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Full text of "Revue de l'histoire des religions"

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REVUE 



M 



L'HISTOIRE DES RELIGIONS 



TOME QUARANTE-SIXIEME 



Arromii. imp. ohurtau a. iuudin kt d*» hdi aAnniBHi 4, 



annalk:^ du mus£k gujmet 



i' 



REVUE 1\±EI£ 



sa 






rciiLEti tovr u iii»ciioii »> 



M. JEAN RÉVILLB 



àTK U COUCOUM vt 



LAHlUHBit), Aco. AlTDr^LLENT, A. CLARTir, ». BASSBT, A. BOl'CTlÉ- 
U6URGQ, I.-B. aiABOT. E. CEUVA^SES. fV ['CCFIATIMB. E. l»s TATË, 
A. FflDOHSEir Gnim G4>HLKT r^^ALVIICLU. I. (MLn/AHB.B, L. L^^KIt. 
lBA*t L£vr. STLiAn t£vi. G. UlSi'ERO, En. HtiXTËT, P. PtCAVCT, 
C, PlHP£»BfîL^G. AiVKT RfAlLLE. J. TOUTAIS. ne. 



riNGT'TIiOISIÈHE ANNÉE 
TOME QUARANTE- SI XJ fiai R 




PARIS 

KRrdESr LKUOUX, ÊDITEUK 
1W2 




l'OUTIQtE liElICIElSE DE PTOIÉMEE SOTER 

FT LE CULTE DE SÉKAPIS 



l/liisloit«, qui jugfî les hommes par Icitra ffî&iTrrîA el ao 
ninnlre aife/ dt^dai^nou»^ pour leri inlenlioais non rdnlig^Oft, 
doii c)ajf>erU (ondateurde IttdyuBBlie des Lagide» parmi les 
liommes les mieux doaisde sa g£ii6rftlioii. Il ne ^al pas» seu- 
tentent cummandf'r; \] »iil gouv4>rni5r cL uccommoder sqd r^ 
[ime politique auix babiludc$ des peuple», ou plulù[ des ra- 
le^grtiupËc^soussonKCplrc.Un'apascberchrjUmpc&ûniu 
leuple Égyptien It'Ji tiahîludfi^ d*6Mpril ùu lus coutumes grec- 
Les* Ce peuple u^uil pris^ nu cours des sii^eles, son assiollo 
lalurellc cl surt allure déliiûlîvc. Ptol6niéc jugea que le 
lieux était de le latsfter vivre coDimc p&r le pa«sé. Les Ëgyp- 
iens, comme tes Juifs, ii'aytnl d'idi>4?s que sous Forme de 
kyanoes religieuses, c*esl du c6lû des culles nationaux et 
'dea prêtres qu*" leuoavcau niAnre,veDaril prendre posM^ssion 
sa satrapie apr^s \a mort d'Alexandre le (Sninil (3S3)^ dut 
inter lould'ubord son aUentîon. La lolêrancc n'iitail pas 
lîffîcile h un Helliline ou Macddonicn ; eUe l'était moins que 
jftin^tA au temps dWIcxandre. I^e conquérant avail luï-méiiie 
iodiqui'^ù se?i suc^-essourf» lu paliliquefi suivre en recherchant 
l'invcsliture religieuse it laquotlo tes divers peuples alla* 
cboiciit La souvemÎDelé légitime. 

Mais ït uv ïuOil pas d'ollVtr lu paix aux religions, il faut 
encore qu'elles l'acceptent, et l'entente na va p:i^ sans difli- 
cuiti quand elles sotiI représentées par de^ torpnnitions uu 

1 



3 BSrVti hE LIMSTOmS des RCUÛtOV^ 

des ctsies BacerJoIale». Se montrer pr^venanl pour Ie« prft- 
tre« âgyptieas était le [netllcur moyen de perdm ài^ure yuux 
lecar&ciërci impuni qifil8«Ui'i[>uai<^ntà toas lc5 ctrupgcrs^ 
eLsiirloulaux Hellènes'. Plolémée n avait pa« besoin ilr; [lo»- 
s6iler àfond Ibifiloirc dori'-gypte pliaraoïijquo {H>ur samîr 
que rinimilié dos prèlrûs avait toujours cXé iutalo mOmo aui 
roi» d(^ race indigËni;, A plus forle mison uu niaUrc étranger 
était^îl ItfQu de «^uccoinmodvrfl tout prix avec cef paatetrs 
du pouplo. U faut diro que cette couqujïle morale ôtatt 6in- 
gulièremeul facilitée par lei s^ùiivùniis n^cenlad^ la domina- 
tion des Pi-ra^n, Leti pr-^tiv* KV^tîmiironl heureux «le n'avoir 
plus à redauler lei fureur» d'im Cambyse ou Ifi^ veiigeauecîs 
d'un Ocho^. IMnlt^moei^Vftml hiltéde leur dijuner dos preuves 
d<* s<*s bonnes intentifinti. Au moment où il prit possession 
derfegyptu comme hatrape, îlavam;a, dit-ou, uuesomnit' <'b 
cinquanto tuleul» pour subvenir aux frsiâ des fnnémilles d'un 
Apis*. Il uuL sans dout^lc bon goût de ne pus se foire rem- 
bourHcrvt d'itiau](urL>!r parla sirs n'Utlions avec \*i derj^^i, Le 
respect [>our lu cull*ï d'Apis tîtaîtittderuièrecoucesfiîoii qu'on 
pûl altcadre de la complaisance d'an étranga*; auAsi élaît- 



i) Ce «Mic! do U purvté mstiiittUv cboi b» Ëtryplteû». fuHout oEi«i Us 

pMtrwr, élDtittû n*rodotA. Cd tùM d«| ftOai ^wnti:^ al isfiiorK,; tare;; piU^t 
«âvTuv ff»Bfùnuv (il> 37], De lA iidlipailim puur Iiîs ^^Mti|fpn ^ul rftiHAiant. Û 
liA eo» niniiliounBA ob«<rrvimcM. il n'y n ^uo l'Hf^lli^no i^uj aohâla I& viàndo do» 
Thlimni^ aiplKioiritA, oh^rg^oA d'iTupi^kcftlIanfl (M, 'tâ). <i AuB«i pa» itn Iv^ypli^i» 
ai uafi [î^fpLrmnc iio Iwiaf piil un Hollin'ï mr U boucli» et u* se jorviruiL soit 
ûa CfHititau, Hnil île la bnuihn i^ii Ai* ]» uuirmiiit il'rm Ui^ll^iis > (11, 41]t C'aii 
bien le ^tinra Hlatolérincc qiiL s^ceit plcÎQACienl dàvdoppi daria Jo jiiJaleiaCi 
«t qiirî II» Grto-n^muinc ont taujour* (^n»idArA eomine vlupjJi.'. 

S) Diod«r., I, 84. On no owt piua ilu " Crclc cfApis h, pbrkâv do 25 uns 
■dvant PluUrqtio (Ifr* iJr'i. (ff iJâr., 56)» ol l'obiluAtro iJa» Afjtl cfrciftBâ 
Uh Brug^cJi (rr)/, le ubiobu dana L. Stnck, OU OvHiatw fkr rioUitn 
BetllD, laW, p. 157J, ne Ts qui» *lf 23i 1 ii av. J,-C, On m p«ut donc duH 
Jt) fkit rapporté pftf Dmdorr, f<;til d'aulJjtintiriU doulanAa, pr^^ds&Jti^ril piLri 
quM «Il irpïquo. l'olyen (VU, (1, 7) croit sfctroir qu« Dariu* l" ou ûvail 
auUaL «i pivi. li n¥i\i promi» cn.nt iftlcuta ^t'oi à qui li-ouveriiîL îc? ntmpU^Ai 
«l'un Apii 44fiir»l- Aloian^lrc ti^ftJt CaU »9i dùTotioiii ■ piux JiuLrcd d'eux ot 
Ai"Ti B (AirrNri. 111, t), AujjUiLc fui nmikii cooipUiuul «u l'iu 3{)(Dio CiUl., 



c^ 1» [itfrrrt- Je touche k laquelle on recouuaiïïait lo rerme 
propoï du prûlég«r la religion nationale, 

Uqc inKrîplioii hicroglyphiqiifî, trouvée au Caire en IS7I, 
nous nosGÎgno d'une rK'(>Uf>htsfiÛF4ïqut;Iu texte ilr; Diodore 
sur lus moyens emploj^$ par le sîitrapo pour gsf^uer la cou- 
tiaitce du clergi^ ^gyplica\ ËUc est grar6o sur une Mète de 
^'ranïl iw>ir, £\\x i]e$»ouï d'une sci^ie ofi Ton \ct%l un mî pri- 
s^'jiUiil de» ofl'niitdi^^, d'une piii ft oi lioros, seigneur de la 
\ilIo dâ l'e », de Taulre, h « Boulu, dame de^ villes do Pd ol 
de Top u, 1^ texte eMdalé «du jnoisdoTfaotlidol'anVlIdu 
roi Alexandre toujours vivunl v^ c*{-si-à-*diri* du looi^ de no- 
veiubrede runSIl. époque à laquelle 11- » toujours vivant m 
notait vrruËcmtilablemcDt plus tn vie, Cassandrc s'étauLdé- 
borra&sé par ras5assinul de ce ranlÔEoe de roi, tils po«1hume 
d'Alexandre le Grand et de Koxane. Le v^^ne d'Alexandre 11 
n'^tail plus, en ce eas« qu'une liclîon l^^içale, maintetiae par 
lefratrape» qui o'oïîaît pas encor<^ S4.< proclamer roi. L'embar- 
ras des rédarleur» de l*m»mplion se Iraliil, du reste, par le 
Fait que, touten mentionnaul raonée du r^^ne d'Alexandre, 
ïlsdonnoni h PtoUrmée le» titres royaux de «Sa Snintctc^ >' ou 
u Sa Maj&slé ». Après un idoge Ab^ vertus nurlnuL di^ la vail- 
lance de Plolémée, de la pîété avec laquelle îl a rapporté 
d'Asie et remis eit place les objets sacrés jadis enlevés par 
les Perses', le^prélre» de Pe et de Tep racontent comment 
Plolémiée, sollicité de rendre aux divinités du lieu les tm rv» 
ik elles données par le roi Khabbash et enlevéos par Xerxfes, 
cl tenant la triste 6q de Xerxès pour uuc preuve de lu puis- 
sance di^K dieux outragée, a rendu «lUX divinités de Pe el de 
Tep ta terre de Palanout, bornée au S. par Uermopolts, au 
>\ par la dune de laiQer,&rE<parlcnoaiedeSét>eanyto«,& 



Il tl' Rtugscl), Kitt Ù€tnt PtaUmtri^t" dta Schrwt Lifft du ^atrapm ÇL 
U ir-.Spt%d>t, tX (I87l|. p. 1-13 i Ti^Jl. C. WachfiiiuU], Ein i^tkxti titi 

^, C<^ «»t una forniuJa pnilOGolAire, tin i^nUbln ■ oliclï^ « ptolèmaïqi», 
<l<ii n^4nll tur U suis do IHULO«p«ur l^biUdelpho, ot Aur «oli4 d'AJuiic pour 
E£ver|ï4lc. 



nmjt lUE LHI&TOItK DBft KtCUGlOMft 



I 




ro. paruii bras fluNil (la branche actuelle ileHoseltv).« Moi. 
PtoMniôt^fS&lrapL^jdresUtiieleten-iloiretlePâlaTioulauclîeu 
lloroa, vengeur de son p^n:, seigneur dû Vt. et k la déesse 
Bouto, dame do Pe et de Tep. avec louft sefi vtllagc:s, tonlefl 
ses Tilles^ ioù^ se« b&bilanlg, tou^ ^gs champ»» toutes #ca eaux, 
loua sesquadrupfidcjs, too6 £Cs troupeaux do hél^I,ûltoul ce 
qui y ^hI e<i;;«iiilr^oL produiMi^l rju'îlélaîl jadis, el avectn&l 
ce <]in y arait i>l«^ ajotitO par la doo^liou du roi Kh:)t)haah. — 
Tout cela ensemblâ, qu'avait dOBDé le roi Khabbasli. legou- 
vorneur d'J^gypfe Ploiémôe en reiioutelle la donation aui 
dicus do Pc ei de Tep k jierpétnîté- Que^ <*n ré^iompiinse de 
ce qu'il a fait, lui soit dcnuO Tjctoire et force au contente- 
mcoldc ïonca'ur, de oiunibre que la terreur aoîL parmi I 
peuples ^(rangera qui existent aujourd'hui p< 

Ll-m ïouveuirs que rappelli^ re documetit <^laieuL baliil 
meut choisie parmi ceux qui pouvaient lu mieux rccoaun 
der le nouveau ri-giiut^. comparé h ci*tui dea Perdes* Le 
Kliabbai^h, daiit Ptoléinée honore ainsi la uiL'tuoiri?, avait dIA 
k> cher d'un soulftrcmeiit national contre Xarxèï eu 487. 
PloléintcaT^ faisait tiin^ilt^ représentant du patriotisme d^yp* 
tien et> du int-jiR- coup, rappelait iuJtrettt'Uieul k-»!*.i*rrîces 
rendus h Tt^gypte parles tiroc», cai-c'était ladûraîte desPer* 
sea â MaiiLthoiL qui avait pi^voquc la n^tieUîou do Tt^gyptc. 
On savait, du reMe, que tes pr^tendantit de race «^'^yplieEM, 
au cours dea v' et iv* si^clee, avaient M6 «oulcnus dans leur 
lutte contre les Pcjrsei^ par des renforts \euusde laGrèca'. 
Uuant ji la donation Taite jâd» par le roi Kliabba»)i, il impor- 
tait peu à la politique de Ptokui^îO qu elle tù\ ou uou aulhen^ 
tique ' ; eUe était invoquée â propos pour rattacher le présenl!^ 

1) Lei Alh«(ti«)fl«tCvf4n#eae BU secourt cricaron nm - Wl ; ♦•«drs aUl^i 

(PSrt 3U0) ; KTdfforai 'U Cy^r* cl HiîMlomijoa H< Carîtt aUio* do Nftcltin<?ho i" 
OST-309;; Agi*ij]u H Cft%itf\is Mi'i de TnoliDi (W'^f^O^ A^:i'Kilai. Ob' 
pbuito d All;«niu, cU.. arec KecUJLèLo [J, te dcmifir Piianon (3S7-350), 
contra ArUxen^ U hlinPunnn ^i Adai^n^t Ul 0«ho<. 

2j Lm pHim iahri<i»%tmti pirrob c]f« acte* de docslioa apocrfpb» mu 
nomaesaPhariont, pi>urmT^t(irJ4sPloUm6««ft fuivnlH «ivmpl^a âe* tn^iiena 



au |i»4^. Hiiftti, «i'Aiitre^ docum^iils anu^ apijr^nnenl que 
Ptol^mée !i'occii[>a aussi, dès son aiiî^f^e en Égypic. <lc îù- 
parer ou rebâtir la^tlcmflGsdégr&df^ïf parle^icoROcIa^^le» îrn- 
nîens. C'est ain&ï quo i&t, travaux UiieuX exécutés par onirc 
du salrapts au iiDmtlcs rois Philippe (Arrhidée) et AltsxijnJi^, 
h Kam&k^ Liiitr|sur cl autres liûox. On oublie fiouvenl qu'une 
bonne {Kirlio «les 4 pi^rri^s ^1orn<?lif^?« k encore debout mit Iô 
«oldol'l^^yplrunt âiédrd><Ëéctip»rIe«Liigides, elqueteToQ- 
daloiir do Ui dyna«1ic, on cela comme en (oui te rû5te, a 
donné TexcmplG à ses successeurs. 

Il ne foiiJrjil pus loiilefuix pruletidrc a««eoir i<ur quelques 
fails isoit^^ un jn^omcnl dVnfiomble sur la potiliquo suivie par 
plidt^môe h Tégnrd du clergé ^gyption. Celle de ses succès* 
ftcurs. quf iifttifi ronnnisfions un peu mi**iix, n'a pas éU"- fnîle 
tuùquctuent d<? condj^ricetid^ni-^^^ cl il t^ii h croire qu'il» ont 
suiW la li^e de conduîlo (racée par le sage anciiro* Il y 
avatl eu de tout l^mp^, mi^me sous les derniers roÏA îndigh- 
nes, des aliériaUons de tiir-utidoinaîomorfe («frfrr /iotep\. On 
u\-aitvu uuln^foif AmaeîB (i>6f-îiS6), pour payer ^ôb merce- 
naires élrangf^rs, mettre h contrif»ution les richesses des 
lemplesdeBubarile, lli^ltnpoli^el Mempliîs', Plufi réc^mmenl 
eacoro, te roi Tftclioâ {369-361)^ pour les besoins delà d^^rense 
nationale, avait ordonne aux praires de induire nu dixièinc 
le^d4^]>eriM-?t du culte et de «lui prèterlerestejusqu\^lafiade 
la guerre cooire le« Perses^ ». Ptol^^ott'-e »e gnrdauio» doute 

tokf. Tnlh) iUttttri^Uiiit Irouvftt ilnnit rriol il» Sthrl pnr M, rln Mfirf>itn 
{C-A' «k CAtoi. J, ln*<T„ V) mai It^, p- 150), JocumADt aUribuh pi.r iC4 
prAIn^* de Kbaoamoa lU Pharion Zonri, d« b 111* ilfoiulle Ont an 
pnwMIqin n*âitoito#tff d«l»ni ftrvitf^ 4ux«Icruf^u amjtit Age. 

i) K BatHmI, fl^, P^fplol., l [ISSO;. p, &7, Cf. 0. MAHf\. Las prrmitrs 
it" ■ Ui (Irect rg E<jyp£< ',Msjii- 4e ï\ Miss, orclif^l, Ju Caire, 

X'i I -, \&^if Pl 1^-t3l). Lci tfflpréJ?«Iionv fulaihé^^ contr» W^* rirarpa- 

tifva '4» biohs iJ« ritrgé ■ n'empire haï toi po» Igujuurs tes LorDua on le roi 
d» puilor U min >«r Iq» rar^niit <1m Uitplei ; iinon ri^y^t» itnut 
|inxiipttiiicnt dereiuM l«m Moecdot^e J'unfl frootl^ro A rautro. M«n>v ridait 
pikr dM Diarplition!* p'rv>4><|LHt. Ifi doiniiiiA dOi <\ioat coliTmit tfO l'élit l^upl 

;.«, I IHMGI, p. 3Ca). 



6 



IKWE DR LniSTl>1lL& PES ftKUfltO)CS 



d'opérer des re^litulinn^fKir môsuro générale : »3)le!^ 
coiHrnlil à litrfï il« ftvciir spécmlc tiVn fiunmt qaf) pitts ilit 
pm. Il 4?ut besoin \\g ivvres A di»lri])iiifr k ses vélêratis, et i 
dut établir une boane partie dc« nouvi>aiix cdons sur d» 
terres apparlcri&nl ou ayant apparient! &'jx lemplr^a. Ler£- 
giin«euiiL'0n)alaire4[(i^ tinus linuvons pliirt lanl /'hl>li «OQf 
Ptiiladelpho, c>jtl-.^-dire proleclîon et aubTDnlîons accordées 
au clDrgc, coalre rodcvances imposées au\ biens sacerdû- 
laitx. pfïiil n^mrrnler à iino i^porgue anl^rieiir^ et m^me uâ 
difTéror que pur des nu^ces du régime pbaraoniqar. 

Quoi qu'il en soit, Plolétnéo voulut iiiangiirer un «ystème 
de coflcilifilîon par dc5 procédés qui réussissent d'ordinaire 
avec Ions If*^ clergi^*^ ilii mond^. Mais il FallHit &u*>!ii îiniigot 
an peuple, el particulit^remcnt aux besoins reliK^^ux de en 
peuple mixte qui commiïnt.iuit A £o former sur le lîlloral du 
Dell» pur asnocjstionilt^ trois âlr^inenl» disj^arntiïï, égyptiens 
Juif^, lk'll6no-M:iCf!>doinens, Jusque*!^, Ie« immi^^rant^ 6lran- 
gCK avaient formé f?n %)ple deî^ groupes s6par^s du reslo 
de la population. Du temp^d'llérodole^ il y ûvaità Mt-mphift 
un quartier phOnicien ajipelé le « Camp des Tvriens ■■ (Tu^W 
ot^i^e3c-i), et une factorerie camionna h la Grande Oasis \ 
Naucratis était une ville toute grer.que, on le^ colons mîl^- 
siena avaienl. importé leiir> ruUi^s nfttionAiii, nolaniiiieut 
ceux de rApollon PiJymi^en et d'Aphrodite. Leur Hellénion 
étwt le centre d'une espèce de f^^df^alion hellénique t son 
nom Tnftme indique qu^ Iar NnucnilîlM ne songeaient pas h, 
abaifiserl^â barrières quî les réparaient de U population en- 
vironnante*. Plolâmée, lui aussi, suivit ce syslbnie^ imposé 

1) Hertkd,, n. M?: nt, ïf^. Hy sTftHsuiviaMnEiipMii, AN molnt fft^puËa i« 

lenip» cl'AouAtf, tloa '£Xï;^ioij;(|j,»riai H an Kopoiui^-.hïE, t]ui «'aIIUjpqI pat 
msHag«s k la popiiUibn In^lJ^n» (5l«ph, Byt. », t*. 'Kix^ïmfiv «i Ki^.iutv]. 
Ua 'EUirAtiW^^ ^^^ nonimA iJ&n» va p«prrus 4u i*' siêc]« (tj avaut rmtt. 
4w [OfWftfiîp. 4ffthp ffrif- Mufl-, J, p, W). 

î) Les foiùlUfi iJ« Flimlcre Putr^e ei H. A. Garjuar (tBB4-iB8'I), cfuiont 
HtrouTéA Nvbinh r«rop1tf!iiiiipnC <J« N«oorUifr onl rononvelè ]« sujet, Or 
d«ris lei piiblirAtbnK d^ i'J^u.V/'' K.fTj/ikrufi'jri Fuhd, FI* Potito, NavlfUlb, 



parToi^ueil d« mco, tr>r»qii*i) fonda dans la Ilaule-K^ypfe 
IMolémsi», une villa pourvue d un org&njsine grec el qai le 
r6v£r&« â la mode grecque, commo soa cckislc ou héros épo* 
nyine> On peul m^lne*li^c, d'une manière g^iii^rali?^ que tet 
,:igîdes iroiit ]>fls cherché k favoriser la fti«ioii des rîice» en 
rpk' L6 myaum^ fût devenu moins facile à gDUv<?mcr ni 
Ipd K^yptiens avnient prifi, au contact des (jrecfi* de» habitu- 
des incniiijïiitîliIeH aver te dpspnlîstne Indilîonnel do leurs 
»». Mais Alexnudric n'i^tait pas une colonie exciDRWemcnt 
Sco-mac^omcnno. Kilo avait éUS fondée mr un emplaee- 
ment Aéjk occupé en parlie par une bourg:ade ^g:yplienne du 
uom de Uliakolïs^ cl ce premier fonds de population indi- 
gène nvajî rk^ jïTOfisi |>arlc Iraiisfcrl de* habitants de t:ûnopG', 
Le commerce der»il iilttrcr dati^ cel eruponuoi cosaifipolilft 
dfî« f.'Vn^ An tiiiit p«yîtj cri^fint aÎusï une mïxlure hétérogène 
qui ne pouvait former une ciiô ^\ quelques id6«« coaimunea 
114^ venaiCDl donucr h colle oiaisie un certain degré de cohé- 
sion. 

Iji religion a été, à rorif-ine, le lien k peu près unique des 
»ocîél<5« et elle lieel eucore itne grande place dans les civi- 
Ii»atioo!«ptu8 âvanciSoA. Si ta fuftion moral»» de^ r«ce« poti- 
T&il el devait s'at-coniplir k Alt^xaudrie, i^'élaitâ la condition 
que lûb&tacle provenant de l'autagoniËme des religions fût 
levé ou tout au moîn^ atténué. En ce qui concerne les Juifs, 
Plol^'niée parait leur avilir résiné d^s Tahnrd unt» plareii 
porL JoMiipbo fait entendre que les Lagides avaient tenu 
compte dant; leurs calculs deropitiîâtrotôjuive^ et que, ïso* 
li^sd<>saulre!^ peuple» par \es observances delà Loi, W Juifs 
jouaient un p^u. ilsin l*':^ villes i^fi la [>révoyance du ^ouver- 
oenaent les uvait dispersés Je rôle degamiftaires. « IMoléméc 



1) Sl^àb., XVII, p,?U2> Du» nn«enplLoa d« 311.14 Bftlnp* PLot^n^ e»t dit 
lasUUè « au bord d« U iDef lenieaMi dus U f6rleT«safl du roi Alfundrr, i|ijî 
s'ipp«làit ulnf^i* RhakoUi v. 

2) Pâ.-Ariilul- Ûec«4>., 2k 33. L« nui» f-^ijplîea do Ciiiope pdriU ava\t M* 
Hêh-rt-twA* Livill», qalt donTkè>aanomAl&Hou«li«CUMpfqu«. iril a>cfjlu>o- 




8 




BKVCE DC t'iiKTOlKi: D«S RCUCIOITS 



GU dû La^os '», dU-3, « eut des Juifs babilanl Alejcandrie 
même opiaiou qu'AloxuaJro. II leur ronna^ on t^ttcU les pla- 
a\% foHfts de T^gyplo, pftn*iiaJés cju'ÎU le* gArtlfiraif^nt a»ec^ 
ïiulanlde fidilîK'CïUo t]cl>ravoiipe:irt, quand î! voulu! conso- 
lider ë^id autorilci^urCyrènfï et ten autrea vlUcs. de Libye, il 
«ntoya unû partie dos Juifs y installer kiir domicno ■ », D«s 
privilèj^os, qui pasiîaii^nl pour avoir f^ié oclrciyê$ par Aletan* 
drir le Grand Itiî'inôUKîel confirmés parP(ot<^iDé«î, as^uraicnl 
aux Juif» nkiat^drin*^ li! droil de constitucTunenommunaule 
il pari dans la grande cit^.C'iïflt an milieu de liturquarlif^r que 
le roi avait éAlfiù «oii puki«. Mmis, %i risoJenieot des Juifi 
ronvf^nait MapoliïtquodesLnjfiâcs, ils ne pouvuiunlqucfioii- 
haiUr un nip(]rochemcnt, dans le» limîleide leur capitale, 
enlnslanico conqu^nuteet k penpkconquÏH. CM daus ce 
l)ul, peur donner h Alexandrie une divinité poliade, que Tul 
iaslilué le culïchelk^ni^<ï d'O^iria-Apis ou Sérapis, 

I^videmmonl, il fiiliait faire choix d'un culle (égyptien »ii^ 
ceplibte d'être )idlénisé\ el non pas d'un culte grée qu'au- 
cune contrainte n'aurait pu imposer aux Égyptiens. AuttDl 
les tirocft, las de leur mythologie tM doutant de la pnîssance 
do leur* dieui, montrai^îiil de ggflt pnur les religionii exo- 
tiques, autant les itgyptienB se raidissaient dans leur or- 
gueil tliéologique et leurs hahiludes ^^éculaireA. Ils avaient 
peri^uadé à Hérodote ([ne les cultes grors n'étaient que de» 
traveittissementâ de leur reli^iuu nationale, et ils les jugeaient 
avec raison h [a fois plus rOciïnts et plus décrépits que 1^ 
leurs. On peut dire que, eu inutièri: de rév^lilinn^ de théo- 
logie, de science ahsconfte, len Giec^^ fuscîue^ parTantiquilé 

1] JuEf<tiIi. rX Ajifr>rt., tl, 4. tu anscrlion» dtï Jos^lio «nt Hh rafiaftea ot 
fortAmvol ^raomk»t pur \t criUque modaroa. Sur t«* Juifc aJoiandnnt^ ]e 
UAiftîl lu plu» r^GAnt c*L tVlîcIf .î/^^rarKiriii (par 1^. SebUrv^r et Bi Itusa) 
Haiii Jalarro l" d4 IhJ^ziA ttncyahpediit {Sev-York, igot, p. 3£]'36»). 

Z) Tl f ivjLÎtdéji un culle ËÇTpti«a bulldoia^, ri qui <^Lail cnAme UMftwîAaK 
ii>uvcnir <I'AI«x4i)Jr4i oetui d^Aition-HA dana lUum ; mût l'IoléoiM n'«snja 
(iHfl (Ifl il^pbwr le CBUEru ilv eu culta, qiit titioil rratr plutt tbrliftin «i Cfré* 
nMquoqu'dlfrianJnn. Il ■« cciiL«nt« d'élm^r wt uul oonnAtnontit lUnt l^ 
lemple d'Amuimi [P&uft&n., IX, IS, I). 



la cifilisalion égyptienne, étaient loitl ilispo<i^ft Ji recon- 
aalti^ la ftup^mril45 tle prélros iIf-|iaMUiiros de traditions 
préicaducs immuaUcs. D'autre part, le cullc qu'il ««'agifisatt 
de refêlir d^une lomiû acceplablc aoK Hellènes «levait 
t'adreiser non pas h ua« divinité de notcrii^l^ resireinle ou 
<Ig fonctiofi o|jftciii-e, mai» ù un (^tro divin qui pût tenir une 
grande place dans les pr^O€cii{>ation!i lHïmaJn«*!i et fùl connn 
de toat Hxns Aire d'^ji^ rivé, par une attache locale, h un 
attire sol que celui d'Alexandrie. Or, il n'était pas de type di- 
vin, dans louUc panthéon ^gyplien^ qui remplit mieux toule* 
ces €ondilioti« que ûiirii). Tous leiï f*Jgyptiiriifi invoquaient la 
protection du dieu mort et ressuscita qui prolâgeaît le» dé* 
fiiDifi au cours de leur voyage soulerrain et leur raUail 
part de «on immorlalilé. De leur càié, les Grec« devaient 
être persuadé* — lli^Toilole le répèle à i^atiétt^ — qui* 
leur Dionysos m^tjque, le Zaf^reus dos Orphiques, mis k 
mort par les Tilans et reiauscîté par Zeu», n'était qu'un dé- 
calque d'ûsirÎHV 1^ religion dionjAiaqiiP^ plus jetine que les 
cultes apoUjuieufi, était pr^^ci^émcnl alorii en pldiii crédit, H 
des Macédontons ou Tfiraces avaient des raisons de croire 
qu'Orphée, le prophète de Dlonysos-Ostri^ était leur cotnpa- 
trioli?*. CVtail dune k> type d'Osirif qui se prdlait le inieut k 
U création d'une divinité eyncrélique, laquelle serait O^ris 



I) VfT' I «Dire aatr^ pftBswe). celui «4 flèrotlote alQrxe qu« Jf4 rJIM « Appelé! 
th^iM «t 6Btàlqun fuient f^n ri^hU ^gypxiiftiw H pylha^non« * (H, H1), 
3) Orpbfs pC4uit i^our avoir reçu fu Tlirocv. Oji nstruuvn chnt iuî In ^ nrio* 
Un kt|iu* «illkal du D^Diirio« osirioquc Ja mort Tiol«nl« fit IidiApcrtion âpi 
ntaAmt, re«iicâllJapfLrAth4at ou par1«>Mii««a. coiDioe ceux d'Oïirîi l'aralatil 
M p«r UU, Vof. âvtt DJodon (U IS-SO) ait m^oMor mâlan^ e do léc«odcs 
grico-é^ptîuuun np^ht p«f un ^lii^in^ri»Tit ; rOtJrliidionffJfhqiiF» fAîunt U 
LMrdu n^Tifle, ÉiuUliaAteii T^ftCf Mxrori,J'irl[tvtedcMaro(ïbL'-(At>on)Tn«(l^ua 
iJAoi* tlf^ian-Tmi), Macèdojï «n Blao^daine, Triptolteio tn Aukqun, Creuter a 
Ùré4p\k fa U)iiori« <ltj Sfîr&piA j^^IoB^îquc. On ne doit pa« oublier non^plu* (cf- 
ol-«pr4« |p iCin ^XltiUntk à KBiiuiulpiil» TmolMé) l'icflu«Dr!# dtaiW^ diAi 
U ttCme ua» phf l4^« Mysièrfit d'Eku^*, ifBi, U»n«flanlc» /k AlrxAndriv. 
rMoaniAlwii vm Iruni ori^in^s prottalJflt (P. Foucvc, K/cA/v^Vi mr reri- 
ffmeHéa naîvrt .ian^irrr.**frjtiaii/. PaxÎ9, IGQfi), ainQnlâikri4Uonicnt d^ 
aouIrMft \ct. Ici rtf«rrM Jn J. ToulAia dAos ovIM H«iuO, XLV^ p. SOT-^OS). 



10 



ftRVL'R DE LEKTOIBK 1>K§ AtLICIONS 



pour loa Égyi>tiens. Dionysos )>our lus Grec», cl parliciperait 
àe Tun et de l'autre sous un docd nouveau. 

Mai« r« nom m/^mf), qui Taîl In [>i^r^onnalili; danv 1^ reli- 
gions polylh^iales, ne devait pa» ôtn? l(3Ut à Tail nouveau. Il 
fallQÎL donc emprunter encort? te vocable du culte alexan- 
drin h Tonomaatique é^ptiennc. La Ih^ione commode Ace 
incarnations et n3étempsyro<^es divines Uiçifiatt sur ce pfbînl 
loate lalilucli*. OsîHs.qui uvuiti^té f^rorî^in^ une pertionnilî- 
calion du .\il, dC556(:ltv ou tu6 aiiuuclk-mcntpar î^lt-Typhon 
fit 5Ans cesse renaÎEsatit, était devenu une divinité cosmopo- 
lile, une âme divÎEie »u»ceptil>le d'enln^r en combiimison 
avec lc5 myliics fix^*s dans !e# lieux les plus divers. Lu ot lo 
dieu des vivants élail le soleil vivant, Kû, le dieu des morts, 
rO*îrJ»^ ^Uiît U'. soie-il ï^l*rinlj iiniirsuivanl :*« course sOu» lorre 
et renaissant en Huros. A Mempliis, le grand dieu PlUah 
B'^l&nt incorporé la perflonnalité de Hapi [Apis^, du Nil tau- 
riforme, considéré comme son oruvre e.l f^on hyposta-se, Osi-^ 
ris était TApis mort, le Ilesiri-Api (Asar-llapi, (Har-llapu, 
'Ot9pism^, 'Off^e^^f 'Oo£fdc^, A!£âp£cfeL^,^f«aT^yI^x^iÇf S^pxmf, 
Seraph^ Sirafiû)\ Au temps d*AIexandre, Hemphîs ôtaîl re- 
deveuue, depui» rlei» sibclcs, la capitale do ri^Jgypte, el l^g 

»iv6irg« âï4 it 'Uaf^itas W 'Aniïii Tï*'l*i*'»i 'OtfJp«fliî[AthfliloJ. ip. Clom. AJrx, 
fntftpt^p.ii^lh.^FHG., lU, p.a8H]. C»U'iitymolci^i« qi;« ilonrinifiil 
«1 iû«rimi lui U^uiv (PltiU It. et OnV., ^). Autrn «Lymuloxir, tracluidcisl la 
Dtme '\Aét par lubtlltutlon iIu moi gr»r ««p^c (ci^rnii^^lj A OMrlK : Afï'is mort 
ni mlB Iv 0opAi ^ipAxmv tt.T^r,-fi\ xz\ ^éparmi (Nymphodor. Ap. GL«in. Akx. 
.Sfrom., ]. 2U p. I3Ï> Syll> =¥Hfj., 11. p, Sâiï); fliplicnûon raprcfluit* p&r 
S. Auini»tJn (Cii;. tk^i, XVltlj 51 <t SuJdu (»< t, ïdj^n;!. On rcncontr* nitme 
l« iicmd''Oq4^iiiiC cnEiaoKiDl apphqaf fc TApia Tivxfll d&(i« uq pnpyru^ du 
Sénpéuaa c)ftM(^iijphb(^r. Fa;), ^fLlfus.,1, p. 23. KTnrJi«,23), PJuUrqjGi(A>c. 
oif.)r»J4U« cûi «lymoto^ioi, ilv«o rtiidigad» lulroi (d« ftHlp(i> ou «^f-rt» t^ 
K^), pour leuj subdliLui^r un riviiuil Àgjptîen (?) «tI^i =- '^ipiion^ii. Lrs 
modoruM ont multiplii» Icb (rorjjfrclurpi,tirovii du otpu : ^^'or-Anj) sntan'^Àlanj 
fitdm (FténiU Siir-ojfi — tj^ihntio <lo immériitiun ou uîbmèLrc (JAbbnihi : et. 
SuidiUp «. T.) ; ds IVaméên [ïp, Creuf-^r, p. Ïi9) ou ini^-^crEnaniquo (Ti«l«) 
ttmp^9VTp«\ii. «le, Voj. cii-Hprin{p, 18, 2 et 3) ïea i-tymolo^io aati marna 
liypolbâti^uff* lirAeH dt nom« flliold^ene. L'orifio^npbo ufuulJo du doiq «h 
grcfC- *»l Sdrcii>i» ; nioii i*urLliO|frapb« hLinc ou içrécu-litiue ^èrapis fit £ptl 



^^ 



fJh Fm.tTtOD« RKLlOlErSE Oe PK^LAutii; SOTVfl 



Cntt^jt metnphtli^a ^agnuienl en vague ce i^iif* pfîrrlateut les 
caltes solaires dp Th^be», alors en pleine dt^tïadence. Si Ton 
TOQlail suKro les préférences populaires cl grcffdr la ponssc 
Qouvelh sur la sûuche la plu» vigoureuse, c'est à la cafiUle 
égyptienne que la capitale alexaitdrinu devait empruntor sa 
diviaîl4 polîade» Mai^ la m&rqtie holMnîquL* impnm^^o au 
diei] alexODdriD te tran^iti^ura de telle «ode que* la durface 
CKrliaiit le fond »an»leffiire oublier toutA rail, la coesistonce 
latente de ce« di#paraleic perp«!fliia Tipcoli^ireikcedaDtleft tra- 
dition» et le? conjecture» aventureuse» dans Tcxôgèdc de» 
antrquair^^s*. 

Jusqu'ici nous arons suivi le etiemiu commoile IracÉ par 
des tiypolhèaes logiquement enrhalnëefc. Dès que l'on 
clierebcft remellrc le pied sur le terrain des réaliléa, on tft- 
tonne dans ufie ol>scurité profonde, prndaile par la r^géla* 
lion de légendes qui recouvre invariablement le berceau de« 
religions et les protège contre les ofTcits désastreux du fi^râiid 
jour. Il en esl qui aPlirment l origine i^^yptÉenne de Sérapis ; 
d'aulreïi, ronji;iae a^'inilique; d'sutrL*» qui Id font de souclie 
hellénique» oelleâ-ej prâmlanL sur celles-là k mesure qu'on 

l)3orrorÎK«a«eilAp«rAc»a(utilé do SAnpli. cL P. B. Jabbciski, fkmthfijn 

^«fjffitîiarum, 3 toI. Kr«neoL id Vu4r,, il^\7h^ tl, oip. 5; il, «np, 'S}. 

Tr, CfcKBcr. Dum^f-u\. Hnidtlit., iWiflataot. Vk\ Sir StTafU'If tt lUtcchif Pr- 

4tivA>. p. t^S^^OS.:. J. GuifnuciL, S^rapts k( inu fjriyim {M&ta. kneAc^ » 

tnm V iki T&cilfl do Biiramif, p. r^^I'^l.'j'^}, Panx, l$£â. V,. ?Ww, De Sofûpùit^ 

Stf^tnoat, 136$. Utttv tUn Vrtpmn^ da Seiûpia (Jahrïïl. f. l^hiioT. CIX 

^la^ljt p. 91-fX^}. n, Larnhfobo, Jtitcrchti /tlrsmndrinf (Mcm. d. Ant-Aflftm. Ai 

Tûfifto, XXVll It873î, p, m «qq,!. J. Kwlf, radJto md der Otknt. I Tfie.1. 

.dk4 Hfttunfl .iet Stnpii, Wien. ISdO. A. ^ftach^'LaeUtnfi, tiist. tU la iht^- 

«Htian, \l\ ilë^C}, p. 377'3yi, A. Di^UrioEj. Vûbtf den Unprtinjf iUi Sxit^'û 

^Pbtfo4og4rLr«mmmJiinf^ în nr**ï!*n. t.i'tpr.^j^, 180T, p, 31*33). L« «pinioni 

Às'rudilA mointifv qm onl irris fiArli irjddflmmcQl <ur ces iEu«>lJon« ont èt« 

giWttiftw «1 i1«rfjk>j' Ik'U pnr <^t, Lii^lirOKJ (op, r«L) «t ^V, Dr«iUr un Mtim. 

^yjfdir. XXI [i^], p. i*G)- U* wlTfmtfs M oompUol pAt ikuninot dtn» 

«tUa MpAM'le p:éh'«euia non^fmanl î l*rAl7fnQEogj« {dj^yptlfone oii 1 6 antique) 

A Mtt oomiDtt indice <Io It DotioaiTi^ ; 2° k lieu d'oHirlue, kùI <fu tulle. wmI 

4stlUal0«, (frtt d* iiTLix fUtuot, ruD« d^yptiorna {^natf «g Egypte eu 

nacive d'OnrjiI], lUuict btlKnique (imporlèo dn Sïnopo uu J'&il^n)» etc. 

Jiaacmipu tUl^ dd d«f>ùalElaridct? drrulin, eaïooibnS dtï liibliOKmpLio ï 

Uiuflln iliftdiquw In >r»tÈuiflB aulLiar desquels ïd milivol I» iiuDragn. 



12 



MEVnE DE L niSTOlKE l»Efi IlEI.IfllOïd 



s'éloigne du point de dCpArl, muis oltligcoidi? Iransitçor V 
au moin^ .^ur la qucïlion de nom, auquel on ne Lr4>iivail pas 

rïouB n'avons pas de témoignages hisloriquos rcmonlanl 
au di^U du lùtnps d'Auguilc, cl pus un quî distingue entre le 
dieu t>t sim îm;i^«-, iviliv l'in^liliillaii du ftiUK*. p.L l'instaliatînn 
de la slalite. Attii^-nodore de Tar^c', un des précepteurs 
d'Auguste, crojait i^ûvoir que la statue de Sérapis avait é\é 
Taltrlqu^e, Hnr commande du fabult^ux SiVAnsIrh, par an cer^ 
tain BryaxU, bien antérieur uu sculpteur homonyme da 
iv^ siècle. L'srtif^tc y avail employé au moins aîx métaux 
et toutes Ie5 pierres précieuses de t'Iïgypte, le tout trituré, 
cimenté avec une » pr^-paration qu! K-stait des funérailles 
d'OairiH et d'Apis » el d*>iinuut ô ]»slatuo une couleur somlirc*. 
Ath^^nodor€, amateur de symboles, comme tous les stoïcinnii, 
en parlckit h^ iùu aise, car la patîno bleuâtre empêchait de 
voirdfi quelle matière lu «latue i^^luit ^aiLu^ Le texte ne noas 
apprend pas eu qiïcl endroit Sé*08lris avait évxgù celle sta- 
tue; mais ou nâ voit pas pouix^uni leconqui^ranl, rentré dan<« 
sa capitule, aurait destina c<.' chef-d'œuvrâ au bourg de iUm- 
kotis, un poAte de sentinelles et de bergers surveillant une 
plage mal rn^quenlée'. Nou» rcucoutrons. eure^jstrée par 
Tacite', une trudîliou c^up^^^ biqLK'llf; Titna^e du dieu St*- 
rapis aurait élé amenée de Mempbî^ pnr Ptolt^mée lli Évcr- 
gète : il se pourrait que ce Tût l'opinion d'A(hénodorc« qui 
suppose la filntue rabrifjuée dan^ la ville oh aTAÎent lii.-ii U-^t 

i) Alhenod- &p. Clem. ioc. viL Ct>aiin« oa nf^peul pudatof |Aquatr«Bi>4loi 
plit) Iw ploroeau foriOAiit la comintnlroi] ilci rMudo-CalTiotb^Dc, Jq Uicoi* 
g?ug« d'AibAnod«n «it pour nous lo |>lu< nrioîen^ 

hd Di«n. r«n#f?»t,3S& = Stiipb, Hft.^ ^. 571 Mtinoke). U«irii, diau fibUiooîon> 
(lait iiiddrzpov: (PiiiU h, et Otir, 83), et m laîtlt» rfrjcIeniaQUuv viriall untr* 
huit Ql ntMif ooud«et [iL MntpCïro, ilùL ant. *ifj fmphK rftf VOrintr nlaitifflie, 
I, p. I'3, 2\. PluuLiquvei TncUt piirlpTit ivuIa ilr^s piv>[«ortion]ii «ulounW de It 
>UUti> CtAoïftlt t[Epbi« iadiiï^rrcDnifnt Ira FXprAMii>nt «*4^B(.Ifi^|AB, Mnu 
el mèiun ilam^ (iJo uiiAme, ëuîrlu, s. \. r^^nr-J, 
3HJIr*b„ XVII. p. TVî. 




^ua■^nullt^sli'Api?idt>vpntl0^i^^A[M4. [^ Pieudo-CAinsDii^ua' 
mat d'euiblée la statue à Rhal:otif, qui devienl une ■( lo^tro* 
poL« do £ei£û boorgadcs >. Cest li\. nu lieu où s'éleTa plus 
!iird k' Sértpéum d'Alexandrie, qu'AIcKandre irouve la ala- 
tue cuû;ittcrée par Se^acho»is ^SesoatrU) au » PrëiiicJent du 
moads », c'ot^l-à-dirc au Sérapis Panlliéo du temps des Anlo- 
utns* GiÔDicut d'Alcxuiulrifï ni: coimalL p^fi ou ne meiHînnne 
jms la version du Pseudo-tlulliâllifin^; inais il discute relie 
d'Albin ^ore, Qi il jug<) qu^^tle a pour but de " vlûillir Sôra- 
pt» ■ (if)pi;<;» w £«;>;«&'']- t>rt voil Irop bien, eu ollcl, à quoi 
vise ce moyiMi cominodo dp dunuL^r un air d'ar}lii|i]ifi^ au 
culte alexïiudrÎH. Ce Itryaxî» prétiUlorique, venu de pays 
grcfi pour Imvaîllrïr d'après les ptocéAàa usités p<»ur la con- 
FeclicM] des fAlictea c! phylactÎ4r<*s égyptiens, est d^îtivcalton 
auei maladroite. Le biais imajjioô pur Ath^uudorc prouve 
simplement que, Ao son tompâ, la ï^laiuc du Sérapis ulc\an- 
driti étad allribuée au Itryavis histonquc^ au collaborateur 
de Scnpa». 

Sans douto, on pourrait bâtir là-dcssjguiiehypotlièsocûA- 
forme aux habitudes d'c5pritqu*înÎTfclenl les cultes aiiliquc», 
lif^s r»recs, d^iinlfiuri; cultt^» iialtoiiaui, ne coNfumlftleulpaïf 
le* repr^sentatiouÉ artislîqucs des dieuï avec lefi U^na auX' 
qavts s'allttctiail la vôu^nitiou des ftdôles. Oa pouvait mulli" 
ïlicr et i»ttrier (:-tîll«>-lH h ^olnnli^, tandis que le féliche avait 
■aeferlu propn^ et iiiconimunicable : c'i?^( eu lui que la di- 
viuilàâlail iirésente. Il serait donc tout indiqué' de supposer 

^^^cipt^i» fin bi «unie «Mλ, iRrTrtnl eIc? In droiUï un fiiput^ noX'Uapïo^, ilit 
* ff««d]« VQ »<eplro, ol Mooatâa d^UQ «ApiKiT^ikï i>Xf^iwH C'»t bioo du 
^'^pift i^liEUvIrin tt à* Km Cnrbïre ^uM ï*ngil. Cf, k« dMcrlptmftn An Ma- 
^'^^ (Saf. J« 30. 13-10) et kâ moamnenU B«uré*. 

^) Cnl U *^vlio3 1 U<|'^11i) i^'iirréleA> MiriiiuiliEi (iM^m. ^r AirUm. Sfiiif», 
't tlSâ&r. p. S!>0). Il cri'iL ,) TaiitlcdCQ d'un»* olJ l-içypliat etCLtue of (Jsirif 
* lorrT oF Uio iiibirnal r(^>oti which htd itk f-rofutr plurfi ri tli« nnctprit l^rDpTn 
"^pi* lO L-kf UtuHo£i« -«.Oa» pnjposo (Klrici, S, IUia(L<b)d« rfcoanaUru <;dtc 

■Nci, iaUMnil ÎN WvniCAD A49VP*i (plia..XXXV1l,75J.il «M p^»IaUc» 



tMWÏÏt DK 



REUCIORS 



i 



l'existeuce d'uno idole é^plIeuDe qui aurait éiù le véritable 
objût Je eulUs Thypostaso rcatûridlle du dieu, aloru quo la 
grande sUiuc, le colosse d'arL helléiiiquo^ n'en élaif que )a 
njpr6»6[iljitîait itléalis^ée. Mfti» il «^ïl évidfî^il que m Alliùtiv- 
dore avait voulu parbr d'une statut aulroque las^tatuD gree- 
quc«it n'aurait pas ^té obli^i!^ d'imaginer un Brya^îscoulem- 
poraîji deSûîioslriSj el (llémeiit d^Alexapiiiie se sérail lour- 
dcED^nt mépris sur sa pensée. Nous n'avons pas le droit dfr 
conclure h l'exisEence do deux statues de Sérapîs dan» le 
temple alexandrin d^aprè^ des lomoif;nagûs (celui d'AUi^no- 
dore et celui du PK.*Gii]liHlhiïiir] qui ûntcvideminent pour but 
de faire dater de l'époque pharaonique le type spécial et 
connu du Sérapîs alexandrin. Comme on sait qno ce Ijpe dé- 
riva des crÉalionâ de Phidias et do Lysippe, il foui convenir 
quWtliijnodon? :4mirfrnait iiiii- ULÎ^^e ab&iirde, li^vûbtis^uuiout 
d*un fait probablement vrai, h savoir que le culte ot le nom 
dcSil'fapiif étaient venu^ de Memphis. 

Un aiilrt) raturant de tradition», tnU en rircnlation par les 
lenants de l'origine hellénique, Tait venir rima^cdu dieu de 
quelque colonie grecque d'Asie, soit de ^inope, au Lemps do ii 
Ptolémée Solerou de IMiiladelpIie. soitde quelque autre vJUe ^| 
du Pont', soit encore de Séleuciu sur la côte do Syrie, »oUf '' 
le règne de Ptolémôe llllîveri;^te'. TanlOt ta statue est cédée 
volontaircmcu^ en reconnaissance de subi^ïdcs envoyé» pur 
le roi d'Egypte à un peuple afTamé' ; tantét il y a négociation 

«D «tr«L qu'Apbn, fnvsntourou TuljfirlBAlHir tJu ISârupit de Sinopt^ (ci'&pri»), 
a tiai|tin( calte Itçoncff cocciJior k&u t^^tioac avec h Tcrfaivii d'AUiAnu'lora at 
ûê ilArouUr 6oax qui voudraÏBUt <]h«rchar U fjitiuIeuMOl introuviLbU «UXan, 
BeQVûAfcr k Vincxplicaliitis crror <fa L&bynntii« (Plin,, XXXVf, 87], « bien 

t> Clfiru. Ali?i-, toc. ^U. ViUkljrfi Faite par Cl^oatiil uil fort d6ûousa«. Jl 
iittmjfU'ïH pflutHïUf indOmcnl, *sMn «ux («1 (kci) qm fooL i^oir h slat^M ife 
Smoptî. et i^iîiu iï*i.ni li) pour <{ïii Siînpi* rtl un novrvii'iv P^1tp(. t-^'lv^a^pv^ 
qui «Urt B0u] i UuTr pour Sâleuaj« <loit élrts Uidoro de Chirui. conUroporAin 
dd SlrnboD. 

2] Cl«m. Aîex.^ oe* otr T&e. fjuf^ JV, H. 

S) CWt tfl eu pour âinup«, »uut» PljilAdiHlphe, Ql pour S^f^ucifl (Clan, Abx, 
J«d. air.) »ou« LvcrgMo. 




LA rOLlTKïrr RSLlCllCCfcB DK PTOltMlI IDTBI 



15 



àramiableouenlèvemenl clfttidestiD, ou, commoon le v^rra 
plus loÎD, combinaison de» doux procédés* Le dieu grac est 
idenlifié, ^ Alt^xandrie niAme, aifer. Ii> Si^rapis (^pyplîpn. 

EqIUi pour achever ce barlolaf^fï dt* discordances, un vuîl 
poindre t'amorce d'un Lroiaième syalème, qui affirma l'ori- 
gina sémitique du cuitB de Sérapid. On entend dire qu'au mo- 
menl où Aleiînidre élail pr^s d't^Kpirer, ses Htnis avaient 
consnltà pour lui Sérapis en ^ou temple de Balijlooe, et ce 
lèmoignage lire une valeur «iuguliftro de la source àloquoUo 
Plat«rquc ^-1 Arrirn disent l'avoir pui^^S laquelle «ource a«* 
rail ios ICp^LipCcc rojale», h Jourrjal officiel du rtgne d'A- 
loxaiidre'. 

ta preuve est faite que.au temps d'.^uguste. on ne savait 
d6jh plus ijuaiid el rommenl avait éti^ Indlilui^ !ecullf> de S6- 
rapïi- L'imagination populaire, mère féconde de±i légendes, 
«'était cburgOe d'obscurcir à ^ouliait la délicate ot importune 
question dee origines, et len <^rudiLs cboîsiâsaient au hasard 
CG qui s'accord'ùl It» mieux utvc leurs îdéL's pr6conçtit?4. f^e 
qui domine aujourd'lmi le débat, c'est laveraioo que Taccord 
approximatif de flutarquc et de Tacite* a mi^e au premier 
plan el qui —* sauf variante cil rotio logique — a paru au^ti la 
pluë vraisemblable ^ Ck^iueut d'Alt^xandne. 

U'apTÈ» Tacite, au temps où Ptoli^mee Soter » donnait h la 
nouielle ville d'Alexaiidite de» murailles, des temples et un 
culte, il ^it en songe un jeune homme d*nije beuul^ mervetl-* 
leu^ et d'une taille plus qu*iiumaine ', qui Tavertit d'envoyer 
4&nâ le Pont les plus sûrs de se& amis pour y chercher âon 
inage a et remonta au ciel dans un tourbillon de feu, Ptnlé* 
mie consulte sur cette vision d'abord les prêtres ég;plieus« 

IjPltt AU^^ 7i>. Arriin. Ann6„ VIT, 2fl. 

î)n<iL h. il Ovir., -2H. SoU^rî. <jnitn.. 36. Cf» G. Portho/ adPbt, op, t<(., 
P-213-ÎÉ7, T*.e, aut., W. «3-ai. 

3}U i»>i^ ctanl moi^rc quaiu humanit ipccîc, Tadt« »i>us-aD|«^niJ ift)« 
t^OA^ l>Ua louL n'cdtt l'Aquir&lAnL da tiXoaaAc dn PUiUrqn«. MàiM Tacits 

Wrbn, ^ virUllè nfJm, Ltf dmu qu'Apotlon tppilEs sou p4n {/imufatrun 



qui, ne connaissant pusIcPoDl, restent perplexes; puii»riîa* 
molpide Timolljcu, qu'U avait fait venir d'ÉleuAiit pour ioUî* 
Itier k Abiandrii.* uuc »uccuriale de» Mystîsrev. Timolbée 
Ë'iurorme cl apprend rexistonc^» à Sinopo d'unû élalue dû 
Zcufl lludèï [Jom Ditis) ilanqué d^unc figure ùt ftuimi? que 
ItiplupHrl iippelaîiiiit l'miierpirie >. Il en ronclutquc c'i>kI U 
lu dieu chorcbé. Mais Ptolëm^cï. voniatile « comme votrt les 
rois », oublie ce <]ui l'avait oflVayé et ne cède qu'a un eocuod 
avûrtistemenl^ arrompagné cello foU dci menace lerriljl^ïM, 
Il envoie donc au roi ou djoa^te de Siiiope, Scydrotb^oits', 
des ambast&deurs qui passent par Iklphes* cl reçoÎTeol 
d*Apolloii le conseil u de rapporter la statue de son pbre et 
de laisser celle de sasa^un^. PluturijUL*, ulli-gé diï toute celle 
rlidtorique, dit simplement L)ue ^ Plolôméc vil eu i^onge te 
colosse de Piuloii qui ctaît àSiuopc », mui?* dont ÎI ne soDp- 
Qonnail pasl'^ïxintL'iict!. et que le dieu lui ordonna de trans- 
porter sou ima^e au |>lu» vite ^ Atcxandrie. Un voyageur du 
nom de Sosibiûs le tira d'cmbitrras en lui apprenant que le 
colore vu en son^e eiistail réelk^m»<ol A Sinopc. Sur ce, Plo- 
lémôc d^péclie à Sînope d4?u> hommef^ de confiance, Sok-lès 
«t Uenys, avccmisfiîou de rapporter laslatuc et toute liberté 
sur le choix des moyens. Éprouvés par une tempAte à laquelle 
ils oui miracuteuiieiDeiit Éïcimppé, ^ràce k un dau[j|iin, les 
deux envoyés coasuKont l'oracle de Delphen. Apollon leur 
dit d'emporter la statue de Pluton, mais de laisiîerla âlatue 
de Koré, après en avoir pris une empreînle (^t^i^^Ai'). 

I) D'apfâa Kr&U {trp. cU„ p. 24, ÏI2}, Scyrlrollièmlfl répand «u pcran 
Skadrat^'ïDV Cr, GilrMak'rrim <]ani rishAription ib Hcihutan. ïa p«rBOcn«ge, 

'^) Du[t«u de b MdlJc, qijE capi« DotUviLlo, Fait coavuiter l^t\icum ApUti^ 
nfiJi I DaIus (IJ, CpiI U cas do rdpâlef : i}'mluUG\r InuUtorf. 

3) Plut. Soli^rt^ tmim.t 36< Il y a là Que indicalicrn inUc^uaiil U Udmifi^e 
de lu AUlubJn*, indîriiiotE di>i>[ U vaIsut e^t mi%e en lutnj^rv par S. lUintcfcr 
L< maulOit< àci iialitmik S^raph de Btyaxù {r\ev. Aiàiéol, XLï 1I90£|, 
p^ 5-21). Llnilinti» que tvuI bi«n (v'aLtKhuer moD aicuabic et «orupulûui con- 
hérv te rèduii h avmr Ttga^ncnl »oupf oaa6 <]ut la st&Uie de la d«esKt parera 
d« i5ânp[« avut ïië tion pas itoporlba, maii copiéo 1 Aleiiadrjc d'opr^ ua 
raoulogc. V07. ci-ftprèf. ]>. £8. Celle hiïloire du muuldge a 6ie relaie (ou m* 



Ifi 



fttrtt DB LHISTOtPE DKS UXlCtO^£ 



g^ÏDÎe qui apparaît à PloUsif^e lai ordonue d aller le cher- 
cher avec un Davire. Le navire prend le large, à rayenlure, 
ol aborde «n Phocîde, A'ùii Voi&de. d\ApoUon TadreBse àSi" 
nope. 

Pliitarqud et Tacite s'accordunt sur lo fond» an a pensé 
qu'ils ont dû puiser à une source commune, et que e.é\k 
source pouvait ^tre ^lauéthoD lui-oi^iiie, Vliomiiit! te mieux 
plac^pourconnattrcra^oticcmonl du dr&mo ùix il avait jou^ 
un rdie'. Un a cru tenir le rapport oflicieU li^Laot la vérité 
l^-galo. Comuitr, d*autrt> pari, le» ^^phém(rid?-^ d'Aleiandre 
4^taîeDl auï^i un document oITIciei^ le problème h. rétotidre 
était (3c concilier ces deux Iradiliona et d'élnblir une sÉric 
de rapport» plausible» entre Bflbjlone, Sinope ^l Alexandrie, 
Le syit&me le plus simple — débarrasfi^ d'oue ituportatioD 
préliîstorique de rOsiris-ApU roempliite à ftabylone — con- 
sist(î A considérer S^^rapi^comiûc uuBaal sémitique, impc^rlé 
de Bubylune à Sinupi?, ut Ac Mx, sou» x\n?i forme df-jà hell^ni- 
%èt, h Alexandrie. C'est le système i^bauchi? par PIew, acbâ>'é 
par Krall, et dont voici ranalyse sommaire* 

Le dieu consulté K Babyhne pnr Il^s amis d^Alexandrn doit 
être un dieti chaldéen doni le nom ou le «timom îi\ait quel-* 
que rcsaembtaDce avec lo nom dt>Sérapis, parexcoiplc, Ucl- 
Zirpou*^ a qui Nehucadnezar avait élevé un temple dans la 
\il]e di^ Baz, Le culte de ce dieu a d(\ ^e répandre dans loi 
posBesHions de l'empire assyro-chaldéen; et c'est ainsi qu'il 
a été importé à Sinope. On ne conteste plus guère, depuis 
3lovcrs\ que la colonie du Sinope, fondée au vin' AÎ^rle par 

t) KnJ \op- cir.. p. V] est convtinou que l'anUslfi Àe^yptioncm do TicdM 
(Tacite dît plus vA^uatuetit oiicor« ; ÀtjjfptioTUPt aniiatitti sic mm^iTWii) «M 
bUn Mftn^than. PluUr^ue n'indiqua pas ici (ri, 'iS) d^aultur mponiabb. 

£) llawljtiBou. llmifUflu»^ I, p. 320. AuEm» i^lymulu^in allâl^te dvfiuù en 
fftruur'lu synU'ina -. tlou on Bel Sfitirrap'>ii ou Zdfbou {ïr, D&lilznb, cit6 p«r 
Wilchan nl rAi'Io%ii«, LUI llBOii, p. 119, 1) ; Kft. HunioinmA Sitr-Apti ou 
r roictorOttftwi-tCF.UhmânftinZWMfî^V, .iMyi^f-, XlUIbDTj, p. H^, 

^) Movm, fr^rin^t(fr (1 Bcnn, 1^41 ;)l. Brjlin. 1)ll*^1Xr>0, Cf, Th, ??ir«utwr, 
Sinopa. IU»c], I8&&), M&Tcrv «uppottuit une dîriniLC Éponyme do Sinope (Al 
■viAb=;S(i(mpo), Saimpii, dgnl I« îlioladAiniï auutt ftîl SanfU, C«\ 



I^LITlOOi «RLIfilEUSlC ne PTOIAhÉIC frOTfi» 



19 



IcM Miléftk'Uë, ail ^té i^up^rpu^ée h un éUblbeemeot anté- 
rieur, tondi {Mir les A^syro-Chaldéctiâ. (/cal donc le Uuol 
orienlal qaî s'eat Imn^fonné à SinojM^ en lladbfi ou Zetis-lla- 
dfes'* Pl(j*mée Soler, coDMÏllé par Manétboa, élaulen quitte 
d'une divinité afii^iinilabliï â KAfidr-hapî Je Alcinplii», ont 
l'idée de a'adre.'^ser ù Siaopo. En €C qui conc^^ruc Sioope, il 
avait pu ^Ire reuâeif^iié par sa fdle Arâjuué. Teuiuic il^ Lviû- 
maqoe. CeU«*ci tenail ie son dpoux une priucipanié qui 
avait pour centre ll^racl^^e du Pont ût louchait aux limites 
du territoire de Siiïopï'..Soii auihiliou aieaav&îl même Tindi^- 
pendancc de Sinop«, H le» Sinopiens avaient des raisons 
d'£tre complaisants pour Ptolémée, lorsque celui-ci leurde^ 
manda de lui céder leur sfAln^^Xette explication, Talable pour 
PtolûmC^ Suler, ne t^sl pas moïnA pour PhiladidpiteT au 
temps où Arsinoé était dovenoo reine d'I^g^pte. Kn résum^^, 
d'après ce système, k Sérapie^ alexandrin est un dieu asia- 
liquo, qni m IrouvaU déjà mêlé à Ptiisloîre de Tœkîstti de la 
àié el Tenait de Babylone, par un détour, rejoindre Alexan- 

Siaafx (Stuopa ou Sjuiapc^ (jno les Bal>floaicoa, d'utic pnil. I» AlvXftadfiftf» 
d« r«Mtr« \<L C4aoipB), oal frcopniTkU I«ur ouiU. Moveri opiïiv k \\ fo^oa d«i 
^mmlAïm. H pOM ne poùMa du coiapa* wt Sînopc Qt fdt pUMC U drron- 
Hksm pu BibjtoDfl ot Alu&ndrc. SLreub«r d^ive Sinopc d« Sm, lo ditiu 
Inoiirt tbaUfvu, H Ent d« S^mph aa Bial de La Loi^alil^. Il ^:lJtp«J1l^ cjitd ht 
«■a#'/«I bfptfbortaiaM d»lm^ i TApolEon dt D^Iob p^eeaifat par Sinape 
(Tiiti., 1# 31 , ly. L'origîriQ ta»yro-clnld*fnn« dtf Sicope «t^ loti conu-tUbiû î 
1*9 preUiuluA Anyrieoa Huent itt Ac^n^oi (f tfG,, U, p. 318), o'ert-l'diro 
ili« Clpfki'ififHTti Abd^ianab rar î«< fiiiMifîAk<il« Smop fKi \mv fouMif ifcture 
poBF AbroccoiJ {K. Gabelot», £«J Pfrit» AcAûm^niiU^ \ P&ris, 1W3;, p. i^xx). 
i; Siiiop^M, n4Vjjrt>a«l ffmpfuT» tfUrr iiiffr fut(iif<ii /and Jorif IHïit (r^e. 
iAri.. U',&}. jU'ï Lt>«i^ïrii (Gu«litli. îûr. cU.], On fjo coDnolt m Zvii*-HaJÏ3 
d« SiMf>f qiM ptr la U^rnb ilciiLndrïn«, d« umo nuoion «nii«fjfB nfnn» 
r^TD^ufo eu OouL«. Krsll (ctb; m r36inonMr«tîon en y fiîjiïiit voUer 
iddacoQinlUtkon ie âftropitt 4 .\Kafrc<iiLfj CjQJfion/m rtgs {lAxur. 
', 10-17). \jtt Uit« lie M*Gf<<bfl tnt iin unachronSaine manlfube, «l 
qaM rv^iport* ana Ubncalioa clo biti^ ^quc, Jvnll en ooDcInt quv 
Iff S^npiv c^xkl^ &iJiiL ^li) iiiptirlj i Cfpfo «r&at 310. avant qu'il p^onltil 
à Aleidiidnc, Il se ttulAs qso, ti LHoI^Ûn; »T4iI te >ou« lu mbm & Uypr« ua 
Sinpb, Il D'aor^it p» fu Imioin de Idllrr clivrcber i âDOp«. el, eu luul ta», 
UMgtod* ne 1« repWicnUnit ptu» cammo i^Qorvkt lol«lemtU la p«raonna]jU 
llm éfan ^tti lui eppantl «a tongt. 



30 



■HVVE DE LniftlOlhB t>SS UUOlOStS 



drc ^ Alexandrie, vers la fin da règac de Ptol^méc SoUf* 
PLilndfîlphR aurait réparé par Ats présent» [a violence foile 
aux Siuupieuï Mi ublcuu dV'ux uik' crH»ioD n^gulïère, *\ai tH 
du dieu traciiplanté un dieu alexandrin. Quant fL la tradilion, 
re^>r6scnt^« parle lémoignage uniqae d'bîdore, qui TaiMil 
venir la xlaliie de S^rni[)iA df Séleiirie flur TOrontp, an Ipmfia 
de Ptolémée 111 fivergèle, elle peul n'ôlre qu'une iuduclÎQo 
iitie du fait que ce roi Tut h un cerlain moment mattre de U 
Sjrie ff\ qu'il passait pour avoir rapporté de l'Uri^ol les dieoi 
nationaux emportéï jadis par hs conquérant» de rËg^ple. 
Ce témoignage ifiolâ bg trouro ainsi esLpliquû et «Seartû du 
même coup'. 

Le sysH^me est habilement agencé : îl e»t même difficile de 
Taire inieux pour combiner le» lexlea et iulercaler Sinopt 
tïntrc Bab^lODC cl Ale^a^d^ic. Mais le postulat sur loquel U 
repose, Tongine chaldéenne de Hérapis, ou pluIrVl, Timpoi^ 
talion d'une divinité sémitique en Égyple par un Plol<^m^t 
eU de ceux que Ton ne peut accepler qu'à défaut de toute 
autre explication* I) uprlïd ce qui a Hé dit plu» haut, la lAcbe 
de Plolï^pi^fl gîtait de trouver un culte égyptien^ déjà accepté 
parler Égyptiens, ^l susct?pliblede prendre une Torme grec- 
que. t*u peut et ou doit consid^^rcr comme un fait acquis^ 
implicilemâut reconnu m^me par les tenants de lorigine 
heIK-niqueV que le culte deSérapis est celui de TOsirismem- 
pliite, emprunté à Memphîit, implanté arliftcîeUemont ï 
Alexandrie et adapté aux habitudes grecques par une Iran»- 
action voulut? entre deux théologies, c^lle&*cï repréaeutéas 
par Manéttion ^\ Timolbée, 



t) Kn\l ([). 23) p*Q«« quA ?UlAniA# 111 % pu, «n «Hét, npporUr h 

i(Dft;ïPqWconciu«daStr*^i^ffyptlon^,pri>Ubleoaat ooUo4t0aipvl«n(Albè* 
nodoro vt, luimit U mfiCDv friin- crhypûtlie»«i (ci-'î«idUK^ p, 13, 1), Ap)«}c. 

ZiCS.. ci-^c«»ijt, le» lôiDoigniïecs de K/iïjphodon;. .Ubéaadorv, Taciu, PJu- 
uniii«, ft 1«< ilMiri» da inàillont tcUou/tt litmn Suidu (*. f . ldp««<). Sfmpia 
65t h Kt\ («'e«t*à-^irG Apia) qu la tombotu J'Aptv (n^ç "Amt^;). d'an Apti 
rlonl Inéi-bAoMnilHairaiBnl ftil un roi <nftmpJ)iU,bMDr4iUL]rd«t AtciandrÎQt. 
EoIld, P*ubui&3 ftlBrme DOtlooeat i'«atftnoriU du Sérapium 'U Mfntpbû^ 



LX POLItïOtB AEttAlEirse DG FTÛtÊBIÉI BOT8R 



21 



Pouréliminûrrâlapc de Babylono. d<>nii6c comcnc tniliale; 
point D>9t besoin de récuser k léoaoigimge des P^phèttià^ 
ridft. Il Hufftt de s'en tenir à IV^pliiralion d^ïnm^e par Krall< 
Il y avait A Babylono one divinité dont le nom raf^semblail h 
celai de Sfirapi», e! qui, une Fois la renommée de Sémpia 
comme dieu miMmn di^ment établie, — c«quî 4^tait \€^ c.sk% «u 
temps de Plularqu(> et d'Arrien, — a H^ confondue avec 
Ini. Aucunt^ autre conclusion ne a'impc«e : celle fausso piste 
tif mhne pa» plus loin. Intercaler Sinopt^ entre Uabjlonr i^l 
Aleiiindrie éiail déjà un sin^^ulier détour; entre Mi-mpbiB et 
Atdxandrio, cela devient inintelligible *. Oi a cherchô, et 
tfec luccfea, cette myslérieu^ Sinope du côté de Memphi^i. 
1^ P)ieudo*CalliKlli^ni^ rni:onle rommant les l^^gyptif^n» fu- 
rent ren^eign^s sur le sorlde ?(ectanébo fujjîtif parî ivâ^-^ 
vO £ip3PBcîowO«é«, auquel les avait adressés ll<îpbœetos(Phlah}, 
en le.» envoyant t>;î xi iipiîi-» îiîwT>'; ts5 ^Twirtrî^y- Un texle de 
Denys le Fériégèle. décrivant c la ville macédonienne, ob 
s'élève le palais du grand Zens Sinopite *» foarDït l'occasiort 
à loa commentateur de relater les opînionii i^miîteft K propos 
dfi celle ^pilhële. Efi lètc figun^ celli!-ci ; « Zeua Sinopïte 
OQ Memphile : car Sinopion est uns colline de Mempbis' >^. 
Ce rapprochement bizarre avait aUîré Tatleoliou de Jablonski 
el de tiut^taut. Le premier y voyait une explication [>nKsi- 
ble';r»ulre« une conjecture a^Kurirarienl Ibrl plausible et 
séduisante pourla critique u, une ^ révélation soudaine, qui 
meltaat en lumière un Tait inconnu, nous montre dans un 
mol, dan# to nom de Sinofnan on Sinopienn»^ donni^ san^ 
doale ett égyptien h la montagne des fiables pr6?i d^^ Uquelle 
ft'élevait le temple de Sérapis^ le vrai secret de la légende 



I] Jt ttoure plus in|^Di«ja4 quo pï&usilile Ia caoj«£turt iJ« S, Kejn4cb 

«fi, HA., p. 19), ifiii, toul «Q ft««ep[&ni rasiiEuilsiiun Sfn-'Au/il ^ Sintip»» 4 re- 

«•an 4 U ï»riop« du Pont pour «ipliquor rmlarrcûtioa d« S4»otlrit [oU H«* 

iwl., Il, tOî-insj fliTi« Tji TiV4bn Lt'AUiAniitlnrfi- ftthAnoiora, qai pftrln i)n ^h- 

W99àMit, n«4tt 0304 de ëin^pv, cl la tr^diticn qui vi» Sinopc Oialul SAsoflltit, 

de BriUKe, T»i^ plu« faatil. p. 1'^. 2 ci 17, Z\. 
S) J^ootb, op. dt.. l. p. Z33-ni. 



23 



RBVCR DR h niSlOlBC DËd HtU^llOMS 



suggér6iî à la vanille ^^recquc par U rapport fortuit de co noi 
avdc celui de ]& vtile ils Sinope ' u. L'argument élymol 
giquU4)U0 KOiig^çoiinail lîuignïaula^É^ apporta par Rrij{çscll'. 
Le nom de £(vi^::iav, donné fila colline qtn portail le Sérapi^um 
de MeiDphia, parai i bienOlrc uncd6foraialiondeSe-n-//<ï/w, 
la (f demeure dn llufl i>, Ubs lors, il y a place pour deux hy- 
pothèse». Ou bieD, nuËtoire de rimpcrlation par Sinope 
eM une pure légende, bâtie apr^s roup sur la finiililude de 
QOin.H: ou bien cetlo similitude; a stirri de prétexte A l^ol6- 
raée pour s'adrciiserà Sinope. On voit bien que Guigniaul 
préférerait la première bjpollièseï mais raulorilô de Plu- 
tarque. do Tacîle, de C16ineal d'Alexandrie el aulpe* \ le dé- 
cide ïL proposer la seconde. 

Celle-ci it contre elle te ?(j[eiice, et piti» que le sileitce, des 
QUienrs antérieur» h Plutarque. On a vu qu'Alb6iiodoren'y 
fait aucune allusion et qu'il expose un ay^lème conli-airo, 
Stndmn ne la ronnall pas dAvnnla^e : il pnrlf^ nn^e/. lou^-ue- 
oicnldô Sinope et de Toracb d*Aulolycos, d'one pari, du 
Sérapi» alexandrin cl de l'oracle ^^rapique de Canopc, d'au- 
tre pari*, *an»3oupç«\ner un lien quelconque enire ces deux 
tb&me« du roman reproduit par Plu tarqu** et Tacite. Son con- 
temporain Isidore de Charax, qui faisaitTenir la statue de 
Séleucie, ne paraît paa non plus avoir eu à choisir entre S^* 
lencie et Sinope. Ce fîilenre phL bien extraordinaire, si le 
r6cil concernant Sinope avait Manélbon pour auteur el pour 
garant. U y a donc bien des clmnccs pour que ^o récit ail 
séduit IMutarque et Tacile parsanouveauti^ mAme*, comme 
étant le dernier mol de la critique historique sur une ques- 
tion controversée, Ur, nous rencontrons préciËémenl, enl 

t] Quifiniaut. ojj. tiî., p. 1^5-539. 

3)Cr. Orïffûo. C. CeU,, V, 39, TtiE<opliil. Aiitiucli,, Ad AuCo^c, 1, 
Cyrili. Wtx. Sn Jutian.t \t !>■ t3. 

4) Slnib,. XÏI, p. &W-D4C, XVH. p. W. «I, *>î, 807. 

&J Jnc\\* »t bi^n DitD de ftir* iA7i?Er qu'il «al U f^rf^miar ù UaiL«r le Si 
«a Ifttin : Orijjo t/ri nundum n/itrit tt^tt'iritut, r-yirfiratit. Of> ftmi «lira uno 
rtTtronoo quo lo «nni orilJqu4 n^tti peu » quniit6 mattrcsio. 




LA MMJriOUS RO-miBCAS Dft PTOUtlÉIC sonii 23 



1«? iL'inp:^ de Slmbon »t celai it^ Plulari]iie, un rharlalan 
d^éniililicii qur Tîb^n; f^jipetaJI iruntijupinent la <* cymbale 
(lu monde ' », le graramairicD ApioD d'Alexandrie ^ el ooiu 
savon» que co peri^onTi&^c. qui avail des solutions origîntliM 
pour Uhj-h les j>miilf*jnei*, ftiftil écrit rifp] livres d'AïYvrrmii» 
11 y a fort fiparierqne noQ» tenons I&raulonr du |)etJtroinaD 
qui a fait dopuin une si belle forluno. Le li^'.-vÛRiOf^^ de 
Memplii» a pu fùiirnir \ ce fabricaQl d*inédil le poinl de 
départ de m découverte. L^j reste, le songe. In cotisulfalioa 
de rornclOy 1b trajet miraculeux, liaient doH recottes d'usage 
banal. Le merveilleux convenait au goût de l'époque, et il 
n'i^tail iiuUf^ parf mif^nx h ^a plact? que dans une négociation 
où le dieu faisait lui-m^me ïc^proprôs affaires. Apion n'avait 
pas à redouter de démentis venaol de Sinope, car il eût été 
difficile de prourer (jue te Zeuvlladt» qui n'élail plus h 
Sioope n\ avait jamais été V et il tétait a^isuré d'aroirda 
saccès à Alexandrie, le» Alexandrin» devuut Olre llalt^^de 
pen&rrque leur dieu, imigt^ volontaire 3. avait prcft^r^^ leur 
lociété à toute autre*. On comprend que. en pri^veuce do 
plnsiours on-dît, Plutarque el Tacite aient opté pour la vcr- 

i) PHn. W- Htit. Vnu^. :û, Àpiun ^mmnuitirux, q\d tuh C. Caewrt toEn 

C. ^p4Nt. Il, 123. Sar Ici ilTVRimé d'Apïan commA sourto d* PUUr^iia, cf. 
H. W«Ilm4nu \i\ iUrmit, XXXI (1896). {>. S&O >qq. FrofifoenUd^QS PHÙ., \M 
p, &9S-M6. C« Maide* C9nt«> b1«u*, i]ui i4moi^iérit 6^ l'aplomb da pcrvdnnft^. 
IQ Diogtot là opiiquoélool da StDope. on Bu;jph>sa qu'iUoiiaïuiAil d^jt 
M^ia ; d« Ai «oa mot &U£ Atb^nier» : xvuï râf-mn «c^tiemi (Diog, 
L, VI. 63). C*«sl un rapport ïui«frin4 «prèv coup, pflul-eir« par Apioa. 

4) Cet hbivlrr» d» di«ux qui d«aiud»t k chta\^T da f^idcncw ou t\ai, 
ilff ÏéoH nrrnir huf ^ft, ajcifiot taur NûiU^tuioa, ■• oulupli«nt pAc la ftaiU. 
CtUlt wi (hi-mi? ruipbff pAf iMKtphi^les pour chotouiUfr ]*JtiJio(jr'pnif>r? dri 
TÎBei cliobiM ptr cAi diuu. C>»t ainii qu'au dira d a LibâniuA (^af. Xt, 
*A*ti«x>B£c p- 3>WT nei*ka}, rAitéini* d'Aaiîoobe. omporl^ p«r Ptoli^mte 
(&cfgMa}t M fit r«mUf^er i ooup de mîrftaid», oommi: lil plm Uni t« Zeui 
lUsiuft, eopnnt yat Ln Bom^a». L«i dieux cypiiuli?*, ilA«LraiJT d'Amigrar 1 

CTObt jaiqn à collaborer 4 uao HUpûrob^no. lU lûMont i leur place 
«iraruif lurmont ntttflmblanU*. K( totjjoiir» U «ODg« dt l« mîraela 



I 



mm 



24 



vxvtK DS riii«Tf>iRK nsï niitir.fam 



iion loiitfl neiivfî du anvant alexandrin. Nous pouvoDii di 
nous arrêter A Ux p^oluUon enirevue par Jablonskt ^l Giit' 
giûaul, adopléc sans réserve par Letronno % reprinc dt^puiK 
par LumbrûS(>',à»avûirque Toriginfî ainopmniiG du Sérapi* 
altiiandri» e^i un ouU* étjuiotu^ique, fuiidt^ utiiqitetnorit stir 

10 rapprochement Ssn/fapi^ Sinopo. Elle n'a 616 n^ftttt^G ni 
par la lin de iion-recevoir que lui oppose PIcw \ ni par ït 
fli'iiViîn dti Krall, ijui n'a mAni^ pasjtigt^ k propos <1« la men- 
tionner. 

ToulCB les légendes ôcartéss, rei^te le Tait matériel, Texis- 
imcQ h Alexandrie d'une statue que ta majoriliS dei Lt^moi- 
gnag^s s^ircordenl à dir43 împoiiijo liu dehors. Il ri*y a au* 
ciine mii^oii de contester la thbse dû Timporlalion. Un cullo 
nouveau ne se fonde pas san» une certaine dose do miracles. 

11 y Tant du my»lfere, el, pour produirp la *omnii> d<» merveil- 
leux qui s'amasse spontanément sur les choses antiques, la 
dÎHlancc pouvait seule r<?mpla(!er le temps. M*rjor e longinquo 
rfitmrentia. I-e nom de Bryasifi, je\é dans !r di^bat p«r Alli^- 
nodore, montre qu'une tradition, dont Ath^nodorechercbaîL 
k se d^barraâi^nren la détigurant. attribuait laslaïae aneoD- 
temporain de Scopas. C'eal une indication ù retenir, encons 
qu*e1h? nv puisse servir h ri^ludder lu question du lieu d\)ri- 
gîne,carle sculpteur a pu travaîlloren divers lieux, et m^me, 
on lui suppûÂiint uao vie assez. longue, fi Alexandrie. 

A la question : d*oft venait In statut grerquode Sftropi*? 
il n^y a qu*uDe réponse acceptalde n/mori. Kllea 4^té impor* 
t^e d'une ville grecque possédant un culte analogue h cftiuï 
de Sérapi». Pr^-ciscr davantage est impOBsitIc. Celle facr du 
problème ne comporte que des solutions hypoihéliquos, i^l 
Ion pourrait din^ quo rien ne répOEid mieux 'a\ï\ îiiltfiilionft 
des fondateurs du culte alexandrin. Si Ton reuooco, pour I«« 



t) Lvironne [H>ith, nr Us fr. d'3Crm (TAhjf. ISQI, p, 2in, 3) «ppel]« U 
rarsiop ée TmiIo » un canin nhmrdt ■, ti£ rfu quîproqu» Siitopicn ^ Sinopt, 

2) LambnH», tiir^rvht aJf îWn'fHnf (op. cit. ; *f. ijipm. \t l*, 1), 

3) Ptew, Vi'iUT 'I. Ur.*jir. 4. .S. (cf. stiprftt p, H. î) rvcuii^ iJUrrraflnt st ttiai 
meut l'kKiTiion d'Ruttalbn, vl in«kitA iur l'autorlU d^s Hphfmfrititi^ 



LA rotmore ftsUGiirei ok PTOLËMtc mvtitb 

raisons qae qoqb avans dites, ^ cbtsrcber du cAt^ de Sinope^ 
les textes n'indiquent qu*uno autre voie, ccUfi qui commence 
nu qui |iasfiû à Sôl^^icie :^ur l'Oroiite. [>\iprès Isidore, les 
hatitlanls de Sifdeuc'R% ■ nntirrîs jiar PtDléfn^t* diirunl une 
famine »,luT auraient cédé leurïtatue. Cemorird^SternkinaDl 
a é\é înlroduil aussi dans le roman de Sîitope par dos gens 
qui trouvaient sans douli^ Irop fr>rt*^ la dofi#» d*» mn'veillenx 
conlenue dans le^i^cils do Phitarque et de Tacite, Mai* cpHo 
relouehe en entraînait nne mitre : e'esl »ous Philadelphc 
seulement que le m d'I^ypte eot intérêt, an cnunt des, 
• guerresde Syrie n,àrerh4'rrlïprt'ani!(î»^ des nllesdu PnnlV 
C'est donc h Philadelphe que les Sinopieiis avaiimt enraya 
leur 5latnc enduise de remerciement (xï.^(m^«v )*, Ouanlaux 
Séleueiens, Tacite dit exprosâémcnt que Ton rapportait le 
fait uu r^^ne de Ptoléni^e 111 Rrer^^re. qui v%{^ en elTet^ le 
seul Lagidc ayant pu joner en Syrie le rûle de maître ou do 
bienraîlGun Toutej^ ces combinEû^ona laisseut le critique per- 
plexe. L« motif ullégnA e«t f^u«pect dViaf^éralionf car, h 
moins de blocui; eomplel, b famine ne s'attaque ^uère aux 
porls de mer'; mais c'csl un détail accessoire et négli- 
gealde. La duliï nr|>rô»enItSp par 1» ro» importateur niL'nl 
pluA d'attention '. 

Nou^ne savons h peu près nen sur la date de la eouatruc^ 
lion du ï^^rapéum Alexandrin. En fait de travaux puMici, 
Ptnl^m^e SoteradflpiMirvoJr d'aburd Hii iif^cesïiain-. Il a pn 
projeter et m^me commencer la oonftructîc»n du Sérap^um; 
otaî? îlest probaitlequcio temple n*û<^l^ dédia quêtons Ptii- 
ladelplie> C'est ilors seulement que, la mni^n ^Innt prMe, 
non hôte divru put venir I hrdiiter. Ainsi, il y a une part de 
vérité dans la tradition qui attribue l'institution du culte 

l)Pbîitdckptln(Tpr|?|y))rAil^^^nHulî1«ncîéo|l>ilItr^lVfa^Ub?ldoMA[Mpm^o^^ 
Z!V=ffKî.,t[|,p.&3SJ;d4bL^, kf|çrnl«tarmL'0fiujiByiAntn0t1>ioû,Br>-rr.'4l]. 

S) Ckai. Alei>, ht7^ rit. 

'1} On Mpasdnl Kbodu <\vv Cift.Wn {De Off., J[, i2) r*prt'ê»ntc «ororoû 
fOdlVrwit im^fMA ri famr. <in MInndjim Ion \y\H tVWfwiArïe. 

i) U«chronograpb«itflttont l'imporlttioA do Oi. 1Î&. 3=tTaLCÏbr(&>0«t>. 
Af».)i lie Ût. \Z,% i =î88 (nittron^ir,); M 01, 124, 1 r^aw (CïtiIL hhw,). 



2^ 



ItKTGK COE LltI5T0m frBd llBDfllAtS 



Ë^rapiquc îi Plott^mée Sotor el dans coHû qui rapports au r^ 
j^rrn de PhiU«ielphe i'impr)rtnlion de U «Uluc. La diitUnttii 
i[ue jJtifonI jainaU iiu»U;xLe4« ttiitr^ Idralî^on el la slatiie 
Sârapis, esl ici nâc^ssairo. PLoIémée SoLer a fort bieu pu 
élaborer le projet rabooiié dont nous avons cru pouvoirlnî 
fttiribiier rîniltaUvf?, décider rimpnrlatinn eL radAplaiiori 
cull^ oiompliite, el rc>m<>tlre <i pluti tard Tinauguration 
9ymE>oli) pla^liqucqui ilonitûrait uti corps grec ii cettA 
ÀgypliCDDG. C'i^dt âouftlc f^gwt (te Philadelphe queleprod 
lorat égypliiMi H't<sl i''k-iulu, ^itix i]f'p<fti< des Suti^ucîdcit 
une grande pctrlic du littoral d<: rAftîo-Miuour^. Que Ton sui 
pose ce roi àlarcclierche de la àlaluc qui devait colrer dans 
lemplelout»i^t]r,lejotird0la'li)dicace,apjmi-aîv»a(ilaupeupie 
émorveillé comnae un liAle venu h point itommtï d« régions 
îneotiuue», par un «iTotdc savolonl^^ et pojr JÙnsîdire do son 
propre mouveaieni. Il ae lui Tut pa-i dillicile, uneToisson 
cboix fixé» de réaliser sou dessein. Son opul«îftco était pro- 
verbialOi et it Aavaîl eu ueer. [^ marcbé n'étant pas, eo 
somme, de» pins honorable» pour les vendeurs, ceui-cî 
avaient autanl d'intéi'él que l'uclietaur il ne pas Tébruiti^r. 
Qqo II Alatuc ait él6 achelée aux Séleuciene, c'eal tout ft rail, 
improbable. Séleucie était une ville tonte neuve, plua oeai 
mftme 4u'Ale\aiidrie. et uun piïHle ville : ce n'est pa« 
ôvidemmetil qui avait cummaridâ un » colosse* iï un seul 
tcuri]ueloonquc, AdmettOD^quoceâcuIpleurailété Bryaxi&^ 
Plino ue scmbifî pas se douter que Dryaxis Tût l'auteur 
Sérapi^ alexandrin, dont, au surplus, il u^ s'occupe pas. H 
connaît d'ikulre S6rapi» qu'âne fabuleuse staluo eu émeraadi 
de neuf coudées de baut, placée dans le légendaire Laby- 
rinthe, el lâHlntuede MemnofiiVTIi^heA*, Maiit il aUrîbue à 
Bryaxis ' cinq colosses de dieux coinmandâs parles Rhodioi 
et an Astclépios de bronzCi probablement dislincl du grotij 

I) C'iitii ix\àG\atas.ni Topialon oomoïunA su temps d'Athéaodarc, «t sucune 

ejPlb.. X-VXVUM. 



u roufKïDK acur-rGnic dk rroEJEU£e «cru 



27 



d*Askl6pîoi>«l Ilyfpe, œuvrfi do mi^me Bryaxiï, que î'&usa- 
DÎa^ u vu k il^gare ■, On i^ail. d'aulrô part, à quoi point l'As* 
klv^ptos assis, |jV)Dajït le srt^|ili-e à la main, 1e flragiin k ses 
pici]« el I« cIiIl'ii à lioii côté, tel que le l'epréaeiitail h I^pi- 
daure la statue chrysiïtépbantmcdf Thranymède', reâsem- 
blailftti Zcii5 Olympisrr, et combien fut étroite, au poiat de 
vu« rcligii^ux comme ftu [joint d>* \n& plastique, ralïiiiit^ de 
SârtpU M d'Atïtviépioti. Môme arûnitû , au double point de vue* 
ôl plus «ïlroilo encore, si possible, entre le typt^ do S6rapî& et 
r^lcjt de lladèfi, Li* culte dWfikl^pia^ avtiil un <^4*ttii'e rtruoDiDié 
'i Cotï, II? pays natal A*} l^hiladt^lphij, uni? ile qui i^tall pour 
ainsi dire à la discrétion àcA pn^miors Lufiidtïs. Le culte de 
Hadès n^ctait nulle part plus rcpandu qu'en Asm-MÎDCure, où 
de« oradex oniroDiautique» sutaionE installé» Aroiivr>rtiire 
des soupîiausc d'cnfor {Xap^vcta-nxsuîiiviaJ, «urlout dans la 
TGltée du Méandre, à Acharaca, Limon, Uiérapolis, Magnésie, 
Myonle.etc. On rencontrf^ oncore de&» liTice^du rullcde Ha- 
dès à ApbrodiiisAt ^ Cnide^ !i l^rytbra>. Tous ces culteti sont 
disséminés auv le» c6tiïs de Carie et d'Ionio* colles-cl en rela- 
Uoas pfu'pélni^lei* avec rÉjcypte. 

On a lA un cbamp largem».-nt ai légitiinenienl ouvert aux 
conjectures. Oue Bryaxis ail destiné à Ces un Askiépios di- 
gne de rivaliser sur celui de ThradymàdCi ou un Hadès à 
qnelqufï Plutonium asiatique, la •<talnff a pu Mtf^. ai^qnise et 
tnuit4.'i>rtée k .Vl^^xaudrie souii un nom nouveau*, lly a au 
moins deux raisons pour préférer Thypot^^sc d'un Asklépioa. 
La premiëro, c>sl que nons ne connaissons pas Tâge des 

23 P»usaii.. U, 27, Z, Cf, Tlirwuier- art- Âiiij^ios m Roaclit^ri It-xicun, U 
p,015-«il, rtA.^, ^aPAulT^^isaowa, U. p, iUIimi. M. CoLlii^oii, flifl. 

2) Cf. SUfld>.. .XII. p. 579 ; XIV. p. ÔSe, 6<9. \. Boaohi-Uoierecj, im. ^ 
la Mtte,, 11, p. ÏT3*370. Dir< Schertr, nrt. fladt^ ïti Ha»(*ti«ra ùjif^n, J, 
p. inS-ISll. Us kULu» d'n^<^h9 trûnam {ibifi,[t. lHù3-m06), 

4) Si l'on ttni fondll«r U plu* d^ {cx\m p^tiaihk, oa poul im&^rer t\\nt ts 
jMUtêf û'ttà qu'dlr rlni. fui crabarqu^A A SâUucii?, «oïl pour oaohoT *« TÀi- 
orq^Qe, ftoii pour diniinoor io» Dhanc»» dA luufrs^ «a tbr^^LOt It 



38 



KRvrt OR 1. iimomt dcs tteuaiosts 



cullea pluloniens on Asie, taiidi» que le culte d*Askl^i>ios l 
Cniifîal ri^rLainrment de beaiirmip anlt^rîeitr au sirclfl d'A- 
IvxaiiJi'L'. La^i-conJe, rVfit Tliistoirt^ du moulait; Foi-di«apl 
Tnit à Sinupc.C^d^tiil eu rac^téri^^lique n'aurait pas été iaieoié, 
ni£mc par an Apîon, si l'on n'avait âu que le S6rapi« cl liât 
n'^^laîf^iil pai« dr la tn^nm iiiuin. Il e<{ pnd>;tlik- ijtie. «i rucliil 
arait porU .^ur un ^Toupc, llad^ et Kort^, ou A^lilépioA d 
Hygie« on u'atiraîl pa? disjoint les p&rëdres* Élanl donna, au 
€Anirairei un A^kl^pins iurkl^, comme reltii dont parle Plîoe, 
il ftdiul tai adjoindre, comme pai^lra, fi Alexandrie m^me, 
une Im^f qui Tut calquée tur te lypt) de Koré. A Irais siècles 
de distancf^, alors qu& ces faits, enTelopp^sdfrarorifrinedaDi 
utie otnbrtï toiiIul>, n'avaient plus laissa que île vagues rémU 
nieccnce^ di^Iayées dans toute iïKpî}ce d^ légendes, Apion les 
coordoona h sn façon. Il en lit le roman dont la donnée prin- 
cipale lui fut mf^^M^, h lui A grammairien », par une ét^ 
mologio, celle du ^'-y^-o-» l^^z dérivé de Sîfiopc. 

Kn rftflumô, de ce nid d'hypothèses, je crois avnir mistû 
premier plan lea plua plau^ihles; mai?ile mystère continuée 
planer sur leâi nri^ines^ hinon du culte, du moins du type 
plastique intronisé à Alexandrie et anr ta date de aon entrée 
Iriompliale. 

I^!iucc^<ide respieusfs machinations e*l attesté parIVv* 
pans^inn du culte alexandrin'. Sérapia, SË^oclé à Uis, donna 
de sa puîssancf^ les prouves que i^cl&mo la logique popu- 
laire : îi fil des miracles, et des miracles utiles. Ses lemplï^s 
devinrent des oracles môdicuLix, où lus cure» %v multîplièri-iit. 
U sut trouver, dès le dôbul, des clients îUuslros, qui vaulè- 
reut sa gloire et sa hontô. Ou rapporte que Uéméiiios do 



^ 



«Î0i)( 'ItTifti f Julien, Cpint.t &1). 

htm 4f C^Qypti^. Pïrifi, i&n. W. Dr«i1ar, Uar hts une SanipEiCHtoir iM>' 
Ki^ittiurn (Kum. 7.^iti»chr,,XXl [1S^9. p. Ï-Zn). Dcr Kulttts deritçfptUchm 
MyUoio|fi? m d^ Donmtliivifm in lîj/th. Beitrft^e^ WîflA, 1890). On rtm^r^ 

du règM d'Hk^ri^n (nr^bv, p, 5), 



U. P0L1T1QCV iEUr.lLirAE Ok miUM^K ^CiTKH 



29 



Phaltre, devenu aveugle, recouvra hi vue par là grâO-* de Sé- 
nipieetcoinpu&a en riioûneurdii diL>u du« p^an«.qui. ajoute 
Uiogèiw LoC^cd, Il s€ «[mutent cDcoro ■• ', Lo* poules «le la 
cour durent approvÎMonner d'hyniuiïs liturgiques It: cérémo" 
niai da nouveau culte, el luicompoHôr uu» ofTlrr * digue de 
U lïeauté quo le dieu devait au ciftcau du iirulpltîur. 

Ce n'est pa£ ici le lieu de n^cherctier »i le Sérapîiî hellé* 
QÛéfuI au<isîbieu accueilli danâlavii^ilItrKgypte. Mncmbeui- 
fiore que le culte tàlamuilc'des AlexanJrin!.» TutiiDpoâéaui 
l^gyplieiis '^ [wr la tjrauntc; des l'tolûjutcs' >s l^I il se pour- 
rait qu'il yaiteudesré»islancefi delapnrtdti clergé iiidi^tnCf 
protestant contre rîiilruïîait d'uno reltfEton Tuite pour leai 
Alexaudrios. L'a^certion do Macrobe, foridiS> «ur b préteQ- 
due borreur def* l^jptjen» pour le» iacriiiccs ^uglanU, e&l 
dépourvue d'aulorili^. Il est cependant pmhalilr' que le» prê- 
tres de Hempliîâ ne virent pas sans dépit un Séi^péum grec 
fi*accokr h lour anliquo Se-fi-Aafii', et Ion quaranle-doux 
lempIt^B ^tert^s sur sol (égyptien à S^rapis» fir<?Dl iiii |>eu ou- 
blier tes ;tuci<.'n>i dieux. Mais ce fut IVuvre des si^rlei liuî- 
Tsntft. Au temps des premiern l'tulémôcs, il n'était paa ques- 
Iton de propagande. Le but immédialemenl vis^ parait avoir 
é\é atteint. A Alexunclrie^ IlelU-nes et l^gy|jtî(ïiJs purent vé- 
nérer la mduie diviniiùpoliade, dont la per»ocuilité «^accom- 
modait de toutes le» tb«iolofic3. Lc»espntsd6 sans rassis ont 
peîoe h suivre le travail tl*as»iinitalion qui permit h chaque 
peuple, et pour ainsi dire, à chaque iuilividu, de reconnaître 
Sun idéal divin ou &on dieu préféré dans Sér;ipiâ. Le dieu 
alexandrin, Osirîs pour les Ëgypliens^ lut k volonté iEeuR, 
Ptuton, Dionysos, Asklépiospuur IcftGrecs', BhhI, Mén.elc. 

I) Dia$. Iwti.. V, 7a 

t}Ukttcl. M. 1.7, 1M5. 

3) L'tDttluilMin i1«t rddat (t.int<n\ dii S^^rapéum de M«atf)hi«, coDlidAj^B 

iptdM dUeMiiloûS lat^rasivAnUs, Cf. A. 5uuc}j'.I^nJ?fe<|, Ln r^rfiu 4u 
aj^^ini if Mtm^ta {HbiviK^t Pcrrot. Psru, 1002), 
[4} AhMi^. m S««p., î, p. ve Oind. 



30 REVDK DE l'histoire DES RELIGIONS 

pour les Asiatiques, et (inalement Panthée. Les érhéméns- 
tes découvrirent que Sérapîs était le roi argîeo Apis mis au 
tombeau '. Sérapis n'était plus seulement hellénisé, mais 
Hellène. Les Juifs eux-mêmes et les chrétiens se décidèrent 
sur le tard à l'incorporer à leurs traditions par le procédé 
évhémériste. Sérapis devint le descendant de Sarah (Sif^ï 
r.ixv:), c'est-à-dire Joseph, qui sous les Pharaons, avait été 
préposé aux subsistances, comme l'indiquait le hoisseaa placé 
sur sa tête ^ Cette vogue vînt avec le temps. Nul ne pouvait 
prévoir, à Forigine, Tincroyable vitalité de ce culte syncréti- 
que, qui, créé pour satisfaire aux besoins religieux d'une cité, 
envahit plus tard le monde gréco-romain et prit rang, avant 
le christianisme, parmi les religions cosmopolites. 

A, Bouché- Leci^rcq. 



1) 'AjnçTE i 'ApYowc paoïUvî M£|jiçî'* oIx^Cei xrt. {Clam. Alei. Slrom.^ I, 
p. 139Sylb.Eu8eb.Ptvwp.£tt.»X, p. 293- PHG., IV, p. 327); m\ «oiiiDOtic ftiic 
iikyM Snpamc (Apollod., Il, 1, 1, 4). Cf. Isid. Elym., Vllf, 85, 

2) Terluïl. Ad rtat., IT, 8. Firmic. Mal. De *m>r. prof. rHia„ 13< Hufln. 
H. £cc(., U, 23, Suidas, s. v, Sipimt, 



iTKOOUCTION 

A LtTlDE DU GNOSTICFSME 

AU U- ET AU 111* SIl* CLE 



U. Ililgenrelil n Apas réassîA Taire prévaloir SQfl viles. Bien 
loin tlv- parlaf(t>r soD enl.liousia>>iiiP pr>lir l^s hypotÏ1^fies qii*il 
adopte, icfi critiques Itï^ plti» compétents montrenl un scep- 
Licistne croissant, M. Lipsius accenitte le sicn\ M. Haroack 
Ini-mètne a perJu celle confiance nti pca juvénîk' ax«c la- 
qafïUa iluflirmaUqn'IréQâe a utilisé le Iruilé pordu tie Justin 
Blurlyr'. 

Ce scnlimcnt a Irouré son cipr^flion la plus complèlc 
dans une étude récente qui est la demifere qu'il Hoil néces- 
saire de mûnlionner*. L'auteur Êst à la foie triït; trancbaat ol 
tr^s scoptîqn^i. D'une part, il pousse h TexIrËmc les coaclu- 
Huns nt'galî^es qui ?iB disgageuît^nt du AéhM engagé eulre 
Lîpi^îu^ t;t iUrnacU, U* autre part, il so moDtr6 au«si pouliésir 
tant que M, Uilgenfeld. Comme lui. il âîmpliËe toutes les 
qup>liun!^ par de?t proc/*d4^s quolijiii; peu ^ni maires. 

Il Dosera pas sans înt^^rOldeK'sumer le» vuex de M, Kunjte 
d'autant plus que M. Itornack lui-même leur a fait nn aceueîl 
plut empresMÏ qu^on ne TeOl supposi^ Se ^a {>a^t^ 

i> Voir U XLV, p. 2V& 4 3VJ (mi^juin lUO*). 

^Voir l«» ut4t«f d^ meaUonoà» iJ< t^p^îui sur îffoée et Vdttntb duii 

3| M. lUnuck éa\l, ca \éS^, rcllQ phr4>r, dEUin un «rlinln sur VAlnnlin d* 

|jfxi6i&le>»fif du celui dd JusbQ ; roîr In aoie ^jootée |ur Hmisck. 

4) J. KuftM* i^ AûJorûitf (iiMlîrifmi f««'ih4f ftl«tl<M(«, Lcipiig. 18VL 



32 



KinruK PIC ;.fliï»To[Bi: dis iiBUOio^s 



Notre aulfîurveni êlre Rxé, Imit d'abord, ^iir le& sourcof 
doDi lignée $L> svTait servi pour Écrire son Catalogue aîn>i 
que l0£ ctiapilre$ ni oL xii du prcoiierlivrc de BOn (:rand ou- 
vrage. 11 cr<*il pouvoir âiablîr, par l'analyse criltqim dp ces, 
pa'<>'Ugi's,iIii'iri Irùni^i? ipi; proiëdppasuulrtiuiunt qu'ailleurs; 
il trapcrçojfdaii»lcftldslo&au(^i]ncinJicrElJou«oil do foiidsoil 
do forme qui pcrmcUe do aupposor (juc Tualcur de ÏAdversu* 
Antr^jrtJ cnpiei an dor:iimcnl (|uelcoufiiic au lîei! de Mtivre «a 
manière haUiluelIt» et de rôfiîf;cr libn-menl sod e&posé d'a- 
près ttîfi roiiReignement^ qii^il puKâède. .M. KuQxa do va pas 
jusqu A nier que l'évoque de Lyou ait cansullé des documdnu 
plus ancien». 11 recoimalt cju'îl a eu ealre les mains Ae^ 
^criU gtioîliquti^. H accorde m^mt^ qu'il a pu s'inspirer de 
traités antignoâliqutïs plus anciens. Mai^ i\ m vcul. h aucuD 
prix, qu'Iréttéeailinlerculi! denfragmi-nLâ da CiB^ Iraités dati& 
le Catfttogvff Gu dans les cliupilrt^ xi «l xu du 1" livre. 11 
n'adoiot mi^mc pai? qu'il ait £<maîllé fon exposa do phroj^cs 
ecDprurit^csù ac»:souœcs. Tout da[i:« CCS purlJcit de »ûu oii- 
vra^f * coiium^ duu» le rot>t^, ent do sn plume^ on pourrait 
presque dire, de son cru- 

Dtr^lors, laqut^slion dulrailéde Ju-slîii cal Iranclice. Il est 
parf^itenu-ulillLisuirc de l6uler de rexlitimer du griiud ou- 
vrage d'Irôni^t*. Ce qu'on lire du Cataiogm- n'a jamais exi!»lij. 
Cesl un pur rant<>nne, dit notre criliqucp 11 no nous laisse 
mime pa^ fa rese^onrce de croire qu'il se dissimule dans le 
Cataioifîte une M»urc^ inconnue qui en fiL^se 1h Irame. Icîj 
comoie parlout Ir^née o^t seul responsable de ce qu'il 
écrit. Les dlômcut» qu1I a pu cmprunler à aulrui fani indii 
«olublcmrrit corps avec ta sut>s(iiHCc de son livr*. Voilà qi 
e»t clair. MM. Upsiuset Huriiiick uul eu )>ien lorl de lorturei 
les textes poLir y di^couvrir Ju6lJn ou tel ht^r^'^f^ologue in- 
connu, tne analyse bien faîte du Catah^ttc d'Irénce aurail 
dA sunire h les convaiuci^ do riuanil6 de Tonti^^prise I 

Hn ce qui concerne ni|ipolyle, notre crilîqiie n'e^L pi 
moins catéf^oriquL-. Aââurftmenl ses vues sur le Irailé pcrdi 
ne manquent nî de saveur ni doriginalili!» LipsJiis, llarnack, 



'■ODrVTRW A iTftrvnE ne aifnSTXTiHwit 



33 



» 



l^cnrel-l s' a r_<To relaient à chercher le» débris i^*p?ii>ï de ce 
Jrailé dan* Épîphaue comme dans PhiUstor et Pseudo-Torltil- 
tico. Al, Kun^cuiodiGccctlû opinion du^scc sensqu ilo\clut 
I\[tip)tftn<! do-; sources h utiliser pour restaurer le traité 
d'HippoIrte. Pseudo-Tertulliuti et Pliil^isLer «oui le^ »tiulL>H 
qui) admcltû. D après lai, lout co qui chez Épipbauc paraU 
provenir du iraîlé perdut 6l*S, en réûlilLSemprurilù àlrtucc, 
L'Adrrr^^x AarT^afx ^é\é Ïsl principale aiilorité d*^pipliuiii: 
pour Thi^toirede rh«^résic jïnoïtîquc au ir siècle. Réduit à ses 
*érila1deaproportîon*»lc Irop Tamcux Irailé était peu de chûsc. 
Pfl«udo-Tci'iiilUeii en donne une idée siiflisanlc. AI. Kuiul* 
en fait un opuscule si in^igtiiPianl qu*oii se demande coin* 
mcDl il a pu se subsLilaor au trail6 plus ancien de Justin 
an point de lui 6lre préféra. Gomment âurloul ?e fait-il que 
l'hil^'iler railutilist^ k Texclu-sion presque cumplëlei semble- 
Uil,du gruod ouvrage d*]i^n6iï / 

U. Kun^e n'est pus radical â demi dans ^cs (^ouelusJonâ. 
Il est cuncux de loir quelles ont éié, d'upi^îs lui, les Aoiirres 
dontUip^ïolvlcarait utfagepijurïou truite. Pour <>lre au cUrr 
sur ce pcinl, il liuflirait d'expliquer lesresâemblancea ^i (évi- 
dentes qui exjT^lent eulro son traité et le Catalogutt d'irénêe. 
D'aprîi* oolre crîliqun, rexplicalicm esl des plus simples. 
M Jlumackavaitruisou : llippolyteestlnbulairedelMf/i.w^vuj 
/tuaf^es. Il n'a pas eu d'autre source â sa disposition. Des 
objections que soulève celle opinion, M. Kun^e ne (ÊeriE au- 
cun compte. Ce qui avait empCclié uneâ|»riljius»i impurliël et 
avcrtique>rLJpeiusdcscralIiLr^l'bypQtliè«cdeM.Uaniack 
u'est pas pour arrêter notre critique I 

Quelle eat f^ conclusion? Cmi qu'en dernière unaUsi3, 
lr£Dé€ est notre s^eulc aiitorilt^ pour ThUtoire première du 
gnosticismc» Les hOrt^^éoIogue:* postérieurs n'en ont pas eu 
d'autre qui vaille être mentionni'îe- Nous voilà ramenés à 
l'opiniou traditionnelle, (renée est rétabli dauti sfin antique 
prestige. IHe cherchons pas à sRvoir queb sont les garanti 
qu'il peut présenter de rexactitudc do ses aftirmations' '''est 
peino perdue. K en croire )t. Kuuze, cette longue discussion 



31 



UVIV DC LillSTUSHC tU kCUGKHUt 



ijuc fioui avoua retracée et qui a duré près de Ireole au 
a'aboulil à rien. Son résultai csl absolumenL négatif. On 
avouera qu6^i notre auteur a rai»on, C4ï rëfiultal oe laisse pu 
d'être fâcheux pour le preftljgc de la crjlique,GurtouL lorsque 
ce sodI de» maltroâ commo Lipsiu^ et Uai-nack qui fe seul 
& ce poiol fourvoyés. 



OuoiquYapoD»euo»DCplieismcsQperrjci€l,cûâdUctisaîo<i5 
lougues«t ardues n'ont pas été inuUleâ.AloulIc moins, ellei 
ont fait coujpf^cudre la uéce^siu^ d a[>pli<[uer ttn\ documents 
du guofiliGiËmcle& méthodes de critique littéraire qui uni eu 
de» hauroux résultats dans d'autres domaines. 

L'une des soui^ei^ le^ plus abondantes dv (lociimefilatîoa 
gnoâlique est celte « réfutation de loulos les hérésies ■ ou 
PhihsQphimcna qu on a longtemps attribuée ù Origènc. On 
sait rémolion qui s'fimparn ries ])fLlrisi|icîens lorsi|u'tfti 1851 
Miller publia let livres IV à X de cet écrit^d'aprèi un manuscrit 
trouvé au MontAthosen 1842. Ou se jeta avec avidité sur le 
nouveau docutneul. Il contenait une masse considérable Je 
maliëre inédite. On ^ trouvait des systèmes entiers dont ]e« 
bér^ologues ecclésiastiques ne nous font même pas cod* 
naître lexislence. Oe qui donnait à aou ouvrag«r une impor* 
lance exceptionnelle, c*esl que l'auteur, dans ses descriptions 
des sjstèmcd dont il gignalaîl rexistence pour la première 
fois^ non sculemeni se servait de sources gnofftiques mais en 
donnait de Dopieuiiesaualjfies et parfois les citait textuelle-* 
menL Ou en arriva <i considérer ces parties des Phitosoph*»-- 
mena comme la source la plus pure quenou^ possédions pour 
la connaissance de l'histoire première du gnosticisme. Pcrn- 
danl longtemps. Técrit dM]ip}>ulytc, eiLcore que Ton con- 
Icstât qn il en fût Vauteur, jouit d'un crédit qui faisait pâlir 
celui des aulres sources. 

Ko 1 865, ce prestige subit une forte atteinte. Le D* Salniun , 
de l'Université de Dublin^ publia, à celti? date, un article sur 
les sources des Philosophumma qui attira immédiatemenl 




l^nHOOLCTKKK A ttm&K CD <»>KU^T1Cl«Ur 



35 



I 



Talkiitiou du public compétent ^ L'aiitetir y relevail cnire 
les documenu gnosUqaee dont Hippolyle a lo monopole 
toute uao sériti de cmif^onlanc^» Irft^ frappanfeii d*îdi^e9, 
d'imugi^« et même flexpres^iuii^. Ces res^sexalbncefi ^iil 
IcUes qoVlies ne peuvent 5'cxpliquer que par une étroite 
panutK) dos écrits eux-mfimea. La cooclusion qui semble 
s*iaipo«er, c'c^t qne c«ux-ci ont tous le mftme auteur Ouoî 
qu'il 011 »oil, M. SalnioiiD^en doute pas. Cet auteur uc> poul 
dlro, d*apr{î3 loi, qu'un Taussairc qui il suq>nz^ la bontic foj 
d'IIippoljte. C*étaiU sans doute, un gno^lique r^pentaal qui 
poor se Taîre a^ri^or do lY'*<ï*iue. lui appoi-U un livre secrel 
de la secte qu'il 3b;indonnaU< E^cellento aubaine pour 
llippolrfe qui, mis en goiU par celle Irou vaille, cherctiefiar- 
IodI à ne procurer di^A livri^A necretf. Son pr^Jendu ronTiïrlî 
s'empreîïSB de satitifaire i>a rurioïit^, d'exploiter sa crédulité. 
C'ealamE^i qu'il lui pa^i^e successivemenL les ^criU dotil les 
Phihtopkiimen'i nous donnent l'analyse. Il [fis aurait ou ma- 
qiiillé« uu mtoecouipaséslut-méme. AIuki les fameux dgcu- 
menls d'Hippolyte seraîenttou."! aorlîfi de la ni6iiic fabrique 
de raux. 

On se demande si celte hypotb^st? aussi ingéuieuseque 
hardie n'a pas ^\i suggérée à son auteur par certaine reten- 
lissaule mi^.AAventure arrivée au D' (iinsburf;, IcsavanI cnm- 
pâtriole de M, Salmou. Pr/'cisi^ment en 1883, un Juif 
il'Orieut du nom deSliapira offrait au Brilîsk Muséum dt^s 
bandes de cuir qui contenaienf des passages du Deuléronome 
en leltrf^s identiques à celles de la stèle de MiSsa. La caudide 
Gîntburj;. chargé d*examiuer ce» iDémonilde^ doeumenls, 
fi*f laissa prendre. Le faussaire fut sur le poiut de recueil- 
lir les bf-n<!licc5 de sa myslîlicaltoû lorsque d^aulirs ae- 
vaiits^tout spécialement M. Clermoiit-fîanneau, percèrent k 
jour cette bobilo supercherie. Cet încidenl fit sensation en 
Angleterre. Quoi de plus naturel que M. Salmon £c soit 



V, ISSS^ p. 3M m ntitiTtie». 



36 



urrR m lsistoime m reucco-ïs 



représenté llipiiol^le comme un Gînftburg <lii m* sîïfrk*? 

Qaoi qu'il en soit, l'hy^othîîsc du proroftH^ïur de Dublin ne 
pnh-sa pag inaperçue, AL llarnack lui-mËmi; la rclcraît et 
dans tm comple ren<lit, rl^^rlarail f[Ufî h.% ob^erralions sur 
iesquelles M. Salmon $*nppuyail élaienl suffiiiammi-Dl aam- 
brctiGOË ul imporunrcs pourqucsalhï^sc fiïl prise sn sérieuu 
coQâidéralion*. 

Vue vt-riliculion de cetto infî^^nieus^ hypcitlièiie (lâr l'élude 
i]iîuiilJeuâode« texIesK'iiDpo^iLMJI. Slaebelin se chargea 
de la faire *. Il s'ai acE]ULtl<^ de se l&che avec une scrupu- 
ieusfi coiisf^ieint*. 

Oit \w tremble pa» avoir rendu pleinement ju6lice à noim 
auteur. Ou aurail dû diâlîrguer, dans son travail, les faits 
qu'il met en lumière des rnrirluAÎoiis qu'il en lire. Quel qae 
soil le jii^nfMin.inl quu IVii porte sur celles-cî, lei* fuil» ob»er- 
v^ettiolës parM.SIaelieliu gardent toulclour importance. Il 
les a marqués avec tant de ^oin qu'ils peuvent ôtrc considérés 
comme établis el ar-qnis. Il ^suffira de roiiipléler ht* obscrrva- 
tioosde Tautcar, encore qu'il n^ laisse pas ^rand'chgse k 
glaner apr^ lui. Ses conclusions^ d'uulro part restent 
sujettes h controverse. U tst miturcl que tout le monde 
ne IvB admetlt^ pas, D'antres p(!ut-£Lre dfiduiront dea faits 
mimoe, ei bien mis en relief par M. Slashelin, des con- 
clusious toutes diQ<ârentes> L'impression que laissent préci- 
sément leSGoncluF^ions de Tauleiir, c'ent qu'il abonde trop 
dans 8on propiv «eus. C'est le défEiul uidinaîre det; mooch 
graphies, d'aufaul plus malaisé à éviter qu'elles «oui faites 
avec plus de constteuce. Juste ou nnn, c'E>st rimpre.&sion qui 
se dégage de Tétudo lie SiaL-belin. Il n'est pas dout^-wx 
qu'elle ait nui au stuccès des Ifa^ees qu'il soutienL Dè»e lors, 



lEofUMU, 1, 1, p' ^t n" S. L'uiUur ALbple cntiflrciufDl la \hè.90 do S«lmoa. 

3) B, âlwlrlin, tHc anotUtthm Quttifn Uippol^ti in st^mff ifauiiîuhrtfï 
gfTfJi dk fltsiytàUf, tSW, <kb4 TetU u. Vn^trtnditm^tn, vol, VI. 



t.tTRMCO'lM A 



ISTICISITE 



37 



une analyse sommaire de cq remarquable IraTail ne $er& pas 
S4n» ulililA. 

Qu«*U sûnl leK dociimt'nU quû iiolri) aiUeur AoiimeL ^'i sa 
cnlique?Ce iwiit dans k^s PhUoiophumma^ les nolicei» »ur U» 
Naassècics» les Pérale», los Selhiani, l'Arabe Monoimus, le 
gnn^Viqufî Ju^lin, Simon le Magicien, Valeottn, HaMlid^ et 
les I>i>c:^le5. nipjjoiyli; il composa ci^s neuf DoUres à ! uide 
d'aulatild'ôcrîUjiEnosliquosqu'il a pris pour des livres secrets. 
Cca noticoa 4^qui\alenl presque A des documcuU originaux. 

\\. Slaôlictin compara entre eux le» syst^mt?» qiiiï res 
Acrilsiiuu^fontconnallre; 11 relève d'abord le$lrjiFsgi:>tii!raux 
qui hur £ODl commutii. Ceux-cî sonl nombreux et Truppimlft. 
11 resAorl de ce premier examen que, ^ur les neur systèmes, 
il y en il quatre r|iiî sOtiI plu» piLrlinnli^rf*metit «ppatvnli^N. 
Ce sont les IroiîE îi^sIèDoe» ophiteti et celui de l'Arabo Alo- 
DOïffluH. Ils ont ^tvidcminent une mf^nae origine. lis ont un 
air do Tamille caraclérîslique. D*aiJlre pari, ou ne pont Ivs 
isoler des sy^lëme^ que l'auEcîUr du^ Pkihsophxtmctin atlribue 
h Simon, H Basiltde, \i Justin, aux DocètOR. S'ils en dilTi^rent 
pliif' qu'tls m' fïil1%[-eiit entre eux. ils oirreui, cepondautt 
as^eï d'aiiiiloi^ii/s avec ires systèmes pour qu*on leuntuppose 
la mûme origine. Le «yslëme attributs h Valenlin est le neul 
qui Fasse exception. On pourrait b* clasiier à part. 

M . Slnelii'Iiii iif^ vent pA<^ sVn [nnir k di^fi nbservalîoiiH ^.* 
ni^rales. II eîiliiiiH qu'oUe^ sont iustifruanles pour aaseoir une 
conclusion ferme. Il pousse jusque dans le dÉ^aïlIe plus mh* 
nulieiiv la comparaison qu'il u inâtîtu^c. l<]lle lui procure iint^ 
abondaiitta inoitisoii dVdi»4?rvalioTi*^ du ptuf^ \i\ tiilf^^rt^t. On 
«st surpris du Rraiid nombre de notion^^ d'imagos, d'expres- 
sions qui sont communes à tous ces écrilâ gnuslîque^ des 
PliiknophHmf'rm. C'est loul un Tondad^idi^f^s, di* symbole?^, de 
plir&ses stt^ri'totypAes qu'où retrome, Inur .'i tour, daii^ 
chacun de ce^ rloL^umentB. La comparaison des dâlails con- 
firme et renforce l'impres&ioadcnstmblc:. Tous ces systèmes 
îionl de m^m*- souche, Lnh ressi'^mblances sont Irop nom- 
breuses et trop caracli^riïliques puur qu'en puu&e nier leur 



nu 



tvnm DE LfliATOiu ras iicuaio»» 



commune orÎErîne. I/ingénieusc? crilifiao de M. StftehMm 
pftnii^nt m^-mni'i fûirp la prt^uve nu'îl y a dtf^-pi^iidanrc lill*- 
raire directe au mninHenlrc certdlti« âv ce« écrit» gaosfiquf^, 
Dana sa nolieo sur Simonie MagicioQ, llip[»vlylo ftii usage 
d'un^cril intîluié VApopArtih, Or op erirtlrouvcdcs phrases 
cijlîj-nj« prtïsqut.' lfxtui_'llijinttil raproJiiitt'K ilatiw !e& iiolic«« 
fur le» Nau£4ïQes, ]e« Sothiaol, Basilidc, D'ofi il faut coi- 
ciurc ou que VApo/ihasi^ a cmprtial^ ces phmso» aux £criU 
donlOïsnalîff»» non* donnent leronlf^iiii nu ijuc les niileurf 
de c«» écrîU le? ont Urées de i'ApopAoth. Voilai un fait qni 
met en pleine lumière la parenté littéraire que M. Slaohoîia 
crûil apercevoir entre touM re^ écrits gnostiques. 

Notre crili'Hit* i^tudio, dana un chapitre spécial, le* cil 
lions dos Saintes E^xrîlures dont abondent nos doeumonts, 
reokarqiie que dans tous, le» cilalions sont faites de la mêinc 
mani^rc, que cerlatn«« d^enlre elles reviennent chez les 
dif[i:rcnt£auleuri:cl, fait bien dif;:ne d'attention, on constate, 
dans quelques-une^ de ces citations de textes bit^iquea, des 
confusions et de^ erreurs qui .tnnl rcintmuuea à touA. Il 
sooifalo 4]u il faille conclure de ces indices, quec^est le même 
auteur qui a composé Ions ces écrits. 

Diins la dL*u\i^iiu* p:(rlie de son Iravriil, M, Slaeliolin 
clien^he lu date probable do no« document». Comme ils 
contiennent aucune indication précise gui oblige do lea 
cerk un moment plutAt qu'il tel autre, notre critique en 
réduit à doâ conjectures fondées sur le caractère deii écri 
eux-mêmes. Il Ic^ interroge pour savoir TAge apparent d 
doctrines qn'ÎU renferment. CV-«t ainsi que, pour détermin 
la dale de composiliou de noi» documents, il e«t amené à ) 
étadier en cux-m^mes, après les avoir comparus les uns a 
aulrcfl. Celte deuxième partie est devenae, par la force d 
choses, une étude approfondie de nos écrits. 

M. Staebeltn estime que ces documents sont conlempo* 
rains d'ilippolyte lui-mûmo. Ils ne remontent gufîre au ddè 
du début du m' siK'Je. Ce serait une j^rave prieur de IftS 
prendre pour ce qu'ils se donnent ou ce qu'Hippolyle ti 



I 



nui 1»^ IIT3 ■ 

te tiuppo^J 



Drmo&ETCriorr i l'Ati-de Dr oxotoosmb 



39 



qu'ils sont. Ce ne sont» en aucuDo Taçon, des doeumonla pri- 
iiiilils. Ils rcpré^entenl une [ihaâc arancée du gnoïlicïanae» 
Qaelles «ont ttr»rai«oi}i« (jn»; noire cntitina rld^avre de 
gon opÎDioQ? Il rcmari^ue, tout d'al>ord, que certaines des 
S4?cteâ, que Icft PMhsnphumpna «ont aouI» à nous faire con- 
iialtri^, portent de^ noms que ne jiiBlifie plus leur dortrine. 
Aujsi dans le syslÈtue des yaassène^, lo serpeut evt loul ft 
railelTacé. On ne comprend pas pourquoi la secte se ncm- 
mail aillai. C'e^l h peine si In patriarche S(^lh Ggurc dans la 
doctrine qur K-s PitUoiopfttOHfna jjllriliuent aux StfïfiiatiL 
Poor les Pfrafext ce nom n'est guère qu'un j^u de moU. La 
doctrine n'a rien & voir avix la raison d*iMre du nom qne 
|jorlp la îtccle. Quelle aulre roiicluFiîoii tîror de ces fails »i c^ 
n'eâtquelcft système» di^ P/MosofiAumena oni Hé ël^ttorâs 
h nnc Époque àéy^ tardive? Le nom qui, au début, «;mboli6ait 
le principe même, de la .sec-to él en marquait la raison d^èlre 
n'av:iii plus lemAme presÉîiije; il élaîl un peu vieilli; il ne ré- 
pondait pluA aux pn'roccupationf^ dominanics do9 sectaireit. 
Auâdi bien ne donne-l-on au perAouim^e ou à Tidée que rc- 
pH^iente- ce nom qu^une place secondaire dauis le «yst^nie 
p[Q# récent. 

l*lu» on analyse minuUcusemenl ces systèmes cl plus od 
Aperçoit de raison^vde le^crnin^ de date r^œnte. Ce qui les 
caractérise tous, c'est Tinooliérence des îdéoR. Celle«-ci sont 
pour ainsi dire bigarrées. EHùs font penser h une eau trouble 
dans laquelle sV^t déversé le limon de tmi^t nu quatre af- 
fluents. Anaiyiic'i les priocipales nulious de ce^ «yMëmes, 
cosmologie ou ebrÎËlolo^e, vous y trouverez presque tou* 
jours dea éléments disparates associés en dépit de la logique. 
H a«l clair qu'on a aflairi^ k des c/inccpEious formée^ de dé^ 
brilde conceptions ptiB anciennei, plus i^Jmple!^ et parfois 
eidasives lesunesdes autres. Dans certain^ deccssyat^^mes, 
ee phénomène est plus apparent que dans d'autres. 11 a'y 
manirefile sur une fhi^ vaste écbelle. C'est ainsi que Toii 
discerne encore dans les systèmes qui ligurcnt sous le nom 
de Baatlîde, dea Sethianî, des Docèles deux conceptions gé- 



40 



HEVUE t>B L DIST^vIIlB CiRS RKUÛtOÏKS 




Dératés opposées. I.*une,c'est It dtialîftme plalooideo, l'aulrû, 
c*eslle ooiiitaiG panth6Ule.C«ïdoux conccplioascoensteal 
dansce» ito\$ i^ytiitaes el en une foule de poinU, se m^ifinX 
else cwifondenl. Il n est pa^ ordinniv qut? lea eyslftoiefi pn- 
miUrs soient si complexes. Dans ceux que noQ$ vcnoas dc^ 
nommer, il ya lieu de croire que te moDÎâme est venu ^ 
greSler sur le dualisme. Cet syclfemi^s AUn^uI tliiiir dualistei 
&u début, 4*1 les écrits qui nous le?^ fonl connallre accusent ot^ 
conséquence uo état déjà avaneâ du gnosticisme qu'ils rep 
senleui. 

Si, i IVxamen, tous ces écrite Iraliisse&l des caraclàr 
qui donnent à croira qu'ils sont relativemeut récenis» il su 
pûursVn cun^TLÎnore tout À finit, de bien marquer l^iolulïon 
des 5)-5tèDie¥ qu'ils repn^-^nlenL C'e^ ce que M. SlaebelJn a 
fait avec beaucoup di« «agacîté. H e«t po^ible, h l'aide donc 
sé%-ère critique appliqaéc aui rcn<4'igncmeDls qulréni^e, 
Cléneul d'Ali^iAndrit-, Hrig^nf? nous donnent sur les doc- 
trines de Simon le Slaj^icieu, Ba^ilide, tes Ophitths, de ao faire 
une idée juste de ee qu'elles ont 6lé au d^but. l^mparez 
ensuite ces doelrim<s avec ce qu'elles sont devenues diita nos 
documents. Le doute tte s^rra pas possible. Klles présentent 
dans les Pkilauijthumfjm an stade plus avancé d'évolution. 
On discerne encore dans cos doclnnes les liai^aroenls des 
systèmes primitifs maî^déjàaltùrés. llsso43l ou fn'osstïï ou dé- 
formée par radjoncUond'élémenls étrangers. Noë docum':'nlË 
ont ^té roœposcs il une épi>quo, où le syncréM^m»-, 
pariîculior, était en Vi<i« de dik:uaipo»^rr Ic^ doctt ititrïi; p 
mitives des sectes dont Us ont élé le$ livrer secrets au tem 
d'Hippolyle. C'6sl une époque déj\ éIoi?:néedea ori^nc«« 

M. St^ielielïn fuit rt.>inarqurr avec benuroup df^ raison r 
s'il était prouvé d'un seul de nov: documents qn'il e>t de d 
ri&ttale» il faudrait admettre que tous le^ autres le sont au 
Ba «flet, Qâ sont tou» sï étroitement apparentés qa ils 
inséparables. Ce qui e«t vrai i^ l'un l'eit forcément de lo 
Aîû*î, il est ceriain qnc le livre secret inliïulé ÏApoph 
dont Ilippolylc s'est servi poar exposer le système de Simon 



lïfTBCDtcTfOïf A L'ftnrns f>r DTiosncisifE 



ifis MàgîcÂtn^ n'est pas atilh«nliqti4?r. Tout au plus peut-oa af- 
firmer qu'il est sorlî Je lasaclequi a I<inglein|W|»*>rl^ li>^nnm 
de Simon, Le i&ytil()mc qu1l ri^prt^si'Uto n'a g^rcï^quû pUii^ rien 
de comniun atfîc Icsidéci que h IradilîOD attribue h Simon, 
ft plus forle raison, Avec !«» doclrineis qn^ rhérAliqiitf! sama- 
rilaijQ a réellomûiil profoseies. L'A/^pfuj^ii e%iAp, date re- 
cède. U'auLrti pari» c'e^t pôut-ëlrc Tun des écrila los plus 
ancien» dûceuïquMIippolyle a utilisés pour la description de 
stisgnoslïqiieft. On se souvient que Von retrouie dans d'au- 
tres DOtJcei^di^s l>hraso» texlaolleadecât écrit. <^lu(ïlqu<t^-unB 
denos^noAliqueArontdnncnlilîséileursayfltèincsneâOatdûuc 
pas plus anciens que VA/iojiAissis. M, Sla^Oidliii non» MïmUe 
ivoir démontre, avec non moinsdû boHliaur,le caructëra poK- 
lÉricur t\cs ^\A{tmcs attrîlmé^ par loa PAilosopÂumena ù Ba- 
lûlidr cl aux l)oc*;lc£, Rn voîli^ plits qu'a&sex pour qti1l ait li> 
droit [ron «iniitnvrauUnl de la collvclion entière des écrilft 
déconvcris par Hippolyto- 

\ quelle concluâioo celte ^tudi^ si serrée et m dAlaîllfio de 
no» dueuini.*j]tï coiiduil^ellci fiotie critti[UB? Il a démontré 
juM]u'!i IVs'idonœ qu'ils £orit inlimt'UiL'rt apparenlt^s. Il e&- 
Itmc qu'il eïl oi^mc prouvé qu'iU ïout littéruirement dôpcn- 
cbinfft le» un< ii«N ^iJre». Il lui »i*mble donc qu'ils sunf de 
moine provenance et issu* de la môme source. Ils ont tous le 
JD6tll6 auteur. C'o^t le mémegnosttque qui a imaginé Iod« 
ceKsyMfemes. Des faîta Aignilicalir^ rendj.^nlcel(r>fiuppofîillon 
plausible. Aiuai il ml k remarquer que ceâ «yëtèmoa sont 
îsolrf^s parmi l.'S systt-roe* gnostîqu^s. Ils n'ont pus leurs pa* 
l'eila. Il est diflicile^ impoî^silile peut-être de lei« ralluclier à 
d^aulr^s groupes. Il y a m^me, parmi les aecteit dont llippo* 
yle se vtinte de livrer loe secrets, plunieurK qui sont enlière- 
«nûDt incTinnues. On n'en trouve ni mention ni trace dan» 
■rânée, Clî-menI ou Kpipliauiï. Saumil-tm qiiM y u eu un Mo- 
Xiolnii» ou uu JuKlin le Gnutilique ci les Phtmophumenti nV 
>-aienipa» revu le jour? Ainsi ces systèmes sont Âla fois tiora 
ciadre» et de mfm<t origine. Dts lor« Tliypothèstï de M. SaU 
mon n*e±il-elle pas colle qui les explique le mieuK? Lv^ docu~ 



iS 



nvcs »K L Ki&TQimi fti» majmom 



menU înroDnti-^ «I^ft Phil^îriphum^na sont dftft fjuit fabrii|i 
danBlam^me ofBrine par k iD^^me fiutuair^. 

C'e^t la coDclasioa à l«qti«lld H. Slaebelia s'est arrClé, 1] 
«si tmp arisé poar nt pas sentir les obj&clîo&s qu'elle SMI* 
lève. AD»si bienn^^U farmnlp-t-î! pas^aus faire des réwrYêa. 
11 ettloîa d'être ao^i absolu que M. Salmon, Ceqnilui paraît 
dCTûirfttrc coDâidéré comme arqals. c'est qa'«?n tuai 6tatde 
cause, cesdùcninrDls ïonl «ansfalflorbjsloriqae. L'hULomo 
du ^oslicî^me ae doit plus en Tain? élaL Que iiou« s^omi 
loin de rcDlbûusi&sme avec k-qucl oo saluait le^ P/Mojopi 
fnrrki k leor première apparîlîon * Décidément la crilîquei 
léraîrc ne leur a pas été fivormble. 






Les demièrea années qai onl amen^^ li ddeouvcrte pi 
à jel rûfilinn de noureaox débrb de TanciefLae lîltén 
cbrélîetiiie ont éiù profitables au gno^licMae- Noua m>iO] 
cnpossessiOD.d^HniQQcdUaiaed'azmérSf d>critsgQOsl 
de laaçiie copte qui çisateot inèdîb daiu la Uodictcniic d'i 
lord depuÎ! plus d*aa siècle. 

Le savant Woide signalait en 177$ l'existence d'en 
scrii et d'un papyrus coptes contenant dea écrits 
Le manuscrit était r«Iui de la Piâ£s SopÂJ!» dont le 
la tiadaclion eD laiîn partirent en 1^1 \W(tfde prit copie 
papyrus mats papyms et copie restèrent enfooia i 
jn^d'en l&Sl. L'tioïineur do l'aroir le preoiier exham£ 
publié révisai à U. Amêlineaa*. 

On s'accorde à rec4>niialtre qne les écrits contenus 
nos deux manuscrits se décomposent en plosieurs autres. U] 



mani 



texte 



taMSB. tffil i iralvcbia kMMM san Uxte «0^ «A lao. 

ëM ^irrili WÊbèéÊ ittT rA B iilnil éis iMop^ «i Bdlv-LBUm, 
LXXXir.tSM, 



nrBooccnoK x l'^tcdc ou lucosnasuK 



en a deuK dans I» Pisii^ Sôphkt. L'un eintimsao lea trois pre- 
miùr«s parties cl laulrc la qu&lriâmû cl dornîj^re, l^pa- 
pyma de Bruc«.^ rontij^nt d<ïux i^criU Hozit le premier se 
com|joï« de deux livre»!. Nos doctimenU copt«a uoii^t don- 
nonl ainii i^aalre HnU. gnoïiîquo^ authcnliquos. Quelle 
IjoTine fortune quand on songo au peu q(ti a stiné^u dn 
ct'll^ littérature giii>(itîque, Tune dt^ plu» licbc» el dci» plus 
rariàes qui aieal t^xiiitë*! 

Ccft écrîU sont àft pieuses tîclione. On met Jésus r^ssu^i- 
cil^ en sr^iic aoit au lendemain ilr la résurr^clion, 7«oii 
oiueauâ pluslurd. Svïdis<^îpli-Ti^ apùires €l ^ïiinl^» femmes, 
Tcnlourefit, Il leur commuuiquo Icis suprêmes révélations. 
Ses discours sont coupés par les questions de -tes disi^iptes. 
A dp certains niuiin^nls, il pa^^tte des parties aux actes et 
célèbre quelque solennel mj^r^re. Voilà la mise eu scène 
uaiforcDL* tlo ecs écrits. Chacun, ccpcDdanl. a sa physionomie 
propn» qui résulte dn sujfii particulier qui y 4>s( traité. Dan» 
l'écrit qui *c comptise d*?s trois premiÈr^'s partiet; de la PU- 
iiâ SopAux, il â'agit presque uniquement du m^ndc: transcen* 
daol. Osl Tasceniiion de Jé^^iis ressu»cilé à trar^^r^ les 
splifcres, c'ett la chule et le relèvement de PÎ^Us-Sophia, 
c*€$tla lûémrchiedes es3dnc<3s célestes et la deâcriptiondes 
domaine» qui ^e superposent dopuis le» téuèhre-s du chaos 
]ust]u'& la suprâmi' lumière. I)hU4 la quatrième partie du 
mfimc outrage, se trouvent une description détnillË^^ des 
rites présidés par Jé:^us lui-même, une explication de leur 
lertii, une longue réri^lation »ur la destinée des jlmes 
tfrèsla mort. Ainsi de ces deux écril>;, l'un est tout de spé- 
csiation J'outre eit un manuel pratique de râdemplîon. 

L'écrit du papyrus de Bruce^ intitulé le IJire du yrand 

Logo» rtiiirt !e mi/xUra^ est dji même jîeiire qu» lu Phtis S<h 

P^. Les deux livres qui le composent pourraient passer 

pour deux écrits diflérents, l'an ne faisant aullemenl suite à 

''«utre> Le premier rappelle par son carcictèro comme par 

i) Vokr U GttKhicJUc éffr éUcJffUU, UMer«Jar do Uoroacit» i rot, p. 143^ 



u 



lllVt;K DS L'flUTdIBG DIS «UJiîl»^ 



«on conUuu le premier des deux Arrîls qui formenl la Pit- 
tu Sophia, Il eâl à l'égal du celui-ci plein de spi^cuIalioDs eor 
le monde Iransccadanl. II doub moulin Jéaos r^vdaot k ses 
disciples ie^ émanaliona successives du principe suprême. 
Elles wfonlparrcutreinlsedeJeÛ, sorte de vicaire qui rem- 
place le pnncipo sapr^mc dau^ l'œuvre énunulnce. Ces 
émaoïlîou^ ^v raunifieiU k Tinliiiî. L'une de^ cuno^il^ de 
cel âcril, ce sont les i- types » ou de^sioï symbolique* qui 
repr^ntenl h l'oïil les principales émanations, lesquelles, 
comme «te* lAle» de st^ries, dnnnenl <{ leur lour nai^sanr.e \ 
d'inncimbr<iM€»; émanations. Comme fi celle description du 
nionde transccndanl ne suffîsail pns, on noua montre Jésus 
cnnduiaanl seji diu^iples à Irarera Ifta u lieux <■ ol les » Iré- 
sors * qui ii'^liifçenl et £i* ^ufc^denl dans le ciel de U spi^cu- 
latfon gnostique. Il leur en révèle au fur el à mesure, le 
a nom M secret, le o sceau », le r^ caillou n. Mnalemenl il leur 
livre la formule magique i]u*iU n'auront qu*â prononcer pour 
que les ubslacleà cèdent dsvani eut el que le« ^ardion« dos 
o Irtoors ^ les laissent pa^^rr. I.nû belle Ulurgie di!:dam^e 
par Ji^a& termine ciï premier lÎTre, 

Le deuxième livre est tout à Tait ancdûgue k celte qua- 
trième parlicdf: la PiUis SopAm qu^on est unanime k cors*- 
d^rer comme un f*cnl à part. Il n'y cs\ quea^tîon que de ritcA 
et deformulofi magique». Jé^us ofilcie comme Itlurge au mi* 
lieudesesditiciptes, U célèbre avec eux Ids côrûmonieâ qui 
leapurilieronlet les rendront aplesââ'élever jusqu'à la si 
pr^mu lumîèi^> Il leur admicMAtre le» lro>T( tïupt&mest 
i'eaui du feu, de l'esprit. Un quatiième myiiliîre clôt cc-s ii 
posantes cérémonies. Celui-ci doit préserver les di^cîplûs d^ 
la malveillance des archontes. Puis JéHu*^ leur expliqua; 
qu'iU devront falru Ijn^quMti qailleroni le corps. lU devroni 
présenter un sceau, diri' uu nom, réciter une h apologie » 
chaque fois qu'ih ptirvictidront i^ un « aeon ■>. I^s arrhonte« 
de cet ueun I'ï« hûsserout puMfïi-r. Putir finir, iU auront i 
cevoir le dernier mystère» celui du pardon de^ péchés, 
entreront al^rs dans le « trésor de tumicre i». 



iTnODiirm:c a Ctttùt nv om^nenuE 



\r. 



Le papyrosdc Bruce contient, outre les deux livres du 
(àrand (.ogos. tn ^•c.ni<]m\i le litre et le cnnimenremenl *oitI 
perdu». Tr^ intére^iiaDl à certains i^^ards» cet écrit ne fie 
prAto pae à l'analyse. D ailieurâ Ica dii^cultés do la traduc- 
lion comme du texte sont plus grandes ici que dans le reste 
do papyniK Cvt ^'crit c^sl une sorte de syvtènii.- ui^'lapliysi- 
qae el cotmique* C'est de lu npécdalfoD plus abstraite que 
celle des autres écrils de notre groupe. 

D^un accès diffîrîle et d*ijue ieclure laborieuse-, ces écrits 
gnovliques de langue CDpte sont peu coanus, CV^l pour 
coUe raison que nous en avons donna un apcrï^u sommaii^e. 
lU ne fonl, d'ailleurs, l'objet des recherches de la critique 
historique que depuis quelque» années. Jusqu'il pré^entp 
MM. Amilineau et Scliintdl onl éli^ seuls A mener la discutv- 
sioQ^EUc est close pour le mometjl. Il ne refile qu'à la 
réstnncr. 

Le papyrus de Bruce oirn; des difOcuItôs exceptiotinolles 
pour le décIiilTrrtnenl et la tixaliuu du texte. Il a t'aliu, en 
oulre, rétalilir Tordre des fciiillels. Celle question loiilo 
paléograpliique a étélougucoienl discutSu par nos di>ux cri- 
tiques. 

Co qui importe davantage à noire étude, c'est de savoir 
Il prov^*nance et la date des «écrits qui »c Iruuvuut diius les 
manuscrits coptes. C'est sur cepotnlque MM. Amrdincau 
el Schmidt diltbreul le plua de sentiment. Ciincun a son sy»- 

M. Amélioeau voit dans les lîpures symboliquos qui parsb- 
anent les écrite du piipyru» du Hiuce do véritable? hiùrogly- 
(thes, îmit«^sde ceux do ri^.gypLe. II les interprète selon les 
règtes applicables h cette sorte d'écriture. Nous avons dans 
c«a dfissiiïs la preuve qu'il y a un lien étroit entre le ^noâtî- 
cisme de ces écrits ej ri^,gypte. C'est donc dans les relijjions 
^-fypliennes que M. Ainêliueuu en chorcbe leii orjf^iites et 

I. K. ikkmiJL, fli^osiit^t Schrifttn m kiiptUt^ Sprûthc atut ikm Coiàcx 
JrurûfiBu, 1402, Complu- rctidu dfl M. Preuscliaii dan» Thcoiafj. UUmïuri,, 

«BB«ÉtS03. 



46 



REVVl »K tmSrOWB DC3 fttlIGIOSS 



ont 

1 



l'explication. .\« en Egypte, si^Uirè de conceptions înrligène« 
i u^ pays, ce gnoalicisme ne p«ul ^trc quo toluî de BosUido 
etde Vâlcntin, Or [ir^cis^ment l'unod-^j^ principales 1h%S6S 
de M. AmélÎFwau, c'est que ces deux cheh d'école ont «m- 
pruot^ toutes les co3coption$ e^t'Cnticllesde leors ï^yslt^aief 
à lâ vîoîlle religion dXgjplc. Ceit une raison de plm it 
rapproclier lo gnolïcUme des docuoientï ctipt^s de la doc* 
Irioe de Ba^ilido et de Valenlin. M. AméUaeaa ne voit aiftid( 
«ucuD inconvénient à attrilnier Tua de nos périls coplos à 
Valentin lui-m^in^. Ce iiuiluî parait certain, c'est qu'ils sool 
loos auciçuà, ils dateraient de IV-puque uit^uie de» gran 
fondateurs des sectes gnoslîques*. 

M. Cari Schœidt n'admet pajs rinlerprôtation des Ggu 
symboliques de nos écrits par le$ tiîérogljplieit. Il p*.' 
ain«i enlerer &ou fondemenl m^meît riiypotliteede,M. Ain<:- 
lineau. Pour le reâlc. il te rallie avoc empressement à ro|u- 
nÎAn de U. Ilarnack, qui ne eroit |ias l'acilptirde ïSsiai sur 
k gnoïïtimmc égyptien fondé dans ses tuc^s sur les origines 
dea systèmes de KasîUde et de Valeatin \ 

C'est ailleurs que notre critique cherche les origine» da 
^Qosticistne des docuntettts coptes. Reprenant une hypothèse 
déjà énùse par Kttstlia, il rattacbia h la dactrtne des Opbiles 
MQ seolemeot lo gnosticismc de la Pîstu Sophis mais aussi 
c«lui du papyruH de Bruce '. On dé^ne habitiiellemeot 
par cette appellaXbon d'OpUîles tout uofEroupede fraostiques 
eQBgàBferea, %sA& que les Setbiani. Nîcolallas, Cainitt-s. etc., 
auxqmbeUo nacoorJent peut-jtre pas. V. Schmidl préfère 
qu\>D les app<Ue « ^nostiqnes • proprement dits, comme ils 
s'appdaient <ux-tu^m«s. Sous forme de iffigressioQ, ÎI donna 
sor 00» sectes de« aperço nouveaux ot in^nieni d'un s£- 
riMx utJrM. Q rel^TC, en parlicolier. le hà\ que le groupe 



«vfc 



R. 







limiODDCnOTt A L'tTCDS IW GMUTiaSVC 



« 



fttf diriiiaît fîti doux fractiofifi de ICDdances opposées. Si de» 
deux cAk^s le fond dc^^pt^culatious ^^laîl k peu près l*i oi^mç, 
H en allait tout atilronic&t de 11 morale. Lesuos pruliquaicnC 
l'asc^ismc le plu5 rigoureux. Citait la règle des Sevenani, 
des Archonlici, des Sotbmni. L«« autre», au cotilraire, tels 
qua les Nicolaitee, 1«^ Cainites< etc. s« lîvraEont ^yntémali- 
quemeot à la débauche et aux vices contre nature. C'est t 
la première de ce» tendances ijiie se raltachiMit, d'apr&« 
U. Schmidt, les gnostiquc^ de iio« documeatg. Leit texfes de 
\;i Pistù SopAia et du papyrus ne laissont aucun doute sur 
ce point. Ce »ont les pratiques des aitties gnu^liqites qui y 
nont dépeintes et condamuëes dans les terme» les plu» *^ucr- 
glqueîE'. 

.M. Schmrdt croit pouvoir aller plus loin et savoir k la- 
quelle de« tn>i* s«cle!i priucipab^H delà lendunce /tAc/*tîque 
appartiennent nos gnostîciues.Cesl S celle des Severiani. Les 
gnosiique^ de \^ Pi^t fi So/f /ira ei ceux des deux li\ we^Aa Grand 
I^ff03 dnpapyniHappiirtienRent presque sùrtïaipntà laiii&nie 
ïiocle. Notre critique nous semble Tavairélablî, Ce serait donc 
de ces Scvcriaot. qui lïlnienl rOpandu» don» la Tbébaido au 
m' sifecle, qu'^mannraif'aL la plupart de non écrits gnoiïti* 
qae^de langue copte. 

On estime, en générait que M. Hamack, dans rinslnictive 

ilude qn'il a consacrée à la Pistis Sojt/iia, en a lixé la iraie 

date*. Les trois premières parties de l'ouvrege «eratent delà 

seceude moiliâ do in* ^ôcle. La quatrième partie fierait ptua 

ancienne de quelques décades. M. Sciioiidt se runge< sans 

'^aervep h retle upinîon. Quelle date tt»sigiie-t*îl aui deux 

'Yre^du GranJ Loyoi^ C^Mnme il y a d'exci^enles raisons de 

''^tve que iauleur des premières parties do la Pùtit Sophia 

**U connaisfance de cet *^cril, on doit conaidérer celui-ci 

^ttune le plutf ancien. M. Sclimidt pense qu'il a été rédigé 



^^a««, èiaft L« premier #cril{2* litre de Jva),|aa : onln? ilc Ji;ftii«aui diKJpla. 
%) TmU Mui VnuntKhungent VII, t^ UMicat«, IttU. 



18 



KtVCt AK LflIfirOtU AS» GRUGIONS 



dans la première moitié da m' lïièctû, peul-fitre danft Mf' 
premières annéots. 

Que penï^eenfîti M. Schmidtcic la prcivcnaiirfi fil da la claie 
du deuxième écrit du [lapyrut^ de Bruce? C/mi un point nr 
ItHiue) îi $'e»t loDRiiemont éloodu. Totile C6tla partie de u 
voluminvudc élurJo est fort tastructiirc cl abonde en apcrgii 
iLouvcAux sur cuilea des sâcle» giio«llc[ue:^ qui sotil moins 
contiufi». M. Scbmidt a notamment mU en lumïJïro ce bSk 
cjuc lo diouxiiïmc 4Jcrit du papyrus ost d^ins un rapport pr(<«b 
el spécial avpc le M^; t^j; r-flDr:',A;i; dc Plolin. On y trouât 
une alluHion à un certain Nicolhée qui esL oxpren^'M^aJOal 
montionn6 dans la Viia du grand néoplatonicien'. Il semUe 
hors dedonte qu'il s'agit du rnâmc personnage* On comprend 
Ift parii ijne Ton p*^ul lircr d'nnc parËi)Ii> irli'nlilinalîon. KCIe 
pprmel h M-Sclimîdl Jl* déLcriuiEH-r \ quelle catégorie de 
gnutiliquoB «pparlicunonl ceux que vi^e Flotin. Co «ont pré- 
cÎBi^mcnl ceux de qui émane le deuxième écrit du papyrua. 
C'est uiiu ï^ecle qui fait partie de et; gvwui croupi- qui prenait 
liabituellcuieDt le tilrc dc gnoslique». On se souvient que la 
frucLîen rigoriste de ee groupe se subdivisait en Scvcrianî, 
Ardiuutici, Sethiani. M. Scbmidt piïiii^e avoir prouvé que I» 
guostiques de Plolin et l'auleur du deuxième ^^ml du pupr- 
ras appartiennent aux Archontîci et aux Sethiani. Ce ^OHl 
celiez de ce» secles qui se trouvaient à Itome. ISoIre écrit 
aurait ^lé composa fi une i^poque où tas gnosliques, dont la 
Syrie fut le berceau, se répandirent en Egypte. lE serait donc 
le pins anrien des écrits gnostiquea de langui? copie. D'npr&> 
Dolre crilique. il serait dc la secondes moitié du ii* si^rJe. 

be celte revu» «uniuiuirede lôUI présent di^s études gno^ 
Uquesrde^ pHncipalea questions qui en font l'objet depuis 
trente ans, des diseussions qu elles ont suscîléos, il résulte 
qu'un notable progrès s'est fdit dan» la cuunaisi^aiicc du 



\) Voir Solmidl, p. f/^; U taxt« du 'Z' ùontiJu papynifl »o Iroure kii g 12; 
Mkd dn ?lotm us^ d&ui ba Via pnr ParpLi/rci ah. 19*, Voir U taxi* Aàn% 

Scànidt/p.eos. 





ITirHODlIcriOK 4 LIÏTVD4E Mî GNO^TIUSHS 



f^o9ticisam. Peu^OD ili 



idani 



19 



ir> no 1111 ftyontt 

p^Ls^é lat |}hase [tf^limiDairo <le ces laborieuses éludes? Lo 
pixjgr^obltiuu l'aéLâgrAco AI'applicAlion aaxdoctimeuUdu 
gna^licUmi.* d'um» sévf^re critique des suurces. Ksl-on irrivé 
h de^ n^ftultatâ asseï ^Ors pour qu'on |)uUfe en faire ôtat et 
eiilre|)reEiJre dt^â maintenant l'Iuâtoirc <iu gnosticisme ? Ou 
peul en douter. Il rosEc oncorv trop de points en Eilîge. Ou'il 
soit défiiiillTOinent pronviî (jut^ le* écrits gnosliqucs que véxk- 
Ii^ai l&£ Philotephufmna sont de« faux, riii^loricu du pioiïU* 
cifimiï qui en aurAÎl Tait uaage se trouverait en fîlcheust: pos- 
luru. Il lui Tpuidrait bifTer une parlii^ notable de .ion ouvrage 
et le refaire. Ce serait pnieis^menl ce qui adnondrait à 
U Jlilj^enreld. i}\\Q l'on Câsaiode faire la lumière Atir I&5 nip- 
pari-* <lu gMO^lir.isme aven l*f!gypl€, rr^mme la fail Jl. Ani^lî* 
Qciiu, ou avec Babylouv. couimi-> Ta lente M. An^, ou fvra nu 
travail prématuré peut-âtm, quoique non sans ulilité- il y a, 
cepeDdajjl. une tAcbe plus or^r^nte dont doivent fi'ac<juiHer 
aoi palrisUciens ararti loulc- utilre cliose^ c-m\ d'aclicver la 
critique de$ sources du goostid^me et d'arriver, on c« qui la 
coacernc, à des résultats positifs et bien clablid. 



UKUXltvMK E*AKTil£ 



OKfCLUStOMS A TIHtOt DE LA DISi:US5]0N tiUR L£« SOUFtCLS 



Les di5<rtu«ioD« quo non? ronons do résumer portent sur 

115 points: tes sources tl^s liromicrs hér£ti»^olognr^£ oliré- 
4ÇD8, le* documents im'tiiît* de* PhUaHfpfmmcuG et les écriU 

lostiques do langue copte. Trois i>oinlsquiconslilut>Dl trois 
ïrobl6mes litlOraires. De la solution definittie dece triple 
trolilème dépendra l'exAcliludc lititloriqnedv notre conuai«r 

tnce des origines et de la tloraison du ^ûosticismo au u* cL 

I iir ■iècle, 

U e«t inconlestablc que la discussion a jelé de vivent clartés 

4 



so 



iKVllE AK ln'Hl^TOtKft MS HU-lvltOA» 



BUT CCS ddlicaU problèmes. Les termes on sonl maînloDaut 
netteutout poftéit» Onvoii 11* liut |ir^-ri*iiiit'il fi^agiti) alteindre. 
Ajoutez que d€i ré;«ultaU au moins partiels ont été ulilenu^. 
Il y a des poinU Irh^ importants sur lesqiieU on e^i dt^finilî- 
Temeiil Hxé, A loul le m^un^» les jiremier-i jalonA du chemin à 
suivre :iOut planlv;». ^ue mauqiie-t-il encore pour que Is dis- 
cusïûon soit filose et que le tripic problème des sources lHt6- 
raires du gnosticisme soit considéré comme r6sok? Pcut- 
èirc lout simplement qu^t Ion formule de^ rimilu^inurt. PMur 
l'insUut, on 4îft en su^pcn^ ; on hésite entre ies cortcliisioni 
opposées, l-'aul-il dtinncr raison à 31. Kunzo ou à 51. Hilgen- 
feld en ce qui c^Dceriic Ju«Un Martyr et llîppol)te? Faut-il 
admettre avec MM, SHlmi.m et Stai^hclin qui- \m dncumenls 
anonyme» des Phiiontphtanetia «ont des faux on doit-on tes 
considérer comme des pièces historiques? Kaut-il enfin vcûr 
dans les écrits coptes de^ produits du u* ou du lïC siècle ? La 
critique Hotte indécise entre* ces thèses contraires. On ne se 
prononce pas ou Pou se prononce pour des ruinons qu'on ne 
donne pas ou que Ton indique rï peine'. D'où vîcnueni ces 
hésilalioas? Se pourrait-il qnt! les problèmes dont il s*agil ne 
Tustieut pas susceptibles d'une solution? Quelle raison aurait- 
on de le croire'^ Ou Ils soient dîfticiles, qu'ils ne compor- 
tent pan, comme la plupart den prnbl^nii'îi bistoriquL's, de 
solution absolument certaine, nous en tombons d'accord. Ce 
que nous ne pouvons admettre, c'est que Ion doive renoncer 
à tonte solution. Oc serait h. tout le moins prématuré. Lla- 



i] M. Hamaclt luî-mèiM Mt de?eno piu< hètiUnt tfu*gii no a'y wraJlut 
U >«mbl« pf4i ik tt>andonnor \t% po^iboQft les p[u« iicuràw. Vmt «on 
rendu <Ju tnvûl 4c Kooie, T^n-Iog. IMwr^iur:.., 18M. p. 340, M^m*» tn 
lud* <Sm criuqu«« on ce ^uï ffOno«rn<ï Ut t^ilijwrphu7am4^ U. Km rc^ctU 
Ilèrcmentct prcoqae dêdsijçnpuseuient fbypotbiM ifc M, SUt<lj«lTfi; «air 
lutf Vnt4rm<h., XV, 4< lue, \mi. U'aulr* p«rt, M, ï^cbra^ill la prend 
nccu et ipmbt^ «Iraposè 4 TftCCtpUf. Voir »^Ti ouvnj^ lur to» Acriift ^cosllqa 
do longue nopt«, p. ÔS7. Ka -:• qui nrgariJ>j Im hrpoUiMoa de M. Scbmidl, o 
MinUe !«■ «<£irptcr toulu sons rf»rTC ^aoîqo'gu u'ig'^"^ P<l> qn^' plunran 
repoMnt uniquem^at lur dtag4Di«mft« dMadioaa »aaDr« i ?Èrifier, V. 
Bud^AUàn ItAToack. p, 173, 174. 




lyraottccTioN A l'èti]dk c»n <ï?iû&tici*»s 



ra 



décisiOD acluelle de la critique en ce qui concerne les dncii- 
oiEnUttllesKiiirceïdugnDsliciâmd h une auUe cause, lliiituâ 
I semble qu'elle s'explique par le fait que Ton se conlenle de 
laisser ei r<ïlal les qurislion» débaUues. Un n'essaie pû6<lc 
dégager de lu discus^îuit uiùmf! les ûléiniMjU de solulioti qui 
5*y trooTODt. On ne lurl pat> des d^lalK on ne sVfTorce pas 
d'envisager les problèmes dun» leur cusemlilo el, rorct^mcul, 
on n'arrive pa»à diràcuuelur^itma fermi.;» eluelltïs. Contribuer 
àc4* r/isithat nidvKirabb;, c*o»l ce ijuu iiutiït allons tp-nti^r dans 
Cti chapitre. 

On n'a pas oublié avec quelle passion les critiques Émi* 
tietib, qui r>nl rfnonvpUiTi^liidpdPs souiYe!*derhi^rrts<fnlftgie, 
siïsiml appliqués à exhumer le traité perdu deJusliu Martyr. 
M. Ilaruacii, alors -mi dâbuL de sa carrièref se (it remarquer 
par ring^uieusf! érudition et surtout par la chaleur île con- 
riclîon qu'il apportait k celle tentative de re^lciurnlion de 
fécnl diftp^ru. Bientôt, ci^pendarU^ M. Lip«ius couimeur;aà 
concevoir de? doutes. M. tlilgeiirdd, iiien loin de s'en émou- 
voir, se montra plus assuré que M. llarnack lui-même de re- 
trouver un peu partout les débris du trailé de Juïtîu. 
M. Kunie, i>n dernier lieu, prétend dissiper ces belles illu- 
sioD9 et conclut ù t'impQ^tsibilité do rien savoir de ce fameux 
écrit, Noij» pourrioiu ciuii^ crwitenler d'eui-egUIrer ce ré- 
sultat el considérer ta question comme tranchée. Cela nous 
dispersera en tous ca? do reprendre un ^ un le» arguments 
qu'on a fait valoir dans celte discussion. 11 nous sera permis 
d*èlre sommaire. 

Ce qui ressort a\6c évidence de Téeliange des vues, c'est 
qn'jl semble imjioçiBibb de se mettre d'accord soit 5iir ce 
qu'a élé II! plnii du Lrajié de Justin sait sur ce qu^a contenu 
c«t é^crit. lyrique di}ux esprits ïïussÎ perspicaces et aussi in- 
dépendants que MU. Lipgius fît llarniick n'y parviennent 
fêa^ quel espoir y a-t-il qu'on y arrive jamais ? 

La leuLatifc faite par M. H^nurk d^exlraire d^-s lextus 
exislants de Justin Marivr le ptmt du trailé perdu témoigne 
d'one merveilleuse virluosité critique. Il est dinicile de ne 



52 



■rvcc uft ivttToiu PC» uufifon 



pu m; Ui««€r njduiro parrîag^nîco&Gcl brillante démonMrQ- 
lioa deraulenr. A U réOexkiD, cepcodanl, ïl rsl impassilde 
de 130 pu donner raÎHon k M. Lippus qui CDiil««te riotcrpré- 
Lation qiiA M. Htrnack donne de» toxte< dr JasUn. l^itt?ï;ïon^ 
jioutt A eclrfïr dani le détail de la discuMÎon^ c'i^i sur ce 
point que porleminnl noa premif-rp* r^ft<?ne». On *© ssouiictil 
qD« toute la reconstnictioD du plan que M. Mamack aUriboe 
à iutliD rcp054î ftar un «lùlaîl qui e^t conlo5]é> D après lui, 
rnulpurdu traili^ ptfrrdu adôrflire figurer Mai riaii an Lroi^i^me 
rang d« «aliftte, aprèsSimoD et llénandre. M. Tjpsîo^ soutien! 
qu'il y a uulaiil da raiscms do prétendre que c'frlait Marcus 
quo Mnrriojr II oaI permis d^h^<^ili^r mire dts i/oix aus^î an- 
tonsiUï. Cl! qui (.^^t clair, c esl qu'uoe hypolLèse qai repo» 
tar un dMuil au«Ki coiileslô n'ot^l pas sûre. Que pcneer d'un 
6tli(icn donlk clof de \oMc ne parait pas solide? Tout ce que 
l'on doive concédtT h\\. Wanmck, c'est qti*il atlA «.-xii^kT imo 
IIm[l> de» proQiiJiro»^ liûréflici^ chràtîeunos qui rcsiieiiitibtt 
beaucoup & celle qu'il di^duil de^ textes de Justin, C'est ce 
qui ressort de la comparaison àà cetto liatoavec celles d'Ilé- 
gëïippe i*l des Con^tituliou» apoïtoIlqucK. L'ordre en [lurall 
avoir Mé celui-ci, du moins pour une partie de la nomencla- 
lure : i^imoii, Méuaudre, Marcioii ou Marcus, Valentin, Ba- 
aitide, S»tornil. Cette lisle ^luit-elle îdentiijue k celle de 
Juïtin? Ksl-ce celui-ci qui Ta mise en ciirulatiou? Ce sool 
h des queslioDs auxquellcii il e&t impossit>lo de n^poudre. 
Lus moyens d*inroriiiation nous manquent. Tout au plu», 
peul-oudire que les iexies ieVApo/ogit et du Dîaloffft^ nous 
autoriaeut, dans une certaine iaeALii-e»ft croire que la liste en 
Justin avait les m^mes purlicalaritéiique cidlïts d'Hégi^ttippe 
ri dtf^ Coiiïilitutions iàpostoliquei}. N'est-il pa* évident que, 
dauii ces conditions» il faut renoncer à recoDstiluer le plan 
du traité perdu de Justin? 

V a^t-il plus d'espoir d'arrirer 4 connaître le confmu de 
cet iScril? Si les dél>riâ du trattô de Juftîn ^c trouTiat quel- 
que part, ce doit Mre dans le Vuinlo^ue i'irt^née et dans le 
chapitre xi* du premier livre de sou grand uuvrage. Maïs 



i?TTnoi>ix:Tiox i LSnnit nv i:iicmt<cismb 



U 



I 



I 



I 
I 



comment p^ul-on le savoir? Ne fHut-ïl pa3, au préalable, 
que l'une dettes deux aIlernalivcs«oili^tatiIief ou que le plan 
du IraîtA de Justin n^ diffi^rail pAs de of Un du Catafù^te ou 
<|U*il s'eiidîfilingijsil i-âscnliL'Ik'int-nt, qu'i! nVslait nuire, par 
ciCBaplo^que celui 4)ue ftl.llaniark a cru relrouvor dauii \e% 
textes da VApoiogic cl du Dlaiogue'i M< Lipsîus s'e&tpro- 
noAC^, dans nod élude sur Ëpiphanc, pour la première Rup- 
pCMJliûn. Dan* c© c*ï*. ilny aplusquVi diVoup^i-, dans chaque 
notice du Cafafoffm ce que Ton considère pour diverses 
rajïtiOÂ comme juslinieo, c'est-à-dire comme ayaal <Xb em- 
praril^ au Irailé de Jualin Marlyr. CVïl aju«i qu'un iirrivvru 
fl retlaurer cet écriL Maiâ qui iio vait combien tout ce Ira** 
vail e-'^t précaire ? Une pure hypotb^^e est sa raison dXre. 
Pour qu'il ait quelque talcur cl que, grîlce au procédé qu'on 
applique, on récupt^n* «An'uiout le» fragments ilu traité 
perdu, il faudrail 6(rô atsuri; d'abord qu'lrénéc a bien uli- 
Xi%t Justin pour son Catalogue cl eiULuîie qu'il a «uivi pour ita 
li«tc d' lié renie» l'ordrr adopté par^n de^^ncif^r. Aulreutenl, 
alon mémo que le Iraîlé de Jui^lin $o trouverait épars dans 
Ifs Catahgtie^ ^'iiù élé composé d'aprè» un plan quirénéc n'a 
pa« r«5p*îclé, roinmeni an"i>f ra-l-oii à <■« couc^^oir une idé« 
jui^to et vraie? Ain^i avant même d*eï»ayer d'eitraire Justin 
d'Irénée, h ^ipposcr qu'il y soit, il Taut être fixé »ur Tordre 
doM ]iéré-ii«'s qu*a suivi \t* premier. t)n n'aboutira paaà moin* 
de posséder le plau de hou traité» 

C'est ce que)1. Ilarnack avait si bien compris. II acM donc 
eOûrcé de ravir ton secTet à Justin. U a cru qu il avait re- 
trouvé II* cailre du traité (R^rdu. 11 n'y »iait plus qii\^ ivnijdir 
le eadre avec les malériauK que lui oITrail le Cutahifue. C'est 
jufitemoat alors que notre critique $e décourrf^ et se trouve 
expiué A louU^» les objections que M. I.îpsias fait valoir 
avec tant de force, Commenl fera-t-ll pour prouver qu'un 
écrit Joui le plandiflèreiii notablement de celui du Ct:fa!of/ue 
AQ trouve, cependant, épara danttcetui-ciV II n'y peut arriver 
que gr^e k de^ hypolbèsRs plus gratuili>s lest unes que les 
autres. Il faudra supposer qu'lrénéti a délibérément modifié 



51 



MvrC DC L BISTOIftV DB ftiLTfilOjrS 



le plan iv Jtiilîii, qu'il a. puur de^ raisons qaï d*.« wjd 
apparaaies, boalerer^é Tordre jusqu'alors reça de la fiucces^ 
sion cl«a hMsîefl, quUI a. par conséqucDt, pris les cxtmils 
qu'il a emprunlés ù Justin lanlM dan^ un endroit de «ôi 
Iraîléel Unl6ldan« unaulro, ^^ajis aucun respecl du texlt? de 
son devancier, Comiof^Dt prAttnidro dans de telles condîlioa^ 
relrouTpr Juslin dan* Iréin^ft -' On se ?erra forcé d'i^trc 
encore plus arbitraire dan^Ia recherche des épaves du traik 
de JuAiia qu*Irânée ne Ta été dans le choix dee passages 
qu'il en a ntilbâs. 

n 4-st clair que dfefi que Ton lenlede Itrerd'lrén^e k traité 
perdu de Jui^Iîq, on se heurte A dt« dirRculUÏ^ dt> détail in- 
surmontables. Il imporlo peu, en dornièriï analyse, que Ton 
attribue h Justin le plan du Catalogua ou celui dnnl 
M. Marnackki suppose la palemité. Dans Ttiuc CDiiime 
dans lautre hypothèse, on e^t condamné à échouer. Dotlon. 
eepondaut, conolurc avec 3L Kunzc que pas plus dans le Ca- 
talogue qu'ailleurs, Iri^nfie n'utilise d« dorumi^nt» én-il» el 
qu'il ijVeu a \\%s liiice? Ce serait, & n*1n^ «(3ns, aller trop 
loin. L'examen aUt^nlifet du CateiognttîX du chapitre xt^du 
premier lÎTre do VAiîversu.t mnne-H hetreses y r^vfele, par une 
ronli". d'iniices préeiii, la présence d^lll ducumeut plus an*- 
cïen. 51. LipBÎiifl n'a jamais \arî<^ sur ce point. Nous estimons 
qu'il a raiflon, tout en rcconnaisaanl, ccimnn! il Ta fait en 
crémier lieu, qu'il est impossible dVn déterroîiier Texacle 
proveiiuiice- Bn cunclunioti^ lu critique fera bîerï, h notre ani 
de renoncer onlî&remcnl îl l'espoir de jamais ressusciter 
traité perdu do Justin, 

On a él^ pins heureux loraqu'on a voulu exhumer et res- 
taurer L*D pfirlîa le Irailé pv^rdu d'Hippolylo, Jusque dani^ 
dernT^ro« annôes^ M, Lipsîus passait pour a^oir démontré 
façon dôflnitiv»' que le» fragment* de cet écrit se iroi 
vaienl fparsdans l^^piphane, Philanifr et Pseudo*Tertu)Ueo. 
SI, Hamack ii'avail-il pas soumis celle liypothi^so ftune 
gonreuso vérification ? M. HJI^enfeld nVn avail-il p^s foît ai 
tant dix an» plus tard? llioti otî manquait pour rendre dél 



tK7R0Dixrnt>M A L'tTtmE DC cvosncifto 



55 



oUif le succès dôlalbë^<le 31. Lipsius. C'est le momenl que 
choiaîl AI, htiozc pour la rcmeltrc en (lacstîan, fVfïUit faire 
preui« d'aiivi graiifk inrli-pp^iiilancf^. Il sa^iX seiilt^nienl de 
savoir et lef critiquc«vl U» rotrtnctîons qu'il Taîl à h ihissa de 
M. Lipsius soDl roiidéoâ. Si elle n'en paraU pas ébmidÉe, il 
faudra n^connullrc qu'ello ari^ça unocoD^écraliondélinilive. 
LaC'ODlre-épn.'tiveturaété faîte, C*e$l leâei-rico quaM, Kiinze 
aura roodu. 

On 8c dourieut que d'après ce critique, c'eâL uDtqucment 
dans Pseudit-Terhillien v.l dan» PhilaKler qu'il fnul rherrhfr 
les d^Vbris du irrité d'Hippolyle. I^piphane u en a fait aucun 
u^û cl c c»l pure illusion de vouloir dé<^oumr quoi que 
cç mît du traîl^ perdu dajifi TnuTrQge dn l'i^^^qui! de Sabi- 
mine. Du coup, l*écril d'IlippoKte %e trouve fort rMuiL 
11. Lîp^îuA en faisait un volume du douMcs du dixiCïDic livre 
dea PhitùAùphumeius. M. Ilarnack, quoiqu'il le réduise, 
lui laifsaît de» dinieusîtius forl respectables. Si Tou en 
croyvlM. KuD2e, co traita aursil £14^ tout à fait insignitîant. 
Il aurait eon^slé en une maij?re eniim^Talion deshéri^ies» 
aceoinpa^née Ait notîrf>s 4?xlrAiJif?mr>iit sommaires e1 incom- 
pJèles. Ia |ietit truili^ de Pseudu-TurtuUien en donnerait ik 
peu prèa l'jJi^c, Il n*y aumil pas lieu d'en déplorer la perle. 
La thfeîw Ae M. Kudk^ï «tiulfrvc d*embl^i* le« obji*clions left 
plus s4^neuse«. S'il OHt vrai que le Iraîl^^* d'Hippolyto ûimi 
aaasi ipsiguifianl et incolore que le prélend noti^ eritiquo, 
cnmmeni se fatl-il qu'il ail survécu jusqu'^ Pboliuset qui) 
J*au(etirde la liifffiof/icrti ail prii* la ppîre de le lire cl de lui 
c<jn^icrerla noie que Ton sait? 1}uel'on compare son sort à 
celui du Irail^ analogue de Justin. Celui-^ù disparaît de 1res 
Ittitnr heure, DeTavi^niAme de ceux qui croient en retromer 
def traces danis In^n6e ou dait^Tcrtitllieu, ou il a él^ absorba 
dans d'aulres écriU, ou il a fait place au traité d'ilippolylc. 
VDurqm.'i * C'caI qu'appardmment on le trouvait in^uElisanK 
Si celui d'IIippolj tn n*avait Met que h maigre opu^ule que 
«ippOKC M* KunzCf îl n'aurait pa« st proaiplement remplaci^ 
BOu émule plus ancien, Oomprrnd^n» en outi-c, que l'bilas- 



X 



unrn di LknrcK» ces itnjfitox^ 



ter, roulant Tain^ un uuiuuel descTÎpUrdes doctrines hâréli- 
que», ait, poar toute h premièns pôrioile, suivi prt?eque ^er- 
vilcmoat an tlocumODt auKsJ in.<urrisEmt quand il ar.iit Irêxttt 
k SA i)is[iufiti(Ki? S'il a préthé liï Iniîlr d'UJpjwljle, c'és\ 
qu'il le jugeait parfaileineiit appropriée ion dessein. Il litù^ 
avait pas la iDi^iocreeMimequû^L Kuii^o cuacoacuo. 

Une des cons^^uenr^s de la Ihrrïwr qu'il MïiiliroL cV*l qiïF 
noire critique so voil nUigi- d<* iàup|>i»ir^r qutf Pliilasltr a l'o 
entre le» main? le grand «>uvrage d'Rpîphane contre lc« hOr^ 
âiesp 11 y a, en effet, dea rapports évidents entre les deux an- 
leurs, t>ii les ei:pliqti<^ parle (ail qu'iU ont toii^ deux iililtt^ 
letraitéd^llippolyEe-Faisantu^agô du m^me toile, îU devaient 
se rencontrer fn^quomnit^nl danfladcscriptioa des hérésiei 
et dans les termes qu'ils employaient. Concordances forcéen 
de gens qui pillaient le ui^iue auleur. Mais cocimo M. Iviinif) 
no veut pai; admetire qu'Epiphane doive rien à Uippolyle, il 
ne saurait s'approprier celte eiplicaUon. Il ne lui reste donc 
qu'à lupp^^^r que Pliili^ler a ropié Rpiphane padoiil oA il 
86 rencontre avec lui. 

Maïs est-il admissible que Philaster ail eu souslc^ yeux te 
AnmnHJN d'Épiplum^ lor^qn il iMuijKivail -ion Ctintr/i haerw* 
SÉU?Con'o«t pajL împo^^iiMe mais est-ce Trat^mbluble? S*fl 
estvratmenl Insulaire d'Kpiphane, il faut avouer qu'il a fait 
un MH^ulitT u^a-:r^ di^ Touvrage de ï^on contemporain. NVst- 
il pa:i étrange qu'il n'ait pris à Kpîpban^^ quo l^^^ parties de 
ses Qotices qui lui sont en m^me temp^ comniunes avce 
Pseodo-Tertullien? Il n'a donc délacbc du Panarium que ce 
quQ l*auti*ur de cet ouvrage aurait pu avoir empntnli^ k 
Hippolyte! D'autre part, il omet, coDiak*< par uu parti pri», 
loul ce qu'Épîphaoe a somment pui»^ dans des sources 
autres que le traité d'Iiippolyte. Il n aurait retenu du Pantt* 
riurn i]»p re qui a dfl tMre ta matière de r** trail^, k <upposor 
qu'^ipliaaû s'en soit servi! Comprend-on, on outre, que 
Philasler, ayant entre les mains Touvrage le plus complet 
qui eM encore paru sur le» herbes, ait songé nu «eul instant 
à utiliser le manuel d'Hippulyle. ou même qu'il aji fait 




izrrnoûucTtON a VÈtvDE dc gnost[gishb 57 

usage des deux à la fois? Le graad ouvrage devai [ fatalement 
rejeter dans Tombre le simple traité, surlouLaUl était aussi 
inaiguifiant que veut le faire croire M. Kunze. Philaster, 
plutôt que d'en faire la base de son Contra haereses, n'avait 
qu*à prendre le Panarium et Tabréger. 

(A suivre.) Eugène de Faye. 



LARC-EN-CIEL 



HM t* 



TRADITION RELIGIEUSE DE TANTIQUITÉ 



I/arc-eii-o*^l (îenl iinft plafii» r^latÎTemcnl trta rrslreink 
dans Iq& religions de la (îr^rtî et d<? Rome : du culte qu on 
pouvait lui rendre nous no savons presque rien; d'autre part 
les arlisti^s ne nous en ont donné que des reprAsenlation'i 
Oguréef peu nombreuses el qui souvtMiI nifinquetil de préci* 
sion : oninn les poètes Gemblent avoir d6daigu<j co mytlio, en 
tous cas iU ne l'ont guère dâvoloppé dans le &cna anthropo* 
morpluque. 1^ rareté de*> dciruint^als littéraires el archéolo* 
ffiquos, TindifTérence et loubli od sont lomb^es. àrjîpoquo 
hi&torique, les croyances i^elativeïârarc-on-cicl^DOQsgaran* 
tissent du rpsle que parmi les traditions conservées la plii- 
pATl iio&t très ancienn*)^ «ans doute. Dt^^agc^r les élÔDiisnIs 
variés et complexes qui ont servi d*' baso au mythe classique, 
tel est Tobjet du pn^rsenl article. Mais, avaut de déc{>u^Tir 
d'antiques «nrvlvanr.es daj^» Tlris ^r^r.o-ln<in^., il eitt îadis- 
peneablo de dire im mot des différents aspects sour lesquels 
rbomme a conçu ce pln^jiomènc naturel tri^ 9ÎDiple en ap| 
rt^ncfi. et d'ailleurs paifaîtemenl Jnacceïtfiible àrobservatiol 
directe des primitifs. 



L'arc^en-ciel a frappA les; humaine &oil par sa forme, soil 
par so» couleurs, seii parle momf«nt dcson appuriliou et lei 
circonslamMïï qui 1 accompagocuL 




Par ceux qoi odI ronPidénS sa forme 11 a él6 identifié sur* 
tout k uu arc ; c'osl suti aspecl le (jlaiitcoiiuu lïl lu (ilt>H band. 
Lt>!t Hébreux croydi(>nt qjcc'élnit Tare d'YAhvoh, placidans 
le ciel (>ar leur dieu, lorsque a'apai»aîent $eh colfïres. Les 
llîndoii«eiiitvi(iuiitfj&iirurr-iriii<U-& ; maî«<:elt«r.rayftnceche]& 
PDY ne parait pa!^ lr&» ancictinç r on ne la trouve* point daoi 
Ie3 hymne» TMiquc^. DansIeRig-V-îdarnparlicnliflr^rarme 
habiUielIe d'Indra est htyijfa, c'est-à-dire la fondre; le dieu 
n'apparaît perlant un arc que dans de rares lettes, par 
exemple au vers 3 de l'hymne 929. Kncore ne sorames-noasi 
pas aulorist'^s à T^upposer que celfîrc repré^eiile rarc^n-cieL 
L'^pithMc ii^rai/Aaniyin , <t quia un arc puia^aiiE », appliquée 
il Indra, nous semble amenée tout aimplemenL par les mois 
uhuAaâtfi et nûhaA^hin du pAda prëcèdeni, qui d^iî^nont 
it*^ Manils a aut mains pli^ines de fl^ht^ v e{ u parleurs de 
canguoift ». Rien d'élonuanl k ce cfu'oii donne les mt^mes 
armes au dieu qui dirige leur Iroupc, Jt lndra\ C'esl seule- 
ment dans la lillénitm^ postérieure que Farc-en^ciGl est 
app('tâ/nr/r/3'j//ff;iif(arcd'Iiidm)ou/Wi-Jy»^/m(armed*lndra), 
La mylhûloj;i(^ lK>Il<^niqito ne oonnatl pas co ^ynsboli^me do 
de l'arc, mai» nous le relrourons cbe£ le» Finnois. Oukko, le 
vieillard véu^ruiilo, peiM)Einilîculion du cïfJ Iniinani, lance 
ave^rarcc4^Ioslede« (lèches! de feu. Les Amacoua», pcHjpIade 
nègre du Aloxambique, onl donné la m^me arme \ leur dieu 
iraincu. I«^ Arahen appellent l'arc-en-cii^l Tare du priipliMi} 
on l'are de Teau, œrlaines peuplades >ibérienneii le nom- 
ment Tare du tonnerre J68 Todas de l'Iode Tare de la pluie*). 
1^ conception dea Ëstboniens o^ uu pou différente : Tarme 



n. V.. 929, 3. Sa btutfiaaUlb 9^ abhaiilpbliir ré-,\ iMii»r4tbt-t ■! yù^h» 
^atm — Miftfri«b^jil 4omâpà bUiufAr^hj Ufçridbftovfl priiibitlbtiîr 

MM, A»3tod ri QvdMh ftvtc l'aîdft d« aombnui colUbont«un, ont lut- 

Miiiuktt (U ll,p, 'J. 3â. 4t,ÎO, 137, AtoJ; nouatT^D» utiliaAU» aAUn4ujide 
«rtli«n^h« dtm lêt pA^qui iillnnl. poiirtr>utonqul r»^MA tofl crûvtrtc«t 
dM Mungeft «1 tes uadi^BS populûr««. 



M 



■wvrs Dt LmvTonix dvs ftKi.t«io:vn 



rélerile tlL-ii«iil ihez roK uni^ Taulx, donl se sert le àsen 
Touui'rn-, i|uan(l il tloiinr Ucha&MS hux i<»prtU tnuirttî&anl^. 

«Mais VaiT en-ciel 3|iparall au»si comme une archi> immcn^ 
dciit le:» deux evIKTinîlâfl reposent sur k terre otdoul lctc<.'ar 
bure »e penl dan» lef^ luiileurs du ciel. Ce$i |ioun|troi iliiut 
riMda Târc-eD-ciel e^i norouK^ le pont Bifroe^t, sur leqael 
Toat el vteDtio-Dt le?^ Ascs, TradilîoQ analogue en P^dync^i» : 
rarc-eQ-cîel Cït le chemin par lequel leâdieui^ circulent «^nlre 
te ciel et Ii terre, et c'est pour cettt? raison que le nanre 
royalàTalti s'appelait Y tian:-en-€iet*\Kn noui-elle-Zélaade 
rarr diapré est IVchelle oiyMérÎPUAf^ par laquellr les chefs 
miirts grimpent dans leur nouvelle demeure, l^s lliilippias 
s'im^giuenl que c'est la roule par laquelle s'en vont 1m 
bominraqui ont saccotnbO û une morl Tiolonte. KX pourift» 
GrtK'iiIuiiJfii^, c'est le gnuid cheoiin célesle qui conduil au 
pay* des âmes. lînfin on rencontre Ws tract»?; de sombUN^i 
crovances jusque dans ta mythologie populaire clirï'tienne: 
en Leltome, dans le district de Wolmar. on croît que Tare- 
en^ctelofitle poni grïtce auquel les saints passent du paradjt 
«nr b terre: eu Dauphin^ on appelle l'arc-cn-cid le pont 
de Saint* Bernard, dans ^A^d^cbc ie poui du Saitil-lilspHL 

It'aulrvs Tois riniagîuattuu mythique a prû comme point 
de départ le^ perreptions lumineuses que donne aux liomi 
la %ue de Tare-en cieL Ces perceptions clles*mtïme5 ^011t 
d'Mre identî<|ueï; i^llcs vaiîent en îtitt'iiHtl»? et en pr^'-risîon 
selon tes raoos et «don les époques ; on sait du r«ite que rien 
n'est plus îtistaUo que Icxpres^^ion par le langage dea scnsa 
lion»^ di- la ^iie : Ira Grecs probabienienl percetaient certaii 
couleurs autrement que nous» 

L'arc-«ii-del a ^ié coa?ïid^ré le plus souvent comine ini 
lore; cette croyance, commune à des sauragos el h des cïi 
list^, justilîo une rnmparaison, un peu singuKèreau premier 
abord, de Casimir Delavi^no dan» ses Chants pt^mlairws : 



U à, RMIr, Iti M. .««*Hii^ «.« ciriL, L I, r. O^ 



I,*A1IC-K»*QKL UATK^ UA rUâb|T|05 aULMlftL'SK DE L^AUTtOPlre 6| 



Les iWÈ couleurs sont meoyo» 
El h entonne avec Hefib 
FajI briller à, Inrers l«« ntioc 
l/arc-viï-dfil de 1> Liberté' ; 

i il est iToî que purtoul et toujours procMcnl delà mfiinQ 
^jikAiiièiv riiim^in»lk>ri de» jHjèltisella THCiiit^ créiitriv« des 
^miseur» du myllies. 

^B LAdirbion do lai^-cn-cicl cû «ept nuance» est une qoUod 
^BODraînflî dire !M^i#'ntilïr]ut^ e\ r^hlîvement récffntc; ^upcira- 
^Kanl on avait dUlmgué dans le mâLAurË jusqu'à ijuatre cou- 
leurs, raremeni d^ux, quelqucfoiB m^inc on l'avait vu d'une 
seule teiule, rougedtrc, ou dorée, i>u enrore peu précise 
tfl fiimpl^iTicnl ^Hiifanle. C^% cûulf^ur?» onl ornt^ ta tinnlure 
Jetvêlem&niidudieuduciôlclu'/loeSamoyfrJes; ks Kaml- 
eluidoles ont Tail àc rarc-ou ciel lourkl de la robe de Billau- 
kuj, ledioudu loiiuf^rre^cliex les ancieu» Caraïbes îl 6tsî(lo 
l^ifiiicltoile Julticâ^et l'^cliarpe tVuuf. 'Ié*.*s«e cliej: lc*i Grecs. 
titiSn les ruucâ Hnnoîse^ nous dt^irrireut les fillô^ de» OAircs 
itMaol ih leurs doi^ls lumineux [a ceÎQlurû du ciel aux 
auaoces rbangeantes' . 

Lamomeutet leseirconslancesdorapparUiondu m^ltiore 

Ont iiHlué aussi sur la coiiceplion qiiV>n s'en eM faite; il se 

Oiorilr«^ géiiôraleiiirril «priori uni^ grancifl pluie ou mire deux 

averses; il correspond toujours sinau k un relour du heau 

tcmpSi du moins à uuo acealmie. I>*»ulre part il paraît tou- 

c*lier k la lerm soil par ses drïi\ eilri'^mUés, soîl par Vune 

«S'elleii; mm jaDisîâ les hommes ne peuvent alloiiidru l'etj- 

^roil où il 3'éi^ve du sol; îl senil>le que plus on le poursuil, 

(ilus il i^'éloigno : il se déplace donc. 

Quelquefois seulemenl, au tiunl d'une nappe d'eau, prè» 
ie« ^rand^ Idcï, sur uiie plage marine ou »ur les rives dea 

OnDê $aik ftifcr. Tc^m udItc nigl-t bluic 
(CDeUïJp^.'Kurrfii.Pnria. Didier, 1854,1, IV, p. H6ei 130.) 




S9 



8lTt;lE Dlfi L*III»T0I»); PMA AEtrOlOet» 



flouve-«, 011 dirait qu'il Mirgit di^ IVI^flOAnt liquida,. H app&nll 
souvont aussif ^on^ uns forme fînquclquia sorte réduîLç, dttif 
la buée qui Hotte sur le* eatarset^sau dans la pouBsièrc d'eu 
des c&A^^de!i. Un^d il ne déTeloppe dans l€9 hautourn du 
dttl, la partie supérieure île sa courlip^ du son extr^milt, 
lorsqu'il eâl tucomplal, enlre et &q perd au «eiu des uuagos. 
1)0 loul09 €^ images diversement combinâes oet ^orlie peu 
à IM9U la croyance) que l'arc-eii-cie) e-sL rm olij«t ou nu Aire 
qui aspira ou pompe Te^u de la terre ]^nur la porter daufili 
nuc^: cûUos^ci la déversent ensuite fi nouveau sur lo W. 

Dans la Pi^^tile-llu^^ie le» Wcliaks nommeiit raro^en-ci 
h ■ tuj'au courbé » (Iruba dujaiiaia) oit n ta pompe » [uûi 
vanf) ou encore le <■ buTeurd'cau » tWujuisj). Les HacMJdj 
eii ATriquo lui cinnnt^nt iiasM daiisk^ur langue c& dcmif^r uui 
La» même» croyaucas ^e rt-trou^ent kïx Pniuce (Corrèzc) 
dans le pays de Galles. 

D'aulreahoinnicsontraitdGrBre*CD<ielnoDp)usuii luyai 
maïs un imm^'ii^*.* Kerpvtit ijiii Jf<Ki-<.-nd de« liiuil'^urs du ch 
et vient su doKâltilTer aux éfaiigs cl au cours d'eau do 
terre. Celte tradition a été observée en France (dans les CAI 
du-Nord et le Finistère), en Albanie et ùii Houiuanie, 
Russie, en Arrique; l*^t n^^re«de la cdledeï^ Eschv^â fonl 
l'arc-en-ciel une couleuvre énorme vivant d'ordinaire dai 
les profondeurs de TOcéan; lesZouIoiisIe prenneul pour 
SOfte d'animal faiita^ti^Uij, ayant l'appai^nr^e d'un iuimeni 
mouton h la toison rouge, ou encore d'un serpent diapré, 
qui habite au fond des lac^. 

Naturellement la forme Iiumaine aétépluK d'une fois alli 
buée à rarc-en-ciel. En Birmanie c'est un démon ijui dévoj 
les hommes; les Knbylca du Djurjura expriment la coïuci 
cidence dui* di^ux pln^nomÀues almosphâriquefi, pluie et arc^ 
cn-eiel, en disant que ce sont deux iiaucéiï; Tarc-en-ciel est 
la femme, et ta pluie, dont lo nom est maficuliu, se trouve 
rvprëseiitf^e sons la figura d*un homme. Certaines tribns de 
rAustralie mériïHonale, croyant que Tr^cfeit des pluies se 
déverse par rarc-en-cicl, ont rendu cette idée d'une 



pillorA^qii'' et aaîvc en racontant qu'un Aire myaUn^uie urine 
d« U-haul sur la («rro; pour les Aruulas vutsius tl'Alic«- 
Spring, Parc cAleftte (Ht l& phallus gigaati^squâd^ua dieu'. 
Les ancionti^ habilanb du P<^rou. TrappÉs de c« Tail que l'ap- 
lianllmi da môléom corre^pondoîl toujour» A un retour du 
Ëoltiil, disaient quii rarc-€D*ciûlélaitle compagnon et lo ser- 
viteur du dieu âolnirc» 

Quand l'art céleste, grand buveur d*ean, a di'^A^dié un 
rui^^au ou un lac, il nVsl pas rare qu'il y iiïl des pluies [le 
grcnouilli-s onde pelitt^ poîiii^onâ. Mâmt? un homme qui se 
trouverait a proximité du moui^tro* pourrait l>it!ji âlre aApiré 
jiar lui : les Zouloa;^ oui pour d'Atre atangAs par les » Utn- 
nyama t> qui vivent dans le«ôtaiig^; les sorciers seuls ont 
l'auJace ilc se baij;ner daii« lo:^ eaux liuntéeis, t^t ils en sor- 
lenl couverte d'une bouc color(^e, avec des serpenta cnrouU<« 
anluordu corps ;einm uioL ils emnièjieut uveceuEdi-^ aies- 
en-ciel. Kn Ukraine, aujourdliui encore, les gainînï se «au*- 
vent Iota del'apparitioti du a buveur d'eau ^^ de crainte d'être 
eulevé« par lui. 

Ainsi l'arc-eD-cîel e»{ devenu un objet do lerrour pour uu 
certain nombre d'Iiumain^ et il en est résnllé rinvenlîon de 
nombrvuTfe^ formuleïi ou [iraliquo^ inaj^iqu^s, destiji^'eM h 
faire fuir leoiotir^tre.ou h I^ tuer, ou louL au main? à rem* 
pècher de nuire 'I 

Il y a peu de temps encore, dans certaines parties de la 
Bret^ne, un enfant qui voyait Tarc-en-ciel ue manquait pa» 
de fture La conjuraliun suivante : aprè^i^'étre arreclitj un cbe- 
vea et Tavoir placé dans sa main, il cracbnit dessus et frap- 
pail ta salive du revers de la main, de (&*^ou k la laire gicler, 
lonlendisanl : 

Aic-9i^el bnllanlf 
.Pv In gricc dr Dieu, 
Jeté coupe par \o mitm. 



1} SpffiMf vté Gt\l9ii, XiU^'U Iriftei of ÀuttraHa, p, SAS. 
2) Fùu ttonbreni d&(i« JT/buCiM, t. Il, col. lU, :32 «(j. 



Al 



BEVrC DS L*niATOr]fli: PK!l hKUt;i»'« 



DauFï I»» Dûux-SèTres, S'^e^l conAervËe uae Ir&djtioa aiu- 
logue. En Aujflelerre, un fail tlÎKparatlrc le méléore cd pU- 
çuil surlo Sûl deux pitillcs on croix. Ka l*i>rluj;;al on récite 
auMÎ ilGâ formuler dcstinëcâ ^lo chasBcr ouà atténuer l'elei 
lîe sa pré*iMirp, 

Dani coKaing pays il e&l tlaogereux de le montrer dv 
dfûgl : en Chine, il pourrait en résullcir uo ulcèro, en Bo- 
Mxne. la chule. du doigt, oa bien un coup àe tonnerre. 

L'arc-en-cïy| ne se préBeiili- pa* toujours sims un BspccI 
redoulaMe; il peut âlr(i atiËb'i bierifûigant. Pour puiser Toan 
de* ruiïflcaux ou des lftc\ il sû scrl d'écuelles d'argonl oi 
d'or, doiil uu iiommo udroil peut «'tïmpan^r : l'e^sfîntiel cal 
d'arriver >iii l>au niumcnl; etciîsl aa«!^il<'poinL di^lical ; rlia* 
cuii &ail que rappanlîou luminousc s'i^loJgrie uu fur et ù uk^ 
aure qu'on cherche â âe rapprocher d'elle, de sorte qu'elle 
siïinble toujours à la m^me distance de celui qui lu poursuîL 
L'Allemagne fournît k cq propos une curieuse légende, o Ou 
appelle RogenbogeuBchUastïIclien, u'egt-fi-diro petits pl;iU de 
TarcHïQ-cicI, et en Batiftre Ilimmriringsschasseb OiUérale' 
m>.*iit plut» du cercle du ciel), ce qui a été truduit eu latin 
i'archùoUtf^uG pafellfic Iridh, do petites monnaies d'or... en 
Tormc de coupes ou de pluls lilgèrcaicnl bombas. Ou croit 
qu*elle8 sout apporlétrs par Turr-en-ciel et celle illusion «'ex- 
plique par le lait que la terre étant lavée et romuCo par l'orafï© 
laisse apparotirc ce qui est caché près de sû sorfacc" ». 

AJIleuni on i^e figure que des objets en métal quelconque 
Jetés dans Tare tuoitriciix serfiient au»sitO( inué» en or, ou 
bien qu'un soulier lancé ajs&o;e haut pour passer pai^desaUB 
la courbtre» retombernil de l'autre cùlé rempli de doublons. 
Hnfin tlan* des pays tr^s divers, on i^roît qunn hnmmo qvî 
traverserait i'urc''en'clel ou passerait exaclement dessous, 
serait changé en femme elréciproquomenl. 

Telles sont, brièvement résumées, les traditions Ias plujt 
imporlanles qu'on peut recutùUir eur rai^-en-ciel cbez 



t] Cilé par Qtidot ot RolUnrt, i/téUi&int. col. t&, Av^t; binera» r#r^r«nM4*^ 



vers peuples de la terre» On ^oit quelle en e^i la variété et 
mâme riocobt^rûnce. Ce qui frappa surtout quiconque 
cherche h mcllre un fcn d'ordre diUis cg chaos, ccsl d'une 
part qu'on relrtiuvi; «ouvcut la mi^me iàée on des Id^s una- 
ïogaee choz do» liomme^ tout h Tatt difTi^renl^ parla race, le 
milieu, le développcm-ïnl inlolleciuel ou social; — c'ost 
d'aulropart qu(ï daus un même ijroupo Ifuniain on reucofiire 
fréquemment des id^^es différente», quelquefois coutradic* 
loîree, soit jnxlaposi^os ou superposées les unes aux autres, 
soit combinées euf^emble HOU» une forme lanliM fnislfr, tan* 
toi ralHut^e, de ïaj^Qa k constituer Ici un conte naif, là un 
mjlhetitténure» 

Voyons d^abord les coïncidoncos plus ou moins singulières 
qu'olTrentlrsrroyances de peuples sépnréa lea uns détail* 
Ir^s, S4fil dans le temps, soit (]ans l'e^p^ce. Il csi inutile de 
passer do nouveau en revue les Lraditîons si uombreusos 
6noméréc« plus baut, et d*apr&a lesquelles rarc-en-ciel a clé 
conçu comme un ^tre, bomme ou ;inim»lT occupa- h puiser 
l'eau sur 1& terre pour la porter dans le» nuages. D'ailleurs 
on s'explique jui^qu'A un certain point commcnl eettc con- 
ception, Augijérée par les fait^, a pu naître séparémf^nt dans 
de nombreux cerveaux d'hommes. Mais U e&t plus exlrannti- 
naire que l'analogie se poursuive jusque dans les détaiU ; en 
Bretagne ot chez les n^res du Dahomey, en Potile-Kusdieet 
chtt cerlnine» tribus eafrf^s de l'Afrique du Sud, nous trou- 
vûnfi la même image d'un serpent qui sort desrûif<resou des 
la« [>our porter au ciel Teau do la pluie, — La tradition po- 
pulaire gûrmanique, qtitd^-ftndde montrer du doi|^'l larc^en- 
cieK remonte évideuiiueut trè^ baut daiiv l«^ temps, maîi« la 
crojtnre chinoise correspondante n'est pas moins ancienne; 
or, À l'époque approximative où les doux phénomènes ont 
pris naissance, il n'y avait aucune relation possible entre les 
decii: pays. — Il n'eit pas moins instructif de rapprocher 
deux faits comme les suivante : en France, dan» le Bas- 
Çucrcy (département du Loi], l'ûrc-cn-cie!, quand il se pose 

iur certaines plantes, telles que la vigne on les fèves, les dé- 

s 




6fl 



nxVlTS «E L~HESTAIIti D«3 UKLWliW» 



fniitHl ïûs bTûiù\ Or les Imlirms du Mexique, aa mome 
de raiTÎvi'iîde* R»|ui;{tiol>> <hins le iNûtiveHii-MaiiiIe, rroyojeot 
L^^lcmcnlqac, lorïciuulcô feux lic l'arc loacliaieut uumj^aK, 
iU le d&$9échaiei]( «ussilût, 

Knr-orenVst-il pas rrfe» diffirile fl'expliiiiier d'une Ia^ 
plausible de telloii colDCÎd«DCCS. La comparaison «li? Il 
(îourbe de rarc^cn-ciel avec U démûrcho sîdul'uso i\\u ier» 
peni, ou de ses teinles dlapi^^es avec la pctiu lachûl6o d«â 
couleuvres <l*eau, n'a rien que d'atïsez banal en somme.— 
Lds luetirs viototleâ, jaunes et rougeàlre^ de rarr-en-ciel 
rc^fi^mblcnt h doB flammes; d'où l'idée loiUe imlurt^Ue qoê 
ce» Oammcs cèleBics {icuveut brûler le» objeU qa'elleâ Ion* 
client. 

Maï^queTaul il ]>en8crde eoncordaneescommo celles ri>- 
I»tive9 au changt^menl de AexQaUribué à Tinllucncc de l'aie- 
uii-cîul? Comment expliquer i\\\& celte m^me croyance, h 
étrange, se reacoutre à la toïé eu France, dans K; tlépAri»- 
mcnt de la HauteLoiro, eu Serbie^ en Albanie, h VextrocDflf 
opi>o-^^e de IKtiropc^ enfin chez teA nègres de la ilùïe des kâ- 
rtaves, dan« une autre partie du monde? 

Tous ces rapproehomentii, d\ù\m au hasard, mai* qu*t)i 
pourrait indëliniment multiplier, montrent combien il faul 
être priidenl, en matière d'histoire religieu&e, soit qu'oa 
parle d'emprunts faittî par une uatioii k une autre, soit qu'on 
songe & une lointaine origine commune, qui expliqucraïl le* 
ressemblance» entre lea Iraditieua de deujc piïuples, quanti 
m^me il% n'auraient pas \*u Tun avec; l*aulre de rel&tîoatt liistO' 
riqued. 

Lctf auologi&s entre les pb^nem^neB religieux ches l9 
r&cea le^ plus diverses sont donc as5C£ einbarra^^ante» 
pluA dér<in€erlante encore e.si bi vaiiûlé et m<^me lacoubJ 
hiou des idées mytliiques chez un seul peuple con&idi^ré i.. 
lâmenL On voit alors combieu il est dangereux de AimpIÎGOT 
ou «i'uuificr le* cxplicattous, cl un s'apert-oîl qu'un éde 



1} Mim.^ i. Il, a«J. 43. 



i;8 



UfSftiZ &B LUtSrOIfllS DKÂ nKUOIORft 



comnioiUairo0 de scholiaslcs ou do lexicographes, — cood- 
mËiittUreiï qui souvent onl une valeur trèa grande, parto 
Hu'ïU nous ont cohservi^ lu Irace de maiDleiî tradilians jicipu- 
laîrei dédaignées par la lîllâralare ou tout au moins délor- 
méfts par 1(^14 poèlos, — cufîn des textes ou des ^cbolics d» 
auteurs latins, hi^rilicrs de la tradition grecqum. Parmi ceux* 
ci août; citeroos surtout Virgile (|ui,coniai€ oit le #ail, fut m 
érudit en malii^rtï d'iuilitutions^ religieuses'. 

Les l<'xle< Lomérique^ ne nouï oITrcot pas seult^mcDtle 
ntylbe banal de Tlm Hrit1ii^{iomoi-pliiqiic, Qi«a«a^ërc de» 
dioax,lelqu'il apparaît couramment dans la mythologie jçréco- 
latjne ; il» non» ont conservé aussi les tr.icc5 de croyaucci 
|iO[iij[aireA Hoalo^iips k rellrsqu^anon^i ^mimerions pluahaat, 
et qui !>emkku1 presque eu coutradictiou dvecla tradition lit- 
li^rairc postérioure. Ainsi la eomple^^ilé dos phônomènca re- 
Ugionx se manifeste A prf^mi^rc Nue dans un texte qui n V.slliù- 
ni^me, h vini dir^^, qu'itiit^ rr'^tiniojj dV-l'hui^iils liùtcrogènei. 

Il faut cuDstatur d'abord qu'il ne»t questîou d*lria que 
dans Y/hadff; fd^a une seule fois elle ii'apparatt dans VOdys' 
séc, ni 50UA sa forme divine, ni comme uom commun d^ 
siguiinl le pliL'Uomèiie mélcjurol^gîque âa l'arc-on-cieL Ce 
dernier eem se rencontre deux fois dans Vliiade. 

Une Toislfid Iris apparaissent comme dcsserperitsc^^lestus* 
tin liL <ïn etTet dans la de^^rriplion de Iti cuirasse d'Agameui^ 
non : « De sombres serpenls dre»saieDt leur* cous, Iroîs de 
chaque c6tâ, semblables aux Iris que le lits de Ki^noa fixe 
dan» la nuc< comme ou signe pour les hommes*,., q Les 
coinmi^ntaleurs modernes interprètent »n g^mf^ral celle com* 
paraison dans un sen» lout i\ fait restreint; d'après eux les 
serpents Ggurôs sur la entrasse sont semblables i dos ïria 

I) U leeleur curieux J« ta btbWrftphif^ dg wujf i poum wnpnrti^r à TaKidc 
fKc du 1dkic<ei <to R«scti9r. Noa< avom juç* inutilft d« rtimprtRifîf .Us n-nivj. 
foem^otfl qu'on in lout nUarcllcoenl oh^itiiiur dam im ourngt d« oeg^nr*. 

ï) A, 26-20 wpéwtf U l^értTît* «fu^ijan n^\\ iu.^% 




seulAmônt pour la couleur (xuv^u'.), ou bien ta courbure do 
lei]r^coq>s c«l paroilIcA colle i)c rurc-CD-ciel*, U fnul avotier 
qii>> rien rlans \k ttilo dl- «ii^^èn* ufuï exi^licalion 4I0 cf? gi^ni^, 
imaginée uuicjui^meul pour f-f>rtcili€r Ic?!> vi^rg Iiuuii^rique^ 
avce fMire propre conceplion du phénomène météorologique. 
Au conlrairc c'esl bie^ le mot a serpent «> qui esl miâ eu rap- 
port dîrwl av**r le mot « iri.* >» ;îpj«5ni;>.. fpwi^ t:t>;îT^), di* 
iorl<ï qu<» grammaticalenienl le $em e^t aibi^i clair que po«- 
ftible; si d'autre part oasori^e uuxnombrcaK peuples qui ont 
bit dp rarc-eii-cîcl un grand serpf^nl cfleste, on ne pourra 
qa« roir dans uotre pasi^ag^ unij traçai* de caiKepttoD? analo* 
guù% clie^ les Grecs do Tt^poque pr^iiistorîque, conservée 
sous ronn<; docomparai^ou dan» une ancienne rhapsodie. 

llHuft im autre texio l'iii* apparntt rjïiriïne un ob]**l ^lendu 
par Zeus dan» les profondeurs du eieL " De tnftmo que j^ua, 
du haut de l'Otuano?^ Mvtnd pour les mortels l'Iris pourprée, 
afio (|u*elle soit un aigne soit à(i guerre, fioit encore dfs mau- 
-m* teuip^ ut de Trctid, qui fait Cf^<ï!M^r sur la terre les tra- 
vaux des hommes ^t rend inquiéta les troupeaux, niuâi 
AIhéna ^païasil autour d'elle un nuage pourpré, e1 entra 
pormi le peuple des Achaiens*. » Malhi3ureusemeun*olijcl 
mythique doni 11 est queeli^n n'eU pa« claErcment dégîgnA. Il 
est impûsaibic d'y voir uu arc, car on ne comprendrait pas 
du tout comiuent Alhi-Da. ^ enveloppant d'un nuage, serait 
auDparée k Z«u» tendant son arc; et puin Tiri» n'a été as^i* 
nili^ chez les Grecs h, une arme céleste que danti la langue 
mythique po^t^rîrure. l>objcl que Zeu» «Mend dans le cjel, 
e'est une bande d'rlnlTe, ^charpe ou i^^'inlure, qu'il déploie 
60 la laissant se dérouler du haut de l'Olympe (î^oùfaviOcv); 
nous Mvons que dnatro^ peuples au^î ont compiiré l'urc-en- 

jQ I', 647 «^. , 



1I\ 



mmrR nv Lni»Ti>iitt 019 ttriciorts 



c\e\ k un« ceinture, les Mongols par exemple cl les Kam- 
Ichadale», ou i^n^^on*, jincmi nos rurileinpi>niîri«, le» Cnttle*. 
Dass la tradilioTi ftnUiropomnrphiquc des Grecs, celle cela* 
lure est devenue un omeaienl de la àée^t lri«, r^diaryt 
bien eonnnA de la mylholngie rla!i8ic{ue. AuiL^t, lonvjne Iti 
chîas i^num^ri? les diverses aeceplions du mnl îm\ c'i 
ceUc-là qu'il donne en socoide ligne, immédialetncnl api 
la persotiuiric&lion divine. 

Les poèloft latine ftitrlnut ont monlrA Iris vAliie de «o« 
écharpe diaprt^e : 

... mduUur veiajuina miiU ro/urum 

Uedlà remarquer que nrifl apparat! comme un mai 
préNu^e, im prodige effrayant et funeate {-J^iî) dans ie» 
deux texte!? bf>m^ri()ti^<«pr^cédi'tnment cité»; «n[»euten rap- 
procher encore le passaj^o où Irïc, sur l'ordre de Zens, ra 
dire à l'riam cii son paiaisd'allcrréclamcr le cadavre d'Hec- 
tor; elliï commence par rassiii-er le roi. «ffrayé par sa fu- 
neele apparinon', et elle lui dît : <r N'uîepoint de crainte; je 
ne viens pa&icj pour le présager de« malheurs^ v. 

Aussi ne nousétonneroDï-DOu» pas que dau» lu mythologie 
puslLTieure IHa ait é\è eonniiti^r^^e comme imo aurionuiatrice 
de discorde et Hermès comme un messager de paix V Cette 
opinion, fondéo on partie sur do vieilles croyances tradilîon- 
iii^lle», était appuyi^c surtout par la imi^m i^tymnlogie autî- 
quettpxf ^^ffiï'.Maîsn'y a^UJlpdsIieude ^uppu^r des poiftU 
dû contact tout à fait anciens entre les dcox dfiossoa Iria et 



\ 1^]{ - vEil ff [iti [c(i deux d^rni^rt» Rlose* liues k A^- ftLiMei ^-lymoloaie» an- 

2) Oiid,, y*^/,, Xt. 589, Cf, I, 270, vwîm bduU colarcs. 

3) Q. 171-172, 

4) Dtf m*ioe flh^t Virg> (A^n,, IV, 700 iqj Irif ippiratt «mm* ud» «i 
gère df? morti 

h) Vûir KcacbfiT, coL 331. 



Bris, 8ant;<[u'onpiiîft!ït> <Iir6ilij lOflei^ï c'est uq(ï confosioti de 
langage qui a dOlermînâ les formes ïcmMubIcs dçf* deux 
Qijlliiw. ou AI au contraire i-f- sLonl le» rc#8emtifaiic:eiinivllii<- 
f]aes qui tint Hiiggi'tf^ la comitaraisoit tieti doux moU?Je n'al- 
tribud à cette opinion que h râleur d'utit^ «împlc hypothèste 
très Tragilc, mais je ue putB m'cmp^chcr de ronslalei qu'ErU 
eM représentée ilaii« VIlÎGde comme h ayant dan» leAinuûis le 
#ïgne de la guerre ■ ■■; or nous avoûs vu que ce si^e était 
précif^êmont rirt»'. Ce m^mc symbole ne serait-il pjis la 
forrae première d'uoe déc&se aolhropMnorpliis^c pins lard, 
el a^aiit jjainîf comme aftnbnt Tobj^l par leiiuul ulle sVlail 
d*abord mani^slée ? Xrec celte explication, on comprendrait 
aUÀ8i (vourquoi au chaul f V de Ylliûde la dresse associôn h la 
j^uorre, « la sœur et la rnmpagn« de Thomirid*» Ar*^* w, l*sI 
décrite romme se niiinire^laiil progrussivetoeut; elle ««dressa 
loalc faible d'abord. pui« elle fuco solidement sa tMe dan» le 
ciei el «M pieds lom^beiil la terre*. Dan» plu«ieum pa^iage» 
du reste, on a ti^-sik% dèfs ranlûiitil^T entr*.^ le^ lecluroB jf^iB» 
elîpt», ipi3t«!vclrfjr.v etc. Z*Snodoleau \ers 27 de AécriToît 
IpGinîtf el non r^^r^v; il est vmi qu'Aristarque profeslaît dAj^ 
contre celle lei^u, mais nous ne MYOn» pas «'il fu! plaçait 
uniquement ati point de vue delapiir<?lédii toxle. ous'Un'ad- 
miïttait pas Thypotb^se d'une confusion originelle Lulrcles 
doux dé&Sî'e.4 Iris et Kria, confusion singulièrement Hnoriséo 
ou tans cas par la reftsemUance deH tocables qui les di'*si- 
gnent. 

C'estpeut-AtroenGn, parce que riris est un signe de guerre 

l)A, â. 

Rmndnfjrr remploi ilu rtrb* rrcpJ:». cf< Ai 27, CF. «uSiî l'fDïploi du Tffbe 
iffv^k* Huw H, 6t7 (npfv^cv nptt,^> nrivr^ 2r^;..< ilpB<.> naXiiv?!»...) «1 <1«i^* 



72 



ir ne» ntuAiortiL 



quVIle apparaît si .i4>uven[ d^nftr//i<i(/e,ofi soiitraconi 
combaiii, el tju'au coniraîre ^on nom n>st pas prononeft' 
seule rois dans l'(>rfy*j*îV, l/6quiva!enl Jo c<*lte conception 
li nnB fris giifirri^m se reiroiive d ail^Mirs dans uha aiilr« re- 
Ijgiuu : d Samoa, dmis un certain numbr» de trîlvus, t'arc-eo- 
ciel appûl6 'I laa maomao fi « lo s^vanà p&s », perfiODniGek 
dieu ilc la guerre. S'il apparaît eo face dc^ guerriers ou der- 
rière enK, i>ri i-ehrouïAe rhenùii et nii u attAi:|tHïp;iMlVfti]i^nû; 
%\ ail contraire iU«>[nmnfeste à droileouà{(duchedelatroup£ 
en oiarche, on va de l'avant ^ 

ilhez les (irecs, l'arr-en-ciel ttnnonçail ausâî le mauvais 
temps. Iris, dit le texte hnmér!i)ue. » est un feigne de tein- 
pi^tti el dd Froid, qui fait cesser s\ït la terre l^iti travaux des 
hommes cl rond inquii^ls les troupeaux ->, C'est la eonciîplioii 
e^tactemeiil conlraii^ à ti'lle de» Hébreux, Uile qu'elle nuu$ 
a éi^' ronserv6e dans la Bible * ■ Yalivcli place »oii arc daai 
les nues en tômoij^nagedlepaixet d'alliance, non p«» endigue 
de guerre, alin de marquer aux liummea &a volonté de ne 
plus noyer désnrmaiïï la terre sous les eaux d'un déluge. 

Ces idées du reste ne sont pas aussi contradictoires qu'elles 
le paraiftâont au premier abord. I^e pbéDomène mâtéorolu- 
gique jippirattà ta lin des pluies orageusiïs, uints n'a par lui- 
m^moïLUcuuesigiiificutîaa; certaiuf* peuplciianl pu y voir uu 
simplo accompEï^itomentde rora^e, par conséquent une ma- 
nirealationde mauvais ûugurc; dautre^^au contraire un ic- 
dice delà cessation dôs pluies, c'esl-fi-dire un ^ignc Tuvo- 
rable. 

Beaucoup ^a sont accordas h croire quf? Tarc-en-ciel pompe 
Teau de la terre pour ta portier dmid It^s nuu^c:?, et il n'est pas 
diflicihi dr retrouver chi^y liis IIcltÈnt^s drï?^ Imccs de c«t(« 
concepliuii. Klle e-^l l'origine itun?; doute du mytht- raconté par 
ll6siodo, diaprés lequel Zeu» envoio Uh chercher Teau du 
Styx s ûl aussi le point de départ de quelques reprôseutaliona 

i)MHuiin%ï, ni, p. 120. 



figurées où U dôes^e appaiiill portant une aiguière '. Dau» la 
Théogonie^ Iris «st d aillt^urs la 61In d^ rOc^nide Ktfîclni, 
el de Tliaumas» fiU de Poutos : on tie saumit eiprîtntM* (jlug 
clairemenl ses rap[Kirls av6c la mer el parUculif^roment avec 
Okc&D05 père de toutes les eaux. Empédocle croyait ausaî 
que l'arc*iïn-ciel ^ppurtaîl de I» mer \e venl ou la graiido 
plaiti V PluUirqtii?i.'nfin nous ii couîïoi v6 uii<- Iradilion curii-uHii, 
sctnbtabliï 1 certaines croyances populaires ; «i d'après cer- 
taioA myllieé iriâ a une tète de Uureaii et lappe Teau des 
fleuves' a. On peulromparer le mythe eâtlioiiien <[ut donne 
à rarc*eD*ciel une télé de bœuf \ au moyen de laquelle il met 
à Bec les rui83«aux ou les ôlungs. 

liais les poules latins surloult beaucoup moins é\ms que 
les Grecs d^unttiropoiiK»i'phi?(uie, *ii plus resppclueun des Ira- 
dUion» populaires, nous font connaître l'arc buveur d'eau: 

Coucipit Irii ^ijuaâ atimentaque nuMas affcrt, 

dit Ovide, Non moins connu est h paa^a^je de» Géùrgi^net^ 
0(1 Virgile jBiimère les signes précurseurs de roraf^o» pnrmi 
lesquels il range l'arr pluvii^UK^ : 



,,, tt hibit in^rru 



ATtUi\., 



L'arc-en-ciet, daiiâl^ pays méridionaiK» ne âc manifeste 
guère qu'au moraenL de» ^renJ<?s perturbations almi>spTii^- 
riqucs, €[uand les v*»nls chassent li?s nuf'-es et diapersi-ul ciana 
le ciel les vapeurs d'eau au milieu desquelles apparaîtront les 
eouleur» du prisme. Il n'y a donc pas Itou de sYlonnor ai on 



5) hul. IL>i -litt âpioiE. xtm «i>. 3Bt. B. ïfti «Vvtiiiivxrï^ n^Ut aitr,* wfrfw 

4) CiU pu MHuiin«, U, col. U, 

6) - Imbrilor orcus ». SlAl- TM.. 9. 4(J5. 
6j Virg.,<^^«ry., J* 380. 



MCVDE DU 



ts ^u; IKLlGtOriS 



trouve Iris «n rapport étroit avec les veola ^ ; les coniitalalîoRK 
psoudo-ëcicnlifiquoi* d'EmpôdocJo ou d"Anwagor<ï s'accor- 
dent ici avec les mylhes qui TodI dlri^lat'emme deZéphyro», 
011 lu i^reiir «les Harpyi«A. I)« mAmi; la tradîlion homériqce 
uouft montre Iris allant clusrclHr hfs vents, lorrtqu* Achille 1» 
inïoquf ot leur domaiidc de voair «oiifiler sur le bûcbcrde 
PatrocleV Kniin par là s'cxplii|uiM]t aussi la plupart dc$ £pi- 
Ih^tes d« \h (iéosïîO : rnp'uh, mtx jtw^ rapides^ dont la rmirtt 
efil rapide comme h vmxi ou comme le iémpH$*. Cmi en tint 
que mcstiAj^^rc qu'elle est dite « nuj^ aik^ d'or >* ^^puîs^u^^iï» 

L'iria chercliaul l'eau de Ia mf^r ou de» fleuve!^ pour U 
porter dans lefl nuages apparaît i)^jJicomm<^ un intennéJiairr 
cotre la terre et le ciel; cette? reprtSsentatian cal donc a^^i 
voisine en »omine do celle qui fait de Tiris le chemin d^ 
dieux. Nous avons renfiontn* plus d'une fois cette idé<^ rliei 
las primitifs : les Grecs loiil t^lnguliëremaut déreloppée i4 
en ont lire un mylhc complexe qu'où peut essayer do ratta- 
cher & 3<e« origines. D'abord il ur serobln point douteux qnt 
YXvis bauale de la niytholoj^iL* clun^iquo u'uît él^ cotit^ue ort- 
f^iDairemenlf^oDime lo chemin de» dieu:c, a\ant d'en $lri>U 
œcîsagfere. Cette conclu»iou ressort d'un examen ua peu al- 
trntifdes textes, 

L'arc-en-ciel a été cor>*îdéré aoîl comme la roub* que 
Huivent tes dieux, le pont qui unit le ciel h ta terre, Tarcbc' 



)) On trournrn Iqbr la:» ifxlcn hf* rapporlAnt. A «Uf paiti« rfu mjliw 
t(<}ichnr, 1'^ tliv. |A.], cbap. 3 et h. 
2) T- 108 «tj. 

ior_ \U %l 7f. M 

\) O"! Mnit qu'H faut nplkriuAr lo nom lutin rweut. Sm* donl 
{\*\Tiî^ "t iircu {Ip (^ûffr*i) OJïl *t* lif*^-» 'lu vi^rlii* fimm rluot le sma pTopn 
<■ ûontecir », » finforraer » (d'au r;pfia) et loaona JMrAx 6oKflar » «repouvBor» 
(d'nit Lircu»). Miin tlcrnu rus/L^tf iTanri lun^'ui* r^iymrtlo^ie rfea mou ^ftt vite 
oobli*o ; \\ tt\. forl probiblo que d» tout lempi, tlanu rimtf^n&iion dot p«upl«« 
Iftlin*, Vtrc a èld cnn^a eatnin? rnrmn cl1u^t]4^^ [Rn rliifiU de r^lyinolo^«),it d« 
trè* boDiM beurè «ucei on a Jû uppolor orau^t par l'juiitc^î« d« ijL forme. tMil« 
np^i^i- de tuttçunutrii? cinlf&H qh voOï*f (nrmrhiir*, amhe, wtî iIw Iriomph*). D# 
cnAïaie OD h nùoim» arcbs, «n ratBOD do i& forme et non dû MdMtJciilioD 9i%tr^ 



solide «ur laqtit^Lte circiil<:iit leïîmniorlels, soil pluliM [ùi coKc 
i:onc«|ilK>n convicnl mic^tix ^ii4 doute A l'îmaginntirm bien 
équilibré!.' «It** Gn^cjt) comnicla Inireluaiiiieitse desdiviiiît*^^, 
comme to TiUa^e qu'elles laîs^i^nl dernèrd elles en traver- 
sant l'espace. 

Oa a remangu/^ pla^ d'une fois dans le conrs dâ celte 
ôlode i|iie parmi Is?) poètetî de ranti(|uit^ Vîrf«ili_> »ijrlout et k 
Ba Auile quelques Latins ont consent À l'irie «a double nature 
de phÂDomèafl naiurel «t de dmnit<^ mjlliologique'. Ain^i, 
d'aprè« 1111 pu»?ui{;v de VÉrtèhh<!, Irin ?iA sert, rommed'tin 
chemin, do i'nrr aux millo couleurs : celui-ci seul est vu par 
les bommcâ, la dée<<s€ re»tant invisible : 

.Vh//i mni» rr'/o dftnmi fmntitê dtyù'. 

Coname le fait remarquer Servins^ l'nrc n>9l p«5 Iris 
elle^mènie^ mais )e ehemin d'Iris. ArrÎTAe sur h terre, la 
dé^sw r<îv6t la farnie d« h vieilh Troyenne Béro^ et lunce 
U première une torcbo 4ur l«» vaisseaux*; puis elle s'eQToto 
dam les airs el « cd ruysnl trace dans la nue un arc 
iinnj4*D9e h : 

Cum dea $t par%btis per cartuw tuttutù n/îf , 

(V. 657-66K0 

Ovido exprtiDe k» xn&mea images dans le XI* livre des 



kr«« la Bi4(lore olloM« qui &T«ate l> bme d'una iLrcha, d^ine roAte, En re- 

S*rT., j4*ii., V, 610 :• Arci».,. -lu^nn non Trim, lod »um Indfidi»! ■, 
Sfnit'il trop 04è d« hitt ur npprgchemcnt, à lilre «Je liiuplt indJofttJOOt 
!• isr^h« il'IrîB icosDdunt le* viiii(«iuK, «I ki ira^Iuioriit populkim* 
iM^iellM rtrc-^o^el brOlc lu vbna ou l«t réculks qu'il toacbe'f 



Jnduitur vf^amitifi wtih tùlcrym 
irtt rt trreuato e^(um ctirvafmrvç ttgtuïïnt 
7>cr« petii,., 

Pasiipimn maïuifiùi prre^itt 

iru ahit 

t,***tt rmeat pfr ^ûs modo tKncratwrMi* 

IJan» rr* divers possopi** *<* Iroiiva rt^sunn^ pour ainâî diie 
Iw uiytlii! (l'Iris : elle a été dalïord Iii (race que lajKseiil I** 
diuiiK dan» ralmosplièn^; pu'u ranibropumorpbifiin« l'a p«r- 
80nDjli6e cl en u fuit une femme dont les aile» d'or cv 
réchappe chA]igeaiitcgar(liïiiif(i?ulesun« trace d» phânom^ne 
m^'l^ondirj^iqu^ «[u! lui avait donnC' naî^aare. Un sîIIr]:» 
iriâi^ accompagne dan» le ciel le» éivQA Je lumière; e'o&li- 
dîre en langue mythique la déeîiae Irin Gât raccompagnalriu 
des immortels. Aîn^i appaiatl^elle iieUemi?;aidanfiuiipaïisa^ 
t'e VlHadn, Ce^i pendant Ib combat dr/s dieux : Aplirudile, 
Lle««éo par Diomèda, s'enruit \o\\\ du cËiamp de baloîllo cl 
empruute, pour mouler dans l'Olympe, la voie de Tarc^en- 
ciel : je f'^Muiiie dans ce^ derniers tttoU Tidée onj;ini^llf>dt 
mylhc conKiitL'niMcmonl diWc^loppi'^e cl déformée daniï li 
rédaction aatbrop(>mi>rphtquc. 

*i Aphrodite s'i^n idlj pleine de li-nul>le, Icmblement ftccA- 
blée. Et Iriii dont les pied» vont commo le vent, la prît el la 
condui«ilhor!»dolatoulL>. (» ATôcartelie trouve le chiir d'Ares, 
couvert d'uneiiut^e, et le lui emprunte pour regagner rt)lympc. 
Il Elle monln sur le char, affligée en son arm. Klpr^ J*ella 
Iri» monta, elle prit en mains les renés, du Touel elle excita 
Tallola^o, et les deux ohoaux, mds so faire prier, vol^renl ; 
rapidement ~\\r^ atteignirent le séjour des dieux, le haut 
Olympe. L^ ]n« Ui rapidCf iloiit lo^ pii^ds vont [^mnto le veol 
les arrêta, et, les ayant dételés, mit auprès d'eux leur noi 
rilui'e amliroii^îûiine '>'. 

Si l'arr-en-ciel esl la trace des voyages qu'accomplisat 
lei dieux dans les uirs, îl e^\ par Ifi même un signe matéri; 






de leurs rapports soil cntm eux, soiL avec loi« bomcDOS. U'<»ij 
le double caraclèrc de li mcfisagèrô Iris ijuj apparalï tantôl 
cmnme riiili^riiunljaîrr iliviiii*', UulM «oeiiiiiu IVmoyOo thmi 
se sers ont certaine dVntro li^ ImmorteU pour faire connftUie 
leurvoloDlô aux Itommes. Quand Tare s'alloDge du sommet 
del*l(lA,iindf'j(séjoiii'sravnrisdri Z^^iia, aiixhaiileursnungeuseH 
de rOljmjiect'lïî^lo, r'e*lc|iiMris va|iort»'r;i H^ra leâordn^ du 
dieu du ciel'. Quand des nuoBÎt plongo danislamer, c'est que 
Udâe5»erajuik[uc dans le gouHre liquide chercher Tbélis, 
dont la présence e<it rf^rlamêe par 'Afiu*.. du transm^tlre h 
Poieidôu ks dOsirs dij sou frifru'. Quaud^ sorli des profon* 
denrs do eiel, il comble frôler de ^b courbe te palais de 
Priam ou les muriiilles de Troie, c'est qu'Iris guide llt>]^iic 
jijfufti'à la tour dVii clk- cuuluuijiiLMa ranii^^e dcsGr-tjc». uu 
qu'elle erdouneau roi Lroyendese rondreà la lente d' Achille 
pour lui demander le corps de son hl3*. 

Plu» tard, quand lo« uiylhogrnpho» distribuèrent arbïlraî* 
remeul I*?s fonctions, dans la cité divine de Tolympo, ÎU 
firent d'Iris la mcssagf^re attitrée de la reine du ciel ^l lui 
aaiigiièfcrui .sa place prh^ du trftne de Héra, taridis qu'Her- 
mès rempliïflAtt te mi^aie rAle auprftti de /eus. Il nWl pas 
besoin de diiiï que ce» attributions ii*ont rien de primitir. 
Dana les iexïm homérique», Iris, â Irois reprises va trouver 
d'elle-mftme un dfeu nu un homra*!^ sept fois elIt* perle 1rs 
ordio4 de Zeuïi, et une fois seuleuieul ceiu d'IlLta. Ajaulons 
que dans Ihymne à Apollon lri« va chercher llitbyo de la 
part des dresses, h l'iD^u et conlro la votouté de la jalouse 
U^ru, pour accoucher Lulonc, 

Si les mythes litlâraire« ont transforma le personnage 
d'lri« au point qu'il est diriicile d'eu dûmOler les Ël^menU 
primîtiri» Ir^i» probablement ta tradilion populaire avait coii- 



550. Tï —II. IW, 
4) T. m. "O. IW. 



78 




lucvrc i>i: taiïToiBE dcs nnucioris 



MTrt lea tracet de concepUnns pitu aoricnncs cl plus gres- 
BÎèreSt mais ^lu9 rapprochées uu&sî du pbcaouiënc méléoro- 
logique de Tarc-pn-eit^l V II «st vruiKvmhlablr par exempt» 
(Itiel'lni>àlaquelk ki UiJ^lîon» rendaient un oiùtc claosTlk 
d'IUUalû n'ûtail paà la messagiïre des dieux, lelle qne 
Tavaiet}! conçue les paf^l<?s, mats hien (ilulAI qiielfjue p*M--soii" 
nificaHoiF rvdoulalile du ïorpent céleste, ou de l'être mj-sté- 
rieui qui pompo les eaui de la terrei ou àù la divïnité qui 
âfî manifeste dans l'ontge, au milieu du fracas des venl^yi 
Mal heure II seuieni cv rulte uous i5fft rouriu M/uluuieul par nfl^ 
pai«&age d'Alli^^nf^e*. qui ne nouiï dit rien &ur la nature deU 
d^^se. Cet écrivain nou< apprend, d'uprfes le II* livre de 
Ùèiiddé dii S^moH* que l«*s t>i^lii'n« olfraienl en Aaeritic« 
Iri». dans rUe d'HâLaKÏ, de»^ gdteaux appelés d'un nom % 
ciul et fails à^unsi p:lle de farine de froment, avec du mi 
Afi lïguc^ et d<*5 chAtaîgjieA. 

Kn rt^alilA nous avons lieu de croire ciuh rarc-en-ciel n! 
gaèr^4^lé adoré comme uae divinité ^é^itat>le; on aprôten 
que rarfélaii responsable en grande partie de celte d 
dence d'Iris, parce que c^^lte dje^se manquait de caracté 
tiquer et que de bonne heurta 1e!i arliste» avaient renoucé 
en reproduire riinagc\ Noua pcnfous plulOlquo le iQyt 
d Iriâ s'eat peu développé parce qud. »auf exceptions rarot» 
il ne correspondu il h aucun culte. Du motii» ce culte étaî^ 
réduit ian« doute à des formules magiques et ^ des pratiqoev 
populaires, analogues h celles qu<- m^xi» signationâ plus haut^ 
dans les fAmpagnes Ae- Franre. W e-pii probable que les paysans ' 
grecs du xp siècle et ceux du v*, ceux qui viraient au temps 
de la guerre deTioie ou eu siècle dôrôrid&e, faisaient, pour 



t| fin lult« I0 mytb« d'Iris n'a Jacnaît #L* qu'un emprunt ItlUmirn, «t 11 Ml 
probable que h Iradiibn ^âoénlecaent rcpiadue Hûl ttiWt Je TrUY^M Uahri/^* 
On p«ol rtpp«ïer à ct^ lujvt U cruy«nca papuiair« «Uni f iBiut* t'att r«il t'Scbo 

toole QDarb«i btu» sirLd«meiit, t'Acr* : t Ëcec àDlAu bibtl ueuf : plutl >f, 

3) Cf- rarlicto H* M^ lliM «ur TH' i:Tatl* Dnnmb. aI Sagllo ; OD 7 Inunrt 
Uu rtfiranui pour ï^t npiiionuuoa» U|;ufèe» d'Itîs. 



L*4BC<KZt-CUL DA»S U TftADITlON BEUGIBIISE ÙZ t'AffTlUUlîil 79 

conjurer rarr-j^n-c.id, certain» gesles analogues S c**iix des 
tDf»(li?nicK liabilaiiU de noî^ nampagafis. 

Aujourd'hui encore» en Grèce, on n'aime pas monlrflrdu 
dûigil'arc-ou-eici, De robaervation du météore on lire des 
présages noa Beiilemi^nt sur k Ittmp*^, mai& sor la valeur àf.s 
récotlQ^ proeham*)!:, 1^ (irédomioance de la couleur rouge 
est MÎgDo de vin, le blanc auuo^ico une bellf> récolle do blé, 
le verf ïij^DitiÊ abondance d'fauHo. Kt Ir. peizpli? i;c figura gé- 
iiéralemeiil qu'on trouve de For fi Tondroil ofl raic^^Ti-ciel 
(ourho le sol*. 

Aiuâi de l'étude de rarc-en-ciol dana la Iraditîon antique, 
Toici ce que noua pouvons relenir : ïtt caractère tout artificiel 
et secondaire du mythe praprenieuL dit, — de» traces nom- 
breusi's mab assi'z diriicilcs à démèl^^r J'élt^roents primiltr»^ 
— cntiii la complcïiilc cxlrfcmtr de ces ôlcmtnU mèm^?»; 
I rarc-en^cîel v%i tanlôf un serpent c^^letite. lanldt une ci'in- 
hiro diaprée, lanlCkl le chemin au le «iltaf^e do« dieux^ taiilAL 
un mou^lreft i^te de taureau on une d6Gi£c à forme hu- 
maine. 

De» élémenU contrudicluirf?^ cueid^tmit duxi^ï la ti';«ditîi>n 
raligteu«e d'une mCme (époque, par exemple dan» le« textes 
liomériqne^ qui ne î<'embana:f»ûnt gufTc des difficultés de 
c& genre, et rhe/ Ie.i pn^lrs Ut\it\% cjuï x'eiïorceNt iIp concilier 
plus ou moins heureusement l'iris grecque et Varcus imirifer. 
Les mêmes contradictions »e retrouvent dans les conceptions 
d'époques diiï^rentes : la (i^^xe hf^rofque était cITrayéc par 
la VU4) d'uu arc-eii-ciel ; \gs paysaits ^rt?c» nioJernes y dîsliu- 
gutrnt rtnnoncode bonnes récolle^i ou Tindication d'un Iré* 
aor cach6*- 

Un voit, par ta conFuaton et la complexité extrême de 

HnktfuH^ H, col. :^ uu 

<Uv4l<ipjbMMQt da« anyynuet* r«[sUvQi x l'jircviin-c'oL- ttnni U m^thvj^^o é'\ri» 
pMU L Rome, ki iVbttirt \>%iX U ujiti ImLjtj urtua «u^gire aui Ûr«cs d« k 
«foqu«, ûToa erreur dinurpr^iatioQ, l'appoliatiùn ^t^. 



80 REVTTE DE L*H1ST0]RE DES HELlGtOHS 

toutes ces croyances, combien risqueraient de faire fausse 
route ceux qui tenteraient une explication simpliste des 
traditions religieuses concernaot rarc-en-ciel. 

Cu. Renbl. 



LA CRITIQUE BIBLIQUE 

INTilODUCTïOX DANS LK CLERGE CATHOLIQUE 
FRANÇAIS AU XIX' SIÈCLE 




point un arliclû <Ie controverse que notis publiions 

iiimple cort^talarjon <l'un fait qm^ persaone irij^orc 

mxijui 9 mléresâ^ul à l'évolution dos idée^roli^teusc» 

^nmcû contf^mporaine. Ca fait inquiète i*À afÔige le» 

mi leg aalres. Les uni» prélenilent qu'il ïiape les 

la foi, tes autres afTirmcnl qu il ne peut aboutir qu'il 

■Itc foi de C4Tlaii)s fardeaux dont tr poids dnvîeni de 

du» lourd. Ce n'en potiilà uou^, qui cociïidéroDsici 

la dehors, do Irauchcr co diiïérEMid. L' autorité 

le n'en préoccupe rt, d'après le principe calho- 

tpst â elle seule qu'il appartient de i^rouoiicur le der- 

I. Jusqu'ï préB^ut elle ue s'eut pae montrée \tH bii^n- 

ftpour l«s travaux cnlîiiuc» d'uo ccrtaÎD nombre dû 

r»rdoniiés. Uv:» lOndamniitionH, dd4 proscriptitm» ou 

sures qui y re^tenibient beaucoup, ont déjà frappé 

d'ûtitro eai. Cependant il scmtt îDOKact de dire 

tit tancé un vélo détinitif et absolu contre ces belles 

,a preuve eu esl qu'en décembre 1 901 » il y a mmufi 

le pape l^éon XIII a constitué une commisaioii 

looate de savants catholiques avec mandat d'étudier 

m DU len questions bibliques et de lui faire un rap-> 

le degré de liberté qu'il convient de laisser uux 

qui s'gu occupent Uuand le chef do TÉiglise lui- 

;ndun« pareille initiative, il serait téméraire d'io* 

[rada(;e trop fucilt^meut employé dans le« eoulro- 



83 



firrCE DK miSTOiiiB des ftituiHoro 



vorscB entre mombrcs da mftmc clergé : Roma tocttta 
trgo causa auéita eisL 

Le fait (|u*ii s u^il de si|;uuler, ei il e»l de [jreiiiière imptr 
lance, c*CRt l'introducliondaûfi reofioifïacment et les lectures 
du ctergô calholitiufi francaji d'ua ordre de recherches ajul 
pour nbjol la Biblt* l-1 I» rirlie vnii^'lv défi livn^H i^î divorsqni 
Iii comfoBt^ni, rochorches qui furont longldiups le luonup^le 
du proloetanlismo plus ou moîna râtionalJBle et de eo qu'on 
itppcUe cher, nous la libre pensée. Il y a d^j^ belles annÉfif 
que d»n» des pages d'une vibrante éluqti^tioe Ed^r Quitel 
n^procbait uu clergé français sa (urtlitÉ ou son înerUo cm 
présence des travaux qui s'accumulaient à l'étranger et qii 
changeaient profoudémeal le« idée« Iradîtionnellôfi qu'on 
«'citait faites, qu'on se fûsail encore du Livre î^acrâ dans In 
milieux demeurés étrangers ik col ordre d'éludés, Cesen, 
quoi qu'il arrive, Thoiineurdu jeune clergé catholique de la 
seconde nioilié du dernier «îècle écoulé, surtout vers sa 6t^ 
de n'avoir pas reculé devant cette t Jch*^ aussi délicate qulm* 
pé rie use et d'avoir bravé plus d'un genre de dangers pour 
obéir au senlimenl divin, générateur de loule turirnee, qm 
s^appelleramonr de la vérité. Pour les hommes dineère nient 
religieux, ce sentimenl ne peut être autre chose qu'une ^ 
faces de ramoair de Dieu. 

NotL'x que c'est eu France, en plein xvii' siècle et pa^^o^ 
gane d\in oralorien que la critique biblique a débuté. Aopa- 
ruT&nl il n'y en avait eu que de vagues préludes, à peicc ^ 
marqués. Au xvji" siècle, vn Finance, et tandis que du ciM 
réformé l'histoire des dogmes s'ébauchait sous ta plumoJe 
DaîLlé et surloul de Blondel, l'oratorien Hicliard SimoD, ^^ 
Dieppe, mettait en lumière la diversité des sources ([^ 
avaient ronrouiu k la fornijtlion dit pL'ntaluuque* et bîeaf^ 
BOn œuvre fût encore très incomplète, il avait découvert^*" 
faits patenta, indéniables aux yeux des gens sans parti prî^ 
et qui sont reati^s act^uiB h la science hihlique tillénear^* 
MaiTs Richard Simon fut si vf*rteiTieut rabroué et même p0'^ 
aéeuté par Tillustre Bossuet, Thomme le moin^ critiqne 



le, qu'il n*eul pas d'imitateurs ni de successeurs parmi 
éologîcDS dû Kranco. La critique historique ot €x6|jc- 

passa h Véimn^vTeiy r«sla.CL> Tul comme un motd oo 
tnposéau clergé frau^aîftqu'Unô fallait pa«s*on occuper, 

niot d'ordre fat conscicuciou&cino&t ob^^i jQsqae v^rs 
»ilié du xiV siècle. Les exceplions, Irè» timides, sont èi 

qu'elles [11^ comptent pns. 

mouvemeal d'éludés aWotimeut d^siuléretis^es et qui 
(uneoçail obscurémenl à l'ombre de qiickiucjï séminairos 
us des recueils péHorlicjimftdtmt la majorité deftFrançaïft 
mit mèuie II* iium. n'atlail pa« sans produire unesgiU- 
pour ain«i dii^ suutenaitiD dons co monde du clergé qui 
te pas beaucoup A tenir \c grand public au courant de 
lî iie [iaj4>«* daii« «es r^ngs, et ijui poiirl»nl eat moins 

qu'où ne le rroit h l'uniformité de& tendauces et dei» 
. De temps a autre ^utement, leâ plu» attontit'â des 
Loes s'étonnaient de qnelquea incidt^ntâ d'apparence 

eux bîiurre, qui émergeaient eu pleine lumière des pro- 
fturs inconnues d'une socit^ti^ ferai^îcfileurn ynux.i^*était 
instruction épiscopale qui prAmunisfiait le clergé et lC5 
» contre des teudauces subversives de ce qui fuirait k 

avii parlîo tnlé|zrante de Torthodoxie îutanKJble; tel 
isseur di»lin):uè de si^mîuHirc ou d'cc:ol€ libr<- que 1 on 
sait de »a cli»!i^ profcâsurale; lil (ecclésiastique re- 
nié pour son élmiuence et son «avoir que l'on reléguait 

Qncrooetionsubaltente sans que cotte disgrâce eût pour 
e Ba conduit*^ prtv^e ou Aon m'*pnsde ta dUciplinehiérar- 
le. Cela dépeudait beaucoup de la tournure <! esprit de 
qoedu diocèse el de son cnlourafçe immôdÎAt. On enlen- 
%igucmcnt parler de ce qu*on appelait ïaméricanistne, 
'à-dire du point de tu« particulier sou< lequel certains 
i\A aux Ët£il4^Uiiis euvisageaieut le calhulici«uje vi h4>« 
ences dnctrinaleSp On voyait seulement qu'ù ttomc ils 
Ënt reçu tout autre chose que des encouragement», ijuel- 
L démissions forcées, qui »it teignirent jui^qu'fk de^pro- 
ttrs de l'tuGtitui catholique à Paris, éveillèrent aus^, 



SI 



RtTrr DC L fftSTOTU SB UtKlOJIS 



maÎ5 bien momeiitaiiémeaE, ratteatiou d^t geus du i]«l 
Cependtnl le mouvement continusul. Tout au plus ta 
on qu'il s'agissait fsâcntieUcmcul de rcchorcUes appIîqQ^» 
à la formaliik» et au clugré il'aulorîté de la Bible el dont lf« 
c<»DCluâion» n'avoîenl pâ« Micur Je pluirc aux défeoteunal* 
liln>£ de la tradition dogmatique. Mais encore tinc foi« m 
£Uit dans lûplu« comiilète ignorance du lien qui rallachiit 
les un^auv ïiulreii ce^ pliénomëneH intermittents de laur- 
face cccl^ai3fitiqae< Leur filière, leur eocbaloemeDl éttit 
plonge dan» le mystère, et Ton avait h se préoccuper de Ual 
d'autres chu^B-s qu'on ^c rt^^^i^nait sauK trop de peine àpt 
pas B*enqu^rir d^s pâripétics d'un conllit qui te prolongeail 
eu quelque »ortc à huJs clos. Tout le monde ne &*arr6tep» 
îndétiDÎmenl devant un mur lu arrière duquel il te pasK 
quelque cIjoiïc qu'où ul- prul voir. 

Voilii pourquoi nous ^ignalon» k ceux de n<js lectourt qcv 
lasilualiou ecclésiaslif^ua inlérea»e, peut-f Ire même iniriçar, 
un livrp qui vient Ai" paratlrrï sous le iîlre de Iji QiteMi'^tn Bf 
blipie cAes let Cathnlifptp': rfp Frmre au XIX' ni^le iPwii. 
A. Kieardet lilii éditeurs, iv-324p.), dâ â laplume de 31, Al- 
bert tloutin, L ADteur ft^i un ecdf^stRAliqtie de mérite, lUji 
connu par de iiérieux travaux d'érudition, parmi lesquels ou 
peut remarquer un âa\anl Iravail sur V Apfi.\MîcUéd€*égSm 
dç France*. M. Albert Houlin est pa Traitement au couraatdtf 
hnmmaft et doTs choses qui onl déterminé la direction, les^^ 
vera et les succès de la tendance » critique » à laquelle il 
appartient lui-mômc. Cl- n'osi ni un révolté couire lÉ^iaCi 
encorfî bien moins un apostat. Son livre est tout le coniraîre 
d'uu pamphlet. Mais, avec une modi^ralion dont nous ne pou^ 
VOUE que le louer (car la paRsion vitupératîve est le llf^au i^ 
cet ordre d'«Scrils), il déroule à noa yeuK toutes Ip» péripiMios 
de ce drame intus Ecclssiam bI plusieurs M>nt t^xtrèmena^v ^ 
curjou»e]«. Cu sera par la suite un dt^s documents les plusiu^ 

I) tl tf'a£Ïl thn« ce tirre du drjcté ^« yrtùstmhlinta cl do cr^<lihililé ^^^ 
UiTiit (|uc prûiflhUiji *\\i'i]t^init ôjxjitian do franco h r^pput do l«ur prC'Untox'* 
mmoDlcr A une r<j[idaLiQEi ftpofttolii|u« ou A peu prCi. 




Lk cninote BtDLKjtn 



8S 



Iniclifii auiqucb devront avoir recours lot hi^loriona do la 
peos^ religieuse dans la France tlu xix* ftîèclc. 

Nous u'eii rLTOns pa«l'iinalj^«. Eiidelior«de!;qui^stiuii>i cle 
personnes InAvilablomeDl m&k>of; à diï8 counUe do co ^onreT 
oDiia ûODïlatODi seulement lo fail, toujours te fait, que ai ail* 
leurs les questions de critique biblique se posent et se discu- 
tent au nom d'un prîncijip g^^néral àf liljerlé d'examen donl 
elles ne sont que les applicaiions p&rliculièreâ, ellea se spé- 
cifient tout de suite, dans ce milieu particulier, sur quelques 
pointa déterminés, tels que le« récils bibliques cïe la création, 
ceui du déluge uaiverseL le« rapporU des dCcouvorles assy- 
riologiques elégyplolopiquc* avec kchronologiccl Ibistoiro 
de U Bible, Taulbeulicité momïque du Pentaleuquo et cells 
d'un pttssajje fameux que, de[)iiiK Kr-asme, le critique «cîenlî- 
fiquc r<?gard6 comme une interpolation dans Tune des épllres 
attribuées à TapAtrc Jean, liais los apologiatesde lafradUiou 
dogmatique ont toujours Icnu ferme en faveur de TauLben- 
licilé, parce qu'ils considèrent ce pasT^age (avet: quelque illu- 
sion selon nous) comme la preuve ^aripturaire la plu? formelle 
m faveur du dogme de la Trinîtil*. (ïcs hardics»e?i parLIelles 
Kie converf^eraicnt-elk's pa» vers lu justificiilion du principe 
g^^n^ral dont nous venons de parier? Bncore une foin c'est 
avenir qui le dira. 
JVjoute que ce aérait méconnsttre absolument le^iïnlen- 
Itontf de C€% laborieux clierclienr^ que Ait le^ suup^gnner de 
loir, comme on dit, adémotirta Bible nef luiOterla place 
premier rang qut^ (l'église lui usHigne parmi les fondements 
U foi tbr^tienne. Ils s^nl p(*r:rnarli^rî nu conlruire quVri 
'«xposantau plcinjour d» riiistuire, qu'eu lui appliquant les 
gles qui font loi quand on étudie tous le^ autres documents 
de lantiquilé, ils rehaussent h valeur religieuse de la Bibles 
d qu^ls (éliminent une grande p^irlie âon à'ttGculié^ quVlle 
Hiolèvedu point de me delapeui-Lée moderne. Si nous osions 
riiumer d'un seul mot ee qui les diMinguc des commenta*- 
InrK d'autrefois, nous dirions — mais c'est nolr^ opinion 
F^noanelle — que leur« travaux rentrent dan« celte orienta- 



lïon de la scjE^nce contemporaine qnl Tail qu(* le principe d^ 
l'évolution, ici rommp p^irtoul, ko siikslilut! i1p plus en fifui 
à celui des créations ou dc^ apparitions $& succôdaiil d'uuc 
manière abrupU ot ïuds lien or^'aniquc. Reste jk savoir la- 
quelle des di^ux nation» est au fond 1a plus religieuse, 

G'et^l uneloi de Vliiïttotre i^ligieu^aque lotile religion »u- 
périouro, il un certain niement de son existence, se fait ou 
1^ Lîvrd:^acré u destiné ik conserver le souvenir de ses originel 
et k fiier %f.^ pnncipBA esfientiels. I^ Coran, y, V^da, In 
fm;^ chinois, les lîvrf^a âacr^s du Ijouddbi^me rendent i^ 
moignagc de celle loi non moim que lAnciau Testament pc:ii 
le> JuiTs f I le Nouveau pour le» chrâUcDs. Quel que sûil le jo- 
gennent porté par lu science sur le mode de composition, de 
formation, de réunion . du livre rgui possède ainsi la dignité 
eanoniriue, on ne peu! pas kluienlevcren tant que documcsl 
el tL^moin irréfragable dp la croyance au temps de mn appa- 
rition et de» tlrëiie^ fontlam^^ntaleade la religion dont il est le 
livre-élendard. Ce point de vue bien compris laisse le champ 
libre à kcnliqne des sources el des récits dont il cs( la con- 
densation nu la rédiirlinn, sans panrrejarju'on dnivi^ai.'cutfT 
CGUi qui l'exercent de ruiner Pédificc qu'ilt^ chercbenl simple- 
ment ^ mieux connaître. 

Si donc nous non* abstenons de nous prononcer îrî surk 
fond du débat, nous ne «aurions nous einpéclicr d'exprirrir^r 
au nom de la science elle-m4^mû nos sincères eynit>aibics 
pour ce groupe de prêtres qu'anime, malgré tant de ditlicul- 
léH do tout genre, l'ardent rîésir de mieux fîonnallre, de plm 
savoir, de s éclairer eux-mêmes et d'éclairer les autn^if. Av- 
dc«soa de tout ce qui peut nous séparer d'eux, c*e$t U OQ 
terrain sur lequel tous les amants de la vérité se reconaai»' 
sent el se réunissent. 

Ou'on ne leur oppose pas je ne sais quel danger de se per^^ 
dre par orgueil de h science et sondage téméraire dé eo qt*^ 
érhappf^ ànos invesligations* En fait d'orgueil, celui del'igiK^ 
rance{car il existe, hélaT^!) mi bien plus dangereux que Tor-' 
gueil de la science. Et quant A TinsondaMe, il est toujour 




CaiTKïDI tlBLlOrC 



87 



temps de a*arrAtcr (|uaad la sonde ne peut aller plus loin. 
J'ai connu un éminenl professeur de (bôologie qui dès 9« jeu- 
nesse maniTeAlait un goûl passionna pour le>; études cpIÎ* 
giensas. ' Prenez garde, mon euTunl n^luîdUaitua vénérable 
IradifîonaliAte, <^ prenez garde do votttï noyer dans Vooéan du 
myïtëre.nipprlex'vou?^ la parole de l'Apôtrequi dît quc^ ce sonf 
là de> cliU'Hf » dans lesqut-lltï* le* anges eux-m^iiies di^sirenl 
plodfï^r leurs regards 9$.jx% pouvoir en atteindre le fond ». 
•^ « L'Apûlre a sans doute raison 11, répliqua le jeune 
hommfî, « ^L \ou» <iiis»), 1 hei MoiiJiitftur, main pourquoi ne 
feroi^je p^» comme le^ anj;:eA? u 

Terminons plul^t par ces helleâ et confiantes paroles qu'un 
pn^Ial roncilianl ^t dea plus modéri^s, .M. Meignnt, a ^niisen 
dans son discouis sur la 3fé//ioJe rie ia (hé^Jogie (noifemE)re 
1901) et qui cldturenl aussi l(? livres! iutéresgajit de M, Hou- 
tin: 

« Laissons ^ la dj«cus«îon le lemps de faire son œuvre ; n'y 
faisons nsaf^e que de proc^dt^^s scieulifiques, et non p'>inl de 
ce^ invectives ou de ces violences qui l^moignonl d'un /t^le 
poor rorlhodoxie plu» digne de cht'valîtïrs L^rranlaqne A^ sa-* 
vaolfi conscivncii^uK' D'aucuns d'inquïèlent de loir quelques- 
ines de nos conciliions» fcicntiriqucâ coïncider avec les opi- 
nions émises par des savants hélérodoice^ ou non*^,hréliens. 
Us appelluul cûla fl proteslaïUiser » ri\gli!ie, la " ralionalt- 
ter*. C«s tMrbarismcs n'etnpfrcberonl pas la science d'ôtre 
une, la certitude de s'imposer è 1 esprit de Diomme, et la 

Ikéolc^ie sérieuse d'accueillir toute vérité dVù qu*elle 

vienne V. 

ALBBnT Kévillc. 



REVUE DES LIVRES 



ANALYSES ET COMPTES RENDUS 



lluGo WiN'^KLEn. — Himmels- und Weltenbild dor 
lonieralsGrundlagedârWeUanscbauuaguadHyl 
logic aller Vdlkôr. — Leiptîp-, Kinriclifi. iVOl ; m 8. IH 

La bfixtiiim d» M. Winckler contient une lli^s<^ gi^odrale eut Toripl 
diM mythologii^, et l'^iposé du syAtéme cosrrki);.MDi<|iiP et tstrol 
<!«« Cimldèen^. La ITt^se est ^[niM énoncée qui? iMmonirée, (?1 Toc 
iloiilfrr qu'elle stiit démon I rallie. Ce u't^Hl parc en quelques p^(S et 
voie d'ariirxaatioD qu^on peut rétablir, malspir aad série de rtppi 
menla méthodiques, et puisque l'en pnrto de toupies peuptec, il ii# 
fait de rion eDolfiii que d^une critique embrA^sanl fnule ThUtoire dettt 
in]ftbo!ogiuâ, dans U mesura où on peut la contiaUre, U aurait aaiu dotti 
éli plut »g^de parler seulâment d'mlluence prohubLe i>ti poftÂbUilE* 
doctnncft chaldâcunâe «tir tes mylbps d'un aç^z ^aad tkonbre J* 
peuplct^ de trac«r leplau du InivaiJ d« comparaison, et d^ï réserver lei 
conduflionBdéiiDtlivMJiiMpi'Aoe quece travaiUott acoatnpiî, ProTÎaoî' 
remorUa th>>»« absolue dd M- Wînckler re^aembk beanc^otip h céi\t de 
J'ancienne écelc lradtlioDali«Le, qui faisait dériver toutea Içj relijponi*! 
même louttH I«i3 mytbolnfïm de la rûvélaliou phmïlive. On nll^uaTt 
jadis ]c9 mythes du déluge pour pro^v(^^ la r^ilé de ce cataclysme, et 
par eurcrolt VaaiV: de la ïamïllo humalDe* M. Wincklrr y reni^îe, en 
paawnl, comnoo i unn preuve do Vonelne cbaldécaue de» mrtbolujjitf. 
Il faudrail tTabori montrer comment toua cc« mvlbes sont apparvntif^ 
et jusqu'à quoi point itsrcproduiaentto symbole aslroto^qu^et wdîaol 
qui aérait, noua dit-on, au fond du mythe cbaldéen. 

Dana Teipoeé de la coaraologie et de l'astrotosio cbaldéenucs, qui eet 
très complet et I>t«a prâ3eQt«^, l'auteur u'exprime couALanniMnl ooaant 
hM était aur un terrain très ferme, bîeu nploré, c^innu aiec 



«t^LT^IS CT com-TBs ns^Dvs 



Sd 



Jvtçi» âatê fl«fl moÎAdr^ déUi]». On ne b« dOLtârait pae i^i'und grande 
part <]'hypoUi^fie ««t 9ntr49 daiu h rdconalructioD, et Toa pourrait 
croire, «• cj«i q'mI aiiu doute pis h pers^ <Ie M. Winckler, que U 
reli^ndialdôeiuidMtnâeunttpieuieEit Jo iûWrvatioD mâttorologique 
et eflmieni^e. U «M dit incidemment <iue fli U ferme du culte chel* 
àéen était pctlytti^isle, la doctrine ne l'ctail pas, tous tea pb^Domëoet de 
luoivera ét^at ceïuâ« tee minifesUtronB d'un» pnieeance divtn^ umque. 
L'ezietence de tH enaeigneoneot «4oti^rii|ue aurait b^oind'<^ire appuyée 
mr cle teae teites. el non eeulament sur quelques noms prf>preB 
d'honames qm ecmtilont affirmer l'^fietvnlenco ou l'identité de doux di- 
eiBÎUe; et ipr^ uvoir conitaU U rallié d'une telle coocoption, U fau- 
^r«it Târifi«r etieore m* ohaoces d'anliiiult^. Tout en regrettant que 
At. Winclckr nà eacbe pSii faire un plus f^rand usage du mot « peut- 
être 1, OQ lira a\ oc ial^r^^i ses con^Mi^rations «ur l'arithiït^tîqtie dee 
OuldAenB Je C3lendner, losscpt plan^lOJi, les signes du ïodioquo. Lax- 
plbCBtton du rehif'ifoIftj^AntiJvc,, lE, i\ panfin au luniniiQ^nieuflC' : 
Ift Silo do Jophti serait la Viorgo du ïodiaqtie; loi deux moi? ou ello 
pletm » TÎriciuilé avant de rnoutir Kont lo double moiet qui lui apparie- 
ûsâl; sM cet question casuitc du tcfirl/M^tt ce B«r:iit4 eau» de T^pi d^^ 
l4 Vierge; ot le nom de h Sibylle vicodraitausai de là. Mais U budrait 
au motna dire que oca iiicnlifîcatioa» r-oal conjectura li^a. 

Ai^m^n LoisT. 



H^OumNnkRf:. — Aus Indien und Irao, Cesommeltc Auffjiiïo. 
- Beriiii, Wilhem Rerl/, 1899, Un voL in-«de 195 pp. â mark*. 

Ce petit lîviic ent un recueil <àG 9Î\ «trticles dont quatre ont paru^ do 
"îS^ è 18d8, dans h ûcuUcht: J{uiid*clntii, etI ud, en l^&l, comme 
fÎOTiilleteD de la Matia/iai Z^aIuuq. On voit quM «'y a^it avant tout de 
vtiliansetion ; ajoulona qui; cntlc lulgarîsntion, aûiii que Ton [muvnît 
9*y alteudre de la perl de M. 0., cil de Ta m«^ilk'Uri^ Aerlu qui so puinse 
Iroovvr : nou* vtiulon» dire qu'un tniiapEiL np^i^lislR nous entmiifinl, 
>u cours de ces pa^iea, de nujcU qu'il pouède a^uc» hîeu ptiur piiuvuîr en 
^•rier d'une inauii^rK daire ei jtitrrun.jnLH pour loua. Le r^ei taliîul lit- 
'^nirc dont l'auiiîijr TajI preuve [l'ajoute quff ptus de cbarme à U kmi- 
^tia« simplicité di< reipotlltea^ 

^*lrsn n'est repr^enti^ que pAT un essai sur t Zorathuitra 9. main 



M 




RinniX M LIUSTOIMB l>U 



^ bvH* d'flBMuUe t«uM t«« qiMÉtloau SMikfde* aulocir (lu Uttdë^ 
44|UbU b iMnxivvrt» i)« t«tto d# PAvmU ptr AJ^«elil-Dipuroa. Du 
cinq irticlM r»liti£i t rinôê^ 1« prrvniirr f«0u1 o^ Il v%pom l«« 'iociBuU 
prOfrM •ccoinpUt p^r lac ■ £ i iii^i*f i^nrJtrii/t w lu court c}it ttèclt dêf- 
fllor, n9 viM pa» iJir«d«menl \m Itxitnm tubnUiels de f»it« R«v«», Dm 
•ofei ivut touL d<4 rames d» llvr«fl : dftni Vue, U cunp«, à propotdi 
rouvrvfodoM. Wîodbcbf 1« typodé Mira, k t Si?edn<tfii0Mf(i(ULiv#» 
«n be« do «Mk mUgoairt^ l« Bomtd ha - Saurmr , qu'il «u]r«, loi uw* 
niinmootdtftonUr; daat raom, totnnildeM. Grûowedd mïrrAn 
^u4dMi^£ 44mt rfnd* lui touniit l'oecaiioi^ d atiir^r aur ka dkafr- 
irwivr* «riotHboiiddiùitiM du motd-€fWbtt da Made oae ntlciiLion fii 
dflfiuia. na a'aat paa raleotw. Maû c'aat a«na«t uf Itt deux aalraa «^ 
ticlaa gu'iJ oonmal da a'a/r^Ur. 

L'un d*0ui« «iicora ittMi, aoaUda ImI IoqI axpt^a poar le ^uUk Im» 
pah : antat lito<ï dUït-il d«*tn>é a« GoDfria de* crioDlalblM qui l'ot 
(a«ti à l^aria m itSffJ, L'auteur j reprcod U tliâori« da Tatoc ï«r k 
IktiiildtLiaiva. Cot « anai da chlique «l dliutoira i date de 1880 d oa 
pai' aukln foodd aur la tim de Kftppeo. M. C. a'étoiuM ^a'îl ne aoil pia 
plua MBDU an AllaaufM : ilfiQlaTiHMir qu'en FniicvÛcatbàanwblfè^ 
il I ai«it c«pettdaiU pi» d'wh rapport, aass d'ailleora qM Tu» pftl 
avoir platua «onaciaADa, attire n p eaaèa et caUe d« BoodJUana : 
loMlat daut ko anoi est rèdiùl à la liAe te pfc^iwnHwi. poar 
4oiili ■ la lunillaur ttmi de U «iaaea eat la rdeifBatiaQ fraôdv qui, 
laal al prdpanAl PiioM, i^iut la mmÊÊUMx à la donleor da uq* >. 
U«U rinM<fâaaooa Oaa étodaa fci-idlii^Qei à «te «P'HO' joôMa i lae 
apf ItMtMi" «« "»^ >' *■■' - *' ^ ^ laaaawa sMfcttde. ea ma» bat 
^Hv* T»i»a raât aatmrtia a a g» ! la a fait t *>à r a lai ■ i|« Bouddhâmb 
4«M4 ^ «.-«twtèr* 4a pa«|^ ladia q«'P ddiak par ne liMigaaea «a 
unattiMM'ditt n Jt ataa ^■*>iaTaa «^dtiaaat irwr aai. Li pa«ai>ia<r#w 
ttttïatMibaaatiaaa iami h f<aqua> ta th*<â» da h dmaal^ûoa «ùppitaia* 
4ar«it«vl ^ >• ■^•«l«u'da»l»BlaM*a»in4M; Aaia e*Mla ^' 
VMda^ia latliwmii m kmèÊmm^WÊmàm qp,Mhitauii laaâc**^ 
Wibt«t ^'««««M ipèeuUti«« »a««il p« Iiifa» rtaliBa la miv«da ^^J 

«n«a»i*|i*tlap«m»oa4alafi&kA*M*rh»*»'^»*"* <"- « 

aw W MUnMttI ^ U «attrai^aft : la 
^i^ita.y.f» «\paa4*pai*a4 
iMaAia WMMtevMK 

«tekW U WHiM *l ttiBM &^ pas 





4:f&LTSÏX I.T COMmS M»DUS 



9t 



«■s^fitMlUineat ^IjiIh iïI uiiiqU4iuei»l ueoupée àa. ^ut paonaïuifl, »n« 
a n lia no lodi-inèiiie tfE ni; rttaeiiikle en rien è rftltfutame débordant 

L'irlîd» <loa1 il nom reale à perler «Intitale Aâ H^ti^ùm du Vfida et 
If Bomddkimtf : nous vouilrionii — qi]É>iqn*iin p<7tJ Urd — an reouk* 
iiMoritfr la uigginHtiip In-ttir* i toii(«i IfS pi'rHinni'x qui iTiiilèmvil i 
It Mâmm iU« r«lîgîociii. M. fJ. si'y Irouin à l'aiv» vur le donSIa Irrriin^ 
AgriSOMlU r>nftilior, tlu VAili^Lme #t ilu H^mddbninc ^ lout son eCTrirt toad 
A rtnwUn c«c d«ui maiiirectations relipieuiws 1 l«ur phcv, non teul^- 
nwbt dut lour cadna indien, loaid dans l'hUtoir^ Pi4m9 4< ThucnaniU. 
Il lUMi ûil d'abord ^dUtor lux pr^nion lAtoDJioraantt d*ft ^ludftA v4- 
diqim ; tour camclAn Mt m d6bul purwncnt 4tymo)diïii|iifi ni grninii»- 
ticaJ; ptmi l«s pbltologott, les xina ccmmu Ad. Kuho, Townl pAHoiat 
dMdirlAHliiiBron^, lotautrei, coinm^ Max MO 1 1er, »c font une t-pù- 
cââUté ^ Ml«ib «l d'aiiroreB : tous Kvnt unanimas â cb(ïr^i«r ûùna k 
V«ili la eacm de U ih^offoma inito-Miiopâeaû^. Uaia bi«ntAt Jev pro^ 
fria dt h hoftiutiqiuï «Uminast joa npptccteic«nb et lee ét^moîoeiea 
CtaUiai«<««, tandu qu'une oonnftieaanoe plue approrondic d«H mrlboJ»- 
ftea tnnrv« «!« re9aftmblaiic«» ontre dtf flparM divind*. comme pir 
«ocaiplo oollaa daa AfvïM «u dee Dioacuree, cacbfea aou» dc« Loni« tri» 
JjlRreat*. D'Autre part, le rapide iAvaloppenieot de retbnqETiphk rt' 
li^esafi nroèDâ 1& quealion de< haukuTfl innûcentea de la neille phîloto- 
fle de cabiael«tir le terraÎD de l'ebMrvjLlion courante et d^ounc — au 
^rand scandale des CabricanU d'idylle* prâbiatoriquei— dcssunintice* 
d^rnjlheaatderitetaaoTaKitiauKsilnfritdaEiKlir Vi^dAH lUncHnrnbrefjue 
datwnot coutume* et ao« cioyfiQireA curDpéecincA d'aujounl'bui. L& lype 
de la rel^n dea Don<tvi1iaéa ae déflaîl : ott ailt le rdli? qu*r jnuiit Im 
^npnts. féOMU ou fjtnlAmes, le*i bdle», leï ràlichet» le soi-cier iri »?( □p<>> 
niiioua nu|;iquMp De ce diaaa. linnuence <le 1< vin pafi1or«le ei â^ricutv 
dégsfv p«\i k piru leK ^nde» força naturelln, ciel ci turrr, wleil et 
lutia. orage d leti ; Lîeol^ rantbropontorpbîaintf domine ; le Mcriflue et 
la priOre appataîaaool «t avec eui le prâtre. pour bn^crape. <Ttsi k oe 
ala«e, lequel auppoaedéik uue longue prâÎ8twre,4|iae TiemirAil »eplaoi*r 
la rdifion du Vèda. Saoi doute il esU aj«é d'y rolaver finoore dea trai»a 
de aoenerphisme Qt d'animUmi; : maii d^à Icfl ^andr» puîssaDC«i na- 
tnrsUaa dmmvâisa uut â peu prîv cjublïé leur orifiQe etwiont tranidhr- 
■kéw, à Ttkiage d une mxiéié déjà plus bîi^nircbiaée, en «orua de m<^ 
narqflea (lu ciel, Toutefola aucun dieu dea patriotea ou in penu'urt 
eneore coa(|uie IlidgtawcLie. M^roe ridenliftcatioii de ridée de Dieu 




9S 



on uLutons 






eora und choM itiU; An moini U rvprisonu&t <i« celtfl union, Ia liîni 
jUBlidtr Varuna ]i0ri]t,f«lon une hy^lhè^û bien conii<» d^t'nuli^r uo 
«mprtint fait aui Ëi^miicfl. Xxnti U religinn du Vflda m de m^nieiiNi 
culte plonge d and pirl itans le ptBsé dM racM nuvageft et ptv im^_ 
tatre f«ee, âaooiic« la civjhBaiioti d« ravenîr, ^| 

C«s forma r«ligi«us«iinoiiv«ll«it révolution aaturalte de* id^t Jointe 
Ati divaloppom«nl du coromoroe et d» rîiidt)«tH« fil îi L'svènfiineut d« U 
Ti« d«i vill», dovnit lot produire vera la naftmû tempt et mr le rn^mf 
mMiitc» en Uiicnt commo en Uccident : elles «'appetlaot dans Tlnde \s 
Bouddbitnie (pour h« neQ dire du Jainiam^)» dant la monda gr«c la lif^cb? 
daa Orphiques ou dcc Pytha^rkiona. Id ot lA mdmo dftHanca du inoa<l« 
doA ph6nomènes, même r«chorcho 6p»rdao du moi, mftm«aouci croi»- 
t^ARl (Te la d^tin^e humaifio, même foad da pcaaîmiame, méifie »p 
lion vcra r-SLcmel, même prédominance de la eroyacca à la traaaoa 
tiOD dos Imef^r même ^aca^tiou du lalul comme la lib^ratjan du co 
daa mtïtampsyohoaee, enlm m^ma nppjtrilîon du punonnaJiléa éminentta 
(groupant autour d'elles des <:onrrAriet d'jidcpt^s ou d'ioilida. M. O, âmil 
h partllâltsme de ces mftQifeattLions jus^e dans les parole* que la tra- 
ditiftn mot d'une prt, en ullandiut PEaton, dansln houdie d'un Pylhn- 
lïore, d'un Êpim^ntde. iua Etnpâdocle ou d'un HOraclite, de Tànln 
danao^lEaduBouflLlLi: Ias r:ippr>>cti<^m«n1d sûnl parroisaaaessaisiaaanta, 
auMi bien dana leur «sprit que dans leur teUre» pour qu on puiaae dod* 
ter ti te) pA^s^ife est traduit du grec ou da pjlti, Ma^fl si k but et les 
moyenii vonX somh\:th\ss, il n>n eit fiaa 'le mèm« cie« résuttala^ Tandïa que 
la lifrute de« pen^ura grecs reste purement humnino.cdle du Bouddha, 
philosophe en inin de »e transformer ^n dieu, rapjidlo par rauréale de 
«es miricloa ci son entourage de moines la tradition do noji Ëvangileet et 
du monacliisme chr^ien. Ainsi setpliqueraient,telon M. C,, Mua qtiM 
floil lïejoïo de supposer aucun rapport direct, par le aimple dèn-lopqïe- 
ment pnratl^ls des 1oi« de la pensée r«1i(fieu»e, les iodéoiablM r«a*rnt- 
blancttEquo présenleni, sou a plus d'un point de vue, bouddhisme, liell^ 

nismo H diriBlioniAme, On sent o-sset Mctérït de cotte b^polbèse et 

que pouvon^nouR fair» ici autre chose que à&6 hypothf«ea? et l'î 

liorUotv-juVIIft arjraiî pour Tétiiblisfiement d'une claa«iC1coti{>n vraime, 
nilurall'i e\ lil^lorkpie de<i religions. 



ruTtts tr couina imDir» 



93 



JULios GntLU — DuloTHucbungeu uel>er die EuLâtebuag 
deovlertoD EvaDgelituns. L — 1 vol.gr. tii-d° de xud iOSp, 

II. J. Grill, pfor<«icur h la KaoulU do tbéoloerio de Tabittgti«, nou* 
offre d*ii4 ce premier Toluine Je ^ec/erc/«$ïur/f4roi-f^mcyiiu^U!tfrviM 
rnui^V nue remar^QaLU élude »ur 1« ProlOigue cl >c» relations «icc 
l'énngile. CoDtiurencnt 4 U tbèe» quo M. Ad. lUraoclc a MiniM en 
booMOr, il aoulieat que )« lien «Dire Iiï Prclojtac et le corps ntàme do 
iguiiLiièiiiaéTaii^jleeflldes pluaétroîU. Là coAricliao énoncée au début; 
L« Chrîsl cit U Vcrl>c do Dieu iocâro^, domine tout le T^àu Quand on 
«èjecle <|ii'à partir du v. 14 te terme de Lnyvs ae ÙguTc pluâ une aeuJe 
fcù daaa le rédt pour daigner le CbnBl, oa ouLIm, d'une pari, que 
Tautoirïtc i^lam<« par J^mb potjf sa c parole " découle uniquc^mcnl Ju 
Cwtqsac'W la P^r4>k mému de Dieu. d'autre pArl (juc ie Prologue tol- 
tntmc d4t<rmta* le Logoe^eo disant qu'en lui eit U ViV e1 ia LumUrt et 
qii« dans le coure du récit c Mt coDstammcnl comme délenleur de U 
Vieel de la Lumi^e qu« lo Chrij^tprle^l vi^il' C'est réfidoDceoitoe. 

Le mârilr ik N. fSrilI n'rat |uiii tmil d'ivuir r«pria arec vae grande 
mfaiMidaoc« d'ar^miients celle df^itwD^lratioii di^ji acquise 4 nioina At 
frait,qued'afûir aoalytdplna »oîgn«ua« ment qu'on nt^l'ivall raJIju^tju'A 
pr^Mfit ctff dénie eoDc^pt» d« Vit et de Ltijniùn^ HÉibii la ptûJcoopbw 
nUgimita de l'époque et du milieu où ftit coivipo«é le 1V<> éviDgilR. 

n établit lent d'abord, avec le Itixe de preun» déUitlèec qnt rend um 

Ilvt9 tria uiiie, quo<qu*il alourdieie la m;irchc du taJsontieaient, que 

réfinféltUee ratUcbei la doctriueat«x;i»driEi«pblloni«ane du Logo» 

(p- 105-100)^ Hak 11 ïniitle doc moina aur lei prorond«a dtffârentr.e 

«nire la nettoa du Logoa cho« Phklon t\ celle du TV* évangile. Pùvr 

Pliiloo, dU-il, le tegvd oet avant loul l'Knteudement divin — notion it I- 

lémqne; pour Tévui^lisle ^eel avant tout la PotoIo do Dieu, — noticn 

biblique (p. 168-170). Choi Philon la personn^Uk du Logoe^l lleftinlo, 

IncerUinc et» »oname bute, cUe m rôdnil à n'être qu'uni' iinaiiv; 

teultlT' éiAQgite, au conlraitc, elle e'arfirme d'un boul 1 l'auiredft 

la UfMi la plue ooncrèle |p. 170-171}. E^alin chct Tbdon le Logos a 

oiduivccnenl le caraolère d'un ïntcirm^diaire entre Dieu et la tniliire» 

landia que pour TéTanf ûliale le Lo^os cbi dieu aupr^ de Dieu. S'devant 

à la iùts au dce>uade rmldlcctualismc bdléniqucet du IraoacendaaU- 

lima afaaoln do U tbMogw jtuve, le pcoMur chrétien ae rallicbe k la 

e«tteéptbonbUitiquednproplilUnM»rNonfi&U4iiDieu, nonpw saule* 



n 



KWO &B L'BIGTOIUC HKA R£U«IOXft 




nienl !"f]lic ;iliMohi almtrait, mai» luMî l'ftire aljsohi viviot, c'eet-i-dirt 
ûou^ il« p(*n)(éf>, fio volanlë, d'uniDiir et po^aïkt, en vertn mteic dv ioft' 
nbfloJuilé p«rsr>QD«llQ, tui-iD&ma l'objet à9 ta |>eiif;^, do tau volooU d 
dN son amour (p. I71-i7ftj. Rn iflrmM plu* cl»irm t^la tiffnîfie, MJ«M 
faÎB err*ur, quo Ia qi^triAmn Avangélinti- aUtibue é Dï«u oomii6 n 
Loguti un cnrAt;tiViv nnlUmimt ptintunuel f1 ma fait de U diTÎntU «M 
conception plan ïnthro|tomorphii[ue. 

C^tlA analfU! trèft st^rupututifte rmift^rm^b^ucotip da lirît^. Je^uii 
«nliArpment d'nccord avec M GrtU lur la néc^BBlt^ d« r^nonnaUra^ 
MHpiiw^ rflffArenc^n entre ta théologie de PhUon M wHiî du quatnbu 
év«ng^li!4tj(. Telle^ct n'eat paiï amplement la répliqiir d<! (»llisU, Pfaïbbi 
es( anl^ripur H« prés «J'cin aiôc^le ft son sncceaseur GhrMi<m el mm 
lème n*avait |ulii la rigueur voulue pour «n rnalnlenir comme un lil 
mlingibtQ. Il ««1 pour nous le reprMnUnt U plu* (]ii.ilLflA dn genre 
pUllosophio reli(rieu«« qui avait court dtm le mondeJuiLM'beHtei 
bien plutôt qiie ]« cr^ar^ur d'ane philosophie «trictftnient perAonnetîflJ 
Une l'ioctrine romui^ Uiliânne ùuâl par nuture auHC^ptlbte d'mDombn* 
bips taodflicalionx. fcnfio ti iturtout, entre les deur aiiteun il y ■ Vi\ 
parilion do tait chrélien et de La tradition à laqaell» Il a donné naît-] 
tance, d'où râeolie uns dâterniii:ab'>a nouvelle da la théologie alei 
di-ine cb«E r^raocrèliflle. 

C^ que je reproche à U. (iriil, co n'cnl pas d'avoir etag4r£ U part 
llaspif^tion biblique H de l'onj^ualité oréatrice ctie* l'écrivain chréli«D, 
c'eet de ne pas itûvn une pafl aârwE Ur^o ft l'in^pirntïon biblique et t 
l'âlèm^nl proprement religioui dan^ la pliiloâophia phïlcnienne, U n'm 
JàH rasortlr que la face axccque et ne met on lucni^rcï que Bon oaracUN 
pbiloflcphtquc, parer qu il opèro ^ur de» pa^Nt^cfii dètaohte dea dcuvrtf 
de l'auteur juif et ces pasoag^ sont dclncb^ juatement parce que la 
pansâo do Pbilon y revil des Tormca philosophiques plus prâciae*. Uai», 
pour cotti' rnifton au^si.iU ne donnent pua une id6e complète de la na- 
ture par^cul:6rc de K>a oeuvre. Aa^urément PhiloQ est dODÛnè par la 
désir île montrer aux Grocs et aux Juitfl sAduita par la civibadion 
grtcque, que la foi Juive apporte aux hommee tofl enscâ^oemenb pbilo- 
aophiques loa plue élevés et que, bien loin d'ttre en conlradicttoa atfo 
la adance, elle en eal au contr^iirc l'cxprcMion fuprfinne^ Mais il ne la 
donna nul tetncnl comme un produit do la 3péciiUlionphiloGophiqu«, EU* 
est pour lui IcpuT produit de lanK^-lation tout ci>nimcU foi chrétienne 
pour lequalnùna^évan^étintc. Il c«t croyant non moina que philosophe; 
U M. convaincu de pui««r toute u nigeoBâ dans laa Livm aacr^ lai 



tXALfftICS RT COHPTIS XmWS 



9S 



ipSkèie» et lott piiiicuUèrenwat le phu granJ «TenUe «ui, Hoîk«, 
t pour lai Ic9 bomnMB de Dieu, offanee» àc U réiëhtktti et ce qiû te 
pr^oocui»* 1n«a plu que d'«xpltqtier les origliiet du iooiidt, c'est dft 
narùtxtt ÔMDâ oeUe mtÎEÎOB divine U cource oicIihîtq de toute lîc t£- 
Htable. c'e»1*À-dir« sp^ritoelU et morale. Ses 4cnt« sont prei^De kUM 
dr» coauncntAim bniliquci «t In ln)U «quarts an sont cniuacréi à catta 
dcatiaalÎMi nu-nlc. 

Il »*aal do» pis rxut da présenter Pliïlofi iinî«;ni^itteni comme pbï- 
loKvplie^ CTeit nu ttuniiœ d^dU! piélé «jtlenl<? ^rt psigc^inlr. II 4 gardé 
l'éow juive ai wu itilellîfetic« «^t lîereuni- grt-c[|iic<. U^ Orill. eu atiaJj- 
nal aa panaé^^ ne reod pftfija«llc« à »uu ûn^v. Se noîtauniUlii] accorder 
i|iie la Lopïa pbiloDJen soit aTaDi \o\tK rKDlenilemeM divin ; ta lecture 
ûm cpnrrcifide Pbilon m'a cooTAÎricu iin'it attachait bMiicoiip pTusd'inH 
pnrianr* aq ràT« itii I^i^oh coaime r^T^^Jalenr et commn nj^nt itn com- 
inunirallof] dp ta vie tncnl^. Sanac^AiiIn fi- r.ng<m philonien n*a|>|iant1t 
odIIit |iart .iTffiC uni? pt^rsannalili^ nmcrèlecuiitpJtablt^ à t:elle du Logm 
incarné ilani le IV* évangile. Hais de queï droit M. Grill, à la suïle ite 
U. DffttminoRd, rèJult-i] \ei nûinlireiil passage» où l'acliillé du Logo» 
«et priOt ntëa comme celle d'un ^tre peraonael. A n'^Ireqoe de stiiiptea 
in^gieaamaucuaeport^? En^erln d'un ^tirpte rAîsomement o priori^ 
eonunaii y^^n a Wu^nnp Hann air livre ■ « snfem er(— lel^fw) 2u* 
aaoïnemfafaiing. Rinheil fkj, û;! «*r Ahfitrikhon^ wrerr das /i^çammen- 
feteale a« g5Ulicben Gad^ekAn (Iddoi) herTorgangeoa, Coil aetbït 
objehliv ge'j^ofdene. reale Krâlle siad, Ul er liypoïtaae. So getrifl« er 
abar oacb dwreineo SeitaAhetraktioa,a)tgemeiDale Hee isl» lo g^rviu 
Jt4Jm n* qf>Ar fin Pfrt&nvtfin mn, iai \-t?lrrehr aile in âif]i«lQ«D FàLlen 
«îch eindellonda PnrvotmiTik^lion ala «no bildliche» in venchi^danar 
WciieDimualIiL^h JunïhdiaalIleJtAmenUich-religi^^scAQknûpfunf^ver- 
aDlaftater £Ll U^tnchtcn ■' .^- 14^S sq.). Ce qu rtirient il <)troquu 1« Logo* 
plu^ODi«Ei ne iaura;! être p<M-n>aiwt, parce qna ce aurait illogique aui 
ycQZ do j'intcTf rètc nto^IcmOn Mui» ni l^îlon n'avait paa (^a la na^me 
aotion de pervonfuitLlé r|Qc M. (JrilL eu U. Drummond? K*t'CC que les 
udcna Ëg^ptîenE^, avoe leura triades divines, loa gnontiques avec leurs 
^na qui aont à la fcia dea 4tre« très personnels, h6roa de voriUbles 
^trames, et do abotr^ctiens qutnteaaenciéce, «t-co que les triiittairoa 
ohfétieAs em*n)^mea ne noua apprennent pua, que ce mélange do ca* 
ncUre peivonnel et obéirait no aoulerail aucnne objeclimchea lea tbéo- 
^egieva du monde ^rplien et alManiInn? Enfin, quand M. CrilJ dit que 
« Logea du fV* évanjfilv ot diru, tandis que celui de PbilOD n'eA 



06 



AffVCH DB LHl5Tt>kHJC 0» »UGtOXS 



I14ttM||ta 



qu'on inienoâdJoire «aire Dieu et le rootub, il ocitilie, d'UAo put, 
pagSAgea ciUK p^ lui-m^inif (p. 10$ et cuiv.) ûû Je Logos philooUa 
AppslA < ditiu », « eecond Jieu «, d'autre pari les dAt^Urationa rormclki 
d« r<ïvHi)g4liit« fai«iDt dire au Logoa incarné : « Nttl Tïe l'i^at m fiin 
que par a\t}ï i [Joui, 14. 6)- Knt^il |>oca4bU d'nlfjriner pltis 
qua le Christ e<i 1 intarm6diitirD <mtrc Diâu el Jee bommec? 

M, CwriW nne B«iabla aical avoir enj^ç^i'â les dilTârâncei théd! 
•atr« les deiiv Auteurs, parce q^'il c'a pa£ rendu saritsABimenl 
AQ Caractère juif, bibliifueâl religieux de Philon. D'autre part, pour hd 
le ijuatTÎènne ^van^lUte «at un chr4ti<tn qui a re^onuu dam la philott' 
pUie l'digieuse liâl1éiii?ljf]r]{i un hnds «W vente, comme une înlnitke 
provîHeDiJellede ti révûUition eu CbrWl (p. 1(i7). «t qui l'ulilud pair 
propager ]^ v«rit4 cfaxélienne. Le rapport inveree serait lotii auiai U^ 
ximiî : Vé\Atigé^hle est un heir^nîste alei^ndrln qui n éf^ salai par II 
WuutC- de r«nseignemdiit cbraJefL el qui L'interpinle luivant £«e idM 
Ih^ulogiques, t>eulement danï le premier cat le fadeur d^ttrimoaiilcll 
la indiliou chrétienne, dans le second, t'aat la [ihJloKophic judJO' 
alcxnndrlne, Notre complète ij^nurance des antëcëdeoiâ de i*6vatigéti«t« 
no nous permet pas de résoudre la question. Maie, que ce soit le ehm- 
tianisme qm 1 ait amea6 k la Uiéolof^tL' alexaiidrlne ou qu'il ail suivi II 
voie imerae, il me par^ilt certain que I t^irangâlifile, au moment où fl 
composa l'vvdugile, dtait à la foie un dl^ciple oûlUouâiaale du OaitA «t 
un adtiple profondi^mcat convaincu de la thâoloffie judM-alexandrat 
et qu'il a ucmbinL- wm ili-ax cdnvictioJia d'origine difl^rente, c^ajin* 
iBAt d'autroa puujieur» chrètieiia nux difturt^nteA epoqjoe do notre bi- 
toïre rcligiouso oatcomblû^ leur foi chrétienne avec leur phLIoae^iei 
i[ii*elle lui n^O|>latonicienQ0, ari«tolÀlicicnnc, cart^f^icnoc, kaniïeDa^ 
ou liigèliemie» Sou cae n'a r'itn d'exceptionnel. 

M. Grill fait aussi rcMortir le caraclire nntigrio»tique du IV' éirtngU* 
et il AD tire la conclusiou que cel évangile a iU compoeÉ £ une 6poqv« 
où le gnosticmno 6tait déji tépaudu. L'insiAtanc^ avec laquelle l'euteu^ 
sacré répète qu il n'y a pu d'autre jutcrmcdiairc tiutre Di«u eilemofidtf 
que le Logos (l.3|v que la Vie el la Lumière sont dacâ leLogœ, cl qûO- 
dea étrea diatïnclQ, que celui-ci esl luLTiième le -^^^i^if^Çt ^ *oiii avee^ 
lequel II évite d'employer Texprcsnion Sofdjitt (la 8ag«ssfl do l'A. T.f 
doal lea gnostîques ont fitii igénéralement un Aon inférîiMir, Mifin U^' 
»upprea^ioQ d(^ tout dualîsnieuïétapLjïîque dans lu Ihi^i1ngir,ann1ïi},-na- 
lé« comme autant de sympt^mea de cette upponilion Udir nui j^pM;ulji< 
tiens gno3lique«{p> tHet euîv.^p. 200, p. 36ivt aui«.).lci encore il j i^' 



trUtVÏCS ITT COHPTT5 KCJtOr:! 



97 



beaucoup <l'ol»crfftii«ntaiw»^|ikUci«aM9, Etoopcndinl j'&î livprce- 

BOQ que railleur a trop abondé dont boq propre scna. Si Téruifâiste a 

léeDâtteol «ta iolooti^iu p&lén]kquttcootr« leo e>MtfH|^ac9,iI faut avouer 

qu'il lee ft dÎBtinniJèes «t«c aoia. P«» un nwL pour combattre \ca fau4M4 

pqiaMPOW divines cl l«a génètloeta d'éous, o>miiiû dans tes épître» 

il6UtéropaDliD»enû<ô <£>A., eï, 12; Cot., % 15; 1 Timctkéc,i,^i liu, 

3t 9J. Suffit-il de 11 r^p^tjtîoa âu t. 3 du cb. I pour aoua 4utonï«r i 

alaluer mne înt^ntioa polAmiqoe cooirc ceux qai édicloimde&t utfc 

looifiio s^rw d'iiktonni^lJûrc4 entre JK«u et le monde? Eit*c« que I* 

rjUtnic imitd du ït^to bitrilqae dtns le ProloSv« d*: juatiûe piin cnlLe 

r^pèUtioQ? EnlUi d'i»1-îI )M» beaucoup plus simple d« toir (Uns 1 în»»- 

tuce d« VnuteuT i r^lcr ipi aucune chott h n'eal dewuue •!.«!. d'à 

pria mSsuDCc «i dckor> du f^û5« le ^oucî J? Lieu établir puur :»« 

VxUan chrétien* U doctrine fomUmentnlcdcïalhéoIotEiedlexAudrîim ; 

Difii a' agit jainaia duxa le uonJe «inon par riuterui-idieîrc du Vcrlie, 

^a d'y ditttber ôc^ alLusioa» iBystérîeuaee aux doctrinei iïD(»ti<|uç!« 

sar d'autres démiuryea! Quanl il esl dit que le Logo» > la V^c «t la 

LiumJac eo lai — ot plua loin riii'il e»ï luî-ni^me h Vie el la Lumièiiï, 

puuniiMn T«rnoa»-noiit là une alluiion hostile  des ^no3li>pea pour 

leaqneli b Vie «t U l^mï^re aurAÎcftt été do« puïMaacea di«liDct«< du 

Lofoi «t nou |A> tout aifuplejn«ul lu drirfTrmÎRAlÎQn plu?f {ki^cÎM de ca 

lertnv Inp abitraîl el trop gêuénil de lû^^ta, c Au corameocunwat ébit 

la Lofna, organe de toute cu^Atm; c'est Tuî t^ui diMpiu^Lt di? U Vie et de 

la Lumièra (i^ vie spirituelle] p : vuili le Kcaa tuilurel, d'api^s b aulto 

«letid^. Pourquoi aller cbef^berb-rlitQUMiitdrMÎTilentiAnimy fi tt^rii-ijïui 

q«k n'ont pliis aucune place dans U «nîlo île rcnivragc * D^ m^mt? la ré* 

pélitinc du ujot ^A^v^vt^rL; aui TV. U^t iB âe justifie bien Huflî«aimnout 

|4T nrnportjnce capiiate d^ la thfHfi : *«ul le Ijj^oh peut ralre :ionnïEtre 

Diea, parce que muI il a acov» dUeol luprî^ de Dieu : donc le Cbnet qui 

eil ié Logo* incaroA peut «oui Taire connaître Oicu «1 procurer le utut. 

Tmt te IV* ùTnogile repoie li-densus ; c'est hiun Le tnc^io.^ que ï'ùvjiq^- 

fiale Ifidive nctteiDcal. l\fUrquoi vouloir retrouT«r ici une riféo potô- 

tniqoe contre quelques gu-^sUquM lB«qu«la ont employa cette expree- 

'ion dtu un Bcns tout différent? La m^xno faisonnemeot a'appdique à 

l'emplcri lies terme» PlérOcna, Cbari^ et AIMbdiA. M, Grill va chercher 

I^E>abl(>ioetit bien loin dea oxplicntion« qu'il a nowi U main. 

Qtiuit à l'abeeûce du terme ot d« h notion de Soplua, •!!« e«t, ne 
^*tt Wi cuveUriatiquo. U. Grill veut qiio ce aoii à eiuae du dticrédit 
^ co lerae 4tait tocnti^ par le fait ihi r^lo inférieur de la SophU ilans 

7 



98 



nrrnc dk i. iii&nintB mes iomiotcs 



\é» drames c£l«tca luiqu^la se cQmpliL&al«nt let «ytl^nca gruaUfra 
rp ]7^-^J). Cdsi tovjours U roâibode de Tu firtori : kl n'«^ pu ^ 
9ih\f <]un r^mDg4Utt« n'ait p«g eu te nJiOU cuhÉtt de d* pu «■* 
jilojrer c* Unco que logiqucnfict H eûtd&eiDploï«f : £t pourquoi »'«*- 
cçp^is pnsibtef 11 n'A pu fâtt an tnil^ (1« pk^Uitophie. Ha pri«Uten» 
iXigoe qui était plu» répantlu duu le monde {:toc qne io terme Sopke. 
H. CriD efitime qu'il lurail dû «e c«rtir du leme ptua Ihmilier aux »- 
teun juif» : Sageeee. Cela déaiote annplement que le profesacur de Ta- 
biti|;u« cxaf^re h dépendance de révangélisle A Tégnrd dq jmdaiai 
blUigue. jiu défriiceni du jndée-aJezAttdnnieDie. Je m'expl&quê Ml 
fodkme&l qu U ait laisaè de o6l^ Texpreaston • Soplùa n. Déjà àm 
PbiloQ cella eipieeaÎMi n'apparaît pina quv raietnenU comme un iifi 
du paasi qnï &ït doukte emploi avec le teruae l^a%.^ Il est dsna Ytaé» 
d'une évolution régulière quelle soit Urinbèe en déniélude ciiolv 
écnvaiu^ ulfifricur?! de la mfine i.S^o1e. Eet-ll Lîm élonuiut que d^mlsF 
iH t«n«l5 qui couAlitucnl toute la partie sp^ulalii^lVrl encore nmlinfii 
d'Ltatoîre!} du IV* ^ranjfile, routeur » itoit coctcnté du terme LofM 
ci n'ait pofl éprouvé le besoin d'ohscurdr aa penaâe en j mélist lenia 
«le Sophia ? 

Enfin la auppreflaîon de but dualiwue ii)éta{^byËi<jue daiin le ET* 
i^vuigile lût que l'inler^rrëte H. fïrlll, est plus que ooclealALiltf, I(*it»' 
na» que l'auleur nt? «t'eipliquï pas sur ron^'iuâ des tânèbroa. Mail 1 
Mt «n fait certain, c'est qu'il y a tout au moins un dualisme moral Aatf 
leIV«^TangS1e. Les uns scnl flts d? Snlnn, W tujir^ Jllft do DI«ii.lV^ 
■onno n^peut voniri Dieu k moinfi quf^ceU ne luiKoît dL>un4f pr Dûi- 
Pnr ouK-m^mo^ Un hoinmec on auni ini-'apaltlm. Comme il n'tfl |U£ 1 
qtioirUon d'une chute d« l'homme, eW bien jiai' nature qti'iben «oot 
Iseapat^les. L& dualisme moral semble donc avoir sa nûion d'dtie daia* 
If dualisme méuph^^îque. il ne suffit pas d*en appeler au v. 3 du Pr^' 
lofue o(i iJ Oit à\{ quo rien n'est devenu ^n dehcn de l'acbon du Lofp^^ 
IKHir èlf e en droit de conclure quo les tûnûbres elEsa-mèmei doÎTonieV^ 
T'jïUvre du Lo^os. Car dans la philoeophio judéo-dlevaudrioe dn^^ 
II, Grill reconnaît Tinllucncc gcnûrile trur l'i^vant^âliate, là mstkère, C^i^^ 
JuilemeDt un principe à h fois n^atif et puaif, * oe qui n'est p^' 
éevsQU », oequi n'a paseabi Tactiou mifjantcdeDJeu parl'orgaKfd^^ 
Ixfoa^ U puissaoce d'incrlio. atoc loutc la coutradîctïou que coraport-^ 
raoBonpIsmeot de ces deux mois : a puissance • et " inertie v. ICal -^ 
rette coulfadiclion n'existait pas pour les aodona. Notre pUpiqua mo 
derno nou* 4 appris que l'état d'rnerlle est un éUi d'équîiifare de foror"^' 



ANALTAIS KT COMl-TCS ftKMDCS 



99 



poetsM acIÎTM» Pour lc« aaci^na c'était I'olImcûoc d« r^rcc, ivcc 
moins la rac«l1é^ r^tttcr&rtction d'tuitforMCXlénejre. Lcko»- 
orguùsâ pur le Logoci vit, daoM la mesure cl diiu le» élémento oâ 
.1 7 4 TJe, B'flfll-ï-<l)ro dtn» ce qui tftt onjnniqmc ; oiaÎb I& masse inerie 
n orfutique n'a pna d« vie propre. A vmî dire dttf o'ot rieo. Oaoiqne 
qustriiiDe évui^ÉliiiK oc »'«xpliqu^ JAtnm enr U nilurc de U matière, 
peoM l|oe, aauf pn-ute du contmir^r, il faut lui aUrîbiii:i nur ce point 
idée» rouant dans Icmiiieii phitowjpliiqufîattqticl 11 apptiicnl. Or, 
prauYe contrfttrc U. (îrill mr I';i |>v> dorniAtr. 

C«Bl Tin|Et piq{<B Mint cniudcrAfT^t A Téltidn dn nnthnii de Vit!, dtt Lu* 
tèr««t d« /^^iidiUiH 1p IV* cfVJingTÎe tt àunn taspéeiilAliDU nuf^neure. 
tons eetle rubrique noua n'upivoriunK pas KOultiirt'Dl à cuuDAflm lft< 
anctfrfutpèâfiquesdu eonco|iL théolo^iquo di? Mit clint ^hilon, diai 
'AncifrQ Tvflbnneni» 4an« la litt'jriturc pit«ud^f ignpliîquc juivael ibTi& 
Nontvoan ToaluMut, maÎK «ncoro chei Platon, cbOK Arî«1ol4. cti«i 
I^raclitCt danat U plLikff»|iïii4ï Vcdnnta c( cher les Orpbi^uiw, De mtos 
Iaii0 \é ckipitro sut llficarnatîcD du Log» l'auteur rappelle t<d Inear- 
utiiMW d9 Vùhnov. 

a yaUDldecliaMsdAnsGe«poie«id'uD&ric1i4f£ie8urabondaEitu qu'il 
taudnût un iivrû poor les dûcater. Je me bt»*ae Jt aigoatcr que pour 
laqteur t'umiob du Logée et de Jtoie ne 80 pwduii pea ati UplAme 
(V> 33&); il âcarle d'embl^ celle EOlulion et uczamin^ ro^mo p&s )os 
niiO«s voe Ton p^ut fiLtre valoir «q Tavctir de cetle tlièso. Il ttii sulfit 
f9)mner que Jeâd-BiptisU décrit U Mesne arant m^mo de t'aToir 
rvccQDV en Jéaiu an tap4èœe. Comme sï U descn^tion du Meuk; par le 
BapUflte n'était pu purecaent Atiêlreito jtiBqu'dum<*u>eni oi*i lAfcUs parait 
Ur^tui ]uj> Le piophcle inspira deDieualteAte l'incarUfition- puî^quAnd 
^ap't dt d^pnercD quelle peraoïiDc Lunuîne L'inc^uatîuu i eu lieu, 
■iikbre que c'est la ilcioenlederK!iprit«ur Jâsiis quj lui a faiirecoi>- 
ftr«T en tv^rtu tVufx rérélation divine, le Ffla de Dieu, le Ijo^ob \o- 
*%«. Jh HA v(ii»pii]i du tout «n quni ceti^ «cèu? exctul Tid^Aqnela 
«cliT de} l'ntpnl «ur JAkun ne Koil pan TaetR m/finr di? rînmrBAlinvi 
t-«o^fOK, dtt moment que le? Pneuma et Ir Ld^'oh twiit uq iieul «d ir.Mio 
* dMnme dan» îe IV* ô\amjile- Toute* 1» prorondiMuxriîdi^liofiiiqiiî 
^^ol, Mirl'Boioa complète de riaumaicet duilirin da.n« l'iiK^rnatioa 
'^nniqve, n'âcULrent pas ta qaesL>0Ei> 

^^d«it un iDfliaot par lliypoUiâee que te quatrième évan(^itte lurait 
puiaer daae U conmiseance de h doctrine lilndooe dei ivatarf et 
■m i«a reOetf parraJ le« ^û«t)qu«a la qoUoh de l'incarnation, Tauteur 



100 



RBvri M LiiisroiHE i»fi nstiGfons 



le rMtiait <p. 357), maîf pour n'Abandonner à Ma pencUant Kpè:iiLihL 
Ce <|ui dmling^ic h Dation d<ï rîoctrndbn dunB h IV' ér^ii^Ui d'*ft^ 
M. c'est, ilWc! part. «t'éUbltr U «yntlièse dudivin «t du rimm4iik dim 
VéUe immautsnl divin, li'auli-e pari de con<«voir U ch&ir. aoU U wlm 
Uiimiiinecor|ioitllâetpBycliî/iutfrCOfiiane une £til»ttuK« faible, mus «a 
aotidivîne. Dei^tfe înçou les d^Mmâe^méJiieftiIfiMipbUoMpbîéreliiiieiM 
lui permcUent d'abouUr & l'unité de la vj« personnelle i U fbift dirliied 
humàme (p, 358}. J'avoue Imuiblfibeat quec«s€on«àdéntkiûB ne ia*«i* 
p1»i|ueiit p^Lfi du Tout comincDt répaii^^lislc se rcprt^cnlaH rincvturtioo. 
Les pf^miïfics dj raisjxinemont me [itirAi»«iit jne:iadcflet la nolntna 
conlrddictoire, ia nr conLprentl» pn» dav;tntaeiî 1& sîgntljcalîoa que Tm- 
tcur attribua? à la mort du Cljrivl, ccn^id^t^ û U fois cotnnw un rcoOft- 
ccment & l'union crgîiniquL! du cor^s al de ï'eftpnL «t coi&me le m^jn 
de tM glorjri&itiou (p, 3G0)^ Si c*oat h cuLililît>a dû aa glonGciliofi «i 
eat alors le renoncomenlV 

^nr b»iicoup d« poinU rînlHr^irélAlîoa propoiiâa par U. ÙnW partit 
erroDée- Son livre ctt d'une Itrctiiie difTicile. «urcLarpé de digresiiaDiî 
IV^jTÎt npéculaltj' ï h'\l Kiuvenl lorl  l'e8pr:( etrictemenl lili4ori([n«. ICI 
ri^anmoiniL il iTuVitR d>lrt> lu i*t tvln; il rat une mnlribiilinn prMvnt 
â rrtiiii' du prnldïtme 5J di^li<uit dcf; oii^nes du qualn^me ératiigiliv 
prc^qti'il rHnrffrmp nnx KunlmmUntut de renaeign^mf^nK d« rappf** 
di*mfibti!av«c loa docIrinaM iront ^uj^re^, «nténuurex ou ronl4-niporjito«, 
un4> qtianiitiS df^hiter valions ingtrnieua4>£f rtmdéoa snir une 4-riJdiiioii tria 
ÊliMicluc ei, pour ;jutant cjiie j'ai pu fy>nïrvï1erj très snrft, Un bon îndtt^ 
rendrait de i^rands Hervices an lecteur en lui permelianl ùe ^6 rctroi 
ping riir:ll«m<mt dana l'exposition IouITim de ) auteur. 

Jëaiv RtVILLB. 



JB4Sie L WirsT*>s. — The Legond oï Sir Laiic«lot du 
Studissnpon ItsorigîD, development aod position tr 
tb« ArthurlaDRoouiaUcCyctd. — ^l. XII do U Urimm 
bnryO — Londra. David Nuit- 1901, 

11 y a quelque annto' Mî^a Wr^ton se pUignail du pc^ d*înlMt^ 
que prenait \a public ani^bia A Pvlutltï do la lilléruttir« médiéiale m ' 

IJ PopularStiidjo» ïn Mjthobt^. Ho^iaiiea uid Polk-Lore ([>. Nutl, 
doD]. S« 4 : Ktn^ Arthur oiut Ai» Enif/Afv, 1^99^ p. il. 




COHFTIS llllll 



toi 



(toéral d dti cyclr^ d'Arthur plus tipécialcmeat: et ù\\e cODAlalart avec 
lnvl«n* <|i]i? Jr nonihri^ ii<-4 |itiljlh:iilj</Eis ca bo^ue anglaise aur ce cycle 
Mt iTttuvaiL pir rrippori A iH-lnî dv^a publiiaUifiin ea l&A^e franc^Ue «t 
allenuoJf dtns la projnrlinn iPâ pvii pr« IS « ^G. Il (uut Oiptlnr i|ii6 
rajipfîl de Misa WiisJoa aux fuvAnis àv huii (^aft udUru |ia» rl^ vaiu ; 
rllc-mèinâ» «nioul aa, m pris h civui-tle continuer la IjLrJifîrju'dloa'éUîl 
împm^. El ^vïd qu'à Mil élmie Hur la tég«Ddd «le m Gawàin' tient 
B'ajiHJler up toluoii; «iir Lanc«ïo( du Lie. 

(Tôt c^u L-Flt-l pu^ tmiiiD^r^pItït-B qu il hut |>rccéiï«r ; Ui&? \\'v^*m 
rafnU déji dit tl:iu!t troii Giwaiu vX le ré|iètâ ici (p, 2| : ■ Si Ï'ud lient 
à réMudra le priiliTèitie arltturien daus fc«ii t-iifieiTibli^, i1 Tattl cciiuntw- 
eer parett élucider If^ parties C(in«tj tu jnt^ïk détacher avec soin Vunr de 
l'autre I«« l^^ndetayanl pniif héruKloaprittcipauK^bevaliere du cycle: 
ikmtnpulemHnl non» parvienilrons k {.^m|itvnclTi» Tori^iin^ «t Ir diVvi»- 
loppeu^nt dti ityda <rn k4M1 rnlinr v, M:iiii, pnur lintiCpM,Telmvaîl, tout 
en #Unt pluN firilA 1 nu MtnnidAt^r qiin VAcrj^sfiihilib^ «tE h ^Ifrij^ioa 
4m d^cumcnti, ^Uit anoii TaM uiiIu pir flml« du dt^fAut i1'4pi«od^ cft* 
rnidériad^qiiiM : on [iDiimit mi^ini.- proitiidi*? qnft l.i l^ende de Loncft- 
lol n'est qu'ui>e sorte d'ainalj^ame Jtr molîfb rnMk-»ux d une eiinuyeiTf« 
banlit^, Rt pHrmi coat-«i l'aul^ur nnç^ l'a lient ur« do Lanc^loE ai de 
la Kîiie r^enf^rre que W «^riliqnM nntérieura ragardawnt ju«tem»Di 
eamnse Ciirjrl>Vkiiq[ifi Pnnr Wm We^ton, au confmire* Lmiic^IM ^t 
T«nu pr«ndri> li fhfif do M'^rdr^ el même de Glwaia qui, cnx rtu«fii, 
dit-on, «ur^ot pur iimjint<- It nlnt>, f^mme d'ArUmr. Il faut teair 
eowple eacor* do I'iiiflii«nc4 eiercA» pir la at ti>ucliaiite hialoinr de 
Triflan «i ]»uH (pp. 100-llft). Void donc un motif If^^undairtt, ccliil 
été Bimuiv de U miac aifec un dea chotnli^rt da la cour d'Adliur, qui 
non aaulcmoat u'est p» central dam U li'(;cDda do Lancelot. main qui 
■pparti«itl à h k^oiitJe d'a>iircs ^hovalicm k Jnquelle lMditrc-r«atB com- 
pilatoar» l'empiuQtiîrt>nt. Le Lanc^^lot a do inAin« aubj fctrlomont l'in- 
lOODOC de la léj^cndc de Porccval et du Soî&t Graîl (voir «urtout pp. 207 

Il ot *rai qao Mij* Wc«ton n'wo jam^itn iïrr fort affirmaliveK iii* U 
coioperiiaon dca dJ1Iérent«o ti^nion* {Lannf(e£ de L'iTÎch von ZtXzïkho- 
vta: te Lantfht boUanilai-i; le Vhrvatifr df h ('harrfUt de Cbr^tie^t 
dtTrojr«a; Xùi^nctUt en pro^c) cldca variante» de divcn» fntiiiibuilei 

t) VoÎTiVif^tllRnlA ALutjflile L Mjirilller : Vi (JucCrm« an la rf^cAmotitturn 
cU. h. if. h., t. XL {ISOgjJi P" il pp. ?:£-M). 



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hCVr» [>R LHlSTÛfBC DES fitXI6IODtS 




3iiSB WcstOQ tire dca coodanoos intérctsaiikfl d ntura, mais tncca 
pl^es, «l ce Diil!ci3n«nC de ka Hnilc. Cûmmcnt, eo tM, pourrùt-cnt é(- 
ciJrr cpielle e»l U forme la plus «lacieiiDe de la léi;«iid« on île tct épi>- 
Koiïe pKttt-i^Ire c^ractérislique. alors quo le leite principjiU celui Ji 
IjDirfAat en prose*, u'e^L |Juiut encore publié m cïf'.'Mfv? Seule itnc idi* 
Xkon critiqua complète penntttra de résoudre le problème si compta» 
de rorigîno otdu d^WâTop^meot de ctïtte porliechi C5cled*A.tibi]ï>pcur 
VÀlucidatîon duquel Têlude cies rjp|iorts de la tâ^ende de Liticelot 4MC 
celle d«p9rndva1 foiiraira Ins i^l^mprilie prindpiui (cf. aurlout p. 3A%. 
Il eat vm que le nombre des maauïcnUcfll si ifrand. il» se trouvent it 
bieo disadCfiinL^s eu Europcque l'éilition critique ne pourra ^tre romnc 
qii? d'un d nUIT * di? Kav4nls tic toute nationalil^ coftJitîtaéft in c c4i> 
tomhip f . Kl TappEfl fnil pas miss We^ton A cti sïinnU «era, nous I 
pfrcna, ttiiUmdu. 

Car M^int s^tibimr^nl nuus sera racilltéa l'étude, tion |i1ut seul 
lllUr^ra, maiit folk Ir^rinti que de la léf^de de I^UKftlol; Ci 
pourra appliquer L'onimv il coMvJenï ces quelques principe* 'lonl 
Mî« WttMion à liï p. W6 : du momonl que lac làgendea du rji^le d" 
lb(jrreurerr[k«<nt dt>i él^menti mythiqueBi H fnilcloriqUiea, Il latil ap|di- 
querâ leur i^tude une méthode non uTifquemsnt lilT^raire: il &«l df* 
terminer le farofit^re d'une bistolre avanL d'en étudier criitqvei&eiitli 
forms tiW^rairti ; Iw n^m» propres. 1^ indication! de lieu n'rmt qui» 
importance secondaire, d'nuL'jnl mmmln* que la vnrîanM «^ludîdg «1 
plus ancienne, If^s hislfiirtrii plu« ani^l^nuf-^ nynnX une tendanee àAôèit 
A TaïK^DViuat- Par iBxemphs siî dans tin \teut laî tm p.ii-lait d'un f^ 
j>Iui9 l-iri CB roi devint te roi Artbur. 

Or, «n filudianl de prf^ lali}j:end4 de [dancelol afin delad«gft^ 
ùUmontn adTonticos (noms propres, ompruats M^les ou dtma 
Wipn Wotlon trouve [pp. 31>23, W, 90j que lo i;orjno odfinel 
Ù{Tc un lai fjrcton où il élaJt quMLion d'un liU de roi ravi par une t^ 
dedKaui : carduna toutMlea version v, c'est Lùl'uTiique matif conirui^f 
invanubks Parfois Eo béros 6^t le ne\eu d'Arlhur. et ailleurs il n'e^*- 
que le ÛU d'un vieil Mié du roi ; parfois aon p^re «et un tyran cba»*^ 
\mr Ëon propm pouplo ni ailleurs c'est un noble roi Tiotime d'une tr*-* 
bison ou vaincu pnr un ennemi étranger ; parfois la m&re de t^nceio^ 
vit aasoi pctur lo voir remonter sur le tn^o atûitleuraelle noe^aloV 
qu'il est eitcare aux mains de U tic ; parfois Lnncolol n deux consiiï ^ 
patomol* et iio demi-frèra, bAtard, aillears il n'a pan de parents pala*^ 
ncla mais il cet cousin de t-awain pas » mbro ; porToîs U edt rjkiiLa^' 




A.1ALT.SKS KT €t>VtmC« HRHPi;» 



i03 



de GêQÎèvro, AulG ■illaurfl il ne Veêi |mb : parfoiaîL téX mari^^ ou m.irié 

dit &è d'acie tmiMD p^au^^e; souvent e'eït le [^ua vaiUa;il chûvtliet 
An U cour d'Arthur, maiBftjlldurâc'ftat tout ju>I« ua mconno, ttînon un 
tdcbe — et parmi toutes ce» caotradictions, parmi toui c<« Gott^oidoU, 
tiQ point reald fixe et Bùr : c*c«l qu'ït ae Domine LajwsÏQi du Ijac et a 
£lé tm tout eoTuit (i*r une Ùavte d^ Lac. 

C«a( w aucncin <Lu ti^T«i5 quo la critiques u'âTaienl paa» suiv.^nt 
mÎM WmIoiu icconié rall^Dliou aéceS9air«; it le devait A souâtjour 
tnprèi d'uu« dim^. d'une ^erfeine ou jVi^rminne, d'une déesbc tle» 
E»itx, Qui 4tAil-«]r<». r^tU< A\nxo. m^stintiud? U Iteinc d« I'IIf de» 
F«ain«f7 1a Ketns de rAitlremf>Ttdc?U fteBlûrgani^? Vivicnne? Mt» 
W«t1«ii «Touc j p. 99, note â) a'ftvoir psji nous la main 1«« élémentK 
aicViMairrs pnvir déterminer 1i» rsrRcirn? de la fùe el la naltir^i du rApt 
«la Ijouiplnt; ntniiti HIp mju« dnnonoe la pablii:iUoii ^i-ochainr d'un mi~ 
vnigfl du tV Ti^oHeM mir celle qnc«tîi>n. Ru U>ut c«ï, c'est \iAr cet ^pU 
•Dd^, qui «et fonchmenUl, que h légende du L'iuu^lot se frouve rnlla* 
cliA« aa roT>d mythique roromun aux CHfcn, 

FiJtt ft'y niinclie tocore piii' lu li«n inU'rnA qui Tuail ï lu l^endiï de 
SâNGav^iu [p, 109). «u cas, nahireUement, où l'équation propoa^^ p^r 
ni» IVvftton d« : L4CLC«lot — Mordrai — Gawain, «entit admJAEJÛe- 
lUJi nir C4 point l'argiuaeDtatlon de l'auteur fait intervenir trop d'êld- 
m«iiu bypr>ilièiiqiieB. 

On te voii^ lo volume nir taocelot ne te c^de en non ft c^lul sur Ga- 
w^i cocor« n'avons- noue point indiqué toutes les eoltitions nouvellei 
^e Mi€& Weeton dooDO de problâroefl rdaoluA dana un tout autre eena 
innt ello, pur MM. Guston Pêne, Wechuler, Zinamer, FOreter entre 
KiUee, motadone ta tUseuseion desqtielloe noue no pouvone eotr«r. 

11 \a une dire qu'au point do Tue typogrepUiquo. ce Xll' volume do 
l&Grinro Ltbrory n'eet poa iaf^eur aux autrœ'. En appendice on 
trouve no réeumé du C<tn<eht hollandaie \ l'Index est bon. 



1) P. 90, DOtfi :, il faut lir« : ' i» quatn file A^ewi ». 



104 



UVITE Dt LVltiTOins PGS ILIUOIOICS 



CifARLËfi G> I.Ki>Aî(D. — Aradia, ortho Gospel o! tht Wit 
obea ot Italy. — Loiidr«i, D, Nuii. l»i^J, iv-|:U|)jQf!fe, m^ 

H> LcJand connaît depuLi 1886 J'etifflenca é'cn matitucnl oA mt 
conatgnto le« do^tHnc» ilc la M)rccllerî«! îtalienne. Le Vaugi^ta qu'il t 
[njhlié dans l« préMnl livre Vitsi pa« précifiémenl c« tate MCré. Ccil 
lin tpito cnmiickMtr dont la iDeîlIclireparlîc proxieold'un niAiiiucrit qui 
lai M nnyv^é en 1^07 par uno de lea informa trîcea misa mut la pofe 
O rnaaijfcrlt hc compare laj>uii^iu« an dtui élôcaenle. ùe» t^pnêa oa 
fliut léiiuiuèi ib c^râiiioaîes et de t^-ulitioiiâ écrit» ptv rÎDrurmalrîcx, 
th'n LuiiturHticiu& jb^Uini^ el rlmè^fi. Je fûime arrêtée et IraJiUcwiifilk, 
iini<:idn^<>â y&r la i^r&se de Vautre partie. îl r^ulU é9 C«s dociianenia M 
iltAïaatrtfA noiAei^neinetits amarM^i-^r M. Lehndque la rliab1«rieclirf- 
lit'n TV* lient patj de plar^e danft la sorcellerie ilatienne, Le perftoiiM|t 
principal <lu tùcnAa epiriliiel avfic teijuel le^ )iord<rrfl iktnt vn Malkin «nI 
ùiana, dont le nom ae r«)r<nitreencorfl«iiwU fnnnn Tann, «roti \|,U- 
UnJ conclut qtto In nittgi« IcMcano n coDtarvâ diraclcim-cl }a% tenait 
4lni«rju<i ilei nam« divins. U. T^land, par^enlb^Wr devratl blemnis 
dire fiur quiïî il b'appute pour faire de 7'<rtui une iormo ^tnMr|ije 4i 
Pitrui. En Ion? ra* h magip se frk''flertl''queti[nefoU comme une «mw 
vancG du paganinnir, c*csl U f^rcAjj lyliQÎott^t i^lîgion clo U tie, é* k 
boulé, de la beat^t^, ^ii plâlnir «t lïe la tibârl# qui a'oppote au chrittîfr 
nî9m« Aj>r« «I pe««nt et U^â Wm. bnu aux îndi>p«tiijanl« «i aux ôpprintti» 
Non« r«coniuî«!»ni qu'il y a iLirvivïnce, maU avoc tlia d^formatloni 
rjtrActi^rlatiqiiea, Apr^ MVirta vient .4ff^rfi^.c'â4t-&*direllL^ri>4lia<(, aa fillî 
et an Mèuie. O nW pa» i^»ulf»mpnt en luhe que Diana e< /téi^iat 
sont les déeu^fl d^ lRtna|{î«;dAnK l'Riiropn nc^'ldentale et du Nonltllc» 
n*ont cW tp pai A S^bn qu'à puitir il» xiii" vi^d1^ Ia^ sorcien ilalîtni 
ontét^ plus con»ervattfur<. Par quelle voii- HL-rfHliu«ifMt-elle4»nlrA«diDi 
le ceri^te de^ eaprils maj^qjesl Puur M. ïj-fand cV«t r^tiîv:ilf>n1 «tel- 
tique de )a Dtnn^ Jinnnn»*; autant vaiiI dîrr qu'il iiVn Mil Hen. En Ml 
c^ii liiana et jfradia revoîveut cuitiuje âaUn une etpfrcp il« ruile 

L*nnvra]:e débuts pjjLT l'enirOL d^AraJiasur Icne. Â lVffi<l dVnui*i{;wr 
aux [lauvres rt aux c\t^T\més^ Vient ensuite la deei^ipliun du rituel à 
obaerver une foi^ par moi» à la pleint? Inna dans leflaa*<eftibl^e<. Il c*jjA 
de fkbriquer et de mafi^er cèrèmoniellcnirnt des cToî«8aQt» de 
d«> «el^ de lin et de nite1- Le texte nou«dvnike iimt incAiitatlon pnwi 
mr la bfme.où »e trouve incorporée uneprifrn qui repove sur 
dition fetatire ani accoiutâncen de l'épi et delà fqelolo^t avxprofdl 



ftvjiCTtts rr cnif^ir« nciom 



1» 



■îiialoife» d« colle-ci, Dnmi une inuulatîon du é^I* dl udp nuire dft 
^In (t'IiMnaii? thnA b Itjnel l'officinnl «XfirJme le àéa'tr tie cnnnittr^ pi 
Itftiitéc «I fonjum Te^prït înroqLié ite rdiiié^icf«i ^lutiut c|E]c powlbJo; 
Ir 1A cei lient f^rï^ren rDMdrabl#fit i celles qui «ont encadra éstta 
ifAcefUiiliaUon jIu livi^ili^MoHe {>utili^ din!i VUitaxat é^DitOmi^ 
'Aprte U pQf»TniJi ^1 ^ 1^)iTr, l.n i^iiTijiffulmii ijtî Dînnr pmndnoèe ■« 
om#atoAsep^1rî«ne(ll Int |Aiii«nippel)« un p^aâ]:e dupajkyntf CXXI 
a Brittfh UQMmn»» I. 710 : Sv v <fh»ç eux «V ^"«W» <(^^* ^ xtfxX^ t^ 

Il -c^ 'liât. 

Non cuo» Cï 11 pOMi ntt il mEp, 
NoQ coofd n» il vina ne il rni^lc; 
Cnoca 11 corpo. ît mn^t e TtJiiuui, 
L'anîmA di Di«SH«.». 

obï^mUonB non* lironK ikiu (tondiifijond : l« prprnî^rp «tt que 
)!&«• «Il composite et (|U9 fos ^to^nu «lUpnni»* ont M primtiire^ 
Wl Inid4p#ndan1e : ï* rieuxi^mv *(t iju'îl nutçpnihttf pnuhUinfiikl i 
fix que ootuToâlci^tiiiiilrotui pipyruïgrôco'alexAnirÏDf. 1^ Van^to 
I U. Lolawi ncu« appareil dooc ici oomnoie tin rejeton un peu ralx^ugri 
hio« «oQche fort Ancienne. 

LectMpitro mtvRQt nous imptro de^ obMsrvatioiu «oml>lablc£. CoM 
ta OOtiiiOfi«iiic. Il nuflil dtf rappeler id la «»inoKo^><^ ^^ Vivra de 
dImiIUÎ suit imnièdiateincDt U oârômonie tl 'initia lion, iiinsc «el un 

Éimcrclîftl, eUe tiiue Lucifer, son frèie, qui la Tuit. EUo descend 
, d'huisADUo pour le pourcniîviv, e'inuodujl luprte de lui par 
ooacotl Aradia^ emttign^ l\ «oroetVerid, crte Je» étoiles d dfi- 
»mi n^ine dee Mrc»èr«e. Teut cela. rcMomblo k la chuU de^ an^e. 
^d« U tùAglt (livre d'Enocbl, n rhumanÎMilioQ d'A^ethod^'inoiiet 
Bcrift^ Triem^iAte, aux amour? n^vélatricc* dlm et d'Atnnael dans 
^ Irtreaalcliiiniqute. 

CcmiaedaoBlolnTodeyobclesroccttosimi^viitbcosiDo^uie. Kuuft 
*WDn& BUCCcMircrneol loc prière i prononcer «ui un uîlîou perriré, 
tQ«de bon augure, dcê iucanU lions pour préparer un citron porté 
IPiii^ef, (a^ de l)onne ou do mautAÎM fortuuo Auivaut la couleur dctt 
■^IflM, nn daroitf d'iukuvr. tiu cb^rme puur suljeter â bon m:inJiâr 
fr ÛKanfati<>n pour la lendAQ^, arec lîbftlïoa de vin CKiniat^ré. 
'ictnnent manile un certain Qotitbivr de conI«« qut, |uur M^ ly*lauJ, 
(t nn liérllaycde Vanli<|uité. Les plus tjpiquessoDl une vorsjon popit* 



lOS 



anroïc i>i: t^HiïnoiHit m» BKUOioKft 



UirfidD mjlbfi (Le Diuu ri RndjriBÎon» )& couTM i&« la luoe et 
lell, coninenl MeUmbo (Uelumpoun) nsçotde DUne U co 

(Diane i?1 KLitvmioiiJ oà la rtdl u^t oomm« incJQUtioD, ei est «an 
d'une concliiaiou dMtïnte k «D expliquer refllcicllâ, Lea atilres aaivlée- 
veni» de» c^ntea i|>olûg4liqueft, vonbint les bienr^ito et U monlittii 
cnll* <lc Dimie. 

H. Lelandse moque quelque pari défi crîtlquev qui préteodrtitiHn^ 
tîtter l'ortbofTïplw de £e« leEtei. Obeerroos senleineBt qu'O eet dlddli 
dodttUngiJijr paires les faulee d'impraBslon et lee fautee d'orUiA^a^li 
detOO Eatnuacrll. LamiiiQtiecntiqQen'ejr>uleri«i3 Aie clarté dee Uilii» 
nuia elle lee |)oufVeit ie marquas d'aulhe&licité doat os n'a pae le dnil 
do faire ti. 

fl. HtJimr. 



Ft, Dossiuo. — Histoire et religion des !f osalrla. — Pim 
lîKW, in-«, lïTV-ÎM p,, in-8.7 f p. [forme In CXXIX' fn^cil 
Dililiothàqu9 deA H;ii] tes -Éludée), 

Au nord du lÀhia, ilanA le payA naontairneux »i(tié eaLe TuAce 
Ki«ulli^Ct l*OroQte ellac^le, vtiime pr^puhtioD peu induslrieiuc dm 
pon pays, ruai» dont les coleaiea pro^p^rcnt dans liMTÎlleeoù «ll«eii 
w wnt élallies. Ce -kïuL 1**^ NiMûîns, plue s^>>^^^^^^i*^t tatài sm 
plui ïneiactcmmil dâii^'iiâ^ ^ouh letioni d'Aumné», qu'ott a quelqurilÉ 
Mprèuïuléf, aaiLfl la moindre vrai^tniLTance, oimi&e t^ii» d'un atè^ 
lAMit de FrancA et d'Indi^uea peudarit les cruleadea. Leur nom s^b* 
e^t une énS^me : tantM on y ^ \-u un diminjTtif m^rUaiit de iVeiri» 
idirélieDS] ; UnïAl un l'a ii*rivè .le t^lui i3e Mo/iaiiimed ibn Nomr qû 
aurait ét^ ou ix^' si^Ie le fondateur de la tecte. Uaie cet Iba Koja^ 
était un p^irtivan du oniiéme inaAtn et, comme lel, ne peut <Mr« l'aut^^^' 
d'un gystcme emprunté i la doctrine DOialrie qui o'admul qnc s#P 
îmAma. Ku^t-mâmee dis«n1 avoir «mîgrâ à La fiu du xi* sèè^ de uo^ 
ère, de ta Mésopotamie oii Icrur chef aurait habité le lioorg de NaAT^ 
H. IJufiAaud edtimo avec loutc apparonco do rai«OQ, que lu Noiairss 
tuels «ont ks Naxazoai que Ptine l'Anciofl (//. /V., V, Hi], pUoe 
Béiûent .^ l'endiûttque ItA NojbItU occupent aujourd'hui. 

BetratichéA dana leurs moDla^^us, ils conaervtoiil leur 
molttré le Lrîompbe du ciiriatiaDi«nc et ploe tard d« riaUa, lia res 




lt% ^ coUFTts nsNTirs 



ni'Ki^cl^, 8«iud<iult> nitil^TâcDi, las Itjna'âÏA f|ui aTuienI i\<i quiltirr 
leur rHlàcDCfi ^ptu^mère d^ Bcui49n fil qui a'inisUlliWnt jbnt un c«rl8in 
oombn de cbdloaui-fntl), d'où, sous la nom d'Attasuins, ÎU r<}pa.ndjrei^t 
■u tota U lAmur. AprVta ]« vicEoic«s do B:)iibsr>^ ot U d&Alruclioti d» Ia 
pfiiMaftoe tomèlîo, loKHuaulmanflcb^rclJ^ruit à convertir Ioï Noft^m : 
le» tttmnÎQer, comnie Jo \ouhiont quelques Cbu^ques, aitmil ^t^ 
une mtsmrtcoïilrairefù Leur ialértt. Dq rostOt îU stvarioot maùilccirleur 
iikdéjWDdUkOti d, ju»qu'À noa jour*, lI« vécurent diviRi^n fin claae, £0U- 
vent en guerre ]c« uda contre Je» Autrc4. Au milieu du xîx* sifcle, il 
wTél^M pinni OUI un cWi UrnA cl-boy, qui impo:» »on autorité se Tt 
reoontiiltrc comme ïrouv-^rDcurdu pay» [lar le* Turkn, h qui il payait utt 
Iribul AQDud do 300.000 Tfancs; il jouil d'noc outontc abaoluc, et, 
GomfQO Racbid cti-dia Siodu* devint le héioa de Ic^ndoii dent M. Un^ 
ttud donne dee spécimens. Mais c'eel k tort qu'il wmblo les crùro 
1 ooDÇUiCï par Je même cerveau ônmobile dopub des siècles > (p, 34). 
L'iUM d'elle, Li^ iooleurtd^ coAComhret (p. 37) c'est qu'un résumi în- 
complet de U hbic bien connue de VA^ati^le fl Je ParcUfjiiifuc, telle 
qu« U pr^^nteal In veisîoiu oijeaUleï(bébrAlquectarAbe) ^ KrAccit^n 
penpicscitè, Isma'd-bej y joua le mèmû rùle que Jr^'^us dons la m£mc 
l^peodericouléeecËb^yptectSidilJouMediD. AprèsUniortd'Jdnu'cl^yj 
te pouvcmemcnt lurk parvint h éublïrciur le payn non autorité direuk, 
dont les rfeuttAU. tuiiime ou dovsit a'y jitttfnd:'«, furent k ruine i^t Ia 
penAculîou. 

La seconiie partie est coD^a'ée à Télude da U r^liijion de« No.vaïris, 

on c^rlaJQ nombre de t^Ttei, dont le ptua importAnt, le Xitfib^i^ 

ijmo^' eAt publié et IratJuit en Appendice. Vtïù eus bases du vieux 

cttlte^tAîl lechifTrv TitiHiquo i«;)f : U lompflâUntdiiltéea sept {^-dei^ 

ei>tTe«pondanl ehacun A une nuoircitlolion de la lUvinité, sous le nom 

4« Adt*^, accompxjjnâ d'un .Uns, î<! premier d«B «cpt proph^b» infi^- 

ri«tir« qui conBrment u. loi. Dtïi id^xis s^cmblablci »e rumarquoDt diûB 

lea €roTïiK«i lien I&nuéiis^ mais, où leaNojN^ls » vépAfont do ceux-ci, 

dtÊt qoAnd lU donnant & T Asas 1a pr^domiiinnc-u ttir lo Nâfiq que !c£ 

prcmîerv^ comme âueen lea Druzes, rc^ard^ut connue! rincAr^)Ati6ii de la 

Buion UntverBetle. llti m font d'exception que pour 'Ali qu ils placent 

a^-doMiit do UoJkAnamed^ son NAJiq- Ue^ rm-onu poliliquee avaient 

WM«è tous loi Oma^-Ades les nécoutentfi à prendre 'Ali et sa fajûîEtc 

I) Cf. IBM n^oire iur lo M}fUte \i'Ontïn cE unf ftibU tU Ftorian, Krvu# ikM 
îrMtiktiÊf^fulcirt*, t. IV, ViO^y p, ClC-G2i; Israël Utû L'uteuokd iccH^ 
Rnm en £iiatef jum», oalobro-dïoamlfrt» 1391, p. 199^2C6. 



108 



BETDir t>K t'HT^TOinH XtTS imJtSÏO^ 



cooime point Ou ratlinmenl : cIIa ks comhiakvttit clua !•• l 
nirtaul chri les No^airia avec d'xjicittnnr* ûrdyaaoCT en un "AU rt 
pfi i|ui M- Duuaail troit i-f^connailtc In titille épîlbMe de U diviai' 
mttii|iw, 'F^hmu. Lt rurmutcî de lu croyance est : J*ittMle qii*U n'^tùfo 
J'outre Dieu quâ 'Ali lieu AbïTlI^li* U a pouE* MjcnbuUf .Vd*d.v [U 
fteuâ) el Mo/jaTumejl, Am (le nom), \a \i^'\sib\itf por^aiinc do crttrL'ï' 
nîlé est SdniAn et-fariiti ciuî est l«* ^'ïA (la Porte). M. DutK4ttd p«t dV 

J7m iînftiat«?H itn 'Ali, Mobnnimed rt Sulm^ln) nVtt p« uni? îmîUiKt k 
ta TrJnili! cliiëlûrime. Si^liiiân ur^i les dmi lm'j]m|iitnililc< r|ui i:rpffvl£ 
îe uionile A l^ur tour i-t T>r>i'ttf rit Te nom rie cinq doi comp«giMm de )k^ 
Aanam^- Le AVm^ «fi^tt'ikottrati iloiïneiin i-iirieux rfoh <!«« sept tppiÂ' 
Hou» lie 'Ali i>ù, M. DumaoiI doïl le rcconmîlre, un relrOQie nm 
dea légendes juives ot chr^liena^fl '. 

L'aTïIeï^r r*rliflrrh»"cn»uil(», nu /rln^iAul loi? rro^^ime^a ^et 
ot il«« KjilaïiH qui ont mii!Ut 'V,h>ipp^ nut ïn^n^ncpn (tïmilf^te^ 
HifdurB, quelTe^ divinité ancienne* soni iT-cativnrlc^ nujoiirdiiid 
Mo/jAmniH, *AU el Silmdn, 'Ali ^laul le Cif>l ; Nfu^iinroed. le ScM 
Spimaii lji IiiiDo, IIk n^^inVtpntnnr In vi^itile Irbde ttyro-pliéni^îenn^» fvif 
i^tt'on eoniiRUiuil A Paimyr? 9ou« 1^ nom de Bil'flUSjtnûni, MdUkivi^ 
A|,*!itH)T. I) pfl A remarquer que U ftfifte dei KtiUsnc doano U prUtth 
n^nno A In 1.iin«, dont IVinhlâme mbI Id vin^ lan'lîii que chax le« Cliun- 
Jia, c'cfll rcmUèma du Soleil, Ui« aulrft wcU, le* l'hAîUi, 
l-iir 

Toui«fi \vf r^li^oni nri«rt1a1f>e aont sidÎ^s ^Tu ED)rstAr« : rinil£itjt«<* 
rencontra ili>nc cL«7 lee N>>^knfl qui l'ont a&ns doute reviou^««Ka 
VinUrjenc^ deH iHmnâlifl, Ici, M. Dussnjd ««Eablilloit judicteuMcneato 
di«linctioa londJmenUlc. Tandis que \ç» Isma^a ïnilJiient i une^ 
trinOp 1«4 No*uns tnitîijnt à dw jnyctAfo« ^t curcbirg^ J'miUtiK 

1)lii]emeB4<uililf pHïiiv'dfaittf cbf!rdj4f arkec&ij«8iuyiLi(]u»auauniiilid'ài^ 
tUi ttbnUet dotioâ k '\\i. J'ai inantrA ftjJUura qa» J« natrLcIe dM fcbfUI** ém^ 
çiot rélévdtiuri d'un jjfrfûnutjEG 41alI tn-» fc|iitridLi- Cr. H- lUMrl. BM^ytit 
fa Mn^n^te df t'Altyfsmitt tfud. fraoq,, tfxtt. K Pxrtt. 1>97^ i9-»i^p.2éA 
nûW, H K^ifiJfiMh fi Us rmrni» P4ri», 190 J, in-i^, p. fQ-9l. Dnn» fenoM* 
de bMP» ^ixkque d« 6^ ti-G^ouU 'Ali «t nnoi^n; turnoracrua Vtmim iitt cMb^ 
{l>^ 1 4A)- J'(?n Tf rraii plut4l IVighr? d^ni ce Tnlt quo (a aocîéU ib-ii ^tîilt) «*^ 
MDftidMv oomme IVtÂI noiiu-cïbLquo par uc(4]ecco. 

2j P, TO Iji^JI ne p*ul jiat stguiÛer i' du Aphir»; *f iTioIrM ttrrt*' 
tioai dftns un triiol« d« M. GtMditbcr, Ârchiv fiir llûUçkns^iaancktft» i^' 
p.lS, p.9t-S0. 




109 

ritocU doût le o^rémaoïM mit quoique peu ntiruil \tê 
mAÎtoj I« vin j^uc un r^lc. Un IriitcipiUl o«t l'imporUiKie du 
|Uud créé caLno ^iaitiakur (^Vf/yû'l cl l'iaitic. Lho« la UihIug- 
fintci qoî jr toot rvhlib, M. Duraud > ci>nua» q^olq^Gè cr- 
;ui oot été rdeiré» pir M< Goldxïhor |p. 93) dtDs T^rlick été 

fil(na« cAi^cténJtiqtiôH de U la relfg Ion dos No>«ftfrifl «il It 
I Ja ra£i«iti|«3xho«e. ci fon 7 TctrouT« l'ancietiDC doctrine 
4û rji9o«iuioQ do riM9 & trftv«f s 1» >epl cietix. Noua MmEuos 
9 kî 411Ï vieilles croTdttMS btbylonienn» et peraei, doal h relî- 
H N<tain« oonticût des rëalJus |>lu«nu moÎDtt iitSueiKéa par lo 
aiAini: «I llfinÉiéli^mr, LeciilUr dclCboilhr(Kbiilliroi; Kbadbîr^ 
Ui;orK»|j, rcitcrïoDaitueiliacuLicr qui trmriïne le p^faibaoïe 
Lt k? chri.tlî^ifiiitmn ni rittUmiinie^ pour aboutir â U concoptïott 
iDcdeme du Jutf-F!miiit, v^i un e^mple curttai do U bfon 
iijtifl dt« NiMirriï oui ét4 [ré&6lrF«8 p«r rÏQflaence 6tnii)- 

Iftlni il#fl KAoTrtv MUt d'origîno âm1>* rt ppnuno et cuX remplacé 
M\m îhif'S f^hn'tÎAnniw iiiï recourniioiil It^ r^^iminir^t p«t1oiaea;. 
BÎ^tuiW rf<]ii« i\u iù ili> MflA.immj m rrmm^mnrjtuin ilo U 
nTooÉii A Kertalab ^ qnS 1 donii4 lien i U foroAtioii d'an Ihfidlra 
T«o ÏVrM — et >u«9 l« r*i« do b AtiU de NMl '. 
mo UnUii !«• rtligioQtajLiFunUcot Im «oeloi ia»er4U«,)ai Nool- 
iié l'oLjéi d'accueations d« tcuL# aocto : lot IcnuAlit, 1«t Dfum 
oomhatitt* par riiAli14 do soel#; Ui bî»ïori«ci« dec eroittden «o 
Lb li!« lïchoft dât culomniot KfuvducK par \ùt Uiutuliiuna et dml 
mad fait boQttO jv4tU«^ Le )ivr« «c ter mine par U Iraduolion du 
J'ifwf/ictDti'eilniicdu KiUftei-ffàkottraA^M lai Noniri Koâgot 
li'KTeuii eldpontiUMparUoaTait déjà élé traduite per Sabtbirr. 
c(A ouvn^ iloane du prix à cctt« *ddili'>û. 





1p. 131J UM VBTijon da rtfit bfM eoonu de T^ij^ <»< f&r* 
'««I p« liffEuI^ diQg le Imvul, încouplet d*iâll«un ft d'iuirr* è^ftrd», 

•tiadro L>ct>i Skftndv)q«irattpJitop Mcltv dv la ««rtioc ^ortriK^uv.Ofi 
iJm Hig uH lq mviulminet ciitkni un mppxx A tvitiidre 41 Kbidtiir, 
lt7, U ljvlii«b»D : l« Alet}«i2 uaqviL <Jfi ti/Vmmf rff Ld:^<«ri Ufto 
iMro k «eiu M U grasMire. te t«ile poru i^^-^l lA-iJI ^^ (pour 
> de b ^ttt» ViÉT^e *, 




110 



ItEVTE DC L niSTOtflC DBS ltCU6t055 



On pûut r«brenor fju« lo< iraductio&« ÎxxXm «ur let (eitcfl 
loiont trop rouvonl dvfcdueuM^ naàxt la pnbliCAlion don texloi ponNt 
d^^ fefn6JiE:r. Soiif nieen'û de o«t1e critiqua le livre :i une gnnde nlev 
et uneirapiïrLaDoeapiialo. Ilœlà &>uti:^iter<itiod66 travaux de «ec^erv 
floieat oatrepris ftur les fieo(«4 reL^eiicce da la Syrie' et Tienaeiil t^- 
jculcr QUI mémoires deSacy. doGuyaird, de Da (rMJe, de SàlidlfUfï ; à 
ceâ nome, i>ii davr^ dàai^rmuA joindre celui de M- Dmeaud. 



Carra fls Vaux. — AirerroèB. — Pari», Aican éditeur, 1900, ù 
vn-302 pageç et une cane, 5 frano. 

Il ï a ciuqLtaule au& eaviroii, Reuati duoitaU, vurlujtt d'tjirès h 
iion latine deii œuvree d'Avernife», ui^*? è,im\f. i^ui nt eDcore f«cl£el 
qnr noiiA ^vons de miriHeur 'i\ir un deb pluv grarida [n-nwura du wu 
A'^K. AijjtiUKi'hui M. Carrn Je Vaux consacre, d'âpre lea telles ai 
une ïiulrc di» ifrnndc^ fl^urea de la jkhtloBopIiIe, un volume qui ttn 
bïeu accui-illi, n^Hf^vn f^îln i\if9 critîquf^ de HMail qu11 y a liett de hu 
adnïKMi;: . MiiH A vii^inup n'occupe qu'une partie du livre. Les ceiiUîo|l 
six pnmiii>rrs pqges (plus duilerA de l'ouvrage) coitlienuenluneeaipiM 
di? la philofiopbïe uiuKulmane. en prenant pour point de déf>arl Ja tb^ 
(Ucée du Qorïo^ Il p^^se ^ucce^^vemcnl en revue lea Mo'taieliM 
[ch. H) et loa traducteura (ch. m), ici, Il î a do fioaibreuMa bcuw* 
si^rnalcr. t'^umôratîan des venions syriaques d'Ariatc te (p. 49 €t *o(- 
vurilea)celinoomplÛte.UGpuîs l'apparition do VfJùito^rQ d* in Uitétwm 
vjrtatptc de lî. Uiival' ti la bhcrt Uisl'ory of Sijvioi IMitt^uîiU 
Wright' qui n'eal pas mOme cité, il a paru aur ce GUjct de» traraux q»^ 
nèniïot d'être rappela d cûtâ des diesartationa do Ho^maam et 

1) Je ne i^rois paa inatil« do rappolar qa>n aa qui concerne lei 
r^lodft r^ft reiir ^fti^ virnl J'^lre cDnMcli^rablfimnnt aid«D par fa puMioatieii 
de leur» prinoLpaux bvro», la KiMA c^LÏOTdf. pai M, t\ C. S^rbold» Pif 
ftnufArt^ .- KiUib nlwrtnt waîda'ifitr. Kiroljïi&iu* N. U, IPTC, tn>i. 

2) A ce ptopoa, on« promi^ro c^ritiquu. Il eût mieux valu, K M. 
Varratin eUJI eerlninuiivTil capuLIt*, induire dirâctvci^M les paancw 
ftu li^u d'iioir rc^UD (cf. p, C. note i) à une Iri^duction vieillie et flngoli 
ta&nl en reurd n>mine akIIo d» Kaiimimlri. A lout prendra, innt (|it'A 
recoan ft une Iraduction, tnieua ralak >*adrcuer àcelledo Palmer. 

3) pBfie, 1«», in-lî. 
4} Loadr^s 1894. pelit h-^, 



AXALTfftS ET CÔVMTS «lïTOCS 



Ul 



.mnetâii, âiiïâ Fricdmaim, ArùMfiit ^natylka bci dltfn Syr«m<; 

ngjt Vna t^rn^utc tirijc^ d^lî Anahîid dAmtcHW. — I*. 47, hU 

aiir l«iii»m<lc£lljK{lit«3fl< ItiNiil lallattàUrla iLOtc de Uohtrcmf«Q, 
ot^nvd/ Attotî^Wr novembre 1838, p. 50tMM>3. — fbidj doIc 11, ce c'est 
Céusâo lie Pcrccvid qui a traduit U Vie do 'Adî ben Z«U d*<prte te 

itâ6 rM^Arùii iJaa» le youmn/iifûifi^^uc, AOV«iRbr*i838; c'c«t Qoa-* 

loèra, IL Carra d« Vaux sembld d'ailleurs atoît cii£ de mémoire, car 

tte Ifidoclion cookmeuce en d^xtrtihn iH55 |ji. riâ&-545J pour le 
incrva ooiembre 1S3S [\^. ^G^-^fO^j. Paivp'il montii^nDc (i». 5!ï, 
K»Ui 3j la trèi mâdiocrc hUtoîn dc« mi^dccins «fabc^ de Wilïtenfcld 
m oiibTiant de dler k ODin de Tauletir), il falbit rappeler \'Hiiioir€ 
t la viticcinf cf (fïï midpKiM aroi-ff Je Lccferc- — P. &t, note 1. Le 
lémoîrc de De 3«cy, aur \ti KtxiiUh rrf Uimna/i eat de 18tC cl non de 
B30. *- ?• rû, ool«^ 2^ U diaeu-rUlioti de De Siûjr sur le« Ji«ï^<î c/ u$\e 

uUt est eiugtilièfeaieal lieillie : il fAllaîl plutât îidjquer )e mémoire 
Oe^trup ', — P. Jj8. fiol<* ï . \ prupon du Tarikk tlAïoknmti, c «*t une 
rreur de rettriLuer k Ibn «1-Qiftl, «-omrae l'a amplement dfnioalri 
.,ll(k11er, Vth^ dea toyfrtfinnle Tarik^ fi'hokamn dct/hn et^i/ti\ — 

. 59. pJin») le* traduciioni faiten par InAnrj b«n Tlonaîn, M. Carra de 
Taux oublie de citer celle dif« Caté^tyria d'Aristole. 

Leefaapttre v tr^le d» philoatophex v1 dea encjclofvdJHw : «n pre- 
lieu El-Kuidi et «on dieciple Abuu Zéîd. Gb do Sahl el-Balkbi. 

alheuretiBemoot, il est receenu aujourd'hui ^iie le Liera d< la tr4û' 
ti«fl eidfiUisioirr^ûoni £e teiX M- Carra du Vaux ponr Caira eonnaltro 
1ad«clriDedecedcnucrlm a été fauEuacincot aUnbué\ Vieil ocnt coauïto 
C4'uilii et ri-Bcydciptdic connue doua le nom do traîlAe do* i'rtrc* de 
iu hiftt{\ U. Carra du Vaux fait rcicfortir Ic< crnndère sinfCuUcr 4e ce 
irrpa ^ ai déckola nue larg^nr d'etipnt bien enpi^ricaro à celle de la aod^té 
Mraittanc de J'époquc et des thûologicnif . Lee auteurs de o» Imit^ ne 
tptiaealementd» lulçariaeteura con^mc U c«l dit p, \M : il n'cdi 

Berita, im, ïù'K 

t) Borne, 18$e, in-^ 

^ St«d(rr otur rucutf o^ tn-iVut. Cûpeahegue, 1691, ia*9. de trourere la 

** àmm iHref* traviux sur g« tujot dent U funcuU IV et le faacioultï V, 1 «le 

^''^'^Ofn^paie dtt ouordfffi artibrf da V. Chw^ria, Liège, I6C0 «t ItfOt, pans 

"• d©(ii a^< 1* livre dft M- Ceira de Vwia, 

*) jtrjn du t'îi^ C->ngrft Jei OricntrUisita [Sloalthoim «l UbriftiaaiA), 9m- 

^ I. S^&iziipoo. A. Lt\àe. IS9I. in-â. p, [5^36. 

^ Inuodtiction de to<na 11, Ic&tl HuarL Puû, 001, ia-8, p* a-iz* 




U2 



■CVOB DC LfUSTOifti; 0K5 tlttbAfO.lS 



pu M liulite ilo signaler eu posant Im ivUt^uu q«i ont •tîftti 

les Arati^. 

Ici «'ut^Io la fnrniAr« partît : la tahUau âc la pftmite musuLj 
jittqu'A Avio«nn9. Od ««t eurprifi de M pte ironver cii4, sîdoii U tt^ 
mcirû tl^ W. iU<îifi(«r\ du moins TouTrise d'un <i«« dovuict^n éà 
U. Cam 4e Vaux. L'c'ïort tenté il y a trttnts iiu par Dngal, eit vitfi- 
loiro« malfr^ d^a Uenaos «t d«s orrauni : cvtto omMm ùêI d'AulAol pis 
aiDguti6n ^ii*il avait puîeA b bionraphào d'Avicenoâ aux mècno* aoorM 
(Ibo AU OiAlbfab, niera inidil, «t Ibn Kballikàft), <d. p. 90^ÏIX 
M. Carra de Vanx y aurait vu itoct attcntiofi app^lâe nur un point Cfu^ 
eût tic curicui d'cludJcr par Ea co^np^misoni avec k» vers qui nov 
«ont parvenus, ricflucni» que 1« pobr« mystique Ibn er-Ro^tmi ^ 
eieroor «ur Avic«tu:e qiiL commenta aon /'Eurrfn, U n*e«t paa qa««l«)a 
^ana <c Uvre, d'Aviceaoe comme poète arabe [cf. copoodant Daf«i. 
p, 510-212Î. Commo poêle pereao, M. Carra do Vaux ae bon» i AiN 
p. 151) ; * Aficeono a été étudié par t'onentalitie Hlhé «.. L'ÎQdicilÎM 
d'eit pna absûlament tikcit cl l'aulfior n*a sans demie jiafi en eOM kt 
yeux larticlo rf'Ethé : celui-ci »'c«l kofnâ à Imduire eu iS'?&i cbu aii> 
revue deGocItîngen (p. 5ôâ^7) une quiauiue de petîleapiËcoA porsflKi 
sans donner d'appréciation ni île commentaire. Kl 4 Cv propo», lt< Clfll 
do Vaux a négligé du dificuleri^t inémc de aigu^ler Tbypotbte fU 
attrihijcà Avicf'jini* la traduciii^n du p^hlvi en piTAUi du ^afer tSdmtk, 
ràponura de FEoEw>iirtlji*riihîr k Knurii An(ludlir^^'du'. 

La bio|*rapbi« d*Avic«tiQc eiL c(jnvej].iL1^iiii:4ut tiullêe. Au Aujet dalà 
date de aa naîa^nce et de sa ment, il ÏAiWtt rappeler les cbroaof ramM 
sur Wdalesdefea vie elde va mort* d'onlantquelediifTreîadîqiiéfiAr 

1)P. 113, noie 1. Il t-ni falfu drra qua l'icLrvrB nomplMA du Ikhattân »-9rf* 
a H-- publiée à Bomba? ea i tcI ic-S (1305<13ÛG lUg.), UDilLa qu< dcal^ 
tion» fTanietlesivnient parti k C^îcutu vu 1612, mi 1810 ni plun itrdou Q<^ 
•a IBbU. I^a oiilr«, puiequ* M* Carra do Vatu dto [a traducibrt «flecnuid' ^* 
la DiirrMitf on mf Pff fcf onbnaijT ei Vhoi/ime par Dleierici. L aurait pu, s'adr^^ 
tant A iiïi Icût^itn frangûi, mcntianntïr cfllo de Oarc^n de Tctsif, danf 
AUégririft^PiriK^ 187â, "m.*, p. T3-|H«. Il n'Ault pu non plu» hora de pfOP* 

de rappeler qtje ^c imit^ o»t devenu populnÂre aa point do prendre plaiieh P^* 
une ïbrui^ Kt>r^^^<-, d^inn Ij!s .Vl'fr trt ilna jVuiCt. 

3J cr. Snhel^r, CVcilomrîiAt^ fjfrfan«, Parii, I4â3-iâ8&, 2 TOl, ia-S; 
p.é. 
i) ikh4f«r, C^e(e7AajAw fx^nnne, 1. 11, p. 2T3 du teato ti 2&7 dM 



iNALT^KS tT a\^rn£3l IlEJlLiUS 



H3 



|0 «Icnuèm m i27 «t non 428. Le puoase con»aé Jtui traités mà- 
avi d'A^cnuiG C9t bîcn ccurl : il tàlliît rappeler qu« c'càt ooraaè 
Ad médcân qu'il a stiiinul iVU Ronnu iMirtiiant loD^lcmpa «a Ocâ- 
il : c'est i ce litre qu'il Ij^iire duta one itiordiitè du xv lièdc» l-^ 
tdomnacion t^f //eifjçu«?f, par Nicolas de la CheNU^c, médecin dti 

LquîiXUV G'ert encore m répulalioa demèileciaqm lui fait atlri- 
kr fÊT Khonleimr ', U cura miraculeuse dont le médecin ËraiiistFato 

iWteur d^tis le rceil ^rvc qui luel ta ac^ut ÂDtîodiufl et StmlO- 
tt*. 

k C« |W*po», j'cBliiiie quJ9 M- (jura île Vaui a (Wtaè 1ru|i rdpiJi^tmetjl 
' la légeuil^ d'Ârjceune. L'bislviriï rvellfl d'uu hiiiarneBâouveulniotu» 
^pvrtanceqoeMn hibtoîra Iv^'endaire, car c'est ct^lle-ii qui a^i eur- 
Isurlusmcn^f-Dn en a eu fa preiuverliuisrinnueLtce eiercée dana la 
nuère moiljédii aîMe lUmîcr parla l^i^mlt- nnpnlAnnii^nDe. Au lî^iu 
BCDHlenleT d*uiii? diieuit^Uf eiuprunlâtîà if ne médiocre i:hmt.<>Tii;iihie 

kU. Cirra de V^m aurait fru cj^na^crer tiins ou qiiu1rt< pa;;e8 îi 
r la vie labulvu^ d'A»ic«onc et k indiquer &i po«aiLle. la piuve- 
bcr flei «lAcdotes dont il nt le hi^nm'. Il pout^iit » «nrvrr A cel 
ilde U xi^uQitribe ilu ruTimnd'AvicmmtpiirMni)r;td Rfeivdi Mokh- 
\ màlàn U vi-r»iuH lal^ri: Je 'Abd d-QtiûmiJi V 34iiHouhiHtr Im ivn* 

» P, L iflcobi lEcdu^î^ df J'arof*. sotki <t nientlïJci du ir* liircle. Tan^ 
(^ 1d»|S : tiTi y ratt " Avr^^^nno icî^nniir de h^an i fiter T«r«nce «t Aulu- 
Ile 4t r«f1>ckiT le cotnbèt de* C«iilaiir«i et dt^ Lapilboi. 
\} Vie tfA^t Sina «itr«it« i)u fl<;5l^ m Sitr pJir A. Jourduio, Jfniti 4« n>* 
Rf, t. tV. VHhttt, 1813, în-h p, iliUHi. 

qcr. Va]4fe MaxkEO^, J. V. eh vii, L** p^U^, t^ l ; |\uUrfjue, Vi« de iMm^- 
■ll,«b. lUiUi; Lucien, lie VtS 5yi-d. ï 27, ;A^; karçtlUttippe^ 41^; Robd*, 
Ffniei^liAbf Itoman, Lti\'tig, 1MT6, in-^, p. &:;-53. C« d«roi^ a auaau Jq 
itiUriboe à AviccE^nc, par lea fn^mcaU trfiilaiK |>ar CariJriuu«H JT^'^'L^f] 
AirAttCurt O'vnJA'^ Par»., IHO, _' *oL io-li. t. U. p. t^^lOI- M. Urre 
V^ui n'ft pi4 coano wlle bii^j(r«pb;e. Cf, nu^ti Ctiau/Lu. Aib|(vi;r4^Aic rf«i 
vttycc ^ntu» t. V, f>. I3ti, DOU 1. 

i Cf. par eidaiplfl »ur U léfiude de l'opukl cjui lui pcnoeL dtf< m pfuunr dp 
fntoredAM lac«T«m« iu£ lirr*», es que lia PkUr^Urî {ifan'fuf^ iJfs ^r;»l 
'fii* I M) de h aubMaiicc auiriiif« que poj»f^ifdU Ep;tu>!»icle H itui av^i in^ 
t*m9 pro(fn*|«â, A ce ptopoii, iL c«t & f^Enan^utr ^a t vpModtf da la aroRie 
KlLuia iltiiratioa d'uu f&it roet du U vie d^Aviconne : il (JiH^adanB la var* 
h anb« M la vcn^«n laUre de etiui qui oit ruoaiD ilaat lœ ITiU^ «I CAi 

''«- CF- au»i CJuuvin. ifjAfîvvra;»/tie dti uuvnvjcs antKS* t. V, p. Ht* 

i_ 

c| LeOiin, 13t3 Ik^^:., pc6tia-«. 




ftsvtK PC L nnTonn de» ftvMnHHis 

Beiincnfecats fouroia pir U. Noddeke* . D^a U liâU dm ^i^t^m 
(TAviceoD^^ je relève {p, 1 1^ nao ùnculière Induction de ^^"llf v^^ 
quiottn^Qit piT L€ ihrf dt4 m^i{ic4. Ot \V<iitn<:k {Oc nuctQrunt ^- 
Cùrtimur^ni^fM,^,il^'\VàVMi{d^kça€lPCimmtïittùà^pàiLil^itft' 
iiitHts /tiMa*j. Lt bibLîogrAplût 4a« tnvaux d< M. Mobren «ur L* n|«- 
LHliw d'AvittAoe (p. 150 Boto 3) <«t iocomiflètc. Il lut y ajouter : U 

r^pp^rU de U phiicaiphit tFAvk^nnc okc r/rlan*i Vu^ d^U*- 
ctmi« $ur Pùêîroiogie ft Umppvrt wkc U ntp^iu^bUiU AummW, 
Vve» tÂUtopMiq*t«i ^Afficamet 9a d^€trûkt des nviyviu iTéc^uùittQm Ù 
U W^itudt <Af(t tt de la conditiittt det i//ttmiiiét \ — 1\ 151,nol«i 
le ronun pliihMO^îqus d'Un T^Tall doit iln municouit dié dtfi 
VttXodlaolcMîtîoii i|U>D a doniiiéa avec uiw traducliui fnncjùac «t nw 
înlro^udiiiik. II. Léoa Oftiilhicr, pror«GMBevr « l'£o»le nipérieufC Au 

Le dttpilre ti eal cmissi^ à la Ic^'iqiu! d^Aviftennt : c'9*l un im 
ineilleaFs el Ton saîI que l'uifiAtr ctt «ur un temïn i|id Im mI U/tôÊkÊTt 
kmm Twi pMt s*48sa6«r su r«f^ qii'il ciphnw quv la lofiqiM M Mil 
plNià u woA% de Mttjoun. La piiywpi» <f Ancanfie aat ooQTauUB' 
maol «pcnA» (cfa. vii) «t Im nkanoeiiiaïUa du pfaUoaoph* anthn nWrr- 
UiaiU UM Mde aAnaaM parc* ^m^ canaM dit L iut««r. t lU nax^wû 
uM ^tapa k laq««âla ft'a«t tooflëaipa arrtt^ ra«pnt faunuifi ■ (p, a^. 
Lftdkipiin rtn.mu'U pa^foMogied'AviaeBBeeftl le DMâlIourdu lift*» 
H, Carra àê Vaat aTmtl, il «il mi, l^nattca 4a s*apf«^ flur r«xeeJ- 
bol irav^îl d*- Lsndauar : o& paat ^falaBaaal IKire l'ïLoee du cbJ- 
pMnii.o^abkcrvjta né4apfayai(fieelqQlMt«ninapardescoactofl«BA 
«ttr Vwphl de U pbitMoofbie d'Xvtoeooe, repràaanttDt * U «eoLkttiq!» 
ftdeaÛBaDMpUoaephique t viveoifAt caahMla partilwaali ^afln^ 
per triiipflwt pov te nttke^ir de U câvOliafiM «Mbsuie, 

LlAvTi^ aaaable fiai awc ce« «wcluaiaaa, mla H. C*m d< Va&i »'* 

m Û9tUf mi flvêMft, Barka. 1 8U1. Ni<4, p- 



ttft 

S)Uifa^li»tt«»4 

l)U««ito, »a,ia-a.aakaJI4a 

C^LaawtB, l»â. tti-4;as«ulda 

«Laa«Ha,lâa&.«a^wln«da Jli 

T) Aapi »M r^A^ A%w« lft»,i»&UMt|aM4'di£>aUf qotll. 
4a Vaaa a* pMvaii la im^aint poù^^vlb jifiaaiail «a «ètta taape qM 
iNfa. 



AHAUïKS KT iX»MPTi:( nCMkITfi 



113 



.eom^i)a'il6xiAtAil uoehcune. llaJunc ■juitlÂuiinuttvi^mitchM- 
^lir U My»Uque d'A-viceuDe. k laquelle il seinbte ili>iirier pmi J'ini- 
QC*. La \hhM9 no me p«nUt jias «uct*^ »L je ne »eni-i p^t étoiniA 
'acLteur ae revint \t\m UrJ «ir cette opiiùoD, Nilurellenipnt, daoa 

hHc d'dpp<mdic'r« ]Vuvr« «lit phïlosûplia afi^ nVst pft>i imlAo 
BC dk Je cDiËnlcraîl ; j^tî d^jA «ign^î^ Iqs lacnnw dinn U hihUogn- 
des ootr^es i\e V^ MdiCKn a c^oncr^ k K9 Rijet, Ce cbipitrr m* 
«M de i|ue1i|uat «xlnib ou ir^jnimos ^e VMdntf^ du IraiU ?iur 1« 
N fli ilu A'à^jdi, reAlreintâi uo L*x|Wbê il« U Ihôori^ de t'oplimiurc, 
ilt# du plai«ir H à^ h pin« tane Audi^r ]«g rapft>rlg d« ceâ doc- 
l»M c^l** d« c«« prédéMBAMire, ni Jear finllu^ncp sur celles de 
BCOMMOTB. U M tormÏTi» par l'anilyF^ dtj mylho d» Silamac «l 
«I que itfu* ne coanni^ioriB tpii.> par 1p cûmirLAnuinr d^^ Nuïr eddin 
«n «ir l«i /cAdrif, H. C«m do Vaux Cui tr^ jiattmcnt rimar- 
l^aile|i« qu'il préaaola avocc«rU:ikï oenir» ùj^ypliciu cofiliDUtdttM 
§f^ da Mtrv4iiits induit p»i' lui. J'y vcrniiauiti ime taiaenc^ 
tlitomdmier ou au naoinfl altfxaiidrine', «4)nui» da rjstle dans 
naa de Htn ibn Viqibln; votlu allâ^rie «tl d'mtltfure doimda 
%t âUot tndutte du ^çrec par //cnuîn b«n ben b/faf|. Mftu il ne 
. pa» d« dire ;p. SâO] i^aelie < a ref u k dâvojoppemeul d uao ^<>/3r?« 
Bptume du po^e i^nttk JDjViiJ <>. Le loroao d'èpopâd eai un pou 

L« croyAoec {p. SSQ 4 I& diable dOBlrueU&a pir b bu tl par I'mu o^ifc' 
htt iMtirfCF. L^nÉc supièmi?» tacmùp par U rtvduUuti t^JuiplËlâ iJu 
, de kt IvAe <l dei aii»| èUtkA errantes diivaii &ruir uit grjLTicJ bivtr ftp- 
lar loi Graoa tm%mvi^iiatfiK, u>Kl*i-ttjrt* J^lugv, puiA un i^rAnil âti-, nuiua^ 
» Qrcea î««^p**<s. ou inOfiQcIi^ ^o^rftL L« niond«, (*ti elfai, wtnhta >>lru 
ktoor «Kwl^ Ml «lobrMA * rliAcnn»» *Ih ciib ^^lOciuvft^CHuiiiirimiH, Hf^rfip 
i, hL Uu^nit» f «H«, 1Ml\ Lii-9» p. S6), Oti trouva %vèù c«itc «roy«ncc 
un dM ÈTftt bftriin^ijufE, AtdffiCu ati ^ fitiilialion, ilorrt d r^ naiii ni 
on qu'vDo trA'Jiietioii LAtJa« EuiiHoiutnl ailrd^uAc è Apulée* ■ Pour meiuc 
ne ft r«vf«ur al 4 la cortuplian g^ni^falD il (Dîpuf noiera 1^ iTiondi^ dans 
lige ee b «OOAuncf a par le fou « (Ménard, ttcrmis Ttivm^UUt Paiiii 

in-12; p<1&e)- Quant aui i]*i]i ooloniKi MtiM pour^vîLt-rle f4u et l'eau, 
ral<tataÛ0Q diux krab^hv, XrUifiuiUi héhrantat^ [\. i, eh. u)'. I«« eafdala 
tb a^aat appria qm la monde p*rMt par r«au ai par la t«u. la craJnio 

aaraot qua ia ««âeooa do raatrologi« d« la pardll araol que \et hoauuca 
piaot Inalraite. kë porta s bâur dauK colonn«4, Tuaa do tir^qu^t, l'autre 
Mtaïa'IesqueUea lia i;tavèreut las connaîAsontri quMa aiaient aujuisr», 
|1* allairifVit qv'on dACaga niinll la coronnp *.\t t>n<ptc>. c4Ha d» piarre 
urit pour canserrvr à la pcralériU Ea mèaoîro de oe ijLi'di y anicol 




1IG 



iLkVCK D£ LalSt\>lPLK DC& ll£Lli-ll>^ft 



4cnt>iti«ui pour dé&îgner le po^rmo di^ iJjamï <\\à i M ptiblit par Tt] 
iiÉr : Satâmdn u Abial', O Uxto fut traduit «n turk par Lanu'î'tf 
itds «Ktnits Gon^îd^rables onl ^té mU plus ou mom« eZACt«in«fil 
mandi par De H^immer'. 

J*Bi ^nâtiè «tir le» ;Iac4me« «t Ua iiiëtactilude& qu'on p«<it ro| 
an livnï dr M C^m rie Vaux : on s pu ee convaincne ^prelt^s diipuiT 
Iront facilement dan;» une secoDde édtLjon iTant j*; souburtn U pramplr 
apparitian. £a alteDdant, il c'en rendra |it4Bmûtft6dd« service. ctrcVtf 
c« i|ue nous Avons <1e plus complet ccrame t^bkau d'eruembte sur k\ 
cauue ol ses precuneura. 

hbnë Basscth 



Lnu'i*« 
LntUad 



1) Lomlrns, ÎSSG. în-t. In fra^uienta èU Irtrluit pard« H^mui^, rJi 
licEr WbJncn A«dr:ftunafr: ^tTri^Tia, Vienno, 1819, in-i. p. 316. Une iail 
«n Hilglal* » AtO piitïli'^o. ft k lultr» lï'unfi trattuctloo au vurv des Aauf^'^i 
'ûmâr KbafjVni, Londrco, 1370, 

2) Citiharl^ Latitiodfr t^ia^rapftisdte Noj^krtehUa^ Zurich. li^XÏJn-lî.pu; 
noie, 

^) Geirhiehlf dfr o%}Hitn\Khcn T)icktkuniU?iui^îBS6ABi8, 1 vol., U -8, 1.11. 
h 63-101- 



NOTICES BIBIIOGIUPHIUUES 



volj^vinlioal- — Pjuic, Ijtmux, IfKïï; l vd. ln-1! d^ ri «t ISA pag«*. 
L«i Jp«l««n ri« It Anif' &nl i»ti r4i;uU|ir^in^nt oonn«i«tta«ê *ltû prof^^motov 

met. C«« cmBh^ncrt oui obL«ru uii ^raacl ^uctit: le jiLu» eouv«r)l U ta]l« 
ttMKivuftc ifdl t^ur rut afTect^, riX Uop pftJte pour contenir l'afnu^ntR d^4 
«inlitrun^ L«e biUlu^ tl« cm r^uoionK (^mini^inm^Tit imtruMivrs ont ta%\ttïr 
(n« ^ipniM In 4Hit d'«<i eoiwtr^r vn FouTin^r' p^at dunbl'' ot ptai complot 
VU B« !• ptrmotiMil Wi nolM hifrilWiu pris»i au oouct dt l'i»dillon> L* riirvc- 
l^v-badoteiir du Mii>i.^, M. ^m\t Quîm^t. a r^ponrlu k ce ilibit m InvilAnl 
M. 4« IfdViD^ 1 piabli^r rfai^l mu valuoi* df th ^ llJb1il}Ul^7tJ^ dn Tulj^ntîon ■ 
l»f.enritr«*«BiUiU«parf[it su (oiirt d« Tarinai* I4,»4-1KVÏI. M. d« Millou^, ttn 
U ■*! U con**mfivr du Miii«« diiputi l'orifviTta^ Nul n« lf> cnnnilt ini«ux 
ht\f pvitiqu'^I A pr4«id«, tout Ta din^tlon i?« M. GuimM, A m fnrcnation H 
j t conMcrV^ lotiU*»4 t^ynn d'pLjj> vingt^ciaq ana> I>r uutnbrirux pmfw* 
■fi^tf Ctt tt«vobr»j dfl i'îiti<IJlDl ont apport leur oonoourf 4 l'^uvro d«i <<fnf^- 
>«f , »4it «'Ml M. 44 MillffU-i ^ui lu a innugur^fit h i;ui, <To ooci^orl av*'* 
ÏJCrifeafn, cont^rraifur a'lj:>tni pluïi «p^-ctnl^niirii wrupl^ d<'4 ijuj^Uittrii 
^4ïrpii>4, t Mpporli- L« pîu> lourft*' part du lihfàW de «iLt|tnriMlloi) i^uVlIc-i 

puh1i«ftlkin dM tonrk«ni;»t davail don«> «n lou1« jua(iei>^ «omoivnefr pir 
a^ W, fiii MUIou^. Le prvfvni TiïEumi! conlititi eeUpt i^n'il a pnuiânpA»* 
1399. Bt«* port«QC )*>T <1e9 ftuj^lfl Lr«fl ^vn^raux : l'îdAe d« Dieu el !« 
éntkctft An k« peuple d-» TKjitf^iQp-Or^ol ; » U notion d« tVvii- 
de VinM ^ do tt /lAluro efioi bu IncJûus, Ut Gmev, la» purifia, r«B Chi- 
«t tt« i«pontift; ^ l'orlgin* eu Mondt d'iprAK \m tWr^i cirrAi de Htido 
Il Pcrie; •* là lin r«ligîeuv doTIndou; — le» iTmbcJi^ireliKjruiDriea- 
Altiir* npçort» «veenui da pàçviitme vurop^n ; — le* Eoiintorft1e«<r^ 
^^» ipMbi', L>j(p:»liL>Tk Mr.; ; — Ifl mTtlirMrn* nrioij. Iltnï rbiqu» tcmfûrtn*» 
*V^ ppifimp»! AIT prit <l«nii !#■ nli^miift de riJtd^, m%M il y #4i joint choque 
4n tompliiMoai enc 1» crorano» on In pratiquée «JmiUirve cbtri !«« 
, k» nomeitiï «t 4'»utr«« ptupUt de I AntquLtA i«i«liqui* au OEirop^donr, 
^A Me de <# i^lume «MWtcri li>ai «oiier t riiJBleiee dea Nlj^iem, 



nvYK't oc LtiiSTOiiE nta ftaj«TOics 



|ibr Ju) ti't4i ctpBndukt pftt, eomm* bMOOOup !« pénMni, iiD)i;D»mMtt ud 
dM nUg\tft\s, pa« pJui ^'U n i«l «n Alii»é« «xcliilU«Bml ef^lnl nî uttttd' 

rfotr* JflulM Ait un* ccllcclîon dld^»: dvu« v EilM-ni^ Ifiitloirv il« U [wmm 
humain* AumÏ hdzis rauvrabba» tva li'X'uaiFaU itiklir« aui efOT*tt?*it 4%i 
|ilàLov>|>)ii«>, ii 1 hiitoifo, h la IJU*r<»tji*. « IVl Mua UuU» art formas, fiei^ 
Unt Im «irilÎBationB f\w doik loiKh*nt, b* r«h|iona pnliTu^e» roIaik d# mBi 

lani, nous amn« rvcutilJi ài* doeanfoU uq peu înooliAitriU au lïfbnU emu 
iknt peu à p«ii !«• lèôM se complHent 't «Vtli^rcnt ptr l« vi)isini£« W '«m 

Il o«t ioUr«ttiftnt ir«Qr«gi»lr«r ««U« if^fînklCH) du MuM« i>uim.«l |>arotl3iqiÉ 
Tt ODDslUuAel (|iii fivr^^w \'M, jApdU IVjrijf tfift. lin ilirij^rl««refïh0rch«A4ltl4- 
fi£«« â t'viirtcliif* i^ \'^fi i^rvpdiulértiil* <ta U rTlit[î<>tk <l^>i l4.-a cirilUaLott 
anliquf* ou orienUlr^ i^nt«niporaiD«£ ftgxqaclle* k Mut^ ot eoftMcrèt t^ 
piii|u^ taffUtoiRitol la ir^t funo proporLian Je loDDURteaU ou â« docuntMl 

ua * musA* (!*>■ rrljgioob p. M, OulntH mm*! t» i?hoiniE <ui pnmi, d« tma^n 
A juilillttr à Mtt Wm uui ut qui. OAn« tu adotinbU* coliofilon», 
mvQi tHÀCuu cEtr^atiVa nli|£ÎoU4* 

A b l^n 4li ralutno on a inséra Un programmes 4« touU4 ka 
biti-ft su bitiAfiPi riffpuifi (f « nrlglop« #i im Eilr^R -len public Utona patrouiMptt 

nlt, b h drQJi «lï c«nLcapl«T avrc tiuv ï^glLinic Mliilaction U rUTjP mnM* 
qui uat lortifl <T« fianûll^ cooliAcs par lui 1 l« It^fro fit ki nombrcqi cb4* 
coura qui >oa initUtiv» iul > r-ituA. Il u>«l qup JuaI» 1I4 mppptf r a tout tm 
t\a\ »ri prontfint. 4]ri*ll iïi>nv[«nr iklji nn «voir qtidqur rRcoiin>(Jfl«^Lnci>. 



a'4déed^ 



j 



l> Atrnrn ttuv^iiiT. *• AboiglAubv uud Zauberei. — S(uU(irl, P^"^ 
BqIw. 18W« in-» do 660 pp. Orinil f L p«itt t«il« ; illustrt. 

Ol éii<»rmp vuLuNU' Uhl â propfrmf^TiL parler un rrquiniloirfCODtrv 1*9 11110^*1 
Bpintbifs »t ui] ftpp^l & U «AKCtBA «ienlifliut^, Lt p&rtL« hi«lonq««k <|ijf 1 
jttjqu'à Ift p. 239 tfi n»tur«|l*mAnt fort irjroinpia*» iuii<Tu'«u rndy^n 3^: ^ ' 
n ni rKttilUur* là qiiA poiir monin»r lUn^iln^m «nlrA lr>q ff^ï/ln(^«■ i]ltrft*ii^^ 
^t^Tiift Al Ir'^ KiippriEtltJnri plmi ;iTirti>Tinp| : [nt uriM fil lp<i JitJl.rf>« r«piM«ni ^^ 
lie fhUfôwt ïtuflfpf^lttlion», pnr d« ignoranU ©u dr* ilnini-Rkraj«l», de pbh^^ 
métits ottlurrh. El parmi cF*tii-ai lautmir nn^it, eontoo d« joalf^ oMlî 
maniftSltUDM duo* '^imuip 'l'onifinA rkanthiv, i« n«lor« oit«»r« nmo 




fSrfên fti»LioouraiQrts 



tl» 



rpt astraux* île penontialîtéii fliLniHerrMlt««, «Ic^ 
Un poial, «Iob plu» btértMUiUi D*& malhiïurAtiioincfkl pM &Ulré l'aïUntioa 
d« M. L. : il n'a pw r«eb«rQhA d« doovmonU citr rHitloiwM «4 1« ^inn«i itt» 
fihiiMfnABM piT«hiïitiMi lUUpnthk, haiiiidmtJon. tU^) ihtft Im nun-rlrïliAta, 
Ot\ povn-«il tauïfc r«ï^nll#r un «rUin vague ilons i»?i dèllaitJonv «le moU, 
' 4*aîlliNirv peu «ooiaacdci i «tm^r àt prù»^ comme mogifi «1 reBicion. auii^ciellc» 
aa»t «MMBlto* lef iQ proniAre» po^cs. H. L. appvlla tupfntiti<t» U>u|r 
« rntvuiro -^at ti'ji pu u nïoon û'Uré tlans an^ religion tlojiD»»» ou w iroun 
•O coalMiiitJJoii am la lyifwCfftJon ad^ntinque «lu n^ndn h tia» Apoqun don- 
né* •>; M la luptfnlîlbu Val la tliéoriudout EamAicii? «alla pràliifu»^ ■slmOf/Âff, 
I ■ lonU actiOQ qil ijr* »«d #riKiii<^ <^« U «i;pfr*Ulion ou qui i'eaplîqua par d«a 
I rapTètanialiona •ap«railtl«uari «. ta maf^it n« pr^suppOM donc pas QhSMtaira- 
BtBot b orovaitf* toi étnttnf. l-^unl dortnAoi eex d^fïnitîona d« ta aijp#ritibon 
I tt liela mante, on eaLnrinA<L ivrorr comimml M. L. les disliiigunit de la i\'iit/iun 
: «t qoa ai;:biBc pour Evî rvttr^ exprassion. qu'il ennploie Tulontî^ïr?, 6e mtt^* 

De la page II à la |>Dfz« 22 on trou** quelques rvacelgncunfknifl iup«HTeîel> 

nr la tap^niÉtton H la ^lorwir^rw cljei Ei^h rt Suuvui^a >; <lti h pa^e 23 A k 

pttgtt lOli auv lu &t$»9c <!«» CbalilËnoi et son ^^veluppemenl en ïCumpo, 

Um oo4>aii*annr pitis eiai^te de» « religiOEia * t\rs aon-aiviibf^ n'eût pas pcr- 

. nii A I autaur cle plaotf dûnï r:«tt« «^ction I» chn^iirc <ur les croyvicfii ?i Iai 

Ï^iiea dct ■ MpUfiirjpnniTi * (&(!nnd4nDT^ *! rinnoiv) mait ^tl^^| ifirjï c^tm 
b» <• âuin^M v. A parlîr do la pqfi- ft'^ il a'a^il du lULifo» 1^ p44r 
J H. L. e*t f>ieu deaunicnU' 
Utn d» la lll« s^atiOQ Mt : lo ^ïpîrLtiBine nii/Iefne eL l'CleoulUiiiaï eeliii 
H IV* : lafi Amu ptfch^fiufii JlariM lii mfgu^ (riioncoe oorncne cmut d«c 
» maBHiat^; h capont4 d*obs"naljori de riionifnv: I«e( errture d'abuna- 
Ikn «l Irar inOumco (ïour U «uptrilitioa: l«a IreinVlemeDia el laur «ctiou tat- 
^u«; aai>»^il el ri^va; ta s^gniflciaiiOTi d«« rCv» H laflupffrftilxtrijr-iomnant- 
buuaina: la p4Q*Lrmlkm da nnn>aicivDi dam la cmieiRLCP j iliD^rjeia MaU 
otiquiia: Uctnoltigiv tai^ptiuo}, 

tÎTïv <c lerninc par une Inbliocrapbio trAa rlAtaîllÊB al bd boa inilft. 

A. vaa GiHiicr. 




of (frulli Afdd. rTilod bv Uio « SoiAlh AlriMA Nitire Bkm 



iî»K 



Cl livrv, «uidiî d« 3 t^t%u détaïlléei, o»t faîl euttaul au point de ru« écono- 
[■a «t K(i4] . U eit de«l^n« t orienter mreui 1m elïbrtt ot la eandutte Jm 
pebtlct ei den liltnn, and«iJA et nouTraui ImiDÎgnnla, â T^^fard dea 



121) 



nKvrE rr r, msToinr rir* MXir-TO»i* 



AHflt de il^il» dft» r«ift^i|niemfnta »ur l«s [ois flt Gouti>ni«j rl«« iAdî|iHit< 
<lAn* 1*11 hMm il nul fitil i^*AR«e)i loTif^K i<Tnprt)ntii (non imHuiti *n tnfikLi^ I 
reic0ll»rt llvf» d« M^ .ItjnoH eur 1«ii Bn-Honfra, La riliipirrti m Mt un* « l>- 

h BaUiursl, A rrmnrqLiRr quil tiVit fhh ffif-niinn iiuTIf finrl nî ■!« ruricfuiiiatca 
M df* l^ftstioa 'l'ï mia.imriK chr^tJrnn» ni cfp!i croy«:ii!P» rrliifiruR^ Haï éom, 
*!onl iï»0'*ntlfint la noTini»iflranw rTute i?l approroTirtir **îl ndVwBmftt d*« çb'*» 
ï#i]l iflflkmilBT oj*ni hriiT«li«p. Kl wla ■*« «urtoiil »nii dw CAff»* doil Mtekn 



P4UI. WtMDti.<<Ti. <- Clirl*t#iitlim and Hdll^nlsnniTl In Ehr«n 111 

cso prrrïrïtF*. 

CAtli brochitrr P<t im Vrrttr* \ pJirl ff '«nir cr>nribrvncr praaoQe^lr W 

N K«u« .ÎRbfbCchffr fiJ- <1ns k'niiiiiïichp Allnrlum, G**ihirbi» uod d^ul 
L^tlATiitiir n. r><| t;T># ^qu4ifi-, (iro4ï*« i^ ffnn^t fr^ïl». mai» p«f im h^ 
qui ctjnnuU k fnii<) It» stijfts qu'il Iraîlir. »!« rfUlionn rfntprOTtiM àf \'\ 
Tïitm« «t4u chrî*lUaifiiiieSiiu|i/AU fin du ru* ti^^lt. Vhultur l'brlr^M I 
pbiloJi>pa«t: il HÎt pir ^ifi^rHfi'?^ qu'il n'Ml pu mulil* i1« kiir rappulfr 
L'hi*loJm pfiiit irnir tnn iiiîiil* pour rintoCli^enra d» r^voliiLmn [ittêmii^j 
«Mé ilfi lu ïihiWori' firoprpmfrii A'tlPt. It (rainni«nc« dont^ pw montrer \'u 
ttnof» df« U pr^mi^rfr Hu^rutar* «^rélîenD« rédiff^ en i^nim» h«tl*titiliqiiij 
nnft Apoque OA Im Ivllf** dn mond* paf «n di^ti^rn^M «Mt* Unjrue vutl 
t>MifE«iit l«« écrito hflAnTft/qn» ffl «nllin-nt i r^ui uiifiit ini^m Vuiiàttut* 

Puii il monlr* quff l« plu» An«i*na« Ijltér^tarc chnèlitzut» s'aL «M 
lonBU litl^mirvf p^fiimliAn»* d'4pr4« «a* praprH hnsoini «I tt pn^tn» 
•dorui, in4«p«ndainm*iit d# ti filt^nlurr ]ud4a-hWl^niquff ■ jêns Ul 
4m Al'*rwvl|]udfatuiiu, mil ihv auoh d«r PotktHm ùcrh aîcht ohitt 
iFOwiSMt WH^nlrclwii hn^li^fU^t ■ (p. 3| t jii|r*flie>iL îajurta, ou mIU 
raliiw )j(li^'«1f»K4ivlz^Ti> *tl 4)'iin Ir^* lw>«ii souTtU mani VI rflK^oi. 
latïtft k noLn> «tîk uir Tinflapiir* riii Ih liitAnuurv jiid^t-iltiandTide ottl 
podiHrtntp «ur titiA p«nie d^ la premi^rii liil^^Uf^ chtét«Dne f&p, 
IMhrvux; nfHLt joiunniqTiMt Cp. ri« 84f««biB «l« i vn m^iA^r* d#^t 
tAim Puil] M «r U hri>r«iut* al*tBn<)r^n« fliPélMnov Cm foniM 
propn* aac pt*om #>:riu ebr^bectt, nous «il-il dîL *>ol »po(itn£M| 
A#11f>« d«>t LfHi«idn ^r»«ïïl*», ilvi éplim. d* « ap^K^lrp*'*- SmIc T: 



rifirrmv nriUOJift.ifTiioi^icH 



1S1 



^VMiigilM Mt Mil* 4H agïdah JuÎTe*; tes rcoupiU d« L«giici Ic^ p:i<nr» ^pL)to> 

r.fpeadinl ti U fitroii- liltfruiv fftt uo praduii populaira spODlDA*^ Het prf- 
ttiièTO^ «a— uoartM «brMifrniu*, o^lane ■kpnitte pu^^Do, matfp^ la fioUnt» 
opp««i|iM MUlr* la erfiliitlîoa }rrve9*r»maiii^. ici •erï'&in* rhrHiooa |>rin]i- 
tift a'aÏMt pv einpruuC^ ta Unfïij^ rouraut un tcnriâ ituoibr^ <l'ei;jt'i?saîu[jn 
et an npfhn,Ut\cTt%, M. \\>iïdhin(1 ri r»«Elu*i allriburr & rb^llhiiKiim, por~ 
cS«MU« k pbiloici'bift jii<I*a.aJp«iadriA«, la fOnoApUou Ju Logos jobanniqur. 

EnUv U p^ri<H« primitlie He la Ifti^rtitnt-f chr'Iffrnv «f Clament it'ATrxan* 

h»i4»t vubni^gM «coa Fm Holi ilf> l httl«niflme ivnorùlifU, ut omMaKrt 4>*r' 
n^rr k nnpari 4» b intiliiiûn» rn le aAntliionnt iinr r*^!)* Hf fnï et d» liirf** 
^Mii«. PufB. tanilïn Jiui rj>nfrvur if rr lu )ieii^«f irrofan* ouiiLfaufl k r^jeuff àattit 
\\u «hr^ttf-nnr, iit<p «^iUr H feroïc- A Aleiandrin ii<ii, boui en aooopUot I m- 
^ PKI«> trxitltioQ, pr^Mnd Mdoilitr li Tt>i ohr»li4niifi anv U s«ieniv 
|i##l démolit n^r Varir ^r Tauir». M. U^ndUml îafl rf»«ortirltritbmnif»iu 
taftUl (U Clfc»viit H <IX>ti|r^ii8. CV)t ^'i mon iiU h giciikure i^artie itr 
tt 44<mUI>9<i- L'b<llrrii>ine iMroblr v^ï^oru pur U c\iti9\ilni3ma^ otau» prr> r/.i- 

"- Wmd:Bn«l * mrl d* Hirr '^ui? mLIc hrillanl? allUrt^ri* rtt épuif^L- avm Ori* 
**«<- C MbEic les sr*rïd> docUur» el l«aKf»ad* èi^rïmn» en J'GfliM |£r«0|J9 
Jn ir* n*<lc. 1« Basrrr. I« lirtROW d« Nuiantr. U« Gtrfifçoirt de >;»«, qui 



A4>tl«c|HtwiilftnvifT«HfT*itiijin4im(}i»,«^.V'tE.ii';]» - J.omirPi.C.J Cny, 

^*a uil quE b <f u^ïtion d^ l'orîfrlnr «L lîe Ift inuiu«ll« fT#p«ndnnrod««tfpfûi)nt 
■^•^f» de U Bitfe nt de^iin» lunjrtvtnpa i:oalruv*?r*^. En ce q^ii concprnï» 

• ^«^vtTflii Tcr>tAm«rit il ni hoc* dr di>i>u 'luw lei è^IlM» dfl Sjrrie oui ci tri*» 
(«TdidCDFbt un* AiJiIjovj d^*! «f^n^il» " tnM^i '^ t^'ort-i-^flr? hirrdonL«ûC,qui 

* *l^t*MreettoM mi*' \r jw^fi-naruïi dw TaiÎM ■wi-inul on tmdjjction ^) car 
*p****Oo tiu flTauxiE» ' ifpaiia-LtuittonDaiprit<irmamène »uiïie Ip telle dt 
"^^lUf *TVk|pHM«i l>* ci^ i^VAQKi[«e t «^irtÏA «^ nom conimiMon» Aujour- 

^•'^ lu ^*ai. fîU l*>i. par M*' Uwift, a oHI« qui pbI reu^rmii- d«iM U rul- 

^ ^wviooiiMaft* «l Là ji^ntilk|u« lonl meonCaïUblam^^Dl anlirieurev 1 



ISS 



^£ LHiSTorae on iwLiaroN!! 



h Pwcèhlo ; «A n'm pu d'toMrd tw &» rtppoft qu'*K9« ont «Hrt tfta; I 
Ml TnfHnnïilihUqu*>»nMMnthid*p«in(1anii>il'urMi dprauitP*t^D«Utiniifw 
rtpréwite un cri^lntl ^rec plu* «nmn. (Mnt ù h P«*cbtUo ^u1 ^«rtlt Iftv 
lino rénaion de h Biiiftllrrpie, en la rr^rdaîL cotnmc uiUrîeura lui it* sUdt, 
pUM <|U*OD «doetiftji tr*:: g«n6r& Menant qui^ »mt Efbr«n (in«ft «o 3n)li 
«onniiJtutt«t1« cilflil courïiumeiiL UnedïtnculiéMpMiant,d*<rfttr»fatil«M^. 
MMailirétgmW. Lv tMo^rsphe de Pnbboirla, #ti^u« d'ËdWM {lll-t^S^.ftp- 
tnvtJîa 1 uao vprnioii du KouïeauTciUmftit, SJ la v^r»!!» iimiolli? Jlait t^nn 
t^u V t\»c\é l9 t^intmanm, oomount »c raîiojt-J au* niât fipiiram MifJvgil 
Ift PMchitlof C'mi nnitn A\ftimhé qt^ M, Bdttltl vl^nt île r^tAiirlr*. TjdiflK 
dr* câtf Ipi mnnuîiCTiUrtefilact I» vditiani, dmiti Ir^'^mvl» Irt textes ootf* 
#lr« moiba^i cl «onforméa pw 1m co^ifittau Uxi« Vt(4rl,il a rccbordM dm 
|t« m«t, inUrîAurt t rii]iijii<m«, le» oiliuion« «!« ËvtngitM rwiEmftf 
dihi \n ourn^a aulFi^^rii^jiiM di« «ainl i:|>hr»m. Or, «ur 4^ dUtianf, M 
seulatuonl tODlcoiitoriïieal b p4*)cZij|l[7. L^ curiduïîuu qui Mmtde a'mpftttr 
rsl ^U0 Mînt £phr«ia ne >e lenw'l pa> de celte v^nisn. DH lor* 3irt 
p«fttitle qu'elle eoiE r<DUirfe de lULbouia: cl il Tuitl fn fixer l'on^ne «u eea- 
UAnoeiMDI d(j T* fk^le. C»>tie coiwltjiion doiWLe i»'ïppFi<^er « ti>ul )' >faM^ 
TMU TmI'i^aiiI au ^in> r*«tr*lnti* duj £TBAyl[*aï C'hI db qi>» If. B. 
poufr&it naui 4f prendre en coMUcmut une étudr 8uw eonidrncieatf m 
âtfitivns tfvesilfs l^pltrci, u IcuteTeie les monutcrit» iCy prAlcnt, 

ir M<r4il même tri» dAstftkIe qut IHudr fCl ippJiiu^a tut ?JI«tiûfti de :*k%* 
âtn T«ftU:iienl. S'it ^UU pitunré ^»a e^tn-fi ne loni p«« confarat** ft U Pe» 
cliitlu, Ift tb4if de Al- B ta nKerreil une ncxiTetle K dé6ailiie OMfirK.iUeo. 

J. 8. Chabot. 



Joit. JhljcaACt. Sawi», — Dot Wardapvt Ei&ik vob Kolb * Wldar dfi 

SAMb*- Auid«ci Armrnifirli'n itVrsHri anJ tait Ejnli4ilt)n|:. lbliaJtMÎ<£«^ 
sichUu uni Anmerkungn wnehea. — Vintpe. MecbkbariUvn-CuBf^ 
ftUo». tUOXlB^. i-StOp. 

Kirdk de Koti^ frtqntde Bâi^v^r&Bd. ■pfitni«nt& b pléitde dei liftdv- 
Iran wènieni du ** mkk. 11 «tadîm i fidene ti à Opanoe «t >e left^ 
«ftttrt 4m l4Ag«M freoqw, symige «4 pen*. U eot^bort i U Intet^ 4* 
■nftAftmi de la lïiUf, ««rfwil de lAaeîM JmMmmt. La ebhvtiaaitiBe aiA^ 
p«> «more pnA>BiUa«at entaei»* chiv ie< AnD«^«B«, el IM 4<xirioM Mi^ 
tl^Mft tafalkoaiftat de toutn parti r&c*B** 'TAnnfniii. Cnt ftlon iju'&tit 
^vit, pow prtoiNiif ••> cûRtîirfOnaftJm «oQtrt ht doo^ec qai faea*(4il ^ 
fW »ai>HBle, eob Irvre ifiUial* : lU/WlatW ^n sctIm, L'ôona^ Ml di^' ** 
fmn pfH^ : court k« tMiee p^^wo^ : Mam U nhgtom d^ F>nf - 
«Mfi U deettw da» phtbagphaa ffrees; ooMn IJ i coe » , 



"vftTicf^ KifiuocHAHiroi;» 



IS3 



Le tule â4lé édiU plasicurs fei«, iur uo oiAQuicrit ^gïfiAl uaSi|ue, iJgr* A 
ïi&jn«. C«« 4Jfl4naU> cdUiûns tat\i plut ou raoïntt huiivMCt \c fdl 4tai; 
d'MlUal plut rtgrtIUblo qu* L« »al D&nmcnl viîdiani nxûi Ait^htu nffié- 

à priîie, on ftuooniM 1& 4#couTvrtp, ijani la blblioLb^qua d'EtotiDiadiifi, rfa ma- 
a«»crit 4* Smjmitf, Il ? d don^ heu dft ev Hjooir <!« MIL* dé«ut<«ft#, p^>cilv■- 
ttw«i > j ««mont «Il Ud MMMihnriH«M d* Viftrit* «Mit «ur U point dt doini«r 
bub rf^dUton itt I'vutt» dTEnik. 

dttfitloo précédée d Vu «* introduction bibli^fraphîi^u» ci>mplHe ^v'^n nfr SAurail 
lr«p reoonuiUid^r. 1^ tmdu«lïon»l Mmele: ruienund m pffle idnirftMBinvnt 
Ami4r« l'ftnnAnlfn M il j n hvu <?# I«tifir M. S. i1«» r*tiiHltni1» d* »h vcnloo, 
An pvïnl dit vii« tdrniïflc|u», rnuTtu^ r)« M. S. vCiï p[>Knft 4 (Vu« jlIuh abon- 
dàOlMbl f*«rtu dft DOlo î^de commtraUirer BLDtk B*e n«n invroi^; il a 
|>u«4paijT ■AconplUtlon 4dfB vourcei diffrae», un* Ira noBOi«r; t\ii\ été 
Vmvm à'im »Ttni i^ fM indiquer, dant la tn«iiura dtL pOHÎbJ* n&TunUeiaeat, 
Ol tr^Vtll s du raitr Hf. fiLl en junifl pur ïr P. Tir. Ktifluikiu-. q\ii a relfoufè 
4m Bcnik dc« puiiage« InxtUfb du Ili^i f«i ovnï^cfsv da Uvtbodiudd'Oirai- 
piB«Ca ooaliouADl rmvoslijralioit ftan p eo fiwit, M. ^- ftunùl plu» fcti <puvr« 
dtMtttlutarûE iwidu dnvnnla^ vf rrioe ÀThiiloIrA Ht la Ihtohi^. 

M' ff> ftombl* AToir 'tIi* t <St«tH» ri^ Irail'r un point pnniinnl xHn iiripfrf* 
Uat tlani U tïjéolojcir tty&iûlif : la di11rTf*r]eff vnire )r rtHl de U nai«aan«v tlttr- 
«ud «4 d'AFiriman cbri RuiîJk Pt c^ra ËlisAe. Dana l>tT>4>i# d*Bimlt. 0<iuut4 
il AkriBaa tofUnI d« teiii J'un^ tfmiM ; ohn tCliv^^ i(« nnUt#nt diraoUooiU 
d» Zrtaii kii'»icri«. C« font dt-ui flourc»* dimr«niM qti'^ni uiiliu»* let d#ux 
ècrimn* umiatem. Camm« l'jidAnionLrr Cnrrlfir', tavanlon d'SiolIr rapp»illi 
odie de Tanleur «friaquv Bar Koiinl. Ctiri tHitéf^ lu contrsln?, on rclnuvt le 
pM«t|f« de 1%dodore de UopsaetUr rfilaUr & oK ^tfnvfuanu U M<m1j0qu«M. fl. 
n**M pM MitI lomt E'tmprtJinAf de \n quettÉOn, ei lurtâïit qu'il n'ait pat 
iàmâtà k mvAr\M. 

Oooiqv'tl m Mit, roumKf de M, S, e»L di^ne «JVIofei ; il ourque un r^\ pro- 
pH mm Ik imduction du roi^me auKur par L? VuTlanl de FlenraJ ; de plus ï\ 
«t le prtolerd^an* b^« rjuv i« ^ro(Jg» d'pdttfir la ooii^gillon det AMchi- 
Itaridu de Vienn*. donnctnl É U kth U li'il' flnii4n~i«n ^ ]« irtdui^tinn aM«' 
vend*. 

P. HAflLn. 



121 



Mvcnc Dit 



WltWiLH OHtrftT ^ Zut Ptkinfar Votkiknfid« (K^mifflifl)' Uhum r% 
Btirimi Vtrô\tii^\ii\'iàmngva am d^w kOm^ijcii«n Mub«ucd fur VDflbfvkuadi : 
Vil Band. t-4 H^ft. — B-rlic, W. 5p«maD. 1001 L ïik-4* Ja t<0 *^ H» 

P«n'faril un «^joar iiiill & fiiiti P^klnir da 1897 i 1808, M. Gmbetr^ 

una «oLJi^fiUoP flFinogr&pbiqu'* dt^ JonuruHJiU rfliUifnaïuuMf» pCpullJff«iUu 
cnpiUlo. Li> liTT» qu'il nou4 prA«»)ntA «tl ua^tjnl» mArFotlkiiflAauntbi^niofiVW 
qui coui iMcrit ttt rrtus riplïqim fnii URagM. I)ftn« upa prcmiera pftHiiL 
U> Grtibff ètiidifî h* coulunif;» 'rlatîic» aui troi» rrffneiiKnU piincipftm Al b 
«le des ladtiidiia : 1& nuipRunc^, Jt rnariaRo, lu mon. Pui». BOrlant du ««ittt h 
Ib ramJla pour oontidorof 1«» fOLii», il 4nunèr« lei prineipiles W«t publiquv 
rinouidrinne piiiir P*kin|f l'Aquivuknl d« Touvra^iltM. DeGrooLsiir [fslha 
nnuu«il» A Emoiii (Ainoy), £»nn^ it t;t4(aia« Ica r^iOuiauncai poptilijrrs « 
naui parl« de» ob«iileurs, ohEiEiL«u»ca «l <^oiilcur» ambulAHU, des tA>upf4 f* 
jongkurï W de» thMlt^B, llhp* a*M* d» djx irrondts planche» rvprMroUat dd 
moflftloiï éff hrndpri»>4 iprrninn \ rMtvriK* ^^ ■"''^ ^'>*" '"'" ycm pJutst^nra >ptB^ 
mcnsdn riplLa ^jrnhalitjLJi! «pA^uk t}ii\ i^Kprimc des nrvx de bonhMir porb 
IIjîur*bion d'objcU «onorcls oyaat un scha di- converlïiin, 

Jl L«rftji à peu pr^B impt^BtihTe d'ana]yG«rc« vaut* rf^peftdr* d« bïtc qy 
lôM Oot Ifttir imparTnii^4^. Ji* m? Tit^rrifimi i «I^daW f^UflqiiM-ua* dfi ponb 
qaî oot le plua tii^tfujvnt iiUir^ mon altrahon. 

On ne wurvil mnaqurr d>tre frappa, on liflAQl cfti IWAO. 4^ I& p1»!« «o*>^ 
darobL« que tjonl lej«u de ruai^daiia tetsup^rttitbnapopulairei^ PresqoatW 
les prêMFitt qu'on f;iil A unt^ ntiirvnfl» ^p^^usi oti A un jaun» Aafant enl HM 
sijfnincMioii ucL^r, cai le iiem de la cliono ofTi^rtn \ poui Lomopliooe an aol 
quj eiprjirjc un xouhiLit. Unp ktnn\G ne doit pai >'&bflent«r do la maîaaa tarrpi- 
giLle le Mptiemt jaiir du rJnqruAfoa moit (rf*! p^u M'ou) ; en «CTet, aï ±i mtf 
U'i « Ttcpt •. onsubïtlilun le mai la'i « fpmmn d. on oLitieni iVfprMiion fDTWfl» 
tcfi'iiu (tH ■ répudier ï:i ffmiDp » (p, Tiy Lp pn-^Eiiiitr jGur iJAJ'Anon n« pronon- 
oera «uounD parole compart&nl unn idfto d^.^ inniheur; ai UD usleatUa aacatfCj 
nu h^u dfl dtrn loui iiTiimQrit qit'il e«l tiriii^ en dm teei met p'inç ngAH* 
Iff UioLmfi lijfnifianL, il «ni vrai, n hriiii^ a, nmii nyant pour ^ijuiTM^eat la im( 
MWi II uinAa ■, «11 aorlQ qij« ta pbrïiie «uLire «ifçnîne >• que, d'jianfa eu auaer, 
voutJoui«aiAid# fft pKLiiet de 1& tranqudttU <' \\k \h). C'o«t celle iDâme cons- 
tante du t^Iju* fli du ^nle^bour tjuîdgnnA luini d^tRnoEei chtnoii un upad^ 
d^iionciïrlc robierirattu r non provenu ; itinempitil nl]prcli*mll-un une expiienin 

Partni bu fioounir<nte n|jp^)rLr£ p»r M. (jrul>i^, un du pluv curi«ui me pt- 
rail Aire \c pnnlIiMn pnpnluir^ r^hlnouqui na rnirtf>r»in,| pa» (neifji da c^ni divi- 
nlt^B gTEjBïi<^rcn>cnl rcpré«cDin i >or Aulûi^t du fuiiLlioi de papier mincp ^p. Ij^ 
^>?). La, pi?U«uv«nt s4ie ^ rALc ÇibyaiDunirMoitrviya d MuidiniylvMka, eooui 



itto» 4o twîfiM* — le» AiicioQn«* dirlDÎUd nnlurivte» cJiiTrvi««j Irlltfl «tue le 
G*l ciUTccno, le dtou du l4Daerr«clL« dAeftMdcr r^air, lotnallrce du veal 
»l lie Lt plai», ' puU iaat ï&a hamm^i cUvinti^^f, Confuûtuc dt ««I prîncrpaux 
^iwipln, Lou Prm. pulton FJi»Kihiirfir<itiefi, K'jûh.W, cIjdu iIb la guérie i — 
TiïUà #iio«fc l«4 ditinrlè» du eu^oc» aux f itmon» Wlke «ju* JT^d-Jinu, — U 
dLTitiit4il*lUirV(ju] pf4«iiJB& UdMlinrc H^chaoun,^ kdinjiiU'Ju Taî-chan. 
EiwQUl^t niftiA daroriani; «l, ft n^ttU'Ie en cti»ux itlimlPM » |>ri?K» loul« 
ua^fcMiledepai)MnG«wiï>LidiiÊn'4i^[)i ii«>ojit ^mui-éirir pHii lft»aioj[iivi:Eii'ïrdi-'ï : 
\p dJ«o Jm dkwni. ovlui dif> bccufi eL ccEm rSeï» cbe^ux; U dcfsftc d« Icl potUo 
VÉfol* H cfUt if« Ib so»rt»|in«> cHfô qui |:u<^rit )vh inrvux dea v^iu, eailo f|UJ 
4![np^f b« lu Ibîi dM iii«r«M lï? unr «l wLlv qui v^lll» A ca qui Im peut* «nrRnri 
iw Uivbcot pft0 du lit^ Itieu nv pnul mieux tvra comjire;tdrB Tèiat roU^euK ac* 
>twi ik «oomuo peuple qu« ooi citraordiuûro rendot-vou» do touUa loi 
tftftftCM f^ui neont pro'îuit** «n Cbiti» d«puic l'inllqullé ju^qu'i nonjoun 

Li partifl da livrtr dn M. iinitw n»i 1^^'* d«i IhOâtraii ail tatUÂuemani une 
deâ nctlleurc* cot^lrtbutiou» <jui aîeni^ Apporléoa juiqu'icî & U coDU&iM&nco 
ik «» »u;«t auilo pdrl vei n« Iraur^ruil cette abondoucu da dtUiLfl sur r^r^ftnw 
••1*00 <l(tt diiervi lroup<^* d'doUur^ «l <ur Jeâ o&r&jjUnfLiquei d» prutcifiAni 
rtt«i : Tui&Jytf^ rit* iltx>buit draniFS vu cauMivê »ou» rcocird queUi^s mal «u- 
juvrd'bui l<e pif«fl las plus cii fmrur niipreA du puMic d« 1« capJUEC' 

L'cnrvn^ d« M. Grube [r«<il pju imporlant ij^ubnonl par !& quantité de 
Uitf qrï 1I0UB révèle; it<bl dig^io uuahi d'Ain? l<,>ij^ \Kn)r |« miHh\fdt dont il 
t'Ulipin. A 'i<jeti]a^ nivt «xr^ptidnA pr^^^ «t M. Ve. iitaoi on fil imn de* 
^IcM illnaires, lMfriuoloi;ua» u'out po »iudié jusqu'ici d'uiie uuaJAre vcî^dU 
Aquo I& Chiaf ni^icnjo; d» ODt nvi^if^yi ne «jul ':lAil .loua Icurn v«ux toi^mes <iL 
• mL p«s «fcvet pMcquÀ l'ubMirvaLiou diriKilo de» liotumet et d«e eb^ee^, Pe^f 
i|«e MUA Uiicrv^tioii eoU IrucluouM, d faut iiu'elli* toit patientA ei nppmrondie 
ri i|o'«1l* D'âfSimfl riiîtL itAtii Hpputlvr l'u iiidoie teutp* W picuic# do >on dirt , 
A'mtln pvl, do&s l'ecK^rinri neapirr «hirtoii il oonvicni d'ioetituer une eéne 
d'iiaquHe« lucftLa» «l d« iroeCifir jAr m-inographi^e, ««r rr f^u^ ett vrsi «ii un 
Uftf p«al fi« fhU l'^Lrti d&nt un aulfi^ La ir%fiit\ dit M (ifube, btcn deiimiie 
d4iu MCI domaini;, nourri d« fâiU pf^ciA «t Tondâ tur des dooutoeate i^Ie, esl 
un «K'filUtt Bpocioinu de le m^thodr yiouvclle «^ui »ule poul faire prcgressar 
fluUe c^nautteïDce d« I» Krciùie chmoi». 



Aa4-)<ilb LeH'>r-B«utJKt]. «* L«t doctriaes de hAio* ^ Péri», Calmenu» 
là^l 1 Tu)< Lo-U de m cl 30tf pegcs. l^fO^. 

L«« « dMiIri»» de baiee >, ce «oai rinEitemLUecni, realiproteeleaiivcoe «i 
pBQtKttrMilwBe, U. AtMAolc L«o)*6««ulifii lee a dtiauneéfe coume mutant 



1&« 



m VITE its L QtSTCrl^E K» Altl&IONS 



i.l~4jiii»mi» do ia Fnnco (Uaa uil« vAnc d« coalèrcnos» pconODcAe* & TEmU 4m 
FfAutes Ëtudfs ncinlvi ol publiïM fiar tn SnAnriïî poK^;irt H ^Oér^fu Ci 
conf£rQUC00. Qompl^léfla aur «quelques poiiiU, rortoojiL la plus gnode pulilJl 
livre iiuo nouB uriDonQona Jd> A proprucattnt p&cl«r il □« rqntre pudiM b» 
ictgorÎA de c«ux qut ifoivvnl AI» Atudiâ» <lfrn» ««Uo Antif. N4U« n'^Totift pu i 
jnlrrvflmf à^i\A Ins pci1f(nif[<iefl r^onieinponloPfl. L*ouTrM^ed«U. AutokLvtf^- 
Bcttutiou ïPm un jour uri fTucuui^ikl tnti'irefiMnt dfî nnln hîsloûv fdtgicKr 
pr^âfinto; ce ii'«st paa ^ctucUcmniit ucc ôtiidc bbtorîquc. C«at wiBOblatif^ 
Q«r«ux f^l&idoycfr en faveur d«U tolvrarjcu El de U pleiiiv liberté ipirils*^. 

Maît raulnur pr«ind W cho<Mt d'asd» htul vl l^mnl^DB lu^n^me d'un*»- 
bertfi d*»pril cl d'une ToyaaL'j cuiLflt:mitci4.'uatj ttA>i;t lar^j» du cd» in«liàrc#, pM 
ifuo noufi pubaioRf. uni manquer A lu n^ulr^ltl^ qui doit r««l«r uoLn ri|ll, 
«ignakr kod outn \ DCt» looUuri eomuo uaa d«i ^lad*» In plt» céh*<M>di 
9b g«n^^«^ dcE tnn<kni^ri« rrdiJKlv^s<|ul «nlrnln^nE Riiji)unl'biii un«nût«bl*pulil 
(Iq U ptKitilâ FrancaiAc. Un pui»anl ëuuÛIi? de iibi^tïUaiui; iiDÎine cc« P4ftt. 
As^arement «ur L«ucoiJp de peiatâ on pournit iisculcr avec rialeoi. MJS 
tuoan drr« ^^rfruairoK quM srttique no «Buruil Im fc^rooher uno pftrvk v>*- 
loniû ou maîvt-KUnir. 

Aui coarcircacsK d<î l'Flculfï iIbs HauUs IDEi^iIvv »ooU1a# M. Aaatole Lsra^ 
BeaaliciLi ai^oliU une étu'l<ï alif Ina irrnnds cour&oU d« U poUt^uo ^'Vitcvi^ 
rnÎQc qui b paru dint b Kcvtftf il«ii Aruuf d ou il r«ahi!r«h« Im cauMt d« k 
rflcru<teAC«no«, Qh«t nuus. ds T^prll <[« (fclA el «J'inlolArflncf:. 11 « pa uaî 
làirti unfl pUcu datta »uu tivrv &u socïiitivwQ itui, uu ^l<>fiGKiit U lutU âtf 
oliEidt», lui pAfBÎt nolror cgalfimctiL d&as Je« « doclfina» de liua« »< Dd at- 
mont qu'il DljLrniM&tt ^inai to c4;fro d« coLta publidUÎOD u dftLon dit lifliM 
if *i '< iruis inlt » rjiil nniiihaiH dnui l« tirro mi>ni« U\ïz% prinûpM d'eidunuait 
il y «rirajl paul-^lr^; %tx lieu AffAUmciit di ccniAcroi' uu cho^iilfc ajul dooUiu^ 
autra« quo I* ActoielJKmiï, ifuî pftf leur condamnation abaolae de U liberté «pM' 
t^jello cl reli^iruM, ni? Dont pas mouiD at^IUAivo» m noiiid ralrjl^nmtetf, partNl 
où diet p^'fji'ODt s'tJnriDr^r inléi^rsivmi^nt, i;ue l^n lenducft oonir« l«^«l>l 
M. Lcroy<BfHulieti •6it\rftv> n ju»(e iiU^. W y 4 U unir hicuno Acoinld«r. 

D&u» raideur i i;<)<aLjiiUre ['eaprtt soctelra et L'inlolfinnce it oinvitol umi 
do no pua là;t«or riraprn«M4>n que «Oi Uobcuscs dis^pocEliout loioD; uo oiaI p*^ 
tionUvj' JA notre époque et k noire toel4l6 fnac^LLJC aonLerapor^rDo. lUUjî «If* 
«nnt dff Uiux te» li?mp» et rIIi?« MWiHSrni, padom 1 prvpov de qucMJom fift- 
n^ntoi, danï lu plupart des pap qui uoiia envirutiQvnl. On 30 repdrùl h pffH 
GOupablQ d^xngâralioii eu diBunt quii ILoLUDA «et Aall]tcUo1:n(^nt irilofânot. Lj 
tcdonaee «t le froll d» U htule culture «l calb-eL n'est eneore i'«pftr,a|ïfl qci 
d'une peiite Atil^. TrAvullLiT ù U r'^puruTre, r'esE ert tiïus et? une o^iivra anl- 
IfîUlfl el M, Aualcile ti^njy B«aut]^u vti dï ceux t^ui ont £t<;um liv iiH0Mn[ 
tiuee i nel/e recoll^■i^o&ûce en e'y cotuacrunl sau» tellobe^ 



CHRONIQUE 



rRJVNCE 



à Partt, kfint «U wUirrtA k profltBPf tin courg llbr« 1 l'Ë^Jo d«« 
tdM, Mctian d« tfInnrJK rtligtoatotH (inni*nt VkhD4« «cclnr» 1901- 
k l« Folk>l«ire tm1kanTqit« t\iuMi %r>* rvUlbtis sr«c U my1hi>1f>):îe «U^ 
^ciblj^ diai U *i R4T1I0 i9« ï^ynUifaoc Uiabrique * oU «n tlfa£c k pari, 

yfwEr; if ivont-roiYi Instmli par 1>i|>(tî«rivft du iièc]«p»M#, où Uat 

is* où leur» DoosUoeUurt Viai*4C^n*Tcni «toir 4Urè un idiOcc «léH- 
Iwv &Mn6ikn ne u lu»c PA5 ontr«ln(tr pu Técah dijour, tecoU 
k^u* 91 rolkloTiquA, L upliJ|a«r touU Ift Ug«ad0, Uai I«h mrihDC, 
trmAjlKint, pur Afit. iurrlvuim» ila la cIvînNHtlan primîlîtii dtni (ar 
lllsdèTttoppbt)». nif«iniaiJ«i;uf-ri>n bdue Aawi,ilKisr«ipUaLlHUi de 
tltfiUoanttb. !« p«n d« riuttjïirifttioD popuUiro. tir^atc. crÀntriff, 
|r des MEilimcnU 0U| ti Ton v«vl, par do» iriELiadi liuoiAiiia. En 
)hM» n r^riamo que U pnycholo^iv popiiUïn* soft iifp«1A« t U i«»- 
M Umflfatrhj^i^ contfttrriB «l ItfTjIk-liiLv, Amiu U foulo ul ptrUnt ni 
urlM 4 rticTCf et i |[lor»II':r l^^s plu» faibles. Ic4 plua m4pri>«». u Ea 
|««tte Ictid&nc* à doanor un» comp^nenlion i^i^tlo aux LuAg^iit^H do 
1, 1« plu« J«uni> d«» infiflU I «ap-ïrl» sur »a« iin«« ptr l'uitdJ%M*<, 
jpe pftr ion nourtgn; la rtts ou la fritm eùUl pH UujDur* Ift pJu» hsu- 
I ^e pl«< Tiijllul; U ft ub l »w»c plijrwiu» MrTW p«r nnlfiUJj^DDM 
p tooïUaoïe&l «1« U fore* bntalft ^ ThoBBi m nàiii|ufl j«ui«i« de 
|MMMtrwHl«ajtteAU «(p. 12], fit dus iu«*6r« d'ocvo^la 

|r A0US SKMkln r»»pri| dotninânl II uiktii>r«, U «upAnohU cnartlff d«« 
fe^lniDOit M réf*]>ui cboi d<u Km«'î'2pparriit:flddbJ£nu tarariDH. 
inooi A («BMr ^"ïl dit Ttiî. Nou» crt^fiDi'D» ccpcjidant ^im. «ftna 
tfttMf riwpdiirtiam Ivta juM« m favovr de Titudc p«r^otes>4uc 
k« baWMOOp Ifttf ftAfittflèe, U. ln*n S4M«a n« i»rt d«aiD4 pv 
tap«lMa f<>p Aodtfnft, quAO-l II tttrib«>» t nmiftoftiioD popiikm. 
Lmf Im CbAoM ardiaairB« df« »aU9, d«i t>*4«i d'iMdn muai £u- 
k» iniUci «I k> wlptitév qup ikn» bcaucaiv d« cMli» 



138 



BLVUK fiC LntfctOlU DiS ULlûlO^b 



dot êirea (T^ppàTtndc débile ou inÛfnte l'tcnporUfit mr d'autro*, tm •pp«nttet 
booaooup plus pÛEvinUÏ ^« fnul il po» Toir djin* oe iraiL ti gitfl*nt, «ttl k 
fMuïlal d\<fMT|eil]e eipèn«b^f hum>Tn« all«sUnl1aftup4rioriT^rl# nnutOljiM 
ou dv la ruMAUf la Forctf bruLAKfr>Ji utia mHmr««utJon dv«poiinMf«Biafii^i0 
doQt HibtfiiuLioD popuTnirc rti prodifut, wi tnàn diM bwa des f4sc>t 
«tnplo hpptiiïiLuo do Hnitmcl dramilkHiu» d* Cbonse, «iul lu pocU a ««K' 
ttj«rTMeoPtrm«« pourffApp«<rd;i7tnL:i^ l^vprild«>«KaudUei>rcTCotit«taj»- 
QDatde pow9rUqur«tjuu, La mon]«, Uiutauauiiiacif que iiouamUndinitu- 
jourd'liifi pur \h, uoua aernltltt bhïlcr eu giiièral par «Dii aliMQca «Utt> Im Of- 
th«a «C Im ainii4t du roIlt-Tcre. 

M. S^jnUQ «a pfûpo«0 dn porior tout i.p4oiâleiu*nt a«« atTortt «or Ua Mlt- 
itori!* populaires que l'on pcuc. (tr^ça^or rir la titutratiin? i-laialQun «ntiqs». « Lu 
« itoIm oficiiUJiïLc «i a;jliiropdo^ic}uc, dil-il p. '2^\ h'Ac<tuiront cbacunatt 
« méfite înconkACablo la prcmièrt, celui d'aroîr. cû foiaaat recudilir da tw» 
c bretrnt \«raiODi ei r^naul^f de oonki ;>[>|>ulair«i| donu^tcn fiaqsi oojMant 
« rOrtriil, un nuuv«l *1&a au i^l» auuMvF par 1» put««aiii* inîtiaiive dea tttm 
« Oriuiiij ; la mcuuiJv» ctljj d avuir pruvuqué hue «niju^lo aiiolu^e diec Im 
■ pcupka aauTUgea, UaiEJuaqu'à pf^jcni oa a com^^AiotMcl n^lifè la «Aa* 
• r«abcrvb«daB»ru,tJqulté >>. Ul«np«f«, daiKBuraJm-niftnd «# €|a'il yxik 
Uti^t atitufii darm c^U>' KiArriiuri, x^t r.ip|jddut Lu iraram da II. Kru#f. i^i^*- 
L<f4il M jiia^>UftLc Chilien de raur4iji«f « «lia o Lé|^ude<lQ Peraèe kdo U.ân;- 
nty Hariland. Sout c«« r««erve«»r] obacrvalioii na koU |iaa oaoioa jutfte du» 
]*en*embte. M. Luar« ^inèsj^ A la tait phiLoJogu« et hiRlonan, lomitiiftH 
avflo U liitéraUiiv iJUputiLtr» do THuiope onr.iiiAlt niuimvf avpL* !■ Itil^ralvra «I' 
Uque filaaaiqur, cïL bien qudiliê puiir aalccprcudra T^iuire lionL il fv( ai ta 
rte«irUr la poc^iilv- Mua il ne aauruil bc dietioiuicr ^u^ c'eai ua Uarul 
l«i^-ue taleiQa» 



Nous arvoa re;j dejjx ftludct. d'ortf-iuf: bien diverse, doQl Lfs auicii 
prDpoQoni d'e2piit|UBr, par dci rappra^iiemchU av«c iet «ipAnonoet de ^ 
dacmc m'tûttuv mr !» cnaUdrc» n^^rTtuiFi, Ipi miridna 6^ |fu«riicin ail 
k Jesun |Mf Ict Éf AUgilee, L'uiiv, Id pluA auturiace au poinl dn vue iM^iïntîfll 
a paru dana la ^ (Urue H^ancbo '>, du 16 juin «t du 1" jutliel, soua te 
i/i> ciiftj mirinui.'uaft U* J4su$ fU Nai,ifti/t. L'uuieiif, la U" VJmrtn 
.Sirtjf/, P4l profeaMur A l'i^-colrt dn pnyijhoJogtfl ili? pArir» ei pîa» vcre* dan» 
•cionee pd/dij-pljyiioloe^quB <iuc daa!i]aeritiquobUlfri«(ij^jd«> lexirs. L*»**^ 
rai uue ajtaple tbiv» d'ï b&et:47aur4iiL en theub^e prA«oihl4« A la Faculté 

[Cabor<> Etppnm^rîi* Ooii^AJaTLl, U)û2). UveuL utifiuxpuMrinuH aileneolft f'^ 
lie bi^inrKfUc di* wiXia iliisiti relative a la dcmouulogic dana i'antiquiU. Ce n*^^ 
d'aJllaun, qu'une iaUoducti^a nue lauteur aurtul pu ajpprjmcr avec arviL^i 



[ 



cmonT^rt 



13» 



rfoui tB dirau ulâPt ûé la pluf^n d*t «MCftioris biatoriquvt du D* BbuA- 
Sab^U, cenoM pir «mopl» lon^ult pr^tmlt commf um i«riM acqubf dts 
d^cUntioft» UCm ^a« c«JI»-à : - On Mit tptt m dxirine fodit ilf Jèfiw ou, 
e^nint Mrii Ituuur : &Mbo(i] Mt «o grtnd« pûttb ««igtttira et Tlnd*, doit 
" le> fogb^f fttuMï^mi J»9qu>n Jud«tt «t mlcp* jasqu'4 JUciiodrù H Ji^* 
« qu'l Bgoc. Or. il wmbkf «^ull ^« lojt prûduil rianï Iti prunim taupe 4» 
« ehnoûutùinc uk coaCuiioa d« uva^s «ntrr Krialaa «t le CbriftOft. AitU' 
' t'expZiquerûl ^mi k« prodi^ d« l'uTiâioul ^t«fiipparl^fl« Taulro *;p, 380}» 
C^ fat fMfUif panli irHt^cacoal ft cantUUr, c'otl j« but qu« d«ut tul«ur( 
i difinjHU^ l'ao dwgph d« JuleeSonty (dr ^iuJ d< la rrillr), pour iiii lffi< 
i« élAil attnal do d^^bJrotoeace mrataJe «rec iDàni« d» KmuduuM, H 
ruti* qn pftrio do Nom^S^igo^ur J/r«us-ChriM oiiqu«] a atlnbuo tiac ■uloriit 
^muà.diTVMr, itbouliu«nt Uius deux i c«lt» ra^maf^ûni^ludon : la pliipirt d» 
f^lriMBi ntruaIeuflevaUribu^o»p«i UeèTtnpl«ii& Jèsui i^Mpli^TUc^rit puraj- 
IciMVlà k Jumfèro de» d(covrtric9 mod«rae» vgr U patuce «l le Iraibeueiil 
dt «wrUinM ED&ftdini ncrveijs»E. Oo na aiLtrvt donc !«« considérer dfl plttfi 
Adl eammn Là^rndum. Ev dohan da Ioulï t^ou nJcIAntiut; 4pda^iUir|uc jli pu- 
lèvîqutft II ctiliqua historiqui^ doit Urtir compli. de ntX ordre do Uiif*uXi qiji 
icltinnl if un jour uduvimu, non «Aulciuienl l'blflioira ^vAniç^ique, fn&u touL* 
lliiftaèro dM gnAriecinti àiiH ftiiirAturatUt djiai toiiUe hi rAllgbriidt auidtr* 



Lliivlocien d«a roiigiOQl Eroti^^rb cIm r«nioign»rbJiFiU pr^cioui Ûbitt Te* doux 
?o)M»e* deU, Sr<p/tan«fî^n eur le* Afonumene^ aulitjwi de V Algérie jt'erle. 
FontoiBOiDÇ. lUtJ. Lo prcjj^^cj «tl <ioa»cr* auï monuoicjjii tndij^nes ou ru- 
nniBi. Le «Mond» qui lr&il« d9e mOQura^ulc chriti^ns, cet poul-^trv lîDoore 
pluo lai^fvaMDL, par» quM luuraii un «xpoeA d^DMinble qu'il nV>t pi* pof^ 
■ëbU dorcMwrtrv ftitleure, d« IVl eturi due olirèlien», fl^iwiALcuiciil puur la 
ptriofk ti Liftp«rUitciueuL uonuue du iv' «<i vu* *Mo. Il y a U uij« ArclutecLure 
p«rtl«alkkri «ïDB irinifrpt ni nli-ium, avec d«ia6tid«« «ouvcrul n^jMoe dan» un 
|VM CBCirpe racUQ^Itlrtf, dû Ton roeonnill rtn.11u«fte« d« r«johitarUire 'gyp- 

tinoa nu lyrininn, bitapInVtl qur t^\\e dn la hatilii^ufl runalne. tn Ironi^nr* 

i>4litM lun pour objet k décoration d» c«l»>r«. 



Ftfttilve kDcbuiu qui auua eual («rrenuc», nooa maaiionAOaa iii : 
*1*0a ofi WiM ic de UU. P. Uni* «I B. Woprea. inlituk U aEkurrju ou 
rAiOK« 4b la tfedHiw totaW^ue [SAaittur,cbei M. \«pveu, ïll$<tflOSl, 4f»> 
imé iToljanter las m&Ùnm U% ploi iiBport«BUe et lot p>iD«ipQi direeievra du 
&MeddliivE»r, arec um Torte tcndaiioa apOiVi^aïqnii o( uw «MUisaiOfUlc^i mMX* 
^<^K au beooioa dsi kclcurt MofonvMcidealaux. 



130 



iLCVtl I»: LH1ST01BI D€S ■tUCIOXS 



— 3' Le lins? à pvt d'm Vtick 'U 11. P- Mi<ebr< -I^r^ U < 1leru« 
lorsque • i Jf«i" et KSofn (t Jfl rr«c«a ^ÀM^mU Carrièrt (Pêrif • 
C'«M i« b«»uo»iJp 11 iA^U«ur« bi-i^raphro d« ootn r»ft«lU eôJltbortWif « 
■ai 

dtf fîotie ata^tKtltin iSéoU^iqme (KiH€tU{4t\rm\ drU «^ titrai ebrtbtu* 0- 
O Usttil ■orl. à prapr«««at porter, «io têOtt de Qtsirt Rtraà, U €>l pW 
iIo^UiqiilE. Il nsnliint nn Intinsuni rtposA dt là DOMtplioa thMogique fTa 
te pr»fD««un l«> plus ipprèdéi i]« uninraîto a!kiiian<ha ooabftBpmitMH 
OBC tbéolûgîe cltriilQcrntHqii^, cMiine on dit e« l«tmrs d'èf>aie, où loal lit- 
MMtaîMàttt qnb Jèiua apportkpt irbiMoire, #• le «oo«idièrv oMnne un Jtt* 
M^>nA'iljrM|a4. pm« rju'tl p««iéde l« pouvoir d»pr»da^lvdMiAH« indéipl»- 
danU dp lliï>1olr«. U. H^iffu^r a >«iind*«jwiUr tiiî-mAinniiiif U jivMfieda 



L'Hlatotr* r«Ufft«ii»? i t'Ao^iêmie des InscHptIo&i M Bi 
L*t4ra. -^ 5tek(« (iu Qjuin i L« prix l>fUl«Bd^^«nDM« eei ptrU|^ 
B«KJé«#gtl«<«ntr*U, VLclorChwvÉn, profftttfUïirUMTvntWdff U*^, 
hl t, 1"df! m RfMlOffrvpUr fis «UirrflffrA iV^h«ï 'iffuis lAlO H M. tirtf I 

inaJtr* d« coQf«reDcca 1 l'Eook 699 Riartoi Stgrie*. p»«r »«n èldUon a««e Ir»- 
doetionfrançoJM du tMUbttmiif4Q*mBitDtdtooqv«1d»rs««liMaiftf«ie, — 
moiti* du phi SLukaLu Job» vu tMord4* 1 H. d« QroM, pour le IV* v^ 
Innw de son ouTnfc« r TVrrfagiMu j|fi(|iH of CAinn. 

— 5f\«fl^ ^f& 13 jum : 11. i£» JMV. éiudi«Dl J« plm laciweu r«pi 
liMi du CAnir, oontra qu« jiii^aVa 32& ic Oiriii Cfi Uo^ura fi^ru/f 
imbttfb*. Efi 0«aidnl C4 m^oie ifp« (c muaUcot cnovtt ^adtal d4ui 
En Orient, ttx «ontnrrt, d^pufi I* rA» rie Cootuntln. fe CèiUl tct r«pj 
•T9C un* b«ri»- Cv tfpe «pp«rtll pour ]«preBÎèrB fuia lur UnoEipe AouiUéli 
CfiBiUaUa tu Uu«é« Briuoaique, Cartùu «AUuïib Ult qucU. Oeil Ton.irf 
pFu pouvoir »*o3Mr«r uo« v^ar béitoiiqu* 4 «« t^pr^ocntAtions* pour 01 d^ 
ifatf« qu« j*iua AonJt M* erueifl* à 71 ta*. H. d< ld«Jj ne creii pu 
!•■ Min*. 

■^f^ariDÎ tn riooippniees «llnl>ué««pAr ta CaoaUim dco Afttîquil 
nakt il ï & Ijm de >îc°*l** "^' - <*»* ^* m^dait^ à M' U thnjnaïae Porte 
«on Hvjr4rr« <t4 ra6b«y« .lu Bfii t 'in* i' ntdvLlo A U< 0>ar{«» do 
pour <o« Àbboyt de S^mt-Mcrtict i# UveffM; ant 1" a»f»tioa t U. liQbi 
Chonion, pour Mti tfiilo^nr de tEgtùt $itimtBtni§tu de DiffM ; uoe 2- ffe«>- 
tMn ft UM , '.-talbior et d« 8vnt« Af{aihe, pour l«gr Ofrîlnoûv ^ ûiapitn ^^ 
Frop'ilildùi ir a#««i^«A; uo» 3< mvalioa i M, T&bM Dobarr&U ^our le Ifi^*'' 
if Ba}/cimntii4 1343; onn ^ iii«ftlkkii4 V. Ba{«rnodt«r«,pMrtec«rp« »o^'*" 
de Vortrrmir. 



CMIIOTiQVr 






— Xa Comcninioo du pr?t île [jtf<>nvMA!lcoc(| a m11t]1>uiï ult \ii'mi<t l.SOOfr. 
i M. LfTilloia. pour vee £^u^^s cnftgurj lur ifuJiartfj aarcUj^g^mnet d4 l'tA' 
teyr JeCortif « un prix d« ttOO fr- ft M- Dopom, pour t^nCartiUairt tU r<tf-- 

— M tf«rafi Jr ViUefyat pr^M^nlt- le rapport la MM Au|EU»t« Atidjllnntcl 
Hopnctit<!l«l>«n *ur U» fouîlïeB opérée» bq lOOl au soaiai^ du Pu7-d«<DAm«' 
L« ^t ^varàt ■out^fîœe^l au norJ « ^14 o&n»i^r4, d'uno Ufiyi aa p«ii pr^- 
tBtlur«4,cODtDt 1« pt*d«iuJ du gi^intB(f]U'> Merouro d« Zéncii^ûiv. ïjnt brj'>ui 

Mtff • dort pliu bngUmpi i^ue no !« prétend Gr«goîre d« Toun. 

— Séênt4 eu 20 )uin : La pnx Pro«l ««t d4a«ro4 t M. l'ibb» ËugCiL* Mu- 
Un, p^r toD fî^tfxifv <f' f iHotim ttt Timlt dt JVancy 4t if r 5aE'nr.;)^/. 

— SAvKf du 77^uiii : Lipicrwtur {q^mUc dormit iatuh, luiaiT fd« IjitR«(if 
on CfTPtei Iniisport+r à Bnc^ntU |S«int-J«cqc*id«Compa0leïlcJ,«n BipAgne, 
par un«prinï<i3^ tVyp^^»'^'^' ^ ^-^ ^^'^ aumitdU «BportAa an frUnd^f, ou dk 
«mn dt tji^o ï>âur injUll«r l«fi roiii GtJpr*mûfl d« c* p«y»^ Apr«i tvoir paiM 
pv i'ÊCMti) e)« f^T^il pjir M fliAr A WrntmJniilvr. CV»t »ur crLU p'wrr* que 
npoM 1« iF'^'nc do couroDQrrmnnL dot roî» d'Aagleicn'f, M^ cf^r6r;/« iff Jtifroin- 
vtlkfiû rappelle octtc biatoire. «i^naie a nndi^aalioo '3c ar-9 coJIbgur^ ke 
louiHn «rtfVpriMc aclUF]I«[TL«cil p«r un i(i«urGrDODei f kir la cullin-j ri* Tara On 
IrUiu**. 1 l>(M Hj r**rouv*r Tirch* d* r»l|ilï»''N rt Un T-ibl*ii <ffi Ia Ii*i mo- 
MiqM. Ou d-ttruU ftJnAl \t% Jcruier» iff-b^i» dc4 pattî» hjibite» juaqu'i la »^ 
«oo^t Mlitt du VI* ti^9 pur Ir4 rola «upf^niQi d'Irlaûdr. 

-> H. Cttrntfni-âafmaiii IklL anv oomfflunicolion lur le Doot JieniiAe et lur 
•mdîea. 

— M, ^tfTTf Sf>u^tiii Ikn un mppotl iut sc4 mittion* «u Faf^ucD «l ttir In 
p^pyriu quM y a Irojvn dana dcD nëaropclof , 

^ flAM tPi tfv i /uiif^f s U. ?«n'f^f oommuTtiqua un raétnoir* de W^ Menaet 
mr 4m eéNaonUa nv^t^n^s #t int phnio^rnphïiv nfir«9«rntiiil laa dlv^niM 
pvtiev dv (TUd oIRct dii yuu». 

— S^eumc ifH 1 1 i^iiUi (c-r. r<^pr<xJuil d'apr«a k " R*tu« critiqua d'hialolra 

ft de litltraluptt »' : M. Safofiion fUjnacA «suya do mûAUrt que fa mori 

d*Or|iAM. «ni à mon par Im Temmi^t év Thrnc«, a tout Ua can»ci*rM d^3n« 

lÉgia d tf bodêe sur nii eacrifir' ritufl L'dtiliquiu n camm f!» Indilioni tni.' 

lo^uefl i>ft l« ^oa diinQ nt n<>[i MulfrntenI d^irr, mai» d^Tor6 pour èlr? nd' 

4«l|ji plmri f4r«#Qi mAiCfa qui r«nt miâ à mort, »t n>Mii«mt«r avv« Ua tltn- 

bWd'Mi dku- Ilt4vaharo<, La plm «ninbktd* t Orph^w «*l DionraonjU^iHr 

fid «P^Btibtnl *uuj à la mjlholoi^Ln de U Thrioe* î^tjïr»o», sou» U foi'r>ic 

Cm jeu^e UarMv, «M d^hîr« el dffori par les Tiuiiti L4 pareil b uradlAra 

fvlaïUt da Mf htflloln* d« bwirjBcia doal Ift viCLknt* t%,\. un aurmal «aor^, La 

Mtelbuiilan d'oi hMin« & l'AntmH] aai IVfl*! d'iirw Pi#(«ie pi»l#ri»iir«, qui 

iTidBttM pfw, du CQOÎM don» k mAme loeiurv. I« uAroclAro lacré dei aa*- 

1. Cnt U sKoHoe rituel Ju bouc {frujro«)i lUiTi de laœeoliilîoua, qià 



(32 



fiKvtB Dc L'flisToïKc m ACU^rOVÏ 



Tort |*inf» 1^4* la lr4{MmBfiUr]it«,fif. djini iHC^rimoain de £egc«Te,leiAdèlei 
Aiwital cAkitume ■! Wil^r. en se i^^yuÎMTit. t'ftoioial ncrt qu'if* l«cnéiiltt S 
ToQ Appliqua eette obiorvAtiùri ou mythe 4'0rph4e, on r*(ur4a«rft qutdiv 
)•( D0nLin*nt4 Elgurfi, Orpl)*-« porL« un* ^frpouLlIi â4 iwuM (Ait^jcarfin iTpj' 

et Itt point ée déput du mr^t^s **t k ucnBoc du rtn«rd, CoCaoi rilitd <J» btt- 
sVMleii do la Thnoe. [Celle lectiiraa^U f^onliiibMduMJM >é«n4«Sflim»lil0T' 

— Al. BaiHjAMrfcJrr^f lit un nftiQoiic Kur l'orifiiM do v^iw de S^rtfpu (ntt 
ca mémoire ëtoa Ji pr«tfnt« liirr&lflon da In ftpru^]* 

— M. €uU rtippori* qu< M. J^cquifUcu, adauuitCnItuf dfc U «4>RdraiH mM 
de OvIed-SolUne (prcrinoe d« CooklantlDci, a vttrouré «Ou« l'talAl d'oDtt ^ 
peUe obrétunn* dat tUM »l uQoodrM d« marftr# coflUa^t, d'appât l»g i ftifn p 
tJOTit, df* rtii^ut^ d*( SS. Juhan, Laurtnt, F«ix «t PMUur. d*potl« a Si 
par Columbuflk éTftc|ue do l'coclî»in ,Nieivcc>i» iAolu«Ilemnt ITça^a*}. 

— S^ojictf Lfu35 juW^<:f : H. £miif Jfifc meta Ira rinAdonc^ de U MEféa 
pOMrc* «t éa apectiîura fturn^nae ithsaHvnis lur !«& ftHitlac ^ut davain^rtBl Iv 
UplaMriN d« la ctlbAdnla dit Hii\tmt *l «tir r«ijx qui gravi^rvut Im ngurca !**■ 
holli^Uf^K dvit prcmicTï lÎTrca d*liiiure« imprimai. 



BBLOIQUE 



Lit camlc GohUt d'AMfiéit x Tait imprimer en brocbur', chf»t lUjfï 112, m 
de l^oUTiîn. i Brmdlci\ la IccLurc quM â foJlc, b 7 iQui^ilinf U»^.Mica paU^ 
4U0 de U C[ua« da» loilrs* de l'Ara^Iémi^ de Bd^iqij«. ^ona te tîlre : Ui^ kt- 
tinikn cutt m^fiérw i^ËUtais dam les j'T&iutt't siMâi tié n^irt irt. lï anaeoM 
qu'il eoDM<^rf>ni un iratatJ ulthrianr nui miildpl»^ que«tloni>oukv6ai pu M- 
gin« ei t« ïiLiL ifa eu M)nl^:^t^. Dan* la bnxïbura que nous iroai août hd jhi 
Il a vouU limplem^ni upoicr k lîturfric de l'inUiitioa Akufiaiaaae. Cet cipttf» 
dont la dctaJ «xigtr&il plus de jueti&catioaa qu« notto urant Dofl«^neMir 
no pou^-itt vn Jonn^r Jans nri? lecture ptilliqaei ad fiil di> niim do natliak 
Noui n'en corinaisioTiB pae i]uï auil ptug tpLe ^doiinfr «ut probnAa aiicMt 
dalrc de eu lile* au» eospllquèi. 

^ M. frort^ Cumont. fin>roAftttUf h rUait^rsiL^ de Oand, vieat d» puUtr 
otieit i'AdtUnr KoaLtmotng, a Parii, nno dauxUaia èdjtioti rtra9 «1 dcotioM à 
im vrc.lp ptus L^r^'e d« totun.dr «uubel aavracciuri^» mjrir'V^jd' Jfîckrv^^ 
|4 1** fdilion, doul n^ue «tods lonf^uecnant prvrl^ ici ro^mc, couipoitait^o^ 
Talaisti0 LO'I* où M irobirefiL,à Tappui du 1^Kt«, un« énorme qaanliU<ltM«> 
m^ntr, d«» nn]««, iln pLAnf^h» «t àti fignr4>B, d'un« jnuppnkiable uliJtU^^ 
rhUiûri#n <]m Tvli^'ïanti. I,a «rconde èdillon noui donn* Ja («xie «aul i» v" 
peLil Tolum^în-lîde 139 page», acMiNbkl loults Jea bikur»«jr,a(«c iinef» ^-^ 
pUnohe ))Ors t«>te» SI flgurcn ocuk'taoat ol une carte* Sauf on deux oo '<^~'^'* 
pointa r* le»le if* guÈf* ♦!* uKnliJift- Lauieur â a^ut* ^uoJtfu** noiM p"-»'^ 



cmnoMQUt 



HOLLANDS 

pr> T i wgu r> jTniverijU 40 OT0Tijni{v«, 1 rAciiiJ«)nki« do» SciAncoâ d'AoQSlffiJam 
r««clk>n UllèrairpH *• s^rî*, l V) KLId n- rAppariA fl irn» mnimrtr'i^ flutn* l'an- 
lour alM. J. P. TA» Ewlcrcn. S.J,, proffucuf n \\af^itkhi. au »ujfLdcrarom- 
^iiti«D ortgiCJ«[i« dtio&nondflrAncj^n lVBUmcDl.M vnnlU^krcn tJcrilpourle 
éàn^ itoïKûdriD. nprèHnU par lA venion dt« LXX «l qui cotnpn^od l#i &po- 
c/jpbtaou, votaoDedit M mvinlj^AiiUf. Im livras dt*Lii^rO'aEi[ii>[iiqu«v. Il ilTIrniê 
qv* bcAiKtt imt UifiiiU4]i(|u«t d'où U9B lincB pool ndus. proyivnt d'unf r^ac- 
b» du ciAon juiT orijtiiiol, conforma i cetui d«a LXX» Uiuollo ai>rftil «l£ opA- 
rèt «MM l'influffoc» d«E Phjirisint». D'ipr«i lui doAo. J^grji Bt Idfl «parroi aii- 
raivDt oondiffrà «omm^ r^iTiâitti]aM Uv Livr» du rAndeit-ToBijimfn! t\uv non* 
«(ip«biki apocryphe*. U. Wildeborr, au i^ontraine» |ifrn>i^ quA ces tivraa a'ojil 
|ÉAW«tt ^e oLTMbîre caDoniquc chcK I^» Hih ni chri 1» prQmi«r« ohriLîoax- 
C'W !■ Ihtto ^ninleiDenl tdfniflc p&r l4>a Ih6o1ogirnp prolceuau ^t i^rtèlitc*. 
CdÉAd* II. T»n Kail^r^n *«lr*H* 'Ut Cftt\e\l^ rti*7r*nt*, Datii un «rMol* piibTïé 
|«rllAfDiif biCf^f'/rvènrftma^'tirui/p {L X. (i. 41S i 423)ctlut<j a imlé dff dâmt^u- 
tnr i|s» le t>(noï|ftiiLfT« d'ûrij(4n« invc']ij« p^r M- WiMrt>aer«n favi^Ljrdu «A»on 
paJvtlinaVD, doit m e'jntrftiré Air* inUffir>VlA dnn* tin mnn f«vombU «u ctnon 
4)eiâa>1rin. Donc U bpaahura lusnit^Tilii^TinË'? 1i prnfftfirMif drûronitij^uo répond 
i cette UgamifCiUisaa ni «uriiuig*, rl'ikUL^ Feu;!»» p!u? iVoTidue, Je L^morgni^ ûf.9 
PltM 4 M aoî^t. Il pirfllt prûb&bfff q\te \r d^bal pourriâl contiauer iorjgtieEapEi, 
ruMa d'oaa dteuioo auloritfv d^ l*»nr)i«nn« k^Ut^ sur oe i^ul 4irt fla«oikjcjufi ou 
fioo. L*a Ibt^lagivat f1« l'tMtii^tilt*, hammu mitrjlU, rt}nL m (^n^nJ ane dti- 
tinalwn aviet Ti«tle *ntre d«K livrtu ciknnnique« de J'A. T. «I de» lifTva «pocry* 
pbes, aiaî> M» dornlcr» joui«Mi<!nt d'une grande poptiUrild do-n» la ohf flLcnrè 
«Ma pf*ini4(fl fiiiiUft et n atainnt pnn tnomc d^ pr«ttig« d^uifi la prtlii^uo cbTL"- 
tlHCina (fa* !«• Livrât à propr^n^nl pafl»r i^anoiihiiii«i. Ce qui <*il abatif, o'hI 
d'ea oor^Jurs c;u'il y ait un tt^naa juif paleiiimeii, ïJeniJquv au u&aou itlrx.trj- 
dm. £q detterj «fe la Loi ft ^49» PropSuitra, Kur le OJitêJiu ifctcfu^lft LquI iu 
vanrie tf'laii d hmoH, ii n'y naît juB 'l'umlorntUfi cnnon^(i« pour lei aulrtis 
tfftn i4jiorptib|fa d'uq c«rict^ socru 



AlfQLKTERRE 

TAf fFil''^ ^curfMi/. Tous k* mait de i'biaLopre d^l reli^Joni cotknuiinni Iva 
Ditiben Uclurei p, <«U« reioarquaU» »fin« d« pubheaLions sur \es prïroipaii 



134 



IttYCL UK LHUTOtfcR DBS tEUfilOTi» 



idil^nt, <Juia Jovquolic* ont Ht iJoatKutê l«i ûOftfèrcAK* t^iits *niou«li<«(tiii 
à Loc<Jm cl A Oxford ptr «Its tkfOU d* tout* ruiiODiJiU- Lm fni> d«c rm- 
r^NncDi dL dH puMiDttionc <<Ui«DL pr#ï*r«> tar Hi rurr.ati% àti îondtlàJu» |cr 
U. Ilibbfid. L«] H UuAlpci ■ ou oomminuïr** chor^ de In ftstioD ^e vffût 
onJaUon oftt ptaet qu'il ne Ulûl pftt io(UfloTiiir:at «ontrnui^r U» coot^rram, 
au ntqua du ltM«r l« publio, «t qu'ftppèt avotf ooalnlm^ 4 luciiUftfiMr Inti 

rèpAniirc p4f d'tuLr«»« njojru» 1>8pril àt Libr^? indioralie nïLigiauve i U pro^ 
gation <]uqu«t la fondAlion ^oil d^ririr. Il* onL donc, d'iiQ« pari. or#é a lUi- 

rt^g«^ ri? toutf «erviiuilf <M^rif«UM»f^eTi«, «l Aninn pjirt IIb ont i 
JoDder une ravus qui ixiiuiui!n«»r« i patAfirt h 1** «clobn procbkin, sooa h 
Uite Thi Rihbtrt J^um"l H qj\ ntim qutîT« 1ÎTrv«oni par an d'<nvir'3 
r«uxll«A abicune. C«(te rtvuc ccntitndrj d«i DHJdM lur l«i 4Uj«l4 r- 
lhMo^li|ti» «l ph1Iaftophiquf«, livt K<mpl«»-f«(irluKCtU^qi>M«X un nhMin* b- 
Duel dvti èïéntiuieiiU «odéaisKtiisut^, Elli- !wr« édîl^ par Williuni al ffovpto 
[14, HcnriMU sKrtti. OoTeni G&Hoiti Lomfre» W. C.^. L'Aboni«QMot Ctfidt' 
10 «billinga p«r ÉD. L» rtru-r s?r« dirige par M. t. P, Jioki, UM5t« d^ 31. G- 
Datwti Hkki. Usn» J» r^omtu nous r»!«i-o(it l^ft fiomv àe VU. SLubbi, iLilcbia, 
Chftync, Sulluïrland Rlnnk. DroniTnnnd, Pcri^y Oarrini^r, «li^., i|nl ^ir««iHMM 
le oradire «cieniilï<)a^ de l'entnpmf . 



M. SCurifev A. CduA. Tellow de (jOTtviN« «nd C4JU1 CoU^gv, & Cambri^sr, • 
publia dan* ta k J«wiih QuarurL/ Rpvirw i> '}Wr, d'anilt et en limg^ â pwlf 
unr irAs ini'^rflft.iuu 4(ud« intiulf^t liTmi unrt Tùtnimitm^ i l'ooe»«»aft d« JifTt 
dB M, Ziplelâl. 0^ Totrmififi'.'^ «nd dit Migion ttrojfa. CtiuM a'«M «ffivci 
d« r^nveraer coopUtnisral Îra aiMrtL<'nt d* flob^rtaon SmUb lor )e tCk prè- 
poQ'ttraQt <ii] loUmi^iDCT chûB Itd anci'ns ï>tmlt*« eo ^oér»! et <c paiticvttf 
rhOA iM ltrA*lit0c primitif (voir Arvu^, l. XLV, p. HO). U. ^itn^'CMi 
rvfiunnJilt qyiv \«t rnLKju«i de M. 7apJpU] dMwnt #lr« prlMa en ft^r>«n 
«ouid^ntion, mhLii, c^nsme nous, il riLJm« que le critiqua » d*auiii* f>^ 
biaucûcip LtQf Abond4 daûi ion propra tnjnê, Uo« partie da ton rlcdf «tl 
k'arïfl*/',rflfl A ïa r*ifi*ioo dM ju^jietni «fUMiil hatifa de H.^biaL Vn^ur^» 
partie rtl dfMln^e è moutrer quta oral biru ptnifll Ip pn>^rfrs de it «mnaiinarti 
acluflUf^ du loLAm:^me^ pat rapport i c* i^u'on pouvnit pn aavulr ilu irru^- rli 
R<tt>crU«Q Smiit» i^ui doit nom pi^rniottre de oarticcr «t de ffiilir« au pOEf^ ** 
qo'iï jr a dVta(:<^r« ou tle trop abaolu dana >»i idèea *ur la rOle du toU<>DJ^ * *^' 
PU I^mcl- .>1> Staul^ir Ccjok siffiiul^ i en pnipoii t'ïasparUncs dti tnvacii *^ 
M.M. Spcacor oi GiUan sur U loi^miimr dl^ ctrUm»'* tribua de l'Auafftiia o«*>- 
Kûlo (vjit kis >!onilaution* aaalaga«« ait M. H, Hubert. Rnut, i, XLV. p, *^ 
a-l), qui teodent a a»«îffner au lortmiama ua* «igniflealioti eri^ndto pi 




liriiii'iri* rfri^î^ofj* CmMÎ* (^' point *!*• riiP ffiiM «Tjiiri^nflmii rrAffïWi* 
4er le* codCJutiuiis J« Roberliim Smith, Maïs il abperre très juairmuai» «a 
IftrfBJBt&U ^uo If* id4e9 ^u tiJtni «uUnr de h c Retira dn SAmltM ' 
fatMnt*«LlM fvoohsiits îfipxftcuft «Q cts qui cofloftne 1« rÛ» pNçoiuldraiit da 

r^uocluû» Ktf>fral(i M.tMemf^nl AuM^« |iAr tul. itd« Icv Si-milcst umaf* lee 
>alr«« fieM. »1 pMM pu ^«« pt4M« i« vit rt^gptUM oïq moin» lafèrieuits 
«lUf ot^lH tf'i«tr«B V4I10CU «ur«^o, ^ 



ALLEMAGNE 

L«IU}«iiin»HjQk«r,d«tjir*i«n,vi0iild« ooitf««n vanU i& pi«mièra hrr«i»n 
4« Il Irtdoftiûn tlUoiàfid* t\a \irr* univAiH^llamAOt «pjtNci* dA Mùrrtt iittmm 
Jr. vuf ;« Rali^xo UKyro-babftoni^nM* ; i)ît B/iiiffton UatytMiims unit Ao^* 
WAi{gr- ia'êifei rtfiÛp.J'ogimgncompIcteRooipptiïfAl^à 1 fû.SiJj. Il nVit 
pliH D«e«4«ÛF« do Tâirv litige d« ce Ihro, un modela do rLirgvisiLlioQ slrietO' 
«•ni i0l4iiiifl^utf, l/âditioQ alka»ii»iJ« mi pTut i^u'ue* ^impU iradufiiloa : G>ft 
tn ptfm iMnpn ucfi r«ti«ioa Dompl4l« d^ rorijfinAl nn^lùt, ntli tu poîal d'Aprti 
lei dnottvtUi n^-criui. »urtoul o«N«a da ['«xpé-riioQ âoijric&iafr. et d'après 
Ut dlcbiJreDenuroaca^A'IeUlïiellw cun^lf<inQL'«. Los juautiMtîoos «t J«a ren- 
voi» mx tourtvf lecl rn pfu* graDil« tbftnd4not> dftit» J'ei^rtion all«[u&rjdv el 1* 
Mlififigrtptàt ft èià ot}Fitplélf« et uiLM h jour Cf^tlfr iradiiHfon «1 Atine dMlïiiAt 
4 miplwrr flrciUfvmeiDfnl If uxle to^lAis juaqu'À nouTi-ilj- rddoctiOD de 



Aririn JU^d^, ein ài^^raphiticher Vtrtafh (Tul>iTiç«n, Hobr, |90£; tn-8 île 
TT «i 2M p.* V3l utvi mt^rv»taul0 bi<»|rr«phir du célèbre &ut«ur 4* Payait par 
AOQ ajitr, U. ù* Crutttu, Krmin Bfactl^' Mt mort priymalar^mcnl «d 1806, & l'Age 
do ^ in^H l^u <t« l^fFM oal aijfcf udp auui lorU iiïfluaiico «vr t^otru npté* 
«ii^Utiori iclooDe d« Fa ralîgic^ cbM ]«» Grao* que »& ^lyrhr. Mai» Il f t d'au- 
IrP* ir:uTr» de lui qii of rïU ul de ua pOB élro cubliéca, <a «ui de iDo OUTMffr 
aftgiuntl ïcr Ié Bottoa itrof , bien ont^aJi, On ■ bîon f&ît da Ica groupor m 
4eiu veluaMt d« JUrfa<rtf IfcAn/fnt qui paniutUroiil de les oontallvr plui Ia^l- 
leffvoi. 



QnttqTMi pubii«fttiott« léceotaa r«Uiivs> à rkistoir* blbltqo*. 
— I* JHf firriiiuoir« in '4er BJAtf [Beritu. Hoiutef. 1 roL iij4 de v ot 9Î p.: 
prit : Z b. 40], pftr D' W. firM «»( une lenUtin hardie et i>npn*)e patir i4- 
U l^Sfode d'l£ilhu> Vautour tciI daoa lo livn Miioaii^ua d'Kilfc^ 



I3I> 



nnrt Dt Lnifitoiu i>E5 acuûi£»iK 



iDKlil lLif»iipn>îiTi]j>t, Mlli rl'&t^^r ti mita 6» Wnr^oetih*. U miirt^ de oriU 

4ur*il«u mi rfcîL il? U rïviJJt^ rralie UardochAc et Am&D, laAS <}u'lI y 
qvctUoD dl-ith^f ni rl'uùr h&îûe do mer fon1r« Im Juiff» UufttI ft U l*)ir**4t 
d'g>ib«r, «îl^ mtfi !« «mtnp^rli* d* U ï>obèhuand« dM HiB« «i uq# 
UTi« n'irie l^»nd? pariant, qji tH^it «Ile-mèaD* d'or{R:în# «linlir. Al, 
ohrM^htf va^y- i iHratmr dans la r^;t ane Irunrunil&lîon ilu nylbc babrt^ 
nÎPTi d# In luir i)o Mnrdoijh ti Hir Tiaui«U i>iirp<|u'«u«n bien 4 rbeare act#il* 
Ji mvlb^l'^iri^ hflSflanTfiTann i^'mtnl, r<tniBi' tooUio \m noavuutéi de l'ori*^ 
Uliime t« «om A Ivur tour (^a dMiïiirerle, *taf mine >n^paittble ifVjtplbeAli 
patiT U> cniy«nc» cii finitjquei ulEèrii*urr«. 1«a rfle de Purim, roûn. o'. 
it* * l'onfine qu» lo oomniéoiaraLJon do ia irjcioire ntnpofl'^e par Jad» 
eblb**iur le (téoArcl irn«n Moenor [t3oiTatd« F^intGl «v. J.-C.J> Uul 
te Ui* da In funliSAL^n titJ Tempi« «»mt A eomin*'mor»r an aotr« U^t^niplM 
|p pfrioile inirr.hehAtnnf- Iji If.pHidiï d'ivAthtr ne tul ionit Meppti^u'^f 
pJui Urd par E'Lmnçin^lin'i pnpuUint. Cr tiin?, on le toit, «tl pUin d'il 
H« berdiei «1 iMLivcnl Avfnturfidi«F> maie >I y » une enolrie in*» •^rf44 
Uile hibbqar ei ft^^uoeiip d'obfnrrttionK utilM A iorejflflU^er. 

{ùo^iUn^fa: Vendpnho'Sïk «I Rupre^UL, in-8 ifc im cl 2S1 p.; prix, B 
pror«««eur HW^c ^Ublit rortem'^nf, t^priofilede i\Wan^[o d« llerfî pv 

A ottiEi df MiuriL^u «I 6^ Luc. tmo I od r'tel pu pour en déduira u 
hlsIoriqUB plus gftttiflp. |] rherfiir, nu conlreif*, A prouvr^r qua le ^nuxid I 
iMNele *>1 ronïlemnjcnL domini pAr l'id/e que Jèsuv cft le Mf»i«, qtiC 
idée ne «V^t rormftp dint le f^rou^o dee divdpÎM primitifs qu'après la rôcK 
lion el qui^ par oonpr^rfuont, en pr^c^ntant J'hreioirQ dft J^iua el d^ete reUlio 
av«cft»4 ilificip|peir|\jn hnut A raiilrt A irtr*r« le pmmedfl e^n eaftciAre 
«îaniijLiJï fi «urnalurel. t'irvangr^iale no reproduit plu( da l'bialoJre réelle» 
0onn« n? eonteetcra quar^^eaTij^itedi^ Marc, tout «ammeles sutrctieobâssedA 
«on récit l'inTluenc» d* l'uf^e qull se Tail cfn Jéeue, ^e quM mporU do 
a'esi f:i l^rAdl Ar-tngiVtLOLJit p^rmM en^ofti. pir lits *|i)indee treiiltionno 
A GonspreA». de rrcon statuer U maniArt^ dont raitflhutïon de la drgnilé 
nique A JAeaa e prî» naUian^ dtt^i aes dUcipl-î*. Or, ortte recons^iutioo 
itan ee^jlemeal poieLble, ni:iJ*ai»^Lï tirit^ 4 ofâpfrr^ Ce qui oat pEup ma^aîM 
L-'est de an rendr» Mkmf^lfl qcrjtnrl nt romrrieni Je f^nacl^nr^ de et dii^nil^ 4d« 
siauique s>»t afllrfut» m J^^it» lui'Uji^itiv. Mais qi;« J^kj» m luil altnbué c 
iIlkqÎU, an mcini 4 la Qa do »^n ntimili^re, ce n'est pas douteux. La ceoyau 
i sa réaurrtoliOD en tel la priuv» loanirMl^^. Comoivnl leraU-elte ne 
sinon «le raaeurenoe qu'Atant 1^ M'iwte it ne pouvaii pts «ire ni^Lioie 
Is norlT Le croyance [ut^JA^ique n'est rlcmc pM simpleiuent le pM>ùu 
de rioiaicinetioh de la cgmmueaut^ primitw^^ elle ost, ovea lefl àté&Oft 
juifs sur Ufqveli eJlo repotOf l'élémvot ^«ntrateur «le la irtr^Uen 



lUe I 

'4 



mirt>îiior( 



137 



it, «I de fA ffiEeuki^oc dtri»lo^^HJ» uhèrjc^rtt. 
Boltsmantt (no pt> ««nron<lr« »v*e l« proftiMur d« Slfu- 
llunnn). dan* keth L«ùm Jfnu tTcibln^i^n^ Mnhf ; in*4 Ar itî M 
r m. AO), r^vETLjfijr: ii« Uaca p«l auui U pion nnclcniic Ji not 
lftii^li<1iiti. IJ t'idtnliËc tn^cDr àk-ecL<* récit prirnitlf [GntndubriD) 
■te I» a«tca do Harc» ducipk d» Pitrre, ol avec utilianliop ia 
gi». ({ai 4 t^rri «^tEoeml « MilthJMi «i i Lu?. C>Jt ut« dîr^ 
fe p«t. codim^ M. WfbJPp toute ratrur IrttlarîqiJi' V v.ri év^tii}p\*'. 
■Mlntr», le fonJ«ti]v»t métut àt m rec<mBtruci.iou hi^lorjque. C* 

■ Il aouTvUfi Vl« de J4au« de M. 0»car HoUicL&nn. c>«t t'impor- 
Itnnti* qu'il Moord», âH iP -fAbut du mmUl^fa -lu Clirjil, H \'o%* 
{uaU« qull y «îl id qiift/qiui «uj^mimn «n u-nn foniuJfD de 

tMOii» de i^i^irr djtia lauvrsg« di' U- Wrediï. LVnngib Je 

it, quoique le rAdft^teur coniid^ro Jftcti dé* le <!4t'ul oemofi un 

Ml QOuft montra «Jarfrui^nl pir divers ftpiBod«ï qu'il « coetervé*» 

|M pt^fMCt pft> luul d'ftbgrd ^amiQ» l«i et qui) iieTiiL rece^nu 

■ que toDt A U nn de bod minîitèrF, O^e ruschAldu^e oïl uc«u|>r 
Um», meoie dant b preokièrf pr^icfttttiD de Sètu^ ilofi quM 
pnl le ewiu« proûbftinfi du rejriUKe deDt«u,otUi/Ml poe dou- 
■'■irit'tl de Btroir que'le euil cvLCt Mnlifttolegle et tà «Ile ^tfttl 
|tA quoc en pUlt A l« «EHiicnir «ijr>urd'liiii dii^t civrlafm milieux 
bheMiid». Ctf. JL elle «riit #l4 1d)r, un ne coruprfnd plw pour» 
mire fat ei lent* 4 utuîr en J^jiur le Momc et encore mr^inei 
kdttioa gtliféenne «a agardè tj peu di- Ir^c-ei, il y ^ rfcjelquM 

lur <etLe piflie d* rhi*lr>iff> |»llii ffuf Ti rioonle M^ HoltErri^tArj 

[pda*]t<ur> pOiuU de détail, par ricmplr Jui«quM ailr>pU U clin)- 

«lOD lelea le IV* «TnagiE^j quoîqu'd rccaunoï»» le earaclifc 

QM4ehL Lft Vie d« J^iue <{u'd aoue pr4ieal«, ti'en rvjiU p«i 

neiileores âta% l« pretjd nombre d>* o^ltei que Ibc ^«if^i^rH 

itefipartiei et — ce <{uj ue»L p&A fadËd&iirner — une «jpr mif^iix 

|ee oieux Acritee* 

|rtn'/^**a, tnc^ioEi prol'^Mrfiir d<< irToineee â Cbrielianiai a piblié 
rhfift Tiir di* neuL«»tnnLentlLfhA WisVnerrFMifl und d^e Kunde 'iv« 
a(p.115 RttqJT.) une aude fort inlcmianle »ur h âftlni^ 
loAf fa i^ tttxivnUn JaArAuniffriffii itoc/i CAriMnm. Ane- 
Itc puiftgei d« rËpiIre I d» Pmu] aux Gerinlhîene rclelife au 
Itar, il Donir* qu« > mot «biL*, d'^prei tvuiet lei inabj^tei de 
lidiunset d'Aprfti Im eomuMQUimi de iusiin UAft|-r, ne peut 
Tènk^ii et que ies Aûte î«flnbuîH •iyallUat - lecrifler 
du CbrÎAt, e'«et h coinfnuD«uU Klnt^ le ean;? dti ChritI, e'eet 
oroîi, per Uifii'll», pofir lumt PauI, Îa Ctir-iU % bndO it coa- 
JAtf* U. \xeL Anderwa cbercbe 4 montrer eniuils cwnmf-Txt 
tt 4« ta Céoe peaveal B'tcoofder br«« U ver^ioji de r*auL 



m 



HKmi EM LflnT^itlIlf: DE1 RCLKlOnS 



iDtil p^f ; porrenrr il ni ctUgé d'Anrttr lldccriSotfi«a 4% U CèD« fifrfa 
Im tp^pliquvf it#« le f«pi pttfotr H d> r«t«Ttr 4m iittvrptlfttiOflf ^CÊ^n 

lee lidfedeuTV ^» «T^icfib^un M i04l troopé*. t'tU JtW 4al trilM unr ttic- 
ktto« Iffr Ut^rt, <}« Dt pM r>ec«a*ltr« ^ull» éflOUMt rW««Uaaftli«« di 4*^- 
Dt<r r«p4« de JMui at«e l« rcpai p«maL Dur te IMrforJb^ U tnxiT* U fnwn 
6e rtiitltnoe J~uu ttfpiu o>mii«D fiioa--; f^m), aioc pffîlra* dr fiotifictfai* 
4'<ii)j[icc iuiv«, ■•» qu'il T ftH U le cvitciArn tpèéAifaê £im « repu du Se- 
gmtùt t, totl eoaa* 4*a* ï> bmi» primi^Tt d^ tyooytiq^w «Tint («• (nlv- 
poklioa*. fUfiti il f«pp«tf* r«fl >a*taOï«fit ^w Và^àirû Pu) nuia«b» m *wm< 
d< riiMiitatkm da U Càtio, X un« Nn^iûm ûm SdfSMr »! aoQ k un* inAMi 
fiistoriqa*. Le rerit4U« tteoifnftge tÂtoriquc doit Htt r«ebercèd dvRf It ik^ 
i»fi/ el dAu l« 1exi« ikt iT4a^t«n nm%o% i ift ffi3ca« piSvîIrre. 

^ DftQ( b m*A« renvt (p. S^ «t iaîT,) no«i iifafelMTOB* u»* Aotnit t* 
M. Frté. C'^vbetfl.ràf EaM*M/Wa «f Arinf tfoCU. 18. 10 r , , 
«ditiOQ chtiiiift du N. T, TrsGbcsdorT^il ^a« to«l«» Us dUbona ^i- 
fur 1m PlrM eoofirmcA 1» Ucter* ^ iifrpnMtt«s puH^*«i> «^^^ 

pi<iC«*lU m0f«4c<l{ t^ iv*^v ïf- ivtfi« liai tt4 U«4 »t i«0 ér^w «-n^tac 

iiSètatf/nt aivvbe «itfav «fvï* «ta nm^Uv^ ^9^- Aruc fton «raditioQ 
11. CoojbfiHi» t'ia*fv1t Ml fj-vi rioctr* r»tl« iM#r1J0P. H u r«JJTv« pu 
ér 17 puMj^* du éaiU d'Suaèfas d« CéMt«c qui «irent U l*rUmlr 
t*^>«ti iht^i, êita fti«T^;*H«t ttftas î M^ *^tfH v«^ f«^ sfl^r; ui i«^ H" 
*.r:^n»;. U (UU 1«l fg'Btti*b« 1* bŒ« d»fl> k$ «fiticriu d4 0#tfp« «^ 

Itttnvvqc uAmAc tu*<* aàwtxla» KcniUiut* t#Tv. U. f^Tt^^np nttr* tW 
Jo*lli «: iios le ftaUmr d'fîoau dei puMfu t F^ppci da g<U6 lonR P^ 
tfûfiê «I Fdu» u.«i«nac> L« parsa^ va qvMticia Ml «tfUiaitatttl tn* «ddW 
Urdif* à rèfui^la d« IU1UÛ««. (1 i*mbto >rcâr MbI da BMdJïeatiu»t u'l«- 
ri«iiTM loai l*Uflueace 6t H. ï^utf^ bipiitotk. U. DMijfann «oupçM* 
qw, ooniM pour h pwti^ dc6 lr«îi ltooîn# diai k Ir< ËpiLre de J«u. 
Uite -Mattir H t«f4il Hpudd d'aboni du» lu «^auienl» liUoi d*AIn 
d*oA i] «im4 p^uM 1 Houe, pot», ^cta U C«mlf d4 ^i«è4, <Un4 bi 



U pi^luUoD d4 y. «. JMumMi 1m< fdi#i«4pMC*kAcifAlt 

TnI>o«r;ia-Ad» finculdp.: prû : 5 nuls] «al kodée nr du dou»f al> 
c««T«rtt rteflvnwLl dM» W odkoim de popjru 4à SifUbOutf , L« pi-vo^ 
Mla«fnjt««fttd^in«f»f«*te«dNU*«ptf d«pc4lM««jpMoitet ^«dU 
■uisvi n^da d^figjpu^ r«9i|d'«crt nioriUf 4 teodMOBCtrv [êufi ill> 



aiiuieiiovi 



m 



«0ei«i»ii, Ikl- HnUen^Ha etuijjtàcf' propos b cireonoiiinMl. Elle (ttit. d'uprè» 
lax, limité* en Ë^ypLfT i^ mrvj-rioi^r. v r-i>[TjfiriR p^ul'4tr4> u^ pnp^&nn«1 d»« 
t*flnpl«r L'ftuutir rsl tw^ni a r«Uii?hor lini^ è nnt ofl|^n» ^tfvpiirnn^ U p,ir- 
cooGÎHJOQ djvx [«!! Urnelttiî» et ilivenw «uLru» <Li«Ltution£ i]« U rrii^ion d'Ia- 
nSI, comme 9- la ciroOQoiaioTj n'cariBloil pas cb<i Qiiani^tA d'outroi peuples oâ 
kl 04 «UTAlt UrpqueiiiOD d'influeacv éKyjïti«aa0. 

Un Aufrc leit*, un frtgmeni rîc (osnogonie poil^w, tfft basse »poqu«, où 4 
est ptrié de Logot comme Bit ifdcrajè», fouriÙL 4 Tuule'ir la tb$iD« û'aav tr^s 
laUniaiBle divsfiria^en »ur I& pAn^Ublton réciproque <ïe la philosophi» jrrfc- 
qu« «t de U tbi^Ioiri« t^gypUencfl b ^kiitird« Tèpoque BTeitndririe. LmpiVu- 
UlboR derimabffM '^i:olM^fT|iUAnrï»4 .-irfrihiiEili-cir l'onK^n» rÏLi mcindn t !m ptt- 
roîe créatrice du cUcEciThÛt; criai-d ftit idcntifl4nVI^c^lferm^4 ^rei^. Le Lof,<iM 
de U piiMo»ephie *toIeienQe pcroiU de combiner li p^axée ^rrc^ue evec cm 
e4nciep4[«ii lajllioiogiquei tfi tbéo.n^quci. De U (orttr^nt !«t ftp^uJtlti>iit 
h«rfn*IJr|kEA«, doni rtutorlt^ fui f^mnil» p^n^ATtt U drrnlAfff p^riAdA^K !i dvl- 
UtitiOB tnliquc. M. neÎLkruMfin i^^i^tr mfnir ^iffleilcment h. [i iflmatîon 
d'aUrib««f h oe fjoet^Lorao greofl-^^rypl^ûn u;te iplm d^ciAivo ttur tiL fijfraa- 
lioft d« ]« phitaiopftie ÎDd^a^aleuodriDt et lur 1a thèelogi« du IV* érin^U. 
Cn pm p!tj3 ilfl dfErrminZLtkoa ehrcno]ogii|iie dn ducururnis oi>mpdr^»unU 
ptfiit-ttre "p«rirne à Iniilrur dei rgaclaMcme aveiilureusca. 11 eaïc uf&QmûiaB 
dttOO iluc'f UT1 t^moij^ria^a tr^B précieux d'un traviil vjncrAtiele i^réco^bicfp- 
il«D, ptnLUl«, sinon dftjb contnmiïQrAm^ aT«c L" tntT&ll grfcO'juif anAlogua dp 
là |Ui>tc»ophi* ji)d^o*»]rtftndnn* ft qui nauA ^r-iairr Krjr TaUI (t^irE^ïrll i'tiTi* 
partir du ictiudc «clique, ou moinriit où le ohriMmnÎHrae cL le gnoitbis.-;je y 
haï leur epparîtit^n. 

IV4ut n« pouvons pM noa» ar»lor tai nuire» texiQA ^tadi*i. Ce <|ui pr«c«'i* 
xiiFDi ft noTilrPr nm4r«i de bpuJ.'i;ir4tion de M. BiiiU«(L«lcin. 

— Avec Ir ntroiuiit dt M. fi, Luciai, pjurnbeui à Slriiabuiir^, Diu mOit- 
cAimAv t^b'ft df« wkrifn und fvnfttn Jahrftumtrrh in dfr Bticucktittig innûr 
T^rtftltr ia^ Gtfnwr, s^Ab na eoi'ion» p» toutlfiil du t'Ë^ypte. Ca roorcenu 
dei « ThtuLcifiiAlie .XblADdliin^/^n t^ oirirt^u U 17 nmi IdUZ tiu v«ni<raMv 
H* EtolUttUDD. à rcocdHOQ de HOEJ 7i> ennlTtruir*, ittt unt- deHoriptioti tr^i 
do«ucMftl>e di? il vie dei mo^riM chffii'^Tis au u* et t' ai^cle, d'«prV^ leur 
pnpT* i«DOkgira^ i;i corai «le leurs Admirnlnurv- M, Luciu» aoDin fft genïfte 
d« twLi* eotK^e^idQ ucHique de Je *i« rbreiîttac*, ie< ntig^o^?» u *va prati- 
n riil i# Uble^u ciu TDoiciM parfaili dot icnuEions aamm tctqunWpt e^lui* 
il iulUr d de» inoyens «nipley^i à ctK RfTi'L li y n là une eicnllcntp Hna- 
p«FcitkoIogiC|UA, cûAkUmmeDl juaUlièe par d«« t^iTïf . M. Luciua a Ub56 i 
é^tiiiree I* aoed de mùniriirt«ednlrfrBl« ln>p Crv^^uent oalra HU^ai et Jq r'^^îti' 
rt ^ diagar quM j a pour Ihomme t Tnulair ttln^ Vjrij^, «àni iraif »:opii* 
4m «ïndtLeeii naiarfWi. de la rie humiJAD. 

U a«m« proreaiour Liiciua •nml do publier, ahet Htllu k ^trtalio^r^. un 
•por^jj liiilon^ueda rfgïao» dfla«2l<Wl p^boMio^ti en Aluco drpii;i itiOj 



fffMO). 



DD»f lîfïQ'^*'^''* ' L' 0<' JUlidUiN^a ErthiicSaf tAnftù^kt vn Csnffrluqr 
(Laiptig, DÎ0Lrddi> in-S du tiii M ITZVp.; prîi : 4 maris), par H. Bai* ng > 
L'auteur «Ublil avec^ touU« Im pnrufM à l'spptû U firtwrt^ d» préMÉA 
prrrilèffftf p«iiltfic[4uJi pré«rf^U« p>u L«nfn.Qc au «yiKidc de ^V|Qd«or, ta IVtS, 
pour juktif «r U aupHtoriti du ti«g« dû Cvntori^cy m vttoi d V«€lt. II tmmn 
«lBJr«mfni i1# miiv (VaionnraUoD qii« ^» T'Ui «ont tmpotib^^i i tAnfnne 
lui-Didm«. FV3ur»oDaLciUf'UiiiA)rnp|icUei|Uflk«ea»dFrv'cWr44ju«4t Cm* 
lorbfirr tCtxX pai i«oU dua le clcrg* 4« «ojcv 4^. Oa p< }at«ail P« 

Hc^nvrrfvt^un^ tm y iUrUtter {Bonn, Groff^i: in-il di* iirt ïCOpw),fiu U.i 
wpA fî^ffvm, r«iit«uT d'un oanagt «onsîd^bk, ^bfîè «• IfiOO à Mi 
»«u« k Uin : 2AuA(nr44n, JftqvinlMii «Mtf Ui Waij Brotftf îat MièUhtttr^ 
ni>mavtf^n»j«i un «uppV^m^nl d* piMtJitttlIkttUm : MIaa ponUAcUwj 
tS58 i inïfl: annljABi d'^rîU rvlotth 4 la Mr«dl«ri»: ^Iu4a ivroeruîw 
qalfïlfUrt, sUtiilî^Lji^ du pncH de aor<«lUrle antre 1S40tt IBU), Hc 
un ippeailica pa/ticolUramenl iblAretiaat pour l'ktftonun de la rthstcm,' 
pfufeiwur Pranttk, de Bonn» reCiw l'hictoirr du aa4 ■ Hexe ■ 4 invirti 
moyen I^. 



On lut la r4la ptifwtàêt±ni de îr<btei«R&Aeh«r daaa l'iroiaboa de h Uf** 
Idgle et (la 1> pbilocophtv r«li^i«c«« «n Allt<xa^c prcriant lu six* ntcli- 
M. S. irubcrn c»i.iecr^ un ro^tiiae ^«plu» d< 300 pagu(i>v Snf iridkCanr iv 
AfU^eni4efini^ 4ri 5rAif»rrm4Qler, tÀpn^. DiKnioh) à déf:a,ger det tm- 
Lrrui écrite dv c^lUirv Uiftologian la peaaée de Seliliitfaaabfr ear le aitd- 
meM rnll^tnui H «ur U iikiur« d« Ja rallgioa, 4 moatrv tua Hf^wm éà nfle 
itbliatoptilo des Im rc^ffiDD arec la pbtliuophie et la pl^lè de la Bina 4pJf*<' 
C'oei KaaU d'une p«rt> <« «i»»^ tt^s Fr4re« Honf*e, d'autre ptr1,^i 
■jicr^A la plui dlnnu(i]e« %>ic le gr&ad lb«^lofiea ■!« fierfia. 



U. 0. ttuih a pabti^ cb«i SpMtiaan, 4 Bc«lia> un ia-fatû> de t ni ci |fi pifT^' 
(ntltnl* Htun ifa^ifAiu iMchrifUn. Kojtrepraâuiftont !« pin^npbif euif*at. *^ 
U nolioo ooDtacr&« A «ML* puMia»lïon par noinr regmiè MliUiorateurt H ^ 
l'ftfr, daiu b ■ ReiFue ctîtîijue ■ du 14 juilM- « Cr» inscription*, prorAvofr n 
quelia toealttès diatindei ^'une inBttfi rlfîon, «ont loulte, -> aaur aaee**' * j 
uiODUDOnl (tvin) de netoini 4I«t4 à« Dîmi ««prliae •, — itnironndn^ 



Œaoîir^T 



\\\ 



I 



or«i*«, iftTÎUat k* tnj*, cooip^^iioti», niembm Je Ia tribu, i pleurer el k g\û- 
nBer le débxtt, L«i morts dont oa mftQ« dfuiJ, «ont otlvitlIecDeiit des person* 
BlgM fflf«>rUATi, Ayint Im bdide fut lo» titres dt dfd, omi, tiupa ; I'cjd d'aux 
Mti0^at<îCc>^ï^i^'>) AKur. Lt* luD ^«rréraJ de ce> ^pîtaphni «l U mtntlon t4> 
^tèe dii MWi d'Aliab laur 4Mi{^Ql unt- on^uc muaului^ut ; Utulnfoiv k pr^ 
■en«t <r«a 6dtM «I k Ek^ntioo do libotione «t <io par«]«H lalulaiicd pr«ai^til 
^Q*U •'•gjl d'ucM populiLiaa ortçiok»9ci>*nl ehiitntiiciU, quL AT>lt oonacrv^ d«4 
nsut d« Mm «die primltiL • 



On lAoonoe lUpponuoa d^ono ooutcJIo revuo d« folkJoro - HfMûdW AtoM«T 
/or V^tkikauU, pablié» à (he«i*n, o^«t l'édiUoT Kindl, fon l« dirtobcn de 



ITALIE 

U. 'k'^r'in^ï' n pubEi« a riii]prtiDÊii« vaLif^mt- tl^ Kime oiu «eoilsoU Idi- 
ttOU âfW VClDJtitlTUrfi? dns iRifW du mifLym uint ThMidulA «L tAlntA Al4&0« 
\t MiUiff iti S, r^Jo^ « d' s. Arirtdrif, Hâccfi, IWt). Salol TJiéodcito 
Aimil todfifTl, ^'Hirà r«ijlfiuft p'Miditit Idt prciTiiïriM p«T^ctilioai de Dioelé* 
Iko i Attcm. S*4 40t««, r«dig«» Dou^Ternml ptai Uni pv un da ui «onpt^ 
goûOit d* tapiivilA, lonl ptfll4^uti*wrutiiit lat^romots K cause d» ncrnbreux 
M>H« BUT l« vtH reliBri«U!»s d« cliréLJina tt de* ptTot» on CkIcUs eiu ilébut du 
it* iîède. Cell« 4tudf forme un fhicit^ulo d^a ■ iUudi oi Tf «t n ptiblléa au Vi- 
tieta. 

M. f . £. PffViifiRï K publia, chaf StndroD. * MÎUn, daii* la * BÉbllotAca d«i 
piyoli R 1^tfiatfe« du Mahdthdratn (\a*ê de iixi ei 3\i p.; prU, 3rr,)«iL 
iiyîrn, affc trodatUon d« gruide eitrsîti du p44me. 

— U Ticai do M r««dflr à ActtiH uti« i> ^ocieif mhrtMtîanaU <ritiiàt» frm* 

rUcWtiiff-, rinÉbaiiv» m <•( da« è U, Paul Sabaii«r, É'érDÎnoeil biognp\>t da 

tftïM frwifiOat d'Aui», Catlt Soa«l« a pour but « de iond^t a AiiIh un* b*> 

bbotMqn oA toute» lo puliltcatioa:» «yant un corutèra fnociMrjiin »roni 

^uiMtrffiii d'olTrir tox écriraia» et aux émdita /raaritfoanitfNlf dei ia«lru- 

t^enli ^ Invail* dane la vill? s^i **^ '^ oenin luturol doa 4liii«a r»Daj«uin«» 

^t d« A«iira f«i Andjtc «iratiçars qui vincin^ni a Aiaist, «a ratuion ar« Ua 

CB»riiinn«it qui peuicnl In pJus «fflcaocmonl Ih aidnr Uan» Wn racbarcbca *, 

M^^ Socittè »l docte ef««nti«U«mD0t acioatiflqao «I »^nUriljL Luuie discuMioa 

«Sua loa queiU*» 6irtnf:ârc«4to«i obj«L P^rmi l«« aeiobrc» ducomiLi ^rof>- 

^ifcrt, c% ocopl« JkL Paul Sabailvr ai la p^ro dall'OlïO. e^jrdKo Ju ooureiL 

t ea qui indique la oaraclètv lar^e ai fdectiqtt* d< la SociaUt 




WWK DC LIH&TUlRB Dt^ Kmi>li>?«S 



ftTATS-nms 



Qout ftvoni «I^jà pAfle» propo»(Ie ]& irtduction ftilamandc d» sou MTr«torltl 
^niuyTc-bft!)y1ani«nne,apubr-'^«g&UTai»iil cb»iWfl1t^r5c<»u, i LondrM.dtt» 
la» Ci>aleiQpor»ry»cicr(ice Sériée ■ unbeuurolutaQinlitul^^lVicjfuiir orTÏnric*. 
Il y motilre d'&bord le* oHi^inoa al te J4tf«loppenieQl «duel d« J'èlu^ •o«ol^ 
llqti« d« Ib roUgion. Il diicut« onauiU ka dirorivs «luiificttODJ d»« r^hf.eai 
prfïpOKê«K df^ non JQiiri linii <\i\p. Uk HAânÎEÎans dn l« rfliglan. Pciii il iuitim^ 
lo» rclitîojia <I? b mlî^iofi &¥cc; 1« mytliolofie. la moroifl. U pBjcIiob^fr, Tlk)' 
Iwre et I& eivilr»ation ffn jc^D^mL L?» AppJkoaliirna pfntiquea rl« la KrieoMdv 
rtiigtOQ» «ool étu<lj««s dan» un« lroi«;^i^ p«rti«. llnf vtiiv bibliofrt^hj* «( ■ 
index tAnnlTi«ni U Jlrr«. M. Morrîn TnutrJiw %\^l Jtfiqain «.mû un nourMo llin 
k U rtcottnamtrjci? <}& tous c«tit qui s^nUrcMtnl iTilud* MÎentifiqu» dcvnH* 
fpons q( qui ttlt«ii(]«DU du m TuLgàristubioD, d'bourouBM «oncéquea<â« pcork 
dét<]opptai«nl d'una »iii% «l Jib^rtLe ippréclftUon du rOl« dev nti^om dtni 
U vie d«rbua)HnJt#. 

— L'un d» h^mjnoft qut «'Hàiont Le pluBjc^nËreuaenieDl ooDisoréiceUeBlDf 
c«UH,ti]i Biftti-tJaii «Ldani la tnobttfi inLL«r, JoAn Krarl Jfarrc^iM naoLd'lU 
préiutur*m«al «nlmA à rAiïAr-linn dd «ah nnmhrAUi i^kftê Vi loria. II. Btf* 
fowf c«t loort ls3 jukn à Ûbeiln [ÛLjio).^ i'i^ daûSe^is. Il y dinireail W M 
lège d'Ob«rliii- On sût le rôle oaasidérabia qu'U occope ««siae or^tmaelMi 
du Pulftcnenl det Religion», à Chietf^o. «n 19^, A UiuiU d* <^o C^n^rilil 
perroural I Eafopd vi l'Aile pour r«peridrc partout a Inr^c âonctption uninr- 
saliBlailtf U rdijfiod tflfitjLt se funilîarifvr luî^mAmeevec le* dîv«r*«« rrligina 
proroBstoe do no* jour*. 11 tldl «gtlctntni dielinjcu^ co<Qm« pr6(IJcit«uf tf 
coDxne pubhcigie- Son nom rc0t«m ati premier mtig parai Le* pioani*» di 4 
grtfide Cêue» dont le Perlemeot d«t reZi^eo* « eiA k première oûmUmIUi^ 
oollMiJve, 

— ^ jV. Uanrias Bloûmjiotd & publia daa> Los v Studio* in benor of BanI U*' 
n«au Gildarilnpv«>*«t «n lira^ i p*ri, une «lude Bur Tj^; «ymbolï^ ^od^.JlprM 
«ifoîr rail U pan dn l>ThAni«n*rnfl, cfii ctiltA dns annAirPn, dp rftoioiisnieft dtt 
ipîritiamc (qu'il preffirp appckf iiftuloiiiorpbifiDf^ "] fl du culte <lv U noturr.ibA* 
U^cDèftc deidieua, il attire rettentlori sur ba dieux »>aibotiqu», plus eMMV» 
teLi qu« Santé» ImmcriaJite, eu. r^ui «ont de* dteux «ubjeeiif* par eppi*4avi 
aui prae4d«nl«^ On en trouve a dïFfftr«nta «legréii de l'^vutuiion rvLïgîtMdP* 
M. BlocmQeld loonlre cooimcat il* *c forment, tpedaleuieol daa* Ttode, 

^M. Âlt/erl J. ifi^JAundjt a groupe dans une pLa<3u*lle publiée A l'h^li'^^^ 
phlr [lan» nom d'^djt^uO u^« l'»!' ^^^^ piuagcEi Jrt évangile» <}ui otu dnptf* ! 



îèltt Treppanta dftaa les textes bouddhiques p&lis. Plusieurs de ces comparal- 
soufl oDt été pubtiées dans U revufl «t The Opeu Court », de Chicago, M. Ed- 
munds se propose de \et eiponr tout au Long daus un livre Epédal> mais en 
alteadaDt il en bit counutre La liste. Elle comprend 74 nutnéros. 



Le Gérant : E. Lanoux. 



rAMS} LHP. A. tiOBDCn, ST C^*, HUI eAKSIia, 4» AflGlM 



j£«^'-J . 



INTBOOUCTION 



t;étude du gnosticisme 



AU H' m AU m« SIÈCLE 
(Suite') 



Kijnze a rormutt^ ^a l^^»e au momefit le plus Tavorablfl, 

Kepticisme un peu brutal t]onl elle lômoiguc D'éLatt pas 

r cli^plaire k ime opinion critique que il^rourageait Tappa- 

'^nle £lérilit6 de (liscuKf;ioi)ii »j approrondiea et ei bi«?u aiQ- 

eg. Il ne faut pas s'élonner que notre autour ail produit pltis 

i'iiDprefisioiiquenek mi^rîlcla valeur rfcaon argumr^ntation. 

f Gat puur coUv: raison que nous croyons devoir accorder lat- 

poUoD la pliu sérieu«4; k ses thèscjs et que nous iovitoos le 

teor i!i \t& cxamiœr mainlen&al plus ou détail. 

iVoui ijstiiiiuti« ijutf lu noiupHr-Aisoii dt-s E4?\(«.'K [iV><I fia-s Ta^ 

r^bb atJX vues de M. KuBxe. Il veut ab£<>lumeut que Phi- 

terait utili^ I^piphanc. Il serait tout aussi facile d'appliquer 

l^tte XhiiG h Psoudo-Terlullicn «I. pur das firgumeuta ana- 

Sues, de d<^monlrer que celui-ci est tributaire de T^Sv^Qa 

- Sal&oiiac. M. Kume souticDt que l'auteur du Pan&rimn a 

'lt«é Irén^e à Texclusiofi d'Ilippolyle. C'est une gageare 

^ t (lit iiperi;<}it la témérîltV dè^ que Ton compare te» texten. 

<^ITet, lor^qTi'on <!0D5tate que pour certainB paragraphes, 

^ile d l^ptpliane offre des analogies et jusqu'à des concor- 

^*ices d'ex pressions aiiftsî bien avec Pweudo'Ti^rlulIien qu a- 

'*^ Pbila»t«r, commeDl ne coDclurai(-on pas que si les trois 

^^vrt&e rencontrcnl aîn&i» c'csl parce qu'ils ont fait usage 

> V«r t XLV, p. 200 fe 31V (m&ijuiû 19J2) «l t, XLVI, p, 31 & 57 (ju>J1«U 

10 



116 



HtVCE OK LBLSTOlnV DES ItCl.KilOItS 



une 



npi 



du même écril? Vouv retrouvex chez tous les IroU, dam 
parliae parallèles, le mAme pl:in pDurroxpofié desdoi 
ïvs mème$ rensoignemcDl^ cl Irè5 fn^quemmûat les m 
turmoï, Pourqnrû voulez- voa« fairu C4tHr (lilTi^rf^nce entre ceï 
IrnU auleurs que <1cuk de^ troi$ miraient fait u^^i? d1li||c^ 
l}lc, loodiâ r|ualc troisième Qurail dédaigné celle 3H)urce,d 
que, sll y a quelque rvsaeniblAncp enLre le Iroisi^nic el 
deii2iati(res,celA«VK(iliquetout autrenK'ut^Aij lîeiid' 
pothèse simple et plausible tous eu imaginez doux, el 
compliquez san» raison la solution du problème lilléraire 
M. Lip?iiuK a^fiil si bii-ii posé et ^v claircuictrt n^solu. 

Que Toa prenne clioi nos 1roî« bér69»(*ologues, h i 
d'exemples, les notices sur Simon le Magicien, BEi^îli 
Carpor^ras. Lorsqu'on compare ce que PhiUstf^r d'une pi 
cl EpîpbunL- lie l'aulre, nous apprennent .^tir Stiitoii. on 
çoit h prdmitïi^ vue la ressemblance des deux notices, La 
lière y est disposée dans le m<:mû ordre el Ton peut ; relever 
[le frappantes roncordanccft de phrases et damoEs.l/idéequ 
so pn^^enle d'omblée à Tesprit, c'est que Ptiilasiti^r est rei 
\tit>le à t;piphaue pour une bonnepartiede sa notice^ M&îs 
en e»t ainsi, rommfint expliquer tes omissions de Philasti 
D ne Tait aucune mention des niysl&res que Simon d'a| 
Épiphane auraîl instituf^s. Il ne relève pas ce trait cam- 
téristiqui^, que Simon identitiait «ou liélÈac utcc AthAné. 3 
ne semble pas avoir vu djiusËpipliHne que Ton dressait drs 
statues h Simon. D'où vient qu'il fait mourir rhOrdttque au 
temps de Wf-ron, apnd Neronem regtin ? Justin ou Iréaée au- 
niienl pu lui éviter retle en eur.C>^t iju'il s*en lieut au IraiU 
d'Ilippolyle qui ne mentJoune pas d'empereur. Ivnlin, oubli 
vraiment étrange, il ne dit rien de la morale de Simon, ^i- 
pbano lui aurait iusiemefit appris siur co cliapilre des choses 
du pic» y'aiid iïil^rôl, 

Ouo Ton compare ensuite ta uoliced'Iréu^^eEarSîmonavec 
celle d'I^piphane. tjn remarquera que tanli^t l'évftque de Sa- 
lamine laisse de ctSté du texte qu'il e^l censé copinr des traits 
topiques, tels que celui-ci, que Simon ^t raUait passer pour 





lATiODtrcnoft k l'étviib du «ffOmCOKB 

fiprît parmi les pftîen:^ et quo tanlAl, il donne des rcnscî- 
Mneal4 i|it*ft^ni>e ite seuiMo pan Avoir possédés. Parfois il 
l bien plus exact que raiitcur de VAdv^rfus ha^r^^es. 
eala'inâiqu]ld«^lïnit U notiOD de Vh^* de SimoQ avec une 
éciiion donl il n'eut c«rtaineinenl pas redcvttbk à Irénée- 
'ef, en ce qui concerne Simon, il ne semble pas avoir utilisa 
mrrtge do Tévèque de Lyon. 

So» trois Auteurs doub ont JoiESÉ sur Oasilido troia notices 
irallèlcs d'une frappanlB reH&cmbluncti. Elle* eiposenl, 
p k m^me ordre «l dans dos termes analoguos, sa métu* 
iviiqnc, »a noUon du Dieu dt* rAucicii Tostamcnl, son ox- 
iolioD d£» guerre» du peupli; d'Isr;tM» an christotogic, «)D 
teeqa» Jdsus n'aurait pas éU;^ crucifié^ mais que Simon do 
frteo lui aurait été substiluf^ au dernier moment. Ce que 
ftn remarque, c'est qu*^ Ptiitftsler se rapproche davantage 
'Epijihaiie, maU, d'aulre part, que celui-ci eal p)u& dtStaillé 
ifilDi précis sur les cnémes points que losdeux aulres. Cela 
UfrB|ipenLdan5cequM(litdu peuple juiret doses guerres, 
dume au*isi sur le Chrt^t dv*» di^taîls que i^ mentionnent 
I Pwodo-TerluIUen ni Pliilasler, Épiphane ôvidemmenl est 
llnide» (rois qui reproduit le texte dlttppoljlo aveolc plus 
iBdilîlé. E^s deui autres hiW-é»éotogue« Tont davantage 
P^Tié. Ëpiphauetiomoie Ir^u^edanf: cette notice; il le loue 
iivoir parfaitement réfulé Basilidc; il n'en a pas moins pr6- 
VtHîppolytc pour l'expOAé des doctrines de I lifrrésiarque. 
Us notices que ntys autiîUffi ont consacrées k Carporras 
Ri oncofo plus instnictiTcs. CcUc^h de Psoudo-Tortullion et 
Philasler sont loul h f«il parallMe^. M^me ordre des ma- 
ies et r«lï»ei(inL*iiieul* ideiUiqut>?i. Il n'y a aucune dilTé- 
ici asttnti^ll^' On dirait deux notices décalquées sur le 
mod^a. Aulrc fatl bien digne d'altenticn, c'est que, 
les parties de la rjipreu»i« nutîi^ d'Rpiphant; qui correfi- 
t aux notices de Phtlastor et de Pseudo-Tcrtullieu, 
ment dans le deuxième paragraphe, c'est auc Pseudo- 
rtnilien et non avec Phila^ter que li; li*xt«: d'Épipbaue pré- 
lLo le plxiB d'analogies. Ainsi & cette phrase de celui-ci i 



M 



«BVOB bl L*l1l»T[>inK tus BiXiatOAH 



poad colle de Pseudo-Tertullicu : longr iSsiantet a ^uperwfh- 
ÔUA virtiitilfus. Lu concordanco des termes esl plus fr^ppaiiU 
encore daus du;* phrases comme celle-ci : il s agir du airiit, 

Pseudo-TerloUida : jo^^ prae reterh jtatiriaê tuUu^ ntœ U"*- 
grilau meiiorem. Le Icxle de Philasler rappelle moius oski 
d'Epipiiaiic : rneliûr inter Juda^t vUa mUgm et conn^ersatiûM, 
L'auteur du Panarium dil encore de Jésus ; »Îïôt*i fox* î*n» 
««^Tavc iXKivç jrtOpi^suf. C'est la plirast» même de Psendo- 
TcrluLion ; eo ^uoft et fintmr et rohmtior cfterit fuèrit. 

Pour le reste de^aitoliccuolammeiitÀlâ (lu du dcuxtèM 
paragraphe, dauï» les deuK HuimiiNcL imparlie dans Ie«pAf^ 
graphes 5 el 6, Ëpiphaue «uil Miiée. C'eïl U qu'on peut t 
l'tisago qu'il fail de se» sources cl, en particulier, comneti 
il exploite VAdvBrxus Aaereses. 

L'analyse dtj ces notices sur Carpocras achève de iw«s 
lixor sur les Ihli^es de M. Kunze. Comment, d'uno purL, sou- 
tiendrai l-on que Philaster a paifio lo!^ ^I^mert^ dt^ sa notice 
daiiFi le Patiartn/n puisque le lexte d'Epiphaoe rappelle bfâf 
coup plus celui du Psetido-Tertullieu iguo c^ui de Tévèque^ 
Brescia? Ne scraîl-co pas le cas, comme nous l'avons déjà 
Tait remarquer, de sou (eu irl'in verse et de prélt-iidre que c'e.^ 
Pseudo-TerluUien qui eîit le plagiaire d'EplpLaiie? Ajooîet 
quHci comiDG presque partout PhiUstcr n'a rien de plu» que 
Pseudo-TcrtuUien, pas m£me des détails que celui-ci ajrtil 
pu a\-<)ir n6^ii^f['S. En tin, ai Philasler a eu le Panttrhtm ^(M 
les yeux^ irevt-il pa» plus qu élniugo qu'il en ait omis, ta» 
même l'indiquer d'un trait, tout ce qui se rapporte à la !!»>- 
rolc de Carpocras? Quelle excellente occasion de flétrir VW 
r^^liquef Un mol, un'? phrase brève el sfeche, aurait sufQ-Si 
Phitftster s'usl absl^uu de le Tiûre, c'est que la source fl'îl 
consuUuit n'en dt»Jttl rien el qu'il n'en a paâ utUi<i^ d'aclre- 
Assur^^mcnl^on ne doit pa^ abuser des arguments ex W«iiM 
mats ici rûmis&ion e«t vraiment si forle qu'elle ne s'exptiqi^ 
que par le Tail que Philaster n'a fait usage ni dlrénie ni d'& 



OITKlDCCnOP A l'ATCDC D(t GNOSTICItinC 



U9 



pîplianeelqo'iU'eïïfîalrigonreusemenl lenu.^ son lexloprt- 
f(^ré, aa Irailé d'Hippolylc. D'autre parl> n'avona-nous pas, 
dann cetle iioliir4!d'l-:[jlphan^&i]r Cm-pucriiaja preuve qu'ii"^ 



nie 



'il 11 dû 



âftadie- 



pas élé s4 seule saurce.mais «] 
po&ilioD prôcUémcDl celle que repraduisonl Psoudo-TerltiK 
lien el Philaslfir? Lorsqu'il suit Irên^e, romme duna les 
pn9!L«i(e« Hur la [tiorak <ïl sur lu rédt>mptiou d*upr6^ Carpo- 
craj, Q la copie presque mol pour mol- S*il lui est encore 
triburfiire. comme Ifi prétend M, Kunze, ôtn» les parUos de 
M. nolîre qui CHm^f^poideul au Inxli^ df- P^^udo-TorliillieTi 
ou de Philasler^ pourquoi n'eu faîl-il pa? le ménie usage cl 
*c donce-l-il U peine d'i^criro un nouveau texte eimplemcnl 
i l'aide des reno^ignemenU d'Iràn^^-'? 

CeH exemples ^ufTiEent, L'exameu d^laillé des autre ic notices 
de VÙ9 trois faéréséologues ne nous apprendrait rien de plus. 
Noos ne pourrions que répéter les mftmiïs observations. 

Ou trouvera peul-Alrc quti tiou?^ avDo^ apporté Irop d'al- 
leotion à Véliide de M. Kuuzc^ On accordera. cepL^iuknl, 
qu'un travail aus^î aérieux môritc une discussion si^ricusc, 
ff autant plus qu'il n'a pas M ^ans émouvoir l'opiuiun com- 
yétenle. U est de loulo importance qu'elle soit dôrinilivemf^nt 
fix6c sur la principale th^se de M. Lîpsius. Il y va du ju/^- 
nwnl quVUe dr^vra porter sur la valeur historique de nos 
sources eccU^)tia«lîqu6s. 

Il n'est pa?i téméraire d'affirmer que Thypothèse do M. Lip- 
•ius sort triomphante des dificu^iona qu'elle a suscitées. 
1^ rontre-épreuvequeM. Kunr.e lui a fait subir n'aréusslïiu'li 
m'ïllre en lumière sa solidité. Il faudrait i^tre Lien difticilo 
pour ne pas la considérer maintenant comme acquise et 
di^mt^nt t^lahlie. No« (rois tiAréséoIngties tmi utilisé la mP^me 

iofts <T«e U crainle àv mtchnr^rc notre tcxift no'n cbli^ de n^^tî^t. U tel k 
rtiiun|orr ^iie i>olr« criFîqun. (^nnt en 4^u11 Hit dp? noIicM niir Cnrpai'.Tiiit, \ U 
pir« idi Oiul Jq«l«mont if&nalyticr k ^ 2* ijXprpbaDfl. Or cW f]rl<^i?f ment U 
plu» InUfeMMtl fovr rtoua »l 1c plii» nnbirM4t«Lnt ftour la thAi« d^ M. Kunxe. 
11 V tnnU d»i ob»«rTatio(i» toott^ pareille) & Tiiro i ptopoi (5r son aifinJ^^ 
ÙM U no<i«« <iv C4rioih«. 



150 



Um» OK LHlSTOnS M» lUCUAtOAS 



«ûiirfft : îl «*l pn«îhlft dVn relroiiupp les frftgrrwntft fuiMBlMt 
dnn« leurs i^ctjU. Ilae^t pn$ douteux que C4?1 te source ne mi 
k trait<^ d'HippoIyle contre toutes leshéri^^ie^ qae Photiuf i 
eu «nlri' le» mains cl dont il a laissé uoe description soo- 
maire*, l/idonlifîcafinn eal sî évidente iju'il serait sE^iifrAn 
<]'y îûsitt«r. Sur ce point, Tac^ïord est fait. Les opiiii^ni 
diBèrcct surle conlcou de ce Iruitë et, p!Lr coas^qucut, sur 
les dimensions qu'ils pu atorr. Pliotîu&VapiM^Ileun optiTscuIr 
pityiSâ|5:&^. Ne consi«tuit-It (|u>ii tourlos notice* 4U?s Jt4:-r^^u^ 
que coRnnis3aitraulcur?l*âcudo-TcrtuUionou Pliilastcraou 
en donneni-ilf^ une jii»le id^d? Osl llîppotfte lui-mèine qv 
trancliera la question. S'il eM vrai qu'il est Tauleiir Jtt 
PftilùiopkumênQ ausHî tiîon que du traité perdu, il faut voir 
dons un passage de 8on|^rAn(i ouvrage anc alla^ion précise a 
traité perdu. I/anlfïiif dil qu'il a autrefoi» exposé 1^ dor^ 
Irines detï hâr^^tiques main qu'il nt? la pa« PHil^îa détail; il 
g'eït bornô i^Ies r^fuforaommairement'. La tiaîltj conte&ftit 
ainsi, en mAme temps que de<i notions, de courtes n'^rutalioof 
des licrfeies. tl Taul donc couclure, uvec M. Lip^iu-i, que 
Ps^udo-TfirLuIlîen et Philaster ont omis ces réfutations et eo 
ont allégé le traité. Une faut pas oublier, cependant, que ce 
Irviilé iiVttl qu'un upuHcutt! et quM ne faut pas y mtïttre trop 
df- choses, comme le fait M. Lip&iue: c'est la jutitaobBeratiêi 
que M. llEirnackluia fuite. Nos critiques no s'entendent pu, 
h. quelques annéas près, »ur la date de composition de a 
traité. 11 n'est pas absolumefit néoe«»aire do se prononcer 
entre de si éminentes autorités. Nous estimons pour aotrf 

1) JÎ^WcrAfca. 121 : ^n^til^ (tiOXit^iai 'limA^Tvu ■ iutt)nc tl KW>^* 



tXTViODUcnon  u'trnm wr gîiostiosmje 



151 



,qu'Hip|>oIyfe Ta rédjjt;^ h Uonic d&n» la coiiraol des ilîx 
itre^ ann^^^idu ii* siècle, 
Pi>urjuger dft la valeur hiitoriqnc du IraHé d'Ilippolyle, il 
ffiadniîl &aToir «xacteoiâiit dan^ «[u^] rapport ce traîié se 
troot^avecrd^rerfuj^fî^r^e^. 11 c«t manîffîaleqii'HJppolyto 
est Tobligédlrénéc^On se demande, nous I'avods vu, si c'esl 
dans Ia grand ouvrage de Tt^TAque de Lyon oti dan*i des cn- 
bvltens qu'il aurait eus avi?c lui qu'il a pui^â les âUatent« do 
son trait^y. Pour répondre A cette question, il faul la ramcnor 
à se» réritnble» termes. QucU sont le» raitd?TouL le monde 
accorde qii'il r.xUti^ mit? parenUr ^(rmk erjtre le traité d'ilip- 
polfle et le Catalogue d1n^n«^4^. Pour s'en convaincre, il sur- 
fil de comparer les nues avec les autre» les notices respin:- 
live* de5 d^ux anipurssur M«^nandr«, Saturnin, Talîeji. Mais 
ji quoi £e réduisent exactement les re5seinldanc^>E (jue l'un 
coostale antre leadeux «ïcritfi? Ils sont faïU^urlo même plan. 
Ijcs bén^iesy sonti!:num£'rées daus lemêmeordrc, cl le plus 
904tvent chaque para^mpiiiMléveluppe la matière à vxpo»er 
delamdme fai^on. Ccllo-cî e«t «^galomcnt la mCmc cliez \m 
daax ^crivaînt^; la plupart des rcn»cigucmeul5 que diWQC 
Hfppolyle de Irouf enl dans Irénfe. Il y a plus : on peut rûl&- 
Ter no cerl^in nombre d^ concordances verbales. H e^t vrai 
^Vllcs ne vont pas jusqu'à embrasscïr des pbrofics entières. 
M. Kunz« s'ingénie à marquer les rapprochoment» de mois 
qoi* Ton peut fiiire entre Irénée el Psetidit-Terlullien, U clioî- 
ijt ce dernier p;irce que, d'après lui, c'est lui qui reproduit 
le plus lidMementle Irailé perdu. Il multipliCi accumule ces 
rappnïcbemenls de manière h faire mas^^c Cela donna Tim- 
preasion qu'Uippolyle a presque partout ftiit usa^e d'Irén^e 
et lui a soïiKcnl emprunté jusqu'à son luii^agc. ProcédÔ com- 
mode el cfliaLCC. On ^e seut dï^sarmé dev^int cet imposant as- 
semldajïc de menus détails qui tous tendent h d».Wnontrcr la 
tuftme Ih^se* Proci^dé, cependant, qui devient facilemeul 
fallacieux parce qu'il risque de vous dissimuler de3 Tait» plus 
(ïénAraux tA plu<^ raractéri-sliques. Ainsi on aura beau faire, 
en n'établira jamais qu'il existe entre Hîppolyteetlrvu^e des 



152 




ntVLK DE l'BISTCIIII DES HtUCIOVt 



concordances verbales comparable* ft celles qu'on rolèvoàfoi- 
soD entre Pscuilo-TortullicR, rbilosler et Epiphnnc. Ici les 
r«HARmblaDcei sùùï pAtenles: elles tous Torceni k conclure mi 
faveur de la tli&i^e de Lip«iu«. Pour c« ijiii roncornr llip- 
polytc et Ir^nôe, ceîi ressomtilance^ exiAtenl mais il faut lei 
cherclier. Uu'eât^ceà dire, si ce n'e^l qoe, AÎIaaîmilaiitâ eil 
leili^ entre no» trois ti^r^iiAolngtif^a qu'il faut supposer qa*iU 
ont ulitifié une source comoiune, la reif^embhnco i*utrû Ilip* 
polyle et Ir^nf^e n't^stpas telle qu'on doive en concloro qu'il 
a fait «sage de VAiiverstis fiacrescs. On peut admettre quil a 
oblenu par uiil* autre voie le» renseigiiemeuls qu'il pots»Me, 
en commun avec IrAntïe. 

(>n i'cn souvient, ce qu'il y a de plus pr6cis en fait de 
seniblnrice« eiilre iioa deux auteurs, rV^l une communa 
reur. lU prennent tous deux Colartm^us pour le nom d' 
di&ciple de ValenlJn. On peut encore soutenir que la m 
d'Ilippolytc sur Tutien se rapproche tellement de 
d'irûuée qu'il n.â^i avoir le leik- d« celui-ci bous lesyeui'.l 



I) Voir I" p(rti« p, 310. — fïoUA n» pouvons <!;i«uUr en il^^Uil Ui 
lie M. Kunxa, Force nouA «e1 de nou> en Unie A rts» «temples iinî tltuilita 
ndthodv. L« luivant «ti tof»iqu« ; il •'«jit iIm doUam tur Cénntb*, Hotrt 
Ijquc! eu Tait ^ruiï ËlaL. Il «»tiuje i|u'il D*j a qu'à compurar ce qu'on fU 
(J^■^l^thJ^ dant Irèn6i3, HippoIyU (o>t^Ml^•, d'xpr^ im, l'4«uiJo>T«r1u 
PhUaiter AL Épipti&DO pour iju« lion ipergaivo 1t Jotln»»» île m* h 
ConsiAtoos d'tboM l«« ftïu, Qu« Ton oocDptr« PMutfo-TtrtuUioa «t ïrUét 
C«U^O|;ii«], «1 Ton rvnisnupr& aumiiAI quA l^uri nt^lic» n»p»ciWea tt rc«in>' 
blent d'uoo munitro K^nfrtiJr. Cependant, M- Kunto fuUoi^mo ti» b« dîssinat' 
pnH Ipi gFQKifix dirr^^rmcf^M qui Ir*» Ki^intrnnL Ainni îE y it, djinn IfAnM d*« Ir&i^ 
ncUmmont en <;« qui rTs«rd« l« flhrlitologif, bc&ucdup pin» précis <]0« dio^ 
P>nudi}-Tprlirllivn, aulrotnvTit dit, FËppoIytv. Ori tie louriiil ïautmirf^H^rnU*'* 
de U nolicD d« P0eudo-l>rluni«D a Traimeot oUliflé !« nolîae d'Irteîbo. ^ *^! 
l'on «t«mLti» vniULle Ih nntlrA f1'l^[>lph&ne, Qtt« iïonftlïi[«*|-on? C'crt (|«'|] ttt^ 
nwge ai d'Hîppolyto etd'Ir^nèc. Il Ioh cotuplAte l'un p«r i'nulre. L'tnolr^ei 
\n ^ dn ih j^npifliiin nniirft hp InifiBe huguti dnntA 11 rpt ^gtrd. Ce <^ue Toa i 
laarf^ue «Mccr«, c>st qiiM r J^id^TiA xa nrïLÎrr, iba IraiU qui ne oo injutriilf 
il«n£ l^n^j*. (l«fl (rfiiti flf^Eircnt lu^il ^^ini h notir? d« PhilMl«r, QuftfODdn 
de t^tf f*ï^ >i cr ii>it que Pbilaftlcr de ioa cCtï comnift Ëplplioiie du iieu»o n 
KtvA qu^lquM 1r«iu lopiques da la notica dilippalftD qua P«Au4o-T«rluIb 
a ctiuia d«n9 «on «bré^è du Iraitè perdu. Ctti ainsi quo >'cjipliqu«Dl Iti b 
dini rhypoL'Kfte d<« LipiJu«- — Commun! M. Kun» prUeod-il loi vipJjq 



tnmoDCCTio» a L'itm» dd r.x(micis)» 



153 



Mâoie plan, mAmc clUlrîbalion de la matière, m>>iDc fonds 
de renseignements, rcri^ins termes, uncoudcux piirticularilrf^s 
en commiiD, voil «ïn quoi consi»fent Ic« riM(«omhhinGcs entre 
le traita d'Hïppolyle et te Catahgutf û'Xrdwi^, Au premier 
abord, elles &0Dab]eDt ju&liri»>r l'opiniou de ceux qui xou- 
lîennonl que lo truUé n*a pafpu ôtre composa aana VAdr^nus 
hiicrete-y. Mai» ilfe» que l'on adopte relie h)pothë«e, on 
s« bourl« à de ^érieus«s objections. 1^ principale, c'est 
qu'Hippolylfi omet tnotdo Iraita topiques qu'il n'nrait qu*A 
pfpndiiï danït le Caialoi^tie. PUi^ on pre.-^P. la rnmparaif^mf 
pnlre lea deux ailleurs et plus robjeclion frappe, yin* l'on 
prenne les deux notices sur Satarnin. KllotïontasGoz de traits 
en commun pour qii'^^ première vue, on suppose qu'Hippolyte 
a ri^digè la si^iini- d'après b" mltth*fur , niai» «'il Ta fail^ 
pouniuol omct-il kË potiitâ le» plue importante de ludoclriie 
do SaltiroJEi : claâ»emcnl des bomme» en deux c^ttégories, 
nolîon ^ la rédemption» conception do TAncien Tcsiamont, 
orijçine du m^ria^e, morale? Comparez ce qua lc£ deux 
auteurs disent de la cLiristoIogie de Cérîulbe. Combien ilip- 
polyte e^l plus yngne et incomplet qu^W-nâe! Que dire miH» 
de« OEsi&iioiiH de Vauleur du traité en co qui conc<rmt* Va- 
l«ntin et son ^<!ole?So concoivent-olles s'il avait ëOus les 

îtm VA4^r»ut kaensejf Ne sont-ce pas là des dilTérence.» 

ipi contrebalancent les ressemblances que Ton constate 

«Iw nos doux écrivains? 
Pour trancher !a difïlcullf^ peut-on faire fond sur le pas- 
;e de PUotius qui indique qu*1r6né(ï n a pas ^\é. ^trnnger k 

b composition du traita perdu? Ce texte est ma!heui-eUM>- 

•«» t«crTn«*ul,ft loaiiirit,ii]'KL|)pnlytfi flU ffcîl uti^edu CafafAfru«tI~jE«n«e. 
^ oo**q«aof, tI f«lèw »otftn«u>^iï)4rnl I«ub las pobt* de n?ufinNaQ<7f eoln» 
^ ^«n xvMii», Il htt |j*ni anrtin n^mjïïe d0i difKntie«<. !j no l'AtoFin* ji» 

• T^^inUrîE^i Ju («ït* «f'Ivp^pFiftoe «>ip]i47u«al d'aprèi Jui pur U hA 
'l* f'-P^ht^t laf^l itlrtïij^ bOrinib* «o qui npparlicot & Ebion ! fînmrelïemr-fii 
^>i«ai*r f* ronrootrv >T»t ^pif.bsnv piii8:|tj'il l'a copi*. guis dVipriealiflui 
'PH«*« poar ^iftjrcir dw fous iri* siojpÏPiî ScmuitsTKjua Irop »éi«re« rn 
'^MM M, KnfrM d^nl/oduir«, itet nttqD, U «onfusion 14 où rhypolh««e 4c 
ArutliiilalaoDitrcf 



tu 



XKWB i>c L'^msrotie dbb mijokhis 



m«nt â4se£ vague pour quâ Lipnius «l liam&ck puissonl Vin- 
lerpK'Iftr rhariiir djiis le hcii* le [iltis fa¥Or»ltle j4 son liypc- 
th&ee. La premier fait dire t Pholiu^que c^î^t aprO^ a^uir 
entendu frénée, »oit dan^ des entretiens, sotl dans des con* 
Téreni^Aa !(ur l'Iiéif^AJe. qu'llippolyte a rédigé son traita. 
M, llamai^Kf de ^ou cAlA^ tnjuve clans ce même passage II 
conlirmatîon do co qu'il arfirniL^ Le langage de Pholîus in- 
pliquc, d aprîrs lui. qn'ltippolyte a composé son tiait^ en ae 
servauMe l^ouvrago de son nuit(rt>'. Un texte dont rinlerpré- 
talioii*.-&tau»;âi contoâtéif ne «aurait ôtre invoqué pourdécidCT 
du lïoiul priScis dont il s'flgîl. Force noua cal de nous en tcair 
aun lésiillatsde la comparaison àe^ dent écrils. Il tnulte 
demander «i les reAsemUlauces 9oui de nature & rejeter les 
djflorences ai complètement dnns Tombre qu'cllca «c 
eomptent plus. Dan» ce cas, il n'y aurai! d'autre ronoI[r^<>D 
k tir«r df'.a fait» sinon i]u'Hippolyle a eu rcnivrage d'Iri^nAe 
entre les inains au temps oîi il cotnposaîl son tmtô et qu*il 
H'en cstecrvi, quoique de façon souvent Tort arbitraire et ]hq 
jadicieuse. Mais Ida difTérencaKcntre les di?ux écrits se lai a^ëI- 
elles si racitomeut écarter? Peut-on admettre uue hypothftts 
qui n'en tidnt aucun comple et n'essaie mdme pas de la 
expliquer? 

Ooiicluon;; que vi llîppulyte s'inspire évidumioent d'Ir^i 
lorsqu'il éciît conLro les iiî^rêsies, il u'ompruuto pas ses 
sci^emcnls an grund ouvrage de «on mollre. U n'est 



i) nani >on ailLcIo >ur Ioh «\iurces du gnostldsme (Mtêchrift fard* 
ThaaLt ^^^' P- *'l-i77)j Hirn. iouft-wiltond ■■;«'« artnl 4pjXaï-w; ( 

ovUn înLflrprt^taUi^n ne tmnûhc pu» h <\iitiH\Qn. Il cuLmo quo cc:i moU foet ^' 
luBion ù [\m»riiirp J1r*n*B piitn|Ufl Oiïiîoiî ligure dunn li mûme pbmca^qa^^ 
qu'il rûi «lé plue aatanel d'écrire W Eïpnvtiiflv. Ccot pour ccJk, croyons-Q(»**' 
qa« oi?« moLt sf^niflttnt AulTi? t^hatn vi ont un s^nK cjue ^' Ëtpirvirov a'ftuni^^ 
pa« r«ndu- Nou« eradijiïona arec M. Lipùu»; Ir^n^e dUoouruil ou ]on4^ 
n'Anirotenali. 'O^ti^iiv »ani dvir a parfo^a, d'opr^v U Tbetaurui, 1« «UJ^- I 
iHin/abuiari ol if^i^ia o plus sourcul aelui do jcnnv. L'ub&i^ a pu s'en ictr^ 
p^ui lot <|ll'oa n« L« supjKkH^. 




Tait utilisé parce qu'il *e trouve ilans soo Iraîl* 
dflux ou troi» lrait< priori» qiiVjn r^mangiit^ ï^galement flaiift 
rArfïW^i" ^«ï^nîvfî*. C(*s concordances, ei curieuse» qu'etlcïs 
8oi«nl> s'dxpliqu€ raient peut-Alrr sans pfitne si l'on élnit 
mieux renseigné sur les relations ilMIîppalyle ei de son 
mallra. Quoi qu'il en fioil, des traits particuliers ne doivent 
pas l'emporter sur dos faits généraux parfailt^ment ^videnlâ. 
C"é!st d*aprfes ceux-ci qu'il convient àft tiasard<^r l<^ lijpo- 
tbfiBs. Qu'il nous4t)it permis dt* proposer celle qui nous pa* 
ratl te plus \raixeiiiMabIe. 

IréDfte, en vi^ritnblc homme d'âçlisc qu'il tlail. a dû se 
préoccuper di< tionnc li«ure du pt^ril qtie Dii^r^MC fat^ail cciu- 
rir au cbri»ti;inif^me, LorgtiMnps avant d'^^crire son grand 
ouvrage, il a f^ans doute combattu le gnoslîctsmc. Il a voulu 
prémunir 1^8 \me*< contre 1^^ ^l'rdurtînn^ <(r^« noiiv^au^ doc^ 
leurs. Kh laii^a^i^ de Plmliiis siemblo Impliquer qu'il a ^roupô 
autour de lai de jeunes hommes ardents et dou4^â et qu'il 
leur a dévoilé Terreur gnoslîque. Parmi ceâ jeunes gens s'est 
ImuTi^ Mippolyte, Il a recueilli la sulistance des entr^lienâ 
d'Irénf^e. il a mémo pu en conservor de» notes abondantes. 
Ud peu plus tard, il les a miites en ordre et rédigées. C'est 
de ce Irav&il, qu'est sorti son traité ou manuel sur les hérS- 
Tues. FidML-àlu miilhcide df> sou maître, ilçrpoâaîti'tn^rutail, 
tour k tour, hs doctrines dni huroÊiarquos. C't'Ht aiou quo 
nM irailé r^Hicntc i'emeiffncmcHl primitif d'irénéc relatif au 
gnoêtkUt^e €Arétini. 

Trente ans euvîron «'écoulent ; Hîppolyle reprend le 
mCme «ujet et publie celto réfutation de toutes les hérésie» 
connue eoua le litre de P/tilosop/iutmna. Les dillérences sont 
considérables enlrp Técril de jaiiuess» et Vf^nvrage qii*a |»ro- 
dait la maittrilé de l'auteur. On se demande s'il est possible 
que le mî^me homme ait composé ce? deux lirres', 

Lautcur des PhUosùpfmmena s'est lui-même cxphqué si 



I) Mr O, Volkmftr. dj^poljrfnd un^ dit tùimnçffn Zrilgcnottfn ri'W die 
vnd lUt rtflMlriftTi fifàrif^^ unlrraucht^ Zmak^A 



IH 




UVCB BR h HISTOimi Dit* «RUOTOCO 



dai»is£Mi1 9.UT (e hul qu'il s'est proposa tn écrivant et $tm 
traîlé ^1 Ml f^rande r^fulntioii, qu'il eM surprenant qu*ôn ail 
tfOQvé didicili* ij'admfittrf) qan ce>) Heu3( ouvrage» Koîtiii de 
h mâmo main. L'héfsîtaliou àe laal de critiques provîflal, 
iUkadouto, de ce quIlippoKlc a éparpilla ses Qxplicatioiu I 
|rat«n TouvrAge ^nlïor. Il mppÊlIc, dans itn pa^sagp. de «a 
Artface que nous avoiiïi dyjl^ c'M, qu'il a> aulreruis, eipOit 
ri r^ryté t«s hérésies ; il ne ]e« a pœ alor« dâvoil^^ea; il o'en 
a pa« révélé le» véritables orr|;ines ' . Cc^i \t secret qu'il va 
niHiult^fiunt livrer au moïKJ*^. Il va donner IViplic^ilion da 
|:QO^MClelllC. Ost pn cela que coniislera la grande rOrutaluHl 
qu'il va «entreprend re. Il d^ïmontrera que les hérésiarques ont 
ptiisè leiirfi cl^lrities soit chfiz les philosophe», soit d^ns Ici 
m^sl6r««* soit encor*.' dans les spéculation^^ extrav^fianlet 
d<«.« lislinlo^f^s. C'o£t du paginisme, deE entrailleâmAi 
do runliqui^ cl dtat>ol>quc erreur que sont nés tous ces si 
(ttmi^v qui s^duiMful tant d'Ames chr^lienn&s. On Tignoi 
liisqu'A e^ jour. Elippolyte aurait pu ajouter qu'lrénée la^ 
ui^mo n^i^AÎl pas arraché au gnoslici&tnc le véritable âcci 
i)v» M«« ori|ïini*H. V avoir réusssi, c'est «qk jfiui de I auli 
iloa l*hih*opÂiwtena, le uiérile el la supériorité de aoa 

\}w\h <*sl donc llienrenM^ circonstance qnî lui a livré 11 
tvon^l'^ de» sectefi gnosUqui^s el Ta mis à loëme de découvi 
\% uiurctide leurs erreurs? Il a eu la bonne forlune de mel 



\) V«tr à I* Hf* '^' NcArv l^ilfl bA &m ptT«pbn>É d> TaprAnAon ^■ 

^f «a it« po, dto l'abord, 4ér«iAlca^f^wa0rbMiiic,e'ntqm'il t 
4|ni i««v tf« ^«raoaaas H lenr daoMT Is Ma^ 4« te r«p«n&. Afankalin 
W „9 f-Miftdioifaw ftvM f*ii# atiti» étthrsii»! ^»» <* >Mt la» 
^, Lm j - il vîatil d« éfeouvrv, ^vi loi Ml fMtt en SKraU. 

1 ii**ta un»r<, it indiqM, dut f« pr^tw*, It M ^u*U m prof>^^ 
., < ; -« pre^r* dt vm ïtwn : *>■ t^>. tMn akinmi iTtapit. M^-^ 





l;lTlLODUCTlO!r k l'^COE DD GlfOSTICtailK 



!S7 



mam sur une »ér\e d'écriU gnostiques inconnue jusque-là 
de^ catholiques, lU lui Ofit procun^ U jireove de l'orii^tne 
toute païenne des syntème^ liért^ttques. Le :iyiicrâ1isme le 
plii^ effréné y coule à pluius bord^, LVquivoquo n'ctt plus 
possible. Le gnoslictsme qui »'y aHiclie «'y présente à vidage 
«lécouverl; il e^l bîtiti difTérrnt d(t ci_^lui qti*an counumaît 
jaftqil'aJors: il faiL otivertemonl alliance avec la philo^opliifi, 
les my^lèrea et mf-me la Eoylliologic. Ainsi il se dOnooce lui- 
méioe. Oïl comprend qn'Ilippolyle tB.ss(^. le pluâ grand ca» 
d*écriU qui lui valent de &i sérieux avantages, La satisractioo 
qu'il cSprouve de les avoir découverisn'n rien A voir avec cette 
du sEYanl jui remet en lumière de linndit. C'est la joie don 
homme d'églïiM* qu'un hasard ine»pC^r4!' a mi« en puss(??iî^iou 
des pièce!» déoitives du procès qu'il itiloule h l'h^jréei^. 11 bo 
aeul tû6n ïAr de l'écruvcr. 

I AinBÎ, bien que Tautour ii^s PhUosophumêna poursuive le 

mémo but que Taiktour du traita contre lû« hérésie», il 

applique une mt^thodo et disiposo d'arguments qui n'cLaient 

pa?iàsji porli-cHui jours desajr*u^e^^e. De làde?^ ilinërencô? 

prufundeA eniro lex deux ^crit^. Au«si taudis que dans le triiilé, 

la ri^futalion fêtait simple et toute dialecliquef celle des Phi- 

losQpkumtitn est savaute, Jocumentûire; oti y compare tou- 

^uemeul lesidoctrioeA, Uiiaulri^ trïutcaraclérîstîqtiedes Phi- 

htophimtnay c'diït qu'uut; nulabte partie de cet ouvrggû 

consiste en extraiti^ et en analyses do documents inédits. 

Pt>ur le reste, llîppnijte utilise siins scrupules VAdtfrsHS 

àaere$es. C'est d'après cet ôcril, le domiutit pri^i^que toujours 

in extenso, qu'il expose leâ hânl^^ics itjh couducs. Parfois, il 

comp!f:le Uéai^e k laide de reuseif^riemeul:} qu'il a uutrerois 

Con?^giiéH dauî^ son Iraité. Un bon exemple, c'est la notice 

^ur Carpocra». Il est clair que ces difTérenceiï proviennent 
tAniquemcnfdu Fait que kirsqc'il se remet à écrire contre les 

%^4irMies, îl dispose de sources nouvelles et en fait largement 

Ou iosiste encore aur la grande dîlTfrence de plan que Ton 
«marque eolre les deux écfib. Us ne présentent pas les bi- 



IS8 



ftRVDK fit LHmuiDC mes ftSLtTflO» 



Hikies dans le mCme ordre. Cotte diiîéronce 9*ûxpliqDecombiB 
les pri^mî^res. \j\ m^me raiii^e l'a prtKtiiîtfi. Kippolyle & 
Irouvii. dfttiK «es sources nuuveilas, de» raisons puurdjtlri- 
bucr soâ iioliee^ dans un autre oHre. Gotto liberté dam Li 
ra4:on de sérier les hérésifis prouve qu'on aHacliatt moini 
d'îiiiport»iti^e qu'on iir croit h lel ou lel onire de successÀOi 
des sticttiË gnosUqueft. ËvidemuiciiL on n'iLvutil pa^le eenriodiit 
que l'ordre habituel peut-Gtre traditiouncl, Hsni en mené 
temps l'ordre chronologique. Cù9l par le» Ophites que l'au- 
teur des Phihmpkumenti ouvre Ih >érie df* lién'îsîe^. Lci* 
mftme ea donne la raison : c'e&t parce qu'ils honorent 
serpent, a auteur do l*erreur ». Il pas^e ensuite à Simon 
Magicien^ à Vulentîn, h Ra^ilide, donnani éTÎdemjnenl 
prîn&ut^ de rang aux béré&ien sur lesqu^'lletî il est le pli 
abondammeTit documenté. It ne fait d'exception que poi 
MoEioïmuâ el les Dociles qu'il ne peul déplacer de leur 
tradilionnel, sans doutt? parce qu'ils étaient contemporaii 
L'anachronisme cùLï:^t6 trop criant. Il décrit, en dernier liei 
les h<^ri!ïsieË pour lesquelles Ir^uôc o^^t son garant. On le voil 
c*Get pour des raisons k la Ibiadorurnentaires et dogmatique 
qu'llippolyte modifie Tordre de succeiision des hérésies qa' 
avail adopté pour sou traitô. AinBÎs'ûxpliquelo plan des PJ 
Imopkumcna, SI dissemblables que fiolnnt les deux 6criU^ 
rif^ii nViblijje à supposer qu'ils ne «ont pas du uiêinu al 
leur. 

1) aîllcnrs l'hypothèse que nous avona proposée pour ei^ 
pliquer l'origine du Irait6 cadre à merveille avec le» obiei 
valions qu^ou vient de lire. Itsuftira de la compléter, \ud6l 
de sacarri^û, llîppolytc rédige une sorte de manuel defttîi 
à éclairer ks ealholiqucs sur lea doctrines héréUqnes et 
leur fournir des argumenl^ sommaireï^ pour Ips cambati 
n compt)He cv traité d après les notes qu il a prisSei, qui 
années auparavant, en écoutant IrOn6e dificourir sur \\ 
ftliers gnmtiquQs. Trente an^ plitï tard,IIippolyle e^^ldevi 
à son tour un docteur distinjjiié danti l'Église. Il est 
préoccupé dti péril hérétique. Il vient d'avoir la boooe Al 




tuie dtt moUr^ U maîn lur une dîiftine d*éciïl« 4^£U«uaDl de 
u«^li[ues*unod (les sectes les plus dangereosoe. Ophileâ, Si- 
nieas, etc. llcroil y découvrir la preuve certaine de Tori* 
paSeonv Aoji î^péculation-'î d dBs myAt^res gnofiliqiiB». Il 
dteido dors h «ntrt^prisridre un grand ouvrage pour réfuter 
rond €l de Taijon dfDnitivo los adT«r<airc$ dd 1 Église. Il y 
apporte le plus çraud soin, dc négligeant ui les sources m- 
t:ienn«6, uolammL'Ml le livre lUt son iiuiUie Irôu<^«, ni le^ 
nrces nouveUee cjue lui iteul possède. Il les encadre de son 
jeux dans une vaste argumentation qu'il o^lime înTindble. 
oîlà coQimcnl liip{>otyte a été amené h écrire le» P/tifoso- 
umeno après avoir écril un trai/^ rontffi (ouirit les fiért^sws, 
A y regarder de près, notre auteur n'a Tait que suivre 
'exemple de son vénéré matlre. Irénée débute, dan» sa 
rrîère de défenseur do f^glise, par des cintrelienA »ur 
liâréfiie dont ttippolyte consigne la i^uUstance dans son 
traité. Plus lard, lorsqu'il apprend â connallre peraonnelle- 
ment lesgaostiques, notamment ceux de Tlïcfile de Valenlin, 
lorsqu'iNe Iruwve, h Lyon, sur li? iltéâ1ri<des exploits du fa- 
pieux Mardis, lon^qu'eutîn il étudie les écrilsde Ploléméc. il 
le décide à les réfuter dans un ouvrage quigroitsit de volume 
eo volumiï juniqu'à devenir VA*iversus fnwrfses^ Ce livre 
nVftt que la rédaction de ne.^ premier» entretiens sur rbéré- 
t»c, corrigés et complétée Cf^ qu'il y mol au premier plan, 
e*esl te gnoslicisme valenliiiien sur lequel il esl le plus do- 
cumenté, OKacteinenl comme Hippolyte inetlra en premièra 
lîl^ie, dans £on grand ouvra^i', les sectes dont il vient d'ac- 
quérir Icfi livi»:* BccrcU. Pour Tun comme pour Tautre^ la 
lus îuiporlanle des béréflies C8t celle qu'il eoniinlt te luieux. 
otir Irénée. le giiosticisuie tout entier aboutit à Valenlin, 
on écolo en est la Ûeur suprême. Pour llippolyto, la socle 
«5 ftste, source cl incurnalion del'crrcur, ce snnt le» Ophîios. 
6 AOnt'ilspas le.sailuratt^ur.i df ViiuiU[iiv Serpent? 
fSous osons croire que celte longue discussion aura pour 
^L de convaincre le lecteur que le scepticisme de certains 
tiques nVsl pas justifié. Assurément on ne prétendra pas 



KffVVI DK IKISTOIU t»KS nkUClO^r» 



quo DOua m somme» pa^ pluâ ivauc^ qu'au temps où M. I.i[> 
»juï* écrivait son lî^rft sur le* M>urcvs il'I?iii]>littiiu. Nous ta- 
voo±t uiaiiiletianl trtï» exactement ce qu'il faut penser dt 
irmié perdu de Juatiii Martyr comme de cduî d'IIÎppoiyte. 
RftL-il léméraire Je ooirc part J*espércr que nos obs«rvi- 
IÎOD5 oQtjelé quelque clarté sur Uè rapport» d'HîppoIykel 
d'Irénôc en cq qui concerne leur» écrite sur rbCTésie? Un 
Toit mieux dans quelles tondilioua, avec quelles source» 
d^iiirurmaliou, duns quelle pensée ont M6 compoïAe Itj traïii 
d'Hippolytt», le CaUiiogue, VAé^serstit ha^reses, Igô /^Ari^ 
mphupicna. L'hÎAtorien pourra désormais utiliser ce8 pn> 
mief!» ([-i-rils de Thérésirûlo^ifi rlirélionne eu cciniiaiï^iajice 
decauïO. Lacrîlique lilléroire auraTrayéla voi^lila crili<iue 
historique. 

On iliraîl que c'est le sort àti* pruklëmes relalifs aux ori- 
gines littéraires des documenU guostiqut'S d'être d'alïLiri 
discutas a^'ce passion pour iMre ensuite abandonnés. On voiL 
\ UH moment donné, la critique se décourager ci renoicv 
à trouver une solution aux qucïlîon.'i qu*el]e*mème a po«é4^ 
Le problème littérairts que soulèvent los di>cumeula iQi3dils 
dir& PAthsophumena en sont un exemple aussi bien que les 
traitée perdiisde Justin ut dMlippolytc. Ke.^ uns le:i dt^clareot 
auttienlîqueii, l^a autres Il's truili^nt de Taux. L'opinion crh 
tique reste en euspcus; csile se rùsigno k m pas trancher li 
qu en Lion. 

Nous e&timoEis quj- €elle alisleulion marque un eic^^Ja 
prudence et quo pournos documents eoromcpourlcs trail 
perdus^ la discussiou m^oie dont il» ont ci6 les objets, 
tient It^s éléments d'une solution. Ce qu'il faut, tout daba 
accorder «ans reslrîctian, c'est que M. Stachelîn a 
qu'il existe une étroite parenté entre les écrits gnosliqucscv^* 
révèltïut le* l^hihsophumfina. II est indiscutable qu*un rc" 
trouve danti tou9lem^uiefoud« d'idées, le« mêmes teudaii*^ 
générales, lu même exégâse^ le même style et qu^en «lb 
on y constate de trfcs curieuses concordances d'image^- 
dVxpressions, Ce àont là des faits el des obserfaliuns dé 



igrmoDi'CTioii a l'étvob dd oNOsriciftxc 



161 



mais Acquis. Il n'est pae permis do les nâ^lîger. Il reste à 
fta\oir fil IL SUehelin a vu les diaérfiitc^â qui ôxîâlout eotro 
no» ()cM!uiiii.'riU au^si bien que Il-x r<ïïMomblaii<!63. En a<t-il 
mesura toute la porliïo? S11 Tavait fait, aur&U-il maintenu 
50D bypothtâo? Ce« diffSreuces se conçoivent-elles cuire dea 
écrits qtii? l'un «iipposr émaner du in^me auteur? 

Cest en ce« termes que se pose la queiitîoa dont aous cher* 
obcM» la aolutiOQ, On a certaïneiBCiit remarqué que c'est 
presque toujours uiiui que ^c pr^senlenl le» probtèmen re- 
latifs aux sources gno^lique». Kn derutère analyse, il s'agit 
àe décider tesqueiles lemporteni des resfemblances ou des 
dilTcreiices que Ton ci>nstate entre les écrits que l'on com- 
para.-. Tuul ravi^nl h uui^ que^ilion i! uppri^cîarifiri subjective, 
dont il faut se contenter puisqui* (oui critère extérieur fdt 
dèfaul. 

Pour bien taîro, il faudrait ri^preudre Télude de M. Slaehe* 
lin k un ^lutTv point de vue. On noterait en détait les diffé- 
reuccA qu'offrent nos docuo[ients. On compléterail ainsi le 
(ravaU de notre auteur. On aurait alors tous les élémenU 
d'une conclusion ferme. De cette révision de la savante uio- 
oo^raphie de M. Slaehetin, nous no pouvons donner ici que 
les résultats. 

Si unirormes qn^iU suienl par le« idéen comme par le slyle» 

les écrits gnostiquf>4 d'Hippolyle ont chacun leur pbviiono^ 

mie propre. Ainsi l'homme qui a compoïô la notice sur les 

ïNaasftfene^ est évidemment un Bî^prit vagup i^t nuageux, peu 

apte il saisir et k exprimer clairement tes idées. De toutes les 

Qolices, la sienne est la plus couruso. C'est un pôlo-méle do 

uolions hétérogènes, rassemblées ^ns ordre et sans logique. 

L'auteur sait beaucoup de cliuvcs; ilparuît avoir Waucuup lu» 

mais il a mal lu, à la i^t;ou dos gen^ de demi-culture. Le 

gnostiquc qui a écrit la notice sur les Pérales (ait avec lui un 

parfait contracte. On est frappé delà netteté de »es idées*. Ce 



Urt'tn] : nÎwh* x*P *^ ioy^^i^* de. tt plui aMIstatal ttioott ; ^^hxprt 

il 



183 



aiTDE HB t. lltSTOWB IMIS llEl.Wiun& 



qui QKt non moîfift /évident, c*e^l (|ti*i] est be&Dr«ii|i |i1n&ft' 
milier avec la philoBophie plalonico-atoicienno de TépoquA. 
Il a uno dqUoq des forces divines (âuvi^Mt;) que PhiloQ oc 
désavûttûrail pa.'î. Il semble aroir moins de leclore qu« Tau- 
U-iir de lu liuLice sur Itî^ Nau««ùii4'>f, mais ci? qu*il a lu, il \'i 
digârâ ot ee Tûsl ûfisiuiilO. l)*tino toul aulre nature d'«prjt 
Ofil le gno^ique qui écrit ait eioid doa ^6thi&iii. Gomme 4i»ti 
le gnoMîfjïiiï, ^011 cordigionnaire. il a tm penchant mAn^i 
pour la mythologie. Il n'a pas le goût d^s abbtraclitkni. 
aime h se représenter les idées sous ferme de ^jinboleË. La 
lutnitïre, les ténèbres, T^au cosmique, le veut, le serpcirt 
dtvtn, jouent le rAli? principal dan^ »a cosmologie, 

U's auteurs que nous ^i'uuu» de *;arttct*^ri*erai>pariienii 
tous à la mËmc secte. Ce ^ont des Ophîle». On vient do V4K 
cependant, qm^ si étroîtemcut qu'ils soient apparentée, 
n'est fan posKiblo dit le» confondr^^. Chacun a bien sone 
preiule individuelle. Lei^ guostiques, auteurii des écri 
qu Jtippolyte met sur le compto de Stmou le Mafçieiea et 
Ûasilide, ne faisaient pas parlie de la même «ecto. AoM 
n'est pas surprenant que. tout eu »y;inl le« traits esseDlî 
en commun avec les ophîtes des PkUosofihunrnia^ lU «' 
distinguent plus nsUement. Le prétendu Simon a îmagi 
un sysIfeuH' qui, sinon pour le \oxiA, du moins pour \m s 
boles dont il rcvOt le^ id^e«, ne manqui? pa^ cl*originali 
C'est un ôtrango amalgame de notion» stoïciennes, valeali 
niennes et ophite». L'auteur a h\t d'abord pliîlofiopbc ap 
remmentplufiimbude Htolcismequcde toute autre doctrin 
Il identilïe Uieu avec le feu, «îpMl acerlaineoient pafts6 
l'école di! Valcnlin, Il n'est approprié Tidée de evïygics. Mai 
c'est Tophitisme (]ui et eu sf^A préférences. Gomme les au 
autenrs de nos notices, il en a tiré sa doctrine. Plus ongi 



1 



0l îi itati tbv atltbv Tpiflov olc ou \%lÛf quo ïfl Logos esl TintarniMiftire 
de Dittti. 



MmODOCTlOir k L'ÈfVPlt DL oxoSTia:fui: 



IG3 



irc e$t lo gMOsUque àc la uolicc »ur Bo^ilido. Par ta net- 
teté de sas Idéts cl la précisiou de son laDjcagc, il rappfïlle, 
«n le fturpasMDl, Tauti'ur de h nolire snrltt» Pif'rates. Aucun 
de nos f^DOtliqaos n'a plus fortement formalé l'idôc de Dieu 
qu) leur ei^t commune'. II eslovidcnt qu'il a fait de booEics 
i^tude^ Afi pliilo^iopbie. Il a fréquenté, «temblt^-t-il, les écoles 
de Bosilide et de Valenlin, miÛB cVbI dans ctiUe di^s Ophîlu» 
que p'(!st formé aon christianïs^me, comino celui de Pfeudo- 
Stmon. 

,\jiui s'il esl vrai que toutes noB noliceftonllQur empreinle 
parUcaliënj et qu'il «e dégage de chacune d'elles une image 
d'uiteorqueruniformilé d{:is iJOciïoEdusfyle ne purviculpas 
è toÎIét cnlièrem'^nl, comuuuit ftoulicndrail-ou que: ces no* 
licvn Amonent toutes du iQ6n)« écrivain? No serait-ce pas 
supposer qu'en virtuose incomparable, il a riiu^i îl revêtir 
huit 01 neuf [>ersoiinaltL6sdilTéreii1cs? Iladftfitrc tanliïtpré* 
cU et cUir, lHuli^t i^ij^iie i^t n^hidniu. On a afTaiib taiitùl k un 
sjncrMïnle h pcîno clirùlien et tant^l h un alliï^on«to qui 
iCEtibte e'eii tenir exduBivemeul aux écrits bibliques. Ici, c'est 
un philoM>phpqui manie dcA abstractions et lA. c'est une icoa- 
^ination qui ne se complaît quo daits le;» formeâ mytbolo* 
Ijiijuee. Il eel évident que plu^ on géra Ëeii^ible au carac- 
tère [kropnr de nosécrilfl, plus on apercevra l'individualité qui 
i« dérobe sous lant d'imiforoiitê el moiiifi ou »era dÎRpoaé h 
attribuer u-s écrits au m^ine autour. 

tlncoutuEtera pcut-ôlro nuire appréciation el on aous ac- 
cusera de prMer à nos documents uue phpionomie qu*ik 
fl'eotpa^on réalité. Ce que l'on ue niera pa», c'est qu'iU nouK 
pr^iieoteiU le même fond^ de doctrine» sons los symboles lec 
plus tliverài. Ce sont des variation^i sur le même ibème. Nos 
auteurs ont tous la même notion de Dieu» maift le» Opliilas 
proprement dita, en particulier les Naass^ni^H et Monolmus 
l'appelleni THoDim*^ inexprimable, ""A-^epto^ï^ i^wH- Pseudo- 

I) Il a^Onil 1« doubla upael du Di«u fie noE gnoiliqu?!; i[ ail U lnn»c<n- 
a«itao iteluff, 6 avB-ût ï:k; il contieul \n subaUiK^fl tlce chi>io3;iiQit Timma- 





t LinSTOllB vu 

fymbole da feu. Bisfide iavenle tma 

dt PWîo. UicudODLonne(i«8la£ac pdsdire 

-ric:^. Tous ont ridtrfi dtf l'imBiBaicc du Dm 

.; h fabstaoce du Cosmoft taal «nAfa qu'iiin* 

KM saitcommont. de DicB.lMi d« quoUu 

3» 9e r«préâenlcnl K^ Dirb ipân dass l'uni- 

Lo. Qiacuii^ cepfïiidatit, la déâgH d'ao tenn« 
Me DQânce particuittïro. Ain^i dtits k sy^lirist 
li, U matière, c^ë^I l'eau ci^miqtie o« eocorr^ U> 
mdftcniii coascieutcs. Le» Naa^uvs se cuolt^nleal d> vojrlf 
;iM je U dissolution, eu^i. iusiiû le frDOSliqod Tidealifie 
fSden biblîqui}. Peirse-l-OD qu'il soit vmj5«mbliibk que 
I» «plae hutimie ^it pu dn'eriilier à trjn |M)i(il lif> funur^ ^t" 
M (NMtf^ ihL^ologique et les symbQles de ses r^Tes? Ne serait- 
m fGU l^> pr^ler (dus de fécondité que ne comporte $^a 1^ 

trirt*tH)n que te faussaire o*a pas inventé ces formnlef cl 
c<^ symboletï mais qa'il les t empruntée aux sectes qu'il a 
tt«hios? Mais comment uurait-il pu s'approprier les symbu]«d 
lauf pirndrf) t-ii m&iii« tempîï le« notions qa'eiprimaieEit Ici 
»>uil>ol^s? Aulaiil dire que Teji&entiel de sos notices n'est poi 
do lui el par con&ûqucnl que, pour le fond, uo» doctuncal^ 
%\\i}\ Authentiques. Qu'imporic ulors que Ton soutienne qne 
cvux-*'i ont re<;u leur forme acluelled'unfaus^re ou que rot 
ttduivItequonpoe^sède^dauAchaquenotice, l'œuvre propre du 
auU'urs dea systèmes des PhilùsophttmeTm'i Dans Tun cominf 
d^uiH l'autre cas, vou<i ave/ de^documcnU que voua ne pou%v 
miter do simples faux esna aucune valeur historique. Vooft 
no pouvei mémo pas en attribuer la paternité vraie à un sed 
hiuinno. Tout au plus, poavei-vou?i prétendre qu*iU ont pass^ 
bsrlrH mains d'un rédacteur qui le^ a plus ou moins arrangé^ ^ 
aft(|aiio. Le r6ic du pri^lcndu fauâaaire se troui-e ainsi rédt* ^ 
1 pmi de chose. 11 â'âvJtnouiL dans la meîvure où Toti recotf^ 
^Ittt A "^s iScrîtT* un tariicliire propre, 

lin auire trait qui marque rîndividuatité des auteurs an^^ 




l.TTftOfti>'crrr>:v a l'^titeib 00 r,50STlcls»8 



165 



e DOS écri(«, ce sont les préférences que chacun Ira- 
'ont pas pour lonles tes parties du ftyMème qui leur 
un la mfïmc pr^itileclion. Le gnoâfique Heit Nm^ 
ftisie plus ptirt!cu1ii>rfînieiil sur la ed^Iji physique. Sa 
if^ire est (le rolrouver purtout. dans toutes lesmy- 
s et daD« le» diverses religions, sa conception do Dieu. 
|uefttion dans son écrit que de V 'i Homme i>. Le P^ 
liste e^l Ir^ préoccupé ^u sauvetiii^e <h» Âmes élues, 
ire, de leur airranebissemcnt de ta malièro. L'hérô- 
i se réclami^ de Seth est «uHout ^pri^ de cosmologie, 
àlaformalioridu cosmos, il oiililiepreiuiue les chotet 
ionnenlle pluç; ses Trères engnostîciâme, 1^ Pseudo- 
emble concentrer tous ses efl'oria sur les rapports du 
suprtVmr et du cosmos; il roudrait $e faire une r.on- 
philosophique de» intermédiaires , forces et logos. 
e que Ton identifie avec Ba«îlid^ est de tous le plus 
. Ilcft ditlicile de dire si c*est ta métaph^-sîquc ou la 
de la rédemption qui Tattirv le plus. Aiuici clmrun de 
lurs a ses goûts personnels; il sont encore assez mar- 
ur qu'on les di^emc. 

1 rd>Hprvatinns i;<^n^rales, on pourrait ajouter maintu 
le de détail. .Vest*i| pas curieux, par exemple, que 
aulenr applique les images qui lui sont communes 
aulrea, dons un sens non seulement approprié fc son 
9 mats qui ne se trouve que dans son écrites! bien que 
» image re<;oit, avec chaque auteur, une applicalion 
ignilicalion différentes? Il a*y a de commun aux au- 
le ridée de l'image. CbacuD en fait Tusage qui lui 

|t'.Onpr?urraiten dire autant des phrases stéréotypées 

nOB aul«an linïe:ït <Jft l«ui DjaiiaiR^ct ruJioKdU'ire dis ra&aluoiio 
ni inu^<]u^on ratrcuv^ rouatDi«m Iftn* Im cI«iu cotiAM aur Ici 
ti Mif Irfl F*Arit«s, I>iti« Ia iioLica »ur \t^ premiers, tivre V, pL l'O, 
nnpttt» l'&iM bibJtiiuA avfie sts IIoot^m ui rorpi bumaji) poor an dé* 
ODcluftkiQ <iijv ht Tfcii dtt la GontM rat une Lltijpria, applîoable 4 
ma i-jphVmv. Aimi l'Edan, c'oil J iTR^taM^, ta oottmu. La Parulia, 
une à FcxccpboTi da h Uta. t^a ^vtin fleovM afintHinsciil» fun 
kra roiLk, î« 1rQi(i»m« r^donit M lo t^atrièma la boocba. Oo ra- 



im 



1tnrt7K PE L'fflSTOlKE Defl iLKLIOIOfC^ 




qiii reviennent danslesdîlTérenlct noticea'. En aommece 
est très remarquable^ c>st la liberté et rindépeadaoee a 
lesquelles DOS ^nostiqu«3 usent du fonclfl cODimuD. 

Nou$ nvonâ maintenu In dÎAcusaion aar le lertAJD 
par M. SUehetin. En regard Je» r^^ftemblanc^s ipj'îl 
ontrti nos ^mU, nous mêlions les dîfr^rencea qu'il luiste duu 
Tombre. KIlea nous paraissent excluaireB de l'idée que ioi 
dornments ^mant^nl du m^me Autear, parlanl sont l'œurn 
d'an rau!i»a!re. VoiU la raison <>9fienliell6 qui nuu$ déeid 
noi]sprononccrcoDlrerhypolliè9eâeM>f.Sal[Donet8taoh 
On pourrait leur fairi' d'nutrej objectienfi Urées de Ti 
seniblanee, du moins à première vue, d'une Traude lit 
uassi ferle. CetontU det objeeticnaqui pareiRsent pi 
maifi qui peut-^lre â^ëvanouî raient dVllcs- mèmeH si no 
naiMion» exactement le» circonMance» qui ont accompagné 
la d^^coQVE^rte des dncumûntï d*Hippolylf>. Il ne Tant insister 
que sur celkR qui jaîllîssonl, pour ainsi dire, dos écriU 
mêmes. 

HasnrderonMintifl, i^ ïiolre lonr, une hypolhî»*L' dont V 
bitioD «oit d'être plus adéquate aux fait» que celle quo 
écartons? Elle ?e recommandera dans In mesure où elle 
pliqnera à la fois les rf-fisemblancen et les difTérenres 
présentent no» documeiil^, Farm! les huit ou neur systt 
gnoslïques dont on doit la connatfit^ance h llîppolyte* il f 
a quatre qui «ont plus parliculièremunt apparentes. Ce 
ceux qui i^dèvenl de rophîfisme.LcfïatifresoJîreutavecoe 
Cl d& si profonde» andogios [|ue, n'iît&il l'absence du sym 




trouve U nlmo ïm>^ <jsne \t noto« vurlMPârMci, mtit aiilT«aieiU 

L'aulnur »■« U-t>H pr^rjrrriïpf^ ili- rléilnir Irt riipj]cirt[( <nlr" le phDClp* 
prlm* «l Itf cosmoft loiit «nti^r. C'«Bt 1 ^luoidûr o)» rtppovto qu'il 
rSmjLgr. L'ItlIvcûo^ c'est A nsr^p i U e^rvelftL, n Ki^vjxUaUk, c>M i aUc;l 
moelJo «TiDt>ott«« lo LoffOA qui triLiiem«l les tUu\ A (• vï.% Voir V| p, 108, 
KUtvî VI, 2Ai. Il T nurftU rlm; nim(irr](]P3 nnnlnpuM « Fnlnt A prnpot 4* U| 
pftrl ile?« imagcD qui lotit i^mniunct A ;^lu«iflur« rie do» notiow* CmI 
qulh ont preique tooi All^otiiA 1c r«rn bitilu^rip rtUtif hii E^nrt'lt* »\m\ 
le pa*Mf e cfe Is M«r Rouf:« par Ivratl- M«ii chacun J'à Inii ■ ioq pojut d« 
I) Voir StB»[jeliTi, Di> ^noit. ^■■«''^'^ ''^v Hippatyti, p. 46 oi fuinotM, 



l'aRowicnott a r.'ffnmt or ôtcosticiwi 



iffl 



do serpent dans c^ syslèmefi, on ponrraît les sappofii^r dé- 
rivés do la mdmo docirin?. En fail les ressembkaces sonl 
lelleftealre tous ces £y^t$m«$ qu'on doit les conjjidér&rcomme 
aatanl de roriiilée de l'ophilismc do l'ôpoijuc. Ho sont Ica 
braiicli«s du mf^mc li'onc. Qu*«-^t-ce que ce tronc d'ofi aoiil 
i«sus (oiS ce» système»? C«st l*eii$oignenicnl d'uu insllre- 
gnostique. De^^i^^e noft documonls ^c c&che un thi^olo^on. 
Il a sar^i daus les cercles ou sectes ophitcs. II en a refondu 
ladtKlriniï. \\ esirant'^iirrefiponsalrli^ decûlli^fraiinfnrmation 
profonde que l'on remarque enire l'ophitismedu Iriîléd'tlJp- 
pclyte et ropbilismo des l^kilosophumnia. KUd ne s'est pas 
faite toute seule. Il faut lui supposer un facteur personne!. 
Elle est assex urigitialt% uhïl>ï rùi'onile puisqu «Ik' sV'sE cIKi-i*- 
BiJiée en plusieurs variétés de la même doclrino, pour qu*on 
en recherche la cau*e dan* la parole d'un hommt peut-être 
snpérieur. Pourquoi sou nom n\i-l-i] pa^ surnagé^On Tij^note 
coiuine on i^nort* pourquoi le nom de Fauteur de la P-isttx 
S4tpAia a dj»pfiru. 

Noire Ib^'oloj^en ophileaeu des diâciples. Ce senties huit 
ou ueur}£aoHti(|ue5 de nos notices. Ce qu'il» lui doivent» rest 
eo foad« d'ideen qui leur ei^t commun h lou». Ils Itii sont en- 
core redevables de certaines cilalions stéréotypées de pas- 
sages bibliques, de cerbiïm^H allégorieTi ou idi^es d'allégories, 
de lu pbrai^olocrie, des formule», diîs iHUibauux de plirast^s 
qu'on retrouve chez tous, Voîlâ rbéritage que le maître leur 
alransmis. Ils se ressemblent parce qails sont les diaciplis 
da mémo docteur. 

Dans Insuittf, ilfesipéculentù Ii*urtourJUtisf4enlI<inr rf^ve 
tbtosopbique sur le cunevas qu'ils ont reçu ; naturellemenl 
lit font entrer dsn^ la trame maint élément de renseignement 
du maître; ils l'imitent, reproduisent f^a manif^re et son style. 
Ils nnl, cependant, leur originalit»^, Klle ronaîsli- h pxprimer 
le inCuie fonds d'idées en de^ symboles dilf^renls. Chacun a le 
iieo qu'il emprunte soit h la philosophin snit k la mythologie. 
n n*a qae rt-mburras du cboîx. Revêtue d'un nouveau itym- 
bolo. volU la doctrine de la socle renouvelée, rajeunie, adap- 



léc h des benoins nouveaux. Forcémenl, on attache une 
grande îin|)nrlanr.e j(i fiynilK>lo, Oit on fait la chos«ï esseatiell». 
Il devient ci> qu'il y adn plus «aiilanl dansTcnscigncmcnldu 
nouveim matlre. Kînatcmenl le symbole, enlraitianl un re- 
manJÉniiïnldu s^yslëmcpriinitir, devient la raison d*^ln*dW 
nouvelle âcole. Voil^ comment les di^rjples en îiont venuk 
se séparer, à Taira bande à pari, à devenir chefs d'écolo. U* 
ans créent de nouvelleâ sous-sccti^^ ophilcs ou réforneni 
d'arjcïennes; le» Autres înipoHenl l'tipliilî'^iucdunsdes secles 
qui se réclament de Basilide^ de Simon, ou des Docèles. Er 
conclusion, nous pensons que les documenU incdité des PM- 
losophumena immanent du mftmc milieu gmjilîcjuc. que Ifo 
ressemblance de fond et de formo s'explique par Tenf^oigte* 
ment et TinQuenre d'un maître inconnu, que \^ autcuriie 
ces documents sont directement ou indirectement »e»dLi* 
clple?), que ceux-ci onlpeiiKi^, enspîgné pour leur compte, 
et que c'est ainsi que de la daclrine dii matire sont jsîut 
des svâtiîDies semblablcâ cl cependant différents, demâmc 
souche, tout en ayant chacun son caracllïre di«>4inc- 

tir. 

11 y a» dans l'bisloiro littéraire du g:nosticiËme, des feiU 
que l'on peut citera Tappui de notre hypotUtse. La Pisf^ 
Sttjihl't et l*" pa|ïyru** de Bniee nons oITrenl Text^mple de 
quatre ou cinq écrits gno^liques tr^s authentiques qui. d'une 
partt semblent coulés dans le même moulo mais qui, d'aulre 
part, ne aonl ct^rtfîinement pas du mi^me auteur. Il ne senit 
pas diiïictlc df! suulenir qu'ils ont élc fabriquas par un but' 
saire. Il n'y aurait qu'^ alléguer de» arguments anata^uetk 
ceux dont on se sert pour déprécior le» documents d'iïippih 
lyte. C3 serait là assurément une hypothèse funtaisiste. 
seule fxplicatiou plausilile qu'on puisse donner des é( 
copies, c'est qu'ils sont issus du mi^me milieu. Ce milieci 
été cré(^ par quelque maître inconnu do la gnose. Il a imi 
le genre de ^spéculation dont lus documents coptes sont 
fruits. Il Y'ii laucé. il a Tuil école; ou a adupté «es irii 
imité son style. De I^deséerilsqui portent son omprûiala 



limoDccno?! a lAtudk ntr gko^ticimar 



(69 



qae cependant d«» ralïoiei décisives ne permeUf^nl pAftd'at* 
Iriliu^r au mAme »uleur. 

Ua autre exempid dn fnilii analoî^ueft houë est offert par 
rbisloîredc la lilljïraturc \alcuhiticutic. Tout le monde ac- 
corde que le long exposé qu'Irùriéc fait d€ ht docirinv de Va- 
lenlin eat lire de plusieitr» »ource$. Il a inClt^ ei fondu eu- 
âemblo dÎTcrs documi^ntst do racole. L'analyse crtliquo des 
dÎ3ï premiers chapitres d« l'Adrersu^^t haercse» ne hisse aucun 
(loule fliirciï point. Or tniite cette parliedt^l'oMvra^ed'lréci^e 
prtiente uniï [elle uniformité de phraséologie et de spécula- 
lion qu'il hé\^ loniilrmpu impossible d'y disUnguer les dîRVï- 
rentCJï sources. Que faut-il conclure de cc^ faits qui semblent 
contradicloireji? Cf^st que; nniiA n^otin Aan* c«^ vb^tpiircs 
d'Irân^e, non pasTœu^re d'un ^eul bomme mais celle d'une 
école*. C'est un brillant échantillon du genre littéraire que 
cullivuient li^s disriplesde Valenlin, Dans «e ca^-ci, nous 
savons qui en esl le créateur. CVsi le grand hérésiarque lui- 
m&me. Les fragmenté qui nous restent dû lui te prouvent. Ain AI 
derrière récole.dcrrîôrcdes disciples mémo aussi disliti|^és 
que Plolémée ou Uérarléon Jl y a le maître, l'esprit original 
et créateur. Nouf o'expliquonâ pa» aiitrcmenl la genfese du 
gooalicisme des documenta inôdile d'ilippolylc. Toute la dif- 
férence, c'càl qu'ici l>*prit original qui a créé le genre de 
spéctil«tii)ii et d>î phrfiséolof;ie dont ce^ i1ocuiniMit;< «ont les 
monuoientii, se dérolie, à jamais voilé d'un impénétrable 
anonymat 

H. Staehelin a établi que nos écrits ne remontent pa^ au 
deift du iir siècle. II Ta fait de faisan définitive, Nous pou- 
vons noDs dispenser de reproduire en délai! sa démonslra- 
lîûfi. Personne ne contestera que nos documents nous 



1] Que l'on ne pfél^^ml* pa>. ooTinif* tA TaIi M. Kuns», <^iia oeue unirottnîi/ 
de itf^ ■oit le Taîi (l'ir^^e- Lo cbap. 11* cl loul J« Caial^aue prouvfiut qao 
fi^^Vi do Lyon copiait Mi xxir'TAJi pTiti nprrilf^mnnt cju'nn n^ te KMppniwn.t. 
K'cft4*i] pM érktcnl r^u'll a ronroduil an ^rit ic PioUm^t clan» lc4 pi^mîori 



(70 



ïrnrUE DE t îDATOl^lï DtS 1lEtIM05S 



font coEtnatIro Qoe formo de rophiftame iéjh aian< 
Ijp symbok du «prpeiit n*j jou« plu^qa'iin rVïl«* asseioi 
I«a notice «ur Baaiiideesl parellf-m^mp un'^ preurcqne 
l'^f^rils sofil d« dalo récente* Il falliiit qu'on ft^l déjà t^eo 
gné du maître cl de ^es promters successeurs pour qoi» 
o#Jlt lui AdrihuiT im «y^t^ine qui piinitlgaiiie îiidiftlinclei 
lefi doclriiies de IVcolc arec les âpéculalions de rophits 
Ce qui est enfin llndiccleplus i^ftrilc rnçedenosdoci 
c'esi Ig «yncréliîimfi doni iift di^hnrdi^nl. Philosophie et cl 
lisnisme, [uylbologitf e1 récits bïbliquirs ^e tndlenl ef st 
fondent dan» le^ marnes cDncoplions A un dojirr^ inconniïi 
ÇnoMicismc dmr:«i6clG, II yam^mc une tendance mai 
 faire échange d'irlf^e« dVcole i ^cole. l/opIiili*ime 
et transformé, devena plus sarant et plu» phtloeophlqi 
attire H lui Ide autres formes plus anciennes dcgnoalicii 
et tend ^1 les absorber, Voil^ nn faitentièremeDlnouveatii 
ne s'était pa^ encore produit. 

Le problème littéraire que soulèifent le4 écrîls gnosli^^ 
de langue copte p«tit-il ^trr considéra corDme résolu a| 
les ét|idofl &t les AavBnLi^fi di^^cus^idiis de .M,M. Amélî: 
SchmJdt? 11 serait prémulurô d'atHmaor qu il l'esl, do; 
dans toutes £cs parties. Au surplus, une «olutton complfrfcl 
problème ne nous est pn» indispensable. Tout ce qui louf 
h In pnl^ai^rapbi^ï f>ort dp lu compélence da ceux qui no ^ci 
sèdent pa£i le copte. Kien non plus ne nous oblige ^nout{p^>' 
noncer sur la quosilion de lu gcniïsc du gnoalicîatDe de ^ 
Phïis Sopftin ou du papyrus de Rrurf». l>^rî\e-t-il des reli* 
gions égyptiennes cooime le veut M. Amùlîneau ou vieol'^' 
platôt de la Syrie couimc le sonlîent M, Scbmidt, c'est f^ 
point queTbiftiorienqui n'esl préoccupé que de savoir Tui^a^^ 
qu'il doit faire des documents napas néce^sairtïmenl & Int^* 
cber. Il peut et même il doit en ajounjer Tfîiauien. Ce qv 
lui faut absolunieut savoir, c'est d'abord de quoi milieu goi^^ 
liqne émanent ces écrits. Il ne faut pas qu'il le^ prenne po^*- 
les dociiuieul»^ d'un guoi^lieisuie uuqu'H ib sont étrangers. 
lui oal, ensuite* indispensable d'èlrelixé sur la date prol 



cmiODratOTr k l'Stvdv ou «?f05ncivie 



m 



nos écritï. Il ne faut pas qu'il se trompe sur lAge flonl iU 
1 les lémoinii, car II .se ffîrjiJI alnrn une fAiiiiie iciâe du di- 
top|i4)[Denl dDgno^UcbLiDA Ini-m^me et des étapes de son 
rroluliofi. 

M. Sehuiidt n l'-liicidé c«« AtiMx pniiils de tnanifare À &atïii* 

i we le» plus exîgeajtls. Il a moulré ijue le» écrils que con- 

vnenl ÏHPûtâ Sophie c\ le papyrus de hr\xce ont ou pour 

Cennidf^!) gnoflliqiiesà (tendance ascétique. Il fûul les clicr^ 

^r parmi ceiî xecles eucoris mal ruiiiiLiiK ap{K*li^ri< Ai rhori- 

i, SeYertani, Selhiaoî. Nos documenls «rriroiit. pr*ci»6- 

ddI h nous los faire mioux connallre. 

Si. Sclimîcil a ^g^lemenl prouva qup nofi ^criU. fauf ini 

I til-^tre, ne remanient pft» au deli^ du iir siècle. Iltî s'éc-lte- 

ioi~in>Ql do Tan ±W à Tan 260 environ , Ce double résul- 

itat itiiquel il eal parvenu a une imporlance qui n'écliap- 

p«n h pt^î^niiue. Ou peul utiliser, ave<! qnelqne siÏTVîlé, 

des documenta dont on «ait et l'Âge et la prove- 

tiaiiee. 

Eii conclusion, noi» penKona avoir établi que par le 

^fàié d*Hippolyte, dou?^ remonlona au del^ de VAdvtrsiix 

*«»«« jusqu'aux tradiljons relatives au gnoslicisoK'qQicir- 

colaicnl dau» W.s ^j^li^es au temps de la jeunesse d'Irén^e. 

I^'iiitre part, uou^ avons dans les Phi/otopAumena &i dans 

lu» documcutâ coptCM deâ Ocril* qui émanent des diversefl 

^^le-t frn>>3ttques du uriîèclc. ll?« nous renseignenl sur If-s 

*pigimrs de* jfi-audîi f^nnslique* du ir isîfccle. Non* «unitn(^ 

P^t-v^DU à c^^ n^fiullats en tirant simplemoal los conclusions 

^s discussions critiques que nous avons rëtuméeit dans noire 

P''0^^li^^ft (mrlje. S'iU se confirmeiil, il faudra bien recnti- 

"^^fctlrt que ce^ savanle** dÎHcussïuns n'ont pa* élé stériles el 

4u*e|le3 9onl loin d'avoir abouli à une sorle de faillite do la 

*^i~î lii)ue, dont le seul bénciicïaire sernitia tradition ccclÊMas* 

''Rue. Nau& en ^avuin as^ez uiaîuteiiaul T^ur le» sources do 

Eï*Oi*Uci*;me pour juger de leur valeur liislorique. Nous som- 

^*^«bicû plus à même de savoir ce qu'elles méritent de con- 

^'ftQce ou ce qu'elles doivent in^irer de suspicion. Il esC 



172 REVUS DE l'hISTOIRK DES REUfîlOIfô 

enfin possible d'indiquer à l'historien Tusage qu'il conTient 
d'en faire et le parti qu'il peut eu tirer. G*6st la t&che que 
nous avons maintenant devant nous, 

Eugène DB Fats. 

{A suivre.) 



DE QUELQUES PROBLEMES 



RELATIFS 



AUX MYSTÈRES D^ÉLEUSIS 



PREMIERE PARTIE 

l'oRIQIHE DBS GRANDS MYSTÈRES 

Dfls mjm^rem sr««s en géiiéraL 

■69 Grecs qualifiaient de Mystères certains rites dont la 
naissance étail réservée aux initiés. D'après les rensei- 
ments parvenus jusqu'à nous, ces naystères présentaient 
ommun les traits suivants : 

' Taccom plissement de formalités préparatoires ou puri- 
rices qui mettaient le profane en état de recevoir Tinîtia- 

la transmission des a choses sacrées » {UxpâZoaiç t<ôv lepfôv). 

^P3 étaient tantôt des formules qu^on enseignait verbale- 

(A^YSiJLeva, £uv{h^-c:e], tantôt des objets symboliques 

1 exhibait ou qn^on faisait manier par le néophyte 

lâ mise en action de légendes mythologiques, soit par 
"êtres, soit par les néophytes eux-mômes ; 
^interdiction absolue de révéler aux profanes les actes 



lit 



liKrnK ttt tlUJ»TUtHft DftS itcuGions 






OU l«s pftrotf^fl qui contitiluaif^iit les secrets (û ^cf^ii 
rimttalion '. 

J*eiaminerai uMémuremenI s*il y a lieu d'ajouter h 
énuok^ralîon un cinquième élément : la commuDicaLioi 
docirines e.sflialologique» ou Ihéogoniques. 

Au point de mxq de leur provenancejec Mystères m rtfv 
Lifisenl en doux catégories : ceux qui remoulcnt »ux preoiwff 
Ages de la tociélé hellénique, comme 1^ s ,Mj5tiïrea c^Ub 
^11 l'hoiineur des Tieillc?^ divînitÀs gn'C4|U4;s. h Sauiolhrstet 
É]eui»î«^ Sl Égioef ou Ai^olîdo, on Arcâdid^ on Cr^l^; eteuc: 
qui se raltachcnt à rintportatioii ultérieure de cuites 
taux, commelesMjslferersen ri]oniieurduI)îouy80.4tM)ry 
de Cj'bële vi d'Atlift^ d'Adoui^, dM^iii, enfin de Mîllira 
plus jmportanU el les mieux connue soni ceux d'Éleusif. 

L'éœlc d^interprtttuilon i^ymbolique.quillorîsâail pendant 
lit première moitié du xix" BÎ^cle^ regardait les Mrstirrcfr 
eoiome une iribtitutîoD sac^rtlotîUe, detsiiuée h conserrcr, 
souslccouverlde symbûlunôuipruntiis au polythéiamc lul- 
gairc, le naturalisme pliiloiophique qui avait constitué I& 
religion en sou uuM primitive. — Dupui»» qui leur a^tga? 
le 1ml i» d'amOlioror notre «ispùco «, y voyait Tœuvnî de 
1 légisUteuiâ I' qui avaient eutrepri^de <t oiener rhomme tu 
J>ien i»v riUuîtiur» »V Avec moins d'empliase^ Cri'ureren Bl 
les réceptacles de la doctrine philosophique que « les is^ 
de l'Orient o avaient contiée aux pr&tres ôgyplicna et qw 



i^u'H^irreJ Maury, * |>u voutenlr qu« Us Myslfir^s n'impliquiltat i>m ïûretaOf^ 

UWrs rRpr***nUUnn* hi*'rM^i»pft >, (H/*ffliriT ttrs \ieU\/ions de la fh^xA^ 
qucf Pari», 1861, t. M, pAfï« 3TÏE.) — A co oorapto-U, toute T& iîiur^ dt pif^ 
mima inliqim im ccnnfKiftRrrLit A-i inytUirniil Lbr Orvcs t^ïu-mâmcj tcni^ 
l^foQ^ia do it^ff, dors (la toucho). Kn rifiliU, U etlûbraUo/i <iw MpttfM 
pouvnîl orimprendrir »Ftnin<-KR^r^inonini publfqut^i, mnin lt*ur é1^m«nt msuD*^ 
a'tn rr^atnil pu moins k tccrct. tivcc sn Doi]»oqii«ac« nJoceniir* imàâ^^ 
tkoa. 
2) ViXpm, Oriipne de igut Us^ikt. Vm», 1796» t. IJ« S« partie» p. Hï^ 




ir uiter^^artion iiHlur^lli^J^obeck prél^Jidîtli^K réduire à de 
umpleâ bouObnncrteaou^da moins, h unesurTivancôde rites 
Lrharf 5 qui, pour uiieini diasimulfîr leur craditi% s'Élnicni 
entouras dn lén^brPA k T^po^im où Ton coinmiMi^ail ù en 
'oaf^r^ —* Ia*s vues dcr Lùbeck. comljaUue^ l^ar Guijçnîâul, 
|Maur^", Pnïltor, oui été ropriics do nos jours, avec moins de 
larli pris, par iM. Andrew L&d^ qui ]e$ a rapidemcnl popula- 
'U^<>s, gi-Âr-eÂla vi*ai^ili'- de son style, nnn mi^ins qu'à lYlen- 
Itiede 96$ connaisinnce^ eUmggrapbiques'. 
Laconlmvorâfî, d'ailleurs, ne date p&s dos tempe modomos. 
'oua r&Qtiquité, leti philosophes de l'époque gréco- romaine 
turîïsûnt pas mi éloges sur ta purt^^i^ e( Tiulluence de« 
lysU-re«. u On dit, rapports Diodoro de Sicîie, que c€ux qui 
ïut participa ikux .Mystère» en deviennent plus picu\, plus 
iu5tea el meilleurs en toutes choses, '< Isocrale. Cic^ron, Pla- 
ine, Porphyre, ne lîennenl pas un autrff largage, D'HuIro 
;rt. its^ premierït iipolugi^tei; du chrislianidoiû. Clément 
r.Mexundrie, TertuUtcn, liuEèbc, Gnïgoire de Nazianco, 
lobe, elc, n^ont pas de railleries assez aci^rées^ m de ié^ 
lucîation» ;i^^/ virLd(*ntt*s conlœ unu ioâtiCulrun qui leur 
semblait ciimbim-r rimmor^Kù de:^ spûctaclcs avec I impiété 
les croyances. Comme Lobeck, ils eâtimcnl que si on les 
ibre dans l'obiuiiiritA, c'est parce qu'on avait hante da les 
inxluireàla lumître du jour, v Nocturnes cérémonies — 
récrie Urégoiro do Naduuce — qui mcriti>nl bien d'ôtre en- 
iveliesdans le silence^ u. 

Il «emble que, des deux Ihèse»» ta première ait éié surtout 
rtrée par les tdée^ auxquelles se rattachaient les Myst&res 
la deruiâre périotle de leur fonctionnement ~; la so- 
lde par les surrivanoes qui rappelaient les débuts barbares 



I] Awirw UjdK' ^yi'^r AJÛidi owJ AWtffton. LcKiclrai, ttAl7, 1. 1, chap. ». 
4)ari|^uïrpilo NuLdafic, Sf'iriE^XXXtX (_H, de Paris, t(06, p. (>^). 



116 



nSVUK DE LHl^Olftl IMO KtXl«ilOMS 



de rinslîlutioD. Il y a lieu de Taire k chacune de ces ùpsâi^ 
sapariderérilé. 



Contre rl4?« ma»;clqup« 

Coterait perdre l^lompis du lecteui que do discuter eocoi*: 
le point lie départ de IVcole eymboliquo. Los Nysièree, cooiot 
les autres iDstitulioo» râlij;i«UJ^& de l'antiquîtc^, ont km^ 
racîue« dait*i ud dge oit lu» population» d^ la GH)C4 pr^Wh 
laient tin état voisin delà barbarie et, des lors, à^orifçiQ^ik 
DC |M:uten1 guère révéler àcA mobiles Tort sapéricurâ h cm 
qu'on renconti^ dans )f>s niveaux inférieurs de lacivilivdiûo. 

Lexiâteiice d'asiiocialions relî^ieu^eii qui enjoigneol k 
secret k loun meint>rcs, est, chez las oon -civilisés* n 
eorollaire, h peu près général, de la foi aux pratiquer dtll 
»urCL')|j:*rio. ParlonI tes «urcïer^, qui prâlemlcul posséder 
los moyens de commander aux esprits, se cboisUseol ^ 
adeptes» — coDime ua artisan se chcrclie des apprentis ^j 
auxqueb iU confient gmduelleiiienllfe^secretsdûteurpi 
sion'. Qaelquerois, iU jugent avanlageuK desecoastitucrti: 
corporation fermée; nous avons ainsi une première lodiê' 
d^auocîation secrète, qui se mcrt Fréquemment 8ûU5 le pal 
nage d'une divinité spéciale* 

Chez les Peaux Rouges, il existe des sociétés dVii 
méderine qui se recnilent parmi des peuplades ditT^iti 
praUf|uoiil des initiations cumpliqu^es et ex^^cuteol 
dauses magiques souii direr^ déf^if^ements*. KnCafrer^,l(^' 
n fai&euri de pluie « eut constitué la corporation des Va- 
HiongiàAqtdi clioi^it sea adeptes parmi les individus présealtoV 

11 AlbvrL RArille, RtH^ion» drt ptiÊpUf mm^^ixiiitH, Parîs, tSSX (• ^ 
p, 201,3*7, :n8;l. M, p. 177. 

2] aDhodlcnft, ttUteqf of Itiiii^ta Trib^. TCat-YoHi, 1K19, U IV, p. A.^- 
I. V, p. itî. — Cf. la TOli««tiOD d«« pulitiuiiou ii«i AuroâU ttf <A»^fip^ 




DG (■OCLODfiS l'ftOliU:He^ KELAUfâ ACK Ul^i'rtHCS n'ÈUOlSlS iH 

ne toQdan<4 à Thyst^rio cl aux visions \ Don» TAfriquo oe- 

idctilale. le» a^socialiotifi de f^Ucliûurs ftbondcnl. On y 

rouv9 des sociétés «écrites, dout tos adoplei^ accoDiplift^enl 

Dors rites au Food do» hms, form(TlUdosco^(î^fïc$ bruyants ot 

ixploilent largefflent la terreur des profanes*. Au Gabon, une 

Brresaaâocîalinnfl e»! cxclu»îveme<it composï^c fit* ft^mmes 

puî, peintes en rouge et en blanc, se rendent proceïsion- 

ollemcnt à leur sanctuaire forestier, en jouant du tambourin 

t L'U se livrant 'î di*s dan^fi* fMnl^tiqne^, ronimp dans les 

acclianales de jadb\ Un l'oljuésie, une corporation cuinu- 

LÎt le sacerdoce avoc la eorcelleric. C'était le confrériû des 

rcoî. wuec au culte du dieu Aro, Klle compnrnaît sept 

e^r\'^ irinitijilit^^u, duni les udL'plt-!; se di^liuj^uaiL^tit pur Jr.*t 

iIouaiie^etdeâoniemenUparliculierJâ-Pour^troadQiJïdanï» 

Ordre, il falJait avoir dorme dea preuves dluâpiration divine, 

'extase, etc. L*c noYÎciiil élail triîs nj^oumtix; île* i^preut^s 

ouvelleti étaient impost^e^ pour passer d*un degn^ h l'aulre, 

.es iniliésdu grade suprême «étaient traitas comme des êtres 

arhumains, et, après leur mort, ili s^en allaient droit an 

oradis des Polyfté^îen^. L'Ordre org4tni*iait de» r^pré^enta- 

bos scéniques où ilmettait en action la légende du dieu'. 

1) Cflt aisâ de voir quâ lobjel de cea a£30ciaUQn& est par- 

ODtla même : mettre le« Tiiîtiésen rapportavec la piiifisartcc 

burliumaine et leur titrer des secrets qui leur p^rmi*tteut de 

couLiuundcr fi la destinée. Ce qui est plus curieux, c'eM que 

fartijut elles ont as&umi^ des formes îdentiqur!» et recouru 

àdef procôdts analogueti. M, Audrew Lun^ signale, panai les 

Inltiqui le rclrouv^^ut à la folsdarulecmyâttîroîdelaGrbce 

rtiiD^ ceux de 1 Afrique» de TAïaiTique el de l'Australie, 

l**quilre parliculpiiit^ >iuivaiilt.*« : 1** le» dan^e:* magiques; 

** l'emploi de la crécelle {bult-roartr^ tumdttn^ f^^^)\ 

^ J'cuage d'enduire les n6ophytes avec de Targile ou quelque 

'J CPnUoti, />ù! JUo^tuffiun^uit-AfrtnBt. tlnulmi, 1ST2, p. ^. 
^' «il»o, ffcriflm ,1/riM. Uiidrcf, lêfiC, p, 391 et *ui*r. 

^* etH tU^nctian Saearcius, Undr«Ji ldS3i t, I. p. Ê^ciMiv. 

U 



lis 



ftlVCB DE t HISTOIRE DES ABLIlU0ft6 



uulrc subaluacc grasse, qui e8teiiAuiL0sot|;n6utâ[uefll Utt«: 
4° des dverciceH avAC des serpeaU familiorn', I/mgvnioiit 
rolk-lorulti aorail pu y ujoaler d'autres simililudo-i encon; 
lesjûû&es préparaloiros; Ids ^acrilices dauimuxui l'eni| 
do déguisoQtents; enfin la simulittion lemporure de la 
3»oil [mr un en^eveli^seuiiful iuuiueiKan<^, «oit môm^ pi 
Toyage au pays dee âmes. 



fimetm sc-atilicla. 



S'cQsuîl-il que les Mysl^roft de la Grtcc aictiL 6I£ etd 
vumcnt descolliïclions de reccUes toagigues, iMtploi[£c«d 
riutérgt persLoniit*! du (]ueIc|UC4 tlocleiirs if s^orcclteria? 
enadtneUanlque, au début, !kait*Dl 4téde sîmplds conjura 
lioDs. de véntublcs « medecmt-danses t^ , on pcul &e demtnd&r 
Ù leur ?(Qurce ne rloil pa?i fttrf cherr^hc^ dana des nnlli^ li^ 
eaux qui auraient imposé aux élran^rs des formalités dlni- 
tfftlion. Lohcck lui-tnôme a colrevu cette origine, quand ilTiil 
dftrivAr cftrUins Myatfires des sacm doniêstira, auvqiifîl£ itjt 
t'ii-anger ne pouvait participiîr,BÎct'nV»sl à la suitt^d'uiiL' adop- 
tion'. OttfricdMuUûr, dd boq cù\^. rattache les plue andw 
My»l(roAfLdescnUesptiia*^gtqucH,qats'Élatcnt transTormâOl 
nlet SL'crelîi, quand les Pélasjfos curent i5l^ subjugués par tes 
IleltJîues \ D'autre pari, Robert>on Smith, dans sas rcfte* 
ohes approfondie s »urlcs religions sémitiquas, a atlribu^^ q^ 
provenance analogue aux Mystères qu'on rencontre chcs Ici 
St^mites et particulièrement parmi les pt^pulafions môlangéos 
doTAsio Mineure'. Or, au6sit<M que des rites conjurât c»it«« 
sont exploitas, non dana un but purement îndÎTiduel, en ^f- 
position avec les intérèlB du clan, de la tribu on de la ci 

I] .\. LxHifZ, ilyth. fUfua! <ind htUiion. Lci^iIj-m. 1^8^, t I, |>. SSS. 

2] Affiatijihnmfu. f. 'JHÙ. 

3] Ariidc Elcusiniert dtat VAligcmemi: Bncjtchpàditt 6eai. I, t. XXXIU' 





DM OClLOUEft PHOU.ÈJIJKS HILUnir» AVX. MrSHiaiLS o'aLEt'SIl 179 




niù|wirl'«vaRlaeegéuÉraltli]:laconamanaut«,ïlsaB«umenl 
ni araclère sociologîque, i^l là magie ciï^^ie d'ètro du la sor- 
OGllari«p(Hjr(lQ>«Qtr de laroIigioD. 

Uriqaodeuxcûmmimautéa clhniquos se juitaposcnl ^nr 
tti DtAie sol, que ce »oi( p^ conquête ou par immi^ruliou, 
cWuue cousiïrvL' d'uborcl «os dieux «t se;* rïltri, coinmo ^s 

>ulEiai«3 Dt «i langue. Copûndonl U arritc îûévîtablecaeQt 

U préoccupation de s^ concilier los uncicnno^ divinités 

s engendre, rJie^. Ii*s uuuvtuux vuiiu», K- d^hir de par- 

r rlains cultes indifctne^s, D&n« ne but, lUdoîveuLs» 

re instruire jkar de^ imlialeur» compélenU. Pou h peu ce« 

' ' ' il donc d'Aire !«> oiontijiole t>xrliji»if d'uno senJe 

.'->itre queïi'acci'iituelemi^lan^ede» pupifUilioii», 

ikleDdenl à remplacer la naissance par TinilittUon danslo 

^Kniteuit'nl de leurs adepEei. 

A une épo<|tH3 0tiJatn£-Ii «'-Liitencora âxclusiveuienlle dieu 
dct bnuUiUs, la Bible rapporte que le^ colon», Uvuispurt^s 
^ChaldéeenSamarie pur le roi Saluiaaajear, avaient à souf- 
UrtJea b£le« réroceis, pait:tt qu'ÎU ignoraieul U manièi^ de 
vtnJr Je dieu du pay^ ; ils s adresïiïreul doue au roi d'Aiu>v- 
^ ^r obtenir un pri^tre do JahveL qui leur enseignât 

ttouneot il» devaient \énérer l'Eleniel » \ 

le réciproque eit lijjjalejneut vraie, quand ce »)nt \vs pi^ 
ulilwBS asservies qui veulent se convertir aux cultes oj^- 
iooioi de leurs conquëranU. Lie Maxd^îsme était cbex les 
Cr»s une rdigiLia nationale : on naissait adorateur d'Ur^ 
lad et de ïlithra, en m6me lemp;^ que Al^de ou Pei^e. 
luiad, apt^s les conquêtes des Acht^mt^nides, ce cullo se 
T^Mtgea dans TAsic occidentale» il dut se recruter par vqÎg 
'ioîtiatiiin «1 cV-st *iin*i quv rinijuirent les Myslëre* de Mi- 
ni*, On toi! i]U*nn des mérite» det Mysl&ru», c'est do f«ci- 

r U iran^formalion d'un culte nalionai ou local eu un 

teuiiiven«ali»le. 






180 



hKVUE UK tm&TOlKK DIS RlU.IItltX'lS 



hisloni|ue, I Bpanage de faaiilkï sacerdolales qui roprfefi* 
UicDt Iqs débris d'anciennes Iribua p6l&sjz;iquo$ ou lhrac«i. 
Lfîs CnrÈles. qui initiaifoEaux myslferpfiduZtïtis C^éloiâ;^»^ 
muietit un collège héréditaire, t^l la Iradilûm infti( garda le 
souvenir d'une tribu pâla^gique qui portait lournom, sarlen* 
vagc «eptculriûtial du gaik dcCoriathc*. — Les Mystères de 
Samollnai-ie pA-ssaiciit pour jivuiri;té institués parles Cabirts. 
Que le nom de Ciibire soit ou ne soit pa« d'orîgitie phévi- 
cienne {Knhmm — tes tirands}*, ces enTaols légendaim 
d'Heph^iiïtns et de la lille de VvoUe pourraient bien p<;rson- 
nilierle>i premiiars iiiHuIaire^ de la tntfr duTIirace, expert S 
la ruiji dans le travail des métaux et dâiiË Tart dt? la na^ip- 
lion, Piudury, après avoir cité un dos Cabîres parmi les ^tt- 
sonnagee qui pfi>eaî«tilr flan« certains canton» de la Grèce, 
pourlen anc^tre^ de rhutnanîtô, les rapprr^clip îles Ctir^les 
el des Corybantes'. Pcul-ttre coDslituaîoiit'ils, comme kt 
Tolchinos, une tribu de forgerons; lart de forger les mèliiB 
dût, en elTet^ garder longleoipjï un caractère mystérieu^t ri 
surnaturel aui yeux deii populations A peine sorties dâ TAje 
de la pierre'. 

Les Mystères d'l\lfîusis i^ pr^ï^enlent dans les mêmes coft- 
ditious. lis étaieut Tapaua^e d'un groupe dû familles qui se 
raltacbaient aux immi^ratioub thruces et qui dominaienli 
Ëleusiâ, quaud celle ville jouissait encore de son indépen- 
dance^ l^'ur objelj l1 rongine, 4^tHil d^ïissuier la ferlilil»^ d^ 

i) 11o(D£r« bli il«6 Cur^aa un aïkcjen jiauple da t'fiiolie (Uiod^t IX, 2JB^ 
— Strabon lot placn d^ns rActrunio (X, 3, i). 

2)3utVAnt M^ f^nknifln Bcinar!!!, oe aarai^aE it^fi divinltAs pATiugl^Mf«, • Ivft 
groDilo dioux a dont los Phéniciens, c^ rd^linn avocSàmoLhtïicM, aunieol n«- 
duît l& ilénuaiLailiuti daus leur l«ngu« {B.cKmncTd\t*Âogiqv.t^ l^ XXXII (1S93> 
p. 60, 

3) D'aprèa un paseage dca VhiXoioph<ittTtienfit V, 1; Ad< GriucA, Pnrif, 180\ 
p. 412-143. 

4) AuJ<Tari1'hijl ftfï«ore, au itard>ou»si «lu Satidac, ]«■ forgerocu formant 
T^i-it^la ea0(c qui piiMr pour poiiôdor d^B pouroïr» m«glquea- (A. RévUk 
hitxQianx Jp< non-ci l'ïf Ml**, t, 1, p, W).) 

5) La Ir&dkioo fait an Throcc d'Suiuolpe» i'«[icéu« ^ponymi: dw Bumolfldast 



DE ODiLOtm ^nonLAvu icuTTFs AUX imitiirf^ D'tursis t8t 



lamps appartenant h la communaal^. C*esl plan tard qu'à 
Te bul d'inlérêl collcclif fut subsliluée la réalisation indivi- 
duelle des belles espiVimcps » tiOM iXx^lt^y ruiiuae fltl lio- 
crale, c'efit-à-dire rucquiïilioD do la ffîlicilô posthume par 
les initiés. Je croU qu'il cal possible de r43CMns(Ui]cr les prin- 
cipales pha^ies de ceKc érolulion. 



Il y eut — avant rhî»!oîre — une pl^rîode oîi le* r wlliva- 
leurâ de TAItique clierchaient h aftsiirerTaiMindunue de leur£ 
récolles par ks riteâ nair» dont on roJrouTO la trace dans le 
Folk-lore de loua les pcitplea indo^f^uropêenît. 

Les twlkfl roclifTchc^ àe Maniiti»rdt ont tifillrmenl i^tslili 
qae les Germaini, Ie& Celte» cl les Slave^^, atiritiuaieol h 
eluiquc champ ou plut6l ù chaque oxploilation agricole un 
génî« qui personnifiait riïnsembic tle^ éph on àt^s planti^a. 

O ^éiùe, qui vit encore parmi Ici» paptUationt; rurales de 
rEurnpe actuelle, eu conçu tantôt sous la forme d*ua ^tre 
humain, tantiM 9oq3 celle d'un animal. On rappellera, suivant 
les régions, la Mtro l<iîe Mneter), la Vieille (Groysirtuifert iHe 
Aftt^ Grcuny, Baba)^ laHeine (Kônigin, ihe Hanett Qtteen). 
U aatrcj fois, reimsagcant dans ses rapports avec la mois- 
aoD de Tannée snivanle, on le désignera bous le nom de la 
Pille {die TocArer, ihe Muiiien), rEnfanl {ComMii), la Vmt- 
tt^iSIcy-hride, ' laMan6c«»}. ^ Ou bien, onluid^^c^rnerale 
nom de Loup, de Oiien. d^ Coq. de Truie, de Jument, etc.*. 
— lorsque le vont fail courber le» ^pîs, liaiis cerhiiiiH^ par- 
ties de rAllomagneJepayifan s'^eriâ : " Voil^ la mère du Blé 

ipii «rt représenté comiae t'ofg«iiîM«ur de»» Myttànf^CâLruliuii, Vit,?. l;Pjiu. 
ADM», L 39, 2i, — Lm nirUiog/«pb*i pu ton\ itnUI un f\U ée ^<niiâûn elfU 
Cfat««« (la n«ijCf): UDt^l <a ftli de BorA (Je vonV iju Ncrd) (cf. Maury. Arr^i. Je 
U (*r^onwif.,t n, p. 317), 



m 



ntriTT. Ht t'HiAToritR ries iiwLmf>?f5 



^tii passe » ; dans d'au Irea protînce» : • Le lonp (on le chnal^' 
court ît Irat^T* 1**h rham|v«* ï*. Pftrioul rm ne iprl Hi* ce»* cro* 
(;ti(?inilaifi^5 pour «>fnp^rh^r Us enfants d^ntrer cEani lei 
bléfl. En Souabe, celui qui coupt: la dernière gerbe eat dît 
« avoir la truie i', En Angleterre, dans le Sbrop«hJreJt4l«r* 
nière gerbe est appelée la Jument', Aux euviroos de LîlJe, 
les moissonneur» dansent autour de la dernière gerbe cd 
«'écriant : « Voilà le reste du Cheval ■ ='. 

fjuand un H enlevé la inoiësoii, son evpril reste dan^li 
dernière gerbe, pour passer de là dans la récolte Buivaiil«. 
Kn Styrie, on fait avec les ^pîs de la dernière gerbe aaec» 
iTinn» qui est con»acrr*e dana Téglii^e à la veille de P&qae; oi 
en détache euauîte le» grains qui sont râpitndua parmi bi 
(pis na]S5anta\ De même chez les Zapotèques du Slexiquo.b 
dernière guthr. de mais était déposée ^urraulel du dieu local 
et nn la reptGimît an tnomvnl des scmaîllcs, pour IVoienrvr 
au milieu des champs, t>DvoIoppée d'une peau d'auimal;» 
les moisiODs étaient abondantes, on la déterrait et ou en djï- 
Iribuait Ivt^ grains aux familles qui les ganlaicut cumme at 
talisman de praspérilé\ l.(js bayaks de Borniio, peupla en- 
coff^ dons la période de r&nJmiïDie. nous livrent claircmoill 
la raison originaire de ces usages. A l'époque de la moisson, 
leur prâtre fait passer TeRprît du rîi dan» une poignée de 
groins disposée aur un autel et ces grains lonl ensuite ai* 
langés aux semence&dc la future ^^colto^ 

Il est k remarquer que ce raisonnement ^sL &imjilcmeal 
une traduction^ en langage myllioliigique, du proreKaus nala- 
r^l qnî u^sui^ le renouvelle me ni deti moissons. Toute U 
queïlioii DonfîiAle à dtl'^termJncr comment s'op&rela tranamis- 

1} M&nrtliartll, ioC, fit., p. I0T, 

5) FnLK^^ Tbr CattUn Bauffk. LondfVd, 1S90, l. lï, pp, » ot CT. 
3] MJhnnharil^ JHi/M. Forub.» p. KH- 

\] |d„ W, p. 3)7. 

A) Bru»uf tIp Baurbour;, ffiAtoire ifM Tvititmt fiviliMéex dti ITcefçu/, FMi, 
18(8,1. III, p. V). 

6) SpmcAr M-JchQ. liff in ih- Fm-KStAufihf Far EûSU I h p. 147, 1W tt 
miti. 





DB omxjcES M»ovr<nifî% pkl&tifs Art vtstIeiucs D'Auirtis (SS 

5ion de la vi«qui anime los dpi«. I-A oii notre croyonH voir tin 
ph<^nninkQ« dfi {^énéralion, 1 imagination primitive oonccvaii 
QDQ IrarKfDBtîond'iline, iina paling^nâsif*. 



Mim raicoaliM^viMint d« iÀtmïc île la mi»Is>oii. 



Aulanl nos airrictU leurs se préocciipenl d'^TÎter la d6W- 
rioralion de.* scmriires qui )H>rt4^iil en ((mine la rrfrooUf^ fij- 
Inre» autant nos loinlainâ ancMrea s'évorinaient à emp&cfaor 
respril, dâïliné 4 fuiro vivrn la moia^nn pmcliaino, dt* so dî*- 
tâper nu dp so corrompra, en atlfindanE les !i*^iniûlii>s. OrTc*- 
priUcommelerorp»,c*l eipoî;ôaux atleinU-^ de lu >û»îII«*He 
etdcUd6crépiiudo. Il ^-l^it donc prudent de le soumcUrefi 
OD rajfïtinisBcmcnl, de l'amenar A une renaissûiicc. D'autre 
part, il PHlIail l*^ conlruindru à «'introduire dans son nouvf>au 
corps, c*e«t-ftHHlire dan» la mcieson suivante. A ce double 
point do vue «'imposait la dcstruclion du rieux réceptacle. 
Lft gerbe sera donc br^lé^aprî^ que le^ honneurs Ini auront 
£l4t rendue, et ce «eranlwi cendrée qu'on mélangera aui^e* 
moncefE ou qu'on dtSvorïora dan« I9& $illons< 

Aujourd'hui encore* en Bulgarie, on fabrique avec lador- 
DÏbre geri>e une poupée qu'on revfll de vAtempnlH féminîriît 
et qu'on appelle la Rijîtitj dn Bl<^; on ta promène dans le viU 
lage, Ou la livre au feu et on r^^pand Ins r^ndriiË dans l&s 
cbatDps'. XousriMrouvQUK!cilafendanr6pre<>t|Uo irré^islible 
ft donner au T^^liclie, c'ei;t-à-dire à Tobjet qu'on croit an'imù 
pv un cipril, la phyiîoiiomiû qu'on pr^lc a cot ospril lui- 
ai£aK\Prt*>que partout ûintouârenconttonaUcroyance aux 
Torius magiques de la dernière gerbe, nou« Irouxons celle-ci 
rertlue de panures f<^mininest : en Allemagne, en Ru$i>ie. en 

t^ UtaBbv4U KfliA.F«r*'_(„ p. 332. 

S) a. Gobltt J'AIvi^Ua. Ut OrijiMt dtf HtiMiru don U Rttnt 4t mii- 
lotrc ^itt Udkftmti, t. XU. I». 20. Puiv. 1686. 



184 



nCVtï DR LSTSTOfAR DK ftlELKÏTONS 



FraQ€«, en Scandinavie, en Aufïlotcrro, ausEï bion qoedaJi* 
rindo et dans rAnni^riqnQ centrale. Pi^squc partout au^â 
oons voyons qu on narriliecctlc^lignrinr pour permettre âuh 
ànip de [lUïîEer (laiis )a récolte prorliAÎne. Dan« la SiKsio^hi 
paysans t'vn {)i?>|iulLMit les lambeaux calnin^g et, quand UïkI 
\m enterrent pas dans les cliampa, ïIh les snapendcDl amj 
arbres de leurs janlin»'. Pnrfois le procédé est pl»w anti 
poniorpliique encore : dan« la Haute-Bretagne la dornfti 
gerbe, façonnée cnpoupâc et sumomni<ïe la« Mère-gerbdi 
reçoîL parfois, à Imli^rieiir, une seconde fij;;urjDc,p]ttspf!liti 
qni représente évidemment TenfanldanA leit^îin du ta nièi^ 
— Déméter enceinte de Cor*. 

Cependant il se peut ausai que, de Jadernibre gerbe eni 
dcliniil, IV.spril ait pnvabi le cnrps d^ni uiiîmal ou nidi 
d'une prrsonne humaine. On Lraîlem donc ou Ton (eîn< 
de traiter, comme nous \ïnon£ do voir qu'on traitait la gei 
iantât le muÎMsonnf^ur ou la moissonneuse qui auront donné 
le diiinier cmrp ^]^^ fuulx, tantôt un â1rang4?r qui passait en 
cemoni^^ntdaii^le voisinage, tanldtunecréalurc.domestiqiR 
ou sauvage, qui se trouvait aux abords ou qu'on avait ameui^^ 
dans ce bul, surtout s'il s'agit d*tin animal appartenant ^ 
l';?sp^ce c|ui a prftf!^ ^6« Irait» h l'esprit do la moisson. 

Aux cnvironsde (ii enoMe on sacntiaîl^ù la Su de la n^coll 
une riibvre qu'on avait j^réalablement laissée courir pai 
les ^iiércts; une partie 4^n ^lait cuite et mangue immédiat 
ment, le reste salé el conservé jusqu'au moment de la moi 
son .suivfinle*. A Pouilfy, pr^â du Uijon, cï'i^tait un hœuf quS 
Lraîlaîl de relte faron aprfeft Tavoir promena dan» les cliam| 
En Transylvanie, la dcruierefrerbe est fréquemment app^ 
le Coq; à lJdvarhciy,un coq,li6 i celte gerbe, était In*^ ai 
un épieu : ses plumea, mâiang6ea âvec les grains de 1» gei 



t) MarjnhnnU. JtfvfA, F^t-ïcA.. p. 318. 

2) S*tiiîïot, iGhtmnet pnpulnirtt de ia t^'Wtf'Bretcgnt^ Paru, ISrttS, p, 

:ï) Fmwi; Qoittrn thn^^, t-ï'. P- t5. 



PI QDELQITBS PtODLtlVÏ?» ïieLATll^ AUX llT«Tt»CK o'tLEL'SlS 185 

^Vaienl répandueii (i&ti^ ie sillon lors du luLuurage*. Dant la 
^te^Meiniageo, les 06 des cochons lues à la No{)] ou fi la 
Chindplcur sont consïirvi^s jusqu'à l'il-pocjuc Jcs ^umailtef. el 
ilors pnlfirrt^^ï liari:^ If'^ [!hani]}s ou în^rr*^!^ dans les sncs aux 
mneacos*. A rfouhauU, w Courtaude JorAqa'on st^mororge, 
le senacur, apriïs nvoîr mangô »ur place une portion de l'A- 
chïned'un porc eucore munie, de la fjupuc, finlerre cel ap- 
pendice thinst son rhanip ; on pnUent] que 1(^ ôpis alteindront 
la hauteur de celte qu^ue'- 

l^rsqup TefipriL passe dana le corps^de lu moiasonncuBe 
qnî a Hiuch^ K*s derniers épis, c'e^l elle rjui aï^ume la 
dénomination de Mère, ViullU, Reine on bien de Fille, 
Fîanci^c, lïpouse- On ne h mettra plus l't mori quand viendra 
la aaison des seDaîiîlle^; mai» les Irare^ ne manquent pas 
d'inif" Apofjue o£i Ton feif^nait tout nu moins d'immoler lo 
malheureux étrans^r qui s'6t«ll trouvé h point pour servir 
de eubslitut ou d'avatar 8U génie de» récoltes fAUchées*. 
Qoelquefoist on sîmulem le proci^dt^ naturel d'une g^nf^,ralion 
fictive. Dans ta Prusse occidenlaleJaM^re du blé>c'est-.'t-dirQ 
la iiioi«50notïUâe qui Cï^t resiéô h dnrnif!re nu travail, feint 
d*6lre priiis par les douleurs de l'enfantement. On s'empare 
«lu nt (l'un eufani qu'on d^ïrlaro son liU; on emiuaUlule le 
jeune garçon et on te porto à la grai^^e dane un «ac\ En 
Ecosse, où la jeune Mlle qui a coup6 laderntiïre gerbe prend 
le nom de Heine, ou «e cotileiile de lui pn^dire qii'i^lli.^ «e 
mariera dan» Tannée*. 

Le but plus uu moinsi avoué de ce» usager eâl d'assurer 
Tabondincc des recolle». Ils remr>nten( h une époque oft 
rboiutnc avait il^Jàcucjçu la notion de collertîvitd, mais où îl 
H'imaftiDaîl que les organismes eollectifs avaient une Ame el 

^Hllmibardt, PiV Kùm^anmtn, HeHin, t^m, p. 15. 
■KUL, irv<A. I^i>n<^, p, IH7. 

5) Id., J>^ lonMkinoium, p. 28. 
frv/tr, fÏpIfÙQ BongA, t. I, p. 34&. 



Iflfi 



RCVriC DK L HIHTfïmiE r>l» KKlMtONt 



une vifî propres, <ttijpUefl« de mftmc qaoia porsonaalilË 
individus,^ df^p^riml j^ rflnattîv. lia n'Iftïonl^aînnî qnfl Tt 
bkMi tait ressortir Krazer, J'un ^lal n^lifirotix uCj il n'y i V' 
ph^lro», Di temples, ni dinux. mais seulement daa espnlf^ 
ayant cbacua iMirdomatnft ^p^aal. parmi les manifestatioD» 
de ta riiiliirv, et où le« riles ont une puHiVi^ niagit|U4-, plm fd- 
core qne propîtioloire '. 



Pffolnlyii^v d^ IMnftéiar. 



On nopeul<?oDlester quo \^s ancêtres deaBctlkncs n'uicùl 
travors^^ col l'étal d esprit commuo à toud les penple;^ m 
fiuropô^ns. Qu'on IrudiiUc- Démêler, soit par La Whv^ 
Torge ou de r^jp^utilri** (tlu créloie î^, pour f^uC, orge ou 
4^p«aulro, sscr. vavu« orge): soit. arecd'Ariofs de Jub&ti- 
villa', par la Jkl^re nourricière [A^ la racine 4/V= pour ih^, -^ 
CD Ihroou dt* iucer, allaîtori, soit encore suivant IV^tymolo- 
^e courante par la Terro-mèrc U^t ou M pour r^t^Vv)- ' 
rotle d4es:MK retrouve doiïsla A'o'7i*mJ///^de5pnpti1iitioa£ 
germaniquof : do m^Ern* <pir lu |irt>luly(M de Curé &e proUuif(e 
dans la Atmlm d>^« campoKimécoes^ads. 

Je ne aais s'il exiale dans le folhlûte contemporain dea 16- 
gende» qui mettent la Fille en rapport avec la Mère. Mata, 
là oCi tt simule un mariage f^ntre maUsonnturt, un dc^deu 
lianc^ cdt rn^iit^mmenl repré^ont^ oommc perdu et re- 
trouva, ou endormi et révaillé\ II xCtsX paa jnsqu*^ ta pr^ 

I) Ftavv, <Mltf> BftVl, 1 1. p.348<lMÎT. 

a)jrvfM. ltorMA.,p,3a*rtnîT. 

3) i» ptmiKn kÊkUmiU éef^Ênft, î* té^ 19^ p. «M, 

4>UHi<«tld« liDifcmPimafM«pafa»afce»*yMâia 

Ito 4m» cMiaÎM «Arktt d« Rania «4 ^ PKmv. 9*. h 1 *- «al, na }«DiM 'Sb 

k naM«« dft Miè, «iM «t ifftBw MO }«M hMM fai femt d« ^mlr 
^ a ai p a mw «a mm* ^ br«DclMLc« aa da Omvi (HaMfaaftfi, Xom 





Dt O^^I^MX^m PBAULftMKH RHUTIFS «GX UJ%TknKt^ r*CLKT«>l5 487 

^^i4iie mi«o Hii mon^lf'^ dan* le* cacnpafrnO!4 pooK^rAiiienneSt 

^ Un ciifAiit iippeli^ À représenter Tcsprît do la prochaine ré- 

^ïïHiî, qiiî n'ait comme fvmfrf-parli^ la li^^'i^^nde classique dï? 

Uéméler, conc^v^int, »ous les poilirci-^i^i^nianUde JacioD a le 

temetir », Plautos, h g6nie de l'abondance, dans un «illon, 

trois Tûia laboura, d«i champfi Rhariena '. 

Au d^lkut, il y eut donr aulunt de Démâter qtx& de ohampt 
oD de domaines cultivés. Ces génies locaux étaient ligure 
lanlM par un animal ou une Tcmmo TivaDlo, tantôt par ung 
gerl>p â^ bl^ tm un mann^^quin plus ou moînt groasièremenl 
revèln de pantnîs fi^minioe*. C'est la forma ariUiropomor- 
pbiqno qui a ftoulû survAcu d&ns la culte de D^mt^ler. Cf>- 
pendant I imrigo de cette dée£«e reste constamment aa»oei6e 
à «In» épis et mfimu & de^ gerlie^. !,«« peiitliir^ft iVun vase 
apul^n COUP font auislcr h l'adoration d'^ïpitt pl^r^i; danf un 
maoê, aoiis autre rcpr^Stf^nUtiondi? la dirinJti^'; il c^i dînicile 
de maoïNlf-aire A la conrUininn qu'on i^^y Iroum di^vant nni^ 
fvrvivance archaïque de- Ticonographie dâmét^ri^nnc'. Les 
épflbèlcft de la d^^esse rentrent fréi^unmmenl dan» le mftmc 
ordre d'i-léea : 'Ica^tla gerbc\ '\lT,<ii:t (le (çmin dej^A^^ch^], 
Er-ù [la cAréale), X)^ (verdoyante)» *^\c.\ Les t^bants en son 
honneur liaient intitulés Oiî>n^ la^Xât et débutaient par Tex- 
clamation Oa/él fMf'i 

P'im autre lîôlé, h Pliigalie^ en Arcadîe, hï^miler était figii- 
réa avdc une lâte et udj crinière de jument*. Celte image, 
dont la tnylliologîe populaire essayait de rendre compte par 
la Iransformalion de la déesse en jument, dan^ r[ii?»loirr 
quelque peu ^rarnltilnii!!*^ di* se^ rapporls avec Poï«éidi)iiH 
a'eipliquetoutnatareliemoni, si l'on s>n réfère aux croyances 
«ompéenDes concernant le Cheval de la Moisiion on la Ju- 
ment du BIé< Un oracle de la Pytliie. reproduit par Pautia- 

2) GasdU mnMôU^I'jvt, IST9, p. 3£« 

3) Unafinl 4v>% ^rnnfrrrjr ce ^^b. 1. 1, 2- (tarEi«. p. t03û, 
4)tUmrjtM.fi^i^Qrêst^nm^iÊf.i. lî. p. tS3. 

5) l>wuiu. Vlil, i2, X 



188 



Bsvre DE i/ntSTOTRE r» tiRLiiïtonif 



nias inliliilp le sanctuaire de Phligalie tiranlre <]m 
rofugfi k I)é(j, la JumcTil {'liîiwXr^y »• 

Uécnétcr* sur dea nionnaies de (vorc^pu csl représMWft 
iinft vache allnilnnt itnf^ gi^nisso, n lïémÉlcr— reconnûll à 
propos F, Luiiorniantdana le magistral article qu'il nécriUuf 
GÔrès pour lo Dictionnaire de MM. Uaremberg et Siglio^ 
fisl susceptible d'rUrQ elk-inrimc symbolisi^e sous les Irmili 
d'iiri« vaclïe*n. Le »ymbu1t^, ici, pourraît bien ^tre une r*mi- 
niftcenci*> Sur des vaseï^ de taire cuite, la déesse e*l flgur^ 
avec un veau sur les jïo^olJx^ On n'apa^ osé le loi raîroallai- 
(er, comme dans certaines repri^senlation* ^gyptîennei lîl 
orienlalt^fi de d<^ease*i-uiftres*; inaîa l'inlt^ntion y *^laîl, o& 
du mûinaelle yavaitilté. i.a vache, que, chacgueété, 1^6 hale- 
tants d'Iti^rmionfr, v^tua de blanc et couronnée d'byucmlbe, 
coridiitsnieitlsokMtn4^1lerDf>nl ait sanctuaire de Démêler Cliit* 
nia, pour y Mre immolée par de vieille» femme» h l'aide dft 
raiicille», avait dû ôlre, i Torigino» une Vache de lamoîe 
f/cîit-û-dire une forme archaïque de Démêler ellc-mftme' 

On [teiil fte dtnnuEider s'il tie Tant pas atlrihner la mfimt 
pnifiralîon au «erpent dont llâsînde signalait la pré^otics' 
dans le sanctuaire de D6méter fi I^Iousis, on le qualiliant àd 
i\ ministre » l^^i^l%<i\tiç) de !a dresse*. Tantdt le serpcol 
traîne le char de Démêler''; tantôt elle le lii-nt «ur « M 
pîron où II est caressé par dea mystes*, Parrois il i'eDMwl* 



1 




1) PftïJMni«, VIII, i^, e. ^ La (iBtott d'un chwal fipurail ^ib« I" 
d'AUii'Tjffft (lU J, H. 3|. 
ï) Dictionnaire <lf 8 Antiquité, l. I, U" partits, p, (067. 

i) UdriVDr fla&^rfï ^trch'Holûsi'jtii', i î*77, p. 135. — Lon^périBc, dtot VÂt^' 
nfum rrani.nU^ 1355, p. Z^. 
b) l*au»niu, II, 35^ 3-7. — Psuinni^s ajouto «lU», flâna L* pjuli* tcflf**»* 

aortaaiBflalvot I& nature. — CHtc tcAac tilatl, inns doute, eonunt A PtiJCi^ 

ia repr^MrjtatSoa tb^rbnturphîquD de \a diTinité, 
15} lJ»ni Strnbon, Mb. IX, <^h. t, ^9. 

7) Ovt\t\terk, KufMmijthologtt, AllM^pl. XVII. n'21, 

8) JJ„ pi. XVI. DM t. 




U ODBLQUtt VB^niàuia HKLATirb AUX UYStCuKS D'ft,Kll5]S 189 

auiour de son scapiro ou de son flambeau '. Sur c^rlaina 
moaumcûla. il lut entoure même le corps doses repli»'. 
Or rarj^lï^<^lf>gte «^onlemporairu* a mh en tumière (]uq, quaûd 
certains animaux Hgureul comm^ le-4 compït^nonti Imbiluols 
d'un dteu.ou i^ncore quand iU lui sont auchfii.^d de prcréreucd 
h d'aotres espèces, ces animaux offronl ^ouveul Ia pliy&io 
nomie première du dieu lui-même. 

pQurle porc, si le rapprocheraput p^"*ul nous choquer» il n'en 
repose pa^ moins sur des prcâomptions tout auiisi probûiit&s, 
Onsaïtlfrrdlfi imporlanlqunlc»itcrinceducocrlioiirempliïiHait 
dani le culte d^ D^^iniitor vl fipëcÎEilemeJiL Jan<> U^ Mystères 
d*Elev»is. Lûd6e»$o oglp^nfoiârepr^tsenlÉe avec un porc dans 
le8b^as^ Hue scholie de Lucien, publiée pourla première fois 
eu 1870 par M. Dhodi^, rapporte t{ije> liajis te d^mv d'Halï' 
EQoQte» lors des ThfîtimophorJeftJeB fe[nme»av£LieQt€oulumô 
d'offrir h Dômêtor el .1 Pcrsi^phon*'. dos cochons, qw'on préci- 
pitait, avec d^A gAteaLix et dââ branches de pin, dans une ca*- 
wme habilée par des serpenU. (Quelque Itmps après, les 
renime.4 descendaient dans la caverne, mettaient les ser- 
penta en fuite, et rapportaient le^ restes corromput^ de l'of- 
frande; ct^s lambeaux âlaïenr plâtrés sur raulel» puis mit- 
langés aux semences, en vue do garantir raboudanco de la 
récolte*. Les Grecs expliquaient, tantôt, qu'un troupeau de 
porcs, paissant â T^droil où lladès s'était enfonce dans 
te «ol avec Corè, avaii^nt H(i culiaîiiOft au fond du goufTri-; 
tantôt, que ces ;inimaux avaient entravé les recherclie» de 
D^tm^er, eu oblit^-runt les Iraccï dLi rapt*. Nous n'avons 
fi$* tiesoin Atf ce;* oxpliimliona alambîquiSes ponr recon- 
ftattre U survivance d'uu âge oii Déinéter était la Truie de la 
moisson*, 

ï)ArtA^L XtUmu.iKiZ, pi. XXXVIII. 

PS) Oï*rbttck, Atl«, pi. XVJ. n« ê. ^ MiUififfon, AMsitni Coînt^ pi V. n» 8. 
3ïnFsiik4iL Louïrc unf lUhinUn df^ inrrn cuiit*, où k Ai^nt tîQrt J'iLn« 
KUJu un Ûiabuii, do fauttfî un p^iEil cocbo», 

e) âtvogvi ironie) <)« rfiisOi»! t^t dnidilB <!« l'oiiliqujti ciMtiiluia sa *an 



lïO 



UTOK DC LHr^TOlM DO BHJMOÏO 



J'ajoolenii, pour on fliùr avec celle descriptioû de 
iiag«rie d^^mâlâriL^DiiGf queles ivxict rutgent, purini le« wah 
niauxi^n rnpporl avec tu dée^^oja pruo, laclièTre âllecftqV 
Or CC4 atiiiuaux complÈlcul prcds^^meut U lûlc dti ceux 
fifirrent A iucAmci- fesprit Jq la récolte. 



UnlOeiàUua «le* M«r«« da M*. 



Tandis que (^h<;z d'ftulrc^ pRupIfis «uropAens, le Aé^d 
peiuciit rellgieui il [las^ô ^ cMt! 4ït au-desMis des tradili 
pc)pulaire8, le» Grecs orioiitôrool gradiidlement révolulioc 
de leurs croyancca ver» le riche polythôismc qu! upp«rill 
déjfk tout fonfliLui^ dan?( le^ temp» piV^homénques. Oumd 
OD recoianul que l'esprit de Ui moi>»»ii était parloul Iimd 
et qu'il a'avEÎI plus besoin dVMrc rôincamé chaque année; 
d'aulrca termes, qu'il régi&sail du dehors les récoltes au 
mes, W nomlireuses M^res da la Moisson, quelle que 
leur physionomie, stî foodirent assi?/ facilement les tmw 
dans KïË autres. UuUe fui^ionBC iil uu protildu gtinie Wcalqu 
portait le nom d(î Dém^^ler, 

Uéueuituunl encore aux environs d'Auxerre, la po 
qu'on plm;ait âur un bùcïiiiir dau& les î^tm do la moisson, 
luidemiuidanld'ti^ïurcr uueaaiâon l'avorablc, perlait ton 




donné beaucoup de mal pour n« pès voir que D^mfti^f ftviJl été qt 
une truja «t c^'ol ilan« uno ètâbJc A pure» » ialor puIJoe <( porcoa » qii« 
thwl MrâLivi, itn 17^, pn>« iIa AloRitau, U tAxu i)« L'hymno rti^Eriériqa* ^< 
Jéjï«rkrl(i dt Ib «i^oMo L rcv^(u «<L forsio JA plut btimùnc ^i !& plu» po4ti^ 
(LtfUfn da Ruhnktin raprd'luit* dint Hi^iird, IVi Aj/mn^i hom^riqum- P' 
1861, p* -JSJ^ 

1) Le ocM] «lAit V'gAlcmant contre» a ]^f»cphon«. Sur ud montimtol 
duit p&r Jcfl Anniifc» dr lin^Uttàl d'mxkioiogiç A< Haïup, cc4U d4««M, 
«ûie d'Hâdèo, tj^nt^rune mim uc cof). cler&ui(9uaagorbQ d'épitjAaaà* 
L XIX. iiL F.) 



DK iftCLgow pftoniJaajcs niOATir» 4KTx HntTtHSH p*ÊLmsi» l91 

deCérëfi \ Cùmma lohriiïrvâ Mannlianlt, h présence de ce nom 
indiqua! simplouiout quo le maître (l'6colo a piusé pet U. 
^lait le prociidc a dû £lrc le Eiiéme dsaiA la Grèce préhom^'ri- 
que. Des Gréloiâ ont dû dire h dcA loniena, en Crète mùQit*« 
en Attique, ou Ailleurs : a Voire Mère du Blé, nous la con- 
naissotu; c'est noire Déiûtïler ». Pour les Cretois, Déoi^lor, 
c'élâîl ■ U Mère de TÉpeautre u. l'oiir les Grcca d'aulroa 
djAlecles, lïéméter fui un nom propre, le nom de b d6c»Âe 
qui, du haut de TOlympe, remplisnait les fouctjua:» dv leurs 
Bùciennes Mères du Bïé. — Suivant Uiodorc, U$ Crûtcis 
nninnakal que Uémétcr avait fasse de cIio£ eux eu Attiquej 
pui:<» AiÈîis le ri-«le de Id Orfece". 

Le« Filles » du bl^l, le« Corb, subirent le mf^me Iraiteiucnt 
que lui « Mères »: elles (uronU elles au£âi, ramenées k 
Tunilé. Loj;H)ueintiiil, en aurait ilti aboutir it ridentilicJition 
deïdi?ii\ droAïe>, et c'ei^lcequeieidaderaire le syiirMliiitna 
ultérieur'. Mai» à r^pt>q[)c oix »e constiluàrent tes principaux 
dieux du Pdfitbôon hellénique, elles possédaient chacune une 
iodiridualitt^ trop accusa, pour qu'on ne ten maintint paH en 
pr^ence. 

Démêler demeura la mère nourrîciÈre par excellence, 
cello qui fnidait croître Ica moi^son^, et qui tïu pleurait la dis- 
pttrilioa p^'ri^que, conuiic une mtre pleure renlèveuietit do 
tta fiUe, — Corè, de son cOté, resta loftpril df la procliuûio 
récolle, U peittoniuGcaliou de la scuieoce. qui pus«u ^sous 
(erre uuo partie dt^ Tannée. I/anUimpumurpliîj^iiiv aidant^ on 
titdaQïtCjrè Tépoui^e du Dieu qui r&^^ue «ur le monde sou- 



f) Dk>dor«, V, 77. U itix h rvcnaf^ucr que, du« J'hjaiiio Éjoménriua 4 Ufr- 
MUr. O9O0-*if quu<t ««Je •« pr?«cjii« ux fille* ite GèUtx, n dit 4rrif fta it« 

3) Lm ibtti (U«sivi Mtil fr«qucnjui«al lutHjiiiM aur Jw aumitmmU ; alln 

^ Wtee Iftoe* * ToalcsdMX, écrit Je «ebulkain d'KuiTpklv, h noano^ot DA- 
n4M, Ui«aa4 «omne i'«lAM i* (4 J /■bs>it»«.,Ct^>. 



493 



uvtnc tt L*iirïTOiKS i>ts RCLntmrs 



l,>nl^vcftt«nl ri Ir rvlottr dr Car4^, 



H 



A celle époquo k* marïagti t»c t»ultïiiiiÎHuit encore |ar 
sîmulucrc dû rapt; toulcfoU îl TalUiîl, pour que renK 
mentdcvtiiluii lien lé^ol et réciproque, corlaioes formalit 
cuiiiplétUfiTilriirL'Kf parmi Ir^i]!!!.-!!!^» ll^^itraH «an» dotiti^ niinli 
analogue  la confaîreatio d^st Homains. \ Ath&nes, dansln 
tetojis hiâloriques, k8 époux eo partageaient im gdleM» 
7:>uxa::^ ^jLtJ^-.xc^, fail de farine ctl de fi^&ame'. Ccst ainn que» 
sui\uulla k-gende ïiamieRne, Zuus soletniisc «ioD utiionavR 
liera*; Denis d'Ilalicarnaf^âe va ju&qu'a donner à celle fonat 
àc mariage la d6iioiniDfitif>iideÂ(cniA tfam^ipnr exccUencéK 
lladès a fail ninriger jï (^orë un pepin ite grenade ; la iée&t 
a ou beau fttfe enlevée €0ii1ra&Dugré^ elle do pdulplusa 
doûnorsen ravi&scur. 

Au foud» c'e»tridfie,si Lion miftdcn^vidE^ncepar RobeHsoo 
Suiîlb, E(ii<> participer ù une nif^mo nourriture, cesl sep6i^ 
In^r d'unû môme esseiico el par cousOquc-nt $e rendre soE* 
dait'c d'une in6me de^liuée. U est int^rcâ^nt de «uivi« Tap- 
pUcalioFi de ce prinripe uon pa<4 «eulemeol Ht rindî^iuluMlil^ 
du murîaga, inaU encore h ce qu'nn pourrait appeler Tunios 
do l'ûlrc humain avec le? puissances de la mort, cbet U 
plupart des peuples qui p(i(ijî£idBnl, dans leur mythologie, h 
It^genrk d'un vivaut, temporaire me ut descendu au paye d«i 
dt^funu. Dazis lépopt^e Gnnoiso, Wa-nirmoïnen ne revicil 
sur terre que pouraroii reru^dc l>i>jrel<bièredeTtion?Ur, 
la rein<> des inort-s'. Une aveulure aualogue ite racuute cti 

1} Iwau UuUer, Oin<f5wA en àUttiKitn Àtt^rtknmâ WlutimÂê/L 
iLA^n. 18^, l. IV, p, 147 «. 

p.tlS. 

3] aww>. AMï^if.. il. 15» t^, 6d. Omïoi, p. er7. 

4] LioutOQ^LMao, I< fiMinmlc, !&- RuBg. Pwû. !««, p. 1^, 



lUËB FftObLtMU KEUTIFS ktX HTSTÈIIB5 J>'eLBi;S]a IfU 

de TAmériquc ««pleiitrionale, où un liéro« revieoL 

î, parce qu'il s'y e5labsl€nu de louchoràunpittt de rii. 

tnseil d'un dr-^rAOncles.JescGnduavAiil lui ail fLinèliru 

Punit la tradtlioit dctiNéo-Zr^biiduis^uno Maori, ayant 

laii« te pays det âmâi;, reçoit de son pïrre df^^fual un 

tgue el repou&âo eu couâéqueuce loa meU qu'où lui 



id^^nl que losavenLuros de Dàméter et ie Curé, 
B nous les Irouvonâ danë l'hymne homérique, ûdI 
prûfondém^nl remanit^As. On sent que rhumanisme 

f^n rapide essor, e'f?^! uppliquo à le« coordoti- 
lo« dramali&er. Si on veut »c Tij^urer ce qu'elles 
èÏTQ daii» leur naïveté prcmièru, ÎL iaul ^fidrosser 
(hes par l*^M]iieU n'ctairiM peiiple-s, <^nrore dans la 
raiûinisint\ oui chercli^ k expliquer l'ungîne de 
par des avenlareâ aUribuées k dû8 éirot» sur- 
Voici, par exemple, une légende qu'an mission- 
e, le P. De Suiet, r^'cui^îllil, vers 1840, chez leit 
îesdurAmârique«eptomrioiiale';i]dB4îul6reâtiaiil 
trc en regard du drame déméiericn : 



Itoos éUieDt jaloux des 
NaaafcKiuiou et Gbi- 

tlui-ciK*4taftt aT4Tiitun: 
lac glacé. Tut <-Qf;lf)uU 

lit la f^ucirro husl 
»l parcoarat le pays en 
lI, pui4 Vétunl noirci 
mltt i,ms pciiiiaat six 



Itiulvs, âUQt devr DU amoureux 
do CoriTt l'iîmporU 80tu^ l^rro ua 
jour quVlUi «'Vtliiil Avântur4^« 
dut» li^H irlirkmpv, Kjtan «;■ m^r^. 



Dédéler p^tjcocirul la terre ea 
Ee lameaUfit, puia^ uprua «'dUo 
d4gui«t>e en vïeilJe Temme et a£- 
«ÎSL1 »ur tiCiv picrnt, die s'ArréU 
pTonon^ast eaas cesse à U cour du roî d'Aleu»^, où elle 
Cbiplapoiu. reata dana l'arilictiojir ftiu% boire 

aJ roang^r^ peudaul neuf jours* 

B. Tr^r, CïrifUatfoii primUive. PArif, 1818, L If, pp. €84». 
ijAttte : •■ il p«ut t >fûir ud« proroode luab^ ooire oeo létpeadta et 
Uarolirft rpJAUrnui miin^r» d* loLUf «. 

{•I, JtfMéûti d; rONftfH, Gtnd. 1S46, t- 1, pp. Sd4 el ■uîr. - U. A. 
takisent ciu <«a« Uganda oamm* auoipl» da panlUljiOD «tm l*t 
l«rMi(tfr«A,JlilMlimdJUN«im, l ll.p, S10). 

13 



1U 



Uf Lltl5T0lftE im ntUCfCHS 



niiviit uuD loge où i\a iutiltittul 
lu fr^ra dt leur victime à un re- 
pos M>leDDiïU II se rendit à Tinvi- 
iMiloQ eU s'elani hv6 U ûfjure, 
flc(«|9ta une boisvoa c^[Rpo:îée 
«Ttrc des herbes mMicinites. 
AtuaiUlM tristoa&oriJraudoLiDa, 
pendant qiio t'imtfUpceso livrait 
4 dn ebftnls ol ft des c1iBa«am«> 
IjicgitifK qui fur^mt L*origiiie d<7 
mytUro» de )a f^randc Dansc- 
mddecine. 



triOs MantUtua r&^pcl«raat «lors 
Chipiapouâ & l>xifilence, nus 
«>itim4< n lui 4tttt ifttcrdU d*eu- 
tn*r <hft» te loge de «on Mrv, 
ci^tni-d l'oDTOjn régner »Dr l< 
^>-ï du mortJk 

Naoalwui&u atuni do parlûr, 
îdUU tou« li>iï ni^oibm da on ^ 
mille AUX socreU do la grande 
da&Moldoukftà dka£tin d'eui 
un «ne (do UliaBftn^ avec ordf« 
dolo tninsD«ttr«& i«« dcocott- 
danU, 



Lu mètt dv Corè JériJév pa.- 
uut,' ptiii:hauti?ne de Ia nuitaiiltf 
ïambe, finît i>ar acceptée le cy- 
oéoot mélacgo do Tariae et d'«u 
parfomé arac de la moMb^et, 
aprfr» avoir enleva son d^^isO' 
meut eonMott h s'Ioataller dui 
le temple que lo roi à'thw à 
avaa ooDfiUoit ft aoD intenliok 
Opecdaol, a'obKtiDant t vNo 
loin dp rOl^inpr, cLIr ronliaiaL 
frapper la itatarc de .nEiiriliU, 
jusqu'à ce que lesdJeux vinuctf 
àccoipoailioo, pour lut rendr^fi 
liU*-. 

It rQionkeudu4|U0 Coréieiiit*^ 
dnil, cbaquo priatempa, pasHr 
qtiaUQ uoie pPM de sa mm\ 
mais que, le mie de rannèe. «Af 
Init partager la tr^)De d'HAtlb 
dftna le» Snren. 

Démolir rofitgBO lOlTafA 
OMifit aupanYaaU oUo cbi^ 
Triplolévo dTeasoigner parfanl 
lee pcocéddadofagricuhunftC^ 
Mœ de Imnimeriff à ses *itHi^ 
duita U ceanaiaonnce dtie Hjv 
Urée. 



Personne o'accverA Nanaboaicuï d'aroir ripria b a»coc^ 
ÛQQ de Déa»Mor,ou rfciproqaraseni. el, cocune il est pev 
pfobtbie que le père De Stnet «it interprété In my tholQ|ie 
dai lToqii(»4 & lraT«ra la poésie beDé&iqae, uoas devons bien 
comtatw, dans les tmdîtions indigènes Au >ouTeaii*Coiitî< 
MOI, réekMJoQ âponlauée de tons les élémenU qui » chez tino 
rÉTeHiptTiearciueQldotièe comcDr les Gr«cs, pouvait eugett- 
dnsr la kgesdtde rbymoe homénque. 




I>S CITCLODBS PftOfLftmE» HkLATlfS &tKï VTfTSlLeS D*Él.KGai5 195 



Lft tfé«BM-4É<m-r» 



PMj 



Letr«faild6C0iideii«alioiiel{VadAptalîonnaytlH>logi<]ueqiit 
aboiitil AU culte âis Démêler dut â'ma^omplir au courfl des 
siècles qai saifirent Vûtablisscmcal dc^ lîirac^d ]»arml let 
popolaliofu pèlusj^iques d« la D3or Hgée. J« ne vois euicune 
bonne raison de ne pi» adintïUrc là Imdilion <|iii allribue aux 
Tbraceft l'inlroiliiclioD oj da muiiis lo perferliooEieinenl de 
Ttgricallure en AlUquc et même la fondation dl^lcasis. Ce- 
pendant Ip« Pélasg(>!i avai«nE iirut détt^H^-lerrfi i|ui pouvait, 
eUeatoiiiï.M prétendre la Mïîr^ de»UoifiSonH. aC*(n»t laTurrc, 
chaolaient h Dodone lea prêtresses Péléiadei, qui prodnil 
Itê fniitï ; donnez h la Terra Ifï nom de Mfero ^ ». On tîl donc 
de Dédéler la Terre- U^rre, — rapproclioincrnl que non nom 
même facilitait, -- et oti hiî assigna ccnimo ôpoux, tanlùt un 
Zouï ctitonieu, regardé ciomme le mutlrc et le dispenânleLir 
des rtche«ïM;5 souterraines, lantôl le <Vitf%i dentaux, Potettfon 
fMter^ qui embrat=<ela terre de son bumid* étreinte. 

L'assimiktion se révMcTiof uniment dan» la Dompter odor^ 
souft k nom de F^éIus^Îs k Ar^yo* el sous celui de Cblùiiîu à 
llermionè', A frai dire, elle ne fut pas si complète qu<f la 
Grèce ne gardAt ses déea?«8-Terre d'origiDO pélaigîqne, tellefj 
qac tiè, Gain. Ds/rira. elc.< et, bien des sîbctoa phe tard* 
Orid^apptHjuait encore celle dJslÎQCtioti a«x divittïtés latines 
correspoadttotes: 

Officium tofWitMe Certt et Ttrra iu£nîêiT ; 

S) 1-^ «inriflUrv ifAr^i bïnît r«nflfll*r %tn Angine A pAla»|,T«, Qlade 
rri«^, 01 cd«l d'Btfnnkniè à on nsvau do P*lug<Bt f« Drr«|Ka (Pftttv 
,U;22,!Usl3&.3J, 
3) OtkU, taia, 1. 1< 673. 



A ÉleuBis mf^mâ, parinî les dÎTinîtés qui îivftieDl dn>il 
pr^^mices de lu ri>r'ill«,i>ii il^nt^l alhéiiten itii v* Mèclf arsol 
QOlro tre, ptibliô par M. Koucarr, mentionne, !i c^U ik 
D6aidt€r et de Corfe, un couple simplemont appelé n le Uicfl 
et la l>^Me V , Ct^.t anonymat est déjÀ une préanmpj ion (pt 
y a U d*nEicit?niie« divmil^K péUsgiqueti, «'U faut aclmeUre.t 
la ëuUo (l lltVodoti), qitcr lûs Pâlftsffc^ avatcut l'b&bilude de 
D'otlribuCT à leurs divirùl6s in ^omtf,niépilbèlcJ«^C€p6DdlBl 
do» mouumenls d*iin4< époque tiUérioure^ lrouv4.^« dans h^ 
mènieipar&gcï, rontconnaKrelea Irait» de ce» deux divîniléi 
l'une 031 repr^cnléfî par an personnage barbu qui, dai^ ta 
bao-rolierdu i"6Îèctû après Jésus-Christ, €3t accompagnait 
nom : llA.&â^«'. C^étail donc bien le Z^usctilonien. QuiaLi 
8«couipaKt^'^>i^n>E'i«^^<ltioM. PoucarlaE^iiuileàPerâépticMèi.i 
n^Aurait-ellc pas Hé ûrij^înoirement la i>È koumlropta 
adcii^edans un temple d'AlbèDcseu compagnie de Démëler'T 
A Patro}, enAchaltf^ également. Pau9ania« coJtiUitu qoefiè, 
D^mâteret Corè étattiot associées dans un mûmc culto^ 



C«l<r public- d«^ D^tt>«Cer. 



Ij) cullo dos doux déeues devait être eoti^r^mcM 
oon«litui> lurf di' rinrasioo Dorienne. Hérodote nous i^ 
prv^nJ que les Dorions ^sav-èrent TainetneRt de le pro««rire 
dans le IVl>|KiLii-.^r \ M^me le cult^ î^p^ial de la Démfltf 
Alcuftînîeune apparaît antérieur auc uiif^Uoas ioniennes in 
xr tiM«< car les Ionien» le port^rfrDt a%ee eux dans Icï colonies 



l]UMÉi^«il4ttf.TMm(AffMdrnniM«*>hMi»*t.TLt, 

e) nimiM*. 11, in. 



OCTKLOVCS mOPttlft» ntlATir» \f!X XTSTftAHS l>'Al.BlTAl» 197 



a'îb fondèrent à Éphfsec-, h Smyrnc^ k MUet '. Il comprouail 

ans ilùuivi àe% t^ie$ anAlagu^^ k cirllczï iin'i éUitiul c6lébi^iï3 

in ppu parloïit. on AUtfjut^, *?iï Thonn^tir tlo ï)<^in<^ler. Une 

n«criplioii d^^couvorle â KIcuh», il y quelque» anni^», men* 

ionne. parmi leà fêtes qui ^ étaient salennisécs de temps 

q]m*'tmr>nAl, en l'honneur àe. Ia df^esse, len CMola, quand \e 

IïIé^ sortait de lerre, le? Kalamiwi^ quand il i:oniinen(,'ait à 

5a«nir,€llc^W-jAw, quand on l'apjMiriaildaïïsrairo. l'out-ftlrû 

contient-il d'y Jijouler les cacrîliees des PrcëroKa, quo les 

\lh<^nietisuccumptisKaîi?nt iiu murni'i^t «tu Inluinr.f*! m^mi* \ip& 

rbL'smophorios, nTnntquccelto ftMedes flemaillo$;efltf^l^mise 

tn rapport avec Vin3tiLutir>n rie la l'amillo et de la proprii^l^. 

[Mn?( «oïL «ii»enible ce nille. eAmpnrtnit de» sacrifices, de» 

éfcyrie», des exhibitions da T^ytpbolos, notamment d em- 

^me-^ pbn)Hquc9, onTm dos chœurs cl do^ jouz. Câtait, en 

omme, le développement des rites pratiquée par W prtmièr&s 

mmunautf'$ agricotefï de l'Alliqtie, jjniduellement mi« eit 

port avec l'ïdâe plus h&uto qu'oa ec fai»oit di^soroi&îs do« 

istances <;tirhtimaines< On admettait que les dieux avaient 

a liberté d'accepk-r ûtt de rejeter leK \ffîux de leurs adora* 

oun , D'op{!-ralTun pureinonl coiijuraloîr^ rimmolalion des 

ietirne^ élail devenue une offrande destinée a se rendre 

ropire* le* divinités. Certains ^acrilïres ne pouvaient ftlre 

fTerts que par des prêtres ou des famitles di^lerminéps. Il y 

rail den cérémonies esccltiBivcmenl réservées aux femmes. 

6anmoinSv saur ces restrictions, ie culte des grandes déesses 

'avait rien de mystérieiix, ni de secre**- 

1) tMrkA MijJler a ^IsMi l« î^% pour ÊphAie, «o «'ap^^ast »vf tin pnitMfr« 

^ftfdè. cdiavic r&rch«rit«-roi id*Allicaf<tf, le privitri^rr 4'otTrir Ui oocrifici» A Of- 

McL I, L XXXriI, p. 374). ^ M- PmjoAr! arrive A It mtofi rânefu- 

r MtlH, «Q npprocbtnt dAlàttl* Ho Ktlacâiia l>xiMaiici^d'un oiuiv 

iblRa^ (JSQfl le oaJeodrier âr« Mïl^aiea» (Art'Mf iej £fur^4 QTtt^uest 1893* 

2) AI. Foucart troll rcpcodact qu« le» llûlort impltijuaicat pour 1(« femncs 




m 



MVn PC tRVlTOmft DCft lELWtCkfIA 



||^« Ht^n prUrém d»c eiiw«lpl4«ff. 



dcd rîteâ qui étaient rcslés. pour ainsi dirs), d»^ le donaitlt 
piililic k Rleuïiis^ comme ailleurB, il y en avait daiilres ({k 
le^ËieutiiiienB, ou plulf^l les membres do cerUîiieï famiUn. 
a'élaient réservé» pour ita ufiâsi^ privé. Alfred Maurydill 
propos d'Athèacfi : ■■ Dém qti&lqties villes, quoique les Irilm 
se fussent cODfotHiie» on un mf'jne pmiplc lïl i^ur^sent riuÀ 
en des côrémonie» ccmmiinoï, r^doratioii de leur^ dieit, 
pluaicurs d'entre elles gardaieni, en outre» un cultû prif^'i. 
C'étaîl auasi le cas d'i^leusia, ainsi qu'en témoignent les ll- 
luvions, si rr<^quenle!i Aaua les t4^\tes et les insoripdon^, wjt 
tradiUoD« putniDOniale^des Eumolpide», ta sâTfîi tû^ Kj.oi*' 
^tSùv \ Ce» troditiuns ne constituaient pas seulement le cullc 
privé des RumolpidGS,niHiH enroredôsKérjccs el desautrfs 
branches qui formait-ut les y^nè de* deux dé«»ies, rjr ^»n û 
ïîtpitw 0=r;. : les Ciocofttde*^ Icb Cœronidcs, les Phytalidç*, 
etc.'. Une de ce«* brancliesj les Lycomidci» s'établit de 
bonne heure h Plilia, oh elle transporta les rite« d*Éleusif\ 
Ces famiilo» dVngine thrace céiébraienl en commun, 
à I époque des semaillea ou de la récolte, une Télc relU 
gipu.'ve qui romportait deux parties distinctes : \* uuç (li* 
tiation préalable, à Tusage des enfants, quand ils avaîetl 

Etudes ^rMfpiKt, IF^J, p. 372]. — Il n'tit p» i;tabli que ooHa nkkbtiaa tûto 
nppurl nvvc ka yiysi^tnji, hittn que Ji p;4trtf«»e j^JuAt ua r^\û InporUnt iMo* 

1) A- Uaup;r^ li^l'if hris tU la fÎT^ce iw(f<;Uf, l. ïl. [i. 2, 

2) llic^ron ^4.iv;&odail A Mtioun lia lu) on «aroyeruac oopie d'Atbènei EiMm 

3) M, r^ucnrl «n donnt un« frnumAroiiaa cocnpi^Lc [Ktchrrchti 9u^ Uè |fu. 
£*iYS d'f.Uiu^\t, 2" nâinolrfl. Purin, I59ft» p. JO et wi»,) " 

4) Id. pp. «7-43. 




»« OrtUïCM fnOMiÈVBS nfCATfPS AITX MTSTtniS D'ftfJBTStfi 199 

^X^inl QD c^rtaio Hge; peuMlrd dea recomes qui oa- 
^^*ciil daïiB loâ ^^ par le mariage el, éTentaeUcmenl. de^ 
"^^ngçrs qui élaîenl l'objel à'n%îQ adopl!nn, Holle înUialioR 
"^ïiipDrlaîl un paF>fiage h traver* le paTs des mûris ; 2' en en- 
^-^tiiblc dû rilCA dtftinôB -'i ef^ir ^ur la eoadîtion dca ricoltei 
'^^^alcs. C«* rilft* comprenaient : une rcpr^^seolalion inim<*,ft 
4^ de«tin<^es de la eetnejice, que personiûfiail Cûrè; une 

^ibibîlion d'objeUiiacrâs, inïoelit d'une valeur laliBmaDirpie ; 

^fin de) incantation» et des conjurations diverses. 

Beaucoup d'émdit» nnl voulu roir dans la rpprA^ieiiUtîon 
dn ■ drame mj-stiqne », le point culminant du rituel* 
L'opiuîoa e^t erronée, en tant qu'elle fait consiâler l'e^seuco 
ûc* mjê\hTts dans 1^ rév»>l3lion ics aventures do Dérot^ti^r vï 
de sa lille. lAtt^enitrio i-Iu drame éteusinten n'eut Jamais en 
lui-mOmo rien d'ésotérique \ Il est etpos^ tout au long, non 
seulementdansl'h^mnehomériqucùDéfni^'loretdansd'autrf^fl 
fiu^^it^a — r/imme li^s liynriies aujoiiiiDiiÉi prdu« du Pom- 
pho«et d'Arcbiloque. qu'à la rif^eur on pourrait qualifier 
de liturgiques, — mai^ encore dan» des œuvrer purement 
profane», comme lee traitf^s fiu les po*îm<*fl que conft3rrfrrenf 
au mèm^.' *uji_'l, «ans encourir !e moindre reproche d indit- 
cràtion, ApoUodore, Ovide, Claudien, rtonnus, 3ieme les ra- 
riantes de la légende qui onl incontestablenient leur source 
dans le^ tradilîoiis locales (rEleusis — » lelv que les incidents 
relatifs au séjour de Di^m^^ter dans cette ville — s'étaient in- 
corpora de longue date dans le Tond commun de la mytho- 
logie faeUéaique. Totitefoî», il est probablf* que la mÎM- <-n 
sctaedereDlèvemenlt't du retour de Cort élaii elle-mfrme 
regardée comme un charme de oatorc îï agir sur raboadaoce 
dica moissons, ou plul^'t surlaréuasilAdes semaîllfti. 

Cette réussite, aujoEinniai encore, dépend de circona- 
toocet n>^léorcln;nque« qui échappent h Vaclion el même 
am préTi^tons de I homme. Aussi l'agriculture esl-^lIdraaUe 



6flO;<Mf«4r. X. m. 



h «mçÊf et Pwi *pho w «t d^dto. nirft, DE, 4K m 



300 



DBTDB ftï L*HtSrAlRG l>C& lUCLIOTOXft 



le domaine par excellence de la iïuper^tiUon et de la m^ 
populaires. Combien le^ praijques que j'ai rappelées 
haiit.^lAdtitedeMannlmrdtetik Frazer^doTaicntavoirpIl 
rl'iinporlance daos descornoiunauLés obelJes ti'élai^Dl com- 
baUues ni parla science ni pur la religion. Alors que les ni» 
dont 30 composai! le cullc officiel lïtaicni devenus dos aciei 
propiliatoîre^, ks riirs dfts Mystères gariiaienl la portée 
conjuraloir^el, pour ainsi dire, mécanique, d'un opus opèrû' 
rttm. l/aulonomieet la majesl^^ divines, aveclesquelleîiiUaJ* 
lait df-Bormain compter, élaienl duftiâammtuil sauv^^gard^e» 
pAr rallégHlion que D^mél^r i^llo-mAme avait communiqn^ 
aux chefs des Eleu^juientï ces moyens de commander dîrco 
Urment aux forces de la uaioro'. 

Les conjurai ion» qui pourauivrnl uu but a^ronomî^af 
oITrciit — pri^cU^mfïiit piine i|ii'elle'^ repost^Dl sih- lh> dMu^- 
Uona générales de la ma^ie «ympalhîquo — uo air de familk 
qui a fait, plus d'uno fois, crncliire erronémenl t des en)- 
pruntfi. Le* fAïcs par traquplW les Phi^niapna c^lAbraientli 
»iurtouluK-r(ttrri.-c(îoiid'\doiiiG — ou pluldl »a de«cenleaut 
enfei^ct 3U>a retour sur lerre, —étaient TCgardôescoranH 
dca cérémonies indi^^penâubles pour obtenir ta fertilité do 
ctiHmp», ta r^rondil^- dtfs troLipe^iLi A àt^^ familles'. C/e^t 
loujour« l*idée qu\>n fav*>ri*era la tran»mi$.4i>>n ou le réveil 
de la vie, eo les préfigurant. Ghca: It^ non-civilisés, le môme 
raisonnement u abouti fréquemment aux mftmes résultais, 
cVst-.Vdrrt' à i)l^ véritables reprtVstjnlations dramatiques 
fi};urant U^ modification» qu'on (k^irc voir s'opôrar dans te 
cours des ptiénomèaes naturels. 

M. WalterFewkes a décrit récemment les rile«, en partie 
publics, eu partie fiecrxMs, qu'arcompliiienl, chez les Moqui« 
du Canada, en vue de faire tomber la pluie, les confrârtcs de 



2) C* P. Flftdv, BUtUrt 4h onrlmiiAi KtU^^mt df Tt^^U «t lb« ynrjlla 




DE ODILOiTta mi^BLl-VKA aKlAf[P5 AVX ItTSTfcmS D'tLBCSI« SOI 

rAnliiop<% el da Serp^ntV Nous y voyons des prfilres oo 
pluUM dffl «iDiTÎoi'v c^ik^hrer Jes ^ftiïrîfîreaf I Hfs fumigation»; 
enloimerdes chanr^ rituels en l'honneur dos lÎGprils; «xfJcu- 
ler des (laoses mystiques en tnuoiunl dcfi serponU ût en 
lenanl dans la bniK^be àet éph de blé; enfin miniLT, dans 
une rhajnbre âuuterraine, eo pré%viîi:e de» inîliiS«, l<t» avcii- 
lure« d'un pûr«0Qni]gr> nommij Ti-yo, »a deseonto dan? le 
monde dc^ esprits, les epreuveâ qu'il y i^ubit, et ^on retour 
pArmi le» vivanU^ auxquels il «pporlE^ la nonnaissanoe de» 
rites qitî procurent la pluie. -^ te point culminant des fêles 
qui fio prolongent pendant dJK jours, est la cùrémoniG Uiialo 
qui consiste à baigner nu  laver, clans un liquide consacré, 
dea ^erfirnts qui sont ensnile mis en libi^rti, 

Cù dernier 4!pisode etil 1 equivaleul du rite qui terminait 
IcA Mystères d'Blcu»is et qui con«isîait h (k^rerser »ur le sol 
l'eau de deux plt^moclioëâ, tandis que l'hiérophanlc pronon* 
^it la plimîfe surO^amment explicative : Féconde, enfante, 
enfante et otitranceV A Eleusis, dans les temps historiques, 
la côrimoAÎe n'avait peut-^fre plus que la valeur d'une 
surTiraoce. Cependant un écrirain du m* siècle a(i, i.-O. 
U nomme eucort» «- le grand v£ secret mystère des 
ËlcuBinies v\ 



1) TÀf iïMJU Donoe *f lAc M^t^uU vf Àriiom don* Ir qutlrièms folumfi du 
JiiKnui A^ 4«mfijii Mihnolûg^ and ÀrfAieiîf/^j . Bd^too. 1804, 

t) U, «w. iiM(rt';t, et t^iLOnDADl Jin» Jhire\nlerit et Aiy/io, I. II. i'* ^irtîfl. 
f. 573.— Dm* i« HoUt«iQ — ecpcndïnt un rf«a«0paye de l'Huropu ce»itala où 
fAff îeulUur Mulifcilenit tttiirtat Je fcrucr, pIulf^L i|tj« d'ourrir. E^ é cEub^m cé- 
1mu« — on pptoil lOin d'arro««« i\ Ugorina t^w çttt^aaiHti h Mire ■lu bl*. 
quA«^ on Ta •olcDuclltmoiii rvneRte mir lo dfraifr 'rh4rio^(UanariftHC, Myth. 
Pùnti^,, p- 31ft), 



202 



^ItVCK DE LffT9n»U DIS mtAt&XS 



Lefi cli&rmes de tonte catégorie rorment dos e^cr^lt 
qu'il est avantBfçcuï de garder pour soi: qu'il osl îinpni- 
dent de confier h des étrangers, I-€S Eumolpide^ atirooJ 
donc ^rand soin de s-e réservi^r le monopole de lear« nle^tl, 
pour pinît de sécarilé. Us aUé^ueronl que Dém^^ler le k-uri 
commandé. D'autre pari, 'a ferlililé exccpiionnclle d(> T ; r> 
campagnes dut cïcilcr de pl'H '^n pliH t'adminifion e\ 1 j.^k.t 
de leurs v^iHiut. Ceux-ei (Inirent par obtenir rinitjalioo » 
culte pHv6 de* E;imo1pido»i san? devoir passer parla fu^ r 
lilé de l'adoption danfl le» ^î*'i^- Cejo\n']k,\ef^tar:nrffentihf^A 
se tran«rorm&r4>n< en My!lit^^es. l^beck et Oaigiiiuat utf 
bien um ta distinction, que leurs successeurs ont parfob 
perdue de vue : " Lcsjacrffj<*n^i/rcïfï, écrit Ouijniaul.étaicfll 
pltitAI exclusiffi que secrets; les Myiîtëres plutAt secrets 
qu'exclusifs' *», 

Celle transformation eut plusieurs conséquences Impôt- 
tanlen. Il y eut désoimais deux espèces de participants : tai 
membres d«^s /y^it^ démitârienoes, qui gardèrent ta hnvk 
main, tant sur l'admisËion des profanes que sur Torgani^a- 
tinndcsM^sl^rcA^fïtk-s élrangora, déplus cin plus nombreux, 
qui, uriv ftiîs ruiliés, purent cisvisler aui rites et «n rdcaeîilîr 
personnellement le bénôflce, 

Peul-âtre celte transformation cut-olic lieu ?i la suite de U 
guerre eutre Eleusis t^t sa trop piticlie vai»irie. Athènes, Il 
doit y avoir un fond de râalité dans ce conflit dont les légen- 
des de TAttiqne nons oui conservé le souvenir. Len des- 
cendants d'KumoIpe y laissèrr^nt leur souverainetés mais lU 
gardèrent leur cultâ*, et, cumme lus Atiiéniens tenaic 



Il Mén^rts dé riiutitut tiê F^nnc*, U XXL P^ti», 1357, p. 40. 
Z)Pauunia>,l,aS,3. 



OK OCVLOPE& raOBLfcWtS mcLATTPS A€S HTSltllBS D'AUCS» Sftï 

s'y faire admettre, la n6c4?ïsil<^ de l'Jnitintion permit aux 
vainctis nnn seulpincnt de mainlcnir lïïurpri^sligr f%pirîlne.i, 
mais encore dt' dtïv-i;air !«* i]iitilijU-iir¥ reti^ieux dt! leun* 
TOÎmiucurs, âosutto do monde htïlkniquo ût« fmalGment, de 
la société gr6co*rDiUttirio, L«s Myslèrcs d'ËtcJisis finirent 
as^unfiuenl punni Iei4 itiftihitions n^1J|j:tr*iiM^K cjui ont \v plus 
coDCOuni À développer le seDlim^nt de l'iJOilr liell^iiîqQe. 
QuAnd le dadouque Callias fut envoyé en ambassadeur aux 
LarédémoDiens poiiraollidlor la paîx, il lit Taloîr tes »er* 
vtc<?s qu'Athènes avait rendu* aux autres Grecs par le don 
des Mjstèreâ. ' C'est Triptol&me. leur dil-il, eu invoquant 
la tradition d'Attiiïûes, qui, le premier, ouvrit tes sainte Mys- 
lirea anit étrangers, notamment à l'auteur de votre race, 
Hfïrcule, et à vo« compatriote!», le^ Dir>s>:ures » \ — Bncore 
quelque» siJ^lcsJ'iDstitutton.dcMiatioaalc. sera devenue roï* 
mopolite, et le rit^-teur Aristide pourra s'écrier : » lïIeuaU est 
an sanctuaire commun îi louli» ta terre, xavAv^ y^ tV<*94'. » 

GûBL£T D*ALVIELLA. 



i) X*B^boo, flWfntai, VI. 3 ; M. Didoi, p. 411. 
2) Aritiidf. tk^ai^u. 14. Dïniiotf, p. llî. 



DU CUAMANISME 

D'APRÈS LES CllOVANCES DBS YA ROUTES 



ML^iiiûire pr^MttU fl« Congru* [ntcmationat d'HiJUcirr **• RcIf^Mu « 
«Amer dn ii*cUuni h 3 so|jlciiit>riï IdûO. 




LdK Vakoules reprâ^enlent un des petits Gmbraochcm 
dea niC09 touraniennos : iU parlent un dmleclo d' origine I 
FAnîenne. Ils occiipftnl unfi ronlr^ft dont, la sTiperficie 
égale h pluHkeiits tain ceWti de lu Truuce : laaU \\iur nom 
nedépasso pas 300.000 Amos. O'osl un peuple Eurlout p 
leur; dans les provinces les plus sâptfïulrionaleB, ils s'occu- 
pent en outro de p/^cbt- i-t dt> cliasse ; da^u^ le« pmvînccs Ju 
sud, ÎU se UvreuL un peu h la culture do U lorre. Ils ^l^veal 
ppïncîpalcmcnl des chevaux et des tôles à corne»: c'est le 
seul peuple sur la terre qui ait su se livrer Ji eel élevage dans 
un paj'î ait^îii avancé vers le nord. lU sont intellÎL^ents et 
endurcis. Leur première pairie élait située plas au midi : il y 
a bien des raisons de croire que c'était l'Asie Centrale. A peu 
pi<&H au commencement de l^fere chrétienne, ils furent refou- 
léG vers le nord et rejct^^^ loin de leur l>erc<*au, dans leur 
patrÎQ actuelle. Sùparôs du reste du euouJc par une lai^ 
ceinture de montagnes et de dt^serts. ils ont conservé des 
vestiges très cnrieiix d'un passé maintenant ohacur poir 
nous, comme institutions, croyancofl et coutumea. Au 
xi'it* siècle, ils ont é\é soumis à la Uusaie. 

Il y a tr^s peu de temps que tes Yakoules se sont conver- 



DV mhHhHÏSHK D AT>hftS LIK CHfn'iKCK» DE» TAKOVTTti 305 



lis à la religion cbr^tionne du rite orientât. L«ur conversion 
s'e^l efTccluiïe lonlemont, progressivement- J'ui connu des 
vi^^iilHi'iix (JodI Itr?» p&n?s étaient iMicoro p;iïer» hI rjni uuk* 
rnënieâ n aTuont rocu le baptfiuiij qu'à un îlfçe avanciï de leur 
We. A l'exlf^ncur du moin^, ils mcllcnl ussoz do ferveur k 
suivre les rileh de I^ii religion clin^tii^nne ; ton» ^avt^nt fairf* 
le ?igue Je la croix. Cependant, raiirteiiiie reU^'loïi des clia- 
rnanes r^gue toujours puissanio dans lesprit des Indigène» 
et, on *ocrcl» ih n'ont pas e^^^sé de se itvrer atu: cérémonies 
prûhiàétJ' du rite chnmamçue. 

\jà, religion clitiiuaikîquc est uue Torme de cet auimisme 
que Ton retrouve dan« louiez les sociâti^fi primitives. C'est 
une étape longue et importante dans l'évohilian de& id68s de 
rfaorame sui le mmiiie, mjt TAme, sur lavî<*. iVesl le premier 
elTuii d(? rtiumme dan« sa lultf! coulre les forces implacables 
de la nalurc. de mt*ine que le clan e^L le premier éc^lielon 
cnire la horde sauvage et la société. 

On Aflil i]ii^ los tribus mimmbrublcf^, lour<tnîennes <ït 
oion}^<>liqu0s, qui oui plii«ieure fois bouleversé l'Europe, 
croyaient au chamoiiiâme. On a retrouvfï do» incantaLioos 
cliamaiiique.s dans les inïCri[>tions cunèirormes de» M^dea h, 
SuzB. Vambéry cite toule ijn»< nérle de c^rOmoiiies cbama- 
ttiqui!» ijeoK de lambourin. danses du feu) en pratique chez 
les anciens SaK-Uygur, car c'est ainsi qu'au vr siècle de 
OOlre ère fut accueilli Tambassadcur grec Zemarch par leur 
ctierDùat)ula<. 

Danï left opulentes villes (ouraniennes, loebamaniKUie 4 
itleint un haut de^re de développement. 

Avant Vintrndiinlîon du bouddhisme, le ehamanismi^ triait 
la religion de lu cour des Tchingîzîdes où les d kam » (cha- 
manes' exerçaient une grande iulluence. De Icur^ prophôticfi 
dépendaient par exemple Tcuverture des hoalilittVs, les dé- 
clarations de guerre, les re'ratlcs, au premier abord incnm- 
préheruible», des horde» victorieuses. U<ï nos jour» o^me, 



t) VMDbAfT : Hoj TdrAmNO, p. 13. 




206 



ftKVrK DB l'bI&TOIU »> ftKLMU09l& 




l« cliiunsni«uie a ili>» millioiii; cl'iLile)>l««eu Amo, «h Afr 
en Amâriqufî. De môme ijue iUju la viô cîvrlc no» 
heurton» à loul momeul il doi iD»tUulioits qui ont prîi 
sanct^ dan^ le^i formes aociales primitives Au clan, de mtm ^ 
datis la vie iiit»^IIechielle iwiift rencontroiw à lout tnomt!» ^ 
des idées chiimaniquo». ^_ 

I^A Yakoutr^f) n'onl que dc^A îd^^5 Irè» vagues sur la dedî^ 
néederiicpmiiiea}jrèB sa mort ; cette que^tîcm iib lésa jamùs 
beaucoup hïiéreBs{i&, Un hq trouve pas chez eux <1g eûncO)^ 
iiûns origin&lcs du paradis til de l'enfer: Us «e sont assimilé 
ces idà»?ÀrïDs«coiivËrtitfAaolauchrUlîaiiiEnid. Usftpp^II 
ci(j) yrW et l'eitr^r od^ déauaiîiiEitioiii» tïrOu)^ du rui(i4^, Q 
îb parlt^ul de renfât-, ils djacul qu'il est iitu6 « au delà 
huitiëuic ci«l, &u Àept€uli'ioiiT dans une contrée ob 
une unît élerutïllo, t\b sûunie saus c&ase un vent glacial, â 
brille le pile soleil du nord, où la lune ne se moulre qoertD- 
vcrsée, oti lus jeunes [illi*s et les jeunes gens restent 
nelIfim^Dl TÎBrgAftf où lf?s cavaleib repons^snal les àtaloiu, 
les génisses dédaigiierl )es taureaux, oCi sa dreiseftl 
maisons de pierre ol de Tor, étroites au soouûet, largâi 
Ua*e, grosse* au milieu ■». On peui y aller, mort ou vif, 
pour y uKpiur mï-s pt^^cbér^, ntais pdf l'oiïet d'un bavard 
heureux. Ou peut avoir une vi^ exemple de lucho et yi 
entraîne par un mauvais esprîl 8C IrouTant dans voire 
î^iuage »ti mooieiit de voli'i^ morl. Il en ii^miMiï qu'il «si 
dent d'avoir souvent r^coiirs aux incantations et aux I 
mans des sorcicrâ : il Taut veiller à écarter les esprits 
quejdiioeâ ftUes et jeunes gens puissent s'unir entre eux, 
les i-he^aux eL le bétuil p4ii«!(en1 Hrv bien soi^ii^ii, afin i 
ne se produise pa^quelqu'nue de ces Kraiid&s injusti 
rempbssent le cœur de Ibomme d'un d6dir impla 
vengeance. 

Cependant, ces iàéM ne sont pas partsfiées par lou 
Vakoules: ta plupart d'entre eux ne pcui3CUtmfime pasi'iuQ'^ 
vie future. Certains me disaient qu« c'èitài « tm voyage M^ 




DU QUBUDtlVK n'il-Plft» tM% CMOVAMOCS |>i» VAKOtlTBS W7 






Del à^ns an désert sans burii«^s, h pi^ 4>q sur la b^l^^ mor- 
tti&ir«î (en yakoule : haili^u) tuée par le^ p&renle. Selon d'att- 
tres il existait sous b Icrrc un outre monde exactement 
SAinbtaliIf^ann^lr^, avecdG&prairi(^?t, ilu bâtuil.deftbommed. 
Ott peu! y parrenir fi un découvre Iti ptflit urifictr laïtisé par 
les habiloiUs du monde souterrain pour leur voutilation (Kati- 
galas oricotal, IBOI). Uîen d'affreux en perspective: mai^ tl 
mX vr±iî) aucuit« riante e^pV^rance. Ce qui noutt atteuil dotl 
dCre pire, car c'est Vmconmt : ce no peut ^Ire meilleur que 
Yimtiwt de noire mort. L'homme emporte avec lui sa dcâlî- 
née, sin9i(iuele5 ustensiles, leA rAtementfl, le* vivres qu'on 
a mis daiiH sa bï^re. D'où raittif|ue usage cliex le» Yalioutc« 
de tuer les clievaux. les ecclsTes, les concubines sur la 
tombe de leur maître. 

la mort naturelle n'cITrayc point les Yakonte^. Tls rmi- 
gnenl cependant la mort vlolenle, careUe le» envoie ^assir 
le nombre de ces u hommes et remmes âtûniellemcnt 
Tiergefl a qui n'ont pas rempli le riSle qui leur ratait désigné 
daitft b vie, qui n'ont pjia f^t u?<age de toutes leurs rorct's> 
Ce«t pourquoi lea vktimefi des suicides, dos meurrres et des 
accident* *c changent toajonr» en esprits malfuîsants, en 
spectres errants. 

Le culte du feu et le culte de la vie sont les Tondements 
de4 croyances des Yakoutes. Ils sont en génâra! tranquilles 
h leur lit de mort. <t La fin est venue it, murmurent'ils avec 
one sombre humilité. Mais ils v^uli^nt absolument sarotr ai 
leur mort est irr^^vocable. tis interrogent tous ceux qui pour- 
raient leur donner quelque reusuîgnement, le chamane^ le 
prêtre, r^iifenl, pour savoir si c'est vraiment laftn, et si toute 
lotte est \aîite. J'ai Oli^ témoin d^une scène ^-IruugenienE Irag^ 
: une jeune femme de âîans, bf>IIc, <^prisc de \ic, «e mou- 

iL Partagée entre l'espoir et le dôsespoir, elle r^îsotul d'en 
avoir le coïur net : elle appela .ion enfant, ^gé de quatre ans 
el lui demanda : <■ Vais-je mourir? » Le petit Yakoute re- 
gardait sa mj>re avec étonnement : le plas profond silence 

rnait dans la « yourte ^. L ea v^m d^ 1* malarf ft t>rmaieDt. 



^e^t^y^J^uladi 



ao8 



WLTUti VB LfllSTOlKE DBS KKUâlOÏU 



d'un éctat Givreux, ses maioe (romblaieat.,. L'cufant huP 
Uil, KiilÎEi, il dit : ti Oui, ku vas mourir I ■> La maUd** pilîl 
a(îreuîieitiL^ii1^ muis aê caltitâ au»Ml4)E. Rtlt? ««^ fit laver, pei- 
gner, vCïtir do ^ plu» lielle robe; elle havajxlajt Iranquille- 
mont, (louccmcnLp presque paiement, avec Its perâouncâ q«i 
IVntuui'Jiiciit, leur di&lrilmant de^ souvenir» (rn yakoute 
irârâria). L«i homcnes el surtout les femmes chez les V8- 
koule3 90 font faire celle toilette avant de mourir, pour que 
te,uf rorpfl ne soit pEia une cause d'embarras pour lei au*- 
tres. 

L&i Yakoiito? ont harr^r des cadavres, même de ceui dt 
leur» plu» proche» parents. Lea mouraDtsa'efforceut de readr* 
leiir^ rjfiritîprs inomeiitHie pliift agréables possible, u lînvoiâ- 
moi du tieurre fondu, de l'ecUi-de-vie, de la viande, si la en 
as. Je meurâ el je veux eaC4>re goûter de tout ce qu'il y a de 
bon &ur cette terre >•, me faisait dire pur ses neveux un ^Difio 
pauvrL^ le menui»ter Mar^atyii^ 1(7^^ de Nam. I887J. Ueut 
riches indigènes, k la mort desquels j'aftsi^tai», quelque* 
heures avant d'expirer, quand ils se saront irrévocablemeiil 
condamni^s, tirent tuer leur» meilleurs cbevaux et liretit oo 
festin de leur viande eu compagnie de l^ute la ramilli.*. 

Aucun remurdâde leurfi mauvaises actions, aucune craiotn 
de chAtimeuts, aucun d6sir de râcompen&e : tout au plu5« in 
Yakoutfl peut-il souhaiter de dormir un paix jusqu'à la fin <]e» 
sit-cles. froid comme la glace dans sa terre glacée, sous uaf 
tombe fïlevée par des mains amies, surmonito d'une croix ea 
bois et d'entendre le doux murmure de# vieux arbres, ew 
l>oiiâ amis, et de sentir la vie fleurir tout à l'entour. <>• C'vA 
dur de mourir dans une terre étrangère >, me disaienl-il« 
quelquefois. 

11 faut Lueruue b£te(^al%«) pour que l'âme atteigne fhs 
aisément le royaume de l'éternel repos, pour qu'elle fi 
cbUse cette » plaine infinie» autrement qu'^ pied. Nain 
teokenl, le^ chevaux gotë, les taureaux sont tout di-^<>i 
cel effet; mais tout le moude n*en n pa^ im mayi^u». Qi 
auxrachesetaux veaux, les àmu's des maris sent rôduittfi 



W CElJVAKIfïMK D'irntfr LES OtOYANCS» DIS VAKOUTCS 309 

pousser devant ^o\ ou à les Iralncr avec une cordn rtlla* 
ic Qotour des corn&s : cela vaut patirtaul mîeux,qu6 mit. 
viaadp do n haïlîga ^ <*st in»nf;t^p jiar les R^u* de la maison, 
' les meciuUiers qui ont f^tit la hif^ro. par le$ Tofifoyeurs, 
in par les voidiiiiï qui \ioDacul en foule préâcutnr Icun; 
idoléADCtis. LopluapauvTfî Vfikoulffn'hi^j^îteru pas^sacri* 
- «on unique pîèco dt- bétail pour l<>« fuDéraîlUft d'un 
mbro de sa famille, 

I Si lu veux que nous notu charfïionâ de cet ouvrage, 
ki^nt dea Yakouln^ au CoflAqu«) KrrninLirar.h qui ronlait 
ver une totnhcik un frère qu'il venait de perdro, il faut ab- 
umenl que tu lue^ un veau ou un renne, fl n'y a pas eu de 
ig versé sur la tombfî dft Ion frère, nous avons paur •• 
ierdioïunsIcT 1884). Si à k mort A\m rîcltt: Yakutil»*, ta 
inieEWBacnlie comme » ttalliga- qu'une b^le san^ valeur, 
esprilsvoDllourmeoUîrlâ défunt et vont lui crier : <^ Quoi 
ici... rien que celle pauvre b^le! TamorL, tesv halliga • ! Et 
Ufuni à Sun tùur ne manquera pas de »e venger sur les f i- 
tU(»aQi, 18S7), 

Duanil l'agonie ei^t pénible, on place auprès du monranl 
B cutelle pleine d*eau ■> pour que l'Ame puisse se baigneur 
Borlant du corpe n {Ulm de Nasa, 18^81. D'ailleui-K celle 
dlami^ semble ne s'Être introduik'chcEleâlakoutes qu'avec 
clirislinnisme. 

L^ mort, lavé ut habillé dans «e» vêlemcnlH tes plus aoufii 
MJrlout dan» des ^Aaimitresn^urtji^ eel inâtoJlÉ j^ur un banc, 
n0 un coin de la chambre, ïious les ima^i^ft saiiiles. Il y 
ite ei)K>si^ (tendant trois jour^. Pendant ce lemps, les Va-^ 
ulcs se conforment aux rites chrétiens : ou brûle de Ten- 
3S, les riches louent des lellrtïs pour lire le psauUer, np- 
Uenl le* piètres orthodoxe* pour réciter lea prières des 
iria el pour bénir le corpii. Rn mOme temps. Aaiï^ la 
jme « yourte i-, on confeclionn^" h^lLivi^roent uuc bière; 
Lulres creusent une fosse Ji IVndroit dt^^i^'uc: par le di'Tuni 
biea sur lu coilintj mortuaira. La fo&se doit avoir une pro- 
adeor d'au moins une toise ou bien une toise et quelques 

14 



MO 



MEVtt 01 tflT&TOlBE DCS ItCtriïlOXS 



fiùàs. Il f»uL OQ eSH atteindre le% couchos où ne se 
jamaift le iég^l, de fa^ou que le corps et le^ efteU 
se conserver plus longtemps, l« Le mort sera très enuiiT^ 
quand retenlira la Irompelte du jugement àeruierj de sa 
moDtrer devant la foule as^mbl^ avec un corps pourri «l tk» 
YÔlements (roués «.me disaienl Ids Vakoiiles pourmVipîî' 
quer la pmfoiuleur dea foiid^s, confonduDt duti» leur» argu- 
menlf les idée^ patenneï avec la cruyunee ehréltenne à 
résurrection flnalu. Voici comment rim«j;i nation des Ya 
les conçoit le tal>]eau tla jugement dernier : 

i< Quand aniviTonl le« derniers dix siècles, un anga 
nnc trompiïlle [trouhalah] volera au^esaus de^ terres, 
grand déluge se produira qui lavera la terre : les corps 
mnrU DoUeronl A la ^urfare do8 eaux. 

ptlTaul donc enterrer let» morts ^ uneloise sous terra 
lesompf^cherde ^<3 décomposer. Si sur lalombo il n'y a 
do croix ni aucun monument funt^mirL^ Tangc ignormol 
pr^Mioe «n c« li(!U d*un corps «ufouî, ntï le réwilltini 
Voilà pourquoi nouî; m^Uonâ dos ^î^nos sur les tortros 
raires * <6Va^d^Vldaii itajsçanloa, lti8^}. 

Dans cerlains p:«rafÇc«p il exi«t« uuo singulière coulai 
oneul^TO au mort lous les objets métalliques qu'il a surlurr 
boulons, ornements, on enlôvetout; on met A laplacHe 
petiles lanière» de cuir. On ne laisse sur le cadavre qiw h 
crois et le bracelet conjugal: aux femmes on laisse aus^ 
boucles d'oreilles. Mais encore ne faut-il pas que coa dersH 
objcla soient en argent; ils ne peuvent Mtb qu'en bromfi 
^ïï plnnib. LeA vrais rroyaiits ne It'^s fout même qu'en ci 
on en os. Ce n'est pas par avarier qu'ils aj^lssenl ainsi, csr 
même temps ils mettent dans le cercueil une marmite 
enivre, des oiseaux, une haclie, des armes> des ustensiles 
ménage, etc., elc. Lee ûbjeEs d» valeur qu'on donne 
morts ne doivent pas &tnï cass6s ni avariés, pour qa'tb 
puiiscul pas s>n ^«r^^r contre les vivants [UUif de Kol' 
1883]. 

Quant aux celles, javelal>, arcs el autres objets de Irs' 



Dr CBAMAHIUrB d'ipIIA» US CAOTAKCt» l>r!t irAKOllTEA 311 

BSft&Tneniir |p» iprlrt-^fuiii^rAires. Un met <If*sjfMJchdau» 
cercutiU de* enfants et on suspend l««n* berceaux *ur 

arbrest non bin de la lombe. PerM>nQe n'BCCompâKne 
morts an cimelî^re, 1^5 fossoyeurs emporlcul les corps 
des irulaeaux, so bdleul de le» unleri>.'r *'l de re^fiiir au 
igd, après a^oir Mté e1 JL>t6 »ur lo t€rtr€ les pelli^s, t«?s 
neatikt les pi<?ux, on un mol (oui ce qui a servi aux funé- 
Ic*- (jiiAiid itn n-vM^Tin{^nl du rîmoli^re. il» 56 pirdcnl 
ido»« relournorel, aiant d'enlrer dans la « yourle n,iU 
wrifient au feu àc^ copeaux de cercueil, 
liant anx « chamanes u et <x chamaneases », leurs funi-> 
lies Aefotil delà m'ïine maniera; seiili^inent, on n^appelle 
'les praires chrétiens el on choisit leur i\m de repos dans 
tique endroildcscrl, frôquenlA parles esprits. On «uspend 
tique pari dan» les alentours leur laniliuurîn à^ fwrrier et 
rarmure i^ntbivitôe {Ultu i)u Nam, 1880). On les cnlene 
tait a\ec lu plu* grande hWe possible ; on énle w>ÎEnau- 
lanl leurï tombes, 

En gtioéra), un cadavre noii inhumé remplit le« Yakoutes 
enïnic ol d'borreur; toute la naluro en rossent de Tiu- 
élude : il «'élève des venta violenli^. les ouragans hnrlcal, 
feux iin^lent, on entend de!t bruit?«, de« cris invAl^rifluiE... 
fesl on chamane qui eet mort, ces manife^lattonâ prennoul 

proportions fabuleuses (f//u^de Nam, IHëtf). 
M,apr^» IVnlerremRiil, h veut se iiïel k souffler, r'v.sl bon 
le, car le venl ya balayer toute» les traces du morl qu'nu- 
t pn soirre plus d'une i^meyiranle (t//wd'Aldanlîaian' 
11, 1885). 

Vagu&re. les Yabouti^s metlnienl leurs morts dans de« 
ues étroites qu'ils âuspendaienl h des arbres ou qu1U 
taUoieut sur àt$ plateformes qu'ib nomment «> arakas ». 

retrouve encore de ca^ « araltas » dans les forftls. Dans 

derniers temps, ou n'agissait ainsi qu'arec tes corps des 
ununcï, 11 semble que les Vakoutcs oui cmprunt6 cotio 
lUimA aujc peuplades du nord, flans leurs légendes, on 
< noolion d'&alres genres de fuit^ïr&illes lrè« analogues k 





2!2 



nCVUB I^fc LJIUTOIHK ttË% RMU&TOK« 



celles des habitanlâ des stâppee de PAsie CûDlrale. Cem-ci. 
il n'y a pas bien longtemps, avaical coulumo de jeter les ci- 
rUvri!s Aans la slpjipe, 

a II n'y a pas longtemps que nous enfouicKOiiftlef cadavr» 
dans la lerrc •«, me disakiil rfes YaJioulcs de N<im, ^ « Jadif. 
nous faisions une petilc nkhp 8a-<le«sits du • bilJerik ■ M 
hîi'ii uoii» uiL-llioiis le cada^e soufi un p4*lit loit en écarts te 
bouleau, puis nou^ abaDdoonjons; la k \ourie v. Le r^irp 
pourrissâiloubien^laildéToré parles bet€ft;iauvage9n(1*WUK 

On peut relrouvfîr dann i!«ïrUtn» paraç;^» des TeftU|;e«dr 
ci-'Ue antique coutume. Dans Vttiuf de KoIyiD, k** ricfco 
indigènes abondonnenl pour longtemps et quolqucfoi« povr 
loujoarslu tunisien ofi est mort un liomme. Uan» Vtiituûù 
BftIaiigalaT, Avn indig^ues uiVnt raconlA » i|u'il n'y a ptf' 
longtemps qulls onleoe^ de craindre les mort^; aupararasl, 
pcrfionne n'aurait eu le coura^re i<; dormir dans ime maiM 
oiï éluit un raiJavi^. Pendant Jniil Ir temps qu'il i^taîl dniitii 
maison, ou allait dormir chez des voisins ou mftiiie dehnn, 
«n plein hiver » (1884). 

Un marchand m'a raconta que « sVlanl/gar^ pendant nt 
lonrmente, il avait truuvt^ sur son eliemlit uue < yotirti' * 
atuindonnéd. Transi de froid, il se r^jouis^it dùjh d*y paM^ 
li&nait mat» il $ù hâta d'eu d^-^ucrpir car il y décourrit lec** 
davre d'iim* riche Vakonte. loul emmitoullée dans des ^tftt^ 
ninjB » lU(m de Kolym, tS^ij. 

O'ftprâfi une cotilame bien plus antique, on tuait les vieil- 
lards : cet usage s'était consenré jus4]u*& nos jours, dis- 
les M Trhoiik-lclir ». II y a longtemps dt? cela, quand leî- \s- 
kuules m connaissaient pi$ oncoie Dieu, avant l'arrivée lirs 
Russes, le pbto ou la mî.-re, ^e si^utant trop cbargi^ï^ d'anaèe» 
ou trop malade», priaient leur» fils ou un cousin de Iûk tuer. 
Oii convoquait les toisinii, on tuai( du biïtail^ du bou hfiliil 
grES-etonreslo^-aii pendant Iroisj ours. Celui quittait f^-ii^n^^ 
Jtla morloccupiiil la place dMionnour, recevait les n. 
morceaux, éuil atlifff dt* «es plus belles bardes. 1^ trtvisjènii' 
jour, nnmeuibre de la famille Temmenait danslaror6l,»ir 




DU OIAIUFII&MK oUraftS LRA LHOYANCKH DXS lâlEOlJTItS 213 



\if uve*.- flesarni(!s, (les uateasiles, des vivras el <les rlierau^. 
Vui^Iquerots, on eDierr&ît avec le ifieîllard im Temme ot ste^ 
enclaves. U'aulresfois.on a^WcQSOTolisï&ilpAa: an les lais* 
sail intTunr J'etii-mAtiies ; tjumrl aux chL*vfLtix ai nui bœuf», 
oci Ic^ altachail à uq poteau non loiii Je Ik oi ou lefi y lais- 
fait mourir do Taim [f/^vv d'AIdan Ualatigataï, \iiH6), A .\1' 
dan, j'ai entendu dire que de^ Co»a<)iies avaient nagtifire 
IroijvA dans ces [karatés iini^ rirhe Yalioule, vélUG do foiirru- 
el qu'on axait déposât' âs.ns une fostie; les Cosaquoi l'au- 

îent sauTé>?, baplisÉo, ci elle aurait encore vécu longË^^nips 
lan, 1884i]. 

Suiwil d'autres l^gendof;, on Lit;>ultHit le vioillard ou lui 
donnaal a manger an long morceau ic vi&ndc coriace (dus 
ilii Kan^aJad Occidental, 1890). I^issor mourir se» parents de 
iDurI naturelle était con»idi^ri^ cooime une hoiifiï pour le flU 
• qui a>.iil piïrmii^ auK m^uvaU esprits de les dévorer impu* 
moment » [Utus de Naui, t8t*8*}. 

Il t?Hl fart [probable qiif^ cm dîvenie&conlumRs mortiiaireii 
étaient en vigueur .^lamôme époque dansiez difT^îrenlcs par- 
ties du pays et peul-C^tre m^me exist^Lient-ellea cAlo i^ cMe. 
Ci.*prnrlanï touteste» caiitutoes avaient un caraclère commun : 
on d^poâiit auprè?! du uiurt un \mii on délruiïuil le« Ufilen- 
itics dont it aurait pu avoir besoin, ai[it>i que des chevaux, du 
bétaiL Dans le pays pour lequel il partait» la vie était la 
même que ^ttr la terre. 

I] ftmd in, <iui a PJfilor^liStMne latriu' vi^lfr, r&oonu « tjaf In Yikou)» 
M»««l plainfl da T(JLiratJ<3a pour les ^rdvx ar4re« «t, quud uu il'flui k<ur avaîl 
fin tPAJtlcatâïronmfrL Hi m rafiaiirril eri«»vatif A son |>i^d, AuponnnL 1m 
Y«l(OutA# ««tuicttt Irurv maris i-ir iJirs bractchoa èlev^ ou l>Laa l«a tuiawoal 
iUa« Ih yourl^^ni^ lEiMkJ^ri mortt al qcr^ntklinndAQDtjliiijuiijOt. 1.«« VaIgouiai 
à^ ^l«t>3eiWD hini»l brAlor tur un bùcbtir \t& »iirv^t«ur« àû Àétud^ poui qu'ih 
la ftnriMl rfttKs f«atrv TDûrid«- D«piijE ^iiif l4i VakoutAisonitoiiJi 11 dotatnaiion 
niMiVt '^^ f^Uocv'iwt produit t^u'uno kuIc tjit bia^iir» 1- II. p. tTT). Je n'ai p^ii 
■ntiiii!* pultf lit! cîei uer6n* mr uq bûcher, Lc« '^ Tdu)uli>Uh« » tuent le> 
fîÂ|Ui4« d'jQ coup de iftAM : c'tat le defoic do r«akTil le plii< ch^fi- Le 
□« voit pai b ^leiTiDO qui eit etebée >ou« une Unte et ifui ditigt 
vers le «xur la pointe d» 5n. 



2U 



Rxvii: » t'nsToms osa vbleaio^is 



D'4pr^il les idées des Vakout^^fl, lonteoqni exiileaune; 
cl peut mourir. Objeta» por^onne^, apparittODs na dîl 
que pîir le d^gré de tle. Herbes, arbrai. pii^rre^, moiiU^i 
même les ôloiles, tout vil, C'eEl un mode do g^nâraliuUoa 
commun n toui les pouplf?^ primitifs et qui ramfone tOTiln 
mond^ minimal : le chamaulamiï Ta orilonné Aiir le palroD 
la soci^tiî humaine et en l'idetitiljaiil h la vie buniaiiie. 

Avanl d'aborder l'oxamen do rorganifialton des esprili. 
citerai è l'appui de celte derniêPC hypothèse quelque» \P 
geiiiieB yakoutes tr^s r^pandiieft, sur It^s pierres les plj 
tes animaux, tes corps céleisti^ii, 

« Il existe une pierre, la sata^que Tait maurîr Yé6[tk\ iu 
»oIeiI ■ {illttsÛG ;Nam, 1887), 

< La pierre tattr jetée dans de Teau bouillante se 
courir, A crier, et pui^nteurl^ ({//u^deNam, l887,d8Kol) 
1B83). Ceat une pierre morveillease qui peut attirer lea 
la tempête, la iiéchere^fte. Tout voyageur roudnût bceT 
l'avoir, car » ou Vattache soub !a criuïi-re du cbt^val, c«llf 
pierre Tait souffler un doux ^l fmis xôpiiyr qui chasse ki 
moustiques. Il faut la chercher dans les endroits frappés (tr 
la foudre : el\e prend aussi rtaisftanC4^ dans les «tntraiUttdtf 
chevaux-, den bœufs, des ours, des loups, des chiena, in 
canards, des oies, des aigles, etc. etc. La « sala ■ de la«f 
e^l la plu» piiivHAîito : elle peut r.ans^r la sér;hen<4s«, Cdc 
a sala ^ ordinaire peut exeiler le froid en plein t\i : eDr 
peut m&me appeler la neige elles vents. 1*111^ a la forme d'om 
ttMehumainCt it\^\s est bi(>n plus petite Jl suffit de la tenir dm 
nue nuiin dirigée vers le point de ThonEon d'où on veut v(«r 
soufïler le vent, pourque ce pbf^uomfene se produise aussi:'*!' 
PoiiroSligcpla^^sata » à aj^ir» il faut la battre d'imporlaa»: 
puur cbtiquo coup rec^u, elle donne une journée de m&ai 
lemp»i. En mente temps îlfsutréciterde»cot>juraliouft : 
mon enfanl perde la vie... que mon bétail crève... que m 
femme meure. Je ne cannais pas le péché ici), je ne couDSi* 
que loi, d « sala! j> 

On ne peut pas tenir de « sala )> à la maison : il faat I* 



[>n CflAVA^ri&MK D'APBftS ISS CnOTn^TfCBft DIS TAROI-TES 315 






I 



<li>,<|.rr dauâ les poils de Vanîmal qui lui u donné naitanncc 
tl lift tenir Boi>;rieiiH£inent cachée cUii^im trou. UneraUmorlrr, 
U c< îain » no «e distiu^iu^ï oii rien <U*« autres p\ûrrBs(UUisde 

Ov qui àffl ilaiiA la u salft t^, ce nVsl autre chos^ que l« 

v^ce réptadue dans toul Tuniver», msih a^ec plus do 

*^ 1 iijauca. Oiaciuo chose : rocher, arbre, buisson, montagne, 

'^^rftnl, hfïrl», lleur, et surtout les obj^^t* conrcctionnés par 

Aii&indiïriiuiuuJi% pouèdenl utiesiih.ilaiict- iiilimu,uri6lre, 

**« arae. l^cA'rc/ii\ qui leur permet de vivre el d'agir. 

^ïc légende raconte que « l'âme d'un arbre 5'ètail otTenf&et 

^^ace qu'on ; avait attaché an chamenu : elle «'envola el 

^^rv se dessécha » {Ufut dn Kaogulas occidental, î^dî). 

'^s Yiikoiites vénèrent les art)rûâ, vieux et beaux : ils leur 

Drf^nl roémû dea sacrifices. Gmelin parle d'un pin qu'on 

onorsit dans les environs d'? Yakoutsk *. 

Les étoiles (si/uhm) vivent, aiment el ËOuffreol, inaî^ 

«culcEoeol les étoiles qui » marchent duos le ciel ^ (planètes), 

Lc« autre», les étoile» liïes ne »ont que « des Teuèlres du 

monde v, des ouveilun^s lais^^^^^ pour l'aération des difTé- 

renies spbfercs du ciel qui sont au nombre de neuf '. Les 

Vakouirs app4ïllenl la voie lactée > ta couture du cîi;l o {aïs 

hûttan), Le« comètes el les éloiles fibuilei [syn<iyt no/), ce 

font de« esprits mourants. Les Vakaute^ :ippeUent toule?^ les 

lilonfetOA <- Tcholbou » mms celte di^nominalion «applique 

gurtuut il Vénus » qui «si une jeune tîlle d'une tieaut^; écU- 

tanle, fille des esprits «. 



1 ) Ooi^rn Ut nsalion de h t^ta Ittdv, i- II, p» MO). U cid* t^n^W rxiHe 
uot <«TU'n4 rilillon ■ntn l««la «t I» pimn? wr^ quu Im IJl^un >aTttl«»Di ift- 

P<tio. 

p. lOï. 

f1«Af ioa TdHrJ^iïr ^ STonti 9w? Adl. C^r, W. fWIlon. p. ecX 

4)l>Mlq»fo^toiipirL'dal2d*iJt, rAKJii il ?anaq4iLn>ncompi«ntqu*&ou?. 




âÉ^ 



Slfi 



KETITS DK LHt^mitE DU hELTOri^N^ 



« Voii-lu cello Jnmî^re ijui KCÎniillo, me distient ^ 
V«koulGâ OQ me moDlrnnt la planèle qui brittait au Kr''^^ 
meiiL, ce sont ses yeux qui onl un tel éclat, EHe ' 
l'amanle du fils <le» iJ^prîts « Urgiel » (la Pléladu], lU teDdF^-J 
l'un verii l'aulro, et quand ils sont l'un prbs de Taulre, leo^ 
rri&sonA, leur ret^piration lialeUiik- excUc^ol de rioleotf^ 
oni{;ij0«urUl»ri-i; ; <ïji plein ûié, lu iivi^e touitw à l 'épaJiMC^ 
d'uuo coudée* Toul ce qui vit «otiiTro et meurt, 

4 Voilà pourquoi c'est uu mauvaift signe quand Tcbe 
ïi*6!fcvi^ et va «e lapprocher d* « lïrgiel » (Piriadp)j( 
Bilangalal, Ùfujf, 18S5). 

« La lune a erdûvô une jeune filie, une orpheline 
martyrisait sei hellc-mèrc : en plein hiver, elle Tenvepil. 
pieds nus, chcrdiur tlis IVau- ta lune Ta «ultvèe avec m 
buisson pendant qu'elle «uivait la route, les eeaux àlaca&it. 
Oa la voit tr&a bien pendant la pleine lune et, h mtfrttn: 
qutï Porphelin^ grandit {ittnhuïfi/t't/hitrk^fJnj, la lune|rï^ 
du au^âi ({.Vifvde S^m^ I8S7). ■ truand la lune d^ro1t,e'M 
âigne qu'elle entre dans la maison oCt elle demeure sm 
Torplieline : quand il y a pleine lune, elle va chercha' de 
IVaa avec la jeune iWl^^iditiAo Kolyin, !S84). 

X Des loups et des ours dCvori^nl lu lune pour avoir enM 
la jeune urpiiclitie. Tous les t^ jours clic repousse, maislci 
bAlcs se remelleni h la ron^^er u (Wterclioîansk, 1880). 



I 



De mâme que des individus donneul uaissanca A 
tribus humaînea dont rhacuiie a aon cheT{Mon) el son r^ 
pressentant, dt' môme, dans Tjnivers, prennent naissance 4et 
ligDéOâ d'oi^prilë Itabilunt dci endroits di^termin6s etleors 
chch sont les mattres de ces endroits idoif/fm *^J^«* 
^oiJoH irJê tcAi tai&no)^ Il y a dune d«A t'sprit» de montaf^t^. 
do bois, de forSts^ de rivières, de lacs, eniln de localil^ 
tout entitires. 

En certains iif*ux* sur les coIh ilv% mouta^ues, aux gnt^ 
dans les endroits ufi »edrt*s»tint de« rochers mena^nts.thK 
les tovdU sombrer L-t touluvâ, à r<*ntrée des grottes et de« 




DIT CnilMXIftIIK D\pAt» LIS ClkOÏATia» 0«» rAEmtTK» 217 



I, aux sourr^ïs nu flan<! Ifis lieux flonoros oh parle 
l~i<i. DÙ Hu fail t'ikk'ticire le clapoli^i îles cuKcaj.U*A. Ui^tiK If!H 
t'^ias riche», dans les grat^so^ prakm^ sur le» oaux où les 
ftaoos abondeiil, atix cndroiU ti^rasles où votre cheval 
*l 96 noyer Anm la boue ou hîe» oii la foiidrft ï*e plall 
Tmpper^ ofi apparaissent les feux rotlaU, Ui où se po!M?at 
^ aigles, où d*accoiiple la bétail» en tous oe^ lioux il faot 
^pûser des offrandes, ii faul jeter aux propriétaires Je Cm* 
^^ qiif?lf|ije c)io»Ë! cnmme prix de radial, fât^cc même iiti 
bilToiit quelqueti crias du cheval^ quelques vivres, une petite 
wonaic, selon Thorreur qu'iuspircnl les lieux et la pui»* 
ince der<^spnt. 

C'est quelque- cliove dans le fçeiirtî de [;c* rançon* qu'avaîl 
payer par cvomple uno jcuno YaUoule fratchement mariée 
Kversanl avec son mari des localités habitées par d'autres 
tbuii (o/oA.) Ces olTrandea ont le cachet des cadeaux qu^ V^ 
tînmes s'ofTrent en ngnc d'amitié. Aux passages difficiles 
LR9 les monta^n(^ fie dressent d'antiques poteaux {feroié} 
laverts d^ripRaiix. de chtîvi^lures, etc. ActucllL-ment, on 
plante des croix sur lesquelles les voyageurs continuent à 
fcrocherdes cordes, des cheveux, h déposer der^ galette^ 
I beurre, de pelitci pièces de monnaie. U faut ftlre toujours 
1 bouïi nippurts avec les /ûwn^, quu ce Mïient les imotu des 
ibu» humaines ou célestes. Il ne faul dwc pas sifllerdans 
la monlagDcs et troubler lo repod des vents qui dorment. Il 
il imprudi^nl t\ft cracher danH une ^ivi^^e, de rUiinler et de 
luserà bdule voix dans les tiombreiiftiurn^^^ pleins d'échos : 

faut se garder surtout de peMer conire la route ^ elle est 
laiiTaise. Uuand de» caravanes traversent de hauic»chatnes 
lOnlaguou^eK, le plus sérieux ile^i guidiïi^ quand il n'y a pas 
e cbamaue, jette du beurre foudu â Jroile et h. ;{QUcbe,eii 
riaal « les montagnes de ne pas regarder les hommes tl'uu 
lauvais oeil, nr de faire des appelï^ furtiH* aux femmes »• 

Mais le* Uch-tfJt't ou, comme on les appelle quelquefois, 
ïs itc/i-tf/tiié, ne sont toujours que esprit» de bas étage, des 
lanifeslalîûQs d'une vie inférieure, bien qu'ils puisseut être 




a 




lomrt » l'histouk us «ku^wns 

Ass^x pui»»An1ft^ Li vio supérieure nû corDini?QC6 qvVèc 
souffle {(tpi). Un ftr^. vivant â'appoUc un (Ire ^ qui respire 
(/yniîjrA). Kn plus dtj TiV-A'/f/ii, Tôlre vivani i>ossède \txNi, 
Toules lee créatures vM^nl&tf, en cûmmençanl par les !&• 
KïCleu et les version finissonlpur losoUoauxcl le» anitoain, 
pusft^4lL>Dl ce snr. il y u tlâs Aiïr de (lîfTéreotes qualités d 
ilo tliff^ireules puissance. Quoî<iuo p6ti1f, le léurd H l|_ 
serpent sont de« i^tres myali^ricux. dangcreiuc. Panni les 
s&aux, c'est la perdrix, k la voix peroinle, A l'essor 
qUA, Ipji vanne^uv au:t cris pUiatifa, qui voltigent en 
Ifindes au-dessus des eaux, It5 grand nour q^mf (canard 
.^ara] dont le âilltcment aî|:a &g Tait entendre daafi t'oi 
du crv^pnsi^ule, \ol cnrbean snlilairi^, fiU «les sombr^e dJ 
lés, tous t^^ oiîieaux, quelles qii« soieni leur taille et ti 
force (ioiit des oiseaux chatûaniqu^ aux tûr magiquei. L'i 
glclcsdammelous; c'est raniaiol^roî [toUn4âti. 

a Si on voit un aiglr dans son r^ve, c^st mauvais sigui 
LVigle «st un oiseau cfdesie, l^oi^eau d*At-ToïOD (le Seîgi 
Créateur) (^Vri^do Nam, I^S^t. n Cc»t un mauTais pi 
de voir un aigle et, ta où il a coutume de voler, il doit se pré* 
duire un malheur! i> {CivxAe. Nnni, tSSO). Pr&« d'Aldan^di^i 
aigloEi s'étaient mts h planer au-desâu^ de la maison d'mi 
nclie Vakoulc : il litauB^ilt^t iuer un bœuf, til mettre une 
laide au dehors avec une soucoupe pleine de sel, des pptiti 
verres eu argeiU pleius d'eau-de-vîe, une assieUe pleine fl* 
croisse, do viande, de Toie. de c<cur, Pui# tout le monde m 
relira» L.es aiglc:^ eulevï^reut loutc» ces victuailles ; le Vakniif 
nortsidi^ra cela comme un bon «igné pour lui; ses aSairef 
devaient Inen aller, ses ehovaux devaient prospérer ( Utut à* 
Baïaçanlai, l$85J. Leâ;aigles ^veni j^tre recouaissants: mois 
ils savent auï^si se venger. Un chamane m'a raconlé qa'j 
aigle qu'il Aurait pulueret rju*il availépargné, lui jeta coai 
récompense une pierre ^ sata ». Par contre un Vakoute 
avait tu6 UD aiifle fut ciiËuile sujcl h do^ convoJsious (ffiium- 
rtèn) ; sa sœur devînt kuucale. i.'un et l'autre mounircntM 
soufTrsnLairocemeaKC/'i^dtiNain, i8S7K 




H Si In Irouves nu «iglo mort ou «cf on. ntmas^e-lcf, m^'li'- 
les daos un p«lit nrafict^ fjuo lu âoorocboroî aux braT>ch«ï8 
d^un arbre eii disant: ICnvole-toi, d otS'eâa, vers ta patrie; ne 
redâ«cend« plijï^ snr U terr». J'af canlié \e^ o» de hroDzii dantî 
aotfivi^ar j'aî recueilli tes osd argent. i< ('ne telle action vous 
portera bonheur l> (^Vldan, 1^Ki>;. En g^nériil, les Vakoutes 
a almodonnent pas sur le sol Iôs os des animaux utiles ou 
enciiaxtlés. On p«ui souvent trouvar au inilit!u d*un liuis des 
crânes, des vertèbres de hm\xU ou d*autros mâmmlFbre» 
comme les rennes, Icf lièvres, lo^ renards, qa'OD a accrochAs 
i Veitrémité d'une branche. Il l'aul surtout éviter de lais-^er 
traîner sur le sol l«a o» de» animaux sauvage», tués à la 
ohasso. Il eat possible que cette coût jrne, ainsi que celle de 
mettre lea morts dana des arakaa^ aient étô empnintôes par 
l£5 Yakouipii aux Toungoiu^R. Sur la roule qui va d<: l]fi- 
tonsk à WiërcboVancIi, dans une vallée décrie nu milieu d&s 
montagTKG, j'ai trouvé un do ces nraioâ qui avail la forme 
d'tio nid monté Hur pied, remplî d'ossemi^ntï de rennes &au- 
ftge». 

Les Yakoutot vénèr^nl tous les oiseaux do proie. Dans les 
conteSf on parle fiouveot du faucon [fMksogat^, te Vakoutc 
lui donne le ïiurnom amical de ■> chasseur d {hùulUMfU). Une 
Yafcoute de VVht'i de Nam ne voulait pa^ manf^er un canard 
dtuvage qu'on avait enleva à un faucon: « C'esl un péché tffi] 
do proiilor du travail d autrui... il a dû pourtant &e fnliguer 
pour rattraper n (Uiu4A^ Nam, IH87). IVaprî^s les croyances 
yakoules 11 no faut parler qu'on termes trëti prudents, non 
seutemenl <ki oii^eaux, mais aussi de tous les Ctres auxquels 
00 a aOaire^ que l'on cha^Ke. môme des poissons que I on 
pêche (KtiHrtut de ceux qui onl desdenU), m^me de^ otijel:^ 
que Von uliliifi. 

Un Yaliouic qui pécbe n'appellera jamais un brochel par 
«on nom^sùrdùug\ il loi donnera quelque autre di'momina- 
lion invent^'e puur l'occasion ; quand on voyage, il ne faut 
pAS nommer la hache» le cheval, la selle par leurs noms 
aauelc. En effet, quand on prononce les noms qui leur sont 



3» 



flCWC DE LUTSTOmc DBS BSUtilOXS 



propres, od âtliro rattanlion des esprits ou bien on oSeo» 
Icd tiliji^U eux-mCmea (|tii se perdcnl, s'abttnonl, se cAsseil, 
tljiixct'llu ri'oyance, oit Irnuve lut raikd4:ommun «vccliilée 
du respect qu'on doit aux voisins, aux compagnons de in" 
vail, au% porsonnes uli[«s oL alliées. 

Ouant aux pui^flEtnU rarnnasicr^ comme le loup. Tours, il 
fau) se ganier li'eii parler, mais pour utiiï nuire raison. * C« 
bêles eotondoQt loulcequieediloUo venj{enl<jCË uQcnse*- 
{Uiêi$ de Kolyoi, i^^i). Le plus paissuil <ie lotis les quadr» 
p^es du pïiy», l'oïirs noir c^l con»id^r^ par k^^t Yakooiei 
comme n la !A<?igiieur des buîs cl de» fovHs {ûtouz foYtm, ai 
toion, M iali/^oion). Les ludigfenea ne prononcent Bon nui 
que quand ÎU y loul obligés, lis le nomment fïii^, c^ qui veat 
dire » vieillard ». Mais ce nom ne p!aM pas à Tourfi : on Y$f 
pelie pour cela ^ok u noîr " ou luul simpk-meiit ■ esprii dr* 
îorâts 4. 11 existe desmilliurs de légi^iidis sur ta fiu&ssoj'i^ 
ielligencc, les qualités surnaLurellci de cet animal. 

« L'oLit's c«l auïsj ît>tolli|{erit <[ut- l'tiommi? et même pfalty 
sait tout, il peut tout, il comprend laul. S'il ne parle pal 
c'est que tout simplumciU il ne veut pa^ payer d impôts • 
(V/tis de Kolym, 1883). o L'outa ei»t un mauvdis esprit tdk 
p!u(ï mauvai» e^t celui qui porte une queue o {Dira de Ko- 
lymt 1d83). <i Niï àh pas de mal de l*ours, ne te vanle 
rieu : mfimei'il est loin» il entend tout et ne pardonne rïe 
{IJtuj de Kolym, 1Kfi2). 1^8 Yakouteslfî repri^senlont com 
no ôlrc puissant, mécbaot, mais chevaleresque. Il n'ai 
pas les htimblcd, les faibles. 11 suffit de tomber à gea 
duvuDlluict de l'impiort^r par ces mots: « ï\qi de» Tt^rfili, 
pi?uso k les forôts ; roi di>s fournis, pciii^e à tes faurnés: ri! 
des futaies, pense k te» rjtaics... Va-Cen ; nou« no le itov 
blons pas, nous nr faisons rieu ia mal, laisac-nous. c Mw 
l'ours s' attendrit et épargne sa vicliuie((//»j de KuljDi. IHM). 
Quand les femmes rencontrent un ours, elles di'<couTrFjil 
leur poitrine et s'écrient : «JT^/yni, Kûif/mQe suis tabeik- 
lillû. ta bolle-Gtlc) ■>. Pria de pudeur. Tours s'enruil aussilU 
<6'/fi/doKoiym, 1883). 




Dans lefl manl&gnes de Wiercbol&ndk, od m'a raconld 
loule une bisloïre sur uu ours qui aurait miIrulfiA dans hb 
lanière une femme qui ùUil allto cueillir <|4M fruits d&ns l«s 
boU. Il aurait vécu mari lalcm uni avec elle pendant trois ans. 
Kn iié, il lui apporUil d^soies. de« canard?*, de» cygnes, <lr.s 
nfcïn**, di'8 racine», de« liaio*. Kn hiver, il lui dniinnil m 
paU4^ â »ucer. il la K-cliaufTait contre «on propre corp». la 
eouvrail de riches rourrures dont il »'eiDi>ara)t A son iulcn- 
tion. F.l!f- r^uH-^it «^ufin A n*venir chri It^ii hommi^s: cllcar* 
riva nue, &uuva^, muôKff {Vlus de Wierchuïan*k, 1881). 
« L'ours e&t fier. Pour ao distraire, il Imru dt^* Irailt *ur 
râcorce des arbres B^nnii haut qu'il peut alLcîndrr. Si un 
chasseur s'avitîe de faire une i>ncocbL- piti» hau\ qui> la 
lieaoo, il considère cola comme utic pi-révocation ['t ce niel 
aussilAl â ta recherche de sou adversaire. Le^ cboHâeur^ qui 
sont »ArHd*eui«[nâint's fout aiuï^i qnand il4 oui be:ioîij d'uuc 
peau d'onr» q [Vfm ds Kolym. tS88). a Un jour, un certain 
héros se trouva sans arme», nez à nez avec un our*, Or, il 
avait d^jâ tué beaucoup d'ours : il savait donc que ceux-ci 
l'avaient pri:^ ^.n îiaini? et d^^ii.ti^'.nt beaucoup l<) tuer. U usa 
de ruse et fil honte h l'anïmal: » Tu n'as donc pu« honte 
dû m'atlaquer ainsi h rimproviste? Avant de vous asauillir, 
DC vou« iti-jc p;^s toujours réreill^s dans van tanifertfs, ne 
vou^ ai-jr pas iivcrlj?) ? Lni<^4e-Dioi m'en aller aujuurd'huî ; je 
rCTiendral demain ici, ^au$ armes. iNon» mesurerons i»Di 
forces. » L'oora y con:$eritil. Le chasseur retint le lende- 
main, le poing entoui^ d'une lanière de cuîr. II Trappa Tani- 
ntnlàlal^^teel leUia > ;C7f/s de Kol^ruj, ld83K 

Oans cette l^ende, on attribae oianireâtement à l'ours 
des sentiments »ociaax : le désir de reoger ses frères et la 
Coorloisie de» guerner« barbares. \n\]k pourquni les Va- 
koQt^s oe tuent aucun puissant anioifU dans sa lanière sans 
le réTiïillcr* Quand on a cornA un nurn, on lui crie avant de 
\^- frapper: •• Debout ! uur arm^e paI venue le comboltrc • 
<///njde Koljiii, rSHi;. Ou:ind on a tué un ours, il r«ul (uî 
denuDder pardon, lui chanter uu b^moe. Aprèa la cbasae, 



223 



Blette ds timionr Dts tuoioroffis 



cimcun di^s chasseurs boil du i^aug chaud de l'ours dauil 
petite lerrJDE? i^l nmiigi^ un morceau do son r<f'ur, df MO 
Toie, de ea fçruji^se. Puit, en <e tournant Tors le ciel, 3^ 
crient : tt Ou/t v ! [Aldan, IftâS). ^ 

t>n ours n*esl pas un snimal proprement dit : c'est us sor- 
cier. Un vieux cltiiHseur me snulenatl qu'il snfiit de reg&rder 
le corps d'un ours 6corchô pour conâtaler une grand* 
logic a^t*c celui de la femme: la poitrine^ led pieds, 
ciinime chex la Temme. Hant rortaineA légendes, on 
m^me d'hoEumea njélamurpboKés on ours. 4 iadîs vivait 
elia^seur yakoule. U ir<Slail pas riche, mais par contre 
était très h&bile à la chasae. Il 6tatt tovjoara «mpkm^ 
muni de vjvreti et ds Taurrurtf». Mais une cho«« étonj 
beaucoup sa Tomme : il rosltiîl fort peu de tiîmpv k la chj 
et revenait toujours charj^É de hiuin, Klle fut pn^ de jaloO'^ 
5re: elle cnil ijue son mari recevait des cadeaux de tes 
amantes. Klle entreprit de le HurveîUer : un JDur, elle le ui- 
TÎt, Arrivé dans un fourré désert, Gon mari franehif d*aa 
bond un tronc d'arbre renversé et fut au:^sildt changé et un 
grand animal, aux griffes pi)is4anteH. 1*^1» en fît aulairirîl» 
8*Gnfoncérenl loue les deux dans les bois ei ne revinrent js- 
mais. C'est aingt que prit naissance la raco des ours » [Wier- 
choîansk, I8B1). 

J'aji>nîerai ijne, d'nprtifi le» lé^fende*, tmtrs7tùir{JVm-a àsiSf- 
était le descendant des ratû^ matemeUet [i^u/a). Parmi les 
races paternelles {at/a-ma), il y on a beaacoup qui poi 
le nom d'our&-fïj?^. 

Parmi les animaux non-carnassiers, c'est l'élan qui eJt 
grand honneur chez les Yakoutes. «urlout le mâle. 
Yakoutes racontent que « trois frèroa, tous les trois cbt^ 
saurs, en snivant un élan h la petile pî^te. arriT^rei^é 
jUsqu^au rie] uù iU nionfTnrent beaucoup de la faim et ^i^^ 
maintes averitureé. Un d'in^lre eux mourut; les doux aulri»* 
ainsi que TéUiD et te chien, furent changes en étoile». » Je n'^ 
paiH pu savoir le nom de U conT^tcllalinn qu'ils ont formée * 
les UI1& m'ont indiqué la Granit* Our^ (arart^as souf»* 



ai le» 

1 



H3 CnAVAMaSE ^j'^PIlt-^ ISA CROrATTChS DIS rAKOCTE» 22^ 

île polaire rouase), les autres Orion (LVfude Kolym, 

an» les « kap^i&n^s » (contas) yakoute^;, on romarque 
coordinAlion irhs hubilo des animaux, tr&s concordanlc 
letirA cainc^lères respecUffi. Ils odI leur éUl hocîa), leur^ 
B, leors H tolotitt n uu cbefs, leur plkbe. iQorsdiètes» leurs 
'éiétiLiions cl alliaocûfl, Do interne pour ks oi&Jïaux. Ce- 
ianl, l'àmo d^uii animal quelconque, mOme le plua 
L placé dans l4%ehcU« uiiimalo, est trè:* iliffértiale de 
e hunuLfae. 



aiiâ l'IiomiDâ logent trois ùmtn ; outrô l\ ilcMcliî » el 
sour u, il |>oa^4le eiiixire la ftouie. Parmi Ir» aiiiuiaux, 
bifal seul poïf^e une <r koute » ; c'fttt quelque cho$d 
loe Ds« vague imo^c de l'hookmc, comme anc ombre, 
im^meque ïlanaune omba*. nous voyons trois parlîus : 
grande et pâle, Tautreplag petite et plus Tonci^e, et cnfln 
aïljcu une partie eomplèliïmenl sombre, de même cbez 
mm^y il y a trois hmm » {tjtas de Nom, 1888). 
'bouime a Iroî» àme» : quand il en perd une, il estindis- 
i;qDand il en perd unedouïi^me, il est malade; s'il perd 
^iribme, il meurt {Vhés de Nom, 11^88). 
'afH'èi votre ombre, le cbamane reconnsU §i vont Mes 
bde OU SI un danger loon'menace. L'ombre d'un malade 
*un homme menacé dun danger est tout pAle ((^'/f^ do 
, lfl&8K 

Ln Jour, me racontait uu Cf>«ft4]uu de Kolym, j*étai« 
avec des Yakoitles sur un banc et uu chamane jetait dû« 
k Le re« brùlail dans l'dtre. Les sorts étaient petit». Je 
Bsais, quanti, tout Ji coup JV^ntendts Iv chamane pousser 
ri perçant. Je regarde : toute la société est en tïiDoi, Le 
tiane s'était jeté par iLTre et îie glissait sous le banc : V\^ 
< df'ineîia pondant qiH^quj^^ instant», puis II vo leleva 
la lacça k la Hgore quelque cbose de froid. Je ne 
prenais rien h cette scène, mais on m'a plus tai^ expU- 
^e mon ombre s'était enfuie, ce qui aurait pu m'ocra* 



■ ivnvttt DES KBIJimaft 



i€:l6 chatnaneMfttiAlléU ^^' 
pUf« *• (Alaxél, Dbt it Kq\^^ 

•ni II teuriî earante A'wgècef iGtAi 
^..^ ^-Aessu», de lui jcldT df« pi^rTi», €Mt 

I uVaI pss pluf gros» ^'tm r-Pt rt 

i«tf IroaTer la 4 koiiE*) j» il'tin niaUde iliii^r^' 

étU cbuiribn?, dar)» la l^rr^- l^eud on is»'^ 

* «MD, elle remue ; elle esl «î lourde ^'wm ^^ 

.if su lever en la lenanl : îl fatii «u moine 

^MP^ur ta soulover (Aldan, 1885). 

^^«itDeîi, rame quitte quelquefois Hiomac^ 
-^ dit riïncontrc quelque chose ea mtiUt^iK^} 
i lui fi^'^e dti rnal, Tliomme &n soufTre : â 
«4tîlae:uit [lâs pourquoi ({7/fij do Nam, IHi^'"^ 
Ift sommeil. l'Ame A>nvolc et voit ce qui 
[.ce qui va arriver (/;7w* de Nam, 1887), 
bomme» oui des Ame« «xlraordjoaires ^l ^"' 
peudant qu'ik dormeul [teutah ieusenr), \^t-^^ 
tôt. II3 Toienl tout dsD9 le rfirc (£/^ dgftajir"J^ 

nort, l'âme erre encore quelque temps aulotird ^ 
^^ <«^tf le."! lieux que l'homme rrOqu€Dlatl pcadanl 5 -^ 
^C4i de liïrmiucr le^ Iravaux qu'il a abanJotm^^ - 
^ utiuiu K* itîleuce ri){;uodatis lu maison, le» âmes c!c '^ 
^>ittorU viennent joler du Toioau l>6Uil, déranger It^ 
\t% courroie*: le* Ames d&i fommLM lavent la Tmfr-^ 
^«Idyonl la rliambre, Tonl Toi-dre d^iw le grenier^ -• 
|i« coffivs, soupirent, chuchoUnl. t>neI([uefoi3, k ^^ 
|ieuvent voir le."^ morts assiâ Inuiquillement diai I ^^^ 
(lu toyi^ on bien Iraverfant les champ». Mon ami, L ^^ 
TlispOt, qui nalurellt-'menl était Irè» «our^ii^ * 
00iitim da ccti «orle^ tl*apparîliori«, me difail qu'un vi«ia ^^ 
\^lg0é^ et une Vakoulc qui venaient de mourir dans iim^ 



Tétoile pol4iîr0 rouMVi), les uutretï OrioD (£/^»jdi5 Kolyui, 

l>an$ Ic5 « kapsianes » (coole») yukoutes, on [^marque 

uii4_> coordi liai ion Iri^s liulille iG$ aiiïmaiix, Irès concorJanlo 

avec leurs cxraclèroe rcspdcljfg, ll« uni leur étal »ocizil, leurs 

clons^ leurs» lûlOD»»oucbeFa, leur plèbe, leurs dièles» leurs 

CûnTc^déralinn» el allianc«r#. Oc mf-ine puur Iph oif^eaux, Ct^ 

pendant, IMme d'an animal quelconque, oiëine le plus 

baul placé dans léchell^ actimale, eâl IrÈs différente du 

l'&me hamaine. 

I>4U4 rLr>maie logent IroÎA âmes : outre ï\ ilcb-tclii ■» et 
in a iour n, il posséda €nc(>riï la /icute. Parmi lee anjuiaax, 
'o cheval dcul possMe udô << konte n ; c'est quelque clioso 
cotntnù uncT viigue image de Thomme, comme une umhre. 
• l>tf mftmti que dans une ombrt*. iioua voyous lroi« parliez : 
ino grande cl pdlc.rciutreplns pt^Iîtâ ot plus fonci^e, ot eulin 
n aiîlieu une partie complèli^meut sombre, de même cbez 
'homme» il y a trois araes » {lJi\u de Nam, 1888). 

l-'liomoie a trois Inies : quand il en perd une, ilestindis- 
fo^ù ; quand il en perd une dûuxit^mc, il est malado ; s'il perd 
A troUi^me. il meuH (^//««deNam, 1888). 

tl^uprës votre ombre, le chamane reconnaît si vous dies 

nftladcou si un daniïcr vou^menace. L'cmbrc d'un malade 

eu d'un homme menace d'un danger cêt tcjul pâle ({.7ui de 

Nam, I8S8), 

« lin jour, me racontait un Cosaque de Holym, j'étais 

Kavec de« Yoboutcs Aur an banc et un cbamaniï jetait des 
. Le Ten brûlait dans r^tre. L^s sortii i^taii^nl petits. Je 
rfrvassaiii, quand, tout h coup» j'enlttndÏH le obamane poufiser 
tuj cri porçant. Je regarde : toute la soci<^té est en <^moi. Le 
^^"«aane s'était jeté pnr terre et « glisisnit sous le banc : lu, 
B «e d6DQ<»^ pendant quelques instants, puis il se releva 
H me lauC'^ ^ Ia iïgtîrv quelque cLosu de Troid. Jo ne 
^KnpT^Qoisrien à celte 8cène« mais on m'a plus lard explî- 
^^ qise mon ombre ^'élail enfuie, ce qui aurait pu m'occa* 



^K 



BKVVI Dt L'aiSTOUK DC8 feKLUIOSS 



ùi'^^'àf^iiiiv'/imHnaichii). tc:«âBie« do «oofrbTA etdesft' 
di-fitut^pAiiâioDl vil Me, <:«ir ou u^aîl uul)|î6 d»? jel^r dit 
de la riaode, de la graisse el de l'e«it-de-iie en ^crifice. 

11 fallut aJIfY quérir le chamane, car aulremenl la ji 
temini* aurait pu r«flter nianriûr (bysLériquR) pour toole 
ïie (Wierthoransk, 1887), 

JklonvoiâinllonAtanttnélailBujetaumaldosYakoQlcs.llaïLt 
soaiTâDl mal à In puïtrinA, aoi eolmille«. il avait des crampe^ 
des battements Afi va:nr. Ou fil venir le cliainaiH!. A \iàpî^ 
miftreséanct-, îlDCputnetid«}Gouvrir:le£OCpril«s'«nfayaîeiiL 
A la deuxième s^ice. le chamanu d^cJfltra que de iioa]l>rait 
a 4i(lr » hanlaj«ut l« malade : le plu>< acharna de Ion» élal 
fia remmc d^runlc qui, de ion vivant, l'avait ti«aacoiip aioii. 
Elle Bc voulait pas abandonner aon mari, r6p4^laal mwu 
cease: « Il esli moîJ II est À moi! Je veux remmener!». Lei 
« aiîr ■• réclamaient de Veau-de-vie etuabœufroox, àlat^tf 
blanche, au poilrail blanc, h la qiieua blanche A son axlré- 
Diité. (kiDstantiti, homme avare, aima mieux 6tre malftdl 
plul^U que de faira le Aacrifif:» demandé Ht il'habîtner aiaai 
lea nUOr * à prélever cett^orle^ de laves {Ulmde^Am, i&87y. 
o Uuand jV^laifl pelilc, nie racontait uni: vieille Vakoalc, j'ai 
eu une lrë?;^avi! maladie. Pendant nuufjour», je m^mangeau 
ni ne Imvais. Je m*&Ki'^^>^ ^^'^ ^^^ '^^ comme un pouiaio et 
Trayé. Le$ grandes porsonnee mèmeît ne pouvaient me maÎD- 
trsnir* Kntin.oueut recours au chamase. l'endant 5i*pt joun, 
il liflvaitla,., îl a|)pelait loua les esprits.., lonfi répoudaieut : 
ti Ce n'sat pas nou^l » Il ne pouvait plus deviner le Bom iê 
Teepril qui me hantait. Cependant, mon mal empirait On 
croyait dàjh que j'allais mourir. Enfin, vînt noua voir un ami 
qui avait i]ut!lquefoÎH de^ vèy*.'% prapbi^ tiques (léUaA Itirûr). 
Il ^'^tendit «ur un banc el s'endormit. Quand il se rdveîUat i 
raconta qu'il avait vu en r^vo mon grand-père ma^ternel défaut 
f]i]i s't^tait aAfli^ pr^s du foyer^ Ir^s jambc^s alloitgéi^s (po»e b* 
voritedes Yakoules) 4^tqui remuait les «rendreïdu foyer avec 
&a Canne, en ri^p^tant : n Leurë yeui no me roienl p&a ;. 




au CUklUyiiMV UAPktS IK» CaOTAKCl;» MCi TAKQUTtS 2^ 



'illiï» ne m enteudonl pa»- Jo ne quiUorai pas mou ouraul 

^^ri... Je reale ici pour I od1ûtoi\ pour le dirorer » UÈâ 

oncooDullacauBdle m^oiJiUdJ*?. on fil v^iiirlecliaEnaue: 

iftift celui-ci ne parvîiil pm à éloi^m^r r«»prit qui répéUU 

lujourfl : Noa! Je ae reux pas partir 1... Je n» veux pafi 
trer Tcofant... Je la caresse car je ratme.,. list-ce ma 
lie si ulle m; p«ul pa^ stippnrler n]<>s carettsexî » Maïs njoii 
«1 mtt uière le liUpptiÈroiil taut qu'il partit et je me rôla- 
iiUiiaus.sii6U(67ujdcNam, IHS7). 

Les a ûir > lorlureul lonsUmps Ivmv >iclimc e( ânissenl 
pjir décorer son ïtttie. qiiajid elle meurt. Des récits; iur Tan- 
Ihrcjpopha^îefiecertaùiiïCiipriUcîrculont parmi le* Vakoulee. 
Los b£ros miàlfaigaiit-i, 4an« << l'oiange »* dévorent non S6u^ 
temciit le bétail, ciais auHvsi le*^ serviteurs (ks héroiî liienfaî* 
mijU; iUniuuucatit mânie ces derniers de les dévorer auHâi. 
Tuer qu>il ju'un ou lo dévorer sont des syoooymçs. J'ai ro- 
€ueiUi quelque» J^^enJc^^ parmi lus Yakoot«5, sur TiaUtro- 
popha^pe- Il y iiv»it, ilîl-uii, due liouim^i» <^lraiige« qui d^vo-* 
nient Aurtotil les jeunes nilei. Lee^ôiafi clle«or^;aiie«&exueU 
élakal loura morceaux Tavorls (Baîanj^ataï, 18851'. (Juatid 
il» sVn prouuk'Ut nvx limâmes, iU Hrvoniieiit Hiaul Inut le 
ccBur, surtout ceux des grandit tçuerriers (de h. vient proba- 
Uemeol la coutume des cbaseeun de koîre du sarijç cliaud 
el d« mander le foie vi le nœtir^ île Tours fraiclit-tueiil tiii;). 
Nalurelkmeot^ l'anttiri^poptiagie^ dan» le sein même de le 
tribu, était impraticable : carmdme les loupi ne dévoreut 
fae leuFH compagnon» malade» ou bleaséo. 

Celle conception d' « iior v anlll^opopll«gt^â s dû nallrir à 
i/^ époqu4îs trf^ reculées. Ce qu'il y a do frappant djns k-» 
« ûôr». c'eel la solidarité qu'ils obscn'cnt eu ne trabissunlpa» 
Leurs compagnons et le tteolîmeul familial qui m maaifeate 
tbM eux; car Us n'exigent U culli> qui ihîur e#t dû que de la 
pari des membres le$ plui! proches de leur famiUe. De même 

1) U «t oiriflux de tùnsiMta ^tW L'outa. quaad U Uic <]«• Lqruwib nu 4fi« 



que, {jariui le^i hommes vivants, on reiiconlre des ladmJai 
extraordiimirc!*!. ÎEinijeiitti, vailInnU, hoDfi ou maimi$, ^r 
iDème parmi lôB morU. les n uur " ^e tlielîngueal imè uii^Ju 
autres par leur puistiance ou l^ur canictèrc* CcrLsins « ïi<Jr» 
P«utcqI jeter la terreur dans loulc une locatîlé» L' « Ûûr » 
d'urtf) tuiciilt^i^ \t pL^uduiit luii^lomp» r^îl régner la letr»^ 
daiii» tout le Sualar (C7m- de Wilup]*. Le» « (ior ■> TaUgi- 
byU d6ru/Ei.«déBatouroii».etD&Iagai;doru/t/-vMeiigé,fiirtil 
loiigleiïips fameux dan^i loiil le pays'. Tous CfiDX qui oui 
eu une An extraordinaire, qui, de leur vivant, ont moplii 
un caraclère sévère, une volonlé iuôhranlablo. un grtftJ 
courage, qui se «ont 'distingués par de sanglants cxpIoiU.pâr 
rélévatiiiudelcTur àmeou pur d'infâme» ])asKionï, ton» l«^ini- 
potL*riU, Ie!iinonglros,lousloâ be hommes astraordinaireiA^ 
viennenlde» « rn>r >j qni so distinguent do» autres. Leurpvit* 
sance dan^ Taulre monde ne dépend pluï^ des richesses qu tU 
ont poBfiédéeïi, mai» de leurs qualités persounelles. Souveil, 
une grande injustice dont on a eu & Bouttrir dans la vie, vm 
donne apr^s la mort une grande puissance sur les vivuH. 
« Jadis» vi^rut dans le peuple ltt^logiiur\ un chamane victl 
9\ pauvre. Il avait sept enrants et un bu^uF blanc «ur le- 
quel il hissait sc£ cnrants pour les m^ner de voisin à voiiii. 
car il Était Uimni (meudiant à la charge de la tribu). Or^ 
on lui vola son bœuf; il ne put duiir. pKis aller mendier aroc 
seii enfants; ceux-ci se mirent écrier famine; quelqnes-utii 
tombèrent malades, pais moururent. Le vieillard en doiini 
fou. Il creufia une fosse, y mit ses petits, alluma du feu toul 
auloui' ; quand il vit ses enfants dévorés par les flammes, il 
frappa dans son tambourin et appela Oulou-Toloo, le ^ 
puissant dos cspritâ, pour lui montrer ù quoi les hommes 
Tavateiil réduit. f>uIou-Toïoii lui pennil de prendn- [iiwir** 
venger autant d'enfants que le bœuf volé avait de { 



oa m'A montra uo Uul tur l«qu«I lJ &ur<ut vlcu. 



PC CHAMAXT^UE D'^PRfrti LÏH CROTA:iCEÏ t>fS TAKOl'TRft 229 



Drt, le vieux chamane d^vînl un ptiiiAniil n Uur u qui 
liiait lo« pctils cnfactïol qu'aucun chamanc ne pouvait i^loj- 
tr. M&ÎQlenant qu'il a ablûnu ïa compeik^^aliou, il » perdu 
|iui.t'iAnrt^ : p^r^onni^ ne vent pla» rien lui doiini.'ir «'I lu 
plus faible chamane peuL T^oigner '. » {Ulua de Nami 
1887.) 

Nifimirya eut un puissant esprit qui demeura sur nfluf r.oI- 
ltuesc'OUvi>rle« de rurftt:^ : c'e^f f>tlequi<?t]voiL* aux rouîmes cf 
aoK jeunet) PiUei, la rage, la folio, la » maladie criarde » 
(hyslÉrîe), qui les pousse fi mordre ol h jfrilTcrloiit le monde. 
CYlnit la fille d\m rirhe foion^ lîile avail conlrRCl^ un heu- 
reux mai'iage, elle avait im i^n?m\i Pt, un j<»ur que fion mari, 
plein deresp^cl, !a ranienaîL^ la maison âurfinoufchevaui », 
et) paâfiaol sur << In ncuvi^mo colline boisée v» il lui arriva 
mallKïur. La nuil, petidanlqn'on diirmuil, la jeune fpmmp fut 
pme tout à coup de délire : e\]ii tua f^on enfant, en sui;.h le 
6«ng. en d^vera la cbair. puU «o jcla sur «oa mari et sur lo:^ 
autres compagnons de voyage et At mil h les mordre et h le« 
griiïer fil rieniti? ment. On parvint, à ^ruud* ptriiie, h la ligulur 
el on renferma clie/ elle dan» une chaml>rc jïrilli^n. Kilo y 
Técut encore longtemps ol.aprâs ^aniorl, elle défini un puis- 
sant e^pril j^ qui il faut offrir une jument grise aux épaules 
Doires qu4> I'iiti prom&ne « Kur neufcoUine^ boisées » el qu'on 
Idebe onguîlo pour foujours' (Aldan. IS8I>}. Lat^ypliili» est le 
lerrible câprit d'une femmo ruâ»e n qji a une longue pince •» 
el qui efll morte de celle maladie. Klle a ^leuf sœurs et de- 
meure Hur un grand me lier i-soarp^, Hur la Lena, au nord de 
Yakoolsk [Vlm de Nam, 1887), 

1) Dtov Yuliu du KunfliilA» OrienUfi ilans lo rujstng «J'OkLoDiak, oa m'a 
mBonlé quf^Dnrapai Bru1&], lehAroi d« oetls légeiidf', apparie n Ait h leur Ir^tiu, 
|1 «flt trideat qu'il y t ilj[TAr?[iI«fl p«upt&des qui m raUribu^nU 

3} J>i ru pliJtiiKiira Toii ]'ooi^asii>iii1« v[>tT de wf^ tnt\h«\JT9m Tous igu'oii lii*ni 
dttna d«i cAirr* : baIos, ttut, ouvert) lie lon^H poifi, ils ^n^ÇOÎQnl' do» dcnU, 
oosioA dai haiRt fnur«ii, qiiAnd nri «''Rciprochnlt d'tiix. A BnTignniAL, un 
ofcasMia* amU d^clnr^ riii^una fiiAlrti^A ncou^fcnùl U Bbnl.6,0i ion mtiri »'uni»- 
Bm\\ 4 «il*. SaipAionu ff^^^rcul to mjifhpurDiix K'^rc^n àrntrrrflA^i Fn m|$L'«t 
oa «lit CTaA-4*pflin<! J^'^ retifcr da là oniAD^Iaiil'^ «1 mcqftri. 



230 



psvrs ta l'sistoihv Dru muciak» 



C«peiHlant, outre \e9 hommes exlraortlinatres, morts de 
mon violente^ tout rhamnne, homme ou femme^ loot son 
cîer («AtoA) dcTicnl, apr^s ^a mori, tia w-^ïr, esprîl dang^- 
reut 4^L inquiet, dont la [luîfsance ildpfvid d^ cfîUa qaï 
a eue de son vivant, $Àns\ que de «es qualités. AiQ«i tmli 
tribu, tnxruiK', djon (dans l'or^nis&lion par claos), poraMs^ 
il pari la foiilfi 4e if^r ordinaii^es, qwelqn^î* pui^SAnU esprfti 
(fi^Off), les îïmes d<ïs foloru. O^ i^ftpHlSn inquiètent )et men* 
bros de leur tribu, en exigent dea sacrifices; mail, ili 
aiment surtout s en prendre aux étrangers. Cependant, Um 
n'en fionl pits capable», de mAme qi]*iine Iribiî nVsl pas Ino- 
jonrs ea «^tal d'attaquer ses voieins. Il y a ponrtanl quetqKt 
esprits dont la puifsaiiee t^st partout reconnue et qui élev- 
di^nt lear dominalion sur tout le pays habilA par Ias Va- 
kotilet. Cfl« espriïs, chose curieuse, n*ont aucune pniïtanct 
aur les étranger!*, mit les Europ^ns qui Tiennent de loin; 
inAme les Coaaqu^s inatallés dans le pay^ ne subissent py 
tant leur domination f^ne ien tndigènf!s. Par snite, Ifti 
talismans et les soris sont peu efficaces snr lei 
blancs. 

Le Iroubic que caui^^rent dans Torgani^aliôn A& In tribi 
yakoulf^ leur nûgralion du Sud vt^rs le Nord, leur conqu^^ 
par le« Rus»e$ el le changement dos conditions éconamiqtri?» 
qui en résulta, cul son 4^c)io dans rcr^janisalion de Ictir 
mande supra-tcrrestr'*, l/origine trarlilinnnellr^ il*.» b*MUCOiïf 
d'esprïti) fut peu k peu oubliée ; d'aulre^i esprit» apparurent^ 
on eonfondit leu» altributions. leurs lieux de r^^idCQCi^j; 
certains rapports qui a>uicnt éié tùgU ne dcrinrenl plus qof 
dt^H synïbol^N, Ainsi» par t.^xeujple» ou ne comprend f!«* 
pourquoi telle bete, oCIorte on sacrifice à tel ou tel esprit, 
doit présenter certains dignes caractôrisliques, doit (ttt 
ointe de c^rUinçi ong[iieats. Gcpend/tnt, ce fait qu'on n'olbv 
pasdebélaiUi lespritde la syphilis, mais qu'on lui dûBlK 
des marchandises achetées h rétranger» vanueft du Miiii 
comme le sel, reau-dc-vic. la Tanne» le pain d'épier», k 
Iakuc, les calicot». Ic<<^ loiW^ les liaguen d'or, montre bien 





qu'au fond de toutes iesotigences au premier a1>ord Atrangâs 
df^ts irspriis ^xiatc qudquG rémÎDiacenco de certaines rela- 
tion» originelles. 

H est proboble que seuls ont survécu les espriU ira? an- 
ciens» reprôftfiDtant dea rapports très g6ii6niu3i, rappelant 
it^ fails exlrâordinairf^s ou foudamonlaux, sfî r^pi^lanl ré- 
gulièrement dttOft la vie den Yakoute«. Co» groupi^fî d^cspritt 
se sont pariQgA le monde el ses phâuomt^nci; : ils soni deve- 
nn% les « sdgneurs •> du ciel, des airs, des profondeurs. On 
tes uomme <'Arrjcj«t. Aclui'lk'meiil ce mot Kif;niriL' le mal, un 
mauvais esprit, .Mais la racine aft ne d^^dgnait pas primitive- 
ment le loaL Âf^io/t, eVstIc sorcier, lliomine qui conrmtt les 
««pril*,qni dJApnsi^ Ae rorr*»!4*ii[ï*riiMire», Daïlleum, lu mot 
c(^^ttsês d^ii^ne également des esprits bienveillants. Beau- 
coup d'esprits n^put^s mauvais so montrent hors dans cor^ 
taioe« circonstanciés et n^riproquement certains esprits dits 
tM>ne peuvent se venger et faire du mat aui hommes quand 
on les met en colère. 

Ijt9' a6ûSJeA, de mfme quf? Ips forces de la nature, peuvent 
être ^ la fois liienfaiflanl.^ el malfaisants ; mais en gt^u^ral, II 
sont tous in^ân/^,ear lU contrarient lesdâ^irs d« Tliomme, 
dres^'^nt des obalaclos h ïa Tolontô, veulent qu'on s'occupe 
toujours d'eux, qu'on Ifîiir paye tribut: tous. »ans e\ri>)>- 
lioDS, nouH inquiètent plu» ou luoia», en commençant par 
lee pc1it« rV^r** eu flni»sont par la bonne déesse de la fécon- 
dité, Ait^L L*8 classilicatiOD des esprits en ftônt el mauratM 
ou plutôt raltribulinn nux uns de qualités suHnut mauvaÎKOs, 
auic autrofi de bonnes qualités, n'a pris nais^anc^ que fort 
tard et. comme nous le verrons plus loin, elle n'est pas très 
rigoureuse. 

Évidemmi^nt, les premières divistijus el les premier* 
groupements dee esprit» furent faits gjr le modMe de Torpia- 
tiisation dn clan. Avec l'évoEution des idées dans la tribu, à 
mesura qii*' «e formaii^nt des ai/ma^kM [alliances des clan») et 
fe leur suite des fZ/en^; (confédérations de clans), k mesure 
qne iie prôcîsaient les sentiments sodaux, en même temp4, 



Ms ftiuûroi 



ienl les idéeft dcsâMtùnMtt 
Is par la perle desbienïHÀe 
feiini^nilires vivanlA d'une oiM 
m morU. Les s^ntimeuU ïociam,, 
rani, 4 rori^nc, que lea caraclËKi 
«I d€ h ftympaLbic qui pnijs8iïiil1tt, 
ux -( SI.' porter mututflleoif 
djs-jc< e'aETcnnîronl peu àpcudi 
tmeiurc qu'elles â'accroÎE^fticnt el Sn'h 
à poî^saiirft el la Maliilil^ d'une ubligaTlt 

.5. DaralaluUe pour la vie survècorml 
ç0 \e» perffîclîofinèrent siiHî:iamDnenMl< 
4 U vie en socii^té sortit la coaceptîoi 

_ -m ^â Tombrc d^iin individu donLon aurail 
^■^ poursLiivir- fit trihii pendant de longue 
hhU iHbu «^xpÏEiitjuaqu'ft In neuvième géaéi 
^.*î*iu'à Twilinclionile la race. IcmcurtrftOLl 
par un «eul membre. La corp» d» rhomm- 
«on fanlùme survivait et ses conj^éu^rcfi l 
r» peser eurlÉ^urs destinées. Peut'-ûlrc qu'- 
on mourait rarcmeal de mori anhirelle : il 
«"Oa p^ri^^ait la plupart du lompfi sous la 
iM^^X^ ou de Ih main d'un ennemi. En tootcu- 
q«o sioiiiltanâmeDt a pris naissance celte lit^^ 
» «»ar/ [excepté colle qui est donnée par tinemaîi^* 
^ ;a cûin<équence d'une violation des ilrvitf: dil^^ 
^ lï,^ le rt»nltal de /« i:efifff*t7ie€ d'une tribu étrangire ^ 
^ s>at conservée cher, loâ Vakoutes jusuiu'à un^ 

if^Toiaine do lu outre. Ainsi la Iribn des lîyrdjik^ 

^jJ| ^tenpiuée, il y a cent ans, par Ie« Vakoutes ai 
parce qu'un clmmane deiï Brrdjik», oflenaô pi 
^^re. un Kanpalas, avait jeté «or cette Iribu de»' 
jj^ ■!* ier mvmdics qix'i frappaient le» jeunes gen»i»iitrr^ 
jlgj ^ule^ t^ (l'itix de Nain, 1891). Je i>ourraJlcili 




*A" 




DC CHAHANIft¥e d'aPRËS LES CAOTAIfCBS DES TAKOmS 233 

icoup d'autres exemples où ces croyances se manifes- 

[A suivre ^) 

Wenceslas Sibboszewski. 



LE iiii' «BIS iraiÂîimi m 




A HAMBOURG 



;3-io 9^pt. twc) 



Li'XIII' Congrïïs àen Orientalistes, réani h Hambourg 4a 
au tOitoplemhre. u'a pas i-u muinsfle »uc€^s que l«s précè- 
ienis, 1^ nombre do£ adhârcnU a 6l<} coofidéraHe, tu 
s^anc^jt ont 6lé cd g^n^ral nourries et ics congressiàle^ nf- 
portenl lia excellent 50tiTenir de raccueil qu'ils onlreaconlri 
dans la grande cit6 commerciale de TAtlema^ne. 

La r^tmioD pl^^oiëre du Congrès a décidé de rcnonccri 
U yuhWcui'wn in cxienso des travaux, hù ComîK^ diivctenr 
de Hambourg est chargé de publier, à^nn ledélaide«it moù, 
la âabfilanco des méciotres et commun! calions Ti?rbalcf. 
dont un nl^sumé aura cti^ envoyé au secrétaire général da» 
le rii^lai d'un mois aprî^^s la clôture duCfingrta. La grande 
majorité a é\é d'uviï «jne la iiuUlîC'itîon, iiéees»aireuienl IvaU 
d'Actes où soal enta^s^-set — on peut bionlodiro — trop sou- 
vent ensevelis de» mémoires disparates, n offrait d'am- 
tagesque pmirmix qui n'auraient pas mi cà se faire împrimir 
aitleura. Pour les autres, il est bien préférable de fair^ pa- 
raître leurti mémoires et communications dans une des nom- 
breunes revues scientifiques qui existent maintenanl dut 
tous les pays. 

Il n'en est que ptub' iiéce^saîre de ïi^naler aux lecteurs d« 
cetlo Jicviic quelles onl été les commuuiculiona qui avaicfn 
rapport A Tliisloire des religions. 

Ajoutons encore, avani de faire cette rapide éouméralii 




^ xut' eoxanÊ^ i.vTEimiTrùTfiL des ORic^TAUâTirs à nA^SBOV^i 335 

^^« le CoQi!:rfï« a décidé de tenir sa prochaine se»$îon tk Al- 

9^t. M. R«Tié Ba9»el. qui repréaenlail h Hambourg ]t flou- 

^^Tneaif^nt jc^néral île TAIgi^rm, a pu dnriit.^r raAMjraiic^ rjtic 

^ vttti da CoR^r^s sérail favorahlem^nl accaeillî par les 

^utoni^ïs do ûotro belle colonie algérienne. 

Sectiw I. tJngmii^Hc indo-européenne, — Cclk Section, 
peu nomhreasft, n'a tenu quo deux séances. Elle «Vsl con- 
slitfiée sous la pt^«idence de M. Barlholnmae (Gies»eu). arec 
MM. Liden (GOUborg) et Ciardî-Dupr^^ (Florence) comme 
sc^cr^laircs. r^ous ne relevons parmi les com m uni cation s 
aucune qui ml<^re»se Ips Ipcleun de cplle Itevtttf, nifion» fti.ru- 
lemont qw'fi la suite des reîïiBeîgnemenls fournis par M. Her* 
munn iBuda-ï'eBl) sur L'édition alhmande d^ la grammaire 
tMig<mf- de Farckiduc Joseph et Ux études Sstgams en Ht^nf^rie^ 
loa Sections 1 et II «« ont exprimé un vœu tendant à la renais-- 
tancfï des études? «• gypelc« » ei s'en remollant à Son AUfifee 
1. el lî. 1 archiduc Joseph du soin de présider h leur réorga- 
niftatiou, 

3Kcrio?< lia.Jnde. — La Section Indienne était a^isurf^menl 
Tane des plus euivies dn Gongrè«> Le présîd^iU provisoire. 
H. Oldenberg (Kiel) a commencé par déplorer la mort et 
rf>ndr« bi>mmage k lu mémoire de Max MQller. Sir \V. llnn* 
ter et A. Wehftr : sur «a proposilîon ont OD«uite ùi^ t^lue ; 
prA^idcnt, M. Rhys bavid« (Londres) ; vice-prdïidents, MM. 
Bloomlield fBaltîmoir}; comte h\ PuUô [Bologne) et L. von 
Schrofultrr ^Vienne): **»cpfilair**&MM, L. Srhftrman (Muntch)^ 
W, Thomas (î-ondrosl al A. Koucher (Paris). Ptufi dfl viii|rl-r 
cinq communications diverses ont occupé les sixa^anc^â ; 
Dou» ne relenons ici que celles qui, d(7 près ou do loin, inté- 
re«ienl les ^iuAeis relîgieusus. 

f'n peut din) que les honneurs de la réunion ont Mé pour 
le Bouddhisme. M, Bloomllold a bien entretenu la St^ction de 
IVlal d'avancement de la Cùncùrdunce védigtte qu'il a entre- 
prise, et M, OUramare (GenÈTc) du TiôJe du Ydjamdfta dan» 



336 



BÏWC KG t'»tSTOinC nK« MtIGtOffft 



h Sacrifice : mais, »i Ton cxcopld encore le% cooimunicsil 
iù y\, Mac^donnoU (OsTord) sur sa prochaine i^dîtîo 
linkad'ilenatâ cl de M. hou Schrœder sur le pinn d'uoe M- 
lion t^riliquv dn Muft&lrfttUata^ fîlc, là s«? hornfi la pari di 
Br^ihinanisme. Ce»! la légende Ju Bouddtia que discnleat 
M, Speyer(GroDiDgue) el Windiscli (Loipiig) : dans la fora» 
d'éléphant blanc prifii^ pir \ç Ui^dhi»athu au moment de» 
concepUoti, le second trouve un symbule dt? ^^nge^si?. I«pre- 
Diîer nôvoit qu'un simpk» rappdl dufaoïeuxyrffAfado T" Ôl*- 
pliant ft«ix défenses », C'est la lilLéraluro pAlie, funtcaflo- 
TiTcjiie rpiVxtra-iAno nique, «|ui fail Tobjel d^s iiitércs^iiBb 
<l4>t^iU doiiui^s par M. Aue»(aki (Japon] %ut le Saij'ilfmritij^ H 
îics vorsjons chinoises, — par M. C. Bcndall ^Cambridge) 
sur uu débris de manuscrit sur feuilles de palmier, tromi 
par lui an NépA! el datant du ix* sî^c]fi d^ noire fere, lequd 
contient uiifra^menl du Vinayapitaka^ — et par M. Hard; 
(Wunsbourg) sur une version développée du Makdtamm 
fourniL* par un manuscrU cambod^en, l^Vsl aux docteura 
DU aux doctnues de riJ^Iise tiouJdlifqiie, que se rapportent 
les noies do >1M, 0. l-Vanke {Kûoaii^ebf-rgl et Liebich (Bre^ 
tau) sur CandragûUDii, dout le «ccood a édile la grammaire. 
— celles de M. Ltider» ^Guttîngue] sur les Erûles itepMlét^ 
phie houddhif/ue au Népil, — et enfin, colles, Ir&ti nouvallcf, 
que M. W< Thomas a tirées, h^pro^oi in Mahdràjakanih^ 
de ses invQstigalîons dans le canon tibétain; c'est à Thiï'tinn* 
de l'art bouddhique qu'ont lour à tour apporté leurconlribo- 
tion ni M. .1. Ûurgeas (Rdimbcurg), le vétéran de ce^ études, 
cil parlant Uc Ticonûgraphie sacrée des Boucidhii^tes [sans 
toutefois oublier celle des Jalnaï^), — <il M. Vilcramnsiiii^ 
(Oxford) en expONAiit li^s pro^rbs remarquable** et trop idiI 
connus dearerherches arclicolo^iques à Ceylan. — et onGi 
\y U, A. SIein (lUwal-lMndi), dout la brillante conféreni 
prononcée devant les Section» Il a et IV réunie» el illu^li 
de projectiuus, sur son Voyage tfeTpIorafion arch4f}hgi^^ 
dans ie Turhurin chinois^ jointe h l'exposition d'une pariis 
de k SI curieuse collection qu'il a rapportée de l'Asie 




IrsJfî, a sOfement été l'un des ^véni^mcnta rapîlaux, sioon k 
r/<rt/ du Conin't'S. 

^'ou!ïJl;lu»€ll ïotidrions de quitler la Section mdienne «an^ 
mcDlioiirer encore une ré^iolulion qu'elle a prise cl qui peut 
inlére»fter le public fniui;ais; sur la simi^le jiri^fteiilalioji, 
tililc par 31. Foucher, de» putlicalîons du V Ë^'ofe franralie 
d' Exiréme-Orieni ^ fondéo îl y fi Iroia ans en Indû-Chine, le 
vœu »uitanl aélé volé et ralifiâ depiii» eu déance plémèrc : 
(Le XIU' Congrès international des orientalistes se permet 
'exprimer au Gouvernement de l'Indo-Chine f^ea respectueux 
remercicnientâpOLir It^serTireiju'ila rendu aux étucte^iorieu- 
lal«^ft parla foudrition de Tl^cole rrani;^i«e d'RxIrAnie-Oneiil. 
Lo Cuugr^ft u rbonneur de ff^Jicîter vivement le Gouverne* 
oient pfjur k^s importants rAsultuts ilOjà obtenue par cette 
ÎDstituliou », 

ïy.in% ta SsciHOfi II b. il 11*7 « eu rieu It signaler dans U 
Re^ue. 

SecTlon IIL I/mieratieniindo^CAmce: /nsuHndë]. — Celte 
Section, faute d'un nomlire AtiftlMul d'udli^reiile, u*a t^jnu 
qu'une seule séance» le temps d'exprimer ^on adhésion aux 
opjninoa proressées par M. A. KoUlier iAm#(erdôm). cl qui 
ne sont guÈre r^tiitestables. »ur l'intérêt scientifique el pra- 
tique des éludeii malaînes. Il y a lieu d'espérer qifau pro- 
chain Congrès ÎDtêmufionul des Orientali.^es, à Hanoi, en 
décembre^ celle Seclioii ^ra au conlruir«! IrÈs fortement 
représentée ; ses Iravaui, on le voit, ne rî^ueut pas de faire 
double emploi avec ceux du Contre» de Hambourg. 

Sectio7< IV, Ajîf CeiUro/e et Ertn^^cOntnl, — L'un de» 
Iraits le» plus caractéristiques des Iravanx de relie Sccllou, 
4u*onl tour ^ tour dirigé» MM. Gileii (Cambridge), Hirlh (ïlu- 
nîcli) ut lliomsen ICopcn bague) , a éié Tactivité déployée par 
(as iDembre« japonais. Kon moins di^ cinq rcprisi-ntanls de 
t!en« naliiJu oui traité divei-se* queslîouîi d\iD caraclero his- 
lorique. Au point de Tue religii^ux, mentionuons lu descrip- 



3$8 



XKfWt PK L|||»TOin« on IUCLMIW<1( 



lion donnée partUsaScidnioredu jVi/Hrii/vytf, (IMi^JApnruite 
bouJdiqiie de !a viDCti^me nuit du sepUèuie mois. 

Pour la Cbiacpriiprcmeal dite, qous n'urons £Lsign&!«t«a 
ilebor» Ak l*^lvrue)le qup«tk>n di.* h tniii«cription dei ttHi 
chinois, qt]« d'iux co:uiiitLiuo;tlîoii«. oiiii louleiideuide pre- 
mier urdro: celle dvM, Kd. Ctiavanno&i. Paria] sur letS^m^ 
Ul'Ururtiiin tU ffm/f^rfiar Jfonff-ou (l3iW-l398) — I}ie*i*!ll6- 
rieure^, comme un l^, voil, aux la^lrurAions de Hang-hî. ]u»' 
qu'ici seules oomiuef — , el c^UedeM. (>. Fraok^r (bitide) 
8ur les AVn^ff des réformateurs eAinoi^ Je h fin du xix' Wtfltf r 

lin dehors des questions d'arcbûnlogie ri.digii*us« «odo^ 
véei |wr leB trouvsiîles, déjli signalées plus liaul^du frlil, V* 
Sliriu. dans les roioes dos eacieDs coureaU bouddliJqiic^ Ju 
Turkcitlan chinois, les arlicle» lus au Congrès au uijti 4o 
l'Awic ceulndu trinl4^re»$t*nl pas diteclemeal uos l€€l««n0u 
Nouï devons touloroi» noLcrla Tondation, sur riiûlialiule 
M. RndloEr(Sunl-P/^tcr3bourg)ct3url€ modèle AeVInHa 
tîjrjàloraiion Ftimi^ d*ujie i^ Assoi'iatiaii Jiilenrilionale pour 
rélodn hisloriquCt archéologique^ linj>uisùque «t ûUtnOçiA-' 
phique do l'Asie cealralo v. Le siège de Ta^^aocialioD e»t d 
Saint-P^tet^bout^ ; ont été désignés comme membres du »>- 
mité pour la France, M. Ë. Sënart, membre do rinsitlolt 
M. il. Cordier. proresaeijr h rËcule des l^ajif^^es orientale* 
vivantes, et le d^légui^ de TÉcole française dl^xtrftmc-Oneat 
au Confiés, M. A. Foucher. 

A. Poncnsft. 



Sectio» W , ijûngues sémiiifuet (f compris PAtisyrîoio^ 
— Le?! sékoces oiit été présidées par le proTes^ur Bi 
de Cop«nhapu«, avec M, Enno Littmatin, venu de Princeton 
(ÉtaU-Unis), et M* BuUiicrJncqtM)[nmc secrl^ires; ta.^éancâ 
du S ^eptumbre a 6lir présidée par le profeeseur Stâdo< 
II. Hyss^rl, de Zuridi, a Irailé de Torigine des Cra^moats li^ 
breuT du livre deSirach; M, Buddc, de Marhûurg, du iirr« 
de Jérémie; M. Kolelmann, du seMii de la couleur chût lo^ 
anciens llâfjreui; le rabbin û. Klein, de Stocbtiulm, d-*^ 



nr lie Ihuiivl; lo niLiljîii (IrunwaM h (ah une couiiuuiii<:ïi- 
iturloftJairs porUiji;aUol aUeniAQds i^latjlis fi lî»aibouL-j^, 
Mb que M. Gaslcr, dtï Loiidrc.4, alttruit r&lleiiLîou sur une 
Koa princepft du Pentateuque iraprimétï daiiii U mèmâ 
Ib. Le ffrand rabt>jR j^imoasen, de Copenliague, a f^Jl pari 
^•U r^llfîxîons £ur te^ Dom^ des Aamonôeus, et a iwuldvé 
M anv *iv<ï controverse. 

b^lBSyriolôgie a dontié inalièro h d«a étude)» fcirl înlénts- 
\lêê, commoGfïilmf du M, Pincb«««uriuie ptililtf eoll«cliou 
InMcUcs tmbylonienntïï provoniiiit doB^r^iNimfOud; de 
J, Oppert h propos de >a Iraductton du graud cylindre d« 
kcléa, tinsi ijtip hut upe Lhrjue inagii|UO babylonienne ; de 
Homnif^l, de Munidi, bqf le» dieui dû6 planètes et des 
atellalioDS «odiacatos chez les J-Jamiles d'après lo gr&ad 
ndre d'Assurbanipal. M. B^u>ld. dfi tieidelberg, a fait 
i d«quelqiie« n'inarquet. itur la IrajiKcriptiuii aiisyru-biiby- 
lennedos noms d« DicucD htbrou.M. SellÏD, de Vienne, 
llretepu l'^iaditoirc du réstillût de te» fouilles à Taao- 

«a P&le^liuf^, peiid;iiil que U. Gutbu, de L^ipiig, atliraîl 
têotioD du public $ur les travaux accomplie dan« ce8 der- 
m années par le P^lâstimt- Ver^tn, 
lette Section, dan« «a dernière 9èanc4.\ a adopté |duftieur« 
K relatifs : 1- fi la grande ôdilion df^s Scplanto da Cnm- 
Ige, qui a, comme on sait, pour ba»e le texte du luanus- 

du Vatiean ; 2- aux fDuillefi Taiti^a en Orient, que Ton 
ihiitedevoîr dirigées ou tout au tnoinv accompaguées et 
rtas par un savant au courant de Tbistoirc et do£ langues de 
HliaBOriCDl^ ainsi qu'àlacoostruction du cb^unîn de for de 
fcèBlgéfld, dont M. Kiminem, de l.<?ipzig, demandait la 
'eUlaacêt par un astyrioto^ue de professiou, au point de 
4e* découvertes arch^oloçîqueB qu'elle oc manquk-japas 
luciler Knlinonad^idê.uirlapropoflilioodeM. Ilatipt, 
«llimure» que le» prochain» congru» auraient desi séances 
iM 011 le« sectioos âëniitiques et de l'IàUm iravaille- 
lit eo commun. 



S40 



lUVDB ME LllSTOtKI D» HCLIAIOVS 



SwnioN VI, Vlslam. — A llaraboorg, l'ialacnismê 

|)aiiÀliiUetj| la l>* section, prè^idÉc p«r le grand orieDlali»)^ 
d^L^yde, M. de fîoeje. &S8i»li^ di^ M. Gold/ihr>r. de IludA]»iT)4, 
€l de»deiix^crëtïiire«, MM. tliTs^^hreld, de Londres, et 0^4- 
Irup.deCopenbagoe. M. rtoldzihcraprésenio des râmarqoei 
sur lea rapports qu oS'rçnt les c^rémoni«» funéraires dvA mfr 
siiImanH av^c lc#'itnciennâH éjaculalions (n»rrri) des Anbv 
palop^- M. Solftcrubeim a mooiré des copies d'iu^cripliou 
provenant de Baalbok. M. Soybotd. de Tabinguc, k ultJr^ 
raltfînlîon «ur deux maiiuficrils conti^Danl la pliiA aiicir>iw 
receuiiîou cotiiiue d'uuv purlie dos MUie et tme Nuits: 'I i 
communique (!-Kâlom<în1iiiirl<;t)es remarques sur laljnémtura 
des Dru&cft, Sir Cbaries Lyall a proroqui^ une curiosité gM- 
hiIl' en exlnbanl un rf^rlain nouihrfï de docuiiii'nls. qui sucé 
la proprièl<5 de YIndia Office^ el qui sont *orlî* de la preSM 
Uthographiqur que possédait Id Khaiifa Ahd^lah beo Ufy 
hammpd, «iicr^tï&seur du Mahdi au Soudan. Ctfï fmnl de» pro- 
clamations, (!»« pièces officielli^^, t>l des livres de coulrorerse. 
Le môm^ iutérét lï'etl altacbi5 aux phoDOgrammen que 
.M. Ileji3 a rapportée de son séjourparmî les Bédouins, et qoi 
ont permU aux a&sîslaulH émerveillas de jauir des chaiisom 
du dén^rtt comme s'il» {ïtaiont assis sous la ltHi(e, & la lisièn 
du Sabnra: 

M. Muntct, de Cieniv^, a rendu conipttï de son voyageai 
Maroc %\ de mïs études sur Vlftlam occideulaL M"* Olga de 
Lôbédcff a 6cri1, sur le droit de I» fommo musulmane dan« le 
maria(:e, un travail qui KiXi^ \v. par M. Gttldiiiher. M. Mitr>i 
étudié la manière donl Xflthiifue d'Arislole a 6t£ inlrodaibï 
dans la pbilosopbie arabe. La délégué du gouvernement 
égypIicD, Ahmcd'bey Z6ki, a faiï part du projet conL;u parlt 
cabinet du Caire au sujet de la rtrforme el de l'ami^lioraticiD 
de la lypo>;rupbie Ëirabe, elalu, dans la séance générale il« 
cl6luro, des extraits d'un memuirc qu*il a consacré à rhi^^ 
loirc, chez les auteurs urabeA, de Tiureution de la pntidre ï 
cauaii p^r 1^^ moine ;i]lemand Scbw;irt/,. 
Citons encore le D^ Becker, de Ueidelberg, gui a éiu^ 




tSX1fl*I^II6tMlNTKIi?(ATlO!rAl,Ii»OlttieiTALI5tI5A H^ULlOrRi; 



dvft DisutUHcnUd'Ihtt-el-K^hi aide HAlàdhoriArRfictirial t^ih 
Conffsnlinnple: M. Horovid, de lïerliu, qui a rapproché 
rtiidloirc d€ Tawaddoud, danï les Mifhei une JVuîis, du conio 
intitulé Jlittoire de fa donceliû Te^or; MousUfa-Kr^ndi Iley- 
raïa. avec une étndi> sur VAsAitr: M. I)ir?(cbreld, «jui a pvé- 
««nléde» [iliolo^i-aphiesd^ laanuïcriu pnov^nauldu Caireer 
SQ trouvant acliicllcmenlàCâmbndgc:MJ,Spiro, qui a parlé 
d'El-MÂlOLiridi. 

L9 SecUoD a rerois k la comrais^iou d^ l'A;i»0Q]l>liîû des 
Académies les pouvoirs qu'elle tenait des Congre» de ParÎB el 
de Rome uu sujel de la puldicalion d'une Knryclopédie mu- 
sulmane. 

Swmoff VII. L'Afriijue, — l/Afriqn^ forme la?' section; 
elle se divise un deux f*r:indefi dranches. loii lan^'u^Ji '^{EYP* 
Uennes et les langues africuint;9. l,a prcroièro a ôti3 pré$id6c 
par M. Navitle, de ften^vc, avec rassutencft de» «ieerétaijv» 
MM. Guutlnt*r. Gardim^r <i\ MrjIU*r; le pn^-ttideut a été suppléé 
pluR lard jiarMM. Hrta^l<HlûtI-ôrcl, Daiislaseronde hranctie, 
la première séauam 'ayant pu avoir lieu faute de bureau, ses 
travaux ont commença le 6 septembn; kou^ la dîreclîoQ de 
tl, Hang Slumme, de Leipiig; lo« séances du 9 et du 9odI 
(té présidi^es par M, René Basset. 

Sur le terrain de l'égyptologie. nous avons vu se produire 
lescûinœunicalîoits de Al. t>aian, de Herliu, siirlea progrès» 
dc9 travaux de la lexicographie; de M. Mailler, de Budapest, 
nur les antiquités «^^pti^^nnes crt Hongrie: de M. l^ret, de 
Lyon, surHr>rnsleFaucn[i,rappn>ctié par M. llrBasIeddts l'jt- 
rttbe/'oj^rquialamêmesif^nittc^lîou; de M. Boeder, deLeyde, 
sur la dernière ligne du papyrus InE^jugcr; de M. Sehmtdl,de 
Copnnhague^ sur Irs Cf^rcueih Av momiot* datant de la 
XXII' dynastie. MM, Liebleîu. DenQi«,J. Capart, de Bruxelles, 
Sclhe et Be$s ont In difTércntes communication» ^ur de$ 
points de délaiL Al. Navjlle a dount^ lecture d'un trarail Ji! 
91 . Ma^jïf'ro sur Ip !^ua di.* certaine tableaux qui décorcuL Li 
tombe de Noukbankbou à TeLnéh. M. Bénédite fait paK de 

14 



Ul 



HBVL'ji ùM L nnroiPC ^va bniMWtts 




968 romorqqes mr dot TrafcDicnts de sculpture en bois 
incrustas d'or et d'émail, que po^^iiidc ic mu»6e du Louvre: 
M. [,<inM Imite de» pmct^dAt: ilVclaîrA^e. MM, Brejuted. i". 
CliicagOfSch&rerr de Berlin, Ermaoet Borchftrdt prenneotla 
ptrolepourescpoacrlerésallatde leui^ recherches. L'étoife 
de M. Th. It^^înach sur la date de U colonie juîtû d'Alex&n- 
drie enl lu«i par M. CaparL 

DfiDs la eecoade branche, 51. Basset a la un rapporl lur 
lefl étude» bcrb«rc6 cl haoufisadc ib^l h i&Oi; M. Slumoi^a 
espo^^ le rf^«ulLat de se*i études »(ir la mélriquc nn and>« i;i 
«nhaousitt, Jjiiïtriç|ue que celte dL-riiî^n.* langue a empruLiés 
k la première en lui faisant subir des modificalionfï parlica- 
li<ïrc5; M. Max lïcnekc a posé h& Imses d'une grammairt 
comparée deg langue» Rantau, CiïU>^ «eclion a malheureui^ 
ineitl L*té ubligée d>? con.itater que Tintérét nt? se porte p« 
encore vers loa langues africaines, malgré leur imporlanc^ 
et elle recommande par de^'iuf lotit, â ceux qui YauleuU'l 
occuper, une solide connaissauce de la langue arabe. 



CU UCAAT. 



REVUE DES LIVRES 



NALYSES KT COMPTES RENDUS 




(m B4ttre^ sur gtKkKhU der Antikcn tUi^ion. — LeipKig. Toub* 



ËLH>! 



avoneicj uo«xcelleailcxt^aip1ede oequ'aoc mâth^e pUTcmaAt 
lolosiqiM et biïlofiquv peut foumir de cottcluùcru cfécÎTCue«T miiu 
riulo, «n Ufiu pjirjjilla mati^jr^. Il fl'«gil d'une fête de Sftial-JeiQ, 
k»li de m&n (Hmjùmhi dea fèvea) que décrit un Umoùi in^be pri- 
mm dàu TUa i U &d du m' àMt^ Lea muLoMCAcliieikt la vlatue du 
ilnHudes Aves en Asurs; oa l« pleure, en porte le deuil, tn>td 
niprètt^ii f^tcie retour du «aiiit et on le ntniaQ proccsnoDocllc* 
lia b diapelte. La fôtc n'A p^H ^ié itnporicc par les fbevalicn Je 
U-Jeaa établis dioi Tlle eu 15;J0, ur ilo a'avjLient pLis i Rhod» d<? 
lUean en aura. M. Wilnscb rpj)i(>Dt«^ donc «uni loifi qu'il peut âios 
Uoire de TUe â U rechertUe dot orif^nei dtt le (dte. 
■1 ad^OiiDdélvutd'âbûrd puun|Uoi il &'ai'r^le wx PhMdvnt, On si 
iti oompl« ici du livra de M. Uayr lur \«^ mamuitutnu juititiiu* dm 
m qiiî preuve itiu appol (|Ue les fameux tenaplee utui uniérïetxn & 
looiaatUJti phônldanne, Ij» nom ds M, Uayr ligure en bonne plu» 
I lei >ote« de M, \Sfirk«rïi, aiMvt nett îd^M ne pATuasent |n« nvoir 
iflé deiu le leuttf. En bnii caa l«< Phdaîcieos eut colonisé MaIi*» «4 
lu j Mer Ua Adoniee. Or, la BHu de Saint-Ji^Mn avec ai dbparitjoa 
4int, la deotl ei le* pletirs des DeDuneit, rei^^umlite beauceap a^x 
Uaa^ Ud tableau d«« t4^ot|pia^cs reUtili â ces fôlee prouve <ju'il y 
viii deii B^riea, Tune à la fLA de i4té, à la râeolie, l'autre en mara 

lot où fleurit la vûgéiatiOQ du pnntempf. ijaiat Jno a dooc 



«KVrt I»S t'UTÏTOWC DftS ItFURIWHl 



dftiis imcerUiD iioiulire A*± m^ihetiei de (rftdJtiuus relativea A c«& fMa. 
le rA!*^ i|U0 j(>uH la iMv d'AJuaiis-GAÏria ijuj vient d'Ë^pto port^ nir 
Ici Uob aux Adame« de n)rhlci& 

MiIk nnlr^ Saiol-Jiur liiHèfe des Adoaî«« sur un point. Uo tiOK 
tim dr tf^mnî^nngfffl [vUtlfn niit nXdonif* pnrtPDt ii» IVfflgifl dn itelA 
ïm p1iQti« ^ml'uti fïiiHail |ioiis<«>i-i«nKnn bonniH^ étaïent plongeas dui 
Vma ou afras4#ad'eati. M, \Vonach<»n ct>ndiit qu'il y mit unrîtewo- 
bUblif h Mftiltf 6t ^n'il a dUpAni. Noiu i>hj>cUin« inunédiatemiTnt çu 
coli n» TA pu ii« toi, Cv hto do U ploDjféo ou de rarroo^g» e^t ud riii 
deutfiè à produire U plui'> par ution fl;fiD|4Lth^nd. Lm id*:'«ft ^ui pri»> 
dântiujeu do oc mécanisme «ootl peine àUintcaouplutAI vivant ancxè. 
Ce rile d« la ptTiL« eemblâ éUe parmi 1e< pliia t«nice« d«s Htea d« fAt* 
pmilhflBel|>opQUiren;ils«pa3Mtr^ lOUTentdeiplicatïonsinytUfHi 
MU^b4rileiocrt on n'a pw «U bttoiD de rajeunir lee motifedc EteAtt- 
bnLiion ÏJaLft at'QQ jamais éproové ré^li&rement le b«*ou à Ualte» 
noie de mars, de provoquer d« pluie* leot^ i tombar? CM una qo»- 
licii <iui me parnît i]4»antioLlt. 

Lea U«un de FÈvei soua Icttfitclles on oaclie la ataiuc, déoëlnot^ tda 
M. Wûiuoh, un nuire éléroenl bialon^o <1« k eonpoeîtioD de tatta 
TAk-il noua donoc un préctaïuL indeadeacroyinoeset pratiquer relaUvtf 
h la ftf vo daoa fe monde grec et aurlent dans le monde italien : inlerds 
tien de manger dea fève» fPytliasoricteoe, fiamen diatù)^ eOrandeidl 
rtvca auK iDcrta et aux esprits înfemaïax» H en conclut que Ico fïvesff 
Steéral r«pt èi»c!uleiil Ira âtcies des utorU et que leur Qo«ntaOD au 
lexnpe figure la aorti« dv& Ame». A ce compte la Saint-Jean de» Area 
nura équïtaut aux antbesléries dnm^me uDomcat. U. Wûnach vondnl 
même monlrer que la date luaajre de& antliestéries correspond eucle- 
ment à U f Ate mAlUiae AcIneJla de Saînt-Gr^oire, le 12 marSt ^ • 
remplacé h ^tit-Jcan. Tout cela eal un peu fragile. 

Jlcal bienprobablequeoetlefêleeft ane£IHede»nior1a et cnceh«Ai 
ree»amlilerait à bieD d« fèlezi. ITiie excelWle raboa île le proier, e'ari 
que les nie» qui aecompiguettl U mort fi U diâparAiott du dim agwc 
ont Hé Irtnipartâa loul nalur^ilem«nC au moîm pour un temps, at 
Xnt* et an xvia* dèdes, an mercredi dea ceodrea. L'antenr ai^mk b 
fltît aillaiira. 

Quant i rmttrdictioQ des fèvea ei 1 laur altribution aux g^aîial^ 
ik*bra«. eli« n'n H«n A voir IcL Dans le calendrier romain, loa «alead« 
de îuÎD »^nt marquéia par une fâte d«« fï^a>, Me de la recolla et de 



AlVUYSt& Xr C03lJ>rB9 ftlSIDflB 



315 



début de U otmoofDtti^ndM UuiU, Il tni< HAmble nalurrl i^u'îl Vn^Iftw 
mùcore 1 lUIle àe Ja culture de» t^^^. Le Die'i l-ai^Ui^ hciuji it-urt llriirK 
reprioeote leur ^énJe piopiv et nm^amlile aux kurridAmon^ si liîm 
étudia par Mann barri t> |ji cdltiint den (vves éUnl fori ondrnne (LiiiHn 
£oàn du iiioad«. iWi^ine de \à f^le doit élre prâhistûh<|iie tt lioul ulilU 
tslr«. Le fiïTnbolisni^ «si vpnu spr^«, 

LTihtnlr^H** U f^i^i n'p^t pas la partie In moms inl4r«8Bftni«du livre, 
Nout ivoni dit qu*iiii< p^rtid don rU^t nvAmt iMi> IrnriHporlAf aii mer- 
Civdl des c?nHr«4, Aiijonrd'htii I» ifrnndir Ma de marv, c'est lu 1^^ 4e 
S«ial^r4||oireU î^p*. Klle commémore In diïfaile ifutie lli>Ue turque 
ou r>îd« accordée par le uint au moment d'uaL* iieate, Li f^fv «'«si ra- 
jenaie tmr le inodè&e de la plupart dae Jél^i* pairoDalesaiciliennw (riirè. 
^^fc pùinutati in SMia}, 



C^ G. ne LiFOia. — Los Aryas de Galilée et le» Orlglacs 
aryeones du ChrlsUanistno. 1'* partie. — Parin, Lcroui, 



c Aprifai toal, ^qo* Aloif un Jaif>,di4iUi un amlradicletirUQ chrétien 
d# ootr' Canna îsouin or i baul d'Ar^umenlN^ — ^ i^ Oui. munucïur» connue 
J^iix-(!tinst ". répliqua 1p Séraile. — LVuviïi^tT il»? M. LLif^mlesl verni A 
propvpour ptifiiettreA TArtendene paBreslersotislecuupdelaripo&le, 
Ce a'att pu que l'auteur semble avoir ét^ enirTiIné [i.tr là pauion reli- 
ipavie. Il «e montre, au rontriim, fnrl dégag^en rmtiirre da rtiUpon^x il 
a*bésliepaaft mil^ la Bible exc1ii«lvem^nt par IfSpmrAlAt ordinaires 
d«]AcrUiqiie>cwDtifique. MaU il n>nr««lepasmoin?ïconviinnique W 
Jnîff, cMifbrinAnefit nu djcinn rierAhciennaRono, «onl \et nnnemîfi du 
^eorabufDaia el i\ n*y a pas un chipitre de fon livre ofk celte eenvîc1i{>o 
ne >e trahUfto daoi >«■ ju^TBnifmU, loit qu'il t'appvfuniiata cur \ett c6l^a 
partlcciliri«1«s et inlotéranU àa judaïsme, «aït qu'il ignore an cùtév 
moraux el uuiierfoliiiee. A l'eii croire le< deviE ciractérliiiquae de Taif- 
prilai^RUte h>di inviniblemenl : le culie de la ferce symbollaée pir la 
iDOVareàipe absolue et la porticularifime qui eogendre une tnlolârince 
ab«atvie. — « Le Dettt«rftnL>n»e taot vantA o'eet qu'un code de morale ù 
peu pr^ nAgatif. > — Lm luifii ccntiiment A suivre l«a phocipoe du 



3I« 



nvfVi Dv L*nifttotitK t>K0 iiiLifiro?f<i 



— Pcmr riii pnf^ d<i |katrj1^ de. — D'flittri^ pnrt, n t^iitcttr n'étMld 

tianiâmtf. it ii*«lMtie[it tk faii^ dlluftioQ au ràleet A rtiâjTrîl il«( prvfdii 

Cr prvmirr Tolumn <î.it connacré, pour la majotm pBrtiO, à rïpninrl 
murchi? dc9( îdânft rnlîgiriisos cliec les Sémites cm ^AdAnI, les llél 
li«« Hiniloiis. In^ PePïWH. M Gnrmaîas 6i In* noltps, IwGroofld les 
mnjnq. Il y «iiiMtt hfviiii^niipde réserves «t rn^tnA iln r^hlIqvM à fomiiW 
sur c^H chApitrM qui lAmorifnerit d'un travail un pitu siiptrilci») «i |«ii* 
Cipli4 : ainal, m er^ Jpiî ivnitrernc purUtiulièremniil kv CallH 
G#rmnici« cjua rnufeur r^unii » iïdMfâip b^flBflprinetpalfiiauUiriliai 
Fri>d^ric B<tr^rii-jnn, Gaiien Arnoult» Pictet et dom llanin. Ifat* 
voulanvnouB boroar auv pn^M^psea rapport dir^fivj^U but ikTOofi 
son oïivrsgfl. tl s'^verlue A d^onlppr ce fîiif ïnmntJpttLihl? qn?, dèi< 
lin* siècle uvant noîre *t*, des irTHsions arj-sniTiM amteni p^4M 
VXnip oc.cid<ntaU. Kflt-cc une rnîsnn pQiir soiilMiîr quo r^ldnwiit 
lïc|tieélaît on minorité parmi Tea [iO|mlaiionKde U Pat«tin«? A Vt 
dre, Tinn »^ul^m«nr 1e8 Samarilains. msU encore l«s Galllâena 
des Ary;iif, témoin lour nam qu'il ran^ an mAmtt lllr» qoè Mtn 
Galafj^s, W^TInnH nt VjilAqnes parmi 1»» dérivée dp dnlGt Or lêmii 
Galilét'D Fi [oti< Kr< di^riples aussi, 'ï Ti-Ti^/^rKin dr Jndax (1m IIiI 
sont de l'âLUttiur). ^^ dar;trin<f« n'onf pm pied qu'^n GalMAn; Im Ji 
ont toujours rerii>(4^ delà recaanattre nimcne Me«Ki#. â raîitoiidfîvoo 
^ine g»li1^«U[ie. « C«t atilagonlsme «nlre lea Juifset les GalîMca* 
itoDC Tinf preuve qu'ils r'ëlai^nt pas d» la ra^me race et nom poiii 
voir qu'après deux mfllé ans, la balne dntre Aryens et SémiU« «t 
Jonra ausvi ^vace>. 

Mal» il y JI mieux : Si Jfeus dépend de Eluviii, il doil compter, 
aft« ancêtres, Kaleb le K'énild qriî ^laît un Ré''babite. (Les Kéoitci 
RécbabStes repi-és^ateni une iHbu e^enlidlUment nomade et 
qiil 9'étRiI joiuto attx Israélites penduni rKxodo ; quelque» ci 
coTTimp Tielp. en roni nm^me Tes ialtiateurs du culle do Jahv«h ; ot 
cat, c'étaÎAnl en^nli4>ir>*in«i)i des S^miteSn ) H> do lâf>al. s'ap[tii^nl 
Touvrage fantaisiste <\t Buiiseo, Ih^ Anf^nl Mrstiaft, croit trouT«r « 
ifidicstlioni p qiiHU étalent de race ary^noe. Im3 loutcaa, Jl««tiin«i 
de douti? " lJtl*iJ^ ont Atj^ plun tard idoQtill^4 ou dti molm mis ett 
nexitéavec len KMénîtiaii- Or il se fait fori d'établir que 4-oi.ui>eî ont 
pruntéeu luwrdëiftrue et au b^juddhiniDA !«an doctrioea cl lourt rîl 



;fnfl rt cxMrrt^ ng^pm 



847 



r&rttre psTt, « jMn 1^ Raplint*' éUEt un KAwénÎM) H le bapl^rne dit 
!ClirijU ci'hI lutrn qde l'iniliatic-n df^ J^titis aux doclrines e^e^nleanes ï. 
^ — I^ cbiln« thi raiidtin^ineiit est InattaquahlF: M «'a(eU de voir c? ipi9 
Tmal chaque anneau. 

I Ud0 *ulre preuT^ enr-nre fpi* l'mitniir nmjs ofTri» d#t r<>rit,nn*i arypnnu 
M^ J ètttf, c'««l U Irxdilion i\aiy dcîpmt le m' slèclo, U rcprrliimLt? blond 
^^k m viiA^ <!• l!(ni''s o^-ik et illongéf — Nmr^n* »m 'l<ni\ pla» aa» 
Rmm porlrtiîtn Unuv^ daiu 1i» cntAcoiiibe'i du Ruitie : h CVil li* type 
ifroc du» toiîte «a pureté *■. — Nous sommea surpris qu'il ne Ure pa» 
Uff unkCttt dfi o« que Je Chnst y est Têtu «n phi1o«opU« grec et quo^ sur 
l«A de CM monumenU — une [iti^n c* j^ravétï de travail gnoctiquo — utu 
t»on e»t |iniv6 «n cArtctùret grecs XPICTOT^ L'argument «eraît tout 
jUtti concluant. 

B^, do Liront D0I33 reprochera peut-Atre de jiigw sa thèee d'après une 
^UMi»tion incomplète. Il ne «'a^it. ici, eo elTetf que d'un premier vo- 
j1uii>«. Il ItJi râsie, dit-il >' A porkr dea doctrines, des lofititulionn ut dca 
IIWQA relipouaee dQ ebrielianiâmo, tel1«« qu'on loa tmuvo daaa le 
LT«tu T<igtAinent <it lot E^RÙtn Pèret 4I0 l'Ëgliso et i démontrer, en 
(to coneporont à coltoc dos Sânitec ot de« Aryas, que ce n'e^t paA dans 

'Ancien Tostiunant dos Jtiifâ, mAid bien dans leareU^bris aatérîoiirc^de 
^ta tar&îltoindo-ouTOp£<niicqui>l<îLir origine Bc retrouve-. — SiTAuEcur» 
(0*enfr^;;(Mnt dana la voie oli l'ont prôcW Keuan, llavct, Jean Kâvillo, 
|1Iam*ck» Kd^s Haich, et \mx d'ûuUcs mattrcsde la critique rdigicttvei 
h«aUii re&lierchcr, sana idées pr^confuee, U part ^ce religiocs aryonoca 
;«t opfmlcmcnl de la rdigion ci de \ù philcnophie grecque danei leidoc- 
itrîncï, lovdoffnmetle» ritc»da Christianisme, tel qu'iU'estd^vcbppé 
^an «ein du monde Kréco-romoiD, noun «crions beur«ux de W voir jet^r 
Içudque liualire eur dee problèmoe oà le dcrrirr mot n\ certoa paa éié 
Uit. Uaia noita le pr^TODona diaritablement qu il aura fort k fAÎre pour 
,^116 le aecond volume ne resAOEnblo paa au premier. 
' ReoMUmandona-luL, en lerminanl, de ae prémunir contre des Inad- 
tv«rl«nM*de plttmcr qui lui f^nt écrire parfois ee qui eal Mdemment le 
[eOfttnîn de «a pcuRfro; dnal page 4 : « Noua aarona toua que Tél^cnt 
iconquia absorbe le conquérant, lorsque ee derikîcr cftt en nombre tupé- 
Imiir ■«; rt pa^97 : " L)una iouli.'-tlcïtrelliïion^ monotb^utoa. il y almi- 
Jotiis att'tUatiiS du monarque céleitc, un groupe d'ètro divîna sur le^ 
qudi il rlfnea. 

G. D'A. 



24» 



MtmE M LlliHTniAf &IS UJJDIO.HS 



B. H Ciuni£«. — A Cntical History o* ih« Doctrine o( a 
Futur* Lifo Id Israël. iQJudal&m. and lu ChrlvttaDlty, 

O^ ht^ffttf jfuûtk attJ christ tijn ^'jfAjfn/iyy ^V<ini fire-prnphfiU tiBti 

ttU r^f ctwf <»/ ih* ytw Teilamenl oor^h, Mm^ f Ae Jow^H têttuta 
/;>r /jt!iA.9d. — Loiidn0,AJ4iniiu]Cliarl«iBlMlc,1899. Ei,43Sfft. 
gcfl, i5 ». 

Oôus AUWDfiftu vl lard rinipi!>rEant miTragfi do U. Chiri«a. Il mérilt b 
plwi f^ri^naiT «llMitioh. 1,'auti^ur, Innn cimnu lifjl dd monde mvanl jnr 
tsm bdl^ AtlitiODs àa t'Apociljiiw iJi* Ibru^, àe rAxtofnptîaa iW 
HqIm, du litre d'K^nocb, de&^lui dea Jubilé*, deA Setrelt d'H^o<t«l 
de TAscenticin iI'I-^1h« Mmi |Mrtîciilihmnitnt tjufttiâ^ pour r^tnut 
CêiX^ hkçtnjrv dnfiid4Ww9iur U «in f^lnnr Uj^iik Is |i«iiplr jmf, dnnt II 
Hodtf la pïUK obanitv est pr^cîitdmunt colle d«« spocalypiM qu^ Id. 
Inft a KpAcîiIffineiit étudiée. Quelque» r^cprres cjiie l'on puît» ivatr 
furo »ur ccruine» de* concItitîoDV de l'iulcur, on devra recomnlbi 
que cet ouvrage re|»ré4«Dte, ioui une fana» Gâj;don>è«, unt mim 
trH ooDildérabk d<e r«ch0Kb«« pcnevtnelltt : ci! livre tu le ïmK p** 
titiuimettt mûri. d« fongueii annéAi de tinvïjl, 

Votci coEameat M. Cbarte •« Kprâ*eotA La marche gADdraledu dlv^ 
lop^mect dea ttliïea sur la vie future danB le pouplc juif. 

Avaût H^ïse, les E£ra«lite« «ni partagé sur ce potol Ice croya&cej ;«- 
néralea dea popuUticn^ i^mitiqu^ Praliqnant, comme l'auteur l't^ 
bijt fort«aioDt A la mrilo dû UM. Stade et ScLwally, le eulle des onct- 
tr04. lea ancieui laraélileB aUriLuaiecl aui morU un de^ré ««me élcié 
a'i;xiBtoDCc ol UD pouvoir Bupcridur à celui dea vivAnta : tes trépasatt 
couAervexkt la conscience, la faculté d« parler, de ae mouvoir à Ds co^ 
naisacul ToveDir, b'int^fct^cDt h lcu[> dceccndaDl». Dana le ScbeoL di- 
meurc derniùre Hû toutes l«« nalioDa. et oik Dullo diatinctton oïcnl* 
n>»tclablie entre Icfl dèfiiaLf. ccujc<-ci ont encore leara OLj^tunoes. k» 
marqu€« iit-ï(inc(ivc3 du ran^f qu'ils f>nt occupé sur U lerrc. 

M^kiis P^r 11? ''^■t jnèmc qu'elles étùeut étrcïtemeul lîèeè au cuAe^ 
auc^lrea, cei notiuoe priiuitlvea fanant coudontuèe» por U rel^îou uou> 
viîlle Alablie par Mul^r? ; le yalivirnie, relîffiea aalieiule, n*eul \mi, i 
run^'îcu, clV«ci>4tploïic pour riudividu. Une cou^plicn beaucoup plui 
fombru de la vit? d\>uLrf^Ii>iDbe teodtl i aà «uLstitucf i Vaucieiiiio (satt 




«ftlLTSES ET Cr^lirrCÏ REMltîft 



3t9 



itntbropnlocitïiiuufelli* ; Ui)Jii:i]u«. |>mir1m;in[^ii>Diif.<rjèI>tiu. l'Mnî 
humain eti miiipua^ ilc «teuK ^lâmenU. IVi^'K* oïl esprit «l Tv rcti^j«, i>a 
ifistini^a par la eufte chez riiomme (par âiemple «lanti t« rédt yalivhlc 
d« lacréalion, Geo, 2. 3[ lixiix él^menU, IW/^rrf, puiaeanct) JiDp^soi:- 
Bclle do vJ4i, pnïiA«> par DÏpii A l'Air» imtil, \**ittiff, MAg» d*» Tactivilé 
BM*ttblff. OMt'w viinplit fniiction du corpii vivnnt, «I k ^iir^f. A la oiorl, 
l'ttffirit ou prÎTicipd dn vin rHûumrv ft Di«n, li^corpi; îi Fn Urrf» ; M Vânrre, 
fonction du corpc, «VH^int : toutu vm pervonnaitn cimita. Il no «uhiUjIo 
dfl l'bommc []ii*uu viiguiî double, nne ombru monaal un minimum 
«t'«xi«ion» au i4jour di?« refaim. 

Puw, < li>fV4u« t» yalivi^Qiâ eut dâtruit la Eftutdo notion di> Ta vi« fti- 
liiT«, it comm«n^lJâveloppei-ijfiooai:hato1ogi«<l«l'mdividiiun hirwo- 
tkit atécaea propres ooncâpUuAi ««eentiellâs », auu parv«uir toutefoi', 
ftvtfkt le c!in«lMmiBm«, ft ÙiMir uov dynthèM ntîefidauila et (hinibld 
tnm c«tt0 ««cbaCologid do l'individu «t r«acbatologJo de ii nation ijui, 
daiwctrtto rdiin^n nAtionale, avait ^4 boniM beurc pm un puifl^aat o«Mr. 

C'44t au VII* ptMct c|u'apr«nis«eQt («s pr«u^ j^rog ntLinifc^UtioiiA c^ - 
nutériatiquet de rindividualiaffic rdij[icui daiu It; yahviRmc. 1^ peuple 
owmarait oorttrc U loi divine qui veut qmc Iro enfanU expient pour Irtt 
pirva : A Lea pires oot mttijr^ dca r«daaa v«rEa, diaaU'On, et ce sont lea 
flla qui ont les irrita a fa c^c* ». J^h^mle r^ponJ que celte injustice OM- 
MîTA, pttfce q««, k revenir* Di^u étaliltra un r^ippod eotre lui ei rjitdi- 
viduwfttl'tc* Êaécfaiel, pluci audacieux, «nirme que, 6vs k présent, 
Y^T^ rend k chaoïii aelou m« œuvr». * iW oelle doctrine d>e Tindi- 
vmIv, en parltc vraie, en partto faoaae, Eièûbiel. ctierchaît en quelque 
inAQÎ^Fe A tf-ireclti«f U BjnlhèM dea esfénuicea de Tindividu et d« cellea 
^ la nation dauH Ea sphère de cett« Vw^ uj^b aaturvUeoiettl &&Da auc- 
<te - [p. ^)7). 

La suite du développement ml rératn^ par TauEeurlui^mf^me^n cm 
termefi :« L'itHlhidiuéîetépBrlac^rLiliittffd^ucoimDUaicin peifonoelle 
mrer 1? Dieu vivant, (»n vînt flnnl'fmnnt A Tormul^T ocHnnie un axîonae île 
son eipérien^*âfpiritueUe la doctrine d'une imnmrlaUt^ bienheureuse. 
Diau rè^ne, il en uat ndf, non ««Ai!«m^nt dan« ootle vJ9i naît dans 
l'autre: et pour Thomm»? qui mapch* iv**^ Dten idbn, Il ne peu! pau y 
avoir d^oiûlvnce mutbeureiuo iliina l'iu-ddl*. Uaît caite flfrande vCnli- 



1)Bi.C}iul«« trouve «f» idée* pour la premiara fob «dant Jofa H daiu l« 
pBauaMa49et73w 




ABVtE f>8 L'ilrftTOlHK DK» ftHLIOlO^S 



et'Mail encore ni»i« qiL':nip«rrji(tim«*nl. I/immorUKié Mmtdiîl 
rt^)jiipeii«r que l'iiirltvidu jublH|i;a^naTt pur luî-néinM «t poiir lui 
indriutodit [limant <)• wti frArm^ el Ainsi, «-n oa i«ii8, cefT« ccmipiM 
tin triomphn t\e. l^nilividunlÎKmn dniii lu plut hiald rvMgn<^ft ijDt «Et 
uppftru jiiiH|iic*li »ur U tMrrn, 

s HaUcitlii ooDCAplinu irr^pjirfjiilii nn potivaH pv M nuîntAnirl^ 
temju AU ^iii d'un ptniple <lont \w t»^rnxtct^ AbûdQt dLTif|^«< Tm m 
ft^lii^it^ naliûiiâl^. vent ue riiyuiino ft venir qui dfrvAÎt rmlirfttfer tool et 
qii il y anil di? IfïnHf d InraM , Ausd np «'Arvuiln-t-il pfl longtomi» 
qn« l'eip^nnc^^lft ViniliTMii jutAnot rdllnilflnfiftïiofi jrmfftfkiRRfitt 
b1rd«$; Pi linû »[t^»rvî U «ïocirinc ih ïn r^tirriction, loll* qaR twmU 
îtrmvGnn àitnt Nd livroii il'&oïe', ée Dmiel fit d'H^noeb, qui <pui» 
(maiint ijm^ la luklioii jiiKle d'Israël el lai todivldua Juiil«« *- >Ei«ii )iùd 
Itfc vhanU quti t«« iriurfFt. — iec«vT«i«nt l^ur pleLoi^ Nn>inp«aii! àtmU 
roviiiime messianique **fr-nîff/ «h/- f^rr/-, 

« Mmv Id iiynlhfw> ainsi ^-ibtir d^H b it* nîAcIfi aviitt J.-C ne siin*- 
eut guArit Jiu ir, ft l«« ««pAranc^i d« l'indrvïdu et cvIJos <le U n«ti(Hi pit 
rrnld? noimjiu ôp» «mtîttnt dîvAr^nti : ar 3» 1«ttp ffi était reov 
Ûnaleineolà^lrti regarder atmnie aliaolumiail impropre A la lunift 
tloD du royaume éterrtti d« Dieu; or c'était k un royaume dd^«tl« 
turc, 4»! non i un autre, '\tt€' poiiv»u«nf «'attacber l« «pùrances d9 
dividij jufttu. On cnnlimu d'allondiv 1« royaume m«ttiant^ue, mtto 
tomont an ro^^umn d unv duré« laraponitre. Co n« fut pliM 
)fi royaume roe«sianiqu«, mai» ledol mOmiiou leparadu quiddvîni 
jel d« lattonto défi oroyanlfl àuttt la moH >, Cutie dÎBaociation d«i 
pémiG<B de rindivid» et de la nation lit ton A la vraie région et * 
i nadiridualierae una autorité normative tUâgitima «n matière 
fîeuai*. 

■< t.-i jynthëte dcif Ae\ix «^péronces Tut. potirlaal. entin établie 
une forme uominel1« et pour toujours, par le rondatenr d« 
m»ma. Le vmi royaume meaflianiqua comnaoaoa mr Wrc el sem 
aomiiiê dans le ciel; il n'aat pas temporaire. maÎB 6temc] ; il a'evi | 
limité Â un peuple, maia embraeee Jee ju«to« do toulea \m naliooM 
loua tes lampi p (p. 307-309). 



Vi 



të^ 



i) Gh. S6, l'19, norcoau qu« II, Cbarlea rag^nlt, areo BA, Cbayiie, 
un ATTlt indépendant, compu»^ Tcra 334 kt. J,-G. . , 

t) K flDtle phase du rfOv«loppamant spparlisaaent les apoo&ljpiei Jabca 4l 
r* «Ibde avant J.-C. rt du t" eiïdespr^a. 



&irALT£BS ïït COMPTIS HK^CS 



SI 



'.,iB t'«ficlulo1a?i9 du Nooiwa TMtinwnt contfMOtt |iÉrk« 
ffOopUqticd. <?'e9t à «lira pir r«tkBei|iienn«at rie Jfans. ho 

3rsuned«K«u,ip|wléïti«iroy«iinie dM oiniii - p«r opportilion Aiioft* 
eieUf* motvduQ «l polili<|tia du wp^noM jut««fl h {^. 314), «il Ubion »u- 
irtekê 4e la CAmnatinautâ «n iiièm« t&rupâ ipie ri« ricdividu, 11 a«t A 11 
D&apv4»ait «t h vemr : prêtant dftofl son âwïnoo, 4t à vernir qu:xai à m 
MÎMlion ooDapIMè. JéSQft a d'ahord pr^cbA iiciquoin«iit un royaniiM 
irèMtkt, d VfOfd JLVOC raUento unmreâlle qut \x»ulnU qua l« royauma Ttot 
T«c l« BIcHîc; c'ctl tor«quc la mort tu) nppanitinduUbl«, qu'il priMitta 
o n>TaiinHie<>inine^Tit auMÎ i\cnTr. Il annonçait ^i:ic von retour aurail 
wtiiriropr&ml^; Ie4pa»aa|^ deaévanpies, d'âpre kA^uolB laparou- 
î« doit ^tre précédée d'une sârie de signe» précis, sont oltéréa eu pro- 
îcnncnt d'une source ôlran^ère; ibai U petite «pocalypae latereal^ 
ans Uarc 13 (v. 7. 8, 14. 1». 94-Ï7. 30. 3t). Jéaua oomplait que c« re- 
ovr a^aceiMnptîrail ïrint In disparition de na propre ^-uni^ralïoti l il prMi- 
dLf eepeodavil, un d^\duppeiji^nt prfidn>^l du royaume, admclUit Ja 
LÏl>îUlé d'un Ir^ hûEf retard et voulait qu« l'àvaagile (r)t pr4cJié uns 
olectï. Lu royaume qi/îl arib^nc^ ^t d'un oaractèrc célnle. Lm juattfs 

lia r^tnuidtenjnt. lti«n q\n* Icci pclncff dea dimnéa MJenI auvent pr4- 

lAes contm« éicmdlea. Jèsua a indiqué & pluneura repriai^ {|u'il ud* 
iteltaît la posAÎl^ililé d'un rbant^rnent moral dana la période inl^rmé- 
latr* qui pr^c4dcra lojug-^mcDtflnâL 

Loa aulrcA livru do Nouvtuu T&itain«at na «ont éludiéji ni <îans lour 
DceesaioD ebronobeiquo ni dona l'ordre où ifs ffonl raofiéi daiw le re* 
meil canoQ^uc : fiartant d«> cette id6e Xrèb juato que Im principe^ »pèd- 
queoaenl chréticTur! n'outqii^ proirrobstveineat ei i m parfai tonton ttrioa- 
KToè les ootiona que h'n pfomîcra cropinta avaient bâril4»advi judaîame. 
I. Chtrlee étudie d'abord \<^ ouvmffoj dont roacbatole^ ■ coDwrvé le 
lus d'éléments juifs, pour termin^-r par cc\it où cet hérita^ tradltion- 

1 a été le plus profondément modifié, il ubouIU ainsi â la dasiillca- 
ÎOQ svrnnU : Apocalypiv, Judc, 2 Piorre. Jacquee, Hébreui, iJUéri* 
jelia n niq ue, 1 Pierre, épltret pauliniennes. 

Itens r«*ebatalofrie de Piut il dirtintiie qujitro ptiaees aucceaarves. 
tans ta prenière, nfprA9enl-:<e pir tm douï épïirtu aui TboauToDicienn, 
>»] «it encore lout imprèiïnt^ des idées ir-ïditionoeElûi ; il attribue un 
Aie importaot i l'AntichHsi. Dans la dcuxitoe. dont la 1** ép. aux 
lorîntbiens est \p tOmoin, l'A&tiobmt n'est pas raeDlfonné ; la résurrec- 
ion e«t orî:tntqiiomoni liA^ i la ré^uirsetion du Cbrial. U 2" «p. aux Co- 
intbiena st L épllru aui Komaiiu appartlamiiiil Àuae trotftiènie pèruxlc : 



3S2 



niCVtlK tJJl LIII!ïTtliaK DIS HKU6fo:>(9 



là wxi — ei sur k (KfTuHÏoa du rcfc-a« il« Ckn«t, qDÎ doit eoabravo' 
t^uUft les aalicdit et tout UtflCt. KoHu, dutn L qualriûme pluw, ^dri 
Icj Ictirca aux l'bîljppica». aux Co1o«sîcd» ot «ui f!|>bé5kn«Doiitappct- 
tcDt l'échu, Cbrisl ont daviïnti pout l'^apAlre, doo ffculctnent l'a^eot crHâW 
et le principe d'ordre iu monde, oui» U cauae Gotlede J*uiiit£ri; iv 
son rOHUme doit-il durer ^1«r tellement el m rfilemption s'élcadni 
tous les èUiffi af mtii«)fi. f comprja len aei^^s déchu». 

C«ite aaiilyAe «ominaire aura antii â inoDUer aux lecteurs T^i'ilnt 
rjcliedse du livra de M^ Ctarlea. Encore avoaS'QOi^t i^ir^é de cAU htn 
dMclémcEiUiiilèiea&arjts : aiosi une «Aquiuetiu développement del'«i- 
cbaiî/ogLe grecque, ûù laLileuf (d'accord arec la fs'jche de M. IbUlfl 
luODlntqueidéejihelléuîquesnur laviefutureoQt, i l'ongbe, poaaA f« 
des éiapcï ;i1)!Kilumciit p^r^lU-tes i cellea de U p«oato liébrftlque, ^m 
Urd. il wl vr ai » dit7£ It^ ddtfplcB dezi oujatèros eL ôauB une élite de ptô* 
luflupiiets ^c^p^l ^ivc a'etit eogtt^è daua dei voies lout a fait diffénstal 
en alaluanl un dualisme absolu de res|U'ît et de la mali^re et eo ndnl 
TAme, rmtnorlolle par efiftence, de U Mcïété oA elle paMvwxsdviiIfl- 
lem^^nt qtiçlqiiefiBDuèdtd'^iil dana le monde Mrïibl<>. Mai*, apr^oa 
[iiugdHnur, U pimMiV jnhi^, au i" m^p avunt .l.-ll, Ptati i** ri^driprà 
r^rt? i^hréLitTijtK^. tke tv pipprLjchalt'eUi? p» de la pen«^ pbiloiOfJiiqw 
(çrecqutf, ellt? rjuî en élnit arrivOtt ^^Mmattï A mAprÎKer U ribotid* Ktbd 
et ft isoler rdma individueUe? M. Clurli», du nisie, ne pralt pvd- 
iitattrotluoIeefpëcuiKUuQï heH^nicttJei ïicrt influé diraelcaooui d'isr 
ni:imur« ^ritfUïe ^itr r<»(;haiobgiedec Juifï paloïtînierLt. Il réduit llffl 
puu do cboee ^UBSi lo^ emprunta â \à religion matd^nao. 

Si^aloDS encore les ippi^ndices où, ^piAn chiqua période^ I auteir 
note lee changements survenus d^m U l'.oncopUon de cerlaioea nXiox 
iwcUatoIog;tai]«5 e^«ntjelJ«e, comme laadLVort adjourt dac inorta, U j> 
gfvonent, lAme oi l'esprit. Cas éludes âe d^ail, Aion <pio l'indox Ua^ 
en pc^rm^ttai;! de consulter aiaément l'ouvrage, «o (ont un pr^iMU iai- 
trvjnenl de recherches. 

Uoa rèaer%«r loulefoîî, s'irapo^.'^ quelconque voudra utiliaor ce tranii 
ai riche- Il faudra toujours ut» couvanir quo c eat uno oravra éaunagawl 
partonnelle ï aua«t bien un livre ddiniûf n'élaîl-il fcufaro pocâbla dam 
r^tat pr4aeDt de In qucÊrtioD, L'ouvra^^n de Hh UhfiHea abo&cle, uoUa 
anj-ly^iî Tn peut- dtro fuit entrevoir, eu ûF«ertLOQ& hypolhétiquoA on om- 
lintabltts; ; cr cHi «ausque i'aut^iir indique toujoura auffiaajiamefil qill 
ocprime une opinion non tin r^sutlal acquie. U ^t consUmioenl cUir» 



A 




iXftCrSKS KT COMITES nE?f1)V 



^3 



^pr4cî«, affirmai)/, inAmo 11 t>{i llitïloire ne permet pm«. 1 llMura acti»el)et 

Docmooc qii«lqii«A «lemple» pris au has&rd. 

Tout L>xpo«^ ait rcjuïhdiolojçie juive depuis I9 ir »iick avut J>-C. 
ju«i|D'm 1** aifklo 4iprêi I ^ro chrâlicnno r«po«e Kur li-» upintoot Irira p«r> 
«oOR^Ues du «avant pror«6icur rclativcmcnl à la ci>n;poftilioD e< A Tlga 
daajipoealTpeet; il e£t <lo cctix qui dôcoupôat l«« livrwd'Hânocb, do 
Baitidi, d'&)drks«a un lriï« grand nombre d'^rïU indAp«i4nnl«; et il 
voit pouvoir ^t«r Ui» extctemeftl lâ^ de tbacun d*dux. 

L'ordre dans lequel »oat prisentâs k« livres dn Noutcbu TcsUmcnt 
MMie par&U ^Irc un nxcmph an )n cIaHA un peu Factice que M, Ubflrtce 
iatrodtiit perfoi-i dans Aon cxpon6' Ati !icu d'tttlnbij«r dea r^a^ ûux au- 
letir« f^los qee leur cadiateUpo caL phâ eu moine cKrâtïOnne et dïtro 
Mnet émané A Irailcr la S* «^pître de Pjerriï evant laâ îcUrea de Paul, 7111 
ta «einl kft anli^^dents Q^cee^nirea, il e&t «jUi peul-ËIre un pou moirm 
clair, nuiâ <m tout cas plua înatruclif do grouper Ica écrite du Nouvenu 
TratanMCI parépoi^u^i et par familles; ceftaius ouvriffr^ plojf tïdèlcs tux 
tr&diliooa juiMâ apparaUraient nprin des £<;nlzt < plua obr£ti«nt( ■; 
nais la penî^tanee (ou In réapparit;on| d'idée» juives cLins certaion 
livrée se foumïrait'eUe pas un Tcnicifucment bintorique précieux aur 
}o mîhtn dans TequrI ib vnil iièif 

La disliDctiou Trascbèe que Tauteur èUblil entre îc« proplièlee uni* 
YtTMlialeB fucceueur^ de Jérémie et les prupbî^tefl particularialo diaci-^ 
pies d'Ciichiel ip» 107. IH) paiaitau«ai un peu artificLelle^ La réalîtc 
ne prVntDte f»^ de c«a compartJiiieorawlancbe«, ei un univitraalîU« 
aKBine le 2-^ il-iêlc PipniiM des eep4mncaa particulariidca au di. 49, 
T. 9â^ 23, par exemple. 

H. Gfcailivf uVt-il paa Mccifié encorts au dètîr d'ACcealu^r les U- 
^ce, lonqu'il afRriitc qu(- « depuis his [depuia t'extil cWt l'iudividu, 
dodU nation, qui devint riinilA rellgfeuae? 4 Cela n'eat vrai quedepuU 
l« milieu liu i\* sibcle. e<t ^ncot'e avec bien df4 rff^trictionjt 4>l de» 
mcHpliotm: taiulii i|ii(% l'Utr^T IViîl ^ rifltn éjMt|iJ<', à an ju^^ pJir do 
«nnnf iHi CHpîbTit romma b-n PMumesi mi f>«nk1, 1* piété aeuinur^pour 
eeolFEb nalion- 

Blaîa, bî«n qu'un jn-n bitardâui ou Kywtèrailiqtte parfoia, cel es!i;iî 
povir reconitiuire Tbiitlotre disi idée* juives sur ia vJe f^tuiva «a|:rmnde 
utilité. H roursH uo nio^;en de contrôler la wUtnté d«^ ban^ rriliqu« 
«ur leequellet TMLlioe a ét^étev^. Il en re^isohf 1air«ineTki. par rxrmplf% 
nous lembli^t-il, que Ut diapilrus 1-36 du b*» dHU»<xb ne peuvent 



2M 



«KVU* NT L niVTOUlK OU ttBEA0lO:<S 



pu. GOnùDM 1o Tieut M. GbftriM» âvoûr été icritt « probabi 
no Qviot J<-C. *>doRc Avuil UiLDi«l;cftr, lu» parleur d*>utrtfl i&di«eii 
Ic4 C9tÊC^iiim' <ichatûiogigufj iTHénocfi /*$€ tcrti phu liépetttppé^ 
tjat f^HeM df Oatml : Tauteur d« Daniel cmdjfoe tinudemeiri U r^ 
Hurrectioa : celui d'Héoocb ^ Is «vppoao tdiaiM : c«ntun« l'auleu di 
DuùtfL îl admat udc r^eurrectioa farficfftf et^uA/e; mu» cimiWB 
su îdfee ftODt déjà plu« pr£ciKa ] Sa conG«piion du Scli«ol, Jitiaâ et 
quAtre pniiicSf où !«« c«prïU dcn juiU« >o réjiHLH«i:it «t oii eau <!« 
impics soutTrcntf c«t. M. Cbarltie b reoonixAtI linmltDo (p. 187), > bb 
en avano« '^ ïur celle de ra|>ccalypse oaoooi^e, où U Sdieol cal cma 
1 ]« pA^a d« Ift pousaR-ic », 

Mais nouH Uf? pouvons MOger DfttarellciueDtiiLiscuter tous 1ttp«ârii 
A proi^tifl desquels nous nurîona des râsorvos è liur#â Vexpooé u àdsè 
de r^mineûl professeur. 

Û^rDCDfr'noii», pour acbeverdecsr&cléris«rro«frtg9,Jt 011 trikît 
L'aulrur» parlisAD convaincu de la réâutreclton des juite% aïeuls el 
poeftihililè d'un cbang^riiect nurnl d»iu Tdiutre vie, now sentdoi 
qucfoh lirar un piïu 'ilui le?^ borciinr^da posa^dont il parle. Ainsi; 
loi aiiccalypecA du i"aièdi: avautJ.-l^ ci du i*' mAhàc Après, UtM 
que Itu Painliolaa |Jai)!i un p£i)ipu|,*e : iiéa, TA, 1. â), rA|xx-AÏ||»a] 
ïïiiuolj el 4KH[|raft, qui t-iisei^'n^ntUrt-^tjrrt'Cli-jndMi împtM; DÎL 
Lii PjuI. d'nprë? lui, ne roiil athnini-. 

Qu^nt i In powblliti^ r]*iin abftD^ement moral après la niorl, TaUMi 
In délivre juiFHfUe thtni^ la jurAbiilp i]u Hcbfr tft de Ij;ieare : \v ri:bt, 
T|UT, dnitA rHadès, înterc^JR \umt srji ciiu| frirr», mi préwate-UjI pu 
Jis aîffnus il'aniâlioralion? M, Charles nfylt]fn dn neui dire ce qu'il 
peiiai- du fl gr4iid aMme d qtii, d'apri'ji OjUt? [mruIJuW. x'-panfî l« vi^au 
dcH impies de celui des ^Tna < de sorle, dil Abrrihutn, qit'il sanît tn^ 
pDSsiblc J qui le leudrait soit d'aller vers vous Je U oCi DOW 
»il de Tenir vers noua de fA où vou« Atss » (tuCi 10, 36), 

Cea iiuervtu Etires, noua tetiuiti A dira» eu taruiinant, ipm daiil 

^raudea lignes, et a|iéL:raltuLiEtit l-u tx qtii ci>au!rue Ti^ïuh^iLjlofie 

périodes pré-irinsaiifUe et jrdUviale, nous somioea en accord co0| 

avec M, CtLirle», et que QQUS recomTuaodons livemenl b lectui'o do 

Uoportant ouvrage. 

AncfLtwt LpOos. 




UKâLTStft m tiOUm» ftlC^DU» 



su 



■NRAD FutJtu, -^ Vortr:tge ober das Lebca J«su Chiistl. 
-^ /uricb, Mûllvr, WarJer ». Co., lîiOâ. Iii4ï, p. tui etSGi. 

Le lEvi-e que Edo» amioo^ûDs eei lé fruit d'une E^rie de «oof^r^ncea 
t& vie fl« Sésns, pronoucùea daùa l'hiver de 1S(>d â 19Û0. derant la 
fwjtt] puUk d«i /uricïh, ofi Taul^r ett profestenr de ih^pb^^jfï »Idlibt- 
nrt des rcli^ioQK. Da ]k L« carActbre popuUira de <e travail cjui l« mul 
la periM de laut le monde. Êcrll àa,n& un beau lin^ge> vif et captl* 
nat, nolra livnsM lit aaiu rutt^ue d'un boni fi l'auti^^ M. f urr«v aime 
I genre anflcdotique. ILA'air^teaTecccmpljjHaucjùtel ou tat dâUil de 
fai«t>ire énngèlique et le pf^Bonle acvA un jour nouveau. Coinmft il a 
ut UD vo)iigocnPaleatine<-t oonoail Tort Lien celle-ci, jltaiten outre 
bpviadre lu dîvera aitee du paya d&mt dea deeeripUons i la foia pi11f>- 
ai|t»s et ccnformofl k la r^ité. Ënlio il intercaler dans toute aou ex- 
itiofi, des coDAÎd^rfttîaus hiatoriquos et pratiqeaA iDUrefi;<Lnt«i oti 
Tout cdia rehaiUM la valeur de fion Lira. 
Bl oopMikdaat noua avona ù lui adrosaer une â&rie de crïtiquea. Si 
'autijui' n'abat! poun(Uî\i (fu'un but pratii^ue, conaifilant k rouroirau 
nnd Fiit>1ir: nup l^iin* arlaptArt sut (ipsiiina rplijn^ux et m<mut lU^ 
Mitre tfinf^i, nmi!» ]iiiLirrir>ri»ii[iiiH di^liN^r r-D snmmi; fort t.-jlisfjjl.MAis 
'aprèe ta pr^aee. Il a Tambdion de vulj^arlser, par son ^cril, les ré- 
itMa àm trnvauï «cientiflqiie» »iir la malt^rs. Or, sous c« rapport, 
•votiK dti Jï4rinis«« r^rvRs I faire. SfttM doutff^ uolrv) lutAur se 
laet au point de vuk d(» TArolA critiquii, main d« relia d^l y a trente 
quannie anv, tifll^ quVIIp étiit iiurToitL mpr^Mmlér p»r Od^nî ou 
lar SchenieL 11 a trop b lencbnf^i*^ eornuie tâs. devanciers et d'autres, 
e tulAïnlunner ou d^ néjjili^er t^jiti platement le cttlé messianique et 
Mlnlolo^ue de renaet^ueruent de J^us, et de moderniser ou de api- 
HaiHftr tmltp mp^iiri* W k'j>nnTption<t dn rrliiM^Î. Knrxin^ tmp trât^, tout 
pml SA jiiatinrr,qi]nud i>n pcmmuit un but niHiuîVf^iTirTU pnritrpie^ 
ula DOD <|tiATul on a U privtnniimi, rjimmi» M. Ttirror, dfl prihiiuiter au 
ICttnr tm^ imag* fid^e du CTirint hiiitonqtj4»H 

atoQf i|ue1quea eiemplec â l'apput de eu que noiin vanonft d avancer. 
.'attlMir conUnue â ^uienir ^un la litre de -> Fita de t'herome ■, que 
Étua «'applique, doit simplement ^iprimi^r sa réelle bumanit^. Et ce- 
pendant '^ui&*nque est au courant d«â travaux sur cette question, doit 
s^nnaUtre aujourd'hui que oa litre eat emprunte au livre da Dunlel et 




s^^ 



IIKVUK OH L'Bl»TOiaX &IC8 KBLtGIOPlS 



qu'il a Qti MM ai«ui>nï^e H ctchalolop^oe prooocicÀ. L*Mt plicttioa éià 
r^t de U lealatiûQ pè«b« «urtout pjir Irof de r^tlon^llmiM». ta diiUi 
fs dh(unitconip1&1«in«Dt, ainû que les Mit/M trutJï inert«*i1l''ux. ÎC^nh 
pntirnonB adm^tlre cd rèfuiut. >i Jétiu ne pftHlU ps ailliHjn «i îr^ 
i^ufrinm^nl du d]«h]e, comme d'un pereoDBftge bleo tM, 1^* jove na 
^ranil râle ânaa le nondo, qtii «tl îe plus graad sdf enuire ifti BoyiiHW 
de I>ii?i» que J^ïib veut fonder et, p»r cooftéqucBi, von adver*àiw pff- 
Knnneh 

Si H. Furrer n^ligelrt>p le ctraelèro etobiteloeiquedu Royauinidi 
lh9U« il f>li d<^ mj^me louchant lee condif îonc du «alul qui t coirefpiB- 
dcuL 11 poTtu presque loule £or AltoDtioQ «ur r^mour |>alern«4 d^s Dîm 
et l'Eunour^u'U oxi^e des botrimee, comme n c'éUU U tout l4> co»1«ira 
4I0 l'Évtn^Je, Perdaoïdo vueh grandecitâitropbedumoade, qutJéiUl 
pr^s«bie coDflUoimeiiL Gonnieimnahie^iie, noire auteur pasoe «oo* ti* 
leoM Ut* tnila at nombreui dee exborUtieos du Mnllre cil U «3tifi# dt 
diaoïu un ranoucement complet k Boi-m^me et au monde, |four «Hf't 
djo» le Royaume de Pieu par cette perte et ce cbemÎD étroits^ 

Sui- le^ quinie chapitrée ou coaUrvricce dcmt m ^ropOM oolre llini 
lieuKAont ooDKncn^» prceque lout entier» aua miraclee éTsii4(éJi<pf4- 
Nou» comprenuD^ ta kr^c- part Tiutc h ce1t« que&lien, pdiiqil'âlle dmm 
leujoure encore prolongé me M les eeprila. 11 if a dans oee cliipiUv* d« 
ttyri bellee pagee qui tendent i montrer que Tecieace de la piéfé ek^ 
Ikan^odt paHAit-?[i2eolcooipal)ble avec la foi A l'imonutibilitâ d^Abii 
de la juturc. Et cependant noue ne poufoa» fias approuver aana rinn4 
ees dévdoppomûnla. parce que, une foie do pliu,rQoteur y attribue trvp 
eee propre» idéc4 Ik JÔeua» U dit lui-iD^mc combien le mincie a joué ua 
£:rand rAle dans toutes les rdij^îona. Il déclerr? également que deeêtadoi 
sp^ialea Tout coiiTaircu<tae des gvérlsoiUEPvrvcillcuâeaeataMiiWliIdU 
opérée, et ftu»i par J^us, sous l'pafluciice CKtnjordîoaîre «i l>iciiAûaitl« 
cierc^i par lui et d'autres Lon^me» ou par oertaios ^TéiMments, sv 
Tilat dc9 niftiodca, moift que, nultrr^ rapporeooc conlnire, il n'y a ja- 
mais eu miracle dons leaena riiicl du mot. Eh bien, il qou4 parah piy- 
clielogiqu'^nneul impossible que Jl^ïus ait eu dee c^nMpliooa p3re:tlesiii 
eeulemcrkt approchaulot, parce qu'il a'a paa fait tee éttidee de M. Funer 
nur cette matière et qu'il u au contraire partage, à ce sttjet couunel 
faut dautrcB. le point de vue populaire de n» contemporain a juifLll 
«royait. comme eux, â U parfaite bjsloncilc de TAnden Testament et, psr 
cona^uonU aue^i A colle des nùradea attribué» à Moîsc* â ioi?fuë» à £Ub 
à Ëlif>6c et à d'autre*. Il croyait doue à lapoasibilitétrtàlaréalîtèpleiiK 



AJfltVSM KT COMPTES AENDC» 



3S7 



ol entiètt du miradc, comme Xoxib \rf% anLlenv. Et s'il i |xiuti%niinhl 
o(>éré <k4 (p;«riaon!< mcrvctJlcubË8, i:v qui paraît tDt^uDleAUUr, il :i ûù 
9e ]«e expliquer ^iniquement d^opr^ \e puint de v lj*? tmiljtioiiiir-l el nu* 
tîquo. 

L'exemple de notre auteur pmiivequ'il faut que la llitelogie moderne 
proiuu encore pliif au ^rieujL la to^thtMÏr^ slrirtfiinpnt tiiutnrkqne^ Il 
faut qu'elle aduielie miu aiubd^ee qtjt- Jésus, comint Ifs pfxiphAU» H 
tci sfAlrM, ont plemement partagé^ nur 1^ uiJtiunx coiir40t<v, ïv* iron- 
flO|>U«nsde leur eoloiiraye, et qu'ilpi iLt?8e diatingiieiH tjvie pcir 1 Wt^aco 
de leur Tie rvligîffuiw «»l mfir^tlo M. Punvr admet qu« J^uv u purtigé 
les 11IIË4 dn 9«Mt conleRipornînf] biiirhjiiil rjmage ila moiidu eiiéHeur, 
»UM que ccîU «il porlê alldnt^Â sa «u^tViorît^ s{^inL»elle. CeTa aslpoi^ 
faElemefil jusle. Seuteineiil il iml fuirvuo pas de |>fus el recorku^llre 
qu'il eWt â^emi-iil luias^ domtiiBr |jf(r une Touli* de concepliom met- 
sian^neB apoealj^liqutfid» escbalolegiqu^it] àsnt l«cc|ue]leB il avait 41é 
éler^» «ns que cea vue< conleirtpo raines el imparf^tes ai«nt dùumuA, 
•n qooi que ce soit, U valeur supérieure de sa vie religieuÉ^ et inonite. 
QttAod on o£l pd&dlfL^ d« c«Uii convicliOD, on d'à plus beaoÎD de apirl- 
Matleer ou de déclarer LaautbenUqu«f coninî Ice rt'gl^t d'une critiqua 
Mine et Traiaenl historique, une (^rmadc p>niîo de TeoMiifDeTneDt de 
Jésiu, aJla de rspprocbet celuî-d. Je plue po»4iblOi de 7s pensif loo- 
4Énie. 



W. C VAN Ua7<en. HâDdletding vocr d«oudohri9telijko 
L«U«rkuocta. — LeideOr vw Ni:ii>rik; ï^l ; 1 voL la-ti do vju 

«1 1t0& p4£1». 



Ce naiioel bollendoi» pour l'hntoirc de la littèniturc cbr^tioace an- 
t>qu« «et dcsIîD^ uu i^ludiantH de rUnîwreJtû de Lvjdc qui fluivenl Icfi 
ûoim de Ai. le proCeeecur vin Miitcn. lU y trouvent k réeumé dea con- 
cMMu4anoBa de leur malire ifur les écrits du christiuiîaaae prîiDÎlif jus- 
qu'à l'Apparition dti çténd uuvrage d'hî-nèe Centre ia Hérésies et 
rinJùr^iLicn aonunaire dee prittcipam aryiutaat» <|u'll fait valttir â Tap- 
fMti, Im Le(OD« et cocféreDoctf du mtocI profeeieur portent chai^ne 
anitée atur unïujet apéci^qui esléludiéàfuod; cunuue il li'cet paa pœ- 

17 



sns 



ttlVlTE DB LOlSTOmS DtS ttUQtO!(S 




tIMedetniiCT 3Tn<il. poni^Ant le temps i«# cbaio» étotUaBl 
TUnÎTwsH*. I>n*flfnbffl d«a nombreiit pTnbl*m» iMir^Tés par It critique 
llltératr» rt bIsloHque tar c* terrain pirtîniliàniiïeiïl délicat, M. «t 
Mmwï a voulu fournir ft wa AI4rvf»i: on ^niàc qui puitsn !<• oodlir 
44E1M léttjd* ilA> miillipW qiMitkii» qu il n'aurmîl p«fl eu h 
d'abonder dL^ant «ut, 

Qitfit<jTie. par n nalim raAm^^ un |>flrrtl li^T# nn lip prfite 
l*atulfie Pi «ncora tuoinfl 1 U di»cuialon «ommnir*d'u« co«i| 
Il BM iaomli|« qu'il y a capondait un* utilité rAaIJa A en laire 
aux lact^ura dd ceU^t Reru« le« Ai^mosts MMotiala, d*uiM! pul putr 
^*étaiit4crit«D bclUodaîs il D*oatKCoiirtbl«qB'«l petit nomhra d'dra- 
diKCâpalil^ il4 lïr« lei ouvrt^ eompotta dU8C*1l« lan^'u*, tlnutn 
part |iar(!i» quti M. van Uanda eat aujcrunl'biih Id npr^otajit p«Ql-llir 
lo plui aulôrwé do ce que l'oit appelle soureM la cntLqut rwUcaW du 
I4oi]Tcaii l>fltanient. 

L'oavtiig«MdiTtH«ai ui Pupitres :I. L«aÉvaaeil<*; ll-LMAfKa: 
lU. Le^ËpITres; [V.L«« Apocalypnce; V, LesApol^e«;V|. L<^o»VTni 
didactiques. Kn appendice qiidqueo Dotions aoiDiiiflifQS aurla fbrmaUff 
du Cahoh. 

1. Lti Âvûnyiif». H. vmi Mtuicn admet t'exifitooce d'un dtangila; 
mtlir unique, tr^ ooiirl. cûtnpctfË dam ligt portaposUltque par 
dirdht^nd désireux de mettre d'^ocord leur» eonocptions eur lo 
avec la tradition orale apontdiqiie. dont aeeoatenla>eotleuracor«l 
nairee plus cottmrrv^teura. Cet évangile primilif, «cril probabtenMOt 
(r«G, aurait été U^s court et El ne doit en aucun CAi Htt aaatindlj 
révan^ilc aramèen attnbué A Halthieu. ni au recueil de IjOgia 
au Tûéme ap6tie. m au récit que la tnidîtLoQ fait reotonter & Marc, V 
ittpt^ie de Pierre. Noua n? pouvuriH pas adueJlt'jTiitnl \« rvcoiiatil 
Tout ce qne Ton peut en dire, i^'esl qu'il fut de liontie hwitv m 
«t amplifié en sen» div^r». nolamitient aulvunr t^a tândances jud^* 
tieurte> etlmtfîn-clirétiâiin^ (on i<ari|inîonri<?i) pt griostiqu*^. A droite» 
l'ou éprfïuve, seaibîc-t-iJ, de lonne heure Ift tHKnm d'Arcommoder 
^lABt'^ttf éml puor 1« irieltre d';ierard arer In tradition ciraK 11 «0 
fijl un r«manfinr-nt nrAm^n iini>ufë ]i1u9 Unlâr»p^tn>U:iltbîeti et ipl 
détint un ûve èlèni&nls conatitullfs de nos évangil» dita sytioftîi|UH- 
Cg ftit probaMomenl la forme originelle de TlLBim^U dtt iUbrt^z^ 
arec lequel il faudrait identifier Vf^tantfitc dn Xft Aft6tttg^ tlneAtt 
plun anciennes misée en œuvre as set ^van^le ^iranéen sernil T^mn- 
QiU dé Pierr4f où H. van Hanen m rveoniult aucun oanctêc» 



difî^ 




4IULTSIS KT COUnUÈ ftX!(DCG 



»» 



Cot énogiloatoil orîgiaaira <|0 Syrie ri J^er^it a tiUtv IW 100 et 130, 
taodia <iu« T^rAn^Â/c li» £*jyptif!m^ r«uLaDi«m«nl iJe Tévatii^ile primi- 
tif mIoo I'«ttprit a»céliquo d«» Bncnlite», aurait fu lc)our on f^syp^c 

N'otn ânn^ilo c^Doniqu? àv IhUUhîmi rfpûiir «itr iliYirrw^ édilioas 
<*lénc«rci lU lY-vui^tle (inuibT. dmit une pt-ul fiïrti tllriLim^e â M^I- 
UuN, el Air une traduction ifnw^ue <l^ L'ëian^ J« intm^n^ ) I tiut é(^it 
fiolre 100 «:1 140 jtw ui) i:icoiuiu qui reut >>tever ia-d«i«ua des eoallf te 
■litre U gaucbe nt U droîU aI i|uî, à caI «IT«1, juilapoii- ptooiVeui ce qu'il 
eoapmntit «uk un* rt ahk auUiai, 

Li'auUît^r du Hcuond lîvsnKito canoniqiiB ■ écrrit peu ipriv» cdui du pr#> 
■lier, i Rome. Il connaît Tg^vre de C4hjï-cî, »ttian son» n l'om» déli* 
Bibffv, ta inniiM diiu uc« iVilriion peu difTk^rentff^ miiïb il iVÏTorco de m* 
rap|iroch«r damolage de rèvtci|^lfî primitif, de ttir*: diaparaitre t«« 
CdDtndicliciDfi «I de rajnvMj- i I tioilé l«t ^lém^nU dont il di>|io»«> Il 
écrit «piVïiftlpment pour l4t GenliU. 

L'jiEiUur du troisième émngilc, pluï ItbfE! à l'^nrd d«a documeols 
qu'il *mpl«M, A connu : l'^nniçilo primitil dan» la rédaolicn libOrak 
éoïkl •'ÏDCfiin 6gnJL>itjcnIM^uMD; uoe treduotion Krrcqui>de l'ùv^toglU 
nuBètn; laa 4fU|Eil« dita de tUtthieu et de McrcM lauraourceconi' 
mna^ wa« oom^r d'tolfM dodunettU. Il ^ril en j'Uù; Mimutiï ou i 
Rome, «Q podttt de vue dm cAlli«lidftaac cairauit, plu* porta TCr4 U gau- 
«beifW^MnU droite, nda ttnsAiicuii radicalinme. 

L*^ptre^iei^if«xM»iirepTèMaUeiiu retour à réT&niciU pHmitit. tout 
A« moins k imÊ ftgmùiu ftuliutfme, libérak» de cri Ënmrilo. 

Ouaol AU jT* évaikgiU. il met plus que les autres l'hUioirQ «u aerrm 
ihr I'hUo. Son cadre hi«torî«fu« apparaît L M. \aD Si'-mrn on |ïTU<k ptr- 
Ud lembUble à oetui d«» ainoptique»; on no peut a/Ejnner cependant 
qu'il ait connv cctii«£i, aoql souft leiir lorma Mctualle, wil dan» une 
«vlilidn aBtrrictin-, Il eit |iaaail»le qu'il i« ipÉt MTti ■•almneol dn loiin 
tourc««. ftuxqu^lea ri lumiisjoulé une venion tonte dinrvnlndftrâran* 
gtl» firtmitir, qui portait p«ut-^r« k nom de J«aii. U écrivit «n A^» 
«imnm «em L^ 140. 

Kout poufon* omu divpeniur rlc parlur di«a «ulrea ^rangilM. 

IL Dana lacaUforie éM A^t^t é'9.pMttit,t^mmi l^èAtia (Ump^ir^t 
évt Novteau Teelam^nt qiu attirent epécialemrot l'jitt^ation» Iks ne f«iir- 
aimiil pa» uao relation hutoriquo iîdt<l« i-t ne sont pm U fruii d'une 
Mqvèto ]ûAenq««, Leur aotenr utilÎM oatn l'ftû 130 ut lâO^ 



364) 



REVUV PC t'OUTUIIUI DKik RKLUUUXS 



\f^ «Irui pnad|i4ux érAÎr-iil lW Aclo de Psiul tl dtfi Act«â Ue Pitnt, 
ceux-ci écrits ^\ir ittl^iutfr TefTet de c««u-l&i 

III, LechftpilrerelALif aux A*;jirr«f d»t (l«b«€»ooup Ivf |ilu» îrn; i 
L'ne tLtroduclio» 6«rl A iiuua fiiiiiLiu'teer avei^ ridée que U cofji^-':^L„ 
dn ]»l|]>v iictivra Mail chnw hAhitu«!liw chn Int JiiîfM, f«K Gr^ca «I Is 
RoRLain?!, f.wi chr^ti^nx iiK^rvnl du même pronéiJi' i-t crN^n^nt le fvur 
K|>4cULdot« L^ltrw^jlUDla* *^ [Ptftit-oirv UttdinecInurH de c]0Dti-34AA 
«toldMfl ou cyniquM, ti nombraux danst U société gr^co-nMoaioti 
ianà«aUil« !o droil d« réclamer?, EusulLo l'Aut«ur dAv^»pp«, mwt 
une évfdeole comphiftuu», lee nisons po«r leaqueUaa le» tfitum 
cftEkoui^utt, dites p«aliiil«DO08, rohI toLiiw deo l«llr6« fiotlvoi, «dd* 
poaéas UotM à Rome, taniM «n A«ie Mineure estre l'an 1^^^ t^ 
pir diDénoln auteon, Il ne nous eel pas pouiblo d'uuhitT *fi 
déUil c«U« parti* doflofcne de M. tâoHaneii; U tiudrait tout tn-iui^r 
Ceux ^ ODI éludié poison n^ll^meol <«• qu««tiODS «aveni qu'iU im- 
varoat l'irgunaanUlioi] défaillit dua aaa volwoM sur Tap^lm Paul \/m 
hoUasdtia}. 

Nooa nous iMmoniDa à donner oocxcinpla du f:cara de raiAoobemiok 
VOkt ce que dit ioulcur au aujct de la i" nojr C^nntàéertM : i A^ 
dâvona-Douâ c^t écrit ? Noua te le Mvona pas. Cerldinemcet paa à Pni 
Cela rùeulk diîj4 de c« qu'il ^ a d artiiîcie] daiM la l^rma M de la Dabiet 
mAii>e de b compo»itiiCiin< De i^ua, pour aulaat qu'il aoU eDOOre a^fat- 
aaira d>a dlfa plus, du Ult que iwus t» pouTona pa« Urer, des iadja- 
tkna iKaoordantas founu^ï par TÊpilnît une idée satialaûaatc des t;f< 
oanslaoced qnî auraient moUt^ reavoi de celle lettre par Popi^trc Véti, 
ni dea nbtieiia eulro celui-ci et te* Cbrintlûeiu auxqnoli il a^ubess^ 
ni de rètalapirilnel de la conuannaulù, ol de la nature départis qui sobI 
BupposAa y avoir M OQ ootiAlt Lee adversaires oemballns, en cITet. oc 
août pas dee chrOlieA* rétroffradta, mais au coatnîre trop avatïoia, pte 
dot jttda&aanla, mua des Paulîoieoa de (ancbe. L'appanUen de ceoi-ci 
UHia reporte éTidettoent à une éfoque où Pat^ hai-oitae n'ètak pltf 
viTtnt. Il en est de taèmo do raolorîté récUQ:iéc parl'apAtre cumme i&H 
tnelMroleettdicUardaeMèAee. U radeetnoead'uQc cxotaocedlji 
piolOBCie de la on rain imu ri é vnèe (o« des c^mmuiuut^). La nto» 
oMieJaaka tesBort deadiver»» d^laraliou docthnaleo et d'aatr«» dt 
taibi aotamment de rutitUatioD f rob^blc d'un étaA<i(e écrit #t d'AOa 
de Paul > ip. 40). 

L'£pltro do Jacq;iMe e&l Tanne d^in auteur non pj l^^ toion «crit^ct 



lltJttTflBS tr COHPTfA VLFfDCf 



261 



{MU >pf^ r«n 130. Lft premi&r« d« Pierre ^i 4té 4crjfe p>n Aaîd MiD<^ur« 

ti*nl p^l-Mrrt d^^'|if<î^ t.n promi^^ro de Joah ri'mt pa» I'ohiitc <Iq 
qtulrièire irm^clirla, maii d'un conR*tnèro do c«ltij-«i. atlocbé à ce 
qiticit ojili'iiiA, irai rie li|-ncic«, imiiit «ppo«& Â ««■ oïc&jf, ù 1a ToIa pro» 
gr«e*if lu al d'^pnt ■xtrfiît. L'EpIIre ditd de Bamaboa date aue«i d'onlr» 
130 «t 140. La pf«mi>^re de Cl&tneM aux Corintliwafi eri Tœuvre 4'tin 
ilKonnu ; Iw; trouMon ût la communiut^ corinthinoDct ^ui aumîont inn- 
tiv4 IVfiToi d« cultfl loUrc, mdI une liotion lillénuiv. Commn ritut^Tir 
coQiuU ^0» IcItrpKpaulioi^nnciiH l Prerro, il doit avoir écnt, probaMts 
n<Dt A Hom«. aiii aborde do lan 140. La Mcocda df> Uléfûenl .nux 
CorinthiMis cet du milieu du ll« BÎË!ele, Dâ U na^me ^poqii^ «ont lefl 
ËpiLr^s d'I^aiCe. 

l>JDt k chapitre Htir l<u ^poriï£yfijf?jv je not« qao rApt>calyp>n cano- 
nii|uc «?t conmd6^e commo IViivriv d'uti inf^onnn ipfar«Dt6 h ['écMr? 
j<>ikaiiniqti^ hiibitaot L'Asie Hincitrc- Il l'atii'ait écrite aux aborde du 
Tau 140. L'onilé de aon OAivrc est indénjabk. Il «n âi4 de mfino du 
/^u/'rur d'HeriDAS, qui n'eet pas t'œuvre du Mta d« Tèi^ue Pioa et 
qtiï e«t d« peti poel^rieur «u milieu dq u" aiôclo. 

Lea cbapiirtrï îtir 1«a Ap^fo^Ut «t sur Jce ihuwrft didacii^u^t 
s'Aloisncnt nioîQi dei id^ {f^^Akment tdini»r« ^t \ei historîems d« 
U lîMttralure i:!ir^tii-niie primitive. A noter ««ulocnenl qu^h i>id<ïrM 
c*t pnl'w^trR ruipniK un êcnt né eotrfi Tau 1>'Xï d 100 m Ëgjrptc ou en 

Sans e3tr«r d^oa le d4Uil d< la iliHussion (ninulieuMT (Tn^xigcrAÎt 
chttCUM des 3p[:irécùtiona prâcéd^nlM. jft viwiltats in« l>0Tntr k quMqufî» 
otAertniÎDD^ portant »ni la Juélbude BuWie p«r M. vah Man«rt. Au^ai 
M«n Ici d^Uilu «ont icj> bien plu!i i]ii'on ne 1^ prr»«, conifiiADdèa par 
la maiùèrr m^mfî dont 1rs qiirwtionfi Hiint pwte». 

Oa *ui3 renAïqué ïann doiiti* qur dan;» la p*na^ de M. tan Hanen 
lovle U litt^ture cbTcliâaii« primilîte est lE^ausportée att ii' Hi-cfe. 
L«f priDcipatii 4criia du Nouvi'âu T^unral froot il-clo« à pvu pr^s ions 
en iDème tempi» PDtr« Von 1^ et TaEi 140. I.«s Jocumeni» Ant^^ri^um 
eux-m^tiv^ mir 1esr|u^ls iîsTcpo^enl. comme pareiemple rêvant ÎT" ï»ri* 
mîtit d'aiili'urK împnuîblp i r^^-onsfitui^r, fin I^AArlrs d<* Piul H <^rut 
dp PJrrrit, dont U n'ett pac dAvanin^;? pnitsiblf* dn rprnnnaltri! ar-fu«ll«- 
mmi lj leopur propre, diT^oT Af VSt^ pmbapciiti>1û|tiit. r.'iHl-Wrr*' dt* 
la fil du i** it\ (fit ntmmtutennenL du ii' siAcle, Ol évnn|nlp phinilif 



S«9 



iLimir tt L tmrornr db« iicLKïioït» 



«it rovatTo il<> cbr^li^nft vp4c«1fttirii r\ni «ont n(b pari1«« eoi 

f<<igiipvnralit do JAius, mws Imoii ptntM cdnj <1« baitr* «n tirèdio k fn- 
dlttOB «poBtoliqoo. Cdn Act<M dont é^l«mc«t d«i œovr*t 4ff parti, àt^ 
tinte à (tori^fîr Pau) ou Pierre. Nol«iqa«»Mtiiwlevci>Q&si»«on*pi|, 
que noiiB ne pouvona tavdir «qu'ils ont «ibtâ «tue p*r riiil«nn6dâb!i 
d'anlrM Àerila, tous ttfodancifux, «4 oâ i1« aonl oomMoé* a?ee d^trtKi 
Alâfnoot* û^D moin? «usp^ctii. J« tno d^oundo «omm^nt, dsiiu de p*- 
rofUai couditcoiti, H. rnn M^non peut encore parler de U poœCe ou di 
mittistfire 6e PaqI, M la siluatioa orit^inelle dee oommunaiités piBfi- 
ni«nii««, des dlvenoa tendances qui «« Beraienl partigA In ehrvti«BU 
ftani rij^e apofftottqne. Qu'en aait-il? Et ou ^enl fea docurnmite qui W 
Tcnscigccnt A oe sujet? C'eft tout uij plus d'il a le droit d'aflirmer ^*ïï 
y a m un prophète du nom de J^iis. ttn de saa dtfciptes oommé Hem 
€t im avtrtf nomma PauL Or, en fait, fl déclare ceoau&inenl qat l^FIe 
îdce énoucée dana une épître paulinienne eal 1ri»p avAnoéc pour arnii 
été exposée pur PauL lui-iuème. que telle sltualiou d'une ootnmutttitf 
pautînienne dont il eat fait mortlion dana ^nc âutrc épître ti'eal pat al- 
inîâSiljle du teni[/s ini>ine de l'apôtre, mais <pi*éUo implique une émla- 
tîou d^à (^rolooe^ de là vie eccf&fi antique, ou bie& encore que Idk 
lellrv est cerlaineiikent Inaulbcntîquc, paroeque noua ne pouvesapu 
noua repi'^jwnlep djtns 'lufilîwi conditions TapAtre l'aurtit ^rite. 

Ail fond, M^ ^7lll Mpjnnn et nm ^^altt ^whin^rat vt «xagèreol la cri* 
tique d^ rficj>1e de Tubin^ue, après lui avoir enlevË la hnjm solide nt 
bqufîUi^ v\\e reposait, de telle sorlp qu'entre leurs maroK efk «ad » 
l'air ei ne rvporw p\\in Kur rirn. Bniur «vait \iti fondement lilatoriqiav- 
lide ^Àuv lefc quAliï^ii grande* i*pfrres |uiii1lnienries { /et tt Cùrhukifu, 
(iataiet, Ro^ntrivi], dort Tatilhentiché ne Tnianit pâ« doute pour liû- 
F,n a*> fendant siir les données historiques, philolnfriquet et Ihéoiopi|Hi 
qu'ellen Eiii fourniesaîent et cpii projeUienl xmtt vive lumièm nr fk> 
fiieurii autrei^ i^critft du Nouveau Teblamenl, îtU que l«a Aetet^ VÈnn' 
gilod<î Lue, lea^prireAdeiit^ro-pAuEInlennet. il re^^natiliuît la ailiuLtM 
retpecllve den divf-rs purlls Aaur \a rhrt^tlent^ prlmiiive, oblMwîliia 
critère lîtK^rftlm pour juper rautti^nlicItA det épStres paulinieitaee oon- 
leslAea et dr^^at^'oaii du fnuillis de*; doctrines r^ponducii donc celte Tf«- 
mt^re chr£tic!Qt<< ror^^anieme puissarl da U (tiCologie de Paul. |<}u» 
Baitr ait trop atondâ dans son propre eenfl, qu'il ait été trop dïminl 
dana «oa reconitrucIionA historiques par Un priacipf^ abstraltji de Véf^ 
lution hâg'.lienne, t)ii'il ^ soit gliasè plus d'une erreur dans 5ea juc^ 





imtSBs m cojipnA ml^iikis 



SU 



tntnb. c« n^fist pai dcniteux. Miii il n'ca reatt |«i moins que U Pan'w 
4le Binr Mt k clef d« rbi*tûire dm orifioea 4u CbrUtiuÙMU, parce 
qu'il noQB ÎDtJiMilutt CD p!«n: dAcn la rtoliU nv^ûla de« diwra odUranU 

H. TU Uaoea, au coBtrure, n'a p)u« aucun cntèKi ûi Ustofifae* ni 
fOillolopque. ni tbéulogîque- tt ne peut ri«D MTiïir de T^Aat d^ pre- 
mièrm fouimuuduléa, puis^M'il ii« le» coDuatt qiio pir d«4 àcnlBlm- 
cta]>dmx de U tmôvèoM ou â9 U quiUicnuï ginéraiinn qui liseal la 
iilnilkiD «cctémsIiqiM de Tau 1^ â Tui iâÙ «t qtû a*aiiL aucune ih" 
leur bâdoriqtie |Hiur uu ù^c auléneur. Il d« oocnait pu Iq «Ijlc db E^ul 
«t îl fwf pnil par [^uuaèLjuenL pâ!: ae «rrlr O^ar^nttiilb ïîlUrjiîrc» pour 
jngtr de r^ullHWticilé de }^«â l«Ur«, Il dit pnat rien s:tvoir de la tlitob- 
fpAde Ptul Itti-mèmo, niaùsqulBfDaDtclcftcïocInud» de cerUiDS lîbiraux 
i|<ii MrAc1Jun«iit de P»i\ dimpt l«t mtituid qiurl du wcond sl^a. 

AI, Tin MntiriJ Dciti» dil qui? \e l«itipi d'érrln uuu Iiùloîrelîllèrïiir^ 
*tn t^nhU^Eiituifi primitif n'ifsl px-i vua>ns ifeoti. Jr k- crvi» tiii^ti. Il îke 
vivodf» jm»î> daDij im ocmdîtiMu 'ji^ «.> pluce it- saïunt crîlique de 
Lejde, I/apri'ff lui, eoUv Tau 121) cl \U} apporaii^Ment toul A coup lee 
4v4Dj;it«i, Itti Ai^ttti, bi 1^piUea lU Piul, t'Apoc'il)pï«, les praniin» 
Apolotfics, ntnconiptor lesspUiueftgiiOBliqueade Bar^ilidA ri ^it Xalvn- 
tin, l'EpJlre île Biroatu^ le Puteur dltermâx via. Tout tfU At i^iir le 
m<ïuie plan. J1 n'y a plus aucune évuluUi>n bisUiriqut*, 

Llibiloîre LiiléraJre proprement dite n'y ccl pas mieux Uaïl^- l'an 
un Biùi «uf la différence di» sljle et de dùlecijque entra l«# l'a«t«rak< 
ut l«i atitrei éplirespaullnkertne*, L'Épltre jiux Hdtreui u Liée U fcnoc 
d'uiK lellie de PiLuE, elc. i'ar coûtre II suffit d l'auivur que Tun do o« 
éeiiu qu« iMOs appelons l^pjtrn ne fi*it pjts uu« lellre au ifêLn eirotl de 
€ p«é» decoTToapondaaûfi *, mAis un traita où lonl diMut^en dea quca- 
Ima de doctrine eu des r^le* do conduite, pour qu j) no puiMC pu 
j4r« coiuid4fe coiniue une oeuvre de l'ap^tr^, paKO qv'ott ne t'explique 
pat oomœeni il aunil 6U amené k TëcrLre, 

Une pareille icetbode «et, à nio« avis, purement arbitraire. Je suis 
Uen cAoïgiiû de m^onnaitre rerudition étandu^ <lo M, ran UaacQ, maîa 
j'eatiBM que ie« preoèdéa «iduaiTem^at analyljquda l'induiMot eu er- 
ma ti i'anène&t à Juger lee doctisieol» en eux-oiiïmoB, eu dcbora de 
lofU lien avec lei auirea toila de mïitkc milieu biiterique. Il trtile lea 
lEUfrei du Cbri«ttaotaae priinitif «ommc oc* ea^ke qui expliquenl 
Ice leitei oo dobon de leur cootoKte. Je rote Adèle à le maiùère d«a 
Brandi SMtti^ de celle èo«U de Uyde i UqveUe Do«a derrooa Uni de 




â4ï4 



DR rHISTOfBE DES ftBtiai07<<ï 



n'a r\em h ftgotr on ïbasdon&iint leur métbod» TntmenI histoi^u. 



An. Ukiii. — DievlerkancDl»chenEvan0«1lonnacfaîhr») 
iiltofltea bekaaateu Texte. II. Erlauterungea, 1 : Du 
EvMiigelinm Matthaeus^ — tWIin. Rminiir, IfMH; 1 tol-|r. 



Nout avDDsil^jA «i^nalë la fnductioB allemanil«àEsqiulre MingUci 
tkîii^ pkt M, Arijillwrl Mptt» pmfiïsaiîijr à L'IToirentîté dft Heiilfrlbfffd 
d*apHs !n Inlr HyrijuiuCp tlîl ttîii:iîtii]up, découvert il y a quelque* <tt« 
nA^ au ruut«îot de Saïnt^^Uienue p«i MM*^ L«^îa M GtbtOB {dr, 
Hffvue, U XX\ÎX p. iOÛ et t. XTîVIl, p. 250). O n'était «pis U prr- 
mî^n* parti'*, el I» incinv périblp, lîp r<piivrv convîddrablaaDtrrpnw 
par L'éoviTi^nl ^rientiJintA. La anconfl? parti*», donf noua svoiu îd li* 
premier volume wtiH Int yenx, doit donner unit Hmta itompar^liTe dr 
ee leite BiDJLiltqHe avec leaaulrestexi^t WptriR and«iiji âmn év^HfW^, 
at leDd à fair* reacortir que ce lexre eyrUi^no #«t blrn rMlwnaDl k 
lémoLn le ploa anciea que noua poEccMtoot. 

IM« le d4but noue avoua alUehâ lute grande fraporUnee à ta âéct/ù* 
f^rU dtk Syriatut StHûMirui. L'Qsageqne noua enavockifilit députa lora 
nouna confirmé daiM cette appréciation. La namvtani «ohine de M. Mets 
roumit d'abondanle* preuves A Tapput de ciïtte coEtvi^liâii. Ncpiia m 
croTOM paa <pi'il y ait beeuconp d'euigéralion, lorafjn'il déclare qna 
l'util i«alion désennaîa potfdbte des lémotiis orienlmux pour rétabliMa* 
ni«iit du telle de* évangiles outt^ um iMU^^elle période dans l'tuvtoiK 
delà critique du teacle. 

Le« miBuecrita (traça d«« évangilea, m44ne le* pltu at>deBi, Ponl ton 
poctériott» à la réTiâon Gyatéautique du texte qui se poomiivit pen- 
dant U fin du tti' et peudant le tv* bèok. D^à on a pu démoatrer, 
d*aprèc daa texte* latiA* repreduiaant d<e vartiona vil£ne«rM i ooUe 
da aiDt Jéf^no a4 par la «omparaiaoD atec lea aUlwu éiuk^éliqua 
d'aaeioiM ^^fÏTain^ tatius. «pédalamaDt de «aint Cnvico, que, daa» 
baaioooMp de pnugeii, eea itedna Utinc îoaplîqMDt an originaJ pec 
dunnatdecehû q«e raaRila*a»t le* meiUcwi panai le* eacicv mâe 




AtàLTAIA RT COXPTKS Ri:ït>CS 



20I& 



lt« ftrecs. L«A H^couvertci de ûouveaut manuflcrîti oridnlaut ei Im 
de lo critique des témoins «Triaqu^ pormolUm aujourd'htiî 
'vjoiiL«r un Douvcl inatnimeût û« coninMe ft ceux 4<int cA disposait 
i^ftrpi'l prtnat. 

On dUpûM aQiouM'hui de cinq tâmoinfl flii000«eir« du Uxt« «yriAffue, 
(«bduil looirtompa on tvziit ^n«id6r6 conimo h varûon lyrUiuA orîffi- 
^Mlt «Jle lïDi Mt uDiT^reellement connoo foun le iwm do P*ukiiio, 
CqvDdJint, comme on eavait, d*AUtr« part, quejusqiiau v* tièclo Us 
Jnl&Mi do UnRXia »yhique »0 t^rrrrent d'un ï>anHil£ unique, cnnstîmé 
jor la tfombîDiLWoii des qualrc ôvupl^tt GasOTtiquee, ic Ûiatruarcn de 
Teb«n. on pôiinit ftc ilejnondcr commoct U Peabitto, aprûe avoir diB- 
|wtD du la circU'fttioD pcndaDt tn^ls Biècl«fl, avait pu roprendrfï tIc «u 
tt* ci au t*. Les rccherchtia do M, CravfoTd-Burhiti aur ]«Gci1a1ioua d^s 
énagilea dans lee ceurrea de «aint Ephnrm — dont notre collatK>mtcor 
U. J.-B. Chabel a rendu compto rtocnim<'nt (t. XLVI, p. 1^) — ont 
Adaircî laqiie»1îon,cii prouvant que le plut Mvventle lexle attesté par 
1«s plu* aociena manuscrita de aaîut Spbrem (morl ec 373) n*eat pas 
«elui delà l'esbilto. Celle-ci i«mble donc être beaucoup moi na ancienne 
qu'on ne )e crorait. II paraît proballe qu'-ïlle n'est paa antérioure au 
▼* BÎècle, mi à l'^oquc où l'uiraf^ dca ^vangiUa aèpar^ «e aubatîlua a 
edaî dn Di^ittMr^nt parmi Ica chrédieua de langue ayriaque. Lt texte 
du SjTiacua SiEuilicvu et celui de la vcraiot publia par Curelonaonl 
certaine ment plua anciens. Quant i la venion rbilox^nienne, elle date 
d« 608 «t a Mbi une r^îaion eu Gttf. EuÔn h tvtte aynaquc dit de 
Jèniulen, Ici q«'il w Ironta dana le LectîcpiiDaire, aerut, d'âpre 
UM. BurLitt et H^rx, conlomporain d« Jnatimen ti d'H^racUua. On 
coucoil ôci Ion cpielle t^i la vilcur du l«it« abtftiqtio. 

M. Men ccmi tate que la PeahiUo» an point de vue delà laneur, npoee 
cntièreinent *ur fe î^iDaïticu^T et que, prciqui? pariotit oii «llr >« n^pnre 
4é cdaî-ct, c'est pcrur ac rapprocher du leilc grec Kén/iiulomeitt admî» 
à répoqve de fin rédaction, c'est*l-flire aux enrir^n^ d« Van 400. fa 
CMnparaiaotj du âtnallicua «I de U E'eeitiilto {H-nimi donc- dti u>u«i-ititr 
l«H corr#^tionH qui ont èiè a|rpur1ëe» «u leilft grec etitre la dali- oîi fui 
fatle U TersioD ainalliqu^et le coniiiieiic«uiieut du v tiède. 

D'autre part la comparaison du Sfriacua Sinaltkua avec les tnaniis* 
oita des plun ;ind>Enn«i vpfviooa lalimui [curroatawc K. de Tunnl r4*- 
fêle taalAiriJrï^hL^, UhIljE Iftndtopar^nlédu l«vt«^rMd'apr&9lcqttel 
ont él^ Càitea eea viTiions Ulina* H du texte fprt^^ d'apr^ia l«>quf*1 a Al* 
fkite la vieille rarrion «ynaqui». Kt cotnme noua avona dan« le» écrits de 




286 



MVUt Ht LflliT6l>f: |>l% &RU6IOI1CA 



MJntCyyriaii \m ruvifim d<î dAlor approatliiiiLth€Buat C00 plus nncÎMiaii 
tanlom UUuw, pumiun çwlW qm"i\ 1 utUxiAcf dodvenl «tiv ni nuUi 

I0 l«lt^ ^rec dont vVti ctép^ndf^nl doit leur Mrc anicmxir, c'ivt-4<^n 
dttar d'avant Pad â^ïû, il ou réstill^ i|u« oe m^ta^ l£i1« grec i^ui m 
l'ovîftiial fin ^yriacuB SintUicoi, ramonte certainement au d^bti; ^ 
III* «M« 411 plus lard. La comparaiioa sv«c let cHaïkinn de naiat IfM 
peritul m^nn« à'allar «raoor? plus lolo «t ^e voir djAB c«i origLoal pu 
un Utnom du Uïta lai qq'on ]# lîiait à la Aa 4u ir «:4c)a. Tara Tui ISO, 
c'eat-à^lira à Tiipoqu^ m^oMOÙ a'aal form^ U r«c««l d«a t|aatr« iiH- 

Gatu démoDRimion qoua paraît ir6» bien manAo. Ajoutom fH 
U. Mvrx 00 *'«at frit< l>oniù & ^lu^hcr laa divar* t«ct«a sp^quo?. Il 1 
ftti«fti ooîïcnltâ }«• BUtrai! verront ori^nlaJaa, naïuamoEtt Ia acrâoD i^ 
incaj«nna, fai'c aur Je syfiaqje, puie révioAa «ur le ifroc vara Ja ouiili 
dti v %iix\o et dont une ùdiUcn ontiquo, avec cocapaniaoci dca câtafim 
faite* par les inciena écrivains arnaèniane. aérait bien néoeaMirc; -^b 
vcrniom mempbitique, d^nt l^ditoa cnli^ïue puili^ par G. lIonKT 
permet 6r: rK^ormaitre an mAini pasMïij lo texte crïfiÛMl à tnven la 
corrcelioiu Taîlae d*aprèa dea tcxteafirccan^visà» ulléncura; — eoAak 
«arsioQ d'Ulpkilae qui reproduit un t«itc ç^rtx, proUfalamaol àt Csay 
tanlÎDopla, approxioiativemenl du nulif^u duiv aiMe- 

M. Mcrx noua aombU avoir raison quand il dit que la reatiltdiac 4i 
texte daa ivangilaa a tout à i^goar matntanant ft ne paaae pardiete 
le dédala d«a innoiûbnbJoa variaDlea ionttnîIîantcadattianu^OTti pm 
quiaonltoiu, «anaoKoeplioUi ]e:i témoin* d'un textoeoiri^el maiiît. 
maifl qu'aujourd'hui c'aat toubinent par la oomparaiiOb de* uiaîlkMi 
témoiuE ifrecaa^ee las vendons Jntiticn et orienlakA que Ton peut arriver 
k nuMatitiMm le teite anténour i la r[;vi»îon >yMi:matJque dont hs gm 
tai viciime. Et nous croyona qu'il a vncorr niion d^aaaifnor au Sjria- 
CU4 SEnitîIïciiB une place de protnler ordre dana la lista daa andiai 

Oa travail a étfi fait par M- Mrrx avec bi^ticoup iln ■oitj at, pournr- 
tains jinK?ui|jFHf d'uiw fav<ineitr^maiiieut tniuu1it4UH%en<xiqiii eoniMnt 
r^vangile d» Mallbitsii^ Dans un 4>ecund volume ï\ traittM^ de na^fR* In 
évanglt^ d« Mau\ rie Luc et de Jeen, maix hv^ muLiu de Maila. Il lui 
BufÛt d'avoir plainament ^ppliquA r« méthode au premlar étan^la. Il 
aîua A d'aiiïnia la »oin de cnmptélfîr aon wiivr» en ce qui eopcem^ lai 
troia Buivant*. En vàrita, un n& aaurail lui an lairo un r^pfoefae. C«f ea 



âJtâLTâis irr cmmuft «knoo* 



S67 



Cftt'il a doiu«£ kî pour lo Uxk d« M«ttfalc« »présenl« un tnfnîl ip^ran- 
lÉSqiM «t Aaffit A îui uaurcr U roconnai Milieu de tous uui ipti cnU 
Imnl U «douce biblique. 

Jean R^vilut. 



Alskat Dufockcq. — Êtudo sur les Gesta Hartyrum Ho- 
mains (Ribliothèqu« des Écoles rrençAiRes d'Athî^Qcb cl d« Rotn^ 
t^ÈC. &), — Parif. rdnl«inofDr. idOD; i yoL gr. iii-9 4t tir et 
4éf p*^ ftfcc BÎi tTranir^ta ylioio\jpi^ 1ior« tet«u 

Le beau vclume de M. Albert Dufouroqeatà la fob ud point d'uriv*^ 
ttl Qfi point île depuis H lûar^ut^ le torme d« ee« Aludra pr^pM^loirei «nr 
inu^fo^phie chTétieDoe el U peut ftrc e^iuid^rû comme une inlrodoo» 
tîoo ï r^diUoD critique d«fl lextea et au commenlaire des Gtsia Jforfy- 
r«m rcmaïas que l'auleur noua prom«l et dont aon livra fait bien rive- 
nent fteclir la utoMuté. 

U. AlbcH Ditfcmroi a les qualité requises pour a^compTir l'oeuvre de 
loD^ue haleine à laquelle il a'eal cooMcr^. Il aime Ifr» martyr»; U seat 
nviFincnl U irranJrtir el la poésie de leur t^^rolxmf. ît lïnvrr^ In puéri- 
lité* et loi ibMiTiiiltB «le teufu lê^jcndta^ ce qui lui ppnnrttni flo j^tip- 
porl«r, pur ud^iut pour non a^Jet, loi fafllidieujuia tongiteum qu'irn^ 
dltiile et un commentaire crltiqueci àe leurs Gftla entraîne. FCl n4an- 
metoa il |.>arde l'ÏDdépeadanre ^e son Jugement A l'égard de U tfiitïition 
cttcUaUMtiqim et ne fimt mnnquf^r ni A In mAmniro dftt aainttt ni au res- 
p«wt mi«TK rt^litte, en diaani frandtemeni quA leura l^ende^ aonl d^ 
poorvuRi de tuule eapèoe de valeur hmToriigue, qiiVlln n'ont dp vnïeor 
qiM cinnine t^rtiot^^E^es de« dUpoffilfoiw d'eeprh râlant A l'époque et 
ëioa le milieu oA ellea furent rAdi|[/'es. 

J'ettlme qii» fettA position mI inri^lli^^tA ut que la thtaed« M. noroujyq 
«al besocoup mtput fr>nd<M qii* rvHe d<* H. Le Btant on da M. de Roati, 
par sxemple. qtii en^iifiil pouvajr d^agor de cea doeumenln lardlfv un 
fond hitloTÎque «ur lequel W luleur^ d^ (reiti uu ht (ndilicn popu- 
laire dont lit aer^eot le4 narrateun, auraii brode laa nombr^îiiotu ii.>iji-» 
da b Uf^ode. A la fia du nr* «iècle^ dli H. /),, ott n'avait i R^n^n, <l.iat 
lOM milieux culllv^«, qu'une tr^ Impnrfiiie cennalaianrre de Tblfetoiire 
ilea iBart;v« qui 5 araïpnt MUITerl ^p, 17}. Au milieu du ii* aiède, en 




2ftft 




BTV1TB tu t^n^TOrar ou BCLfttioTts 



a«it, dann tante U chr*li«ilé, ooe er>niuiMaiic«f tf*« £l«fkd«« rt t.- 
préciM J« rhmto\r« d«» martyn romains (p. 30], D'où Tfeol c' cvi- 
tra^«Q D(i HlIi qu« rbabiiud*? do lire des ptMtoQA Ao matlrn prit gd 
iM>of«l e9>ar avec Tintroiiiclion de Ja ri« in^A«Uqii«. Le Uarlrn^ 
e*t conUmporaïn do Vtitionfietnce du monaehitnic [p. 30). 

On pfHit dE^uer, ît «&I Ttai. que IlifttHlude de «ofnméfnonf Wi^ 
nin^wirea des martyn, ce tpi« Ton appelait d un b«au nom kur « jcur 
ât oaittiDce V, c'«at-A'dtre leur oaîiaAnc? À la rie auprè* d« Dïe«, oi^ 
UÎ1 ceftai Doutent avant le i\* %\hc\tH que jumf afonscoasarvA c«riiiMi 
pAtfi^rtej qui aonl inconlinlaMemrnt beiuoMip plui aDcîeanw. Uv 
oalt BC prouve p^utqur^ in Oc«U» romaia«conpo«^«niv*^vt'0iklfs 
ne «oient qu« ilr* nmpUlIcalioii!! de Pa44ionf4 ant^rirura. El cda m 
change ri'm au fAil que ni les écrivaînei m W prèdic^leum itii IT' tikle. 
ni même ]e |i3p« Damas», fcl rouci^ux d'boDorer La mémoire i1p« nm- 
Lfii rDiriaiiiH, ne «avoiil rien do positif rnr 1«iir» fealea. U eal étidsfl 
qtj« »\h avaient «u i leur dUpû«ition tlu r^aclioi>« ilo leur? {e9f««, ib 
atJTuînnl uité^eii reo»ei),'iiciiieate qtt'ilÉ «uraîort ^u v trourer, DomHfa- 
k^iirnt pour innlruîre, maia surtout pour éditer l«a fid^l^s. L-j ijH 
mrm T^iiU mAéii ijui tout mvritiorin^a fier lo pape Damase, wnt îlot 
A plunittiini reprii^eiï sùua toutes réserves, avec la rubrique « fertur 
« ïudiLi refert». 

Que le<< auteurs dea Grsta romains aient en connaissance de cettd 
i^tirWonf I ou rlfi cfrtatti% Àrtfit plnn nnclerifl. c^e^d vraiapmbTable, puî 
nou« Havonit pt-rtinrmnipnt qir'il «a exii^Lut HAnn d^tiilrm ^IJtM. 
Ifk qu'iU ont pu tr^3■]v«<^ \a i^pn do fvrlaîns cti«b^« qui rrvîimn^al 
tAmmi>nt dans Ivnn acyivrvH, quitte i les inodllïer »uiTant. )eii bofoîni 
leur rëdl ou la termlnûlogie de leur tempa. Mais Terreur de MU, 
ni:in1 et dn f\nfwf nte pamTI ^Irn do f9ijppoA«-r qu'ils PiiAAent wi 
<jnelcf>nqUR dn rdt^lit^ hî^torîijue lU jiro'ptetit h Ir^rnclp a^rm 11 HQOlfldfla 
h^tAiinn; l'îd^neleur vient cntoe pi>< dervi'lienheriâ«llo««tf<4kdfa 
ATI n^n, IIk n*i>Di aucun de^ icr^ipulet de l'htiLoHt^n modeme- Bien plu, 
Jaur l>iit n'eit piï d'inalrvlre, mais d'é^klier. de produire cIni leurs lae- 
tvura L'admiration pour Ie4 *nintA «I \% dé«ir d*Wer lea vertui 6ù cm 
chréli^ns par eT^v^îlenc^p vciir^» m^med^ rharmer 1' I m n tri nation de )oun 
(^onlompomina. \jtt firttn Maflijruni, au f^<}rninfm(Ntfnr>ni flu mo;eu 4(» 
ot^juaqu'Â l'appuritioii ilt- l:i lîtténtlure cbevakTifriqtiu^ itont \o rûmtitdo 
l'époque. Kt la l^^nde, comme le dit fort bien M. Durourcsq, «m U Um^ 
de rimaeinAlioi) populaire 

Aprte avoir pa«i> Ip probl«im9, U. Dufpurcq pjkt*^ en f«me lea 




AJ<ALVAi» rr cou m» «Kh'tdus 



3«» 



pu onlre chronologiiiiie des narljrea calibrée- Il montre U parvnlé lil- 
Unire de ces toiles, la pareol^ psychnlcgï'^ne à**» l^«ml*>H. Inur com- 

n*tu. Enfin it cb^cbeiHiiiDoniror<]u'il y aurait «a Ji Roaip, A l'époqu* 
d« Gré^re le Gnad, un tAù^r Martyrum 'Tonli^rjunt vin^'»<pl Ciotiis 
d«fl Biartvn d* Rom» ou d«i «oviron» de Uorao ut iju« or reouei), 
^«Aqu* p«« tlUr^, aursiit dU conserva daiw 1« Codex PAUUniu Vlndo- 
fcopiawii Utinuft 357, ucrit au i** siticle. 

L'Mkbtilé du teiU cooservé dane 1« nuiniucril «t du r«cu«i] visé par 
Grégoire le Grand àAta une kttre A EuIo^îub d'Al^tuidrio^ m» paraît 
•uj«t1c àcaulLOQ. MuiBce qu'il ii&parlede noter, c'^t ^u'en T&9 la }>^po 
Grcfoucl". répondant au patriarche d'Al^xHOdrM qui Jui avait demandé 
Wa Gattofl rccucîltia par Eue^bc, lui avi>ue c|u*iJ n'avait pu ccnaaisuruie 
ju^qn'ftlor» do celta col)ccti<»a d'tiu^^tv «1 qu'en d«herK d^«IIe il n'y a 
n«Q il aulfe «ur ce «ujet doua les arohivw m dans len tfil^lijihLquvE Je 
U vilte Je Hcmt v qu'uo aeiU volanMqui coDti«nL peu ci« choeaa », YcilÀ 
011 Ton «n était à Kohm 4 la ûq da vi> Ei^L;£6, 

Daoi UDO seconde pairtio, boAucoup plus iû&gaa que U proniore, 
M. Durwartq èludic npidcnicnt les rapports dcd Gc«t» rota&inti avec le 
fiml hièrwiTinicn et avec IVuvrc d'Kuai^bc. 11a ^nt iod^ftCAdoots du 
eôUbro oftLûodiicr cl, datL« leur cnocmbk, auseï du Uorlyrologc laUnquu 
l'oo alUiboâit i Eus^. Ici cucorc on oc peut Tclercr d'influence 
«xercéc par de* documents de caruclèrc hiJtori^juc. L-c-i aute;jrs Jus 
GcetcB ont puî«^ omx aeulcu traditions locale*, aoîl dea ëglLic». soit des 
cstAcombes. Trois chapitres sont consdcrés à Tanalyse de cea traditions. 
Il 1 aarait ici Uea dee réterve» à faiiv et beaucoup de points d'înterre- 
gilion i mettre en marirc. Malgré leur impor tauoe, ils a'épuiaent paa le 
aujct. Aussi bien il cjciferAit un jraAd nombre de mouograplûee. Puis, 
en pareille matière, la m^cMe oooai^te touvcut k HAvoir î^noror. 

Là tronièrae partie est consuré^à ThUloire ^tiùitA* do8 UadilienH 
nMoainee» La tenninolo^e prouve que les Gc»tce ont été coiDpu»£s apriï« 
1â divbioD de l'empire â la moit de TIhhhLou, donc après S&^, L'exis- 
leuce d(i Liàer jtf fjrf /rum ceiuku de Oréguin? 1", li^ diJiji4j:i^mRiil« dea 
tittâU d6£icûtiïiNnent acqoîa 4 la tu du m' aiècli*. la vunnaiss^uot qu'a 
Grâfaire de Tours de quelques -uns de ces Gestes, portent l'auteur k 
alatner qu'ils sont on teneurs à &S)5- D» analo^ir» verbales I ai suifgd'cut 
ril)polL£w qu'ils iMiulct>utemporaiuadu Liéier Punlificatii. Ijo /^ty^ilui 
1^ r<Hj>trr>dîâ en fui l'ùlc^e, tout eu JuAtiiïaiit la coutume rooiiiiie de 
iMi faa 1« lire puLtiquoiueitt aiu oflicef, {lAJttf quuti u'vn cennaJI jias 



S7C1 



Rtvine ME Lamot» d» uuotofi» 



iNUUmn, putttqv'tU rÉDfnMoldMcbMttm^pportuDei, 
^iw pliuic^rs «l'wtre fluK pa»i«st pour àwns M r^àigi^ par d«c héré»k- 
^uei. Toul C4lA coDoourt k ao rtporUr U rédadioa à l'^po^» Mtnffr 
thiqiM< Cotta concluijoFi K^ri^nfô M oontrsùéê Et pr4cù4« pju-qudqitti 
ftoquêl» ptriKiiliorci »ur la «Iftto da c<rt4itB GeK«t ranwlnt. fiitti w- 
UiAdQ, lo mouvement q'c»4 p^ 6U«iL«£n«it ciro9iii«crit A catU jx^iod» 
CmI ftlor» qu'il atteint son |>tu« Itryo détoloppelnefl^ mw il m cdoUav 
*otu la domination byïïtntîD'-. 

loi H. Duiourcq mtcrc4l« un cJiApîtro vur le Néiy-UaBicbéiflmc et ^ 
d£f«'fDaUoiu qu'il iaiWgù àux tnditioaa coatcmportuwt dtf rédaclioot. 
diaf4tr« cù se reflclânt lea conclusions dd tt Uite Lalme 4» docUrmid- 
Utlraa, pràMul^ cor3Jouil«iii«al i\tc sa tbAsa fmafaÎM «ur ]«* (r>«ffi «t 
qu£ & pour titra : i^ ÊtanicUoeûmty cpitd Latinoi ^tituio fti^io^^i^ M^ 
euh ctçua df fafniu apocri/pAû /i^rû (Pirî», rantcmotni;'- Cca ftudai 
aur U ccolîoiialioii du mouYctae&l iiunîdiéan (1«R» l'ËEltoe â UD moiuat 
où t'oo s prU rii'ibîtudedetcooAAidéfer conuRoIIai m Occident, oEEwl 
un grand intérêt* eu ce qu'«Jt«a mnmlreot oMiiiuenl tes tcndancaa inut' 
cbAeniMA a'i nul lient dauA U ctirâtienlé ocddeottle pu de« voîea JKdur- 
nccfla p«iir y reprendre plus tard una Qouietle via aoua litiflucnûs d« 
utufcH morilcfl. 

Un auln? chapitrr a pour ohjet de rrifrer la trace» du pre»ti|p} Jt 
Bjnance. \/e^^ i'é^^Wf^ iHamjiJii« ne n'occupent ni de l'Afrique, ni de U 
Gaule, ni de rKspe^e dont lesâgliiea iaatcepaxiidat)t«o mpiwibétrviti 
avilir JtnnM. Au coniraiii?, rOrif^uL j tient une grande plaoa. 

La cHtir-hjftion, miua i'avuiiv vu, c'nl que )iu Gealai nnaaîiiaip loufl 4p* 
cryphBSi n'oul i|u*une liée taible valeur ^on pourrait dir^ hardiment' 
aucune! cuinni» Houi'Câs de TListofre def [M?n9^<:iitioni, mala qu*^ iMl 
Irèi InIdratiaQti pour l'htilorien d# U période conlempcralne dfl Ifior lé- 
daction. Œuvreadu mcrypn clnr^ de i'i^^xique, iln «xaIUdI «d canao- 
mnt 1*t li^irrudei, vn pravoquenl de tiouvellua et KUi'ïilfUt un nouefaa 
cnludtlriâi^ runiain. ÊtMnt beaucoup tuK [wi' le cleiyé si jur li!a mcÔMii 
île exercent une tnfluenGe contud^raltle «ur W id^M populaîree et sur k 
Lult». lU dévelop|wnt beaucoup le c\\\\a dea iiit«rces»eura, par le^atl 
nuricnil M. Dufouraj pnnu, non sans bonoee nrisona, ce me aembk, 
que l« Chriiiti:iniïmB a cnn<[uz]i 1^ (ouïes eu laur permeltaiit de pafftf 
des relitfioDï polythéUtes locales k la raltifLon cbr^tlenne catlnli^ne^ 
Seulemant il aatilt peut-ëlrt.' plua eiat^t do dire qu'ila covmblidraDt 
beaucoup â la peganiialion du chmlînniHmeeiisubeiitaant noaaarlaAt 
poliftbéiame cbr^enan poiyib«iamd paîeu et en aulim<rgOAAtpoiirlo«(^ 




AÏTALTSIS rr COVfTKS KB^IDUS 



271 



l'élément vpdkifîqiipmpnt chrétien i1(* In mtifinn fonJ^ pir l« 
. Ce iiWt |>4s Uni Je pflssni^e de^ culIcA locjiiix au cu!t(> r^lhoiîijiMi 
nw pinUt c^ncléi'Uftr cettu |ihii«0delVvoluliou r«%îciiH* dK« popu- 
iona ùt rEiirape occid^nUlo, uir les ciilti^t dif« Niintii nonurv^r^nt 
fèDAnlem*Tiit un cAr^ctiSre loc«l, C*«t pluEM la «dbctiluiiun rlu ](afi«f au 
dm nu Jiu ^Dle d^pcmrvu de conclure iriomt, quî me paraît constlludr, 
m n)ir«-u même if« r^l^« il^^rkérescercâ du Cbnitî.iuïflra^, le pro^çr^! 

n «t un point ^core ou j« T<>i)drai« attirtr i'^tUcilion <U U, Dulï-urcq. 
L«anU«OTiK cprit Tiil valoir pour usai^ner Ut rédactioD de la pTuporl dot 
Cnfa jti VI* it^l« aonl, ce ms fiemW*, dédalves ei cfl (pril rapporiftUt' 
l'éui J^aiprit doc icoioffa ol du moyen cicrg* s'accûnl* parfnitemenl av«c 
b oaliire de ees lâgeadu pieu««>. Maift ne faudraït-L] paa ajouter que 
4tftl t« luulM spL4<r«a de r£gUe il subiL^Uit une oorUiae défiance t 
Téif^tû te tMSi^l Uâaa un cfi^pïtr^ liQeracDt ^ortt, îl montro combien 
Ift pi'rt^ ucttqi^ «1 cridulû dtt Grdgoîn» le Grand oon^Bpond bien k la 
ttMev^tion d« h roUgion q^i Ln«piro le» Ottia et il prisante Gr^oire 
«B «tiftdqua tnrte comno ud pAlron d«i l^ondw rfui y sdnt raconlto. 
n MDQblc ccpcnd&nt que ce pape n'était pu » famUiArï?^ avoc la lîlU- 
raturc dont il s'agit puin^'il en p«rle 9i d6da)0:nouMrRicnt dans aa lettre 
èlfiUoffitiad'iUezandrie et qu'il ne la cit4 jamais danase^KCnt-i, Il ne 
but pas oublier que loa Pfli^iûfien ne Tirt-nt adroi^ea à. Ulixture i^ubli- 
qvedana Têpliae d« Romo qao fur le pap4 Hodrioa AU fin du vtii* nd- 
de, c'<»t4-diredeiu siiulCif apK<B tirè^iro 1"- Encore n'ent-il pas bien 
wùr l|U«)ce GV«faajoalbérEùEicié tojl déduite 4e ce pnvilèE^c. 

HTy «-I^U pal dana oaa biU un indice que la partie 9up£rieuie cl plus 
colbv^ du clergti héiila loo^t^iupa a ixatt^w^r Tautontô de» ^V^fii et 
de t«ïur <:oac4^1i<m puérile de le aaiiteté, quo pendjul lon^lampa Télite 
coiuidéra oetle littcralure avoc un oortain dédain, Monnw bonne po&r 
le peuple, mais «ommc toute mién^ism et dénude de caractère uaxé. Il 
flieaaabI«quHl j x\h une nuance à Eaire rosaorUr dans révolution dt 
rt^MD à TégaT^ de oetto liU<vralure liafH)cr%phlqtt« et dan» l'bùttoire 
mimo du culic des eoïata. 

L'anal^ae. trop lardiT^ du lirre de M. Dufourcq ifaa épuisa paa la 
ndiOM. Elle f ufiin, je l'capère, i montrer rétendiie «t U grand iut^- 
téi dftton Iravail. 11 eet à ttoubaiter quHI oontioue a» élude». 



WOTICKS lilBLIOGlUl'UlÛiJES 



UO«à>«. — PflriA, HuTJinl, I9f>l: l ïaï. gr, mSà* ïiv et2ï;^ |»P* 
M. ViUbh Lnifîf Cl numiiitJn^^ 1pi iri^urs Iih^lA cju'ii fbUdnpui* il^im i 

Ëiu<l?ir par une a^'Hr de oonfûrttioeo lur rAjayrîoiojçie «4 la Bibk, L» ««^iw 
qun (ii>u« ujf^fcLorLH ici t ren<Iu loc^isiblc 1 ua public plus AlviHltt ta «oaMi 
il« c«H Ivçon». If jua(tll« pl^inHinem tu il^P^JHor; pjtr lArtu^Ilii In CooMiJ de orib 
Scclivu A dtuj&rkJ6puorM.r«bb( Loby f'^ittoiittlba d'ouvhr UD«aMigMflst 
lit>M b in ïorbi>i^n«. Lx plu» gT«ad« bdâpandftno* ofiUqu*» rù^n* d*iw bOil& 
\'ta\n d^ rouvrafr* «t, n'AUi^Tii Im prActLiijont or»Uiir«« p«f l»i^u*Uttl'nttr 
»'e*l vlTored U» l^ivin ilîstioffiior la criilqwiî IjiLArsJrt cl kintonqo* àm UHm 
bibliques de IcuL rapport avec une cnltquc de reiiieiKticcidnl do^ttUî^a» qii 
Ifïl^icD en a Ur6, oc dû aa doutcriLt pat i U \ïn quil y ^ pour Ut «icctto 

La coiupAr&JHon dei mj-ihes diiildéeiiB avoc lea prMtjièrea pifn d« U Bdiii 
tout de auUc rârvlé uhb pir^nl'- JJLtiiuo fluLni Ica deax tmKlîOoa, VolU Itt r^ 
du tiip&n dt c«itc Hudfl «t il tut prù^onU conific Aie* è a^i di>MUï ^ ioiilc d^ 
cuftaiop> b«ul»nci«nl \» rapfiorl ^ntra cai daux mdjtiDn» sAt m^^itu itmpk* ^u'o* 
&« Taviil cfu d'nbord, Janqa'cju la repnîianUûl loa lagvndn tribliquas «i^v 
dérivée» louL eutièrca el imniédiMnacni iTc h ïilUraiurt nbgbiao Av» C^ 
d4«lia. NcEi aeulcmcnt l«« r^dftoteura tjibli^uac ool modifia laa vioiUai It^udtf 
m^hologiquuit pour lu adapttr an moneUiUtm* tl aa tiftr d«s eosûgMBliit 
moraui i\\t\ L«ur UfiurftnL A tout Jamais une irt% tiaulc f tleur rdîgiraac, ni 
de plu» i] y a au. aur te mAmu fond mytliulogique, dea fonoaiîoi^B utdépcaduMi 
d« porta d^«uUr, 

Noua ne posaâdoQft plus aujourd'hui ni katriacompUtc de» tr«4itwut<«hf- 
bmt une», ni colia dut rtcUs itra^liiei. »oub n'fin av4» «^u* des rn|[m«aU, « 
«ucurii de» ffagiucniA d« récita reauni^ ici par lea rli«p»Jet« là par ik pMt 
dcrlvaifM juifs. LaTormc pritnLiira dca t^K^adca »oac peut tecccatîUcr qwi*' 
bypelbtee et d'une fafoo nj^pro^iicDaUva. # Ll n'wl pa» douleux, Aeril IL L*^ 
(p. x), qu« la tnidiU^Q tara^^ÎLe a >o& hTitoJna propre. Lev râ«ïU bil>tîqu«( M 
MUt pJ^ de BJiDpli!» dt>iïa|jiju«o, vivnutbSi à un muuiaut duuué, aur àsy irtMit^t 
ou doa IDJ1I4» bftbyloaioD» ; cl quoiqtia les l^adca cbaldôcuuea ajcoi fourai as 
graada partie la maiiuro des ISgoodo* bibUquu, ud loag U&tuI d'aaalmtUïùa 




c«ii-t-difv \*$ tniditiaii« phéniMiinc et arAm6«tD«. M pl^coatun peu partout 
Mltv Im mfihtt cb^td^ni #( ti biblo. Ainsi U eadn d« k c4>mpkw«0Ti i'JrLu- 
gil, Mio ra^ppOTL das tndiiiuni conpir^^s m tlivorfiII« A llnûai, Tvllu leg«nde«, 
mUm du Ots do Diou, de U lour de 3abel, oi^l pu Avaif cours au ItrAi^L dâi 
l« l«mptU«flu»recul6«ï lollo vAi: itwxvtùpio collo du diLug«> ft pu où 
^f kiUodaiM qu'à ud» Apoque rclalivcmcnl r«cc£Ltc ; )b mime làf^ât^ uieicD- 
IMasaL «OBSiM, â pu a'eoriohîr dq iiouv«j^x tr^jUpar uatfunuot ulUneur t*«c 
M KMra*, «t Ift récU d'Èd«ii parilt #U« dxnt ce ««« ». 

Irfi ^uMtion* toai i.tnU fort Ijian poa6e«p sur kur irai terrain el 5tcc uû 
SM< ég«leœal net d« U enCJqu« bitdit]u«, d« rËTûluUau rtl^vuM qui m prU' 
dojiiil rlwi 1m Jttik cl de* ori^e< popuUifw. u»aii«Lti, au mjtJia* vxploilM 
par Uf oonuan ou ki po«t(« <haldé»(u. £a neuf obiparv», l'iakur pourvuil 
l'éludir conparéft dont ti a «.loii bi«b AUtifi l«« condiLitiua, un B'occupaiit suc* 
MMirefDant du ctiaoH primordid» du uomiuL «ulra k crêUot«r *l k (ijaot« d« l'or- 
gumbMi du moado. de k crfAtion de L'boamc, du po^no do QîlgaiDbij d'£a- 
htai, dt SiUuipittiat ei ilu <Jttlugv, dû k plnou it» vi«. Lt marebe «fl limpk. 
J'#iffu>lien d'une cJartf pvfiLiU, k kii^ue hitie. Ut vï de k on n t'îriiffmiJuT] 
^»> ri&krp(4tuioa du icito ^h^décn caL ua ptu fuicca pour en refjdre k »«iu 
plu« cœcplabk. Uftk> oe «oui U di» diUùila teuL A r^it oecood^na et qui i»« 
dmvnuïri; «n rmn la tolidit^ du niei^nocoiflal. Il y » un yni pkiïjr il Ikr«, tur 
d* pftTdiJkc rji]«»tiiint, 4M liirvf i]'un« l«clar« «utsi k«ll«. Qitiaanqufl loil 
«UKj* à Utilw dift u4«U p4r «Lx-uieinfu peu itcttfMibJuf, eaLl au pfii ck iiuul 
bbeur r^e/irsio «rnire i ua pareil rtouliii. U km en reia«rcior ïl, Ui^iy. 



Jâmi IU»ti:ios. — A Dlctloiitrj of Uiê BJbU. — T. IV. fV^r^AS-ZiaïAi. 
Kilimi>oar^. Ckfk, lUO^^ 1 \vl. in fc de ai el •JJi p4^»' 



Kone tvDOJ d^jÀ plaskuit foie p«r4^ îei faimo d« votU teuf fe m^vlr^k. 
Noua «n aeon» fait nuortir loe greade» qunUU*, leul ea ttxuitl àa% r^frrrei 
BUT k linidke critique de pliiticun tollA^erfit^ur*, hUi-Loul to oaquî oonoorue 
k ?(iMft*aa Tetkmeni et ki <iu«ïIiuub i^ui pr^K^lauL un i:4ricUre dogia&léqu^. 
L* kotilkhMlJOri pl*« ^imtde &rec k« utklei de ectte otture noue otri^ i 
AWAnLo^ eacore ou rAeerru. U DkUoaaftirt d^ M Bilile, pablïf Mui 11 dlrw- 
tiûQ de M. rtnAtkg*. erte k aooeeurt de M. John Seltioi, de UH. Daviâton, 
pnfMuur d'iitijrou & New Coilafe (Edimbourg), Dnrcr, tteînout bobnuiAOl (k 
CkfiwX CbercL CUk^-tf. a Oifurd. et de M. SwvU. k proreeicur de ih^^Oj^ 
bi'd (oaeu de C4Dibrid|;e, a été «oiDOieQcé tù i&l^^ U quAlnème H dero^r 
Tokttr El pern 11 y a quelque» uii^ie. M Tfiut Mi'Ctkr k directeur ft Lodiuur de 
cette n^ diU qui iMure l'vnita iTlupirMioe de l'enMLAbk, U ue retie plue A 



Mm nonbfw dV^klAn eowpUm««lur«« isTpOTtfenti. 

Ok» Ut TV<vnlTain,fïr>mmp4iB« ImfirteArfliniU.l'Aiiemi TotfUawtfl Ml ink# 
il*sncfft^n vapiinoam an ?î«jvTnLi TriUmont. De» 4Sntré«,il j- aVA trtKlrdi 
prorofanr ltud<i^ ^ Marbur^r. Bur U K>ï«ie hobni^ti^ uaMiIrvri* ««anJl^ 
b*r\m<nt, WoirBïUiliMte. tur PrAiras «t i4v4w», L^vikto MT It PftfMliwi 
wt d4plormM*nini)t d«ai»l pv dAii prAncisiipuibnn ploiM Ibinlit^èqm «b 
nmrifrre i!mt il UoL iH)l«ndr« l'iin:tHiipïïl»«miiRit itrn prophttiw. CdÛ 5Vl9 
P»Aii3ah« o«l (l'ua e«pnl tïntoré. P«rt»ut oà It tfafoloipe fufvlt «■ <«9 iciM><"<*. 
•Il« pAUi tout, Lf long «TtKlo de Krvili C^ t^tor lur i^ApoMlfp«« (H«wUft«^ 
f'cbApfuj É pou prv« «OR>pUtif«h?ot a rrM infludiMMB M m? pinll, Atrtntoam- 
M Ui hk, bien r^ponilrflKLv otL^uun lUtmjtit. M. nrn«rVr«i ■•.ïucrgA hô-Oto 
de l^artif^k aur i« ï^bb^u NoIod» «dcutq le ^AuiiMfna ei h. Sytmpïçttt, pK 

p4r Uar^hnutti; Àkmon k Mtffi*» p^r H>>iTdliim; Sinm, fiar Han4«r i ' 
Smymfl^ pjtr ntminy ; Salamnn^ pnr Plint; ^cn aï tïnd^ par Sandaf *i ^ 

Miirj, ptr Driver; Tib^raftclo, pu K«iiaady; k« aitiriei -da ftaoïMT lurdil^ 
rcnlu vill» 04Ï furent ToadOn i<« pi^miàrcs oomauimrtèi abrétiemai dm 
J'tlinpirtf IloiD&iit; Vulgala. ^ir Wh»t«. «U., «b^^. ïsUm a Iro^niM «pffcgMl 
an lft'pDn«nnp de U. Owhn Whilohouia. 



T. K. CaavMV ft SoramuJiD Bl^ci, — EiLOycl^pa^dU BibJioa. A diedo- 
Oârjôr th* BIbte, t- fil (L^rX ^ L^n'lroi, A'iam oi ChirUâ Blut. 

I «oL et» io->4j ilo Av patcea M 1^^ coîouiittA ot ïÎx i!artE«. Prit : 2Ù th. 

W Bncudopacdia BihUcupvhïi^t «i>4w Ja iîrctitioa <if Mfkl. Cl^aja el ^ulb»- 
land BÏELQk n'uEEl p» Don pEuB una nouveauté pour nM hcUitre. Noa;* «n artM 
4*Jfl îiignalA \t^ lUtu pr^mii^ffi viïliiniM [/l/vu^, I, XUV. p. tli i < ■ ' 
iroifilïmv vUnt 'le pni'itlrff. Lt iiualriiïnje rt dcniier Dit lova praaav. Ir 
i\ faut lûiier En dilidienon «If-n ^diUurs, «iSaUnt qu'dk ii'& Cûl nuGOit tort a!i 
bona^ diDpodili4)n da L'cnMfnbkc ot à ia tmnutiouia ptéoiioa dea d*taUi. 

M. Cbeyne y a «cnt Lui^inïme un gi^ttA noTahrn 4Wtla1«i ifte inporUtti, 
W\» i\\tti : hs LAiJienmtJgQBf Mulais» Ir Pimrtii. U \im an Pfeauertn, fC^, 
M. QcmingQr Irrà? d« la PAquo, du in PrrntfîcAU, du Hahagv dans Ja tUblr: 
M, FïerLholeV Ao» L^TiUs^tdoe prMTa«;M^ OrcJbCana doa fipHrv* da Plftrt ; 
U, Ui^hm, i1i? U Litl6nture poÀIiqui* ; M. Jûlit^bcr, d^al^iahalea; U. KaoliKft, 
du Uhmfj: ; M vnn MniK^ii <lt< rAnfiiL^niie Eiil^raiure ctirétionafi ; 11. Moafa, ds 
Lnvitiquiï t-l dH« rJiïiiiLiroEi. M. StiboiiodeJ, dau« un U6a irapartitni artiole, fa^ 
tîtal^ I' Ubiittry >-, d£«rit lu formiLion d«* ïaHUvtioos el dn Canattune ecal^ 
tlutiquei, dSin« fLqon qui ma panùl r«aiarcïuabla, Ifcofa méiM que (a a« m 



nurdff pv trop la dkX* Jn la fofm^tjoo 4h org^i^v a«a«liuLifi dw |irtALir«* 

ficUo diM coiièje» religieux grûcc-rpro^na unn opposkion filuft icrsjidnrjup a» 
!• oomporU U iWité. Lea cyikft^p)^!!» d&nt THinptrc ronAÎp 4u»Di des «ot- 

bien |ilu« cItiiA l« tableau «jua linêA» U. mi Min^n fie I^d«an0 ZiltAnturu 
«farMtOB?. ffo«) avooi Avi% son trUda «n vérîUfcU rétuto^ <î« Iel fikirrlM- 
Adj, «fart-A-dir* dtt l'esquiBw*^^ In {)r«fnl4re biRtorr« HlU-r*ir« dirblienna, qu'il 
ft fMjMlA* «D boLutdak «t mr laqufttla j« ro* suia «vpliqaa ijï«1r^< P*0** pl<u( 
btttt Jt Musidha ta ■:aaoc|»l»n d* révolution litti>'TaJ» rtuiji ffi chrUilanUmA 
pfwâlîf ttHama arroDé«. Je tc^ltr ^ae In rMactioa d'un ariidc au»! impor- 
tait ail MM cciifi6» A aa critiqoi' f ui professe àct lbb»ct auisi <ttréiji«fl. je no 
0« jtJaiadraipht qtu »Drc«icrmin rfnc^cfop^tciut fiii^'oa tojt Uop radicuiJc. 
fttcl^ijt pi^aanLB i}u'uq» jjvi}|J!« ippriciatLon fiiiitA'> pÂfiLlt^».*, Jorttjti'i] t'jigil 
d'DQ tnralJ ui^^lûf^xur la BiUt, (Ju' oAt jAiDiiftfovpct^nQ^ jI y ■ingt ans qu*UDtf 
ptmiLr critique pût juiuËs firv aâmtée t tia fccucî! ^nxroaaé pur dn Ui4olo- 
^leos d'Oiforil Laoritî^we, <c ftfd, a^«»l jamais Uop radùsalo- Quaad filaaa 
J'Mt pa<, oa n'«ât pLiu la ehtiquo. Mm dona b ou prcatol, «Ua m* partit 
iMuau «1 «a méU^o me aamUe d^ftclucuav^ «oora* j« Tai dit. Kn loua caa, 
dàBa UD Dictii>rtDÛft au l'im duit d^jrjjur ï'élai aclud da ta ^euuCf il eAt aie 
^rfBnblg de ce pu pr^omler cgmiDe réuilUU acquis, oe qui dW iu«qil'4 
ficAiaM q«« iebHu «i'^ypolh'^ica doua tnfr* petfto nioaritè 'le cnUj^ura. C««i 
Mif dîL aani auatiae dlAkULilictu du mdnlo da l'utuvr* accompbc par M^ aia 
MvtrL D<Ur«ad«»qu'ilJi]f;«4lM la vMM; il «ai Aan* kmi rèie «t il e'ea acH 
%0U» avec un bcouta&tabïit talaal. 

BM<ïr« e< la «Uradiau «rajl lait ici c« qa'aLk a U4 pour d'autiva aiiveifi 
ABpMlAAta al <e qui me parait ira* Éiouraoi, ù^'éré. de «ooAar la mhttiê article 
adaïUTédaetacindifttreats. quiMpartafîFnt '^it«h««t qu^ rontAnnndrr.f^aA» 
k iDâva ^ôaa at cotièrv JîbrrU de la criliiiur. deua cludiu dutiûcifia* Oti 
ca ^ « ALi hà^ aou Mulciocal pour lee vt^iJae r^^iJ^ par le rajc*lLA 
AoEttflaon Scùib. qui fol, oanne tou4 l'Arcwa dtt prAfiMcJoenari, riiutiaUur do 
oalta fioejpckf^dia; aeriu dftpuiA pluAiaun uip^ae, lU an^u endetûtoflui 
Itaatfa d'Aime cnm^lH MiU ii mt>iap mALhadn 1 JtA auivie |ioiLr)a arUdr^i : 
Jh^ <I|U. Zimmwn cl [>arKfll. UckUi« ^Uil. l^gLeeUoD ScoUh. Eaut&Kb et 
ClM^ae), Uœb i| WoIIS)kUoa«1 Cbovno], p<Kir U trc» remarquable artictt d'ea- 
a#nt»ie idr ics ^oma 4vM la BiUa, au^wl ool coUalMr* UN. Kildafce, Gn/, 
£auUe«b M Cheyiia ai pûor pluaïeari autraa^ lala que PdivUsa, PrûphMiauiiï, 
Pvia. 

MaEiEtÀ ftfs cfiiiquM. ï Eatf*tapwii< Sibti<^ «al d^aonaaia na iaatraiDoot de 
b-j.raU LQrtupeujAi>ie pour i^^iMp^M teux «ludier aùaalifiqaaokenl la &l»la. 



376 



RKVCI Dl L m^TOIIlR DI» UL*GJUl«S 



J'etpAr« qu*«lJo fiftufoiVi btcotot lUm Uuub dos tubibthôqaft» «uivcnrlun. 
l'ariout où U4 rB»»ouK«a U p*nu»Ll«nt, on Ftfrui btu i» »• procuivr i It btt 

Od «urth ain«i la crlliquo modérte «t U critique kvucèe, citi» dtu w 



KjH*«tfrU». - Codez 1 ôflhe goftpoU^d lU âUlM (T«atuidï?ludtci. 
«dAod by J. Aiiiiiiag« Holibion, roL VU, n* li). — Cifflbndgo. C^t^Tifiai 
Pnw* ; I tel. «f^ i-tKTf At 201 p. — Prài : n ftb, d. 

L« CodAx tnD|t«liuiti 1, coQMrvù i It BiblioiiïAqij« d« fCuiv^niU <!■ ^Si«, 
•*l uu d«l mbuscDln* l«« plui ftutort«M. 11 dUe tnû»mbl4blam«ai <1o m» 
>i6cl«. 11 «»i 1« meUiour type dtf U fauiiU? À lAijiittitD ftpp&rlkanaot uiui t» ce. 
lt9<Ûirori), 131 jVatiuQÏ. 2tX>4V0mB«).M.Illni>ppUkflbabd>èM«n>V< 
de marm&orii.a ni notu doua* du^A o« ffuacLiIw dw * TcU* «od Stadicc " I* 
r«)ullai il« i«A rpr.lmrchBi. )U cm U>u» qui>irc un aDCi^tm oommcin, dMî^ ^ 
la loUre W, mil leur gltaûtlaifin n'csL pa» Agalciueiil cIoipU. L«un Arti>^l}'(«i 
ImmèilioU lircDt d«* raÎQuaouloc, Lts €C, 11)^ ot 309 d«riT«ai tous tleUE. «*ie 
pluA au (DomB 'le lldùliU, d'ua t]rpfl nomin^ X, qui ki-mAEn^prûviont dténa 
fOufcvH 4li<linrt««> rifldi l'tjiifi (V) ntt prohAb1»m»i un aiiodire du c 1, turfu 
r]ue Tagirv »« r«kTAc[iu.il au Ifilr^ AutJtfdi>«u, 

Patmioee uiauuMtiU I« c. 1 repnètfcltf muuulealbbleuieat lo toiLc te mdBnr 
M lo pluA &naiu(i. M. Kir««pp L«k» a donc ju^ qu'il ii« oodrenVit pMdepn- 
ctdir (J8 lu idAom mftniftrÉ qufl )'■ r4it U pro&Meur Pârfàr daot lod Miti«« d« 
oSp 1â-aa-124-3tô-ft4a-TS8-82â etSZâ, qui filrinDiil uux &uui ntiJ» fjunm§, c'Mfr 
À'direde rsooaMJLuef l'àrcbâlrpcdaitL aoB m&riuacrits rvpréicotent l«a rtrualc*^ 
il lui & paru pluv aiaipln «L plus pxtk^t d'imprjiuer le taiU întfgni do c L it 
d'«j<^ui«r, dîna un o appnrJUui crtiUui » i«< v^rianU* àw auLrtt muto^driti Al 

L'AEicdtrc couiiutin, pour co iiui ojnoernc l'évniJjtiEo de Mt^ru, rupréveale nr- 
UJDomoat irn texte &titérïeur au l^peAatî^chicn, moii qui a 4ubi d«e altinboM 
d'ipr^ ««lui -ai. C« Uxta oUrï d'étroiln r«Mt?mU&n««i avcc cdcii dojal prvnca- 
neuL t«s mviutcrils du |^uup« Fatruf. Il y n qit^IquetL ro'vKmt do aoppotar qot 
ce luiU ^ujvuuoiL de Jbruialeui uu du Sihar. Pour lua aulrtiB Ëruiglica, U tfl 
plai uifflla,!^ de dHcrminor la proviïaanco du Uil(i primitif dani dèm«cl Ica 
nanuicrila Atudifra par U. JLinopp Liko. On aai laatà d'y rtconnallra gnccTf- 
UiOA paranlA tiver. X «t un dl^^ECont occ^J<taniftl, ^^oianift dana k taxto daai 
BaiDhiM i'Atri* tpLTïL ClAmrnl d'-Meiaadria. Makn an eM tAduiL »ur ca pint l d* 
va^uM aoupçeni. 

A ua poiut de vud moln» toahniquei il «al luIércMaal di> oglor que le (ejtU da 
r^vnagilc d« -Vlai^ pr«»«nle ^^rieraiemaul beiu<;i>ap plua de nruaUta i^aê eali 




ffOTfOE!! nîTtTJ/Mï1lâffn0lTS9 



277 



vï«« troU àvirvt. Cet ^vin^ile Tut, vu «iTtt, rnoin* lu «t motiiB eosttttié 4M 
^ut tl^ UMihiAij n il« l,n<*. M, Kinnfift Mkn mpfif ll« hiin^i qu'tnai b eonH)- 
Uilioo du recueil onupuique dm (|ualrv Kf«Qirtle). tifors ^u'ila ciroultïent m- 
cQrTc A THal iniUp<^hdjxnl, crlut île Mane Hmblft atoIc àlè ti-itoooup moînii 
vtiH^ q«fl l<*« aulr**. -^In idiA lorttt i|ui> Ion Uxte, pBQdinl I* praniièrt p^noât 
dé Mfl «xvfno*, aurait Miapp^ pbi> fiij« ctu^r d» Matthieu et d« Luc^ 1 It 
<9ontainÎDatioD rfoi|] roque. 

L'édïli^n qui nous ^l offerte îcî f-sii ftiU Arte bonucoup d« soÏD 0L sr» ooe 
TffUtiTB fobn^U ri'b/pothA*oi qui «*! fori lotiablo pq pamillfr matièr*. 



Rao. Kv^pr. — Auigawahlté Uftrtjr^rAktos. ^ Tubiojï«fi. Mobr ; 1901; 
1 toi. in-S lit lï di I2û pû^fflï, — Prix : 2 m, SO, 

Ce pttit Tf lume fs/l p«ni«fl«k < Sa«DmIufi^iu«^«^fffkbtt«rkirahen-uDd4cig- 
tigc9ehit4}Uiober QueLICDichrirtfn *, fiubl^^ Mut fa rlirvictior: ilu proreiwur 
Ô. Krp^r, pari'Mrlfur Pnul 5ieLr^ (ibaboo Molif), Tov« reuï «lonl iVritAi*. 
^•aneot porte »ur b lîU^rMure cMtïonti» «oiinniiMioi coU« rrjlkction de 
texte» à bon tnarchû qui rood te fracdi ni?rTiQ«i dacu |c« «i«riût:e» i^rati^UM. 
La prvn^èra rtr1« l« eonapOM do dix fucicrj!»*, ^a.raii Iciquoli noMi *Lgnaloa< 
U nt riiefdUïa»J<« rvritbu de nînt AciL^ustin, Ir ('uii âivtf itiirtur é« Gl^ 
■»nt <t*AUiaiidric. le De viHs iihatrifms d« Mîal JMme* dont îi nVftt pu Cn- 
dle d'aroir an içnwi aoin1>r« dVi«cnF^lfttrt» i ta dUpotrlidn pour dM trairaiii 
il» oetr?Lr4n«*, pire» qun I** biï>t>oihAi;uD« nn lot oni que daai U^ Àlitiona 
dVntfVkhli» flM ClT^iivrpfl d* lai^Uiir qui IM a «criti Al qu'an ne prui pu aû^ 
iifiiil m fairr^ acIiMer d«T racmplaîre» aux éliidianti- 

Ua:i l«a ftucifuica Ifs p(u« utile* ?Mnt ovarArort^l ceux où «onl rianiv dc« 
UaUa dt proteaaniït Hrp«rM rcfaliri A an oi^mo nujm vt <{a'il «il oooiniode 4a 
trouvar réunit, t#I»qu« l* !?• fiisri/iuM «le U |if*ni*r** t^^riB, i-Artl^nani itUr Ko- 
nones der wû^Hitf^ fiVUr>cAfL{;Am Ci>r(cifr>n ritftrAt den ijiostoUKJtcn KnAO»ni. 
MîlH par M. P. iAOcbitt, ft l« peLi4 ncuril qiia noua annonyon» ui «l qui 
fonm lo El* 2 do la Mooodt tArin, M. Knopt a rtant l#a laxUa ongirtAi» d'an 
eartain nombre do pasâitaes cl d'AoLitf il« maftyn qui offrant «fUtammenl da 
l^trvniiM d'anliquilé pour «Irt» eouMrlër^ oomme d« lAoxoiirnii^a ile l'^p^iuo 
mlmo dea prrt^utioni. C*ea( airui que nous y tn>i]n>no ; los lèdt? d» mor- 
lrrc« do rolfcappo, do* Mirtyn d» Lyftn d« 177, Im Aoi^a da Carpua, da Pn- 
pylut II d'Affalhonif*, eaux d* fattin. dot Martyr* ^^^llilalna^ la f>a«ilo daa 
HS. P«rp*turt nt PAliciU te. . Juaqu'au THUmenI ^fn quATWila Manyn, 

En IMo et i la fin d^ chaque documont bmI mcfiqué» l^'lition ^cimijfiquf 
avec e<>a]Qînlatre ou l'on peut trouver ht r\»nn'<i^« menti util» aurli irana- 
cniiaion fl l'M^rpr^Utinn dn Laxt» M quofqn^ ftnff«a iraporlantet ft («nriujel. 



^n 



Fevr? w t irrrrAficr tR$ fftLTiïiOKS 



Au commeucciDtint <lit livre II ; a une bib|Ïj>;iTiphje âfs nnfitlnitm cnftvr 

vngtt d« Jtagtia frui^tUc ti*f EOtit (-u oubtiM. Jj^iii mdttx, r«o des 
blb&qu0*<iLte, Ttvtn cJ» nopi propres greM, tarmitwat l« ÏÏjn. TD«)tM£i«tf 
bi«a «ofiçu, vrurneal praliqoe et ^catJiiié è rcndr» de grtndl ■*nrioM. b a^ 
pfta Je moment de dl«cul«r ici jusqu'à qa«l point l^ntearn'» pu adaifi oottoe 
t*oioL$ug(i liVEonquai qu^lijuu doeumaau qui p» méfiUal p\s ««I hcaocwr. 



Don B. L-RCf^nc^. — I^i Mutyrt, I, Lm temps KArosJMu M U 
dADXièmiiiIftiOv, — ParU. OoitJn, ifDÏ: ItaI, ln«12 d« cil «taa>p«g««. 

L« livra du B. P. Lvolvptq qoéI pi* dvfUo* «u MiidianU, in«i» ou gr«i4 
prublifi. CflCt U pnmi»r volunie d'un recueil d« piËc» ccmndMfMi oomtt tu- 
lhenllqii(« el d'uLrea miisei \ part ci^aima îati-rpoJèM uu tl« rVdACiton pM^ 
rlcure« aur lo roattyra d«pui« lo« Ar-if^inoi du chH*ti&ii}«r&« jaiqa'au ix* f %]^ 
L» UjiIob »fiul diKiD^ii on Uàiu«Iion rrtnçbiié, r«ùda^ «jjvii tta^ que pMiïUh 
4J« nuiilirir* b HQ pïft olTray^r h Ir^^ucir- La hai dt t'i4it«(ir ik~«fl pu «ouli9«nt 
d'iiicirutra. mniit lîf^ rapprocher J« fldAk d« r«uul rt rie fMsfclfr l« «ootMC wm 
t(iu* t?> point! «nlrfl h Hi^lg si le pnéln (p< *i), 

Ccpondanl tl faut redonnai In une Jouable intnation d1aUod!iilro aapeo d'ht 
toir* «eioniiSquo dan« i» lirro doflînt 1 SMtt, On fioinaMno« dteîdbacal 
f^nmpriTti^rn qav Vxuelr^na» mani^r^ d« (Otifi*r. noua fïT^iexlD d'étfiOcotkia, 
Ifl^ndci l^d plus irÂrccB» a iail tuu l«u;p«. Il fkul %'iin fiftfîcilar. fHtM IMA 
loDEQit PrMft&e d« plus do c«at pajïei i'&uleur dona« le« rflanifOemcnU D*ec9- 
»airoA 1 l'iniûlhffonCQ d^ Uxtcs, «ur l'origine den ActOfl, sur l^âjjttt Uém4tita 
lUt la pfrfiOr^ijLion^ df» f>oiJrfail?ii. du jii^mi^nl t>t du fiijpprLc«. L«i Irvviax d* 
MU, Ln Blaul, rlo nt>Mi» Alkrd loDt u^hK««. Il ÎmX cinnUon aussi da« oo- 
VrflLK«« de ItenuL «t d'Aubt, mus le Udcur est arcrti qu« ces Qf »• «ont 4 tin* 
dea (p. X). 

Ke Timueit eomn^nco paf * La Pataîonde Notrc-Sflijjpinur J^sav-Chriil ■ 
« dûnn» d'iprAB La pr«mi^ro uni^ord^Dce qui aSt «i<^ r^ltA, cAilfr du phdowplw 
n Tatinn, dlMipIo de iiint Jmlin. r Ea^tiile vient UMKrtymd'r^.ii'unD^, dUer», 
d'tprie le» icCi^i ice ÀpStrté, <xXat àv siint iaicqaee t« Majeur, d*oprAs Buaèb* 
<lo< Li Qû tl n^y a paa «l'Actet proprein«nl diU, oc voit que Ttuteur dofin* doa 
récita ancL«na r^latiri au martym. Aiuslpour Jgnaca d'Ant)Oeh«, U ii« deofti 
qu'un rfa^-miînl dnm acti^* tardih «a ap|iAni1io>; ifaoa le l«it«, îl mi-t TÊpUr* 
d'I|E"acc ftLji Iti^tnain», Pi>ur Ira epôlrt-> Pimcct «t PauL li ue dguce qua Im 
queJquoi oitationB de Climont Romain, du IV' ^Tan^ilo, de Deoya de C^rintbe. 
Ja T^rlulM^n, d'Orlj^n^' ai (!«■ Gniuii qui peuvent 4tra nivoqaiAS A Tappia di 
martyre livt doux ap&irepi. (}u<tnii aui AOt«a 6e aainto PaiielL4f d» aaiat* 



i 






mBtiocAanrio^^itA 



STfl 



»t€., il» tcfil donné* en uppondi», ptnnî l«* toiUt <1« r^43kc£J0B pofUrïsarf , 



J. F. RrTUt:ntt>Bitm. — Tlie mottoin^cf BomoQtuîos iit tiie Goiiftt&A- 
UDopoUton creod iTciU «a J ^udie*, VU, I). —I fol. de tu cASS p^«*> 
— Pra : 3 ib. 

Fut-il odflivllK fevc« :« tnditSon que U eooftulifllBiitiifiUdutrou ptrunn** 
dn la TrmiU, aprâ* avoir 6U prccUm£« 4 Ri«l« M trcûr 4U OODtMtle pendniil 
uns fiD^oinriine (l'Ann^f piir lei irmï-ArÉoni at («> ari^na, Tul ânal^mont vIo- 
lorieoM lu »<«oni] toneire vcum^niffiif. & ConcUnlintip)». «n ÏJl V Ov f4ut>il 
reconulU« arec une p^U ûté hï&loriend modpruc*, notàtnnipfit avw U. H&r- 
iktdc, itu4 Jfe forffluV dilo if p Cootla^till4;tl<^ att'^ïLe U tobitllulion, par cf cnn- 
cilo, c'uQ* lortf du n^o^orlbodoim, U^ualtn, voua k coutctI de U HomOQuAÎa 
iklM4iiike, ftflIroaaU nn rAaliLA un» ncm* d« hnmoioouai* qui n'cUil pu la doe- 
lHn8 4'AthaaaM,ciii> «ao rctuplacamniiL |k4r un« dodrinavappaduaiflntmoiL W 
WflJ'VÎaiiJamo trokinit >i»a <«mpta?Tf1la m| Iai|iaMlMa iiu« U, BeUmnv'Ba* 
kcr fcaeuniic « un nauv^l oiain«n cl qu'il r6«oL](lta«epnnoaçi>nl pourl'opl- 
aioB Uvtbiianiielk. 

D OMuaCDoa par uiunirar liue h Ifirmt mAcua qui donna JUu â oall* formi- 
lUble C4]nln>TarM, le mot fvjvkooufia, a ua« oh^na uocideaUle. H fui «Li^ff^ 
ptr ^ Utio tuAtt^nifia qui fui pr»[j»cA pu* T«rtciLJii39. Ce Urme «treapaD^dii, 
d'aiLl4un, ptoa «iiclamint au gr«c f^nlan^Kz q^'* ^ûoi* , Lv Ulia n^vail q^'un 
•aul vol où UfTittC (Ml avait ^nax, Alhanti'i donnait d'a^l^pcjrt un inèEDe i«na 
■04 dans nota greoi, U a'aj^it de» lor* de prouvar quo braqiic plua IaH U 
dbilncUon fal f«il« «^ntr? bf ^ut nations «orreap^ridiua i c<n dMa lonuva, le 
Qol w«(a et «a compMâf «ootlnoAnni k <ignilt«r ia * «ubaisnce a et cw 
ftiraal pu amploy^ pouf d4clgnar In - B4tai« »,)»«■ vtoda d'extataneÉ *, oa 
qui anraU mj pour acint^quvuoa qu'an lieu d'aJCruer Tuciiié iSe Dieu ea ln>i« 
tonow d'eûtanc*. oa urait arûrmé Uois Formea d'eilalenoa ifutia otoe 0»* 
lare tf fin* («^«><). 

La AndhM ipu fnl adopta par le 0>a«il« d* ùmataniinopla, fui t«JI« dea 
ftrvwti dc»navr* rappadoûiana^dn HmiIp. iln nrtf^im d« SJadama^ da Or*^» 
de Nyaae* Tl faut doua tacùareber da^a leurs t^rila la TtJaur qu*îlfl aeconlent 
eau ltfni«l oonUali«, Of îfii touto lin^moiitf ât H. Bctbun#-1Uk«r ne 
peffwnl p«a i aupprimer laa faiii^ laroTr qu0 Beaile aat |i«rtj«&nt da l'aiprae- 
^00 4pet* ■**' t-Witv, quv 'AT^g^irv ^i* ftfttn parle à* tvei: al da ti vnvh* 
rix ewVtMc et qn^ OrtiKtJrarle Xuianuc ccuplïifl c^mBiflaïaieni T^m:, i< Wbr» 
aû#k mhkt be uied -, ajoute U. Bclbune-Baku. Vais c'aat junbsmcnt lA e« 
q«i eil b (;ue»lK>n. 




âso 



«wrc iHc L n»«TotKf: Mca iiucroïs 



I^ TtftlU IM doeUara «oppadoOkMt •«bMlIttènat fl lU** ahrtnjlt «I 
de ■ fubUuie* * rîûét âuinMMiic nkoDri* A» a B4lm • dîvîiM, non ri 
«oloQlirn * Tjd iKiina >, Bt toai «n ^inuat I^ÎLA tnaiUire, il* rAîitnJwit 
rttX rlu» In TriaitA moA«sa« an eerUm ««bonlinitâBUBft Maî^^nca, pv k 

A% Vk TnntU. O n>«t dooe pu mo* Imdtm rtitcm ^a« dan» U faronl* Ai 
CooiUQtinopoNu^riii, qal a lappUnU I& fùnn«lo ff«)6eaiKT dan> l'figtei ht 
niotal«fi]4 0^J4Cï««iiaTp4c onldîapam •tquak«Mtiib«UalkJltèilnStial-&^ 
prit ««t cltac^a. 



UùivetvUy Prcfs. 1931 : l vol. m-8 df in al 186 p. , ftv«c lodoK. 

M. Gti>r«r« CDttirtt d« «i>Qfér«nwi fc ^. John'a G^ll»^ (C«mbnd^), 
iTATr fintdgu^ pentUnt cinq «us à Qumci*! Uoïvartitr* >u Cvuda, 4 oioatt* 
qjo Ica écriv&ïna Utiai vt iit<c« da ir< li^ckr toai D^cllcéa u profll dci u< 
iMjrvdM A|c<aal>»)quff*, plu« qv<d«r«tiOQ. L m radiur4^r Mab^feUaln- 
dition qui f«mi>Ql« 4 la Ren&i»Bn«tt. L« rolumc t^'^X ooi» pr*<*fttè W «H M 
itMRl tendant iftîreappHcÈ» U valeur pE^r»oiiQ«ll« «t llit^rtim dft ^««itqiM»-m 

Jm Loomcft 1«» pld* r«m(irqualj1<-B «ffi en 1t' sièch, qvi ix^nMi «a «M, qvf 
['on «'inl^rciK i [ui, p&'ce ^lu'il a M^. tu point <ïa vjfi llltf rûr« Dan tootni Qur 
dans l'hiaroin «)« k p4niûa m d« U raUg^on, un d«« plu* f^oond* «a fMaîl» 
durables. Pnur tiubdm fin biit, M. QlonrDouv jïr*iant* un* »lrî« d« PoftniHj 
litIfïntrflF». U&^* i^<^ prérérvncft h rùd«d«* r«n»cj^f-mcnU que tea 
1)4^01 d^crJli nou« ontlaiuJ» sur fai'Qflnic* at «rca dcd citratU é^ 
«M^U . Aprte (voir pu*4 pflr un* Jnl»(lL»tba Od il «4racléti»« 4 ffrudt 
|« H« lii^tfi. noiifl TOfoni d^ntar «iicceUivetDSDt Amiui«n Marratltai, 
giirnim de âmyru*. Atiwrx, r|j{îïfiuc«*ijnM dn» brnajM 4|ui « Mot îl 
pirleurvpïlA^nai^MeatcrrA iainl4,Sfmauque, M&cfobo,f«uînt Au^uvtn Jm 
ConffMtoNi , Qftudien, ?rtidcac«, SolpioB S4T«r«, Srnuiij» «t lt« r*prlMnl 
du ramftQ gr«o ou nhrèti'*Ti. 

M. Ûbfpr, on le r^iU ■ cboîai T«t perionnii:»» qui reprè^ralont uiunll 
tjpat d^ 04 luirtoux &^ do traniition, Il loi t dfipoiota d'uric ojAia «iaétt. 
Ihrta Ml <l*aD» lactara fort •gré^ble «l nndr» ciïrttinem«ni du »«rT|«M 
La mnndn ifr^a Inltrr* itirirji-rr}?«. TVil iTfi k bi^tiitH TuJgiriTutîon. Nous 1> 
TD&DÔORft *|>6c:iai'-mrnt kui c«n(fîrfiiciQrB dvi u^ur« populfures. 

Il « Uit*à de eûte inUnli&nndlemeDt le« grandi Utûob^Jooi dé «H tgo^ 
Atbtaw** l4>t Ot^olr* i]0 Ns*ÎJtnf<>, Iph Chry^nitome et le* Ambr^inft, Ctot 
^«iLi»*l-il "'onl PAA ^U uubliti- [Li lont larictfment étudia* «îllttirm. Ja l« 
graUe un peu. 1U ont occupa une trop grtndc plac« di»iis l« uoeuJiï lJU#r«ir* 




50tiaca nrfluooAAraiotns 



361 



laUar Un ps. poar qu'un UbtMU du ir* niAoln où Wn Qcflrurtfnt pts ui premîfir 
pUn. a« M^i pft> ItiMttpM AU piûal d'en Hn quoique p^u mm<t ï\ «>t rru 
(foe il M< 'jbnrâttît vouLa prâMOtAr cdu4 ctuc qui oni l« droit 4'y Ilffurer» 
toft hfr« iUttil prit du (ïîTnenBÎ^nt iloutiJvd 'U r«11^8 ({u'il a. 



Ctkiu, MmitT. — OiJ^lloD rar Qoiohiobt^ <!«■ Pftpatltmw und des ro- 
ala«bea KAthoUdcmtia. 2* ^iliop. -^ Tuhmffnn» Mohr , 1901 ; 1 tûI. ii<B 

Voi«i «A«or« an Ufndoni nou* no saufionn trop f4C«mm«nd'r Tuoquiiilioii 
ftst bibri«ih«qaM oniTnviuîra, tni >4niini.^m thtobgiquoi a riittonqu*!, 1 
1iHnf»U3<lul T«uknl «rc»Lr Bcid» Ift mMn un resiiail &Mninodff ris ilooiiniantt 
rvlftlfff à UfopuiA «ti rtiïiiloir* d« rfigU** rooith». 9ouB 509 n nméra», on y 
Unàm Jet leiloi oc«npI«t» ou frtffEEtcQtalrca, ifepui« te ptwmi en Suélon» où 
«t m^nt^onn'^ l« rlA^wi rlVxpuIiion jfffi Juir« dt Bomv A ctut* da* Iroubl» 
««asto iMir Clirr^iiv. jo»i|u'ï l'^rK^ydiffur* ilciS tr-ptruilire 18lfl9, reIttïVB br^tadA 
4n Ityiiictr* rod^tiulirrufi, depub le vi^ui furrnuUrre b^ptîaiDft] totatin jim* 
qu'tttx Ht^laraliorii pir Iniipiiïl la» M. I^hitippM £*t M. Bojrrwr ool motir^^ lio 
Mda jouri #n FnTic« kur «orlia >)q I'I^Ili* roauiQtt. Lo (oui ni itiêpoife p&f 
«dre fjbnnjak'gique ; ptouturt hdnc ftffmflUtnl da r«tn>ijvar «IflAniAnt ra qa» 
Toa ebtfch». En t4to d# ctivjun rlaciicnfiDi nonl mentionHn k Litn> lï» Touvri^ 
M ito reeucli n& I'mi pfrut trovror b (n«ill(un Mltioo du trxt« lui «iiH <t otm 
dMpnne'pMiitîtftm bUt^quû* moderaaiqai l'v n^porlttcU. Tout ioi «il 
pnttqtM. U'imprfnioTi «U«.iD4ai« e«t d'une l«^ur« fâ^iU. 

Qosnd aa t Ttit toareol retp^ÔBtuM du temps prrtu & obvrehvr lu lejtl« 
f Oftc «nercliiiie ou dWMOoricoiici^i&irt* danalsa tuIm r«cufit« où Ifrt il»ii- 
■Mvt* iopoctanli sont do^Ai «u tDÎlt»ii ri'una Anormo quantiU d« InUt ïou- 
tlh#, 09 tpfDUTa un* vivn T«connu«iâTicft paur citLhi t^ji voum 4pir|tn4 cm 
loagvM rpdun^bft dttii un ^niiLl noEnbrn ûm ou H qt;i rau> lirm. ri^uni;! on 
na Mul nAuiDA, lu mAtériftut bivUkrii^uca épan «q uei grtad a«mbm d «u- 
TtitfVi «kflOtthranli qjâ Ton ne peat ooniallar ^i» dan* Us b^ili^tbAquot pu- 
bhqiMfl. noai n* taminM dduc pat Monn^ qat I& prvmi^r^ 4di;ion d« c« ïlvra 
uiMuiMVîi* ^p{tia««. L'iutrur #n i pmdlA poiir Ia r^vU^r «t 1«» tom- 

JtAA RCftt-l-K. 



CHRONIQUE 



FEANOE 



BtjfteigneiQoitl de l'histoire religieuse à PftrU. — S<iiv«aL \'htk* 
tude, nou» rrproduiAooi ki W proar^tnmv des «ottSJreQcea qui »vonir»^< 
fknafifl i 1a tieciim %Uii bcifnefx rffUgituiM 4t CSotU dm ifoM^ JbêtAv, 
Sarbonne - 

1 tiftiffiont dit rrriip/fi non dvitUes. ^ H. M. Blii.ii» : R^mi d*ua* 
dsn Tornif^ vlÂiaenlitlre» lI< la prièn «t Ho hut ^Tclud'on, en Austniie 

otjm«nU eLhnajtnph^u•■ fîr>nanrDint U fn>^« «n Vtlknéfl«»> lea v«ii< 
5 h«ar«», 
II, l' AfJ'ffioHJ de VBj^tràme'Ù7ifat fA <h l'Atn/ri'jtp: îivSknne. — H. 

D» RninT : Dc« carncUrci do F'i^^e r^Nj^touic chu ir* Chtnaii ttvAnt oli 
rnppBrttioD diConfudud. — L intorpr«Uliân<l«i ouvngM Uoi*U«4f« TcabMVf- 
U» »t dfl Ueh*Ur>, Ut jcEidit, 4 S bturM uc qaftit, ^* Pj[pZjuiï<>ft d* ui£m 
chincrii, JipodoJB et ooficDd. Ji^Urpr^tatioa dei éariluroE hienLtii^uts du 
Ua, tos jamodi», à 3 b«ur«e el d«rai0. 

2' ^fligioM cif faneian MtuiqHe- — M. '^, R^YHtiuu : Lea divinité 
f!ft r»(ir'i»n Pârau : nDni«^ Ti^iefl, Itimplpii^ flUtu*i, riAliirfi, itltrfbutf ; kurt 
logî«a av«c l«B dlvinitèft voUïra^ ds Ia Mnyunnp AmArii^ufl prtcoîomTjiMD*,' 
Les procAd*« Krap^tqLici d«i «cei«ai P^ruticn». les vcad/cdù, à Lrois 1» 
troi» quiLrU- 

ITL Rtlis\<}^s \te riitiU. — M. A. Foi.''wiii:L'f1in'toi]itETnf diiit riod«*l3«Cf 
dr* rJndA, Imi lu&rdjM) â 2 h«ur«A ul dttiu^v. ^ ^plicHioii dv L«Kt0« dioi 
lions volivo4, In loBrctodit» K 1 licuto», 

IV. RfUiftortA J-; TK^yptir. — M. Aii(»,tNiiArr : L'^volitlion do L*îd^ d'Ame 
lea docthncK t^pUcna^^i, t«t mercrodU, a 1 hvura. — ExpLieftticm dat 
du SchffOcidLli. Idh merarvdJs, t Z heurett. 

V. HcligUns iftsrail ât <kt SêmiUi ûo:ideRta\ix. — » M. Mcurioe V( 
L'bÎAUfioKmphic juivo, -» ^os laoriin cations boub J'iclkuricn do dOftBtb 
Drpcrtdii, & 3 hvurei tin quart. — Explication d« oiorceïiiE Wrkt d«e 
tii»lorl<;4i(i« rTd In RlbU, Wa lundis, A rt heareâ un qiiArC. 

VI. JurAi1»mf fnfmtjciii/uc et ratbinf<jue. — M. IfruH Lsvi : Udégftcfl «t, 
llir^oluifi* onciflanoB daiia le» p^omu^^B oomtaenlDJfca dj rnntnteuqu* (Mi 



ûnw^Tomc 



383 



dui i 5 bénite. 

VU- fi4«DtîFmtf *ï rd*jV<JM cl* l'Àrahift. — M. HarLwig DEEmanoona : f:iu'1« 
0bf9iKih>gl<^f <1a Cortn, d'Kpr*i MIhk», Chrtitomathin Qanai arabica, lAt 
loailÉ», i 5 beuref . — EipUulion de quoique» inecriptÎDU» •obécnuci* et hitnyB' 

vm, Utliftom <b ^a Cr^f* £t de At>A«, — U, J. Toi/rAtff : U culU <1« 2%ut 
•Q Gr*M «i«t4 M n* iiAeU ftniil J.-C. (niir^) : Ufl il^fl i>t >«« cnlonicE greeqnvt, 
W mird^v, à 2 hfuret. ^^ Lt retigion des popuklioiï* tin U Duic ni da la U4- 
ti« inUrWur* »ûuï b dominoLon mmûne. Ici uœodi*» K 2 bturct. 

iK. JUJijiom pnoi^rtff» iû t'Siff^pi. — M. H, Hcauv i Sumvuoep dn ro' 
ii^LOC» ftrautiquM ta Gaulo lou* U* M^roringipn* et l«ft CaroLingicTip, iPi 
m HMwii, àO faflbrt>4 un <}uut. '^ KLudi^ des 4^fiuUur«« pt#hialorlque«d« l'Eu- 
rop« occldanl^ vt couLr&ltf. le* jeudis, À tO hfiurvs. 

V 0>ntànaeit 6» U, Jaati KftvTuJi : illuda criûqLiit dat ptrolog itlntiunCtt & 
J^m tu «f^tiors cTiu fnngile» canamqufiHt Irt niRrcrrrlJi!, Ji i tiAurf^A pl dAmin. 
^ HiAoïrv da ti Uièoloipo critique dan» les temps iiiod«rnr«, lot MTjDedU, à 

â* ConBnooi de H. Eugftaa i>« F^ti '. Ilitlare de la cbmiolojctei Onic^do 
■t Km Umpjet jvudiR, t 9heur>K. — £ipo«« delà thAobgitt d« l'tpoirfl fAal, 

3" CArfffi^iAdMe J^^fuif Jn. fîonf£r«nM de M. G. Mius] Êtud? sur J«> liires 
6|yr§^u4t de l'I-^lin Kï^equiî, Ida mercredi», 1 3 bo ure*, — QuofltlODB d'jco- 
nofrapfcie «faréiienne, i<i lampdii, a tOtiures eidomiA. 

XI. Bîfioirr ite alvi/nui. 

1^ ZwfirttiùK de M. .Ubert RittLLi : Lld+t «l t& doctrine de U bl^r^nce 
ndlfMM* diD> r^^bie chr^tieuita, Je* luodii «t Ut ji>udl«, i 4 heures t\ 

£■ Coofivvnop de H. F. Pjavvr ; Pbiin, RtinliulA VI, tint u. rifpV fiya«oa 
X fv^ bit, explication et c^icmoaUiro. Doctrine» de PloLi'u H fkiurcgi &ux- 
qofllM 11 a puif^, Innuûriiï* Pi4ro4e par o« Uire aur le« phili>aopbes «l 1«« 
IMtktgtoaa hitllf niqu«i:. ebfdtirnt, irabfii »t Jiiir« juiqu'&u zr\i" libalv, «n paf- 
tlou1i«' 'UT Kilnl Augustin^ te pHiudfwnrnyï l'ArAopi^îtf^, tt\ai ThoeuM «t 
lee jeudis, i S heur>-s. — ËibtiognphSc de ix iniAt»i\'\a« uti^h^vntn 
a kf erlgîDM Jwqu'au ivm< vi^cle, L«t cuTragta th/^olofpqocs d'Ab^lord 
U l*v infliiHice mr la catiililuiùn d^ la Ui«o|Qgi« ntholiqu*. Ici T«ndf«du, & 
SbMTr*. 

II. ALfnAnoAhT, èlèire diplAmâ» feu iiw teadrtdi». A 3 bvuro*, une >«rie de 
Irçone ior ]« Udl^oariioio dan* râglite d'Oocideal au attfm if^*, ArauL Joa- 

XII- ffWo^ dk droff nuML — M. Kuviv ; La drait da dJspaaaa (fmâ du 




qunrl. — Lrs Concitei ruATOTmiponn, I«a vpndtv^U, Â 1 heure H deaif, 



l!î»r<ijro an rFl^lietc de Jénflalem eL des #gliv«f de U PM«>ttne. à p4rlii h h. 
trnifli^ma croi£ail«Juiqu^Al& (h H f-i traviiuv rl^nïntLoulc à%-at UT< 

S^Conr^renco àt M< G. Possrr, luT U Hclùjhit ruiyro-Aotir/omnm ^IiT 
h!«iiude la lilttr&iurfl roli^flua« doa SumAro-B«brT«iiiont, !«• Jan4i«,àb 
uD qunrt. — tilxplicaiion rltt Tï légende d» Gilgxmii, to« JMidî*, & Slbtvrifc 

3* Ci>rtf4^rNi4ip lie M. laïilorvi LA^rr «ur in Migioiu 4a SémUa 
naun i EiU'lfl 'i*; qui^lqu» culLet siri^ns. les tameiiiSi à ^ liQar». 

4* Coi)f^n?iifî^ de M. A. Lolat sur dut Qaffiifinf rciativti à ta littfnDtrtti* 
l'hitittiff MA/j'jtE» : £iitde dur ]« rDiniBL^ro do Jhu* <i'aprM let iji^piiya 
Ion mcrt^LMliB, ft 2 htmrvt. 

5* CoarèruMcfl tlt* M. Lmut SaipijUv sut Io f^Uhrt iU TAuro^ oriiwnf: 
Ln a1asBill«atïon »K Ui U>Aai«* d«ft ooatds baJk^nique». ic4 mardis 4 3 i*«i 
un quut. 



d« eoura «uJvimlB qui Loueb«Tit 4 rhiitairc r^lt^euiQ : 

L'ftludA sur les Conniïflft fronçJiTji dti riï" irftrti*. par M. Bot. 

L*AII«nniffni'. d^^piiii l'iuit^rim d'Aug«baurg tl&4S)ju>qu'tL]i XnÀit^i» 
\Ai\\\t (1943^ par M» [Uuss. 

LiiNcktiiD Od^asverne, par M. Viotop Bénrd, 

L GjtpliâMiinrk da norfoaui chniiiit du RAniftynnii, pur M. Sjtnîn LmL 

U'HiaLoire du Houdrlhi^me d^prAi te li-idi lan-firtrï-iH et l^oq 
fo'tA'm'l^fin'j-hx^ par M. SpcobL 

Lllxphcatton de texloi tJrda dfl l'AreMa, pur M, MeilloL. 

L'RiplifîJiiion 01 r^tudn erttiqu» da livr« da li Gea#»^ par M, Htm U^^ 
bert. 

Etbdd dea Anti<iuUf a do Patoatïtio» do Ph^nioid et de Sjrîe, pu UIL Oh, 
cmnl-Uinnftttu rt par M. Chabot. 

Lar chapdJci d Oxin» à Dendtfrah, par M. Uorat. 

A li^ Ff\nttu rit îhffitoq\e pTGtssttmte, M. U^nAflot aipaura t'HistoT*'^^ 
Diï[7maLi']Lii.\ JEilrrprAtfrra i'Jrprtre dn uitil Jiinqupji tti œminorUira J'p Hi) 
<1« la théoJoRie prot«eUT)tc nu xn' alïdA " d« Pf flîderar. 



U. Bhrh^rdt expo«era rtruloù-e de ]« Mor«i« otLrèti«aQO d«pms U m* <tt«1« 
Mqn'â U An du ivm* <J«elo. 

iifrAph««<d« TADÛca T«sl«ijitul ti tipliquvr& des Texict choisi» <tf3 ï^tiU 

H» SUpf«r élutti4n t« probl^m» da IV* ËTAnh-iJe^ 

U, B^nM-Miury aipoteni L'EiUtoirv du l'ItgliiA chréluaijiie jasqu'A Chtrla- 

tffta et \tt Ofitfiuea du Chrikti^niame en Gaula. 

M. John VlAhoL «nseif:p«ra rKiat^tr^ du U H6formo 5ux Jivi' ot mi* fi^loa 

ètudkrA l«4 litUr^eure proutUuU Iringiis du xvii" tt4«l«. 

M- Jimn EI^TilLfl fipo»pnk l'Iltaiolri^ dtt li ULL'^riliir« Ëîir4ii«nnji ppndtcil 1»* 
ioox premm aîtalM cl iraîltrd do l*Iltttoirc d«a reLi|{ioai du maadc «alique. 

U* H. AUier«ipi>*cnrHj|Uùfo da NèO'Pittotuaaw el ALudwrt la i^i^fcboio- 
i* du Mimmeni r«Jj|;t«iii. 



Dftns un krticfe r«c«iLmeD| publia p&r lu H^w PhihtttpMijut {v{U«aibr« 
flOS, Sn-S41\ M. H^Jac A duan#, bous Jh (\in <le : La nin^ùin t:nïrt for- 
Irr McitfJ cl l'crdre nU^imit, unt» euitc l0Ki'4U« k fcr Atu4o euf in PhUos^phie 
ttiflprdfc pfée^dommont pubIi«o p^r U taântr Hovud. E;i aonaiu«ioa d« c«l 
#Ud* 401 c^DtHnt titf la doalrinii «ociil* d« Jhu» m lur la eu m^niqhieoon* 
pvuÎEil AugufIJn du paff*i d*unn ânalyw pifrlialtTg^ue hArdi« à coup 
{tf*! cnii iiK4>iikAUbJeueut vtigmale, M. Htcèjai; <14rivuce «n tt* ienat$ Il 
I OOBfyftIon • ou pluï «lact^menl 14 oonflil qui Ta^L robjtl d« ion «limeii : 
1 1^ SocâétA a>uil for>cTa«, dAputi la chriatianmina, «ur TidAe de « (Mo« a ou 
\m droit dhici qui vn ai ruiptRimion ludnla. lAndii qu'dilH rauL av TonJer 
iriMoUvanl aur U * Liberté ^ non point au «eui d'iDdilTAnncr et d'artiLfrmr«, 
M Moa d4 80urer%uul4 de U raiioa sur la ««aLiuaDt » (p. ïit|. 
Du» la tuètJiH K«TU« (<»ct'>br4 IW^. S'Jt-tt'.f}, M. F, J4 OhU GuimAraBua 
k'aypHqiu & démonirer ijii» Ir besoin de prier uat, comiuA \c liog^a, ufM Fouo- 
ÀOQ d« nolro crKâciaiuc, qu« lea m&utfcaUtion» de »«a lOlifilè w>nl fturlûut 
ré^UfOEM " doju Jae momcuta pitli^tiquca, dacA loi AaU do dèpr«asLOa mo- 
[ll« ou pbyitqoa >, qu'il Mt aûLiaiii b Uiutei f«0 OM[llationt da la vin alTacUf», 
Lsuloi la iuAtwooM d« t'rtuj, d'épw|Utf, d« noe. Son aryuuiea talion ^ dont 
wMlU oa; paribia iar^rieuru à l'èolat — e»t mèdioc»a»at fioba va fbita 
!•. IfMiunoiflfl l'htatolftdoataligboay p«ut rMuodlir eActlidlDg*Di«u>aa 
ahtffilirina anf taa lorma^ LocKlat â* là prïAra, ttxr U% dinfiraocoa rju'alTfcla 
ot^al aeloa la non iU celui qui prie, cuQn BUf Is < culture » du bMOÙi du 
n^ M Ma mA^lOjlei babttu«ica d'opcûi quck]u«a ^Taod» myaliguDa ai «duoa- 



sw 



nSVTK :>U LUl&rOlVIC DGS tUJlilOAS 



LVtide de M. ti,-L> Runa&v sur le commmMv de rAp-^athfptâ pm 
tv$ dt Lieba-na paru dam \a face. 4« ra^tnbi»oi:U»hr« dA ift ftAtM 
«r lU Uttfraïun rfti</i^inif (pp. il9-447] viH d'un haut InlAr^C poor 1' 
«noorn %\ mal eoitnuc den idg0« afiticHlyj>l>qu0B an moyrn à^. (it eovcitftriun 
lioprlmé par Flotoi fMadrtJ fTîO) «u ont MïVoa lujooHTiai ft Tien prt* oàÊtè- 
Tabltf, a ^t^ oampûDÔ par uo motav ospspnof ^u nom lio Br^lu* t^i, 4«Mlh 
ddnii*r« parùfl ilu vtt:* tiftcl«,|oua unrûTn Xttt actif duis la lu««oofM^t«i«*- 
lianisrao d'Rlipnnri fin Toiftdn ut An f *Rï iftlrgd. Son u-um ^$i AfMa ■ 
doaic iTVfM cotrcifOQ^laM 1 iloum icdioa» ou Sr«rïic ata texte laerA, ^^ 
chacune d'un oofometiliûr© d^toiU*. Boalua l'a f»H prÉcMtr CiuM uvn k«Bg» 
tatrodaolbu qui 04>mpnad ucio 1aUri«d»dicato'tr«tf'fti^u4dl>t«^Klbdnii^ai 
prologue d0 S> JAr(ïtiie qoi prtcMe urrlîtiair«m«nt i*Apoet1|rp*l âwis kt «i. à 
il Vul^ilv, la iBllrc lia S. J^rdmo ^ Aaaioliui, introdu^'lion pr^bftble 4 k wm- 
vion htéronymi^nno du eocDUir^nUirc d^ Viftoniiui »ur rAp««ft1]rpM, nfiMtt>i 
«xplJcation, uniodimMfB pIutAl^doE pomU priadpaux abord^idaDi U tm^U 
rApci4^a1ypiG oL dins |pa flûmm en tairas <|m vont lui^n. M. H.-L RamaaT Dàfc 
r>L>SBgr[ir le iimnque h peu prfts abadu d'oiigînalité d« foDurre qu'il htm p^ 
«ente. BentuB lai-mAmv indiqua dana ea lettre <^ica10)r« A EIIW«iq» Im ^êm 
d«e E)«uF auleurfl qu'il a exploita; nii lool : JAr>cM, Au^uiitn, Ambrots», hi^ 
jfÉne«, i>É*ffo[r*, Tyconiu», lr#o*f, ApringlwR ei !*dor«, 11 r^w^duTl finlciA^ 
ptfEkL la [oUrfl uiânie dei rtiiLnurBi leur ffmpruula'TJt juiiqu'h d< limplap^niMi^ 
tcAntilioD. La charpente do Don ouvrsice cm «flc-ui^ai* 4lipocimit da 
origicar^tc : BoatLip a calqufr l<< plan do »on eanajcnburfi »ar ctkii dta ooa 
tftirvB plut aricJii^uK iT'Aprmgius, di? T^foniiiB **X é^ Vjt^orinim. Ttla tuai 
ou mointf Ip0 etupruula ivoufr^ pir B«atuH, inaia M. BAmaar ^ rcoomm 
dans aon auvro doux paa»^^a des Troceofuï Origmû r4c«iniaoat dkovn* 
UtAdil^fl pnr^ffr l^ntitl'Ol, «L tout porti^ A crolr^qun Ih rurf^ ff«g»«fll»^<i» 
maûtiiirft dont ndûntifî<?Jitiun M'ett poirrl Pi^iorp fnîttf ne dorniH psft 4ti«Élp 
Alro attribuai au taolnc du Li«bana- Au»î M. H. L. HaniMT hÙ9e*l4I Ùt éê 
TiadiriduaM^ liUfraJic da BcelIub pour examiner o« qui, dana oon OHrwM^fitf 
noua f'jurnir dea n-naisLgr«a)«uU Hur E«8 tm» eotncrtMiliirM dt V^uriavi. 
d'AprmgtuEf «t d« Tycontus. u L'ctn i^Ai:t. dit ff. Ritnriar (p^ i^. p^rtik 
uum ilu pluïiULuiau tii6irftt« df ri^Hî''><<' d'Occident ; uft ftalfc b été ooa^tf 
irua« fi^ofj L<'ut-ik'fbit ind^pcndanlG âana l'Ë^litfi d'Hopot^vv <a n* li t J ^ * 
•fl> quaUléfi U nretil prifértr & lOUl «ulre p»r iDjRt tildorv ; M tralili*««AA 
& un èchv^un d'un allraU unlciue qui u afparLJ^nail |)o)al A l'^^be calbdlfB 
el A qui «ou cousoienlaiK a fourm rocuasion d'ofbord d« avUr* m cEurné* 
piiocipi^:! il'inLArpritalL^i «t ^li«fcn4rt'*4iliqn« qtiî ani Jiûaj^ ui*c trttc« dataTtH- 
j|;bW «U» Laima 4n Outj^dfirt ponflaiA plu»ifturf aiAdoi, pini d'«]qi9Mr wm «p 
nuwa thAolûgiquea pcrsoTinâliait qui iinni uiijuun mLércaiantas ■. D* la 




GHAornotm 



987 



d« Biaiu*, y. FUnuy pafTÎtrnt i. oxinirt, giie« à une critique «ilr«me- 
Mm^e qui* niiu» it' pi^qrrbnn r^utf (i^flffurtr «a la t^sumunt ioi. luut cb 
4» port luhfliitor dt Vxuavtt of igLaaic dc5 cowmcnUlcurs ct> vu pvLicutieri 

iaadme rMtiUft'OD «t loQ uo p«ut «b» qti«U. H»mu>' iil Tût du&nUU 
fCflMBl AppiintlIrD U pcrvLjnoAtJtJE i^i Tifurr^t ila Tfcaaiai;. mais il onui proJUAl 
KD# Mitiofl«riL>ïuQ i^u conimeaUùro d< BcaIub (p, 425} (lOor romplocn oellc de 
FLomx qufl fki UaL» nambivuM* r*nrl4ni inatiltubU, oL tinû paum rMlU- 
BODtM limplificr uni! qaeiiirui doni lauU rimpormnac pour rhirttoira do la 
pctféc iDé^ii''rak dc naii» MiutJft pbK uni^rif sivoir Kltt uiciurfa PKacUmeat, 
«cll« îles ialofpfcUlJond dn J'ApL>-alypsc cl do loar icflu«aofl Utne U période 
uitért«ar« nus CroiEndcd. 



L& libraîri« AnB^nd CoWn & puMïA dan» 1t BMi«!hi><|«t 4uC9ftfrf*« iaivnii- 
l&om d« rtiAotoptiiv t« betu fQMD<nrr rf« notr» «^IliborHenr If. PicisH tur 
JtkVttkuTtirla ScoiOftitjvr {PmiK. I9UÎ, Lîng* fcparl dolfîp ,ii)^).Cftl« Mud« 
VilKtffii4iaiseiilnrcoiDmaT)J««parf«nocn^ hon«vlourpourq«« pouin'&jroni 
fw i tnsuUr flur *ts quaillè» do liauU onprnatitè, d^4r««itDn vft»U otpr^i^ciftA. 
U. Pkcartl. tritil dfl lïhftreher ca qu« vmn In «cotBviiqu», nn r^ppsUe bri^v^ 
vnl V dH-ekpprmf?nt, \t% p^wtnti «iicfîMAÎri^t ; H en A*fp^* Iri mitH ctra* 
tlhaliff K«OfQlîlI»> iiCK nmpnmU rik philnufTphin GTvû]-» oitlnLitir» ooU I«r 
fptcvUtiorxft oà eUc!i'fXcr^ k plus fr^ffucminr^. 11 inivcttin»! & concbre qoc 
^ ■eoAsA^UQ « fTt, An In etrrClJani d'Ori«ol «t d*Qo(^«fi1, cli« L«i ArtbM 
•llHliitto. f|ii11« «ol^nt d^ArilnaPK h^rtlîquD» «a cMtljftdoEH, duc concqiticn 
lyHéiDVlJtpir du oiondv et flv Iavîp oà ealrenl. en pcx^poKiona ihrer»en, la r<- 
!B|kiD «I Jt Ih^&lofric, h pbîloeophic jrree^e ^ iotînt p«êa6p à t«j|«« vt> 
«Mtrctfi, lotii plui Mco» le n^optaïaai'rtM qu» 1« ptepbliétiiaw - CûHit I>t dciK 
liêw >n»intif1i|u?iili> Ti^ntiqnilA 4|n« Tiin rufinnid |tHij i pu «t «u)rquHl«4 on 
Ul & nriKKit> muiuçnlBH <4i^r «dtlftiurtb ptuT^ie c^udiiJér.iSjt«a >• ((f), ÏMMI), 
V. Ptcirct ptiM cnaiiïu Ci rciimcn àtJë ddTBraiilai opimMi 4di7»tfl««- Ift yb- 
l0nr 4aKni£tt<t*i^ <** '^ tcoluuqi». il pr«'ji«o Im Urm^ d« celle <}Uf«tjOB et 
BHHrtre romN^B ifrfTbrvQtft *ont Ifi^H r^portiet qti'«n y p«in hjTP. >rbn <ia*aB*« 
iIemmbI iTuu c&llmlt<iufl ti&f-lLtimiBif', ^ d^iLn rAtiimalivtD ipri u tnHidii 
ea«4re ' aux oonotption* et aux mAtho^M acrUquiï» on modenMS de phi!»' 
ftpbsr -, ' d'un ^ibtfovopb* « qui p«rt du imh^o phétuxnJnzLl, dee bimtiqqi 
ptifKiquet a f ïiuroMei. paivrhotAjtiquM f^ htatOTiipjfK pour ^wurtruira unpta*- 
ta|4hTi~LiiuG «rp^kilîVE? d» ciKmvelfbu^ii^xsicnil u»ft f^g^« d«iie, »^ nnfif] d'nr 
buiorifo dc9 diKlfin?^ ^ d^ id^iM. Pour ce dcriii«r, il ne Bdurul ifjfirr y 
mT«ir, teh>n Bl prenrct, ifèpoqtie plu» ivUirDSV^nu 4 ^Udicr qur celltr cù m 
ntnl'MtMlt nDlto«Tte« «t1e-4*v«liipp«iMift*«««lia de la moIuIi^o : « eil« 



UTUC DC L^UDTCinS DS5 AUJGIOIfS 



mt'i ta constJtuvtit. noua &8«lflloti4 A l'âToiulîon il« ttoin r«li|pobiqui m 
tiMQtd«»dogm«4ei une ItiÈLiioKi*, <jui eiilionl eu ndttiva» ri «geonAKtfo 
uaÎBieal »l ^troHcfflont la philosophie, l« thtologîe ol U MÏdDMt qs^ Ml 

pr«aque impotiible d* <]dl;milcr Ja tboiûno ât «bicun* d'eUoi CttU pMMi 

Ujèulofïiqu« noa« pr^eau une buninitA dlff^fcnU, psx bi«4j dct ttih,^ 
colle i|u'o(i trouve Jiu» Ids tudèLéi puromciLl rebgjcusti*, ou duu In note 
<|u« do[TLiii«at iw fwaceplioaa pureioenl piiiloaopfaiquu OD BOWntîftfiUkU 
acoltiuqua tuèfJiAvdD «»t ua« do soi crtolion* U* plu» ohgiavlM il Ih fhi 
prnpmt k Ik &iir« itoid prendre, & lu reooDvUtubf dans Mi vivuU» «Di|é «1 



La qucËtian tic rju^iheciLiâl* du Saiat-Saair« do Turm t »ouUt# 4m 
laïquci i^u'onL ûaAmenl fiuriixoJUD0 tlca pi^oaoupaliODt 4trïag*r«t La» 
rliorcbc deiinur es*6e dsa rtidiWi M5iorit|U«.P<nifUot too( n'MlpMàf^jiW 
<laUR U trupiibciiidaaLcUlti^ralurp uto da ]« f^ouiiuuuJUCLUoa loiQCiiM fiÂe K 
H. Yvoa Dol&ge 4 J'AcUAuiio an Sci«acoi. U «n ttmitn — »o fûl-0l ^ 
titra Jo dcK:uai«nl tur IWi^ina dfl ib «oatfovor(« -^ Toufn^ dui 
M, P. Vt^nun n oantignà In r^Balla-l d'cxpAneucM «i rAi^iJwDCDl 
du icnud t>uïjLic (If Lirictui du Chrût, élud» tctcnûlUiue. r&tû* Mj 
el C^'. l»)2j. U on loalen lubsi 1o« iroi» articlw do La JUmitf ^iaïï 
{17-7t mai n<}ï) où QuU-u ovU\boraiekir M. Uaurc« Vome» et U. P, Vip(« 
dtidutent, »a »'«ITorcui d* sa inaint«nir ttir un uirûn itrieieai^ai ««»• 
liûiiu«t leurb raiflonEt d« croire ou de ni» rauLhoaLiciU do 1a rd^quo 6c Tons. 
Voiai o;j quoli Uruius M. Veroo» Qoaalut, en dcra^t^ro pa^o dio Tutiolo q^ mti 
U d^bal I n» du 17 mai) : • Nous elvoeld fait vi>ir : 1* qu» l«t tfli^M du Qni 
sont, ttacainonu hUlonquw *n maiu, I'cbuïto rJ*UTi p«lnir* dq ht" liMli; 
2* qu« l'hj'pQUiËEK de la noie (de U. Vi^uon}, Iola de «'adapicr «u le^lt 4« 
BvbniEÏIott v»l aveo ces lute* daa» IcdAiocuord le pluv f»ntid;3* t|q'uM«M|l 
oaTotoppA doni uq liaoeuT, dàoi s'importa 4ui>ilo0 coadiiigas qu'on i i y pOil« 
corpi et c* lircoul, n« p#Lit Alra la caufto nauitcUtt des empretutisa au i/t^t^ 
linoBuf de Turiu; A* <i\i'i\ Ti'iiHl pu éUblî quv lee dite» eiu|ineiDl« 
Mf|7iifit>e0, t'upcat yv^iOf à<a photographie» de 13Uâ e'oiplitfuBnl* soét 
aiopU oonriitiou quii U «uai/e « ^U^ plji>tofrTaphift fmr troRqMrmec, 
quHqua raison dont. UDA v&rhflcstzon «xpArimeiiUle JusualraferasMi»' 
tMitt la vram nature. « M. ^iicu^n répond f infme Ahimiro) on tuant, ea 
raulhnolLoiEË du tt^iUJ qui pri>uv<ra)l le T$.\xi oomfois lu irv" 
oontradieuan* ltLib>nque0 qun lui a oppoaAns M. Vemo*. il dtdat* «a 
«cfibtrrwtA, ne le* ayant pas Aperguiifi ilatin I«r tntw« ^ m A ô'^attm, ài\ 
r&in* de r^AÉ^t'a»"- Suu arKutin^ulaliDu a plu» de poidn tonqu^ildoube las 
aou* 4ut|>ebu lui, upliqucruieul lo» «icfgnLalioQJi de rinu^el k 




I 



»9 

t« KootoJ 4*ua f«riuble négatif phoV>firAptiiiiaA, [l «hI rffgrcLlnblc qvf 
<|MJqt4* •fOrowliobii |jttrLn>t> ATUiGéEB «i lui» «rdvuf reitiAl»BOUT«ntei(«asiv« 
AUnt 4 c«rUÎD«« pàrtJC4 drr aoa r«iMioa«iii«rjt liï otmaUrv toai objfclJ qw i«* 
rait ici ÎD^ifpAM&liU, ^ Diuia fc n«(Iu 24 mai, M. VaroM r^r<nd bfi*T«Entbl 
Im prinripaax tomu» ât in di*<^UTii(>a » non maijn in>îr, m pr«a]abl«, pori'. 
■ D« rcoOiu:':rtiliuu foruiellt) cctnlr? iii ptupqrL dm rplliJUB» el QU (irauii^l« ligne 
cdlt» do c}iri«t;aDiBDQ« pnmilif. Il doI« «Diiât« différvaU Argument* nouiOMii 

dtat rksa^e du Chrift, tdiff ip'oiU ait donD#« par 1a phaio^taphio du ^n* 
CMil, «I titrtout d'aae diffèrMirc lt«s senaibl? «iitrc les dlnvotiOM dat deui 
«mprtJDles- 

n» ptrl ei d'itiina la «orutioQ d« I» j?«Dirov«r>a « 4lè tjoufti4« Juaqii'i l'i* 
r«qu« r>i'i d^lPuiirun ei g:&rdiftï« d« la pr«cî?uH« pifr» p^rmetlronl ilf la lou- 
■iPtiUf k un tumcii r^dlflmaut >citnLïl1qutf. 

M. K, n. Siintiiii dft Riol* ntnl d'ipport«r utonlributiDnA nKldcontr^vi^rte 
«a lUM pli.quvEia i:ttita]«8 : U Stunl^Suaift de ïVnA tt le porimU |nAora- 

lilre «il quviqu* fwu «aMliaux : Jî^»<^ de la t/ticUànn ti rxpUaUion tcunti- 
flfM dar^noti^nt it opérûtions ffui ûnt ilonnJ Jûu à raftpariîion lin p^trait 
ti^ tapîatpit tmtibU. V f % k o^up tàr fit nûxaiira\»iH tié^ct^t % iwrt «ur !» 
QUicUn a »cirntjflfiafl t< dsi i-a p^tjt Uvrn qui tui nttivn de fût plus quu liv cri< 
Ijqso: iQAia OD BU prutlnufif la doojcncnLatioii pbolo^aphii^ua qui vtl %hoti* 



Sou« ce titra . Us Pri/àc^y ;niU«9 «lU livra <k ^ AtftU ifanf k4 m4nuirrm 
dff ^ Vkf/iff (Exiniti doa ra&moirta pr^ont^a â J'AcaJ^tiric] de* InMrlpticna 
M MlM-Uttiw- Pani, IiDpriQ«n« NtU^nUe, IMS, 7t p. ma-) U lll>Nir>« 
KKiidEiiMlc viani d'édiipr U (ifirnlar mAmoInt dft 4 U pluma da naim éminaiil 
^'tUil k rr^ellé Sfuiiuaè Btcver «1 U tiAuU vaJ«ur do c«a deruitmatt pajfv» de 
«Hkiqv* bibfiqut permet <\e meaanr l'^Eotidiio de la porta t^u'n Ute U kI«doc. 
Cu\ vu eonpl^meni aux beU«a éiudw qu^it poursuivit dartai toat« #on oii(- 
Udc* *nr la Bibh ojAdlArtJ* : Uj^ ii«iJildin«nAl qui «^ iout mlruifuitf *nwc>fti- 
notnl — prétaoM Jue« aux Pèief, à d«f aonmfraUteutH hArttiqum ?u à 
dii doaUun aoolulïqatt, apocryptua ou intarpoUtioat da Idutc èpoqcK aont 
raWrèft^ eriliqn^i, tfaU!ofïii«a avoD uaa aricacia iTuDa rigourgu»* aa^^sciUi 

— M. S. KAfppa, dont on f^niiLU Im Importuiti tnvftiu sur l« phiToMpbîa 
rilibiaiffu* at an particuEinr lur U Zoliitr, viont da pubfirr, tuu» le lîLn d'KitAtt 
de eritit[tÈ€it à'/ti»Uiife dt pAiiiiiophir (Biblioth^na dv yUûoioph'Hi ci]nlaiD]:ii>- 
niee. A]«aa, ia-^, 2Z4 p.) dd« ifiric d'^tudca doot ptiuicuri taUrva>«T»l Ttua- 
Utra rtL^iauaa : I. PfciloQ al U P4tn>tiqua. II. Oualquaa mot* louchant h 

19 




&w 



fLSmi ttS L nt9f<H«t frSS PlCLIOIOKS 



OLonidfîM U ntofnTif tin Splcoti. IV- bii mor^ du ■ Jvb oîHint »ittii« 
Qîdo. V. L^<t6« de nfcc^Afité cfaee ATerrofo «t SpiMn. V!f. Qe Ift p«rt i« ■*- 
vL<Dt à Richard fiiïnon et  SpînuA «fins Hiivtoira as I* ertiqv» fc li i'fPi. 

— (lomonv-DOiu «ujocird'bui h ng03l«r l'ttiide iur $nftr ft MHêOmtt 
rAc^mmAnl f»[Shifrrliinpfir M. X,. fliil>*>m r-attttwi ttifru d* haccalAurMà bPicdk 
iIb TIiAoIukw protesUata d« Ptrit {Pui*. CbvT&UWr-Mftnaoq* f9QS; iji<^, a- 
1^ p-)- Hm^a ulUricuracQCBt roadu oonpU d«a» h Rcrve de c«l 
«OD^u dui« un MprJt de sAricuM oritquo et dlffM do Unit* àUeotloft, 



bli^, Jitec une trarturrUot; frangAiH, d«« QOt«a. «l un jftoraiir«« qn tniU Jiis» 
«or 1«« 4tr«* ^wkls : Le Jtmvi^dru dt Sintitûri (tûa^ à pArt A ^rD^riMl1# 
NghtiQnnlff, 1D02. m-'^'^do TiS p.) ^^^^^^ prlcrit, qui «d BccMBpkfQfcdtai M» 
itnoto 4diU4ik d'ua Hboodant tLfpJiml critjtiut, r«n[erm« 4c Qonbmi 4>r^ 
mcnU *ur rMtitbropiïmDTpliÎKiiLfl jafuiquc. Dp y trouva indiqué» atm? «mc^ 
ûûuso prfàpîQu [v« orgui» seneorivls dos dieiu et df » hfttîttnt* dt TenCa, 
dimofisioce d« hiur oorp» «t loi linûlca d« lear oiaUn^c, nofla k Dooibre 
u mùcvancitt n et A*i% « mort* » luact^sujvvs compmait dntii U t«mpfldt 

Nous publiflimiB duLt uild procbaùm llyraiHU» im ArlkLo dr M. GuMaoI àflt 
sujeL 

L« d«raEor Taîmoule du Journal ABÎaUqug {jo\l\eUv)ùi, 1002) ooEMkM b 
d«« 6tuJ«ij d« M, Bloohot mut Vt^otêrigme wiuulftiitn (p. 49, 111). L'tulMT 

Mnt ^ Il PoIjhriLé. I)«ij» In HiAmn n>. M, Fcrimcii Fujend. on un vlifiltfiC k 
Màt4piKf»i^}w. ohimiif: (p. t^ï^i). rèflumo lo »r't£nitï pbi|c>wft1i>qiie ^m toà 
Klroutffl da.li* touUi Im gloin aroompi^ant H aipliqutot I^A ililÉT*! fiA 
04)0 ^L ipji tt pouf tLjlour IVïA^N-fiûm-Jl'i nft d«]U tn Hoiï-Kuifla 1Û17 it« 
ère. 

— L* lÀvra <Ju yrand V»9êmidp doDl M. Adliénud L4al'^r«i rrt 
PHo^n au Cambod^a, pot^Uo un* tr*d«olioû d'ibpfAi- 1» ïn^oo bvbJhmI^ 

OMim; ci'ftHt, do» r<^i^lU d4 Aa j^nre qun poMtulnnt 1a« biMdd)iÎ94«K Kb 
flfiltii <{Ub U» fitliffM^uJi lîjtent 1« plu» ^^urcnt i^lu fidélosi, celui austi dool riubttéli 
drauuaiqui; pLu-ionnc la pbs vivcueut i'aud^toiro. (Jelta lé^«ade n«t«fk9ôl«i 

prawwbialo 4n pnjrA hMJdiiliniuw; pnr iïAnu«k, tb penoikD«gft MWlpftÙi^M «fc n* 
d^dtastiai u<i t>r«iiiuiiii^ dont la i^uaulâ «t-las mpii^iigu dMvcHt'fàiraHV' 
urlir ODoarokB rarta* da Vaitridâc. 

— M- AfiiM van iiinnop vïmi d« publir<r lo rétiuEtnl d'uQfl psti«i»lc enqvfttt 



I 







CflMUD9UB 



«M 



I fW«riep« raDaeiU4'«bouiUjilee«b9«nstiuii«duut kl «acor« attirai«n(é riulérM 
par *«e 4*cim;aft>(kjii KnplrM|ue 40a plue probes. 



I iro«. * sfarKC iffâ a Mitr iW2, M. CtorTMnt'Gdnfttfau OMimuinfiM^ d« !■ 

■ put 4m pp. PrMp«r et BïmaliA iï'Att«iw, rie UCnU>di« Cranclicaâr* deJrfn^- 
nton. ktpholognpbioaDl tncopies de deiixkiBahplKm>iïreoquAs ohrèlicvftt« 
rIceiDiacat d^uvortcA sur k ccoct ds» Oliriura. L^ première fi%U d'aprî« ric<> 

! larprètakion de M. U«r?nonl^«nn«««, l'tpiUplie oelIcctv« «lu prèlro KuBôbe, 
du tfiher* TbAvdorv «A deKfroInnt Fuj^An*^ K1pijlto«, t^ujibrniim Pl A/;ivhnnleoe, 
f|ul, TniMmbleblemcfït, epparti^uaimit A l'ua de» uiwiiuil^ies du inant des ÛliTtari, 

! h Vèpoqw byufilbe. -" Le s«A«iïd«, rêdiiT^ en i^rea barbare, serûl r4f>ÎUfkb« 
«Tiii cetUfk JosApiet, ee ditent prAtra da ■acciueire lie l'ApperitiQA de l'An^v 
— fUiftlAÙr* i|ui, d'aprti 31. Cl^rmeni-Oaniieti], aurait ntrq;irt h lieu, rèUbm 
dnwfss Rncteni rftotU an pM«rin», 6ù utj aAgo lar^îl anitoucé à 1% Vmge «a 
mort Tin>ebainr. 
Ifi ââJ.>m«nAdAd^/i«lliral'«tuntbnd« eeecûnHret lur h d4couTert« dWo 

' uitfie éqoMira da l'ose^don dnni 1 île de Mib. Selon lai, IL ;r a beu tf* eontl- 
dlrvt oitt« snta», nni nimraA uilp a?iiTre bdl«nli|UA on alexAndHri'^, meV* 

iwMUieUcofUurdSnd'un original £r<iT. pout-are*rileTé da nie j}Ar ttf<i Bomairii. 

! U. BQiifM'U<lcrcii lit une note lur lei roelq» du Serupsatu de Mcm^liis. U 
îuiMe 0ar In interprtiatioM d^nnA» u mol tîto^i^ et u pronctii;<^ pour te 
MM «i«el de fft^ «outre celui d« pofttf<£rf que r^udriienl lui lubiiiJiDer des 
AratfU dAtinui d'eMimiler T.àn/tt hf^ntitici. 

* StfanMciw 22 aaUt ; [)aiifl le groupo d'en^quilft» phtuitieane* rtemmeiïl 
w^tttlCt !pÊt la Mut^e du Loutre »« trouve une coUrlQ InitïrfpttOQ pït^njcicano 
doaioaavilt propovA rinteTprMuUon luÊranLe : ■> A (Ualifticn. nia ^'.itâmtU 

flttrt, bomae île Jf^futA AafarE^ a, M. f^nninc-ùitrmrnu conu-Mp-. IVthAiitude 
d6 c«Ue kCitun qui. eelon tu^, doit fixa ainsi modifiée : m A Baftlialoo. fib da 
jtWh<«'» fMtr* d« ildloA A«f arl^. > Le nota AAdAûr e^^blfto i^n^rnir Ei'IZorui, 

I M qui lettbltfvil iaii^uer, peur i^ defuDi, d*A eiueh«« «j^ jpUenD«A. Mmt U di- 

Vvi^Uqe'il i^rtall «ut bwniyrienu'^; 84^c«aia)rwiieDt» M, ClftmooUO&nDeftu au 

\hik nuneiqiKT le car&elâfd âui^uuLtique. L* forma Inmdre du nûm rtppeUe 

Stau« du ^ 44>ùr. M. Jlfr^n <k Vllkf9Ut piAento U réoeat rapport de 

Àugoeie AcbSûdeoi «t Huprcii-Hobeft sur l«i dernkAr*>i fi^uillei oxAûutied 

I pêf Mt «u aoEKiikALilu Piij-il*-DAain A l'^idn d'une iuhwriUon ti>unii« parl'A- 

* ««droite Aur les reasouroea du Iv^t PioL Ces foeilEeti cutiO|jrtb4<B autour du 

tApledt U«rcuro Daibia*, oattéTolA U pr6ience,&l'oaErst du jcrtiid eiactu&ÈtVi 

4'tta« sÉri«<lM luund'Liaebwcoèpe^ue «t de tuuctur a souvent tnaldgu* ft e«Ue 



2^ 



L*ltt>T0f1llC DES aiuaiûDCft 



eoDctuvona du MU. Audullcat cl Hugiridi-nob^rt »ur U lunir^no» ^ 
t«mpie d«B Arrtf r<» »pr4a to SLUieu du lfoiii«rao vAdc, épocjuc à lèqMl« *i 
•*M|MOonlAjQH(i'i<^ ^ pUcar «cl doclroûtiou iUSm|iT«, M^« r jM ftwi n t 
pîUl da ott reahw<chaa ^ct l« di^iiTrirw d'un éillfTo« sbaolunvDt ifro**^ 
aur ItfCauc afisaul du Puy-do- Divise vi tjui, à on juj(#r p*rvon apipi/cïl tipt' 
ïut, imh\a LToir flU L^l«vA & unn 6poqu« aiHi npprdotiba d« la foadftliM k 

& l'iaUmurou «ut tldniaun imm^diati du lemi^tt, on peut lin I* ééStaa 
[tko UcrctiT,lO. 

S^anu du IS «<p(«m6rs< M. Momvn Af>n<uA étudie, dftnft U locmvMU 
bftpUmo dtfi 4dii]l««. le aecia «tes l«rin^ rftUOfi ft Ia ninondAtî^n « à Stian <t 
1 »r< poiapoi v> -^ C>>l ftur ci dmiJer mol que porU aortoul m ilÎKauiat. 
Toelullïea pir-Iu de b pompe du diable tt couocrve ûn^i è oe mol aoa rèrilifeli 
aAr«ctAr«UTEb(dcigiqu«. Il iloit«n effot, t«Lau U. S. Heioaah, ^Ue «nkAdatei 
l«naf dograGpomf>««t dLilMiii potnp-3 i\n\ 9\^n'ifitti\ i;trfjrft,c*trUge^m}tt 
là sont dèiijçn^ h» d^owu» vubaU«nie3 ijui outupotHui l'irmét* Ujs 3>Ua. aln 
qui iD»&ji$c> dtfctjuB,^m«&UonDésd&c«l««ftocioiin«BCâ7j&ut««b«piiscflt» — 
»ont Mt lUuuntuH iaim^jau, foraic^nl >on ttUt-oujoi-, i^ odophflei pvU 
ffirmulï du ImptAffir, cvnonçnH donc ni>ri ipulmnent A Siinn, aux angoi dédM^ 
[uaiH AUBvi Ht'JiiL IfTur erjtuura^. UjnquH Tuu euL cm^ de montîoiiiiMcUf n(M 
dtehai d&n» Ift foradc, lo mol pompo qui ««tn bientôt d'Are co«ipri«, prïl kl 
forro* dtt phinol ot «a sifrniH-ïAlioa Dt lardi pu A w iranirormer. — CeCIt lt^ 
lureait luitîd da qiialquei obtcrtftUûnc prAcant^nE p,ir MU. Bûiulof, CImmbJ 
Ganniviu ut le B, P. TbèdeDaL 

Mh rAffi|9pcJ)frg«r,pr4»tdeat, ATiDonco qu'il TΫal d'6tr« iAforoii qoe Jft| 
thtiti CoDgf4« du OhoQUltiUa auni hou na tVU4 4 ALg*f> 

— SMnry du £5 rfjifAn5iY (o. r, d'Apf^ U Rjrtu Critiqv4 d^Biit^irt fi 
ÎÀttérittitrtj. L* H. P. La^cnoe expove qu'on a r^emuunt d6oaav«rl, 
Bcûl'Pjebvfn (PUettino) onUo J6rustlem «1 û&u« deiu hypo^i^i trii 
(piil)l«i- D* aoicbrcofa* micnptbni gr^e^LiOfl p«rin4U*Qt do oonctafa 
aAantpole tppAfttnaU «J'iiburd i ua» colnm* d« Sidaakn» AUbJi* k 
Tép^ifUc DiOûâiiQUÎcajifl cti^u'dle ■■orri cniulln nui IduméoDt litbjUAil b 
Dm pttmlu»* rophUflaUDt les &iiiaitux tu plu« nro» et bi plu* 
lUvan njoi* rvlatift tu culU, un t»«ft»#r«, dM c«qa, do» ittoo». do« Ui\ 
rfttt pjrrAff». 1^ rniu «Oll riAlltnioni polen. On v<^l à quel poiet ItMîl 
aT%il pfbvtrv pr4> dv JfrruMl«ai 4V»nt î& couiiuâlcr dr Jtnn Rfron qtï 
le» Idaat^n» i idoptet !» drconciaicn. 

L< B. P. Ugnni^o donD« onpmt^, 1 U prtïrc du il, Pb. Berger, mo1|iiI 
dtUlU «ur Ipi iMcnpLion» ol 1» awnuawnU d^ouT4rU dftD» 1m IMIIm4i 
Tompla d'6Bh[ut>au, & 3dda. — MM. RnlnAch m IW^r pr#»MtMt ifUMigiOl 

obBTTtkU'ODa. 






393 



4.HOLGTBRBB 



UU. M««pero t\ Hoiry R^Janda ont ecirvpris chu tea é^hlcuri WjUiou* et 
Norgstituo* 4<IiLion dttt ncmbfoux iirtj«[Dt, tbAxaoir«a«tn»liooiqiioftuL«PA^ 
IUû«ttr AvaildaMmiLièadAni un gnnd aombra dArevuM oude jourcaux où iU 
■ooià pea (irtsperduf el en (ouvcss d'vu accès Ir» difTjcik. Un MiieuTt an- 
ttOiMtoi la pubiktttion du premier vofuia» d« TAc fnTî-t^ori; c/ i^r fvitr Le hiçe 
BâtMtf^ Il «ontivni U pr«ffii4re t^na d« té» B^yptohçical and ^jA^Jogj»/ &- 
ftfyt, d« I8ïtt A lJtT2. L» ODvrftfffTf Adit'ui a p^rl du R^I^I>ra égyplologuo, uU 
ftuo Wrii Adiboa du LÎTre dca Morts ou ms Q'tLLert l-ectUfM, ue aeronl natur^l- 
leoieiit fu rAiinpriméa d^n* octu âdilioD d« k* ituTres épAr«««, 

-^ 1a pubdiMXJon p&T H. W. E. Cruo d^a OwfPdetfqu'îE a r^uejliîs <-n 
^jp\j^ {C^rit Otivftea femu the CofCMliVifu o^ ihfi Ki/yjil Krfit..ratu>ti Fwui, 
«* Spdftl Kilr»-Publîc«lîoa oF Uip Sifypt ZxplatAÙ*>n Fuurl. Lvij'Im, Kp^dd- 
Pftul, Quariub, Aabcr iVQ, îii-4, xtti*09-lïS p. ti 2 pi.)* pr^«cttle pour 
llûfioir» f tligioa»» eopioauivi b)«n quo paur I'hiftl«iro4oancira^quedff l'P.gypbe 
un MMthlfl IntML Lm i'>xt«ii hLhHfjijM m litnrglqu»», I» fn^snla dlio- 
iBi6«a al da cUBOJiuitajrca «nr les Ilyctt* ««ïdI», letlrva d'Aï^uoe, d'abbiia, de 
v^aa, h» dooumaDU eoci^iablîqofii Cca plus d^cri noui AtileDl i péaAifcr 
pliM Atant lu'où Dt Ta (ait jusquici dikbf t'iatistilt d« là no f«U^«ut» lieg 
dbrttWBi ii'Fsgypla A r«pO(|ii« byxsnlinv el dorïTit lu prcmî«rR tAcapt d« )'*- 
poquff Anbe. 

-> Da&* Les TVansacttom vf tAc; CamtriJQt Phiiol^ak^ 5«ei0ly, M, RifUcr 
llifBuMMi publie ont AnoMoas vcraioa djinoiae do Ia Vw if lainU CArfiIntc 
(b«^miJac«lie<fpc,Uadrca.CJ.a4/, [902.JA^,36pp,, 4pl.)*C«dooDmtAl, 
dl fori btIJA Mhtiir« et d*uQA Uji^a prôbAblomont «nltrioare juj xit* tiùiùt, 
m uotfvAii tar une huïlbt iftij «v^ît >«rrî d* couverture îotfiivure t uot» BibtD 
de VfOQiiVt datte de 1&19 «1 faisiukL p«nic du fbade Ashiiurnboa. 



JLLLËMAONS 



L*a dfuxièn« itt IruJHJ^mc (ludculei de U collcclioo tkr itUc Ofiml \_^ an* 
■t»^ iW), puUiec pAr la librAîrîc lïbrichs do Lc'ipâg rsAfcrrecnl um dJv- 
Étriitloa de U. Hugo Winekhr lur Za C^ntvpf t^n du tiel tt 4u m^nuiê tèktt If* 
JaAytottfmtf^ «oorraplton quA U, Winrklpr floaikI^rA^<immfl is baMit» nflbo* 
lifîn éts Wti4 Ivv p«uplM, U SfOMC nvi«udf« procliuuament «ur cetl« oan- 
c«pl>on de U. W., i prti^w d* ta bromure iaUlulfe t £ik bAJ'vfoA>*cAf Ku/Ikt 

IfiT 




2^1 



rnsm DK LHlSTOtltt DIS HOJCkO^IS 



p focaiw 



— An il^roîrr prtiRrAaimv du proifyiiifksAe d« Doo>ii«MUaK«tt«ilJiMit« 
4Uii»iMM4tTibpptod4M. P.WippncfaI, Zvr finliHfA^iv ^ Uati 
ikehm MyihmiMn^ Ui éoi Ointim (t. Tûbmjrvt, Utjf>p. 190*, 
10 pp.). dâttt IftifuBJc wU discQtér bWor^tieinfni 1» diDèrc^U biviIi 
fièx r»lîo(Mlj>t« de la aTihaIosî« yrvfOtff^ dm rMUiqoitdi do rbMcri» 

** H. 1^ Borhton ^m\, 4vn wtt «fraunti* para * Qfminpdr po«f I0 
iHr V^tvmuivjMfï ^ibv jêéheh-^khuHfkm mit ém ^mia4rn 
(Vaiidanfeacli, 1908, n)^. 150 p.), d'apfkOft** me «dit •oalhb«l>oa & l'< 
d«i rappoKKOtrt htt id«« AnbiMofiqMf ^lA^^tt^^mm 0tmméémm 
L'aiil««r a* w AshovI* *t h otnpieiilt d« b qM«ioD, ni I'ImvWuA* 
flonekHionft «nufwlbi ai p«tA aclaffi«mBnt ■'irri^Ur; «nui «'«tt-ll 
rSp f^fr« d* son livre on apOÊé ptHh et tùt d« fAUl <l«i redMnhn fdrtVT 
£lqu«> tUT ce »ej«1 d'un II Mdent latèHt- 

^l/flVTM^ ^nepnbZh H. Hub«rt Qnmm^ d«n* Im Mkft4mfa f^^ 

fcm tfVc Pdn^mfRpr^Mf.-nif , c«r «*««( dQ trfe fol#t«*sial «iv«i de nli 
port# an pn>bU/aa rclilif (i li daU dei imuawt, lolvlira que U. ûnmv 
(îfeil f)4uroir 4(f» fourot*, danaira* «erUioe DMRif^par THad^éuDètTr 
rog^if «t ie la flmphlfjiifl tM&^ivnfni tomp^tHe du Uxt» btMlqikt, 

^ DfLus l« tccond vi}!liql« tl« Touvri^ de M C. H^ Cir*f:tirj *. TeÊàii 
iké Jftmn TutsmfnUi {Uip^î^. Uinriob», I90t3. ta-lj) sarrl oUlnH, ror 
étJn 14 Mno pr*mi«f » uno ptrtio d*é mûtAriaut mnrv parTiutour ^rour >* 
Prùif^f^me à rétTîLion erîlir]u« du !1oaf<»u T^ataoklDl d» TiMèanJ^. U 
pr^wtJt tu1uui« Uaita d« ftiioLeiuivi vïniiva» du Ciincia, dfts AnrînïM 
WqaH et dô ritMioirv de la «filique. 

-^ La bkb^i9gnf»li>« (1q la eniJcfuB bjblÙTiM a'Ml «nriafaie d«fiei« la 
rannée 19Cf?, d'un c^ruin aofnbre de jaonâgnpfalM d« nifiLe ia«^, 
raient loute* par une «vminuae préocouputon «nj^ntïllrjue. M. A. BcvibolvU 
naoèMopatu? Mdbbjfu», A hiil)rairi4Mahr(Kr. in-B, n>i-lt2 p.)M H. c 
Uotibey, linn» un ml^wtt plu* braf (Miuiob, LauLn<?r, LÏOS, i^t^* de as p.l 
ODl loua dfuK «pporU unp pirL d'argumeaiii oouvomx J&qb Jca eoal 
relaLiveaauj lirn* d'EiitJru vl lIo NfihAmif. M^ Bt^rthalM, lODLefdîE, i a«ul 
aayt de touroîr une solution au prablava dot rKj)f>urls Kutra Vjuîru et rCéba^o^, 
«t de fiicr I&^atiïpTObable'te oparapporti,— Uo autre aujitla» fie ir-*fn^, |^ia! 
la ti^<U« d< deuvénidiu : e'nt le Um d« Jdb. M. DaljLtfcb (Dca itatA 
fifu att^n^A unr{ Kun rrhlOtt, l^pzi^jnitrichii, IW?, 179 pp,) a diriad 
l'eUbit da 3ou E^téffèaa ovr lo tivn bébfou pitiniiir, eu autant d« pnpoê 
bM Ih T«raioEt» poilArieuro» «t l43ut «« qu« p^urai^nl Jui hundr it'aUoiaatt' 
d'informaiLon l» eniiquef 01 l«s irudiUoaa lalerprâUilitM, Du Krie ife M, £ 
fllaiW(fJtfrrcAre ^ub, HttnnnTerJUMm^yftr. iwiï, m^ 40 p>, Ta«tf et qv* 
lit M, Loiiy (/tevHffcn'J^urffMfJûffi^rftiiifilferaCufY, n'3a, zaa^i^,p,tgftt 



dOoT^H 




canocn^fW 



L'on j élablili tn tint] on lAx p«gnv, que hb a v^u plu» Je 1500 «qk ariinl 

ère «hr^tienne (lï n« connnït que la oréollon* Je déluge, La mine d4 Soilonn 

■M««« Ifcvncio pfua recèle ?ï)«lil prtludaAiraUAliraaia loaitnnnl qoe 

iiMlïnjv0ift iOatùi Slrmu 4tr Vruitii ton hrr^ f^nsicUiL daaiJoA, i, 

, 13-19, tl-"^&, l«-!2, ut-Eur, «I HnlMAilA IVoilfoU oa on lit EoaSnU- 

; ■ Pin <t«a iiiic<»ur> Uc J^ v. Xciul }e rMle a 416 ajoulfr poBlèruurauieDl. 

fpoqua* iUT«ranl«<, oi H. Ha[ror ne a'y ialéro«to guûro. !t donno la 

ndMÉÎiM 4e »on Job pr^aitif «aaa *'eacop«r nallement du pnrali^^bvme dani 

diMoan, «t taoa U nuliidr* noie, tu traducLiQQ, d'ailleurs, «si loujourc 

Bbîn «< aiMi frl«l*, wif qualque» Uh^tijH (par «umpte xu, 2ti« laZ> »« pUîci 

rkToîr pcnU laaiMi s» dtJiU). Kkuttf d« pr«uitv«, la iLète ^éuËrale échappe 

I k dbaaaiîoa. ■> La Iradualicto tl le cemmoaUiK qav M, Dubia a d»an6fl du 

ffttt d'Ualo toiA Irop ï^onaii* *l e*li(D«i ilee atfgtUi pour <ju<.< nous ne noua 

tmrnioaa pu à «o «r^nialrr la Mi/aiiriu AiJiUoti, parue aT«e Jej cotapléirienti «l 

de* rorrecboiia, i G6UiujfU«, A U librairie V«adoohCD«k (IfiOe, t^. Ju-3. »ii- 

— Pour niroplu^r l^dklinn dtt Aaru-k {^ntpmhtirff, 1858) qui, en IViei Bo* 
|a«l iJm luinoalaMaoM sur HnMiTLlhi at im auvrei, 41alt devenue ootoira- 
IbMfnaaaU. li. J4,WinUrieU vioolfle feurnir & la icianee un texte rigon- 
Ltifue dts dracMSi peines ^pî^ruoe cl ha^ioj^raphiquM de t'al^besie 
ûê GaadfeAein jUrnU pjIJW apjra rac* dju l l at •mandftvjl t'aultii de WiaUrieLL 
B«nAi epud WndmannoJi. UCMIl^ juiV'S52 'p. în^, d^nt U collecuon <t» 
Sffiptorea rcraot psrnaaiotruiD în uïuth ■cEuilirbu). M. de Wiu[tif«3d a, de 
iloc» raiera le* eraprunU Qoiabrtfii bii< par U poèL«t«e ^ d«) euteure de raa- 
Iqotlit Uaae eu de U liiUratare «Ar^Ueaoe — «L amei ae dA(adh« plut netto- 
i MD« jeuK, wrtc Ma fï0dan[Jame tA\t ei nttt coniuplbns dr«inKlE<tUM 
^HAea «I lOdchaatei, mile pbpioncimJe ai vin^Liiii^-rfl <tr uionule IeUr*« en 
■Hrlp<'4M q«i fut biCD le MMiJum fturabcum dont parle fiofoniui. 



HOLLAHDK 

I^ S«ftfU Je tn ffay^ pour ta d^fûtut de ia r«liffion tihrftienne doua enroifl 
pfOfraatDÉ dci concAure ourent par t-ïU pour [ot amtêet iiuivani«i. Noue 
ralef«oilaaMi«l<ulTani,d'[]n R!mc(»r« hUlorique r la Sooi'^M demande a vint 
ISdinmbre 1904 une * D^Kriplioa <9o> prjuoipee religUu;^ Ju pretcslau- 
iaoke rfferinè en Hellaodo et de «on inllucncc tir l'hiftldro de U R^raïaUoD 
4* b coaiDunlftci dai l^liMa rtforo^ai Juaqu't ooira irnpe ». Le pni cet 
100 Oarint, l^ei nièmolraa; luibïemtfnt écrJU en taiîn, liôïlLDdti», fraoçaf» 
m alleBa&d M porUat irnc den»e reproduite aur une enrcloppe («ebelé» ren- 
ie Docn de Vaal«ur, ddirenl élrt eqroyM mi D' Berlage. paateorà 



kBfltrdai 



S96 



ftkVUV DK LlItSTOl&C DES UtUOfCMS 



ftTATSUmS 



La liïimJtie D. C. n«4lli An Battoa pvhUe une »èr« â'Rlhno'^oçrûphk 
dcrt àani h Cl* s, iimrricdii iniidiiJ, rat dû â la pl«&iA kulonaÂe lU AI. 
rî« Sforr. Bi«n qii« da«tia6 itix vnfuiU, O p4lil Uff« d« 24) pkgM, «nnea^i 

DAmeilu AUiiii>gr4phei,lAa£K'jr trou^o condenièc htec jinlctie te nibtUMi 
publicfltioiu ajtdeaan tl réocnLos. D'vlleur», tout, doDi o? inuHeï, n'titpv 
«mpnuté «ux aourott terîtoa : qudquM iègcado»» d«» apprteiati^tt* 4^ AHil 
de* deism» e: «urtoui li dMoriplîoo d* la Ti« quotldlmna h d« li pij«bi 
éa CndUns sont (« Truii d»i nMhfTi:fi«» pononanllu il» TtiiUvr ^tt f 
ptmi p)u« do InaU d« l«un trîtiii. A n&ur qoe cb4(|U« cbipiïlr* •• Ui 
ptr de ^jrlea bioifraphic* dci auUunctUi. Nul dauU ctu*un tutti bon 
n'illMigno a»D bul : iiiUr«s«ar Ut pat^u AmiïricJua* t l«ur» frerea now 
li»4)l, <t par 11 «Jirarrï lu d^ndenco rapide dm ftncreatt posse^snin <f« ni, 

— X}Aitn I0 foBcicuie de jcnllei-wpWuibfe IÎJ0£ dç rAm/ricon >oiini«l 
Anhof^o^fi (pp, EdfMO&j U"<* JiUry titlaoïif WilJunt» publu la ptùmîkfê 
dcuK études coniacrt»! I^uq* à rttnptnitncc JuUa Domca, f«ma« ^« 
S4v#re, rniiire t M ni^ Joli MtmniaDa, tahn li'Altixuidni Sévère, Des 
Tn»ni« épigraphigiiM tl surloul dM nf>nthrou»r:t fûruinlen vottTca utilbén 
ce li^ uoii*ct«iieï(Mix mémoire rotfiort âc h\*ici fmpp&nk te c&recUfc m 
<]utm^at lynariiiito do tapi^U do Jul^b Docafi&. eu nimo toopc qtit U pui 
cOMnrvAtriov avec [^ubII« «Ue mamlrnt le ^ulie d» la finiUle impériile. 

— D*n* le vol. XXXH Je» Trtimac^iîm* uni PniirAvibiigLt u/ ttus **i 
pM'fDfOj/icdf 4»sr7cialirJ4. 1601 (BoMou, Oînn et C^* S17-culuit pfi. <o^ 
411 1002}, dmix lUYhux ««ulemoni mlêr«B«oint l'hirtoire an rellf todi : S, 
Franhtm ; J'uMtf appropriât if>n /or induidvatoffcrtnjft anti tacrificei ini^ 
M^ K Morfçan ; Grfck \md liifnan ram'Htid'i and rain-chamu* Voici Ti 
t^uc dûane de cette drrDiAr& ^tucl« M, Lej&f duis la it^u« Crtii^psa tfi 
«î4e Utlératur<iti^^,ii tmùi 1002, pp. Il8-tl9}^ « Cbe»l«* Greca.^1 
A Tht'^ophrttte» il n'etX pas queilion d« prière i Zeus I^v. L]rocipbfoo d; 
Chrgnique de Pare» parlant, pour \n. f>r«mière rois, d'un <uït«de<vpnin; 
ilB vivent lies uiilbe» (Mulpist Doucalleu)» «t dud iJev fails cuuleuiparaiai. 
prerDi^r iAmûi^naf^fi aur un duUc contcmporai*i e»l cfiluï (ferbilMbere{All 
p. (Ï&4 aj sur U cuUe il» aaitom A Alh^nvi. La proûosiioa ao TbosoMT' 
Zeiia HyeiJOB, àCe»(CollUi,^18),lartiedu eharel dslapriAr«,à Gmi 
Tlii^bselie (Arjtijci'nuti. OUt Xiratt.. m) suDl trît dffiix seule autrec si«i 
avant l'ire «hr6tkano. Aprie i'ért ehr^tienae, on a la prière (I«b Athénicos 
Mftrc-A jreTe (Comm. &, 7], une inKnptien île l'hfjgie (Koerte 'taes Ite JfiK' 




cHBOTiiQns 297 

lor 1« Punèfl (Pam., 1, 32, 2]» da Zêai et de Bén & Anohimeuak (ib., n, £&, 9], 
m rit me^qneflo AT0tdie{riA.,VlII,3B, 4).Ce0t tout pour l&GrèoSfCKf les men- 
tions de Zeus Hyettoa & Lèbed^ et & Argos, de Zem Drobrios mt le mont 
HTmette, dans Ptn>&ai&B, ne proavent pu l'exîetenee d'nn culte» Auisi peu de 
AmoigùAf^t cbei 1m Latins. Virale (G^arj;., 1, 157J et Ovide (P<uf-,l,6B1)mdi- 
^UDt quA ic« cultlf aieure priaient pour avoir la pluie, ce qui est couârmé par 
InseriptioD loui PluuùUi (C.I.L, IX, 524), Le rite du MtauUis J<]|)i« est le seul 
)iie décrÎTent lee tuleura latins (Feetua, p. 2, OSiNonias, p. 547). PéUx^ne 
Bentionne une proceuLon de mstrouei, pour obtenir la pluie de Jupiter (o. 44), 
9t Tertullien {Apol , 40; De iH.t 16} décrit une procei»ion analogue, les 
Nud^edcHût accompagnée de Mcriflcei & Jupiter, Le culte d'une grande 
dirinitâ arec rapport à la pluie est doncrare et peut étreratlaebèà des ioUuencefl 
irieniales. Cet pratiques étaient remplacées par te culte des Nymphes et dei 
rontflines. » 

P. A, 



Le Gérant : E, Lbroui, 



DU CIUMANISME 

^APRÈS LES CROYANCES DES YAKOUTES 



(Svàit ri JU-) 



n ai inléresâuit dû remarquer que, chez les Yakoules, oa 
ne IrouYe pas de conceplioD du pédit comme violation d'uao 
loi de Dieu, Leur al ou aolique tinik n'a rien de mystiijue eu 
soi : ce n'est qu'une simple violation de? coutumes de la 
tribu. Otte Taule ne p«-ut Mni elTacée pAr la p^itencc» Thu- 
mitilé. rainendemeat de la conscience, main un peut la 
racheter par des dons, par le sacrîGoG d*ua bœuf, par des 
victuailles, de» fourrures. 

Les événement» extraordinaire» récitant de la violatîoQ 
d'uQ teIaraA,oubicn le» calamité» j^dnârales dont la nouvelle 
ae répaudait dans tous le campement et qui sourent entrai- 
miieni d aatra4 malheunt, comme les épid^mieit, les maladies 
nervtîuses, les crimes, leg guerre», les migraUons eu manse, 
CCS éïénemema, dia-jc, provoquaient dans des milieux con- 
venables une hniaque crîstalli&ation de la h conscience so- 
daltfs.SoaventcespbénomèuesétaienteiiglobôsttouBleméme 
nom avec le premier i^v^nemenl qui était coui^dért) comme 
la source des autrefi. C'est l'origine des préjugés qui coasis- 
tenl k établir t^otre des pht^^nomiaes furfuits» des relations 
de causalité : c'est aiuiit qu'on voit des noms do maladies ou 
d'événcmculsratlacbfiaiJeti noms de chefs cl de personnes. 
La relation vérituhlc s'etbice uvec le temps : il ne rente plus 
qu'un nom «ur lequel rimif^inatton de« peupb» brode libre- 
ment et enfante de uourotLes croyances; ou bien nous voyons 

1} Voir Ultrni9on:pr«cédMilo. pp. 204-^^. 



301) 



UVCB t>z l'aisTûias DJCS UUGI0!«& 



d'ialîQues légwdes s'torkbir dodf-lnils aouveaux et 
adaptés aux betotos oonveaux de la \\t. 

l/anlîqufî nr|;ani»Ation d^jt e^priLs se KciQdc tout d'j 
en deux puissants èU : h le tit des neuf tribut d't>«priU Si 
haut » fi/*Hrtyni /o^wAwflya-iwajel, d'autre pari, ■ leiif 
huit Iribuï d'esprits d'ftn-bas » {aii^rdiigngy a^^s àt^ age*uû] 
LvHuasdemearunt plus baut, lu» autres plitv baH. 0[Kuif 
au tujoL do leur Uou de résidence, ie« opinioûï sont ti 
partagées, non sculemont chef le» simples morleU, mi 
auKSÎ chi?/ kï diîttii;uu--4, Kii gt^néml, on appelle les e«^pril 
sup(^ rieurs langara, ce qui »ignil1e proprement » les célestes*. 
Quant aux esprits inférieurs» on les appelle soutcoI « sud- 
terrains », mais je cmis que celle dernière croyance 
assez moderne, bans les î^caataliuns, un dit de beaucui 
d'etiprils iiu'iU sont des « babilants de la partie occîdenlak 
ciel * II. Le« Vakoutcs, comme je Tui d6}h Tail remarqQCr. n'ont 
qu'une idée Tort va^juc du monde «oulerrain : ih s'imagiaent 
que c'esit un monde commo le nuire, un peu plus «ombi 
OÙ Talmosphèreesl grise, comme «une soupe decom^iu» 
Souvent» ils appellent <i le baiil » et « le bas » de» pays 
situât en amont ou en aval du courant d'une rivière, Actael* 
loment, pour eux, <^ lebaut « c'est le Midi, il le bas» c'e<tk 
Nord. La terre, monde du milieu {arto'dùèfhu), e^st habitée 
par \m hommes et les tiàr. Mais panni \e» esprits plac6s 
tète delahérurchie du « ^i^d'enba^i ■>, on rencontre en gi 
nombre des chumuncs illuslrcs el des iior puissant», 
le u SU d'en haut 'j, qui, assurâmenl^ est plus ancien, on 
trouve pas de ces personnages iann les premiers rang», 
on en retrouve beaucoup dans la foule des esprits subi 
lerncs. J*ai relaté une lâgeude sur les amours avec di 
Yakoutes de ces esprib respleniliananlis «I sjr rintruductîudi 
de simples mortels parmi eux. Ils vivant lou» répartie dfl 
clans, comme les Yakontoe, avec maisons, bélail, domesli^ 

Ij A(]tu«llem«n| chifi hs Yakoulas^ râX^reiiùin halian tr^cnpIaoA rsJi«iia 
mot Ungri ; nuia il existe encore d» luurrjurca o^ t(vt]j\j.iix t'i^mÙe louji 






DU CaàXAnStfE d'aTB^ L£5 croyances DKS TJLKOIT» 301 

ques, ir&ssuux, Cette didtmclion en deux groupes cIa iteufùt 
Anit IribuH rappelle t>eaiicou|i len aiir-ii^niieH divisions Jba 
Ulgurs en « membrei de^i^x lrit>ui(9n-t/jyt/r)qui résîdaJoiK 
dans le Jhlîdi, ot en <^ membres des neuf Iribo^ « qui élai&Dl 
établi» mi Nurd, I/lii^toiiv Tabulf^us» He» ITTguni est pleine do 
récils el de contes sur ces deux Lraiiclies sœurs d'une mâme 
race. Les OnUi^ur^, dès le i*' el ii' siècle de noire ère, ont 
émi.i^r^ \erA l'Occident et c'e»l probablement eux qui se »on( 
fait cumiattre à l'Europt- sou» le nom de Ilunts. Les Togm-- 
Uigurt se sont dirigés vers TEst ot ils ont (onde rempire de 
Tu-gin dont le chef suprême, Perho, cât qualilié par les 
historiens cliinciis du nom d^r u prince de^ ueuT Irihus « ' . 

Peut*^lrc que la rôpartUion des e^pritf vat^oules entru 
deui b^ n'est qu*unc rémiDiaceiice do ta première scission 
des Uïgurs. Il e»t également pon^ible que la conceptiou des 
41 huit tril>n*i d'en bas d, aussi puissantes, maîv plu« 
méchante» el bostiles, ait pris naissance plus tard, à la suite 
de noavelles divisions des tribus et de r6c«nles défaites, line 
fois que la division «txî&tiiil, ou y a peut-être introduit des 
iadividuii nouveaux, en comid^Tunt leur caractère et en 
tenant de moins en moins compte de leur origine. K la fin, 
oo ces» de compter de» mortels parmi les membres du ■ hit 
d*en ttaut u. 

Le ■ bli d*on bant o est devenu le symbole de l'union natio* 
nale, \c. protecteur de la paix, la source du bien-fetre, l<t roii- 
seil rî-^déml Lif^ulrrrneiit ju^te t;t bien dtiiposd pour tous. Un 
fait digne d'attention e«t que tou« les espriu faisant partie 
de ce &i^ habitent le« sphères supérieures du ciel, ne se 
mêleul guère de^aRaireft humaines et onlrulatîvf^mt^ut beau* 
eoup moins d'influence sur le cours de la vie quilles esprits du 
« bit d'en bas v, irritables, vindicatirs, plus proches de la 
torre* ^liés atix hommes par des liens de sang el d'une or- 
ganisation en clans beaucoup plus rîgoureuï;o. Avant la con- 
quête, l'autorité et te Conseil fédéral jouaient le même rôle 



1) Vdf iUdbï. 3Si Vfoprùnt 0* t^gut^M. p- 127 i 131», 



302 



%ïïm M L'mstoiuc ns toAioiis 



dans U vie deti Vaboule»: àU lAtedu Cooseil, étui a 
nominal, le tdvt. Ur, à la 161e dos esprits cèlosles est pian 
|p Seigneur-Pferc Chef du iiQOodô [Ari-Tolon-Affa] qai rteiie 
daot l<f« neur iplières du ciel. Puissant, i) reste înaclif ; il itft- 
ptoDdit comme le soleil qui est ^on emblème, 11 parlo paria 
voix du tonnerre, mais se mftlc peu doa atl&Érca humaiiici. 
C*e»l en vain qu'on lui adre«sersit des prières pour aoi 
besoins journaliers : dans de» cas extraordinaires i^ulement, 
on peut troubler son repos, el oacoro met-il peu de bonne vo- 
lonté à se m^er des affaires humaineA '. 

Eu non ho\u\euij un orfçanî«o de» ysifuhy prinlaniers, de 
gninil» v'y^^y fédéraux. Jadis, c'était aii^st eu son honneur 
que les jeunes gw^fwi/ fois dû tuUt vidaient neuf coupes 
pleines dtr kfiitm^s en potis^anl le cri fédéral : n Ourmû ■ et 
^Athat^. On ne tue pas de bétail enThonneur d'Arl-Toloa 
car dans la Iribu il n'est pas le dien de la vengcûnce mm 
celui de la/wj?. 

P.11 général, on ne verse pas de sang en Ttionneur d 
esprits celâtes : onn'oQreque de modestes préseuls à chaeifii 
d'eux, exception raite^ il est vraî^ de Balual, dien de la chasse. 
Pourtant, parmi ces esprits, il s'en Irouve qui joaeat un rôk 
très important dans la vie des Yaboutes. 

A ia juilc d'Art Ïoïon-Aga, viennent : 

t) Le Sei^pieur-Créaleur Blanc, Uriàng Ai-Toion, dam 
quatrt^Did del; 

3) La Douce Mfcre-Créatrice, iV(î/Sfl«- Aï, Kuiàt fJoou là; 

\) I^ Douce l)amedelaNalrvitA*iWy^yr-Aùy/-//o/ouii; 

5) La Itame de la Terre (des champs et des TaUéea], An- 
A/Aî-CAomi/fi, ainsi que ses enfants les esprits des herbes, des 
arbres, de ta verdure : Arâhx-d:i<irâiia ; 

6) Sàtia-Kàr Dzùyàgùi Ai. Il y a sept frères : 

a] Le terrible Seigneur Hache, dieu de la foudre, Siirdo 

b] Le Dieu de la Inmi&reet des éclairs An-Diaxt/n; 







I) ChorijUow. 




00 OiAiiAmsuK d'apuïs lks cbOTAincts no takovtbs 303 

c) L« Dieu àe U ddstiuéQ, Tan^asyi D^ylga Ilan ; 

d) Le Dieu Je lu guerre, /Ww fftffi; 

tf) Le Mes«a^erde la col^rvdt*» i^spriltî, Oritoui DfdsuAyn^ 

f) L« Me**a|[«rde* f^ric€£, Han hhtUàréàn A\\ 

g) Lo Dien des oiseaux, SUnjf lion Sungkmx âsàH Hotiù- 
rotm Hoirà Ai. 

7) Li*fl Dieux du Wtaîl, Moffof Tbïon, avec &a femme ^/i/n 
Kouiah Hùfc/un. — Dan» cerlaioûfi loc-alîtés, on los up|)ollc 
^Q'hiol'Tolon, :\art} Hotoun. lU liabileat le cîiiquièmi' ciel, 
àVOrient; iU &o»t pui&san1»^ricliei4, bîenvetlIaijlH. lU aîmâiit 
le bétail bigarré et noir : ceux qui élëvent de €€ bétail sotil 
eo rameur auprès d*OQx. 

8) Le Diûu de la chaise, lîai Rit'ina'i. 1! a Ifrn rhpveux 
loDgf^ coEitiutT un Tounguu^e; c'est un dieu vagabond ifui est 
plus souvent dans les bois et dans ks champs que chez lut. 
On peut le trouver également dana la partie onentale du 
cieL Quaiïd Itis c1i?t»>«urs ne son) pa?i heureux à lu cliustie ou 
que TuD d'eux tombe malade, ou sacrifie uu bulHe uoir dont 
le cbamaoe brûle les chairs, les entrailles et la graisse. Pcn*- 
danl la cérémonie, on lave dans le sang de la bAte ^rritiée 
tme figurine on boift de Baina^^ couverte d'i:nt^ peau de 
lièTre. Ooand le dégel vîenl délivrer les eaux, on piaule au 
bord de IVau des pieux reliés entre eux p»r une corde de 
cheveux {tf^iy) ob sont «u»pciidus des cbilTan« hij!;iirré4 et des 
ebevcltjre^ : en outre, on jette ^leau du beurre, des g&teaux, 
du sucre, de Tarfient. Baiiiaï partagt^ rf i otïraudes avec ÉOn 
compngnon Wodnik^ dieu des p^cheur^ \Oukou(iin). pauvre, 
mais toujours gai| bavard et bouffon. En outre, Bâïnal a 
encore sept compagnons, dont Irois sont favorables mX deux 
défavorablpsaux rh^s^furs. 

9) Les Dieux qui gardent les chemins ducJel : 

a) Le portier Ri>iot ToioneX BôuomtrAo' Hoionn : 
&) Le Dieu de la maison (Uaran Batyr)^ dieu de Télable 
des porcs et de la cour {Aiai^yr)\ 



\) BOtfOfll, 4l<ill#. 



304 



HRWV Dl l'|II*TOIU un ULUtO!lS 



*')LesBepl frères des HBèr^M^tem: Al-ouot itckita.Hy> 
dfû-B^^tyk, Kyn/A Udùsar, Kttndu! ukagm, KitrU tcMagcn. 
H&n^eJi<iS«n. tiatan'ioaiowa cl Ytgyn-Arbiya. Je cilmâ 
encore le dieu des pauvres. liùukfm^ de la famille de Jfo^ 
Tùion^ qui a pour loules richc*«es, comme le dit la chanson : 

TMi» au«», Irols Ûlels, Ot twlah^ Umnah^ 

Troî» hlaoï^he^t petites Tachai, Os i^rùng yiioA/oA, 

Troîa pcLito boBuT» roun. 0^ teJwjfii i«ûAr«A. 

n est le palron des pauvres familles, semi-pôchem 
8«mi-pasteurs, ^l îl >eille «ur la béUîl au poil roux et hUa: 
des paatres Rcns. 

Le a Af^ d'eu ba» » comprend le« le» huit dieux Euivanti : 

1) LeTuuUPiii»9iaiil Seigneur de Tiuliiiî, OulouiouJêr OtUù)t' 
roïon'; 

2) Le Seigneur Tôle de Bronie, Aiion S<^yràî'Tù\m\ 

3) î Targtnh Tan-Taraiy Tdiùni 

4) Le Seigneur du Péché, Arah-Tolon (ar(hacft) ; 
9] Le Seigneur Bonnet d'argile, Botuft' MaiaAài Toioni 

6) La maladie de» Yakoute» (trad)\ 

7) Le Seigneur rliiuoïs naksa, Kifàl Bnkty Toûfon; 

8) Dame Namyk, PSamyk Jfô!oim. 
Il eftt lr()8 diffjcilL^ de dresser une liâtc des mauvais esptili 

Les simples mortels les ignoreni en général et d^aillears eo 
ont peur; ks chamanes évitent do prononcer san^ motif 
leurs noms rodou1aMe$. Ainsi, j'avais rentière confiance 
du chamanf: TllspUt, homme paavre; pourtant, il n*03a pas 
mêles nommm- lau!; uvec exncljlude, bien que je lui eusse 
promis una rorie récompense. Pta&ieurs fois il prétexta des 
maux de télé, enfin il se décida à mo nommer une quinzaine 
de noms et aussitôt, sous prétexte qu'ii devait prendre du 
reposait ^'Élen<)ii sur un banc. Puis il ne tarda p»» à «'e^ 
quiver et ne se monlra plus de longtemps. 

l'aï quïitre lisles do ces esprits; j'en ai recueilli deai moi" 
mfimectj'oi empruntâtes deux autres'. Tmite^ différent 





DO CBlVANrSAfE &APIlft» LES CftOVAHCKS DES TiKOUTlS 305 



rdxc^plicin de qaclquQs nomï principaux. Je pense qa'il faut 
absolument ajouter aux noms citôe cîdesfiu», ceux que J'ai 
cnleDdos iluis les incanlalion»^ ceux qu'on rencontre souvent 
dans le» Jioles deit voya^i'urA. 

i) KoAtyr-KaffAtart' ffourat-Toïon, esprit paissant, no le 
cédant qu'à Ouhu-Toion. Il faut le cberchdr dan» la partie 
tnéridionala du ciel : ou lui sacrifie un cheval gri» au front 
blase (T/t/f de Nam, ISSd). 

t) Puis vient n VKsprit qui nuit aux yeux des hommes »» 
Tc^aûdai Boltoh; on lui offre uno vach<^ de cnulearroug^ 
MDg aubère; un ne la tue pas; on la lichoon litiertô. 

3) La fcmiDe di*^ ulus occidentaux. Melachxin Aite et Sy- 
ffty^nt Udayan {udagan = chamanes^fi) qui porto nne Aon- 
nette et un va«« eu bois. Ou leur offre à toute» \v% dt^uv une 
Joinent aubère aux jarrelf^ blanrs par derrière. 

4) Lp« très puis^Jint lî^pril-Kommo Dofisom\ douieh : on lui 
consacre une jnment auh^re-or à la IMe bknrhe. 

5) Kydanah Kys Flatfjn : ou lui offre une jument gris pom- 
melé. 

6) K'iiâny ô'tfffho-kytdanky.x, un des esprits les plus mal- 
mené» par lea cbamanes [kùiâny). Il fait soufTrir les jeunes 
filles, trouble leur sang, leur donne te délire. Pour l'adoucir, 
le cbamane. pendant ses incantations, pose un tambourina 
lerrt! et verse dessus de la crfeme^ du beurre fondu ; il jette 
Di4nie de$ pièces de monuaie. 

Tons ces esprits sont les sœurs de NimUnia^ ogresse dont 
j'aid^jâ parlé, KIIe»deoieiirf-nt sur neuf collines bnisées. ^on 
loin dVIles, dnnt la partie du ciel où ^ lève le soleil d'Uivor, 
demeura rc»pril-femmo, /^tf/A^'J/ïWioX'. Tous les esprits qui 
sont dans le midi du ciel £»ont 1res puissants et souvent ils 
nuî&ent aui tiommea. Le sacrifice qui leur fait le plu^de 
plaîi^îr eu celui de « chevaux aubère-clair, au museau h 
moitié blanc, aux naseaux roses, aux yeux blancs a. Dans la 
partie occidentale du ciel, réside le " prince des chamanes » 

1) laqkUJi, corruptJaa du mol AcpM, liU^ il«i princes Uigurs. 



306 



stTCE tut t iirsroini: Dt& nniororvA 



{fvoima, prince] de5 YAboutG:^. Ccst uu chaînant delà famille 
d'Ouloii-ToloD- On lui offre en sAC.rîriaî un chien ri* rhnsv 
couliïur «ratrier avec ik» tache? hUnchei. k la iéie bliiâi 
entre les yeux et lc5 Dûïoaus< C'était naçnÈrc un charnu* 
iG Valus ûc Nam, du rïoj/ftjr ^^ ')<^nûgn6, dt^ la rocôTcKikf 
Esprit rûdoulabtei tl |>eu1 eiivoytîrauxhommeïdeli'è^ graoii 
malhours, 

Vcp* le Nordjsou&ia t«pre, demeure <» le Vieillard iouler- 
mîii n [AHara Qçoninr), Actuf'ltemRiit oo Tapp^He snuipol 
Satana. On le confond avec le diable, de conceptioo chré- 
tienne, de mémo que maintenaul les iDdi^ène« confondent II 
Dieu chrétien avec Ar1-To!ou-Tarig&ra, d'origine yakoub. 
On oiïre au " ViL^llurd souk*rrai[i u un pelil luuriiuu de art 
ani% aux raies noirdg et rouges, au front blanc, aux ypui 
blancs. Avec lo « Vietllanl »( demeuro le m Corbeau -Noir 
Djang • {Souûr-IfoTYi'D^r'inff) qui visite les mataoti;^ dtM^nth» 
et y joue <lu lamboiirin^ce qui rend inaladeiï tou^ le« 
tciirs, 

V«rs ^O^ieul^^^*ilie la v Dame uu poulain blanc »(/)^ 
ba/}ahth hoUmn)^ femLiir ynkoutt' <liî Vtthif de Balagan 
lillo L'iivoie les maux do tOtc, le* maux d'estomac, ! 
leurs daus les 09. Un lui offro un poulnin blanc. 

Je nVî l'^nunn^ré qu'une partie des rtiiinx priocrpant dtt 
<r dt> d'en bari i> : les esprits «ïcondairt'ï %t comptent par 
milliers. — Leur chef et maître, Ouku-Toion^ donne ont 
îdi^Mî tPèa ejtacle de leur caractîrre, Ouloii-ToTon nVsl p» 
m^rlmnl : il ust sE^uleineul \xhs rappmrhé de la terre dont 
les affairc^s Ti ni*!- ressent vivt?menl. I,a félîcitf^ d'nnft tloocf 
existence so répand dun« Tunivci-â, sans sacriticc» nî foof- 
franccs, |wr le fait mi^nie de l'cTistence A*Art'Af-T(Hon tL 
des neuf c1an« qui en descendent; par coittra. Uiilou-T 
personnifie l'exiatence active, pleine de «ouffranoes« de 
sionâ, de Iristease, d'espénuicea, de désirs, de luttes. Il 
la Vie. rimmcnfiilf! de Tlnfim. Il faut le rlierrher V4«rg rûrd> 
dent, dansliï trutfjiÈme z\q\{U!u9 de NaiD, 188S), Mais {]•■ 
faut pas invoquer son nom futilement : ta terre trembket 




I 




a*agitiï quand il y po<îe lo pied; l6 cœur Au mortel éclate dVT- 
froi s'il ose coDlempIer sun visage. Personne iip- Ta lionr 
TU, Cependant, il e^i lo «cul des puissants hahiUnts du ciel 
qui dcÂcendc datif cctie vallée hLimaino, pleine de larmes. 
On li^ devine à Tombre brumeuse qu'il proJftUft. A Wier- 
oliûUiisk, on m*a montré une roche élevée, sombre, cou* 
Tcric de bas en baul d'une îoM noire, uuq roche au profil 
d'une litrange pui^^sance. Iière, Bolitairiï, sinistre : n C'est Ou- 
loii-4oumouP »,me dîi^aieutttvectorreurlesguideiî. Qui'lque- 
fcjîï, Oul9U'Tolon traversa les forôts sous la Torme d'un géant, 
enlourt^ de nuages: ou bien, c'est an ours noir, ou bien un 
laun^au de laille giganletique, un chien de cliasse, au ê]nxi. 
Vu jour, sur les bords de la rivjt»rc do TAldan, un ours brun 
irrité s'était jeté sur une nombreuse bande de cb&sfcurs ol 
avait déjà dévoré plu«'!urï d'entre eux : loua se prosltiniè- 
rentdt'vjtnt lui, 4^n criant: aOulou-ToïODiOuloti-Tolonl «(Al- 
dan, \Hii). Tel est ce Seigneur quo l'on célèbre dans tes 
eochantemenlA : » Parmi les plus puîssanls, puissamment 
Puissant? Filt du mystère... Toi, au coilveau llamboyanll 
Dérange^toi et appâtais!' ^. Si, dan» l'emporlemcnl do m 
colère^ il descenijait sur la terre, elle éclaterait en gémi^ant 
ei lomberail en pouï%«î^re. Mais il aime la terre et en qui 
souffre sur elle; tous les roalheurs, accidents» souffrances, 
maladies, inondations, tout cela subit sa toi; c'est lui qui le« 
cnnlicnl par son autorité intSlranlahle, car siU tombaient 
sur le monde. iU pourraient t^n buUyer toutes les créatures 
« nées dans la doiilcur n ; il» détruiraient toutes les plantes 
cbarmanles aux doux parfums, les Torélï qui se balancent 
i^ous le vent — tout périrait, juxqu'au moindre ver! « Tout ce 
qui respire, tout ce qui a un être intime {nti-ilch-tchi\ est son 
enfant, et sa création o* «Cestlui qui adonné aux hommes lo 
feo^cestlui qni a créé le cbamane et qui lui a apprÎTt à lutter 



1) TwHWtfi, UtfH d* mânla^«. 
(AUsn, IdSt), 



30S 



annrs di t'insTOitit m» ncuiiion 



contre II? malheur i>(rVfirjtde Natn. 1889). « C'est le criti 
de» oisûâux, dc animaux des boi«, des ror£l« ellesH 
(Atlian, IHS4L On loi Tait If^s plus grandit sacrifices, on 
couler 1b ^aog en fioo baanetir^ Ses animnux favoris sonl 
taureaux ou le^ poulains noir» il tète blanche ou k étoile 
te front. 11 n'abibit en rit^n h Aï Tolon. qii'il \raiio comme 
allié, comme tin égal. A Kolym, j'ai recueilli une helle 
gende sur leurs relalion» : Oiilou-Tofon avait appri^^qu'i 
Toton avait une fille, S3leil [iùn-Ai/s)^ d'une beauté 
veilleuse, qu'il tenait cachée derribro une triple muraille 
fer : il envoya son grand-përe Se*cn la demander en 
riage: »ia lesaluaauDomd'Oulou-ToIn^ditSesen&Al-Toii 
— Je ne lui refuserai rien I que veut-il f Parie! lui répMi 
Aï-Toïnti. —Donne lui la fille, laVicrgeSoIeîl, en mariage/ 
Af-Tuïon r^n^^chir. n CV«1 bon. Mais quelle ntngon me doa* 
ocra-l-il? — Il le donnera quelquo choio de loircclrc qw 
tu pourra» dé^rer! — Oi»-lui que je demande en rançon le 
mirage {djergffgin) fit Ips vaf;ues inhârhii tfuolgun] \ » SeMi 
rapporta celli^ n^'punsc^ k Oulou-Tolon. Cetui-ci rassembla 
tous se^ Ris, tous les oiseaux de fia er^alM)ti« loua tes anîmaui 
fies bois et ties plaines et leur dit : « Celui qui me conqui^rra 
un mirage et une vaf^ue sera le premier parmi les aulr«f ci 
sera ch^ri de moi ». Personne n'y conË«>ntil ; Oulou-Tofon s'en 
affligea. Le corbeau et le loup, ses enfanta les pins chéris 
jn^qii'à ce jour, \^ n^marriuf^renl et entreprirent de tenter 
l'aventure. Lopremicrdemandaun refianl perçant, le secoid 
de longues jambes, >lai3 leurs elîorU furent vains : lecorbwi 
ne put nthaper le mirrigo, la \ague échappa au loup qui avait 
bu ia moitié de la mer. Depuis ce temps-là, iU errent saa« 
trêve sur la terre en quéle do quelque chose. — Cependenl, 
U Vierge Soleil a engendré le Soleil (Ketom^n, t$84). Mal^ 
leur insuccèfi, le corbeau et le loup ^ont reâtés les etifanU 
chérift d*Oulou-Tolon. II n'e!>l pas bon d'agacer un corbeau, 
de l'injurier el surtout de te tuer sans motit. » Une fois, loi 
corbeaux s't^taient mis A voler h un Yakoute le gibier qui le 
prenait dan« ses pièges. A peine quelque chose était pri»^ 





qu'ils te lui Tolaicnl : lièfres» canards, perdrix, rien n'était 
épargné. Le Vakoute s'affligeait, ne ^vait qiielair6;tiufin, il 
tua un corbefln A le i^findil par les pié^ds près tViin «enlier. 
Les autres corbeaux 1^ virent el all^r&tit se plaindre à Oulou- 
ToloD, Celui-ci. pendant le sommeil du Vakoulc, atâigna 
rallie de c-ft dernier h paratlm deyant son tribunal. ■ Poui^ 
quoi a^-lu tué mon HU? Jeuiiindëi-t-il au ^ba!^«eu^, — Puis- 
fint des Puissants 1 J'aurais dû périr moi-même. Ils me prc- 

aient fout mon butin : il ne me rcsiail pluif rien! répondit 

e Yakwjlo. — E*l-co vrai ? demanda Ouloiv-ToTon aux cor- 
beaux. Ceux-ci DO répondirent moU — Tu peux t'en aller! d 

je alors le Seigneur à Tbommc (Aldan^ )88&}. 
Ouloa-Toîon p«rsonniHo left contume« nationales des 

akouloSjCOutumeaviolenles, vindicatives, souvent cruelles, 
où on remarque une tendance vors la justice, i^ouvcnt au 

rîx de grandes souffrances morales et physiques. Les 

akoutes craignent Oulou-Tolou comme ils craif^m^nt la 
vengeance de la iribu et U guerre, mais iln Thonorcnt, car 

'est lui qui a i^lcv<^ les hommes cl qtti les lient dauK Tohéis- 
Ce, bien que ce suit Art-Toion^ le dieu de la paix el de la 
concorde, qui les ait eni^endr^s, La conception que les 
Yakout^^s se font de l'univora n'est donc qu'une extension de 
Torgani^atirtn de la tribu bu mond^^ inorganique, v^g^tal, 
■nimal. supralcrreslre, s'élendant des forâts aux étoiles, 
lu cicL La causo de tout phânom^ae réside dans la volonti, 
dans leji passions, dans les désirs ou dans les droits d'un 
e*April faisant parlie de c^s puiïiiantea tribun iiuîsibles. Tout 
phénomène peut donc 6tre modifié par le payement d'uoo 
"aoçon, par la prière, la menace, par la lutte avec la force, 
ITCC TAtrc qui a donn<^ naissance au phénom^^e. VoiU pour- 
quoi il impitrte de savoir eu qui p^ut faire plaisir ou ce qoi 
peut nuire h chacun de ce» milliers d'iiôr et d'esprits. Les 
ebamanea existent pour noui^ renseigner à cet égard : de 

Ame que le pitre suit k la pi&te \m voleurn de ses cberaax, 
se guidHol souveut sur les herbes dont on a secoué la ro- 
de mdme le chamane, à Taido de a&a raisonnements et 



âfa 



310 



nSTUK fiC LHrKtCHU DCS BtLHilONS 




de ses subttlp» inveAligalîons, devine infaillibleuittiil le hi^ 
leur d'un malheur. Il est aidé <lan« CfiUo idiche |>«r wtfi- 
IrooB. ses ï»xSdôcc5Mur3, par Ica espriu de mCme tritmtih 
tnbme origine qiie loi. 

Pour dominer les colonies des aulre*. pour les en 
il Taut avant tout croire Boî-fn^me el fttre ûpli^ aux délirci 
naysItqucî^.Ouaiidnaçuèrclcïamcsde la tribu eouffraieDloi 
leclivomi'nl, certaines souffraient plus que d'aulre^» et ctHà 
facullfi de plus j^ridi' Gouffrarice se Iransmettaît dans la d' 
tnillo par hérâditû : au bout d'une sAric de gônéralioca, i 
d'axnafiaair ain^i uu immeriae In^^^or de. seDsitHlilé f^E d'aine 
galion, (i'aptîtudes ft penfter largemiml el avec per«picad1à 
Cent ainsi que se formèrent W poMe» et les chamauc& Noi 
ami, le chamane ^ Tflî^pCil ^ icc qtii veut dire « tombé da 
ciel k}, quand il eut atteint sa vingtième année, tomba %r^ 
Temenl malade : il se mît h « voir des yeux, k entendre ij€« 
oreilles i> ce que les autres ce votent ni D'cclendenl. Pco- 
dant neuf ati5f il difisimula» catlia mal, craignant qu'on ne se 
moqtijït de lui. Eriliu, ^a maladie devint «i gr^ve qu^ sa vie 
fut on danger. Il se mit alors à " chamanisti^r » : cela lui fil 
du bien. Maintf^nant, quand il ne r cbamanÎHf^ v pas peniiADl 
lou^lempa, il ne se seni pats bien. TtispUI a €0 ans : il prati- 
que donc depuis trGiitf> ans. C'est un vieiUard de lailff 
moyenne, sec. fané, nerveux. Aujourd'liui mèmL-, s'il le faut, 
il puurra tambouriner, danger, «latiter. toute une nuit. TQspél 
a vu beaucoup de chofcef;; il n travaillé dans les mines d'or, 
il a voyagé dans le Nord, î! a m^me atteint le rivage de la 
mer- Il a les traits vifs, uo peu toungouzes. Autour de» pni' 
nelles se trouve un croissant d*un gris ^e, formé de deai 
annenux concentriques. Quand îl procède à ses encbaute- 
monts, ses yeux s'élargissent, prennent un éclat pnrhrulier, 
étrange, t^t fout une triste impression sur ItTSspeclaltsnrsqu^iU 
énervent même par leur expression de sauvage délire. Ce$l 
le deuxième chamanc aux youx aussi étrADgesqucj'aieeooou 
ici. 
En général, les cbamaness ont quelque chose dans lesr 



:rsûnae qui permel dt le> distinguer inr^illiblement de la 
iiite fJ«v Vukutit^s. J^* citiis qu'il f^ul TalUibuer k \xim Cfîr- 
ine nonoïili^ dan» leur» mouvenitiDU et h la vivacité de 
aiirvi»a^e.4Lpalbiquo chez l63 autres indigènes, D&us le ISord 
1a portent encore Lniiîi dfiA cli^veut longa. Dans le Midi, iU 
'doi\eii1 m t^ch^r : iU se ctjupeul donc la clieYt*lure ; Titepfil 
:m'a dftirmé que, porsonncUement^ il D'ûisDait pas beaucoup 
[les chei^Dx longs, car certains petiU ùàr a*y empâtreiit et 
jvou» occosionneiil des maux de lètQ. J'ai appris ensuite 
ique Tit^fitit avait un faible pour les cheveux lon^^a; seule^- 
|mcut, chaque anti6û< ou luî i&iUaît âachevdurc daoâle cou- 
|acïl d« la trihu et, dans la cer&'ww, il é\niX condamné à un 
diâttatent el k une p^ynitonce d*éxli»e, Ij} pauvre cbamane 
en revenait maigre etexkSnuô, non pas tant par le jeûne que 
par Tidi^e d'avojr otleni^i^ ,\es dieux, protecteurs elalhé?. a Je 
De puis pourtant po» les ahandonuer, me di&ai1*il en confi- 
dence, nous ne faisons de mal h personne » {Ulus de ffam, 
18861. Ln vieux Yakonle aveugle m'a raconté qu'il avait é\6 
jadis cbaœane : ai^ulem^nt, il avait reconnu que c^était » un 
péché » etilavaitce&â^. Bien qu'un autre chamane très puîs- 
sant ait fait disparaître la ^ signe » (i^m^ï^/) qu'il portait, lee 
espriU l'ont cependant privé du jour (///iw de Nam, IÔ87)- 

Dan» Vtiias dt- Itai;iu|çala1, à Uïûclililj, demeurait de mon 
temps un jeuDOchamane. Pierre, boaiuie aisé qui tenait pi^u 
aax revenu» qu'on peut tirer des sortilèges, el h plusieurs 
reprises il avait c^sé de <■ chaïuantser s. Ctipeudant, tliHqut- 
fois qu'il SG produisait quelque chose d'exlraordinaire, il ae 
pouvait plus y tenir el rompait ies cogagemonle. Peu lui 
importait ce. qu'on pouvait dire de lui : il n'élait pas ambi- 
tieux. Pourtant sa renommée s'^tail répandue au loin; (mi 
diftoitque quand il o opérait ses onchantomontSr les yeux lui 
sortaient du erûne » (Aldan» iHSb). TuT^pùl e»t pauvre et, 
naturellement, il lient beaucoupau « casuel » du cbamaneel 
kla gloire de cbamane- 11 est môme une fois tombé dons une 
violente colère car un riche voisin avait appelé no autre cha- 
manc que lui. Il soutenait que son confrère « ne savait rien^ 



SIS 



MCVCK l>V l IttSTOlU DKS ILEL10I0»5 



qu'il Dc cherchait pas \es causes de 1& maladie où il lo 
que lui Tti^piil, savait oà cm r^îdaill'origine^ mais que 
tetiaul j[ ui' Itï ilirall ^iix^ uidmc ni on «eaait le cbercfa 
En fin do compte, od finit par l'appeler ot, pantt-U, \t 
Ude Tal ^érù 

Les hnnorairp^ pour Ip.k sn^1!l^g^.s itonl \rh* vari^^; 00 
les pai(j qu'en cas de sugcèï. Alors, iU «'ôlëvent quelq 
jusqu'à 2S roubles, selon la richeB^e et la g6Dérosité 
pcrsonciti gaftrîe. Souvent, le rhamane doit se ainteoterd 
rouble (il '.rune " réceplÏDn ". Daiis certaines localités, 
cliatQau<t |>rtind une partie des chairs de Tanimal oITert 
sacriDcc. Mui^ tous ne le ïont pas de peur de 6C voir 
de Taire tuer beaucoup de bêles par itimple cupidité. Le chi' 
nanne ne pofte jamaif^ ^es conditions : il prend ce qu*oabi 
donne, ce qu'on peut donner; tr^s soufent» il ne prond riea. 
Un général, h% chamace» ne 9ont paft riches car iU ne mon- 
Irent pas dans la vie journalière riiïte]li<^ence qu'iU déploient 
dan^Ie monde des esprits; bien plus, ils font souveul TeOK 
d'individus bt>rné3^ mal ^(iuihbrcs,cnraiitiiis({;7u/deKol]fiD, 
IS83), 

Le don de cbamaniser n'est pas héréditaire. Cepenjant* 
ridée d'une certaine parenté spiriluelie entre l^s. chavunet 
d'une mèm» localité, se remarqua bien dans cette croyance : 
chaque fois que. dans une famille^ un chauiane a paru, loi 
dmàt/àt (signe, esprit protoctdur) ne disparaît pas après u 
mort; il tend toujours ii s'incarner en un liomme de la lUfias 
familk {ai/a-ma) {Uius di- Nam. \Sm]. 

Souvent, Yâma^dt attend longtemps avant de faire son 
cbûiaL : il sommeille ^l'écart ou tourmente Icâ hommes, comm 
un ujauvaiseï>pril. 

L^esprit prolecteur (/ïmrÏJ7<ïr)e«t Tattribut indispeasabto 
ch&mane. Le moindre d entre eux a soo âmâgùiùiunié^^ 
(animal-m^ro) si(!;ne venu du t^el, image fl*un animal proler- 
teur, qui dévore les esprils. Ce signe correspond tout à fait 
VLUX. emblèmes familiaux. Ce fait qu'il représente un anintl 
« originaire » {iê} noua Tait supposer qu'il a pris naîssao 



I 






bO CBAlUKI&lCt 1> 4PaCS IMS OtOTACICU DBS TAHOCTIS 313 

l*£poque ob 9e développail cbex le» Yakoutes rorf*ani£alioii 
malriaitiale de la Iribu (ié-ouia}. Le chamaDd cache ^igiica- 
sement scfi ii-ky(a oinsi que les lieux de su retriiHe. » Por- 
«onne ne relniuvt^ra mon ié'Ayla. Il osl loi» d'ici, caché dans 
les rocher» d'Edji^au ! » lûo diiÊ<ail avi^c orgueil TCiiipûL Une 
fuU jHir QD 5tiuk<ii]L*iUp quand l6â neige» ont fondu, quand la 
Urr« a noirci, le» (/^-^y/a) de:^ chamaoe& apitaraJsAenl à la 
surface du éo\- Le* Aint^^ des chamanes, leur iout^ sou« la 
forme do leurs lignes (fV-Xy/d), errent alors dans le nioiido, 
Lvurvue n*e9t a<M:e5siblcqij'à nn œîI initié àcea mystère»; 
îU Hont invisibles pour le conjmun des hommes. Ceti incar^ 
aatioQB deschEuuauu«, quand elles iwiit puissantes elbardieg, 
vûleot en bnrlanl et en faJiïajit fzrand bruit; quand elles sont 
faibles, bllc:^ «c f:Ii;^M-ut furLi^em&ut, discrètemtïnl. Quand 
elli;)!^attaqiieul,ellehM>rijfi1 reuiarqiii^r par leur arliarueitient; 
de leur nombre eonl le» esprits les plus puissant». Les elia-' 
manoâ inexp^rinientéA ou trop balaiDcurs èù ]aiâ»ent enlralner 
,àde8COitibaE.*iquise. lermiiienten gi^ni^ral, pour les hommes 
ebamaiies. p&r des maladies, surtout i>i leur ié-kyla a él6 
Taiucir Ou^tquefoift, deux cUampions de première farce se 
prennent aui cheveux, el, aprfea a*é(re empoigné^ ft bras-le- 
eorp^, ne peuvent triompher Ton de l'autre : \h restent alors 
enlace pendant des mois et dcsanuéos, Pendant ce 1cmps-l^, 
les hommes-chamBiies doivent s'aliter, incapable!^ de tout 
mouvement et ils restent dauH cet ôtal jut^quu ce que la mûri 
d'un des adversaires dC-livrc Tautrc (Utut de ham, 1889). 

Les chamanos les plu« faijjles et les plus timides sont ceux 
qui otil un ié^kyh de cbieu. Les plus puissanlit sont ceux 
dont rincaniatiou est un gigantesque taureau* un poulain^ 
un aigle, un élan ou enfin un ours brun. Les plus malheureux 
sont c.euTi <jni ont comme emblèmes originairea des loupsi^ 
des ours ou de^ chiens. Ces bôles insatiables les harassent 
sans trêve, les obligent h tomber continuellement en délire 
pour gagner de la nourriture pour eux. Le pire dû Ions est le 
ctiien « qui ne cesse de ronger le cœur de ^&m homme » [Ulus 
dtïNam, 18^'^]. Le corbeau n'est pas non plus une bonne 




314 



ttltVCC Dl LfimOIIE DfS Hn^QlOXS 



ÎD€ftrnalion. L'aigle el le taureau perlent le «urnom j'-ei- 
pritB potentats » {abasy kidkf^] {Uliisie Naoi, \Si^]. 

Le» chamanes sont infûrcoés de la nussaxice d'un iK^rm 
chaniane pur rapparition d'un ié-Âyla jnsquBAh iocoooa. 

CâitiâgâU rcsprit prolûctfiur, eal un &tro complèlemi 
difTércnt : od général^ c'est VAme d'un cbamanf* .dèfaiil.| 
dau» de rai-e« exceplîons, c'e^t quelque habitant suballttv 
du ciel. 

Le corps iiumain n'eM p&» en étal de réiiMer à la puiesasfll 
de«dieui(d*ejjii8tiLLe%pnl praU*r!leiirJ'frrMjr///,nes'^oifDfi 
jamais de san élu et répond loujaur» h son appel. Dana la 
momenlâ difricile?, en cas de danger ou quand îl est iào^ 
I nftlit-lioii^ îl prodigue au ^haoïane se.s> coïn^eÀh et le iè' 
fend. « Chacun a un esprit prolecteur, ié^it (re&prilqui Tail 
la m^re'), maïs celui du cIiamaDe est d'un genre à part* 
(Kangalas occid., 1891). a Le chamane ne toîI ot ncQleod 
que par hou ânt&^Ût, m'en^^i^ruiit Tiïî>pûl;je voi« et j en- 
tends À uni> dislance de trois notUg^ maii; il y en a qui voient 
et qui trntendcnt beaucoup plus loin «> {Uim de iNun. \^t% 

1-B pusse«6Îun de Vié-At/!a t-t d« Vniit'iifiii c^l luul k fut 
indùpcttdaûte delà volontâ humaine. Ouund l'homme est aple 
& les recevoir, '\U s'emparent de lui par l'cifet du hasard ot 
de la destinée. Voici le récit que^ m'a fait Tiîspûf Aiir Tarrn-te 
de son fimtlgrit : n Un jour que j'errais dans les montagnes 
là-bas vei'ii I» nord, je m'arrêtai aupr^ d'un monceau de 
bois (saUa) pour cuire mon rcptis. J'y mis te feu ; or, soub ce 
bûcher était enterré un chamane loun^^ouze. Son cï^prit s'cil 
emparé de moi. » VoU^ pourquoi, peiidunt qu'il opfere ^*^* 
sortilèges, TuspOt prononcû des phrases toungouzes, fait des 
g€:»testoungou2ea. Pendanl les c&rémoDÎes, d'autres esprits 
viennent, il e^t vrai : l'esprit ruiisequi demande de l'eau-du* 
vie, du p.iîji d'épicéa, des jeunes filles {nourcAa-tan'^ffarakÂ] 



i) VcsLigfi du matrinriîtut. le : tnàtft, La Bn^lc . chtit, leh^/t, Ukaut 
r«cUntè<tu eqjM : httlyh, poîuoa; hai^kn^i^ pAobour. eto^, ait. 





ti qui l'oblige de prcoonccr des paroles en russe ; il 7 a tussi 
loux espriLa loungouze^ [lon^ûns fan-'ifaralah) qui dcmaiidi^nl 
tes organe» f eiiieU aux remuiez e\ aux bomm<i?i pr^«€[il^. 
S*tl9 demandent %i on en a, il fatil bien se gardi>r do répondre 
affirmativement, car ils les raviraient. L'esprit mâle enlève 
C«ux de^ jeune» fille^i, T^^prit femella ceux d^s liomm^H. I^n 
femmea dépérissent, lomlï^înt malades ; les hommes detien- 
enl ^luellement impuissants. 
Le Toimgouie mâle e%{ aveugle; il îMe. Aan5 ccssa de sds 
jDaiDalatvrre, ainua que le^ objets environnants. &!peadunl 
OUB ces erprits ^nt stcnpiemeni des ilme» de cliamanos 
iaS/i£ny) (passagères) qui visitent cbaquc cbaoïaue, attirées 
MT le bniir 11 ne funl pas li^s confondre nrtx Vânulifiil. Ca 
'est que par un »;Qet du hasard que V^jmdçàt de TOsptll est 
élément touDgou£0. 

Vts grands cliamanes, en naour&nlp emmènent quelquefois 

»Tec eux leur âmagttt dans le ciel, et alors ils deviennent de 

miasanta esprits céleste». Mais si ï'âmâgùt ne suit pas le 

bamane au ciel, it doit sf^ manif^^ter 16t ou tard [Ulus de 

4aiQ, 1889)- Suivant la puis?vauciï de leurs /'f/nrl^^ï/, les cha- 

toancs se ciasseni comme il suit : 

a) Les « derniers « [immii ûun). Ce ne sont pas, &vrai 
dire, descli»mnn«s : ce sont les homme!) neneuV|hyslériquefl, 
manîaqueiiT ^ demi-fous, capables de Toir ce que ne voient 
laa le» autres, de propbéliscr, d'expliquer les sodjïcs, do 
«QÎgner les maladies légères, de clias^r les peLîts uâr et les 
esprits communs, comme par yxemple l^latarin du vhhm^ 
esprit qui &p plaît à étoLilTcrsouruoitement les veaux; mais^ 
en présence d'un puissanlcbamanc, ils se réfugient ensifllant 
dans la paille, d'oà oti les expulse sans r^rAmnnie. Tous les 
hommes qui ont eu une aventure extraordinaire p»ss&duul 
ce pouvoir pendant quelque lemps. Ainsi» un chasseur qui 
vient de luur un onr«, petit i^hjix^er Tesprit qui cauito les 
maux des yeux. Il faut pour cela qu'il prenne le malaile h 
*6cartel lui crie tout à coup à l'œil le » ouA!o des chasseurs. 
Certains objets ont également cette vertu: on peut aussi 



»16 



H&TinE oc LIUSTOlftt ÙËS «EUttlU^^ 



cliaâser los uô'\ les mauvais esprits, eo faisant ua Ejnut ^r 
çanl aTuc des tiatCDsiles toâlolliquca. 

Oiiaud un mauvais rare tous revient, îl esl bort i^- pi 
prÈi; (Je Boi QEie arme qoelcoaquo, une pointe île T**r, un 
uitoc, dout la vue oPfraiû les agrc^seurg. Mois, pour 
btillrc lus câprilc, il faut avant lout« avoir « un cœur 
lant n \Cius d4! KolycD, J8d3). Le*^ cliamanes n derniers « 
un cœur faillie : îla n'ont pas trâm/igài; îU ne peuvent 
lébrer le» cér6aionjû5 pluâ importantes, arec extinclioa 
feu, jftti Mirle tambourin, sacrifices ^angianta. 

b) 1^8 chamanes » communs » (orf<i c/na} : ce aodI 
dovins, sorciers habitucln, qui ont, à dilTérenta de^ta 
pouvoir de guérir, suivant la puissance dfileuri&Ttt)^. 

c) Les o grands ^ cbamauiîi, auxquels Otduu-Toïou lui* 
m^mc a cuvoyâ un osprit protûctour [oulahQnroun omA- 
^riio Oitlùu-tuier Ou/ott-Toion ougorùhh o^na)> Ce soa[ 
dft priisflaiih j*i>rcii.TH; la^uKif le Cluîf Soigneur de* PoîSMaab 
pr&le une oreille bienveillante ft leur voir. On m'a dit qu'il a« 
poavait y avoir à la fois t,\xr la torre yakoute qac ^uain cba- 
manfsde cette force, corn-spiïndanl aux quatre idm prinî- 
tifsdt^s ValfQutes : un dans les uius de Witoay(?), un anlrf 
daa« Ti/Ji^deNam; un troisième dans eolui de Batourou 
et enfin le dernier dans Vulus de Barogogue ' . Dans chacoD 
de ces ultm, réfiideal îles fainilleri marquées d'un sceau par- 
ticulier tït daus le sein desqueUes un grand cbamane appa- 
raît de temps t autre {Vlus de ?^am, 1887), Dans Yuhit 
Nam, la famille Artciiyuga passait pour telle : c'était A\ 
que descendait >fytcïijll, qui vouait de mourir. 

Vers la lîn de sa vie, apr^s qu'il oui perdu sa fcmAe, 



I) Les YiJcoLiIri Aa% auirM titux <?ciT)lnit[iï«Ttt ce> InittCltiOPf . M^S dw 

toutcB lu variante»» NamiBurogogno. Batouroas fifur^ient loujouf^. PsnMUt 
que Ina tribuc, AmigrAfff Am\% In vallAa do Wilouy, oni «[nm#n« rtm «JIm TA- 
v*^à\ du grand ch&mODo d« l'it/uA <fa Kftoffajifi, di«Q4an« iiui «tst ovaidM 
comnrc un ilci ptui kneioa». Daait une oancuic ItkId do ^ichEuntn» ftk«iU> 
i]U(i Picrfu lo (truijd avait fait Tonlr k Saint-reterthourg pour y iiwii|r#r ■ rHi 
Luctùfl II, i>ii trL>uV'< Itftf cbnmiii)«i <!«« ufui c)fi Nam» UgirM^ia, Butoiirooit MibiC*i 
Kacigiloe (Uocur/icnC» pour ^Aûtvtrc <Jc Ja 5i£^CdUiviii« dittiffi L. ft, p.lÛ). 



Dl- CnAXAÎCTailE d'aPHIA^ les CB0TA.1C&& DK3 TAftOmS 311 

[Tifia:t sorcier vii-ait dans im isolement compte! abatidonn^ 
[o toiiAJI avait pour toni couipaKiio» un chien, vieux el dé-* 
irépil comme luL a Us ne Taisaienl rien tous le» deax; ils 
rifaienl simplement, mai? ils étaient cependant à leur aise, 
les «spriU fournissaient A Mytrliyll tout ra fiii'il leur 
iBiBiulail n (C//uf deNum. 1SS6), TûiipOtso vantait "d'avoir 
toujouni du tabac ■• ; se» voisins se racontaient (ont bas qao 
Aon tabac n'avait paa de racines, que te vent le liti apportait ^ 
{Lf/usd*}- Nam. 1889). On diH«ùt que Mylcbyll rrtailWau dans 
jeunetse, malf, avec t'Age, il diail devenu efTrayanl comme 
spectre. Dans Vulus de Nam, on contû de» merveilles sur 
poiftsaïKe, Bien que vieux, pendant ses incantatiûris, il 
lEMait leH plus jeunes par la liauteur de «e» ^auls, par 
'èoergîe de se» gesles. Quand il criait et tambourinait, les 
'oh de la yûurie en IremblaienL Alors il se transfigurait, 
k'ordinairii sombre et silencî«uï, i! s'animaît, pf^lillait d'es- 
ît et de verve. Tous le craignaient» car il lui saftisait de re- 
'derun bœnf, une maifon, un liommo. pour qu'un incen- 
dâtnit!»e la maison, pour que l'animal crève, que 
i'bomme tombe malade. Partout où il se montrait, onrituno- 
lil comme le pins puissant des seigneurîi. Mytctiyll faisait 
élément touii les tour5 des iiliamanes ; il se p»^rçait du 
ïonleau, avalait des tatous, dévorait 4e« cbarbonsi ardents. 
Un bon chamano pont se brûler eu ivoU endroits : au som- 
lel A^ ta tfite, au toie. h l'estomac. Il peut d'iïufonœr un 
tuteau des deux mains, et si pmfoud6meul qu*il k^^ Iran^ 
■rce qaelqueloU de part en part [Uius de Kam, 18^8). 
qu'un cbamane se perce, :»on « soleil ■ (pièce de fer- 
laulerie qu'il porte derrière lui sur son kaftan Ae. rhamane} 
tparatt, elille crache avac le couteau (^/ru de Nam, ISS7J. 
« Uyamtoiceadeschamanesqui pouvaient se trancher la 
^te, la mettre snr une table et danser toujourj' v (AMan, 1885). 

I) Ooioltii nomlA <iu'lI x tc iirK- cbataauoiflu (le :^0 4jia qui MUI«A«it «|[i'vll> 
Il M trvif p«rtof : «f«te uao »Ourt« bàtiUlion «t àpfsîi tvotr MpHA •« 
iûa< «a U préHDoa da Gmelin tui-ntAme «1 iln i'fiÎJkinfit 1*. HAlkVi elle 
LofiMiç* un c»aiciiu d^ns Is vealre» eoupA un inoreottu do ffrà>fM «fui éUil 



318 



ftiwi M L'inSTOlu DKS aEtxiions 



Djflrahyn, chamaoe de Nam, poutaii faire de ces toorf-U. 
Une fois, en \}rf*-%ence d« tous, d'an coup de pied, il rfDvo}! 
coutil lo mur de Tizba un « devin > (a^/tf//)- qui lui Mt 
eniH^iiii 1 cl le EDuinlint dans colle postlion jusqu'à ceqneec 
dernif r ^'humiliAt eA demandât grâce « {LUut de Mom, 18881, 
CerlaïiLS cbamunes eoiit «i puÎK^Anls qa*i]« penvf^nt chan^ 
niser dans ptutsiours yourtes À la rots (27/uf de Nam, 16S9V 
J'aî remarquai que les Yakotiles a intéressent assez aux Iooa 
i]i*% cliAumiiL-» ; cependant, iU exig^tnl qudque choM de phi 
d'un v^rilabla chamane. Dans Vtiitss de Kolym. j*ai vu un (rti 
habile jongleur qui avalait dospidces de monnaies et Lu 
&uait réapparaître dacis sa main; pourtant, les Yakoultf 
avaient beaucoup plus de coihÎlU' ration puurune vieille cbi* 
manesse qui ne savait pas faire de ces tours. Lui-mAlM,! 
l'arrivée de la vieille, lui céda le pas et Taida dans les eéri- 
nioiiies romnifï simple domestique {kmttoitrouksoui). 

D'après Topinion des indigènes, un véritable chanADs 
doit posséder Ig$ vertus « qui Forment le trésor du c<car kn- 
saaan u : il doit être sérieux, avoir du tact, savoir convaracrï 
son entoura};;)^ ; surtout il ne doit pa^ se montrer présomp- 
tueux, fier, omportf^. Ondoitsenlireuliii uncrorc^intéricart 
qui ne choque pas, mais qui a conscience de sa puissance. 
Un tel cbamane est honoré du respect» de la confiance et it 



BOriî dt la blci«i]fK, !o Bi euîra ot In at&nK«a, L^fl TakouU* prAwalj aiuAs- 
lèreal unn gr;inrlc rmyniir, main nWe r^aU cal]i]n,catnmn i\ rian n'AUtuSa^^ 
o]l« «pplJquA ruf eft plaie un ccapUiro d« goudron 4« «npin : «u ho^\ d* tf 
jours, kbrfiBiuK i^UitdoitniM. t-at ilcui nranii finînai par lui birtanwr 
qa'«tL« fl'étiit bleeeés pour [et tro(np«r cl tm flreol prooeitre d't^MAdoaMrl 

i) Lft uhlak «oui à vrai dire l«t hoanfif^a mtilH; \\% tocl €D rtJALofi ti«t 
Ic0 npritv, tnau n* p^uveni l«uf coiniiitnd«r; ils □« peur^nt fi&i aoijçiMr, au 
iil p«(jvoiït toujours nuire en md^c|u«nt dos rklimu âui «jpriU «t ta l«ir 
bcUiUnt le maym dnoninifUrc Uure aA^i«.C«SOnU«i iadifiau«»A«hsall< 
mat dUpoflAs pour le» U^cumes, Cl^AQiantt un sr^'^outu ae ilit itiit; rbtuintw, 
nu'ti(ïcrt]«, fioDiR d'on^ine tourLnicmn*- Cti«i Ia* MongoUJe ehvnut l's^lBl 
ftonr. Oùn d^rivii Ar> U THrin^ iii, Puprtl créalcur. L'A^Im DjoavsftL dk q»t 
\uHmt coftonidot hotniD*i dont l'Mt «mptri Atna. (lUdloff, 0^ Offurâ^b, 
p. M.) 




'obéii^aRCtr de tous, n Uu tel ne menlîrii patt «, dU-on ; « 011 
bien il Touï portera r^ollemBnl socours* ou bfôû il vous r^tti- 
i6rasoaasïî»laTicC'>. riuslepaysdonl vjenûouttesebamcuics 
est situé loin au Nord, plus iU sont puinaiita. il*après les 
Yakoutes : les chamiaeïsvs sodI loujours f\u9 fortes que les 
eliainanea(£7/f'f de Koiym, tS83), En gûn^ral, danft le^f^orth 
lèges, c'eat le fncteur réminin qui remporte. Dans Vuia.t de 
Kol]fai, à défaut Je kaTtan de ^orcÀeVj len chamanes endossent 
des vélemeals do femme. Les chamanes portent lettre cheveux 
longs €t souvent ils en tout des tro&sca. Tout grand chamune 
peut enfanter k l'tnsUr d'une fâmnie, Mylchyll a plusieurs 
fois atjcouché et enlrsaulr^s^ il adonna naissance & un brO" 
thet. Un antre chamane de Nam a enfantô nn corbeau : les 
couches ont été très pénibles; il a même failli en mourir. 
Certains accouchent d<^ petits chiens^ de cauoetons, de van- 
neaux elc. [Olus deNam« t88S).TousIeurssortilèges onlune 
aUure licencieuse. Leurs chansons fourmillent d'allusions, 
de tournur^sde phrases serapportantaus questions sexuelles; 
leuTï danses dâgénèreut souvent e» gestes et en pose» ob- 
scènes. 

L«^s forgerons et 1^^ chameufia sont unis entre eux par des 
Uetis amicaux très étroits. Un proverbe yakoute dit : Forfïe- 
" ron et chamane fionl du mCme nid » {Vlusàù Kolym, IS82), 
« La femme d'un cbamanc c&t respectable, la femme d'un for- 
geron esl v^néralile »' [Vlm de Nam» 1889), Le8 foirerons 
ft peuvent soi^Q^r, donner des conseiU, prédire l'avenir même, 
mais leurs connaissances ne contiennent pas d'élément suma* 
turehce sonltout simplement des gens intelligents, qui en sa- 
vent ptui que les autres al qui < ont des doigts ^[Vlus de Wier- 
chofanak, t880). La profession des forgerons, surtout dans les 
contrées du Nord, selransmet rie pèreen dis; à ta neuvième 
génération, le forgeron acquiert de* vertus de sorcier, le* ver- 
tus s'afTermisseul et s'étendent avec le nombre des aiicélriïsV 

1) Ottn o^c-tijOhtùh, ou otogo-ddrAunc 
Ik iKstrvo». IhirAaiu. farAonr, vtul dire for|;«roak cfatu tes Mong^^i. 



aao 



BIVQK DE LuaTOlU DU UUQlOriS 



des souHIcI». DaiiK Vulys' de Kol^iu, nn cliamane reFna 
d'opérer. Uni quo je n'eue pa« enleva do la chambre uneboUe 
avec des jnalnimeDts;«teasuitfî, il expliqua son insuc^Jïspu 
ce Tait c que 1«^» es|)ntf^ araient en p«iir de moi forgerun >. 
Ce n'cft ^n'h la neuvième généralîon qu'an Torgeron i« ht 
^rdô «^ ra^onnor les omemenU mélalliciue» des vCtemenls dn 
chamane, surtout s'il a'agtt de la |>lftque de broDze nm 
l'image deVt^rri/igîStàu chamanoquecc'lui-rîsuïipendàst pnt- 
Irine ol donL Timportance e^l capitale. nSi le forgeron 0*4 
pas assez d'ancôlrcs forgerons, si le bruit de son marteauri 
ré4^lat (le 50tirfTuni'Suffi»untpft£ à le protéger de toutes pftrts< 
des oUf-^aux aux becs recourbé» et aux griffes paissenle» 
viendront lui déchirer le coeur » (f7i«dc Nam, IS89)-Ces 
forgoron», descendants d'antiques feimillcsde forgerons, res- 
pectable*!» artisans, possèdent des instruments qui ont dus 
aoief; et sont capables de rendre «ponlanément certains son» 
(W«^deNamJ888). 

Un liean nrstutne ie chamanp doit posséder do 30 h 40 livres 
d'ornomenls métalliques. Un costame complet orné d'argent 
vaut de ît h IS rouble»; on en peut avoir pour C et mÈoc 
3 ronblp-s, maÎA il» nf> sont plur^ cnmplf t». 

Lt* costume d\m cïiamane se compo^ d'un kaftau de cuir, 
rappelant le frac : court par devant, long par derrière. Il cet 
orné tout à l'cntour d'une trange en cuir; sur le dos et sor 
la puî1rint5 sont acr.roctiées des plaques de formes étraïUDH 
dont quelques-unes ont une bigniticalioa symboiîqae, DfPI 
Hère, au milieu, sont suspendus des ronds en fer blanc, de 
la dimension d'une soucoupe et qui représentent a le soleil « 
{Âm^fj^]. Un d'entrft eux est percé : on Tappalle <t l'orifice 
du soleil y {ôibon-knnQtïtd). Derrière pend également à nne 
longue courroie un poisson {Myk) que le chamane labse 
traîner sur le sol pendant qu'il fait ^^^ sortilèges. Ce poisson 
sert d'appât pour les M^r de moîndm importance. Sur le dos, 
dès la hauteur du cou sont alignée des grelots, les uns en 
forma de btjules vides (An/û), d'autres formés par des lames 





do TorbUntorie dîversomi^nl tordues ('('our/«'ï4yAâft<*);ailln 
d'aulresayant la forme de lanj^ues aplaties {tch^f liyrytkffban]. 
Sur Icjt épaules sont courues des 6pau1c1U33 CQ(crl>kac{Aâr- 
gùnt), cl le long dns bras 5onl di«pof^^ieH de» harrâ» rcprô- 
seolant le^ os des braa {iahytata]. Sur Iqs c4té»de la poilriue 
sont cousues de peliles Teoilks mpréseotetit les côles [oiogûs 
tmir)\Mii peu plus haut sont disposées de grandes plaques 
rondes figurant Ips s^insde la femme, le foie, le cœùrellc« 
ftatret organes iuleTii>^s. SouvûQt on y coud également des 
(igumUoûs d'animaux cl d'oiscûux sacrés. On y suspend égâ- 
lemeoluo petit dm^yâ/ métallique, en iorme de petite pirngue 
avec une tma^e d^bomtne. A IVitrOoiitiS des franges (jyryf^i), 
s« trouvent de petites boulee cK^talliqucs {tchoram). Au 
moindre mouvement, le kaftan est en branle: pendaiil la 
danse impétueuse duchamano, ilgrnnde commfi une tempête, 
comme nn escadron de cavalier» au galop. Dans le Nord» on 
effuMâ un simple smgyaka de femme de certains emblèmes 
importants, commp 1^ soleil, des poissons et toujours den 
seins de femme: le cbamane met eucore nue couronne de 
fer avec des cornes ou bien une toqne antique couvrant les 
oreilles (wf^/'i^aj'). [)ansle Sud, lerhanianeop?^re la tAte nue- 
On croit partout tjue tout lïmement du karUn du cbamane 
esi doué d'une* àme i> spéiâale [iich-tcln] et que jamais il a*&&l 
susceptible de se rouiller . Le chamanc, endosse toujours le 
kaflan m^igique sur le corps nu. CVsl un « page »,!^rTifiuimô 
A à queue p {kouto^trûuksùuti qui le lui présente. Tantôt c'est 
uo compagnon ou un^ïlÈvedu chamano, et tantôt quelqu'un 
des sp«ctateurs initié aux secrets des cbamant^s. Le page 
assiste le chamane pendant les enchantemenïs et s'écrie 
au moments opportuns : * fnQb\ » (la paix I c'est bienl)n A^t/- 
jii I» (c'est vrai) « tchool ûo\ok\ Enfin, c'est lui qui sèche le 
tambourin et m(>me qni en joue, quand il faut que le chamane 
ait les mains libres, 

Lhj tambourin rappellela forme d'un œnf aplati ; il est ouvert 
d'un côti^, i pied<i et demi de longueur, t pieds de largeur^ 
de4fi5pouce« de profondeur. La caisse doit 6tro faite da^V, 



^TJi 



ntVUE U LSaTOniE dus >EU0IO!fS 



la meiltcuropartie du boi» do mélfeeei eldoil 6Er6 ïéctitesBrl 
tronc mâme. Autant que possible, ondoii le confeclioaneT<li 
iKiistVun ftrbre qufî la Toiiilre a rra|»pé. A Finféneiir d«U 
caisse, sur la borxlure, sont ÛxH de Q àîl gros boatonsMi 
poignée o*t en forme de croix ; elle ùsi maintcnae par qoatn 
coiirroies ijui lui donnent du jf^Li fil fâcilîtE^nt If. maniemad 
du lambaurin. ATintérieur du lambourin, on tui^penil suurirat 
dc9> grelols. Sur la poau sont d&ssiQés la plupart du leinp< 
dfîA aîgnfïa mysléricux en roug€ et fu noir fîguraot de« 
hommeii <?! doâ aiiiui«u3c. Li5 cbmiiiine ouipoîj^ne de U mm 
gauche le « batteur » [£y/y-;Vj), baguette de bois recourbée, 
recouverte de la peau de» jambes d'une jument ou d*ui 
renne: ou y a également suspendu neuf f^relotn tn^^talljquas. 
Le cbataauo e»l enfiEi babillô : il prend «on taaihourin àU 
matu et il 5'accroupil «ur une peau bianchCf au milieu deb 
courte. On fiTOie hermcliquemenl le» portes, on éteint le r«i 
du fayi'r; \&* spectaleui's a*in!(tallent le long des murs : lef 
opérations magiques vont commencer. 

Les pclita sortilèges «0 l'ont sanajeu de tambourio^ mh^ 
1p costumia de charoaue. Le clinmane s^aftsied sur un pe^U 
tabouret devant le feu que l'eu recouvre de cendres; il lient 
k la mnin une nahmka ou bien une branche autour de la- 
quelle on a noué des poils blancs di> cheval. U faut que le 
nombre de ces ^cbeveaux soit toujours impair ; 3, 5, j, ft. 
Lo sorcier ne danse pas : il cbcintc et fait des grimaces 
elTroyables. Le* Yakoutc^s oui recours aux cbamancfi dani 
beaiicnup de rirconslnnces do la vie journalière : ceux-d 
sont leurs seuls consolateurs* leurs seuls conseillers, leur 
seul espoir dans te» épreuve? douloureuses de la vie. Perda 
au milieu de ^ea déserts sauvages, le Vakoule tourne vershii 
des yeux pleine de Irîtilesse, On invoque le chamane pour 
qu'il dise Tavenir, pour qu'il donne sa bénédiction, pear 
qu'il attire la prospérilé* pour qu'il retrouve ce que l'ont 
psrdu, A loule uoce d^importance. à tout ysghah^ il faut 



1} La pp&u doU *ir« o«IU d'u» U^utmu de troii ont. 







DD ClUXJUnSJtt A'ÀPhftS t» CHOVAKCSS 0B& VAItOCTE^ 333 

qu'un obamane soit prÔBeal : ma!& on l'appelle surfoul au* 
près des malades. Avec riniroduclion du ctirJïlianiïcno. la 
wù]v du chamaup- s'est rcslreiol nux «jtieHlion» purem^^nl m^.- 
dicalas. Les cbamanes «oignent toute» le» maladies n ya- 
koute» », cVfil-à-dirc c^Ilcsg qu'accompagnenl les gémisse- 
ments, U.fi pl^ur^. le délire, le» con\ul»ionf«, les malndieide 
femmes, les (it?vrr« des eouclie:<, l«s afT€cimnfi i^^ organes 
ÎDtenies* loalos le» plaies, les kystes. la llnxîoa de poitrine, 
la tic^rre typhoïde, les angines, les rbumutismos (surtout 
ceux fjin HOnt à un ^lat aigu)* ^^s qu'un maladt^ pronoDCA 
des paroles iucoht,^ri?utes et que «un corpv si.* pulutoniiVf se 
tord oa IrisâûDiie» IrahisEfint ainfii une,lu1lc int^rieLre, lo 
cttamane c«t alors sûr de âou fait, et ît »e met au^sit^l à 
ra?UTre. Le« t-hamaiifts n'aimi^nt pa^ It^s maladies i tran- 
quilles V. Ils «e réfutent -^ soigner la phlisie, la dy^sienterie, 
la scarlatine, la rougeole, ta siphylîs, les scrofules et la 
■ lèpre des Yakoules ^ [trùmfi, 

lU ont particulièrement peur de la petite vérole; ils na 
veulent même pas opt^rer dans les maisons o\X cette maiadia 
vient de pénéirer [0!u* de Nam, 18881, D'aprè» eux, I& rou- 
geole et la petite vérole sont deux sœurs russes, affublées 
de vôtaments de percale et de drap; ce sont des ^iranf^ères 
avec lesquelles il n'y a rien k faire, t^pendant, quand 
vieuutint * les jours d'épreuvpN i», quand tnut le monde est 
menacé, le« cbamunes s*atiaquent m^me k la petite vârole. 
Un cbam^nc vaincu par un esprit meurt aussitdl. Bu 1883, 
dans Vuiia de Kulym, une terrible épidémie Ac pelile vi^role 
Avait éclaté et décimait loulela populntion; un dt?» meilleurs 
ehamanes du pays « chamani^a pondant doux jours, maïs 
cessa fe troisième jour ». ^ En même temps, un chamane 
de Tcboukol ne ce»»a de fairi' Ar^, enr.fiHTilr^nient't pendant 
quelques jours de »ui1e, jouant, chantant, dansant sans 
ioterraplîon, sans prendre de boisson ni d aliments jusqu'au 
moment oh il tomba et expira, n 

Toutes les maladies viennent dei esprits et les modes de 
lea soigner sont tous identique» : donner une rani^on ou 



324 



nurUt PB LVUTOtlIB D» MUG107T» 




cbuïorTcïfpnl. Mais dans ce cas-t^. il Taul apaiser les esprit 
auxquels esl Boumi» ra^rMi^ur pour éviter les ▼eiigf^ancA», 
l65 ifilrignes, les complications qui poorraîent en râsuller D 
Taul égalemenl acquérir les faveur» tlfî l'esprtl prolecteorài 
ehamatie par un radeiiu ou par ud^ hoRfi4> parole. (^ pr^ 
bièmc le plus diffirilâ à résoudre cet de découvrir tes e&om 
d^ la maladie, de contmttre l'^april qui tourmeole le patîeri, 
de dilerminer bod origine, sa sïtwilion hiérorchiqoe, m 
poiiSQnce. La cérémonie comprend donc loujourf deni 
parties : d'al>ord on appelle du ciel Ie3 esprits protecleun, 
ou iuToque leur aide pour connaître les cau?(ti» du nialh 
ot ensuite Tient ta lutte contre re»prît enoemi ou 
Vf'iôr, tes esprits s'entendent souvent entre eux et cae 
teunt compagnons. D'ailleurs les ptiîaïanU esprits s' 
qoièteol p<!u de^ pnèrirs de» faiMei^ liumainn; ftou^eiit, il 
faut les implorer, les ennuyer longtemps araiit qu'ils per- 
mettent de cbasser leur osprit 3ut>alteme. 

1^ lutli^ que h rhaman^^ «^nlroprend n'est pan ais^e. 11 
faut que le chamane aille juatgu'au ciel : or. la roule eneil 
loague et dangereuse. La source mfime du chamanisme est 
le ài^ir de porter secours k ses compatriotes. Le ctianuutf^ 
prêtre de cf) culte, doit donc Atre le défenseur des opprimé^ 
rallié des maltieureux. Les esprits ne lui pardonnent jamaifl 
son courage, n'oublient jamais les obstacles qu'il leur oppose 
et lui en reuleni pour les Ames bamaîues qu'il leur enl^ve- 
Tant que les ohamane» sont jeunes et puî^antA, les espriti 
les craignent, cèdent devant eux malgré la baino qu'ils lear 
portent; mais dès que l'Âge affaiblit les sorciers, left esprib 
SB vengïïrtl de Pabaiftsemenl dans lequel il*- \ps ont tenus. Ib 
le» tourmenleul, les agacent, les empêchent de dormir, voleol 
ineoBsamment autour d'eux en criant, en les raillant, en le» 
mordant* en les piquant. Personne ne les entend, à Texcep- 
tîon du chaman^^ qui »ouSre en silencei en général délaîsf^ 
lâchement de tous [Utmie Nam, 188fM. « Nous somuket 
tous destinés a tomber au pouvoir des esprits, m cxpliqoail 
Iristemeol Tû«pût, les ei^prils nous détestent, car nous ddrsâ 




DT aiAXAJnftVE D'APalEft LIE CROTAKCCS BS» ViiROUTmS 323 

loiK let hommes. 5faU noui^ seroos prfk^déii par ceux qui 
Tont du mfll tux hommes : ictom, pnncce, ehofâ, pr^lrôH» 
tous ceux qui gonvernenl. qui jugfint, qui randenl des 
dëcrettt, tous ceux-li^ nou» précéderont. Car un ne p«ut 
pftft régner sur l«ïs hommcfi «anu fair« verser dei larmes 
bomaincfl », ajoula-MI d'un ton convaincu (Uius do Nam, 

Quand un chamane s^iigage danGi une lulto sérieuse, il 
Dd sait jamais quelle en sera risstifî. Il doit toujours Atro 
pr6t h mourir. Dan» lo peuple circuleul de nombreuses lé- 
^endeA sur det chamaneti enlevés vivants par les esprits, ou 
bieo tué? pendant qu'iU travaîllateni à leunï fiortilèges, ou 
encore morta subitement, n'ayant pu tupporler le^ mystères 
qu'ils avaient aperçue ni le regard des dieux qu'ils avuiont 
coDteuiptî^». !>.< ohamaue de vocation, le cham<ine qui i-oih 
aent A celte lutte par compassion pour ses semblables, le 
chamane qui croit nux puissances mystérieuses et qui va 
volontairAmenI h une mort toujours pnssihie, un 1«rl cha- 
mane exerce une iniluence très profocide sur ses au<lil€ur9. 
Oaîcoi>que a va une ou deux fois le& » mystères » des véri- 
tables chamaues, G«lui-là peut comprendre la claBsiBcation 
qu'on fait des chamanes en : ngranditii, c urdjuairev i» et 
« trompeurs ». 

Cerlaios d'entre eux, et ce sont de vrais maîtres, meilent 
tant d'art dans les efTets d'ombre et de lumifare. savent si 
habilement ttlr^ alterner le silence le plus pn>foDd avec les 
bruits le^ plu» étranges, danif leurs voix vibrent des tons si 
émouvants, si implorants, si menuçantjs, si harmonieux ou si 
effrayants, le ronlament de leur tambourin correspond si 
bien h la tension d'espnl du moment, leurs hyninci>, leurs 
chants, leurs récits sonl pleins de mots si expressifs, de 
toomiire» si inaltenduei, de comparaisons si andacieuses 
que m^me un Kuropéen ne pourra «l'empècher de t^uhir le 
charme et la faKclnation de cette sauvage doquence d'une 
flme Kbro et indomptée. 

Les cérémonies chamaniques varient fort peu. Je vais 



3S6 



ftETVE Dl IHn^OlM DO UUGlOîlS 



foire un€ csquîsfio de ce qu*oa pourr&il uppelor le squ^l»" 
du rite cliaoïanique. Appelé aiiprè?f d'ua malade, le chaïai 
amve eu général \cr* le soir et occujii.* aus^silrtl la preiaj^i 
place dans le coin du biltmk. Étoodu 9tir sa faurrti 
blanche, il cause arec les gea3 qui renlourent et atiettd 
moment opportun pour ses opérations magiques. Enfin, 
voilà le soleil qui »e couche, Tombre du cr^puiicule s'épiift- 
ail, oa fait dans la yourte les prôparaUrs n^co&saire€. (^ 
apporte du l>oi#poarle feu, on balaie la «aile, on prépare 
un dîner jdiiHn^.C(iiirnrt;iiil i.t pins délicat. Peu il peu arrîveol 
les voiflira qui ^'inslallcoi ^ur les boncd, le long de« murf, 
les hommes h. draite, les femmes à gauche. On parie h voix 
basse; on s'avance avec précaiilion. Quelqueroïs* le matlre 
de la maison confectionne deux nœuds coulants av^^c tie 
solides courroies : le chamane se les attache aux épaules et 
lea autres personnes en tiennent les extrémités pour te rete- 
nir dan« le c^% of] les esprit» tenteraient A^ TenleTer. linfln, 
il » pris fEr^vcmeni «a place : 11 s'accroupit fijr un banc, 
dans UQ coiu où on a momeutonômcot tramportû une table. 
Il d6nouB letilemeni ses lres«L'«, murmurani quoique chosp 
eutri> le» dent», doanant des inslroctioas bt sou assÎElant: 
un tremblement nerveux s'empare de son corp? ; il bâille, q 
des hoquet.3 apasmodique**, Sea yeux regardenl tixemeni on 
point; en général, il contemple ainsi le feu du foyer quïte 
meurt lentement. La flamme, de plas en plus faible, écUîre 
de moins en moins los lénèbres; rien ne bouge dans la salle: 
on va bienlAr en barricader la porIf> qui ne «'oiiTrira pas At 
sitdL Le chamune enlève lentement sa chemise et end^fs^ 
lo kaftan magique. On lui tend une pelile pipe : il fume ea 
avalant la i'umée. Ses hoquets et son tremblement nerreai 
s'accroissent; snn visage pÂltl, se ciiuvre de suf^ur, sa II 
retombe sur »a poitrine, ses yeux se ferment & demi. 

Cepir^ndanl, on a étalé au milieu de la yourte sa peau 
jument blanche : il it fail donner de Teaii froide qu'il atal 
lentemenU W grandiss gorgées. Puis, d'un ritr somnolent, 
prend soa lambourin» s'avance jusqu'au milieu de la 



mj ca&»A3(i»^iiB D^rKfc» uni ctovtNcics dis vakouti» 337 

fail des géDufli?xiaiiJï aux quatrt? [loinU ranlin&ux ; en mi^ine 
lemps, il cracha de l'oau  droile et k gnuchs. Le sileuc« le 
plus prorond r^i;tie daiià la yourte : le page jetlô quelques 
poignée) de crin de cheval dans le feu qu'il recouvre cotuile 
complètement de cendres. La salle est plongée duns une 
obccurtlé profonde, & peine att<^naée par quelques braises 
rnooraoks du foyer : dans Tombre, on entrevoit vaguement 
le corps recourba* du chnmane qui tÎL'iit à la main son tam- 
bourjQ grand comme un bouclier. Il so tient sur la peau de 
jumcDl, le visage lourné vers le Sud; la fourrure sur laquelle 
il e«t Étendu doit élre disposée dan^ l& m^me »6n». Knfin, 
Vobscurîté devient compile» Cbacun se lient immobile et 
retient ion souffle. On n'entend plus que les murmures indi^^ 
lîncU et kf^ hoquets du chaniane. Pjis tout bruit cesse: pen- 
dant qn^^lque t«^inp& règne un silence plein d'angoisse. Tout 
k coup retentit, on ne sait oî), un cri aigu, alternatif, péné- 
trant comme te grincement de l'acier; et tout retombe dans 
le silence. Puis, nouveau cri : tantAt en haut, lantdt en bas, 
lantAl dtïvani, tantôt derrière le chamane se font eutt^ndre 
dos bruits mystérieux : doti bliliemenu neneox, effrayants, 
dos boquels d'bysl^nqjes; on croirait entendre le cri plaintif 
du vanneau, mi^lé au croa^veruenl d'nn faucon qu'interrompt 
le ^ifllemenl de la bécasse : c'est le chamane qui crie ainsi en 
variant les intonations de sa voix. Nouveau silence : seul, qq 
léger bourdonnf'mi^nl; on croirait «rnthndre un moufiliqoe; 
le chamane a commencé sa musique. D'abord léger, imper- 
c^pUble, le roulement du tambourin devient plus puissant, 
plus menaçant, pois il s'arrête : mais on IVnlcnd bîenlAI 
mugir commu la voix de lu tempête qui s'approcbe. La lem- 
pfile ôclate furieuse, sillonnée comme par des zigzags des sons 
les plus sauvages; on entend le croassement des aigles au- 
qut^l »*-. mftlenl Un plainle!< d*.-^ vannCfiui, le» Cris perçants 
les béca&sc^etle refrain des coucous. Tout comme si lesCtres, 
Ivant dans le voisinage du ciel, étaient tous accourus et, 
ayant entouré le magicien de teiir» innombrable» essaims, 
voulaient par leurs cris funèbres annoncer sa venue aux lia- 



S38 



HSVCB DE tniSTOIIlK OE» IUateil>JTS 



bïtanls du ciel. 1^ uiuaîqiie s*él^ve loujoars et allpJnl <na 
paroxystni5 : lei$ cuups de Umbciurîti «ont si rapides qalk 
semblent se roQdr&nt en un lorrible hurlcmonf codUbu iz 
riiiatrumetiU les grelots font rage : eeu'est pïu» delimu- 
Kiqae, c'««t UI1 lofT^nt de ^ns, oienaçant d'emporter <luu 
ses lourbitlons la pensée el la conscience des auditeur», 
dernier coup retentît, et le tambaurin retombu âur la m 
toison blanche. La musique Biatcrrompl; aucune vibrati 
n'agite plut» Taïr. Au buut d'un instant, le bourdonoemeat 
de moustique racommence, les «on? groesissent, le roui 
ment redevient iuc[iui;aut, ou entend divers cris doisaau 
lit ainsi, le ni^me m;inëge «e ré[)èU^ k flui^ii^ur^ reprUe&, sui 
Tant Tin^piration ducbamane. Enfin la Enusique changoco 
plètoment d'intonation, et alors retentissent le» strophes d'ua 
hjrmne, accx)mpagnées du roulement rylhniiijue du lamlwv* 
rin : 

« t] Le puissant taureau delà taire — te cheTsI de la^teppe 

3) Le puissant taureau a mugî! 

3) Le cheval de lu uleppea Mmll 

4) Je snis au-dessus de vous tous, je suis homme I 
b} Je Huis rhomme deu6 do tout! 
6) Je suis l'homme créé par b Seigneur de Tlnfini ! 
7] Arrive doue, 6 cheval de la stoppe» et ens^gnel 
H) Sors donc, taureau merveilleux dcrunivcrs,âti4poDdal 

9) Puiasattt Seigneur, ordoimeic! 

10) Que quiconque je suivra! m*^oule de:^ ormlles! Qie 
*,^rBOuno ne m'accompagne, si je ne lui dis : Viens! 

Il] Une personne ne s'approche de moi plus que je 
permets ; que chacun regarde ^ «écoute. Attention! 

13) Rappelex-vou<;! Soyez tous ainsi — tous ensemble^ 
tous tant qu^ vous Êtes 1 

t rt) Toi > qui e$ à ma gaucho, Dame A la pince, si je c 
une fausse ruute, uverlis-tiioî, couiuntndv-moî î 

H] Dame ma MÈrc, montre-moi mes erreurs et las 
routes que j'ai h suivre- Vote devant moi, suivant une large 
route. Prépare*moi mon chemio! 




Qja 
howfl 



I&) Esprits du Soleil qui demtïurez dace b Midi sur les 
iufcollioos boisées, 6 MÈrus Je lumièro, vous qui connaia- 

JS^A la jalousie. jl> vouï iiti[ilf.»re ; que vo» troiit ombrer fie 

licnnenl bien haut, bitru haul! 

16) Et loi, & rOccidenl, sur la monlfigne, 6 Seigneur mon 
Afeul h la force redoutable» au cou puj&s&nl, ^is avec moi. 

17) Ht Im, vénérable sorcier d^^ laflanioie, à la barbe gris^^ 
je t'implore : acquiesce à toutes mes pensées, À tous mes 
dâsirs. Éconlc-moi. Kxauce loua mes vœux, louâ mes vœox! » 

La muï^iqUB s*élëve, toujours, allâiut son parovysoi», on 
eolend de^ cris ^auvaget^. detï hurteuieuti; aiTreux, de» psi- 
roles ÏDcohérciules. Tout retooibe duos lo silence. — L'invo- 
cation citi'rn est à pou près la mËmeparlont ; elle est quelque- 
fois plus longue, d'autn? Fois plus plu^ courte, car la lisle deâ 
dieux et des eaprJU peut se prolonger ind^rmimeut. Chacun 
d'eux ses Litres ^f^néalogiquo» et ses attribut» pcrsoaneU 
qu'il Taut citer. Celle partie de la cérémonie peut varier sui- 
vant le chamane et les circonstances. 

Kofuile le chamane iuroquo Taidc do sou iimàgût et dos 
esprils qui lui soni favorables; îl converse avec les kàlàny. 
Les esprits ne répondent pa^ toujours h cet appel : il leur 
arrive de (rainer on longueur, de tergiverser D'autres fois, 
par contre, leur arrivée est si brusque, les visages qu'ils 
montrent au «orri^r^innl si menar;unt<î que celui-ri e^t pWici- 
pit4 & terre; s*il tombe lïur le dos, c'est mauvais signe; ai 
c'est sur le visage, c'est bon signe. Alors les assistants font 
retentir un bruit de rerraîlle au*dcssu3 de lui en répétant : 
■ Le fer lîolide rett.*ulit, — Les nua^e» capricieux lourbilloii- 
nent, de Dombreuse^ nuée» so sont i^tevées »> {Ulus de ko- 
Ifoo, 11^3). Ou bien on bal le briquet oo disant : «< fyn- 
ichahanl Kyn-uhahanl Kmdiilscn'-dylf ^ L'espril du feu 
s'esl écoulé (fywVy/'/*^i"(r//e« de Nftni, 18S9). Quandl\îwi'ï.y^W 
est venu 6e poser sur le chamane, on voit ce dernier se lever, 
faire des bonds sur la peau de jument; ses gestes deviennent 
de plus en plus rapidn^ et violents : il ifient so placer au mi- 
lieu de la yourte; ou ranime le feu, on y jette force bûches 



Ml» 




KtVQR &K L iDïTOtRK 



résÎDtfuse»; une vive ltllni^^^ îUtimîiio h yourie qui êe 
plit de brail» et de TÎe< Le sorcier ne cesse de dutfcr,4è* 
tAmbouriiier, de ebaater;il raitdci bonds furieux CD selov- 
DanI d'abord vers le Sud, puia vers l'Ouest et vers l'E«l; cm 
i|ui le Enaintieiiuenl far les Gounx>ie& ont fort à faîre, Diu 
les provioces méridionales du pays yakoule, le chamil 
danse libromeat, souvent le disciple-assistant jotïe njondi 
tatnl>Dtiriii, I^arjulence de la dariM? rappelle un peu celle dl 
eàopo |wtil-nitsteD; tzu^ po^e» Bssises seulement. D'aË- 
leurs, et dVm pt5 une danse gaie* La tftte du cbamane, tm 
res&e tnclùiée ^'i\ Avanl, tremble ri^brilemenl;$e<rheTeuiffi 
désordre se collent à »on vît^e on ^eur : 8ou« ses paapibni 
& demi Formées, britlc un œil au regard fisc et hagard; ar- 
U\nA cbamanes barent e( jïcrreiat coiivulsîTcment les denb. 
t^ chamftiiG i?u d^Iîn.' hurle d'une voîi enrou^'o ci b^fe 
fuHciisoaieiU i^o Umbourin. L'intensité de son dôlirc m 
c«sse de â accroître elde décroître alternait vemeni; àtl^ 
liîns moments, on crotnît qu'il e^t épuisé, qu'il vji lombtrt 
et, tout à coup, tpfte an court repos, on le voit reprendn 
«cj ïMis plus (briemc que jamâi»^ i'uis nouvel arr£t : il 
iMM alors d'une roîi grave et baft^e un hymne fiolenneLj 

Bnlin, il s'est renseîfïné sur tout ; il s'est entouré de la 
tfclion des dieu redontables, fatigués par sa r^sislanec; 
sumionlé tous les obsUtles, il a triomphé deloulesle^ri:] 
— Il cnlaine une dans* Ugère et se met k chantonner 
ehaïuoos, plaisantes on terribles, pleines d'ironie ou de 
MdicUoni. sninul les «lr«s dont il îoûte les voix. — 11 
uu^e du malade et p&run Aui ininterrcHiipu de conjuratii 
de OMiac^^* de prumcs^os alléchanles, il oblige la cause 
la nudatlie à se retirer» ou bien il enlève le mal du lieu inrej 
I» poHf au milieu de h salle et saos interrompri^ ses im| 
«Àhu, U I^ chasse, le crache par la bouch?. le poi 
de pieds. le châfâe de U UMÎn en soultlant. En 
)#« a»istants appr^^nnenl â quel prix les dieui 
^MNativrais de ravirle butin d'un de leurs subordonnés, 
r^ s'abrilant les yeui de U main, examine bien 




tes recoinâ pour Toir si quelqui^ p&rl n*csl pa^ carbé fjuelijiie 
llAle importun, quelqui* esprit A^- )a Iribit dp ceut qu'où a 
invoqués ou chassée. S'il romarqae quelque cho8c de »u«poct, 
R quelque brouillard », il se romel àdanacr, ik lAmbourtiiftr, 
à pruf^Ter conjuralionik el menaceA. Rt ainsi jusqu'il oa qu'il 
ait obleou le révoltât touIu^ — La cérémonie esl tennlaée; 
Icsaclionade grâce onl été prononcées. Tout le monde res- 
pire plus libr^m^nt. Teodanl quelque lemp^» le chamane pos- 
sédé d^ l'esprit pi'uphéliquu, prédît revenir, explique les 
I présages obscuisfurvitnus dans la vie journalière, reconlece 
qa'il a tu dans le ciel. C'est, en général, un momont 1res gai 
de la soirée; rires «tI pliiisar)tene:« lombeiildru comme grélo. 
Tout le monde s'efforce d'&lre spirituel; et les esprits leur ré* 
pondent conïcionctcnsemcnl* EnfiD^ tes gens de la maison 
prennent la pe»u par tes pieds et portent le cbamane h sa 
plat-H préc^iîpnl*?, au tUlerik (IJhts de Kolym, 1883), 

Il y a diverses sortes de sacrifices : quelquefois, on trans- 
porte la maladie chez un animal que l'on conduit au ciel. La 
danse figure toujours un Toyage dans les airs t^n compagnie 
des esprits: quand on conduit la béte expiatoire, il fsut éf^ale- 
mcnt danser. U'apHïd une légende, il existait nagnèro des 
cbamaoes qui s'envoliùi^nt réell»^mcnl ver» le ciel, et les as- 
sislanis voyaient « un animal voguant dans tes nuées, suivi du 
tambourin chamaniquû: le chamano luî-méme, tout vêtu de 
fer. formait k' cortège, u « Le tambourin, c'est notre cberal >, 
ilivtMtl le» rb^nuiuL-^. Il v avait uiémt^dt>K cbainane«si babik-s 
qQ*îU menaient au ciel du faux bétail « brumeux » au lieu de 
véritables léte» : mais c était un travail inutile, car ' dans 
le riel, ou ne re^il pas de telles offrandes t (f//i// de Nam, 

Chaque chamaue,ft tous les endroits difficiles de sa route, 
à tous les passages dangereux, a ses lieux de repos, les oioA. 
Quand il s'asuied, c'est signe qu'il a allL'iiit un de ces oloA; 
quand il se lève, c*est qu'il se remet en routo; quand il bon- 
dit, cWt qu'il prend son esaor; quand il tombe, c'est qu'il 
est préciptIÂ sur la terre. Il y a des o/oA à tous les n neuf n 

22 



n2 



itiruE CK LmsroïKK bts atucioio 



ffidrûilft*. Tout cham&iic, mfme s'il c»t loin du Ikn d'vèil 
opère, sail uù îl »« Iroiivp^ dans qui^l oWf >V^' Jin^lji uii 
compagnon, quelle route il suiL 

LcË chamAneii d^ordrd in^'^rieur ne connaissenl pas i'oià 
[Uiusdi'Tihm, ÎSSS). — Unelquefois, onffiiE une cér' < 
k pari pour conduire labôlu au ciel : on \ procède en ^l.; ._ 
en été, à ciel ouverl, Alor£, ou aligne avec ^iti de pelitso- 
pins choisis d'avance auxqueU on allaehe des gutrlundeele 
crîntide cti^vttl blanc (l^schamune^ n'en emploient pas iTu- 
Iras); puis OEi plante iroU poleaux, alij^né» en ordrc^ portanl 
àleurâonimet des représentaUoQsd'oîscauK : »ur le premier 
8c trouve le ohôijon k deux iHes; 5ur le deuxième, leymi 
nour [ivtiogo.f] nu liieii un corbeau; sur le troisième ui! cirii* 
oou {^ôg^]^ An dernier poteau, on atlache la bêle offerte ea 
sacrilicG, Une corde fixée ùu haut représente U route Terslf 
ciel a par laquelle vont sVnvoler les oiseaux et que suiirab 
béte * (t'/wi de Naoï. 1889). 

JVi souvent di^cou^ert des vestiges de cÔrémoDies cham- 
nicjues au milieu de Tourréa déserts : comme, par exemple, 
des figurines en boi»^. de jeunes sapins à moitié écorcëi 
(/cA€/cAîr),de& cordes decriu* avec des chiffons el des poi- 
gnées de cheveux^ des plateaux avec neuf petites terrines, ^d 
K*^in^Mal souillées de sang. A ct^rliiines d^^n^Muonies, les clifr 
manes employent des images de vannenux, do perdrix, «t^ 
vautours, Naturcllemenl» le sacrilice d'une ICIe de bétïil 
pa^se pour te plus agréable anx dieux. Alor^, on ne loe 
l'animal que quand le cbuiuane est pofisédé de son ûmôgàL 
Lob iDeilleurs morceaux «ont cooëacrôs aux esprits et brûlai- 
Le re^tâ est mangé par les assistants ou emporté par \t 
chamane; la pt^uu, avec la l^te^ les cornes t^l lus &abot»^>^ 
suspend dan^i no lieu écarté ^t désert, À un arbre dessécbéV 
Tout près, souvent sur le même arbre> on peut découfrirua 
hùtchdi^ longue tlèdie de bois, plantée dans le irooc dcH 
sécbé. Elle juue le ui^merôle que la corde avec les poignes 

2J Votr la doacripiiaa pELrGm«jLni lUist, tîarid 11, p, 50$, 509. 




C»0 CII41|A!II9V& DU?n£S LU CHOTATICES DBS TiJlOrTeft 333 



I chov«u\dcbc^rémt)nie précédetnfj.KIleiDcliquehpartie 
du ciel où dail se n^niJn? la victimo. Les YAkoute» appellent 
ceite c^n^mooîâ : LoUhài ki'tmk. Kârnk veul dir« offrande, en 
général; Vytyk, c'esluae oïTraude de moindre importance'. 
Daru IcB forCls, on peal trouver beaucoup d*ï trac«£ <Ig saori- 
ficefi, fïurtonf dans les ioumouiak^ forêts d^'sertc« où pcms- 
sent des arbres pljit^atIllft aux larges Uranchi-ï^, 

iNBj^^re, le chnmane arractiait de la pixiprc maiolc c<Ëur 
de ranimai et roIe\ait vers le cïcl en offrande aux cspril^ 
(Ald^n, IK85). I-H rhamanc barbouillait du »anj$ Ae l'uiiimal 
sOD visage» »on coutume, l'îuiïi^t; Ae^i^uûmùgâi et les petites 
figurines en boia d'esprits et d'aaimaux employées aux con* 
juraliona mafEiqnea. 

Gmelin raconle^iuc c^g fiijuriQOfi r«is6«mbleQl à Mi pou- 
pées : seulement, a la place des yeux, les Vakoatea melteiil 
dea^aînade verre ou des t)îlle«d€ plomb*. J'ai vuquelque«- 
utiea de ces figurines : ce ne «ont souvent ijue des nœudf 
â'aHire^ aux formei^ bizarre». Parmi lea images d'animaux» 
j'ai m un regard i:t un bjup qu'on avait envoyés h la recherche 
de haches perdues; le remird s'est sauvé; quani au loup, il 
coorui devant lui, tnais fui trop peu intelligent pour retrou- 
ver les objetf perdus. 

Le fcokhai ne s'organise que dans des circonstances exfra- 
ordinaires : cVat un grand «acritice. 

Lûplufiï^ouvent otiolfrc des animaux vivanta. Usle« appel- 
lent tinnak ylyk : dans ce caa» on Ifiche lit>remenl Tanimal 
dans li-« cliHmps. lU esl défendu de tuer une telle bêle, »ï on 
ce la remplace pa$ par une aulre. Cette coutume devait avoir 
une grande importance comme moyen de conserver les trou- 
peaux, dedévelopjier la tempérance, Téconomie, et par Aiiile 
d'enrichir les tribus pieuses qui Tob^rvaient scrupuleuse^* 
ment. Jadis, on ne voulait mtVme pas traire les bétca sacrées. 

1) X4rAft>icvr^:c««onttn Moa|j;<i]ied'aribqa«Biflrtr««coaverta ût pirmrj.En 

2) Atfûtf, G&^lui, Bin<tlJ,p.47G^ 



EU 



Dt t'ftnTOtHK &K9 MECSlKOn 



Ikvu Vyxffoh &%\^., leiu«1lred4slA oiâisAn couvrait l'hA^îo- 
lioie d'une toque d« fourrure et remmenait dans le boisc4, 
eu coitipagDi<? de la méttagiïre, on rochorchait le» aotomE 
confucréf^ que l'on arrosait d€ crème on de X'oumy^. OA 
usa^«; a maiiilenant disparu {VUu de Nam, \ 885). 

LestiBprîts ont parfois des e\i>;enco£ bigarre»: ikâ4 
dont par exemple un vanneau vivuut. • La vierge auvannesa 
ijni nuit aux yeui. »Vntètc partie ulibremenl à exiger c«Ua 
offrande. Il faut attruffL*r nu vanneau et le lâcher en liber^^ 
au milieu dû« cbansous. 

Ou peut eucorrj ciler une étrange cérémonie da rite chè- 
manique» Quand le cbamane appelle n le dieu taureau • 
{ogom langttralak) et si colui-ci fait son apparition, on voit 
an»3itAI le chamane ereuner un trou dans la sol arec sa b- 
gnetle de tuiil>ourin : puii^ il y verse de Teau c[irtl boit enb 
mémoire de ce que, " naguère, deux grands cliamanet; étifll 
aux prises Tun arec l'autre sous la forme da leur ié-iyh, d 
se trouvant dans ritnpuifi«anc<i de se. vaincre ou de 5e Jp^gi- 
(çer, ils furent pi-écipités sotis la terre: ou envoya alurïda 
ciel un troisième ehamane qui les réconcilia et l&s mm 
lalumiftrodu jour » [(/lus de Nam, 1889]. 

A Aldau, le serviteur li'iiu i^liamane m'a dit qu'il y 
trois gorle» do Jiaaritice» : I' TiirMrf/tr : on lue une Mta ft U 
maison et on dépose sur ta table, pour les câprits, le^ m^- 
lenrit morceafix que Ton a liouilJH A leur intenlion; paKob, 
oD dresse la labte dans le boîs ; 2" Kofthm-karâk : la c^ré* 
monie se fait dans la for^t ; on suspend à un arbre la pean 
avec la tAte ât on j plante une tièche pour indiquer la routa; 
3- Ousimtnya : le cliamane saisit la bêle par les coroes, U 
renverse s^nr te sol, ^'assied dessus, chante, tambourine; 
en?(uite, il lui coupo le^ pieds, lui ouvr<! le poitrail, lui arra- 
ctiû le cœur e1 Tél^ve encore tout fumant i^ur ku main vers Is 
ciel, le déchire de «e» dentï, le dOvore, puis barboaille de 
sang sort visage, ses vôlemcinli^, son tambourin. C'est un« 
très antique coutume qu'on pratique rarcment\ ^H 



ursdu 





DIT CaAHAKtSlie D*APBte US CROTAHCtS DSâ T*KÛUTB:> 33S 



Les chatDAnesyakoutes aîmcul bcaacou[> prédire l'avenir 
&II mrïy^n d'unie cuillère on d'unie lia^ii^Ltp, de tambaar; iU 
lesjett^ol au l'ttir et, suivant laficon rff>nl elles tr>mbeDl, \U 
augurent en bien ou eu mal. Lu» Yakoiili^n ont beaucoup de 
Dianiferûfl d'iolerrogûr Tavonir: il e^i un mode originu] qui 
Gonûild h »nftpondre uuo alêne aux doigls du devîu au 
Gioytfu d'un^ aï^nîlk' et d'un fil ; on la ifiain1î«^nl au deftgu;^ 
d*un cercle dessiné au charbon sur la lablc. Au bout d'un 
certain t^mp», rolône se met à trembler, à décrire des 
cercles, des ellipses, enfin elle «e tourne vers une cerUîne 
direction : c'est la réponse à la quostîon. Toute direction a 
sa si^ificatiun particulière. 11 faut se tenir longtemps im- 
ronbile, accûtidi^ .siirU table, et Taire h Tal^ne. forcfî conjura* 
tionft au nom de l'esprit de Teau qui, au jour de Tao, s'tj- 
cl]ap[>e par une ouverturi? pratiquée dans la glace. 

Le culte du feu fait partie du culte le plus antique des 
Yakoute« rt, d'atllirun^, il e^t encore observé par lou^. Une 
inteagère qui m re&pectd ne manquera jamais de jeter quel- 
que chose au Teu* au moins une fois pur jour : un peu de 
nourriture quVIle fait cuire, un fil , un rlicveu, une pièce de 
cuire, etc., etc. » L esprit du feu, \icilbird h la barbe gri«e, 
est très bavard : il murmure toujours quelque cho»e ; mais 
IVofani et le cbamane seuls saveni ce qu'il marmoLlo ». 
Il e*t défendu de il^croller .s<*s Imiter dans le feu, d'y pbm- 
ger une arme en fer et ftdrtout d'y cracher, 11 y a différents 
feDx : it y a le feu créi^ par Oulou-Tolon, feu utile qu'on em- 
ployé dans la vie journalière (on ki consacre un étalon 
btane) : il y a aunsi k* fiMi j^aeré que Ton hiW jaillir »u dL's»u4 
i)u cbamane en défaillance: il y a en outre le feu terrible, 
dévastateur envoyé par un vieillard souterrain qu'on peut 

80CM «< ftux cÊHimariir» û^imaniquci. é^at Ut proTÎnon* m^rifiioiULlM, #l qui 

J'ao^U^ On coucb« ranimai mi tr do» k\i mo^cn i]« cordai* Si on Sue cuits b 

J'SJ ru dit béUt ptflurcr pocib coLlc op^r&lJan, Ctgi uiiu uii^uu f£&ai#r4 Ja 
iifffi6«r Im béi«i qui prorient il« r«|>oqu« où il n'y iv^W pu il'ii»t#niiilAi ptiiir 
racartllir 1« ma^* 



%:iG 



RETUS DE LRKTOIHE DK5 KCUfltOKS 



a|iaif^«r p^r rofTre d'un étalon rnngfi oamme le Bang.uls- 
scau blaac et ztvcc une raie Doire sur le doi. Ou nis saâlj^ 
mrjîs qu-îtlo iiopto de fea brùlo dans voirô foyer : ît esldcoc 
pnideat de lui prodiguer des dons. Il no fâul Jamais paite 
mal do fttii fii donner du feu de son forer à un homai« i> 
conQu. K4ïïtent les feux-folleu que le» esprits locaux allih 
ment pour »€ rliTilraire {C/md^ ^am, 1889). 

Jï; lerminerai mon élude des croyanceft yakoute» parU 
description des c^^rémonies n'aDtes, faites en plein soleil m 
milieu do la galle générale, au prinlampa e\ en été, eo 
l'honneur des dieux de l'abondance et de5 sources de tarit, 
Ce* réréinoniessoDl duresscrl de chamanes spéciaux affi- 
lés « cbamaues d'été » ^«zùi.?yl ou « cbamanes blancs >. U 
principal objet do ce culte est Aisyt^ U décsfjc de la f<ïc<o- 
dite et de la pmcrëalion. Elle réside à ri^rieut, daiu la 
partie du ciel oâ le soleil t;e lève en él6: celli?-^ c'«il 
TAiâyt do8 bommca. Quant à l'Aiayt des chevaux^ ouli 
trouve là où le soleil se lève en hiver; âous terre^ demeire 
rAL»«yt de« bSles i cornes. Quant Ai^yt descend «ur la terre, 
oUe «^installa au dessus du lit de» m^iltres de la maison. Ijes 
jeunes tilles mettent sur une planche, di'vanl leur Itl» da» 
figiinrit^d'Aisyt afin dVbtenij- la ft^cnndilé. 

C'est Aisyt qu'on implore pour avoir des enfants, sa 
pour avoir due fils. Le jour o^ le chamane doit venir 
invoquer Aisyt, on uptlnie la yourte, tout le monda m 
bien, s'babille comme pour unu f&te, de fjiçju qu«f la déew 
trouve» ix son arrivée, des visages souri^U. Le chamaw 
choisit parmi les adt<îâtaut& neuf jeunes tilles innocentes 9t 
ueufjtiune» gen* ».'tifore vierges; il le* range v^AW- h cMf- 
(nar-nar), les jeunes gens adroite, les jeunes filles à gauche ; 
puis il s'avance k leur tête» son tambourin à la main et en 
chanlact des hymnes : \h le suivent en se tenant par la maia 
cl ils chantent en chœur. 4i^a/ ! OaroitU Aiha/! Le chamane 
énumère dant^ges priâres touii les dieux et tous les esprits 
aillés À Aisyt. Le cbamane monk ainsi vers le ctcl et y cod- 
duit le% jeunes couples ; maïs les serviteurs d'Aisyl se- tien- 





ÙV CElAVA<1U-tfS DAPnJ» us CB0TA5CIS DCS TaKOITTM 3;)T 

leal aux portes, armôs de foucbi d'argent: iU repoussent 
DUS C€Qx qui »0Dt corrompus, aaéchanls. dangereux ; on n'y 
idnietpis LioupluKceuxqui ont perdu trop li^Huurinuocence. 

Daai les chanaons, on appelle AUyl " la Uame qui se 
îent h doini couchée et qui porte surlji poitrine la dépouille 
'nnâ libcline largement étendue n. « Sa loque lui recouviv 
es oreilles ; elle a dt^t; boUes en peau de loup qui lui remoc- 
enl ju&qu'aus reins et où huit lacets sont d^nouùâ. ^ On lui 
etnande - le rire ùilugn^HèiAaitim-aiaian) u pour que le nou- 
vel AIri», aprits «n naÏA^ance, vive, s'asseye et cmisj^e lieu- 
-eosement », Auparavant, les riches avaient la eoiituoie de 
X)D5acrer ud3 Ute â Al»yt, quand leurs Ichiidûs ôloicnt ecH 
:fTbile-s et Ton aarrifiait Tanimal au mouneut des couches, 
t'est-à-direà riostanloù Aîsyt, escortée de «es jeune» vierges 
il do sefi jeunes gargons, '^ esprits des lierlios, des arbres, 
les fleurs, des champs '>, se manifeâluit en personne au dessus 
U Tureiller de la retumii. SI celle*ci âlaît condamnée, Aisyt 
le «e montrait pa^. On ofTrail U AUyt et à son escorte lea 
Dlraillcâ et la ÏHù de la bf^te sacrifti^e : ic reste était dévoré 

ar les ^ena de la maison , par le$ h6(e» et efifui pur la vieille 
îamme qui veillait ijur la cualade, el qui Tas^iittaît pendant 
'accouchement. AussitCI l'enrant né, cûllc vieille femme 
eljiîl du beurre daiisle feu en disant : « Nous te remercions, 

Aisyt, pour les bontés, et nnus te prions de nous le« accor- 
er à Taveoir ! a 

En glanerai, Aisyl reste pendant Iroii^ jours près de la 
souche de la jeune mhre qui pendant tuut ce lemps-lâ doil 
rester étendue sur le sol couvert de paille. Le troisième jour, 
elle se lave et â'étend dans don lit. Il ne doit pa^^ y avoir alors 
d'hommes dans la yourte. Près du feu, coIQ'ée» de leurs loques 
le Iburrure^t 1^^ voi^ine^ et les femmes de la maiu>n vei'sent 
la beurre fondu dans le feu, en mangent, s'en barbouîUenl 
D Tisage, et par trois fois poussent des rires bruyants : 

ikihé\ Il Pour cette cérémonie, on prépare trois terriikeai de 
Deurrea : une pour Ai»yt, une autre pour la vieille garde- 
malade, et enfin une troiftitsme pour les vot^oes. 



33A 



HKVVt DK 1,JIJ5TI)I1IX DtS nMlMlOJi^ 



La cérémonie b'e«l enfin terminée : on 8 brÔlé ou 
tous les relies de viande ;k6 liùles se relirenl. I^ mk 
asaifltanic ramasse la paîUc» enlève Ions les vosligee de l'a^ 
couchemciit el va les porL^rau lorn, dans la forSt, pourleij 
déposer bien haut, sur uue brandie. Aï»yl av. relire : dlet 
rempli sa mission. L'ûdiq que lui avait remise son pèrei)rf- 
je^ifii. Seigneur de la Itedoulable Race nixine {Djesegei Âi^ 
f6rilhouQrilah^To'iQna)y cette Ame bumdae, elle Ta dépoi>fe 
dans n le monde du milieu »> Lp^s greffiers célestes ont d^ 
écrit dans tes lÎTrea d AÏ*ToÏod la destinée de la nouvolle An» 
qui va vivre comme il le lui est écrit . 

« Mais cette âme n'oubliera pas le monde étoile d*ob elle 
Tenue ot elle ne cessera d'y aspirer» et elle aura la nof 
de sa pr*îmifere patrie j> {?//«.ï dcKolym» 1883). 

CV'st ninsi que le^ YakautL*s répliquent noire teni 
vers un idéal et notre douleur de ne pas l'avoir atteint. 



WkccbSLAS iilKROdZEWSSl. 



DE QUELQUES PROBLEMES 



RELATIFS 



AUX MYSTÈRES D'ELEUSIS 



DEUXIEMK PARTIK 



L'efiCOATOLOGIB DES MTËTEREB V 



Dans la partie prfcéd*?nli?, j'ai essayé d« reconslîluer le 
noyau priinilirdefi Mystères. J'ai montré que, àl'onginejl y 
avait lieu de distiogoer TiDiliatioD propremtsat dite dea ritoa 
secrets qm visaient Vobji't es^utîd de ria&UtuLiiinV Cet 
objet était do fair» n^as^tr I^s récolte»; des ramilles vouées au 
culte des grandes il6(!9sca cIcusiDicuncs, ix -^l^r, -Ji r.ifi ^î., Qk.) 
-* pïireiEtËusion, de procurer aux iiiiliâs abonduticc^l prospé» 
rilA. —Or, lonquo fut rf-dij^érhymiii^fiouiil^riqueàDÉmôler, 
à la fin du viir ou au commencemont du vu' siècle aTant 
DOtre ère, les My^tèrea uou» apparaîsa^nt avec un tout aulrd 

i) Voir I. XLV!, p. fT3 i 201, 

SJ ff« pourrait'^iQ roLf urj« AÏ^uaion à c«lte ditUnctont Ot noti una «ioiple 
rMlOikriftnc« pottihijLiti. iJ4ni U v^r* 4A1 r1«t l'hymne hr>rïi4;<riqiif» A D4(n^ter,oa 1« 
|M>èU loealittific vucc^uivDDitTil J'in^ioficn <tI ta |jarfidpafion tux mjtltres ; 
"Oc irÔHïi^f Uf£>v, \i< &\t^p^. U au à ramorqucr «inn Platnn «mploio Agil*- 
BMaldAUi t«riDen ■ucc'^uiff peur d6»ifEi«rlo pn>r&a« : * àti^i|io(ia\ iiiïio^Pt • 
{(hftfia*^ ICA), i mairiA <|iii», dier lui, oh tw »ufI un^ allusion à It dislia^li'>n 
de* p«tls <t ici j^randi MyoUre*. D^ ni4aic «acore, Andtïcidft djl i E«ti juçfs : 
■ Vqu» àvn ^té i[Liiiéi fi louA ■'«r nontemplA l#« rius <1«« d#ui D^««t9« ■ 
[«p^ ti M4t«(( p^^<n/^ HÏ U«>éii««l ntv lioi> ià Itpi. Ofltl. dl^ïff .. #<ï. Oidol, 



340 



BirriTS DB L'RISrOI»B DES hCLIGiO^ 



but : ccloi d'assurer h leaiY adcples le bonheur dans laib 
future. Comment â*est faile oeUc ëubalilulion? 



1, iMlClftliOtt ObOK !•« tt^n-BivUlKM, 



Ici encore, si nous voulons recon»liluer le» antécédi 
d'une inalilution qui remonte aux âges préhistoriques de 
Grftcc, nous ferons bien de consulter te^ usages anulogui 
qui, cbex k>» uou-civiliftéiï, »emlilcut le fruit d'uu rai«orui&' 
ment eoDitnun jï toutes les fr-icUons de rhumanitri dans let 
pliaseâ rudimeiitaire!?» du développement mental. 

Eu A»}ttralii.\ chez \ti9 indigènes de.^ Noiivelle^-fïjill^'sih 
Sud, quand le» jeunes gens arrivent ii Tâge de puberté?, od 
les fait enlcTcr par un personnage, nomm^^ Thuremlin, qui 
ffiînt dfi les liieTf ciplrf^irf^ppcïîr, puitidrfïlflsrappt^ter à la w\ 
Le IongdeluriTiéreDarIing,cetle initiation comprend laeéré- 
monie suivante ; Leî« néophytes sontajnenés près d'une fosse 
oh est couché, ftou^ une légère couche de terre, un vieillard qii 
tient en main uue branche d^îirbria. Au\ acei-nU d'un bymoe 
magiciue il ee met k agiter sou rameau et finit par so relever'. 
Ne croirait^on pas lire lu dcMCriptiou que donne Firmicus 
MalenKi?^ de In/KVixîotr dr Dionysos, quaud il inontriï le diea 
âtendu î^ur une couctie funèbre dans le» I6n^bre« : « Oa 4^ 
plorait »a mort avec d'amères lamcnlaliens, puis on intro- 
duisait de la lumière et l'hiérophante, aprte avoir oudejé 
le néophyte, rhnntail lentement le disli<jue suivant : m Coih 
rafçc, mystes, mainlenaut que votre dieu est t^auf, pour tom 
aussi ce sera le salul! »> ' — Kn Polynésie, aux lies Fidji, m 
conduit l{.^îsjeuni7S gens devant uue ra.ugéû d^indîvidus coi- 

i) A. L.P.C^jni^ron, ÎVibf s ftf !9eui South WaJn, d&Tii 1ojouni«l d«rAn- 
throjioto^<mt tnstitutc , Londra». 1âS4-t^35, t. XLV, p, 358. 
2\ ^. HnwiU, ÀuHtrùtitirt rrrriaomi^ji v/ initi^lv'ti, i\hnt l^JoumAl de VAntàr^ 

3) Juliuft PirmicuH HAïAmut, D6 f^ror, prof. Hrtiç., éd. Kigalliu», p. il 




M QOBM>r)» Pl{OIk^^E!> liKLATt»^ AC3C uvsrAitf:)» d'Aleusi» 3t1 



Gta^8 qui simulent ties cadavres cotiv(>rls de sang de porc. \ 
un cripou$âi^parloprèlre, iUsercKsvciil vivement, et. tandis 
ijue la c^rcinonir cuittliiu»^ nonl se lari>r à la t tvfôriï ToisinB*. 

Daii» cerlaiae» purtî^^ du Congo, le» j^iin^:» ^en^ es Age 
de passer bommcs feignent de tomber morts. Emportas par 
les féticheors dans la forêt, ih y pasaentplusieursnioîs, par- 
foifi plusieurs annéeiii; piii« iUrenlrenldanilt^urfiimilIe, oiaîs 
Us doivent se comporter comme ^'ih avaient toat oublia) 
de leur vie antérieure, y compris le langagf: et l'habitude de 
M) nourrir «ux-raAoïea. On itcit refaire leur éducation^ tomme 
s'il !»*a^is£ajt de nouveau-nésV — D(î$ particularités ana- 
logues ont été signalées parmi tes Peaux-Houf^csdB la Vir- 
ginie et Icfl indigènes de la Kouvelle-Guiaée. Cbez cm dcr- 
lûors, un forc^ le» n^'opbytt's à jt'iutroduJi'e daupï la gueule 
d'un monKlre fabriqua à la res^foinblance d'iiu casoar ou d'un 
crocodiio; on dit alor-^quele dîâblelesaavali^et, tandis que 
]«s mfere,'^ hr* lunu^iit^'iLl, nti condiûi les pafientA, liirs yuux 
bandés, dans une caverne obscure, où les sorciers, louton se 
livrant k un^pouvai]tal>lecbarivari, feignent do leur trancher 
la t^te. Après huit on nt'uf jours, on leur commuriiqui^ k:^ 
coutumeit de Tatisociation et les traditions de la tribu; on 
leur enjoint de garder le silence sur ce qii'ib ont vu et 
entendu; enfin on lcn rend h leur famille. Mais, ici égale- 
ment, ils doirenl feindn^ iravoir à refaire leur éducation, 
comme a il s agissait de petits enfants *. 

Suivant M. Frazer, le but do ces rites c^il soit de mettre 
temporairement Tàme tic?« jeune» gens À Tabri de certains 
dangers, $ott de leur communiquer une âme nouvelle, em- 
pruntée k quelque totem". Lu seconde explication me semble 
de beaucoup h plus plausible, & condition de ne pas nous 
renfermer dans le^ limites du lotémismef mais de rechercher 

1) L, n»D, Tht Kitnga, d4&* l« jouroU <]« VAnihrop. Intt., Londres, IS^* 
l885,uXJV,p,22. 

2) W.ïl, BûQlléï, tiff ùnUiieC^nQ-»,UiDilTC9. 18S7, p. 78 et f oÎt. 

3) ?nict, GMc9 B9»jU^ l. Uç. 34T vi sait. 
4} 14., t. U, p. M. 



but : ofilui d* 
Tu turc. Comi 



le» dipontairei f u 



Ici encttrï' 
d'une inslili^i' 
Grèce, nou>^ > 
qui, chez. K - 
mfînt comr'' 
phases riiii 
RqAuH 
SutI, (]Qan^ 
les rail I 
fcinl fJ- i 
Le IrmjiEiJ» 

EDOUtP - 1 

ouest T' 

magîquif n 

Ne cr^ii 
Mftieriii 
étenda 
plorail 
duisHil ^1 
le néuj.li 
rage. n. 
auESi i-' 
condiiif 

1}A. I 

2) A. Il 





.a fut 

hpli 

, toil qn'oo 

MD«rir, dirait 

rin initié : TxÀi[>f^ 

ifioler, Arro imlîè, 

mort ifimporaiit 

eà metÛeum. 

îoa. Il eo Al 

tvpvaplftde* 

Bwrt 
44eGybUe 




rTAiiuRVE» nsLATiPs AUX mreTirtEs p'Sursia 313 

Ltt préknditmentrepaateràrélat d'embryon'. Knftti, 

du chri^liani.sme, le faiiplAme i[ui r-mi?>til.iii-. la forma- 

tciti«Ue de Teolr^e dans la cooiniiinaulé des lid^lirs 

616 présenté cc^mine un enseveliaaemenl symbo- 

med'uno résurrection fipirilafîlIfiV On lit sur Vftr- 

dtt baplUtt^rt- du Latruii, li^ plu« âncii_*ii in lu cliré- 

ttttdllOi la devise ËuivaiilCi qu'y îivuiL fait graver, aa 

iède, le pape Xyslua 111 : 

Cictorwn rcgnum tperatc, hccfùnU renati; 
Aon rtcipii fflix viîarÊmtl g^nitot. 

prestation d^s vœux, dans certaiaa ordres religieux, 
i{ e«t une véritable initiation, comprend une célébration 
de l'Office i&9 morts sur le novice couché dnns uoo bi&re ou 
^londu sou» un auaire, entre quatre cierges* Après le cb^nt 
Âfherere^ il se relève, fait le lour de lasiislance en re- 
^nni le baiser de paix et va commutûer eatre les mains de 
I \M'é \ Ue ce jour, il prend ud nouveau nom qu'il gardera 
Jusqu'à la mort. 



j a des indices que, dan» la Grëce primitive, on Taisait 
passer tes adolcscenU par de» épreuves d'initialion quelque- 
fois tr^ rigourtïuses» lémoin les flagellation?^ des adoleAceats 
sur Tautid d'Artt^otis Ortbia à Sparte* et sur le tombeau de 
Pélup^ ^ Olympie \ Peut-dtrolesimoiolatiuna rituelles d'en- 
IïidU, raconUcs par des lôgendes locales, où Ton a voulu 
irojr un flouff^nir de sacrifices analogues à ceux ie.4 Sémites, 

u xuv, p. aa-w. 

2) £p. OUI llMi4tfu, Ti» -i ; Coloititm. a, i2. 

Zl ^oir \b Cerattoniaie betttdiUinain^ d'oprfv le Dktitmruiirs ie Ihéùhgit 

I) UMr7, Mijr. ic £d GrtfM cnfifw, L 11, p- lOfi. 



3U 



hsvus Dr l'bistoi&s dis fttuoions 



ne sont-elles qu'un écho Iravc&lt des scènos d'iniUatîOD 
ïftn feignait d'imuioler des adolt'scenls, pour leur comiiuii' 
qaer easuitt? uno vie nourrie* 

Danti ks Alyslërcg d'f^leusîs, non seulcmeDl les habJtmLi 
de TAUique avutcDt le privilège d'être admis ix rîmtiftlwn 
dè& rctifftiicti, *«r la piY-ti*-n talion de leur |»fere, mais 
il y ftvatl c4?rlaiDi enfanb, désignés par le sort dans les 
milles do pure de&cândancoathânîenDe, qui ptrlicipaieutui 
f^rand» Mystères avec une fonction epériale. On les appelai 

foyer » ; ils accoinpli^^aienl uolammeut c^rtaioe rites expt' 
toires pour le compte des aulrcA îniliés*. L'expresâta 
ss' {rKa^ H auioné certains commiTil^tleur» h croire ^11 
<*agi>sail d'enfants destiné» à repn/^eiiter oniciellemeDt li 
cité, symboliBéo par le foyer public'. Gutgniautoslime quVn 
voulait Ainsi rendre plusa^^r^able h la divinité une exptalM 
j^énérale \enanl de mains înuorenleiî ! Alfred Mfiury se b*>nifl 
à expliquer rwprofihîou à'mfanis du fctfer par le fait qu'ili 
ae tenaient plu^ pr^â do la tkmmo du sacrifice \ 

Ne peut-on y voir une survivancedeTépoque ofilesenfaott 
des familles qui possédaient en commun \^'& Mystères d'fileo- 
sis, ôtaicut iiiitîOs à Taido d'une sorte de baplème ou de r^ 
gi^n^rulion par le fr^u? Le déair d'cipliquer celte rérémoBif. 
quand son sens prlmilif »e fut uUIilérô, devait forcâmenl doo- 
ner naissance à un mylbe comme celui de DômopliooD, que 
riiymue homérique h Démêler ratlaclie aux aventures de la 
dVresae chez le roi d'I'^ltîUfiis. La reine jUi^-lariin* avait coiifi^ 
son enfant h Déo dont elle ignorait encore la nature di^nK* 
La dôoËse, voulant rondre son nourrisson immorleU roign&ii 
d*ambroi«iô €l, pondant la nuit» Irr cachait A l'inti^rîeur d'un 
foyer embrasé. .Mtslauiix', l'ayant surprise au cours de celte 
derniôre opération, poussa un cri d^effroi qui indigna la dé«is« 



2) Foucafi, RechtrrfiPi, S* M«ninirp, p, ÎH, 

3) Mig. tU la QriKt anti-jWt I. II, p. 3:^3. 




DE OtrXLOCTCS PROBLlUlCA tLCLAlIPlt ALX AlYtTiïlilE» IiÉLSUSja 34S 



Ja Gl rcDOneerà son plan. Démophoon rcâla donc Hôumis 

Irépj»*. \\n**. variânti>, rf-|irOLiiiiti? \tnr Hy^iu toiilîriui^' U 
pré«ompli<jn qu'il y a U un mythe enfi^endrô pour Texplica- 
lion d'un rite inilîaloire : ce &craU le roi d'Éleusî? qui auraîl 
n^mpi) le charme par son intervt^iilton inlêmijentiv'. el ta 
dét^^^e l'eQ aurait puoî en le frappant de uiort'; ce qui e^t 
h\ùù }e r^Alimont réservé à Câux qui troubleol ïù coure ou 
flurpreunenl le secret d'une iDÎliation. 

Auguste iMoinm:^«^ji (^sl, h ma cormoi^fiani^e, ]^ seul aiileur 
qui ait pres^nti uu rapport fïutre le mylhe d^ I>^>mopUoûti 
et lc$ * enfants du foyer ^^ quand il suppose que ceux-ci ol- 
lumaîenlleur lorché au foyer sacré, «d souvenir dû ritnmor- 
tailla- que la d(^esse «vail *ouhj a>»uror ii Drimopliooti». Pour 
ma parl,j'e&lime quo c'est un caftoù I'od doit *ilre tente d'ex- 
pliquer le mythi^^ pari usage, plutôt que l'usage par le mythe'. 

Le ■ passage par les éléments >s pour employer Texpres- 
aîon dont et? §erl Apulée dans la description de son inllifition 
aux Myflîrrcâ d'hia', a ^té souvent con^u dans Tantiquit^, 
comme la condition ni^cessaire du renouvellement dm f 1res. 
L'ob»ervalîoiideâ ptiénouiènes physiques qui se pansealdaus 
la dôcomposiiion des organismes vivants, k une ôpoquo oô 
l'on croyait l'univ^Ts forni*? de in)is ou quatre éléments 
sirupler^, it a-t*t;llt^ pas dO eugendrerUcuuclusiun que la mort 
rCAlilue ^leur«ri>eervoirv respectifs loft parcelles d'eau, d'air, 
de feu et de terre conatituant par leur combinaison la per- 
sonnalité de rhomme? Or nuiH IrouTons prëci^éuienti parmi 



1) Um Carmina. Jn Gt., v. 232 et tviv, 

S) Fabiàkt. fab, 14T («4. Sohoiidt. Uu%, 137^ p. 21). 

A) V^'Ulivn Sim^ioa. tlaua aoa iag^nieix ouvftjçSi The /oiw^ SX9<%d, a «ujr* 
0«tffon pf mlVfpr^J<iri«N (Loadr«i, 1699}» 4Ar«lopp*, w^ Hiw g-r»uil« forw 
d Vyw intaltgn » la U3èB« qu« l'aroalurc du proptièlâ b4br«a «st llnlorpr^ljaiuo 
a'oiw «(4m d'InlLiation, oïl U nAophyM ilovaU r«iur troltjouri sotl rf*ii< un 
v4l«aMal «Q pMU Je pol^agUr «Jil i&afr unu r«prè**aUlJOD du Sclwul flxuK 
ptt un moftitrft tDAfin. 

Ri) PtroniJifa uccnu dfiAcnId rcmeairf [Aptilbc, VtfaiA,, LEb- XI, <iJ. Dïdot, 
p. "D- 



3U 



nivuB ht t 



ne soûMIeBquuQ étdu 
Von WgnftitdimojoW. 
quer ensuite une ne ntM 

Dans les Myslèresdi 
de rAlli<|ue aToicnl Itt 
dfetrenfaoce. »arl« y. 
U y avait cerUrnsenf,,, 

milles de pare desceT' 
grands Wygièrts au 

foyer»; ils accompL^ 
toires pour le cofj 
et?' tTîfa; a amené 
«'agissait dVnfanr 
Ct(é, ÂyiniHilist"' , 
rotilail aiD«t rtih 

Rôn^ralevcnani 

4 expliquer [>, ' 

«e LeDai4.-Qt plu 
Xepenl-on^ 
des familles ijh 
dis, étaient ini 
g^aéralton p,T. 
quand $on > 
«<?r naûsai 
rbyiDoe Iji 
ddésae cfai 

d'ambr. 
foyer ci 



-u^ dans le anwb 

'^"nuoijié qnt te inaô- 

f f^^rm«d*ooçproait 

I - Klyséea, impliqirail 

'l'iis satri d'otte reciî^ 

i'*v»Acellft.delarieprtcè. 

>\û que devait iiitttr 

'H**rticiperaaji/floa 



i 'h 



"imenice^wn'fffinirtttlpar 
l'r.-alaMfiiderînitiaBfto.U 
ï'^fn? un prériminaire poor 

L-ï'^res; elle oe fut pic, prt^l^ 

""^' ^icfuclle et immôdiaie, miii 

.^r,fcni,e de la destinée quî aMendiil 





Uè»M, comme looi lea lodo-EtjmpéeBi- 
^. dam les èires mmnU. d'tio ôlémmt 
.4* le corp* ei q^; cepcndani laî rtî^^^^ 
>Mit b rtntabl^ p^rsoaoaUw el qiu, aprt, U 
^ îibr«. Ce rfffuVe coaUnnait à hanter 
•Mw «i, après ia dïasolalioo dn co™ Is 
.fiMmil totileroii ,>i, .^carterpour ^^ m*, 

^fawimsanl oue demeure oniTeiiaWe, ok 

,vif«ràl«idedftcertaiBtrtteaetoâ ibie 

. iMrTojaiil an n^cmiUf de aoo crirfeiice 





>r]f>^ AI.X IITSTftRES d'£LKC5IS 317 



i^rliet qu'iDCombftit celle double 

îjïCQunaulé y ^lail int6reGséo. Eq 

i^\ lu défunt oxt^rçAÎt cliex les vî- 

-^^'i mul <!6fifitô, une iulltience qui 

•\o, tlcoDlîauaiLÀprot'Sgors«s<leHc«a- 

' -'ïfis, Delàlfi culUdesanc&trescl 

• <^iitr»ire, privé cleii rite» fuDériureH, 

M langer public. 

I \\ \hi poslhumdélaienl réduits au logomcot 

Ou tODsIriliKait dti^ tombes à VîmilalioD 

-=-raiole» devoir ou affection, ou ï dil^poaail, 

-^ uuyeus, ce qui ôlail de ualurc îi »iUigur 

\r4t<ïDCe précaire des occupants. On célébrail, 

'clique, d<^ii fentiuis donl les morU<^(aii^nt cen- 

ir pari ol Ton (3f;orj;^eail do£ victimes «ur leur 

;:i eu mÉna^'eoLttdauît loâ (laroi?, une outertur4ï 

'^ rtlajt au ftang d'arriver jusf)traux rcHleti du dèfunU 

. Luette dernière coutume indique-Uelle une époque 

"tait une obfcure survivance de la vie dans k 

. j'il en £oil, la cn^ntalton, en détrui^nt le câda- 

-it plus ftubaÏBler que louibre, Td^dXoy, Timage 

! elloc^^Tinaîscependantredoutablf^ide celui qui n'était 

i à peu l*îmaginalîon en vint à timlier li?s s^ours aoo- 
>jii» de ceft innombrables double». Au d^là ou plutôt au- 
-14 du tombeau, s'ouvrit, comme che^lcs Sémites, — el 
|icuL<t<lfe aousTInlilIretioD de» Ifadition» «émiliques, car la 
«iHiceplion en [mralt absente chez le» Aryaf> onentaux, — 
une eorle d'énorme caverne, la demoure d'Iladès, où k$ 
ioios, laissant les cendre» au tombeau, s'en allatcnl poaraut* 
TTtf une vague imitation de leunie terrestre. — Telle f»l la 
erojaoce qui prédomine aux lemps booiériqueË. L'Odi/st^e, 
ie rapprochant dû la tradition égyptienne, place l'onlrée de 



l]Cr. p9orl*ior»j»e«ceiebâtologi<)ap« <]« UptriodtprâboiDAnqaf^.Ft;»!!*] 
et CtMÏnffiê, i« ti44 MUfçw, L lU tl U. l\k<tât^, rvycAe, Fnbourg, i>m. 



S3 



3» 



UCVC» PC LllUrOIRH DU 






rUadJïS dans la région ocddentole, au Aolh du ileuT« 
oâ le soleil di»[>araU, cbaqcio soir, parooi io» (enëbres. 
I« clianl XXIV, le |ioM« nous déaiil le dfi>arl d(?s cmqIj 
Hccniès rtsftenibk an^c ^n lerge d'or les AineH àet Pi^ 
danU mas$acr(^t par Uly^e, pim leur montre le cbemia, 
« tandis qu'elles TOUi^enl b $a suite, en pouasanl de polît^ 
gi^[ntS)i«m«>ftU, coiQme unt^ hnnde de cbauves-souri» dans use 
eaverne ». Le dieu les conduit *' au delà du lleuve Oc^^an, u 
delà d« la HorJie Blanche, prbs des portos du Soleil, À tra- 
vers te pays de» rArcs, jusqu^à in fmiv'm de« asphodilei, 
séjour det ospnU, où résideul Ids ranldoies des lio 
6puÎ8és '. V 

G*est uii pays «ombre et humide où poussent seuh des 
plantHA marécajçL'Uifes et Je% ariuiHti?t rabougris. I^e» défuDis 
y errent par traupeti, faibleSt aHam^fii avant perdu U valunt6 
et la QK^moire, sans autre mobile qu'un vague instinct qui W 
poussât h recherrher tes libationit et le sang des victimes 
nerfé à leur intention. ^H 

An chant XI, lor&qo Ulysse, sprbs avoir travers» le paj^ 
des Gimmérierts, se rend fi rentrée des Enfers, dans l'espoir 
d'y inlerrof^er les mftneï de Tirésias. il commence pir 
creuser une fosse, pui& il verse des libations de tîd, de mid 
ot A'iiau T^aupcudrée de farine, entin le sang d*u[i mouton ui 
d'une lircbis roirs. Atissil6t li^s ombres d'aeoounr vers Tof- 
frajiJe ei il duil let; eu écarter avec Kon ^laive^ pour qu'elle* 
ne prennent pau les devants i^ur le personnage qu'il attend. 

\d se place lYpisode si louchrint de sa rencontre avec sâ 
mère, qui le reconnaît struleiaent apr^s qu'elle a pa, k um 
tour^ s'abreuver du sanfç noir. Vainement, par trois foi»,! 
essaie d'embrasser Tombre chérie; il no satait que l'air*. D&bs 
un autre passage souvient i!it4^,Aehil1e^ûpr^ avoir inutilenicfit 
chercha h stiWiv le fantûme de Patroclo^ défiiiii de la «orte te 
qui &utvit do l'homme : ^ En v6rilé, U subsiste, jusque ddu> 



2) Od^ftaéc, XI, viTB lOB «t suiv. 



DC QCKL^tU VHOmLCUK» KKLATJFS il^X mWrtR» UâUlLStS 

lit (leuioure 4|'HjicIj>ii ijiiv Ittne 4ii uuu iuiiigi^ (^u^ci^x^ crSiAÏ^v); 

ËQ vain, dan^ ce monde des illusions, chacuD coaserre sou 
rang et aièuie ^m occupalion» ; MinoH i}eraÎHle k y jugiïr, 
OricHià y cltu-««er;i1ï6aiblequeGesoL«ntlàde«réa]mUc«iices 
parement subjecUvcâ qui n<? peiivenl compenser la perle des 
réalités lerrestre» cl on conçoit la mélancolique rêtiexioû 
<t*Achille, qui cûl prûféié *t (ravBiller lu terril p<iur un mulli^ 
tuyiâ {mltioiointi cl sans biens quo du régaerièixv toue C4)ux qui 
ont r6cu* ». Mi^me pour les ricbcb cl k« puissants, rimmor- 
(alité, duift Ct-B conditions, était une amî^rc ironie. 

De boniw Iiuur<< riinaj^luatîun Lumaijitjp qui uo perJ ju- 
mai» »cs droii», so posa la question : N'csIslc-rU pos^, pour 
certaîiia privilégiés* un moveti de do soustraire i celle fala*- 
lité d'un destin é<[iiivalaiit à raiiiSanliï^emeul? Il ^ avait 
alors en circulalîon de vagues légendes rt lalivos h une coDlrée 
loiolaine, les Uei (ks Biçn&euf^ux, situées au pay» du aolôil 
couchant, cîi des Atr^ïs, qui nn <<oiit ni des dieux, ni des 
liouun«s, tnèaenl paisibUoient une exi^lentre sans ttïrme, daiiii 
âne radieuse félicité, âou.^ un climat toujours égal. Là goiiver- 
nenl Kronos et \e blond lïhadamanie; plua lard^ Iléifîode y 
plHceia les hommes de la quatrième race, les hérus de la 
guerre de Thùbcfe et do celle de Troie '.Toutefois dans Ilomftre, 
le 5eul humain qui y ail obtenu accès, semble avoir M Alé- 
néla^H, parce qu'il étail devenu le gendre de Zeu», en épou- 
sant Hélëne\ 

Lea Cliaiiip»-Ély.4£es ont naturellement leur contre-partie 
dans un compartiment inTérieur de riladè», loTartare, oft la 
misérable existence du commun des morts est remplacée par 
dû cruels supplices réservés au^ ennemis des dieux, aux 
grands criminels qui ont riolé In loi divine dans des circon- 
slanccs particulièrement aggmvantes : les Titans, Tanlale* 






Piritbûûd, Sisyphe» bdoo» etc. Hais iJ n'était pas donné i la 
géaér&lilé à&B htimaÎD^ de devenir un Tilan, non plus qa'u 
Rhadamanle ou uu Méuâlas, 



CbsiiBcnicni dmt»H Ir bvi dcEi Mj^t^vva. 



Sur CCS enlrefaîtcs, voici qu'au vîii' siècle un rayon d'wp*-' 
raiic« vient luire daoa cette Ingubre ef^chatologîe ei l'anli 
conception de PHadès »*en trouve ébranlée jusque dans 
fondomeiiUJIproviciit défi Mystères d'Ëlcuti«^quioITn'Dt 
sortnais û leurfi adeptes le moyen de «o soustraire aut bour-' 
biersdi] IMUd^s: »i lleureux, diLThymuebomériqucàlWin 
1er, celui quia vu ces rites iiacré«. Celui qui n*y apaaéléini 
et nV a pas participé n'aura pm la même destinée après 
mort dan» la froide réj^Joii dea ténèbres ■. — C'0!>tlc lan^^c 
que tiendront i^ocore Pindare, Sophocle, Platon, Platarqii 
bien que leur conception de la vie future s'élève fort au-de 
dcB traits matérialif;tea soua lesquels Timagination helléoiqu* 
avQÎt commencé par se dépeindre leafi^licîtés iPoulre*tonibe> 

Celle «ubslilulioo dans Tuhjel de< My«tènïK Tut grnntle- 
ment facilitée — mais non pa^ provoquégf comme on )'a cm 
longtemps — par la nature des légende» qui constituais 
rbistoire mythique des deux déesses : Déméter, qui 
dtins »un ^ein, le« défunts au»si bien que l<?s Kemences etq 
peut par conséquent leur ménager une destinée analogue 
— Coré, la personmtication même do ces semonces, qni d 
cend, cbaque automne, dans le monde souterrain, pour en 
reshorlir. toujotirs jeune ot fraîche, k la saison nouvelle^ 

Ainsi le grain do blé devînt rcmblèmc do reiiateuce ha* 
maine, Kn Altique on acmaîL du blé sur les lombes. C'étatI, 




1) Jn CffTffr,, irf, 4^0 « «uiv- 

2) A Ath«nM, lr« mont qu'on rnhuinBit recevaient 1ê quAliflctlif 4« îxmk' 
Tient, ^fif.rijy\9voi [PluUniii», Ù9 Orbe in foc. Lun., 2S), 



fl 



Di ot^n^ïi?^ FRontMEâ ncLiTtrs avx irr^TKatK D*£LR:!tm ^51 

rapporte Cic^ron , » ailn que le soi , purifié par cette BomeucOp 
pûl Atre reslitu<^ aux iHvatits^ Un hygi^^nUlo modcroe ne 
s'eiprimerail pas en d'autres lerme«, hmn que dan» une 
acct^ption plus réaliste. La Traie raison ije cet unage i/appa- 
ratl-ellepai, cliezlei Ëgyptient^, dauBrassimilarion d'Osiris, 
OQ du d^ruiil osirisé^ au grain do bl^ ou à'ûrge qui gormc 
daos le sein de la lerre sous raction fécondante desonux? 
Panai les peinture» qui d<^eorent U toît du grand temple de 
Philaï, une momie est coqcIiôc dans un earcophagc d'oti 
surgissent parallèlement des épU qu'arrote uo prfitrc* 
L'InRcriptiou parle, nuisant Brugsch : « Ceci est la forme de 
rînnomm&ble O^iris mystérieux qui i^'dlanee »". Le rite final 
de r^poplie, c'est-à-dire la pr^^sentatlon de Tépi de blé, 
mciiâsonné en nilenre, qui^ riiit^rnpliante evhîWt aux néo- 
phytes comme le dernier mot des Mystères, ne constiluatt, 
sans doute, à Torigine, qu'un rite agricole; tl n'y avait rien 
k y cb&nger pour en Taire un symbole de pulîngén^^sie Iiu- 
laaine. 

Toutefois, si le symbolisme est susceptible de fournir uuo 
rcpré&colatJon ou d'encourager une espérance Jl ne peut être» 
ici, ht soïirev dt5 TiJée njuibuliséi? ci iiuu* avon* k i!e- 
mander pourquoi la contemplation du drame mystique ou 
même la pérégrination h travers les paysd'outre-lombo doi* 
v<^n! as^^nri^r le saint dan^ In ^îe future. On a 5Ctiilenu que les 
myste^, eu participant aux avenlures el aux souffrances des 
Grandet; Déesses, obtenaient un litre à partager leur destinée 
ultérieure. D'autres ont admis simplement que l'inilié ga- 
gnait airtHÎdo M^rilable^indulgEincntï qui devaient lui profiter 
dans la vie future ou bien qu'une fois admis dans la commu- 
nion des immortels, il ne pouvait plus retomber dans la con-* 
dîlion desâme»ordJnaîreA. Maïs, encore une fois, on ne voit 
point, dans ces hypothèses, le lien logique entre le résullal 
etleiooyen. 

1} a««roo. De Ufibut, l[, s. 
Cq>LFt traduis : « C'»I lo coyaUff do rinconnu cr6& ptr ïi nooTtlU «tu ». 



3{» 



UTDi Ht L'nifiTom dka niEUfïfOMï 



A la rigueur, nous puurrionis nous conk-iiltrr cl'iuvrjqucr. 
ici ^galemoDl, le principe de la magie imilativc, <)tii préTfid 
r.r^T [es choff^it l-ii k*^ li^iirniiL .Mais jr? préfère me rallier i 
VûxpWaiûon mijtti irn avniit par M. Kûiicarl'. H in\->l iiii))C4- 
tiblo de suïTre le «avani liQll6Di«tCt lorsque, prcoanl à lOQ 
compte les allégnlions d lUrodolo et de DJodoro, îl tond 
iton setilnment h In provenance (égyptienne des nly5t^^e 
d'I^leuftU, maiA encore h Tidenlitâ originaire d'Uia el i^ 
Démâter. Sans doute Ibb Greca ont emprunté k leurs diverf 
Toiaina im ixrlaio nombre do mylhes ot m^me do dieux. 
Mais noufi nvotiG vu qui* l4^<^ Gmnilefi Déi-s»es «emliient bien 
de souclie européenne el que la formation de leur per»on- 
nnljt6 myllijquo peut t«o suivre sur place jusqu'au jour t>û 
elle» devinrent le» déit^? principales du cycle éleuainiee. 
D'un autre cAt4^, tout ei^ contestant une intervention ausbi 
ancienne et autsi directe de l'K^ypte dana la formatiou da 
panthéon hellénique, on peut parfaitement odmcKro que le« 
ArecA du yiii* ou mAme du tx' siècle avant notre ère, sè 
soient rapprochas des concepUon^i égyptiennes sur la vie 
fnture, à la suite it'inliKr^itiflna venant non pas bouloverBer, 
mais rampléler ou pn^ciser certuinCfi de lfîur« propres 
croyanceti*. 



i 



Conm prAHqu4- ilr G^itjçrnplitp Infi^mAltf». 



Lei; Ëf^ypliens s'imagnialent que I» counnissance gAojçra- 

2) Sj on v«ut trouver du antAnArlejLti oioUquM nu mythi Sa r^oliVrom^at 

i%\n Bnfi^r« pour r<rch4>rctL'ir tinn amnnt, k«1 rolcnuA AQpUvo pir k «ouvciuM 
<liï HnmSrn Arali. Snrj nbHennp, 'I" mOrao l]Iip Vi-xW voIouIiuik de Ol^fftor, 
ffApf^i^ Ift lorrf! (ic BlÈriiilc i si hUn que loa diou* ae voient ûonlramïB d>ntûj<* 
i In rftinfl Jeft lilnfePi un mesniiR'^r qui lui porio Tordro û^ lïllalior »a prwt*- 
nièrc (Gf> Saycc, JU/ij^i^n a^an^î^f fio^yJj^Tivin^ Loattroê, l^îH, p, £21 il 
■uLv.). 





VhOftLftatU AELA' 



'aTfthi5 D'Cirjsn 383 



phtqiiedu monde aoulcrratn émil nécessaire au défunt pour 
lui }HTmi41re<li? K^grtur les cliamp^ J^-? Siiiichels au d'Ialou, 
où il in^ni^rAÎt uni? t^ni^luiicc pHiiilile el lieureuî^e, lU |]Ia- 
çaient donc daiu la lombe du exemplaire plu£ ou moins 
complet du Lrtnr de» Morts, C|tn onseigaait Tilinôraire h 
ftuivre danH la légion d^nulre'-tombe, avec Ica formules d*in- 
eaDUtion k uUlîaer coiilre les ebprîu iiiforimux — quetijuç 
chose comm» un Bff>deker, ou, pour diminuer Panacbrc- 
niame, un Pau^anJas d'outrc-tombo.enncUid'uaTOcaliulsirr 
UAuel. «^ Oïl une lei;^]idti même jfeiirfqnïd^v^iil M'<lunii(?r 
detOA le« xMyatiïr««, oîi Ton faisait anticipalivem^nl parcourir 
aux ndophylea la grnnd'roule dee Kiiff^râ et des Champa- 
Ëlj'»éo9. D'après M. Kimcnit, à meaiire ([iie se déroulaienl, 
deraot le» injt^$, U» divora liibleaux, riiiérophante leur 
rAvélail les secrets confiés par les dôesws à «on ancêtre Eu- 
molpOA : ta ré^on àt^ enfers qu'ils voyaient; la mule h 
suivre; les noms «^niables des divinilés amies ou ennemie»; 
les paroles & prononcer dans Italie ou telle partie, elc.\ C'est 
la description que rcprodutHCDL — autant qu'ils roscul, 
«ans encourir le reproche de profanation, — Anr^lophane, 
Platon, Plutarque, etc. 

U6ji^ llomdrc avait prôcis^ les principales lignes ic la 
géofçrdphie infcmiile, ïiQs peintures de vases non» repré- 
sentent l'ïladè» comme une râjçion sombre, entrecoupée de 
fondrî^re», de maigres prairies et de bosquets rabougris. 
Dans les GrenouHUs d' Aristophane, Héraclès, qui a visité le 
pays à la recherche de Cerbère, en^ei^ne le chemin è DicH 
ujBOs, qui veut îk son tour tenter l'avenlLire : d'abord un 
vaste et profond marais, puis une région « înfcstôe de ser* 
pents et de tontes «nrles de monstres fipouvanlablps; d'un 
ctU\ un abttne boueux ofi sont plongés Ie4 crimineh: de 
l'autre, des Lui&aijiis de myrte où deâ troupes d'hommes et 
de femmes, baignas dans um* vive lumif)n>, applaudis^^ont au 
doux concert de» llûtes n. — n Qui ^onl ce*ljii'nlieurenï*» de- 



1) Foucvt ûrfcAensAnj l" m-^moire, f . M. 



/ 




mande Dionvftos. — « Levlnilït^s », répomi Hvrcit1t\ a Q 
nu r^sle du chemin, l>>« JniUif« donneront au Oit de Sém 
Imilesles indjculioûs qu'il dt^-ïipo, car ils haWlcnl toulprii 
du paluîs dd Ikdè» et mit la roule même qui y conduit' ■. 
M. Foucart invoque, h l'appui de ses conclusions, kt 
latncHc^ d'or découvertes dans las tombent do P6tilia, n 
Sicik-, cl rt*i;ieiillierna, rn Crète; on y froa?e, comme àhm 
le Lh'rr^ ths Ahrts^ dt^t* fragmeiifs d'ilinéraireeL des fonnaln 
d'incantation pnurVusage Judéfunl'. Cesformalefllrahj 
souvent une inllnencc orpliiquc, mais cIIob sont d 
époque anse/ lardîve i?i rien ne prouve quVHa^ se rap 
lonL il di^9 défunts qui aumteot ùié initiée aux Mystère* 
d'I^leudiâ. Non moins in{;6nkoux ost lu rapprocbomeDl que 
fait la mftme auteur entre le nom des tumolpides (qui ctiAnte 
bien, d'*! ^f/^xw) et le lilre de Ma KJtioou, donné aux défu 
dau!^ los inscriptions funtïraires do Tltgypte. Il fait otxer 
que cette épilfaète fe traduit dans la langue égyptienne 
d jnxte de voix »; elle indique que le moti est en f^lal 
prononcer avec les modulations indi^petisableR IcsîncaaTa- 
lions h employer dan» les pénUd'ouIre-Iombe*. Ainai lu 
Ennnoipidesi étaient ceux qui devaient prononcer el en^M^i- 
gnor, avec la note ju^te, les formules destioéef â eerrjr de 
mot de passe dans I0 royaumo d'Hedès. Cetto ju9te»o d'i»^ 
tonation n'était pas moins nécessaire que Texacte reproduc- 
tion du teita. C'est pourquoi l'on exigeait parlîculièremeat 



rocdnt&Dl «on «p^dlllon oui Enfor», tjouU : • J'^ rtuftii pttrc« quo fd vy il 
ialnt« MytUreit " (von 613). 

2) (I Daq> It dfœciirR d'Iladéf — port? une tic ctt ïascrlptioni ^ Ui Uvo- 
voroB, s i^aiiebt» une Eourev. et, pr^s d'cllu uri njprtt btftiic. GordO'Coi iTvp- 
pnxihnr ilfl ccUo Ewurofl. Tu en Uguvcms dqa autre, ofi cou]« Vomh frakhn qd 
sort du Uo do M4motfo; daTLnt.aontdotgardioQaH Leurdiro! /# mù rcn/tonf A 
Itt lerrr. ri (lu rri^rf étalle^ miiâ mon oH^/inr. eU ti'fufe; lOfAct-tr, tttUu «uuLiF 
auii dftioré pftr ti soif qui me fait mourir, ntaijt dannamai iopt^ r<iv4 f«i 
frtiti--ht ijui cuuJt; du lac da Afi^rn rjïnr. Bt iU to dciimiirDnt â baïrn do la i««i«r 
divinfl cl d^BorcïMi tu r*KP<?rM parmi ka li^ros •CKoucart.l" m^raoin,fkJT)k 

rfj MoMpcro. BludtA lie rri^t^^nyir tfl tJ'arcAéo/o^(r f^ptiinntt, t. Il, 



pp«^ 

que 
nie 

i 



Off OCBtCn» PROHLtrUES RBLATIPS AUX MTSTthtS t)'fiC£lTS]S 31^ 

<le Vliivrf>plifiiiLtï (|u*ît *^ù{ une voix jijiite'» el ili's inîlii^H qulh 
fussent au moins la parolû intetlif^blo. C'e«l, du moin?, celte 
dernière int'irrprôtalîon que M, Fouearl donne h Texcliision 
prommc^e par 1 hit^rophante contre 4jiiironi]ue était 710^ 

M. Ma»pcro est venu apporter h cette th^se Tappui de be 
baote autorité en nlali^rc d'éçyplologio. Dana un compte 
rendu <le IVliide de M. rnui^ail, puMi*^ au IHUTi par la 
'JSetJtie tle rÉgi/pU^ îUcrîl; <■ Comme l'hiérophante à Eleusis, 
le pr^ïlre égyptien devait avoir la voix juate^ pour entonner 
lefl formules, et Tinitié qui les répétait apr^s lui devait ^tre, 
ainsi que lui, juste de voîx^ Comme Tiaitié d'Ëk-usi'*, lo mort 
égyptien rencontrait sur sao chemin des fontaines danjçe^ 
rensc» ou militaires, des monstres qu'il repoussait par son 
chant ; il pfircouraiL les l^^iifebrrs opaques et arrivait dnns des 
Iles fertile^, éclatantes de lumière, les Pr6g des SoucbeU, oti 
<Hïriâ lai offrait un asile tranquiUc> à condition qu'il connût 
les mola de pas^e. v 

Sfin*i doute TexigeiicecruRe n voix juste i> a pu aSntrndtiîre 
parallèlement chez les Éf^yptiens dans le Rituel des Morts el 
chezIcstirccsdandlalilurgied'Éleusîs; elle iigore, cneiïet, 
parmi W condilioos indispensables au succfei des incanla- 
Lions, — que celles-ci s'appliquent aux vicissitudes de la 
vie future ou à rulilisalion dea forces surhumaines en géné- 
ral, — el elle se rencontre, h pe.u pr^,** dans tous \m cuHes 
antiques, depuis la Cbaldée et Tlnde jusqu'il l'Egypte et k la 
Grèce. D'autre part, l^umolpe était nn chantre, unoède et 
dès lor* son nom peut s'expliquer naturellement, sans qu'on 
doîv« invoquer une Iraductiua de l'égyptien, Mais où la 
question devient plus délioato, c'est quand il s'aiïil d'expli- 
quer la similitude dans l'application el m^me dans le con- 
tenu des formuleM magiqiieH. 

L'inJluence directe de rËgyplc sur la culture grecque 



Il Bt4«t«le. iKifcrt^.ni. 21. p. m^ TAdlt. ch Uiptif, 1149. 
S) 1" nAmoirtt, f. 32 «t >uiv. 



S86 



usvrK Dv LniH-riiiflit drs iiuoiora 



n'««t jfuî^ri- appareinlv av&ul râtabliit«in^nl de 
ioDieimO0 et miiétionnsa dang U DalU, foiis PsannûfAl* 
deuxième moitié do vif siècle): c*«at Di^mo un p^aflm 
Itird (ino commcficëreiil les rftUlîons criicîell&a cnlraki 
doux l*^)(^* !or*<]ije Aliui&s i.'iiv(.iya, eu ^4S, [in kuIimJl- 
DclphJen», pour rebâtir le lemple d'Apollon détruit par 
inccndio '* Mm on [hïuI »e demander jusqu'à quel point 
aclion indirecte n*ft pas pu sViercer, bien des sîkcl6ï BXf^ 
TSiv%n[. Hinoti par les prétendues colonies égypiieitoei ictk 
l'exislcncc en Urtco reate toujours problémaliqiu:, du miiii 
par l'intermédiaire à^ celte cïnliaation méditerranéenDC, ai 
plutôt ég^Cùue. qui HoriBiail quelque deux mille an» avari 
notretro.M. Arthur Kïans,dana ses împortantos rouUle*d* 
Knoasos* a 61ubli que. d<^fi la XVIU* dyuaâlie, sinon anU- 
rieiirenienl, <1e» écbatjfcea di^ produits indu^tri^'U el mèsDt 
de lymboIoB roligieux s'étaient opérO« entre l'ompire ihétak 
61 le légendaire royaume de >iinoft^ A Êleusia, dea fonLU» 
n'-renteA oui rameur an jour, pr^K de TAcropolfs, des poti^- 
rieH, des patÈrea, mfiine de# (Igurinei, qui se raltacheiti 
cette cinligalton ég6cnae el. eu 1808» M. Foucarl signalai: 
à riastitut de France une néeropolo du même iroisina^, ofa 
l'oit avait rencontré, dnn« la quatrième couche de tombes, 
dea scarabées ft légende hiéroglyphique, enfin une sitatuetti 
dlsïa'. 

Rien, loulofois^ ne permet d'êlablir que T&gyple ail traos- 
mis k la Grèce, par ce canal, d'autres éléments que ceriam 
procédés d'industrie ot quelques motir» dort. J aimerah 
mîeaXf pour ma part, recourir aux influenci^s ptiémcieuue^ 
dont M* Victor Bilrard a fait resKUrtir réc<)muieal l'action m 
eousidérable snrVenrichiiiscmcnt de la mythologie groeque*- 

t)nèraJoUjl.lSO, 

7} Anhuf J. Snatt Tht Patù^ nf Ks«MOft dw% ràmuMêA tf lAs 6^Nt 
sC AfAo», u* VI. 189!>-19aO, — Du même, Tht Mficnxm trtê md pékr 
Cttir, Ua>Jr«er 1901, p. 4^ et Duiv, 

3) C^oipUt-fendus tUVÀca/Undt dts Ifucr^tians et HaUcu-Uares. Sème* 
du !» octob» ivûy. 

*) Victoi Bénnl. £w PArtiiciVfu ei lûdystitf, Puvt, lOQZ, I. I- 




I 



BK cc'n^iTu FnomftnKft BKtxrm aux HTfîTtRVS ft'tLsrMs '*R7 

Cé9 roartiers modèles qu't^lAJonl 1?« Phi^nîcidiis ao ftQ a^U' 
Ifinlaîf^nt pns d^ transporter sur tout h pourtour do la M^<ti- 
lerrarirf^ \vs pnKliiih îirlJstiqiir-Fi iïe Tiirt ^|;vplien, ^éiirralir- 
menl décorés d& sujcls religieux; lia teuaicnt encorda la 
dlsposilion di^ leur clicnl^k^ les erplicalions qu'ils avaioDt pu 
s*apprr>pricr sur le stïï^ ôt ccMc ornomctilatiOD, 

Cu n'élsùi p«» une/, pour farre adopter aux GrBCt le* divi* 
Tiilés de ri^iïypte. C'c«l «urRBant pour expliquer qud, darnt 
une époque anl^rieiire ftu Mii*!*iè<île, il» aienl ùié inlltiencés, 
<bii<^ lotir n^pri^ftenlAlîon du Tarlare et des nhamps^I^lysée»* 
par l'K^oDoirrBpliie da TAmenti et des Champs d'ialoa : bien 
plti!), que IfîR .Mr^tèrnf; d'Eicu^ii, h une Apnqoe où roux^ci 
Contif^rvûient pnrxire une r.friainp plaiilicilé, aîrnl tir<^ de 
rftgrple ridée de founiîr k leur» initiés It^tï moyens pruVique^t 
d'opérer atec succès la Iravfîrséo de TUad^fl. 



P^nMmtton d** l'élis moviitf' 



On conçoit coinl>ien TappAt dece h^sullat dut accroître la 
vogue dE>s My^L^reft (iaits loul le monde lielldniquo. Voici 
donc le terme de la vie, pour U promi^ro fois, diipouillii do 
ses ti^rrcurs. J/homme a raincu l'iladèa; rndmi»»ion aui 
nhamps-GWâ^s n'e«l plus .seulpuienl lapanage des h^ros; 
elle 4fchoil en par(;^e k tous ceux qui sont admis dan« lee 
sûcrcU dctf Uonnoti Uf^osscâ. Bienlàt les ima^<*s de llcm^lor 
<?t dt? Corè se monlrcronl» sur 1l'^ slètes cl U's RarcophAf!;e.^, 
commfî )<.*s gariintvv ni \m diKpeij«alrice« do la f^-licit^ po»- 
ttiame - « GrAce ^ ce» beaux .Myilëres qui non» viennent dû8 
dîouv — porle une inscriplion des temps postôriourd — la 
lrâ[ja« n'est pas un mal fcmr les morleU* mcûr^ un bien » '. 

Jusqu'ici, dans laviit future que promettaient W Mystères, 

isas. ^8^. 



308 



uvrs Dt L mSTonit dis ncu^roio 



aucune part n^étaîl faite à l'idée de rémunération mtok 
r-V*l l'inilialinn, )'inîtialion spulfi — et en tout M Ae-J 
Cfluse — qui doit procurer l<3 bonheur datis un autre 
Nous ttx>uvonË toujours 1& YHéed'ùpnsoperatum, cootbî 
si !a théorie de M. Fôucart est exaclc. a>cc une siMe It 
gnuatin>>mi> géugraphîquf^. 

Cependant la conscicace monde > élar^ssanl son d^ 
maine, pénétrait de p)ua en plu» la Religion, ta. conce^ti 
d'un nrdrfï monil, conçu sur le plan de Tordre cosiniqte i4 
mi«, comme ce dernier, «oust la protection divine, a^ail ^ 
duellement conduit leA droca à faire de leurs dieux les d^» 
aeors de la justice et h chercher ane aanclion religieuse 4a 
aetetî humains. An vi* «îëcle, le conlra«le trop Tréquenl deb 
verfu malhour^titi^ i^X da Tiniquité triomphante inspire ta 
douiC5 poignojiu qui se font jour dans les hymnes deThéf- 
gnis: H Comment peux-la, fils de Kronoi, aieilr«Airk 
même pied le prô\aricatt3uret le ju«te>?vll y avait bien l&sa- 
lutinn Iradilionnolle: » Les enranta innocents on lee géoén- 
lion^v suivantes paient ladetlede leurs pftrea ». MaislepoNs 
|ui*m^me se révolii* aiulre cetle réverâibilité qui rajdla 
sur des innocenU la re^iponsiabililé des coupables; « GrtnJ 
Jupiter, s'il plall aux dicut qut^ le scélérnt nime la violence, 
qiir ne iejr plall-il aufi§i qu'il expie lui«méme le mal qu'il ft 
fait, HAiJK que los Iransgresstuus des pftre^ fassent plus larJ 
le malheur des cnraiils'? » 

C'eâtûlor? que le» philosophes commenc^renL à nht^-rcber 
dans les pos^^ibilîtés d^ lu vie future un moyen plus équitable 
do réparer les anomalioi^ de la vie présente. Pj^thagore r^ 
courut Ji la transmif^tion qu'il combina avec les tradilioi» 
courante» sur l'Ilad^s : le Tartans est, d'apH^s son école, m 
lîou d'expiation h limage des âmes qui ont mal vécu et çnîi 
après avoir subi leurchAlîmenl, reviendront prendre un non* 
veau corps, jusqu'jt ce qu'elles »e soient sunisamm^iil ép> 

3) Vcn73lM«uir, 



t% gVELOUCS râOAUtXEâ AELATIFâ AL'X MVSTiliE» D^KUl'îl» 9511 



I 



r^s pour regagner le aein de Utou. E^dare, qui reproduit 
tour à toar dans ses odes, les pnncipalâs théaries Êsrbato- 
lo^ques de son temps, expose; entre autres hypothèses, que 
i^ hommes passent alternativement du séjour des vivant-^ Jt 
^\m dc^ morts pour Atrc traitas suivant Wurs méritca daua 
chacune de c^ existeuces successives : n Ceux qui, [lendaat 
Iri^s séjours dans chacune de ces demeuros, ont »u f^arder 
leur Xmc pure de toute atteinte de Tinjuâtice suivent la routs 
de Zetjsjusquaux tle^ dt^s Bi>.-iilit;tireiij; \ w 

Plulon lui-même acceptera la description mythologique? du 
monde posthume ; maïs ij y répartira eiclusivemûnt lu^ dé- 
funts d'aprÈa leur conduite moralt> : les bons duins les 
Cliïiiii|>«'i-ly»é'^s, Its mauvais dans le Tarlure, le* tnîïleî* 
dans riladès ou marais ActéruGiade'. 

Cette apparitiûii des rémunératious morales dans la desti- 
ttée des défun1.4 «''tait en routr^idiction directe avw: U tli^orie 
qa« la félicité posthume diîpendait exclusivement de 1» par- 
ticipation h des rites et, longtemps avant Diogène, les esprits 
èclairéG durent se poser avec une anxiété croissante le pro- 
blème: qfie U- philo«opli4^ du Sinope formulait eu ces termes : 
• Le brigand faetaciou, parce qu'il a Hù iuîtiù, sera-t-il 
plus heureux apr6s su mort qu'Épominondos qui n'a pas reçu 
■"iailiation* a? 

La notion de pureté rituelle fut la br^he par laquelle 
ndée morale pénétra daui; lcsi;hatologiedesMyâtères. Il fut 
un temps — en Grèce ci^mmc ailleurs — où Vim/jur n'était 
|ws encore disMassocié du mcré, c'est-à-dire où la notion de 
sooillura se confondait avec la violation des » tabous ^k Ce 
dernier tanne, qui a conquis droit de cité dans l'histoire des 
Heligioni^aijssi bien que dans tfîthnographipydé»^ igné les pres- 
criptions k la fois sociales et religieuses înterdit^ant certarus 
contacts uu certains actes, eoit parce qu'ils constituent un 

1] l^ukro, (M)jnp„ I!, f, 6â<l m> 

3} PJulu^us. 0v mtdicndis pocii*. Mi^rct., «d. Didot, t. J, p. ^. — Cf. Djo- 
^w 1-Mrw, VI. ï («d. DHot, p. iitu 



MO 



BIVOS \>K LllSTOlKkC UIC& UUdUNt» 



empi^Leuientfturle domaÎQe du puJ9«&iiCd»lDf«lérieuM«: 
joura redouldbleâ, Boil plun sioiplûiDeQt, pftrc« qu*ili 
pour eflât de dàchaiaer rintorvuxiUûu d'ôU'c* ^urhumaïaii 
gardés comme oocible^ ' . 

Le saoKbumiîo — qu'ÎUoit vurn^^ Toloitliïreraetil ou hoô^ 
dâniclicmeitt — Gti eurtoul rogurdo comoio un vAhiculc dW 
nii4.*nC4ïsiMïmi€icuBea. ÛuîconqucL'iinftijbîlecrjnlaciAcIroun 
uoii «culemuul expott^ «ux pluïgriuida pénU, mai:*, cunuoii' 
l»ut ûommuuiqtJcrciMle Am/ûe àsea prodi«» ou roèmô àlon 
lea membres de son clan,c«ux«ci s'empreaseronldelemetti 
ea quaranlaine; \\u le frapperont d*une vériluble eicomiiuui^ 
caltouqui. la plupart du teinps>se traduira par ace inle^dc^ 
lioo de Toau el du feu'. Tel éluiU aux Icmpâ hoDiériques.k 
sort du mciirlner et, à une i^poqun ilo br^uroap (lo^liWÈe&rv; 
c'esl Gururd J'uo vérjLable exil qii*uu frappuil h Athènei kl 
objcUinaDiiDéBqtii avaical occasionna la morl d'un cilojea. 
Copondai^t A quoi ^rt la magje. ^J elle ne peul contrebala&c«r 
plus tin moin» IViîel ik's/fl/'OKx^Oii ndmellra dout^tlantan^ 
tains caï^, que da« 0]ifjru(iau» purillcaloire» puissent débâ^ 
rûssor le coupable ouplutàl l'imprudent de sacompromeltaale 
aecointanceav«?c l«s esprils irril^s. Il y a là an ordro d'idées, 
parrtiileiiient con»iéqiienl, dout \&» I races «« retrouv«nl aui 
ori^LUGâ du droit pûnal, che^ les Greca el ïq& Sâa3Ît43s, aoiii 
bien que chat len Oafres et les Polyn/*ï4Îenb'. 

P«u à pou on chercha la source da U Houillura eucoumc 
par le meurtrier moiuci dans le coDtact lîltéral du eians 1^ 

i) Cr. Uun MHriiliar, Sur le caractère retigieaj^ du tdhou nMmàsitm, dm 
1o «tïpLOmu TOluiDO publit^ pur 1a Sualîoa dos ecieaao* rclif^ii^ndc^ ^&d> U &îb6*- 
IIiAljih? i]i! L'fl^caLtt ilea Haurr*t-&Mlr<«. P«ri0, t^tfM^ p. ^ (*t tait, 

2) DartB fEdJp^-Jlvi, OËdi^e, oprAi iLVOjr coqiuUA rorule ku SLiiMdfikptft 
c^uJil^«ulHTh^!>eilla»aiU'lu TDO«irlr«d«l^oii,B'«arift: vCsl hoAOM^qucIqA 
■oit, j'ordouno qjo pertonnt At^n^ ca roTaumc» no r«ccu«i[]e. b« Jui parie, H 
rttcluii?Ur^ nut priivrcfl i^t xax int^ïh^loAt âVrf dimix, m ne lui tSannm ■eoéd ui 
luâtraLobB ; que lois b f(rpo»iivnt do leura tttjara car il «aI ii aouiiJitK ImI 
rtciijA Aomuipa tous [iUvinti,aiosiqu<f vionLda mo Iv révéler loricld d« Pfltai*- 
tCJif-c-roi, vers 23(J et auiv. 

Z) Ga point »6U parfiEloudUt autvn lumiùto, pour l«* Sémîtes, po/ HaNtfV 
M» Soulb {RcHaiva ut %ht Scrrrrifc«, Icclura XlJ. 




QUELQiis rtoMâns belatips aux HrtiÈBts D*Ci.Kr&r& Wi 



lleatut h Tunlre uulun^ dus destinée» établies p&rityg 
euls m&ltrê^ do la vîe humaîue. Des lors ]«5 purifier- 
tions n'eurent plus Uiit pour but de soustraire le coupable à 
riiiQueiicctini-ii(ye?i vengereasi'iel àe le rétallirdaiifc l'intc^- 
gritô de son oxif tence soniale que de le mettre ou plutôt de 
le réconcilier avec les divinités $upiïrictir««. Jklème Apollon, 
quand il eut hua à mort le serpent P)tiion, dut «4.- soumettre 
k OLTtaiiies purîlicatioD^ dans^ la vallée de Tempe, avant de 
reprendre fia place parmi les Immortels, et Ie9 petits Myjitfïrcs, 
d'après une légende cleusinienne, auraienl été îi3»titués par 
Déniéter pour pt;riii4.*tlre k lléradëj^de )^e |)urifier aprH le 
roeiirlre de^ CL^iilaures'. 

Néanmoins certain» crimes présentaient un caractère trop 
gtave pour qu'on pât s'en lari^r par les procédi^sordinaïrea 
de la catliarlique. Tel* «^luiecit l'usfiaiïsiuat d un concito^'en 
pu d'un b6lo. lo «acrilÈf^e, la violation du serment, la trabi- 
Q envers U patrie'. On exclut donc de Tinitiation, ftt, par 
lijlp, du bi^rii>flrp den Mystère!*, o*e»t*-&-dire du salut dans ta 
ie future, non senlcm^ïnl ceux qui étaient convaincus do cti& 
rimea. maïs encore ceux qui eu iJtaicnt simplement accosés, 
i longtemps qu'iU ne sYlaient paa justifiée. L'initiation 
lail ainsi — ou du moin^ aurait dû être — an certiflcal de 
fODoes moïur», te privilège de Tinnocence et de la vcrlL au 
oins négative. Mais que dûTait-il advenir de ceu^qui, ujanl 
larticipé aux MyatèruST commeltAient dea crimes aprèa leur 
3JtiatioD, on même de Ctïux qui» malgré les probibiltonsofli- 
iùlleê, 5c gliaaaient dons rîntimil6 des UonneB Uéeaaeaavec 
ne conscience charge* de souillurea? 

I) Sunim, IV, U. 3. 

î) La cbcDor ûm Ufflto ûua Jw QrtnouUlAtt pnnçhnitt éiid«miQotit lu 

riptiodi d«« MfiLÀri», qwmà i\ l'adtSMu atix fipvoUlvtini en dm lenafti : 

Loi» d'ici Um^fvs cit>f«a<ful|(lAD>iaaiul4Ntpnv6«oufiIe«t4Uiiekfoj«r 

Is ■fednion; h tUti qui «e 'L-nd, lon^ua U ptlriu «ni «a d4ag«r ii Jjrrvffci 

«1 dof i3Ûs?&ui > U p«rc«pUor qui TiiL paasor eu frudc ilea iknrto 

, Otliji qui procure ilvt EtuLdi<l*i 1 I» Uutle tuamùe; («lui qui tOUlUtf 

iBâKoa CHétotia tout uauiaiputt«QldcatlitJifr4nib«>; mrluîqat t^i^riD 1? m* 

Um poHtt dana Im DionyMS ». iUjtc. uni 3&i t4 ilijv. 



362 BEVOB DE l'hISTOIVB «ES HSUOIOIVS 

C'est ici qn'iDtervÎDt rOrphisme, lorsqu'il envahît Uâ Mys- 
tères d'Éteusis k la suite du culte de Dionysos. 



(A suivre,) 

GOBLET D'AItTIELLA. 



INTRODUCTION 

L'ÉTUDE DU GNOSTICISME 



AU II- ET AU 111* SIKCLK 



TKOISIËMti PARTIE* 

[>B LA VALBUa UISTOFtlQUE DttS SOCRCES ST DK l'cSXOC QU^IL 
fX)«VIEWT u'kX I-AIBE. 



La partialitâdonl les écrivains cccIôsiasliquGs toni prtiuvQ 
& l'égard du gnoslîcismo «uflirail, fi ell{3 saule, h. rendre 9U$- 
peci leur léiiK>igriaf{el Le* violence;» de TL^rlullien et Ica m- 
jure» d'Épipiiaiie lei dî«4iiaIîfi«Eit en tant qu'hislonea» de 
ThéréMc, Comment peul-on savoir ju&qu*où la poâsionlesa 
einporl^,s?5Iat0, alors m^me qu'il serait cerUii qu'ils onl été 
de bonne Tni el qu'ils n'ont pas scieiiim^nl altéra le^faîU, 
d'antres r«ifiOD£ des plus graves houë obligeraient à D'ac- 
cueillir leura aUSrmalîons qu'arec une contiance trè» limitée. 

Qu'oD »t sauviefiDn, loul d'aljcird, que la tradition ecelé- 
siasliqoe relative au gnoslîciiime ne remonte guère au delà 
de Tatmée 170 ou US, C'est vers ce lemps, au plus tét, 
qu'Uippolytc a été Tandileur d^lrén6e et qu'il a conservé de 
tes enlretieus dv« uoteaquî lui servirent plus tard à rédi^^er 
son Irailô confre tùutâs les héi-'-stes, Irôuàe lui-m^^me a uti- 
lisé pour aou Caiatoyuc ^un document d'origiur iac^rlaine. 

I) V«tf L XLV. p. 399 s 310 (imi-jaiû 1^02) ; t XLVI, p. 31 4 Jfl (juillit* 
UXU) H p. 115 «4 17? (MpUaibra-oelobit;. ; 

U 



3fi4 



KCWI MC LBUTOItï DBS mtOICKM 



llnVa, copenduat, auctme raison de croira que cedi 
eKÎsUtdi^jà auUïiûpâoù ir^née â'âUa<|uail pour lapreasii 
fois h rhér6stâ dan^^ ses enlreliens av^c llippolytt' H 
amU. 1^-8 quelques dooDâeii reUlivet» 8Ux guo»tiqui'« tinî le 
Irouvent dauË Juâliu 3Iarlyr sont peu do cbo^. H» âorno», 
le traité d'Ilippulylo rcpr^nlfî bien co que Tod aanildj 
gnoBtici-sme daiiH Ic:^ iiûlit^ux cHlhoUques aux euviron^da 
annéos 175 i tSO. GinquaDlo ans séparent cette première 
tradition ecclésiastique des grand» gnosliqaes et de leor 
avfïniîmpiij . 

Un peu maigre au début, celte Lradilioa n'a pas lardé k 
s'enricliir. Klle apparaît imposante dana l&s grande ouvragfi 
d*IréniSe M d*llip|M>lyte, Ue quelle manière 9*est-elte accrucT 
Par l'apport de documenta plus réc«nls qu'elli^-mëme *tl qui 
parcopséqut3nt»n(? l'ont pas rajeunie. Atu^i tout C€ qu'lrim^e 
donne dans ÏAtlvenu* haerttet en plus de ce qui »e Irouti 
rlans lo tr^lé d'ilippolyle est tira de sources contenptK 
raine». La plus grande partie de $on exposé de la doelrine 
de Valcnliu e^t non $culeaicnt empruntée t un ouvrage 4« 
Ptolémi'11% miii» mauirofttement \ plusieurs autres écrits d'an- 
tours iuconnu^ do liicole. Ilîppolyte n*a pas procédé autre 
meut quo son inultro.Cequifait la valeur de 3c$ PhUosopÂ*»- 
m^/'tf, crï sont pr^ci.^^^nient dei« documr^nta de date r^enle< 
Le fait d*avoir largçuierit utilisé des sources conteniporainï§ 
pour la description des diverses hérésiei a eu sur nOïi \iM- 
Héologue» eux-mêmes un très curieux effet, U s'est fait du 
Cùnruiiion dans leur esprit. A cinquante ou soixante an^d* 
diâlance des origines du gnosticif^uit; clirétii*u, ils n*onl pht 
netiotncnt distingu4^ entre ses fondateurs et les âpigones de 
leur tfïnipH^ Ils n'aperçoivent plus le gaosU^^me des pre- 
uiierii jours qu*Éi traverT^ It? ^iiLit^licisoie conltïmporaiii. 
Ils appliquent sans scrupules les documents de celui-ci 
h riii-Hfoim de celni-là. Il ne leur Tient pas il la pensée 
qu'il puisse y avoir une dilTt^-reuco. Puur i^ux tout le gooi- 
ticieme dn n*' su^cU> ne forme qu'un bloc. Hippolyle ncnis 



olTre , dauH les PAdosopitumenat un exemple caracléhstiquc 




urmoDucTioN A t/SruDK di: fiXa^ncisJiE 



3Gn 



r^tle confusion. Un da ses documenls ÎD^dita allribuc^ à ila- 
sîlide un système qui ne rappelle que deluia celui de t^i 
hérHmrinic, Hîppolyfo oQrogLGtre ccUô préloQtJoa et Tac- 
ccple »unâ licsitalion. il u'e5t pus cxcosâif d'aflirmcr quo, 
ter» la fiu du ii' «Jtrdt?, il n'j a>«îl pru^quu pen-uuiiv; diins 
l'Église qui %ù{ encore faîro la dilTérence enlro BaaUide €t 
Valenlin d*uno part et leurs succc?i5Cur« de cctt€ é(joqtie. 
Seul CU^meut d'Alexaiïdrie sait p^rlinemoieDl que la secte qui 
de son temp« se réclamait deBaiiilîde pratiquait une licence 
de mœurs que le maître n'eùl pas tolérée. Irénée Tignoro, el 
dans sa uoti^^ swv llasiliife lui altriliue prc^ciE^ment les 
prirtcîj>es liccui-îtsui île ses successeurs* ! A vrai dire^ Irénée 
et Ilippolyte nous renâcigncot plui^ sûrement s^ur les der- 
nières phases de IhisLoirc des grandes sectes gnostiques que 
lur leurs commencements. 

Vue dernière raison de n'accepter la Iradilion ecclésiasli- 
gue que sous bénéfice d'mventutro, c'est qu'elle accuse des 
bennes graves. Ëlk abonde en contradictions et en énigmrR 
qu'elle ne donne pai^ le moyen de dissiper ou de résoudre, 
perce qu'elle nous rcii^eif^uû d'une manii^re incomplMe sur 
Ie*«syst^mcs et les sccloa ^oïtiques> C'cït ainsi qu'on ne 
devinerait jam^iis d'apr^« Irénée et 1Iip)iolyle que Marcion 
(enta uno réforme de TEglise. On ne rerrait m lui qu'un 
Ihéoricten cl un exégttc» Ainsi la tradition laisse dans l'om- 
bre tout un cùté de^p<^rsoiinalitéeidR son LP-uvre, l^s écri- 
vains catholiques nous donnent à entendre que Valentin n'a 
peaéti immédiatement excommunié. Il esl resté plusieurs 
années dans TÉglise. On ne semble pas avoir eu autant d*ani- 

1} Q&iD«nt 4~A^U)dn«, Ht StTom.. cb, i. 3 {btoAcrf) : t«^; «ptOlii^v vit 

lrtBè«i AAvTfHE hurr., I, 24. 5. Irfaèe mift IfjuL 03 qui! expiin ^«Ti« ]«fl 
quatre pnecior* pàmgnpfcts ttie lu MinpU cl« ndialLde. Hnttiîto il l'i^ît^c» 
McUUnrt de noAlide. Ui p^ir&ie suiT&iiU B'3(ip!L<tu« 8ua»i trinn h ndiii-j-j ipi'l 
UBX \k ; foAcrt sickm ri rdi-juarun ap^afixiuni mui/t mdigfftnUm it uni- 



366 



UVITC »C tWSTOUUI DB NKlMlOnS 



mosité pour lui que pour Martînii, Clément d'Akaandrit n 
presque àe U sympathie pour lui. D'où vient celte appa- 
rente lolérancc dontValoiiUii ajoui? C*C8t en vain quoo «a 
demande Texplicalioa A la tradition. 11 nou:» faudrait aYoïr 
un Valenlin plus complet que celui quVllc uon^ a livré. Dih 
faiU comme ceux que nous leiioos ^l'indiquer foal soum^ot' 
ttcr la partialité dea i^riTaiiifl cccl6âiaâliqaod et le« lacun 
de leurs descriptions des lii^r^sics. La preuve noua en tari 
donnée parlesquelquea fragments d'écriUgnostique^qoinoiu 
ont été conservé!!, lis nous font entrevoir cerlainsaspectadi 
gnoaticisme que les écrivains caHioliques nous laiueraîenli 
jamais ignorer. C'est un des points que ce chapitre ddl 
mettre en lumière. Qu'on en juge par un exemple que nom 
doanons ici parce que nous n'aurons pas l'occasion dY^er^ 
DÎrJrénée fail une peinture accablante poar Carpocrale el 
son école de la murale que professait ce gnostique et qit« 
l'on pratiquait dans sa secte. Si Ton en croît TévËquedâ 
Lyon, cette morale n't^tait qu'un litiertitiageqne Ton justifiait 
par des raitiuiiE fulile»- Cvux qui W9 délîtaieul les pre- 
naient-ils au sérieux eux-mJ^mcs? Co qui donne plus de poidi 
aux aftirmatiansd'IréDée, c'eâl qu'il »*en rapporte aux écrits 
de la secte'. Or il setruuve que Clément d'Alexundrie noms 
a fort hâureusement conservé un Tragmont important d'oa 
écrit d'Kpipliane, lilà deCarpocrate'. 

l/anteur est partisan du communîi^me des femmes. U fai: 
valoir en faveur de sa thèse dt!S considérations phtloBOphiqac« 
qu'il relève de cittitions des Écritures. Il se réclame de Platoa* 
La discussion commo toute son argumentation rappelle 
l'école. C'est ainsi que Ton soutenait, entre philosophes, de 
brillanttiparadoxes.Epîphane fait Teffet d'un théoricien dAgagi 
de préjugea. Ses idées auront sûrement des conséquenccadé- 
plarabli^s. Klliï»; serviront dVxcuaeflaux pire% débordements. 
Lepï adeptes de Técole dont il e«t avec son père le fondateur 

1) Atheritii hacreitt, I» 2S, 9 i seouuduni quod iinri|iia ttorum di«UAl ; fi 
2] ^rmnaia^ iit, cb. n, â-8 [AdKioD ÛIndori), 




urmoDcmon a l'éiude dd enosTiasifi 



367 



mt^f iteronl la rAprobalion àoni Irén^e le.^ arrable. Il n'y a [m» 
Meu, cep«ndan(, de croire qae Carpocrala et son Sla aient 
donii6 l'exemple de rimmoralitô qu'ils prôlendaient 6lerer h 
la haiilfîur d'un principe. Si Clément arcuse learit dtiirîpleft 
des pires vêpeîs, il ne les enveloppe pas t^ux-méme^ d&ua la 
même accaeation. Il convient donc de faire tue distinclioo 
entre les premiers malires de cette école et leurs successeurs. 
Les Carpoc rate et les l^pipharlo sont 1r6.s supérieurs à lous 
égards à ceux qui se récUmâient d'eux II la fin du m siècle. 
Cette distinction, trente ne Ta pas faite; il ne s'en dou- 
tait pas; il a confondu fondateurs et îtuccesseurs; lorsqu'il 
croyait poindre les premiers, il diîpeignait en rL-uIité les 
autres. San^ les cxtroîu du livre d'Épiphane que Clément 
nous a conservés, nous n'aurions aucune idée de ce qu'a été ce 
curieux et paradoxal espriL Cet exemple prouve, comme nous 
te prétendons, que la tradition ecclétiiastique relative aux 
^ostiques omet des choses esaenliotles et noiammoul qu'elle 
méconnaît ou fAiitt de méconnaître la profonde dtiïârence 
qu'il y a entre les hérétiques delà fin du ti* siècle et leurs 
premiers maîtres. 

Que nous offrent donc Ips érrrivains erc1é«iafttiques en ce 
qui concerne le guosltciamt^'/ Lne tradition qui commeuceâ 
ae former un demi-siècle après l'avènement des grands gnoa* 
Uqucs, qui est entachée de sérieuses lacunes, qui s'alimente 
d'une documenta lion moins ancienne qu'elle-m^me et que 
dominent enGa de violents partis pris etiaplusilagrante par- 
ttalilé. Pareille tradition mérite-t-elle la confiance? Sans 
donte, il s'yl^^^v*^ des détails exacts en grand nombre et 
mdoie de« parties excellentes. Mais prête ndra-t-on qu'elle 
offlreàrhistorîcD les gamattcs qu'il a le devoir de réclamer? 
Se risquem-t-il h hdlir sur elle son édifice, h former» d'après 
elle, sa conception de ce qu'a été le gnosticisme et k porter 
sur ce vaste mouvement d'aspirations et d'idées un ju^ment 
qu'elle aurait molivé/ Il â'en ferait sûrement :ïcrupule. C*^ 
qu'il faudrait, ce serait de pouvoir contrôler la tradition. 
Uo critère est indispensable, qui permolle de faire le triage 



36a 



ftSTTE i^i: t insroiBi ms imraiorrs 



dcâ élAmoûU k releoir ou h rejrter dans la tradition elk- 
ijiêm*>. Ce c^î^^œ, nou«lefrouveruui^<lAnf« le*t *^rriU od frac- 
menls d'firrils gno*1îquof! f[ui noua oni *lé conservôdV Sw* 
doute, ces débriâ d'une liUéialure que le thh iconoelfuti! b 1 
presque enlièratnenf ilAIruite, ne sont pan aH»e£ nnmbrem l 
pour qu'on s'en liennc* A eux et que l'on écarte systémati- i 
qucmonl lu tradition rrcliV^mE^tiqnts; ils DO Burfisentm^mo pas, ,| 
t l'exception des documents toptes, pour TérîHer les délaib i 
de la tradition. Mat*s ce cju'ils rendent aT«>c celte vÊriliJ tiisliv 
rique qui n'appartient qu'aux documenta de première main, 
c'eitla physionomie vruie desnmîtreâfçnostiques elle carac- 
tère aulheuliqur^ de leurs rcoles. Si nou> n'avions que la tra- 
dition eeclâïiastîque, jamais nous ne saurions ce qu'ont , 
vraiment éi(i les Marcion» les Valootin; les Ba^iilide; noi^M 
ÎÉmorprions loujourï^ceflu'Jlsoril voulu etceau'il» ontlenif^i 



loujourucequ 



leurs aspîratinnFi et leurs sentiments intimes continueraient^ 
à nous échapper, partant leur œuvre resterait pour nous ^v^Ê 
éni^e indéchiffrable. Ur&ce aux épates de In littërtlnre 
gnostique, noun enErevoyonH un monde que la Iradllion ecclé- 
siastique adénattiréà plaisir. Au tieudoB ossements de^sécliâ^^ 
déformés et m£me calcinés qu'elle nous livre, nous devîiMil^ 
des liommes vivanf». I.^s fragments nous donnent c^- que 
seuls peuvent donner les documents et les monuments an- 
Ihcntiquos : la divination dos chose^^ ellcti-mftmes. Voilà 
rhistorif^n en possession d'une intuition juste et précise de 
TespHl, de^ a)«p]rttL[on!«,du lameiituliti^ di-K ^uostiqueK. Cette 
intuition lui fera sentir ot découvrir tes erreurs, les lacunes, 
le» ralsificûtions de la tradition ecclésiastique. Il ne risquera 
plus de se fjïire, gr^ce i^ des informDlinns inr^^mpl^les un 
erronées, une idée lotalemenl Tausse du gnosticisme. L'idée 
jHénëralf! qu'il en concevra d'npr^s les fragments, sera soi 
critère pour contrôler la tradiLion, 

l}Vmr Huruftck, Gi:f,rhicfUe dendichTiatliehat lidrttitw hUBliu69t^J\ 
p, 153200, VcfirauKBi un nrLioTe ri« B, Lnichlonhom dant UZ^tUtkHft 

tuIA : Dît pwid^grapliB LilCfr. 'inr Gnotiikfr. 



IVTftOf^tCriQtt k t ISÏÏVht DT fi^OTTTmMX 



S89 



n s'est contenta juMjirici d^utili^er nos Tra^i^nts tiniquiv 
ni #oit p<ïur complj^lor soit pour cufifinu^-T 1«?5 r'^niz/'îj^nô- 
mefiM tJes b^réai^ologucii. Cosi Tusaf-o qa^uu Tail M. llilgcn-* 
fcriri dans son bisloirt; de Thârésie. Sans doute, on les consi- 
dère comme trop insignîfunb (lour on lir^run autre parti. 

Interroger d*abûrdle^ fragments dV^crili^ gnoGtiqacs qui 
existent, pour enoxtrairc rimagede 1 homme qui en est l'an- 
leur ou p(»iireii déduire udï^ id4^<ï générale de son svfitj>me, 
Taire on»uito.j'i lu lumièr^iï ain^i obtenue, In critique di- la Ira- 
dilion relative h cot hôn^tiqae, ^'i ?a doclrino et h 900 ^cole, 
n'e^l-ce pm Ift la rè^le, qti'il convient d'appliquer?. N'y est-on 
p4U forri^meiit amené par le« ob^iervations qui viennent d*6tro 
faites'^ 

Du reste, les résultats déjà obtenus par TappliGation par- 
tielle- qui a été faite de ccHe r^glc indiquent clairement quo 
c*eÈ{ l:t lu méitiode & suivre. On u'igucre pas que, gr&ce h la 
critique historique. lUarcion et son écok apparaissent main* 
tenant sou^uu jour tout nouveau. Les admirables travaux de» 
liant^ck et de« Ziiliu out disftipé k jatiiaîs la légende dont la 
tradition, ccclétiia«liqne avait enveloppa l'au^tèro figure dn 
célèbre hérésiarque. 11 passoit Jusque dan^ les derniers 
tempi', mAme Jtupr^H de» historiens les ptuf« avertis, ponr un 
intellectuel de l'espbee de Basilide et de Valenlin. It n'avait 
flongé, pensait-on, qu'à révolutionner les doctrines du cbris- 
lliuiïsme courant* lia Miffi de dégager de^ notifies d'I^piphane 
et du grand ouvrage de polémique de Tertullien, les Traj;- 
ments de ses écrits qui s'y trouveutt de les étudier en eux- 
mêmes, d'en faire état indépendamment des données de la 
tradition, pnur en voir surgir un Marcîou oublié depuis Je^ 
iièdes, autrement vivant et intéressant que celui de l'hutobe 
ecclésîas tique. Dieu loin d'avoir été un tbéoneieu révolution- 
naire pliis philosophe que chrétien, Marcioii a été uiaut tout 
liomme d'action et homme d'église. Il répudie le judaïsme et 
l'Ancien Testament parce qu'il r^ve d'un retour au christia- 
nisme des prftmi»>r9 jours, c'esf-îi-dire, dans sa pensée, à 
i de &aiiit Paul, son pliifi lldèle représentant. S'il expurge 



370 



HEVlfE DX 



m^me lo Nodtcqu TcsUimciilp Vil m ^rdc des Êvangilc! (v 
ftolui de Luc, c'est parc« qu'il vcul tesUurfir U IradiliM 
a[)Oi»tolH|U4* dauft loulo f&u piirt'lé. S'ilTotide enfin di'st^iM, 
c'fisljnslooicnt parce qu'îJ est iïioin« chef d'école que r^oi- 
matfiur ecclésiastique. G'ett dq des plus brillanU succf»^ 
la critique hintnrïqup d'avoir amfti i^kIiuiiiô la figtm 
HioouDequi ajoué un rOle &i important, et d'avoir reoAfl 
son Œuvroâ&iiraie sigaification. Ce tour de force, elle l'a «- 
«^ompli simplemfïnt par la rigooreujie application de. la 
et de la mélliode que nou« préconisons. 

L*inlluenco do Morcion n*à eu d'égale qao celle de Val 
lin. On retrouve partout les idées de ce dernier; ellci se 
infdtrées clan» louiez les sectes de la gnose el n'oDt p» 
laissa de marquer de leur empreinte la tht^olojïio chré- 
tienne clle-mômc. Quoique Ton ait ^^crit de conscieucieiuca 
mnnographieH de Valentin, on peut dire qu'il e»L encore i«- 
connu. 11 Tesit autant que rataient Marcion el Apelte am^l 
lc5 travaux de AL Uariiack. Ce que l'on ignore âurloul.e'odt 
rhiftioire de sa doctrine; on ne ee doute pas des ph 
qu'elle h traversées 4?n ne traniiineUant de génération en 
aération. La ^eule raison en est qu'on n'a pa» appliqué 
document.^ qui le concernent la mélhode qui a &i bien réttfil 
pour Marcion. 

Nou» n'avons pas k faire ici la monographie de Valeati 
nous nous bornerou»; à en esqoi&ser les grandes lignes. Ce 
sura le moyen le plus sûr de justîtier l'application de la règle 
que nous posons, ^J 

('orl heurou^emenl Clément d'.Moïandrio nous a consor^ 
plnsieurs rragmcnts des lellrea cl de» booM^liea de Valenlio. 
Que nous apprenneril-ib «or le compte de lt.<iir autearî 
Qu'on en juge d*aljord par le suivant: a Autant TiDiageast 
inréricuro h la vivante physionomie, autant l'univers vtsî 
{& xiisy^) est au dessous de Taenn vivant (le monde f^u 
sensible). Quelle est la cause tlo Timage t (Quelle en est 
raiftond'ûlre?) C'est la mftje*t<î du vîsaffô qui offre au pein 
le module alin qu'elle (1 image} âoit honorée par son & 



4 



69* 



iMTRObucTro:* A i/trniw dit oxosTicr^m 



371 



c'est-à-dîre, la nom d*î la prsouiie d«iil c'e»frt le visage). Car 
me forme à elle seule ne signifie rien («pp^Oi^ ou i^^ Syl- 
Mirg) zùùisk nom (que Tûd met soua rîmago ou le porfrail) 
lippu*!? à ctf- ijui m?mriue daiis la forme (j>our élr« couiprJAe). 
kiii&i ie Dieu invisible contribue k accréditer ce qui a été 
onné (c'esl-Jï-dire le Cosmos). » En d'autres termes, e'Ml 

I>ieu fiuprAme qui rommunique 3cn fiens, sa valeur à la 
:lnw»e cré^;', 

Ofl a reconnu mie conception chëre à Téeole plalonicienm-. 

^ monde visible q'cïI rien on soi; laissa à lui-mÊmOf il 
Ûl le aon-6tre. Ce qui lui dnnne quelquo réalilé, c'est le 
icipe supérieur, ce eont les id^es étL>nielles qui consU- 
aent le monde supra-scusîblc. La matière cc9t parce qu'elle 
participe dans une cerUinc mesure uux idi^es immatérielles. 
tB monde visible est donc uno image du monde invisible. 
'Jufi 00 s*6loi^ne de TarchiMype et plu» Timage s'effaee et 
t' oblitère. Il est évident que cette conception domine toute 
a pen&^ftde Vftieolin. As?iurémE*nt ce n'ttnt pa^ Tidée. plalo- 
licienne dan» sa pureté; elle rappelle bien plus te plato- 
liame des Pbiloo, des l'ititarque, des ptaloniciens du 
I* liiède, Ihms iadoclrinedp ces épignnes de Platon, l'image, 
icxijv, comme aus;^! 1? rellel, i^xi^xT^a^ sont termes courants 
M classiques. On les emploie pour dépeindre le monde visible 
ït marquer sa relation avec le monde invisible. Valenlin se 
représente le monde visible comme une «impie îiuagL^ du 
Xftonde supra-sensible . L'un est lu module, l'autre la copie. 
)e même le démiurge esl le reflet du Père qu'on ne pcul 
ommer- 

Cti fragment nous révèle en ValeoUn un philosophe plato- 
kn> Il uo l'est pas de fai;on superficielle comme Justin 
rljr; il e^ imbu de platonisme jusqu'aux moelles; il ne 

ut concevoir l'cnsemblo dve chwws qu'au point de vue do 
'école de Platon ; il est idéaliste autant el do mGme manière 

e Plotin laiméme. 

1) Stronoicf. rV, ch. nii 89, dQ; ciutlon quk p«al st d^TacW itu conUixto» 




371 



MVTE DK L'itlSTOtflf: DR.H BeUTilONS 



Vuici mAÎnteimiU iin fragment qui noua dévoile un Vlki- 
Un qa« Ifl premier no Terail pa?; »oiip«^ntif^r. hnnï^ un pa^^^v 
important dnoa lequd Clémonl cherche h définir los pvsîou 

«l*le»CftmrJ^ris<ïr danskurcsscDce. il cile quclqac'r!^ 

du célèbre giiuttlîque sur ck »u]A : o Ur *eiil*^fil bon,i. m 
présence se toanîfesle par le FïU< C'est par lui seal quelé 
copur peut devenir pur, lool esprit mauvais étant oxpuli 
cœur. Cïir une miillituclt^ d'esprits demeurant v.n lui l'i 
pêcbont de fe puritior. et chacun ili; ce« esprïu proiltnl 
effets qui lui sodI propres; iU mallraitent Time divorgeiiil 
par de mauvaisi d^ira. Et il me semble qu'il arrive k Yi 
un peu ce qui Rrrïvp k une It/MrUf-rie, Lon^que doa gins 
élevés y ^t^jounietit, ils percent let murs, iU creusent 
trous et les rempliss^col d'ordures. Us nont aucun soud 
lieu, vu qu'il FippartÉenf h autrui. Il en osl do mAme de l'èmi 
Uni qu'oR la ni^};ll^e; elle reste souillc>e> elle e«t la demeura 
d'une foule de d<îmoDs, mais lorsque lepftro, seul boa,i 
âgard A cUe, elle est sanctifiée ; elle resplendit de lumière 
C*o«t ainsi que bienheureux esl celui qui a le cœur en idk 
condition, car il verra Dîca ' », 

Cet éloquent pas^ai^e n'a pu ^tre écrit que par uu cbréli«i. 
Sans doute, k Tanalyiej an difcernemt ïJiirjw ta rormedela 
pensée Tempreinle de» conception» philosophiques de L'^ 
cole. Clément accuse ici Valcnlin de concevoir les c^prîU 
dont il parla comme de«; enliU^s iVfe1lit4. de le-s refirénaDtbr 
comme entahUsanI rataleiUL^nl Ie« âmes, d'en iXre eoliB 
OKpuUôs sans quo la volonlô do Tintéreasé y soit poar qti<?l- 
que cho^e. Valentiu cât en effet si saturé de phîlo5ophie qtc 
l'arcusation est prnbahleni<*rjl juste?. A en croire sou eritiquo, 
il e^t fataliste comme le^ ^loiciens. Cela ne Temp^be nnlle- 
ment d'être^ comme dn reâte les momlisles du Portique, 
inoonstïqncnl dans la pratique. Le fragment qu'on vient de 
lire eu e*l la preuve, yuoî qu'il en soit, ce qui domine iâ 
c'est rinspiratioQ cliréttauDc. Il y a, dans ces lignes de Vs- 



tJSCraM., n, cb> 11, m4. 




umo&ucnoN a l'Attidr dv cno^Ttcisn 



373 



snlîo, iva seittimenf »i net de la gravita de le mouillure, 
e» efTêU n<^ra<ïloâ dt> la pA.<t»ion et, d'nulre part, un besnin 
ardr<nl de pureU- muralo et unn confiance sî explicite 
■anii la Tolonlé <>i Ui pouvoir df? Dieu pour punCorl^Âino, 

l'on y rccuunïiîl de suile If? langage d*tin chiVîlienp Ues 

DlimetiU quVxprtine Tauleur sont loul À fjjîl étrangers à 
ft0e paloune. É(>icti>telui-inCmo envisage toul autrement le 

al moral. Pour lui, le pcclit: n'est pas une souillure, maÎM 
ï<.>n pluli^l une erreur et iiml- dùr^illNnce du jugeineul et de 
I volonté. 

Celte alliance intime d'nn philosophe grec et d'an chri- 
en *r \i\Use apercevoir ayee évidenri- dnns ce fragment 
'UDO homftlie que Valcntin adresse aux inili<^> de t*! secte : 

\ouft £|C3 immortels depuis le commencement; voua Êtes 
afanlj<de la vie élemelle et vons voulez vouii partager la 
aori tifin qiM* tous la dépersîe/. et l^^puisief et que la mort 

cunï en \ous et par %ou6. Car lorsque vous désagrécïez le 
cuinde et qoe vous^mftmcs n'êtes pas dé^gri^gcs, vous ôlcs 
itflresde la création el de la corruption entière '.■» 

Vulenlin est orateur. Il oxprim« ici sous (orme hyporbo- 
iqae aneid6c fort simple. D apr^s lui, leslinmmca ïïpiriluela 
ml le pouvcnr de dominer, par TaHcélisme, la chair et le* 
BEu, la ma1tJ>re et les circonïtance». C'est par là que Ton 
erient maîlre du Co^mo», c'est-^-dïre, du domaine des 
hostis qui nai»4t*nt. meurenl, tombent eu dissolution. VoilA 
tfunmvinl ou uin^aiitil )« innrt. Tout r.e qui est mortel t^*t fti- 
îsfiablo meurt au dedans de «ioi. On recouaalt ici le diialîsme 
ui est au fond de toute !a philosophie platonicienne de l'Ë- 
ju*^, I* monde pa<5ap(*r pt corruptible est opponi^ au 

onde éternel et iucurniplildL^ D'autre t>arlt crqui e<U sp^- 
ifiquement chr^ticD» c'c«t Vidée de la rédemption qui est an 

od de cette exhortaliou. Clùmont ne s'y trompe paa. Il ne 
pa*iquVIIe iii!(pirt^iri|p|ii'i^dirîLl4ïur ; re qu'il lui reprocha*, 
1 d'attribuer aux hommes spirituels la même vertu r^- 



l)8rr«im, TV, clMiu,aQ. 



sn 



KIVCB Mt L'HlSrOmil DKS ftZU6lOX9 



d6ni|>lrtce qti*Axi Christ. Critique peoi-fitre tendiDâuB. 
Quoi qu'il en ffotl, cetle foi au salut, au Irtomphe Ae Tes^ril 
sur la mort est du plus pur cfaristiaQUoie. 

Dan» an autre fragment, on trouve ufk<i indicatioa iff6w 
■or la chrislologie di- Valeuliu. Oo e4 frur|in8 de sa ÛBI{B* 
cité. U écrit à Agathopoufi au sujet de Jéaus-Clinsl : • TnA 
en s*a»suje4tissant à toutes les nôcessités de la vie, il 
douiiit>^Ttï». CVst ainu qu'il a réalisé la divtailé. U m 
et il buvait d'une manière parliculiëre «ans évacuer, 
grande élail sa force de tempérance que les aliments lu se 
difïsoUaienl pa» en lui puisque luî-mAme ne dev&îl pascvD- 
naltre la dj&»olutîon' v. 

Il est à noter que Clément cite ici Valenlin en Tapprou- 
vant. C^i qui est clair, c'est que, dans le système aulfata- 
tique de Valenlin, Jésus occupe la place centra]». Jamali li 
tmditJDn ecclésiastique ne l'aurait fait soupçonner. Hlf>p^ 
Ions, Il Tappui de ce que nous allirmons, que dons sa leUnî 
Flore, Ptolémée attache une importance capitale h leitiei- 
gnement de Jésus. En cela, le dtscipla ne faisait que tiûvre 
Texcmple du maître. Sans doute, il est à préToir que, im 
la doctrine de Valcntin. le Christ métaphysique absorbe» 
le Jésus []« l'Ëvun^ik'. Le Jé^u» qu'il cuirvolt nVst que l'en* 
reloppe ou l'appareDce humaine de Tentité transee&duK 
qui s'appelle Christ. Vnlcnlin aboutira logiquement h une 
clirislologie toute 4upni-seiiJ«ilite. Maî^ Clément nV«t->l pu 
îurla même pcnle? i-tit-il moins docète que Valeniîn>?Dtoi 
la doctrine traditionnelle, le Jésus de Thistoire ne serM4 
pas transformé en &n Christ tout métaphysique? Valenlia 
n'est qu'un précurseur qui ne se distingue pas encore surc« 
point, de l'écrivain chrétien qui te cite. Ce qui est à reteoiTi 
c'est la place qu'il assigne à Jéaua^ c'est la piété arec laqueUc 
il en parle. U avait évidemment pour le Jésus des ï-lvangilei 
UD sentiment que n'avaient plus les gnostiques qui, dassll 

l)Sfrv>m„ Uf. cb. vH. 50, 

E) Vdir Strcm., v\, 7t. Cl«maat rfil AipraiiAmflairiBDS et pUHgtt qu« S^êM 

Mail iwWs, 



15T«OI>rCTtOfl L VtTVVt Dt G^OSTia^ME 



375 



-Phiis Sop/th, meltefil en scbne ïe. ResHuscit^, lo font dirtc- 
lemenl d&scendre du monde transcendant ol placent dau& lo 
bouchû de ce fuiLôme des paroles qui n'ont rien de commun 
avec celles du Jésu!» de l'hisloire. 

Dans un dernier extrait lire d'une lettre do Vatontin, od 
voit sf: desi^incr Ic:^ linéament:} de son ayatèmc. Il explique 
riniroduclion d'un éliîmeuL dirJn dann In conFilitution de 
riiouim^. C'est tout un poème un^fnpiiysîque, ébauché en 
quelque» ligne». « Et une sorte d'épouvante snrvint eux 
uges en présence de cet être qu'ils venuîenl de Tonner 
lorsqu'il proféra d<*» paroles hors do proportion avec ses 
origioei. Cela lui venait de Celui qui, «ans lo laisser voir, 
avait déposé en loi uneaeEUencâde la substance d'en haut et 
parlait avec celle lianlie.'^^e on lui. Cent ain»! que parmi le» 
bomineB éphémères, leurfi ouvrage» sont un objet d'elTroî 
pour ceux qui les ont faits, tels que des atatuea, des images, 
bref loaL ce que font leurs mains pour représenter ladivî- 
Dilé. Car Adam, apnl été formé en honneur de Tllomme 
inspirait la crainte de THomme préexiatanl lequrd était on 
lui et ils ;les anges] furent stupéfaits et auEsilôtaltérèreiil 
leur ontrage'. » 

OeuTt mondes opposés Tun à Tautre, entre deux des ôtres 
intermédiaires, parmi eux, nous dit Clément dans la suite, 
le Démiurge^ créateur du monde visiblot toul en bas, 
l'homme, destiné h sortir du inonde Inférieur, recevant & 
cet effet, eommo gage de sa rédemption, un germo détocbé 
de la subslancf^ supra-sensible, voilÀ le» graod*^s lignes d*uïie 
va#te théosopliie dont le» conceptions sunt foncièrement 
grecques et rinspiration profondément chrétienne. 

fies fragments nous révèlent un Valentin que la tradition 
siaslMjiie ne laisserait jamais deviner. Il est d*abord un 
ulatiT L*essor en pleine métaphysique est naturel  sa 
pensée. Les larges constructions d'idées on dehors de la 
réalité contingente ratlirenl. 1) esl de ta Famille de£ Platon; 



i) SCron» II, vu 30. 



STG 



RKVUI l»> L nOTÛlHK |« iKutuoeis 



des Philon, deâ PloUo, Mais eti luÊniP temps quel 
j a ehcx lui! Avec quelle chaleur i) prûiise ei etborU 
tdepteâ! Ce spéculalif eïl Évidemment doublé d'unhi 
d'action ci Aq propagande, Ccê^I un apdlni. Du Ik ce 
qui rend ha parole si éloquente et parfois communique i 
ima^nalion un élan et une ampleur ma^ifiques. PbUi 
et chrétii*n, houniic de spéculation cl ardctil apôlre, tel, 
le ValcDtindfîftfragmonlâ. Sofi image s'eiid^îgage ssRsqi 
Ici solliciio. Ilnofaul pas essayer d'CDdàduirc sonsyâl 
Ce aorait d^une exégèse fort arbîtrairâ. I^our les d^laJU 
ce sy»tb[ne, il faut recourir h la Iraditioit ecclé&ia&Lii|H. 
Mats du moment que, grAcc aux Tragmi^nlâ, nooscoaiuii- 
90DS l'homme, sa forme d'e^piil, ses teodancea, et siir pJo- 
steurs poinlii e<;hentiRU fia pensée, sait précise soil ilans kï 
graudes lignes, nous sommes eo mes^ure de cooErdkîrlai 
affirmations des Pères. .\ous écarterons U>ul ce qui scnril 
incompatible avec Viàé^ que nos fragments nous donoeiLtif 
riiomme» de ^^ïi peiii^t^e, de ses visées. 

Les plus anciens ronsoignomenls que nous donne la li 
lion eccléaiflsliqac se 1rou\eiil dans le Iraîlé d'ilippolytc. S 
les couclusious de notre critique litléraîre sont justev, ta 
écrit conlientr en oEFet, la substance des premiers entrelîcv 
d"lr<';n^c sur rhérôsîc, 1! holi» fait remonter jusqu^aiix cdtv 
runs de Tan 17^. Que sa\<iil-0]i, A ci^LIl* tlato, parmi les ca- 
tholiques, do Vali>Dtiu cl de «ou «ystèmt;'.' La notice d'IDppft- 
lytc qu'il est si facile d'cxtraiii) de Pseudo-TertuUien, dû 
Ptiîliisler id d'IïpîphfLne nous Tafiprcndra. Elle nomma 
d'abord lu» aeona di^po^^ parcoupks; puis elle meiUiaaoB 
la cbulo du trenlitîmo aeon, c^estâ-dire de Sopbia; elfa 
donne une maigro esquis^ de la cosmologie e4 de la cbrif- 
iulogie de Valenlin et pour finir ajoule quelques autres 
menus déluils. 

Or quelle idée cette notice nous donnerait-elle par dk- 
mAmtï du rt^l^bre gnostiqiie? Rn aucune façon qu'il aitaa 
rétoffe d'uu pbilusopbe, ni môme qu'il ait pratiqué la pbîlD* 
Gopbie. Fus un trait dans celle notice qui Irabisse le plal&- 




IimODtlCTlOfî A L'ÉTCDB 0C CNOSnCtSUR 



377 



nicîcn que oous réiîileat d'emblée lee fragment». Se doulc- 
raîl-on, t la lire, que ValentiD était imbu jusqu'aux tnoelte-H 
des doctrines cotiraDles cli? Técole et que sa pensée etî( sœur 
de c^lle àes grandi !ipéculBtir« giecH? Justin Martyr cet aussi 
élèfo de3 philosophes. icai« Valcnlin était fait pour ^trcï un 
maître. Ce mattro ilc la spéculation e$X inlroiivalile daiisln 
notice d'iUppulyte. 

bncoiv Qïuiiis se douLerait-ûu, «j Von 6*eji tenait à celle 
plii^ ancienne forme de la tradilion. qu'il y avait rhe/ Va- 
lentin un fervent izhr^-tiifu. Il n'y a pas un mol dmis la uotice 
qui fasêe fioup<;ODner cette aspiration ^ la rùdoroptîon qui 
enlbxe d'un âoufïle h (bloquent certaines Ai*'A paroles que lf^5 
fragiiienlsiKuïsontconsefvt'ies, nm^liri-HltftniHm'.MÎu ValouijUj 
il Qo rcile que la chnstologie doul Hippolyts se borne k ^u- 
ligner k docôtisme. On dèpouilleraît de lamGme mouière 
Clément d'Alevaudrie, on ne mettrait en relief que certain» 
cAtésde sa pensée, qu'il serait facile de le faire passer pour 
un docèie aussi extravagant que l'hérésiarque lui-mf^me. 
Airtai le véritable Valenttn. Icsprit fiî séduisant et ni origi- 
nal, TausIÈre moraliste, le pf.TfiU[tfiifdireclf!urdecan*icie>iiC(^, 
l'éloquent prédicateur e^t complèlemeol elTEicé dans cette 
oûlîce. il se peut qu'elle nous reuscigoe exactement sur les 
détails de sou sy^lèmej «encore que des erreurs s'y soient 
gtisflées^ .Mais nous n'aurions que la notice d'IIippolyte, que 
ni>as en serions réduUs ù nous représenter Valciitin comme 
un esprit extravagant qui spéculait au gré de ^a Fautaisit? et 
fatsaît de la figure du Clirinl le jouet de son imaginîitîon. 
<Juel intârél historique aurait alors soc système? Quel moyen 
auriuRs-nous de le replacer dans le courant des idées de son 
tentpa et de Ir- rattacJter au mouvemant de. révolution litj» 
ttâlDi? Tout au plus parvieudrait-oa k découvrir dans les 
ayzygîes ou dans la curieuse notion que les éléments sont 

1) Ls ftoUee «artfcuili h Vskniin un ÈrAiigtlA qifll «umît firApnr* pour t^ 
tùtttiùt UarciM) W fût pour )->a £^»d t Svaitiyalium kattj ttSaifi sauta 
Aiifi: wwira (P>«u<10' r«riuilifltij. Ccituii' «rr«ur Vûr IImudcIi, li<icA. 
«ter ûiUhrùC lUUr^ p, 1% 



37S 



wrrvM 



flu !>» iLKUaions 



i sBus des passions de Sopbîa Tinflueiico d'idées égYpliCQiiN\ 
Il n'en resterait pas moins que le système de V&lenlk t|f»* 
mllrait de plus vu plus comuii; ui]« sorte de phéuuia^, 
unique do ëoo espèce, un caprice de la nature, uneabernliat 
de Tespril humain. Il ferait FelFct d'un bloc crnitîque perli 
riftnïilfî vas(t=< ^hjtmgide l*hjstoîre. I^s d^lftilsd'un tel»y»tÂDS 
ne seraient bons qu'^ collectionner c)an« les manueU d1û- 
Loiro des dogmes, comme on épingle les curiosités du ri^ 
vég6lal dans un herbier. Or, tres1-ce pas précisément ik 
cette manière que Ton envisage encore mainleoanl la peoije 
du célèbre bérétiquc? Cette vue entièrement fausse edb 
rançon que nous payons pour avoir préféré aux fragmeoli 
ttuthontiques les notices ecclésiastiques, acceptées pr^«^^ 
sang critique el surtout sans contrôle^ 

La notice d'Uippolytc, source d'erreurs par, eUc*mfciDC^ 
devieci un document de premier ordre dès qu'on Tétudie^U 
lumière de» fniffmeulii, Caqui reste de Valeutin sufQt poar 
voir qu'il avait do Dieu ta notion alors courante parmi lu 
philosophes el les gen» cultivéd. L'bérésiarquâ reléguît 
Dieu dans rabatraction st bien qu'on ne pouvait rîen en nfGr» 
mer de positif. Le seul attribut qu'il lui reconnut, c'étst U 
bonté- «■ Il est le seul bon », écrit Valentin. Utiel rapport 
pouvail-^l y avoir entre ce Dieu quintesfiencî^! et lé mooif 
visible? C'était le problème qui sa poiût depuis Platon de- 
vant la pcii^Oo grecque. Le principal efforldoe pliilosophift. 
âcs duccesseurts, depuîâ les stoïciens jusqu'aux platonicîeni 
dmi' siècle, uvaît eunsîsléà eu cborcItL-r la sululion. Philcrir 
Plutarque, d*aulr«8 encore imaginant des intormëdisircs 
d'espèce divine entre Dieu et le Cosmos. Chacun s^appliijuc 
h combler Tablme qui les sépare et k les rapprrtcher, CtH 
danscutt*; vue que Valeutin construit sa théorie des at'oni 
disposée tu couples ou sy/ygtes. Chaque couple du plérùine 
marque une phase dam» rcitériorisatioa du Divin. SaM 
donte, on ne i^oil pa4 eiicori; dti l'iLbAtriicliOD; mais il ail 



l] Aiiiéliuesu. HtMi AUr k gnoUicUvie égj/piien. PdkTis, t087. 



iNTBODTcnoii à l'éttiw dd cvosnosnK 

!fnpo!i*iblf^ de nier qn^il y ait dann lo plérAmo mf^tn? une 
sorte de muuv^me&l ji^iiôral vers le monde extérieur. Il y d 
I1D« Duance, marquée par les termes mCmos, eoti^ lu prc- 
tnièrc ût la dcrnibre sy7,ygi':^X'ealdonc de la priocipale préoc- 
cupation philosophique? démoli temps que s'iuspire Val^ulîn 
lorsqu'il imagine le plt^ràme. On a fait remaniuer que noire 
Ihcolo^en a emprunte ix Tbi^ypto lidéû des 5yjtyg[ie&. V/esl 
probable en elTcl, iitiiisil ratransrormâfïftteu a fait une con- 
ception tuultv ^rficquo. Non soulemcnt il «<> sert de termes 
grec^ pour désigner sescouplos, mais il Iritnspoflckssyzygies 
«0 des abalraclîons qui n'onl p1ii9 r'urn de commun avec les 
couple» mÂles i;treme1l<^H de la uiythologic^ égyplienDL^ 

On enlreroît par lest Traf^mants que Valentin arjiii un scn- 
liment intense et profond dn mal moral. Ce Irait donne un 
tf^ns à toute la partie df> la notice d'ilippolrte qui raconte la 
destinée de SopAia. Ce mylbe, imagin«^ pur Yalentiu, pose le 
problème du mul dons toute eon ampleur. Il nous transporte 
dans le monde lranïCt:iidant ob se déroulent lea premières 
pliAses du grand drauio. La cliutede Su[>biH «rail lu cauîw jjne- 
mi^e du mal. Celui-ci se propagera de procbo en proche 
jusqu'à ce qu'il envaliijfie le monde xîsible. Une de ses con- 
s^ni*nce», c'cïst la foniiation du Co^uia». l.eH élémenl?( qui 
composent celui-ci dérivent des émotions et def^ passions de 
Sopbia. Voiljk le mal transporté dans le monde visible, de* 
venu inhérent  la matière. Ct^tte mAtapbysîque sous forme 
mythique ne s'éclaire bien qu'à la lumfj^re des fragments, H 
fout y voir une création înt^pirée par TofasDassion du mal mo- 
ral. Celte obsession Valcnlin l'a puisée dans «on cbrislia- 
nisixie. Sans doute il conçoit le tuai h lu manière de« Grecs, 
U y voit une infirmité* promue un défaut de coonsiïsance, 
nullt'ment une rùroltti contre un Dieu anthropomorphe* 
ClémLMit d'Alexandrie le com;«it-n autrement? N'importe, ce 
qui est bien chnJtîeii, c'est d'aTOtr conscience de la gravité 
du mal et d'en vouloir l'extirpation. Ce sont là les sentiments 
de Valenlin. Sauft leii fragments, nn ne s en douterait pas. 

Les quelques lignes que nous possédons de la lettreà Aga- 

S6 



380 




Rrvtn Dz t'inSTontB des Rzuctom 



tfaopoaf proui«nt cliiroment (jne Valealin s'éUïE rormtiil 
doctrine christologiquc rdlativemeat liimple. Trait tiaçnlïfc' 
remetil précieux, Nou^ sommes habilué^s. sur la fui dciio- 
Leiirs ecclésiastiques, h nous r»pn^xcaler 1a chrislulugi» Ai 
Valealin comme Irès complexe 4t Irèt loufTue. H n'en eu 
rien. Sur ce point la doIÎco d'JlîppoIyle s'accorde aîoc lu 
fnigci)c?nU. 11 n'y esl pasi[ae!4lioii diin ChrisI ibsu doSoplÙL 
Celui de la notice ^maoe dJi^ctement de Dieu. Il esl d'abord 
préexistant, put? il rerôl une forme hiimaine aprfes « iw 
{Masé par Alario >■ . Oa le voit, notice et fragmeoU a'éctairfSl 
et se complètent réciproquement, 

Ne sommes-nous pai; mainlenaiilcu mesure denonsrq]rfr 
senter Valentin d'une maniëro plus claire et plus jusiet lli 
commencé par appartenir à celle élite d'esprit* cultîrAs <l 
i»érieui qui se foniiuîent daiis le^ écoles de phil^itoplie*. La$ 
dialogues de Plut&rque nous It^s fout connalire et nous tnlro^ 
duiicnl dans leur société. Valenlin partage les a.spiratioaide 
cette élite. Comme elle, il est encore plus préoccupé de mo- 
rale et de reli};ioii que de co&mulugte el de pbyKÎf)uo, Il avait 
cette soif d'expiation et da rédeiuption, si eanicU?ri»tif[ued« 
son tempH, qui poussait tant d'homjnes k chercher dâoi lu 
mystères au dans des ciiltes exotique» \vi socret d*uue co 
munion directe avec Di>?u el d'une puriScatiou ofD 
Échapper à la mouillure, â^affraiichir de il matiâre» s*em 
du Divin, s'a^tMirer uo pfi-ssflgn jusqu'au monde transcenda 
Toil?t ce que reveValentin. Ce qu'il cherche Jl le IrouTeeo 
dans k Chn!ittani«me. l/^vangilo sera pour lui exeluM^i 
nient la religion de la rédemption. Il voit eu Jésus-Chrisl 
garant et l'i>rgaue du salut doutilappellelftréalÎBatioB.De 
chei lui, un ardoni attachement h la piété cbrétionne. M; 
comme il est philosophai il lui est impossible de^e coolent 
di christianisme à^^ o simpliciores ». 11 ne lui saflit 
4Ntfie relij^on dont toute l.i doctrine consistait & croîro 
AtfiCfl a révélé le vrai Dieu et assuré rimmorlalitô de Tdaie 
ni savait d'aulrr? rîta quolc baptf^m>?quj procura le pardon 
^AfAcUs ut l'eucharistie qui uctail même pas uu sacriii 



i 





IDTTnaDUCTlOtf A CtlVD^ DD l>flOSrJC0KB 



M\ 



^époque. En outre, <:omme tl est Grec jusqu'aux 
,ïl nu sîiur<iit uJuplurTAudeii Testament San» y faire 
EenrTës rtS^orveti. Lq judaume lui est aulipalhique. I/hA- 
bnlame des prnpliètea c^t trop difTèrijnl do la {^ilosophic 
blajsiqij^ pour qu'il le compn^nne. 

Au»$i, obéUsantà seiinstîncUeldQ Grecel de philosophe, 
il s'efforce d'une part de dt^gagcr le Christianisme de ses al- 
laches avec les fossù religieux d'IsraiJl et. d'autre part, de l'6- 
lever. entoiilquertTligiundflurédeuiptioUf àlîihuuleurd'une 
IDétaphyËlqûG dauâ to goût des spéculations platouiciennee. 

LeValentindDutriinajjcse dégage si racilemcnt desfrAg* 
nmnls nt* ro^i*<?iiihle gii^n* au poriraîl que là Iradîlion i^ccliS" 
^utiquc a consacré et imposé. ^î i'oQ ne connaissait Thi^ré- 
Mhiue quo par Irénée et Épiphane, on resterait dans uno 
félemelle ignorance de ce quil Tut. Son rentable caractère 
serait À jamai:* loilé et méconnu. On cuntînueraÉl ?i ne voir 
en lai qu'un rêveur biïarre, dupe d'une imaKiiiation maladive, 
11D nairqui ac^cucillait suas m6fiaQec les plus éirungcs élucu- 
ibrations fiorlieft de rOricnl, h moins qu'il ne fût un liablte 
lebarlatac conuiio le Tut plus lard son disciple iMarcu^. M&iue 
JaDOtico cl'HippolylQ, sî sobre qu'elle soit, ne sufliruit pas 
pour dissiper cette impression et nous donner une idée juste 
de la personnalité e( dt? la pensée intime de Valenliu. Seul» 
Jea rngmenlî feront la lomiâre, DaoB la mesure on. par 
exemple, M. Hilgcnfetd restaure au grand hérétique sa vraie 
phyifionnmii;, il s'inupire dc^ fragments cl oublie la tradition. 
Pour ^Iredaos le plein de ta vérité historique, il n'y avait qu'à 
Aire pluîicoiisôquenl. Extraire des fragments Tîmage authen- 
tique de Vdilentin, puis s'en servir pour trouver un sons aux 
détails lotilfu^ de ^son système tel que. la tradition nous Ta 
llmamiSi enfin et surtout coulr^ler, à la lumière des Trag- 
meota. toute la documeutalion ecclëËÎastique, voiUi ta règlo 
quSI fallait suivre, Elle nous marque la seule méthode qui 
donne de« ré&ullats<. 

I 1) Ls «ninta de wrehkrgQr noire LeiU Doui «oi|^ha éts laiHlpliur i«| 



3«2 




IKTTK Ot L*llltTOIIl< DES nCUOlD^rs 



Valentiii a formr^ louleunc pli^iadede disciples dîfttîaguft' 
Ce que la iradîtion e€cliï«ia«1tque dous npprend «ur lav 




«noploi tfop topif[u«i pour n« pis 4lr« mnntioon*!. Diiu l'Âdt^mÊâ Aimn, 
f, ob. XI. 1 1» •« iroaro um t«quiiM d« la doetrhie ât VtirotlQ- M. Hîi|;(ttï4U 
«•Uni qulr«ii4« reproduit «n est «ûdroii un do«a(D«Bt trt* uieivo, 
iAiU p*n3u d« Ju«l>a Bfvljf qu*tl t dO 1o iir«r, C«>i dou': b |iltti 
■«are« itu V«leiUic qu« clûim poiiMiorii on d^hiyt in frtgqMoU, SlU 
laeUrvui mtiOD mTc«4L quv ODUX-d- Nouftup acyutiB p«« qu'il loit pouùlr 
do rlonocr ntioo à M. HiS^euUUJ. «JuiJ y Ail, dUll oflUv ««qnîM*, ■« doot' 
ni«nt pi UB ancimi, tncadfé vl rrloutLé |W b'^oèo. PtrW ne le contofltou pHi 
On eail que o'mi ropinion d« U. Llptiufl. Il Ml diir qcio t^ doe^un^il t'tâ 
paM inUet; tl inhxi dsi (race* d« «oupur««; il »l nUin de Ucu»ea «t de «ni' 
lnidicti«n>. Ainsi il ooDamsaoe pu dAeigocf U pnneipo «iifirfino f»or t* UnMi 
'A^^in^. DLihffaeBphft ^otn, iTTeppeUi} IK^&t»ui»pr*fenirlaloet«ur,tcan 
ai c«lui-oi n'ijcnaraitpM.pour l'ftioJr fifji lue, cotte tppelktïoit. Puif, notnè»* 
oucD^ht Afltrinn qiiF Vfllftrtiin K»v£ l^a 4f:Jte». Or que «îpkjfln le pfvmiii ffK 
qui «0 |i)tce caUt lo pficclpo lupHme ci le rt«le du plèrômeT 11 nmbk 
ion rAlÀ «onl d'IadJqtMr i|ue dan* te peneAe de VeUnlfo, B y otûI lua 
lisser ootre le preaier principe el le pUrAmo. c'oat-ï^in entre ee 
•n eoi flt> ei Iûti peul aJoti !i>iprim«r, icn ^i(^ri<irif8i>oo diiru l'ibeUM 
Poarquoi ypre aotre doeuaeal tao(pîl, vi eopoiel du *y*tùme qu'il dèohL vn 
duad«.4f«Mc n <nr^? û« tallei contndiHiooe ne nou» otili^tti-eUaa^ 
douter delleléfrilé de cedocumiMilT K a subi 1I0 fortes ret>Tjohaft. 

Ce qut btl d^oisif 'i iiotro ««ob, o'hI U ebfieiotoirie de m (mgniBnt. 
pnrâa A E& chrialolo^o du IriilA d*Elippolyte» elle «il plut odmpïnc et d^|a t^ 
nottre morne pnmitiF, 0*&prte le ifflit^, te CbH»t oel «nvoy* «ti ppe p ^rr,i 
i*jdeiitiOe eavuiie ivn; J^uh. La Jeltre à Aittlliopoun prouf « q«e c'etf Ua i 
Ift ohhitologw do Vàlmtta Lui-&«m», Dini Ea docLimofit d'[rfn««, JeCbruI 
procAdo dfl II M4re, &«^ c^t umpic. Il rfrmcMite dens le pAMoi^. Jfetai « uao 
ofig^nt £fTil*«entcoi])pIeu; d »«té prejelâ «oit puTb4lè», uit puU CbRii 
qui ]tWr«fi[giA dinsIftpUr^mft, *oit|Hir lit ^^upk Anf Arojioj et EeeMn. Ilt'f 
IL qu'unû obc>an dfl cIaîiv dans cetta chnatâJof^Lo, a 'oat qu'elle Ait fort ootkpleit 
et fort éJoigoée dr^ a4llf< du VaCt^nLiri (ui-m^me. 

ComraDQt icraLL'Oti fondé Aùs ]ots i. Ir^Elor w doeuawt, ÉflocoDplet «t 
nif>, â l't^l den rrAgmtnu aulh^ntiitu^i^ dif Vftlentiu iLii'Oftaie t Eit4^ 
Dtat que do itWm (TiHK&rutîone aioal provoqua une rt^ctioa ftueutre 
oontr»ir«? Oet einiî i\u^M. Kun» 'n ardia 4 prétendra qs'U n^ « putfWlb 
du» cet endroit de tAJotniti hixa-t^tts. d'un documonl plni ooele*. Cètie m*> 
eomoo lOQt U reotOi evt «xcluiïriTiieni da le compotîtion d*1rUi4fl- 

L'eutff eiemplfl que iicue coron» uiilo dta Bigonler u'oil pti taomt tnUrtt- 
unL On rel oam-c tijrpnn de Bonilator que, évxt «on «ipoié do ta dooleiai di 
Vftleutin, AI. IlJ^nftrld hit état delà notico que lc9 r^È^ophuttma ika>«l 
cotane de ^Tjiloniin lui-mAanc- Ce qui «.lonne à ca document rappu<eoc» dt 
raullientieitit, c'r;it qu'il aUnbuc A l'UtrceiarqaeoahfOureui monulUftlHae. An 
*Dmmet du rypi^me qu'il décrit, il jr a lo piineq>« iuprtme, abeclu al uns^ 






L 





inmo^tcnoY i l^took w lutosria&ift 



383 



impie se ri^diiit k peu de f hone. lin parais-teiit avoir reprc^* 
ùl, sanisour<riIler,lQsyfttfemeran(ai9isled« leur maître. Ils 
MraîenI borDéaàlemodiîiorsur cortainf^ points, Teld^en- 
eux y aurait introduit les nombrcis doa pythagoriciens, de* 
tDodilications upporlét:^ au système primitif sont saxiH intérêt 
et les raisûo« n&t\ soDt pa:^ apparentes* En somme, les dis- 
ciples Totii Teffut d'être aussi absurdes ci extravagants dans 
leurs idées que leur malhe. Il e«l certain que JEimais Irénée 
Q\ Épiphaoe ne feraient comprendre niquel« hommes ils ont 
été, ni quel a 616 leur r61o respectif dans rhialoir^ des idées 
valentiniennes. [^ tradition ecel^sia.^tique a trouve moven de 
les rejeter lior^ d^s cadrer de leur temps et de riiisloire. lU 
»onl auitôt inexplicables que Valeutin, partant sans significa- 
tion aucune. Ce sont de vagues nams qui ne disent nen; on 



aisLeiuDt au-d«i*«u, i» sjiy^les. TrIIû >einbla ivoÎt été 1a «oiic«^ti*>n <lu 
nallri M-némt> Pfut-4tri na ï'i-tilpu foriculï* bitfn dairemcot car unn 
onfuiP^D p&r4ll i'4ln) pfOfSuJtn mt ce jpoint d'user boane bcur?» Le iJociin^nt 
<Sf» FA4oiVphumVui DOUi ipprrnd qu'on te ti'tvitiït^ pirmi 1» difeiplct da Vt- 
IhiUs, tnVn monolhoiBl» et dualûUs. C« doeumtirjl t Jono probablcmeat toi- 
■on d'alUiboor h P>a pr^Undu auteur un mooolCiAitinè \rH anL SUii pour 
qmdiù mUoo »t 4Dleur Li«iit*LJ il son monol^iâiBiae? E^t'Cc puc4 ou'lI rtpro- 
ddt Mfco poTnl In p«n<(^^ da aiArfl rtii^nifiD*'' Rullumiifit; c'mi uni^u«m»l 
p«rM 4|a*U rtful mLroduicv dans l« Aystème vi7«nijuivn Ict uuuibro* -ji^ n^o< 
pflbvfohoiona «t il lui Uut ptft«»r au a^auiMt I» Jfono^. Or ; tt<-iï uno iodi^ 
ostiea qiM]AonL|tjn qm; VAlmntm ail u^iinUA h^h tyiyj^f^i uii notnbm myt' 
t]^u«sd*PTt^i]fOfB? Commarkt ft>or« U doourannt d** Phitoh^humena <«rail-il 
iMlMinU(]ii« eu mAipp «TAÎi-il hinn ancMa? Un autre irait qui montm J« cane* 
Uro p0«Ûr;cur de □« «l^^jm^nt. e>«t caoora U cbriilologie. Klk «et plue e^EO- 
^n mAaa qu« ««lie ila floi.uuieni d'ttén^u, KuHn. re qui frtpp« dan» le do» 
OUtt*ûld«o PhStfophftiAfna, «'o«l lo »rac(âre mylbi^lo^iqii<3 du vyiUine^ Ce 
^'oa f iTOUVfl, Cl* n'«ftt plus lit s pèsulalrorj relallveuk«rit robre d'un ini^Ufhyti* 
lion. c'mI ift libr« fânuisie d'vTio imi^ iasboa p<fur tiiqiiello le» nljetn^i^ns 
«ont d«r«ftUM dM 4ir«t pr«»qu« conereU. Le* a«on8 prj«nt : voyet lusii le 
rAle de J*e4jf d4«> L« mond« IrâïïKeoffaal, Hc. Or c* dcnbtr trait rapprila 
d'oiM BMitiAr* fnppAnU Airtatiti siitfn* d«s dûoutfDBnts inAdlu d«t PAlio^oTïAu- 
■KiM- H D'nUpai pMÛbfe <it Mfiiirtr notrt doeijiDeat deo«t:i-ci. Il rfleocamo 
M3 du ei3fem«[i««oacQt dti m* iL«d«. Aiiui, qcu Ton d4;i|t* ■MtLemoni t* tfpa 
docirilial àa n]oQtii>uai»m« de* fragmootsot do U oodoed'Hïppafflo, qo^oa s'en 
Mrre de errtAr« pour appi^n^r l9i <lor^jmeQt< do la tndititv «cdatiadiquie, «t 
dea coafusiaa* «oame Dcti«s ^ua noai ttoocs d« at^puter m Bcraot plat pot- 
•âbUs. 



384 



»VC£ DE LBlSTOrnE VÏA HltlClOyS 






De se douteraîl f^ qu'ils ont appartonti fid^s porsotn 
qnî ont pfsnsû et vécu. 

Voulonii-tiûUîi ie.s voir re^ivrfîT faii<ons pour eux ce 
LousuvoDs faïlpour Valenlin, Interrogeons le^ écrits ou t 
monta décrits qui nous reslenl de ce» hommes; essayonc 
d*cii dégager une exacte image de leur esftii et de leur ra- 
mctire; qa(^ cefle image nous serre ensuite à/ïciaîrer cnki 
conlrûlant le» doûriOei; de la iradiljon ecclésiastique , 

L'oD des plus marquants parmi les disciples de ValCDtia 
est IMolémée. Fort h^ureii sèment Épiptiane nous a codk 
de (ui une lettre tout entière*. LVpIlreAPloreaélé nppl^. 
bon droit, le joyau de k littérature gnoslique. Flore e«t 
cbrôUenne qui se demande ce qu'il faut penser de TAd 
TeslamenL Elle est fort embarrassi^e. Les uns d^larenl 
ce livre est parole de Dîru et u» fout ttucuiti? dttTéreuce en 
TAncien Testament ot les Cvaiijçiles ou les ÉpUres. D'autr»^^ 
telfi que los disciples d^^ Marcion, rejettent cnti^remeni k£ 
Plnrïtiires juives. I) y i^ri ti m^ine qui prélend^tnl qtiVtt'rs 
l'œuvre du diable. Ptol4mée, dans ^aréponsi? à Flore* 
menco pai* repousser et Tune el l'autre opinion. Il donne 
raison» et cellen-ci t^moigtiettl cliex lui k la fois d'unej 
Hppré(^ation de» îniperfeclions de la bible juive et d'un 
timenttrèë profond de rétcrnellc vérité quelhconlit^nt. 
première page de notre épttre ne laiiisc pas d'étonner le 
leur qui s'attcndaîLà tonl autre chose. Illpiphaiie ne vîe 
pas de Tavertir que Ptotémée calomute Moïse? La preuve 
esl ppéciaémcnl cette lettre! 

Le corrcApondant de Plom expose ensuite avec une rem^^ 
quable ddrir. son opinion »ur rAncieii Tejitam**nt, plu^ *1^^ 
cialement sur la Loi, Il y a lieu de distinguer dant le Pents- 
teiiquc des parties di^ législation qui émanent de l)i 
d'autres dont Moï^te lui-m^me eAt l'auteur responsable» 
préceptes eiilui qui ont été dwnés par les Anciens. N'j 



t) Epipb-, Uaer,, XXXMI, 3*7; in^fnTald «rn & doniâ une booiW) 
dîne »« Ifitichrift fur Ww«nF<haftîiOfii Thtologit, ■QC^C I8S1, p> SI4, 



iNm>i>t>'cno> A CtTVttti du oiK>aT[ci3UK 



:ï85 



paa crûii^ que IMolémt^e s'fittribaa h )tii-in6mc le mérite d'a- 
voir r«ît f^ttc triplo distiacLion cIads le code mûftaïfjnf^. 11 
|kr t * î , trouver ttéjt\ dairr-iDiMl t^iioiicéi! dans Ib« paroles 
du -,ui:,. Ainvi c'e«t îi l'eDsejj^neinont do Jésub^ qu'il em- 
pritn(6 le crilèrû dont il se scri pourjugor de ta valcar spi- 
riluelledcla Loi. 

Il esl cUiîr que i^Mf" partie» ttfïiilemf nt de la Loi qDÎ dtîriv^ 
de Dieu fait autorité pour l'aûtcur <ie rolre épltre. Mais il 
D'est pas encore satiEfait. Il fait des diatinations jusque dana 
C€tlc partie qui c^t. cependant, d^nepiration divinp. Piroii 
les pr^('ep(e» qui s'y Irnuverit, il ^ eu a r]ui ne sont e^tacbés 
d'aucun mélariv;o d'iQJufilice et de mal. Ce sont ct^ux dont il 
est dit que le Sauveur est venu non pour les abolir mais pour 
les acj?oui[)lir. Tel le dérjilogue. D'autre* Hont mauifi^ftle- 
meut d*ii)»piralioii mcinti pure. Il s'y tn^Ie de l'injustice. Tel 
le prcccple : œil pour œil^ dent pour dent. Ces proscriptionâ^ 
iéïUA les abroge, lintin, il va (oulcla partie rituelle? de la Loi 
qui eit " typique», en d'an1re« li^nut's, elle ef*t l'image de 
choses toutes Epirituolles, Tel lo joùue qui est la (i^ro du 
jeûne spirituel qui conaî^le iL s'abstenir des choses mauvaise». 
C'est J^Aus, c'est a^int Paul aua^i qui intcTprMeut de celte 
manière ci^tte partie du code mosaïque. 

Demandons-nous enfin qui est ce Dieu dont Ptoléiuâe 
reconnaît Touvrageau moins dans udû partie de la Lo\. Ce 
n'e^^l pas le Dieu Auprôme. Le» catholiques ont tort de lui 
altribuer une œuvre iD3Lifi'»leiBi^nt trop imparfaite pour 
ÔIro lasiGuoc propre. C'est le Di^miurf^e, cri^leur du Cosmos, 
qui en est l'auteur. Il ne faut le conronclre ni avec le Dieu su* 
pr^mr* ni avec *^nu adversaire, Ij* Diable, H e^t iiitiTiiiAdinire 
et sa vertu propre est aussi interm^iaire* C'est tajuslicOtCe 
n*est pas Tab^olue bonté. UestîfKJitef s il n* est pas rraOâi. 

Mais ici IMokmce juge h propos de a'arrfiter ; il empiète 
dijà sur un domaine qui ^sl encore étranger à flore. 11 y a 
des spiïculations pour lesquelli?» elle n'est pas encore mûre. 

Que le lecteur qui est habitué h se repr^scnler les gnosti- 
ques, nohmmenl les Tslenliniens d*apr^ les portraits qu'en 




ik ftfrtét de ses iàées 
jMtrémenl Ptol^ 
qui âunvii éM i 
1 m »einble pas quB 
dominantes s 



blUokgioo exercé. 

d» Écritures: 

«rcEjft méibo 

^Ty Caire îles ditl 

Ht paraître fn 

Iwélémcnliid'a 

m ««Iftftr sur de» pi 



de Plolémé 

coBunancs ave 

■«* de le* avoir for 

«s' grand eatr^ 

le* idées mallr^ 

MOMsscur les d^finîl, 

«Éârbomme de g^^oie; PU 

^H a lirt sa description de 

principalement de* ic 

On poMède doocdi 

te sua lifre, sinon des fragmec 



I 



ivraociTcno?! a t'£TimE du ûkostici^ke 381 



théologie du ditcipU Je Vaienlin. II nVsl pas douteux ([ni' 
^^néùtk iililisô daoi cfillc partie de son ouvrage plusieurs 
*Our<-etV II fsl liiflfcilv île les d^parlLig**!- el d'assigner n l'Io- 
lénu-e ce<|ui lui apparlÎL^ul réelli^iu^-iit, L.eplii*sûresld'envi- 
^tger comme do lui ou du inoios comiuo lires ie sou Lrailé 
lei quatre ou cinq premiers paragraphes, lift rormcnt un tout 
llûriici^ène et complet'- Si donc Ton auppaspqau civile partie 
<te reipo6<^ d1rén^« nou« donne resquia^e du âysîtèaïc entïcî- 
fut par l'tolémée, quel en eal le trait distincUf? Ce ne^t point 
roriginalité des idéei. Il ne a'f^n trouve aucune que le maître 
n'ait plu» ou moins clairement formulée lui-m^me. Par con- 
tre, coqui frappe dto le début, c'est le «oinquc metTauteur 
h prfci^er le» id^c« et à les déGoir. Il multiplie leii termes 
fioljr d/-^i^iiei' le^ principaux act^^un^ du di-ame métajihj"»!- 
que qu'il di^pRÎnt'. Il dtilimito minuliouftement le nMe qui est 
dévolu à chaque per^ounogc. il est particulièrement aboD- 
dftDt dans ^p_^ explicntioriH rt*Uliveuienl à Sophia, i\ Cbri4> 
tua, au Pneuma, au Démiurge. A force d'analyser leurs di- 
verses fonctions, de faire des dialinctîoDteD ce qui concerno 
leur origine, démarquer lofiéli^menls disparates dont ils sont 
issuï, U en fait des personnages très compleiif». C** qui \i- 
fiiblemenl préoccupe Ptolémée» c'est de se mettre au clair 
sur rcïfcocejes attributs. le mode d'action dei abstractions 
qui (fcupleiil II* mondu trauficendaut évoqué par l'ardent gé- 
Die de Vilontio. 

I) Voir l'andTV* de G. Hciarki, Ùie VtUmtinianittM Unovû, IS71, p. Ift-SS. 
On tn>iT«fJ]Uifl rupo#^ d'lrAaèo(ch, î A k) d*ui cbrîiUTo^iM, dtiax at>»iuQ- 
logiM, Aèttx «tptiMiLOae diff^r^nU^ de J'ohsma d« I4iu9. Le U«n qu'lràDé» 
■ftf^« «nlT« cr« i;hrif1ulo(çJ«t( ou rasmolog^M qui foni doull" tmpWi ut locil 
arUftsitL II tt\ érid^ot quf r&utoar cocnbÎE>« pl«»iean aoiiroe* poor qd titn 
un «p(3«t E>iiUonn«- On iMnit d» coueh«i 0up«rpoB^«* d« riocuiii«aU dbpa- 

ti Dtns L'fdmon d* IUrTaj;dtna Mi^n«: U*d«axprtnii«vt i^apitns.SofiB 
doat«, il T • «a«or« dAn» lo rtile dii reipoté d«« fngaeuU do PUltoie, otld 
il né Mttbli UBp4itibl« d* \a» ÛAttéUt •! da 1m »«|ku«r dM talrtt lOUfoM 
q^ r MM utili»^««. 

3) ::iT^ <'«^p«U« anoar« t«Hut, Xoftt; Kvc« m nomcctf «neoro im4«ti^(. «t^> 
âp^; Im vriiODfuiM dt 'Opoc lOal «tn^Aï. Xu^p^r^;. ttupiamiu i^Mv%t, 




sa 



anriTK DE L'iii9T(tfit& DKft ftBMmwns 



L'MamtfQ des p&rtîes de l'ASpos^ d'Iréaée qoe Vm 
consMérer comme éoian^nt <Il- Plulémée, ki^se U si 
îiDpressioiiqiio laleilre à Plore. C€*t uucfpritquia 
dficlarli et de pr6ci9ioii> Il n'ûjoule rien aux concepli^ii 
son cnaltret il le^ IrftiiiUorine en roroiules dogmatiqua, 
élimlno d(^- «on en^igneinentte vague el U clair-obseurfiâl 
taisaienl ^ans doute le charme si séduisant. U en unal;» 
noiion» eftdenliclles, les ramène à leurs élÉmeola coi 
tiU et donne à chaque Irait particulier du syitèitiu Tétiipi 
qui lui conTienl. Eulre ses main^, ri^difice métaphy^lqui 
ValeutiQ gagne co correctiou architecturale, mais il perd 
poésie i^t fton prestige. Bref* Ptolém^e est pluft dialei 
que penseur. CV»t le scolasiique de l'école. C'est un ie 
esprits diitîngui^it de second ordre quiKuco&dent parfois 
créateurs. Lnur lÂche €On»i.ste h consolider Tœuvre du oui 
Ptolém^e ft'en ent parfaitement acquitté. 

Si Plolém^te a été lo dogmaticîen de Técole, Héracléon es 
BélArexégMe. Du moin», no le connaissons-nous guère quca 
sa qualité d*inlerprèl<: dts Rcrilurcs. C'^sl lui qui i écrilfe 
premier commentaire sur le quatrième évangile. Œuvre ifl- 
remenl remarquable qui ne le cédait auK plus illustres, ni es 
science bihlique ni en virtuosité dan» Tapplicatinn d<*laai^ 
thude all^'^oriijue. Bien ^ruiuîc dev;iit étrv la réput&lioaiis 
ce commenlaire puisque plu > d'un demi-siècte après, Origèoi 
l'avait constamment sous Ie« yeux lorsqu'il commentait à soo 
tour le mftme érangile, le rilaît k dia(|ue ÛD^Iant «t cn);nl 
ni^ces^iiire Hoit de ratifier soit de réfuter Tinterprétation di 
commentateur gnoi^tique. C*esl même gntce à Origéne qui 
subsiste encore quelqu^sfragments de To^uTre dMIémrJéM', 
l^srragni*intKquiciùu«uutétécou<iervésserapporteutaiiii*'i 
II*, ni' et ir* chapîtreiE de l'Évanj^il^ !>elan stinl Jean. L'expS- 
cation du passage relatif Li la bamantûiuc s'y trouve presque eo 
entier. Cette heur<^U!«e drooni<lanceiiouî& permet de juger eldi 

I) Cm rriH^menla. d^ji mMio-mblÈft pv nr«bh«, çJo> iJiH pir Hlig«aUd pi 
M* soifowMtncm aium par M. Bfookç ; Tht fmwKnu i^fmrtkTn do» 
tatt md Êtudui, vol. I, 4- r«»<ioiilf<. 1391 . 



HmODITCTTON 4 L'ihUDC DU «TPrOSTlCIArf 



988 



Lctèredecccouimenlalreelde U lliéologie de son auteur, 
n^racléon applique la môHiode alIO^oriqo» fiTinterpréta- 
ion de Tôvaugile. U ii"e»t pas ic ïeui. Son coulcmporaîu Clô' 
mn l d'Alexaodrie découvre danscerlaire» p&mbolev un sens 
et 5piriluer. Quand il interprète aînaî l'Ev&iigJle, U te 
jelofïleft règles, C'esl de la haule alk-gorie. Héracléon 
cependanf, le premier chrétien q»i ail appliqué celte mé- 
en grand. Avifclui la «avante eiégè&e de Philon s'an- 
:e el ^'approprie le Nouveau Testament après avoir fait la 
inqtiMc dtsormûis incontestée de l'Ancien Testament. Acet 
;ard. Ongiiut n'e^l que l'élève d'néTacU''?ciii. [I al k remar- 
ier que jamais il ne fait ù cetui-ei u» fj[ne( d'iulerpnl'tcr aU 
^rîquement l'évangile selon éoint Jean, Bien au coniraîre. 
lui arrive de reprocher au uornineutateurgno^liquede s'en 
lir trop ïcrupuleusemeiil ^lu ^en^ littr>rul*. Il ii'alléfçoriae 
assezâson gré! U serait iû^tructir de mettre en regard 
^OQO de rautro les cxpIicQlionft du IV' chapitre que nctit» ont 
ïéeAHosdf^ux exégMes, t/idp.nlilé de méthode est frap- 
inte. Toute la difTéreiicif coiLsiste eu ce que cUacuniMî sert 
le celle-ei pour meliredauâ 11; texte évangéliquo sesconcep- 
[ions parliculièreaet jusqu'A se% antipathies* Ainai, fuit assez 
Iquaiit, Hàracl^^ou a été le plus ancien mattre d'exégèse du 
ïQveau Tostamcnl des théoIo^^ienB cliriHienE. 
La théologie de noire gnostique ne tlôvait pas être complï- 
teK II ne îiemlile pan Avoîr^ comme Plolémée, ralllné *ur 
ïB îdée^i de son maître, Kn ce qui concerne le principe siH 
rrâme, le Lof;os, le Di^mîurge, le Diable, les catégories 
l'bommea, la rédemption, la christologie, il D^yapastine 
lée daunlesTragoienUd'HéracIéou qui ne ^ trouve dans le 
ratème de Valentia, tel qu'on poulie connaître par lui-même 
pur Uippoljte. Tout au plus, te diacii^c: formulc-t-îl Ica 
ICA doctrines avec plus de précision kX eu iaujjage plus 



^Org.^Comm. in /uonn.. Vt. 13; XIX, 4 (M, BrfiolEB). 
3S Voêr ]'ap«r^H qa'itti donar d'après le» fnjcoitalfl U. Grookc dus llaUo* 
to d« l'Miiicin mU«, p- li «l *!iiT. 



y^ KCfCB DC L'irrXTOTnV DES iLCLIOlOflS 

Ihioloi^ique que le niaJlre. S'il est vrai, comine Hj| 
l'afTirmûdans son traité^ qa'it ait combina jusqulï uafirl 
point les idt^«s pylhagoricicnncti a>cc les $p£culalioni lï 
leatin et qu'il ail, par cii*aiple, appelle l€ principe «iipifail 
monade, il y aurait dâUiice Tiûl uûv iodîcalion Irb» durai 
luiuussj âCâiuppliqDdadi;riDjrctÀpr6c)5erlos id6«3dc 
maître plutffl qu\\ lei# enrichir. 

Quoi qii*il en soit, ce c^ni paraît certain , c'esi qu« sa prii 
pale préoccupation a éXé da donner bu svélème de Vi 
une solide base acriplumire. Il a senti l'urgente nécesal 
fomli^r la ilnclrine ^ur TE^xég^^e, 1^ mallre lui-mAme iiR 
ralt pas avoir marqué comme înttïrprMe de& Écrilunî*. 
laissé ce soin h ilôraclèon. Métaphysicien cl apôtre, il 
contenté de jeter la scmûncc que d'autres ont fail froi 

Lu niuiplicilù rrlativo di^ d<»cliiae« d'HéracU'on 
conHnne dan^i Topinian que latbéologîc de Valentio 
beauccap moins compliquée qu'on ne le suppose ordîi 
m^nt, l.'id^^e que nnaa en dnnni^nL le^ Tragm^nU auti 
queiî el le traité dllippolyte lïî^t la seule juste* Quoi de 
naturel que le disciple eiU rccouverl le ^yst^me dtt mi 
d'une opulente végétation de diiii.4ionft et de Bubdîvîiiîons jiiuh 
velles? Ptolémée l'a bien fait. Si donc Héracléon a *^r 
un valenliniaiuame encore pou subtil cl touffu, c'est qu ù ui 
reste tidirle à la pensée primitive du maître. 

Cette simplicité n'apparaît nulle pari mieux que daosk 
ehristologie de notre ^nostîque. Le Christ d'lIéracléonn*iil 
même pas aussi complexe que celui qu'lr<;a6e. d'après uali- 
cumenL plua ancien, attribue ft Valentin lui-même \ Iteat. 



ftu2 Jacunflidu dosumcnlQU provjeTil-Ails de k notior* <!U<mAiik«î t1 «Md 
quc^tiOD de roriifipo du Cbriitut « «qui s'^flt pju projvU par 1m ««mt 
ÀA enranlé p&r la métc ti>rEU]u'eJ]ti M\ùl r^n dcïiQt* (du pt^fonj n*f. i«m 
taino ombr« ". t,« Ctiriitt rpLrziiiche dû laimALCc l'ombra «l nmoûU 
p)érAiu<4- Pour J^kuï, un ie'l-sl pan d ULD^rJ; a-l*Ll i-U, projtlé pv TlirUi 
pot lIliniluK an pLFlo <M>upl0 AriUrvpc*^ «t^WkJÛtT AuUial d« »abli&M«Mt' 
Hèracléiin m paruli fHU â'^ire einbunuué- 



tttmODVCTIOTf A l'étude DU 6!T0«riGlSlB'' 

ire pluââlTAngerau Obrîst des premiers chapitres de VAtU 
^Versu* /itifre/f^. Pas un mai dans Ias fragmenls du commcn- 
tain? qui rappelle cq Clirisl qui ^e dédouble plusieurs ttna. et 
lODt l'hÎBtoire iraneceDdaiil^ edace com ploiement par »on 
il et SOS pC-ripélics dramaliquos l'Iiisloire Icrrcslre. Il va 
\% dire ipte le Chriî<t d'llânie!éi>ii a une origine 9npra-!^,n- 
»ible. Comai« tous k« llii^olo^iens chrétien» de répo^giie, y 
[compris Clément, Jen^lrc est docÈte, L*^lrc transcendant qui 
trevét le corp» de Jé3u» l'emporte de beaucoup surTAIrQ visible 
[vt lorrestre qui a v^cu ici ba*. Ces deux Hres sont lodépon- 
inU l'un de Vautre. Ils forment ensemble le t Sauveur >>. A 
dnalismo trèa acccntof^ par lequel il explique Jésu£-Chri»I, 
borne la spéculalion cljrislo logique d'Ufiracl^on \ En soi, 
le a*a rien de parlieulièn^metit " gno&fiqne <■ ; on »iV>ronit<ï 
le, Tenant d'un disciplôdô Vâlonliu. elle ioît si «impli^. Ne 
Liit'ilpas voir dans celle simplicité miîme unciDdic&tîonnon 
|iiivoqaeqiie lahnuriaule cbriîdologîe de Texpo^é d'Irénée 
FSi de date pluii; récente que ne te donne ^ croire Tautear de 
'4</«TJW*Aafrwtfj7 TeUe qu'elle est, en sa forme actuelle, 
n'est r<cuvte ni de V&lenlin ni de ses premier* 8ucc«s- 
rur«; il sérail fort témérnire d'y voir la farmule HdMe de la 
ieo$6c chriftolo^ique de Ptolémée ; il est plus sOr de liuppo- 
ir qu'elle émane de ses disciples, c'est-à-dire dcn valcnti- 
[nierf^ d"* la Irnisî^me génération. 

Autre Irait caractéristique de la Ibôologif* (k^ noire gnofili- 

[oe : on n'y tr^)QVG p&s do ^pôculaiion m^tboioffi^tw. Nous 

^«iilendons par là cl'IIc leri<laiice, ^i prononcée par exemple 

|dans le systcmo attribué à ValeiiUn par le* PMosojiAumt'Ha, 

& dramatiser la chute et la rédemption, k tranfroruier les 

SQtités métapbysiqucti en pcrâonnagetf parlants et agîs«an(s, 

& inlrjduiri>dAnf le monde Iraoi^cendanl leâ diverses ^mo- 

tu}Ui> de r^me bumniiie. Avec son imagination de poète, Va- 

lenlin inclinaîl déjà à donner dans ce travers. Plus sobres et 

lue secs, Héracléon et Ptolémée en sont entièrement 



1} Vok rintrodualion d« Uroo^, «p. cit., |i. 42, 



39S 



BCyCB M L atfimtBB »BS KELIfilOSH 



e\«mpb. La spéculatioa mjlbolo^^ue ne se rc 
qu'avec les llirologietiK moins rigoureux ut [irâck île li 
fiièine généralion. Klte ce donn<>ra alon lihrc> (uirrière. 

Coj]Vt achève de caroctÈriscr UéracléOQ, c'cël qoe, 
plus du rc^lc qijfr Ptolémée, il ne fl«mb1e avoir eu le ff^ 
r&ctioii praliquo. Ce qui alHorboît c«s deux Ihdolo^ 
c'était la spéculation ou Tcx^gète. Du «y«tè[n£ de 
maître, il» n*onl compris que ce qu'il y avait d'in tell 
iU ne manireAlenl aucun int^rM poiir leA queslioDs d5 n 
ou de culte. Sur ces deun pDmU, le silence des f 
qu'ils ont laissas comme de la tradition qui a recaeiUi 
échos de leur cascignement, est Ir&s signiGcalif. 

Ainsi se eonlîrme encore une fois uotrtî lli&«e. V;iIerttio«( 
lagénie créateur qui sfrmo les idées nouvelles. Ptolém«eal 
Hôrucléon, Tun plus particulièrement dans le domain-^:!-!- 
»péculation. Tautre ilaus celui rie l'exègèsd» rtïprenn- : 
idée» de leur muttre, les ordoonent e( le^ pr^^cj^ent, lett^ 
soient enfin sur une solide hase rationnelle et scriptamîK. 
Tous, du roudateurju^quaux disciples, so&l théobgie&fdi 
race. Ils ne sonl lipii lûoïus que de^ esprits o\trafUgBDl^|k| 
des imagination» en délire. ^| 

Ce qui prouve la supôriorîlé de Valcntin, c*edl la nnVU 
défies aptiludef» et de^ tendances dr^son i-^nîe. Il y avait cbfv 
lui il la fois un pbilusuphe et un botnme d'action, un potte 
métaphysicien et un apiMre. Valenlin avait même IcsiastiDCii 
d'utï homme d'è^lidc. Le ton qui règne dans le^quel^nu 
ligne» qui nous ont l'-ltSconservj^es de son homélie aux iailïèi 
du la «eclo, Ci^t tout h fait d*uij liomioe qui a l'habitodeilt 
diriger uu » troupeau >>. Ses accents oui quclquo chose d'io- 
ainnant el en même temps d'autoritaire qui tralut le paslav 
qui, après avoir rasseinLrté ses hrehifi non sins peine, possède 
Tart de les retenir sous sa lioulelte. ï>oupt;onaerait-onjafu>r 
cet aspect de son caractère ù en juger d'après èCA (irevîen 
élève»? Ni IMolémée ni Ilérdcléon nn semblent a\oir héîit 
de» aplitutlf*« paslurakv^di; \i_'.vy uiiittrt?. lU n'ont con^pri'^'^ 
dOveloppé pour leur compte que leg londauc^ purement 




orraoDrcno?! a ftiatt du OFfosTias» 



393 



> 



I 



losopbîquesdc &on g^nic. C'est oiUeurs qu'ont fructiEi6 celles 
qu'ils ont négligées. Gomme ûd va le voir^c'eali^n Orient qae 
l'ecrl^ïiflsliciHme qui était talent dans l'enHeigiienicnt <lu 
maître s'est épanoui, et que les germes de mysticisme et de 
piété pratiquoqu'ilconlenailont trouvé un terrain de culture 
ftpproi>rié. Noua le savons par un rlorument précieux, les 
m extrHitï de Tbéodote » que l'on doit à Clément d'Alexan- 
drie'. 

Ce document achèverii de nous faire connaître révolulinn 
du valeiitini»ni«iu4*. Il non» donne I^k grandes ligues d'un sya- 
tt:mi7 complot. On y trouve ré»umées en quelques paragra- 
phe?^ £uc4:îiicLa la métaphysique et la cosmologie de la î^ecte 
dVù émuuu tel érrit. San«i ^tre explirile, Ifr document snp- 
poie lea spéculations essentielles de Valeiilin. les s^yzygieif 
ies aeonâ, Sophia, le Cosmos formé des paasions de S<y 
pliijt, etc. NombrcufCâ sont Icfi allusions. En somme, le «yv 
tème métaphysique- vi co»uiolugiqut* que fait »?nlrevoir tiaire 
documeot parait avoir été assez simple et ne pa« s'être beau- 
coop éloigné de celui de Valentin» On a même cru pouvoir 
conclure de ce fait que le» Exempta Thfsûdoti oal élé tiré» 
d*un document j^noslique t'tirt ancien et que, par conséquent, 
ils nous font connaître la forme la plus authentique de la doc- 
trine du fondateur'. 

LasoulecoJicIusiorià tirerderindigencemétaphyaiqaeileii 
Ex^trpta^ c'est que la haute spéculation comme la eoemolo- 
gte n en iotéres^icut pas les auteurs. La cbrîstologie est le 
fieul poini de doctrin*^ dont tis paraissent avoir fait l'objet 
de méditationiî plus approfondies. Celle des Ëxcerpia est cer- 



1] Roui Mtinoai qQ« lei Smrrplû tant pour h pluput cîoi bitf«it« d'^cite 
^OfttÂ|uca hjtv par Gémunl pvuf tite utîiUé* p|j5 laH. l\ s'y inAle aiiiamm«nt 
Étt dièut d«i r«[kiuoat i3t Cléni«Dl Lur-mAme, Il n'«il pis toujours facile d« 
4tsUtfii«r oo qui e»L EÙrifiuïuL de CtémouL do ce qui saX gnostitiu*. Vt>^r niyire 
ÉUlde«ttrC14(neotirAI«iftiJ<lri», IWWf, p. m«Cl«tr»rûtde V.Armra, I^ociiO» 
CUm^Sinm- HWv. Hutt>ck. 1894. 

î] C«i, *<m6V«'lHl, l'^p^bioa 'le M> Bn>ok« <]ui rttèrstTtc le ft]ui itr&nd 
vin les poinift dticouuci cnln tt% (h^iQcaU li'lUncUoa «l \aBjre<rpia. 



3» 



HKVCK PS tfUSTOlU »S «CLl€IOK$ 



tainecncnl moÎDs sïmf^e que celle tli mntlre. D'ftmiMt, 
TorEgine supra-sensible du Chn^t csl foHcmco l miw en rà 
Il eal le v^rts^cff^, ïotgêne. la pensée do Diea iDco^noidl 
It'auïre pAfl , on m»i«le à plu^itrurA reprîtes ^ur le Mm 61f9. 
înlimcqHtexisleenlreleClinit Iranacendnl el « wluiqai, 
apparu ici bas' w. On nous rûprêscnte donc le » SAot^^sr 
qni^^jl à rorigine la penate même du Père, descendinl 
régions f^upérieur^a. Il arrive d'abord dans ccUûs qtiu 
inlerraédi aires, ^iiiû^ tKîiT.;?^^. Cellos-cî Bout le (li>mAii)i*^ 
démiurge. Ici le « Suuvcur p Irouve le « Chn«t |i«vcbîqv|] 
«Jux^iti; XpiïTûï, qu'a tonni- h àém'mi^e\ Le Sauveur âd rciu 
du Chritil psychique- Jusqu'il ce momenl-Ii, il e«l encore» 
visible. Il faut qu'il entre dans le monde visible. Il »e ■ linc 
un corps de substance supra-sensibli» «, ex tijc i'^iv^i; s'^^*.t\ 
foruiu ce corp» dun» le sein de Marie, C'esl ^ù^qs, Ain* 
J^&us-Chnsl réunit en sa personne des élémenls qui soal 
lir^s de toutes les sphères du monde invisible. Ses orijcioe; 
sonl ro[nplexp<i. Nous voilA loin de la ^mplicilâ des cenc^ 
lions i^bri^itologiques du Tondateur comme de c«llfft d'en 
Héracléon, La christolcKie des Excerpia Theoiloti e-il prodii 
]>arente de celle des documents goosliqiias de langue copls. 
de celle aussi de la notice sur Valenlln des P/iUn*onhnmfAû 
et enfin de c^Hequ'Irùat^ aUrîbueà Plol^rmée el hfon ùa>h. 
On y discerne la même recherche d'une origine plus coo- 
plexe du u Sauteur » et déjà, nolammenl comtue la Pis& 
Sophiù, le» Exç&rpta composent son être lanl visible qu'iû- 
\j^itte d tl6menU di&parales empruntés aun grandes spfaèm 
qui se partagent rcnsemble dea chosas. 

Ce trait de ress(?ml>l:iDce avec des documents eoiï-mAœes 
récents, ne milite pas e\\ faveur de l'anciennclé de* Er^ 
€erpta\ A elle seule, la cbristologie indique que Ton a «flaitt 

l)VoirS7:ef,ia,23,43, i4. 

h) Nnuv BbliuiuriH, ooiucno le dit notm Ti>ii«. que \^\ ExcerpU m| 



/ 



KNTaOfrC<TIO?l A h'^VÙZ fit ûHO&nciHxe 



39B 



Ici à uno formo de valentiniaDifline qui a dùj.\ 6volaô non seu- 
lement depQÎ? Valcnbii maisencorû depuis llérael^on. Il ^era 
plus |kru(lflfll lie la taire ilaler de ta troisième gériéralioa des 
valentimenï. 

La Ibéologîe spéculative n'ost pas ce qui paasioane les 
Vftlectiaieiis qui sa réclament de Théodotâ. ils ur riHcnt qiie 
de rédemption. Sans doute, la m^mu aspirsliou te fuît «culir 
daos reo^ei^iiem^îul do Vtleiiliu ot dGspreaiierMlti<^oio]:,'iûna 
deaoQécoletiDAis elle n'a pas eucore chez eus la mËmeacaité. 
fity$ gDnfiti[|uiv« de» E±rerpttt ont autant «oif de salut qiie les 
pnilîquaals des taurobolea, les initiés des mystères oucer- 



Moifi» par r«ff rti, Cu mtr&ïli nnf^u^ni rorienlalion «nlBfSOto tf« VAixA% da 
Yakntw *vrt U sj-AcrbiiBin^. A distanct Cl <n OrL«nl, it «*t poaiibic 'iii4 mIU 
éVtfutto «« 10^1 pn)f]t3il4 de boni» htUK» «a l»nip« Ea4m« oA cfi Oâcidi*tit 
nool* ictuil Siilc aui duclnûe« MMDli»liM ilu mdlfc «ou< U diroilbn <Jo 
■M pr«tnicrc tucceuaur». Quûj i|a'iL en toit da Ift daU prtdie dos Exc^TtCd, 
tti IteoôgatBl d'uDf altd^r*Lii;i[) profoodo ilu itliïiUmîanUiafr; ili soat [« docuneot 
A» ioo iSècIin. C*tte dTc^luiioQ doratdrc des doctrines d* Vtloatîn jx*^\ pas le 
fut de sd lucMu^ursîmui^libU. Vixlb giavfi^itoi noiuTo^ns dtEa les cxttTPU 
lamv Œirr« <)oi «Eiiftria de U IroisiAaDO gAfifirstLca d» <«« dîs^pl». Votd l«l 
tnit» ïiuactèinAtliiijps de la f^fiaedu TAlcuUaiaDLsiiii; que aouvrévèEtcl U« de* 
firyta. II« doooUQt loua l'd^ r«lflUTotaoat r4otnt do oo docuiaauL C« SOEii : 
t* tt diristokigifl. Ce poûil i?xt oiis pa Jutmère dvu& nolra ImIq; Î' U aolion 
ds U t^xf^hfi «Il rsUlUé.Joquctre dépead de ta pooltiou <lta MU«i, Jf) Stt * 76. 
L4 ffttAliU uirologiqa« «il a:i fnil qu'on n«nîs p&s; 1« phiEl^tt dci dirilÀeni, 

«'••1 dy t«h«pp«r et i1q Ifl fuir« OltnUr ; ^^ -n^ ^wrrJatiitï: ^>-< ^ E^|tip^n< 

to|*i^, ia?i tt «ÛT« o^vfTi itij^^^v^r,» al B0Tp«V4ï«i. ï TA, Otin aaEiiin f^^mtl 
•foir«t6 louiiUii é<r«nfftr4 l V«I«uUd ei«ux (-rcoii^r* tli^Lo^cot do ccc 
éecU- t^lU no 14 r«D{Tonirn qufl dvu L«< doouinonu du ^nosiicisnte d« ttt Ru 
d« iT* «>èdf, doEu Ina fcfiu opbltu ieédiU dei i>Aifo»CfiAicm«rK] ou dap« IfS 
échu d« lan$a< eopu; 3* U noii^n snr^mnjrniHLfî du bnpi^me el d« l>u- 
clikrulia. % S2. Eacotc aao coDCcption 6LfiutrAf i^ »u fbUcalimiQLaiDo 4u uaaiUt et 
dft ns prtioiora tue^s«ejrs. Ptr «onlra, on itit fimporUnco qu'olla i dans li 
Krtù S«f)Aiqï 4* lo carocUre sr^crèlttlc d«i KtCfqitû. 11 &'eat pM OQO«r« 
sowniLjé; il «'uiixMM. C4S ttoLioas do b <1;u^aIvii tt d* r«QlcM4 m&pi|uo dos 
rilcs ua»î^[i«Dtdol'JQl!uoQ«eqa'cuiçûL siir tc« nloaliaîoiia d*Ori«ftL Uphîlo- 
lophi* nligifuM dA r«poquL*. O ««ni g^ns qui atiAailAi^at pu h ourrir loi 
l»rteiet4labi«|W«6U«r Jdiia b Cbrisiiftnisnio tai <I^:idft*>ti9tiqaffs. C«« 
nifontanfAiMl.aotti «otobio-c-d, paurflhmr notfo cio«umur»i {>1[JLM «tm Im 
éuriu 'fu'tLppolyu & d-waarM'U «l Jiv«â lu AsMi (a«ilLr|jM do Ungcis copie 
qv'ftno t«i [L>oaBouts p^«f luoiaTti, 

15 



390 



RKVl-C Dfi LtnSTODlK DES BKUÛtOKS 



tain« pbîlo^pbcâ plaioniciona du ii< Bîècle. I^our «ux TlSlin 
«aai^nliellf, c'çsl de s'en apurer les moyens efficacw- 
lU Qiil une lliénrip Je U r^clemplion qui u'e»t 
quVbttucllée^ J^BUs*Cliristjouele principe) rAle-Usaufe! 
Amea susceptibles de $alur.Matt^ils'agrègi!de»a3«eâsi»n< 
auxiliaires ', Ceux-ci oDl pour mi3:^ioti d'intercéder poir li 
élu». Il ne leurser» pa» penniK iri-iitrcrdansieplérûine 
èUe aceompagDé^ des ^lu^. Bien plas développée et mît 
pré>:Js6e est tear conception ded moyens efficaces dû 
Lr bapl^eiïl IVucharistîn ensnnt les prmcipuaxTcLiculL-i 
Ces rites acquifereut maint^uanl unv «tgnifti^»tion toute ui^i 
veUe. Lo baptême po^de uhô vorlu par luî-mCme, Le ril 
qu'on admiDistrti op&re une trauâroriiiatlon cbez celui quik 
Kublt*. Celle transformation est morale. Rite est lellt^ que \n 
eiiprils impurs trmnbleut devaut te névpliyti?' LVuchari^tiei 
la môme vertu, Ses ék'^mçnls out une action directe ei dUcoc^ 
sur le participant. Le même pouvoir s'attache h roxorcî»ai^| 
C'e^t l'idée »acrauii*at«.-llL>. Ou lu yoîI ii-.! 9t'iiilro4lui*HJkiil, p^r* 
UDo porte flArobio «i l'on vout. dans le Chriïiiianismo. Elle w 
larde pa& h s'împo^T. Participer h de» rites qui out une Idl^ 
efljcacfî derjent rapîdf^mant l'aflaire capitale. C'est te ^^^Ê 
moyen d'obtenir le salut. C'est de cette manière qae n^f 
gDosliquoa prétendent f^atisfaire à eea be^m^ d *o\pialton et i 
cette soif de rédemption alors si rApandus. Les mystères el Ici 
religions diver^esdn u* siJsclc ne mi pro{>o«aient pas un auln 
but et ne s'efTor^aiont pat de Tatleindro pard'aulreevoîi 



1) VoirMi|45y.lertUd« Sopbi». 

2) I na, Jûius Clirî»t »uv« --h itin-ttn ni » tlriAv. c'e)t-i<dirf^ ««i 
«cl» «ri expliqua dADs o« para^pbe, in^ vytv^ta^w «1 ht iu]ci»«r» Vair awi 

$ as r jrt^ 4 Apric ui tb tloirov < , , w vi «ilf« <vta «vr* f4 faitAjuvtv t£a 

â] L*Ï4Jê« aocruacolello poroo iJ^ji dan« l9 i)e èupriimo tlo TortaÉifn. 




IKTBOf>raiO.S- A t'trUDE DU aXOftf lOSMI 



im 



Dès lofâ le rile ;>reud une imporUnce loujoun» plus 
grande. Oat le mov^n oUScacc d'obtenir le salai, il'auluul 
plus bùv que son aclimi est pJ»& malériellrr k\ mécamijuc. 
Si bUu nVat ijf>ji laulv rlluKlisle, reUe Ifniiicbc de4 V^iletilt- 
oieos m tardera pajï à le devenir; elle se Iranarormera en 
une asÂOcialiou toul 4 fait anatof^uo aux mysltïreii e( autres 
COnfrérii^s n:*lif|;i(^Uïi» de lYpoque. Rllr n*aum bicnUM plas 
rien de commun avecI«)ieclede«Ploléuiée el des ll^raclûuiï. 
Celle-ci es\ une Acole de théologiens, l'outro est ud» û^o- 
cîalicn de myalagogue^ et d'initiés. LaqueUe de i^s dftux 
Torme?! de Taleulînianisuie représi>nt«4 le plus fidèlviueiil le 
lypo prioiilir, celui que créa le fondateur? Il est certain que 
Valintm est avant Loulmôtaphyâicien cl théologien. Ptoléméc 
et Héniciéon sont donc dca contînuati^urs de sa Iradilion. 
Mais, ou Ta vu, Valenltn aTsil uuv pcrsunnalité cuuiplexe el 
diverse. Il y avait cb>_-£ cot lioniuK- de l'apûtre* du directeur 
de conscience, peut^^lrô du praire. C'est tout ce côté de «on 
génie qui ffî vît danii le val«^aliiiiani»menri^ji tel. I^ef^ljno^ticiui's 
qui ^ réclamaient de Tliéodote se sont approprié te fonds 
de LOyâlicisme que contenait la doctrine du oïallr^ et ont ^u 
\e faire valoir. C'est aïoâi que ni Tun^ ni Tantm dejt deux 
grandes brancbe?ï du vat^ntiniauifïuie u a te droit de se dire 
en possession exclusive de la tradition du fondateur.' 

Pour obtenir loîs réaullôts que nous venons d'exposer, il a 
suffi d appliquer avec un peu de rigueur la règle de critique 
litl4iraire que nous avons formulée. Dcnnejc toute leur îm- 
portane« au\ document» originaux et authentiques, subor* 
donni^-'leur tes sources ecclésiastiques el jugex de la valeur 
historique de celles-ci par caux'U ci vous verrex »e dessi- 
ner devant vous presque sponl&nômont rhistotre intérieure 
do l'hérésie de Valoiitio, D'ailleurs n'eat-co pas par t'ai*- 
piicatton de la même règle que MM. Harnack et Zahn 
ont renouvelé Tlûstoire de 3larclon et de son éc<4e, l'ont 
rondue vivante et compréhensible? Nous demandons qu'oii 
rapplique également à V4leQlin, cerlaia que son histoire ne 



3!ie 



ABW£ De L*ui$TOinc i>fia lutioio^) 



gagu^rft pA» moiue en clarti; «l en iolérftt que celle de m 
illustre contemporain. 

nnou:is«in}>lequ«iiou«somnii^s maJtilenftDl eiiniMBrtde 
Taire un claâ5«menl raisonnô et mâtUotliquo di^ toule^ du 
sauro^^sd'mforniatioEirelalivoeàValcnUQCt&sonAcole.Kvti 
mfîltotis en pr^mif^n? ligne i^L bor» du pftir les documeAlâ u- 
Uii'utiqiii'^ yl oripnuuï, fragiui^nlv de Valentîn, d'II^ndéOBj 
d«Tliiïodott;, lettre à Klore, Otc, I>eï^iiourceflecclÔsia«iiqutr£l 
plos Bàr« comme la plu:^ ancienne, c'est le traité d'ilippolv 
Moins pnnïïv, jiarro qne mt^Ungées d'élément* de proveoani 
et d'ige divers sont les sources d'irénée* CetlL-s qui 
raîssenl les plus anciennes pûreo qu'elle» se rapprocliGcille 
pltifi par leur iiaraclère ol par leurs données de# docutneols 
originaux sont Ie« «oun;e« du cllapilr^^ su' de VAih^ 
Auëres^Sn les pora^apbes du d^ïbtil du i" livre qui setnl 
émaner d'un Ocril dû IMolém^-e, Texpodé des extravagai 
du fîharlalaii Marcit»'. Vit'niu'nl enfin \^» Aources qui s*èl< 
gneutle plus du valentîniaaUmiï des plus aQcieusdocuiaeiil 
Ce aonl celles dont est compcxsée loute la dernière partie 
grand exposé d'Irénée dans les dix premiers cliapiires de 
livre. Trës analogue à cellef^ et à classer dans la m^me ca- 
tO^arie est le document inédit qu'llippolyle utilise dans la 
«olicc des PMhsùpkitmçna sur Valentin*. 

Une foia admis i:e classi*mcnl des jçources, lliistotre înl^ 
rieure du valeulimunisme au n* sî6cle t^e déroule pour ai^i» 
dire d'ello-mémeà noâ yc-ux. Elle se parlage en Iroi^ grandes 
périodes qui marqnenl le» principale» ph4sesde son évolnlion 
pendani les soixaule ou soixante et dix premîj'res années de 
&on existence. Il y a d'abord la période des débuta, U 




i) ^cus avoca oomplclctncnl lalué de cAlé h Timeul hUrcu* i 
fiouf ]a coiiiidûroDV comma vn afairiaun qu'oa ouroii lort d« prtttâtt %à 
rieui. ïitnttu 4 luuè 0011 porU&ll àa \n&ïn Ac lunlim. Voir ^ntt Mûrt AhWI*, 
p. tST, S'il fftllAil dUKvr ivt Mftr«at, o'«Bt Jini ia troîsièur it^séraiît^o qult 
faudrait le plocrf . i^oeulij« im vilfanliumu* rJn U Un i3rj ti" kiMa, il 4 
ini[vortiQoa «apilali* au riU> 




EVTPODITCTIO!! A L ÉTirCB DO C!CÔ!lnaSirB 



399 



n fonde la secte, Ceai Tc^poque créatrice* Un hf^mme 
de gCnio, élevé h l'écolû des philosophes, pas»c un Chriatia- 
nii'nK^. Il «pp<)rle parmi h% ïtinipli^^ fi*6»prit qui campo^ai^^iit 
nlnrs rÉglUi! d^i goAt# et d»^» leiidances qu'il dq pouvait 
alKliquo!r. Toul ensemble théologien el apdlre« Q proclame 
an christianisme à la Tois épuré de judAlsme et accommodé 
h lliplliViiisme. Vient i^nsuîte la p^iriod» oJ!i Pfolémée, liera* 
cléOD et d'autres prennonl la direcllori de l'école »u en wnt 
lc« chefs rccooniis. C'est l'ôpoquo orgatiisalric^;. En saTools 
architectes, ces hommes dislini;uét» maîf moini^ originaux 
qne Vainnfin ronHolident, aménagent, ncli^vi^nt rédifico 
grandiose com^ii et hâtivement éle^é par ce mallro int^piré. 
On »oil enBn avec les Exccrpta se pn"-parer et se dûssiner 
une transformation proforide du valrnlinînnisme primitif. Dé- 
veloppant certaines ten Juuces plus ohscures du maître, il ite- 
vicndra plus ritualifite et mystique selon le goOt des religions 
en vo^ur- au ii* siècle. De^ théologiens vont Kur;;ir dans 
récolta qui s'ulmnJoiinerunt h tout^^ la^ fantaisie» d'une spé.* 
culation effrénée, îmaninanl dos chriilologte8 el descoemo- 
Ingjt^s toujours plus complexes, opulentes et dramatiques. 
Enfin ut lurtout h- rnlt^ntiniani-tme de r,plle dp^^i^^e époque 
se fcraplu«arcuf^iltanlpourle«icléesle!iplu& diverses. Il linira 
par versor dans le sjncrélisme où rcnaieni échouer et se 
noyer prosqur tous le* système» et toutes les n^li^ons. 

Telles «ont les principales phases de Thisloire intérieure 
do rbéréaie de Valentin aa n< siècle. Il n^e^l possible de lea 
discerner dana la mas^e confuse des faits el de^ traditions 
qui encombrent cetif? histoire que grâiï«ï A Véludf! des docu- 
ments originaux faîte pour elle-même. 



Euofi:fe ok Fa«. 



CORRESPONDANCE 



l^eitre de M. Carra dt Vâux et réponse 
de M. R. BaBset. 



Mal^ Tautorilé qui Aûttoche aux &viB de U< René BfllMl, 
peat-^trc dois-je cApi^ndre briëvcmcrnl ou compt«*renitii ^m ot 
m«ttni A rlf>itrii^ Ho mon )îvri- mît ^rrrr^m/*', «1 fnnt «t^cl ijd'ÎIî^ôI 
«ncore besoin de défoodre uu ouvragifi paru dopuid dêui iiuel 
<|UL a iléjà fait aon chcinia* Les deux mois que je voui dire, n»_ 
tsn<lront d^aillâur» pas du lout ^ Cf)nU-«ter ]'iiilér£t inlrinsè^i 
des uiiftErvalkonH Av M. H. Ba^sel, maîa 6 emjtâdier i]u» la pi 
part d'entre gII^b na so retournent en crîtiquet contre moi. 

i° Il est visible, ^ et je ne «aia pourquoi l'émincnt criti^i 
ne l'a pas mieux remarqué, ^ que le livre ae dev&îl p» être 
a somnui de renftmgjiPiiketitK » h l'uaage de» it^nb éradîts, 
uuQ « hîMoirû > A'adre^Aaatà un public a>Bex large et qu'il I 
m^fta^cr. J'ai donc dû réduire l'annotation au *trict néeeuj 
CWl ainsi que Je n'avais pa& à ruultiplîor le» &otc« sur la li 
rature syriaque, qui n'apparaissait dans mon livra qu*à lil 
^piftodic]i:n, ni A indiquer toute» le» ûdilîonâ ou tntdoctions d'i 
poëmc p^^rsan, qui n'y éLait monUenn6 que d'une mauifere U 
h fait iriridi^nlfi. Grâce à celle aobriété d'annotation qui di 
t rouvr;ige plus d'élégance et d? c)urt(, j'ai pu inléreu^r 

i) Mtwtdê rhàtiûirt dea NHifion^^ I. XLVI, p, ItO «1 Mii*.— Uoo llfn«t 




G0Rttl'5l-ÛAr>4»CR 



iOI 



itoîr* (îo la piiift^ muiulniano un iuiï» ^And nombre de 
Iccleoni qi/ito lippar^n acitnliriittio plus puMinl eût c^rlaincmeot 
nbut^H. CeAl un ré^ullAl dont le^ OrîeiilalîM<t.i doivent m& 
«avoir gré. 

3" L aitributioii v^i îtablo da Li>f/« ^^ ta Création ti de l'hU- 
ioirt DC pouvait pa« iD'6trc coaDuc au jnomoat où j'âcrivai!» 
(Cr. In note in^mi^ âft \\. HasHet). 

.V Commis hifttikrjoiid» U phitoHoplim^j'avaU Mo» doule mieux 
à faire d-:* la place limitée qui oi'ôlail octroyô^quedo l'cD^om- 
bnr f>ar une longue digression sur la » U^nde d'Aviceuae », 

4" Quand j*ai r^dig^ le cliapilre sur la myf^tiijtiB. J'avat» W 
il«s«fin J«- tairo unr? eluilc d'«ni«inbl« «ur In mystique arabe 
dan* un ouvrage consacra à Gasatr, Ce dfft«oin est anjourd'hui 
un fajl accompli; 6'a5tï/r paraît «q c« aiomeiil mfcne'. Maj»il ne 
iP9«orl j]as (ti7 Cf.-ttv étudr qntr lu mvHtiqup &it chB£ Avicenne 
plus d'impArUnc^ quo notiï n» lui eu avîoo» d^ïncéa, et Id sys- 
lèiDc (1 Avjc^nnr^, tel que Dou5 l'avons 6xpos6i forme h nos yeux 
no tout cohôrcnt et complet. 

VetiUlei agréer, Monsit^nr le DirBCteiir, etc. 

D""Cian4 0E V«cx. 
4 noT, t^. 



Réfiùnse de M. Ba^ei. 

Mon dier DEascnara» 

réponse ftM, Carra de Vaux sera brève- puiAque aussi bieD, 
obïiirrv alloua sitmkfirrni^ft qui' j'ai i-a k faire »ur son livie, il 
a retenu s{m% quatre : encore ne conteste-tôl pas leeUts^il 
ftc iMiïie 4 en douaer des explioatioDs qui no me paroiueot pas 
justes. 

I* Je ne lui nî pa-t rli^m^ml^ A\* a mvfiifiiier /m riûUs sur ta 
iinéraUirt syriaque h^ maii puisqu'il s'occupait d'Aristoto, de 



[) 0duJf.Goll0clkHi(l«sQr&ad4phl]oauplL«». Psrie.Akan, 19d£;3S5^«4:«e. 



i02 



KBVflS &e L*HI«nilAr OK» HKLIGinK» 



mi*nlîoniier ce qui avait paru JcpmslJk ptiUlication île U TjH^ 
rahtre s^aqm dd M. Rubens Duv&l. D fi« AA;^iïi>^tl pu m 
plus d'6iitim4^ror k ffr^/«?« tes i^lioru ou (raduciions d'un ^Ori 
pçrswi », mais do ne pas aïnimilcr à un^ rfopie le Soibmdn 

2" Jo o'ai pas r^pr^tché h M. Carra de Vaux d'avoir ignoré 
le Li'yrfi de la Création et de fhuoirt D"c*t pas d'EJ-! 
puisque j'ai indiqué en doIo que le tome 11 de cet ouvra^ 
M. Iluort. Jibaudoniif» ci^ltP alLnlnitînn i^^l àv* 1901, ninUj'aîil 
faîTû romarquor que c^uû auHbuUon ne pouvait plus avoir lîi 

13" J'ai faîl connuttro les raisons ^uî jualiGalcot un txyntÊk 
sominairf} dû la légendu d'Avicecnc; il n'iïtail pas besoin Sj^ 
consacrer une hnguê tiigrtssifm, maÎH Taiialynct du roman aral 
en doux ou trois pa;i;(i«, aurait pu f irc subiirttu4<i ave<! avai 
h ta médiocre anecdote' umpnintàc ï la chrcslomalhic 4% Wi 
oîj lalle est dv]k Ir&dniL^ i>n anglais. 

4* n m'étalL inipobïîble de savoir que si M, Carra de Vaiui 
giififoait la xnystJqiiu d'Avicenno, i^'tist qu'il se réservait do U 
dicr aillcur». Comme il ne dit pas un root de ce pr<>jct, j'ai 
appri^cicr ce que j'avais sous les yeux< Je ùo doul>- pHs. du 
qiitî Je ne lire {aviic beaiu^ouji d'atUros] profil et plaisir do la 
tura du livre sur Ghazalî que nous anoonce l'auteur et qui a 
l'objet de ses éludes spéoiafes : puisse*t-*tl sa représenter k 
saiia les marnes jncorrectîaiisel i-irâuifa que j*ai dA,à mon 
rej^ret, mlev«^r danx le volume »ur Avicenue. 

René Bassvr. 



IJ Si j'ivais fouïo iasistoi snr« point, faurati reproché k M^CtmikVi 
i)h ta [tuB nvnlr lïiftrulA rinnij«DP»i d'AvîoancL* lur Ja rédaction du hfn 

(^Ar [jfiicArùt/jfmflnCTi Kutiatku-btHItt AreMv />rr GcMAfcfcfc <ifr Phi 
U XIV, p. 310-330. 



REVUE DES LIVRES 



ANALÏSES ET COMPTES RENDUS 




Bi7CoWi>fcftLKH. — Die Ba1ylooi«oh« Knltur in IhreD Be- 
zIebuDgen ïur Unarlgea. — \jv\[jz\^. Hlnrich^. 1î*tl2, un vol. 

Loaa (£tJo broi^urtî ^ 50 p&goe, ]e àodt^r Vr fcn«kl«r, de I*t7alver- 
Aè 6t Berîin, lurayriolo^nâ bioQ ci^nou, montre <1« cûoilii^D, aclon 
lol^ t#« cociitftîsnncM moderiM» sont redevables à l'ftntiquc dvîlîMtion 
de II villi^ de l'EiiphrnCc, Cet cKpci?tf. înt^rc»«irit à caup «ftr, comme 
tout ce i|i;î .tort de la plaine de M. VVîùc^ktcr, c^t^ po^ir une hr^c part, 
la rèpétiiîondeceqTiD 4 déjà énaocèeQ divers endroits' et n'âpporU. 
par ««ll«, eux epécûdistee que peu de réstilUts novreMUi. Ilâie, à la 
prandn? comment rèiiuQ^ r&pîde d« la Ibiec imporlonte — et mgu* 
lUirenicnt hirdie -^ qac le D' Wincilcr loutieiit depuis pIosieurK «a- 
Dte, cette brochure C-< loul i fnit M biAnvonuc et doit Hn rt<oniinan* 
ilâeen paitrcuficrâ cftiix rpii vcalfnlwïf.iin^un'^iti^e j[l^t<!lie5ét£mellts 
lie U théorie de H. W. Qi].in1 h cnllo Uji^hm rlla-lii^int; — qui pl«<c 
rinflueoce itljjlooie&iitî i \'nr\^mvde ^r-^iu*. tonle h «dmœ moderne 
—, il reale eccore i pitiuvt^r tiuellt* ail, ù^ï» la ronue exlr^nie i]ue 
lui e di>Dii^ M. W., J<^ oliaiic-^ a^ritfUïfti d*ètrc? dcct^fln* des i^ru- 
dite. On peut vofnniieni 4ou<!crire 4 cellae de e»4 coodufcïûrift r|m Tonl 
mefiter la nomenclnturfr rt le< principes géa^raux de r^^trenomle eu 
lyiUtte coo-Htruil jutr les (nt^tm et In «emtli iJr Fl^hj-loiie, el c'eet le 
m^rile du D' W. d'aii^ dêfidlhiejitent élabli que le sygl^me 4u 
<alei»drier iclodlemeoil e«i mage ptnni nous, avt-r m dÎTikiâu de 
l'taiiiéeeadouMiiioîs et celle du jour «D douze beur«âdoubîei,pr»vlefi1 

V, Ame 44 nûMn du rtît^wu, XLVI, pp, 88-80. 




iOi 



HKVri: M LHUTOlfti: DRS «ICJIÎIOHIV 



en liiTOO lïirocte de IlabyJooc. Pour l'origifte AgiLlaDMnl 
dc^dcuïc fli^c^iJu ?M>djaquG, cllcft6t£K>uI«ii(Mp«r JaoMitdepdli 
du ans. M, W, k pUoe ai;i dcotiis iJc totHe C0Dtc«tati0Q ti îl 
trecQ lUi^mc tcn^ii.i que loul lesysl'^me QUmfirîque iluut mnMiXDOt 
VGRs danï hcdtcul ihi km^k* — remploi contUaL du nombrefiC 
unilé d ile M?a ïonb' multiples — c^t une aïkpUlion d«« mAtbodff 
bylotiletine». Mai^ od ekî peul » dâfeDdfe de rîmpreKWon t|nc 11, V, 
|)nui!e ]»ai' lr»p Toin loe cvmbttiaiauDA de ceHatoa dûflntt^ 3, Tt, 1% 
U Ke fttsrl pour prum«r l'uni for mi té atec iaqueil^ tu îtplème 
jiooLtque Laljyloaîea s'e^t appliqué 1 toutes lee »cr«n<«ii y 
nwiniiir.. A crrrtaiiiA motnen'jt, on «'ImaisiiH^ qii'on lit un tniï^ 
lb1îi|ucî <iu moyi^ïi-1^, Unt s.otii élraDgt? quelque^-unc» d<« ofuiâo 
émitea par M. W, sur Je «tmWi&m^dea Qombraa. L'alphabrl liu-nia> 
efitniippo^ ^liMi d'après lo [ty.^lcInc oMronoaiîque ; Vauteiu ifflnt 
eu ciïni qu'il y aM\it, & Ton^'inc, douxc coD»oiuie» c^>rrcïspooikiil VI 
dûU£e «ipiea lïu lodiaque, et que, de mtiue que le zodiaque ebi rtgi pv 
Irvi» é!«meiiU — le Soleil, la Luoe et V^ua — >, le» douze asaxam 
sont atteai r^^iefl par lit)ia Toyelle». Ceal iridemui^iit là da »;; 
pGu»«0 A TeiUéme. Miîa que dire de r^yraoloigije «ufvaul 
■ Dockbier * aurait pourori^ne k sisni* ilv Cflîer d^us le laJiijp^ 
et de ropifiîoD qui veut que Tostge de celt« «ipreesion pour àbàfm 
une Mi^rc brasf^ nti pnntemp»^ ae at>il qu'aDeîmrrJrJuc^ del**0«1il 
niJ l'année commençait lor^^qur? 1c Wdlae trouvait djin» lL>sigiii*duDf 
lier, au premier mois du {inDlempa? En présence d'une théorie quiiv- 
traîne ai loin l'anleur iTï^énieuï et érudil qu'eal M. W.^oti cMileal b^ 
lurellemetil leulé de pou^er le cri d'aJanii«. Tuoteluîii U lilttite 
qu'occupe le dîalin^uâ ^criva^u empécbe dVxaoïùaer â la lettre? iu Otècnt 
cl uguA espérons qu'4vant lont[Lemp9 il dôidoppera eefl optnien^dv 
un oiivra^ de longue bctleinri oi\ il pourm faurBÎr, A l'appniJ^v 
afUrmatioQftr des textes déUillé». Pour le Riomcmt, il ■'«st oontaB^di 
nuUK ilonuer un etpo^f^ d*'. nea viiMJufi tkinl tiuw» itn fumi^nelean plv 
ftilrèiu&ii cunséquencea, maia tVnii [cspi^n\eM?n favror de leereotl^ 
tode — ou taul au moina pour leur juatifuraUcu — wnnt efirori aSiMiai 

M, r 



la^ndlfH 



JlItALnU ET COârrft ftK3COlî9 



406 



u WiLiMÔll. ~ De la formatloD du Cacoo cle rAaclen 
Testament (traduit du hoklandAis pjtr L. Porrirti!, — L:iuKjino», 
GtûT^ BTi(kl ^ 0% 1901, ln<$^ vm et 137 p, 

L'origîiul holjui^iîadu livre ([i» nous ttiotïçoiii, t ptru en iS80. Ea 
il anitft i lu troiviémc ^îUqo, revue et angmoDtée. Lu traduc- 
&Ançai»c eM lu reproJuclîoD exacte de cette édition, Za It^ pa- 
ît une traducEifJti alleiiuuiltf e1 en 18dô une Imiudîoti angUine d« 
étu^c^ I^Areil succès ^t pleîncmcst ju^liûc pur U valeur du tra- 
L. Ooe tra^ludiiHi rrauçai^en élAtt it'aulAnl |ttuKiniliqt]éef[tril/Tiif4« 
de Immii sur tu maliêrr*, dani celte liii>t'ue. 
Après une courte introiJkiGli>»n, où l'auteur renJ aEteotif à l'împcr- 
rede vujH pour la théoto^e chrAîenne. il pirl^iefi Iroî^ pEU'ties 
iVei de TAnci^n Tr^loinrfot : f^i, Propli^t**, ttcrlU nu Bagio- 
iptiiv^ LcA ibfeTof ieiiK se sont fenKteinpn iV?^Iii^ h rirïplïipi^r Ihéo* 
lempnt vtite di\lBiou <lti C&uoii d« l'Atidr^i Ti^tim^-nl vn trofE par- 
r, «ans | réuâtir et «fut fiouroir «'entendre, parce que )a c|ueition 
Buée lie Hem ertt liÎRlciriijue el dait Mn eipliqtiée bUtoriqueroent. 
troîa pJirliefi 6p h Bih)^ hiMunIqim n'ont pn rAalHé ^é forméet oi 
liH^en ^iji! «nonsivrrnent et rellMent IfK Irais p'rriod^ principales 
]*hi)ilo!r9 juîvA apr^j IViÉl. Nf^tre auteur rotrufliMe minutieu^ment 
l«d) 1i!inoîgiU(fc« hiRtont[tie£Hir le Canan de l'Ancien Teatin^eiil, 
rODteîgiicnieiitii que noua fournit rAneL«ii Tu«Iaineai 1ut*m£Kie, 
tk 1e« «cTiis juift d^ lartgTie gTe<^ue. le Noumit Testaneol, le lU- 
lud ût le& P^rea «le l'f(çlisi>. 

Aprûs iTOir paat4 en i^vue ce* diventéBKdgEOftffl, H. WUdebcer te- 

\ea rbbtoàrd de la cancnisatian des Uttm da renci^nne allbnce. Et 

Il d'ftbord II raclMTcbeee qn* signiflnit poer te* Juifa h miiu> à part 

leora 4efils ocré). Le not « âmiMkiqne • avJt pour J« judjufTiw en 

itraiens qvie pcnir non*, il d^Atfdail iea livres ^uî pouvaient lïtro Itie 

[Oana b ayaigugue. Ln pierre de totKhe de la caaoeL<^il<ï (taJl U Jlicfi'at 

FenUlâiii|ue, la reoeeilcaooQiqiieparexcelliAce, Toul iit-r« quiaem* 

il contitHUre la Then. ^^i\ impropre 1 tiguf^r daea )o Canoa. Un 

it 7 «Alt ftiuai phia facikmcnt admia, ^Liand il Atait aUritu4 â «ne 

lUtA c^ldbie de rentïqaitf. Avanl k'oxil, il n'otif^le en Israël au- 

oolleotjon normative d'Acrile «écrie. Ce n est que du toiupa de Hé- 

qu'Ëadiiie preenulgua la « Lai de «on iJieu. * Cetlc Loi éUît b 

iqne, larmâ aettlancat 1 cette époque ot revôtu alara de Teaf^* 

ique. 



406 



lUTtn 01 L'B15T4nLE OQ ARLItlO?» 



rectJtïl d0 lit Itîbifî hébraïque, mu^ «omtDef taodntt bi«it mutipvi 
Btir ci^]v H(^ Il Thon. O r^ij«U dut cepmdut être d«« »u 
cernent du »• ïiftcl« .ivanl noire ère. puisque l< l!r» de Danid. 
^Gcetro /ipni|u<ï et tint pri^ par les Juifs, n'y fut plus >di 
Aune rarniE'TCDlm t9 Ieinp»de Néh^mie et la ^caposili^o de««^ 
second i-«:u(ri] du CAQon hébrea n'étilt pu auGti mdïtp«itfiUt 
communauté jtiîvi-'i|ij4r U Tharn. La ctnonlftatioii 4«0NebiimiTÀ| 
Wt pour origine U bu^oin de n^unir lea ftcriU !« plus racai 
rAutiquitè. D^^répoqricdereti], les fidËlM. tropMUT^tttpntâi^l 
Gulie putillc. nourrlftsai^nt en ouïr? Umt pidU do b Iccturt <i«t II 
propliéUquea exiGUnU. Câs hvre« furent donc do plua«D ptvi 
«t ftppréci^a. Aussi, dans les ^yzugo^et, la I<^ctu^c publîqiKdUt 
pbMeA Tut-elle bientôt jointe A celle de la Loi. 

Noua sommes le cnoinfi bien reûBeinrnAa sur h fonnaljûn dtt 
f:roupo des Tivrea de l'Ancien Tc«taoioiit 11 est poortMit cedaîa 
bsie du lecueil des Uagioumphc* ou JC'rthfjalim a été le Psmtia- 
i peu» d'aulrce livre! dVdiAcûtion yfunnl ajoutas. U se roraaui 
Iroim^tnc collection dix [ivrcn de pister <^^vi^ ^^ limitca ne fvrast 
dant IoDfft«mp9 nullcmeiitdéGnie«. On n'y admeiult cepen^wl^i 
6crita en Hbrcu ou en Arait^éenr Iraitartdo raiioîeone bisLoire d' 
jdsqu'A Tépoque d1*I>ilrss-Nébéinie. Au i°''siËcbd« noire ère. ce 
ne compwaTt à peu prâe des mêmes 61toosts qne maintenant, 
qu'aucune décîaiou officielle etltété prise à c>ct^rd. Lirfr<liCti«tt 
la MUcbjiddtfJuda le Saint, vers 200 apr^J.-C, TMirnit le ttnmum 
ad ^u.f'j certain puuc ta Hxation du nombre de» Kelboubim cl pMT 
cl^uro du Canon, Les dernières objections élevées ooatr« la 
lion dfî curldin» litre», surtout de l'Ecclé^Asle. duCutîqueetd'l 
Juienl alors réduites su silence. 

81 ces lignes princtpAles de MiiHoire du Caoon bébreuMiatikfAaii 
plus admteo» par lessavauta îniparLiaux et eipo^^cs, Siiuf des 
rcnoee de détail, d^ns d autres ouvrascfi [uodemcSt le tratail tlonl aW 
r«ndon« compte oflre <:ti avAnla^r que son contenu, nu rien n'cat a^bêà 
sans preuves à l'appui, enL en in(>me lempu dévelc^pé dans un Uaflft 
foit luciile. £t c'eet pour cela qu'il s'est ù bien pi^lé à être traduit hiê 
plusieurs langues. Un autie tnil de aotie iravâil ^ul fait 6ur le 
In meilleure impression, c'est que l'outeur joint i une frarnJe 
scinnlilirjue Uïi profond Mlai^tinmonl paur le sujet qu'il Iraîte et 
A drOfêrectes reprises, que Tamour de U science ne l'a pas ani 



A^xLTUS tt ccMM^Ba iLbSUi;^ 



407 



ttoitnjit ow picc», mui* tovt auUnt son InUrAt pour tim: pîèii vaille 
vivante. 



CHto WKBfH. — Arabteo vor dam Islam^ — Leipzig. J. C< 
Hinridu. 1ÔI>1 {S^ i^.'j [O^r uUe Orimi,^U]vffiti^, ReH Ij. 

Qil opuscule iiildrCfWQt cxpoMTéUI de do« coiwaîeaiDCtt enr l'Ant- 
Aniït i*UiAiEi, Noiifl ollon^ en lairo une rapide eiaaly«o, «Ods ««cher 
leclAun que bien dcf poiol» d'interrogation doivent ^-tro pkc^ 

L'Arabie a éfé oomme le crciucl d'où de nombreux peuples soQl loi^ 
i; c« payd, qui n'a jamais cté capable de nourrir une populaljon coc* 
[âM^rable, a àii doua d'tii]« fQK« de vie extraordinaire ; c'eat lui qui, à 
îvtracfl rcpriaeA. a couvert t'Aaie anUfteore de ses tnbiu. 
& ta ^D du 3* inillénaireaTAulJ.-C.J«<S4milta, r«nu«d'Arabiei«D- 
llmil en centact arvc U civitisation bftby Ionienne, tpLÎ remonte I la 
premipère moitié de ce millénaire, et qui exerça ftur eux une «i pro* 
(bade iaûuencc. 

Lors de la aecoiiJe mifjnitiou dex Sèfnilox tiatJS U direction du Nnrd, 
aomnMi furcèi dn di^lîtlguer une civilUatîon séiuitique orientale, 
Icn Bab^loiue, et utïo autre occîdeutule, eu Arabie et en Ca&aiD, celte 
'«lerDt^rc représentant un type plus auUientîtfUiement séiuîtiquHr (ïlt* 
Oéana). 

L^Aocien Tcalainent, les luurlptinnp cunéiforme», leo auteurs greca 
cfifiiiiie nmeont fuumi que Ir^ peu de ren!*ei^[)i?ini*nta aur t'antîquie 
Arabie , la littèi-altuv aiul« a Hi plus pauvre eucvn? nur ce point, oa 
peut presque dire tmnH valeur IJ a fallu Ika vuifaga tidU en Aj^Iiïh par 
des Europ««nA. depuis Seelzt<u en ISlÛJu^u'à J. tlal^ en lâOSct 
Olaser (1882-t9M). et la d^couvertu ij'un nanibre èoonne d'inscrlp- 
tionHr dnnl licnamap m;ith<rureiuaatenl ne sont pax mcorr piiMi/rs, 
P«ur jeîer quetqui.- Inmiën; Mir Im deatindea pr^mîèrv» d« TAnliIe. 

Ces inscripltonï. rjpporl^^^ par divers saitintâ, entre outras Halévy 
(Hû) H {!Ut«r i>a iKimbr^ iv^ GonniJéraLli^f sont ^rat'éea daua une 
^rriturtt spi^ifllfv pnr^nin Ai^v urBefi'i-es du phénicien et de t'soden 
b£breu, mai« ilont J'erigiiu! iKtntI ntwcnrr. La l^itgiie des tnjicriplioDa 
du lud de t*Aral)JL< eil t'imtH-S oa plulM 10 dlfîw un quatrr dialectes 
arable : minteir Ktbdea, bailbratttaut, kstabau. C«« iucriptieos voti* 




I 




HtVtX DU 



m DC5 HEIJfilOSIï 



«68 iMua foiaro[w«Dt de pràcieax reaseigoaDeaU sittj U ti^tm. « 
cultd* IcA mœurs, «te. dû r«ntiqu« Arabie méniliDiuite, mai* l«v ki^v 
sont souvent oUcur«; elle* oITreot des |KÙaU di; n(iDi^:JMnii« ^^ 
panta aifc le nttjd île l'Ancien TcflUmrnI, to« lois de puivté, <k,3b 
oouA font connaflrr le riche panth^«n ,^i(J^o] dB« ArAbw ilti ni a 
Jùnii conimuiLïâ sea divcracH pupuUtiimii. L'auCout dresse Ifi iéimi 
ntivaDt JjQ ce qu'il apf«lle t«s tinncipaui anlÂmes do ilklMlbèmib 
pfîmLtivtt* : 



ita*in 1Uini«n») 


Sdba 


ffdiUmnuiftt 


J^lota 


AUtlar 


Alblor 


Athtoc 


AUMtf 


Widd (U lui») 


Kiub» 


Sin 


la* 


Afiktrîcb 


AlmAhuhn 


Cbd 


Anbij 


Sobtm* {!« iOlAÏI) 


Sclikcni 


SeliBuu 


Scfauif 



TiA lune, ilunl Ikk iioni» V4ri«nt lUnn liu i|UJ«lra (roofictf, ect U ptt^ 

p:i1i.< divinité, suuv^iit elîe v^l il^i^'D^ pftr le mui ffu, qui iratfe dm 

un ^j^ii^ nombre de nom« lli^phorM. Lm inscriptions HMâtioiiDMili 
AuM», Ic^ nffrftndijs Ja parfum», Ut ol^lulîoiitritmtllp-s, les pritMt^ 
pTîl^» ititm') «1 pt^trrsnm, pU:. 

Au di-Miitt itu m^oitiEÏ iTÙllèuiirv, un nrmveau oxirjtnt â% peapfei, «^ 
tin irAralnt^, iw répniii) %\w l'Ame aniéntïiire. TeadjK qw» Im Cut- 
n&§nfl (?j, Us Assyriens, les Ph^niden* (?), les H^reui elleiCU 
dik^un TQDt au &urd-ou6Rt et an eoril, las Min^DS, vi jhhiI 4^tre evff «a 
ha Arulitfs de KaLulian et de lUiIbrAmaet. f« liirigenl rers ta Sed 

Dans la seconde mnitiâ du a^oind mltlAnaîro, volri quelle {mn^l Mt 
laaituâtîondsiiK In mi) à» VA.rKhiv.. Dun* Ifj* {iariit^ fertileade DJbf * 
trouva lapuiHxnnt myunmtî ilcMaiti ( Mint-Wv]. Au Kud et A Teai dacd 
État, «ont ^roufM^ If» rayaum^ de RiLiban et d» Ifadhrnnuelt *v 
lesquels nouH avùns (leu île ranseigneinenli. A l'époque où li!« Mïnftffl 
avaient penUi leur lud^pendjjnt^, c^tatfeiiE rnfjtiniMjoaNJeatiuKoreai 
WiT9 important ; iN âulenf. noiiinm ancon» drtx tiulorlenv et d«fl p^afn' 
phMA ^rec-M. Quant un mpiruM* mîn^im, il fat Crî« piiiasanl, btk « 
tangue ât sa civîlmtion proprivt; loi Minéanii ivaîaat uoe coloBtli 
noril'ou«£l (le la p^nin^tute, Mn.israu. 

L'auteur entre ici daus un eiposi' d» vues boauooup phis by|«ihMl 
que«^ sur rriir{ non» delkiu 'Tithliio^inl mua rorr^biioti entre 
ni^es de)a WihU, Jes inHcrJptJnn«imtH'ûfoi'ni«rt nt d<*siii^!TipLioiiia 
Mu^^ri ^:MuE«ran, Auur, RbcT ^= Ibr, larab ^ Aflbl, Kùtek^ 




AXAUSk» Et COM^TBS ADlDi» 



409 



Iid) qi3e MoIm lurâll kuLi riuflueij<K iniaàmiii« (I9 prêtre JeU^, 

,.). 

Nou» CrijciAiiasonï pliu 3(àr«m«iil l'histoire anUi|U« dû l'Anbio du 

Vm mjBuniit tijini^n n Hnn^ ttu moins 700 ans du xtv* la tii< dèdo ; 
I notmdeSrjOe Bcsi rtii:! ««Emron mm% %an\ prvABUt- La iSrt de coc 
tst oolDciiit- av«c répauouiï>£irM^n1 du royaiim» ttbdon. Dans i« court 
n u« ou dn nii* nhd«, )«$ nomades mM«iis pn1«nt daJeyr paya nalal, 
iDjAf, pour l« sud, La pAriodu la i>liiKftnd«ni>«del*hifl1olTQ MbéeDU^T 
pAriodti d«K Mukambf f-irait oviDddftravvc h elwto dii royaume ooi- 
é^o. hot MukiLrrib réiitlaïunt, icmbdu-t'îl, âSIrwach^MlWp^îoda dtt 
lûstoirv sai)ùtfDEL« a Mé d*au mcias ï^OO anu. Lonqu* lu* Sabéwu ont 
ét^vè ta conquête du royaumi^ mbéoo. Unr* cbc& onl pork ta utr« de 
de ï>aba ». La période des < rois d« ^bu » a dura ICO an» «mv 
EHIlSiTaQl J.'C. commeucd une AOurelle are potir l'Ai abte du 
. A c^ta dalo tes Sabéciu cnl pour su«c«ae9iifs !•§ Iliinjar, dont la 
lioQ B'fitoDd juaqti« vcrfl'un aoOapràsl.'C. 
Téta «ont left prindpauK loild que 0. Webcr a «poséï duiic façon 
Ivcide dons va brochure. 11 a r«udu un trai e«Tt io: im condcosml 
msi en qodqoee pages lea r^ultat», dont plnaieura aM*irém«^t aonl 
^ptMltC-iiquei, dfis récentes rouliercbea ecientiliqje!< aur l'iuiliqiit 



AloîtcEAuic, — Histoire UtUrairo de i'Alrïquo chri* 
leiia« depuis les origtaes jusqu'à l'iavosion anil>« : 
tooMl, Tcrluiitcn^i Ua oi^jm** ; loine U» ^amt Cypriou *l »o#< 
Icntpi. — Pâhs, )ù. Uroux, t^M ot 10Q3. 

Vwi pluitieur» annéeaque U. P. Monceaux a cornowncâ d'étudier 
Uatoire Ittêrairede TAfrique uncieDoe* Dèe t8Dd, il publiait uu pre- 
Totume, intîlulé Le4 Africain-i, doïm lequel il e'cITorfait de m'>Dtner 
ibAVftîtutéU Itit priodpaui caractirc« de U lîtiératurc lutine en 
: nui» ce voluDie oe conceroail que les auUitrs paîene, Hani- 
1, Pr^^bloii, ApuU«. pour n? citer ijue loa ploa impurl^nld Dopu» 
. U. MoLiceftQic j irnlrcpria unr lïutrr? beaQC^|i pluâ cea^jd^rablt; il 
ttc les peleos pour los cLcética», el cea cbritiâDa a'appdknl Ttr- 



410 



WtVVX tue tmSTOIftC DU ULti;iu>ï 



Xn\hm, «iat Cfpricn, LJlcUnof^ uinl ÙyUi de IliJeil, SâiDt Ai^vu, 
Aii|irtadiB mrdiéologiMv, det ë|ïigrj|rhiïtei» de* liisloric&B ^pri» 
«DO, ipii acruteui les nuikMt q«i «sBuent 4e rfédiUIlrer l«i UtscriM 
r|iH ic«l«Dtrelrouv(Tr Jbrs Unu cet vmtift* ilii p4wé km Inten 
Uûintkk vi«ai»Lii|iic, M. P. BAuoc^tuic, profeoeur «le IcUret 
Icriiré. a pria pour cUahi^i d'élu Jue liïuiiWdoeumtntU, trattêt. 
odvrain 'ifBte. pmcte-verb&ux de OMicila«t qui ooue rèvèlettl 
peosaimtt r« q«« voulâienl, ne qoe Ihiflaleot le« cfarètÂflu &i 
âux premiers «Mes de nolie ère. Le pragramois. qu'il t'est almî 
etldea p1i« n«l««; BoBKVMihAiUlns ■rd«ainWDt <|un M, P. 
l'nctoilp ja«i|u'ii] boQt-LaidMiipniniijniivolumM d4> VRhtitir^ 
fofr* <f' r4/rT^ii« cAr^Miw nom permeltsnt d'espétw que ce 
rialiaen. 

C«i deux volHaui nou eoDduUtnl jusqu'à b mort d^ Sirnl C^î 
en feptaiik1ire95d. Us exposent duuKOD eaivable l'hiGtoiru Je l'^ 
dir^tieune penduii p\n% de d«ax aiëclee. Bien que loe deuic 
figures de TerluJIieuet de «dut Cyprien ox^jpeiii le premier pbn, 
ne relkuurnt cepvodint pus excluAivMarat l'attenliou du leoteor ^ 
Uyar d e{le« od toîi x'Agîtor )« autne Mques afncai&t el la lodLei 
caUcbmaèMe. Le titre qtie M. P. Ilouocaui a doQiké ft eoii cni 
traduit bien le ctnetèreet l'e^prU gtoâral : c'ckI uqo owvre & 
hiilorii]UiU ni liiUnîre, 

Ceit nue <suvre littéraire, percequ'ily «et fait aoeplioetrta 
d'aUIeuTA tout A fait l^tûoe, k la poreoiUM et atiL ouvrages des 
de l'Ëfiliae africaiiie. Sur les S<I8 page* dont se coiupote le preniv «- 
lume, il 7 en a prt« de30Oooaea&r4oa & Torlullicu; Umeitiâ dueeoul 
volume tr^te de c Tcouvre pore^nnall* dt «ami Cyprân *. Cee dm 
grande Otriviins ntii d<»ac ^ludi6v »d, <«mme ÎU auraient pQ VM 
dauadt^a monotcraphic^i^perècs U- Monceaux nous n^eQtrodoAacbuaa 
d'aux riieinane et aon caractère, le Pire de TÊ^iec el eott acta 
comme apologitte, comme polc^mîale, commfi docteur chréticût comn* 
Riorjkl)5te, E'to'iviLiu el ^n vil«ur litténîre, 

Maia rceavre d< M. T. M^nc^aux u'oel pa» iddÎqs blatonq^e, pi» 
que raitteiir a n^co^tetilu^ le oiiLieu, daoe Lequel ool r4cu, qu'ont Fn- 
raraè et dominé ue» baulee peraonnaliT^, Avait d'aborder Teriaitiea. 3 
eipose krt oriffitiGs du clirûitiaiuïino arnoola ; il coEnineote leA plus eo- 
eiens docuiDcnU dirctien* J'Afnq^i^t ^^-* " Actes > dee Sc4lltlaina vlli 
c Puaion de peinte Perpétue > ; il montre c^niaico 1 b UihU j pèikàlréei 
Alnqiie, aoue qucliea formel et dana quelles reraioiueLttf ya èM counoe^ 




ASAtTSts rr co«Pt[S nantis 



m 



trol9pr^nii«r«ctui[>itre« sont à'nn MéréX hîcloHque ccniidéraUtf. 
t^ mAnae^ nu tï^hvii du «ecoiiil volum^^ rhialcir^ générale «tu climlîa- 
nUiii« afrkaîti ci tUtlu lilléraliiro <:1ir41i0nne<J'Afri<|U« prArMelea cha- 
pitres qui IrxiUnl lin r<piivr« peinonn^U^ di? «aîrit Cypriiin. Et ainal, 
loraque aùMn imition* aux LuUec «oiit«fiLio« pur révèque ûe Cirlhago 
eontre im piivn* ou cODIru dun chKîtîoQi hontiliH k Ron inHueaCâ, doljk 
«kcaiim dvji 3b courant ilâ la «ïiualli^a; nous tavon^ qu«l ^t Tétit 
d*««pnt d9 CM p4i«Qa ^ nous connaï^aoi» lâs <|iiore]le3, lei dificiiMÛms, 
l«« HvalilÉ^ iiiii H«9 c^tta épo^^ue diviftaïent et troub^iienl rÉs^ivL* 

Par c^lte conception i^e eoo <Ba^'ro, par ce double ca^clère bistorîifuA 
•I lîttmJrequM adonnAà eCB Ûtudce, M< P. Monceaux noue ^mbto 
Atoir roDwavolA, dans uuo c^rtune moeurot Ibiatoire dea l^erci Afn- 
«■tii«. lia nou» apf^AiïMot, sous sa pluaae, non plus aeultment comme 
dot tpolofisUïS, do3 polËmi^lct ou dca iDorati»lM, mtia anasi comme 
éem pcjaoDiii^cs hialorieiuc» ; son plus ttulOQient comice des tbêoïo- 
IJcnsqnî expodiont ledo^me ou dca ir^ue* qui convtillcot les liJM«», 
wmm ooisms des homoaes d'action i auua îes \oyons mieux aux prîMS 
4vec les t^liti^ concr&los et coutingentea qui ]ca entouraienl, qui tcq- 
^eot parfoia leur lAcb« bien difficile, qui eicufteat auBâi co qui pour- 
rstl coua paraUro do la lioleace obea Tertulliea, une prudence cxc«i* 
sive cbex ««int Cyprien. 

ou iniîus louabW <\tï^ la conception mâmo de iVeuvre, noua parafi 
la Eii^Lbodc qu'a siji\Je M. P. Monceaux. Il at? oialulienl sana cetae 
en contact ai'«c les textes des auteiira, av«c lôs docttinent arcl^Tupi]tjPB 
DU épi'*r«plili|uefi qui peuvent jeter quelque lumière sur lelltr ou telle 
pArlie de son iuji^t. Il cofinalt, dans le plus petit détail, !ea diveraea 
i[ues lions qui nnt ^1^ piMûm ou qui se poseni d'elle^mteea à propoi de 
tels < Acteft > dom^rlyr^r detelopu^cale doTerlulheo, de tellee letlroN 
do saint Cfprîoo. IJ n* dùditgne ni l«fi ccnlroieraefl sur l'autlkenticitA 
4aqQ8lqu«> traita, ni Lâs PKherclitKparroifiarduonAurUdassiiicjitioa 
des OBavrss do TertuDien ou do saint Cj-pmn. U apporte dkM Tiïtuds 
as ces pfobliines connexes lu mfnte conidonce, la mùme soin, la m^mn 
Diltotéqne dana)'6tudd IMléfin'e dod principaux ouiragos ou danc 1'^- 
l«ds bùloriquc des ^énements ioi porlanta. 

Il ne taural èire question d'exa^pmvr. par le menti détail, Uuloa l«t 
loiuliuns prxïpoeéeft par M. î\ Monceaux : un siiopla coropto^ftodu nn 
oomporiepae de telles diacua»iooa. Hais rîEopreaaiMi gùoËnlo, que Ton 
éprouve aprèa ai'oir lu oea deux Tolume^ m ouuim et ai ial«re4Siiilfi 

SI 



413 



BETUB DS LOISTOtRS DCS tlïLiGlOXS 



c'est quQ M. P. Moncctux n'A pa« ïlfinni&un lait, d'i |>u 6Qii«e«|l-' 
mon, ui piH lormuU ua jugemuDi, ahha aiiïir ^u r^cour» aiu ttf4| 
iuisatoir^udi4d« Ma prlM Im «paniqua opposa 4 la «mB«,m 
avoir pféi>ar6 eM appr^atîone ^ar Tin «iinton criti^^ue, Irèa judjôni 
ot 1res fterri, do« jugafn«nt« «octroires. On e^nt quM ne quitle jj 
le tcrrua 0olid« de> docum«nU conte m^^oraît» ; il inspire confiaAct. 

De aéricuncs et brillonlc^ quatjt^d litlÔraiTeacoQl H lisent onconi 
<leccedôiix preoitei^ volumes de lliûtturt liétMitr^- de fAfn^^u 
liennf ane <iraTr« ivmar^ttalile. Si Taut'^ur oe pou^^. dana lea patate 
ligDw, idoptor an autre ordre qoc l'ordre cbTono^o^ic^uâ, d^t oioiaa d i 
BU, djuts ahucunc doa pnriioa do «on iruTnt, donner A eoa dàwls^ 
menU uncùrdononncebabilcctclniro. LcmjctitciièroQla dtvant sni 
Avuc Mac lenU; ampleur ; \e» homm«« nous *ool prûaektèa Jcs uiu içib 
la autres» et l'aut<^ur détaille «t^k: précjiijoa U poycbolope da cbifii 
personnage. Lca îdéra et les doirines. Tindu^iMT, le stOc, le v^>*ti^ 
l^nal de diaque aufeur sont nporàt avec ordre, ramct^rîfèasaiiaciiftf^ 
sjou. EiiQn ceadt^ui -ïoIuihf» toni w'ils. thu^Mti ^l1)l< a^cr^l-li*, liaifîlt 
lottjourfi. »oiiv^nt ^lé^^anl. A U difT^rent^ deft én;d)b de ccrUtînt fap 
élrau^rH. M. Muucuiiu n'a |ttt i^u qu'il était obligé d« IrateriUnsnt 
lauf^ue uliMure, luurdiï vi p^dciiLte lea quotioan de pliiloliainn m^ iHâ- 
loire qu'il a abordées. Il a (ciiii A r^^ler loujoiirs et pAirtotrl le Gu Itfttf 
qu11 esl. fJt OQUB t]«Ti>n« Ten remercier; car cal a^^nienl d« li fo 
BJoute encore au p1aÎ!<tr qiiu procura In Icdurs âe mn bel «urragis. 

Nouh f^pnmi>iiH \e ^irti qim M Moncnnui piihlf^ M^nldt lot voll 
qui doivr*nl Ikiicf Huita^ux deux pivniicirK; rnuE nlteDtloiuawcna 
imp»itÉ<Tnce, apr^s son T«rtullien «t iôo Kiîot Cjprîeo, l'étud« 
doit coniacrer A saint Augustin. 



GasTAnoNrxin. -^L*!mporatoro GluUaao TApoî^Uita. $1 
storico. — Milano, Ulricu> Hirjili, 1H02, 1 tjI. ta<tb, xix-â£] 
1 gravure b^r* tente. Prix : C fr, 50. 



Cet ouvrabïodi)l'ciiiinentptiniaour italien «st le dernier qui! ton 
ToyâA la 1 Bovue >. Le 31 Juilkl, laadia qu'il faiaàit ivec aa 

une course de montasuc pK-s dç Vjxmac, le pied lui a manqué, ei 
au fond d'un rnTin tpi'tl n troiirè b mort, A &1 ans. Celle lri&l« ci 
tjtnce fait que l'ou ne saurait analyser sans émulion ma deniier ^' 




4Mlu<u rr cûiipti« ncici>c« 



«Q qvt-lqutf sorte mn l«Blamen( ItlUriJrP. Knvtfapé kmj» cel 
pcct. U nauH Uifflt-rA une idée d'aat«nt plu& liaule ^« md auteur. La 
ttetir de la (Wiiséia. U ji^^tei^ iW ÎJée-s la l<*inqu^ 4ti rntsonnmirnt 
Tjillient, en ««irel, i ta heautâ du sljle et A rél^4iic«i de la forme. On 
tiltioGutanoNeKTÎavaitJitUmt le plein ép<in«»Q[^fiemeDtdiThon lilrnT, 
|i« iHiJMt tpi'iJ Iraits u'ett pj-H uciuïtiau. Biea d'âuirrs dtiti^ura ot^iieiit 
tjà |nrlé de cr Julii-u qucf t'I^^'tUi* « nurunuimé l'Apct^Ut ; maîâ llUlie 
,*Avail eocam prttiJuit aucune monograplite de vileuri fantu surtout 
aes|>i4t i&Att îDiiépeailaiil. G. N. âL^it Tliomme loiil ilft6iïD<^ pour 
«r ce4t« lacune. S«!4 publiratLoiiR pr^^eût?!). dont plutfeura tou* 
enl iTix r|i levlion H reliât f^iMPv, l'y avaient pr^^pur^, oni: romplerqueci 
hofl# cltffvait lui ^tre d'rin grand ucoura pour abords un point auctî 
ontrovrr^é J** rbUtoinî du chrittlbninmc. 
C'eit cvM^ métbixfe qu'il cipoie bri^omcDt di^tt la prAfaco : d'un 
t't%\ la iEii:-tLod# âlrR'^«En«ill objvctîve, appl]t^;iLlc k rt^iatoîta rali- 
cottime A L'IijfttoiE^e prohii^, L'^mptrouT Juli<Mi, lon^'lcmp* dis- 
ité purraoathèmede l'Éfilia« inoaopbaoto, panoAciiie L« deroicr 
brt de la citiUialion aDCi«nn<t, »~isoïant ■ rc^oaquârir la favour po- 
aire, 1 mi« ^po^ue où U cbmtttQiarao nai^idaniBO s'éUil ûcarié d« aa 
oroty primitive. Ht l'auteur déclare avoir voulu ea rendra compta de en 
vMwat de recul ver? lo paaca, «jiJtmiiifinl l««iuobiJeai:|iai ont fait 
ir Tempereur et «'i>[r<jr(3iit de Uiru riivivre \o raïUan otï il a vécu. 
ATint daborder aon e^jot. Il dit {^udqueo mota du bual« de Julien 
i»e1rotiTiiî3L Ac«i6n£i. U'aprM tai, i'acitbcnlioîti d« celtacculpture 
'cs4 pas prouva [p. \y et xu). L'allueion k ee portrait, p. i70, note t . 
M ironique. 
L'ouit«£« tni-môm«? compmod une iotroduclion, sept diapiliv» el une 
moDcIu^ion. 

D&n^ rintroductiod, l'autour étudie l» Muree», aortout Iwqtutre prin- 

pà^àB, soit : ks bbtoirex d'Ammicu Uaxcellm, l«s di^coura de Liba- 

ins. ùtvkx de Grft'oire de Na^zianoe et les écrit* dt r«rupereur lui-même, 

AatreadociimcntA aaqent, la plupart fra^iitenUire^, éUui peu irnpor* 

Le prvi&MT cbapilm -* La vie de Julien — qouk fait travûrs^r loulet 
pfaasefi de t'existence de rctn^iercur. d'apte U conc«ptïaa aïo' 
dot bingraphira, CKil-à-dirv que l'aulmir ï'^tlach^ à délier des 
Ltft U p»5nh(>lfi)pede ma perïtOQuage, dtï laçou i pt'iii-nir ^pliquor^ éua 
mU dr la trj^cUlioti, le putuquvi et le conioieal àtt ton mmI d« 
b^Stf^raiiOP ilu pagJiii^rue. 



(li 



nsmc PÉ t fli!¥Toue i>t$ hsltcioxs 



L'aukur c*t ainsi amené k reconnaîtra cpi* ^«ux Cicfeortioi portai*, 
ruto4ffatir,rAu4rapi>3ilil, agirtat itir ['«mporeur. Le pr^mkr. cr«i 
Ictù^etr» coalitions «UichritliaitUmc onici«},bl«a poil taïi^ P**'^, 
nnÛTt eatimable. tU non «cul«m«[it 1o3 moeurt d« b9ati<Toup lie 
— AU cour prindp&lament — ètaiâot cfirromftit», mif.i !»« lutte 
triu1«« et \ca ssuhttlit^i mAlat>hyBirfu»ii * «viitot (ttl '1« l'ÉTia^lIt 
CbriAt un champ àa dLtput«8 ftineL^s «t touv^ut tangbintim i. 
D'iuLrepnrt |«tc'e«i1 lo second r&ctour), Tècok ii«o|>tatûiiid«DM b'4 
lionaé pour iich&, i T^poqu* 4o Ji^lion, 4j> fondra d«nt uno tynil 
|:TaiidJ0M tous les ay»tûnioa pbîliMophiquc» i1« ta Grèco et lotitw kt n-_ 
li^n'Kia. pour opposer kura forcer K^unicsàreiiv^iiiTâeniontduUii 
niBtiie^ Sa rnAihodo était «c1l« de l'înlt^rprftalion «ll^f^oriquc, q^ 
mettait (]« dégager des failles le» plua^rDanèreo uD«îd6e pbi]< 
et morak. Et, il faut ravuner» au milieu du déflordiedu dimtii 
jiu IV* siccl^. les Néoplatoniciens Bcaali1ai«»t (cadnj uno planclui 
ni ut. 

C'ts4tùc«Happareno?4 que Julien se iaîMa prendre : dc^oûlédiidi 
tiani'atno do son l«mpH ^ c'était, aa reste, la rcli^on de BcaoQQcnM' 
attiré pai' lea tliéi>rie!! des phîloâopbast il crut que ti; polythdsnae (i 
volle-èuoti?) éuit susceptible do icvÎTro ei qu'il scrut bien accuciAî 

A{>rà« cette eupo^ïtiofi qui rorrprenti 1« âi^nx chapitres îftiî 
CI Iji di>LCt>nledjini le ChHfitî;inisme n et c LesN^i>phtonici«niï ■, Tt 
ËluJii! (chap. À) l(<s id^A de Julien au moment o^ îl monU aur liîtrAi 

Celle parti â de l'ouiTage lirille par une grande clarté d'ei] 
On dirait iii^ine que l'autrur retr»r« Suilireclpiaent soi eipérienCEB 
mes et nous montre lesdSlrlcultA»rationrielïeeetdo^friatiqu«sdu<tii 
tiiARin qui Ton! détourne 1ui>mi>me de rorlhoilotie catholique (cT, 
P^trliL'Dticr 1?â pp. ^30 as ), ar àè]tk aloni Iph quAfiiioEtii dodriiMUai 
dirrérai^nl gu^re de œWes qui agit<?nt aujourd'hui lei pcnnoars- 

Le cinquième chapitre — Taciion de Jtilten rouira te Cbrlsliaftl 
— nouH montre l'^nipereiir 4 Tœuvre- Il vent ^'occuper de tout. 
n^formnr, toiit régler, A conumen'ïpr par renseignement public doati 
ctiretwrE Ë'^tajent vite emparés- En a^rieqnnt aÎusÎ. il ao beitrtt k dCi 
pur!<oTii]jililéB qui Inj n^si^tent en face. I«l Alhanaao qu'il d^Mia, tST il 
ient en lui un adversaire formidable, tel encoro Titua, I'4v4qud de 
contre lequel (rauleur l'admet) il ne combattit poaavac deaannes Loi 
TciutefoÎE» on ne saurait méconnaître l'esprit «le large toUrance îiui 
par r^ipereur. Tolérance cpporiunîMe^ jI e«tvrai [p. 4tfô^ maîaquak 





AKALTSES 



COVmtK MffïiDV» 



il5 



cbrîtf innifim^ n^ pnliiuait pafi du tout. 1/Aiil«ur ÎiiiikU lof)g:u^m^ni «ur 
0« |»4Ql, qui titi feinbi<f c^piUI, a eoM«ste à l'ItgliM f« droit de din> 
qQ'«Hc ait ôl* pcrsécul^ : l'empereur ^tnxl en éUt de lAjritîmr défer** 
«I, mifbïr^ c^rUine ncUs îsiMa quT aont ceflainement blj^muttes. le 
b«aur^îi! laJRpparli«nt;1echriïiliani!iïnc, parioiït où U l'a pu. ■*'«** mon- 
Irt ffTOffUlii^rcnif nt pïus dm \h-è'W de* fti^cnv H dft« h*r*liquM, 

Quoi qu'il on ftoit. Jutien m.irchnit :iii-Hnvjiikt do b décepli^a (cbn 6). 
Pour It prouver, l'sulrirrdonn^ lapHroIrl IVmpfrrurluî-méme. ou tra- 
duisant presque ^n f^tilieraft Mivrrcmilrfi Antittf'liP, te Myaohurbt. 

Poi», G. N, coiupartï liu portnûr* flfl IVmïwn'iir laisafe par sca con- 
Icmportîn^, aniiK «I «-niipritiit {ch^ 1). A en prapn«, il kTritîi|'irf verlemrnt 
le pavli pris «ÏA Grépoiri« dt* Njiïhneo. Ca n'ind pa« que fout ail été par- 
fuît «UnN T^ t'arrïff^n* di* Julif^n ; rehii-n a mj rr'rlairfTrMil du Vrm ; fon 
artml* x f t^ pmdtizi^'He, *a Troraliîé au4i4>r^, ea (frc#rit* Ind^niiïik '. 
miK milffr^ tout, c^ Tiit ■ nn déa^vElibré », el c» q^ron m» miniif lai 
pinïonniT, r'wit »it ni]p«T«llt1on et sa Itit^ilerie. — G- N. p'adrnM pas 
«|uc Julien ail ^vnliiA, c'Mi-l-<1îrA, cpfiprV-< %'è\rf mmilr^ loléranl su 
d^hut de «on rèfrna, t« mxjvaÎRo humeur qiio lui oDvait «on iaiuri^* 
l'ait peuM^ peu 1 pou i dt» ad«B dû plun «n plni rî(tour#ii^, — > Il n'ad- 
met pas davnntaire rhiiiioirA di»* amoi:r* 6t^ 1 im^i^mt^lc* Eusélii*. loiil 
«n rc>ci>iïDaiBtant quo Julif^n ne fûnlnLuï ptifrc au Lonb^ur d? na pro- 
pre femme, H61^ne, dont le carifrt^re dilTH^it trop du «Ion. — I^ ki^dI 
varan d apprécia hdien, cVfl Ae s>n teiur û e« Vrila : ftw amî< Vent 
trop loué, »e> ennt^m» l'rcl injualemaat vilipenda. r»ft* tJi4*4î dcSl 
jQttifler les loniTft eatraite dei lettres de Ju1i«n que O. N. imére dtnï 
ce diapiire. 

La conehi«ioQ oui pArtîcutiircincTit intéroiiftAnlc pour cempren^re 
l*îdèeqQe railleur «e fait du chriHlinnianvCt KUeesIcmpretnled'uD lil^âra- 
ItemaélevA qui fient eomple de IVnKJjrrK^nieiit 6e rbïffteirc. • La loi 
nDerale. r4vAt^e pj^r le Cbrial, dit l'auleur, eel ta plue «uMime de loutos, 
bienpliis, elle e«t absolument parfaite [p. 1881. » « I^ Ctiriolianienio, 
U1 qu'il est appara en Païe^lini^. dans Is peraontc et dinft renï^ciimO' 
ment deaon ffrndAtour, Aloil IVipr^^vion pure d'un m^nlimont irtnml, 
Paspinition à un idAil de justice» une protestation ternblrinrnt ft^ 

qttenle dans m rfoljccur contre les inîquîl^^ du monde Pour J^uii 

(cl c'est en cela que conniMe à propremcot parler U nninront* dirrne 
de B»D I\\ani£i1e) la ?iAii)fe1é dr U vIp F*i^nouis»itriAQ> l'idée de 1a frï* 
lemît^ de l*>Ufl fen hcium^v en présente d'un Père unrque ; comme cort- 
aéquence, l'abus d« la force était condamné, lea bumlile*. les ifHiffr, 



116 



nrvm ne lbintohe des riu5kiï<s 




Ict ^U fiUienI tirlticés i {p. 480). ItkQ dé ilogmAtHiUr à Tcdpe- 
■ unètelisioii «a£«oilel fument momie H toute de Aenlituent *, CcUE 
umplicilé A'4-st perdue m contacl du mwidc li>?ll^iqtio : c'W lui qi 
îiilrc<Iuiflit lu spfcufftti«D oïl il n'y e& «Tjiit pntit, «I lûeaUt pcttf en 
chrétien, il êûttiï il'tccoptcrdc«doctria»4u Iku de f*in le Imh. ^a 
99D>m)iiipU U rcliftion cTim^nr, H ce i^peci-iclc alltigcanl dè^oUi 
Jotien, * Ce»l U U cW de U iirnUtivr d« JiilÎPii; le clinrtiiituitt 
n'afAft pdji ment&rt Ip monde, U mit, Itil. poiiTinr le moraliier w 
fflïwnt frriTni l^batlI^nUmi^, b C'^tnil de h folie nu |initit àtf tu* [ibîU- 
«1phiqm>ei 1iitlorî<|i]e, Jiilirn ntt 9f. rendit pa< onmjili* du pHiii' d; 
diri!<Udiiî>iinF< jiutUeiiLique i]ui î-U^t fudi iiialpré ti>iit, parDei[eM 
U ralipioii lie tuds cr^ux qtiî ïtiufTruiifat. 

Si lechnstEiiiiiimea laii^jitii lon^^leinp^, quelle |)eut en âlrsb 
LauUurr^poi:td,c'e4tqu'ûTi3laDt'teiDpsiii^pri^1a&C)«nce,élé*Qttt 
peouble du pragr^. Kq effet, let principe* nioMux luI Aoot i h 
du cbristiuiisfjke oct n-prte vie et efU^ave préals^itKfot piree qùit 
cbriatlAalsme e«i devanu une r«tif1oo discutable et d»e(tt<e (p. Mî*. 

Tel «al, dans «on eniembi<, ce bt 1 ouvri^i^ qui fait t^ phtf §nikJ 
lï^uiieur I son auteur. L'InipertialtU qutî G. N. revundique, il ï'xam 
on ii>Uvre, ut li ton personnat^c lut crt ityiiipnibique» il ne cicbe uuiU- 
mect ïuï défauts ; il revient uir>jn« i {ilusK-un rvprîBe* lur [«■ diœma- 
latiorA ilonl 11 «'e»t rendu coupable et AUr La !<uper>(iticn qui abincBU 
M piûlé pour l^t d*«ui, U'aulm part, ail i^xpriqu^ — je dirait] prc«qv«h 
ail Juatille —, au poiDt de vue de rhialoirè. ia teoUtive de Julien, d «i 
montra toute la folle intrinsèque. On Mitra doue 0. N. avec ceolkiU« 
daiLs aoD eKpoâilJon. ^KÊ 

K«t-ciï A dire que toot eoîtparfiiUf Co serait trop prâtcodrc. quot^P 
lei mériio% l'cmportout — et de bcaucuap — »ur leu déraut*' Aîuii. 
6n aurait pu «diihalt«r pMrroie |ilus de briètetë. Les tathiioë id^ «oot 
rôpriïea — il ett vrai «eue don former oûufetlee — dans dcua oo treii 
chapitre* ; routeur voûtant noUvaiacre uji put>l{c Tort pr^veou contrt 
u 1 A])iMUt " et |ieu au cout-ahil de I liiâtollv ilu din^lrnniiiine, a niu 
iMute p«litiié qu'il dtalt n^i!%>rHain>d'ahtf»deT-dïifi1«:ciplimt1^tt?. !*uLr, 
ii y a,par-cipar-]â, de^aTTIrruAtionatiul dftptvieut. jVrnuiUvijr^upropr» 
ronvtidion. ^tnAÎ A \n pagp 321 : u !^ Ctlri«tiAniflnie, saut h caprk* 
aiiMTii îaiqUrqiiPHinpirlf^di^NAmn, sefr^rvit pi^ut-i^lrveipint daiivl'obcco- 
rite ti, uu, à la pd^i> :tfl1 - a ^i Albann^i* p(il divpnni, rfirtlirtrlnif^ talbe' 
lique D*aur-aJ1 pas aIl< futiftiV, «i lit rhriiiiiHTiïiinA n'aurait pa^ en oHlt 
oi^nlsatlon qui le ttt dëWer de ion cnracl^i* orlj^înel, mai« iiul lui ^1 



A»ALT»Ï 1^ C01IFTE5 RCItDl'S 417 

cof«aduit bèoetsaira |>our vtvfcie, « t^«ijl-^4r« aussi l'auteur a-tU trcp 
ùU sur U foU de r^atr^prisA de Julien cokitre lee ParUies; oetle 
Lp£dil>oo Ttit rnalbeur^uso, poisqu'ï] ylrauvo h mort; m&i«Julii»t, en 
tlft déddint. dut CD Ei^titir (3uto ta cécrMltti polit iqutj» G, N- crcore, nV 
t-îl p^ ciÂ^râ le découraicomcnt ^o Julien / Il e«t vrtii que la eatire de 
M'jiûié'-f^ «t compAt-able 4 ud \on^ en de d£(?Rptii>Q; toutefois. olEe 
à'ftdr«Aee eux haLît^ats cj'Antiochc, oi de )â à coaclun; que l'empereur 
4«ait f«rda totil cdpoir de ramcm«r juniats te rcate du inonde à rbclld- 
lùeme. il y a un pis 4 IfLinchir. Apr4â aoulenient quime inoia d'efforle, 
fndgré de» édbece partiel*. r^Mnpcrcur &o pouToil croire i L'iDâUDO^ 
'Cfinénl de «on a^u7rc. Moi^ ce f-oal là dca crilicjti^A de dûUilfl. On pour- 
Émit «a tjoulcr quelques autres qui n'Atcraietit ri«n non pluj»Â la Tttour 
«Id livre. 

Ce (t^t n le plufl îrril£ nombre d« joumalîMefl et d« cnti<iueft TUHeàa, 
c'est U hçoa dont Tauleur envieat'e le Cbriatiaoisme. Quoiqu'ils aient 
du, le rmi ChriHti^inlMhe J^mcur^ift toujotua celui du ChrUt, d^i;a^ 
an lotitet len superfrtatioiis doclHualea de» dodcum et des dog&iali* 
ei«nft, Et l'aotFUr a hteti fjiit de T^lliioier. 



AL-3l<>^-LTJiAi*, ouvrage pliUologiqtuii oncodotiquo. liltd- 
rairtotpblloeopblque, Iradmi pour l^ preuû^re lois par t;.ltAT, 
ni«calm:itulu^k>cik>M A«»aliquoi toroo il, — Pjine, tC. Leroux, llfUi, 
^nuid in-;^, xi-$2U p., pLuB U pngee derrata» 1!> Traucd» 

Kn rendant comple dan^ cette rahtne revue (mai*juin 190Q] de la In^ 
ductiua du volumt] de Mctittiraf pur M. fiai, j'expnmaia le regret que 
rauteur nVûl ya^ apvc^l^ P^^ ^^ dili^uce è \irtilev le» citatloiu qui 
foriDent la C&nda de celte oompilatien et i joindre â u traduction l^i 
ootea ckplioalîves iDdUpenHAUe^ k quicviii|ue ti*t*ïE pua t^^ au nounnl 
4e1tt littérature. i\c riiittalre, lio U religion, du folk^lore des AtuIk». Js 
■ouhaitaùi <|ue le UAductnir, ti'W n^ vouhit |>aK modifjrr non plun au 
miUetl mïine dr >a puhlïcatkin. la fit suivre d'un index bintorlqu*? et 
féogmpbique compreuAnt Ita indications oéoMMÎree, te< n'rrArvnrea et 
tuie t^tte de» dtatious aieuliuuuant lesbuurce» auiqu^lleiia |iiii<i^ Rl- 
Ibeliibi el auujwfileâ U, Kit ne pttraïL p.ia b'eire rvpun^, i^ur m de 
lrt^ nrra ocoâMun». Ces- nWrvatîona mt r«trou\«nt dani les divortoa 
Cfitiqu» iiui «ni ^é r^itifs du toin« premier de sd linductluii. Il nW a 



418 



»vrB DS l'msTûihii i>rft fticLtArox& 



p^R lenu coRtpIr, ou ùu moine, H r^pon^ wmtnêir«iD«nt 6»ta n 
r^ct^rn diïint <ju'cin itiirail |m prilTtr (î^^ui «i Irci» tolunfi«*i 
et rjii« fliv difflciilt^a d'ordre mat^nel t'v*{>|iue»i«U à ce qu'il >ll] 
twn otivniHi' 'Viit^ i»i [ilubii^um rolmiLea suiiplémerLlalreB. 

Il fâuiliiiil piiirtHnl K*imlpmtie, enr jn f^rslnn dp n'ftTûir peu 4(éi 
pHs. Je n'ai janiitR Horif^ i (ïi-mamltr A M. 1^*1 do 4kMin*T im 
faire aussi tli^tijlléqiic^porMibl^ ilfttliacun 1)4-4 pangra|iliw il v 
le De lui ai ptail^naanJê non p)u«« f^Q qui e«1 noibu fsci!» qw^w 
^ne peut-^tre. de rvehurcter dan^ 1^4 diT«rf«« Tillénliim !«• 
f^D les eimilair^ de« dlrers conles que r^nfenne ce livre, ni d« 
1er avec cilalioDB 1 l'appui, l'autbenlidt^ d«4 aoecdotea blHinnqiw 
prëitendu^H lellefl que Von renconir^ à H^nf^na pa^ : <^ n'^t pv 
VAlntnAfl, f'tfti âix cfi/aurnit uiifj^ un cofnrrn>r<airft d» cff rphtï. P 
«omlïl6, éinnt donné Ia fouillis cpie pr^scnle le Votfa\raf, qtrivn 
dM noms proproa l^ibÎI indJapansaUle^ que citf nom* propre* 
Aire nccompat^ni-^ï doqudqucs li^es de reaaaisnementï aocnmairet^i 
d&& rcnvmii aux liotirccs d» cilatîofia p^moUntieDl de t'y reporirr «1 
v^riHer par 1& Toxiictiludo. Tout cala o'auraii paa dipasaè nn deiti 
lume tii aurail permis ntjx n^n arabisanls d'iitiliV^r c^lle traditeUM. 

Rt, puisqnu Ji> fiarle dce citaFiotfi, M. Hat croil-il qtie eoo oui 
aurait élu d^meâurâment ^m^i si, prenant la peine d« lee owtrtktcr,! 
■rail reconnu, par eiL*mp1i-. que Jes pramiera vora de la page 16 M 
cMn dan^ k^ !UUif et IMf Nuitt {lïryrotït. Il, 419-4W) dont il priptf» 
la tradudien : de mê^nelaeecondepi^eode lapaj^o &1£ (Beyrooli I^IOIC 
la première pièce de la pat:^ 11 (Bevroul, H» 416), la ptemidre pièea^ 
iapas«1(H (Eeyrout, 1.420), de. Il non aQrtîlpna boauocMip pluioeOUh 
page i3f, au lieu d'écrire » un autre poêle a dit «» de rappeler ertrt 
parREillit^aea que les v^ia cit^4 ^nl de Hodl>a1i'. Lft premier ven dr Si 
pa;;ei&l esl attribua h MeLlJnoun^et le ii;nide la page 317 eatdeSa- 
lûï' Wn Stt'ldV Irfî " iit^rlain poète » dont deux ven aoQtcitiapa^S. 
nVat AEiIre qii'RlMctinaklïi ' : cet oubti e*t d'autant plua k raiMrqttf 
qu'7 plu? loin (p> 478] M* lUt renvoie au Dîwdrt de ce poMe. I^ pré- 



If Cf. la prrmipr rie ces vent fUii Ibn HidiAm, «l'ghni'UMh, la t>in« 
1317 h«f:., 2 vol jn-i, t. II. p. 131 ; EJ 'Âmi^i, E«^AA<«r. Je Q^ire. 1310, t^, 

10-4» p. 102. 

3) E\ lïhnhfini, A'^MA e' 4r>A4nf. Baulaq, tt^ h^^g-, 20 vol. ift*ll, uQ^p H 
U. Rat n<* parntL pa? troir cttaiult/^ un* «eul^ biiee recueil» 
4] Cf. flrirdn, éd. Di*ierid. B«rlin, I^ftt, in-i. 



AYALTïEs FT cOMfrn niTinrs 



419 



catilîondfi r^imonEonux #oiiic«fldea cîlalionaluî aunïl fourni ^mI^mis 
dont il aurait pti çj^rfois orafll^r : aïA^i jiour le«i \en< dit Ç.ifî'«1i3îi] ite 
Hillali dtéfl pa^eSfi. t! UMaW utElif^rlpf vartant^^il^rMIlion i3it Drieân* 
|di^4A. De ir^me^ paire 3Sn, U /fiM^r/.^f^^rlni (t.lT.p. 1fH)liiîaiirat1 
ipf ris quQ le p^re dti po^U Totinit se nominaU 7'onbourih «I rton 7^d- 

En M qui eoocerae 1« petites pière? d'anlhobcnc dléeeduna 1« ^h»- 
ptMLXXII, i) èliil absolument îndteprvnfttMo d*tililiiHir lc« ai3l«ur« 
d'ouvrairei aQAlif;:ui» comme Kn Nnmtniji ■, K« ^o^outi", Ibb Mo 
hààjflàih *, <ïU. lia lui auraient Tniirni liv moycnit de complé1«r lea la- 
eutt«t d« Fûn îtufetir eu de i^iarul^r qijf>lque«-iin«« de ece uTI^tralioni, 
Aiiuiii ^i la pi^ce 1 do la pa^c 5t^ est tltriliuée A Seïf ed Daoulab pnr 
RI Ibfhîhî ot ELh Tbaalobi. Kl 'AbM«i ' lui donue peur nuteur Ibn ct 
Roiiimi, IfCnTer» de In troinî^nne pî^c do la ]>a^e fiH, i-ur tine c^baD- 
«telle, sont d'KI MaAa.iin ncli CHiawa; c«ui de la dciriâro pî^c|^ aurla 
nne, p. 516-517. sont -ter Mn^iir^yldin îjcti T^mim el //imnoTiî l,n 
plèe« tur la viol<>fle (p. Tj\~] L (pjî i:i llirlitlii el Ibu Abi //adjalali 
donnent pourautetir lin el Mo'lm (Hle »tr Irouve d'à il T^n^ dans le 
Pittd» de ce poète*) serait d'Alcn 1 Oi*etn htn Ho^ntl ^ï Andalosi 
d'sprA« K» ^oyoutî qui cite trois vers au lieu de deui. ct d'Abou' 
'Atihyab. »iimnl En Nnou^dji. Vavant-'Serri^re pièc« de la p, &1j« 
mr la rov«, rv( do 'Abrlallali El Mikâlt : la deuiiprne ;^ic<ce de la 
pafre5t8.siirta rose, cflt d« ,Vaft -'ddin de //îllob (cf />;r<vJ«, p, 3M\ : 
lAHimnleestalIribu^oi 'A)î ï-^n Ps'id p^r En Naouildji et E* Soyouii 
6t 4 lliD Temini par llo Abî //«idjaUb. I^ pi^ Vtiir 1^ p^nufar qui 
tient eii«ui1c. donn^ par Et Ibcbïhî comme rUttl d'il» et Wm et 
Mrsn, Mr&îl d'Abou Bt-kr c^ Zeliidi el AriTlalu:*!. snivactt El S'>yoiitt. 
L» lefs Btir le caille musi|ij^ (p. 51^1} Boni de TA-lj eddtci Len Ctiakîr ; 
la «rcnode piAne iti^ U pa^e r>2D. dn 'Ari|3lab rd nïrnîdiqi til U «uivaute. 
d'Iba Temîm, I^iï ter» ^t^ppofjés d'EI Akhial nar le fis aéraient d'Abou 
Naotids, d*apr^ En Naouâdïl ; ceux sur le myrte (p. &Sd] ont pour 



^ ^laibat fl Kmatt. it Qixr^^ I??I9 hAt^,, 1n-3. 

3) //<ufi «J .ÏÏA^d'fJbraA, l«<^^irA, «H d., SiroUn-i. Il «emlt InjtiitAdf r^pr^ 
eb« à M, htii. d# r^Hvnir j^cih cnnuiili' U y^i^lj en SitriMr du inAaiP juttur» 

quî n'a F**' '^^* pul>hA, 

«) .StttUa/^Mn f ^altila ta mar^ du KitOh ri UîkhUk dEI 'AmiU, le 

^) Mf'àhp'l fi Uiii}i3, HouUq» tSTI.btfg., h^, p, 63. 
C>UQaire, t308liàs.p2vol.iit*6, t II. p. 100. 



4M 



mevcB DK L'tnsTonie x>t» ncLioionft 



auleurPJI M^chhftJL La s-^oiiiiltï pîËuï de la juge 5^3, aut roranft.« 
d'AbDii'I ftiiiMin ^ Siqilli, ei k derrière sur le même sujel, àlHé 
Uo'Uzz. hou Ter§ Bnr l'abricoi oui pnnr anl«ur Ibn Oiudci* ri nvt iv 
In iu>mtt)mhnT (p, A^j, Ihn a] Mo14]:k. Si RI [bclitbî *ii Ihn Kba^* 
aUi'ilimmt à Ibn Slr^h Ins vrrs sur iin« rivif^rtip, TiilO), &Sdtoiiâ 
leur donne (>uur;4ulcur un jiulru tli^t^'rul, Ibn KbAfdc^ah. Duîithw 
fl(rur&<i^ pAA flans l'^ilioii ton ûiivàn '. La pï^toâ mit ua^ nviért-di 
nAif^nt J<^8 miT^iiU (p. rdO] «at Je Chérir e^lilin b^n Aa'iiI «I SfjiinAtd: 
W derniers vers àa ta ps^ &^ sont d'KI KhafJri ^t li^ riebt 4«i 
[p^ <V^) <rihn \V>ba;:Eli, Ki Tlu-bihl A noininU Linr prmur, fti>n 
parM. lui, en nttribuant le^ deiu d«rnj^r»li ylàera du U pag« 
lin autre auteur <|ue ^afl edilin d« //ilinh. BÏIm «ont da ce poète <t 
lèft Irouvt! dans son V)'"i/-vln , p, a'îS et 3:ia. 

Je pourrais multiplier leu ob^rvattoos de ce cGan-, duh il 
f]ue ce que j'ai dit esr ^ufEis^nt. Quand, par h^urJ, on 
dei norea explicatives, elles ne font i^u'accentuer lea laciioe*. Aia^ 
pour lechipitre LXI, M, Hat reconnaît (p. 216) i|u« c'e^t uu «ulrait 
l'ouvru^e d'Kd Deniln^ on e«I «urpris qiid pour la chapitra LXIV, iJ ta 
reavaiepxsau'Adjittf/ ni Makhti>u{jfit d'El Qoiouiiii. 0«uxfQtt1p.493 
et i9ij il citft VAnthQloQxf de Onngerct do la Grange, am% fioorl» 
plècefi d'anihologie, il ne menfionno pas la Ckttttomathta af^hkà 
KosQgarlen t\M\ en rcnlermo iiD cortnin nniniro. Do mûne pour» 
regarde les Mouadick^h ^p. 555, noie 1), \\ n'élait pas pertnii éb 
pas citer Eiarlniaon ' ijTn u précisément éludiv rLU(<It]iio8-iuMa deapièao 
du M^^i\a\raf (cl. p. 41 43. 47 55, 126. I4ti-147. lUG). V^ifhot M 
ver» jippe]4o Ktin oua /C,U (p,â8l} a Uit l'objet d'une ^tti4c approfottd 
de tiiebA* qui s'occupe aussi des pièces dli^ee par tU Ibcbitu. 
rappaJIerâiiàciipraptiï, c]»olo^ii[/;Wdo&iiécoriuDOft&onïue(p. 571-â 
eiit d'ILn Hiù^ây^b ul //acïiikcui. 

J'en uuraii; trop i dtr^ «i je voulais relever lo« lacunee qu'il eût 
fai^iliï da combler dano }tiA c\m\AiTca qui suiveaL Je nie limerai à 
pâtaria Ëoubait que je tormuJfiio '' Si M^ lUI veut que aa trachKlîaii 
utilisée comiuu elle mârile d« Tèlrc, qu'il ajouta tin Iroiiiimo mI 
où il doanurj» *ioinnwi [ornent, tel raoaoifnaaiaala et Ica nCènam 



i 



I) Utitàid tl Iq^, BouJaq, £2(3 ii«^., m-8, p. 270. 
SJLoQûre, IsaS htg.. iu-8. 

3) Vct fïr'ibitcfttf 'Strophrrisfiikht, t. I. Bas MufUiah, Vdoiir, 1897, la-5. 

4) Dfitmij sur Ka^n^n^fs >it:tfcrt netKt^ arabisc^KT Vimànmi, Lc^pdf, 1^ 

ln-^^ cf, p. 6» «L «UivaiiU*. 



A7l4lT5t5 ET COHpTKft Hr^DC» 



421 



fndispennNea, el qu'il y Jài^D^ un mà^x. Je «ni» Iticn c^rUin 
qu'aucun orionbJinlâ sârioux no fui r«ruBera tcn c^ncourâ, «t, pour ce 
qui me r<-^«rdo. jr* m«lLniî bîifci volonUerfl à ml ilisi^ceitioii Ico quelques 
boti» (jucj'nj r«cii<fl1j(>« aur le Vo^folffi/'» 



n. GoLL*?<3c ^ The otbical treatJ&os ol Barachya, son ol 
RabbL NalroQal ha-Nakdan, heing Iho Compniidiiim ani) Ihp 
Mjirer, new «dîted for the lîtsl liine frmm ntf^. al pMTtnn and Munic^h 
vfitlj an Enja'li^j IranfiUliun, jjilrciducliori, Tiot«i, de— Lurulri*», 
Davia Nutt. 1902; irr. în-8, de Liii-36Mâ3^ix p, 

Dcnchift, OU de NtiU^^naï, le Ï^Dcttialour, eut l'iutcur : 1' d'un 
recueil de faUes (ifûrAfé AVAotMiifR, fibics dus rccardv), très joliment 
toril, en piDfte Hmé^; 'J" d'un diaïo^e entre ud oodc et non neveu 
{tMi ff«7if<rAdi), adaptation dcn (^A^ilùm^i naturatcs d*Adét«rd de 
Bilh; 3* d'un i^pidair^, imité de ([uelque irailé lAtîn ou françiii. 
Dtïnx aulrefl de »«« tr^u^TtJ, d'un loui autre i;aract6nï. n'étaleat connues 
Jus^ù'in — Gonlmc len deux préc^entea» d'aillfiui« — que jutr do 
Itrfrreâ noIîcAft ile« bitilinKnphtfF ; c'c«t d'nbund un cDurt tinîtÉ de 
monl^. jpp^l4 Vqc^ï/ « crmael » ou u AEiurateur «, pui» une complU- 
tlon, ft>D9 tifri* «p^fiftL, dfi pasMfcva mtpnintiU priii4.-j|ï3!rm<?nt aux 
4 CroyilM^ «it 0|MnJnn!i t de Ssailia^ Cr t4tn\ vpa dnix Ai^riU qui* 
M^ Go!hhiii A «ti la bonne Id^ d< pulilitY, âfioc tin luiu Incrninu Ju»* 
qu'ici pntii rea wrlen d'oumgM. Pourqtioî a-l-i1 ju(^^ A propoH Je lec 
IniUQl^r lous let deux « Init^^ ^fAu^ir^f v, noufl ne le devinons pa^a. 
l,a <«itt|^laiien, que M. GelUni d^«lgne peiii-élr« ft torl par 1» mot 
C^)iO|)rfCifi'urn^ oqt conrjcrAu pmiiquif vnildivm^nt A d«s qlifîfiHQnc tlif-o* 
lo^qii«ri; SaodU, qut* BerkcbU copie, a Tonlu jniiifler devant U rai^ion 
b Bibir-el leidootiin«a tradiliunndlle!* du Juirx ; c'eit donc loulauirv 
eUoae quun traita de morate. Ce quî ïi>n1 poiLrraît vxpiiqnvr cette 
diiwiftinariioi). e e^t la c^urti» ««<:lioû (ch. lJ5-lt9toû Bertcbia, parlant 
«u Bon n^m— «t il le tait «onner hitas liaul ^ réunit un ci^rtain 
nombre d9n)4xiDae4 de conduïi* tit4«« d«s r6clU d9 U filble et des 
«nMifQOcntiitf tiéi rablniM. Il4«n« l« Maçrif o'a paa oomplAtement 
droil & *;*tla dAâgnaiionf car, pnur la plut gruAde ptrt, ce D'eat qa'uii« 
floiapJation de Htapitras d» tiidologia, Tai^anl aouwnt d<Hitlc emploi 
avdc k C^jupendium* 



fttrn l>M LHIÏTOmK flKH lRLlC10>ft 



On aurftil p«ut-Mr« tVMi k droit d« «'donner di» lliMiiivvr^ 
M, G. foil à <** t)<tnx l«v<et on 1o« tt^Moipaj^naitt d'«ne trs'hMii* 
tnjtliiïïie, car ni U mltj^^c m^^nuit d^i^ire mÎK à la poriM do ;nil 
public, pourquiïi no pav plii (M traduira Iw oriuînaux qut Bénctîil 
dApf'C^j ^ u façon ? MAi° ih^uk niirioD« tnauviiM gt^f9 ft cKicaa«r )>!• 
Uur Rur c£ <|in ««t. aprèn loui, uae preuve où ce«i0ci«DOe : i) y a Uiit4 
Ma co&frM*j^9m ^ contcnlt^nt île leur 1dc)i« iTédilaorv, avae aa^M- 
d«s1ïe qui reieennMe Tod â de U prudence. Parconlre, noutoe louctMi 
pu M. G. pïîur M r^ani^^e d'indiquer l«ê riftrrocea. Ao li*« 
placer i-n tuili* l« i^itvuî?t aux l^ilea cApii^A, j1 > rtf^<^, k h auïbe 
ritèbreu, ueih B-^ritt da lablea : lOI-IlI eitrtjla de &u<fia, de HAà 
de fialïîrol fï»na le Compendium: IV d^ fiahîicil, dîna \c UêçrA 
d'Ihn Fzr^ d^ik« Te CompmKlinm, VI d nulm auteurs daa» le 
ppitdjiini j>l 1a MnçTvf \ VII ptSKaeeii paratl^faa dan» U» deui 
Vin Hlnllnnn du Tnlfuud H ihi MidntKclt» I.'inmfvaljoti D'«St 
heureuse r4 il fntif i-ïp^rrr ifuV?!'* nr fniiï^ent pa» d^iinïlaleura. 

Cerf deui i^vrîlt n'ajr^rit^ront rien â la ^-^olre <1e ïferachia, ni nWn- 
peronl une ^rtnde p1ae« dana te lat^e^u de la Kfl^rature jfiltA 
n'nlTrAnt vnlfnpnl d'infAr^l t\nt^ pour 1*hf«1<%trp âfiit ir»duclvin> 
" rmy<nr-«wi pI Opinî^na >* dp SAndin, Pj) irsrti^ n «Mi^ imdmt d« Vt 
an hi^hreu p»r Jnrfa jhn Tibbon (Un du v[]*ftiAcla]. H^ita il aoettAft 
une antre v^nion.pltti ancienne, répandue attKii Henas Eaf^gDa (^^^'b 
Francfi &t en AHemat^ne'. GrAtn â It^mchia, noua p^addova mamU- 
liant un plu« |n*And nt^mbra de fnfrmmiU d^ c«1lo iradnction anaoyai. 

T'introd action diï M. G. et«t principalement conascrée a U déic 
TitUcn de l'idenrk^ de Beradiia. Graeti, dans la l'* édition de u>n 
loirp, ci^n^tAiait d4)A, nnn enna irf^nle, qt}e la ijuaBllon avail TaU cen 
bataeoup d'enf^re. Que dirnït-îl Aujourd'hui? On nît — on l'on vecsit 
pa« — que ces proWèmes fonl le dùcespoir des biKtcriene de la liutn 
îurn juive an m^tfôn ilpe. Les auleiira de ce lempe parlent peti 4'ent- 
Tn**mp*, et les chrAniquef;ni, d'aillauri peu nombreux, imitent toirto- 
hrt^lt^. De he^ucï^up d'ècnvainaon i^cre même le lajécfeoû lU O&C 0dri* 

t) Ï3i|£iiati>uB ddns c^iltf tililr unt* niTvelË : la lUtfnLioa tït- Bcn Slra, Or 
BArtahia n'n nucuAoment connu ]'a<ivnj^> dir cf^ dénier, il «'««t boraé l tu 
rfprrïdiilrc d*ripï'As If T'iim»<i <\n\% vi*T***\%. 

2J Si M, G, araitfûnnii Tnrlick Hr hftilt.atx (H^potllor, ffvrier 1888, p^ 91 
Bl M,) fflcduf Trini'îofp Lnph {fli-vuf tUn f^rwtrv juivff, XVïH, !SW, p 4â*t *? 
<ur JjioDbb, Kuben, il n'&irrait pci« (iiELn<|U4^ dp comparrr à son t^ilc IrvcâtalÎMi 
d(T cfltf traddolinn do SaadLa qui Fe 1j«»il diniR Ee trtllé poiémîciiia da ùtk 
l«ur. Ltt ms. efttaua^^miaaLra i»rDèlrtade Broa^au, 



*wra-_ 

11 rB 
DU- 

1 




4^ALT»C3 Bl COliPTïA fltn^W 



439 



mail Ir.si »ov4nt< g'éloictit ni* d'^ccoft pf>\iT k placer au uiMle Butvan1| 
en 9c Fi^ndaDt sur les div^Twa rai^oas Joui nous erapruatoas ic râ8itiïi6 
à M. 11. GroM {Gaitia judaka, p. 180 et aO- 

1* Bon^bia, dans see Fablû^ sa doime aussi lo nom do CrorpiA le 
PoactuUur Or l'école Ulmuditrao do VnjMX ûUît prJÎftid6o «prâ lEiSI 
par aa «crtnia Crf^l^ia. 

â" I>4n4 ïon (iidlt>ffue, Ikncbia. commo n^^us Tavon^ dil. o imilé tefl 
C^uMfî^itci natur.tlf4 d'Ad6Uni de llitfa, autoLif dG xir Hiicic. Hais 
CcmuDe lee Juiti jj^noraicnt gcnérAlcmciil k talîn, il taxti admettre que 
remvTcdu savant anglaii arait en le tem^M d'èlre Iraduil^ ca frasçaï», 
tt qtiî QOiu reporte au xzn' fiiècle. 

3* Bcracbîa e dùài^ «oa Goinpendium â Mf'teltfaHam Uanidiv (lo 
Noblcl< Or, en liîlô, un maauscnl eat copï^ à la Hochelie poiir un cei- 
Uîn David, HU de M<*chonUiun, qui eat saiis doule le ui^mo, et ce 
UeMbeulIâm e*! encore en vie. car i^on nom n'efl |>l« xiiîti de Teulogie 
qui actxinipaitne d'ordinaire Ij nienclun ile« di^fucU. 

4* UnegtoKdu i^^frr flairrauma déclam (|ii«i Creiiptn \« pDiictuatisir 
a copie le GniiU livre des tr^i^i^plea (carii|in«A wnt 12.VI), f^i itik^rtie 
fcribe auratl acbtivé vera 1243 la i:tfpied'ui] tnanunciîl dti MUrÀni Tora 
de Maimonide, 

Ain v^ri(^loiii((!etBn7"i'>^ni^^ntd^in«eitrii^mr r>iilJ<rit«ii-r(^ilrtmiême 
s'offre aiictiii« va tëur ' Adélard ayant écrit au L-orumpMctïmeulduxii*ïiè' 
ciefOn ne V4>ii p-m pounguoi Rerachia n'aurait pu leeonnallre, même sous 
iûD nuiiiue Tran^Aifl, iu*Au xiii'si^le. Le troisième ne vedUcitl^m^nie 
pn* : D> hthit-:! <lanc qu'un Me«cUouIbin aux m' ^1 xiti' siM^ï? Ho 
DOtt Hait* an ceotrairv^ (r^ commun. Ijqk doux autroit preuve* «e fon- 
dant luf ndenliU de Creepia et de lîeraeUt. Or coite identité n'eal rien 
TnoinN qoe démontrée*, et M. Gollaaz a eti r^ivon ici da rompre en vinère 
«vee l'opinion ^ccrvdjt^e; il n'a oi^me paa au[ûK«nim<:ni inaïaie str ce 
p^nt; ausai alJont-noua le faire A ai place. En t^le de ua Fablee, hé- 
ncbia, «uivaat un uto^ coQaicr4> dOiiuie <oa nom : Beracfai^, file de 
NsUroDal, le PoncLuak-ur. Par la suite, oe nom revinnl deui toû dans 
lee vera qui accompa^noot aseeï «nuvenl Ja moralilA dm &l>les. Or, d«na 
la demièTe pifce de la cotlection, i|uj c«t le TabJuau bien connu >■ le 
Convoiletjx et l'tCnvieux *, on ht, au cenimonccmcnt ; • fjeoutea les 
parelca (eu rbi4toirc) de Cruipia le Vonotuateiir, qui a rendu soa arrêt 
dans le prefèa du Convoiteux et dû rilnvietix ■• ; puiar à la lia : •■ Le 
pQ4Klaaiaui' CriepU pria aon Ck^tour de le ^axûer de Teovie el de le 



Ui 



ftcvee DE LHOTons ms na.iGioxs 



a, ' 



mnt^r de la côivoilifte. Qatnt k ««lui (moi] ^1 a éent I'bï»t>ift4i 
Cmpii. <iuo Dieu T^loign^ ^« r^fovir «t d« Uccnvmtise... » L'vilar 
cfaanircniil donc tci de nom bnmiuôawai ; «q o«i|re il m dmCIiuI hi- 
mèrae en itiiM daiu lo fabtoau ; cnGn, il m r«ff«i1 puaer poyr le tinjâr 
ràlMteor do l'htstoife du Oivpia, «t *^ti\x unîq«0Qi«Dl pour rvpû4ca ti 
m£iii«a l«rni«« dau dcui phr«£tf coinécutiv«s. Tout ecU c«l «Ina^t ft 
rend fort stjjotic À cauiu'd iidenUCcalioD du et Crinpis avec Plpncv 
des PabLtt. Crifpia n'etUI qu^uo penoanagt tidif ou no faî4-i1 ^i^ 
Ér«clc Qopitttc doot il e M quoehon plue baol, l« question impont ^ 

H4i« » noua <to50ii3 vains tou^ les it^udmaU que notu vcikoni ik 
pa«ef en revue, nous n'h^uUroibs fu i cooMdépdr ooma« dAci&fv 
preuve qa'oik a tîr^ de la «□tuoHpIion de deux mu. J/u) de <tt ma», a 
copié en 1200 [l'ao 56 du petit cea>put juifj par ■ £ /i< /f/s € B^tidà* 
ie PonetMUur. V^suieyr dfs /f/tUt ». l'aulre, en 1333 (ran 93 du prUi 
coinput)» par le même scribe, qui ^çne ^ £^/«fr /f/j J-r O^rtukM k i'">- 
fufiCf ur, ^i a compOÈé d€9 /ùllet el parlé des arbres et dca pvrma i. 
Ici ce ne aotil plufl (le Hi»pl<fl boflionyoïiee : l'idefitité lic Rffrat^ia tri 
atUftl^^ jiai U uïeattOD dee FaLli» et rallusiûD «u LnpiJ/itrr, ht «aîb 
ajoulaut ^uM f«t le i31« de la tîeillease de aon pèn?, il en réMil(ri|i3i 
Renii^bia à Don au milieu du xm" liècle. DUoqh epourt? qui-, ^ Uètt 
ïiotUl (ou EM«I) est, Cûmme Tadroet H, Gaston Parts, nou wulfiDNiU 
réacteur, ma» IVurj^rifeur du tableau du Convoîteui cl cU l'&ivim, 
cet1« coTte1u8icin «0t mise hors dfl doute, Jeap Badd ayant vécu dut It 
nord de la France, au xrir niAr1i>. 

M^ GollAnc a repris A t^n rnmpU* In vieille bjpothfrM. onra vnri^K 
quel succëa. D'abord que fait*U d» dnitu dont U rient d>m parlé? 
Gemini ?n^ le gênent, il \int corrig*" en dimînuuot 1^ cbJIÏre* de nM. 
Mais OQ na a'aviae paa de tout : de pafdillea erreurs âe copule août 
luiflsiblea ft U rigueur, quand une seul» lettre* peut avoir prêté ï v 
Gocifuaion. Ur ii Uudrait qu'une pr«foière loiiï Ëlio eût écrit s'; ;&0 
tiou do ^prn ;9j9), puU une autre foia IJ (03J au lieu l«f M ( 
Supposer qu'il aurait aous- en l«ndu la nombre dee ceotunvo, ce 
loi prétei- une ignorance inceucavabU, car on ne peut négligeTf daoi k 
pelil ccnipui, que les initU. 

NouK niinonR E^ droit d<^ nouji <?n tenir 14^ ruAis il ne wr^ pM i 
d'einniinar \ft^ tiURfinn <]nJ ont conduit M. G. â cet eubb fiineutier. 
turclicmcotf c'cîît le jeu des '''juatit^rti qui va rétouirc lo probldcnc. lÀ 
nom de Natronrjl a ^tè peu h^pondu en France^ or i! a ciiaté u T\ 

i) On Bai) qti'«n li^breu l«s UUrvt «et^tïhi de ffaifTiet. 







wiist^ ndmmé Ratniiit) HIk i]i> NnlroiuT fjiiï a nSi?ii v^rs 1 175 ' c'^ait 
Tiilffijim^iiL [jti hi-irt (II- B«ni'fiiiE n.iiiinî [urt^ im dt# «n^ foîn un 
iftiniMl If* PoQcdiAteur grarDCDairion, à ci)tâ d'un Hfïncbiji ; U rolnri- 

PondUJitiMir, ï|n^îl »r voua A iiiki* arilre i^TJjJe qii« le sëi^odiI, i\Me le 
emièjiiea'^ppelii^ MinpTKtcinnt BiTnir:hia. tout iwU jinpnrt« peu, puisque 

Iji date Aa«i(;Ti^ à ]':icliiil(^ ilf< Di^riwhîa |Tar <vt JVpiationfl «e1 ccn* 

rao^ far une auli^ cirt^a^iaui-e : Kr^nchia rili* Al>ni)uim ;Kn Il^ud, 

liori«n HSO» mhh «ccnmpa^ner aon nom d^ ToulogiQ employée pour 

M désunis; c'«8t donc qu'il a éûHc du vivant ^4? cet auteur. Han» ce 

ïi«i ajoui«rort-DOUt, \\ faui qu'il ait ^Hl «;BÏ4in«Di danu U 1" partie 

«r M^f , pTiioqu'îl cil«, par CTemfile, Oabiral dana la à'M Tormulc I 

kitr^ praitve : Bernrhù n'uTillfr cIm c Dj>vr>îr> d«u Cœura > de Bahit 

D9 k* deux pr«mi4rfl chapitrErt, ««uTi: traduila, fiur l*ordrd de Me- 

KlMollarode Ltifieî, furJuduîbnTibbonavaulIt 70. L^iRiimnlarayaDt 

ih T«r4 I^X» pir Riinhi, U Taut qutî Beracbu ait écrit avant cdl'* d^le. 

o«tre, U fZ^btie la version du i Chois ^e Perlea > de Gibirol, ItiU 

tl61, tandis i|u'tl ignore le Kcrari, Iraimt en 1167, etc. Ott divers 

Uboee auraient '{uelque valeur s'il «uit démontra qu4 le» ^rivaioa du 

■nn 4^ en quelque tx^rion qu*ila Tnaa^nt, posAôdaieQtQèceaaaircmcrf 

^^B leur bibliothèque toua le^ oiivm^on parut, A quelle déiluctiona 

l'arrivereil-en en appliquaol ce» procâ'j^ de raivonnemeDl ù notre 

ampel U. Gollanx, qui a «étudié nvcc un toux mébculeui loul ce qui se 

ttacheft laucionno traduction do < Cn)]rinc«e et Upinion* », n'ayant 

lu uLîliaé t'erticle d'Iaidorc Locb sur le même aujet* tl en nî^ulte qu'il 

écrit avant la publication de celte note. Seulement celle-ci a paru eu 

sas», 

Ealin, M. G., victime eckcore une fois de» bomonymice, «4t arnvé k 
létenniiicr mdm'? Ir lieu de rânidencede Beracbia : il b.iliitait Lunel ou 
an iTDvimist n-m 1 HO. (Il eil vr^ que, daita a^iu dialo^uu ut «on L^pi- 
aire, il swïvrt de muUdtî lA^'Ue d'oil, tuais la faute eu ist peut '{tire k 
m copÎKt*! Tritn^a qui u traucisi5 les terniee pruiifoçitui, eu à rfunou- 
âuice de Tiulcur qui a contenir tHn i]tirU le» expreitaions du Técnvain 
rmiïfaîa ^n [sod^leli En effet, Bt^r^chia a drdîrT son Cainimodiuma un 
IcaelieullacD, qui tjp peut Atre que MF9i:boulUcu de LuoeT, le ra^me qui 
ooQinaïkda ft Juda ibn TiMhio la veibitiu dtsa « Crurancw ai OpiniOD« », 
El nn HeAchoulInm. U un MencWullarn, ré<|LalinQ -i*nnpoiii». M, O. n't 
•enleDQfnt ou le tort de n'arrêter â Jiie piroilTecolneidenee, il aurail 




ii6 



nBVtC UB L RtSTAiKS bBS KeUAIOXS 



»w^ 



6ù auftxî pfèkr un p«ii plitfi d'itUnliDn 1 U £içoo doct B«râdûA 
cet incoDau. Loi compUiQOoUqn'ïl Itiî d&ofM Iraiwhitnl «or Us 
ttdot ta uMge «n pmillo occiiriviicu : on n'ctt pu pla« diaenC, 
8in^leA)«ni < ïtonsiMir > ou < l« {4a4r«uK > rhomn>9 ipii d 
Vèea\a nï^întqui* dn TtinAl, liofit rAOtofité tti jttriApntd4iiic« éllil 
vertollomgnt aoc«pt6o, qui foîgiuit i U mÎ^ac^ da TAlmod eeU« 4l 
philosophie et ifut avait èl^ lln^UfrAUur de loulea c<« iradnclieu 
l'arabe dont lui, Bendiia, tirait Unt parti, «'eût élâ une Aiid«oe «I w 
preuve de grottièrelé iii«4iciûev«hlM «a ce tetupfi. Qu'où compare «i 
maigres 4^tbèlea eicployèee par Berachu lea iloget dîtbynwUnqveifii 
Judâ Ibn Tibhofi pfodigue A UeechoulUm de tuDotl Qu'on ttoU, id 
outre, t\ite ce serait 1 U tin de sa cimère, tfue oe rskbla s* aenit «• 
tendu ujiOitropber de ce loti ii ivterrè^ 

tin n^uni6, de la longue introduction de M. G>, il y a peu 1 nUtâr; 
acBi flUorb pour nfralchir la vieille b^polhtae ont a^orW. $90* éûM^ 
ii Mt singulier que la bibliotb^ue dtj BcrachJa ait 414 ei pantvre^ 
celle circonat^nce n'c»t pae usca dèoneostralive pour balaocer un 
auMi pûâtif qu'une date pr4ciee et inconleetalile. 

Nous n'avons pus paiiout cocitrdli U tf«duction de M' G.; elU 
p^iraU génâralcinont exacte. Cependant il ne fcrut pAS impoiauUe ITf 
d^avrjr plus d*une fauie, Ainai, p, IfO de rbêbreu. If. G. n'a pu 
compris 1c« jiiot« n^^ k:ï:> foule de aVtre rnppeld Blal^hie, % t0: 
tUn« rauflaifl la phr^^c cnti>;rc 4 ilé supprifo6e. tout sîmpIeiDcnl. 

Cd cnljque« ae doivent pa« noue emp^lief de remercier H, C 
il'avniT rxhiimâ cea deui ëcnl.%qui. Hun être de premier ordres cealn' 
Imcnt i éclairer on peu U ph^aiouoniic du fabuliale iuiT, ploa conaa 
juoqu'ici pour son aniDur de U littérature populaire ^ue pour m tméa 
thtt»b|jique&. 



^ 



IftftArx liAvi. 



•mJM 



RddolfStbck. — Dor Bemor Jatsorprozws (16(W-t500f 
ncttcr Beleuclilun^ a^l>st MittbeLltngeii ai» den noch uogedfnebiB 
Akteû. — Dernc, Schmii und traake, 19DS, S7 p., m-S. 

Le fameux proc&a dee «quatre DooLmicaiiu de IlcTtie, biùlàfl riitcn 
mai i^tOf}, apr^i avoir ^tA iviiidimu^ pciur icu^ie. aorcelleriv. UMM 
ei auueecrimfK^ «ni un ditA épisuduUu p\iih L-oiinut de l'hiitoiteecdt- 
aia£ti^e au d^but du xvi* ai^le.Ce fut un de «» érénsuMinta ■caïab' 
leut dont les i:onteniporain& de la Elèfortnc ifrlrmaîent h lion droit qqII 




MtnU lEt rDUPTKS RKXfttS 



teor Jv.-iimf ouvert k» youK sur \tê abus i!e h Ulérarcbia d'alara. Poua- 
«£> pftr Jcur cîé^ir de micuK élaLLir los ensei^^«meii1a coDstanla de 
rOnlre, i>itpo4â8 k U HdcIrîOB île riiiiiiuic^il^ Cimr.-eplJon <]«? U Saint» 
Vwrce, les d imitai mi<In monastère à*^» Fi^ivs Pr^liéur» avaient îmi* 
Ifin^ fir U fair« mer par rîQtàronAe principale elle-rni^me. Dan» c« ll>nl 
Qi a^aù-iit orgnnîPiA dm aparltfona nocturnes dd la M^re d« Dieu au ctae- 
T«l(l'un fr^r^ lat^ J^an Uiiety deZurzacb, appantioui qu*11â ««^rent 
continuer Jp pUin en plM-* *tï Ira ordinaires, combinée* avis: dUutrea 
mlrades. pffiJuit^ en pldiii Jour, juKiii'411 rnacnefit ou 1^ fraude Fut 
découvert*, un proc^n ontamiï pir avant an Siiat-Siège, «I ûnaJcnnent 
Im eoopabte^, forçât h ite U'>nt«ux aveux, ïivréi au braa séculier, 

Tellflétait, juBqu» dana cet derniers l<»mpt, la TonioQ couiuDte sur ce 
pr^-M cf-iëbr?» vervion appuyëa eur les récita conleraporaiu'^ et aur des 
documenU du source Abaolumeni orlhodote ; noua rappellei'Dna Houle- 
BMftt la brcrburiï ^n f^rose inXins ei los v«rrf allamanda du moini fran* 
ciacaio Tbom:ii Mumur, le s'jvunt cl le po6to, rjui, téjoumant alort % 
ilifroe, fui un témoin oculaire. liaïB un bittcrion d'origine alaaeienoo. 
èbbit i MuDÎrh, M, Vihh^ Nlrolan P.iiilu^. a nagii<>r^ entrepris de 
raviwr In sentence Je Tt^vËrfue de t^aunanne al du pap9 J^let 11, dant 
une brucbure inti(ttl4e : Vn atsasntftt judiciaire ccirtfnit cunfiv quatre 
fiomrnicrâns (Francfort, lb97f io-8]. Four lui, ce ne eom pat le< mal* 
hotireui auppLiciâa qui âont eaupaUea, mait c'eit le frâre J^tzer dont 
loi iiatulatiODa periidet ont irompô les Réi-ârends I^rea et eut eniralnA 
leur perle; il montrequ»cetteopuiionfut énoncée a Berne, dte le lende- 
Qiain d'à EtfppUce; en lïludi^int la piilio en ilotai«r judicûirc publiée 
p<ir M. GeoriTô» t^ottig dan» TAr^A/e rf*j hutorûc/un V^rd^u du ^nton 
de Berne (181^1-1 !Jïf<^)t il entend prouver que lea pauvret moinaa n*ont 
été «eupable^ tpe d<] trop de contiauce et de bonbommie ; que c'<«t ta 
neMcedela tortun^ puis U torlure ell^m^nte qui leur arracha Icura 
a^«uXr cpieoc9ontdonc t€Baulorif^beriioiaeBqui,eQ demandant qu'on 
la leur infligedl, eut o-M le crime a\^ul de le oondmnnci'. 

M. labbé Paulus, ^crîraîn fcoond, cooraîncu, mai» non paa impaf^ 
tint, ft'èlait Lrop sou^iïni déjA appliqué h de parciU aauTcU^eo ^ Ten- 
cuoIredelairAltLion vulgjitv, pour prrjiundcr hjul k maode dan« ]« 
tampa opposés, idniit vuici qu'un prifi-AiTur de U r.icultt^ de Ib&dogîe 
praleatantft de tirrnc, M. Itoilulphc Sii-ck, i^eil m-iili pouiui^ par la l«c> 
ture de la hrorhuri! de M, Pitolu« à eiaitiiner de Irè^ pr^» ^ aon tour, 
ce p«til prohIiMne hi]rlorî(|u«t, rt Iod peut dire i|ue non mémdrp est un 
vdritible oi^^ijïle de ciitiq^te ici tetiei et de déniooiLtratioi adentî* 

26 



(28 



flEVU» DK t DItTOlU ftt» tllifl|0!GS 



» 



tig et Id £/tf/'>m«ûri«.'j< de 1509. qui ivA(4raae \é Jftumftl des nligMU 
bentcid «t Jm npporis do Wuraber, 1^ prieur d«ft Ekmuntcaitti de bk 
•tu- c« <pi il vit à Berao. Mftik «n *>itre il «^t e)1« Mii^iM- aui An^m 
ito r£ut de celti: ville la» pvties du donMr cHmiaol ruiè» iaMiis 
pAT U nk^ri pr«i»aiurùe de H. RfUig; U ici m dôcbiffrèca nu «m 
potDft «t les ooodQsioiK qui se ddffftgent de eoiQ tf^vtU m nppro^hfid 
linglliiraaâDt do ooUee de »ki |iridâeeueur. I) idmvt, cornm* lui. q« 
«eJ«iBotfttUeurd4bftUG^d« 23 «a*, » Jean JeU^r qui lui U p»! 
mcUeur en tcèno dei appthliom et iuLtm mineles, relatif tout tu Wfl( 
(Una Dolrc volume, fut ««in kur unique infenWnr: que IM qui» 
d^ifaitoirci du couvent, le prieur V^itUr, le Iccteitr Uolsbunl, le «w- 
prienr Ueltschy, T^conome Sleixw«iç«r, ont ké Ive dupe« «t tiultvnmrt 
les complices du jeune drOU; rpie, te Toyaal meuAi^^ par r^\^«»d* 
LauaaiUM, puîa mie h la torture, Jctior a ccBa3é de prévenir ^ <Cl 
prâvenu en cfM — son propre cfcdtim'xat, «n uttnbauit aui l'ère» Ml 
ce deni il était coupable Itû-mènie ; qw la lorturt cl la torture mk 
ameba plue tard aui acciMéa la conllmaUea des dira* de leur aeoi* 
Dateur €t qu'ils furent le» vîctiinee innocente» de leure propre» aicm 
C>rcéa ol meotongnra, 11. Stock accentue seulement, contnûreoieni ft 
M. PauIu», Je r^le important que Joua le dogme de Tlmmacnlée Conoip* 
lien, «i populaire alora dans loi moeee». dan» Icnitc cette afljki»; e'ert 
ttrtunemenC rattitude boetile dee OeminicBÔna & rencontie de cette 
doctriûOp qui leur viiliit dea inimîtiéi profonde» dans la population bo- 
noise «t qui contrîJjua »an» doutai faire croire à leurs crimee. 

IVsonne, j« pense, neitt reprendra déwniuia. k Vonoonir» di 
UM. l'auluset Steck» la rcliabîtiUlion de u JeUir, quj fut rîmlrumeut 
prindpol de leum malheciiï^ (*1 à 'jui ntvient ti&ii mpouattUiUr iiurak 
alaolluneul ptt|>uTiil^i-:ii^te dau» k u linilnnrnl a du M mai tUS. 
G'AatI un Heffé coquin, qui pusmidHil im Haïr merveilleux de b crédu- 
lité relative de sun eûldjuit^t-, maiiim, dianoine^r inqui^leurs ou cod- 
aeillr-niil« vilj», vi c|iii s>n servie â iouliait pour tdgoberiger d*i 
au ceuvunl dcr HRmv, puîx pour sanver sa peuu, aui dApena 
qui T) avoieul n^^u. Mjis j'avoue i^u<î j'ai quel qui? peint à a Jmettnf atec 
les d«ui »^VBnl£ stihaomméSf Vahaolu^ jnmti^uuce dcK Uominicaîna el 
que ji^ ^Dchr> plutiVl ver» ropiûloD de M- H«iti^, qui adiu^ttait qo'cia 
devait pnrlu^r ^iiuîUhlenieTiI l'actif dœ superchMm eonuitises «ntrv 
\i'A \Utvt\ivjuU Pt'ii^ r't Ivur fHrm iaî. MAlpré U dÎAïuiwion si serrée de 
II. Sieek, et son ar^uiuenUti^o ^éuvraJen^eut fori pUnsiblef je gi» 



d*abcr^ 
deceoH 



JL?l*Lr«8 ET COV^TVS REXflDB 



'croire & Untdo bêtise lacère TÎt»-4*mde< Uucnciifantmi lieleli^r, 

pait-dtnï for une «le aes maitre^Ma; il d'cM pas ponnhU que 

\ lecleuft économe, aiml mnoèrcm^ïnl cm à c«« pmmenailwi d« 

kr conipH^DOD A Iraiera iMâirs: d'^tillcum îl ca( cirrlnÎD — fwur 

Sleçk uuuTjuc puuf QOiM — 4u*eu;i-nifinu uni 4U inoinK unr* foU 

'is Jelier nu ijIiïïdc fraude, «font tjtj'il 3'étaît dé|[UiE^ tti Saititr* 

pour a|]]iarii(re âM haut d'un« it«a tribunes de leur ^Iim; ceb 

ie« A pAi er[]|i^liâs de maintenir «U i vis dn pnlilic l'autUeQlicit^ 

l'arç^nl d^ 11dèl<^, ftltir^i pur Unt de prodiges. Si ViMi veut )e 
de ma pefis^e. itnoat fout AI4coiDpÀr«i; <|iiaDd le jM devint dm* 
;, le plus coup^ible et le plus inli^lli^ot, pre?iM*Dlant U *iéhàéié^ 
!•■ devânU. v^catJ efl'roalêmeiit l«i entre* d'evoir abu>4 de la 
■ffié^oiirjjLDl&pt r^uftsi-s^Dià ee &lre acquitter illi irenquiUefnttot 
■urierd^nt la vïltciuiute, UndJf que lesititrei, no peu pltuexfiu- 
lei peut-tire, ilamLd^nl sur le bOcber. Leur utippllce fut etiooe, 
tti taufl ceux da m^jtn-àge, nuis M, l'abbii Peuhis loul au moàut 
isnurïLt prétendre que ce lut uo sssatttDel judiciiOire puîs^pt'un tH- 
fcimal e«4ïlé!iiesliquo t«s coadAmoe et qu'oa pej>e approuve l« tODloMt. 
El j'^eutcraiqv'epr^ avoir tr^ AtietttîTemefel huîtj, en juré de 4i»- 
peeitiotfu biefiTciikat«», rhkhJoeUkdcureuee plaidoîeriedelM. Stcdt, 
J« mis toat priït ^ pUiodre, aul^fU que lui, lee npplici4«, nuis nen 
pas à les pn>clanior muoc^nt» c^mme Loi. 



r R. n. Ui 



Roo. Rkd»> 



R, B. UeiuuMAN. — Vie et Lottros de Thomas Cromwoir 
S folumes avflc porfa^it, — Oxrord, CUreDdon-Prees, 19Q3. 

OlivierCTMnwellii'ot pus It seul hoimne d'Êt«t de ce n&m qui eit 
joué un KileÎEniMrtint d;tniL t'histmrvd'Anglflleny ;TboineCroakweJt, 
mo gni>d-nnrla a été un dei plun £iiuui>iitsiiowuie dl'Ital bntinBJqveB 
dti iri' lihrie. Il s ét« pendeût dix eun^M (de 15%Â tî>iO) le prr^tmer 
■inisire de H^-nry Vlll e1. en qualité d<i vUaire giéaéral du roi, oh«f 
•oprêeie di- \lu>U^, il fdt «ait l'auteur, «oit rnxûeittflur dm mMurw, 
qui enl renipu le lieti de ri^ll«0 catholiqan anglUanft eewc \k âcùnl* 
SUge el eotrig^ une partît de mts alicn. 
illerle d'AubîfoA et i u «tttu b plupart rlett hkalorieu ptulntaata 



m 



JfVWt DE LMISTOlflE DB« MTJr^lft^C 



Torit rtpr£»«nté comme un iiJicaplc c^niaincu rlrn doclnite» lollWtieu», 
un héros t\tj 11 nèforœalÎDft et ont vu. dan» m chufr. In d^fjîhï M 
ctii«i> éi'jn|^«^lj'iue. M- Mcricn-in, jpr^t unn l'-tijurn atl^ntÎM) d* M 
lelLrita, rë^igU couUtf ce poial de vu«, i &ita diinîativr nmportifiit^ 
ton rAle J^iis rijUlui't il? l'èjïiiHi! J'.\D^lf^l«rrv, dÏE-il, jv inainlîtcsipi 
l<^ mufifi, 4|uî UQt îri«pir^ >(d4 acimni. fureuL iov^rialiK-meiit poUtîqMi 
«1 i]u« kfi noinhreiji chan^«nienU ecGl^aia4lîr|tic£ opAr&i Mm* aaAii& 
tbii, ne riirent qiï^d^^ iocideots et non pa« des Hnt d» ton adi 
trfltîon. » 

Snn miTrn^A nn ^ volumes lœ t)ivi&i- en d«iix pir^lei InégllM : 
Vied4>Cri>inwel]r «n 313pa^es«l ses Lel Ires , copîAu <rapr«a Ui 
ginaux (jfii ?oit inji Arctiiv«*dtf rftial tirilannî^ii^^ \CaUndaTt ef $\ 
pnjirra) qiiî en 0C4!upen1 40S eX ijui i^Uieril la p1iip;irt icMittl. Dij 
rintéi'At <atpit:il de <Mlte piiblit:4tii>u, pour ThUloire dm origîi 
HéfiirmntioDuniï1ii%iiie, 

L'^iutcur ium« monlvc^ il'ahurd ThamaB Cnufiwell, nia d'un fmktti 
Puln^jr, Hu servk'^ dti CardîrmI Wi>lttey, qui lui ûl faire aoo %\ 
M^repolilique eir^m^iîoj^â.enlre autres. JansU suppreMiloii d» plo>|«- 
tila niora«ïère5(iri25-l52îl) , Lors*]M*i son m^1lr« 1oinb« frn dis^loe. iJi 
iHiAifftigé 1^1 crniLf^Dil rl'Hrf» pntriln^ pjirMrJiiil«r. AnsKilôI «oo pani 
pFÎi : lise rendit à la Cou r^ afin de tâcher de M metlreàflat «C d« 
snn va-iour (/n mfiA'A? r^' to man'r\ cainm» il IVi dli. Il ii« famlntl 
(ïrojre, d'jipri^« cala, r|u'il riMiiât «an premii^r mallr» «t m 
iDgrAt pour «on IJRnraittur. Il^vilaavei? «oin de Taîr* ou ifîr^qa«4i 
ce tftt qui put [ul fairt! du lorL Hien plus quand U biU A'Aîtnimi 
contre Woliwjr Tut prëaent^ rli Parlement, Cromw&ll se coQe«rU 
lui, lui conseilla d'envt^yer 4U Hcii une confusion de sei m^faiu %\ 
à U Chftnnbrd, la défense du cardinal « ei dlecrëiQm<nt 9t «tw 
ar^iTient? bÎ per^uasiTs •» qu'il le Qt rejeter par Ipb Commuoe^. Pv i 
atlilu^e ^féof-^rcuie^ il til ri^pnl^ le plus tld^o ttfrvîieor ilo gos 
et in'^ndit dans r«i(tîrae de lous. 

PeuT-élre m^me celte conduite le ri>cr)[nmand3--t*«U« â rAlUnlkHi 
Boi, «n qu&te d'un mimslre inhile ei 2ë1é pcitJr mi;ner k bofuw fin 
grnnde affaire, celle ipiî lui teDsit le pluH à cœur, son divoroe aive 
(^therJne d'An^^un^ ïia l^g^lime éjiou^e di«ptii« *iO anq, A^nt 
un« audience de Henry VIll, C^om^^e1l lui perïuaJi qje le phi 
obsf^ifle venait de la timidité de ses mmistras, lr»p a«i)flabl«« h W 
populaire; que le meilleur mnyeu seriil du nier rtutorîtA daPtpAi 
ft t'Jn£lar dp« princes luLbériens d'Allema^poe de m dèclirêr 



ATtALVSHS rr DlMPTIf!» ftirSlDUft 



iSi 



tprloe do l'Êirîi>>û d'AnstetciTr; puis de con«uU«r le» UDÎTirsiU^ 
4ii ooritiocDl ot, »i TrurAvi;» éiaïi ftivinrable au -Ilvorcc. on n'aijr«il piu de 
poioe ônauiU k \e faire conArmcr par Tu Parlrnwnl. Ijr: roi goùLn ceMù 
pn>pcaîli<»B «4 admît de atittc dant «on CijQwil jïnv£ ua m babila 
IdviAle, 

On Gonnafl h KTitr*^ BépidintEon d? U [>«i]Tr» Oiiherinp el mnmife 
du liai iv^c Anot DoU^d ; Brr«j'iaH0D dt procès de Tr nfinn^ t\e Kent 
(ÊlÎMheifa Rarlonl. rondamnalion i rnorl de Fiaher, ^vé<]ïi* d* floche»* 
ter «tI dft cbancftiiâr Thomaa Moore, ptrcft qu'ils avaient rerui4de «ou»- 
crir^Vr^f^*- df ,Su;>r/moii^; proclam^lion ^ea 10 Arûd«9 <le 1536. quî 
tu^itleril la B\h\a ni \tfs trofs plua ancrons Cr&doaù la bn:^? d* In foi de 
ITitlIee An(?licanA; F^uljiTiaation de toun les monafllèrOR on tc'''^nde 
partie au pr^fiC d<* la cAs^etto royale et etieouru;rpm*nta donné* à l'in- 
ftmclioa publique i>l A la ver^inn oniclaÎM) de k Bîhlo. 1«l M le pro- 
(Erimme que Thomaa Crofniv«l 6l accfpl^r au Hor el qii'il cifculi, 
avec autani de mite a-i de tônacit^ djins l'entreprise» n»c d« brutalité et 
d'aU^eoco (le 4<;nipulei» dan» W movrits employas. Cent ^itrl^ul dans 
l'alioJiLicn Acb couvei>l> que Thoina:^ Cmmwi?!! (hmU aiii pieds Ica prin- 
cipe le« pTu9 Picrès de la propriété (^t dra ilroUn acquit- Kn cinq années 
(15X à \Ti^] il ntjpprimn ïlTfl menssl^re^. dont Ira revnnun annuels 
évaluée 1 plai de 800.000 îiattat, runrni ajrréi^ i la Couronne. 

Maia ttite opfrtlian fficale prvdiiJAÎt de^t cons^iieD^ee écoromiqnca, 
que lesauteun n'avaieut pas prévues. Bn dâpit de TAcle du PaTlemfmt 
qui tiîpuIftft'iueW m^iufl««t1r*« narines rereireîentimrpen«i<iQ vipifc^re 
ou «eraienr tran^ftSr^» danvqutTque auUr malmn i«1i|iîcufte. 20^000 jMr- 
•nnnc* u? imiiv^renl aur tn paré ^t la pUipaH qiiî, élaient atua raraiUf, 
rMiiitee i )q mendicité et au vagalxinda^. De là un ^rare niéconlen*- 
letiient d^na h |)»;mlalîoa ei. cuiunie le ftuî n'eut p.\fl le couraflC de 
refKidîqunr rinîtialived'tine confiscation, qui renrlchîsHit d'un«raçoD 
m watidalpUîTP, k>nl^ les colores du peuple »e iJïurnJirvnï canlrv <on 
premier n^inUrrp 0<t alon que sf> prolu luirent, <lnni In YorkiSin- rt 
ATitmmmffcdu NnnI ce« r^rnltes de^ liabitantH^conniifviMouiilAnnTiidri 
Pèln-irtat/f tU grdfr. On vit des bandes de fE^rs de loute condîlion, 
i)«bW. hûurtr«oTA ^t patMne pareonrir les roiii«a, avn: d«A Nnnièrtfft, 
portant pour emhk^mcs le«einq pT^iefl da J-*Ch, uo ralie«^ uneboilie, 
une charrue ot un» cerne. Cw embr^mei indîquaipot le motif de la ré* 
tolt« qui étair )a défeot* de la foi eaiholiqne et )a prolestaiion contre 
la vpelbtion de» ^glitvd et motaM^ret. Elle* étaient «Danln» i ré- 
clamer la deitiiuflcn de Cromwell, regardé comine la eaui« de leur 



432 



BESTï I>E LIIISTOWE DCS llEU4fOîl< 



mÎMco, Ce» Ktglèv«iniTn1« furcAl r^iméi impitoyilfl^inciil ; nûs tm 
rr^ti (in iaau\aHi Miuwuîr Osuâ Tasprit «le HeDr; VU1, quic»na|intqii 

DâHorm&is. surtout en 153S. Cro(ii\«^11 eut be^u fjouwncr à U fUGai 
Gooijilfetri ilr ri^tUc et k Tjilliuiciï aitïc la pnoc^s luthériciud'i 
magne, Henry VIll fit la MturiJc oreille- Dumiilus. ]>«« après, cédidiu 
totiwelh du duc de Ngtfjik el de? t'ct^ue Ganliuer qui ii%«il été jkt 
VfîiirH 4nr]i'<4!» AinihumitilKUr â l^ri». Ifc m lïl un recul daim b Ml 
calhuli<|ui*, r]uî hi- traduisit pur Irtt Sir ArticUa, dibi Article <l 

Aofl(Tiom«Dt, MTboiDaiiCrcmwdUvaiteuré»!l<>nMs!lafn 
il eCit pu tcmlier avec dignité, vn refusant d« ctjDLrâsîfner ciet a 
n'e%x lit rien; au (.■oDtrarr'*^ il ««njoGlra ptEjHpI«t L|ue jainaîapovf 
les pdacbiatiï cupides et sensuels du prince. St cela inëtne fat i\ 
abMi de ladiâgTÛce^ !«« surc^ du niïriig« de Buleyn avait «4é d 
son «UvalioD : l'issue f^lcbeuse du marii|fa du roi avec Aime de 
anaeoi sa rhiite. Thoroan Cromw^ïll avait élé !e priocipel 
de cette unicrn : ta nouvelle rcmo ayant d^ptti h Henry VIU, o 
san nUniiire ^v'tl fit retoonber u mauvaise huraenr. 

Or on «lit «gutï, lorsque ce rin Birbu-bTene était de mainrein 
il lui iiiilaii tu siiikg de qu«tqu^uii pour rapauer. Cette foie ce 
puï la relue, raatK le nain ivU^e qui fat k «icUme. Par une p^rûdieodiflM^ 
pour mieux ^rdormir v^^ soupçons, le roi combla CromweU dlieonem 
peu avant (18avri) 1^40} en le créent comte d'ïasex ei ifraud diaAWhi 
d'An^aterre. Puj», tout icoup le 10 juin, il loCtarnlter, e» pleui«<^ 
«eil des minîtlrae et conduire ils Taav de LondriH, coaum eoupabUél 
haute trahison- En vain l'arch^.'VÛque Crunmer éleTa la voit ee m 
favtnir; )e duc do Norl'olk ut l<^«^uv Oardifter, eciMKDU JaMe l« 
Cromwell^ ne lâcbâreui pia leur proie. Ce dernier Tut auai ptinikaisi 
dannu priflon, qu'il avait Aiâ «ervilean pouiotr; dana l'âfponr de s>i- 
ler ïs t^t», il ti*i t\H\ioaor9 en >V;rJvant au roi deux leilree (tt" 310 é 
3501, concernant les empêchements du mariffe arec Anne deCldvefih ■! 
p&rl«sddl:>i[f: les plut j(;Doblo4, ilfouminudlà ttoDryVltldeearfVBall 
pourlaire cave^r celte unirn. Mais, cet exc^s ru^mo de bac«ese» M 
fli^flhit pan «ou multra. Li> 2^ juillet l&tO, la lAte de Tho>»*s CrenviU 
« tondeur de drnp ^ toml^a nur le billot. 

Ainsi puni Tun Aea premiers granlit mlnittre& de rAnsletitfn\ 
d I instar de Machiavel, ne Jugeait ilev ai^iioi» que par leur laleur 
et n'avait recule devant aucun moy^A pour secvir les capnoes ^ 



roi «t !«« î&IdrAU du r<>3-Auni«, JJ compromit pliu qu'il co !■ mtvH li 
cauM <1# ti B«fcrmation |»r la bnt&ULA d«« neivra* qu'il Al adof 1er. 
Sa Gd traifiqDdfut la ju«ta«xpialiaD de Micriai«s d'IvUt. 



irtnutAïAMTEoyvT>ûrrKB,— SobrabandRuBtem. Tii« opicHi^mn 
of 4 eoflnbftl bûlwt^en t^\htr ladson^Aatuclyot its G^neKiB and u» in 
L)l«ntuf9 u)<l Populor Tradition, — Lonilao, Dsvid Nutt (Grirom 
LïbT«ry, N- XlVj, 1902. pp, sn-Sâi. Prix : «sh. 

IVa dolh^mnt antj^iî iVnn^ pAr^îlla hvotir, «nti tuprkidaiécvEvtiafl 
qai pnûèrnni dan» U tends l<)((^ndAir« d« lotir ailion i6n d'ttitmblor 
et grandi poJira^ft Apj'iiip^, koiI Bupr^ ddv lilt«ntt«iir« d« r4po<fii6 mo- 
éftfnc qui Kurorr Mjounjr par In pcintnr« Açs naAHottï pittor«i»quo« et 
p«ycbolo|jnqii«fl tf« viviix motif do l'ift'ue fun«slo où nboiitil U r*noonlr« 
«eûdcatiïnc d'un enfant UTt< ^lui oti cfWe qui lui avjiit dMiné la rie» 
el qui c« le rvcoQonîl point. Victor Hofo pftr <^>«fn(ilti a ropriequnira 
loti l« Mémo ^piftodo : dans le /fn' jVmu.i^ foi) 'J'riboukl tiieu lïllo), 
dons iMcrè^ Bùr^ia [ùh le lilt de Luo^oc IU'J »a m^), ilau l«f /F«r- 
^r«tn {où le Tictti Joh doit être tué par »on llta. j»dis perdu], et «afin 
êUH /fûtre'Û^tmt dt Paru /où U RmIum causo U mort da n Ûllo Eb- 
incralda). Uab ce n« ft^Dt pan h* A propremcnl parler, des f»ftmllJ^lM au 
G^tbrc récil pris pour lvp« p^r H. Pulton du combat entre Sohrab et 
iOU p^re Ruri«m» pia pluï quo U )£gendo de jiaînt Julien l'Ho«piul)er. 
ivfKtM par F|Atih«ft. Mais il s'eo tmuve dona t^JndA, eDBu»!de,eii Afie* 
■lagntsen IrUrnk, daittt les AffV/r tl t/nc A'ui^r/« tomm« dana VOfi'ju^, 
«H uo mol dai0 la litt^ntufe de maint>ipeup!^aual«d« barbare et daia 
}m rolk-loire de Baoïbrrax non-cjtili^^a. 

îuD»tA<:liflriêlr« complet, M. M, A. Pi>tler aréuniuDœrtaui nuiftlir«T 
da variant» du rècil des aventure* de Sohrab ol Ituaitem e4 lea a Té- 
parties en J?ui clanses qui m aubdîviaeoi, la precni^re en d^ni, U 
deiauème eti liui.t ){n>upe». La pramïère ctaaee. oonlient lea vnnintea cû 
le pare m inari« bïu de diei lui et où l'union n*eatçue lemporûre : In 
|ière peut éli-0 uu mortel nu un être d'esiaaoa auto [dim, ilemi-diMi 
elc); daofl l«a ^arîaalA de la Hooode cliaie. ISinbn aemblt^ devoir èirt 
|>erBian»nti* el nl>r4 deni cah ne prénoUnt : eu bien Ir p^rr «Kt rap|ielé 
ckei lui, ou bien un événement fartuil le aépire dr la mtrr wi de t'en- 



431 



utrCK i>t L niSTOiht tt% kklicio»» 



rani; âun% U troisième «ubdhUioik vi^nriMt sen»^^ l«« nriactvft 
l'cntini Mt «xpM$ : dans cd &aa il n'Ml puélêvé pttr aa loèr* «tu 
contra pas ion pure eur lea i& jicaiiona de o«llfr-cl. 

On peut donc rèaumer de h ri>;on Auivante* en kaisnol de dM 
quM variantMeecoDdairee oti bT>l^^ te tbfme <|ui fût ïù^ét 4a 
de M- P.[pM06) 

Un botnmo a dC9 relations eexnellea ù\çc tioo femnM, C«IW-<i piil 
devenir 9J1 kmmtj pour U vie: mJita le pTus aouTent elle ii'e«ii]aea 
compBflïne d'une nuil, d'un mms, d'un hirerou même de pluawvrfiT' 
ii4es< Le p1ii3«ouvenl ïl la ri^nconUe loîu de s« propre ntaÏKtd : eliAti 
vu tpprûc}Let dfl Ia vjllo uii ^ll*^ 'temeure ou entrer daaa U iiMÙtto 4l 
non pire el, frappée de ira beauté et de m renohimée, elle tnntk «M 
3t?rTaiii« lui faire part de sea déaîra. Parfois elle se filiaxc d^rf^ « 
cb.tmbrc et It convalac de n^pondre k son ardeur. Il ft<x«fitedGl'«iiart 
mais lui annonce «iibilcmtnl nu malin, ou qiiaad re^icst le pnottuip. 
qu^it uht obligf.^ de pnrlîr. Il cui rare que U irâparalîoit MÏ IriM?. U 
plus ^puvenl 1^ deux imints de ronconlic ro 9«nihlcnL pluaéprcvHt 
qiia de rinciiITérenctî Van k Végnrâ de T^iiitre, I^ voyageur LlLMci U 
jeuue femme un ânneeu, nn^ épèe ou un objet de reoocioaiAMDCe ^^ 
«jnquequ'i»)!*? Jttvra donner h IVnfanl (un fils) Jèa que celui-a 
alLtfiut Ti^e vuuLu, afin ijri^tl |intF4«i! nUiouver »ou ;>&ie. L^ feibD» 
Gouclie d'un (lit, comme, ti^ ftoTtvent, le përa l'avait prédU; cefili 
prend un l>ânu juur, en Jeuanl ivifc «es camaradee, qu'il est dt 
rl'i-ux : un raj>|>i-lt« bâlird, ou bien il cuueUte que lea aulna ont 
p^re et que lui n'en a poEnt; eu bien, encore. Il a'^lonvM d'Mre pis 
(frnnd et pliiafnrf que les autres. Il court d^nnati^erAia nièrec^qN 
cela BîgnlAo : olla lui dévoile \e vecret de at naiuaiïce, el Inidcoa 
l'objet Uis^^é par le përe. L» jeune homme pari h la rocherchedaet 
père, soit par purd^ir fie le voir, soit pour roMîgprà ro Tenir au pnséi 
aam&re- Ses rer^hcrcbeï abouli^fent; maifipar cuite d'iin«mépftai&^ 
due. âuii à ce quti ni l'un ni l'autre ne v«uknl dtre leur nocD, Mît an 
machinaiiona de genv IntéreMés n éviter la r«cDnDat«anc«, woil iU 
ct>nfuBten rèsullant d'une bataille générale, le tlU lutte atcc aoD pàm 

J'ai QdM^ment reproduil le r^eumé donn^ par M. Pt Oq reisar^oA 
qu'il n'y eut pas question di» l'issue àe la rencontre ou du ecoibal - f^ 
veni ta p^re tue son (Ils: utuvonl anatl la r^connait^ance a lieu au w^ 
meot ofi la luue va dovenir fatald peur l'un ou l'autre <l«a oombaiml^ 
Si M- P. DGmeuEiunne pAscee dilTércnta chiite ûd do aon réênmè^^ 
qu'il* ne prùseoletit, au point de vue où il se place, qu'un întârtt 



1 



tr coBfpn» BEirnrB 



435 



tl«tr«; ^n UtténTure, Tipiflode final prM^ Ad« TiombMiiï. wuvcnt fort 
b*fttix déT«lcpp«rDeDU, «1 c't€i Im qui s«ml>1c àirt le centra m^ïmo <!« 
Tlmtoàra tout entiâr«; pour M. V. au contraire iî n'f&i qu'sccwtolre ; 
Itt point! îDi^esantA sont pour TAul^ur : U rencontra du voya^rour ot 
d« la jûun« fcmm(> d Ig aort de TenfâDt. En sorte quo le êoua>titre f)4 
TotirrAge ne répond pna au coolenu. el m^me e le lort ilt faire «uppo- 
ur<|a'onnGlrouTocn pr^senced'une élud« sbrun Ifcème 1it1érsir« Ir&t 
■péeial. Si WIr rûr Vrlé rinteotioa àe TauJeur, tl «urait fallu cbaier tn 
îe\w les vaHilnt^1^ d^tjne tout ei^lre manière, 

Poiir ilé[iL«r A rincIcïeGt du comliat TiiiifiorLancv qu'on lui MlribuAÏt 
jfuqu'ici. f-t (\n\ était telli* ^u'au luuiiiail île la Ttiirur* île V^oTe mytho- 
logique on' « vniUi y voir la li^rorna^ition d'un mythe «ur la lutte enire 
dtB puUasnceri divïnrjt ^mlro dciii ^^néraWantt dp di«Li«. «>DlrTt lif ciel 
CtVécIaîr. ectiv I» aminnnK divînîfA* A«t la v^Matirin «t Ir» nourAllest, 
•te,), M. P» se fonde Fur Vélat Hoeial dfH peuplMoû iMtS^nd» iJu lype 
deSohraljvt Itutlfiu ont, hîiicmi prî^t n^fir^iiti^e. du niDÏart uîkitil l^ur 
complet d^vpTt>pppnï^nt. Or (v>4 peuple* se trouvaient au aiade 1iarhar« : 
Irïlullt^Krntrsrbnfi, Iribufi el nafi<^na étaient pr*»*m"p joumalii^fw ^t la 
raUMuiitt d'un pi'rp nvec i^on Htn ni^ Jin miirv d'un Tryn^p. nulri^ di'iix 
frère* DU deuv imn^ntJt nn devait pan Hrt» %\ rar^: d*ailT#ur< on ptan^ln 
de nombreuï r^cît» ofi Ion aftiflrrK du romh.it sonl pari»nf< el M. P. A 
eooncr^ l'appentlii^i! A, pp. 208-'21Û aui difPrentta varianles de cet 
épisode ';tf Ile* ïppjirlîennent aux cy'^l^ lêirendaireM c-^Ii«, fnmçjin, ffrr- 
m^ni^ue, afav^. hindou, lur^r et aj^te; encore li^fltrAÎa prpirtirrx cyclm 
roamUsent-JIfl \e plus de niati^ri.iiiT, 

PuÏ9f[ueraiil@Drnelen»ii pa^ k fAir^ la liale ahfolumfinl complïTiA d#« 
nrbniAS dLi ih&m^ j^piqri^ du combat enirv h pt^ra H la HU. maia «mi- 
|«<nont ù r(ich<trch«r dan« l^a coutumes des biirl>ar«t el d«s non chilinAii 
ntm explication au* tiléwenXs c:iMi9iitu1ir>de la première partie du ih^me 
(jusi:|u'au dépari du fiU), on ne laurail lui reprocher d'arolr dédal^6 
un ét^medit Je cEa^aiiïcaLion Tort utile : il eût Euffl d'indiqn^r d^ns un 
tableao à cpieN cycl«a (scuLdinare, slave, turco-ra^npol, coltîqua, olc). 
les varïialtia poiadca en retneappartenj^îent; on aurait oonstabè que lea 



W 



i] Omu MiMaf, Ml» lUp^ood, Mlia Ws^lon, elc 

^ Od Ifou'Dni daas rApa^6eiaA(ii-olG d'Jna ^\q (ef, p9tanin«. OAtrky $ih>. 
tap, Man^, IV^ 427-196) deux vaiÎAni«>, L'uub du combat d^l'^oolv [tria*Sa?p) 
•I du MT<>ij (Itt fil« lia aiia frAr« Kfttn-Zebj) «iTautn dueooibatdadtui it«n% 
(KJtfa-Anfao eL Inii-âiFa). V«ir ^ncors de* variA^iii'* '\»it» ïcâ KuilonUdrA du 
CaecM (atma^le, poh^ra, oeUte, ffjia^, Obw., 'i* Ur,, Mosoou, tSS9). 



43( 



RKWR If« L^HtiT^Mne Mfi nCLtA^ftlt 



pontltèli» naii'Cidlïaé^ Auient \nTm«Qi rares ; qiMlifu» 
<|u«lqii«s irawAk* (GuTufie). une liaUajIe traiffijh&niwiulc 
ongintle «1 c'i4t IotiL L«s vanuntcs du tbèai« apf)flnWifi#<i1 
l'on âxcfipU cnllot, nu^ d ïilkun, d'tppart»iianc« ii^mïtbqw [Vifvj 
^n* fiuinj ou ouralo-illiilqtie, k U Jilidratu» éw peupicv mrjMM. 
iifi veat poifiT dire que )'«i pvisn nmonl^r à vn ori^tiAl pr^lo*! 
iîTiC()ra bken irLOÎna qu^ l« i^rctotype lUa rMxn oocidnnliox i 
trouver dana Llndo'. L'«x9Lin«^ des Idg^ndM^ to4o>9 d'iprte Im 
de M. Poitâr 3iA«ne sti coniniro à adimttn U fortnattoa ii 
de pLitoiaura d'tnlro eltn et à dâUnniner plQii«urft o*atr«> de é^^ 
ftioD. Pout-dire Taut-U re^elkr que M. P. n'aiï pas oomprisdnnli 
plan dfi son l:-«v«i I U lixalku it« quelqUM-viki d*eDlr» eux : poor eA 
du centra de j^î^perslun alave ilu nord [mtM «t rusflo blanc). «I !■*- 
ou^n^n pou* exemple oa a publii^ cea deraïl-rM anné^ d» inTvn 4b 
promiOT ordrii; et, d'atitre pnrl, lei collsclioai publié» ptr M. D- IM 
canti«naoni. mnînti; ouvrifreA qui trjdleat des relotiotii tntre tai liu^ 
iMtuicK légenduirve c^liiquc et scandiitave. Da ntéiù0 it Ml ft 
que M P. qui, J« ctoik. sait le rusie, n*ait pat ff»lst^ dAmiti|> 
l'étoniiAiït^ r9?«em1>Uncef|ui rapproche l^M b^inaa it'llîa Mi 
d« Umiilan Luaravich d« l'^piflode éludi^ do U gMto d« nu*1oni'. 

Kn G$ qui rc-n-^^rno la queata'oa daa originaa «t 4m «mprvnU. M.] 
flo conl«n1e d'aflirmer aatfcment (p. i d* la prdfaoe), qu'on nu poal 
terminer de liou de nBi«aa&cû unique, qu'en nainle ondn>iU do 
lo« circonstances ont i^Ié fMvorahlw A l'Aclosion do toutes pi4<«t iTi 
vnnantc h poi'l, que ckiaconc ddies a pu voyaircr iiidéilniineAl» 
qu'o] le a pu inlluer sur Jce nutrot rarlanLoii ot en lïtro influoaoée^ 



1) On aaît çuf^ malnti^ anltiropola^istea, dont Wih^r, pfM^nikflt qi 
Ar^^nsnont vnmit du nord <tji l'KrjfopA, nii plut PiaftAn^nu dei f'ifr'^'M 
ilmavcia : on cAmcunncCt pjirnllAJi?(iiAnt| \ chi»rdjcr dan> eea rtgyont^ la 
d« ditpomoQ da fbfmvs (atk-lonfuci ot 14g«iidAirM. Pour lepopAo 
aooiblo ^tibU quelle a prii uAïaïaucn, îndépendanitnriiit, dans U 
la Ruin« : la t«ataUr« de M. PoUaino, qui r^olait itâcuonlrer TongiM 
Çot*i de» fpopèfia «laves» inniisniie», gormixniqucBi tcaadîcatrej, ftMîqwa»! 
mêEQ* pa* A 4ité diioutM fl£rif*ui«meit, ainai qu'on s'en fovrai&era e« 
rauL son énorme vt>iuiue dis MO pp. >uc lei Fp«loéni/0 Jffifii^v u 
fBfflpfjitimcjno*!? (UoBOOu, IttW), 

£) Il y aurait A (^i>[LSul(tfi-. uuuWueivjiux. vieillia, Je SlaioTead'O mf . 
D>«ii atox d« V, Th. MiUar, DOlammont »0i SrAMicft^ u obAttI* 
ruiAoftf epûM, Moicou. IS93, p. 166 aqi?. qui Uaiit pour l'OfifiDO ireuicsaei 
ce« Uganda» èpiquM. 



ANALTSES WT COURES ftB^TUTS 



43' 



lUr qaa T^ukur < n'ait ptt jiif>& n^eitairc tladÎMTUTvr c«t 
M|i«ct flff 1b qiM«tioQ » c'est parc« que Vétuiid rapide qui ««iHltltut 11 

eonmo îl lui tfOTrthli>, uo« appliCAtkiD 4il thvnna l<^«adAir« 4u corobai 
Mtrt lo p^re et Js fltfl. 

L'4f>L«cdo du coiobil» non* Tjivon* dit, 119 pr^Mnip pour rnnl^ur 
qu'un inUrdt AoeomïiLÎrQ; ïm pmiiU qti'il rcpAnlo oomma diic^Oft 
tfâtudA soût ltf« mivants (p. 107 1 : ii] l'inurlilud* «o 00 qui concerna 
la patcmii