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Full text of "Revue critique du genre Oliva de Brugnières"

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OF THE 

DEPARTMENT OF MOLLUSKS 

IN THE 

Muséum of Comparative Zoology 
Gift of: 



R/chard W. Fosfer 






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REVUE CRITIQUE 



DU 



GENRE OLIYA 



DE BRUGUIERES. 



9 



RE\11E CRITIOl'E 



DU 



GENRE 






DE BRUGUIÈIŒS, 



PAR 



A.-M.-P. DUCROS DE ST-GERMAIN. 






m 



CLERMOI\T , 



IMPRIMERIE DE FERDINAND THIBAUD, LIBRAIRE, 



Rvg Saint-Genèfj 16. 



1857. 



A m. Henri LECOQ . 



Témoignage d'une haute estime , d*uue sincère 
reconnaissance et d'un profond attacliement. 



DUCROS DE S^-GERMAIIV. 



REVUE CRITIQUE 



a>if 



GENRE OLIYA 



DE BRUGUIÈRES. 



INTRODUCTION. 



1. 



Le genre tfliva de Bruguières est l'un des plus 
beaux, des plus variés et des plus difficiles de la 
grande classe des Mollusques /et il est aussi l'un des 
moins connus. 

A une époque où presque toutes les parties de l'his- 
toire naturelle ont été l'objet d'études spéciales nom- 
breuses, on est étonné du peu de livres qui traitent 
de ce genre si intéressant, et l'on ne peut attribuer 
ce délaissement qu'à la difficulté même du sujet , à 
l'insuffisance des collections et à la complication re- 
butante de la synonymie. 

En effet , quoiqu'il y ait peu de traités sur le 
genre OUva , et quoique presque tous soient accom- 



— 8 — 

pagnes de planches, les formes y sont si variables, 
si fugitives , les auteurs diffèrent tellement d'opi- 
nion entre eux , que les mêmes espèces , généra- 
lement mal connues , y ont reçu une multitude de 
noms différents , et que les dénominations les plus 
usitées , les plus anciennes , ne sont pas toujours 
attribuées par tous les conchyliologistes aux mêmes 
espèces. 

Ayant à notre disposition l'une des plus belles et 
des plus complètes collections qui aient été rassem- 
blées, nous l'avons étudiée minutieusement, nous 
en avons classé méthodiquement les nombreux indi- 
vidus, et nous en avons dressé, d'abord pour nous 
seul et pour les besoins de la collection confiée à nos 
soins , un catalogue méthodique , synonymique et cri- 
tique. Quelques naturalistes ont pensé que la publi- 
cation d'un travail fait à l'aide d'une collection aussi 
remarquable , et qui renferme tous les types de Du- 
clos , pourrait être utile à la science. Nous nous som- 
mes empressé de satisfaire leur désir, et, en livrant 
cet opuscule à l'appréciation des conchyliologistes , 
nous avons cru devoir le faire précéder d'un résumé 
bibliographique et de l'exposition rapide du système 
que nous avons adopté. 

II. 

L'histoire bibliographique du genre Oliva n'est 
pas très-compliquée. Quelques lignes suffiront pour 



— 9 — 

initier le lecteur dans ce qu'elle offre de plus im- 
portant. 

Groupées pour la première fois et d'une manière 
presque irréprochable par l'illustre Piton de Tourne- 
fort dans l'ouvrage de Gualtieri Index testarum con- 
chyliormUy en 1742, les Olives furent quelques 
temps après réunies aux Volutes par Linnœus , et ce 
qui est pire d'après les idées du temps , mais où perce 
déjà , chez ce grand naturaliste , l'idée féconde de la 
variabilité de l'espèce , il les considéra presque toutes 
comme simples variétés d'une même espèce qu'il dé- 
crivit et caractérisa sous le nom de VoliUa Oliva, 

Vers la même époque (1757) , Adanson , qui le 
premier se servit de l'anatomie des mollusques pour 
l'établissement des coupes génériques , Adanson les 
sépara des Volutes ; mais, par une erreur presque 
égale à celle de Linnœus , ayant négligé l'étude de 
l'animal des vraies Olives , et entraîné par une vague 
ressemblance des coquilles , il les réunit à ses porce- 
laines, dénomination rejetée par les naturalistes et 
synonyme des Marginella de Lamarck. 

Gmelin ajouta à la xiu® édition du systema naturcBf 
toujours sous le nom générique de Volutay quelques 
nouvelles espèces à celles déjà connues , mais il intro- 
duisit une multitude d'erreurs dans la nomenclature. 

Plus tard Bruguières , dans V Encyclopédie métho- 
dique , sépara enfin ce genre de toutes les espèces 
étrangères qui l'embarrassaient , et le caractérisa net- 



— 10 — 

tement sous le nom à'OUva, adopté par presque tous 
les naturalistes modernes (1). 

C'est au commencement de ce siècle (1810) que 
Lamarck, dans les Annales du Muséum d'abord , et 
plus tard dans sa monumentale Histoire naturelle des 
animaux sans vertèbres , fît connaître un assez grand 
nombre à'Oliva , et mit les naturalistes sur la voie de 
découvertes nouvelles par ses descriptions exactes et 
par des idées philosophiques d'une immense portée. 
Il faut ici s'appesantir un peu sur l'influence qu'a 
exercée Lamarck. 

A l'époque où écrivait ce grand penseur , les collec- 
tions étaient d'une désespérante pauvreté , et l'opi- 
nion que les espèces sont éternelles , invariables , 
tellement enracinée , que les naturalistes ne s'occu- 
paient des variétés et des variations qu'à titre de cu- 
riosités puériles , et qu'ils ne cherchaient à posséder 
que les plus belles ou les plus singulières. C'est sans 
doute à cette pauvreté des collections , à l'absence 
des variétés intermédiaires et au silence presque ab- 
solu de la géographie à cette époque , qu'il faut at- 
tribuer une grande partie des erreurs de Lamarck. 
On a perfectionné sa méthode et la nomenclature, 
on a ajouté des espèces nouvelles à celles qu'il avait 



(1) MM. SwainsonelSchumacher ont vainement lenlé, dans ces 
derniers temps , de scinder les Olives. Leurs genres n'ont poinlété 
adoptés. 



— li- 
rait connaître, mais personne n'a possédé à un aussi 
haut degré que lui le génie de l'ensemble et la saga- 
cité des détails. 

Lamarck avait deviné le principe de la variabilité 
de la forme animée , à peine soupçonné avant lui ; sa 
philosophie zoologique et l'immortelle préface de 
Vhistoire naturelle des animaux sans vertèbres avait 
ouvert un nouveau champ à la pensée humaine; 
Etienne Geoffroy Saint-Hilaire , avec une force pro- 
digieuse de raisonnement, avait formulé la loi de 
Vunité de plan et du balancement des organes , et 
du centre de la vieille Allemagne la poésie de Gsethe 
avait jeté un cri prophétique recueilli dans le monde 
entier. 

La pensée des maîtres avait été comprise. Des dis- 
ciples fervents, des admirateurs passionnés de ces 
hommes illustres ont continué religieusement leurs 
travaux. Les collections en s'accroissant, en prenant 
un développement plus philosophique , plus naturel , 
ont permis de juger avec plus de sûreté certains points 
litigieux delà science. La géographie des êtres, mal- 
gré la lenteur de ses progrès, a déjà rendu d'impor- 
tants services. 

Partisan du système de Lamarck , mais naturaliste 
plus zélé que sagace, Duclos , après avoir rassemblé 
pendant la majeure partie de sa vie d'immenses ma- 
tériaux pour la pubHcation d'une Histoire naturelle 
générale et particulière de tous les mollusques vi- 



— 12 — 

vanls et fossiles , Duclos donna , en 1836, les figu- 
res coloriées et une liste méthodique des espèces du 
genre Oiiva, 

Cet ouvrage, quoique publié sans texte descriptif, 
sans synonymie et sans aucun renseignement , eut le 
mérite d'appeler l'attention des naturalistes sur un 
groupe admiré pour sa beauté , mais dont on ignorait 
la richesse à cause des difficultés qu'il présente pour la 
détermination des espèces. Duclos y rectifia quelques 
erreurs de Lamarck, erreurs dont nous avons déjà fait 
comprendre Torigine, mais en introduisit dans la no- 
menclature de moins pardonnables sous tous les 
rapports. 

A peine cette publication était-elle terminée que 
déjà Duclos , sans cesse occupé d'augmenter le nom- 
bre de ses espèces , se préparait à donner une se- 
conde édition de sa monographie , édition corrigée et 
augmentée. Elle fut bientôt publiée par M. le docteur 
Chenu , sans nom d'auteur , sous le titre général 
d'Illustrations conchyliologiqiies , cette fois avec un 
texte descriptif, une synonymie fort détaillée dont 
nous ignorons la valeur, mais avec des additions 
malheureuses et une grande négligence. 

M. le docteur Chenu, scientifiquement étranger à 
cette publication , aurait dû au moins , chargé qu'il 
était de la direction générale , se préoccuper de la 
partie matérielle du livre, et ne pas laisser figurer, 
sur les planches d'un ouvrage aussi luxueux, plusieurs 



— 13 — 

noms de la première édition rejelés par Duclos de la 
seconde , comme le texte le constate. 

Ce texte, d'ailleurs, est d'une grande médiocrité ; 
mais , bon ou mauvais , il appartient complètement à 
Duclos , moins sans doute les négligences , et le nom 
de M. Chenu ne doit être cité qu'à côté et parallèle- 
ment à celui de l'éditeur. 

Après les illustrations conchyliologiques parurent , 
presque en même temps , en 1850 , la Monographie 
des Olives de M. Reeve , dans Conchologia iconica , 
et la liste synonymique des espèces de la collection 
de M. Jay, dans son Catalogue of shells. Ce dernier 
travail, bien qu'il renferme quelques corrections, n'est, 
pour le genre qui nous occupe , qu'une imitation de 
Duclos. Il n'en est pas de même de celui de M. Reeve. 

Ce sagace naturaliste a fait un livre neuf, original ; 
et quoique nous ne soyons pas toujours de son avis, 
bien qu'il contienne quelques erreurs que nous avons 
cherché à rectifier de notre mieux , nous ne le con- 
sidérons pas moins comme ce qui a été donné de plus 
parfait sur ce beau genre. Les descriptions exactes, 
explicites sans être verbeuses , sont accompagnées de 
planches généralement d'une exactitude, d'une vé- 
rité au-dessus de tout éloge. C'est évidemment Tune 
des monographies les mieux traitées de tout l'ouvrage. 

Les seuls reproches que nous croyions devoir adres- 
ser , dès à présent , au savant conchyliologiste , sont 
ceux-ci : Il n'a pas figuré assez de variétés , notam- 



— 14 — 

ment quand ces variétés lui ont servi à réunir des 
espèces anciennement admises; il n'a pas donné une 
synonymie suffisante : cette synonymie ne peut être 
établie qu'à l'aide d'une bibliothèque très-riche , et 
ce n'est guère que dans les capitales , les grands cen- 
tres scientifiques que l'on peut espérer de les rencon- 
trer; enfin les indications d'habitat, la géographie des 
espèces et de leurs variétés y est presque nulle , et 
c'est le côté faible de l'œuvre. Cette lacune est d'au- 
tant plus malheureuse que personne n'était aussi bien 
placé que M. Beeve pour la combler. 

A côté des publications que nous venons d'énu- 
mérer , et depuis 1821 si notre mémoire ne nous fait 
défaut, MM. Gray, Brodérip et Sowerby en Angle- 
terre, et M. Say en Amérique, ont fait connaître, 
dans des journaux et autres publications scientifiques, 
un petit nombre d'espèces nouvelles. MM. d'Orbigny, 
et Quoy etGaymard ont publié, le premier, des dé- 
tails anatomiques sur deux espèces inédites de l'Amé- 
rique méridionale, les deux autres Tanatomie détaillée 
d'espèces déjà connues, et tous les trois ont fourni 
des renseignements très-importants de géogra- 
phie (1). Sous ce dernier rapport surtout, M. Cu- 



(1) L'anatomie des Olives n'est connue que depuis la publication 
de leurs travaux, car, comme nous l'avons déjà dit, c'est aux mar- 
ginelles qn'W faut attribuer les détails fournis par Adanson. Cette 
erreur a été reproduite par Lamarck. 



— 15 — 

ming, l'infatigable explorateur des côtes du Chili ^ 
du Pérou, du Guatemala et des Philippines, le sa- 
vant et modeste conchyliologiste, a rendu aux sciences 
naturelles d'incomparables services. 

Dans cette notice bibliographique , suffisante pour 
faire connaître les progrès de la science dans le genre 
qui nous occupe, nous avons omis à dessein quelques 
traités généraux oii les Olives ont eu naturellement 
leur place. Les ouvrages de Chemnitz, de Born , de 
Schrœter et de Dilwyn , etc., qui ont peu ajouté 
aux connaissances que Ton possédait sur les Olives^ 
seront analysés par nous au sujet d'autres genres. 

iri. 

L'étude de l'histoire naturelle et le classement mé- 
thodique et artistique des êtres dans les collections 
ont occupé une grande partie de notre vie. De ces 
travaux divers, parallèles, simultanés, nous avons 
retiré , nous le croyons du moins , une certaine faculté 
d'habitude pour la détermination des espèces , et en 
même temps il s'est formé dans notre esprit une opi- 
nion, une synthèse, une foi scientifique. Cette foi, 
fortifiée de plus en plus par le spectacle qu'il nous est 
donné de contempler, c'est celle de Lamarck et de 
Geoffroy Saint-Hilaire , les deux plus illustres repré- 
sentants de la philosophie de l'histoire naturelle au 
XIX® siècle , et que nous sommes heureux de parta- 
ger avec M. Lecoq, le savant créateur du beau musée 



— 16 — 

de Clermont-Ferraiid , à la direction duquel il a bien 
voulu nous associer. 

Partisan de révolution éternelle de la forme , de 
la mutabilité de l'espèce , nous avons cru en trouver 
la preuve dans l'étude si attrayante et si féconde des 
mollusques , et c'est avec une conviction profonde que 
nous faisons ici notre profession de foi scientifique , 
profession de foi selon nous obligatoire pour être dé- 
sormais intelligible dans les coupes que nous aurons 
à proposer. 

Personne . jusqu'ici, n'a donné une acception nette 
au mot espèce, personne ne l'a complètement et phi- 
losophiquement définie. C'est que /'espèce immuable 
n'existe pas. 

La loi proposée par Buffon , toute large qu'elle 
paraisse au premier abord, n'en est pas moins fausse, 
et d'ailleurs impraticable. La définition de de Can- 
dolle n'est qu'une subtilité de mots, et se trouve dé- 
mentie à chaque instant. De deux choses Tune : ou 
l'espèce est une vérité absolue , éternelle , invariable ; 
ou elle est relative , passagère , momentanée , arti- 
ficielle. Une seule déviation à la première de ces 
théories Tanéantit complètement et consacre la vé- 
rité de la seconde. 

On a obtenu des mulets , des hybrides fertiles pen- 
dant une ou plusieurs générations , et l'on a fermé les 
yeux pour ne pas voir la vérité. 

On a prouvé , on a démontré jusqu'à la dernière 



— 17 — 

évideRce , la puissance évolutive des milieux , notam- 
ment sur les espèces domestiques, et les finalistes ont 
rejeté le témoignage des formes soumises à l'influence 
humaine. C'était refuser la lutte, déserter le champ 
de bataille et non vaincre ; c'était laisser subsister la 
nuit et non créer la lumière. 

Tout ce qui se fait dans la nature est naturel , et 
l'homme étant lui-même une des forces de la nature, 
comme toutes les autres, qu'il agisse ou non avec 
intelligence , avec la conscience pleine , entière de ce 
qu'il produit ou veut produire, ou parle seul fait du 
hasard , ou de la loi générale qui régit les corps iner- 
tes, l'homme n'a pas de puissance hors delà nature, 
et nous ne comprenons pas que l'on ait pu penser au- 
trement. Ce qu'il fait en un jour, pour ainsi dire, 
par le transport, parla culture, par l'acclimatation , 
par la domestication , par l'hybridation , par le croi- 
sement des races ou des espèces y par la greffe même, 
la force brute de la nature (s'il y a une force brute!) 
le fait sans son auxiliaire en des siècles , plus lente- 
ment mais plus sûrement, plus solidement ; car il est 
à remanjuer que dans les œuvres de la nature brute 
comme dans celles des hommes, la durée est en rap- 
port avec le temps de la gestation, de l'évolution, de 
la production. Or, ce qui est vrai pour l'individu est 
\rai pour l'espèce, et d'une chose à l'autre s'applique à 
toutes. L'animal le plus long à croître est celui qui vit 
le plus longtemps. Par analogie, V espèce la plus lente 

2 



— 18 — 

à se former doit être la moins variable. Si Ton pou- 
vait questionner la nature et en obtenir une réponse , 
et qu'on lui demandât pourquoi elle travaille si lente- 
ment, elle répondrait sans doute comme le grand pein- 
tre d'Athènes : C'est que je travaille pour l'éternité ! 
Nous avons déjà dit un mot de la loi proposée par 
Buffon pour la délimitation de l'espèce , et nous l'a- 
vons caractérisée en passant. Nous ajouterons que 
les moindres variélés se reproduisent identiquement 
quand le père et la mère en possèdent à un égal de- 
gré les caractères , et quand les circonstances ne s'y 
opposent pas, et c'est ce qu'on a alors appelé race y 
pour les animaux particulièrement. La race est un ca- 
pharnaùm commode , où l'on peut loger bien des 
êtres mal connus, mais dont on ne sait ni l'importance, 
ni l'étendue , ni la définition. Or une école nombreuse 
de botanistes, par une singulière réminiscence, fait 
servir le caractère de la reproduction par graines , 
aussi bien pour les végétaux dioïques que pour les 
espèces monoïques , et pendant deux ou trois généra- 
tions , à r érection définitive de l'espèce. Nous le ré- 
pétons , les variétés et les races se reproduisent iden- 
tiquement , qu'elles soient naturelles ou artificielles 
(nous nous servons à regret de ces mots consacrés) , 
et la mise en pratique d'une pareille méthode en sup- 
posant qu'elle fut possible, ce qui n'est pas, aurait 
pour résuUat immédiat , en zoologie , le plus inex- 
tricable désordre qui se puisse imaginer. 



— 19 — 

Le principe vital , la forme sous laquelle il se ma- 
nifeste, est sollicitée par deux tendances, en appa- 
rence contraires, mais qui concourent au même but, à 
la continuation de la vie à la surface du globe. 

L'une de ces forces est celle d'évolution : elle est 
inhérente à la matière, et n'a de limite que là oii com- 
mehce l'impossibilité de la vie même. 11 faut, en effet, 
que les modifications soient lentes , que l'organisation 
reste apte à ses propres fonctions , qu'elle s'adapte 
complètement aux circonstances qui l'environnent, 
aux milieux qui l'entourent, l'inondent, l'imbibent, 
sans quoi la vie est impossible. Les monstruosités ne 
sont que des évolutions trop rapides, désordonnées 
de la matière ; et depuis la première création des 
êtres jusqu'à nos jours , tout animal trop modifié n'est 
pas né viable. La loi à'alavisme , autrement dite force 
dliahitude , qui ramène au type des déviations peu 
profondes , momentanées , et surtout quand s'éva- 
nouissent les circonstances qui les ont produites , l'a- 
tavisme se manifeste d'autant plus fortement que les 
espèces sont plus nouvelles et ont des fonctions plus 
localisées. 

Ceci doit tomber sous les sens : les milieux extrê- 
mement divers qui entourent notre globe, et que les 
êtres sont forcés d'habiter successivement ; les modi- 
fications continuelles, incessantes de l'atmosphère 
pendant la suite des temps , devait faire naître Topi- 

Dion de la modification de f^|i*«-, et, par suite, de 

/ 
/ 



— 20 — • 

l'espèce. L'idée burlesque que les modifications de 
l'atmosphère détruisent la vie , et qu'à chaque chan- 
gement un peu notable de sa composition les êtres qui 
l'habitent , après un inconcevable dépérissement (que 
rien ne constate), laissent la terre déserte, et que Dieu 
recommence à chaque fois son œuvre manquée , cette 
idée burlesque , renouvelée de nous ne savons qîiel 
paganisme étroit , n'est pas scientifique , elle répugne 
à toute intelligence droite, à toute âme simple, et 
est incompatible d'ailleurs avec un sentiment rehgieux 
éclaire. 

Dans l'état actuel de la science , il n'y a , ce nous 
semble, que deux moyens de limiter l'espèce : ils 
sont tous les deux naturels et philosophiques. Le pre- 
mier , c'est de suivre la forme , une forme quelcon- 
que , cViine solution de continuité à Vautre , c'est-à- 
dire de n'admettre pour espèce que des êtres qui ne 
se lient pas à d'autres êtres par des nuances insaisis- 
sables ; le second , c'est d'établir des coupes arbitrai- 
res , variables de classe à classe , d'ordre à ordre, de 
famille à famille , de genre à genre , d'espèce à espèce, 
et de s'entendre pour l'admission de ces espèces ar- 
tificielles comme on s'entend pour l'établissement des 
autres coupes. 

Le premier système est celui que nous avons em- 
ployé dans ce travail toutes les fois que nous ne l'avons 
pas trouvé préjudiciable à la science , toutes les fois 
que nous avons eu assez de matériaux pour l'appliquer^ 



— 21 — 

IV. 

Bien que la géographie zoologique ait fait quel- 
ques progrès dans ces derniers temps , elle est loin 
de se trouver k la hauteur des autres hranches des 
sciences naturelles. 

On sait bien que tel groupe se trouve dans telle ou 
telle partie du globe , à l'exclusion de telle ou telle 
autre ; ainsi par exemple, pour le genre qui nous oc- 
cupe, on sait que Oliva auricularia , Brasiliensis , 
Peruviana , hiplicaia, etc., sont spéciales à l'Améri- 
que , tandis que 01. inflala est de la mer des Indes 
et que 01. hiatula est du Sénégal , mais personne 
encore n'a suivi les espèces et leurs variétés sur tous 
les points du globe qu'elles habitent, et l'on néglige 
et l'on méconnaît ainsi la science que l'on devrait 
cultiver avec le plus de persévérance , disons avec le 
plus de ténacité. 

Néanmoins on peut tirer cette conclusion des ren- 
seignements que l'on possède : 

Les espèces varient plus ou moins , sans doute se- 
lon leur degré d'ancienneté , selon la force de l'habi- 
tude acquise. Elles varient surtout en changeant de 
milieu, d'habitat, quand les circonstances ne sont 
plus les mêmes, et rarement les variétés importantes 
se trouvent avec le type. Oliva reticularis, Lamarck,, 
la plus variable de toutes les espèces du genre , en est 
un curieux exemple. Les variétés diverses ne se mê- 



— 22 — 

lent guère, sans quoi elles disparaîtraient en s'hybri- 
danty mais on les retrouve avec des caractères sem- 
blables , un faciès identique à de très-grandes dis- 
tances , et si les indications que nous possédons sont 
exactes , ce que nous avons tout lieu de croire , une 
certaine variété , commune aux Antilles , se retrou- 
verait aux Seychelles , en Chine et à la terre des Pa- 
pous, et cela sans que nous lui connaissions de relais 
intermédiaires. Nous aurions multiplié ces faits à l'in- 
fini , s'ils n'étaient destinés à prendre place dans un 
travail spécial de géographie que nous comptons pu- 
blier par la suite. Qu'il nous suffise de constater ici 
que la plupart des variétés importantes sont des va- 
riétés locales y et que, fixées sur des points plus ou 
moins limités, elles tendent à s'isoler des types , à se 
caractériser 'par l'habitude , et à former des espèces 
distinctes. 

V. 

Arrivé au fermée de cette trop longue introduction, 
il nous reste à dire quelques mots sur les richesses 
dont nous avons disposé pour nos études , et sur les 
renseignements qui nous ont été fournis par des amis 
de la science. 

M. Henri Lecoq , qui a consacré aux sciences 
naturelles sa belle intelligence , une fortune bien 
suffisante à ses goûts , et la vie la plus laborieuse 
que l'on puisse citer, a voulu ajouter aux collections 



— 23 — 

locales d'une si grande importance qu'il réunit depuis 
plus de 30 ans dans son beau musée de Clermont- 
Ferrand , une collection générale de mollusques ma- 
rins, fiuviatiles, terrestres et fossiles. Chargé par lui, 
dès 1848, de la conservation de ce musée, nous 
avions commencé , sous sa direction , de réunir des 
espèces, mais notre travail allait trop lentement se- 
lon ses désirs. Il y a joint, en peu d'années, la belle 
collection de Duclos , acquise après la mort de ce na- 
turaliste ; celle du capitaine Michel , de Toulon , ache- 
tée à sa veuve , les espèces que nous possédions nous- 
même, pour la plupart indigènes et recueillies par 
nous sur divers points de la France, une multitude 
de lots achetés et reçus en échange , et enfin une cer- 
taine quantité de livres modernes, entre autres le bel 
ouvrage de M. Reeve, Conchologia iconica. Il a , en 
outre , chargé des marins et des voyageurs de lui 
acheter des mollusques sur tous les points du globe. 
Nous avons reçu de M. Lemercier, sous-bibliothé- 
caire au Muséum , non-seulement le plus cordial ac- 
cueil lors de notre dernier voyage à Paris , mais une 
foule- de renseignements précieux , et il a poussé la 
complaisance jusqu'à copier lui-même des descriptions 
entières d'espèces dans des ouvrages qui nous man- 
quaient, et de nous les adresser à Clermont-Fd. Nous 
prions cet homme de bien , cet ami si savant et si pa- 
ternel de tous les travailleurs consciencieux, de rece- 
voir l'hommage de notre respect et de notre gratitude. 



— 24 — 

MM. Verreaux frères , qui ont élevé aux sciences 
naturelles un véritable monument dans leur musée de 
la place Royale, ont eu pour nous toutes sortes de 
complaisances. M. Edouard Verreaux, propriétaire 
actuel de cet établissement, a mis à notre disposition 
tous les renseignements dont il disposait, ainsi que sa 
bibliothèque conchyliologique , où nous avons pu 
prendre et emporter chez nous la 31onograph{e des 
Olives des illustrations conchyliologiques , ouvrage 
qui nous était indispensable et que nous n'avions ja- 
mais pu nous procurer ailleurs (1). 

M. Deshayes, avec une bonté digne d'accompagner 
sa remarquable érudition , nous a donné quelques 
renseignements que nous estimons essentiellement 
parce qu'ils viennent de lui. 

Enfin M. Hupé , aide naturaliste au Muséum , a 



(1) Voici un fait que nous livrons au jugement de nos confrères. 
Ke pouvant nous procurer cet ouvrage (qui n'est pas en vente), 
nous priâmes dernièrement un de nos amis, alors à Paris, de s'in- 
former auprès de quelques personnes et de lâcher de nous le pro- 
curer, ne fût-ce que pour quelques jours. Cet ami, en désespoir de 
cause, crut pouvoir s'adresser à M. Chenu lui-même. Celui-ci ré- 
pondit que rien n'avait été publié sur les Olives dans les Illustra' 
lions conchyliologiques ^ ni par lui-même ni par Duclos. Noire 
ami , ayant dit le besoin indispensable que nous avions de celle 
monographie, insista , assurant M. Chenu que la publication avait 
eu ieu, et qu'il venait de la voir à la bibliothèque du Muséum , ce 
qui était exact; et M. Chenu , néanmoins , soutint que c'était une 
erreur , et que le livre n'existait pas. 



— 25 — 

mis une complaisance extrême à nous faire visiter les 
collections de cet établissement , peu en rapport , mal- 
heureusement , avec la réputation dont il jouit et avec 
l'induence qu'on lui attribue. 

Clermont-Ferrand , le 25 juin 1857. 



■ ■a » g ' 



CATALOGUE. 



1. — OLSVA TEXTÎOr^'A, Lamarck. 

Oliva textilina, Lam., Annales du Muséum, tome XVI, page 309 

(1810). 

— — Duclos, Monograpliie des Olives, planche 14, ligu- 

res 5-9; planche 52, lig. 5-6 (1850-59). 
^- — — (dans Chenu), llluslralions conchyliolo- 

giques, planche d5, figures 5-9; plan- 
che 54, figures 5-6 (18...?). 

— — Reeve,Conchologia iconica, planche 6, ligures 9, 

a. b. c (1850). 

— gramleUa , Lam. ; 

Habitat. : Nouvelle-Guinée, Port-Dorey (Du- 
clos). — Nouvelle-Hollande (Jay). — Ilesïicaoet 
Mindanao, Philippines (Cuming). 

Espèce assez distincte par sa forme plutôt que par 
la disposition de ses couleurs, disposition commune 
à plusieurs de ses congénères. Elle est facile à recon- 



— 26 — . 

naître à l'aide des figures qu'en ont données Duelos et 
M. Reeve. Ce dernier naturaliste n'a pas représenté 
toutes les variétés , et n'a donné à 01. textilina au- 
cune synonymie, 01. pica et granitellay Lam., sem- 
blent lui être inconnues. 

Il est probable que plusieurs variétés de cette es- 
pèce ne se trouvent pas avec le type , et sont spécia- 
les à certains parages. Ainsi la variété blanche et noire 
[01. pica ^ Lam.) n'a été citée, à notre connaissance, 
qu'à la Nouvelle-Hollande. Cette observation s'ap- 
plique , en général , à toutes les espèces du genre , et 
de tous les genres , et confirme , jusqu'à un certain 
point , l'idée émise que les espèces tendent à varier 
quand changent les circonstances ambiantes et autres,, 
et à perpétuer ces variations quand rien n'y met obs- 
tacle. C'est là, pour nous, Toriginede la plupart des 
variétés, et, par suite , de la plupart des espèces. 

Observation. — La médiocrité du travail de Duelos ♦ 
les confusions qu'il y a entassées, nous ont engagé à no 
pas citer son texte. Nous ne le ferons que dans des cas 
exceptionnels et indispensables , et lorsqu'il ne donnera 
pas lieu à de doubles emplois. 

2. — OL. PO:VI5EROSA, Duelos. 

Oliva ponderosa, Duelos, Mon. 01., pi. 15, fig. 8-9. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. \A, lig. 8-9; 

pl.oD, fîg. 9-40. 

— — Reeve, Concii. icon., pi. 2, fig. 4-, n. b. 

— erythrostoma (part.), Duelos, Mon. 01., pi. 13, fig. 6. 
_ _ _ (d. Ch.). ïll. conch., pi. 14, fig. (>. 



— . 27 — 

Oliva azemula, Duclos , Mon. 01., pi. 14, fig. 1-2. 
_ _- _ (d. Ch.), m. conch., pi. 15, fig. 1-2. 

Hab. : Sainte-Hélène (Duclos). — lie Maurice 
(Reeve). 

Il y a peu de bonnes espèces dans le genre Oliva ^ 
et si Ton continue à rayer des catalogues toutes celles 
qui se fondent avec les espèces voisines par de nom- 
breux intermédiaires , celle-ci disparaîtra probable- 
ment de la nomenclature quand on aura réuni de plus 
complètes collections. 

Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons déjà 
dit dans notre préface , nous nous contenterons de 
faire observer que 01. ponderosa type y si caractéris- 
tique quand on la compare à 01, erylhrosloma type , 
ou à 01. tremuUna type , s'unit avec ces deux espè- 
ces par des nuances bien difficiles à saisir. Nous pen- 
sons néanmoins que cette coupe et d'autres encore 
peuvent être conservéesdans l'état actuel de la science, 
car on sait trop peu de choses, les collections sont 
trop pauvrement établies pour que Ton puisse avec 
leur aide décider ces questions difficiles. Nous laisse- 
rons donc figurer sur ce catalogue plusieurs espèces 
douteuses , car on étudie infiniment mieux en multi- 
pliant les coupes , et un plus grand nombre d'espèces 
appelle dans les collections un plus grand nombre 
d'individus. Quand on aura étudié la nature comme- 
elle doit l'être , quand , iie rejetant rieHy ne faisant 
pas d'exception y acceptant tous les faits ^ on aura 



— 28 — 

réuni en un point quelconque des individus de toute 
sorte et de tous les points du globe, quand on aimera 
la nature dans toute sa grandeur, on découvrira proba- 
blement ses secrets. 

Comme on le voit par les citations que nous fai- 
sons, par la synonymie que nous donnons , nous n'a- 
doptons pas l'opinion deDuclos. Nous prévenons dès 
le commencement de ce travail , que , dans nos efforts 
pour corriger les erreurs de nos devanciers , nous te- 
nons à ne subir l'influence d'aucun , nous jugeons à 
notre manière , bien ou mal , leurs livres et les échan- 
tillons de Ducîos à la main. 

M. Reeve rapporte 01. azemida y Duclos, à OL 
angulata, Lam., à titre de synonyme. Nous pouvons 
affirmer qu'il n'y a entre elles aucun rapport. 

3. — OL. ERYTHROSTOîIA, Lamarek. 

Oliva eryihrostoma , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 509. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 15, fig. d, 5i, 3, 4, 5,. 

7, (Non. G), elpl.51,fis. 7-8. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. l^, tig. i, 

2, 5, 4, 5, 7, (Non. 6), el pi. 53, 
fig. 7-8. 

— — Reeve, Concli. icon., pi. 5, fig. 7, a. b. c. 

d. g. (non e. f.)?... 

— tremulina (pari.), Duclos, Mon. 01., pi. 11, fig. d. 

— — — — (d. Cil.), lli. concli., pi. 12, fig. d. 

— mazaris, Duclos , Mon 01., pi. 20, fig. 7-8. 

— -_ __ (a. ch.), m. conch., pi. 22, fig. 7-8. 

— azemida (part.) , Duclos (d. Cli.), 111. conch. , pi. do, fig. 

10-11. 

— sylvia, Duclos (d. Ch.), 111. conch., pi. il, fig. 10-15. 



— 29 — 

Hab. : L'île de France, Madagascar, Timor, Ton- 
gatabou (Duclos). — - Ile Gouan , Port-Dorey , Nou- 
velle-Guinée fJay). — Ceylan , Mindanao (Cumingl. 

Nous avons dit, au sujet des espèces précédentes, 
qu'elles paraissent s'unir ensemble par de nombreux 
intermédiaires, mais que les types sont très-faciles à 
distinguer. Celui d'O/. enjlhrosioma est éminemment 
caractérisé par une coquille un peu pâle, épaisse 
( moins cependant que dans ponderosaj , grande , en- 
flée , fortement striée et bossuée par les saillies d'ac- 
croissement. Ce dernier caractère, qu'elle partage 
avec ponderosa , la distingue en général de toutes 
ses autres congénères. Le violet se montre aussi plus 
intense que sur les autres espèces; l'intérieur de sa 
bouche est du plus beau rouge , comme dans l'espèce 
suivante. 

C'est à tort que M. Reeve attribue à son 01. no- 
bilis la fig. 5 de la pi. 11 (Mon. 01.) de Duclos, 
fig. 5 de la pi. 12 (lll. conch.), ainsi que la fig. 7 
de la pi. 31 (Mon. 01.) , et fig. 7 de la pi. 33 (III. 
conch.) ; la fig. 5 représente 01. tremulina, la fig. 7 
01, erythrostoma. Les deux individus qui ont servi 
de modèles sont caractéristiques. 

01. Mazaris , Duclos, est une coquille décolorée 
mais qui se rapporte identiquement au type erythros- 
toma y La m. 

0/. syïvia, Duclos, a été faite avec des individus 
jeunes, mais qui n'ont absolument rien de particulier. 



— 30 — 

Les figures de M. Reeve, remarquables comme 
exactitude, ne sont pas très-caractéristiques. Les 
unes représentent de jeunes individus, les autres des 
individus d'une espèce que nous avons cru devoir dis- 
tinguer, et à laquelle nous avons donné le nomd'O/. 
magnifica , en sorte qu'il manque erylhrostoma type 
et adulte. Pour ce qui concerne cette espèce , et avec 
la synonymie que nous lui donnons, le livre de Du- 
clos peut être consulté avec plus d'avantage que celui 
de M. Reeve. Les figures sont bonnes , exactes ; elles 
ont été faites sur de magnifiques échantillons, et l'on 
peut facilement y distinguer les stries de croissance 
et les saillies qui les bossuent. 

La géographie de cette espèce est entièrement à 
faire. 

4. — OL. MAGÎ^IFÎCA. 

Oliva erylhrostoma (part.), Reeve, Conch. Icon., pi. S, fig. 7, e. f. 
— magnifica, iiobis , Allas, pi. 1, fig. 4-, a. b. c. d. 

Hab. : Mindanao (Cuming). 

c( Coquille allongée-cylindracée , médiocrement 
» épaisse , à spire courte , à tours concaves ; bord 
» droit sinueux , épaissi ; plis columellaires très- 
» variables , nombreux , profonds et distincts , ou 
» rares et oblitérés ; d'un blanc fauve ou jaunâtre; 
» trifasciée ; fascies le plus souvent interrompues , 
» fauves, brunes, noirâtres, ou violacées, réunies 
» ensemble par une multitude de dessins onduleui 



— 31 — 

)D OU trigones un peu moins foncés ; quelquefois d'un 
» beau brun uniforme presque noir, d'autres fois pie, 
» tachetée de larges macules trigones d'un brun plus 
» ou moins intense ; ouverture d'un beau rouge. » 
Ayant séparé spécifiquement cette forme d'O/. ery- 
throstoma dans l'arrangement méthodique de la col- 
lection de M. Lecoq , nous n'avons pas cru devoir 
l'omettre dans ce catalogue, quoique nous la trouvions 
douteuse, comme la plupart de celles du groupe. 
Nous l'avons cependant établie à l'aide de 139 ma- 
gnifiques individus , extraits sans trop de difficulté 
d'un bien plus grand nombre d'O. er y throstoma. 

Rapports et différences : 

Généralement plus foncée que l'espèce à laquelle 
nous la comparons, et qui est toujours plus ou moins 
pâle, 01. magnifica est souvent fasciée de brun, quel- 
quefois même d'un brun noir intense et uniforme. 
— Sa taille est à peu près la même, seulement celle- 
ci est plus allongée, moins enflée, moins bossuée , 
moins épaisse de test. — L'intérieur de la coquille , 
violet d'abord dans le jeune âge , ce qui n'a pas lieu 
dans erythrostoma f est d'un aussi beau rouge dans 
l'état adulte. — Sa forme générale la rapproche de 
01. tremidina avec laquelle Ducîos la confondait à 
titre de variété à bouche rouge. — Nous avons fait 
figurer cette coquille pour qu'il n'y ait pas d'équivo- 
que à son sujet. 



— 32 — 

6. — OL. i\OBlLIS , Reere. 

Oliva nobilis , Reeve, Conch. icon., pi. 2, fig. 3, a. b.c. 

— tremulina (pnrt.), Duclos, Mon. 01., pi. 11, fig. 2, A, 7, 9. 

— — — — (d. Cil.), 111. conch., pi. 12, tîg. 

2,4,7,9. 

Hab. : Ile Maurice (Reeve). D'après les étiquettes 
de la collection Duclos, pour nous douteuses, cette 
espèce , ainsi que tremulina et enjthrostoma , se 
trouveraient sur un très-grand nombre de points , et 
à peu près partout, depuis Sainte-Hélène jusqu'aux 
extrémités de l'Océanie. 

Oliva nohilis nous paraît la plus mauvaise espèce 
du groupe, et point central où viennent se réunir, 
par d'insensibles dégradations , les formes voisines , 
ponderosa , erythrostoma , magnifica , nohilis , 
tremulina et olympiadina. 

Lamarck avait cru trouver aussi , dans le voisinage 
de son Oliva tremulina^ des formes assez distinctes 
pour constituer des espèces particulières, et il est à 
déplorer que la collection de cet illustre naturaliste 
ait passé entre tant de mains inhabiles , et n'ait pu 
servir de preuve, dans les cas de litige, pour les es- 
pèces créées par lui. 

Nous ne trouvons, en effet, rien d'assez précis 
dans ses diagnoses, mais nous pouvons croire, tou- 
tefois , que tremulina de Lamarck représente le no- 
hilis de M. Reeve , tandis que le tremulina de cet 



— 33 — 

auteur contient hepaiica , optusaria et Zeilanica de 
Lamarck. 

Nous avons adopté le nom de M. Reeve , parce 
qu'il est appuyé sur une bonne description , et sur des 
figures d'une remarquable exactitude qui ne peuvent 
laisser de doute sur les formes indiquées par lui ; 
mais nous ne l'admettons que pour les raisons don- 
nées déjà, et d'une manière toute provisoire. 

Comme nous l'avons déjà dit à propos de 01. enj- 
iJirosloma , la fig. 5 de la pi. 11 (Mon. Oliv.) de Du- 
clos, 5 de la pi. 12 (111. Conch.), ainsi que la fig. 7 
de la pi. 31 (Mon. Oliv.), et 7 de la pi. 33 (111. 
Conch.), n'appartiennent pas à VOL nobilis, 

6. — OL. TRElRXrVA, Lamarck. 

Oliva iremulina , Lam., Ann. Mus., t. XVI , p. 510. 

— — Duclos, Mon. 01. pi. Il, fig. 5, 5, C, (non. 1. 

2, i,7,8,9). 
-_ __ — (d. Ch.), III. conch., pi. 12, fig. ô, ÎJ, 

C, (non. 1, 2, A, 7,8,9). 

— — Reeve, Conch. Icon.,pl.4,fig. 6, a. b. c. d. e., 

et pi. 5, fig. 5, c? 

— ohtusària, Lam. j 

— hepaiica y — [ Variétés? 

— zeilanica, — ) 

Hab. : Duclos l'indique partout, à peu près, de- 
puis les Antilles jusqu'en Californie en faisant le tour 
du globe, et jusqu'au sud de l'Océanie. — Ceylan 
(Jay). — Maurice et Philippines (Reeve)» 

Espèce excessivement commune dans les collée-^ 

a 



— 31 — 

tions , et qui varie beaucoup pour la taille , la forme 
et la couleur. Elle est voisine de nobilis avec laquelle 
il est difficile de ne pas la réunir, et est très-difficile 
à distinguer de 01. Olijmpiadinaj Duclos. On con- 
fond souvent , dans les collections , ses jeunes indi- 
vidus avec de jeunes msa/îs, Lam. Quoique distincte 
de cette dernière, elle s'en rapproche beaucoup par 
certaines variétés. 

Cliva Olympiadiaa , Duclos, Mon. 01., pi. 1^, fig. 10-12. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 15, fig. 

10-12. 
. — — Reeve, Conch. ïcon., pi. 5, fig. 5, a. b. d. 

c. (non. c.) (Reeve). 

— iremulina, (pari.) Duclos, Mon. 01., pi. 11 , fig. 8. 

— — __ — ((l.Cli.),lIl.conch.,pl.l2,fig.8. 

Hab. : Les individus de la collection Duclos , éti- 
quetés de sa main , sont indiqués comme provenant 
de la Chine , et il leur assigne la Galifornie dans les 
Illustrations conchyliologiques. Est-ce une erreur de 
Duclos ou de M. Chenu? — île Maurice (Reeve). 

Grande et magnifique coquille, extrêmement voi- 
sine de 01. IremuUna, dont elle n'est probablement 
qu'une variété locale. Elle se reconnaît à la blancheur 
extrême du fond et de l'ouverture , et à sa columelle 
qui , à part sa blancheur, est plus profondément plissée 
et plus calleuse. Les deux individus figurés par Duclos 
sont d'une parfaite conservation , et la variété blanche 
«ne des plus belles coquilles qu'il soit possible de voir. 



— 35 — 

Nous avons cité avec doute , h l'article précédent » 
à propos d'O/. tremidina, la fig. 5, c. de la planche 
IV de M. Reeve, Cette planche nous paraît repré- 
senter une variété de 01. Olympiadina à columelle 
et à intérieur légèrement colorés, et établissant un pas- 
sage entre les deux espèces. Cette variété est repré- 
sentée dans la collection de M. Lecoq par de très- 
beaux échantillons. 

8. — OL. ATALIi\A, DucIds. 

OlivaAialina, Duclos, Mon. 01., pi. 10, fig. 9-10. 
~ — — (d. Ch.), m. conch., pi. il, fig. 9-10. 

— Quersoliana, Duclos, Won. 01., pi. 10, fig. 7-8. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. il, fig. 7-8. 

Hab. : Mers de la Chine {Atalina), et du Japon 
[QuersoUana) (Duclos). 

Belle et curieuse espèce, paraissant intermédiaire 
entre 01. iexliUna et episcopalis^ mais suffisamment 
distinctes de l'une et de l'autre. Ses taches, violacées 
ou fauves, sont ombrées régulièrement du même 
côté , et simulent des saillies qui projetteraient des 
ombres réelles, ou des dessins estompés par un seul 
frottement. Le caractère de la coloration , qui la rap- 
proche de certaines variétés de 01. lextilinay est mal 
rendu dans les figures données par Duclos. 

01. QuersoUana a été établie avec des individus 
jeunes et décolorés , mais qui présentent bien tous les 
caractères du type. 



— 36 — 

9. — OL. miSAl^S, Lamarck. 

Oliva irisans , Lam., Ann. Mus. 1. XVI, p. 312. 
-^ — Duclos , JMon. 01. , pi. 28, fig. 5-12. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. 30, fig. 5-12 et 

15-16. 
-^ — ' Recve , Conch. Icon., pi. G, fig. 8, a. b. c. d. 

— Philantha, Duclos, Mon. 01., pi. 20, fig. 5-<5. 

«. __ — (d.Gh.), 111. conch., pi. 22, fig. 5-6. 

Hab. : Ile de Ceylan ; île Basilan pour la variété 
mince et à spire courte. (Duclos). — Ile Maurice 
(Reeve). 

Coquille très-variable pour la forme et pour la cou- 
leur, et que l'on confond fréquemment, surtout dans 
le jeune âge, avec les espèces voisines, notamment 
avec 01. tremuUna, 

Toutes les variétés que nous connaissons se trou- 
vent dans les Illustralions conchyliologiques ; Tune 
d'elles n'était pas dans la première monographie de 
Duclos. 

M. Reeve n'a pas figuré la variété entièrement 
brune , ni OL Philantha qu'il paraît ne connaître 
que d'après les dessins médiocres qu'en a donnés Du- 
clos , et qu'il confond avec OL trkolor , Lam. 

OL Philantha y Duclos, est une variété à coquille 
épaisse, pesante, à spire courte , à tours convexes, 
et non recouverts par la callosité spirale. Elle a été 
établie sur un individu un peu décoloré, mais nous 
en avons de frais et de très-caractéristiques. 



— 37 — 

fO. — OL. TRICOLOR, Lamarclc 

Oliva tricolor, Lam., Ann. Mus., l. XVI, p. 310. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 20, fig. 9-13. 

_ _ — (d. Ch.), m. conch., pi. 22, fig. 9-13. 

— — Reeve, Conch. Icon., pi. i2,fig. 22, a. b. 

— iringuay Duclos , Mon. 01., pi. 8, fig. 5-6. 

_ ^ — (a. Ch.), 111. Gonch., pi. 9, fig. 5-6. 

— /acer/ma? Freycinnel? 

Hab. : Océan des Grandes-Indes , Java , Ti- 
mor, etc. (Duclos). — Philippines, Geylan (Jay).— 
Maurice (Reeve). 

01. iringuay Duclos, représentée dans la collec- 
tion de ce naturaliste par un seul individu , n'est pas 
même une variété de 01. iricolor. La forme excep- 
tionnelle de sa columelle , seul caractère distinctif, 
est due à un accident tout individuel et pathologique. 
La figure est au reste médiocre. 

M. Reeve donne comme synonyme de 01. iricoloi\ 
01. Philaniha, Duclos. C'est une erreur. Cette co- 
quille appartient au type irisans. 

li. — OL. SAI^^GIJE^OLEATA , Lamarck. 

Oliva sanguinolenia , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 516. 

— — Duclos , Mon. 01., pi. 20, fig. 14-16, et pL 

33, fig. 3-4'. 

— — — (d. Ch.), ni. conch., pi. 22, fig. 14-. 

16, et pi. 33, fig. 3-4. 

— — Reeve, Conch. Icon., pi. 13, fig. 25, a. b. 

— £'yama , Duclos , Mon. 01., pi. 20, fig. 5-4. 

— — — (d. Ch.), îll. conch. pi. 22, fig. 3-4. 



— 38 — 

Oliva pintamella , Duclos , Mon. 01. pi. 33, fig. 7-S. 

— — — (d. Ch.),Ill. conch., pi. 3b,flg.7-10. 

Hab. : Océan Indien , Timor , Nouvelle-Guinée 
(Duclos). — lie Ncgros, Philippines (Cuming). 

01. Evania, Duclos , n'a aucun caractère particu- 
lier , et rien n'autorisait ce naturaliste à l'ériger en 
espèce. Elle se rapporte parfaitement aux variétés à 
fond pâle et fortement fasciées de VOL sanguinolenla* 

01. pintamella, Duclos , a été faite avec deux in- 
dividus jeunes et décolorés. 

i2. — OL. DÏAURA, Lamarck. 

OUdu maura, Lam., Ann. Mus. t. XVI, p. 5H. 

— — Duclos, Mon. 01.. pi. 25 tout entière. 

-^ — — (d. Ch.), III. conch., pi. 25 lout entière, cl 

pi. oi, fii^. 5-4. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 7, fig. iO, b. c. d. e. f. 

(non. a. g.). 

— f ulminans. Lum. ),, 

' ,. ,. , /Variétés. 

— sepidlurcUis , Lam. \ 

Hab. : Indes, Nouvelle-Fîollande , Amboine, 
Nouvelle-Guinée (Duclos). — Maurice, Ceylan , 
Philippines (Reeve). 

M. Reeve réunit ici , sous le nom de 01. maura, 
des espèces qui nous paraissent distinctes. Nous n'af- 
firmerions pas qu'il ne se trouve pas d'intermédiaires 
entre 01. maura et Madeaya , mais nous ne les 
avons jamais vus, et M. Reeve ne les figure pas. 

Cette coquille est extrêmement variable quant à la 



— 39 — 

coufeur , passant du jaune tendre au noir profond, et 
présentant sur un fond habituellement uniforme , une 
multitude de fascies excassivement variées. Ces di- 
vers modes de colorations ont trompé les anciens na- 
turalistes, notamment Lamarck, qui a pris ces va- 
riations pour des espèces distinctes. La plus curieuse 
est celle qui présente, sur un fond plus ou moins 
clair , une multitude de li^'ijnes tournant dans le sens 
de la spire comme des cercles, et fondues en teintes 
d'une délicatesse extrême. — Elle présente souvent 
le phénomène singulier de saillies longitudinales, de 
bourrelets très-forts dus à des temps d'arrêt de déve- 
loppement. Ce caractère, très-commun dans certains 
genres, est très-rare dans celui qui nous occupe, et 
dans toutes les coquilles lisses recouvertes par le 
manteau. 

01. fulminans y Lam,, est une variété fauve ou 
brunâtre sillonnée par des lignes foncées , en zigzag, 
et représentant plus ou moins les phénomènes de la 
foudre. 

01. sepiihuralis , Lam., est une variété sombra 
avec des zones plus sombres et un peu confuses. 

43. — Oï.. MACLEAYA, Bucîos. 

Oliva Macleaya, Duclos, Mon. 01., pi. 21, fig. 1o-i6. 

— — — (d. Cil.), III. conc!].,pl.23,fîg. lo-iGk 

— Maura (pari.), Reeve, Concb. icon., pi. 7, fig. 10, g. 

Hab, : Ceyian. (Duclos), 



— 40 — 

M. Reeve n'admet pas cette espèce , et la réunit à 
OL maura à titre de variété. La figure qu'il en donne 
ne se rapporte qu'imparfaitement au type de Duclos, 
et nous paraît représenter un individu jeune et ex- 
traordinairement coloré. 

OUva Macleaya , contrairement à ce qui a lieu 
pour 01. maura y varie peu. Elle est grisâtre, obs- 
curément fasciée , et recouverte d'une couche trans- 
parente et comme lactescente qui lui donne un faciès 
tout particulier. 

14. — OL. IXEOSTIXA, Duclos. 

OUva neoslina , Duclos, Jlon. 01., |)1. 19,fig. 11-16. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 21, fig. 11-16, 

pi. 22, lig. 17-18. 

— Octavia, — — — pi. 28, fig. 21-22. 

Hab. : Nouvelle - Guinée , Nouvelle -Hollande 
(Duclos). 

Coquille très-voisine de VOL maura , mais infini- 
ment moins grande , plus cylindracée , moins varia- 
ble. — Elle a une variété extrêmement remarquable, 
d'un noir profond , distincte de la même variété dans 
VOL maura. Toute la coquille , en général, est ornée 
de petits traits anguleux, en zig-zag, grisâtres, qui 
emplissent l'espace compris entre les fascies, et recou- 
verte d'une couche lactescente et ressemblant à l'iris 
de l'œil. Ce dernier caractère facilite singulièrement 
la détermination» 



— 41 — 

f 5» — OL. FLWEBRALIS, Lamarck. 

Otiva funebraUs , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 317. 

— leucostoma, Diiclos, jMon. 01., pi. 27, tig. 14-16. 

— — — (d.Ch.),iIl.conch.,pl.29, fig.14-20. 

— maura, (pari.), Reeve, Conch. icon., pi. 7, fig. 10, a. 

Hab. : Amboinc (Duclos). 

Il nous semble que la description de Lamarck ne 
laisse aucun doute , et que c'est bien à son 01. fune- 
braUs que Duclos a donné le nom de leucostoma. Au 
reste, d'après Lamarck, ce nom de leucostoma à^- 
signait, sur les anciennes étiquettes du Muséum , la 
même coquille , et c'est probablement là que Duclos 
l'aura pris, à moins que ce ne soit dans la description 
elle-même « ore albido. » Elle porte encore le nom de 
funebraUs au Muséum , et , ce qui est plus sérieux , 
dans la collection de M. Deshnyes. M. Reeve, lui- 
même , est de cet avis. Ceci établi, nous avons peine 
à comprendre que ce dernier naturaliste n'ait pas re- 
marqué le faciès si particulier de la coquille qui nous 
occupe etl'aitdonnée comme synonyme de O/.mawra. 
Selon nous elle en est parfaitement distincte. 

Comme Duclos le fait judicieusement observer , 
01. funebraUs est une des rares espèces sur lesquelles 
on aperçoive du vert. Sur un fond jaunâtre ou ver- 
dâtre , rarement grisâtre , elle est traversée par deux 
larges fascies, quelquefois continues, le plus souvent 
interrompues. Ces fascies sont brunes, grises ou ver- 



— 42 — 

tes , mais toujours avec un reflet verdâtre. La spire est 
courte ; le sillon du dernier tour est généralement seul 
visible ; quelquefois , par exception , il se continue 
jusqu'à ravant-dernier , mais le reste est empâté sous 
un caîlus plus ou moins épais ; l'intérieur est livide ; 
la columelle blanche, avec une légère teinte roussâtre 
à la base, comme dans presque toutes les Olives de 
ce groupe, mais moins apparente cependant. 

«6. — OL. DACTYLÏOLA, I>ucIo§. 

Oliva dactyliola, Duclos, Mon. CI., pi. 27, fig. 5-8. (non. 9). 
^ — — (d. C!i.), m. conch., pl.21), fig. 5-8. 

(non, 9). 
— Valentina, Duclos, (d. Cli.)j 11'- concli., pi. 28, fig. 25-24. 

Hab. : Nouvelle-Guinée , Amboine (Duclos). 

Espèce pour nous douteuse , mais qui ne peut être 
réunie qu'avec Oliva funchraUs , dont elle semble 
être un diminutif, et non pas, comme le pense 
M. Reeve , avec OL bidbiformis ou OL Carolmiana, 

Elle est un tiers plus petite que fiinebralis , dont 
elle a à peu près la forme ; elle a aussi à peu près la 
même couleur, seulement les fascies sont peu appa- 
rentes et très-minces; dans bon nombre d'individus, 
les fascies n'existent pas. Les dessins dont elle est 
ornée sont plus fins, plus coniluenls , et elle semble 
avoir gagné en partie en épaisseur ce qu'elle a perdu 
en grandeur, quand on la compare à funebralis» 
Son bord droit est épais. — Sa spire est plus empâ- 



— 43 — 

tée que dans l'espèce à laquelle nous la comparons. 

Nousavonsànotredispositionunassezgrand nombre 
d'individus, mais pas un (|ui passe à une espèce voisine. 

01, Valenlina n'offre aucun caractère particulier, 
si ce n'est qu'elle est roulée et décolorée. 

1^. — OL. RUFÎILA, ïîucîos. 

Oliva rufula , Diiclos , Mon. 01., pi. 19, fig. 9-10. 
>« _ _ ^(1. ch.), m. conci)., pi. 21,fig. 9-10. 

— — Reeve , Concli. Icon., pi. 20, fig. 50. 

Hab. : Amboine (Duclos). — Cagayan,Mindanao, 
Philippines (Cuming). 

Coquille caractéristique et extrêmement facile à 
reconnaître, par sa taille, sa forme et la disposition 
de ses couleurs. Elle est rare dans les collections. 

i§. — OL. FABREïï. 
Oliva Fabrcii , Nob., Allas, pi. 2, fig. 18, a. b. 

Hab. Inconnu. 

» Coq. allongée, cylindrique, médiocrement 
» épaisse, blanchâtre ou grisâtre, bifasciée; couverte 
» d'une multitude de petits dessins gris , en zig zag, 
i) nébuleux et confluents; fascies brunes, peu visi- 
i> blés, interrompues; spire médiocre, conique, éta- 
» gée , réticulée; sillon médiocre; suture distincte; 
» bord droit épaissi , réfléchi à ses deux extrémités ; 
)) columelle blanche , sinueuse , subgibbeuse , irré- 
» gulièrement plissée ; intérieur blanc livide. » 



— 44 — 

Rapports et différences. 

Cette coquille singulière est voisine , pour la forme 
générale, de 01. maura^ mais elle se distingue de 
toutes les espèces du genre par un faciès particulier 
et par sa spire anormale. Cette spire est composée 
de 5 tours réguliers, qui tout-à-coup s'infléchissent 
et vont s'insérer sur le tour précédent presque à 
angle droit, formant ainsi, outre le sillon, un canal 
spiral anguleux et profond qui lui^ donne l'appa- 
rence d'une Ehurna , ou d'une coquille scalaire , 
bien que sa spire soit médiocrement élevée. 

Le dessin que nous en donnons suffit au reste 
pour la faire distinguer au premier coup d'œil. 

Nous dédions cette espèce à notre savant ami 
M. Fabre , professeur d'histoire naturelle au lycée 
d'Avignon , et connu du monde savant par des tra- 
vaux nombreux , originaux et profonds. 

19. — CL. ELEGAXS, Lamarck. 

OUva elegcms, Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 512. 

— — Duclos, Mon.01.,pl. 21,fis. 1-6, pl.52,fig. 1-2. 

— — — (d. Ch.), III. conclK,pl. 23,fig. 1-0, pi. 

U, (ig. 1-2, pl.oK, fig. 11. 

— — Reeve , Conch. Icon., pi. 12, fig. 20, a. b. c. 

Hab. : Ceylan, Port-Dorey à la Nouvelle-Guinée 
(Duclos). — lies Feejee (Reeve). — Ile Ceylan, 
Nouvelle-Hollande (Jay). 



— 45 — 

Cette espèce est une des meilleures du genre , et 
présente néanmoins assez de variétés, dont quelques- 
unes en rendent la détermination très-difficile. II faut 
avoir pour cela beaucoup d'individus et être très- 
familier avec rétude des Olives. 

C'est, après VOL sanguinoîenta ^Lnm.y l'espèce 
du groupe chez laquelle la coloration roussâtre de la 
basse de la columelle est le plus caractéristique. 

20. — CL. LECSQUÏA^^A. 
Olîva Lecoquiana , Nob., Allas, pi. 2, fîg. 20, a. b. c. 

Hab. : Chine (amiral Cécile). 

« Coq. ovale, ventrue, enflée, régulière, un 
» peu épaisse, à fond jaunâtre ou verdâtre, rare- 
» ment trifasciée ; couverte d'une multitude de pe- 
» tites taches olivâtres plus ou moins conlluentes; 
» fascies noirâtres , larges , souvent obscures , in- 
» terrompues ; spire courte , conoïde ; tours à peine 
» convexes; bord droit arqué, peu épaissi; colu- 
» melle régulièrement arrondie , presque parallèle au 
» bord droit, blanchâtre postérieurement, roussâtre 
» à la base, largement et régulièrement plissée ; in- 
» térieur blanc livide. » 

Rapports et différences. 

OL Lecoquiana ne peut être confondue qu'avec 
OL eîegans f Lam., dont elle est très-voisine, mais 



— 46 — 

dont elle est aussi constamment distincte. Elle en 
diffère par un faciès particulier, par sa forme géné- 
rale qui n'est jamais anguleuse, par sa couleur tou- 
jours olivâtre , par ses macules beaucoup plus fines , 
beaucoup moins crues , plus fondues , par son bord 
droit arqué et peu épaissi , par l'extrémité posté- 
rieure de ce bord qui n'est ni dilatée ni réPiécbie, 
par sa columelle régulière, non sinueuse, moins cal- 
leuse postérieurement, plus fortement et plus régu- 
lièrement plissée. 

Nous la dédions avec un vif plaisir à M. Henri 

Lecoq. 

SI. — OL. BLXBÏFORIinS , Ducïos. 

Oliva bulbiformis , Duclos, Mon. 01., pi. 27, fig. i0-i3. 
_ _ -_ (cl. Ch.),lll.conch.,pl.27,fig.2l.2l, 

pl.20, fig. lO-io. 
-- — Reevc, Conch. Icon., pi. 13, fig. 26, a. b. c. 

— dacitjliola (part.), Duclos, Mon. 01., pi. 27, fîg. 9. 
___--— (d.Ch ), Ill.concl).,pl.29,fig.9. 

— Hemillona^ Duclos , Mon. 01., pi. 19, fig. 5-4. 

^ — _- (d. Ch.), lll.concIi.,pl.21, fig. 3-4. 

Hab. : lies Salomon (Duclos). — Moluques(Reeve). 

Duclos attribue la fig. 9 de la pi. 27 (Mon. 01.), et 
la fi^. 9 de la pi. 29 (111. conch.), à Oliva dacitjliola 
par une erreur singulière, erreur répétée dans sa 
collection. Nous avons la coquille et pouvons affirmer 
que c'est bien une Oliva bulbiformis. 

Espèce variable pour la couleur , et passant du 



— 47 — .. 

jaune clair au noir intense , avec ou presque sans 
fascies , mais reconnaissable à sa forme régulièrement 
enflée, à sa columelle arquée , et à la finesse de ses 
dessins. Sa spire, extrêmement courte, est empâtée 
sous un callus peu épais. 

OL lîemiltonay Duclos, est une coquille jeune, 
roulée et décolorée. 

22. — OL. TIGRÏXA, Lamarck. 

Oliva iigrina, Lnm., Ann. Mus., t. ^6, p. 522. 

— — Diiclos, Mon. Ol.,))!. 21, fig. 7-12. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 23, % 

17-19, pi. 56, fig. lô-U. 

— Olhonia, — — — pi. 5, iig. 22-23. 

— — Recve , Conch. icon., pi. 12, fig. 21, a. b. 

Hab. Madagascar. (Duclos). — Philippines. (Jay). 

Coquille extrêmement variable par la couleur et 
très-commune dans les collections. Elle passe du gris 
blanc au noir le plus intense , et présente tous les 
genres possibles de dessins. Avec un peu d'attention 
on la distingue assez facilement des autres espèces , et 
elle n'est réellement bien voisine que d'O/. elcgans, 

01. Olhonia, Duclos , a été établie avec des indi- 
vidus jeunes et roulés. 

23. — OL. OIFLATA, Lamarck. 

Oliva inflata , Lnm., Ann. Mus., t. XVI, p. 319. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 22 loul entière. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 24-1001 enlière. 



— 48 — 

Oliva inflata , Reevc , Conch. icon., pi. 13 tout entière. 

— bicingulata , Lam. j 

— biciiicla , Lam. \ ^, 

— fabagina , Lam. t 

— itndalay Lam. ) 

IIaiî. : CeylanjNouvelle-KorcnJe, Mer-Rouge, etc. 
(Ducio:-). — Zanzibar, Thorn (Reeve). 

Coquille d'une variabilité extrême , et qui présente 
des formes locales assez tranchées pour que la plu- 
part des naturalistes les aient considérées comme au- 
tant d'espèces distinctes. 

Les jeunes présentent, surtout dans certaines va- 
riétés, des caractères et un faciès tout à fait différents 
de ceux des adultes, et il est indispensable d'avoir 
un grand nombre d'individus de diverses provenan- 
ces pour suivre l'espèce dans ses nombreuses évolu- 
tions. 385 échantillons, choisis sur ou moins 3,000 
qui déjà étaient le produit d'un premier triage , ser- 
vent à indiquer dans la collection de M. Lecoq ces 
évolutions multipliées. 

M. Reeve n'a figuré que des adultes; plusieurs 
jeunes individus sont représentés parDuclos (d. Ch.) 
dans les lll. conch, 

24. — OL. PEÎlUVÎAr^A , Lamarck. ■ 

Oliva Peruviana, Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 317. 

— — Duclos, Mon.01.,pl. 15, fig, 9-lC. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pL 16, fig. 9-M. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 9, fig. 14, a. b.c. d.d. 

— Senegcdensis f Lara, 



— 49 — 

Hab. : Coquimbo, Copiapo et baie de Callao, Pé- 
rou (Cuming). Jene cite pas Duclospourla géogra- 
phie de cette espèce , car il reproduit ici des erreurs 
depuis longtemps reconnues. On sait que 01. Senega-^ 
îensis, Lam., n'est qu'une variété de 01. Peruviana , 
et qu'elle a été établie par suite d'une fausse indica- 
tion, la coquille dont il s'agit ne se trouvant pas au 
Sénégal. 

Aucune description ne peut faire connaître com- 
plètement cette espèce , et c'est surtout pour elle que 
Ton sent le besoin des figures bien faites. Les cita- 
tions que nous faisons , soit que l'on étudie Duclos ou 
M. Reeve, suffisent pour faire déterminer toutes les 
variétés , excepté , peut-être , une d'elles , couleur li- 
las , à formes arrondies , régulières , et qui simule un 
fuseau très-raccourci. Les variétés anguleuses sont très- 
remarquables, surtout dans les très-vieux individus. 
Une pareille modification annonce une grande ten- 
dance à changer de caractères, et si cette variété se lo- 
calisait sur un point quelconque et isolé, elle ne tarde- 
rait pas à constituer une espèce entièrement distincte. 

25. ~ OL. A1\GULATA, Lamarck. 

Cliva angulata, Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 310. 

— — Duclos , Mon. 01., pi. 17, fig. 9-10. 

— ~ — (d. Ch.), 111. conch., pi. 18, fig. 9-10. 

pl.34, fig. 7-8. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 1, fig. 1, a. b, 
Voluta incra^sata , Dilwyn. 



— 50 — 

Hab. : Golfe de Nicoya, Amérique centrale (Ca- 
ming). — Réal-Llejos (Jay). 

La forme remarquable de cette espèce, sa grande 
taille et l'épaisseur extrême qu'elle acquiert la ren- 
dent facile à distinguer de toutes ses congénères. Elle 
a beaucoup d'analogie avec 01. Juliella , Duclos, et 
avec 01. Èîaria y Nob., mais elle se distingue de 
l'une et de l'autre, dans l'état adulte, par sa taille 
plus forte et par ses contours plus anguleux. Les jeu- 
nes Angulaia ressemblent beaucoup aux Juliella, 
mais en diffèrent par leur bord droit tranchant. 

M. Reeve donne comme synonyme à cette espèce 
01. azemuîa , Duclos ; ni le dessin , ni la coquille 
elle-même ne se prêtent à un tel rapprochement. 
Oliva azemulciy Duclos, a été faite avec des indivi- 
dus d'espèces diverses, et ceux que cet auteur a figurés 
se rapportent parfaitement à 01. ponderosaj Duclos, 
et à 0/. erylhrosloma , La m. 

Oliva maria f Nob-, pi. 2, fig. 26, a. b. 

Hab. Cahfornie (Duclos). 

» Coq. ovale-oblongue , un peu épaisse, d'un 
» blanc jaunâtre ou bleuâtre , bifasciée ; fascies lar- 
» ges, interrompues , couleur de rouille; des lignes 
» nombreuses plus pâles , en zig-zag , sur toute la 
» surface ; spire élevée , conique , mamelonnée , 



— 51 — 

» réticulée ; bord droit très-épais , dilaté , légèrement 

» réQéchi ; columelle arquée, assez fortement plissée, 

)) surtout à la partie antérieure , non calleuse , 

» blanche antérieurement, violacée à la base; inté- 

» rieur d'un blanc violet très-pâle. » 

Rapports et différences. 

Cette coquille a des rapports d'ensemble avec cer- 
taines variétés à' 01. reticularis , Lam. , mais lors- 
qu'on l'étudié attentivement, c'est avec OL Julietta, 
Duclos, et OL angulatay Lam., qu'elle paraît avoir 
le plus d'analogie. Elle se dislingue des unes et des 
autres par son ensemble , par la petitesse relative de 
sa taille, par la dilatation de son bord droit et par sa 
columelle qui est régulièrement arquée. 

«•Sf. — OL. JIJLIETTA, Duclos. 

OUva J ulietta yDwûos , Mon. 01., pi. 16, fig. 3-4-. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 17, fig. 3-4. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 9, fig. 15, a. b. 

Hab. : Réal-Llejos, Amérique centrale (Cuming). 

Cette espèce , quoique voisine de certaines variétés 
d'O/. reticularis, Lam , d'O/. angutata, Lam. et 
Maria, Nob., s'en distingue avec assez de facilité, 
surtout avec l'aide des figures données par Duclos 
et M. Reeve. 



— 52 — 

ftS, — OL^ RETICLLARIS, Lamarcic. 

Oliva reticularis , Laîn., Ann. Mus., t. XVI, p. 314. 

— ~ Duclos, 31on.01.,pI.9, fig. 5-12. 

— — — (d.Ch.), m. conch., pl.lO, fig. 0-12. 

— — Rccve,Concli.icon.,pl.lO; pl.ll , iig.l6,h.i. 

— oriola, Diiclos (non Lam.), Mon. 01., pi. 10, lig. 1-2. 

— — -- — (d. Ch.), 111. conch., pi. 11, 

tig. 1-2 el 18-19. 

— Pindarina, Diiclos , Mon. 01., pi. IG, fig. 7-8. 

_ — — (d. Ch.), m. conch., pi. 12, fig. 10- 

11 elpl. 17, fig. 7-8. 

— fusiformis, Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 318. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 16, fig. 12-16. 

_ _ — (d.Ch.),r;l.conch.,pl. 17, fig. 12-16, 

pi. 56, fig. 15-16. 

— Reeve, Conch. icon., pi. 8, fig. 11, a. b. c, 

venulata , Lam., Ann. Mus., l. XVI, p. 513. 

— Duclos, Mon. 01., p'. 16, fig. 5-6. 

^ — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 17, fig. 5-6. 

— Timoria, Duclos, Mon. 01., pi. 17, fig. 11-15. 

_ — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 18, fig. 11-13. 

— o6es^«a, Duclos, Mon. 01., pi. 16, fig. 9-11. 

_ _- — (d.Ch.), m. conch., pi. 17, fig. 9-11. 

— tisiphona, Duclos (d. Ch.), 111. conch., pi. 17, fig. 17-18. 

— memnonia , Duclos (d. Ch.), 111. conch., ni. fig. 19-20. 

— aldinia, Duclos (d.Ch.), 111. conch., dI. 26. fig. 6-7. 

— oniska , Duclos (d. Ch.), 111. conch., pi. 52, fig. 7-9. 

— caldania, — Mon. 01., pi. 6. fig. 5-4. 
^ _ — (d. Ch.), m. conch., pi. 7. fig. 5-4. 

— harpularia , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 519. 

Ueeve, Conch. icon., pi. 14, fig. 28, a. b. 

Cumingii, __ — — pi. 11, fig. 19, a. b. 

— araneosa , Lam. i 

— candida , Lam. > Variétés. 

— ustulataj Lam. j 

Hab. : lies Séchelles, Madagascar, Cuba, la Cali- 



— 53 — 

fornie , Panama , Sainte-Hélène, le Chili, la Nou- 
velle-Guinée , la Nouvelle-Hollande , la Nouvelle- 
Zélande , le Japon (Ducîos). — Indes orientales, 
Philippines , Océan pacifique (Jay.) 

Oliva relicularis est sans contredit l'espèce la plus 
variable du genre , et nous prévenons les conchyliolo- 
gistes qu'il faut avoir à sa disposition une collection 
très-riche, très-nombreuse, pour pouvoir comprendre 
les réunions que nous proposons. 

Suivant le beau travail de M. Reeve que nous 
avons cherché à compléter , et à l'inverse de ce que 
nous avons fait pour le premier groupe de ce Catalo- 
gue , où nous avons laissé figurer, faute de matériaux 
suffisants, des espèces douteuses, nous avons réuni 
ici toutes celles qui nous ont paru mal établies, et qui 
compliquent l'étude d'une manière si déplorable. 

Il fallait , pour un semblable travail , nous le répé- 
tons , une collection considérable et une extrême 
ténacité. 

Le type d'O/. reticidaris y Lam., est une coquille 
commune dans les collections et qui se reconnaît à 
première vue à sa forme particulière , et surtout aux 
réticulations spirales dont elle est ornée. 

Nous pensons, comme M. Reeve, que 01. oriola, 
Duclos, n'est pas la même que celle de Lamarck, celle- 
ci se rapportant à 01. ispidida. — Celle de Duclos 
est une coquille remarquable , qui pourrait peut-être 
constituer une espèce distincte, mais qui, néanmoins, 



— 54 — 

se rattache par de nombreux rapports à 01. reticula- 
ris. Nous l'aurions laissé figurer momentanément si 
son nom eût pu être conservé , mais nous avons re- 
culé devant l'émission d'un nom nouveau et proba- 
blement inutile dans la nomenclature. 

01. Pindarina , Duclos , est une variété curieuse, 
très-épaisse , violette , un peu roulée et décolorée ; 
elle est anguleuse et voisine de fusiformïs. 

01. fusiformïs f Lam., est une coquille qui paraît 
caractéristique quand on n'a que des types , mais on 
trouve tous les intermédiaires possibles, et nous ne 
comprenons pas pourquoi M. Reeve n'a pas proposé 
sa réunion avec reiicuJaris comme il l'a fait pour 
d'autres. 

01. venidata , Duclos , ne nous paraît pas être 
la même que celle de Lamarck ; ce sont, en tous 
cas, deux variétés différentes d'une même espèce. 
Celle de Duclos a une forme remarquable , courte et 
obliquement ventrue , et une coloration particulière 
d'un gris sale qui la fait reconnaître au premier coup- 
d'œil; mais, ici encore, tous les intermédiaires 
existent. 

01. Timoriay Duclos, est voisine, non àwrelicu- 
laris type , comme le pense M. Reeve , mais bien du 
fusiformis , dont elle est distincte par un seul carac- 
tère, le raccourcissement de la spire qu'on disait 
avoir été enfoncée. Elle est très-voisine aussi de Pin" 
darina. 



— 55 — 

01. obesina y Budos, est une des plus singulières 
variétés : elle est enflée et courte, mais présente bien 
les caractères de l'espèce. 

01. Tisijihona , Duclos , est une coquille jeune , 
dépouillée , et voisine de 01. harpularia y Lam. 

01. Memnonia , Duclos, est une variété courte , 
épaisse , à columelle fortement pîissée , mais roulée 
et décolorée. 

01. Aldiniay Ducîos, est grande, épaisse, à spire 
aiguë, à formes bien entières, mais décolorée. 

01. Oniska , Duclos, celle-ci, voisine de la précé- 
dente, mais ayant quelques différences notables de 
coloration , se trouve dans le même état de conser- 
vation. 

01. CalOania, Duclos, a été établie avec trois in- 
dividus jeunes et un peu roulés , chez lesquels les ré- 
ticulatioiis spirales sont réunies de manière à former 
de petits points rougeatres. Le dessin de Duclos est 
très-inexact. 

01. harpuhiria, Lam., a été rétablie à tort, selon 
nous, parM.Reeve. C'est avec des coquilles dépouil- 
lées qu'on a établi cette espèce purement nominale. 

01. CumingUf Reeve, ne diffère à'Ol. araneosa^ 
Lam., que parla coloration. A l'aide d'un [inceau de 
l'une nous avons fait l'autre. Nous possédons , au 
reste, tous les intermédiaires. C'est certainement la 
variété la plus singulière , mais elle présente les ca- 
raclères du type. 01. aranmsa. candida et ustulafa 



— 56 — 

de Lam. sont aujourd'hui réunies par la plupart des 
conchyliologistes à reticularis. Il est inutile d'insister. 

29. — OL. POLPASTA, Duclos. 

Olioa polpasta , Duclos, Mon. 01., pi. 16, fig. 1-2. 

— — — (d. Ch.),Ill.conch.,pl. 17,fîg. 1-2. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 14, fig. 29, a. b. c. 

Hàb. : Panama (Duclos). — Baie de Montijà, Ve- 
ragua , Amérique centrale (Cuming). 

Quoique voisine à' 01. relicularis celle-ci est dis- 
tincte , et présente un faciès qui la fait déterminer 
avec assez de facilité. 

30. — OL. OTTERATA, Lamarck. 

Olha îiiterata, Lam., Ann. Mas., t. XVI, p. 31 S. 

— — Duclos, Mon. Ol.jpl.lO, lig. lS-i6. 

— — — (d.Ch.),Ill.conch.,p1. M,fig. 13-16. 

— — Reeve, Conch. Icon., pi. H, fig. 18. 

Hab. : Océan des Grandes-Indes (Duclos). — In- 
des occidentales (Reeve). — Florides , Indes occi- 
dentales (Jay). 

Cette espèce est encore très-voisine d'O/. reticu- 
îaris , et c'est à peine si l'on peut la conserver dans les 
catalogues. Il est probable que l'on trouvera par la 
suite , entre ces deux formes , de nombreux intermé- 
diaires; déjà nous en possédons quelques-uns qui 
tendent à les faire réunir. 



— 57 — 

3i. — OL. SCRIPTA, Lamarck. 

Oliva scripta , Lam.,Ann. Mus., t. XVI , p. 31o. 

— ~ Duclos, Mon. 01., pi. 10, lig. i3-U, el pi. 30, 

fig. 5-6. 

— — — (d. Cli.),Ill. conch,,pl. lljfig. 13-14, el 

pi. 32, fig. 5-0. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 14, fig. 27. 

Hab. : Martinique, rade de Fort-Royal (Rang). — 
Nouvelle-Hollande (Jay). 

Cette coquille est une des plus faciles à déterminer 
à cause de la largeur de son sillon spiral qui la fait 
ressembler à une éburne. Elle est peu variable dans 
sa forme et dans ses couleurs , et ne peut être confon- 
due avec aucune autre espèce à nous connue. 

32. — OL. laiJSTELLOA, Lamarck. 

Oliva musiellina , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 316. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 20, fig. 1-2. 

— — — (d. Ch.),Ill.conch.,pl. 22,fig. 1-2, 
— •> — Reeve, Conch. Icon., pi. 13, fig. 23. 

Hab. : L'Océan Américain (Duclos). — Singa- 
poure (Cuming). 

Espèce peu répandue dans les collections. Elle est 
caractérisée par sa petite taille qui est peu variable , 
par les lignes brunes et en zig-zag dont elle est cou- 
verte , et par la couleur violette de son intérieur. 



— 58 — 

33. ~ OL. PORPHYRIA, Lamarck. 

Vohita porphyria, Linnœus,Syslema Natiirse (édil. XII), p. 1187. 
Oliva porphyria, Lam., Ann. Mus., 1. XVI, p. 509. 

— — Diu'los, Mon. 01., pl.24 loul enlière. 

— . - - (il.Ch.), lll.conch.,pl.26, fig.l-S. 

— — Reeve, Conch. icon. 1, tig. 2, a. b. 
Cylinder porphyreticus , d'ArgenvHle. 

lÏAB. : Amérique méridionale, côtes du Brésil, etc. 
(Duclos). — Panama (Cuming). 

La plus grande, la plus belle, la plus facile à recon- 
naître de toutes les Olives, mais aussi la moins variée. 

34. — Oî.. S?Ï.E:^'I>2S)î:1LA , Sowerby. 

Oliva splmdiclula ^ Sow., Tanquerville Catalogue, App., p. 52. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 9, fig. 1-2. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 10, fig. 1-2. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 11, fig. 17, a. b. 

Hab. : Ile de Tabago, baie de Panama (Cuming). 

Cette remarquable espèce a quelques rapports avec 
Ql. rclicularis par la disposition des couleurs , et 
avec 01. 'porphyria par la forme générale. Elle res- 
semble aussi beaucoup à une variété de VOL episco- 
palis f Lam., appelée 01. emeliodina par Duclos, mais 
elle est constamment distincte des unes et des autres. 

35. — OL. BUCLOSI, Reeve. 

Olivajaspidea, Duclos (non Volulajaspidea^ Gmelin), Mon. 01., 
pi. 8, fig. 9-iO. 



— 59 — 

Oliva jaspidetty Diiclos (non Volutajaspidea, Gmelin), (d. Ch.), 

111. conch., pi. 9, fig. 9-10. 

— Esiodina^ — (d. Ch.), 111. conch., pi. 16, llg. 19-20. 

— Naialia, _ ^ _ pi. 21, fig. 17-18. 

— Duclosi, Reeve, Conch. icon., pi. 19, fig. 44. (Octobre 1850). 

— lentiginosa , Uecve, Conch. Icon., pi. 19, fig. 45, a. b. 

— Slainforthil, — — — pi. 19, fig. 40, a. b. 

— Duclosiana, Jay, Catalogue of the "shells, \). 567, n» 9589. 

(Décembre 1850). 

Hab. : Nouvelle Hollande, Tahiti, Nouvelle-Guinée, 
Chine (Duclos). — Banguey, île Luçon, Philippines 
(Cuming). 

Pour cette espèce si jolie et si caractéristique , la 
sagacité de M. Reeve a été en défaut. îl suffit, en 
effet , d'avoir 6 ou 8 individus bien choisis pour opé- 
rer les réunions que nous proposons. Quant à Duclos, 
il a agi selon son habitude. 

0/. jaspidea, Duclos, ne peut être adoptée; 
Gmelin avait déjà donné ce nom [Volula jasjoidea) à 
une autre espèce. Celle-ci est un peu conique, à fond 
jaunâtre et jaspé de brun. Elle est quelquefois très- 
foncée. 

01. Esiodina, Duclos, est une variété à spire éle- 
vée et très-conique , pâle , épaisse , à bord droit très- 
épaissi. Ce nom a la priorité, mais il a été imposé 
spécialement à une variété peu répandue , et nous 
avons cru devoir préférer le nom de M. Reeve. 

01. naialia^ Duclos, est une OL Duclosi type^ 
qui a été roulée et décolorée. La figure qu'il en donne 
a été grandie , rougie et embellie à plaisir. 



— 60 — 

01. lentiginosa , Reeve , est une coquille pâle ; il 
suffit de regarder attentivement la columelle pour se 
convaincre que ce n'est qu'une variété de 01. Ducîosi, 
On trouve fréquemment des individus qui sont mi- 
partie Duclosi , mi-partie lentiginosa. II en est de 
même pour 01. Stainforthii , qui est en même temps 
pâle et ventrue , et dont la spire est moins élevée. 

36. — OL. OZODO.\A , Duclos. 

Oliva ozodona, Diiclos, Mon. 01., pi. 5, fig. 19-20. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. 6, fig. 19-20. 
-— nitidula, Diiclos, (non Desh.,) Mon. 01., pi. 10, fig. 5-4. 

— — — (cl. Ch.), 111. conch., pi. 11 , fig. 3-4. 

— paxillus, Recve, Conch. icon., pi. 21, fig. 56, a. b. 

Hab. : Mers du Japon [ozodona), Nouvelle-Hol- 
lande (nitidula) (Duclos). 

On a quelquefois de la peine à s'expliquer, quand on 
étudie les individus qui ont servi à l'œuvre de Duclos 
et de son dessinateur, on a peine, disons-nous, à s'ex- 
pliquer les erreurs de l'un et la négligence de l'autre. 

01. ozodona est une variété fortement colorée , 
nilidula une variété presque blanche , figurée par 
M. Reeve sous le nom d'O/. j^axillus. Les dessins de 
Duclos sont inexacts : dans azodona , le faciès gé- 
néral est détruit ; dans nilidula les plis columellaires 
sont grossis et le nombre en est augmenté. Le nom 
de nitidula ne pouvait être adopté pour cette espèce, 
ayant déjà été imposé à une autre. 



— 61 — 

01, ozodona , Duclos , a beaucoup de rapports avec 
de jeunes variétés d'O/. reticularis , et avec certaines 
variétés d'O/. Duclosi. Elle s'en distingue par un fa- 
ciès un peu différent, par sa forme générale plus an- 
guleuse. Elle est très-luisante , un peu enllée posté* 
rieurement ; sa spire est saillante, conique ; son bord 
droit est épaissi , anguleux ou sinueux ; l'intérieur est 
coloré, jaune ou bleuâtre ; la base de sa columelle a 
deux plis et non trois. Ce dernier caractère a été dé- 
truit dans les dessins de Duclos (01. nilidula)^ bien 
qu'il soit très-saillant sur la coquille qui a servi de 
modèle au dessinateur. Il existe une variété à fond 
blanchâtre , couverte de petites réticulations couleur 
de rouille, et qui la font ressembler, comme le dit 
M. Reeve , à Conus relkulalus , Sowerby. 

3Tf. — OL. FLA3DÎÏJLATA, Lamarck. 

Oliva flammulata, Lam., Ann. Mus., l. XVI, p. 514. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 8, lig. 17-20, pî. 30, 

lig. 5-4. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 9, fig. 17- 

20, 23-24, pi. 52, fig. 5-4. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 19, fig. 41. 

— aniomiaa , Duclos, Mon. 01., pi. 8, fig. 1-2. 

— — — (d.Ch.), 111. conch., pi. 9, fig. 1-2. 

— S<amew5w, Duclos (d. Ch.), III. conch., pi. 6, fig. 21-22. 

— eridona , Duclos (d. Ch.), 111. conch., pi. 9, fig. 21-22. 

Hab. ; Sénégal {flammulata) ,nieTs du Japon {anio- 
minaj , Cochinchine (SiamensisJ^ Australie (eridona) 
(Duclos). — Indes occidentales (Reeve). 

Le type de cette espèce est bien connu , mais cer- 



— 62 -^ 

taines variétés , rares dans les collections, sont d'une 
détermination difficile. 

OL aniomina, Duclos , est une variété à larges 
fascies, et complètement dépouillée ; OL Siamensis , 
Duclos , est basée sur un seul individu couleur lilas, 
mais jeune et dépouillée ; OL eridona , Duclos, est 
une variété complètement brune. L'individu figuré 
par Duclos est roulé , mais nous en possédons qui sont 
dans un parfait état de conservation. 

38. — OL. KALE03ITE\A, Duclos. 

Oliva kaleontina, Duclos, Mon. 01., pi. 8, fig. 7-8. 

— — — (d.Ch.),lll.coneh.,pl. 9,fis. 7-8. 

— — Reeve, Gonch. icon., pi. 20, fig. 49. 

Hab. : Nouvelle-Hollande (Duclos). — Baie de 
Guayaquil , îles Gailapagos (Cuming). 

Cette espèce ne peut être confondue avec aucune 
de celles que nous connaissons. Elle a un faciès qu* 
la fait reconnaître à première vue. 

39. ~ Oï.. BRODERIPII. 

Oliva Broderipii, Nob., AU., pi. 2, fig. 59, a. b. 

Hab. Inconnu. 

» Coq. ovale , oblongue , un peu renflée au mi- 
^) lieu , légèrement atténuée aux deux bouts , sub- 
» biconique , épaisse ; spire conique , réticulée ; sil- 
j, Ion médiocre; suture distincte ; grisâtre ou jaunâ- 
» tre, couverte de lignes brunes ou f^vxves longitudi- 



— 63 — 

» nales, grenues, plus ou moins confluentcs, lals- 

» sant entre elles de très-petites lacunes jaunâtres 

» ou grisâtres trigones ; ces lignes , qui marquent 

» les développements successifs de la coquille , sont 

» très-foncées le long du sillon , et alternent avec 

» des petites lacunes blanches ; columelîe rcgulière- 

» ment arquée , fortement plissée , formant avec le 

» bord gauche un angle assez régulier , non calleuse ; 

» bord droit arqué; intérieur blanc violacé. » 

Rapports et différences. 

Cette coquille se rapproche de certaines variétés 
de 0/. reticularis , dont elle est néanmoins bien dis- 
tincte , et présente un mode de coloration analogue 
à celui à' 01. kaleontina. — Nous la dédions au savant 
conchyliologiste M. Brodérip. 

40. — Oi.. ALSTRALÎS, Duclos. 

Oliva australis, Duclos, Mon. 01., pi. 8, fig. 3-4. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 9, fig. 3-4, pi. 

10, fig. 13-16. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 19, fig. 42, a. b. 

Hab. Ile Saint-Pierre (Duclos). 

Jolie coquille et bonne espèce. Elle est voisine 
d'Ol. flamwiulaia y Lam.; panniculaia , Duclos; 
stelleta f Duclos ;, mais s'en distingue assez aisément. 
Elle est rare dans les collections ; elle passe fréquem- 
ment à ralbinisrae. 



— 64 — 

41. — OL. PAI\I\ÏCULATA , Duclos. 

Oliva panniculata , Duclos , 3Ion. 01., pi. 5, fig. 15-18. 

— — — (a.Cli.),Ill.conch.,pl.6,fig. 15-18. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. IG, fig. 77. 

Hab. Madagascar (Duclos). 

Très-jolie et très-variable espèce , voisine d'OL 
ozodona, Duclos ; Duclosi , Reeve ; australis , Du- 
clos , etc. Les figures et les descriptions données par 
Duclos et par M. Reeve, prouvent que ces deux na- 
turalistes ne l'ont connue que très-imparfaitement. 
Ces figures et ces descriptions se rapportent à une 
variété pâle , mince et allongée , très-différente du 
type , avec lequel on ne peut la réunir qu'à l'aide 
d'une nombreuse série d'individus. 

OL pannicidaia est une coquille variable pour la 
forme et pour la couleur, généralement épaisse, so- 
lide , brillante , quelquefois très-colorée , comme OL 
Duclosi y quelquefois blanchâtre ou même blanche , 
comme dans certaines variétés d'ozodona età^aiistra- 
lis; sa columelle, voisine de celle d'O/. Duclosi^ varie 
assez fortement, mais le caractère le plus ordinairement 
saisissable est une fascie en guirlande , ou par petits 
rectangles , qui tourne avec la spire et borde le sillon. 

42. — OL. STELLETA, Duclos. 

CUva stelleta , Duclos, Mon. 01., pi. 8, fig. 11-12. 
— — — (d.Ch.), m. conch., pl.9, fig. U-12. 



— G5 — 

Otiva tigridella, Diiclos , Mon. 01., pi. 8, fig. 13-10. 

— — — (d.Ch.), III.concIi.,pl. 9,fig. 43-16. 

— olorinclla, Duclos, Mon. 01., pi. G, fig. 15-10. 

_ _ — (d. Ch.), 111. conch., pi. 7, fig. 15-10. 

— ispidula (pari.), Diiclos , Mon. 01., pi. 7, 11g. G, 7, 9, 10. 

— — — ~ (d.Ch.), 111. conch., pi. 8, fig. 6, 

7, 9,10. 

— — (part-)? Reeve, Conch. icon., pi. 17, fig. 34-, 

. a. h. k. 

— ogira , Duclos (d. Ch.), 111. conch., pi. 5, fig. 24-25. 

Hab. : Mers des Indes, Chine, Japon, Java, Phi- 
lippines, Tahiti , etc. (Duclos). 

Nous avons fait pour cette espèce et pour la sui- 
vante, comme pour 01. relicidaris^ Lam., et ses va- 
riétés , des recherches longues , minutieuses , et nous 
pensons, contrairement à M. Reeve^ qu'il est possi- 
ble d'admettre celle qui nous occupe aux dépens de 
V ispidula des auteurs. 

Quand on étudie attentivement une grande quan- 
tité d'O/. ispidula, on ne tarde pas à remarquer, 
malsré la variété extrême des formes et des couleurs , 
que deux de ses formes principales se montrent cons- 
tamment distinctes, avec un faciès différent, et si 
l'on poursuit la distinction on ne tarde pas à avoir 
deux espèces qui , quoique très-voisines , diffèrent 
sur presque tous les caractères essentiels. Les des- 
sins de Duclos et de M. Reeve le prouvent, au reste, 
surabondamment. Y a-t-il maintenant , entre ces 
deux formes, des passages bien gradués? Sur au 
moins 6,000 échantillons que nous avons scrupuleu- 



5 



— 66 — 

sèment étudiés , nous n'en a>ons pas trouvé de 
traces. 

Les dessins de Duclos, pour Oî. slelleia et ligri- 
délia , ont été faits à l'aide d'individus exceptionnels, 
et les citations que nous faisons de son livre, prou- 
vent qu'à notre point de vue ce naturaliste ne com- 
prenait même pas les espèces qu'il établissait. II y 
avait pourtant dans sa belle collection tous les maté- 
riaux désirables. 

01. stellela, Duclos (non stellaia), est une co- 
quille adulte, relativement épaisse, très-variée de 
couleur, le plus souvent à fond jaunâtre, zonée de 
brun ou de noir; presque toujours ces zones, brunes 
ou noires, continues ou interrompues, plus ou moins 
larges , sont dans le sens de la longueur , et marquent 
les développements successifs de la coquille ; quelque- 
fois entièrement brune ou noire. 

OL ligridcllay Duclos. Variété marquée d'une 
multitude de petites macules , mais ayant tous les 
caractères spécifiques du type. 

OL olorinella , Duclos. Magnifique variété d'un 
blanc de porcelaine. 

OL egira, Duclos. Semblable au type, mais 
moins adulte, un peu roulée et un peu décolorée. 

Oliva stelleta, Duclos, comme nous la comprenons, 
a le test plus fin, les dessins plus délicats, plus élé- 
gants, plus finis , moins variés que OL ispidula. Elle 
est presque toujours fasciée en long, ispidula presque 



^ 07 — 

toujours dans le sens de la spire , laquelle est généra- 
lement plus élevée et plus réticulée. 

Tout concliyliologiste un peu exercé reconnaîtra , 
à l'aide de nos citations, l'espèce qui nous occupe, 
mais il est surtout un caractère de forme qui doit ôter 
presque toute difficulté. 

01. slelleta est moins cylindrique , plus atténuée à 
la base. Sa columelle est plus rectiligne , moins gib- 
beuse, et cette columelle présente , avec le bord gau- 
che , un angle aigu d'une remarquable régularité , ce 
qui n'a pas lieu dans ispidula. 

Les dessins de M. Reeve sont d'une grande exac- 
titude. Il est malheureux que toutes ces coquilles ne 
soient pas figurées dans les deux sens, et ne montrent 
pas leur columelle , qui prouverait elle-même l'exac- 
titude de nos citations. 

43. — OL. ISPÏDLLA, Lamarck. 

Voluta ispidula, Linnœiis, Syst. Nal., (édilXII), p. 1188. 
Oliva ispidula , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 321. 

— — Duclos, Mon. 01.,pl. 7, fig. 1,2,3, 4, 5, 8, il, 

12, 13, U, 15, (non 6, 7, 9, 10). 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pl.8, fig. 1, 2, 5, 

4, b,8, 11,12, 13,14, 15,16, 17, 
18,(non6,7, 9, 10). 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 17, fig. 34, b. c. d. e. 

f. g. i. (non a. h. k.). 

— flaveola, Duclos, Mon. 01., pi. 6, fig. 17-20. 

— — — (d.Ch.), m. conch., pi. 7, fig. 17-20. 

— oriola , Lam., (non Duclos). Var. 



— 68 — 

Hab. : Mers des Indes, Philippines, Océanie, elc. 
(Auct.). 

Nous avons dit, au sujet de l'espèce précédente, 
quels sont les caractères qui les distinguent l'une de 
l'autre. 

01. flaveola , Duclos , est absolument semblable 
au type quant à la forme. Elle est jaune ou orangée , 
et sans taches. 

0/. oriola, Lam., est une variété brune qu'il ne 
faut pas confondre avec Voriola de Duclos. Celle-ci 
appartient au type reiicularis, 

44. — OL. JAYAIXA. 

Oiiva Jayana, Nob., AU., pi. 2, fig. 44, à. b. 



Hab. Occanie(Ducios). 

« Coq. ovale-oblongue , subcylindrique, mince; 
» spire courte, tours aplatis; bifasciée; jaune ou 
» jaunâtre , couverte d'une multitude de dessins fau- 
» ves , laissant entre eux des lacunes trigones ou en 
» losange ; fascies violettes , à peine visibles , inter- 
» rompues ; columelle sinueuse , irrégulièrement 
» plissée, mince; bord droit peu épais; intérieur 
» zone de violet et de blanchâtre. » 

Coquille bien voisine à' 01. ispidula , et, il faut le 
dire , pour nous douteuse. M. Reeve a figuré, pi. 17, 
fig. 34, c, une curieuse variété d'O/. ispidula qui res- 
semble beaucoup à notre coquille et qui est abondante 



-^ 69 — 

dan^ notre collection , mais qui présente les mômes 
caractères de forme que le type. Celle qui nous oc- 
cupe s'en distingue, dans le petit nombre d'individus 
que nous possédons , par le peu de développement de 
la columelle et par la légèreté et la demi-transparence 
du test. 

Nous la dédions à M. Jaj , l'auteur du savant Ca- 
talogue of shells. 

45. — OL. CAL0S09IA, Duclos. 

Oliva calosoma, Duclos , Mon. 01., pi. 26, fig. 1-2. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 28, fig. 1-2. 

Hab. Les mers de la Chine (Duclos). 

Espèce extrêmement remarquable et singulière- 
ment caractéristique par sa forme enflée , par les 
plis nombreux, réguliers et profonds de sa columelle, 
et par son mode de coloration. 

La figure donnée par Duclos est bien suffisante pour 
la faire reconnaître. Nous avons une variété entière- 
ment blanche , et qui simule l'ivoire à s'y méprendre. 

46. — ©L. SIDEOA, Daîelos. 

Oliva sidelia, Diiclos , Mon. 01., pi. 19, fig. 1-2. 

— — — (a. Ch.), m. conch., pi. 21, fig. 1-2. 

Hab. Nouvelle-Guinée (Duclos). 
Cette espèce est bien voisine d'O/. lepida, Volva- 
riokles , etc., mais son mode de coloration , exacte- 



'- 70 — 

ïnent indiqué par les dessins de Duclos , nous ont dé- 
cidé à la conserver sur ce Catalogue. 



4^?. — OL. VOLVAÎSIOÎDES , Dsseîos. 

Oliva Yolvarioides, Duclos, Mon. 01., pi. 25, tig. Il-IA. 

— — — (d.Ch.),Ill.conch., pi. 27,flg. 11-14. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 22, fig. 59. 

Hab. Madagascar (Duclos). 

M. Reeve ne figure qu'un individu brun, mais il en 
existe, rarement û la vérité, de diverses couleurs, no- 
tamment à fond jaunâtre et à fascies brunes ou fauves. 

48. — OL. LEPIDA, 9)uc!os. 



Oliva lepida, Duclos , Mon. 01., pi. 25, fig. 15-20. 

— — — (d. Cil.), m. conclh, pi. 27, fig. 15-20. 

— Athenia, (part.), Duclos, Mon. 01., pi. 26, fig. 19-20. 

— — — — (d. Ch.), m. conch., pi. 28, fig 

19-20. 

— todosiÉa , Duclos , Mon. 01., pi. 25, fig. 9-10. 

— — — (d. Cil.), m. concii., pi. 27, fig. 9-10. 

— carneola, (part.), Reeve, Concli. icon., pi. 22, fig. 60, a 

b. f. 



Hab. : Mariannes (Duclos). — Californie (Todo- 
sinaj (Duclos). 

Très-jolie espèce voisine de carneola et de Voïva- 
rloideSy peu variable quant à la forme, mais passant, 
comme les deux espèces auxquelles nous la compa- 
rons, du blanc pur au brun rouge. M. Reeve la 
considère comme une variété jeune de carneola^ mais 



— 71 — 

elle en est constamment distincte par sa columeile à 
plis plus fins, plus réguliers, plus nombreux, plus 
distincts; par sa forme générale plus cylindrique, et 
par la disposition de ses couleurs. En effet , dans 01. 
lepida (excepté les variétés brunes), il y a toujours 
une zone blanche ou blanchâtre sur le dernier tour et 
bordant le sillon spiral , caractère bien marqué dans 
les dessins mêmes de M. Reeve , et qui n'existe pas 
dans 01. carneoîa. 

Elle est plus voisine de Volvarioides , mais elle 
s'en distingue , dans les nombreux individus que nous 
comparons , par sa taille plus grande , par sa forme 
moins effilée , par sa columeile moins sinueuse; par 
sa couleur généralement blanchâtre ou rosée , ornée 
de 3 foscies plus ou moins intenses, brunes, rougeâ- 
tres ou légèrement violacées. Ces fascies composées 
de lignes ou de macules , et plus ou moins interrom- 
pues, sont réunies entre elles par une multitude d'au- 
tres lignoles de même couleur mais beaucoup moins 
intenses. 01. Volvarioides est presque toujours d'un 
brun chocolat uniforme. 11 est néanmoins possible que 
l'étude d'un plus grand nombre d'individus de loca- 
lités diverses autorise la réunion de lepida et de Vol- 
varioides , qui resteront probablement distinctes , 
Tune et l'autre , de carneoîa. 

Duclos donne à tort deux individus de cette espèce 
comme appartenant à son 01. athenia. 01. to- 
dosina n'en est aussi qu'une variété fortement colo- 



— 72 - 

rée, et n'appartient pas à canieola comme le pense 
M. Reeve. 

49. — OL. ATHE:\ÎA , Duclos. 

<)/wuAthenia,\)[\c\os, Mon. 01., pi. 26, fig. 17-18, (non 19-20). 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 28, lij. 17-18, 

(non 19-20). 

Hab. Chine (Duclos). 

M. Reeve considère à tort cette coquille comme 
une variété d'O/. canieola. Elle en est parfaitement 
distincte. 

Les fig. 19-20 que nous supprimons appartiennent 
à 01. lepida. 

TAi. — OE.. TESSEi^LATA , ILamavi-k. 

Olîva tesseUala. Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 520. 

— — Duclos , Mon. 01., pi. 27, fig. 1-4. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. 29, fig. 1-4-. 
— Reeve, Conch. icon., pi. 20, fig. 58. 

Cylindrus iigrinus , Meusclien. 
Voliita tigrina, Sclirœler. 

Hab. : Nouvelle-Hollande (Duclos). — Ile Ticao, 
Philippines (Guming). 

La forme générale de cette coquille , sa spire em- 
pâtée, sa couleur jaunâtre, les macules dont elle est 
parsemée et sa bouche violette la font reconnaître sans 
difficulté. Elle a une certaine analogie avec 01. gut- 
iaia , La nu 



- 73 - 

SI. — OL. C:AR;^E0LA, Lamarck. 

Oliva carneola, F^am., Ann. Mus., I. XVI, p. 321. 

— — Duclos , Mon. 01., pi. 26, lig. 5-16. 

— — — (d. Ch.), 111. conc.h., pi. 28, fig. 5-16. 

— — l{eeve,Conch. icon., pi. 22, fig. 60, c. d. e. (non 

a. 1). f.). 

Hab : Java, la Nouveile-Hoîlande (Duclos). — 
Philippines (Cuming). 

Espèce bien distincte et assez commune dans les 
collections. Elle présente une multitude de variétés, 
mais ces variétés , et depuis leur jeune âge jusqu'à 
l'état adulte, ont des caractères qui les font recon- 
!i;ïUrc aisément. 

M. Reeve joint à cette espèce deux coquilles qui 
en sont parfaitement distinctes, l'une, OL todosina, 
que nous regardons comme une variété de 01. lepida; 
l'autre, OL Àlhenia, Que nous crovons distincte de 
toutes ses congénères. 

Au reste, comme nous l'avons déjà fait observer , 
M. Reeve figure, pi. 22, sous le nom de OL carneola, 
deux coquilles qui appartiennent à OL lepida , et 
qui expliquent la synonymie donnée par cet auteur. 

5». — OL. CAROO-^'IAr^'A , Diielos. 

Olma Caroliniana , Duclos, Mon. 01., pi. 19, fig. 5-8. 

— — — (d. Ch.), lll.conch.,pl.2i,fig.5-8. 

Hab. : Iles Carolines(Ercycinet), d'après Duclos. 



— 74 -- 

Bonne et caractéristique espèce, et présentant un 
faciès propre à la faire reconnaître aisément de 
toutes ses congénères. Elle a des rapports nombreux 
avec 01. inflatay mais, sous d'autres rapports, elle se 
rapproche d'O/. episcopalis. M. Reevela considère à 
tort comme une variété de ÏOL bulbiformis. Les 
dessins de Duclos sont assez exacts , et nous enga- 
geons M. Reeve à regarder attentivement la colu- 
melle et l'intérieur de la bouche. 

Elle est épaisse, un peu enflée; sa columelle est 
épaisse, calleuse, et subgibbeuse, et l'intérieur est 
violet. Toute la surface de la coquille est maculée , 
entrelesfascies,depointsarrondisetcomme nébuleux. 

53. — OL. GIJTTATA, Lamarek. 

Oliva guttata , Lam., Ânn. i\(;is., t. XVI, p. 313 (1810). 
Voluta cruenta , Dilwyn , Catalogue of sliells, v. I , p. 514 (1810). 
Olivainacidata, Duclos, Mon. 01., pi. 15, fig. d-6. 

— guUala, — (d. Cil.), 111. conch., pi. IG, lig. 1-6 el 

17-18. 

— /?2aw^ic/iora, Duclos, Mon. 01., pi. 15, fig. 7-8. 

— — — (d. Cil.), 111. conch., pi. 16, fig. 7-8. 

— cruenta f Reeve , Conch. icon., pi. 14, fig. 50, a. b. c. d. 

— leucophœa , Lam. Var. 

Hab. : Madagascar , Nouvelle-Hollande , Chine, 
Grandes-Indes, Californie (Duclos). — Zanzibar, 
Afrique orientale, Thorn (Jukes). — Ile Siquijora , 
Philippines, îles de la Société (Cuming). 

Espèce bien connue, facile à déterminer et très- 



— 75 — 

abondante dans les collections où elle eit recherchée 
pour sa beauté et sa variabilité. 

01, manlichora , Duclos, est une variété assez fré- 
quente, dont le dernier tour est fortement cariné et 
comme bossu. 

Tout le monde sait aujourd'hui que 0/. leucophœa 
de Lam., est une variété albinos de cette espèce. 

M. Reeve a le tort, ici, de préférer le nom de 
Dihvyn , qui est moins ancien que celui de Lamarck. 

54. — OL. EPISCOPALIS, Lamarck. 

Oliva episcopalis , Lam., Ann. Mus,, l. XVI, p. 313. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 10, fig. 11-12. 

— - — (d.Gh.), Ill.conch.,p!. H,fig. 11-12. 

— — Reeve,Conch., icon.jpl. 13, fig.24, a. b. c. d. 

— lugubrls, Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 317. 

— — Duclos, Mon. 01. , pi. 10, lig. 5-0. 

— — — (d. Ch., 111. conch., pi. 11, fig. 5-G. 

— emeliodina , Duclos (d. Cli.), 111. conch., pi 21, fig. 19-20. 



Hab. : MersdeTInde, Cochinchine (Duclos). — 
Australie (Jukes). > — Nouvelle-Hollande (Jay). 

Cette coquille est une des plus belles et des mieux 
connues du genre; elle se fait remarquer par la belle 
couleur violette de son ouverture. 01. lugubris en est 
une variété à teintes sombres. 01. emeliodina ^ Du- 
clos, a une forme tellement particulière qu'on a d'a- 
bord de la peine à la rapporter à 01. episcopalis , 
quoiqu'elle appartienne bien à cette espèce. Elle a 
quelque ressemblance avec 01. splendidida. 



- 76 — 

iVo/rt. Nous avons chtTché , dans ce Catalogue , à grou- 
per les espèces selon certaines analogies de formes et de 
couleurs. Que le lecteur yeuille bien supposer un cercle 
lermé après cette espèce , de manière à ce qu'elle avoi- 
sine Ol. textilina ^ ou mieux 01. Atalina, avec laquelle 
elle a de nombreux rapports , et il aura une idée de no- 
tre tentative de groupement. C'est tout ce que nous 
avons pu imaginer pour corriger un peu le vice des clas- 
sifications linéaires. A partir de cette espèce, notre tra- 
vail, sous le rapport du groupement , est devenu d'une 
difficulté plus grande encore , insurmontable pour nous. 

Nous devons dire aussi que nous avons été gêné par 
l'espace, ne voulant pas faire, tant que possible, tenir 
la même espèce dans plusieurs tiroirs. L'ordre indiqué 
ici est absolument le même que nous avons suivi dans 
l'arrangement des individus de la collection. 

55. — OL. BRASILIEI^iSIS , Chemnitz. 

Oliva Brasiliensls , Chemn., Concli. cab., vol. X, pi. 147,fig. 

i367, Î3()8. 

— Brasiliinia , L; m., Ann. du Mus., 1. XVI , p. 522. 

— — Duclos. Mon. 01., pi. 29, fig. i-5: pi. 55, 

fig. o-G. 

— — Duclos, (d. Ch.1, 111. conch., pi. 51 , fig. 1-5 

et iO , el pi. 5d , fig. 5-G. 

— Brasiliensis, Reeve , Conch. icon., pi. 8, fig. 15, a. b. 
Voltita pinguis , Dilwyn. 

Hâb. : llio-Janeiro , Maldonado , baie de San- 
Blas (Duclos). — Brésil (Cuming). 

Coquille caractéristique, mais ayant, malgré sa 
forme particulière, beaucoup d'analogie avec la sui- 
vante. 

Nous ferons aussi remarquer son analogie avec 



— 77 — 

d'autres espèces que leur petitesse nous a fait placer 
dans un groupe à part ; telles sont OL nana , Lam., 
miUepunclata, Duclos. 

se. — OL. GIBBOSA, Dcshayes. 

Voluta utriculus {T^diXL )? Gml., Sysl. nat. 

— gibbosa , Born , Mus. Vind., p. 21 S. 
Oliva cmgulata , Chemnllz. 

— utriculus , — 

— — Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. 323. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 17,fig. 1, 2, 5,7, 8 

(non 3-4). 

— — — (d. Ch.), 111. conch.,pI. 18, fig. i , 2, 

5, 7, 8(non3,4,U,15). 

— gibbosa , Deshayes (d. Lam.) , Hisl. an. s. v., I.IO , p. 624 

(note). 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 8, fig. 12 , a. b. 

Hab. : Océan Indien, Ceylan particulièrement, et 
beaucoup d'autres localités (Duclos). — Afrique 
(Reeve) . 

Nous croyons douteuses les indications géographi- 
ques de Duclos. Cette coquille est commune^ elle pré- 
sente quelques variétés de couleur et de forme , mais 
change surtout d'aspect quand elle est dépouillée de 
sa couche supérieure. — Duclos lui réunissait l'espèce 
suivante. 

5Tf. — OL. I^EBULOSA, Lainarek. 

Oliva nebulosa , Lam., Hisl. d. an. sans vertèbres (édil. Des- 
hayes), t. 10, p. 628. 



— 78 - 

Oliva vfrîculus{][m\OY) , Diiclos, Mon. 01., pi. 47 , fig. 5-4-. 

— — — — (d.Ch.),Ill. concli., pi. 18, 

fig. 3-4 et 14-15. 

— acuminata ( pari. ) , Duclos , Mon. 01., pi. 12 , fig. 3. 

— — — — (d.Ch.), 111. conch. , pi. 45, 

fig. 5. 

— subulata, — — Mon. 01., pi. 12, fig. 7. 

— — — — (d. Ch.), m. conch, pi. 43, 

fig. 7. 

— ncbulosa, Reeve ,Conch. icoii., pi. 16 ,fig. 52, a. b. 

Hab. Sénégal (Ed. Verreaux). 

Duclos considérait cette coquille comme le jeune 
âge de la précédente. Quoique voisines, ces deux 
formes nous ont paru distinctes et nous les avons sé- 
parées à l'exemple de Lamarck et de M. Reeve, nous 
appuyant d'ailleurs sur les propres individus de la 
collection de Duclos. Ce naturaliste , malgré tous ses 
efforts, n'avait pu trouver de passages entre les deux 
espèces. — On voit en outre, par notre synonymie , 
dans quel déplorable désordre ce naturaliste a plongé 
la nomenclature. 

58. — OL. BARTHELEAIYI. 

Oliva acmmna^a ( part. ) , Duclos ( non Lam.) , Mon. 01., pi. 12 , 

fig. 4-2. 

— — — — (d. Ch.), 111. conch., 

pi. 43, fig. 1-2. 

— Barthelemyiy nob., pi. 3 , fig. 58 , a. b. 

Hab. Java (Duclos). 

» Coq. ovale-allongée , acuminée , peu épaisse , 



— 79 — 

» à spire élevée, régulièrement conique, aiguë, à 
» tours aplatis , marquetés, le long du sillon, do 
» blanc et de noir ; bord droit légèrement sinueux , 
» tranchant, un peu épaissi à sa partie supérieure; 
» plis columellaires peu nombreux , peu profonds , 
» existant seulement à la base , un peu contournés et 
» comme tordus sur eux-mêmes; — grise , bleuâ- 
» tre ou blanchâtre , marquetée d'une multitude 
» de petits triangles ou de petits losanges blancs , 
» bordés de brun ou de fauve ; columelle blanche ; 
» bouche blanc-livide. » 

Pour peu qu'on ait l'habitude d'étudier les co- 
quilles , on ne tarde pas à s'apercevoir, en exami- 
nant attentivement les figures de la planche 12 de 
Duclos , que les deux premières appartiennent à une 
espèce différente de toutes les autres, et l'on est 
étonné que leur forme particulière n'ait pas frappé 
tous les yeux. Pour nous, nous la croyons distincte 
de toutes ses congénères. 

Rapports et différences. 

Voisine d'O/. nehulosa y acuminaia ^ subulata et 
hiatula de Lam., cette coquille a des caractères com- 
muns avec ces espèces , mais se distingue suffisam- 
ment des unes et des autres. 

Sa spire est plus allongée , plus régulièrement co- 
nique , et le point d'insertion des tours est à peine 
visible et ne dessine pas de suture ou de bourrelet ; 



— 80 — 

celte spire, «liiibi que la partie postérieure du cullus 
columellairo , est teinte de rouge violâtre ou carné, 
comme dans 01. nehulosa et gibbosa. Les plis colu- 
mellaires sont moins fins , mais disposés à peu près 
delà même manière que dans 01, hialula et testacea, 
seulement ils sont blancs. Enfin ces plis sont moins 
nombreux et moins saiîlantsJ^ns 0/. subulata et 
acuminata , et elle est plus allongée et moins cylin- 
dracée que ces deux espèces. 

Nous la dédions à notre savant collègue M. Bar- 
thélémy Lapommeraye , directeur du musée d'histoire 
naturelle de Marseille. 

59. — OL. ACOa«IATA, Lamarek. 



Oliva acuminata , Lam., Ann. Mus., l. XVI , p. o23. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 12 , lig. A el 9 non I , 

2,5,-^,6,7). 
_ _ _ (cl.Ch.),llI. conch., pi. !3,lig. 4., 

9, 14,43, 16 (non 1, 2, 5,5,6, 7,15). 

— — Reeve, Concli. icon., pi. 16,fig. 55, a. b. 

c. e. 

— subulata ( pari. ), Duclos , Mon. 01.. pi. 12 , fig- 8; pi. oO, 

rig.1-2. 

— — (d. Oh. ), lU. conch., pi. 15, 

fig. 8,pl. o2,ng. 1-9. 

— lutcola, Lam., Var. junior. 

Hab. : Java (Lamarck, Duclos, Jay); Sénégal, 
cotes nord-ouest de l'Afrique (Reeve). 

Cette espèce et la suivante sont quelquefois peu 
faciles à différencier , et les auteurs ne sont pas d'ac- 



— 81 — 

cord sur leur géographie. 01. acuminata est plus 
pointue, plus pesante que 5i(6î(/a/a. 

Comme on le voit par nos citations, Duclos , qui 
se vantait d'avoir débrouillé ces espèces et leur sy- 
nonymie, avait introduit dans leur étude un incroya- 
ble désordre. — Les fig. 1-2 de sa planche 12, 
Mon, 01. [et 13 , 7//. conch. ) , ne conviennent ni à 
0/. acuminata ni à subulata. La coquille qu'elles re- 
présentent constitue une espèce distincte que nous 
donnons dans ce catalogue , au n^ 58 , sous le nom 
d'O/. Barthelemyi, 

60. — OL. SUBULATA, Lamarck. 

Oliva subulata, Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. o24. 

— — Duclos, Mon. 01. , pi. 12 , fig. 5-6 (non 7, 

8,9). 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 13, fig. S-G 

(non7, 8, 9). 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 16, fig. 35, d. 

~ aci^mmaia (pari.), Duclos (d. Ch.j, 111. conch., pi. 15, 

fig. 15 (Var. junior). 

Hab. : Gambie ( Duclos ) , Bencoolen , côtes 
ouest de Sumatra (Cuming). — Philippines , Java 

(Jay). 

Voy. la note de l'espèce précédente. 

61. — OL. TESTACEA, Lamarck. 

Oliva (estacca , Lam., Ann. Mus., l. XVI , p. 524-. 

G 



-^ 82 — 

Oliva Uatula (part.) , Duclos, Mon. 01., pi. 5 , flg. 13-14 ( non 

15-16). 

— — — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 3 , fig. 

lo-U(non IS-IG). 

— tcstacea — — ( d. Cli. ), 111. conch., pi. 5, fig. 

17-18 (non 19-20). 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 18 , fig. 35, a. b. 

Hab. : Mexique, Nouvelle -Hollande (Duclos). 
— Real-Llejos, Mexico ( Cuming ). — Panama 

(Jay)- 

Dans sa première monographie, Duclos confond et 
figure , sous le nom à'OL hialula , trois espèces bien 
distinctes , hiatula , testacea^ et une autre nouvelle 
et innommée ; plus tard , dans les Illust, conch., il 
donne à la véritable hiatula le nom à^agaronia (VA- 
garon d'AdansonJ f à testacea celui à'hiatula, ré- 
servant ce nom de testacea à l'espèce inédite. En 
rectifiant cette pitoyable synonymie , M. Reeve s'est 
trouvé obligé de donner un nom à cette dernière co- 
quille, et il l'a nettement caractérisée sous celui 
d'O/. Steeriœ. 

0/. testacea est plus épaisse, plus solide , plus 
ortement striée, plus grande que l'espèce suivante. 

0!2. — OL. HIATLXA, Lamarck. 

Voluta hiatula , Gmelin , Sysl. nal., p. 3442. 

Oliva hiatula ( Var. b.) , Lam., Ann. Mus., t. XVI , p. 325. 

— -- Duclos , Mon. 01., pi. 3 , fig. J5-J6 (non lo-U), 

pl.4, fig 17-18 (non 19-20), pi. 4 
bis, fig. 17-19. 



— 83 — 

Oliva Inatula, Diiclos (d. Cli. ) , III. conch., pi. 3, flg. Iî)-i6 

(nond5-U), pi. 4, fig. i7-18 ( non 
19-20), pi. 5, flg. 17-19. 

— — Reeve,Conch. icon., pi. 18, flg. 53, a. b. 

— nitelina , Duclos , Mon. 01., pi. 3 , fig. 1-2. 

— — • — (d. Ch.), m. conch.,pl. 3,fig. 1-2. 
VAgaron , Adanson. 

Oliva agaroniay Duclos ( d. Cli. ) , 111. conch., p. 9. 
Ancilla maculata , Schumacher. 
Hiaiula Lamarckii, Swainson. 

Hab. : Le Sénégal , Fembouchure de la Gambie , 
une grande partie des côtes occidentales de TAfrique. 

Nous avons expliqué, au sujet de l'espèce précé- 
dente, les erreurs de Duclos relativement à 0/. /iia- 
tula. Son OL nitelina est une coquille jeune, roulée, 
et qui , ayant séjourné longtemps dans la vase, a subi 
un commencement d'altération. 

Comme on le voit par la synonymie que nous don- 
nons, les corrections du texte de Duclos n'ont point 
été opérées sur les planches des ///. conch, 

63. >- OL. STEERI^, Reeve. 

Oliva Steeriœ , Reeve , Conch. icon., pi. 18, fig. 37. 

— /im/w/a (pari.) , Duclos, Monn. 01., pi. 4 , fig. 19-20. 

__ __ _ — (d.Ch.), 111. conch., pi. 4, fig. 

19-20. 

— testacea, Duclos ( d. Ch. ) , 111. conch., pi. 3, fig. 19-20. 

Hab. : Californie (Duclos). — Basse Californicy 
Mazatlan (Ed. Verreaux). — Embouchure de la 
Gambie, Afrique occidentale (Reeve), 



— 84 — 

Pour la géographie de cette espèce, nous croyons 
erronées les indications de M. lleeve. 

01. Steeriœ est facile à reconnaître : elle est plus 
courte proportionnellement que hiatula et ieslacea ; 
son dernier tour est plus enflé et plus développé ; elle 
est habituellement blanchâtre avec l'intérieur d'un 
beau violet ; le type est admirablement figuré par 
M. Reeve , et Duclos en fait connaître quelques cu- 
rieuses variétés. — Les jeunes présentent le plus 
souvent une couleur brune plus ou moins intense. 

64. — OL. i:\!>USÏCA , Reeve. 

Olivaïndusica, Reeve, Conch. icon., pi. 19, fig. 45, a. b. 

Hab. : L'embouchure de l'Indus (Reeve). 

Nous avons trouvé dans la collection Duclos, con- 
fondus avec 01. hiatula, trois individus de cette nou- 
velle espèce de M. Reeve. Trois individus , c'est peu, 
dans le genre Oliva , et nous ne nous prononcerons 
pas définitivement. Nous pensons néanmoins que 
01. Indusica n'est qu'une variété d'O/. testacea y 
avec laquelle elle doit s'unir par de nombreux inter- 
médiaires. C'est de notre part une simple supposi- 
tion , mais cette supposition est assise sur l'analogie 
des formes. 

65. — OL. AlJîlîClTLARSA, ï^amareli. 
Oliva auricularia, Lam., Ann. Mus., t. XVI , p. 523. 



— 85 — 

OUva auriculwia y Dilclos , Mon. 01., pi. 21), lig. 4-7; pi. 3^, 

tig.1-2. 

— — — (d. Cli.),lll. conch.,p]. 31 ,fig.4-T, 

11-12; pi. 35, fig. i-2. 

— — Rcevc , Conch. icon., pi. 18 , fig. 38, a. b. 

— aquatilis, — — — fig. 39. 

— patula , Sowerby. 

lÏAB. : Rio-Janeiro (Bonneau). ~ Fort-Julien, 
en Patagonie, jusqu'au 50^ (Duclos). — Brésil 
(Reeve, Jay , etc. ). 

Cette espèce ne peut être confondue avec aucune 
autre, quand on l'étudié avec les dessins de Duclos 
ou de M. Reeve. — 01. aquatilis de ce dernier na- 
turaliste n'est pour nous ni une variété ni une varia- 
tion d'O/. auricidaria ; c'est l'état jeune de ce mol- 
lusque. La coquille a d'abord des plis petits et nom- 
breux à la columelle , puis , peu à peu , ces plis 
s'oblitèrent et disparaissent sous les dépôts calleux. 
Nous avons une suite d'individus qui nous paraissent 
établir cela avec une parfaite évidence. — Nous pen- 
sons que M. Reeve commet une autre erreur en don- 
nant l'O/. claneophila, Duclos, comme synonyme de 
cette espèce. 

60. — OL. CLA^'EOPMILA, Dïseïos. 

Olivia clcincoplnla , Duclos, Mon. 01., pi. 29, fig. 8-9. 

— — — (d. Ch.), m. concli., |l.ol, fig. 8-9 

iÎAB. : Fossile du Chili (Gay, d'après Duclos). 
Si nous avons fait fii^urer cette espèce sur notre ca- 



— 86 — 

talogue , c'est que nous conservons quelques doutes 
au sujet de sa provenance. Cette coquille est-elle 
bien réellement fossile? Pour nous , nous la croyons 
vivante. - - M. Reeve la donne comme synonyme 
à' 01. auricularia, mais nous pensons que c'est à 
tort. Il suffit, en effet, de regarder l'ensemble de la 
coquille, et surtout la disposition de la spire, pour 
être convaincu qu'elle en est bien distincte. 

67. — OL. D£SHAYESIAI\il. 

Oiiva Deshayesiana y '^oh.j Ail., pi. 3, fig. 67, a. b. 

Hab. : La Californie (Duclos). 
« Coquille ovale-conique , enflée , épaisse ; spire 
courte , oblique , empâtée sous un épais callus ; 
sillon du dernier tour seul libre ; bord droit si- 
nueux, épaissi et réfléchi à son insertion; colu- 
melle blanche, torse, concave, très-fortement 
calleuse, médiocrement plissée ; pli antérieur pro- 
fond ; callus très-développé vis-à-vis l'insertion du 
bord droit ; — fauve , marquée de lignes brunes , 
llexueuses, indiquant les stries d'accroissement, et 
de petites macules brunes peu visibles; intérieur 
blanc-jaunatre ou livide. » 

Rapports et différences. 

Cette coquille est intermédiaire entre OL Brasi- 
licnsis et auricularia. Elle a de la première la cou- 



— 87 — 

leur , les rayures d'accroissement , la forme générale 
un peu conique, mais elle en diffère par ses tours de 
spire moins larges , plus obliques , par son enflure 
presque médiane , par sa columelle qui est presque 
celle d'O/. auricularia. Elle diffère de cette dernière 
par sa forme générale , et surtout par la partie anté- 
rieure qui est atténuée et non élargie et dilatée, 
enfin par le calîus de la columelle qui la rapproche 
d'O/. Brasiliensis, 

Nous dédions cette nouvelle espèce, qui est facile à 
reconnaître, au savant conchyliologiste M. Deshayes. 

68. — OL. YOLUTELLA, Lamarck. 

Oliva volutella, Lam., Ilist. An. s. v. (édit. Desh.), l. X, p. 623. 

— — Duclos , Mon. 01., pi. C, lig. 7-U. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. 7, lig. 7-U el 

21-24. 

— — Reeve, Conch. icon., pl.21,fig. 54-, a. b. c. 

— rasarnola, Duclos, Mon. 01., pi. C, fîg. S-6. 

— — — (d.Gli.), Ill.conch.,pl.7, fig. 5-6. 

— cœrulea , Wood. 

Hab. : Mexique , Californie, Panama (Duclos, 
Jay , Reeve , Verreaux , etc ) . 

Tout le monde connaît cette charmante petite co- 
quille. — OL rasamolay Duclos, en est une variété 
roulée et décolorée. 

69. — OL. PLXCÎIELLA, Duclos. 

Oliva pulchella , Duclos, Mon. 01., pi. 5, fig. 11-12 (1836). 



— 88 — 

Oliva pulchella , Diiclos , (d. Ch.), III. conch., pi. 6, fig. 11-12. 

— leucozonias , Gray, Zool., Beechey's voyage, p. loO, pi. 36, 

fig. 2/i (1839). 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 24.,fig. 67, a. b. 

Hab. : Rade de Gorée (Duclos) . ~ Sénégal (Reeve) . 

Cette coquille est extrêmement facile à reconnaî- 
tre , elle a le port d'un petit buccin , et les figures 
de Duclos , quoique médiocres, auraient dû empêcher 
toute confusion. M. Reeve s'est pourtant mépris et a 
attribué à 01. pulchella une espèce bien distincte et 
beaucoup plus petite. ^ 

, 'ÎO. ~ OL. JASPIDEA, Deshayes. 

Volutajaspidea, Gmeliri , Sysl. Nal., p. 3^42. 
Oliva conoidalis , Lam.,Ann. Mus., t. XVI, p. 325. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 2, fig. 17-18. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. 2, fig. 17-18. 

— mygdonia, — — — pi. 6, fig. 23-2'4. 

— jaspidea, Desh. (d. Lam.), Ilisl. an. s. v. l. X, p. 651. 

(noie). 
'— — Reeve , Conch. icon., pi. 22 , fig. 58, a. h. c. 

Hab. : Sénégal ( Duclos). — Indes occidentales 
(Jay , Verreaux). — îndos occidentales, mer Rouge 
( Reeve ) . 

Nous croyons erroné l'habitat indiqué par Du- 
clos. 

01. mygdonia , Duclos , est une coquille roulée , 
décolorée, fruste, et médiocrement figurée. Elle 
n'offre d'ailleurs rien de particulier. 



— 89 — 

91. — OL. L^DATELLA, Lamarck. 

Oliva undatella , Lam., Ann. Mus., t. XVI, p. o2G. 

— — Diiclos, Mon.Ol., pi. 5, fig. y-lO. 

— — — (d. Ch.), 111. conch.,pl.G,r[g. 5-10. 

— — Reeve, Concli. icon., pi. 23, (ig. 73, a. b. 

c. (1. e. 

— nedulina , Dnclos , Mon. 01., pi. 5 , fig. lo-li. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. C, fig. 13-14. 

Hab. : Côtes d'Acapulco , Mexique (Duclos). — 
Baie de Panama (Cuming). — Ducîos indique pour 
son 01. nedulina l'Océan pacifi(jue. 

Jolie espèce, Irès-variée et passant du blanc au 
noir par tous les intermédiaires possibles. 

01 . nedulina , Duclos, est une variété petite, 
épaisse , mais qui présente tous les caractères spécifi- 
ques du type. 

M, Reeve donne comme synonyme de cette espèce 
OL ozodona y Duclos. Ni le dessin, ni la coquille 
n'autorisent un tel rapprochement. Ces deux formes 
n'ont aucun rapport entre elles, 

%^, — ©L. ï.î:^'E0L ATA , Gray. 

Oliva lineolata , Gray, Wood"s , Index Testaceologiciis , suppl., 

pi. 3, fig. 57 (4828). 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 23, fig. 63, a. b. 

— jmrpurata , Swalnson , Zool. illusl., 2i"esér., pi. 2, fig. 1 

(1832-53 , d'après Jay). 

— dama, Duclos , Mon. 01., pi. 3, fig. 5-6. 

— — — (d. Cil.), 111. conch., pi. 3, fig. 5-6. 



— 90 — 

Hab. : Indes orientales (Duclos). — Californie 
(Reeve). — Mazatlan (Ed. Verreaux). 

Nous croyons erronée l'indication d'habitat donnée 
par Duclos. 

73. — OL. I^IVEA, Deshayes. 

Voluta nivea, Gmelin, Syst. Nat., p. 3442. 
Oliva eburnea, Lam., Ann. Mus., t. XVÏ, p. 326. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. ijfig. 13-16. 

— nivea , Deshayes (d. Lam.), loc. cit., t. X, p. 630 (noie). 

— — Duclos (d. Ch.), III. conch., pi. l,fîg. 13-16. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 23 , fig. 64, a. b. 

— orT/;îa, Lam. (Var. junior). 

Hab. : Antilles et Grandes Indes (Duclos). — 
Spain , Bahia , Indes occidentales ( Jay). 

Nous pensons que Duclos a eu raison , dans les 
///. conch, f de rapporter à l'espèce qui nous occupe 
OL oryza de Lamarck, à titre de jeune âge. La co- 
quille appelée or^^a par Duclos dans sa première édi- 
tion, ainsi que par M. Reeve dans Conch, icon., ne 
se rapporte pas à la description de Lamarck. Elle 
a été décrite sous le nom de (loralia par Duclos dans 
les ///, conch, 

'Î4. — OL. GRACILIS, Broderip et Sowerby. 

Oliva gracHis , Brod. An. Sow., Zool. journal , vol. IV , p. 579. 

— — Duclos , Mon. 01., pi. 1, fig. 17-18. 

— — — (d.Gh.), 111. conch., pi. 1, fig. 17-18. 

— — Ueeve, Conch. icon., pi. 20, fig. 46. 



— 91 — 

Hab. : Xipixapi , Colombie occidentale (Cuming). 

Cette espèce est facile à distinguer de toutes ses 
congénères ; elle a la forme générale de certaines mc- 
îanies. 

'95. — OL. SELASIA, Duclos. 

Oliva selasiUf Duclos , M©n. 01., pi. 2, fig. 19-20. 

— — — (d. Ch.), m. conch., pi. 2, lig. 19-20. 

Hab. : Acapulco, Mexique (Duclos). 

Remarquable coquille dont nous ne connaissons 
que l'échantillon de Duclos. Il est bien figuré, quoique 
un peu grandi, et suffit à faire reconnaître l'espèce. 

76. — OL. MAA'DARirVA, Dueîos. 

Oliva Mandarina , Duclos, Mon. 01., pi. 1, fig. 19-20. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 1, fig. 19-20. 

— Twiqiiùia, — Won. 01., pi. C, fig. 1-2. 

— — — (d.Ch.), 111. conch., pi. 7, fig. 1-2. 

Hab. : La Chine (Duclos). 

Cette coquille , voisine de la suivante , en diffère 
cependant par quelques caractères assez bien figurés 
dans les dessins de Duclos. Nous ne la connaissons 
que dans la collection de M. Lecoq. — 01 . Tunquina 
en est une variété jeune, mais qui n'en diffère par 
aucun caractère essentiel. 

77. — OL. TERGL^A, Ducios. 

Oliva tergina, Diiclos , Mon. 01., pi. 2, fig. 13-16. 



— 92 — 

Oliva tergina, Diiclos , (d. Cli.), 111. conch., pi. 2, fig. 13-16. 

— — Rceve , Conch. icon., pi. 20, fig. 80, a. b. c. 

Hab. : Panama (Duclos). — Conchagua , Amé- 
rique centrale (Cuming). — Panama et Mazatlan 
(Ed. Verreaux). 

Cette coquille a une forme et un faciès bien dis- 
tincts de la plupart de ces congénères, et ne peut 
guère être confondue qu'avec 01. Mandarina (Duel.). 
Elle a des variétés nombreuses de couleur et de 
.taille , et ne se trouve habituellement dans les col- 
lections que roulée et décolorée. 

Nous devons une belle suite d'individus à la libé- 
ralité de M. Edouard Verreaux. 

Oliva zmopira, Diiclos , Mon. 01., pi. 3, fig. 11-12. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 3, fig. 11-12. 
— =• — Reeve, Conch. icon., pi. 24-, fig. C9, a.b.c. d. 

Hab. : Afrique (Duclos). — Madagascar (Reeve). 

Cette espèce présente dans le jeune âge un faciès 
bien différent de celui qu'elle a dans l'état adulte, et 
peut alors être facilement confondue avec d'autres es- 
pèces , telles que 01. millepunclata , Duclos ; Nana, 
Lam., etc. Elle est rare dans les collections et surtout 
dans un état complet de développement. C'est dans 
cet état que l'a figurée Duclos; M. Rceve l'a repré- 
sentée jeune et adulte. 



^ 93 — 

*S9. — OL. I\A\A, LaniareL. 

Oliva nana, Lam., Ann. Mus., l. XVI, p. 320. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 23, fig. 5-8. 

— — — (d. Ch.), m. concli., pi. 27, fig. 5-8. 

— — Reeve , Concli. iconn., pi. 23, fig. 00. 

— millcpunctata (part.), Duclos, Mon. 01., pi. 25, fig. 4. 

— — — — (d. Ch.), llI.conch.,pl.27, 

fig. ^' 

Haïî. : Océan américain (Lam.) Indes occiden- 
tales (Reeve). 

Cette coquille est remarquable par sa forme bico- 
nique, et n'est réellement bien voisine que A' Ol.mil- 
lepunctata , Duclos. Ce naturaliste , en effet , a at- 
tribué à 01. miUepimclata une coquille qui appartient 
bien à 01. nana. 

80. — OL. lîILLEPU.XCTATA , Riicîos. 

Oliva millopiinclata , Duclos, Mon. 01., pi. 25, fig. 1 , 2 , 3 

(non 4). 

— — — (d. Ch.),Ill. conch.,pl.27, fig. 1, 

2, 5 (non 4). 

— — Reeve, Conch. ieon., pi. 28, fig. 87, 

a. b. c. 

Hab. : Chine (Duclos). — îndes occidentales 
(Reeve). — L'habitat indiqué par Duclos nous paraît 
être erroné. 

Cette coquille est rare dans les collections. 



— 94 — 

Si. — OL. ESTHER, Duclos. 

Oliva Esfher, Duclos, Mon. 01., pi. 3 , fig. 7-8. 

— — — (d.Ch.), 111. conch.,pl.3, fig. 7-8. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 23, fig. 65, a. b. 

— columba , Duclos, Mon. 01., pi. 3, fig. 3-4. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 5, fig. 3-4. 

Hab. : Océan pacifique fEsther), Mariannes, 
( Columba), (Duclos). 

Oliva Esiher est bien figurée dans Duclos ; les fi- 
gures de M. Reeve représentent un individu qui n'a 
pas atteint son maximum de croissance. 

01. columha est une variété grande et albine , 
semblable à de la porcelaine , mais présentant les 
mêmes caractères qn'Eslher, 

82. — OL. I\ITIDULA, Deshayes. 

Voluta nitidida, DWwyn, Cal. 1. 1, p. 521, no 45. 
Oliva nilidula , Desh. (d. Lam.), (non Duclos), Hist. des an. s. v., 

p. 631 (note). 

— zig-zag , Duclos, Mon. 01., pi. 2, fig. 1-4. 

— — — (d.Ch.), 111. conch., pi. 2, fig. 1-4. et 

21>24. 

— petiolita, — (d. Ch.), 111. conch., pi. 1, fig. 2l>22. 

— wm^/ca , Reeve ( non Say), Conch. icon., pi. 28, fig. 86, 

a. b. c. 

Hab. : Océan Américain, Mexique (Duclos). — 
Indes occidentales, midi de la Caroline, mer Rouge 
(Reeve). 



— 95 -- 

M. Deshayes, après avoir rétabli le nom de celte 
espèce, p. 631 , a eu le tort de Timposer , p. 637, 
à une coquille fossile des environs de Paris. Ce nom 
devra en conséquence être changé pour cette der- 
nière. 

OL petioUia , Duclos , est une coquille petite , 
globuleuse , mais qui nous paraît avoir tous les carac- 
tères du type. 

M. Reeve a attribué à tort le nom de mulica à 
l'espèce qui nous occupe. Oîiva mutica est bien dif- 
férente et très-facile à déterminer à l'aide de la des- 
cription de M. Say. 

83. — OL. BIPLICATA, SoAverby. 

Oliva hiplicatay Sow., Tanquerville Cal., App., p. 53. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 5, fig. 9-10. 

_ __ — (d. Ch.), 111. conch., pi. 5, fig. 9-iO. 

.— — Reeve, Conch. icon., pi. 20, fig. 48. 

— nux , Wood. 
Olivancillaria auriculariaj d'Orb. 

Hab. : Nord de l'Amérique (Duclos). — Monte- 
rey , Californie (Hinds). — • Montevideo , Patagonie 

(Jay). 

Cette espèce se distingue aisément de toutes ses 
congénères par sa forme, sa taille, et surtout par la 
couleur violette de son ouverture. Tous ses caractères 
néanmoins (sauf la taille,) la rapprochent d'O/. mw- 
iica , Say. 



— 96 — 

8^. — OL. CO.^TORTLPLICATA, Reeve. 

Oliva contortupUcata , Reeve , Conch. icon., pi. 20, lig. 51. 

Hac. : Sénégal , x\frique occidentale. 

Coquille rare dans les collections , ayant de nom- 
breux rapports de forme avec OL biplicata , et inter- 
médiaire entre celle-ci et OL liiatula , c'est-à-dire 
avec une coquille qui habite les mêmes parages , et 
une autre qui provient des côtes de l'Amérique. — 01. 
contortiiplicata se distingue aisément par sa colora- 
tion intérieure rouge-brun , et par sa columelle plis- 
sée et contournée qui lui a valu le nom qu'elle porte. 

85. — OL. MÏJTICA, Say. 

Oliva muHca, Say , Joiirn. of the Acad. nal. scienc, of Philadel- 

phy, vol. 2, p. 228(1821). 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 2, fig. 5-8. 

— — — (d. Ch.), 111. concli.,pl. 2, fig. 5-8. 

— rufîfasciata , Reeve , Conch. icon., pi. 28, fig. 88, a. b. 

— fimbriala , Reeve, Concli. icon., pi. 29, fig. 92, a. b. e. d. 

Hab. : Rives méridionales des Etats-Unis (Say). 
— Mers d'Amérique (Duclos). — Sud de la Caro- 
line (Jay). — Indes occidentales (Reeve). 

Les erreurs de M. Reeve sont ici considérables. 
La description de M. Say ne peut laisser aucun doute 
sur la coquille à laquelle elle s'applique , et nos 
échantillons , d'ailleurs , ainsi que ceux que nous 



— 9t — 

avons examinés chez M. Deshayes , proviennent de 
Tauteur lui-même. Au reste , OL fimbriata ne diffère 
pas spécifiquement d'O/. ruftfasciata. Nous possé- 
dons toutes les variétés intermédiaires. 

Cette espèce qui a des rapports de forme et de cou- 
leur avec 01. bipUcala, Sow., mais qui est infini- 
ment plus petite, se distingue de ses congénères par 
sa forme ovale enflée et par sa columelle qui n'est 
pas plissée. Elle varie beaucoup : blanche , Hlas , rou- 
geâtre , entièrement brune , ou fasciée de diverses 
manières. 

86. — OL. VERREAUXII. 

Olivamutica, (pari.), Reeve (non Say), Conch. icon., pi. 28, fîg. 

8G, b. c; pi. 29, fig. 95, a. b. 
— Verreauxii^ Nob., AU., pi. 3, fig. 86, a. b. 

Hab. : Marie-Galante, Antilles (Verreaux). 

« Coquille petite, ovale-allongée , sub-biconique ; 
» spire élevée ; tours convexes , calleux ; sillon très- 
» développé ; — couleur blanc-jaunâtre , avec des 
» lignes brunes fiexueuses ; columelle blanchâtre , 
» très-calleuse supérieurement, concave à son mi- 
» lieu , très-légèrement plissée ; intérieur semblable 
» à l'extérieur , dont on voit les lignes par transpa- 
» rence. » 

Rapports et différences. 

Cette coquille a les plus grands rapports avec 01. 

7 



— 98 — 

nitiduîa f Besh, [mutica , Reeve, nonSay), maïs 
elle s'en distingue constamment par sa forme géné- 
rale plus allongée , par sa spire conséquemment 
plus élevée , par ses tours plus convexes , par le callus 
columellaire qui est beaucoup plus développé posté- 
rieurement. — Nous avons une suite assez nom- 
breuse d'individus , et ils présentent bien tous les 
mêmes caractères, ne passant jamais à VOL nitidida, 
Desh. — Les dessins de M. Reeve ne sont pas pour 
cette espèce d'une très-grande exactitude. 

Nous la dédions avec plaisir à M. Edouard Ver- 
reaux qui a bien voulu nous la donner. 

S^. — OL. Z01\ALIS, Lamarck. 

Oliva smalis , Lam., Ann. BIiis., t. XVI, p. o27. 

— — Duelos , Mon. 01., pi. 1, fig. 5-4. 

— — — (d. Cil.), 111. conclî., pi. 1, fig. 3-4rr 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 29, fig. 91, a,b. 

Hab. : Mers du Mexique, Acapulco (Humboldt 
et Bompland;) (id. Lamarck, Duelos, Reeve, 
Jay, etc.). 

Tous les naturalistes sont d'accord au sujet de cette 
caractéristique petite espèce. 

88. ~ OL. ALECTOIXA, Duelos. 

Oliva Alectona, Duelos , Mon. 01., pi. 4 bis , fig. 15-16. 

— — ^ (d. Ch.), m. conch., pi. 5, fig. 15-16, 



— 99 — 

Hab. : Inconnu. 

Coquille distincte de toutes celles que nous con- 
naissons, et qui peut être facilement reconnue à l'aide 
des figures données par Duclos. 

80. — OL. COLUiUELLARIS , Sowerby. 

Oliva columellaris f Sow., Tanquerville Catalogue, app., p. 35. 

— — Duclos, Mon. 01., pi. 2, fig. il-12. 

— — — (d. Ch.),Ill.conch., pl.2, fig. 11-12. 

— — Reeve , Conch. Icon., pi. 23, fig. 62. 

Hab. : La Colombie, le Pérou (Duclos). — 
Payta, Pérou (Cuming). 

Espèce singulière , qui n'a de rapports qu'avec 
OL semîstriata y Gray , et attenuata , Reeve , formes 
dont on la sépare d'ailleurs avec assez de facilité. 

90. — OL. SEMISTRIATA, Gray. 

Oliva semistriataj Gray, Zool. Beechey's voyage, p. 130, pi. 36, 

fig. 10. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 23, fig. 61, a. b. 



Hab, : Salango, Colombie occidentale (Cu- 
ming). 

Cette espèce , dont le nom indique l'un des plus 
importants caractères, était confondue par Duclos 
avec l'espèce précédente , 01. columeUaris , sans 
doute à titre de jeune âge. Elle en diffère par sa 
couleur plus brune , par sa columelle moins calleuse^ 



— 100 — 

par des stries assez fortes et assez régulières qui occu- 
pent la partie postérieure du dernier tour. 

9f. — OL. ATTEI^UATA, Reeve. 

Oliua attenuata, Reeve, Conch. icon., pi. 29, fig. 90, a. b. 

Hab. : Inconnu. 

Cette espèce, voisine de la précédente, 01. se- 
mistriata ^ surtout de ses jeunes individus , en dif- 
fère par sa petite taille , par sa forme générale plus 
régulièrement elliptique , par la moindre dilatation 
de son bord droit et par ses deux fascies beaucoup 
plus espacées. 

92. — 0]L. Al^AZOîlA, Duclos. 

Oliva anaxora , Duclos, Mon. 01., pi. 5, fig. o-A. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 6, fig. 'ù-A. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 25, fig. 74-, a. b. 

Hab. : Le Pérou (Duclos). — Xipixapi;, Colom- 
bie occidentale (Cuming). 

Coquille bien distincte de ses congénères et bien 
figurée dans Duclos et dans M. Reeve. 

93* — OL. GUÎLDIKGIÏ, Reeve. 

Oliva Guildingu , Reeve, Conch. icon., pi. 28, fig. 89, a. b. 

Hab. : Ile Saint-Vincent, Antilles (Reeve). 
Nous ne connaissons cette espèce que par un seul 



— 101 — 

individu un peu roulé de la collection Duclos. Elle a 
des rapports avec 01. fidgida^ Reeve , mais s'en 
distingue par sa taille moindre , sa coloration plus in- 
tense , et la callosité columellaire. 

94. — OL. PUELCHAÎVA, d'Oibîgny. 

Oliva Puelchana, d'Orb., Voy. en Amer., Moll., p. 418, pi. 49, 

fig. 13-10. 

— T'e/ii^e^c/ta, Duclos (non d'Orbigny), Mon. 01., pi. 4 bis , 

fig. 7-14. 

— Puelchana , — (d. Ch.), IH. conch., pi. 5, fig. 7-14. 

— cijanea , Reeve , Conch. icon., pi. 24, fig. 70, a. b. c. 

Hab. : Baie de San-Blas , Patagonie (d'Orbigny). 
M. Reeve la cite avec doute de Carthagène , Améri- 
que centrale. 

M. d'Orbigny , qui le premier a fait connaître 
cette coquille, Ta assez répandue dans les collections 
pour qu'elle soit aujourd'hui généralement connue. 
Duclos a emprunté à ce naturaliste les figures de 
cette espèce ainsi que celles d'OL Tehuelchana. 
— VOL cijanea de M. Reeve nous paraît absolu- 
ment identique à 01. Puelchana. 

Oliva zanoeta, Duclos , Mon. 01., pi. 2, fig. 9-10. 
_ _ — (d. Ch.), î!l. conch., pî. 2, fig. 9-10. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 16, fig. 70, a. b. 

Hab. : Le Japon (Duclos). 



— 102 — 

01, zanoeta , qui par sa forme se rapproche de 
plusieurs espèces telles que 01. fulgida , Reeve , 
Guildingii , Reeve, etc., s'en distingue facilement 
par sa coloration. — Les deux larges bandes brunes 
dont elle est ornée , et que séparent des lignes blan- 
ches , lui donnent un faciès tout particulier. 

96. — OL. FULGIDA, Reeve. 

Oliva fulgida , Reeve, Conch. icon., pi. 26, lîg. 78, a. b. 

Hab. : Indes occidentales (Reeve). 

Bonne espèce très-bien figurée dans l'ouvrage de 
M. Reeve. C'est une des plus allongées du genre. 
Elle est ornée de deux fascies brunes , subinterrom- 
pues, une à la base, l'autre à peine séparée du sil- 
lon spiral , et toute la coquille est parsemée de peti- 
tes taches grisâtres , pommelées ou linéaires. 

S^î. — OL. TRITICEA, Duclos. 

Oliva trilicea, Duclos , Mon. 01., pi. d, fig. 5-0. 

— — — (d. Ch.), 111. conch., pi. 1, fig. 5-6. 

— — Reeve , Conch. icon., pi. 27, fig. 82, a. b. 

Hab. : Nouvelle-Guinée (Duclos). 

Cette espèce a deux caractères distinctifs bien fa- 
ciles à saisir. A part sa forme générale^ qui est très- 
allongée , elle a une suture profonde qui la fait res- 
sembler à certains petits buUmus , et elle est ornée 



— 103 — 

de trois fascies interrompues, rougeatres, dont les 
deux supérieures sont composées de taches linéaires 
flexueuses. 

9S. — OL. FLORALIA, Diiclos. 

Oliva oryza , Duclos (non Lam.)? ^loi^- 0^-? P^* ^ > fiS- 9-10. 

— — — — (d. Ch.), m. conch., pi. 1, fîg. 

9-10. 

— ~ Reeve, — Conch.-icon.,pl. 27, Cg. 81, a.b. 

— floralia , Duclos (d. Ch.), III. conch., pag. 6. 

Hab. : Antilles (Duclos). 

Nous avons vainement cherché , dans la descrip- 
tion de VOL oryza de Lamarck , quelques caractères 
qui puissent se rapporter à la coquille figurée sous 
ce nom par Duclos et M. Reeve, et, comme Duclos 
le dit dans son texte (Illust. conch., p. 6), nous 
pensons que V oryza de Lam. n'est autre chose que 
le jeune âge del'O/. eburnea , Desh. 

Le changement exécuté par Duclos dans le texte 
ne l'a pas été dans les planches , et il peut résulter de 
cette négligence de nouvelles erreurs. 

Cette espèce est allongée , ornée de lignes 
flexueuses rougeatres ou grisâtres , et le sommet de 
sa spire (quelquefois la spire entière) est fortement 
teinté de rouge ou de brun ; sa columelle est calleuse. 
Nous le répétons , ces caractères si dislinctifs ne sont 
pas indiqués par Lamarck. 



— 104 — 

99. — OL. MICA, Duclos. 

Oliva mica , Duclos , Mon. 01., pi. d, fig. 11-12. 
~ — — (d. CIi.),Ill. conch.,pl. l,fig. 11-12. 

Hab. : Antilles (Duclos). 

Pour cette espèce caractéristique et que nous pos- 
sédons en très-grand nombre , nous ne pouvons que 
renvoyer aux figures de Duclos , qui suffisent pour la 

faire reconnaître. Nous avons été étonné de ne 

pas la trouver dans la monographie de M. Reeve. 

100. — Oi.. REEVES!. 

Oliva ptdchella , Reeve (non Duclos), Conch. icon., pi. oO, fig. 

98, a. b. 
— Reeveii , Nob., Ail,, pi. o, fig. 100, a. b. 



Hab. : Indes occidentales (Reeve). 

La petite taille de cette coquille aurait dû la faire 
distinguer par M. Reeve à' 01. pidchella , Duclos. 
Elle est allongée ; sa columeîle fortement arquée , 
plissée , sinueuse. 

Sa rectification opérée , la coquille qui nous oc- 
cupe se trouvait sans nom , et nous lui avons imposé 
celui du savant concliyliologiste anglais. 

iOl. — OL. R0S©O:\A, ïlaaclos. 

QUva roooiina , Duclos, Pilon. 01., pi. J, lig. 1-2. 
_ «. -_ (d. ch.), i.'i. conch., pi. 1, fig. 1-2. 

— — Reeve, Conch. icon., pi. 50, fig. 99. 



- 105 — 

ITab. : Antilles (Duclos). 

La forme de cette coquille , la finesse des lignes 
dont elle est ornée sur un fond blanc , et surtout la 
couleur rose de sa columelle la font facilement dis- 
tinguer de ses congénères. — On la trouve souvent 
toute blanche en dessus, mais il est rare que la cou- 
leur rose de la columelle ne persiste pas. 

iOS. — OL. RÎILÏOLA, Duclos. 

Oliva miliola, Duclos , (d. Ch.), III. conch., pi. i, fig. 23-24. 

Hab. *. Jamaïque , Cuba , Martinique (Duclos). 

Coquille extrêmement petite , à spire excessive- 
ment courte, à columelle calleuse. Elle ne peut être 
confondue avec aucune de celles qu'on a publiées jus- 
qu'à ce jour. 

f 03. — OL. SOWERBII. 

Oliva Sotvei'byi, riob. , Allas, pi. 3, fig. 103, a.b. 

Hab. : Marie-Galante (Verreaux). 

« Coquille petite , ovale , à spire médiocre , n 
» tours convexes^ à sillon étroit; jaunâtre, trifasciée 
» de brun; fascies supérieure et inférieure plus in- 
» tenses, sub-interrompues, la médiane peu marquée, 
» composée de lignéoîes onduleuses qui s'unissent 
•> souvent avec la fascie inférieure ; columelle blan- 
w che , calleuse supérieurement , finement plissée , 



— 106 — 

» légèrement contournée à la base ; intérieur lais- 
» sant voir l'extérieur par transparence. » 

Rapports et différences. 

Cette espèce a les plus grands rapports de forme 
avec OL rosoUna, Duclos , mais elle en est cons- 
tamment distincte par sa coloration générale , par 
son bord droit moins dilaté , par ses tours de spire 
plus convexes ; par sa columelle plissée et jamais rose 
comme chez l'espèce à laquelle nous la comparons. 
— Nous la devons à la générosité de M. Edouard 
Verreaux , et la devons à M. Sovverby. 

404. — OL. LEPTA, Ducîos. 

Oliva lepia jDndos, Mon. 01., pi. i, lig. 7-8. 

— — — ■ (d. Ch.). m. conch., pi. i, fig. 7-8. 

— pellucida , Reeve , Conch. icon., pi. 27, fig. 83, a. b. 

Hab. : Mariannes (Duclos). — D'après les éti- 
quettes de sa collection elle proviendrait de la 
Chine. 

Nous sommes étonné que M. Reeve n'ait pas re- 
connu dans son 01. pellucida, 01, lepta, de Duclos, 
malgré la médiocrité des figures données par ce natu- 
raliste. — Elle est distincte de ses congénères par sa 
forme générale qui la fait ressembler à un petit buc- 
cin, par les lignes flexueuses dont elle est ornée et 
par la demi-transparence de son test. 



— 107 — 

105. — OL. MOÎ\ILIFERx\ , Recvc. 

Oliva monilifera , Reeve, Conch. icoii., pi. 27, fig. 84, a. b. 

Hab. : Indes orientales d'après une étiquette de 
la collection Duclos. 

Il est assez dilficiie de se figurer exactement l'as- 
pect de cette coquille quand on regarde les dessins 
de M. Reeve , et pourtant la forme en est d'une re- 
marquable exactitude. On la rencontre, en général , 
comme la plupart des petites espèces , décolorée et 
blanchâtre, et nous ne l'avons jamais vue de la cou- 
leur des figures données par M. Reeve , quoique nous 
ayons à notre disposition un grand nombre d'indi- 
vidus. 

106. — OL. TEHUELCHAIVA, dOibîgny. 

Oliva tehuelchana , d'Orb., Voy. en Amer., Moll., p. 418, pi. 49, 

fig. 7-18. 

— puelchciy Duclos (non d'Orb.), Mon. 01., pi. 4 bis, 

fig. d-6. 

— tehuelchana, Duclos (d.Cb.), 111. conch., pi. 5, fig. 1-0. 

— pura , Reeve, Conch. icon., pi. oO, fig. 97, a. b. 

Hab. : Baie de San-BIas , Patagonie (d'Orbi- 

Celle-ci est voisine d'()/. hullula et myriadina y 
mais elle en diffère par sa columelle flexueuse et cal- 
leuse , et par sa forme générale plus allongée. 



— 108 — 

lôlf. — OL. BULLULA, Reeve. 

Oliva bullula , Reeve, Gonch. icon., pi. 50, fîg. 96 , a. b. 

Hab. : Antilles (Duclos). 

Cette coquille avait été confondue par Duclos avec 
son OL mtjriadina. Elle s'en distingue par sa taille 
plus forte, par sa forme plus ventrue, par ses tours 
de spire moins étages et par sa columelle sub-calleuse 
et caillante. 

i®S. — ©L. îir¥il5A©mA, Duclos. 

Oliva myriadina, Duclos, Mon. 01., pi. 5, fig. 1-2. 
— — — (d. Cli.,)Ill.conch.,pl.6,fîg. 1-2. 

-- — Reeve, Gonch. icon., pi. 50, lig. 94. 

Hab. : Antilles (Duclos). — Jamaïque (Jay). 

Cette coquille, extrêmement petite et blanchâtre, 
se reconnaît à sa spire conique et étagée , à ses tours 
cylindracés , comprimés à leur centre , et qui présen- 
tent un renOement très-sensible et très-opaque le 
long du sillon spiral. Le reste de la coquille est semi- 
transparent. 

Observations. — Les onze espèces suivantes ne figu- 
rent ni dans la collection de M. Lecoq , ni dans aucune 
de celles que noas avons visitées; elles nous sont abso- 
lument inconnues. Nous les adoptons sur la foi de M. 
Reeve et les plaçons alphabétiquement à la fin de notre 
catalogue. 



— 109 — 

109. — OL. AÎ\C1LLAIIÏ0ÏIÎKS , Reeve. 

Oliva ancillanoides , Rceve, Concli. icon., pi. 21, fig. U5, a. b. 

Hab. : Kurrachee, embouchure de rîndus(Reeve) 

laO. — OL. COJCTA, Reeve. 

Oliva cincta, Reeve , Gonch. icon., pi. 20, ûg. 47, a. b. 

Hab. : Inconnu. 

111. — OL. DEALBATA, Rceve. 

Oliva dealbata , Reeve , Conch. icon., pi. 25, fig. 71. 

Hab. : Inconnu. 

lis. — OL. HîEROGL¥FSCA , Reeve. 
Oliva hieroghjphica , Reeve, Gonch. icon., pi. 24, fig. 68. 

Hab. : Inconnu. 

113. — OL. LAI^CEOLATA, Reeve. 

Oliva lanceolata, Reeve , Conch. icon., pi. 30, fig. 95, a. b. 

Hab. : lies Philippines (Guming). 

114. — OL. LIGI^EOLA, Reeve. 

Oliva ligneola , Reeve , Conch. icon., pi. 21, fig. 57, a. b. c. 

Hab. : Inconnu. 



— 110 — 

115. — OL. mODESTA, Reeve. 

Oliva modesla , Reeve, Conch. icon., pi. 27, fig. 85, a. b. 

Hab. : Inconnu. 

lie. — OL. MULTIPLICATA, Reeve. 

Oliva multîplicata , Reeve , Conch. icon., pi. 20, fig. 52, a. b. 

Hab. : Inconnu. 

117. — OL. PICTA, Reeve. 

Oliva picta, Reeve, Conch. icon., pi. 26, fig. 79. 

Hab. : Iles Philippines (Cuming). 

118. — OL, PYGM^A, Reeve. 

Oliva pygmœaf Reeve , Conch. icon., pi. 26, fig. 75. 

Hab. : Inconnu. 

119. ~ OL* STRIGATA, Reeve. 

Oliva strigata, Reeve, Conch. icon., pi. 25, fig. 72, a. b. 

Hab. : Indes occidentales (Reeve). 

Observations. — Nous n'avons jamais pu nous faire 
une idée nette de ce que peut être VOL avellana de 
Lamarck , mais nous pouvons nous prononcer sur celle 



— 111 — 

de Duclos. D'abord , les figures qu'il en donne sont faites 
à l'aide d'espèces différentes , roulées , décolorées , défi- 
gurées , et quant aux individus nombreux de sa collec- 
tion , c'était un assemblage bizarre de cinq à six espèces 
méconnaissables ix>ur la plupart, tant les échantillons 
étaient en mauvais état. 

Nous ne savons pas , non plus , à quelle espèce à nous 
connue on pourrait attribuer la description de VOi. 
glandiformis de Lamarck. 



Il nous reste à dire quelques mots de deux yelins de 
Duclos , actuellement au Muséum , et dont les figures 
n'ont pas été publiées. M. Desnoyers a bien voulu les 
numéroter et les étiqueter sous notre dictée, et nous te- 
nons à publier ces renseignements , comme tout ce qu 
peut être utile à la science. 

Planche A. — N*^ 1. Deux figures, Oliva timesia, Du- 
clos, inédite. Elle rentre pour nous dans 01. neostina, 
Duclos, 

No 2. Deux fig., OL Lecoquiana, Nob., figures mau- 
vaises , méconnaissables. 

No 3. Deux fig., 01, mazaris, Duclos, même obser- 
vation. 

No 4. Deux fig., 01. erythrostoma , Lam. 

No 5. Deux fig.f 01. venulat a, Budos y var. jaune. 
Elle rentre dans 0!. reticularis y Lam. 

No 6. Deux fig., OL Caroliniana , Duclos, var, pâle. 



— 112 — 

Planche B. — N^» 1, 2, 3. 01, Timoria, Duclos, 
synonyme de 01. reticiilaris , Lam. 

Nos 4.5. 0/. Atalina, Duclos. 

Nos 6_7. 0/. tigridellciy Duclos, variété. 

Nos 8-9. OL infîata,Laim, (junior). 

Nos 10-11. OL tigrina, Lam., var. noire. 



ERRATUM. — Page 10 , note (1), au lieu de : MM. Swainson 
et Schumacher, lisez : MM. d'Orbigny, Swainson et Schumacher. 

Espèce 9, ajoutez à la synonymie de I'Ol. elegans , Lam. : 
Oliva galeota, Duclos , Mon. 01., pl. 28, fig. 4-6. 
— — — (d. Ch.), m. conch., pl. 50, fig. 4-C. 



TABLE ALPHABÉTIQUE 

ET SYNONYMIQUE. 



■s»-SH 



NoTi. — La 1« colonne de cette table contient, en caractères droits, lom 
les noms adoptés, et en caractères italiques tous leurs synonymes. Dans la 2n'e co- 
lonne , en face de ces synonymes, sont répétés , en caractères droits , les noms 
adoptés ; et en face, dans la 3ni« colonne, se trouvent les n»» d'ordre des espèces. 



OLIVA 

acuminala , Lam S9 

acMw^ma^a (part.), Diiclos nebulosa, Z,a?» ; 57 

acuminala (part.) , Diiclos subulata, La?« 60 

acuminata (part.) , Duclos Barthelemyi, Z). St-Germ. 58 

agaron (1') , Adanson hialula , Lam 62 

a<7aroma , Duclos hialula, Lawi 62 

Aldinia , Duclos reticularis , Lam 28 

Aleclona, DmcZos 88 

anazora, Dmc/os 92 

ancillarioides , Reeve 109 

angulata , Lam 25 

aniomma , Duclos flammulata, Lam o7 

aquatilis , Reeve auricularia, Lam 65 

ara7ieosa , Um reticularis , law 28 

Atal ina, /)mc/o5 ^ 

Athenia , Duclos. ■49 

Athenia (part.) , Duclos lepida, Duclos 48 

altenuata , iîeeue ^* 

auricularia , Lam "^ 

auricularia (olivancillaria), d'Orb. . biplicala, soiverbij 65 

australis, Duclos ^^ 

avellana , Lam.? ? ? • • • P»9e HO 

azemula (part.) , Duclos ponderosa , Duclos 2 

asemula (pari.) , Duclos erylhrostoraa , Lam 3 

8 



— 114 — 

Barthelemyi, D. St-Germ 88 

bicincta, Lam inflata , Lam 23 

hicingulala , Lam inflala , Lam 25 

biplicala , sowerhy 83 

Brasiliana , Lam Brasiliensis, Chemn 53 

Brasiliensis , Chemn S5 

Broderipii , D. St-Germ 50 

hiûhiïovmis, Duclos 21 

hnWnh , Reeve i07 

cœrul ea , "Wood voliilella, Lam 68 

caldania , Diiclos relicularis , Lam 28 

Calosoma , Duclos 43 

candida , Lam relicularis , Lam 28 

carneola , Lam 51 

carneola (part.) , Reeve lepida , Duclos 48 

Caroliniana , Duclos 52 

cincla, /?e<?ve 110 

cingulata, Chemn gibbosa , Desh 56 

Claneopliiia , Duclos 66 

co^M??i6a, Duclos Eslher , /)«c/o5. ...... .. 81 

Columellaris , Sow 89 

conoïdalis , Lam jaspidea , Desh 70 

Conlorluplicala , Recve 84 

cruenta (volula) , Dihvin gultala , Larn 55 

cruenla , Reeve gultata , Lam 55 

Cumingn, Reeve relicularis , Latn 28 

cyanea , Reeve Puelchana , d'Orb 94 

daclyliola, Di<c/o5 16 

daclyliola (pari.), Duclos bulbiformis , Duclos 21 

dama, Duclos purpurata , Swaiiison. ... 72 

dealbata , iîeeyt? Ul 

Deshayesiana , D. St-Germ 67 

Duclosi , Reeve , 33 

Duclosiana , Jay Duclosi , Reeve 55 

cburneay Lam nivea , Deshayes 73 

Egira, Duclos , slellefa , Duclos 42 



— 115 — 

eîegans , Lam 19 

Emeliodina , Duclos episcopalis , Lam 54 

episcopalis , Lam S'^ 

Eridona , Duclos flammiilala , Lam 57 

erylhrostoma, Lam ^ 

erythrostoma (pari.) , Duclos . . . ponderosa , Duclos 2 

erylhrostoma (pari.), Reeve magnifica, D. Sl-Germ. . . 4 

Esiodina, Duclos Duclosi , Reeve 35 

Eslher , Duclos ^^ 

Evania, D\iç\os sanguinolenla , Lawj H 

fabagiiia , Lam inflala , Lam 23 

Fabreii , D. St-Germ 1^ 

fimbriata , J{QeYe mulica, Sa?/ 83 

flammulala, Lam *^' 

flaveola, Duclos ispidula, Lam 45 

floralia, Duclos ^^ 

fulgida , Reeve •'^ 

fulminans , Lam maura , Lam 12 

funebralis, JLam ^^ 

fusiformls, Lam relicularis, Lam 28 

galeola , Duclos insans , Lam 9 

gîbbosa (voluta) , Born gibbosa, Desh 56 

gibbosa, Desh ^^^ 

glandiformis , Lam ? ?• •• P^'O^ ^^^ 

^vadMi, Brod. et Sow '^ 

granitella , Lam lextilina, Lam 1 

Guildingii , /îeeye ^^ 

guUala,I-a/« 

harpularia , Lam relicularis, Lam 28 

Ilemiltona , Duclos bulbiformis , Duclos 21 

hepaiica , Lam Iremulina, Lam 6 

hiulula {voluta) , Gmel hlalula, Lam C3 

hlalula, Lam 

hîatula (part.), Duclos testacea, Lam 61 

hîatula (part.), Duclos sleerise , Reeve 63 

<i (9 

kieroglyphica, Reei'ê • • ^^'- 



— 116 — 

mcrassata {voluta), Dilw angiilata , Lam 2S 

Indusica, Reeve 6 i 

inflata, Lm?i 25 

irisans , Lam 9 

ispidula (voluta) , Lin ispidula , Lam 43 

ispidula, La/?i 4-5 

ispidula (part.), Diiclos slellela, Duclos 42 

ispidula (part.), Reove stelleta, Duclos 42 

jaspidea {voluta), Gmel jaspidea , Desh 70 

jaspidea , Desh 70 

jaspidea , Duclos Diiclosi , Reeve 35 

Javana, /). 5^Ger?n 44 

Julielta , Diidos 27 

Kaleonlina, Duclos 38 

lacertina ? Freycinet ? tricolor ? Lam dO 

Lamarckii [liiatula) , Sw hiatiila, Lam 62 

lanceolata , Reeve 113 

Lecoquiana , D. St-Germ 20 

lentiginosa, Reeve Duelosi , Reete 33 

lepida, Duclos 48 

lepta, Duclos 104 

leucophœa, Lam giUtata, Lajn 53 

leucostotna , Diidos funebralis , Z-aw 15 

leucozonias , Gray pulchella , Duclos 69 

ligneola, Reeve 114 

lineolata, Gray piirpurata , Siuanson 72 

litterata , La?n 50 

lugubris, Lam episcopalls, Lam 54 

luteola, Lam aciiminala, Lctm 59 

Macleaya, Dmc/o5 15 

maculala, Duclos giiltata, La?n 55 

maculata [ancilla), schiim hialula, Lam 62 

magnifica, D. St-Germ 4 

mandarina, D«<?^5 76 

mantichora, Duclos gutlala , Lam 53 

Maria, D. St-Germ , 26 



— 117 — 

mazaris, Uuclos crysthrosloma , Lam 5 

niaura , Lam i2 

maura (part.), Reeve funebralis, Lam 15 

maura (pari.) , Reeve Macleaya, Duclos 13 

Mcmnonia, Diiclos relicularis, Lam 28 

mica, Duclos 99 

miliola, /)«c/o5 102 

niillepunctala, Z>i^c/o6- 80 

miliepunclaia (part.), Duclos.. . nana , Lam 79 

miriadina, Duclos myriadiiia , Duclos 108 

modesla, /îecue IIS 

monilifera , Reeve 105 

mulliplicata, /îeet'c 116 

muslelina, Z.aȔ o2 

mulica,5a?/ 85 

»jM/îca (part.), Reeve nilidula, Z)cs/t 82 

mutica (part.) , Reeve Verreauxii, D. Sl-Gcrm. . 86 

Mygdonia , Duclos jaspidea, Desh 70 

myriadina, Duclos 108 

nana , Lam 79 

Natalia, Duclos Duclosi , Reeve 55 

nebulosa, Lay« 57 

Nedulina , Duclos imdatella , Lam 71 

neostiua, Duclos 14 

nilelma, Duclos hiatula, Larn 62 

milidula (voluta), Dilwj n nilidula, Desh 82 

niliduIa,Z)6'5/i 82 

nilidula, Duclos ozodona , Duclos 56 

nivea (voluta) , Gmel nivea, Desh 73 

nivea, Desh 73 

nobilis , Reeve 5 

«MX, Wood? hipUcsila , Sowcrby 83 

obesina, Duclos relicularis, Lam 28 

oblusaria, Lam tremulina, Lam, G 

Octavia , Duclos neoslina , Duclos 14 

Olorinella , Duclos slelleta, Duclos 42 



— 118 — 

Olympiadina , Duclos 7 

oniska, Duclos relicularis , Lam 28 

o?iola , Lam ispidula , Lam 43 

oriola , Duclos relicularis , £am 28 

oryza , Lam nivea , Desh 73 

othonia , Duclos ligrina , Latn 22 

ozodona , Duclos 36 

panniculala , Duclos Al 

paiula , Sowerby auricularia , Lam C5 

paxillus , Reeve ozodona , Duclos 36 

pcllucida , Reeve Leplci , Duclos 104 

Peruviana , Lam 24 

peiiolita , Duclos nilidula , Desh 82 

P/«7an^/ia , Duclos irisans , Lawi 9< 

pica , Lam lexlilina , Latn 1 

picla , Reeve 117 

Pindarina , Duclos relicularis , Lam 28 

pinyuis {voluta) , Dilwyn brasiliensis , Chemn S5 

piniamella, Duclos sanguinolenla, Lam 11 

polpasla , Duclos 29 

ponderosa , Duclos 2 

porphyreticus fcyl'inderj, d'Arg. porphyria, La)n 33 

porphyria (voluta), Lam porphyria , La^n 53 

porphyria , Lam 53 

puelcha , Duclos Tehuelchana , d'0r6 106 

puelchana , d'Orft 94 

pulchella , Duclos 69 

pulchella , Reeve Reeveïi , D. St-Germ . . . 100 

pura , Reeve Tehuelchana , d'Orb 106 

purpurala , Swainson 72 

pygmœa , /îeeue 118 

Quersoliana , Duclos alalina, Duclos 8 

rasawîo/a, Duclos volulella, La?^« 6S 

Roeveii, D. S^Gem 100 

relicularis , Lam 28 

rosolina , Duclos . lOt 



— 119 — 

rufifaaciata, Reeve miitica, Say 85 

Twhih , DhcIos 17 

sanguinolenla, Lam 41 

scripta, Lam 31 

selasia , Duclos 73 

semislriata, Gray 90 

Senegalensis , Lam Peniviana, La?7i 24 

sepuUuralis , Lam maura , Lam 12 

Siamensls, Duclos flammulala , Lam 57 

Sidelia, Duclos 46 

Sowerbyi, /). 5^Genn 103 

splendidiila , Soio 54 

stainforthii, Reeve Diiclosi , Rceve 35 

slelleta, Duclos 42 ^"f ^- "^'^"^^ 

Sleeria3, Reeve C3 

slrigala , /îeeue 119 

subulala, Lam 60 

5î^6M/a^a (part.), Duclos nebiilosa, Z<a»j 57 

subulala (part.) , Duclos acuminala , Lam 59 

sylvia, Duclos erylhrosloma , Lam 3 

Tehuelcha, Duclos Puelchana, d'Orb 94» 

Tehuelchana , d'0r6 106 

Tergina, Duclos 77 

tessellata 5 Z.aȔ 50 

teslacea , Lam 61 

^e,s^acm (part.) , Duclos steerise, /îceue 63 

lexlilina, Z-awî 1 

iigridella , Duclos stelleta, Duclos 42 

ligrina, Lam • 22 

tùjrina {voluta) , Schraeter tesselleta , Lam 50 

tigrinus {cylindrus), Meuschen. . tesselleta, Latn 50 

Timoria, Duclos relicularis, Lam. . 28 

Tisiphona, Duclos relicularis, Lam 28 

Todosina, Duclos lepida , Duclos 48 

Iremulina, Lam , 6 

/rewjM/ewa (pari.), Duclos uoh'ûls, Reeve S 



— 120 — 

/Tr^mw/ma (Part.), Diiclos olympiadina, Z)mc/o5 7 

tremulina (pari.), Duclos erythrosloma, Lam 3 

Iricolor, ^am 10 

iringa , Duclos tricolor, Lam 10 

Irilicea, Duclos 97 

Tunquma, Duclos niandarina, Duclos 70 

U7idata, Lam., inflala, Za?« 23 

undaU'lla, Lam 71 

ustulata, Lam reticularis, Lam 28 

utriculus {voluta) , Gïïï gibbosa, Desh 56 

utriculus, Chemnilz gibbosa, Desh 56 

utriculus [junior), Duclos .... nebulosa, Lam 57 

Valeniina , Duclos daclyliola, Duclos 16 

venulata, Lam relicularis, Lajn 28 

Verreauxii , /). S/-Ger;;2 86 

volutella , Law 68 

volvarioides, Duclos JL7 

Zanoela , Duclos 95 

Zeylam'ca, Lam Iremulina , Lam 6 

Zenopira, Duclos 78 

zig-zag, Duclos nilidula, Desh 82 

zonalis, Lam 87 



FIN. 



Clerraont, impr. de Ferdinand Thibaud. 



lieMK" ( rilique 



?1. I 




Deront. 0. del et lùK 



P. A. Desrcsiers &:iis, imp 



Revue critique 



PL II 



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18, a. 




26.b 



39, 





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20, c. 



Deront. U. dei.et hth.. 



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103, a, 










4,b, 



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100. b. 



Deront 0. del. et liin. 



P. A. Desrosiers AFiisiniu. 



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