916 — 
pp. 121-160, 16 pi., 15 fig. 

L'auteur indique qu'une nouvelle station fossilifère a été découverte à 
Véro, sur la côte atlantique, à l'Est de la Floride, très riche en fossiles de 
tous genres. 

Le point important est la présence de fossiles humains trouvés associés 
à une faune pléistocène. 

La contemporanéité de l'homme et des fossiles pléistocènes est basée non 
sur une découverte unique, mais sur des découvertes successives, dont deux 
parties de squelettes humains. 

Les conditions de conservation des os humains et des autres fossiles sont 
telles qu'elles écartent l'idée que le gisement a pu être remanié et que les 
fossiles pléistocènes ont pu être mêlés aux restes humains d'âge plus récent. 
Ces restes fossiles comprennent des Mammifères, Oiseaux, Batraciens, 
Reptiles et Poissons, offrent une évidence incontestable de l'âge pléistocène 
des dépôts. 

Des Mammifères, un peu des petites espèces reconnues, vivent encore de 
nos jours, tandis que les grosses, telles que les éléphants, mastodontes, 
chameaux, chevaux, tapirs, bisons, etc., sont éteintes. 

Avec tous ces fossiles, ont été également trouvés des restes de l'industrie 
humaine, représentée par des silex taillés, ainsi qu'une nombreuse faune 
malacologique terrestre et d'eau douce. 

Les Poissons sont représentés en quelque abondance, mais en fragments ; 
les squales, par des dents isolées. 

Les Batraciens ont fourni quelques vertèbres, la plupart brisées. 

Les Reptiles offrent des serpents, des lézards, des tortues et un alligator. 
Les vertèbres des serpents, en particulier, sont abondantes ; l'alligator est 
voisin de A. mississipiensis, actuel. Les Tortues appartiennent à 7 espèces, 
d'après le D r O.-P. Hay. 

Les Oiseaux sont représentés par deux espèces, parmi lesquelles Jabirus 
Meillsi, voisin de J. mycleria, tout en ayant des caractères se rapprochant 
du Genre Ciconia. 

Les Mammifères sont représentés par 35 espèces, parmi lesquelles : Diclel- 
phis virginiana, Chlamytherium septentrionale, un Dasypus, Equus compli- 
catus, Leidyi et lilloralis, Tapirus Haysii, un péccari, un chameau, un daim, 
un bison, Elephas Colombi, Mammul americanum, Neophiber Alleni, Vulpes 
pennsylvanicus, Procyon lalum, un lynx, Canis Ayersi, un grand Canidé, 
voisin de Canis dirus, auquel il le compare soigneusement, Canis lalrans, 
une plus petite espèce, etc., etc. 

Les squelettes humains ont été découverts le premier en octobre 1915, 
par M.Ayers; il comprend les fémurs droit et gauche, les extrémités manquent; 
le tibia gauche et des fragments du droit, le calcanuem droit, les astrogales 
droites et gauches, une partie du pied droit, trois métacarpes et trois pha- 
langes, tous ces os appartenant au même spécimen, ont été soigneusement 
étudiés et examinés « in situ » ; ils représentent un petit individu. Au même 
niveau, ou même plus haut, ont été trouvés des restes cVElephas Colombi, 
Equus Leidyi et d'autres, d'espèces éteintes. 



PAtÊOZOOLÔGlË ET PALÉOPHYTOLOGIE 15 

D'un banc de marne, s'étendant au sommet de la section, à 6 pieds au- 
dessus de la place où gisaient ces restes humains, ont été extraits des restes 
d'une espèce éteinte de renard, Vulpes pennsylvanicus. 

Les seconds restes humains ont été trouvés dans un niveau sableux à 
7 pieds du sol; ils consistent en une astragale, un fragment de bassin et l'os 
iliaque gauche. 

P. Bédé. 

Hay, O.-P., Vertebrate mostly from stratum N° 3 at Vero Florida, 
together with descriptions of new species. 9° Ann. rep. Florida 
Slale Geol. Surv. — 1917 — pp 43-68, 1 pi. 

Les fossiles étudiés, recueillis dans le Pléistocène de Véro en Floride, ont 
été récoltés par le D r H. Sellards, M. H. Gunter et d'autres, à différentes 
époques. 

L'auteur cite, sans descriptions, 5 espèces de Poissons, 2 Amphibiens, 
12 Reptiles et 24 Mammifères. 

Par contre, dans la seconde partie il donne de nombreux détails sur 
certaines espèces. 

Parmi les Chéloniens : Chelydra sculpta est une Tortue représentée par 
sept os de la carapace, et Trachemys nuchocarinala, Hay. 

Dans les Ophidiens, il décrit Farancia obscurci, Holbrook. 

Les Mammifères étudiés sont : Tayssus lenis, Leidy, un petit peccari, 
représenté par une molaire, Odocoileus Seilardsiœ, un cerf représenté par la 
cinquième vertèbre cervicale, et une cinquantaine d'os appartenant au 
moins à trois individus qui peuvent se rapprocher de 0. virginianus. 

L'auteur s'étend sur la comparaison de ces deux espèces avec 0, osceola 
et donne des mesures comparatives des diverses portions du squelette. 

Vulpes palmavia, Ce renard a été -comparé avec divers Vulpes fulva, duquel 
il s'écarte autant que de V. macroura; il donne également les mesures com- 
paratives des divers os des trois espèces. 

Canis riviverans, basé sur une partie du maxillaire droit, contenant la 
quatrième prémolaire, est certainement un coyotte, mais ni C. latrans, ni 
un chien indien. Encore là, il donne avec le plus grand soin les mesures 
comparatives des coyottes des différentes régions avec la nouvelle espèce. 

Lynx rufus floridanus Rafinesque, ne diffère pas de l'espèce actuelle. 

En concluant, l'auteur dit que, sur les 43 espèces énumérées, 17 sont 
éteintes, soit les 40 %; les Poissons, Ophidiens et Reptiles, considérés à part, 
représentent seulement les 26 % en espèces éteintes. 

Ces animaux étaient contemporains de l'homme, dont on a trouvé des 
restes dans l'un des strates à Véro; nous analysons ailleurs les recherches 
faites par les auteurs américains en ce point. 

P. Bédé. 

Shuîeldt, R.-W., Fossils birds at Vero, Florida. 9° Ann. rep. Florida 
Slale Geol. Surv. — 1917 — pp. 35-42, 2 pi. 

Un certain nombre de Vertébrés fossiles et de plantes ont été découverts 
en 1913 à Véro, en Floride, dans des couches appartenant au Pléistocène. 



16 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGlE 

Ce gisement, déjà connu par les recherches du D r Sellards, a fourni des 
restes d'Oiseaux dont l'étude a été confiée à M. R.-W. Shufeldt. 

Ce naturaliste décrit parmi les espèces étudiées : dans les rapaces, Caiharles 
aura, Tylo pralincola (le représentant américain de notre Sirix flammea 
d Europe), qui ne diffèrent pas des espèces actuelles. 

Dans les Palmipèdes, Querquedula Floridana, se rapprochant de 0. discors, 
un laridas, Larus Vero, plus grand que Larus alricilla actuel. 

Parmi les Echassiers, Ardea Sellardsi, se rapprochant de Ardea herodias. 

P. Bédé. 

Harlé, E., Restes d'Eléphant et de Rhinocéros trouvés récemment 
dans le Quaternaire de la Catalogne. Bull, de la Insliiucio Calalana 
cVHisloria Nalural — 1920 — pp. 40-43. Barcelone. 

Description d'une portion de molaire cVElephas meridionalis, et d'un 
crâne de Rhinocéros dont l'auteur pense qu'il appartient peut-être à une 
espèce nouvelle. La molaire, trouvée près de Tarrngone par M. Romani, et 
le crâne à Arenys de Mar (Barcelone), figurent dans la collection paléontc- 
logique du Muséum d'Histoire Naturelle de Barcelone. 

M. San Miguel. 

Ferronnièrc, G., Sur une molaire « d'Hipparion gracile » de Christol. 
Bull. Soc. Géol. cl miner. Brelagne, t. I, fasc. 2 — 1920 — pp. 61-62, fig. 1. 
Rennes. 

L'échantillon de la Chausserie (Ille et Vilaine) garde encore dans ses 
interstices, des traces de calcaire falunien, attribué à la fin du Pontien, 
Cette molaire (2 e prémolaire gauche) est déterminée Hipparion gracile, par 
comparaison avec l'échantillon de Maine et Loire, antérieurement figuré 
par l'auteur. 

M. Cossmann. 

AiragSii, C, Osservazioni su alcune corna fossili di cervus elaphus 
l. del Museo civico di Milano. Ftiv. Se. naiur.. vol. XI — juin-août 
1920 — pp. 99-103, fig. 1-2, Paire. 

Il s'agit, dans cette Note, d'un magnifique bois de Cervus elaphus Lin., 
conservé au Musée d'Histoire naturelle de Milan, et provenant des tourbières 
de Gataragna. en Lombardie. L'autre exemplaire du Vicentin est moins 
étendu. L'auteur compare ces bois à ceux d'espèces plus anciennes et déjà 
connues et il en conclut la décadence des races par une évolution lente du 
gigantisme au nanisme. 

M. Cossmann. 

Ru tôt, A., Un essai de reconstitution plastique des races humaines 
primitives. Mém. cl. Beaux-Arts Acad. roy. Behj., t. I — 1919 — xv pi. 
in-4°, 241 fig Bruxelles. 

Bien qu'il s'agisse plutôt, clans ce splendide Mémoire, de Préhistoire que 
de Paléozoologie, nous ne pouvons nous dispenser <\ a . le signaler à l'attention 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 17 

de nos lecteurs, en insistant surtout sur les frappantes reconstitutions des 
diverses races que le savant conservateur du Musée royal de Bruxelles a 
fait modeler et reproduire par la phototypie, dans ce volume. On y remar- 
quera également les reproductions des peintures de l'époque magdalénienne, 
représentant des sangliers et bisons et attestant un réel sentiment de la 
nature. 

La publication de ce beau volume, déjà prêt en 1914, a été retardée de 
cinq ans, par la brutale invasion de la Belgique. 

M. COSSMANN. 

POISSONS 

par M. M. Cossmann. 

Arambourg, G., Traces d'organes lumineux observées chez quelques 
Scopélidées fossiles. C.-R. somm. S. G. F. — 8 nov. 1921 — pp. 167- 
168. Paris, 1920. 

Parmi les représentants de la faune sahélienne d'Oran, l'auteur a rencontré 
des Mydophurn Rafin., présentant la particularité de posséder, régulière- 
ment distribuées le long du bord ventral, des séries de granules hémisphé- 
riques, accolés chacun à la face interne d'une écaille dont le centre — épaissi 
en forme de lentille — constitue un « photophore » jouant le rôle de conden- 
sateur lumineux, d'après les travaux de Braner sur les poissons abyssaux. 

C'est la première fois que de pareils organes sont signalés chez des fossiles ; 
il en existe aussi dans la faune de Poissons miocéniques de la Sicile, conservée 
au Muséum de Paris (Galerie de Paléontologie). 

M. Cossmann. 

Roig, D 1 ' M.-S., Escualidos del Mioceno y Plioceno de la Habana. 
Bol. de Minas {Secret. Agric. Corn, y Trab.), n° 6 — 1920 — pp. 1-16, 
in-8° carré, 12 pi. cont, 27 fig. de fossiles phot. La Havane, 

Les Poissons étudiés par M. Roig proviennent de plusieurs gisements d'âge 
miocénique, ainsi qu'il résulte de la détermination de quelques Mollusques 
caractéristiques, tels que Osirea hailiensis Gabb, Peclen Thetidis Sow, et 
d'Echinides (Hemispalagus Hoffmanni Goldf., etc.) ; on en trouve aussi 
dans un gisement pliocénique de la Vedado,qui contient — à l'état de fossiles 
— des Mollusques actuels de la mer des Antilles (Lucina pennsylvanica, Venus 
caribea d'Orb., Lithodomus ciibanianus d'Orb, etc). 

Voici maintenant rénumération des espèces décrites et figurées ; ce sont 
exclusivement des dents de Sélaciens, des Genres Lamna, Isurus, Charcha- 
rodon, Galeocerdo, Hemiprislis et Sphyma ; toutes les espèces sont déjà 
connues : L. cuspidala Ag, L. elegans Ag, L. conlorlidens Ag., /. haslalis Ag., 
I. Desori Ag., /. minutus Ag., C. auriculalus Oslaiw., 67. megalodon Ag., 
C. lanciforme Gibbes, G. confortas Gibbes, Hemiprislis serra Ag., Sphyr- 
naprisca Ag. 

Les planches sont excellentes et les descriptions très détaillées. 

M. Cossmann. 



18 PALÉ0Z00L0GÎE ET PALÊOPHYTOLOGÎE 

de Brun, P., et Vedel, Etude géologique des environs de Saint-Ambroix. 
Supplément : Rhétien. Bull. Soc. él. Se. Nal. Nîmes. — 19M-1918 — 
t. XLI, pp. 95-99. Nîmes, 1920. 

De l'étude générale qui sera analysée ci-après au point de vue concholo- 
gique, je distrais ici ce qui concerne la faune ichtyologique du Rhétien, dans 
lequel les auteurs susnommés citent la présence des espèces suivantes, à 
Gamma] : Acrodus minimus Ag., Sargodon lomicum Plieninger, Saurichlys 
acuminatus Ag., des fragments de Semionolus, espèce non déterminée mais 
atteignant 18 centimètres, et des écailles de Lepidolus sur des plaquettes 
d'un calcaire gris-bleu. 

M. Cossmann. 

PALÉOCONCHOLOGIE 

par M. M. Cossmann 

Mansuy, H., Catalogue général, par terrains et par localités, des 
fossiles recueillis en Indo-Chine et au Yunnan, par les géologues 
du Service géologique et par les Officiels du Service géogra- 
phique de l'Indo-Chine, au cours des années 1903-1918. Revision 
paléontologique des déterminations déjà publiées dans les Bul- 
letin et Mémoires du Service géologique de l'Indo-Chine. Bull. 
Seru. géol., I.-C, vol. VI, fasc. VI, 226 p. grand in-8°. Hanoï, 1919. 

Ce volume représente plus que son modeste titre de Catalogue : il est, en 
réalité, le résumé — mis à jour — des gigantesques travaux de Paléontologie 
accumulés, en quinze ans, par un infatigable chercheur que n'ont rebuté ni 
les difficultés de la tâche, ni surtout les odieuses entraves suscitées par des 
jalousies et des calomnies locales. L'auteur, M. Mansuy, en a d'ailleurs été 
récemment vengé et récompensé tout à la fois par la distinction honorifique 
dont il a été l'objet de Ja part du Ministère de l'Instruction publique, en 
France. 

Nous ne pouvons évidemment, dans le cadre un peu étroit de cette Bévue, 
signaler tous les détails rectificatifs ou complémentaires cpie comporte ce 
volumineux catalogue ; mais il nous suffira de dire qu'il est indispensable 
à tous les paléontologistes qu'intéresse la faune paléozoïque de l'Asie et des 
contrées avoisinantes. 

M. Cossmann. 

Maillieux, E., Note sur quelques groupes de Mollusques acéphales 
des terrains paléozoïques. Bull. Soc. belge de géol., t. XXIX — 1920 — 
pp. 140-150. Bruxelles/ 

La première partie de cette Note comporte la description du Genre 
nouveau Rousseauia, Aviculicle dont la forme rappelle celle de Liopteria, 
mais dont la dentition est analogue à celle de Plerinea et du type R. pseu- 
docapuliformis, espèce nouvelle figurée. 

L'auteur propose ensuite de scinder le G. Gosselelia en deux Sections : 
le nom Gosselelia serait conservé pour les formes à ornementation concen- 



PALÈOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 19 

trique, le S. -G. Stappersella renfermerait 1er, formes à côtes rayonnantes 
(type G. carinala). 

La seconde partie est un essai cle classification de quelques Familles de 
Ptériacées paléozoïques, L'auteur fait remarquer tout d'abord, que les termes 
Pleriacea et Pleriidse, de Dali et Meek, ayant comme racine Pieria Sco- 
poli 1773 qui tombe dans la synonymie de Avicula Klein 1753, devraient 
être remplacés par Aviculacea et Aviculidse. Cette question a été discutée 
et résolue différemment dans la « Conchologïe néogénique de l'Aquitaine », 
par MM. Gossmann et Peyrot (vol. II, 1914). 

Il passe ensuite à la classification des Pterineidse et des Aviculidse (= Ple- 
riidse). Il répartit en trois sous-Familles nouvelles les Genres cm'on range 
actuellement dans la Famille des Plerineidse, formes toutes dimyaires. 
Ce sont : 1° Pterineinse : formes à dentition schizodonte typique des Ptéri- 
nées (G. Plerinea et S. -G. Plerinea s. sir., Tolmaia, Cornellites et Follmannella, 
G. Adinoplerella et, avec doute, les G. Bhombopleria et Pleronitella); 2° 
Actinodesminœ : formes à dentition schizodonte typique de Aclinodesma 
(G. Actinodesma et Micropteria); 3° Kochiinae : formes ayant une dentition 
voisine de celle clés Avicules (G. Kochia et S.-Ct. Loxopleria, G. Leplodesma 
et S. -G. Ptychopteria). 

Les Aviculidae, formes monomyaires, peuvent être classées en deux Sous- 
Familles : 1° Aviculinse Frech [em.) à dentition obscure ou absente ; 
2° Liopterinse à dentition schizodonte : ces dernières ont ou bien une den- 
tition voisine de celle des Aclinodesma (ce sont les Ct. Liopleria et Beus- 
hausenella) , ou une dentition analogue à celle des Plerinea (G. Bousseauia). 

E. ASSELBERGHS. 

Fyan, E.-G., Eenige jong pliocène Ostracoden van Timor. Versl. v. d. 
gew. ver g. der Wiss. en Naluurk. Afd. Kon. Akad. van Wet. le Amsterdam., 
t. XXIV, 2 e partie — 1916 — pp. 1175-1186, p. 1. 

L'auteur décrit Paracypris Zealandica Brady, Nesidea Molengraafi, N. Mul- 
leri, Loxoconcha auslralis Brady, L. alala Brady, Cylheridea spinulosa 
Brady, C. timorensis, Cylhereis Goujoni Brady, Cylherella semilalis Brady. 

E. Asselberghs. 

Foerste, A.-F., The Rogers Cap fauna on central Kentucky. Journ. 
Cincinn. Soc. Nal. Hist, vol. XXI, n° 4, pp. 109-156, pi. I-IV phot. Cin- 
cinnati, 1914. 

Les couches étudiées sont assimilées à celles du Silurien de Trenton, 
dans l'Etat de New- York. La faune de Rogers Gap (Kentucky) comprend — 
outre des Polypiers et des Crinoïdes — les Brachiopodes et Mollusques 
ci-après énumérés : Lingula cf. cincinnaliensis Hall et Whitfield très fruste, 
L. Whitfieldi Ulrich une valve ovale, L. cf. Procleri Ulr. plus étroite, 
Strophomena higginsportensis Fœrste, S. Halli Miller ; Hebertella late- 
suleata en bon état ; Eridorlhis Nicklesi Fœrste ; Clitamboniles rogersensis 
Fœrste, montrant l'intérieur des valves ; Zygospira recurvirostra Hall ; 
Prolozyga obsoleta très obsolète en effet; Byssonychia vera Ulrich, B. Byr- 



20 PALE0Z00L0GIË ET FALÊOPHYTÔLOGIE 

nesi Ulr. trigones et à côtes plus ou moins écartées ; Allonychiq flanagensis 
Fœrste très fruste et de grande taille ; Modiolopsis rogersensis peu déter- 
minable ; Orlhodesma cf. subnasuîum M. et W. très oblong ; Cycloconcha 
oblonga à crochet à peine saillant; des moules de Gastropodes très incertains 
(Hormoioma terebriformis, Holopea i'ncerla, Bellerophom rogersensis, Cyclo- 
nema cincinnalen.se Miller) ; enfin qùelcpies Isoielus, Trinucleus, Dalmaniles, 
Cahjmene. Il faut savoir gré à l'auteafc de la laborieuse détermination de 
ces matériaux ingrats. 

M. COSSMANN. 

Foerstc, A. -F., Notes on tue Lorraine faunas of New York and the 
province of Ouerec. Bull. Scient, labor. Denison Univ., vol. XVII, 
- 1914 — pp. 247-340 pi. I-V ph'ot. 

Dans celte seconde contribution à la faune silurienne — qui est traitée 
un peu moins sommairement que la précédente, avec des diagnoses plus 
complètes et des références synonymiques ■ — nous relevons les espèces ci- 
après: Lingula elochensis, L. reclilaleralis Emmons, Glyplorlhis crispala 
Emmons, Stophomena var. de planumbona, très fruste ; Rafinesquina nasula 
Conr;, de grande taille ; R. îtmeronata à peine déterminable ; Cariiodens 
demissa Conr. (Plerinea), bel Aviculidé à oreillettes bien découpées ; Bysso- 
nychia radiala Hall, Pholadomorpha pholadiformis Hall, avec une var. 
divaricala, P. chambliensis; Modiolopsis modiolaris Gonr. très inéquilaté- 
rale ; M. poslplieata, Orlhodesma approximatum, 0. pnloskiense, 0. prola- 
timi, Cymalonola lenior, formes qu'il est difficile de distinguer générique- 
ment ; Modiolodon poststriatum très fruste; Psiloconcha subovalis Ulr., 
P. boieaiis, Cyrtodonia elochensis, Ischyrodonia curta Conr., Whiiella securi- 
ïormis subquadrangulaire, W. complanala et goniunibonata très différentes, 
peut-être même de Genres différents ; Clidophorus prsevolutus, Clenodonla 
lorrainensis, Rhylimya oehana (Er,, Cuneamya brevior ; Archinacella 
elochensis, .1. pulaskiensis, bien voisines ; Lophospira Béatrice montrant 
bien la sinuosité de ses stries ; Pieroiheca pentagona, Technophorus quin- 
ctaieialis rostre et tronqué à l'arrière ; enfin quelques Trilobites et un 
Txniasler. 

M. Cossmann. 

Fœrste, A. -F., Notes on Cincinnati an fossil types. Bull. Scient. Labor. 
Denison Univ., vol. XVIII, — 1916 — pp. 285-355 pi. I-VII phot. 

Ce Mémoire est — en quelque sorte — le complément des deux qui pré- 
cèdent, relativement au Silurien de diverses provenances. Outre quelques 
Eponges, parmi lesquelles il y a lieu de signaler Dysialospongia? eavernosa, 
des Dermaloslroma et Slromatooerium, dont l'auteur figure la distribution 
géographique sur une carte, on remarque : Lingula brookvillensis, dix 
Crania déjà connues ; Whiiella cuneiformis Miller, moule très usé ; Whitella 
richmondensis Miller plus ovale ; Cyrlodonla cuneala Miller presque in- 
forme ; Anomalodonia alala Mee| (Ambonychia), en forme de Perna avec 
de grosses côtes rayonnantes ; A. coslala Meek n'en est peut-être qu'une 
variété à côtes décortiquées ; Byssonychia robusla Miller cordiforme, à 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLCGIE 21 

côtes plates ; Cymatonota cylindrica Miller et Faber, soléniforme ; Modio- 
lopsis versaillesensis Miller, M. brevantica peu déterminable ; Pholado- 
morpha divaricala H. et Whitf., élégamment ornée ; P. corrugala Mill. 
et Fab., à ornementation plus fine ; Vallatotheca Maniiouli Fœrste (1914), 
à crochet saillant et à rides concentriques. En terminant, l'auteur propose 
encore : Caliculospongia paupera, éponge nouvelle à calice hémisphérique ; 
puis deux Genres de Grinoïdes non figurés, Cameyella (G. -T. Agelacrinus 
pileus Hall), Isorophus (G.-T. A. cincinnallensis Rœmer) ; aucune des 
espèces du premier ne possède de plaques de couverture accessoires le long 
de la ligne médiane, tandis que c'est l'opposé chez le second de ces deux 

Genres nouveaux. 

M. Gossmann. 

Fœrste, A. -F., Notes on Silurian fossils from Ohio other central 
States. Ohio Journ. Se, vol. XVII et XIX, pp. 187-258 et 307-404, 
pi. VIII-XII et XVI-XIX. Columbus (Ohio), 1917-1919. 

Les Polypiers et Grinoïdes sont en majorité dans la première de ces Notes 
(Zaphrentis digoniala, Cyaihophyllum Roadsi, Acervularia Paveyi, Grabau- 
phyllum Johnstoni à très grosses cellules polygonales, Caloslylis parvula 
Holocystites greenvillensis, Callocysiiles sphœroidalis, Periechocrinus cyliii- 
dricus) Dalmanella springîieldensis, Camarotœchia Roadsi, plusieurs Tri- 
lobites du G. Trochurus d'après les contre-empreintes préparées par Grccn ; 
la première Note se termine par deux Brachiopodes ordoviciens. 

Dans la seconde Note il y a encore à glaner quelques formes nouvelles : 
Schuchertella Prosseri, des variétés nouvelles du fossile fondamental Airypa 
relicularis ; Poleumita Prosseri passablement conservé, P. Paveyi en meil- 
leur état, Diaphorosloma hillboroensis. preque intact ; puis une longue série 
de Trilobites parmi lesquelles Proetus collinodosus, Calymene Whittakeri, 
le G. Platycoryphe dont le G.-T. est Calymene Tristani Brongn, tandis que 
la dénomination Synhomalonolus Pompeckj (1898) doit s'appliquer à Caly- 
mene Chrislyi Hall ; Pterygomelopus confluens, Phacops {Porllockia) mancus, 
Dalmaniies brevigladiolus, enfin le G. Acrolichas dont le G.-T. est Liehas 
cucullus M. et W., de l' Illinois et du Missouri. 

M. Gossmann. 

Fœrste, A.-F., The Richmond faunas of Little-bay de Noquette in 
Northern Michigan. The Iowa nahir., vol. XXXI, n° 9 — 1917-18 — 
pp. 97-103 et 121-127, pi. IV-VI phot. 

C'est dans la partie supérieure et argileuse de ces calcaires « cream-colored » 
de Richmond, qu'ont été recueillis la plupart des fossiles décrits clans cette 
Note : Rafinesquina breviuseula, R. pergibbosa, avec de bonnes impressions 
internes ; Strophomena parvula, voisine de S. huronensis Fœrste ; Cliony- 
chia angusta ; Helicoloma Rrooki Fœrste ; un seul spécimen d'Orthoceras ; 
enfin Rallia permarginata qui ressemble à R. regularis Emmons, de la base 
du niveau de Richmond, tandis que d'autres formes de ces calcaires argileux 
de la base de Noquette sont plus typiques, comme Heberlella alveata par 
exemple. 

M. Cossmann. 



22 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPH YTOLOGIE 

Fœrste, A. -F., Notes on Richmond and related fossils. Journ. Cincinn. 

Soc. Nal. hist., vol. XXII, n° 2, pp. 42-55, pi. I-III ptiôt. 

Un certain nombre de fossiles ont été recueillis par John Misener à Rich- 
mond (Indiana) ; M. Fœrste a identifié : Conularia Miseneri, grand spécimen 
à peu près complet et en assez bon état ; Tripleroceras (Lambeoceras) rich- 
mondense, étroitement allié à T. Lambei ; Conchopellis Miseneri, Zitielo- 
ceras Hallianum d'ÛRB. ( = Cyrtoceras lamellosum Hall, non de Verneuil); 
Z. clarkeanum, non figuré, pro Cyrtoceras Hallianum Clarke non d'Orb. 

M. Gossmann. 

Fœrste, A. -F., The Kimmswick and Plattin Limestones of North 
Eastern Missouri. Journ. Scient, labor. Denison Univ. Bull., vol. XIX, 
— 1920 — pp. 175-224, pi. XXI-XXIII phot. 

Les deux zones en question correspondent au Ghamplainien et au Mohaw- 
kien, dans le Nord-Est du Missouri. D'après les déterminations de M. Fœrste, 
on y a recueilli : Telradium fibralum Safford, Beairicea gracilis Ulr., 
Comarocysliles Sluunardi m. et w , Clilamboniles cf. diversus Siialer. ; 
Mc-ewanclla Raymondi, Brachiopode séparé génériquement d'Heberlella; 
le génotype est Heberlella lineolala Savage ; Rhynchotrema Rowleyi ; Conu- 
laria Heymani ; des Trilobites nouveaux (Bumastus Holei, B. Rowleyi, 
Ceraurus plattinensis, Remopleurides missouriensis) ; enfin une espèce silu- 
rienne, Plalymerella manniensis Fœrste. 

M. COSSMANN. 

Ruedemann, R., Paleontologic Contributions from the N.-Y. State 
Muséum. 

I. — Account of some new or little known specics of fossils. 
II. — Spalhiocaris and the Discinocarina. 

III. — Note on the habitat ot the Eurypterids. 

IV. — Two new Starfishes from the Silurian of Argentina. 
V. — A new Ceraurus from the Chazy (Raymond, P.). 

VI. — The présence of a médian Eye in Trilobites. 
VII. — The cephalic suture lines of Cryplolilhus (Trinuclcus aucl.). 

New-York States Muséum Bulletin, n° 189, 225 p., 36 pi., phot. d'après 
des dessins Albany, 1919. 

Nous sommes très en retard pour l'analyse de cet important Mémoire qui 
contient des Notes très intéressantes sur les fossiles paléozoïques des envi- 
rons de New- York, particulièrement sur les Astéries et Trilobites. 

Le Musée d'Etat d'Albany (Université) contient une grande collection 
de splendides échantillons de Plumalina plumaria Hall, l'un des plus anciens 
Alcyonnaires, avec des pinnules granuleuses dont M. Ruedemann a fait 
reproduire des grossissements (10/1) dans le texte. Inocaulis Lesquereuxi 
Grote et Pitt, et I. Kirki sont ensuite étudiés, rhabdosomes nombreux, 
longs et cylindriques. Airograptus furcifer Rued. (et non pas furciferus !), 
Climacograptus parvus Hall ; Pleclodiscus molestus, très beau spécimen ; 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 2û 

Parapsonema cryplophya Glarke, sorte de Méduse des grès de Portage 
(Dévonien) ; Clarkeaster ■ — dont le génotype est C. perspinosus — est une 
Astérie dont on connaissait déjà Palseasler Clarki Glarke et Swartz, du 
Dévonien, mais-un seul petit spécimen, tandis qu'avec les beaux matériaux 
mis en œuvre par M. Ruedemann cet auteur nous présente, sur la pi. VI, 
une restauration idéale de cet épineux animal. Lepiclasler Forbes a treize 
bras, Lepidasierella Schuchert en a vingt-quatre, tandis que le G. Lepidas- 
terina (G.-T. L. gracilis) n'en a que huit ou neuf, atteignant près de m 05 
de longueur ; couches de Chemung. Uraslerella est représenté par quatre 
espèces dont trois nouvelles : U. Lutiieri, Stella, Schueherti, assez voisine 
de la mut. arisaigensis d'[7. Muthveni Forbes. Dans le G. Eugasterella 
Schuch., E. aranea, bicatenulata, caractérisé par ses cinq bras et par 
sa plaque ovale ; Encrinasler pupollus avec cinq pétales plutôt que des bras ; 
le G. Klasmura (G.-T. A', mirabilis), restauré sur la pi. XXI, a cinq bras 
qui ont quelque analogie avec des plumes d'autruche ! Une seconde espèce 
très voisine du génotype, K. clavigera. Enfin quelques Brachiopodes nou- 
veaux terminent la première Note : Lingula semina, L. testatrix, L. vicina, 
L. subtrigona ; Lingulasma elongatum ; Orbiculoidea moîina ; puis des 
moules internes de Gastropodes, Prolospira minuta, Hormoloma gregaria, 
et deux Pélécypodes, Plerinea postsiriata, C/enoc/o/i/asalinonsis, trois Cépha- 
lopode", (Orlhoceras vicimim,Pliragmoceras accola, H examer oceras mictostoma; 
plus un fossile dontle classement n'est pas pvècisè(Prolonympha marcellensis) 
à rapprocher d'un Chœlopoda décrit par le D 1 ' Glarke. Je mentionnerai 
ensuite huit Serpulites, quelques Trilobites [Agraulos Cashingi, Amphi- 
lichas coiiiîrons, Ceratiocaris (Limnocaris) salina, Spalhiocaris lata, S. cha- 
grinensis, S. Cushingi, Williamsi. 

A la suite de cette dernière diagnose, l'auteur fait un rapprochement entre 
ces plaques de Spalhiocaris et un Apiychus d'Aspidoceras, indiquant l'ana- 
logie incontestable des Discinocarina en général. Il y a toute une série de 
descriptions suggestives, Anatifopsis Wardelli, Pseudoniscus Roosevelli 
Glarke, P. Clarkei, Echinognalhus cf. Clevelandi Walc, Eusarcus trigonus, 
qui relient tous ces corps ambigus à la Classe des Trilobites : c'est une pré- 
cieuse contribution à leur histoire et à leur habitat. 

Le chapitre III contient deux Astéries du Silurien de l'Argentine : Eucri- 
naster yachalensis, Argentinaster Bodenbenderi ; mais il manque des réfé- 
rences indispensables relativement à ces deux Genres. Le second est-il nou- 
veau ? Si non, quel en est l'auteur ? 

Le chapitre IV,rédigé-par M.Percy Raymond, donne la diagnose de Cerau- 
rus Ruedemanni, sa comparaison avec les formes de Russie ou de Norvège. 

Dans le chapitre V, M. Ruedemann discute la question de la présence 
d'un œil médian chez les Trilobites; il fait voir que ce tubercule externe 
correspond à une matrice interne sous la carapace, ce qui démontre que ce 
n'est pas simplement un accident d'ornementation ; enfin il donne la liste 
des nombreuses formes possédant un tubercule oculaire. 

Le dernier chapitre étudie les lignes suturales céphaliques chez Crypo- 
lilhus (= Trinucleus aucL). 

M. COSSMANN, 



24 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 

de Brun, P. et Vedel, L., Etude géologique des environs de Saint- 
Ambroix. Liste paléontologique de l'Hettangien (Suite). Bull. Soc. 
él. Se. nal. Nîmes — 1914-1918 — t. XLI, pp. 72-113, fig. 15-19 dans le 
texte. Nîmes, 1920. 

Nous avons déjà analysé le commencement de cette consciencieuse étude ; 
il nous reste à signaler la figuration d'un bon individu — non déformé comme 
l'était le type — de Goniomya gammalensis Dum., de Veyras (Ardèche), 
et celle de Miocidaris Lorioli Lamb. et Thiéry, la citation de quelques 
Diademopsis déjà connus, des Cœlentérés caractéristiques, et — comme 
végétaux — Fucoides slriclus Brongn. 

Le supplément mentionne encore quelques Gastropodes en bon état ou 
à l'état de moules internes, beaucoup de Pélécypodes non encore mentionnés 
dans la première étude ; puis un paragraphe spécial est consacré au Rhétien, 
assez riche en Poissons comme toujours (v. ci-dessus). 

La liste complète des espèces, avec tables et une copieuse bibliographie, 
termine cette importante Etude dont on doit, féliciter les auteurs. 

M. Cossmann. 

Roman, F., Observations sur quelques fossiles du Toarcien et de 
l'Aalénien des environs de Saint-Ambroix, recueillis par M. Vedel. 
Bull. Soc. él. Se. nal. Nîmes — 1914-1918 — t. XLI, pp. 121-125. Nimes 
1920. 

De nouvelles recherches faites, dans cette région par M. Vedel, ont fourni 
à M. Roman l'occasion de compléter un précédent Travail (1909) fait en col- 
laboration avec M. P. de Brun. La faunule examinée par lui contient surtout 
des Céphalopodes de la partie supérieure du Toarcien, au gisement du 
Font de Bourboul ; le gisement de Courry en contient sept autres, analogues 
à ceux de Saint-Ouentin-La-Verpillière (Isère); enfin, à Montagnac, quatre 
espèces de l'Aalénien moyen. M. Roman en conclut l'existence de lacunes 
qui semblent s'être produites par transgression de terrains plus récents 
sur de plus anciens. 

M. Cossmann. 

Buekman, S.-S., Type Ammonites, Part XXII, — juin 1920 — pp. 17-18, 

16 pi., Londres, (Will. Wesley). 

L'auteur continue, dans cette livraison, l'émiettement générique et spé- 
cifique des Ammonites : Korythoceras (G. -T. A'. Korys) ; Pavlovieeras (G.-T. 
P. Pavlovi Rob. Douv.), le même G. contient aussi P. bathyomphalum, 
P. stibarum. En outre, il y a deux rectifications de nomenclature : Bour- 
kelamberticeras pro Lamberliceras Buck. non Aylmer, et Prionodoceras pro 
Prionoceras incorrectement formé, le génotype est P. prionodes figuré sur 
la planche CLV. Sur la légende des planches on relève aussi un certain 
nombre de nouvelles dénominations : Golialhiceras galeatum, Epalxites 
latansatus, Leptosphinctes leptus, L. cleistus (il faudrait écrire clislus), 
Vermisphinctes vermiformis, Caumontisphinctes polygyralis, Retenticeras re- 
lentum, Morrisiceras sphsera. 

M. Cossmann. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 25 

Buckman, S.-S.,Type Ammonites, Part XXIII, — sept. 1920 — pp. 19-24, 
13 pi. et un portrait. Londres, (Will. Wesley). 

L'auteur donne cette fois le portrait de James Buckman (1844) qui avait 
commencé l'étude des Ammonites de Cheltenham. Dans le texte, je relève 
les nouvelles dénominations ci-après énumérées : 

P Roberti pro Ouensiedliceras Sidherlandiœ Rob. Douv. non Murch. ; 
Sagitticeras (S. sagitta; Weissermeliceras (W. longilobatum) ; Eichwaldi- 
ceras (Amm. carinatus Eichw.) ; Sphseroceratidœ, nouvelle Famille voisine 
des Stepheoceratidœ ; Ebrayiceras [E. oeellatum), E. jactatum, E. rursuni 
(Ecoptychoceras {Œ. subref ractum) , figuré sur la pi. CLXXXVI, tandis 
que — pour les autres créations nouvelles — il faut se reporter à d'autres 
livraisons ; il est dommage qu'il n'y ait pas coïncidence dans l'apparition 
des noms nouveaux et des figures qui y correspondent; tout au moins le 
texte devrait-il indiquer la référence iconographique ! De même, les noms 
nouveaux qui figurent au bas de chaque planche correspondent-ils à un texte 
déjà publié ou à publier dans l'ouvrage « type Ammonites »? Les figures, 
en tout cas, sont admirablement exécutées par I.W. Tatcher. 

M. Cossmann. 

Guttierrez, R.-P.-Miguel, El terreno jurasico de la région de Cadere- 
chas (Burgos). Assoc. Esp. Progr. Cienc. Congr. Sevilla — 1918 — pp. 93- 
120, 9 fig., Madrid. 

Les fossiles méso-jurassiques de la province de Burgos — que M. Guttierrez 
a présentés au Congrès de l'Association espagnole, à Séville, en mai 1918 — 
sont en partie représentés sur la planche-figure l a un peu fruste : on y re- 
connaît néanmoins Perisphindes Marlinsi, Parkinsonia ferruginea, Oppe- 
lia subradiata, Perisphindes triplex, Macrocephalites Hervé ji, Lima cardii- 
formis qui est un Plagiostoma, et Lima proboscidea qui est un Ctenoslreon ; 
mais, pour ce dernier, l'état de la figure ne permet pas de préciser à laquelle 
des mutations de ce phylum appartient l'échantillon représenté. La planche- 
figure 3 a — beaucoup plus nette — Hedicoceras hedicum, Phalodomya 
Michelini, P. Murchisoni, Terebraiula Phillipsi, Monllivaullia trochoides ; 
enfin, la figure 4 a est la réduction d'un spécimen callovien de Slephanoceras 
coronatum qui a trente centimètres de diamètre, pièce remarquable qui doit 
atteindre un fort poids ! 

Cette intéressante Etude mérite l'approbation des stratigraphes. 

M. Cossmann. 

Mcngaud, L., Recherches géologiques dans la région cantabrioue. 
Thèse publiée à Toulouse — 1920 — 370 pages, XIV planches de vues, 
4 pi. doubles de foss. en phototypie. 

L'important Mémoire de M. Mengaud — sur la province de Santander — 
n'a pas seulement le caractère d'une étude géologique dans laquelle l'auteur 
a fait connaître un grand nombre de faits nouveaux sur la tectonique et la 
stratigraphie de cette région ; l'auteur a recueilli — dans un voyage qui 
a failli lui coûter la vie — de précieux matériaux paléontologiques dont il 



26 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

nous donne un aperçu, entre autres pour la faune de l'Aptien et pour celle' 
de l'Albien-Vraconnien ; la plupart des formes ont pu être identifiées, les 
Echinides avec le concours de M. Lambert : Pseudoloucasia sanlanderensis 
H. Douv. (1889) est figuré à nouveau sur la même planche que Bhynchonella 
bidens Phill. (Gharm.), et en face de Cnemiceras Obligi Choffat, de Pecien 
Raulinianus d'ORB. (Albien de Comillas). Les Trigoniidés de l'Aptien sont 
l'objet d'un chapitre spécial dans lequel l'auteur a — sur mon conseil — 
repris et figuré T. scabricola Lyc. mut. Larteti Mun. Chalm. in sched., 
de la province de Teruel, qui se retrouve identique aux environs de Santan- 
der ; cette forme fait partie d'une série très homogène dont le plus ancien 
représentant est T. caudaia Ag., du Néocomien, espèce plus grande, plus 
effilée à l'arrière, avec des différences bien marquées dans son ornementation; 
le phylum se termine par T. scabra a'Uchaux. Dans la faune de l'Albion, 
outre P. Raulinianus précité, il y a lieu de signaler : Liopisiha (Psilomya) 
gigantea de Lor., Sphœra corrugata Sow., Glauconia (Gymneniome) Dou- 
villei Cossm., Varicigera Choffali H. Douv., Cnemiceras [P lacent icer as) Uhligi 
(Choffat) et un fragment de Sonneralia rapporté à Amm. Cleon d'ORB. 

M. Cossmann. 
296. 
Harris, G.-D., The gênera Lutetia and Alveinus especially as deve- 
loped in America. Palœonl. aineric , vol. I, n° 2, p. 105-118, P. VXII. 
Ishaca (N.-Y.), 1920. 

L'étude des petits bivalves des Genres en question présente de réelles 
difficultés : il faut une grande attention pour en interpréter la charnière, 
d'autant que celle-ci varie ontogéniquement aux divers stades du dévelop- 
pement cle la coquille. M. Harris, ayant eu l'occasion de disposer, à cet effet, 
d'excellents matériaux, a fait œuvre très utile en nous donnant — dans ce 
court Mémoire — l'iconographie comparative des principales espèces de Luletia 
Desh., d' Alveinus Conr. et de Kellyella Sars. Contrairement à l'assertion 
émise par moi-même dans le Conchol. néog. de V Aquitaine, les deux premiers 
sont réellement distincts, quoique très voisins, ainsi que le fait ressortir 
M. Harris dans ses lumineux croquis. A l'appui de sa thèse, l'auteur a repro- 
duit la diagnose typique d' Alveinus minulus Conr., cle Claiborne ; mais 
il n'a pas fait figurer A. rolundalus Dall, de l'Oligocène de la Floride, niveau 
qui doit être plutôt aquitanien. Enfin Kellyella Bœltgeri Meyer, du Jack- 
sonien, est aussi étudié en détail et appartient à une Famille très différente. 

En résumé, Luletia ne paraît pas dépasser l'Eocène, et ce Genre parisien 
est aussi représenté aux Etats-Unis par L. texana, de l'Eocène moyen de 
Saint-Maurice; tandis qu' Alveinus — qui a débuté dans l'Eocène de Clai- 
borne — atteint le Miocène, soit aux Etat-Unis, soit en Aquitaine où il 
est représenté par notre Luletia burdigalensis Desh. (= L. girondica C. et P.) 
qui a bien une charnière d' Alveinus plutôt que de Lutetia. 

M. Cossmann. 

Vredenburg, Ern.-W., Flemingostrea, an eastern group of upper Cre- 

TACEOUS AND EOCENE OsTREIDiE : WITH DESCRIPTIONS OF TWO NEW 

species. Rec. geol. surv. India, vol. XLVII, part. III — 1916 — pp. 196- 
203, p. XVII-XX. Calcutta, 1918. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 27 

Nous avons déjà étudié cette Note dans la Revue Crilique de Paléozoo- 
logie, 1917, p. 100. Il convient de rappeler qu'outre le génotype de Flemin- 
goslrea {F. Morgani), du Maestrichtien, M. Vredenburg classe dans le même 
S.-G. Oslrea Kalhora, de l'Eocène de Ranikot, et Oslrea Flemingi d'AncH. 
et Haime, de l'Eocène moyen du Salt-Range. L'ornementation de la value 
inférieure ne permet pas de classer ces coquilles dans les Lioslrea. 

M. GOSSMANN. 

298. 
Douvillé, H., L'Eocène au Soudan et au Sénégal. Bull. Com. El. Hist. 
et Scient. Afr. occid. fr. — n° d'Avril-Juin 1920 — pp. 113-177, 5 pi. phot., 
11 fig. texte. Paris. 

Les deux premières parties de ce Mémoire bien nourri de documents sont 
relatives à l'historique des recherches — et à la stratigraphie — du Soudan 
français et du Sénégal, c'est-à-dire des régions dans lesquelles ont été re- 
cueillis les fossiles soumis à l'examen de M Douvillé par d'infatigables explo- 
rateurs : le tableau qui termine ces chapitres indique la succession des cou- 
ches du Crétacé à l'Oligocène, et leur corrélation entre le Soudan et le Sénégal. 
Je passerai donc immédiatement au chapitre III, qui concerne la paléon- 
tologie. 

« Les Nautilidés de la province indo-africaine sont particulièrement inté- 
ressants : dans le jeune âge et dans l'adulte la section est arrondie, tandis 
que dans l'âge moyen elle offre une tendance plus ou moins accentuée vers 
la forme ogivale ou triangulaire» ; ce groupe - — ainsi que celui des formes 
épaisses et arrondies — est représenté au Soudan et au Sénégal : N. Molli 
épais, N. Chudeaui aplati, TV. senegalensis ogival dans la période moyenne 
de sa croissance. 

Eovasum est proposé pour Turbinella frequens Mayer-Eymar, coquille 
voisine de Vasum par ses quatre plis columellaires,. mais possédant une 
échancrure antérieure au lieu d'un véritable canal déversé sur le côté et un 
bourrelet cervical qui correspond aux accroissements de cette échancrure. 

E. soudanense est une espèce du même G., mais avec une spire scalariforme 
et dix plis columellaires, de sorte qu'il me paraît plus probable que c'est une 
Section bien distincte. 

Heligmotœnia, (G.-T. H. Molli) a un galbe de Fulgur, avec trois plis 
égaux à la columelle, ce qui le distingue d'Heligmotoma Mayer d'Egypte, 
dont le type a été décrit et figuré comme dépourvu de plis columellaires. 

Dans la Fam. Cyprœidse, Gisoriia brevis bien plus arrondie que G. depressa 
de l'Inde ; des fragments de Chenopus (Maussenelia) dimorphospira Cossm. 
et Piss. D'après une empreinte en creux sur un fragment de Nautile, Mesalia 
fasciata Lamk, serait représentée à Tamské ; mais il n'est pas prouvé — 
avec une base aussi fragile — que ce ne soit pas plutôt M. Locardi Cossm. 
que j'ai pu amplement comparer pour séparer la race égyptienne de celle 
du Bassin de Paris. Même observation pour Velales Schmiedeli, dont on ne 
connaît que des moules en Afrique tandis que la mutation indienne a été 
bien définie par moi. 

Pseudoheligmus nigeriensis (Bull. Newton) est très intéressant avec 
son aréa ligamentaire profondément excavée en avant ; Carolia placunoides 



28 PALÉOZOOLOGIE ET PALOPHY t TOLOGlE 

Cantr., le même qu'en Egypte ; Spondylus quadricostatus différant de S. 
subspinosus d'ARCH. par le nombre de ses côtes. Parmi les Ostrea typiques, 
il y a lieu de signaler 0. Meunieri, 0. Chudeaui, Crassoslrea soudanensis 

figuré sur la pi. IV, et non VI, comme l'indique une faute d'impression 
du texte. 

Enfin, les Foraminifères — plus petits que leurs analogues en Europe — ■ 
ont fourni, entre autres, Nummulites Vasseuri et N. sub-Vasseuri, bien dis- 
tinctes des formes égyptiennes avec lesquelles Vasseur les avait confondues 
(C.-R. Ad. Se. 1902).; Operculina canalifera d'ARCH. fréquente au Soudan 
dans les couches inférieures à Oursins, et remarquable par l'épaisseur du 
cordon spiral qui la limite extérieurement. 

M. COSSMANN. 

Doello-Jurado, M., Une nouvelle espèce de « Miltha » du Tertiaire 
de l'Argentine. Physis. (Bev. Soc. Ar.g. Cienc. liai), t. IV, pp. 558-562, 
1 fig. Buenos-Aires, 1919. 

Dans une couche fossilifère découverte à Diamante (Entrerios) et proba- 
blement miocénique, l'auteur a remarqué un Pélécypode non encore décrit, 
appartenant au Genre Miliha d'après sa charnière qui comporte 3a et 3b ; 
cette nouvelle espèce M. Iherinyiana diffère de"M. Childreni par ses cardinales 
plus longues et par la digitation du muscle inférieur ; sa surface externe, 
striée aux abords des crochets, porte des lamelles écartées à partir d'une 
distance de 1 centimètre de ceux-ci ; l'impression pédieuse est très nette, 
quoique petite, et celle de l'adducteur postérieur est bilobée. Cette décou- 
verte est d'autant plus intéressante que les vraies Miliha sont très rares. 

M. COSSMANN. 

Pallary, P., Deuxième note sur la nomenclature des Melanopsis 
fossiles. Bull. Soc. Hist. nal. Afr. Nord, t. XI, n° 7, pp. 104-118, 3 fig., 
texte. Alger, 1920. 

De nouveaux documents ont permis à l'auteur de compléter sa première 
Note de 1916 : Le Genre Pannonia qu'il avait proposé — en remplacement 
de Martiniana préemployé — tombe lui-même en synonymie de Pannona 
Lœr. (1902), et il le remplace donc par Battistiana (les règles de nomencla- 
ture exigent qu'on orthographie Baltislia puisqu'il s'agit de Battisti ; 
baltisliana est un adjectif spécifique et non pas un nom générique). 

Melanopsis avellana Fuchs non Sandr. est remplacé par ampla, M. acu- 
minata Pall. non Sdr. par raphidia, M. incerla Fuchs non FÉR.par revelata; 
M. aquensis Fuchs n'est pas l'espèce de Grateloiip et est séparée sous le nom 
subtilis ; M. iransiens Cer. Ir. non Blanck. est remplacée par M. Cerullii: 
M. nodosa de Stef. n'est pas l'espèce actuelle et devra se nommer nodicincta, 
et celle de M. Cerulli-Irelli, Ballisiia Irellii; M.sp. Andruss.(1099). est érigée 
en espèce longirostris ; M. cariosa Hanl., différente delà forme linnéenne, 
se nommera M. Tournoueri ; il existe trois M. Bœtlgeri, la plus ancienne 
(Klika) conservera ce nom, et celle d'Oppenheim se nommera M. turritella, 
celle de Brusina, delicata. M. narzolensis Sacco em. est ensuite l'objet d'une 
discussion très détaillée et n'appartient pas au groupeDu/ouri, mais au groupe 



PALÉOZOOL0GÎE ET PALÉOPHYTOLOGIE 29 

scalans. Notons, en passant, les utiles reproductions des figures originales 
de M. praemorsa, buccinoidea, costata et Isevigala, avec le rappel, en réfé- 
rence, des corrections antérieurement faites par M. Pallary. Il est à souhaiter 
que notre sympathique confrère entreprenne bientôt l'étude plus étendue 
et systématique qu'il nous annonce. 

M. COSSMANN. 

Marshall, P , Fauna of the Hampden beds and the Classification 
of the Oomaru System: Trans. N. Z. Insl., vol. LI, pp. 226-250, pi. 
XV-XVII. Wellington, 1919. 

L'auteur poursuit ses suggestives recherches sur la faune des riches gise- 
ments de coquilles néogéniques de la Nouvelle-Zélande ; il décrit Circulus 
inornatus dont la figure est malheureusement bien insuffisante ; Ceriihidea 
minuta, même observation, comme aussi pour Cerilhiella tricineta qui est 
peut-être un Potamides plutôt qu'une Newloniella; en tout cas, Cerilhiella 
est un G. jurassique (V. Essai Pai. comp., VII). Turrilella radis n'est qu'un 
simple fragment, déterminable il est vrai ; Siibmargariia tricineta, très dou- 
teuse ; Eraio an tiqua (il y en a de l'Eocène !) figure peu distincte ; Epitonium 
spirale, nom générique inexistant, est un Scalidœ, c'est tout ce que l'on peut 
en dire ; Turbonilla antiqua, quel S.-Genre ? Dicroloma zelandica, ce Genre 
est jurassique, la coquille tertiaire de N. Z. est probablement une Mausse- 
nelia. Fusinus albus, nom bolténien à remplacer par Fusus ! Laîhyrus dubius 
méconnaissable ; Belophos incerlum, il faudrait en voir l'ouverture ; Volu- 
loderma zelandicum est un fragment indéterminable ; Marginella aveniïormis 
bien conservée ; Pleuroloma polita relicuiata et Pleur, marcjaritata (non Turris 
Bolten !) ; Surcula gravida est très probablement un Cryploconus, tandis 
que Surcula marqinalis est bien déterminé génériquement. 

Surcula œquispiralis (em. pro equispiralis qui signifierait « cheval spiral ») ! 
Surcula torticostata indéterminable, ne peut être en tout cas un Surcula ! 
Terebra sulcala très défectueuse; Sarepla solenelloides et tenuis, la seconde — 
d'après sa forme extérieure — est probablement une Limopsis, tandis que 
L. hampdenensis serait une Trinacria. Trigonia densicostala n'est certes 
pas une Trigonie ; j'ai déjà écrit à l'auteur — qui m'en a envoyé des frag- 
ments — que ce doit être un nouveau Genre de la Famille Verlicordiidœ, 
tandis que T. areolata doit être une Neotrigonia ; mais il faudrait en vérifier 
la chernière qui n'est pas figurée sur la planche XVII. 

La brochure se termine par des considérations stratigraphiques sur le 
Groupe d'Oomaru,qui s'étendrait du Sénonien au Pliocène,d'après un pour- 
centage des espèces communes avec l'époque actuelle : c'est surtout d'après 
les affinités génériques que l'on doit se guider, et, à ce point de vue, les cou- 
ches de Wangaloa sont nettement daniennes, celles de Waipara sont séno- 
niennes. 

M. Cossmann. 

Marshall, P., Some new fossil species of Mollusca. Trans. N. Z. Insl., 
vol. LI, pp. 253-258, pi. XIX-XXI phot. Wellington, 1919. 

Les beaux gisements pliocéniques de Wanganui ont encore fourni les nou- 



30 PALÈOZOOl,OGiE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

veautés ci-aprèo : Alaxocerilhirurn perplexum très fruste, Fusus maorium 
incomplet (non Fusinus nom bolténien à rejeter absolument)., Pirula 
imperfecta improprement dénommée Ficus, Surcula castlecliîfensis (ce serait 
plutôt un Pleurotoma par la position de son sinus), Leucosyrinx siiballunu 
Thracia vegrandis joli échantillon, Lima waipipîensis, Crassaiella subobesa, 
Lucinesca levipoliata, très arrondie. 

M. COSSMANN. 

Marshall, P., Some tertiary Mollusca with descriptions of new Spe- 
cies. Trans. N. Z. Inst., vol. LU, pp. 128-136, pi. VI-X. Wellington, 1920. 

Nouvelle contribution à la riche faune du Néogène de la Nouvelle-Zélande : 
Rissoina obliquecostala, plutôt du Genre Rissoa s. lalo ; Seila attenuissima 
très élancée, Triphora aoleaensis de Hampden, Dicroloma zelandica (Di- 
croloma est un G. jurassique, cette coquille ressemble plus à une Mausse- 
neiia) ; Slrulhiolaria Zelandiœ bien caractérisée, Cassis fibrata (à exclure 
la dénomination bolténienne Phalium), Siphonalia senilis forme trapue et 
assez bien conservée, Admele (Bonelliiia) ovalis, A. Suteri et A. anomala, 
Fulguraria Morgani, Turris curialis probablement Surcula ccmme S. torti- 
costa ci-dessus déjà cité en 1919 dans les couches de Hampden ; Surcula 
liampdenensis peut être Balhyloma ? Conus armoricus Suter et sa variété 
pseudoarmoricus, il y a déjà C. armoricensis Vass. Perna zealandiea du 
groupe Pachypern, Amphidesma (Taria) erassiformis très belle valve à char- 
nière bien caractéristique. 

M COSSMANN. 

Vredenburg, E.-W., Description of some spécimens of Pleurotoma con- 
gener E.-A. Smith, from the Andaman Sea. Bec. Ind. Mus., vol. XIII, 
part. VI, n° 19, pp. 317-319, pi. XII. 

L'espèce en question est remarquable par. la protubérance qui s'élève sur 
le labre, au-dessus du sinus et à une certaine distance de ce dernier. On 
trouve cette espèce de Gemmula dans le Miocène et le Pliocène de l'Inde 
occidentale. Aucune explication biologique de cette protubérance — ou 
tubulure ouverte — n'a encore été fournie. 

M. Gossmann. 

Sheldon, G.-Pearl., Atlantic slope Arc as. Palseonlograph. amer., V. I, 
n° 1, 101 p., in-4°, 16 pi. phot. Ithaca, 1916 (distr. en 1920 !), 

Ce Mémoire est le premier de la nouvelle série intitulée « Palseonlogra- 
phica americana, publiée parle Professeur Gilb. Den. Harris (Gornell Univers.) 
et faisant suite au Bull, of amer. Pal.,qui cesse, par suite, de paraître ; u 
concerne exclusivement les Arches de la côte Est des Etats-Unis aussi bien 
à l'état fossile qu'à l'état vivant. La classification systématique qu'a adoptée 
M. Sheldon est calquée sur celle de Dali, et, par conséquent, elle ne tient 
aucun compte des données phylétiques ; à ce propos, je signale les diffé- 
rences sérieuses qu'elle présente avec un Travail similaire que j'ai publié, 
dans le vol. II de la « Gonchologie néogénique de l'Aquitaine », au sujet des 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÊOPIIYTOLOG1E 31 

Arcidse de notre Miocène de France. De même en ce qui concerne les espèces, 
M. Sheldon a admis, sans discussion, l'identité de certaines formes du Néo- 
gène — et même de l'Eogène des Etats-Unis — avec les espèces vivant 
encore sur la même côte des Etats-Unis. Il est probable qu'il y a précisément 
là les mutations dont la séparation s'impose quand on veut suivre l'évo- 
lution d'un phylum ! 

Ces deux réserves posées, je n'ai plus qu'à signaler les quelques points 
les plus saillants de ce Mémoire, en observant d'ailleurs qu'il n'y a à enre- 
gistrer qu'une seule dénomination nouvelle : Arca Harrisi, en remplacement 
d'A. inornala Meyer 1886 {non Meek et Hayden, 1868), une seule figure 
très insuffisante, mais il semble probable que c'est une Fossularca Cossm. 
du Claibornien. A. hatcheiigbeensis Harris appartient au Groupe cVA. 
umbonata qu'elle représente dans le « Lignilic stage » ou Eocène inf. de 
l'Alabama. A. subproiracta Heilpr. dans l'Oligocène du Mississipi, A. para- 
tina Dall, dans le Miocène inférieur de la Floride (Chipola non Olig.), sont 
aussi du groupe typique. On remarquera particulièrement A. Wagneriana 
Dall, du Pliocène de Caloosahatchie, à cause de son galbe aviculiforme et 
de ses extrémités rostrées : c'est évidemment un groupe bien distinct, 
peut-être une Section à créer; malheureusement la charnière n'en est pas 
figurée. Enfin, A. aquila Heilp. (Mioc.) n'est pas une véritable Arca, mais 
plutôt une Barbaiia ou une Cucullaria (v. App. V, Catal.ill. Eoc. Gossmann). 

Dans le G. Barbaiia, la grande et très irrégulière A. cuculloides Gonr., 
de Claiborne ; A. mississipiensis Conr. (Olig.) A. marylandica Conr. (Mioc.) 
A. caloosahatehiensis (Plioc)., autre correction de nomenclature pour A. 
irregularis Dall, non Desh. Mais il faut éliminer de ce Genre A. propalula 
Conr., A. Virginia Wagner, qui sont des Anadara bien caractérisées. 

Ensuite le Genre Noeiia avec des stries ligamentaires qui sont perpendi- 
culaires au bord cardinal : A. incilis Say, très répandue dans tout le Néo- 
gène des Etats-Unis ; A. limuta Conr. et ses var. ; A. ponderosa Say, encore 
plus convexe et haute, avec des dents sériales presque horizontales aux 
extrémités. Scapharca est en réalité synonyme cV Anadara; c'est le Genre le 
le plus répandu dans le Néogène, en Amérique comme en Europe : A. lie- 
nosa Say est la forme la plus allongée, les formes sont nombreuses et variées. 
Cunearca s'y rattache intimement, mais Argina Gray est un type très spécial 
par l'atrophie complète de la partie antérieure du ligament qui se trouve 
entièrement rejeté en arrière du crochet. Les dernières pages — dont le 
texte est plus sommairement traité — sont plutôt intéressantes par l'ico- 
nographie des planches XV et XVI qui l'accompagnent. 

M. COSSMANN. 

ECHINODERMES 

par J. Lambert 

Fœrste, Notes on Agelacrinid/e and Lepodocystin^: wtth descrip- 
tions of Thresherodiscus and Brockocystis. Bull, scient. Laboratories, 
of Denison Univers. — Sept, 1914 — pp. 399-487, 6 pi. 

L'auteur entre d'abord dans des considérations générales sur les carac- 



32 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

tères des Agelacrinidœ de l'Ordovicien. du Dévonien et du Carbonifère, puis 
il passe à la description des espèce, parmi lesquelles il crée les suivantes : 
Thresherodiscus ramosa [sic), Agelacrinus vetustus, A. Austeni, Sireplasler 
reversata, Hemicystiter carnensis, Lichenocrinus affinis. Un autre Genre 
nouveau Broekocystis est établi pour les Apiocystiies lecumselhi, A. huro- 
nensis Billings et Lepadqcysiis clinlonensis Parks. Sont incidemment 
créés deux espèces et un Genre de Mollusques : Vallathotheca manitoulini, 
Rhylimya kagawongensis. 

J. Lambert. 

Fœrste, Camarocystites and Caryocrinites cystids with pinnuliferous 
free Arms. The Oltowa Naiuralisl — Oct.-Déc. 1916 — pp. 69-113, 3 pi. 

L'auteur examine la structure des bras chez les Crinoïcles et les Cystidées, 
puis il donne des descriptions détaillées de Camarocysiiies punctatus Bil- 
lings et C .Shumqrdi Meek and Worthen. Le Travail se termine par des 
considérations générales sur la position systématique du Genre et par une 
Note sur Caryocriniles ornatus Say. 

J. Lambert. 

Fœrste, Echinodermata of the Brassfield (Silurian) formation of 
Omo. Bull, scient. Laboratories of Denison Univers. — Juin 1919 — vol. 19, 
pp. 3-31, pi. 1-7. 

Cette Note contient la description d'un certain nombre d'espèces de Cri- 
noïdes et d'Astéries, notamment les espèces nouvelles suivantes : Broeko- 
cystis nodosarius, Eomyelodactylus rotundatus, Clidochirus Ulrichi, Dime- 
rocrinus vagans Hemipalseasler Schucherti, Slereoaster squamosus, Schu- 
cherlia magna. Le terme Eomyelodactylus est proposé pour désigner un Sous- 
Genre de Myelodactylus. 

J. Lambert. 

Herbert L. Hawkins. Morphological stuûies on the Echinoidea Ho- 
lectypoida and their Allies. Geol. Magaz., — Avril 1917 à Octobre 
1919. _ vol. IV, pp. 160, 196, 249, 342, 398, 433, Vol. V, pp. 4, 489, 
Vol. VI, p. 442 (ensemble 49 p., 6 fig. et 6 pi ). 

L'auteur a publié, sous ce titre, une série de neuf articles. Il commence 
par discuter le Genre Pygaster, auquel il réunit son ancien Genre Mega- 
pygus et Plesiechinus. Pygaster a bien pour type P. semisulcalus Phillips 
{Clypeus), mais celui-ci ne serait pas ce que tout le monde croyait, ce serait 
l'espèce du Bauracien désignée par Agassiz sous le nom Pygaster umbrella. 
Plesiechinus a pour type Pygaster macrosloma Wright, du Batbonien. Ces 
rectifications nous paraissent correctes, quelque regrettables qu'elles soient, 
mais la séparation des deux Genres nous semble inutile, en contradiction 
avec ce que l'on sait des variations individuelles de l'apex chez Pygaster 
umbrella. Le 2 e article, très intéressant, traite des tubercules enfouies des 
Discoides et des Conulus, de leur homologie avec les tubercules vitreux 
d ' Echinoneus et de la fossette spinifère des radioles granulif ormes des Conulus, 



PALE0Z00L0GIE ET PALEOPHYTOLOCIE 33 

Dans un troisième article sont étudiées les variations de l'apex chez Holec- 
iypus hemisphœricus, l'envahissement de la génitale antérieure gauche par 
les hydrotrèmes, la forme de la génitale postérieure aveugle et la conserva- 
tion accidentelle de la plaque centrale. L'auteur considère la fréquence de 
ces variations comme un indice de l'activité évolutionniste du Genre. Holec- 
typus semble cependant un des Genres les plus stables que l'on connaisse ; ses 
espèces diffèrent à peine du Toarcien au Sénonien. Cette activité appar- 
tiendrait plutôt aux dérivés de Discoides. 

Le quatrième article est consacré à l'examen de la ceinture péristomienne 
chez les Pygasier, puis dans un cinquième article, chez. l'espèceD/'scoides cylin- 
dricus,et dans un sixième article chez Conulus albogalerus. L'auteur, dans 
un septième article, compare le péristome de ses Holeclypoida à celui d'autres 
groupes gnathostom.es, comme les Clypéastérides. Il le compare enfin à celui 
des Gassidulides et des Spatangides. Son étude du péristome d' Echinoconus 
abbreuialus est particulièrement intéressante et démontre que nous avons 
exactement placé ce Genre parmi nos Brachygnaiha. M. Hawkins continue 
à donner aux Echinoconus le nom Conulopsis bien que ce terme proposé en 
1912 soit primé par Echinoconus et encore par Galerites Lamarck 1801, 
Adelopneusles Gauthier 1889 et Pironasier Munier Chalmas 1890. La divi- 
sion proposée des Procassidulides en deux Ordres Nucleolitoida et Cassidu- 
loida semble complètement arbitraire et peu justifiée. 

Le huitième article a pour objet l'étude de Pygaslrides relicius Loven 
que, non sans motif, M. Hawkins considère comme un jeune de quelque 
Fibularidœ. Le neuvième article traite des Genres Pyrina, Conulus et Echi- 
noneus. L'auteur explique comment il les comprend et s'attache surtout à 
mettre en relief leurs rapports pour conclure qu'ils sont tous trois des Holec- 
lypoida. Nous pensons que cette théorie ne tient pas un compte suffisant 
de la perte d'un organe aussi important que l'appareil masticatoire. A notre 
avis, Echinoneus ne dérive pas d'Holectypus mais de Menopygus par D><so- 
rella et Pseudopyrina. 

J. Lemoine. 

Hawkins, Herbert-L., Morphology and évolution of the ambulacrum 
in the Echinoidea Holectypoida. Philos. Trans. Roy. Soc. of London, 
ser. B, vol. 209 — Mars 1920 — pp. 377-474, 9 pi. 

Très important Mémoire, mais dont l'analyse nécessiterait des dévelop- 
pements dans lesquels nous ne pouvons entrer. Dans une première partie, 
plus générale, l'auteur étudie la structure de l'ambulacre d'abord chez les 
Réguliers, avec une tendance marquée à traduire tous les rapports comme 
des preuves de filiation. Dans la seconde partie de son Travail, il examine 
l'ambulacre de ses Holeclypoida pour lesquels il admet des Familles bien nom- 
breuses, notamment une Famille des Lanieridse. Puis, de ce qu'il appelle 
l'évolution de l'ambulacre holectypoïde, il conclut à l'évolution des types 
résumée dans un tableau qui appelle certainement quelques réserves. La 
distinction fondamentale entre Plesiechinus et Pygasier est, comme je le 
disais dans le précédent article, peu naturelle. Il est difficile de comprendre 
comment Conulus nettement gnathostome descendrait de Pseudopyrina 
qui ne l'est plus que imparfaitement. Lorsqu'une forme a perdu un organe 

3 



34 PALÊ07.00LOGIE ET PALÉOPHYTOLÔGÎE 

de première importance, elle ne le retrouve pas. Les caractères avec le temps 
s'affirment et se développent, ou s'atrophient et disparaissent ; mais, lors- 
qu'ils ont disparu, il ne renaissent plus. Quoi qu'il en soit, la lecture de cet 
important Mémoire s'impose pour quiconque s'intéresse à l'étude des 
Echinides. 

J. Lambert. 

Hawkins, Herbert-L., A remarkable structure in Lovenia Forbesi. 
Geol. Magaz., vol. 3 — 6 Dec. 1916 — pp. 100-106, 2 fig. 

L'auteur montre les différences qui existent entre deux individus de cette 
espèce relativement à la forme de certaines, plaques de la face inférieure et 
signale la présence de demi-plaques en relation avec la pression exercée par 
le développement des grandes plaques de la face orale, dont certaines sont 
considérées comme formées par la réunion des deux. Je ne puis discuter ici 
cette théorie, mais j'estime qu'il n'y a pas de plaques interradiales soudées, 
pas même les péristomiennes. La théorie de Loven sur ce point est, à mon 
avis, mal fondée. 

J. Lambert. 

Gregory, J.-W., and Currie, Ethel, Echinoidea from Western Persia. 
Geol. Magaz., vol. 57 — Nov. 1920 — p. 500, pi. 12. 

Cette Note a pour objet 11 espèces d'Echinides, 7 du Crétacé et 4 du Ter- 
tiaire, toutes recueillies à Gelan, à environ 100 mètres N.-E. de Bagdad. 
Presque toutes étaient déjà connues du Louristan. Une espèce de Sénonien 
est nouvelle, Codiopsis Smellii, soigneusement comparée à ses congénères. 

J. Lambert. 

Kew, William-S.-W., Cretaceous and Cenozoic Echinoidea of the 
Pacific coast of north America. Universiiy of Calif. publications in 
Geology — sept. 1920 — vol. 12, n° 2, pp. 23-236, pi. 3-42, 5 text. fig. 

Ce Mémoire est des plus important pour la connaissance des Echinides 
du versant pacifique des Etat-Unis. Si l'analyse que nous en donnons est 
parfois critique, c'est surtout parce que nous désirons appeler sur certains 
points l'attention de l'auteur, et parce que nous pensons que dans les ques- 
tions de classification générale il doit être tenu un compte exact des formes 
étrangères à la région étudiée. L'introduction nous donne un tableau com- 
plet des terrains de cette région ; puis l'auteur y examine la distribution géo- 
géographique des Echinides et indique les conclusions que l'on peut tirer 
de leur étude pour la connaissance des relations phylogéniques des Scutel- 
lidœ, la Famille la mieux représentée. Nous ferons à ce sujet une réserve. 
Nous pensons que les formes s'enchaînent généralement dans le temps en 
allant du simple au composé. Or, Astrodapsis, à sillons simples de la face 
ovale, est plus rapproché que Sculella du primitif Fibularia. Astrodapsis 
d'ailleurs ne saurait dériver de Sculella oligocène, puisque nous connaissons 
ses origines éocéniques, Prsesculella et notre Astrodapsis Cossmanni, du 
Lutétien. 



PALEOZOOLOGÎË ET PALÉOPHYTOLOGlE 35 

Nous ne pouvons mentionner ici toutes les espèces étudiées par M. Kew, 
nous nous bornerons à établir la liste des espèces nouvelles. Cidaris loren- 
zanus attribué à Arnold, pour un radiole de l'Oligocène, l'ancien C. Bran- 
neri Arnold (non White) — C. martinezensis pour un moule de l'Eocène 
pratiquement indéterminable — ■ Scutella blancoensis de l'Oligocène, petite 
espèce assez épaisse, à sillons indistincts, pétales ouverts et périprocte supra- 
marginal, a tous les caractères d'un jeune — S. eoosensis, de l'Eocène, incom- 
plètement connu et dont la position générique reste douteuse — S. Newcombei, 
de l'Oligocène — S. tejonensis du Miocène, petit, épais, à pétales droits, très 
ouverts et zones porifères divergentes, serait plutôt un Echinodiscus. ■ — 
S. vaquerosensis, du Miocène, est décrit comme ayant les sillons de sa face 
orale simples ; ce qui en ferait un Astrodapsis. L'auteur décrit un Sismondia 
Arnoldi Twitchell 1915, synonyme de notre Orchoporus Koehleri Lambert 
et Thiéry 1914. La rectification a déjà été faite (Bévue crit. Pal. 1916, n° 4, 
p. 171). Scutella Fairbanski Arnold, S. Norrisi Pack et S. Andersoni 
Twitchell dépourvus de sillons ramifiés sont, comme je le disais en 1916, 
des Phelsumaster. Scutella Merriami Anderson (Astrodapsis) est devenu 
depuis 1916 le type de mon Genre Twitchellia. 

Parmi les Astrodapsis sont distinguées du type .4. Arnoldi Twitchell avec 
cinq variétés, dont l'une, crassus, à sillons trifurqués, n'appartient même 
pas au Genre ; c'est un Phelsumaster du Miocène. Astrodapsis californiens 
est créé pour l'ancien A. Whitneyi Arnold. Deux anciennes variétés du 
A. tumidus sont élevées au rang d'espèces : A. eierboensis, A. major. Sont 
encore du Miocène A. coalingaensis, A. cuyamanus, A. grandis, A. marga- 
ritanus, A. ornatus et A. scutelliformis. 

Parmi les Dendrasler,D. Arnoldi et D. coalingaensis TwiTCHEEL,D.pacificus 
Kew, dépourvus de sillons anastomosés à la face orale, n'appartiennent pas 
réellement au Genre. D. diegoensis, D. esperis, D. jacalitosensis sont du 
Pliocène. D. Perrini Weawer (Scutella) est devenu depuis 191 lie type du 
Genre Merriamasler (Revue crit. Pal. XV, p. 64). D. oregonensis est placé 
dans le Sous-Genre Calaster dont le type est Scutella inlerlineala Stimpson. 
Ce Sous-Genre tombe donc en synonymie d'Anorlhosculum Lambert et 
Thiéry, 1914. 

M. Kew ne fait de Bhynchopygus qu'un Sous-Genre de -Cassidulus : B. 
ellipticus,, B. Ynezensis sont du Miocène, B. mexieanus est du Pliocène. 
Catopygus cajonensis subglobuleux ne paraît pas être un vrai Calopygus. 
mais il semble difficile de dire ce qu'il serait. Quant à C. californiens, aussi 
de l'Eocène, s'il est vraiment un Procassiduloida, ce serait un Sluderia ; 
mais son péristome semble le rapprocher des Spatangides. 

Epiasler depressus est créé sur un fragment de moule du Crétacé. Hemiasier 
alamedensis et H. oregonensis, de même âge, sont aussi créés sur des moules; 
ce sont des espèces provisoires. Le type de Schizaster cordiformis est un 
débris indéterminable. S. diabloensis remplace S. Lecontei Dickerson (non 
Merriam). S. martinezensis oblong, sans sillon à l'ambitus, très inéqui- 
pétale, est de l'Eocène. 

J. Lambert. 

Roig, Mario-S., Esqualidos de Mioceno y Plioceno de la Habana, 
Bol. de Minas, n° 6 — 1920 — 23 p., 12 pi. La Havane. 



36 PALÈOZOOLOGIE et paléophytologie 

Bien que ce Travail soit consacré à l'étude des poissons fossiles, l'auteur 
y cite quelques Echinides, dont un prétendu Hemipalagus Hoffmanni Gold- 
fuss figuré sous le n°24 et qui n'a rien de commun avec l'espèce du Chattien 
de Blinde. C'est une forme nouvelle que je propose de désigner sous le nom 
Meoma Roigi. 

J. Lambert. 

BRYOZOAIRES 

par F. Canu 

Okada, Yaichirô, A report on the Cyclostomatous Bryozoa of Japan. 
Annol. zool. japon, vol. IX — 1917 — pp. 335-360. Tokyo. 

L'Institut zoologique du Collège scientifique de l'Université impériale 
de Tokyo contient une importante collection de Bryozoaires recueillis dans 
les eaux japonaises. Les Cyclostomes font l'objet de la présente Etude. 
L'auteur en a déterminé 32 espèces réparties en 75 Genres. Il décrit six 
espèces nouvelles, mais il ne les figure pas. C'est un tort, car les détermi- 
nations nous paraissent être faites avec conscience et connaissance. 

F. Canu. 

Yanagi, Naokatsu and Okada, Yaichirô, On a Collection of Japanese 
Cheilostomatous Bryozoa. Annol. zool. japon, vol. IX — 1918 — ■ 
pp. 407-429, avec 1 pi. et 7 fig. dans le texte. Tokyo. 

C'est la continuation de l'ouvrage précédent. Les Celhilariidse et les 
Bicellariidœ sont les seules Familles étudiées. Elles ont fourni 28 espèces 
dont 10 sont nouvelles. Menipea longispinosa est très originale avec ses 
trois longues épines orales. Menipea sympodia est caractérisé par un 
très long aviculaire tubuleux, placé sur le frontale au voisinage de l'opésie ; 
sa variété sagamiensis a des épines plus nombreuses et plus longues. 
Scrupocellaria aviculariœ n'a pas d'épines et ses aviculaires ont des mandi- 
bules très spéciales. Caberea megaceros est caractérisé par le dimorphisme 
de ses aviculaires frontaux. Bugula biroslrala a des zoécies ornées d'un 
immense aviculaire latéral, ce qui leur donne un aspect original. Kine- 
toskias Milsukurii est dépourvu d'appendices épineux à l'angle externe des 
zoécies. 

Tous les dessins sont très bien exécutés et les mandibules sont correcte- 
ment représentés aux grossissements de 75 et de 150. Il est regrettable que 
les auteurs n'aient pas adopté le grossissement de 85, qui aurait facilité les 
comparaisons avec les autres espèces connues. 

F. Canu. 

Okada, Yaichirô, Notes on some species of Retepora and Adeonella 
occuring in Japan. Annol. zool. japon. IX — 1920 — pp. 613-634 — 
1 pi. et 7 fig. dans le texte. Tokyo. 

C'est toujours l'étude de la même collection de Tokyo. Ici, l'auteur 
étudie quelques espèces nouvelles avec un soin réellement méticuleux et 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE G/ 

selon les procédés les plus récents. Ses dessins sont d'une clarté saisissante 
et permettent parfaitement toutes les comparaisons utiles. 

Reiepora misakiensis appartient, par son opercule, au Genre Relepora 
(s. sir.) Canu et Bassler 1917. Il y a des glandes orales. Le bec de l'aviculaire 
frontal est bifide. Les glandes aviculariennes sont doubles et non symé- 
triques. 

Relepora waianabei appartient par son opercule au Genre Schizelozoon. 
Ganu et Bassler, 1917. L'aviculaire est, triargulaire et présente une lucida 
(partie claire) en son milieu. 

Reiepora kinoshilai appartient par scn cpercule au Genre Reiepora (s. sir.) 
Canu et Bassler 1917. Cet opercule porte une paire de glandes. Les avicu- 
laires frontaux et dorsaux contiennent une glande. L'aviculaire frontal se 
transforme fréquemment en un immense aviculaire spathulé. 

Reiepora crenulata appartient par son opercule au Genre Reiepora (s. sir.) 
Canu et Bassler, 1917. H y a trois sortes d'aviculaires sur la frontale ; ils 
sont glandulaires. 

La structure anatomique des Adeonse n'est pas très bien connue ; l'auteur 
en fait connaître le sac de compensation et le système musculaire en décri- 
vant Adeonelia japonica Ortmann, 1890. 

Adeonella hexangularis a des génésies bien distinctes par leurs grandes 
dimensions. Tous les aviculaires sont triangulaires. 

L'auteur indique bien les profondeurs des dragages, mais il n'indique 
pas leur date, de sorte qu'il n'est pas possible de faire aucune remarque 
biologique. 

La planche est uniquement employée à la figuration des superbes colo- 
nies étudiées. 

Cette étude classe Okada parmi les meilleurs bryozoologistes de notre 
époque. 

F. Ganu. 

Osburn, B.-C, Bryozoa of the crocker Land Expédition Rull. Ame- 
ric. Mas. Nai. hisl, vol. XLI — 1919 — pp. 603-623. New- York, 

Ces Bryozoaires ont été récoltés au Groenland aux environs d'Etah et 
forment un ensemble de 51 espèces dont 6 n'avaient pas encore été signalées. 

La faune bryozoaire du Groenland est une des mieux connues parce que 
ce pays a servi de point de départ aux nombreuses expéditions scientifiques 
qui ont entrepris l'étude de la zone arctique. Elle comprend 186 espèces 
et Osburn nous en donne la liste. Une très importante synonymie termine 
cette intéressante brochure. 

L'auteur signale que, chez Membranipora serrulala BusK,les œufs, quand ils 
sont, mûrs, passent dans la portion proximale de la cellule, juste au-dessous 
de l'operculum, où ils apparaissent enfermés dans un sac membraneux. 

F. Canu. 

Cipolla, F., Nota preventiva sui Bryozoi fossili di Altavilla (Pa- 
lerme). Rollelino délia Società di Scienze Naiurali ed Economiche — 
1920 — pp. 1-12. Païenne. 



oO PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOG1E 

C'est avec joie que nous accueillons notre nouveau confrère. Son intention 
est de continuer la brillante lignée des bryozoologistes italiens, Manzoni, 
Neviani, etc.. qui ont laissé de nombreuses monographies devenues classiques. 
La présente Note n'est qu'une liste de fossiles : une étude plus complète 
est en voie d'impression. Je sais, par correspondance, qu'il a fait quelques 
découvertes aussi importantes qu'inattendues. 

F. Canu. 

Barroso, J., Notas sobre Briozoos espanoles. Bol. Real Soc. espan. Hisl. 
nal, vol. XIX — 1918 — pp. 200-204, avec fig. dans le texte. Madrid. 

La présente Note continue la série des études dont nous avons parlé 
toutes ces années dernières. Elle est faite sur le même plan : études minu- 
tieuses avec nombreux dessins. Ses figures de Schismopora pumicosa Busk, 
1854, et de Coslazzia Boryi Savigny-Audouin, 1828, sont merveilleuses. 
Celles de Eleclra monoslachys Busk, 1853, montrent une vue nouvelle de 
l'intérieur de la zoécie et une valve operculaire éloignée du cadre. 

F. Canu. 

Barroso, J., Notas sobre Briozoos espanoles. Bol. Real Soc. espan. Hisl. 
nat, vol. XIX — 1919— pp. 340-347. Madrid. 

Quelques espèces seulement sont étudiées mais avec un luxe de figuration 
absolument remarquable. J'ai jadis recommandé l'étude interne des cellules 
qui est entièrement à faire. Aussi, l'auteur suit ce conseil avec exactitude. 
Il figure ici les intérieurs de Puellina Gatlyœ Busk, 1853 var. labarica, et 
de Bhynchozoon verruculalum Smith, 1873. Il décrit deux espèces nouvelles 
de cellépores : Osthimosia canlabra et Schismopora magnicoslala dont les 
caractères complexes sont parfaitement mis en évidence par de très nombreux 
dessins. 

Ne serions très heureux si notre confrère, pour faciliter les déterminations, 
voulait bien adopter le grossissement de 85 pour la figuration des opercules 
et des mandibules. 

F. Canu. 

Canu. F. et Bassler, Ray, Bryozoa of the canal zone and related Areas. 
Bull. 103, U. S. nat. Mus. — 1918 — pp. 117-122, 1 pi. Washington. 

Les espèces étudiées étaient de conservation médiocre. Deux ont été trou- 
vées à Panama, les trois autres proviennent du Miocène de Costa-Rica. 
Ogivalina mutabilis est nouvelle. Stichoporina tuberosa ne l'est peut-être 
pas, comme sembleraient l'indiquer des matériaux récents que nous avons 
à l'étude. 

F. Canu. 

Canu, F. et Bassler, Ray, Fossil Bryozoa from the West Indies. 
Public. 291, Carneg. Inst. — 1919 — pp. 73-102, avec 7 pi. Washington. 

Cette publication est extraite d'une importante monographie du Miocène 
américain qui est en ce moment à l'impression. Les fossiles étudiés pro- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 39 

viennent presque tous du Miocène inférieur, à peu près sur le niveau du 
Burdigalien. Les localités les plus fossilifères sont Bcwden (Jamaïque) et 
Gercado clé Mao (Saint-Domingue). 

Sur 42 espèces citées, 14 sont récentes. Cette proportion très faible pro- 
vient de ce que l'étude des Bryozoaires récents du Golfe de Mexique est très 
imcomplète. Ceux que Bassler recueille en ce moment permettront cer- 
tainement de doubler le nombre des espèces. 

Les fossiles bryozaires de ces régions n'ayant jamais été étudiés, il est 
naturel d'y trouver un grand nombre d'ecpcccs nouvelles, la zone tropi- 
cale ayant toujours été d'une richesse incuie. Il est inutile de les citer ici, 
car elles trouveront mieux leur plr.ce dans l'analyse de la grande monogra- 
phie précitée. 

Les sept planches de photographies sont l'œuvre complète de Bassler : 
elles forcent à l'admiration par leur aspect artistique et leur exactitude 
scientifique. 

F. Canu. 

Canu, F., Bryozoaires crétacés des Pyrénées. Bull. Soc. géol. France 
(4), t. XIX — 1920 — pp. 186 à 211, 3 pi. phot. Paris. 

Il est curieux de constater les grandes analogies de la faune des Pyrénées 
avec celle du Limbourg. Dans l'une comme dans l'autre, prédomine fortement 
le Genre Beisselina de la Famille des Acroporidœ. Les spécimens sont beau- 
coup moins bien conservés qu'à Boyan et leur détermination est beaucoup, 
plus difficile. L'intérieur des cellules est rempli de vase durcie, de sorte que 
les sections patiemment faites par Bassler sont absolument inutilisables. 

Je n'ai pu suivre une nomenclature régulière. Beaucoup d'espèces figurées 
par Hagenow et par D'Orbigny n'ont pas d'ovicelle connue. Dans ce cas 
fréquent, j'emploie le nom générique du créateur de l'espèce. C'est ainsi que 
nous voyons apparaître les noms archaïques de Fluslrella, Eschara, que l'on 
croyait être depuis longtemps rayés de la nomenclature moderne. 

Les espèces nouvelles sont assez rares. Alderina pyrenaica est la plus grande 
de ce Genre récent. Ogiva grandis est aussi très vigoureuse. Bhagasosloma 
celsopora est difficile à déterminer à cause de ses affinités étroites avec 
d'autres espèces du même Genre, mais son opésie allongée la caractérise nette- 
ment. Beisselina pustulosa est la plus belle espèce du Genre ; elle est ornée 
d'immenses aviculaires frontaux. Beisselina labiatula et Beisselina mucro- 
nata sont des espèces rares. 

La nomenclature des Bryozoaires cyclostomes est mauvaise, car elle est 
basée sur des caractères extérieurs ou plus exactement sur les formes zoa- 
riales. Dès 1917, j'ai entrepris un nouveau système de classification, basée 
sur l'ensemble des caractères et analogue à celui qui est employé à la classi- 
fication des Bryozoaires cheilostomes. La nature de l'ovicelle (à défaut de la 
larve) fixe maintenant la Famille. La forme des tubes, le développement 
de la péristomie, le mode de gemmation sont des caractères génériques, 
parce qu'ils correspondent à des modifications anatomiques très importantes. 
La forme zoariale n'est pas toujours un caractère spécifique. 

La Famille des Nocynseciadse est représentée par deux espèces. Celle des 
Plagiœciadœ contient aussi deux espèces si l'on y introduit le Genre Re- 



40 paléozoologil: et paléophytologie 

iocaia cTOrbigny, 1854, dont je n'ai pas encore une bonne ovicclle. Pergens» 
1889, et Gregory, 1899, ont donné plus d'extension à ce dernier ; ils y ont 
introduit des espèces appartenant sûrement à des Genres et même à des 
Familles différentes. Il faut s'en tenir rigoureusement à la définition même 
de d'Orbigny. 

La Famille des Tubuliporidse est représentée par quatre espèces réparties 
en deux Genres. Celle des Lecocœciadœ, contient peut-être le Genre Spiro- 
clausa d'Orbigny, 1852. 

La Famille des Ascosœciadse est une des plus importantes en terrains 
crétacés; elle s'éteint au Miocène. Elle contient sept Genres bien distinct?, 
dont le suivant qui est nouveau. 

Genre Polyascosœria. L'ovicelle est globuleuse, saillante, étalée entre les 
faisceaux dont la longueur augmente et placée excentriquement sur la fron- 
tale. Les tubes sont cylindriques, orientés, courts, à gemmation tripaiiétsde ; 
ils se ramifient en nombreux mésopores sur la frontale. La dorsale du zoa- 
rium est épaisse, de structure lamellaire et perforée par des vacuoles recour- 
bées vers le lias. Génotype : Polyascosœcia (Idmonea) cancellaia Reuss. 
Maestrichtien-Plaisancien. 

La Famille des Cyiisidœ est exclusivement crétacée. Elle contient onze 
Genres établis parLonsdale,Hagencw et d'Orbigny. Des sections nombreuses 
faites par Bassler et qui seront bientôt publiées m'ont permis de donner 
à chacun d'eux une définition exacte en rapport avec la structure interne. 
Dans les Pyrénées les seuls Genres Osculiporaet Truncalula sont représentés. 
Voici leurs nouvelles diagnoses : 

Genre Osculipora d'ORBiGNY, 1849. L'ovicelle est globuleuse, limitée, plus 
ou moins saillante, placée sur la frontale ou sur la dorsale. Les tubes sont 
cylindriques, à péristomes groupés en faisceaux linéaires ; la gemmation 
est dorsale dans chaque faisceau et périphérique au niveau de chacun d'eux. 
Le zoarium n'a pas de lamelle basale ; il porte sur la dorsale une paroi formée 
de nématopores courts à parois très épaisses. Génotype : Osculipora (Rete- 
pora) iruncaîa Goldfuss, 1827. Campanien-Danien. 

Genre Truncalula LTagenow, 1851. L'ovicelle est placée sur la dorsale, 
latéralement et entre deux pinnules. Les tubes sont cylindriques et à gem- 
mation dorsale ; les orifices sont allongés, obliques, sans péristomes, groupés 
à l'extrémité des pinnules et tournés du côté de la dorsale. Les nématopores 
sont nombreux, longs, à parois épaisses ; ils sont souvent fermés par une 
pellicule calcaire ; leur ensemble forme une paroi épaisse. Génotype : Trun- 
calula filis Hagenow, 1851. Cénomanien-Maestrichtien. 

Dans la belle Famille des Eleidœ, Melicelilites arbuscula Leymerie est 
aussi commun dans les Pyrénées que dans les Gharentes, mais il y est d'as- 
pect rabougri et minable. 

Trois espèces de Cyclostomes seulement n'ont pu être rapportées à des 
Familles à ovicclle. 

C'est à tort que les Bryozoologistes européens n'ont pas étudié toutes les 
espèces par la méthode des sections dont Ulrich en Américpie avait obtenu 
de si beaux résultats. En l'employant, j'espère pouvoir bientôt parvenir à 
des résultats importants qui permettront une connaissance plus sérieuse 
des Bryozoaires crétacés et une meilleure classification. 

Analyse de Vauleur. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYT0L0GIE 41 

FORAMIN1FÈRES 

Cushman, J.-A., The American Species of Orthophragmina and Lepi- 
docyclina. Un. St. Geol. Surv. Prof. Pap., 125-D., 70 p. r 29 pi. — Was- 
hington, 1920. 

Orbitoid Fora mi ni fera, on account of their short stratigraphie range, 
hâve proved to be excellent horizon markers, ancl, because of their wide 
géographie distribution, they are valuable in corrélation. This paper describes 
ail the known American species of the two gênera named in the title and 
contains illustrations of ail the species except one. 

The pamphlet contains an index, title-page, and table of contents for the 
use of those who may ish to bind the separate chapters of Professional 
Paper 125. 

Un. St. Geol. Surv.' s absiraci. 

iUlix, D r , Note sur les Polymorphines (Foraminifères) turuleuses 
et fixées. Bull. Soc. Geol. et Miner, de Bretagne, t. I, fasc. 2 — 1920 — 
pp. 52-67, Rennes. 

Parmi les nombreuses Polymorphines qu'on recueille dans les terrains 
tertiaires, on en rencontre souvent qui sont munies de prolongements tubu- 
leux et ramifies ; or, M. Canu a constaté que ces tubulures ne présentent 
aucun des caractères des Bryozoaires, comme l'avait cru Terquem. M. Allix 
a constaté que ces tubulures sont en communication avec l'intérieur des loges 
des Polymorphines par un pertuis microscopique ; la même espèce peut 
être pourvue ou dépourvue de ces tubulures. 

D'autre part, M. Allix a observé une autre particularité sur des Polymor- 
phines du Miocène du Bordelais : c'est une petite plaque calcaire, oblongue, 
à bords tranchants, à faces plane en dessous, convexe au dessus. Il paraîtrait 
y avoir là un indice de fixation sur un corps étranger, tandis qu'on a toujours 
considéré les Polymorphines comme des animaux essentiellement libres. 

Comme complément à cette étude, M. Bézier, conservateur du Musée 
de Rennes, a donné la liste des Foraminifères et des Ostracodes provenant des 
argiles calcaires de Polgné et d'Apigné : sur neuf Genres de Foraminifères 
représentés dans ces deux gisements, il n'y en a que trois qui leur soient 
communs. 

M. COSSMANN. 



Paléophytologie 

Paleobotany | JPaleoïîtoloffia 

par M. P. Fritel 

Coslantin, J., Sur les Siphonées calcaires fossiles de Munier-Chal- 
mas. C. B. Acad. d. Se., t. 170, fig. — séance du 26 avril 1920 — pp. 1028- 
1032, Paris. 



42 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Dans cette Note, l'auteur publie et donne la reproduction cle planches 
murales ayant servi au cours de Paléontologie végétale du Muséum d'his- 
toire naturelle pendant les années 1885-86 et exécutées sous la direction 
de Munier-Chalmas. 

Il est fait mention, sur ces planches, de Genres qui n'ont jamais été dé- 
crits ni figurés par Munier-Chalmas. De plus, plusieurs noms spécifiques 
ou génériques, communiqués par ce dernier et qui n'avaient jamais trouvé 
place dans aucune publication, y sont indiquées. Sur une des planches mu- 
rales (II), les fig. 1, 2, 3, 4 représentent le Cymopolia rosarium et la fig. -5 
le Karreria Zilleli, cette dernière reproduite clans la Note de M. Costantin. 

La planche XIV, la plus intéressante dit l'auteur, mérite d'être publiée 
complètement : aussi la reproduit-il dans son entier. Cette planche ren- 
ferme les numéros suivants : 

Fig. 6 : Larvaria saporiaana Mun.-Ch. ; 7, Larvaria disculus Mun.-Ch. ; 
9, 10 et 11, Acicularia mediopora Mun.-Chalm. ; 12, Briardina ( % ) cras- 
sisepla Mun.-Chalm., 13 et 14, Terquemella bellovacina Mun.-Chalm. ; 15 
et 16, Daclylopora cylindracea Lamarck ; 17, Zilielina hexagonalis Mun.- 
Chalm. ; 18, Hagenmùlleria (sans nom d'espèce). 

P. Fritel. 

Colani, M lle M., Sur quelques végétaux paléozoïques. Bull. Seru. géolog. 
de l' Indo-Chine, vol. VI, fasc. 1, 21 p., 2 pi. Hanoï-Haiphong, 1919. 

Les végétaux fossiles énumérés dans, ce Travail proviennent du gisement 
de Ta-nong-pou (Yunnan) et sont probablement d'âge dévonien. 

De l'aveu même de l'auteur, les empreintes sont dans un état de conser- 
vation tel, qu'une interprétation, même douteuse, de leurs caractères est des 
plus difficile. De ce fait, au cours de son Travail, l'auteur n'applique à ces 
fossiles que des déterminations génériques toujours suivies de point de doute? 

Ces restes sont classés de la manière suivante : Calamariées (?) Genre 
Annularia (?) Calamodendrées (?) Arlhropilus (?) Lycopodinées, Lepido- 
dendron (?) trois échantillons décrits séparément. 

A la suite de ces végétaux dévoniens yunnanais, l'auteur cite quelques 
débris de thalles d'Algues appartenant aux formations paléozoïques du Haut 
Tonkin, la plupart provenant de la localité de Sin-ma-kao. Ces restes appa- 
tiendraient aux Genres Haliseriles, Algites et Byiholrephis. 

P. Fritel. 

Colani, M lle M., Sur quelques Araucarioxylon indo-chinois. Bull. 
Serv. géol. Indo-Chine., vol. VII, fasc. IL 17 p. , 3 pi. Hanoï-Haiphong, 1919. 

Les matériaux étudiés par M lle Colani proviennent, les uns de Vinh- 
phuoe, en Annam, les autres soit de l'île de Khône, soit de Luang- 
Prabang. Tous les fragments examinés sont uniquement composés de bois 
recordaire fccsilisé ; on n'y voit que les cellules des rayons médullaires et des 
iruchcldes arcolées. L'auteur divise ces bois en deux groupes : le pre- 



( x ) Il faudrait écrire Briarlina en l'honneur de l'ingénieur Briart. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 43 

mier comprend les fragments provenant de Khône, d'Annam et de Luang-- 
Prabang, et le second les échantillons recueillis à Hongay. Les bois du pre- 
mier groupe sont plus silicifiés et mieux conservés que ceux du second qui 
sont plus charbonneux. Dans les bois du premier groupe les parois radiales 
des trachéides ne semblent pas ornées de ponctuations, alors que celles des 
bois du second groupe présentent une rangée de grosses ponctuations aréo- 
lées, ou trois rangées d'aréoles hexagonales, par compression mutuelle des 
rangées. De même, les rayons médullaires des bois du premier groupe ne 
présentent presque jamais qu'une seule rangée de cellules, alors que dans les 
bois de Hongay, on en peut compter cle 2 à 3 rangées. 

M lle Golani donne ensuite les rapports et les différences qu'elle a cru 
reconnaître entre ces bois et Araucarioxylon Tchihalcheffi et, tout en consta- 
tant que ces bois ne peuvent être confondus, elle n'applique aux bois cle 
l' Indo-Chine que le nom générique d' ' Araucorioxylon sp. 

L'auteur a cru reconnaître la présence, clans ces bois d' Araucarioxylon, 
cle parasites rapportés, avec doute d'ailleurs, soit à des Ascomyceles, soit à 
des Bactéries ? 

P. Fritel. 

Colani, M lle M., Sur un Dipterocarpoxylon annamense nov. sp. du 
Tertiaire supposé de l'Annam. Bull. Serv. géol. Indo-Chine, vol. VI, 
fasc. III, 8 p., 2 pi. Hanoï-Haiphong, 1919. 

Ce bois fossile provient du bassin cle Dadung, province de Lang-biang 
(Annam). Il a été recueilli à la surface du sol et M lle Colani ne peut indiquer 
so.n âge géologique, aucun autre fossile n'ayant été rencontré à proximité. 
Il ne serait cependant pas. suivant l'auteur, antérieur au Tertiaire. 

L'espèce décrite dans ce Travail ne diffère d'un bois de Diplerocarpoxylon 
décrit par Miss Ruth Holden, et provenant de Birmanie, que par les carac- 
tères suivants. : 

1° Inégalité clans le diamètre des vaisseaux ligneux, qui sont uniformes 
dans le bois de Birmanie ; 2° Nombre de cellules, en hauteur, des rayons 
médullaires : de 6-20 dans le bois de Birmanie, de 7-16 dans le bois d'Annam ; 
3° Répartition des canaux résineux. 

Les rapports entre ces deux bois sont plus importants et plus certains que 
les différences, qui sont en effet bien faibles, comme on vient de le voir ; 
cependant M lle Colani n'en sépara pas moins le bois d'Annam de celui de 
Birmanie, pour cette raison insuffisante, à notre avis, que les paléobotanistes 
ont parfois distingué spécifiquement des bois fossiles qui ne différaient guère 
que par leur état cle conservation. 

A la fin de son Travail, M lle Colani donne quelques indications sur la dis- 
persion géographique des Diptérocarpées actuelles. 

P. Fritel. 

Lemoine, M me Paul, Contributions a l'étude des Corallinacées fos- 
siles. V. Les Corallinacées du Pliocène et du Quaternaire de 
Calabre et de Sicile, recueillies par M. Gignoux. Bull. Soc. géol. 
France (4), t. XIX — 1919 — 1-3, pp. 101-114, pi. III, 8 fig.. Paris, 1920. 



44 PALÈOZOOI.OGIE ET PALÈOPHYTOLOGIE 

Les Mélobêsiées étudiées dans ce Mémoire ont été recueillies par M. Gi- 
gnoux, aux différentes localités, dans des couches d'âges différents, depuis 
le Pliocène ancien jusqu'au Quaternaire (postsilicien). 

Les espèces passées en revue se répartissent stratigraphiquement de la 
manière suivante : 

Couches à Strombes (Post-silicien) : Lithophyllum solulum (Fosl.) Lam., 
Lilhop. {Dermalholiton) papillosum (Zanard) Fosl. — Quaternaire, niveau 
de 60 mètres environ : Lithothamnium fructiculosum (Kûtz). Fosl., Litho- 
thain. Philippii Foslie. — Silicien : Lithotham. fructiculosum ; Lilhotham. 
Haucki, Rothpl. Lithotham. racemus (Luck) Fosl., Lithophyl. (Dermato- 
lilhon) papillosum. — Calabrien : Lithophyl. racemus, Liih. (Dermal.) papil- 
losum. — Pliocène ancien : Lithophyllum expansum Phil. Lilhoph. racemus 
Lithoph.. (Dermatolilh.) papillosum. 

En dehors des espèces qui viennent d'être énumérées, M me Paul Lemoinc, 
a reconnu la présence, dans de petits blocs calcaires du Quaternaire de Milazzo 
et du Cap Golonno et du Silicien d'Acqua Santa, d'espèces appartenant aux 
Genres Amphiroa, Corallina, Lithophyllum, mais dont la conservation ne 
permettrait pas une détermination spécifique. 

Après avoir donné, dans un tableau, la liste des espèces observées, avec 
leur gisement et les localités où elles ont été rencontrées ainsi que leur répar- 
tition actuelle, M me Paul Lemoine en tire les conclusions suivantes : 

1° Toutes les espèces étudiées sont encore vivantes à l'époque actuelle 
et il semble impossible de séparer, par aucun caractère, les espèces du Pliocène 
ancien des espèces actuelles : L. racemus, L. expansum, L. papillosum. 

Les autres groupes d'êtres fossiles montrant, au contraire, à l'époque du 
Pliocène ancien, une certaine proportion d'espèces en voie d'extinction. . 

2° Les espèces fossiles de Calabre et de Sicile sont encore des espèces carac- 
téristiques de la Méditerranée actuelle ; mais aucune n'y est confinée. ; elles 
ont dépassé les limites de cette mer et atteignent soit les régions avoisinantes 
de l'Atlantique, soit la Mer Rouge et même l'Océan Indien et la Malaisie ; 
elles paraissent cependant y être beaucoup plus rares cpie dans la Méditer- 
ranée ; ce sont donc des espèces de régions tempérées chaudes : aucune d'elles 
n'appartient aux régions arctiques. Aucune des déterminations de M me Paul 
Lemoine ne confirme la découverte qui aurait été faite, dans le Post-Plio- 
cène supérieur de Brindisi, c'est-à-dire dans les couches à Strombes, d'une 
espèce caractéristique des régions arctiques : Lithothamnium compaclum 
Kjellm, indiquée par M me Samsonoff. 

3° Il serait prématuré, dans l'état actuel de nos connaissances sur les 
Corallinacées fossiles, d'étudier si ces Algues ont subi, au Pliocène et au Qua- 
ternaire, l'influence des courants et des changements de température qui 
ont affecté la Méditerranée à ces époques et qui ont modifié la répartition 
des Mollusques. 

4° Enfin l'auteur rappelle que si une dizaine d'espèce fossiles avaient 
été signalées par différents auteurs depuis l'Astien jusqu'au Calabrien 
(couches du M te Mario), aucune n'avait encore été recueillie dans le Sicilien 
et les couches à Strombes, sauf cependant : L. cotnpaclum signalé par M me 
Samsonoff. Sur les sept espèces recueillies par M. Gignoux, une seule, Lilho- 
phyllum racemus, avait été signalée, jusqu'ici, à l'état fossile. 

P. Fritel. 



PALÊOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 45 

Raineri, Rita, Alghe fossili corallinacee della Libia. Atii Soc. liai 
Se. nat., LIX — 1920 — pp. 137-148. 

M lle Raineri étudie dans ce Travail les Corallinacées recueillies à Homs 
(Libye) dans la série Cénomanien-Turonien ; elle décrit quatre espèces nou- 
velles : Archseolithohamnium Paronai, Liihoîhamnium lybicum, Amphiroa 
Mattiroliana, Arihrocardia cretaeica; elle signale de plus, dans ces couches. 
la présence de trois espèces décrites autrefois par Rothpletz dans les terrains 
Turonien et Sénonien : Arch. turonicum Rothpl. du Turonien du départe- 
ment du Var ; Arch. gosaviense Rothpl. du Sénonien des Bouches du Rhône 
et de la Craie de Gosau ; Lilhophyllum amphiroaeformis du Turonien du Var ; 
récemment j'ai signalé cette dernière espèce dans l'Albien des Landes. 

Ce Travail apporte une contribution importante à notre connaissance des 
Algues calcaires fossiles: Le fait le plus intéressant à signaler dans cette Etude 
me paraît être la découverte d'une Amphiroa crétacée; jusqu'ici ce Genre, 
abondamment représenté à l'époque actuelle, n'avait été retrouvé que dans 
le Tertiaire, les restes les plus anciens étaient ceux d'une espèce de l'Eocène 
de Nouvelle-Guinée non décrite spécifiquement. 

M rae Lemoine. 



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par les soins du 

MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 

A pour objet de donner périodiquement la liste des travaux publiés en France, 
indexés dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs, et concernant les sciences 
mathématiques et naturelles, conformément au tableau du Catalogue interna- 
tional de littérature scientifique siégeant à Londres. 

[Les lettres H et K s'appliquent à la Géologie et la Paléontologie]. 

Les fascicules de la Bibliographie Scientifique française, élaborés par les 
membres de la Commission du Répertoire de B. S., sous la présidence de M. 
Lacroix, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, sont en vente à la 
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REVUE CRITIQUE 

DE 

PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice CQSSïVfÂŒN 

avec la collaboration de MM. E. ASSELBERGHS, F. A. BATHER, F. CANU, 

G. DOLLFUS, H. DOU VILLE, P. FRITEL, M. GIGNOUX, L. JOLEAUD, 

J. LAMBERT, P. LEMOINE, VAN STRAELEN, P. BÉDÉ, ETC.. 



VINGT-CINQUIÈME ANNÉE 
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Prix des années antérieures, jusqu'en T916, chacune : 10 fr. (sauf les années 

1897-1899, qui ne se vendent plus séparément). 

Années 1917-20 : 15 fr. chacune. Les deux tables décennales : 25 fr. 

Le prix de la collection complète et presque épuisée des vingt premières années 

est de 750 fr., majoration comprise. 

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REVUE CRITIQUE 

DE 



DPj^LlEOZiOOXjOG-IIE 



ET DE PALKOPHYTOLOGIIï 



2ST uméro S — J^.^vr±l 1921 



SOMMAIRE (i): 
Paléozoologie : Pa^es 

Vertébrés, par MM. Joleaud, etc 49 

Paléoconchologie, par MM. M. Oossmann et G. -F. Doixfus .... 57 

Echinodermes, par M. J. Lambert 69 

Polyjners, par M. G. -F. Dollfus '71 

Analyses diverses, par MM. Cossmann et Asselberghs 72 

Paléophytologie, par M. R.-H. Goode et Miss F. -M. Reid 7» 

Rectifications de nomenclature, par M. M. Cossmann 79 



Paléozoologie 

F*aleozoology \ JPaleozooloffia 

VERTÉBRÉS 

par MM. L. Joleaud, etc. 

Matsumoto, H., On Some Fossil Mammals from Sze-chuan, Chine. 
Se. Rep. Tôhoku Imp. Univ., 2 e sér. (Geol.), vol. III. n° 1 — 1915 — pp. 
1-28. 4 fig. et pi. I-X. 

Matsumoto, H., On Some fossil Mammals from Honan China. Idem, 
pp. 29-38, pi. XI-XV. 

Matsumoto, H., On some fossil Mammals from Tsukinoki, Ugo. Idem, 
— Sendai. Japon 1915 — pp. 39-49, pi. XVI-XIX. 

M. Schlosser a distingué quatre faunes fossiles de Mammifères en Chine. 
La plus ancienne, la faune à Hipparion qu'il qualifie de Pliocène ancien est, 



( x ) Par suite d'une erreur d'impression, les article signés par M. F. -A. Bather, dans 
quelques-uns de nos précédents numéros, ont été désignés comme s'appliquant aux 
Crinoïdes. alors qu'il s'agit de Cystidés ; nor lecteurs auront probablement déjà rectifié 
ce lapsus. (Noie de la Direclion) . 

4 



50 PALÉOZOOLOGTE ET PAI.ÉOPHYTOLÔGlE 

en réalité., postérieure, comme l'indique M. Haug dans son Traité de Géologie. 
Parmi les faunes plus récentes, celle attribuée par M. Schlosser au Pliocène 
ancien comprend Elephas namadicus et Equus.sp., l'autre avec Elephas primi- 
genius et Equus caballus est dite par lui d'âge pléistocène récent. Je crois 
qu'elles correspondent, la première à une période interglaciaire, la seconde 
,'i une période glaciaire. 

La faune intermédiaire à Stegodon, est rapportée par M. Schlosser au 
Pliocène récent. Elle est décrite par M. Matsumoto, d'après une collection 
provena ni du Sze-Ghuan : elle ressemble à la faune de l'Inde et de Java, carac- 
térisée par les mêmes Proboscidiens, associés à des Antilopes et clés Bovidés. 
('-elle faune de forêts et non de steppes, témoigne par son uniformité géo- 
graphique, de conditions climatologiques identiques dans toutes la région 
orientale à cel te époque. 

M. Matsumoto, à la suite de ses descriptions des Stegodon de Chine, in- 
dique — comme âge de ces Proboscidiens — le Pliocène supérieur et (?) le 
Pléistocène inférieur: Il fait remarquer que ces animaux sont plus jeunes 
que les vieilles espèces de Stégodontes de l'Inde, contemporaines des' Hippa- 
rïon et de certains Mastodontes. 

Or, dans les Siwaliks, M. Pilgrim distingue trois faunes à Stegodon : l°celle 
de la Tatrot, zone où S. Cliffii et bombifrons sont associés à Mastodons iva- 
lensis ci Hipparion et qui daterait du Pliocène inférieur ; 2° celle de la Pin- 
jor, zone où les mêmes Stegodon seraient accompagnés de Elephas planifrons 
(espèce retrouvée dans le Pliocène moyen d'Autriche par M. Schlesing), et 
à' Hipparion, et qui remonterait au Pliocène moyen et supérieur ; 3° celle 
île la Boulder Conglomerate, zone où Stegodon ganesa et insignis se trouvent 
avec Elephas hysudricus, Equus sivalensis et namadicus et où il faudrait 
voir du Pliocène le plus récent. 

En Chine, la faune à Stegodon sinensis Owen (= S. Cliftii. auct. nonF.et 
G) et S. orienialis Owen (= S. insignis auct. nonF. et, G.), serait accompagnée 
d' Equus sivalensis. Elle se placerait donc au même niveau que la Boulder 
conglomerate zone di^ Siwaliks. Dans l'Inde péninsulaire, on retrouverait 
des dépôts à peu près de même âge dans la vallée cle la Norbada où Stegodon 
ganesa et insignis ont été rencontrés avec Elephas hysudricus et namadicus, 
Loxodon planifrons et Equus namadicus. 

En somme, je pense que : 1° la faune à Hipparion de Chine cle Schlosser 
correspond à la Dhok Pathan zone des Siwaliks, c'est-à-dire au Pontien 
supérieur ; 2° la Tatrot zone, au Pliocène inférieur (Plaisancien, Astien) ; 
3" la Pinjor zone au Pliocène supérieur (Villafranchien) ; 4° la faune à Ste- 
godontes de Chine, du Japon, de Jora, la Boulder Conglomerate zone des 
Siwaliks et les alluvions de la Norbada cle l'Inde péninsulaire, au Postplio- 
cène (Saint-Prestien, Cromérien). 

De la faune à Stégodontes du Sze-Chuan, M. Matsumoto décrit Stegodon 
orienialis et .S. sinensis qui se trouvent en Chine et au Japon (Kan-su, Sze- 
Chuan, Yun-nan, Fo-kien et Kian-Su) et au Japon (Sanuki). Ces Probosci- 
diens seraient contemporains de S. insignis et S. ganesades Siwaliks et cle la 
Norbada, de S. airawana et 8. trigonoçephalus de Java. S. Cliffii et S. bom- 
bifrons, comme je l'ai rappelé, sont plus anciens. Aceralheriiim Blanfordi 
hipparionum Koken a été observé en Chine (Yun-nan, Sze-Chuan, Shan-si, 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 51 

Shen-si) et en Mongolie. La forme type de l'espèce, dans fAquitani en supé- 
rieur de Beloutchistan. D'autres formes du même groupe, dans le Burdiga- 
lien et le Sarmatien de l'Inde, le Pontien de la Perse et de la Chine. 

Proboselaphus Walasei et liodon seraient les types ancestraux de Bose- 
laphus (qui débute dans les alluvions de Narbada par B. namadius et vit 
actuellement dans l'Inde. Tetraceros (act. Inde) Paraboselaphus (Pontien, 
Chine), Duboisia Kroesenii (du Trinil, Java) et Anoa (act. Célèbes) formeraient 
autant de rameaux latéraux, branchés sur le tronc commun des Bosela- 
phinés et de moins en moins éloignés de Proboselaphus. C'est peut-être à 
ce Genre qu'il faudrait rapporter Boselaphus(l) Lydekkeri Pilgrim, de la 
zone de Dhok Pathan (Pontien des Siwaliks). 

Deux espèces de Buffelus non nommés et Bibos geron complètent la faune 
à Stégodontes du Sze-Chuan étudiée par M. Matsumoto. Ils ont comme re- 
présentant 1° aux Siwaliks (Boulder Conglomérats zone. (Buffelus palœin- 
dicus, B. platyceros et (?) Leplobos Falconeri ; 2° dans les alluvions de la Nar- 
bada, Buffelus palœiiidieus et Bivos palœgaurus ; 3° à Java, Buffelus pa- 
Iseokerabus et (?) Bibos prolocavifrons et palseosondaieus. 

Comme le fait remarquer M. Matsumoto, la faune à Stégodontes présente 
comme caractères communs, dans tout l'Extrême-Orient, l'association de- 
Antilopes bovines et des Bovins. 

Mais en ce qui concerne l'Inde, les conclusions de notre confrère doivent 
être un peu modifiées : il y a plusieurs faunes à Stégodontes aux Siwaliks el 
celle qui est comtemporaine des faunes chinoise, japonaise et javanaise 
ne compte plus ni Mastodonte, ni Hipparion. 

Il y a, d'ailleurs, en Chine, opposition biologique entre la faune à Hippa- 
rion, faune de steppes et la faune à S7^orfo/î, faune de forêts, qui l'a remplacée ; 
je ferai remarquer qu'un laps de temps assez long a séparé ces deux faunes. 

Peut-être faut-il considérer comme contemporaines de la faune à Stegodon 
de Chine 1° Siphneus arvieolinus indiqué par Loczi du Kan-sj ; 2° Panlholops 
hundi'ensis signalé par Lydekker au Thibet ; 3° Hysena macrosloma. Equus 
sivalensis, Cervus (Axis) leptodns, Gazella subgullurosa reconnus par Ly- 
dekker dans un lot d'ossements cle la Mongolie. 

Du Pléistocène ancien du Sze-Chuan (Chine), M. Matsumoto fait connaître 
1° Hyaena ultima, qui serait un descendant de H. Colvinii Lydek. du Plio- 
cène ancien cle Chine, et ressemblerait à H. sinensis, du Pliocène ancien de 
la Chine, et h H. spelsea du Pléistocène d'Europe ; 2° Bhinoceros sinensis 
Owen, B. plicidens Koken. 

On connaissait déjà, du Pléistocène ancien cle Chine, Ursus aff. japonicus, 
Hysenarclos (?) sp. Canis sp., Hysena sinensis, Felis sp., Elephas namadicus, 
Tapirus sinensis Chalicolherium sinense, Equus sp., Sus-sp., Cervus (Busa) 
orientalis, C. Axis) leplodus. 

Le Pléistocène récent (Lœss) du Ilonan (Chine) a fourni à M. Matsumoto. 
Elephas aff. primigenius, Equus leptoslyius, Sus aff. scrofa, Cervus (Pseu- 
daxis) horlulorum, Elaphurus Davidianus (deux espèces actuelles du Nord 
de la Chine), Bos primigenius, Bison exequus ; enfin un sacrum humain dont 
les caractères font penser à Homo neanderlhalensis. 

Equus lepioslyliisse placerait à côté de E. cf. Slenonis Boule par le pilier 
antérieur interne de ses prémolaires et molaires supérieures petit et étroit, 



D2 PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGtË 

et par les plissements peu développés de son émail. M. Matsumoto voit dans 
ces types des formes intermédiaires entre les Chevaux pliocènes ((E. Sienonis, 
E. quaggoides, E, sivalensis) à faillie pilier antérieur et émail peu 
plissé, et les chevaux quaternaires (E. spelœus, E. feras, E. mosbachensis, 
E. gerrhanicus, E. Abeli et autres E. caballus fossiles) à larges et longs piliers 
antérieurs et à émail très plissé. D'autres espèces également intermédiaires 
entre ces deux groupes (E. plicidens, E. sussenbornensis) ont des piliers 
assez forts et l'émail relativement, compliqué. 

D'autres espèces de Mammifères avaient été antérieurement signalées 
dans le Lœ3S de Chine : en particulier Gaudry signale Hyaena sp., Rhinocéros 
(Cœlodonta) aniiquilalis, Equus caballus, Cervus Mongolise, Cervus (Rusa) 
Arisioielis, C. Cervus (Axis) cf. axis. 

Gomme le fait remarquer M. Matsumoto, la Chine, habitée au Pontien, 
au Postpliocène et au Pléistocène ancien par une faune analogue à la faune 
orientale actuelle, a été envahie par une faune holarctique comparable à la 
faune d'Europe, au Pléistocène récent. 

Je crois que la faune du Pléistocène de Sze -Chuan doit être envisagée 
comme une faune interglaciaire, celle du Honan étant une faune de phase 
glaciaire. La première me paraît correspondre à la phase interglaciaire du 
Pléistocène moyen (Chelléen) et, la seconde à la période glaciaire du Pléisto- 
cène récent, (Wurmien). 

L'Eléphant fossile du Japon, rapporté tantôt à E. indicus (Leith-Adams), 
tantôt à E. anliquus (Brauns, Tokunaga), et laissé indéterminé spécifique- 
ment par Martins, a été attribué, avec raison, à E. namadieus par Naumann 
et Lydekker : cette conclusion a été suggérée au savant paléontologiste 
japonais par L'examen de nombreuses dents trouvées à Tsu-kinoki (Ugo) 
dans les dépôts d'asphalte. E. namadieus aurait donc habité au Pléistocène 
l'Inde, la Birmanie, la Chine et le Japon. 

La faune de Tsukinoki comprend en outre Sus nipponicus. 

Enfin Elephans Davidianus a été trouvé dans le Pléistocène récent de 
Umagasa (Kazusa, Japon). 

L. JOLEAUD. 

Mansuy, H., Sur quelques Mammifères fossiles découverts en Indo- 
Chine (Mémoire préliminaire). Mém. Serv. Géol. Indo-Chine — 191G 
— 26 pp. 7 pi. Hanoï. 

La faune de Mammifères décrite par M. IL Mansuyet provenantdes grottes 
de Langson, compte une quinzaine d'espèces. 

Aceralherium Blanfordi hipparionum Koken est une forme du Pontien 
de Chine et de Perse. Le type, d'après M. Pilgrim, qui en fait, un Teleoceras, 
se trouve dans l'Aquifanien supérieur du Béloutchistan ; des variétés plus 
évoluées le représentent dans le Burdigalien et le Sarmatien de l'Inde. Sus 
aff. cristaius VVagn. ne diffère guère du Sanglier à crinière actuel du Tonkin, 
dont une race aurait déjà été rencontrée clans les grottes de Madras. D'autres 
types se rapprochent de> formes du Trinil (Java). Sus. aff. brachygnalhus, 
Bibos aff. palsesondaicus, Buffelus aff. sondaicus Durois. Slegodon insignis 
insignis F. et C. (==S. ganesa F. et C.) se retrouve dans le Pliocène supérieur 
et dans le Pléistocène de l'Inde. S. Cliflii F. et C. (=S. bombifrons F. et G.) 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE Où 

était déjà connu du Pontien et, du Pliocène inférieur de la même contrée. 
Enfin Elephas aff. namadicus confinerait à l'espèce du Pléistocène de la 
Narbadah. 

M. H. Mansuy conclut à l'attribution de la faune de Lang-son au Néogène 
supérieur peut-être le plus récent. D'après M. Pilgrim, la coexistence de 
Slegodon et de V Elephas s'observerait dans l'Inde à partir du Pliocène 
moyen : elle y existait à l'époque des alluvions de la Narbadah. 

Les affinités d'un des Suidés de Lang-son avec un type actuel, celles de 
l'autre Suidé, du bœuf et du buffle avec des espèces du Trinil, celles enfin de 
l'Eléphant avec la forme de la Narbadah, sont favorables à l'hypothèse de 
l'âge le plus récent compatible avec la présence des Slegodon. Mais Aeerolhe- 
rium vieillit quelque pou cet ensemble faunique. S'il n'y a pas eu dans ces 
grottes mélange d'espèces pliocènes et d'antres espèces quaternaires, je crois 
qu'il conviendrait d'attribuer les Mammifères de Lang-son au Postpliocène 
(Saint-Prestien-Cromérien). 

L'extension de la faune à Stégodontes au Japon et à Java prouve son 
antériorité à l'époque de séparation de ces îles et du continent asiatique. 
Sa migration aurait en lieu en même temps que celle de la flore de l'Hima- 
laya, qui, par l'Indo-Chine, a gagné la Gbine méridionale et la Malaisie, 
comme l'a montré M Ile Colani : ce déplacement de milieux biologiques au- 
rait été déterminé par une refroidissement consécutif à une période glaciaire. 

L Joleaud 

t 
Anthony, H.-E., New fossil Rodents from Porto Rico with additional 

notes on Elasmodontomys obliqueus Anthony and Heteropsomys 

insulans Anthony. Bull. Amer. Mus. Nal. Hisl.. XXXVII — 1917 - 

pp. 184-189, pi. V. 

Une remarquable faune de Mammifères quaternaires a été décrite, clans 
ces dernières années, de plusieurs îles des Indes occidentales. En particulier, 
pour Porto-Rico, IL E. Anthony vient de faire connaître Hcptaxodon bidens 
voisin d' Elasmodontomys , autre Genre quaternaire de Porto-Rico et d'Am- 
blyrhiza, Rongeurs pléistocènes d'Anguilla et de St-Martin. Pour M. Anthony 
ces trois Genres seraient les types de trois sous-Familles. AmblyrhinSB, Clas- 
niodonlomyinse, Hcptaxodonlinœ, correspondant à des types archaïques 
de Chinchillidse, comparables à Megamys, de la formation de Santa-Gruz 
(Patagonie). 

Egalement de Porto-Rico, H.-E. Anthony décrit Homopsomys anlillensis 
voisin d'autres Rongeurs des Antilles décrits précédemment : Heteropsomys 
(de Porto-Rico), Brotomys (de Saint-Domingue), Boromys (de Cuba). 

Ces divers Genres peuvent être comparés pour la nature actuelle aux 
Agonies dasyprocla, en particulier à D. rubrala de Trinidad. Ils formeraient 
dans la Famille Sud-américainne Dasyprodidse, répandue du Mexique au 
Paraguay, une Sous-Famille spéciale Heteropsomyidse. 

L Joleaud. 

Anthony, H.-E., Two new fossil Rats from Porto-Rico. Bull. Amer. 
Mus. Nal. Hisl., XXXVII -- 1917 — pp. 565-568, pi. LVI. 



54 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Parmi les Chiroptères, le Genre Monophyllus serait représenté par une 
espèce quaternaire (M. frater) à Porto-Ricp, plus grande que l'actuelle 
(M. porloricensis), e1 aussi que la forme actuelle de S tG Lucie (M. Lucise). 

I ne autre chauve-souris pléistocénique de Porto-Rico, Phyllonycteris 
major rappelle P. Poeyi : le même Genre se retrouve à Cuba, ce qui confirme 
l'ancienne liaison de ces deux îles. 

L. Joleaud. 

Zelizko. J.-V., Tchor stepni (Fœtorius Eversmanni Less.) v. diluviu 

u Volyne. Rozpravy Ceské Akademie, II, Kl., Jd. XXVI, N 1 ' 59 — 1918 

- 9 p., 1 pi. -- Der Steppeniltis (Fœtorius Eversmanni Less.) jim 

Diluvium bei Wolin., Bull, internat. Acad. Se. Bohême — 1ÏJ18 — 9 p., 

1 pi. 

Le Putois d'Evermann, qui habite aujourd'hui la Russie orientale, la 
Sibérie et le Turkestan, étendait son aire de dispersion au Quaternaire 
jusqu'en Volhynie. 

L. Joleaud. 

Heseheler, K., Leber einen Unterkiefer von Rhinocéros antiouitatis 
Blumenb. aus dem Kanton Schaffausen. Vierteljahrsschr. Naturf. Ges. 
Zurich — 1917 — 62 gr., pp. 319-326, 1 fig. 

Des fragments de mandibule du Rhinocéros à narines cloisonnées ont 
été découverts à la « Kesslerlochhôhle », près de Thayngen : ce sont les pre- 
miers de cette espèce découverts en Suisse. 

L. Joleaud. 

Dubois, Georges, Le Lemming a Collier a Maubeuge. Ànn. Soc. Géol. 
du Nord, XLIV -- 1919 — pp. 69-81, pi. L Lille, 1920. 

Dans la collection géologique de l'Université, à Lille, se trouve une brèche 
calcaire à ossements, disposée dans une fente du calcaire bleu dévonien 
exploiti' aux environs de Maubeuge. L'auteur, après étude clés ossements, 
conclut que cette brèche s'est disposée vers le milieu de l'époque paléoli- 
lluquc, lors de l'une des phases de la glaciation wurmienne. 

En dégageant, sous l'eau acidulée, les petits os encroûtés dans la brèche, 
.M. Dubois a pu reconstruire et identifier le Lemming à collier (Myodes 

lorqualus K. et Bl.). dont la dentition est typique (16 dents) — '- — '■ — ^. Il 

Jl ' 1.0.0.3 

y a recueilli aussi des vertèbres isolées, des débris de côtes très fragiles, des 
fragments d'omoplates, quelques os iliaques, un fémur arqué, long de 15 
à 16 mm., le tibia et, le pironé soudés en un os unique en forme d'Y. 

Le Lemming à collier vit en bandes cantonnées dans les territoires glacés 
des hautes latitudes ; il a pu prospérer, avec le Mammouth, à l'Aurignacien 
inférieur. 

M. Cossmann. 

RutotjA., Sur la découverte de deux squelettes d'hommes flénusiens 
a Spiennes. Bull. Soc. belge de géol., t. XXX — 1920 — pp. 2-5. 



PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 00 

L'auteur signale la découverte, au sud de Spiennes dans une falaise de 
craie blanche de Spiennes à nombreux lianes de rognons de silex gris, sous 
un fort recouvrement d'éboulis de craie, de deux squelettes humains qu'il 
rapporte aux hommes flénusiens. 

Et. ASSELBERGHS. 

Bosca Casanovas, Eduardo, El esqueleto inédiïo de « Eutatus pi n< 
tatus )> Ameghino. Associacion espanola para el Progreso de las Ciencias. 
Gongreso de Bilbao, t. VI, Ciencias Naturelles (la parte) — Madrid 11)20 — 
16 p., 6 grab. 

Description détaillée du remarquable exemplaire complet- d'un Mammifère 
du groupe Dasipoda, provenant des couches quaternaires de la République 
Argentine et conservé au Musée de Paléontologie de Valence (Espagne). 

E. Hernandez-Paciilco. 

Simonclli, V., I mammiferi fossili della caverna di Monte Gucco. 
Memorie della R. Accademia délie Scienze delV Islilulo di Bologna, Sé- 
rie VII, t. III — Bologna 1917 — p. 18 a 1 tav doppia con 21 fig. 

Nel calcare neocomiano del Monte Cucco — un monte posto a cavalerie 
tra l'Umbria e le Marche, subito accanto al nodo del Catria — si addentra 
per più di ceicento metri una stupenda caverna, dove è stafa raccolta una 
copiosa série di ossami, oggi in possesso del Museo Geologico dell' Université 
di Bologna. Ouesto materiale ha dato modo di aecertar la presenza délie 
forme seguenti : 

Myoli s (Vespertilio), myolis Borkausen sp. ; Vulpes vulpes Lin. ; Ursus 
spelseus Blmb. ; Ursus prisais Gdf. Cun. ; Maries foina Erxleben ; Félix 
silveslris Schreber ; Félix pardus Lin. ; Rupicapra rupicapra Lin. 

Riassunto dell' aulore. 

Simonelli, V., Spigolature paleontologiche. Memorie della R. Accademia 
délie Scienze dell' Islilulo di Bologna, série VII, t. VI - - 1918-1919 - 
p. 7 con 3 fig. Bologna, 1920. 

Son raccolte in questa nota sommarie indicazioni intorno a svariati avanzi 
di mammiferi fossili del neogene e del quaternario d'Italia, venuti di récente 
a for parte délie collezioni paleontologiche dell' Università di Bologna. Vi 
si descrivono resti di Mêles mêles trovafi nel quaternario della Poderina in 
in Val d'Orcia ; nasali di Rhinocéros elruscus Falc. provenienti dalle sabbie 
astiane di costa Marenga presso Salsomaggiore ; denti pur di Rhinocéros. 
specifica mente indeterminabili, trovati nelle ligniti messiniane di Monte 
Tiffi in Romagna ; e infine una manclibola di Elephas meridionalis Nesti, 
trovata nel pliocène di Gittà della Pieve. 

Son figurât! i nasali, stupendamente conservât!, del Rhin, elruscus di Costa 
Marendo, 

Hiassunlo delV aulore. 



56 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Stefanescu, Sabba, Sur la phylogénie de l'Elephas meridionalis. C.-R. 
Ac. Se, t. CLXXI, n° 17 — 26 oct. 1920 — p. 84, Paris. 

Elephas meridionalis est un Eléphant btmolophodonte caractérisé par des 
laines congénères alternes et ses ancêtres sont directement issus du groupe de 
Mastodontes bunolophodontes à collines formées de tubercules congénères 
alternes, tels que Mastodon arvernensis, sivalensis, longirostris. 

M. COSSMANN. 

Carballo, Jésus, Descurrimiento de fauna cuaternaria en Santander. 
Bol. de la R. Soc. Esp. de Hisl. Nat, t. XX, nos 3.4 __ Madrid 1920 - 
3 p., 1 grab. 

Notice sur la découverte de restes de Mammifères, entre lesquels il y a 
des ossements avec les molaires d'un Elephas primigenius. 

E. Hernandez-Pacheco. 
Petronievics, B., and Woodward, A. -S., On the pectoral and pelvic 

ARCHES OF THE LoNDON SPECIMEN OF ArCHjEOPTERIX. PfOC. Zool. Soc.. 

— 1917 — pp. 1-0. 

L' /Erchseopterix — du Musée de Londres — offre des tubes et un coracoïde 
de Reptile. Celui de Berlin possède les mêmes os avec caractères tout diffé- 
rents et doit appartenir à un autre Genre ArcliECornis. 

J. Joleaud. 

Matthew, W.-D.. et Granger, \\\, The Skeleton of Diatryma, a Gigantic 
Bird from the Lower Eocene of Wyoming. Bull. Amer. Mus. Nat. 
Hisl, XXXVII, art. 11. — 1917 — pp. 307-326. 

L'Eocène inférieur du Nouveau Mexique et du Wyoming a présenté les 
restes de 3 espèces du Genre Dialryma : D. giganlea Gope et D. Sleini du 
Lower Wasatch, D. ajax Shufeldt, du Basai Wasatch. Dialryma était un 
Oiseau géant, aux proportions massives, dont W.-D. Matthew et W. Granger 
l'ont le type d'un Ordre spécial Diatrymse. La morphologie de son squelette 
indique un coureur de la grande division des Euorniihes et voisin des Cariama 
actuels de l'Amérique du Sud ; il ressemblait beaucoup aussi à Phororhachos 
du Miocène patagonien : les trois Genres Phororhachos, Dialryma et Coriama 
font probablement partie d'une même série évolutive. Les relations entre 
Dialryma et Easlornis sont plus difficiles à définir, certaines espèces euro- 
péennes étant insuffisamment connues et le Genre étant peut-être lui-même' 
polyphylétique. Quoi qu'il en soit, Dialryma apparaît comme un type très 
anciennement spécialisé ; pouvant avoir un ancêtre commun dans le Cré- 
tacé avec les Gruiformes. Cette manière de voir diffère de la conclusion 
deGadow — que les Ratites sont des Tinamif ormes- des Gallif ormes et des 
Gruiformes, spécialisés à l'Eocène — en ce qu'elle reporte au Crétacé la phase 
de spécialisation de certains au moins des Oiseaux coureurs. 

L. Joleaud. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 57 

Wiman, G., Some Reptiles from the Niobrara Groups in Kansas. 
Bull.' Geol. Inst. of Upsala, vol. XVIII -- Ii)20 — pp. 9-18, 9 fig., 3 pi. 
Upsala, 1920. 

A Skeleton in the Upsala muséum of Pleranodon op présents a fragment 
of thefibula fused at ils upper en with the tibia. Thusshat bone sins probably 
existed in ail cretaceous flying lizards. 

A new Mosasaurian species, Cridasles Stcnihertjii is described. The extre- 
mities of the new species are less altered than in any other Mosasaurian. 
This is obvionsty indicated by the fact that on both the humérus and the 
fémur a well developed ossified caput still remains. 

The candat fins op the Mosasaurians arc reconstructed in conformity to 
the corresponding fins of the triassic and. jurassic Ichthyosaurians. 

Author's abslvaci. 

PALÉOCONCHOLOGIE 

par M. M. Cossjiann 

Cossmann, M., Essais de Paléoconchologie comparée. Livr. XII, 349 p., 
X pi. Paris, 1921. Chez V auteur, 110, Faubourg Poissonnière, Paris {X e ). 

Entreprise depuis plus cle deux ans, cette nouvelle livraison a subi de 
fâcheux retards qui compromettent l'achèvement encore assez lointain de 
l'œuvre commencée en 1895. Elle comprend les Bissoidse, les Liliopidse, 
les Bissoinidse, les Hydrobiidse, les Bilhiniidse, les Valvalidœ, les Paludi- 
nidse, les Eulimidse et les Pyramidellidse, tous Cénacles de petites formes, 
dont l'étude et la différenciation sont ardues. 

L'origine des Bissoidse remonte au Bajocien ; la Famille est caractérisée 
par l'inclinaison antécurrente du profil cle l'ouverture qui est toujours arron- 
die, tandis que les Liliopidse et Bissoinidse ont une ouverture sinueuse et 
rétrocurrente, avec an bec ou un angle à la jonction de la eolumelle et du 
plafond. 

Troehoturbolla (G. -T. Bissoa moreyensis Gossm., Sect. Calvadosia dans le 
Séquanien (G.-T : C. Brasili) ; les véritables Bissoa s. sir. ne débutent guère 
que dans l'Oligocène. Microliolia Bœttg. 1901, est figurée pour la première 
fois ; le G. Alvania Leach était déjà connu dans le Paléocène de Mons ; 
Alcidiella Monteros, in lût. (1918) est admis comme Section pour Bissoa 
spinosa Seg., du Pliocène ; cle même pour la Sect. Qïsilla Mts. du G. Cin- 
gula(G.-T : Turbo semistrialus Mtgu. et Ohtusella Mts du S. G. Setia (Bissoa 
oblusa Gantr.). 

Liliopidse Fisch. 1885. Le nouveau G. Glosia (G.-T : G. polamidula) a 
vécu depuis le Bathonien jusqu'au Maestrichtien. Anlinodulus Cossm. 1918, 
avait déjà été proposé dans le t. III de la Gonchologie néogénique de l'Aqui- 
taine pour Bulimus globulus Grat. 

Bissoinidae Cossm. 1918. — Le G. Buvignicria est l'ancêtre bajocien de 
cette Famille (G.-T. Bissoa unicarina Buv., du Rauracien) ; Pscudotaphrus 
vient ensuite, du Paléocène au Miocène ; puis, Pezanlia Cossm. surtout éocé- 
nique ; Paryphostoma Bayan, du Génomanien à l'Oligocène ; Cossmannia 



58 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

R. B. Newton, de l'Eocène et peut être sur les côtes d'Australie d'après 
Tate ; Stossiscia Brus., Crepilacella Guppy, Cihleulomia Tate et Cossm. (*); 
Chevallieria Gossm., enfin Rissoina s. sir. avec ses subdivisions bien connues, 
à dater du Cénomanien ; à signaler une rectification pour cause d'homonymie 
Zebinella corrigenda à la place de percosticillala Sacco. Leaella (G.-T : Pasi- 
Ihea Lea) est un nouveau S. -G. de l'Eocène des Etats-Unis. 

Gonialojjyra (G. T : Rissoa tenuis Br. et Corn.) est un nouveau S. G. du 
Montien cle Belgique, sorte de Rissoïne carénée, intermédiaire entre Chileu- 
lomia et Pyramidelloides 

Hydrobiidse Fisch 1885 — Coquilles à opercule corné, divisées en quatre 
groupes qui ne méritent pas le nom de Sous-Familles ; le G Hydrobia est 
signalé à partir du Danien, un double emploi d'homonymie : H incerla 
Brus, non Desh remplacé par II. Brusinai nob., du Pliocène ; Tournoueria 
Brus sect. plus turriculée était déjà connue dès l'Oxfordien ; Paludinella 
incerla Stache est aussi remplacé par Polycirsus Slaehei nob. Traehypyrgula 
(G.-T : Pyrgula pagoda Neum.) est une nouvelle Sect. démembrée de Pyr- 
gula, dans le Pliocène, pour les formes trochoïdes, largement ombiliquées. 
Bilhinella Romani est distinguée de Bilhinia oxyspiriformis Roman (Sannoi- 
sien de Beaucaire). Lartelella (G.-T. Bilhinella plicistria Cossm.) est séparée 
de Paladilha dont elle est l'ancêtre éocénique. 

Bilhiniidse Fisch. 1885. — Coquilles à opercule calcaire dont l'existence 
est invariablement signalée par la trace d'une ligne d'appui sur la columelle 
plus calleuse que celle des Hydrobiidse; on y retrouve les G. Fossarulus, 
Slalioa, Sienolhyra, Briarlia, Nyslia, Prososthenîa, dont la plupart des échan- 
tillons présentent bien — avec plus ou moins de netteté — ce critérium 
essentiel. Oncomelania Gredler est moins certain : on en a trouvé des repré- 
sentants mal conservés dans les couches lacustres du Pléistocène de Birmanie, 
d'après Annandale. 

Dans les Valvalidœ, il n'y a guère à signaler qu'une rectification d'homo- 
nymie : Valv. subparvula Cossm. pro V. parvula Meek et H. non Desh. 
Thanétien De même dans les Paludinidse, la nouvelle Sect Paludotroehus 
est proposée pour P. Irochifonnis M. et H. du Paléocène des Etats-Unis 

Eulimidse H. et A. Ad. 1854. — Eulima s. sir. n'est signalé qu'à partir de 
l'Eocène, mais on connaît un Subularia dans le Maestrichtien. Le nouveau 
S.-G. Semistylifer s'applique à Achalina pellucida Desh. de l'Eocène; Mu- 
cronalia A. Ad. est représenté depuis l'Eocène jusqu'à l'époque actuelle, 
tandis qu' H ordeulima Sacco paraît être localisé dans le Miocène, de même 
que Sulcosubularia. Eulimopsis est un Genre ambigu et mal défini par 
Brugnone, peut-être synonyme de Bhombosloma Sacco. Enfin Niso n'est 
signalé que depuis l'Eocène jusqu'à l'époque actuelle. 

Pyrainidellidse Gray, 1847. — Famille très touffue dans laquelle on peut 
distinguer trois grands groupes dont le protoconque diffère :Pyramidellinse, 
Odonloslomiinse, Turbonillinœ. Pyramidella s. sir. — qui a vécu du Paléo- 
cène à l'époque actuelle — descend vraisemblablement des Ilruuia et Ilieria 
crétaciques ; on y rattache Cossmannica D. et B., Loxplyxis Cossm., Tiberia 
Mts., Orinella D. etB., et surtout le G. Syrnola avec ses subdivisions : Puposyr- 



( 1 ) Une nouvelle espèce redonienne : C. Morgani, de Gourbesville, 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 59 

nola (G. -T. : Auricula acicula Lamk.). Pachysymola Gossm., Elusa Ad - 
Iphiana, Syrnolina D. et B., Macrodontostomia Sacco. 

Le classement des Odonioslominse est laborieusement élucidé : Odon- 
toslomia s. sir. — qui a pour synonyme Turritodostomia Sacco — a vécu 
du Paléocène à l'époque actuelle ; Nisoslomia est crée pour Od. nisoides 
Cossm., de l'Eocène. 0. Jeffreysiana Sacco, du Pliocène, fait double emploi 
avec une espèce antérieure de Seguenza, et est remplacée par 0. vera 
nob. ; 0. lineolala Cer. Irelli non Sdb., par 0. Cerullii nob. Pyramistomia 
est créé pour une coquille miocénique non encore figurée (0. Deubeli 
Bœttg.). 0. bulimoides Desh. non Grat. est remplacée par 0. prsenominata 
nob. Sinustomia est proposée pour Od. torlilis Desh., de l'Eocène ; Colpos- 
tomiapour 0. Lamberii Cossm. de l'Oligocène. Pyrgalina Doîlfusi s'applique 
à la coquille de Touraine confondue avec 0. lurbonilloides Brus, non 
Desh., lequel est remplacé par Pyrg. Brusinai. Miraldiella est créé pour 
Miralda excavala Carp. coquille actuelle. Taphroslomia nouveau Genre 
pour Od. Sandbergeri (= 0. scalaris Sdb. non Phil.), de l'Oligocène ; 
Faluniella, S. G. de Leucotina, s'applique à Leucolina falunica de Morg. 

Les Turbonilles terminent la livraison : Turb. Dujardini, non gracilis ; 
les Genres BelonidiumCossM. et Discobasis Cossm., de l'Eocène sont entière- 
ment repris et mieux définis ; l'interprétation d' Eulimella est rectifiée, 
ainsi que celle d' Anisocycla. 

Dans l'annexe nous trouvons quelques additions génériques : Assemania 
Leach, Liopyrga A. Ad. ; puis la description de nouvelles espèces, Litiopa 
de-Ia-Mothei, Nodulus Alorgani, Gibborissoa pliocaenica, G. algeriensis, Dia- 
sis Sacyi, Pdssoina podolica, Phosinella Guppyi, Rissoina gaasensis, 
Turbella tenuilmcata, T. inflexicosta, Alvania Bonneli, Manzonia Boettgeri, 
M. suhspinicosta, Alvania Sacyi. A. Iittorinoides, Gibborissoa polycolpata, 
G. eonica, Peringia Doîlfusi, Pyramidella Ameghiiioi du Paléocène de la 
Patagonie, P. Depontaillieri Puposyrnola pliocseenica Pachysymola Faurai, 
Odonlostomia mogunteiisis. Quatre planches de croquis représentent les 
ouvertures grossies de ces petits Genres. 

Bassîer. Ray. -S., Report on the Cambrian and Ordovician formations 
of Maryland. M. Geol. Surv., 1 vol., in-8° q., 424 p., LVIII pi., phot. dess. 
— Baltimore, 1919. 

Après une introduction stratigraphique et paléogéographique, relative 
à la distribution du Cambrien et de l'Ordovicien, terminée par le tableau 
général de la répartition des fossiles, M. Ray Bassler — qui prouve ici qu'il 
n'est pas seulement un infatigable pionnier de l'étude des Bryozoaires — 
entreprend la paléontologie systématique de ces deux étages: cette Etude est 
complète, c'est-à-dire qu'elle comprend : Thallophyta, Porifera, Cœlenlerala 
Echinoderomala, Verrues, Molluscoidea, Mollusca, Arihropoda ; mais comme 
les trois derniers groupes sont le plus largement représentés, nous en inscri- 
vons l'analyse clans la rubrique habituelle (Paléoconch.). 

Algues. — Cryplozoon undulalum, C. Sleeli Seely ; Palaeophycus lubu- 
laris Hall ; Solenopora compacta Billings ; Niduliles pyrofirmis Bassl. ; 
Preceplaculiles occidenlalis Salter. 



60 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

- Eponges. — Rhaboaria fragilis Bill., Camarocladia rugosa Ulr.. Hindia 
par va Ulr. 

Anthozoaires. - - Slreptelasma profundum Gonr. ; Telradium ? simplex, 
T. columnare Hall. T. cellulosum Hall. 

Graptolites. — Climacograpîus spinifer Rued., C. bicornis Hall; Di- 
plograptus vesperiinus Rued. ; Corynoîdes calicularis Nick. ; (incerise sedis). 

Echinodermes. -- Echinosphseriles anierh-ainis Helerocrinus heterodac- 
lylus Hall ; Mecocrinus sp. ; Hudsonaslèr Clarki. 

Bryozoaires. — Corinolrypa inflala Hall, Berenicea utriculosa Ulrich, 
Orbignyella Weiherbyi (Ulrich), Prasopora insularis Ulrich, Diamrfiles 
pelropolitanus Dybowski, Hemiphragma irrasum (Ulrich). Diplolrypa ? 
appalachia, Batosioma Jamesi Nicil, Escharopora confluais Ulrich, Arlh.ro- 
pora Cleavelandi (James), Chasmalopora rziiculala (Hall), Helopora diva- 
ricala Ulrich, Rhinidiciya neglecta Ulrich. 

Brachiopodes. - Lepiobolus ? ovalis en contre-empreintes, Lingula 
Nicklesi d'aspect très voisin ; Obolella minor (Walcott), Conotreta Ilusli 
Walcott ; Schizocrana filosa (Hall) finement ornée de stries rayonnantes 
et divergentes ; Pholidops cincinnaliensis Hall, Eoorlhis desmopleura 
(Meek), Hebertella vulgaris Raymond, Orthis tricenaria Conrad, Plecior- 
ihis strialella Hall ; Dalmanella EdsonL D. Wemplei Cleland ; Dinorthis 
(Plsesiomys) plalys (Billings), Pianodema subséquala (Conrad) ; Siropho- 
mena Stosei, S. sculpiurala, S. Sinuala James ; Plectambonites pisurn 
Rued, P. rugosus (Meek) ; Christiana lamellosa avec les caractères mus- 
culaires internes de la valve brachiale ; Lepisena gibbosa (James), Rafines- 
quina minmsotensis (Winghell) ; Triplecia (Cliflonia) sinmlatrix. Synlro- 
phia laleralis (Whitfield) ; Parasirophia hemiplicaia Hall, il faudrait 
plutôt écrire semiplicala ! Quelques Zygospira terminent cette incomplète 
énumération de la riche faune de Brachiopodes étudiée par -M. Ray Bassler. 

Passant aux Mollusques qui sont fréquemment illustrés par des repro- 
ductions de figures originale 1 -., je signale particulièrement : Cienodonla gib- 
berula Salter ; Clidophorus planulatus (Conrad), sur une plaque avec 
Pleciamboniles ; Ischyrodonia dnionoides (Meek). test et moule interne ; 
trois espèces de Byssonyhica, Allonychia ovata Ulrich ; Plerinea (Carilo- 
dens) demissa (Conrad) finement lamelleuse ; Modiolopsis modiolaris (Con- 
rad), Modiolodon Iruncalum (Hall). Orlhodesma nqsulum (Conrad) très 
fruste. Pleurolomaria ? canadensis Bill, est représenté par un moule 
interne et par la contre-empreinte du lest; P. floridensis Cleland est 
peut-être un Murchisonia court ? Hormotoma arlemesia (Bill.) contre-em- 
preinte du test ; Turriloma acrea (Bill.) Lophospira bicincla (Hall) assez 
bien caractérisé ; Liospira Diicala (Hall) ; des moules de Maclurites ; Cera- 
lôpea Keilhi Ulrich, Capulidé abondant ; Eccylioplerus disjunctus (Bil- 
lings), E. Iriangulus (Whift.) ; Ophilela complanala Vanuxem, 0. levala 
Van.. 0. compacta Salter ; Eccyliomphalus mullisepiarius Cleland, avec 
des coupes montrant les cloisons successives vers le sommet ; deux Raphis- 
loina douteux, Raphisiomina laurentiha (Billings), Omospira Alexandra 
(Bill.) ; Bucania sulcalina (Emmons) lions spécimens ; Teiranota obsoleia 
Ulrich bien déterminable, de même que Cyrtolina nilidula Ulrich; Si- 
nuites cancellalus (Hall), Slrophosiylus lexlilis Ulr, et Scof. avec sa colu- 



PALÊOZOOLOGÎE ET PALÊOPHYTOLOGÎË 61 

melle bien dégagée ; trois Cyclora terminent les Prose-branches, et il n'y a 
que quatre Ptéropodes, Hyolithes commuais Bill., Conularia Irentonensis 
Hall. 

Les Céphalopodes occupent une douzaine de pages environ : ce sont 
surtout des Orihoceras déjà connus, Spiroceras bilineatum (Hall). Trocho- 
lites internistrialus montrant son ornementation, Gonioceras chazyense 
Rued., Ooceras Kirbyi (Whift.) ; trois Cyrtoceras, Cyrlocerina Mercurius 
Bill, fragments ; enfin Cycloslomiceras cassinense Whitf. 

Les Trilobites sont assez nombreux ; plusieurs sont reproduits d'après 
des restaurations de Walcott, notamment Olenellus Thompsoni Hall ; 
Cryptolithus recurvus Ulr. représenté par quelques bons fragments ; 
Acidaspis Ulrichi assez piètrement conservé ; Calymene senaria Conr. un 
seul fragment de tête. Enfin des Ostracocles et Cirripèdes déjà connus, 
terminent cette volumineuse Monographie dans laquelle l'auteur a eu la 
prudence de ne point multiplier les dénominations nouvelles. 

lïollé, L., Notes sur les graptolites du Vall de Rires, Pyrénées 
orientales (Espagne). An/1. Soc. géol. Nord, XLTII — 1914 — pp. 295- 
"231, pi. III. Lille, 1920. 

Dans les gisements de Nava et de la Gollada, on a trouvé de nombreuses 
empreintes de Graptolites pour la détermination desquelles M. Dollé a 
suivi la classification d'Elles et Woocl. Les exemplaires, en excellente con- 
servation, sont sur des plaquettes de schistes noirs du Gothlandien. confor- 
mément à la détermination de M. Fauray Sans, qui les a recueillies. 

M. Dollé a identifié : Monograplus dubius Suess, M. capillaceus Will- 
berg, M. priodon Bronn., M. vomerinus Nicholson, représentés en photo- 
typie sur l'excellente planche jointe à cette Note. 

Dareste de la Chavanne, L, Fossiles liasiques de la région de Guelma. 
Bull. Carie Géol. Algérie, l re sér., n° 5, 73 p. in-8°, IV pi. phot. — Alger. 
1920. 

Les faunes liasiques de l'Afrique du Nord sont pauvres et mal connues : 
or l'auteur a signalé, dans l'Atlas tellien de la Numidie orientale, la pré- 
sence de calcaires liasiques fossilifères qui présentent le faciès à Brachio- 
pocles du Gharmouthien. Le chapitre paléontologique de ce Mémoire com- 
prend la description et la figuration des espèces identifiées par M. Dareste 
de la Chavanne, analogues à celles de la couche à Pygope Aspasia de la 
Sicile. Je me bornerai à mentionner les plus caractéristiques : 

Rhynchonella scalpellum Ouenst., B. Orsinii et Briseidis Gemm., B. po- 
lyplycha Oppel.. B. Alberlii Oppel, B. serrala Sow., R. flabellum Menegh. 
Terebralula (Zeilleria) Calharinse Gemm., T. (Z.) sarihacensis d'ORB. ; T. 
[Z.) subnumismalis Dav., T. (Z.) numismalis Sk., T. rudis Gemm., T. Jau- 
berli Desl., T. punclala Sow.; Pygope Aspasia Menegh. variété major remar- 
quable par le développement et la profondeur de son sinus médian sur la 
commissure des valves. Spiriferina roslrala Sclhoth., S. alpina Oppel., 
S. angulala Oppel., S. sicula, Gemm. non figurée. 

Deux espèces seulement de Pélécypodes sont signalées et l'une d'elles 



62 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

est seule représentée d'après un assez bon spécimen (Pseudamussium Sto- 
liczkai Gemm. Les Gastropodes sont un peu plus nombreux mais en médiocre 
état : Zygopleura (Kaiosira) sinislrorsa Gemm., Eucyclus alpinus Stol., 
Discohelix excavata Reuss, Aulacolrochus niiens (Dumont) orné de stries 
qui n'étaient pas visibles sur la figure du génotype, Pleurotomaria foveolata 
Desl. (var. iurrita) Desl., Scurria papyracea Goldf. 

Quelques Céphalopodes terminent cette intéressante Monographie : Har- 
poceras celebralum (var. iialicum) Fucini, Rhacophyllitez cf. eximius Hauer, 
Phylloceras cf. Meneghinii Gemm. non figuré. Enfin un fragment d'Echinide 
régulier qui appartient soit au G. Diademopsis, soit au G. Hemipedina. 

La faune d'Hierlatz étant lotharingienne et celle de la Sicile domérienne, 
M. Dareste en conclut que le Lias tellien — qui est intermédiaire entre ces 
deux types — est probablement de l'horizon Plienshochien supérieur. 

Stanton. T.-W., Invertebrate fauna of the Morrison formation. Bull. 
Geol. Soc. Amer. {Proc. pal. Soc), vol XXVI, pp. 343-348 — 1915. 

White, en 1886, avait donné une liste de 21 espèces de la formation Mor- 
rison, dont sept Unoi et trois Limnées, que Logan comparait à la faune 
wealdienne. Dans ses conclusions, après avoir rapproché ces coquilles de 
celles du Trias et du Crétacé, M. Stanton trouve qu'elle a plutôt des affinités 
supra jurassiques. 

Stanton, T.-W., Boundary between Cretaceous and Tertiary in 
North America as indicated by stratigraphy and invertebrate 
faunas. Bull. Geol. Soc. Amer. {Proc. Pal. Soc), vol. XXV, pp. 341-354 
— 1914. 

Cette discussion stratigraphique — qui s'inspire d'une liste de fossiles 
marins de la formation de Lance — aboutit à cette conclusion que la dite 
formation est nettement crétacique, tandis que la paléophytologie présen- 
terait plutôt des affinités éocéniques. 

Stanton. T.-W., The fauna of the Cannonball, marine member of the 
Lance formation. U. S. Geol. Survey, Prof, paper 128a, pp. 1-66, PI. 
I-X. Washington, 1920. 

L'étude paléontologique de MM. Stanton et Vaughan confirme les con- 
clusions que je viens résumer de ci-dessus, en donnant la description et la 
figuration des espèces crétaciques dont la liste était seulement mentionnée 
dans l'autre brochure préventive, publiée avant la guerre. 

Solemya bilix White, connue par un seul moule interne ; Nucula plani- 
marginata Meek et Hayden, N. subplana M. et H., Leda Mansîieldi très 
rostrée, Yoldia scilula M. et H. qui a bien, en effet, la forme semi-elliptique 
de ce Genre, Y. Evansi M. et H. subquadrangulaire, Y. Tliomi, dont la char- 
nière est bien conservée ; Cucutlsea Shumardi peu satisfaisante, C. solenon- 
sis, guère meilleure ; Trigonoarca ? Hancoeki, contre-empreinte ; Peclunculus 
subimbricalus M. et H. costulé ; Pedalion Lloydi, Perne à charnière assez 
bizarre et à test aussi épais que celui de Pachyperna ; Modiola shallerensis ; 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 63 

Crenella cedrensis et elongata, de galbes très différents ; Pholadomya Haresi 
assez trigone, Arclica ovata M. et H., (Cyprina) bien conservée avec char- 
nière, Eriphyla mandanensis, Crassaiella Evansi Hall et Meek, deux 
Corbicula, Phacoides cedrensis ; Dosiniopsis nebrascensis (M. et H.) très bien 
représentée ; deux jolis Teredo (valves). 

Passons aux Gastropodes, un fragment attribué au G. Turbonilla, ce qui 
serait intéressant pour l'apparition dès le système crétacique ; Scala dako- 
tensis, la dénomination bolténienne Epitonium est à rejeter ; Turritella 
Haresi très fruste ; Drepanochilus americanus Evans et Shum. bien repré- 
senté, D.pervetus et gracilis très beaux exemplaires ; Calyplraphorus septen- 
trionalis simple fragment de spire, Cantharu lus Vaughani M. et H., Neptu- 
nella Newberryi (M. et H.), Pirifusus gracilis différent d' iniertextus M. et H.; 
Levifusus ? tormentarms, Piropsis Hancocki; Fasciolaria Lloydi, F. manda- 
nensis qui ne sont probablement pas de vraies Fasciolaires ; quant à F. 
cordensis, c'est plutôt un Cancellariidse ; Mesorhytis dakotensis bien déter- 
miné génériquement ; Psilocochlis ? occidentalis ; Pleuroioma Lloydi inté- 
ressant pour l'apparition du G. dans le Crétacé, ainsi que P. cordensis. 
tandis que Turris ? tormentaria est un Surcula ; T. janesburgensis, texlilis. 
baccata, cineta, même observation ; Ringicula dubia, Cylichnella dako- 
tensis, terminent rénumération de cette faune qui comporte aussi deux 
Poissons. 

Stanton, T.-W., Nonmarine Gretaceous Inverterrates of the San- 
Juan easin. U.S. Geol. Surv. Prof, paper 98 R. pp. 309-326, PI. LXXIX 
LXXXIII. Washington, 19K». 

A la limite du Nouveau-Mexique et du Colorado, on a recueilli une faune 
attribuée à la formation Fruitland, c'est-à-dire au-dessous de celle de Lara- 
mie, contemporaine du Danien par conséquent. Les Vertébrés du Bassin 
de San- Juan ont déjà été étudiés par M. Gilmore, la flore par M. Knowlton ; 
ce sont à présent les Mollusques d'eau douce, que publie M. Stanton dans 
ce Mémoire. 

L'auteur y a — d'une part — identifié des formes connues, telles qu' Ostrea 
glabra M. et H., Anomia gryphorhynchus Meek, Modiola laiicostata (Write), 
Unio Holmesianus White, U. brachyopisthus White ; puis il y ajoute les 
formes nouvelles : Anomia gryphseiformis. régulièrement rayonnée ; Unio 
amarillensis à demi lisse, U. Residei beaucoup plus oblique, U. Baueri grande 
forme festonnée sur les bords, U. neomexicanus avec une arête séparant 
la région anale, U. brimballensis géante mais incomplète ; Corbula chaco- 
ensis ; Teredina neomexieana. valves bien caractérisées, quoique à l'état 
de moules. 

Les Gastropodes sont moins abondants, nous signalerons seulement : 
Neriiina Baueri Stanton, Campeloma amarillcnse bien dégagée, Tylotoma 
Thomsoni White trochiforme, Goniobasis sublorluosa M. et H. carénée à 
la périphérie, Physa Beesidei malheureusement peu déterminable, Planorbis 
(Balhyomphalus) chacoensis en bon état de conservation. 

Il faut savoir gré à M. Stanton de ce qu'il n'a pas émietté ses détermina- 
tions, mérite d'autant plus rare que les formations d'eau douce contiennent 



64 PALÉOZOOLOGIË ET PALÊOPHYTOLOGIË 

généralement des Mollusques variables clans leur galbe et leur ornementation. 
particulièrement pour les Genres Unio et Nerilina. 

MoroU L., Sur la découverte, au roc de Chère (Lac d'Annecy), des 

couches lacustres de l'Eocène. Bull. Soc. Géol. Fr. 4 e sér.. XIX 

lijlîj _ f asc . 7_9 5 pp. 279-284, 2 fig. Pans, 1920. 

Le roc de Chère a posé aux naturalistes de nombreux problèmes parmi 
lesquels, au point de vue géologique, M. Léon Moret a résolu la question 
de la présence de l'Eocène par la constatation de moules internes de Bulimes 
attribuables à B. subcylindricus Math, spécimens très abondants, d'une 
longueur de 4 cm. dénotant une taille qui pouvait atteindre 7 à 8 cm. au 
maximum ; à part un débris de Limnée, c'est le seul fossile recueilli dans une 
couche de 7 ou 8 mètres d'épaisseur ! 

de Morgan, J., Contribution a l'étude de la faune des Faluns de la 
Touraine. Bull. Soc. Géol. Fr., 4e sér., XIX - - 1919 -- Easc. 7-9, pp. 
305-347, 43 fig. d'ess. par l'auteur. Paris. 1920. 

Notre sympathique confrère et ami continue la publication de ses études 
successives sur la faune des falums du gisement du vallon de Charenton, 
près de Pontlevoy. Il s'agit, cette fois, de Mollusques terrestres et fluviatiles 
en majorité, auxquels l'auteur a ajouté certaines formes marines, rares et 
intéressantes. 

Pour les premiers, il est à regretter que M. de Morgan n'ait pu les comparer 
toutes à certaines espèces du Midi, décrites par Noulet, peut-être un peu 
plus anciennes, mais dont le rapprochement eût été suggestif. Voici, en tout 
cas, l'indication des formes nouvelles pour la plupart : 

Teslacella ponlileviensis, Parmacella ponlUevionsis, Z oui les umbilicalis 
(Desh.). Palula pontileviensis. plus finement ornée que P. euglyphoides Sdb.; 
Hélix (Cochlea) asperiila (Desh.), la plus répandu des faluns, H. (Monacha) 
phaseolina Sesh., un fragment de Chlorsea rayonnée à la base, H. (Slrobila) 
La-Basselieri avec deux formidables dents pariétales ; Bulimulus pontile- 
viensis, un seul spécimen non adulte ; des Pupidse, peut-être un peu trop 
endettés, car on sait que la plication est variable chez le même espèce, sauf 
pour les disciples de Bourguignat : Pupa (Pupilla) Mariée, P. Capitani ; 
Vertigo ponlileviensis. V. liironîea n'en est probablement qu'une simple va- 
riété, V. Douvillei, V. Uoberli ; A ncylus pontileviensis ; Planorbis iucrassahis 
Rameur, à rapprocher de P. Corneus Poiret ; Plan. Thiollierei Mich. à peu 
près symétrique ; un assez bon exemplaire de Melania aquilanica Noulet, 
Melanopsis glandicula Sdb. ; les Hydrobiidse sont nombreux, difficiles 
à trier : Hydrobia subemioidalis, Parhydrobia Mayeri Cossm. Section nouvelle 
dont le génotype éocénique es! Bithinia subulata Dh. ; BilhineAla Tournoueri 
Mayer, Peringia Fonlannesi ; Dollf. Dautz. et P. Benoisli D. D. figurées 
pour la première fois ; Amnicola turonensis Mayer n'a pas été retrouvée, 
mais c'est peut-être une Lacunal Stenolhyra BellardiiD.D. n'avait pas encore 
été figurée tandis cpie Nyslia cylindrica D.D. avait été reproduite dans la 
Gonchologie néogénique de l'Aquitaine ; Slalioa Roberti bien caractéris- 
tique. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 65 

Bayania (?) bosseensis et B. Daulzentoorgi ont leurs figures interverties 
dans le texte, mais cette erreur de composition est facile à réparer par le 
lecteur, la seconde seule étant d'ailleurs une vraie Bayania du groupe semi- 
decussata. Littorinopsis Alberli Duj. très rare, Truncatella Hermittei Bardin ; 
à propos de Chileulomia ponîileuiensis antérieurement décrite par lui. l'au- 
teur figure le génotype australien (C. subvaricosa Cossm.) dont le galbe est 
assez différent, et il ajoute C. Moryani Cossm. du Redonien de Gourbesville 
(Manche), exemplaire unique de ma collection. 

Enfin, Fossarus blesensis, Tornus falunieus, T. ponlileviensis. T. Caimi. 
Lamellaria faluniea, Pliolas miocsenica Cossm., Zirfœa Dollïusi terminent 
cette intéressante et copieuse contribution. 

Yokoyama, M., Fossils from the Miura peninsula and its immédiate 
North. Journ. coll. Se. Tokyo imper. Univ., XXXIX, art. 6, 193 p. in-4° 
carré, XIX PI. foss. et 1 carte. Tokyo, 1920. 

L'important Mémoire de M. Yokoyama comprend la description de 
238 Mollusques et Brachiopodes dont l'âge peut être attribué au Pliocène 
très supérieur, en raison du pourcentage des espèces éteintes que renieraient 
les gisements étudiés. Le bon état de ces fossiles rappelle ceux des forages 
de Karikal que j'ai précédemment décrits et qui sont probablement du 
même âge. 

Je mentionnerai principalement les formes nouvelles dont le classement 
générique est d'ailleurs exempt d'observations, en général ; je ferai seule- 
ment remarquer qu'au lieu de Cylichna pré-employé on doit désormais sub- 
stituer Bullinella Newton : CyliehnaUraimsi, C. Yania, Kawai, C. orieiilalis : 
Bingicula musashinoensis : Terebra reelicostata, Xamnanni. Tokimaqai. 
Conus tuberculatus, Pleuroloma mediocarinala, Drillia psoudo-prineipalis. 
D. quantoana, D\ cosibensis, D. nivalioidcs, D. b en Ion (vox. barbara !) 
D. Brauiisi; Mangilia miyatensis ; Surculal nojiniciisis qui n'est sûrement 
pas une Surcula à cause de son canal court et incurvé ; Bêla ? çjlabra ; 
Mitra plicifera, Coslellaria Emmœ : Chrysodomus Schrencki, Sipho obesi- 
formis ; Trophon subeJavatus, T. nipponieus, T. mûrie atoides : Triton 
subpirum très voisin de T. pirum ; Billiiiin binodulosum dont l'ouverture 
n'est pas très caractéristique ; Triforis otsuensis, Trieitolropis planieoslala : 
Turrilella nipponiea très variable ; Solarium leitlieulaliim, Bissoina sub- 
mercurialis, B. zeUnerioides qui est une Zebinella ; Fenella orienlalis ; Ske- 
nea nipponiea ; Crepidula orbella qui n'est pas du groupe typique (v. Con- 
chol. néog. de l'Aquitaine) : Scalaria turriculoides, Acrilla densieostala : 
Eulima yokoskensis, E. sajjamiana qui est peut-être une Vilreolina ; Odon- 
lostomia sublimpida ; Cingulina Adamsi, Turbonilla suhapproximala. Mor- 
mula Tokunagai; pour tous ces Pyramidellidse, voir le livr. XII des « Essais 
de Paléonconchologie comparée », de même pour les Leplolhyra. voir la 
XI e liv. du même ouvrage ; Chlorosloma miyatense, quanloanum. Toku- 
nagai; Bembyx eonvcxusculum, Callisloma eipangoanum., Sagamianum : 
Euchelus fenestratus ; Punclurella subconiea, Emarginula îragilis, Acmsea 
kuragiensis, A. nojimcnsis, voisins l'un de l'autre ; Cadulus Gordonis. 

Pélécypodes. — Jouannelia iaponiea obliquement tronquée ; Saxicava 
orientalis ; Pholadomya japonica rare intacte ; Basterotia trapcziiim," pro- 

5 



66 PAT ÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

bablement Fulcrella ; Ervilia otsuensis, Lulraria radiata avec une ornemen- 
tation peu ordinaire dans ce Genre à surface lisse ; Solen Gordonis par- 
faitement rectangulaire ; Tellina vestalioides, miyatensis, ainsi c[ue trois 
Macoma déjà connues ; Chione 'minuta et d'autres Veneridœ non nouvelles, 
de même cpie les Cardium ; Diplodonla Grouldi : des Laciniclœ désignées 
toutes sous le nom Lucina s. lalo (v. Conch. néog. Aquit.), L. spectahilis qui 
est un Phacoides vénériforme, L. Yamakawai rayonnée, etc.. ; Astarle 
hakotidensis, Woodia ëoncentrica, Crassatélla oblongata du groupe Crassi- 
nella ; deux My adora actuelles ; Anomia nipponensis, à impressions internes 
bien caractérisées ; Lima zushiensis, L. (juantoensis et aussi les Limalula 
actuelles ; de grands Peciinidse, dont plusieurs avaient déjà été décrits par 
l'auteur dans un Mémoire antérieur ; P. intuscostatus qui doit être un 
Pseudamussium, P. na(|anumana ; Oslrea musasliiana qui ressemble à un 
Pycnodonta ; nombreux Arcidse actuels, Pecfunculus nipponicus. P. Pilsbryi 
Parallelodon obliquatum qui doit plutôt être une Cucullaria ; Limopsis 
auritoides ; L. Ariamsîana et trois autres déjà antérieurement décrites ; 
Leda Gordonis, L. naqamimana : Nucula lokyoensis. 

Quant aux Brachiopodes, peu nombreux d'ailleurs, il n'y a à signaler 
aucune espèce nouvelle. 

Le mémoire de M. Yokoyama résume les connaissance actuelles sur la 
faune néogénique du Japon, qui a un faciès asiatique bien évident, avec très 
peu d'affinités européennes. 

lIornitiH), A., Gastropodes fossiles du Rio Torsero (Ceriale) Plio- 
cène inférieur de la Ligurie. .4/7/?. Mus. civico Genova, ser. 3, vol. IX, 
23 p. PI. II. 

La richesse de la faune de ce gisement réserve à ses explorateurs la sur- 
prise de nouvelles trouvailles ; c'est ainsi que M. Hornung y a récolté, en sus 
des espèces décrites par Bellardi et Sacco : Pleuroloma circuniilcxa, peut- 
être variété de Taranis cirrala (Brug.) ; Drillia Accinellii presque poly- 
gonale, Daphnella (Teres) nana à séparer de D. anceps, Raphiloma Filippinîi 
plus trapu cpie Ginnania proxima, d'Altavilla ; Nassa Gestroi ventrue et 
lisse, Coralliophila pygmeea malheureusement pas intacte à l'ouverture, 
Parviscala Bieknelli avec des filets spiraux très rapprochés. 

Quelques observations très justes sur la rareté «relative» de certains 
fossiles — dont on n'a pas encore repéré « l'aire spécifique de la colonisation » 
terminent ce petit Mémoire qui en dit plus, en quelques pages, qu'une longue 
Monographie. 

M. COSSMANN. 

Jooss, G.-H.. Zonites (Grandipatula) ALSATICUS n. sp. eine neue orer- 
EOCiENE Zonitide. Cenlralblùll f. min. — 1918 — n° 9 u. 10. p. 166. 

M. Jooss décrit et figure une espèce nouvelle des couches lacustres de Basl- 
berg près Buchsweiler,en Alsace, se rapportant à l'Eocène. Elle appartient 
au groupe de Hélix hemisphœrica Michaud, du Calcaire de Rilly près Reims, 
qui est devenue le type du Sous-Genre Grandipatula Gossmann (1898), 
mais ce Sous-Genre, d'ailleurs justifié, n'appartient pas au G. Hélix, il doit 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 67 

être rapporté au G. Zonites ; la largeur de l'ombilic et les tours bien arrondis 
paraissent justifier cette classification nouvelle. G. Dollfus. 

Jooss, C.-H., Zur Altersfrage der Susswasser-ablagerungen BEI DER 
Ruggburg am Pf/ender bei Bregenz. Ceulvalblall — 1915 - - n° 2, 
pp. 62-64. 

M. L. Rollier à critiqué la note de M. Jooss sur la découverte de divers 
Mollusques dans la Molasse de Pfsenders près Bregenz, sur le lac de Cons- 
tance. M. Jooss lui répond, il a examiné à nouveau la faunule litigieuse et 
il donne des terrains cle cette région l'intéressant tableau suivant : 

Miocène supérieur. — Partie supérieure : Sables et Marnes à Cepœa 
silveslriaca Zieten Unio flabellatus, Dinoiherium bavaricum, couches de 
Steinheim. 

Partie inférieure : Calcaire à Hélix sylvana, calcaire supérieur de la Souabe 
à Cepœa malleolala Sand. C. Sylvana Klein (Hélix), couches de Randeck 
et de Laichinger. 

Miocène inférieur. — Partie supérieure : Calcaire d'eau douce inférieur 
de la Souabe. 

Partie moyenne : Calcaire à Palseolachea crepidosloma Sandl. 

Partie inférieure : Couches d'Opfinger. 

Oligocène supérieur. — Calcaire à Hélix (Plebeeula) Ramondi Brong. 

Oligocène moyen. — Calcaire d'Arneg à Slrophosloma, calcaire de Gsels- 
berg et d'Orlinger. 

La succession des calcaires lacustres du Wurtemberg et de la Bavière 
se complète ainsi de plus en plus et les travaux de M. Jooss y ont beaucoup 
contribué. G. Dollfus. 

JOOSS, C.-H., VORLAÙFIGE MlTTEILUNGEN ÛBER TERTIiERE L.AND UND SUSS- 

wasser Mollusken. Cehlralblall f . Min. — 1918— n ,s 17-18, pp. 287-284. 

Dans ces quelques pages, l'auteur décrit toute une série d'espèces nouvelles 
des calcaires lacustres du Miocène du Wurtemberg, provenant des localités 
de Morsingen, Aalbuli, Dischingen, Beschingen, etc., et il établit diverses 
variétés stratigraphiques pour des espèces déjà connues. Nous attendrons 
la figuration de ces formes avant d'en donner la nomenclature; la publication 
de coquilles sans leur représentation est un travail incomplet. 

G. Dollfus. 

Mayet, L., Nugue, P., et Dareste cle la Chavanne, J., Découverte d'un 
squelette d'Eléphas planifrons Falconer dans les sables de Cha- 
gny, a Bellecroix près Chagny (Saone-et-Loire). Compte rend. Aeacl. 
Se., Paris, CLXXI, n° 4, 26 juillet 1920 ( x ). 

Les auteurs ont découvert dans les sables de Chagny, qui remontent au 
début du Pliocène supérieur, des ossements appartenant à une espèce d'Elé- 
phant nouvelle pour l'Europe occidentale, VElephas planifrons Falconer. 



( J ) Par suite d'une transposition de l'imprimeur, cet article de Mammifères figure à 
tort dans la Paléoconchologie (Noie de la Direclion) . 



68 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

La migration des Eléphants asiatiques en Europe, au début du Pliocène 
supérieur, aurait donc amené dans nos contrées des types de deux phylums 
assez voisins et dérivés d'un tronc commun : l'un de ces rameaux était alors 
arrivé au point culminant de son évolution avec E. planifrons qui ne survit 
pas au Villafranchien ; l'autre devant encore évoluer par la suite et repré- 
senté alors par E. méridionalis. 

Je ferai remarquer que Elephas planifrons n'est pas absolument une 
espèce nouvelle pour l'Europe occidentale. Indiquée par M. Pavlow ( 1 ) en 
Bessarabie (Pliocène inférieur), elle a été signalée par G. Schlesinger ( 2 ) en 
basse Autriche (Pliocène moyen) et peut être dans la haute Italie, l'Espagne, 
les provinces d'Oran et de Constantine, puis par Freudenberg ( 3 ) en Grande- 
Bretagne (Piltdown). 

L. Joleaud ( 4 ). 

Spath, On jurassic ammonites from east africa. collected, by prof. 
J.-W. Gregory. Geological Magazine — July-August 1920 — pp. 3Tl- 
320, 351-362. PI. IV. 

Cette petite collection de l'Est africain, région de Momband, contient 
sept espèces : 

Phylloceras Kudernaischi Hauer, Ph. Sp., Ph. Kunthi Neumayr, Ph. Dis- 
puiabile Zittel, Ph. (Sowerbyceras) Aff. T orlisulcalum cI'Orb., Lytoceras 
(Prolelragoniles) cf. Triparïiium Raspail, Hecticoceras Aff. Hangi Pop. 
Hatzeg. 

L'excellent paléontologiste qu'est M. Spath a tiré le meilleur parti de cette 
petite formule. Ses descriptions ont leur précision habituelle et les comparai- 
sons avec les formes voisines sont poussées très loin, de sorte que cette 
petite Note locale présente un intérêt paléontologique général. 

De plus, comme il a su reconnaître des formes déjà connues et ne pas 
créer clés noms nouveaux, sa Note a une importance stratigraphique. Tout 
d'abord, il est amené à considérer cette formule comme bathonienne ; 
mais le Bathonien inclut pour lui la zone à Macrocephalites macrocephalus, 
que les géologues classent généralement dans le Gallovien. 

Il paraît effectivement probable, d'après la présence de Hecticoceras, que 
l'on a affaire à des couches situées à la limite du Bathonien et du Callovien. 
Cette conclusion permet cle mettre en évidence l'existence de la transgres- 
sion bathonienne clans la région du canal de Mozambique. 

D'autre part, M. Spath fait remarquer que six des sept exemplaires dé- 
crits sont des Philloceratides et des Lytoceraticles, c'est-à-dire des faunes 



t 1 ) Mém. Acad. de Sl-Pétersbourg, 1910. 

( 2 ) Jahrb. L. L. Geol. ReichsansL, t. XII, 1912, pp. 87-1S2. (C.-S. G. Pilgrim. Hec. Géol 
Surv. Indïa, XLIII, 1913, p. 294-295). 

( 3 ) Nettes Jahrb. f. Min. Geol. u. Pal. I, 3, 1915. (Cf. H. Matsumoro, Se. Hep. Tôhnhu 
Imp. Univ., 2 e sér. Geol. III, 2, p. 55-56, fig. 3. 

( 4 ) Un lapsus d'imprimerie indique à la p. 111 de cette Revue (,1920) Elephas primi- 
senins au lieu d'E. planifrons ; la présente rectification annulle cette erreur involontaire. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 69 

essentiellement méditerranéennes ; c'est tm argument à ajouter à tant 
d'autres pour voir dans le canal de Mozambique un prolongement de la 
Thethys, ce que Haug a appelé un géosynclinal. M. Spath rappelle enfin 
que la répartition des Genres Phylloceras et Lyioceras l'a amené à considérer 
ces animaux comme des formes pélagiques, nageuses, hypothèses très vrai- 
semblable qu'avait d'ailleurs envisagée Pompeckj. 
La planche est malheureusement assez médiocre. 

Paul Lemoine. 

ECHINODERMES 

par M. J. Lambert 

Fourtau, R., Invertébrés fossiles de l'Egypte. 2 e partie : Echino- 
dermes néogènes. Survey of Egypt. Pàleont. Ser. 4 — 1920 — 100 p., 
12 pi. Le Caire. 

Cet important Mémoire fait suite à celui des Echinides éocènes. J'avais 
l'intention de répondre en l'analysant aux nombreuses critiques dont mes 
travaux sont l'objet de la part de l'auteur, mais, en apprenant que cette 
œuvre est la dernière d'un correspondant avec lequel j'entretenais depuis 
si longtemps les plus sympathiques relations et dont le savoir faisait pour 
moi autorité, je ne puis que dire ici ma tristesse et déplorer la perte qui vient 
de faire l'Echinologie dans la personne de celui qui représentait si bien, en 
Egypte, la Science française. 

Les espèces étudiées sont au nombre de 76 déterminées, mais je crois de- 
voir mentionner ici seulement celles qui n'avaient pas encore été signalées 
en Egypte. Leiocidaris Scillai Wright, L. Sismondai Mayer, considéré par 
l'auteur comme une simple mutation de Cidaris avenionensis, cependant 
bien différent. Des radioles sont attribués à un Cidaris, voisin de C. Iribu- 
loides ; ceux de Leiocidaris Scillai deviennent L. geneffensis, bien que les 
radioles diffèrent souvent suivant leur position sur le test d'un individu. 
Salenia Mooni, à disque fraisé. L'auteur veut réunir à Psammechinus les 
Genres Anaperns et Schizechinus ; c'est un retour aux vieilles idées, mai< 
tous les Genres des anciens auteurs étaient du moins également compré- 
hensifs. Psammechinus segypliacus est considéré comme une simple muta- 
tion de P. coronalis Lambert que j'ai bien placé dans l'Aquitanien quoi- 
qu'en dise M. Fourtau. P. Lyonsi Gregory est réuni à Arbacina Fraasi 
Gauthier. P. Deydieri Lambert est signalé en Egypte avec P. marmarieus 
et P. parsetoniensis. L'auteur critique, avec raison, ma proposition, vieille 
de 14 ans, d'étendre le G. Opechinus à certains Arbacina, sans ajouter que 
cette idée avait été abandonnée dans mes derniers travaux. 11 n'admet pas 
que les anciens Arbacina de Pomel, dépourvus de fossettes, prennent place 
parmi les Prionechinus, Genre qu'il déclare incompréhensible et remplace 
par Pseudarbacina, nom mal choisi, puisqu'il y a déjà un Pseudarbacia Lam- 
bert 1897. Le grand ouvrage d'Agassiz et Clark, sur les Echinides du Pa- 
cifique, a cependant parfaitement circonscrit le Genre Prionechinus et on 
voit mal l'utilité de Pseudarbacina, dont il est par suite inutile de corriger 
l'homonymie. M. Fourtau crée un autre Genre Brochopleurus pour Temnc- 



70 PAL.É0Z00L0GIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

chinus stellatûs Duncan et Sladen et il y place B. Sadeki. Cotteau avait 
déjà établi un Genre Copiechinus dont Brochopleurus ne se distingue guère 
que par des caractères d'ordre spécifique. En décrivant Lepidopleurus 
Balli l'auteur a oublié la rectification déjà faite du Genre de Duncan, 1885 
(non Leach, 1826) en Leplopleurus Lambert et Thiéry, 1914. 

Echinocyamus siellatus Capeder et E. pusillus Muller sont deux Fibu- 
laria. Scutella Gridis est voisin de S. paulensis; Amphiope palpebrata Pomel; 
Clypeasler marginalus Lamarck ; C. Scillai, C. Martini Desmoulins sont 
signalés en Egypte avec C. Bartbouxi, du Pliocène. 

Le Genre Sluderia Duncan, dont le type est Calopygus elegans Laube, 
est justement substitué à Tristomanihus Bittner ; mais Calopygus recens 
Al. Agassiz, type des Hypseolampas Clark, ne peut être maintenu parmi 
les Sluderia. Autres espèces égyptiennes : Sluderia segyptiaea, Echinolampas 
hemisphsericus Lamarck, E. moutesiensis Mazetti, E. zeitensis, E. plagio- 
soinus Agassiz (Conoclypus) auquel est à tort réuni Conoclypus Lucse Desor, 
enfin E. Peroni Stefanini ; Brissopsis crescenlicus Wright qui serait un 
Kleinia, B. Duciei Wright, qui est un Brissoma. 

L'auteur affirme que le Genre Opissasler est la souche des Schizaster. 
Gauthier donnait à ces dernières une autre origines ; mais peut-être les deux 
opinions sont-elles exactes, car il n'est pas prouvé que toutes les espèces 
d'un Genre aient une origine immédiate commune. D'autres espèces égyp- 
tiennes : Opissasler Lovisaloi Cotteau, Schizaster eurynotus Agassiz, Tra- 
chypalagus luberculalus Wright (Brissus), Spalangus, corsicus Desor, 
S. puslulosus Wright, Lovenia Balli et L. ssgyptiaca. On ne s'explique pas 
pourquoi raideur, qui distingue Lovenia de Vasconaster, 'tient absolument 
à confondre Hemipalagus muni d'ampoules internes, pourvu d'un sillon 
antérieur et d'un fasciole sous-anal en anneau bilobé, avec Maretia sans 
ampoules, sans sillon et avec fasciole en écusson. Sont encore décrits Echino- 
cardium depressum et E. marinaricum qui rentrent dans le Genre Amphideius 
puisque le type du Genre Echinocardium Gray (1825) est autre chose, 
Spalangus airopos Lamarck, et que cette espèce était seule restée dans le 
Genre depuis la création d' Amphideius par Louis Agassiz. 

Castex, L. et Lambert, J., Révision des Echinides des falaises de Biar- 
ritz. Acles Soc. Linn. Bordeaux, t. LXXI — 1ÏJ20 — 84 p., 3 fig., 2 pi. 

Ce Travail a été entrepris pour fixer l'âge précis de plus de cent espèces 
d' Echinides, jadis confusément rapportées à l'Eocène moyen et qui se répar- 
tissent clans divers étages de la manière suivante : Luétien sup. 53, Auversien 
15, Bartonien 4. soit 67 espèces pour l'Eocène ; Tongrien 25, Stampien 14, 
soit 37 espèces pour l'Oligocène. Pas une seule des espèces éocéniques ne 
se retrouve dans le Bordelais et, comme les couches préoligocéniques de la 
Gironde renfermant les mêmes Genres que le Lutétien de Biarritz et ont 
en somme un faciès analogue, nous en concluons qu'elles ne sont pas de même 
âge. Nous arrivons ainsi par l'étude des Echinides à un synchronisme des 
couches de deux régions, très différent de celui admis avant nos recherches. 

Dans l'œuvre commune, la part de M. Castex a été prépondérante pour 
la récolte et la mise en état des matériaux. Je me suis surtout réservé les 
cliagnoses d'espèces nouvelles. La majorité des espèces étudiées étaient con- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 71 

nues avant nos recherches ; les nouvelles, surtout de la Gourèpe, le plus riche 
gisement d'Ecriinides du monde, sont les suivantes : Cidaris Damiini, C. 
handiensis, C. Eugenise pour l'ancien C. spinigera Cotteau différent du 
type Crétacé, C. lueifera pour l'ancien C. Osleri Cotteau (non Laube), Doro 
cidaris Ederse, Leiocidaris Boussaci, L. pentacrinorum, Radiocy plias Bouillei, 
Leiopedina Castexi, Porosoma Castexi, Pnionechinus prior, Psammechinus 
Castexi, Fibularia Castexi, F. Touzini, F. Bouillei, Echinoneus Castexi, 
Rhyncholampas ovalis ; Echniolampas luciîer pour l'ancien E.Falloli de Biar- 
ritz, du Stampien, différent de celui de l'Eocène du Bordelais, Trachyasier 
Douvillei, Opissaster Boussaci, Schizasier vasco, A gassizia Castexi, Brissoides 
çjourepensis, B. fallax pour le deuxième B. biarritzensis de Cotteau. 

Cinq espèces déjà connues comme Cidaris U golinorum Oppenheim, Cya- 
ihocidaris crateriformis Gumbel, sont pour la première fois signalées à Biar- 
ritz. Quelques-unes ont dû être supprimées, comme Opissaster aux. Les noms 
de quelques autres ont été .modifiés, avec Schizasier Airaghii Oppenheim 
du Tongrien remplace S. Sluderi Cotteau. Nous avons pu faire connaître 
la disposition radiée très curieuse des cloisons internes marginales de Biar- 
rilzella marbellensis Boussac. 

POLYPIEBS 

par M. G. -F. Dollfus 

Oppenheim, Paul, Altterti^ire Korallen von Nordrand der Messénie 
in Sizilien. Cenlralblall — 1914 — n° 22, pp. 687-703, 1 fig. 

M. Oppenheim a étudié une série de Polypiers des couches à Orbïtoides 
de la Sicile qui lui avait été communiquée par M. Checchia-Rispoli : il a 
trouvé que c'était une faune éocénique, assez nombreuse et méconnue et qui 
se groupe aujourd'hui parfaitement. Une espèce est nouvelle : Poriles Chee- 
ehiai plus ou moins confondue auparavant avec Columnastrea Caillaudi 
Ed. et H. ; à signaler aussi la présence de Dendracis Gervillei Def., de l'Eo- 
cène du Cotentin,et diverses espèces de Reuss de Styrie, et d'Achiardi de 
de l'Italie, allant jusqu'à l'Oligocène inférieur. 

G. Dollfus. 

Oppenheim, Paul, Ueber das alter der Libyschen Stufe Zittel's. Cen- 
lralblall. — 1917 — n° 2, pp. 41-48, n° 3, pp. 55-62. 

L'âge de l'étage Libyque de Zittel n'était pas solidement établi, l'auteur 
l'attribue au Suessorhen (= Yprésien = Cuisien = Londinien). Il y a une 
grande lacune en Egypte entre la Craie et les premières assises tertiaires, 
le Paléocène manque. M. Oppenheim profite de cette circonstance pour 
faire connaître un Polypier nouveau, du Danien d'Egypte, recueilli près de 
Thèbes : Slephanophyllia Scliweinïurlhi qui est accompagné de diverses 
autres espèces susceptibles d'en préciser l'horizon ; cette espèce a été figurée 
ultérieurement, elle est voisine de P. discoidea Ed. et H. 

Oppenheim, Paul, Zur Geologic der Strophaden. Cenlralblall. — 1916 — 
n° 9, pp. 221-228 et n° 10, pp. 254-260. 



1,1 PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

Oppeiiheim, PauM'EBER BalanophylliaPonteni n.sp.ausdem ouat;ern. 
der Strophaden und Stephanopyllia Schweinfurthi n. sp. aus der 
Obersten Kreide von Ober-ZEgypten. Centralblati — 1016 — pp. 1-8 
1 pi. 

Ce Travail a pour base une récolte cle coquilles et de Polypiers, dans une 
formation quaternaire d'une île cle l'Archipel Grec, du groupe des Strophades, 
sur la côte ouest de la Messénie, faite par M. et M me Ponten. Les Mollusques 
nous paraissent appartenir tous à la faune méditerranéenne encore vivante ; 
un Polypier est nouveau, Balanophyllia Ponlcni qui a été figuré en 1917; il 
me semble que c'est, tout au plus, une variété du Balanophyllia Regia Gosse 
dont l'auteur lui-même montre la variabilité et qu'il s'agit d'une plage suré- 
levée comme on en connaît un peu partout au pourtour de la Méditerrannée. 

G. DOLLFUS. 

ANALYSES DIVERSES 

Baker, Frank-Collins , The life of the Pleistocene or Glacial period. 
Univ. of Illinois Bull., vol. XVII, note II, VI et 476 p. in-8°, LVII P. 
et cartes. Urbana, 1920. 

Un gisement de coquilles contenant Elliplio crassidens ayant été décou- 
vert par M. Scharf, dans la partie N.W. de la ville cle Chicago, l'auteur de 
cet important Mémoire a eu l'occasion d'explorer pendant deux ans — par 
suite des travaux de canalisation métropolitains — le sous-sol cle la Cité et 
il en a l'ait l'objet d'une Etude magistrale qui s'étend à la Biologie de l'en- 
semble de la période quaternaire. 

Dans les divers chapitres de son œuvre, ii expose successivement la faune 
(suri oui des Mollusques) et la flore des diverses gisements couche par couche, 
les conditions préglaciaires de la vie clans la dite région, puis la période gla- 
ciale du pléistocénique, les invasions cle glace du Nebraska, du Kansas, 
de l' Illinois et du Iowa. 

Le chapitre XII est consacré à un aperçu sommaire de la vie du Pleisto- 
cene dans la portion cle l'Amérique du Nord qui était affectée cle glaciation. 
Un tableau très suggestif de la flore et cle la faune donne la liste des espèces 
en regard cle colonnes subdivisées ainsi qu'il suit : Extinct, Préglacial, Afto- 
nian, Yarmouth, Sangamon, Peorian, Wabash, Récent. Enfin le résumé 
de l'étude est suivi d'une copieuse bibliographie et cle tables alphabétiques 
très complètes. On feuilletera avec intérêt les belles planches qui ornent cette 
volumineuse Monographie, ainsi que les cartes qui indiquent l'étendue des 
lacs glaciaires. 

Je regrette que le défaut d'espace ne me permette pas de m'étendre plus 
longuement sur les détails et la citation des noms d'espèces. 

M. Cossmann. 

Stock, Chester, A mounted Skeleton of Mylodon Harlani. Univ. Calif. 
Publ. Bull. GeoL, vol. 12, n° 6, pp. 425-430, pi. 51. Berkeley, 1920. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 73 

Les riches matériaux recueillis dans le Pléistocène de l'Amérique du Nord, 
ont permis de restaurer clans le Musée de los Angelos (Calif.), un squelette 
complet de Mylodon Harlani Owen, des asphaltes de Rancho la Brea. Ce 
puissant Mammifère — qui mesurait plus de 3 mètres de l'extrémité de la 
queue jusqu'au museau — vivait vraisemblablement dans des étendues 
découvertes plutôt que dans les régions fortement boisées. 

M. COSSMANN. 

Marshall, P., Occurrence of fossils MoaBones in the Lower Wanganui 
Strata. Trans. N. Z. Inst, vol. LI, p. 250-253., pi. XVIII, 1 fig. texte. 

M. COSSMANN. 

Il s'agit, dans cette Note, d'un fragment de fémur de Dinornis robuslus, 
recueilli en compagnie de fossiles qui ont une grande affinité avec ceux des 
mers actuelles de l'Océanie australe, mais avec une taille remarquable. 

Rathbun, Mary-J., Additions to west Indian tertiary decapod crus- 
taceans. Proc. U. S. liai. Mus., v. LVIII, pp. 387-384, pi. XXV. - 
Washington, 1920. 

Les trois espèces décrites proviennent d'un gisement exploré par M.Way- 
land Vaughan, dans la République Dominicaine, peut-être d'âge oligocé- 
nique, quoique Miss Rathbun n'ait donné, à cet égard, aucune précision. 

Les trois espèces nouvelles sont indiquées comme figurées sur une planche 
n° 25, qui malheureusement n'existe pas clans l'exemplaire que j'ai reçu 
du Smithsonian Institution ; présumant qu'il s'agit là d'une omission acci- 
dentelle, je mentionne les trois formes en question qui n'auraient pas d'état - 
civil si elles n'étaient figurées : Nephrops maoensis, N. sequus, Poriunus 
oblongus. 

M. Cossmann. 

Van Straelen, V., Note sur Homarus Percyi, P. J. Van Beneden, de 
l'argile de Boom (Rupélien supérieur). Bull. Soc. belge Géol., t. XXX 
— 1920 — pp. 26-30, 2 fig. 

L'examen d'échantillon particulièrement bien conservés de pinces d'Ho- 
marus Percyi permet à l'auteur de compléter la dia gnose de Van Beneclen et 
de préciser les caractères de l'espèce. 

E. ASSELBERGHS. 

Janet, Ch. Considérations sur l'être vivant (l re partie : Résumé pré 

LIMINAIRE DE LA CONSTITUTION DE l'OrTHOBIONTe), 80 p. in-8°, 1 pi. 

double. Beauvais, 1920. 

Bien cpi'il s'agisse, clans ce Mémoire, d'études sur les Insectes vivants, 
comme notre savant confrère en Entomologie y traite le sujet philosophique 
du développement phylétique de la cellule, nous ne pouvons nous dispenser 
de mentionner ici les remarquables idées de M. Janet sur les êtres vivants 
tout à fait primitifs. 



74 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

L'état initial de l'être vivant est unicellulaire « zygote » qui contient — 
en puissance — l'aptitude ontogénétique, tâche qu'il accomplit par le même 
processus que le développement phylogénétique. parce qu'il n'y a pas de 
raison pour qu'il y ait deux manières de se développer. Il en résulte que tous 
les êtres vivants proviennent d'une seule forme initiale, le Flagellate pos- 
sédant, à la fois, le mode d'alimentation phytique et le mode d'alimentation 
zoïque. 

Quant à l'origine de ce Flagellate, l'hypothèse de son arrivée sur notre 
terre — par voie extra-terrestre — est la seule admissible parce qu'elle 
cadre avec bon nombre de faits connus. Comme, dans l'univers, l'Etre vivant 
n'a vraisemblablement pas de commencement absolu, l'hypothèse de M. 
Janet concorde avec l'idée que nous devons nous faire de l'infinie Eternité. 
Nous renvoyons d'ailleurs nos lecteurs à la brochure elle-même pour les 
détails et les définitions qu'elle contient sur la différenciation du Phytum 
végétal et du Phytum animal. 

M. Gossmann. 

Foerste, Aug.-F., The generic relations of the American or dovician 
Lichadidte. Amer. Journ. Se, XLIX, pp. 2(3-50, pi. i-iv, text. fig. 1920. 

Après avoir rappelé qu'il y a deux types prédominants de glabelles dans 
les Lichadidse de l'Ordovicien d'Europe, selon que les lobes latéraux sont 
doublés par une seconde paire plus ou moins distinctement limitée, ou au 
contraire coalescents, l'autre examine les formes américaines qui ont été 
rapportées avec doute aux Genres Plaîylichas et Hoplolichas ; puis il désigne 
une espèce d'Amérique. (Lichas paulianus Clarke) qui paraît, avec cer- 
titude, appartenir au G. Hemiarges. Une douzaine d'espèces déjà connues 
sont des Acrolichas et M. Foerste y ajoute A. Narrawayi (PI. I, fig. 2), dont 
le pygidium ressemble singulièrement à celui cl' A. cucullus Meek et W. ; 
a part une espèce d'Irlande, le G. Acrolichas semble cantonné dans l'Amérique 
du Nord et l'on n'en connaît pas dans la région baltique. Il est à remarquer 
que, si Acrolichas et Amphilichas ont à peu près la même structure crâ- 
nienne, ces deux G. ont des pygidiums très dissemblables : celui d' Acrolichas 
est comparé aux pygidiums de Melalichas et de Plaiopolichas qui ont, au 
contraire, des cranidiums très différents. 

Une série suggestive- de quinze diagrammes montre les variations de la 
glabelle chez tous ces Lichadidse, à partir d'une forme ancestrale à cinq seg- 
ments consolidés. Quant au nombre normal des segments thoraciques, 
il s'élève généralement à onze. 

Un chapitre est spécialement consacré aux diagnoses des espèces d' Acro- 
lichas ; enfin l'auteur suggère l'hypothèse que l'exclusion de ce Genre, dans 
la province baltique, peut être due à ce que l'identification établie d'après 
de simples figures est susceptible de donner des conclusions contestables. 

M. COSSMANN. 

Foerste, Aug.-F., Notes on Isotelus, Acrolichas, Galymene and Eos- 
crinurus. Bull. Scient, labor. Denicon Univ., XIX -- 1919 — pp. 65-81, 
pi. XIV-XVIH phot. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 75 

L'auteur rappelle les ratifications récemment faites par M. Percy Ray- 
mond au sujet de Calymene senaria et la C. niagarensis, et il se propose de 
discuter de la même manière quelques autres formes en litige. 

Isotelus brachycophalus est une gigantesque espèce ordovicienne qui atteint 
26 cm. et qui provient des environs de Dayton (Ohio) ; M. Fœrste la compare 
avec /. maximus Locke et /. magisirus de Cincinnati, qui est beaucoup plus 
étroit, autant que l'on en peut juger par la reproduction de la figure originale. 

Acrolichas ? Shideleri n'est connu que par des fragments. Calymene retrorsa 
Fœrste, var mimions, de Clinton county (Ohio) diffère de C. Meeki Fœrste 
par ses angles génaux plus arrondis. Encrinurus hillsboroonsis n'est malheu- 
reusement pas figuré à nouveau, mais l'auteur renvoie à une figure antérieure 
où le spécimen type était provisoirement attribué à E. ornatus. 

M. COSSMANN. 

Clark, Thomas-H., A new Agelacrinitid from the Chazy of New York. 
Amer. Joum. of Se, L, pp. 69-71, 1 fig. 1920. 

L'auteur avait décrit, en 1919, Carncyella Raymondi, des couches de Tren- 
ton de Martinsburg (N.-Y.). Il a eu depuis la bonne fortune de récolter, dans 
les calcaires de Chazy, un autre spécimen du même G., auquel il donne le 
nom C. valcourensis ; il en résulte que les trois G. Carneyella, Isorophus et 
Lebelodiscus sont représentés sur le continent américain ; mais le second 
est plutôt des couches de Richmond. 

M. Cossmann. 

VaiKjhan, T.-W., Corals from the Cannonball marine member of the 
Lance formation. U. S. Géol. Surv. Prof, paper 128a, pp. 61-64, M. X. 

Ces quelques pages font suite à la Monographie de M. Stanton pour ce qui 
concerne les Polypiers : Trochocyalhus dakotaensis, T. Xeumanni; Paracya- 
thus Lloydi, P. Thomi, P. kayserensis ; Steriphonoirochus bithensis. Sans 
être identiques aux formes crétaciques déjà connues, ces espèces nouvelles 
s'en rapprochent plus que des Coraux tertiaires. 

M. Cossmann. 

PALÉOPHYTOLOGIE 

Arbor, E.-A., Newell, and Goode, R.-H., On some Fossil plants from the 
Devonian Rocks of North Devon. Proc. Cambridge Philos. Soc, vol. 
XVIII, part. 3 — 1915 — pp. 89-104, plates IV-V. Cambridge, 1915. 

With the exception of the obscure plant remain describecl from the Leguton 
beds. ail the alter déterminations hère recorded relate to terrestrial plants 
from the Baggy or Cucullsea beds of the upper Devonian of North Devon. 
Thèse are : Sphenopteridium rigidum (Ludw.), Sphenopleris sp. Xenotheca 
dovoniea, Telangium sp., Knorria sp., Cordailes ? sp. We can pind no 
évidence of the occurrence of Archseopteris hibernica (Forbes) in Devonshire 
and so par as we are aware the arly valid déterminations among previous 
records are included in the above list. 



76 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Though the number of records is small, thèse spécimens are of particular 
interest as being the oldest (in a geological sensé) terrestrial plants known 
from England. The occurrence of a cupulate organ, Xenoiheca, whichis proba- 
bly tbe first to be demonstrated in rocks of Devonian âge, is of importance 
asending to confirai the conclusion that the Pteridosperms were an impor- 
tant group even at this early period. 

On the vered question as to whether the higher part of the so-called Devo- 
nian sequnece in North Devon, to which thèse spécimens belong, should not 
be refeaed to the hower carboniferous, the known flora of the beds in question 
sheds hardly any light. Whe should ad any rate not expect to find inthe 
higher beds of the Devonian in Devonshire a flora markreclly dissimilar 
from that of the British lower Carboniferous rocks elsewhere, nor in deed 
is this the case. 

Of the tvvo species deseribed hère, one is a new type and the other is a 
plant only known from the Devonian. The other gênera recorded and the 
particular types themselves are similar to those occurring in the lower 
Carboniferous. On the other hancl there is no plant represented which is 
particulary claracteristic ot the lower Carboniferous. We there fore conclude 
thad on the whole this flora is probably of Devonian âge, or ad least that there 
is no évidence to be gained from the spécimens deseribed hère which is con- 
trary to this view. 

R.-H. Goode. 

Reid, Clément, Armeria arctica Wallr. Fossil in Britain. Journ. Bot. 
May, 1914. 

Records the occurence of this species in various glacial deposits in Britain. 

E.-M. Reid. 

Reid, Clément, The plants of the late glacial deposits of the Lea 
Valley. Quart. Journ. Geol. Soc, vol. LXXI, part. 2 — 1916 — pp. 155- 
161, pi. XV. 

Describes a fossil flora of 67 species from the Lea Valley, near London. 
Many of the plants are arctic or alpine, many bave not hitterto been recorded 
fossil, and two are extinct. 

I! y a lieu de signaler les nouvelles espèces ci-après : Silène eueubalus et 
S. crclata distinctes de S. maritima, Linum prseeursor comparé à L. usila- 
tissimum. dont des figures sont reproduites à titre de rapprochement. 

E.-M. Reid. 

Reid, Clément and Proves, James, Preliminary report on the Purbeck 
ciiARACEiE. Proc. Roi) . Soc, B, vol. LXXXIX — 1916 — pp. 252-256, 
pi. 8. 

Describes the results obtained by subjecting slices of limestone containing 
Characeœ to a continued drip of slightly acidulated water. A great wealth 
of material was accumulated, new types of fruits and végétative organs were 
discovered, and a new genus Clavator, was deseribed. Its chief characters 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 77 

are : 1° Club-like nodes of the stem ; 2° clusters of clavate processes on 
stem and branches ; 3° a utricle enclosing the oogonium. 

E. M. Reid. 

Reid, Clément and Reid, Eleanor-M., A new fossil Corema. Journ. Bot. 
— May 1914 — pi. 531. 

The species was first discovered in the Cromerian ; later it was found in 
the Teglian; but in both Cases was wrongly referred to the genus Viburnum. 
The study ofthe Reuverian seeds,and the conséquent systematicexamination 
of Palaearctic species, led to the discovery of the species in the Reuverian, 
and its true ascription to the genus Corema, under the name C. iniermedia 
sp. nov. 

E. M. Reid. 

Reid, Clément and Reid, Eleanor-M., La flore pliocène de Bidart et 
Cénitz. Bull. Soc. Géol. de Fr. — 1915 — 4e série, t. XV., pp. 420-427. 

Describes a small flora from two localities on the Biscay coast, south of 
Biarritz. It was considered by the authors to be of the same âge as the 
Reuverian. 

E.-M. Reid. 

Reid, Clément and Reid, Eleanor-M., The pliocène floras of the Dutch- 
Prussian border, Meded. Bijksopsporiiuj van delfstoffert, n° 6 — 1915 — 
pp. 1-178, pis i-xx. La Haye. 

Describes a large collection of seeds derived from lignitic clays and loams 
found at three localities on the Dutch-Prussian border. The three deposits 
proved to be of the same âge, but what the âge was, remained uncertain. 
Stratigraphy showed it to be Pliocène ; study of the seeds showed it to be 
older than the Teglian (Upper Pliocène). The flora was provisionally referred 
to the top of the Middle Pliocène. 

The flora, named by the authors « the Reuverian », was found to contain 
a large number of extinct and exotic species, of which the greater proportion 
showed affinity to plants now endémie in certain mountain régions of the 
East of Asia and of North America. The proportion of thèse exotics was 
greater than that found in the Teglian, and greater still than in the Cromerian. 

The authors, accepting the earlier théories of a southward migration of 
plants from polar régions during late Tertiary times, explain the graduai 
extermination in Eurasia thus eviclenced, and the survival in the Far East 
and in North America, as due to the différence in trend of the mountain 
chains in thèse régions. The East-and-West mountain chains trapped ans 
exterminated the plants. The North-and-South mountain chains not only 
allowed free passage, but, during later Pleistocene oscillations of climate, 
offered facilities for a change of climate by a change of altitude, and thus 
became plant refuges. This theory explains many peculiarities in plant- 
distribution at the présent day. 

Subsidiary to the polar migration there was probably migration also 
from the Himalaya towards the Mediterranean and Atlantic. 

E.-M. Reid. 



78 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Reid, Eleanor-M., Two preglacial floras from Gastle Eden, Quart. 
Journ. Geol. Soc, vol. LXXVI, pi, 2 — 1920 — pp. 104-144, pis. VII-X. 

Describes a small flora of 11 species, probably of late Pliocène, or early 
Pleistocene âge, and a larger ilora of 114 species referred to the middle 
Pliocène. The material from which both were derived, had been carried 
by the Scandinavian ice in its advance, from some part of the area of the 
North Sea, into fissures in the Magnesian limestone of the Durham Coast, 
where it was later over-lain by Boulder Clay. The work shows that the 
stucly of seeds can be used to détermine the stratigraphical position of de- 
posits. A comparison with other Pliocène seed-collections led to the flora 
being referred to the middle Pliocène. 

The habitat of the flora is discussed, and it is shown that it was probably 
an upland flora, and that the land on which it grew must hâve stood at 
least 500 ft. above the Pliocène seadevel. 

Espèces nouvelleSjïprobablement éteintes: Ranunciiliis edenensistrès com- 
mune ; Spirsea erectistyla petit follicule oblong, Cralsegiis microcarpa 
très voisin de C. spathulala Michaux, C. nodulosa (five carpels), Potenlilla 
pliocseniea identifiée avec une espèce de Bidart près Biarritz, Bhus dunel- 
mensis qui rappelle une espèce chinoise (R. Sinica R. et W.), Ilex oblonga 
Genre très développé en Ghine, Melissa elegans analogue à M. parviflora de 
l'Himalaya ; beaucoup d'autres formes — dénommées génériquement — 
n'ont pas reçu de nom spécifique. 

E.-M. Reid. 

Reid, Eleanor-M., A comparative review of Pliocène floras, based 
on the study of fossil seeds. Quart. Journ. Geol. Soc, vol. LXXVI, 
part. 2 — 1920 — pp. 145-161. 

In orcler to détermine the stratigraphical position of the Gastle Eden 
and Reuverian floras, a comparison was macle of the percentages of ail 
exotics, and of exotics showing Chinese-North American affinities in five 
floras — the Cromerian, Teglian, Castlc Eden, Reuverian, and Pont-de-Gail. 
The percentages obtained were plotted ont, and were formel to lie upon a 
smooth curve. The indication given by this curve, that the Teglian belonged 
near the base of the Upper Pliocène, was in agreement with the conclusions 
of paleoozoology. The curve was therefore regarded as reliable, and its 
indications to be acceptée!. Thèse were : 1° That the Gastle Eden is Middle 
Pliocène, and the Reuverian Lower Pliocène ; 2° That the Chinese — North 
American flora first began to be exterminated and supplanted in West 
Europe about the Middle Miocène, the period of the greatest uplift of the 
trans-continental Eurasian mountain chains.; 3° That the in-coming flora, 
which supplanted the Chinese-North American flora, first macle its appea- 
rance in West Europe in the Middle Miocène. This flora is the pressent low- 
land flora of west Europe. 

The study lends strong support to the suggestion of G. and E. M. Reid, 
that the cause of extermination of thèse floras in West Europe, and their 
survival in the Far East and North America, is the différence in trend of 
the mountain chains in Eurasia and in the Far East and North America. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 79 

The history of the in-coming flora is traced, and reasohs are given for 
believing that it may hâve had its centre of dispersai in the Himalaya. 

Aulhors abslracl. 

RECTIFICATIONS DE NOMENCLATURE 

PAR M. M. COSSMANN 

Je relève dans « The Nautilus » (vol. XXXIV, n° 2, p. 66) la correction 
générique ci-après, laite pour cause d'homonymie : Acruroteuthis Berry 
(1920) à la place cVAcroteuthis Berry (1913), non Stolley (1911). Le Cépha- 
lopode génotype est Sepia média Linné, tandis que le véritable Acroleulhis 
est un fossile. 

D'autre part, dans une récente publication australienne, M. Hedley a 
proposé Provexillum (1918) pour remplacer Vexilla Swanson (1840), sous 
le prétexte qu'il existait antérieurement Vexillum Bolten (1798) : il y a, 
en effet, homonymie, mais les noms de Bolten n'ont aucune valeur scienti- 
fique puisqu'ils ont été publiés sans diagnose clans un simple catalogue mer- 
cantile ! 

Deux des dénominations génériques proposées par M. de Monterosato 
dans Boit. Soc. mal. liai. 1917, sont frappées d'homonymie : Pusiola {non 
Wall. Lepid.1863) que j'ai remplacé par Fusiolina. Truncularia(nonWiEGu. 
Pol.), auquel on substituera Trunculariopsis. 

Dans une récente Note sur trois Cérites de l'Oligocène, M. G. -F. Dollfus 
a publié (B. S. G. F. 1915), Ceriihium Archiaci qui fait double emploi avec 
une espèce bathonienne de Piette (1855) ; je propose de dénommer l'espèce 
oligocénique : Ceriihium Gustavei. 

M. de Monterosato a tout récemment (1919) publié une coquille des côtes 
de la Tripolitaine sous le nom Ceriihium (Hirtocerilhium) clavulum qui paraît 
faire quadruple emploi avec trois Cerithium clavulus (1842, 1852, 1900), 
attendu que clavulus (petit clou) n'est pas un adjectif. Il serait préférable 
que notre confrère remplaçât le nom clavulum. 

Nous connaissons deux Murchisonia Archiaciana, l'une dénommée par 
de Koninck (1843) dans le Garboniférien, l'autre par Whiteaves (1892) dans 
le Dévonien ; c'est à cette dernière espèce qu'il y a lieu d'attribuer le nom 
Whiteavesi nobis. 

Il existe deux Cypricarclia rostraîa, la première, qui est un Trapezium, 
a été décrite par Lamarck, en 1819, et c'est une coquille actuelle ; l'autre, 
publiée en 1850 par Morris et Lycett, est bathonienne, et, comme elle était 
confondue à tort par ces deux auteurs avec le véritable Isocardia roslrata 
Sow. du Bajocien, M. Bollier a substitué (1913) le nom Plesiocyprina 
Morrisi pour le fossile de Minchinhampton : il se trouve donc que l'homo- 
nymie est rectifiée de ce chef. 

Astarte bipartita Plul. (1839) homonyme postérieur de l'espèce pliocénique 
(-4. bipartita Sow. 1826) a été remplacée, en 1903, par A. calliglypla Dall, 
puis ce nom est remplacé lui-même par calligona, 14 pages plus loin dans 
la même publication ; s'agit-il d'un second cas d'homonymie ? L'espèce est 
figurée dans le t. VI de Min. Conch., p. 38, pi. DXXI, fig. 3. 



80 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Je relève deux Astarte striata, l'une actuelle a été décrite par Leaeh (1819) 
sous le nom générique Nicania, mais c'est bien une Astarte ; l'autre céno- 
manienne est de Sowerby (1826), c'est elle dont le nom doit être remplacé 
et je propose, en conséquence, A. blacdownensis (Min. Conch., t. VI, p. 35, 
pi. DXX, fig. 1.). 

Dans son répertoire paléontologique de la Sarthe, Guéranger a publié, 
en 1853, Astarte angulaia qui est homonyme de l'espèce actuelle de Wcod- 
ward (1832) ; je propose donc pour la coquille cénomanienne A. goniatula, 
le nom Guerangeri étant déjà préemployé par d'Orbigny. 

Je remarque que l'espèce actuelle Astarte siibsequilatera Sow. (1814) porte 
une dénomination bien voisine de subsequilateralis Alth (1850, Grét.) ; 
cependant il n'y a pas complète homonymie et le remplacement du premier 
nom ne serait pas justifié. 

Jelïreys a publié, en 1872, une Astarte depressa Brown, à laquelle il a 
attribué la date 1827 ; or il y a une espèce bajocienne du même nom (Goldfuss, 
1839), mais, la coquille actuelle tombant dans la synonymie d'une autre 
Astarte d'après M. Lamy (Journ. Conch. 1819), il n'y a aucune modification 
à proposer, quelle que soit la date qu'on adopte pour l'espèce de Brown. 

Il y a deux Astarte undala de la même année 1841, l'une actuelle (Gould), 
l'autre du Callovien (Munster) ; mais cette dernière a été publiée sous le 
nom générique Venus et c'est seulement en 1850 que d'Orbigny l'a fait passer 
dans le G. Astarte, de sorte que cette circonstance supprime toute hésitation 
sur le choix de celle des deux espèces dont il y a lieu de remplacer le nom ; 
je propose donc A. tliumauensis pour le Pélécypode d'Allemagne. 

La même conclusion se pose pour Astarte difficilis Jay (1850) et pour 
A. difficilis d'ÛRB. (1850) du Sénonien de Royan ; la date des volumes du 
Prodrome n'est pas exacte, il y a eu des retards dans leur apparition ; ce 
serait donc l'espèce fossile dont le nom devrait être remplacé s'il était bien 
avéré qu'il s'agit d'une Astarte. 




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Publié sous la direction de 

Maurice COSSMAIMIM 

avec la collaboration de MM. E. ASSELBERGHS, F. A. BATHER, F. CANU, 

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54 pi., 3 cartes, suppl., tables et conclusions 150 fr. 

T. III, Gastropodes, en deux gros fascicules in-8°, 17 pi. in-4° 100 fr. 

The Moll. oî the Ranikot série. — l re partie (1909), 8 pi. in-4°. Calcutta. 10 fr. 

Description de quelques espèces du Bajocien de Nuars (1910), 1 pi 5 fr. 

Les Coquilles des Calcaires d'Orgon. — B. S. G. F. (1917), 8 pi 10 fr. 

Etude compar. des Foss. recueillis dans le Miocène de la Martinique et de l'Isthme 

de Panama ; 1 er art., 5 pi., in-8°. Journ. ^Conch. 1913 10 fr. 

Description de quelques Péléc. bradfordiens et call. de Fougues. Soc. Nièvre. ... 5 fr. 

Cerithiacea et Loxonemataeea jurassiques (Mém. Soc. Géol. Fr.). 

Règles internationales de nomenclature zoologique, adoptées au Congrès de 

Monaco (1913) et annotées par M. Cossmann 5 fr. 

Monogr. illustr. des Moll. oligoc. des env. de Rennes (Journ. Conch., 4 pi.) 15 fr. 

Bajocien et Bathouien dans la Nièvre. — En collaboration avec M. de Gros- 

souvre (1920). B. S. G. F., 4 pi 15 fr. 

Deux Notes exlr. C.-B. Somm. S. G. F., avec fig, 2 fr. 50 

S'adresser à l'auteur, 110, Faubourg Poissonnière, Paris (X e ) 
Envoi contre mandat postal, port en sus 



REVUE CRITIQUE 



IP^LZEOZOOLOGrlIE 



ET DE PALEOPIIVrOLOGIE 



Numéro S — J"-u.illet 1921 



SOMMAIRE : 

Paléozoologie : 

Paléontologie générale, par M. G. -F. DOLLFUS . 

Mammifères et Reptiles, par M. L. Joi.EAUD 

Insectes, par MM. Cossmanx et Lesne 

Crustacés, par M. M. Cossmann 

Paléoconchologie, par M. M. Cossmann et M"' 1 GlIJ.E'i 

Bryozoaires, par' M. F. Caxu 

Cœ'enlérés, par MM. Cossjianx et GlÔNOUX. . . . 

Foraminifères, par MM. Dollfus, GiGXOUX et Kereorn 
Paléophytolog-ie, par M. P. Fritee. etc. ...... 



P;iges 
81 
83 

102 

104 

ioti 

123 
127 

i3o 

134 



Paléozoo/ogie 

T^aleozoology \ F 1 aleozoologia 

PAT ÉOXTOLGGI E GÉNÉRAL E 

Morley-Davies, A., An introduction to Paleontology. 41-1 p., 100 fig. 
Londres, 1920. 

Le petit manuel de M. Davies est fort original; il est le reflet d'un ensei- 
gnement expérimenté. Chaque grand groupe d'animaux est examiné zoo- 
logiquement : avant aucune considération paléontologique, l'auteur a cons- 
taté que les notions d'histoire naturelle données dans les cours de Zoologie 
étaient insuffisants pour le paléontologiste : ce sont les groupes les plus 
négligés dans la faune actuelle' qui apparaissent les plus importants dans 
l'étude des fossiles. Il prend des types et les examine dans les grands traits 
de leur organisation avant de tirer les éléments qui permettent de descendre 
dans le détail cle la classification et de conduire à une détermination pra- 
tique. 

Le premier groupe examiné est celui des Brachiopodes, parce qu'il est de 
développement intermédiaire, qu'il est bien délimité et que les espèces qui 
en font partie sont tout spécialement utiles aux stratigraphes dans l'établis- 
sement de leur échelle sédimentaire. M. Buckman ■ — qui a fait une étude spé- 



82 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 

ciale de ces fossiles dans ces dernières années — a prêté son concours. Voici 
les grandes lignes de cette classification : 

I. Atremata, Brachiopodes inarticulés, deux Sous-Ordres : Obolacea, 
Lingulacea. — II. Neotremata, inarticulés à valves coniques, trois Sous- 
Ordres : Acrotrelacea, Discinacea, Craniacea. — III. Protremata, Brachio- 
podes articulés dont l'area (delthyridium) est réduit en étendue, pas encore de 
cadre brachial ou très réduit : Strophoslo?nacea, Penlameracea. — IV. Teleo- 
tremata, deltidilum bien développé, supports brachiaux développés : 
JUujiichonellacea, Terebralulacea, Spiriferacea. Quelques mots sont consacrés 
à caractériser les principaux Genres ; il est bon de rappeler que six mille 
espèces sont connues; 133 sont encore vivantes, dont 23 sont connues aussi 
à l'état fossile. 

L'auteur passe ensuite à l'étude des Lamellibranches et il commence par 
décrire comme type un Peclunculus ; il conçoit trois rameaux suivant leur 
manière de vivre, avec branchie libre comprenant : Nuciilacea, Naiadacea, 
PrœJielerodonla, Ilelerodonla. Rameau fixé avec area et Dysodonla. Rameau 
perforant ï\vec\aDesmodonla. Mais ce sont là des séries parallèles conduites 
par l'adaptation et non des filiations directes. 

Nous passerons rapidement sur les Gastéropodes — qui ont paru à l'au- 
teur de moindre intérêt — pour arriver aux Céphalopodes qui constituent 
un groupe d'un intérêt exceptionnel tant par son utilité que par sa com- 
plication ; d'excellentes figures contribuent à les faire bien connaître, mais 
M. Davies a craint de s'engager dans le maquis de leur classification de 
détail, qui l'aurait conduit trop loin; il n'a reproduit que le schéma des Be- 
lemnitidse, qu'il considère comme étant encore insuffisamment étudié. L'his- 
torique du développement, des Ammoniiidee, inspiré par M. Buckman, 
mériterait d'être reproduit, en entier. 

La suite des leçons se poursuit par l'étude des Trilobites et des autres 
Arthropodes ; il décrit tout d'abord un type bien connu avec détails, le 
Calymene Blumenbachi et, quand l'élève sera bien maître de l'organisation 
de cette espèce, il passera facilement à la détermination des autres. La 
classification est celle du professeur Swinnerton de Nottingham : 

I. Opistopharia avec quatre Sous-Ordres : Mesonacida, Conocoryphida, 
Trinucleida, Odonîopleurida. — IL Proparia ne renfermant que quelques 
Familles du Gambrien et de l'Ordovicien, comme Eucrinuridœ, Phacopidœ, 
Cheiruridœ. 

Suivent quelques mots sur les Poissons et seulement le cadre de la classi- 
fication des Reptiles et des Mammifères; le sujet est trop vaste pour pouvoir 
être abordé dans cette introduction élémentaire. 

On passe directement aux Echinodermes, subdivisés en Pelmatozoa et 
Eulentherozoa. Description de quelques types de Giïnoïde, d'un Cys- 
tide et d'un Blastoïde, et nous touchons les Echinides. Deux espèces com- 
munes et caractéristiques sont décrites avec détails : Conulus albogalerus 
et Micrasler corangaimim, une petite classification et une courte biblio- 
graphie. 

M. Davies discute plus longuement sur les Graptolites; on voit que c'est 
un sujet qu'il possède depuis longtemps ; il signale et figure les Genres prin- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 83 

cipaux. L'ouvrage se termine par quelques pages sur les Polypiers et les 
Spongiaires, au voisinage desquels sont annexés les Protozoaires. 

"Comme complément, il y a des conseils sur la manière d'arranger les col- 
lections et des explications sur la nomenclature, dont les règles sont rare- 
ment enseignées et qui ont bien leur place dans un manuel élémentaire. 

Des tables supplémentaires donnent les divisions des temps géologiques 
avec des détails plus spéciaux, comme la subdivision du Jurassique en étages 
en grande partie d'après les vues de M Buckman, la classification du Cré- 
tacé et du Tertiaire, également en étages d'après les zones successives des 
Foraminifères caractéristiques, et celle du Jurassique d'après les zones ou 
Hemerse des Ammonites. Il y a là des renseignements très résumés qu'on 
ne trouvera pas ailleurs. Dans une petite feuille volante « d'addenda et cor- 
rigenda », M. Davies explique qu'il à suivi un phylum ascendant dans les 
premiers chapitres jusqu'aux Vertébrés et un ordre descendant dans les 
chapitres qui les suivent. C'est qu'aujourd'hui l'entreprise d'un manuel 
de Paléontologie est singulièrement délicate pour un seul savant; la spéciali- 
sation est si grande que chacun à peine à bien connaître un seul groupe et 
que des choses, même importantes, échappent facilement. 

Certainement, les professeurs de Paléontologie qui aurait à s'adresser 
à de jeunes élèves trouveront des directions précises dans le nouveau tra- 
vail présenté par le professeur londonien, qui a le grand mérite d'avoir su 
se mettre à la portée de ses jeunes lecteurs. 

G. DOLLFUS. 

MAMMIFÈRES ET REPTILES 

par M. L. Joleaud 

Roule, Marcellin, Les hommes fossiles. Eléments de Paléontologie 
humaine. -- 1921 -- in-8°, 492 p., 239 fig. Paris, Masson. 

Le Traité de Paléontologie humaine que vient de publier M. Marcellin 
Boule, l'émment professeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, 
marque la première grande étape franchie clans l'étude des « Hommes fos- 
siles ». 

Née en France, à la suite des sensationnelles découvertes de Boucher de 
Perthes, en 1838, l'Anthropologie préhistorique a été véritablement fondée 
en 1860 par Edouard Lartet. C'est de France encore, que cette branche des 
connaissances humaines a reçu ses directives, sous la haute impulsion de 
Hamy,de Gabriel de Mortillet, de MM. Carthailhac et Salomon Reinach, de 
Déchelette enfin, tombé glorieusement au début de la grande guerre. M. Mar- 
cellin Boule qui assume aujourd'hui les fonctions de Directeur du premier 
Institut de Paléontologie humaine et qui, depuis plus de trente ans. dirige 
la partie paléontologique de la Revue L'Anthropologie, était à la fois le géo- 
logue, le biologiste et l'archéologue le mieux qualifié pour écrire un livre 
sur les Hommes fossiles. 

Les Primates ont pris naissance au début de l'ère tertiaire, à l'Eocène 
inférieur. Parmi eux, nous voyons se spécialiser, dès l'Oligocène, des Anthro- 
poïdes. La phase et le lieu de plus grande différenciation de ceux-ci semble 
avoir été le Miocène supérieur de l'Inde. 



84 PALÉOZOOLOGIE ET PALÈOPHYTOLOGIE 

Dans l'ensemble des Primates, la branche humaine avait vu évoluer à 
côté d'elle de nombreux rameaux d'Anthropoïdes, dont certains ont pu 
dépasser les stades des Singes actuels et acquérir des caractères qui les onl 
placés — à plusieurs points de vue - - presque sur le pied d'égalité avec 
l'Homme. Tel a pu être, selon M. Boule, le cas du Pithécanthrope, parmi 
les Gibbons; celui du Sivapithecus, parmi les Dryopithèques ou les Gorilles. 

Si nous connaissons d'assez nombreux Anthropoïdes miocènes, une quin- 
zaine d'espèces peut-être, nous ne possédons encore que bien peu de données 
sur les singes pliocènes. Quant aux Hominiens, rien n'est encore venu dé- 
montrer d'une manière péremptoire leur présence à ces époques géologiques 
de la fin de l'ère tertiaire : leur existence cependant semble biologiquement 
possible au Miocène et très probable au Pliocène. 

M. Boule verrait volontiers dans ceux-ci une branche qui *e serait greffée 
sur le tronc commun des Primates, après ia différenciation des Lémuriens, 
mais avant celles des Platyrrhiniens, des Gatarrhinicns et des Anthro- 
poïdes. L'Asie a certainement joué un grand rôle dans l'évolution de nos 
lointains ancêtres, peut-être dès le Pliocène, mais l'Afrique a pu, comme 
elle, être le berceau de l'humanité. 

L'Homme d'Heidelberg du début do^ temps quaternaires (''tait contem- 
porain d'un outillage amygdaloïde peut-être originaire d'Afrique, mais ré- 
pandu dans fout le globe. 

Sa mandibule offre une physionomie singulièrement archaïque : certains 
de ces caractères rappellent ceux des Singes inférieurs, voire même ceux des 
Lémuriens. 

Le 18 dévembre 1912, S. Woodward fait connaître, sous le nom cVEoan- 
thropus Dawsoni, les ossements humains de Piltdown, au nord de Newhaven. 
Les ossements humains trouvés dans celte localité comprennent un crâne 
incomplet, une demi mandibule inférieure, des nasaux, une canine et un 
fragment d'un autre crâne. 

Les os des crânes, très épais, sont plus voisins de ceux de VH. sapiens 
actuel que de Y'H. neanderlhalensis : les arcades orbitaires, en particulier, 
n'y sont pas plus développées que chez un Homme moderne. Malgré certaines 
particularités archaïques, les crânes de Piltdown semblent avoir simplement 
appartenu à \m H. sapiens primitif, H. Dawsoni; ils paraissent tout à fait 
comparables au crâne aurignacien de Gombe-Capelle. 

La mandibule, au contraire, rappelle celle d'un Chimpanzé et il en est 
de même de la canine isolée. M. Boule a proposé le nom Troglodytes 
Dawsoni pour l'être auquel ont appartenu les dernières pièces, tandis que 
G. -S. Muller et W.-K. Gregory l'appellent Pan velus. 

A ce même type de Chimpanzé appartiendrait peut-être aussi deux dents 
recueillies — en 1892 — à Taubach, près de Weimar, par Weiss. 

Indépendamment de la mâchoire cVH. heidelbergensis remontant au Chel- 
léen et du crâne d'H. Dawsoni, un peu plus jeune, datant peut-être seulement 
de l'Acheuléen, on connaît encore une mandibule humaine décrite par 
G. Schwalbe en 1914 et provenant d'Ehringsdorf, près de Weimar. Cette 
pièce osseuse est remarquable par l'absence de menton. L'Homme d'Ehrings- 
dorf était incontestablement de type très différent de celui de Mauer et de 
celui de Piltdown. Ainsi, dès le Pliocène inférieur, trois races humaines étaient 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG I E S5 

individualisées dans nos pays, témoignant alors de l'ancienneté de notre 
espèce sur le globe. 

Le Pléistocène moyen ou Moustéricn offre un outillage en silex encore 
de forme amygdaloïdes, mais plus petit, plus plat et plus fin qu'aux périodes 
antérieures. Des fragments d'os sont dès lors utilisés par l'Homme, qui se 
réfugie dans les cavernes devant la dernière grande invasion glaciaire de 
nos pays. 

De cet Homme, nous connaissons depuis 1856 les caractères de la calotte 
crânienne. Découverte à Neanderthal, près de Dusseldorf, cette pièce osseuse 
décrite par Schaaffausen est devenue le type de H. neandeiihalensis King, 
que caractérisent un crâne très bas et des arcades orbitaires remarquable- 
ment développées. 

L'ensemble du squelette de l'Homme de Neanderthal diffère profondé- 
ment de celui d'un Australien : aucun lien de descendance ne peut exister 
entre ces deux êtres. 

Ce n'est toutefois pas une raison pour faire de cet Homme fossile le type 
d'un Genre spécial comme l'ont proposé G. Sergi (Palœoanlliropus), Bona- 
relli (Protanihropus) et F. Ameghino (Prolhomo). Bien des noms spécifiques 
lui ont été donnés : H. neandevlhalensis, primigenius, antiquus, incipiens, 
Europseeus, spyensis. mousteriensis, krapihensis, breladensis. Il est indé- 
niable qu'il ne nous apparaît pas, dans l'état actuel de nos connaissance, 
comme relié aux races vivantes par des formes de passage. Il est donc lo- 
gique d'en faire, d'après notre conception de la nomenclature zoologique, 
une espèce à part. Sa physionomie archaïque contraste avec celle du véri- 
table H. sapiens qui semble déjà représenté au Paléolithique moyen et peut- 
être même ancien. L'on ne saurait donc être l'ancêtre de l'autre et l'origine 
de ces deux espèces doit être cherchée dans un passé antérieur aux temps 
moustériens. H. nèanderihalensis semble être -un survivant de nos proto- 
types ancestraux relégué au milieu de la faune holarctique à Elephas pri- 
migenius. Peut-être était-ce un descendant de H. heidelbergensis modifié 
par les changements du milieu, descendant qui n'aurait lui-même pas laissé 
de postérité. 

Les hommes du Pléistocène supérieur de notre pays sont, en somme, de 
véritables H. sapiens, tous dolichocéphales. Les trois principaux types 
que nous voyons se succéder sur notre sol, Grimaldi, à l'Aurignacien, Cro- 
Magnon, surtout au Solutréen, Ghancelade. au Magdalien, présentent des 
affinités, le premier avec les Nègres, le second avec les Blancs, le troisième 
avec les Jaunes. Les Aurignaciens auraient une origine africaine ; les Cro- 
Magnon étaient des méditerranéens; les Chancelades auraient évolué d'abord 
dans des contrées septentrionales. 

Le chapitre peut être le plus original du magistral Traité de M. Boule 
est celui intitulé « Des Hommes fossiles aux Hommes actuels ». L'auteur 
s'est efforcé d'y relier les temps paléolitiques aux temps néolithiques, les 
temps protohistoriques aux temps historiques, du moins en ce qui concerne 
l'Europe occidentale, centrale et méridionale. L'on ne peut, il est vrai, étu- 
dier dans ces contrées que les termes ultimes de l'évolution des races, l'ori- 
gine devant en être cherchée en Asie et en Afrique, dans ces « grands labo- 
ratoires de vie de l'Ancien Monde ». 



86 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

La période de transition du Paléolithique au Néolithique est bien connue 
dans nos pays depuis les belles découvertes d'E. Piette au mas d'Azil (Ariège): 
R. Schmidt a trouvé à Ofnet (Bavière) une sépulture de cet âge, où était asso- 
ciés des dolichocéphales et des brachycéphales. Les dolichocéphales, à face 
longue et de petite taille, différaient du type de Cro-Magnon et rappelaient 
la race méditerranéenne actuelle d'Europe. Les brachycéphales, nouvellement 
arrivés dans notre pays, s'y sont maintenus depuis et y forment aujourd'hui 
la race alpine. 

Les dolichocéphales à face courte de Cro-Magnon ont continué à vivre au 
Néolithique de nos contrées, à côté des envahisseurs, brachycéphales alpins 
et dolichocéphales méditerranéens à face longue et de petite taille. 

Dès le Néolithique, le type méditerranéen prédomine en Portugal, en 
Espagne, dans l'Italie du Sud, en Sardaigne, eu Sicile, à Malte, en Crête, 
peut-être même en Egypte. 

En Suisse, on voit, à la fin du Néolithique, se mélanger aux brachycé- 
phales alpins des dolichocéphales de grande taille, à face longue, se ratta- 
chant à la race nordique de l'Europe actuelle. Ceux-ci dominent dans les 
sépultures néolithiques en Allemagne, en Bohême, en Hongrie, en Ukraine, 
en Pologne. Dans la Russie centrale et septentrionale, ainsi qu'en Scandi- 
navie, ils sont à peu près seuls représentés. 

Dès le Néolithique donc, les trois races actuelles de l'Europe occupent 
la plupart des régions où nous les retrouvons déjà aujourd'hui. 

Homo nordicus ne saurait être originaire de la Scandinavie, cette contrée 
étant demeurée couverte de glaciers pendant tout le Paléolithique. M. Boule 
place son berceau dans la Russie centrale, méridionale et orientale. De là, 
il aurait gagné, au fur et à mesure de la fusion des glaces, les rivages de la 
Baltique et des mers du Nord, qui seraient devenus, suivant l'heureuse 
expression de Camille Julian, « le centre religieux dc^ langues aryennes». 

H. medilerraneus, de l'Afrique du Nord et de l'Asie antérieure, apparenté 
à la race de Cro-Magnon, a importé en Europe la civilisation néolithique 
et les constructions mégalithiqes. 

H. alpinus, parti des régions ouralo-altaïques, a commencé à migrer vers 
l'ouest dès la fin des temps glaciaires, à la suite de la faune des steppes. 
Procédant par infiltration, il ne s'est, semble-t-il, déplacé en masse qu'à par- 
tir de l'âge du bronze. Imprégnés progressivement parla civilisation méditer- 
ranéenne, il l'aurait ensuite propagée en Occident. Largement répandu encore 
aujourd'hui dans la zone où la péninsule européenne se soude au continent 
asiatique, il est réduit vers l'ouest à une aire de dispersion de plus en plus 
étroite qui_ s'insinue entre les pays des Méditerranéens bruns et celui des 
Nordiques blonds, pour atteindre la Bretagne. 

Les restes d'Hommes fossiles trouvés dans l'Afrique du Nord et datant 
du Paléolithique supérieur offrent les uns le type de Cro-Magnon, les autres 
un faciès négroïde. M. Boule en conclut qu'au Quaternaire des Blancs com- 
parables au type de Cro-Magnon occupaient déjà les rives méditerranéennes 
de l'Afrique, qui était peut-être le berceau de leur race. Des Négroïdes afri- 
cains, franchissant le Sahara, alors qu'il n'était point encore un désert, se 
seraient avancés vers le Nord, atteignant jusqu'à la région de Menton et 
important dans ces contrées la civilisation aurignacienne. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 87 

C'est de ces types négroïdes que semblent se rapprocher les crânes d'Ol- 
doway (Nord-Est de l'Afrique orientale) et de Boskop (Transvaal) trouvés 
tous deux en 1914. Si l'un et. l'autre remontent au Pléistocène, on pourrait 
y voir la confirmatioon de la grande ancienneté du type noir en Afrique. 

L'existence de l'Homme au Quaternaire en Amérique a fait et fait encore 
l'objet de nombreuses discussions. Les Indigènes actuels ou Amérindiens 
forment un groupe homogène dérivé des populations jaunes venues de l'an- 
cien monde. Suivant M. Boule, leurs plus anciens restes authentiques 
semblent remonter à la fin des temps pléistocènes, peut-être à une phase 
comparable à notre Paléolithique supérieur ou à notre Azilien. La migration 
en masse de ces hommes originaires d'Asie, demeurée impossible tant que 
les glaciers s'étendaient largement dans l'Amérique du Nord, se serait 
produite dès le début de la période postglaciaire. 

En Asie et en Australie, comme en Afrique et en Amérique, les princi- 
paux types actuels étaient déjà individualisés à la fin fout au moins du Pléis- 
tocène. 

Partout sur la terre s'est poursuivi le perfectionnement de l'Humanité. 
Depuis l'utilisation de la pierre et la découverte du feu, les groupements 
humains qui se sont relayés dans les différents milieux de la biosphère ont 
hérité des traditions de leurs devanciers et les ont fait progresser. 

Le beau livre de M. Boule, d'une haute portée philosophique, vient à 
son heure marquer les progrès considérables accomplis depuis le début du 
siècle par la Paléontologie humaine et le rôle prépondérant joué dans ce 
domaine scientifique par la pensée française. L. Joleaud. 

Allen, G. -M., An extinct Octodont from the Island of Porto-Bico, 
West Indies. Ann. N. Y. Acad. Se, XXVII — 1916 — pp. 17-22, pi. I-V. 

Des cavernes de l'île de Porto-Bico, le D 1 ' Boas a décrit un grand Rongeur 
allié à Plagiodonlia, etW . De Miller, un Oiseau, du genre Amazon ia. Le pre- 
mier de ces Vertébrés, qui fait l'objet de la Note de G. -M. Allen, est décrit 
ici sous le nom Isolobodon porloricense. Gomme Plagiodonlia, il serait ré- 
cemment éteint et sa disparition ne serait peut-être guère antérieure à 
l'arrivée des Européens clans l'île. Plagiodonlia, presque complètement exter- 
miné déjà du temps de F. Guvier par les Haïtiens, n'existe certainement 
plus aujourd'hui. 

Allen, G. -M., New fossil Mammals from Cuba. Bull. Mus. Compar. Zool. 
Harvard Coll., LXI. n° 1 — 1917 — pp. 3-12, 1 pi. 

Après avoir rappelé les récentes découvertes de Mammifères fossiles à 
Porto-Rico, Saint-Domingue et Cuba, par E.-H. Anthony et G.-S.-Jr. Mil- 
ler, celles plus anciennes du Genre Amblyrhiza à Anguilla et Saint-Martin, 
l'auteur discute la place systématique de Capromys columbianus Chapman 
de Cuba, dont il fait le type d'un nouveau Genre Synodanlomys. 

Du Genre voisin Geocapromgs, il décrit une nouvelle espèce fossile, éga- 
lement de Cuba, G. cubanus, qui vient prendre place à côté de G. Ihora- 
catus Miller, fossile de la Jamaïque, et des trois espèces vivantes de la Ja- 
maïque et des Bahamas. 



88 PAÎ.Ê0Z00L0GIE ET PALÉOPHYTOLOGIK 

Un autre type de Rongeur, Boromys, fournit également une nouvelle espèce 
fossile de Cuba, B. Torrei. 

Enfin la même caverne de la Sierra de Hato-Nuevo, dans la province de 
Matanzas, a fourni des restes d'un Insectivore, Nesophonies micrus, rap- 
proché d'une forme déjà connue à Porto- Rico. 



Anthony, H.-E., Preleminary report of fossil Mammals from Porto- 

RlCO, WITH DESCRIPTIONS OF A NEW GENUS OF GROUND SLOTH AND TWO 
NEW GENERA OF HYSTRICOMORPH RODENTS. Allll. N.-Y. AcCld. Se, XXVII 

— 1916 — pp. 193-203, pi. VII-XIV. 

Un grand Paresseux a été décrit jadis de Cuba sous le nom Megalocnus. 
Un nouveau type de ce groupe est signalé aujourd'hui de Cueva de la Ceiba, 
près d'Utuado, à Porto-Rico, sous le nom Aeratoenus odonlrigonus. C'était 
un Megalonychicke plutôt comparable aux formes du groupe Hapalops- 
Euclwlœops de la formation de Santa Cruz (Patagonie), mais d'âge pléis- 
tocénique. 

Les Rongeurs hystricomorphes sont représentés à Porto-Rico par deux 
formes, Elasmodontomys obliquus et Heteropsomys insulans, dont les affi- 
nités précises semblent difficiles à préciser. 

Parona, C.-F., Ragguagli sopra gli ossami fossili trovati in una tomba 
presso Anteopolis. Alli Reale Accad. Scienze Torino, LUI — 1918 — 
pp. 819-830. 

Les ossements étudiés ont été trouvés dans une tombe du désert près 
d'Anteopolis (\P de Gau, Haute Egypte). Ils ont été transportés là par 
l'homme et semblent provenir d'alluvions néolithiques pliocènes. 

L'auteur rappelle les travaux antérieurs de Th. Studer, de Ch. Andrews 
et de E. Sfromer sur le Pliocène de l'Oued Natroun, ainsi que ceux de 
E. Haug sur le Pliocène de l'Omo. La faune d'Anteopolis comprend Equus cf. 
siualensis Falc. et Cantl. (ou cf. Slenonis Cocchi), Sus cf. erymanthiiis Roth. 
et Wagner, Hippopolamus cf. Hexaprotodon sivalensis Falc. et Canth., 
Camelus sp., Ceruus sp., Camelus sp., Boselaphus (?), Bos sp., Felis (?), 
Crocodilus cf. palseindicus Facl., Trionyx sp., Laies sp. 

Je ferai remarquer que cette faune, si elle ne résulte pas d'un mélange 
d'ossements de provenance et d'âges divers, paraît comparable à celle du 
Boulder conglomérats (Villafranchien de l'Inde). La présence d'un Hexa- 
protodon serait un fait nouveau pour l'Afrique ; en Europe, ce Sous-Genre 
n'est connu «pie du Pontien supérieur. De même l'existence d'un Cervidé 
en Egypte ne nous avait jusqu'à ce jour été révélée que par des documents 
archéologiques, datant des temps prédynastiques de l'Ancien Empire. 

Je rappellerai que des Mammifères attribués au Pliocène récent avaient 
déjà été signalés dans la vallée du Nil : 1° à Kalabsee, près d'Assouan {Hippo- 
polainus amphibius) (!) ; 2° à l'oued Halfa, à 150 milles plus au sud, 



(!) H. Falconer, Ouarl. Jourri. Geol. Soc, XXI, 1S65, pp. 161-163 et Palœonlological 
Memoirs, II, pp. 633-635. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 89 

en Nubie (Equus Slenonis ou sivalensis Bos sp.) ( x ) ; 3° à Khartoum (Soudan) 
(Elephas meridionalis) ( 2 ). 

Les Hippopotames, représentés au Pliocène inférieur dans le nord-ouest 
africain par deux types tétraprotodontes (H. hipponensis del' ouest. Natroum, 
H. amphibius de I'Omo), auraient aussi compté deux formes au Pliocène 
supérieur dans les mêmes contrées, l'une peut-être hexaprotodonte (H. cf. 
sivalensis cV Anlheopolis), l'autre tetraprotodonte (H. amphibius de Kalabsee): 
c'est à celle-ci que E. Stromer rapporte les dents de conglomérat de la petite 
île Iris, près de l'île Argo, en Nubie, au-dessus des cataractes* rapportées 
par Ruppel ; Falconer en avait fait le type de H. annectens. 

L'Equidé d'Anteopolis est très vraisemblablement comparable à celui 
de l'oued Halfa : ce dernier offre certaines analogies avec E. quaggoides 
et les Zèbres actuels. M. Boule a montré que de même les Equidés du Pliocène 
supérieur d'Algérie rappelaient par certains caractères les zèbres de l'Afrique 
du Sud. 

Repelin, J.. Sur de nouvelles espèces' du genre Entolodon Aymard 
(Elotherium Pomel, Arch/eotherium Leidy, Oltinotherium Del- 
fortie, Pelonax Gope). C.-R. Ac. Se. Paris, t. GLXVI — 4 mars 191» — 
pp. 397-399. 

Repelin, J., Sur les espèces ou mutations nouvelles du genre Ente- 
lodon Aymard. Bull. Soc. Géol. France, 4 e série, t. XIX — 1919 — pp. 
11-14, 1920. 

Deux espèces nouvelles du genre Enlelodon peuvent être séparées de E. ma- 
gnum Aymard, forme typique du gisement de Ronzon. La première, E. De- 
guilhemi, qui provient des mollasses stampiennes de Villebramar, est connue 
en particulier par une mandibule presque entière, dont les dents sont plus 
grandes que celles d'E. magnum ; les premières prémolaires sont très espacées 
comme clans les formes américaines. La seconde, E. Depereli, trouvée dans 
les phosphorites du Ouerey, offre une arrière molaire avec un fort talon, 
comme il n'en existe dans aucune forme européenne. La mâchoire est plus 
courte et plus trapue que dans les Enlelodon déjà connus. 

En 1920 le même auteur fait connaître trois mutations de chacune des 
espèces qu'il a distinguées en 1918. E. magnum mut. antïquum est plus petit 
que le type. Ses dents sont de forme comparable, quoique plus simples. 
Ce serait une variété plus ancienne dont dériverait le type cle Ronzon. Il a 
été trouvé, en effet, dans le Latdorfien inférieur de Soumailles, avec les 
premiers Rhinocérotides et les derniers Palseolherium. E. Deguilhemi mut. 
zachariensis provient du Rupelien inférieur (ou peut-être encore du Latdor- 
fien de St-Zacharie (Var). Les trois seules dents que l'on en connaisse incli- 
quent une forme plus petite que celle du Stampien cle Villebramar. Enfin un 
fragment de mandibule, du Stampien supérieur de Briatexte, présente de 
grandes analogies avec la forme des phosphorites, qui serait également stam- 



( x ) R. Lydekker, Quart Journ. Geol. Suc. XLIII, 1887, pp. 1G1-163. 
( 2 ) C.-W. Andrews, Geol. Mac/., n. s., 5, IX, 1912, p. 110-113. 



90 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

pienne. Elle offre cependant des dimensions moindres et constitue pour M. 
Repelin VE. Depereti mut. hrialexlensis. 

Des dents de phosphorites offrent un type intermédiaire entre E. magnum 
et E. Deguilhemi. Par conséquent les gisements du Ouercy montraient asso- 
ciés des Enlelodon à M 3 avec talon et des Entelodon à M 3 sans talon, comme 
le gisement du Sud-Ouest. 

Il me paraît impossible de se prononcer sur la valeur de ces nouvelles 
coupures spécifiques et sous-spécifiques en l'absence de toute figure. L'exis- 
tence de formes de passage entre E. magnum et E. Deguilhemi me semble 
indiquer que la seconde est une mutation rupélienne de la première. On au- 
rait la série : E. magnum anliquum (Lattorfien inférieur), E. magnum 
(Lattorfien supérieur), E. Deguilhemi zachariensis (couches de passage du 
Lattorfien au Rupélien), E. Deguilhemi (Rupélien). 

Koman, F., Restes de Mammifères terrestres des Marnes aouita- 

NIENNES MARINES DE FoNTCAUDE PRÈS MONTPELLIER. Bllll. Soc. Géol. 

France, 4 me sér., I, XIX — 1019 — pp. 33-37, 1 fig. 1920. 

Dans I'Aquitanien de Caunel, près Fontcaude, notre regretté confrère et 
ami Maurice Gennevaux avait découvert, avec M. Roman, dc^ dents de 
Protapirus Douuillei Filhol. Elles diffèrent sensiblement de celles de P. pris- 
ais Filhol des phosphorites du Ouerey et n'était encore connu que de I'Aqui- 
tanien de St-Gérand-le-Puy. 

Avec ces dents, en a été trouvée une autre, attribuée à un Amphitragulus 
de la taille de A. gracilis Pomel. 

Stock, G., An early tertiary verterrate fauna from the southern 
coast ranges of Galifornia. Univ. Califomia Public., Bull. Départ 
GeoL, vol. XII, n° 4 — 1920 — pp. 207-276. 6 fig. 

Cette Note a trait à des Mammifères trouvés dans la vallée de San Joaquin 
(Californie), au Canon de Tecuja. L'un de ces animaux est un Hi/perlragulus, 
forme relativement ancienne de Chameau ou de Cerf, un Rhinocéros et un 
Ecureuil. L'Hyperlragulus de Californie ressemble plutôt à celui de l'Oligo- 
cène de John Day dans l'Orégon oriental, qu'à //. ordinatus, du Miocène infé- 
rieur des couches de base de Rosebud (Dakota du Sud). Le Rhinocéros, 
un Caenopus ou un Diceralherium rappelle C. occidentalis de John Day. Le 
Sciuridé est comparé à Cilellus Beecheyi Fisheri, qui habite aujourd'hui 
la région voisine de Fort Tejon. La faune de Tecuja correspondrait, dans la 
province de la côte pacifique à celles de John Day de la province du Grand 
Bassin et à celle de Brûle de la province des Grandes Plaines : toutes trois 
dateraient du sommet de l'Oligocène. 

Déliant, E.-G., Contribution a l'étude de là vie vertébrée insulaire 

DANS LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE OCCIDENTALE ET PARTICULIÈREMENT 

en Sardaigne et en Corse. — 1920 — in-8°, 95 p., 27 fig., 3 pi. Paris, 
Lechevalier. 

La plus grande partie du livre de M. Dehaut est consacrée à des questions 
de Zoologie pure ou de Philosophie, qui sortent du cadre de cette Bévue. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 91 

L'Antilope rupaciïne pléistocène de la Sarclaigne, décrite sous le nom 
N emorhœdusl Melonii, pourrait bien être un Myoiragus, Genre récemment 
créé par Miss D. Bâte pour un Ruminant quaternaire des Baléares. 

Joleaud, L., Remarques sur deux Vertébrés néogènes de l'Afrique 
nord-orientale. C.-B. Soc. Géol. France — 1920 — n° 16, pp. 196-198. 

Le Gavialidé du Pliocène de l'Omo (Ethiopie), qui est identique à celui 
de Wadi Natroun (Egypte), doit s'appeler Enthecodon Brumpli. 

Masrilherium Depereli du Burdigalien de Moghara (Egypte) est un Artio- 
dactyle voisin des Brachvodus, mais dépourvu d'incisives, comme Apro- 
todon Woodwardi, Artiodactyle voisin des Hippopotames découverts dans 
l'Aquitanien des Bugtibeds (Beloutchistan). 

Boulanger, G. -A., Sur le Genre Saphacosaurus. Rhynchocéphalien 
du Kimméridgien de Gérin. C.-JR. Acad. Se, CLXIX — 6 oct. 1919. 

Pour répondre aux critiques de Watson, l'auteur a procédé à un nouvel 
examen des crânes de Saphaeosaurus Thollierii H. v. Meyer. Ce Reptile ne 
présenterait en réalité aucune analogie avec le Pleurosaurus. Il serait bien 
réellement un Rhynchocéplale (s. s.) et devrait former le type d'une Famille 
spéciale, les Sauranodontida'. 

Broom, R. et Haughlon, S. -H., Some new Species of Anomodontia 
(Reptila. Ann. South African Muséum, vol. XII, 1917. Descriptions of 
the palseonlological material coltected bu the South African Muséum and 
llie Geological Survey of South Africa, part, V, 13, pp. 119-125, 6 i'ig. 

Les espèces décrites sont : Dicynodon Corslorphinei, cariîrons, Kogersî, 
pygnifeus, et Emydops platyceps. Elles proviennent des couches inférieures 
de Beaufort : sauf la première qui a été trouvée dans la zone à Endoihiodon. 
toutes ont été rencontrées dans la zone à Cislecephalus. 

Haughton, S. -H., Investigations in South African Fossil Reptiles 
and Amphibia. Part. 10. Descriptive Catalogue of the Anomodontia, 
with especial reference to the examples in the south african 
Muséum. Part. I. là. pp. 127-174, 44 fig., pi. XVI-XVIII. 

Les formes étudiées dans ce Travail sont: Dicynodon Jouberli Broom (1), 
megalorhinus Broom (3ex Oudenodon) (2), Coslorphinei Br. et Htn. (3), 
eyclops (4), feliceps Owen (5), gracitis Br. (ex Oudenodon) (6), iclidopsBB.. (7), 
lulriceps, Br. (8), pardiceps Owen (9), psittacops Br. (10) recurvidens Owen 
(11), trigoniceps Br., ex Oudenodon (12), alticeps Br. et Htn. (13), Colorhinus 
Br. (ex Oudenodon) (14), breviceps Htn. (15), cavifrons Br. et Htn. (16), 
grandis (17), Haïti Watson (18), ingens Br. (19), Kolbei Br., (ex Oudenodon) 
(20), lacerliceps Owen (21), laliceps Br. (22), leoniceps Owen (23), leonlops 
Br. (24), tissops Br. (25), moschops Br. (26). Musloi Htn. (27), planus Br. 
(28), platyceps Br. (29), pygmseus Br. et Htn. (30), Bogersi Br. et Htn. (31), 
Strigiceps Owen (ex Oudenodon) (32), lesludiceps Owen (33), lesludiroslris 
Br. et Htn. (34), Irigiceps Owen (35), truncatus Br. (ex Oudenodon) (36), 



02 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

iylorhinus Br. (37), Whailsi Bn. (38) ; Chclyrhynchus iachrymalys ; Diiclon 
galeops Bn. ; Eocyclops longus Br. ; Myosaurus gracilis : Prolystrosaurus 

natalensis, P. sirigops Br. (ex Dicynodon) ; Kannemèyeria erithrea Htn. 

Tous les Dicynodon proviennent des couches inférieures de Beaufort (Per- 
mieii supérieur) : 1 et 2 de la zone à Tapinocephalus, 3 à 12 de la zone à 
Endolhiodon, 13 à 38 de la zone à Cyslephalus. Ce Genre, doué d'un si remar- 
quable polymorphisme dans l'Afrique australe, voit le nombre, de ses formes 
se multiplier au cours de la période et passer de 2 à 10, puis à 28. 

Chelyrhynchus, de la zone à Endolhiodon, rappelle Dicynodon planas et 
Tropidoslqma microstema. Par l'extension du lacrymal jusqu'au bord nasal 
il se rapproche des types archaïques, comme Pareiasaurus. Son squelette 
est presque aussi large que long. Son museau est plutôt court, ses orbites 
larges ; son intertemporal est plus large que l'interorbital. Il n'y a pas de 
pariétal. Le lacrymal s'étend de l'orbite au nez et est complètement séparé 
de ce dernier par le maxillaire. Le septum maxillaire, qui se trouve dans la 
narine, s'articule avec le lacrymal. Le condyle est petit et non tripartite. 
Le palatal est court et large. 

Diiclon galeops parait provenir de la /.Ane ;'i Endolhiodon ; Eocyclops 
longus, de celle à Gyslecephalus. 

Myosaurus, qui a été trouvé dans la zone à Lystrosaurus des couches 
moyennes de Beaufort (Trias inférieur), est une forme alliée à Emydops. 
Prolystrosaurus. qui ;i été trouvé au même niveau, est intermédiaire entre 
Dicynodon et Lyslrosaarus : Dicynodon leslndiroslris représenterait, dans la 
zone à Gyslecephalus, un stade évolutif tendant vers Prolystrosaurus. 

Enfin Kannemèyeria est un grand Dicynodonte de la zone à Cynognathus, 
c'est-à-dire du sommet des couches supérieures de Beaufort. Il marquerait 
le terme ultime de l'évolution de ces Reptiles dans le Trias supérieur de 
l'Afrique australe. 

Haughton, S. -M., Some new Carnivorus Therapsida, with Notes upon 
the Brain-Gase in Certain Species. Ann. South African Muséum, 
vol. XII - - 1ÎMÎI — l'art. VI. 15 Investigations in South African Eossils 
Reptiles and Amphibia, pari. 11, pp. 175-215, f'ig. 45-59. 

Dans ce volume consacn: aux Therapsida, l'auteur décrit d'abord Ma- 
eroseelesaurus Janseni des couches inférieures rie Beaufort (zone à Tapinoce- 
phalus). Par sa physionomie générale, ce Genre rappelle les Uroma sauriens, 
Galechirus, Galepus, Galeops. Toutefois l'individualisation d'une forte 
canine les sépare de ce groupe de Reptiles pour le rapprocher des Théro- 
céphales. Les différences entre le squelette postcrânial de Macroscelesaurus 
et celui de Thérocéphales, tels que Iciidosuchus, sont assez peu importantes, 
tandis que les caractères de la dentition son! très favorables à un lel rappro- 
chement. 

Alopecognathus minor provient aus^i de la zone à Tapinocephalus. 

Wailhsia plalyeeps a été trouvé dans la zone à Cislecephalus des couches 
inférieures de Beaufort, Par les caractères généraux de son pahis et de son 
occipital, il confine aux Gorgonopsiens, donl il se sépare par sa crête parié- 
tale étroite et par l'absence de prépariétal, île vomer et de palatal. Il est 
aussi différent des Thérocéphales, Cynodontes et Bauridés typiques. S.-IL 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 93 

Haughton en fait le type d'une nouvelle Famille de Thérapsides, Whait- 

sidœ. „ . 

Akidnognalhus parvus a aussi été découvert dans la zone a Listeceplialus. 
C'est un type étroitement allié à Scaloposaurus et Iclidognaihus et qui, 
comme eux, doit prendre place dans la Famille des Scaloposauridés. Celle-ci 
présente un certain nombre de caractères communs avec les Bauridés ; 
plusieurs de ces caractères se retrouvent, d'ailleurs, dans tous les Théro- 
céphales inférieurs. Par leur physionomie générale, les Scaloposauridés dif- 
fèrent plus des Thérocéphales que des Bauridés, alors qu'ils s'en rapprochent 
par la forme de leurs molaires. 

Cynosuchus YVhailsi, également de la zone à Cislecephalus, est une forme 

étroitement alliée à Diademodon, qui semble le représenter au sommet de la 

■ série de Beaufort (zone à Cynognaihus) : les caractères communs portent en 

particulier sur la structure de la cavité cérébrale, sur le foramen pour la sortie 

des nerfs, sur le double condyle. etc. 

La Note de S.-H. Haughton se termine par des considérations sur la cavité 
cérébrale de certains Thérapsides : Dinocéphales (grand Tapinocéphaloïde), 
Gorgonopsiens (Scymnognathus, Gorgonognathus, Scylacops), Thérocéphales 
(Alopecognathus). 

Les caractères de la cavité cérébrale deDimeirodon et de Diademodon se 
retrouvent dans les Thérapsides carnivores. Les Gornonopsides ne sont 
pas étroitement alliés aux Gynognathidés, comme leurs caractères extérieurs 
pourraient le faire croire. En fait, les Gorgonopsides sont beaucoup plus 
étroitement alliés aux Pélysosauriens et aux Dinocéphales qu'aux autres 
sous-ordres de Théromorphe^. La position des Thérocéphales est incertaine : 
des Thérocéphales des zones inférieures de Beaufort dérivent les Scalopo- 
sauridés de la zone à Cisleeephalus et de ceux-ci descendent les Bauridés des 
couches supérieures de Beaufort. 

Airaglii, C, Sui molari d'Elefante delle alluvioni lombarde con 

OSSERVAZIONI SULLA FILOGENIA E SCOMPARSA DI ALCULI PrOBOSCIDATI. 

Mem. Soc. liai Se. Nal. Mus. Civ. Slor. Nat. Milano,YIll, fasc. 3— 1917 
— pp. 191-242, pi. XIII-XVI. 

Airaghi, C, Si lla scomparsa di alcuni grupi di animali e di végétale 
Riv. Se. Nal. « Nalura », IX — 1918 — 22 p. 

Le genre Mœrilherium comprend 3 espèces : M. gracile et Lyonsi Andr. 
(Eoc), M. Irigonodon Andr. (Oligoc). C'est de celle-ci que dérive le genre, 
Maslodon avec : M. Wintonï et Beadnelli Abdr. (Oligoc), M. pygmœus 
Dkp. ('= anguslidens Mayet, Gaud. pars), M. anguslidens Cuv.(= simo- 
viensis Lart.. virgatidens Mayet, Cuvieri Pomel, palœindicaLyd., M. lapi- 
roides Civ. (= luricensis Schinz.. pyrenaicus Lart., pandionis Lyd., M. 
longiroslris Kauf. (= Penlelici Gaud., alliais Wagner, lalidens Clift, peri- 
mensis Falc), tous du Miocène et M. arvernensis C. J. (= dissimilis Lort., 
breviroslris Gerv., Borsoni Hays, sivalensis Falc.) du Pliocène. 

Cette dernière espèce aurait donné Slegodon Clifli Falc. et S. insignis 
Falc. (= S. bombifrons et ganesa) du Pliocène, d'où dériverait, d'une part 



94 PALÉOZOOI.OGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

S. ofrtcanus L. (Actuel), d'autre part Loxodon meridionalis Nesti (■= plahi- 
frons et hysudricus F. et G.) (Pliocène). 

L. meridionalis serait l'ancêtre : 1° L. antiquus Falc. ( = prisais Faix.) d'où 
dériverait L. melitensis Falc. (= Falconeri Busk., mnaidrïensis L. Adams, 
Melitae Pohlig, cypriotes et crelicus Bâte) ; — -2° de â'Euelephas namadicus 
Falc. (= Trogontherii Pohlig, Wusti Pavlow, inlermedius Pontier). 

A son tour, celui-ci serait l'ancêtre 1° d' Euelephas indicush. et d'Eueléphas 
primigenius Blumb (= armeniacus Falc.) tous quaternaires ou actuels. 

La classification de G. Airaghi fait intervenir surtout l'épaisseur lamellaire 
(quotient de la longueur d'une dent par le nombre de lames) et l'indice la- 
mellaire (quotient de la longueur par la largeur de la dent. 

G. Airaghi rapporte à Stegodon africaniis, E. meridionalis Anca et Gem- 
mellaro, de Sicile. E. Cornaliae Aradas de Sicile, E. prisais Sismonda 
de Crête et E. allanliais Pomel d'Algérie. 

Au Loxodon melilensis, il attribue en dehors de l'Eléphant de Malte, celui 
de Sicile appelé armeniacus par Anca et Gemmellaro, ceux de Chypre et 
et de Crête appelés cypriotes, crelicus et antiquus par Miss Baie. 

L'interprétation donnée par C. Airaghi de la phylogénie des Probosci- 
diens diffère quelque peu de celle que l'on donne habituellement. Elle com- 
porte des modifications de nomenclature qui ne sauraient être adoptées. 
Le type de Loxodon est E. africanus que G. Airaghi exclut précisément de 
son Genre Loxodon. De même pour Euelephas dont les types sont E. hysu- 
dricus et planifrons, etc. Si les groupements admis par ce paléontologiste 
devaient être adoptés, son Genre Elephas devrait être Dicycloiherium Geof- 
froy 1837; son Genre Euelephas deviendrait Elephas Linné; son Genre 
Loxodon serait Euelephas Falconer 1857 ou Archidiscodon Pohlig 1888 ; 
à son Genre Stegodon Falc. 1S57 se substituerait Loxodon Guvier 1827. 

Osborn, H. -F., A long-jawed Mastodon skeleton from South Dakota 
and phylogenv of the Proboscidea. Bull. Geol. Soc. Am., XXIX — 
liWl — pp. 133-137, 1 ta M. 

H. -F. Osborn, qui a déjà publié d'importants travaux sur la phylogénie 
des Rhinocerotidés et des Tithanothéridés, vient de nous donner une brève 
synthèse de l'évolution des Proboscicliens : c'est le résumé d'un volumineux 
Mémoire qui va être publié par l'Airierican Muséum of Natural History. 

L'ordre des Proboscidiens comprend trois Familles : Dinolheriidse, Mas- 
todonlidœ, Elephaniidœ. Les Maslodonlidse se divisent en Bunomasiodonlidse 
(Longirostrinœ d'Afrique, d'Eurasie, d'Amérique, types : M. lapiroides, 
M. anguslidens, M. longiroslris). Rhynchorostrinse de l'Amérique du Nord, 
type : Rynchotherium UaxcaUv. Breviroslrinœ d'Asie et d'Amérique, types : 
M. mirificus, M. arvernensis, et Mastodontinse d'Europe, d'Asie et d'Amé- 
rique, types : M. Borsoni, M. americanus. Les Elephanlidse réunissent les 
Slegodonlime du Sud de l'Asie, les Loxodonlinx (Loxodonta antiquus, L. 
namadicus, Eléphants à défenses droites d'Eurasie et d'Afrique ; L. afri- 
canus, Eléphants d'Afrique) et les Euelephanlinœ (Euelephas planifrons, 
hysudricus, meridionalis, Trogontherii, primigenius, Mammouths d'Eurasie 
et d'Amérique du Nord ; Euelephas Colombi et imperaior. Mammouths 
d'Amérique et les Elephanlinre (Elephas indiens, Eléphant de l'Inde). 



PALÉOZOOLOGIE ET PÀLÉOPHYTOLOGIE 95 

Nous reviendrons plus longuement sur ces questions lorsqu'aura été 
publié l'imposant Mémoire annoncé. 

Joleaud, L., Contribution a l'étude des Hippopotames fossiles. Bull. 
Soc. Géol. France, 4, XX — 1920 — pp. 13-26, pi. I. 

Hippopolamus madagascariensis Gulderg (= H. Lemerlei Grandidier) 
esL une petite forme subfossile de Madagascar, qui, dans le jeune âge, ne 
possède qu'une seule incisive inférieure fonctionnelle, comme H. (Chrœ- 
ropsis) liberiensis actuel du Libéria. 

//. hipponensis Gaudry est encore une autre espèce de faible taille du 
Yillafranchien d'Algérie (Duvivier) et de ï'Astien d'Egypte (0. Natroun) 
c'est un Telraproiodon se rattachant à la lignée africaine H. liberiensis- 
amphibius, bien différant de VHexàprolodon du Pontien de Toscane (Casino), 
qui pourrai! être appelé H. Pantanellii. 

Les Hippopotames africains auraient eu une évolution distincte de celle 
des Hippopotames hindous. Ceux-ci possédaient encore 6 incisives ou 
Yillafranchien : au Postpliocène I 2 devient rudimentaire. Ceux-là n'ont 
plus que I 1 dans II. liberiensis (dont la lignée se serait peut-être différenciée 
dès le Burdigalien) ; ils possèdent I 1 et I 2 dans H. madagascariensis, II. 
hipponensis, H. amphibius. II. amphibius, qui avait déjà acquis tous ses 
caractères au Plaisancien-Astien en Ethiopie (Omo), correspondrait, comme 
degré d'évolution, à un stade de la série hindoue intermédiaire entre //. 
sivalensis du Villafranchien et H. namadicus du Postpliocène. Les Hippopo- 
tames africains se seraient donc modifiés plus rapidement que les Hippopo- 
tames hindous. 

Le Genre le plus ancien du groupe serait Aprolodon de l'Aquifanien du 
Béloutchistani, qui est dépourvu d'incisives. Le premier Hippopotame qui 
apparaisse, dans l'état actuel de nos connaissances, est II. irauaiieus, à six 
incisives, du Pontien supérieur de l'Inde. H. Pantanellii. qui appartient à 
un horizon plus élevé du même étage, a également six incisives. Il a précédé 
en Europe VH. amphibius, comme dam nos pays seulement depuis le Villa- 
franchien. En Afrique, cette dernière espèce semble représentée dès le début 
du Pliocène. Localisé à l'Europe méridionale au Pliocène supérieur, l'Hip- 
popotame atteint l'Europe moyenne (France) au commencement du Post- 
pliocène, puis l'Europe nord-occidentale (Angleterre, Hollande) à la fin 
de cette période. 

Généralement l'Hippopotame pliocène est plus grand que l'Hippopotame 
quaternaire : on en a fait VH. major. Celui-ci dépassait la taille des sujets ac- 
tuels. L'identité spécifique des uns et des autres ne saurait cependant faire 
de doute : un individu vivant de l'Afrique orientale mesurait d'ailleurs, 
des dimensions voisines de celles de II. major. L'Hippopotame amphibie 
aurait donc subi une réduction de taille au cours des toutes dernières périodes 
géologiques : ce fait infirme la loi d'accroissement de grandeur qui, pour cer- 
tains biologistes, dominerait l'évolution des animaux. 

Si les Hippopotames sont originaires de l'Inde, H. liberiensis serait une 
forme ayant trouvé un refuge dans l'Ouest africain, à côté de Hyœmoschus 
qui fait son apparition à l'Aquitanien dans le Béloutchistan. On connaît 
bien des Artiodactyles de l'Eocène birman, mais ce sont tous des Anthraco- 



96 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

thériens. Ce groupe de Pachydermes offre, d'ailleurs, comme celui des Hip- 
popotames, des types à dentition réduite au début du Miocène : Masrilhe- 
rlum — du Burdigalien d'Egypte — était dépourvu ri 'incisives à la mandibule, 
comme Aprolodon de l'Aquitanien du Béloutchistan. Il semble donc que cer- 
tains Artiodactyles, appartenant d'ailleurs à des groupes différents, aient 
perdu de lionne heure leurs incisives inférieures. Peut-être les skx incivives 
des Hexaproiodon ont-elles été réacquises secondairement. C'est sûrement 
en tout cas par réacquisition graduelle que les Telraprolodon ont 4 incisives, 
leur développement montrant qu'il passe, dans leur jeune âge, par un stade 
Chœropsis à 2 incisives inférieure. Ces faits de réversibilité de l'évolution 
viennent contredire une autre loi admise par de nombreux biologistes. Il 
est remarquable de voir porter cette réversibilité sur des organes à caractères 
relativement constants, comme des dents de Mammifères. 

Joleaud, L., Etude de Géographie zoologique sur la Berbérie. I. Les 
Bongeurs. — II. Les Léporinés. Le Lapin. Bull. Soc. Zool. France, 
XLV— 1920 — pp. 106-112. 

Le lapin sauvage habite le nord du Maroc et de l'Algérie ain*i que les 
îles tunisiennes : c'est l'un des Mammifères les plus caractéristiques de sous- 
région méditerranéenne occidentale. Au Quaternaire, il s'avançait jusqu'en 
Angleterre, en Bohême, et peut-être en Egypte. Disparu de l'Europe moyenne 
à la fin du Pléistocènc, il est demeuré abondant en Espagne et dans l'Afrique 
du Nord, où, depuis les temps reculés, il est appelé Gounin, rat de collines 
(mot berbère traduit en punique par Zegeries. Son aire de dispersion rappelle 
fout à fait celle du Palmier nain. Il s'agit dans les deux cas de formes rési- 
duelles pliocènes. 

Ru tôt, A., Sur la faune des Mammifères de l'époque de la pierre 
polie en Belgique. Bull. Cl. Sciences A.cad. Roy. Belgique — séance du 
9 octobre 1920 — n°s 9-10. pp. 456-471. 

Dans la faune néolithique de Belgique abondent le Sanglier, le Cerf, la 
Chèvre égagre, le Bœuf. UUrsus ferox, l'Elan el le Benne considérés générale- 
ment comme caractéristiques du Paléolithique, auraient persisté au Néo- 
lithique. L'Egagre, aujourd'hui localisée dans l'Europe sud-orientale, étendait 
alors son aire bien plus à l'ouest, peut-être en compagnie du Mouflon. 

Le Cheval, abondant au Paléolithique en Belgique, en disparaît au Néo- 
lithique, immédiatement après l'Azilien, époque où il était déjà rare. Re- 
présenté alors par un type de grande taille, il sera ramené dans la contrée 
par les hommes de l'extrême fin de l'âge de la Pierre polie, qui ne possédaient 
qu'une race de chevaux de petite taille. 

Les animaux de la faune froide, dont on trouve les derniers représentants 
au Néolithique, étaient un peu plus nombreux à l'Azilien, où ils comptaient 
encore : Ursus spelseus, Canis lagopus, Arciomis marmolla, Lagomys, Myodes 
et Cervus iarandus. 

Pour A Rutot, fous les animaux cités des stations néolithiques, sauf le 
Chien et peut-être la Chèvre, étaient sauvages. 

La deuxième et grande vague de froid, qui correspond au Magdelénien 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 97 

supérieur, et qui a permis un développement intense des Rongeurs arcti- 
ques, aurait été fatale au Cheval, au Mammouth, au Rhinocéros à narines 
cloisonnées, au Lion, au Grand Ours des cavernes et à l'Homme. Ces animaux 
n'auraient pas émigré ; ils se seraient éteints sur place, par manque de nour- 
riture. 

Fraipont, Mustellide quaternaire nouveau pour la Belgique. Bull. 
Cl. Se. Acad. Boy. Belgique — 1920 — n os 4-5. 

Une série de crânes provenant des cavernes belges furent identifiés par 
l'auteur à Muslella-robusla d'Ightham. 

Merriam, J.-G.,a) New Mammalia from the Idaho formation; r) Note 

ON THE SYSTEMATIC POSITION OF THE WoLVES OF THE CANIS DIRUS GROUP ; 

c) New Puma-like Gat from Rancho La Brea. Univ. California Pu- 
blic., Bull. Départ GeoL, vol. X, n°s 26-28 — 1918 — pp. 523-537, 7 fig. 

a) Isehyrosmilus a pour génotype Machserodus ? ischyrus Merriam : il est 
intermédiaire par ses caractères entre Machserodus et Smilodon. A côté de 
/•. ischyrus, du Pliocène supérieur de Tulare en Californie, il faut y ranger 
/. Osborni, du Pontien de Ricardo, et /. palxindicus {ex Machseordus) des 
couches supérieures des Siwalik (Inde). L'espèce nouvelle décrite ici est /. 
idahoeDsis du Pliocène supérieur de l' Idaho. 

Neolragocerus Lindgreni, du même gisement, est un Antilope du groupe 
de Tragocerus et voisine de Neolragocerus improvisas du Pliocène inférieur 
de Snake Creeb. 

Equus idahoensis, toujours de la même provenance, rappelle par plusieurs 
caractères Pliohippus : ses dents excédaient sensiblement comme taille. 

b) Canis dirus devient le type du Genre ^Enocyon au crâne et à la denti- 
tion massive, à la région de base du crâne courte en arrière de la fosse glé- 
noïde, aux carnassières très fortes, à MIS à hypocone réduit. Ce Cenre est 
propre au Pléistocène nord-américain (Mexique, bassin du Mississipi? Canada: 
A. diras Leidy, A. Ayersi Sëllards, A. Milleri Merriam. 

c) Felis Daggetti — de Rancho La Brea — avait approximativement les di- 
mensions du Puma actuel de la Californie et on peut se demander si vrai- 
ment l'unique demi-mandibule décrite justifie une nouvelle coupure spé- 
cifique. 

Merriam, J.-C, Relations hips of pliocène Mammalian faunas from 
the Pacific coast and great basin provinces of North America. 
Univ. California Public. Bull. Départ. GeoL. X - - 1917 -- n° 22, pp. 
421-443, 1 fig. 

J.-C. Merriam distingue 4 provinces nord-américaines pliocènes : Côte 
du Pacifique, Grand Bassin, Grandes Plaines, Côte Atlantique. Il établit 
comme suit les parallélismes : 

I. Etchegoin inférieur (C. Pacifique) à Hipparion, Merycodus, Proto- 
hippus = Ricardo (G. Bassin) à Hipparion, Merycodus, Pliohippus, Oreo- 
donte = Repurlican River (G. Plaines). 

7 



98 PALEOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

I. Etchegoin inférieur (G. Pacifique) = Ricardô (G. Bassin) = Repu- 
blican River (G. Plaines) == Alachua (G. Atlantique) — Schansi (Chine) = 
Dhok Pathan (Inde) = Maragha (Perse) = Pikermi (Europe). 

II. Etchegoin moyen (G Pacifique) = Thousand Greek et Rattlesnahe 
(G. Bassin) = Snake Greek (G. Plaines) = Ta trot (Inde) — (?) Casino 
(Europe). 

III. Etchegoin supérieur (G. Pacifique) — Blanco (G. Plaines) = Pinjor 
(Inde) = Montpellier (Europe). 

IV. Tulare (G Pacifique) == Idaho (G. Bassin) =: Loup River (G. Plaines) 
= Boulder Congloméra te (Inde) == Val d'Arno (Europe). 

Je considère que I correspond à notre Pontien ; II serait du Plaisancien ; 
Ml de l'Asti en et IV du Villa franchien. 

Les formes des Mammifères du Miocène supérieur et du Pliocène nord- 
américain me semblent présenter une grande homogénéité et la distinction 
de provinces zoologiques véritables m'y paraît illusoire. Parmi les Mammi- 
fères d'origine exotique que l'on y rencontre, certains me paraissent avoir 
gagné l'Amérique par les terres émergées de l'Atlantique, Neoiragocerus, 
Ilingoceros, les Amphicyonidés, Pseudselurus, Hipparion, tandis que d'autres 
Indardos, Ischysrosmilus, Dipoides, aurait emprunté la voie asiatique. 

Les Edentés qui semblent être d'origine sud-américaine, auraient pénétré 
dans l'Amérique du Nord, par la région côtière pacifique, gagnant succes- 
sivement les Grandes Plaines, le Grand Bassin et la Côte atlantique. 

Teilhard de Chardin, P., Sur la succession des faunes de Mammifères 
dans l'Eocène inférieur européen. Compt. Rend. Acad. Se. CLXXI 
— 6 décembre 1920 — pp. 1161-1162, 

La faune cernaysienne, seule faune présparnacienne d'Europe, se place 
à l'extrême sommet du Paléocène. Le conglomérat de G'ernay, et probable- 
ment tout le Thanétien, correspondent aux Tiffani-beds du Nouveau- 
Mexique, c'est-à-dire se placent entre le Torrejon supérieur et le Wasatch : ils 
sont surtout remarquables par la présence de Condylarthres peut-être voi- 
sins des Damans actuels. 

La faune sparnacienne. très différente, apparaît brusquement dans le 
conglomérat de Meudon. Elle se retrouve clans le Landénien et le London- 
clay ainsi que clans l'Agéien, où elle est mélangée d'éléments plus jeunes. 
Caractérisée en Europe et en Amérique par l'arrivée des Périssodactyles 
et des Rongeurs, elle ne renferme des Primates et des Artiodactyles qu'à 
partir du Cuisien, dans l'Ancien Monde, tandis qu'elle en présente, dès la 
base du Wasatch, dans le Nouveau. Ainsi donc l'Agéien ou Cuisien apparaît, 
au point de vue mammalogique, comme une unité stratigraphique parfaite- 
ment distincte. 

Les faunes des Ongulés européens et américains demeurent complète- 
ment distinctes de la fin de l'Eocène supérieur à l'Oligocène. Cependant 
une faunule à affinités nettement américaines se rencontre dans les phospho- 
rites du Quercy à Memerlein (Lot), au niveau du Bartonien ou du Ludien 
inférieur : ses Créodontes, Chiromyidés et Tarsiidés sont tout à fait voisins 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 99 

de types du Nouveau Monde. M. Teilhard de Chardin y voit une faune rési- 
duelle ayant évolué parallèlement des deux côtés de l'Atlantique. 

La Note de M. Teilhard de Chardin, qui n'est que l'exposé préliminaire 
d'un très important Travail qui sera prochainement publié, apporte déjà 
une forte intéressante contribution à l'étude des Mammifères éocènes. Peut- 
être pourra-t-on faire, au point de vue purement théorique, quelques re- 
marques au sujet de la faune résiduelle de Memerlein. 

Est-il bien certain que la liaison continentale à travers l'Atlantique soit 
demeurée constamment et complètement rompue pendant tout l'Eocène 
moyen et supérieur et l'Oligocène ? Les idées très absolues professées ré- 
cemment encore sur les connexions entre les terres émergées ne devront- 
elles pas bientôt faire une place plus large à la notion de relativité ? 

Gregory, W.-K. I. On the relationship of the eocene Lemur Notharc- 

TUS TO THE AûIPADiE AND TO OTHER PRIMATES ; II. On THE CLASSIFI- 
CATION and phylogeny of the Lemuroidea. Bull. Geol. Soc. America 
vol. XXVI -- 1915 — pp. 419-446. 

L'auteur étudie d'abord les relations du Lémurien éocène de Fort Bridger 
(Wyoming) Notharclus avec les Adapidés et les autres Primates. Ce Genre 
apparaît comme beaucoup plus archaïque que les autres Primates anciens. 
Ses caractères se sont transmis avec de moindres changements dans les 
Lémuriens modernes ; on en retrouve aussi la trace chez les Hapalidés et 
les Gébidés. En tout cas, un véritable hiatus le sépare des Primates du Vieux 
Monde. 

A la base de la série des Lémuriens se placent les Notharctinés de l'Eocène 
américain. Les Adapinés d'Europe, en relation étroite avec ces types ar- 
chaïques, s'en séparent par une tendance différente dans l'évolution de leurs 
molaires. Pronyclicebus, qui serait un Adapiné, offrirait des caractères 
d'un type ancestral des Lémuriens de Madagascar, Lémuiidés, Indrisidés, 
Chiromyidés. Les Lorisinés d'Asie et d'Afrique et les Galaginés d'Afrique 
semblent être de plus proches alliés des types malgaches que les Tarsiidés. 
Ils se rattacheraient — comme les Lémuridés et les Indrisidés-Chiromyi- 
dés — à Pronyclicebus. 

Anapiomorphus, de l'Eocène inférieur nord-américain, qui rappelle par 
certains caractères Notharctus, se rattacherait au groupe des Tarsiiformes. 

Case, C.-E., The Environment of verterrate life in the late Paleo- 
zoic in North America : a paleogeographic Study. Publ. Carnegie 
Institution, Washington — 1919 — n° 283. 1 vol. in-4° de 273 p., avec fi g. 

L'auteur y traite des conditions d'environnement que les Vertébrés 
rencontrèrent, à la fin de l'ère paléozoïque, dans l'Amérique du Nord. Par 
le vocable « environnement » C.-E. Case entend la somme de tous les contacts 
qu'un organisme ou groupe d'organismes établit avec les forces et les maté- 
riaux de son milieu, organique ou inorganique. L. Joleaud. 

Sava Athanasui, Resturile de mamifere cuaternare de la Malusteni 
în districtul Covarlui. An. Inst. Geol. Rom., t. VI, pp. 397-408, 1 pi. 



100 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

L'auteur nous donne la description de deux Mammifères : Maccacus 
(Aulaxinus) Florentinus Cocchi et Capreolus caprea Gray, trouvés avec 
des restes probables de Rhinocéros etruscus dans les sables fluvio-lacustres 
d'âge quaternaire inférieur, à Malusteni, dans la partie méridionale de la 
Moldavie. 

Les reste* de Maccacus sont représentés par la partie antérieure du maxil- 
laire inférieur gauche, d'après laquelle l'auteur l'identifie avec Inuus 
Florentinus décrit dans les dépôts arénacés du Pliocène supérieur de Val 
d'Arno et très rapproché de Maccacus ecaudalus Geoffr. qui vit aujourd'hui 
sur les roches de Gibraltar. 

L'existence de Maccacus dans le Quaternaire inférieur de Roumanie 
complète les données sur l'aire d'extension de ce Genre et indique qu'au 
commencement du Quaternaire, il existait en Roumanie un climat humide 
et chaud, au moins comparable à celui qu'on trouve aujourd'hui sur les 
bords de la Méditerranée. 

D 1 ' D. M. Poez. 

Sava Athanasui, Resturile de Mamifere pliocène superioare de la 
Fulucesti in districtul Covarlui. An. Insl. Geol. Rom. vol. VI p. 
408-415 pi. XIII. 

L'auteur nous donne la description des Mammifères suivants trouvés 
dans des sables de Fulucesti (la partie méridonale de Moldavie), d'âge le- 
vantin : Cervus (Elaphus) issidorensis Croizet Mastodon Borsoni Hays et 
Elephas cf. meridionalis Nest. 

D 1 ' D.-M. Poez. 

Sava Athanasui, Fauna de Mamifere cuaternare de la Satul Draghici 
din Districtul Muscel. An. Insl. Geol. Rom., t. VI, pp. 416-437, pi. 
XIV, XV et XVI. 

L'auteur décrit les formes des Mammifères suivants trouvés dans dépôts 
fluviatiles quaternaires : Machairodus lalidens Owen, Hysena crocuta race 
spelsea Goldf.. Sus scrofa Linné, Cervus cfr. elaphus L., Bos cfr. primi- 
genius. 

L'association de Machairodus, Cervus, Sus, Bos, etc., n'est pas fortuite ; 
au contraire, on peut la mettre en liaison avec le mode de vivre de cet ani- 
mal. Les restes de proie de Machairodus servaient comme point d'attrac- 
tion pour Hysena Cette association biologique prouverait qu'à Draghici 
il existait un ossuarium quaternaire in situ. 

D r D -M Poez 

Sava Athanasui, Capreolus cfr. cusanus Croizet din lignite daciane 
de la Aninoasa Dambouta. An. Ris. Geol. Rom., t. VI, pp. 438-440, 
pi. XVI. 

C'est une espèce de Capreolus dans le Pliocène supérieur (Dacian), très 
fréquent à ce niveau dans le Sud et Sud Est de l'Europe. 

D r D.-M. Poez. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 101 

Sava Athanasui, Gervus (Elaphus) cfr. Perrieri Groizet din Feraza 
veche a Dunarei de la Fratest langa Giurgiu An. List. Geol. Rom., 
t. VI, pp. 440-441, pi. XVII. 

Ce sont des restes qui proviennent, très probablement de la partie inférieure 
de la terrasse du Danube, d'âge quaternaire inférieur ou bien d'une période 
de transition entre le Pliocène et le Ouaternaire. 

D* D.-M. Poez. 

Ferroimière, G., Sur une molaire d'Hipparion gracile de Christol. 
B. S. G. M. Bretagne, I — 1920 — pp. 61-62, fig. 1. 

L'auteur qui a déjà fait figurer une molaire d'Hipparion gracilede Christol, 
provenant des faluns de Martigné-Briant, a pu étudier l'échantillon d'une 
molaire du même animal, de la coll. Lebesconte, qui a été signalée dans les 
faluns de la Chaussérie (Ille et Vilaine) par Tournouër. 

Il s'agit de la deuxième prémolaire gauche ; dans les interstices de l'échan- 
tillon on voit encore des traces du calcaire falunien. Il semble, conclut M. 
Ferronnière, que la présence d'Hipparion gracile dans les falun= entraîne 
à avancer la date de la lin de ceux-ci au Pontien et probablement à attribuer 
au Plaisancien les couches supérieure'; (Rédonien). séparées, du reste, à La 
Chaussérie par un ravinement. 

F. Kerforne. 

Hargreaves, J.-A., Fossil footprints near scarborough. Naturalisi. — 
1914 — pp. 154-156, 1 pi., 1 fig. 

Illustrâtes the précise horizon from which dinosaurian footprints were 
obtained in Yorksbire Oolitic beds. 

T. Sheppard 

Newton, E.-T., Mammalian remains, etc., from the holderness gra- 
vels. Naturalisi. — 1917 — p. 105. 

Enumerales Bison, Red Deer, Reinder, Seal, and fi sh (? Cod) from Gla- 
cial beds. 

T. Sheppard. 

Procter, C.-F., Milk tooth Mammoth (Elephas primigenus) from aldbo- 
rough. Naturalisi. — 1919 — p. 183. 

T. Sheppard. 

Sheppard, T., Mammoth teeth on the Yorkshire coast, Naturalisi. — 
1917 — p. 329. 

Records récent finds of teeth of Elephas primigenius at three localities. 

Sheppard, T., Bones of bear from York. Naturalisi. — 1919 — pp. 293- 
294, 3 fig. 



102 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 

Gonsiclers bhat the bones of Ursus ardus are of compara tively modem 
date and are not of the âge of the Glacial gravels in whicb they are said 
to hâve been found. 

T. Sheppard. 

Sheppard, T.. Remains of the elk etc. in East Yorkshire. N attirai i si. 
— 1320 — pp. 385-388, 2 fig. 

Describes remains of Alces machlis found in East Yorkshire some time 
ago and recently purchased for the Hull Muséum, also bones, etc. of Ele- 
phas primigenius. Bas primigeriius and Cervus elaphus. 

T. Sheppard. 

INSECTES 

Pruvost, P., Introduction a l'étude du terrain houiller du Nord et 
du Pas-de-Calais : I. La faune continentale du terrain houillier 
du Nord de la France Mém. explic. carie géol. dét. Fr.< in-4°, XXXII 
et 584 p., XXIX PI. phot, Paiis, 1919. 

C'est un véritable monument que vient d'édifier M. Pierre Pruvost, et 
l'analyse de son volumineux Mémoire mérite plus qu'un simple éloge à pro- 
pos des Insectes qui y sont répertoriés, concurremment avec quelques Pélé- 
cypodes, d'assez nombreux Crustacés dont un de nos collaborateurs a pris 
la charge, ainsi que celle des Poissons. Donc, avant d'énumérer ici la liste 
assez longue des nouveautés entomologiques de ce Travail, il convient de 
résumer, en quelques mots, le but qu'a poursuivi l'auteur et les conclusions 
auxquelles il a pu aboutir. 

Insistant tout d'abord sur le désaccord qui existe entre la classification 
des Insectes paléozoïques, telle que l'a entreprise Handlirsch, et celle des 
entomologistes actuels, M. Pruvost fait observer que, dans les temps car- 
bonifériens, à la première apparition de dépôts continentaux bien conservés, 
le développement de ces êtres a été si rapide que, là où il suffit actuellement 
d'une Famille, il faut créer un Ordre tout entier à l'époque houillère ! Toutes 
les formes qui l'habitaient se sont rapidement éteintes, elles n'ont pas de 
lien commun avec l'ère secondaire, le port primitif des ailes n'est plus le 
même ultérieurement, elles constituent un élément prothoracique — et, 
par conséquent, phylétique, de première importance. De là, à en conclure 
un indice certain pour la fixation stratigraphique des niveaux où l'on recueille 
ces débris, il n'y a qu'un pas à franchir, et c'est ce pas qu'a fait faire M. Pru- 
vost à la paléoentomologie ! Les Insectes carbonifères ne subissaient pas 
de métamorphoses complètes (hétérométabolie) et leurs stades larvaires 
passaient graduellement à l'adulte, avec prédominance de formes géantes : 
chez les plus primitifs, les ailes au repos ne se repliaient pas et restaient 
étendues horizontalement, le prothorax se développait en un long cou pour 
faciliter la chasse aux proies mobiles constituant la nourriture de ces carni- 
vores ; chez les phytophages à vol lourd, la vie plus sédentaire indiquait 
que leur nourriture se faisait, sur place, de débris végétaux. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 103 

La faune des Insectes de cette époque devait se modifier très rapidement, 
divisée en groupes profondément adaptés en des sens différents ; cette ri- 
chesse de formes variées explique qu'on ait souvent trouvé autant d'espèces 
et de Genres distincts que d'empreintes : il est rare d'en rencontrer plusieurs 
appartenant à la même espèce dans les plus riches gisements. On les recueille 
presque toujours au toit des couches de houille, là où le grain de la roche est 
particulièrement fin ou bitumineux ; mais clans le premier type de roche, 
les rares Insectes fossilisés sont tombés à l'eau accidentellement avec les 
plantes, tandis que dans les couches bitumineuses il y a une véritable con- 
centration de débris, d'empreintes d'ailes rassemblées sur une faible sur- 
face. 

Les tableaux de distribution stratigraphique des Insectes du Garboni- 
férien ont donc pu être dressés par l'auteur avec une concordance assez 
régulière pour qu'il ait pu tracer ensuite le graphique de l'expansion ver- 
ticale de quelques Genres de Blatfoïdes, et tenter enfin l'esquisse phylétique 
(du Dinantien au Mésozoïque) du développement des différents rameaux. 
Il est arrivé ainsi à un arbre généalogique ressemblant singulièrement à 
celui que j'avais proposé, en 1895, pour les Opisthobranches, dans la pre- 
mière livraison de mes « Essais de Paléoconchologie », et qui m'a valu plus 
de critiques que d'éloges ! Gela n'empêche pas la méthode d'être bonne et 
applicable aussi aux Insectes. 

Ces préliminaires étant posés, il me reste à énumérer les créations nouvelles 
proposées par M. Pruvost. 

Bollonia robusta, avec émission très tardive du secteur du radius ; Synap- 
toneura Champyi, à nervures très abondamment divisées ; Gmoptilus his- 
pidus, à bouclier pronotal entouré d'un limbe ponctué ; Asapheneura Rous- 
sini, de grande taille ; Çlimaeoneura Reumauxi antérieurement décrit (1912); 
Eutbyneura Leeomlei, analogue aux Caloneura de Gommentry ; Emphylop- 
tera Leerivaini, très petite taille ; Coeurgeïlus Barryi, Oryctomastax Du- 
boisi, à nervation intercalaire scalariforme ; Cymenophlebia Carpenfieri, 
avec une disposition très spéciale des deux troncs radial et cubital. 

Blattoïdes. — Après une étude systématique et très détaillée de la 
Blatte actuelle (Periplaneia orienialis), M. Pruvost classe clans les Familles 
de cet Ordre : Aclinobiatla Bucheti décrite en 1912 ; Manoblatta Bertrandi, 
belle empreinte montrant les quatre ailes repliées, l'étroitesse du champ 
sous-costal, la ramification pectinée de la radiale, la présence d'un secteur 
au radius... ; Archimylacris alrebatica, élytre gauche, ovale-allongée ; A. 
Leriehei, A. Simoni (1912), A, Elbyi ; Asemoblatta Humenryi (1912), 
Phyloblalta Cuvelettei (1912), P. Morisii (1912), P. Lemayi, de forme bien 
plus effilée que ses congénères, P. Thieryi, P. perangusta ; Arehseotiphe 
Didieri, A. Barthelomyi, A. Daîmaisi, avec une bande sous-costale parti- 
culièrement courte, c'est ce qui distingue ce nouveau Genre d' Oxynoblalla 
et de Meiaxys Handl.; Bairoisiblatta rKrofîexa, Genre caractérisé par la 
division tardive de la médiane, la réduction du cubitus..., B. Guerrel, B. 
Jourdaiii, B. (Meulxi ; Grypoblattiiia phaseolus, G. Robiaeti, G. Cbandesrisi, 
toutes trois remarquables par la forte courbure de leurs ailes ; Mesiioblatta 
antegressa, une aile antérieure suborale, nettement acuminée. Hemimylacris 
Saelierï, H. longipennis ; Phylomylacris Villeti (1914), P. Fougerolïesi, 



104 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

P. Pintrandi, P. nervosa, P. Chavyi, P. Chailleti, P. brevis, P. cor, P. Go- 
doni, P. Lafittei (1912, Necymylacris) : une clef diehotomotique permet de 
différencier les caractères de ces nombreuses espèces de Phylomylacris. 

Trilophomylacris Yirelyi, avec une très grande réduction du champ sous- 
costal et une ramification en trois touffes de la nervure radiale ; T. Cahassuli, 
très voisin du précédent et d'ailleurs incomplet. Soomylacris lievinensis, qui 
diffère des deux espèces récemment signalées par M. Bolton, et dont l'une 
(Eloblalliiia deanensis Scudder) se trouve probablement aussi à Liévin ; 
suivent quelques empreintes d'Hémimylacridiens auxquelles M. Pruvost a 
prudemment évité d'attribuer un nom spécifique, eu égard à l'imperfection 
de leur état de conservation, de même en ce qui concerne un fragment 
d'Orihomylacris ; Slenomylacris Montaynei Pruvost (1912) ; Lilhomylacris 
(jallica, L. ataxica ; puis, la clef dichotomique de cette Tribu de Mylacri- 
diens. 

Toroblattinid/e PIandl. — Prnniioblal la Duffieuxi, qui avait été anté- 
rieurement signalée par l'auteur, sans détermination, cette fois d'après une 
empreinte plus complète qui montre bien le caractère de la ramification pré- 
coce de la nervure médiane. 

Il faut ajouter à cette liste déjà longue deux intéressants fossiles qui 
représentent des empreintes de cocons analogues à ceux que fabriquent les 
Blattes actuelles ; ces oothèques démontrent que — dès l'époque houillère — 
la reproduction s'effectuait par les mêmes procédés que chez les descendants 
de ces Insectes primaires. 

On retrouvera plus loin, disséminés clans d'autres chapitres d'analyses, 
le complément de cette faune carboniférienne, Crustacés, Arachnides, 
Poissons et même quelques Mollusques ; ce qu'il importait surtout — et 
nous nous en sommes acquittés à propos des Insectes — ■ c'est de signaler 
l'utilité « industrielle » de ce Mémoire paléontologique, dont les conclusions 
pratiques peuvent servir de guide sûr pour reconnaître les veines à exploiter 
dans les futurs foncages de puits. 

M. COSSMANN. 

Lesne, P., Quelques Insectes du Pliocène supérieur du Comté de 
Durham. ^BulLdu Mus. d'Hisl. nul. -- 1920 — pp. 388-394, fig. 1-3. et 
484-488, fig. 4 et 5. Paris, 1920. 

Lesne, P., A propos des Insectes du gisement pliocène de Gastle 
Eden (Comté de Durham). Bull, du Mus. d'Hisl. nul. — 1920 — p. 626. 
Paris, 1921. 

Au cours de ses recherches sur la flore des dépôts pliocène^ de Gastle 
Eden (Comté de Durham), dépôts qui ont été attribués en dernier lieu au 
Pliocène moyen, Mistress Eleanor M. Reid a recueilli divers débris d'In- 
sectes parmi lesquels M. P. Lesne a reconnu 10 espèces différentes, qui doivent 
se réduire à sept après élimination de débris provenant, selon toute vraisem- 
blance, d'introductions accidentelles au cours des manipulations de la roche, 
et d'un débris d'Hyménoptère inutilisable. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 105 

Ces espèces sont les suivantes : 

Orthoptères : 1. Forficula auricularia L. 

Coléoptères : 2. Trechus amphicollis praeglacialis Lesne (fig. 1) ; 3. Pte- 
roslichini (genus incertum, versimiliter extincium) (fig. 2) ; 4. Argulor sire-' 
nuus pliocœnicus Lesne (fig. 3) ; 5. Xantholinus linearis 01. ; 6. Hydreena 
Beidiana Lesne (fig. 4) ; 7, Hadrobregmus (?) sp. (fig. 5). 

Elles peuvent se répartir en trois groupes : 

I. Espèces vraisemblablement disparues : Pierostichini, carnassier terrestre; 
Hydreena Beidiana, espèce aquatique; Hadrobregmus (?), xylophage de 
bois mort. 

II. Formes conspécifiques d'espèces actuelles : Trechus amplicollis prae- 
glacialis et Argulor slrenuus pliocœnicus : carnassiers terrestres, formes 
hygrophiles recherchant les stations fraîches ou froides. 

III. Espèces de la faune actuelle de l'Europe occidentale : Forficula 
auricularia et Xantholinus linearis. 

Trechus et Argulor sont probablement les ancêtres des espèces ac- 
tuelles auxquelles ils se rattachent ; mais, tandis que le dernier existe au- 
jourd'hui dans toute l'Europe, notamment en Angleterre, Trechus ampli- 
collis est localisé dans certains massifs montagneux de l'Europe continentale 
(Plateau central de la France, Sudètre, Carpathes, Istrie, Transylvanie). 
L'aire géographique de cette dernière a donc subi, depuis le Pliocène moyen, 
une réduction ou un déplacement dans la direction de l'Est. 

Analyse de l'auteur. 

CRUSTACÉS 

Chapmau, F., On some pal;eozoic Ostracoda from new South Wales. 
Bec. Geol. Surv. N. S. W., vol. IX, part, II, pp. 98-104, pi. XVI-XVII. 
Sydney, 1920. 

Les matériaux dont l'étude a été entreprise par M. Chapman, proviennent 
de trois localités de Nouvelle Galles du Sud et l'âge en est Permo-carboni- 
férien. 

Dans le premier gisement, l'auteur a identité : Primitia oblonga Krause, 
var. parallela, P. cf. mundula Jones {Beyrichia) ; Klœdinia fifieldensis 
dont la carapace sinueuse rappelle — par sa surface — la structure de Kya- 
modes du Dévonien moyen de Torquay (Angleterre) ; K. australis s'en dis- 
tingue par sa forme plus rectangulaire. La variéré luberculata Salter de 
Beyrichia Klœdeni Me Coy est remarquable par le profond sinus de son 
contour entre deux mamelons inégaux. 

Dans les gisements de Farley et de Cessnock, M. Chapman décrit Leper- 
dilia prominens qu'on peut comparer à L. britannica Rouault, Primilia 
Duni avec sa cavité en V et sa surface ornée de nombreux petits tubercules, 
enfin Jonesina Ethoridgei qui se rapproche par sa structure de J. fasligiata 
Jones et Kirkbv, dont les trois lobes sont bien développés. 

M. COSSMANN. 



106 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 



PÂLÉOÇONCHOLOGIE 

par M. M. Cossmann, etc. 

GolSin, L., Traces de coloration dans des fossiles dévoniens. Bull. 
Soc. Géol. Miner, de Brel, t. I, fasc. 3, p. 122, 2 fig. texte. Rennes, 1920. 

Hormis dans quelques gisements tertiaires privilégiés, la matière orga- 
nique laisse rarement des traces sur le test des Mollusques, après la fossi- 
disation. Toutefois, en étudiant des Strophostylus d'Erbray, M.'Gollina cons- 
taté sur deux espèces (S. nalicopsis Oehl. et S. orlhoslonia Barrois) des 
bandes spirales noires, séparées par des intervalles incolores et un peu plus 
larges ; elles sont coupées et interrompues par de nombreuses stries d'accrois- 
sement qui forment une sorte de quadrillage. D'autre part, Œhlert avait 
déjà signalé — sur des Avicules du Dévonien de la Mayenne — des flammules 
rayonnantes de couleur foncée. 

Duiibar, Carî.-O., New species of Devonian Fossils from Western 
Tennessee, frans. Connect. Acad. Arts a. Se, vol. XXIII, 1920, pp. 113- 
149, IV pï. phot, New-Haven ( (Gossm.). 

Les fossiles étudiés appartiennent au Dévonien inférieur (Helderbergien), 
au Dévonien moyen (Oriskanien) et aux couches d'Onondaga qui rie sont 
pas repérées sur le tableau stratigraphique de la p. 114. L'auteur y a identifié 
quelques Anthozoaires (Zaphrentis parsouensis, Favosites Foerstei, Pieu- 
rodictyum trifolialum), un Blastoidea (Codaster Lorse), un Grinoïde (Edrio- 
crinus admaseens). puis un certain nombre de Braehiopodes : Dalmanella 
pycjniiea, D. roekhousensis, D. maora, Diciyonella subgibbosa, Leptsena 
ingeus, Pholidostrophia lindenensis 5 Braçhyprion Purduei, Strophonella Pur- 
duei ; Strophonella Hollodavi, L. lineolaia, Leplostrophia tennesseérisis, 
Choneles Wadei, C. forna^ula, C. eamdenonsis, Gypidula ' multicostata, 
Bhyncholrela insinuata, Wilsonia Wadpî, Uncinulus lindenensis, Eatonia 
tennesseensis, E. fissicostala Oriskania Gondoni, Megalanleris Saffordi, 
Dellhyris cyrtmoides, D. tennesseensis, Tremalospira bella, T. costata an- 
gusta. Il n'y a malheureusement aucune indication de rapports ou de diffé- 
rences avec les espèces déjà connues : toute cette faune nouvelle surgit donc 
sans moyens de comparaison. 

Passant aux Gastropodes, nous trouvons plusieurs formes nouvelles : Saf- 
foFtïella (G.-T.S. leniiesseeiisis) Genre voisin de Eolomaria, mais l'échantillon 
type est bien fruste ; DUcmnostoma (D. prineeps) dont l'ouverture aurait 
une échancrure sinueuse sur le sommet du plafond, d'après la trace qui 
subsiste sur le moule ; analogue à Omospira, ce Genre comprend une se- 
conde espèce D. (lurluni, d'une conservation bien défectueuse ; Auiop<'a 
(.4. Neïsoiii) se placerait dans le même groupe, mais la sinuosité basale 
a un tracé tout différent ; Holopea planidorsata, Diaphorosloma quadran- 
gïiîare ; enfin deux Trilobites. Dalmaniles Purduei, D. retusus. 

M. Gossm ann. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 107 

Pruvost, P.. La faune continentale du terrain houiller du Nord de 

la France. Mém. explic. carie géol. dét. Fr. Paris, 1919 (v.ci-dessus : 

Insectes). 

L'embranchement des Mollusques est représenté par un certain nombre 
de Pélécypodes offrant des particularités intéressantes, et se répartissant 
entre le trois Genres Carbonicola, A nthracomya, Nàiadiies. L'auteur commence 
par en rappeler les caractères distinctifs qu'il résume dans une clef dichoto- 
mique. 

Carbonicola acuta Sow. qu'on rencontre communément en Angleterre 
et en Westphalie, est cité ici dans les schistes bitumineux de l'assise de 
Vicoigne ; C. aquilina Sow beaucoup moins abondante à Anzin ; C. similis 
Brown, rare en Angleterre, plus développée en France et en Belgique ; 
C. lurgidaBnowN trapue et renflée, à Aniche. 

Anihracomya modiolaris Sow. avec une carène se dirigeant du crochet 
vers le milieu du bord ventral ; A. Williamsoni Brown subtrapézoïdale 
et allongée, à Anzin. à Lens et à Meurchin ; .4. pulchra Hind, très voisine 
de la précédente ; A. Wardi Salter dont le contour rectangulaire est dû 
au parallélisme des bords ; A. Phillipsi Will. comme aussi à Valenciennes ; 
A. minima Ludw. à test mince, aplati, ridé finement, 

Naiadiles modiolaris Sow., très répandu en Angleterre, existe aussi clans 
le Boulonnais ; N. carinala Sow., commune en Angleterre, en Belgique et 
même recueillie dans le Boulonnais par Sauvage ; enfin, N. quadrata Sow. 
dont la valve a la forme d'un U, rare en Belgique et en France. 

En ce qui concerne les Vers, outre quelques pistes indéterminables, M. Pru- 
vost signale Spirorbis pusillus Martin qui a été étudié par MM. Barrois 
et Malagnin, sans variation notable dans toute l'épaisseur des sédiment., 
houillers. 

M. GOSSMANN. 

Assmann, P.. Die Brachiopoden und Lamellibranchiaten der Ober- 
schlesischen Trias. Jahrb. Koen. Preuss. geol. Landesansl.,Bd. XXXVI, 
T. I, Heft 3, pp. 586-638, PL XXX-XXXVI, 3 text-fig. Berlin 1915. 

Après avoir cité les travaux antérieurs sur le Trias de la Haute-Silésie, 
l'auteur entre immédiatement dans la description des fossiles qui proviennent 
surtout de la dolomie rouge du Muschelkalk ; cette première partie contient 
les Brachiopodes et les Pélécypodes; un Mémoire ultérieur sera consacré 
aux Gastropodes. 

Lingula lenaissima Brown est l'un des fossiles caractéristiques de ce 
niveau ; Discina discoides Schl. avec l'appareil bien visible sur l'une des 
valves ; Terebralula {Cœnothyris) vulgaris Schl. qui se trouve partout où 
existe le Muschelkalk ; Retzia {Plicigera) trigonella Schl., à trois pans exca- 
vés ; plusieurs Spiriferina ; Rhynchonella Menlzeli v. Buch. 

Les Pélécypodes sont beaucoup plus nombreux et plus variés : Enantios- 
Ireon difforme Sch. bien représenté dans le texte, E. spondyloides — à côtes 
plus serrées — est plus rare ; Philippiella Nœtlingi Frech qui avait été 
autrefois confondu avec Prospondylus complus, tandis qu'il s'agit de deux 
G. bien distincts. Sous le nom Pseudomonotis ? Michaeli l'auteur décrit 



108 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

une coquille pectiniforme dont la charnière n'a pu être étudiée. Plusieurs 
valves de Cassianello Ecki sont figurées, une valve de Velopeclen AlbertiC 
Goldf. Pecien reticulatus Sch. représenté par beaucoup de valves dont quel- 
ques-unes ont leurs oreillettes intactes, avec une échancrure byssale de 
Chamys; Pecien disettes Schl. qui est peut-être un Eniolium ? Pleuronecliies 
laevigatus Bronn, Plagiosloma strialum Goldf., P. costatum Goldf., Lima 
tarnowitzensis du groupe de angulata, L. Beyrichi Eck, peut-être encore 
Plagiosloma ; Hœrnesia socialis Schl., Gervillia mytiloides et coslala Schl., 
G. elegans qui n'est peut-être qu'une variété de G. Goldfussi Stromb., 
Mysidioplera fassaensis Salomon, Mytilus eduliformis Schl. var. prsecur- 
sor Frech ; Avîeiilomyalina lala, Genre nouveau dont les côtés latéraux 
font, un angle droit au crochet ; plusieurs Myoconcha dont la distinction 
n'est pas facile, cependant M. Assmann décrit M. bfcostata ; M. Beyrichi 
Nœtling est caractérisé par son ornementation rayonnante, c'est probable- 
ment une Section à créer ; Modiola Malhildis à croupe dorsale subanguleuse ; 
plusieurs Macrodon dont le nom générique préemployé doit être remplacé 
par Beushausenia Cossm.. il y a quelque vingt ans que je le répète ! Macro- 
dontella lamellôsa. Genre caractérisé par son galbe ovale cl/par sa charnière 
un peu différente ; Anoplophora Albertii; puis toute la série habituelle des 
nombreuses formes de Myophoria laevigata, ovata, orbicularis, vulgaris, ele- 
gans, curvorostris, et les Myophoriopsis (Pseudocorbula) dont les caractères 
sont très indécis. Gonodon rugosum bien strié, Gonodon Hohensleini (pro 
Schmidi ex p.); des Unicardium dont la charnière est encore à étudier, U. 
Philippii ; Pleuromya elegans et brevis, P. pulehra et une autre indéterminée. 
Ce Mémoire a un réel intérêt : il m'a déjà servi à identifier un certain 
nombre d'espèces des grès bigarrés des Vosges dont l'aspect m'a paru iden- 
tique à celui des formes ci-dessus signalées de la Haute Silésie. 

M. Cossm ann. 

Spalh, L.-F., On a New Ammonite Genus (Dayieeras) from the Lias of 
Gharmouth. Geological Maqazine, vol. LVII - - 1920 - - pp. 538-543, 
pi. XV. 

Description of the G. Dayieeras ; the génotype: I). polymorphoidcs, is 

représentée! by seven examples from the ibex- zone (Lias moyen) of Char- 
mouth, and of one additional species, D. Langi from the same beds. The 
ontogeny could not be studied, but the group apparently is quite new, ans is 
interpreted as belonging to the Fam. Polymorphidœ, being closest to the 
gênera Uptonia and Polymorphiles, though distinct from any other member 
of that Family by the crenulate keel, combined with an extremely fine, 
almost lytoceratid costation, and a complex suture line. 

Analyse de l'auteur. 

Ajoutons à cette brève analyse que c'est à M. le D 1 ' Lang qu'est due la 
découverte des premiers échantillons de ce nouveau Genre : les dessins de 
M. Spath — sur la planche annexée à sa Note — représentent bien les pe- 
tites crénelures (ou perles) qui sont semées très voisines sur la quille inter- 
calées entre l'interruption des côtes ; quant au persillage des cloisons, il 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 109 

se rapproche de celui des Polymorphiles, quoique avec plus de compli- 
cation ; mais l'auteur n'a pas beaucoup insisté sur les différences à cause de 
l'état de conservation des exemplaires. 

(Note de la Direction). 

Woldrich, J., La faune crétacée de Neratovic en Bohême. Jahrb. 
d. K. K. Geol. Reicksanst. — 1917 — Bd. LXVII, Heft 2, pp. 267-334. 
Wien, 1918. 

L'auteur signale une riche faune crétacée provenant de Neratovic, sur la 
rive droite de l'Elbe, et appartenant aux « Korycaner Schichten ». Elle pro- 
vient de calcaires surmontant une laccolithe incluse dans les sédiments 
algonkiens. (L'auteur donne une description pétrographique de cette lacco- 
lithe). Cette faune comprend presque exclusivement des Lamellibranches 
et des Gastropodes dont quatre espèces nouvelles : Barbalia nova, Mytilus 
(Seplifer ?) Poctai, Pecten (Neithea) Woodsi, Fusus n. sp. Malgré la présence 
d'espèces aptiennes et albiennes, l'auteur conclut à l'âge cénomanien de la 
faune, étant donné le grand nombre d'espèces de cet âge et surtout la pré- 
sence dePecten acuminatus, fossile caractéristique du Cénomanien de Bohême. 

L'auteur signale — en outre — la présence de nodules phosphatés dans la 
partie inférieure de ces calcaires et donne une révision critique des formations 
crétacées en Bohême. 

L. Gillet. 

Annandale, N., Observations on « Physa Prinsepi » Sowerby and on 
a clionid Sponges that burrowed in its Shrell. Bec. Geol. Suru. 
India,vol. LI, part I, pp. 50-64, pi. IV et V. Calcutta, 1920. 

Le Crétacé inférieur (Intertrappéen) a fourni des coquilles d'eau douce que 
l'on a longtemps confondues avec le Genre Physa à cause de leur galbe et 
de leur croissance sénestre ; or. M. Annandale établit dans cette Note que 
ces coquilles doivent se rapporter au Genre Bullinus Adanson, de la Fam. 
Planorbidse. Fischer en avait même démembré le S. -G. Plalyphysa. Bul- 
linus Prinsepi (Sowerbey Physa) est très variable comme beaucoup de 
coquilles lacustres, M. Annandale y distingue néanmoins une race euryhalynus 
dont il est malaisé d'indiquer les caractères différentiels, malgré les multiples 
mensurations fournies par le tableau de la p. 58. Quant à B. elongatus His- 
lop, la spire est nettement développée en hauteur. 

Sur l'un des échantillons, M. Annandale a observé des traces d'une éponge 
qu'il dénomme Cliona Bulleni, remarquable par la régularité et l'uniformité 
de ses chambres et par l'absence complète de canaux horizontaux de con- 
nexion. 

M. Cossmann. 

Newton, R.-Bullen. On some freshwater Fossils from Central South- 
Africa. Ann. May. Nat. Hisl., sér. 9, vol. V, pp. 241-249, pi. VIII. 

Il s'agit, dans cette Note, de fossiles d'eau douce du Matabeleland, trouvés 
dans des roches siliceuses d'âge indéterminé. D'après les investigations 



110 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

de M. Bullen Newton, ces dépôts fossilifères de chalcédoine pourraient être 
attribués à la plate-forme continentale qui unissait l'Afrique à l'Inde méri- 
dionale, pendant la période crétacique, peut-être à la fin de la dite période. 
Les divers échantillons de cette roche contiennent en abondance des graines 
de Chara ; comme Gastropodes, l'auteur a pu identifier — non sans quelque 
doute — un Viviparus et un Hydrobiidee, puis un autre moule de coquille 
turriculée dont il serait impossible de préciser le Genre exact. Un horizon 
semblable dans le Dekan, a été placé dans le Crétacé supérieur. C'est 
tout ce qu'on peut suggérer quant à présent ! 

M.COSSMANN. 

Bohur, Joh. Sur le Genre Eriphyla gabb, Dozy\ Boso. et Freia J. Bôhm. 
Z. d. d. G. Ges. Monaîsber. 69, pp. 20-30, 1917. 

Le Genre Eriphyla a été établi par Gabb pour un bivalve du Crétacé 
supérieur de la Californie. Meek a joint à cette espèce une espèce de la for- 
tion de « Pierre » du territoire de Missouri ; mais, ayant reconnu qu'elle 
ne devait pas répondre à la définition du génotype, il proposa pour celle-ci 
le nom d' Eriphylopsis. 

Plus tard Stoliczka a rapporté trois espèces du Sénonien de l'Inde au Genre 
Eriphyla, l'une d'elle étant homologuée à Lucina leniicularis du Sénonien 
inférieur d'Aachen. L'espèce allemande diffère du Genre Eriphyla par son 
contour extérieur, la forme de sa lunule sa charnière, l'impression du bord 
du manteau ; aussi J. Bôhm a-t-il repris pour cette espèce le nom de Dozya 
introduit par Bosquet (et altéré en Dozia). L'auteur cite vingt et une espèces 
appartenant à ce Genre et s'étendant du Portlandien au Sénonien. 

Dans son traité de Paléontologie, Zittel a encore rangé dans le Genre 
Eriphyla l'espèce sénonienne Aslarle similis Goldf. Elle diffère de ce dernier 
Genre par la disposition des côtes et la configuration de la charnière. J. Bôhm 
a introduit pour cette espèce le nom Freia. 

En résumé, le Genre Eriphyla des auteurs embrasse les Genres suivants : 
Eriphyla Gabb (G. -T. E. umbonala Gabb) ; Eriphylopsis Meek (G. -T. E. 
gregaria M. et Hayden) ; Dozya Bosquet (G. -T. Lucina leniicularis Goldf.) ; 
Freia John. Bôhm (G. -T. Astarle similis Munster). 

S. GlLLET. 

Charpiat, B. Observations sur quelques Serratocerithium (Vignal) 
de l'Eocène. Bull. Mus. Hist. nul. -- 1919 — n°s 5 et 6 13 p. IV fig. 
texte, schémas. Paris, 1920. 

Continuant l'étude laborieuse de l'ontogénie de certains Cerilhidse; notre 
patient confrère s'occupe, dans cette nouvelle Note, de quelques Serralo- 
cerithium critiques de l'Eocène moyen et supérieur des environs de Paris et 
de Nantes. 

Dans le génotype de cette Section de Cerilhium, M. Charpiat distingue 
une nouvelle var. de S. serralum : S. syîvaneclense, du calcaire grossier de 
Senlis. Il émet ensuite l'opinion que S. Jolieli Vasseur — dont on n'a ja- 
mais trouvé que des spécimens usés — pourrait bien être un S. serralum 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOG1E 



111 



var. B gérontique ; puis il rapproche S, Clàrse Vass., de Boùis Goet, de la 
variété précitée sylvanectense. 

Il revient dans le chapitre IV sur la question de l'origine de Cer. mulabile 
Lamk., et, en comparant l'ornementation graduelle des tours de spire aux 
divers stades de l'évolution ontogénique, il remarque que cette espèce pour- 
rait bien n'être qu'une mutation bartonienne de S. sérratum lutécien. A 
propos de Cerith. tuberculosum Lk, M. Charpiat y joint le véritable C. Broc- 
chii DesH ; quant au C. Brocchii indiqué dans mon « Catalogue illustré », 
et figuré dans « l'Iconographie » (T. II. pi. XXIII, fig. 137-4), il en fait une 
variété Cossmanni, à surface lisse eu-dessus de la rangée de tubercules. Mal- 
heureusement ce nom ne peut être retenu, même à titre de variété, parce 
qu'il existe déjà un Cerith. Cossmanni Doncieux (1908), de sorte que la 
coquille parisienne devra prendre le nom Charpiajti nobis. 

Il rattache d'autre part S. denticulatum à un rameau distinct de S. sérra- 
tum, aboutissant à S. tuberculosum: mais il ne désigne pas quel pourrait être 
l'ancêtre commun des deux rameaux, probablement de l'Eocène inférieur. 
C'est la seule critique que je me permette d'adresser à l'excellent travail 
de M. Charpiat : avant de dresser un fragment d'arbre généalogique — ce 
qui est déjà bien — il faudrait en rechercher les racines, ce qui serait encore 
mieux ; j'avais déjà reproché au regretté Boussac de se contenter de « brin- 
dilles parallèles » alors que la phylogénie exige — pour n'être pas un vain 
mo t qu'elles soient « convergentes » : on éviterait cette lacune en pous- 
sant les recherches jusque dans l'Eocène inférieur et même dans le Paléocène ! 

Quelques remarques sur C. Benati Vass. C. Pairicii Vass. et C. Hericarh 

Desh. complètent cette Note suggestive. 

M. Cossmann. 

Charpiat, R., Observations sur le Sous-Genre Tiaracerithium Sacco. 

Bull. Mus. Hist. Nal. -- 1920 — n° 3, pp. 000. Paris. 1921. 

Par la section des Ceriihidœ suivant leur axe columellaire, on arrive à 
rectifier certaines erreurs de classement générique et c'est en particulier 
par ce procédé que l'auteur de cette Note est arrivé à rectifier une de ses 
conclusions précédentes, basée sur une erreur que j'avais moi-même com- 
mise dans la VII e livraison de mes « Essais de Paléoconchologie comparée»; 
conformément aux indications déjà données par M. Vignal, et ainsi que je 
l'ai moi-même constaté en m'inspirant du canal dans une étude des Ceri- 
thidœ néogéniques, qui est sous presse depuis deux ans (!) pour la conti- 
nuation delà « Conchol. néog. de l'Aquitaine » : Tiaracerithium Sacco entre 
dans la synonymie de Tiarapirenella du même auteur ; C. tiarella et ses 
variétés ou mutations ne sont pas des Cerithinœ, mais des Pirenella {Pota- 
midinse) ; C. Gravesi, tiara, etc., se rattachent à Serratocerithium, dans 
l'étude duquel ils forment un groupe un peu distinct, à galbe court, ce qui 
ne paraît pas suffisant pour créer une nouvelle Section. 

M. Cossmann. 

Cossmann, M., Deux espèces intéressantes de l'Eocène parisien. C-B. 
somm. Séance Soc. G. Fr. — 7 mars 1921 — pp. 48-49, fig. 1 et 2 texte. 
Paris, 1921. 



112 PALÊOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Il s'agit, dans cette communication, de deux coquille? éocéniques recueil- 
lies par M. Bruneteaux : la première dans î'Auversien d'Auvers-s.-Oise, très 
voisine d'Eulhria decipiens du Lutécien, mais plus ovoïde, avec un dernier 
tour beaucoup plus élevé ; lisse comme le génotype d'Euthria (Fusas cor- 
nais), cette assez grande coquille est publiée sous le nom E. Bruneteauxi. 

L'autre coquille à signaler est un excellent exemplaire de Tenuicerithium 
Goossensi Cossm. cpii avait été placé à tort dans le Genre Plychocerilhium: 
or l'excellent état de conservation et l'ouverture intacte de l'échantillon 
recueilli à Trye (Chambors) par M. Bruneteaux. dans le Lutécien supérieur, 
permet de constater que cette ouverture est ample en avant, sinueuse en 
;i trière, comme celle du génotype Tenuicerilhium fragile. 

Analyse de l'auteur. 

Oppenheim, Paul, Die eoc/ene Invertebraten-Fauna des Kalksteins 
in Togo. Beilr. z. Geol. Erforsch. des Deulsch. Schulzgebiele. Heft 12, 
126 p., 5 pi. phot, dess. Berlin. 1915. 

L'interruption des relations internationales, durant 5 ans, m'oblige à 
revenir en arrière pour quelques publications qu'il est utile de signaler 
et que je n'ai reçues que tout récemment : celle-ci est du nombre. 

L'ancienne colonie allemande du Togo contient, entre autres, une couche 
de « calcaires d'Adabion » étudiée par M. W. Koert (1913) et, presque en 
même temps, signalée par M. Paul Lemoine à propos de l'Afrique occiden- 
tale ; elle a fourni des fossiles dont l'étude, confiée à M. Oppenheim, lui a 
permis d'en reconnaître l'analogie avec d'autres formes éocéniques, recueil- 
lies soit sur la côte occidentale d'Afrique, soit en Tunisie ou en Egypte 
(Mokattam). 

Quelques Coelentérés, parmi lesquels un seul déterminable spécifiquement 
( Conocyathus togoensis) et un Echinoderme (Echinocyamus — Togoeyamus — 
Selfriedi) très petit, S. -G. nouveau distinct d' Echinocyamus par la position 
du périprocte ; Pechinculus togoensis très élargi transversalement, Cardium 
Zeechi qui est un Trachycardium avec dépression anale, C. halaense d'ARCH. de 
l'Inde. Venericardia Koerti comparable à V. divergens, V. togoensis encore 
plus paucicostulée ; V. tabligboeiisis, sans la charnière, on ne peut décider 
si c'est une vraie Cardila on un Aclinobolus. Callisla adabionensis à tort 
dénommée Cylherea ; probablement Tivelina Gruneri d'après la forme, mais 
il faudrait connaître la charnière ; Corbula lagoensis, C. dactylus. 

Passant aux Gastropodes : Collonia grandis, peut être Cirsochilus, mais 
on ne peut affirmer sans avoir vu l'ouverture ; Mesalia farafrensis Opph. 
d'Egypte, Turrilella Hollandei Goss. et Piss. de l'Inde, très variable ; Turri- 
lella adabionensis rappelle T. Forgemoli d'Algérie et aussi les formes des 
Etats-Unis ; Turr. tokpliensis, à tours granuleux ; Mesalia Koerti très grande, 
finement ornée ; Bitlium ? Wanneri, correction faite pour Cerilh. dislinc- 
lum Wanner non Zek., mais ce n'est peut-être pas un Billium ; Cyclomolops 
subhiimerosus fossile très intéressant par son analogie avec le Claibornien 
et le Jacksonien des Etats-Unis, où l'on trouve fréquemment des Calyp- 
Iraphorus ; les deux groupes sont très voisins ; Eocyprsea sublandinensis, 
voisine de celle de Landana (Vincent) ; Melongena Guillemaini pourrait aussi 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 113 

être un Semifusus, mais on ne peut rien affirmer d'après la simple vue du 
côté dorsal; Heligmoloma sp., d'après un fragment d'ouverture qui ne montre 
pas de plis columellaires, voir les observations récentes de M. Douvillé sur 
ce Genre ; Voluiocorbis Gruneri, on sait que Volulilithes s'applique aux an- 
ciennes Eopsephsea ; Slrepsidura Kersiingi, plus ornée que ne le sont habi- 
tuellement les espèces de ce Genre; Pleuroloma togoensis, je doute que ce 
soit un Pleurolomidee, il y a des Fusidse qui ont les lignes d'accroissement 
aussi arquées ; Nauiilus cf. Deluci d'ARCH., cité par Paul Lemoine dans le 
Soudan ; enfin Callianassa Seefriedi v. Ammon, d'après une pince en bon 
état. 

L'étude de ces fossiles, d'après les contre-empreintes qui ne permettent 
pas d'en étudier les caractères internes, a dû être particulièrement laborieuse :■ 
il fallait évidemment, pour la mener à bonne fin, l'expérience consommée de 
l'auteur en matière de paléontologie éocénique et la compétence toute spé- 
ciale qu'il a acquise, dans ses voyages, sur les couches d'outre-mer, l'Egypte 
entre autres dont il a repris autrefois la faune dans un Mémoire très estimé. 
On lira d'ailleurs avec fruit les dernières pages de ce volume, qui résument 
comparativement et discutent les divers gisements de même âge en Afrique 

M. COSSMANN. 

Dollfus, G.-F. et Dautzenberg, Ph., Conchyliologie du Miocène moyen du 
Bassin de la Loire. l re partie : Pélécypodes (Suite et fin). Mém. 
Soc. Géol. Fr. Paléont., t. XXII, fasc. 2-4, pp. 379-500, pi. XXXIV-LL 
Paris, 1920. 

Voici l'achèvement partiel d'une importante Monographie entreprise de- 
puis 1902 et qui comble une lacune de la Paléontologie française : ce demi ^r 
fascicule des Pélécypodes renferme les espèces comprises entre le G. Unio 
inclusivement et les Ostreidse, il se termine par une table alphabétiq-ie 
des noms d'espèces pour l'ensemble des fascicules publiés. Nous y trouvons, 
comme dans les précédents, une copieuse bibliographie synonymique, je 
dirai même « presque trop copieuse » car il serait préférable d'en éliminer 
les références, telles que les noms de listes, dont l'identité n'a pu être con- 
trôlée — à défaut de bonnes figures — sur les échantillons eux-mêmes ; 
sans cette précaution, rigoureuse il est vrai, mais prudente, on risque de 
légitimer des assimiliations douteuses et de citer des espèces à des niveaux 
où elle n'est représentée que par des mutations absolument distinctes. J'ai 
pu, à l'occasion de la publication de la « Conchologie néogénique de l'Aqui- 
taine » me convaincre que beaucoup d'espèces, réputées semblables dans le 
Miocène moyen et le Miocène inférieur, se différencient par des critériums 
constants quand on prend la peine de rapprocher les échantillons les uns 
des autres ; à ce point de vue, j'ai eu le désappointement de voir réunir — 
par nos deux confrères — avec les formes helvétiennes de la Touraine, beau- 
coup de mutations que M. Peyrot et moi avions jugé nécessaire de séparer 
dans les faluns aquitaniens ou burdigaliens — et cela après mûre comparai- 
son des coquilles : à ce point de vue ce serait donc un pas en arrière ! 

Que cette petite réserve, dans laquelle aucun de nos lecteurs ne verra 
autre chose qu'un simple regret scientifique sans trace de sentiment per- 



114 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

sonnel, ne nous empêche pas de rendre justice à l'effort considérable qu'ont 
déployé MM. Dollfus et Dautzenberg pour grouper dans leur beau volume 
l'histoire d'une faune qui — depuis Dujardin en 1837 — n'avait été l'objet 
d'aucune étude systématique ; ceux d'entre nous qui ne pensent pas qu'elle 
contienne beaucoup d'espèces actuelles, seront toujours maîtres de choisir 
dans la liste synonymique le nom de mutation ancestrale qui doit leur être 
attribué. 

Passons maintenant à l'examen rapide des nouveautés à signaler : Myiilus 
fuscus Hœrn. n'avait pas encore été décrit en Touraine, la citation de liste 
d'après Douxami reste douteuse d'après cet auteur lui-même [aff.) ; M. 
reducius D. D., déjà figuré en 1888 dans une étude préliminaire (Journ. 
Conchyl.) ; Conyeria alla Sandb. remplace C. Basleroli Duj. C'est très bien, 
mais pourquoi y réunirait-on (d'après des figures qualiiiées médiocres} C. 
Touzini et subimbricala d'Aquitaine, qui n'ont été séparées qu'à la suite 
d'une très attentive comparaison <io^ spécimens ? Modiola (Brachydontes) 
poulilevieiisis est appuyé par neuf figures montrant les variations du contour 
des valves ; Modiolaria elaborala (huit figures) diffère visiblement de M. 
cf. costulata Risso, et cette dernière n'est vraisemblablement pas l'espèce 
actuelle ; en tout cas, il ne faut pas y réunir M. saucatsensis CossM.du Mio- 
cène inférieur ! Malleus Bouryeoisi Tourn. — qui ne possède pas le prolon- 
gement cardinal des véritables Maliens actuels — n'appartiendrait-il pas 
au Genre éocénique Aviculovulsa (v. Iconogr. complète, t. I, pi. XXXIX, 
fig. 124-1 et 124-2) qui en est l'ancêtre évident ? 

A propos de Pinna pectinaia, MM. Dollfus et Dautzenberg y réunissent 
notre Atrina ferelœvis sous le prétexte que ce fossile helvétien d'Aquitaine 
n'a été pourvu d'un nom différent que parce qu'il appartient à un autre 
niveau géologique : cette accusation est fantaisiste, il suffit de lire le texte 
(p. 266) pour vérifier les rapports et différents avec P. Brocchii ! Ju.Ua 
Leeoinlrese, bien distincte des espèces de la Gironde, était déjà citée par 
nous (p. 263), sous son nom de liste de 1901. 

Après la série des grands Peclinidse, nous remarquons une rectification 
pour la dénomination de Aequipeden scabrellus Lamk, remplacé par se- 
niensis parce que ce nom est cité à la page précédente clans les « Animaux 
sans vertèbres » (1909) : c'est incontestable, mais il eût été préférable « d'ou- 
blier » seniensis, scabrellus étant universellement connu sous ce nom ; je 
doute fort que cette pointilleuse modification, bien peu nécessaire, rallie la 
majorité des conchyliologues ; Chlamys liberata C. et P. — que nous trouvons 
ici réunis à A. scabrellus — est une petite espèce tout à fait différente, ainsi 
que l'ont constaté MM. Gossman et Peyrot, après une attentive comparai- 
son portant sur les spécimens et non sur les figures ! Chlamys Couffoni est 
séparé de CM. tigerinus Mull. ,V ariamussium Morgani, de Pecten similis 
Laskey. Le remplacement de Lima squamosa Lamk. par Lima lima Linné 
rétablit la tautonomie regrettable que Lamarck avait précisément voulu 
éviter : ici nous tombons absolument dans les errements de l'école améri- 
caine, contre lesquels cependant M. Dollfus lui-même n'a cessé de protester 
dans cette Bévue crilique. A propos de cette espèce, nos confrères rectifient 
avec raison deux erreurs : l'une relative à L. plicata du Bassin de Paris, 
qui n'a aucun rapport avec l'espèce lamarckienne, l'autre relative à l'attri- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 115 

buti on du nom squamosa à un fossile de l'Helvétien « bien distinct de l'es- 
pèce actuelle » dans le Gers : ce dernier doit être désigné, de même que celui 
de Touraine probablement, par un nom nouveau, puisque squamosa s'appli- 
quait à l'espèce actuelle et qu'on ne peut le « sauver de l'oubli » qu'en re- 
nonçant à la tautonomie pour celle-ci. Lima (Clenoides) Morgani serait, en 
effet, mieux placé dans le S. -G. Acesia. 

Spondylus gsederopus L. est rétabli à la place de S. Deshayesi sous pré- 
texte que ce dernier se relie à l'autre par des transitions insensibles : or, 
c'est précisément en scrutant de près ces transitions qu'on arrive à limiter 
— même chez les Spondyles variables — des mutilations dont les stratigraphies 
se servent comme de précieux appuis ! 

Signalons au passage une rectification au sujet de Plicalula Roissyi Defr. ; 
il paraît que le type est précisément la forme parisienne à laquelle Deshayes 
a appliqué le nom parisiensis, usant de son droit d'élimination ; de sorte 
qu'il est maintenant trop tard pour faire le contraire ; en tout cas, ce ne 
serait pas une raison pour supprimer PL pternophora C. et P. du Bordelais 
qui diffère de PL mytilina Phil. par bien d'autres critériums que celui cle 
l'aile (v. le texte « Conchol, néog. » p. 373, au lieu de se borner à jeter un 
simple coup d'œil sur la figure). 

La substitution d'O. (Crassostrea) gryphoides Schl. à 0. crassissima Lamk. 
et à 0. gingensis Schl. est motivée par une comparaison des diagnoses ori- 
ginales ; MM. Dollfus et Dautzenberg reconnaissent toutefois que cette 
forme helvétienne ne descend pas dans l'Aquitanien où l'on trouve exclu- 
sivement 0. aginensis Tourn. A propos de Saccostrea saccellus Dujard., 
ces auteurs admettent la séparation d'Oslrea Duvergieri Cossm. et Peyr. dans 
le Burdigalien et l'Aquitanien. 

En résumé, arrivé au terme de l'analyse de cette contribution considé- 
rable, nous ne pouvons que féliciter les auteurs cle l'avoir conduite au but 
malgré toutes les difficultés de l'heure actuelle, et grâce à l'hospitalité des 
Mémoires de la Société Géologique de France. 

M. COSSMANN. 

Jaworski, D 1 ' E., Beitrage zur Kenntnis der Lias-Volen Sudamerikas 
und der Stammesgeschichte der Gattung « Vola ». Psealontologische 
Zeitschrift, Bd I, Heft 2 — Janvier 1914 — pp. 273-317. 

L'auteur passe en revue les différents Pectens à forme « Vola » du Lias 
sud-américain, et en donne de nouvelles descriptions. Il les sépare en deux 
groupes : forme à côtes simples = Groupe de V.alala v. Buch. ; formes à 
côtes divisées en côtes secondaires = Groupe cle V. Bodenberi Behr. Il 
trouve un rapport étroit entre ces formes et les formes « Vola » du Tertiaire 
et cle l'époque actuelle dans lesquelles on retrouve les deux Groupes du Lias. 
(Premier Groupe = V. Michelottii çTArch. et V. arcuaia Brocchi cle l'Oligo- 
cène ; deuxième Groupe = V. grandis Sow du Pliocène et V. Vasseli Fuchs) 
et même les sous-groupes établis clans les groupes basiques (alatus s. sir. et 
Domeykoi) Phil. 

On trouve des formes, dérivées de ces groupes, totalement dépourvues de 
côtes et des formes « Peclen » biconvexes qui peuvent également y être 
rattachées, au Lias comme au Tertiaire. 



116 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Il fait dériver les formes « Vola » crétacées à côtes égales de V, alata. 
tandis que, parmi les formes à côtes inégales, il fait sortir les unes de ce 
dernier rameau, les autres de Ptérihées paléozoïques, 

Il compare les JEquipeclen du Lias avec les « Vola » de même âge et 
conclut qu'ils n'ont aucun rapport ; de même, les iEquipectens tertiaires d'où 
sont sorties les formes « Vola » d'après Philippi, n'ont aucun rapport avec 
elles, d'après l'auteur. Il fait, au contraire, sortir les Pectens à valves égales 
des « Vola », (se base sur le développement de Peclen ambongoensis du Lias 
de Madagascar qui est d'abord « Vola, puis « Peclen ») ; Les « Pectens » 
s. sir. sont sortis de formes concavo-convexes, et les « Vola » du Lias de formes 
conca vo-con vexes pa 1 éozoïqu es . 

L'auteur conclut qu'on ne peut parler de formes « itératives », comme le 
fait Philippi, à propos des formes « Vola » opinion à laquelle se ralliait 
M. Douvillé. 

D'après lui, les formes du Lias, du Crétacé, du Tertiaire et de l'époque 
actuelle ont des rapports phylo génétiques étroits. 

(Cette opinion paraît très discutable, étant donné l'immense espace de 
temps qui sépare les divers groupes). 

S. GlLLET. 

Tepper, Nouveaux Amussiopectens des gisements tertiaires de Styrie. 
Jahrb. cl. K. K. Geol. Reichsansl — 1917 — 67, pp. r. 81-502, 3 pi. Wien, 
1914. 

L'auteur décrit en détail une série de grands Peclen appartenant au Sous- 
Genre Amussiopecten ; il les compare à des espèces néogènes très voisines. 
Ils proviennent des calcaires du niveau de la « Leitha ». en Styrie (environs 
de Marbourg. Spielfeld, etc.). 

Il décrit et figure de nouvelles espèces, très voisines les unes des autres : 
Peclen albinus, P. Cadici. P. Schwinneri. P. Dregeri. 

S. GlLLET. 

Maury, Miss C.-L, Tertiarv Mollusca from Porto Rico. N. Y. Acad. 
Se. Scientific Surv. of Porto Rico a. Virg. isl.., vol. III, 77 p., 9 pi. Novv- 
York, 1920. 

Les fossiles miocéniques de Porto-Rico n'ont pas la beauté de ceux de 
Saint-Domingue ; la plupart sont à l'état de moules on de contre-empreintes, 
de sorte que la détermination n'en est pas facile. On y retrouve la zone à 
Orthautax que je persiste à considérer comme infra-miocénique plutôt 
qu'oligocénique. 

Les Arcidse sont assez nombreuses, plusieurs sont nouvelles : Scapharca 
guajatiea, agiiadiea., collaziea, sansebastiensis (non sebastiana !) Sheldon 
et Maury ; une grande Osfrea collaziea, une valve supérieure plus arrondie 
de 0. sansebastiensis em., 0. Berkeyi petite et à plis bifurques. 

Les Peclinidse sont également nombreux, mais la dénomination Peclen 
(s. lato) leur est partout appliquée, l'auteur n'a pas essayé de les classer 
génériquement, conformément aux indications du T. Il de la » Conchologie 
néogénique de l'Aquitaine » ; sont nouveaux : P. guanicus, meselicus, 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 



117 



camuycensis, sansebastiensis, laiesianus (var.), uuajatacus, Propeamussium 

Hollicki. 

Spondylus Lucasi est remarquable par la régularité de son ornementation ; 
Cyalhodonta Reedsi très intéressant ; Cuspidaria juanadiaza bien caractérisé ; 
quant à C. islahispaniola\ il faudrait savoir si la charnière n'est pas échan- 
crée sous le crochet, comme celle de C. radiala dans l'Eocène parisien, ce qui 
la transporterait dans les Erycinacea (V. App. V. Gat. ill.). Crassatella jua- 
nadiaza. Venericardia collazica, V. Rabclli, V. juncalensis, la première a 
le galbe d'une Cossmannella Mayer. Hère quebradillieus n'est certaine- 
ment pas un Hère, mais plutôt une Linga (v. Conchol. néog. Aquit.) ; 
Lucinisca Hoveyi très intéressante ; Trigonocardia Sancti-Sebastiani, du 
groupe de Cardium haitense Sow. Clemenlia Rabelli, détermination générique 
probable d'après l'aspect du test, niais il faudrait voir la charnière pour 
acquérir la certitude. Callocardia rioeollazica, Chione quebrallensis et var. 
guajatiea ; Angulus disparoides, détermination générique très peu certaine ; 
Mesopleura Hubbardi ressemble à Tagelus divisus Spengler ; Corbula 

collazica. 

Deux Scaphopodes bien déterminables : Denialium diazicum, Ladulus 
poncensis. Les Gastropodes, à l'état de contre-empreintes qui laissent planer 
l'hésitation sur les attributions génériques : Turrilella culebrina, T. collazica, 
poncensis, giianicensis ; Cerithium utuadicum ; une nouvelle Section de 
Campanile, Portoricia, fondée sur un gros moule interne (!) qui montre la 
trace d'un pli non continu à l'intérieur du labre (G.-T. : Portoricia larica). 

Orlhaulax aquadillense n'est représenté que par une empreinte du sommet 
de la spire, de sorte que l'attribution de ce fragment à ce Genre — qui n est 
lui-même pas nettement défini d'après un seul génotype non intact — reste 
hypothétique ! . 

Cypraea Sancti Sebastiani n'étant connue que par sa face dorsale, 1 attri- 
bution générique ne peut se borner qu'à une certitude, c'est une coquille de 
Cyprseidœ ; Pirula Hoveyi, simple fragment ; Colubraria juanica, bien re- 
constituée, n'appartient certes pas à ce Genre ; ce fossile ressemble beaucoup 
à Acamptochetus Cossm. ou à Celaloconus Coss. Terebra sansebastiensis 
n'est représentée que par un fragment d'empreinte ; Drillia diazica est 
certainement une Surcuïa ; Haminea quebradillica vue du côté du clos seule- 
ment ; Bucconia Reedsi, Scaphandridœ subcylindrique. 

M. Cossm ann. 

Oppenheim, Paul, Das Neogen in Klein-Asien (I teil). Zeitsch. Deutsch. 

Geol. Ges. Bd. 70 — 1918 -- Abhandl. n" 1-4, 210 p. 1 carte, XI PI. 

phot. dess.; 1 text. fig. Berlin, 1919. 

Cet important Mémoire répond au souhait exprimé par M. Haug, en 1911, 
dans son Traité de Géologie, p. 1865, où il signale la nécessité d'une révision 
des listes de fossiles recueillies en Asie Mineure et attribués au Vindobomen. 
Un voyage de M. Philippson et d'autres recherches, ont permis à M. Oppen- 
heim de dresser un résumé assez complet de la faune en question qu'il a 
divisée par provinces géographiques, en donnant à l'appui une carte fort 
utile de toute la partie occidentale de la presqu'île. Nous suivrons donc cet 
ordre dans notre analyse, en indiquant — pour chaque chapitre — à quel 



118 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

niveau du Néogène doivent être inscrites les formes décrites par l'auteur 
et — pour la plupart — figurées sur les excellentes planches qui accompagnent 
son travail. 

Pliocène de Dadia. — Outre Dentalium insequicostatum Dautz., Me- 
lania dadiana (plus correctement dadiensis, puisque c'est une localité), 
M. carica, n'en est peut-être qu'une variété ; Melanopsis orientalis Buk. 
Miocène de Gultak. — A rca Philippsoni, appartenant eu G. Fossularca 
Cossm. ; Turritella Crossei Costa in Dollf., espèce portugaise qui est bien 
distincte — en effet — de T. terebralis Lk. 

Miocène de Kaleh-Davas. — ■ Outre Osirea plicalula Gm. et 0. exca- 
uata Desh., non figurées ici, Peclen Kochi Dep. et R., Cardium iuronicum 
Mayer, l'auteur a fait reproduire une valve de Arcopagia cf. crassa (Pen- 
nant), et il décrit un fragment intitulé Dentalium (Enlalis) davasense, strié 
plutôt que costulé ; Turritella carica du groupe de T. lurris : il en conclut à 
l'âge Burdigalien supérieur. 

Miocène marin de Lycie. -- Heliaslrea Reussiana M. Edw. et H. ; Fla- 
bellipeclen incrassalus Partsch ; CarclUa saaretensis, Aelinobolus voisin 
de peclinalus ; Cardium Luscliani. du groupe iuronicum ; Callisloma lycicuni 
sous le nom générique Zizyphinus postérieur ; Clanculus (Clanculopsis) 
gramfer Doderl. ; Phasianella altyensis, plus élancé que P. pullus ; Turri- 
tella araneosa ; malgré son galbe très court Cerithium lycovuleani est peut- 
être une Terebra, Cerithium lycotaiiriniiim est un Vulgocerithium et non un 
Tiaracerithium, groupe qui doit d'ailleurs disparaître d'après M. Vignal ; 
Cerithium assarense, qui rappelle un peu C. filiferum de l'Eocène moyen ; 
Voluta rarispina Lk., Mitra orientalis pro M. scrobiculata Hœrn. non Br. 
Oliuancillaria Luscliani appartient au S. -G. Utriculina Gray qu'on pour-, 
rait peut-être séparer â'Agaronia auquel j'avais rapporté; 0. Basterotina; 
Terebra luxurians, T. [Sirioterebrum) lycica évidemment du même groupe 
les côtes seulement plus écartées. Pleurotoma (juasinennis, assez voisin de 
P. inermis Partsch qui appartient à un groupe tout spécial, à sinus peu pro- 
fond vis-à-vis de fortes nodosités très écartées de la suture : est-ce même 
un Pleurotomidé ? Murex (Pleronotus) saaretensis, Chelyconus Puschi 
Conospira Dujardini Desh. etc., terminent l'énumération de cette faune 
assez riche. 

Fossiles d'eau douce de Lycie. — Fluminicola lycica et de nombreuses 
Adelina elegans Cantr. dénotent l'âge miocénique, en concordance avec le 
faciès des fossiles marins. 

Néogène de la Phrygie méridionale. — Un certain nombre de Dreissen- 
sia ou de Congeria nouvelles (malheureusement la charnière distinctive n'est 
pas visible) phrygica, lyeophila, kairanderensis, hierapolitana ; Neritina 
percarinata, Limnœ phrygopalustris, L. phrygo-ovata, Adelina elegans Cantr., 
Planorbis cornu Brongn. var., Xerophila plirygostriata ; Bilhinia (?) 
giralanensis avec une ornementation qui n'existe jamais chez les vraies 
Bithinies. Dans les couches supérieures saumâtres : Pseudocardita Bukowskii, 
nouveau S. -G. de Cardium qui avait été nommé Cardita sulcala dans les 
récoltes de Tchihatcheff ! Ce S. -G., voisin de Didacna, comprend encore 
P, phrygica, P. laodicœensis, P. Philippsoni, P. denisluensis, P. chameeformis, 
peut-être des variétés d'un même type très polymorphe ; Pisidium crassis- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 119 

simum, Hydro b ia acuta Drap., Prososthenia phrygica qui avait été confondue 
avec Cerithium nodosoplicatum Hœrn. dans les récoltes de Tchihatcheff 
(pour l'attribution générique à Prososthenia au lieu de Diana, voir la XII e 
liv. de mes « Essais de Pal. comp. ») ; de même pour Prososthenia sublœvis. 
Neritina Bukowskii, N. denislucnsis, terminent rémunération cle cette faune 
évidemment politique. 

NÉOGÈNE DE MYSIE ET DE LA PhRYGIE SEPTENTRIONALE. ■ Pldnorbis 

subvertieillus, avec des sillons spiraux ; Limnsea œgea vu cle dos seulement 
par contr' empreinte ; Hélix [Galaclochilus ?) phrygomysica, Pupa ? phrygica, 
Pisidium dagardicnse, attribués au Miocène 

Néogène des environs de Pergame. — Melanopsis sp. pourrait peut- 
être appartenir au Sous-Genre Stylospirula Rover. ; Limnsea pergamcniea, 
L. megarensis Gaudry et Fisch.. PL cornu, dénotent, l'âge miocénique. 

Néogène d'Ionie et de Lydie. — Prososthenia erythraeensis confondue 
avec Melania Hamilloniana par Gaudry et Fischer ; Planorbis cornu var. 
Mantelli Dunker, formes miocéniques. 

Néogène de Pisidie. — Valvaia pisidica, Vivipara Bukowskii, Bithinia 
pisidica, L. megarensis G. et F., sarmatique ou pontique. 

Arrivé au terme de cette analyse trop sommaire, eu égard au manque de 
place, je réitère à M. Oppenheim les félicitations que comporte son laborieux 
Travail et la somme considérable cle recherches qu'il a nécessitées : la variété 
des niveaux étudiés décuple la difficulté beaucoup plus grande que s'il 
s'agissait d'un seul gisement. 

M. COSSMANN. 

Dali, W.-H., Two new pliocène Pectens from Nome, Alaska. The Nau- 
tilus, vol. XXXIV, n° 3 — Janv. 1921 -- p. 76. Boston, Mass. 

Nous attendrons — pour signaler les noms spécifiques de ce I J lagiocte- 
nium et cle ce Patinopecten — que les diagnoses aient été accompagnées 
cle figures : jusqu'à là, aux termes des décisions des Congrès relatives à la 
nomenclature zoologique, les noms cle ces deux espèces sont inexistants. 

M. Cossmann. 

Dollfus, C.-F., Malacologie du gisement fossilifère du Pont-du-Gail 
près de Saint-Clément (Cantal). Bull. Soc. Géol. Fr., 4 e série, t. XX, 
pp. 37-47, pi. II phot., 1 fig. texte. 

D'après l'auteur, le gisement cle marne ligniteuse — clans laquelle ont 
été obtenus des fossiles recueillis par M. Marty — forme un horizon très 
caractéristique aux confins du Miocène supérieur et du Pliocène inférieur. 
M. Dollfus y a identifié : Hélix (Strobilus) labyrinlhicula Michaud, Zonites 
(Hyalinia) nilens Mich., Verticjo (Leucochila) Dupuyi Mich., Carychium 
pachychilus Sandr., Planorbis Matheroni Tourn.. P. filocinctus Sdb., P. 
Thiollierei Mich. très ventru, P.(Gyrorbis) Marise Mich., Limnsea Bouilleli 
Mich., L. siibtruncatula Clessin, Bithinella abbreviata Mid., enfin une la- 
melle cornée et mince qui appartient à un nouveau Limacidé, Limax Marty 
voisin cle L. uariegatus Drap. On trouvera, clans d'autres chapitres de cette 
Revue, l'analyse des végétaux et des Diatomées du même gisement. 

M. Cossmann. 



120 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Harmer, P.-W., The Pliocène Mollusca of Great Britain. Vol. II, 
part I. Palseonlograph. Soc. 1918, pp. 485-652, pi. XLV-LII. Londres, 
1920. 

A l'occasion de la publication de ce second volume, M. Harmer synchonise 
dans un tableau comparatif les diverses zones du Grag anglais et du Crag 
belge : d'après ces données, au dessous de l'Icénien, le crag rouge correspond 
au Poederlien et au Scaldisien, le crag corallin au Casterlien à Isocardia cor, 
l'ensemble étant du Pliocène supérieur; au contraire, les couches de Len- 
ham seraient équivalentes au Diestien, c'est-à-dire au Pliocène inférieur. 
Des cartes très suggestives accompagnent cette introduction qui sera feuil- 
letée avec fruit par tous ceux qui s'intéressent à la stratigraphie du Néo- 
gène de l'Europe septentrionale. 

La partie paléontologique se compose d'une révision de Gastropodes 
siphonostomes, antérieurement étudiés, puis de la suite des Holostomes, 
à commencer par les Scalidse. 

Dans la révision nous remarquons : Nassa (Hinia) assimilis, Ocenebra 
Kendalli, Admete Sheppardi A. Bell, Biiiium dissiinile et de nouvelles 
variétés dont la citation nous entraînerait hors de notre cadre restreint. 

Pour les Scalidse, l'auteur a adopté la classification de mes « Essais », 
avec quelques amendements récemment suggérés par notre défunt ami 
deBoury, prématurément enlevé à ses chères études. Je mentionne les formes 
nouvelles : Spiniscala oakleyensis, Clathrus Harmeri de Boury mss., 
Lepidoscala Cavelli, Fuscoscala Moorei, Lincloscala inclusa de B. mss., Cir- 
soirema signatum de B. mss., Gyroscala Canhami, G. inedita, dont la très 
copieuse figuration remplit une planche et demie. 

Pour le classement des Pyramidellidœ, la publication de la XII e livrai- 
son de mes « Essais » n'a pas été prête en temps utile pour que M. Harmer 
pût en tenir compte, et moi-même, je regrette de n'avoir pas eu, quand je 
l'ai rédigé, connaissance de son Travail qui aurait pu enrichir mes tableaux 
de répartition stratigraphique d'une certaine quantité de citations d'espèces. 
Voici, en tous cas, les noms nouveaux : Turbonilla Kendalli, T. expallida, 
T. dubiosa, 7YparvuIa, T. (Pyrgostelis) ignota ; Eulima minima, dénomina- 
tion préemployée par Lea en 1840, je la remplace donc par E. Harmeri nobis. 
Eulima tenuissima, Eulimene grandis A. Bell mss., j'avais émis l'opinion 
que le G. Eulimene se rapproche beaucoup de Lilorinopsis qui est postérieur ; 
mais je reconnais actuellement qu'on peut conserver la Section Eulimene 
Wood pour les formes fossiles qui ont un galbe conique et subanguleux à 
la base ; toutefois T. bithiniseformis Ether et Bell s'en écarte absolu- 
ment. 

Odonlostomia densa, Odonlosl. fastigiata ; Alvania Cossmanni A. Bell 
mss.,Alvania Belli, Alv. obeliseus Ether. et Bell, Alv. erecta Bell, Alv. 
dubiosa Ether et Bell, A. textiliformis Bell ; Bissoa dissimilis ; Barleeia 
cingulala A. Bell, ressemble beaucoup à une Peringia. Je passe sous 
silence les nombreuses variétés de Littorina littorea, espèce déconcertante par 
son polymorphisme; la liste en est reportée à suivre à la prochaine livraison. 

Le grand âge de notre vénérable ami — qui consacre sa verte vieillesse 
à l'achèvement de cette Monographie considérable — double encore le tri- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 121 

but d'éloges qu'elle mérite : les figures phototypées d'après les dessins de 
Green sont de véritables œuvres d'art. 

M. Gossmann. 

Dali, W.-H.. Pliocène and Pleistocene Fossils from thé arctic coast 
of Alaska and the auriferous beaches of Nome, Norton Sound, 
Alaska. U. J. Geol. Surv.. prof, paper 125-G, pp. 23-37, pl.V-VI. Was- 
hington, 1920. 

Depuis 1905, un nombre considérable de fossiles ont été recueillis sur la 
côte nord de l'Alaska, dénotant l'intercommunication entre les faunes atlan- 
tique et pacifique, pendant l'époque du Pliocène. M. Dali donne la liste dé- 
taillée de ces récoltes et décrit ensuite les espèces nouvelles : Chrysodomus Mes- 
leri, simples fragments; Chrysodomus Leffingwelli, vu du côté du dos ; Pirulo- 
fusus Schraderi obliquement polygonal ; Purpura (Nucella) nomeana (il 
faudrait écrire nomeensis, de la localité Nome) ; Littorina pallia la. du groupe 
Melaraphe, Cryptoctenidia magna, Patellidé dont l'impression musculaire 
n'est pas visible; Cadulus arcticus. Peclen Kindlei, Astarte aetis, A. carteriana, 
A . Leffingwelli, A . Martini, A . hemieymata, A . diversa ; Venericardia 
nowokensis, Macoma Middendorffi ; Cyrlodaria canidenensis peu déter- 
minable ; Hemithyris psittacea var. alaskensis termine cette contribu- 
tion dans laquelle on cherche vainement les rapports et les différences avec 
les espèces connues : l'auteur décide que ce sont des espèces nouvelles, 
mais il ne cherche même pas à convaincre ses lecteurs ! 

M. Gossmann. 

Mansuy, H., Paludinid;e fossiles du bassin lacustre de Mong-tseu, 
Yunnan. Bull. Serv. Géol. Indo-Chine, vol. V, fasc. III. 

Ces Paludines très abondantes ont été recueillies dans des calcaires mar- 
neux, mis à jour pendant les travaux de construction du chemin de fer 
Mong-tseu aux mines de Ko-tiéou. Très polymorphes, remarquables par leur 
forme très allongée, elles se rapprochent étrangement des Margarya actuelles 
et subfossiles, propres au Yunnan. Aussi, à part un seul individu, M. Man- 
suy les a-t-il groupées prudemment sous un seul nom Vivipara margaryœ- 
formis dont l'iconographie remplit les deux planches jointes à cette Note, 
avec quelques variétés de Margarya melanioides Nevill. Cette coquille 
évolue depuis les formes lisses jusqu'aux formes carénées et tuberculeuses 
qui descendent de Tylotoma. 

M. Cossmann. 

Taylor, J.-W. Remarks upon « the post-pliocene non-marine mollusca 
of Ireland ». Naturalist. — 1918 — pp. 161-165. 

Replies to criticism by A. -S. Kennard and B.-B. Woodward in their paper 
in Proc. Geologists Assoc. 1917, pp. 109-190. 

Trueman, A.-E., The lineage of « Tragophylloceras Loscombi » (J. Sow). 
Naturalist. — 1916 — pp. 220-224, 11 fig. 



122 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

From an enormous number of spécimens of T. Loscombi from tunnel 
heaps at Olcl Dalby in North Leicestershire, the àuthor makes careful 
conparisons and confirais Spath's conclusions regarding the connexion bet- 
ween T. numismale and T. Loscombi, for althoug the spécimens examined 
may not prove to be T. numismale, they carry back the lineage of T. Los- 
combi to a l'orm but little removed from it. 

T. Sheppard. 

Sheppard, T., A new species of lima from the english chalk. Naluralisi. 

— 1917 — pp. 307-311, 1 fig. • 

Describes and figures Lima (Plagiostoma) middletonensis n. sp. from the 
base of Micraster cor-an guinum zone, Middleton-on-the-Wolds, East Yorks- 
hire; gives lis L of associated fossils which includes a fine séries of Inoceramus 
inuoluhis : the type is in the Hull Muséum. 

T. Sheppard. 

Bell, Alfred, The shells of the holderness glacial clays. Naturalisi. 

— 1919 — pp. 95-98 ; 135-138. 

Summarises the work of various geologists among the transported marine 
shells occuring in the ghcial drifts ; gives long lists of species collected, with 
critical remarks, and compares this fauna with that in other areas in England. 

T. Sheppard. 

Bell, Alfred, Fossils of the holderness basement clays, with descrip- 
tions of new species. Naturcilist. — 1917 — pp. 57-59, 2 fig. 

Refers to various new species as a resuit of the examina tion of the mate- 
rial from the Holderness Glacial beds : figures and describes Admele viri- 
dula Sheppardi. and Aslarle apiculata. 

T. Sheppard. 

Carter, C.-S., Holocene shells at ruckland near louth. Lincolnshire. 
Naturalisi. — 1918 — pp. 119-123, 1 fig. 

Gives list of 35 species of land shells found in a pit in the chalk, in asso- 
ciation with a red deer antler and bones of Bos longifrons, sheep, field vole, 
shrew, and frog ; plant seeds and Romano-British pottery also found. 

T. Sheppard. 

Drake, H.-C, The ammonites of the Yorkshire Gornbrash. Nalura- 
lisi. — 1915 — pp. 64-66. 

Describes Ammonites macrocephalus, typicus, Herveyi, Hudlestoni, and com- 
pressus from the Scarborough area, their relative abundance and characte- 
ristics ; identifiée! by G. G. Crick. 

T. Sheppard. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 123 

BRYOZOAIRES 

par F. M. Canu 

Cipolla, F., I Briozoi pliocenici di Altavilla presso Palermo. Giorn. 
Soc. Se. nat. Palermo, t. XXXII -- 1921 — pp. 1 à 162, pi. I-VIII. Pa- 
lermo, 1921. 

Notre nouveau confrère est un jeune savant plein d'enthousiasme. Il 
pense que la connaissance des Bryozoaires est indispensable à l'établisse- 
ment des synchronismes et à la recherche de l'âge des gisements observés. 
Il débute par une importante monographie du très riche gisement d'Alta- 
villa, près de Païenne. Ce dernier lui a fourni 89 espèces dont 11 nouvelles. 

La partie matérielle est très soignée, l'auteur ne paraissant être retenu 
par aucune considération budgétaire. La synonymie de chaque espèce est 
entièrement donnée, ce qui est très précieux pour les étudiants qui cherchent 
à se documenter. Cependant comme il n'est plus possible de faire toutes les 
bibliographies sans abréviation, il a cru devoir adopter le système de numé- 
rotage de Calvet que j'avais moi-même appliqué en 1907. Je n'en connais 
pas en effet de meilleur et il tend à se généraliser. Par ses notes bibliogra- 
phiques, par ses comparaisons, on voit qu'il est richement docu- 
menté et qu'il est en pleine connaissance de son sujet. 

La classification suivie est celle de Canu et Bassler 1917, 1920, sans au- 
cune addition générique, ce qui indique une remarquable facilité d'adapta- 
tion et une réserve bien louable chez le jeune auteur. 

Quelques espèces nouvelles sont intéressantes. Labiopora Altavillse appar- 
tient à un Genre récent tropical et qui n'avait jamais été observé fossile en 
Europe. Distansescharella Seguenzai est une tribriline entourée de zoéciules, 
Hippoporina Canui est une bien trop belle espèce pour l'âge de son parrain. 
Hippopodina campanulata est réellement magnifique par ses ornementa- 
tions, par son ovicelle tubéreuse. 

Toutes les espèces sont figurées par la photographie. Il est très dommage 
que les règlements de la publication interdisent les retouches. En micro- 
graphie ces dernières sont nécessaires, car il est absolument impossible de 
découvrir des spécimens parfaits et qu'il est non moins impossible d'obte- 
nir des clichés de même valeur rigoureuse. Depuis longtemps, les Bryo- 
zoologistes français, englais et américains retouchent leurs photographies 
pour leur donner un aspect plus artistique et pour mettre en valeur les ca- 
ractères noyés dans les ombres. Néanmoins, les huit planches sont encore 
d'un bon aspect. 

L'auteur s'est efforcé de bien copier les devanciers. Il est donc inutile de 
chercher dans son Travail la moindre vue originale, le moindre aperçu phy- 
siologique. Il faut espérer que, dans l'avenir, il n'hésitera plus à disséquer ses 
bêtes et à rechercher, surtout sur les espèces fossiles, des caractères nouveaux. 

F. Canu. 

Canu, F. and Bassler, R., North american early tertiary Bryozoa. 
U. S. National Muséum, Bulletin 106 — 1920 — pp. 1-879, 162 pi., 279 text- 
figures. Washington, 1920. 



124 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Voici certainement le plus gros ouvrage de Bryozoologie paru depuis 
longtemps. Il est riche en espèces décrites, mais aussi en observations nou- 
velles. 

Les auteurs n'ont pas eu pour but unique la description des Bryozoaires 
fossiles de l'Eocène américain : ils auraient été peu compris. En effet, la 
dernière grande monographie zoologique, celle de Hincks, date de 1880. 
Depuis cette époque des découvertes fondamentales ont été faites. Jullien, 
Calvet, Levinsen, Harmer, Waters ont éclairé et précicé la structure de ces 
animaux dont la connaissance un peu exacte est ainsi toute récente. Pour 
que l'étudiant puisse facilement suivre le texte, les auteurs ont d'abord 
fixés les caractères de chaque Famille citée par des tableaux de dessins aussi 
complets que possible et introduits dans le texte. Ils donnent ainsi la larve, 
les dispositions anatomiques, la structure du squelette, les appendices 
chitineux, la terminologie spéciale. Ces tableaux sont loin d'avoir tous la 
même importance, car il y a encore beaucoup de recherches à faire pour les 
compléter. 

A la suite du Tableau de chaque Famille il y a un « Gênera ». Tous les 
Genres y sont représentés par une ou deux figures. Cette disposition, facili- 
tant beaucoup la classification, a déjà eu le plus grand succès auprès des natu- 
ralistes. 

Enfin toutes les particularités remarquables de chaque Genre sont placées 
dans une figure beaucoup plus complète et au voisinage de la diagnose. 
Opercules et mandibules connues y sont ajoutées de sorte que ces figures géné- 
riques peuvent servir en même temps à la détermination d'un grand nombre 
d'espèces récentes. 

Ces dispositions matérielles forment 279 groupes de figures intercalées 
dans le texte. Elles seront complétées pour d'antres familles dans le second 
volume (Miocène) et dans la Monographie des Bryozoaires des Iles Phi- 
lippines. Leur ensemble formera un véritable manuel indispensable au spé- 
cialiste. 

La description de chaque espèce n'est pas toujours une aride exposition 
des caractères observés et figurés. Chaque lois qu'ils ont pu le faire, les au- 
teurs ont introduit des remarques physiologiques, des déductions sur le 
genre de vie, sur la nature de l'habitat, sur les conditions de variations 
et d'adaptation. Us se sont efforcés à faire revivre le fossile et de faire com- 
prendre quelques-uns des mystères biologiques qui se déroulent dans l'éter- 
nelle nuit des profondeurs marines. 

Les auteurs ont surtout cherché à connaître la structure interne de leur 
fossiles par la préparation d'un grand nombre d'inférieurs de cellules et 
par la confection d'un très grand nombre de sections. Que d'observations 
nouvelles et inattendues ils ont faites ? Mais combien d'autres restent à 
faire ? 

Le nombre des Genres nouveaux est assez considérable. Nous n'avons pas 
à les rappeler ici, car ils ont fait l'objet d'une publication spéciale ( 1 ). 

La classification des Bryozoaires cheilostomes n'est pas modifiée, mais 



( 1 ) Canu, F. and Bassler, A., A Synopsis of american early terliary Cheilestome. 
Bryozoa. U. S. national Muséum, Bulletin 96. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 125 

elle est complétée. Les additions sont faites sur la considération des princi- 
pales fonctions physiologiques qui paraissent être les seules règles valables 
d'une classification naturelle. 

Le caractère essentiel de la Famille est donnée par la larve. Il s'en faut de 
beaucoup que toutes les larves des espèces récentes soient connues. A leur 
défaut c'est par des déductions ou par des considérations secondaires sur 
la nature de l'ovicelle que peuvent être réellement groupés les Genres de 
plusieurs Familles. C'est le point faible de la classification actuelle. 

Admettant en postulat que tous les membres d'un même Genre ont les 
mêmes fonctions physiologiques importantes, les auteurs, pour le caracté- 
riser, prennent en considération les principales d'entre elles, à savoir : 

la fonction hydrostatique (révélée par la forme de l'orifice) ; 

ta fonction sécrétiue (révélée par la nature du squelette) ; 

le passage des œufs dans l'ovicelle (révélée par les rapports de l'opercule 
avec l'ovicelle). 

Quand un Genre ainsi établi présente trop d'éléments dissemblables, 
d'autres fonctions sont considérées comme notamment celle d'oxygénation 
(révélée par les aviculaires) ainsi que les ionctions anatomiques spéciales 
quand ces dernières peuvent se révéler extérieurement. Ainsi, par exemple, 
la grandeur de la remule des Schizoporelles est très variable parce que la 
compensatrice dont elle est l'orifice dépend elle-même du nombre et de la 
grandeur des tentacules, de la grosseur, de la forme et de la disposition de 
l'estomac, caractères qui deviennent alors importants. 

Grâce à ces règles relativement simples, la multiplication à outrance des 
Genres, l'émiettement, n'est pas à craindre. Nous devons ajouter que sur 
les fossiles dépourvus de tout appendice chitineux, elles ne sont pas toujours 
faciles à appliquer et que des erreurs inévitables peuvent être faites. 

La classification des Bryozoaires Cyclostomes est très modifiée. Les auteurs 
ont fait un premier e^saide classification naturelle, dont j'ai posé moi-même 
les premiers fondements dans une série de notes publiées dans le Bulletin 
de la Société géologique de France et dont j'ai rendu compte dans cette Revue 
en son temps. 

Comme pour les Gheilostomes, la larve caractérise la Famille. Mais pour 
les Fossiles il faut évidemment envisager la forme et la nature de l'ovicelle, 
qui est un organe malheureusement toujours rare. Les caractères génériques 
envisagés sont : 

la forme des tubes (en rapport avec Vanatomie générale); 

la forme de l'orifice (en. rapport avec les tentacules et le système hydro- 
statique); 

les tubes adventifs ou accessoires (en rapport avec la calcification). 

Ces derniers méritent une mention spéciale. En les étudiant dans les 
sections, il est facile de se rendre compte qu'ils sont très variables non seule- 
ment dans leur origine mais encore dans leur structure et conséquemment 
dans leur rôle colonial. Il a donc fallu donner un nom spécial aux principaux 
d'entre eux. 

Parmi les tubes accessoires on a appelé : Tergopores des tubes ouverts 
dorsaux de direction différente de celle des autres tubes ; — Firmatopores 
(ou canaux de renforcement) des tubes capillaires dorsaux à direction descen- 



126 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

dante ; — Némalopores des tubes très fins, linéaires, à orifice oblique ; — 
Daclylelhrœ des tubes avortés obliques, fermés par une membrane calcaire ; 
— Cancellis des tubes cylindriques à spinules internes. Parmi les tubes 
adventifs on a appelé : Vacuoles les petites perforations dans un tissu pariétal 
épais dont les orifices sont disposés au fond de tulcis ; — ■ Mésopores les rami- 
fications régulières égales, à parois très épaisses dont l'ensemble forme une 
épithèque concentrique. 

Ces quelques caractères essentiels — ■ en rapport avec la physiologie même 
des animaux considérés — sont très suffisants pour établir une bonne classi- 
fication sans complications inutiles. Certes il ne faut pas espérer qu'elle sera 
très exacte du premier coup, surtout si les naturalistes négligent les ovicelles 
et la confection des sections. A moins d'espèces très connues, à moins d'avoir 
une expérience consommée en la matière, il est presque impossible de classer 
méthodiquement un Cyclostome sans en avoir fait préalablement une étude 
très complète. Prochainement les auteurs donneront un Travail plus ample 
clans lequel ils auront eux-mêmes à reviser quelques assimilations faites 
trop hâtivement. 

Malgré la grande quantité des matériaux étudiés, la répartition des espèces 
par étages est très variable. L'Aquien ( x ) a donné 22 espèces, le Midwayen ( 2 ) 
66, le Wilcoxien ( 3 ) 11, le Claibornien ( 4 ) 30, le Jacksonien ( 5 ) 417, le Vicks- 
hurgien ( 6 ) 194,. Presque foutes les espèces du Claibornien passent dans le 
Jacksonien et 45 espèces de ce dernier passent dans le Vicksburgien. En 
réalité, le nombre des espèces décrites est d'environ 670, dont les quatre cin- 
quièmes sont nouvelles pour la Science. Le Jacksonien, qui a fourni le plus 
grand nombre de spécimens, est l'équivalent de notre Priabonien, mais les 
conditions vitales étaient absolument différentes de celles des espèces euro- 
péennes. Il est à remarquer que le Wilcoxien, c'est-à-dire l'équivalent de- 
notre Lutécien, n'a fourni que 11 espèces, car une seule localité contenait 
des Bryozoaires. Là encore les conditions d'existence étaient totalement 
différentes. 

Les auteurs ont tenu essentiellement à proclamer la nature franco-amé- 
ricaine de leur Mémoire en inscrivant sous leurs noms respectifs simplement 
le lieu de leur résidence : Washington et Versailles. 

Ajoutons que cette énorme iconographie a été faite pendant la guerre, 
exactement de 1913 à 1918. Chaque semaine partaient au moins un paquet 
et un pli à la fois de Washington et de Versailles. Or pas un des navires 
transporteurs n'a été torpillé, pas une boîte n'a été égarée par la Poste, 
pas une lettre n'a même subi un sérieux retard. Aussi il ne serait pas bon 
de dire aux auteurs que les Administrations postales de France et des 
Etats-Unis ne sont pas les meilleures du monde et que les glorieux marins 
français des paquebots-postes n'ont pas été leurs plus utiles auxiliaires. 

F. Canu. 



(*) Thanétien. — ( 2 ) Suessonien. — ( 3 ) Lutécien. — ( 4 ) Auversien. — ( 6 ) Priabonien. 
( 6 ) Tongrien. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 127 

CŒLENTÉRÉS 

Etheridge, R. Jun., Further Additionsto thf.Goral Fauna of the Devo- 
nian and Silurian of New South Wales. Rec. qeol. Surv. N. S. VF., 
vol. IX, part II, 55-62, pi. XIII-XV. Sydney. 1920. 

La première des quatre espèces signalées dans cette Note est une variété 
d'Enclvphyllum Schluleri, var. colligatum, à éléments plutôt polygonaux 
que cylindriques, plus ou moins largement séparés ; la iigure 2 montre une 
section dans laquelle la nature vésiculaire de ce Polypier est très nette, 
avec un tissu di«sépimental bien développé et arqué. Le gisement de Moor 
Greek est attribué au Dévonien moyen. 

La seconde pièce étudiée est un fragment de Columnopora Nichols., 
qu'on pourrait aussi rapprocher du G. Calapœcia Billings, qui, d'après 
Lambe, aurait des septums spiniformes ; en tout cas, la pièce dont il s ! agit 
a un aspect de Favosites, quoique plus massif et non dendroïde. Pour le cas 
éventuel où ce Polypier ne serait classé dans aucun des Genres précités, 
l'auteur propose le nom Gepïiyrophora Duni. Il serait d'autant plus 
prudent de ne rien fonder de définitif, que le gisement de Cavan — d'où pro- 
vient ce fossile — n'a pas été exactement précisé comme horizon ! 

Vepresiphyllum falciforme est un Polypier tabulé, non perforé, du Silurien 
supérieur de Goodradigbee River : les corallites sont polygonaux, même 
hexagonaux, avec un diamètre de 2 à 3 mm., étroitement unis, en contact 
avec des septums lamelleux dont le nombre varie de 20 à 28. La section 
longitudinale révèle l'existence très intéressante de plaques anastomosées, 
dont l'inclinaison est variable ; un point très important consiste dans 
l'absence complète de columelle. Les affinités de ce Coralliaire sont obscures, 
il ne peut prendre place dans aucune subdivision de Rugosa, et on ne pourrait 
guère le rapprocber cpie de Madreporaria Aporosa. — ■ Dévonien. 

Syringopora trypanonoides n'est pas figurée dans le Mémoire de M. Ethe- 
ridge, de sorte qu'aux termes des règles de Nomenclature c'est encore un 
nomen nudum, malgré les indications du texte par lesquelles M. Etheridge 
essaie de justifier le classement de ce fossile dans le G. Syringopora Goldf., 
ainsi que les rapports avec S. abdita de Vern. ou S. reticulaia Goldf. — 
Dévonien. 

M. Gossmann. 

Rauff, H., Barroisia und die Pharetronenfrage. Palœontologische Zeit- 
schrift, Band I — 1914 — pp. 74-144, 12 fig., 2 pi. hors-texte. Berlin, 1914. 

Cet article déjà ancien n'avait pas encore été signalé aux lecteurs de 
cette Revue ; il mérite néanmoins d'attirer spécialement l'attention des 
spongiologistes en raison des idées générales qui y sont développées rela- 
tivement à l'interprétation des « Pharétrones ». On sait que la structure de ce 
groupe spécial d'Epongés calcaires n'a jamais été bien élucidée. Leur squelette 
est formé de « fibres » entrelacées en un « tissu spongieux » : dans l'intérieur 
de ces fibres calcaires, on voit des traces de spicules analogues à ceux des 
Eponges calcaires vivantes : mais on ne sait à quoi correspondaient ces 
fibres dans l'animal vivant. 



128 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Or Rauff a étudié avec grand soin la structure des Barroisia, Genre bien 
connu appartenant au groupe des Sphinctozoaires de Steinmann : la paroi 
de la cavité cloacale segmentée de celle Eponge est formée par un tissu 
d'apparence fibrillaire (« sclérosome ») contenant de nombreux restes de spi- 
cules. L'auteur, d'après ces restes, a tenté un essai de reconstitution de l'en- 
semble du squelette spiculaire ; et ce dernier offrirait une analogie très étroite 
avec celui des Sycones actuelles. Ainsi le « sclérosome » serait, pour l'auteur, 
de formation secondaire : les Barroisia seraient des Sycones encroûtées 
et à cavité cloacale segmentée. 

D'autre part, le « sclérosome » de Barroisia est, d'après l'auteur, d'aspect 
identique à la matière formant la fibre des Pharétrones, et enrobant également 
des restes de spicules ; bien plus, entre le^ tubes cloisonnés qui se juxtaposent 
pour former les colonies de Barroisia on voit un « tissu interstitiel », spongieux, 
formé par l'entrelacement de fibres identiques à celles des Pharétrones. 
Rauff en conclut donc que la matière constituant ces fibres dans les Pharé- 
trones a une origine tout à fait secondaire, et qu'à l'état vivant le squelette 
de ces Eponges se composait de spicules isolés, non groupés en fibres. Comme 
d'autre part, par l'ensemble de leurs caractères (système canalifère, forme 
extérieure, etc.) les Pharétrones rappellent beaucoup les Leucones vivantes, 
on voit que ces Pharétrones ne seraient que des Leucones encroûtées par 
la fossilisation. 

Le rattachement des Barroisia aux Sycones paraît en effet tout à fait 
naturel, et le beau Travail de l'éminent spongiologiste allemand vient ainsi 
le préciser. 

Mais l'interprétation exacte des fibres des Pharétrones ne paraît pas 
encore définitivement établie : la question est très longuement et savamment 
discutée par Rauff, mais ses arguments ne semblent pas absolument con- 
vaincants : on regrettera en particulier que son Travail ne soit pas accom- 
pagné de quelques photographies, et non pas seulement de dessins dans 
lesquels il est impossible de faire la part de l'interprétation. 

Si les Pharétrones n'étaient vraiment que des Leucones ordinaires, on ne 
comprendrait pas qu'après avoir été si abondantes au Secondaire elles aient 
pu disparaître presque totalement au début du Tertiaire, alors qu'actuelle- 
ment les Leucones sont en plein développement. Il semble que les Pharé- 
"'trones ont dû avoir un squelette plus cohérent que celui des Leucones : elles 
formaient sans doute un groupe polyphylétique, se rattachant soit aux 
Lelapia et Kebira actuels, soit aux Pelrosloma et Pleclroninia. 

Rappelons que ce groupe des Sphinctozoaires a été en même temps étudié 
par M. Douvillé (Les Spongiaires primitifs, Bull, de la Soc. géol. de France. 
1914), d'ailleurs à un point de vue tout différent. 

A la liste des gisements de Barroisia cités par Rauff, il faut ajouter l'Aptien 
des Pyrénées et de la région cantabrique (Thèse Mengaud, Paris, 1921). 
Une forme de ce même groupe, Amblysiphonella, vient d'être signalée en 
abondance dans le Permien du Japon et de la Chine par Hayasaka {Scien- 
tific. Bep. Tôhoku Imp. Univ. Sendaï, Japan, Geology, V, I, 1918). Il serait 
désirable de reprendre sur toutes les autres formes du groupe des études 
micrographiques soigneuses, analogues à celle que nous analysons ici. 

M. Gignoux. 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 129 

O'Connel, Marjorie, The Schrammen collection of cretaceous Sili- 
cispongi/e in the American Muséum of Natural History. Bull. Amer. 
Mus. Nat. Hist, XLI — 1919 — art. I, pp. 1-261, 14 pi. dessins. New- York, 
1919. 

Le Musée d'Histoire naturelle de New- York a acquis en 1910 une impor- 
tante série (222 espèces) d'Epongés siliceuses du Crétacé sup. de l'Allemagne 
du Nord, récoltées et déterminées par Schrammen, le spécialiste bien connu 
par ses travaux de Spongioîogie : c'est à la description de cette collection 
qu'est consacré le présent ouvrage. 

Sous le titre de « Résumé historique », la première partie est une brève 
nomenclature, par périodes et par pays, des principaux travaux relatifs 
aux Eponges : ce n'est guère qu'un résumé du chapitre historique très détaillé 
que Raufî avait mis en tête de sa « Paléospongiologie ». — Dans un deuxième 
Chapitre, l'auteur a tenté de retracer, en 15 pages, les caractères morpho- 
logiques des Eponges siliceuses : on y trouvera surtout un tableau complet ( x ) 
et très clair de la nomenclature des spicules. Puis vient un résumé, forcé- 
ment très bref, de la stratigraphie du Crétacé sup. en Europe. 

Enfin l'auteur énumère toutes les espèces de la collection acquise par le 
Musée de New- York : il se borne d'ailleurs à accepter sans discussion les 
déterminations de Schrammen, et à y ajouter des remarques de pure nomen- 
clature ; ce dernier point de vue avait été un peu négligé dans les Travaux de 
Schrammen, où les questions«de synonymie sont traitées assez rapidement ; 
mais l'auteur américain en a vraiment un peu exagéré l'importance. Il nous 
intéresse peu de savoir si tel échantillon du Musée de New- York est un 
« lectotype » ou un « idiotype » ; nous préférerions de beaucoup apprendre 
quels sont ses caractères, et surtout en avoir une bonne photographie. 
Il est regrettable, en effet, que l'illustration d'un Travail aussi important se 
borne à la reproduction de dessins de spicules empruntés à Rauff, Hinde 
ou Schrammen. La beauté des échantillons recueillis par Schrammen à Oberg 
est suffisamment connue pour que l'on regrette de ne pas en retrouver ici 
quelques photographies. 

Enfin la liste bibliographique donnée par M. 0' Connell est très, même 
trop étendue, puisqu'elle comprend de nombreux travaux de stratigraphie 
n'ayant rien à voir avec les Eponges. Elle rendra de grands services à tous 
ceux qui s'occupent de Spongioîogie, car elle complète jusqu'en 1919 les 
bibliographies plus anciennes de Rauff et de Schrammen. 

M. Gignoux. 

Sheppard, T., Thecosmilia, sp. in the Millepore Oolite of South Gave. 
Naiuralisl— 1917 — p. 311. 
An addition to the Yorkshire Oolitic fauna. 

Sheppard, T., Teeth of « Diplopodia (Pseudodiadema) Versipora ». 

Naiuralisl — 1914 — p. 144, 1 fig. 

Illustrâtes a fine example from the Yorkshire Oolitic rocks, in which the 
« Aristotles » lantern' is in position. 



{ x ) Plus complet que ceux de Rauff et oVDelage-Hérouard, car les types nouveaux 
définis par Schrammen (hétoctone, dicranoctone. etc..) viennent y prendre place. 

9 



130 PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 

Sheppard, George, Holaster planus in the Hessle Ghalk. Naturalisl 

— 1914 — p. 192. 

This is the fîrst record of this important zonal fossil for thèse quarries. 

Sheppard, G., Gestracion sp. from the Yorkshire Ghalk. Naturalisl 

— 1914 — p. 244. 

Record of a tooth of this species from the Red Chalk at Speeton. 

Sheppard, George. Additions to the Fauna of the Upper Chalk, Flam- 
borough. 

Four species previously unrecorded from the cor-anguinum zone. 
Simpson, J.-R., Edestus Newtoni at Brockholes. Naturalisl — 1916 — 

p. ODÔ. 

Records a remarkably complète fish tooth from a boring in the Carboni- 
ferous shalés near Huddersfield, named as above by A. Smith Woodward. 
List of associa ted marine shells given. 

T. Sheppard. 

FORAMINIFÈRES 

Klahn, Mans, Die géologie der Umgebung von Golmar; die tertiaeren 
fossilien zwischen Lauch und Flecht. Bull. Soc. Hist. Naf. Colmar, 
XIII -- 1914-1915 — pp. 1-292, 10 pi. 

L'analyse du Travail de M. Klâhn ne nous appartient que pour la partie 
paléontologique et comprend la description des Foraminifères découverts 
dans des Marnes marines d'âge oligocène moyen, en s'en tenant à la région 
des environs de Colmar située entre les rivières de la Lauch et de la Flecht. 

Ces marnes ont une très grande importance comme étendue et comme 
épaisseur. Elles débutent à la hase par un conglomérat détritique à Ostrea 
Callifera et elles passent au sommet à des marnes à ciment désignées sous le 
nom de « Septarienthon » et renfermant comme fossile caractéristique Leda 
Deshayesi. 

Les. gisements connus sont au village d'Eguisheim, à la chapelle d'Olberg, 
au chemin de Rouf'fac, à Bergholz. à Strangenberg. 

L'auteur a reconnu 76 espèces et 20 variétés ; une seule est nouvelle et le 
maximum d'affinités est avec les marnes à Foraminifères de la Haute- Alsace 
décrites par Andreae en 1884 et les localités de Hartmansweiler dont le nom 
est maintenant célèbre dans les annales militaires, du Rodern et de Aue. 

Il y a dans cette longue liste descriptive un grand mélange d'espèces 
signalées dans tous les pays, dans tous les terrains et dans des habitats très 
divers ; un petit nombre d'espèces seulement sont bien caractéristiques, 
ainsi Saccamina sphœrica Sars est une espèce vivante des mers du Nord, 
Haplophragenium fonlinense Terq. est une espèce de l'oolite de la Moselle 
et Lagena lœvis est une forme mondiale extrêmement ancienne. L'espèce 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 131 

nouvelle est Linguliha Holzapfeli, dont les cloisons apparentes, sont réelle- 
ment énigmatiques. 

Les Nodosaires nombreuses sont classées dans un tableau d'après leur 
suture droite ou oblique et la complication de leur ornementation ; les 
Cristellaires sont groupés d'après le degré d'avancement de leur enroulement, 
la concavité ou la convexité de leurs loges. 

Presque toutes les espèces sont figurées, mais le croquis en est si sommaire 
que les différences spécifiques peuvent difficilement en être appréciées ; 
la synonymie est étendue et l'auteur a groupé bien des espèces que les anciens 
auteurs avaient considérées comme distinctes ; est-il certain, par exemple, 
que le Crislellaria limbala Born. soit le C. inornala d'ORB? Il y a bien des 
espèces passées en synonymie, qu'il serait plus sage peut-être de maintenir 
indépendantes, tant elles sont éloignées du type dans l'espace et dans le 
temps, d'autant plus qu'aucune espèce n'a été sectionnée et que nous savons 
que l'organisation interne est souvent bien différente dans des formes d'aspect 
extérieur semblable. Que vient donc faire là Vaginola lituola Gornuel, du 
Crétacé de la Haute-Marne ? Mais Pulvinulina perlala And., Rhabdammina 
Rhezaki And., Haplophragmium Laubs aunerse And. sont à leur place. 

Nos remerciements néanmoins à l'auteur, car nous connaissons la difficulté 
du sujet. 

G. Dollfus. 

Cushman, J.-Augustine,THE smaller fossil foraminiferA of the Panama 
Canal Zone —Washington, 1918 — Bull. n° 103, U. S. N. M., pp. 45-87, 
pi. 19-33. 

La note de Madame Augustine Cushman ne comprend que l'étude des 
petits Foraminifères, ils appartiennent pour l'Oligocène à des gisements des 
tranchées de Culebra et d'Emperador, pour le Miocène aux couches de 
Gatun, et pour le Pléistocène à un petit dépôt à Mont Hope du côté atlan- 
tique. 

Soixante-douze espèces ou variétés sont décrites. Quelques-unes qui appar- 
tiennent à tous les terrains et tous les pays sont sans valeur caractéristique 
comme: Clavulina commuais d'ORB., Nodosaria raphanistrum Linné, Cris- 
lellaria rotulala Lamk. Nous aurions bien des réserves à faire sur ces 
déterminations ; ainsi Nonionina scapha F. et M. nous paraît assez éloignée 
du type pour mériter au moins un nom de variété ; Polystomella crispa L. 
est bien déformé, et quant à Quinqueloculina seminulum L. les figurations 
présentent des formes beaucoup plus bombées que le type. 

Mais ces observations sont communes à presque tous les travaux sur les 
Foraminifères et surtout à ceux qui ne sont accompagnés d'aucune section, 
d'aucun détail sur l'organisation interne. 

D'autres espèces sont nouvelles : Textularia laminala qui n'est peut-être 
qu'une variété de T. sagitlula Def., Tex. subagglutinans, Tex. panamensis, 
Chrysalidina pulchella; c'est un groupe qui paraît caractéristique. Les Nodo- 
saires sont très faibles, mais il y a deux Crislellaria nouveaux : C. protube- 
rans, C.Vaughani, Les Globigerina et Orbulina n'ont rien fourni d'intéres- 
sant. Puis : Truncatalina americana n. sp., T. eulebrensis n. sp., Nonionina 



132 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

panamensis n. sp., N. anomalina n. sp. forte espèce, Amphistegina Lessoni 

n'est pas figuré, Ouinqueloculina panamensis n. sp., Triloculina bulbosa 
n. sp., T. projeeta n. sp., ces deux dernières espèces très intéressantes et carac- 
téristiques de Gatun, les Miliolidse étant prépondérants dans le faciès mio- 
cène de ce niveau. 

G. Dollfus. 

Schubert, R., Pal^eontologische Daten zur Stammengeschichte der 
Protozoen. Palaeoniologlsche Zeilsehrijt, III — Berlin, 1920 — pp. 
129-188. 

La réduction de cette Etude, commencée en 1914, a été interrompue par 
la mort de l'auteur, tué à la guerre en 1915. Il est certain que Schubert, 
déjà très connu par divers travaux intéressants sur les Foraminifères fos- 
siles, l'eût profondément modifiée s'il eut vécu. En particulier, les titres des 
chapitres ne sont pas systématisés ; et, surtout, le fait d'avoir laissé de côté 
des formes importantes, telles que Amphistegina, Peneroplis, Orbitolina, 
enlève beaucoup d'intérêt à son essai de classification. 

Nous ne pouvons donc analyser ici le principe de cette classification, et 
nous nous bornerons à signaler les points de détail relatifs à des questions 
controversées ou à des groupes particulièrement intéressants pour les géo- 
logues. 

Il n'est d'ailleurs question dans cette étude que des Foraminifères, pour 
lesquels l'auteur reproduit les essais de classification déjà tentés par d'Or- 
bigny, Reuss, Schwager, Brady, Neumayr, Rhumbler, Eimer et Fickert. 

Pour les formes à appareil embryonnaire anormal, décrites sous le nom 
« Doppelschalen » par Rhumber [Orbiloliles), Wedekind (TV ' ummulites) , von 
Staff (Fusilina), l'interprétation de ces auteurs, adoptée par Schubert, et 
consistant à les regarder comme des « formes de fusion », me paraît peu ad- 
missible. Ce sont plutôt des « formes de division » : on verra à ce sujet 
l'ingénieux travail que vient de leur consacrer H. Douvillé. 

L'auteur insiste à juste titre sur l'importance phylogénique des stades 
successifs réalisés au cours de l'accroissement : il regrette avec raison l'idée 
de Rhumbler, qui considère ces stades comme se succédant, chez les Fora- 
minifères, en sens inverse de l'évolution phylogénique. 

La phylogénie est traitée en tenant compte, pour la première fois, des 
travaux poursuivis presque simultanément, mais indépendamment, par 
Deprat d'un côté, Wedekind et von Staff de l'autre. L'auteur reproduit 
l'idée ingénieuse de von Staff, d'après laquelle les Schwagérines seraient 
une adaptation pélagique des Fusulines (ou des Fusulinelles). 

Le nom de Planopulvinulina est proposé pour les Pulvinulines plates 
{P. vermiculala, P. dispensa), qui sont aux Pulvinulines typiques ce que les 
Planorbulines sont aux Truncatulines. 

Les véritables Globigérines n'ont apparu qu'au début du Secondaire 
(Trias). 

Les Baculogypsina el Gypsitia sont rattachées à Calcarina et, par là, aux 
Rotalidés. 

La phylogénie des Nummulitides et des Orbitoïdés est clairement expo- 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPH YTOLOGIE 133 

sée, mais l'auteur n'a pu naturellement utiliser les derniers travaux de H. 
Douvillé sur ces deux groupes. Pour les Orbitolininés, l'auteur reproduit 
à peu près la série phylogénique (Brpckina, Prœsorites, etc..) rendue clas- 
sique par H. Douvillé. 

Les Alvéolines sont nettement séparées des Fusulines et rapprochées plu- 
tôt des Milioles. 

Bien que ce Travail inachevé et sans figures explicatives soit d'une lecture 
difficile, il rendra néanmoins de grands services à tous ceux qu'intéresse la 
phylogénie des Foraminifères, surtout pour les groupes habituellement 
délaissés par les paléontologistes stratigraph.es. 

M. GlGNOUX. 

Allix, Note sur les Polymorphines (Foraminifères : Polymorphines 
turuleuses, Polymorphines fixées). B. S. G. M. Bretagne, I — 1920 
— pp. 62-65. 

Il n'est pas rare de rencontrer des Polymorphines munies de prolonge- 
ments tubuleux eL ramifiés. On les a considérées comme des tubes de Bryo- 
zoaires, comme un. caractère spécifique, comme une variété accidentelle 
d'espèce quelconque, etc. Les Polymorphines ont l'ouverture très petite ; 
dès lors, elle doit se boucher facilement par le^ corps étrangers ; d'où sans 
doute, des perforations se faisant dans des points faibles de la coquille et 
par lesquels le protoplasma s'épanche et se ramifie, sécrétant au fur et 
à mesure autour de lui la matière calcaire qui donne définitivement au 
squelette la forme ramifiée. 

Les Polymorphines sont essentiellement libres, mais on trouve quelques 
spécimens fixés et alors complètement déformés. 

F. Kerforne. 

B'ézier, T., Complément a la note présentée par M. le D r Allix sur 
les Polymorphines. B. S. G. M. Bretagne, I - - 1920 -- pp. 66-68. 

M. Bézier a soumis à l'examen du D r Allix des échantillons de roches 
miocènes d'Apigné et de Poligné (Ille et Vilaine) contenant de nombreux 
Foraminifères et Ostracodes. De l'examen du tableau des espèces reconnues 
par le D r Allix. il résulte que, sur neuf Genres de Foraminifères représentés 
à Apigné eL à Poligné. il n'y a que trois qui leur soient communs et deux 
seulement comme espèces. Quant aux Ostrocodes, sur les quatre Genres 
représentés trois sont communs aux deux localités, une espèce seulement 
leur est commune. On ne peut donc pas conclure de cette étude qu'Apigné et 
Poligné se trouvent sur le même niveau stratigrapbique, et il faut attendre, 
pour les comparer, la découverte de nouveaux matériaux. 

F. Kerforne. 



134 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

PALÉOPHYTOLOGIE 

par M. P. Fritel 

Bertrand, Paul, Note sur la présence du Sphenopteris Baumleri 
Andrete dans le terrain houiller d'Aniche et sur les veines ren- 
versées du midi de la fosse Dechy. Ann. Soc. Geol. cl. Nord. t. XLIII 
- 19H — pp. 162-170, pi. 1. Lille, 1920. 

Sphenopteris Baumleri Andre/e paraît très rare dans le Nord de la France. 
On ne l'a trouvé, jusqu'ici, qu'au toit de la veine Éloi, au midi de la fosse 
Dechy. Les environs de Douai semblent être l'extrême limite de sa disper- 
sion vers l'Ouest, il a atteint cette limite peu de temps avant l'époque de 
disparition définitive. 

Il est à supposer que le faisceau Sainte-Barbe-Eloi est séparé par une faille 
de la série des bancs marins de la zone de Flines, rencontrés plus au sud. 

Enfin la présence de Sphen. Laurenti à 500 mètres au-dessus du niveau 
marin de Bernard (= Poissonnière) permet d'augmenter l'extension verti- 
cale de cette espèce qui présente son maximum de fréquence dans la zone 
inférieure A 2 . 

Carpenlier, A., Notes paleophytologiques sur le Westphalien du 
Nord de la France. Ann. Soc. Geol. du Nord., XLIV — 1919 — pp. 
137-150. 3 fig., 1 pi. Lille. 1920. 

Cette Etude a pour objet la description de quelques empreintes nouvelles 
ou peu connues du houiller des départements du Nord et du Pas-de-Calais 
et se rapportant soit aux Lycopodinées (G. Sigillaria et G. Lepidodendron) soit 
aux Filicinées et Pteridospermies. 

L'auteur fait remarquer : 1° que sous le nom Sigillaria cf. Lulugini 
Zalewsky et de S. Iransversalis Brongt., var. Isevis nov. var. sont décrits des 
Sigillaria apparentés, le premier, à S. Boblayi Brongt. et le second à 
«S. Saulli Brongt; ils proviennent des mines de Nœux, fo^se n° 6 (Pas-de- 
Calais) ; 2° un spécimen de Lepidodendron recueilli à Anzin, par l'abbé 
Boulay, se rapporte à Lep. Worlheni Lesgrx ; 3° Bhodea subpetiolala 
Potonié typique a été rencontré à Anzin (fosse Renard) ; 4° une empreinte 
de fronde — décrite sorn le nom Taeniopieris (?) auriculata n. sp. — a été ren- 
contrée à la partie supérieure de la zone moyenne du Westphalien dans la 
région de Valenciennes ; 5° une empreinte de Neuroplerocarpus est signalée 
à Crespin (Nord) en association a\ec Nevropierus rarinervis B. 

Carpentier, A. et Depapc, G., >vp< oleloues sphenopteris fertiles du 
Westphalien du Nord de la France. Ann. Soc. Géol. d. Nord, t. XLIII 
— 1914 — pp. 306-320, fig., pi. IV, V. Lille, 1920. 

Le Genre Zeilleria est représenté dans le houiller du Nord par : Z. avol- 
densis Stur. sp., Z. Frenzli Stur. sp. et Z. delicahila Sterne, sp.. Un Sphy- 
ropleris ak. Frankiana Gothan a été reconnu dans le Westphalien du Pas- 
de-Calais vers la base de la zone moyenne. Le Sphenopleris gracilis Brongt., 
qui n'avait été signalé, jusqu'à présent, que dans le Boulonnais, a été retrouvé 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 135 

à la fosse Hérin (mines d'Anzin) dans la région de Denain. il convient de 
rapporter à cette espèce les restes déterminés comme Sph. coralloides, 
recueillis dans le Boulonnais en 1876. Enfin des groupes de sporanges en tout 
semblables à ceux du Sph. (Discopteris) Rallii, d'Héraclée (Asie mineure), 
ont été rencontrés clans la zone supérieure (C) du Pas-de-Calais 

Foerste, A. -F., Dictyophlois reticulata gen. et sp. nov. Bull. Torrey 
Botan. Club, 42 — 22 janv. 1ÎM6 — pp. 675-677, pi. 33. 

Sous le nom de Dictyophlois reticulata, l'auteur décrit une-tige souterraine 
voisine de Stigmaria ficoides Brongniart avec lequel elle se rencontre dans 
les roches subcarbonifères de Sample, à 2 milles à l'Est de Stephensport 
(Breckenbridge County, Kentucky). 

Ce Genre diffère de Stigmaria ficoïdes par ses cicatrices radiculaires mar- 
quées de rides rayonnantes, irrégulières, s'anastomosant et reliant ainsi les 
cicatrices disposées en quinconce. Elles donnent, par cette disposition réti- 
culée, l'aspect d'un filet de pêche à la surface de l'organe, qui peut avoir 
de 10 à 15 centimètres de diamètre. 

Waikom, A.-B., M'esozoic Floras of Oueensland. Queensland Geol. Surv. 
Publications, n°s 252, 257, 259, 262^263. Brisban e ri915-19. 

Part I. The Flora of the Ipswich and Walloon Séries : a) Introduction ; 
b) Equisetales. 

Cette première partie débute par une Note géologique de M. B. Dunstan, 
accompagnée d'une coupe montrant la superposition des sédiments Tria- 
siques, Jurassiques et Crétacés reposant sur un conglomérat (Coorporoo 
Conglomérat) discordant sur les schistes ordoviciens de Brisbane. 

Au début de son Travail, M. Waikom donne une revue de la littérature se 
rapportant aux flores mésozoïques du Oueensland. Pais la description des 
espèces qui constituent les flores des séries d'Ipswich et de Walloon, d'âge 
triasique et jurassique. 

Les Equisetales étudiées clans cette première partie sont : Equiseliles 
roliferum Ten-Woods., Eq. (?) latum T. W., Eq. cf. E. Rapuahalensis 0. 
et M., et des tubercules d' Equisetites indéterminées ; Phyllotheca auslralis 
Brongn, Neocalamites hoerensis (Schimp.), N. cf. Carrersi Zeiller, Schi- 
zoneura (?) cf. Africana Feism., et deux Schizoneura d'espèce indéterminée. 

N° 257. Part. I (suite), c) Filicales comprenant: ? Osmandacées Clado- 
phlebis auslralis (Morris), Cl. Roylei Arber ; Cyatheacées : Coniopteris 
delicatula (Shirley) ; ? Matoninées : Phlebopleris alethopleroides Etherid. ; 
Dipteridinées : Dictyophyllum rugosum L.etH., D.Davidi n. sp., Hausmannia 
Buchi (?) (Andrée) ; Thinnfeldiées : Thinnfeldia Feismanleli John., Th. 
odontopleroides (Morris) ; Th. lancifolia (Morris), Th. acuta n. sp., Danse- 
opsis Hughesi Feism. Hydroptéridées : Sagenopteris rhoifolia (Presl), de 
plus un certain nombre de fougères et ptéridospermées incertae sedis parmi 
lesquelles 3 Sphenopteris, 8 Taeniopteris, 1 Stenopteris et 1 Phyllopleris. 

N° 262. Dans la seconde partie de son Travail, M. Waikom étudie la flore 
de la Maryborough séries. Cette partie débute par une notice géologique 
de M. B. Dunstan, puis l'auteur décrit les spécimens rencontrés clans cette 



136 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

formation, c'est-à-dire 1 Equisetiles, 1 Sphenopleris, 3 Tseniopteris dont 1 
nouveau : T. elongata, 2 Ginkgo, 2 Cycadophyles. Parmi les Conifères : 
3 Araiicarites dont une espèce nouvelle: A. nosozoica, enfin un Pagiophyllum 
également nouveau : P. Jemmeli. 

Sur les 14 espèces citées dans ce Travail il y en a donc 3 nouvelles, 6 indé- 
terminées et les 5 autres étant connues antérieurement. 

N° 263. Dans les III e et IV e parties M. Walkom décrit la flore des Burrum 
et Styx River séries ; comme pour les précédentes, cette étude est précédée 
d'une notice géologique de M. Dunstan. 

La flore des Burrum séries est voisine des flores Wealdiennes d'Europe 
et du Néocomien de l'Amérique du Nord. 

L'auteur appuie cette opinion par des données numériques comparatives 
entre les flores du Crétacé inférieur américain et celle qu'il étudie. 

Parmi les espèces décrites par M. Walkom sept sont nouvelles ; ce sont : 
Sphenopleris Burrumensis, Phyllopleris lanceolata, I J h. expansa Microphyl- 
lapieris acuta : parmi les Cycadophytes : Zamites takurensis Tseniopteris 
hovvardensis ; parmi les conifères: Araucariies Arberi. 

La flore de Styx séries paraît un peu plus jeune et représente un étage plus 
élevé de la série infracrétacée équivalent sans doute à l'Albien. Les espèces 
qui constituent cette flore sont au nombre de 14 : 1 Equicétacée, 4 Fougères, 
3 Cycadophites, 3 Conifères et 3 Dicotylédones ; une seule espèce nouvelle 
est à signaler : Nathorstia (?) Willeoxi. 

Principi, P., Filliti wealdiane della Tripolitania (Itinerari geologici 
nella Tripolitania occidentale. : del Ing. D. Zaccagna). Mém. descrit. d. Caria 
Geolog. d' Italia, vol. XVIII. Roma, 1919. 

Les espèces qui ont pu être déterminées sont, les suivantes : Cladophlebis 
Albertsii (Dunk) Brongn., Cl. Zaecagnai, Yucciles sp. ind., Dioonites 
Buchianus (EU.) Bornm., Sphenolepidium Kurrianum (Dunk.) Heer, 
Beckiesia anomala Seward. 

L'espèce décrite par l'auteur sous le nom Cladophlebis Zaccagnai paraît 
tellement voisine des frondes signalées par Zeiller sous le nom Pecopt. 
(Klukia) cf.Browniana Dunk., dans le Wealdien du Pérou, qu'il eût peut-être 
été préférable de ne pas créer un nom nouveau pour le fossile de Tripolitaine. 

Quant au Yucciles, peut-être n'est-il qu'un gros rachis primaire d'un 
Weischselia identique à ceux qui se rencontrent également dans le Wealdien 
du Pérou en compagnie de la fougère précédemment citée. 

Berry, Edw.-Wilb., An Eocene Flora from Trans-Pecos Texas. Ext. de 
Shorier conlribulions lo gênerai Geology. U. S. Géol. Snrv. Profess. Paper 
125_a — 1919 — pp. 1-8, fig., pi. I-III. Washington, 1919. 

Les plantes étudiées dans ce Mémoire ont été recueillies au cours d'une 
reconnaissance géologique opérées dans la région de Pecos (Texas) par M. Ch. 
Lawrence Baker. Elles sont renfermées dans des tufs basaltiques des Barilla 
Mountains dont l'âge peut être considéré comme posterétacique et antérieur 
au dépôt du groupe de Wilcox. M. Berry a pu reconnaître dans ces tufs les 
espèces suivantes : Sabalites Grayanus (Lesqrx) Berry (?), Geonomites 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 137 

Visiani Berry comme Monocotycedones et, parmi les Dicotylédones : 
Juglans rugosa Lesqrx., Asimina cocœnica Lesqrx. (?), Ilex barillensis Berry 
et Oreodaphne pseudoguianensis Berry. 

DelaVaulx, Roland et Marty, Pierre, Nouvelles recherches sur la flore 
fossile des environs de Varennes (Puy-de-Dôme), avec introduction 
de M. Gîangeaud, Ph., Bev. Gén. de Botanique. 

Ce Mémoire comporte quatre parties : 1° La géologie du gisement fossilifère 
de Varennes, due à la plume de M. Gîangeaud ; 2° l'examen critique des 
végétaux du gisement étudiés par l'abbé Boulay ; 3° une description des 
espèces nouvellement découvertes clans le gisement de Varennes ; 4° enfin, 
des conclusions paléontologiques, chronologiques, botaniques et climatolo- 
giques. 

Les auteurs ont, de plus, introduit dans leur Travail une liste des Dia- 
tomées fossiles recueillies dans les trois gisements de Varennes par le F. J. 
Heribaud et par M. A. Lauby. 

Les autres végétaux du gisement sont répartis entre 23 Familles, com- 
prenant 47 Genres, dont 38 ont pu être déterminés spécifiquement. 

Les Genres nouveaux pour le gisement, c'est-à-dire ceux dont la connais- 
sance est due aux recherches personnelles de MM. de la Vaulx et Marty, 
sont les suivants : 

Ginkgo biloba Kaempf ; Sparganium sp. ; Cellis Japeti Ung., Laurus 
nobilis L., Paeonia Moiitan Lims, Carya minor Sap. et Mar., Ilex decidua 
Walt., /. ballarica Desf., Hyriophylliles sp., Cereis hiliquaslrum L., Bosa 
Glangeaudi Marty Baphiolepis indica Lindl., Bumella Bienfi Marty, et 
Fraxinus Oregona Nutt. 

Ces espèces représentent donc environ le tiers de l'ensemble. 

De l'étude des matériaux récoltés, soit par l'abbé Boulay, soit par eux- 
mêmes, les auteurs tirent les conclusions suivantes : 

1° La flore de Varennes est incluse dans les cendres rejetées par le volcan 
du Saut de la Puceile et tombées dans un lac voisin. 

2° Cette flore comprend 47 Genres déplantes arborescentes, frutescentes 
ou herbacées, réparties en 23 Familles et dont 37 ont pu être déterminées 
spécifiquement. 

3° Elle date du Mio-Pliocène, mais plus voisine chronologiquement du 
Pontien que du Plaisancien. Elle est plus récente que celle de la Bourboule 
et plus ancienne que celle de Perrier. 

4° Les éléments qui la composent, ou leurs homologues actuels, se 
retrouvent aujourd'hui pour un quart en Auvergne, pour moitié dans 
l'Europe méridionale, pour le reste en Asie et aux Etats-Unis. 

5° C'est une flore continentale, montagnarde, tempérée, contenant moins 
de 1/10 d'espèces tropicales. Elle dénote pour le climat d'alors, en cette région. 
une moyenne thermique d'environ 12 à 14° ; et depuis le Mio-Pliocène 
les espèces qui la composent ont en partie émigré de 5° géographiques vers 
le Sud. 

Cette étude se termine par une bibliographie assez complète des ouvrages 
relatifs à la Paléophytologie du Massif central de la France. 

P. Fritel. 



138 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Piequenart, Ch., Observations sur quelques Fougères et Pterido- 

SPERMÉES RARES OU NOUVELLEMENT RECONNUES DANS LE StÉPHANIEN 

du Massif armoricain. B. S. G. M, Bretagne, I -- 1920 — pp. 105-109. 

L'auteur étudie Sphenopieris Maiheh Zeiller trouvé à Kergogne, Sphenop- 
leris cf. bilurica Zeiller trouvé à St-Pierre-la-Cour, Sphenopieris obtusiloba 
Brongn. trouvé à Quimper, A bthopieris Costei Zeiller trouvé à Kergogne, 
Pecopieris (Aslerolheca) lepidorachis Brongn. trouvée Kergogne, Pecopieris 
( Aslerotheca ) oreopteridia Schlt. trouvé à St-Pierre-la-Cour, Nevropleris 
cordala Brongn. trouvé aux abords de la Baie des Trépassés, Odoniopteris 
cf. gennina Grand'Eury trouvé à Kergogne, Megalopleris Virleti Brongn. 
sp. trouvé à Kergogne. 

F. Kerforne. 

Piequenart, Ch., Contribution a la flobe fossile du bassin houiller 
de Plogoff-Pont-Croix (Finistère). B. S. G. M. Bretagne, I — 1920 — 
pp. 57-58. 

L'auteur a relevé la présence dans les schistes houillers du bassin des 
espèces suivantes: Calamités dubius Artis, C. Cislii Brongn., C. Suckowii 
Brongn., Aphlebia cf. fasciculala ? Zeiller, Poacordaites, Nevropteris cordala 
Brongn., Dicranophyllum gallicum Gd. Eury. Ces dernières espèces sont 
typiques et ont été trouvées notamment à Commentry ; elles permettent 
d'affirmer non seulement que les couches en question sont stéphaniennes, 
mais même d'entrevoir à quel niveau du Stéphanien on devra probablement 
les placer quand leur flore sera mieux connue. 

F. Kerforne. 

Burton, J.-.J., Jurassic Flora Committee. Naturalisl — 1914 — p. 37, 
- 1915 — p. 46, -- 1916 — p. 45, -- 1920 — p. 46. 
In Beports of Yorkshire Naturalists' Union Committee for 1913, 1914, 
1915, 1919, respectively. 

Cheetham, Chris-A., A Peat Boring démonstration. Naluralisi — 1920 — 
pp. 367-370. 

Becords sphagnum abd Cotton Grass in Peat near Leeds, Yorkshire. 

Hamshaw, Thomas-H., The « Thinnfeldia » leaf beds of Boseberry 
Topping. Naturalisl — 1915 — pp. 7-13. 

Describes leaves of Thinnfeldia from the Lower Estuaries deposits of 
Cleveland, Yorks, concludes that the plants vvere probably trees ; small 
seed-like bodies may possibly be referred to the same species. 

Johnstone, Marv-A., Coal measures Plant records. Naluralisi — 1915 — 
pp. 31-32. 

Gives list of plant remaius, including several new Yorkshire records, 
obtained from a quarry near Bradford, Yorks ; most of the spécimens were 



PALÉOZOOLOGIE ET PALEOPHYTOLOGIE 139 

found in clay nodules, embedded in ihe shales below the better Bed Goal ; 
identifîed by R. Kidston. 

T. Sheppard. 

Sheppard, T., Notes et comments. Goal Measure Plant Guticles. Yorkshire 
Fossil Flora, Naturalist — 1914 ~ pp. 301-302. Antarctic Fossil Plants, 
A Glossopteris Flora ; flowering plants — 1915 -- pp. 58-59. Mesozoic 
Plants p. 342, The Heterangiums of the Bristol Goal Measures, Heterangium 
Lomaxii, Polydesmic heterangium, Fossil Fungi and Fossil Bacteria, The 
Aptian Flora of Britain, Early Angiosperms and their contemporaries 
pp. 354-356, Fossil Fungi Phycomyciles frodinghami — 1916 — p. 245, 
1 fig. ; Mesozoic Cycads, — 1917 -- pp. 83-84 ; Fossil Plants, Jurassic 
plants, pp. 273-274, 2 figs ; Heterangiums of the British Coal Measures, 
- 1918 — pp. 57-58 ; Fores ts of the Coal Age, pp. 117-118, 1 fig. Northern 
Preglacial Floras — 1920 — pp. 147-148. 

Woodruffe-Peacock, E.-A., The Ecology of Thorne Waste. Naiuralisi 
— 1920 — pp. 301-304, 353-356, 381-384. 

Describes the various plants etc. occurring in the peat of S. Yorkshire 
and N. Lincolnshire. 

T. Sheppard. 

Rectification et questions. 

1 am sending you my last paper on the Racine and Gedarville Gystids 
and Blastoicls, etc. After it was published I learned that I was mistaken 
in my former views on Crinocystis chrysalis, and that it was an excellent 
cystid closely related to Allocystiies Mammelli, a différent species described 
much later. If you had seen the poor préservation of the type of Crinocystites 
chrysalis, perhaps you might excuse my error, which now, in the présence 
of excellent new material, is obvious. I make the necessary changes in ink. 
I regret that thèse changes are so numerous. I shall publish my new results 
on this species later. 

I am working on Ordovician and Silurian Cephalopods of the Nortb 
American continent. I fincl it impossible to identify most of Gastelnau's 
species described from material he collected himself at known localities, 
even in the présence of abundant material from the same localities. 

Are any of the types of his species still in existence ? At présent I inquire 
only regarding the American Cephalopods. If thèse types still exist, you will 
do me a favor to inform me where to inquire to learn more definitely about 
them. 

A. -F. Fœrste. 

[Prière aux savants intéressés de répondre à M. Fœrste]. 




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Bibliographie Scientifique Française 

ÉDITÉE A PARIS 

par les soins du 

MINISTERE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 

A pour objet de donner périodiquement la liste des travaux publiés en France, 
indexés dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs, et concernant les sciences 
mathématiques et naturelles, conformément au tableau du Catalogue interna- 
tional de littérature scientifique siégeant à Londres. "-- 

[Les lettres H et K s'appliquent à la Géologie et la Paléontologie]. 

Les fascicules de la Bibliographie Scientifique française, élaborés par les 
membres de la Commission du Répertoire de B. S., sous la présidence de M. 
Lacroix, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, sont en vente à la 
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DEC 3 IMPRIMÉ EN BELGIQUE 

REVUE CRITIQUE 



DE 



PALÉOZOOLOGIE 

ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 

ORGANE TRIMESTRIEL 

Publié sous la direction de 

Maurice COSSMANIM 

avec la collaboration de MM. E. ASSELBERGHS, F. A. BATHER, F. CANU, 

G. DOLLFUS, H. DOUVILLÉ, P. FRITES, M. GIGNOUX, L. JOLEAUD, 

J. LAMBERT, P. LEMOINE, VAN STRAELEN, P. BÉDÉ, ETC. 



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Prix des années antérieures, jusqu'en 191G, chacune : 10 fr. (sauf les années 

1897-1899, qui ne se vendent plus séparément). 

Années 1917-20 : 15 fr. chacune. Les deux tables décennales : 25 fr. 

Le prix de la collection complète et presque épuisée des vingt premières années 

est de 750 fr., majoration comprise. 

Le prix de la collection des années 1900 à J920 inclus est de 220 fr. 

majoration comprise. 

PRIX DE L'ABONNEMENT 1921: 20 FRANCS 

POUR TOUS PAYS 




Chez M. COSSMANN, Fondateur-Directeur 

Novembre à Avril inclus : 21, rue Montpeusier, Pau (B. Pyrénées). 
Mai à Octobre inclus : 2, Boul d Sadi-Carnot, Enghien-les-Bains (S. et O.) 

1921 



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Catalogue illustré des Coquilles fossiles de l'Eocène des environs de Paris. — Les 

trois appendices III à V réunis . ."f 75 fr. 

Essais de Paléoeonelioïogie comparée (1895-1916). Les douze premières livraisons 400 fr 

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Franc. (1896-1904). 6 articles, 11 pi. et titre 25 fr. 

l re et 2 e tables décennales de la » Revue Critique » (1897-1916) 25 fr. 

Description de quelques Coquilles de la formation Santaeïuzienne en Patagonie. — 

Journ. de Conchyl. (1899), 20 p., 2 pi . 5 fr. 

Faune pliocéuique de Karikal (Inde française). — 3 articles. Journ. de Conchyl. 

(1900-1911), 85 p., 10 pi., avec table du 1" vol ? 20 fr. 

Etudes sur le Bathonien de l'Indre. — Complet en 3 fasc. Bull. Soc. Géol. de Fr. 

(1899-1907), 70 p., 10 pi., dont 4 inédites dans le Bulletin 25 fr. 

Faune éocéuique du Cotentin (Mollusques). — En collaboration avec M. G. Pissarro 

(1900-1905). L'ouvrage complet, 51 pi.,- avec tables 120 fr. 

Note sur l'Infralias de la Vendée. — B. S. G. F. (1902-1904), 5 pi 10 fr. 

Sur un gisement de fossiles bathoniens près de Courmes (A. -M.). — B. S. G. F. 

(1902) ; Ann. Soc. Se. Alpes-Mar. (1905), 3 pi. les deux notes 7 fr. 50 

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avec tables (n'est publiée qu'en tirage à part seulement) . 35 fr. 

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Noie sur l'Infralias de Provenehères-sur-Meuse (1907), 4 pi 10 frl 

Note sur le Callovien de Brieon (1907), 3 pi . . 10 fr.ï 

Le Barrémien urgonil'orme de Brouzet-les-Alais (Gard). — Mém. Pal. Soc. Géol. 

de Fr. (1907-1916), 11 pi. et 4îg 

A propos de Ccrithium eornueopiïe (1908), 1 pi. in-4° 5 fr. 

Etudes sur le Charmouthien de la Vendée (1907-1916), S pi. in-S° 20 fr. 

Iconographie complète des Coquilles fossiles de l'Eocène des environs de Paris 

(1904-1913). L'atlas compl. en 2 vol. in-4°, légendes et tables 200 fr. 

Pélécypodes du Montien de Belgique (1909), S pi. in-4° \ Mém. Mus. ) 

Révision des Gastropodes du Montien. — \ Te partie, 1915 )roy. de Brux.) 

Conchologie néogénique de l'Aquitaine. — Pélécypodes : les deux vol. in-4°, 150 fr. 

T. III, Gastropodes, en deux gros fascicules in-8°, 17 pi. in-4° 100 fr. 

(T. IV en préparation)." 
The Moll. of the Ranikot série. — 1" partie (1909), 8 pi. in-4°. Calcutta. -10 fr. 

Description de quelques espèces^ du Bajoeien de Nuars (1910), 1 pi 5 fr. 

Les Coquilles des Calcaires d'Orqon. — B. S. G. F. (1917), 8 pi 10 fr. 

Etude eompar. des Foss. recueillis dans le Miocène de la Martinique et de l'Isthme 

de Panama ; 1 er art., 5 pi., in-S . Journ. Conch. 1913 10 fr. 

Description de quelques Péléc. bradfordiens et call. de Fougues. Soc. Nièvre. ... 5 fr. 

Cerithiacea et Loxonemataeea jurassiques {Mém. Soc. Géol. Fr.). 

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Monaco (1913) et annotées par M. Cossmann 5 fr. 

Monogr. illusîx. des Moll. oligoc. des env. de Rennes (Journ. Conch., 4 pi.) 15 fr. 

Bajoeien et Bathonien dans la Nièvre. — En collaboration avec M. de Gros- 

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L'ANNÉE BIOLOGIQUE 

Fondée par Yves DELAGE 

Comptes-rendus des Travaux de Biologie Générale 

3STo-ufvelle série 

= Publication trimestrielle de la "Fédération des Sociétés des Sciences Naturelles,, = 



Comité de rédaction : MM. M. CAULLERY, G. DELE- 
ZENNE, P. GIRARD, M lle M. GOLDSMITH. MM. HEN- 
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PÉREZ, J. PHILIPPE, A. PRENANT, E. RABAUD, 
TIFFENAU. Secrétaire général : M lle M. GOLDSMITH, 
Secrétaires : MM. F. PÉCHOUTRE (botanique) ; J. 

PHILIPPE (Psychologie). 

Vingt-cinquième année : 1920-21 
Prix d'abonnement : FRANCE, 50 francs ; ÉTRANGER, 60 francs. 



Secrétariat : LABORATOIRE DE ZOOLOGIE, Sorhonne, Paris. 

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DEC 3 1925 



REVUE CRITIQUE 

DE 



^^LZEOZOOLOO-XIE 



ET DE PALÉOPHYTOLOGIE 



Numéro 4t — Octobre 1821 



te 



SOMMAIRE : 

Paléozoologie : 

Paléontologie générale, par M. M. COSSMANN 
Mammifères, par M. M. Cossmann, etc . , 
Poissons, par MM. van Straeeen et Cossmann 

Insectes, par M. M. Cossmann 

Crustacés, par MM. van Straeeen et Cossmann 

Trilobites, par M. van Straei.en 

Paléoconchologie, par M. M. Cossmann. etc. 

Céphalopodes, par M. Paul Lemoine 

Echinodermes, par M. A. Lanquine 

Bryozoaires, par M. I'. Vinassa de Regny . 
Polypiers et Foraminifères, par M. G. -F. DOEEIUS, 

Rectifications de nomenclature 

Paléophytologie, par M. P. Fritel, etc 

Tables des matières 



;iges 

i44 

i4G 
i4; 
i47 

i5o 
]5i 
iG8 
169 
170 
172 
181 
181 
i85 



Paléozoologie 

F>aleozoology \ Paleozoologia 

PALÉONTOLOGIE GÉNÉRALE 

Daequé, Edgar, Vergleichende biologische Formenklnde dèr fossi- 
len niederen Tiere. Erste Hâlfte, 336 p., 142 fîg. texte. Berlin, 1921 
[Gebrûder Bornlrœger]. 

Le plan de l'ouvrage que j'analyse ici était, déjà dressé depuis 1906, pour 
l'ensemble des animaux fossiles ; le professeur Stromer von Reichenbach 
s'étant chargé des Vertébrés, M. Daequé publie actuellement une première 
livraison très importante, relative aux Invertébrés fossiles, trois chapitres 
et demi, sur sept que comportera l'ensemble de ces derniers. 

— Le premier chapitre contient l'exposé des méthodes et des matériaux 
pour les recherches paléobiologiques, et il est divisé en cinq sections, dont 
j'énumère ci-après les titres, en jue bornant — faute de place dans une 
analyse malheureusement trop brève — à, quelques remarques ça et là. 

10 



142 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

1. Etendue et connexion des recherches biologiques. Il y est surtout question 
de l'influence des milieux ambiants, des agents physiques ou chimiques 
(lumière, chaleur, salure), du mouvement et de l'associaLion des êtres. Nous 
y voyons apparaître une distinction entre les « phénotypes » pour les formes 
exactement pareilles et les génotypes pour celles qui ont seulement certains 
caractères communs. 

2. Méthodes de Paléobiblogie. Observation comparable des animaux vivants 
et fossiles, en tenant compte de l'influence que peut avoir leur manière de 
vivre sur le développement de leurs organes, et aussi de la sédimentation des 
gisements ; on remarquera la reproduction d'une figure de Keller, montrant 
la locomotion d'un Gidaridé sur ses piquants, de même pour les Gastropodes 
armés d'épines, tels que Murex spinosus ou Harpagodes polypodus. Notons 
également la reproduction de Triarlhrus Becki, du Silurien inférieur des Etats- 
Unis, avec la plus grande partie de ses extensions qui jettent une lueur déci- 
sive sur la biologie de ce Trilobite. 

3. Sur la provenance el Vêlai de conservation des matériaux fossiles. Repro- 
duction de la figure d'Eldonia, Holothurie pélagique du Gambrien, d'après 
Walcott ; puis des Céphalopodes, el notamment l'influence du terrain sur la 
grosseur de certains Macrocephalites ; le parasitisme de colonies de Pollicipes 
sur certains F J elloceras, d'après Darwin. 

4. Apparition el disparition des espèces fossiles. Quatre types à envisager : 
Propagation, Filiation, Migration, Novation (Barrande) : Un schéma — 
emprunté à Quiring — essaie de synthétiser la migration de quelques Dalma- 
nella d'un niveau à l'autre, dans trois régions distinctes. D'autres figures 
indiquent l'évolution du type hoplitiforme à Perisphincles, comparativement 
dans le Jura supérieur de Stramberg et, à la même époque, dans l'Himalaya. 
Quant à la disparition, elle peut se faire par la mort simple du type, ou par 
sa modification plus ou moins profonde. 

5. Les fossiles les plus anciens. On y trouvera quelques figures intéressantes, 
reproduites d'après Walcott, Gayeux, Bornemann, Sedelholm, dans le 
Gambrien inférieur, l'Algonkien ou autres zones tout à fait archaïques, 
une Dendropupa du Carboniférien de l'Amérique du Nord (Dawson). 

— II e chapitre. L'adaptation biologique. Les quatre sections de ce 
chapitre traitent de la corrélation entre les conditions géologiques et les 
organes vitaux. La figure 25 reproduit un graphique indiquant — pour les 
Coraux par exemple — la courbe des variations de l'influence climatérique 
depuis l'Algonkien jusqu'au Quaternaire. D'autres figures font suivre 
l'enroulement progressif des Céphalopodes, depuis les Orthocères, par 
Cyrloceras, Aipoceras, Plancloceras, Syringoceras, Germanonaulilus, puis 
la restauration d\4 scoceras, d'après Lindslrôm ; il y a, en outre, la notion du 
temps écoulé pour toutes ces transformations. L'auteur se pose aussi la 
question de savoir si la forme est la cause de la fonction, ou si c'est la fonction 
qui crée l'organe : ici, la réponse ne ressort pas nettement de la discussion 
dans laquelle l'auteur s'engage, les relations de cause à effet sont assez con- 
fuses, de sorte qu'il semble que le problème n'est pas encore résolu... depuis 
Aristote ! 

- III e chapitre. Apparence générale et diversité du monde vivant. 
Cinq sections traitent successivement la forme fondamentale et la grosseur 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 143 

des type?, leur variabilité, le Genre et l'Espèce, l'Ontogénie, le Dimorphisme 
et le Polymorphisme, le Convergence et l'Homœogénèse. A l'appui du texte, 
des figures empruntées à Schwager et à Carruthers, montrent la forme ori- 
ginelle de certains Protozoaires, les stades successifs du développement 
ontogénique des septes chez Slreplelasma, la structure bilatérale des Tétra- 
corallaires paléozoïques, Palœocyclus du Silurien supérieur (Yakowlew), 
l'ontogénie de Pleurodictyum lenticulare du Dévonien inférieur de l'Amé- 
rique du Nord (Beecher), l'aspect sphéroïdal des plus anciens Echinodermes 
(Maccoya et Glyplosplueriles ; ensuite Placocystiies, type secondaire et 
bilatéral, du Silurien supérieur d'Angleterre (Jsekel)-. 

Gomme type de grosseur, M. Dacqué figure Megaiylotus crossatinus ; 
il aurait pu citer aussi Clavilithes maximus et Campanile giganieum, Trachy- 
cardium gigas, Scaphella Lamberti, certains gros Murer, etc.. 

La variabilité est mise en évidence par une planche montrant une série 
de Terebratulidœ du Jura supérieur de l'Afrique orientale, particulièrement 
pour le pli de la commissure des valves, d'autres figures représentant les 
métamorphoses de Cassidaria echinophorq ou de Purpura lapillus ; de même 
pour les Actéonelles qui ont reçu des noms différents et qui s'enchaînent 
cependant entre elles. Des courbes graphiques traduisent ces variations, 
le texte s'enrichit même de formules algébriques que nous préférerions 
voir exclues d'un traité d'Histoire naturelle. J'ai plus de sympathie poul- 
ies figures relatives aux mutations successives de Calceola sandalina aux 
divers niveaux ; mais ces formes distinctes sont-elles constantes à chaque 
niveau ? Toute la question se concentre dans cette interrogation, car dans 
l'affirmative, c'est ce que les stratigraphies appellent de « bons fossiles »! 
Sur la question du Genre et de l'Espèce, l'auteur est plus catégorique 
dans ses conclusions : l'espèce phénotypique n'est qu'une abstraction, 
tandis (pie l'espèce génotypique est le point de départ et le couronnement 
de nos connaissances organiques. La discussion de cet aphorisme m'entraî- 
nerait bien au delà des limites d'une modeste analyse. 

On remarquera encore les figures qui illustrent les métamorphoses onto- 
géniques des Nummulites, le dimorphisme de Polystomella, l'évolution des 
Cyprsea selon leur âge, les différences sexuelles de Xanihopsis dans l'Eocène, 
d'Ammonites dellafalcalus dans le Jurassique. L'enroulement séne4,re est 
aussi l'objet de plusieurs figures, chez les Gastropodes, notamment pour les 
Ampullariidœ. Gomme exemples de convergence, l'auteur reproduit aussi, 
d'après Frech, Gonialiles du Dévonien, Tropidocelliles dans le Trias. Quant 
à la ressemblance (ÏAmberleya biserla (Eucyclus !) avec Paludina magnifica 
de l'Alabama, elle n'est qu'apparente, du côté du dos ; il suffit de regarder 
les deux coquilles du côté de l'ouverture, pour s'abstenir de les rapprocher ! 
Toutefois, il existe des cas où une seconde d'hésitation est excusable, par ex. 
(fig. 98) Requienia et Maelurea munie de son opercule en tous points compa- 
rable à une valve supérieure de Rudiste : c'est le cas de s'écrier « Lusus 
naiurse » ! 

— IV e chapitre. Adaptation au mouvement ou a la vie sédentaire. 
L'auteur divise les êtres en deux séries : foncièrement agiles, foncièrement 
sédentaires, et dans chacune il y a trois degrés décroissants. Pour les animaux 
de la première série, la vision est et demeure un organe essentiel, qu'ils 



144 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

nagent ou se traînent sur le fond de la mer ; c'est aussi chez les premiers 
qu'on rencontre la coquille interne (Belosepia, Diploconus, Asaphus, Trinu- 
jceuls y Megalaspis...). Les coquilles, fixées par un byssus (Peclinidse), sont 
échancrées pour le passage de ce dernier ; les coquilles qui reposent sur le 
fond des mers ont une valve plate (Neithea, Liogrypœa). Avicula cygnipes, 
du Lias, était pourvu de longs crochets servant probablement d'organes défen- 
sifs contre une attaque brusque ? L'ampleur de l'ouverture de certains 
Bellerophonlidœ prouve que l'animal ne sortait pas beaucoup de sa coquille ; 
le long déroulement de Tenagodes (= Siliquaria) indique la paresse de dépla- 
cement de l'animal qui habitait cette coquille : je retrouve d'ailleurs avec 
satisfaction le beau plésiotype de ma collection, du gisement lutécien de 
Ghaussy, figuré dans l'Iconographie et reproduit par M. Dacqué. 

De nombreux exemples d'adaptation biologique sont encore fournis par 
les Gystidés, les Blastoïde-;, les Astéries, les Antedon actuels et fossiles, 
Uinlacrinus et ses longues branches. 

La coupure de ce fascicule ne nous permet pas de tirer les conclusions 
complètes de ce quatrième chapitre, dont la suite appartiendra au fascicule 
suivant. 

Quoi qu'il en soil, on peut déjà apprécier l'utilité du Manuel publié par 
M. Dacqué : outre l'étendue de compilation qu'a nécessitée sa rédaction, 
nous y trouvons de précieux rapprochements, des reproductions de figures 
peu connues qui peuvent nous suggérer dv^ idées et des solutions pour le 
classement de quelques formes indécises. 

jusqu'à présent, dans ce premier fascicule, il ne faut pas s'attendre à 
rencontrer des hypothèses très nouvelles : ce n'est pas d'ailleurs ce que 
M. Dacqué paraît avoir recherché, son œuvre étant plutôt le résumé très 
complet et très érudit de fout ce qui a été publié sur cette matière, en toutes 
langues et en tous pays. La riche Bibliothèque du Musée de Munich, fondée 
— en grande partie — sous les auspices du grand Maître Zi t tel, a ouvert 
largement ses rayons au conservateur du Muséum qui y a puisé les meilleurs 
éléments de son Manuel ; on ne peut que le féliciter d'avoir consacré à ce 
labeur de longues heures de son existence. 

M. COSSMANN. 

MAMMIFÈRES 

par MM. Cossmann, etc. 

De Oliveira Roxo, Mathias-G., Note on a new species of toxodon Owen, 
T. Lopesi Roxo. 6 pp., 1 pi., Rio de Janerio, 1921. 

Le. M usée du Service géologique du Brésil possède trois ou quatre dents 
d'un. Mammifère provenant de Alto Jurua (Acre), et dont le niveau exact 
n'est pas précisé ; toutefois l'auteur pense qu'il s'agit d'une nouvelle espèce 
de, Taxodon Owen (= Trigonodon Ame<;h.) voisine de T. Gaudryi Amegh. 
Ge;' /lents sont toutes bilobées sur leur face externe, prismatiques ; les 
prémolaires ont leur face interne excavée, et la première molaire est trilobée, 
la seconde quadrilobée, comme chez Toxodon plalensis Owen. L'espèce 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 145 

brésilienne T. Lobesi en diffère par quelques caractères, principalement par 
les relations entre les axes des dents. 

M. GOSSMANN. 

Chapman, Fred., New or little known victorian fossils, Part XXIV. 
— On a fossil Tortoise in ironstone from Karapook, near Gaster- 
ton. Proc. Roy. Soc. Vicl., vol. XXXII, (nevv séries), PI. 1 - - 1019 — 
pp. 11-13, pi. I. Melbourne, 1920. 

Selon toute apparence, le moule de carapace, décrit dans cette Note, 
doit être rapporté au G. EmyduraBoN ap. 1838. probablement à E. Macquaviœ. 
[Gray, Hydraspis]. 

La gangue est un minerai ferrugineux d'âge pléistocénique. 

JLydekker a signalé deux fragments de la même espèce dans le Pléistocène 
de la Nouvelle Galles du Sud. 

M. Gossmann. 

ïiarîé, E., Restes d'éléphant et de rhinocéros trouvés récemment 
dans le Quaternaire de la Catalogne. Bull. înslilucio Catalana 
d'Hist. Naïural — 1920 — pp. 40-43. Barcelona, 1920. 

Concernant des fragments d'une molaire d'E. meridionalis, trouvés dans 
les carrières du port de Tarragona, et un crâne de Rh. lichorrhinus trouvé 
à Arenys de Mar (Barcelone). 

M. San Miguel. 

Bataller, R.-J., Mamifers fossiles de Catalunya. Trevalls de la Inslilucio 
Catalana d'Hist. Nalural — any 1918 — pp. 111-272,35 fig., 19 pi. Bar- 
celona, 1921. 

L'auteur cite les espèces découvertes jusqu'à la date de la publication par 
les géologues qui ont exploré la région. Il fait mention des publications où 
elles ont été décrites ; il insère plusieurs tableaux de distribution chrono- 
logique et systématique, et il termine par une liste bibliographique des 
Mammifères fossiles de Catalogne. 

C'est un travail très utile de recompilation, dans lequel l'auteur ne fait 
pas de révision, et n'apporte pas de modifications à tout ce qui est connu 
jusqu'à présent. 

M. San Miguel, 

Dubois, G., Remarques sur la Loutre des tourbières de la région 
du Nord de la France. Ann. Soc. Géol. du Nord — 1919-1920 — t. 44, 
1919, p. 100. 

L'auteur a revu les restes de Loutre trouvés dans les différents dépôts 
tourbeux du Nord de la France et conservés dans les collections géologiques 
de l'Université de Lille. Il a constaté que le type de Loutre des tourbières 
était rigoureusement identique au type actuel. 

Analyse de V auleur. 



146 PAI.ÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Dubois, G., Le Spermophile dt Quaternaire de Cambrai. Ann. Soc. Géol. 
du Nord — 1919-1920 — t. -14, 1919, p. 82. 

L'auteur a entrepris l'étude détaillée de la l'aune de Mammifères décou- 
verte au faubourg Saint-Druon à Cambrai, à la base de l'ergeron dans le 
Quaternaire et signalée antérieurement dans les Annales de la S. Géol. N. 

La Note présente est consacrée à l'étude d'une des espèces, la mieux 
représentée dans la faune, et que l'auteur détermine comme étant Sperrno- 
philus rufescens. 11 en décrit les restes, puis étudie le climat de la région 
actuellement fréquentée par cette espèce. 11 conclut qu'au moment où 
l'espèce vivait dans le nord de la France, c'est-à-dire au Moustérjen ancien, 
le climat était froid et continental. 

Analyse de raideur. 

POISSONS 

par MM. van Straelen et Cossmann. 

Perner, J., Vorlâufiger Bericht ùber die Fischfauna des bœhmischen 
Obersilur und die Fossilienverteilung in den Fj-Schichten. Cenlral- 
blall f. Min., ele. — Jabrg. 1918 — ri°s 19-20, pp. 318-322. 

Les couches F 2 de la Bohême appartiennent sans conteste au Gothlandien, 
car on y trouve Monograptus Kayseri et M. hercyniens, formes appartenant 
au groupe de M. colonus. Les restes de Poissons y sont considérés comme 
étant fort rares, on connaissait Machseracanchus bohémiens et Onchus 
graplolilarum. L'auteur a eu l'occasion de s'assurer de l'existence d'une riche 
faune ichtyologique dans les couches F-/j à Kosor. 11 a pu y déterminer 
la présence des Genres : Ateleaspis, Aspidichlhys. Cyalhaspis. Vinichthys, 
Macropelalichlhys et Mylosioma. En dehors de ces Genres, il existe un certain 
nombre de débris rappelant les Genres Selenosleus. Slenosleus et Pleraspis, 
et qui appartiennent probablement à des Genres nouveaux. Cette faune 
présente des affinités étroites avec celle du Gothlandien de l'Ecosse et de la 
Scandinavie. 

L'auteur décrit sommairement la coupe comprenant le gisement des 
Poissons qui constitue un véritable bone-becl, en l'accompagnant de listes 
de fossiles. 

V. Van Straelen. 

Royo Goraez, J., Los Peces fosiles de los Aljezares de Teruel. R. Soc. 
Esp. Hist. NaL, tomo del 50° aniv. — 15 mars 1921 — 5 p., pi. II et III. 

Madrid. 

Le Miocène des environs de Teruel — d'où proviennent les Poissons dont 
il s'agit dans cette Note — se compose d'argiles rouges non fossilifères, avec 
intercalàtion de lits blanchâtres contenant des débris de Mammifères et 
Mollusques évidemment pontiques : ce sont ces mêmes bancs que l'on a 
retrouvés dans la carrière de Valencia, à 1 km. environ de Teruel, avec des 
Poissons que L. Royo Gomez rapporte au G. Leuciscus. 

Il n'y a —sur toutes les plaquettes étudiées — qu'une seule espèce d'ailleurs 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 147 

nouvelle : L, Paeheeoi, dont le squelette et les nageoires sont bien conservés, 
et dont les dents pharyngiennes sontdisposées en uneseulefile, les postérieures 
avec le bord finement denticulé. Par sa forme, le nombre de ses vertèbres, etc., 
cette espèce se rapproche de L. Arcasi Steind., espèce actuelle des rivières 
de l'Espagne, sur tout le versant atlantique, mais les dents présentent des 
critériums différentiels qui justifient la séparation des deux espèces. 

M. Gossmann. 

Ishiwara, Y.. On somme fossil Shark-Teeth from thé Neogene of 
Japan. Se. Rep. Tohoku imper. Univ. 2 e sér. (Geol.), vol. V, n° 3, pp. 62-74, 
pi. X-XII. Sendaï, 1921. 

Les dents dont il s'agit proviennent de gisements sélachiens du Japon, 
dont la faune est voisine de celle de la Californie. L'auteur a identifié Isurus 
haslalis [Agass.], Carcharodon megalodon [Charlesw.], C. Arnoldi Jordan, 
C. carcharias L., Carcharias cuspidalus [Agass. Lamna], Carcharinus 
ganyeticus [Muller et Henlé], C. Commersoni Blainv. 

Cette publication, éditée avec un grand luxe, comble une importante 
lacune dans le Tertiaire du Japon, dont la faune ichtyologique n'avait 
encore été étudiée que pour le Mésozoïque seulement, par le prof. Yabe. 

M. CûSSMANN. 

INSECTES 

par M. M. CossmanN. 

BoltOll, H., A NEW SPECIES OF BlATTOID (ArCHIMYLACRIS) FROM THE 

Keele-Group (Radstockian) of Shropshire. Quart. Journ. Geol. Soc., 
vol. LXXVII, part I, n° 305, pp. 23-29, PI. I. Londres, 1921. 

La plaque — sur laquelle est encastrée le fragment d'aile d' Ar'chimytacrïs 
Pringlei — a été recueillie au cours du fonçage d'un puits à Slang Lane 
(Shropshire). Ce débris est suffisant pour constater — avec l'expérience 
consommée de M. Bolton — qu'il s'agit d'une espèce nouvelle pour le terrain 
houiller d'Angleterre, comparable à A. Desaillyi Leriche (1907), du Nord 
de la France. Les fig. 1 et 2, dans le texte, mettent en regard les ailes de ces 
deux Insectes, et l'on peut se convaincre, par comparaison entre les deux 
croquis, qu'ils ne présentent que des différences spécifiques ; une troisième 
figure représente A. Lerichei Pruvost, plus récemment décrite dans les 
Ânn. Soc. Géol. Nord (1912). 

M. CûSSMANN. 

CRUSTACÉS 

par MM. van Straelen et Cossmann. 

Likharef, B., Ostatki Krabor iz nynetretitchnih otlogenii pridonets- 

KAGO KRAIA (THE REMAINS OF CRABS FROM THE LOWER TERTIARY DEPOSITS 

of Donetz-basin). Annuaire de la Soc, Paléonlol. de Russie, t. I — 1916 — 
pp. 13-23, pi. I. Pétrograd, 1917 (avec résumé en anglais). 



148 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

L'auteur signale deux Crabes recueillis dans des assises qu'il rapporte 
à l'horizon inférieur de l'étage de Kiev (Eocène supérieur) du bassin du 
Donetz. Il décrit Xanthopsis Lutugini, trouvé à Krimsky, district de Slavia- 
noserb (gouvernement d'Ekaterinoslaw) et qu'il compare avec X. hispidi- 
formis, Schloth sp. Le second Crabe est un Harpactocarcinus trouvé à 
Schpofin, district de Starobelsky (gouvernement de Kharkof), dont la 
conservation, trop imparfaite, ne permet pas une détermination spécifique 
précise et que l'auteur rapporte avec doute à H. macrodadglus H. Milne 
Edwards. 

V. Van Straelen. 

Van Straelen, V., Note sur « Homarus Percyi », P.-.J. Van Beneden, 
de l'argile de Boom (Rupélien supérieur). Bull. Suc. belge GéoL, Pal. 
et Hydroi. t, XXX — 1920 — Procès verbaux, pp. 26-30. 2 figs. 

L'auteur complète la description de P.-.J. Van Beneden en précisant les 
caractères de l'espèce, qui offre un bel exemple d'hétérochélie. 

Analyse de fauteur. 

Perner, J.. Ueber neue Phyllo cariden aus der Bande F-f v Bull. 
Internai, de FAcad. des Sciences de Bohême — 1917 — pp. 1-6, 1 pi. 

L'auteur décrit trois Phyllocarides nouveaux provenant de la couche 
F-/i (Gothlandien supérieur de Bohême), trouvés à Kosor (Bohême). 

Ce sont : Pygoearis Schuberti, Arisluzuë parabolica, A. (Lîarkei. 

Pygoearis Schuberti vient se placer dans la Famille des Echinocarides au 
voisinage du Genre Aristozoë. 

V. Van Straelen. 

Pruvosl, Pierre, Introduction a l'étude du terrain houiller du Nord 
de la France et du Pas-de-Calais : La faune continentale du ter- 
rain HOUILLER DU NORD DE LA FRANCE. DEUXIÈME PARTIE : LES CRUS- 
TACÉS. Thèses Fac. Se. Univ. Lille (Se. natur.), pp. 35-92, figs 13-23, 
pi. XXIV et pi. XXV, lîgs 1-12, Paris, Imprimerie nationale, 1919. 

L'auteur signale 14 espèces de Crustacés, réparties en huit Genres. L'abon- 
dance des individus de certaines espèces est parfois suffisamment grande 
pour apporter une aide précieuse dans les recherches de stratigraphie. 

Les Ostracodes sont représentés par : Carbonia fabulina et sa variété 
subangulala, très abondantes, surtout dans la partie la plus élevée du West- 
phalien ; C. Rankiniana, relativement peu abondante ; C. scalpellus et 
C. pungens, formes rares, et enfin Cypridina radiaia, qui se rencontre à peu 
près sur toute l'étendue du Westphalien. 

La description.de-6 , t/p77V/i/îa/'arfi_a/aest complétée par une étude approfondie 
de son test, La couche interne du test est ornée de petites étoiles juxtaposées. 
Ces étoiles, de dimensions inégales, paraissent formées par un nombre très 
variable de fibrilles plus ou moins ténues, droites ou flexueuses, qui s'irradient 
d'un point central, dépression ou saillie du test. Chaque fibre est constituée 
par un cristal très ténu de calcite, les étoiles formant ainsi de véritables 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 149 

plaques calcaires. D'après l'auteur, il ne semble pas probable que ces assem- 
blages de fibres cristallines soient le résultat d'une minéralisation du fossile. 
Au contraire, leur ordonnance paraît déceler les traces de l'activité biologique. 
Il s'agit vraisemblablement de spicules calcaires sécrétés par l'animal en 
manière de squelette, pour consolider ses valves. 

Les Phyllopodes ou Conchostracés sont représentés par les Genres Eslheria, 
Estheriella et Leaia. 

Dans la description des espèces à 1 Eslheria, l'auteur se rallie à la division 
de ce Genre, proposée par MM. Ch. Depéret et F. Mazeran : 

1° Groupe d'E. slriala — Lioeslheria, Depéret et Mazeran, à test fine- 
ment ponctué dans les intervalles des stries ; 

2° Groupe d'E. membranacea = Euestheria, Depéret et Mazeran, 
à test constituant un réseau polygonal dans les intervalles des stries. 

E. (Lioeslheria) slriala, espèce cosmopolite, localisée ici dans les couches 
inférieures du Westphalien, est particulièrement répandue dans l'assise de 
Vicoigne. La plupart des individus appartiennent à la var. Tateana, T.-R. 
Jones, du Dinantien de l'Ecosse. L'auteur attire l'attention sur les impres- 
sions circulaires que l'on observe sur certaines valves et qui, d'après leur 
position clans la région postéro-dorsale, doivent être attribuées à des œufs, 
ainsi que l'avait déjà fait remarquer T.-R. Jones. 

E. (Euestheria) Dàwsoni est signalée pour la première fois dans le West- 
phalien, où elle est localisée dans les couches inférieures. 

E. (Euestheria) Simoni, cantonnée dans le Westphalien supérieur, dont les 
accumulations constituent un repère stratigraphique très constant. 

Dans le Genre Estheriella, l'auteur propose de distinguer provisoirement 
trois séries phylétiques, qui pourront aider à reconnaître les types spéci- 
fiques. Ces trois groupes sont établis sur des caractères tirés de l'ornementa- 
tion de la coquille. Discutant l'origine de Estheriella, l'auteur la trouve dans 
une forme encore inconnue, mais qui serait voisine d' Eslheria Dawsoni. 
Il signale Estheriella Reumauxi, espèce propre au bassin houiller du Pas-de- 
Calais, où elle est cantonnée dans les assises les plus élevées. 

Au sujet de Leaia, l'auteur note que la troisième carène, considérée comme 
caractère spécifique de L. tricarinata, se retrouve chez d'autres espèces telles 
que L. Salleriana et L. Baenlschiana. Cette carène se confond avec la ligne 
cardiale et il propose de l'appeler carène dorsale. 

Leaia tricarinata, forme minima, est l'espèce que l'on rencontre dans le 
Nord de la France. L'ornementation de cette variété est peu différente de 
celle de L. tricarinata typique de l' Illinois, mais elle semble se rapprocher de 
celle des formes jeunes. On peut considérer L. tricarinata comme un fossile 
repère, occupant un niveau correspondant à la moitié supérieure de l'assise 
de Vicoigne. 

Les Malacostracés sont représentés en premier lieu par le Genre Arlhro- 
pleura, constituant la Famille des Arthropleuridœ dont la position systé- 
matique est encore fort incertaine. L'auteur rappelle qu'il a décrit pour la 
première fois les pattes de Arlhropleura, constituées par un article basilaire, 
six articles garnis chacun d'une épine et une griffe terminale. La forme de 
cette patte amène l'auteur à rapprocher Arlhropleura de Bathynomus gigan- 
teus, Milne Edwards et Bouvier, Isopode des grandes profondeurs des 
mers actuelles. 



150 PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 

Les espèces suivantes sont représentées : Arlhropleura mammala, A. 
armata et Arlhropleura sp. ind. Dans le Nord de la France, ce Genre est 
absent des schistes carbonates à Lamellibranches limniques, déposés en eau 
relativement profonde. Ces animaux semblent avoir habité des marécages où 
l'épaisseur de la couche d'eau était minime, à proximité des massifs de 
plantes. La grande majorité se trouve dans des schistes à Calamités et à 
Bolhrodendron. 

Dans l'Ordre des Syncarides, l'auteur crée la Famille Acanthotelsonidse 
comprenant les Genres Acantholelson Meek et Worthen, Pleucocaris 
Galman et Eilelicus Scudder. Il signale Pleurocaris annulàlus, déterminé 
d'après un telson et les rami de deux Uropodes, trouvés dans le schiste bitu- 
mineux de la couche à Insectes de Lens. 

Jusqu'à présent, le Genre Eilelicus avait généralement été considéré 
comme un Myriapode. L'auteur le place parmi les Syncarides et semble même 
admettre qu'il doive être synonyme de Pleurocaris. Il signale Eilelicus 
cf. xqualis provenant du toit de la veine du Nord (faisceau d'Olympe) 
à Vicoigne. 

V. Van Straelen. 

TRILOBITES 

Perner, J., Ueber das Hypostom der Gattung « Arethusina ». Cenlral- 
hlall f. Min. etc. — Jahrg. 1916 — n° 18, pp. 442-444, 3 figs. 

L'auteur décrit et figure pour la première l'ois l'hypostome de Arelhusina 
Konincki de la zone E-e 1 du Silurien de Bohême. L'hypostome de Arelhusina 
n'offre guère de ressemblances avec celui de Cyphaspis, mais se rapproche 
plutôt de Harpides, justifiant ainsi les vues d'Oehlert qui plaçait Arelhusina 
parmi les Olenidse. 

V. Van Straelen. 

Kiny, W.-B.-R, Notes on the genus SPHiEROCORYPHE. Geol. Magaz., 
vol. LVII, p. 532, pi. XIII. Londres, 1920. 

Dans une communication datant de plus de 20 ans, le D 1 ' Gooper Reed 
a placé le G. Sphserocorijphe dans la Fam. Cheiruridse, tandis que Slauro- 
cephalus — qui, à première vue, a superficiellement le même aspect — ■ se 
rapprocherait plutôt des Encrinuridse. La récente découverte d'un spécimen 
complet de Sphserocoryphe Thomsoni Reed, dans les couches ashgilliennes 
de Norber Brow (Austwick) a permis à M. King de reprendre cette 
question d'après l'examen de l'hypostome, de faire une très suggestive 
restauration de ce Trilobite, enfin de le comparer aux autres Cheiruridse 
et à Slaurocephalus (spécimen du British Muséum, figuré par Salter). Or, 
si cet examen confirme l'opinion que l'hypostome de Slaurocephalus s'écarte 
complètement de celui des Cheiruridse, il n'indique nullement que cette pièce 
se rapproche de son homologue chez les Encrinuridse ; la difficulté consiste 
à trouver une Famille dans laquelle l'hypostome soit à peu près le même. 
En résumé, il est indiscutable qu'il y a une petite ressemblance entre Sphœro- 
coryphe et Slaurocephalus, par l'enflure bien marquée de la partie frontale 



PALÉOZOOLOGIE ET PALÉOPHYTOLOGIE 151 

de la glabelle ; mais cette enflure existe dans d'autres Genres, particuliè- 
rement Deiphon, qui est probablement un descendant direct de Sphserocoryphe, 
et aussi dans le Genre australien Onycopyye ; de sorte que la Note de M. King 
manque de conclusions précises au sujet du classement de ce Genre. 

M. COSSMANN. 

Kloitcek, G., Le Genre Bohemilla Barr. Bull, intern. Ac. Se. Bohême. 
— 1920 — 2 p., 1 fig. 

Beecher (1896) a émis l'opinion que le G. Bohemilla a été fondé par erreur 
sur un fragment d'Aeylina. L'auteur proteste contre cette opinion, et figure 
un fragment de la tête de B. slupenda, récemment trouvé dans d 8 supérieur 
près de Beroun ; l'examen de ce spécimen prouve que la glabelle est bien plus 
longue, que les joues s'étendent avec une longue pointe génale, au lieu de 
s'atrophier, que les yeux plus petits ont des lobes palpébrales, lesquelles font 
défaut chez Aeglina, etc.. Il n'y a donc aucun motif pour réunir les deux 
Genres. 

M. COSSMANN. 

PALÉOCONCHOLOGIE 

par M. M. Cossmann. 

Cobbold, E.-S., The Camrrian horizons of Gomley (Shropshire) and 
their Brachiopoda, Pteropoda, Gasteropoda, etc. Quart. Journ, Geol. 
Soc, vol. LXXVI, part 4. pp. 326-386, pi. XXI-XXIV. Londres, 1920. 

Dans les vieux grès cambriens de Gomley, l'auteur admet deux divisions 
principales, caractérisées par des couches de Brachiopodes et de Trilobites 
qui correspondent à celles de Scandinavie, du pays de Galles et du Nouveau 
Brunswick. 

La partie paléontologique, conforme aux données récentes des travaux de 
G. Walcott sur le Gambrien des Etats-Unis, comprend d'abord quelques 
formes nouvelles de Brachiopodes : Micromiira (Palerina) Hhodesi, M. (P) 
Kingi, M. (